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Nouvelle(s) entrée(s)

 

FELLER (François Xavier de) — Catéchisme philosophique, ou Recueil d'observations propres à défendre la religion chrétienne contre ses ennemis. Par M. l'Abbé F. X. de Feller. Troisieme Édition, corrigée & considérablement augmentée. Tomes I, II et III (complet). Liège, Bassompierre, 1787. [A Liege, / Chez J. F. Bassompierre, Imprimeur de / Son Altesse, au Moriane, vis-à-vis / l'Eglise Ste. Catherine. / M. DCC. LXXXVII.] Trois volumes in-12 demi-veau à coins d'époque, dos lisses, reliures frottées, t. I : VIII, 339, [1 bl.] p., t. II : 380 p., t. III : 256, [1 (approbation)], [1 bl.] p.
   C'est en 1773, sous le pseudonyme de Flexier de Réval que Feller publia, chez Bassompierre, la première édition de cet ouvrage.
Table des chapitres :
   Livre premier. De l'existence de Dieu.
      Chapitre I. L'athéisme raisonné est-il possible ?
      Chapitre II. Systême de l'athée.
      Chapitre III. Consentement de tous les hommes dans la profession d'un Dieu. Questions sur quelques attributs de Dieu. Digression sur l'existence du mal. Optimisme.
      Chapitre IV. Malheur de l'athée.
      Chapitre V. L'athéisme considéré par rapport à la société.
   Livre second. L'ame de l'homme.
      Chapitre I. L'ame est-elle spirituelle ?
      Chapitre II. Immortalité de l'ame.
      Chapitre III. Liberté de l'homme.
   Livre troisième. La religion.
      Chapitre I. Nécessité d'une religion en général.
      Chapitre II. La religion naturelle.
      Chapitre III. La révélation.
      Chapitre IV. La tolérance.
      Chapitre V. Diversité des cultes établis parmi les hommes.
   Livre quatrième. Le Christianisme.
      Chapitre I. L'Evangile considéré en lui-même.
      Chapitre II. Livres dépositaires de la révélation.
      Chapitre III. Preuves du Christianisme.
      Chapitre IV. La foi.
      Chapitre V. Les mysteres.
      Chapitre VI. L'Eglise catholique.
      Chapitre VII. Examen de quelques matieres particulieres.
      Chapitre VIII. Sentimens de l'homme chrétien par rapport à l'incrédulité.
Bibliographie :
   - De Theux de Montjardin (Xavier), Bibliographie liégeoise, vol. 1, p. 281.

Les trois volumes : 80 euros (code de commande : 27519).

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  Almanach des Muses, 1787.
  
Paris, Delalain, 1787.
  
Almanach créé en 1765 et dirigé par Sautereau de Marsy jusqu'en 1793.

  Pour en savoir plus...          50 euros (code de commande : 21179/vit1b).



  ANACREON. Odes.
  
Paris, Du Pont, 1795.
  
Traduction de Pierre Hubert Anson.


 Pour en savoir plus...           20 euros (code de commande : 23450vit1b).



  ANDRIEUX. Contes et opuscules, en vers et en prose, ...
  
Paris, Renouard, 1800.
  
Édition originale.

  Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 8615/vit1a).



  [VIGLIUS VAN AYTTA (Wigle van Aytta van Zwichem)]. RAOUX (Adrien-Philippe) — Essai d'un éloge historique de Viglius de Zuichem, d'Aytta, ...
  
Bruxelles, 1787.
  
Un grand serviteur de Charles-Quint : Wigle Aytta van Zwichem.

  Pour en savoir plus...           45 euros (code de commande : 25639vit1b).



  BARÈRE DE VIEUZAC (Bertrand) — La liberté des mers, ... Tomes I, II et III.
  
S.l., s.n., [1798].
  
Une rare édition, publiée dans la clandestinité.

  Pour en savoir plus...           Les trois volumes : 450 euros (code de commande : 25850).



  BARTHÉLEMY (Balthazar-François, marquis de)]. SOULAVIE (Jean-Louis) — Mémoires Historiques et Diplomatiques de Barthelemy.
  
[Paris], s.n., [1799].
  
Rare édition, dont Jean-Louis Soulavie prétendit être l'auteur.

  Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 22624Vit1b).



  BIDERMANN (Jacob) — Iacobi Bidermani e Soc. Iesu Ignatius sive, De vita et gloria S. Ignatii Loiolæ Soc. Iesv conditoris libri tres.
   
Anvers, Plantin, 1635.
  
Édition plantinienne par l'hagiographe de saint Ignace de Loyola.

  Pour en savoir plus...           60 euros (code de commande : 25497).



  BÓGAERT (Abraham) — A. Bógaerts Roomsche Monarchy...
   
Amsterdam, Oosterwyk, 1718.
  
Une réussite typographique et iconographique et en très bel état.

  Pour en savoir plus...           280 euros (code de commande : 25283).



  BOILEAU (Nicolas) — Œuvres diverses Du Sieur D***...
   
Amsterdam, Wolfgang, 1689.
  
Édition contenant : le Discours au Roy, l'Art poétique, Le Lutrin et le Traité du Sublime.

  Pour en savoir plus...           100 euros (code de commande : 25362).



BRIGNON. De la Paix de l'Ame...
   
Bruxelles, Foppens, 1709.
     Édition originale.

   

   Pour en savoir plus....           40 euros (code de commande : 12610/vit1b).



   BURMAN (Caspar). Trajectum eruditum, Virorum doctrina inlustrium...
   
Utrecht, Jurrianus van Paddenburg, 1738.

     Édition originale de cette importante biographie utrechtoise.


   Pour en savoir plus....           150 euros (code de commande : 7478/vit1a).



CARRANZA DE MIRANDA (Bartolomé). Summa conciliorum et pontificum à Petro usque ad Julium tertium...
   
Paris, Marnef, 1550.

     Rare édition de l'envoyé de Charles Quint au concile de Trente.


   Pour en savoir plus....           200 euros (code de commande : 25186).



[CÉSAR]. Les commentaires de César...
   
Amsterdam - Leipzig, Arkstee et Merkus, 1763.

     Traduction de Nicolas Perrot, exemplaire bien complet des quinze gravures.


   Pour en savoir plus....           Les deux volumes : 200 euros (code de commande : 26457).



[CÉSAR]. SCALIGER (Joseph). C. Julii Cæsaris quæ exstant ex accuratissima recensione Joseph Scaligeri...
   
Magdeburg - Frankfurt - Main - Leipzig - Helmstedt, Gerlach - Lüderwald, 1696.

     Joseph-Juste Scaliger, « le Soleil des savants », commente les œuvres de Jules César (1696).


   Pour en savoir plus...           75 euros (code de commande : 26679).



[ATH]. Chartes statuts, et ordonnances de polities de la ville d'Ath...
   
Mons, Plon, 1760.

     Une rare publication sortie des presses des éditions Plon, à Mons.


   Pour en savoir plus...           95 euros (code de commande : 20025).



[CHAUDON (Louis-Mayeul)] — Dictionnaire anti-philosophique...
   
Avignon, Aux dépens de la Société, 1771.

     La réplique de Chaudon au Dictionnaire philosophique de Voltaire.


   Pour en savoir plus...           95 euros (code de commande : 22308vit1b).



CHÉNIER (Marie-Joseph) — Timoléon, Tragédie en trois actes...
   Paris, Maradan - Desenne, 1795.

     Timoléon une tragédie qui fit trembler Chénier pour sa tête....

   Pour en savoir plus...           80 euros (code de commande : 23908Vit1b).



CHEVALIER (Nicolas) — Histoire de Guillaume III...
   Amsterdam, s.n., 1692.

     La vie et le règne du prince d'Orange-Nassau par les médailles.

   Pour en savoir plus...           450 euros (code de commande : 27055).



[CLÉMENT XIV]. [CARACCIOLI (Louis-Antoine)] — La vie du pape Clément XIV...
   Paris, Desaint, 1776.

     Giovanni Ganganelli, le pape qui supprima la Compgnie de Jésus.

   Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 26021).



COEHOORN (Menno van) — Nouvelle fortification...
   La Haye, Scheurleer, 1711.

     L'œuvre majeure du « Vauban hollandais ».

   Pour en savoir plus...           300 euros (code de commande : 24300).



Constitution de la République française...
   [Bruxelles], [Tutot], [1799].

     Liberté et égalité dans le département de la Dyle.

   Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 17308/vit1a).



[COURTANVAUX (F.-C. Le Tellier, marquis de)]. Catalogue des livres de la bibliothèque de feu François-César Le Tellier...
   Paris, Nyon, 1782.

     Le catalogue d'une riche bibliothèque d'un noble du XVIIIe siècle.

   Pour en savoir plus...           250 euros (code de commande : 22580vit1b).



[DE DOYAR (Pierre)] — Lettres d'un chanoine pénitentier a un chanoine théologal sur les Affaires de la Religion...
   S.l., 1785.

     Publication éditée anonymement à une époque où Joseph II voulait soumettre l'Église à l'État...

   Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 20525vit1b).



[DU VIGNAU (écuyer, Sr des Joanots)] — L'Etat present de la puissance ottomane....
   Paris, Hortemels, 1687.

     L'empire ottoman, puissance aux pieds d'argile ?

   Pour en savoir plus...           450 euros (code de commande : 25603).



[FLEURY (André Hercule de)]. NEUVILLE (Charles Frey de) — Oraison funebre du Cardinal de Fleury...
   Paris, Coignard-Guérin, 1743.

     Un petit chef-d'œuvre d'oraison funèbre.

   Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 22726vit1b).



FOUGERET DE MONBRON (Louis-Charles)] — La Henriade travestie en vers burlesques...
   La Haye, Staatman, 1774.

     Une édition vendue chez le librairie bruxellois Gambier, rue de la Madelaine.

   Pour en savoir plus...           45 euros (code de commande : 21290vit1b).



[FRÉDERIC II DE PRUSSE]. Poésies diverses...
   Berlin, Voss, 1760.

     Exemplaire du comte Otto zu Stolberg-Stolberg.

   Pour en savoir plus...           75 euros (code de commande : 6785/vit1b).



GRAMOND (Gabriel Bartholomé)Historiarum Galliæ ab excessu Henrici IV...
   Amsterdam, Elzevier, 1653.

     Une belle édition elzévirienne.

   Pour en savoir plus...           100 euros (code de commande : 26377).



[HAINAUT]. Recueil de plusieurs placcarts fort utiles au Pays de Haynnau...
   Mons, De La Roche, 1664.

     Une belle édition elzévirienne.

   Pour en savoir plus...           60 euros (code de commande : 26587Vit1b).



HECART (Gabriel) — Essai sur les qualités et propriétés des arbres...
   Valenciennes, Varlé, 1794-1795.

     Une très rare étude sur les arbres du département du Nord.

   Pour en savoir plus...           350 euros (code de commande : 21757vit1a).


 

Heures nouvelles dediées a Madame la Dauphine. Contenant tous les offices, vespres, hymnes, proses et prieres qui se disent à l'eglise. Ensemble l'Exercice sirituel du matin & du soir, Entretien pendant la sainte Messe, toutes les Litanies ; Prieres pour tous les jours de la Semaine ; Examen general, & Oraisons pour la Confession & Communion ; & Prieres à la sainte Vierge. Paris, Soubron, 1682. [Se vendent à Paris, / A l'entrée de la Gallerie des Prisonniers, à l'Image Nostre- / Dame, chez Soubron, Libraire de la Reyne. / Au Palais. / M. DC. LXXXII.] In-8° reliure postérieure plein chagrin noir à fermoirs, dos muet à 5 nerfs, tranches dorées, [14 (titre colorié, table des fêtes mobiles, calendrier)], 558, [2 (table)], [4 bl.] p., 4 gravures hors texte (1 frontispice dont les yeux du sujet ont été grattés et 3 par Pierre Landry), exemplaire réglé, les deuxième et troisième feuillets de garde manquent, ouvrage peu courant.



   Une des gravures de Pierre Landry.

90 euros (code de commande : 24600).


 

Histoire universelle, depuis le commencement du monde jusqu'a present. Traduite de l'anglois d'une société de gens de lettres. Enrichie des figures et des cartes necessaires. Nouvelle edition. Revue, & corrigée considérablement. Tomes I à XLV (le tome XL manque, celui qui porte erronément l'étiquette de tomaison XL est un second exemplaire du tome XXVI). Amsterdam & Leipzig, Arkstée & Merkus, de 1760 à 1782 pour les tome I à XLIII puis Amsterdam - Paris, Merigot, 1788-792 pour les tomes XLIV-XLV. Quarante-quatre volumes in-4° sous leur brochage d'époque, exemplaire à toutes marges, contenant près de 28000 pages, les 40 planches hors texte présentes dans cet exemplaire sont décrites plus bas, Contenant :
Tome I (1770) : L'Histoire universelle jusqu'a Abraham, l'Histoire d'Egypte, & l'Histoire des anciens peuples de Canaan. [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (tire en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [62 (dédicace, plan de l'ouvrage, préface, table)], 631, [1 bl.] p. (un feuillet blanc entre les pp. 186-187, 240-241, 270-271), 5 gravures hors texte à déplier.
Tome II (1770) : L'Histoire des anciens Syriens, des Pheniciens, & des Juifs depuis Abraham jusqu'a Saül. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [2 (table)], 638 p., 5 gravures hors texte à déplier, exempaire non coupé.
Tome III (1767) : L'Histoire des Juifs depuis Saül jusqu'a la captivité de Babylone. L'Histoire des Assyriens, des Babyloniens, des Medes et des Perses. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [4 (avis, table)], 574  p. + pp. 60* à 99* (supplément), 2 gravures hors texte à déplier, exempaire en partie non coupé.
Tome IV (1770) : L'Histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens. Et l'Histoire fabuleuse & héroPique des royaumes de Sicyone, Argos, Attique, Beotie, Arcadie, Thessalie, Corinthe, Sparte jusqu'à Lycurgue, & de quelques autres royaumes moins consédérables. Avec l'Histoire d'Athenes & celle des Lacedemoniens. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [6 (épître dédicatoire avec une vignette gravée, table)], 692 p., exempaire en partie non coupé.
Tome V (1770) : L'Histoire d'Achaïe, d'Ætolie, d'Athenes depuis la Ligue des Acheens jusqu'à présent ; des États grecs dans l'Asie mineure, d'Ionie ; des îles de Sicile, de Crete, de Samos, de Rhodes &c. jusqu'au tems où elles furent assujetties à l'Empire romain ; de Sicile, de Syracuse, de Rhodes, de Crete, de Cypre, de Samos, des autres îles grecques, & de Macedoine. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [2 (table)], 648 p., exempaire en partie non coupé.
Tome VI (1770) : L'Histoire des Macedoniens, depuis le règne d'Alexandre le Grand, jusqu'au tems où les Romains en firent la conquête : des Seleucides en Syrie, jusqu'au tems où ils furent assujettis aux Romains : d'Egypte, depuis la fondation de cette monarchie par Ptolemee Soter, jusqu'au tems où elle fut réduite en province romaine : de la grande & petite Armenie : du royaume de Pont, des Capadociens, des rois de Pergame : de Thrace, de l'ancien royaume d'Epire, de Bithynie : des royaumes de Colchide, Iberie, Albanie, Bosphore, Medie, Bactrie, Edesse, Emese, Adiabene, Elimaïde, Characene, Comagene, & Chalcidene. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [6 (épître dédicatoire avec une vignette gravée, table)], 752 p., 1 gravure hors texte à déplier, exempaire en partie non coupé.
Tome VII (1770) : L'Histoire des Juifs depuis le retour de la captivité de Babylone jusqu'à leur entière dispersion. Celle des Parthes depuis Arsace jusqu'au tems où ce royaume fut recouvré par les Perses. Et celle des Perses depuis qu'ils eurent recouvré l'empire des Parthes jusqu'au tems où ils furent eux-mêmes sujugués par les Arabes. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [2 (avertissement, table)], 538, [228 (table des 7 premiers tomes) p., exempaire en partie non coupé.
Tome VIII (1770) : L'ancien Etat de l'Italie jusqu'à la fondation de Rome. Description de l'Italie. Son ancien Etat & ses prémiers habitans. Les anciens rois d'Etrurie, du Latium, & d'Albe. L'Histoire depuis Romulus jusqu'au gouvernement républicain. L'Etat de Rome sous les consuls jusqu'à sa prise par les Gaulois. Depuis sa prise jusqu'à la prémière guerre punique. Jusqu'à la fin de la seconde. Jusqu'à la destruction de Carthage, & la sédition des Gracques jusqu'à la dictature perpétuelle de Sylla. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [2 (table)], 652 p. + pp. 99*, 99**, 99***, 99**** (supplément), (un feuillet blanc entre les pp. 502-503, 548-549), exempaire en partie non coupé.
Tome IX (1771) : L'Histoire romaine depuis la dictature perpétuelle de Sylla jusqu'au triumvirat de Cesar, de Pompée, & de Crassus. Depuis le premier triumvirat jusqu'à la mort de Crassus. Depuis la mort de Crassus jusqu'à celle de Pompée. Depuis la mort de Pompée jusqu'à celle de Cesar. Depuis la mort de Cesar jusqu'au prémier consulat d'Octavien. Depuis le prémier consulat d'Octavien jusqu'à la mort de Cassius & de Brutus. Depuis la mort de Cassius & de Brutus, jusqu'au parfait etablissement de l'Empire d'Octavien. Depuis l'etablissement de l'empire d'Octavien jusqu'à la mort de Claude. Le regne d'Auguste. Le regne de Tibere ; le regne de Caius Caligula ; le regne de Claude. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [2 (table)], 622 p., une vignette gravée aux pp. 103, 247, 386, 528 et 579, (un feuillet blanc entre les pp. 256-257, 544-545, 616-617), exempaire en partie non coupé.
Tome X (1771) : L'Histoire romaine depuis le règne de Neron jusqu'à la mort de Vitellius. Depuis la mort de Vitellius jusqu'à celle de Domitien. Depuis la mort de Domitien le dernier des douze Cesars, jusqu'à celle de Trajan. Depuis la mort de Trajan jusqu'à celle de Marc-Aurele. Depuis la mort de Marc-Aurele jusqu'à celle d'Alexandre Severe. Depuis celle d'Alexandre Severe jusqu'à la captivité de Valerien. Depuis la captivite de Valerien jusqu'à l'abdication de Diocletien. Depuis l'abdication de Diocletien, jusqu'à ce que le trône impérial fut transféré à Constantinople par Constantin le Grand. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [2 (table)], 680 p. (erreur typographique de numérotation de page : passage de la p. 238 à la p. 289 sans perte de texte), une vignette gravée aux pp. 1, 83, 104, 127, 155, 183, 192, (un feuillet blanc entre les pp. 102-103), 2 gravures hors texte à déplier, exempaire en partie non coupé.
Tome XI (1771) : L'Histoire romaine depuis la translation du siège impérial à Constantinople, jusqu'à la prise de cette ville par les Turcs & l'entiére destruction de l'empire romain, & le commencement de l'histoire des Carthaginois. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [2 (table)] 676 p., exempaire en grande partie non coupé.
Tome XII (1771) : La suite de l'Histoire des Carthaginois, l'Histoire des Numides, des Maures, des Getuliens, des Melanogetules, des Nigritæ, des Garamantes, des Libyens & des Grecs qui habitent la Marmarique, la Cyrenaïque & la region Syrtique, l'Histoire des Ethiopiens, des Arabes jusqu'à Mahomet, & l'Histoire des empires de Nicée & de Trebizonde, jusqu'à leur déstruction finale, l'un par Michel Paleologue, & l'autre par Mahomet le Grand. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [2 (table)], 596 p., 3 gravures hors texte à déplier, exemplaire non coupé.
Tome XIII (1772) : L'Histoire des Turcs, Tartares & Mogols ; des Indiens & des Chinois. Dissertations sur la manière dont l'Amérique a été peuplée, & sur l'indépendance des Arabes. L'ancien Etat & l'Histoire d'Espagne, des Gaulois, Germains, de Bretagne, & de divers peuples Septentrionaux, jusqu'au tems de leur irruption dans l'empire romain, & leurs différentes expéditions & expulsions mutuelles jusqu'à l'établissement des Huns en Hongrie ; des Vandales, Visigoths & Sueves en Espagne ; des Vandales en Afrique, des Francs dans les Gaules, & des Ostrogoths en Italie. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [4 (table)], 670 p., 4 gravures hors texte dont 2 à déplier, exemplaire en partie non coupé.
Tome XIV (1772) : L'ancien état des Bourguignons, Allemands, Gepides, Herules, Marcomans, Quades, Sarmates, Daces, Lombards, Bulgares. La suite des Ostrogoths en Italie, des Exarques de Ravenne. L'Histoire des Lombards en Italie, des Ombriens, Sabins, & autres anciens peuples d'Italie ; des Thebains, Arcadiens, Corinthiens, Argiens, Thessaliens, Eleens, & autres petits Etats de la Grece. Et la retraite des dix mille Grecs. XV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, préface), [1 (table)], 621, [1 bl.] p. (les pp. 423-621 contiennent la table des tomes VIII à XIV), exemplaire non coupé.
Tome XV (1760) : Faisant le tome premier de l'Histoire moderne, contenant la Vie de Mahomet, & l'Histoire des Arabes sous les quatre premiers califes, & sous les califes Ommiades & abbassides, jusqu'à Almansor. [XV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table, avertissement), le feuillet de privilège, non paginé est inséré entre les pp. IV et V)], [1 (table)], 656 p., 3 gravures hors texte à déplier, exemplaire non coupé.
Tome XVI (1761) : Faisant le tome second de l'Histoire moderne, contenant l'Histoire des Arabes sous les califes abbassides, depuis Mahadi jusqu'à la prise de Bagdad par les Tartares. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table)], [1 bl.], [6 (avertissement, tables)], 692 p., exemplaire non coupé.
Tome XVII (1761) : Faisant le tome troisième de l'Histoire moderne, contenant l'Histoire générale des Turs & des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie & dans l'Asie mineure : celle des Mongols & des Tartares depuis Jenghiz Khan ; de l'empire fondé par ce conquérant, & de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Tartarie crimée, dans la grande & dans la petite Bukharie, & dans l'Iran ou la Perse en général. VII (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), [1 bl.], 668 p., 2 gravures hors texte à déplier, exemplaire non coupé.
Tome XVIII (1762) : Faisant le tome quatrième de l'Histoire moderne, contenant l'Histoire de Timûr Bek ou Tamerlan & de ses successeurs ; des Shahs de Perse ; des rois arabes d'Ormuz ; des Turkmans ou Turcomans de la dynastie du Mouton Noir & de celle du Mouton Blanc ; des Usbeks de la Grande-Bukharie & du royaume de Karazm ; de l'Hindûstan ou de l'empire du Grand-Mongol. VII (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, avertissement, table), [1 bl.], 635, [1 bl.] p., 2 gravures hors texte à déplier, exemplaire non coupé.
Tome XIX (1763) : Faisant le tome cinquième de l'Histoire moderne, contenant l'Histoire de la presqu'isle en-deça du Gange, savoir des royaumes de Decan, de Bisnagar, de Golconde, de la Côte de Malabar, des royaumes de Maduré, de Marava, de Tanjaor, de Carnate & d'Ikkeri. L'Histoire de la presqu'isle au-dela du Gange, savoir des royaumes d'Asem, de Tipra, d'Arracan, de Pegu, d'Ava, de Jangoma, de Laos, de Siam, de Camboje, de Champa, de la Cochinchine, & de Tonkin. L'Histoire des Tartares orientaux. VI (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 626 p., 2 gravures hors texte à déplier, exemplaire non coupé.
Tome XX (1763) : Faisant le tome sixième de l'Histoire moderne, contenant la description & l'histoire de l'empire de la Chine. L'histoire & la description du royaume tributaire de la Corée. La description & l'histoire du Japon. La description du pays de Jedso & des isles qui en dépendent. L'histoire du commerce & des etablissemens des Européens dans les Indes orientales. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], II (table), 595, [1 bl.] p., 1 gravure hors texte à déplier, exemplaire en partie non coupé.
Tome XXI (1763) : Faisant le tome septième de l'Histoire moderne, contenant l'histoire des découvertes, des conquêtes & des etablissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois & des Hollandois aux Indes orientales. VIII (titre en rouge et noir, table), 630 p., exemplaire en partie non coupé.
Tome XXII (1763) : Faisant le tome huitième de l'Histoire moderne, contenant l'histoire des découvertes, des conquêtes, & des etablissemens des Hollandois, des Danois & des François, dans les Indes orientales : celle de la Compagnie d'=ostende & de Suede ; avec l'histoire des Terres australes, & le commencement de l'histoire de l'empire othoman. VIII (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 656 p., exemplaire en partie non coupé.
Tome XXIII (1764) : Faisant le tome neuvième de l'Histoire moderne, contenant l'histoire de l'empire othoman, & celle de la dispersion des Juifs, depuis la ruine de Jérusalem jusqu'à notre tems. VIII (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, avertissement, table), 643, [1 bl.] p., 1 gravure hors texte à déplier, exemplaire non coupé.
Tome XXIV (1765) : Faisant le tome dixième de l'Histoire moderne, contenant l'histoire de l'Afrique ; la description générale de ce pays, celle des isles ; l'histoire de l'Abissinie, celle des royaumes qui y confinent ; des principaux royaumes de la côte de Zanguebar, de Sofala ; des empires de Monomotapa, & de Monoemugi. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 692 p., 2 gravures hors texte à déplier, exemplaire non coupé.
Tome XXV (1765) : Faisant le tome onzième de l'Histoire moderne, contenant la suite de l'histoire d'Afrique ; des différentes nations des Hottentots, avec la description de leurs côtes & des etablissemens des Hollandois parmi eux ; celle des royaumes de Benguela, de Congo, d'Angola, de Loango, d'Anziko &c. avec la description de la Guinée en général, l'histoire de Benin, de la Côte des Esclaves, des royaumes de Juida & d'Ardra, de la Côte d'Or, de celles d'Yvoire, de Malaguette, & la description du pays de Sierra-Leona. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 572 p., exemplaire non coupé.
Tome XXVI (1766) : Faisant le tome douzième de l'Histoire moderne, contenant la suite de l'histoire d'Afrique ; savoir l'histoire moderne de Barbarie des royaumes de Maroc & de Fez, d'Alger, de Tunis, de Tripoli, de Barca, & l'histoire de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, ou des Chevaliers de Malthe. VI (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 562 p., exemplaire non coupé.
Tome XXVII (1766 ???) : Faisant le tome treizième de l'Histoire moderne, contenant la suite de l'histoire de l'Ordre de S. Jean de Jérusalem [...] depuis l'établissement des Chevaliers dans l'isle de R[...] l'année 1725. Et une ample Table des Matières [...] dans ce volume & dans les douze [...]. VI (faux-titre, titre en rouge et noir avec une vignette gravée, avertissement), 206, [2 bl.], [400] (tables des treize volumes) p., exemplaire non coupé, manque du quart inférieur aux 4 premier feuillets.
Tome XXVIII (1767) : Faisant le tome quatorzième de l'Histoire moderne, contenant l'histoire d'Espagne & des royaumes qui composent aujourd'hui cette monarchie, depuis le tems des Visigoths, jusqu'à l'empereur Charles V. [I (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], II (table), 647, [1 bl.] p., exemplaire non coupé, manque du quart inférieur aux 4 premier feuillets.
Tome XXIX (1768) : Faisant le tome quinzième de l'Histoire moderne, contenant l'histoire d'Espagne & celle de Portugal. [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], 614 p., exemplaire non coupé.
Tome XXX (1768) : Faisant le tome seizième de l'Histoire moderne, contenant l'histoire du royaume de Navarre, & celle de France jusqu'à la mort de Charles VIII. en qui finit la ligne directe de Philippe de Valois. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 584 p., 3 gravures hors texte à déplier, exemplaire non coupé.
Tome XXXI (1769) : Faisant le tome dix-septième de l'Histoire moderne, contenant l'histoire de France depuis le regne de Louis XII. jusqu'au tems présent. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 577, [1 bl.] p., 1 gravures hors texte à déplier, exemplaire en partie non coupé.
Tome XXXII (1769) : Faisant le tome dix-huitième de l'Histoire moderne, contenant l'histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui ont occupé le Siege de Rome. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), IV (avertissement), 668 p., exemplaire non coupé.
Tome XXXIII (1771) : Contenant l'histoire de la république de Venise. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), [4 (avertissement)], 692 p., exemplaire non coupé.
Tome XXXIV (1771) : Contenant l'histoire de la république de Florence. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), XXXVIII (préface du traducteur), 596 p., exemplaire non coupé.
Tome XXXV (1773) : Faisant le tome vingt-unième de l'Histoire moderne, contenant l'Histoire de la république de Gênes. XII (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, préface, table), 639, [1 bl.] p., exemplaire non coupé.
Tome XXXVI (1773) : Faisant le tome vingt-deuxième de l'Histoire moderne, contenant da suite de l'Histoire de la république de gênes, l'histoire de l'Isle de Corse, de Bologne, de Parme et de Plaisance, et l'histoire du duché de Milan. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 143*, 563, [1 bl.] p., exemplaire non coupé.
Tome XXXVII (1776) : Contenant l'Histoire de Naples et de Sicile, de Ferrare et de Modene, de Mantoue, des républiques de Pise, Lucques, Sienne et St. Marin, et le commencement de l'Histoire de Savoie, de Piemont et de Sardaigne. [2 (faux-titre, avertissement), 6 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table, avant-propos), 563, [1 bl.] p., exemplaire non coupé.
Tome XXXVIII (1776) : Contenant la suite de l'Histoire des duchés de Savoie et de Piemont, et du royaume de Sardaigne, et l'Histoire de Genève. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 414, 154 p., exemplaire non coupé.
Tome XXXIX (1777) : Contenant l'Histoire de la Suisse ou des Cantons qui composent aujourd'hui la Confédération helvetique, et le commencement de l'Histoire de l'empire d'Allemagne. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 632 p., exemplaire non coupé.
Tome XLI (1779) : Contenant la continuation de l'Histoire de l'empire d'Allemagne, suivie de celle des principaux États qui ont part à la souveraineté de l'Empire ; la Bohême, la Baviere et le Palatinat, la Saxe, le Brandebourg, Brunswic, Hanovre, les Electorats ecclésiastiques, l'Autriche, la Hesse, le Mecklenbourg, &c. ainsi qu'un Tableau du droit public, des loix &c. du dit Empire : les Histoires de Hongrie, de Silésie, et les trois premieres sections de celle de Pologne. VIII (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, avertissement, table), 430 + 4 (272a - 272d), 16 (368a - 368q), 246 p., exemplaire en partie non coupé.
Tome XLII (1780) : Contenant la continuation de l'Histoire du royaume de Pologne, l'Histoire du royaume de Prusse, celle de l'empire de Russie et les cinq premieres sections de l'histoire du royaume de Suede. XVI (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, avertissement, table), 622 p., exemplaire en partie non coupé.
Tome XLIII (1782) : Contenant la continuation de l'Histoire du royaume de Suede, l'histoire des royaumes de Dannemarck et de Norvege et les six premieres sections de l'histoire de Hollande ou des Provinces Unies. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 556 p., exemplaire en partie non coupé.
Tome XLIV (1788) : Contenant la continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne. IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table), 563, [1 bl.] p., 1 gravure hors texte à déplier, exemplaire en partie non coupé.
Tome XLV (1792) : Contenant la continuation de l'histoire d'Angleterre, depuis l'origine des Bretons, jusqu'a la Paix de 1763. [IV (titre en rouge et noir avec une vignette gravée, table)], 567, [1 (extrait du catalogue de l'éditeur)] p., 1 gravure hors texte à déplier, exemplaire en partie non coupé.

