Victor HUGO
(1802-1885)

En plus des éditions publiées au XIXe siècle, vous trouverez sur cette page les éditions du XXe siècle de Victor Hugo ainsi que des ouvrages à son propos.

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Littérature française ».

Nouvelle(s) entrée(s)

 

SOUCHON (Paul) — Autour de « Ruy Blas ». Lettres inédites de Juliette Drouet à Victor Hugo. Paris, Albin Michel, 1939. In-8° broché, 253 p., queue renforcée avec de l'adhésif.
Introduction :
   Grâce à l'amitié de M. Louis Icart, qui s'est voué, ainsi que sa femme, à la dévotion de Juliette Drouet, j'ai pu compulser à loisir, dans ses beaux étuis de maroquin rouge, l'énorme correspondance de celle qui fut la maîtresse passionnée de Victor Hugo.
   Près de dix-sept mille lettres de Juliette à Victor ont été peu à peu recueillies et classées par M. et Mme Icart. Un si grand nombre, en somme, peut s'expliquer, car, pendant cinquante ans, et deux fois par jour, sauf en voyage, ou à de rares exceptions, Juliette écrivit à son illustre amant, ce qui fait une moyenne de quatre à cinq cents lettres par an.
   Il ne saurait être question d'analyser ici ces prodigieux témoins de toute une vie, qui sont avant tout les preuves, palpitantes et brûlantes même aujourd'hui, de l'amour d'une femme exceptionnelle pour le premier poète de son époque.
   Une lecture complète et attentive de ces vieux papiers jaunis, mais si émouvants, avec leur écriture frémissante et précipitée, leurs petits dessins et leurs pâtés d'encre, sur lesquels brillent encore des parcelles de poudre d'or, m'a permis de constater que le trésor de cette ample correspondance avait été, forcément, et à peine, effleuré, et qu'il y avait des perles innombrables à ramener au jour.
   Je pense en faire, pour les amateurs de théâtre et de psychologie amoureuse, une démonstration partielle à propos de Ruy Blas.
   Je verse, en effet, – avec la très aimable autorisation de M. Louis Icart – au dossier du centenaire de Ruy Blas, entières ou par fragments, cent quatre-vingt-cinq lettres inédites de Juliette Drouet à Victor Hugo, lettres écrites pendant l'été et l'automne 1838, l'hiver et le printemps 1839, c'est-à-dire pendant que le poète composait Ruy Blas, le faisait répéter et représenter.
   Ce coup de sonde ainsi jeté dans l'océan des Lettres de Juliette montrera, je l'espère, de quel secours précieux une telle correspondance s'atteste pour la connaissance de la vie quotidienne et profonde des deux grands amants romantiques.
   Je laisserai ces documents suivre leur chemin chronologique, à peu près tout seuls, me contentant de les relier par de courts commentaires ou de les soutenir par d'autres documents contemporains.
   On jugera mieux ainsi de la spontanéité et de l'ardeur des sentiments de Juliette Drouet pour Victor Hugo, des grâces primesautières de son esprit, du naturel et du charme de son style et de son cœur. Elle écrit comme elle sent et comme elle parle et on ne fera pas difficulté, j'imagine, pour la placer au premier rang de nos « épistolières », aux côtés de Mme de Sévigné et de Mme de Lespinasse, et, en tout cas, parmi les plus grandes amoureuses de tous les pays et de tous les temps.
   L'amour était, pour elle, la principale affaire de la vie. La période qui s'étend de juin 1838 à février 1839, et qui se rattache à Ruy Blas, en apporte de nouvelles preuves. C'est le moment, dramatique entre tous, pour l'actrice Juliette Drouet, où elle doit renoncer non seulement à jouer un rôle dans une pièce de Victor Hugo, mais même à remonter jamais sur les planches. Les rancœurs et la désolation de l'artiste déçue s'expriment avec véhémence dans les lettres de cette époque. Ces rancœurs et cette désolation ne parviennent jamais, cependant, à faire taire chez elle la voix de la passion. Elle est avant tout, répétons-le, une amoureuse.
   On verra que Juliette ne parle, la plupart du temps, de Ruy Blas, que par rapport à son amour. Elle se plaint, pendant la composition de la pièce, d'être plus seule que jamais. Quand la pièce est jouée, elle l'admire comme elle admire tout dans Victor Hugo, sans détailler ni analyser. L'amour a aboli en elle, dirait-on, tout esprit de critique.
   Il est bien certain, cependant, que ses lettres, même très franches et bi-quotidiennes, ne nous disent pas tout. Juliette réservait évidemment pour la conversation des appréciations et des jugements sur l'œuvre, sur les acteurs et sur les comptes rendus des journaux et des revues, qui manquent ici.
   Nous avons, en revanche, grâce à elles, des clartés inattendues sur certaines circonstances sentimentales et secrètes qui accompagnèrent la composition et la première carrière du chef-d'œuvre dramatique de Victor Hugo.
   Nous avons des révélations et des indications très précieuses sur le caractère de Juliette Drouet et du poète, ainsi que sur les mœurs d'une époque où l'on s'aimait farouchement, où l'on se « torturait », où les passions étaient, à la fois, plus renfermées et plus lyriques.
   À travers ces lettres, la sincérité des deux héros de l'amour romantique et de la littérature n'apparaît pas douteuse. C'est elle qui, malgré toutes les différences, et l'éloignement du temps, les rapproche de nous. C'est encore cette sincérité qui les rendra, je l'espère, plus humains et plus vivants que jamais.

