ART EN BELGIQUE

(catalogues d'expositions, études, monographies d'artistes belges, etc...)

 Page de la section "Beaux-Arts"
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Nouvelle(s) entrée(s)

 

Femme - Vrouw. [Bruxelles], Labor, 2003. In-4° broché, 187 p., très nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Centre communal De oude Pastorie, à Nieuwenrode (Kapelle-op-den-Bos), du 14 septembre au 5 octobre 2003.
En quatrième de couverture :
   C'est au plaisir des sens que ce livre-exposition nous appelle : des dizaines de corps et de femmes pour célébrer la femme.
   La femme dans tous ses états d'âme, dans tous ses éclats de chair et d'esprit – en autant d'images arrêtées de vie multiple et multipliée.
   En vérité, un bouillonnement d'émotions, la vision de mille réalités fugaces parce que provisoires.
   Œuvres taillées dans le vif ou le subtil, dans le déchirement ou l'extase, en une sorte d'éblouissement entre terre et ciel, dans une exaltation qui confine au paroxysme, à la passion qui délivre et qui enchaîne.
   Bien plus que simple témoin des événements, l'artiste garde le regard aux aguets sur l'objet de son inspiration, en constante mutation.
   L'observateur devient acteur. Le rêveur se fait voyeur. Ce qu'il surprend, c'est la passion. Regard lucide, regard avide, regard fidèle ou menteur, mais sublime.
   Et léger, le cœur nous craque sous la peau dans un moment d'intense émotion.
   C'est à l'œuvre que l'artiste nous convie. C'est à la femme que l'œuvre nous renvoie. Femme de l'instant. Femme du soir et du matin. Femme au-delà des temps. Femme de tous les élans. De formes et de couleurs. De senteur, de toucher, de fin et de commencement.
   L'artiste nous invite à la frôler du cœur, à la respirer des yeux, à la poursuivre du regard, à la chercher dans l'illusion d'une apparition.
   De l'artiste à la toile, de l'œuvre au visiteur, du livre au lecteur, il n'y a qu'une seule et même amplitude, une même respiration à laquelle l'œuvre donne un sens. Celui d'un plus grand souffle.
Artistes présents dans cet ouvrage :
   Frans Minnaert, Abru, Benec, Sandra Boedt, Ulrike Bolenz, Georges Bossart, Lise Brachet, Viviane Cangeloni, Roland Cassiman, Miryam Ceuppens, Chris, Chrysiis, Marijke Crauwels, Carine Cuypers, Elisabeth Cuyvers, Emiel Daenen, Luc De Blick, Julien De Crom, Jo De Meester, Joy De Monie, Chris De Nys, Martine Dessy, Nicole Dethyse, Leen De Vos, Rik De Vos, Diki, Suzanne Dufoing, Boris Éloi, Marianne Fieremans, Kris Gadden, Gartner, Gerard Gaudaen, Gazel, Go, Jane Graverol, Salvatore Gucciardo, Marie-Paule Haar, Hildegarde Hansaeme, Lode Hendrickx, Ja.Ke., Jargès, Jean-Py, Jempi, Rogette Jonckiere, José Kamena, Lysiane Ketsman, François-Imre Kovacs, Francis Lagneau, Étienne Le Compte, Lohlé, Marcel Lucas, Marina Mayer, Peter Meyers, Michou, Nicolaëff, Nicolas, Frédérique Nolet, Page 84, Werner Pauwels, Jan Peré, Erik Pevernagie, Rudi Pillen, Gisèle Putmans, Veerle Rooms, Martine Rousseau, Catherine Semoulin, Michel Snoeck, Jenny Spanoghe, Pierre Staquet, Luc Van Cauter, Lea Vanderstraeten, Thérèse Van Hoof, Linda Van Mieghem, Agnès Van Ransbeeck, André Van Schuylenbergh, Jo Verbestel, Jan Wellens, Yilli.

18 euros (code de commande : 14495).

 

[MAGRITTE]. MARCADÉ (Bernard) — René Magritte. Tentative de l'Impossible. Bruxelles, Labor - Galerie Isy Brachot, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 71 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Œuvres Ouvertes »), bel exemplaire.
Sur la jaquette :
   Le tableau « Tentative de l'Impossible » a été peint par René Magritte (1898-1967) en 1928 lors de son séjour en France au Perreux-sur-Marne. Cette période de sa création fut particulièrement fructueuse et déterminante pour le jeune artiste. Il y affirma l'identité et l'originalité de son appartenance au surréalisme.    « Tentative de l'Impossible » est l'un des chefs d'œuvre de René Magritte et une œuvre charnière dans l'histoire de l'art au XXème siècle.
   Bernard Marcadé s'est attaché dans ce livre, en une suite de huit chapitres, à décrypter la signification de l'œuvre, à « en vider un à un les éléments constitutifs », et à montrer les relations de cette « impossible transaction » avec d'autres tableaux de cette période de Magritte, mais aussi avec son travail photographique encore trop méconnu.
   La mise en détails du tableau par le texte et l'image interroge le sens et la signification de la représentation chez Magritte en préservant « l'innommable mystère » que recèle ce chef d'œuvre.

20 euros (code de commande : 14485*).

[LAERMANS]. Eugène Laermans 1864-1940. Bruxelles, Crédit Communal, 1995. In-4° broché, 163 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Passage 44, à Bruxelles, du 17 mars au 25 juin 1995.
Table des matières :
   - Avant-propos, par François Narmon.
   - Eugène Laermans, l'homme et l'horizon, par Philippe Roberts-Jones.
   - 1864-1940. Une vie d'artiste, l'histoire d'un pays, l'évolution d'une société, par Jean Puissant.
   - Du constat à l'interprétation, l'art social de Joseph Stevens à Eugène Laermans, par Pierre Baudson.
   - L'Eden et le progrès. Laermans et la culture symboliste, par Michel Draguet.
   - Le peintre et les écrivains, par Paul Aron.
   - Eugène Laermans pas à pas, par Claude Goormans.
   - Bibliographie.

30 euros (code de commande : 14486).

 

LECLERCQ (Catherine) et DEVILLEZ (Virginie) — Mass Moving. Un aspect de l'art contemporain en Belgique. Préface de Gita Brys-Schatan. Bruxelles, Labor, 2004. In-4° broché, 160 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Ouvrage édité à l'occasion de l'exposition Mass Moving organisée à l'Iselp, à Bruxelles, du 13 février au 24 mars 2004.
En quatrième de couverture :

   Créé dans le contexte de l'après Mai 68 et dans une volonté de contestation festive, Mass Moving se caractérisa par l'anonymat des ses membres et des projets à la fois décalés et ambitieux. De la révolution de l'espace théâtral à la réalisation d'un « courant sonore mondial », le collectif voulut donner une autre idée de la pratique artistique. Son objectif était de rendre l'art à la rue et la rue aux citoyens. L'esthétique et la contestation sociale ont toujours été au centre des créations des Mass Movers, lançant même les bases d'un « éco-art ».
   De sa fondation en 1969 à l'autodafé radical de 1976, nous vous invitons au travers de nombreux documents et photographies d'époque à suivre sept ans d'une expérience unique dans le paysage artistique belge.

15 euros (code de commande : 14496 - vendu).

 

Ouvrages publiés par les éditions du
Fonds Mercator

Il n'est plus nécessaire de présenter cette belle collection.
Les exemplaires présentés ici sont en parfait état.


Danser le XXe siècle. Béjart. Préface : Léopold Sedar Senghor. Récit Jacques Franck. Textes : Maurice Béjart, Marie-Françoise Christout, Jacques Franck, Roger Garaudy, Antoine Livio. Conception et photographie : Alain Béjart.1977. 283 p.

60 euros (code de commande : 13639).

 

Frits van den Berghe 1883 - 1939. L'Homme et son œuvre. Par Émile Langui. 1968. 325 p., exemplaire dédicacé et en très bel état.

80 euros (code de commande : 13609).

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L'A. Catalogue. Liège, Musée Saint-Georges - Yellow Now, 1979. Neuf plaquettes in-8° agrafées sous chemise d'éditeur, [8], [24], [28], 23, 23, 27, [24], [24], [24] p., illustrations.
   Ce recueil fut publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée Saint-Georges, à Liège, du 6 janvier au 4 février 1979. Les plaquettes sont consacrées à :
   - Michel Boulanger. 12 dessins au format 18 x 24. Plan et photos de la pièce (vers le haut, vers le bas, un - et le même).
   - Jacques Charlier. Portrait d'un connoisseur.
   - Jean-Pierre Ransonnet. L'ailleurs.
   - Catherine de Launoit. Étude tapisserie. Extrait du carnet de bord de l'étude des différents points de tapisserie automne 76 - été 77.
   - Jacques Louis Nyst. L'éclipse Sandwich.
   - Juliette Rousseff. [sans titre.]
   - Guy Vandeloise. [sans titre.]
   - Léon Wuidar. Douze dessins.

50 euros (code de commande : 13776).

 

[ALECHINSKY (Pierre)]. Alechinsky. Antwerpen, Lens Fine Art, 1974. In-12 carré broché, 24 feuillets non chiffrés, illustrations en noir et en couleurs, couverture jaunie.
   
Catalogue de l'exposition avec un texte de Ivo Michiels et d'Alechinsky.

15 euros (code de commande : 87/69).

 

L'Art flamand d'Ensor à Permeke. Paris, Les Presses Artistiques, 1970. Grand in-8° carré broché, [108] p., illustrations en noir et en couleurs.
  
@ Catalogue de l'exposition organisée au Musée de l'Orangerie, à Paris, en 1970.
   Après deux textes d'introduction de Hélène Adhémar et de Paul Haesaerts, les artistes exposés sont : Frits Van den Berghe, Henri de Braekeleer, Jean Brusselmans, Hippolyte Daeye, James Ensor, Henri Evenepoel, George Minne, Constant Permeke, Théo Van Rysselberghe, Valerius De Saedeleer, Albert Servaes, Victor Servranckx, Gustave De Smet, Jakob Smits, Léon Spilliaert, Edgard Tytgat, Gustave Van de Woestyne et Rik Wouters.

10 euros (code de commande : 12315).

 

L’Art Moderne. Année 1881. Bruxelles, Lebeer Hossmann, 1981. In-4° sous reliure toilée d’éditeur, 344-8 p., jaquette.

25 euros (code de commande : ArtB/635).

 

Le Bon Vouloir 1895-1995. 100ème anniversaire. Mons, Le Bon Vouloir, 1995. In-8° carré broché, 72 p., illustrations en noir.
   
@ Le cercle d'art Le Bon Vouloir est le seul qui survive en Hainaut. Cette plaquette commémorative contient :
   - Le « Bon Vouloir », son histoire et son rôle dans le vie artistique montoise, par Christiane Piérard.
   - Le « Bon Vouloir », 1895-1995 : cent ans de présence artistique Mons, par Michel De Reymaeker.
   - Le Cercle artistique de Tournai, par Jacky Legge et Marc Secret.
   - « Les Amis de l'Art » à La Louvière, par Valérie Formery.
   - Les Artistes deThudinie, par Roger Foulon.
   - Pays de Charleroi, terre fertile et présence vivante, par Paulette Dubrulle.
   - Lista alphabétique des artiste du « Bon Vouloir ».

15 euros (code de commande : 12728).

 

BORCHGRAVE D'ALTENA (Comte J.) — Œuvres de nos imagiers romans et gothiques. Sculpteurs, ivoiriers, orfèvres, fondeurs, 1025 à 1550. Bruxelles, Dupriez, 1944. In-folio en feuillets, 34 p., 96 planches commentées, un des 100 exemplaires nominatifs (François Corthals, n° 57), signés par la princesse de Mérode et l'auteur, étui défraîchi mais exemplaire en très bel état.
Avertissement :
   « Les van Eyck, Roger van der Weyden, Hugo van der Goes, Thierry Bouts et bien d'autres parmi nos primitifs ; Quentin Metsys pour la fin de l'époque gothique et les débuts de la Renaissance ; Pierre Breughel, Rubens et ses disciples sont à l'étranger nos ambassadeurs
magnifiques. Par eux s'affirme dans sa splendeur notre école nationale de peinture. Nos beffrois de Bruges, de Gand ou de Tournai ; nos hôtels de ville de Bruxelles, de Louvain, d'Audenarde ou d'Anvers ; les églises bâties aux rives de l'Escaut, dans la Flandre maritime, en Brabant, en Hainaut, dans le val de la Meuse ou en Campine ont assuré le renom de nos architectes.
   Nos halles, nos vieux béguinages et nos anciennes abbayes sont célèbres. En est-il de même des œuvres de nos imagiers, de nos ivoiriens, de nos fondeurs et de nos orfèvres ?
   Il ne semble pas.
   Renier de Huy, l'auteur des fonts de Saint-Barthélemy à Liège, qui fut un des plus grands artistes de tous les temps, Godefroid, orfèvre habile, confident de Wibald, abbé de Stavelot, conseiller des empereurs, Frère Hugo, ne sont connus que d'un nombre relativement restreint de personnes cultivées.
   Leur art n'a pas encore conquis le grand public et leurs nobles travaux ne sont considérés par plusieurs que comme des curiosités.
   Que la châsse de Sainte-Gertrude de Nivelles, la plus belle du monde en son genre, ait pu être presque complètement détruite en mai 1940, faute d'avoir été mise en sécurité en temps opportun, montre qu'on n'y attachait pas assez d'importance dans notre pays. Les œuvres admirables de nos ivoiriens mosans et de nos sculpteurs des époques romanes et gothiques sont souvent négligées, même par nos historiens d'art. Cela tient surtout à la formation esthétique des générations d'érudits qui, depuis la Renaissance, ont voué à la peinture un culte de plus en plus exclusif.
   Et pourtant le peintre ne fut pas toujours, aux yeux des clercs et des mécènes, le premier des artistes. L'orfèvre, par exemple, occupe chez nous, à l'époque prégothique, une place de premier plan. Il crée pour les livres sacrés des reliures semées de gemmes, il façonne pour les saints et les martyrs des châsses et des reliquaires, resplendissants d'émaux, de filigranes ou de fines ciselures et il s'assure ainsi un juste renom dont nos annalistes se font l'écho.
   À l'époque gothique l'architecte dicte la loi, le sculpteur vient immédiatement après lui, pour parachever son œuvre : songeons aux milliers d'images créées pour les cathédrales où les verriers triomphent même avant que soient à l'honneur dans nos églises les œuvres de nos primitifs. Au XIVe siècle le copère Jehan Josès de Dinant signera ses travaux avec autant de fierté que le fera plus tard Jan van Eyck lui-même.
   Dans nos églises, nos palais, nos maisons communales, nos châteaux et nos demeures patriciennes de jadis, le cadre architectural répond aux œuvres qu'il abrite. Ces œuvres sont les unes anciennes, les autres modernes; et l'on n'y connaît pas la subdivision entre Beaux-Arts et Arts Industriels, selon une formule qui devrait être périmée.
   En foule et jusqu'aux plus humbles, les objets y portent la marque du beau métier. Beau métier que révèlent les planches de l'album que Mme la princesse Jean de Mérode m'a prié de présenter au public. Il y a là des documents admirables, tirés en partie de la collection de clichés pris par M. Becker, technicien adroit, à l'âme de chercheur dont le rôle comme prospecteur a été trop souvent passé sous silence. D'autres photographies ont été mises à notre disposition par les Services de Documentation de nos Musées Royaux d'Art et d'Histoire Grâce a ces épreuves les mérites de nos anciens imagiers se défendent aisément. »

   
                                                                                                       Planche LXXXVI : Le miracle de saint Hubert (ca 1520).

150 euros (code de commande : 12675).

 

[BOSCH]. DE BOSCHERE (Jean) — Jérôme Bosch et le fantastique. Préface de Jean Cassou. Paris, Albin Michel, 1962. In-8° broché, 250 p., planches hors texte, dos jauni.
Extrait de la préface :
   « Il fallait que Jean de Boschère écrivît un livre sur Jérôme Bosch, presque son homonyme. Il est à son aise avec lui, il est dans sa familiarité. Il comprend ses intentions et à notre tour nous comprenons que les siennes propres sont de même sorte. Lui aussi, dans les fureurs et les cruautés de ses admirables poèmes, il connaît le bonheur de créer de la poésie, de multiplier les images, de dessiner des formes qui échappent à un plan préétabli et se prennent à vivre de leur vie propre, se faisant, non point selon un modèle iconographique, mais à leur propre gré, courbes, pointues, griffues, tordues, délicates, agressives, tranchantes, subtiles, fantasques. Et dans ces mêmes poèmes, je retrouve cette attention qui, à force de minutie se divise, obligeant chacune des scènes représentées se juxtaposer aux autres, à former un tout en soi. C'est ce procédé qui le frappe chez Bosch, et une certaine indifférence du personnage à ce qu'il fait, une sorte, en lui, d'inconsciente nécessité. Les regards sont vides, et même les deux yeux ne s' accordent pas dans le même regard. Sur ce dernier point Boschère attarde son analyse, et je m'avise qu'on peut appliquer les mêmes observations à sa poésie, où les traits de férocité se succèdent sans apparence de lien, implacables, mais mystérieux. »

13 euros (code de commande : 13445).