Détail des gravures hors texte :
   Tome I :
      - 
Carte du Paradis terrestre, du Mont Ararat et de la de la p. 85.
      - Carte du pays ou probablement a été le Paradis terrestre (actuel Irak), en regard de la p. 92.
      - Arbre généalogique de Noé, en regard de la p. 211.
      - La tour de Babal, en regard de la p. 264.
      - Alphabeth coptique, en regard de la p. 410.
   Tome II :
      - Vue des ruines de Palmire autrement dite Tadmor, du côté du midi (2 gravures), en regard de la p. 13.
      - L'alphabet syriaque, en regard de la p. 32.
      - Les deux tours de la ville d'Aradus, en regard de la p. 61.
      - Camp des Israélites, selon Samuel Reyher, en regard de la p. 301.
   Tome III :
      - Plan de la Ville de Jerusalem, en regard de la p. 82.
      - La Parthie et la Perse, en regard de la p. 361.
   Tome VI :
      - La Parthie et la Perse, en regard de la p. 524.
   Tome X :
      - Le Grand cirque, en regard de la p. 215.
      - Naumachie de Domitien, en regard de la p. 215.
   Tome XII :
      - Table généalogique des tribus des Arabes, en regard de la p. 524.
      - La tribu de Koreish, en regard de la p 524.
      - Table généalogique des tribus des vrais Arabes, en regard de la p. 524.
   Tome XIII :
      - Jupiter, en regard de la p. 276.
      - Dieu Penin, en regard de la p. 276.
      - Vindelicie, Rhetie, et Noricie, en regard de la p. 353.
      - La Grande Bretagne, en regard de la p. 399.
   Tome XV :
      - La tribu de Koreish, en regard de la p. 2.
      - Table genealogique des tribus des Arabes naturalisez, en regard de la p. 2.
      - Table généalogique des tribus arabes naturels, en regard de la p. 2.
   Tome XVII :
      - Carte de la Tartarie occidentale, en regard de la p. 229.
      - Carte de l'Asie septentrionale, en regard de la p. 269.
   Tome XVIII :
      - Carte de l'Indoustan 1re feuille, en regard de la p. 408.
      - Carte de l'Indoustan IIe feuille, en regard de la p. 408.
   Tome XIX :
      - Les Indes orientales au-dela du Gange , en regard de la p. 156.
      - Carte des royaumes de Siam, de Tunquin, Pegu, Ava, Aracan, &c., en regard de la p. 165.
   Tome XX :
      - Carte de la province de Quantong ou Lyau-tong et du royaume de Kau-li ou Corée, en regard de la p. 392.
   Tome XXIII :
      - Carte de l'Egypte ancienne et moderne, en regard de la p. 116.
   Tome XXIV :
      - Suite de la coste de Guinée depuis le Cap de Palme jusqu'au Cap des Trois Pointes, en regard de la p. 531.
      - Partie de la coste de Guinée depuis la riviere de Sierra Leona jusqu'au Cap das Palmas, en regard de la p. 547.
   Tome XXX :
      - Carte des Gaules, en regard de la p. 113.
      - Estat des Gaules, en regard de la p. 113.
      - Carte de la France pour la fin du regne de Clovis, en regard de la p. 120.
   Tome XXXI :
      - Carte de la France où les limites du royaume sont marquées suivant les Traités d'Utrecht de Rastat et de Bade, en regard de la p. 330.
   Tome XLIV :
      - Division générale de l'Angleterre, en regard de la p. 521.
   Tome XLIV :
      - Carte des Isles Britanniques, en regard de la p. 79.

Les 45 volumes : 1500 euros (code de commande : 20686mp).

 

[HOLBACH (Paul Henri Thiry d')] — Le bon-sens ou Idées naturelles, opposées aux idées surnaturelles. Par l'Auteur du Systême de la Nature. [Amsterdam], [Marc Michel Rey], 1772. [A Londres. M. DCC. LXXII.] In-8° modeste demi-veau, [1 (titre)], [1 bl.], X, 266 p., très rare.
À propos du Bon sens, Jeroom Vercruysse écrit :
   Comme l'indique une des éditions de 1772, cet écrit est de l'auteur du Système de la nature. Dans son Catalogue (p. 21) et dans son Dictionnaire (1806 : I, 71 ; 1822 : I, 137 ; cf. 1872 : I, 442-443), Barbier a également cité Holbach comme auteur du Bon sens. Dès 1791 cet écrit parut sous le nom du curé Jean Meslier qui n'en avait pas écrit un seul mot. Depuis lors il a reparu plusieurs dizaines de fois sous son nom, à tort.
   Les Mémoires secrets annoncent Le Bon sens le 1er octobre 1772 (VI, 236) ; la Correspondance littéraire attendra janvier 1773 (X, 174-176). L'édition de Londres 1772 en [iv] xn. 315 pages sera condamnée le 10 janvier 1774 par le parlement de Paris à être lacérée et brûlée en même temps que l'ouvrage d'Helvétius, De l'homme. La sentence fut exécutée le 12. L'édition de 1774 fut mise à l'index de l'Église le 18 août 1775.
Bibliographie :
   - J.M. De Bujanda, Index Librorum Prohibitum 1600-1966, p. 443 (décret du 18 août 1775).
   - Jeroom Vercruysse, Marc-Michel Rey, libraire des lumières, dans Histoire de l'édition française, tome II, Le livre triomphant : 1660- 1830.
   - Jeroom Vercruysse, Bibliographie descriptive des écrits du Baron d'Holbach, 1772 - A4.

200 euros (code de commande : 22419MP).

 

HORN (Georg) — Georgi Horni Orbis Politicus Imperiorum, Regnorum, Principatuum, Rerum publicarum Cum Memorabilium Historicis & Geographia veteri ac recenti. Editio tertia auctior & Emendatior. Wesel, Hoogenhuysen, 1669. [Vesaliæ, / Typis Andreæ ab Hoogenhuysen / Typogr. Ord. / Anno cIc Ic C LXIX.] In-12 plein vélin à couture apparente et petits rabats, dos lisse titré à la plume, tranches japées, [1 (titre avec une vignette gravée)], [1 bl.], [19], [1 bl.], 138, 118, 146, 87, [1], [25], [1 bl.] p., le titre gravé manque, ex-libris manuscrit de Nocolas Dubois à la page de garde et ex-libris de l'avocat montois Letellier collé au premier contreplat, bel exemplaire.
Georg Horn (Greussen, 1620 - Leyde, 1670), étudia dans sa ville natale de la principauté de Schwarzburg-Sonderhausen qu'il dut quitter pour la Hollande à cause de la guerre. Il devint précepteur en Grande-Bretagne avant d'être rappelé en Hollande où il fut professeur d'abord à Harderwick puis à Leyde. Il se fit notamment connaître pour une fameuse dispute qui l'opposa à Isaac Voss sur l'âge du monde.
   L'ouvrage présenté ici dont la première édition fut publiée deux années avant celle présentée ici, est divisé en quatre parties :
- Omnium Imperiorum, Regnorum, Rerumpublicarum, quæ hodie per totum Mundum florent, qui traite des grandes puissances depuis le début des temps modernes.
- Pricipatus et Dominia orbis terrarum, qui traite des Principautés ecclésiastiques et des petites puissances.
- Memorabilia totus Mundi ab Orbe conditio ad nostra tempora, dans laquelle il est question des grands événemets historiques de la Genèse aux temps modernes.
- Geographiam veterem & recentem, quiest un traité de géographie ancienne et moderne.
Bibliographie :
   - Willems, Annexes aux Elzevier, n° 1772.
   - Fueter (Eduard), Histoire de l'historiographie moderne, p. 230.
   - Graesse (Jean George Théodore), Trésor des livres rares et précieux, t. III, p. 370.
   - Hœfer (Jean-Chrétien-Ferdinand), Nouvelle biographie générale, t. XXV, col. 179-180.

75 euros (code de commande : 26314).

 

HOUDAR DE LA MOTTE (Antoine) — Fables nouvelles, dediées au Roi. Par M. de La Motte, de l'Academie Françoise. Avec un Discours sur la Fable. Quatrieme edition. Amstedam, Wetstein et Smith, 1727. [A Amsterdam, / Chez R. & J. Wetstein, & G. Smith. / MDCCXXVII.] Deux tomes en un volume in-12 débroché, 210 (le feuillet faux-titre manque), 153, [3 (table et approbation)] p., le frontispice manque mais les 99 gravures hors texte sont bien présentes, exemplaire à relier.
Extrait de l'avertissement des libraires sur cette quatrième édition :
   L'Auteur de ces Fables a fait lui-même quelques notes pour servir à l'intelligence de certains mots qui ont besoin d'explication : mais ces mêmes Fables, dans un païs étranger, peuvent en soufrir un plus grand nombre, puisque parmi les personnes qui les liront, il s'en peut trouver plusieurs qui n'entendent pas parfaitement la langue Françoise, & sur-tout quelques expressions Poëtiques qui demandent un peu de connoissance de cet art & de la religion des anciens Payens. C'est pourquoi nous avons crû pouvoir ajoûter quelques éclaircissemens qu'on ne trouvera peut-être pas inutiles. Nous n'avons point voulu embarrasser les vers par des étoiles, des lettres alphabétiques ou des chiffres qui renvoyent au bas des pages, pour y trouver l'explication du mot sur lequel on a crû devoir faire une remarque. Nous nous sommes contentez de mettre ces remarques ou notes à la fin du Livre. Les Sçavans n'en ont que faire, mais ceux qui trouveront une expression, un mot ou un terme qui les empêchera de comprendre tout le sens, ou la pensée de l'Auteur, n'auront qu'à recourir à cette Table.

      
Gravures pour les fable Les deux songes, L'homme et la sirène et Les deux livres.

95 euros (code de commande : 24545).


 

[HUGO (Herman)] — Les pieux sentimens d'une ame chrestienne exposez sous des emblesmes familiers tirez de l'Ecriture Sainte. Divisez en trois parties. La premiere traite des larmes & soûpirs de la penitence. La seconde, des desirs de l'ame juste. La troisiéme des soûpirs d'une ame convertie en Dieu. Traduction nouvelle. Avec des figures. Paris, De Bats, 1692. [A Paris, / Chez Pierre de Bats, ruë Saint / Jacques, à l'Image Saint François, / proche la Fontaine de S. Severin. / M. DC. XCII. / Avec approbation & permission] In-12 plein veau d'époque, dos à 4 nerfs, reliure frottée, coins émoissées, épidermures, [1 (titre)], [1 bl.], [18 (épître Aux âmes, table des emblèmes)], 412 p., 46 gravures, le frontispice manque.
   Après un emblème initial, suivent quarante-cinq répartis en trois livres (Les gemissemens de l'Ame penitente, Les desirs d'une Ame juste et L'Ame parfaite & amante soûpire en presence de ses compagnes pour l'absence de son Dieu, & les conjure de l'advertir de ses langueurs) et numérotés de I à XV ; quatre d'entre-eux portent la signature de Monbard. Ces emblèmes sont inspirés par ceux exécutés par Boëce van Bolswert pour l'édition originale d'Anvers, en 1624.
Extrait de l'introduction :
   [...] il nous est venu en pensée qu'il seroit à propos de mettre entre vos mains, & de proposer à vos yeux quelque petit traité formé sur l'idée d'un Livre qu'un saint Religieux de la Compagnie de Jesus composa en Latin au commencement de ce siecle, à qui il donna ce titre, Pia desideria. Ce livre est composé en Latin, ayant été imprimé en Flandres, où cet idiome est en usage. Ce Livre a des Emblêmes & des images naïves de la piété, qui representent les entretiens familiers de Jesus & de l'Ame sous la figure innocente des enfans. Quoy de plus avantageux pour purifier & perfectionner les sens des esprits prophanes qui les corrompent ? Nostre intelligence & nostre memoire peuvent aussi s'y délivrer de leurs foiblesses par les grandes maximes de morale qu'il emprunte, & qu'il appuye sur les Oracles de la sainte Ecriture, qui sont les Ames de ses Emblêmes, d'où l'on peut former des loix d'équité & de justice pour corriger nos erreurs. Les passages des Peres qui les expliquent, & les divers sentimens que l'on peut choisir sur ces matieres peuvent facilement fournir à la volonté d'affectueuses inclinations, & des émotions pressantes d'embrasser le bien, & de fixer son inconstance.
   Sur cette idée donc, & pour obeïr aux loix de mon devoir, & à ce que mes amis peuvent sur moy, j'ay formé l'entreprise de donner ce petit Livre au public en nôtre langue, & je me suis reduit de l'accomoder dans les Vers & dans la Prose au genie de nostre Idiome, sans m'assujettir en rien qu'aux Emblêmes du livre Latin : Je n'y pretend que la gloire de mon Dieu, que l'affermissement de vostre salt. Plaise au Dieu des misericordes de benir nostre entreprise. Priez Dieu pour moy.
Bibliographie :
   - Adams (Alison), Rawles (Stephen) et Saunders (Alison), A Bibliography of French Emblem Books of the Sixteenth and Seventeenth Centuries.

      
Onzième gravure du Livre I, quatrième gravure du Livre II et septième gravure du Livre III.

150 euros (code de commande : 27386).

Journal historique et politique des principaux Evénemens des différentes Cours de l'Europe. 1775. 30 Avril. Numero 12. Genève, 1775. [A Genève. M. DCC. LXXV.] In-12 broché, [2 (titre, avertissement)], [58 (pp. 117-173)], [1 (table)] p.
   Ce numéro contient des articles relatifs à la Turquie (Constantinople), à la Russie (Moscou), à la Pologne (Varsovie), à la Suède (Stockholm), au Danemark (Copenhague), à l'Allemagne (Vienne, Berlin, Dresde, Ratisbonne, Dusseldorff), à la Hollande (La Haye), à l'Angleterre (Londres), à l'Espagne (Madrid), à l'Italie (Rome, Naples, Venise) et à la France (Versailles, Paris).
À propos de ce journal, voyez l'article de Jacques Hellemans et Jean Sgard dans le
Dictionnaire des journaux 1600-1789.

25 euros (code de commande : 21812vit1b).

 

[KEMPIS (Thomas a)] — L'Imitation de Jesus-Christ, traduite et paraphrasée en vers françois, par Pierre Corneille, Conseiller du roy. Edition nouvelle, retouchée par l'Auteur avant sa mort. Paris, Durand, 1751. [A Paris, Chez Durand, rue Saint Jacques. M. DCC. LI. Avec Approbation & Privilege du Roy.] In-12 plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fleurons et de fers dorés, tranches rouges, [2 bl.], [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [20 (dédicace au pape Alexandre VII, avis au lecteur – repris de l'édition bruxellois de François II Foppens en 1704 –, approbation et privilège)], 545, [7 (table)] p., 5 gravures hors texte signées Pocquet (1 frontispice général et 4 planches en regard de chaque livre), bel exemplaire.
   Les gravures sont des copies en contrepartie de celles de J. Harrewijn pour l'édition bruxelloise de François Foppens en 1704. ; Picot décrit cette édition avec des gravures de Pocquet copiées sur celles de Chauveau, de l'édition de Rouen-Paris, 1656, in-4. - Cité dans : "Audenaert 669"
Bibliographie :
   - Émile Picot, Bibliographie Cornélienne. Description raisonnée de toutes les éditions des œuvres de Pierre Corneille, n° 770.

   

100 euros (code de commande : 19836/vit1b).


 

KURTZ (Hermann) — Amussis canonica titulorum libri quinti Gregorii IX. Pontificis maximi in tabulis mnemonicis analytice proposita, compendiosis controversiis hinc inde inspersis distincta, quam Pragae in celeberrimo Archi-Episcopali Collegio ad S. Adalbertum Praeside P. Hermanno Kurtz, Sac. ac Exempti Ordinis Cisterciensis Monasterii B. V. Mariae de Alto-Vado Professio, ejusdem Ordinis Doctore Theologo, Notario Apolostico Publico, & Jurato, nec non in praesato Celeberrimo Collegio SS. Theologiae, & Sacrorum Canonum Professore Actuali Ordinario Solemni Disputationi exposuit P. Conradus Waehner, Ejusdem Sacri Ordinis Celeberrimi Monasterii B. V. Mariae de Osseco Professus. Annô 1764. die 11 Augusti horis ante meridiem consvetis. Cum licentia ordinaria. Prague, Schweiger, 1764. [Typis Archi-Episcopalibus per Jacobum Schweiger Archi-Episcopalem Typographum.] In-4° plein veau d'époque, dos à 5 nerfs, [8 (titre, dédicace, avis au lecteur)], 210, [10 (tables)] p., quelques jolis ornements typographiques, bon exemplaire de ce rare ouvrage.
En quatrième de couverture :
   Hermann Kurz (1723 Ostritz, Lausitz - 1795 Hohenfurt) étudia la théologie à Prague et y fut ordonné prêtre en 1748. Il devint professeur au collège épiscopal Saint-Adalbert. Sous Joseph II il perdit ses fonctions qu'il retrouva après la mort de l'empereur.
   La première édition de son traité fut publiée en 1761.

