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L'Aigle
et le Soleil. 3000 ans d'art mexicain. [Bruxelles], [Foundation Europalia International],
1993. In-4° broché, 250 p., nombreuses illustrations
en couleurs.
Catalogue de l'exposition organisée au Palais
des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 23 septembre au 19 décembre
1993, dans le cadre des manifestations « Europalia 93 Mexico
».
Extrait de la présentation de Jacques Groothaert :
Aguila y Sol ; ailes et lumière, symboles
d'un pays où se retrouvent et se rejoignent les traditions
et la richesse de deux mondes, d'un double passé historique
assumé avec fierté, dans la synthèse fascinante
d'une nation moderne.
Dans leur « longue marche » vers
le sud, les Aztèques avaient reçu le message mythique
d'établir leur capitale à l'endroit où il
verraient un aigle posé sur un cactus tenant un serpent
entre ses serres.
Elle s'appela Tenochtitlan et fut le lieu de
la rencontre, dramatique et traumatisante, du monde pré-colombien
et de l'Europe conquérante : ce fut la fin de l'empire
du « Peuple du Soleil », la naissance de la «
Nouvelle Espagne » et de la nation métisse
mexicaine.
L'exposition L'Aigle et le Soleil présente
trente siècles de splendeur mexicaine, dans toute l'étonnante
diversité d'une extraordinaire fécondité
créatrice. C'est un parcours historique, propice à
la réflexion, riche d'enseignement et d'émerveillement,
contribution à la connaissance et à l'appréciation
d'un pays moderne en plein essor.
30 euros (code
de commande : 11120).
ALCINA
(José) L'art précolombien. Paris, Mazenod, 1978. In-4° sous
reliure toilée et jaquette d'éditeur, 613 p., très
nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (« Collection
l'Art et les Grandes Civilisations », n° 8), petites
déchirures à la jaquette.
Table des matières
:
- Préambule.
- À la recherche de l'art précolombien.
- Art et anthropologie.
- Paysages d'Amérique.
- Hommes, langages, cultures.
- Origine et évolution culturelle.
- L'art paléolithique.
- L'art olmèque.
- L'art chavín.
- Le classicisme de Téotihuacán
et de Monte Albán.
- Splendeurs de l'art maya.
- Le classicisme andin.
- La fin du classicisme.
- L'art postclassique.
- Documentation :
- Principaux sites archéologiques.
- Cartes des aires et
des races.
- Divinités et
glyphes.
- Répertoire
des dieux et souverains.
- Chronologie historique.
- Bibliographie.
- Index.
80 euros (code
de commande : 15271).
[ALECHINSKY
(Pierre)]. SICARD (Michel) Alechinsky sur Rhône. Arles, Actes Sud, 1990. In-4 carré
broché, 123 p., nombreuses illustrations en noir
et en couleurs.
Table des matières
:
- Versant
Sud.
- Nouvelle propriété.
- La Peinture comme tauromachie.
- Psychopeinture du feu.
- Les Plaques.
- Le Motif et l'ornement.
- Le Cloaque.
- Décentrement, ressort.
- Motif/objectif.
- Livres et dessins.
- Le Volturno.
- Excitants modernes.
- Transparences.
- L'eau et la forteresse.
- Les Saintes huiles.
- Céramiques.
- Faits et gestes.
35 euros (code
de commande : 16366).
A
life of Collecting Victor and Sally Ganz. Edited by Michael Fitzgerald.
New York, Christie's, 1997. In-4° sous reliure toilée
et jaquette d'éditeur, 237 p., nombreuses reproductions
en couleurs.
Sur la jaquette :
Over
the course of more than forty-five years, Victor and Sally Ganz
created one of the finest and most personal collections of twentieth-century
art ever assembled. Their approach was a unique blend of insight
and erudition. From the moment they purchased Pablo Picasso's
masterpiece The Dream in 1941, they made a courageous
commitment to a particular vision of art history, one based on
the belief that modern culture is defined by the achievements
of only a few great artists. Rather than aiming for a collection
representing the range of modern art, their devotion drove them
to collect Picasso's work intensively including the
purchase of the entire series of The Women of Algiers
only one year after it was painted in 1955. Moreover, their deep
understanding of Picasso's work became both the measure and the
inspiration for their subsequent immersion in contemporary American
art.
Unlike most collectors of European modernism,
the Ganzes had the breadth of imagination to realize that certain
young Americans were the true heirs of Picasso. With an unerring
eye (sharpened by exhaustive study), they chose Jasper Johns,
Robert Rauschenberg, and Frank Stella at the beginning of their
careers, and then moved on to champion Eva Hesse. The Ganzes
were not merely collectors of art ; their deep friendships
with these artists were often as inspiring as their financial
support.
In this book of essays by John Richardson,
Leo Steinberg, David Sylvester, Judith Goldman, Roberta Bernstein,
Linda Shearer, and others, we learn about the art and artists
in the collection, as well as the risks and commitments the Ganzes
made in establishing these artists we now hail as among the masters
of contemporary art.
25 euros (code
de commande : 16738).
ALLENOV
(Mikhaïl), DMITRIEVA (Nina) et MEDVEDKOVA (Olga)
LArt russe.
Traduit du russe par Suzanne Rey-Labat et Catherine Astroff.
Paris, Citadelles, 1991. Fort-in 4° sous reliure, jaquette
et étui déditeur, 623 p., nombreuses illustrations
en couleur, (collection « L'Art et les Grandes Civilisations
», n° 21), dos de la jaquette un peu jauni avec
une petite déchirure, signature dappartenance sur
la page de titre.
Sur la jaquette :
Près d'un millénaire parcouru,
depuis le baptême de la Russie au Xe siècle jusqu'à
l'aube du XXe, voici enfin reconsidéré l'ensemble
du phénomène artistique russe, après des
décennies d'études partielles ou partiales côté
russe, et de silence, côté français. Jamais
pourtant la Russie n'a cessé de croire en l'art. N'est-ce
pas, dès l'origine, une fascination esthétique
qui pousse Vladimir à faire le choix du christianisme
oriental, enracinant le premier art russe dans la tradition byzantine
sous le signe d'une beauté allègre, toute d'ors
et de couleurs ?
À Kiev d'abord, puis à Vladimir,
Novgorod, Moscou, architecture, fresques et icônes affirment
un génie propre dont l'uvre lumineuse de Rouolev
constitue le sommet.
Après ce long Moyen Âge, le XVIIe
siècle amorce la désacralisation de l'art. Événements
et détails du réel envahissent la peinture religieuse,
un goût nouveau se fait jour pour l'insolite, le merveilleux,
l'exotique. En introduisant dans l'icône le clair-obscur,
en modelant les visages, en donnant aux corps un volume, Simon
Ouchakov ébranle l'édifice immuable de la tradition.
Parallèlement naît un art du portrait qui pousse
l'art profane hors des limbes, tandis que le baroque fait une
première percée dans l'architecture.
Avec Pierre le Grand, ce qui était curiosité
spontanée devient apprentissage forcé des traditions
de l'Europe au service d'un art devenu affaire d'État.
Pourtant, transposés sous le ciel du Nord, ordres, formes
et styles se métamorphosent, donnant à Pétersbourg,
la nouvelle capitale, et aux palais environnants leur physionomie
sans égal.
Âge d'or de la culture russe, le XIXe
siècle voit l'essor de l'architecture Empire, du portrait
et du paysage romantiques, les grands cycles d'Ivanov. Née
avec Venetsianov, la peinture de genre devient un miroir critique
de la réalité que les Ambulants tendent au peuple.
Mais le génie de Répine et de Sourikov fait de
la peinture d'histoire, en même temps qu'une interrogation
inquiète sur le destin de la Russie, le champ d'une superbe
expérimentation formelle. À la fin du siècle,
le symboliste Vroubel préfigure le cubisme avec une perception
cristalline du réel qui fascinera Picasso, tandis que
les artistes du Monde de l'Art, éclectiques et
pourtant si russes, rendant l'art à sa vocation de « festin
pour les yeux », préparent l'explosion des
Ballets russes. Elle va entraîner bien au-delà de
ses frontières un art fécondé à la
fois par l'Orient et l'Occident, qui participe en premières
lignes à l'aventure du XXe siècle.
Table des matières :
Préface, par Véronique Schiltz.
L'art de la Russie ancienne,
par Nina Dmitrieva.
- Religion et culture
des Slaves.
- Caractères
spécifiques de l'art dans la Russie ancienne.
- La Rous kiévienne
(fin du Xe et XIe siècle).
- La principauté
de Vladimir-Souzdal (XIIe siècle et première moitié
du XIIIe siècle).
- Novgorod, Pskov et
les territoires du Nord (XIIe-XVe siècles).
- La grande principauté
de Moscou (XIVe-XVe siècles).
- L'État moscovite
(fin du XVe siècle-XVIe siècle).
- Le XVIIe siècle.
L'art russe au XVIIIe siècle,
par Olga Medvekova.
- Le XVIIIe siècle
dans l'histoire de l'art russe.
- L'époque de
Pierre le Grand.
- Le baroque au temps
d'Élisabeth.
- L'art de la seconde
moitié du XVIIIe siècle.
- Le Classicisme au
temps de Catherine II.
- L'architecture dans
la seconde moitié du XVIIIe siècle.
- La peinture dans la
seconde moitié du XVIIIe siècle.
- La sculpture dans
la seconde moitié du XVIIIe siècle.
- L'art appliqué
décoratif.
L'art russe au XIXe siècle,
par Mikhaïl Allenov.
- La première
moitié du XIXe siècle.
- L'architecture.
- La sculpture.
- La peinture.
- L'art de la deuxième
moitié du XIXe siècle.
- La dernière
décennie.
Carte - Documentation - Glossaire - Chronologie
- Bibliographies - Index.
90 euros (code
de commande : 15309).
AMZALLAG-AUGÉ
(Elizabeth) Spirales, ressorts et tourbillons. Un parcours en zigzag dans les collections
du Centre Pompidou / Musée national d'art moderne - Centre
de création industrielle. Paris, Centre Pompidou, 2005. In-8°
carré sous cartonnage d'éditeur, 48 p. certaines
dépliantes, (collection « Zigzart »), exemplaire
à l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
« La spirale, cette forme primitive, a été
réinventée par les artistes du XXe siècle
: Calder fait tourner le nombril de Joséphine Baker, les
étagères de Ron Arad s'enroulent comme des vers
de terre, Tony Cragg déploie une ville-escargot. Un escalier
en colimaçon photographié par Germaine Krull, ressemble
à un coquillage... La spirale en mouvement crée
des illusions d'optique : des Rotoreliefs de Duchamp au tourbillons
des videos de Nam June Pail.
En suivant un fil conducteur, une couleur, une matière,
une forme, l'enfant tisse des liens entre des uvres très
différentes : peintures, sculptures, photos, objets de
design... »
7 euros (code
de commande : 10968*).
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Collection
Archeologia Mundi
BELENITSKY
(Alexandre) Asie centrale. Traduit de l'anglais
par P.A. Aellig et J. Marcadé. Genève, Nagel, 1968.
In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 2522 p.,
illustrations en noir et en couleurs.
13
euros (code de commande : 7646).
BERCIU
(Dumitru) Daco-Romania. Genève,
Nagel, 1976. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur,
192 p., illustrations en noir et en couleurs.
13
euros (code de commande : 7645).
METZGER (Henri)
Anatolie. I : Des
origines à la fin du IIe millénaire av. J.-C..
II. Début du 1er Millénaire
av. J.C. - Fin de l'époque romaine. Genève, Nagel, 1968-69. In-8° sous reliure et jaquette
d'éditeur, 288, 250 p., illustrations en noir et en couleurs.
Les deux violumes
: 20 euros (code de commande : 5498).
PIOTROVSKY (Boris)
Ourartou. Traduit
de l'anglais par Anne Metzer. Genève, Nagel, 1970.. In-8° sous
reliure et jaquette d'éditeur, 221 p., illustrations en
noir et en couleurs.
13
euros (code de commande : 7647).
SOUSTELLE (Jacques)
Mexique. Genève,
Nagel, 1967. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur,
382 p., illustrations en noir et en couleurs.
13
euros (code de commande : 5499).
TADDEI (Maurizio)
Inde. Traduit
de l'italien par Jean Marcadé. Genève, Nagel, 1970. In-8°
sous reliure et jaquette d'éditeur, 267 p., illustrations
en noir et en couleurs.
13
euros (code de commande : 5500)
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ARCHITECTURE - URBANISME
- ARTS DES JARDINS 
L'Art
grec. L'art
et la civilisation de la Grèce ancienne par
Kostas Papaiannou. Les sites archéologiques
de la Grèce et de la Grande-Grèce par Jean
Bousquet, M.F. Billot, P.C. Bol, P. Bruneau,
P. Courbin, C. Doumas, P. Ducrey, R.
Felsch, M. Fourmont, D. Gaye, Z. Kiss,
D. Knoepfler, C. Le Roy, C. Llinas, J.
Mlynarczyk, E. Ripoll-Rerelloo, G. Roux, F.
Salviat, A. et A. Schnapp, R. Treuil. Paris,
Mazenod, 1975. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
636 p., très nombreuses illustrations en noir et
en couleurs, (collection « L'Art et les Grandes Civilisations »,
n° 3), exemplaire en très bel état.
Avant-propos de l'éditeur
:
C'est sur cette terre prestigieuse de la Grèce
des temps héroïques et mythologiques, que s'accomplit,
au cours des VIe et Ve siècles avant notre ère,
la plus importante révolution artistique de tous les temps.
L'histoire de ces siècles, incomparables et fulgurants,
témoins de la profonde mutation d'un peuple, sera donc
le thème principal de ce livre.
Sur le territoire de la Grèce actuelle,
les fouilles entreprises depuis le siècle dernier ont
permis de retrouver les traces de très anciennes civilisations
dont certaines remontent au-delà du IVe millénaire
avant notre ère. Les célèbres idoles cycladiques
sont datées de 2500 à 2000 ans. En Crète,
le premier palais de Cnossos a été construit vers
2000-1800 et les chefs-d'uvre découverts dans les
tombes de Mycènes datent du XVIe siècle. C'est
au milieu du deuxième millénaire que la civilisation
Crétoise a connu son apogée pour disparaître
définitivement en 1400 et celle de Mycènes sombre
vers 1200, soit près d'un demi-millénaire avant
que ne s'élèvent les premiers grands temples grecs
et que ne soit sculpté le Kouros de Kroïsos.
Les remarquables témoignages d'art de
ces anciennes civilisations qui sont parvenus jusqu'à
nous font naturellement partie du patrimoine artistique de la
Grèce et nous publions, en tête de cet ouvrage,
certains d'entre eux, choisis parmi les plus significatifs. Nous
nous réservons, toutefois, de les étudier longuement
dans un prochain volume que nous consacrerons à la naissance
des civilisations et de l'art dans tout le bassin méditerranéen
et sa périphérie.
Bien que les principes de présentation
de ce livre soient semblables à ceux de tous les volumes
de cette collection, sa conception même s'écarte
sensiblement des ouvrages qui l'ont précédé.
En effet, Préhistoire de l'art occidental d'André
Leroi-Gourhan et L'art de l'ancienne Égypte de
Kazimierz. Michalowski, étaient l'uvre d'un seul
auteur alors que L'art grec a été réalisé
par une équipe.
