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A life of Collecting
Victor and Sally Ganz. New York, Christie's, 1997. In-4°
sous reliure toilée d'éditeur, 237 p., nombreuses
reproductions en couleurs, jaquette.
38 euros (code de commande : Art/ 2968).
L'Aigle
et le Soleil. 3000 ans d'art mexicain. [Bruxelles], [Foundation Europalia International],
1993. In-4° broché, 250 p., nombreuses illustrations
en couleurs.
@ Catalogue de l'exposition organisée au Palais
des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 23 septembre au 19 décembre
1993, dans le cadre des manifestations « Europalia 93 Mexico
».
Extrait de la présentation de Jacques Groothaert :
« Aguila y Sol ; ailes et lumière, symboles d'un
pays où se retrouvent et se rejoignent les traditions
et la richesse de deux mondes, d'un double passé historique
assumé avec fierté, dans la synthèse fascinante
d'une nation moderne.
Dans leur « longue marche » vers le sud, les Aztèques
avaient reçu le message mythique d'établir leur
capitale à l'endroit où il verraient un aigle posé
sur un cactus tenant un serpent entre ses serres.
Elle s'appela Tenochtitlan et fut le lieu de la rencontre, dramatique
et traumatisante, du monde pré-colombien et de l'Europe
conquérante : ce fut la fin de l'empire du « Peuple
du Soleil », la naissance de la « Nouvelle Espagne
» et de la nation métisse mexicaine.
L'exposition L'Aigle et le Soleil présente trente siècles
de splendeur mexicaine, dans toute l'étonnante diversité
d'une extraordinaire fécondité créatrice.
C'est un parcours historique, propice à la réflexion,
riche d'enseignement et d'émerveillement, contribution
à la connaissance et à l'appréciation d'un
pays moderne en plein essor. »
30 euros (code
de commande : 11120).
ALCINA
(José) L'art précolombien. Paris, Mazenod, 1978. In-4° sous
reliure toilée et jaquette d'éditeur, 613 p., très
nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (« Collection
l'Art et les Grandes Civilisations », n° 8), petites
déchirures à la jaquette.
Table des matières
:
- Préambule.
- À la recherche de l'art précolombien.
- Art et anthropologie.
- Paysages d'Amérique.
- Hommes, langages, cultures.
- Origine et évolution culturelle.
- L'art paléolithique.
- L'art olmèque.
- L'art chavín.
- Le classicisme de Téotihuacán
et de Monte Albán.
- Splendeurs de l'art maya.
- Le classicisme andin.
- La fin du classicisme.
- L'art postclassique.
- Documentation :
- Principaux sites archéologiques.
- Cartes des aires et
des races.
- Divinités et
glyphes.
- Répertoire
des dieux et souverains.
- Chronologie historique.
- Bibliographie.
- Index.
80 euros (code
de commande : 15271).
ALLENOV
(Mikhaïl), DMITRIEVA (Nina) et MEDVEDKOVA (Olga)
LArt russe.
Traduit du russe par Suzanne Rey-Labat et Catherine Astroff.
Paris, Citadelles, 1991. Fort-in 4° sous reliure, jaquette
et étui déditeur, 623 p., nombreuses illustrations
en couleur, (collection « L'Art et les Grandes Civilisations
», n° 21), dos de la jaquette un peu jauni avec
une petite déchirure, signature dappartenance sur
la page de titre.
Sur la jaquette :
Près d'un millénaire parcouru,
depuis le baptême de la Russie au Xe siècle jusqu'à
l'aube du XXe, voici enfin reconsidéré l'ensemble
du phénomène artistique russe, après des
décennies d'études partielles ou partiales côté
russe, et de silence, côté français. Jamais
pourtant la Russie n'a cessé de croire en l'art. N'est-ce
pas, dès l'origine, une fascination esthétique
qui pousse Vladimir à faire le choix du christianisme
oriental, enracinant le premier art russe dans la tradition byzantine
sous le signe d'une beauté allègre, toute d'ors
et de couleurs ?
À Kiev d'abord, puis à Vladimir,
Novgorod, Moscou, architecture, fresques et icônes affirment
un génie propre dont l'uvre lumineuse de Rouolev
constitue le sommet.
Après ce long Moyen Âge, le XVIIe
siècle amorce la désacralisation de l'art. Événements
et détails du réel envahissent la peinture religieuse,
un goût nouveau se fait jour pour l'insolite, le merveilleux,
l'exotique. En introduisant dans l'icône le clair-obscur,
en modelant les visages, en donnant aux corps un volume, Simon
Ouchakov ébranle l'édifice immuable de la tradition.
Parallèlement naît un art du portrait qui pousse
l'art profane hors des limbes, tandis que le baroque fait une
première percée dans l'architecture.
Avec Pierre le Grand, ce qui était curiosité
spontanée devient apprentissage forcé des traditions
de l'Europe au service d'un art devenu affaire d'État.
Pourtant, transposés sous le ciel du Nord, ordres, formes
et styles se métamorphosent, donnant à Pétersbourg,
la nouvelle capitale, et aux palais environnants leur physionomie
sans égal.
Âge d'or de la culture russe, le XIXe
siècle voit l'essor de l'architecture Empire, du portrait
et du paysage romantiques, les grands cycles d'Ivanov. Née
avec Venetsianov, la peinture de genre devient un miroir critique
de la réalité que les Ambulants tendent au peuple.
Mais le génie de Répine et de Sourikov fait de
la peinture d'histoire, en même temps qu'une interrogation
inquiète sur le destin de la Russie, le champ d'une superbe
expérimentation formelle. À la fin du siècle,
le symboliste Vroubel préfigure le cubisme avec une perception
cristalline du réel qui fascinera Picasso, tandis que
les artistes du Monde de l'Art, éclectiques et
pourtant si russes, rendant l'art à sa vocation de « festin
pour les yeux », préparent l'explosion des
Ballets russes. Elle va entraîner bien au-delà de
ses frontières un art fécondé à la
fois par l'Orient et l'Occident, qui participe en premières
lignes à l'aventure du XXe siècle.
Table des matières :
Préface, par Véronique Schiltz.
L'art de la Russie ancienne,
par Nina Dmitrieva.
- Religion et culture
des Slaves.
- Caractères
spécifiques de l'art dans la Russie ancienne.
- La Rous kiévienne
(fin du Xe et XIe siècle).
- La principauté
de Vladimir-Souzdal (XIIe siècle et première moitié
du XIIIe siècle).
- Novgorod, Pskov et
les territoires du Nord (XIIe-XVe siècles).
- La grande principauté
de Moscou (XIVe-XVe siècles).
- L'État moscovite
(fin du XVe siècle-XVIe siècle).
- Le XVIIe siècle.
L'art russe au XVIIIe siècle,
par Olga Medvekova.
- Le XVIIIe siècle
dans l'histoire de l'art russe.
- L'époque de
Pierre le Grand.
- Le baroque au temps
d'Élisabeth.
- L'art de la seconde
moitié du XVIIIe siècle.
- Le Classicisme au
temps de Catherine II.
- L'architecture dans
la seconde moitié du XVIIIe siècle.
- La peinture dans la
seconde moitié du XVIIIe siècle.
- La sculpture dans
la seconde moitié du XVIIIe siècle.
- L'art appliqué
décoratif.
L'art russe au XIXe siècle,
par Mikhaïl Allenov.
- La première
moitié du XIXe siècle.
- L'architecture.
- La sculpture.
- La peinture.
- L'art de la deuxième
moitié du XIXe siècle.
- La dernière
décennie.
Carte - Documentation - Glossaire - Chronologie
- Bibliographies - Index.
90 euros (code
de commande : 15309).
Américanisme
et modernité. L'idéal américain dans l'architecture. Sous la direction de J.-L. Cohen
et H. Damisch. Paris, EHESS - Flammarion, 1993. In-8°
broché, 446 p., illustrations, (collection « Histoire
et Théorie de l'Art »).
20 euros (code de commande : Art/ 5064).
AMZALLAG-AUGÉ
(Elizabeth) Spirales, ressorts et tourbillons. Un parcours en zigzag dans les collections
du Centre Pompidou / Musée national d'art moderne - Centre
de création industrielle. Paris, Centre Pompidou, 2005. In-8°
carré sous cartonnage d'éditeur, 48 p. certaines
dépliantes, (collection « Zigzart »), exemplaire
à l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
« La spirale, cette forme primitive, a été
réinventée par les artistes du XXe siècle
: Calder fait tourner le nombril de Joséphine Baker, les
étagères de Ron Arad s'enroulent comme des vers
de terre, Tony Cragg déploie une ville-escargot. Un escalier
en colimaçon photographié par Germaine Krull, ressemble
à un coquillage... La spirale en mouvement crée
des illusions d'optique : des Rotoreliefs de Duchamp au tourbillons
des videos de Nam June Pail.
En suivant un fil conducteur, une couleur, une matière,
une forme, l'enfant tisse des liens entre des uvres très
différentes : peintures, sculptures, photos, objets de
design... »
7 euros (code
de commande : 10968*).
[ANTONELLO
DE MESSINE]. THIÉBAUT (Dominique) Le Christ
à la colonne d'Antonello de Messine. Paris, Réunion des Musées
Nationaux, 1993. Grand in-8° broché, 143 p.,
nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection
« Les Dossiers du Musée du Louvre - Exposition-dossier
du Département des Peintures », n° 42).
Cet ouvrage fut édité
à l'occasion de l'exposition présentée au
Musée du Louvre, à Paris, du 13 mai au 9 août
1993.
Table des matières :
Préface.
La fortune critique d'Antonello de Messine.
L'artiste.
Le Christ à la colonne.
Le Portrait d'homme.
Les dessins de Paris et de New York.
Annexe : Le Portait d'homme de Châteauroux
- notes - uvres exposées - bibliographie - expositions.
15 euros (code
de commande : 14443).
[APOLLINAIRE]. VILLETTE
(Yvonne)
Apollinaire et le cubisme. Bruxelles,
Le Flambeau, 1962. In-8° agrafé, 12 p., exemplaire
dédicacé par l'auteur.
2,50 euros
(code de commande : 9775).
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Collection
Archeologia Mundi
BELENITSKY
(Alexandre) Asie centrale. Traduit de l'anglais
par P.A. Aellig et J. Marcadé. Genève, Nagel, 1968.
In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 2522 p.,
illustrations en noir et en couleurs.
13
euros (code de commande : 7646).
BERCIU
(Dumitru) Daco-Romania. Genève,
Nagel, 1976. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur,
192 p., illustrations en noir et en couleurs.
13
euros (code de commande : 7645).
METZGER (Henri)
Anatolie. I : Des
origines à la fin du IIe millénaire av. J.-C..
II. Début du 1er Millénaire
av. J.C. - Fin de l'époque romaine. Genève, Nagel, 1968-69. In-8° sous reliure et jaquette
d'éditeur, 288, 250 p., illustrations en noir et en couleurs.
Les deux violumes
: 20 euros (code de commande : 5498).
PIOTROVSKY (Boris)
Ourartou. Traduit
de l'anglais par Anne Metzer. Genève, Nagel, 1970.. In-8° sous
reliure et jaquette d'éditeur, 221 p., illustrations en
noir et en couleurs.
13
euros (code de commande : 7647).
SOUSTELLE (Jacques)
Mexique. Genève,
Nagel, 1967. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur,
382 p., illustrations en noir et en couleurs.
13
euros (code de commande : 5499).
TADDEI (Maurizio)
Inde. Traduit
de l'italien par Jean Marcadé. Genève, Nagel, 1970. In-8°
sous reliure et jaquette d'éditeur, 267 p., illustrations
en noir et en couleurs.
13
euros (code de commande : 5500)
|
L'Art
du XIXe siècle. 1850-1905. Sous la direction de Françoise Cachin.
[Avec la collaboration de :] Geneviève Lacambre,
Rodolphe Rapetti, Antoinette Le Normand-Romain, Anne Pingeot,
Philippe Néagu, Françoise Heilbrun, Marc Bascou,
Philippe Thiébaut, Caroline Mathieu, Georges Vigne. Paris,
Citadelles, 1990. Fort in-4° sous reliure, jaquette et étui
d'éditeur, 629 p., nombreuses illustrations en noir
et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
« De la révolution de 1848
aux derniers feux de la Belle Époque, ce second volet
du XIXe siècle couvre l'une des périodes les plus
brillantes et les plus paradoxales de l'art. Du réalisme
à l'impressionnisme, du symbolisme à l'expressionnisme,
de l'architecture éclectique à l'Art nouveau, on
assiste à des luttes violentes : art officiel contre
modernité, apothéose des métiers d'art contre
production individuelle des arts décoratifs... Mais ce
sont également des innovations radicales (peinture de
plein air, photographie), et des mouvements artistiques débordants
de projets (préraphaélisme, nabis) qui préparent
l'ère contemporaine.
Un siècle plus tard, nous sommes avant
tout frappés par la richesse et la diversité des
talents produits par cette époque que d'aucuns pensaient
décadente : les moyens de communication modernes
ont internationalisé les principaux mouvements artistiques,
mais ont aussi poussé nombre de créateurs à
revendiquer leurs racines et leur régionalisme.
Salons et expositions universelles deviennent
les principaux spectacles d'une société avide d'images,
dont Paris, Vienne, Bruxelles ou Londres s'affirment résolument
comme les centres vitaux.
Face à cette diversité, une solution
s'est imposée : faire appel aux conservateurs du
musée d'Orsay, dont ce livre couvre exactement les dates.
Dirigés par Françoise Cachin, ils offrent au lecteur
la vision la plus complète et la plus riche de l'art de
cette période. Ils nous présentent l'uvre
des plus grands (Cézanne, Van Gogh ou Rodin), mais font
aussi découvrir des artistes et des uvres qui retrouvent
une place qu'ils n'auraient jamais dû quitter. »
90 euros (code
de commande : 13777).
euros (code
de commande : 13709).
Arts
Mayas du Guatemala. Grand Palais. Paris, Réunion des Musées
Nationaux, 1968. In-8 carré broché, XLI + 226 p.,
nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
12
euros.(code de commande
: 177/57).
[BACON].
RUSSEL (John) Francis Bacon. Traduit de l'anglais par Michel et Sydney Anthonioz
et Xavier Carrère. Paris, Thames & Hudson, 1994. In-8°
broché, 207 p., nombreuses illustrations en noir et en
couleurs, (collection « L'Univers de l'Art »,
n° 38), exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
« Personnage singulier, provocateur
souverain, amateur de la bohème londonienne, Francis Bacon
fut aussi l'un des plus grands peintres de ce siècle.
Doué d'une énergie peu commune, il choisit de mener
une vie d'excès et de fureur tout en poursuivant avec
rigueur une uvre unique, devenue exemplaire de la modernité.
Le livre de John Russell est le fruit de nombreux entretiens
avec l'artiste tout au long de sa carrière et jusque dans
les mois qui ont précédé sa mort. Ils rendent
tout le tranchant de son propos, éclairent d'un jour neuf
ses intentions et corrigent d'innombrables contresens commis
à son égard. Il en ressort un portrait d'une rare
acuité et l'une des plus exactes restitutions de l'esthétique
de Bacon. Alliant l'aperçu biographique à l'analyse
des uvres, l'ouvrage de John Russell offre une superbe
introduction à cet univers de violence et de stylisation,
où la splendeur de la matière picturale révèle
une humanité convulsive. »
10 euros (code
de commande : 12403).
BARBET
(Alix) La peinture murale romaine. Les styles décoratifs pompéiens. Avant-propos de Filippo Coarelli.
Paris, Picard, 1985. In-4° broché, 285 p., nombreuses
illustrations en noir.
Sur la couverture :
« Manuel en même temps qu'essai
de recherches neuves dans des directions peu explorées,
ce livre dresse un tableau de la civilisation et de la société
romaines selon un éclairage coloré et inattendu.
Les dernières synthèses, en langue italienne, remontent
en effet à plus de vingt-cinq ans. Il était urgent
de donner un bilan des étonnantes découvertes de
ce quart de siècle, et de faire le point des connaissances
dans un esprit plus ouvert à l'environnement monumental
de la peinture décorative romaine. Le livre d'A. Barbet,
qui, pour la première fois, traite de la question en langue
française, arrive donc à un moment opportun et
comble une réelle lacune.
Dans l'ouvrage sont représentés
et analysés de nombreux inédits. La moitié
des documents porte sur le décor des plafonds et des voûtes,
négligé jusqu'à ce jour. Des relevés
et des photographies permettent enfin de se faire une idée
du volume intérieur des pièces, et d'envisager
les rapports entre parois, plafonds ou voûtes, et pavements.
L'attention a été portée tout autant sur
le problème des pastiches, des styles hybrides et de transition,
que sur un affermissement de la chronologie des quatre styles
dits « pompéiens », fondé
sur un examen attentif des données archéologiques.
La typologie des styles a été revue aussi en fonction
de la diversité des milieux artistiques, des ateliers,
ou simplement de la destination des pièces à l'intérieur
de la maison. Le cadre concret de la décoration est alors
perceptible.
La peinture romaine, fondement de toute la
peinture ornementale et monumentale de l'Occident, qui a puisé
à cette source jusqu'à une époque très
récente, peut être à nouveau un thème
de réflexion pour les artistes contemporains. »
50 euros (code
de commande : 13832).
BASCHET
(Jacques) Sculpteurs de ce
temps. Paris,
Nouvelles Éditions Françaises, 1946. In-4°
broché, 234 p., nombreuses illustrations, traces d'adhésif
sur les pages de garde.
@ Ce volume contient des articles
sur Maillol, Despiau, Drivier, Janniot, Poisson, Landowski, Wlérick,
Martin, Niclausse, Dejean, Yencesse, Traverse, Osouf, Cornet,
Belmondo et Gimond.
60
euros (code de commande : 148/65).
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BATISSIER
(Louis). |
Éléments d'archéologie
nationale...
Paris, Leleux, 1843.
Un classique de
la recherche archéologique française.
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BAYET (C.) L'Art
byzantin. Paris,
A. Quantin, s.d. In-8° sous cartonnage d'éditeur,
320 p., illustrations, (collection « Bibliothèque
de l'Enseignement des Beaux-Arts »).
12 euros (code de commande : Art/ 4036).
BENOIT (Fernand) L'art primitif méditerranéen
de la vallée du Rhône. La sculpture. Paris,
Vanoest - Éditions d'Art et d'Histoire, 1945. Grand in-8°
broché, 43 p., illustrations, XLV planches hors texte,
exemplaire bien complet du feuillet d'errata.
20 euros (code
de commande : 130/69).
[BÉRARD
(Christian)]. KOCHNO (Boris) Christian Bérard.
Avec la participation
de Jean Clair [et] Edmonde Charles-Roux. Paris,
Herscher, 1987. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
255 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
« Christian Bérard (1902-1949),
personnage clé de la vie parisienne, avait des dons si
divers qu'en dehors d'un petit cercle d'initiés il n'a
pas été jusqu'à présent mis à
sa vraie place et tout d'abord celle d'un peintre important,
son plus secret désir... Il convenait que cet ouvrage,
qui se veut à la fois monographie sérieuse et bel
album, fasse enfin connaître et reconnaître Christian
Bérard.
Boris Kochno, auteur du livre, fut le secrétaire
personnel et le collaborateur artistique de Serge de Diaghilev
de 1921 à 1929. Il est l'auteur des livrets de nombreux
ballets et de deux ouvrages : Diaghilev et les Ballets
russes et Le Ballet en France. Ami fidèle de
Bérard pendant vingt ans, il était le plus qualifié
pour parler de sa vie et de ses travaux.
Plusieurs chapitres sont consacrés ensuite
aux facette variées du talent de Bérard :
- Le peintre, avec le concours de Jean
Clair.
- L'homme de théâtre grâce
à différents témoignages.
- Le dessinateur de mode, le décorateur
et l'illustrateur de livres, avec le concours d'Edmonde Charles-Roux. »
50 euros (code
de commande : 12727).
BEZOMBES (Roger)
L'exotisme dans l'art et la pensée. Préface de Paul Valéry.
Notices bibliographiques de Roger Dezombes et Pierre
de Boisdeffre. Musique et exotisme par André Jolivet.
Bruxelles, Elsevier, 1953. In-4° sous reliure toilée
d'éditeur, 201 p., nombreuses illustrations.
45 euros (code
de commande : 6696).
Bourgogne romane.
2e édition. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1955. In-8°
sous reliure d'éditeur, 252 p., illustrations, jaquette
très défraîchie, quelques rousseurs, (collection
« La Nuit des Temps », 1).
15
euros (code de commande
: 6448).
BRADLEY SMITH Une histoire
de l'Espagne à travers son art. [Traduction et
adaptation Jean Clarence Lambert]. Paris, Cercle Européen
du Livre, 1966. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
296 p., illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.
45 euros (code
de commande : 98/67).
[BRASILIER
(André)]. André Brasilier. Paris, Callithos, 1992. In-4°
sous reliure et jaquette d'éditeur, XVI, 214 p.,
très nombreuses illustrations en couleurs.
Extrait de l'introduction
:
« Depuis la fin du siècle
dernier, la peinture occidentale aime s'organiser en groupes,
en tendances, en mouvements, dont la consistance et même
la raison d'être semblent dépendre largement des
noms qui leur sont donnés. Dans ces catégories
chères aux critiques d'art et bien commodes pour les historiens
de la peinture, beaucoup d'artistes se sont laissés embrigader,
non sans complaisance, quand ils n'ont pas décidé
eux-mêmes de les constituer. Mais il est reposant, il est
rafraîchissant de rencontrer aussi des artistes qui échappent
au carcan de la classification, qui n'ont jamais songé
qu'à être eux-mêmes, cela n'impliquant pas
forcément qu'ils se privent de tout lien avec leurs aînés
ou leurs contemporains. Après Utrillo, Kisling, Foujita,
d'autres encore, André Brasilier est de ces peintres qu'on
n'arrivera jamais à enfermer dans l'enclos défini
par quelque mot en « isme ». Il ne met
d'ailleurs aucune prétention à refuser la prétention
de ces cercles étroits où se complaisent trop souvent
artistes et critiques d'art; il ne s'affiche même pas comme
« indépendant », ce serait déjà
trop dire. Poursuivant son chemin tranquille, Brasilier fait
du Brasilier, pour sa propre joie et pour la nôtre. Ce
n'est pourtant pas un autodidacte : il doit beaucoup aux
Nabis, au cercle desquels appartenait son père, Jacques
Brasilier, ainsi qu'aux Fauves ; Maurice Brianchon, son
maître, lui a appris à interroger le spectacle du
monde visible. À regarder comment il fait chanter les
plages diversement et intensément colorées, on
devine son admiration pour Gauguin, on lui trouve certaines affinités
avec Maurice Denis, Bonnard, Matisse, peut-être Munch sans
son angoisse ; le japonisme, enfin, l'a évidemment
tenté. Tout cela permet de voir en Brasilier un artiste
enraciné, cultivé, respectueux des autres, et sachant
tirer profit des leçons du passé ; mais rien
de tout cela ne l'empêche de parler un langage qui n'est
qu'à lui, et qui même s'est fait de plus en plus
personnel depuis le début de sa carrière. »
30 euros (code
de commande : 14088).
BRIGANTI
(Giuliano)
Le maniérisme
italien. Paris, Gérard Monfort, 1993. In-8 broché,
113 p., illustrations en noir, (collection « Imago Mundi
»).
15
euros (code de
commande : 191/57).
BRIGANTI (Giuliano)
The View Painters of Europe. Translated from the italian by Pamela Walby. London,
Phaidon, 1970. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
318 p., illustrations surtout en noir, quelques-unes en couleurs.
25 euros (code de commande : Art/ 5020).
BRODRICK
(Alan Houghton) Prehistoric Painting. [London], Avalon Press, [1948]. Petit in-4° sous
reliure et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur,
37 p., 56 illustrations hors texte en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
« This book, which includes much
new material derived from recent discoveries, deals with the
amazing pictures painted by Prehistoric Man in caves scattered
over the world from France, Spain, Italy and Libya to the Cape
of Good Hope, India and Australasia, from 30,000 B.C. to the
beginnings of written history. The colourplates include The
Burial of a King from Rhodesia, a Young Bison from
Altamira in Spain, a Frieze of Animals on a gallery-wall
in Lascaux in France (a cave discovered by schoolboys during
the War) and Dancers from the Hoggar in Africa, while
the monochromes illustrate the art-styles of the varying cultural
phases. Comparisons between the representation of game and hunters,
of cattle-raids, of dancing women, ritual burials and « sacrificial »
hands, raise many fascinating questions, as, for example, the
ritual significance of prehistoric paintings and their probable
origin in the « sympathetic magic » practised
by primitive peoples to influence the killing of animals for
food.
The author was joint Secretary-General of the
International Congress of Anthropological and Ethnological Sciences,
1934-38, and bas written many entertaining books of travel about
North Africa, Burma, France, etc., and a notable work on Early
Man : A Survey of Human Origins. »
7
euros (code de commande : 12446).
[BROUET (Auguste)]. Auguste Brouet.
Catalogue de son uvre gravé. Précédé d'une
étude de Gustave Geffroy. Estampes. Tomes
I et II. Paris, Gaston Boutitie & Cie, 1923. Deux volumes
in-4° brochés, 8 ff. n. ch. + 288 reproductions phototypiques
avec leurs serpentes légendées, exemplaire numéroté
sur vélin avec une eau-forte originale de Brouet, bel
exemplaire.
Les deux volumes
: 280 euros (code de commande : 9036).
BUCHET
(Martine) Panama chapeau de légende. Photographies de Laziz Hamani.
Paris, Assouline, 1995. In-4° sous reliure d'éditeur,
143 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières
:
Chapitre 1 : Quatre cents ans de panama.
Chapitre 2 : Le mythe du « montecristi ».
Chapitre 3 : Cuenca : les Andes
autour d'un chapeau.
Chapitre 4 : Guayaquil : le port
des panamas.
20 euros (code
de commande : 12986).
Byzance. L'art byzantin dans les collections
publiques françaises.
Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1992. In-4°
sous reliure et jaquette d'éditeur, 528 p., nombreuses
illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état,
ouvrage « actuellement épuisé »
au catalogue de l'éditeur.
@ Cet ouvrage a été
publié à l'occasion de l'exposition éponyme
organisée au Musée du Louvre, à Paris, du
3 novembre 1992 au 1er février 1993, en collaboration
avec la Bibliothèque Nationale.
Table des matières :
Introduction.
1. Les origines : de Constantin à
l'Iconoclasme.
2. L'Empire iconoclaste.
3. L'Empire des Macédoniens
et des Comnènes.
4. L'Empire latin et l'Empire des Paléologues.
Chronologie, glossaire, bibliographie, index.
À l'intérieur de chaque chapitre,
les notices ont été rangées selon le plan
suivant : mosaïque monumentale, sculpture, ivoires,
stéatites, glyptique, verrerie, orfèvrerie, manuscrits,
mosaïques et icônes portatives, textiles, monnaies.
65 euros (code
de commande : 12987).
[CAHIER
(Ch.) et MARTIN (Arth.)]. Nouveaux mélanges d'archéologie,
d'histoire et de littérature sur le Moyen Âge.
Tomes I, II, III et
IV (complet).
Paris, Firmin Didot
Frères, Fils et Cie, 1874-1877.
Bel ensemble de
ce complément aux Mélanges d'archéologie,
d'histoire et de littérature parus de 1848 à
1859.
Les
Cahiers du Musée National d'Art Moderne. N° 26
- Hiver 1988. L'art au pays des Soviets, 1963-1988. Paris, Centre Georges Pompidou,
1988. Grand in-8° broché, 144 p., illustrations.
Table des matières
:
Textes :
- Les chocs de la
perestroïka, par Viktor Misiano.
- Moscou années
80, par Claudia Jolles.
- Destin de l'« avant-garde »
moscovite des années 60, par Andreï Erofeev.
- Après la
bataille, par Igor Chelkovski.
- La méga-machine
de l'art officiel, par Igo Golomstock.
- Le Pop à
la mode soviétique, par Margarita Tupitsyn.
- À la recherche
du pouvoir artistique perdu, par Boris Groys.
- « La pelle
» - récit, par Ilya Kabakov.
- Documents,
par Olga Makhroff.
Notes de lecture - Vie du musée.
12 euros (code
de commande : 15392).
[CARPACCIO].
NEPI SCIRÈ (Giovanna) Carpaccio. Histoire de
sainte Ursule. Traduit
de l'italien par Louis Bonalumi. Paris, Gallimard, 2000. In-4°
sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 343 p.,
belles reproductions en couleurs, quelques-unes en noir, (collection
« Chefs-d'uvre de l'Art Italien »).
Sur la jaquette :
« Figure éminente et originale
dans l'histoire de la peinture vénitienne du XVe siècle,
Vittore Carpaccio (Venise, vers 1460 - 1526) est un artiste dont
les origines et la formation demeurent mystérieuses. On
pense cependant qu'il subit l'influence de Bellini et d'Antonello
de Messine, et qu'il entretint des rapports avec l'art flamand
et avec des zones artistiques étrangères à
la Vénétie.
Le cycle de l'Histoire de Sainte Ursule
fut exécuté entre 1490 et 1496 pour la Scuola di
Sant'Orsola à Venise, anciennement située à
côté de l'abside de la basilique de San Giovanni
e Paolo. Il constitue l'une des uvres les plus novatrices
et originales du peintre.
Cette série de huit peintures évoque
divers épisodes de la vie de la sainte, inspirés
par la Légende dorée de Jacques de Voragine :
Arrivée des Ambassadeurs anglais auprès du roi
de Bretagne, Rencontre des fiancés et départ
en pèlerinage, Rêve de la sainte... Carpaccio
met ici en uvre une nouvelle forme narrative proche des
suites de tapisseries septentrionales, qu'il enrichit de multiples
anecdotes et inventions formelles. Les différentes scènes
se déroulent dans le cadre pittoresque des fêtes
vénitiennes, mais il n'hésite pas à y mêler
tout un monde imaginaire fait de rêve et de fantaisie.
Aujourd'hui, les peintures sont conservées
à l'Accademia de Venise, et présentées dans
un ordre d'exécution qui ne correspond pas au développement
historique des différents épisodes. Cet ouvrage
se propose de reconstruire la séquence originale ; un
exercice auquel auparavant de nombreux historiens de l'art et
de spécialistes d'iconologie se sont mesurés. »
65 euros (code
de commande : 13896).
[CARPACCIO].
ZORZI (Ludovico) Carpaccio et la représentation
de sainte Ursule. Peinture
et spectacle à Venise au Quattrocento. Traduit de l'italien par Jean-Paul
Manganaro, Danielle Dubroca et Jean-Christophe Bailly. Paris,
Hazan, 1991. Petit in-4° broché sous étui d'éditeur,
271 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « 35/37 »),
ouvrage « définitivement indisponible »
au catalogue de l'éditeur, exemplaire à l'état
de neuf, épuisé.
En quatrième
de couverture :
« L'essai que propose ce volume
était conçu par Ludovico Zorzi comme la partie
d'une vaste recherche devant couvrir tous les aspects de l'interaction
entre peinture et activité théâtrale ou pré-théâtrale
au quattrocento. Seul achevé, cet essai portant sur le
célèbre cycle de sainte Ursule de Carpaccio, constitue
à la fois une lecture scrupuleuse et passionnée
de l'uvre et une illustration saisissante de la thèse
qui portait toute la recherche de Zorzi. Selon lui, en effet,
la suite narrative complexe qui se développe sur les neuf
toiles du cycle s'inspire constamment des formes de spectacle
auxquelles la Venise d'alors s'adonnait, sous l'impulsion de
« compagnies » formées de jeunes
patriciens. Et ce rapport entre théâtre et peinture,
entre scène et représentation figurée, vient
ouvrir l'analyse à de surprenantes découvertes,
dont le sens excède la seule histoire de l'art pictural.
Mieux, à travers le déploiement même de la
légende et selon une progression en paliers, le lecteur
assiste à la cristallisation d'un système qui voit
converger tous les arts de représentation. Théâtre
et peinture, mais aussi architecture, musique même, tels
sont, avec les personnages de la Venise du temps, les véritables
comparses du drame qui se joue dans la lumière lagunaire.
Véritable enquête (au sens
de Ginzburg analysant Piero della Francesca ou de Settis analysant
Giorgione), cet essai, finit, en faisant ricocher le sens d'un
détail à un autre (un pompon sur un oreiller, une
statue, un emblème, une démarche) par tracer le
panorama dynamique d'une époque de transformations dont
l'uvre de Carpaccio, comme une mécanique de précision
en même temps rêveuse a su recueillir les plus subtils
échos, pour les faire résonner dans la Venise à
la fois réelle et mythique qui, « sérénissimement »
hante tout le livre. »
35 euros (code
de commande : 12224).
[CARTIER]. COLOGNI (Franco) Cartier,
la montre Tank. Paris, Flammarion, 1998. In-4°
sous reliure d'éditeur et jaquette, 263 p., très
nombreuses illustrations en couleurs, à l'état
de neuf.
43 euros (code de commande : Art/ 4020).
[CASSOU].
Jean Cassou 1897-1986. Un musée imaginé.
Sous la direction de Florence de Lussy. Paris, BNF/Centre
Georges Pompidou, 1995. In-8° broché à l'italienne,
251 p., nombreuses illustrations, ouvrage épuisé
au catalogue de l'éditeur.
@ Cet ouvrage a été publié à
l'occasion de l'exposition éponyme organisée par
la Bibliothèque nationale de France, à la Galerie
Mansart, du 17 mars au 18 juin 1995.
Extrait de la préface
de Jean Favier :
« Robuste et puissante est la personnalité
de Jean Cassou, à la fois homme d'action, homme de méditation,
écrivain et poète, dont la carrière et le
destin remplissent l'orbe presque entier de notre siècle.
La multiplicité de ses dons, la diversité de ses
aptitudes, les fonctions multiples qu'il assuma eurent pour effet
pervers de nuire à sa notoriété. Son nom
reste attaché au Musée national d'art moderne dont
il fut au sortir de la guerre le créateur et l'infatigable
animateur ; il demeure cependant largement méconnu
du grand public. Il était donc opportun, en ce cinquantième
anniversaire (à quelques mois près) de la publication
de ses fameux Trente-trois sonnets écrits au secret,
qu'une exposition de la Bibliothèque nationale de France,
présentant l'homme, ses goûts, ses choix, ses actions
et ses uvres, offrît de lui une image cohérente,
structurée et rehaussée par l'éclat de ses
plus belles réussites, celle qui dorénavant s'attachera
à son nom et lui permettra d'occuper la place qui lui
est due parmi ceux qui ont marqué de leur empreinte notre
siècle.
Sa curiosité et son savoir étaient
encyclopédiques. D'éminentes qualités d'indépendance
d'esprit, de sympathie, de générosité et
de désintéressement lui ouvrirent l'accès
aux grands courants de la vie culturelle contemporaine. Il était
aidé en cela par sa connaissance des langues et l'aisance
qu'il montrait à les parler et à les traduire.
On admirera chez lui l'envergure de l'intelligence et la
largeur de compas d'un regard capable d'englober toutes les cultures.
Ces vertus de l'esprit l'amenèrent à concevoir,
dans l'exercice de ses fonctions de conservateur, un musée
interdisciplinaire. L'éclatante réussite de l'exposition
des Sources du XXe siècle, en 1961, fut une mise
en application immédiatement probante de ces principes
neufs, et assit durablement sa réputation de « passeur »
et d'intermédiaire culturel.
Son ascendance hispanique l'avait fortement
marqué. Il y avait en lui une ardeur, une puissance d'imagination,
et un non-conformisme qui bousculèrent mainte tradition
obsolète. Dans le domaine politique, son tempérament
généreux et quelque peu utopique, l'amenant à
assimiler peut-être un peu trop hâtivement génie
et bouleversement, poésie et révolution, fit de
lui le champion de l'Espagne républicaine et des idéaux
de la gauche française.
L'homme était courageux, mieux même,
impavide. Et il était habité par une morale de
l'action qui le faisait s'irriter de l'impuissance générale
à s'irriter, et gronder contre les âmes sans fierté
ni colère. Ce fut un grand résistant, de ceux
de la première heure et le général De Gaulle
le fit compagnon de la Libération sur son lit d'hôpital
en septembre 1944. L'héroïsme tranquille dont il
fit preuve n'étonnera pas et on peut lui appliquer ce
qu'il disait du génie espagnol : il ne recule
pas et choisit l'aventure.
Il n'aimait pas les théories et fuyait
les concepts, façonné en cela par son maître
spirituel, Miguel de Unamuno ; mais il possédait
l'esprit de synthèse au plus haut degré. Il n'y
a là rien de contradictoire. Une grande puissance mentale,
donc, un esprit de rigueur, une croyance dans les pouvoirs de
l'esprit, l'horreur du verbiage, mais au-dessus de
tout quelque chose de sain et de substantiel, et,
se mariant avec tout cela, une appétence pour la fantasmagorie
et un sens du burlesque. Cet humaniste avait fait « vu
de richesse », pour faire pièce à l'étroitesse
des esprits et à la frilosité qu'il reprochait
à ses contemporains. Pour lui, le grand art, le seul
véritable, ars magna, c'est celui de la vie. »
20 euros (code
de commande : 12058).
[CATALOGUE DE VENTE]. Les
ventes de tableaux, aquarelles, gouaches, dessins, miniatures
à l'Hôtel Drouot. Répertoire et prix d'adjudication octobre 1940
à juillet 1941. Paris, L'Archipel, [1941]. In-8° broché,
X, 146 p., quelques planches hors texte en noir, bel exemplaire.
