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 Histoire de la destruction
des jésuites,
extraites des mémoires de l'abbé Georgel
et autres bons auteurs.
Suivie de la Petite apologie des jésuites tirée
de différens auteurs catholiques et protestans.
Liège,
Duvivier et fils, 1827.
[Liège,
de l'Imprimerie de Ve. Duvivier et Fils, Libraires, Rue Vinâve-d'île,
n°. 603. 1827.]
In-18 (95 ´ 143 mm.) demi-veau d'époque,
dos lisse muet orné de motifs et de filets dorés,
plats frottés, X (y compris les pp. de faux-titre et de
titre), 325, [1 bl.] p., collection « Petite Bibliothèque
Religieuse ».
@ Ce sont les Mémoires pour servir
à l'histoire des événemens de la fin du
XVIIIe siècle, depuis 1760 jusqu'en 1806-1810 de l'abbée
Jean-François Georgel (1731-1813) qui ont servi de base
à cet ouvrage. Ce jésuite qui était l'aumônier
de Louis de Rohan fut évêque de Strasbourg et cardinal.
Pendant la Révolution française, il prit l'exil
en Suisse puis en Russie et put revenir en France sous le Consulat
; il devint alors vicaire génral du diocèse de
Nancy.
Extrait de la préface :
« Quelque complète que soit
la réfutation des objections contre l'institut et l'ordre
des jésuites, cependant il reste presque toujours dans
l'esprit du lecteur un doute qui le remet en balance et lui fait
perdre de vue toutes les raisons qui cornbattent en faveur de
cet ordre célèbre. Cette difficulté c'est
celle-ci : si les jésuites sont véritablement innocens
des faits calomnieux qu'on leur inipute, s'ils sont aussi utiles
au bien de 1'état qu'on le dit, pourquoi donc les a-t-on
détruits partout ? Pour le Pape lui-même les a-t-il
supprimés ? Voilà l'objectioi, sans cesse renaissante
des gens du monde peu versés
dans la connaissance des hommes et des intérêts
de la relicion. Sans doute cette objection est plus spécieuse
que solide, et c'est ici que le fameux, dictum du jurisconsulte
roinain, qui en a retiré le profit, reçoit
son application. Il est aisé de prouver que les jansénistes,
aidés des philosophes, ont été les auteurs
de cette fameuse révolution, et que l'intérèt
qu'ils y avaient était celui du pari de l'hérésie
et de l'irréliigion, qui, en renversant les appuis véritables
de la morale, établissaient de nouveaux intérêts
sur les anciens, par le renversement des trônes et des
autels. Mais tant que cette solution ne sera point présentée
par des faits, elle perdra la plus grande partie de sa force
et ne convaincra pas entièrement des esprits opiniâtres
et prévenus. C'est la raison qui nous a fait entreprendre
la rédaction de ce petit ouvrage. »
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C'est en 1826, que la veuve Duvivier
créa la Petite Bibliothèque Religieuse dont le
but était « de répandre de bons livres à
la portée du peuple, pour l'éducation de la jeunesse
et l'instruction de tous les fidèles. » Avec cette
collection, l'éditrice liégeoise souhaitait compléter
« les biens inexprimables qu'a produits et que produit
encore dans notre pays la Bibliothèque catholique de Belgique
; parce qu'elle sera pour la partie moins éclairée
du peuple, ce que l'autre est pour les gens instruits. »
& Godfroid, Aspects
inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique,
pp. 212-214.
20
euros (code de commande : 7872).
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