Il nous a semblé, justifiant en cela
le but de cette collection, qu'il était préférable
d'inaugurer ce volume exceptionnel par une importante étude
dans laquelle une place, elle-même exceptionnelle, serait
donnée à la civilisation, à l'histoire,
à la philosophie, à la littérature grecques,
en un mot à l''homme grec. Aussi, est-ce à Kostas
Papaioannou, éminent helléniste, d'origine grecque,
mais fixé depuis de longues années en France, spécialiste
de l'art grec et de ses sources et grand admirateur de l'art
contemporain, donc de la création artistique, que nous
avons confié le texte général de ce livre.
En une vaste et remarquable fresque, il nous
décrit cette incomparable civilisation, la naissance et
l'apogée d'un art nouveau, ces artistes de génie
qui ont fixé, il y a plus de deux mille ans, les canons
d'une architecture d'une beauté et d'une science exceptionnelles,
ceux d'une image de la perfection du corps humain et un critère
de la beauté qui ont marqué et marquent encore
profondément, de nos jours, notre civilisation occidentale,
malgré la longue et somptueuse coupure des grands siècles
de l'art chrétien du Moyen Âge et les révoltes
de l'art baroque. Et c'est pour échapper, une fois de
plus, à cette extraordinaire emprise que les artistes
créateurs et révolutionnaires de notre vingtième
siècle ont inventé le fauvisme, le cubisme, un
nouvel espace pictural, les abstractions géométriques
ou lyriques, les déformations systématiques du
corps humain. Pourtant, certaines périodes de Picasso
révèlent indiscutablement chez leur auteur une
nostalgie de l'esthétique grecque notamment dans ces beaux
dessins si près des figures tracées sur les lécythes
à fond blanc du Ve siècle.
En contrepoint de cette première partie,
la deuxième partie de l'ouvrage, extrêmement importante,
puisqu'elle comprend la description des sites archéologiques
de la Grèce et de la Grande Grèce et toute l'iconographie
documentaire, a été réalisée par
des spécialistes, archéologues, fouilleurs, professeurs
d'archéologie, tant français qu'étrangers,
anciens membres de l'École française d'Athènes,
de l'Institut archéologique allemand, de l'Institut d'archéologie
méditerranéenne, etc., avec la collaboration de
Philippe Bruneau.
L'éminent archéologue Jean Bousquet,
dont nous ne saurions trop souligner ici la part importante qu'il
a prise à la réalisation de ce volume, a bien voulu,
en plus des grandes études qu'il a écrites sur
Athènes et Delphes, assumer la lourde responsabilité
de revoir entièrement l'illustration de ce livre, les
légendes, tableaux et répertoires. L'éditeur
lui exprime ici toute sa reconnaissance.
L'organisation de l'illustration en couleur
de cet ouvrage est également nettement différente
de celle que nous avions adoptée pour les précédents
volumes. En effet, la lecture du texte de Kostas Papaioannou
aurait incontestablement souffert d'être constamment interrompue
par des illustrations en regard du texte ou par de trop nombreux
renvois à des références. Aussi, avons-nous
groupé à la suite du texte, toutes les planches
en couleur, en ne gardant que quelques illustrations placées
à titre symbolique et non stylistique en tête de
chaque chapitre. Par exemple, la belle peinture de vase d'Exékias :
Ajax portant le corps d'Achille, évoque l'un des thèmes
célèbres de l'Iliade et la stèle
de Démocleidès symbolise davantage la mélancolie
de l'art funéraire du IVe siècle que son style
proprement dit.
Nous avons suivi naturellement un ordre chronologique
pour la présentation des uvres reproduites en couleur,
mais dans un sens large, car souvent il nous a paru plus fécond
pour le lecteur de grouper certaines uvres par genre ou
par thème. Ce principe est adopté également
pour la partie iconographique documentaire de l'ouvrage. Ainsi,
on peut suivre l'admirable défilé des kouroi et
des korés pendant plusieurs décennies. De même,
nous avons groupé en deux grandes périodes les
magnifiques peintures de vases, en évitant toutefois la
facilité de trop grands agrandissements qui souvent dénaturent
l'uvre elle-même.
On sait les très grandes difficultés
que représente la reproduction en couleur de la sculpture,
aussi, généralement, le lecteur ne connaît-il
la sculpture grecque que par l'intermédiaire de photographies
en noir et blanc. Dans la suite de planches reproduites ici en
couleur, nous avons réservé une très large
place à la sculpture car seule la couleur permet de restituer
à ces uvres la beauté et la variété
de leur matière et souvent d'y déceler les traces
de cette polychromie dont étaient recouvertes les sculptures
de la Grèce antique.
L'uvre sculptée grecque nous a
laissé d'admirables chefs-d'uvre ; mais les
ans, les mutilations, le vandalisme ont réduit la plupart
d'entre eux à un état souvent très fragmentaire.
Malheureusement, certains détails, aussi remarquables
qu'ils soient, ne sauraient à eux seuls recréer
la beauté et la grandeur de l'ensemble dont ils étaient
partie intégrante et, en admirant la superbe arabesque
d'un corps humain, on pourrait trop facilement oublier qu'elle
fut conçue pour participer à la composition et
au rythme d'une frise ou d'un fronton.
Nous nous sommes donc efforcés de publier
dans ce livre, par des reconstitutions photographiques, de grands
ensembles de frises et de frontons. Ainsi, par un assemblage
de douze photographies, nous présentons, dans sa totalité,
le célèbre fronton Ouest du temple de Zeus d'Olympie
dont la longueur dépasse vingt mètres. Ce même
principe nous permet d'admirer, dans leur développement,
les magnifiques frises du Trésor de Siphnos à Delphes,
celles de Xanthos et, en d'importants fragments, la belle ordonnance
de celles de Bass, etc.
Mais cette tentative fût restée
bien incomplète si elle n'avait été réalisée
également avec les célèbres sculptures du
Parthénon. Nous avons donc tenté dans ce livre
une restitution intégrale des quatre admirables frises
de Phidias. L'entreprise était périlleuse car,
si la frise ouest « in situ » est presque
complète, par contre, les plaques des autres frises sont
disséminées dans trois musées, ou très
endommagées ou perdues. Une très grande partie
des frises a été transportée par Lord Elgin
à Londres où elle est exposée au British
Museum, de très nombreuses plaques sont conservées
au Musée de l'Acropole à Athènes, enfin
les célèbres Ergastines, de la frise Est, sont
l'une des pièces maîtresses de la collection grecque
du Musée du Louvre.
Il est donc matériellement impossible
de voir ces frises dans leur ensemble, de suivre la magnifique
suite des deux immenses processions et d'admirer la majestueuse
composition de l'Assemblée des Dieux de la frise Est,
l'un des chefs-d'uvre de tous les temps. Cette restitution
photographique a pu être réalisée grâce
à un assemblage extrêmement délicat de plus
de 120 photographies prises au British Museum, au Musée
de l'Acropole et au Louvre. Les dessins que Carrey exécuta
sur place au Parthénon en 1674, avant le bombardement
du temple par les Vénitiens, nous ont été
des plus précieux. Nous reproduisons certains de ces relevés
représentant des plaques perdues depuis. Le lecteur peut
voir l'ensemble de ces quatre frises, document que nous croyons
unique au monde, aux pages 309 à 320 de ce livre.
Enfin, le lecteur pourrait être étonné
de constater l'absence, dans le corps même de l'ouvrage,
de répliques et copies antiques, souvent romaines, d'uvres
de sculpteurs grecs célèbres. Ce volume étant
consacré à la création artistique, il nous
a semblé logique de ne pas présenter sur un même
plan, intercalées entre des uvres authentiques,
des copies, si belles ou réussies qu'elles soient, mais
exécutées souvent plusieurs siècles après
l'uvre originale par des artistes d'une civilisation et
d'une sensibilité nettement différentes de celles
de leur créateur. Ces répliques ou ces copies ont
toutefois l'inestimable mérite de nous permettre d'imaginer
ce que pouvait être, entre autres, l'uvre d'un Praxitèle,
dont nous ne connaissons malheureusement les sculptures qu'à
travers elles. C'est donc en fin d'ouvrage que nous publions,
à titre documentaire, certaines de ces copies parmi les
plus célèbres.
Nous avons déjà souligné
ailleurs l'extrême importance que nous attachons à
la beauté et à la qualité technique des
illustrations de cette collection. Aussi, pour obtenir une grande
homogénéité dans l'illustration et publier
des documents inédits, toutes les photographies sont exécutées
spécialement pour chacun des ouvrages de cette collection,
au cours de missions que nous envoyons sur place.
Les très belles photographies de ce
volume sont de Jean Mazenod, qui était l'auteur également
d'un nombre important de photographies de L'art de l'ancienne
Égypte. Pour réunir la documentation de base
de cet ouvrage, trois missions furent nécessaires. Organisées
et dirigées par Jean Mazenod, elles ont parcouru la Grèce,
la Sicile, l'Italie du Sud et ont effectué de nombreuses
séances au British Museum, à Munich et au Louvre.
Suivant une méthode que nous appliquons pour chaque volume,
les premières missions sont destinées à
faire une rapide « couverture » et les
premiers documents à bâtir une maquette de l'ouvrage.
De très nombreuses photographies sont refaites au cours
des voyages ultérieurs tenant compte de l'angle et de
l'éclairage qu'il fallait adopter pour certaines uvres
et pour le rythme même de l'ouvrage. Les photographies
en couleurs des sculptures sont extrêmement délicates
à réussir ; la matière, la nature même
de l'uvre, ses couleurs, peuvent être selon l'intensité
de l'éclairage et son environnement, gravement dénaturées.
Nos missions photographiques ont retrouvé pour cet ouvrage,
les mêmes difficultés déjà rencontrées
pour les précédents livres, uvres d'un accès
difficile ou scellées dans des vitrines, manque de recul,
etc., mais tous ces problèmes ont été magnifiquement
résolus.
80 euros (code
de commande : 15978).
Art
roman dans la vallée de la Meuse aux XIe, XIIe et XIIIe
siècles. Textes
et commentaires de Suzanne Collon-Gevaert, Jean Lejeune,
Jacques Stiennon. Avant-propos et préface par Germaine
Faider-Feytmans. Troisième édition. Bruxelles,
Arcade, 1965. In-4° sous reliure, jaquette et étui
d'éditeur, 315 p., illustrations en noir et en couleur,
déchirures (sans pertes) à la jaquette.
Table des matières
:
Avanat-propos,
par Germaine Faider-Feytmans.
Préface, par Germaine Faider-Feytmans.
Livre I : L'Art mosan et le diocèse
de Liège - Les conditions historiques, par Jean
Lejeune.
1. La Meuse et le diocèse
de Liège.
2. Une certaine force...
3. ... Et une certaine
culture.
Livre II : L'Orfèvrerie,
par Suzanne Collon-Gevaert avec la collaboration de Jean
Lejeune et Jacques Stiennon.
1. Les Techniques.
2. Les Ateliers et les
mécènes du XIIe siècle.
3. Le XIIIe Siècle
et les derniers chefs-d'uvre.
Livre III : Autres techniques :
1. La Miniature, par
Jacques Stiennon.
2. Les Ivoires, par
Jean Lejeune.
3. La Sculpture sur pierre,
par Jacques Stiennon.
Illustration
ci-contre : Châsse de saint Charlemagne, p 269.
50 euros (code
de commande : 16889).
Art
nouveau polonais, Bruxelles - Cracovie 1890 - 1920. Bruxelles, Crédit Communal,
1997. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 159
p., illustrations en noir et en couleurs, très bon exemplaire,
peu courant.
Ouvrage publié à l'occasion
de l'exposition éponyme organisée dans la Galerie
du Crédit Communal, à Bruxelles, du 21 mars au
15 juin 1997.
Sommaire :
- Avant-propos, par François
Narmon.
- Introduction.
- À la recherche d'une unité
nationale problématique, par Alain van Crugten.
- Le mouvement artistique de la fin
de siècle. Du romantisme national à la Jeune Pologne,
par Stefania Krzysztofowicz-Kozakowska.
- Entre impressionnisme et symbolisme
: Paris et la peinture polonaise, par Zofia Weiss.
- L'élément populaire
dans l'artisanat d'art à l'époque de la Jeune Pologne,
par Katarzyna Kopera Banasik.
- Deux génies multiples : Wyspianski
et Witkiewicz, par Tomasz Gryglewicz.
- Jeune Pologne / Jeune Belgique :
convergences et rencontres, par Paul Aron et Renata
Klimek-Kowalski.
- Bruxelles et la musique polonaise
(1875-1925), par Beata Szalkowska et Manuel Couvreur.
- Le théâtre symboliste
belge en Pologne. Réception et influences, par Maria-Barbara
Styk.
- Catalogue des artistes et des uvres
exposées, par Stefania Krzysztofowicz-Kozakowska.
40 euros (code
de commande : 18120).
A
Tribute to Creative Spirits who do it 100 %. Odense, Dalum Papir A/S, 2001. In-4°
carré sous reliure d'éditeur, [80] p. dont
un 19 à déplier, nombreuses illustrations en couleurs,
cachet ex-libris à la page de garde.
Les artistes et designer
dont il est question dans cet ouvrage :
- Cindy
Sherman.
- David Carson.
- Frank O. Gery.
- Julian Opie.
- Lars von Trier.
- Christo & Jeanne-Claude.
- Neville Brody.
- Peter Lindbergh.
- Nick Park.
- Gert Dumbar.
- Tony Cragg.
- Yann Arthus-Bertrand.
- Gerard Unger.
- Ferran Adrià.
- Enki Bilal.
- Luigi Colani.
- Michal Batory.
- Schmidt & Nygaard.
- Marc Newson.
 
Page de titre et frontispice.
15 euros (code
de commande : 16712).
AUDUBON
(Jean-Jacques) Le grand livre des oiseaux. Par Roger Tory Peterson et
Virginia Marie Peterson. Traduit de l'anglais par Michel
Cuisin. Préfacé par Jean Dorst. Paris, Mazenod,
1986. Grand in-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur,
[694] p., nombreuses illustrations en noir et 435 planches
en couleurs, bel exemplaire.
Sur la jaquette :
En
1803, un jeune Français de 18 ans s'embarque à
Nantes pour le Nouveau monde. Jean-Jacques Audubon a pour tout
bagage, sa jeunesse, son goût pour la nature, son sens
de l'observation et son talent de peintre. En quarante ans Jean-Jacques,
alors rebaptisé John James, va apporter à l'ornithologie
une contribution capitale et laisser, pour notre plaisir, une
uvre qui fait de lui l'un des Français les plus
célèbres des États-Unis.
Sa vie aventureuse et romantique (1785-1851) a été
dominée par une passion : celle des oiseaux. Quatre
énormes volumes, véritables trésors de bibliothèque,
réunissent ses 435 gravures qui représentent 1065
oiseaux appartenant à 489 espèces. Au-delà
de cette quantité et elle est importante ,
ce qui frappe surtout c'est l'extrême qualité et
le raffinement du peintre : qualité de l'observation,
raffinement du rendu ; chaque oiseau est, en effet, restitué
dans son cadre, immobilisé dans toute sa grâce et
l'éclat de son plumage.
Pour la première fois en France, un
livre reprend ce travail magistral avec une qualité d'impression
et une fidélité à l'original inégalables.
Exactitude scientifique et talent de l'artiste font de ce Grand
Livre des Oiseaux d'Audubon un monument à la gloire
de la nature. Il a, de plus, la rigueur scientifique d'un classement
définitif, les noms (ordre, famille, espèce) et
les noms communs ont été mis à jour tout
en laissant ceux, parfois approximatifs, de l'édition
originale. Ce nouveau classement est dû à deux ornithologues
de renommée mondiale : Roger Tory Peterson et Virginia
Marie Peterson. Il revenait à Jean Dorst, Membre de l'Institut,
professeur au Muséum d'histoire naturelle, de nous présenter
l'étonnant personnage que fut Jean-Jacques Audubon et
l'apport précieux de son uvre à la science.