15 euros (code
de commande : 12990).
[CATALOGUE DE VENTE]. Les
ventes de tableaux, aquarelles, gouaches, dessins, miniatures
à l'Hôtel Drouot. Répertoire et prix d'adjudication septembre
1941 à juillet 1942. Paris, L'Archipel, [1942]. In-8° broché,
XVI, 261 p., quelques planches hors texte en noir, bel exemplaire.
20 euros (code
de commande : 12991).
[CHAGALL].
Marc Chagalls Welt. Photos :
Izis Bidermanas. Text : Roy McMullen. Stuttgart,
Belser, [1968]. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
267 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
« Durch welche ästhetischen,
kulturellen, religiösen und psychologischen Faktoren zeichnet
sien Chagall aïs einzigartige Gestalt unter den großen
zeitgenössischen Künstlern aus ? Wie ist seine
phantastische Bilderwelt, wie sind seine reichen Farben und seine
bewußt unlogischen Kompositionen zu deuten ? Warum
bedrängen ihn unentrinnbar bestimmte Erinnerungen an den
langen Weg von seiner Heimat, einem russischen Provinzghetto,
bis zu seinem heutigen Heim, einer Villa auf einem Hugel an der
französischen Riviera ?
Das vorliegende Werk Marc Chagalls Welt
beantwortet diese und viele benachbarte Fragen durch seine ungewöhnliche,
harmonische Zusammenstellung von aufschlußreichen Photos
und kritischer Aufschlüsselung, von bildgetreuen Reproduktionen
von Gemälden, Skizzen, Skulpturen und Zeichnungen, die zum
Teil erstmals veröffentlicht werden, und den gehaltvollen
Kommentaren von Chagall selbst. Sowohl Izis als auch Roy McMullen
sind mit dem Künstler persönlich gut bekannt, und sie
verfügen über die genaue Kenntnis seiner Lauf bahn
und seiner kunstlerischen Leistungen ; das vorliegende Buch
ist daher eine lebendige, eingehende Studie über die Entwicklungsstufen
von Chagalls Schaffensprozeß.
Izis, der Chagall im Jahre 1949 anläßlich
eines photographischen Auftrags kennenlernte, ist seitdem der
« getreue Begleiter » des Malers. Einige
seiner Bildfolgen zeigen Chagall bei der Arbeit an so bedeutenden
jüngeren Werken wie den Wandmalereien fur die Metropolitan
Opera in New York, der Pariser Operndecke, den farbigen Glasfenstern
fur die Kathedrale in Metz und die Hadassah-Klinik in Jérusalem,
den Wandteppichen fur das israelische Parlament und den Bühnenbildern
und Kostümen fur das Ballett Daphnis und Chloe. Andere
Bildreihen fangen den Künstler als Maler, Entwerfer, Graphiker
und Topfer ein. Weitere Photos vermitteln einen faszinierenden
Eindruck von Chagall, dem Weltbürger, in Vence und Paris.
Roy McMullens Text ist ein informierender Kommentar zu den Bildfolgen
und zugleich eine umfangreiche kritische Studie über Chagalls
Werk. Bei jeder Aussage bezieht er sich auf die Abbildungen,
die nicht nur wegen ihres Eigenwerts, sondern auch als Schlüsselelemente
zu einem imaginären Museum aller Aspekte von Chagalls Kunst
ausgewählt wurden. Der Autor untersucht die charakteristische
Art, in der der Künstler Farbe, Raum, Strukturen, Bilder,
Symbole, Erinnerungen und Mystik behandelt. Eingestreut in diese
grundlegende Stilbetrachtung finden sich Analysen der Selbstporträts,
der graphischen Arbeiten, der Töpferei und der Skulpturen,
der Mosaiken, Wandteppiche, Glasmalerei, Bühnenbilder und
Monumentalgemälde. Die Fülle der Beispiele reicht von
friihen, noch in Rußland entstandenen Zeichnungen bis zu
den Bühnenbildem und Kostümen fur Mozarts Zauberflöte. »
25 euros (code
de commande : 14204).
[CHARDIN]. COMTE-SPONVILLE
(André) Chardin ou la matière heureuse.
Paris, Adam Biro,
1999. In-8° broché, 127 p., illustrations en
couleurs, exemplaire en parfait état.
5 euros (code
de commande : 14175).
CHASTEL
(André) L'art français. Pré-Moyen
Âge - Moyen Âge. Paris, Flammarion, 1993. In-4° sous reliure et
jaquette d'éditeur, 367 p., nombreuses illustrations
en noir et en couleurs, épuisé.
Table des matières
:
Pré-Moyen Âge.
L'aube des temps : des lieux
privilégiés.
Gaulois et Gallo-Romains.
Mérovingiens.
Carolingiens.
Un siècle difficile.
Moyen Âge.
L'Occident à l'uvre.
L'âge roman.
1. L'essor
: 987-1059.
2. Autour
de 1100 : conquêtes décisives.
3. Diversité
des sanctuaires.
4. Le
déploiement de la sculpture.
5. La
couleur romane.
6. Le
château : courtoisie et vie profane.
7. Le
contre-mouvement cistercien.
L'âge gothique.
1. L'art
de bâtir.
2. Saint-Denis
: basilique royale.
3. Nouvelle
architecture, nouvelle sculpture au XIIe siècle.
4. L'an
1200.
5. XIIIe
siècle : plénitude de l'architecture.
6. XIIIe
siècle : plénitude de la sculpture.
7. Art
« royal » au temps de saint Louis.
8. Modes
françaises : le gothique précieux.
9. Le
château et la ville.
Le gothique aristocratique.
1. Temps
difficiles.
2. L'art
de cour : miniatures et préciosités.
3. Architecture
et statuaire.
4. Charles
V : « l'Art Royal ».
5. L'aristocratie
fastueuse : les trois plaisirs.
6. Le
style « international ».
Notes - Bibliographie - Index.
50 euros (code
de commande : 14980).
CHASTEL
(André) L'art français. Ancien Régime.
1620-1775. Paris,
Flammarion, 1995. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
399 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières
:
Classique et baroque.
Le temps « généreux »
1620-1660.
1. Préciosités
de cabinet.
2. L'invention
architecturale.
3. Les
grandes expériences de la peinture.
4. Les
maîtres de l'architecture : François Mansart
et Louis Le Vau.
Le temps du roi 1660-1710.
1. L'ère
Louis XIV.
2. Les
grandes maisons royales : le Louvre et Versailles.
3. La
grande manière dans la peinture et le décor.
4. La
grande manière : le mobilier et la sculpture.
5. La
grande manière : l'architecture.
6. Autour
de 1700.
Le temps des grâces
et des techniques 1710-1775.
1. L'âge
aristocratique du Rococo et la nouvelle société.
2. Un
urbanisme spectaculaire.
3. La
gloire des métiers d'art.
4. Peinture
et sculpture : genres et thèmes.
5. Culture
et « déconstruction ».
Notes - Bibliographie - Index.
50 euros (code
de commande : 14981).
CHAVAL Vive Gutenberg.
Dessins de Chaval, illustrés de quelques textes
de l'auteur. Paris, Laffont, 1956. In-8° broché,
172 p.
25 euros (code
de commande : 13716).
Les
Chevaux de Saint-Marc. Venise. Paris, Réunion des Musées Nationaux
- Olivetti, 1981. Grand in-8° carré broché,
XXIV, [60], 241 p., nombreuses illustrations en noir et
en couleurs.
Ouvrage publié
à l'occasion de l'exposition organisée aux Galeries
nationales du Grand Palais, à Paris, du 10 avril au 10
août 1981.
Table des matières :
- Unité et diversité
de Venise, par Bruno Visentini.
- Préfaces.
- Catalogue des uvres exposées.
Les Chevaux de Saint-Marc.
- Les Chevaux de
Saint-Marc, trésor de civilisation à travers le
temps, par Massimo Pallottino.
- Le « Proto »
de la Basilique, par Angelo Scattolin.
Première partie : Les Chevaux
de Saint-Marc dans l'histoire.
- Le problème
du style des Chevaux de Saint-Marc, par Licia Borrelli
Vlad, Giulia Fogolari et Anna Guidi Toniato.
- La statue équestre
de Nerva de Misène, par Fausto Zevi.
- Les Chevaux de
Saint-Marc à Venise, par Guido Perocco.
- Les Chevaux de
Saint-Marc dans la peinture vénitienne, par Francesco
Valcanoyer.
- Les Chevaux de
Saint-Marc entre néo-classicisme et romantisme, par
Massimiliano Pavan.
- Les Chevaux de
Saint-Marc de la chute de la république à nos jours,
par Anna Guidi Toniato.
- La Basilique, les
Chevaux et la Place, par Renato Padoan.
- Sources et documentation
sur les Chevaux de Saint-Marc, par Licia Borrelli Vlad
et Anna Guidi Toniato.
Deuxième partie : Description
des Chevaux de Saint-Marc.
- Analyse descriptive
des Chevaux de Saint-Marc, par Anna Guidi Toniato.
- Notes hippologiques,
par Augusto Azzaroli.
- La photogrammétrie
et la représentation graphique du cheval A, par Licia
Borrelli Vlad.
- Techniques de fonte, par
Massimo Leoni.
- Techniques de fonte
pour la réalisation des Chevaux de Saint-Marc, par
Gianni Frigerio et Massimo Leoni.
- Considérations
sur les bronzes statuaires antiques, par Massimo
Leoni.
- Note sur la dorure,
par Licia Borrelli Vlad.
Troisième partie : Études
scientifiques et techniques.
- Étude métallographique
des Chevaux de Saint-Marc, par Massimo Leoni.
- Phénomènes
de corrosion sur les Chevaux de Saint-Marc, par Lino Marchesini
et Brando Badan.
- Techniques d'intervention
sur les Chevaux de Saint-Marc, par l'Institut Central
de la Restauration.
Appendice.
- Relevé selon
les méthodes de la « photogrammétrie
de près » en vue d'une analyse descriptive
de l'un des Chevaux de Saint-Marc, par Carmelo Sena.
- Les alliages de
cuivre : structures et phénomènes de corrosion, par
Massimo Leoni.
25 euros (code
de commande : 15102).
CHOUX
(Jacques) Meubles lorrains. Paris, Hachette, 1973. In-4° sous reliure et jaquette
d'éditeur, 113 p., nombreuses illustrations en noir,
(collection « L'Inventaire Régional »,
établi par Jacques Fréal).
Extrait de la préface
:
« L'homme civilisé vit au milieu
de mille choses qui lui sont devenues comme indispensables ;
certaines touchent de si près à son existence quotidienne
qu'à travers elles s'expriment les divers types de civilisation.
Le mobilier est du nombre ; non seulement il diffère
totalement selon les races, les continents, mais au sein d'un
même pays, il reflète, de région à
région, une étonnante diversité.
Si, dans un pays comme la France, l'industrialisation
contemporaine a imposé un type de mobilier à peu
près uniforme, on ne peut, pour l'époque artisanale,
parler d'un mobilier français qu'en pensant aux productions
très soignées de quelques grands centres de création
en tête desquels vient Paris, que les autres imitent soigneusement.
Par contre, dès qu'on regarde le mobilier populaire, celui
des campagnes, mais aussi de toute la petite bourgeoisie, celui
même que le mobilier parisien n'excluait jamais complètement
des maisons les plus aristocratiques, on constate une infinie
diversité. Certains de ses éléments sont
si marqués qu'ils peuvent suffire à eux seuls à
évoquer un pays, une certaine façon de vivre :
armoire normande, pannetière provençale, lit clos
breton, chaise alsacienne. Et tout naturellement, on parle de
mobilier normand, provençal, breton ou alsacien, comme
s'il allait de soi que par le mobilier se manifestent d'une façon
immédiatement compréhensible les caractères
originaux d'une région.
On parle donc aussi de mobilier lorrain. Cet
ouvrage, qui lui est consacré, n'aura pas la prétention
de le définir, car toute systématisation en la
matière est impossible ; il voudrait seulement essayer,
à partir d'exemples aussi bien localisés que possible,
d'en faire une présentation suffisamment générale
pour que se dégagent certains caractères, en évitant
de poser des règles qui n'ont jamais existé dans
la réalité et contre lesquelles on pourrait immédiatement
invoquer mille exceptions. Car, même dans une région
aussi limitée que la Lorraine, la diversité est
évidente; elle apparaît de canton à
canton, de village à village ; il faudrait dire,
de menuisier à menuisier.
En parlant ici de Lorraine, nous entendons
évidemment ne pas parler seulement du duché de
Lorraine, mais de l'ensemble de la région correspondant
aujourd'hui aux quatre départements de Meurthe-et-Moselle,
Meuse, Moselle et Vosges, auxquels il faut ajouter les cantons
de Bourmont dans la Haute-Marne et de Sarre-Union dans le Bas-Rhin,
le Pays Gaumais en Belgique et une frange frontalière
au Luxembourg et en Sarre. Région sans limites géographiques
naturelles, que coupe même la frontière linguistique,
puisque toute la partie nord-est est germanophone, mais que caractérisent
des traditions historiques communes (mais non pas une unité
politique qui n'a jamais été réalisée),
certains faits de civilisation relatifs aux structures agraires,
aux types de villages, à l'habitat, au langage pour la
partie romane, et, nous le montrerons, au mobilier.
La période étudiée ne
dépassera guère le milieu du XIXe siècle,
époque à laquelle le mobilier artisanal traditionnel
a très rapidement cessé d'être fabriqué,
supplanté par des productions semi-industrielles sans
caractère régional marqué. Il est plus difficile
par contre de fixer un commencement. Nous pensons qu'il n'est
pas inutile de remonter jusqu'au début du XVIe siècle,
puisque certains types de meubles alors en usage ont continué
d'être fabriqués jusqu'au XIXe siècle, et
qu'on peut encore en rencontrer des spécimens ailleurs
que dans les musées. Mais il est évident que nous
parlerons surtout de meubles du XVIIIe siècle et de la
première moitié du XIXe, période d'abondante
production, dont les spécimens garnissent encore nombre
de nos logements actuels. Un travail comme celui que nous tentons
doit être appuyé sur des exemples choisis avec rigueur.
Il est en particulier très important que soient retenus
des meubles dont la provenance soit connue avec le plus de précision
possible. Depuis que le goût pour le mobilier régional
ancien s'est répandu, un nombre extraordinaire de pièces
a changé de mains. Il s'est constitué des collections,
parfois très remarquables par la qualité, mais
dont les propriétaires ne se sont pas toujours suffisamment
souciés de connaître l'origine de ce qu'ils rassemblaient.
Nous avons évité autant que possible d'en faire
état, préférant toujours des exemplaires
de provenance sûre, fussent-ils de qualité moindre.
Pour certains types de meubles, c'est malheureusement déjà
presque impossible, les chaises par exemple.
Pour illustrer cet ouvrage, nous avons eu le plus souvent recours
aux collections des musées, non seulement parce qu'elles
offrent en général ces garanties que nous venons
de dire, mais aussi parce qu'étant accessibles à
tous, elles permettent au lecteur de se faire des choses une
idée à laquelle il ne peut atteindre uniquement
avec des photographies, si parfaites soient-elles. Il va de soi
cependant que nous devions aussi, pour diversifier davantage
les exemples donnés, faire appel à des particuliers
sachant bien d'où vient tel meuble qu'ils possèdent,
et dont nous n'avions pas l'équivalent dans les collections
publiques. »
25 euros (code
de commande : 12026).
[CIRY
(Michel)]. PASSERON (Roger) L'uvre gravé
de Michel Ciry 1949-1954. Préface de Jean Adhémar. Paris,
La Bibliothèque des Arts, 1968. In-4° sous reliure
toilée d'éditeur, jaquette et étui, 130
p., un des 600 exemplaires numérotés sur vélin
(n° 579), en très bel état.
Préface :
Dans un des jours les plus lourds de l'Occupation,
en octobre 1941, s'est ouverte à la Galerie Sagot-Le Garrec
une exposition qui a fait une sensation profonde, celle des Gravures
du jeune Michel Ciry. Nous étions là quelques-uns ;
il y avait Jacques Beltrand, qui avait « mis le pied
à l'étrier » au jeune artiste, le grand
amateur Atherton Curtis, Maître Maurice Loncle, Bizardel
et Georges-Armand Masson, de la direction des Beaux-Arts de Paris,
Mme Le Garrec qui avait tout de suite cru à l'artiste
comme Frélaut, Diehl et du Colombier qui devaient écrire
les premiers articles dans la presse d'alors. Encore inconnu,
Ciry nous montrait une vingtaine d'aquatintes qu'il venait d'exécuter
dans une technique que Goya lui avait apprise : Les Grands
toits sous la neige, La Fuite en Égypte, Le
Nu dans les Ténèbres, Le Banquet, L'Exode.
La technique, comme les sujets, étaient symptomatiques :
on reconnaissait chez ce jeune homme de vingt ans une âme,
un sentiment profond et mélancolique qui n'avait de rapport
ni avec l'école des paysagistes, ni avec le groupe des
Voyants. La beauté du métier, exceptionnelle, frappait
aussi.
À ces pièces allaient succéder
des paysages très nombreux, paysages de Paris, du Perche,
du Midi. Mais la légèreté des feuillages
sur le ciel de France, l'apparente détente n'étaient
qu'un jeu, celui des Parisiens d'alors essayant de cacher aux
Occupants leur misère et leur angoisse, héroïsme
tranquille qui faisait dire aux Allemands ce mot relevé
par Galtier-Boissière : « les vaches,
ils rigolent quand même ».
En 1943, une des pièces célèbres
de Ciry représente la découverte du corps de Charles
le Téméraire dans un paysage de neige. Il avait
lu par hasard le Louis XI d'Augustin Bailly, et cette lecture
fortuite lui avait donné l'idée de mêler
des figures à un paysage, ce qu'il n'avait fait que rarement,
séduit avant tout par la beauté des arbres, ceux
de Chatou, de la maison familiale et ceux que ses voisins lui
avaient promis de ne pas couper.
En 1947, Ciry fait un séjour à
Amsterdam, et je me souviens de la révélation que
lui a apporté le Rembrandt du Mauritshuis, un Saül
pleurant sa vieillesse devant le jeune David. La tristesse
poignante de cette nécessité du renoncement l'avait
vivement frappé, au moment peut-être où l'abondance
exceptionnelle de ses dons le menait à la fois vers la
musique et la peinture.
En 1949, retour à l'eau-forte, à
l'aquatinte. 1949, c'est son premier voyage à Assise,
il grave la tête de Christ en mars, par la description
de laquelle commence ce livre. Ciry nous dit qu'il n'y a pas
alors chez lui une crise religieuse, mais un choc artistique
sans raison extérieure, une sorte de révélation ;
il décide de s'attacher désormais au visage humain,
et dans ce qu'il a de plus accusé, et il travaille, se
satisfaisant difficilement d'une technique plus complexe :
sa Déposition de Croix a 13 états, sa Vierge
à l'Enfant 18, son Orphée 10.
Malgré son art expressionniste, fort
de sa certitude personnelle et de l'affection de Julien Green
et de Mauriac, en pleine époque de la mode de l'art abstrait,
il a un succès triomphal et mondain qui ne s'attache pas
seulement à ses aquarelles, mais aux visages qu'il a imposés.
Il illustre Flaubert et Maupassant, dans la
ligne de son Banquet de 1940, mais avec un métier
plus large et plus profond, traitant avec la férocité
de ceux qu'il illustre, les normands gras et épais auprès
desquels, par une curieuse ironie du sort, il viendra se fixer.
Mais il crée surtout des types de femmes,
un type de vieille, un type de jeune, et les actrices même
qui, au théâtre ou à la télévision,
jouent maintenant Mme Lafarge ou tel drame provincial français,
ont étudié leur visage dans les illustrations de
Ciry pour Le Voyageur sur la Terre ou dans celles pour
Madame Bovary.
Ciry n'a pas dépassé encore la cinquantaine et
déjà son uvre gravé comprend plus
de 1000 pièces. Nous sommes nombreux à suivre avec
un vif intérêt ses créations que l'ouvrage
de Monsieur Roger Passeron, amateur et défenseur passionné
de la Gravure, ne manquera pas de nous faire mieux connaître
et apprécier.
125 euros (code
de commande : 15154).
[CONSTABLE].
FREUD (Lucian) Constable. Le choix de Lucian Freud. Paris, Réunion des Musées
Nationaux, 2002. In-4° broché, 279 p., nombreuses
illustrations en noir et en couleurs.
Ouvrage publié
à l'occasion de l'exposition organisée aux Galeries
Nationale du Grand Palais, à Paris, du 7 octobre 2002
au 13 janvier 2003.
Extrait de la préface :
L'objectif de cette exposition est de confirmer
la place de Constable parmi les grands maîtres de la peinture
européenne. Les uvres de ce fils de meunier, né
au fin fond de la campagne anglaise, n'avaient quasiment jamais
été montrées à Paris depuis leur
première présentation dans la capitale en 1824,
lorsqu'un ensemble de trois de ses peintures, exposé au
Salon, changea le cours de la peinture française. Cette
importante exposition, avec près de deux cents uvres,
démontre sans conteste comment, loin d'être le génie
local que les Anglais se plaisent à voir en lui, ou le
peintre préféré de l'École anglaise,
Constable s'impose comme le véritable successeur de Claude
Lorrain. Constable, ce Titien sous les ormes, plus encore que
Turner, l'autre grand maître anglais contemporain, devait
ouvrir de nouvelles perspectives à la peinture de paysage
en Europe et lui offrir des libertés d'expression inconnues
jusque-là.
Ce fut Claude Lorrain qui eut l'influence la
plus déterminante sur la carrière artistique de
Constable. Depuis lors, les artistes français sont très
sensibles à la radicalité provocante de l'uvre
de Constable. Géricault, en visite à Londres en
1821, vit La Charrette à foin à la Royal
Academy et rentra plein d'enthousiasme en France, où Delacroix
la découvrit quelques années plus tard, en 1824.
Et si l'histoire de Delacroix retouchant son chef-d'uvre,
Les Massacres de Scio, après avoir vu la peinture
de Constable, appartient à la légende, on doit
considérer plus sérieusement la longue liste d'artistes
français révolutionnaires qui ont été
marqués par l'individualisme impétueux de Constable,
de Corot aux peintres de l'École de Barbizon et aux Impressionnistes.
En demandant à Lucian Freud de réaliser la sélection
des uvres de Constable pour l'exposition, nous donnons
à voir la chaîne ininterrompue qui relie les grands
artistes du passé à ceux du présent, et
nous nous fions au regard de l'un des plus grands maîtres
européens de notre époque, pour rendre plus intense
et émouvante encore, la rencontre avec sa peinture.
Lucian Freud, né à Berlin en
1922 et installé en Grande-Bretagne depuis 1933, admire
l'uvre de Constable depuis ses années d'études
à l'école d'art de Dedham, région natale
de Constable et sujet prédominant de son uvre. Son
choix parmi les uvres de l'artiste peut nous paraître
inattendu : pas d'étude de ciel, ni d'esquisse partielle
(sur quoi se fonde en partie la réputation de Constable)
mais plutôt l'intégration orchestrée des
ciels dans les paysages avec des bâtiments, des champs,
des machines ou des gens toutes les choses de la
vie, complexes et passionnées. Un nombre important de
portraits figure dans le choix, personnages liés par l'imagination
ou par l'émotion aux lieux peints par Constable :
les robustes campagnards du Suffolk qui ont accompagné
la première partie de sa vie, les marins qu'il rencontra
lorsqu'il visita la Côte Sud (un de ses fils partit aussi
en mer comme aspirant), et le redoutable trio de Mrs Pulham,
Mrs Edwards et Mrs Tuder, parées avec autant d'élégance
et aussi enrubannées que les mères de famille des
romans de Jane Austen, leurs exactes contemporaines. Le choix
de Freud ne met pas uniquement en valeur la franchise et l'authenticité
de ton de Constable mais il montre aussi que la véritable
originalité en art ne résulte pas de la nouveauté
mais d'une capacité permanente à renouveler et
faire évoluer la tradition. Comme dit Stendhal, lorsqu'il
vit les toiles de Constable au Salon à Paris : « Les
Anglais nous ont envoyé cette année des paysages
magnifiques, ceux de M. Constable. Je ne sais si nous avons rien
à leur opposer. La vérité saisit
d'abord... »
Table des matières :
- Réflexions d'un peintre contemporain
sur Constable.
- Préliminaire, par William
Feaver.
- Conversation entre Lucian Freud
et William Feaver.
- Introduction :
- « Le
paysage est ma maîtresse », par John
Gage.
- Constable et le
salon de 1824, par Linda Whiteley.
- Collectionner Constable,
une longue habitude française, par Olivier Meslay.
- Chronologie, par Ruth
Ur.
- Catalogue, par John Gage et Anne
Lyles :
I. « L'enfance
insouciante » : études et vie familiale.
II. Aux prises avec
la nature : Constable en plein air.
III. Grandes machines
: peindre pour la Royal Academy.
IV. Hampstead : «
l'alliance de la ville et de la campagne ».
V. Constable et la
mer : « grandeur et mélancolie du rivage ».
VI. Constable à
Salisbury : « Église sous un nuage ».
VII. Paysage anglais
: « le clair-obscur de la nature ».
VIII. « Perpétuels
orages » : les dernières uvres.
- Bibliographie, références
citées au catalogue.
50 euros
(code de commande : 14969).
COOPER (Douglas) Trésors d'art
des grandes familles. Paris, Laffont, 1965. In-4°
sous reliure et jaquette d'éditeur,304 p., nombreuses
illustrations en noir et en couleurs.
40 euros (code
de commande : Art/7327).
COOTNER
(Catryn M.) Kilims d'Anatolie. La collection Caroline & H. McCoy
Jones. The Fine Arts Museums of San Francisco. Avec la participation de Garry
Muse. [Bruxelles], Crédit Communal, 1991. In-4°
broché, 275 p., nombreuses illustrations en noir et en
couleurs.
@
Catalogue de l'exposition
organisée à la galerie du Passage 44, à
Bruxelles, du 6 décembre 1991 au 23 février 1992.
Extraits :
« Cette exposition est la présentation la plus complète
de kilims anatoliens antérieurs au dix-neuvième
siècle dans l'histoire des expositions de tapis orientaux.
Le nombre exceptionnel d'exemples prototypes, très anciens,
uniques, permet aux Fine Arts Museums de San Francisco, grâce
à la clairvoyance et à la générosité
de Caroline et H. McCoy Jones, d'offrir au public une occasion
inégalée d'apprécier la nature et l'ampleur
de cet art. »
« Cet essai va du général au spécifique,
du large contexte d'un musée d'art au thème étroit
de l'art du tissage. Aucune uvre notoire n'a jamais été
conçue, créée ou acquise ex nihilo.
C'est pourquoi, bien que l'intention principale de cette monographie
soit d'établir la position des kilims d'Anatolie dans
un musée d'art du vingtième siècle en particulier
et leur place dans le panthéon de l'art en général,
tout autre sujet plus vaste, relié directement au rôle
de l'art dans un musée, doit être pris en considération.
Cet essai comprend trois parties. La première passe en
revue les paramètres, prérogatives et responsabilités
d'un musée d'art. La seconde se concentre sur les caractéristiques
des kilims anatoliens qui nous permettent de mieux saisir la
nature de ce genre bien spécifique. C'est dans la troisième
et dernière partie que nous examinerons les kilims d'Anatolie
dans le contexte de l'art du tissage de la tapisserie à
relais. C'est là que l'importance de cette collection
et sa profonde signification pour l'histoire de l'art deviennent
évidentes. »
30 euros (code
de commande : 11121).
[COURBET].
RAGON (Michel) Gustave Courbet. [Peintre de la liberté.]
Paris, Fayard, 2004. In-8° collé, 489 p., quelques
illustrations en couleurs.
En quatrième
de couverture :
« Quand je serai mort, expliqua un jour
Courbet pour justifier son refus de la Légion d'honneur,
il faudra qu'on dise de moi : celui-là n'a jamais appartenu
à aucune école, à aucune église,
à aucune institution, à aucune académie,
surtout à aucun régime, si ce n'est le régime
de la liberté. »
La liberté ! Tel est bien l'horizon
du peintre le plus fougueux et le plus anticonformiste du XIXe
siècle français.
Né en 1819 à Ornans, fils de
cultivateurs, passionnément attaché à ce
pays franc-comtois qui l'a vu naître, Gustave Courbet aura
fait vaciller à lui seul, et sans préméditation,
les canons français du bon goût et de l'honnêteté
bourgeoise.
Sa vie est tout entière placée
sous le signe du scandale. Non que l'intéressé
l'ait vraiment cultivé, mais parce que sa peinture choque.
La raison ? Il peint des nus réalistes. Il peint le peuple.
Il peint ce qu'on ne montre pas, ce qui n'est pas réputé
convenable. Et avec quelle puissance !
Faut-il s'étonner que cet homme-là,
réfractaire à la morale, à la religion et
à l'école, se soit engagé si fermement sous
la Commune ? Débute alors pour lui un autre combat, contre
les bien-pensants toujours, mais à balles réelles
cette fois...
Ce livre, fondé sur un travail d'archives
sensationnel, raconte l'histoire vibrante de l'un des grands
mythes français du XIXe siècle. Une histoire dont
les premiers rôles sont tenus par Delacroix, Baudelaire,
Ingres, Corot, Proudhon, le fidèle, Champfleury, Manet,
l'admirable Jules Vallès, mais aussi tous ces anonymes
qui surent tenir tête à l'étroitesse d'esprit.
Et que Courbet y soit peint à beaux traits contrastés
gros buveur, d'une belle cordialité et fort
bienveillant côté lumière, mais aussi profondément
égocentrique et calculateur font de cette
imposante biographie du peintre une uvre riche, dense et
vraie, promise à fixer pour la postérité
la grandeur de celui qui, le premier, osa peindre le sexe d'une
femme et l'intituler L'Origine du monde.
13 euros (code
de commande : 14554).
[DALI].
Dali. De Draeger. Max Gérard a recueilli
le propos de ce livre. S.l., Le Soleil Noir, 1968. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
[256] p., très nombreuses illustrations en noir et en
couleurs, bel exemplaire.
Sur la jaquette :
« Nous traversions le hall d'exposition de l'imprimerie
lorsque brusquement Dali s'arrêta, revint de trois pas
en arrière et, montrant l'habillage d'une boîte
timbrée aux armes de la marquise de Sévigné,
s'écria : « Voilà comment devrait être
la couverture de notre livre ! » D'un regard il venait
d'inventer la plus surréaliste et la plus commerciale
des jaquettes.
C'est pourquoi vous avez dans les mains un ouvrage vêtu
de la somptueuse tenue d'or réservée habituellement
aux boîtes de chocolat ; c'est pourquoi vous dégusterez
bientôt des friandises en forme de montres molles ; c'est
ainsi que l'imagination de notre imaginatif ami servait d'un
coup deux passions chères à son cur : l'art
et la gastronomie. »
100
euros (code de commande : 10499).
DARRIULAT
(Jacques) Métaphores du regard. Essai sur la formation des images
en Europe depuis Giotto. Paris, Lagune, 1993. Grand in-8° sous reliure
et jaquette d'éditeur, 429 p., illustrations en noir
et en couleurs, exemplaire en parfait état, épuisé
au catalogue de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
« Moi qui fais profession des choses
muettes », écrivait autrefois Poussin. Les images
se taisent. Comment parler peinture sans rompre ce silence ?
Entre l'érudition de l'historien, qui s'attarde dans les
insignifiances, et les survols du philosophe, qui se complaît
dans les approximations, il est un autre discours qui se porte
à la rencontre de l'image et n'élude pas la question
qu'elle nous pose.
Qu'est-ce qu'un tableau ? S'il n'était
qu'un objet, il suffirait de le décrire, et tout
serait dit. Mais s'il est un événement,
il faut en restituer le surgissement, ne pas esquiver le rendez-vous
qu'il assigne, et tout reste à dire. L'image se rencontre
ou se manque, il ne suffit pas d'être là pour la
voir et, devant le défi qu'elle nous lance, il se peut
fort bien, il arrive souvent, que nous demeurions sans réponse,
les yeux grands ouverts et néanmoins aveugles. Le tableau
fait signe : il regarde, et ne se montre qu'aux yeux qui
croisent son regard. L'histoire de la peinture en Europe est
le long commentaire de cet éblouissement séminal,
coïncidence admirable de la vision avec elle-même,
qui se connaît en se réfléchissant. Le tableau
dessine la métaphore du regard qui se retrouve en lui.
Sur la scène que le cadre limite, se
déroule en silence la dramaturgie de la rencontre. Trois
actes rythment la représentation : le spectaculaire,
l'hallucinaire et l'onirique. Muni de cette clé,
le texte de la peinture se fait intelligible. Les uvres
s'y succèdent, comme autant d'épisodes dans une
trame cohérente.
On le comprend : il s'agit moins ici de la
peinture, considérée en elle-même, que de
l'amour de la peinture, si tant est que l'amour est le prolongement
d'une commotion et comme l'onde de choc d'une unique rencontre.
L'amateur s'est promis de demeurer fidèle à l'émotion
de la découverte. C'est à lui que ce livre s'adresse.
30 euros (code
de commande : 14307).
DASNOY
(Albert) Exégèse de la peinture naïve. Bruxelles, Laconti, 1970. In-4°
sous reliure et jaquette d'éditeur, 255 p., illustrations
en noir et en couleurs, déchirures à la jaquette
sans manque.
Sur la jaquette :
«
L'art naïf a peu à peu acquis ses droits de cité.
Depuis une vingtaine d'années il est vanté, recherché ;
encore que marginal, il a, peut-on dire, la cote d'amour. Mais
l'opinion n'en demeure pas moins pleine d'incertitude à
son sujet, et même d'une certaine suspicion. Qu'est-ce
exactement, en effet, que l'art naïf, quelles sont ses conditions
et ses possibilités d'existence ? Comment peut-on
le définir et circonscrire son domaine ? Que nous
apporte-t-il et qu'attendons-nous de lui ? Et à quoi
reconnaîtrons-nous la naïveté authentique de
ses contrefaçons ? À ces multiples questions
il n'est pas toujours aisé de répondre. Le monde
de la peinture naïve est vaste, assez confus, et très
divers. Tel qu'il est aujourd'hui constitué on peut pourtant,
à première vue, y distinguer deux types d'artistes
bien différenciés : d'une part le naïf
solitaire, qui s'est révélé en Europe, et
dont le Douanier Rousseau a fourni le modèle ; d'autre
part, le naïf par provincialisme, dont la découverte
a été plus tardive bien qu'il soit historiquement
antérieur, et qui a connu un âge d'or aux États-Unis.
C'est sur cette distinction fondamentale que nous avons édifié
l'ouvrage que nous présentons au public. Mais ces deux
aspects majeurs de l'art naïf ne se partagent pas de manière
aussi simple entre l'Europe et l'Amérique. La première,
évidemment, devait se rappeler bientôt qu'elle possède
elle aussi un art provincial qui méritait d'être
tiré de l'oubli. Et par ailleurs, depuis que l'ère
du provincialisme artistique est close aux États-Unis,
nous y avons vu paraître des peintres naïfs dont la
situation vis-à-vis de l'art et de la société
est pareille à celle de leurs émules européens.
Ajoutons qu'il existe dans certains pays à dominante rurale
des naïfs qui n'appartiennent ni à l'une ni à
l'autre de ces deux catégories, et qui peuvent être
qualifiés de communautaires. La Yougoslavie notamment
a donné naissance à quelques écoles villageoises
qui se sont rendues célèbres. Ces classifications,
auxquelles le critique ne peut échapper s'il veut éclairer
sa matière, ne nous livrent pas le secret de la séduction
que l'art naïf exerce sur nous, ni les raisons de l'intérêt
paradoxal que notre siècle lui porte. Elles ne peuvent
que faciliter l'accès d'un monde où tout est surprise,
et qu'il faut savoir apprécier dans sa réjouissante
diversité. »
20 euros (code
de commande : 12366).
[DAVID
(J.-L.)]. MAUROIS (André)
J.-L. David (David ou le génie malgré lui). Paris, Éditions
du Dimanche, 1948. In-4°
broché,
12 ff. n. ch., plus de 100 reproductions en héliogravure,
bel exemplaire.
25
euros (code de commande : 169/71).
De
Beuys à Trockel. Dessins contemporains du Kunstmuseum
de Bâle. Paris,
Centre Georges Pompidou, 1996. Grand in-8° sous reliure d'éditeur,
95 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection
« Cabinet d'Art Graphique »), exemplaire
en parfait état.
Ouvrage publié
à l'occasion de l'exposition éponyme organisée
au Centre Georges Pompidou, à Paris, du 10 juillet au
30 septembre 1996 ; ce catalogue a été réalisé
par Dieter Koepplin, conservateur en chef du Cabinet des
dessins et des estampes du Kunstmuseum Basel, Marie-Laure
Bernadac et Rudolf Velhagen.
Introduction :
Les révélations du dessin :
carte blanche à Dieter Koepplin, par Marie-Laure
Bernadac :
Cette « carte blanche »
est le premier numéro d'une série d'expositions
consacrée à la collection d'un cabinet d'art graphique
étranger. Aujourd'hui Bâle, demain, peut-être,
Vienne, Londres, Berlin, Berne, Genève, New York, ou Chicago.
Que collectionne-t-on, et de quelle manière, dans les
grands musées américains et européens ?
