Victor HUGO
(1802-1885)

En plus des éditions publiées au XIXe siècle, vous trouverez sur cette page les éditions du XXe siècle de Victor Hugo ainsi que des ouvrages à son propos.

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Nouvelle(s) entrée(s)

 

[HUGO (Victor)]. LASTER (Arnaud) — Victor Hugo. Paris, Belfond, 1985. In-4° broché sous couverture à rabats, 191 p., nombreuses illustrations, très bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Victor Hugo raconté par les images.
   Sa vie publique et sa vie privée vues par les sculpteurs, peintres, graveurs, photographes et caricaturistes de son temps. L'écrivain évoqué par ses manuscrits, l'homme de théâtre par ses projets de décors, le romancier par ses personnages tels qu'il les imaginait, le dessinateur par ses croquis de voyages ou ses compositions visionnaires.
   Les femmes qu'il a aimées ; ses enfants ; les petits-enfants du plus fameux des grands-pères ; ses amis, de Dumas à George Sand. Les plus belles illustrations de ses poèmes et de ses romans, images de volupté ou d'épouvante. Les portraits des protagonistes de la bataille d'Hernani, les vrais visages des acteurs légendaires qui jouèrent dans ses pièces, de Frédérick Lemaître à Sarah Bernhardt.

15 euros (code de commande : 31240 - vendu).

 

HUGO (Victor) — Les Orientales par Victor Hugo (d'après l'Édition originale). Illustrées de huit compositions de MM. Gérome et Benjamin Constant gravées à l'eau-forte par M. de Los Rios. Paris, Les Amis des Livres, 1882. [Paris / Imprimé pour les Amis des Livres / par Georges Chamerot / 19, rue des Saints-Pères, 19 / 1882] In-4° (250 x 330 mm.) plein maroquin bleu nuit, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, plats encadrés par un filet sextuple doré et orné d'écoinçons, filet double doré sur les coupes, roulettes et filets dorés sur les chasses, tranches dorées, couverture de papier parcheminé conservée (reliure signée Cuzin), [3 (faux-titre, justification du tirage, titre)], [1 bl.], VIII, 351, [2 (liste des membres de la Société)], [1 bl.] p., exemplaire bien complet de toutes les planches hors texte et de leurs serpentes légendées, tirage a été limité à 135 exemplaires numérotés et nominatifs sur papier Japon (n° 68 - M. Jules Huvé), bel exemplaire.
Extrait de la description de Vicaire :
   « Les 8 planches sont en double état, sauf la planche de la Chanson des Pirates qui est en trois états ; chaque épreuve terminée est protégée par un papier fin avec légende imprimée,
   Couverture blanche avec titre imprimé en or. Publié par les soins de M. Eugène Paillet. »
Notice du Dictionnaire des œuvres :
   Les Orientales forment un « recueil de poésies lyriques [...] paru en janvier 1829, réimprimé avec une nouvelle préface en février de la même année et resté célèbre comme la première manifestation du génie personnel du poète. Tandis que, dans les Odes et ballades, il avait donné les premières preuves d'un don lyrique qui se manifestait dans les directions les plus diverses, faisant alterner les audaces et les retenues calculées, ici, deux ans après Cromwell qui l'avait placé au premier rang de la bruyante troupe romantique, Hugo prend résolument une attitude de chef d'école en joignant à une plus grande maîtrise de son art de vigoureux accents polémiques. Le recueil s'ouvre sur une préface où Hugo disserte sur la nouvelle poésie avec une chaude éloquence, bat en brèche les théories du classicisme, revendique pour la poésie française la plus grande liberté possible dans le choix du sujet et dans l'expression et conclut en souhaitant à la France, en termes extrêmement pittoresques, « une littérature qu'on puisse comparer à une ville du Moyen Âge ». Une telle audace s'accompagne d'un changement dans les idées politiques ; le légitimiste scrupuleux des Odes lance déjà ses premiers traits contre le régime existant et n'hésite pas à montrer dans la révolution grecque un exemple de la rébellion des peuples modernes contre la tyrannie des rois. La guerre d'indépendance des Grecs contre l'Empire turc inspire en effet bon nombre des pièces contenues dans ce volume (« Canaris », « Les Têtes du sérail », « Navarin ») ; mais ces évocations plus particulièrement historiques revêtent, elles aussi, des formes et des couleurs fabuleuses, se mêlant à une suite fantasmagorique de tableaux des plus pittoresques. La mode alors était à l'Orient. La lutte entre la Grèce et la Turquie avait suscité un vif mouvement d'opinion. Si tous les poètes n'allaient pas se faire tuer en Grèce comme Byron, tous étaient philhellènes et Hugo, sans avoir jamais vu l'Orient, y trouve un choix inépuisable de thèmes nouveaux, qui lui semblent convenir particulièrement à la nouvelle poésie française. Il étend d'ailleurs son domaine au maximum, en y incorporant l'Espagne. Les sujets, empruntés à l'histoire et à la légende orientales, montrent une insistance quasi-puérile dans le choix des motifs les plus facilement suggestifs : sérénades et duels dans une Espagne mauresque, sultans et sérails, odalisques et minarets, émirs, pachas, massacres et cimeterres ; mais ces thèmes exotiques sont prétextes a une véritable orgie de rythmes et de couleurs, à une richesse d'images, à une abondance d'inventions verbales, à une maestria technique qui tiennent parfois du miracle (« Sara la baigneuse », « Marche turque », « Lazzara », « L'enfant grec »). Il arrive aussi qu'une excessive habileté entraîne le poète dans des jeux métrique compliqués et, tout compte fait, assez discutables, comme dans les « Djinns ». Le goût des comparaisons semble parfois s'emparer si totalement du poète que celui-ci se transforme en un véritable jongleur verbal. Mais, dans son ensemble, le recueil, par sa verve et son originalité, n'apparaît pas inférieur à sa renommée, et il est admis que cette œuvre a ouvert la voie à une bonne part des audaces poétiques du XIXe siècle tout entier, ainsi qu'à cette prédilection pour le pittoresque, pour la couleur locale, qui devait être un des caractères les plus marquants de la poésie romantique. C'est parce qu'il a apporté à cette évocation son génie que l'Orient est devenu, comme il le dit dans sa préface de 1829, « soit comme image, soit comme pensée, pour les intelligences, pour les imaginations, une sorte de préoccupation générale ». C'est sur cet acquis que devaient vivre plusieurs générations de poètes. Certaines de ces poésies, d'une haute inspiration et d'un style particulièrement grandioses, sont dignes de la Légende des siècles et nous font pressentir quels sommets sa poésie atteindra, dans ses prochaines œuvres.
Bibliographie :
   - Vicaire (Georges), Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. I, col. 43 et t. IV, col. 246-247.
   - Beraldi (Henri), Les graveurs du XIXe siècle : guide de l'amateur d'estampes modernes, t. 9, p. 193 (pour les gravures de Ricardo de Los Rios).
   - Laffont (Robert) et Bompiani (Valentino), Dictionnaire des œuvres, t. 5, p. 68.
   - Laster (Arnaud) et Gleizes (Delphine), Les Orientales. Illustration et musique (Victor Hugo & l'Orient).
Ressource électronique sur le site L'orientalisme. Un engouement pour l'ailleurs au XIXe siècle :
https://orientalismewordpress.wordpress.com/
   - Les Orientales de Victor Hugo : https://orientalismewordpress.wordpress.com/2016/04/15/les-orientales-victor-hugo-1829/
   - Sur Jean-Léon Gérôme : https://orientalismewordpress.wordpress.com/tag/jean-leon-gerome/