200 euros (code
de commande : 18309).
[BACON
(Francis)]. Francis Bacon. Paris, Centre Georges Pompidou, 1996. In-4° carré
broché, 335 p., nombreuses illustrations en noir
et en couleurs dont une partie à déplier.
Ouvrage publié à l'occasion
de l'exposition éponyme présentée au Centre
National d'Art et de Culture Georges Pompidou, à Paris,
du 27 juin au 14 octobre 1996.
Table des matières :
- Avant-propos, par Jean-Jacques Aillagon.
- D'une exposition l'autre, par
Germain Viatte.
- Essais.
- Un parcours,
par David Sylvester.
- Chair de la peinture,
par Jean Louis Schefer.
- Notes sur Francis
Bacon, par Jean-Claude Lebensztejn.
- La chambre de verre,
par Fabrice Hergott.
- L'imagination technique,
par Hervé Vanel.
- Bacon, vu de France,
par Yves Kobry.
- Catalogue des uvres.
- Peintures.
- uvres sur papier.
- Anthologie.
- Francis Bacon,
par Robert Melville.
- Travaux en cours,
par Michael Middleton.
- Francis Bacon,
par John Berger.
- Francis Bacon :
l'anatomie de l'horreur, par Sam Hunter.
- Francis Bacon,
par David Sylvester.
- Bacon, par
Robert Melville.
- Note sur l'évolution
de la peinture de Francis Bacon, par Helen Lessore.
- Francis Bacon.
Peinture de l'histoire d'un cas, par Howard Griffin.
- Francis Bacon,
par Stephen Spender.
- Bacon : l'accomplissement,
par Michael Fried.
- Francis Bacon,
seigneur du macabre, par John Russell.
- Bacon le convulsif
ou l'angoisse sied aux héros, par Lawrence Alloway.
- Francis Bacon.
Première grande exposition dans une galerie new-yorkaise,
par Gregory Battcock.
- Pigments et créations
de l'imagination, par Lawrence Gowing.
- Francis Bacon au
Grand Palais, par Andrew Forge.
- Francis Bacon :
les sept dernières années, par Michael Peppiatt.
- Le Cercle et le
Cri, par Gaëtan Picon.
- Bacon le hors-la-loi,
par Michel Leiris.
- Fragments dans
les marges d'un texte de Michel Leiris, par Jacques Dupin.
- Chronologie - Bibliographie - Expositions
90 euros (code
de commande : 17938).
[BACON].
RUSSEL (John) Francis Bacon. Traduit de l'anglais par Michel et Sydney Anthonioz
et Xavier Carrère. Paris, Thames & Hudson, 1994. In-8°
broché, 207 p., nombreuses illustrations en noir et en
couleurs, (collection « L'Univers de l'Art »,
n° 38), exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
« Personnage singulier, provocateur
souverain, amateur de la bohème londonienne, Francis Bacon
fut aussi l'un des plus grands peintres de ce siècle.
Doué d'une énergie peu commune, il choisit de mener
une vie d'excès et de fureur tout en poursuivant avec
rigueur une uvre unique, devenue exemplaire de la modernité.
Le livre de John Russell est le fruit de nombreux entretiens
avec l'artiste tout au long de sa carrière et jusque dans
les mois qui ont précédé sa mort. Ils rendent
tout le tranchant de son propos, éclairent d'un jour neuf
ses intentions et corrigent d'innombrables contresens commis
à son égard. Il en ressort un portrait d'une rare
acuité et l'une des plus exactes restitutions de l'esthétique
de Bacon. Alliant l'aperçu biographique à l'analyse
des uvres, l'ouvrage de John Russell offre une superbe
introduction à cet univers de violence et de stylisation,
où la splendeur de la matière picturale révèle
une humanité convulsive. »
10 euros (code
de commande : 12403).
BARBET
(Alix) La peinture murale romaine. Les styles décoratifs pompéiens. Avant-propos de Filippo Coarelli.
Paris, Picard, 1985. In-4° broché, 285 p., nombreuses
illustrations en noir.
Sur la couverture :
« Manuel en même temps qu'essai
de recherches neuves dans des directions peu explorées,
ce livre dresse un tableau de la civilisation et de la société
romaines selon un éclairage coloré et inattendu.
Les dernières synthèses, en langue italienne, remontent
en effet à plus de vingt-cinq ans. Il était urgent
de donner un bilan des étonnantes découvertes de
ce quart de siècle, et de faire le point des connaissances
dans un esprit plus ouvert à l'environnement monumental
de la peinture décorative romaine. Le livre d'A. Barbet,
qui, pour la première fois, traite de la question en langue
française, arrive donc à un moment opportun et
comble une réelle lacune.
Dans l'ouvrage sont représentés
et analysés de nombreux inédits. La moitié
des documents porte sur le décor des plafonds et des voûtes,
négligé jusqu'à ce jour. Des relevés
et des photographies permettent enfin de se faire une idée
du volume intérieur des pièces, et d'envisager
les rapports entre parois, plafonds ou voûtes, et pavements.
L'attention a été portée tout autant sur
le problème des pastiches, des styles hybrides et de transition,
que sur un affermissement de la chronologie des quatre styles
dits « pompéiens », fondé
sur un examen attentif des données archéologiques.
La typologie des styles a été revue aussi en fonction
de la diversité des milieux artistiques, des ateliers,
ou simplement de la destination des pièces à l'intérieur
de la maison. Le cadre concret de la décoration est alors
perceptible.
La peinture romaine, fondement de toute la
peinture ornementale et monumentale de l'Occident, qui a puisé
à cette source jusqu'à une époque très
récente, peut être à nouveau un thème
de réflexion pour les artistes contemporains. »
50 euros (code
de commande : 13832).
|
BATISSIER
(Louis). |
Éléments d'archéologie
nationale...
Paris, Leleux, 1843.
Un classique de
la recherche archéologique française.
|
BAUDELAIRE
(Charles) Curiosités esthétiques suivies du Jeune enchanteur. Introduction, éclaircissements
et notes de Blaise Allan. Lausanne, La Guilde du Livre,
1949. In-8° sous reliure d'éditeur, 474 p., exemplaire
numéroté (n° 3278) en bel état.
Table des matières
:
Curiosités esthétiques.
- Introduction aux Curiosités esthétiques.
- Éclaircissements sur les Curiosités
esthétiques.
I. Salon de 1845.
- Quelques mots d'introduction.
- Tableaux d'histoire
: Delacroix ; Horace Vernet ; William Haussoullier ; Decamps
; Robert Fleury ; Granet ; Achille Devéria ; Boulanger
- Boissard ; Schnetz - Chassériau - Debon - Victor Robert
; Brune - Glaize ; Lépaulle - Mouchy - Appert ; Bigand
- Planet ; Dugasseau - Gleyre - Pilliard - Auguste Hesse - Joseph
Fay ; Jollivet ; Laviron - Matout - Janmot ; Etex.
- Portraits : Léon
Cogniet - Dubufe - Mlle Eugénie Gautier ; Belloc - Tissier
- Riesener - Dupont - Haffher ; Pérignon - Horace Vernet
- Hippolyte Flandrin ; Richardot - Verdier - Henri Scheffer -
Leiendecker - Diaz.
- Tableaux de genre : Baron
- Isabey - Lécurieux ; Mme Céleste Pensotti - Tassaert
- Leleux frères - Lepoitevin - Guillemin - Muller - Duval
Lecamus père - Duval Lecamus Jules - Gigoux ; Rudolphe
Lehmann - De la Foulhouze - Perèse - De Dreux - Mme Calamatta
- Papety ; Adrien Guignet - Meissonier - Jacquand - Roehn - Rémond
; Henri Scheffer - Hornung - Bard - Geffroy.
- Payasages : Corot
; Français - Paul Huet - Haffner - Troyon - Curzon - Flers
- Wickemberg - Calame et Diday - Dauzats - Frère - Chacaton
- Loubon - Garnerey - Joyant - Borget ; Paul Flandrin - Blanchard
- Lapierre et Lavieille - Brascassat - Saint-Jean - Kiôrboe
- Philippe Rousseau - Béranger - Arondel - Chazal.
- Dessins - Gravures
: Brillouin - Curzon - De Rudder ; Maréchal - Tourneux
- Follet - Chabal - Alphonse Masson - Antonin Moine -Vidal -
Mme de Mirbel ; Henriquel Dupont - Jacque.
- Sculptures : Bartolini
; David - Bosio - Pradier - Feuchère - Daumas - Etex -
Garraud - Debay - Gumberworth - Simart - Forceville-Duvette -
Millet - Dantan - Clésinger - Camagni.
II. Salon de 1846.
- Aux Bourgeois.
I. À quoi bon la critique
?
II. Qu'est-ce que le romantisme
?
III. De la couleur.
IV. Eugène Delacroix.
V. Des sujets amoureux et
de M. Tassaert.
VI. De quelques coloristes.
VII. De l'idéal et
du modèle.
VIII. De quelques dessinateurs.
IX. Du portrait.
X. Du chic et du poncif.
XI. De M. Horace Vernet.
XII. De l'éclectisme
et du doute.
XIII. De M. Ary Scheffer
et des singes du sentiment.
XIV. De quelques douteurs.
XV. Du paysage.
XVI. Pourquoi la sculpture
est ennuyeuse.
XVII. Des écoles et
des ouvriers.
XVIII. De l'héroïsme
de la vie moderne.
III. Le musée classique du Bazar Bonne-Nouvelle.
IV. Exposition universelle 1855.
Beaux-Arts.
I. Méthode
de critique - De l'idée moderne du progrès appliquée
aux beaux-arts - Déplacement de la vitalité.
II. Ingres.
III. Eugène
Delacroix.
V. Salon de 1859.
Lettres à M. le directeur
de la « Revue française ».
I. L'artiste
moderne.
IL Le public
moderne et la photographie.
III. La
reine des facultés.
IV. Le
gouvernement de l'imagination.
V. Religion,
histoire, fantaisie.
VI. Le
portrait.
VIL Le
paysage.
VIII. Sculpture.
IX. Envoi.
VI. De l'essence du rire et généralement
du comique dans les arts plastiques.
VII. Quelques caricaturistes français.
Carle Vernet - Pigal - Charlet
- Daumier - Henri Monnier - Grandville - Gavarni - Trimolet -
Traviès - Jacque.
VIII. Quelques caricaturistes étrangers.
Hogarth - Cruikshank - Goya
- Pinelli - Brueghel.
Le jeune enchanteur.
- Éclaircissements
pour le Jeune Enchanteur.
- Le Jeune Enchanteur.
- Notes pour les Curiosités esthétiques.
- Notes pour le Jeune Enchanteur.
15 euros (code
de commande : 18283).
BAYET (C.) L'Art
byzantin. Paris,
A. Quantin, s.d. In-8° sous cartonnage d'éditeur,
320 p., illustrations, (collection « Bibliothèque
de l'Enseignement des Beaux-Arts »).
12 euros (code de commande : Art/ 4036).
[BÉJART (Maurice)]. Danser
le XXe siècle.
Préface :
Léopold Sedar Senghor. Récit Jacques
Franck. Textes : Maurice Béjart, Marie-Françoise
Christout, Jacques Franck, Roger Garaudy, Antoine
Livio. Conception et photographie : Alain Béjart.
Anvers, Fonds Mercator, 1977. In-4° sous reliure et jaquette
d'éditeur, 283 p., très nombreuses illustrations
en héliogravure, exemplaire en très bel état.
Avant-propos de l'éditeur
:
L'idée
de réaliser un album de photographies sur la danse, dans
l'espoir de restituer fidèlement les ballets présentés,
semble porter en elle-même sa contradiction : une
photographie ne peut restituer ni le mouvement, ni le rythme,
qui sont les deux éléments essentiels de la danse.
Il est, bien sûr, possible, par certains
procédés techniques, d'obtenir des effets qui donnent
l'illusion du mouvement. Mais le résultat atteint est
à la mesure de celui d'un décor peint en trompe-l'il,
par rapport à un édifice bien réel. L'illusion
d'optique ainsi créée se situe au niveau de la
perception visuelle, et ne représente qu'une caricature
de mouvement. De plus, il devient souvent impossible d'y reconnaître
la chorégraphie.
Dès lors, le domaine de la photographie
de la danse semble devoir se limiter à la photo-document,
à la photo-archive, à la photo-reportage. De fait,
nombre d'albums de photos sur le ballet ne sont rien d'autre
que des études, des catalogues, voire des musées
de la danse.
En abordant le problème différemment,
il apparaît, au contraire, parfaitement possible de franchir
l'obstacle : il s'agit de conserver à la photographie
son mode d'expression propre, sans chercher à copier une
chorégraphie.
Un exemple :
Une scène d'amour, un « pas
de deux » dans un ballet. Ce sentiment de tendresse
que ressent le spectateur dans la salle, lui est donné
par la musique, par les évolutions des danseurs dans l'espace
scénique, leurs mouvements, leurs pauses, leurs hésitations
ou leurs élans, en un mot, par la chorégraphie.
Le photographe qui se mettrait dans la même
situation physique et psychologique que
ce spectateur, n'obtiendrait sur ses clichés qu'une série
de poses plastiques, certainement très belles, mais figées,
et ne constituant que des « documents ».
En revanche, par le choix d'angles appropriés,
de certaines attitudes, d'expressions, de visages, voire d'un
regard, le photographe doit s'attacher à recréer
l'atmosphère du ballet, à en découvrir la
« personnalité », le sentiment profond,
le « contenu » et non pas seulement la
« forme ».
Cela implique, de la part du photographe, une
connaissance approfondie de la danse, de la signification des
ballets présentés, des intentions du chorégraphe,
de la personnalité des danseurs avec lesquels s'établit
également une sorte de complicité.
Allant plus loin, Alain Béjart nous
propose, avec Roger Garaudy, « d'imaginer le XXe Siècle
comme un immense ballet, aux dimensions de la vie ».
Composé exclusivement de photographies
prises au cours des représentations du Ballet du XXe Siècle,
cet ouvrage se présente comme un spectacle : un prologue,
une première partie, un entr'acte, une deuxième
partie.
Le prologue nous présente le corps de
l'Homme, le corps du Danseur, en tant que moyen d'expression
et moyen de réflexion.
La première partie nous pose le problème :
l'Homme du XXe Siècle ou est-ce l'Homme de
toutes les époques ? ne se satisfait
pas de son existence matérielle, qui lui apporte aussi
bien joies profondes que malheurs déchirants. Il lui faut
changer de dimension, se transcender lui-même. Seul son
Ami, son Guide, peut lui montrer la voie.
L'entr'acte est constitué par les deux
importants textes d'Antoine Livio et de Jacques Franck, l'un
se rapportant essentiellement à la première partie,
l'autre en harmonie étroite avec la seconde.
Cette deuxième partie nous montre le
lent et difficile cheminement de l'Homme, dans sa recherche de
la lumière, pour « passer sur l'autre rive »,
guidé par son Arni.
Alain Béjart s'est attaché, à
travers les ballets les plus importants et les plus représentatifs
de son frère, Maurice Béjart, à créer
une uvre originale qui n'est à aucun moment un reportage
des ballets présentés, tout en restant en harmonie
avec l'ensemble de l'uvre du chorégraphe.
30 euros (code
de commande : 18225 -
vendu).
BENOIT (Fernand) L'art primitif méditerranéen
de la vallée du Rhône. La sculpture. Paris,
Vanoest - Éditions d'Art et d'Histoire, 1945. Grand in-8°
broché, 43 p., illustrations, XLV planches hors texte,
exemplaire bien complet du feuillet d'errata.