Quelle est leur politique d'acquisition et d'exposition, et quel
statut est ainsi donné au dessin ? Cette enquête
est évidemment un enrichissement pour notre propre travail :
approfondissement de la connaissance du dessin du XXe siècle,
comparaison des modes de fonctionnement, etc. Mais, plus qu'une
histoire de musées ou de politique nationale, nous avons
souhaité faire de cette première « carte
blanche » une histoire personnelle, celle d'un conservateur,
amateur éclairé et passionné. Si nous avons
choisi le Kupferstichkabinett du Kunstmuseum de Bâle, c'est
autant pour la richesse de sa collection que pour la personnalité
de son conservateur, Dicter Koepplin. Il n'est qu'à regarder
le choix de ses artistes, la liste de ses expositions et l'ampleur
de sa collection, pour se rendre compte du travail remarquable
qui a été mené, et de l'orientation qu'il
a su donner. À l'égard de quelques artistes, engagement,
complicité et fidélité lui ont permis de
mener à bien ce concept de base : beaucoup d'uvres
et peu d'artistes.
Ce qui ressort de cette position exemplaire,
qui sert de référence à d'autres cabinets
d'art graphique, est une vision particulière et extrêmement
contemporaine du dessin. Le choix qu'il a opéré
au sein de la collection est à cet égard significatif.
Le dessin semble perdre sa dimension traditionnelle d'étude,
d'esquisse, de notation d'idée ou de sentiment, pour devenir
partie substantielle de l'uvre et signe de l'artiste. Trace,
fétiche, relique, page de journal, prolongement de sa
main, il est le livre ouvert de sa pensée, l'indice sismographique
de son univers. Le dessin est de l'ordre de la révélation,
comme l'a compris Dieter Koepplin lorsqu'il découvrit
l'uvre et les dessins de Beuys. C'est ce même bouleversement
émotionnel que nous avons ressenti en ouvrant une à
une les boîtes du cabinet d'art graphique de Bâle,
et tandis que défilaient en vagues successives les dessins
de Beuys, Penck, Baselitz, Trockel, Borofsky, Clémente,
Thomkms, Raetz... À en juger par ce premier choix, on
pourrait croire que prédomine une inclination pour une
figuration symboliste et visionnaire, mais sont également
présentes, en contrepoint, des études strictes,
formelles et minimalistes de Donald Judd, de Frank Stella ou
de Roni Horn, des dessins virtuoses de Claes Oldenbourg, des
dessins publicitaires d'Andy Warhol, des dessins de sculptures
de Bruce Nauman. Plus qu'un style ou une esthétique définis,
Dieter Koepplin choisit des artistes en partant du principe que
tout ce qui émane d'une forte personnalité est
intéressant en soi, couvrant ainsi le vaste éventail
des possibilités du dessin.
Je le remercie vivement d'avoir accepté
de se prêter avec tant de bienveillance à ce projet,
et je remercie également l'équipe du musée
de Baie, qui a bien voulu faciliter la réalisation de
cette exposition.
12 euros (code
de commande : 15352).
DECKER
(H.) L'Italie gothique. Paris, Braun,
1964. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 72
p., 238 planches en héliogravure hors texte, (collection
« Art et Géographie »), exemplaire en parfait
état.
40
euros (code de commande
: 13457).
[DÉCORATION]. Sadi.
Decorazioni in stucco. Ornemental Plasterworks. Catalogo - Catalogue.
Vicenza, Sadi,
[ca 1980 ?]. In-4° broché oblong, 70 planches
en noir.
20 euros (code
de commande : 13999).
[DEFLASSIEUX
(Françoise)] Les marionnettes. S.l., A.B.C. Décor, Novembre
1972. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 82
p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, petit accroc
à la jaquette.
25 euros (code
de commande : 10256).
[DE
HOOCH]. DE RUDDER (Arthur) Pieter de Hooch et son uvre. Bruxelles, Van Oest, 1914. In-8° sous cartonnage
déditeur, 110 p., planches en noir hors texte, («
Collection des Grands Artistes des Pays-Bas »), rousseurs.
Extrait de la conclusion
:
« Pieter de
Hooch est un des peintres hollandais dont le charme opère
sur nous avec le plus de puissance. Et ce charme il l'a acquis
non seulement par les ressources de son métier de peintre,
non seulement par l'harmonie de ses couleurs, par ses belles
pâtes onctueuses, où l'or du soleil brille, où
la clarté et l'ombre se confondent, mais parce qu'il posséda
une sensibilité très vive, et ce don d'observation
par lequel il sut reproduire la vie, toute la vie, dans ses manifestations
les plus divers. »
13 euros (code
de commande : 11075).
DE KEYSER
(Eugénie) L'Occident
romantique 1789-1850. Genève,
Skira, 1965. In-4° sous reliure, jaquette, Rhodoïd et
étui d'éditeur, 212 p., nombreuses illustrations
en couleurs contrecollées, (collection « Art, Idées,
Histoire »), quelques rousseurs à la jaquette et
à la couverture.
Sur la jaquette :
La chute de l'ancien régime, la révolution
industrielle et ses répercussions sont autant de mutations
profondes qui dès la fin du XVIIIe siècle annoncent
les temps nouveaux. L'ébranlement des anciennes croyances
accompagne inévitablement l'écroulement des structures
traditionnelles de la société. En perpétuelle
extension la puissance économique de l'Occident est sur
le point de dominer l'univers; mais ce n'est pas sans crainte
que les hommes voient se métamorphoser toutes choses autour
d'eux. Aussi se laissent-ils fasciner par les terres lointaines,
les anciennes légendes ; ils rêvent d'Orient,
de Moyen Âge, et retrouvent avec bonheur fées et
elfes.
Époque de musiciens et de poètes,
le XIXe siècle en son début est aussi un des grands
moments de la peinture. On ne saurait limiter à une école
et à une tendance les manifestations de la sensibilité
de ces années cruciales ; le romantisme, et avant
lui le Sturm und Drang, sont surtout importants parce
que, individualistes et irrationnels, ils créent un climat
qui permet toutes les recherches. Cependant, les grandes toiles
accrochées aux Salons annuels ne représentent pas
les formes les plus significatives de l'art du temps : au-delà
des théories, détachés des chapelles et
des groupes, ce sont les grands isolés qui tracent les
chemins des générations futures.
À la production massive, à la
mécanisation, à l'extension des centres urbains
répond l'inquiétude des artistes. Tout naturellement
la nature attire les peintres ; à son contact ils
découvrent les mille jeux de la lumière et, pour
traduire leur émerveillement, renouvellent toutes les
structures de l'espace.
Mais l'impossibilité de trouver des
significations humaines au monde tel qu'il apparaîtrait
bientôt se transformer l'inquiétude en angoisse ;
des visions tumultueuses déchirées par les ombres
profondes évoquent avec puissance le désaccord
de l'artiste avec la société. Un Goya, un Géricault,
un Turner nous font sentir d'une manière magistrale ce
que fut, pour ceux qui l'ont vécu, cette avibe qui annonçait
notre temps.
35
euros (code de commande
: 15064).
[DELACROIX].
HUYGHE (René) Delacroix ou le combat solitaire. Paris, Hachette, 1964. In-4°
sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 563
p., illustrations in et hors texte en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
René Huyghe, de l'Académie française.,
a été conservateur en chef au musée du Louvre,
où il organisa, dès 1930, l'ample rétrospective
de Delacroix ; professeur au, Collège de France,
il y étudia durant plusieurs années le grand peintre
; il vient de présider le comité national de son
centenaire, célébré avec éclat et
qui a consacré l'importance primordiale de l'artiste en
qui s est conclu le passé, mais qui a ouvert les portes
de l'avenir et éveillé tous les problèmes
de l'art moderne.
Delacroix ou le combat solitaire fait
la mise au point de nos connaissances, enrichies par l'apport
de cette année du centenaire, mais ajoute encore nombre
de documents inédits et d'idées nouvelles.
On y voit naître et s'élaborer
aussi bien la technique, d'où sortira l'impressionnisme,
que la conception de l'art qui fondera les recherches de la nouvelle
peinture. On y mesure l'importance de Delacroix conciliant classicisme
et romantisme pour les dépasser.
On y découvre, à travers le grand
écrivain qu'il fut, la profondeur et les conséquences
de sa pensée, dont Baudelaire, van Gogh, Gauguin furent
marqués.
L'auteur applique pour la première fois
d'une manière complète à une personnalité
de génie, ses théories sur la psychologie de l'art.
S'appuyant sur la symbolique profonde de l'imagination, il dévoile
les secrets d'une grande âme s'efforçant à
enrichir la nôtre.
35 euros (code
de commande : 14818 - réservé).
Delft
- Faïence. Ouvrage
collectif sous la direction scientifique de Christine Lahaussois.
Paris - Bruxelles, Réunion des Musées Nationaux
- Fonds Mercator, 2008. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
223 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire
en très bel état.
Sur la jaquette :
Au XVIIe siècle, la faïence connut
un triomphe dans le nord de l'Europe. Aussi fine et brillante
que les modèles asiatiques débarqués à
Amsterdam par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales,
la « Hollants Porceleyn » ou porcelaine
hollandaise fabriquée à Delft, imposa dans le décor
intérieur un jeu céramique équivoque. Démarré
vers 1620, le défi technique avait abouti à une
recette. La vingtaine de manufactures recensées dans la
ville autour de 1660 l'exploitèrent rapidement pour le
marché intérieur mais aussi pour l'exportation.
L'apogée de la faïence de Delft se place entre ces
années-là et la première décennie
du XVIIIe siècle.
Les premières grandes collections se
sont formées vers la fin du XIXe siècle, une vingtaine
d'années seulement après l'arrêt total de
la production. À la suite du grand élan de collectionnisme
engendré par le renouveau des Arts appliqués à
l'industrie, l'intérêt des amateurs se porta vers
les productions hollandaises du XVIIe siècle évocatrices
d'un passé proche et d'une formidable réussite
commerciale. L'excellence de la technique les séduisit
autant que l'ingéniosité des formes et la diversité
des créations.
Étayées par des fouilles archéologiques
menées notamment à Amsterdam, Delft et Haarlem,
ainsi que par d'importantes recherches dans les archives et des
analyses comparatives, les connaissances sur la faïence
de Delft ont considérablement progressé depuis
une quinzaine d'années. La chronologie est établie,
la datation précisée à dix ans. Les études
actuelles tendent à cerner l'uvre des peintres-décorateurs
et à éclairer certaines productions : toute
faïence hollandaise n'est pas forcément delftoise.
Parmi ceux qui étudient et décryptent
la faïence de Delft, ceux qui en assurent la conservation
et la font valoir auprès du public, ceux qui l'identifient
et la vendent et ceux qui la collectionnent, certains croisent
ici leurs regards pour offrir au lecteur la vision la plus juste
de cette admirable production.
Table des matières :
- Avant-propos, par Antoinette Faÿ-Hallé.
- Préface, par Jean-Daniël
van Dam.
- Introduction : Le contexte européen
qui a entouré l'essor de Delft, par Christine Lahaussois.
1530-1630 - Des coloris vifs, un trait
libre : la majolique néerlandaise.
- Entre terre vernissée
et faïence, par Christine Lahaussois.
- L'héritage
des ateliers anversois : damiers, rosettes, feuillages et
grenades, par Claire Dumortier.
- 1570-1650. La majolique
des Pays-Bas du Nord, par Pieter Biesboer.
1630-1660 - La majolique néerlandaise
s'efface devant la faïence dite porcelaine de Hollande.
- L'art du camaïeu,
par Christine Lahaussois.
- L'invention de
la faïence en Hollande, par Jan Daniël van Dam.
- Décors italiens
et décors bibliques de l'atelier de Willem Verstraeten,
par Jan Daniël van Dam.
- 1647-1670. Première
floraison hollandaise marquée par la Chine, une production
longtemps méconnue en dehors des Pays-Bas, par Jan
Daniël van Dam.
1660-1680 - Un blanc pur, un bleu pervenche.
- Un large éventail
de faïences pour le pays et pour les cours européennes,
par Christine Lahaussois.
- Harmonie à
l'italienne, par Christine Lahaussois.
- Dans la tradition
de Vistoriato, le tableau de faïence hollandais, par
Christine Lahaussois.
- Le marché pour
la porcelaine de Delft en Allemagne et en Europe du Nord, par
Hans Ressing.
1680-90/1700 - Le triomphe de la faïence
au nord de l'Europe.
- Le grand style
et le goût oriental, par Christine Lahaussois.
- La porcelaine royale
de Delft, par Wies Erkelens.
- Faïences de
Delft dans les collections anglaises, par Reino Liefkes
et Patricia Ferguson.
- La « porcelaine »
de Delft de style chinois, par Marion van Aken-Fehmers.
- Les grès
rouges de Delft, le commerce du thé, par Jan Daniël
van Dam.
- La première
production en technique mixte. L'ébauche d'un nouveau
goût, par Jacobien Ressing.
1700-1725/30 - Le triomphe de la couleur
après celui du camaïeu bleu.
- Un jeu céramique
interactif, par Christine Lahaussois.
- Le décor
dit cachemire, un répondant de style oriental aux broderies
à la française, par Christine Lahaussois.
- Des fonds de couleur
à la mode, bleu, noir ou vert olive, par Marion
van Aken-Fehmers.
- 1700-1730. Le succès
du Delft peint dans le « goût du Japon »,
par Christine Lahaussois.
1725-1730/1760 - Face à la concurrence,
variations dans les thèmes, les formes et les couleurs.
- Mélange
des genres, des styles et des techniques de peintures, par
Christine Lahaussois.
- Les premiers décors
en petit feu des émailleurs de Delft, une concurrence
ambitieuse à l'Asie, par Jacobien Ressing.
- Un décor
mural apprécié, au XVIIIe siècle : la plaque
décorative, par Christine Lahaussois.
- Les décors
de petit feu dans le goût des porcelaines européennes,
une production trop coûteuse, par Jacobien Ressing.
1760-1780 - L'explosion créatrice
avant l'extinction progressive des fours.
- La palette de grand
feu dans tous ses effets, par Christine Lahaussois.
- Statuaire, trompe-l'il
et objets insolites. Les modèles hollandais, par Joseph
Estié.
- Des productions
spécifiques. Les assiettes à thèmes... et
les pots à tabac, par Joseph Estié.
1770-1850 - Derniers sursauts et redécouverte.
- L'histoire singulière
du Joueur de cornemuse en grès rouge de Delft,
par Christine Lahaussois.
- L'intérêt
que porta Alexandre Brongniart aux faïences hollandaises,
par Christine Lahaussois.
- Une question de
survie. Les faïenciers de Delft durant la première
moitié du XIXe siècle, par Adri van der
Meulen et Paul Smeele.
- Une redécouverte
en Europe et aux États-Unis. Une collection exemplaire
de faïence hollandaise ébauchée vers 1880
aux États-Unis, celle du Philadelphia Muséum of
Art, par Ella Schaap.
- Un amateur anglo-saxon,
une collection contemporaine de faïence hollandaise,
par Christine Lahaussois.
- Répertoire des marques.
- Bibliographie.
45 euros (code
de commande : 14945).
DE MAN (Martine) et MALHERBE
(Jean-Fr.) Un ghetto exemplaire. Analyse socio-culturelle
d'une bande dessinée. Liège, C.T.L., 1977. In-8° broché,
164 p.
@ Il s'agit d'une
étude de l'univers des héros créés
par Roba, Boule et Bill.
6,50 euros
(code de commande : 7022).
DEMARGNE
(Pierre) Naissance de l'art grec. Paris, Gallimard, 1964. In-4°
sous reliure et jaquette d'éditeur, 448 p., nombreuses
héliogravures et autres illustrations en couleurs, (collection
« L'Univers des Formes », n° 6), exemplaire en
parfaite condition.
Sur la jaquette :
« Il n'y a pas si longtemps encore, le public et les amateurs
d'art gardaient le sentiment qu'il n'était point de véritable
art grec avant les sculptures du Parthénon. On croyait
que le seul langage parlé par les Grecs avait été
celui de la beauté et de la fidélité à
la nature.
Peu à peu, l'art archaïque grec s'est révélé.
On a pris conscience que la Grèce, comme le Moyen Âge,
a eu ses primitifs, qu'elle a même connu un art rude et
barbare, l'art géométrique, qui fit scandale jusqu'au
jour où les peintres et sculpteurs de notre temps inventèrent
des formes analogues.
Ce sont ces enfances que présente ce livre.
Nous présentons d'abord l'art préhellénique,
véritable vie antérieure qui a fleuri puis a disparu,
formant un cycle artistique complet, sur le sol où devait
naître à son tour, quelques siècles plus
tard, l'art hellénique.
Une seconde partie traite des débuts de cet art hellénique
proprement dit. C'est un nouveau commencement, un art qui apparaît
dans un dépouillement absolu, celui des civilisations
naissantes. »
60 euros (code
de commande : 8458).
DEMMIN
(Auguste). Guide de l'amateur de faïences et porcelaines.
Paris, Renouard, 1873.
Édition complète
en trois volumes.
DE
PERTHUIS (Françoise) et MEYLAN (Vincent) Éventails.
Paris, Hermé,
1989. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 209 p.,
nombreuses illustrations en couleurs.
Sur la jaquette :
« Symbole du pouvoir royal dans
l'ancienne Égypte, objet rituel pour les chrétiens
au Moyen Âge, uvre d'art aux XVIIe et XVIIIe siècles,
objet de propagande sous la révolution, l'éventail
a 5000 ans d'âge.
À l'origine, il se présentait
sous la forme d'un plumeau ou d'un écran. À partir
du XVIe siècle, sous l'influence des éventails
pliants rapportés du Japon par les Portugais, il évolue
considérablement pour acquérir la forme qu'on lui
connaît aujourd'hui, mais son heure de gloire se situe
en France au XVIIIe siècle. Il atteint alors des sommets
d'élégance et de raffinement. Certains artistes,
et non des moindres, créent des modèles qui sont
reproduits par des artisans hautement spécialisés
comme les fameuses « peintresses d'éventails »
dont parlent Diderot et d'Alembert dans l'Encyclopédie.
Les deux guerres mondiales accentuent, hélas,
son déclin déjà amorcé à la
fin du XIXe siècle. Les contraintes de la vie moderne
conduisent les femmes à abandonner cet accessoire qui
s'accommode mal des impératifs de notre époque.
Pour autant, loin de disparaître, l'éventail
devient un objet de collection recherché.
Les collectionneurs et les musées se
les disputent, preuve que ce merveilleux objet suscite toujours
intérêt, amour et fascination.
Françoise de Perthuis et Vincent Meylan,
avec l'aimable collaboration de Jean-Pierre Durand-Guédy,
nous font pénétrer, au travers des quelque deux
cents photos couleurs, dans ce monde merveilleux des éventails. »
40 euros (code
de commande : 12732).
[DESGRANDCHAMPS
(Marc)]. Marc Desgrandchamps. Paris, Centre Pompidou, 2006. In-8° broché,
79 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection «
Espace 315 », n° 10), publication bilingue français-anglais,
exemplaire à l'état de neuf.
@ Cet ouvrage a été publié à
l'occasion de l'exposition « Marc Desgrandchamps »
organisée à l'Espace 315 du Centre Pompidou, à
Paris, du 9 janvier au 6 mars 2006.
Extrait du texte de Catherine Millet, Marc Desgrandchamps,
l'ambition de l'incrédule :
« Marc Desgrandchamps pratique « une peinture du
doute ». Ce sont ses mots : « Doute de la figure,
doute de la présence, doute même de la peinture.
» Les amateurs de cet art en ont fourni différents
commentaires : dérobade de la mémoire et même
« érosion de la personne » pour Philippe Dagen
; « déconstruction de ce qui est peint sur le tableau
lui-même, opérant une suspension du sens »
pour Fabrice Hergott. La problématique n'est pas nouvelle.
Ainsi, ma génération est celle qui a vu l'abstraction
s'approcher au plus près de l'iconoclasme, avant d'assister
à un revival de la figuration d'autant plus exubérant
qu'il faisait appel à la citation, voire à la parodie,
et à des greffes monstrueuses d'objets, d'outils et de
procédés venus d'autres pratiques. Nous savons
donc que s'intéresser aujourd'hui à la peinture
nous met exactement dans la situation de ces théologiens
dont Jacques Lacan disait qu'ils sont bien les seuls à
ne pas croire. »
10 euros (code
de commande : 10976).
DESHOULIÈRES (F.)
Éléments
datés de l'art roman en France. Évolution
du style. Paris, Les Éditions d'Art et d'Histoire,
1936. In-4° broché, 71 p., illustrations, XXXII planches
hors texte, (collection « Architecture et Arts Décoratifs
»).
35 euros (code
de commande : 151/69).
Dessins :
acquisitions 1992-1996. Paris, Centre Georges Pompidou, 1996. Grand in-8°
sous reliure d'éditeur, 95 p., illustrations en noir
et en couleurs, (collection « Cabinet d'Art Graphique »),
exemplaire en parfait état.
Ouvrage
publié à l'occasion de l'exposition éponyme
organisée au Centre Georges Pompidou, à Paris,
du 9 octobre 1997 au 6 janvier 1997 ; ce catalogue a été
réalisé par Marie-Laure Bernadac et Laure
de Buzon-Vallet.
Introduction :
Une collection vit et se nourrit de ses enrichissements :
dons, legs, achats, dations. Tous ces modes d'acquisition viennent
régulièrement renforcer le fonds de dessins du
Cabinet d'art graphique du Musée national d'art moderne.
Ce dernier, créé en 1975, rassemble aujourd'hui
plus de 15000 dessins (y compris les carnets). Cette collection
unique d'uvres sur papier qui couvre la période
de 1905 à nos jours, est particulièrement riche
et diversifiée ; elle reflète non seulement
les divers mouvements de l'histoire de l'art du XXe siècle,
mais rend compte également, par la constitution d'ensembles
conséquents d'un même artiste, de la spécificité
d'une approche graphique.
Il nous a semblé utile de faire le bilan
de ces cinq dernières années, d'une part parce
que notre prédécesseur, Christian Derouet, l'avait
fait jusqu'en 1991, et que ce type d'exercice permet de suivre
les enrichissements de la collection et de comprendre l'esprit
d'une politique d'achat ; d'autre part parce que depuis
cette date une nouvelle impulsion a été donnée
en faveur de l'art contemporain. Sans être un bilan exhaustif
(de nombreuses uvres n'y figurent pas, car elles ont été
déjà présentées dans de récentes
expositions Artaud, Noir dessin, Du
trait à la ligne, Face à face, Dessins
surréalistes, Sanejouand ou sont
exposées dans les salles du Musée), une telle exposition
tend à témoigner de l'orientation d'une politique
d'acquisition et à montrer par là même les
diverses tendances du dessin contemporain : recherche de
nouveaux supports, de nouveaux outils, dessins de projets, dessins-fétiches,
dessins-peintures, dessins-sculptures... Le dessin, en effet,
tout en gardant un caractère de permanence et de tradition
lié tant à sa technique qu'à sa fonction,
explore de nouvelles possibilités d'expression et reflète
ainsi au plus près la sensibilité des artistes
d'aujourd'hui.
Les achats sont l'expression d'individus et
de collectivités. Le conservateur propose et le comité
dispose. Les critères de choix varient des plus subjectifs
(goût personnel du conservateur, découverte de nouveaux
talents, sensibilité à un type de démarche
créatrice, qualité de l'uvre...) à
ceux qui se veulent les plus objectifs (adéquation à
la collection, suivi d'une politique déjà engagée,
importance pour le patrimoine). C'est sur cette marge flottante
que se dessine en filigrane une politique d'acquisition. Les
achats sont aussi fruit du hasard et de la nécessité.
Nécessité de combler des lacunes, hasards heureux
dus aux dons, legs, dations et aussi aux achats faits au moment
d'une exposition selon le principe « exposer pour
acheter » (Alberola, Clémente, Dezeuze, Lassnig,
Morellet), situation qui offre au Musée les meilleurs
conditions de choix et de négociation (rappelons que dans
cette circonstance les artistes effectuent généralement
un don).
La politique d'acquisition des uvres
historiques compte beaucoup, en raison de leur rareté
et de leur prix élevé, sur l'apport des dations
et des dons. Les dations d'artistes les plus importantes reçues
pendant ces dernières années sont celles de Man
Ray, Derain et de Vieira da Silva ; il faut y ajouter les
uvres de Kandinsky, Klee, Miro, Laurens, De Kooning, Max
Ernst, Tanguy, Picasso, Marmetti et Bram van Velde provenant
de diverses successions de collectionneurs ou d'artistes.
Parmi les dons et legs, il faut citer l'exceptionnel
ensemble de vingt-sept dessins d'Artaud généreusement
légué par Paule Thévenin s'ajoutant
aux onze déjà présents, ils constituent
la plus importante collection de cet artiste hors du commun ,
la donation des cent un dessins d'Alechinsky, qui vient renforcer
et compléter de façon exemplaire un fonds déjà
existant, dix dessins de Dachau de Zoran Music, témoignage
bouleversant sur son séjour dans les camps, neuf dessins
de Manessier des années trente, dix-sept de Sanejouand,
(offerts à l'issue de sa récente exposition au
Centre), un dessin de Baselitz et douze empreintes de
Claude de Soria.
Cet avantageux moyen d'acquisition pour les
musées ne nous empêche pas de réaliser certains
achats exceptionnels qui viennent compléter des ensembles
déjà riches et significatifs : Derain, Schwitters,
Giacometti, Arp, Masson, Dubuffet ou Fautrier. En ce qui concerne
les achats contemporains, nous avons suivi plusieurs directions :
renforcer la représentation du dessin français
en comblant parfois des manques criants : Jean-Michel Alberola,
Richard Baquié, Sylvie Blocher, Marc Couturier, Daniel
Dezeuze, Toni Grand, Gérard Gasiorowski, Erik Dietman,
Etienne-Martin, François Morellet, Eugène Leroy
et Martial Raysse, sans oublier de jeunes artistes dont le dessin
est un des moyens d'expression privilégié comme
Fabrice Hybert. Cet intérêt pour le dessin contemporain
touche bien sûr la création internationale :
Francesco Clémente, Marlene Dumas, Gabriel Orozco, Jean-Michel
Basquiat et Rosemarie Trockel. Il nous fallait aussi compléter
la représentation de grands artistes du XXe siècle
déjà présents dans la collection par des
uvres graphiques : Louise Bourgeois, Eduardo Chillida,
Eva Hesse, Ellsworth Kelly, Brice Marden, A.R. Penck. L'existence
d'un fonds de dessins d'Europe de l'Est nous a incités
à poursuivre cette politique d'ouverture et d'exploration
en achetant des dessins de Jules Knifer, et un ensemble d'uvres
sur papier de Mangelos, de la même façon que nous
avons complété le fonds de dessins autrichiens
en achetant des uvres de Maria Lassnig. Les femmes artistes
étant de plus en plus nombreuses et déterminantes
sur la scène artistique, il nous a semblé prioritaire
de réparer certaines injustices et de souligner leur rôle
de pionnières (Louise Bourgeois, Eva Hesse, Maria Lassnig,
Rosemarie Trockel...). Ce tour d'horizon est loin d'être
exhaustif, et surtout il ne constitue que l'amorce de la politique
d'acquisition que nous souhaitons développer. Des lacunes
importantes sont encore à combler, notamment en ce qui
concerne les dessins allemands (Beuys, Kiefer, Richter, Polke)
ou des artistes comme Twombly (dont le Musée ne possède
ni peinture ni dessin), ou Barcelé (une seule peinture).
Certains artistes français ne sont pas encore, ou pas
suffisamment présents ; enfin, il nous semble essentiel
de constituer des ensembles importants d'un artiste (du petit
croquis au beau dessin) afin de pouvoir suivre le mouvement de
sa pensée et les diverses étapes de son processus
créateur.
Les contraintes imposées soit par un
budget limité, soit par les refus du comité, nous
ont incité à développer la collaboration
avec le FNAC auquel nous demandons des dépôts réguliers
de dessins contemporains.
Cette exposition, dans sa diversité,
montre tous les aspects du dessin : esquisses, projets,
lettres, archives, carnets, dessins autonomes, petit ou grand
format. Le dessin est une signature et une mémoire, sa
place dans une collection d'art moderne est donc essentielle,
bien que souvent cachée pour des raisons de conservation.
D'un point de vue didactique, il est le meilleur moyen d'accès
à l'uvre et à la pensée de l'artiste.
12 euros (code
de commande : 15353).
DESTRÉE (Joseph) Musées
Royaux des Arts décoratifs et industriels. Catalogue
des ivoires, des objets en nacre, en os gravé et en cire
peinte. Bruxelles,
Émile Bruylant, 1902. In-8° broché, XV + 129
p., illustrations, quelques rousseurs.
10 euros (code de commande : Art/ 4044)..
Dictionnaire
des artistes contemporains. 50 artistes peintres, sculpteurs, graveurs présentés
par 22 critiques en 1964. Paris,
Club des Libraires de France, 1964. In-4° sous reliure et
Rhodoïd déditeur, 144 p., illustrations en
noir et en couleurs (Collection « Galerie des Arts »,
n° 2), exemplaire numéroté.
Les 50 artistes sont
:
Agam Burri Hartung Pignon
Alechinsky Corneille Hofmann Pinoncelli
Appel Davie Hundertwasser Rauschenberg
Arnal Dewasne Knig Rothko
Atlan Dubuffet Lapicque Schneider
Bacon Dufour Le
Corbusier Scott
Bellegarde Ernst Martin
(Etienne) Sonderborg
Benrath Estève Martin
(Philip) Stahly
Berrocal Forrester Matta Sugaï
Bertholle Friedlaender Morvan Tobey
Bertini Giacometti Nevelson Vasarely
Bissière Gromaire Pelayo Zao
Wou-Ki
Brauner Guitet
70 euros (code
de commande : 11807).

Die Königliche
Porzellanmanufaktur Berlin. [Berlin], [Otto von Holten], [ca 1910]. In-8°
sous une reliure d'éditeur, 12 p., 36 planches (dont 20
en couleurs) avec leurs serpentes imprimées, très
rare publication en parfait état.
25 euros (code
de commande : 11191).
.
[DUBUFFET (Jean)]. LOREAU
(Max) Jean Dubuffet. Délits, déportements, lieux de haut
jeu. S.l., Weber,
1971. In-4° sous reliure toilée d'éditeur en
impression sérigraphique originale de Jean Dubuffet, coins
un peu émoussés, 605 p., très nombreuses
illustrations en noir et en couleurs, petit accroc à la
coiffe.
Préambule :
« Ce livre est double ; il
mêle deux genres ordinairement distincts. On y trouvera
d'une part mention de tout ce qui, de près ou de loin,
peut toucher à l'uvre plastique de Jean Dubuffet.
L'ensemble des travaux qui, de 1942 à aujourd'hui, se
sont succédé pour ainsi dire sans perdre un jour
y sont examinés dans le cours qu'ils ont suivi. L'exposé,
en principe, est complet. Rien n'a été omis rien
du moins de ce que je puis connaître. C'est dire somme
toute du même coup que le présent ouvrage tient
aussi lieu de biographie, car qui connaît tant soit peu
Dubuffet sait qu'il n'a pas eu de ces vies pittoresques et pleines
d'éclats, ni de ces existences brûlées par
le tourment et la passion. De passion, extrême celle-là,
il n'en a eu qu'une : peindre, et sans jamais rien faire
pour se donner des airs d'artiste. Depuis qu'il s'est mis au
métier, sa toile lui a tenu lieu de vie. Des zones obscures
dans son passé il y en a certes, mais qui datent d'avant
la peinture. Il a suffi qu'il entre en travail, et sa vie s'est
trouvée tout entière (ou presque) étalée
au grand jour dans un amas d'images.
Par ailleurs c'est quand les genres
commencent à se mêler , à mesure
que l'uvre s'élabore et pousse sa lente descente
dans les sous-sols de la figure classique, une autre préoccupation
se met à percer dans le présent livre, qui, s'ajoutant
à la précédente, vient se greffer sur elle.
C'est ainsi qu'amenée par le mouvement même des
uvres, se façonne par surcroît peu à
peu une réflexion, insistante et curieuse d'aller au nud
même de l'affaire, sur ce qu'est peindre. Pareille question,
qu'il a semblé impossible d'éluder quand bien même
on se bornerait à décrire simplement les évolutions
énergiquement tortueuses de Dubuffet, apparaît après
les premiers cycles, dans le sillage des peintures ; puis,
les démarches se compliquant, elle se voit obligée
de quitter cette position seconde pour prendre une importance
croissante et se faufiler dans l'exposé même des
tableaux ; jusqu'à ce qu'elle finisse par pénétrer
tout à fait ce dernier et que par suite viennent à
se lier inextricablement deux aspects d'abord distincts.
En même temps que l'histoire d'une entreprise,
ce livre est donc aussi un long essai sur la stratégie
de la création. Comment pourrait-il en être autrement
s'agissant d'un peintre qui, avec une telle constance, a su semer
sur sa route bouleversements et ruine ? Lesquels n'ont pas
affecté que le passé et les uvres des autres,
loin de là. Car s'il est vrai qu'ils s'en sont pris sans
défaillance aux procédés de la tradition,
aux solutions toutes faites, avec la ferme décision de
les abattre, allant jusqu'à provoquer une fracture dans
le cours de la peinture, ils ne se sont pas moins infatigablement
tournés aussi contre leurs propres traces et productions.
jamais sans doute peintre ne s'est à ce point exténué
à courir après la peinture comme après son
sang même, à refuser de la trouver où elle
était déjà, et à ne pas tomber dans
ses propres filets. Jamais peintre n'a mis tant d'acharnement
à se nier, à se détruire soi-même
à mesure afin de s'aventurer plus loin dans la création
j'entends : plus loin de toutes formes consacrées
de l'art, hors des grands chemins de la représentation.
À se renouveler donc. Aussi sa marche a-t-elle de bons
airs de descente aux enfers, mais d'un Orphée qui aurait
troqué la lyre contre grelots et vacarmes, grincements
et clameurs, battements de pieds, stridences des grands fonds
et incendies nocturnes. C'est donc bien de l'invention même
qu'il doit être question partout dans de tels travaux;
c'est elle qu'il faut s'attendre à trouver battant à
leur centre. Si elle n'est pas ici, il faut désespérer
de la rencontrer un jour. De là vient le pouvoir de fascination
qu'a cette peinture : il s'agit avec elle de bien plus que
de se composer un théâtre d'images ; par-delà
ce dernier, elle n'arrête pas d'être fiévreusement
tendue proprement transportée hors d'elle-même
vers ce qui est sa source et dont le désir continue de
la travailler infiniment par-dessous bien après la cessation
du geste.
Ces considérations touchant la création
et ses manuvres, à peine éteintes d'un côté
trouvent aussitôt à se rallumer d'un autre. L'insistance
qu'elles mettent à reparaître et l'importance qu'elles
entendent manifestement revêtir obligeant ainsi
à insérer entre les lignes de cette peinture des
préoccupations qui d'ordinaire relèvent des jeux
de la pensée et non du trait et de la couleur
s'expliquent aussi et surtout par la nature très particulière
je veux dire démesurément générale
des visées de Dubuffet, ainsi que par la violence qu'elles
sont de ce fait astreintes à déployer pour se réaliser.
La portée des travaux que nous avons à suivre dépasse
en effet, et de très loin, le simple cadre d'une recherche
isolée conduite dans un champ limité en
l'occurrence celui de la peinture actuelle. En même temps
qu'une aventure solitaire, ce qu'ils mènent
et c'est pourquoi ils condamnent à l'extrême solitude
c'est bien plutôt un ample assaut contre l'institution
même dont nous vivons tous et d'où nous ne pouvons
pas ne pas tirer notre moelle : je veux parler de la culture.
Tous ces enchevêtrements de traits acérés
et de forces véhémentes acharnées à
faire monter toujours plus haut leurs forces, tous les tableaux
sortis du pinceau de Dubuffet sont avant tout le lieu d'un vaste
affrontement avec les racines les plus sacrées de notre
pensée, avec les fils les plus enfouis de notre tradition.
Empoignade quelque peu héroïque et décisive,
d'où devrait sortir ou la défaite de la culture
ou son triomphe le plus éclatant à
vrai dire ni tout à fait l'un ni tout à fait l'autre,
comme on le verra. Depuis que le peintre s'est mis à l'uvre,
il ne s'est jamais agi de rien d'autre, semble-t-il, que d'engager
une longue lutte sans merci avec ce qui est en place, avec le
visage que la peinture s'est faussement composé, avec
toutes institutions de nature à entraver la création.
Ce qui revient en somme à dire et nous voilà
ramenés au propos de tout à l'heure
que tout au long des travaux et des peines dont il sera question
il n'y a rien eu de plus central que de mettre à l'épreuve
sans la moindre réserve cet objet entouré de beaucoup
de révérence, mais d'encore plus de mystère
qu'on appelle la création. Dès ses premiers pas,
Dubuffet a fait craindre le pire (on ne s'y est que peu trompé,
et c'est pourquoi presque sur l'heure on l'a tant dénigré),
laissant deviner, à la brutalité de ses triturations,
qu'il était décidé à n'accepter aucune
des demi-mesures, aucun des faux-fuyants dont toute la tradition
s'était accommodée ; qu'une fois lancé,
il ne s'arrêterait pas en chemin ; qu'il était
résolu à faire toute la lumière, si inquiétante
ou funeste soit-elle pour les idées bien reçues.
Il ne s'est en effet jamais écarté de cette voie
ni défait de la soif brûlante de débusquer
enfin ce qu'on nomme création, de jeter une bonne fois
l'éclairage le plus cru sur ce qui se cache derrière
ce mot mis à toutes sauces, tant exalté dans les
lieux même les plus académiques, jamais scruté
toutefois jusque dans ses tréfonds. C'est par là
que l'entreprise prend une valeur emblématique.
