ART EN BELGIQUE

(catalogues d'expositions, études, monographies d'artistes belges, etc...)

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Nouvelle(s) entrée(s)

 

[DU BRŒUCQ]. DIDIER (Robert) — Jacques Dubrœucq. Sculpteur et Maître-artiste de l'Empereur (1500/1510-1584). Avec une préface de Charles Avery et des contributions de Jacques Debergh, Peter Kurmann et Christopher Wilson. [Bruxelles], Ars Libris, 2000. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 247 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « La Mémoire de l'Art »), exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
   Architecte, ingénieur, sculpteur, décorateur, restaurateur, Jacques Dubrœucq est un artiste typique de la Renaissance par la diversité de ses activités qui s'étendirent aussi à l'art militaire des fortifications. Il fut aussi l'un des artistes attitrés de Marie de Hongrie et de sa cour tout en étant également en contact avec la cour du roi de France. Son activité lui valut le titre de « maître-artiste » de Charles-Quint et de Philippe II. Jacques Dubrœucq connut très vite la célébrité. Celle-ci s'étendit même jusqu'en Italie qu'il avait visitée avant 1535 et où il est signalé comme ayant été le maître du fameux sculpteur Giambologna qui, à Florence, fut au service de la cour de Medicis.
   L'œuvre de Jacques Dubrœucq connut très tôt un funeste destin et cela dès le XVIe s. C'est ainsi qu'il ne subsiste pratiquement rien des châteaux et hôtels de ville qu'il construisit et parmi lesquels on doit citer les châteaux de Boussu et surtout celui de Binche. Pour la décoration de celui-ci, il fit aussi appel à des artistes allemands et italiens. En 1549, le château de Binche fut, en l'honneur de l'empereur Philippe II, le cadre de fêtes si fastueuses qu'elles furent célèbres en Europe. Elles sont évoquées à travers deux aquarelles contemporaines qui nous montrent, en même temps, la grande salle du château décorée aussi de peintures et de tapisseries.
   Par bonheur, l'œuvre sculpturale de Dubrœucq a été mieux conservée, mais essentiellement dans l'ancienne cathédrale de Saint-Omer et surtout dans la collégiale de Mons, ville où se déroula pratiquement toute la carrière du sculpteur. Statues et reliefs, notamment du fameux jubé, commandé en 1535 par le chapitre noble de Ste-Waudru, terminé en 1549 et démantelé au début du XIXe s., démontrent que Dubrœucq fut un artiste non seulement très novateur mais aussi l'un des plus raffinés et fascinants de son époque que cela soit dans sa maîtrise du relief, sa nouvelle conception du monde, dans son art de la composition ou dans la statuaire du maniérisme élégant. Il est l'un des rares sculpteurs à avoir exploité les particularités de l'albâtre notamment en fonction de la lumière qui contribue à conférer une vie mouvante à ses œuvres et en harmonie avec la délicatesse du modelé. Dubrœucq s'est aussi surpassé dans la sculpture funéraire révélant un aspect de sa personnalité. Ses gisants de Saint-Omer et de Boussu-lez-Mons sont saisissants en traduisant dans la matière l'instant où la vie se fait évanescente.
   Pour le XVIe s., Jacques Dubrœucq est un artiste dont l'importance dépasse largement le cadre des anciens Pays-Bas méridionaux. Bien qu'il soit souvent cité et évoqué, paradoxalement l'ensemble de ses œuvres conservées n'a pas encore été reproduit d'une manière satisfaisante. La présente édition a notamment pour but d'en révéler tous les aspects et en détail à travers des illustrations pour la plupart inédites donnant une nouvelle approche de l'art de ce grand sculpteur de la Renaissance que fut Jacques Dubrœucq.

40 euros (code de commande : 25871 - vendu).

 

[HARVENT (René)]. DONNAY (Guy) — René Harvent. Mons, Centre de Création Artistique de Mons, 1988. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 111 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état contenant quelques remarques et corrections manuscrites.
   
Publication réalisée à l'occasion de l'exposition organisée à la Salle Saint-Georges, à Mons, du 3 au 24 décembre 1988.
Prologue :
   C'est en automne 1938, lors des premiers soubresauts prémonitoires de la guerre, que j'ai connu René Harvent.
   Déambulant à grands pas dans la cour du collège des pères jésuites de Mons, il évoquait, avec force gestes, les gloires de l'histoire. Il admirait Napoléon, nom qu'on lui avait d'ailleurs donné.
   Il nous quitta en 1942, poussé vers les études artistiques par son impérieuse vocation, mais aidé dans sa décision par un de nos professeurs, lui-même hors du commun en raison de sa propension à se situer très au-dessus de l'immédiat et à percevoir, avec une clairvoyance quasi surnaturelle, l'accomplissement des choses et des êtres.
   Quelques années plus tard je retrouvais René Harvent, jeune artiste déjà fameux, qui avait reçu plusieurs prix, et je fréquentais ses ateliers successifs : son grenier de l'avenue Wauters à Cuesmes, l'atelier minuscule de la rue Jourdan, proche toutefois de la porte Louise à Bruxelles, celui qu'il installa dans un grand salon Louis XVI, rue Zinner, face à la résidence de l'ambassadeur des États-Unis, et celui qui, majestueux, lui convenait tout à fait, au 21, boulevard du Régent.
   Curieux de tout, il a toujours eu, de l'aigle, l'avidité à appréhender le monde. Sa caractéristique était et reste l'exigence avec lui-même, et corollairement avec chacun non sans qu'une mansuétude certaine vînt tempérer sa rigueur.
   D'aucuns l'ont cru agressif, provoquant, alors qu'il est en fait profondément doux et anticonflictuel, mais, obsédé par la perfection, il est resté fidèle et droit comme le fil de l'épée.
   En toutes choses, seul le meilleur l'intéresse. La facilité, l'à-peu-près, la médiocrité lui font horreur.
   À son propos, je pense souvent à un vers de Mallarmé : « Donner un sens plus pur aux mots de la tribu ». Je pense aussi à un autre vers fameux du même poème, pour le paraphraser : « Telles qu'en elles-mêmes enfin l'éternité les change ». Les œuvres de René Harvent me donnent une sensation d'éternité.
   En cinq décennies, René Harvent n'a pas changé. Il reste l'artiste convaincu enthousiaste, éclectique, fasciné par de grands rêves, et décidé à les traduire, ce qu'ïl réussit superbement, par la grâce de son immense talent et d'un travail d'une profondeur véritablement extraordinaire.
   C'est avec un rare contentement que, pas assez souvent hélas, il m'est donné le temps de flâner avec lui dans l'art et la culture. Quel enrichissement pour moi.
   Et dire que Mons ignore, ou presque, la présence en ses murs de cet artiste hors du commun qui, convenons-en, se montre d'ailleurs très peu. Mais qu'elle l'ignore ou pas, il honore sa ville natale. Il nous est enfin donné la joie de pouvoir y rassembler ses œuvres, en cette magistrale exposition.
   La femme – fascination de l'homme éternellement jeune – aura été et reste l'inspiratrice essentielle de l'œuvre de René Harvent. Plus les années ont passé, plus il est arrivé à cette conjugaison subjugante de la réalité physique de la jeune femme et du style. Dans ses statues, aucune bavure. Nous sommes en présence d'œuvres d'un seigneur de la sculpture.
   J'ajouterai ceci : René Harvent a permis cette exposition à Mons, il l'a un peu conçue ou admise en réparation des torts qu'il a subis ici, voire comme une réconciliation avec cette cité qui l'a méconnu, mais qu'il n'a jamais cessé d'aimer. 

25 euros (code de commande : 25821).

 

 

Monographies de l'Art belge

Cette célèbre collection mettant nos artistes belges à l'honneur (et parfois encore seule documentation), a été publiée en plusieurs séries pour le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Culture, soit par De Sikkel ou plus tard par Meddens et Elsevier. Les volumes sont de format in-8° sous cartonnage d’éditeur imprimé avec Rhodoïd ou jaquette imprimée : ils contiennent tous 13 pages d’introduction, une illustration en couleur en frontispice et 24 planches en noir in fine. Ils sont tous en très bon état sauf mention contraire. La plupart font partie d'un tirage numéroté non destiné à la vente.

Chaque volume : 10 euros (code de commande : Mono/N°)


1. Jos. Albert par François Maret. 1963.
2. Willy Anthoons par Michel Seuphor. 1954.
4. Hippolyte Boulenger par Gustave Vanzype. 1949.
7. Josef Cantré par André de Ridder. 1952.
9. Philibert Cockx par Arild Liénaux. 1965.
12. Jan Cox par August Corbet. 1952.
13. Albert Crommelynck par Roger Bodart. 1962.
14. Hippolyte Daeye par August Corbet. 1949.
15. Albert Dasnoy par Charles Leplae. 1952.
16. Felix de Boeck par Pierre Bourgeois. 1963.
17. Henri de Braekeleer par Charles Conrardy. 1957.
21. Lod de Maeyer par Hubert Lampo. 1965.
22. Gustave de Smet par Leo van Puyvelde. 1949.
24. Adrien de Witte par Charles Delchevalerie. 1949.
25. Roel d'Haese par Jacques Meuris. 1964.
26. Jean Donnay par Léon Koenig. 1961.
29. Henri Evenepoel par Franz Hellens. 1947.
32. Jack Godderis par Albert van Hoogenbemt.1961.
33. Georges Grard par Riger Bodart. 1948.
35. Richard Heintz par Jules Bosmans. 1948.
37. Floris Jespers par Gaston Burssens. 1955.
38. Oscar Jespers par André de Ridder. 1948.
42. Charles Leplae par Albert Dasnoy. 1950.
43. Eugène Laermans par François Maret. 1959.
44. Dolf Ledel par Nestor Eemans. 1958.
47. Jacques Maes par Roger Bodart.1955.
48. Paul Maas par Jean Stevo. 1961.
51. Rober Massart par Jules Bosmant. 1961.
53. Constantin Meunier par Lucien Christophe. 1947, non numéroté.
55. François-Joseph Navez par François Maret. 1962. le nom du dédicataire à été découpé, pas de rhodoïd.
57. Opsomer par Charles Bernard. 1947.
58. Willem Paerels par Charles Bernard. 1955.
59. Henri Puvrez par Roger Avermaete. 1950, manque à la jaquette.
61. Albert Saverys par August Corbet. 1950.
64. Rik Slabbinck par Jozef Muls. 1953.
66. Fernand Stéven par Georges Linze. 1959.
68. Jan Vaerten par Hubert Lampo. 1954.
69. Walter Vaes par August Corbet. 1948, déchirure à la jaquette sans perte.
73. Albert van Dyck par Jozef Muls. 1957, rhodoïd déchiré.
76. Théo van Rysselberghe par François Maret. 1948.
77. Adolphe Wansart par Henri Kerels. 1955.
78. Antoine Wiertz par Roger Bodart. 1949.
79. Ernest Wijnants par Albert van Hoogenbemt. 1949.

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[ALECHINSKY (Pierre)]. ABADIE (Daniel) et VAN DEN BUSSCHE (Willy) — Pierre Alechinsky. Anvers, Fonds Mercator, 2000. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 203 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée d'Art moderne, à Ostende, du 14 juillet au 12 novembre 2000.
Table des matières :
   - Un voyage dans l'imaginaire, par Willy Van Den Bussche.
   - Œuvres exposées.
   - Chronologie, par Daniel Abadie.
   - Expositions personnelles.
   - Bibliographie.
   - Index.

40 euros (code de commande : 25371).

 

[ANDRÉ (Francis)]. [CATTEAU (Suzanne)] — Francis André. Mons, Les Amis de Francis André, 1991. In-4° broché, 61, [3] p., illustrations.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition rétrospective organisée à la Salle Saint-Georges, à Mons, en mars-avril 1991.
Avertissement :
   Cette publication, éditée à l'occasion de l'exposition qui s'est tenue à Mons en 1991, n'est pas une étude scientifique et exhaustive de l'œuvre de Francis André. Elle est simplement destinée à mieux faire connaître le talent multiforme d'un homme qui travailla dans l'ombre et dont les travaux ne sont appréciés que d'un petit nombre. De ses premiers dessins estudiantins jusqu'à la Lettre à un architecte, Francis André n'a cessé de travailler : revues, maquettes, sculptures, collaborations avec Olivier Strebelle, Maurice Béjart, etc. sont là pour témoigner de cette activité boulimique.
   Cette publication tente également de faire connaître l'homme qu'était Francis André. Son implacable lucidité envers ses contemporains et les événements qui bouleversèrent sa vie imprégna son caractère qui pouvait paraître bourru et modela jusqu'à sa manière de se vêtir : il porta longtemps un chandail sur lequel il avait fait broder le mot Inquiétude. Toute son œuvre est empreinte d'un esprit d'amertume et de noirceur ironique avec lequel il dénonçait la manière dont tournait le monde. Parfois, il rêvait d'une aventureuse évasion maritime ou d'un voyage sans retour a bord d'une de ses incroyables machines à traverser le désert d'Australie...

9 euros (code de commande : 23437).

 

Arnould - Carette - Laffineur - Lahaut - Marchoul. [Bruxelles], Ministère de la Culture Française, 1968. In-8° carré collé, [86] p., nombreuses illustrations en noir, couverture insolée en partie.
   Catalogue de l'exposition éponyme organisée au Musée des Beaux-Arts, à Ixelles, en septembre-octobre 1968, à la Maison de la Culture, à Namur, en novembre 1968 et à la Chapelle Saint-Georges, à Mons, en janvier 1969.

13 euros (code de commande : 23278.

 

 

 

 

 

Art roman dans la vallée de la Meuse aux XIe, XIIe et XIIIe siècles. Textes et commentaires de Suzanne Collon-Gevaert, Jean Lejeune, Jacques Stiennon. Avant-propos et préface par Germaine Faider-Feytmans. Troisième édition. Bruxelles, Arcade, 1965. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 315 p., illustrations en noir et en couleur, déchirures (sans pertes) à la jaquette.
Table des matières :
   Avanat-propos, par Germaine Faider-Feytmans.
   Préface, par Germaine Faider-Feytmans.
   Livre I : L'Art mosan et le diocèse de Liège - Les conditions historiques, par Jean Lejeune.
      1. La Meuse et le diocèse de Liège.
      2. Une certaine force...
      3. ... Et une certaine culture.
   Livre II : L'Orfèvrerie, par Suzanne Collon-Gevaert avec la collaboration de Jean Lejeune et Jacques Stiennon.
      1. Les Techniques.
      2. Les Ateliers et les mécènes du XIIe siècle.
      3. Le XIIIe Siècle et les derniers chefs-d'œuvre.
   Livre III : Autres techniques :
      1. La Miniature, par Jacques Stiennon.
      2. Les Ivoires, par Jean Lejeune.
      3. La Sculpture sur pierre, par Jacques Stiennon.

   Illustration ci-contre : Châsse de saint Charlemagne, p 269.

50 euros (code de commande : 16889).

 

[BASTIN (Mireille)]. PONZI (Jacques)Mireille Bastin. Introduction par Jean Verame. Bruxelles, Editions d'Art Laconti, 1988. In-4° sous cartonnage et jaquette (accrocs) d'éditeur, 95 p., nombreuses illustrations en couleur.
   Ce volume contient des textes de Christian Bussy, Paul Caso, Philippe Cruysmans, Jean Pigeon, Stéphane Rey, Roger-Pierre Turine et Alain Viray.
Texte d'Alain Viray :

   Mireille Bastin, pertinence et impertinence.
   Mireille Bastin, artiste naïve, suivant le langage plastique qui se croit obligé de mettre une étiquette (commode) sur toutes les formes d'art, est un romanesque bout de femme bourré d'esprit et de talent. Et si elle met en place avec humour et tendresse des petites filles qui ne sont pas toujours modèles et des couples savoureux, qui ne le sont pas toujours d'avantage, elle a une intrigante nature pour le faire. Intrigante, car il y a des courants d'air quelque peu pervers dans ses œuvres et une maturité certaine, parce qu'il est nécessaire d'être pleinement adulte pour jouer avec autant d'esprit sur le mode mineur et majeur des affres du cœur.

13 euros (code de commande : 25461).

 

[BERNIER (Charles)]. Verhaeren - Bernier. Portetten - Portraits. Sint-Amands - Honnelles, Emile Verhaerenmuseum - Commune de Honnelles, 2016. In-8° broché, 79 p., nombreuses illustrations en couleurs, édtion bilingue néerlandais-français.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme.
   Toute sa vie Charles Bernier (Angre, 1871 - Angre, 1950) s'est spécialisé dans l'art de la gravure. Surtout les gravures en couleurs sont remarquables. À ses débuts il a copié les grands maîtres, mais à partir de 1899 il commence à graver des paysages et des scènes pastorales. Son ami Émile Verhaeren devient son modèle préféré. Il a portraituré le poète à plusieurs occasions et quelques portraits sont devenus de vrais classiques. Des années durant le Musée Verhaeren a su collectionner toute une série de portraits. Pour la première fois une telle collection Bernier est présentée au grand public.
Table des matières :
   - Préfaces, par Gil Amand et Els de Smedt.
   - Charles Bernier, Émile Verhaeren, une amitié, par Rik Hemmerijckx.
   - Hommage à Charles Bernier, par Émile Verhaeren.
   - Catalogue.
   - Liste des œuvres.

15 euros (code de commande : 24304).

 

[BERTRAND (Gaston)]. MEURIS (Jacques)Gaston Bertrand. Gent, Grif (galerie Fonck), 1970. In-8° broché, 62 p., illustrations en noir et quelques-unes en couleurs, édition trilingue (français, anglais, néerlandais), tirage limité à 1500 exemplaires numérotés (n° 1192), exemplaire en bel état.
Extrait :
   La démarche d'un peintre est souvent chose curieuse ; elle suit, la plupart du temps, un développement influencé, soit par l'évolution des arts plastiques et les idées nouvelles qui y apparaissent, soit par les circonstances de l'existence auxquelles l'artiste est soumis. La caractéristique du talent n'est donc pas nécessairement inscrite toujours dans la stabilité que revêt l'œuvre par rapport à elle-même, mais il est cependant des cas (relativement rares, il est vrai) où une ligne directrice très tôt est tracée, qui restera visible tout au long du déploiement de l'œuvre considérée. Encore n'est-il pas surprenant que cette démarche, convaincue et marquée, reçoive par moments des impulsions inédites qui en modifient, sinon le contenu profond, du moins les apparences. L'existence d'une ligne directrice fondamentale, ainsi, n'empêche certes pas l'œuvre de se mouvoir et
même De changer, peu ou prou, à l'intérieur des intentions esthétiques dès l'abord affichées.
   C'est ce qui s'est passé pour Gaston Bertrand. Sur quelque trente ans, le regard du spectateur est, en effet, invité à se tourner sur un passé dont les constantes semblent immuables et pourraient se résumer brièvement ainsi : gravité d'un cheminement de la pensée qui paraît toujours en deçà de la signification qu'elle revêt, une fois le tableau achevé ; rigueur des apparences entraînant un semblant de difficulté, pour le spectateur, à aborder ce monde restitué ; pureté souveraine de l'œuvre, étrangère aux contingences qui l'ont quelquefois, à tort à mon sens, fait classer parmi les expressions les plus froides de l'art non figuratif contemporain.

18 euros (code de commande : 22360).

 

[BLÈS (Henri)]. Autour de Henri Blès. Sous la direction de Jacques Toussaint. Namur, Société Archéologique de Namur - Service de la Culture de la Province de Namur, 2000. In-4° broché, 288 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Monographies du Musée des Arts Anciens du Namurois », n° 20), exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Préface, par Guy Milcamps.
   - Avant-propos, par Cécile Douxchamps-Lefebvre.
   - Le cadre historique et culturel, par Cécile Douxchamps-Lefebvre.
   - Henri Blès : un paysagiste à redécouvrir, par Dominique Allart.
   - Examen technologique des œuvres de Blès et de son entourage conservées au musée des Arts anciens du Namurois, par Roger Van Schoute, Hélène Verougstraete et Christian Bodiaux.
   - Analyse d'œuvres de Henri Blès conservées à Liège, par Dominique Allart, Sophie Denoël, Pascale Fraiture, Cécile Oger et Georges Weber.
   - Une montée au calvaire de Henri Blès et un baptême du Christ de Lucas Gassel, par Hélène Verougstraete et Jacqueline Couvert.
   - Images de constructeur ou de peintre ? À propos d'architecture vernaculaire chez Henri Blès, par Luc-Francis Genicot.
   - Les plantes et leur représentation dans les tableaux de Henri Blès conservés au musée des arts anciens du namurois, par Claude Gillet.
   - Les « topiae » chez Blès, par Luc Serck.
   - Blès dans l'historiographie et les inventaires anciens, par Luc Serck.
   - Catalogue de l'exposition, par Luc Serck.
   - Bibliographie, par Luc Serck.

20 euros (code de commande : 24523).

 

[BOSQUET (Andrée)]. CASO (Paul) — Andrée Bosquet. « Un petit coin de planète bien à elle... » Bruxelles, Les Éditeurs d'Art Associés, 1984. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 90 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « La Mémoire de l'Art »), tirage limité à 1200 exemplaires numérotés (n° 800), à l'état de neuf.
Biographie succincte de cette artiste trop méconnue et pourtant si moderne :
   Naît à Tournai le 13 mars 1900.
   Effectue un passage à l'Académie des Beaux-Arts de Mons (peinture et dessin).
   Œuvres dans les Musées de Mons, Gand, Liège, Ixelles, La Louvière, Molenbeek-St-Jean, au Gouvernement Provincial du Brabant, dans les Collections de l'État ainsi que dans la Collection communale d'Uccle. Membre de l'Association Internationale des Arts Plastiques.
   Membre du Cercle « Bon Vouloir » de Mons et des « Amis de l'Art » de La Louvière.
   Expositions personnelles : Galerie Breughel, Galerie d'Egmont, Galerie du Mont des Arts, Galerie du Cheval de Verre.
   Participation à divers salons de groupe : Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, Anvers, Gand, Liège, Mons, La Louvière, au Gouvernement Provincial du Brabant.
   Invitée par le groupe « Nervia » en 1936.
   Prix de l'Académie Royale de Belgique (1963).
   Épouse du peintre Frans Depooter.
   Chevalier de l'ordre de Léopold II.
   Décède en 1980.

25 euros (code de commande : 21843).

 

[BRUEGEL L'ANCIEN (Pierre)]. MARIJNISSEN (Roger-H.) et SEIDEL (Max) — Bruegel. Deuxième édition. Bruxelles, Arcade, 1971. In-4° sous reliure toilée, jaquette et étui d'éditeur, 379 p., nombreuses héliogravures et illustrations en couleurs (ces dernières contrecollées).
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Biographie.
   - L'époque et l'œuvre.
   - Notes.
   - Tableau synoptique.
   - Catalogue.
   - Illustrations.
   - Bibliographie.
   - Index.

40 euros (code de commande : 24793).

 

[BRUEGHEL]. Pieter Breughel le Jeune (1564-1637/8) - Jan Breughel l'Ancien (1568-1625). Une famille des peintres flamands vers 1600. Lingen - Anvers, Luca - Koninklijk Museum voor Schone Kunsten, 1998. In-4° broché, 439 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, couverture un peu griffée.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Koninklijk Museum voor Schone Kunsten, à Anvers, du 3 mai au 26 juillet 1998.
Sommaire :
   - Avant-propos, par Paul Huvenne.
   - À propos de l'exposition, par Klaus Ertz.
   - Tableau chronologique, par Ute Kleinmann.
   - Tableau généalogique.
   - Signatures.
   - Pieter Breughel le Jeune - Jan Brueghel l'Ancien, par Klaus Ertz.
   - Catalogue.
      - Pieter Breughel le Jeune et Jan Brueghel l'Ancien face à l'œuvre de leur père.
   - Jan Brueghel l'Ancien :
      - Séjour en Italie.
      - Vers 1600.
      - Paysages paradisiaques.
      - Paysages diaboliques et infernaux.
      - Paysages forestiers.
      - Marines.
      - Paysages rustiques.
      - Paysages de rivières.
      - Vastes paysages.
      - Les archiducs Albert et Isabelle.
      - Mythologie et allégorie.
      - Fleurs.
      - Couronnes et guirlandes.
      - Varia.
   - Pieter Breughel le Jeune.
      - Thèmes bibliques.
      - Allégories et proverbes.
      - Portraits.
      - Saisons.
      - Scènes de noces.
      - Scènes paysannes.
   - Lieux de conservation des œuvres de Pieter Breughel le Jeune.
   - Lieux de conservation des œuvres de Jan Brueghel l'Ancien.
   - Bibliographie.

25 euros (code de commande : 24453).

 

[BRUEGHEL]. L'Entreprise Brueghel. Sous la direction de Peter van den Brink. Gand-Amsterdam, Ludion, 2001. In-4° broché, 191 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire truffé et en bel état.
   Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition présentée au Bonnefantenmuseum, à Maastricht, du 13 octobre 2001 au 17 février 2002 puis aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, à Bruxelles, du 22 mars au 23 juin 2002.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Introduction, par Peter van den Brink.
   - L'art de la copie. Le pourquoi et le comment de l'exécution de copies aux Pays-Bas aux XVIe et XVIIe siècles, par Peter van den Brink.
   - Pieter Brueghel le Jeune, 1564/65-1637/38, par Jacqueline Folie.
   - Pieter Brueghel le Jeune a-t-il pu voir les tableaux de son père ? Réflexions méthodologiques et critiques, par Dominique Allart.
   - « C'est au fruit qu'on connaît l'arbre. » Les Proverbes flamands de Pieter Bruegel l'Ancien et les copies issues de l'atelier de Pieter Brueghel le Jeune, par Rebecca Duckwitz.
   - Démystification d'un procédé : Le Dénombrement de Bethléem de Pieter Brueghel le Jeune. Une étude technique, par Christina Currie.
   - Datation dendrochronologique de trois versions du Dénombrement de Bethléem peintes par Pieter Brueghel le Jeune, par Pascale Fraiture.
   - Catalogue, par Suzanne Harleman.
      I. Le Dénombrement de Bethléem.
      II. L'Adoration des Mages dans la neige.
      III. Paysage d'hiver avec trappe aux oiseaux.
      IV. L'Avocat de village.

40 euros (code de commande : 24517).

 

[BRUEGHEL LE JEUNE (Pierre)]. MARLIER (Georges)Pierre Breughel le Jeune. Édition posthume mise au point par Jacqueline Folie. Bruxelles, Robert Finck, 1969. Fort in-4° sous reliure toilée, jaquette (petites déchirures sans perte) et étui d'éditeur, XV, 481 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ex-libris manuscrit sur la page de garde, très bon exemplaire, rare et recherché.
   
Ouvrage de référence qui fait toujours autorité pour l'identification des œuvres de Breughel le Jeune.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Préface.
   - Abréviations bibliographiques.
   Première partie. La Vie de Pierre Brueghel le Jeune.
      I. Les sources.
      II. Le milieu historique et artistique à Anvers pendant le dernier quart du XVIe siècle.
      III. Le surnom « Brueghel d'Enfer ».
      IV. Les deux fils et le problème des copies.
   Deuxième partie. Copies d'après les œuvres conservées de Pierre Bruegel l'Ancien.
      I. Premières grandes compositions.
      II. Adorations des Mages.
      III. Petites et grandes œuvres bibliques.
      IV. Œuvres d'inspiration philosophique.
      V. Les Proverbes flamands.
      VI. Noces paysannes.
      VII. Paysages et scènes rustiques.
   Troisième partie. Copies d'après des œuvres présumées perdues de Pierre Bruegel l'Ancien.
      I. Copies d'après des œuvres perdues de Pierre Bruegel l'Ancien.
      II. Compositions originales ou copies ?
   Quatrième partie.
      I. Pierre le Jeune et Pieter Balten.
      II. Pierre le Jeune et Martin van Cleve.
      III. Pierre le Jeune et David Vinckboons.
   Cinquième partie. Compositions originales de Pierre Brueghel le Jeune.
      I. Noces et Kermesses.
      II. Autres scènes rustiques.
      III. Paysages.
      IV. Scènes et personnages divers.
      V. Dessins.
   - Appendice.
      - Les Brueghéliens.
      - Index des collections.

250 euros (code de commande : 24822).

 

[BRUXELLES]. Le palais royal de Bruxelles. Par André Molitor, Gustaaf Janssens, Martine Vermeire et Guy de Greef. Bruxelles, Crédit Communal, 1994. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 135 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Musea Nostra », hors série), très bel exemplaire.
Table des matières :
   - 
La monarchie en Belgique.
   - Les rois des Belges.
   - Léopold Ier (1831-1865).
   - Léopold II (1865-1909).
   - Albert (1909-1934).
   - Léopold III (1934-1951).
   - Baudouin (1951-).
   - Généalogie de la dynastie belge.
   - Le Palais royal de Bruxelles.
   Petit guide pour la visite des salles et des salons.
   - Le Musée de la Dynastie.
   - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 20650).

 

 

Bulletin des Musées Royaux d'Art et d'Histoire - Bulletin van de Koninklijke Musea voor Kunst en Geschiedenis. Tome 57 - Fascicule 1 - 1986. Bruxelles, Musées Royaux d'Art et D'Histoire, 1986. In-8° broché, 164 p., illustrations.
Table des matières :
   - Het veertiende-eeuwse gebeeldhouwde retabel in de O.-L.-Vrouwekathedraal te Antwerpen, par Hans Nieuwdorp.
   - Jan Genoots, sculpteur anversois du XVIe siècle, par Claire Dumortier.
   -  Het archief van de firma Forchondt als bron voor de studie van de zeventiende-eeuwse Antwerpse kunstkasten, par Ria Fabri.
   - Twee Rubeniaanse tekeningen in de Albertina te Wenen en hun samenhang met beeldhouwkunst uit de zeventiende eeuw, par Frans Baudouin.
   - Faydherbe onderschat of een verkeken kans voor de Koninklijke Musea voor Schone Kunsten, par Helena Bussers.
   - « Eenen massiven silveren caffépot », eerste prijs 1749-50 aan de Academie van Antwerpen, par Piet Baudouin.
   - Les meubles de l'ébéniste Jean Joseph Chapuis aux Musées Royaux d'Art et d'Histoire à Bruxelles, par A.-M. Bonenfant-Feytmans.
   - Bibliographie, par Ghislaine Derveaux-Van Ussel.

 

[CAMUS (Gustave)]. Gustave Camus. Rétrospective 1926-1984. Bruxelles, Ledoux, 1990. Petit in-4° broché, 59 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
   Catalogue de l'exposition éponyme organisée à l'Hôtel Communal de Schaerbeek, du 13 décembre 1990 au 19 janvier 1991.
Sommaire :
   - Avant-propos, par Léon Weustenraad.
   - Gustave Camus, la topographie du corps humain, par Jean-Luc Wauthier.
   - Biographie.
   - Expositions personnelles.
   - Bibliographie.