En quatrième
de couverture :
Dans
une Gaule qui ne possède, avant la conquête de César,
ni architecture monumentale de pierre, ni statuaire, la région
littorale de la vallée du Rhône, de l'étang
de Berre aux étangs du Narbonnais, constitue un monde
à part, où est né et s'est développé
un Art indigène. La recherche de l'expression d'un être
vivant, modelé dans l'espace avec son volume, est une
découverte du Midi rhodanien, comparable au « miracle
» de la Grèce. C'est là un trait de son génie,
en opposition religieuse et esthétique avec les conceptions
ornementales de la Gaule celtique, qui ne connaît, à
la même époque, que le dessin géométrique,
inorganique, ou la stylisation décorative appliquée
à un art industriel, dont les productions ne sortent point
du cadre de l'Artisanat.
Face à l'art abstrait du Nord, la connaissance
de l'Humanisme, c'est-à-dire de la figure humaine,
est un fait essentiellement méditerranéen, non
pas tant parce qu'il implique l'influence d'une civilisation
venue par mer, que parce que la naissance de cet art témoigne
de la réalité d'une « unité méditerranéenne
», qui a fait la synthèse des peuples de l'Occident.
Le domaine où s'est épanoui cet
art est une expression géographique. Sa carte révèle
la fonction essentielle des provinces méditerranéennes,
Provence et Languedoc, qui est d'être une zone de passage,
un « pont » entre les péninsules italique
et ibérique dont le Rhône fait la liaison.
L'apparition de la sculpture, avant la conquête
de César, dans cette contrée limitée de
la Gaule a des raisons profondes. Elle est l'un des aspects de
ce dualisme essentiel des contrées du Nord et du Midi
dont la réalité est perceptible dès la préhistoire
et se concrétisera, au moyen âge, dans la différenciation
de l'architecture, de la langue, des coutumes juridiques, de
la vie sociale et de l'orientation politique même qui caractérisera
les pays de langue d'oc jusqu'au temps de saint Louis. Dualisme
qui ne saurait être fondé uniquement sur un substrat
ethnique, en raison même de la diversité de peuplement
de cette région, mais apparaît au premier chef comme
un fait de civilisation.
Cet art, en effet, ne trouva de terrain favorable
à sa naissance que dans les contrées nourries par
un substrat hellénique, c'est-à-dire dans la zone
d'attraction du Rhône marseillais, comme en
Espagne méridionale dans le royaume légendaire
de Tartessos, riche en mines d'étain et de cuivre, où
avaient abordé les premiers navigateurs phocéens
et peut-être, avant eux, les Doriens de Rhodes, au delà
des colonnes d'Héraclès, dans les vallées
du Guadalquivir et du rio Tinto, et sur les côtes de Valence
et d'Elche, au fond de la mer des Baléares.
Une telle localisation géographique
dans des contrées habitées par des peuples aussi
divers, par leur origine et la date de leur établissement,
que les Ligures, les Celtes et les Celtibères, les Tartessiens
et les Ibères, montre la complexité de cet art
primitif, irréductible à un fait ethnique, qui
offre de remarquables analogies du Sud de la Gaule au Sud de
l'Espagne.
Son aire de répartition dans le Midi
de la Gaule se superpose à la carte de l'hellénisation
du delta du Rhône, limitée au carrefour de la « voie
d'Héraclès », qui unit l'Espagne à
l'Italie. On pourrait le définir d'un mot : « l'art
de la voie d'Héraclès ».
Le carrefour de cette voie terrestre, qui passait
par Monaco, Nice, Fréjus, Aix, Tarascon, Nîmes et
Narbonne, et de la voie du Rhône, qui est la grande artère
de relation des civilisations méditerranéennes
avec le cur de la Gaule, est en effet la contrée
qui a subi le plus profondément et le plus anciennement
l'empreinte hellénique, du fait même de la colonisation
phocéenne de Marseille, fondée vers l'an 600 avant
notre ère, au voisinage des bouches du Rhône.
Pénétration directe ou indirecte de l'hellénisme ?
Tel est le grand problème qui se pose, à l'époque
« pré-impériale », comme
à la fin de l'Empire romain pour l'art chrétien
de la Narbonnaise. Les influences de la Grèce et de l'Asie
Mineure, qui ont, si vivement, marqué l'art de cette région,
ont suivi un double courant, la voie maritime de commerce avec
les pays helléniques, mais davantage encore la route terrestre
par l'Italie, qui a été l'intermédiaire
entre la Gaule et la Grèce.
Sans doute, l'évolution de cet art est-elle
due au contact de la Grèce, dans un pays plus sensible
aux formes, sous la lumière méditerranéenne.
Mais, si l'on reconnaît à certaines de ses uvres
un accent hellénique, leur technique et l'idéal
même de leur plastique diffèrent sensiblement de
la sculpture grecque.
Ce n'est point, en effet, des colonies gréco-massaliotes
du littoral que proviennent ces uvres, mais d'habitats
indigènes de la montagne, qui n'ont connu qu'indirectement
l'influence hellénique de Marseille, quand ils ne luttaient
pas contre elle, pour défendre l'indépendance de
leurs tribus, ligures, celtiques et celtibériques. Elles
sont nées dans les oppida qui bordaient la voie
d'Italie en Espagne : à Roque-pertuse, à Entremont,
à Orgon, à Noves, et dans la région, riche
en représentations figurées, des Alpilles, à
Mouriès, aux Baux, à Eyguières, à
Saint-Remy, en Provence ; et, en Languedoc, à Beaucaire,
à Nages, à Nîmes, à Murviel, à
Castelnau-le-Lez (Substantion) et dans la vallée du Gardon,
qui est une voie ouverte aux civilisations du delta, autour de
Marbacum, à Russan et à Sainte-Anastasie
(Saint-Chaptes).
Le littoral gaulois avait été
l'habitat de peuplades ligures, qui s'étendaient encore
au VIe siècle avant notre ère des Alpes Maritimes
à l'Aude ; au début du Ve, le Rhône
était devenu la limite d'expansion vers l'Est de l'invasion
ibérique, qui avait détruit la riche civilisation
des Hélisyques, cantonnés dans le terroir de Narbonne
et de Béziers, avant qu'il fît la liaison du peuplement
celtique, qui étendra sa domination, du IVe au IIIe siècle
avant notre ère, sur les tribus indigènes des deux
rives du Rhône.
Au moment de l'expansion de Rome vers l'Occident,
dès la fin du me siècle avant notre ère,
les peuplades celto-ligures de la rive gauche du Rhône
font partie de la confédération des Salyens, dont
la capitale religieuse est Entremont, près d'Aix. Sur
la rive droite du fleuve, la tribu celtique des Volques Arécomiques,
qui confinent aux Volques Tectosages établis dans la vallée
de la Garonne, recouvre les peuplades mélangées,
qui représentent l'héritage des invasions successives
de la plaine de Languedoc, entre les Cévennes et la mer.
Le pays qui formera la Narbonnaise ne connaît
pas la cohésion de peuplement de la Celtique et de la
Belgique, dont les tribus ont donné leur nom aux cités
gallo-romaines. Les difficultés de la conquête de
ces régions par César contrastent avec la-facilité
de la domination du Midi par ses prédécesseurs :
en quelques années la future Narbonnaise apparaît
pacifiée par les victoires successives de Q. Opimius en
154 sur les Oxybiens et les Déciates à l'Ouest
du Var, de M. Fulvius Flaccus en 125 et de C. Sextius Calvinus
en 123 sur les Salyens, de Cn. Domitius Ahenobarbus et de Q.
Fabius Maximus en 122-121 sur les Allobroges et les Arvernes,
dont la coalition menaçait l'occupation romaine. Ces victoires,
qui avaient fait tomber si rapidement entre les mains de Rome
la voie des Alpes aux Pyrénées, avaient été
suivies de la double fondation d'Aix et de Narbonne (122-118
av. J.-C.), qui gardent désormais la route d'Espagne,
devenue la « voie Domitienne », et de l'occupation
de Toulouse, le futur « Château Narbonnais »
du Moyen Âge, qui rattachait au Midi méditerranéen
la vallée de la Garonne. Ce sont là les grandes
étapes de l'unité romaine. Elles préparaient
l'occupation et la conquête des Gaules par Marius et par
César, qui devait porter la civilisation de Rome jusqu'au
Rhin par la vallée du Rhône et de la Saône.
Ainsi, l'histoire de la Narbonnaise révèle-t-elle
le caractère profond de cet art, dont la naissance ne
peut être considérée comme un phénomène
spontané. Manquant de personnalité, il n'a pas
progressé selon une ligne qui lui serait propre. Il se
rattache à un ensemble d'influences religieuses et artistiques
qui le situent dans l'évolution même des civilisations
de la Méditerranée.
Il a pour premier caractère d'être
archaïque, c'est-à-dire « retardataire ».
Son « conservatisme », qui n'a d'égal que
celui des Étrusques, nous a transmis des formes d'art
et des croyances remontant à un stade de civilisation
antérieur à l'âge du fer.
Il est également populaire, en ce sens
qu'il a fait survivre par des représentations concrètes,
les motifs de thèmes « folkloriques » :
la divinité y apparaît sous le symbole de démons
zoomorphes, le cheval, le lion, le monstre androphage, qui avaient
depuis longtemps disparu des conceptions religieuses de la Grèce
et qu'un même cheminement des croyances primitives avait
laissés en héritage sur les côtes de l'Espagne
hellénisée, dans les régions de Tartessos
et de Valence. Il est, en quelque sorte, l'expression d'une religion
qui ne connaît pas encore l'anthropomorphisme et est restée
au stade du « thério-morphisme »,
c'est-à-dire de la représentation des dieux sous
une forme animale.
Sortie du plus profond des traditions préhistoriques,
cette mythologie archaïque, qui avait emprunté le
secret de la plastique à la civilisation gréco-italique,
ne survécut pas à la colonisation de Rome. Les
contrées méridionales de la Gaule, où l'art
était apparu avec tant de précocité, furent
aussi celles où la sève populaire fut le plus vite
tarie, au bénéfice d'un art officiel : riche en
statuaire de marbre, commandée sur le modèle des
chefs-d'uvre de la Grèce, la Narbonnaise sera de
toutes les provinces la plus pauvre en statuaire indigène,
cette statuaire qui raconte la vie du peuple ou représente
ses dieux familiers et qui fait la richesse des musées
de Bourgogne, de Champagne et de Rhénanie. Il n'y a pas
opposition d'une époque à l'autre, mais évolution
des conceptions religieuses et artistiques qui s'adaptent à
la note dominante des civilisations méditerranéennes.
Cette rapide assimilation de la Narbonnaise
et la maturité de son développement artistique
dès l'époque de la République romaine portent
en elles-mêmes un enseignement. L'Hellénisme avait
ouvert la voie à la latinisation des Gaules, comme il
l'avait fait en Campanie, dans les colonies grecques du golfe
de Tarente, en Sicile, en Afrique, en Espagne, provinces de l'Empire
Universel que Rome devait étendre sur la Méditerranée.
La Provincia Romana avait rempli une mission, dont la
légende d'Héraclès apparaît comme
le symbole. N'est-ce point, pour une grande part, par la vallée
du Rhône que pénétrera au cur des Gaules,
jusqu'aux bouches du Rhin, l'anthropomorphisme gréco-romain,
qui animera les « mornes simulacres », dénués
d'art (Lucain, Phars., III, 412-413), qu'avait vus César
en Gaule et leur prêtera la forme de ses dieux, Jupiter,
Hercule, Silvain, Mars ou Mercure, apportant, jusqu'en Rhénanie,
le symbole de sa démonologie funéraire à
la religion celtique de l'époque impériale ?
Les uvres de sculpture de l'âge
du fer, présentées dans ce recueil, dont les plus
évoluées datent de l'occupation romaine de la Narbonnaise,
appartiennent à deux groupes, d'inégale importance :
les unes, les moins nombreuses, provenant toutes de Marseille,
sont des copies de la statuaire hellénique, tandis que
les autres sont le produit d'ateliers locaux, où apparaissent
avec toute leur saveur les qualités d'un art indigène.
Elles ont un caractère commun, qui les
différencie des uvres grecques ou romaines. Elles
sont taillées dans la pierre du pays, le calcaire des
collines rocheuses de la Provence et du Languedoc, qui est le
seul matériau de cette région de la Gaule, avant
que les conquérants fissent apprécier aux Gaulois
la somptuosité des marbres de la Grèce et de l'Italie.
20 euros (code
de commande : 16790).
BENZI (Fabio) et BERLIOCCHI (Luigi) L'histoire des plantes
en Méditerranée. Art et Botanique. Milan,
Actes Sud-Motta, 1999. In-4° oblong sous reliure et jaquette
d'éditeur, 175 p., nombreuses illustrations en couleurs,
exemplaire en bel état.
Sur la jaquette :
Combien
d'arbres et de fleurs considérés d'ordinaire comme
typiques du paysage méditerranéen ont été
en réalité importés au cours des siècles !
Ainsi la vigne, originaire du Caucase, est-elle arrivée
dans le bassin oriental de la Méditerranée dès
l'âge du bronze, mais n'en atteint la partie occidentale
qu'à l'âge du fer. Le pin parasol, venu d'Orient,
ne s'est vraiment diffusé, lui, qu'à l'époque
romaine. Les agaves nous sont venus du Mexique, les eucalyptus
d'Australie... Et pourtant, aujourd'hui encore, nous continuons
de regarder le paysage méditerranéen comme une
donnée naturelle et intemporelle.
Les deux auteurs de ce livre dissipent cette
illusion et révèlent le perpétuel remaniement
du paysage végétal adopté et modifié
par l'homme. Puis ils retracent le véritable cheminement
d'une centaine d'essences caractéristiques dans l'aire
méditerranéenne.
Mosaïques, sculptures, peintures et gravures
témoignent également de l'histoire botanique méditerranéenne,
où se lit aussi l'état des civilisations. Le lecteur
trouvera donc ici de nombreuses reproductions d'uvres rarement
données à voir et parfois contemporaines de la
première apparition du végétal en Méditerranée.
30 euros (code
de commande : 16131).
BEZOMBES (Roger)
L'exotisme dans l'art et la pensée. Préface de Paul Valéry.
Notices bibliographiques de Roger Dezombes et Pierre
de Boisdeffre. Musique et exotisme par André Jolivet.
Bruxelles, Elsevier, 1953. In-4° sous reliure toilée
d'éditeur, 201 p., nombreuses illustrations.
45 euros (code
de commande : 6696).
BOISSONNOT
(Chanoine H.) Les verrières de la cathédrale
de Tours. Dessins
et aquarelles de Melle de Costigliole. Paris, Frazier-Soye,
1932. In-4° broché, 59 p., illustrations, XVIII planches
en couleurs, un des 500 exemplaires numérotés sur
vélin de l'Isère (n° 253).
Table des verrières
:
- Saint
Thomas et saint Étienne.
- Saint Denis et saint Vincent.
- Saint Nicolas.
- Les laboureurs ou la Genèse.
- Huit évêques.
- Saint Pierre.
- Saint Maurice.
- La Passion.
- La tige de Jessé.
- Saint Martin.
- Les chanoines de Loches.
- Saint Martial, évêque de
Limoges.
- Saint Jacques le Majeur.
- Saint Jean l'Évangéliste.
- Saint Eustache.
- L'Alliance.
- L'Enfance.
- La Passion.
90 euros (code
de commande : 16789).
[BORDEAUX].
Le port des Lumières. Tome I : La peinture à Bordeaux. 1750-1800.