Un travail comme celui-là ne peut aller
sans peine. Il ne se fait pas d'un coup ; il lui faut de
grands détours. Celui que nous aurons à suivre
sera donc un long combat, une épuisante lutte menée,
comme on l'a dit, sur deux fronts à la fois : avec
l'invention d'une part, mais aussi de l'autre avec ce qui l'entrave
et la brise la culture. Roulées ensemble dans
le courant sinueux de cette mêlée ardente, se heurtant
et se renvoyant sans cesse de l'une à l'autre, création
et culture sont de la sorte emportées dans le mouvement
d'une lente confrontation où toutes deux, s'affrontant,
fraient des chemins obscurs, tirent des fils imprévus
et, ce faisant, ouvrent peu à peu la voie à une
nouvelle figuration. Ainsi, de proche en proche, presque insensiblement,
un espace inédit vient à prendre la place de l'espace
classique, gagnant sur ce dernier parcelle après parcelle.
C'est à cette obstinée besogne de subversion, à
ce sombre travail de sape que font assister les écritures
du peintre, qui, à force d'assaillir la représentation
établie, laissent entrevoir en filigrane ce qu'il faut
pour la tourner, la contourner, la fissurer et saborder et, en
fin de compte, tenter de la quitter.
Tout cela mêlé fait en définitive
la peinture dont il sera question ici. Exigeante et inhabituelle
comme elle l'est, il n'y a pas lieu d'espérer la déchiffrer
sans repasser fidèlement par les sentiers qu'elle a pris
sans la suivre comme son ombre en quelque sorte.
En d'autres termes, une étude soucieuse de ne pas trop
la dessécher ne peut forcément qu'avoir tous les
airs d'une chronique. Par ailleurs, cette même étude,
on l'a souligné, ne saurait s'abstenir, sans manquer l'essentiel,
de conduire une réflexion sur la création.
Il lui faudrait, somme toute, pour ne rien perdre, arriver à
être une chronique de la création. C'est
exactement ce qu'aimeraient être les pages qui suivent,
car c'est exactement ce qu'est, je crois, l'uvre de Dubuffet :
une patiente et forcenée chronique de la création.
Ce rapide bilan fait, comment s'attendre encore
que le présent livre soit autre chose qu'une sorte d'épopée ?
Il trace les lignes d'une tentative qui est aussi
un attentat continuel où de grands conflits
se nouent. Épopée d'un genre moins spectaculaire
sans doute qui n'oppose pas les armes, et cependant ce qui s'y
joue n'est pas moins important que dans les luttes d'autrefois.
L'enjeu était alors la gloire, l'éclat, le droit ;
tandis que les combats qui sont livrés ici sont des combats
pour l'imagination. Ce qu'avec Dubuffet la peinture met au jeu
c'est donc bien plus que la peinture : la pensée
tout entière. Et son seul enseignement si
tant est qu'elle enseigne quelque chose c'est que
peindre ne s'enseigne pas. La percée qu'est le travail
d'invention ne s'imite pas, ni ne se transmet ; elle est
à prendre, non à apprendre. De ce point de vue,
Dubuffet à sa manière est un exemple. Qu'il faut
entendre, il va de soi, conformément à l'enseignement
ci-dessus. Un exemple à ne pas suivre. À précéder. »
80 euros (code
de commande : 13231).
[DUFY
(Raoul)]. COURTHION (Pierre)
Raoul
Dufy.
Genève,
Pierre Cailler, 1951. Grand In-4° broché, 74 p., 180
reproductions hors texte, dos défraîchi, (collection
« Les Grandes Monographies », n° 1).
30
euros (code de commande
: Art/5831).
[DÜRER]. Albert
Dürer.
Paris, Hachette et
Cie, 1913. In-8° sous reliure déditeur, 15 p.,
65 planches hors texte, (collection « Les Grands Graveurs »).
25 euros (code
de commande : 11577).
EBERSOLT (Jean)
Les arts somptuaires de Byzance. Essai sur l'art impérial
de Constantinople.
Illustré de
67 gravures. Paris, Ernest Leroux, 1923. In-4° broché,
164 p., illustrations dans le texte, exemplaire non coupé.
100 euros (code
de commande : 152/66).
[EL
GRECO]. BRONSTEIN (Léo) (Domenicos Theotocopoulos)
El Greco. Paris,
Cercle d'Art, 1969. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
122 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ces
dernières contrecollées, (collection « La
Bibliothèque des Grands Peintres »), bel exemplaire.
Sur la jaquette :
« Un étranger : toute sa vie, Théotocopoulos
le grec fut un étranger. Il fut un étranger dans
sa propre patrie : la Crète, l'île lumineuse, orgueilleux
porte-flambeau d'une Byzance à présent déchue
; depuis la prise de 1204, humiliée, étrangère
à elle-même, elle subissait impuissante le joug
de Venise. Il fut un étranger quand, jeune peintre d'icônes,
il se rendit (peu après 1560), comme beaucoup de ses compatriotes,
dans la toujours active et audacieuse cité de Venise,
pour y vivre, pour y travailler, pour y affiner son regard, enfin,
pour s'y laisser le plus possible imprégner des valeurs
de l'Occident. Il fut un étranger dans Rome où
l'avait conduit, loin des lagunes vénitiennes, son appétit
d'aventures, à moins que des impératifs plus matériels
ne l'y eussent guidé.
... Étranger, il continua de l'être en Espagne,
à Tolède, où il s'établit vers l'année
1577, et où il mourut le 4 avril 1614.
... Puis il y a « le réalisme » tant célébré
du Greco. En quoi consiste ce qu'il a d'unique et de si personnel
? Ce n'est pas en effet le réalisme de Tintoret, ni celui
de Bassano, ni la manière nordique de tracer, comme sur
une carte, les chemins de la vie sur le visage d'un homme. C'est
l'arrivée brusque sur nous, l'apparition soudaine d'un
visage sa proximité dans l'espace, le caractère
ordinaire et vraiment familier des traits ; ce qui est le plus
frappant encore, c'est la manière dont le peintre en suggère
la nudité. Le Greco, l'on est tenté de l'affirmer,
peut être défini comme le peintre des visages nus
comme le peintre des corps dénudés, comme
le peintre de la nudité.
... Peut-on conjecturer qu'il s'agit encore une fois dans ce
cas de la révolte ou de la revanche d'un étranger
? C'est possible. Et peut-être aussi faut-il y voir un
héritage du monde gréco-byzantin, de ce monde où
la présence humaine est austère soudain
confronté au culte que la Renaissance adresse à
ce qu'il y a de beau dans le nu.
C'est en ces termes que le professeur Léo Bronstein définit
l'art du Greco. »
45 euros (code
de commande : 10301).
ÉMILE-BAYARD
L'Amour dans l'Art et la Vie. Étude documentaire. Illustrée de seize
gravures anciennes.
Préface de A. Injalbert. Paris, Nouvelle Librairie
Artistique, [ca 1905]. In-8° modeste reliure demi-toile grise
à coins, 290 p., illustrations hors texte, couverture
conservée.
20 euros (code
de commande : 182/63).
ERRERA (Isabelle) Musées Royaux
du Cinquantenaire. Catalogue d'étoffes anciennes et
moderne. Décrites par Madame Isabelle Errera.
Troisième édition. Bruxelles, Vromant & C -
Lamertin, 1927. In-4° sous reliure de toile imprimée
d'éditeur, 420 p., nombreuses illustrations.
100 euros (code
de commande : 153/66).
FAHR-BECKER (Gabriele) L'Art
nouveau. Cologne,
Köneman, 1997. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
424 p., très nombreuses illustrations en couleurs,
exemplaire en très bel état, épuisé
au catalogue de l'éditeur.
Sur la jaquette :
Réaliser l'unité de l'art et
de la vie, tel était l'objectif déclaré
de l'Art nouveau, prélude à l'art moderne.
C'est à partir d'idées et d'idéaux
communs que naquit l'aspiration à un style homogène
qui trouverait son expression non pas dans l'uniformité,
mais dans la diversité : en dépit de leurs
contradictions, les diverses variantes laissent apparaître
l'unité du concept.
Ce « souci du style »
dont étaient imprégnés tous les domaines
de la vie est l'objet de la quête poursuivie par Gabriele
Fahr-Becker, historienne de l'art et spécialiste de l'Art
nouveau, dans l'architecture, la décoration, le design
de mobilier, l'orfèvrerie, la céramique et la verrerie,
le graphisme et la peinture.
Elle conduit le lecteur à travers les
diverses variantes nationales qui apparurent en Écosse,
en Angleterre, en France, aux Pays-Bas, en Belgique, en Italie,
en Espagne, en Russie, en Scandinavie, en Allemagne, en Autriche
et en Amérique. S'appuyant sur un grand nombre de thèses
et d'écrits rédigés par des artistes et
des contemporains, elle met en lumière le contexte littéraire
et philosophique aussi bien que la situation culturelle et politique
de l'époque.
À coté de noms aussi célèbres
que ceux de Charles Rennie Mackintosh, Edward Munch, Josef Hoffmann,
Antoni Gaudi i Cornet, René Lalique et Louis Comfort Tiffany,
on découvrira dans cet ouvrage ceux d'artistes moins connus.
Les innombrables facettes de l'Art nouveau
se confondent pour offrir une image aussi complexe que nuancée
de ce style qui naquit à l'aube du XXe siècle.
30 euros (code
de commande : 15422).
Les
Fastes du Gothique. Le siècle de Charles V. Paris, Réunion des Musées
Nationaux, 1981. In-4° carré broché, 461 p.,
nombreuses illustrations en noir et en couleurs, dos ridé.
Ouvrage
publié à l'occasion de l'exposition éponyme
organisée aux Galeries Nationales du Grand Palais, à
Paris, du 9 octobre 1981 au 1er février 1982.
Table des matières :
- Introduction, par Jean Favier.
- Arbre généalogique.
- Repères chronologiques.
- Architecture.
- Sculptures.
- Objets d'art.
- Manuscrits.
- Peintures.
- Vitraux.
- Arts textiles.
- Armes et armures.
- Héraldique - Sigillographie.
- Céramique.
- Fer forgé.
- Répertoire des artistes.
- Bibliographie - Expositions - Manuscrits
exposés - Index.
20 euros (code
de commande : 14914).
[FAUTRIER (jean)]. Jean Fautrier 1898 bis 1964.
Das Frühwerk. Berlin, Galerie Haas, 1998.
In-4° broché, [40 p.], 26 reproductions en couleurs.
20 euros (code
de commande : 160/69).
FELS (Florent) Eros
ou L'Amour peintre.
Monte Carlo, Éditions
du Cap, 1968. In-4° sous reliure d'éditeur, 315 p.,
nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire numéroté.
45 euros (code
de commande : Art/ 1370).Art/6736).
FERMIGIER
(André) Chroniques d'humeur. Avant-propos de Pierre Nora.
Préface et choix de Jean-Michel Gardair. Paris,
Gallimard, 1991. In-8° collé, 388 p.
En quatrième
de couverture :
« André Fermigier laissait
à sa mort, en 1988, une uvre importante de chroniqueur
et critique d'art, parue pour l'essentiel dans l'Observateur
puis dans Le Monde. Bien des lecteurs se réjouiront
de retrouver ou de découvrir son extraordinaire talent
d'écrivain.
Chargé par lui de publier ses articles,
j'ai cru pouvoir les répartir en trois ouvrages différents.
L'un qui, présenté par François Loyer dans
la collection « Le Débat » sous
le titre La Bataille de Paris, retrace ses courageuses
campagnes pour défendre des Halles, la gare d'Orsay, le
patrimoine du XIXe siècle, jusqu'à la bataille
perdue contre la Pyramide du Louvre. L'autre, dans la collection
« Art et Artistes », où Françoise
Cachin regroupera prochainement ses grandes chroniques d'art
et ses principaux comptes rendus d'exposition.
Et le troisième, que voici. Jean-Michel
Gardair y a sélectionné le plus éclatant
de Fermigier, le plus intelligent, le plus gai, le plus comique
et le plus féroce. Il passe avec la même virtuosité
du petit musée de province aux étoiles du Michelin,
de la Callas à Viollet-le-Duc, de la défense de
l'école républicaine à la charge contre
toutes les avant-gardes, des Batignolles d'avant guerre aux circuits
enchantés de la France profonde, dans un festival d'art,
de gastrologie, de critique littéraire et d'évocations
de paysages. Une lecture tonique. »
10 euros (code
de commande : 12578).
FINCH
(Christopher) American Watercolors. New York, Abbeville Press, 1986. In-4°
sous reliure et jaquette d'éditeur (ci-contre, détail
supérieur de la couverture), 312 p., nombreuses illustrations
en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
« Watercolor has always enticed professional and amateur
artists alike, but only the best ever master what is, in fact,
a fiendishly difficult medium. As Christopher Finch explains
in his lively text, « Painting in watercolor is a little
like skippering a sailboat.... you set a destination and plot
the course that will get you there, but you do not expect to
arrive by following a straight line. » The great watercolorists
learn to improvise, taking advantage of accidents so that a blot
is magically transformed into a cloud, a blurred edge into a
hazy bank. Spontaneity is everything.
American Watercolors is an eye-dazzling delight, celebrating
some of the greatest masters of the medium. With an extravagant
sélection of 247 color illustrations and 151 black and
whites, this sparkling volume provides a comprehensive history
of watercolor in the United States, from the first explorers'
visions of the New World to the most recent explorations by contemporary
artists. Individual chapters are devoted to unrivaled geniuses
such as Winslow Homer, John Singer Sargent, John Marin, and Charles
Burchfield, who took profound pleasure in flaunting their hard-won
skills in scenes of breathtaking beauty. Other chapters survey
the frontiers portrayed by artist-adventurers such as John James
Audubon and George Catlin ; the European vistas savored by Americans
abroad ; and the fanciful scenes created by folk artists over
the past 200 years. The final chapters recount how exuberantly
the American artists of this century have experimented with watercolor
in their search for fresh new styles of abstractien and realism.
Because these fragile treasures of American art suffer from exposure
to the light, they are all too rarely on view in museums or galleries,
and many are sequestered in the homes of collectors. As a result,
this lavish array of watercolors painstakingly selected from
142 different public and private collections provides a more
panoramic view of the medium than even the most tireless museum-goer
could ever accomplish. With its impressive plenitude of illustrations,
elegant design, and engaging text, American Watercolors
is an irresistible tour de force. »
50 euros (code
de commande : 8427).
[FIUME].
CARRIERI (Raffaele) Salvatore Fiume. Milano, Brera, 1964. In-4° oblong
sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 117 p.,
très nombreuses illustrations en noir et en couleurs,
édition multilingue (italien, anglais, allemand et français),
exemplaire dédicacé par l'artiste qui a écrit
son adresse sur l'étui.
50 euros (code
de commande : 9336).
[FORAIN]. BORY (Jean-François)
Forain. S.l.,
Veyrier, 1979. In-4° broché, 126 p., très nombreuses
illustrations.
En quatrième
de couverture :
« Dès 1885, lorsqu'on demandait à Forain
où il exposait, il répondait invariablement «
Dans les kiosques ! ». Il voulait dire : dans la rue. C'est
que Forain, à cette époque, était célèbre
: pas un journal satirique qui n'ait publié ses dessins,
pas un directeur de revue qui ne sollicite une couverture de
sa main. Par cette réponse quelque peu sarcastique, ce
Champenois né à Reims en 1852 dans une modeste famille, entendait
faire savoir qu'originaire du peuple, il restait proche de lui.
Issu du peuple, certes, mais devenu satiriste de droite, et des
plus féroces dans une période politique troublée.
Anti-dreyfusard redoutable, c'est ainsi qu'au moment de «
l'affaire », il créera avec son ami Caran d'Ache,
Psst..., petit journal dont la cible principale est Zola
et qui s'arrêtera à la fin du procès, en
1899, après 85 numéros. Quelques années
plus tard, Caran d'Ache, « assagi », aura comme tous
les grands dessinateurs de l'époque, « son »
numéro spécial de l'Assiette au beurre.
Forain, jamais !
Et pourtant, son uvre de caricaturiste est immense. Elle
témoigne incontestablement d'une époque, elle en
dénonce tous les scandales. Elle est si omniprésente
qu'elle occulte, en quelque sorte, son uvre de peintre
et de graveur, pourtant considérable. C'est de cette dernière
que l'album Forain donne un aperçu, révélant
autant le trait étonnamment pré-chavalien du dessin
que la virtuosité et l'universalité acquise par
l'artiste dans le travail sur cuivre.
Artiste adulé par le Paris de la Belle Epoque, ami de
jeunesse de Rimbaud, de Degas, puis d'écrivains comme
Huysmans dont il illustra plusieurs livres, notamment
Marthe, Forain mourra en 1931, à l'âge de
79 ans, laissant une uvre d'une diversité infinie.
»
20 euros (code
de commande : 10013).
FOREST
(Dominique et Marie-Cécile) La dinanderie française
1900-1950.
Paris, Les Éditions
de l'Amateur, 1995. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
251 p., nombreuses illustrations en couleurs, épuisé.
Préface :
« Cette étude se situe dans
le grand renouveau des techniques et de l'usage de métaux
souvent abandonnés depuis plusieurs siècles. Le
XIXe siècle avait déjà remis au goût
du jour certaines techniques : nielles, émaux, filigranes
et granulations entre autres ; mais il s'agit ici de tout autre
chose : le début du XXe siècle va voir se développer,
rivalisant et souvent surpassant l'orfèvrerie, un art
nouveau du cuivre et de l'étain, métaux qui étaient
jusqu'alors plutôt liés aux objets usuels et, par
définition pour certains, non artistiques. La technique
de la fonte va être supplantée par celle de la mise
en forme du métal en feuilles, directement travaillé
au marteau à l'aide des beaux outils que sont la bouterolle,
le perloir ou la recingle. À ces effets qui défoncent
et sculptent le métal vont s'ajouter des colorations variées
plus ou moins sophistiquées, incrustations, émaux,
laques, vernis, grenailles et limailles, poudres et feuilles,
oxydations et patines, qui vont creuser ou peindre le métal
suivant des gammes très nouvelles avec toutes sortes d'effets
qui le rendront méconnaissable, imitant la céramique,
le bois, la pierre dure, ou même parfois le verre. Cette
immense veine de création a été peu étudiée
jusqu'alors et le travail de Dominique et Marie-Cécile
Forest permet de découvrir non seulement la production,
mais encore les nombreux artistes qui ont oeuvré dans
cette « dinanderie d'art ». De grands noms
vont marquer cette période tant par l'originalité
des techniques que par la manière dont elles sont utilisées
: les Dunand, Linossier, Christofle, Mergier, Bonvallet et bien
d'autres vont développer cet art du métal à
Paris, mais aussi à Lyon, comme c'est le cas pour Linossier.
Ce travail vient réhabiliter à
point la part des matériaux et des techniques dans le
domaine des objets d'art et compléter la connaissance
des artistes, des magasins, des ateliers et des galeries, ainsi
que leur rôle et leur présence dans les Salons.
Une liste de plus d'une centaine de noms d'artistes ayant travaillé
en France est révélée pour la première
fois. Si des techniques et des effets multiples ont été
pratiqués sur le cuivre alliant la polychromie de matières
variées aux multiples possibilités des oxydations,
attaques et recouvrements métalliques, il en est tout
autrement pour l'étain, dont la présence dans le
champ de la dinanderie peut surprendre à première
vue. Ce métal, en effet, ne peut pas être coloré,
oxydé et doré facilement, c'est le travail même
de la matière qui prime. Ce métal gris, un peu
triste, sera magnifié par la nouvelle manière de
le mettre en forme et de le décorer qu'est le travail
au marteau et au repoussé, participant aux effets recherchés
selon un mode géométrique et naturaliste qui lui
sied bien.
Au moment où les bronzes d'ameublement
vont être un peu abandonnés, la dinanderie d'art
va s'emparer du domaine décoratif. Cette veine se retrouve
dans là plupart des pays. Les études consacrées
aux arts dits « mineurs » commencent en in à
aboutir et à se multiplier : il est grand temps, et la
France n'est pas en avance. Peu étudiés, peu collectionnés
et peu identifiés, ces objets vont entrer, avec cette
étude, dans la voie glorieuse des objets d'art du XXe
siècle. »
60 euros (code
de commande : 12034).
Formes de l'art. Tome I : L'art magique, par André Breton avec
le concours de Gérard Legrand. Tome II :
L'art religieux, par Philippe Verdier. Tome III :
L'art classique, par Louis Hautecur.
Tome IV : L'art baroque, par Louis
Hautecur. Tome V : L'art pour l'art,
par André Chastel et Paule-Marie Grand.
Paris, Club Français du Livre, 1957-1958. Cinq volumes
in-4° sous reliure toilée d'éditeur, 230, 231,
165, 162 et 137 p., nombreuses illustrations dans le
texte et 80 planches hors texte en noir et en couleurs dans chaque
volume.
Les cinq volumes :
120 euros (code de commande : 15503).
FOSCA (François)
La peinture au XIXe siècle 1800-1870. Paris, Tisné, 1956. In-8°
sous reliure d'éditeur, 150 p., illustrations en couleurs,
ex-libris Léonard.
10 euros (code
de commande : Art/5963).
GANS-RUEDIN
(E.) Connaissance du tapis. Préface de Jean Gabus. Photos de René
Bersier. Dessins et cartes de Jean-Paul Chablais.
[Deuxième édition]. Fribourg, Office du Livre,
1974. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 441
p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Introduction :
De nombreux ouvrages sur l'histoire du tapis
d'Orient présentent les pièces conservées
dans les musées ou dans les grandes collections privées
; l'amateur averti les consultera avec fruit pour enrichir ses
connaissances.
Ce volume, destiné au grand public,
vise un autre but. Après un rappel historique et plusieurs
chapitres généraux consacrés aux caractéristiques
techniques ou symboliques du tapis, l'auteur aborde la partie
essentielle et proprement originale de son étude: il établit
une classification détaillée par pays et pour
ce véritable « royaume du tapis» qu'est l'Iran
par régions ; chaque exemple est illustré
d'une ou plusieurs reproductions commentées ; dans
ce vaste panorama figure également la production moins
connue de pays comme le Pakistan, l'Inde, le Tibet, la Chine,
l'Afrique du Nord et les pays balkaniques. Rien n'est ainsi omis
du très grand choix actuellement offert à l'amateur
dans le commerce. Celui-là pourra, grâce aux nombreux
renseignements fournis sur l'origine, la technique, le style
des dessins, les coloris et enfin la qualité de chaque
pièce, se faire une opinion précise sur les tapis
qu'il aura l'occasion de voir.
Ces indications, fruit d'une longue expérience,
ont été vérifiées sur place par l'auteur
au cours de fréquents voyages dans les pays producteurs.
Certes, la description des motifs est la plus complète
possible, mais il est souvent extrêmement difficile d'obtenir
des auteurs mêmes des tapis l'explication de leurs dessins
; on utilise tel motif pour obéir à la tradition,
mais on ne connaît plus sa signification originelle. La
difficulté de rassembler des renseignements de première
main provient aussi du fait que beaucoup de villages sont situées
dans des régions mal reliées aux grands axes routiers.
Il peut arriver ainsi que dans une ville qui fait quotidiennement
le commerce d'une variété de tapis, on ne puisse
vous renseigner sur le ou les villages producteurs, pourtant
distants de moins de soixante kilomètres; c'est que les
marchands n'y sont jamais allés, les villageois s'arrangeant
pour faire parvenir eux-mêmes leur production en ville.
Si vous insistez pour vous rendre dans un de ces villages, on
ne comprend pas votre intérêt : pourquoi vouloir
à tout prix entreprendre un voyage inconfortable, puisque
la production locale est en vente sur le marché de la
ville ?
Nombreuses cependant sont les personnes qui
ont bien voulu faire bénéficier l'auteur de leurs
connaissances linguistiques ou techniques, grâce auxquelles
il a pu réunir les informations dont il avait besoin.
Leur collaboration lui a été précieuse et
il leur exprime ici sa plus vive gratitude.
35 euros (code
de commande : 14354).
[GARACHE]. STAROBINSKI
(Jean) Garache. Paris, Flammarion, 1988. In-4° sous reliure,
jaquette et étui d'éditeur, 166 p., nombreuses
illustrations, édition bilingue (français-anglais).
25 euros (code
de commande : 6310).

[GAROUSTE (Gérard)].
BONJEAN (Annette) Gérard Garouste. Kyoto, Kyoto Shoin International,
1989. In-4° sous cartonnage d'éditeur, [48 p.], illustrations
en couleurs, (collection « Art Random »), texte en
anglais et en japonais.
13 euros (code
de commande : 9698).
[GAUGUIN].
PICKVANCE (Ronald) Gauguin. Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 1998. In-8°
carré broché, 320 p., nombreuses illustrations
en noir et en couleurs, édition bilingue (français
- anglais).
@ Cet ouvrage fut publié à
l'occasion de l'exposition éponyme organisée à
la Fondation Pierre Gianadda, à Martigny, du 10 juin au
22 septembre 1998 et dont Ronald Pickvance était le commissaire.
20 euros (code
de commande : 10876).
[GAVARNI]. LANDRE (Jeanne)
Gavarni.
Paris, Louis-Michaud,
s.d. In-12 broché, 192 p., illustrations, (« Les
Écrits et la Vie anecdotique et pittoresque des grands
Artistes »).
7,50 euros (code de commande : Art/ 3595).
GAY
(Victor) Glossaire archéologique du Moyen Âge
et de la Renaissance. Tome
I : A - Guy. Tome II : H - Z. Texte revu et
complété par Henri Stein. Illustration dirigée
par Marcel Aubert. Paris, Picard, 1929 - 1927. Deux volumes
in-4° demi chagrin brun à coins, dos à 5 nerfs,
couvertures conservées, t. I : 806 p., t. II
: 484 p., nombreuses illustrations, bel exemplaire.
Préface du tome
II, par Gaston Migeon :
Après une longue attente, voici qu'enfin
peut être publiée la deuxième partie du Glossaire
archéologique du Moyen Âge et de la Renaissance
de Victor Gay. Le premier fascicule en avait paru en 1883, que
d'autres suivirent jusqu'à ce que la mort de l'auteur
en fut venu interrompre la publication au seuil de la lettre
G.
Dire qui était Victor Gay, quel était
son dessein en entreprenant cette uvre dont on peut vraiment
dire qu'elle fut « un travail de bénédictin
laïque », ce sera justifier l'intérêt
qu'il y avait à la poursuivre en la complétant,
pour l'amener au point d'achèvement où nous la
présentons aujourd'hui.
Victor Gay s'était passionné
de bonne heure pour l'archéologie, et, dès 1839,
il suivait les derniers cours d'Alexandre Lenoir. Élève
de Labrouste, collaborateur de Viollet-le-Duc et de Lassus dans
les premières restaurations de Notre-Dame de Paris, il
avait pris de Viollet-le-Duc surtout cette large curiosité
qui ne dédaignait pas de menus objets d'art, les multiples
renseignements sur la vie de leurs époques qu'ils peuvent
si souvent nous offrir. L'idée d'entreprendre une encyclopédie
des arts du Moyen Âge, dans une forme renouvelée
de celle qu'avait adoptée Du Cange, avait déjà
préoccupé le marquis Léon de Laborde. Dans
la préface de son Glossaire (Notice des Émaux du
Musée du Louvre, 2e partie, 1853), il avait expliqué
que ce qu'il présentait au public n'était que le
fragment d'un grand Dictionnaire, dont il développait
le but et le plan, « fondé sur la citation
complète des textes, sur la reproduction exacte des monuments ».
Ce dictionnaire ne parut jamais, et nous ne possédons
de M. de Laborde que cet embryon de Glossaire, complément
d'un catalogue du Louvre, et destiné à en expliquer
les richesses aux visiteurs.
Ce fut vers la même époque que
Viollet-le-Duc commençait la publication de son Dictionnaire
du Mobilier, qui fut bien plus qu'un recueil de documents,
une série de commentaires, et dont plus tard Henri Havard
ne faisait que reprendre en les étendant les dispositions
dans son Dictionnaire de l'ameublement.
Victor Gay avait été nommé
en 1848 architecte diocésain à Bourges, et ce fut
à ce moment qu'il commença à constituer
les bases du grand travail qui allait absorber toutes les heures
de son existence. Ce labeur était double : il fallait
d abord, par une exploration des archives et des bibliothèques,
établir sur fiches tous les vocables qui désignaient
au Moyen Âge et à la Renaissance les objets d'usage
et tous les textes qui s'y appliquaient ; en second lieu,
rechercher tous les objets pouvant encore exister qui se rapportaient
précisément à ces vocables ou à ces
textes, et s'en assurer la possession quand cela était
possible, ou les dessiner quand on ne pouvait les
rencontrer que classés dans les collections publiques
ou privées.
Ayant ainsi engrangé sa récolte,
après plus de vingt années de recherches patientes
et continues, possesseur de plus de deux mille objets en nature
ou dessinés, et de trente mille textes, Victor Gay put
se croire prêt à livrer au public les résultats
de ce colossal travail de bénédictin.
Avant que la mort ne le surprît, il avait
senti à ses forces déclinantes la nécessité
de s'adjoindre le concours et la collaboration d'un érudit ;
un jeune archiviste, ancien élève de l'École
des Chartes, récemment entré comme attaché
au musée du Louvre, Émile Molinier, fut chargé
par lui de rédiger et de mettre au net les fiches de la
lettre G. Les autres fiches jusqu'à la lettre Z attendaient,
en boîtes, et devaient nécessiter une attentive
revision et d'indispensables compléments.
Quand, en 1908, entrant pour la première
fois en rapport avec Mme veuve Victor Gay, dans son agréable
demeure du Périgord, nous fûmes parvenus à
une entente pour l'acquisition par le musée du Louvre
de la collection d'objets d'art, fruit de vingt ans de recherches
guidées par le sens le plus aigu de la curiosité,
nous pressentions bien l'intérêt qu'il y avait à
ce que la deuxième et dernière partie de ce Glossaire,
que Mme Gay avait pieusement conservée en manuscrit, ne
fût pas abandonnée. C'était même pour
nous un devoir de conscience professionnelle, à l'heure
où passaient entre nos mains tant d'admirables objets
longuement commentés dans le glossaire qu'ils illustraient,
de prendre la charge, par respect de la mémoire de Victor
Gay, d'en assurer la publication finale. C'est ce que mon collègue
J.-J. Marquet de Vasselot et moi-même proposâmes
à Mme Victor Gay, qui accepta et nous abandonna la propriété
des fiches de son mari.
Nous trouvant à pied d'uvre, restaient
deux questions difficiles à résoudre. La plus grave
était notre scrupule à publier le texte de cette
seconde partie du Glossaire dans l'état de rédaction
où Victor Gay l'avait laissé à sa mort.
La revision, le complément et la mise au point n'en pouvaient
être confiés qu'à un savant rompu à
la lecture des textes du Moyen Âge, connaissant toutes
les sources et pouvant facilement y recourir. Nous nous adressâmes
à l'homme qu'un accord unanime considère comme
un maître en ces matières, et jamais notre reconnaissance
n'oubliera avec quel désintéressement M. Henri
Stein, alors conservateur aux Archives nationales, aujourd'hui
professeur à l'École des Chartes, accepta cette
besogne ardue et longue, à laquelle pendant plusieurs
années il a consacré des heures précieuses,
soustraites à ses travaux personnels. C'est un hommage
qu'il convient de rendre à sa générosité,
de dire que c'est grâce à lui que le Glossaire de
Gay a pu être achevé, dignement, à la française.
M. Marcel Aubert, successivement attaché
au Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale,
conservateur adjoint au musée du Louvre et professeur
à l'École des Chartes, a bien voulu se charger
de rechercher avec nous et de mettre au point l'illustration.
II y a apporté la sûreté et la rapidité
des recherches que lui donnait sa pratique des bibliothèques
et des musées, sa profonde connaissance des recueils illustrés
et des manuscrits enluminés ; avec un tel compagnon,
collaborer fut d'une agréable facilité.
Restait la dernière question :
financer l'opération. Elle s'est trouvée singulièrement
facilitée par l'apport en numéraire que nous avons
pu faire à l'éditeur. L'acquisition de la collection
d'uvres d'art de Victor Gay, garantie par un groupe d'amateurs,
était dotée, après le choix réservé
au Louvre, par la vente publique du reliquat des objets, dont
le produit diminuerait d'autant l'estimation de la collection
totale. Il s'est trouvé que les heureuses enchères
de cette vente publique couvrirent bien au delà le prix
d'achat global de la collection à Mme Gay.
De ce syndicat de garantie faisait partie M.
le baron Edmond de Rothschild auquel on n'a jamais fait un vain
appel pour une cause intéressant au premier chef les musées
nationaux. Quand il fut invité à récupérer
la somme qu'il avait bien voulu souscrire pour cette garantie,
il s'y refusa noblement, et voulut bien accepter notre proposition
de consacrer cette somme à la publication de la fin du
Glossaire de Victor Gay. C'est donc sous ses auspices que nous
plaçons aujourd'hui cet ouvrage, qui a vu le jour grâce
à son aide généreuse.
Les deux volumes
: 300 euros (code de commande : 15146).
[GIACOMETTI].
DUFRÊNE (Thierry) Alberto Giacometti. Les dimensions de la réalité. Genève, Skira, 1994. In-8°
broché, 221 p., illustrations en noir et en couleurs.
Sur la couverture :
« Le problème de la dimension
est au cur de l'uvre d'Alberto Giacometti (1901-1966).).Tantôt
sa sculpture diminue jusqu'à n'être qu'un «petit
pois», selon Simone de Beauvoir. Tantôt elle s'allonge
jusqu'au filiforme. Les têtes sculptées en lame
de couteau s'avancent vers l'il du regardeur en perdant
tout volume, alors qu'au contraire les socles superposés
diminuent optiquement les figures de "Femmes debout".
La peinture suit le même chemin: dans les portraits de
Diego, d'Annette, de Yanaihara et de Genet, la tête du
modèle qui pose recule au centre de la toile.
Ce livre rend compte des «crises de la dimension»
de l'uvre. L'auteur suit pas à pas l'uvre
ct' Alberto Giacometti et sa personnalité d'artiste, inséparables
du milieu artistique qui les a vues naître.
12 euros (code
de commande : 13405).
[GOLDSCHMIDT].
Collection Alla et Bénédict Goldschmidt. [Bruxelles], 1990. In-4° sous
reliure d'éditeur, 426 p., nombreuses illustrations en
noir et en couleurs.
@ Cet ouvrage fut publié à
l'occasion de l'exposition organisée aux Musées
royaux des Beaux-Arts de Belgique (Art Moderne), à Bruxelles,
du 21 septembre au 16 décembre 1990.
Il présente des uvres et des notices biographiques
sur des artistes belges et étrangers : Théodore
Appleby, Arman, Gaston Bertrand, Maria Blanchard, Georges Braque,
Marcel Broodthaers, Alberto Burri, Pol Bury, Alexandre Calder,
Marie Carlier, Marc Chagall, Gaston Chaissac, Creten-George,
Giorgio de Chirico, Philippe De Gobert, Jean Degottex, Gustave
De Smet, Camille De Taeye, Jean Deyrolle, Roel D'Haese, Pierre
Dmitrienko, Eugène Dodeigne, Oscar Dominguez, Charles
Dufresne, James ensor, Max Ernst, Henri Evenepoel, Vic Gentils,
René Guiette, Hans Hartung, Henri Heerbrant, David Hockney,
Robert Jacobsen, Jean Ferdinand, Allen Jones, Fernand Joris,
Asger Jorn, Paul Klee, Jacques Lacomblez, André Lhote,
Alfred Manessier, Pol Mara, Georges Mathieu, Marc Mendelson,
E.L.T. Mesens, Robert Michiels, Joan Miro, Luc Mondry, Claes
Oldenburg, Constant Permeke, Pablo Picasso, Serge Poliakoff,
Henri Puvrez, Jean-Paul Riopelle, Boris Semenoff, Victor Servranckx,
Léon spilliaert, J. Teerlinck, Mark Tobey, Toulouse-Lautrec,
Costas Tsoclis, Cy Twombly, Serge Vandercam, Paul Van Hoeydonck,
Louis Van lint, Rik Wouters et Ossip Zadkine.
20 euros (code
de commande : 9659).
***
GONSE
(Louis) Les Chefs-duvre des Musées
de France. Sculpture. Dessins. Objets dart. Paris, Libraire de lArt Ancien et Moderne (mention
recouverte par létiquette de la Librairie Georges
Baranger), 1904. Grand in-4° demi-chagrin rouge, dos à
5 nerfs, tête dorée, 366 p., illustrations et 30
planches hors texte en héliogravure.
Avant-propos :
« J'ai dit, dans la préface du premier volumes des
Chefs-d'uvres des Musées de France, les motifs
qui m'avaient incité à entreprendre ce long voyage
d'exploration à travers l'immense dédale de nos
collections provinciales, pour la plupart si peu et si mal connues
; j'ai dit l'encouragement initial que j'avais reçu du
patronage de l'Administration des Beaux-Arts et, en particulier,
de mon éminent ami M. Roujon ; j'ai dit également
les difficultés de la tâche. Le présent avant-propos
n'a pas pour objet de revenir sur ces différents points.
Mais je tiens, au moins, à faire remarquer qu'une matière
plus vaste encore s'offrait à moi pour constituer les
éléments du second volume ; le premier avait été
consacré à la peinture ; celui-ci embrasse
la sculpture, les objets d'art et les dessins.