18 euros (code de commande : 25499).

 

[CAMUS (Gustave)]. WAUTHIER (Jean-Luc) — Gustave Camus, l'épanouissement de l'espace. Charleroi, Institut Jules Destrée, 1981. In-8° oblong broché, 117 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, petit cachet humide ex-libris en bas de la page de titre, bon exemplaire auquel on joint le dépliant de l'exposition.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition « Gustave Camus, peintures de 1939 à 1980 » organisée à la Galerie Albert Ier, à Bruxelles, du 20 mars au 8 avril 1981.
Sommaire :
   - L'art et le temps.
   - La période intimiste (1930-1945).
   - L'apport breton (1946-1950).
   - Les influences nourricières.
   - Un homme d'action.
   - L'artiste et l'artisan.
   - Pour une morale de l'inquiétude.
   - Instinct et méditation.
   - La sensibilité décantée.
   - Topographie du corps humain.
   - L'espace repensé.
   - Où le biographe interroge son modèle.

25 euros (code de commande : 25753).

 

[CATTEAU (Charles)]. Catteau. Donation Claire De Pauw - Marcel Stal. Bruxelles, Fondation Roi Baudouin, 2001. Grand in-8° broché, 120 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état épuisé au catalogue de l'éditeur.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Catteau à quatre mains, par Michel Draguet.
   - Charles Catteau (1880-1966), par Norbert Poulain.
   - Évolution stylistique, par Thérèse Thomas et Didier Brouwers.
   - Charles Catteau et l'art social : une idéologie des arts décoratifs ?, par Sébastien Clerbois.
   - Enjeux et paradoxes de l'enseignement des arts industriels à l'époque de Charles Catteau, par Claire Billen.
   - Le Centre de Boch Frères, par Jean Puissant.
   - Descriptif général de la technologie céramique, par Étienne Duyckaerts.
   - Techniques et décors, par Michelle Lenglez et Pierre Duroisin.
   - Question de style : Charles Catteau et l'Art déco, par Michel Draguet.
   - Aperçu bibliographique.
   - Le souci du patrimoine.

25 euros (code de commande : 24997).

 

CHARLIER (Jacques) — La Route de l'Art. [Gand], Moretti & Gewad, 1982. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 48 p., illustrations en noir, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Depuis plus de dix ans, Charlier diffuse des dessins humoristiques sur ses collègues de l'avant-garde internationale. Contrairement à l'habitude journalistique qui ridiculise l'art moderne superficiellement en flattant le bon sens populaire, Charlier, travailleur de fond, a établi ses postes d'observation à l'intérieur même du milieu de l'art. Ses nombreux dessins aux consonances hara-kiriennes n'ont jamais été appréciés par les salons/cénacles qui ont déjà fort à faire avec les fumisteries de toutes sortes, (le pouvoir du sérieux).
   L'artiste américain Reinhardt a exécuté parallèlement à sa peinture, des dessins/collages stigmatisant le milieu, mais il avait le bon goût et la prudence d'en rester aux généralités.
   Si ce genre de travail reste hermétique pour le grand public, il n'en est pas de même pour cette Route de l'Art que catalyse les expériences confidentielles antérieures de Charlier. Le « héros » de l'histoire est le prototype même de l'artiste radical rêvé par la fraction dure de l'art conceptuel des années 70. Des artistes peu connus comme Ian Wilson, Martin Maloney, Stanley Brouwn, Tony Shafrazi ont dû inspirer l'auteur. Il se peut aussi qu'il se souvienne de certaines de ses activités.
   Le scénario de La Route repose sur l'argument suivant : l'acteur principal est hanté par le mythe de la « récupération » postsoixantehuitarde. Désespéré par le conformisme d'une avant-garde qui vieillit mal, il se réfugie dans le refus romantique de créer. Cette première longue grève artistique de l'histoire préserverait l'authenticité de l'artiste et le garantirait contre les effets secondaires engendrés par la gloire et la reconnaissance à l'existence. Le second personnage, aussi complexe, semble symboliser à la fois le galeriste, le collectionneur, le musée, tout ce qui révèle l'œuvre d'art. Dépourvus d'organes visuels, cet homme poursuit le même rêve « absurde » que l'artiste en tentant de préserver celui-ci des défaillances classiques.
   Ce couple étrange évolue en marge du présent, dans un décor expressionniste, ne vit qu'en fonction du temps et du pouvoir de l'histoire. La convoitise pour l'objet d'art n'a pas disparu comme on pourrait le croire au profit de son négatif « l'absence d'objet », mais s'est réservée pour la seule raison majeure qu'évoqué toute situation artistique ; son authentification par la signature et la date, (le pouvoir de l'écrit).
   Laissons Charlier et ses personnages à leurs phantasmes, la réalité du marché de l'art contemporain a déjà tourné le dos à cette volonté de dématérialisation de l'art et ce au grand soulagement de tous, d'où l'effet doublement rétroactif de cette bande dessinée.
   Hormis quelques nostalgiques qui insistent, sans espoir de foin, l'art conceptuel est bien parti pour la ferraille ; s'il rouille bien, il a des chances de devenir historique. À lire la B.D. de Charlier, c'est heureux pour tout le monde.

60 euros (code de commande : 21098).

 

[CLAUS (Émile)]. DE SMET (Johan) — Émile Claus 1849-1924. Introduction de Willy Van den Bussche. Gand - Anvers, Snoeck-Ducaju & Zoon - Pandora, 1997. In-4° broché, 267 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ex-dono à la page de faux-titre.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée PMMK, à Ostende, du 14 juin au 5 octobre 1997.
Sommaire :
   - Avant-propos, par Willy Van den Bussche.
   - Émile Claus, le parcours d'une vie.
   - Émile Claus, un dialogue avec la lumière.
   - Noir et Blanc.
   - 
Catalogue.
      - Peintures.
      - Aquarelles et pastels.
      - Dessins.
      - Lithographies.
      - Liste des œuvres.
   - Bibliographie.

30 euros (code de commande : 24154).

 

Le clonage d'Adam. Sous la direction de Ben Durant, Michel Clerboit et Gita Brys-Schatan. Textes de Jacques Sojcher, Gita Brys-Schatan et Ben Durant. Bruxelles, La Lettre Volée - Institut Supérieur pour l'Étude du Langage Plastique, 2001. In-8° broché, 46 p., exemplaire à l'état de neuf.
Cet ouvrage a été édité à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à l'ISELP, à Bruxelles, du 25 octobre au 24 novembre 2001.
Sur la couverture :

   Le Clonage d'Adam fait suite à Prométhée et le Golem qui exploitait le thème de la transgression de la création divine par l'artiste et s'arrêtait au moment où le corps ébauché révélait deux êtres encore unis : Dieu n'avait pas encore séparé Adam et Ève. « Sous une double forme, ils ne sont ni homme ni femme, ils semblent n'avoir aucun sexe et les avoir tous les deux. » Ainsi définissait-on dans la mythologie grecque Hermaphrodite, ce fils d'Aphrodite et d'Hermès dont la nymphe Salmacis était tellement amoureuse qu'elle réussit en l'enlaçant à reformer la fusion originelle.
   Avec Le Clonage d'Adam, nous assistons à la naissance de ce dernier, principe mâle, et de sa compagne Ève, principe femelle. Mais à peine créé, l'homme tente de se copier, que ce soit en imitant la structure interne par le biais de la mécanique puis de la génétique ou en parodiant l'enveloppe externe avec ses attributs sexuels et ses nombreuses dérives possibles. Du robot cher à la science-fiction en passant par la poupée gonflable, nous aboutirons ainsi à la plus inquiétante des créatures manipulées : le clone humain.

9 euros (code de commande : 14653).

 

Collection
MUSEA NOSTRA

DICKSTEIN-BERNARD (Claire) — Les collections du Centre Public d'Aide sociale. Bruxelles. Bruxelles, Crédit Communal, 1994. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 127 p., (collection « Musea Nostra », n° 34).
Introduction :
   « L'origine du patrimoine artistique du Centre Public d'Aide Sociale de Bruxelles méritait d'être retracé, et ce livre s'y emploie. Les collections ne sont pas le résultat d'une politique délibérée d'acquisitions. Elles sont nées de la réunion, voulue par le législateur il y a près de deux siècles, des patrimoines individuels des institutions d'assistance bruxelloises, jusqu'alors indépendantes les unes des autres, entre les mains de l'institution centralisée qui allait désormais les administrer toutes ensemble. À ce noyau primitif sont venus s'ajouter depuis deux cents ans les dons et les legs de tous ceux qui ont voulu manifester leur soutien et leur intérêt à l'institution et à la mission qui lui incombait.
   Il fallait également dire pourquoi le Centre Public d'Aide Sociale conserve ce patrimoine d'œuvres d'art et d'archives anciennes : le centre public, en effet, n'a pas pour vocation première et évidente d'être une institution culturelle. Les raisons qui l'animent sont fortes, cependant : c'est que ces archives, ces œuvres d'art ont, entre ses mains, une signification particulière. Le témoignage que portent les documents depuis le XIIe siècle et les œuvres d'art depuis le XIVe siècle est celui de la permanence, au sein de la population bruxelloise, d'un courant ininterrompu de fraternité, de solidarité, de compassion envers toutes les formes de la détresse humaine. C'est au Centre Public d'Aide Sociale que revient aujourd'hui la mission d'assurer la continuité de ce courant, de l'entretenir et de le vivifier. À lui donc le privilège de détenir ce patrimoine symbolique, d'en dégager le message, d'en faire connaître la signification.
   Voir dans ces collections un simple rassemblement de documents et d'œuvres d'art de plus ou moins grand prix serait en méconnaître la véritable signification.
   C'est bien plutôt comme un précieux héritage spirituel et sentimental qu'il faut le considérer, dont la présence en ce temps et en ce lieu pèse de tout son poids symbolique et fait naître l'émotion. »

15 euros (code de commande : 13138).

 

LOBELLE-CALUWE (H.) — Musée Memling. Bruges. Hôpital Saint-Jean. Bruges, La Charte, 1985. In-4° broché, 126 p., nombreuses illustrations en couleurs.
Table des matières :
   - Le Musée Memling à l'Hôpital Saint-Jean de Bruges.
   - Le domaine de l'Hôpital et les bâtiments historiques.
      - Le domaine de l'hôpital.
      - Les bâtiments historiques.
      - Les salles des malades et l'église.
      - Le couvent des frères, l'ancienne apothicairerie et la chambre des tuteurs.
      - Le couvent des religieuses.
   - Les tableaux de Hans Memling.
   - Les autres tableaux.
      - Les portraits de tuteurs.
      - Panneaux de dévotion et autres tableaux.
   - Sculptures.
   - Mobilier.
   - Métal.
   - Poterie et verre.
   - Plan de l'Hôpital de Saint-Jean.

13 euros (code de commande : 16787).

 

Musées de Charleroi. Musée des Beaux-Arts, par Chantal Lemal-Mengot. Musée Jules Destrée, par Patricia Vanerck. Musée du Verre, par Chantal Lemal-Mengot. Musée archéologique, par Ratmond Brulet. Musée de l'Industrie, par Jean-Louis Delaet. Musée de la Photographie, par Georges Vercheval. Bruxelles, Crédit Communal, 1989. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 127 p., (collection « Musea Nostra », n° 17).
Table des matières :
   Le Musée des Beaux-Arts.
      - Rappel de la situation historique de Charleroi. Ses conséquences sur les arts.
      - Le bâtiment.
      - Les collections du musée.
         - La peinture : La peinture à l'aube du XXe siècle - Le XXe siècle : paysage industriel et réalisme social - 1928 : Nervia - Le groupe Maka - Le surréalisme en Hainaut - Les débuts de l'abstraction - La sculpture.
         - Le mobilier.

   Le Musée Jules Destrée et son espace.
      - Les collections du musée ou la vie d'un homme.
         - 1863-1891 : Le poète.
         - 1892-1905 : Le socialiste.
         - 1906-1908 : L'éveilleur de la conscience wallonne.
         - 1919-1921 : Le ministre des Sciences et des Arts.
         - 1922-1929 : L'humaniste.
         - 1930-1936 : Le fond d'une pensée.

   Le Musée du Verre.
      - Sa création.
      - Le verre, tradition wallonne.
      - Les collections du musée :
         - Une première section évoque le verre en tant que matériau.
         - Une deuxième section décrit le verre, ses origine, son évolution : Dans l'Antiquité - Découverte du soufflage à la canne et développement de la verrerie jusqu'à la Renaissance - Quelques types de décors - Les rénovateurs de l'art du verre - L'École de Nancy - Le Val-Saint-Lambert - 1920-1930 - Le XXe siècle.

   Le Musée archéologique.
      - Les collections du musée.
         - Préhistoire et protohistoire.
         - Période romaine (Ier-IVe s. après J.-C.).
            - La parure - La céramique.
         - Période mérovingienne (Ve-VIIIe s. après J.-C.).
         - Grès Sambriens (XVe-XXe s.).

   Le Musée de l'Industrie.
      - L'Association « Archéologie Industrielle de la Sambre ».
      - Les Forges de la Providence.
      - Collections du musée :
         - Le hall des laminoirs.
         - Les ateliers de mécanique.
         - L'imprimerie.
         - La forge en activité.
         - Archives - Archéologie-ACEC.

   Le Musée de la Photographie.
      - Le bâtiment.
      - Exposition permanente.
      - Les collections du musée :
         - Conservation.
         - Recherche.
         - Encouragement à la création.
         - Bibliothèque et centre de dosumentation.

15 euros (code de commande : 13143).

 

COMBLEN-SONKES (Micheline) — The Collegiate Church of Saint Peter Louvain. With the collaboration of the Royal Institute of Cultural Heritage. Translation by John Cairns. Tomes I (texte) et II (planches). Bruxelles, Centre International d'Étude de la Peinture Médiévale des Bassins de l'Escaut et de la Meuse, 1996. Deux volumes in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, X, 190 p., CCLXXIV planches en noir et 16 en couleurs, (collection « Corpus of Fiftheenth-Century Painting in the Southern Netherlands and the Principalty of Liège », n° 18), ex-libris manuscrit à la page de titre, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Preface.
   - Explanations.
   - Paintings studied :
      - Group Bouts, Triptych of the Holy Sacrament ; Centre Panel : The Last Supper, Left Wing : Abraham and Melchizedek and Passover, Right Wing : Gathering of the Manna and Elijah in the Wilderness.
      - Group Bouts, Triptych of the Martyrdom of Saint Erasmus ; Left Wing : Saint Jerome ; Right Wing : Saint Bernard.
      - Group Weyden, Triptych of the Descent from the Cross ; Left Wing : William Edelheereand his Two Sons presented by Saint James the Great (?) ; Right Wing : Adelaide Cappuyns and her Two Daughters presented by Saint Adelaide ; Reverse : The Holy Trinity and Swooning Virgin supported by Saint John.
   - Tables.
   - Supplement :
      - Opinion personnelle de l'auteur concernant les trois tableaux étudiés.
      - Persoonlijke mening van de auteur betreffende de drie bestudeerde schilderijen.
   - Plates.

Les deux volumes : 50 euros (code de commande : 22366).

 

Confrontaties. 111 hedendaagse kunstenaars België en Luxemburg. Confrontations. 111 artsites contemporains. Belgique et Luxembourg. Confrontations. 111 Contemporary Artits. Belgium and Luxemburg. Tielt, Lanno, 1993. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 295 p., nombreuses illustrations en couleurs, édition trilingue (français, néerlandais et avec un résumé en anglais (notices biographiques)), ex-dono sur la page de garde sinon très bon exemplaire.
Table des matières :
   - Confrontaties - Confrontations - Confrontations, par Marcel van Jole.
   - La vie artistique au Luxembourg - Het artistiek leven in Luxemburg - Artistic life in Luxemburg, par Joseph Paul Schneider.
   - Zeven decennia beeldende kunst in context en confrontatie - Sept décennies d'art belge, Contexte et confrontation - Seven decades of Belgian art in context and confrontation, par Johan Pas.
   - 111 Hedendaagse kunstenaars - 111 artistes contemporains - 111 contemporary artists.

30 euros (code de commande : 23392).

 

[COURTENS (Jacques)]. Jacques Courtens. Rétrospective de l'œuvre peint. Dessins. Préface par Anne Courtoy. [Bruxelles], Les Amis de Jacques Courtens, 1991. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 191 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ex-libris manuscrit à la page de titre, traces d'humidité.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée au Palais provincial du Brabant et à l'Hôtel de Ville de Bruxelles, du 7 février au 1er mars 1992.
Préface :
   Jacques Courtens s'illustre dans l'absolu avec ses vérités, s'illumine avec les ombres positives, s'identifie au cosmopolite et s'inonde de l'essence de l'art.
   Il gravite dans l'au-delà, du son le plus bas au son le plus haut. Il jongle avec son pinceau jusqu'à évoluer vers la beauté infinie, vers l'amour. Au relais de toutes ces étapes, il rencontre la femme avec laquelle il forme cette harmonie majeure dont le cœur s'imprègne et qui s'évapore pour retomber et rendre l'atmosphère fertile. Le peintre nous confie que « les mots qui quittent le livre sont l'essentiel de la pensée ». Le spectateur s'emplit de l'œuvre d'où se dégage un humour exquis, une leçon de tendresse ou d'humilité, ou encore un reflet d'éternité pour ne retenir que ces émanations, ces petites expressions qui s'envolent, paraissent une réminiscence, et s'en vont pour ne laisser que les sens de l'Art en notre mémoire. Ce partisan de l'intemporel nous laisse des clefs, des signes de vie et nous convie à la redécouverte du Merveilleux. Nous découvrons ce merveilleux poète des toiles, d'étoiles. Quand le lecteur pénètre l'œuvre, comme dans un concert, il crée un silence autour de lui.
   Bachelard avançait dans son ouvrage « L'intuition de l'instant », « je ne vis pas dans l'infini, parce que dans l'infini on n'est pas chez soi ». Chez Jacques Courtens, l'intuition de l'instant se situe dans le geste, l'infini dans la pensée. Il était partout chez lui sauf chez lui où il était nomade. Une idée qui donne une idée qui donne une autre idée qui produit la pensée : une idée qui erre.
   Le choix d'un mot (instant) signifie-t-il encore si l'on considère que les mots pour le décrire n'existent pas encore ? Car le chef-d'œuvre est (infiniment) beau...

15 euros (code de commande : 19378).

 

COX (Jan) et GIJSEN (Marnix)Orphée. Anvers, Fonds Mercator, 1973. In folio à l'italienne sous chemise argentée d'éditeur, [12] p., 36 planches gravées en trois couleurs en photogravure d'après les trente six dessins originaux de Jan Cox, un des à 120 exemplaires publié en français, numéroté (n°53) et signés par les auteurs, déchirure à un rabat sans perte.

   
Couverture et planche 24 : Ménade.

120 euros (code de commande : 18562).

 

[DAMBIERMONT (Mary)]. Le bestiaire de Mary Dambiermont. Mary's blue Ark. Présenté par Paul Caso. Bruxelles, Éditions d'Art Lucien De Meyer, 1979. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 119 p., illustrations en noir, quelques-unes en couleurs, (collection « La Mémoire de l'Art »).
Sur le rabat de la jaquette :
   
En feuilletant cet album de dessins de Mary Dambiermont, comment ne pas s'imaginer que l'artiste a vu le jour dans une bergerie ou dans l'Arche de Noë, au bout du quarantième jour ? Alors, selon la Genèse, Noë ouvrit la fenêtre qu'il avait faite dans l'Arche et il lâcha le corbeau, qui alla et vint jusqu'à ce que les eaux aient séché sur la terre. Enfin, Noë lâcha la colombe qui revint avec un rameau d'olivier.
   L'artiste se sent naturellement plus proche des animaux que des gens. Elle n'a pas besoin de discours pour s'expliquer avec les espèces vivantes qui ne cherchent pas les vaines conquêtes de l'orgueil. Les bêtes savent mieux que nous ce que sont la vie et la mort...
   Entre ces deux bornes fatales, elles attendent le secours de notre émerveillement, et, en altitude, celui de notre tendresse.
   L'album de dessins de Mary Dambiermont n'est pas un livre d'images ; c'est un album de philosophie émue. Louons l'artiste de ne point avoir fouillé ses tiroirs pour le réaliser, mais de l'avoir conçu comme un tout, un peu à la manière du cinéaste qui « greffe » sur la beauté sereine de l'horizon nostalgique, des gros-plans, des rappels de la mémoire, des scènes qui n'ont pas besoin de la parole pour exprimer l'ineffable.

25 euros (code de commande : 16679).

 

 

 

DE BOSSCHÈRE (Jean) La sculpture anversoise aux XVe et XVIe siècle. Bruxelles, Van Oest, 1909. In-8 broché, 193 p., illustrations hors texte, (« Collection des Grands Artistes des Pays-Bas »), rousseurs.

9 euros (code de commande : 336/57).

 

De Bruegel à Rubens. L'école de peinture anversoise. 1550-1650. Anvers, Snoeck-Ducaju & Zoon - Koninklijk Museum voor Schone Kunsten, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 335 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Koninklijk Museum voor Schone Kunsten, à Anvers, du 19 décembre 1992 au 8 mars 1993.
   Table des matières :

   Préface.
   Avant-propos.
   Essais :
      - Antwerpia Pictorum Nutrix. La naissance de l'école anversoise de peinture, par Frans Baudouin.
      - Le tableau historique, par Jean-Pierre de Bruyn.
      - La peinture de portraits à Anvers entre 1550 et 1650, par Julien Vervaet.
      - Normes élevées et bassesse du peuple. Le sens de la peinture de genre, par Paul Vandenbroeck.
      - Quelques considérations à propos de la nature morte en 1550 et 1650, par Leo Wuyts.
      - Le paysage, par Erik Vandamme.
      - Les cabinets d'amateurs à Anvers entre 1610 et 1640, par Yolande Morel.
   Catalogue :
      - Tableaux historiques 1550-1650.
      - Portraits 1550-1650.
      - Tableaux de genre et natures mortes 1550-1650.
      - Paysages 1550-1650.
      - Cabinets d'amateurs et tableaux d'architecture 1550-1650.
      - Bibliographie.
      - Registre des artistes.

40 euros (code de commande : 20329).

 

DE GOBERT (Paul)Visages de Mongolie. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 2007. In-8° sous cartonnage oblong d'éditeur, 159 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Paul De Gobert est un voyageur paysagiste. Il marche, regarde, s'arrête, tire de sa poche son carnet de croquis et dessine, au crayon ou au pastel. Autrement dit, il prend le temps de rendre compte des champs visuels qu'au hasard de ses pérégrinations curieuses, à l'occasion, aventureuses, il décide de mémoriser en quelques traits ou aplatissements de pigments colorés. À l'instar du voyageur autour de sa chambre, il peut s'attarder au champ étroitement focalisé de son jardin, s'attachant à croquer sur papier quelques pommes récemment tombées ou cueillies juste à temps, encore éclatantes de leur soudaine maturité, ou bientôt pourrissantes en quelques recoins de son atelier. Mais, lorsque l'occasion se présente, il devient promeneur solitaire, portant son attention sur les variations chromatiques, les différences de vibrations lumineuses, les tracés souples ou abrupts des contrées qu'il parcourt patiemment dans l'attente du prochain arrêt sur dessin. (Michel Baudson.)
   Si Paul De Gobert a choisi de parcourir une contrée aussi lointaine que la Mongolie, c'est pour rencontrer des peuples aussi lointains que différents et évoluant dans des contrées où la nature encore vierge nous éblouit de sa beauté et de sa force généreuse. Des peuples nomades y vivent encore dans une totale symbiose avec le milieu naturel, teinté de culture chamanique, de traditions ancestrales. Les peuples nomades sont malheureusement menacés par les pressions mondiales du sédentarisme imposé et de l'exploitation des ressources naturelles.

13 euros (code de commande : 21607).

 

[DELVAUX]. Paul Delvaux 1897-1994. Wommelgem, Blondé, 1997. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 320 p.nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   
@ Publication réalisée à l'occasion de l'exposition rétrospective qui s'est déroulée aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, à Bruxelles, du 21 mars au 27 juillet 1997.
Avant l'importante partie consacrée au catalogue, l'ouvrage contient :
   - Avant-propos, par Eliane De Wilde.
   - Paul Delvaux, par Claude Levi-Strauss.
   - Paul Delvaux 1897-1994, par Charles Van Deun.
   - Devenir et cheminement d'un peintre-poète, par Gisèle Ollinger-Zinque.
   - « Ce que j'ai perçu, pour ma part, c'est le silence ». Dialogues autour d'une exposition de Paul Delvaux, par Fredrik Leen.
   - Paul Delvaux. L'aquarelle, par Laurent Busine.
   - Les carnets de Delvaux, par Philippe Roberts-Jones.

60 euros (code de commande : 13137).

 

DE MARCHI (Mario) — Artistes flamands et wallons. Tomes I et II (complet). Bruxelles, Veuve Monnom, 1934-1937. Deux volumes in-4° brochés, III, 71 et 75 p., nombreuses planches hors texte en noir, tirage limité à 300 exemplaires sur papier anglais Kingsway de luxe n° (246), la première planche consacrée à Anto Carte (en regard de la p. 6) porte la signature de l'artiste, bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
   
Quatre planches introduisent la notice de quelques pages sur l'artiste
Liste des artiste étudiés dans le tome I :
   Louis Buisseret, Anto Carte, Robert Crommelynck, Oscar de Clerck, Valerius de Saedeleer, James Ensor, Henri Logelain, Auguste Mambour, Isidore Opsomer, Pierre Paulus, Albert Saverys, Abert Servaes.
Liste des artiste étudiés dans le tome II :
   Alferd Bastien, Camille Barthelemy, Jules Brouwers, Alfred Courtens, Alfred Delaunois, Raymond de Meester, Marie Howet, Willy Kreitz, Eugène Laermans, Jean Laudy, Charles Lebon, Jacques Maes.

Les deux volumes : 75 euros (code de commande : 25349).

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DE RUDDER (Arthur) Pieter de Hoogh et son œuvre. Bruxelles, Van Oest, 1914. In-8 broché, 119 p., illustrations hors texte, (« Collection des Grands Artistes des Pays-Bas »).

8 euros (code de commande : 341/57).

DES OMBIAUX (Maurice) — Essai sur l’art wallon ou gallo-belge. Bruxelles, Éditions de la Belgique Artistique et Littéraire, 1912. In-12 toilé rouge, 124 p., peu courant.

15 euros (code de commande 340/60).

De Taeye, Herregodts, Joly, Lahaut, Point, Souply, Vinche. [Bruxelles], Ministère de la Culture Française, [1969]. Cinq catalogues in-8° carré agrafés sous une farde à rabats de papier argenté (frotté), 86 œuvres reproduites en photo.
   
Plaquettes publiées à l'occasion de l'exposition organisée par le Ministère de la Culture française au Musée des Beaux-Arts, à Ixelles ; au Musée des Beaux-Arts, à Mons ; à la Maison de la Culture, à Namur et au Cercle Artistique, à Tournai.
   Chaque catalogue contient une biographie et un texte de l'artiste et à la fin la liste et la description des œuvres.

25 euros (code de commande : 21766).

 

[DOUARD (Cécile]. Borinage. 16 croquis. Introduction d'Arnold Goffin. Jarville-Nancy, [Arts graphiques], [après 1894]. In-folio sous chemise cartonnée imprimée, [4 (page de titre, introduction, table des planches] p., seize lithographies protégées par leur serpente légendée (titre de l'œuvre, date, technique utilisée)], tirage limité à 400 exemplaires numérotés (n° 383), ex-dono à la page de titre, en très bon état, rare.

   
Couverture et troisième litho : Femme assise sur un terril.

450 euros (code de commande : 25248).

 

DOUARD (Cécile) — Impressions d'une seconde vie. Troisième édition. Liège, Bénard, 1927. In-8° broché, 157 p.
Extrait de la préface :
   Voilà quinze ans que je ne vois plus ; en ai-je beaucoup souffert et n'ai-je pas souvent oublié que j'étais aveugle ? Quand sur mon passage je surprends des mots de pitié, ils me semblent tomber à faux et, si je ne coupe pas court à ces attendrissements, je crois vaguement être complice d'un mensonge ridicule.
   Il faut cependant que j'en convienne, je n'y vois plus ; mon imagination et mes autres sens organisent spontanément le jeu de vision qui me donne le change et me représente encore le monde des choses, un jeu de vision créant toute une fantasmagorie et prolongeant l'illusion du naufragé qui ne veut pas périr.
   Le naufragé que j'étais ne croyait pas à la mort ; il rassembla ses forces, amputé du plus précieux des sens, de celui qu'on dit indispensable ; il atteignit la rive et demeura convaincu que le paysage était aussi adorable, la vie aussi grande et riche qu'avant le terrible orage. Il poursuivait son idéal comme naguère, et comme naguère se laissa séduire par les voluptés de l'esprit et par les voluptés des sens. Mais à quelle altitude devaient-elles se rencontrer ? Que ne fait-on l'éducation attentive de nos perceptions, comme on fait celle de notre cerveau !

10 euros (code de commande : 25232).

 

[DUBAIL (Berthe)]. GOYENS DE HEUSCH (Serge) — Berthe Dubail. Préface de Philippe Roberts-Jones. [Bruxelles], Fondation pour l'Art Belge Contemporain, 1991. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 157 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Préface :
   Berthe Dubail fut un être engagé, angoissé, se posant des questions. Elle voulait donner, se donner ; elle créait donc. J'écris au passé puisqu'elle n'est plus.
   J'écris au présent parce que son œuvre demeure et je regarde une toile ocre avec des signes noirs et je pourrais rêver d'une plage et de son varech.
   Image simple, dira-t-on. Pourquoi ne pas aborder la simplicité, puisque Berthe Dubail s'efforçait de la conquérir? Puisque son lyrisme luttait contre lui-même, puisqu'elle voulait parler aux autres et qu'elle croyait que l'évidence avait quelque chance d'être entendue. Non pas un fait brut, car elle n'était pas provocatrice.
   L'art peut heurter, mais il lui faut autre chose s'il veut se moduler à travers le temps. Il appelle un travail qui justifie le geste ou le porte, qui le soutient, qui l'accompagne. Le goût du constat a fait, aujourd'hui, son plein de procès-verbaux.
   Des œuvres comme celles de Berthe Dubail renouent enfin – du moins peut-on l'espérer – avec un besoin chez l'homme, spectateur ou auditeur, promeneur ou rêveur, de prolongement, et de durée, d'une saveur à retenir, d'un son à se remémorer, d'une rencontre à évoquer, d'un support qui accueille selon l'instant et l'ouverture.
   La plage et les algues se modifient dès lors. Que vienne le soir, est-ce une éclipse, des planètes qui se croisent, un trou noir, la queue d'une comète, dans l'univers figé ? Que la forêt s'affirme et c'est aussi la peau tendue d'une bête fabuleuse. Dans un site perdu, est-ce l'écriture d'un géant ? La toile se nomme, très simplement, dialogue.
   Berthe Dubail est de ceux et de celles qui, dans la foulée d'André Masson, ont voulu donner de la consistance à l'huile, comme Marc Mendelson ou Suzanne Thienpont en Belgique, non pour apprivoiser le hasard ou affirmer un automatisme, mais pour donner au plan une vibration en profondeur, offrir une texture au rêve, un épiderme à nos échanges de vue.
   J'écoute Berthe Dubail me dire que tous ces grains de sable font murmurer les rouages du temps.