Bordeaux, Musée des Beaux-Arts de Bordeaux - William Blake,
1989. Tome II : Architecture et art urbain. Bordeaux 1780-1815.
Bordeaux, C.E.R.C.A.M. - William Blake, 1989. Tome III : Le
décor de la vie. Bordeaux 1781-1790. Bordeaux, Musée
des Arts Décoratifs, 1989. Trois volumes in-4° sous
jaquettes et étui d'éditeur, t. I : 371 p.,
t. II : 177 p., t. III : 36 p., nombreuses illustrations
en noir et en couleurs.
En quatrième
de couverture :
« Geh aber nun und
grüsse
Die schöne Garonne,
Und die Gàrten von
Bourdeaux
Dort, wo am scharfen Ufer
Hingehet der Steg und in
den Strom
Tief fällt der Bach,
darüber aber
Hinschauet ein edel Paar
Von Eichen und Silberpappeln.
»
Lorsque Hölderlin écrit ces vers
en 1802, Bordeaux, blessé par les affres révolutionnaires
avant de l'être par le blocus continental, n'est plus le
premier port français. Cependant, des rives de la Garonne
encombrées de marchandises que Joseph Vernet peint avec
un réalisme si charmeur, aux berges soyeuses que célèbre
le poète allemand, un demi-siècle s'est écoulé,
vif et ambitieux.
Peintres, architectes, ornemanistes ont créé
pour la société bordelaise de cette époque
le cadre urbain le plus somptueux de France, dressant pour le
siècle qui s'achève un décor inégalé,
digne de cette ardeur volontaire que les Lumières exaltent.
Le Bordelais Lacour, le Parisien Perronneau,
le Flamand Lonsing, le Suédois Wertmüller, tant d'autres,
peignent sur leurs toiles les portraits d'une bourgeoisie scrupuleuse
et raffinée, aménageant dans ses palais éphémères,
des salons et des galeries consacrés aux amours des dieux
comme aux devoirs des hommes.
Il peut sembler étrange d'évoquer
ainsi les figures d'un âge aussi glorieux, même si
les trois expositions regroupées sous le titre Le port
des Lumières n'ont pas l'ambition d'être exhaustives.
Cependant, il a paru souhaitable, à l'occasion d'une célébration
universelle, d'inviter le public bordelais à parcourir
les chemins de la mémoire, afin qu'il reprenne possession
d'un passé artistique vivifiant que l'inconscience risquerait
de détruire.
Pour cette raison, l'exposition organisée
par le Musée des Beaux-Arts se veut un hommage à
ces artistes trop méconnus dont certains comme
Jean-Joseph Taillasson sont célébrés
pour la première fois, à celui qui fut le maître
de beaucoup d'entre eux, Joseph-Marie Vien, « le Nestor
des artistes du siècle », « le restaurateur
de l'école française », à la mémoire
enfin de ceux qui, par leurs recherches têtues, leurs efforts
inlassables, ont sauvé d'un oublieux destin tant de témoignages
de notre culture ; nous voudrions évoquer tout particulièrement
ici le souvenir de Maurice Meaudre de Lapouyade, dont l'étude
sur Perronneau à Bordeaux est publiée pour
la première fois grâce à l'obligeance de
sa fille Mademoiselle Andrée Meaudre de Lapouyade et de
ses petites-nièces Mesdames Charmet et Saric, ainsi que
celui de Robert Mesuret, auteur du catalogue de l'uvre
de Pierre Lacour, dont nous avons souhaité, avec la permission
de Madame Robert Mesuret, rééditer l'introduction.
Les efforts des vivants rejoignent ainsi ceux des disparus, trompant
la vigilance des « sombres déités de
l'Empire des morts ».
Tables des matières :
Tome I.
- Avant-Propos, par P. Le Leyzour.
- L'Académie de Peinture de
Bordeaux (1768-1792), par C. Taillard.
- Une autre vue du port de Bordeaux,
par C. Taillard.
- Vernet, par B. de Boysson.
- Perronneau à Bordeaux,
par M. Meaudre de Lapouyade.
- Lonsing, par B. de Boysson.
- Lacour, par R. Mesuret,
F. Garcia et D. Gante.
- Taillasson, par J.-P. Mouilleseaux.
- Wertmüller, par B. de Boysson.
- Bibliographie, sources manuscrites et
expositions.
Tome II.
- Avant-Propos, par Daniel Rabreau
et Jean-Claude Lasserre.
- Bordeaux 1780-1815 : apogée
et déclassement du premier port français, par
Jean-Pierre Poussou.
- L'Urbanisme, par Isabel Roux.
- Les espaces publics dans les projets
d'aménagement des terrains du Château Trompette,
par Jean-Pierre Bériac.
- L'architecte et la commande,
par Christian Taillard.
- L'architecture publique, par
Isabel Roux.
- Jardins, loisirs et fêtes :
de la table de whist aux panathénées, par Jean-Pierre
Bériac.
- Le cadre de vie : distribution et
décoration, par Philippe Maffre.
- Louis Combes (1757-1818) ou l'antiquité
à l'ordre du jour, par Robert Coustet.
- Le « Style », par
Daniel Rabreau.
- Épilogue : « Images
» d'architecture, par Bertrand Chameau.
- Catalogue, par Robert Coustet
et Jean-Claude Lasserre.
- Bibliographie.
Tome III.
- Introduction.
- « Le tout de la plus grande
solidité et dans le meilleur goût », par
Jacqueline du Pasquier.
- Le marché du papier peint
à Bordeaux à la fin du XVIIIe siècle,
par Jacques et Françoise Blanc-Subes.
- L'indiennage à Bordeaux à
la fin du XVIIIe siècle, par Catherine de Gabory.
- Meubles d'architectes à la
fin de l'Ancien Régime et sous la Révolution,
par Philippe Maffre.
- La céramique à Bordeaux
et la Manufacture des Terres de Bordes (1781-1790), par Jacqueline
du Pasquier.
- À la recherche de l'argenterie
à l'époque révolutionnaire, par Geneviève
Rapaport.
- Les Fabreguettes, potiers d'étain,
dans la deuxième partie du XVIIIe siècle, par
Catherine de Gaborye.
120 euros (code
de commande : 17946).
BOTTINEAU
(Yves) L'art baroque. Paris, Mazenod, 1986. In-4° sous reliure, jaquette
et étui d'éditeur, 635 p., très nombreuses
illustrations en noir et en couleurs, (collection « L'Art
et les Grandes Civilisations », n° 7), exemplaire
en bel état.
En quatrième
de couverture :
Dernier grand style européen précédant
la Révolution française, l'art baroque s'étend
sur deux siècles : de la fin du XVIe siècle
à 1760. Ce grand souffle de l'art chrétien connaît
une formidable expansion géographique de l'Italie à
l'Orient chinois et de la péninsule Ibérique à
l'Amérique du Sud. Mais sa fortune varie selon les pays.
À Rome, il incarne le triomphalisme de l'Église
et la soumission de l'exubérance à l'ordonnance.
S'il y a coïncidence parfaite entre son esthétique
et l'instinct germanique ou flamand, ses manifestations sont
différentes dans les pays protestants, Hollande ou Angleterre.
Plus sensible au classicisme, la France représente le
point d'équilibre entre une architecture classique et
des décors éphémères d'une veine
plus baroque.
Phénomène universel, l'art baroque
s'étend à toutes les formes de la création
: architecture, théâtre, opéra, musique sont
marqués de son souffle. De la peinture aux costumes, de
la sculpture à l'orfèvrerie, du mobilier à
l'art des jardins, de la gravure à la céramique,
de la liturgie à l'ordonnance des cérémonies
royales, aucun domaine ne lui est étranger.
80 euros (code
de commande : 15829).
Bourgogne romane.
2e édition. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1955. In-8°
sous reliure d'éditeur, 252 p., illustrations, jaquette
très défraîchie, quelques rousseurs, (collection
« La Nuit des Temps », 1).
15
euros (code de commande
: 6448).
[BRASILIER
(André)]. André Brasilier. Paris, Callithos, 1992. In-4°
sous reliure et jaquette d'éditeur, XVI, 214 p.,
très nombreuses illustrations en couleurs.
Extrait de l'introduction
:
« Depuis la fin du siècle
dernier, la peinture occidentale aime s'organiser en groupes,
en tendances, en mouvements, dont la consistance et même
la raison d'être semblent dépendre largement des
noms qui leur sont donnés. Dans ces catégories
chères aux critiques d'art et bien commodes pour les historiens
de la peinture, beaucoup d'artistes se sont laissés embrigader,
non sans complaisance, quand ils n'ont pas décidé
eux-mêmes de les constituer. Mais il est reposant, il est
rafraîchissant de rencontrer aussi des artistes qui échappent
au carcan de la classification, qui n'ont jamais songé
qu'à être eux-mêmes, cela n'impliquant pas
forcément qu'ils se privent de tout lien avec leurs aînés
ou leurs contemporains. Après Utrillo, Kisling, Foujita,
d'autres encore, André Brasilier est de ces peintres qu'on
n'arrivera jamais à enfermer dans l'enclos défini
par quelque mot en « isme ». Il ne met
d'ailleurs aucune prétention à refuser la prétention
de ces cercles étroits où se complaisent trop souvent
artistes et critiques d'art; il ne s'affiche même pas comme
« indépendant », ce serait déjà
trop dire. Poursuivant son chemin tranquille, Brasilier fait
du Brasilier, pour sa propre joie et pour la nôtre. Ce
n'est pourtant pas un autodidacte : il doit beaucoup aux
Nabis, au cercle desquels appartenait son père, Jacques
Brasilier, ainsi qu'aux Fauves ; Maurice Brianchon, son
maître, lui a appris à interroger le spectacle du
monde visible. À regarder comment il fait chanter les
plages diversement et intensément colorées, on
devine son admiration pour Gauguin, on lui trouve certaines affinités
avec Maurice Denis, Bonnard, Matisse, peut-être Munch sans
son angoisse ; le japonisme, enfin, l'a évidemment
tenté. Tout cela permet de voir en Brasilier un artiste
enraciné, cultivé, respectueux des autres, et sachant
tirer profit des leçons du passé ; mais rien
de tout cela ne l'empêche de parler un langage qui n'est
qu'à lui, et qui même s'est fait de plus en plus
personnel depuis le début de sa carrière. »
30 euros (code
de commande : 14088).
BRIGANTI
(Giuliano)
Le maniérisme
italien. Paris, Gérard Monfort, 1993. In-8 broché,
113 p., illustrations en noir, (collection « Imago Mundi
»).
15
euros (code de
commande : 191/57).
BRIGANTI (Giuliano)
The View Painters of Europe. Translated from the italian by Pamela Walby. London,
Phaidon, 1970. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
318 p., illustrations surtout en noir, quelques-unes en couleurs.
25 euros (code de commande : Art/ 5020).
[BROUET (Auguste)]. Auguste Brouet.
Catalogue de son uvre gravé. Précédé d'une
étude de Gustave Geffroy. Estampes. Tomes
I et II. Paris, Gaston Boutitie & Cie, 1923. Deux volumes
in-4° brochés, 8 ff. n. ch. + 288 reproductions phototypiques
avec leurs serpentes légendées, exemplaire numéroté
sur vélin avec une eau-forte originale de Brouet, bel
exemplaire.
Les deux volumes
: 280 euros (code de commande : 9036).
Byzance. L'art byzantin dans les collections
publiques françaises.
Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1992. In-4°
sous reliure et jaquette d'éditeur, 528 p., nombreuses
illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état,
ouvrage « actuellement épuisé »
au catalogue de l'éditeur.
@ Cet ouvrage a été
publié à l'occasion de l'exposition éponyme
organisée au Musée du Louvre, à Paris, du
3 novembre 1992 au 1er février 1993, en collaboration
avec la Bibliothèque Nationale.
Table des matières :
Introduction.
1. Les origines : de Constantin à
l'Iconoclasme.
2. L'Empire iconoclaste.
3. L'Empire des Macédoniens
et des Comnènes.
4. L'Empire latin et l'Empire des Paléologues.
Chronologie, glossaire, bibliographie, index.
À l'intérieur de chaque chapitre,
les notices ont été rangées selon le plan
suivant : mosaïque monumentale, sculpture, ivoires,
stéatites, glyptique, verrerie, orfèvrerie, manuscrits,
mosaïques et icônes portatives, textiles, monnaies.
65 euros (code
de commande : 12987).
Byzance
après Byzance. [Monaco],
EFG Eurofinancière d'Investissements, 1998. In-4°
broché, 304 p., très nombreuses illustrations
en couleurs.
Ouvrage publié à l'occasion
de l'exposition « Art Sacré Postbyzantin »
organisée au Sporting d'Hiver, à Monte-Carlo, du
11 au 26 avril 1998 dans le cadre du « Printemps des
Arts de Monte-Carlo.
Introduction :
Si les Grecs anciens ont mis des siècles
pour inventer la perfection du corps humain, les chrétiens
en ont mis autant pour l'oublier. Par cette remarque, André
Malraux a parfaitement dépeint le trait fondamental de
l'art qui exprime la Nouvelle religion, dont les fidèles
ont comme impératifs majeurs le salut de l'âme et
l'obtention de la vie dans l'au-delà. La sublimation de
la matière, l'intériorisation des sentiments et
l'idéalisation des corps qui en résulteront résument
la nouvelle éthique : elle conduit à une mystique
tout imprégnée de lumière intérieure,
et exercée à travers une vie chaste, austère
et ascétique. L'art byzantin, expression principale de
cette tendance (notamment après le triomphe du christianisme
et l'élaboration définitive du dogme de la foi
droite, de l'Orthodoxie), adopta le style qui souligne la primauté
du spirituel et porte dorénavant la charge d'une émotion
inédite. Grâce à la stylisation des formes
et à une admirable économie des lignes qui leur
confèrent un aspect majestueux et hiératique, les
uvres de l'art byzantin témoignent d'une piété
pleine d'humble certitude, tournée vers la transcendance.
L'abondance de couleurs vives, déployées sur un
fond d'or, des icônes byzantines symbolise l'inlassable
effort pour la quête de la lumière mystique, seul
espoir de rapprochement avec Dieu et preuve de la perfection
spirituelle.
Même si les antécédents
artistiques sont les remarquables portraits de Fayoum, l'icône
est pour le chrétien autre chose que la simple représentation
d'un saint ou la transcription d'une scène religieuse.
L'icône est le lieu de rencontre, le point d'intersection
entre l'adorant et l'adoré. Le culte adressé à
l'icône passe sans autre intermédiaire à
son archétype ; l'existence des icônes miraculeuses,
ou encore des icônes « non faites de main d'homme
» (acheiropoiètos), témoigne, si besoin était,
de cette intime relation du fidèle avec le divin, par
et grâce à l'icône sainte. Disons-le tout
net, l'icône orthodoxe n'est pas une uvre d'art,
elle est un objet de culte majeur. Ainsi, on comprend pourquoi
ces icônes, peintes sur bois, ou plus rarement en mosaïque,
sont les compagnes des fidèles non seulement dans l'église,
mais aussi dans leur maison et dans tous leurs déplacements:
protectrices contre tous les maux que les aléas de la
vie réservent aux humains, elles éloignent danger
et menaces, bouclier invincible contre les mauvais esprits et
les viles rencontres.
L'origine de cette ferveur remonte aux temps
des apôtres : la tradition veut que la première
icône de la Vierge ait été peinte par l'évangéliste
Luc, ce que rappelle une des plus émouvantes hymnes de
la liturgie grecque, la première qui vienne aux lèvres
de tout chrétien quand il veut s'adresser à celle
qui est Notre Dame la Miséricordieuse.