 

[BRACHOT]. Galerie Isy Brachot 1974. In-8° plein simili bleu, dos lisse, [158] p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   
Intéressant recueil de 8 catalogues d'expositions organisées par la célèbre galerie bruxelloise au cours de l'année 1974. On trouve : Hyperréalisme. Maîtres américains et européens (14 décembre 1973 - 9 février 1974) ; Danielle (15 février - 16 mars) ; Vasilije Jordan (22 mars - 27 avril) ; Paul Van Hoeydonck (3 - 31 mai) ; The art of Walt Disney. Œuvres originales sur celluloïd (6 juin - 31 août) ; Delmotte (27 septembre - 2 novembre) ; Delvaux - Gnoli - Magritte. Œuvres originales (8 novembre - 14 décembre) et Remy Van Den Abeele (20 décembre 1974 - 25 janvier 1975).

         

         

35 euros (code de commande : 13996).

 

BRIELS (Jan) — Peintres flamands en Hollande au début du Siècle d'Or 1585-1630. Traduit du néerlandais par Catherine Warnant, Emmanuelle Aertbelien, John Rossbach, Marnix Vincent. Anvers, Fonds Mercator, 1987. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 454 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire à l'état de neuf.
Table des matières :
   1. Introduction.
   2. Le portrait : Introduction - Portraits de couples - Portraits de groupes.
   3. La peinture historique : Introduction - Tableaux historiques à petits personnages - Tableaux historiques à grands personnages.
   4. Tableaux de genre : Introduction - Le genre bourgeois - Le genre paysan.
   5. Pillages, agressions et batailles : Introduction - Pillages et agressions - Batailles.
   6. Vues de villes et de villages : Introduction - Vues de villes - Vues de villages.
   7. Le genre animalier : Introduction - L'allégorie animalière - La pastorale animalière.
   8. La nature morte : Introduction - Cuisines - Les banquets - Nature morte avec fleurs - Nature morte avec fruits - Vanités.
   9. L'architecture : Introduction - Intérieurs d'églises - Architecture de palais - Intérieurs bourgeois.
   10. Le paysage : Introduction - Paysages de montagne et paysages sylvestres - Paysages de dunes et paysages rustiques.
   11. Marines : Introduction - Batailles navales, tempêtes, naufrages - Vues de plages, mers et rivières.
   12. Conclusion.
   Notes, bibliographie, index.

80 euros (code de commande : 13224).

 

[BRUSSELMANS (Jean)]. DELEVOY (Robert-L) — Jean Brusselmans. Catalogue raisonné établi par Madame G. Brys-Schatan. Bruxelles, Laconti, 1972. In-4° sous reliure et jaquette (défraîchie avec manques) d'éditeur, 443 p., nombreuses illsutrations en noir et quelques-unes contrecollées en couleurs, (collection « Maîtres de la Peinture Contemporaine en Belgique », n° IV).
Sur la jaquette :
    « Brusselmans a livré son message à l'absolu, dans l'absolu. Il n'est plus téméraire, aujourd'hui, d'y consacrer un livre, fût-il, tel celui-ci, donné à lire – ou à consulter – comme une introduction : introduction à une étude plus approfondie et à un inventaire plus détaillé, plus complet, plus critique. Introduction, aussi, à une lecture qui vise à renouveler l'approche de l'œuvre du peintre brabançon et de la peinture en général, simultanément saisie dans son temps et sous le regard d'aujourd'hui. De là le double mouvement qui traverse un essai où un faisceau multigraphique de thèmes (coupes, découpes, segments) esquisse une structure et tend à se substituer au champ monographique traditionnel. Le parcours ainsi fractionné (voir les sous-titres : Ajuster notre regard à l'actualité du sensible, Un singulier renversement des valeurs, Une expérience renouvelée de la perception, Un art proto-pop, D'une classe d'objets à l'objet de classe, Une rhétorique du silence, Le processus créatif, D'une méthode d'invention, Une manière de peindre, Un signifiant graphique : la touche-surface, Un art pauvre, Une pratique sémiotique, Arraisonner les apparences, L'émergence du fragment, Porter le sens caché au plein jour, Les mouvements contradictoires de la création, Une manière de se situer : valoriser le froid, Le cri muet de la décence, etc.) tend à montrer de quels types de lecture l'œuvre – une œuvre – est justiciable. Il contribue aussi à rendre plus explicite la ou les relations qui surgissent entre le tableau, le sujet, le spectateur. La communication est un phénomène triangulaire (Gromaire disait déjà, du tableau, qu'il est un drame à trois personnages): c'est celui-là qu'il faudra, désormais, s'attacher à élucider. Quant au Catalogue raisonné proprement dit, il est dû à la longue patience de Mme G. Brys-Schatan, Docteur en Histoire de l'Art de l'Université de Paris, Professeur à la Chapelle musicale Reine Elisabeth, Directrice de l'Institut Supérieur pour I'Etude du Langage Plastique, Fondation Baron J.-B. Urvater. Il ne se borne pas à reconstituer l'œuvre peint du maître (près de 700 numéros) mais s'attache aussi souvent que possible à restituer l'itinéraire d'une démarche (dessins préparatoires, esquisses) et à situer avec le maximum de précision souhaitable les répliques, variantes ou variations plastiques. Enfin, l'ouvrage apporte, au niveau biographique, des informations scripturales, iconiques et photographiques demeurées, jusqu'à présent, inédites. Il révèle aussi des sources (littéraires et iconographiques) généralement ignorées et relève, parmi les premiers commentaires suscités par l'œuvre de Brusselmans, trois témoignages d'exception en ceci qu'ils tirent leur valeur de la totale confiance faite à l'œuvre à venir : ils contiennent la critique d'un faire présumé, déchiffrent le présent de l'avenir, découvrent le sens d'un futur aujourd'hui accompli. »

50 euros (code de commande : 13492 - vendu).

 

 POL BURY

 

BURY (Pol)Les gaietés de l'esthétique. Paris, Denoël, 1984. In-8° broché, 182 p., (collection « Grand Format Médiations »).

15 euros (code de commande : 92/69).

Pol Bury du point à la ligne. Van punt tot lijn. Bruxelles, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, 1977. In-8° broché, [84 p.], illustrations.
@ Catalogue de l'exposition.

15 euros (code de commande : 94/69).

BALTHAZAR (André) Lignes. [illustrations de Pol Bury]. S.l., Brandes, 1979. In-8° en feuillets, [32 p.], un des 500 numérotés sur Ingres d'Arches.

15 euros (code de commande : 95/69).

 

 

 CATALOGUES D'EXPOSITION

 

VANDELOISE (Guy) Dessins et peintures des van Marcke. Liège, Musée de la Vie wallonne, 1964. In-8 carré broché, 147 p., 21 planches hors texte.

8 euros (code de commande : 331/57).

***

Collection Galerie Le Centaure. Tableaux modernes des écoles belges et françaises contemporaines. Livres d'art, meubles et objet ayant garni la galerie et ses dépendances. Bruxelles, 1932. In-8° broché, [94 p.], XII planches hors texte.

45 euros (code de commande : 292/59).

Collection
MUSEA NOSTRA

Les titres de cette collection publiée au Crédit Communal sous la direction de Jean-Marie Duvosquel, Joost De Geest, Valentin Vermeersch sont de format in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur et richement illustrés. Les auteurs étant souvent plus de trois, nous ne les avons pas mentionnés. Le chiffre entre parenthèses renvoie au numéro dans la collection. Ils sont tous à l'état de neuf.

384. Gand. Musée des Beaux-Arts. 1988. 128 p., (8).
15 euros (code de commande : 384/61).

 

 

DE BOSSCHÈRE (Jean) La sculpture anversoise aux XVe et XVIe siècle. Bruxelles, Van Oest, 1909. In-8 broché, 193 p., illustrations hors texte, (« Collection des Grands Artistes des Pays-Bas »), rousseurs.

9 euros (code de commande : 336/57).

 

[DELAUNOIS (Albert)]. BALATE (Caroline) — Albert Delaunois. Soignies, 1895-1936. Peintre hainuyer de l'Entre-deux-Guerres. Soignies, Musée du Chapitre, 2006. In-4° broché, 171 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Les Cahiers du Chapitre », n° 10).
@ Il s'agit de l'ouvrage publié à l'occasion de l'exposition rétrospective organisée au Musée du Chapitre, à Soignies, du 21 mai au 30 septembre 2006.
Extrait de l'introduction :
« Albert Delaunois, né et mort à Soignies en Hainaut (1895-1936), appartient à cette légion de peintre qui, s'ils n'ont pas fait l'Histoire de l'art avec un grand H, y appartiennent néanmoins. Dans sa ville natale, en tout cas, il n'est pas tombé dans l'oubli, encore considéré par d'aucuns comme l'un de ses meilleurs interprètes. La dernière exposition rétrospective qui lui a été consacrée, organisée conjointement par le Cercle archéologique de la ville et par les filles du peintre, remonte à 1992 et a connu un très estimable succès. En 1998, en signe d'hommage à l'artiste, le conseil échevinal a décidé de baptiser une nouvelle avenue de son nom. Plusieurs de ses tableaux ornent par ailleurs des bureaux d'échevins à l'Hôtel de Ville et certains de ses dessins, rencontrés encore ça et là, continuent de fixer des points de vue pittoresques de la ville dans la mémoire collective locale. Son œuvre ne s'y limite cependant pas, loin de là, comme il ressort de l'étude qui suit.
Cela dit, Albert Delaunois est quasiment un inconnu hors la sphère sonégiennes alors qu'il a bénéficié, à son époque, d'une appréciation par le public et par la critique qui fut comparable à celle de bien d'autres artistes régionaux, dont le nom ne s'est pas perdu ou a été redécouvert récemment avec le regain d'intérêt pour l'art figuratif de l'Entre-deux-guerres. Il est vrai que la reconnaissance d'un artiste oublié tient parfois à la publication d'une monographie ou d'un bon catalogue d'exposition...
Christiane et Maryvonne Delaunois l'ont bien compris. C'est pourquoi elles ont soigneusement conservé les précieuses archives familiales (catalogues d'exposition, coupures de presse, farde de dessins,...) et des objets personnels (chevalet, matériel de peinture, linos gravés,...) témoignant de l'activité artistique de leur père. Les filles de l'artiste, qui ont gardé un souvenir inoubliable de leur enfance, ont enrichi cette documentation de leurs souvenirs, recueillis au fil de nombreuses conversations, qui ont peu à peu tissé une relation d'amitié. L'étude de l'œuvre d'Albert Delaunois a toutefois été menée de bout en bout en complète indépendance, afin de garantir autant que possible l'objectivité de l'approche. »

25 euros (code de commande : 10868).

 

[DELVAUX]. BUTOR (Michel), CLAIR (Jean) et HOUBART-WILKIN (Suzanne) — Delvaux. [Catalogue de l'Œuvre peint.] [Sous la direction de Francis De Lulle.] Bruxelles, Cosmos, 1975. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 352 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
   « Cet ouvrage constitue le premier grand bilan de l'œuvre peint de Paul Delvaux. Il en propose une lecture nouvelle : lecture duplice, fictionnelle chez Michel Butor, analytique chez Jean Clair.
   Michel Butor a imaginé un récit, véritable roman familial, épousant les métamorphoses, humaines et naturelles, dont l'œuvre de Delvaux est le théâtre.
   Jean Clair, quant à lui, propose une lecture à la faveur de laquelle le passé personnel et immédiat de l'artiste redouble les archétypes communs à l'espèce. Il la situe dans la lignée maniériste, renvoyant ainsi à un XVIe siècle où l'époque contemporaine peut découvrir d'étonnants points de repère.
   Le catalogue et la documentation générale qui constituent la troisième partie de l'ouvrage, ont été établis par Suzanne Houbart-Wilkin, Directrice de la Bibliothèque des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique.
   Le catalogue proprement dit comporte 335 tableaux et peintures murales, numérotés et répertoriés, accompagnés d'une information exhaustive : titres, description technique, collections, provenance, expositions personnelles et collectives, renseignements bibliographiques, ventes. Il est complété par une chronologie de l'artiste, une liste des expositions personnelles et collectives, une bibliographie, les catalogues des ventes et une filmographie. »

90 euros (code de commande : 14001).

[DELVAUX]. Paul Delvaux 1897-1994. Wommelgem, Blondé, 1997. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 320 p.nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   
@ Publication réalisée à l'occasion de l'exposition rétrospective qui s'est déroulée aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, à Bruxelles, du 21 mars au 27 juillet 1997.
Avant l'importante partie consacrée au catalogue, l'ouvrage contient :
   - Avant-propos, par Eliane De Wilde.
   - Paul Delvaux, par Claude Levi-Strauss.
   - Paul Delvaux 1897-1994, par Charles Van Deun.
   - Devenir et cheminement d'un peintre-poète, par Gisèle Ollinger-Zinque.
   - « Ce que j'ai perçu, pour ma part, c'est le silence ». Dialogues autour d'une exposition de Paul Delvaux, par Fredrik Leen.
   - Paul Delvaux. L'aquarelle, par Laurent Busine.
   - Les carnets de Delvaux, par Philippe Roberts-Jones.

60 euros (code de commande : 13137).

 

DE RUDDER (Arthur) Pieter de Hoogh et son œuvre. Bruxelles, Van Oest, 1914. In-8 broché, 119 p., illustrations hors texte, (« Collection des Grands Artistes des Pays-Bas »).

8 euros (code de commande : 341/57).

DES OMBIAUX (Maurice) — Essai sur l’art wallon ou gallo-belge. Bruxelles, Éditions de la Belgique Artistique et Littéraire, 1912. In-12 toilé rouge, 124 p., peu courant.

15 euros (code de commande 340/60).

 

Dessins flamands du dix-septième siècle. Collection Frits Lugt Institut néerlandais Paris. S.l., 1972. In-4° broché, IL, 196 p., 128 planches en noir et quelques illustrations en couleurs, couverture un peu frottée.
   
@ Catalogue de l'exposition qui a été présentée au Victoria and Albert Museum, à Londres, du 9 février au 26 mars 1972, à l'Institut Néerlandais, à Paris, du 15 avril au 28 mai 1972, au Musée des Beaux-Arts, à Berne, du 8 juin au 23 juillet 1972 et à la Bibliothèque Albert Ier, à Bruxelles, du 30 septembre au 8 novembre 1972.
Extrait de la préface :
   « L'exposition de dessins flamands – qui ne représente qu'une modeste partie de la collection Frits Lugt – est la première organisée après la mort de cet éminent collectionneur.
   C'est à Monsieur Liebaers, Conservateur en Chef de la Bibliothèque Royale Albert Ier à Bruxelles, que revient l'initiative d'avoir suggéré ce thème à Frits Lugt en 1970. Ce dernier se rendait parfaitement compte de l'importance que pouvait revêtir pareille exposition, préparée avec soin. Il gardait, en outre, le meilleur souvenir d'une collaboration exemplaire qui l'avait lié quelques années auparavant à la Bibliothèque Albert Ier à Bruxelles.
   Peu avant la mort de Frits Lugt, Sir John Popc-Hennessy, directeur du Victoria and Albert Muséum à Londres, formula la même demande et Frits Lugt acquiesça, non sans une certaine hésitation.
   La disparition inopinée de Frits Lugt, le 15 juin 1970, retarda la réalisation de ces projets. Nous devons à l'obligeance de nos collègues bruxellois de pouvoir montrer l'exposition à Londres puis à Paris et à Berne, et, seulement en automne 1972, à Bruxelles. La diversité des matériaux et l'absence presque totale de la documentation nécessaire n'a pas facilité la rédaction d'une notice descriptive détaillée des quelque 120 feuilles sélectionnées. En effet, Frits Lugt qui, sa vie durant, accumula des notes sur des dessins figurant dans d'autres collections n'a guère laissé de documents relatifs à ses propres pièces. Une mémoire peu commune et une connaissance approfondie de sa collection rendaient tout document écrit superflu. Ses autres travaux et, notamment, son intense activité au sein de l'Institut Néerlandais qu'il avait fondé, firent qu'il négligea de communiquer oralement à ses plus proches collaborateurs les éléments concernant sa propre collection. Il ne voulait d'ailleurs pas que parût, de son vivant, un catalogue de son cabinet, celui-ci ne devant être rédigé qu'après sa mort. Que le lecteur veuille donc considérer le présent catalogue comme une première tentative en vue de la description d'une partie de la collection Lugt.
   Les dessins sont présentés généralement dans des cadres d'époque, qui appartiennent également à la Fondation.
   La collection des époux Lugt-Klevcr se compose de tableaux, de dessins, de gravures, de livres anciens, d'autographes d'artistes, de portraits-miniatures, de médailles, de sculptures antiques, de porcelaine de Chine, de meubles et d'autres objets d'art, au total quelque 90.000 pièces.
   En octobre 1947, la collection devint une fondation, qui porte le nom de « Custodia ». Elle a pour but de préserver pour la postérité, tant par sa qualité que par son envergure, le fruit de cinquante années de recherches conduites avec persévérance et amour. En 1953, Monsieur et Madame Lugt transférèrent leurs collections au 121 rue de Lille à Paris, où ils fondèrent l'Institut Néerlandais. C'est ainsi que la maison et la collection furent accessibles à tous qui manifestaient leur intérêt. La circonstance d'avoir trouvé un emplacement définitif s'avéra bénéfique pour la collection : il était désormais possible de la parfaire, de la compléter et d'améliorer les conditions de conservation. La mort de Frits Lugt n'a pas interrompu cette œuvre. Grâce aux moyens de la fondation, il est possible de maintenir la collection vivante et de combler certaines lacunes. »

15 euros (code de commande : 14002).