125 euros (code de commande : 18781YB).

 

[LACOMBE (Jacques)] — Encyclopédie méthodique. Dictionnaire de toutes les espèces de pêches. Paris, Agasse, [1795]. [A Paris, / chez H. Agasse, Imprimeur-Libraire, rue des Poitevins. / N° 18. / L'an quatrième de la République française / une et indivisible] In-4° demi-veau brun, dos lisse, mors frottés et partiellement fendus, XV, [1 bl.], 336 p., rousseurs.
On joint :
Recueil de planches de l'Encyclopédie. Planches des pêches. Explication de cent trente-deux planches des Pêches, à cause de dix-huit doubles. Concernant : 1°. les pêches aux hameçons, haims, &c. ; 2°. différentes sortes de pêches ; 3°. les pêches aux filets ; 4°. les pêches de mer, de rivières, y compris les tableaux & vues relativement aux pêches, &c. Paris, Panckoucke, 1793.
[A Paris, / Chez Panckoucke, Libraire-Imprimeur, rue des Poitevins, N°. 18. / M. DCC. XCIII.] In-4° demi-veau brun, dos lisse, mors frottés, 32 p., exemplaire bien complet des 114 gravures (96 planches simples et 18 planches doubles).
   Charles-Joseph Panckoucke (1736-1798), fut l'éditeur de l’Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. Si son projet de publier une suite à l'Encyclopédie n'aboutit pas (sauf un Supplément édité en 1776), son Encyclopédie méthodique, distribuée non plus par ordre alphabétique mais par sujet, fut un grand succès (le premier volume parut en 1782 et le dernier en 1832). Sa fille Antoinette Pauline ayant épousé Henry Agasse, ce dernier fut associé aux affaires de son beau-père. C'est ainsi qu'au décès de Panckoucke, Agasse devint propriétaire de l'Encyclopédie méthodique.
   Le volume de texte contient l'Avertissement, puis le dictionnaire alphabétique (pp. 1-297 et enfin l'Explication de plusieurs termes employés dans le Traité des pêches d'Henri Louis Duhamel du Monceau (pp. 299-336).
Extrait de l'avertissement :
   La pêche est devenue un art varié & partagé en un grand nombre de branches aussi curieuses qu'intéressantes. L'objet de ce dictionnaire doit donc être d'en développer toutes les parties d'après les ouvrages des savants naturalistes, & sur-tout par l'analyse du grand traité de Duhamel-Dumonceau qui s'est attaché à décrire toutes les sortes de pêches qui se font dans les étangs, dans les lacs, dans les rivières & à la mer. Nous faisons connoître avec le secours de ces guides éclairés toutes les espèces de poissons qui servent non-seulement à la subsistance de l'homme, mais encore à différens usages de commerce, des arts, & d'industrie. On trouve dans ce recueil les procédés employés pour conserver les poissons frais, ou salés, séchés, fumés, boucanés, marinés. La pêche aux hameçons ou haims qui se diversifie d'une infinité de manières, y est développée avec les détails suffisans. On y a décrit toutes les espèces de filets & la façon de s'en servir, ainsi que les pêches qui se font au harpon, à la fichure, à la fouane, au rateau &c. On y rapporte quantité d'inventions plus ingénieuses les unes que les autres pour aller chercher les poissons au fond des mers & dans les retraites où ils semblent à l'abri des entreprises des pêcheurs. Enfin le lecteur trouvera dans les 114 planches gravées, & dans les explications imprimées qui les précèdent tout ce qu'il importe de connoître relativement aux instrumens, machines, & apprêts des pêcheurs ; sans doute aussi qu'il parcourra avec quelque satisfaction les tableaux agréables & nombreux qui représentent les bâtimens divers & les manœuvres multipliées des pêcheurs.
Bibliographie :
   - Brunet (Jacques-Charles), Manuel du libraire et de l'amateur de livres, t. II, col. 974.
   - Darnton (Robert), L'Aventure de l'« Encyclopédie » : 1775-1800 : un best-seller au siècle des Lumières.

Les deux volumes : 500 euros (code de commande : 25900).

 

[LAET (Johannes de)] — Belgii Confœderati Respublica : seu Gelriæ, Holland. Zeland. Traject. Fris. Transisal. Groning. chorographica Politicaque descriptio. Leyde, Elzevier, 1630. [Lugd. Batav. / Ex officina Elzeviriana. / cIc. Icc xxx.] In-24 sous un cartonnage ancien, dos lisse titré à la plume, [1 (titre-frontispice)], [1 bl.], [14 (introduction, table, privilège)], 352, [9 (index)], [7 bl.] p., cachet de bibliothèque au verso du titre-frontispice et à la dernière page de l'index, bon exemplaire.
   Trois éditions de ce livre ont été publiée la même année : la première qui comporte 359 pages est dépourvue d'index, les seconde (celle présentée ici) et troisième qui comportent 352 pages et un index lui sont donc préférables ; elles contiennent en outre un chapitre nouveau : Limburgum Ducatus.
Bibliographie :
   - Niceron (Jean-Pierre), Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres dans la république des lettres, t. XXXVIII, pp. 341-342.
   - Willems (Alphonse), Les Elzevier. Histoire et annales typographiques, n° 326.
   - Roulez (Joseph), De Laet (Jean), dans Biographie nationale, t. 5, col. 273-277.

60 euros (code de commande : 26303).

 

[LANDRY (Pierre)] — La Sainte Messe Ou sont representés par les actions du Prêtre les Misteres de la Passion de Notre Seigneur Jesus-Christ avec les oraisons appliqué a chacun mistere. Ouvrage tres utile aux fideles pour assiter devotement a ce Saint Sacrifice. Paris, Jouenne, [ca 1690-1700], [A Paris / Chez François Jouenne / rue St. Jacques a limage St. Landry] In-12 plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, mors fragiles et partiellement fendus, 73 ff. en impression anopisthographique (35 gravures de Landry et 38 pages de texte en lettres cursives entièrement gravé au burin : titre, 2 pages d'introduction et 35 pages de prières en regard de chaque gravure), ex-dono au premier contreplat d'Aimée Darras (née Fontaine) à Philippine Recq.
Tale des gravures légendées illustrant les différentes étapes de la messe :
   1. Quand le prêtre vient à l'autel - Jesus-Christ ayant l'ame triste, va au Jardin des Oliviers.
   2. Au commencement de la messe - Jesus-Christ arrive au jardin y fait sa priere.
   3. Au confiteor - Jesus-Christ prosterné süe du sang.
   4. Quand le prêtre baise l'autel - Jesus-Christ trahi par un baiser.
   5. Quand le prêtre va au côté de l'epitre - Jesus-Christ est pris & lié.
   6. A l'introite - Jesus-Christ est mené en la maison d'Anne.
   7. Aux Kyrie eleison - Jesus-Christ est renié trois fois de Pierre chez Caïphe.
   8. Le prêtre tourné vers les assistans dit Dominus vobis-cum - Jesus-Christ regardant Pierre luy fait pleurer son peché.
   9. A l'epitre - Jesus-Christ est mené à Pilate et accusé devant luy.
   10. Le prêtre couré au milieu de l'autel dit tout bas Munda cor ; etc. - Jesus-Christ, accusé devant Herode ne répond rien.
   11. A l'evangile - Jesus-Christ, est renvoyé d'Herode à Pilate.
   12. Quand le prêtre decouvre le calice - Jesus-Christ est depoüillé pour la flagellation.
   13. A l'oblation de l'hostie - Jesus-Christ est lié à une colonne et foüetté cruellement.
   14. Quand le prêtre couvre le calice après l'avoir offert - Jesus-Christ est couron[n]é d'épines.
   15. Quand le prêtre lave ses mains - Jesus-Christ est déclaré innocent par Pilate qui en lave ses mains.
   16. Quand le prêtre tourné vers le peuple dit orate fratres - Jesus-Christ paroist couvert d'un lambeau de pourpre.
   17. A la preface - Jesus-Christ est condamné a mourir en croix.
   18. Quand le prêtre joignant les mains prie pour les fidelles vivants - Jesus-Christ, porte sa croix allant à la mort pour nous faire vivre.
   19. Quand le prêtre couvre l hostie et le calice de ses mains - Jesus-Christ est rencontré par la Veronique et par d'autres fem[m]es.
   20. Quand le prêtre fait des signes de croix sur l'hostie et sur le calice - Jesus-Christ est attaché à la croix.
   21. A l'elévation de l'hostie - Jesus-Christ élevé en croix.
   22. A l'elévation du calice - Jesus-Christ répand du sang par ses plaies.
   23. Quand le prêtre prie pour les fidelles trêpassez, disant memento - Jesus-Christ prie son Pere pour ses ennemis.
   24. A Nobis quoque peccatoribus - Jesus-Christ promet le paradis au bon laron.
   25. Au Pater noster - Jesus-Christ donne à sa Mere saint Jean pour fils.
   26. Quand le prêtre rompt l'hostie - Jesus-Christ mourant sur la croix dépose son ame entre les mains de son pere.
   27. Quand le prêtre met dans le calice une partie de l'hostie rompue - L'ame de Jesus-Christ descend aux limbes.
   28. Quand le prêtre frappe sa poitrine, a la fin de l'agnus Dei - Plusieurs de ceux qui virent mourir Jesus-Christ se convertient.
   29. Quand le prêtre communie - Le corps de Jesus-Christ est mis dans un sepulcre neuf.
   30. Quand le prêtre fait l'ablution - Le corps de Jesus-Christ est embeaumé.
   31. A la poste communion - La resurrection de Jesus-Christ.
   32. Le prêtre tourné vers les assistans dit Dominus vobis-cum - Jesus-Christ s'apparoit a sa mere et a ses disciples.
   33. Au dernieres oraisons - Jesus-Christ pendant 40. jours visite souvent ses disciples et ses apôtres.
   34. A Ite missa est - Jesus-Christ monte au ciel en presence de ses disciples.
   35. Le prêtre donne la benediction aux assistans - Jesus-Christ envoye le saint Esprit à ses apostres.

100 euros (code de commande : 26820).

 

LA NOUE (Jean-Baptiste Simon Sauvé de) — Œuvres de théâtre de M. de La Noue. Tomes I et II (complet). Paris, Duchesne, 1765. [A Paris, / Chez Duchesne, Libraire, rue S. Jacques, / au-dessous de la Fontaine S. Benoît, / au Temple du Goût. / M. DCC. LXV. / Avec Approbation & Privilége du Roi.] Deux tomes en un volume in-8° (107 x 166 mm.) plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de filets dorés formant des caissons décorés de fleurons dorés, manque à la queue, coupe frottée, tranches rouges, tome I : XXIII (y compris les pp. de faux-titre et de titre avec une vignette gravée), [1 (table)], 216 p., portrait de l'auteur en frontispice gravé par C.A. Littret (en 1763) d'après un dessin par C. Monnet, tome II : 240 p. (la page de titre manque), une étiquette « Gaudefroy » a été collée sur la page de titre du premier volume, juste au-dessus de la mention de lieu d’édition.
   Première édition des œuvres de Jean-Baptiste Sauvé, dit La Noue (Meaux, 1701 - Paris, 1761). Après de bonnes études terminées au collège d'Harcourt, à Paris, La Noue commença sa carrière théâtrale à Lyon, en 1722 : « La Noue n'avait aucun des moyens physiques nécessaires pour un comédien. Sa figure était ingrate, sa voix rauque et sans timbre, son air ignoble, et sa chaleur presque nulle ; mais il possédait une intelligence supérieure, et jouait avec tant d'esprit et de vérité, qu'il se faisait pardonner tous ses défauts. »
   Les pièces qu'il composa eurent beaucoup de succès et particulièrement sa tragédie Mahomet second. Sa comédie-ballet, Zélisca, fut représentée le 3 mars 1746, au grand Théâtre de Versailles, pour les fêtes du mariage du dauphin ; cette pièce lui valut le poste de répétiteur des spectacles des petits appartements assorti d'une pension de mille livres.
Ce volume contient :
   - Mahomet second, tragédie.
   - Le retour de Mars, comédie.
   - Zélisca, comédie-ballet.
   - La Coquette corrigée, comédie.
   - L'Obstiné, comédie.
   - Les deux bals, amusement comique.

   - Piéces fugitives.
Bibliographie :

   - 
Cioranescu, Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, n° 36848.

80 euros (code de commande : 25199).

 

[LA PORTE (abbé Joseph de)]L'Esprit des Monarques philosophes, Marc-Aurele, Julien, Stanislas et Frederic. Amsterdam - Paris, Vincent, 1764. [A Amsterdam & se trouve à Paris, Chez Vincent, rue Saint-Severin, M. DCC. LXIV.] In-12 (104 x 171 mm.) sous reliure cartonnée frottée, VIII (y compris le titre), 256 p., bandeaux, lettrines et culs-de-lampe, édition originale.
   Joseph de La Porte (Belfort, 1714 - Paris, 1779) fut (peu de temps) jésuite puis s'installa à Paris pour chercher fortune dans la littérature. Après s'être attaqué à Fréron qui luttait contre les philosophes, il collabora avec lui pour l'édition des Lettres sur quelques écrits de ce temps et de l'Année littéraire. Il se tourna ensuite vers le Mercure de France, la France littéraire, le Recueil A-Z, etc. Il finit par abandonner la polémique littéraire pour se tourner vers la publication de compilations dont certaines obtinrent un important succès. Sa production fut si importante que La Harpe qualifia La Porte de « fripier le plus actif de la littérature française »...
   Certaines bibliographies décrivent l'ouvrage en lui attribuant erronément VIII et 423 p. ; l'édition présentée ici qui comporte VIII et 256 p., est complète : les textes des quatre auteurs y figurent bien et la pagination correspond parfaitement avec ce qui est annoncé dans la table des matières.
   La notice descriptive de la Bibliothèque Nationale, à Paris, indique que l'ouvrage est également attribué à Dom A.-N. Dupuis.
Bibliographie :
   - Barbier (Antoine-Alexandre)
, Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. II, col. 191.
   - 
Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, 37031.
   - B.N.F., n° FRBNF30739700.

75 euros (code de commande : 25403).


 

[LA TOUR (Claude-Pierre Roussel de)] — La Richesse de l'État. S.l.n.d. In-8° demi-veau d'époque, dos lisse, titre à la plume sur une pièce de parchemin, reliure frottée présentant des déchirures, 31, [1 bl.] p.
Relié avec :
La taille réelle. Lettre d'un avocat de Paris à un de ses Confreres en Province, contenant des Réflexions sur l'Écrit qui a pour Titre, Richesses de l'Etat. S.l.n.d. 38, [2 bl.] p.
Extrait de La Richesse de l'État :
   « Chacun doit au bien public de tribut de ses réflexions. D'autres ont fait des volumes sur l'économie des Finances, sur la Population, sur le Commerce. On y trouve des observations judicieuses, des critiques justes, des principes excellens, une théorie admirable. Mais veut-on réduire en pratique ces différens systêmes ? Les opérations de détail qu'ils indiquent sont immenses ; elles exigeroient un travail long, un concours de volontés, une constance parfaite, une uniformité invariable dans les vues de ceux qui sont chargés de l'administration, une fidélité inviolable dans l'exécution ; en un mot, une réforme préalable de l'Humanité, & un remède aux vicissitudes. Lorsqu'on a pesé & combiné tous ces systêmes, & que l'on a reconnu qu'un siècle suffiroit à peine pour les exécuter dans toute leur étendue, on s'apperçoit qu'ils ne peuvent remédier à un mal pressant ; & l'on est tenté de regarder le mal comme désespéré & sans remède. C'est aller trop loin : mais au moins faut-il chercher le remède ailleurs que dans des économies de détail
   C'est ce qu'on va essayer de faire. On entreprend de prouver qu'il est un remède prompt & efficace ; qu'il est possible de subvenir aux besoins de l'État, de satisfaire à ses engagemens, de pourvoir au présent, au passé, à l'avenir, par une opération simple, dont l'effet seroit en même temps & d'enrichir le Roi & de soulager les Peuples. Cette annonce a-t-elle quelque réalité ? C'est ce que chacun pourra connoître par l'exposé que l'on va faire du plan & des moyens de l'exécuter. »
Extrait de la correspondance de Grimm :
   « Une feuille intitulée Richesse de l'État, et répandue dans le public la veille du lit de justice que le roi a tenu pour les nouveaux arrangemens de finances, a occupé tous les esprits depuis un mois. L'auteur de cette feuille est M. Roussel, conseiller au Parlement. Son projet consiste dans l'établissement d'une capitation, seul et unique impôt substitué à tous les autres. Sur seize millions d'habitans dont M. Roussel suppose la France peuplée, il en choisit deux millions qu'il suppose être en état de supporter un impôt quelconque ; partageant ensuite ces deux millions en vingt classes différentes, il n'exige de la première et de la plus pauvre qu'une taxe annuelle de trois livres, et augmentant ainsi la taxe de classe en classe, il arrive à la vingtième et dernière, dont il fixe la capitation à sept cent trente livres. Cette somme serait le plus fort impôt auquel un sujet du roi pourrait être taxé, et cependant cette seule imposition donnerait un produit de plus de six cent quatre-vingt-dix-huit millions par an...... Rien n'est plus spécieux au premier coup d'œil, aussi rien ne peut être comparé à l'engouement des premiers jours pour le projet de M. Roussel. Le peuple se voyait, moyennant trois livres, débarrassé de tout impôt, et les gens riches se délivraient de toute charge moyennant trente louis : c'était le retour du siècle d'or. »

Extrait de la Lettre d'un avocat de Paris :
   « J'ay vû des premiers, Monsieur, le Projet qui a pour Titre, Richesses de l'État, je ne puis qu'applaudir aux vûës patriotiques de l'Auteur, mais je n'approuve pas la répartition qu'il fait d'une Imposition, en forme de Capitation, qui imposées arbitrairement, seroit avantageuse aux uns, & très-onéreuse à d'autres ; j'adopterois cependant son Plan, s'il pouvoit s'exécuter sans commettre des injustices, même involontaires, de la part de ceux qui seroient préposés à l'estimation de la Fortune de chaque Particulier. »
   L'auteur conclut : « Tout bien combiné, nous concourons, cet estimable Citoyen & moi, au même but, mais par des routes differentes, puisque cet auteur propose de faire contribuër généralement tous les Sujets du Roy aux Charges de l'Etat, & moi de n'y assûjettir que les seuls Capitalistes. »
Bibliographie :
   - Grimm (Friedrich Melchior Freiherr von) et Diderot (Denis), Correspondance littéraire, philosophique et critique de Grimm et de Diderot, pp. 267-268.
   - Vercruysse (Jeroom), Homme aux quarante écus (L'), dans Dictionnaire de Voltaire, pp. 108-109.

60 euros (code de commande : 26342).


 

[LE BOULANGER DE CHALUSSAY] — L'école des amans, ou l'Art de bien aimer. Paris, Barin, 1700. [A Paris. Chez Claude Barin, au signe de la Croix. 1700.] In-12 sous une reliure de Thivet demi-chagrin chocolat à coins, dos à 5 nerfs, tête dorée, 384 p., (y compris le frontispice gravé par Bouttats et le titre en rouge et noir), le cahier "B" comprenant les pp. 25 à 48 manque, il a été remplacé par des copies volantes, ainsi que le feuillet des pp. 313-314.
Bibliographie :
   - Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, tome III, col. 354 (pour l'édition de 1669).
   - Cioranescu, Bibliographie de la littérature française du dix-septième siècle, n° 41120 (pour l'édition de 1669).
   - Weller, Die Falsche Druckorte, t. II, p. 63.
   - Catalogus bibliothecae quam ... Augustinus Martinus Schadeloock ... collegit, t. II, n° 12805..xxx

60 euros (code de commande : 18916).

 



[LIÈGE]. Les Délices du Païs de Liége... Tomes I à V (complet).
   
Liège, Kints, 1738-1744.
  
Très bel exemplaire de cet ouvrage monumental dirigé par Pierre Lambert de Saumery, bien complet des 230 gravures d'après les dessins de Remacle Le Loup et L. Fines.

  Pour en savoir plus...           Les cinq volumes : 10000 euros (code de commande : 26940).


 

[LIGNE (Charles-Joseph-Lamoral de)] — Coup d'œil sur Belœil. [Bruxelles], [chez l'auteur], 1781. [A Belœil, / de l'Imprimerie / du P. Charles de – / M. D. CC. LXXXI.] In-8° pleine basane brune, dos à 5 nerfs sobrement décoré de filet dorés et à froid, pièce de titre noire, filet double doré encadrant les plats, [5 (faux-titre, encadrement, titre, encadrement, dédicace à l'abbé de Lille)], [1 bl.], 150 p., texte contenu dans un encadrement gravé, édition originale dont le tirage est estimé à 120 exemplaires, les plats de la reliure ont été partiellement et légèrement insolés mais l'exemplaire est en bel état.
   « C'est probablement en 1780 que le prince [en collaboration avec son fils Louis-Eugène] décide d'établir une imprimerie dans son hôtel bruxellois, situé derrière la cathédrale Sainte-Gudule, à l'emplacement de l'actuelle rue de ligne qui fut percée en 1804 à travers son domaine. » À partir de 1871, il décida de s'adjoindre les services de l'imprimeur douaisien Adrien-François Pion qui, en plus de la main d'œuvre, fournit matériel et caractères.
   C'est Pion qui imprima l'édition de Coup d'œil sur Belœil et, grâce aux pièces comptables heureusement conservées, nous savons qu'elle est terminée « en 1781 puisque 55 exemplaires sont vendus à la fin décembre. Cette édition qui comporte vingt cahiers de 8 pages est imprimée sur papier de Hollande dont 2.725 feuilles ont été achetées, ce qui correspond, passe comprise, à un tirage approximatif de cent vingt exemplaires pour autant que la feuille soit de format quarto. »
   « Placé sous l'invocation de l'ode d'Horace à Septimius (II. VI, 6-8), dédié à l'abbé Jacques Delille, poète à succès, « traducteur » de Virgile [qui publia, en 1782, Les Jardins ou l'Art d'embellir les paysages], le Coup d'œil sur Belœil inaugure la série des écrits « écologiques » du prince de Ligne. Le texte sera remanié plusieurs fois, preuve évidente de l'intérêt que portait son auteur à l'environnement. L'ouvrage a été publié souvent et des extraits figurent presque dans toutes les anthologies du prince de Ligne, et auxquelles on se rapportera. »
   L'édition originale de cet ouvrage est particulièrement rare, un exemplaire a été mis en vente à l'occasion de la dispersion de la collection de Pierre Bergé, le 8 novembre 2016.
Bibliographie :
   - Vercruysse (Jeroom), Bibliographie descriptive des écrits du prince de Ligne, pp. 93-94.
   - Haÿez (Frédéric) et Vercruysse (Jeroom), L'Imprimerie privée des princes de Ligne au XVIIIe siècle, dans Nouvelles Annales du Prince de Ligne, t. II, pp. 7-75.

2000 euros (code de commande : 27000).


 

LIPPELOO (Zacharius) — Vitæ, sive Res gestae sanctorum ; ex selectissimis orthodoxis patribus, brevi compendio conscriptæ, per Fr. Zachariam Lippeloo, Carthusiæ Coloniensis alumnum : & nunc recèns fidelissimè recognitæ, ac vitarum aliquot accessione locupletatæ, par Fr. Cornelium Grasium eiusdem Carthisiæ professum. Tomus tertius : complectens sanctos mensium, Iulium Augustum & Septembrem. Cum licentia Superiorum. Cologne, Gualther, 1603. [Coloniaea Agrippinae : / Sumptibus Bernardi Gualtheri. / Anno M. DCIII. / Cum gratia & privilig. Sac. Cæsar. Majest.] Fort in-8° plein parchemin à rabats d'époque, dos titré à la plume, traces de liens, [16], 1091, [1 bl.] p.
Extrait de la notice d'Émile Van Arenbergh :
   Hagiographe, né à Anvers, vers l566, mort à Cologne, le 20 novembre 1599, [Zacharie Lippeloo] suivit, avec le bibliographe François Sweertius, les cours d'humanités professés dans sa ville natale par Guillaume Boonaerts, dit Fabius, qui occupa, depuis, la chaire de grec au collège des Trois-Langues, à Louvain. Il se livra d'abord aux études juridiques, devint bachelier en l'un et l'autre droit, et entra ensuite, en 1587, à la Chartreuse de Cologne. Doué d'aptitudes littéraires, il les consacra à une œuvre pieuse et publia un abrégé des vies des saints de Laurent Surius. [...] Lippeloo préparait une nouvelle édition de son hagiographie, qu'il avait retouchée et enrichie de plusieurs vies de saints, lorsqu'il mourut, épuisé de travail, la plume encore à la main. Son confrère et compatriote, le P. Corneille Gras, reprit son travail et le publia en 1603-1604 [chez Gualther, à Cologne]. »
Bibliographie :
   - Van Arenbergh, (Émile), Lippello (Zacharie), dans Biographie nationale, t. XII, col. 236-237.