Ce sont particulièrement les icônes
de la Sainte Vierge qui peuplent en Grèce les plus humbles
sanctuaires, mais aussi les iconostases des fidèles. La
Sainte Vierge représente pour le monde orthodoxe, en tant
que Mère du Seigneur, la source intarissable de la Vraie
Vie, qualificatif qu'on lui attribua surtout après le
concile de Chalcédoine (en 451), qui reconnut Marie non
seulement comme Christotokos (Mère du Christ) mais comme
Théotokos (Mère de Dieu). C'est la Sainte Vierge
qui est invoquée par l'un de ses multiples noms (La Miséricordieuse,
La Conductrice, Celle au Doux Baiser, La Toujours Reine, La Rosé
Éternelle, etc.), c'est à elle que s'adressent
les fidèles (et même les incroyants) pour qu'elle
leur vienne en aide en des moments de désarroi et de détresse.
C'est à elle que nous devons l'inépuisable série
des chefs-d'uvre qui expriment la foi fervente de tout
orthodoxe et constellent jusqu'à nos jours les églises
de Grèce, des Balkans, de Russie. Faut-il s'étonner
que la pieuse collection Latsis contienne, entre autres, un nombre
appréciable d'icônes de la Vierge, qu'elle propose
généreusement à nos regards émerveillés,
avec des croix, des stavrothèques, des encensoirs et autres
objets de culte datant des premiers siècles de notre ère
jusqu'à aujourd'hui, et qui recréent pour nous
l'atmosphère d'une « Ecclesia mobilis » mystique
?
50 euros (code
de commande : 17896).
[CAHIER
(Ch.) et MARTIN (Arth.)]. Nouveaux mélanges d'archéologie,
d'histoire et de littérature sur le Moyen Âge.
Tomes I, II, III et
IV (complet).
Paris, Firmin Didot
Frères, Fils et Cie, 1874-1877.
Bel ensemble de
ce complément aux Mélanges d'archéologie,
d'histoire et de littérature parus de 1848 à
1859.
Les
Cahiers du Musée National d'Art Moderne. N° 26
- Hiver 1988. L'art au pays des Soviets, 1963-1988. Paris, Centre Georges Pompidou,
1988. Grand in-8° broché, 144 p., illustrations.
Table des matières
:
Textes :
- Les chocs de la
perestroïka, par Viktor Misiano.
- Moscou années
80, par Claudia Jolles.
- Destin de l'« avant-garde »
moscovite des années 60, par Andreï Erofeev.
- Après la
bataille, par Igor Chelkovski.
- La méga-machine
de l'art officiel, par Igo Golomstock.
- Le Pop à
la mode soviétique, par Margarita Tupitsyn.
- À la recherche
du pouvoir artistique perdu, par Boris Groys.
- « La pelle
» - récit, par Ilya Kabakov.
- Documents,
par Olga Makhroff.
Notes de lecture - Vie du musée.
12 euros (code
de commande : 15392).
[CAPPELLO ANGELLOTTI (Rita)].
Rita Cappelle Angellotti. Gand, Snoeck-Ducaju & Zoon, 1985. In-4° sous
reliure et jaquette d'éditeur, 109 p., nombreuses
illustrations en noir et en couleurs, édition multilingue
(français, anglais, allemand, italien et néerlandais).
Ce volume contient des textes de Raymond
Lacroix, Remi de Cnodder, Giovanni Fiorentino.
13 euros (code
de commande : 16979).
[CARPACCIO].
NEPI SCIRÈ (Giovanna) Carpaccio. Histoire de
sainte Ursule. Traduit
de l'italien par Louis Bonalumi. Paris, Gallimard, 2000. In-4°
sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 343 p.,
belles reproductions en couleurs, quelques-unes en noir, (collection
« Chefs-d'uvre de l'Art Italien »).
Sur la jaquette :
« Figure éminente et originale
dans l'histoire de la peinture vénitienne du XVe siècle,
Vittore Carpaccio (Venise, vers 1460 - 1526) est un artiste dont
les origines et la formation demeurent mystérieuses. On
pense cependant qu'il subit l'influence de Bellini et d'Antonello
de Messine, et qu'il entretint des rapports avec l'art flamand
et avec des zones artistiques étrangères à
la Vénétie.
Le cycle de l'Histoire de Sainte Ursule
fut exécuté entre 1490 et 1496 pour la Scuola di
Sant'Orsola à Venise, anciennement située à
côté de l'abside de la basilique de San Giovanni
e Paolo. Il constitue l'une des uvres les plus novatrices
et originales du peintre.
Cette série de huit peintures évoque
divers épisodes de la vie de la sainte, inspirés
par la Légende dorée de Jacques de Voragine :
Arrivée des Ambassadeurs anglais auprès du roi
de Bretagne, Rencontre des fiancés et départ
en pèlerinage, Rêve de la sainte... Carpaccio
met ici en uvre une nouvelle forme narrative proche des
suites de tapisseries septentrionales, qu'il enrichit de multiples
anecdotes et inventions formelles. Les différentes scènes
se déroulent dans le cadre pittoresque des fêtes
vénitiennes, mais il n'hésite pas à y mêler
tout un monde imaginaire fait de rêve et de fantaisie.
Aujourd'hui, les peintures sont conservées
à l'Accademia de Venise, et présentées dans
un ordre d'exécution qui ne correspond pas au développement
historique des différents épisodes. Cet ouvrage
se propose de reconstruire la séquence originale ; un
exercice auquel auparavant de nombreux historiens de l'art et
de spécialistes d'iconologie se sont mesurés. »
65 euros (code
de commande : 13896).
[CARPACCIO].
ZORZI (Ludovico) Carpaccio et la représentation
de sainte Ursule. Peinture
et spectacle à Venise au Quattrocento. Traduit de l'italien par Jean-Paul
Manganaro, Danielle Dubroca et Jean-Christophe Bailly. Paris,
Hazan, 1991. Petit in-4° broché sous étui d'éditeur,
271 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « 35/37 »),
ouvrage « définitivement indisponible »
au catalogue de l'éditeur, exemplaire à l'état
de neuf, épuisé.
En quatrième
de couverture :
« L'essai que propose ce volume
était conçu par Ludovico Zorzi comme la partie
d'une vaste recherche devant couvrir tous les aspects de l'interaction
entre peinture et activité théâtrale ou pré-théâtrale
au quattrocento. Seul achevé, cet essai portant sur le
célèbre cycle de sainte Ursule de Carpaccio, constitue
à la fois une lecture scrupuleuse et passionnée
de l'uvre et une illustration saisissante de la thèse
qui portait toute la recherche de Zorzi. Selon lui, en effet,
la suite narrative complexe qui se développe sur les neuf
toiles du cycle s'inspire constamment des formes de spectacle
auxquelles la Venise d'alors s'adonnait, sous l'impulsion de
« compagnies » formées de jeunes
patriciens. Et ce rapport entre théâtre et peinture,
entre scène et représentation figurée, vient
ouvrir l'analyse à de surprenantes découvertes,
dont le sens excède la seule histoire de l'art pictural.
Mieux, à travers le déploiement même de la
légende et selon une progression en paliers, le lecteur
assiste à la cristallisation d'un système qui voit
converger tous les arts de représentation. Théâtre
et peinture, mais aussi architecture, musique même, tels
sont, avec les personnages de la Venise du temps, les véritables
comparses du drame qui se joue dans la lumière lagunaire.
Véritable enquête (au sens
de Ginzburg analysant Piero della Francesca ou de Settis analysant
Giorgione), cet essai, finit, en faisant ricocher le sens d'un
détail à un autre (un pompon sur un oreiller, une
statue, un emblème, une démarche) par tracer le
panorama dynamique d'une époque de transformations dont
l'uvre de Carpaccio, comme une mécanique de précision
en même temps rêveuse a su recueillir les plus subtils
échos, pour les faire résonner dans la Venise à
la fois réelle et mythique qui, « sérénissimement »
hante tout le livre. »
35 euros (code
de commande : 12224).
[CARTIER].
COLOGNI (Franco)
Cartier, la montre Tank. Paris, Flammarion, 1998.
In-4° sous reliure d'éditeur et jaquette, 263 p.,
très nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire
du Service de Presse, à l'état de neuf.
Sur la jaquette :
Il
en va de certains objets comme des personnages hors du commun :
leur aura est telle que raconter leur histoire singulière,
c'est raconter les aventures collectives de leur époque.
La montre Tank de Cartier est de ceux-là.
Dessinée par Louis Cartier pendant la Grande Guerre, elle
s'inspirait, pour la forme du boîtier, du char d'assaut
Renault. Elle fut offerte au Général Pershing en
1918. Véritable hymne à l'élégance
moderne, à la vitesse et à l'audace, la montre
Tank est un chef-d'uvre d'horlogerie d'art. Adaptée
par la suite au poignet féminin, elle a toujours su évoluer
avec son temps, et demeure aujourd'hui un modèle de design
et de haute technologie.
L'ouvrage de Franco Cologni retrace l'histoire
de cet objet d'exception. Mêlant avec art la grande et
la petite histoire, il situe la Tank dans l'ensemble des productions
de la maison Cartier, mais aussi dans le contexte plus général
de l'horlogerie d'art, où Cartier a toujours fait figure
de précurseur. Témoin d'un siècle de création,
cette monographie de la Tank rassemble des modèles très
rares, comme la Tank Chinoise, ou plus célèbres,
comme la Must et plus récemment la Tank Française.
En trois chapitres abondamment illustrés, elle évoque
son destin glorieux, souvent lié à celui de ses
célèbres admirateurs.
Le texte est suivi d'un catalogue de montres
réunissant 250 modèles, dont certains sont présentés
ici pour la première fois. Tirés des archives de
la maison Cartier, ainsi que de nombreuses collections privées
à travers le monde, ils illustrent brillamment l'esprit
Cartier.
Il s'agit là d'un véritable ouvrage
de référence, tant pour les collectionneurs de
montres que pour tous ceux qui admirent le savoir-faire et l'infinie
créativité de la maison Cartier.
45 euros (code de commande : 16934).
[CASSOU].
Jean Cassou 1897-1986. Un musée imaginé.
Sous la direction de Florence de Lussy. Paris, BNF/Centre
Georges Pompidou, 1995. In-8° broché à l'italienne,
251 p., nombreuses illustrations, ouvrage épuisé
au catalogue de l'éditeur.
@ Cet ouvrage a été publié à
l'occasion de l'exposition éponyme organisée par
la Bibliothèque nationale de France, à la Galerie
Mansart, du 17 mars au 18 juin 1995.
Extrait de la préface
de Jean Favier :
« Robuste et puissante est la personnalité
de Jean Cassou, à la fois homme d'action, homme de méditation,
écrivain et poète, dont la carrière et le
destin remplissent l'orbe presque entier de notre siècle.
La multiplicité de ses dons, la diversité de ses
aptitudes, les fonctions multiples qu'il assuma eurent pour effet
pervers de nuire à sa notoriété. Son nom
reste attaché au Musée national d'art moderne dont
il fut au sortir de la guerre le créateur et l'infatigable
animateur ; il demeure cependant largement méconnu
du grand public. Il était donc opportun, en ce cinquantième
anniversaire (à quelques mois près) de la publication
de ses fameux Trente-trois sonnets écrits au secret,
qu'une exposition de la Bibliothèque nationale de France,
présentant l'homme, ses goûts, ses choix, ses actions
et ses uvres, offrît de lui une image cohérente,
structurée et rehaussée par l'éclat de ses
plus belles réussites, celle qui dorénavant s'attachera
à son nom et lui permettra d'occuper la place qui lui
est due parmi ceux qui ont marqué de leur empreinte notre
siècle.
Sa curiosité et son savoir étaient
encyclopédiques. D'éminentes qualités d'indépendance
d'esprit, de sympathie, de générosité et
de désintéressement lui ouvrirent l'accès
aux grands courants de la vie culturelle contemporaine. Il était
aidé en cela par sa connaissance des langues et l'aisance
qu'il montrait à les parler et à les traduire.
On admirera chez lui l'envergure de l'intelligence et la
largeur de compas d'un regard capable d'englober toutes les cultures.
Ces vertus de l'esprit l'amenèrent à concevoir,
dans l'exercice de ses fonctions de conservateur, un musée
interdisciplinaire. L'éclatante réussite de l'exposition
des Sources du XXe siècle, en 1961, fut une mise
en application immédiatement probante de ces principes
neufs, et assit durablement sa réputation de « passeur »
et d'intermédiaire culturel.
Son ascendance hispanique l'avait fortement
marqué. Il y avait en lui une ardeur, une puissance d'imagination,
et un non-conformisme qui bousculèrent mainte tradition
obsolète. Dans le domaine politique, son tempérament
généreux et quelque peu utopique, l'amenant à
assimiler peut-être un peu trop hâtivement génie
et bouleversement, poésie et révolution, fit de
lui le champion de l'Espagne républicaine et des idéaux
de la gauche française.
L'homme était courageux, mieux même,
impavide. Et il était habité par une morale de
l'action qui le faisait s'irriter de l'impuissance générale
à s'irriter, et gronder contre les âmes sans fierté
ni colère. Ce fut un grand résistant, de ceux
de la première heure et le général De Gaulle
le fit compagnon de la Libération sur son lit d'hôpital
en septembre 1944. L'héroïsme tranquille dont il
fit preuve n'étonnera pas et on peut lui appliquer ce
qu'il disait du génie espagnol : il ne recule
pas et choisit l'aventure.
Il n'aimait pas les théories et fuyait
les concepts, façonné en cela par son maître
spirituel, Miguel de Unamuno ; mais il possédait
l'esprit de synthèse au plus haut degré. Il n'y
a là rien de contradictoire. Une grande puissance mentale,
donc, un esprit de rigueur, une croyance dans les pouvoirs de
l'esprit, l'horreur du verbiage, mais au-dessus de
tout quelque chose de sain et de substantiel, et,
se mariant avec tout cela, une appétence pour la fantasmagorie
et un sens du burlesque. Cet humaniste avait fait « vu
de richesse », pour faire pièce à l'étroitesse
des esprits et à la frilosité qu'il reprochait
à ses contemporains. Pour lui, le grand art, le seul
véritable, ars magna, c'est celui de la vie. »
20 euros (code
de commande : 12058).
[CATALOGUE
DE VENTE]. Objets d'art et de très bel ameublement
principalement du XVIIIe siècle. Vente à Paris, Hôtel
Georges V - Salon « Vendôme ».
Dimanche 8 avril 1990.
Paris, Ader - Picard - Tajan, 1990. In-4° sous reliure toilée
d'éditeur, 209 p., illustrations en noir et en couleurs.
À l'affiche de cette vente :
- Sculptures.
Ensemble de sculptures en bronze, bois et ivoire.
- Porcelaines - Porcelaines montées.
Important ensemble d'objets d'art en porcelaine de la Chine et
monture en bronze ciselé et doré.
- Orfèvrerie.
- Bronzes et objets d'art.
- Horlogerie.
- Sièges et meubles (Avisse, Avril,
Boudin, Boulard, Canabas, Carlin, Criaerd, Denizot, Foullet,
Gilbert, Gouverneur, H. Jacob, G. Jacob, Kolping, Levasseur,
Lanvier, Meunier, Migeon, Moreau, Oeben, Petit, R.V.L.C., Saint-Georges,
Reizell, Schmidt, Schmitz, Topino, Wirtz, Wolf.
- Tapis - Tapisseries.
25
euros (code de commande
: 17586).
[CATALOGUE DE VENTE]. Les
ventes de tableaux, aquarelles, gouaches, dessins, miniatures
à l'Hôtel Drouot. Répertoire et prix d'adjudication octobre 1940
à juillet 1941. Paris, L'Archipel, [1941]. In-8° broché,
X, 146 p., quelques planches hors texte en noir, bel exemplaire.