Signature du relieur.


Illustration de Benjamin Constant pour La captive.

580 euros (code de commande : 25500).

 

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Châtiments,
par Victor Hugo.
1853.
Genève et New-York.

In-32 (77
´ 110 mm.) demi-chagrin vert frotté, coins émoussés, [3 (faux-titre, mention d’imprimeur, titre)], [1 bl.], III, [1], 392 p.

   @  Ce tirage n’est pas cité par Michaux. Il s’agit de la même édition que celle décrite ci-dessus avec quelques modifications d’imposition, notamment pour les dimensions de quelques filets, pour la mention d’imprimeur au verso de la page de faux-titre (Imprimerie Universelle est en gras et Saint-Helier en capitales) et pour une correction au titre du livre IV (p. 143) : « La religion est glorifiée » au lieu de « La religion est glorifié ».

   &  Vicaire, Manuel de l’amateur du livres du XIXe siècle, t. IV, col. 311-312 ; Carteret, Le trésor du bibliophile, t. I, pp. 414-415 ; Michaux, Essais bibliographiques concernant les œuvres de Victor Hugo parues pendant l'exil, pp. 11-26.

60 euros (code de commande : 10882).

 


Cromwell,
drame par Victor Hugo.
Tomes I et II (complet).
Bruxelles, Hauman et Comp., 1836.
Deux tomes en un volume in-12 (112
´ 162 mm.) sous une modeste reliure cartonnée, 287 (I-CVII-108-287), [1 bl.], 301, [1 bl.] p., (collection « Œuvres de Victor Hugo », tomes VI et VII), quelques rousseurs.

   @  « Ce drame en cinq actes et en vers, fut publié pour la première fois en 1827. Longue d'environ 6500 vers, cette pièce, la première de Victor Hugo, ne fut guère représentée. Il s'agit d'une contrefaçon éditée par la Société belge de Librairie, Imprimerie et papeterie, Haumn, Cattoir et Cie, fondée en 1836, exploitant principalement le roman et l'histoire. »

   &  Victor Hugo, Bruxelles et la Belgique, n° 193.

   

50 euros (code de commande : 11628/vit3).