Au milieu de cet ensemble extraordinaire de grands et petits
musées, où le chercheur a la joie de découvrir
tant de peintures intéressantes, instructives ou rares,
dont beaucoup sont des chefs-d'uvre, c'est encore la sculpture
qui domine et occupe la plus large place. Ce qu'avait pu faire
l'activité d'un Lenoir à Paris, durant les troubles
de la Révolution, d'autres, plus modestes, l'ont tenté
dans les départements, et leur zèle a sauvé
et accumulé de véritables trésors. Il en
a été de même pour nombre d'objets d'art
provenant des églises et des châteaux. On a pu voir
au Petit Palais, en 1900, un aperçu de ces richesses.

Coffret en cuir gravé (XVe siècle). Musée
de Clermont-Ferrand.
Ce qui vint alors à
l'Exposition n'était rien en comparaison de ce qui était
demeuré sur place. En présence d'un amas aussi
considérable de documents, d'un champ d'investigations
aussi étendu, je me suis trouvé entraîné
à augmenter le nombre des gravures de ce second volume.
De trois cents reproductions, je suis passé au chiffre
de quatre cents, et le nombre des musées mis à
contribution s'est élevé de quarante-quatre à
soixante-dix. Il est vrai qu'à la sculpture proprement
dite, comprenant toutes les époques, depuis l'Antiquité
gallo-romaine et le Moyen-Âge, jusqu'aux temps modernes,
à l'exclusion des artistes vivants, sont
venus s'ajouter certains objets d'une haute valeur plastique
(bronzes, ivoires, orfèvreries) et des dessins de premier
ordre, comme ceux que possèdent les Musées de Lille,
de Bayonne, de Rennes, de Besançon, de Montpellier, de
Dijon, de Rouen, etc. En feuilletant les illustrations de ce
nouveau volume, on que je me suis inspiré du plus large
éclectisme ; du hasard des rencontres est sorti l'imprévu
des contrastes. À côté des chefs-d'uvre
antiques des Musées d'Arles, d'Aix, de Besançon,
de Lyon, d'Évreux, etc., on verra les témoins admirables
de notre évolution naturaliste au XIVe siècle,
puis à Troyes, ceux du XVIe siècle troyen, et partout
une infinité de morceaux absolument représentatifs
de notre sculpture française des XVIIe, XVIIIe et XIXe
siècles. Houdon apparaîtra avec une dizaine de bustes
merveilleux, jusqu'alors ignorés ou perdus sous de fausses
attributions ; Puget, avec son chef-d'uvre iconique, le
Louis XIV jeune du Musée d'Aix, etc. Au lecteur
le soin d'apprécier la valeur des découvertes dont
j'aurai pu bénéficier en cours de route. »
70 euros (code
de commande : 10125).
GOODRUM
(Charles) et DALRYMPLE (Helen) Advertising in America.
The First 200 Years. New
York, Abrams, 1990. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
288 p., très nombreuses illustrations en noir et
en couleurs, bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
There are few things that have more impact
on our lives today than advertising, and Advertising in America :
The First 200 Years gives us more of the history of print
advertising and shows us more of its images than any other volume.
The text and illustrations of this absorbing
and entertaining book offer greater insights into the social
and economic life of America since 1789 than a whole shelf of
conventional histories. Here we see how we spent our money ;
what our fantasies, desires, fears, and needs have been ;
how advertising taught us about new technologies ; and which
products and trends lasted and which haven't. In fact, Advertising
in America is unmatched as a window on two centuries of American
life.
Included in Charles Goodrum's anecdotal and
highly informative text are dozens of short histories of major
American corporations and their products. Advertising taught
us how to use disposable blades and the razor that held them ;
how to record our lives with the Kodak box camera ; it taught
us what it would be like to be among the first passengers ever
to fly in a commercial airliner. Goodrum reveals trade secrets :
why Ivory soap floats ; why the « Quaker »
is in Quaker Oats ; that King C. Gillette had his picture
printed more times than any other modern man ; and myriad
other fascinating tales.
We see, too, how changing morality altered fashion and
cosmetic advertising ; how women were portrayed over the
last 200 years ; what we bought out of guilt or shame. We
can follow changing graphic styles why does a 1920s
ad look like a 1920s ad ? and trace the careers
of well-known artists and illustrators as they earned fame in
the service of advertising.
Among the 566 illustrations are dozens of print
ads never before reproduced in book form as well as more than
50 debut ads for products still in existence today. There are
50 years of Breck girls, 50 years of Eastman Kodak film and cameras,
70 years of an ever-updated Betty Crocker, 100 years of Coca-Cola
(including more color Coke ads than any other tradebook has ever
reproduced), and the most extensive collection of early Ivory
soap ads ever compiled, all showing the development of corporate
images and marketing strategies.
Advertising in America is an indispensable
and delightful journey through our commercial
history, a giant wish book for collectors of advertising ephemera,
and a useful reference on advertising, on American
inventions and gadgetry, on fashion and cosmetics, on automobiles,
railroads, and plane travel, and on business and marketing strategies
for professionals.
15 euros (code
de commande : 15232).
[GOUJON
(Jean)]. DU COLOMBIER (Pierre) Jean Goujon. Paris, Albin Michel, 1949. In-4°
broché, VII, 197 p., 80 planches en phototypie hors
texte, un des 1650 exemplaires numérotés sur alfa
(n° 959), en bel état.
Table des matières
:
Introduction.
Chapitre I : La figure de Jean Goujon.
Chapitre II : Rouen et les origines.
Chapitre III : Saint-Germain l'Auxerrois
et Ecouen.
Chapitre IV : La Fontaine des Innocents.
Chapitre V : Travaux parisiens.
Chapitre VI : Le Louvre.
Chapitre VII : La fin de Jean Goujon.
Conclusion.
Appendices. Notes - Bibliographie - Chronologie
de la vie et des uvres - Index.
40 euros (code
de commande : 15252).
Collection
LE GOÛT DE NOTRE TEMPS
Genève - Paris - New York, Skira, dates diverses.
Volumes au format in-8° carré sous reliure et jaquette
d'éditeur,
nombreuses illustrations en couleurs contrecollées.
Les volumes sont classés
selon le numéro d'ordre dans la collection.
Ils sont tous en très bonne condition : les petits défauts
sont mentionnés.
N° 1. Gauguin.
Étude biographique
et critique par Charles Estienne. 1953. 115 p., jaquette
et étui.
15 euros (code
de commande : 14998*).
N° 2. Van Gogh.
Étude critique
par Charles Estienne. Vie de Van Gogh par C.H. Sibert.
1953. 126 p., jaquette et étui, petite tache d'encre
sur la jaquette.
12 euros (code
de commande : 15009*).
N° 3. Lautrec.
Étude biographique
et critique par Jacques Lassaigne. 1953. 120 p., manque
au dos de la jaquette, étui.
12 euros (code
de commande : 15002).
N° 4. Picasso.
Étude biographique
et critique par Maurice Raynal. 1953. 135 p., petite
déchirure à la jaquette sans perte, étui.
15 euros (code
de commande : 15003).
N° 5. Degas.
Étude biographique
et critique par François Fosca. 1954. 107 p.,
jaquette et étui.
15 euros (code
de commande : 14994).
N° 7. Renoir.
Étude biographique
et critique par Denis Rouart. 1954. 119 p., jaquette
et étui.
10 euros (code
de commande : 15010*).
N° 11-12. L'Impressionnisme.
Tomes I et II.
Étude biographique et critique par Jean Leymarie.
1955. 117 et 137 p., jaquette, pas d'étui.
Les deux volumes
: 25 euros (code de commande : 15008).
N° 13. Goya.
Étude biographique
et critique par Pierre Gassier. 1955. 139 p., jaquette
et étui.
13 euros (code
de commande : 14999**).
N° 15. Greco.
Étude biographique
et critique par Paul Guinard. 1956. 143 p., jaquette
et étui.
15 euros (code
de commande : 14996).
N° 18. Chagall.
Étude biographique
et critique par Lionello Venturi. 1956. 121 p., jaquette
et étui.
15 euros (code
de commande : 15006*).
N° 22. Rembrandt.
Étude biographique
et critique par Otto Benesch. 1957. 153 p., jaquette
et étui.
15 euros (code
de commande : 15001).
N° 23. Modigliani.
Texte de Claude
Roy. 1958. 133 p., jaquette, pas d'étui.
15 euros (code
de commande : 15000).
N° 26. Rouault.
Étude biographique
et critique par Lionello Venturi. 1959. 136 p., jaquette
et étui.
15 euros (code
de commande : 15013*).
N° 29. Bruegel.
Étude historique
et critique par Robert Delevoye. 1952. 152 p., jaquette
et étui.
15 euros (code
de commande : 15005).
N° 33. Vélasquez.
Étude biographique
et critique par Enrique Lafuenté Ferrari. 1960.
128 p., petites déchirures en haut de la jaquette,
étui.
15 euros (code
de commande : 15016).
N° 44. Corot.
Étude biographique
et critique par Jean Leymarie. 1966. 137 p., jaquette
et étui.
15 euros (code
de commande : 15011).
N° 46. Fragonard.
Étude biographique
et critique par Jacques Thuillier. 1967. 157 p.,
petites déchirures à la jaquette sans manque, pas
d'étui.
15 euros (code
de commande : 14995).
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[GOYA].
GUDIOL (José)
Goya
1747-1828. Biographie, analyse critique et catalogues des peintures. Traduit de l'espagnol
par Lionel Mirisch. Tomes I à IV (complet). Paris, Weber,
1970. Quatre volumes in-4° sous reliures et jaquettes d'éditeur,
406 p, les 1295 planches sont présentées dans les
volumes II, III et IV, tirage limité à 1500 exemplaires
numérotés (n° 686), exemplaire en très
bel état.
Introduction :
« L'uvre de chacun des grands
artistes du passé doit être réexaminée
périodiquement. Elle doit susciter des études qui,
menées dans un esprit de synthèse et à la
lumière des recherches les plus récentes, donnent
sur elle le jugement du moment et ouvrent la voie à de
futurs travaux.
Tel est le dessein qui anime cet ouvrage.
Goya représente, dans l'art espagnol,
une valeur universelle. Son génie tient à l'extraordinaire
ampleur de ses possibilités et de ses réalisations,
et s'est manifesté dans l'iconographie comme dans la technique,
dans l'expression comme dans l'image. Goya était doué
de façon tout à fait exceptionnelle, non seulement
pour interpréter et pour communiquer l'essence des valeurs
plastiques, mais encore pour découvrir et pour réinventer
la beauté et le sentiment de l'homme que recèlent
les aspects les plus désolés de la nature. Son
inépuisable vitalité lui a permis d'exalter n'importe
quelle sorte de représentation picturale ou graphique
soit en exprimant avec la plus grande intensité ce qui
est terrible et ce qui est dramatique, soit en donnant de la
profondeur aux thèmes superficiels qui lui furent parfois
imposés, surtout au début de sa carrière
à la Cour. Enfin, ayant vécu entre deux époques,
entre deux mondes, le rococo aux grâces affectées
et le romantisme commencent qui annonçait déjà
l'expressionnisme, Goya occupe une position clef dans la genèse
de l'art européen contemporain.
Mais si l'artiste est important, l'homme ne
l'est as moins. Son énergie presque surhumaine lui permit
de tirer parti même de ses épreuves physiques. Il
naquit et grandit dans un milieu pauvre et arriéré,
et vécut ensuite au sein d'une société épuisée
et décadente, où rares furent ceux qui lui offrirent
amitié et compréhension. À la vérité,
Goya ne dut de survivre qu'à une activité prodigieuse,
qui ne l'abandonna jamais, fut-ce dans la maladie, dans l'exil
ou dans la vieillesse. Après avoir surmonté les
dangers d'une jeunesse turbulente et pauvre, il déjoua,
grâce à son tempérament passionné
et violent, la tentation de la vie facile qu'aurait pu lui apporter
son succès à la Cour : on n'attendait de lui
en effet qu'un art brillant et superficiel qui, pour un coloriste
né, comme Goya, ne présentait aucune difficulté.
Il sut dominer sa peur profonde de la misère, et ne tomba
pas dans les pièges de l'ambition ni de l'avarice, car
son principal si ce n'est unique souci
fut toujours de demeurer fidèle à ce puissant élan
qui le portait à peindre.
Cette personnalité de Goya, nous avons
cherché à mieux la dévoiler et l'expliquer,
en incluant dans notre étude des extraits de lettres et
autres écrits de Goya, qui jusqu'à présent
n'avaient été publiés que de façon
incomplète. Il serait d'ailleurs souhaitable d'entreprendre
très rapidement la publication intégrale de ces
textes si précieux.
Notre ouvrage comporte un catalogue logique
de l'uvre peint de Goya, fondé d'une part sur notre
analyse personnelle, et d'autre part sur ce qui, dans les recherches
antérieures, nous a paru acceptable. Il comporte également
une biographie schématique de l'artiste, qui repose sur
les faits les plus importants de son existence ; celle-ci
a été divisée en courtes périodes
que déterminent des circonstances très diverses :
voyages, changements de résidence, graves maladies, événements
historiques et politiques, attribution de nouvelles charges,
etc. À chacun des chapitres ainsi constitués s'intègre,
séparé de l'étude biographique par des astérisques,
le commentaire des uvres correspondant à la même
période, y compris celles que, pour notre part, nous estimons
devoir y ajouter, comme nous le verrons plus loin. Ainsi, toutes
les peintures de Goya sont-elles présentées selon
leur succession chronologique. Dans la partie illustrée
se trouvent les reproductions, non seulement de toutes ces uvres,
mais aussi de détails qui permettent. de mieux apprécier
leurs caractéristiques techniques et leur valeur picturale.
Les planches en couleurs illustrent également cet aspect
si important de l'uvre de Goya. Des textes de commentaire,
la plupart du temps sur l'uvre en particulier, parfois
sur un petit groupe d'uvres, enrichissent le catalogue
proprement dit en apportant des renseignements précis
sur l'histoire du tableau et sur les circonstances de sa création.
La plupart des peintures de Goya se trouvent
toujours dans le lieu même pour lequel elles furent créées
ou entre les mains des héritiers de leurs premiers possesseurs.
C'est ainsi que nous tenons le Musée du Prado pour l'héritier
du patrimoine royal et sans doute pour le plus important collectionneur
de tableaux de Goya. Pour ce qui est des uvres qui ont
changé plusieurs fois de mains, nous citons seulement
le premier propriétaire connu et le propriétaire
actuel. Quand ce dernier a demandé à rester dans
l'anonymat, nous faisons suivre l'uvre de la mention « collection
privée », formule peu originale, certes, mais
la seule qui nous soit permise.
La méthode choisie en vue d'établir
ce corpus est la suivante : pour commencer, nous avons réuni
les photographies de toutes les uvres certaines ou probables
du peintre. L'étude directe des originaux n'a pas été
négligée. Au contraire, nous pouvons affirmer que
90 %, des uvres reproduites ici ont été
étudiées d'après l'original, ce qui nous
a imposé d'innombrables voyages et des années de
recherches. Il est de plus en plus difficile, en effet, de faire
une révision de l'uvre de Goya à cause de
sa dispersion dans le monde entier. En outre, entre ces « pèlerinages »
dans les musées et les collections privées, nous
avons étudié l'ensemble de la bibliographie digne
d'intérêt relative au peintre.
Les uvres de date certaine une fois répertoriées
suivant leur chronologie, nous n'avons pas dédaigné
les peintures non datées, que nous n'avons pas reléguées
dans un chapitre à part. Nous fondant sur l'analyse stylistique
des uvres datées, nous avons intercalé entre
elles celles qui ne l'étaient pas, avec la conviction
que, le plus souvent, elles correspondent bien aux périodes
que nous leur avons assignées. Et si nous nous sommes
décidé à publier les résultats de
nos travaux, c'est que nous étions persuadé qu'une
mise à jour de l'uvre de Goya était devenue
indispensable. Qu'il nous soit permis d'espérer que notre
travail, si imparfait soit-il, contribuera à une connaissance
plus approfondie de Goya.
Cela dit, il n'est pas possible, à notre
avis, d'avoir une idée complète de Goya peintre,
si l'on ne tient pas compte de son uvre de dessinateur
et de graveur; c'est pourquoi nous publions un choix de dessins,
de gravures et de lithographies, non pas dans le but d'en dresser
un catalogue, mais à titre de complément de l'uvre
picturale. Cette présentation « parallèle »
aidera à mieux comprendre la mentalité de l'artiste,
ainsi que ses réactions devant la vie et les événements
historiques. Par exemple, si l'on sait que Goya dessina directement,
peut-être in situ, des scènes de la guerre
d'Indépendance, on oublie trop souvent qu'il ne composa
que six ans après les peintures qui y font allusion.
Avant de conclure, nous commettrions une grave
injustice si nous ne mentionnions pas tout spécialement
les auteurs qui sont au départ des études biographiques
de Goya. Les premières biographies furent celles de : Carderera
(1835), Matheron (1858), Iriarte (1868) et Zapater (1868).
Les premiers catalogues de l'uvre de
Goya sont ceux de Viñaza (1887), Araujo (1895), Von Loga
(1903), Beruete et Moret (1915) ; les catalogues critiques
antérieurs au nôtre sont ceux de Mayer (1925) et
de Desparmet Fitz-Gerald (1950). La première biographie
raisonnée de Goya, due à Sànchez Cantón
(1925) est fondamentale. Les ouvrages qu'a publiés par
la suite cet historien d'art ont également apporté
une contribution exceptionnelle à la connaissance de Goya.
Les apports de Lafuente Ferrari, Soria, Sambricio, Salas et Malraux
sont aussi très importants. Quant à la publication
du corpus et à l'étude des gravures, elles ont
été menées de façon satisfaisante
par Delteil, Sànchez Cantón, Lafuente Ferrari,
Camón Aznar, Harris et d'autres encore. Maintenant, il
ne reste plus qu'à étudier et à reproduire
la totalité des dessins, encore qu'il existe d'excellentes
éditions partielles de ceux-ci. Il nous faut bien entendu
souligner ce que nous devons à cet énorme travail
de recherche qui embrasse plus d'un siècle ; nous
espérons qu'il se poursuivra grâce à la découverte
d'uvres inédites ou de documents susceptibles de
répondre aux questions qui restent encore posées.
Ce travail considérable permettra c'est
notre vu le plus fervent de mieux comprendre
l'uvre de ce géant de la peinture espagnole qui,
par sa diversité dans l'aimable comme dans le terrible,
ne peut laisser personne indifférent.
Comme on pourra le constater, notre premier
souci a été l'étude de la technique et de
la conception qui ont présidé à la réalisation
de chaque uvre. C'est sous cet angle, avant tout, qu'il
convient de « voir » l'auteur des peintures
de la Quinta del Sordo. Car, sans dédaigner son intérêt
profond pour la réalité et pour le sujet, sa capacité
à découvrir instinctivement techniques et moyens
d'expression (Goya ne fut jamais un intellectuel, ni même
un chercheur au sens où on l'entend aujourd'hui), nous
ne manquerons pas de nous étonner plus encore de son aptitude
à parcourir le champ de l'existence et de la fantaisie,
celle-ci étant conçue comme une interprétation
de celle-là et non comme une fuite. Qu'il s'agisse du
peintre des grumeaux informes du début du XIXe siècle
ou de l'expressionniste des « Peintures noires »
(ou même des détails des fresques de San Antonio
de la Florida), Goya réserve les plus grands étonnements,
et affirme déjà une maîtrise égale
à celle que l'on trouve dans ses portraits apparemment
plus académiques, ou dans ses aimables cartons de tapisseries.
C'est que, formée pendant une période heureuse
mais décadente, puis durant l'invasion napoléonienne
qui entraîna tant de violence, la puissante personnalité
de l'artiste a donné à cette uvre si diverse
son unité la plus profonde.
Cette unité et cette double dimension
de Goya dans le sujet et dans la technique, dans
le style et dans l'esprit apparaissent tout au long
de ce livre, affirmées l'une et l'autre par le caractère
de l'artiste, dur en même temps que gai et ironique, tel
qu'il ressort de sa correspondance, et soutenues par un génie
dont il eut conscience dès ses débuts, comme on
peut le voir lors de sa révolte contre Bayeu au sujet
des peintures du Pilar. C'est pourquoi cet ouvrage, destiné
en premier lieu aux spécialistes, qu'ils soient conservateurs
de musées, collectionneurs d'uvres de Goya ou historiens
d'art, sera utile aussi à quiconque s'intéresse
à la vie de l'esprit et à la création. »
Les quatre
volumes : 250 euros (code de commande : 13293).
La
Grande parade.
Hoogtepunten van de schilderkunst na 1940. Highlights in Painting
after 1940. Amsterdam,
Stedelijk Museum, 1984. In-4° broché, 351 p., illustrations
en couleurs, édition bilingue néerlandais-anglais,
un peu défraîchi.
Ouvrage publié
à l'occasion de l'exposition organisée au Stedelijk
Museum, à Amsterdam, du 15 décembre 1984 au 15
avril 1985.
Introduction :
In the exhibition « La Grande Parade »,
we intend to present a panoramic view of post-1940 painting.
Our objective is not to give a graphic description of an art-historical
evolution nor a picture of the trends that developed in this
period. The exhibition does not want to prove orto illustrate
anything short of the possibilities of painting as the expression
of a vision. Therefore it is not based on theoretical considerations.
We have aimed at confronting the works of the most prominent
painters of these last 45 years. Their visions make for a contrasting
picture of sometimes irreconcilable attitudes of mind. This is,
to our thinking, the only way to represent painterly imagination
in its multiformity and depth.
As a medium, painting is, as any other medium,
of little importance. What matters is the imaginative power of
the artist, the way in which he can give us insight in the reality
in which we are living. Yet, in the exhibition, we have focussed
exclusively on painting. Not only because since 1940 many great
artists have come out as painters, but also because many young
artists today have embraced painting again.
In our century, painters have acquired full
freedom of imagination and expression. They don't have to meet
an objective as set by others. Hence they have been able to explore
and bring to the surface in their art all strata of consciousness
and all aspects of reality. They still were confronted though,
with a centuried pictorial tradition as well as with great predecessors.
In the last two decades, the artists have been
in search of new modes of expressing their experiences in this
our rapidly changing world. In this exciting adventure, the conventional
art of painting proved no longer an appropriate medium. The trends
sprang up in rapid succession. During this period, notably in
the years'70, thinking superseded increasingly looking and seeing.
« Live in your head » was the motto. In
this explosion of a novel cerebral imagination of reality, the
visual element was ever more pushed into the background. As a
result, painting was repeatedly declared dead. Small wonder,
for painting is pre-eminently the province of the eye, of the
visible and of « making visible ».
Yet even in those days, a number of painters
unswervingly followed their own course. They just could not deviate
from it, because only their very own painterly vision of the
world made it intelligible to them. They had not become painters
of their own free will, but out of the necessity to expose reality
in its pictorial elements. Their predecessor Braque said, « I
never intended to become a painter, not any more than to breathe ».
These « born » painters, in the period
1960-1980, led painting to the threshold where the present-day
young generation was waiting for it. They spanned, as it were,
the arch that connects the work in which the classic post-1940
painters had achieved their most personal expression, with the
inspired painting of the present young generation.
The painterly vision of which all these painters
have given evidence, is a dialogue between eye and intellect,
between eye and emotion, between eye and idea. The eye can look
outward or inward. Outward, when the eye observes and the intellect
organizes the experience of the observation into an accessible
image. The observation is, so to speak, the path-breaking activity
toward the things of which the artist takes possession with all
his senses before he proceeds to creating a lucid image of them.
This approach of reality is characteristic of artists who have
sprung from the Latin culture. The eye can also look inward before
zooming in on the world outside. In that case, the eye seeks
in the visual world the likeness to an emotion or a dream. This
controls the image of reality that is evoked. It is predominantly
the artists from the nordic culture whose vision is qualified
in this way.
Also in the absence of any likeness to the
visual world, the eye can lend the idea a visual shape. Then
the dialogue evolves directly between the eye and the painting.
Also this approach of an inner reality is more characteristic
for the nordic than for the Latin culture. All shades between
these various approaches of reality have found their expression
in painting with shifting emphasis. Reality, the object of art,
is obviously not an established datum, but an amalgamation of
subjective and objective elements.
The poetry of the painter relates to the structure
and the rhythm of forms and colours, to the colour of light and
its relation to space. Colour is a basicfact of painting, on
the understanding that it is the very grey content that determines
the relation between the nuances and the contrasting qualities
of the colours. For light and colour are born of grey. « You
are dead right, when you speak about grey, because only that
prevails in nature, but it is extremely difficult to capture
it. » (Cezanne to Pisarro, October 23, 1866). For
that very reason the great colorists of our century started out
as painters of the grey. As the colour of grey is discovered,
the colour can be made lucid. So colour becomes identical with
light. The painter's eye makes out the colour even in the black.
In the exhibition we have endeavoured to bring
out the contrasts and similarities between the most salient visions.
The exhibition assembles painters of several generations. So
we did not intend to present a panoramic review of only the new
modes of expression in painting. We do hope that we have succeeded
in showing latter-day painting in full relief and depth by relating
it to the painting of older generations. In this we have taken
account of the fact that today's young painters admire the later
work of the classics. It is they who have shed a new light on
the work of a number of near forgotten painters. We have attempted
to heed these signs in the present exhibition.
If, as we think, the object of art is life
and reality, it is colourable that those artists who can boasta
long-standing experience in this respect, have attained to the
most penetrating insights. That is to say if they have preserved
their vitality and their spirituality. The works the classic
painters of our century created at a great age, testify to this.
They have then achieved a state of freedom void of any ambition
to live up to the expectations of others. They only give expression
to what for them are significant experiences in life. Creators
of their own individual visual language, they work with unflinching
efficiency, without any desire to please. The majority of these
classics, born in the 19th century, continue the observation
of the visual world as point of departure of their art. This
applies but in part to the painters who came after them, whose
oeuvre is either completed or has reached the final stage of
its evolution. Also these painters who, in a revolutionary way,
have rejuvinated the pictorial tradition and passed it on to
today's young generation, are included in the exhibition. The
vital vigour of their works is now the yardstick with which the
innovations of the young generation are measured. These innovations
appear to relate to a cultural awareness rather than to the syntax
of a personal pictorial language. After the period 1960-1980,
a need has developed of identifiable, occasionally even traditional
images. The young artists of today have become aware of the multifaceted
tradition of European art. They are not only inspired by the
classics of our century, but also, beyond Cezanne and Van Gogh,
by the great painters of the past.
During the last decades, a host of painters
has come to the front who have singled out certain aspects of
painting which they developed to their utmost expressiveness.
By its concentrated attention and the reduction of its means,
their art evinces great purity. These painters are by no means
formalists who create forms without content. Their forms are
the outside of an inside. In the image, form and substance coincide.
It is these painters who have set the boundaries of post-1940
painting. Said Barnett Newman : « The artist
must open up vistas ».
20 euros (code
de commande : 15063).
GRANGER
(Michel) La surface corrigée. Préface de Jacques-Yves
Cousteau. Portraits de Robert Doisneau. Textes de
Granger. Paris, Le Cherche Midi, 1993. In-4° sous
reliure et jaquette d'éditeur, 95 p., illustrations en
couleurs.
Sur la jaquette :
« É l'écart des modes et des écoles,
Michel Granger nous raconte « sa » Terre. Telle qu'il
la sent, telle qu'il la voit, telle qu'il la vit. Nouveau démiurge,
il la transforme et s'en amuse. La met en scène et en
corrige la surface. Tantôt visage, tantôt perle,
tantôt fruit, la « Terre » porte sa marque.
Empreintes fugitives dans un ciel d'azur, étranges traces
de char sur la toile immaculée.
Coups de gueule et coups de curs entrelacés. Chants
d'amoureux déçu que l'humour illumine.
Chaque dessin de Michel Granger nous parvient comme un mot, comme
une nouvelle : au double sens d'information et de récit.
Sécheresse et faim, violence et racisme, solitude des
villes et anonymat des visages. Rien ne nous est épargné.
Mais le diagnostic est un appel. Une invitation à regarder
au-delà de l'apparence, à entrer dans une histoire
dont les clefs sont peut-être la tendresse pudique et l'humour
discret.
Le message n'est jamais donné, même si, quelquefois,
il paraît faussement évident. Clin d'il du
« faiseur d'images » qui sollicite la connivence
et entretient la complicité. Cette « Terre »
que Michel Granger montre et raconte, nous la reconnaissons comme
nôtre. Blessée et vigoureuse, profondément
enracinée et superbement aérienne, délicatement
agressive et simplement émouvante. Peuplée d'étranges
personnages, minuscules mais toujours debout. La « Terre
» n'écrase pas l'homme. »
15 euros (code
de commande : 10070).
[GRECO].
COCTEAU (Jean) Le Greco. Paris, Le Divan, 1943.
In-4° broché, [134 p.], nombreuses illustrations en
noir, (collection « Les Demi-Dieux »).
@ Outre le texte original de Jean
Cocteau, Le Mythe du Greco, cet ouvrage imprimé
à la néogravure contient une Biographie,
un reportage photographique sur la Crète de Zuber
et 101 reproductions.
25 euros (code
de commande : 11635).
[GRECO]. VALLENTIN (Antonina)
El Greco. Paris,
Club des Libraires de France, 1955. In-8° oblong sous reliure
et Rhodoïd d'éditeur (maquette de Pierre Faucheux),
181 p., illustrations in et hors texte, un tableau dépliant,
(collection « Destin de l'Art », n° 1), exemplaire
numéroté à l'état de neuf.
40 euros (code
de commande : 125/67).
[GRIS (Juan)]. Juan Gris. Paris, Éditions des Musées
Nationaux, 1974. In-8° carré broché, 141 p.,
nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
@ Catalogue de l'exposition organisée
à l'Orangerie des Tuileries, à Paris, du 14 mars
a 1er juillet 1974.
15 euros (code
de commande : 9672).
[GROSJEAN
(Claude-Michel)]. ZALMAN (Alain) Claude-Michel Grosjean.
[Photographie
des tableaux par Daniel Chenot.] Chez l'artiste, s.d.
In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 114 p.,
nombreuses illustrations en couleurs, édition bilingue
(français-anglais).
Sur la jaquette :
« Décidément, les mots sont mal adaptés
pour dire l'art du peintre. J'ai conscience que les discours
ne sont ni de la matière ni de l'esprit pictural, et qu'ils
sont toujours plus ou moins à côté. Aussi,
redoutant de vous parler sur la peinture, je choisis plutôt
de vous parler en peintre, de vous faire entrer dans la peinture,
dedans la préoccupation de l'artiste et non du dehors
vous décrire un vêtement. Il ne s'agit pas de commentaires,
non plus que d'un prolongement de la peinture elle-même,
mais une façon de se confondre à ses sources et,
dans ses moyens. »
25 euros (code
de commande : 10071).
 [HALS (Frans)].
SLIVE (Seymour, dir.) Frans Hals. [Par] Pieter Biesboer, Martin
Bijl, Karin Groen et Ella Hendriks, Frances
S. Jowell, Koos Levy-Van Halm et Liesbeth Abraham,
Bianca M. du Mortier, Irene Van Thiel-Stroman.
Joint : KÖHLER (Neeltje) et LEVY-VAN HALM (Koos)
Frans Hals. Portraits de gardes civiques. Anvers,
Fonds Mercator, 1990. Deux volumes in-4° sous reliure, jaquette
et étui d'éditeur, 439 et 47 p., nombreuses illustrations
en noir et en couleurs, exemplaire à l'état de
neuf.
Cet
ouvrage a été publié à l'occasion
de l'exposition « Frans Hals » qui s'est tenue à
la Washington, du 1er octobre au 31 décembre 1989, à
Londres, du 13 janvier au 8 avril 1990 et à Haarlem, du
11 mai au 22 juillet 1990.
Sur la jaquette du premier volume :
Frans Hals (né entre 1581 et 1585, décédé
en 1666) est un des plus grands portraitistes de tous les temps.
Son style particulier et sa profonde psychologie font de lui
un rénovateur de l'art du portrait. Il rompt avec les
traditions aristocratiques du portrait italien ainsi qu'avec
la reproduction sans âme de ses prédécesseurs
hollandais. Il ajoute un aspect nouveau, plus humain, à
ses portraits de bourgeois et de types populaires hollandais,
lorsqu'il les représente riant et buvant dans ses tableaux
de genre.
Ce livre présente 86 peintures issues
de collections du monde entier. Chaque uvre s'accompagne
d'un commentaire spécifique. La recherche qui a précédé
cette publication jette un jour inédit sur l'uvre
de Hals dans son ensemble et joue un rôle important dans
la discussion concernant certaines attributions récentes
et controversées.
Se basant sur les nouveaux résultats
de la recherche, les auteurs commentent l'uvre, la vie,
le milieu et les commanditaires de Hals et exposent la grande
revalorisation de Hals au XIXe siècle. L'examen technique
des portraits de gardes civiques et de régents, ainsi
que d'autres portraits et de tableaux de genre, fait également
l'objet d'une présentation détaillée. De
plus, tous les documents contemporains de Hals ayant trait à
sa vie et à son uvre, sont rassemblés pour
la première fois dans ce livre.
Avant-props du second volume :
Le 9 décembre 1953 le conseil municipal
de Haarlem décida que l'ensemble formé par les
cinq portraits de gardes civiques, lesquels venaient d'être
restaurés, ne pourraient plus quitter la ville de Haarlem.
Cette décision rendait impossible la
participation de ces toiles mondialement célèbres
à l'exposition Frans Hals 1989/90 prévue à
Washington, Londres et Haarlem. Peu auparavant, elles avaient
constitué le noyau central de l'exposition Schutters
in Holland. Kracht en zenuwen van de stad (Miliciens de Hollande.
Puissance et nerfs de la ville). Cette exposition et l'important
catalogue qui l'accompagnait, contribuèrent à éclairer
d'une lumière nouvelle la signification artistique, culturelle
et politico-historique de ces chefs-d'uvre de Frans Hals.
Dans l'exposition de 1990, ils apparaissent
comme le témoignage impressionnant du génie de
Hals et il est certain qu'ils continueront longtemps, depuis
la place fixe qui leur est allouée dans la salle des gardes
civiques, à introduire le spectateur à la magie
de l'uvre du maître. Avec le livre Frans Hals.
Portraits de gardes civiques, Neeltje Köhler et Koos
Levy-Van Halm, tous deux impliqués en tant que chercheurs
et auteurs dans l'organisation de Schutters in Holland
et de l'exposition Frans Hals, tentent d'expliciter de la façon
la plus claire la grande importance de ces cinq portraits de
groupe.
L'ensemble
: 90 euros (code de commande : 15105).
HARCOURT (R. et M. d')
Art ornemental.
Les tissus indiens du vieux Pérou. Paris, Albert
Morancé, 1924. In-8° demi-chagrin tabac, dos à
5 nerfs (dont un frotté), tête dorée, monogramme
doré de l'éditeur au premier plat, 31 p. et 40
planches (dont 34 en couleurs) montées sur onglet, (collection
« Documents d'Art »).
150 euros (code
de commande : 164/66).
[HARTUNG (Hans)]. Hans
Hartung. 1960.
In-4° broché, [56 p.], nombreuses illustrations en
noir et en couleurs, exemplaire numéroté en bel
état malgré quelques rousseurs sur la garde.
35 euros (code
de commande : 178/69).
[HÉROLD].
BUTOR (Michel)
Hérold. Paris, Le Musée
de Poche, 1964. In-12 broché, 56 p., illustrations en
noir et en couleurs in et hors texte, couverture rempliée,
signature sur la page de garde.
7,50
euros (code de
commande : Art/ 5303).
HONNEF (Klaus) Kunst der Gegenwart.
Köln, Taschen, 1979. In-4° broché, 279 p.,
nombreuses illustrations en couleurs.
25 euros (code
de commande : 100/69).
HOURTICQ
(Louis) La peinture. Des origines au XVIe siècle. Deuxième édition. Paris,
Renouard - H. Laurens, 1926. Grand in-8° broché, 500
p., nombreuses illustrations, (collection « Manuels
dHistoire de lArt »).
Table des matières
:
Première partie : La peinture antique.
- Quelques
uvres préhistoriques.
- La peinture
égyptienne.
- La peinture
grecque. La peinture céramique. La grande peinture. Pompei.
Deuxième partie : La peinture chrétienne
primitive.
- Catacombes
et basiliques.
- La peinture
byzantine.
- La peinture
romane.
Troisième partie : La peinture
gothique.
- La peinture
en Italie au XIVe siècle. Giotto. Les peintres de sienne.
Les Giottesques.
- La peinture
dans l'Europe du Nord au XIVe siècle. La Miniature. La
détrempe.
Quatrième partie : La peinture
néerlandaise au XVe siècle.
- Le naturalisme
flamand. La peinture à l'huile. Les frères Van
Eyck.
- L'évolution
du style néerlandais.
- Les centres
de peinture en France. Avignon. La Loire.
- Les centres
de peinture en Allemagne. Cologne. Souabe. Nuremberg.
Cinquième partie : La formation
et le développement de la doctrine florentine.
- Le naturalisme
et les derniers « giottesques ». Masaccio.
Fra Angelico.
- Formation du
style florentin. Botticelli. Ghirlandajo.
- Léonard
de Vinci.
- Michel-Ange
et la fin de l'école florentine.
Sixième partie : La peinture
italienne en dehors de Florence.
- L'Italie
du centre. Ombrie. Pérouse.
- L'italie du
Nord. Padoue. Ferrare. Venise. Milan.
Septième partie : L'école
florentine à Rome : Raphaël.