30 euros (code de commande : 25187).

 

[DU BRŒUCQ]. DIDIER (Robert) — Jacques Dubrœucq. Sculpteur et Maître-artiste de l'Empereur (1500/1510-1584). Avec une préface de Charles Avery et des contributions de Jacques Debergh, Peter Kurmann et Christopher Wilson. [Bruxelles], Ars Libris, 2000. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 247 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « La Mémoire de l'Art »), petite déchirure (sans perte) à la jaquette.
Sur la jaquette :
   Architecte, ingénieur, sculpteur, décorateur, restaurateur, Jacques Dubrœucq est un artiste typique de la Renaissance par la diversité de ses activités qui s'étendirent aussi à l'art militaire des fortifications. Il fut aussi l'un des artistes attitrés de Marie de Hongrie et de sa cour tout en étant également en contact avec la cour du roi de France. Son activité lui valut le titre de « maître-artiste » de Charles-Quint et de Philippe II. Jacques Dubrœucq connut très vite la célébrité. Celle-ci s'étendit même jusqu'en Italie qu'il avait visitée avant 1535 et où il est signalé comme ayant été le maître du fameux sculpteur Giambologna qui, à Florence, fut au service de la cour de Medicis.
   L'œuvre de Jacques Dubrœucq connut très tôt un funeste destin et cela dès le XVIe s. C'est ainsi qu'il ne subsiste pratiquement rien des châteaux et hôtels de ville qu'il construisit et parmi lesquels on doit citer les châteaux de Boussu et surtout celui de Binche. Pour la décoration de celui-ci, il fit aussi appel à des artistes allemands et italiens. En 1549, le château de Binche fut, en l'honneur de l'empereur Philippe II, le cadre de fêtes si fastueuses qu'elles furent célèbres en Europe. Elles sont évoquées à travers deux aquarelles contemporaines qui nous montrent, en même temps, la grande salle du château décorée aussi de peintures et de tapisseries.
   Par bonheur, l'œuvre sculpturale de Dubrœucq a été mieux conservée, mais essentiellement dans l'ancienne cathédrale de Saint-Omer et surtout dans la collégiale de Mons, ville où se déroula pratiquement toute la carrière du sculpteur. Statues et reliefs, notamment du fameux jubé, commandé en 1535 par le chapitre noble de Ste-Waudru, terminé en 1549 et démantelé au début du XIXe s., démontrent que Dubrœucq fut un artiste non seulement très novateur mais aussi l'un des plus raffinés et fascinants de son époque que cela soit dans sa maîtrise du relief, sa nouvelle conception du monde, dans son art de la composition ou dans la statuaire du maniérisme élégant. Il est l'un des rares sculpteurs à avoir exploité les particularités de l'albâtre notamment en fonction de la lumière qui contribue à conférer une vie mouvante à ses œuvres et en harmonie avec la délicatesse du modelé. Dubrœucq s'est aussi surpassé dans la sculpture funéraire révélant un aspect de sa personnalité. Ses gisants de Saint-Omer et de Boussu-lez-Mons sont saisissants en traduisant dans la matière l'instant où la vie se fait évanescente.
   Pour le XVIe s., Jacques Dubrœucq est un artiste dont l'importance dépasse largement le cadre des anciens Pays-Bas méridionaux. Bien qu'il soit souvent cité et évoqué, paradoxalement l'ensemble de ses œuvres conservées n'a pas encore été reproduit d'une manière satisfaisante. La présente édition a notamment pour but d'en révéler tous les aspects et en détail à travers des illustrations pour la plupart inédites donnant une nouvelle approche de l'art de ce grand sculpteur de la Renaissance que fut Jacques Dubrœucq.

40 euros (code de commande : 20304).

 

DUCRUET (Diane) — Family Games. [Bruxelles], Le Caillou Bleu, 2008. Deux volumes in-8° brochés sous boîtier illustré d'éditeur, [48] et [48] p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, on joint le feuillet de présentation, édition bilingue (français - anglais), exemplaire en très bel état.
   Le premier livre contient la série Male posing réalisée en 2008.
   Le deuxième livre contient les séries :
      - Dialogues.
      - Performances de l'ordinaire.
      - Mère et fille.
      - Les grimaces.
      réalisées entre 1999 et 2003.

10 euros (code de commande : 22060).

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[DU QUESNOY]. HADERMANN-MISGUICH (Lydie) — Les du Quesnoy. Gembloux, Duculot, 1970. In-8° broché, 55 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 4).
Table des matières :
   Introduction.
   Jérôme l'Ancien (vers 1570-1641 ou 42).
   François du Quesnoy (1597-1643).
   Jérôme du Quesnoy le Jeune (1602-1654).
   Bibliographie.

10 euros (code de commande : 17872*).

 

 

 

[ELIAS (Etienne)]. Elias. Antwerpen, Lens Fine Art, 1974. In-12 carré broché, 24 feuillets non chiffrés, illustrations en noir et en couleurs, on joint le carton d'invitation au vernissage et le prospectus de vente d'une sérigraphie.
@ Catalogue de l'exposition, texte de Jasia Reichardt.

 

12 euros (code de commande : 11824).

 

[ENSOR (James)]. FIERENS (Paul)James Ensor. Paris, Hypérion, 1943. In-4° sous cartonnage souple d'éditeur, 164 p., 160 reproductions en noir et en couleurs (ces dernières contrecollées), une tache sur la couverture.
Extrait :
   Ce peintre de masques, ce peintre aux masques, ce peintre aux visages divers, comment l'aborder simplement, respectueusement ? Il sourit, narquois, dans sa barbe blanche. Il a l'autorité d'un maître et la fraîcheur, le teint clair d'un enfant. Il nous accueille au seuil d'une chambre magique, où nous pénétrerons tout à l'heure, ravi, dont nous détaillerons à loisir les prestiges. L'octogénaire est là, debout, droit et solide. Autour de lui, l'ambiance ostendaise, dont il nous faudra tenter l'analyse, l'évocation, pour « expliquer » l'art d'Ensor, pour le « situer », comme on dit ; l'ambiance déjà nous requiert, nous séduit, nous grise. L'œil saisit au vol des rapports de tons inédits, des irisations, des nacrures, d'étranges formes de bibelots désuets, chinois ou baroques, des jeux de lumière dans des cristaux, sur des soieries, des brocarts et des coquillages. Déjà le charme opère et bientôt nous serons conquis. Nous entrons dans une féerie qui métamorphose un salon bourgeois en grotte enchantée, caverne à miracles : nous entrevoyons des sirènes, des nudités rosés, des personnages de fête galante et de carnaval. Ensor nous a sans doute ensorcelé...
   Cependant, n'allons pas trop vite. Fermons quelques instants les yeux avant de les rouvrir sur un monde allégé, où la matière est transcendée, où la couleur s'est faite esprit, où la poésie jaillit de partout, du quotidien comme de l'insolite. Ensor n'a plus à être « présenté », dirait peut-être, s'adressant à un auditoire de province, quelque introducteur bredouillant. « Vous avez hâte de regarder les tableaux », ou « Je ne veux pas retarder davantage votre plaisir »... Voire ! Il n'est pas démontré que le maître d'Ostende soit apprécié à sa juste valeur, mis à son vrai rang par le public international, par celui qui fait les réputations, qui classe et qui cote. Ensor a ses fidèles, ses fervents, auxquels nous n'apprendrons que peu de chose. Rien du méconnu. Mais il mérite à nos yeux d'être mieux connu, mieux compris, mieux aimé pour ses qualités essentielles, de n'être pas seulement tenu pour un « phénomène » et d'être traité comme on traite un Cézanne, un Renoir, un Van Gogh, qu'on « étudie » sans les diminuer.
   En historien consciencieux, demandons-nous quelle place occupe dans son époque et son pays, dans le panorama de la peinture européenne, le grand artiste que nous venons de saluer. Sur quel plan disposer son œuvre, sous quel angle l'appréhender, la définir ? Et d'abord sous quelle étiquette la classer ?

20 euros (code de commande : 24704).

 

Ensor - Magritte. 150 chefs d'œuvre des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Bruxelles, Société des Expositions du Palais des Beaux-Arts, 1975. In-8° broché, 144 p., reproductions en noir et en couleurs, édition trilingue (français - néerlandais - anglais).
   
Catalogue publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais de Beaux Arts de Bruxelles, du 17 juillet au 31 août 1975.
Préambule par Philippe Roberts-Jones :
   La présente exposition ne se veut pas l'histoire fidèle et exhaustive d'une période, mais la démonstration des richesses d'un musée, ou mieux d'un aperçu de celles-ci. Elle prouve la nécessité de reconstruire à Bruxelles le musée d'art moderne dont le pays se voit privé depuis dix-sept ans. Elle répond à des questions sceptiques quant à la qualité de nos collections. Parmi ces dernières, nous avons choisi, d'accord avec le Palais des Beaux-arts qui nous accueille, des chefs-d'œuvre de l'art national qui se situent de James Ensor à René Magritte, maîtres tous deux de la peinture contemporaine. À l'initiative des dirigeants du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, auxquels s'adresse toute notre reconnaissance, cette institution et le département d'art moderne de nos Musées royaux ont réalisé une œuvre commune qui devrait aboutir, dans un avenir proche, à la mise en évidence, en de nouveaux locaux et de manière permanente, d'une importante partie de notre patrimoine artistique.

13 euros (code de commande : 25563).

 

[EVRARD (Guillaume)]. SERESIA (Charles) — Guillaume Evrard, dernier sculpteur des princes-évêques. Liège, 1709-1793. Gembloux, Duculot, 1973. In-8° broché, 61 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 17).
Tables des matières :
   Introduction.
   I. Biographie de l'artiste.
   II. Guillaume Evrard au service des princes-évêques.
      1. Les mausolées.
      2. Les portraits.
   III. La décoration sculptée de l'église de Saint-Hubert.
      1. Les stalles.
      2. Le Saint Sébastien.
      3. Les quatre évangélistes.
   IV. Les œuvres liégeoises.
   Conclusion : L'art de Guillaume Evrard.
   Bibliographie.

10 euros (code de commande : 17869).

 

Fiamminghi a Roma 1508-1608. Artistes des Pays-Bas et de la principauté de Liège à Rome à la Renaissance. Bruxelles - Gand, Société des Expositions du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles - Snoeck-Ducaju & Zoon, 1995. In-4° broché, 478 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, marque manuscrite à la page de titre.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition présentée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 24 février au 21 mai 1995 puis au Palazzo delle Esposizioni, à Rome, du 7 juin au 4 septembre 1995.
Table des matières :

   - Préface, par Piet Coessens.
   - Pour voir et pour apprendre, par Nicole Dacos.
   - De Spranger à Rubens : vers une nouvelle équivalence, par Bert W. Meijer.
   - Les Flandres. Histoire et géographie d'un pays qui n'existe pas, par Claire Billen.
   - Les institutions flamandes et néerlandaises à Rome durant la Renaissance, par Elisja Schulte van Kessel.
   - Catalogue.
   - Bibliographie.

35 euros (code de commande : 15451).

 

[FINCH (Alfred William, dit Willy)]. A. W. Finch. 1854-1930. Bruxelles, Crédit Communal, 1992. In-4° broché, 245 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux Musées royaux des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 17 janvier au 29 mars 1992.
Table des matières :
   - Préface.
   - Avant-propos.
   - Willy Finch, un Maître de l'art en Belgique, par Philippe Roberts-Jones.
   - Du Réalisme au Divisionnisme. La peinture de la période belge 1878-1893, par Danielle Derrey-Capon.
   - A. W. Finch, peintre en Finlande 1902-1930, par Olli Valkonen.
   - L'œuvre graphique. Dessins et gravures 1878-1897, par Danielle Derrey-Capon.
   - A. W Finch, peintre-graveur 1897-1930, par Heikki Malme.
   - Une nouvelle esthétique : Les « Arts & Crafts » appliqués à l'art céramique. La Louvière - Virginal -
Forges-lez-Chimay 1890-1897
, par Danielle Derrey-Capon.
   - Les céramiques de A. W. Finch. Aspects techniques, par Claire Dumortier.
   - A. W. Finch et les ateliers « Iris » 1897-1902, par Marja Supinen.
   - A. W. Finch, professeur à l'Ecole Centrale des Arts Décoratifs d'Helsinki 1902-1930, par Marianne Aav.
   - Biographie :
      - Alfred William Finch, des origines aux arts industriels 1854-1897, par Danielle Derrey-Capon.
      - A. W. Finch, un artiste anglo-belge en Finlande 1897-1930, par Anneli Lindström.
   Catalogue :
      - Peintures, par Danielle Derrey-Capon et Christina Bäcksbacka.
      - Dessins, par Danielle Derrey-Capon et Heikki Malme.
      - Gravures, par Danielle Derrey-Capon et Heikki Malme.
      - Céramiques, par Danielle Derrey-Capon et Marianne Aav.
   - Bibliographie, par Danielle Derrey-Capon et Anneli Lindström.

30 euros (code de commande : 19808).

 

The Flemish Primitives. Volume III. The Hieronymus Bosch, Albrecht Bouts, Gerard David, Colijn de Coter, Goossen van der Weyden groups. Par Cyriel Stroo, Pascale Syfer-d'Olne, Anne Dubois, Roel Slachmuylders et Nathalie Toussaint. Traduit par Michael Lomax et Tony Langham. Bruxelles, Brepols, 2001. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 392 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Catalogue of Early Netherlandish Painting in the Royal Museums of Fine Arts of Belgium »), bel exemplaire.
Table des matières :
   - Foreword, par Eliane De Wilde.
   - Catalogue.
      - Hieronymus Bosch.
         1. Hieronymus Bosch, Crucifixion with a Donor and Saint Peter.
         2. Workshop of Hieronymus Bosch, Temptation of Saint Anthony Triptych.
         3. After Hieronymus Bosch, Nativity.
      - Albrecht Bouts.
         4. Albrecht Bouts, Assumption of the Virgin Triptych.
         5. Albrecht Bouts, Penitence of Saint Jerome.
         6. Albrecht Bouts, Jesus in the House of Simon.
         7. Albrecht Bouts, Donor with Saint James Major and Donatrix with Saint Barbara.
         8. Albrecht Bouts, Assumption of the Virgin.
         9. Albrecht Bouts, Holy Sacrament Altarpiece.
         10. Albrecht Bouts, Crucifixion.
         11. Workshop of Albrecht Bouts, Christ Crowned with Thorns / Skull.
      - Gerard David.
         12. Gerard David, Adoration of the Magi.
         13. Gerard David, Virgin and Child with the Milk Soup.
         14. Follower of Gerard David, Pietà.
      - Colijn de Coter.
         15. Colijn de Coter, Saint Michael and Virgin with Four Apostles (two fragments of a Last Judgment).
         16. Colijn de Coter, Johanna van Maerke Triptych.
      - Goossen van der Weyden.
         17. Goossen van derWeyden, Portraits of Francois Colihrant and Lysbeth Biers.
   - Bibliography.
      - Works and Articles.
      - Exhibition Catalogues.
      - Sales Catalogues.
   - Concordance of Old/New Attributions.
   - Index of Works.

70 euros (code de commande : 21500).

 

Ouvrages publiés par les éditions du
Fonds Mercator

Il n'est plus nécessaire de présenter cette belle collection.
Les exemplaires présentés ici sont en parfait état.


BOSCH (Hieronymus)]. MARIJNISSEN (Roger H.) — Hieronymus Bosch. Das vollständige Werk. Unter Mitwirkung von Peter Ruyffelaere. Antwerpen, Mercatorfonds, [1988 ??]. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 516 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   - Schriftliche Quellen.
   - Werkverzeichnis.
   - Ausbildung und Einflüsse.
   - Die Interpretation des Werkes seit dem 16. Jahrhundert.
   - Versuch einer Deutung.
   - Die Triptychen :
      - Der Heuwagen - Madrid.
      - Der Garten der Lüste - Madrid.
      - Die Versuchung des Antonius - Lissabon.
      - Das Eremitentriptychon - Venedig.
      - Das jüngste Gericht - Wien.
      - Das Bronchorst-Bosschuyse-Triptychon - Madrid.
      - Das Triptychon mit der gekreuzigten Märtyrerin - Venedig.
   - Fragmente von Triptychen.
      - Die Kreuztragung - Wien.
      - Die Kreuztragung - Madrid.
      - Johannes auf Patmos - Berlin.
      - Die Sintflut - Rotterdam.
      - Die Glückseligen und die Verdammten - Venedig.
      - Das Narrenschiff - Paris/New Haven.
      - Der Tod des Geizhalses - Washington.
   - Einzeltafeln.
      - Die sieben Todsünden und die vier letzten Dinge - Madrid.
      - Kreuzigung mit Stifter - Brüssel.
      - Die Dornenkrönung - London.
      - Die Dornenkrönung - Escorial.
      - Ecce Homo mit Stifter - Frankfurt.
      - Die Kreuztragung - Gent.
      - Der Heilige Hieronymus - Gent.
      - Johannes der Täufer - Madrid.
      - Der Heilige Christophorus - Rotterdam.
      - Der sogenannte Verlorene Sohn - Rotterdam.
   - Umstrittene Zuschreibungen.
      - Die Hochzeit zu Kana - Rotterdam.
      - Die Geburt Christi - Köln.
      - Der Heilige Antonius - Madrid.
      - Das Steinschneiden - Madrid.
      - Der Gaukler - Saint-Germain-en-Laye.
      - Das Jüngste Gericht - München.
   - Zeichnungen.
   - Die Symbolik bei Bosch.
   - Zum Beschluß.
   - Literatur.
   - Alte Drucke und Textausgaben.
   - Namenregister.

30 euros (code de commande : 17997).

 

BRIELS (Jan) — Peintres flamands en Hollande au début du Siècle d'Or 1585-1630. Traduit du néerlandais par Catherine Warnant, Emmanuelle Aertbelien, John Rossbach, Marnix Vincent. Anvers, Fonds Mercator, 1987. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 454 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire à l'état de neuf.
Table des matières :
   1. Introduction.
   2. Le portrait : Introduction - Portraits de couples - Portraits de groupes.
   3. La peinture historique : Introduction - Tableaux historiques à petits personnages - Tableaux historiques à grands personnages.
   4. Tableaux de genre : Introduction - Le genre bourgeois - Le genre paysan.
   5. Pillages, agressions et batailles : Introduction - Pillages et agressions - Batailles.
   6. Vues de villes et de villages : Introduction - Vues de villes - Vues de villages.
   7. Le genre animalier : Introduction - L'allégorie animalière - La pastorale animalière.
   8. La nature morte : Introduction - Cuisines - Les banquets - Nature morte avec fleurs - Nature morte avec fruits - Vanités.
   9. L'architecture : Introduction - Intérieurs d'églises - Architecture de palais - Intérieurs bourgeois.
   10. Le paysage : Introduction - Paysages de montagne et paysages sylvestres - Paysages de dunes et paysages rustiques.
   11. Marines : Introduction - Batailles navales, tempêtes, naufrages - Vues de plages, mers et rivières.
   12. Conclusion.
   Notes, bibliographie, index.

80 euros (code de commande : 13224).

 

[LOMBARD (Lambert)]. DENHAENE (Godelieve) — Lambert Lombard, Renaissance et Humanisme à Liège. Anvers, Fonds Mercator, 1990. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 375 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Extrait de l'introduction :
   En 1565, l'humaniste brugeois Dominique Lampson, élève de Lambert Lombard, écrit une biographie enthousiaste de son maître. Celle-ci prend la forme d'un livret intitulé Lamberti Lombardi apud Eburones pictoris celeberrimi vita que publie le peintre-numismate Hubert Goltzius, un ami de Lampson, lui aussi disciple de Lombard. Cet ouvrage constitue un événement sans précédent dans l'histoire de l'art flamand : il représente en effet le premier travail publié dans les Pays-Bas qui traite de la vie et des théories esthétiques d'un artiste.
   Qui était Lambert Lombard pour mériter une marque d'estime telle qu'elle allait livrer son nom à la postérité ? On a toujours regardé ce peintre contemporain de Michel-Ange, Titien, Holbein le Jeune, du Greco, comme le représentant le plus illustre de la Renaissance liégeoise. Ce renom s'est développé – cela va sans dire – à Liège, où Lombard est l'un des seuls artistes du XVIe siècle à avoir fait son chemin dans la littérature artistique ; les peintres étaient pourtant assez nombreux dans cette ville à l'époque ainsi qu'en témoignent les archives. Cette notoriété est due au succès de la Vita de Lampson, qui circule dans toute l'Europe. Elle est également la conséquence des commentaires élogieux de Giorgio Vasari sur le Liégeois dans les célèbres Vite de' piu eccellenti pittori, scultoricecarchitettori (1568). Le peintre arétin, en effet, n'hésite pas à écrire dans son chapitre consacré aux Flamands : « De tous ceux que j'ai nommés, le plus important est Lambert Lombard de Liège. Grand homme de lettres, peintre averti et remarquable architecte qui a été maître de Frans Floris et de Guillaume Key ». Ces louanges, venant d'un homme qui a fréquenté les meilleurs artistes italiens du XVIe siècle, sont pour le moins flatteuses, même si l'on tient compte de la tendance au panégyrique des auteurs de l'époque. Elles seront de poids pour la renommée du Liégeois. Quarante ans plus tard, le peintre-historien Karel van Mander les amplifie dans son Schilder-Boeck (1604). Cet ouvrage, sur lequel s'élaborera l'histoire de la peinture flamande, donne à Lombard ses lettres de noblesse et le place dès le début du XVIIe siècle parmi les grands maîtres.
   Cette haute considération n'a pourtant pas favorisé la conservation des œuvres de Lombard. La qualité précaire de leurs supports et la succession de modes nouvelles font que leurs traces se perdent au point qu'aucune attribution n'était certaine au début de ce siècle. Cette connaissance imprécise de la production du maître a eu pour conséquence paradoxale qu'un nombre incalculable de peintures de genres et de qualités différents lui ont été rattachées, surtout à Liège et dans le commerce d'art. Il s'agissait généralement de tableaux flamands où se retrouvait un écho des compositions de Raphaël, de Giulio Romano ou même de maniéristes toscans, tendance qui s'accordait avec l'idée d'italianisme dont on avait toujours entouré l'artiste.
   Cette situation s'est modifiée depuis le début de ce siècle grâce aux études de plus en plus poussées dédiées à la peinture flamande de la Renaissance. L'importance de Lombard comme maître d'une école et comme innovateur tend actuellement à être reconnue. La présente monographie propose un portrait assez inaccoutumé du Liégeois en tant que peintre. Elle ne considère pas uniquement la variété de son œuvre graphique mais s'arrête surtout à la richesse de son érudition et de sa pensée. Le caractère humaniste qui sous-tend autant sa production que son activité de théoricien a été mis en évidence car, malgré son intérêt, cet aspect était trop peu connu jusqu'à ce jour. Une telle approche demandait une analyse qui replaçât le Liégeois dans le contexte culturel de l'époque, analyse qui pouvait être tentée grâce aux nombreux documents que l'on conserve du maître. Si ses peintures sont rares, on compte toutefois plus de quatre cents dessins de sa main et près de quatre-vingts gravures d'après ses projets. Il s'agit là d'un ensemble particulièrement important dont on ne connaît d'équivalent pour aucun artiste flamand contemporain. Il permet de cerner les intérêts formels et littéraires, les préoccupations religieuses, les tendances humanistes du peintre liégeois. À ces données déjà nombreuses s'ajoutent les textes et les archives à partir desquels on peut établir sa biographie, définir son cercle d'amis, ses théories et ses modèles favoris. De ces documents naît l'image d'un homme typique de son temps par l'étendue de son savoir et dont la personnalité se révèle originale tant dans le domaine de la peinture que dans celui de l'érudition. Ces qualités influenceront l'école qu'il crée et que fréquentent un grand nombre d'artistes. Par ce biais, la vision innovatrice de Lombard aura un réel impact sur les théories et les conceptions artistiques qui se développent à Liège et dans les Pays-Bas dès le milieu du XVIe siècle.

80 euros (code de commande : 15891).

[MAGRITTE]. SYLVESTER (David) — Magritte. Traduit de l'anglais par Jeanne Bouniort. Houston - Anvers, Menil foundation - Fonds Mercator, 1992. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 440 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
« René Magritte (1898-1967) a été et demeure sans aucun doute une des figures de premier plan du surréalisme. Depuis les années 1960, son œuvre exerce une influence continue et chaque jour plus large, non seulement sur l'art mais sur l'imagerie de la culture de masse.
Dans cette monographie, David Sylvester parcourt le monde de pensées étranges et la créativité hors du commun du grand surréaliste belge. Son récit de la vie de l'artiste, pour la première fois bâti sur une exploitation méthodique des archives, décrit l'ironie d'une carrière pleine de déceptions, les amitiés inégales avec les autres surréalistes, la relation toujours problématique avec le commerce de l'art, la réalité d'un mariage légendaire. Son analyse de l'œuvre reflète une compréhension sans pareille des obsessions et attitudes sans cesse récurrentes de l'artiste, tout en mettant l'accent sur des aspects de l'œuvre méconnus comme en témoigne le tableau reproduit en couverture. Le présent livre rend l'œuvre mystérieuse de Magritte encore plus fascinante et peut être considéré comme l'ouvrage de référence définitif consacré à ce maître du surréalisme. Les nombreuses illustrations comprennent plusieurs œuvres importantes reproduites pour la première fois. »

75 euros (code de commande : 9660).

[FRÈRE (Marcel)]. BLANCHARD (Stephen) Spiritualités picturales du belge Marcel Frère. Dijon, Les Poètes de l'Amitié, 1983. In-12 broché, 87 p., illustrations en noir.

9 euros (code de commande : 354/57).

 

Fruits d'une passion. Une étonnante collection d'œuvres d'art contemporain de la Communauté française en dépôt permanent au Musée des Beaux-Arts de Mons. Bruxelles, Ministère de la Communauté Française de Belgique, Service des Arts plastiques, 1998. In-4° broché, 176 p., très nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.
   Ouvrage publié à l’occasion d’une exposition éponyme organisée au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du 28 juin au 27 septembre 1998.
En quatrième de couverture :
   « Fruits d'une passion » constitue une première présentation publique de cette étonnante collection d'œuvres d'art contemporain que le Ministère de la Communauté française de Belgique met en dépôt permanent au Musée des Beaux-Arts de Mons.
   Elle privilégie les œuvres d'après 1958, où se retrouvent côte à côte, en un joyeux mélange, des abstraits lyriques – Antoine Mortier (Belgique), André Lanskoy (France), Bengt Lindstrôm (Suède)..., des tenants de la nouvelle figuration et de la figuration libre - Atila (France), Gianni Bertini (Italie), Alan Davie (Grande-Bretagne), Gaston Chaissac (France), Hugh Weiss (États-Unis), Jean-François Octave (Belgique),..., des partisans de la figuration narrative - Valérie Adami (Italie), Peter Klasen (Allemagne), ..., des « inclassables » tels Jacques Charlier (Belgique), Enrico Baj (Italie), Antonio Berni (Argentine), Fabrizio Plessi (Italie), ... et des « nouveaux fauves » - Luciano Castelli (Suisse), Elvira Bach (Allemagne), Emmanuel Demuynck (Belgique)...
   « Fruits d'une passion » propose un panorama inédit : aucune collection publique en Belgique ne peut présenter un tel panorama de l'art international des années 1960 à 1990, période qui a vu s'épanouir de nombreux mouvements esthétiques favorables à une figuration autre qui, reniant la « modernité », militent pour un art « pop », un art « in », un art « kitsch », un art « brut », un art « sauvage », et, surtout, un art ludique constitué d'amour, d'humour et d'humeurs ...

25 euros (code de commande : 23792).

 

[FUNCKEN (François et Armand]. SCHMITS (Georges) — François & Armand Funcken. Préface par Jacques Stiennon. Verviers, La Dérive, 1988. In-8° carré broché, 306 p., nombreuses illustrations.
Table des matières :
François Funcken

Une vie de bohème (les ancêtres ; la jeunesse, le mariage ; l'imprimeur-journaliste ; l'employé ; le cafetier ; le peintre ; une double entreprise ; l'appel du voyage ; le retour ; un portrait en noir et blanc).
Les imprimés (les premiers essais ; les almanachs ; les manuels de gymnastique ; Verviers-Comique ; un contenu politique ; le chroniqueur ; le romancier ; les illustration de Verviers-Comique ; la deuxième année de Verviers-Comique ; les derniers projets ; conclusion).
L'œuvre peint (le peintre de la Société des Fous ; les œuvres retrouvées).
Armand Funcken
Les sources.
Une vie sédentaire.
Le peintre naïf.
Le peintre-décorateur.
Une nouvelle esthétique.
Conclusion.
Tables et index.

30 euros (code de commande : 11473).