 

DEVILLEZ (Virginie) — Le retour à l'ordre. Art et politique en Belgique 1919-1945. Bruxelles, Labor-Dexia, 2002. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 431 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, épuisé.
Sur la jaquette :
   « La Seconde Guerre mondiale ne serait-elle qu'une parenthèse un peu sombre dans l'histoire des arts plastiques en Belgique ? Cette période aurait-elle vu surgir tout d'un coup des rêves de corporatisme et une attirance pour le beau métier, garants de la pérennité des constances nationales ou plutôt, devrait-on dire, flamandes et wallonnes ? Car d'art belge, il n'est plus question... La guerre, c'est le temps de l'art communautaire, de l'appartenance au terroir, à une région... Le Reich privilégie cet art « ethnique » qui renoue des liens ancestraux avec l'Allemagne. L'occupation sonne l'ère de la réconciliation, glorifiée par les expositions d'art wallon et flamand outre-Rhin et du voyage d'artistes invités à découvrir les réalisations nazies... À la Libération, vient l'heure des comptes. L'épuration raye ces artistes collaborateurs de la scène culturelle. Ils connaîtront l'opprobre, l'exil, la prison. Mais, écarter ces moutons noirs de la profession, n'est-ce pas aussi un moyen, pour les milieux artistiques belges, de faire table rase d'un passé proche et encombrant ? Depuis la crise économique des années trente, créateurs et décideurs appellent de leurs vœux une réforme de la politique culturelle. Le modèle qui s'impose alors, est celui de l'Italie fasciste avec ses syndicats, ses commandes officielles d'art monumental et son enseignement de type corporatiste. Les années trente voient fleurir des expériences pratiques et des réflexions théoriques qui tentent, maladroitement, d'adapter le système fasciste à la démocratie belge. À la veille de la guerre, entre dirigisme et libéralisme, entre « l'art pour l'art » et l'esthétique utilitariste, l'État belge n'a pas su trancher. Après la capitulation de mai 1940, ces ébauches de politique culturelle favorisent toutes sortes d'interprétations, tant du côté des instances du pouvoir légitime que du côté de l'Ordre nouveau. L'occupation est donc loin d'être une parenthèse dans l'histoire des arts plastiques en Belgique. En séparant les vraies ruptures des fausses continuités, ce livre nous apprend que la scène artistique belge a aussi rêvé de dirigisme. »

45 euros (code de commande : 14245*2).

 

DICKSTEIN-BERNARD (Claire) — Les collections du Centre Public d'Aide sociale. Bruxelles. Bruxelles, Crédit Communal, 1994. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 127 p., (collection « Musea Nostra », n° 34).
Introduction :
   « L'origine du patrimoine artistique du Centre Public d'Aide Sociale de Bruxelles méritait d'être retracé, et ce livre s'y emploie. Les collections ne sont pas le résultat d'une politique délibérée d'acquisitions. Elles sont nées de la réunion, voulue par le législateur il y a près de deux siècles, des patrimoines individuels des institutions d'assistance bruxelloises, jusqu'alors indépendantes les unes des autres, entre les mains de l'institution centralisée qui allait désormais les administrer toutes ensemble. À ce noyau primitif sont venus s'ajouter depuis deux cents ans les dons et les legs de tous ceux qui ont voulu manifester leur soutien et leur intérêt à l'institution et à la mission qui lui incombait.
   Il fallait également dire pourquoi le Centre Public d'Aide Sociale conserve ce patrimoine d'œuvres d'art et d'archives anciennes : le centre public, en effet, n'a pas pour vocation première et évidente d'être une institution culturelle. Les raisons qui l'animent sont fortes, cependant : c'est que ces archives, ces œuvres d'art ont, entre ses mains, une signification particulière. Le témoignage que portent les documents depuis le XIIe siècle et les œuvres d'art depuis le XIVe siècle est celui de la permanence, au sein de la population bruxelloise, d'un courant ininterrompu de fraternité, de solidarité, de compassion envers toutes les formes de la détresse humaine. C'est au Centre Public d'Aide Sociale que revient aujourd'hui la mission d'assurer la continuité de ce courant, de l'entretenir et de le vivifier. À lui donc le privilège de détenir ce patrimoine symbolique, d'en dégager le message, d'en faire connaître la signification.
   Voir dans ces collections un simple rassemblement de documents et d'œuvres d'art de plus ou moins grand prix serait en méconnaître la véritable signification.
   C'est bien plutôt comme un précieux héritage spirituel et sentimental qu'il faut le considérer, dont la présence en ce temps et en ce lieu pèse de tout son poids symbolique et fait naître l'émotion. »

15 euros (code de commande : 13138).

 

[ELIAS (Etienne)]. Elias. Antwerpen, Lens Fine Art, 1974. In-12 carré broché, 24 feuillets non chiffrés, illustrations en noir et en couleurs, on joint le carton d'invitation au vernissage et le prospectus de vente d'une sérigraphie.
@ Catalogue de l'exposition, texte de Jasia Reichardt.

12 euros (code de commande : 98/69).

 

ENSOR (James) — Lettres. Édition établie, présentée et annotée par Xavier Tricot. Bruxelles, Labor, 1999. Fort in-8° broché, 847 p., (collection « Archives du Futur »), bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
« Cinquante ans après la mort du peintre des masques, l'épistolier Ensor est révélé au public dans un volume richement annoté. L'ouvrage rassemble en majeure partie des lettres inédites adressées à des écrivains et des critiques d'art (Émile Verhaeren, Camille Lemonnier, August Vermeylen, Maurice des Ombiaux, Eugène Demolder, Franz Hellens, Pol de Mont, André De Ridder...), à des artistes peintres (Dario de Regoyos, Théo Hannon, Théo Van Rysselberghe, Jan Toorop, Anna Boch, Armand Rassenfosse...), des compositeurs et musicologues (Flor Alpaerts, Georges Vriamont), des mécènes et des collectionneurs (les frères Franck, Max Gevers, Cléomir Jussiant, Albert Croquez...). Ces lettres permettent de connaître l'artiste sous un autre jour que celui de sa légende. L'homme Ensor apparaît avec ses joies, ses espoirs, ses craintes et ses frustrations. Les informations contenues dans cette correspondance jettent une lumière nouvelle sur la genèse et la datation de ses œuvres picturales et musicales. Après les catalogues raisonnés de ses estampes et de ses peintures, ce rassemblement de lettres constituera un instrument de travail pour maints chercheurs et historiens d'art

20 euros (code de commande : 13347).

 

[FRÈRE (Marcel)]. BLANCHARD (Stephen) Spiritualités picturales du belge Marcel Frère. Dijon, Les Poètes de l'Amitié, 1983. In-12 broché, 87 p., illustrations en noir.

9 euros (code de commande : 354/57).

 

[FUNCKEN (François et Armand]. SCHMITS (Georges) — François & Armand Funcken. Préface par Jacques Stiennon. Verviers, La Dérive, 1988. In-8° carré broché, 306 p., nombreuses illustrations.
Table des matières :
François Funcken

Une vie de bohème (les ancêtres ; la jeunesse, le mariage ; l'imprimeur-journaliste ; l'employé ; le cafetier ; le peintre ; une double entreprise ; l'appel du voyage ; le retour ; un portrait en noir et blanc).
Les imprimés (les premiers essais ; les almanachs ; les manuels de gymnastique ; Verviers-Comique ; un contenu politique ; le chroniqueur ; le romancier ; les illustration de Verviers-Comique ; la deuxième année de Verviers-Comique ; les derniers projets ; conclusion).
L'œuvre peint (le peintre de la Société des Fous ; les œuvres retrouvées).
Armand Funcken
Les sources.
Une vie sédentaire.
Le peintre naïf.
Le peintre-décorateur.
Une nouvelle esthétique.
Conclusion.
Tables et index.

30 euros (code de commande : 11473).

 

GEIRLANDT (K.J.) — L'art en Belgique depuis 45. [Avec la collaboration de] Ph. Mertens, J. Dypréau, W. Van Mulders. Traduction française : H. Verschaeren. Anvers, Fonds Mercator, 1983. In-4° sous reliure, jaquette et étui (un peu défraîchi) d'éditeur, 447 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Avant-propos :
   En 1972, Maurice Naessens vint me consulter au sujet de l'opportunité d'une réédition ou d'une mise à jour du livre de Michel Seuphor qui avait été publié à l'initiative de la Banque Paribas. J'étais d'avis que l'ouvrage La Peinture Abstraite en Flandre était un monument auquel il ne fallait pas toucher et je proposai de consacrer une étude à l'art depuis 45, considéré dans ses diverses expressions, de préférence non limité à la Flandre ou à la Belgique. Il me semblait que dans l'Europe des régions un livre sur l'art dans l'espace historique des Pays-Bas serait des plus utiles. L'idée plut à Maurice Naessens, qui me demanda de constituer une équipe rédactionnelle.
   Pour la Hollande, je sollicitai la collaboration de Wim Beeren, Rudi Fuchs et Hans Sizoo, tandis que pour la Belgique je m'adressai à Phil Mertens et Jean Dypréau. Tous acceptèrent. On ébaucha une structure simple et claire; un récit sous forme d'annales relaterait les événements artistiques les plus importants relatifs à la région concernée et fournirait la matière au développement d'un certain nombre de thèmes. Le point de départ chronologique de l'étude serait 1958, qui était un tournant dans l'art de l'après-guerre.
   Le projet fut mis au point et les tâches rédactionnelles furent réparties.
   C'est alors que Rudi Fuchs fut nommé directeur du Van Abbemuseum à Eindhoven, que Wim Beeren prit la direction du musée Boymans-van Beuningen à Rotterdam et que je quittai le barreau pour m'occuper de la Société des Expositions du Palais des Beaux-Arts à Bruxelles. Le projet était menacé par manque de temps. Rudi Fuchs fut chargé de l'exposition Documenta 7. Hans Sizoo démissionna de la rédaction de l'ouvrage. Le combat cessa faute de combattants.
   Le livre qui depuis semblait condamné, fut remis sur le tapis en 1979, à l'insistance de Jan Martens. Pour des raisons d'ordre pratique, je proposai d'en redéfinir les limites géographiques. C'est ainsi que l'idée initiale d'une étude sur l'art dans l'espace historique des Pays-Bas fut abandonnée au profit de la conception d'un travail plus fouillé sur l'art en Belgique depuis 45. Nous étions en 1980. L'équipe des auteurs belges fut renforcée par la venue de Wim Van Mulders. Nous décidâmes, d'une part, de maintenir le principe des annales, mais de l'axer essentiellement sur la Belgique; d'autre part, de faire précéder le récit des événements annuels par quatre textes de synthèse sur l'histoire de l'art depuis 45. Les auteurs rempliraient leur tâche rédactionnelle librement et de façon autonome et seraient responsables du choix des artistes dans leurs textes respectifs. Les annales seraient rédigées en commun. Quant à moi, je me chargerais de l'organisation générale, de la coordination, de la recherche d'un certain équilibre et surtout, d'une iconographie autant que possible originale. Si nous avons recherché l'unité au niveau de la rédaction, de l'illustration et de la mise en page, nous avons opté, en revanche, pour la diversité des contributions textuelles.
   L'aide de Ludo Bekkers et Jean Antoine nous a été précieuse pour l'information contenue dans les émissions de télévision sur l'art. La bibliographie des artistes de la communauté française a été réunie par Suzette Henrion, celle des artistes de la communauté néerlandaise par Jan Hoet et ses collaborateurs. Harald Szeemann au milieu de ses tribulations avec l'exposition du Gesamtkunstwerk, a bien voulu trouver le temps de préfacer l'ouvrage. Nous devons de nombreux documents à l'obligeance des artistes, critiques d'art et collectionneurs; les archives personnelles des auteurs ont également été sollicitées.
   Nos remerciements vont aussi aux membres de l'équipe rédactionnelle, à Jean Warie, le coordinateur, et à tous ceux qui nous ont aidés, en particulier à Mark Verstockt qui nous a donné maint bon conseil et qui s'est occupé de la mise en page du livre. Enfin, c'est grâce à la ténacité de Jan Martens, l'éditeur du Fonds Mercator, que l'ouvrage a été mené à son terme. Sans ma femme Denise cet ouvrage n'aurait jamais vu le jour. Elle fut la pierre de touche de mes propres idées. Les membres de l'équipe ont été choisis en fonction d'une vision commune de l'art que nous n'avons jamais cessé de défendre. Quant au contenu nous ne prétendons pas être exhaustifs pas plus que nous excluons la possibilité d'erreurs.
   D'autres, après nous, nous corrigeront et compléteront, oublieront des choses et se tromperont aussi. Avec le temps notre regard sur l'inventaire de l'art depuis 45 sera sans doute modifié.

40 euros (code de commande : 14401).

 

HENDRICK (Jacques) — La peinture liégeoise au XVIIe siècle. Gembloux, Duculot, 1973. In-8° broché, 72 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 19).

7,50 euros (code de commande : ArtB/2846).

Huit siècles de peinture européenne. Trésors des musées de Belgique. Bruxelles, Arcade, 1975. Fort in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 416 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bon état.

90 euros (code de commande : 6233).

 

Imagiers de paradis. Images de piété populaire du XVe au XXe siècle. Bastogne, Crédit communal, 1990. In-4° broché, 203 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (publication du Musée en Piconrue (Bastogne), « Art religieux et croyances populaires en Ardenne et Luxembourg », n° 5).
   
@ Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée en Piconrue, à Bastogne, en 1990.
Table des matières :
  
 - Avant-propos, par François Narmon.
   - Introduction, par André Neuberg.
   A. Historique :
      - 
Les images de dévotion du XVe siècle à nos jours. Introduction à l'étude d'un « média », par Jean Pirotte.
      - L'illustration d'un livre d'heures à la fin du Moyen Âge, par Jacques Jeanmart.
      - L'imagerie liégeoise sous l'Ancien Régime. Quelques aspects contrastés, par Jacques Stiennon.
      - Diffusion en Belgique des lithographies et imageries de la France de l'Est. Quelques réflexions, par Dominique Lerch.
      - À propos d'une image pieuse du XIXe siècle. Quelques bulles de savon d'Épicure à Manet, par Michel Albaric.
      - L'imagerie wallonne du XXe siècle dans les collections du Musée, par Michel Boisdequin.
      - Hurtebise en Ardenne ou la « Sylve Bénite », par Jacques Charneux.
      - L'imagerie à l'abbaye de Maredret. Une production monastique au XXe siècle, par Michel Boisdequin.
      - Images nouvelles au diocèse de Namur. 1945-1965, par André Lanotte.
   B. Fonctions de l'image :
      - 
Le fouet du diable, une amulette populaire du XVIIIe siècle, par Jean-Luc Mousset.
      - Les souvenirs mortuaires, par Michel Boisdequin.
   C. L'imagerie de colportage, reflet d'une culture populaire?, par Jean-Marie Doucet.
   D. Techniques spéciales.
  
 Index.

35 euros (code de commande : 13295).

 

[LACASSE (Joseph)]. Joseph Lacasse par lui même et par Maurits Bilcke, Roger Bordier, Jacques Meuris, Henry Poulaille. Anvers, Fonds Mercator, 1974. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 283 p., nombreuses illustratioons en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Extrait de la préface :
« Pourquoi ce livre sur Joseph Lacasse et sur sa peinture ? Parce que, bien sûr, il était temps de témoigner, par un ouvrage marquant, d'une œuvre rare, et d'attester l'importance d'un artiste dont on peut mesurer aujourd'hui, mieux encore que par le passé, la diversité, l'ampleur, la qualité et, aussi, l'influence qu'elle a pu exercer.
On pourrait parler également de réhabilitation, si tant est que Lacasse en ait besoin : le fait est qu'un étrange silence, au demeurant incompréhensible, a accompagné longtemps — et jusqu'il y a quelques années encore — la démarche de Lacasse. On le doit peut-être à son caractère entier et à son peu de goût pour composer avec les contingences lorsqu'est en cause la morale de vie qu'il s'est lui-même définie ; on le doit sans doute également à des manœuvres probablement politiques (les beaux-arts ont aussi leur politique) qui eurent pour objet d'avantager certains qui lui devaient pourtant beaucoup. Ce n'est plus un mystère pour personne : dans plus d'un cas — et dans un cas fameux en tout état de cause — Lacasse fut l'initiateur d'un style déjà perceptible dans ses toutes premières œuvres (1909) et qui s'est poursuivi, avec des nuances quelquefois, tout au long de son travail, jusqu'aujourd'hui. C'est donc dans la mesure où il a paru majeur aux éditeurs de ce livre d'illustrer en un ouvrage synoptique la démarche même du peintre, et sa continuité, que l'on peut parler de réhabilitation.
On préférera cependant substituer à ce terme celui d'hommage, et notamment de reconnaissance à l'un des tout premiers peintres abstraits en date, non seulement dans l'histoire de l'art en Belgique mais aussi, dans une bonne mesure, en Europe. Lacasse a quatre-vingts ans au moment où ce livre paraît. Il est resté singulièrement alerte et continue à travailler dur. Il a composé, en 1973, une impressionnante série de très grandes toiles qui devaient trouver place dans le siège de Tournai de la Banque de Paris et des Pays-Bas et dont on peut dire qu'elles constituent une synthèse brillante de ses volontés artistiques et de sa façon de voir le monde. Il était donc temps que le public, les amateurs, et en général tous ceux qui s'intéressent à l'expression profonde des sentiments et des émotions, puissent se référer à un ouvrage fondamental en la matière. »

75 euros (code de commande : 8915).