15 euros (code
de commande : 12990).
[CATALOGUE DE VENTE]. Les
ventes de tableaux, aquarelles, gouaches, dessins, miniatures
à l'Hôtel Drouot. Répertoire et prix d'adjudication septembre
1941 à juillet 1942. Paris, L'Archipel, [1942]. In-8° broché,
XVI, 261 p., quelques planches hors texte en noir, bel exemplaire.
20 euros (code
de commande : 12991).
[CHAGALL].
Marc Chagalls Welt. Photos :
Izis Bidermanas. Text : Roy McMullen. Stuttgart,
Belser, [1968]. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
267 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
« Durch welche ästhetischen,
kulturellen, religiösen und psychologischen Faktoren zeichnet
sien Chagall aïs einzigartige Gestalt unter den großen
zeitgenössischen Künstlern aus ? Wie ist seine
phantastische Bilderwelt, wie sind seine reichen Farben und seine
bewußt unlogischen Kompositionen zu deuten ? Warum
bedrängen ihn unentrinnbar bestimmte Erinnerungen an den
langen Weg von seiner Heimat, einem russischen Provinzghetto,
bis zu seinem heutigen Heim, einer Villa auf einem Hugel an der
französischen Riviera ?
Das vorliegende Werk Marc Chagalls Welt
beantwortet diese und viele benachbarte Fragen durch seine ungewöhnliche,
harmonische Zusammenstellung von aufschlußreichen Photos
und kritischer Aufschlüsselung, von bildgetreuen Reproduktionen
von Gemälden, Skizzen, Skulpturen und Zeichnungen, die zum
Teil erstmals veröffentlicht werden, und den gehaltvollen
Kommentaren von Chagall selbst. Sowohl Izis als auch Roy McMullen
sind mit dem Künstler persönlich gut bekannt, und sie
verfügen über die genaue Kenntnis seiner Lauf bahn
und seiner kunstlerischen Leistungen ; das vorliegende Buch
ist daher eine lebendige, eingehende Studie über die Entwicklungsstufen
von Chagalls Schaffensprozeß.
Izis, der Chagall im Jahre 1949 anläßlich
eines photographischen Auftrags kennenlernte, ist seitdem der
« getreue Begleiter » des Malers. Einige
seiner Bildfolgen zeigen Chagall bei der Arbeit an so bedeutenden
jüngeren Werken wie den Wandmalereien fur die Metropolitan
Opera in New York, der Pariser Operndecke, den farbigen Glasfenstern
fur die Kathedrale in Metz und die Hadassah-Klinik in Jérusalem,
den Wandteppichen fur das israelische Parlament und den Bühnenbildern
und Kostümen fur das Ballett Daphnis und Chloe. Andere
Bildreihen fangen den Künstler als Maler, Entwerfer, Graphiker
und Topfer ein. Weitere Photos vermitteln einen faszinierenden
Eindruck von Chagall, dem Weltbürger, in Vence und Paris.
Roy McMullens Text ist ein informierender Kommentar zu den Bildfolgen
und zugleich eine umfangreiche kritische Studie über Chagalls
Werk. Bei jeder Aussage bezieht er sich auf die Abbildungen,
die nicht nur wegen ihres Eigenwerts, sondern auch als Schlüsselelemente
zu einem imaginären Museum aller Aspekte von Chagalls Kunst
ausgewählt wurden. Der Autor untersucht die charakteristische
Art, in der der Künstler Farbe, Raum, Strukturen, Bilder,
Symbole, Erinnerungen und Mystik behandelt. Eingestreut in diese
grundlegende Stilbetrachtung finden sich Analysen der Selbstporträts,
der graphischen Arbeiten, der Töpferei und der Skulpturen,
der Mosaiken, Wandteppiche, Glasmalerei, Bühnenbilder und
Monumentalgemälde. Die Fülle der Beispiele reicht von
friihen, noch in Rußland entstandenen Zeichnungen bis zu
den Bühnenbildem und Kostümen fur Mozarts Zauberflöte. »
25 euros (code
de commande : 14204).
[CHARDIN]. COMTE-SPONVILLE
(André) Chardin ou la matière heureuse.
Paris, Adam Biro,
1999. In-8° broché, 127 p., illustrations en
couleurs, exemplaire en parfait état.
5 euros (code
de commande : 14175).
CHASTEL
(André) L'art français. Pré-Moyen
Âge - Moyen Âge. Paris, Flammarion, 1993. In-4° sous reliure et
jaquette d'éditeur, 367 p., nombreuses illustrations
en noir et en couleurs, épuisé.
Table des matières
:
Pré-Moyen Âge.
L'aube des temps : des lieux
privilégiés.
Gaulois et Gallo-Romains.
Mérovingiens.
Carolingiens.
Un siècle difficile.
Moyen Âge.
L'Occident à l'uvre.
L'âge roman.
1. L'essor
: 987-1059.
2. Autour
de 1100 : conquêtes décisives.
3. Diversité
des sanctuaires.
4. Le
déploiement de la sculpture.
5. La
couleur romane.
6. Le
château : courtoisie et vie profane.
7. Le
contre-mouvement cistercien.
L'âge gothique.
1. L'art
de bâtir.
2. Saint-Denis
: basilique royale.
3. Nouvelle
architecture, nouvelle sculpture au XIIe siècle.
4. L'an
1200.
5. XIIIe
siècle : plénitude de l'architecture.
6. XIIIe
siècle : plénitude de la sculpture.
7. Art
« royal » au temps de saint Louis.
8. Modes
françaises : le gothique précieux.
9. Le
château et la ville.
Le gothique aristocratique.
1. Temps
difficiles.
2. L'art
de cour : miniatures et préciosités.
3. Architecture
et statuaire.
4. Charles
V : « l'Art Royal ».
5. L'aristocratie
fastueuse : les trois plaisirs.
6. Le
style « international ».
Notes - Bibliographie - Index.
50 euros (code
de commande : 14980).
CHASTEL
(André) L'art français. Ancien Régime.
1620-1775. Paris,
Flammarion, 1995. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
399 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières
:
Classique et baroque.
Le temps « généreux »
1620-1660.
1. Préciosités
de cabinet.
2. L'invention
architecturale.
3. Les
grandes expériences de la peinture.
4. Les
maîtres de l'architecture : François Mansart
et Louis Le Vau.
Le temps du roi 1660-1710.
1. L'ère
Louis XIV.
2. Les
grandes maisons royales : le Louvre et Versailles.
3. La
grande manière dans la peinture et le décor.
4. La
grande manière : le mobilier et la sculpture.
5. La
grande manière : l'architecture.
6. Autour
de 1700.
Le temps des grâces
et des techniques 1710-1775.
1. L'âge
aristocratique du Rococo et la nouvelle société.
2. Un
urbanisme spectaculaire.
3. La
gloire des métiers d'art.
4. Peinture
et sculpture : genres et thèmes.
5. Culture
et « déconstruction ».
Notes - Bibliographie - Index.
50 euros (code
de commande : 14981).
CHAVAL Vive Gutenberg.
Dessins de Chaval, illustrés de quelques textes
de l'auteur. Paris, Laffont, 1956. In-8° broché,
172 p.
25 euros (code
de commande : 13716).
[CHAVAZ
(Albert)]. Albert Chavaz, la couleur au cæur. Martigny, Fondation Gianadda, 2007.
In-8° carré broché, 320 p., nombreuses reproductions
en noir et en couleurs, exemplaire en très bon état.
Sommaire :
- Chavaz, la couleur au cur, par Jacques Dominique Rouiller.
- Repères biographiques.
- « C'était gai.
Chez lui j'ai découvert Brassens », par
Diane Bennent.
- « II n'était absolument
pas gêné par l'objectif », par Oswald
Ruppen.
- « Le croquis, c'était
sa respiration », par Isabelle Tabin-Darbellay.
- « II y a une partie du
Valais qui s'appelle Chavaz », par Pietro Sarto.
- « ... aller vers le caractère
le plus intime, le plus profond, le plus secret »,
par Jean-François Reymond.
- « Je fixais sa main, son
trait. Je me perdais dans ce trait », par Françoise
Carruzzo.
- Albert Chavaz, sa vie son uvre,
par Paul. R. Riniker.
- uvres exposées (Huiles
- Gouaches et aquarelles - Gravures - Du côté des
dessins - Dans la collection du peintre...).
30 euros (code
de commande : 18121).
Chefs-d'uvre
de collections françaises (Dix-neuvième - Vingtième
siècle). Paris,
Galerie Charpentier, 1962. In-8° agrafé sous Rhodoïd,
[72] p., illustrations.
Outre la préface
de Raymond Nacenta ce catalogue contient :
L'amour de la collection, par Jean
Bouret et les reproductions de 111 uvres provenant
de collections particulières parisiennes et provinciales
de André Bauchant, Pierre Bonnard, Georges Braque, Mary
Cassatt, Paul Cézanne, Marc Chagall, Edgar Degas, Maurice
Denis, André Dunoyer de Segonzac, Wassily Kandinsky, Roger
de La Fresnaye, Fernand Léger, Édouard Manet, Albert
Marquet, Henri Matisse, Amedeo Modigliani, Claude Monet, Berthe
Morisot, Pablo Picasso, Pierre-Auguste Renoir, Georges Rouault,
Henri Rousseau, Ker Xavier Roussel, Georges Pierre Seurat, Paul
Signac, Chaïm Soutine, Henri de Toulouse-Lautrec, Maurice
Utrillo, Louis Valtat, Kees Van Dongen, Jacques Villon, Maurice
de Vlaminck et Édouard Vuillard.
10 euros (code
de commande : 15906).
Les
Chevaux de Saint-Marc. Venise. Paris, Réunion des Musées Nationaux
- Olivetti, 1981. Grand in-8° carré broché,
XXIV, [60], 241 p., nombreuses illustrations en noir et
en couleurs.
Ouvrage publié
à l'occasion de l'exposition organisée aux Galeries
nationales du Grand Palais, à Paris, du 10 avril au 10
août 1981.
Table des matières :
- Unité et diversité
de Venise, par Bruno Visentini.
- Préfaces.
- Catalogue des uvres exposées.
Les Chevaux de Saint-Marc.
- Les Chevaux de
Saint-Marc, trésor de civilisation à travers le
temps, par Massimo Pallottino.
- Le « Proto »
de la Basilique, par Angelo Scattolin.
Première partie : Les Chevaux
de Saint-Marc dans l'histoire.
- Le problème
du style des Chevaux de Saint-Marc, par Licia Borrelli
Vlad, Giulia Fogolari et Anna Guidi Toniato.
- La statue équestre
de Nerva de Misène, par Fausto Zevi.
- Les Chevaux de
Saint-Marc à Venise, par Guido Perocco.
- Les Chevaux de
Saint-Marc dans la peinture vénitienne, par Francesco
Valcanoyer.
- Les Chevaux de
Saint-Marc entre néo-classicisme et romantisme, par
Massimiliano Pavan.
- Les Chevaux de
Saint-Marc de la chute de la république à nos jours,
par Anna Guidi Toniato.
- La Basilique, les
Chevaux et la Place, par Renato Padoan.
- Sources et documentation
sur les Chevaux de Saint-Marc, par Licia Borrelli Vlad
et Anna Guidi Toniato.
Deuxième partie : Description
des Chevaux de Saint-Marc.
- Analyse descriptive
des Chevaux de Saint-Marc, par Anna Guidi Toniato.
- Notes hippologiques,
par Augusto Azzaroli.
- La photogrammétrie
et la représentation graphique du cheval A, par Licia
Borrelli Vlad.
- Techniques de fonte, par
Massimo Leoni.
- Techniques de fonte
pour la réalisation des Chevaux de Saint-Marc, par
Gianni Frigerio et Massimo Leoni.
- Considérations
sur les bronzes statuaires antiques, par Massimo
Leoni.
- Note sur la dorure,
par Licia Borrelli Vlad.
Troisième partie : Études
scientifiques et techniques.
- Étude métallographique
des Chevaux de Saint-Marc, par Massimo Leoni.
- Phénomènes
de corrosion sur les Chevaux de Saint-Marc, par Lino Marchesini
et Brando Badan.
- Techniques d'intervention
sur les Chevaux de Saint-Marc, par l'Institut Central
de la Restauration.
Appendice.
- Relevé selon
les méthodes de la « photogrammétrie
de près » en vue d'une analyse descriptive
de l'un des Chevaux de Saint-Marc, par Carmelo Sena.
- Les alliages de
cuivre : structures et phénomènes de corrosion, par
Massimo Leoni.
25 euros (code
de commande : 15102).
CHOUX
(Jacques) Meubles lorrains. Paris, Hachette, 1973. In-4° sous reliure et jaquette
d'éditeur, 113 p., nombreuses illustrations en noir,
(collection « L'Inventaire Régional »,
établi par Jacques Fréal).
Extrait de la préface
:
« L'homme civilisé vit au milieu
de mille choses qui lui sont devenues comme indispensables ;
certaines touchent de si près à son existence quotidienne
qu'à travers elles s'expriment les divers types de civilisation.
Le mobilier est du nombre ; non seulement il diffère
totalement selon les races, les continents, mais au sein d'un
même pays, il reflète, de région à
région, une étonnante diversité.
Si, dans un pays comme la France, l'industrialisation
contemporaine a imposé un type de mobilier à peu
près uniforme, on ne peut, pour l'époque artisanale,
parler d'un mobilier français qu'en pensant aux productions
très soignées de quelques grands centres de création
en tête desquels vient Paris, que les autres imitent soigneusement.
Par contre, dès qu'on regarde le mobilier populaire, celui
des campagnes, mais aussi de toute la petite bourgeoisie, celui
même que le mobilier parisien n'excluait jamais complètement
des maisons les plus aristocratiques, on constate une infinie
diversité. Certains de ses éléments sont
si marqués qu'ils peuvent suffire à eux seuls à
évoquer un pays, une certaine façon de vivre :
armoire normande, pannetière provençale, lit clos
breton, chaise alsacienne. Et tout naturellement, on parle de
mobilier normand, provençal, breton ou alsacien, comme
s'il allait de soi que par le mobilier se manifestent d'une façon
immédiatement compréhensible les caractères
originaux d'une région.
On parle donc aussi de mobilier lorrain. Cet
ouvrage, qui lui est consacré, n'aura pas la prétention
de le définir, car toute systématisation en la
matière est impossible ; il voudrait seulement essayer,
à partir d'exemples aussi bien localisés que possible,
d'en faire une présentation suffisamment générale
pour que se dégagent certains caractères, en évitant
de poser des règles qui n'ont jamais existé dans
la réalité et contre lesquelles on pourrait immédiatement
invoquer mille exceptions. Car, même dans une région
aussi limitée que la Lorraine, la diversité est
évidente; elle apparaît de canton à
canton, de village à village ; il faudrait dire,
de menuisier à menuisier.
En parlant ici de Lorraine, nous entendons
évidemment ne pas parler seulement du duché de
Lorraine, mais de l'ensemble de la région correspondant
aujourd'hui aux quatre départements de Meurthe-et-Moselle,
Meuse, Moselle et Vosges, auxquels il faut ajouter les cantons
de Bourmont dans la Haute-Marne et de Sarre-Union dans le Bas-Rhin,
le Pays Gaumais en Belgique et une frange frontalière
au Luxembourg et en Sarre. Région sans limites géographiques
naturelles, que coupe même la frontière linguistique,
puisque toute la partie nord-est est germanophone, mais que caractérisent
des traditions historiques communes (mais non pas une unité
politique qui n'a jamais été réalisée),
certains faits de civilisation relatifs aux structures agraires,
aux types de villages, à l'habitat, au langage pour la
partie romane, et, nous le montrerons, au mobilier.