50 euros (code de commande : 26605).

 

LIPSE (Juste) Justi Lipsi De Cruce Libri tres Ad sacram profanamque historiam utiles. Unà cum Notis. Editio ultima, seriò castigata. Wesel, Hoogenhuysen, 1675. [Vesaliæ, / Typis Andreæ ab Hoogenhuysen, / Anno 1675.] In-12 plein veau d'époque, dos à 4 nerfs, [1 (titre frontispice)], [1 bl.], [1 (titre avec une vignette gravée)], [20], 240, [21 (index)], [3 bl.] p., 20 figures (2 vignettes, 9 planches à pleine page et 9 planches à déplier hors texte).
Relié avec :
DE CORTE (Corneille)
F. Corneli Curti augustiniani De Clavis Dominicis Liber. Curæ secundæ. Wesel, Hoogenhuysen, [1675 ?]. [Vesaelæ, / Typis Andreæ ab Hoogenhuysen] [1 (titre gravé)], [1 bl.], [32], 158, [19 (index)], [3 bl.] p., 17 figures (1 vignette et 16 à pleine page).
Bel exemplaire, peu courant.
   Dans ce célèbre traité, publié pour la première fois en 1593, Juste Lipse décrit les diverses formes de la croix, énumère les délits punis par ce supplice et relate la manière dont il était exécuté. Pour cette édition de Wessel, André van Hoogenhuyzen a scrupuleusement suivi celle publiée à Amsterdam en 1670 par André Frisius.
   L'ouvrage dans lequel l'historien bruxellois Corneille de Corte (ca 1590-1638) traite de la question de savoir si Jésus a été attaché à la croix par trois ou quatre clous, complète celui de Juste Lipse. Il a été publié pour la première fois en 1622, à Ingolstadt, alors que son auteur était conseiller et historiographe de l'empereur Ferdinand II.
Bibliographie :
   
Bibliotheca Belgica, t. III, p. 924, L211.


Gravure en regard de la p. 144 de De Cruce.


Gravures des pp. 149 et 149 de De Clavis Dominicis.

Les deux tomes en un volume : 400 euros (code de commande : 26162).


 

Loix, Chartes et Coustumes du Pays et Conte de Haynault, qui se doivent observer & garder en la souveraine Court à Mons, & jurisdictions dudict Pays resortissantes à ladicte Court. Mons, Michel, 1598. [A Mons. / De l'Imprimerie de Charles Michel, / Imprimeur Juré. 1598.] In-8° plein parchemin, [1 (titre)], [1 bl.], [3 (approbation)], [1 bl.], [6 (table)], pp. 1-31, 23-42, 52-53, 45-46, 56-57, 49-50, 60-61, 53-54, 64-154, [1 (vignette)], [1 bl.] p.
Relié avec :
Decretz de la souveraine Court a Mons, servantz a l'interpretation de la charte et coustume du Pays de Haynault, oultre ceulx comprins en la premiere impression d'icelle charte. Mons, Michel, 1598.
[A Mons, / De l'Imprimerie de Charles Michel, / Imprimeur Juré. 1598.] [1 (titre)], [1 bl.], [28], [2 bl.] p.
Relié avec :
Pointz et articles conceuz, tant par renforcement de la Court a Mons, que par les trois Membres des Estatz de ce Pays de Haynnau au mois de mars 1601, aggreez & confirmez par les Archiducqz noz Souverains Seigneurs & Princes. Mons, Michel, 1601.
[A Mons. / De l'imprimerie de Charles Michel, / Imprimeur juré. 1601.] [1 (titre)], [1 bl.], [21], [1 bl.] p.
Relié avec :
Lois, Chartes et Coustumes du Chef-Lieu de la ville de Mons, et des villes resortissantes audict chef-lieu. Mons, Michel, 1598.
[A Mons. / De l'Imprimerie de Charles Michel, / Imprimeur Juré. 1598.] 77, [3 (table)] p.
Relié avec :
Ordonnances et Provisions decretees par le Souverain Cheflieu dudit Mons, a l'esclarcissement d'aucuns articles & pointz dependans desdites chartes Eschevinales. Mons, Michel, 1598.
[A Mons. / De l'Imprimerie de Charles Michel, / Imprimeur Juré. 1598.] [1 (titre)], [1 bl.], [22] p.
Mention manuscrite à la page de titre et annotations anciennes.
Bel ensemble en très bonne condition
À propos de l'éditeur :
   
Charles Michel, natif de Mons, avait, dès 1579, ouvert une librairie à Mons et y avait annexé un atelier de reliure. Après le départ de Rutger Velpius, il estima que les besoins intellectuels et scientifiques d'une capitale réclameraient le rétablissement d'une imprimerie.
   Il adressa donc une requête au gouvernement et la fit appuyer par Louis de Berlaimont, archevêque de Cambrai, alors résidant à Mons ; ce prélat, dans une lettre du 10 février 1586, rapportait une attestation des échevins sur Michel, portant « qu'il est homme industrieux, de bonne et honneste vie, bien famé et hors de tout soupçon d'hérésie et leur semble que l'art d'imprimer pourrait estre de quelque ornement et utilité à ladite ville. »
   Des lettres patentes d'imprimeur lui furent accordées le 20 février suivant, en même temps que l'octroi de réimprimer les Éléments ou Institutions de la langue françoise par Jean Bosquet.
   Mais ne possédant pas le capital suffisant pour s'établir, il sollicita du magistrat une avance aux fins d'acheter des caractères ; par résolution du Conseil de ville du 12 mars 1586, un prêt de trois cents livres tournois, remboursable par tiers en trois ans, lui fut consenti, après qu'il « aura mis son imprimerie en praticque et qu'on aura veu de ses œuvres ou escantillon. »
   Charles Michel s'établit d'abord rue des Clercs, à l'enseigne du Nom de Jésus et il y resta jusqu'en 1610. Le 15 décembre 1610, il prit en arrentement, de Guillaume Lambert, brodeur, moyennant 457 livres 10 sols tournois de rente, une maison sise à front de la Grand place et donnant en partie rue du Miroir ; cette maison portait l'enseigne du Griffon d'argent, mais Michel y transporta son enseigne précédente.
   Comme marque typographique, Michel adopta, par allusion à son nom, une représentation de l'archange saint Michel, terrassant le dragon placée dans un cartouche orné de fleurs et de fruits.
   Ses productions furent nombreuses ; le grand bailli de Hainaut et le magistrat de Mons lui confièrent l'impression des ordonnances et des placards ; l'archevêque de Cambrai, Louis de Berlaimont, expulsé de sa ville épiscopale, résida à Mons de 1580 à 1595 et l'employa également à la publication des actes et des décrets de l'administration diocésaine.
   Un octroi royal du 12 décembre 1587 lui avait donné pouvoir d'imprimer tous édits, placards et ordonnances émanant de l'autorité dans la ville de Mons. H. Rousselle [dans la Bibliographie montoise] a catalogué 110 impressions de Michel, parmi lesquelles les œuvres d'écrivains montois tels que Jean Bosquet, Philippe Bosquier, François Buisseret, Jean d'Assignies, etc. Léopold Devillers [dans le Supplément à la Bibliographie montoise] en a retrouvé 11 de plus. La liste pourrait s'augmenter, car les ouvrages de cet imprimeur sont rares. [...]
   Lors de la publication de son édition des Chartes du Haynault, en 1598, Michel en présenta un exemplaire à chacun des échevins, pensionnaires, massards et greffiers, ce qui lui valut une allocation de la ville, de 55 livres. [...]
   Charles Michel renonça à l'exercice de sa profession, en 1627 ; les profits de son négoce lui avaient permis d'acquérir, indépendamment de sa maison de la Grand'place et de l'habitation y joignant, un jardin rue du Mont-Escouvet et les brasseries du Verd Bocquet, rue des Orphelins ; il tirait de ces immeubles d'assez beaux revenus qui suffisaient à ses besoins. Charles Michel mourut à Mons, âgé de 78 ans environ ; il vivait encore en 1635, mais était décédé en 1638 ; il s'était marié vers 1585 à Françoise de le Tenre ; il en eut trois enfants : Françoise, née vers 1586 ; Antoine, né vers 1589, et François, né vers 1595. Devenu veuf, il se remaria le 23 novembre 1608, à Jeanne Cryet, veuve de Nicolas Bosquier et en eut quatre enfants : Marie, née le 3 mai 1611 ; Jean, le 9 janvier 1613 ; Philippotte, le 8 janvier 1614, et Antoinette, le 17 juillet 1618.
   Lors de son décès, il ne restait de ce second mariage que deux filles : Marie, veuve de Robert de Harvengt fils, et Philipotte, qui s'était mariée, par contrat du 23 octobre 1634, à Robert Bureau, lequel était au service du comte de Bucquoy, grand bailli de Hainaut.
   Marie et son beau-frère procédèrent à la liquidation de leur héritage immobilier ; les brasseries du Verd Bocquet et le jardin furent, le 8 novembre 1638, repris par Marie Michel ; les maisons de la Grand'place furent vendues ; celle au nom de Jésus fut acquise par Jean Ghodefroid, apothicaire ; à ce moment, Robert Bureau résidait à Mariemont.
Bibliographie :

   - Rousselle, Bibliographie montoise, n° 66, 67, 73, 69 et 68.
   - Federinov, Quatre siècles d'imprimerie à Mons, p. 42-43.
   - Poncelet (Édouard) et Matthieu (Ernest), Les imprimeurs montois, pp. 11-17.

         

800 euros (code de commande : 26067).

 

[LOUIS DE FRANCE, dauphin du Viennois]. LOMÉNIE (Charles de) — Oraison funèbre de très-haut, très-puissant et excellent Prince Monseigneur Louis, Dauphin ; Prononcée dans l'Église de Paris le premier Mars 1766, par Messire Charles de Lomenie de Brienne, Archevêque de Toulouse. Paris, Herissant, 1766. [A Paris, / De l'Imprimerie de Herissant Père, Imprimeur du Cabinet du Roi, / Chez Herissant Fils, Libraire, rue saint Jacques. / M. DCC. LXVI. / Avec approbation et permission.] In-4° (200 x 255 mm.) sous son brochage d'attente de papier marbré d'époque, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (page de titre avec une vignette de Cochin fils gravée par Prevost)], [1 bl.], 37, [3 bl.] p., un bandeau de Cochin fils gravé par Baquoy, quelques rousseurs.
   Étienne-Charles Loménie de Brienne (1727-1794), fut évêque de Condom en 1760 puis archevêque de Toulouse en 1763. Il entra à l'Académie française en 1770.
   Proche des encyclopédistes, il fut contrôleur général des finances en 1787-1788 puis devint archevêque de Sens puis cardinal. Après un séjour de deux ans à Rome, il revint en France et y prêta le serment constitutionnel.
Bibliographie :
   - Cohen (Henry), Guide de l'amateur de livres à gravures du XVIIIe siècle (5e éd.), col. 431-432.


La gravure de Baquoy d'après Cochin.

25 euros (code de commande : 27137).

 

[LOUIS XVI]. Recueil de huit imprimés et d'un feuillet manuscrit relatifs à la mort de Louis XVI Roi de France. Volume in-8° sous une modeste reliure cartonné, dos cassé, contenant :
- LIMON (M. de) — La vie et le martyre de Louis XVI, Roi de France et de Navarre, immolé le 21 janvier 1793 ; Avec un Examen du Décret régicide. Par M. De Limon. Nouvelle Edition, corrigée et augmentée par l'Auteur, suivie du Testament de Louis XVI. Bruxelles - Mons, Le Francq - Monjot, 1793.
[A Bruxelles, / Chez Benoit Le Francq, Imprimeur-Libraire, / Et à Mons, chez A. Monjot, Imprimeur. / 1793.] [2 (titre avec une vignette gravée, notes de l'auteur et de l'éditeur)], 86 p., une gravure en frontispice.
Une fleur sur le tombeau de Louis XVI ; Ou Tableau véridique de son règne, de sa vie privée et de sa mort édifiante ; où se trouvent beaucoup d'anecdotes, de portraits caractéristiques des principaux personnages qui ont figuré dans la révolution, et qui en dévoile les causes politiques. Par un Ami de la Justice et de l'Humanité. Troisième Édition, revue et corrigée. Berlin, Cavelier, 1793.
[A Berlin, / Et se trouve à Maestricht, / Chez Cavelier, Libraire, sur la Place d'Armes, et chez / les principaux Libraires des autres Villes de l'Europe. / 1793.] [1 (titre)], [1 bl.], 104 p.
Le Procès de Louis-Seize, ou Recueil Contenant les Décrets qui y sont relatifs, son Interrogatoire à la barre, le Mémoire justificatif de M. Desèze, les cinq Appels nominaux qui eurent lieu pour le Jugement, les Noms des Membres qui ont voté pour sa mort, la Déclaration du Roi interjettant Appel à la Nation, le Discours que M. Desèze prononça à la barre immédiatement après, ainsi que les Observations de Mrs. Tronchet et Lamoignon-Malesherbes, et les vingt-quatre heures d'angoisse qui ont précédé la mort de ce bon Roi. Nouvelle Édition, augmentée. Dusseldorf, Perolla, 1793.
[A Paris, chez les Marchands de Nouveautés ; / Et se trouve à Dusseldorf, / Chez Perolla, et chez les principaux Libraires / de toutes les villes de l'Europe. / 1793.] XI, 60 p.
- Idée des horreurs commises à Paris Dans les journées à jamais exécrables des 10 Août, 2, 3, 4 et 5 Septembre 1792 ; ou Nouveau martyrologe de la Révolution françoise. Traduit de l'Allemand par un Emigré François. On y a joint des faits bien avérés de ces époques funestes, pour servir de matériaux à l'Histoire de ce siècle de fer. Dusseldorf, Perolla, 1793.
[A Paris, chez les Marchands de Nouveautés ; / Et se trouve à Dusseldorf, / Chez Perolla, et chez les principaux Libraires / de toutes les villes de l'Europe. / 1793.] 40 p.
Les Déclarations du Roi et de la Reine Reçues séparément de la bouche du Roi & de la Reine, mises par écrit & Signées de l'un & de l'autre. Le 26 Juin 1791.S.l.n.d. 8 p.
Réponse a la proclamation du Roi, rédigée en forme d'adresse, à tous les Français. Par Mr. Des Meuniers. 10 p.
Convention Nationale. Opinion d'Eustache Benoit Asselin, député du département de la Somme à la Convention Nationale, Sur la question : Si le Roi peut être jugé ? Imprimé par ordre de la Convention Nationale. Paris, Imprimerie Nationale, 1792.
[A Paris, / De l'Imprimerie Nationale. / 1792. / Législation N°. 6.] 7, [1 bl.] p.
- Rapport de Louis-Jérome Gohier, Député du Département d'Isle-&-Vilaine, Sur les papiers inventoriés dans les bureaux de la liste civile ; Fait à la séance du Dimanche matin 16 septembre 1792. Valenciennes, Prignet, 1792-1793.
[A Valenciennes, / De l'Imprimerie de Prignet, l'an Ier. de la République.] 32 p.
Vers sur la Mort de Louis XVI. Manuscrit de deux pages.

L'ensemble : 400 euros (code de commande : 25066).

 

 


 

[MAINTENON (Françoise d'Aubigné, Madame de)]. [BOSSELMAN DE BELLEMONT] — Maintenoniana, ou Choix d'anecdotes intéressantes, de portraits, de pensées ingénieuses, de bons mots, de maximes morales, politiques, &c. tirés des Lettres de Madame de Maintenon ; avec des Notes historiques, critiques &c. pour l'intelligence du texte ; par M. B***. De B***. Amsterdam [Paris], [Costard], 1773. [A Amsterdam. / M. DCC. LXXIII.] Deux tomes en un volume in-8° (130 x 201 mm.) plein veau marbré d'époque, dos lisse orné, triple filet encadrant les plats, tranches marbrées, reliure frottée, accrocs à la coiffe et à la queue, coins émoussés, [1 (titre)], [1 bl.], VIII, 192, 82, 3, [1 bl.] p., rare.
   
À propos de ce recueil d'ana tirés des Lettres de Madame de Maintenon éditées par Laurent Angliviel de La Beaumelle, Quérard écrit : « Les censeurs ne voulurent pas autoriser l'impression de cet ouvrage : le libraire Costard fut obligé de le faire imprimer en province et de le vendre clandestinement à Paris, ce qui l'a rendu rare pendant quelque temps. »
Extrait de l'avertissement :
   C'est à M de Voltaire qu'on doit l'idée de cet Ouvrage. Après avoir donné aux Lettres de Madame de Maintenon les éloges qu'elles obtiendront toujours des gens éclairés, il ajoûte : « Mais les connoissances qu'on peut puiser dans ce Recueil sont trop achetées par la quantité de choses inutiles qu'il renferme.... » Si l'on n'imprimoit que l'utile, il y auroit cent fois moins de livres.
   C'est donc, en quelque sorte, pour en diminuer le nombre qu'on donne celui-ci. Il y a d'autant moins de vanité à faire cet aveu, que l'Ouvrage ne nous appartient que par les notes dont on a cru devoir accompagner le texte. « On voit par les Lettres de Madame de Maintenon, dit encore M. de Voltaire, qu'elle avoit épousé Louis XIV, qu'elle influoit sur les affaires de l'État, mais qu'elle ne le gouvernoit point ; qu'elle ne pressa point la révocation de l'Édit de Nantes, mais qu'elle ne s y opposa point ; qu'elle prit le parti des Molinistes, parce que Louis XIV l'avoit pris, & qu'ensuite elle s'attacha à ce parti ; que Louis XIV, sur la fin de sa vie, portoit des Reliques & beaucoup d'autres particularités. »
   Ce sont ces particularités, quelquefois importantes, souvent singulieres, toujours intéressantes, répandues dans une collection assez nombreuse, qu'on a réunies dans un seul volume. Dans la petite sphere où l'on est placé, on a tâché, selon ses forces, d'être utile aux gens de lettres, qui, pour l'ordinaire ayant moins de fortune que de talent, sont dans l'impuissance de se procurer tout entier des ouvrages, estimables d'ailleurs, dont le prix excede de beaucoup le nombre des choses utiles qu'ils contiennent.
Bibliographie :
   - 
Barbier (Antoine-Alexandre), Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes, t. III, col. 15.
   - Quérard (Joseph-Marie), Les supercheries littéraires dévoilées, t. I, col. 478.

90 euros (code de commande : 25134).


 

MARIE (Pierre)La Saincte solitude ou les entretiens solitaires de l'ame. Sur toutes les vertus du christianisme, les plus capables d'attirer un cœur au service de Dieu, & propres pour servir de motifs aux actes interieurs de toutes les vertus. Premiere partie contenant les veritez qui appartiennent aux trois vertus théologales. Par le P. Pierre Marie, de la Compagnie de Jesus. Douai, Belier, 1636. [A Douay, chez Baltazar Belier, Compas d'or. L'an 1636. Avec Privilege & Approbation.] In-12 (70 ´ 122 mm.) sous brochage d'origine, [1 (titrce)], [1 bl.], [21 (oraison dédicatoire, préfaces, privilège, approbation)], [1 bl.], 491, [1 bl.], [7 (table)], [1 bl.], erreurs typographiques de pagination : 21 pour 45, 21 pour 63, passage sans perte de texte de la p. 171 à la p. 174, 20 pour 207, 20 pour 209, 226 pour 229, 446 pour 346, 390 pour 360, passage sans perte pour la continuité du texte de la p. 386 à la p. 385, 371 pour 471.
   Il s'agit de la peu courante édition originale de l'un des deux ouvrages que publia le prédicateur jésuite Pierre Marie (Rouen, 1589 - Bourges, 1645).
Bibliographie :
   - 
Duthillœul, Bibliographie douaisienne, n° 432.

     

150 euros (code de commande : 21291vit1b).

 

MAUPERTUIS (Pierre-Louis-Moreau de) — Essai de philosophie morale. Par M. de Maupertuis.[Paris], [Durand], 1751. [M. DCC. LI.] In-8° sous reliure cartonnage de papier marbré, pièce de titre rouge, filets dorés sur les plats, [1 (titre)], [1 bl.], XXX, 125, [2 (table)], [1 bl.] p., ex-libris, bel exemplaire très bien conservé, rare.
   Il s'agit de la deuxième édition de cet ouvrage dont l'originale fut publiée à Berlin, en 1749.
Description de la Bibliothèque Nationale de France :

   Adresse restituée d'après la permission tacite accordée le 13 juillet 1751 (BnF, ms. fr. 21994, n° 87 ; ms. fr. 21982) ; imprimé en France d'après les matériel et usages typographique ainsi que le papier (Auvergne). Bandeau typographique, culs-de-lampes gravés sur bois dont un [p. 45] par Vincent Le Sueur (daté 1739).
À propos de ce livre :

   « Quand, rarement, Maupertuis dispose d'une place dans une histoire de la philosophie, c'est dans le secteur de l'épistémologie. Pourtant, il signe aussi un très court texte de philosophie qui, me semble-t-il, mérite qu'on s'y arrête, car il joue un rôle cardinal dans l'économie d'un courant de pensée français que l'historiographie a gommé, trop matérialiste, trop eu croyant, pas assez idéaliste ou spiritualiste ; disons-le autrement : trop incompatible avec la tradition judéo-chrétienne recyclée par l'idéalisme dominant. Ce courant, je le nomme l'utilitarisme français. Or le texte qui en préfigure l'existence est l'Essai de philosophie morale, publié d'abord à Berlin en allemand en 1749 puis en français et en France dès 1751.
   Ce petit texte (un in-12 de cent vingt-cinq pages, dix-sept lignes par page...) a d'abord existé sous la forme d'un envoi privé à un ami. Comme toujours à l'époque, on le lit dans les salons, on le copie, le recopie, il circule, jusqu'à ce qu'il se trouve un jour imprimé, édité et diffusé sans le consentement ni l'autorisation de son auteur. Dans ce cas de figure, les risques de censure existent, certes, mais ils sont moindres que dans le cas d'une franche existence éditoriale.
   Pour éviter l'édition pirate, fautive, peu sûre, mal recopiée, parfois volontairement malintentionnée, Maupertuis consent à une édition. Il l'ouvre en répondant d'abord aux remarques le plus fréquemment faites à son texte : livre de misanthrope, éloge fautif du suicide, ouvrage d'impiété, mais aussi bréviaire de dévotion (!), ouvrage au style bien trop sec ! La bonne méthode voudrait pourtant qu'on l'ait lu afin de pouvoir saisir la portée des remarques, puis la pertinence et la qualité des réponses : ce préambule méritait donc un appendice...
   Ces premières pages, maladroites, invitent à ne pas lire : qui s'empresserait d'aller voir un livre si noir, à l'abord si revêche, coupable ou d'être libertin, ou de sentir l'eau bénite ? Mais mériter ces deux reproches, voilà l'effet d'un singulier ouvrage ! Car hédoniste, l'utilitaire altruiste, le tout dans la perspective d'une véritable science philosophique, avec arithmétique des plaisirs, physique des passions et mathématique des émotions. Pour un historiographe élevé au biberon idéaliste, voilà trop pour un seul homme ! D'où l'absence de l'œuvre dans le corpus de la philosophie française. »
Bibliographie :
   Michel Onfray, Maupertuis et le désir d'être heureux, dans Les ultras des Lumières (tome 4 de la Contre-histoire de la philosophie), chap. 11.