 

LAURENT (Marcel) L'Architecture et la sculpture en Belgique. Paris - Bruxelles, Van Oest, 1928. In-4° broché, 47 p., LXIV planches hors texte, (« Bibliothèque d'Histoire de l'Art »).

19 euros (code de commande : 3647).

 

LAVALLEYE (Jacques) Le portrait au XVe siècle. Bruxelles, Éditions du Cercle d'Art, 1945. In-8 broché, 27 p., XXXII planches, jaquette, (collection « L'Art en Belgique).

9 euros (code de commande : 368/57).

 

LECOMTE (Marcel) — Le Regard des choses. Choix de chroniques artistiques et de préfaces d'expositions établi et annoté par Philippe Dewolf. Bruxelles, Labor, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 226 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Archives du Futur »).
Sur la jaquette :
   « Voici enfin l'essentiel des chroniques, préfaces et essais que Marcel Lecomte a écrits sur les arts plastiques.
   Il ne s'agit pas tant d'une théorie ou d'une histoire de l'art que d'une méditation de l'écrivain sur la création artistique. Des arts dits « primitifs » au Pop Art, de Goya à Magritte, Lecomte s'intéresse avant tout à ce qui, dans une œuvre, concerne notre modernité. Aussi, par delà la diversité des artistes et des thèmes abordés, le lecteur découvrira-t-il dans ces textes une cohérence et une force de pensée tout à fait remarquables. Il admirera de même combien Lecomte, explorant, ici, le portrait ou le miroir, là, l'objet, là encore, le « point blanc », se porte beaucoup plus, d'instinct, vers des créateurs qui le touchent (c'est très frappant, par exemple, dans le cas de Klee ou de Wols), que vers ceux qui lui paraissent procéder d'un savoir-faire.
   Le Regard des choses ? C'est qu'il faut accorder aussi, nous dit l'écrivain, la même faculté de regard aux œuvres que celle que nous croyons, seuls, pouvoir exercer sur elles...
   L'iconographie rassemble de nombreuses illustrations, rares ou inédites, qui, toutes, correspondent de très près au texte. Quant à l'appareil critique, il révèle autant les multiples sources d'inspiration de Lecomte que son souci d'extrême attention. »

35 euros (code de commande : 14015).

 

LEGRAND (F.-C.) Les peintres flamands de genre au XVIIe siècle. Bruxelles, Meddens, 1963. In-8° broché, couverture rempliée, 282 p., illustrations hors texte en noir, (collection « Les Clefs du Savoir »), quelques soulignements crayonnés, signature d'appartenance dans le bas de la page de titre.

8 euros (code de commande : 342/59).

 

[LENAIN (Louis)]. DELVILLE (Jean) — Notice sur Louis Lenain. Bruxelles, Palais des Académie, 1942. In-8° broché, [32] p., un portrait en frontispice, rousseurs à la couverture.
Ex trait de l'Annuaire de l'Académie royale de Belgique, cent et huitième année, 1942, pp. 173-204.
Extrait :

   « Dans son ouvrage sur. Histoire des Beaux-Arts en Belgique, paru en 1887, notre grand écrivain Camille Lemonnier, doublé d'un critique d'art perspicace, l'un des meilleurs parmi ceux du milieu et de la fin du XIXe siècle, salue en ces termes les premiers débuts de Louis Lenain : « Un seul nom nouveau apparaît ces dernières années de la période qu'embrasse la fin de cette étude : c'est celui d'un jeune artiste grandi à l'école la main ; mais bientôt le goût et la distinction qui avaient manqué à ses premiers travaux se firent jour et il prit une manière libre et spirituelle, qui, à travers le burin, gardait le charme de l'eau-forte. »
   Un peu plus tard, quand Camille Lemonnier, faisant l'historique de l'école de gravure belge, fait allusion à Louis Lenain, dont la psrsonnalité s'est si rapidement développée, c'est encore en ces termes élogieux qu'il en parle :
   « Dans la gravure du burin, écrivait-il, un artiste s'était suscité l'un des plus finement doués qu'ait vu paraître l'école, Lenain. Déjà à la fin du précédent livre nous faisions pressentir la manière libre et spirituelle, qui, sous le grave outil du graveur, gardait chez lui quelque chose du charme de l'eau-forte. Cette particularité de son talent s'était accusée depuis, par un commerce familier avec les maîtres de la gravure française, sans toutefois abolir sa prédilection pour les effets mordants et colorés. »
   On le voit, Camille Lemonnier, qui avait beaucoup vu, et savait apprécier à leur juste valeur les artistes, comme débutants ou dans leur maturité, avait compris que Lenain était un artiste possédant son métier au bout des doigts. En effet, la collection complète de son œuvre gravé, telle qu'on l'a conservé au Cabinet des Estampes, à la Bibliothèque royale de Bruxelles, montre que dès l'instant où son talent s'est affirmé, il tenait dans sa main ferme et nerveuse tous les secrets du burin.
   D'ailleurs, avant son Prix de Rome de 1882, son talent s'était déjà manifesté. En 1875, à vingt-quatre ans, on le voit aux côtés de Jean-Baptiste Meunier, Eugène Smits, Théo Hannon, Van der Hecht et Félicien Rops, fonder la Société Internationale d'aqua-f ortistes de Belgique, société placée sous la présidence d'honneur de la Comtesse de Flandre, mère du Roi Albert, et où figurent les noms des meilleurs graveurs de France, d'Angleterre, de Hollande et autres pays. »

10 euros (code de commande : 14178).

 

LEURS (C[onstant]) Les origines du style gothique en Brabant. Première partie : L'Architecture romane. Tome II : L'Architecture Romane dans l'ancien duché. Bruxelles - Paris, Vromant & C, 1922. Grand in-8 broché, IX + 233 p., carte dépliante et nombreuses illustrations in et hors texte.

35 euros (code de commande : 372/57).

 

LEWILLIE (Léon) et NOËL (Francine) — Le sport dans l'art belge de l'époque romaine à nos jours. Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1982. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 287 p., nombreuses illustrations en couleurs, ex-dono.
En quatrième de couverture :
   « Rénovateur de l'olympisme antique, Pierre de Coubertin estimait, au cours d'une conférence en Sorbonne en 1906, qu' « il était temps, désormais, de songer à rétablir le contact d'antan entre les sports et les arts. »
   Dans cet esprit, il fit inscrire au programme des Jeux de Londres, en 1908, cinq concours artistiques, le « pentathlon des muses », comprenant l'architecture, la sculpture, la musique, la peinture et la littérature, qui couronnaient les écrivains et les artistes inspirés par les sports.
   Cette tradition se maintint et aux Jeux de 1920, qui eurent lieu dans la ville martyre d'Anvers, selon le vœu même de Coubertin, onze médailles artistiques furent décernées dont six à des artistes belges.
   En Belgique, c'est Victor Boin, athlète et journaliste sportif, président du Comité Olympique Belge de 1955 à 1965, qui fut le premier, croyons-nous, à attirer l'attention des artistes sur le caractère éminemment esthétique des gestes sportifs. Plus récemment, Pierre Frayssinet plaçait même « Le sport parmi les Beaux-Arts » (1968).
   Le sport n'a pourtant pas toujours occupé dans l'art la place qui lui revenait. Si l'artiste grec l'a magnifié (ne pensons qu'à l'admirable Aurige de Delphes ou aux multiples représentations d'athlètes dans la céramique), il faut bien convenir que la civilisation occidentale, à mesure que se creusait le fossé entre le corps et l'esprit, a progressivement perdu le sens du lien privilégié qui unit l'art au sport. Il est curieux de constater par exemple que le sport n'a guère inspiré les tout grands maîtres des XIXe et XXe siècles. On a pu parler, à ce propos, de « relation manquée » entre le sport et l'art. Ces dernières années ont vu naître, en Belgique, plusieurs initiatives tendant à renouer ce lien. En 1980, l'Instituut voor Lichamelijke Opleiding de la Katholieke Universiteit Leuven présentait à Louvain une exposition consacrée au sport dans l'art contemporain en Flandre. La même année, l'ASBL Sporta instituait, avec le soutien du ministère de la Culture néerlandaise, un prix national de peinture et de gravure sur le thème « sport » Les artistes furent nombreux à répondre à l'appel de Sporta puisque quelque 150 œuvres furent retenues.
   Il nous a semblé qu'un volume de synthèse sur les rapports entre l'art et le sport en Belgique s'imposait. Une histoire du sport belge restait d'ailleurs elle-même à écrire.
   En 1960, le Crédit Communal publiait un premier ouvrage d'art, dans le cadre de la commémoration du centième anniversaire de sa fondation, intitulé « Trésors communaux, cinquante peintures ». Le succès qu il rencontra nous a incités à présenter ce volume-ci sous une forme identique, une introduction de portée générale précédant la présentation des œuvres sélectionnées.
   M. Léon Lewillie, docteur en Éducation Physique, professeur à l'université Libre de Bruxelles, retrace d'abord les grandes étapes de l'histoire du sport en Belgique, en un texte aussi vivant que documenté. La deuxième partie du volume comprend cent deux reproductions en couleurs d'œuvres d'art réalisées en Belgique ou, pour la période précédant 1830, dans les territoires qui constituent aujourd'hui la Belgique et comportant, en tout ou en partie, la représentation d'un sport.
   Le choix de ces œuvres s'est effectué à partir d'une abondante iconographie réunie par Mme Francine Noël, licenciée en Philosophie et Lettres. Chaque œuvre est accompagnée d'un commentaire se rapportant au sport dont l'œuvre s'inspire, dû à L. Lewillie, tandis que F. Noël situe brièvement l'artiste en donnant, éventuellement, la place prise par le sport dans son œuvre.
   Bien que le choix des œuvres couvre une période qui s'étend sur plusieurs siècles, nous avons, pour préserver l'homogénéité de l'ensemble, donné au sport une définition unique, assez large, celle d'un exercice physique s'accomplîssant dans un temps de loisir. Nous n'avons pas retenu nécessairement la notion de compétition bien que celle-ci soit présente dans un grand nombre d'œuvres.
   Cet ouvrage aura atteint son but si, comme L. Lewillie en formule le souhait au terme de son aperçu historique, il a pu montrer qu'en Belgique, le contact entre le sport et l'art a parfois été très étroit et qu'il ne s'est jamais totalement rompu. »

30 euros (code de commande : 13974).

 

LYR (René) — Les Mots et les Couleurs 1924-1940. Tournai, Unimuse, 1978. In-8° broché, 171 p., illustrations hors texte, jaquette.
En quatrième de couverture :
   « Les Mots et les Couleurs évoquent les artistes que René Lyr a connus, aimés, défendus, au cours d'une vie ardente d'animateur et de poète. Ensor, Thévenet, Brusselmans, et tous les grands peintres et sculpteurs qui furent ses compagnons d'aventure au début du siècle, y apparaissent, mais aussi des figures, « des ailes mortes », bohèmes inspirés restés inconnus et l'inoubliable Pietro Mazzini, jeune musicien prodige qui vécut en Belgique et se détachant en marge de ce récit avec le visage d'un « Mozart assassiné ». Ces pages écrites entre 1924 et 1940 ont l'accent de vérité du « journal » et une incontestable originalité sous le rapport de la critique d'art. Un témoignage important sur l'art en Belgique pendant le premier demi-siècle. »

10 euros (code de commande : 13869).

 

MAC DONOUGH (Frédéric) — Abécédaire des peintres du Pays de Charleroi du XVIe au XXIe siècle. Loverval, Labor, 2006. In-4° broché, 235 p., illustrations en couleurs.
En quatrième de couverture :
   « La région de Charleroi a vu la naissance de nombreuses sensibilités picturales. Ses peintres ont ainsi légué de précieux témoignages : ils ont fixé les paysages d'une région à travers les siècles, nous renseignant sur ses habitants, leur quotidien, leur intimité, leurs croyances ou leur folklore, dévoilent enfin l'émergence d'une industrie qui a fait la richesse du Pays Noir.
   Des peintres, mais aussi des illustrateurs talentueux. En tout près de deux cents artistes sont répertoriés, avec une descriptionde leur vécu artistique : particularités, groupements auxquels ils ont participé, prix... Si certains sont notoires, comme René Magritte, Fernand Verhaegen ou Gustave Camus, d'autres, non moins intéressants, sont enfin révélés. »

25 euros (code de commande : 13142*5).

 

MAFFEI (Edmond) Le mobilier civil en Belgique au moyen âge. Namur, Wesmael-Charlier, s.d. In-8° broché, XIV + 57 p., 29 planches hors texte.

13 euros (code de commande : 348/59).

 

[MAGRITTE]. GABLIK (Suzi) Magritte. Traduit de l'anglais par Evelyne De Knop-Kornelis. Bruxelles, Cosmos Monographies, 1978. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 216 p., illustrations.

25 euros (code de commande : 6608).

[MAGRITTE]. SCUTENAIRE (Louis) — Avec Magritte. Bruxelles, Lebeer-Hossmann, 1977. In-8° broché, 177 p., illustrations, (collection « Le Fil Rouge »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   « Louis Scutenaire a rassemblé ici tous ou presque tous les textes qu'il a écrits sur la vie et l'œuvre de René Magritte, dont il fut l'ami – et le complice au sein du mouvement surréaliste – pendant plus de quarante années.
   Ce livre se veut différent d'un « livre d'art ». Il souhaite aider à comprendre ce que fut la vie de Magritte, ses habitudes mentales, son existence de tous les jours, son humour et ses humeurs, ses plaisirs et ses ennuis. Aussi les difficultés de sa jeunesse qui ressemblent singulièrement aux difficultés de son âge mûr : celles d'un homme en lutte avec ses pouvoirs dans le désir de les dépasser.
   Le texte de l'écrivain est accompagné de quelques reproductions de toiles du peintre, mais aussi de nombreux dessins, croquis et documents jusqu'ici inédits. »

15 euros (code de commande : 11561*).

[MAGRITTE]. SYLVESTER (David) — Magritte. Traduit de l'anglais par Jeanne Bouniort. Houston - Anvers, Menil foundation - Fonds Mercator, 1992. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 440 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
« René Magritte (1898-1967) a été et demeure sans aucun doute une des figures de premier plan du surréalisme. Depuis les années 1960, son œuvre exerce une influence continue et chaque jour plus large, non seulement sur l'art mais sur l'imagerie de la culture de masse.
Dans cette monographie, David Sylvester parcourt le monde de pensées étranges et la créativité hors du commun du grand surréaliste belge. Son récit de la vie de l'artiste, pour la première fois bâti sur une exploitation méthodique des archives, décrit l'ironie d'une carrière pleine de déceptions, les amitiés inégales avec les autres surréalistes, la relation toujours problématique avec le commerce de l'art, la réalité d'un mariage légendaire. Son analyse de l'œuvre reflète une compréhension sans pareille des obsessions et attitudes sans cesse récurrentes de l'artiste, tout en mettant l'accent sur des aspects de l'œuvre méconnus comme en témoigne le tableau reproduit en couverture. Le présent livre rend l'œuvre mystérieuse de Magritte encore plus fascinante et peut être considéré comme l'ouvrage de référence définitif consacré à ce maître du surréalisme. Les nombreuses illustrations comprennent plusieurs œuvres importantes reproduites pour la première fois. »

95 euros (code de commande : 9660).