 

[GALLÉE (Nanou)]. VIRAY (Alain) — Nanou Gallée. « À l'échancrure des cœurs. » [Bruxelles], Les Éditeurs d'Art Associés, [1981]. In-8° broché, illustrations en noir et en couleurs (ces dernières contrecollées).
Extrait :
   « J'ai besoin d'un million de rires portant la couleur de l'homme » ...
   Quel aveu pour nous murmurer que vivre n'est pas chose facile et que, si respirer est certes simple, humer le temps pour continuer à exister demande un effort constant d'exigence intime.
    Nanou Gallée, peintre, poète, femme, est naturellement interrogation comme tous les êtres sensibles en confrontation avec leur Moi et en affrontement avec les mille contradictions du siècle qui se nourrit trop souvent de larmes amères.
   Nous sommes témoins depuis de longues années d'une créativité aiguisée par un perpétuel balancement entre le quotidien et le mythe : « Je serai rivage et tu seras la nuit. » Il nous faut écouter, voir, sentir, être en communion, être attentifs.
   Nanou Gallée est née à Cuesmes dans le Borinage, à l'abri des terrils, à quelques pas des champs de roseaux où vécut Van Gogh qui découvrait seulement alors par ses échecs pastoraux répétés qu'il était né pour être peintre et seulement peintre, même dans l'amour de Dieu.
   Enfant, elle rôdait dans la maison habitée par le peintre fou qui allait plus tard offrir son oreille au destin, maison alors en ruines et, aujourd'hui, restaurée grâce à l'enthousiasme d'une équipe montoise et bruxelloise d'amis des arts dont elle était.
   Sa vocation s'est-elle révélée, comme pour l'ami Vincent, à Cuesmes ? Mais, pour elle, dès le tréfonds de l'Enfance... ? Comment apporter une réponse valable à une question qui conserve son fond de mystère car s'il est vrai que tout est déjà en semence dans les premières années d'émois, le rythme des jours se charge trop souvent de régler le compte des rêves et des idéaux. La danse, le chant attiraient également l'adolescente, puis la jeune femme, mais ce fut le dessin qui l'emporta et la peinture, cette peinture qui permet, avec un robuste couteau, d'étaler la pâte avec rage et lyrisme et puis, soudain de s'offrir une âme tendre en prenant le pinceau léger. Mais le mot, le « mot-oiseau », le « mot-piège » est aussi dessin, puis transcrit par le calligraphie. Et Nanou Gallée allait envelopper son âme des répondants et des interrogatifs du verbe et de l'adjectif. Une double nature dans une unité profonde régit une vocation, une sensibilité exacerbée qui ne trouve son repos, son salut en définitive que dans l'aveu de la main et de la pensée.

13 euros (code de commande : 21261).

 

[GENTILS (Vic)]. Vic Gentils. Gent - Brussel, Snoeck-Ducaju & Zoon - Gemeentekrediet, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d’éditeur, 208 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Monographieën over Vlaamse Kunst »), édition comportant des textes en néerlandais et en anglais, exemplaire en parfait état.
   
Cet ouvrage fut publié à l’occasion de l’exposition éponyme organisée au Koninklijk Museum voor Schone Kunsten, à Anvers, du 4 juillet au 6 septembre 1992.
Table des matières :
   - Woord vooraf, par Lydia M. A. Schoonbaert.
   - Evolutie en veelzijdigheid van een eigenzinnig oeuvre, par Jaak Fontier.
   - Inleiding tot de analyse van de compositie binnen het oeuvre van Vic Gentils, par Jan Foncé.
   - Vic Gentils (English summary), par Jaak Fontier.
   - Catalogus en commentaren.
   - Enkele biografische data, par Dorine Cardyn-Oomen.
   - Eenmanstentoonstellingen.
   - Beknopte bibliografie.

25 euros (code de commande : 17959).

 

GEIRLANDT (Karel J.) — L'art en Belgique depuis 45. Traduction française par H. Verschaeren. Anvers, Fonds Mercator, 1983. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 448 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Karel J. Geirlandt.
   - Salut d'un optimiste à Karel, l'auteur en difficulté, par Harald Szeemann.
   - Synthèse.
   - Il y a vingt ans, par Karel J. Geirlandt.
   - 1945-60, par Phil Mertens.
   - 1960-70, par Jean Dypréau.
   - 1970-80, par Wim Van Mulders.
   - Annales 1945-80.
   - Bibliographie.
   - Index.

60 euros (code de commande : 20978).

 

 

 

[GRAVURE CONTEMPORAINE]. 2G. Cahier n° 3. 1970. Chemise in-folio contenant dix estampes gravées et imprimées par les artistes, tirage limité à 110 exemplaires numérotés et signés (n° 18), exemplaire en très bel état.
   Outre Gabriel Belgeonne et Gustave Marchoul, à l'origine de cette édition, les huit autres artistes sont : Jean-Pierre Benon, Muriel Bosch, Jean-Marie Mahieu, Michel Mineur, Movy Pasternak, Léa Van Heck, Joyce Wauters et Alain Winance.

   
Couverture et gravure de Gustave Marchoul.

200 euros (code de commande : 23194).

 

[GRIMMER (Jacob et Abel)]. BERTIER DE SAUVIGNY (Reine de) — Jacob et Abel Grimmer. Catalogue raisonné. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1991. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 398 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   À côté de la personnalité dominante de Pierre Bruegel le Vieux, un grand nombre de petits maîtres et d'ateliers ont contribué à donner à l'art du paysage une place prépondérante dans la peinture flamande du XVIe siècle. Parmi eux, Jacob Grimmer (1525-1590) et son fils Abel Grimmer (1575 ? - avant 1619) méritent notre attention particulière.
   Dans le paysage, Jacob fait œuvre de novateur par son renoncement à tous les détails superflus et par l'importance accrue qu'il confère à l'espace par rapport aux figures ; on s'accorde à voir en lui le véritable maître des paysagistes hollandais du siècle suivant, tel Hendrick van Avercamp.
   Abel peut être considéré comme le spécialiste des séries consacrées soit aux quatre saisons, soit aux douze mois de l'année ; et ses scènes d'intérieur, dont il a hérité le motif des grands Primitifs flamands, n'ont pas manqué d'influencer les intimistes hollandais du XVIIe siècle et, plus tard encore, les peintres de scènes galantes, tel Jean Antoine Watteau.
   Ces deux artistes, actifs à Anvers aux XVIe et XVIIe siècles, jouissaient d'une célébrité qui transparaît encore dans les documents d'archives connus du cercle – trop restreint – des spécialistes. Déjà en 1550, le peintre et biographe Giorgio Vasari parle en termes élogieux de Jacob Grimmer. En 1589, le Hollandais Carel van Mander le cite parmi les quatre plus célèbres peintres anversois et, en 1604, il déclare dans son Schilder-Boek qu'il n'en connaît pas de meilleur pour le paysage. Les estimations de leurs tableaux à l'époque les situent, par rapport aux peintres contemporains, parmi les meilleurs : un tableau de Jacob vaut alors trente-six gulden tandis que celui d'un Bruegel ou d'un Tintoret est estimé à quarante gulden. Et aujourd'hui, la cote actuelle de ces deux peintres dans les salles de vente confirme encore à ceux qui les fréquentent leur valeur esthétique autant que... marchande.
   Et c'est ici que le présent ouvrage prend toute son importance puisqu'il se donne pour objectif, entre autres, de révéler à un public plus large que celui des historiens de l'art – les amateurs, les collectionneurs et les professionnels de l'art – la valeur artistique de Jacob et Abel Grimmer et la place qu'ils occupent, entre Bruegel et Rubens, dans l'histoire de l'art flamand.
   Sur les conseils de son maître Léo van Puyvelde, et encouragée par de nombreux spécialistes de la peinture flamande, dont le professeur viennois H.G. Franz, l'auteur a entrepris voilà plus de vingt ans de rassembler la production éparse des Grimmer. Les recherches qu'elle publie aujourd'hui font état de quelque 250 œuvres réalisées par Jacob et 290 par Abel. Ces chiffres sont ventilés dans plusieurs catégories qui distinguent – dans l'imposant « patrimoine grimmerien » composé de peintures, de dessins et de gravures - les œuvres datées, monogrammées ou signées par les Grimmer des œuvres non identifiées que l'auteur a pu leur attribuer.
   Le catalogue raisonné des pièces suit un ordre chronologique, pour les œuvres qui portent une date, et thématique pour toutes les autres. Afin de naviguer aisément dans ce vaste ensemble, l'auteur fournit en fin de catalogue des index aux nombreuses entrées, selon le sujet de l'œuvre, la catégorie dans laquelle il apparaît dans le catalogue, le lieu où l'œuvre est conservée ou a été exposée, etc.
   Chaque œuvre répertoriée dans le catalogue est accompagnée de ses données matérielles, de sa provenance, des sources bibliographique et photographique, des références aux expositions où elle a éventuellement figuré et, le cas échéant, de la mention de certificats d'authenticité donnés par d'autres spécialistes. Enfin, chaque œuvre est décrite de manière circonstanciée – lorsqu'elle n'est pas reproduite – et commentée.
   Avant de livrer au lecteur la moisson des informations récoltées un peu partout dans le monde sur les œuvres documentées des Grimmer, Reine de Bertier en brosse les portraits, celui du père, puis celui du fils : leur formation, les influences subies, leur originalité, leur évolution picturale, et jusqu'au rayonnement qu'a connu leur art chez leurs contemporains et leurs suiveurs. Jacob et Abel Grimmer apparaissent dès lors avec toute leur personnalité sur la scène artistique flamande, entre le maniérisme et le baroque.
   Attendu depuis longtemps, le Catalogue raisonné de Jacob et Abel Grimmer par Reine de Bertier constitue une contribution sans précédent à la connaissance de ces deux artistes et, par sa documentation iconographique, un outil indispensable pour de futures recherches.

95 euros (code de commande : 24519).

 

[HARVENT (René) et DEBAY (Danièle)]. ORBAN (Jean-Claude) — L'atelier Harvent-Debay. René Harvent statuaire-médailleur. [Alken], Limburgse Commissie voor Numismatiek, 2016. In-4° broché, 84 p., très nombreuses illustrations en couleurs.
Extrait :
   René Harvent est né à Mons, Place de Flandre, le 9 juillet 1925.
   « Une statue présida à ma naissance » souligne d'emblée l'artiste dans son autobiographie, la statue équestre de Baudouin de Constantinople qui ornait cette place. Il est décédé en cette même ville, le 5 août 2004, à l'âge de 79 ans.
   La publication éditée en 1988 par Guy Donnay à l'occasion d'une exposition à Mons, toute entière consacrée à cet artiste, servait à la fois de catalogue mais contenait aussi un condensé de réflexions faites par ce philologue sur l'homme au travers de sa sculpture, et sur cet art en général. René Harvent y transcrivait également ses mémoires.
   La préface est de Jacques Hamaide, ancien échevin de la culture à Mons mais surtout son ami de toujours, qui nous brosse un tableau de l'homme comme seul un ami peut le faire.
   Cet ouvrage nous servira de guide pour le catalogue raisonné que nous désirons présenter, sur ses créations en tant que médailleur en y associant bien évidemment celles de son élève Danièle Debay qui parachève son œuvre au sein du même atelier puis la continue avec le succès que l'on sait. Une courte introduction va situer le parcours et les œuvres de ces deux artistes.

27 euros (code de commande : 24264).

 

[HERGÉ (pseudonyme de Georges Remi)]. STEEMAN (Stéphane) — Hergé autrement. Bruxelles, Luc Pire, 2003. In-8° collé, 262 p., illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, (collection « Voix Personnelles »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Stéphane Steeman a deux passions : l'humour et Hergé.
   L'humour ? Il en a fait son métier. Hergé ? Il en est devenu le plus grand collectionneur. Dès l'âge de six ans, il lisait les albums de Tintin. Il les collectionnait déjà. À treize ans, il s'abonnait au journal Tintin et à vingt, il rencontrait Hergé. Depuis 1953, les deux hommes ont entretenu une correspondance amicale. Ils se sont rencontrés souvent, l'humoriste devenant, au fil des années, le plus passionné des tintinologues.
   Hergé autrement nous dévoile le parcours et les affres du collectionneur : de l'objet volé à la découverte d'un trésor caché, en passant par la rencontre du dessinateur... Quel est le lien entre le romancier Stanislas-André Steeman et Hergé ? Entre Sacha Guitry et Hergé ? Qui sont les « Amis de Hergé » ? Que font-ils ?... C'est tout l'univers d'un trio de choc, Hergé-Tintin-Steeman, que nous découvrons.
   Hergé autrement est un hommage débordant de tendresse, d'humour et d'admiration écrit à l'occasion des vingt ans de la disparition du maître.

15 euros (code de commande : 18805).

 

HERICKX (Anne) et MAMBOUR (Josée) — Catalogue du Musée des Beaux-Arts de Mons. Bruxelles, Ministère de la Communauté Française de Belgique, 1988. In-4° carré broché, 239 p., illustrations en noir et en couleurs.
Note des auteurs :
   Ce travail n'est pas un catalogue raisonné. Nous avons cependant voulu donner un aperçu des différentes périodes artistiques représentées dans la collection en séparant les œuvres des divers siècles. Cela ne fut pas sans difficultés car certains artistes, comme Germain Hallez, Émile Motte... ont des carrières réparties sur deux siècles.
   Cet effort, nous l'avons fait pour rendre notre catalogue moins austère à consulter et aussi, pour donner quelques indications sur les nombreuses recherches à poursuivre. Afin que ces dernières continuent, la prudence a été notre guide dans les attributions à des artistes, à leur école, à leur entourage. Beaucoup d'œuvres demandent une restauration. Notre travail ne peut qu'être un point de départ vers une étude approfondie de la collection.
   Les textes d'introduction sont en rapport avec la collection et ne prétendent aucunement être une analyse des époques envisagées, d'autant plus que le panorama de l'école montoise n'est pas toujours complètement représenté dans la dite collection.
   Nous nous référons, quand c'est possible, au Catalogue du Musée des Beaux-Arts et d'Antiquités qu'Émile Hublard publia en 1915. À l'intérieur des groupes chronologiques, les artistes sont cités par ordre alphabétique, et les œuvres, énumérées selon leur datation ; les œuvres non datées sont ensuite reprises par ordre de numéro d'inventaire. Ces deux règles ne sont pas toujours appliquées quand le classement chronologique est évident.
   En fin d'ouvrage, nous énumérons les problèmes de numérotation d'inventaire, lorsque nous parlons des numéros supprimés. Nous avons situé les monogrammistes, les illisibles et les anonymes en fin de liste. Les anonymes sont groupés par numéro d'inventaire, mais également par groupes de sujets lorsqu'il s'agit, par exemple, de portraits d'une même famille.
   Les données biographiques se limitent aux dates de naissance et de mort. Pour chaque œuvre, un dossier se constitue et il ne fut pas question de dénombrer l'abondante bibliographie relative à chaque artiste. Chacun sait que, pour l'école de Mons, un ouvrage de base existe : l'étude de Christiane Piérard : L'Académie Royale des Beaux-Arts de Mons, 1780-1980.
   Pour l'établissement des fiches, nous avons recherché dans les archives accessibles, l'origine des acquisitions et les provenances des œuvres. Les dimensions sont indiquées en centimètres pour toutes les œuvres, en millimètres pour la gravure, le dessin, l'aquarelle, le pastel et la gouache. La hauteur est toujours la première mesure notée, suivie de la largeur. Pour la sculpture, la profondeur est indiquée en dernier lieu. La signature est retranscrite le plus fidèlement possible quant au caractère et à la ponctuation. Les barres signalent les changements de ligne. Au niveau des personnages représentés, les données biographiques se sont bornées aux dates de naissance et de mort, lorsque c'était possible.
   Nous remercions encore tous ceux qui nous ont aidé de quelque manière que ce soit et nous espérons que l'importance de la collection du Musée des Beaux-Arts de Mons apparaîtra désormais « incontournable ».

20 euros (code de commande : 18759).

 

Intime conviction. Textes de Dominique Mahieu, Emmanuel d'Autreppe et Alain Delaunois. Liège, Les Brasseurs - Yellow Now, 2005. In-8° oblong broché, 125 p., reproductions en noir et en couleurs, (collection « Côté Arts »).
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Centre Wallonie-Bruxelles, à Paris, du 23 janvier au 24 avril 2005.
Table des matières :
   - Présentation, par Philippe Suinen.
   - Intime conviction, par Dominique Mathieu.
   - Cinquante-deux cartes à jouer, par Emmanuel d'Autreppe et Alain Delaunois.
   - Huit cartes blanches.
      - Nicolas Kozakis.
      - Jean-Pierre Ransonnet.
      - Thomas Chable.
      - Maribel Domènech.
      - André Delalleau.
      - Patrick Corillon.
      - Werner Moron.
      - Alexandre Christiaens.
   - Cartes à tirer.
   - Le dessous des cartes. Textes critiques (Emmanuel d'Autreppe/Alain Delaunois) et notices biographiques.
   - Les Brasseurs : brelan provisoire (expositions et artistes).

10 euros (code de commande : 24766).

 

[JANNIN (Dany)]. Dany Jannin. [Bruxelles], Jannin, 2000. In-4° broché, couverture rempliée, [48] p., nombreuses illustrations en couleurs.
Sur le pli de la couverture :
   Dany Jannin est né à Forest (Bruxelles) le 26 mai 1919. Élève à l'académie de Bruxelles, il y fut remarqué par Nicolas De Staël. Il poursuivit ses études artistiques à l'école Saint Luc puis à l'académie de Saint Gilles où il eût comme professeur de peinture Léon Pringels. Passionné d'arts graphiques et de photo, il fonda en 1950 avec son complice Charles Vrijman, Createc, agence-conseil en publicité, qui ne cessa de grandir. En 1972, il associera Createc au groupe américain Bates et y sera jusqu'en 1976 président directeur général, fonction qu'il quittera pour se consacrer entièrement à la peinture.
   Multipliant ses activités et ses intérêts, Dany Jannin fut aussi professeur aux écoles Saint Luc et Sainte Marie, devint en 1970 membre du conseil de perfectionnement de l'Enseignement de l'Architecture et des Arts plastiques, fit partie du jury belge au festival du film publicitaire à Venise.
   Mais surtout, il ne cessa jamais de peindre et d'exposer, notamment galerie Brachot.
   Dany Jannin nous quitta le 19 novembre 1980, nous laissant une œuvre abondante, sensible et vigoureuse que nous voulions vous faire connaître.

10 euros (code de commande : 25159).

 

[JORIS (Fernand)]. CANONNE (Xavier) et FORMERY (Valérie) — Fernand Joris, 1885-1966. La Louvière, s.n., 1993. In-4° broché, 72 p., nombreuses illustrations en noir et quelques-unes en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée Ianchelevici, à La Louvière, du 1er au 31 octobre 1993.
Table des matières :
   - Fernand Joris, essai de biographie, par Roger Foulon.
   - Catalogue.
   - Inventaire :
      A. Céramiques (Souvenirs - Anecdotes - Vie locale - Histoire - Mine - Cirque - Animaux).
      B. Peintures (Souvenirs - Famille - Amis - Histoire - Vie locale - Mine - Nature - Animaux).
      Œuvres disparues (Céramiques - Peintures).
      Addenda à l'inventaire.
   - Expositions.
   - Bibliographie.

13 euros (code de commande : 22548).

 

KAISIN (Charles) — Pneuma. Photographies Marie-Françoise Plissart. Bruxelles, Filipson, 2011. Petit in-4° carré sous cartonnage d'éditeur, 69 p., nombreuses illustrations en couleurs, édition bilingue (français - néerlandais), très bel exemplaire bien complet de l'origami sous étui plastifié, belle dédicace de Charles Kaisin.
Avant-propos :
   À l'occasion du bicentenaire du rétablissement du barreau de Bruxelles, les Ordres français et néerlandais ont voulu symboliquement poser un baiser sur leur Palais de justice.
   Ils ont commandé une installation spectaculaire et poétique à l'artiste Charles Kaisin. Cette œuvre d'art a été suspendue dans la salle des pas perdus du Palais de justice de Bruxelles. Cette salle, qui est la plus grande du monde, occupe 22.000 m².
   Abordant différents thèmes tels que la recherche de la vérité judiciaire, la justice, la Région de Bruxelles, le recyclage, la répétition, l'Ordre, cette installation représente un champ de fleurs suspendu dans l'air. Afin de donner une échelle plus humaine dans cet immense espace et d'insister sur les nombreux niveaux de son architecture, une trame de fils rouges divise la hauteur du lieu en deux, au niveau de la galerie. À chaque intersection de ce réseau de corde est accroché un fil rouge de taille variable auquel est suspendue une fleur pliée en papier, appelée, de par son origine japonaise : origami. La toile tendue ressemble à une dentelle de Bruxelles, à une toile d'araignée ou à la toile du net.
   Un total de 10.000 origamis, pliés par les soins des détenus de la prison de Saint-Gilles à Bruxelles, forme une vague occupant l'espace central.
   Le papier utilisé pour la réalisation de ces fleurs provient d'anciens codes civil et pénal. Ce souci du recyclage s'inscrit dans le travail de Charles Kaisin comme point de départ pour de nombreux projets, s'efforçant ainsi de donner une seconde vie aux objets du quotidien.
   Le choix de la forme de l'origami a été guidé par le symbole de la Région de Bruxelles-Capitale : la fleur de l'iris.
   Cette œuvre de l'éphémère, placée à l'été 2011 au cœur du Palais de justice de Bruxelles, manifestait la volonté du barreau d'attirer l'attention du public et des autorités sur ce haut lieu d'architecture justice et d'en assurer la conservation et la préservation.

20 euros (code de commande : 21534).

 

[KHNOPFF (Fernand)]. Fernand Khnopff 1858 - 1921. Bruxelles, Ministère de la Communauté Française de Belgique, 1979. In-8° carré broché, 274 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, couverture partiellement insolée.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Arts Décoratifs, à Paris, du 10 octobre au 31 décembre 1979 ; aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, à Bruxelles, du 18 janvier au 13 avril 1980 puis à la Kunsthalle, à Hambourg, du 25 avril au 16 juin 1980.
Sommaire :
   - Khnopff en perspective, par Philippe Roberts-Jones.
   - Fernand Khnopff et la littérature, par Hubert Juin.
   - Fernand Khnopff et la modernité, par Günter Metken.
   - Mascarade, à propos de Fernand Khnopff, par Frans Boenders.
   - Catalogue, par Catherine de Croës et Gisèle Ollinger-Zinque.
   - Fernand Khnopff, témoin de son temps.
   - Fernand Khnopff, metteur en page.
   - Bio-bibliographie.

15 euros (code de commande : 25003).

 

[LAGASSE (Marcel)]. — Marcel Lagasse par Freddy Bosmans. Ferrières, Association « Au Rythme de... Ferrières », 1980. In-8° broché, 35 p., quelques illustrations en couleurs, (collection « Au Rythme de... Ferrières », n° 4), rousseurs.
Table des matières :
   Première partie. La vie et l'œuvre du peintre Marcel Lagasse. 1880-1974.
   Seconde partie. Marcel Lagasse. Peintre et poète.
   - Vivo kaj verko de poeto-pentristo Marcel Lagasse (resumo en esperanto).

8 euros (code de commande : 21966).

 

[LANDUYT (Octave)]. Octave Landuyt. Textes de Jean Dypréau et A.L.J. Van de Walle. Gent, Stadsbestuur van Gent, 1973. Grand in-4° carré (343 x 367 mm.) sous cartonnage illustré d'éditeur, [44] p., illustrations en noir, édition trilingue (néerlandais, français, anglais), exemplaire numéroté (n° 36) et signé par l'artiste à la page de titre.
   Cet ouvrage a été édité à l'occasion de l'exposition organisée au Centrum voor Kunst en Kultuur gewezen St-Pietersabdij, à Gand, du 21 juin au 16 septembre 1973.
Extrait du texte de Jean Dypréau :
   Il est rare que l'on se souvienne vingt ans plus tard de la toile d'un jeune peintre entrevue lors d'une exposition d'ensemble, de son emplacement précis sur la cimaise, comme de tous les détails de sa composition. Je suis convaincu cependant que je ne suis pas le seul dans ce cas : il s'agit en l'occurrence de l'envoi que fit Octave Landuyt en 1953 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles pour le Prix de la Jeune Peinture.
   Je n'ai pas oublié non plus le commentaire élogieux que m'en fit un peintre qui était déjà engagé dans une voie toute différente de la sienne, celle de l'abstraction. À ce moment-là, les mots « angoisse existentielle » n'étaient pas encore galvaudés par un usage abusif et ils définissaient avec pertinence le sentiment que cette toile nous faisait ressentir. Inquiétude physique et inquiétude métaphysique conjuguaient leurs maléfices dans ces visages de visionnaires transis. Dans leurs regards apeurés qui interrogeaient le ciel, on trouve un écho du grand effroi qu'éprouva l'humanité après les explosions nucléaires de Nagasaki et d'Hiroshima. On y trouve aussi la quête pitoyable de ces êtres difformes sur la cause de leur damnation.
   L'anxiété, l'épouvante, l'horreur, resteront les thèmes favoris d'un peintre qui n'acceptera d'en atténuer l'expression qu'en créant entre eux et nous cette distance que la luxuriance, voir la séduction du matériau, parvient à conférer à ses plus tragiques apparitions.
   Son but ultime ne serait-il pas de nous proposer des manières de totems chargés de conjurer le sort, d'éloigner le malheur par la projection de son image et par la personnification d'un destin inexorable, de tromper le ciel au profit de ses victimes désignées ?
   Alors que pour beaucoup d'artistes, l'abstraction fut un itinéraire de fuite devant une réalité qu'ils redoutaient d'affronter, Octave Landuyt, comme l'Oreste de Sartre dans « Les Mouches », tente peut-être à sa façon de libérer la cité de la colère des dieux.
   Car, au-delà des faces monstrueuses et des incicatrisables cancers, sont évoqués le luxe, le calme et la volupté.

20 euros (code de commande : 25459).

 

LAURENT (Marcel) L'Architecture et la sculpture en Belgique. Paris - Bruxelles, Van Oest, 1928. In-4° broché, 47 p., LXIV planches hors texte, (« Bibliothèque d'Histoire de l'Art »).

19 euros (code de commande : 3647).

 

LAVALLEYE (Jacques) Le portrait au XVe siècle. Bruxelles, Éditions du Cercle d'Art, 1945. In-8 broché, 27 p., XXXII planches, jaquette, (collection « L'Art en Belgique).

9 euros (code de commande : 368/57).

 

LECOMTE (Marcel) — Le Regard des choses. Choix de chroniques artistiques et de préfaces d'expositions établi et annoté par Philippe Dewolf. Bruxelles, Labor, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 226 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Archives du Futur »).
Sur la jaquette :
   « Voici enfin l'essentiel des chroniques, préfaces et essais que Marcel Lecomte a écrits sur les arts plastiques.
   Il ne s'agit pas tant d'une théorie ou d'une histoire de l'art que d'une méditation de l'écrivain sur la création artistique. Des arts dits « primitifs » au Pop Art, de Goya à Magritte, Lecomte s'intéresse avant tout à ce qui, dans une œuvre, concerne notre modernité. Aussi, par delà la diversité des artistes et des thèmes abordés, le lecteur découvrira-t-il dans ces textes une cohérence et une force de pensée tout à fait remarquables. Il admirera de même combien Lecomte, explorant, ici, le portrait ou le miroir, là, l'objet, là encore, le « point blanc », se porte beaucoup plus, d'instinct, vers des créateurs qui le touchent (c'est très frappant, par exemple, dans le cas de Klee ou de Wols), que vers ceux qui lui paraissent procéder d'un savoir-faire.
   Le Regard des choses ? C'est qu'il faut accorder aussi, nous dit l'écrivain, la même faculté de regard aux œuvres que celle que nous croyons, seuls, pouvoir exercer sur elles...
   L'iconographie rassemble de nombreuses illustrations, rares ou inédites, qui, toutes, correspondent de très près au texte. Quant à l'appareil critique, il révèle autant les multiples sources d'inspiration de Lecomte que son souci d'extrême attention. »

35 euros (code de commande : 14015).

 

 

LEFEBVRE (Gabriel). Henri DELMOTTE Voyage pittoresque & industriel dans le Paraguay-Roux et la Palingénésie australe, par Tridace-Nafé-Théobrome de Kaout't'Chouk, gentilhomme breton, sous-aide à l'établissement des csylo-pompes, etc...
Illustré par les aquarelles de Gabriel Lefebvre et suivi du texte de Charles Nodier.
Mons, Éditions du Renard Découvert, 2001.
In folio en ff. (28 x 30 cm), xx p. Sérigraphies imprimées sur Arches BFK Rives. Tirage strictement limité à 56 exemplaires répartis comme suit :
   - 6 exemplaires, numérotés de I à VI, accompagnés des six sérigraphies et comportant une aquarelle originale de Gabriel Lefebvre : épuisé.
   - 6 exemplaires, numérotés de 6 à 12, accompagnés des six sérigraphies et comportant une suite des différents passages sérigraphiques d’une des six aquarelles : 600 euros.
   - 38 exemplaires, numérotés de 13 à 50, accompagnés des six sérigraphies : 500 euros.
   - 6 exemplaires hors commerce réservés aux collaborateurs, marqués à leurs initiales.

   @ Un peu plus de deux siècles après sa naissance, il semblait important de rendre hommage à Henri Delmotte.
   Ce Montois, encore connu de quelques-uns, fut un personnage qui marqua la vie intellectuelle de sa ville. Il fut membre de nombreuses sociétés savantes et fut le fondateur et premier président de la Société des Bibliophiles belges séant à Mons.
   Il publia beaucoup et s’apprêtait à publier plus encore puisqu’il avait amassé de nombreuses notes sur les sujets les plus divers ; malheureusement, sa santé était précaire et il mourut jeune, à 37 ans, le 7 mars 1836.
   Henri Delmotte maniait la satire avec facilité et nous lui devons un texte aussi savoureux que facétieux qui fut à l’époque « tiré à petit nombre » puis reproduit dans un recueil de ses œuvres : Le Voyage pittoresque et industriel dans le Paraguay-Roux et la Palingénésie australe, par Tridace-Nafé-Théobrôme de Kaout’t’Chouk Gentilhomme breton, Sous-Aide à l’Etablissement des Clyso-Pompes, etc., etc., etc.
   L’humour de cette « plaisanterie, pleine de sens, de raison et de gaité » n’échappa pas à l’attention d’un autre érudit, Charles Nodier, et lui inspira « un de ces articles charmants dont lui seul a le secret et où le génie de Rabelais et d’Horace est uni à toute l’élégance moderne. » Cet article fut publié dans La Revue de Paris, sous le pseudonyme de « Docteur Néophobus ».
   De nombreuses interrogations subsistent à propos des relations qui auraient pu exister entre Henri Delmotte et Charles Nodier. Nous espérons qu’elles trouveront un jour une réponse. En attendant, nous vous proposons de découvrir les textes de ces deux écrivains réunis dans une même publication.

         

   Pour répondre à la richesse imaginative d’Henri Delmotte, Gabriel Lefebvre a spécialement réalisé pour cette édition une série d’aquarelles qui viennent illuminer le texte.
   Gabriel Lefebvre a déjà illustré de grands textes de la littérature française (Le Roman de Renart, les Fables de La Fontaine...), vient d'être publié aux États-Unis, chez Abrams Books et son talent confirmé se révèle tout particulièrement ici.
   Pour rester fidèle à l’esprit de Delmotte et de Nodier, et pour assurer une parfaite qualité de reproduction des illustrations de Gabriel Lefebvre, une édition bibliophilique s’imposait.
   Le soin de cette réalisation a été confié au sérigraphe Yves Amateis dont le savoir-faire traduit toute la délicatesse, la finesse et la richesse des coloris des illustrations.
   La qualité du papier, le soin apporté à la mise en page assurent à cet ouvrage à tirage strictement limité à 56 exemplaires, une place de choix dans la bibliothèque du bibliophile averti.