200 euros (code de commande : 21494vit1b).

 

[MAUVILLON (Éléazar de)] — Histoire du Prince Eugene de Savoye, Généralissime des Armées de l'Empereur & de l'Empire. Enrichie de Figures en Taille-Douce. Tome troisième. Vienne, Briffaut, 1770. [A Vienne en Autriche, Chez Briffaut. M. DCC. LXX.] In-12 plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné, tranches rouges, reliure frottée, [1 (titre)], [1 bl.], 327, [1 bl.] p., trois gravures à déplier.
   Ce troisième volume (sur cinq) couvre les événements qui se sont déroulés de 1705 à 1708.
   Les gravures sont :
   - Plan de la ville de Turin (en regard de la p. 98).
   - Plan de la bataille de Cassano (en regard de la p. 191).
    - Plan de la bataille d'Audenarde (en regard de la p. 272).

50 euros (code de commande : 20612).


 

   MIRAEUS (Aubertus). Fasti Belgici et Burgundici.
   
Bruxelles, Pepermann, 1622.
     Recueil de près de six cents biographies de saints bourguignons et des Pays-Bas.
   Pour en savoir plus...

200 euros (code de commande : 10460/vit1a).

 

[MONGEZ (Antoine)] — Vie privée du Cardinal Dubois, Premier Ministre, Archevêque de Cambrai, &c. [Paris], 1789. [A Londres. 1789.] In-8° demi-toile brune, tranches marbrées, (XIXe siècle), [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 298 p. (les six premières en caractères romains), bel exemplaire.
   On connaît deux éditions portant la date de 1789 ; elles sont de format différents la première, présentée ici qui contient 298 p. et la seconde dont la page de titre est ornée d'une vignette au motif floral, qui contient 389 p. et un portrait du cardinal.
   Si l'œuvre de Mongez est essentiellement consacrée à l'histoire naturelle et à l'Antiquité, il est cependant « l'auteur de deux ouvrages plus ou moins historiques : l'Histoire de la vie de Marguerite de Valois (1777) et la Vie privée du Cardinal Dubois (anonyme, 1789). [...] À la lire, on remarque que c'est un monument de duplicité : prétendant reprendre un hypothétique manuscrit d'un secrétaire du cardinal, elle ne se prive pas de donner en note les passages obscènes et licencieux de ce manuscrit, tout en les condamnant. »
Avis des éditeurs :
   Le Public doit compter sur la vérité des faits rapportés dans ces Mémoires : on en a extrait le plus grand nombre, & sur-tout les détails de la Vie privée du Cardinal, d'un Journal composé par son Secrétaire intime. Ce manuscrit après avoir passé dans plusieurs mains, & après avoir été négligé pendant soixante ans, est enfin tombé dans les nôtres ; nous nous hâtons d'en faire jouir le Public.
   Le Cardinal Dubois a eu le même sort que l'illustre Sulli. Tous deux ont eu pour historiens leurs Secrétaires ; on fait que rien n'échappe à ces hommes dont les Grands ont perpétuellement besoin.
   La vie publique du Cardinal Dubois ayant été négligée dans notre manuscrit, nous avons eu recours aux sources connues. Nous ne citerons ici que la vie du Régent & l'histoire de la Régence.
   On pourrait cependant nous accuser d une ingratitude marquée, si nous ne rendions justice aux Mémoires du Chevalier de Ravanne. Les détails qu'ils renferment sur notre Prélat, ont trop de conformité avec nos renseignemens secrets, pour ne pas en faire une mention particuliere.
   Pour mettre les Lecteurs à même de juger notre travail & le manuscrit du Secrétaire, nous allons transcrire une partie de sa Préface, en conservant fidélement son style trivial, ses expressions familieres, & en faisant observer qu'il l'avait composé par l'ordre du Cardinal de Fleuri auquel il est dédié.
Bibliographie :
   - Gay, Bibliographie des ouvrages relatifs à l'amour, t. VI,  p. 418.
   - Walckenaer, Notice historique sur la vie et les ouvrages de M. Mongez, p. 7.

80 euros (code de commande : 20055Vit1b).

 

[MONS]. Loix, chartres et coutumes du chef-lieu de la Ville de Mons, et des villes et villages de son ressort, avec les Décrets qui y sont relatifs. Nouvelle edition revûe & très-exactement corrigée à la lettre (d'après l'original) d'une infinité de fautes qui se trouvoient dans les Editions précédentes. Et augmentée de plusieurs Décrets, Privilèges & Ordonnances ; de même que d'une premiere edition très-correcte de la Moderation desdites Chartes, vulgairement nommé Charte preavisée. Mons, Wilmet, 1761. [A Mons, / Chés Matthieu Wilmet, Imprimeur / ordinaire de S. M. I. & R. A. / sur la grand'Place. 1761. / Avec permission.] In-8° plein veau moucheté d'époque, dos restauré à 5 nerfs, tranches rouges, [1 (titre)], [1 bl.], IV, 98, [5 (table)], [1 bl.], 112, 234 (Modération des Chartes), [6 (table)] p., cachet humide à la page de titre, bon exemplaire.
Extrait de l'étude de Bertrand Federinov :
   « La coutume du chef-lieu de Mons de 1534 ayant rapidement montré ses lacunes, il avait été décidé d'en rédiger une mouture améliorée avant de la présenter à la sanction royale. Ce texte, connu sous le nom de Charte Préavisée, a bel et bien vu le jour mais, en raison de circonstances politiques et religieuses défavorables, il n'a jamais été homologué. Il n'empêche que pour pallier aux manquements de la première version, les hommes de loi s'y référaient fréquemment via de nombreuses copies manuscrites, souvent erronées. Ce n'est qu'en 1761 que son impression avait été sollicitée par le Magistrat et les États de Hainaut auprès de Mathieu Wilmet. Ce dernier l'avait insérée à la suite d'une nouvelle édition des Loix, chartes [sic] et coutumes du chef-lieu de la ville de Mons et des villages de son ressort, avec les décrets qui y sont relatifs.
   Les trois exemplaires conservés dans notre bibliothèque [Musée royal de Mariemont] sont de véritables curiosités bibliographiques. Un examen minutieux de leur mise en page et de leur contenu révèle trois éditions composées à des époques différentes. En effet, nous y observons un décalage systématique entre les signatures et le texte, de même l'utilisation de vignettes, de lettrines et de culs-de-lampe dissemblables. »
   L'exemplaire présenté ici est une quatrième version de cet ouvrage et rejoint les trois autres au rang des curiosités bibliographiques...
Bibliographie :
   - Rousselle (Hippolyte), Bibliographie montoise, n° 606.
   - Federinov (Bertrand), Quatre siècles d'imprimerie à Mons, pp. XLV-XLVI, 80.

200 euros (code de commande : 25969).

 

 

[MONS - CONFRÉRIE DU SAINT-ESPRIT]. Description du Jubilé de deux cens ans et plus de l'érection de la très-pieuse & célébre Confrérie du Saint Esprit dans l'Eglise Paroissiale de sainte Elisabeth en la Ville de Mons. Avec les Litanies du Saint Esprit, & le Veni Creator en françois. Mons, Plon, [1761]. [A Mons, / De l'Imprimerie de Pierre Jean Joseph Plon, / Imprimeur & Libraire rue de Nimi. / Avec Approbation & Permission.] In-8° broché sous sa couverture d'attente, 16 p., bon exemplaire, rare.
Ce volume contient :
   - Bulle. Notre S. Pere le Pape Clement XIII.
   - Description du Jubilé de deux cens Ans & plus, de l'érection de la très-pieuse et célébre Confrérie du Saint Esprit.
   - Litanies du Saint Esprit.
   - Le Veni Creator.

   - Dispositions relative aux festivités du 10 mai, jour de la Pentecôte.
   - Ordre de la procession.
Bibliographie :
   - Rousselle (Hippolyte), Bibliographie montoise, n° 726.

35 euros (code de commande : 27462).

 

MONTIS (Paul de) — La vie de la vénérable sœur Marie de l'Incarnation, religieuse converse carmélite, fondatrice des Carmélites de France, dite dans le monde, Mademoiselle Acarie. Ouvrage dédié à Madame Louise de France, Religieuse Carmélite, sous le nom de Sœur Thérèse de S. Augustin, Prieure des Carmélites de S. Denis. Par M. l'Abbé de Montis, Docteur en Théologie, Censeur Royal, de l'Académie Royale des Belles-Lettres de la Rochelle. Paris, Gueffier, 1778. [A Paris, Chez Pierre-François Gueffier, Libraire-Imprimeur, rue de la Harpe. M. DCC. LXXVIII. Avec Approbation, & Privilége du Roi.] In-12 plein veau d'époque, dos lisse orné de fers dorés, tranches rouges, reliure frottée, [2 bl.], XV, [1 bl.], 326, [2 (approbation et privilège)], [2 bl.] p., bon exemplaire de cette peu courante première (et seule) édition.
Extrait de la préface :
   J'ai divisé mon ouvrage en quatre parties. La premiere contient la naissance de Madame Acarie, son état de fille, de femme & de veuve. La seconde partie comprend son entrée en religion, la vie édifiante qu'elle y a menée & sa sainte mort. Dans la troisieme partie, je fais connoître l'excellence & la sublimité de ses vertus & plusieurs actes héroïques qu'elles lui ont fait produire & qui n'ont pu entrer dans le corps de l'ouvrage. La quatrieme partie fera connoître les graces & les faveurs singulieres qu'elle a reçues du Seigneur, & de plus les faits miraculeux qu'elle a opérés pendant sa vie, ou qui, par son intercession, ont éclaté, après sa mort.

90 euros (code de commande : 20106/vit1b).

 

[NAUDÉ (Gabriel) et PATIN (Guy)]. [LANCELOT (Antoine) et BAYLE (Pierre)] — Naudaeana et Patiniana. Ou singularitez remarquables, prises des conversations de Mess. Naudé & Patin. Seconde édition revuë, corrigée & augmentée d'Additions au Naudaeana qui ne sont point dans l'Edition de Paris. Amsterdam, Vander Plaats, 1703. [A Amsterdam, Chez François vander Plaats, Marchand-Libraire dans le Gapersteeg, M. DCCIII.] In-12 plein veau, dos lisse orné de filets dorés, filet-double doré encadrant les plats, reliure frottée, [1 (titre en rouget noir)], [1 bl.], [14 (avertissement, préfaces)], 256, 132, [10 (table)] p., portraits de Guy Patin et de Gabriel Naudé gravés par Sluyter en frontispice.
Avertissement du Libraire [il s'agit en réalité de Pierre Bayle] :
   Je n'ai pas pu faire tout ce que je souhaitois pour perfectionner cette nouvelle Edition du Naudaeana & Patiniana. Je voulois y joindre les endroits que Mr le Président Coufìn a retranchez de l'Original, & les Pieces Latines que le Pere Jacob publia en l'honneur de M. Naudé à Paris l'an 1659. mais jusques ici il m'a été impossíble de les recouvrer. J'ai été plus heureux par raport à la taille douce de M. Naudé, car j'en ai enfin déterré un exemplaire, on la trouvera ici avec celle de Mr Patin. Mais pour faire bien connoître que cette édition ne laisse pas d'être incomparablement meilleure que celle de Paris, il me suffira d'avertir que j'ai fait corriger un très grand nombre de fautes qui défiguroient si horriblement les noms propres, qu'ils en étoient méconnoissables. J'ai mis ensemble † les endroits qui appartiennent à la même personne, & qui se trouvent dispersez çà & là dans l'édition de Paris, & ce qui est beaucoup plus considérable je donne des Supplémens très-curieux & fort nécessaires dont le manuscrit m'est venu de France : s'ils fussent venus assez tôt j'eusse mis chaque addition au bas de l'article qu'elle concerne, mais quoi qu'elles soient toutes ensemble à la fin du Naudaeana, il n'y a personne qui ne puisse facilement les raporter où il faut. L'Auteur de ces Additions ne m'est connu que sous l'idée générale de savant homme. Vous allez voir son Avant propos.
Bibliographie :
   - Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. III, col. 399.

   
Portraits de Guy Patin et de Gabriel Naudé et page de titre.

200 euros (code de commande : 19800).


 

[NUMISMATIQUE]. BOIZARD (Jean) — Traité des monoyes, de leurs circonstances & dépendances. Par Monsieur J. Boizard, Conseiller en la Cour des Monoyes. Nouvelle edition. Augmentée de l'Explication des termes qui sont en usage dans les Monoyes, & d'un Traité pour l'instruction des Monoyeurs & des Negocians en Matières d'or & d'argent. Tomes I et II (complet). Paris, Le Febvre, 1711. [A Paris, / Chez Jacques le Febvre, ruë S. Severin / à la Pomme d'or ; & dans la Grand'-Salle / du Palais vis-à-vis la Cour des Aydes. / M. D C. C X I. / Avec privilege du roy.] In-12 plein veau d'époque, dos à 5 nerfs, tranches rouges, reliure frottée et usagée, mors fragiles, [1 (titre-frontispice)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [46 (Avertissement, Table, Explication par ordre alphabetique de tous les termes qui sont en usage dans les Monoyes, approbation et privilège)], 504, [18 (table)], [1 (titre du tome II)], [1 bl.], 100 p., 5 gravures hors texte, ex-libris manuscrit de Guillaume Marquart in fine et ex-libris gravé au premier contreplat.
   Guillaume-François Debure nous apprend que « Cette édition est assez recherchée, & les exemplaires en sont devenus actuellement assez rares, parce que ce Livre n'a point été imprimé depuis. L'on en trouve cependant qui sont datés de 1714 ; mais les uns & les autres sont d'une seule & même édition ; & la différence ne consiste que dans le seul feuillet de l'Intitulé.
   Il y a eu des défenses de le réimprimer, parce qu'il renferme un Traité de l'alliage & de la fabrication de la Monnoye d'or & d'argent ; dangereux par le mauvais usage qu'on en a déjà fait, & qu'on pourroit en faire encore. Ce Traité ne se trouve point dans l'édition donnée à Paris en 1692. »
  Quant à Louis André, il écrit : « Pour composer cet ouvrage, Broizard, conseiller à la Cour des monnaies, s'est servi des livres de ses prédécesseurs, en particulier de Bouteroue, que, parfois, il copie simplement. Il a divisé son traité en trois parties : il explique les termes, les variétés des monnaies et les procédés de leur fabrication : il parle des généraux et maîtres des monnaies, de la cour, des fonctionnaires, des peines à infliger, surtout aux faux monnayeurs : il renseigne sur la qualité, le poids et le titre des monnaies, jurisprudence de la Cour, ordonnances et règlements. »
   Le propriétaire de cet ouvrage, Guillaume Marquart, orfèvre bruxellois, fut nommé, le 16 septembre 1726, essayeur général de la Monnaie de la ville de Bruxelles.
   La gravure tenant lieu d'ex-libris collée au premier contreplat ne contient aucune information ; on trouve une gravure de ce blason de la famille Marquart, de Bohême-Silésie (de gueules à un cheval naissant d'argent mouvant d'une couronne d'or) que l'on peut dater du XVIIe siècle.
Bibliographie :
   - Debure (Guillaume-François), Bibliographie instructive. Volume de la Jurisprudence et des Sciences et arts, n° 1368.
   - André (Louis), Les sources de l'histoire de France. XVIIe siècle (1610-1715), n° 6607.
   - De Witte (Alphonse), Jean-Baptiste Chrysogome Marquart essayeur général, waradin de la Monnaie de Bruxelles, dans Revue belge de numismatique et de sigillographie, 1913 - 69e année, p.53-54.
   - Rietstap (Jean-Baptiste), Armorial général, t. II, p. 160.

   
À gauche, l'ex-libris figurant dans l'ouvrage,
à droite, « Die Marquart » gravure sur cuivre, coloriée et semblant dater du XVIIe siècle.

280 euros (code de commande : 26960).


 

Officium hebdomadæ sanctæ. Secundùm Missale & Breviarium Romanum, Pii V. Pont. Max. jussu editum, Clementis VIII. & Urbani VIII. auctoritate recognitum. Anvers, Plantin, 1792. [Antverpiæ, Ex Architypographia Plantiniana. M. DCC. LXXXXII.] In-12 plein chagrin noir d'époque, dos à 4 nerfs (petit manque à la queue), fermoirs, 524 p., lettrines, culs-de-lampes et 5 gravures à pleine page, impression en rouge et noir, bon exemplaire.

   
Titre et pp. 58-59.

75 euros (code de commande : 20203).


 

Ordonnance de Louis XIV, Roi de France et de Navarre, sur le fait des eaux et forets, Donnée à S. Germain-en-Laye au mois d'Août 1669. Avec les Réglemens rendus en interprétation jusqu'à présent. Nouvelle édition, plus correcte que les précédentes. Paris, Compagnie des Libraires Associés, 1776. [A Paris, / Par la Compagnie des Libraires associés. / M. DCC. LXXVI. / Avec Approbation & Privilége du Roi.] In-12 plein veau marbré d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers et de fleurons dorés, tranches jaspées, [1 (titre)], [1 bl.], [6 (avertissement, table, privilège)], 640 p.
Avertissement des libraires :
   On ne croit pas devoir laisser ignorer au public, qu'en 1752, M. Joly de Fleury, ancien Procureur Général, s'étant apperçu que jusqu'alors tous les textes imprimés de l'Ordonnance de 1669, étoient peu corrects & infectés de fautes considérables ; Monseigneur le Chancelier chargea Maîtres Rousselet & Coqueley de Chaussepierre, Avocats & Censeurs Royaux, de la rétablir dans sa pureté, ce qu'ils firent avec la plus scrupuleuse exactitude sur la minute de cette Ordonnance, registrée au Parlement de Normandie.
   C'est sur le travail de ces deux Censeurs que nous avons fait l'Errata qui précéde l'édition de l'Ordonnance de 1669, que nous donnâmes en 1753, & qui est munie du Certificat de ces Censeurs qui attestent l'exactitude des corrections.
   L'édition que nous donnons aujourd'hui a été imprimée avec le plus grand soin, sur les corrections dont on vient de parler ; de manière que nous sommes en état d'assurer le Public, que le texte qu'elle offre est le plus régulier & le plus exact qu'il ait eu jusqu'à présent.
Bibliographie :
   - Thiébaud, Bibliographie des ouvrages français sur la chasse, p. 702.

100 euros (code de commande : 22301).


 

[PAIX DE VERVINS]. Memoires de Bellievre, et de Silleri. Contenant un Journal concernant la Negociation de la Paix traitée à Vervins l'an 1598. entre Henri IV. Roi de France, & de Navarre, et Philippes II. Roi d'Espagne, & Charles Emmanuel Duc de Savoye. Première et deuxième parties. La Haye, Moetjens, 1696. [A La Haye, / Chez Adrian Moetjens, Marchand / Libraire prés de la Cour, à la Librairie Françoise. / M. DC. XCVI.] Deux volumes in-12 plein veau d'époque usagé, [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [24 (épitre et table du premier volume)], [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [12 (table du second volume)] 587 (pagination continue pour les deux volumes), [7 (catalogue de l'éditeur)] p., petite découpe circulaire à chaque page de titre.
   Le 2 mai 1598, Henri IV et Philippe II d'Espagne signèrent la Paix dite de Vervins.
   Par ce traité, négocié pour les Français par Pomponne de Bellièvre et Nicolas Brulart de Sillery, la France récupéra quelques territoires, dont une partie de la Picardie, et renonça à la Flandre et à l'Artois.

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 24870).

 


 

[PERNETY (Jacques, dit Pernetti)] — Lettres philosophiques sur les physionomies. Ex Vultibus Hominum Mores colligo. Petronius.
La Haye, 1746. [A La Haie, / chés Jean Neaulme, / aux Dépens de l'Auteur, / M. DCC. XLVI.] In-8° (110 x 177 mm.) sous cartonnage moderne marbré, [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [4 (avertissement)], 274 p. (les pp. 252-274 sont consacrées au Catalogue des livres imprimez chez J. Neaulme), frontispice de Jan van Schley, édition originale, note manuscrite sur la page de garde.
   Ce volume fut d'abord attribué au jésuite quimpérois Guillaume-Hyacinthe Bougeant mais il est désormais acquis que son véritable auteur est l'abbé lyonnais Jacques Pernetti.
   L'abbé Jacques Pernetti (1696-1777) fut chanoine de la cathédrale de Lyon, passionné par l'histoire naturelle et par les antiquités, il fut un des membres les plus actifs de l'Académie lyonnaise. Historiographe de Lyon, il publia de nombreux ouvrages dont ses Lettres philosophiques sur les physionomies qui fut traduit en allemand et qui était « assez recherché à cause de la nouveauté du sujet ».
Bibliographie :

   - 
Barbier (Antoine-Alexandre), Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. II, col. 1285.
   - Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, 13208, 49507 et 49508.

50 euros (code de commande : 25532).


   PERRAY (Michel du). Traité sur le partage des fruits des benefices...
   
Paris, Paulus-du-Mesnil, 1742.
   
Un des principaux ouvrages de ce célèbre avocat.
   Pour en savoir plus...

95 euros (code de commande : 10393/vit1b).


 

   PESTEL. Les fondemens de la jurisprudence naturelle.
   
Utrecht, J. van Schoonhoven, 1774.
   
Traduction de Fundamenta jurisprudentiae naturalis, delineata in usum auditorum, publié à Leyde, la même année.
   Pour en savoir plus...

125 euros (code de commande : 6344/vit1a).

 

[PLAUTUS (Titus Maccius]M. Actii Plauti Sarsinatis comici festivissimi Comoediae XX. post omnes omnium æditiones accuratissime recognitæ. Præter reliquas commoditates, habes hic lector optime annotationes in omnes Comœdias per G. Longolium iam denuo ab ipso castigatas & locupletatas, quibus accessere scholia nova in quatuor posteriores Comœdias, in quas hactenus nihil fuerat annotatu[m]. Cologne, Gymnicus, 1538. [Coloniæ, / Excudebat Ioannes Gymnicus. / Anno M. D. XXXVIII.] In-8° plein veau d'époque estampé à froid sur ais de bois, dos à trois nerfs présentant des manques, traces de fermoirs, 782 p.
   Gilbert de Longueil (Utrecht, 1507 - Cologne, 1543), fut un pur produit de la Renaissance : il fit le voyage en Italie pour y étudier les belles-lettres, la philosophie et la médecine et en revint pour pratiquer la médecine et enseigner les belles-lettres à Deventer, Cologne et Rostock. Outre l'édition de Plaute présentée ici, on lui doit de bonnes éditions annotées des Métamorphoses d'Ovide, des épîtres de Cicéron, des opuscules de Plutarque, etc.

80 euros (code de commande : 26510).

 

PLINE L'ANCIEN (Gaius Plinius Secundus) — L'Histoire du Monde, de C. Pline Second : Collactionnée & corrigée sur plusieurs vieux exemplaires Latins, tant imprimez qu'escrits à la main, & enrichie d'annotations en marge, servans à la conference & declaration des anciens & modernes noms des Villes, Regions, Smples, & autres lieux & termes obscurs comprins en icelle. A quoy a esté adjousté un traitté des poids & mesures des antiques, reduictes à la façon des François : Avec deux Tables ; l'une fort ample des noms & matieres contenuës en ceste Histoire ; l'autre servant au susdit traité des poids & mesures. Le tout mis en françois, par Anthoine Du Pinet, Seigneur de Noroy ; et depuis en ceste sixiesme & derniere edition, augmenté de plusieurs nouvelles Annotations fort utiles & necessaires, & revu en plusieurs lieux & endroits difficilles, non encores expliquez. Tomes I et II (complet). Paris, Giffart - Morlot - Daufresne, 1622. [A Paris, / Par Louys Giffart, Claude Morlot, / & Robert Daufresne. / M. DC. XXII.] . Deux tomes en un volume in-folio, plein parchemin manuscrit recouvert d'une teinture verte, dos à 6 nerfs, [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [24], 516, [84], [1 (titre du tome II)], [1 bl.], [18], 569, [71] p., exemplaire en bel état.
   À propos de cette traduction d'Antoine du Pinet (Besançon, ca 1510-1515 - 1584) dont la première édition parut à Lyon, en 1542, Michaud écrit : « Cette traduction a été pendant longtemps la seule qu'il y eût en français : le style en est simple et agréable quoiqu'un peu vieilli, et bien des personnes la préfèrent encore à celle qu'à donnée Poinsinet de Sivry. Falconet la trouve inexacte ; mais on devra toujours de la reconnaissance à Dupinet, pour avoir osé le premier entreprendre la traduction d'un des ouvrages les plus importants de l'antiquité, et en même temps l'un des plus difficiles, à raison de la multiplicité des connaissances que doit réunir le traducteur. »
Bibliographie :
   - Michaud (Louis-Gabriel), Biographie universelle ancienne et moderne, tome XII, p. 9.
   - Lazard (Madeleine), Un Franc-Comtois à Lyon : Antoine du Pinet, sieur de Noroy, pasteur humaniste.