10 euros (code de commande : 15477).

 

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Angelo, tyran de Padoue,
drame, par Victor Hugo.
Représenté pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre Français, le 15 avril 1835.
Bruxelles, Jouhaud, 1835.
[Bruxelles, Au Magasin Théatral, Aug. Jouhaud, Éditeur-Imprimeur, Passage de la Comédie, N° 9 ; Et Rue de Pachéco, Son. 6, N° 33. 1835.]
In-12 (83 ´ 124 mm.) broché, 106 p.

   @ Édition publiée la même année que l’originale.
   L’éditeur bruxellois Auguste Jouhaud édita cette pièce dans sa collection Le Répertoire populaire de la scène française qui, de 1831 à 1837, proposa des volumes à 10, 30 ou 50 centimes.

   & Godfroid, Aspects inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique, p. 50.

45 euros (code de commande : 10880).


 

La chanson de l’année. Recueil de poésies pour jours de naissance. Paris, Grassart, 1887. [Paris. Grassart, Libraire-éditeur 2, rue de la Paix, 2. 1887.] In-12 (97 ´ 153 mm.) sous cartonnage d’éditeur, tranches dorées, [4 bl.], [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], 277, [1 bl.], [1 (mention d'imprimeur)], [1 bl.] p., pages encadrées par des filets rouges, bel exemplaire.

30 euros (code de commande : 13411 - vendu).


Châtiments,
par Victor Hugo.
1853.
Genève et New-York.
In-32 (77
´ 112 mm.) plein veau tabac, dos à 4 nerfs orné, filets dorés et écoinçons sur les plats, tranches dorées, roulettes dorées sur les coupes et les chasses frottés, mors frottés, [3 (faux-titre, mention d’imprimeur, titre)], [1 bl.], III, [1 bl.], 392 p.

   @  La mention « Saint-Hélier, Imprimerie universelle » cache l’établissement bruxellois d’Henri Samuel. Michaux pour démontrer que cette édition au format in-32 est bien l’originale écrit :
   « Il existe deux éditions des Châtiments, parues en 1853 à Bruxelles, chez le même éditeur et à la même imprimerie : l’in-16 et l’in-32, la première, expurgée de tous les noms des personnages attaqués par le poète et de tous les passages virulents contenus dans l’ouvrage, afin d’éviter une saisie de la police belge ; la deuxième, complète mais « camouflée » indiquant l’Imprimerie Universelle de Saint Hélier et Genève et New-York au lieu de Bruxelles.
   Quoique, par convention, la mise en vente de l’in-16 ait eu lieu avant l’autre, cette édition n’est pas l’originale. [...] La mise en vente de l’expurgée avant l’autre, effectuée dans un but commercial, ne pouvait entraver la vente de l’intégrale : elle devait au contraire la favoriser en surexitant la curiosité des lecteurs par ses lignes de points énigmatiques. [...] »
   C’est pourquoi Victor Hugo précise que l’édition bruxelloise est tronquée et, à la fin de la préface, il ajoute : « Les quelques lignes qu’on vient de lire, préface d’un livre mutilé, contenaient l’engagement de publier le livre complet. Cet engagement, nous le tenons aujourd’hui. »
   La correspondance de l’éditeur Samuel à Victor Hugo vient étayer la démonstration de Michaux qui conclut que
   « 1°. L’in-16, l’eunuque, n’a pas été corrigée par V. Hugo qui s’en désintéressait complètement.
      2°. L’édition in-32 a servi de modèle à l’in-16 et, par conséquent, elle a été imprimée et elle a vu le jour avant elle.
      3°. Seules des raisons commerciales ont fait décider la mise en vente de l’in-16, un jour ou deux avant l’autre. L’édition complète, l’in-32, est incontestablement l’originale. »
   Selon la description de Michaux, l’édition présentée ici fait partie du second tirage de l’édition orignale : la faute typographique de la p. 150 / 3 abhorréés avec deux accents a été corrigée.

   &  Vicaire, Manuel de l’amateur du livres du XIXe siècle, t. IV, col. 311-312 ; Carteret, Le trésor du bibliophile, t. I, pp. 414-415 ; Michaux, Essais bibliographiques concernant les œuvres de Victor Hugo parues pendant l'exil, pp. 11-26.