[MAGRITTE]. Magritte en compagnie. Du bon usage de l'irrévérence. [Bruxelles], Labor - Ministère de la Communauté Française de Belgique, 1997. In-4° broché, 175 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   @  Il s'agit du catalogue de l'exposition éponyme présentée au Centre culturel de la Communauté française Le Botanique, à Bruxelles, du 23 mai au 3 août 1997.
En quatrième de couverture :
   « L'exposition « Magritte en Compagnie » met en évidence un choix d'œuvres issues des collections de la Communauté française de Belgique, depuis Magritte jusqu'aux artistes contemporains. Plus qu'une rétrospective de certains aspects de l'art de notre siècle, elle se présente comme une vision prospective, une traversée des collections de la Communauté française permettant de développer un thème constamment renouvelé chez les artistes : celui de l'irrévérence.
   Il est en effet avant tout question dans cette exposition d'affinités, de connivences, de rencontres artistiques qui, à l'instar de Magritte et ensuite de Broodthaers, et parallèlement à eux, permettent de « rendre visible la pensée ». Prenant pour principal point de départ les œuvres de Magritte, cet ouvrage présente un voyage au travers de ce siècle proposant au public des rencontres ou des mises en relation autant que des étapes artistiques par le jeu des différences et des rapprochements entre les artistes et leurs œuvres. En quoi René Magritte, mais aussi Marcel Broodthaers, E.L.T. Mesens, Marcel Marien et bien d'autres, par-delà ce qui les distingue ou les rassemble, restent-ils nos contemporains ? Pourquoi Pascal Bernier, Jacques Charlier, Patrick Corillon, Jacques Lizène, Johan Muyle, Jacques-Louis Nyst, Juan d'Oultremont, Vincent Strebell, Angel Vergara ou et d'autres encore qui sont exposés, font-ils preuve aujourd'hui dans leur originalité respective de langage et d'attitude, d'une exigence artistique et intellectuelle identique à l'esprit qui inspirait leurs prédécesseurs ? Les mots et les images se croisent pour donner libre cours au rire de la pensée de nombreux artistes, à la pertinence de leur irrévérence, à leur curiosité littéraire, mais aussi aux références irréductibles, aux irrégularités d'inspiration, aux mystères du langage.
   Les œuvres – des tableaux, des photographies, des documents, des installations... – y posent des questions ou apportent des réponses ou des propositions dont la confrontation et la mise en perspective tenteront d'éclairer l'humour et la vitalité revigorante d'une irrévérence comprise comme un bon usage de l'intelligence, sans cesse réactualisée par les artistes afin de continuer à produire du sens. »

20 euros (code de commande : 13517*2).

 

[MENDELSON (Marc)]. Marc Mendelson. Antwerpen, Lens Fine Art, 1977. Pochette in-8° contenant 10 reproductions d'œuvres et deux feuillets contenant un texte de G. Brys-Chatan et deux feuillets contenant la liste des œuvres exposées, envoi de l'artiste, on joint le carton d'invitation au vernissage.

20 euros (code de commande : 111/69).

 

1770-1830 - Autour du néo-classicisme en Belgique. Sous la direction de Denis Coekelberghs et Pierre Loze. Bruxelles, Crédit Communal, 1986. In-4° broché, 491 p., illustrations en noir et en couleurs, traces de pliure aux coins.
   
@ Publication réalisée à l'occasion de l'exposition éponyme qui s'est déroulée au Musée communal des Beaux-Arts d'Ixelles, du 14 novembre 1985 au 8 février 1986.
1770-1830 :
   « L'exposition couvre soixante années fort mal connues de notre histoire culturelle. Les a priori de l'histoire nationale soucieuse de mettre en évidence le renouveau qui se produisit après 1830, en ont en effet souvent minimisé l'intérêt : les années de domination autrichienne, française et hollandaise sont généralement présentées comme des périodes culturellement peu fécondes, voire comme des périodes de léthargie, et n'ont que très peu intéressé jusqu'ici les historiens de l'art.
   Mais l'État belge n'a bien sûr, pas surgi de rien. 1830 n'aurait pas été possible sans une large préparation. La mise sur pied très rapide de structures institutionnelles suffisamment solides pour durer, l'extraordinaire sens de l'organisation que nécessita cette entreprise, impliquaient de la part de la bourgeoisie dirigeante de la future Belgique une maturité intellectuelle et politique dont il faut, bien sûr, chercher les sources dans les années qui ont précédé. Les arts ne peuvent que nous transmettre des signes de cette période de gestation.
   Lors de son voyage au Pays-Bas, Voltaire avait été frappé par l'obscurantisme qui régnait encore dans nos régions. Et sans doute est-il vrai que jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, ce pays si fermement attaché à ses différences, ses coutumes et ses privilèges hérités du Moyen-Âge, devait apparaître, par rapport aux idées des Lumières, comme un pays fort arriéré. Qu'il suffise de rappeler le tollé général provoqué par les tentatives de réformes de Joseph II. Les initiatives maladroites du souverain éclairé devaient même être à l'origine de la révolution brabançonne. Celle-ci se solda d'ailleurs, on le sait, par le triomphe du conservatisme et de la réaction.,
   Mais très peu de temps après, les Pays-Bas autrichiens envahis par les sans-culottes, occupés, puis annexés par la France et réorganisés en neuf départements, allaient bientôt très docilement (devoir) « subir » la Révolution française. Le nombre des collaborateurs de l'occupant, d'abord relativement réduit, ne cessa de croître au fil des années pour constituer progressivement une nouvelle bourgeoisie entreprenante, tout acquise aux idées nouvelles. C'est parmi elle qu'allait bientôt se recruter la nouvelle élite dirigeante. L'Empire consolide les acquis de la Révolution et avec le Concordat apaisa les consciences catholiques. Waterloo ne devait rien changer fondamentalement : le régime hollandais poursuivit et amplifia la politique d'encouragement aux nouvelles industries qui avaient été lancées sous l'Empire et, avec la création de la Banque de la Société Générale, apporté les éléments propres à favoriser une autonomie nationale sans se rendre compte qu'il fourbissait les armes de l'Indépendance.
   C'est ainsi que les Belges, qui s'étaient montrés si rétifs aux idées des Lumières quelque soixante ans auparavant, furent en 1830 les premiers de classe, les enfants terribles de l'Europe, qui osèrent faire échec au Traité de Vienne et à la Sainte Alliance en mettant sur pied une monarchie, constitutionnelle. La constitution de l'État belge basée sur la séparation des pouvoirs était la plus libérale d'Europe, une modèle du genre. Les années qui suivirent devaient démontrer la capacité de cette bourgeoisie dirigeante de mener à bien les destinées du pays malgré les secousses internationales qui ébranlèrent l'Europe. Deuxième puissance industrielle derrière l'Angleterre, la Belgique devait le rester durant tout le XIXe siècle.
   On peut caractériser la Belgique des années 1770-1830 par une étonnante capacité d'assimilation des idées inventées ailleurs, et même par une remarquable faculté de les perfectionner. À cet égard on pourrait, en songeant à des événements actuels, parler d'un phénomène « à la japonaise », les inventions sont rares, elles viennent généralement de l'étranger mais la capacité de les mettre en application et de les perfectionner est incontestable.
   On comprend dès lors que les historiens aient été bien en peine de citer des grands noms qui puissent figurer sur la scène internationale à côté de ceux qui se trouvent un peu partout en Europe au même moment. La spécificité de la Belgique des années 1770-1830 était en fait ailleurs.
   L'exposition se propose de retracer depuis les années 1770 les différents moments de cette assimilation des idées nouvelles telle qu'elle se perçoit dans le domaine artistique. Il s'agit, bien sûr, d'une période de mutation profonde. Au cours de ces soixante années, on va voir un pays passer littéralement de l'Ancien Régime à la monarchie constitutionnelle. Il s'agit aussi par conséquent d'une période de crise dont les arts vont très évidemment porter la trace. Comparée à des périodes comme le XVIe ou le XVIIIe siècle, où l'ait présente une unité, une originalité et une force rares, la production artistique. La création ne surgit pas dans un contexte de confiance mais d'inquiétude profonde, de recherches incessantes, de remise en cause de tous les acquis antérieurs. Elle est confrontée à des problèmes iconographiques nouveaux. Il s'agit pour elle de représenter les valeurs d'une autre civilisation naissante qui rejette celle du passé alors qu'elle garde malgré tout avec elle-ci des attaches iconographiques et formelles dont elle n'arrive pas tout à fait à se débarrasser. »

30 euros (code de commande : 13088).

 

Musées de Charleroi. Musée des Beaux-Arts, par Chantal Lemal-Mengot. Musée Jules Destrée, par Patricia Vanerck. Musée du Verre, par Chantal Lemal-Mengot. Musée archéologique, par Ratmond Brulet. Musée de l'Industrie, par Jean-Louis Delaet. Musée de la Photographie, par Georges Vercheval. Bruxelles, Crédit Communal, 1989. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 127 p., (collection « Musea Nostra », n° 17).
Table des matières :
   Le Musée des Beaux-Arts.
      - Rappel de la situation historique de Charleroi. Ses conséquences sur les arts.
      - Le bâtiment.
      - Les collections du musée.
         - La peinture : La peinture à l'aube du XXe siècle - Le XXe siècle : paysage industriel et réalisme social - 1928 : Nervia - Le groupe Maka - Le surréalisme en Hainaut - Les débuts de l'abstraction - La sculpture.
         - Le mobilier.

   Le Musée Jules Destrée et son espace.
      - Les collections du musée ou la vie d'un homme.
         - 1863-1891 : Le poète.
         - 1892-1905 : Le socialiste.
         - 1906-1908 : L'éveilleur de la conscience wallonne.
         - 1919-1921 : Le ministre des Sciences et des Arts.
         - 1922-1929 : L'humaniste.
         - 1930-1936 : Le fond d'une pensée.

   Le Musée du Verre.
      - Sa création.
      - Le verre, tradition wallonne.
      - Les collections du musée :
         - Une première section évoque le verre en tant que matériau.
         - Une deuxième section décrit le verre, ses origine, son évolution : Dans l'Antiquité - Découverte du soufflage à la canne et développement de la verrerie jusqu'à la Renaissance - Quelques types de décors - Les rénovateurs de l'art du verre - L'École de Nancy - Le Val-Saint-Lambert - 1920-1930 - Le XXe siècle.

   Le Musée archéologique.
      - Les collections du musée.
         - Préhistoire et protohistoire.
         - Période romaine (Ier-IVe s. après J.-C.).
            - La parure - La céramique.
         - Période mérovingienne (Ve-VIIIe s. après J.-C.).
         - Grès Sambriens (XVe-XXe s.).

   Le Musée de l'Industrie.
      - L'Association « Archéologie Industrielle de la Sambre ».
      - Les Forges de la Providence.
      - Collections du musée :
         - Le hall des laminoirs.
         - Les ateliers de mécanique.
         - L'imprimerie.
         - La forge en activité.
         - Archives - Archéologie-ACEC.

   Le Musée de la Photographie.
      - Le bâtiment.
      - Exposition permanente.
      - Les collections du musée :
         - Conservation.
         - Recherche.
         - Encouragement à la création.
         - Bibliothèque et centre de dosumentation.

15 euros (code de commande : 13143).

 

Paris-Bruxelles, Bruxelles-Paris. Réalisme - Impressionnisme - Symbolisme - Art nouveau. Les relations artistiques entre la France et la Belgique 1848-1914. Anvers-Paris, Fonds Mercator-Réunions des Musées Nationaux, 1997. Fort in-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 539 p., nombreuses illustrations, à l'état de neuf, épuisé.
Sur la jaquette :
   « Pendant la seconde moitié du XIXe siècle, la France entretint des liens particulièrement étroits avec la Belgique, ce jeune État plus proche de Paris que bien des provinces françaises. Cet ouvrage présente les échanges artistiques multiples et féconds qui ravivèrent leurs traditions communes, historiques, linguistiques et littéraires.
   La Belgique libérale ouvrit ses portes aux proscrits et exilés français comme aux voyageurs, de Baudelaire à Mirbeau, venus découvrir les richesses d'une culture imprégnée de l'esprit du Moyen Âge, de la Renaissance et de l'âge baroque. L'École de Barbizon, le réalisme de Courbet, puis l'impressionnisme de Manet ou de Monet, relayé en Belgique par les groupes des XX et de la Libre Esthétique, trouvèrent chez Rops, Stevens ou Ensor un écho évident. Au néo-impressionnisme de Seurat et de Signac répondit celui de Lemmen et de Van Rysselberghe. Le foyer artistique belge, creuset des avant-gardes à la fin du siècle, vint à son tour influencer en profondeur l'art français : en Belgique, cœur du symbolisme littéraire et artistique, se rencontrèrent Mallarmé, Verlaine, Maeterlinck et Verhaeren. L'Art nouveau, point d'orgue d'un demi-siècle de correspondances, se développa de part et d'autre de la frontière : architecture, mobilier, art graphique et arts décoratifs en offrent de magnifiques témoignages.
Publié à l'occasion de l'exposition présentée aux Galeries nationales du Grand Palais, à Paris, et au Musée des Beaux-Arts de Gand, cet ouvrage est rédigé par trente conservateurs et historiens d'art français et belges, sous la direction d'Anne Pingeot, conservateur général au musée d'Orsay, et de Robert Hoozee, conservateur du musée des Beaux-Arts de Gand.
   Les 450 œuvres exposées, qui appartiennent à toutes les disciplines artistiques, sont analysées dans des essais abondamment illustrés, complétés par une chronologie et des biographies des figures majeures de cette histoire à deux voix. »

80 euros (code de commande : 14027).

 

PHILIPPE (Joseph) La peinture liégeoise au XVIIe siècle. Bruxelles, Éditions du Cercle d'Art, 1945. In-8° broché, jaquette, 51 p., XXXII planches hors texte, (collection « L'Art en Belgique »).

9 euros (code de commande : 360/59).

 

PIRON (André) Joachim le Patinier - Henri Blès. Leurs vrais visages. Gembloux, Duculot, 1971. In-8° broché, 64 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 9).

8 euros (code de commande : 58/373).

 

[PIRON (Luc)]. Luc Piron. Antwerpen, Lens Fine Art, 1976. In-12 carré broché, 15 feuillets non chiffrés, illustrations en noir.
@ Catalogue de l'exposition avec un texte de Chris Lenaerts et Claude Devos.

12 euros (code de commande : 113/69).

 

POIRIER (Pierre) — Initiation à la peinture flamande. Édition définitive. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1962. In-8° broché, 270 p., nombreuses héliogravures hors texte.

8 euros (code de commande 386/60).

 

Primitifs flamands anonymes. Maîtres aux noms d'emprunt des Pays-Bas méridionaux du XVe et du début du XVIe siècle. Bruges, Ville de Bruges, 1969. Grand in-8° broché, 190 p., illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Catalogue de l'exposition éponyme organisée au Groeningmuseum, à Bruges, du 14 juin au 21 septembre 1969.
Texte du dépliant de présentation de l'exposition :

   L'exposition des Primitifs Flamands Anonymes s'inscrit dans la tradition de Bruges qui, depuis 1902, a organisé toute une série de brillantes expositions consacrées à la peinture flamande ancienne. Cette fois l'exposition aura un caractère particulièrement inédit et attrayant.
   Il y eut en Flandre aux XVe et XVIe siècles, dans les célèbres ateliers de peinture où ouvrèrent Van Eyck, Van der Weyden, Memling, etc... toute une série de peintres également productifs, dont les noms sont inconnus.
   Les recherches subtiles des historiens d'art ont en partie regroupé ces œuvres par la critique de style, autour de tableaux pilotes. Ainsi des personnalités picturales bien distinctes se sont détachées du chaos. Chacune d'elles fut dotée d'un nom d'emprunt, se rapportant à une œuvre importante, à une date bien précise ou au lieu de conservation (par ex. le Maître de la Légende de Sainte Ursule, le Maître de 1499, le Maître du Saint-Sang).
   L'exposition de Bruges rassemblera pour la première fois, grâce à une large collaboration internationale, une sélection de ces tableaux disséminés dans le monde entier. Hormis le catalogue, avec l'appareil scientifique, le visiteur désirant des commentaires moins spécialisés, aura l'occasion d'acquérir le guide qui décrira et expliquera tous les tableaux, d'ailleurs tous reproduits dans ce manuel.

13 euros (code de commande : 14383).

 

[RELENS (Gaston)]. LACROIX (Raymond) et TOEBOSCH (Wim) Relens. S.l., Mecenart, 1996. In-12 broché, 92 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs (collection « Art Poche »).

8 euros (code de commande : 390/57).