600 euros (code de commande : 23369vit1a).

 

PLUCHE (Noël-Antoine) — Le spectacle de la nature ou Entretiens sur les particularités de l’histoire naturelle, qui ont paru les plus propres à rendre les Jeunes-Gens curieux, & à leur former l’esprit. Tome cinquième, Contenant ce qui regarde l'Homme considéré en lui-même. Nouvelle édition. Paris, Estienne, 1755. [A Paris, Chez les Freres Estienne, rue S. Jacques, à la Vertu. M. DCC. LV. Avec Approbation & Privilege du Roi.] In-12 broché, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 596, [3 (table et explication du frontispice)], [1 bl.] p., bien complet du frontispice et des 20 planches hors texte à déplier la plupart gravées par J. P. Le Bas.
Table des matières :
   Entretien I : La destination de l'Homme sur la terre.
   Entretien II : Le domaine de l'Homme.
   Entretien III : Le gouvernement de l'Homme, prouvé par les proportions & par l'excellence du corps humain.
   Entretien IV : Le gouvernement de l'Homme, prouvé par l'excellence de ses sens.
   Entretien V : Le domaine de l'Homme, prouvé par ses plaisirs.
   Entretien VI : Le gouvernement de l'Homme, aidé par la certitude des fonctions animales.
   Entretien VII : Le gouvernement de l'Homme, démontré par les facultés de son esprit. L'activité de l'Homme.
   Entretien VIII : Le gouvernement de l'Homme, prouvé par son intelligence.
   Entretien IX : Le domaine de l'Homme, prouvé par son imagination.
   Entretien X : Le gouvernement de l'Homme, prouvé par sa mémoire.
   Entretien XI : Le gouvernement de l'Homme, prouvé par l'étendue de sa volonté, par le choix de sa liberté, & par la direction de sa conscience.
   Entretien XII : Les sciences usuelles. La logique usuelle.
   Entretien XIII : La science usuelle. Les faits. Les mesures.
   Entretien XIV : La science usuelle. Les forces mouvantes.
   Entretien XV : L'optique.
Détail des gravures :
   1. Frontispice : Qu'est-ce que l'Homme.
   2. Les mesures, en regard de la p. 259.
   3. Les mesures, en regard de la p. 281.
   4. L'usage des mesures, en regard de la p. 305.
   5. Les cadrans, en regard de la p. 341.
   6. L'anneau astronomique, en regard de la p. 389.
   7. Les forces mouvantes, en regard de la p. 401.
   8. Les forces mouvantes, en regard de la p. 437.
   9. Les moulins, en regard de la p. 472.
   10. Le moulin à vent, en regard de la p. 479.
   11. Le moulin à vent vû de face et de profil, en regard de la p. 480.
   12. Elevation et coupes du moulin sur batteau, en regard de la p. 485.
   13. Plan et coupe d'un moulin sur batteau, en regard de la p. 485.
   14. Le moulin à sier, en regard de la p. 489.
   15. Plan et coupe du moulin à sier, en regard de la p. 489.
   16. Plan du moulin à poudre, en regard de la p. 495.
   17. Elevation d'un moulin à poudre, en regard de la p. 495.
   18. L'optique, en regard de la p. 527.
   19. Suite de l'optique, en regard de la p. 565.
   20. Le microscope, en regard de la p. 582.
   21. Le telescope, en regard de la p. 592.

80 euros (code de commande : 19511/vit1a).


 

[PORCELAINE - HALLEY]. Très rare carton publicitaire (119 x 76 mm.) du faïencier Charles Halley.
À propos de Charles Halley :
   Deux factures, quelques mentions dans les Almanachs et dans les actes notariés, et de très belles porcelaines sont, pour le moment, tout ce que nous savons sur Halley et Lebon dont les deux magasins furent réunis en un seul par le mariage de Lebon avec la fille de Halley.
   En 1793, Charles Halley était cité comme faïencier, rue Montmartre, n° 6. Il figure dans les Almanachs à partir de l'an 8. Selon certains auteurs, Halley aurait été directeur de la manufacture de porcelaine de Caen, ce qui reste à prouver. Quoiqu'il en soit, Charles Halley qualifié dans le même acte de faïencier et de marchand de porcelaine, fut en 1803, l'un des créanciers du Grand hôtel de Richelieu, à Paris, pour lequel il avait fourni de la porcelaine évaluée à 884 francs. Il demeurait alors rue Montmarte au coin du boulevard et le numéro 182 indiqué dans les Almanachs est appliqué à l'une ou à l'autre de ces voies.
Bibliographie :
   - Régine de Plinval de Guillebon, La porcelaine à Paris sous le Consulat et l'Empire, p. 154.

20 euros (code de commande : 23550*).

 

PORTIS (Leonard de) et AQUILE (Ioannis) — De Re pecuniaria antiqua : sestertio, talentis, ponderib., mensuris, stipendiis militarib. antiq. provinciarum : regumq[ue] populi ro[mani] : ac Cæsarum reditib. libri duo utilissimi. Auctore Leonhardo Porcio Vicentino. Item Johannis Aquilae de potestate atq[ue] utilitate monetarum opusculum his additum. Item priscae monetae ad nostram supputatio per Mameramnum collecta. Cologne, Mameranus, 1551. [Cum Privilegio Cæs. ad decennium. / Coloniae Henricus Mameranus excudebit / in platea Iudaica Anno, M.D.L.I.] In-8° plein veau, dos à 4 nerfs (reliure usagée), 170 (quelques erreurs typographiques de pagination aux derniers feuillets), [4 (index)], [2 bl.], 130, [6 (index)] p., mouillures et quelques ouvrages de ver (sans dommage pour le texte), ouvrage d'une grande rareté.
   La vignette à la page de titre est gravée aux armes et à la devise de Charles Quint, surmontant celle de l'éditeur : Sobrie, Iuste et Pie.
À propos des rapports entre Guillaume Budé et Léonard de Portis :
  « Ce qui regarde les monnaies romaines fut traité, presque en même temps, en Italie et en France, par un Vicentin nommé Leonardo Porzio, et par le savant Budé. Quand celui-ci eut publié, en 1514, son traité De Asse, et l'autre son livre sur la monnaie, les poids et les mesures des anciens (De Re pecuniaria antiquorum, de ponderibus ac Mensuris), on vit entre ces deux ouvrages un tel rapport que, suivant l'expression d'Érasme, dans une lettre écrite à Budé lui-même, personne ne douta que l'un des deux auteurs n'eût pillé l'autre. Porzio attaqua, le premier, en plagiat, l'auteur français ; Budé, non content de se défendre, rétorqua l'accusation, et se préparait à revenir à la charge, lorsque Jean Lascaris, ami des deux parties, et ami de la paix, parvint à les réconcilier. »
Bibliographie :
   - Didier (Nikolaus), Nikolaus Mameranus. Ein Luxemburger Humanist des XVI. Jahrhunderts am Hofe der Habsburger, sein Leben und seine Werke, p. 289 (n° 1).
   - Ginguné (P.L.), Histoire littéraire d'Italie, tome VII, p. 301.

850 euros (code de commande : 24500).

 

[PROTESTANTISME]. La Confession de foy des Eglises Reformées des Païs-Bas, représentée en deux colomnes, l'une portant la confession ancienne : et l'autre, La Revision qui en été faite au Synode National de Dordrecht, l'An 1619 : Avec le Jugement du dit Synode sur les 5. Articles & la Discipline Ecclesiastique ; Et une Préface sur l'Histoire de la dite Confession, où est jointe la Lettre écrite a Philippe II. Roy d'Espagne. Le tout publié par ordre du Synode des Eglises Walonnes, tenu a Leyden le 14. septemb. 1667. Leyde, Luzac, 1769. [A Leyde, Chez Elie Luzac, 1769.] In-4° sous brochage d'attente, [22 (titre, avertissement, préface et Actes du Synode et Lettre au Roi d'Espagne), 192, [1 (table], [1 bl.] p., ex-libris manuscrit à la page de titre, dos renforcé avec de l'adhésif, bon exemplaire.
Table des matières :
   
1. L'Avertissement sur cette Nouvelle Edition.
   2. La Préface de M. Hulsius, avec les pieces justificatives.
   3. La Lettre au Roi d'Espagne, Philippe II.
   4. La Confession de Foi.
   5. Le Jugement du Synode National de Dordrecht sur les cinq Articles.
   6. Les Signatures des Proposans, précédées d'un Avertissement rélatif.
   7. L'Ordre ou la Discipline Ecclésiastique.
   8. Les Post-Actes du Synode National de Dordrecht.
   9. L'Acte d'Uniformité dressé en 1686, & sous-signé des Ministres Refugiés.
   10. Les Signatures des Pasteurs, depuis leur Commencement en 1580, jusqu'à présent.
   11. Les Formulaires
         - de la Confirmation des Pasteurs.
         - de celle des Anciens & Diacres.
         - de l'Excommunication.
         - de la Reconciliation à la paix de l'Eglise.
         - du Batême des Personnes Agées ou des Adultes.
         - de celui des Anabatistes.

         - [de celui] des Juifs.
         - [de celui] des Mahométans.
         - [de celui] des Payens & des Idolâtres.

120 euros (code de commande : 24635vit1a).

 

Recueil des ordonnances de Louis XIV. Roy de France et de Navarre. Des mois de Juin 1680, & Juillet 1681. Sur le fait des aides. Troisiéme Edition, augmentée des Edits, Declarations, Arrests & Réglemens rendus en conséquence jusqu'à présent. Tomes I et II (complet). Paris, Saugrain et Prault, 1724. [A Paris, Chez la Veuve Saugrain & Pierre Prault, Imprimeur des Fermes & Droits du Roy, Quay de Gesvres, au Paradis. M. DCC. XXIV. Avec Privilege du Roy.] Deux volumes in-12 (105 x 172 mm.), plein veau d'époque, dos lisses ornés de fers et de fleurons dorés, tranches rouges, t. I : [3 (faux-titre : Recueil des reglemens sur le fait des aides de Normandie, avis de l'éditeur, titre)], [1 bl.], XLIII (Table chronologique), [1 bl.], 428 p., t. II : [2 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 460 p., bel exemplaire de ce peu courant recueil.
   Ce recueil est consacré à la Normandie. 
   « Dans l'origine, le mot aides s'appliquait à toute espèce d'impôt ; les tailles et les gabelles étaient comprises, comme tout le reste, sous cette dénomination générale. Sous Louis XIV, on commença à restreindre la signification du mot aides et à poser nettement la distinction entre l'impôt direct et l'impôt indirect. Les principaux droits désignés sous le noms d'aides étaient les divers droits perçus sur les boissons, vins, eaux-de-vie, bières, cidres, poirés, etc. Les droits d'aides, comme les autres impôts, n'étaient point levés par des agents directs de l'État. On réunissait ces droits en entreprises ou fermes générales, qu'on cédait à forfait, moyennant un prix déterminé, à des compagnies particulières qui se chargeaient de la perception d'après des tarifs convenus. Les aides proprement dites ne constituèrent un impôt général et permanent qu'à partir de l'année 1360. [...] Vivement attaqué dès la fin du XVIIe siècle par Boisguilbert, et au XVIIIe siècle par les économistes, l'impôt des aides, dont la réforme avait été vainement proposée par Colbert, par de Boulainvilliers en 1716, par le fermier général Dupin en 1746, et par Necker, pendant la durée de son premier ministère, fut supprimé par la Révolution en 1790. »
   Si, au XVIIIe siècle, nous voyons que les aides étaient restreintes à quelques produits, l'extrême irrégularité de l'assiette et de la perception des impôts entraînait qu'elles étaient encore appliquées dans certaines localités à plusieurs autres droits. « L'irrégularité de l'assiette était en effet le caractère général des impôts établis sous l'Ancien Régime. On pouvait dire que chaque province, quelquefois même chaque bailliage, avait son régime à part. Lors de l'établissement de l'aide générale, en 1360, plusieurs provinces avaient refusé de s'y soumettre. Pour s'en dédommager, le roi Jean ordonna que ces provinces seraient traitées comme pays étrangers, et à ce titre soumises à l'imposition foraine du sol pour livre, qui se prélevait aux frontières, à l'entrée et à la sortie des marchandises. De là vint la distinction des provinces sujettes aux aides, de celles qui ne l'étaient pas. »
   Larousse, Grand dictionnaire universel, t. I, p. 147 ; Coquelin et Guillaumin, Dictionnaire de l'économie politique, t. I, pp. 49-51.

Les deux volumes : 200 euros (code de commande : 13820/vit1a).


 

RETZ (Jean-François Paul de GONDI, Cardinal de) — Mémoires du Cardinal de Retz, contenant ce qui s'est passé de remarquable en France pendant les premieres années du regne de Louis XIV. Nouvelle Edition exactement revue & corrigée Tomes I, II, III et IV (complet). Genève, Fabry & Barillot, 1777. [A Geneve, Chez Fabry & Barillot. M. DCC LXXVII.] Quatre volumes in-12 plein veau d'époque, dos lisses ornés, reliures usagées, tome I : XXIV, 472 p., tome II : 510 p., tome III : 500 p., tome IV : 480 p., bon exemplaire.
Extrait de la notice de Bourgeois et André :
   « Ce fils d'un général des galères sous Louis XIII, cet élève de Vincent de Paul, puis du collège de Clermont, ce chanoine de Notre-Dame de Paris à l'âge de quatorze ans, destiné à l'église uniquement pour conserver à sa famille les bénéfices de l'archevêché de Paris, a été pendant toute sa vie dirigé, non par l'humilité religieuse, mais par l'ambition politique. Inquiétant déjà Richelieu par son livre sur la Conjuration de Fiesque et par ses liaisons avec le comte de Soissons, déçu dans son espoir d'occuper le premier rang, lorsque après la mort de Louis XIII Anne d'Autriche se confie tout entière à Mazarin, Retz profite de sa situation de coadjuteur de l'archevêque de Paris pour poursuivre dans la révolte ouverte le but qu'il s'est proposé d'atteindre ; écarté des conseils par la régente, il s'imposera à elle en lui montrant quelle est sa force. Mais il est bien au-dessous de ceux contre lesquels il a intrigué sans cesse : il n'y a pas en lui l'étoffe d'un Richelieu ou d'un Mazarin. C'est son intérêt particulier dont il recherche constamment la réalisation, et il désire le chapeau de cardinal pour se rapprocher de celui qui dirige véritablement la France. Dans cette lutte, il devait être vaincu et réduit à s'enfuir à l'étranger, d'où il essaya vainement de susciter des difficultés au gouvernement qui avait compris qu'il fallait se débarrasser de ce brouillon impénitent. Lorsqu'on 1661 la mort de Mazarin le délivra de son adversaire le plus redoutable, Retz crut encore que l'occasion s'offrait à lui de reparaître sur la scène politique et d'y jouer un grand rôle. Réconcilié dans cet espoir avec le roi, au prix de concessions humiliantes, il se fit le serviteur empressé de la monarchie nouvelle, déployant toute son habileté dans les négociations dont il fut chargé à Rome, pour attirer sur lui l'attention du souverain et le forcer à reconnaître ses mérites. Mais Louis XIV était l'élève de Mazarin, et les conseils que celui-ci lui avait adressés ne furent pas oubliés ; s'il loua le cardinal de sa dextérité et de ses succès, il ne lui accorda nullement, ce que l'ancien frondeur rêvait : car il voulait gouverner lui-même et avec des hommes à lui. Aussi Retz, cachant son dépit, voyant ses calculs totalement déjoués, s'apercevant enfin qu'il était un homme d'un temps déjà ancien, revint-il sur ses vieux jours à la religion, faisant preuve d'une humilité peut-être sincère. Ses illusions étaient perdues, son rêve évanoui : mais, avant de mourir, il voulut laisser sa vengeance et il écrivit ses mémoires.
   Il semble en avoir commencé la rédaction en 1658 pendant qu'il était exilé et qu'il menait une vie errante, de Rome en Franche-Comté, et de là en Allemagne, en Hollande, en Belgique, en Angleterre. Il a revu cette première rédaction dans sa retraite de Commercy, où il vécut depuis 1665, peut-être sur la demande de Mme de Sévigné qui lui avait exprimé le désir de le voir « s'occuper et s'amuser » soit « à faire écrire », soit à « écrire son histoire ». C'est seulement après 1670 qu'il voulut vraiment faire un grand travail et que, pour le mener à bien, il prit deux collaborateurs, les pères bénédictins Picart et Hubert Belhomme. La mort l'empêcha de terminer son œuvre : les mémoires ne vont en effet que jusqu'à l'année 1655. [...]
   Si ces mémoires ont une valeur littéraire incontestable, il n'en est pas de même au point de vue historique. Œuvre de passion, écrite par un auteur vaniteux et vantard, qui, même après vingt ans, n'a pas oublié ses haines d'autrefois, ils manquent de bonne foi et de sincérité. Si Retz s'est abondamment servi du Journal du Parlement et de l'Histoire de mon temps jusqu'à les copier quelquefois textuellement, c'est, non pas pour venir au secours de sa mémoire fléchissante et incertaine, mais pour donner le change, pour tromper sciemment le lecteur. Il n'a été préoccupé que d'une idée, faire son apologie, et, pour cela, accabler celui qui l'avait vaincu, Mazarin, le poursuivre de ses traits acérés, l'accuser d'impéritie et de la ruine de la France, le calomnier même : contre cet homme néfaste toutes les attaques étaient permises et il était du devoir d'un bon Français de se révolter contre celui qui malgré tout restait un étranger, un Italien : Retz a voulu justifier le rôle qu'il avait joué et il n'a pas craint de transformer le caractère des événements, de les faire tourner à son profit et de mentir effrontément lorsqu'il en était besoin pour sa défense ou l'éloge de sa conduite.
   Il ne faut donc pas rechercher la vérité dans cette œuvre de combat, de polémique contre un homme qui ne pouvait plus riposter. Ces mémoires sont cependant utiles pour une étude générale de la société à l'époque de la Fronde : on y verra quel faible sens moral avaient alors ceux qui luttaient contre le premier ministre, quels mobiles ambitieux et intéressés dictaient leur conduite, à quelles extrémités ils étaient capables de se porter pour satisfaire leurs désirs. Retz possède un art admirable pour composer une scène, dépeindre les personnages principaux avec leurs caractères, leurs travers, leurs passions, leurs projets, et mener les intrigues jusqu'à la fin en graduant l'intérêt : rien de plus curieux que celles où il est le « grand premier rôle » dont il fait le portrait avec un soin infini, une variété parfaite de nuances délicates et de couleurs fortes. Ses mémoires sont à la fois une comédie en cent actes divers et une condamnation de la Fronde. »
Bibliographie :
   - Bourgeois (Émile) et André (Louis), Les sources de l'histoire de France XVIIe siècle (1610-1715), n° 797.

Les quatre volumes : 200 euros (code de commande : 16506/vit1a).

 

[RÉVOLUTION BRABANÇONNE]. Aux Belges. S.l., 1790. In-8°, 3, [1 bl.] p., rare.
Extrait de l'étude d'Adolphe Borgnet :
   « Quelques jours avant la réunion extraordinaire fixée au 13 novembre [1790], réunion où devait se débattre le salut de la patrie, parvint dans les provinces un document important. Le 30 septembre, Léopold avait été élu Empereur des Romains. Ses concessions aux exigences de la Prusse avaient été une des conditions de son élection. Après la cérémonie de son couronnement, il fit paraître à Francfort une déclaration qui porte pour date le 14 octobre [dans laquelle] le nouvel Empereur commençait par rappeler les démarches qu'il avait faites ou fait faire en son nom pour déterminer la Belgique à rentrer sus son pouvoir. [...]
   L'Empereur promettait, si la Belgique se soumettait avant le 21 novembre une amnistie générale dont devaient seulement être exceptés ceux qui auraient empêché que sa déclaration ne parvînt librement à la connaissance de toutes les provinces. Il promettait aussi d'accueillir les propositions que les États pourraient lui présenter, « et qui sans s'écarter de la constitution, auraient quelque rapport direct à la prospérité publique. » Il s'engageait à donner entrée aux États, après s'être concerté à cet égard avec eux, « à tous corps et communautés religieuses ou civiles, et tous particuliers dont le patriotisme et les lumières pourraient être ou devenir d'une utilité reconnue à l'état. »
   Cette déclaration, bien différente de celle du 2 mars, fut accueillie avec fureur par les uns, comme pis-aller indispensable par les autres. Les aristocrates exaltés crièrent au Vonckisme contre ce passage où Léopold promettait des modifications à la composition des États.
   À Bruxelles, cette portion du peuple qui débordait le Congrès et les États de Brabant eux-mêmes, brûla la déclaration sur la place. [...]
   Ce n'est qu'en parcourant les écrits publiés à cette occasion, qu'il est possible de se figurer l'exaspération de certaines personnes. Dans un de ces pamphlets signé : le peuple Belgique entier, il est dit que « le fiel et la fourberie ont dicté » la déclaration de Léopold, « de ce prince plus fourbe, plus impie encore que Joseph second » [...]
   « Ces furieuses imprécations ne pouvaient repousser l'ennemi, et il fallut aviser aux moyens de ranimer l'enthousiasme révolutionnaire que les dissensions intestines avaient tué. On fit à cet effet paraître une Adresse aux Belges » dont nous proposons un exemplaire ici.
Bibliographie :
   - Borgnet (Adolphe), Lettres sur la révolution brabançonne, t. II, pp. 261-263.
   - Gahide (Renaud), Inventaire des pamphlets de la Révolution brabançonne conservés au Musée royal de l'armée.

30 euros (code de commande : 26233).



[RÉVOLUTION BRABANÇONNE]. Voyage de la moderne philosophie en Brabant...
  
Lille, 1791.
  
Rare édition que Renaud Gahide ne mentionne pas dans sa bibliographie des pamhlets de la révolution brabançonne.

  Pour en savoir plus...           80 euros (code de commande : 21292vit1a).