(vendu).

Châtiments,
par Victor Hugo.
1853.
Genève et New-York.

In-32 (77
´ 110 mm.) demi-chagrin vert frotté, coins émoussés, [3 (faux-titre, mention d’imprimeur, titre)], [1 bl.], III, [1], 392 p.

   @  Ce tirage n’est pas cité par Michaux. Il s’agit de la même édition que celle décrite ci-dessus avec quelques modifications d’imposition, notamment pour les dimensions de quelques filets, pour la mention d’imprimeur au verso de la page de faux-titre (Imprimerie Universelle est en gras et Saint-Helier en capitales) et pour une correction au titre du livre IV (p. 143) : « La religion est glorifiée » au lieu de « La religion est glorifié ».

   &  Vicaire, Manuel de l’amateur du livres du XIXe siècle, t. IV, col. 311-312 ; Carteret, Le trésor du bibliophile, t. I, pp. 414-415 ; Michaux, Essais bibliographiques concernant les œuvres de Victor Hugo parues pendant l'exil, pp. 11-26.

60 euros (code de commande : 10882).


 

Les Contemplations.
Tome premier. Autrefois. 1830-1843.
Tome deuxième. Aujourd'hui. 1843-1855.
Édition Hetzel autorisée pour l'étranger, interdite pour la France.
Bruxelles, Alph. Lebègue, Imprimeur-Éditeur, rue du Jardin d'Italie, 1, 1856.
Deux volumes in-12 (104
´ 154 mm.) demi-basane brune, reliures très usagées (épidermures, mors fendus, coins émoussés), t. I : [3 (faux titre avec mention encadrée sur les droits de traduction, mention d'imprimeur (Bruxelles, Charles Lelong), titre)], [1 bl.], V, [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 355, [1 bl.] p., t. II : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 408 p.

   @  Dans son étude, le docteur F. Michaux précise : « Il existe une édition préoriginale du tome I des Contemplations, datée de 1855, non mise en vente et ne comprenant que quelques exemplaires, peut-être un seul, celui qui a été envoyé à Jules Janin.
   L'originale est l'édition de Bruxelles de 1856, édition Hetzel, mise en vente par deux maisons de librairie concessionnaires : Kiessling, Schnée et Cie, et Lebègue et Cie. Cette édition, la seule corrigée par V. Hugo, imprimée la première, a servi de modèle à celle de Paris dont l'auteur n'a révisé que les bonnes feuilles. Par raison commerciale les éditions belges et françaises ont paru le même jour, le 23 avril 1856.
   Les exemplaires de Lebègue, portant l'adresse de la rue du Jardin d'Italie, proviennent d'un deuxième tirage de l'édition originale […] »

   &  Michaux, Essais bibliographiques concernant les œuvres de Victor Hugo parues pendant l'exil, pp. 27-47 ; Bibliographie, dans Victor Hugo, l'homme océan (exposition de la Bibliothèque Nationale à Paris) p. 14, n° N101451.

   

Les deux volumes : 200 euros (code de commande : 11617 - vendu).

 

Les contemplations. Tome I : Autrefois 1830-1843. Tome II : Aujourd’hui 1843-1855. Avec deux dessins [dans chaque tome, soit quatre dessins] de Montégut gravés à l’eau-forte par A. Massé. Paris, Charpentier-Fasquelle, 1891. [Paris. G. Charpentier et E. Fasquelle, Éditeurs 11, rue de Grenelle, 11. 1891.] Deux volumes in-32 (85 ´ 117 mm.) demi-maroquin orange à coins, dos ornés de filets dorés formant un grand encadrement, pièces de titre noires, têtes dorées, couvertures conservées (« rel. exécutée pour la lib. Louis Conard », t. I : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 351, [1 bl.] p., t. II : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 392 p., (collection « Petite Bibliothèque Charpentier - Œuvres poétiques de Victor Hugo »), très jolis petits volumes.

 

 

 

vendu


Cromwell,
drame par Victor Hugo.
Tomes I et II (complet).
Bruxelles, Hauman et Comp., 1836.
Deux tomes en un volume in-12 (112
´ 162 mm.) sous une modeste reliure cartonnée, 287 (I-CVII-108-287), [1 bl.], 301, [1 bl.] p., (collection « Œuvres de Victor Hugo », tomes VI et VII), quelques rousseurs.

   @  « Ce drame en cinq actes et en vers, fut publié pour la première fois en 1827. Longue d'environ 6500 vers, cette pièce, la première de Victor Hugo, ne fut guère représentée. Il s'agit d'une contrefaçon éditée par la Société belge de Librairie, Imprimerie et papeterie, Haumn, Cattoir et Cie, fondée en 1836, exploitant principalement le roman et l'histoire. »

   &  Victor Hugo, Bruxelles et la Belgique, n° 193.