 

ROLLAND (Paul) — Les Primitifs tournaisiens. Peintres et sculpteurs. Bruxelles-Paris, Librairie Nationale d'Art et d'Histoire, 1932. In-4° broché, 104 p., XXIV planches, exemplaire non coupé.
Avant-propos :
   « Je ne prétends pas apporter la « solution définitive » de tous les problèmes que soulève la question du « Maitre de Flémalle ». Il m'a semblé toutefois que, dans les derniers combats livrés autour d'elle, les armées, tout en poussant des cris de guerre impressionnants et en employant même des moyens d'action inédits, usaient encore très souvent d'armes ébréchées, manquaient de précision dans l'attaque ou n'enlevaient que des positions négligées par l'adversaire. Il convient pourtant de savoir si l'enjeu de la bataille se présente bien sous l'aspect qu'on lui prête, si les manœuvres se justifient, si la tactique est adéquate, si les lames sont bien trempées.
   Je compte le faire en toute objectivité. Aussi bien, et je tiens à le déclarer dès l'abord, la question des langues – qui fut parfois le plus grand mobile des discussions en la matière – est absolument étrangère à celle-ci. Elles ne sont même pas subordonnées l'une à l'autre, leurs plans se situant dans des mondes différents de l'idéologie. Il n'y a jamais eu d'École « flamande » si l'on attache à cette expression un sens linguistique, ni, par voie de conséquence, d'École,« wallonne ». Il n'y a eu, au XVe siècle, qui sera ici plus spécialement en cause, qu'une grande École des Pays-Bas – nous dirions même, par anticipation, une École belge groupant des ateliers ou, si l'on veut, de plus petites Écoles locales de Flandre et de Hainaut, de Brabant et du pays de Liège. Les commerçants méridionaux qui, au siècle suivant, ont commencé à appeler « flamands » tous les artistes issus de nos anciennes provinces ont commis le même sophisme – la littérature y verra une qualité sous le nom de synecdoque – que les chefs d'États centraux qui, un siècle plus tard encore, qualifièrent de « wallonnes » les bandes armées levées par eux sur tout notre territoire national. Nous ne nous élèverons cependant pas contre ces dénominations aujourd'hui universellement reçues ; ce serait tout simplement risible. Toutefois, il serait plus ridicule encore de nous prêter une arrière-pensée cacique que, seule, une interprétation antihistorique de pareilles expressions peut engendrer.
   Si, à la suite de nos recherches, nous sommes amené à conclure que Roger de le Pasture – qu'il doive s'identifier avec « Flémalle » ou rester distinct de lui, peu importe, – après être né à Tournai, a réellement reçu sa formation artistique dans la même ville, alors plus que wallonne puisque française, nous n'en considérerons pas moins son passage définitif à Bruxelles et sa flamandisation (Van der Weyden) comme une preuve de l'unité de culture de notre vieux sol et comme un exemple de fraternisation par-dessus nos frontières internes. »

40 euros (code de commande : 12860).

 

ROUSSEAU (Félix) La sculpture aux XVIIe et XVIIIe siècles. Bruxelles, Van Oest, 1911. In-8 broché, 160 p., illustrations hors texte, rousseurs, (« Collection des Grands Artistes des Pays-Bas »).

8 euros (code de commande : 392/57).

 

   [RUBENS]. MICHEL (J.F.M.). Histoire de la vie de P.P. Rubens...
   
Bruxelles, De Bel, 1771.
   
Cette édition originale est l'un des premiers ouvrages consacrés à Rubens.
   Pour en savoir plus...

120 euros (code de commande : 10173/M).

 

SABATINI (Liliane) — Le musée de l'art wallon à Liège. Bruxelles, Crédit Communal, 1988. In-4° broché, 128 p., illustrations en couleurs (collection « Musea Nostra », n° 7).
Table des matières :
   Genèse d'un musée :
      - Un rêve évanoui.
      - Des relations d'une académie et d'un musée.
      - Péripéties révolutionnaires.
      - Un collectionneur, Henri Hamal.
      - Un donateur, Louis-Pierre Saint-Martin.
   Formation d'un musée communal :
      - Errance.
      - Enrichissement des collections.
   Un musée de l'art wallon :
      - Prémices.
      - Création.
      - Inauguration.
      - Nouvelle installation à l'îlot Saint-Georges.
      - De l'appréciation des collection.
      - Conscience d'un patrimoine.
   Les collections :
      - Le paysagiste Henri Blès.
      - Lambert Lombard et son école.
      - Les XVIIe et XVIIIe siècles.
      - Néo-classicisme et romantisme.
      - La sculpture au XIXe siècle.
      - Réalisme et naturalisme.
      - L'École de Verviers.
      - L'impressionnisme.
      - Le symbolisme.
      - L'expressionnisme.
      - Le groupe « Nervia ».
      - Le surréalisme.
      - L'art abstrait et « Cobra ».
      - Les tendances nouvelles.

13 euros (code de commande : 12662).

 

SANDER PIERRON Les Mostaert. Jean Mostaert dit le maître d'Oultremont. Gilles et François Mostaert. Michel Mostaert. Bruxelles, Van Oest, 1912. In-8 broché, 152 p., illustrations hors texte, rousseurs, (« Collection des Grands Artistes des Pays-Bas »).

8 euros (code de commande : 393/57).

 

[SCHÕNBERG (Rodolphe)]. LEBEER (Louis) — Rodolphe Schõnberg peintre-graveur. Étude critique et catalogue de l'œuvre gravé. Rotterdam, Ad. Donker, 1949. In-4° sous reliure d'éditeur, 203 p., deux reproductions en couleurs contrecollées + nombreuses reproductions en noir, tirage limité à 560 exemplaires.

45 euros (code de commande : 319/67).

 

[SEGHERS (Gérard)]. DELVINGT (Anne) — Quatorze tableaux de Gérard Seghers retrouvés. Mons, Sils Maria, 2000. In-8° broché, 69 p., illustrations.
@  « La légende de quatorze gravures de Schelte Bolswert montrant les Douze apôtres avec le Christ et saint Paul mentionne que ces estampes reproduisent des peintures de l'artiste anversois Gérard Seghers (1591?1651). Aucun tableau de cette série peinte par Seghers ne semblait subsister. Or, quatorze toiles conservées dans le couvent de l'ancien hôpital de Sainte-Élisabeth à Saint-Ghislain correspondent exactement aux compositions de Seghers gravées par Schelte Bolswert - à une exception près pour la toile représentant Saint Jude Thaddée, dont le modèle diffère totalement de l'estampe. La qualité des toiles conservées au couvent atteste de l'authenticité des œuvres. »

6,20 euros (code de commande : 5650).

 

SEUPHOR (Michel) — La peinture abstraite en Flandre. Avec le concours de Maurits Bilcke, Léon-Louis Sosset, Jan Walravens. Avant-propos par Émile Langui. Anvers, Fonds Mercator, 1974. In-4° sous reliure et étui d'éditeur, 315 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ces dernières contrecollées.
Liste des artistes étant l'objet de notes et de commentaires :
Comme nous le voyons, la Flandre est ici prise dans un sens très large...
Maurits Bilcke a rédigé les notices sur Antoine, Bergen, Ferdinand Bilcke, Carette, Closon, De Cocker, Delahaut De Clercq, De Leeuw, De Troyer, Donas, Drybergh, Gailliard, Grosemans, Haccuria, Haeck, Keunen, Klemeneij, Lacasse, Léonard, Mackowiak, Maes, Noël, Patoor, Peeters, Rets, Rover, Schelck, Schmalzigaug, Sempels, Servranckx, Seuphor, Swimberghe, Teszlak, Van Anderlecht, Van Breedam, Vandenbranden, Van Dooren, Vanermen, Van Lange, Van Severen, Vantongerloo, Wittevrongel et Wolfs.
Léon-Louis Sosset a rédigé les notices sur Bonnet, Bulcke, Jan Burssens, Bury, Carlier, Cobbaert, Collignon, Corriat, De Sauvage, De Vlamynck, Dorchy, Dubail, Dudant, Engel-Pak, Flouquet, Guiette, Guillain, Heerbrandt, Holley, Ide-Perez, Jadot, Kerels, Lacomblez, Lacour, Lahaut, Lambilliotte, Leblanc, Lewy, Lismonde, Londot, Lucas, Mara, Marstboom, Mels, Mendelson, Morel, Mortier, Orix, Quinet, Silvin, Staritsky, Ubac, Van de Velde, Velle, Warrand et Zimmermann.
Jan Walravens a rédigé les notices sur Alechinsky, Bertrand, Boel, Bogaert, Gaston Burssens, Claus, Daenens, De Boeck, De Maegd, De Vogelaere, Dupuis, Eemans, Ganzevoort, Gentils, Gilles, Grooters, Joostens, Landuyt, Leunens, Matthijs, Meerbergen, Guy Mees, Joseph Mees, Mesens, Michaux, Milo, Ongenae, Peire, Raveel, Saverys, Vanderauwera, Vandendriessche, Vandercam, Van Gijsegem, Van Hoeydonck, Van Lint, Verheyen, Versiockt, Vierick, Welles et Wyckaert.

90 euros (code de commande : 10327).

 

[SIMON (Armand)]. STAVAUX (Michel) Le Maître du Hasard. Illustrations d'Armand SIMON. Bruxelles, André De Rache, 1975. In-folio en ff. sous coffret d'éditeur (355 ´ 455 mm.), 59 p., tirage limité à 34 exemplaires dont 9 hors commerce réservés aux collaborateurs et marqués H.C. et 25 sur vélin d'Arches pur chiffon, numérotés de I à XXV accompagnés d'un dessin original d'Armand SIMON (256 ´ 343 mm.), notre exemplaire porte le numéro 4.
@ Armand Simon (1906-1981) était l'ami d'Achille Chavée et de Fernand Dumont. Très impressionné par Les Chants de Maldoror qu'il découvre en 1923, il réalise ses premiers dessins d'inspiration surréaliste en 1933. « Il adhère au groupe Rupture en 1936 et suit ses amis Chavée et Dumont dans le Groupe surréaliste de Hainaut sans accorder grande importance aux querelle politiques. » Armand Simon était apprécié par Christian Dotremont, Hans Bellmer, Marcel Brion et Yves Bonnefoy. L'érotisme est omniprésent dans son œuvre et, à propos de sa représentation de la femme, Xavier Canonne le rapproche de Bellmer en notant qu'« Il y a chez les deux artistes l'idée commune d'un assemblage qui recompose le corps, la notion d'une fusion totale des amants, d'un corps imaginaire et sans cesse imaginé, incessante reconstruction du corps de la femme ». (Achille Béchet et Chrisitne Béchet, Surréalistes wallons).

625 euros (code de commande : 10329).

 

[SOMVILLE]. BRYS-SCHATAN (Gita) — Roger Somville. Bruxelles, Vokaer, 1988. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 490 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   « La peinture de Roger Somville fait partie de notre univers visuel.
   Qui n'est familier de ses personnages ? Qui n'a été interpellé, au passage, par la noirceur démesurée des regards ? Qui n'a réagi au choc des couleurs, qui ne s'est laissé fasciner par ces figures rubéniennes, toutes sœurs ? Qui ne s'est pris au charme du trait souple et nerveux de ses dessins ?
   L'œuvre, comme l'homme, ont une présence intense, et Somville est aujourd'hui, de manière incontestable un des peintres belges les plus connus. Il est l'un des principaux représentants du mouvement réaliste, aux plans national et international.
   Cependant, peu d'artistes ont suscité autant de jugements hâtifs, de prises de position à 1'emporte-pièce, déclenché autant de controverses ou d'admirations inconditionnelles. C'est que Roger Somville n'a rien fait pour se concilier les faveurs de la mode, courtiser le marché de l'art ou s'assurer la complicité des cercles de la critique. Bien au contraire, en rupture, toujours, il se situe en face, mais non en marge.
   Innombrables furent, au cours de sa carrière, les tirs de barrage, les chapes de silence, les ostracismes s'abattant sur son œuvre. Qu'importé, l'artiste en sort fortifié, et son art confirmé à travers des métamorphoses, et la transposition plastique des phénomènes de la réalité.
   De prise de position en mouvement collectif, d'exposition en manifeste mural, de livre en conférence, Somville fait avancer sa peinture et ses idées dans le sens de l'attitude réaliste dont il se réclame.
   Et voici qu'il semble soudain que la sensibilité de l'époque se transforme, comme pour lui donner raison. Car l'évolution de l'art contemporain tend à réconcilier Art et Réalité. Beaucoup ont – ou devront – opérer à l'égard de Somville, une révision déchirante, faute de quoi, de nouvelles générations mettront en doute leur clairvoyance et l'objectivité de leur jugement.
   Personnage hors format, aux dons prolifiques, à la force créatrice foisonnante, à la voix généreuse et presque prophétique, l'artiste s'est imposé, et son œuvre aujourd'hui nous subjugue.
   Considérant quarante années de création intense, on peut sans doute affirmer que Roger Somville a atteint la maturité de son art. Le moment est venu de tracer un bilan.
   Cerner dans un livre une œuvre comme celle-ci est une entreprise d'envergure : l'homme est complexe et ses talents variés.
   Notre livre devait nécessairement présenter plusieurs facettes. S'ouvrant sur un texte de Gita Brys-Schatan, il tente, pour commencer, une analyse interne de l'œuvre : composition, thèmes, personnages, technique, signification. Il situe ensuite l'artiste dans son temps, grâce à une étude historique du réalisme, vu dans son contexte. Il se poursuit enfin par un essai de définition des rapports subtils de l'art avec la mode.
   Ainsi introduite, une majestueuse rétrospective en images déroule, au fil des reproductions de grand format, les étapes de la carrière de Roger Somville, et montre l'évolution de sa peinture en s'attardant sur les réalisations les plus récentes.
   On y retrouve les registres variés de l'artiste, de la tapisserie au mur peint, du dessin à la toile, et les grands thèmes de son inspiration. Rarement monographie fut aussi prolixe en documents de qualité.
   La rétrospective est suivie d'une séquence biographique où sont rassemblées de nombreuses photos d'archives. Enfin des annexes importantes offrent, outre une bibliographie quasi exhaustive et une chronologie précise, des extraits d'un certain nombre de textes fondamentaux de l'artiste, ou sur l'artiste. »

90 euros (code de commande : 14242).

 