 

[RICHELIEU (Louis François Armand Duplessis, duc de)]. Mémoires du Maréchal Duc de Richelieu, Pair de France, Premier Gentilhomme de la Chambre du Roi, &c. Pour servir à l’Histoire des Cours de Louis XIV, de la Régence du Duc d’Orléans, de Louis XV, & à celle des quatorze premières années du Règne de Louis XVI, Roi des François, & Restaurateur de la liberté. Ouvrage composé dans la Bibliothèque, & sous les yeux du Maréchal de Richelieu, & d’après les Porte-feuilles, Correspondances & Mémoires manuscrits de plusieurs Seigneurs, Ministres & Militaires, ses Contemporains ; Avec des Portraits, des Plans et des Cartes nécessaires à l’intelligence de l’Ouvrage. Tome I à IX (complet). T. I-IV : Londres - Marseille - Paris, Bosse - Mossy - Buisson, 1790. T. V- : Paris - Lyon - Londres, Buisson, Bruyset, Deboffe, 1793. Neuf volumes in-8° plein veau à dos lisses d’époque, reliures usagées (mors fendus, coiffes et queues abîmés, coins émoussés), t. I : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 90, 329, [1 bl.] p., t. II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 410 p.. t. III : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], IV, [404 (erreurs typographiques de pagination à partir de la p. 364], [1 (note sur l’impression)], [1 bl.], un ff. manuscrit placé en regard de la p. 75 expliquant un billet chiffré, t. IV : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], XVI, 160, 247, [1 bl.] p., t. V : [3 (faux-titre, catalogue des libraires, titre)], [1 bl.], 414 p., 1 tableau dépliant, t. VI : [3 (faux-titre, catalogue des libraires, titre)], [1 bl.], 408 p., t. VII : [1 (titre)], [1 bl.], 395, [1 bl.] p., t. VIII : [3 (faux-titre, catalogue des libraires, titre)], [1 bl.], [410 (la pagination compte 412 p. : une erreur typographique omet les pp. 125-126, sans perte de texte)] p., t. IX : [3 (faux-titre, catalogue des libraires, titre)], [1 bl.], [528 la pagination compte 412 p. : une erreur typographique omet les pp. 365-366, sans perte de texte)] p., 7  illustrations hors texte (portraits et vues dépliantes de Fribourg et du Fort Saint-Philippe à Minorque.
   On doit ces Mémoires à Jean-Louis Giraud Soulavie (Largentière, 1752 - Paris, 1813). Dans la note placée à la fin du tome III, les fautes et erreurs de pagination de l’ouvrage sont justifiées par le fait que « quatre imprimeurs l’ayant mis au jour à la fois dans un temps de trouble, & l’auteur n’ayant point eu le temps de lire les épreuves. »
Extrait de l'avertissement des libraires-éditeurs de l'édition de 1858 :

   
La réputation de l'abbé Soulavie nuit à ses ouvrages. Homme instruit, auteur d'écrits estimés de son temps sur l'histoire naturelle, il était vicaire général du diocèse de Châlons quand la révolution de 89 éclata. Le clergé compta peu de prêtres qui marquassent plus que lui par l'indépendance, pour ne pas dire plus, de leurs opinions politiques : on est forcé d'en convenir ; mais l'esprit de parti a trop légèrement conclu de ses opinions, contre ses publications historiques, et surtout contre les Mémoires de Riclielieu. Il est incontestable (le Moniteur en fournît la preuve) que le maréchal lui confia des pièces et des lettres originales auxquelles ses confidences verbales ajoutèrent encore une grande autorité. L'abbé Soulavie n'a donc pas, dans les premiers volumes, autant inventé qu'on le présume. Plus tard, son apostasie, son mariage, et surtout ses liaisons intimes avec Chabot, Collot d'Herbois, Barrère, Fauchet, Bazire, ouvrirent à ses recherches les dépôts les plus riches en documents. Ainsi nous lui devons la première édition des impérissables Mémoires de Saint-Simon ; ainsi, longtemps avant leur publication, il connaissait les Mémoires du président Hénault ; il en connaissait du moins l'existence. Quel usage a-t-il fait de tant de précieuses communications ? Qu'il y ait mêlé peut-être des particularités moins authentiques et que, sous sa plume toujours prolixe, la diffusion du style nuisît à l'intérêt des faits, rien de plus admissible : c'est précisément la raison qui nous a conduits à réduire les Mémoires de Richelieu a ce qu'ils peuvent avoir d'exact et d'attachant.
Bibliographie :
   - Quérard (Joseph-Marie), Les supercheries littéraires dévoilées, t. III col 424-426.
   - Brunet (Jacques-Charles), Manuel du libraire et de l'amateur de livres, t. VI, n° 23908.
   - Mémoires du maréchal duc de Richelieu, édition de Firmin Didot, 1858, t. I, pp. I-II.

L’ensemble : 250 euros (code de commande : 25444vit1a).

 

[ROHAN (Henri II, duc de)] — Les memoires du duc de Rohan. [Suivi de :] Veritable discours de ce qui s'est passé en l'assemblée politique des Eglises reformées de France, tenue à Saumur, par la permission du Roy, l'an 1612. Servant de supplement aux Memoires du Duc de Rohan. Amsterdam, Hoogenhuysen, 1693. [A Amsterdam, Chez André de Hoogenhuysen. cIc Icc xciii.] In-12 plein veau d'époque, dos à 4 nerfs orné de fers dorés, [1 (titre)], [1 bl.], 196, 118 p.
Relié avec :
Memoires de Messire Jacques de Saulx, comte de Tavannes, lieutenant general des Armées du Roy. Où l'on rapporte avec une exacte fidelité, les causes, les motifs, & les divers mouvemens des factions des Princes, du Parlement, & de Paris ; durant les derniers troubles qui ont affligé la France jusqu'en l'année 1653. Cologne, Pierre Marteau, 1691.
[A Cologne. Chez Pierre Marteau. cIc Icc XCI.] 247, [1 (privilège)] p.
À propos des Mémoire du duc de Rohan :
   « La première édition date de 1644 ; elle est due à Samuel de Sorbière qui s'était procuré un manuscrit des mémoires en Languedoc : elle est incomplète et s'arrête à 1626. La seconde édition porte le titre suivant : Mémoires sur les choses advenues en France depuis la mort de Henri le Grand jusques à la paix faite avec les réformés au mois de juin 1629, dernière édition augmentée d'un quatrième livre et de divers discours politiques du même auteur, ci-devant non imprimés, 1646. Réimpressions en 1661, 1662, 1693, 1698, 1726, 1706.
   L'importance du rôle joué par l'auteur dans le premier quart du XVIIe siècle devrait faire attribuer à ces mémoires une grande valeur. Gendre de Sully, Rohan fut en effet, après 1610, le chef reconnu du parti protestant et, tout en se déclarant constamment le partisan de la conciliation, il participa aux révoltes contre l'autorité royale : après 1620 surtout et jusqu'à la paix d'Alais, en 1629, il fut un condottiere dangereux qui n'hésita pas à s'allier avec l'Espagne, mais qui sut signer aussi son accommodement avec le roi. Quand il vit que la cause protestante était perdue définitivement et que le cardinal de Richelieu était fermement résolu à ne pas se laisser former en France un état dans l'état, il préféra, plutôt que de se soumettre, devenir le condottiere de Venise. Plus tard seulement, en 1633, il rentra au service de la France, fut chargé par Richelieu de conduire la guerre dans la Valteline et fit dans ce pays des campagnes mémorables. Mais la méfiance du cardinal l'obligea encore une fois à désobéir et à chercher fortune ailleurs : il alla rejoindre Bernard de Saxe-Weimar et, en combattant avec lui, fut blessé mortellement au siège de Rhinfelden.
   Le caractère allier et inquiet de ce chef de parti, de cet attardé de la Ligue, se dévoile tout entier dans ses mémoires. Que Rohan n'ait pas épargné les attaques contre ses adversaires, en particulier Richelieu, rien d'étonnant à cela. Mais ses coreligionnaires et ses alliés ne sont pas à l'abri de ses reproches amers ou de ses appréciations acerbes, à tel point que l'un d'eux, le prince de Condé, se trouvant trop maltraité, fit acheter au libraire et détruire ensuite presque tous les exemplaires de la première édition. La partialité et le manque de sang-froid de Rohan étaient d'ailleurs reconnus déjà par des hommes du XVIIe siècle : le diplomate Grotius, qui avait lu le manuscrit des mémoires, écrit, par exemple, à Oxenstierna dès 1638 : « Ce livre ne sera bien reçu ni en Angleterre, ni dans les Provinces-Unies, ni en France. Le roi de la Grande-Bretagne et les États Généraux y sont accusés d'avoir abandonné les intérêts de leur religion et fourni de quoi la détruire ; les principaux seigneurs réformés de la France sont taxés de trahison et de perfidie ; enfin le génie de ceux qui sont encore ici au timon des affaires y est vivement dépeint. » Si le père Lelong, dans sa Bibliothèque historique, se contente de dire que ces mémoires sont « curieux et écrits avec simplicité », l'abbé Le Gendre est beaucoup plus explicite dans son Histoire de France « Ces mémoires, dit-il, sentent son homme de qualité qui parle également bien de la guerre et du cabinet... Ce duc donne à tout ce qu'il dit un air à se faire croire dans les occasions même où il doit être le plus suspect. »
   Rédigés avec lourdeur, entremêlés de détails de sièges et d'opérations militaires, les mémoires de Rohan ressemblent à ceux d'Agrippa d'Aubigné. Ils ne donnent pas la physionomie vraie de leur auteur ; mais ils permettent de se rendre compte des dissensions religieuses et politiques qui arrêtèrent le développement de la France jusqu'au moment où Richelieu se décida à prendre La Rochelle. « Par contraste avec la France nouvelle qui se constitue, ce testament politique du parti protestant, de dix ans antérieur à celui de son vainqueur, par la forme et par le fond, a sa marque et son intérêt. On y voit ce qu'était ce parti, ce qu'il voulait, ses divisions, ses prétentions et ses habitudes de complot et de négociations avec l'étranger. » Écrits à Venise, où Rohan s'était retiré après la signature de la paix d'Alais, ils reflètent les déceptions et les rancunes du chef du parti vaincu. »
À propos des Mémoire de Tavannes :
   Il s'agit de la contrefaçon de la première édition publiée à Paris la même année.
   « Grand bailli de Dijon et lieutenant des gendarmes de Condé, Tavannes fit la guerre dès 1639 avec le duc d'Enghien, dont il devint un serviteur fidèle. À la fin de 1602, il rentra dans le devoir, mais tomba en disgrâce et ne servit plus.
   Tavannes raconte la Fronde des princes dans la région parisienne. Ses mémoires n'étaient pas terminés en 1672, puisqu'il relate la mort du chancelier Séguier. Il les a écrits pour deux raisons : il a voulu d'abord dire quelle part il avait prise aux événements ; il a voulu surtout se justifier d'avoir fait tirer le canon contre l'armée royale, ce qui aurait entraîné sa disgrâce. Il s'attache principalement à exposer les actions militaires : c'est un guerrier, et non pas un diplomate ou un homme d'intrigue comme Lenet ; il a été l'ami de Condé sans doute, mais il n'a pas été dans le secret des négociations. Ses relations du combat de Bléneau, du siège d'Étampes, de la bataille du faubourg Saint-Antoine ont un réel intérêt parce qu'elles ont été rédigées par un témoin oculaire que n'emporte pas la passion politique.
   Ce n'est pas à dire que Tavannes ne se trompe pas ; à distance, sa mémoire n'est pas toujours fidèle. Mais ces erreurs ne sont pas voulues : elles sont produites par ce fait que Tavannes a une trop bonne opinion de lui-même et exagère, sans s'en douter, l'importance de ses actions. Sa sincérité ne saurait être mise en doute : il est sans malice et sans artifice. »
Bibliographie :
   Bourgeois et André, Les sources de l'histoire de France XVIIe siècle (1610-1715), n° 706 et 807.

250 euros (code de commande : 19600).

 

ROUSSEAU (Jean-Baptiste) — Odes, cantates, épitres et poésies diverses de J. B. Rousseau. Édition stéréotype, d'après le procédé de Firmin Didot. Tomes I et II (complet). Paris, Didot, 1799. [A Paris, / de l'imprimerie et de la fonderie stéréotypes / de Pierre Didot l'aîné, et de Firmin Didot. / An VII. (1799.)] Deux volumes in-12 sous leur brochage d'époque, 234 et 218 p.
Préface :
   Loin de me piquer de ne devoir rien qu'à moi-même, j'ai toujours cru, avec Longin, que l'un des plus sûrs chemins pour arriver au sublime étoit l'imitation des écrivains illustres qui ont vécu avant nous, puisqu'en effet rien n'est si propre à nous élever l'âme et à la remplir de cette chaleur qui produit les grandes choses, que l'admiration dont nous nous sentons saisis à la vue des ouvrages de ces grands hommes. C'est pourquoi, si je n'ai pas réussi dans les odes que j'ai tirées de David, je ne dois en accuser que la foiblesse de mon génie ; car je suis obligé d'avouer que si j'ai jamais senti ce que c'est qu'enthousiasme, c'a été principalement en travaillant à ces mêmes cantiques que je donne ici à la tête de mes ouvrages.
   Je leur ai donné le titre d'odes, à l'exemple de Racan, celui de traduction ne me paroissant pas convenir à une imitation aussi libre que la mienne, qui, d'un autre côté, ne s'écarte pas assez de son original pour mériter le nom de paraphrase. Et d'ailleurs, si on a de l'ode l'idée qu'on en doit avoir, et si on la considère, non pas comme un assemblage de jolies pensées rédigées par chapitres, mais comme le véritable champ du sublime et du pathétique, qui sont les deux grands ressorts de la poésie, il faut convenir que nul ouvrage ne mérite si bien le nom d'odes que les psaumes de David ; car où peut-on trouver ailleurs rien de plus divin, ni où l'inspiration se fasse mieux sentir, rien, dis-je, de plus propre à enlever l'esprit et en même temps à remuer le cœur ? Quelle abondance d'images ! quelle variété de figures ! quelle hauteur d'expression ! quelle foule de grandes choses, dites, s'il se peut, d'une manière encore plus grande ! Ce n'est donc-pas sans raison que tous les hommes ont admiré ces précieux restes de l'antiquité profane où on entrevoit quelques traits de cette lumière et de cette majesté qui éclatent dans les cantiques sacrés ; et quelques beaux raisonnements qu'on puisse étaler, on ne détruira pas cette admiration tant qu'on n'aura à leur opposer que des amplifications de college, jetées toutes, pour ainsi dire, dans le même moule, et où tout se ressemble, parceque tout y est dit du même ton et exprimé de la même manière ; semblables à ces figures qui ont un nom particulier parmi les peintres, et qui, n'étant touchées qu'avec une seule couleur, ne peuvent jamais avoir une veritable beauté, parceque l'ame de la peinture leur manque, je veux dire le coloris.
   Je me suis attaché sur toutes choses à éviter cette monotonie dans mes odes du second livre, que j'ai variées à l'exemple d'Horace, sur lequel j'ai tâché de me former, comme lui-même s'étoit formé sur les anciens lyriques. Ce second livre est suivi d'une autre espèce d'odes toute nouvelle parmi nous, mais dont il seroit aisé de trouver des exemples dans l'antiquité. Les Italiens les nomment cantates, parcequ'elles sont particulièrement affectées au chant : ils ont coutume de les partager en trois récits coupés par autant d'airs de mouvement ; ce qui les oblige à dîversifier les mesures de leurs strophes, dont les vers sont tantôt plus longs et tantôt plus courts, comme dans les chœurs des anciennes tragédies et dans la plupart des odes de Pindare. J'avois entendu quelques unes de ces cantates ; et cela me donna envie d'essayer si on ne pourrait point, à l'imitation des Grecs, réconcilier l'ode avec le chant : mais comme je n'avois point d'autre modèle que les Italiens, à qui il arrive souvent, aussi-bien qu'à nous autres François, de sacrifier la raison à la commodité des musiciens, je m'apperçus, après en avoir fait quelques unes, que je perdois du côté des vers ce que je gagnois du côté de la musique, et que je ne ferois rien qui vaille tant que je me contenterois d'entasser de vaines phrases poétiques les unes sur les autres sans dessein ni liaison ; c'est ce qui me fît venir la pensée de donner une forme à ces petits poèmes en les renfermant dans une allégorie exacte dont les récits lissent le corps, et les airs chantants l'ame ou l'application. Je choisis parmi les fables anciennes celles que je crus les plus propres à mon dessein ; car toute l'histoire fabuleuse n'est pas propre à être allégoriée : et cette manière me réussit assez pour donner envie à plusieurs auteurs de travailler sur le même plan. De savoir si ce plan est le meilleur que j'eusse pu choisir, c'est ce qu'il ne me convient pas de décider, parcequ'en matière de nouveautés rien n'est si trompeur qu'une première vogue, et qu'il n'y a jamais que le temps qui puisse apprécier leur mérite et les réduire a leur juste valeur.
   Quant à mes épîtres, je les ai travaillées avec la même application que mes autres ouvrages, et j'y ai même donné d'autant plus de soin, qu'avant à y parler de moi en plusieurs endroits, il fa'loit relever en quelque sorte la petitesse de la matière par les agréments de la diction. Du reste, je me suis assujetti, dans ces épîtres, aussi-bien que dans les allégories et les épigrarnmes qui suivent, à une mesure de vers qui avoit été assez négligée pendant tout le siècle passé, et qui est pourtant la plus convenable de toutes au style naïf et à la narration ; ce qu'il me seroit aisé de prouver, si je ne craignois d'ennuyer le lecteur par un détail d'observations dont, il n'a que faire. Ce n'est pas que je prétende par-là que toutes les grâces de ce style, dont Marot nous a laissé un si excellent modèle, soient uniquement renfermées dans la mesure de ses vers et dans le langage de son temps ; ce seroit rendre très aisée une chose très diffïcile : mais il est certain qu'avec le génie, qui ne s'acquiert point, cette espèce de mécanique, dont l'usage est facile a acquérir, contribue fort à l'élégance d'un ouvrage, et que c'est souvent la contramte apparente de la mesure et de l'arrangement des rimes qui donne au style cet air de liberté que n'ont point les vers les plus libres et les plus faciles à faire.

Les deux volumes : 40 euros (code de commande : 26901).

 

SAGE (Balthasar-Georges) L'Art d'essayer l'or et l'argent ; tableau comparé de la coupellation des substances métalliques, par le moyen du plomb ou du bismuth : procédés pour obtenir l'or plus pur que par la voie du départ. Avec figures. par M. Sage. Paris, Imprimerie de Monsieur, 1780. [A Paris, De l'Imprimerie de Monsieur. M. DCC. LXXX.] In-8° broché (pas de couverture), XII, 112, [3 (approbation)], [1 bl.] p., 4 planches à déplier in fine, deux notices manuscrites anciennes épinglées.
   Balthazar Georges Sage, naît à Paris le 7 mars 1740. Fils d'un apothicaire, élève de Nollet, il devient membre de l'Académie des Sciences en 1762. Nommé aide-major à l'Hôtel des Invalides, puis censeur royal, il est désigné en 1778 titulaire de la chaire de minéralogie expérimentale. Il encourage la fondation de l'École des Mines en 1783, dont il est désigné directeur. La Révolution le prive de ces emplois mais sous le Directoire, il reprend sa chaire à l'Hôtel des Monnaies et entre à l'Institut lors de la création de ce corps. Il décède en 1824.
Avertissement :
   L'essai des matières d'or & d'argent étant l'opération la plus importante à l'Etat & au Commerce, on ne doit rien négliger pour le porter à sa perfection : on sait qu'on ne peut y parvenir que par la Chimie la plus exercée ; c'est par elle que les Schindlers & les Schlutters sont parvenus à ces vérités utiles, qui n'en subsistent pas moins quoiqu'elles aient été niées par quelques modernes.
   La Docimastique, dont je m'occupe depuis vingt ans, m'a conduit aux découvertes importantes que je me fais un devoir de publier, après les avoir légalisées, en faisant les expériences qui les constatent, devant M. d'Arnouville, premier Président de la Cour des Monnoies, M. Herault, Avocat général, & M. d'Origni, Conseiller de la même Cour. Ces Magislrats ont reconnu qu'elles devoient concourir à perfectionner l'Art des Essais, & qu'elles leur fournissoient des moyens propres à faire juger des faits qui auroient pu rester long-temps incertains.
   Je fis part de mes découvertes à l'Administration. M. Tillet crut parvenir à les infirmer, en niant la dissolution de l'or par l'acide nitreux. M. Tillet n'ignoroit cependant pas que Brandt avoit fait le 5 mars I748, en présence du Roi & de l'Académie de Suède, les expériences qui constatent la dissolution de l'or par l'acide nitreux : M. Tillet ne se ressouvint pas sans doute que ses propres Mémoires, imprimés parmi ceux de l'Académie, pour l'année I763, constatent la découverte du Chimifle Suédois.
   Quoique les Chimistes François, de même que les chimistes du Nord, n'eusent aucun doute sur les expériences de Brandt, M. Tillet sollicita, & se fit écrire, le 25 février 1780, une lettre par M. Necker, par laquelle ce Ministre engagea, entr'autres l'Académie à déterminer si l'acide nitreux avoit de l'action sur l'or. Dans le dessein de satisfaire promptement l'Administration, je fis, devant & avec M. Tillet, les expériences les plus positives & les plus propres à démontrer la dissolution de l'or par l'eau-forte la plus pure ; M le Baron de Maistre fut témoin de ces expériences. Ce fut alors que M. Tillet imagina de dire que l'or n'étoit que suspendu, & non dissous dans l'acide nitreux. Je ne m'arrête point aux mots ; le fait est que le poids du cornet d'or diminue d'autant plus, qu'on a employé une plus grande quantité d'eau-forte pour l'essai, & que plus cet acide est concentré, plus il a d'action sur l'or.
   La méthode de M. Tillet & celle de la plupart des Essayeurs, exige de l'acide nitreux très-concentré pour la reprise du cornet. Cette eau-forte se vendoit cent sous la livre, il étoit question de la payer six francs, lorsque M. Racle, habile Effayeur, vint me demander s'il ne seroit pas possible d'en préparer d'aussi bonne, mais à meilleur marché. Ce fut alors que je donnai à l'Administration le procédé par lequel on obtient l'acide nitreux que la Cour des Monnoies a jugé à propos de faire employer généralement pour les essais ;il ne se vend que trois livres, quoiqu'il soit égal, par sa concentration & ses effets, à celui qu'on vendoit cent sous.
   On ne peut plus nier aujourd'hui la dissolution de l'or par l'acide nitreux concentré ;mais on dit que ce qu'il enlève au cornet est si peu de chose, que cela n'est d'aucune importance : cependant un trente-deuxième de grain étant enlevé à un cornet de douze grains, c'est une soustraction réelle de douze grains d'or par chaque marc de ce métal ; mais comme la soustraction est de deux trente-deuxièmes de grains quand on emploie autant d'acide nitreux que M. Tillet, il résulte que c'est de vingt-quatre grains d'or par marc qu'on fait tort au propriétaire du lingot. C'est ainsi que ce métal se trouve alors réduit de quatre liv. huit sous par marc au dessous de sa valeur réelle ; & il se trouvera à un plus haut prix par-tout où l'on aura employé une eau-forte moins concentrée pour faire la reprise du cornet, parce qu'alors il y aura moins de ce métal de dissous, & qu'il paroîtra par conséquent à un titre plus haut.
   Mes recherches m'ont conduit à une découverte intéressante, dont j'ai encore fait part à l'Administration ; elle consiste à éviter les pertes qu'entraîne ordinairement l'affinage de l'or : outre que ce moyen peut faire une épargne de plus de 200001iv. par an pour l'Affinage de Paris, il rendra aussi moins mal-sain le voisinage de cet atelier, puisqu'on n'y réduiroit plus en vapeurs, toutes les années, des milliers d'acide nitreux concentré.
   Quoiqu'on ait beaucoup écrit sur les essais, il n'y a cependant encore rien de précis sur cet objet, ni sur la coupellation ; c'est ce qui m'a determiné a suivre ce travail : il fera connoître que de toutes les substances métalliques, il n'y a que le cuivre, l'or & l'argent qui puissent s'introduire dans la coupelle par le moyen du plomb ou du bismuth, que toutes les autres substances métalliques sont rejetées sur ses bords sous forme de scories diversement colorées.
   Comme, en fait d'essai, il est important d'effacer jusqu'à la trace de l'erreur, je fais connoître que l'or de départ retient toujours de l'argent, & j'indique plusieurs moyens pour obtenir de l'or très-pur.
   Je termine cet Ouvrage en prouvant que le plomb ne contient point d'or, comme voudroient l'insinuer quelques Savans modernes. 

100 euros (code de commande : 21956).