   

50 euros (code de commande : 11628).


Histoire d'un crime. Déposition d'un témoin. Tome I : Première journée - le guet-apens. Deuxième journée - La lutte. Tome II. Troisième journée - Le massacre. Quatrième journée - La victoire. Conclusion - La chute. Onzième édition. Paris, Calmann-Lévy, 1877-1878. Deux volumes in-12 demi-chagrin fauve, dos ornés de fleurons dorés, 304 et 304 p, rousseurs.

Les deux volumes : 35 euros (code de commande : 12074 - vendu).


Napoléon le Petit,
par Victor Hugo.
Londres, Jeffs, Bruxelles, Mertens, 1852.
[Londres. Jeffs, Libraire-Éditeur. Bruxelles, A. Mertens, faubourg de Cologne. 1852.]
In-32 (78
´ 110 mm.) demi-basane vert foncé, dos lisse orné et titré « Napoléon III », 464 p.

   @ Deux édition de ce premier ouvrage de Victor Hugo paru en exil furent publiées en 1852, l’une au format in 12 (385 p.), l’autre, présentée ici, au format in 32. Dans son étude, Michaux prouve que l’édition in-32 est bien l’orignale, imprimée « en très petit format afin de pouvoir échapper aux minutieuses perquisitions de la douane et de la police bonapartiste. » Il montre ensuite que l’édition in-32 contient des fautes typographiques et orthographiques corrigées dans l’édition in-12 et il cite la correspondance de Victor Hugo qui, à propos des corrections des épreuves, cite le nombre de pages correspondant à l’édition in-32.

   &  Vicaire, Manuel de l’amateur du livres du XIXe siècle, t. IV, col. 310 ; Carteret, Le trésor du bibliophile, t. I, p. 414 ; Michaux, Essais bibliographiques concernant les œuvres de Victor Hugo parues pendant l'exil, pp. 1-10.

(vendu).

Napoléon le Petit.
par Victor Hugo.
Sixième édition.
Londres, Jeffs, Bruxelles, Mertens, 1852.
[Londres. Jeffs, Libraire-Éditeur. Bruxelles, A. Mertens, faub. de Cologne. 1852.]
In-32 (74 ´ 110 mm.) broché, 464 p., couverture très défraîchie, dos grossièrement restauré, manques et/ou restaurations aux pp. 327-341.

   @  Édition parue la même année que l’originale, chez les mêmes éditeurs.
   &  Vicaire, Manuel de l’amateur du livres du XIXe siècle, t. IV, col. 310.

30 euros (code de commande : 10884).


 

Notre Dame de Paris.
[Compositions et vignettes gravées à l'eau-forte par Géry-Bichard d'après Luc-Olivier Merson.]
Tomes I et II (complet).
Paris, Testard, 1889.
[Paris. Émile Testard et Cie, éditeurs. 10, rue de Condé, 10. 1889.]
Deux volumes in-4° (243 ´ 289 mm.) demi-maroquin rouge à coins, dos à 5 nerfs orné de fer dorés encadrés de filets formant des caissons, filet double doré sur les plats, têtes dorées, couvertures conservées, t. I : [3 (faux-titre, justification du tirage, titre en rouge et noir)], [1 bl.], 371, [1 (colophon)] p., t. II : [3 (faux-titre, justification du tirage, titre en rouge et noir)], [1 bl.], 428, [1 (note sur les gravures)], [1 bl.], [1 (colophon)] p., 73 illustrations dont 12 à pleine page et 61 en-tête avec leurs serpentes (légendées pour les gravures à pleine page), un des 600 exemplaires numérotés sur vergé avec une suite des 73 gravures, ex-libris armorié de la famille de La Rochefoucauld (château de La Roche Guyon), quelques traces de frottements et rousseurs mais bel exemplaire.

   @  Ces volumes sont extraits de l'Édition nationale publiée à partir de 1885 qui se compose de 43 volumes. Il n'y a pas de tomaison générale, la série est divisée en genre. Il s'agit ici du tirage de luxe limité à 1000 exemplaires.

   &  Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. IV, col. 420, 426.

   

vendu


Odes et Ballades,
par Victor Hugo.
Bruxelles, Laurent, 1833.
[Bruxelles. Laurent Frères, Éditeurs, Place de Louvain, N. 7. 1833.]
In-32 (75
´ 116 mm.) demi-chagrin vert à coins, dos à 4 nerfs orné de fleurons dorés, filets dorés sur les plats, [4], 378 p. (erreurs de pagination : on passe de la p. 242 à 247 sans perte de texte), ex-libris manuscrit de l’avocat montois Hadelin Desguin (juin 1880).
   @ Godfroid ne connaît cette rare contrefaçon que par les prospectus dans lesquels l’éditeur Laurent annonçait la publication des œuvres de Victor Hugo en trois volumes in-32 ou en un volume in-8° à deux colonnes.
   &  Godfroid, Aspects inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique, p. 125.