SONKES (Micheline) — Dessins du XVe siècle : groupe van der Weyden. Essai de catalogue des originaux du maître, des copies et des dessins anonymes inspirés par son style. Bruxelles, Centre National de Recherches Primitifs Flamands, 1969. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, IX, 324 p., LXVIII planches en noir hors texte.
Introduction :
   Nous nous proposons d'étudier les dessins attribués à Roger van der Weyden, les copies dessinées d'après ses tableaux et les feuillets anonymes marqués par son style.
   Nous excluons donc les dessins attribués à des artistes bruxellois et révélant une certaine influence de Roger, lorsqu'ils ne dérivent pas directement d'un tableau de celui-ci. Nous pensons surtout aux feuillets inscrits au catalogue de Vranckc van der Stockt. Nous éliminons également le Recueil d'Arras (Arras, Bibliothèque de la Ville, ms 266) dont de nombreux dessins se rattachent à l'œuvre de Roger car il serait hasardeux de les isoler de leur contexte avant qu'une enquête exhaustive de l'ensemble du manuscrit ait pu être réalisée. Et c'est là une étude en soi.
   Parmi les dessins retenus dans le présent travail, il n'y en a pas un seul dont l'originalité et l'attribution n'aient jamais été mises en doute.
   Les documents d'archives et les sources littéraires qui mentionnent des dessins de Roger van der Weyden et de son entourage sont pratiquement inexistants. Actuellement le seul document connu, qui soit antérieur à 1800, est un extrait du catalogue des collections de Jérôme van Winghe, chanoine de la cathédrale de Tournai ; le texte date du début du XVIIe siècle et a été publié par Weale. On y lit : « Notre Dame, au crayon, de maître Rogier. enchâssé.
   Pourtraits de quelques femmes au crayon, de maître Roger; enchâssé ».
   Ce texte est inutilisable à cause de son imprécision même quant au sujet et à la technique des œuvres citées. Le seul crédit qui peut être accordé à l'attribution, un siècle et demi après le décès de l'artiste, est qu'elle se fait l'écho d'une tradition selon laquelle Roger aurait dessiné des sujets religieux et des portraits.
   Un catalogue fut imprimé à l'occasion de la vente de la collection Cornelis Ploos van Amstel, à Amsterdam, le 3 mars 1800. Parmi les œuvres dispersées figuraient des dessins. Sous le n° 14 une Vierge et Enfant, avec un moine en prière est mentionnée comme étant de Roger de Bruges et fort louée pour la qualité de son tracé. Ce dessin n'a pu être retrouvé. Par contre, sous le n° 60 du même catalogue, un Buste de jeune femme est attribué à Antonello de Messine : c'est le dessin conservé actuellement au British Muséum à Londres (inv. pp 1-17), exécuté d'après un tableau de l'entourage de Roger van der Weyden. Cet exemple est révélateur de la valeur des attributions et des difficultés qu'elles posent. Exception faite pour le dessin de l'Exhumation de saint Hubert, mentionné comme étant de Quentin Metsys par Weigel en 1836, aucun des dessins qui font l'objet de la présente étude n'apparaît, à notre connaissance, dans la littérature avant 1850.
   Ce sont les travaux de Waagen qui fournissent les premières données positives sur ceux-ci. Suite à son voyage en Angleterre, en 1854, il restitue à l'école flamande le Buste de jeune femme déjà mentionné et surtout il attribue à « Roger van der Weyden le vieux » la Marie-Madeleine du British Muséum (inv. n° 1824.00-9.2), en laquelle il voit une étude préparatoire pour le volet droit du triptyque Braque (Paris, Musée du Louvre) alors en possession du Marquis de Westminster ; cette opinion a encore ses partisans à l'heure actuelle.
   Depuis lors, les monographies consacrées à Roger van der Weyden et au Maître de Flémalle, notamment par Winkler, Friedlander et Beenken, comportent quelques pages, sinon plusieurs allusions à des dessins. Ces auteurs les utilisent en fonction des tableaux étudiés. Tout en insistant sur la valeur propre de certains dessins, le professeur Lebeer estime, lui aussi, qu'il y a intérêt à confronter dessins et tableaux.
   Vu l'absence de sources anciennes, notre étude sera donc également étayée par des comparaisons principalement d'ordre stylistique avec les tableaux. Malheureusement aucun tableau de Roger encore conservé à l'heure actuelle n'est signé ou authentifié par une source contemporaine. L'établissement de son catalogue se base sur les inventaires des biens de Marguerite d'Autriche, datés de 1516 et de 1524, et sur celui des œuvres données par Philippe II au monastère de l'Escorial en 1574. Autour des quelques tableaux identifiés grâce à ces documents tardifs, d'autres compositions peintes ont été groupées en raison de leurs similitudes stylistiques ou chromatiques ; selon leur qualité, elles sont communément départagées en originaux et œuvres d'école. D'autre part, les tableaux présentant un aspect plus archaïque et plus narratif ont été classés, suivant certains historiens d'art, sous l'étiquette du Maître de Flémalle. Quant à nous, pour ce travail, nous n'avons pas voulu prendre position concernant la répartition assez délicate, sinon parfois aléatoire, entre les œuvres attribuées au Maître de Flémalle et à Roger van der Weyden. Nous avons retenu l'ensemble des tableaux communément attribues à l'un et l'autre maître par les historiens d'art afin d'y recourir par comparaison avec les dessins inventoriés ci-après.
   Cette méthode comparative est traditionnelle. Un nouveau critère se présente actuellement qui, lorsqu'il sera suffisamment développé et mis au point, s'avérera sans doute bénéfique. Il s'agit du dessin sous-jacent révélé par les rayons infra-rouges perçant les couches de couleurs des tableaux. La documentation en ce domaine est encore trop fragmentaire pour recourir à cette méthode dans le présent travail ; nous l'avons cependant expérimentée. Ensuite nous avons comparé le dessin sous-jacent de quelques tableaux de Roger van der Weyden avec certains dessins de qualité : ceux que nous considérons comme des originaux de Roger ainsi qu'une des Marie-Madeleine du British Muséum à Londres et la Sainte Véronique du Fitzwilliam Muséum à Cambridge. Cette confrontation a confirmé l'attribution à Roger des premiers et le rejet des deux derniers.
   Les dessins qui font l'objet de ce travail étant extrêmement dispersés, aussi bien en Europe qu'aux États-Unis, il ne nous a pas été possible de les voir tous. Nous avons pu étudier les collections du Musée Boymans-van Beuningen à Rotterdam, du Musée du Louvre, de l'École des Beaux-Arts et de la Bibliothèque Nationale à Paris, du British Muséum à Londres et de l'Ashmolean Muséum à Oxford. De plus quelques dessins furent envoyés à Bruxelles à l'occasion de l'une ou l'autre exposition.
   L'inventaire que nous dressons ici n'a pas la prétention d'être complet : pour en avoir la certitude, il aurait fallu visiter toutes les collections publiques d'Europe et des États-Unis, sans compter les collections privées. Déjà au Louvre et au British Muséum nous en avons découvert deux qui n'avaient jamais été publiés. Dans les collections dotées d'un catalogue, les œuvres anonymes ne sont pas toutes reproduites, ainsi qu'il a été dit plus haut ; c'est parmi celles-ci qu'il y a peut-être encore des découvertes à faire. Comme de nombreux dessins étudiés ici sont inventoriés parmi les dessins étrangers, surtout allemands, soit à tort, soit parce qu'ils sont des copies, non flamandes, de tableaux de Roger ou de son entourage, le champ d'investigation est presque illimité.
   Les premiers dessins retenus sont ceux qui présentent les rapports les plus étroits avec les tableaux du groupe Van der Weyden-Maître de Flémalle : c'est-à-dire les études préparatoires ou les copies d'après ceux-ci. Nous en trouvons vingt-cinq. Parmi eux, dans six cas, deux ou trois dessins doivent être rapprochés du même tableau, obligeant non seulement à une confrontation avec celui-ci mais aussi entre les dessins eux-mêmes. La médiocrité de certains, la trop grande concordance avec les tableaux et l'absence de toute recherche de mise en place décèlent la copie. Des différences stylistiques telles que la présence de particularités inconnues chez cet artiste dans le rendu des détails anatomiques et des traces de maniérisme révélatrices d'une époque plus tardive l'attestent aussi. Dans cette première série de dessins, il n'y en a pas un seul que sa qualité et son style permettent de considérer comme un original de Roger ou du Maître de Flémalle.
   D'autres dessins présentent des variantes par rapport aux tableaux groupés sous ces deux noms. Une gamme d'hypothèses est possible à leur propos : copies libres d'après des tableaux attribués aux maîtres ou à leur école, variantes originales d'après ces œuvres, études préparatoires ou copies d'après des tableaux disparus. L'existence antérieure de ceux-ci est parfois prouvée par la survivance de fragments, par des descriptions anciennes ou par l'existence de plusieurs versions peintes ou dessinées indépendantes les unes des autres. La qualité supérieure, l'aisance remarquable dans l'exécution et une grande économie de moyens permettent d'affirmer que cinq d'entre eux sont dignes d'un grand maître, nous les considérons comme des originaux de Roger : ce sont une Tête de Vierge au Louvre à Paris, une Tête de vieillard à l'Ashmolean Muséum à Oxford, une Vierge à l'Enfant bénissant au Musée Boymans-van Beuningen à Rotterdam, un Portrait d'homme au Kupferstichkabinett à Berlin et un Portrait de femme au British Muséum à Londres ; leur confrontation renforce cette attribution. Quelques dessins, qui rappellent le style de Van der Weyden, doivent être rapprochés d'autres œuvres que des tableaux, notamment d'un chapiteau et d'une chape.
   Une dernière série de dessins ne présentent que de vagues réminiscences du style de Roger à côté de particularités qui révèlent un style plus tardif ou étranger. »

40 euros (code de commande : 14035).

 

[TERBOCH (Gérard)]. HELLENS (Franz) Gérard Terborch. Bruxelles, Van Oest, 1911. In-8 broché, 132 p., illustrations hors texte, rousseurs, (« Collection des Grands Artistes des Pays-Bas »).

8 euros (code de commande : 363/57).

 

THIRY (Michèle) — De l'art déco aux années 50. Le verre et le cristal belges dans le monde. Charleroi, Rotary Club de Charleroi-Ouest, 1987. In-8° broché, 264, [83 (illustrations en noir et en couleurs)], [34 (légendes des illustrations et bibliographie)] p., édition quadrilingue (français, néerlandais, allemand, anglais).
Table des matières :
   I. L'après-guerre ou les années folles (1° Val Saint-Lambert : un vent nouveau. 2° Les verreries de Fauquez. 3° Les verreries de Scailmont).
   II. L'exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes (Paris 1925) (1° La Belgique. 2° Les cristalleries du Val Saint-Lambert. 3° Un pavillon de marbrite).
   III. Le centenaire du Val et les catalogues de prestige.
   IV. Les années « 30 » (1° Dans le bassin liégeois. 2° La gobleterie dans le bassin du Centre. 3° L'élan artistique dans le Centre : a. Henri Heemskerk : les verreries de Scailmont. b. Ch. Catteau à Scailmont. c. L. Lauwerys chez Michez-Massart de La Louvière. d. L. Mairesse à Vercentre. e. P. Bernard à la Gobleterie Nationale. f. Karl et Paul Heller aux Verreries et Gobleteries Nouvelles. g. Arver).
   V. Une belle audace (1° Au Cinquantenaire. 2° Barcelone 1929. 3° Le Centenaire de la Belgique. 4° Anvers et Liège célèbrent l'Indépendance. 5° Une maison de verre. 6° Les colonies de 1931 (Vincennes). 7° La World's fair (Bruxelles 1935). 8° Arts et techniques dans la vie moderne (Paris 1937)).
   VI. Vitrail, panneaux sablés et dalles moulées (1925-1940).
   VII. Le luminaire.
   VIII. Décadence des gobleteries.
   IX. Graffart, Delvenne et les Italiens (1° La gravure. 2° Voyage aux États-Unis (1950)).
   X. De grands verriers (1° L'art du verre (Paris 1951). 2° Esthétique industrielle aux Triennales de Milan (1954 et 1957). 3° Expo 58 (Bruxelles). 4° Les nouvelles techniques du vitrail. 5° Panneaux et miroirs gravés).

40 euros (code de commande : 12666*).

 

Trésors d'art du Hainaut. [Mons], 1953. In-8° broché sous jaquette, 242 p., L planches en noir hors texte.
@  Il s'agit du catalogue de l'exposition présentée à la chapelle Saint-Georges et dans le cloître des Visitandines, à Mons, du 17 mai au 13 juillet 1953, sous l'organisation du comte J. de Borchgrave D'Altena, de Paul Fierens et de Maurice-A. Arnould. Comme le précise une note manuscrite à la page de garde, il s'agit de la « seconde édition, revue et corrigée. On y a ajouté une bibliographie et une liste des participants. »
Table des matières :
Avertissement et Introduction, par J. de Borchgrave d'Altena.
Physionomie historique du Hainaut, par Maurice-A. Arnould.
Archéologie romaine et mérovingienne, par G. Faider-Feytmans.
Architecture, par S. Brigode et J. Cassart.
Sculpture, par S. Brigode et J. Cassart.
Cuivre, Bronze et Fer forgé, par S. Brigode et J. Cassart.
Orfèvreries, par G. Duphénieux.
Manuscrits à peintures, par L. Fourez.
Peinture, par P. Fierens.
Vitraux, par J. Helbig.
Estampes et iconographie, par L. Lebeer.
Textiles, par M. Crick-Kuntziger, G. Platteau et Risselin-Steenebrugen.
Céramiques, par G. Faider-Feytmans.
Héraldique, par L. Fourez.
Musique, par la marquise de la Boëssière-Thiennes.
Bibliographie.

15 euros (code de commande : 11562).

 

[TYTGAT (Edgar)]. DASNOY (Albert) — Edgard Tytgat. Catalogue raisonné de son œuvre peint, établi avec la collaboration de Madame Gisèle Ollinger-Zinque. Bruxelles, Laconti, 1965. In-4° sous reliure et jaquette (défraîchie) d'éditeur, 315 p., nombreuses illsutrations en noir et quelques-unes contrecollées en couleurs, (collection « Maîtres de la Peinture Contemporaine en Belgique », n° I).
Extrait de la préface :
    « L'œuvre d'Edgard Tytgat présente une très grande diversité. Cette diversité n'est pas seulement celle qu'entraînent pour tout artiste le cours de la vie, le mûrissement, l'évolution de ses préoccupations et de sa manière. Chez Tytgat, elle résulte principalement de l'extrême mobilité de sa nature, et d'un dédoublement presque constant de sa personnalité. Cependant, à travers toutes ses variations, il est demeuré essentiellement narratif. Tytgat n'a jamais cessé de raconter d'une manière ou de l'autre, même quand il peignait la mer, même quand il peignait des fleurs. Les fleurs sont, pour la plupart des peintres, le morceau de peinture par excellence. Pour Tytgat, elles étaient « un bouquet d'amour », ou « le bouquet de la Sainte Maria », ou « le souvenir d'une visite sympathique ». Il n'aimait pas trop peindre les fleurs pour elles-mêmes. Il l'a fait à différentes reprises, et fort bien, surtout à l'époque où il avait acquis toute sa dextérité. Mais presque toujours il lui fallait disposer autour quelques bibelots, qui excitaient sa verve. Il lui arriva de s'impatienter, ou de s'inquiéter, de la réputation que son génie narratif lui faisait. À certains moments il l'eut volontiers sacrifiée au sérieux de la peinture, qui, on le sait, doit fuir l'anecdote. Mais il ne l'a jamais fait, et, en vérité, il ne l'aurait pas pu. Le besoin de raconter lui était naturel. C'est lui qui mettait toutes ses facultés en branle. Il procédait de l'esprit d'observation qui était ce qu'il y avait de plus vif en lui, et de plus constant. Un esprit d'observation perpétuellement en éveil, qui s'appliquait aux gens, à leurs faits et gestes, à leur tournure. Il suffisait de l'observer lui-même un instant, avec son œil étonné, attentif et facilement narquois, pour s'apercevoir qu'il était en train de vous voir à sa manière et de faire de vous un personnage à la Tytgat. C'est une occupation, ou plutôt un plaisir dont il ne s'est jamais lassé : le double plaisir de regarder les êtres de la création, hommes, bêtes ou choses, et de les situer dans son monde tytgatien, qui était extensible à tout ce que le spectacle de la vie pouvait lui offrir. Il faut ajouter pourtant que Tytgat n'a jamais observé et raconté qu'en poète ; que son monde n'est pas un monde comique mais un monde poétique. On peut épiloguer beaucoup sur son œuvre, il prête à mille connnentaires intéressants, à mille anecdotes, mais tout ce qu'on dira à son sujet ne créera que des malentendus, si l'on perd de vue que c'est sa qualité poétique qui lui donne son sens et toute sa valeur. »

90 euros (code de commande : 13528).

 

[VAN BELLEGHEM]. Roger Van Belleghem. Knokke-Zoute, Galerie Verwee, 1976. In-4° broché, [84] p., illustrations en noir et en couleurs, textes en français et en néerlandais, tirage limité à 500 exemplaires, celui-ci est signé par l'artiste.
   @  L'ouvrage contient une introduction en néerlandais par Henri Meuleman et Prolégomènes pour Roger Van Belleghem, par Albert Dupuis.

20 euros (code de commande : 12979).


[VAN DEN BERGHE]. LANGUI (Émile) — Frits van den Berghe 1883-1939. Catalogue raisonné de son œuvre peint. Bruxelles, Laconti, 1966, In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, XXII, [266] p., nombreuses reproductions en noir et en couleurs, (collection « Maîtres de la Peinture Contemporaine en Belgique », volume II), exemplaire dédicacé par l'auteur.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Introduction.
   - Documents.
   - Biographie.
   - Liste des expositions personnelles ou collectives.
   - Septante-huit œuvres choisies parmi les plus représentatives de chaque époque de la carrière de l'artiste.
   - Catalogue critique et documentaire de l'œuvre peint de Frits van den Berghe.
   - Illustration de l'œuvre peint.
   - Bibliographie.
   - Liste alphabétique des titres et table de concordance.

80 euros (code de commande : 14036).

 

 

[VAN DER WEYDEN (Roger)]. LAFOND (Paul) Roger Van der Weyden. Bruxelles, Van Oest, 1909. In-8 broché, 122 p., illustrations hors texte, rousseurs, (« Collection des Grands Artistes des Pays-Bas »).

8 euros (code de commande : 367/57).

 

[VAN DE WOESTYNE (Gustave)]. COLLIN (Christian) Gustave van de Woestyne. L'art et l'esprit. Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1993. In-8° broché, 111 p., illustrations, (« Mémoire de la Classe des Beaux-Arts », collection in-8°, 3e série, tome V), jaquette.

10 euros (code de commande : 394/62).