Huitième partie : L'influence italienne
sur l'art du Nord.
- Le Romantisme
dans les Pays-Bas.
- La peinture
française au XVIe siècle.
- L'influence
italienne en Allemagne.
Neuvième partie : L'école
vénitienne au XVIe siècle.
- Giorgione
et la manière vénitienne.
- Titien.
- Autour de Venise.
Corrège.
- La fin de l'école
vénitienne. Tintoret. Véronèse. Tiepolo.
Conclusion. Tableaux. Index.
25 euros (code
de commande : 11907).
HUYGHE (René)
La peinture française au XIXe siècle. La relève
de l'imaginaire. Romantisme, réalisme. Notices bio-bibliographiques par Lydie
HUYGHE. Paris, Flammarion, 1976. In-8° sous reliure et jaquette
d'éditeur, 476 p., nombreuses illustrations en noir et
en couleurs, ex-dono sur toute la page de garde.
45 euros (code
de commande : 200/70).
HYMANS
(Henri) Catalogue des estampes d'ornement faisant partie
des collections de la Bibliothèque royale de Belgique.
Classé
par nature d'objets, suivi d'un index alphabétique des
noms d'auteurs et accompagné de planches. Bruxelles, Lamertin, 1907. In-8°
broché, XI, 491 p., VIII planches hors texte, couverture
un peu défraîchie.
Avertissement :
Le présent catalogue embrasse la généralité
des types de l'art ornemental, appliqué ou non, reposant
au Cabinet des Estampes. On y trouve aussi un bon nombre d'éléments
faisant partie de la Section des Imprimés de la Bibliothèque
royale.
À sa suite viendront se ranger d'autres
manuels, de portée similaire, relatifs au portrait, au
costume, à l'histoire, etc., etc.
Par son classement méthodique notre
manuel constitue, en quelque sorte, le Répertoire de l'ornement,
dans ses infinies applications : à l'ameublement,
aux objets usuels, à l'orfèvrerie, aux armes, voire
à la carrosserie, aux jardins, aux fêtes et cérémonies.
En tête figure la répartition
par nature d'objets. Enfin, une table alphabétique permet
la recherche des auteurs associés à la production
des planches. Quelques-unes, parmi ces dernières, ont
été reproduites en fac-similé.
Le classement par styles nous a paru,
dans chaque série, devoir l'emporter sur la disposition
rigoureuse par époques.
L'on ne constate point, en effet, une évolution
si soudaine du goût, que la mode de certains styles ne
persiste très au-delà, parfois, de l'avènement
d'autres tendances. Sous l'empire de préférences
locales, la Renaissance dite flamande, la Renaissance dite allemande,
domine jusque fort avant dans le XVIIe siècle ; le
style Louis XIV, le style Louis XV demeurent en usage
alors que, déjà, ceux qui doivent les détrôner
sont entrés en faveur.
L'ordre chronologique rigoureux offrait ainsi
de sérieux inconvénients, surtout au point de vue
de la facilité des recherches.
La pénurie des éléments
ne nous a point permis de suivre le classement adopté
par M. Guilmard, dans son grand ouvrage sur les Maîtres
ornemanistes (Paris, 1880). Nous avons dû, pour le
même motif, renoncer à adopter le plan du catalogue
de la collection du Musée des Arts décoratifs de
Berlin, dressé d'une manière si remarquable par
M. le Dr Jessen.
En revanche, dans l'intérêt des
informations, nous avons cru qu'il importait de porter sur la
liste des ouvrages à consulter les divers recueils déjà
catalogués par M. Guilmard, comme appartenant à
la Bibliothèque royale au moment de la confection de son
ouvrage, encore que ces recueils ne fassent point partie du Cabinet
des Estampes. Nous y avons nécessairement ajouté
les ouvrages de même nature dont s'est enrichi le dépôt
depuis la publication des Maîtres ornemanistes.
Nous ne nous flattons point, qu'indistinctement,
toute pièce d'art ornemental, figurant dans les volumes,
ait été relevée. Par sa nature même,
un ouvrage de la portée du nôtre est sujet à
extension. Forcément, il doit y être apporté
les modifications et les adjonctions reconnues nécessaires
pour lui permettre de répondre plus précisément
à son but.
Tel quel, il sera utilement consulté
par les nombreuses personnes s'adonnant, par goût ou par
profession, à la recherche et à l'étude
des matériaux dont il a pour objet de vulgariser la connaissance.
En terminant, nous avons à cur
de reconnaître la part prise à la confection de
ce travail par MM. R. Van Bastelaer, conservateur du Cabinet
des Estampes et Alb. Delstanche, attaché à la même
Section.
15 euros (code
de commande : 15358).
Icônes
bulgares du IXe au XIXe siècle. Bruxelles, Musées Royaux
d'Art et d'Histoire, 1978. In-8° broché, 196 p., illustrations.
13
euros (code de
commande : Art/ 5307).
[INDIANA
(Robert)]. KERNAN (Nathan) Robert Indiana. Paris, Assouline, 2004. In-8°
sous reliure et jaquette d'éditeur, 79 p., nombreuses
illustrations en couleurs, (collection « Mémoire
de l'Art »).
Sur la jaquette :
« Robert Indiana, célèbre initiateur du pop'art
dans les années soixante, créateur du fameux love
décliné en peintures, sculptures et estampes, que
l'on a même vu sur les timbres-poste américains,
pose une empreinte monumentale sur la ville de New York au printemps
2003, en installant une suite de chiffres multicolores, De un
à zéro, le long de Park Avenue. Ces chiffres
symbolisent les étapes de sa vie depuis la naissance,
évoquée par le Un rouge et bleu, et nous
invitent à retracer un parcours artistique jalonné
d'images emblématiques. »
10 euros (code
de commande : 10269).
IONESCO
(Eugène) Découvertes. Illustrations de l'auteur. Genève,
Skira, 1969. In-8° collé, 126 p., illustrations en
couleurs, (collection « Les Sentiers de la Création »,
n° 3), décharges d'adhésif sur les gardes,
dos et bords jaunis.
Sur la couverture :
« L'uvre n'est pas une série
de réponses, elle est une série de questions, elle
n'est pas des explications, elle est des demandes d'explication,
des demandes d'éclaircissement... C'est bien cela une
uvre : une série d'interrogations et puisqu'il
y a construction on peut la considérer comme une architecture
d'interrogations. Si tout pouvait s'expliquer, il n'y aurait
pas de discours. Toute uvre doit être mise en question.
Comme on dirait : une mise en scène. Au bout du compte,
il n'y a pas de réponse à donner. En tout cas,
il n'y a pas de réponse définitive. Ainsi, ce n'est
pas la réponse qui éclaire, c'est la question.
À la différence du critique omniscient,
le créateur peut savoir qu'il ne sait pas ou qu'il sait
très peu. On n'appréciait, il y a quelque temps,
que les écrivains à message. Il fallait édifier,
enseigner, éduquer. Comment un tel écrivain pouvait-il
croire qu'il n'était pas savant ? Le moindre metteur
en scène analphabète, le moindre danseur pensant
avec ses pieds se croyait en mesure d'émettre des oracles,
des prophéties. Il y a peut-être davantage d'orgueil
à savoir qu'on ne sait pas. Le poète est celui
qui sait voir le problème là où les autres
ne voient pas de problème, il est celui qui sait le mettre
en évidence. C'est bien cela une oeuvre: une série
d'interrogations et puisqu'il y a construction on peut considérer
l'uvre comme une architecture d'interrogations. Toute uvre
doit être une mise en question. »
30 euros (code
de commande : 12457).
Irréalisme
et Art moderne. Les
voies de l'imaginaire dans l'art des XVIIIe, XIXe et XXe siècles.
Mélanges Philippe Roberts-Jones. Édité par Michel
Draguet. Bruxelles, Université Libre de Bruxelles,
[1991]. In-8° broché, 312 p., illustrations en noir
et en couleurs.
Table des matières
:
- À
propos de portraits, par Philippe Roberts-Jones.
- Graphies, par Philippe
Roberts-Jones.
- Le rêveur fantastique.
Portrait bibliographique de Philippe Roberts-Jones ou la poésie
comme méthode de l'histoire de l'art, par Michel
Draguet.
- Jaillir - Saisir : Philippe
Jones et la médiation des arts plastiques, par Albert
Mingelgrün.
- Science et créativité,
par Ilya Prigogine.
- Le philosophe couché,
par Jean Starobinski.
- Rhétorique de la sculpture,
par Philippe Minguet.
- Nécessité de
la musique, par Georges Thinès.
- Marcel Brion ou l'initiation
différée, par Raymond Trousson.
- L'hermétisme chez Tiepolo,
par Marcel Brion.
- Éros et Psyché:
quelques variations néo-classiques, par Fierre
Somville.
- Nodier, Piranèse et
la « Monomanie réflective», par Roland
Mortier.
- La Maison d'Art. Edmond Picard's
asylum of beauty, par Jane Block.
- Le présent du passé
dans la peinture et l'écrit de Paul Gauguin, par Paul
Hadermann.
- Le crabe Pince-sans-rire et
le poulpe. Le mythe ensorien, par Luc de Heusch.
- La passion du diable (Extraits),
par Adolphe Nysenholc.
- Le paysage fin de siècle
entre impressionnisme et symbolisme. Monet, Redon, Seurat, Khnopff,
par Michel Draguet.
- L' avant-garde: réalisme,
irréalisme?, par Jean Weisgerber.
- Paul Klee et le secret du
texte, par Eugénie De Keyser.
- La musique et ses mystères
selon le surréalisme bruxellois, par Robert
Wangermée.
- Les figures de Paul Delvaux,
par Jacques Sojcher.
25 euros (code
de commande : 13468*).
JAKOVSKY
(Anatole) La peinture
naïve. S.l.,
Jacques Damasse, 1949. In-8° broché, 93 p., reproductions
en noir et quelques-unes en couleurs contrecollées, rousseurs.
30
euros (code de commande : 226/68).
[JOHNS
(Jasper)]. Jasper Johns. Prints from the Leo Castelli Collection. Textes de Vincent Baudoux et
Kathleen Slavin. Interview de Jasper Johns par Katrina
Martin. Bruxelles, Isy Brachot, 1991. In-4° sous reliure
et jaquette d'éditeur, 182 p., nombreuses reproductions
en couleurs, édition trilingue (français, anglais
et néerlandais), exemplaire en très bel état.
Ouvrage
édité à l'occasion de l'exposition éponyme
organisée à la Galerie Isy Brachot, à Bruxelles,
du 11 décembre 1991 au 1er février 1992.
Table des matières :
- Jaspers Johns in focus, par Vincent
Baudoux.
- Un entretien avec Jasper Johns sur
la sérigraphie à trame de soie, par Katrina
Martin.
- Piloter l'être, piloter le
phénomène : un itinéraire graphique,
par Kathleen Slavin.
- Planches.
- Principales expositions personnelles.
35
euros (code de commande : 14856).
[KANDINSKY
(Vassily)]. ENDICOTT Barnett (Vivian) et ZWEITE (Armin)
Kandinsky. Watercolors and Drawings. Armin Zweite's essay translated by
David Britt. Edited by Ian Robson. Munich, Prestel, 1992. In-4°
broché, 231 p., très nombreuses illustrations en
noir et en couleurs
@ « First published in German
on the occasion of the exhibition Kandinsky : Small Pleasures.
Watercolors and Drawings at the Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen,
Dusseldorf March 7 - May 10, 1992 and at the Staatsgalerie Stuttgart
May 23 - August 2, 1992. »
20 euros (code
de commande : 8320).
KERBRAT (Marie-Claire)
L'oeuvre d'art par elle-même. Paris, Presses universitaires de France,
1993. In-8° broché, 293 p., (collection "Major").
9 euros (code
de commande : 7338).
[KISLING (Moïse)].
FELS (Florent) Kisling. Paris, Le Triangle, 1928. In-8° broché,
15 p., 16 planches hors texte, (collection « Artistes
Juifs »).
20 euros (code
de commande : 15293).
KLOSSOWSKI (Pierre)
Pierre Klossowski. Dessins. Antwerpen,
Lens Fine Art, 1977. In-8 broché, [48] p., illustrations
en noir et en couleurs, on joint le carton d'annonce.
@ Catalogue de l'exposition avec un
texte de Pierre Klossowski en français et en néerlandais.
15 euros (code
de commande : 12041).
KOHLER (Arthur) La connaissance des styles.
Abrégé documentaire tenant tout particulièrement
compte de l'ornementation, de l'ameublement et des arts textiles,
ainsi que des besoins des métiers participant à
la décoration intérieure. S.l., Association
Suisse des Maîtres tapissiers-décorateurs et des
Maisons d'Ameublement, 1943. In-4° sous reliure toilée
d'éditeur, 409 p., nombreuses illustrations.
40 euros (code
de commande : 189/69).
KORF (Dingeman)
Tegels. 7de
geheel herziene en aangevulde druk. Haarlem, De Haan, 1979. In-8° broché,
183 p., très nombreuses illustrations in et hors texte
en noir et en couleurs.
15 euros (code
de commande : 217/63).
LABORDE
(comte A. de) Notice sur le fichier Laborde. Don fait à des bibliothèques
publiques parisiennes de fiches intéressant les artistes
des XVIe XVIIe & XVIIIe siècles. Paris, Schemit, 1927. In-8° broché,
51 p.
Composition du Fichier
Laborde :
« Le Fichier, dit Laborde,
dont j'ai fait don dernièrement à des Bibliothèques
publiques parisiennes pour y être consulté par les
historiens de l'Art, se compose :
1° de documents inédits, copiés
sur des actes originaux de l'état civil, actuellement
détruits.
2° de documents inédits, copiés
sur des originaux se trouvant encore maintenant, la plupart dans
la série Y, aux Archives nationales, à Paris.
Ces deux séries représentent
des extraits de documents, relevés exclusivement en ce
qui concerne les artistes, considérés dans la plus
large acception du mot, c'est-à-dire artistes et artisans
ou gens de métiers, tels que peintres, tailleurs d'images,
architectes, graveurs, imprimeurs, libraires, relieurs, brodeurs,
luthiers, tapissiers, bronziers, etc., etc. Elles se rapportent
aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles et, pour la deuxième
série, au XIXe siècle.
La première série comprend des
copies faites sur les actes de l'état civil des Archives
de la Seine transcrits dans les 4000 registres conservés
autrefois dans les combles de l'annexe de l'Hôtel de Ville
de Paris, avenue Victoria, n° 4, brûlés
et entièrement consumés lors de l'incendie sacrilège,
de sinistre mémoire, allumé, le 24 mai 1871, par
les énergumènes de la Commune. Elle représente
donc et c'est son intérêt primordial
de véritables originaux. Elle comprend environ 66.000
(exactement 66.080) copies ou fiches, 0,205 ´ 0,135, concernant les artistes et artisans.
Ces 66.000 fiches d'artistes ont été
déposées par moi à la Bibliothèque
nationale de Paris, département des manuscrits.
La seconde série comprend environ 12.000
fiches, concernant aussi et uniquement des artistes, et 5.000
relatives à des médecins et chirurgiens, mais extraites
et copiées sur les dossiers des Archives nationales la
plupart de la série Y où les chercheurs peuvent
aller se référer avec d'autant plus de facilité
que les cotes de ce grand dépôt figurent sur chaque
fiche. Mais on y trouve quantité de renseignements puisés
dans d'autres archives et même dans des publications imprimées,
livres, périodiques, catalogues de vente. Cette série
qui, elle, déborde sur le XIXe siècle, constitue
donc un dépouillement intéressant, travail inédit,
mais qui susceptible d'être vérifié, pourrait
être complété un jour, puisque les originaux
n'ont pas cessé, comme dans la première série,
d'exister. Aussi ai-je trouvé que leur place serait plus
appréciée dans des bibliothèques spéciales
et les ai-je déposées à la disposition du
publie : les 12.000 fiches d'artistes, à la Bibliothèque
d'art et d'archéologie, rue Berryer, Fondation Rothschild,
et les 5.000 fiches médicales à la Bibliothèque
de la Faculté de Médecine, rue de l'École-de-Médecine. »
20 euros (code
de commande : 13413).
LANCELOT
(Michel) Le Musée volé. Paris, Galerie de Seine - Galerie
Isy Brachot, 1979. In-8° broché, 92 p., illustrations
en noir et en couleurs, couverture rempliée, exemplaire
en parfait état.
@ Ouvrage réalisé à
l'occasion de l'exposition éponyme organisée en
collaboration par les deux galeries parisiennes, en octobre-novembre
1979. Reproduction d'uvres de Alejandro, Arroyo, Atlan,
Bacon, Balthus, Botero, Bron, Bryen, Camacho, Chambas, Charchoune,
Chavez, Chemay, Chemiakin, Chirico, Dado, Dali, Delvaux, De Stael,
Dominguez, Ernst, Fanti, Ferrer, Fromanger, Hayter, Herold, Kijno,
Korab, Labisse, Lam, Ljuba, Magritte, Malevitch, Masson, Matta,
Monory, Music, Pignon, Recalcati, Sandorfi, Tanguy, Theimer,
Tovar, Velickovic et Wols.
20 euros (code
de commande : 9026).
[LA
TOUR]. THUILLIER (Jacques) Georges de la Tour. Paris, Flammarion, 1992. In-4°
sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 318 p.,
nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ouvrage « non
disponible provisoirement » au catalogue de l'éditeur,
exemplaire à l'état de neuf.
Sur la jaquette :
« Oublié trois siècles
durant, redécouvert à partir de 1863, La Tour offre
le cas paradoxal d'un artiste célèbre de son vivant,
très vite négligé après sa mort,
et dont l'histoire a dû reconstituer la vie et l'uvre
morceau à morceau. Ce labeur ingrat pouvait paraître
au départ relever de la pure érudition : en
fait il a rendu à la peinture occidentale une suite de
chefs-d'uvre d'une rare poésie et qui, après
trois siècles et demi, continuent à fasciner par
leur qualité plastique non moins que par leur richesse
spirituelle. Le Nouveau né de Rennes, le Saint
Sébastien soigné par Irène du Louvre,
le Job d'Épinal sont désormais entrés
dans le cercle le plus étroit, le plus indispensable,
des « voix du silence ».
En 1949 François-Georges Pariset avait
publié une thèse demeurée fameuse, et qui
pour la première fois rendait à l'artiste une consistance
historique. En 1972 une exposition réunie à l'Orangerie
des Tuileries a présenté au public toutes les uvres
alors connues. Pour célébrer le quatrième
centenaire de la naissance de La Tour, en mars 1993, et comme
un nécessaire hommage à son génie, il a
paru opportun de réunir en un seul volume ce qui compose
actuellement notre connaissance de l'artiste : soit l'image
aussi complète que possible du peintre, de sa vie et de
son milieu, accompagnée par la reproduction de toutes
ses uvres, et suivie par le catalogue raisonné et
le corpus des documents d'archives qui ont permis de reconstituer
sa biographie.
Dans cet ouvrage, Jacques Thuillier tente de
montrer qu'en rejetant toutes les classifications abstraites,
en replaçant l'artiste dans son exacte situation historique
et géographique, en faisant appel à plusieurs types
d'analyse à la fois, mais comme simples moyens d'approche,
on peut rompre avec la légende d'un peintre mystérieux,
et enrichir la vision de ses uvres sans rien enlever pour
autant à leur aura poétique. »
50 euros (code
de commande : 12319).

[LAURENS]. Henri Laurens. Numéro
XXXIII de la revue Le Point. Souillac, juillet 1946. In-8°
broché, 48 + 16 p., illustrations, couverture passée.
@ Contient
e.a des textes et poèmes de Reverdy, Leiris,
Tzara, Doucet. Les photographies de Laurens sont
de Robert Doisneau.
35 euros (code
de commande : 210/70).
LAVACHERY (Henri A.)
Les arts anciens d'Amérique au Musée Archéologique
de Madrid. Anvers,
De Sikkel, [ca 1929]. In-4° broché, 128 p., 51 planches
hors texte, bon exemplaire de cet ouvrage dont le tirage a
été limité à 300 exemplaires
numérotés (n° 5).
Avant-propos :
« Qui n'a rêvé des trésors que les
conquérants rapportèrent d'Amérique en Espagne
et qui n'a été déçu de ne plus rien
en retrouver là-bas, rie, à peine des souvenirs
?
Le Museo Archeológico de Madrid compte sept mille pièces
américaines dans ses collections. La section pré-colombienne
n'est certes comprable à aucune des collections des musées
des grandes villes du monde. Elle contient cependant quelques
objets qui méritent d'être mieux connus. Beaucoup
d'entre eux n'ont encore été reproduits par personne,
c'est la raison de cet ouvrage.
À vrai dire, cette collection de Madrid a été
composée sans méthode. C'est le hasard des legs
et des donations qui en a formé l'ensemble hétérogène.
Riche de pièces inestimables, il est en même temps
plein de lacunes.
Le plus grave reproche que lui font les savants, c'est la pauvreté
de renseignements certains. D'où viennent exactement ces
objets ? Pour la plupart, les archives du Musée sont muettes.
Nous avons cherché à remédier, autant qu'il
était possible, à ce silence. Nous espérons
aussi que notre travail incitera d'autres travailleurs, peut-être
mieux armés que nous, à ne pas dédaigner
plus longtemps une collection qui, énigmatique et même
parfois dangereuse pour la science, offre aux yeux de l'art,
dans des matières rares, médiocres ou splendides,
quelques formes d'une étrange beauté. »
90 euros (code
de commande : 9241).

[LAVIER (Bertrand)]. Bertrand
Lavier. Dijon,
1986. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 129
p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
@
Catalogue de l'exposition
de l'exposition présentée à l'Atheneum -
Le Consortium - Musée des Beaux-Arts de Dijon, du 11 octobre
au 17 novembre 1986 et au Musée de Peinture et de Sculpture,
à Grenoble, du 13 février au 30 mars 1987.
25 euros (code
de commande : 10072).
LEFRANÇOIS-PILLION
(Louise) L'art roman en France. Architecture - Sculpture - Peinture
- Arts mineurs. Paris,
Le Prat, [ca 1943]. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
110 p., XLI lettrines et vignettes et 132 photographies
de Jean Roubier, (collection « Nouvelle Encyclopédie
Illustrée de l'Art Français »).
Table des matières
:
I. Les origines.
II. Les débuts de l'architecture
romane.
III. Écoles régionales d'architecture.
IV. La sculpture.
V. Peinture murale et mosaïque. Vitraux.
VI. Peinture des manuscrits.
VII. Ivoires, orfévrerie, émaux.
10 euros (code
de commande : 15041).
LEPÈRE
(Auguste) Catalogue des
travaux exposés par Auguste Lepère au Salon de
la Société Nationale des Beaux-Arts en 1908. Du
15 avril au 30 juin. Préface de Roger Marx. Paris,
Marty, 1908. In-4 broché, XXV + 80 p., 2 planches inédites
(eau-forte et lithographie), 10 reproductions hors texte dont
8 en héliotypie et autres illustrations, tirage limité
à 150 exemplaires, celui-ci est l'un des 50 numéroté
sur vélin.
400
euros (code de
commande : 250/57).
LE
QUELLEC (Jean-Loïc) et DE FLERS (Pauline et Philippe)
Peintures et gravures d'avant les pharaons du Sahara au Nil.
Préface
de Nicolas Grimal. Paris, Fayard / Soleb, 2005. In-4°
sous reliure et jaquette d'éditeur, 382 p., très
nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
« De magnifiques photographies,
un texte alerte et dense emmènent le lecteur dans le monde
fascinant du Sahara oriental, aux confins de l'Égypte,
de la Libye et du Soudan, au-delà des grandes barrières
dunaires qui protègent l'un des berceaux de la civilisation
pharaonique. L'aventure est omniprésente : par la
magie des espaces, par l'évocation de leurs premiers découvreurs,
par la démarche même des auteurs. Elle se double
d'une réflexion savante sur cette culture des origines
et ses résurgences dans la grande civilisation des bords
du Nil. De larges perspectives, très neuves, s'ouvrent
sur les relations de l'Afrique présaharienne avec les
grands fleuves, jadis considérés comme source unique
des civilisations qu'ils ont abritées. Ils ne sont, en
fait, que des creusets, dans lesquels sont venues se fondre de
plus anciennes sociétés. Ces racines présahariennes
profondes nous rapprochent des origines de l'Homme et mettent
en lumière l'imaginaire de ces ultimes prédécesseurs
des pharaons. »
60 euros (code
de commande : 12301).
LE VANE (Ethel) et GETTY
(J. Paul) Vingt mille lieues dans les musées.
Traduit de l'anglais
par le marquis de Amodio. Paris, Plon, 1957. In-8° broché
sous Rhodoïd, 315 p., illustrations hors texte, exemplaire
en grande partie non coupé.
En quatrième de couverture
:
« Ce voyage en zigzag, cette passionnante odyssée
d'un grand collectionneur américain et d'un antiquaire
hollandais à la recherche de merveilles inconnues ne ressemble
en rien aux mornes « Histoires de l'Art » qui énumèrent
sèchement chefs-d'uvre sur chefs-d'uvre. Paul
Getty collectionne tableaux, sculptures, meubles et tapisseries
par amour de l'Art, et chaque objet qu'il rapporte dans son «
ranch » californien représente pour lui une découverte
unique, et souvent une énigme ; toujours une aventure
et une conquête. Les milliards et les guides imprimés
ne suffisent pas à faire un grand collectionneur, pas
plus qu'un fusil et des cartouches ne font un bon chasseur. Secondé
par Mueller, l'antiquaire, comme Sherlock Holmes par le fidèle
Watson, Getty part sur la piste d'un Rembrandt ou d'un buste
romain à travers les siècles et les frontières,
les secrets de l'Histoire et l'ombre protectrice des collections
privées. Nous accompagnons les deux hommes d'Amsterdam
à Paris, de Londres à Corinthe, de l'Antiquité
à la Renaissance et au XVIIIe siècle. On se prend
à éprouver la même curiosité passionnée
que Getty pour le Marten Looten peint par Rembrandt, ou
pour la petite fontaine aux singes de bronze... Cette chasse
aux trésors ignorés, si riche en surprises, en
péripéties et en enseignements, mérite parfaitement
son titre à la jules Verne. »
10 euros (code
de commande : 10080).
LEVEY
(Michaël) La peinture à Venise au XVIIIe
siècle. (Painting
in XVIIIth century Venice.)
Traduit de l'anglais par Françoise Falcou. Brionne, Monfort,
1987. In-8° broché, 169 p., (collection « Imago
Mundi »).
Table des matières
:
Introduction.
Tableau général
- Amateurs et collectionneurs - Les peintres.
Chapitre I : Les peintres d'histoire.
Luca Giordano - Sebastiano
Ricci - Pellegrini - Amigoni - Giambattista Piazzetta -
Pittoni - Les Guardi comme
peintres d'histoire - Fontebasso - Guarana.
Chapitre II : Le paysage.
Marco Ricci - Zucarelli -
Giuseppe Zaïs.
Chapitre III : Les peintres védutistes.
Heintz et Richter - Carlevaris
- Canaletto - Bernardo Bellotto - Michiel Marieschi
- Francesco Guardi.
Chapitre IV : Les peintres de genre.
Pietro Longhi - Gaetano Zompini
- Piazzetta - Domenico Tiepolo.
Chapitre V : Le portrait.
Bombelli et Maffei - Rosalba
Carriera - Cassana, Amigoni, Uberti - Bartolomeo et Nazario Nazari
- Alessandro Longhi.
Chapitre VI : Le grand génie
du siècle.
Giambattista Tiepolo.
Notes, bibliographie.
15 euros euros
(code de commande : 12423).
LEYMARIE (Jean)
La
peinture française. Le
Dix-neuvième siècle.
Genève, Skira, 1962. In-4° sous reliure, jaquette
et étui d'éditeur, 229 p., illustrations en couleurs,
(collection « Peinture - Couleur - Histoire. »).
38
euros (code de commande
: Art/6485).
MÂLE (Émile)
L'art
religieux de la fin du XIIe siècle en France. Étude
sur les origines de l'iconographie du Moyen Âge. Quatrième
édition revue et corrigée. Illustrée de
253 gravures. Paris, Armand Colin, 1940. In-4°
broché, IV + 463 p.
40 euros (code
de commande : 202/69).
MÂLE (Émile)
L'art
religieux de la fin du Moyen Âge en France. Étude
sur l'iconographie du Moyen Âge et sur ses sources d'inspiration.
Quatrième édition, illustrée de 265 gravures.
Paris, Armand Colin, 1931. In-4° broché, V + 512 p.
40 euros (code
de commande : 203/69).
MALRAUX (André), voir la page
André Malraux
[MANET].
COURTHION (Pierre) Édouard Manet. Paris, Cercle d'Art, 1978. In-4°
sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 152 p.,
nombreuses illustrations en noir et en couleurs contrecollées,
(collection « La Bibliothèque des Grands Peintres
»), exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
Issu d'une famille de la haute bourgeoisie,
cultivée et conservatrice, Manet se heurte à son
milieu. Contre son père qui voulait le voir prendre la
carrière de magistrat, après avoir un moment songé
à la marine, Manet s' inscrit dans l'atelier de Thomas
Couture. Ses vrais maîtres, il les trouve au Louvre où
il copie Titien et Velasquez.
Antonin Proust, l'ami et condisciple qu'il
a peint, rapporte ce que Manet cherchait en peinture : « Pour
un peu il aurait supprimé les demi-teintes. Le passage
immédiat de l'ombre à la lumière était
sa constante recherche. Chez Titien les ombres lumineuses l'enthousiasment.
Les primitifs l'affolaient ». Manet rencontre Baudelaire
et son amitié avec le poète éclaire une
partie de son uvre.
« J'ai horreur de ce qui est inutile.
La cuisine de la peinture nous a pervertis. Comment s'en débarrasser ?
Qui nous rendra le simple et le clair, qui nous délivrera
du tarabiscotage ? » À cette interrogation
du peintre répond comme en écho cette opinion du
poète : « Celui-là serait le peintre,
le vrai peintre, qui saurait nous faire voir combien nous sommes
grands dans nos cravates et nos bottes vernies ».
Qu'il s'agisse de la Musique aux Tuileries, le déjeuner
sur l'Herbe, Olympia, avec Manet une nouvelle manière
de voir se fait jour contre l'art officiel. Avec lui commence
la peinture moderne.
Si comme tout ce qui est novateur soulève
de violents scandales, les jeunes peintres trouvent en Manet,
malgré ses origines, son désir de plaire et la
conscience qu'il avait de sa valeur, de pouvoir faire une carrière
triomphale, un maître et un porte-drapeau. Or la société
de son temps ne l'accepte pas, il fut traité de bohème
grossier, de barbouilleur anarchissant. Le drame de Manet c'était
de faire partie d'un monde qui le refusait. Il trouva en compensation
des appuis auprès d'un groupe d'écrivains et d'artistes
qui prirent passionnément partie en faveur de son uvre.
Il se lia d'amitié avec Zola, puis plus tard avec Mallarmé.
Par son étude, ses commentaires, l'auteur
Pierre Courthion, écrivain et historien d'art, dégage
le rôle de premier plan joué par Manet dans le développement
de la peinture moderne.
35 euros (code
de commande : 14662).
[MANET].
PICKVANCE (Ronald) Edouard Manet. Martigny, Fondation Pierre Gianadda,
1996. In-4° broché, 255 p., nombreuses illustrations
en noir et en couleurs, quelques reproductions collées
sur les gardes.
Catalogue de l'exposition
organisée à la Fondation Pierre Gianadda, à
Martigny, du 5 juin au 11 novembre 1996.
Introduction de Léonard Gianadda :
« L'uvre de Manet est restreint,
la production de l'artiste peu abondante. Pour notre Fondation,
regrouper autant de chefs-d'uvre alors qu'il n'y a ni musée,
ni fondation, ni famille Manet, relevait de la gageure. Après
de longues recherches, Ronald Pickvance, commissaire de l'exposition
à qui nous avions déjà confié
en 1993 celle consacrée à Degas , a
néanmoins pu réunir une centaine de dessins, aquarelles,
pastels et tableaux en provenance des cinq continents. Si invraisemblable
que cela puisse paraître, il s'agit de la première
exposition en Suisse consacrée à Manet, décédé
il y a cent treize ans, en 1883, à l'âge de 51 ans
seulement. Si aucun hommage ne lui a été rendu
à ce jour dans notre pays, ce n'est certes pas parce que
les collectionneurs suisses l'avaient ignoré, bien au
contraire. En effet, que dire des superbes Manet rassemblés
par Emil G. Bührle, dont une grande partie peut être
admirée à la célèbre fondation de
Zurich ? Ou encore de l'incroyable paroi Manet de la Fondation
Reinhart à Winterthour ? Et n'oublions pas l'exceptionnelle
Amazone, une des dernières uvres de Manet,
qui nous est prêtée par la Villa Flora de Winterthour
récemment ouverte au public, autre lieu de passage obligé
pour les amoureux de la peinture française. À elles
seules ces collections constitueraient une prodigieuse exposition
Manet et, sans conteste, nos visiteurs devraient faire le pèlerinage
de Zurich et de Winterthour et ainsi imaginer un ensemble idéal.
Je suis très heureux et
sans doute beaucoup seront surpris du fait qu'autant
d'uvres aussi importantes, en provenance de collections
publiques et privées du monde entier, soient aujourd'hui
rassemblées à Martigny. Ainsi, le très beau
paysage tardif La Maison de Rueil de Melbourne, jamais
revu en Europe depuis 1926, ou encore le Portrait de l'Abbé
Hurel et les Portraits d'Ernest Hoschedé et de
sa fille Marthe de Buenos Aires, jamais exposés en
Europe à ce jour. Et qui pourrait croire que La Prune
de la National Gallery de Washington se retrouverait un jour,
avec Le Bouchon du Musée Pouchkine de Moscou, en
compagnie de cet extraordinaire tableau de la vie moderne du
Paris des années 1870, Chez le Père Lathuille,
du Musée de Tournai en Belgique ? Comment imaginer
qu'une telle série de marines, de ports et de plages de
France ait pu être ainsi réunie puisque ces uvres
nous parviennent de New York, de Philadelphie ou de Richmond
pour rejoindre à Martigny leurs camarades d'atelier ?
Et n'oublions pas que cinq des dix portraits de Berthe Morisot
peints par Manet se retrouvent aujourd'hui côte à
côte.. Il convient également de souligner les superbes
pastels de portraits de femmes les délicats dessins et
aquarelles, les natures mortes de fruits et de fleurs, ainsi
que les intéressantes copies de maîtres anciens
italien, espagnol, flamand, hollandais et français, qui
constituent une surprenante introduction à l'exposition. »
20 euros
(code de commande : 14087).
MASSON
(Michel) La Chapelle Sixtine. La voie nue. Paris, Cerf, 2004. In-8° broché,
327 p., illustrations in et hors texte, exemplaire à
l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
La chapelle Sixtine est un labyrinthe où
est proposé un itinéraire initiatique. Celui qui
s'y engage va se trouver déstabilisé, dépouillé
et même brisé par une technique artistique et une
rhétorique hautement provocantes où, en particulier,
la nudité et l'homosexualité jouent un rôle
clé.
Contrairement aux idées reçues,
la chapelle Sixtine ne constitue ni une illustration du platonisme
ni un travail de commande dicté par un théologien,
mais l'expression d'une expérience éminemment personnelle
: un mysticisme de l'abandon, proche à bien des égards
de celui de François d'Assise et qui se veut entièrement
conforme au message du Christ au risque du scandale
et même de l'hérésie.
Le patient décryptage image par image
auquel se livre l'auteur permet de lever certaines énigmes
et de ne pas laisser de côté les éléments
dérangeants. À lire dans l'esprit des travaux de
Daniel Arasse.
25 euros
(code de commande : 14297).
MATOSSIAN
(Chakè) Fils d'Arachné. Les tableaux
de Michelet. [Bruxelles],
La Part de l'il, 1998. In-8° broché, 237 p.,
illustrations, (collection « Théorie »),
la page de faux-titre manque.
En quatrième
de couverture :
Quel est le rôle de l'uvre d'art
dans l'écriture de Michelet et particulièrement
dans le livre Le Peuple ? Le plus célèbre
des historiens français édifie un portrait du peuple
qui est aussi un autoportrait conférant
à l'écriture le statut de l'image. L'analyse menée
ici tente de révéler le lien entre le pouvoir de
l'image et l'image du pouvoir et, par conséquent, l'enjeu
que représente l'art dans la question de la tyrannie opposée
à la liberté, comme la haine à l'amitié.
Effectuant la relance du « raptus », Michelet,
fils d'Arachné, en tisse les fils et renvoie récriture
à l'activité arachnéenne, au tissage, archétype
de l'image-piège et de son rapport au pouvoir, mais aussi
modèle social dont la tapisserie de Bayeux témoignera.
Le tableau-texte opte pour le style de Rembrandt et son an de
l'ombre, opposé au style de Méduse hyper-réalisé
dans les faux portraits sous la lumière crue et assujettis
aux titres, aux mots, aux noms. Aux styles artistiques correspondent
les styles industriels, ainsi la tyrannie relève-t-elle
d'un style accordant la prédominance à la machine
sur les hommes et aux mots sur les choses. Matière vivante,
le texte de Michelet pose la question du modèle et du
cadre (Montaigne, le Musée des Monuments français),
celle du génie et de sa forme ou de la capture de l'instant
(Rubens) et celle encore de l'art social (Géricault) à
l'opposé de la terreur en peinture (David) qu'il détruit
par l'écriture. Michelet réalise une leçon
d'anatomie où la médusification, qui trouve son
écho dans la Révolution française, est non
seulement maintenue dans le suspens mais aussi transformée,
par le recours au sacrifice lié à la fête,
en une Véronique, vraie image du peuple et autoportrait
de Michelet, imprimée sur le linge de coton, indice économique
et signe esthétique, trame et fondement du tableau, nous
conviant à regarder et à lire autrement le présent.