120 euros (code de commande : 10885 - vendu).


Œuvres oratoires
de Victore Hugo
.
Tome premier - Tome second (complet).
Bruxelles, Tarride, 1853.
[Bruxelles, Librairie de J. B. Tarride, Éditeur, rue de l'Écuyer, 8. 1853.]
Deux tomes en un volume in-18 (110
´ 157 mm.) demi-percaline, t. 1 : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur : A. Labroue et Ce, titre)], [1 bl.], 346 p., t. 2 : 348 p., étiquette de l'atelier de reliure F. Crollen & Fils à Hasselt sur le premier contreplat, cachet de la bibliothèque de l'Athéne royal d'Ixelles sur la page de titre, mention manuscrite d'acquisition à une vente publique à Liège, en 1947, sur la page de garde, plats et coupes frottés, bon exemplaire exempt de rousseurs de cette peu courante édition en grande partie originale.

Note de l'éditeur :
   « Ce n’est pas à nous qu’il appartient d’analyser et d’apprécier le génie oratoire de Victor Hugo. La grande trace qu’il a laissée donne à ce recueil le plus sérieux intérêt, et en le publiant nous répondons à un vœu depuis longtemps et universellement exprimé. Plusieurs des discours de Victor Hugo, dans ces dernières années particulièrement, ont été des événements, et tel mot tombé de la bouche du grand orateur, au milieu des rudes combats de la tribune, est resté ineffacable dans la mémoire des peuples. Le génie de Victor Hugo a un triple aspect, poésie, prose, parole ; grâce deux deux volumes que nous publions, l’œuvre de l’orateur s’ajoute à l’œuvre de l’écrivain et à l’œuvre du poëte ; et les bibliothèquies pourront désormais posséder
VICTOR HUGO COMPLET.
   Le recueil des quatorze discours de Victor Hugo, tiré, on le sait, à plus de cent mille exemplaires, ne donnait pas le grand orateur tout entier. Nous avons pensé que Victor Hugo pouvait et devait affronter cette épreuve de la publication totale dont si peu d’orateurs et si peu d’hommes politiques sortiraient triomphants. On trouvera dins ces deux volumes, classées méthodiquement, toutes les paroles prononcées publiquement par Victor Hugo depuis douze ans, à commencer par les solennités paisibles de l’Académie et à finir par les ardentes mêlées de l’assemblée législative.
   Ainsi , l’Institut, la chambre des pairs, l’assemblée constituante, l’assemblée législative, la place publique et le sénat, tout se trouve dans ce recueil, à son année et en son lieu ; et pour savoir le rôle que Victor Hugo y a joué et la place qu’il v a tenue, il suiffira de chercher une date dans la table.
   Au point de vue purement littéraire, ce recueil offre un vif intérêt. Quelques-unes des pièces qu’il contient sont des discours écrits : ce sont les discours que l’illustre écrivain a prononcés , tantôt aux funérailles de divers hommes littéraires ou politiques, tantôt du haut du fauteuil académique, soit comme récipiendaire, soit comme président de l’Institut. Tous les autres, éclos dans le tumulte des assemblées politiques, sont improvisés ; et l’on y peut étudier cette puissance de coordination et d’ensemble, cet admirable mélange de préméditation et d’inattendu, de sang-froid, d’à-propos et de reparties, cette autorité dans le mouvement, cette lutte corps à corps avec l’incident et l’imprévu, cette dignité tout étincelante du choc des interruptions et même, parfois, des injures, cette facilité inouïe à trouver l’expression et à dégager l’idée, qui constituent la parole des grands orateurs. Rien n’est plus intéressant que d’observer, pour ainsi dire sur le vif, et de prendre en quelque sorte sur le fait, la génération de la pensée chez un homme tel que Victor Hugo.
   Au point de vue politique, l’intérêt de ces deux volumes nous semble plus considérable encore. C’est la génération de l’opinion dans un homme désintéressé et juste, c’est le développement d’une grande conscience qu’on y étudie, nous serions tenté d’ajouter « avec respect. » À chaque page qu’on lit dans ce recueil, on sent l’esprit honnête et droit de Victor Hugo s’avancer de plus en plus vers la révolution et la démocratie. Victor Hugo, il l’a dit lui-même, est par-dessus tout l’homme de la liberté ; il était tout simple qu’il devînt l’homme de la république. À nos yeux et aux yeux de tout esprit sérieux, il y a une profonde unité dans ces transformations généreuses ; et l’auteur du Journal d'un révolutionnaire de 1830, l’auteur de l’Étude sur Mirabeau, l’homme politique de la conclusion du Rhin, l’écrivain socialiste du Dernier jour dun condamné et de Claude Gueux, le créateur dramatique de Marion de Lorme, de Lucrèce Borgia et de Ruy-Blas, le pair de France libéral qui défendait l’Italie et la Pologne, devait tout, naturellement se dresser quelque jour, grand orateur républicain, dans nos assemblées nationales. La proscription a couronné ces grandes luttes. »

   &  Vicaire, Manuel de l’amateur de livres du XIXe siècle, t. IV, col. 317 ; Michaux, Essais bibliographiques concernant les œuvres de Victor Hugo parues pendant l'exil, pp. 105-106.