Dans la collection
Bibliothèque de la Pléiade

 

[HUGO (Victor)]. Album Hugo. Iconographie réunie et commentée par Martine Ecalle et Violaine Lumbroso. Paris, Gallimard, 1964. In-8° sous reliure, jaquette (au nom de la librairie Jean Bonnel, à Maubeuge) et Rhodoïd d'éditeur, [10], 330, [20] p., (collection « Albums de la Bibliothèque de la Pléiade », n° 3), exemplaire en bel état.
Extrait de l'avertissement :
   
Ce troisième Album de la bibliothèque de la Pléiade suit la voie tracée par Jean-A. Ducourneau et continuée par Henri Mitterand et Jean Vidal. Après Balzac et Zola, introduire Victor Hugo dans une collection iconographique était opportun à un moment où le recul permet, dans des perspectives nouvelles, l'examen d'une œuvre immense étalée sur presque tout le XIXe siècle. La succession des images fait songer à un film ou, mieux, à une « exposition de poche » dans laquelle les documents de vitrine que sont manuscrits, éditions originales ou lettres, auraient été complétés par la peinture et par l'estampe.
   Les trois grandes étapes de la vie du poète, délimitées par lui-même, Avant l'exil, Pendant l'exil, Depuis l'exil, sont d'abord jalonnées par de nombreux portraits de lui, de sa famille, de son entourage : peintures, dessins, lithographies d'une belle qualité pendant la première moitié du siècle, mais auxquels nous avons préféré ensuite des images prises sur le vif, quand Charles Hugo et Auguste Vacquerie se passionnaient pour ce nouveau procédé : la photographie, images plus émouvantes et moins connues que les clichés des photographes professionnels.
   Parmi les événements historiques du siècle nous avons dû nous limiter à ceux qui concernent directement Hugo et ce sont, très vite, les événements importants, pour un poète qui s'était voulu attentif à son temps.
   Autant que faire se peut nous avons donné un visage à tous ceux, écrivains et artistes, qui ont tenu une place dans la vie de Hugo. Ses demeures parisiennes qui subsistent encore, nous les avons recherchées et les plus intéressantes ont été photographiées. Des estampes donnent une idée de celles qui ont disparu et quelquefois de leur décor.
   La beauté du graphisme des manuscrits nous a souvent conduites à donner au lecteur, avec leur reproduction, ce contact privilégié avec l'œuvre.
   Mais c'est volontairement que nous avons résisté à la tentation de multiplier les dessins de Hugo. En dehors des croquis de voyage et de quelques illustrations d'œuvres qui s'imposaient, nous ne faisons que quelques allusions à la partie imaginaire et proprement créatrice de son œuvre dessiné.
   De même que le manuscrit et le dessin mettent le lecteur en contact avec l'œuvre dans son jaillissement, la correspondance, les mémoires, les témoignages des contemporains font revivre l'événement ; nous y avons eu recours le plus souvent possible comme nous avons fréquemment laissé la parole à ce témoin de choix que fut Mme Victor Hugo dans son irremplaçable Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie, surtout à propos de la jeunesse du poète.
   Notre tâche s'est trouvée singulièrement facilitée par nos travaux quotidiens dans la maison qu'habita Victor Hugo, place des Vosges, consacrée depuis plus de soixante ans par la Ville de Paris au souvenir du poète [...]. Il nous était aisé de faire un choix parmi les collections réunies par Paul Meurice et accrues par nos prédécesseurs : MM. Raymond Escholier et Jean Sergent.
   Les enrichissements considérables apportés par les généreuses et récentes donations des descendants de Victor Hugo, et particulièrement MM. Jean et François Hugo et Mlle Marguerite Hugo, nous ont fourni de nombreux documents souvent inédits.
   Déjà grâce au don magnifique qu'ils avaient fait à la Ville de Paris en 1927 de la maison d'exil de Guernesey, il nous était facile d'évoquer et de faire revivre pour nos lecteurs une période exceptionnellement féconde de la vie du poète.
   Les catalogues documentés des expositions successives organisées ces dernières années place des Vosges par M. Jean Sergent, déjà utiles aux spécialistes par les nombreux documents inédits qu'ils présentent, ont souvent orienté et facilité nos recherches.
   Mais nos démarches personnelles pour essayer de renouveler une iconographie parfois trop connue ont abouti à des découvertes dont nous sommes heureuses d'offrir la primeur au lecteur.

180 euros (code de commande : 24112).


 

OUVRAGES CONSACRÉS À VICTOR HUGO
ET À SON OEUVRE

 

La légende des siècles de Victor Hugo. Étude et analyse par Paul Berret. Paris, Mellottée, s.d. In-12 broché, 308 p., (collection « Les Chefs d'Œuvre de la Littérature expliqués »), exemplaire sur vergé, non coupé.

10 euros (code de commande : 91/73).


L'œuvre de Victor Hugo. Poésie, prose, théâtre. Édition classique. Choix, notices et notes par Maurice Levaillant. Deuxième édition revue. Paris, Delagrave, 1931. In-8° broché, 696 p., illustration, non coupé, bel exemplaire.

13 euros (code de commande : Hugo05).


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