13 euros (code
de commande : 15305).
MEYERSON (Ignace)
Forme couleur mouvement dans les arts plastiques (1953-1974). Introduction par Bernard Dorival. Paris, Adam
Biro, 1991. In-8° broché, 186 p., illustrations hors
texte, (collection « La Porte étroite/Écrits
sur l'Art »).
En quatrième
de couverture :
« Ignace Meyerson (1888-1983) anime
puis dirige le Journal de Psychologie à partir
de 1920. Sa thèse Les Fonctions psychologiques et les
uvres est de 1948 (Vrin). Un important volume, Écrits
1920-1983. Pour une psychologie historique (P.U.F., 1987),
regroupe une partie de ses articles. Il dirigeait jusqu'à
sa mort le Centre de Psychologie comparative à l'École
des Hautes Études en Sciences Sociales.
Meyerson a eu à partir des années
50 de nombreux contacts avec les artistes de son temps.
Le présent recueil regroupe d'abord
des articles importants publiés pour la plupart dans le
Journal de Psychologie « sur la spécificité
de l'art et de ses objets » (1956), « Remarques
sur les formes en peinture » (1964), « Réalité
des arts plastiques et réel perçu »
(1968) ; des comptes rendus des travaux de Pierre Francastel
et d'Étienne Gilson.
Dans la dernière partie sont réunis
des préfaces, peu connues, et des textes inédits
sur des peintres et sculpteurs comme Deyrolle, Mortensen, Pignon
et Jacobsen qui révèlent un grand critique d'art
servi par une langue impeccable. »
Table des matières :
Première partie :
- Sur la spécificité de l'art
et de ses objets (1956).
- Le mouvement dans l'art (1955).
- Remarques sur les formes en peinture
(1964).
- Peinture et théâtre. Spécificités
et convergences (1967).
- Réalité des arts plastiques
et réel perçu (1968).
Deuxième partie :
- Les métamorphoses de l'espace
en peinture. À propos des recherches de P. Francastel
(1953).
- Peinture et réalité.
À propos d'un livre de M. Étienne Gilson (1961).
Troisième partie :
- L'expression du mouvement dans les
dessins de Combats de coqs de Pignon (1964).
- Géométrie sensible
et création d'un monde pictural. Préface à
7 à Venise de Richard Mortensen (1960).
- Les mouvements suggérés
dans quelques reliefs et peintures de Mortensen (1964).
- Le Rectangle enchanté. Préface
à dix sérigraphies de Richard Mortensen (1973).
- Jean Deyrolle (1966).
- L'espace dans la sculpture de Robert
Jacobsen (1955).
- Quand le fer parle (1957).
- La suggestion du mouvement dans les
sculptures abstraites de Jacobsen (1964).
- Entretien avec Morice Lipsi, le samedi
14 mars 1964 (1964).
- Liberaki (1974).
Chronologie. Bibliographie. Index.
15
euros (code de commande
: 12468).
MICHEL (André)
Histoire de l'Art depuis les premiers temps chrétiens
jusqu'à nos jours. Tomes I à VIII et Index (complet). Paris,
Armand Colin, 1926-1929. Huit tomes en dix-sept volumes et un
volume d'index, in-4° brochés, [8268 p.], 470 gravures
et 102 planches hors texte, bel exemplaire en excellente condition.
Les dix-huit
volumes : 250 euros
(code de commande : Art/ 837).
MILLER
(Judith & Martin) The Antiques directory Furniture.
Chief Consultant
Editor : John Bly. American Consultants : Lita
Solis-Cohen, Kelvyn Grant Lilley. New York, Portland
House, 1985. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
639 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
« Furniture is the most coherent
and comprehensive visual guide to antique furniture available
to dealers and collectors. More than 7,000 pieces of the finest
furniture, made between the 16th century and the early 20th,
including British, American, Dutch, French, German, Italian,
Spanish and Oriental, are illustrated, described and pricecoded.
There are 560 illustrations in full color, showing pieces of
exceptional quality, and more than 100 special informatioin features
discussing points of authenticity, dating and craftsmanship.
Nearly every piece of furniture illustrated
in these pages has passed through the showrooms or through the
hands of major dealers in the last few years. The book therefore
represents a unique overview of the state of the antique furniture
market, both in what is available and in the prices made.
In its selection of examples and in its detailed
descriptions, Furniture draws on the exhaustive knowledge
of leading authorities showroom experts, dealers,
and the authors of standard reference works. The number and quality
of the illustrations make it possible to see the sometimes very
small variations of design, figuring, carving and ornament that
taken together make the difference between an agreeable antique
and a work of art. »
25 euros (code
de commande : 13520).
[MILLET]. FERMIGIER (André)
Jean-François Millet. Genève, Skira, 1977. In-4° carré
sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 151 p.,
nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection
« Découverte du Dix-Neuvième Siècle »),
exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
« Millet a été longtemps
un des grands incompris de la peinture du siècle dernier.
Constamment attaqué de son vivant pour la trivialité
d'un réalisme souvent considéré comme un
appel à la jacquerie, il a bénéficié
après sa mort d'une gloire immense, excessive, absurde,
fondée pratiquement sur un seul tableau, L'Angélus,
qui est loin d'être un chef-d'uvre, et sur une interprétation
lénifiante, sentimentale, populiste d'une peinture dont
on ignorait la sévère grandeur pour n'y voir qu'un
reflet de l'idéologie de la IIIe République
dans ses aspects les plus superficiellement moralisateurs. La
réhabilitation de Millet a d'abord été celle
de ses dessins et de ses pastels, dont les critiques les plus
malveillants n'ont jamais pu nier les admirables qualités,
puis, très progressivement, celle de l'ensemble de son
uvre, jusqu'à la mémorable exposition présentée
à Paris en 1975, qui a montré le peintre dans toute
l'étendue de ses dons.
Portraitiste, à ses débuts, d'une
qualité exceptionnelle, tenté un moment par la
représentation du travail urbain, Millet a consacré
toute sa vie à l'évocation du monde rural décrit
avec une sincérité, une émotion contenue,
un sentiment de la grandeur, tantôt tragique, tantôt
printanière du quotidien qui évite aussi bien les
excès du naturalisme que ceux de l'idéalisation
romanesque. Longtemps considéré comme une sorte
de peintre naïf, de cur simple visité par le
génie, Millet est en fait un des artistes les plus savants
et complexes du siècle dernier : déterminé
à « faire servir le trivial à l'expression
du sublime », il n'a cessé d'enrichir son uvre
de références aux maîtres qui, de Poussin
à Michel-Ange et aux sculpteurs gothiques, l'ont guidé
dans sa recherche, et dont le souvenir donne à ses meilleurs
tableaux une dimension épique. Cet équilibre entre
l'humilité de l'observation et la noblesse morale du propos
est la raison de l'amitié fraternelle que lui portait
Van Gogh.
Millet n'est que superficiellement un peintre
réaliste. S'il a dédaigné tout effet pittoresque,
réduit le paysage de son uvre à la seule
plaine de Barbizon, c'est que la nudité, l'austérité
laborieuse de celle-ci étaient pour lui l'image de la
condition humaine. Mais il nous a laissé aussi un témoignage
incomparable sur les usages, les outils, la culture du monde
rural à une époque où la révolution
industrielle n'avait pas encore ébranlé sa cohérence.
À cet égard, Millet a été un des
fondateurs de l'ethnographie française et, dans toute
l'acception du terme, un grand peintre d'histoire. »
40 euros (code
de commande : 13302).
[MIRÓ
(Joan)]. Joan Miró. Bruxelles, De Rache, 1971. Grand in-8° broché,
[120 p.], illustrations en noir et en couleurs.
@
Il s'agit du catalogue
de l'exposition organisée à Knokke-Heist, au Casino
communal, dans le cadre du « XXIVe Festival Belge d'Été
», en juin-juillet-août 1971. L'avant propos, À
notre Orient, Miró..., est signé par Gaëtan
Picon.
12 euros (code
de commande : 8686).
[MODIGLIANI].
Modigliani. [Liège], [Ville de Liège],
1980. Grand in-8° carré broché, 171 p., nombreuses
illustrations en noir et en couleurs.
@
Publication éditée
à l'occasion de l'exposition organisée à
Liège, au Musée Saint-Georges, du 18 octobre au
14 décembre 1980.
Extrait de l'avant-propos :
« Il est des événements qui marquent le monde
des arts et dont l'incidence sur les spécialistes ou le
grand public provoque une émulation bénéfique.
L'exposition que la Ville de liège consacre à Amedeo
Modigliani peut être considérée comme telle.
Cette haute figure de la peinture joint à une ascendance
cézanienne la subtile distinction de sa Toscane, patrie
de terre et d'art. Mais, au-delà, au-dessus de tous ses
attributs proprement de peintre son dessin nerveusement
souple, sa palette, sa « matière »
une chose, la plus importante, est à la source de ce qui
crée son emprise sur le spectateur : l'aura d'affectivité
qui émane de son uvre.
Ses visages et ses nus sont le refuge d'un être originairement
puis perpétuellement blessé par la réalité
; comme Paul Verlaine, Modigliani fut un être trop aimant
pour supporter sans fuir, dans tous les enivrements, le monde
quotidien où il était plongé. Son uvre
fut une de ses ivresses, et la plus véritable. L'autre,
la mauvaise, celle des drogues, n'était que faiblesse
succédanée d'un nouveau « pauvre Lelian »
à la recherche désespérante d'un regard
ou d'un geste ami.
Art dès lors fondamentalement personnel. Modigliani n'a
tracé aucune voie qui pût être suivie, parce
que son art fut sa seule vie, et que personne ne l'ayant précédé,
personne non plus ne pouvait le suivre.
« Désordre et génie ¤, écrit
à son sujet Jean Cassou, « l'histoire de Modigliani
est peut-être le dernier drame romantique. » Mais
il en est issu une uvre étonnamment quintessenciée.
L'influence de Brancusi, le sculpteur ; le goût spontané
de tous les arts primitifs, qu'ils soient de Byzance, d'Italie
ou d'Afrique n'était que le goût, le sens du dépouillement,
jusqu'aux éléments premiers.
Cela donne toujours ; cela a donné chez Modigliani un
style. Modigliani est un style. Que l'artiste se complaise trop
en lui-même et voilà que naît le maniérisme.
Mais c'est la grâce de certains d'y échapper, ne
fût-ce que de justesse, et cela a été son
cas. »
13
euros (code de commande : 11335).
[MODIGLIANI].
Amedeo Modigliani 1884-1920. Paris, Musée d'Art Moderne de la Ville de
Paris, 1981. Grand in-8° carré broché, 228 p.,
nombreuses illustrations en noir et en couleurs, couverture frottée.
Ouvrage édité
à l'occasion du XXe anniversaire du Musée d'Art
Moderne de la Ville de Paris, du 26 mars au 28 juin 1981.
Table des matières :
I. Avant-propos, par Bernadette Contensou
et Daniel Marchesseau.
Pourquoi une exposition
Modigliani, par Bernadette Contensou.
II. Modigliani, ou le mystère,
par J.M.G. Le Clézio.
L'Isolement de Modigliani,
par Daniel Marchesseau.
III. Modigliani et l'analyse scientifique,
par Madeleine Hours.
L'étude au Laboratoire
de Recherche des Musées de France, par Suzy Delbourg
et Lola Faillant-Dumas.
IV. Remerciements.
Expositions et bibliographie,
par Guillaume Garnier.
V. Modigliani sans légende, par
Jeanne Modigliani.
VI. Catalogue des uvres exposées
reproduites en couleurs.
Catalogue des uvres
exposées reproduites en noir.
Catalogue des dessins reproduits
en noir.
Catalogue des sculptures
reproduites en noir.
Notices par Guillaume
Garnier et Daniel Marchesseau.
12 euros (code
de commande : 14906).
|
Monographies des
grands artistes suisses
Les volumes de cette série
publiée à Lausanne par les éditions Rencontre
dans les années 1970-1971, se présentent en format
in-8° carré sous reliure toilée beige, comportent
126 pages et sont tous bien illustrés. Les jaquettes manquent.
Cuno Amiet par Max HUGGLER. 15 euros (code de commande : 7165).
Max Gubler par Daisy SIGERIST. 15 euros (code de commande : 7167).
Otto Meyer-Amden par Michael STETTLER. 15 euros (code de commande : 7170).
Sophie Taeuber-Arp par Margit STABER. 15 euros (code de commande : 7173).
Walter-Kurt Wiemken. par Dorothea CHRIST. 15 euros (code de commande : 7174). |

[MORÈRE (Louis)].
MONTO (Charlotte) Au Maroc avec Louis Morère
1885-1949. « Comme
un parfum des anciens jours... » Paris, Somogy, 1999. In-4° sous reliure et jaquette
d'éditeur, 239 p., nombreuses illustrations en couleurs,
exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
« Louis Morère a de la nature
un sens inné : elle chante secrètement une douce
mélodie. Et l'on apprécie la concordance des couleurs,
le rythme des plans, l'épaisseur charnelle des empâtements.
Il y a un bonheur de peindre jusqu'à la gourmandise.
L'uvre de Louis Morère est alors
empreinte d'une profonde unité car son regard d'humaniste
est celui de la fidélité à un pays, à
tout un peuple berbère, arabe et juif, dans un climat
d'harmonie profonde.
On est alors loin d'un Maroc de rêve
ou de tourisme. La chaleur des amitiés se confond avec
la chaleur des saisons et la chaleur même des peintures.
Pétries d'amour, les toiles ou bois peints sont dorés
au foyer de l'atelier. Mais ici l'atelier n'est pas enfermé
entre quatre murs, l'atelier est un coin de terre d'Afrique sous
un ciel serein, presque toujours bleu. »
50 euros (code
de commande : 13063).
MOULIN (Raymonde)
L'artiste, l'institution et le marché. Avec la collaboration de Pascaline
Costa. Paris, Flammarion, 1992. In-8° broché,
423 p., (série « Art, Histoire, Société
»).
13 euros (code de commande : Art/ 5063).
La
naissance de la théorie de l'art en France (1640-1720).
Paris, Jean-Michel
Place, 1997. In-4° broché, 295 p., illustrations,
exemplaire à l'état de neuf, épuisé
et peu courant.
Il s'agit du n° 31/32-97
de la Revue d'Esthétique.
Table des matières :
- Introduction, par Stefan Germer et
Christian Michel.
Qu'est-ce que la théorie de l'art ?
- De l'idée
de la peinture à l'analyse du tableau. Une mutation essentielle
de la théorie de l'art, par Jacqueline Lichtenstein.
Les fins de la théorie de l'art.
- De la vérité
en peinture chez Félibien et Roger de Piles. Imitation,
représentation, illusion, par René Démolis.
- Au-delà
de la théorie de l'art et de la philosophie : «
l'il et le cur », par Werner Oechslin.
- Fréart de
Chambray et les règles de l'art, par Oskar Bätschmann.
- Les conférences
académiques : enjeux théoriques et pratiques,
par Christian Michel.
- Un nouveau «
discours de la méthode » : la première conférence
de Roger de Piles à l'Académie royale de peinture
et de sculpture (1699), par Baldine Saint Girons.
Le rapport à l'autorité doctrinale.
- Abraham Bosse et
Léonard de Vinci. Les débats sur les fondements
de la peinture dans les premiers temps de l'Académie,
par Marianne Le Blanc.
- Le génie
de Gianlorenzo Bernini d'après le Journal de Chantelou.
Un chapitre italophile de la littérature artistique du
Grand Siècle, par Milovan Stanic.
- Quelques apports
du De pictura ueterum libri tres de Franciscus Junius
à la théorie de l'art en France, par Colette
Nativel.
- La reconstruction
de la pensée de Poussin par les théoriciens de
l'Académie, par Thomas Puttfarken.
Les nouveaux outils de la théorie.
- André Félibien
et la description de tableaux. Naissance d'un genre et professionnalisation
d'un discours, par Raphaël Rosenberg.
- Le discours sur
l'art par prétention. Décrire les représentations
du roi. La galerie de Versailles et Le Portrait du roi par Félibien,
par Éric Pagliano.
- Le Césarion
de Saint-Réal et la temporalité du discours critique
au XVIIe siècle, par Étienne Jollet.
La théorie comme justification d'une
pratique.
- La nécessité
d'une hiérarchie des genres, par Thomas Kirchner.
- Adrien-François
D'Huez (1691-1753) et La Sculpture divisée en trois
parties (1720). Un traité provincial entre rhétorique
et anatomie, par Aline Magnien.
- La quête
d'un vêtement d'idées. La question des proportions
du corps humain au XVIIe siècle, par Emmanuelle
Delapierre.
- Le portrait de
Le Brun par Nivelon ou la perfection en peinture, par Lorenzo
Pericolo.
- L'abeille et le
pinceau. Théorie et pratique de l'éclectisme chez
Antoine Coypel, par Anne le Pas de Sécheval.
Les destinataires du discours.
- Les dictionnaires
de Félibien et de Baldinucci, par Georg Germann.
- Les lecteurs implicites
d'André Félibien. Ou pour qui écrit-on la
théorie de l'art ?, par Stefan Germer.
Bibliographie.
40 euros (code
de commande : 14293).
Les Offices de Florence.
Publié
sous la direction de Armand Dayot. Tomes I et II (complet).
Paris, Lafitte, [1913]. Deux volumes in-4° sous cartonnage
d'éditeur, 273 et 273 p., 180 illustrations en couleurs
contrecollées, (collection « Les Grands Musées
du Monde Illustrés en Couleurs »).
Avertissement :
« La visite de Florence est un obligatoire
pèlerinage pour l'amateur qui visite l'Italie. Tant de
merveilles s'y offrent à la dévotion du voyageur
et de l'artiste, et surtout cette incomparable galerie des « Offices »
qu'on a pu appeler sans exagération « le plus
beau reliquaire d'art qui soit au monde » ! Florence
est un écrin dans les « Offices »
sont la perle. C'est aux « Offices » qu'on
peut suivre le mieux cette admirable évolution du génie
poétique et pittoresque de l'Italie, qui va de Giotto
à Michel=Ange en passant par Fra Angelico, Botticelli,
Ghirlandajo et tant d'autres artistes incomparables. Les planches
de cet ouvrage, par l'absolue sincérité de leur
rendu, nous diront ce que peut, pour l'essor du génie,
l'impulsion bienfaisante de princes artistes comme les Médicis
et de papes éclairés comme Jules II et Léon X ;
elles nous montreront également l'influence considérable
exercée par l'École florentine et sa force de rayonnement
sur les autres Écoles italiennes qui lui doivent, pour
une bonne part, le meilleur de leur gloire et de leur perfection. »
Les deux volumes
: 40 euros (code de commande : 13479).
OLIVIER
(Lucie) Mobilier des provinces belges et des Flandres
françaises. Paris,
Massin, s.d. Petit in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
80 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection «
Mobilier »).
20 euros (code
de commande : 10273).
OLSON
(Roberta J.M.) La sculpture de la Renaissance italienne.
Traduit de l'anglais
par Florence Lévy-Paoloni. Paris, Thames & Hudson,
1992. In-8° collé, 216 p., nombreuses illustrations
en noir et en couleurs, (collection « L'Univers de
l'Art », n° 28), exemplaire en parfait état,
épuisé.
En quatrième
de couverture :
« Entre 1260 et 1600, en même
temps qu'on retrouve le langage de l'Antiquité classique
et que s'impose la perspective, la sculpture italienne est le
théâtre d'expérimentations radicalement nouvelles :
on y parvient à une maîtrise de l'espace et de la
figure, à une invention des formes que la peinture ne
montrera qu'ultérieurement. D'artisan, le sculpteur devient
artiste ; et de Nicola Pisano à Brunelleschi, de
Donatello à Michel-Ange et à Giambologna, c'est
à cette séquence ininterrompue de créateurs
géniaux artistes universels la plupart du
temps que Roberta J. M. Olson s'intéresse,
les situant dans le contexte de cet âge d'or de l'humanisme
qui devait profondément modifier le cours de l'histoire
du monde occidental.
Titulaire d'une chaire d'histoire de l'art
à Wheaton Collège, Massachusetts, Roberta J. M.
Oison est spécialiste de la Renaissance italienne. Elle
a enseigné ce sujet en Italie et aux États-Unis
et y a consacré de nombreux ouvrages. »
12 euros (code
de commande : 12856).
OTTO-DORN (Katharina)
Kunst des Islam.
Baden-Baden, Holle Verlag,
1965. In-8°sous reliure toilée d'éditeur, 262
p., nombreuses illustrations, étui illustré, (collection
« Kunst des Welt »).
13 euros (code de commande : Art/ 2931).
[OUTARDEL
(Dom George)] Les Abbayes de France au Moyen Âge
et en 1947, par un moine bénédictin. Préface de Marcel Aubert.
Paris, Durassié & Cie, 1947. In-4° broché,
263 p., cartes dans le texte, CXI planches hors texte.
Préface :
« Les abbayes de France ! quel
beau sujet, et combien d'historiens et d'archéologues
ont déjà montré tout ce que la France doit
aux moines.
Rangés sous la Règle de saint
Benoît, mais groupés par monastères à
peu près indépendants les uns des autres, et gardant
chacun sa physionomie propre, les moines ont, pendant les temps
troublés du haut Moyen Âge, par leur vie de prière,
d'étude et de travail, sauvé la civilisation menacée.
Puis, réunis en congrégations et en ordres, ils
ont été le plus ferme appui de la papauté
dans sa lutte pour maintenir la chrétienté dans
le droit chemin.
La prière des moines, la prière
continue qui, d'Ordre en Ordre, de maison en maison, ne cesse
ni de jour ni de nuit, a soutenu l'énergie chancelante
des hommes. On connaît ce passage où Guillaume le
Breton montre la flotte de Philippe-Auguste voguant vers la Terre
Sainte, assaillie, dans les mers de Sicile, par une tempête
horrible, et le roi ranimant le courage des matelots : « Il
est minuit, leur dit-il, c'est l'heure où la communauté
de Clairvaux se lève pour chanter matines. Ces saints
moines ne nous oublient jamais. Ils vont apaiser le Christ ;
ils vont prier pour nous, et leurs prières vont nous arracher
au péril. »
Pendant tout le haut Moyen Âge et une
grande partie du Moyen Âge, les moines ont sauvé
la pensée antique et les souvenirs du passé. Ils
ont conservé pieusement dans leurs bibliothèques
les manuscrits des auteurs classiques, ils les ont recopiés,
commentés, expliqués ; dans leurs écoles,
ils en ont développé le sens. Ils ont eux-mêmes
écrit des traités de théologie et d'hagiographie,
mais aussi l'histoire de leur temps. Les abbayes furent les séminaires
où vinrent puiser tous ceux qui cherchèrent à
ranimer, dans le monde bouleversé par les invasions barbares,
la flamme vacillante de la civilisation. Leurs églises,
leurs bâtiments, ont conservé les traditions anciennes
et les ont léguées au Moyen Âge et aux temps
modernes. Ils ont abrité les arts à l'ombre de
leurs sanctuaires architecture, sculpture, peinture, miniature,
orfèvrerie, émaillerie.
Ce sont les mêmes moines qui, de leurs
mains, ont défriché les forêts, assaini les
marais, irrigué les landes, transformé les déserts
en riche terre de culture, en gras pâturages. Ils ont appris
aux paysans de meilleures méthodes de travail ; par
leur exemple, surtout, ils ont rendu sa noblesse au travail de
la terre, abandonné par l'Antiquité aux esclaves.
Sur leurs biens immenses, ils ont pratiqué la culture
intensive ; certaines abbayes possédaient des centaines
de charrues, des troupeaux innombrables.
Ce sont eux encore qui, par leurs prieurés,
leurs hospices, leurs hôtelleries échelonnés
le long des grands chemins, sur les routes des pèlerinages,
ont rendu possibles ces mouvements de foules qui ont lait couler
la vie dans le monde du Moyen Âge, ces longs voyages si
chers à nos ancêtres avides de connaître les
hommes et les coutumes des autres pays, d'aller prier dans les
sanctuaires vénérés, les Lieux Saints, le
Tombeau des apôtres à Rome, la Basilique de Tours
où reposait saint Martin, le Mont-Saint-Michel, Notre-Dame
de Chartres et Notre-Dame du Puy, et surtout Saint-Jacques de
Compostelle. L'hospitalité des moines est célèbre,
leur charité proverbiale : celui qui frappe à
la porte de l'abbaye est accueilli comme le Christ lui-même ;
il est hébergé, nourri, soigné, vêtu.
Les habitants d'alentour ressentent les bienfaits de l'abbaye.
Il n'était pas rare que pendant les temps de disette,
certaines abbayes distribuassent des centaines de pains chaque
jour. En 1147, le cellérier de l'abbaye de Morimond vient
un jour annoncer à l'abbé qu'il n'y a plus de nourriture
que pour trois repas de moines et qu'il ne peut plus rien donner
aux affamés qui assiègent la porte du monastère :
« Malheur à nous, s'écrie l'abbé,
si un de ces pauvres meurt de faim à notre porte, alors
que nous, nous avons encore un morceau de pain »,
et il lait distribuer les dernières réserves. Il
fut récompensé de son héroïsme :
le jour même arrivaient à l'abbaye des chariots
de provisions envovés par des bienfaiteurs.
Combien d'autres ont abordé ce sujet,
et quels beaux volumes n'a-t-il pas inspirés. Ce n'est
cependant pas ce que l'auteur a voulu refaire ici. Ancien secrétaire
général de la Société Française
d'Archéologie, il connaît les désirs et les
besoins des historiens et des archéologues, comme ceux
des voyageurs et des touristes, et c'est pour y répondre
qu'il a entrepris la publication de cet important ouvrage auquel
il était bien préparé par ses travaux antérieurs.
Au vrai il s'agit d'un album précédé d'une
introduction où l'auteur montre ce qu'est la vie et l'âme
d'un monastère, et où il résume l'histoire
de l'architecture monastique au Moyen Âge. Album de cartes
sur lesquelles secondé par un artiste de mérite,
M. Auguste Martin, il a indiqué l'emplacement des 1300
abbayes du Moyen Âge, 700 bénédictines, 350
cisterciennes, 180 soumises à la règle de saint
Augustin et 80 relevant de Prémontrés. Ces cartes
sont au nombre de 19, et sur chacune sont groupés 4 ou
5 départements. En regard, un texte très bref donne
sur les abbayes dont l'emplacement a été ainsi
précisé, des renseignements d'ordre historique,
et aussi pratique. Sur une 20e carte est marqué l'emplacement
des abbayes existant actuellement en France avec l'indication
de l'Ordre ou de la Congrégation auquel elles se rattachent.
C'est un guide, scientifique et en même
temps clair et pratique, qui nous est ainsi donné, et
je ne saurais trop dire à mon ancien secrétaire
général de la Société Française
d'Archéologie toute la reconnaissance des archéologues
et aussi des touristes. »
95 euros (code
de commande : 12425).
La
Peinture au musée d'Orsay. [Textes de :] Michel Laclotte, Geneviève Lacambre,
Anne Distel, Claire Frèches-Thory, Marc Bascou. Avant-propos
de Françoise Cachin. Paris, Scala - Réunion
des Musées Nationaux, 1993. In-4° sous reliure et
jaquette d'éditeur, 159 p., nombreuses illustrations en
couleurs.
Sur la jaquette :
« La création du musée d'Orsay en 1986 a
été un grand moment dans l'histoire des musées
français. Dans le spectaculaire bâtiment de l'ancienne
gare d'Orsay, furent enfin regroupées les collections
nationales du milieu du XIXe siècle aux
premières années du XXe siècle qui
étaient jusqu'alors dispersées entre le Louvre,
le Jeu de Paume, le Palais de Tokyo et, pour quelques uvres,
divers autres musées et administrations.
Cet ensemble offre un parcours unique au monde d'une période
foisonnante et souvent contradictoire de l'histoire de l'art.
D'uvres de Ingres, Delacroix ou Corot dans leurs dernières
années aux débuts de Matisse ou des fauves, le
musée montre dans sa diversité l'art officiel
de l'éclectisme au naturalisme ou au symbolisme
à côté des recherches novatrices des impressionnistes,
des post-impressionnistes ou des nabis.
Les collections ne se limitent pas à l'art français
et Whistler voisine avec Manet, comme Klimt et Munch avec Bonnard.
Tandis que l'introduction retrace l'histoire des collections
et explique le choix chronologique adopté, les auteurs
conservateurs au musée analysent la création
picturale de cette période dans toute sa richesse et sa
variété.
Plus de 250 reproductions en couleur illustrent magnifiquement
les chefs d'uvre de ce musée. »
15 euros (code
de commande : 10069).
PERRAULT
(Gilles) Dorure et polychromie sur bois. [Techniques
traditionnelles et modernes.] Dijon, Faton,
1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 190 p.,
nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières
:
Introduction.
Chapitre I : Les travaux préparatoires.
- La préparation
des volumes.
- La préparation
du bois : les évidements ; l'élimination des défauts
structurels.
- Les apprêts.
- La présentation
des produits utilisés : le solvant ; le liant ; les charges.
- L'application des
apprêts : le dégraissage du bois ; l'encollage ;
l'application des couches d'apprêt ; l'adoucissage
; le dégraissage des blancs.
Chapitre II : Les dorures sur bois.
- Avec les feuilles
d'or : la dorure à l'eau ; la dorure à l'uf
; la dorure à la gélatine ; la dorure à
la grecque la dorure à l'huile ; la dorure à
la mixtion ; la dorure au livret.
- Avec des poudres la
dorure à la poudre ; les fausses dorures en poudres ;
la dorure à la coquille.
- Avec les autres feuilles
métalliques.
- Exemples de dorure
à l'eau sur une copie.
Chapitre III : La polychromie sur bois.
- Les composants :
les pigments ; les liants ; les solvants ; les charges ; les
plastifiants, les mordants.
- Les applications :
les peintures à la colle de peau, à la colle de
poisson, à la gomme arabique, à l'uf, à
la cire,
à l'huile; la peinture émulsionnée à
l'huile et au blanc d'uf ; les glacis colorés ;
les laques d'Extrême-Orient; le vernis Martin ; les peintures
synthétiques.
- Les bases élémentaires
des harrnonies colorées : les gris colorés ; l'intensité
spatiale des tons ; l'incidence de la perspective sur la couleur.
Chapitre IV : Les effets décoratifs
spéciaux.
- Pratiqués
dans les apprêts : la reparure ; les poinçonnages
; les incrustations.
- Pratiqués sur
les apprêts : les surmoulages ; les surépaisseurs
locales ; le sablage.
- Les effets colorés
pratiqués avec la pose de l'assiette : les assiettes
de couleur ; le demi-mat ; les brunis.
- Les effets dus aux
colorations des alliages métalliques en feuilles.
- Les effets pratiqués
après la pose des feuilles métalliques : les rehauts
de détails les poinçonnages les sgraffiati ; les
glacis colorés.
- Les patines.
- La coloration artificielle
du bois.
- La coloration chimique
: l'acide nitrique ; l'acide oxalique ; l'acide pyrogalique,
l'amoniaque, le bichromate de potassium; l'eau oxygénée
; le sulfate de fer.
- La coloration par
teinture : le blanchiment ; le mordançage ; la teinture.
Chapitre V : Les finitions du bois au
naturel.
- Présentation
des produits pour les finitions cirées : les cires;
les encaustiques.
- Présentation
des produits pour les finitions vernies : les résines
naturelles.
- Applications et emplois
; le ciré-rempli ; le ciré-matiné ; le poli-écrasé
; le lustrage du bois ; les bois huilés ; le vernis au
tampon ; les vernis synthétiques.
Chapitre VI : La restauration et la conservation.
- La déontologie
du restaurateur.
- Les traitements de
restauration : le nettoyage des dorures et des polychromies ;
le rebouchage des lacunes. La préparation du gros blanc
et son application.
- Les traitements de
conservation : les traitements contre les insectes xylophages
; la conservation des bois vermoulus.
- Exemples de restauration :
le dégagement d'une polychromie fixage et nettoyage d'une
polychromie ; restauration d'une troïka d'art populaire
russe du XXe siècle ; la restauration des surmoulages
en pâte sur un cadre du début du XIXe siècle
; la restauration d'un fronton de glace ; la restauration traditionnelle
d'une console en bois doré.
Chapitre VII : Les produits employés.
- L'alcali. L'aquarelle.
L'argent. L'argent faux. L'assiette. Le blanc de Meudon. Le blanc
d'uf. Les colles traditionnelles ; les colles modernes.
La détrempe. L'étain. Le gros blanc. Le gypse.
La mixtion. La mixtion à l'eau. L'or. Le battage de l'or.
La pâte anglaise. Le plâtre mort. Le sel d'oseille.
La standolie. La tempera. Le vernis gomme laque. Le vernis gras.
Le vermeil.
Chapitre VIII : L'outillage.
- L'agate. L'appuyeux.
Les brosses. Le chien. Le coussin à dorer. Le couteau
à dorer. Le couteau à enduire. Les fers à
reparer. Les fers à tirer les apprêts. La palette.
Les papiers abrasifs. La pierre ponce. Les pinceaux à
lavis. La prêle. Les rondins. Le seau à dorer.
Tableaux récapitulatifs des étapes
de la dorure à l'eau, à l'huile, et de la polychromie
sur bois.
Liste des doreurs en France : du XVIIe
au XIXe siècle ; en 1992.
Glossaire, index, bibliographie.
35 euros (code
de commande : 13876).
[PERRONNEAU (J.-B.)]. VAILLAT
(Léandre) et RATOUIS DE LIMAY (Paul) J.-B. Perronneau
(1715-1783). Sa vie et son uvre. Deuxième édition revue et augmentée/
Paris et Bruxelles, Van Oest, 1923. In-8° broché,
VI + 253 p., 48 planches hors texte, (collection « Bibliothèque
de l'Art au XVIIIe siècle »).
15 euros (code de commande : Art/ 4977).
PIANZOLA (Maurice) Brésil
baroque. Photographies
de Fulvio Roiter, Clarival Valladares, Marcel
Gautherot, François Meyer. Genève, Éditions
de Bonvent, 1974. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
181 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
30 euros (code
de commande : 7359).
PICASSO
Écrits. Préface de Michel Leiris. Textes établis,
présentés et annotés par Marie-Laure
Bernadac et Christine Piot. Textes en espagnols traduits
par Albert Bensoussan. Paris, Réunion des Musées
Nationaux - Gallimard, 1989. In-4° sous reliure, jaquette
et étui d'éditeur, XL, 454 p., illustrations, exemplaire
à l'état de neuf.
Sur la jaquette :
« Ce livre présente pour
la première fois tous les écrits de Picasso :
plus de trois cent quarante textes poétiques et deux pièces
de théâtre, écrits en espagnol ou en français
entre 1935 et 1959. À part quelques publications en revues
ou en volumes, la plupart de ces textes étaient restés
inédits. Picasso a toujours entretenu des liens privilégiés
avec l'écriture, comme en témoignent l'utilisation
des lettres et des mots dans ses uvres cubistes, et ses
relations étroites avec les poètes de son temps.
Il commence véritablement à écrire en 1935,
à un moment de crise dans sa vie privée, qui l'empêche
de peindre pendant plusieurs mois. Puis il continue à
mener de front peinture et poésie jusqu'en 1941. La guerre
et l'après-guerre voient l'apparition de deux pièces
de théâtre : Le désir attrapé
par la queue, en 1941, et Les quatre petites filles,
en 1947-1948. Quelques textes isolés apparaissent encore
dans les années cinquante pour aboutir aux derniers textes
connus de 1957-1959, publiés sous le titre L'enterrement
du Comte d'Orgaz.
D'une facture très libre, et pratiquement
sans ponctuation, ces textes relèvent pour une large part
de l'écriture automatique surréaliste, même
s'ils sont souvent retravaillés en plusieurs états
ou variations. Ils entretiennent d'étroites correspondances
avec la peinture, évoquant les mêmes thèmes
(amour et mort, guerre et corrida, crucifixion et minotaure...).
Écrits à l'encre de Chine sur feuilles de papier
d'Arches, ils frappent autant par leur contenu que par leur aspect
calligraphique.
L'ouvrage présente les textes dans l'ordre
chronologique, en français, avec les textes originaux
en espagnol. Il est abondamment illustré de reproductions
des manuscrits qui permettent d'en apprécier les qualités
graphiques. Chaque texte est complété d'une notice
détaillée décrivant ses divers états,
et établissant leurs différences. En annexe figurent
les journaux manuscrits (1893-1895), les notations sur l'art
et les peintres, et les fragments isolés ou non datés.
Picasso peintre et poète : « après
tout les arts ne font qu'un, disait-il, on peut écrire
une peinture en mots comme on peut peindre des sensations dans
un poème. ». La publication de ces écrits,
déjà envisagée du vivant de l'auteur, dévoile
un aspect méconnu du génie de Picasso, et constitue
un apport fondamental à la connaissance de l'uvre
et de l'homme. »
150 euros (code
de commande : 12160).
Picasso
/ Miró/ Dalí. Évocations d'Espagne. S.l., 1985. In-4°
broché, 273 p., nombreuses illustrations en noir et en
couleurs, couverture rempliée.
@ Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition
éponyme organisée au Palais de Beaux-Arts, à
Charleroi, dans le cadre des manifestations « Europalia
85 España », du 26 septembre au 22 décembre
1985.