   :  Bibliographie, p. 29, dans Victor Hugo, l'homme océan (exposition de la Bibliothèque Nationale à Paris).

90 euros (code de commande : 10201 - vendu).


Ruy Blas.
Drame en cinq actes,
par Victor Hugo.
Leipzig, Brockhaus et Avenarius, 1838.
[Leipzig, Chez Brockhaus et Avenarius, 1838.]
In-12 (120
´ 182 mm.) demi-chagrin bleu (dos un peu passé), dos à 4 nerfs, couverture conservéeXXI (pp. de faux-titre et de titre comprises), [1 bl.], [2 (titre, liste des personnages et des acteurs)], 154, [1 (table)], [1 bl.] p., rousseurs, édition originale.

   @  La qualification d’« édition originale » suscite régulièrement des questions à propos des œuvres de Victor Hugo. C’est le cas pour Ruy Blas dont on a souvent considéré que l’édition originale était celle au format in-8° publiée par H. Delloye en 1838 (tome VII des œuvres de Victor Hugo). La bibliographie de l’exposition Victor Hugo l’homme océan organisée en 2002 à la Bibliothèque Nationale à Paris, rétablit la vérité et montre que la parution de l’édition in-12, présentée ici, a bien précédé celle de l’édition in-8, contrairement à ce qu’écrit Paul Meurice dans la bibliographie de Georges Vicaire (propos repris par L. Carteret).

   Vicaire, Manuel de l’amateur de livres du XIXe siècle, t. IV, 290 ; Carteret, Le trésor du bibliophile romantique et moderne, t. 1, pp. 408-411.

   : Bibliographie, p. 21, n° N088644, dans Victor Hugo, l'homme océan (exposition de la Bibliothèque Nationale à Paris).

250 euros (code de commande : 10294).


 

OUVRAGES CONSACRÉS À VICTOR HUGO
ET À SON OEUVRE

 

 

DE BOER (J.P. Chr.) — Victor Hugo et l'enfant. Wassenaar, H.J. Dieben, 1933. In-8° broché, 278 p., on joint le petit catalogue des éditions Diëen.

15 euros (code de commande : 77/63).


DECAUX (Alain) — Victor Hugo. Iconographie de Janine Knuth. Paris, Perrin, 1984. In-8° sous reliure, jaquette et Rhodoïd d'éditeur, 1036 p., illustrations hors texte.
Sur la jaquette :
   « Ce livre, fruit d'une longue intimité avec l'auteur des Misérables, est à la mesure de son modèle. À partir de nombreuses sources inédites, Alain Decaux « substitue Hugo à l'image de Hugo, sans indulgence inutile, avec une constante et lucide volonté de compréhension », et avec une passion qui donne toute son identité à ces pages. Au respect des faits, au goût de l'analyse, Alain Decaux joint ce don de vie, cette intelligence des êtres et des événements qui ont conquis tant de lecteurs et tant de téléspectateurs. »

15 euros (code de commande : 13861 - vendu).


 