       

 

 

LEGRAND (F.-C.) Les peintres flamands de genre au XVIIe siècle. Bruxelles, Meddens, 1963. In-8° broché, couverture rempliée, 282 p., illustrations hors texte en noir, (collection « Les Clefs du Savoir »), quelques soulignements crayonnés, signature d'appartenance dans le bas de la page de titre.

8 euros (code de commande : 342/59).

 

LEURS (C[onstant]) Les origines du style gothique en Brabant. Première partie : L'Architecture romane. Tome II : L'Architecture Romane dans l'ancien duché. Bruxelles - Paris, Vromant & C, 1922. Grand in-8 broché, IX + 233 p., carte dépliante et nombreuses illustrations in et hors texte.

35 euros (code de commande : 372/57).

 

LEWILLIE (Léon) et NOËL (Francine) — Le sport dans l'art belge de l'époque romaine à nos jours. Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1982. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 287 p., nombreuses illustrations en couleurs, ex-dono.
En quatrième de couverture :
   « Rénovateur de l'olympisme antique, Pierre de Coubertin estimait, au cours d'une conférence en Sorbonne en 1906, qu' « il était temps, désormais, de songer à rétablir le contact d'antan entre les sports et les arts. »
   Dans cet esprit, il fit inscrire au programme des Jeux de Londres, en 1908, cinq concours artistiques, le « pentathlon des muses », comprenant l'architecture, la sculpture, la musique, la peinture et la littérature, qui couronnaient les écrivains et les artistes inspirés par les sports.
   Cette tradition se maintint et aux Jeux de 1920, qui eurent lieu dans la ville martyre d'Anvers, selon le vœu même de Coubertin, onze médailles artistiques furent décernées dont six à des artistes belges.
   En Belgique, c'est Victor Boin, athlète et journaliste sportif, président du Comité Olympique Belge de 1955 à 1965, qui fut le premier, croyons-nous, à attirer l'attention des artistes sur le caractère éminemment esthétique des gestes sportifs. Plus récemment, Pierre Frayssinet plaçait même « Le sport parmi les Beaux-Arts » (1968).
   Le sport n'a pourtant pas toujours occupé dans l'art la place qui lui revenait. Si l'artiste grec l'a magnifié (ne pensons qu'à l'admirable Aurige de Delphes ou aux multiples représentations d'athlètes dans la céramique), il faut bien convenir que la civilisation occidentale, à mesure que se creusait le fossé entre le corps et l'esprit, a progressivement perdu le sens du lien privilégié qui unit l'art au sport. Il est curieux de constater par exemple que le sport n'a guère inspiré les tout grands maîtres des XIXe et XXe siècles. On a pu parler, à ce propos, de « relation manquée » entre le sport et l'art. Ces dernières années ont vu naître, en Belgique, plusieurs initiatives tendant à renouer ce lien. En 1980, l'Instituut voor Lichamelijke Opleiding de la Katholieke Universiteit Leuven présentait à Louvain une exposition consacrée au sport dans l'art contemporain en Flandre. La même année, l'ASBL Sporta instituait, avec le soutien du ministère de la Culture néerlandaise, un prix national de peinture et de gravure sur le thème « sport » Les artistes furent nombreux à répondre à l'appel de Sporta puisque quelque 150 œuvres furent retenues.
   Il nous a semblé qu'un volume de synthèse sur les rapports entre l'art et le sport en Belgique s'imposait. Une histoire du sport belge restait d'ailleurs elle-même à écrire.
   En 1960, le Crédit Communal publiait un premier ouvrage d'art, dans le cadre de la commémoration du centième anniversaire de sa fondation, intitulé « Trésors communaux, cinquante peintures ». Le succès qu il rencontra nous a incités à présenter ce volume-ci sous une forme identique, une introduction de portée générale précédant la présentation des œuvres sélectionnées.
   M. Léon Lewillie, docteur en Éducation Physique, professeur à l'université Libre de Bruxelles, retrace d'abord les grandes étapes de l'histoire du sport en Belgique, en un texte aussi vivant que documenté. La deuxième partie du volume comprend cent deux reproductions en couleurs d'œuvres d'art réalisées en Belgique ou, pour la période précédant 1830, dans les territoires qui constituent aujourd'hui la Belgique et comportant, en tout ou en partie, la représentation d'un sport.
   Le choix de ces œuvres s'est effectué à partir d'une abondante iconographie réunie par Mme Francine Noël, licenciée en Philosophie et Lettres. Chaque œuvre est accompagnée d'un commentaire se rapportant au sport dont l'œuvre s'inspire, dû à L. Lewillie, tandis que F. Noël situe brièvement l'artiste en donnant, éventuellement, la place prise par le sport dans son œuvre.
   Bien que le choix des œuvres couvre une période qui s'étend sur plusieurs siècles, nous avons, pour préserver l'homogénéité de l'ensemble, donné au sport une définition unique, assez large, celle d'un exercice physique s'accomplîssant dans un temps de loisir. Nous n'avons pas retenu nécessairement la notion de compétition bien que celle-ci soit présente dans un grand nombre d'œuvres.
   Cet ouvrage aura atteint son but si, comme L. Lewillie en formule le souhait au terme de son aperçu historique, il a pu montrer qu'en Belgique, le contact entre le sport et l'art a parfois été très étroit et qu'il ne s'est jamais totalement rompu. »

30 euros (code de commande : 13974).

 

 

MAFFEI (Edmond) Le mobilier civil en Belgique au moyen âge. Namur, Wesmael-Charlier, s.d. In-8° broché, XIV + 57 p., 29 planches hors texte.

13 euros (code de commande : 348/59).

 

[MAGRITTE (René)]. René Magritte et le surréalisme en Belgique. Bruxelles, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, 1982. Grand in-8° broché, 322 p., nombreuses illustrations en noir et quelques-unes en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, à Bruxelles, du 24 septembre au 5 décembre 1982.
Sommaire :
   - Du surréalisme en Belgique, par Elle et lui.
   - Le surréalisme vu de Bruxelles, par Marcel Mariën.
   - Dadapark, manifeste rétroactif, par Marc Dachy.
   - Magritte et le merveilleux composé, par Philippe Roberts-Jones.
   - Catalogue, commentaires de Marcel Mariën.
   - Liste des œuvres.
   - Liste des documents.
   - Biographies.
   - Bibliographie.

25 euros (code de commande : 24588).

 

[MAGRITTE (René)]. SYLVESTER (David) — René Magritte. Catalogue raisonné. Tome I. Oil Paintings - 1916-1930. (David Sylvester & Sarah Whitfield). Tome II. Oil Paintings and Objects - 1931-1948. (David Sylvester & Sarah Whitfield). Tome III. Oil Paintings, Objects and Bronzes - 1949-1967. (Sarah Whitfield & Michael Raeburn). Tome IV. Gouaches, Temperas, Watercolours and Papiers Collés - 1918-1967. (Sarah Whitfield & Michael Raeburn). Tome V. Supplement. (David Sylvester, Sarah Whitfield & Michael Raeburn). Exhibitions Lists. Bibliography (Linette Cawthra). Cumulative Index. [Houston] - Anvers, Menil Foundation - Fonds Mercator, 1992 (t. I) -1993 (t. II & III) - 1994 (t. IV) - 1997 (t. V). Cinq volumes in-4° sous reliures, jaquettes et étuis illustrés d'éditeur, tome I : XXVI, 388 p., tome II : XXVII, 478 p., tome III : XXVII, 496 p., tome IV : XXVI, 356 p., tome V : XXIV, 357 p., nombreuses illustrations en noir, ensemble en très bel état.
Sur la jaquette du tome V :
   The Belgian painter Rene Magritte (1898-1967) was an outstanding figure in the Surrealist movement and is surely one of this century's major artists. Since the 1960s his work has had a massive and continuing influence, not only on art, but on the imagery of popular culture. [...]
   As a whole, the series (I-V) presents an authoritative survey of the artist's œuvre, from 1916 to his death in 1967. The text offers a systematic survey of his oil paintings (I-III), objects (II-III), bronzes (III), gouaches, temperas, watercolours and papiers collés (IV), and Magritte's work as a commercial artist (V). Underpinning the entries on the individual works is a minutely detailed biographical chronology which constitutes a major contribution to the study of Surrealism in Belgium. The books include substantial and often unpublished extracts from Magritte's correspondence and writings, given both in the original French and in English translation. Volume V completes a series widely recognised as indispensable for Magritte scholars and admirers alike.

      

   

Les cinq volumes : 450 euros (code de commande : 25256).

 

[MAHIEU (Didier)]. BUTOR (Michel), GILLEMON (Danièle) et JOANNES (Marie) — Didier Mahieu. Bruxelles, Mécénart, 1995. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 115 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « La Mémoire de l'Art »).
En quatrième de couverture :
   L'œuvre de Didier Mahieu est, dans ce livre, illustrée de textes d'une rare densité, qui prolongent ce qu'elle a à la fois d'impalpable et de lancinant. Michel Butor, Danièle Gillemon et Marie Joannès y apparaissent comme investis de sa charge poétique, de sa vision aigùe, sublimante, du temporel.
   Pour évoquer brièvement l'apport de ce jeune artiste, lauréat du prix Grâce de Monaco, il convient de le suivre dans sa quête des instants volés au passé qui guide principalement sa démarche. Il est vrai que des écrits, des objets totalement banals gardent, en raison de leur anonymité, un pouvoir d'évocation singulier. Un procès-verbal d'enquête policière, une page griffonnée d'un vieux livre de comptes, sont des objets qui, au contraire des ready-made, gardent intacte leur mémoire interne. C'est cette mémoire que Didier Mahieu imprime à ses dessins, à ses compositions pour lesquelles il n'hésite pas davantage à utiliser des « mixed média » d'une extrême banalité, eux aussi.
   La précision du trait, qui évoque les artistes de la renaissance, contribue à rendre pathétiques ces réminiscences oniriques. Rarement visions du passé auront été aussi présentes. Didier Mahieu n'est-il pas un très rare créateur qui, tout en jonglant avec le classicisme et la contemporanéité, trouve son inspiration dans cette marge du temps qui nous sépare – mais si peu – de la trame des jours ? Ses « naufragés » ne sont-ils pas immergés dans une sorte d'antichambre de l'au-delà ? Ces portraits, qui gardent les mouvements de la vie n'ont rien de morbide, nulle tristesse ne s'en dégage. Ce sont de tendres dépouilles et, pour un artiste bien dans son siècle, cette promenade aux champs-Élysées constitue une voie prometteuse qui lui fera embrasser d'autres connexions mystérieuses.
   Du mysticisme à la sensualité, l'art n'a cessé de nous élever au-dessus de nos contingences culturelles. En cela même il trouve sa finalité.

30 euros (code de commande : 19507).

 

MARCOUX (Dominique) — La faïence de Tournai au XVIIIe siècle. Épinois, Chez l'Auteur, 2003. In-4° broché, 167 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, 1 feuillet volant d'errata, bel exemplaire.
Table des matières :
   1. Préambule.
      1.1. Avant propos.
      1.2. Préface.
      1.3. Introduction.
   2. Un peu d'histoire.
   3. Rappel du contexte politique et économique.
   4. Les faïences de Tournai au XVIIIe siècle.
      4.1. Techniques de la fabrication d'une pièce de faïence.
         4.1.1. La terre.
         4.1.2. Préparation des argiles.
         4.1.3. Le façonnage.
         4.1.4. Première cuisson.
         4.1.5. L'émaillage.
      4.2. Les artistes et le personnel.
   5. Les formes.
      5.1. Les assiettes.
      5.2. Les plats.
      5.3. Les terrines.
         5.3.1. La forme « casserole ».
         5.3.2. La forme rocaille.
         5.3.3. La forme baroque.
      5.4. Les saucières.
      5.5. Les aiguières.
      5.6. Un sucrier et son présentoir.
      5.7. Saupoudreuse.
      5.8. Panier ajouré et présentoir.
      5.9. Surtout ou milieu de table.
      5.10. Pique- fleurs.
      5.11. Pots-pourris.
      5.12. Rafraîchissoir.
   6. Les décors.
      6.l. Quelques remarques préalables.
      6.2. Première période.
         6.2.1. Palette de petit feu pour un décor en qualité fine.
         6.2.2. Palette de petit feu pour un décor de qualité contournée de fleurs des Indes.
      6.3. Deuxième période.
         6.3.1. Palette de petit feu pour un décor de qualité fine.
      6.4. Troisième période.
         6.4.1. Décor bleu et avec rehaut à l'or.
         6.4.2. Décor de fleurs chatironnée.
   7. Pièces tournaisiennes.
   8. Pièces d'étude.
      8.1. La pâte.
      8.2. L'émail.
         8.2.1. Première période.
         8.2.2. Deuxième période.
         8.2.3. Troisième période.
      8.3. Les traces de pernettes.
      8.4. La sonorité des pièces.
      8.5. La forme du talon.
      8.6. Les peignés caractéristiques et contours des pièces.
         8.6.1. Les peignés.
         8.6.2. Les contours.
      8.7. Bianco sopra Bianco (BSB).
         8.7.1. Quelques BSB types produits à Tournai.
         8.7.2. Quelques BSB types produits à Saint-Amand.
         8.7.3. Observations.
            8.7.3.1 Type de fleurettes.
            8.7.3.2 Type d'entrelacs.
         8.7.4. Type de fleurettes.
         8.7.5. Type d'entrelacs.
      8.8. La polychromie.
   9. Table des illustrations.
   10. Bibliographie.
      10.1. Ouvrages généraux.
      10.2. Catalogues d'expositions et de musées.
      10.3. Études et articles.
      10.4. Faïences et porcelaines étrangères.
   11. Glossaire.

30 euros (code de commande : 22927).

 

MARCOUX (Dominique) — Les grès fins de Boch La Louvière. S.l., Chez l'Auteur, 1996. In-4° collé, 87 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Table des matières :
   - Le grès a une histoire.
   - La manufacture de faïence de Keramis Boch Frères à La Louvière Belgique.
      - Son histoire.
   - Les grès fins.
      I. Naissance et fin de la production.
      II. Étude des matières.
         1. Définition grès fins.
         2. Définition jasper ware.
         3. Définition agate ware.
         4. Définition barbotine.
         5. Définition platinage.
         6. Conclusion.
      III. Origines des formes et décors.
         1. Origines.
         2. Les courants.
            a. Le courant naturaliste.
            b. Le courant néo-gothique.
            c. Le courant néo-classique.
            d. Le courant oriental.
            e. L'éclectisme.
         3. Conclusion.
      IV. Étude des marques.
         1. En relief.
         2. En creux.
            a. Marque de fabrique.
            b. Numéro de décor.
            c. Numéro de grandeur.
            d. Marque de décorateur.
         3. Conclusion.
      V. Conclusion générale.
      VI. Étude des formes et décors à partir des pièces suivantes.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 22928).

 

[MARTIN (Alex-Louis)]. CHAMPAGNE (Paul) — Le peintre Alex-Louis Martin et l'art moderne. Préface de Jules Destrée. 40 gravures hors texte. 10 grandes planches inédites. Bois de Michel Stiévenart. Mons, Chez l'Auteur, 1929. In-4° broché, 55 p., illustrations, exemplaire non-coupé, couverture un peu défraîchie, rare.
Table des matières :
   - Préface.
   - L'Art Moderne.
   - Un peintre de l'Homme, un poète de la pitié au Pays Noir.
   - L'évolution d'Alexandre-Louis Martin.
   - Conclusion.
   - Planches.

30 euros (code de commande : 25099).

 

MASUI-CASTRICQUE (Pau-Auguste) — La légende de Thyl Ulenspiegel. 55 bois gravés originaux. [Londres], Chez l'Auteur, [1917]. In-folio (390 x 525 mm.) sous reliure d'éditeur, bien complet des 55 gravures, couverture souillée, un des trente exemplaires sur papier Japon (n° XXX), chaque épreuve est signée.
Préface de l'auteur :
   Le XVIème Siècle vit se lever devant la monarchie germano-espagnole, les Gueux. La tyrannie morale et physique imposée aux Provinces Belgiques fut le premier acte d'un drame rouge qui eut bien des heures sanglantes et glorieuses. La révolte des Pays-Bas contre une domination atroce triompha. À l'heure présente le même conflit renait, du petit, honnête, vaillant, apôtre ardent d'une liberté totale, contre le grand, tyran, oppresseur des consciences et des corps. Charles-Quint trouva pour les Wallons et les Flamands, le bûcher, le gibet, et la fosse pour les femmes. Sa cause était mauvaise, mauvaises devaient être ses armes. Guillaume II, imbu du même esprit germanique trouve la fussillade en masse, l'incendie, les gaz asphyxiants, les jets de feu liquide. Il succombera.
   Le souvenir des jours sombres du passé, le nom de nos grands martyrs, est toujours un écho du mot Liberté crié par tout un petit peuple. Et la haine de l'oppresseur, quel qu'il soit, est à la base de la vaillance belge.
   Aussi ai-je pensé que l'œuvre de Charles Decoster représentée par le bois, apporterait un témoignage non pas nouveau, mais seulement additionnel, de l'esprit qui souleva nos provinces et au XVIème et au XXème Siècle contre un même ennemi.

   
Esprit de gaieté, d'héroïsme calme et parfois naïf, de volonté ardente vers un idéal radieux, Thyl Ulenspiegel dans ses nombreuses légendes est non pas le fils du charbonnier Claes, mais le Belge, dans toutes les expressions de la vie journalière, tragique et obstiné dans la lutte, gai comme jour de soleil entre deux combats.
   Thyl Ulenspiegel et Lamme Goedzak, les Gueux ardents, sont toute l'histoire des nôtres. Ce sont les cent mille victimes de Charles Quint et de Philippe II d'Espagne, c'est le meurtre des patriotes, c'est Agneessens et la phalange innombrable des suppliciés et des proscrits, c'est David armant sa fronde, c'est Liège, Namur et Anvers, c'est maintenant l'Yser. C'est également le peuple affamé, torturé, mais irréductible qui défend son Idéal contre la brutale occupation du territoire souillé.

200 euros (code de commande : 23882).

 

 

[MODE]. Élégances belges. Maisons de couture du dernier quart du XIXe et du XXe siècle. Belgische elegantie. Modehuizen uit het laatste kwart van de 19de en de 20ste eeuw. Bruxelles, Musée du Costumes et de la Dentelle de la Ville de Bruxelles, 1996. In-8° agrafé, [48] p., illustrations en noir etr en couleurs, édition bilingue (français - néerlandais).
Introduction :
   Retrouver des exemples du vécu de la couture et de la création de mode à Bruxelles et en Belgique dans ce qu'elle a pu avoir de plus personnel a constitué un des soucis du Musée du Costume et de la dentelle depuis sa fondation, il y a près de vingt ans. L'importance des industries textiles de luxe à Bruxelles, encore évidente au XIXe siècle, ne pouvait qu'y favoriser l'implantation de maisons de couture. Tout ce temps se sera révélé nécessaire pour que se dégage un ensemble cohérent et suffisamment représentatif.
   S'« il n'est bon bec que de Paris », vers 1900, la création belge mérite cependant qu'on lui rende justice, tâche difficile car en ce domaine les ravages vont vite.
   Si certaines périodes sont particulièrement bien représentées par un foisonnement de maisons entre-temps disparues, ou complètement tombées dans l'oubli, d'autres époques plus proches de la nôtre, semblent moins riches, les maisons étant en nombre plus restreint, la création originale supplantée par la Haute couture parisienne.
   Les maisons belges connurent leur heure de gloire au tournant du siècle jusqu'à la guerre 1914-18, puis une seconde période faste entre les deux guerres. Bien sûr, Bruxelles s'était toujours alignée sur Paris, contrairement à d'autres capitales comme Londres, par exemple, mais il y existait une grande diversité qui est peut-être en train de réapparaître avec les jeunes créateurs de la génération des années 80-90, dont les ambitions dépassent largement le cadre local. En effet, aujourd'hui, à côté de la Haute couture classique, dont Gérald Watelet est l'un des plus brillants représentants, il faut compter avec les "Six d'Anvers", et toute une nouvelle vague de jeunes stylistes formés à l'Ecole de la Cambre, à Bischoffsheim. Par ailleurs, la formation de main d'œuvre destinée spécifiquement à la haute couture, si elle a disparu aujourd'hui, subsista à l'école Bischoffsheim après 1950. Toutes les pièces exposées portent la griffe de leur créateur. La plupart sont bruxelloises, mais quelques-unes viennent de maisons d'Anvers, Liège, Gand, Tournai. Il s'agit presque toujours de vêtements de circonstances, robes du soir, de cérémonie, de mariée, qui ont été précieusement conservés de mère en fille, et ont pu nous parvenir, échappant parfois de justesse aux jeux de déguisements des enfants qui s'amusaient à fouiller dans les coffres des greniers, à la recherche de trésors cachés.
   Malheureusement, le manque de documentation rend l'écriture de l'histoire de ces maisons très difficile ; les archives sont perdues, disparues ou fragmentaires, ou encore, comme dans le cas de la Maison Hirsch et Cie, en attente d'un dépouillement aux Archives Générales du Royaume.
   Cependant, grâce à la clairvoyance de quelques descendants de maisons de haut niveau, qui ont sauvé de la destruction, qui, des registres de commandes, qui, des photos et documents apparemment sans valeur, on a pu tenter de retracer, ou tout au moins d'évoquer quelques aspects de la vie de ces maisons.
   Quant aux autres, les seules indications disponibles à leur sujet se trouvent dans les almanachs de commerce, où l'on peut retrouver dates d'activité et adresses.

5 euros (code de commande : 23858).

 

Mons - Wien. 1980-1981. [Mons], [Polyptyque], 1980. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 120 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état auquel on joint la feuille à déplier du catalogue de l'exposition.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du 19 décembre 1980 au 15 février 1981, puis, à Vienne, en 1981.
Préface de Robert André :
   La rencontre de deux écoles, l'aînée, l'Académie des Beaux-Arts de Vienne fondée il y a près de trois siècles en 1692 par l'Empereur Léopold 1er, et la cadette, l'Académie des Beaux-Arts de Mons, voulue par l'Impératrice Marie-Thérèse et née au moment de sa mort en 1780, est une initiative prise par le groupe Polyptyque dont nous nous réjouissons, car il est le meilleur hommage qui puisse être rendu à cette grande figure de l'Histoire, amie des arts et des sciences, à l'instant de la commémoration du bicentenaire de sa disparition. Dans cette exposition, vous découvrirez des œuvres d'artistes autrichiens contemporains, Boeckl, Kokoschka, Kubin, et vous retrouverez des toiles d'artistes de chez nous, Anto Carte, Léon Devos, Léon Navez. Oskar Kokoschka qui vient de décéder le 22 février 1980, fut membre associé de la Classe des Beaux-Arts de l'Académie Royale de Belgique qui reçut son titre par lettres patentes de Marie-Thérèse, datées du 16 décembre 1772 et où siégèrent Anto Carte, Léon Devos, Léon Navez et où siège aujourd'hui Gustave Camus, directeur honoraire de l'Académie des Beaux-Arts de Mons. Cette rencontre permet aussi aux professeurs des deux écoles d'exposer, donc de confronter leurs travaux et, par des contacts directs, d'échanger leurs idées. Ainsi, s'enrichissant les uns et les autres, ils pourront dispenser un enseignement de plus grande valeur encore et étendre le renom de leur établissement. Enfin, il faut souligner que la présence dans nos murs de nos amis d'Autriche démontre que Mons est depuis fort longtemps une ville d'art, accueillante pour les artistes, et qu'elle le reste.
Liste des artistes exposés :
   Oskar Kokoschka, Herbert Boeckl, Alfred Kubin, Anto Carte, Léon Devos, Léon Navez, Anton Lehmden, Max Weiler, Wolfgang Hollegha, Edelbert Köb, Walter Eckert, Maximilian Melcher, Joannis Avramidis, Josef Mikl, Bruno Gironcoli, Rudolf Hausner, Ferdinand Welz, Arsène Detry, Gustave Camus, Edmond Dubrunfaut, Michel Jamsin, Charly Vienne, Christian Leroy et Yvon Vandycke.

20 euros (code de commande : 25172).

 

Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Deux siècles d'histoire. Tomes I et II (complet). Conception et direction scientifique : Michèle Van Kalck. Coordination scientifique : Ingrid Goddeeris et Virginie Devillez. Bruxelles, Dexia - Racine, 2003. Deux volumes in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 800 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état, épuisé.
Table des matières :
   Tome I :
   - Avant-propos, par Axel Miller.
   - Préface, par Eliane De Wilde.
   Introduction générale, par Jacques van Lennep.
   Partie I : À l'aube des musées.  

      - L'imaginaire français du musée, de l'idée monarchique à la réalisation révolutionnaire, par Dominique Poulot.
      - La naissance des musées des beaux-arts en Belgique, par Christophe Loir.
   Partie II : Le Musée, deux siècles d'histoire.
      Chapitre I : Le musée, des origines à la cession à l'État belge (1797-1842).
         - Le musée sous le régime français (1794-1814), par Michèle Van Kalck, avec des contributions d'Ingrid Goddeeris.
         - Le musée sous le régime hollandais (1814-1830), par Michèle Van Kalck.
         - Le musée et les dernières années de tutelle communale, par Michèle Van Kalck.
         - Les collections, par Michèle Van Kalck.
         - Bâtiments et locaux, par Claudine Lemaire.
         - Le musée et son public, par Michèle Van Kalck.
         - Le musée et la vie culturelle à Bruxelles, par Michèle Van Kalck, avec une contribution de Catherine Heesterbeek-Bert.
         - La vente du musée de Bruxelles à l'État belge, par Christophe Loir.
         - Conclusion, par Christophe Loir.
      Chapitre II : Le règne de la commission administrative (1843-1919).
         - La période d'organisation provisoire (1843-1846), par Michèle Van Kalck.
         - L'organisation administrative (1846-1919), par Michèle Van Kalck, avec une contribution de Catherine Leclerq.
         - Le musée pendant la Grande Guerre, par Michèle Van Kalck.
         - Les collections, par Michèle Van Kalck, avec une contribution d'Ingrid Goddeeris.
         - Bâtiments et locaux, par Virginie Devillez.
         - Le musée et son public, par Virginie Devillez, avec une contribution de Michèle Van Kalck.
         - Le musée et la vie culturelle à Bruxelles, par Michèle Van Kalck.
         - Conclusion, par Michèle Van Kalck.
      Chapitre III : Le musée éducatif et scientifique (1919-1960).
         - L'organisation administrative, par Virginie Devillez et Michèle Van Kalck.
         - Les collections, par Virginie Devillez, avec des contributions d'Anne Goffart et Frederik Leen.
         - Bâtiments et locaux, par Michèle Van Kalck, avec une contribution de Virginie Devillez.
         - Le musée et son public, par Virginie Devillez.
         - Le musée et la vie culturelle à Bruxelles, par Virginie Devillez.
         - Conclusion, par Virginie Devillez.
   Tome II :
      Chapitre IV : Le musée, sur le chemin de la maturité (1960-2003).
         - L'organisation administrative, par Virginie Devillez.
         - Les collections, par Véronique Bücken, Helena Bussers et Frederik Leen.
         - L'évolution de quelques fonctions muséales, par Virginie Devillez, avec des contributions d'Helena Bussers, Liesbeth De Belie, Pierre-Yves Desaive, Eliane De Wilde, Ingrid Goddeeris, Joëlle Kinet, Frederik Leen et Michèle Van Kalck.
         - Bâtiments et locaux, par Pierre Baudson, Virginie Devillez, Régis Hespel et Pierre Lamby.
         - Le musée et son public, par Virginie Devillez.
         - Le musée et la vie culturelle à Bruxelles, par Virginie Devillez.
         - Conclusion, par Eliane De Wilde.
   Partie III : Les musées Wiertz et Meunier.
      - Le Musée Wiertz, genèse et institutionnalisation d'un musée, par Brita Velghe.
      - Le Musée Meunier, de l'atelier à la collection publique, par Pierre Baudson.
   Partie IV : Les services au public.
      - La bibliothèque, par Catherine Heesterbeek-Bert et Nathalie Verbruggen.
      - Diffusion Artistique / Kunst voor Allen, un service éducatif avant la lettre (1924-1970), par Ingrid Goddeeris.
      - Les Services éducatifs, par Brigitte de Patoul et Hugo Lettens.
      - Les Archives de l'Art contemporain en Belgique, par Gisèle Ollinger-Zinque et Francisa Vandepitte.
      - Les Archives des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, par Ingrid Goddeeris et Michèle Van Kalck.
   Partie IV : Les Amis des Musées.
      - La Société des Amis des Musées royaux de l'État à Bruxelles (1907-ca. 1958), par Anne Goffart.
      - La Société des Amis des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique depuis 1967, par Virginie Devillez.
   Conclusion générale, par Virginie Devillez.
   Répertoire des conservateurs et membres des organes de consultation, de direction et de gestion, par Virginie Devillez, Ingrid Goddeeris et Michèle Van Kalck.
   Annexes, par Véronique Bücken, Véronique Cardon, Virginie Devillez, Ingrid Goddeeris, Michèle Van Kalck et Nathalie Verbruggen.
      - Annexe I : Liste des autorités de tutelle depuis 1843.
      - Annexe II : Nomenclature des principaux textes légaux, réglementaires et statutaires relatifs aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.
      - Annexe III : Les organes de consultation, de direction et de gestion (dates extrêmes, compétences et listes des membres).
      - Annexe IV : Liste des expositions temporaires intra-muros.
      - Annexe V : Liste des catalogues de fonds des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.
      - Annexe VI : Liste des principales publications concernant les collections des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.
      - Annexe VII : Liste des expositions présentant exclusivement une partie des collections des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique et organisées dans les locaux d'autres institutions.
     
 - Annexe VIII : Liste des expositions organisées au Palais des Beaux-Arts (de 1880 à 1886) et dans les salles vacantes de l'Ancienne Cour (de 1887 à 1918).
      - Annexe IX : Liste des donateurs.
   Bibliographie - Index.

Les deux volumes : 40 euros (code de commande : 14915).