20 euros (code
de commande : 8804).
[PICASSO]. Picasso.
Paris, Hachette, 1967.
In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 293
p., illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, (collection
« Génies et Réalités »).
@ Textes de M. Del Castillo, André
Fermigier, Jean Grenier, Paul Guinard, Denis Milhau, Gaëtan
Picon, Claude Roy et Dora Vallier.
15 euros (code
de commande : 222/69).
[PICASSO]. CIRICI-PELLICER
(Alexandre)
Picasso avant Picasso. Avec 282 illustrations dans
et hors texte dont 7 en couleurs. Traduit de l'espagnol par Marguerite
de Floris et Ventura Gasol. Genève, Pierre Cailler, 1950.
In-8° broché, 209 p., 100 ff. n. ch.
30 euros (code
de commande : 223/69).
[PICASSO].
CIRLOT (Juan-Eduardo) Pablo Picasso, naissance d'un
génie. Traduit
de l'espagnol par Paula Begouen-Demeaux avac la collaboration
de Marie-Hélène Champion. Avant-propos de Juan
Ainaud de Lasarte. Paris, Albin Michel, 1972. In-4° sous
reliure et jaquette d'éditeur, 288 p., très
nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
Récemment une collection de peintures
et de dessins, aussi considérable qu'importante, a surgi
de l'ombre. Il s'agit des toutes premières uvres
de Pablo Picasso, conservées pieusement dans la maison
familiale de Barcelone. La collection commence par les charmants
dessins d'une course de taureaux et de quelques colombes, exécutés
par l'enfant de neuf ans, et elle se termine sur les eaux-fortes
et les tableaux remarquables produits avant la vingt-cinquième
année, après un séjour à Paris, dont
la période bleue fut le fruit. Entre ce début
et cette étape majeure de la carrière de l'artiste,
nous avons des centaines de croquis d'école, de portraits
de ses parents et de sa sur, d'études pleines de
sensibilité du village de montagne où il passa
une longue convalescence, toute une évocation de la société
vivante des cafés et de la vie artistique de Barcelone
avant le tournant du siècle.
En vertu d'un accord exclusif avec Picasso
lui-même, nous avons le privilège de reproduire
une grande partie de cet unique et prestigieux ensemble qui,
sauf quelques exceptions, était resté invisible
jusqu'à présent. Les peintures et les dessins illustrent
le développement de l'artiste, depuis l'enfance jusqu'à
la maturité, avec une abondance dont on ne connaît
aucun équivalent. Guidé par son père et
stimulé par son environnement artistique, il compose très
jeune des uvres académiques déjà fort
habiles. Mais, dès le début, on voit percer un
sentiment affirmé de sa personnalité, la joie exubérante
qu'il tire de ses propres capacités, son désir
de créer plutôt que de suivre et d'imiter.
Juan-Eduardo Cirlot met en lumière la
diversité et la richesse du talent précoce de Picasso
tout en soulignant la cohérence de son évolution.
Il n'est pas jusqu'à quelques uvres cubistes de
1917, que l'artiste déjà parisien confia à
sa famille lors d'un séjour en Espagne, qui ne soient
le résultat logique de certaines expériences de
jeunesse. Et des thèmes qui allaient prédominer
dans les tableaux de la maturité apparaissent dans les
uvres des débuts. Le lecteur les reconnaîtra
grâce aux illustrations qui complètent le texte
et au catalogue qui termine le volume. En vérité,
cet ouvrage abondamment illustré révèle
d'une façon saisissante comment, de l'enfant très
doué, est né l'artiste génial.
50 euros (code
de commande : 15306).
PIERRON (Sander)
L'art populaire.
Bruxelles, Imprimerie Scientifique et Littéraire, 1922.
In-4° broché, 111 p., illustrations hors texte, rousseurs
à la couverture.
En guise de préface
:
« Ce livre est simple et ne contient rien d'abstrait il
a été écrit pour les ouvriers. L'intention
de l'auteur a été de leur apprendre comment, depuis
l'antiquité jusqu'à nos jours, leur labeur et leur
vie ont été exprimés par les artistes du
pinceau et de l'ébauchoir. Les humbles gens que ce livre
glorifie et auxquels il révélera, sans doute, ce
qu'a de splendide et de pathétique leur action ininterrompue,
auront ainsi la réconfortante certitude que de grands
peintres et de grands sculpteurs, dans tous les temps, poussés
par la sympathie, les ont pris pour modèles. Le travailleur
lui-même ne sait pas, d'ordinaire, que sa plastique est
superbe et sa tâche émouvante. En se familiarisant
avec les maîtres qui lui apportent celle vérité,
en même temps que la conscience de ce que l'art lui doit,
viendra à l'homme du peuple la fière et juste pensée
d'avoir collaboré à la réalisation de toute
celle beauté qui va grandissante autour de nous, et qui
a renouvelé et rafraîchi les sources de l'inspiration
esthétique. »
25
euros (code de commande : 8308).
PILLEMENT (Georges)
La sculpture baroque espagnole. Biographies et bibliographie par Nadine Daniloff.
Paris, Albin Michel, 1945. In-8° plein simili rouge, 174
p., illustrations, couverture et dos conservés.
13 euros (code
de commande : Art/ 3548).
POBÉ (Marcel)
Trois siècles
de grandeur française. L'art monumental de la Renaissance
à Louis XVI. Paris, Braun, 1963. In-4° sous reliure
et jaquette d'éditeur, 71 p., 243 planches hors texte
en héliogravure, (collection « Art et Géographie
»), exemplaire en très bel état.
Table des matières
:
- Introduction.
- Le style classique.
- La Renaissance française.
- Le Baroque contenu
du style Louis XIII.
- Louis XIV et la loi
fondamentale de l'art classique.
- Le style Louis XV
et la limitation du Rococo.
- L'ultime effort classique
du style Louis XVI.
- L'image de l'Homme
dans l'âge classique.
- Les siècles
classiques où l'ère idéale du portrait.
- Coup d'il sur
l'art sacré des siècles classiques.
- Carte.
- La répartition géographique.
- Commentaires des illustrations.
- Choix bibliographique.
40
euros (code de commande
: 13744).
Points
de vue sur l'Art abstrait et l'Art sacré. Avec un texte de
André Malraux. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1973.
In-8° broché, 124 p., illustrations, (collection «
Visages et Documents », n° 3).
9
euros (code de
commande : Art/ 5328).
[PONT-A-MOUSSON].
Vocation de Pont-à-Mousson. Textes d'André Siegfried, Peintures
et dessins par André Marchand. Pont-à-Mousson,
1957. In-folio en feuillets, [72 p.], reproductions en couleurs
contrecollées, tirage limité à 3000 ex.
sur grand vélin de Lana.
@ Publié à l'occasion
du centenaire de la Compagnie de Pont-à-Mousson, usine
métallurgique spécialisée en tuyauterie
et robinetterie et devenue Saint-Gobain.
25
euros (code de commande
: 12473).
Positionen Heutiger
Kunst. (Serra,
Twombly, Paik, Stella, Kounellis, Merz). Berlin, Nationalgalerie,
1988. In-4° broché, 168 p., illustrations en noir
et en couleurs.
@ Catalogue de l'exposition éponyme.
25 euros (code
de commande : 114/69).
[POUSSIN].
Nicolas Poussin. Le
Maître des couleurs. Collections des musées russes.
Peintures et dessins. [Textes de Youri Zolotov et Natalia Serebriannaïa.
Catalogue : Irina Kouznetsova, Marina Maïskaïa,
Nadejda Petroussevitch, Natalia Serebriannaïa.]
Paris, Éditions de l'Olympe, 1995. In-4° sous reliure
et jaquette d'éditeur, 189 p., nombreuses illustrations
en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
« Le musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg
et le musée des Beaux-Arts Pouchkine de Moscou possèdent
quinze tableaux et quarante et un dessins du célèbre
peintre français Nicolas Poussin. C'est grâce à
l'étude de cette collection que les meilleurs spécialistes
russes nous présentent la vie et l'uvre de Poussin.
»
20 euros (code
de commande : 11286).
PRATT (Hugo) Le désir d'être
inutile. Souvenirs et réflexions. Entretiens
réalisés par Dominique PETITFAUX avec la collaboration
de Bruno LAGRANGE. Paris, Laffont, 1991. In-8° broché,
280 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, cachet
d'appartenance sur la page de garde, épuisé.
30 euros (code
de commande : 226/71).
[PUNCH].
DAVIS (William) Punch and the Monarchy. London, Hutchinson, [ca 1977]. In-4°
sous reliure et jaquette d'éditeur, 184 p., illustrations
en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
Punch was born in 1841, a few years
after Queen Victoria began her long reign. This anthology is
a unique chronicle of the monarchy as seen by its contributors
over the past 136 years from the dignified « state »
cartoons of the Victorian and Edwardian era to the sharper and
certainly funnier contributions published during the last decade.
It is a collector's item, a fascinating historical record as
well as an entertaining guide to one of the world's few remaining
and seemingly indestructible monarchies.
« As far as I am concerned, »
Prince Charles said early in 1977, « a sense of humour
is what keeps me sane, I would probably have been committed to
an institution long ago were it not for the ability to see the
funny side of life. » The funny side of his life includes
quaint ceremonies and long-winded speeches by self-important
officials : sometimes he admits, « waves of hysteria »
threaten to overcome him. Butmonarchs and their heirs are paid
to keep a straight face, however difficult it may be on some
occasions. Punch is not. That is why it has gone in for a great
deal of debunking in recent years. Some, inevitably, has given
offence. There have been angry letters, cancelled subscriptions
There have also been complaints that Punch has not been vicious
enough. Buy this book and judge for yourself.
10 euros (code
de commande : 15045).
[RAPHAËL].
Hommage à Raphaël. Raphaël et l'art français.
Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1983.
Grand in-8° carré broché, 492 p., nombreuses
illustrations en noir et en couleurs.
@ Cet
ouvrage a été publié à l'occasion
de l'exposition organisée aux Galeries Nationales du Grand
Palais, à Paris, du 15 novembre 1983 au 13 février
1984 dans le cadre des manifestations du cinquième centenaire
de la naissance de Raphaël.
Table des matières :
- Raphaël et la France :
présence d'un peintre, par Jacques Thuillier.
- La fortune gravée de Raphaël
en France, par Martine Vasselin.
- Raphaël et l'art français :
Introduction au catalogue, par Jean-Pierre Cuzin.
- Catalogue (Peintures et dessins - Gravures
et photographies - Sculptures - Tapisseries et tissus - Vitraux,
émaux, céramiques et autres objets d'art - Illustrations
- Madones et saintes familles - Tableaux religieux - Portraits
- Fresques et décors - Tapisseries et cartons - Gravures
et dessins - L'image de Raphaël).
- Annexes, bibliographie, index.
20 euros
(code de commande : 12976).
RAYNAL
(Maurice) Peinture moderne. Genève, Skira, 1953. In-4° sous reliure,
jaquette et étui d'éditeur, 339 p., très
nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Peinture
- Couleur - Histoire »), exemplaire en parfait état.
Avertissement de l'éditeur
:
Pourquoi et comment ce livre a été
établi.
La formule qui a présidé à
la réalisation de ce livre est entièrement nouvelle.
Elle ne doit rien à celle des trois volumes que nous avons
publiés précédemment sur le même sujet,
la peinture moderne. Nous croyons qu'elle nous a permis de mettre
au point un des instruments de connaissance les plus précis
de notre époque, si riche en tendances diverses qu'elle
peut sembler confuse et déconcerter l'amateur d'art le
mieux documenté.
Au premier abord, en effet, notre siècle
semble fait de contradictions inconciliables. Les mouvements
les plus opposés se succèdent comme une réaction
en chaîne : le Cubisme s'oppose au Fauvisme, le Futurisme
au Néo-plasticisme, le Dadaïsme à l'Expressionnisme
et ainsi de suite. Et pourtant ils sont nés les uns des
autres. Et pourtant ils composent un ensemble cohérent.
Et pourtant la notion de peinture moderne est claire dans tous
les esprits.
Claire mais assez vague. Pour la saisir totalement,
il importe donc de pouvoir étudier tous les mouvements
dans leur succession chronologique et dans leurs actions réciproques.
Il importe aussi de suivre l'évolution d'artistes qui,
souvent issus d'un de ces groupes, ont travaillé ensuite
isolément et résolu, selon leur sentiment, les
problèmes de l'art contemporain. Ainsi plusieurs évolutions,
celles des hommes et celles des groupes, sont-elles à
suivre parallèlement. Il importe enfin de placer ces enchaînements,
ces développements, dans leur époque, sous le feu
croisé des échanges et des influences, dans le
rayonnement des manifestations et des expositions qui eurent
dans leur temps un grand retentissement.
Aucun système de présentation
n'a pu, jusqu'à présent, montrer le foisonnement
de la vie artistique tout en laissant au livre la clarté
de sa démonstration. Nous pensons avoir satisfait aux
deux exigences de l'histoire exposer et expliquer
en composant notre livre selon les règles suivantes :
1) Pour permettre au
lecteur de toujours suivre le déroulement chronologique,
c'est-à-dire de revivre année par année
le temps passé, nous avons daté chaque page. Ainsi
chaque uvre est-elle située à sa juste place
dans l'histoire.
2) Pour que le lecteur
puisse se livrer à la fois à l'étude du
développement des mouvements et à l'étude
comparative de tous les événements de telle ou
telle époque, nous avons imaginé de présenter
les documents sur des dépliants de huit pages qui, selon
qu'ils sont fermés ou ouverts, satisfont l'une ou l'autre
de ces recherches.
Ce système de re-création du
temps nous a semblé le plus fidèle et le plus rationnel.
Nous espérons, avec de telles innovations, apporter dans
une période extraordinairement riche et complexe le maximum
de clarté.
25 euros (code
de commande : 14663).
RÉAU
(Louis) La peinture française du XIVe au XVIe
siècle. Paris,
Hypérion, 1939. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
39 p., 96 héliogravures et XII planches en couleurs
contrecollées, très bel exemplaire.
Artiste étudiés
:
- Henri Bellechose. - Jean
Cousin fils. - Nicolas
Froment.
- Jean Bourdichon. - Jean
Decourt. - Nicolas
d'Hoey.
- Louis Bréa. - Ambroise
Dubois. - Jean
Malouel.
- Melchior Broederlam. - Toussaint
Dubreuil. - Simon
Marmion.
- Antoine Caron. - Etienne
Dumoustier. - Jean
Miraillet.
- Jean Clouet. - Jean
Bellegambe. - Jean
Perreal.
- François Clouet. - Jean
Fouquet. - Enguerrand
Quarton.
- Corneille de Lyon. - Nicolas
Francès. - François
Quesnel.
- Jean Cousin père. - Martin
Freminet. - Pierre
Villate.
25 euros (code
de commande : 13018).
REED (Stanley) Oriental
rugs and carpets. London,
Octopus Books, 1972. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur,
96 p., nombreuses illustrations en couleurs.
9 euros (code
de commande : 5919).
[REMBRANDT]. BRION (Marcel)
Rembrandt. Mention
de 7e mille. Paris, Albin Michel, 1949. In-8° broché,
330 p., illustrations hors texte, exemplaire non coupé.
9 euros (code
de commande : 8581).
[REMBRANDT].
TÜMPEL (Christian) Rembrandt. Avec des contributions d'Astrid
Tümpel. Traduction Jacques et Jean Duvernet, Léon
Karlson, Patrick Grilli. Paris [- Anvers], Albin Michel [- Fonds
Mercator], 1986. In-4° sous reliure, jaquette et étui
d'éditeur, 447 p., très nombreuses illustrations
en noir et en couleurs, exemplaire à l'état de
neuf.
Avant-propos :
« Les mythes entourant la vie et
l'uvre d'un artiste sont d'autant plus nombreux qu'il est
célèbre et que dure l'intérêt culturel
qui lui est porté. Ils sont transmis de génération
en génération, entravant ainsi les voies d'interprétations
nouvelles : c'est ainsi que Rembrandt est toujours considéré
comme le génie de la foi protestante, laquelle l'aurait
amené à prendre pour source unique d'inspiration,
dans ses tableaux bibliques, les Saintes Écritures. La
surestimation du clair-obscur joue un rôle proprement néfaste
dans les jugements portés sur son art ; selon de
nombreux critiques, Rembrandt aurait eu pour objectif primordial
l'élaboration de ce seul moyen d'expression artistique,
ce qui aurait alors effacé dans son esprit, lors de la
phase créatrice, le sujet même du tableau. C'est
pourquoi on retrouve dans la plupart des publications l'opinion
selon laquelle il aurait, même dans son tableau le plus
célèbre, La Ronde de nuit, à l'atmosphère
prétendument mystérieuse, mis en valeur quelques
gardes en les éclairant, rejetant en revanche d'autres
gardes dans l'ombre de l'arrière-plan, seulement à
cause du clair-obscur, se privant ainsi de la bienveillance tant
des commanditaires que de la haute société d'Amsterdam.
De nombreux documents d'archives, des témoignages autobiographiques
mais aussi l'analyse précise de ses uvres nous imposent
toutefois une vision toute différente.
Julius Held, spécialiste réputé
d'histoire de l'art, a très pertinemment décrit
la difficulté, voire la quasi-impossibilité de
brosser un portrait exhaustif de l'uvre de Rembrandt :
« Les générations antérieures
ont mis l'accent avec prédilection sur les moyens techniques...
D'autres ont souligné, en fonction de leur intérêt
personnel, son attitude religieuse, son humanité, son
sens de la nature, sa subtilité psychologique. Les spécialistes
d'histoire de l'art ont, à juste titre, mis en valeur
l'étonnante évolution de son art en tant que manifestation
d'une vigueur exceptionnelle chez cet autodidacte élargissant
et approfondissant sans relâche l'univers du senti et du
vécu. Une réalité en ressort clairement,
à mon sens : la personnalité artistique de
Rembrandt est si riche et complexe qu'il est vain d'espérer
trouver une formule nous en livrant totalement l'accès. »
Il est certain que le cadre de cette monographie ne permet pas
de saisir tous les aspects du génie créateur de
Rembrandt dans son exubérante diversité. C'est
pourquoi nous ne perdrons pas de vue par la suite, lors de l'évocation
des différentes étapes de la vie de Rembrandt,
un point de vue central : sa façon de présenter
les contenus inhabituelle non seulement pour son époque
mais toujours fascinante même à l'époque
actuelle, et qui n'a pas trouvé dans la discussion critique
jusqu'ici l'attention nécessaire, alors qu'elle amène
à élaborer un jugement critique nouveau plus approprié
au génie créateur de Rembrandt. »
80 euros (code
de commande : 12766).
[REMBRANDT]. Le maître
et son atelier. Tome
I : Peintures. Par Christopher Brown, Jan
Kelch et Pieter van Thiel. Tome II : Dessins
et gravures. Par Holm Bevers, Peter Schatborn
et Barbara Welzel. Paris, Flammarion, 1991. Deux volumes
in-4° sous reliure, jaquette et étui illustré
d'éditeur, t. I : 396 p., t. II : 288 p., très
nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ouvrage « définitivement
indisponible » au catalogue de l'éditeur, exemplaire
en très bel état.
@ Ces ouvrages ont été
publiés, le premier, à l'occasion de l'exposition
éponyme organisée par Uwe Wieczorek à la
Gemäldegalerie SMPK, à l'Altes Museum de Berlin,
du 12 septembre au 10 novembre 1991 et au Rijksmuseum d'Amsterdam,
du 4 décembre 1991 au 1er mars 1992 et, le second , à
l'occasion de l'exposition éponyme organisée au
Kupferstichkabinett SMPK, à l'Altes Museum de Berlin,
du 12 septembre au 27 octobre 1991, au Rijksmuseum d'Amsterdam,
du 4 décembre 1991 au 19 janvier 1992 et à la National
Gallery de Londres, du 26 mars au 24 mai 1992.
Sur les jaquettes :
Tome I :
« Depuis le XVIIe siècle,
Rembrandt fait l'objet d'une grande curiosité intellectuelle :
la rareté des informations et l'étonnant agencement
entre son uvre, la complexité de sa vie privée
et ses difficultés financières ont excité
la sagacité d'une foule d'érudits. À telle
enseigne que, au milieu de ce siècle, on avait coutume
d'attribuer à Rembrandt plus de peintures, de dessins
et de gravures qu'aucun homme n'aurait jamais pu créer.
Une mythologie romantique s'était substituée aux
faits réels de son existence.
Situé à Amsterdam, le Rembrandt
Research Project, comprenant la plupart des spécialistes
de Rembrandt, a entrepris la formidable tâche d'établir
le corpus des uvres pouvant être attribuées
à Rembrandt de manière certaine. Ces recherches
ont entraîné le changement d'attribution de nombreuses
peintures traditionnellement acceptées sans condition
comme étant de la main du maître. Ces travaux ont
profité du même coup aux artistes connus pour avoir
collaboré avec Rembrandt dans son atelier, dont l'uvre
connaît de ce fait un nouvel éclairage.
Le résultat de ces recherches est communiqué
pour la première fois au public à travers le catalogue
et l'exposition conçus par les conservateurs de Berlin,
Amsterdam et Londres entre 1991 et 1992 musées
qui recèlent trois des plus fameuses collections de Rembrandt
au monde.Présentant un exposé précis des
relations de Rembrandt avec les membres de son atelier, ce premier
volume s'articule autour de plusieurs essais sur la vie de Rembrandt
et son statut social, sa technique, l'organisation de son atelier
et sa fortune critique. Il comprend en outre l'étude détaillée
de cinquante et une peintures majeures de Rembrandt, choisies
pour constituer une vision chronologique particulièrement
attentive de son entière production, depuis les sujets
bibliques de jeunesse jusqu'aux autoportraits tardifs. Des sections
sont consacrées à ses élèves, dont
Ferdinand Bol, Gerrit Dou et Nicolaes Maes, dans lesquelles les
peintures qui leur sont réattribuées côtoient
des uvres certifiées comme étant d'eux, de
sorte que ces rapprochements constituent un ensemble particulièrement
représentatif de l'école de Rembrandt qui trouve
enfin ici son livre de référence. »
Tome II :
« Ce deuxième volume réunit l'uvre
graphique complet de Rembrandt auquel est associé le travail
des élèves formés dans son atelier en copiant
les dessins et les gravures du maître. Écrits par
les conservateurs de Berlin et Amsterdam musées
dont les collections d'estampes et de dessins sont célèbres
dans le monde entier , plusieurs essais relatent l'évolution
et la technique de Rembrandt dessinateur et graveur. Ils précèdent
l'étude détaillée de quarante de ses dessins,
choisis pour constituer une vision chronologique particulièrement
attentive de son entière production. Dans la partie consacrée
aux membres de son atelier, les dessins des élèves,
dont Ferdinand Bol, Gerrit Don ou Nicolaes Maes, sont rapprochés
de ceux du maître. Quarante gravures de Rembrandt, pour
la plupart mises en rapport avec les dessins et les peintures,
concluent le catalogue. »
Le coffret
: 120 euros (code de commande : 13019).
[RENOIR].
PERRUCHOT (Henri) La vie de Renoir. Paris, Hachette,
1964. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur,
377 p., illustrations hors texte, (Collection « Art et
Destins »), exemplaire numéroté et à
l'état de neuf.
19
euros (code de commande : 213/62).
REWALD
(John) Histoire de
l'Impressionnisme. Paris, Club des Éditeurs, 1959. In-4° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur,
10 ff. n. ch. + 281 p., nombreuses illustrations in et hors texte
en noir et en couleurs, (collection « Hommes et Faits de
l'Histoire », n° 35), exemplaire
numéroté et à l'état de neuf.
40
euros(code de commande
: 206/57).
RIEGL (Aloïs) L'origine
de l'art baroque à Rome. Traduit de l'allemand par Sybille Muller. Présentation
par Paul Philippot. Paris, Klincksieck, 2005. In-8°
broché, 210 p., (collection « L'Esprit et les Formes
»), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
« L'Origine de l'art baroque à Rome est la
publication posthume (1907) des notes d'un cours professé
par Aloïs Riegl à l'université de Vienne en
1898-1899. Le grand historien d'art autrichien, qui avait consacré
ses cours de 1897 à 1899 à la Grammaire historique
des arts plastiques et venait de publier en 1901 son Industrie
artistique du Bas Empire, apparaît donc ici dans la
pleine maturité de sa pensée. Ayant présent
à l'esprit l'essai de Wölfflin, Renaissance et
Baroque (1888), qui aborde le même problème,
Riegl propose une interprétation plus dynamique de l'histoire
des formes, fondée sur la notion pour lui fondamentale
de Kunstwollen (ou « vouloir artistique »).
Procédant par opposition de polarités à
la fois théoriques et historiques, Riegl associe aux catégories
formelles des catégories psychologiques qui leur sont
indissociablement liées comme les deux aspects d'une même
attitude fondamentale. Dans cette optique, l'essor du baroque
apparent comme le développement dans le Kunstwollen
italien de valeurs plus spécifiquement caractéristiques
du Kunstwollen du Nord. Le jeu des caractérisations
par oppositions, où la conscience du Nord est toujours
présente dans l'analyse du Sud, comme celle du présent
dans le regard sur le passé, n'est pas le moindre attrait
de cette étude pénétrante, riche en analyses
exemplaires du maïtre viennois. »
12 euros (code
de commande : 10149).
[RODIN].
COQUIOT (Gustave)
Le vrai Rodin. Paris, Tallandier,
1913. In-8° demi-basane à coins, tête dorée,
245 p., illustrations hors texte, rousseurs.
24
euros (code de commande
: Art/ 5716).
Le Romantisme et l'Art. Par MM. Louis Hautecur,
Marcel Aubert, Paul Votry, Robert Rey, Paul
Jamot, André Joubin, Focillon, René
Schneider, Gabriel Rouchès, Léon
Rosenthal, René Lanson, AdolpheBoschot,
Girard. Préface de M. Édouard Herriot.
Ouvrage illustré de 48 planches hors texte. Paris, Laurens,
1928. In-8° broché, IV + 319 p., cachet à la
page de faux-titre.
25 euros (code
de commande : Art/ 4369).
ROSAND
(David) La trace de l'artiste. Léonard et Titien. Traduit par Jeanne Bouniort. Paris,
Gallimard, 1993. In-8° broché, 145 p., illustrations,
(collection « Art et Artistes »).
Sur la couverture :
« Notre perception d'un tableau
est d'abord une rencontre avec sa surface. Or les conventions
nous encouragent traditionnellement à aller chercher la
fiction qui se trouve de l'autre côté sous forme
d'un portrait, d'un paysage, d'une nature morte. Du coup, l'artiste
disparaît. Reste le fruit de son imagination mais le créateur
de l'image n'est plus là, il est parti en laissant sa
trace. Pourtant la ligne tracée et le coup de pinceau
peuvent dépasser leur valeur figurative et en dire plus
long sur la main qui les a faits. En observant de près
les impulsions, les orientations et les décisions de l'artiste,
nous nous solidarisons avec la part de lui-même qu'il a
projetée dans l'uvre. La marque, supposée
renvoyer seulement à elle-même, renvoie en fait
au moi de son auteur.
David Rosand défend la thèse
que la signification profonde réside à la surface,
dans les deux brillants essais qui forment cet ouvrage et apportent
bien des révélations : « Du tracé
de la 1igne » consacré aux dessins de Léonard
de Vinci, et « Le coup de pinceau » qui,
en s'appuyant sur des méthodes analogues analyse la facture
de Titien. Des confrontations audacieuses avec les dessins de
Saul Steinberg, les peintures de Roy Lichtenstein ou Willem de
Kooning rendent la lecture de ces essais particulièrement
stimulante pour les amateurs de l'art de la Renaissance.
David Rosand, titulaire d'une chaire d'histoire
de l'art à Columbia University, a acquis une renommée
mondiale par ses travaux consacrés à l'art vénitien,
en particulier à Titien. »
13 euros (code
de commande : 12434).
[ROUSSEAU
(Henri)]. Le Douanier Rousseau. Paris, Ministère de la Culture - Réunion
des Musées Nationaux, 1984. In-8° carré broché,
277 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
@ Catalogue de l'exposition présentée
dans les Galeries nationales du Grand Palais, à Paris,
du 14 septembre 1984 au 7 janvier 1985 et au Museum of Modern
Art, à New York, du 5 février au 4 juin 1985.
15 euros (code
de commande : 10068).
ROYER
(Arlette)
Meubles & objets
des provinces de France. Bretagne. Paris, Hachette,
1980. In-12 broché, 219 p., illustrations.
7,50
euros (code de commande
: Art/ 5717).
[SAVINIO (Alberto)]. Alberto
Savinio. Milano,
Electa Editrice, 1976. Petit in-4° carré broché,
155 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
@ Catalogue de l'exposition organisée au Palazzo
Reale, à Milan, en juin et juillet 1976.
Présentation :
« Non era
facile in una mostra che ruota essenzialmente intorno
al fatto figurative presentare un artista come Alberto
Savinio, pittore, scrittore e musicista ; anzi, cronologicamente
almeno, prima musicista che scrittore e pittore.
In Savinio la vocazione per l'arte sembra precedere la scelta
stessa del genere artistico, il quale gli sta, si direbbe, come
un abito troppo stretto. Savinio vi si adatta, ma solo alla condizione
di saperne in guardaroba altri di ricambio ; di impiegare, insomma,
quando occorra, altri mezzi e materiali e linguaggi capaci di
tradurre efficacemente lo stimolo poetico, di rappresentare sè,
o il fantasma poetico, nei modi più adatti per un'azione
pubblica.
Ed è naturale, proprio sotto questo riguardo, che il teatro,
che è sintesi di almeno tre generi il testo letterario,
la musica e la scenografla si configuri per Alberto Savinio
come luogo « ideale » della espressività artistica.
Ciò che ne risulta alla fine è che tutti i generi
da lui implegati sembrano assommarsi e ricomporsi idealmente
in una concezione unitarla dell'arte come capacità totale
di esprimere e di rappresentare un'unica, indivisibile realtà
poetica : la surrealtà del mondo. E ciò
nonostante le barriere naturali dei mezzi e un uso di essi spesso
condotto come un « divertimento » irriverente. Savinio
stesso ha scritto in Ascolto il tuo cuore, città :
« Le cose che amiamo cerchiamo di farle figlie nostre e
le trattiamo come tali. Ma non tutti capiscono queste astuzie
sentimentale e vedono irriverenza in quello che è soltanto
amore... ».
La « versatilità » di Savinio ha in certa
misura nuociuto alla comprensione della sua personalità,
nel senso che ogni genere da lui impiegato non è stato
ancora criticamente sondato come meritava.
Questa mostra, appunto, tenta per la prima volta di proporre
l'arte di Savinio nella sua globalità. Gli scritti introdutlivi
che corredano il catalogo costituiscono aitrettanti brevi saggi
specifici sui « generi » trattati dall'artista. Fa
seguito ad essi il catalogo vero e proprio dei dipinti, del disegni
e delle scenografie ; infine un'antologia degli scritti di Savinio
e su Savinio, una prima cronologla per una biografla dell'artista,
la cronologia delle mostre. »
25 euros (code
de commande : 11426).
SCHMIDT
(Georges) et CETTO (Anne Marie) Peinture et dessin
en Suisse au quinzième et au seizième siècles.
Bâle, Holbein, [ca 1942]. In-4° sous reliure et jaquette
déditeur, 54, XLIV p., 86 planches en noir et en
couleurs.
En quatrième
de couverture :
« Dès
que nous touchons à l'un des domaines de l'histoire de
l'art en Suisse, nous éprouvons toujours, en une certaine
mesure, le besoin de nous justifier et de répondre à
la double question : y a-t-il vraiment un « art
suisse » qui se distingue des arts allemands, français
et italiens par des caractères propres et constants ?
Ou bien les arts de Suisse alémanique et de Suisse romande
ne sont-ils que de simples variantes de l'art allemand et de
l'art français ?
L'on a donné différentes réponses
à cette question. Pour les uns, la Suisse qui réunit
sur son territoire des citoyens parlant plusieurs langues, n'est
qu'un concept purement géographique. Selon ces personnes,
il n'existe pas, à proprement parler, de « culture
suisse », la culture de chaque groupement linguistique
formant partie intégrante de celle qui fleurit dans la
grande nation voisine dont ce groupement parle la langue.
Pour d'autres, la Suisse possède, malgré
la diversité des langues, une unité spirituelle
qui a son fondement dans plusieurs siècles d'existence
politique commune. De même que le peuple suisse a su se
créer une forme d'État qui lui est propre, de même
a-t-il réussi à s'affirmer dans les autres domaines
de la culture.
Je crois que ce problème très
controversé est facile à résoudre à
condition de s'en tenir à des éléments concrets
sans se laisser subjuguer par des antithèses et des abstractions.
C'est un fait que les habitants des régions
qui s'étendent entre les Alpes, le Rhin supérieur
et le Jura ont adopté de bonne heure une forme d'État
particulière et que la nécessité de partager
le même sort à l'intérieur de cet espace
géographique a créé et accentué de
plus en plus certains traits communs. C'est également
un fait que la majeure partie de cet espace, le plateau, situé
entre le Jura, les Préalpes, le lac de Constance et le
lac Léman, possède une unité de climat dont
les habitants portent l'empreinte.
À côté de ces facteurs
qui ont opéré le rapprochement entre les différentes
parties, il en est d'autres, tout aussi réels, qui ont
accentué les divergences. Nous avons vu que les habitants
de cet espace géographique participaient de plusieurs
communautés linguistiques dont les centres de rayonnement
se trouvent en dehors de nos frontières. En effet, la
Suisse comprend encore, en plus du plateau central, des régions
de climats très différents : le jura, les
Préalpes du nord, les Alpes, les Préalpes du sud
et ces zones climatiques se rattachent à des
contrées situées au delà de notre pays.
En revanche, la nécessité toujours
renaissante d'atténuer les contrastes de langue et de
climat à l'intérieur d'un espace politique géographiquement
délimité a contribué de façon décisive
à produire un caractère populaire spécifiquement
suisse. »
30 euros (code
de commande : 11581).
SCUDIEROP (Maurizio) &
LEIBER (David) Depero Futurista & New York. Il futurismo e arte pubblicitaria.
Futurism and the art of advertising. Introduzione / Introduction Enrico Crispolti.
Rovereto, Editore Longo, 1987. In-4° sous reliure et jaquette
d'éditeur, 297 p., nombreuses illustrations, édition
bilingue italien - anglais.
38 euros (code
de commande : 6682).
SED-RADJNA
(Gabrielle) L'Art juif. Orient et occident. Introduction de Bezalel Narkiss.
Paris, Arts et Métiers Graphiques, 1975. In-4° sous
reliure et jaquette un peu usagée d'éditeur, 239
p., nombreuses illustrations en couleurs.
Sur la jaquette :
Le livre que voici présente dans un
choix d'images, en grande partie inédites, les aspects
principaux de l'art juif à travers deux mille ans d'histoire.
L'époque hellénistique est celle de la genèse
des symboles. Les monnaies, les objets, puis les monuments clament
l'unité nationale perdue sur la scène de l'histoire
et inséparablement liée à toute aspiration
spirituelle. Les synagogues de Galilée, sans se substituer
au Temple détruit, permettent de réorganiser le
culte dans des constructions d'une conception hautement originale :
ces maisons de prière deviennent le modèle de tous
les édifices religieux en Occident. Le décor des
synagogues associe les symboles sacrés du judaïsme
aux thèmes allégoriques de l'Antiquité gréco-romaine.
L'impulsion de la civilisation grecque se manifeste aussi dans
un art narratif dont les fresques de Doura-Europos conservent
les plus anciens témoins connus. L'art chrétien
du Moyen Âge, si largement tributaire de cette iconographie
biblique, témoigne de l'étendue de l'influence
de l'art juif sur la civilisation occidentale. L'expansion de
l'empire musulman déplace le centre intellectuel du monde
juif d'Orient en Occident. Les conditions politiques et économiques
précaires des communautés européennes imposent
leurs contraintes. Mais les synagogues et les salles de prière
dissimulées dans des édifices privés conservent
certaines traditions antiques. Les objets rituels sauvegardent,
dans leurs symboles et dans leurs formes consacrées par
les âges, le souvenir d'un art national juif.
Dans le Moyen Âge tardif, l'enluminure
du livre constitue un domaine privilégié de l'art
juif. L'iconographie narrative renaît dans les peintures
qui accompagnent rituels et ouvrages laïques. Leurs thèmes
attestent la continuité intellectuelle entre l'Antiquité
et le Moyen Âge.
L'art juif est essentiellement un art qui délivre
son message en symboles, enseigne les grands principes de la
foi dans des cycles narratifs et reste didactique même
sous les dehors d'un art populaire. Son caractère trace
aussi sa limite: son déclin commence à l'époque
contemporaine avec l'abandon des principes traditionnels pour
les recherches d'une esthétique nouvelle, qui est celle
de l'art moderne.
45 euros (code
de commande : 15062).
SERVIEN (Pius) Principes
d'esthétique.
Problèmes d'art et langage des sciences. Paris, Boivin, 1935. In-8° broché,
VIII + 228 p., non coupé, (« Bibliothèque
de la Revue des Cours et Conférences »).
12 euros (code
de commande : 264/63).
SILLEVIS
(John), DE LEEUW (Ronald) et DUMAS (Charles) L'École
de La Haye. Les
maîtres hollandais du 19me siècle. Paris, Réunion des Musées
Nationaux, 1983. In-4° broché, 335 p., très
nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Ouvrage publié
à l'occasion de l'e
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