 

SAINT-FOIX (Germain-François Poullain de) — Œuvres de theatre de Monsieur de Saintfoix. Tome[s] premier [et] second (complet). Paris, Prault fils, 1748. [A Paris, / Chez Prault Fils, Libraire, Quai / de Conti, vis-à-vis la descente / du Pont-Neuf, à la Charité. / M. DCC. XLVIII. / Avec Approbation & Privilege du Roi.] Deux volumes in-12 plein veau marbré d'époque, dos lisses ornés de fleurons dorés, dos frottés avec un manque en queue du tome II, tranches marbrées, tome I : [2 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.], 298, [2 bl.] p., tome II : [2 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.], 218, [2 bl.] p., ex-libris.
Les deux volumes contiennent :
   Tome I : L'Oracle - Pirrha & Deucalion - Les Veuves turques - Le Silphe - L'Isle sauvage - Les Grâces.
   Tome II : Julie ou l'Heureuse épreuve - Divertissement à l'occasion du mariage de M. le Dauphin avec la Princesse de Saxe - Égérie - Le Double déguisement - Zéloïde, tragédie - Arlequin au serrail.
Extrait de la Correspondance de Grimm et Diderot :
   M. Germain-François Poulain de Saint-Foix, né à Rennes en 1703, historiographe de l'ordre du Saint-Esprit, est mort à Paris vers la fin du mois de juillet. Les lettres lui doivent plusieurs ouvrages estimables. Son Théâtre, quoique d'un genre fort inférieur à celui de nos grands maîtres, offre plusieurs tableaux d'une composition ingénieuse, d'un faire agréable et spirituel. L'Oracle et les Graces feront encore long-temps les délices de la scène française. Il y a dans les Essais sur Paris et dans l'Histoire de l'Ordre du Saint-Esprit, une foule de recherches curieuses et d'anecdotes piquantes. Le style de M. de Saint-Foix est en général simple et pur, naturel et précis. C'est un mérite qu'on ne saurait trop apprécier depuis que l'affectation du bel esprit, le jargon métaphysique, et les petites prétentions à la chaleur et au génie, l'ont rendu si rare.
   Le caractère de M. de Saint-Foix formait un contraste assez singulier avec celui de ses ouvrages. L'auteur des Graces était bien le mortel le plus sec et le plus bourru qu'il fût possible de rencontrer. Tout le monde sait son aventure avec le chevalier de Saint-Louis, comme il se battit pour une bavaroise, comme il reçut un grand coup d'épée, et comme il s'obstina toujours à dire qu'une bavaroise était un fichu dîner. Il eut vingt affaires dans sa vie pour des sujets de la même importance ; et toujours malheureux, rien ne put le corriger d'une manie si étrange, et surtout si peu commune à messieurs les gens de lettres.
   Si ses écrits étaient en opposition avec son caractère, ils ne l'étaient guère moins avec ses goûts. M. de Saint-Foix n'a rien fait, du moins d'imagination, qui ne soit d'un genre facile et gracieux, et tous ses jugemens en littérature étaient d'une sévérité très-exclusive, pour ne pas dire très-injuste. Il n'estimait que les ouvrages d'une touche austère et vigoureuse. Corneille était son idole, Racine avait, à son gré, trop de mollesse et de douceur. Il avait pris, je ne sais pourquoi, l'aversion la plus décidée pour Henri IV ; et une des dernières occupations de sa vieillesse fut de rassembler un grand nombre de matériaux qu'il prétendait employer à détruire l'enthousiasme avec lequel la France entière adore la mémoire de ce bon roi. Seraient-ce les opéra du citoyen de Toulouse [Durozoi] qui lui auraient donné cet excès de mauvaise humeur ?
   M. de Saint-Foix pensait fort librement sur la religion. Il détestait les prêtres, mais il n'aimait pas mieux les philosophes, et se plaisait souvent à raconter la leçon que lui fit un jour son père sur les dangers d'une philosophie trop hardie. Cet honnête vieillard avait appris que son fils, encore fort jeune, avait formé, avec quelques-uns de ses camarades, le projet d'attaquer ouvertement les objets les plus sacrés de notre culte. Il le fit venir, lui parla de cette entreprise avec beaucoup d'indulgence et de douceur, l'engagea même à lui faire confidence des motifs qui l'avaient déterminé à des mesures qu'il comptait prendre ; et après l'avoir écouté avec beaucoup de patience : « Mon fils, lui dit-il, regardez ce crucifix : cet homme fut un juste ; voyez comme on le traita, rentrez en vous-même.... » Jamais l'aspect d'un crucifix n'avait opéré conversion plus subite et moins miraculeuse.
   A la première représentation des Philosophes, M. de Villemorin, l'un des tenans de la ferme générale, ayant trouvé M. de Saint-Foix au foyer, s'approcha de lui d'un air fort empressé, et lui dit : « Vous avez vu ces Philosophes, Monsieur, eh bien ! cela n'est-il pas très-plaisant ? » – « Pas tant, » lui répliqua notre gentilhomme breton avec cet accent brusque et lent qui lui était propre, « pas tant que Turcaret.... » On se souvient que messieurs les fermiers-généraux avaient offert cent mille francs à Lesage pour ne point faire jouer sa pièce ; mais, quoiqu'il fût dans la misère, il préféra sa vengeance à sa fortune.
Bibliographie :
   - Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, n° 58298.
   - Grimm (Friedrich Melchior), Correspondance littéraire, philosophique et critique de Grimm et de Diderot depuis 1753 jusqu'en 1790. Tome 9, Septembre 1776, pp. 200-202.

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 24964).

 

 

   SANCHEZ (Thomas). Compendium totius tractatus de S. Matrimonii sacramento.
    
Cologne, Henning, 1623.
      Curieux traité du mariage décrivant tous les raffinements de la luxure...
   Pour en savoir plus...

200 euros (code de commande : 12129/vit1b).


 

   SANTEUL. Hymni Sacri et Novi.
    
Paris, Thierry, 1689.
      Édition peu courante de ce recueil d'hymnes.
   Pour en savoir plus...

100 euros (code de commande : 12864/vit1a).


 

SCARRON (Paul) — Le Virgile travesty en vers burlesques de Monsieur Scarron. Reveu & corrigé. Tomes I et II (complet). [Amsterdam], [Abraham Wolfgang], 1668. [Suivant la Copie imprimée / A Paris, / cIc Icc LXVIII.] Deux volumes in-12 plein veau raciné d'époque, dos lisses orné de guirlandes dorées, pièces de titre rouges, tranches mouchetées, t. I : 372 p., t. II : 307, [1 bl.] p., exemplaire bien complet de toutes ses illustrations (1 frontispice au tome I (répété au tome II) et 8 gravures).
   Alphonse Willems précise : « Les huit livres dont cette édition se compose sont tout ce que Scarron a imité de Virgile. L'édition donnée par les Elzevier sous la date de 1651 ne comprenait que cinq livres. »
   L'exemplaire présenté ici est dans le tirage que décrit Rahir : « L'en-tête [de la dédicace à la reine] est formé d'un seul fleuron avec arabesques sur fond noir, semblable à celui de la page 5 du tome 2. »
Bibliographie :
   - Rahir, Catalogue d'une collection unique de volumes imprimés par les Elzevier, n° 2376 et vignette n° 253.
   - 
Tchemerzine, Bibliographie d'éditions originales et rares d'auteurs français des XVe, XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, tome X, p. 240.
   - 
Willems, Les Elzevier. Histoire et annales typographiques, n° 1807.

Les deux volumes : 250 euros (code de commande : 22147vit1b).

 

   SCHNEIDEWIN (Jean). In quatuor Institutionum Imperialum...
   
Strasbourg et Francfort, Dolhopff & Zetzner, 1664.
   
Cet ouvrage est l'œuvre « qui a fait une réputation immortelle » à son auteur.
   Pour en savoir plus...

180 euros (code de commande : 8/59/vit1a).

 

[SCUDÉRY (Madeleine et Georges de)] — Les Femmes illustres, ou les Harangues héroïques, de Monsieur de Scudery, avec les veritables portraits de ces Heroïnes, tirez des Medailles Antiques. Paris, Courbé, 1655. [Imprimé à Roüen, & se vend / A Paris, / Chez Augustin Courbé, au Palais, dans la petite / Salle, à la Palme. / M. DC. LV. / Avec privilege du Roy.] In-4° plein parchemin teinté, dos à 4 nerfs, pièce de titre, [1 (titre frontispice), [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [10 (épître, table)], 409, [3 (privilège)] p., 20 portraits gravés dans le texte.
   La première édition de cet ouvrage fut publiée en deux volumes : le premier en 1642 et le second en 1644. Claude Maignien écrit qu'il nous présente « une galerie de tableaux de femmes de l'Antiquité, qui, soumises à des situations tragiques, y répondent de façon plus ou moins touchante. C'est peut-être dans le discours de Sapho que Madeleine de Scudéry exprime le plus ses idées féministes. Elle dénonce une société qui attend des femmes qu'elles soient belles et se taisent. Sapho plaide pour les précieuses : « Nous aurons l'imagination belle, l'esprit clairvoyant, la mémoire heureuse, le jugement solide et nous n'emploierons toutes ces choses qu'à friser nos cheveux ? »
À propos de l'attribution de cet ouvrage, Donna Kuizenga précise :
   « S'agit-il d'une collaboration, comme l'affirme Tallement des Réaux, et si oui de quelle nature ? Les Femmes illustres sont-elles l'ouvrage de Madeleine sous le nom de Georges, ou vice versa ? Si l'on passe en revue ce qu'on a écrit sur les Femmes illustres pendant les cent dernières années, on trouve toutes ces hypothèses, et jusqu'à aujourd'hui aucun document historique ne nous permet de trancher la question. Les preuves internes nous portent à croire que la harangue de Sapho est l'ouvrage de Madeleine, mais, pour le recueil en général, l'ensemble de nos connaissances nous oblige à pencher pour une collaboration dont les modalités restent plutôt occultes. »
Table des harangues :
   1. Artemise à Isocrate.
   2. Mariamne à Hérodes.
   3. Cléopatre à Marc-Antoine.
   4. Sisigambis à Alexandre.
   5. Sophonisbe à Manississe.
   6. Zénobie à ses filles.
   7. Porcie à Volumnius.
   8. Bérénice à Titus.
   9. Panthée à Cyrus.
   10. Amalasonthe à Théodat.
   11. Lucrèce à Colatin.
   12. Volumnia à Virgile.
   13. Athenais à Théodose.
   14. Pulchéria au patriarche de Constantinople.
   15. Calphurnie à Lépide.
   16. Livie à Mécène.
   17. Cloelia à Porsenna.
   18. Octavie à Auguste.
   19. Agripine au peuple romain.
   20. Sapho à Érinne.
Bibliographie :
   - Maignien (Claude), Les femmes illustres ou Les harangues héroïques, 1642.
   - Kuizenga (Donna), Écriture à la mode / mode de réécriture : Les Femmes illustres de Madeleine et Georges de Scudéry, dans La femme au XVIIe siècle. Actes du colloque de Vancouver. University of British Columbia 5-7 octobre 2000, pp. 151-164.

250 euros (code de commande : 27126).


SEGONDAT — Traité de la mesure des bois, contenant le Tarif de la réduction des Bois Équarris en pieds cubes. Le Tarif de la réduction des Bois Ronds en pieds cubes. Le Tarif de la réduction du Sciage des Bois en pieds quarrés. Par le Sr. Segondat, Sous-Commissaire de la Marine, Préposé aux constructions des Vaisseaux du Roi. Imprimé par ordre de Monseigneur le Duc de Choiseul, Ministre d'État, de la Guerre & de la Marine. Rochefort, Faye, 1765. [A Rochefort, Chez P. Faye, Libraire, à l'Encyclopédie. 1765. Avec Approbation & Privilège du Roi.] Petit in-4° (138 x 205 mm.) plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers et de fleurons dorés, tranches marbrées, [3 (faux-titre, mention des dépositaires parisiens, titre en rouge et noir], [1 bl.], [8 (avertissement, table, approbation et privilège)], 1-48, [392 (tables des bois équarris)], 49-73, [24 (tables des bois ronds)], 74-99, [110 (tables des traits de scie)], [1 (colophon)], [7 (Tarif des proportions, que doivent avoir les bois de construction, Arrêté à Brest le premier Décembre 1718)], [1 bl.], 4 planches, [1 (errata)], [1 bl.] p., bel exemplaire de cette édition originale.
En quatrième de couverture :
   Ce traité fut très apprécié : « Pour abréger les calculs de solidité des bois, on en a, dans la marine, des tarifs ou compte tout fait ; en en doit un excellent à M. Segondat, commissaire des ports & arsenaux de marine, accompagné d'un traité sur la mesure des bois : très-utile pour les personnes auxquelles il est destiné. »
   Polak, Bibliographie maritime française, n° 8727 ; Encyclopédie méthodique. Marine, t. I (1793), p. 644.

   
Titre de la première partie et titre du Tarif des proportions.

125 euros (code de commande : 15044).

 


 

THÉRÈSE D'AVILA — Les oeuvres de sainte Therese divisées en deux parties. De la traduction de Monsieur Arnauld d'Andilly. Paris, Le Petit, 1670. [A Paris, Chez Pierre le Petit, Imprimeur & Libraire ordinaire du Roy, ruë S. Jacques, à la Croix d'Or. M. DC. LXX. Avec Approbation & Privilège.] Deux parties en un volume in-4° plein veau d'époque, dos à 6 nerfs orné, [1 (titre en rouge et noir avec une vignette gravée)], [1 bl.], [14 (avertissement, approbation et privilège)], 879, [1 (errata)] p., un portrait gravé par N. Pitau d'après P. Mignard en frontispice, bel exemplaire agrémenté de quelques jolis bandeaux et lettrines.
   Première édition de la traduction française des œuvres de sainte Thérèse d'Avila.
Table des matières :
   - La vie de sainte Thérèse écrite par elle-même.
   - Fondations faites par sainte Thérèse de plusieurs monastères de carmélites, et de carmes deschaussez.
   - De la manière de visiter les monastères. Avis de la sainte à ses religieuses.
   - Le chemin de la perfection.
   - Méditations sur le Pater.
   - Le chasteau de l'âme.
   - Pensées sur l'amour de Dieu.
   - Méditations après la communion.
   - Tables des chapitres et des matières.

     
Titres des deux parties.

500 euros (code de commande : 19856).


 

   [THÉVENOT - MORANDE]. Le Gazetier Cuirassé...
   
[Londres], 1771.

   Édition d'un des plus fameux écrits de chantage écrit sous le pseudonyme de Morande.
   Pour en savoir plus...

120 euros (code de commande : 10295/M).


 

TOLET (François) — Traité de la lithotomie ou de l'extraction de la pierre hors de la vessie, avec les figures. Par François Tolet de Paris. Chirurgien & Operateur du Roy pour la Pierre. Cinquième édition. Revûë, corrigée & augmentée par l'Auteur. Paris, Muguet, 1708. [A Paris, chez François H. Muguet, premier Imprimeur du Roy, rüe N. Dame, à la Croix d'Or. M. DCCVIII. Avec approbation et privilege du Roy] In-12 plein veau d'époque, dos à 5 nerfs, reliure usagée (mors fendus, manques à la coiffe et à la queue, coins émoussés), [1 (titre)], [1 bl.], [18 (épître, préface, table, approbation)], 351, [1 (errata)] p, 2 vignettes dans le texte (p. 171 et 305) et 13 gravures hors texte sur 19 (un portrait de l'auteur par Montagne gravé par Maillet, les autres par Lalouette, en regard des pp. 39, 89, 112, 117, 122, 125, 180, 182, 186, 187, 217 et 243), les gravures manquantes ont été remplacées par des copies (en regard des pp. 131, 132, 145, 168, 177 et 205).
Extrait de la préface :
   L'Accueil favorable fait en France & dans les Pays étrangers, au Traité de la Lithotomie que j'ay mis au jour en l'année mil six cent quatre-vingt-deux & suivantes, me fait croire que cette cinquième édition n'y sera pas moins bien reçûë, puisqu'outre ce que contenoient les quatre précédentes, j'ay ajouté dans celle-cy un grand nombre d'observarions exactes sur la théorie & sur la pratique de cette Opération fameuse.
   Dans plusieurs voyages j'ay remarqué, que les Coureurs & gens ignorans confondent par le nom de Taille, deux Opérations fort différentes, & que par une équivoque affectée ils appellent simplement Tailler, ou Tailler du boyau, ce qui est connu en Chirurgie par le nom de Castration. Cette sorte d'Opération est facile, elle réussit le plus souvent sans aucun risque pour peu qu'on la sçache bien faire ; & quoique les Coureurs en abusent au grand préjudice de l'Etat, plusieurs néanmoins s'en font souvent une réputation avantageuse dans les Provinces. C'est l'avis que je donnay à M. Meri dans le temps qu'il composoit son Livre intitulé : Observations sur la manière de tailler dans les deux sexes, &c. Je croy que s'il s'en étoit souvenu, & qu'il l'eût voulu, il auroit pu parler autrement qu'il a fait vers la fin de ses Observations, dans les lignes qui suivent immédiatement la lettre de M. Noël Maître Chirurgien d'Orléans, contenuë dans le même Traité.
   Je prétends donc dans cet Ouvrrage parler de l'Opération pour tirer la pierre qui est dans la vessie, désignée par le nom de Lithotomie.
   Quoique M. Jonnot soit mort il y a long-temps, sa mémoire vivra dans les siécles avenir, puisqu'avec une grande probité & droiture, il a excellé dans cette Opération comme dans les autres parties de la Chirurgie ; & comme nous devons toujours avoir de la gratitude pour nos Maîtres & pour tous ceux qui nous ont procuré & donné des lumières dans nôtre Profession ; je dois rendre à la posterité, témoignage des bons principes & des instructions que feu M. Jonnot m'a donné sur le fait de la Lithotomie.
   Ce Livre est divisé en vingt-neuf Chapitres, dont les huit premiers contiennent la théorie de la Lithotomie, & font connoître les causes, les especes & les différences des pierres, leurs signes diagnostics, & les prognostics qu'on en doit faire, plusieurs histoires de pétrifications, & des pierres monstreuses, & l'on prouve qu'il n'y a point de Pierre Adhérante. Dans les dix-huit Chapitres suivans on traitera des choses necessaires, & des différentes méthodes, pour bien pratiquer cette Operation : de l'Extraction de la Pierre de l'urètre, & du Phimosis (parce qu'on est quelquefois contraint de faire ces Opérations immediatement auparavant la Lithotomie) : des accidens qui surviennent dans la Lithotomie, du traitement des Taillez pour prévenir ou corriger les symptomes, des moyens pour les guérir ; de la ponction au périnée pour la suppressîon d'urine ; & par occasîon on a fait un Chapitre des Passeports.
   Les trois derniers Chapitres traitent des maladies qui restent quelquefois après la Taille, leurs remèdes, & pour faire vuider le calcul, & pour fe preserver de la Pierre : dans un de ces Chapitres, on examine sî la Lithotomie peut être la cause de la sterilité & de l'impuissance.
   Les faits Historiques que je raporte sont tous véritables, & je les ay décrit le mieux qu'il m'a été possible pour l'instruclion des Lecteurs.

   
Page de titre et gravure en regard de la p. 180.

200 euros (code de commande : 19007vit1b).

 

VIRGILE — L'Eneide di Virgilio del Commendatore Annibal Caro. Tomes I et II (complet). Paris, Quillau, 1760. [In Parigi. Presso la Vedova Quillau. M. DCC. LX.] Deux volumes in-8° plein veau, dos à 5 nerfs, tranches dorées, reliures frottées, mors fragiles (celui du premier plat du tome I est fendu), coiffes et queues abîmées, t. I : [2 bl.], [1 (titre gravé)], [1 bl.], II, [2 (légendes des gravures)], 314, [2 bl.] p., t. II : [2 bl.], [1 (titre gravé)], [1 bl.], 342, [2 (privilège)] p., 32 gravures dont 31 d'après G. Zocchi : 2 frontispices (portrait de Virgile et portrait d'Annibal Caro le premier gravé par Ficquet et le second par Deshert), 12 gravures à pleine page (2 gravées par J.J. Pasquier, 2 par L. Lempereur, 1 par Tardieu, 1 par Le Veau, 2 par Defehrt, 2 par Prevost, 1 non signée, 1 dessinée et gravée par Prevost), 12 bandeau de tête de chapitre (1 gravé par P. F. Tardieu, 3 par J.J. Pasquier, 2 par Prevost, 3 par Deshert, 3 non signés), 6 culs-de-lampes (1 gravée par P. F. Tardieu, 1 par Pasquier (et portant la date de 1762), 1 par Prevost, 1 par Defhert, 2 non signées), mouillures aux derniers cahiers du tome II.
   Le poète italien Annibale Caro (1507-1566) fut au service de Pierre-Louis Farnèse, duc de Parme et de Plaisance ; c'est à cde titre qu'il fut amené à remplir plusieurs missions auprès de l'empereur Charles-Quint ainsi qu'aux Pays-Bas. En matière littéraire, il laissa quelques œuvres personnelles et des traductions dont « la meilleur [...], celle qu'il faut regarder comme un chef-d'œuvre, est celle de l'Énéïde qui, malgré quelques inexactitudes, quelques inégalités de style que prétendent y remarquer des critiques très-scrupuleux, montrera toujours ce dont est capable la langue italienne par son élégance, sa grâce et son harmonie. »
Bibliographie :
   - Ginguené, Histoire littéraire d'Iatlie, tome IX, pp. 309-311.
   - Cohen , Guide de l'amateur de livres à vignettes (et à figures) du XVIIIe siècle, col. 512.

   
Portrait d'Annibale Caro et gravure du livre IX.

Les deux volumes : 200 euros (code de commande : 18800YB).

 

  [NONNOTE]. Les erreurs de Voltaire.
  
Liège, Collette, 1766.
  
Ouvrage qui valut à l'abbé Claude-François Nonnote la rancune de Voltaire... 
  Pour en savoir plus...                                                       150 euros (code de commande : 12557/vit1).


 

  VOSSIUS. De Historicis latinis libri III.
  
Leyde, Maire, 1651.
  
Deuxième édition de cet important recueil bio-bibliographique des historiens de langue latine de l'Antiquité au XVIe siècle. 
  Pour en savoir plus...                                                      200 euros (code de commande : 11972/vit1a).



WATELET (Claude-Henri) — L'art de peindre...
  
Amsterdam, Aux Dépens de la Compagnie, 1761.
  
Édition bien complète des 17 gravures.

  Pour en savoir plus...           150 euros (code de commande : 27383).




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CONDITIONS DE VENTE
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T.V.A. : BE0619836631
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   Les prix sont exprimés en euros (toutes taxes comprises). Les éventuels frais de port sont pris en charge par le destinataire. Nous garantissons un emballage approprié, cependant les ouvrages voyagent aux risques et périls du destinataire et nous ne pourrons intervenir en cas de détérioration ou de perte.
   Les livres sont réservés 14 jours, passé ce délai, ils seront remis en vente.
   Le paiement est exigible à la commande : le client non satisfait a un délai de 14 jours s'il veut renvoyer son achat.
   Pour nos clients belges, les factures seront réglées par virement bancaire.
   Pour nos clients résidant à l'étranger, les factures seront réglées en euros de préférence par virement bancaire international (IBAN) ou par carte de crédit (« Visa » ou « Eurocard »).
   Nous disposons d'un C.C.P. en France, nos clients français pourront (sans frais) effectuer leurs paiements par chèques libellés en euros.
   En cas de non paiement de la facture dans le délai prescrit, il sera dû à partir de la date d'échéance, de plein droit et sans mise en demeure préalable, un intérêt de retard égal au taux légal. En outre, il sera du une indemnité forfaitaire de 10% du montant total de la facture.
   Tant que les biens n'ont pas été payés, ils restent propriété du vendeur.
   Toutes les informations sur les taux de change peuvent être obtenues sur le site :
The XE.com Universal Currency Converter

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Les prix sont exprimés en euros (toutes taxes comprises). Les éventuels frais de port sont pris en charge par le destinataire. Nous garantissons un emballage approprié, cependant les ouvrages voyagent aux risques et périls du destinataire et nous ne pourrons intervenir en cas de détérioration ou de perte.

Les livres sont réservés 14 jours, passé ce délai, ils seront remis en vente.

Le paiement est exigible à la commande : le client non satisfait a un délai de 14 jours s'il veut renvoyer son achat.

Pour nos clients belges, les factures seront réglées par virement bancaire.

Pour nos clients résidant à l'étranger, les factures seront réglées en euros de préférence par carte de crédit (« Visa » ou « Eurocard ») ou par virement bancaire international (IBAN).

Nous disposons d'un C.C.P. en France, nos clients français pourront (sans frais) effectuer leurs paiements par chèques libellés en euros.

En cas de non paiement de la facture dans le délai prescrit, il sera dû à partir de la date d'échéance, de plein droit et sans mise en demeure préalable, un intérêt de retard égal au taux légal. En outre, il sera du une indemnité forfaitaire de 10% du montant total de la facture.

Tant que les biens n'ont pas été payés, ils restent propriété du vendeur.

Toutes les informations sur les taux de change peuvent être obtenues sur le site : The XE.com Universal Currency Converter

Notre numéro de T.V.A. : BE0619836631.


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