 

Nervia 1928-1938. Peintres des années '30. Mons, Musée des Beaux-Arts, 2002. In-4° broché, 103 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du 28 juin au 17 novembre 2002 par le cercle d'Art « Le Bon Vouloir » et la société Léon Eeckman.
Table des matières :
   - Nervia ou le refus d'un académisme stérile, par Michel De Reymaeker.
   - Anto Carte, par Pascale van Zuylen.
   - Louis Buisseret, par Pascale van Zuylen.
   - Frans Depooter, par Louise Henneaux-Depooter.
   - Léon Devos, par Isabelle Douillet-de Pange.
   - Léon Navez, par Françoise Eeckman.
   - Pierre Paulus, par Chantal Lemal-Mengeot.
   - Rodolphe Strebelle, par Jean-Philippe Theyskens.
   - Taf Wallet, par Emmanuelle Dubuisson.
   - Jean Winance, par Jacky Legge et Marc Secret.
   - Itinéraire Nervia, par Sabine Lambot.
   - Un sphinx nommé Léon Eeckman, par Françoise Eeckman.
   - Le Cercle d'Art « Le Bon Vouloir ».
   - Invités (Andrée Bosquet, Gustave Camus, Alphonse Darville, Elisabeth Ivanovsky, Geo Verbanck, Fernand Wéry, Ernest Wynants), par Louise Henneaux-Depooter, Serge Meurant et R. Van Velthoven-Wéry.
   - Orientations bibliographiques.
   - Catalogue des œuvres exposées.

25 euros (code de commande : 25054).

 

Nervia / Sint-Martens-Latem. Traits d'union - Koppelteken. Bruxelles, Racine, 2015. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 159 p., très nombreuses illustrations en couleurs, édition bilingue (français, néerlandais).
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée d'Ixelles, du 22 octobre 2015 au 17 janvier 2016.
En quatrième de couverture :
   Nervia/Laethem-Saint-Martin. Traits d'union vous invite à (re)découvrir deux groupes qui ont joué un rôle important sur la scène artistique belge durant 1'entre-deux-guerres : au nord du pays, le groupe de Laethem avec, entre autres, Gustave Van de Woestyne et Valérius De Saedeleer et, au sud, le groupe hennuyer Nervia, avec notamment Anto Carte et Léon Navez. Des œuvres de ces artistes, qui privilégient une atmosphère sereine et une palette feutrée, sont pour la première fois mises en dialogue et révèlent les nombreux points de convergence entre les deux groupes, ainsi que leurs différences...
Sommaire :
   - Avant-propos.
   - Essais.
      - Nervia : un académisme fécond, entre tradition et art vivant...
      - Laethem-Saint-Martin.
      - Nervia / Laethem-Saint-Martin, regards croisés.
   - Catalogue.
      - Quiétude.
      - Spiritualité.
      - Paysage.
      - Les grands modèles.
      - Divergences.
   - Bibliographie.

29,95 euros (code de commande : 23448).

 

NÈVE (Laura) et LAOUREUX (Denis) — Abstractions géométriques belges de 1945 à nos jours. [Anvers] - Mons, Pandora - BAM, 2014. In-4° broché, 144 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du 22 mars au 13 juillet 2014.
En quatrième de couverture :
   À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, l'abstraction belge connaît un renouveau, se déployant selon deux sensibilités distinctes : lyrique et géométrique. Les artistes s'inscrivant dans cette seconde tendance partagent un idéal de structure et de mesure et s'unissent dès le milieu des années 1940 pour défendre leur moyen d'expression basé sur la raison. Les formes géométriques et les couleurs pures en sont les composantes essentielles. Ils entendent en outre contribuer à la reconstruction de leur société, notamment par l'intermédiaire de l'art public. Intégrer l'art au quotidien devient une préoccupation constante, les arts appliqués étant explorés dans ce même but. Un véritable projet social sous-tend leur démarche : mettre l'art à la portée de tous.
   Cet ouvrage invite à la découverte de l'abstraction géométrique en Belgique, à travers ses multiples manifestations après 1945. L'interdisciplinarité qui caractérise le mouvement y est mise en exergue, rassemblant des peintures mais aussi des sculptures, du mobilier, de la joaillerie, des textiles et des projets d'œuvres réalisées dans l'espace public. De plus de quarante artistes aussi variés que Jo Delahaut, Pol Bury, Dan Van Severen, Marc Mendelson, Marthe Wéry ou Walter Leblanc, les œuvres sélectionnées proviennent des collections de la Ville de Mons et de nombreuses collections institutionnelles et privées. La trame thématique attribuée à ce livre révèle les différentes spécificités de l'un des courants majeurs de l'art belge à l'activité toujours foisonnante, aujourd'hui encore trop souvent méconnu.

25 euros (code de commande : 25055).

 

Le Nu dans l'art moderne belge. Bruxelles, CGER, 1981. Grand in-8° carré broché, 216 p., nombreuses illustrations en noir et quelques-unes en couleurs, bel exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Galerie CGER, à Bruxelles, du 26 juin au 23 août 1981.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Bob Coolen.
   - Préface, par Stéphane Rey.
   - Le nu dans l'art belge de Navez à Magritte : une approche iconographique, par Paul De Vylder.
   - Liste des œuvres et notices biographiques (1830-1945).
   - Liste des œuvres et notices biographiques (période contemporaine).

25 euros (code de commande : 24583).

 

[PANAMARENKO (Henri Van Herwegen, dit)]. THEYS (Hans) — Panamarenko. [Bruxelles], Frank Van Haecke et Isy Brachot, 1992. Grand in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 287 p., très nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   The Inside.

      Town Ho ! Some Remarks about Panamarenko's Work.
      Town Ho ! Quelques remarques sur 1'œuvre de Panamarenko.
      Town Ho ! Enkele kanttekeningen bij het werk van Panamarenko.
   The Outside.
      A Chronological Review of All Panamarenko's Objects.
      A Chronological Review of the Collages, Drawings, Photographs, etc.
      A Chronological Review of the Multiples and Editions.
   The Inside Outside (The Visible Experiment).
      A Short Survey of Recurrent Subjects in Panamarenko's Work.
      Een bondig overzicht van enkele terugkerende onderwerpen in Panamarenko's werk.
      Bref aperçu de quelques sujets récurrents dans 1'œuvre de Panamarenko.
      True Knowledge Comes through Oblivion (A Concise History of Art by Dr J.S. Stroop).
      Under the Sea ! Bedrich Eisenhoet to All Arrant Knaves, Shameless Whippersnappers and Jolly Swashbuclers
   The Outside Inside (The Show).
      A List of the One-Man Shows.
      A List of the Group Exhibitions.
   The Old In and Out.
      Selected Bibliography.
      A Concise Biography.

180 euros (code de commande : 19000).

 

[PAERELS (Willem)]. BERNARD (Charles) — Willem Paerels. Anvers, De Sikkel, 1955. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 15 p., une reproduction en couleurs, un portrait et 24 planches en noir hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 199), en bel état.
Extrait :
   Nous avons sous les yeux un article paru il y a vingt ans que nous avions intitulé : Willem Paerels ou l'Optimisme. Si c'était la coutume dans cette collection de monographies de l'art belge d'user de sous-titres, nous n'hésiterions pas un moment à reproduire celui-ci. Optimiste comme il r était il y a vingt ans, comme il l'était quand il est venu s'établir en Belgique en 1894, il l'est resté. II avait alors 16 ans. Il sortait de l'École Polytechnique de Delft, sa ville natale, où il avait appris à manier le tire-ligne et le compas. Mais l'idée de faire de la peinture le hantait. Au lieu de tourner les yeux vers La Haye ou Amsterdam, il obéit lui aussi à cette secrète fascination qui attire tant de peintres hollandais vers le Sud. Paerels s'arrête à Bruxelles. Il ne devait quitter cette ville que pour aller en Hollande passer les quatre années de la Première Guerre mondiale. Il revint ensuite dans la vieille capitale brabançonne et se fixa dans sa banlieue. Si depuis longtemps Paerels appartient à l'école de peinture belge qu'il a enrichie de tant d'œuvres valables, il fait aussi partie de notre communauté nationale par naturalisation. Il est ainsi deux fois notre compatriote.

10 euros (code de commande : 24816).

 

Paris-Bruxelles, Bruxelles-Paris. Réalisme - Impressionnisme - Symbolisme - Art nouveau. Les relations artistiques entre la France et la Belgique 1848-1914. Anvers-Paris, Fonds Mercator-Réunions des Musées Nationaux, 1997. Fort in-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 539 p., nombreuses illustrations, à l'état de neuf, épuisé.
Sur la jaquette :
   Pendant la seconde moitié du XIXe siècle, la France entretint des liens particulièrement étroits avec la Belgique, ce jeune État plus proche de Paris que bien des provinces françaises. Cet ouvrage présente les échanges artistiques multiples et féconds qui ravivèrent leurs traditions communes, historiques, linguistiques et littéraires.
   La Belgique libérale ouvrit ses portes aux proscrits et exilés français comme aux voyageurs, de Baudelaire à Mirbeau, venus découvrir les richesses d'une culture imprégnée de l'esprit du Moyen Âge, de la Renaissance et de l'âge baroque. L'École de Barbizon, le réalisme de Courbet, puis l'impressionnisme de Manet ou de Monet, relayé en Belgique par les groupes des XX et de la Libre Esthétique, trouvèrent chez Rops, Stevens ou Ensor un écho évident. Au néo-impressionnisme de Seurat et de Signac répondit celui de Lemmen et de Van Rysselberghe. Le foyer artistique belge, creuset des avant-gardes à la fin du siècle, vint à son tour influencer en profondeur l'art français : en Belgique, cœur du symbolisme littéraire et artistique, se rencontrèrent Mallarmé, Verlaine, Maeterlinck et Verhaeren. L'Art nouveau, point d'orgue d'un demi-siècle de correspondances, se développa de part et d'autre de la frontière : architecture, mobilier, art graphique et arts décoratifs en offrent de magnifiques témoignages.
Publié à l'occasion de l'exposition présentée aux Galeries nationales du Grand Palais, à Paris, et au Musée des Beaux-Arts de Gand, cet ouvrage est rédigé par trente conservateurs et historiens d'art français et belges, sous la direction d'Anne Pingeot, conservateur général au musée d'Orsay, et de Robert Hoozee, conservateur du musée des Beaux-Arts de Gand.
   Les 450 œuvres exposées, qui appartiennent à toutes les disciplines artistiques, sont analysées dans des essais abondamment illustrés, complétés par une chronologie et des biographies des figures majeures de cette histoire à deux voix.

80 euros (code de commande : 22141).

 

[PARMENTIER (Johan)]. Johan Parmentier. Tournai. Chez l'Auteur, 2001. In-4° broché, nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'inauguration des trois sculptures sur le rond-point Michel Lemay dédié à la Pierre de Tournai, le 14 octobre 2011.
Texte de Jacky Legge :
   La pierre de Tournai et Johan Parmentier : une rencontre.
   Implanté durant quelques années à Gijverinckove, en Flandre occidentale, le muséum George Grard invitait chaque été un sculpteur à imaginer une installation de ses œuvres en complicité avec les bronzes de Grard.
   C'est à cette occasion que Johan Parmentier s'est familiarisé avec la pierre de Tournai, rendant indirectement hommage à George Grard, né dans la Cité des Cinq Clochers en 1901 et qui resta attaché à sa ville natale malgré les protestations d'un autre temps qui ont suivi l'installation de la Naïade sur le pont-à-pont, en 1950.
   Johan Parmentier est venu dans la carrière de Michel Lemay choisir les pierres qu'il façonna dans son atelier pour aboutir à une exposition, en 2000, véritable rencontre entre des choix esthétiques et des matériaux différents : figuration - abstraction, bronze - pierre. Mais une force réunissait les deux artistes : la palpitation, la vie.
   Grard exprimait la chair, le sang, l'amour, la sexualité au moyen du plâtre et du bronze. Quand Parmentier parle de la pierre, il perçoit un organe naturel sorti d'un banc. Il dit de la pierre de Tournai qu'elle a une personnalité qui lui convient bien, elle est à la fois assez rude et très fine, ce qui n'est pas contradictoire pour lui qui la façonne. Décidément, Grard et Parmentier sont proches. Ce sont les apparences qui les différencient. Ils ont la même exaltation quand ils s'attaquent aux matériaux leur donnant une forme, une autre vie.
   Johan Parmentier a rencontré Michel Lemay à l'occasion de cette manifestation. Une profonde sympathie s'est construite entre les deux hommes. C'est, donc, tout naturellement vers le sculpteur que s'est tourné le maître de carrière lorsqu'il a décidé d'installer une création artistique au rond-point de la Pierre de Tournai.
   Johan Parmentier est venu choisir des blocs de pierre pour leur teinte particulière, l'inclinaison et les dimensions. Elles furent confiées à Monument, à Zottegem, où les tailleurs de pierre connaissent le matériau depuis longtemps suite à de nombreux chantiers, dont les restaurations de l'église Saint-Jacques et de la cathédrale de Tournai, par exemple. Ces travailleurs spécialisés donnèrent les formes voulues, selon la maquette dressée par Johan Parmentier et ses recommandations sur place. Ici encore, la complicité fut de mise, les tailleurs de pierre suggérant des astuces et des techniques particulières pour arriver au résultat voulu.
   Le travail ne fut pas toujours aisé, car il fallait scier trois différents blocs de pierre, les ajuster afin de pouvoir les poser verticalement et donner l'impression qu'il s'agit d'un monolithe. Mais la réussite fut la récompense des efforts. Le naturel ayant subi l'action de l'artificiel pour offrir finalement une image naturelle...
   Entre-temps, Johan Parmentier a intégré la pierre de Tournai dans d'autres réalisations, en Flandre.
   D'un hommage à George Grard à un triple hommage à Tournai, la cathédrale et l'Escaut, le nom de Johan Parmentier est dorénavant lié à l'histoire de nos carrières.

15 euros (code de commande : 22647).

 

[PASTERNAK (Maurice)]. Maurice Pasternak. L'œuvre gravé 1966-2001. Catalogue raisonné. La Louvière, Centre de la Gravure et de l'Image Imprimée, 2001. In-4° broché, 53 p., illustrations en noir et en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme présentée au Centre de la Gravure et de l'Image imprimée, à La Louvière, du 5 mai au 5 août 2001.
Sommaire :
   - Avant-propos, par Catherine de Braekeleer.
   - Paradoxes de la pénombre, par Georges Meurant.
   - Œuvre gravé.
   Catalogue :
      - Estampes.
      - Livres illustrés et recueils.
      - Cartes et circonstances.
   - Éléments bio-bibliographique.

10 euros (code de commande : 20699).

 

[PEIRE (Luc)]. AVERMAETE (Roger) — Luc Peire. Anvers, De Sikkel, 1953. Petit in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 15 p., 26 planches hors texte dont une en couleurs, (collection « Monographies de l'Art Belge »), exemplaire numéroté (n° 707).
Extrait :
   Il est d'usage, quand on étudie la carrière d'un peintre, d'aborder le sujet en citant le nom de ses maîtres. Si pareille nomenclature peut avoir un sens pour les siècles révolus – et encore ! – elle n'en a guère pour les artistes d'aujourd'hui. Ceux-ci ne passent plus leurs années d'apprentissage dans l'atelier d'un aîné. Tous, ou peu s'en faut, ont fréquenté une école d'art, puis se sont affirmés en se détournant des préceptes de l'enseignement reçu. Telle est la règle commune.
   Luc Peire n'y échappe pas. À quoi bon citer les professeurs qui ont présidé à ses premiers tâtonnements ? À l'âge de vingt ans – c'est en 1936 – ce jeune Brugeois s'en va étudier à l'Institut National Supérieur des Beaux-Arts, à Anvers. Il y restera jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale. De ces trois années d'école, il n'a gardé que deux souvenirs valables, celui des cours oraux et celui de son professeur de peinture, Gustave van de Woestijne. L'indication est précieuse, et assez singulière. En effet, les jeunes qui choisissent la même voie – Flamands en majorité – s'hypnotisent presque tous sur le côté artisanal du métier et n'ont qu'un intérêt médiocre pour les cours de culture générale, tels ceux d'histoire de l'art, auxquels Luc Peire vouait une dilection particulière. Quant à son professeur, quoique peintre éminent de la génération expressionniste, ce n'est pas à ce titre qu'il l'appréciait, mais à cause de ses rares apparitions à l'atelier : trois au maximum par an, et elles se passaient de tout commentaire. Gustave van de Woestijne se contentait de regarder, sans mot dire, le travail de ses « élèves », en fumant rêveusement une cigarette.

9 euros (code de commande : 19608).

 

PHILIPPE (Joseph) La peinture liégeoise au XVIIe siècle. Bruxelles, Éditions du Cercle d'Art, 1945. In-8° broché, jaquette, 51 p., XXXII planches hors texte, (collection « L'Art en Belgique »).

9 euros (code de commande : 360/59).

 

[PIGEON (Jean)]. Jean Pigeon. Textes critiques sur 50 artistes belges. Préface de Jacques Franckx, avant-propos de Serge Goyens de Heusch. Bruxelles, Fondation pour l'Art Belge Contemporain, 1992. In-4° carré broché, 131 p, nombreuses illustrations en noir et en couleurs, tirage limité à 1000 exemplaires, peu courant.
Liste des artistes :
  Gabriel Belgeonne, Gaston Bertrand, Bram Bogart, Micheline Boyadjian, Roland Breucker, Pol Bury, Zéphir Busine, Fernand Carette, Jo-Anne Caron, Georges Collignon, Pierre Courtois, Francis De Bolle, Gilbert Decock, Anne Deglain, Jo Delahaut, Camile De Taeye, Roger Dudant, Gilberte Dumont, Francis Dusepulchre, Jo Dustin, André Eijberg, Daniel Fauville, Marc Feulien, Jean-Michel Folon, André Goffin, Arthur Grosemans, Jacques Guilmot, Christian Heckscher, Willy Helleweegen, Jacques Lacomblez, André Lambotte, Lismonde, Jean-Marie Mahieu, Cécile Massart, Marina Mayer, Robert Michiels, Michel Mineur, Jacques Muller, Maurice Pasternak, Peji, Luc Perot, Jean Rets, Toma Roata, Christian Rolet, Paul Schrobiltgen, André Sprumont,,Georges Vandenbosch, Louis Van Lint, Marcel Vintevogel, Francis Vloebergs.

30 euros (code de commande : 19460).

 

[PIRON (Luc)]. Luc Piron. Antwerpen, Lens Fine Art, 1976. In-12 carré broché, 15 feuillets non chiffrés, illustrations en noir.
@ Catalogue de l'exposition avec un texte de Chris Lenaerts et Claude Devos.

12 euros (code de commande : 113/69).

 

POIRIER (Pierre) — Initiation à la peinture flamande. Édition définitive. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1962. In-8° broché, 270 p., nombreuses héliogravures hors texte.

8 euros (code de commande 386/60).

 

Les premiers abstraits wallons. Baugniet, Closon, Engel-Pak, Lacasse, Lempereur-Haut. Ramet-Flémalle, Centre Wallon d'Art Contemporain, [1984]. Grand in-8° broché, 211 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme présenté à la Chataigneraie, à Flémalle, du 6 octobre au 4 novembre 1984 ; à la Maison de la Culture de Tournai, du 10 novembre au 2 décembre 1984 ; au Botanique, à Bruxelles, du 5 janvier au 3 février 1985 et au Centre Culturel Wallonie/Bruxelles, à Paris en avril-mai 1985.
Préface de Léopold Plomteux :
   Entre les deux guerres, nous voyons se développer de plus en plus l'ère industrielle. Les créations et dépenses d'énergie englobent tout un système social. L'exploit et le record animent notre société devenue prométhéenne. Par la vitesse le temps raccourcit les distances. L'Homme se détache de la nature par son esprit d'invention. Le début du 20e siècle sera l'ère de tous les possibles pour les pionniers des arts et des sciences.
   En Wallonie, cinq artistes particulièrement lucides ont senti naître ce siècle où la maîtrise de l'Homme assume tous les pouvoirs. La référence à une réalité naturelle se transformera en réalité nouvelle. Cette prise de conscience de soi n'a plus besoin du motif cher aux traditions anciennes. L'expression artistique sera l'en soi du créateur.
   Seul le dynamisme de la pensée évoquera le monde interne de l'artiste sous des inventions plastiques qu'il aura libérées. Car cet art nouveau cherche avant tout l'expression extra-picturale, ayant rapport avec les structures fondamentales de l'art de peindre, non par l'image, mais par le langage que le verbe de la forme et de la couleur peuvent atteindre lyriquement. L'expérimentation de l'art abstrait d'entre les deux guerres allait s'affirmer de découverte en découverte et donner jusqu'à nos jours bon nombre de chefs-d'œuvres au patrimoine culturel de notre communauté.
   Parmi ces pionniers de l'art abstrait, 5 artistes wallons (Baugniet, Closon, Engel-Pak, Laçasse, Lempereur-Haut) ont eu ce mérite de la recherche et de la découverte de nouveaux moyens d'expression qui allaient transformer toute la conception plastique de la peinture. Nous devons nous en souvenir. Ils font partie de notre histoire et de notre avenir par la référence à leurs œuvres et à leur effort dont nous ne pouvons oublier le mérite et le témoignage.
   Qu'ils en soient remerciés et que cette exposition leur rende hommage.

15 euros (code de commande : 25053).

 

[PUVREZ (Henri)]. AVERMAETE (Roger) — Henri Puvrez. Anvers, De Sikkel, 1950. In-8° sous reliure et jaquette (présentant un petit manque) d'éditeur, 14 p., un portrait et 28 planches en noir hors texte, (collection « Monographies de l'Art Belge », 4e série, n° 6).
Extrait :
   Henri Puvrez est né à Bruxelles, en 1893. À l'âge de sept ans, il partit avec ses parents pour l'Espagne, où il résida deux ans. Encore qu'il n'y soit jamais retourné, il a gardé un souvenir fort vivace de cette époque et prétend qu'il se retrouverait encore, sans difficulté, dans la petite ville de Vitoria, où il fut un écolier studieux, qui s'assimila sans effort la langue de Cervantes. Depuis lors, Henri Puvrez n'a plus quitté la Belgique. Il a toujours habité Bruxelles ou ses environs immédiats, jusqu'à son établissement à Anvers, en 1950. [...]
   Il marqua très jeune son goût pour la sculpture. Assez alarmé de cette propension, son père l'associa, pour qu'au moins il pût gagner sa vie, à un ornemaniste. La prudence paternelle avait une autre raison encore : à peine âgé de 21 ans, Henri Puvrez venait de se marier. La guerre de 1914-18 le délivra, et le plus simplement du monde, de ce métier que lui avait choisi son père : les matières premières firent défaut. Comme il avait un atelier qui ne servait plus à rien, quelques jeunes s'y réunirent bientôt pour travailler ensemble, en se partageant les frais. C'est là que Puvrez eut sa première formation. II ne suivit aucun enseignement artistique. Il ne faut compter pour rien la seule année qu'il s'en fut passer, assez tard d'ailleurs, à l'Académie de Bruxelles, dans la classe de la figure antique, sous l'œil indulgent d'Isidore de Rudder. Il est donc essentiellement un autodidacte. Et ceci explique sans doute pourquoi il a pratiqué la taille directe avec tant de constance. Ce n'est guère le fait de ceux qui ont subi l'enseignement académique.

10 euros (code de commande : 24816).

 

40 ans de jeune peinture belge 1950-90 40 jaar jonge belgische schilderkunst. Regard contemporain sur un choix historique - Een actuele visie op een historische keuze. Hommage Karel Geirlandt. Bruxelles, Ludion, 1990. In-4° broché, 165 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, édition bilingue (français - néerlandais).
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-arts, à Bruxelles, du 17 mars au 2 avril 1990.
Extrait de la préface :
   Cette exposition est organisée à l'occasion du 40e anniversaire de la fondation de la Jeune Peinture belge (1950-1990), une institution qui a vu le jour quelques années après la Deuxième Guerre mondiale. Elle répondait à une nécessité pressante, celle d'attirer l'attention du public sur la problématique moderniste qui se manifestait alors avec vitalité partout en Europe et aussi dans notre pays.
   L'initiative ne vint pas des pouvoirs publics mais d'un groupe d'amateurs d'art et de collectionneurs enthousiastes. En fondant cette association, ils avaient pour but d'encourager et de soutenir de jeunes artistes et, par le biais d'un concours annuel, de donner un aperçu de la continuité de l'art et témoigner ainsi de la conviction et de la ferveur des jeunes. De même pouvait-on suivre de manière critique la participation de ceux-ci à la problématique esthétique de leur temps.
   Tout au long de ces quarante années, beaucoup se distinguèrent : premiers prix, deuxièmes prix, mentions honorables. L'association n'a jamais voulu ou jamais pu prétendre être exhaustive. Cette exposition ne le sera pas non plus. Après une sélection critique – opérée par un groupe de travail – c'est un « défilé » d'une vingtaine d'artistes qui est présenté, certains choisis parmi les anciens, d'autres appartenant à la jeune génération. Un choix effectué parmi tant de noms n'est évidemment jamais « absolu ». Assurément on aurait pu opérer une sélection différente et non moins valable. Mais il fallut se limiter, ne fût-ce qu'en raison des espaces disponibles. Le fait que les participants au concours 1990 avaient aussi leur droit d'occupation des salles joua également un rôle.
   Chaque artiste est représenté par une ou deux œuvres datant de l'époque où il a participé au concours. Les autres œuvres sont plus récentes, ce qui permet les comparaisons et, surtout, en ce qui concerne les aînés, de se rendre compte de leur évolution et d'éventuels changements de style.
   L'exposition telle qu'elle se présente, peut – du moins nous l'espérons – témoigner que la diversité des créations est bien le reflet de ce que le ferment de la modernité signifiait et continue à signifier, même lorsque la notion d'« avant-garde » paraît provisoirement dépassée. Le Conseil d'Administration de l'Association espère que son intention de maintenir la vitalité de celle-ci, trouvera une réponse dans l'intérêt d'un public nombreux qui, grâce à cette rétrospective, pourra découvrir combien ce passé artistique fut passionnant et varié. C'est aux artistes qu'il incombe à présent d'aller plus loin.

35 euros (code de commande : 25087).

 

40 ans d'art vivant. Hommage à Robert Giron. [Bruxelles], [Palais des Beaux-Arts], 1968. Grand in-8° broché, [104] p., nombreuses illustrations en noir.
   Catalogue de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 6 mars au 12 avril 1968.
Avant-propos :
   Dédiée à la mémoire de Robert Giron [qui fut pendant plus de 40 ans le Directeur de la Société des Expositions de Beaux-Arts de Bruxelles], cette exposition évoque les heures ferventes d'une vie et nous dit l'apport essentiel du Palais des Beaux-Arts à l'épanouissement de la peinture contemporaine en Belgique.
   Les noms des quelque cent artistes présents aux cimaises nous rappellent des combats, des enthousiasmes, des choix difficiles et nous confirment que Robert Giron sut élire ceux qui sont aujourd'hui l'honneur de la peinture.
   Grande époque ! Elle va de 1928 à 1967, elle est portée par les courants les plus riches de l'histoire de l'art.
   Robert Giron en balisa les étapes par de nombreuses et importantes expositions. Les artistes présentés aujourd'hui ont été choisis exclusivement parmi ceux qui ont figuré à ces expositions. Ils sont les témoins indiscutables d'une vie consacrée à la peinture et d'un choix que le temps a justifié.

25 euros (code de commande : 23277).

 

[RANSY (Jean)]. WAUTHIER (Jean-Luc) Jean Ransy ou la réalité transfigurée. Charleroi, Institut Jules Destrée, 1977. In-8° oblong collé, 91 p., illustrations en noir et en couleurs hors texte, (collection « Figures de Wallonie », F14), bon exemplaire.
Avertissement :
   Montherlant, je crois, affirmait que l'auteur d'un livre ne cédait au démon de la préface que s'il avait quelque chose à se reprocher...
   C'est un fait indéniable : pour un jeune écrivain, publier une monographie sur un peintre confirmé est une manière de joyeux suicide presque aussi redoutable que le démon le forçant à commettre une anthologie sur la littérature française de Belgique.
   Tâchons donc de parer les coups : le texte qui va suivre est la conclusion d'une amicale et passionnante collaboration. À ce jour, il constitue le premier livre dont Jean Ransy, maître du fantastique wallon, est l'objet. Notons au passage cette triste situation qui donne une fois de plus à l'Institut Jules Destrée un rôle de pionnier et de mécène éclairé.
   La critique ne manquera pas, je m'en doute, de passer le texte sous le scalpel de la psychanalyse, de la politique ou de la sociologie. En ce qui nous concerne, Jean Ransy et moi, nous avons tenté, selon une formule chère à Robert Vivier, d'aborder l'œuvre peinte « en spirale ». Après les généralités du premier chapitre, nous avons décidé d'un commun accord de donner au livre la forme d'une conversation à bâtons rompus, qui nous conduit d'un pôle de l'œuvre à l'autre, d'une constatation à une réflexion, d'une approche psychologique à un ton poétique. Bref, nous avons tenté au maximum d'éviter la forme pédante et ennuyeuse tout en nous efforçant de ne rien négliger qui puisse occulter la valeur artistique et intellectuelle de 1'œuvre à aborder.
   Au fil de notre promenade, le lecteur découvrira sans doute les grandes charpentes de l'œuvre de Ransy : le refus très « classique » de situer l'œuvre dans un contexte temporel trop limité ; la poésie virile que la structure graphique dévoile et enrichit à la fois ; l'amour des objets et leur vivante métamorphose ; l'austérité et la rigueur morale d'un grand honnête homme de la peinture wallonne. Autant d'idées qu'il nous a paru plus important d'approcher librement sans dogmatisme gratuit et excessif mais comme la Vie même : au jour le jour, de miracle en miracle, de mot en mot. Aussi, la Vie elle-même de Ransy, abordée dans la seconde partie de la monographie conduit-elle tout naturellement à un texte inédit du maître : « Naissance d'un tableau ».
   Le livre, comme la Vie, finit et s'efface au moment où l'œuvre commence...

25 euros (code de commande : 25751).

 

[RAVEEL (Roger)]. Roger Raveel. La diversité dans la Nouvelle Vision. Bruxelles, Kredietbank, 1996. In-4° broché, 107 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Galerie de la Kredietbank, à Bruxelles, du 29 mai au 14 juillet 1996.
Extrait de l'avant-propos :
   À l'occasion du 75e anniversaire de Roger Raveel. la Kredietbank a invité l'artiste à une rétrospective [...]. Le 10 mai 1990, Roger Raveel avait déjà défié la Grand-Place de Bruxelles avec « Le sens du non-sens », une armoire peinte placée sur des roues de bicyclette. Raveel et son armoire constituaient alors l'objet d'un happening, une réaction contre l'absurdité de la guerre.
   « Le sens du non-sens » ne représente qu'une facette de la « Nouvelle Vision » de Raveel, le nom imaginé par le poète Roland Jooris au milieu des années soixante pour désigner l'art de Raveel. La Nouvelle Vision confirme l'art que Roger Raveel a vécu dès 1948 et qui reste d'actualité. À la base de la Nouvelle Vision se trouve le langage imagé de Raveel, qui exprime son interprétation personnelle des objets courants.
   Raveel, qui est né et a grandi à Machelen sur la Lys, n'a nullement besoin de l'agitation artistique qui règne dans les grandes métropoles pour justifier son art. Dans son isolement relatif, il puise la force et l'espace qui lui permettent de s'étonner des choses de la vie quotidienne, des objets que nous percevons, par le biais de sa vision, comme jamais auparavant.
   Roger Raveel voit son art comme un événement social. Le spectateur est invité à analyser son œuvre, plus encore, à y participer activement. Le carré blanc, une zone méditative, des miroirs et des objets fixés à ses tableaux nous y convient.
   Dans l'ensemble nous pouvons affirmer que Raveel a développé une méthode de présentation qui a subsisté sans difficulté dans le monde artistique capricieux des années cinquante jusqu'à nos jours.
Extrait de l'avant-propos :

   - Avant-propos, par Aloys Vertongen.
   - La révélation selon Raveel, par Roland Jooris.
   - Pourquoi ?, par Roger Raveel.
   - Biographie, par Octave Scheire.
   - Bibliographie.
   - Catalogue.
   - Liste des chefs-d'œuvre exposés.