 

[VAN DYCK]. Tome I : Peintures. [Par] Arthur K. Wheelock, Jr., Susan J. Barnes, Julius S. Held [et] Christopher Brown, Oliver Millar, Carol Christensen, Jeffrey M. Muller, Zirka Zaremba Filipczak, J. Douglas Stewart. Washington - Anvers, National Gallery of Art - Fonds Mercator, 1991. Tome II : Dessins. [Par] Christopher Brown. New York - Anvers, The Pierpont Morgan Library - Fonds Mercator, 1991. Deux volumes sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, t. I : 383 p., t. II : 293 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   
@ L'édition anglaise du tome I a été publiée à l'occasion de l'exposition Anthony van Dyck organisée par la National Gallery of Art, Washington, du 11 novembre 1990 au 24 février 1991 et celle du tome II à l'occasion de l'exposition The Drawings of Anthony van Dyck organisée à la Pierpont Morgan Library, à New York et au Kimbell Art Museum, à Fort Worth, du 15 février au 21 avril et du 1er jui au 11 août 1991.
Préfaces :
   Tome I :
   « Van Dyck appartenait à une génération d'artistes exceptionnels, dont faisaient aussi partie Bernini, Velàzquez et Rembrandt, nés à l'aube du XVIIe siècle. Tout comme eux, Van Dyck fixa de manière originale et durable l'image des milieux sociaux qu'il fréquenta. Ceux-ci étaient situés en Flandre, en Italie, et jusqu'à la cour du roi Charles Ier à Londres. Son style, où le grand se marie au naturel, le cérémoniel à l'intime, l'épique au personnel, firent de lui l'un des artistes les plus recherchés de son époque, et il devait par la suite inspirer des peintres aussi différents que Sir Joshua Reynolds et John Singer Sargent.
   Le hasard voulant que leurs goûts coïncident, P.A.B. Widener et Andrew Mellon enrichirent leurs collections d'anciens maîtres par de remarquables toiles d'Antoine van Dyck. L'aristocratique élégance de ses portraits séduisit sensiblement les collectionneurs, et ils se donnèrent beaucoup de peine pour acquérir les meilleurs Van Dyck et les transférer au Nouveau Monde. Leurs legs à la National Gallery of Art, auxquels vinrent s'ajouter les importants apports des collections Kress et Whitney, ont constitué un ensemble d'œuvres de Van Dyck d'une richesse extraordinaire qui depuis longtemps fait la fierté de ce musée. Il est donc opportun de consacrer une exposition internationale de première importance à cet artiste, dont l'influence dans le domaine du portrait en Europe occidentale et en Amérique fut si considérable, et ce dans le cadre des événements marquant le cinquantième anniversaire de la fondation de la National Gallery of Art.
   Cette superbe exposition marque d'ailleurs également le trois cent cinquantième anniversaire de la mort de Van Dyck en 1641. Il s'agit de la première exposition de grande envergure à être consacrée à cet artiste depuis plusieurs années ; elle donne l'occasion de voir côte à côte des tableaux de toutes les époques de sa carrière, depuis la première œuvre datée de 16l3, lorsque ce jeune prodige n'avait que quatorze ans, jusqu'aux derniers portraits qu'il exécuta comme peintre de la cour du roi Charles Ier et de la reine Henriette-Marie à Londres. Des efforts tout particuliers ont été consentis en outre pour rassembler le plus grand nombre possible de ses scènes religieuses et mythologiques. Ces toiles, qui sont souvent moins connues que les portraits de ses distingués protecteurs, témoignent d'une sensibilité et d'une force poétique uniques.
   Arthur Wheelock, ayant fort sagement reconnu qu'il était temps d'entreprendre une nouvelle évaluation de l'ensemble de la carrière de Van Dyck, proposa à Susan J. Barnes d'être à ses côtés conservateur de l'exposition. Ensemble ils ont sélectionné les œuvres et produit le catalogue. Julius S. Held fut tout aussi indispensable, aussi bien par ses conseils concernant la sélection que par la rédaction de l'essai consacré aux esquisses à l'huile. Nous sommes particulièrement sensibles au soutien et à la contribution érudite du doyen des spécialistes de Van Dyck, Sir Oliver Millar. Toute notre reconnaissance va également aux membres du comité scientifique pour leurs conseils et aux auteurs d'essais remarquables : Christopher Brown, Carol Christensen, Zirka Z. Filipczak, Jeffrey Muller et J. Douglas Stewart. »
   Tome II :
   « Lorsqu'Antoine van Dyck meurt en 1641, âgé de quarante-deux ans, il est au faite de sa gloire et de son talent, premier portraitiste d'Europe et peintre de cour attitré de Charles Ier. Cette année, à l'occasion du 350e anniversaire de sa mort nous avons le plaisir de présenter la première exposition américaine consacrée aux dessins de ce maître qui marqua l'histoire de la peinture.
   Les œuvres rassemblées permettent de suivre l'évolution extraordinairement rapide de Van Dyck vers sa maturité artistique, depuis ses débuts à Anvers comme protégé talentueux de Rubens jusqu'à la dernière décennie de sa carrière à la cour d'Angleterre. On y trouvera des exemples représentatifs de tous les aspects de son talent de portraitiste mais aussi d'auteur d'œuvres mythologiques et allégoriques. Dans certains cas il a été possible de réunir plusieurs dessins ayant servi à un seul projet – des premières élaborations à l'ultime modello.
   Considérés dans leur ensemble, les dessins de Van Dyck confirment tout autant qu'ils contredisent la personnalité artistique qui se dégage des tableaux. Alors que ses toiles témoignent d'une grande assurance, nombre de ses dessins préparatoires trahissent un effort intense, le manque d'assurance, l'expérimentation. D'autres, en particulier ses études finales pour les portraits, montrent que la virtuosité légendaire de l'artiste et la sûreté de sa touche étaient parfois supérieures encore au crayon qu'au pinceau.
   Le catalogue a été conçu par Christopher Brown, qui a choisi et commenté les œuvres. Nous lui sommes reconnaissants d'avoir pu, malgré sa récente nomination au poste de conservateur en chef de la National Gallery de Londres, consacrer une partie considérable de son temps et de ses connaissances à l'exposition. Le présent catalogue est la première publication importante consacrée aux dessins de Van Dyck après le recueil monumental de Horst Vey paru en 1962. Depuis lors, les ouvrages consacrés au dessinateur se sont multipliés ; certains problèmes de datation et d'attribution ont été résolus et l'on a découvert de nouveaux dessins. La présente étude du style de Van Dyck dessinateur représente un apport appréciable et attendu dans ce domaine. »

Les deux volumes : 90 euros (code de commande : 14247).

 

[VAN EYCK]. LEJEUNE (Jean) Jean et Marguerite Van Eyck et le roman des Arnolfini. Liège, Commission Communale de l'Histoire de l'Ancien Pays de Liège, 1972. In-8° broché, 100 p., illustrations, (collection « Documents et Mémoires », fascicule XI).

10 euros (code de commande : 395/62).

 

VAN PUYVELDE (Léo et Thierry) — La peinture flamande au siècle de Rubens. Bruxelles, Meddens, 1970. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 244 p., illustrations contrecollées en couleurs.
Sur la jaquette :
   « Avec cet ouvrage posthume du professeur Leo van Puyvelde, voici que s'achève la grande trilogie que ce grand spécialiste de l'art flamand a consacrée à la fin de sa vie aux trois grands siècles d'or de la peinture flamande, les deux premiers volets en étant respectivement La Peinture flamande de Van Eyck à Metsys et La Peinture flamande au siècle de Bosch et Breughel.
   Dans La Peinture flamande au siècle de Rubens, c'est l'évocation du prodigieux épanouissement du style baroque flamand sous la géniale et dynamique impulsion de Rubens, c'est aussi l'évocation de l'art de Rubens lui-même et de ses deux émules que sont Antoine van Dyck et Jacques Jordaens, et puis c'est aussi tout le glorieux cortège des maîtres grands et petits qui constituent ce qu'il est convenu d'appeler « l'école de Rubens ». Il y a là les peintres de scènes religieuses, mythologiques et allégoriques, ainsi que les peintres de portraits, de paysages, de marines, d'intérieurs d'église, de scènes de chasse et de batailles, de peintures de genre, de fleurs et de natures mortes, sans oublier les peintres de « cabinets d'amateur », de vanités et de peintures en trompe-l'œil.
   En un vaste panorama qui est comme la somme et la synthèse de toute une vie consacrée à l'étude de l'art flamand, le professeur Van Puyvelde prodigue en cet ouvrage tout ce qu'il sait et tout ce qu'il importe de savoir quant à l'histoire de la peinture baroque flamande. Son exposé est clair et alerte, en évitant toute vaine érudition, et son plan d'illustration comporte pas moins de quarante-deux planches en couleur et quelque cent-et-deux illustrations en blanc et noir qui donnent un aperçu complet de ce siècle d'or de la peinture flamande. »

45 euros (code de commande : 11578).

 

VAN SEVEREN (Gontran) — Peintres et sculpteurs gantois d'aujourd'hui. Gand, Foire internationale, 1953. In-4° broché, 161p., illustrations en noir, nombreuses publicités en noir et en couleurs.
Table des matières :
   - Servaes.
   - Quelques ombres.
   - La génération de 1880.
   - Les peintres de la Lys.
   - Trois plein-artistes gantois.
   - La suprématie de la construction.
   - Dessinateurs et illustrateurs.
   - La synthèse nécessaire.
   - Le portrait.
   - Fauvisme et influences françaises.
   - Maniérisme et abstraction.
   - La sculpture.

20 euros (code de commande : 14046).

 

[VERANNEMAN (Emiel)]. Emiel Veranneman. Cultureel Ambassadeur van Vlaanderen. Gent - Bruxelles, Snoeck-Ducaju & Zoon - Gemeentekrediet, 1994. In-4° sous reliure et jaquette d’éditeur, 325 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Monographieën over Vlaamse Kunst »), édition comportant des textes en néerlandais, en anglais et en français, exemplaire en parfait état.
   
@ Cet ouvrage fut publié à l’occasion de l’exposition « 50 jaar meubelcreaties van Emiel Veranneman » organisée au Museum voor Sierkunst, à Gand, du 7 mai au 17 septembre 1994.
Texte de Pierre Restany :
   « Emiel Veranneman pourrait être un personnage de légende s'il le voulait ou s'il l'avait voulu. Mais les hommes de Courtrai aiment trop la vie pour s'en détacher, ne serait-ce que l'instant d'un élan transcendantal. La légende chez lui serait plutôt celle d'un paradoxe : la continuité d'une vision passionnelle de l'objet à travers les méandres de l'histoire personnelle.
   La passion de Veranneman est celle de l'architecture d'intérieur. Né en 1924, sa formation théorique et pratique s'accomplit à cheval sur l'avant-guerre et l'après-guerre. La création du meuble sera pour lui comme une nécessité vitale, sa véritable écriture et son moyen d'expression. Architecte, designer, collectionneur, promoteur, marchand d'art, Veranneman est un homme orchestre et la Fondation, qu'il a inaugurée en 1974 à Kruishoutem, constitue l'épanouissement tangible d'une vie aux ressources multiples. Mais aussi prestigieuse soit-elle, tant par ses programmes que par ses collections, la Fondation n'est que la part apparente de l'iceberg Veranneman.
   Par sa formation belge et ses affinités électives, le designer Veranneman apparaît, dans les années 50, beaucoup plus près du Werkbund que de l'École d'Ulm, la version du Bauhaus normalisée par les bons soins de Max Bill et de Thomas Maidonado. Et encore dans la tradition du Werkbund, c'est à Van de Velde que se réfère Veranneman et non à Muthesius : on se souvient du fameux différent entre les deux architectes au sujet du « Typus industriel » lors du Congrès du Werkbund à Cologne en 1914. Il s'agissait déjà du rapport entre l'objet d'art et l'objet industriel.
   Veranneman a toujours pensé que le meuble d'art pouvait être un meuble d'auteur à condition qu'il intègre, dans la philosophie du projet, la cohérence d'une motivation esthétique. À ce niveau là, l'auteur risque fort de ne produire que pour lui ou pour quelques proches.
   Toute sa vie, Veranneman a tenté de franchir le cercle enchanté de l'esthétisme réductif. Et il l'a fait avec succès alliant à un sens très vif du matériau l'exigence perfectionniste du produit fini.
   Il a été l'ensemblier et le décorateur d'hommes célèbres de la finance ou de la politique dans son pays, mais il a surtout fréquenté les artistes du monde entier. C'est avec eux et pour eux qu'il a souvent réalisé le meilleur de lui-même.
   À partir des années 70, la situation générale du design a rencontré sa philosophie et sa méthode. Jusqu'en 1968, le dispositif de productivité planétaire est basé sur la standardisation. Le produit standard est doté d'une vocation universelle et définitive, celle de résoudre une fois pour toutes les besoins de base d'une société démocratique de structure égalitaire.
   La loi de Gropius règne toujours « la standardisation est un hommage conféré à la qualité ».
   À partir de 68, la rupture se propage bien au delà des campus universitaires. Le dispositif de productivité est en crise. Le modèle absolu est contesté : le circuit de production ne s'adresse plus à une société égalitaire et égalisatrice. Il a repris en charge les multiples minorités opprimées qui relèvent la tête et qui affirment le droit au libre arbitre et à l'auto-décision du consommateur, le droit à la différence dans les comportements individuels. Dans les années 70 qui ont suivi, nous sommes passés de la société industrielle à la société postindustrielle. Du design de papa au radical design, du meuble de Le Corbusier au meuble de Veranneman.
   La philosophie du projet postindustriel s'est fragmentée en une série de dispositifs orientés vers des marchés partiels et précis, fortement différenciés et personnalisés.
   Au concept de majorité utile s'est substitué le concept de minorité spécifique. Au produit standard, bon pour tous, s'est substitué le produit interactif, l'objet capable d'aller à la rencontre de son propre usager.
   Le dispositif d'ensemble postindustriel s'est trouvé d'une seul coup en total synchronisme avec l'esprit et la méthode de Veranneman. Son éclectisme référentiel, sa stratégie de la personnalisation ont correspondu à l'orientation philosophique de la société postindustrielle, à la diversification de ses cibles de marchés.
   Il est parfois périlleux d'avoir raison avant les autres. Ce n'est pas le cas de Veranneman comme l'atteste l'extraordinaire vitalité de sa production récente. Le purisme minimaliste de ses nouveaux meubles crée une ligne décorative simple mais volontairement irrégulière dans les éléments-charnières de sa structure.
   Cette rupture baroquisante est compensée par l'extrême sobriété de la couleur souvent employée ton sur ton ou en aplats monochromes. La grande commode ton sur ton gris, de 3 m de long (prix Delvaux 87) est un exemple très significatif de cette tendance spirituelle dans la philosophie du projet. Le long étirement de la forme semble, à la limite, extradimensionnelle et il en va de même pour le meuble audiovisuel avec l'étonnante vitrine DORA en laque bleue foncée de création également de 1987.
   Si Veranneman semble privilégier la ligne minimale dans ses créations récentes, je pense qu'il le fait avec la distance nécessaire à l'intervention dans le projet, d'une volonté d'hygiène mentale et d'un soupçon d'humour. On pourrait parler par rapport aux propositions esthétiques d'un Donald Judd ou d'un Sol LeWiff d'un véritable « redesign » conceptuel. Et c'est sans doute à la fois cette astuce tactique et cette grande fraîcheur qui donnent aux meubles actuels de Veranneman leur actualité et leur beauté.
   Toute une expérience de vie et de travail se cristallise en objets purs, simples et sûrs. »

50 euros (code de commande 13587).

 

[VERSCHUEREN (Bob)]. — Bob Verschueren. Wind Paintings et installations végétales. Bruxelles, Atelier 340, 1997. In-4° broché, 300 p., nombreuses illustrations en couleurs, textes en français, néerlandais, anglais et allemand.
Extrait de l'avant-propos (pp. 4 et 6) :
   « C'était en 1985, à l'Atelier 340, dans le cadre de l'exposition De l'animal et du végétal dans l'art belge contemporain que Bob Verschueren réalisa sa première installation végétale. Le sol de la pièce était recouvert d'une épaisse couche de feuilles vertes, dans laquelle s'inscrivait, au pied d'une fenêtre, un quadrilatère de feuilles jaunes. Ce fut le début d'une collaboration fertile et ininterrompue entre Bob et l'Atelier 340, dans une relation de professionnalisme spontané.
   Aujourd'hui, cette monographie retrace l'ensemble des quelque vingt ans de travail de Bob Verschueren avec la nature.
   L'ouvrage se divise en deux grands chapitres :
       - Wind Paintings et Light Paintings
       - Installations végétales
   Ce deuxième chapitre se divise lui-même en quatre sous-chapitres, reflets de la complexité et de la diversité des réflexions:
       - L'ombre et la lumière
       - La géométrie et le temps
       - Les déchets
       - Autres recherches
   L'œuvre de Bob Verschueren se singularise notamment par une réflexion fondamentale sur la construction de la nature, sur sa vie et sa mort, sur tous ses aspects de géométrisation, sur ses couleurs, etc. Les manipulations des éléments végétaux et minéraux sont subtiles, témoignant d'un profond respect pour ceux-ci. C'est aussi une méditation sur la nature de la nature, une réalisation des oeuvres sans symbolisation, avec une importante participation de « l'intérieur » de la nature et du hasard. Un matériau utilisé pour lui-même, avec sa structure. Une oeuvre nourrie de longues déambulations et d'un regard curieux sur le monde végétal. Des oeuvres fruits d'une intense réflexion sur l'espace architectural intérieur dans lequel les éléments naturels vont être amenés. Un vif intérêt pour l'observation de la réaction silencieuse des éléments végétaux se fanant lentement en changeant de couleurs, sans l'intervention de phénomènes naturels comme, par exemple, la pluie ou la neige. Une construction rigoureuse mêlée à la poétique. Une grande participation de la simplicité et de la sobriété, pour arriver à l'acte primaire. Une mise en évidence, dans un contexte créatif, de la diversité des éléments au sein de la nature elle-même, jusqu'aux déchets. L'utilisation de la photographie comme simple moyen de conserver une trace des oeuvres réalisées.
   Cette monographie illustre parfaitement l'une des réflexions majeures de l'Atelier 340 : les relations entre l'art et le monde végétal. Elle n'aurait pas pu voir le jour sans l'intérêt et le soutien de nombreuses sociétés, institutions et personnes privées. »

50 euros (code de commande : 14038).

 

WILCHAR — Breendonck. Préface de Marius Renard. Bruxelles, Baguette, 1946. Port-folio comprenant un cahier de 16 p. agrafé, un feuille volante et 32 lithographies, un des 300 exemplaires sur pur chiffon, chemise un peu défraîchie, rare.

   

150 euros (code de commande : 14270).


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