Dessins de Victor Hugo. Paris, Maison de Victor Hugo - Musées de la Ville de Paris, 1985. In-4° broché, [304] p., plus de 1400 illustrations en noir et en couleurs.
Introduction :
   « Place des Vosges, la commémoration du centenaire de la mort de Victor Hugo sera moins ambitieuse que ne l'a été la célébration du centenaire de sa naissance en 1902. Nous n'aurons cette année ni l'embrasement électrique de la place, ni les accents héroïques de l'hymne de Gustave Charpentier. Mais des hommages éclatants viennent d'être rendus à Victor Hugo par le Grand et le Petit Palais. Forcée à la modestie par le peu d'espace dont elle dispose, « la Maison » se contente de présenter sa collection de dessins de Victor Hugo.
   Cette présentation posait cependant bien des questions. En face du patrimoine de la Bibliothèque Nationale, héritière de Victor Hugo, et qui pouvait se permettre de faire un tri parmi ses trésors, était-il prudent de montrer entière cette collection peu cohérente ? D'autre part, étaler d'un seul coup une si grande quantité de dessins, n'était-ce pas risquer d'aggraver encore les confusions diverses qui poursuivent Victor Hugo si longtemps après sa mort ? Car il faut bien reconnaître que les dessins de Victor Hugo sont encore ignorés d'un grand nombre, en même temps qu'ils sont parfois trop célébrés par certains, et célébrés pour des raisons qui ne sont pas toujours pures. Ainsi n'est-il pas rare de voir se réfugier dans une admiration outrée pour le dessinateur ceux que le poète intimide et ceux que le dramaturge fait rire, ceux que le romancier ennuie et ceux que l'homme politique irrite. Et ceux-là de s'écrier : « Mais il y a le dessinateur ». Effet facile garanti.
   Ce qui était moins facile, donc, c'était la présentation de cette collection. D'abord parce qu'elle est, avouons-le, très inégale : quelques taches mal abouties se trouvent mélangées aux plus fascinants des
burgs. Ensuite parce que la grande majorité de ces dessins était en très mauvais état pour mille raisons : mauvais papiers, encres rongeuses, collages hasardeux, encadrements arbitraires, exposition prolongée, etc. Enfin parce que la technique de ces dessins soulève des problèmes innombrables : l'encre violette qui a tourné finit par être aussi brune que celle qui était sépia à l'origine, le café peut être aussi brun que l'encre et la suie aussi épaisse que le fameux « crayon-sauce ». C'est donc un travail de longue haleine et de grande précision qui a été fait par les assistantes de la Maison de Victor Hugo qui se sont succédé depuis deux ans. Cette étude, commencée par Mlle Lafargue, continuée par Mme Groud et Mme Réveillaud-Chabert, a été terminée par Mlle Grossiord, Conservateur à la Maison de Victor Hugo depuis janvier 1985 qui, aidée de Mlle Blanchette et de Mme Gentner, a revu chaque dessin et chaque notice pour établir le catalogue. Toutes ont déployé dans cet énorme travail autant de justesse dans le regard que d'intelligence dans les méthodes. Toutes ont été aidées pour le déchiffrage des autographes de Victor Hugo par Mme Gaudon dont la compétence et l'amabilité sont toujours si précieuses à la Maison de Victor Hugo. Et aidées pour toutes les questions de photographie par Mme Camuset, puis par M. Hennemand, qui ont fait réaliser par la Photothèque de la Ville l'ensemble des photographies du catalogue. »

30 euros (code de commande : 12197 - vendu).


KAHN (Jean-François) Victor Hugo. Un révolutionnaire. Suivi de L'extraordinaire métamorphose. Paris, Fayard, 2002. In-8° collé, 950 p.
En quatrième de couverture :
   
« Victor Hugo est un intempestif. Il a tempêté contre son temps, et aussi le nôtre, au point qu'à l'heure actuelle ses colères ont encore du mal à être entendues. Car il y a bien dans l'œuvre de Victor Hugo une puissance de subversion dont on n'a pas pris la juste mesure. L'aurait-on bâillonné, celui qui, alors que nombre d'écrivains vilipendaient la Commune – même George Sand, même Émile Zola –, écrivit : « Il n'y a entre l'avenir et vous que l'épaisseur de quelques cadavres, utiles à la prospérité publique » ? L'aurait-on oublié, celui qui écrivit aussi : « Jésus disait aimer ; l'Église dit : payer / Le ciel est à qui peut acquitter le loyer » ?
   Dans Victor Hugo. Un révolutionnaire, Jean-François Kahn nous fait (re)découvrir cet Hugo-là, celui qui s'est érigé contre tous les conformismes et tous les conforts de la pensée, partisan d'une Europe fédérale et patriote fervent, libéral et anticapitaliste, anticlérical et mystique, pacifiste et défenseur de luttes armées dont celle menée par le Mexique contre Maximilien, ...
   Mais comment en était-il arrivé là, ce révolutionnaire ? La tradition veut que l'on soit progressiste à vingt ans et réactionnaire l'âge venant. Victor Hugo, qui, décidément, ne fait rien comme les autres, parcourt le chemin inverse. De 1847 à 1851, on assiste à l'« extraordinaire métamorphose » d'un vicomte, pair de France, monarchiste, député de Paris élu sur des listes de l'union de la droite, devenant l'homme des Misérables, livrant bataille contre la peine de mort, s'élevant contre le travail des enfants. C'est cette transformation que Jean-François Kahn sonde dans L'Extraordinaire métamorphose, d'abord paru en 1984, et qui fait suite dans le présent ouvrage à Victor Hugo. Un révolutionnaire, texte inédit. L'un et l'autre prennent tout leur sens aujourd'hui : il n'y a pas d'âge pour la révolution. »

13 euros (code de commande : 13906).