30 euros (code de commande : 19749).

 

[RAVEEL (Roger)]. Roger Raveel. Brussel, Internationale Culturele Samenwerking, 1983. In-4° broché, 64 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, édition trilingue (français, allemand et néerlandais), bien complet des feuillets volant de la liste des œuvres exposées, exemplaire en très bel état.
   Catalogue de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles, du 21 octobre au 27 novembre 1983.
Extrait de l'introduction :
   Éviter la vue d'une œuvre de Raveel, voilà qui n'est guère évident. Car elles s'imposent, ces peintures, en vertu d'une somme de caractéristiques, composantes d'un style. Style qui reçut, dès après l'exécution des peintures murales de Beervelde, le nom de « nouvelle vision ».
   Par ce terme, on entendait désigner une figuration nettement esquissée, rehaussée parfois de couleurs vives et fraîches sur fond blanc, ou bien parsemée de surfaces vierges, et dénuée tant d'une projection de soi expressionniste que de quelque forme de tourmente susceptible de défiguration. Un art qui dévoile sa teneur au travers de l'ordonnance régulatrice de sa composition, par l'analyse des éléments constitutifs de l'œuvre d'art : forme, couleur, composition.

15 euros (code de commande : 19920).

 

[RAVEEL (Roger)]. Roger Raveel. Brussel, Gemeentekrediet, 1996. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 175 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Monographieen over Moderne Kunst »), exemplaire à l'état de neuf.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Jan Germinaalzaal, à Bruges, du 17 août au 22 septembre 1996.
Sur la jaquette :
   De kunst van Koger Kaveel (geb. 1921)heeft zich aan het publiek op een langzame doch indringende wijze opgedrongen. Na 50 jaar koppig doorzettingsvermogen is Raveels Nieuwe Visie evenwel een stijlbegrip geworden.
   Zijn creatief werk is direct herkenbaar door zijn helder coloriet en sterk gedifferentieerde penseelvoering. Inhoudelijk tast de kunstenaar de verschillende gelaagd-heden van de werkelijkheid af, een plastisch onderzoek waarbij de realiteitsgebonden voorstelling in relatie wordt gesteld met zogenaamde abstracte beeldelementen, alsook de visuele illusie van het geschilderde vlak wordt uitgebreid door de aanbreng van spiegels of de aanhechting van objecten.
   Dit boek wil evenwel in de eerste plaats de aandacht van de geïnteresseerden vestigen op een minder bekend facet van Raveels artistieke produktiviteit: de autonome tekeningen en voorstudies voor schilderijen en objecten.
   Aanleiding van deze publikatie is de toekenning in 1996 van de Van Ackerprijs van de gelijknamige stichting aan Roger Raveel voor zijn eigengereide bijdrage tot de moderne kunst. Tevens is dit boek een soort catalogus bij het meerledig tentoonstellingsgebeuren Roger Raveel en Brugge dat naar aanleiding van vernoemde onderscheiding is georganiseerd.

30 euros (code de commande : 18086).

 

[RELENS (Gaston)]. LACROIX (Raymond) et TOEBOSCH (Wim) Relens. S.l., Mecenart, 1996. In-12 broché, 92 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs (collection « Art Poche »).

8 euros (code de commande : 390/57).

 

Revue belge d'Archéologie et d'Histoire de l'art - Belgisch Tijdschrift voor Oudheidkunde en Kunstgeschiedenis. Tome LXI - 1992. Bruxelles, Académie Royale d'Archéologie de Belgique, 1993. Deux gands volumes in-8° brochés, 274, 116 p., illustrations en noir et en couleurs (ces dernières hors texte), exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   - Introduction au 150e Anniversaire de l'Académie, par A. De Valkeneer et J. Dosogne-Lafontaine.
   - Comités d'honneur et exécutif.
   - Programme de la journée du 16 octobre 1992.
   - Articles.
      - L'Académie royale d'Archéologie de Belgique trois fois jubilaire. 1842-1992, par Victor G. Martiny.
      - Kanttekeningen bij de 150de Verjaardag van de Koninklijke Académie voor Oudheidkunde van België, 1842-1992, par Henry Joosen.
      - La direction des fouilles en Région wallonne, par André Matthys.
      - Le cycle de sainte Marguerite d'Antioche à la cathédrale de Tournai et sa place dans la tradition romane et byzantine, par Jacqueline Lafontaine-Dosogne.
      - De Passietapijten van Margareta van Oosterijk. Nieuwe gegevens en documente, par Guy Delmarcel.
      - Philippe de Champagne et les symboles du sel, par Paul Eeckhout.
      - In de ban van Caravaggio en Rubens : de schilder Gérard Seghers, par Carl Van de Velde.
      - Sculpture de notre temps en Belgique, par Eugénie de Keyser.
   - Miscellanea.
      - 1991. L'année de l'impératrice Théophano, par Jacqueline Lafontaine-Dosogne.
      - Tournai : deux fresques médiévales oubliées. L'Entrée du Christ à Jérusalem (XIV siècle) et un fragment d'Annonciation de Robert Campin, par Jacqueline Leclercq-Marx.
      - Léon Defrance, l'Émulation de Liège et l'Esprit des Journaux, par Daniel Droixhe.
   - Comptes rendus.
      - J. Cherry, Mediéval decorative Art. British Muséum (J. Lafontaine-Dosogne).
      - E. Cockx-Indestege, Guide pour la description bibliographique des imprimés anciens et précieux (K. Van Laere).
      - A. De Neef et alii, Alfred Ost. Muurtekeningen (H. Joosen).
      - Le dessin sous-jacent dans la peinture. Colloque VIII (J. Folie).
      - M.-L. Lievens-De Waegh, Le Musée national d'Art ancien et le Musée national des Carreaux de Faïence de Lisbonne (H. Joosen).
      - M. Mauquoy-Hendrickx, L'Iconographie d'Antoine Van Dyck. Catalogue raisonné, 2e éd. (Fr. Clercx-Leonard-Étienne).
      - J. Reade, Mesopotamia. British Museum (H. Van Laere).
      - M. Roaf, Atlas de la Mésopotamie et du Proche-Orient Ancien (H. Van Laere).
      - Sint-Franciscus en zijn broeders (H. Joosen).
      - G. Spiessens, Leven en werk van de Antwerpse schilder Alexander Adriaenssen (1587-1661) (C. Van de Velde).
      - Vor dem Jahr 1000. Abendländische Buchkunst zur Zeit der Kaiserin Theophanu (J. Lafontaine-Dosogne).
   - Académie royale d'Archéologie de Belgique.
      - Procès-verbaux.
      - Communications - Mededelingen : L. De Ren, Beeldhouwer Renier Delcommune (1736-1804) ; J. Blankoff, L'archéologie urbaine à Novgorod et dans d'autres villes de la Russie ancienne ; A.-M. Mariën-Dugardin, Faïences fines du Luxembourg (1767-début du XIXe s.) ; P. Naster, « Verguld, Verzilverd » en aanverwante begrippen en problemen in de antieke, vooral Griekse archeologie ; M.-C. Bruwier, Arguments pour l'usage individuel du siège en Égypte pharaonique ; M. Coppens, Les dessins de dentelle de Fernand Khnopff ; C. Dumortier, L'art mural en majolique anversoise ; C. Lemaire, Présentation de l'exposition « Isabelle du Portugal » à la chapelle de Nassau ; Chr. Vanden Bergen, La représentation et la signification des animaux comme cimiers héraldiques ; .J. Lafontaine-Dosogne, L'influence, de l'art byzantin en Germanie au temps de l'impératrice Théophano (†. 991) ; Y. Vanden Bemden, Le vitrail à la Renaissance : les modèles ; H. Van Laere, Gesigneerde ornamenten in Luikse drukken uit de 17de en 18de eeuw ; C. Van Nerom, Les panneaux des Comtes de Flandres au Grand Séminaire de Bruges.
   - In memoriam : Franz De Ruyt (T. Hackens) - Albert Duchesne (J. Lorette).
   - Liste des membres.
   - Prix Simone Bergmans - Prix Adolf Jansen.
   - Tables des tomes I-LIX, 1931-1990).
      - Introduction, par Jacqueline Lafontaine-Dosogne.
      I. Index alphabétique des auteurs.
      II, a. Index systématique français.
      II, b. Nederlandstalige systematische index.

Les deux volumes : 12 euros (code de commande : 24025)..

 

[ROPS (Félicien)]. Félicien Rops. 1833-1898. [Bruxelles], Lebeer-Hossmann, 1985. Grand in-8° carré broché, 264 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Botanique et aux Musées royaux des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 1er mars au 28 avril 1985, au Musée des Arts Décoratifs, à Paris, du 6 juin au 21 juillet 1985 et au Musée des Beaux-Arts Jules Chéret, à Nice, du 31 juillet au 15 octobre 1985.
Sommaire :
   - Mort, où est ta victoire ?, par François Mathey.
   - Petit dictionnaire autour de Félicien Rops, par Gilbert Lascault.
   - Catalogue (Biographie - Peintures - Dessins - Gravures - Bibliographie), par Catherine De Croës et Astrid Mattard.

25 euros (code de commande : 24396)

 

 

ROUSSEAU (Félix) L'art mosan. Introduction historique. Deuxième édition revue, augmentée et illustrée. Gembloux, Duculot, 1970. In-8° broché, 72 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 2).
Table des matières :
   La priorité historique de l'Art mosan.
      - D'où lui vient cette priorité ?
      - Le sens du mot mosan.
      - L'étendue du pays mosan.
      - La Civitas Tungrorum - Ses origines - Sa situation dans la Gaule romaine.
      - La Civitas Tungrorum et l'axe rhodanien-rhénan.
      - Les caractéristiques de la Civitas Tungrorum.
      - Les temps mérovingiens - L'abondance de bijoux.
      - Les Carolingiens, « gens de l'est ».
      - La période lotharingienne - Époque de l'Église impériale.
   Relations avec le monde extérieur : Italie, Espagne, Angleterre.
   Relations avec le monde extérieur : L'est européen.
      - La vitalité des villes mosanes - Le témoignage des monnaies.
      - La vitalité des villes mosanes - Les « Walengassen » ou quartiers wallons dans les villes de l'Empire.
      - La vitalité des villes mosanes - Les franchises urbaines.
   Aperçu sommaire sur l'Art mosan.
      - L'architecture.
      - La sculpture.
      - Les fresques.
      - La miniature.
      - L'ivoirerie.
      - L'orfèvrerie.
   Perte de prééminence pour le pays mosan.

10 euros (code de commande : 17922*).

 

ROY (Marcel)Le Patrimoine artistique louviérois. La Louvière, 1963. In-8° broché, 255 p., 32 planches hors texte, fort bon exemplaire (malgré le dos bruni) en partie non coupé.
Table des matières :
   - Liminaire.
   - Message.
   - Préface.
   Première partie. Évolution du mouvement artistique à La Louvière et dans le Centre.
      - Préambule.
      - Climat.
      - Inventaires.
      - Les promoteurs.
      - Les cercles d'Art.
      - Le musée.
      - Les galeries d'Art.
      - L'apport régional.
   Deuxième partie. Initiation - invitation (suivent les illustrations).
   Troisième partie. Le répertoire des œuvres.
      - Avertissement.
      - Les Artistes représentés au Musée communal (1901 à 1960).
      - La collection Marguerite et Michel Bernier.
      - Bibliographie.
      - Index des artistes.
      - Index des citations.

40 euros (code de commande : 24875).

 

[RUBENS (Pierre Paul)]. L'érection de la Croix. Pierre Paul Rubens. Traduction par Catherine Warnant. Bruxelles, Éditions de Lassa, 1992. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 197 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Histoire d'un Tableau »), exemplaire en bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion du retour de L'érection de la croix dans la cathédrale d'Anvers après de nombreuses années de restauration.
Table des matières :
   - Préface, par Edgard Goedleven.
   - Introduction, par Hubert von Sonnenburg.
   - Chacun selon son talent, par Roger d'Hulst.
   - L'érection de la croix de Pierre Paul Rubens, par Frans Baudouin.
   - L'histoire de L'érection de la croix après la Révolution française, par Willem Aerts et Jos Van Nieuwenhuizen.
   - Les tableaux de Rubens dans l'aménagement de l'intérieur de la Cathédrale, par Madeleine Manderyck.
   - La restauration par l'Institut royal du patrimoine artistique, par Liliane Masschelein-Kleiner, Nicole Goetghebeur, Régine Guislain-Xittermann, Jozf Vynckier, Leopold Kockaert et Jan Wouters.

25 euros (code de commande : 22447).

 

[RUBENS (Pierre-Paul)]. VAN DE PERRE (Harold) — Piero Pauolo Rubens [prophète de l'art moderne]. Comprendre - Voir - Vivre. Zaventem, Elsevier - Séquoia, 1984. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 189 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
En quatrième de couverture :
   Nouveau livre, Rubens nouveau. Des ouvrages sur Rubens, il n'en manque pas. Pourtant, l'artiste apparaît ici comme un inconnu, qui déconcerte et fascine à la fois. C'est que Harold Van de Perre a su résister à la tentation de théoriser : son livre est composé comme une symphonie ; écrit avec des images plutôt qu'avec des mots, il révèle les innombrables « solutions plastiques » que Rubens a découvertes aux problèmes de la forme. Invoquant tour à tour la réalité historique (le « comprendre »), l'impulsion picturale (le « voir ») et la perception poétique (le « vivre »), l'auteur confronte Rubens avec quarante-cinq autres peintres et, bien sûr, avec Rubens lui-même. Il l'associe en outre, par l'iconographie, à divers phénomènes naturels, cosmiques et musicaux. Ensuite, le pas vers l'abstraction est vite franchi.
   Rubens : synthèse de la peinture classique, précurseur de la peinture moderne. Un livre révolutionnaire sur un peintre révolutionnaire ; une œuvre qui vous obligera à regarder Rubens, et la peinture dans son ensemble, avec d'autres yeux.

20 euros (code de commande : 22538).

 

SANDER PIERRON Les Mostaert. Jean Mostaert dit le maître d'Oultremont. Gilles et François Mostaert. Michel Mostaert. Bruxelles, Van Oest, 1912. In-8 broché, 152 p., illustrations hors texte, rousseurs, (« Collection des Grands Artistes des Pays-Bas »).

8 euros (code de commande : 393/57).

 

Scaldis. Escaut - Schelde. [Art et civilisation.] Tournai, 1956. In-8° broché, 212 p., XXXI planches hors texte in-fine, jaquette conservée, coupures de presse et quelques photos, quelques soulignements.
   Catalogue de l'exposition éponyme organisée à tournai (Halle aux Draps - Casino communal - Musée d'Histoire et d'Archéologie - Musée des Beaux-Arts), du 15 juillet au 10 septembre 1956.
Table des matières :
   - 
Introduction, par le comte J. de Borchgrave d'Altena.
   - Architecture scaldienne, par le chanoine Jean Cassart.
   - Sculpture scaldienne, par le chanoine Jean Cassart.
   - Métaux, par le chanoine Jean Cassart.
   - Manuscrits à miniatures, par L. Fourez, J. Délaisse, A. Boutemy.
   - Tapisseries, par Georges Platteau.
   - Imprimés, estampes et iconographie.
   - Orfèvrerie, par G. Duphénieux.
   - Peinture, par le comte Philippe de Limburg-Stirum et le colonel Joly.
   - Porcelaine, par G. Duphénieux.
   - Héraldique, par Lucien Fourez et Pierre Dubuisson.

15 euros (code de commande : 16697).

 

[SCHMALZIGAUG (Jules)]. Jules Schmalzigaug 1882-1917. Bruxelles, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, 1985. In-4° broché, 179 p., illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
   Catalogue de l'exposition éponyme organisée aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, à Bruxelles, du 31 mai au 28 juillet 1985.
Table des matières :
   - Préface, par Henri Pauwels.
   - Introduction.
   - Une famille.
      - Origines - jeunesse à Anvers.
   - Une personnalité.
      - L'homme et l'artiste.
   - Le récit des voyages.
      - Allemagne 1899-1902.
      - Anvers - Bruxelles 1902-1904.
      - Premier voyage en Italie 1905-1906.
      - Anvers 1906-1909
      - Bruges 1909-1910, été 1911.
      - Paris novembre 1910 - avril 1912.
      - Venise avril 1912 - août 1914.
      - La Hollande octobre 1914 - mai 1917.
   - Théorie et pratique.
      - Une analyse des textes et des œuvres.
      - La période pré-vénitienne.
      - La période vénitienne.
      - La période hollandaise.
   - Conclusions.
   - Bibliographie.

25 euros (code de commande : 19819).

 

[SCHÕNBERG (Rodolphe)]. LEBEER (Louis) — Rodolphe Schõnberg peintre-graveur. Étude critique et catalogue de l'œuvre gravé. Rotterdam, Ad. Donker, 1949. In-4° sous reliure d'éditeur, 203 p., deux reproductions en couleurs contrecollées + nombreuses reproductions en noir, tirage limité à 560 exemplaires.

45 euros (code de commande : 319/67).

 

SILVESTRE (Armand) et CLOSSET (Brigitte) — Textes et peintures. Avant-propos de Pauline Bastin. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 2007. In-8° broché sous jaquette, [64] p., 13 illustrations en couleurs à pleine page, envoi de Brigitte Closset, exemplaire en très bel état.
Avant-propos :
   Octobre 2004, ils se rencontrent... il regarde le travail, intrigué ... il critique.
   Elle entend et répond par une lettre qui désormais va les engager, les lien car ils se reconnaissent dans un instinct commun, dans une émotion profonde de la peinture qui va les faire se parler.
   Il est question de l'ove (dont l'artiste va féminiser le genre), mais « l'ove, est-ce une surface ou un trait ? »...
   Enigme intarissable et porteuse qui les met au travail pour construire une amitié respectueuse et chargée, marquée par la différence des générations qui donne alors à la transmission toute son intensité.
   Il la provoque et lui ouvre des perspectives.
   Tout se passe comme s'ils savaient où ils ont à aller Les oves s'animent en lui comme si elles étaient temporairement sa priorité, il ne doute plus.
   Lui qui interroge sans cesse, ... Il se repose, il s'y repose.
   Elle entend bien quelque chose de son expérience, de sa vérité, de sa vie, Ainsi, elle se les approprie à nouveau pour mieux les faire danser; pour mieux les remettre en péril.
   Entre ces deux-là, il est bien question d'émotions poétiques, d'existence, de sensibilité et de création.

8 euros (code de commande : 18335).

 

[SIMON (Armand)]. Armand Simon. [Pâturages], Cercle « Éducation et Loisirs », 1973. Petit in-4° carré broché, [40 p.], nombreuses illustrations en noir, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée à la salle Achille Delattre, à Pâturages, du 5 au 21 mai 1973.
   
Ce volume contient des textes d'André Blavier, Achille Chavée et Armand Simon.
Extrait du texte d'André Blavier :
   
Aujourd'hui, Simon fait en province figure de « patron ». De jeunes artistes (peintres, sculpteurs : Henry Lejeune, Paul Defaux, le groupe des Racines du Château, des écrivains, dont Gustave Belle, pour moi l'immortel auteur de l'aphorisme :
      Il y a de quoi être confondu
      En apprenant que le cerveau
      Contient des lobules.
que l'on pourrait croire du corniste Vivier) l'entourent d'un respect attentif et cordial. Eux-mêmes s'intitulent, avec une sagesse prudente qui donne à réfléchir : « Surréalistes, oui... non... peut-être... ». De sa plume, à écrire cette fois, Simon rédige pour eux des préfaces certes mieux « tappées » que celle dont vous approchez le terme. Il y exprime, avec le gentil sourire de qui, sans guère changer, est revenu de bien des turbulences (nous ne parlerons non plus d'entropie !), les joies douces qu'il éprouve à se faire frémir et s'enchanter à la figuration d'un monde qui l'habite sans le détourner.
   Universitairement – c'est-à-dire sans l'espèce de pâmoison-cyclone qu'il convient de simuler en la matière – José Vovelle a fort correctement défini la démarche de l'accomplissement d'Armand Simon : « Son dessin en hachures serrées rappelle le travail du graveur, ses personnages promènent dans un espace chiricien (ici faudrait-il cependant préciser l'importance du décor chez Simon, toujours différent, jamais indifférent) leurs déformations monstrueusement baroques, souvent maladives, et leurs expression absente ou hallucinée. L'œuvre de Simon est homogène dans sa facture et montre que l'artiste s'est arrêté une fois pour toutes au mode d'expression qui répond le mieux à son monde intérieur, de la même façon en somme que les points communs des divers auteurs qu'il a illustrés traduisent ses affinités électives. »

25 euros (code de commande :24974).

 

[SNYDERS (Frans)]. KOSLOW (Susan)Frans Snyders. Peintre animalier et de natures mortes 1579-1657. Avant-propos de Walter A. Liedkte. Traduit de l'anglais par Catherine Warnant et Cécile Frongeux. Anvers, Fonds Mercator, 1995. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 371 p., nombreuses illustrations (la plupart en couleurs), exemplaire à l'état de neuf.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Préface.
   I. Biographie.
   II. La nature morte : contexte, théorie et pratique.
   III. Fruits, garde-manger et étals.
   IV. Couronnes et guirlandes.
   V. La peinture animalière : contexte, théorie et pratique.
   VI. Les tableaux de chasse.
   VII. Les fables.
   VIII. Tableaux de genre avec des animaux.
   IX. La basse-cour et les concerts d'oiseaux.
   X. Aigles et serpents.
   - Conclusion.
   - Notes.
   - Bibliographie.
   - Index des noms.
   - Index des œuvres citées.

80 euros (code de commande : 23391).

 

[SPILIAERT (Léon)]. TRICOT (Xavier) — Léon Spilliaert, de jaren 1900-1915. Brussel, Gemeentekrediet, 1996. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 213 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Monografieën over Moderne Kunst »), exemplaire à l'état de neuf, uniquement en flamand, peu courant.
Table des matières :
   - Unheimlichkeit en getranscendeerde werkelijkheid.
   - Biografische schets.
   - De stilistische evolutie van Spilliaert.
   - Spilliaert, de dichters en de literatuur.
   - De zelfportretten : epifanie en introspectie.
   - Vertigo of het visioen van de leegte.
   - Ruimte, perspectief, clair-obscur, arabeske.
   - Allegorieën, karikaturen, figuren, naakten.
   - De religieuze thema's.
   - Documentaire teksten en kritieken.
   - Tentoonstellingen.
   - Bibliografie.
   - Index van de afgebeelde werken.

30 euros (code de commande : 25462).

 

[STREBELLE (Rodolphe)]. Rodolphe Strebelle 1880-1959. Bruxelles, Musée d'Ixelles, 1981. In-8° carré broché, [68 p.], nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état, peu courant.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition rétrospective présentée au Musée d'Ixelles, du 13 février au 22 mars 1981 puis au Musée de la Boverie,à Liège, du 1er avril au 3 mai 1981 et au Musée des Beaux Arts de Tournai, du 6 juin au 19 juillet 1981, à l'occasion du centenaire de la naissance de l'artiste.
Article de Paul Caso dans le journal Le Soir du 18 février 1981 :

   
Que de souvenirs réveille en nous, dans les salles du musée d'Ixelles, la rétrospective des œuvres de Rodolphe Strebelle ! Il est mort à Uccle le 9 mai 1959. Nous l'avons connu une dizaine d'années, dans ce petit monde du « Kamerdelle », où l'art mûrissait encore en même temps que les blés et les fruits des vergers.
   De grands artistes vivaient là sur une colline inspirée. Les « Strebelle » y formaient une tribu pleine de jeunesse et d'avenir. Il y avait le père Rodolphe, qui portait avec élégance et discrétion son prénom romantique, « Poppy » la mère souveraine, fdère de ses trois fils Jean-Marie, Claude, Olivier et de sa collection de coquillages. Une dynastie d'artistes en puissance. La modestie du père était extrême. Il ne fit de son vivant que huit expositions personnelles.
   Ce Tournaisien de bonne souche apportait, au sein du groupe « Nervia », une âme grave et mélancolique ; très individualiste, il n'en sera pourtant pas moins attentif à l'animation intime et chaleureuse du fauvisme brabançon, à l'arabesque hardie, à la touche vibrante.
   Mais sa palette ne s'est point vraiment embrasée ; il aimait trop les nuances, le vert transparent, le bleu tendre, le gris frémissant pour ne pas se fixer en définitive dans la propre conscience qu'il avait de son domaine privé : sa famille, la maison, les voyages d'inclinaison – avec au bout de l'évasion, la mer de Bretagne aimée.
   Sa passion des siens l'inspirait à chaque événement de la vie de famille comme au moindre geste gracieux de l'enfant à la plage. Des amitiés lui furent précieuses : celle d'Oleffe si efficace pour toute une génération, celles de Schirren et de Brusselmans. On voit bien aussi, dans quelques grands morceaux de peinture, que le style épuré et expressif de Gustave Van de Woestyne fascina Rodolphe Strebelle.
   En 1959, nous écrivions dans le catalogue du salon des Peintres de le la mer qui lui rendait, cette année-là, hommage : « Il est de cette race qui tient l'art pour une longue patience, une fervente révélation de ce domaine intérieur, où l'homme est seul à l'écoute du monde. Certes, toutes les inquiétudes, toutes les joies qui sont réservées à l'artiste en pleine possession de ses moyens, et guidé par un instinct très sûr de la couleur et de la forme, Rodolphe Strebelle les a éprouvées. »
   La rétrospective du musée d'Ixelles rassemble cent quarante toiles, pastels, aquarelles et dessins de 1914 à 1956 – avec des œuvres majeures comme La Femme au chapeau (1915), Les Écoliers (1921), Portraits des enfants (1925) et Femme enceinte (1927). Mais certains tableaux importants manquent à l'appel comme Recueillement (1926), L'Enfant malade (1938) et la Pietà de 1942, pour n'en citer que trois.
   Les scènes de plage sont nombreuses, mais aussi d'admirables marines à Camaret. Nous aurions souhaité revoir aux cimaises plus de paysages d'Ardenne d'une beauté à la fois sombre et sereine, d'une originalité si impressionnante par la densité même de la matière.
   Quoi qu'il en soit, la vaste exposition du musée d'Ixelles nous rend infiniment proche le génie de l'intimisme que possédait Rodolphe Strebelle.
   Bernard Berenson évoquait la fuite du temps, la vie perpétuée par le grand art : « En somme, écrit-il, le moment esthétique est un moment de vision mystique. » Oui, un état de grâce qui nous touche d'une œuvre à l'autre, qui nous entraîne dans cet univers de ferveur où Rodolphe Strebelle nous fait entendre les battements d'un cœur religieux qui se délivre de la mort même par la transcendance de l'art.
   Désormais, il faudra situer ce peintre parmi les plus grands.

18 euros (code de commande : 23311).

 

[SZYMKOWICZ (Charles)]. CASO (Paul)Szymkowicz. Bruxelles, De Meyer, 1977. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 120 p, nombreuses illustrations en noir et en couleurs (ces dernières contrecollées), (collection « Arts & Voyages »), bon exemplaire peu courant.
Extrait (texte de Gustave Camus) :
   Certains acceptent d'enthousiasme le vocabulaire formel de Charles Szymkowicz, d'autres le récusent avec force.
   Il semble cependant impossible de ne pas se sentir concerné par l'ampleur et l'autorité du message humain qu'il propose.
   L'indifférence n'est pas permise face à l'espace pictural qu'il développe avec passion et qu'il consacre avec une rare persévérance à la condition lamentable imposée à tant d'hommes de notre temps.
   Chacune de ses œuvres illustre le combat qu'il impose à l'ombre et à la lumière, à la couleur et à la matière et nous invite à accueillir le témoignage bouleversant qui en constitue l'épilogue et le cri final.
   Le mystérieux dialogue qu'il provoque entre le noir obsessionnel et le rouge du sang, ou encore entre le mauve insinuant et les abondantes coulées de blanc lunaire le conduit à mépriser les apparences complaisantes du réalisme anecdotique au profit d'un contenu expressionniste d'une tension dramatique exceptionnelle.
   Le bilan que Charles Szymkowicz nous propose aujourd'hui révèle la sûreté du geste, l'abondance qualitative de la production, et aussi l'authenticité du message qui a résisté au dur passage de l'École à la vie professionnelle et ensuite aux multiples pièges de la jeune renommée.
   À la base de cette conjugaison de l'acte pictural et du drame humain se traduisant sur la toile par un monde inquiétant de formes hurlantes et de couleurs saturées existe une grande passion pour la peinture et un grand amour pour les hommes qui témoignent de l'élan du cœur et des dons.

40 euros (code de commande : 24896).

 

Les Tapisseries Flamandes au château du Wawel à Cracovie. Trésors du roi Sigismond II Auguste Jagellon. Sous la direction de Jerzy Szablowski. Anvers, Fonds Mercator, 1972. Fort in-4° sous reliure, jaquette et étui de l'éditeur, 499 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs et, parmi ces dernières, de nombreuses à déplier, très bon exemplaire.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   Chapitre I. L'origine et l'histoire de la collection. Le fondateur royal, par Jerzy Szablowski.
   Chapitre II. Tapisseries historiées : scènes de la Genèse, par Anna Misiag-Bochenska.
   Chapitre III. Verdures aux animaux, par Maria Hennel-Bernasikowa.
   Chapitre IV Les tapisseries à grotesques, par Magdalena Piwocka.
   Chapitre V. La tapisserie flamande et le grand témoignage du Wawel, par Sophie Schneebalg-Perelman.
   Chapitre VI. Les Pays-bas à l'époque de la création des tapisseries du Wawel, par Adelbrecht van de Walle.
   - Catalogue des tapisseries flamandes du roi Sigismond-August.
   - Bibliographie.
   - Table des illustrations.
   - Index des noms.

35 euros (code de commande : 24738).

 

[TERBOCH (Gérard)]. HELLENS (Franz) Gérard Terborch. Bruxelles, Van Oest, 1911. In-8 broché, 132 p., illustrations hors texte, rousseurs, (« Collection des Grands Artistes des Pays-Bas »).

8 euros (code de commande : 363/57).

 

Train et création. Liège, Peuple et Culture, 1995. In-4° carré broché, 128 p., illustrations en noir et en couleurs, coupures de presse, bel exemplaire, peu courant.
   Ouvrage édité à l'occasion du cycle d'expositions « Train et Création », organisé à la gare des Guillemins, à Liège, du 18 novembre au 22 décembre 1995.
Table des matières :
   - En guise de préface aux expositions sur le train et la création, par Marcel Étienne.
   - Chemin de fer et création artistique, par Michel Damar.
   - L'autre voie, par Gérard Mans.
   - La photographie regarde passer le train, par Jean-Michel Sarlet.
   - Le chemin de fer et l'affiche, par Jean-Patrick Duchesne.
   - Le train en peinture, par Pierre-Yves Desaive et Pierre Henrion.
   - Le train dans la vie sociale, par L. Gillieaux.
   - Vues du pont, par Xavier Canonne.
   - Quel mode de financement pour la création ?, par Robert Neys.

30 euros (code de commande : 21778).

 

Les trésors cachés des palais. Alechinsky, Camus, Anto Carte, Mambour... Mons, Ordre des Avocats du Barreau de Mons, 2015. In-4° collé, 58 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux Cours de Justice, à Mons, en juin et juillet 2015.
   Cette exposition montrait pour la première fois des « œuvres qui ornent les lieux de justice à l'abri des regards du public. »
   les notices scientifiques sont de Caroline Balate.
   Les artistes exposés sont : Gustave Camus, Arsène Detry, Anto Carte, Auguste Mambour, Fernand Allard l'Olivier, Calisto Peretti, Rémy Van Den Abeele, John Bulteel, Pierre Alechinsky, Francisco de Goya, Marcel Gillis, Félix Brissot de Warville, Lucien Staquet et Marcos Aranda Gonzalez.

10 euros (code de commande : 23438).

 

Tweede Triënnale - Brugge. Brugge, Provincie West-Vlaanderen, 1971. Grand in-8° carré broché, 287 p., nombreuses illustrations en noir.
   Catalogue de l'exposition éponyme organisée aux Halles, à Bruges, du 15 juillet au 15 septembre 1971.
Liste des artistes exposés :
   - Pierre Alechinsky, Evelyne Axell
   - Guy Baekelmans, Balder, André Beullens, Bram Bogart, Roger Bonduel, Marcel Broodthaers, Jan Burssens.
   - Livia Canestraro, Jacques Charlier, Jacques Chemay, Clark Clarysse, Georges Collignon, Loe Copers, Amédée Cortier.
   - Albert Debois, Antoon De Clerck, Hugo De Clercq, Gilbert Decock, Raoul De Keyser, Stefan Depuydt, Karel Dierickx, Jan Dries, Higo Duchâteau, Roger Dudant.
   - Étienne Elias.
   - Jef Geys, Jean-Pierre Ghysels.
   - Hugo Heyrman, Gerard Holmens.
   - Jos Jans.
   - Hélène Keil
   - Jacques Lacomblez, Simone Lacour, Jean-Paul Laenen, Pierre Lahaut, Octave Landuyt, Laurent Lauwers, Walter Leblanc, Frank Liefooghe.
   - Marcel Maeyer, Marapol, Guy Mees, Roberte Mestdagh.
   - Roger Nellens, Marcel Notebaert.
   - Panamarenko, Hans Persoons, Willy Plompen, Rik Poot.
   - Roger Raveel, Reinhoud, Yves Rhaye, Pjeroo Roobjee, Maurice Roquet, Félix Roulin.
   - Roger Somville, Émile Souply, Pol Spilliaert, Gilbert Swimberghe, Albert Szukalski.
   - Yvan Theys.
   - Inez Vandeghinste, Jan Van de Kerckhove, Jan Van den Abbeel, Roland Van den Berghe, Guy Vandenbranden, Serge Vandercam, Paul Van Hoeydonck, Nadine Vanlierde, Paul Van Rafelghem, Dan Van Severen, Wout Vercammen, Jef Verheyen, José Vermeersch, Mark Verstockt, Godfried Vervisch, Pierre Vlerick
   - Maio Wassenberg, Joseph Willaert, Jan Withofs, Roger Wittevrongel, Maurice Wyckaert.

15 euros (code de commande : 24748).

 

VALCKE (Johan) et DUPONT (Pierre-Paul) — Bijoux belges contemporains - Hedendaagse juwelen in België - Contemporary Belgian Jewellery. Liège, Mardaga, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 147 p., nombreuses illustrations en couleurs, édition trilingue (français, néerlandais, anglais), exemplaire en très bel état, peu courant.
En quatrième de couverture :
   L'apparition du bijou comme moyen d'expression artistique spécifique est un phénomène récent en Belgique. C'est vers la fin des années 50 que ses premières manifestations sont apparues. L'école des métiers d'art de Maredsous fut le premier lieu où l'impulsion fut donnée ; on y forma plusieurs artistes qui, aujourd'hui encore, jouent un rôle prépondérant sur la scène du bijou contemporain. En même temps, différents artistes, peintres et sculpteurs, se sont intéressés à la création de bijoux mais il s'agissait le plus souvent d'une simple transposition de leur vocabulaire pictural ou sculptural à l'échelle du bijou.
   En dépit de ces diverses initiatives, la Belgique est restée longtemps en marge du vaste mouvement de renouveau du bijou inauguré par l'Allemagne et bien vite adopté par la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et d'autres pays. Une exception toutefois est à signaler ; il s'agit de la galerie Néon qui fut fondée à Bruxelles en 1974. Son avant-gardisme l'a quelque peu isolée en Belgique et elle est davantage connue à l'étranger que chez nous. Quinze ans après sa fondation, on commence à entrevoir le rôle remarquable qu'elle a joué.
   Plus récemment, la Flandre a pris le relais et a mis en place les moyens d'assurer la relève dans le domaine de la recherche et de la création. À la fin des années 70, l'Académie des Beaux-Arts d'Anvers a mis sur pied un atelier d'enseignement du bijou contemporain, véritable laboratoire de recherches formelles. Dix ans plus tard, à Anvers encore, l'école de Sint Lukas créait un autre centre d'enseignement du bijou. C'est de là qu'est issue une nouvelle génération d'artistes appelés à un bel avenir. Avec les créateurs sortis de Maredsous et ceux qui gravitent autour de la galerie Néon, ils sont les garants de l'avenir de la Belgique en matière de création de bijoux contemporains.
   Le présent ouvrage offre aux connaisseurs et au grand public le premier bilan des recherches et des créations effectuées en Belgique dans ce domaine nouveau et fascinant.

30 euros (code de commande : 25358).

 

[VANDERCAM (Serge)]. MEURIS (Jacques)Secoueurs de frein, lunes au front... Dessins de Serge Vandercam. Bruxelles, Éditions Signe de Sept, 1973. In-8° en accordéon, 14 feuillets sous une chemise blanche muette (un peu frottée et tachée), illustrations en couleurs, un des 250 exemplaires numérotés et signés par les auteurs (n° 89), belle dédicace avec un petit dessin, à Zéphir Busine, très bon exemplaire.
   
Cette plaquette, réalisée sur la maquette de Jacques Ledoux, fut publiée à l'occasion de l'exposition de Serge Vandercam à la galerie Stéphane Janssen, à Bruxelles, en février et mars 1973.

80 euros (code de commande : 22039).

 

[VAN DER WEYDEN (Rogier)]. Rogier Van der Weyden - Rogier de le Pasture. Official painter of the city of Brussels. Portrait painter of the Burgundian Court. Bruxelles, Centre Culturel du Crédit Communal de Belgique, 1979. Grand in-4° broché, 232 p., illustrations en noir et en couleurs.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée à la Maison du Roi, à Bruxelles, du 6 octobre au 18 novembre 1979, dans le cadre des manifestions du millénaire de la ville de Bruxelles.
Table des matières :

   - Foreword, par F. Narmon and P. Van Halteren.
   - The Establishment of the Court of Philip the Good and the Institutions of Government in Brussels : A City becomes a Capital, par A. Smolar-Meynart.
   - Art patronage in Van der Weyden's time, par J. Bartier.
   - Rogier van der Weyden, the City of Brussels and its painter's guild, par C. Dickstein-Bernard.
   - Rogier van der Weyden, his artistic personality and his influence on painting in the XVth century, par C. Périer-d'Ieteren.
   - The portrait art in the work of Van der Weyden, par L. Campbell.
   - The drawings of Rogier van der Weyden and his school, par M. Comblen-Sonkes.
   - Conceptual and formal relationships between the paintings of Van der Weyden and the sculpture of his time, par L. Hadermann-Misguich.
   - Architecture in Brussels in Van der Weyden's time, par V.G. Martiny.
   - Tapestry in Brussels under the reign of Philip the Good, par S. Schneebalg-Perelman.
   - Miniatures in Brussels during the reign of Philip the Good, par P. Cockshaw.
   - Unpublished information concerning Van der Weyden's work, executed for a Brussels convent, the Calvary of the Scheut Charter-house, par M. Soenen.
   - Bibliography.

15 euros (code de commande : 15126).

 

VANDEVIVERE (Ignace) — La cathédrale de Palencia et l'église paroissiale de Cervera de Pisuerga. Bruxelles, Centre National de Recherches « Primitifs Flamands », 1967. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, [X], 123 p., CCXXXIV planches en noir et quelques-unes en couleurs, (collection « Les Primitifs Flamands. I. Corpus de la Peinture des Anciens Pays-Bas Méridionaux au Quinzième Siècle », n° 10), exlibris manuscrit à la page de titre, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Avertissement.
   - Tableaux étudiés :
      - Groupe Juan de Flandes, Le retablo mayor de la cathédrale de Palencia
      - Groupe Juan de Flandes, L'Adoration des Mages.
   - Planches.

30 euros (code de commande : 22297).

 

[VAN DE WOESTYNE (Gustave)]. COLLIN (Christian) Gustave van de Woestyne. L'art et l'esprit. Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1993. In-8° broché, 111 p., illustrations, (« Mémoire de la Classe des Beaux-Arts », collection in-8°, 3e série, tome V), jaquette.

10 euros (code de commande : 394/62).

 

[VAN DYCK (Antoine)]. Tome I : Peintures. [Par] Arthur K. Wheelock, Jr., Susan J. Barnes, Julius S. Held [et] Christopher Brown, Oliver Millar, Carol Christensen, Jeffrey M. Muller, Zirka Zaremba Filipczak, J. Douglas Stewart. Washington - Anvers, National Gallery of Art - Fonds Mercator, 1991. Tome II : Dessins. [Par] Christopher Brown. New York - Anvers, The Pierpont Morgan Library - Fonds Mercator, 1991. Deux volumes sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, t. I : 383 p., t. II : 293 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, épuisé.
   L'édition anglaise du tome I a été publiée à l'occasion de l'exposition Anthony van Dyck organisée par la National Gallery of Art, Washington, du 11 novembre 1990 au 24 février 1991 et celle du tome II à l'occasion de l'exposition The Drawings of Anthony van Dyck organisée à la Pierpont Morgan Library, à New York et au Kimbell Art Museum, à Fort Worth, du 15 février au 21 avril et du 1er jui au 11 août 1991.
Préfaces :
   Tome I :
   Van Dyck appartenait à une génération d'artistes exceptionnels, dont faisaient aussi partie Bernini, Velàzquez et Rembrandt, nés à l'aube du XVIIe siècle. Tout comme eux, Van Dyck fixa de manière originale et durable l'image des milieux sociaux qu'il fréquenta. Ceux-ci étaient situés en Flandre, en Italie, et jusqu'à la cour du roi Charles Ier à Londres. Son style, où le grand se marie au naturel, le cérémoniel à l'intime, l'épique au personnel, firent de lui l'un des artistes les plus recherchés de son époque, et il devait par la suite inspirer des peintres aussi différents que Sir Joshua Reynolds et John Singer Sargent.
   Le hasard voulant que leurs goûts coïncident, P.A.B. Widener et Andrew Mellon enrichirent leurs collections d'anciens maîtres par de remarquables toiles d'Antoine van Dyck. L'aristocratique élégance de ses portraits séduisit sensiblement les collectionneurs, et ils se donnèrent beaucoup de peine pour acquérir les meilleurs Van Dyck et les transférer au Nouveau Monde. Leurs legs à la National Gallery of Art, auxquels vinrent s'ajouter les importants apports des collections Kress et Whitney, ont constitué un ensemble d'œuvres de Van Dyck d'une richesse extraordinaire qui depuis longtemps fait la fierté de ce musée. Il est donc opportun de consacrer une exposition internationale de première importance à cet artiste, dont l'influence dans le domaine du portrait en Europe occidentale et en Amérique fut si considérable, et ce dans le cadre des événements marquant le cinquantième anniversaire de la fondation de la National Gallery of Art.
   Cette superbe exposition marque d'ailleurs également le trois cent cinquantième anniversaire de la mort de Van Dyck en 1641. Il s'agit de la première exposition de grande envergure à être consacrée à cet artiste depuis plusieurs années ; elle donne l'occasion de voir côte à côte des tableaux de toutes les époques de sa carrière, depuis la première œuvre datée de 16l3, lorsque ce jeune prodige n'avait que quatorze ans, jusqu'aux derniers portraits qu'il exécuta comme peintre de la cour du roi Charles Ier et de la reine Henriette-Marie à Londres. Des efforts tout particuliers ont été consentis en outre pour rassembler le plus grand nombre possible de ses scènes religieuses et mythologiques. Ces toiles, qui sont souvent moins connues que les portraits de ses distingués protecteurs, témoignent d'une sensibilité et d'une force poétique uniques.
   Arthur Wheelock, ayant fort sagement reconnu qu'il était temps d'entreprendre une nouvelle évaluation de l'ensemble de la carrière de Van Dyck, proposa à Susan J. Barnes d'être à ses côtés conservateur de l'exposition. Ensemble ils ont sélectionné les œuvres et produit le catalogue. Julius S. Held fut tout aussi indispensable, aussi bien par ses conseils concernant la sélection que par la rédaction de l'essai consacré aux esquisses à l'huile. Nous sommes particulièrement sensibles au soutien et à la contribution érudite du doyen des spécialistes de Van Dyck, Sir Oliver Millar. Toute notre reconnaissance va également aux membres du comité scientifique pour leurs conseils et aux auteurs d'essais remarquables : Christopher Brown, Carol Christensen, Zirka Z. Filipczak, Jeffrey Muller et J. Douglas Stewart.
   Tome II :
   Lorsqu'Antoine van Dyck meurt en 1641, âgé de quarante-deux ans, il est au faîte de sa gloire et de son talent, premier portraitiste d'Europe et peintre de cour attitré de Charles Ier. Cette année, à l'occasion du 350e anniversaire de sa mort nous avons le plaisir de présenter la première exposition américaine consacrée aux dessins de ce maître qui marqua l'histoire de la peinture.
   Les œuvres rassemblées permettent de suivre l'évolution extraordinairement rapide de Van Dyck vers sa maturité artistique, depuis ses débuts à Anvers comme protégé talentueux de Rubens jusqu'à la dernière décennie de sa carrière à la cour d'Angleterre. On y trouvera des exemples représentatifs de tous les aspects de son talent de portraitiste mais aussi d'auteur d'œuvres mythologiques et allégoriques. Dans certains cas il a été possible de réunir plusieurs dessins ayant servi à un seul projet – des premières élaborations à l'ultime modello.
   Considérés dans leur ensemble, les dessins de Van Dyck confirment tout autant qu'ils contredisent la personnalité artistique qui se dégage des tableaux. Alors que ses toiles témoignent d'une grande assurance, nombre de ses dessins préparatoires trahissent un effort intense, le manque d'assurance, l'expérimentation. D'autres, en particulier ses études finales pour les portraits, montrent que la virtuosité légendaire de l'artiste et la sûreté de sa touche étaient parfois supérieures encore au crayon qu'au pinceau.
   Le catalogue a été conçu par Christopher Brown, qui a choisi et commenté les œuvres. Nous lui sommes reconnaissants d'avoir pu, malgré sa récente nomination au poste de conservateur en chef de la National Gallery de Londres, consacrer une partie considérable de son temps et de ses connaissances à l'exposition. Le présent catalogue est la première publication importante consacrée aux dessins de Van Dyck après le recueil monumental de Horst Vey paru en 1962. Depuis lors, les ouvrages consacrés au dessinateur se sont multipliés ; certains problèmes de datation et d'attribution ont été résolus et l'on a découvert de nouveaux dessins. La présente étude du style de Van Dyck dessinateur représente un apport appréciable et attendu dans ce domaine.

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 24705).

 

[VAN MONFORT (Franz)]. CASO (Paul) — Franz Van Monfort. Une aventure créatrice peu commune. Bruxelles, Les Éditeurs d'Art Associés, 1985. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 141 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « La Mémoire de l'Art »), exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
   « L'esprit du temps régnait alors dans les jardins ». C'est une phrase que j'ai lue récemment à propos d'Isidore Verheyden, un de ces peintres qui a su rendre cette association aiguë de sens de la nature et de bonheur que représente un jardin, où l'on est à la fois protégé et possesseur de l'infini du ciel. Jardin des enfances émerveillées, des amitiés en chapeaux de paille, des nappes à carreaux sur des tables en fer.
   Franz Van Montfort, mon beau-père, a eu trois jardins dans sa vie. Le premier, je ne l'ai pas connu. C'était le plus beau, parce que l'on pouvait alors avoir des jardins un peu spacieux, que les arbres poussaient mieux, que les cerisiers ou les pommiers avaient de vrais fruits, que les herbes étaient vraiment folles. Et aussi, bien sûr, parce que lui était jeune, que c'était là que s'ébattaient ses enfants, que venaient ses amis, que se reflétait son bonheur, qu'une fleur entretenue par sa femme était encore plus belle. Ce jardin de Boitsfort, il en a laissé des peintures éclatantes de lumière, de couleur, comme explosion de jeunesse. Il a été quitté parce que le mirage de Paris l'exigeait. Tout le restant de sa vie, il aura représenté pour lui le paradis perdu.
   Paradis un moment retrouvé au pavillon de la rue des Tourelles (Les Lilas !). Mais ce moment fut bref, sur fond de crise puis de guerre. Ensuite le « progrès » vient ronger les charmilles du pavillon. Une usine s'installe à côté, un transformateur électrique et son béton pisseux prend la place des fleurs et des plantes. Il ne reste plus que quelques iris, fleur opiniâtre, qui seront d'ailleurs ramenés à Wavre quand il reviendra en Belgique. Sa série des « gris » évoque pour moi ces matins froids et durs d'une banlieue parisienne, avec les martèlements et les sciements stridents venus de l'usine. Avoir fait là tant de toiles à la gloire de la Beauté a quelque chose de pathétique, et cela est fait avec une telle pudeur que l'on pourrait croire qu'il était heureux. Son atelier donnait sur ce jardin saccagé. C'est par le jardin qu'on voyait arriver les visiteurs. Ou plutôt qu'on les attendait, car il n'en venait pas beaucoup.
   J'ai retrouvé dans ses papiers tant et tant de ces lettres – des grands noms – où la formule était partout la même : j'admire votre œuvre, je serais tellement heureux de venir. Malheureusement, je dois m'absenter, mais je ne manquerai pas, etc... N'exagérons toutefois pas : ils venaient quand même les fidèles, reçus avec une ferveur persévérante par la maîtresse de maison, et l'on vieillissait ensemble.
   Bientôt, il ne fut plus possible de vivre là. La « rénovation » du quartier allait faire disparaître non seulement ce qui restait du jardin, mais aussi de la maison, tous les immeubles du bloc et même l'usine. Les bulldozers ont fait de tout cela, maintenant, une sorte de pelouse entourant une HLM, avec le périphérique en fond de décor.
   Il y eut un troisième et dernier jardin à Wavre. La locataire précédente y avait laissé des fleurs très belles. Elles furent bien entretenues et, pour un homme devenu frileux il y eut encore des heures de douceur au soleil. Ses derniers tableaux en attestent. Puis la compagne de toujours tomba malade et mourut. Le jardin se délabra. Un parking s'installa à côté : bruits, fumées. Décidément, il n'y a que dans son monde intérieur qu'on a la paix et qu'on peut se ménager un jardin. Et c'est cela qu'il a peint, quasiment aux derniers jours de sa vie et alors que le jardin qu'il avait sous les yeux, il ne le voyait pratiquement plus.

30 euros (code de commande : 17749).

 

VAN NAZARETH (Herman) — Kunst is niets anders dan leren zien. Introduction par Albert F. Haelmeersch. Sint-Martens-Latem, Guy Pieters, [2002]. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur (dos insolé), [52] p., nombreuses reproductions en couleurs, traces d'humidité.
Introduction :
   On pourrait dire qu'Herman Van Nazareth a complété son cycle de portraits et figures des années soixante, portraits et figures surnaturels, peints avec sentiment et une tonalité inégalée, par une série de remarquables bronzes au modelage primitif avec une patine polychrome extrêmement sensible et un chaud rayonnement.
   Cette uniformité entre son œuvre peinte et sculptée est tout à fait exceptionnelle. C'est précisément l'aspect impersonnel, imparfait, tourmenté de ses bronzes figuratifs qui témoigne de la propre personnalité de tout être, qu'il soit parfait ou imparfait.
   Parfois, ses « petits hommes » expriment leur exubérance ou lèvent les bras au ciel en signe de protestation et parfois ils se fixent en silence et avec résignation ou semblent engager un dialogue.
   Herman Van Nazareth est un artiste qui crée des formes primitives à partir d'argile brute et les travaille avec grande sensibilité pour en faire des images expressionnistes et esthétiques. Celles-ci supportent brillamment la confrontation avec la sculpture figurative classique. Ses figures en bronze brutes et sans apprêt rayonnent la chaleur et invitent à être « palpées » et « câlinées ». Leur physionomie parfois piteuse, ravagée montrent qu'un sculpteur de talent peut émouvoir le « spectateur » par des formes simples et donner envie de les dorloter.
   Ses images incarnent et expriment la vision débridée d'un artiste peut-être un peu controversable mais extrêmement sensible et pouvant emprunter pratiquement toutes les voies des arts plastiques avec passion et sentiment. Qu'il s'agisse de figures sans visage, de paysages lyriques ou de formes plastiques, son œuvre totale trouve son origine au plus profond de son âme.

13 euros (code de commande : 24897).

 

VAN PUYVELDE (Léo et Thierry) — La peinture flamande au siècle de Rubens. Bruxelles, Meddens, 1970. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 244 p., illustrations contrecollées en couleurs.
Sur la jaquette :
   « Avec cet ouvrage posthume du professeur Leo van Puyvelde, voici que s'achève la grande trilogie que ce grand spécialiste de l'art flamand a consacrée à la fin de sa vie aux trois grands siècles d'or de la peinture flamande, les deux premiers volets en étant respectivement La Peinture flamande de Van Eyck à Metsys et La Peinture flamande au siècle de Bosch et Breughel.
   Dans La Peinture flamande au siècle de Rubens, c'est l'évocation du prodigieux épanouissement du style baroque flamand sous la géniale et dynamique impulsion de Rubens, c'est aussi l'évocation de l'art de Rubens lui-même et de ses deux émules que sont Antoine van Dyck et Jacques Jordaens, et puis c'est aussi tout le glorieux cortège des maîtres grands et petits qui constituent ce qu'il est convenu d'appeler « l'école de Rubens ». Il y a là les peintres de scènes religieuses, mythologiques et allégoriques, ainsi que les peintres de portraits, de paysages, de marines, d'intérieurs d'église, de scènes de chasse et de batailles, de peintures de genre, de fleurs et de natures mortes, sans oublier les peintres de « cabinets d'amateur », de vanités et de peintures en trompe-l'œil.
   En un vaste panorama qui est comme la somme et la synthèse de toute une vie consacrée à l'étude de l'art flamand, le professeur Van Puyvelde prodigue en cet ouvrage tout ce qu'il sait et tout ce qu'il importe de savoir quant à l'histoire de la peinture baroque flamande. Son exposé est clair et alerte, en évitant toute vaine érudition, et son plan d'illustration comporte pas moins de quarante-deux planches en couleur et quelque cent-et-deux illustrations en blanc et noir qui donnent un aperçu complet de ce siècle d'or de la peinture flamande. »

10 euros (code de commande : 11578).

 

VERONEE-VERHAEGEN (Nicole) — L'Hôtel-Dieu de Beaune. Introduction de Pierre Quarré. Bruxelles, Centre National de Recherches « Primitifs Flamands », 1973. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, XIV, 148 p., CCXXXIX planches en noir, (collection « Les Primitifs Flamands. I. Corpus de la Peinture des Anciens Pays-Bas Méridionaux au Quinzième Siècle », n° 13), ex-libris manuscrit à la page de titre, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction.
   - Avertissement.
   - Tableau étudié : Groupe Weyden, Polyptyque du Jugement dernier.
      A. Classement dans le Corpus.
      B. Identification courante.
      C. Description matérielle : Forme - Dimensions - Couche protectrice - Couche picturale - Changements de composition - Supports - Cadres.
      D. Description et iconographie : Sujet - Couleurs - Inscriptions, marques et armoiries.
      E. Historique
          1. Origine, Sources - Opinions d'auteurs sur l'attribution et la date.
         2. Histoire ultérieure, Collections et expositions - Histoire matérielle.
      F. Éléments de comparaison.
      G. Opinion personnelle de l'auteur.
      H. Bibliographie.
      I. Textes d'archives et sources littéraires.
      J. Liste des planches.
   - Tables.

35 euros (code de commande : 22241).

 

[WILLEM (Denyse)]. Denyse Willem. Bruxelles, Labor, 2004. In-4° broché, 79 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire à l'état de neuf.
   Catalogue publié à l'occasion de l'exposition éponyme présentée au Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain de Liège, à Liège, du 30 avril au 13 juin 2004.
Avant-propos :
   Étonnante Denyse Willem, cette femme d'apparence frêle et timide qui nous raconte des histoires provocantes ou plutôt qui nous les peint à sa manière, inimitable, hors du temps... Admirable dessinatrice, possédant un sens inné de la couleur et le génie de la mise en scène, depuis près de 40 ans elle passe à côté des modes et nous offre une peinture universelle à la fois signifiante et signifiée.
   Partant de l'Histoire, de la mythologie, de l'iconographie chrétienne mais aussi des contes, de fables et de la vie quotidienne, elle nous peint le désir, l'amour et la violence, la vie et la mort, la femme et l'homme, sortes de tragi-comédies qu'elle met en scène de façon magistrale dans des décors somptueux et raffinés, sous des éclairages finement étudiés.
   Histoires connues qu'elle transforme, dévie, inverse ou caricature mais jamais au hasard : chaque élément a une signification, rien n'est gratuit, tout participe à cette fresque théâtrale du désir et de la violence, de la difficulté de vivre, de soif de liberté et d'amour malgré le poids de l'Histoire et de la société.
   Tout est décalé, détourné, distordu, tant dans le fond que dans la forme, d'où une certaine ambiguïté, un certain malaise : où est la tendresse, où est la haine ? où est le calme, où est la beauté, où est la violence ? où est la beauté, où est l'horreur ? où est l'irréel ? où est le tragique, où est le comique ?
   Ses personnages caricaturés, maquillés, musclés, sont stéréotypés, seuls leurs attributs et leur taille les différencient. Figures hiératiques presque irréelles, ils sont étonnamment vivants : malgré une impression de statisme, on sent un souffle d'énergie, de violence, qui nous déroute.
   De même ses paysages et ses décors, inventés, stylisés, ignorant les lois de la perspective moderne, nous semblent presque réels tant ils sont minutieusement traités.
   La ville de Liège se devait de rendre hommage à Denyse Willem, véritable peintre, virtuose du dessin, artiste sincère et unique qui traverse le temps comme les histoires qu'elle narre.

13 euros (code de commande : 15827).

 

[WOUTERS (Rik)]. AVERMAETE (Roger) — Rik Wouters. Bruxelles, Arcade, 1962. In-4° sous reliure et étui (un peu défraîchi) d'éditeur, 293 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Avant-propos de Herman Liebaers :
   [...] L'ouvrage se distingue du fait qu'il est consacré à un seul artiste. Mais cet artiste n'est-il pas suffisamment grand pour représenter à lui seul une de ces valeurs essentielles que nous cherchons à mieux pénétrer ? Certes, Rik Wouters n'a pas encore acquis la réputation internationale qu'il mérite. Il n'est toutefois pas de ces artistes morts jeunes que la piété des générations nouvelles découvre et dont l'apport est fait de géniales promesses. Au contraire, il est la manifestation virile d'une maturité précoce qui s'est affirmée au long de dix années de labeur incessant : en témoigne cette production obsédée et obsédante de peintures, de sculptures, d'aquarelles, de gouaches, de dessins et de gravures. Puisse le lecteur apprécier dans ce livre la luxuriance du message transmis !
   Intimement mêlé aux mouvements artistiques de notre temps, l'auteur du présent ouvrage eut le rare privilège de pouvoir disposer d'une importante source inédite, elle-même d'une émouvante richesse humaine. Il en a fait un usage discret. Pénétré des exigences foncières de la création artistique, Roger Avermaete sut utiliser avec compétence les témoignages antérieurs et les confessions de Rik Wouters pour conduire son propre portrait de l'artiste.
   Un livre comme celui-ci se devait d'établir le catalogue de l'œuvre. Comme toute compilation du genre, les listes qui le composent contiennent des erreurs et leur publication même appellera des corrections.
   La présentation matérielle du volume reste fidèle aux usages établis par ses prédécesseurs. Toutefois on notera l'effort particulier en vue d'adapter les procédés modernes de reproduction en fonction des techniques choisies par l'artiste lui-même : les peintures sont reproduites en quadrichromie, les sculptures en héliogravure et les dessins en offset. Ainsi a pu être respecté et sauvé l'essentiel du souci artisanal de l'artiste, ce maître du métier. [...]


Deux liseuses à la fenêtre (p. 37).

35 euros (code de commande : 25591).


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En cas de non paiement de la facture dans le délai prescrit, il sera dû à partir de la date d'échéance, de plein droit et sans mise en demeure préalable, un intérêt de retard égal au taux légal. En outre, il sera du une indemnité forfaitaire de 10% du montant total de la facture.

Tant que les biens n'ont pas été payés, ils restent propriété du vendeur.

Toutes les informations sur les taux de change peuvent être obtenues sur le site : The XE.com Universal Currency Converter

Notre numéro de T.V.A. : BE0619836631.

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