LASTER (Arnaud) — Victor Hugo. Paris, Belfond, 1985. In-4° broché, 191 p., nombreuses illustrations.
En quatrième de couverture :
   « Victor Hugo raconté par les images. Sa vie publique et sa vie privée vues par les sculpteurs, peintres, graveurs, photographes et caricaturistes de son temps. L'écrivain évoqué par ses manuscrits, l'homme de théâtre par ses projets de décors, le romancier par ses personnages tels qu'il les imaginait, le dessinateur par ses croquis de voyages ou ses compositions visionnaires.
   Les femmes qu'il a aimées ; ses enfants ; les petits-enfants du plus fameux des grands-pères ; ses amis, de Dumas à George Sand. Les plus belles illustrations de ses poèmes et de ses romans, images de volupté ou d'épouvante. Les portraits des protagonistes de la bataille d'Hernani, les vrais visages des acteurs légendaires qui jouèrent dans ses pièces, de Frédérick Lemaître à Sarah Bernhardt. »

25 euros (code de commande : 12200- vendu).


LEUILLOT (Bernard)Victor Hugo publie les Misérables (correspondance avec Albert Lacroix août 1861 - juillet 1862). Préface de Jean Gaulmier. Paris, Klincksieck, 1970. In-8° broché, 424 p., (« Bibliothèque Française et Romane publiée par le Centre de Philologie Romane de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Strasbourg, série C : Études Littéraires », XXIII).

15 euros (code de commande : 98/64).


Les Misérables. Numéro spécial de la revue Europe. Paris, février-mars 1962. In-8° broché, 314 p., illustrations hors texte, plis à la couverture.

12 euros (code de commande : 97/64).


Victor Hugo Bruxelles et la Belgique. Bruxelles, Crédit Communal, 1985. In-4° broché, 104 p., illustrations.
   
@ Catalogue de l'exposition organisée à l'Hôtel de Ville de Bruxelles, du 22 mars au 28 avril 1985.
Préface de Jean-Pierre Poupko :
   « Les liens entre Victor Hugo et Bruxelles sont nés surtout d'un drame : 1'exil.
   Les siècles de notre ère ont apporté leur lot de témoins des persécutions, des révolutions ou, tout simplement, des diverses formes d'intolérance. L'histoire s'est, sur ce plan, souvent répétée.
   Lorsque, le 2 décembre 1851, Louis-Napoléon Bonaparte, au mépris des prescrits constitutionnels, dissout l'Assemblée Nationale française, fait arrêter les personnalités connues pour leur attachement au respect de la loi, qu'elles soient républicaines ou royalistes, réprime avec vigueur les mouvements populaires de soutien des institutions légales, Victor Hugo, député depuis trois ans, a aussitôt compris que sa protection et sa liberté ne seraient désormais assurées qu'en dehors du territoire français. La frontière du nord rapidement franchie, c'est assez naturellement qu'il suit le chemin emprumté par d'autres avant lui et que bien d'autres découvriraient par la suite ; Bruxelles l'accueille et Charles Rogier, Ministre de l'Intérieur, le reçoit en ami.
   L'exposition organisée à l'Hôtel de Ville de Bruxelles rappelle ce que fut le séjour contraint de Victor Hugo à Bruxelles, sur cette Grand-Place même où le souvenir de cet illustre écrivain et poète est évoqué par une plaque commémorative. Les leçons de cette présence me semblent fondamentales. Ce n'est pas par accident qu'il écrivit : « Je l'aime votre Belgique, elle a pour moi cette beauté suprême : la liberté ». Il n'est point besoin de grandioses manifestations, de témoignages volumineux pour faire paraître en pleine lumière des valeurs qui restent pour tous hors de prix. Ces quelques mots de ce grand auteur servent à les cerner.
   Bien d'autres ont vécu des moments tumultueux : le poète Jean-Baptiste Rousseau, le physicien François Arago, le journaliste et polémiste Henri Rochefort, l'avocat et homme politique français Ledru-Rollin, Proudhon, Louis Blanc, Marx, Engels et, plus près de nous, ces Italiens, ces Espagnols, ces Hongrois, ces Chiliens que la privation de liberté dans leur pays, quelquefois pour une courte période heureusement, a amenés chez nous et tout particulièrement à Bruxelles.
   Bruxelles a été, est et doit rester cette terre d'accueil et de liberté où la notion de tolérance est appliquée quotidiennement. Le rôle de carrefour international que l'Histoire récente assigne à notre ville n'est pas accidentel. Il résulte des sentiments qu'éprouvent tous ceux qui se passionnent pour le passé et savent combien, de tous temps, les Bruxellois ont fait primer démocratie et liberté.
   Victor Hugo, cent ans après sa mort, nous aide à rappeler que l'ouverture aux autres est une raison de vivre. Il n'est pas indifférent aux Bruxellois du vingtième siècle de mettre un point d'honneur à assurer la continuité dans le respect des principes de démocratie, de liberté, de tolérance et des convictions de chacun. »

20 euros (code de commande : 12199 - vendu).


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