La période étudiée ne
dépassera guère le milieu du XIXe siècle,
époque à laquelle le mobilier artisanal traditionnel
a très rapidement cessé d'être fabriqué,
supplanté par des productions semi-industrielles sans
caractère régional marqué. Il est plus difficile
par contre de fixer un commencement. Nous pensons qu'il n'est
pas inutile de remonter jusqu'au début du XVIe siècle,
puisque certains types de meubles alors en usage ont continué
d'être fabriqués jusqu'au XIXe siècle, et
qu'on peut encore en rencontrer des spécimens ailleurs
que dans les musées. Mais il est évident que nous
parlerons surtout de meubles du XVIIIe siècle et de la
première moitié du XIXe, période d'abondante
production, dont les spécimens garnissent encore nombre
de nos logements actuels. Un travail comme celui que nous tentons
doit être appuyé sur des exemples choisis avec rigueur.
Il est en particulier très important que soient retenus
des meubles dont la provenance soit connue avec le plus de précision
possible. Depuis que le goût pour le mobilier régional
ancien s'est répandu, un nombre extraordinaire de pièces
a changé de mains. Il s'est constitué des collections,
parfois très remarquables par la qualité, mais
dont les propriétaires ne se sont pas toujours suffisamment
souciés de connaître l'origine de ce qu'ils rassemblaient.
Nous avons évité autant que possible d'en faire
état, préférant toujours des exemplaires
de provenance sûre, fussent-ils de qualité moindre.
Pour certains types de meubles, c'est malheureusement déjà
presque impossible, les chaises par exemple.
Pour illustrer cet ouvrage, nous avons eu le plus souvent recours
aux collections des musées, non seulement parce qu'elles
offrent en général ces garanties que nous venons
de dire, mais aussi parce qu'étant accessibles à
tous, elles permettent au lecteur de se faire des choses une
idée à laquelle il ne peut atteindre uniquement
avec des photographies, si parfaites soient-elles. Il va de soi
cependant que nous devions aussi, pour diversifier davantage
les exemples donnés, faire appel à des particuliers
sachant bien d'où vient tel meuble qu'ils possèdent,
et dont nous n'avions pas l'équivalent dans les collections
publiques. »
25 euros (code
de commande : 12026).
COCHE DE LA FERTÉ
(Étienne) L'art de Byzance. Principaux monuments de l'art de Byzance par Giustina Ostuni. Paris,
Mazenod, 1981. In-4° sous reliure, jaquette et étui
d'éditeur, 591 p., nombreuses illustrations en noir
et en couleurs, (collection « L'Art des Grandes Civilisations »)
Table des matières
:
- Essai de délimitation du domaine
de l'art byzantin.
- Les prémices.
- Le premier épanouissement de
l'art byzantin.
- La querelle des images.
- L'apogée de la civilisation byzantine.
- L'art profane.
- L'intermède latin.
- La renaissance des Paléologues.
- Bref essai de caractérologie
de l'art byzantin.
- Principaux monuments de l'art de Byzance.
80 euros (code
de commande : 15771).
[COCTEAU (Madeleine)]. Madeleine
Cocteau. Catalogue de l'uvre lithographié 1968-2000.
Pastels. Mosaïques. [Maubeuge], Malbodium Museum, 2001. In-4° broché,
85 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Cet ouvrage a été publié
à l'occasion de l'exposition éponyme organisée
au Centre Culturel de l'Arsenal, à Maubeuge, du 2 février
au 18 février 2001.
Textes de Bruno Vouters et Jean-Marie
Bédoret
Catalogue établit par Roland
Plumart.
Biographie :
Madeleine Cocteau est
née le 6 septembre 1934 à Tréloup dans l'Aisne.
Enfance dans son village natal et études
à l'École Normale de filles de Laon.
Sa rencontre en 1954 avec Charles Gadenne sera
déterminante. Après des « études »
d'histoire de l'art agrémentées de surveillance
d'externat, elle se consacre à l'enseignement du dessin
au Lycée Jean Bart de Dunkerque et de céramique
à l'Académie des Beaux-Arts de Dunkerque.
En 1974 elle abandonne ces disciplines pour
se vouer entièrement à son uvre de mosaïste
et de lithographe.
De 1969 à 1979 elle est secrétaire
du célèbre « Groupe de Gravelines »,
alors très actif.
En 1968 création, avec Charles Gadenne,
de l'atelier de lithographie et de l'atelier de fonderie à
Saint-Pol-sur-Mer. Ces deux activités s'identifient, pour
la première par le cachet « Lithographie originale
tirée à la presse à bras - Atelier Charles
Gadenne-Madeleine Cocteau », pour la seconde par le
cachet « Cire perdue - Gadenne-Cocteau ».
Ajoutons le statut de « modèle
au foyer » pour Gadenne de 1954 à 1984 et sa
participation aux travaux de fonderie, ceci pour expliquer les
périodes creuses dans sa création, tant en lithographie
qu'en mosaïque.
Elle partage actuellement sa vie d'artiste
entre Tréloup et Saint-Pol-sur-Mer.
15 euros (code
de commande : 16981).
[CONSTABLE].
FREUD (Lucian) Constable. Le choix de Lucian Freud. Paris, Réunion des Musées
Nationaux, 2002. In-4° broché, 279 p., nombreuses
illustrations en noir et en couleurs.
Ouvrage publié
à l'occasion de l'exposition organisée aux Galeries
Nationale du Grand Palais, à Paris, du 7 octobre 2002
au 13 janvier 2003.
Extrait de la préface :
L'objectif de cette exposition est de confirmer
la place de Constable parmi les grands maîtres de la peinture
européenne. Les uvres de ce fils de meunier, né
au fin fond de la campagne anglaise, n'avaient quasiment jamais
été montrées à Paris depuis leur
première présentation dans la capitale en 1824,
lorsqu'un ensemble de trois de ses peintures, exposé au
Salon, changea le cours de la peinture française. Cette
importante exposition, avec près de deux cents uvres,
démontre sans conteste comment, loin d'être le génie
local que les Anglais se plaisent à voir en lui, ou le
peintre préféré de l'École anglaise,
Constable s'impose comme le véritable successeur de Claude
Lorrain. Constable, ce Titien sous les ormes, plus encore que
Turner, l'autre grand maître anglais contemporain, devait
ouvrir de nouvelles perspectives à la peinture de paysage
en Europe et lui offrir des libertés d'expression inconnues
jusque-là.
Ce fut Claude Lorrain qui eut l'influence la
plus déterminante sur la carrière artistique de
Constable. Depuis lors, les artistes français sont très
sensibles à la radicalité provocante de l'uvre
de Constable. Géricault, en visite à Londres en
1821, vit La Charrette à foin à la Royal
Academy et rentra plein d'enthousiasme en France, où Delacroix
la découvrit quelques années plus tard, en 1824.
Et si l'histoire de Delacroix retouchant son chef-d'uvre,
Les Massacres de Scio, après avoir vu la peinture
de Constable, appartient à la légende, on doit
considérer plus sérieusement la longue liste d'artistes
français révolutionnaires qui ont été
marqués par l'individualisme impétueux de Constable,
de Corot aux peintres de l'École de Barbizon et aux Impressionnistes.
En demandant à Lucian Freud de réaliser la sélection
des uvres de Constable pour l'exposition, nous donnons
à voir la chaîne ininterrompue qui relie les grands
artistes du passé à ceux du présent, et
nous nous fions au regard de l'un des plus grands maîtres
européens de notre époque, pour rendre plus intense
et émouvante encore, la rencontre avec sa peinture.
Lucian Freud, né à Berlin en
1922 et installé en Grande-Bretagne depuis 1933, admire
l'uvre de Constable depuis ses années d'études
à l'école d'art de Dedham, région natale
de Constable et sujet prédominant de son uvre. Son
choix parmi les uvres de l'artiste peut nous paraître
inattendu : pas d'étude de ciel, ni d'esquisse partielle
(sur quoi se fonde en partie la réputation de Constable)
mais plutôt l'intégration orchestrée des
ciels dans les paysages avec des bâtiments, des champs,
des machines ou des gens toutes les choses de la
vie, complexes et passionnées. Un nombre important de
portraits figure dans le choix, personnages liés par l'imagination
ou par l'émotion aux lieux peints par Constable :
les robustes campagnards du Suffolk qui ont accompagné
la première partie de sa vie, les marins qu'il rencontra
lorsqu'il visita la Côte Sud (un de ses fils partit aussi
en mer comme aspirant), et le redoutable trio de Mrs Pulham,
Mrs Edwards et Mrs Tuder, parées avec autant d'élégance
et aussi enrubannées que les mères de famille des
romans de Jane Austen, leurs exactes contemporaines. Le choix
de Freud ne met pas uniquement en valeur la franchise et l'authenticité
de ton de Constable mais il montre aussi que la véritable
originalité en art ne résulte pas de la nouveauté
mais d'une capacité permanente à renouveler et
faire évoluer la tradition. Comme dit Stendhal, lorsqu'il
vit les toiles de Constable au Salon à Paris : « Les
Anglais nous ont envoyé cette année des paysages
magnifiques, ceux de M. Constable. Je ne sais si nous avons rien
à leur opposer. La vérité saisit
d'abord... »
Table des matières :
- Réflexions d'un peintre contemporain
sur Constable.
- Préliminaire, par William
Feaver.
- Conversation entre Lucian Freud
et William Feaver.
- Introduction :
- « Le
paysage est ma maîtresse », par John
Gage.
- Constable et le
salon de 1824, par Linda Whiteley.
- Collectionner Constable,
une longue habitude française, par Olivier Meslay.
- Chronologie, par Ruth
Ur.
- Catalogue, par John Gage et Anne
Lyles :
I. « L'enfance
insouciante » : études et vie familiale.
II. Aux prises avec
la nature : Constable en plein air.
III. Grandes machines
: peindre pour la Royal Academy.
IV. Hampstead : «
l'alliance de la ville et de la campagne ».
V. Constable et la
mer : « grandeur et mélancolie du rivage ».
VI. Constable à
Salisbury : « Église sous un nuage ».
VII. Paysage anglais
: « le clair-obscur de la nature ».
VIII. « Perpétuels
orages » : les dernières uvres.
- Bibliographie, références
citées au catalogue.
50 euros
(code de commande : 14969).
COOTNER
(Catryn M.Kilims d'Anatolie. La collection Caroline & H. McCoy Jones. The Fine
Arts Museums of San Francisco. Avec la participation de Garry Muse. [Bruxelles],
Crédit Communal, 1991. In-4° broché, 275 p.,
nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
@
Catalogue de l'exposition
organisée à la galerie du Passage 44, à
Bruxelles, du 6 décembre 1991 au 23 février 1992.
Extraits :
« Cette exposition est la présentation la plus complète
de kilims anatoliens antérieurs au dix-neuvième
siècle dans l'histoire des expositions de tapis orientaux.
Le nombre exceptionnel d'exemples prototypes, très anciens,
uniques, permet aux Fine Arts Museums de San Francisco, grâce
à la clairvoyance et à la générosité
de Caroline et H. McCoy Jones, d'offrir au public une occasion
inégalée d'apprécier la nature et l'ampleur
de cet art. »
« Cet essai va du général au spécifique,
du large contexte d'un musée d'art au thème étroit
de l'art du tissage. Aucune uvre notoire n'a jamais été
conçue, créée ou acquise ex nihilo.
C'est pourquoi, bien que l'intention principale de cette monographie
soit d'établir la position des kilims d'Anatolie dans
un musée d'art du vingtième siècle en particulier
et leur place dans le panthéon de l'art en général,
tout autre sujet plus vaste, relié directement au rôle
de l'art dans un musée, doit être pris en considération.
Cet essai comprend trois parties. La première passe en
revue les paramètres, prérogatives et responsabilités
d'un musée d'art. La seconde se concentre sur les caractéristiques
des kilims anatoliens qui nous permettent de mieux saisir la
nature de ce genre bien spécifique. C'est dans la troisième
et dernière partie que nous examinerons les kilims d'Anatolie
dans le contexte de l'art du tissage de la tapisserie à
relais. C'est là que l'importance de cette collection
et sa profonde signification pour l'histoire de l'art deviennent
évidentes. »
30 euros (code
de commande : 11121).
CORADESCHI
(Sergio) et DE PAOLI (Maurizio) Cannes. Paris, Celiv, 1995. In-4° sous
reliure et jaquette d'éditeur, 237 p., nombreuses
illustrations en couleurs, (collection « Les Collections »).
Introduction :
Il y a quelques années de cela, alors
que j'examinais un tableau de Hayez, je fus saisi par une scène
singulière où figuraient un vieillard tenant un
jeune garçon dans ses bras, une femme prostrée
et, bien en évidence, un bâton planté sur
un grabat. Ce bâton m'intrigua et, lorsque je découvris
que le sujet du tableau n'était autre qu'une transcription
picturale d'un sujet biblique, la résurrection du fils
de la femme de Sunan par le prophète Elisée, je
commençai à m'intéresser aux bâtons.
La fréquentation des antiquaires et
des expositions d'antiquités fit le reste. Plus j'approfondissais
l'étude et l'examen de ces objets extraordinaires et plus
je me rendais compte qu'ils étaient porteurs d'innombrables
significations symboliques : le résultat est que je leur
consacrai une bonne partie de mon temps, bien plus que je ne
l'avais prévu.
J'eus également la bonne fortune de
pouvoir étudier certaines des plus importantes collections
d'Europe, pour la qualité et la quantité de leurs
exemplaires, et cela me mena encore plus loin dans le monde fascinant
des bâtons. À bien y penser, il n'existe pas dans
l'histoire millénaire de l'homme une seule époque
où le bâton ne figure point, tantôt comme
instrument de travail, tantôt comme symbole du pouvoir
ou du statut social, tantôt comme objet transformable bizarre
et ingénieux, plus souvent comme soutien de la marche.
C'est alors que je me dis : pourquoi ne pas
en parler en prêtant une attention particulière
aux motivations, aux curiosités, aux événements
historiques qui en expliquent presque toujours les formes ou
le répertoire décoratif ?
C'est ainsi qu'est né ce livre, dans
lequel j'ai essayé de transmettre mon enthousiasme, mes
connaissances et aspect non négligeable
mon amour pour cet objet. S'il parvient à éveiller
l'intérêt du lecteur pour le bâton, je m'estimerai
amplement payé de la peine que j'ai prise à l'écrire.
La collaboration attentive de l'architecte Maurizio De Paoli
m'a été d'une grande aide et s'est avérée
essentielle, tout comme la disponibilité des collectionneurs
privés et des antiquaires, que je remercie ici.
50 euros (code
de commande : 17892).
[COURBET]. RAGON (Michel)
Gustave Courbet. [Peintre de la liberté.] Paris, Fayard, 2004. In-8° collé,
489 p., quelques illustrations en couleurs.
En quatrième
de couverture :
" Quand je serai mort, expliqua un jour Courbet pour justifier
son refus de la Légion d'honneur, il faudra qu'on dise
de moi : celui-là n'a jamais appartenu à aucune
école, à aucune église, à aucune
institution, à aucune académie, surtout à
aucun régime, si ce n'est le régime de la liberté.
"
La liberté ! Tel est bien l'horizon du peintre le plus
fougueux et le plus anticonformiste du XIXe siècle français.
Né en 1819 à Ornans, fils de cultivateurs, passionnément
attaché à ce pays franc-comtois qui l'a vu naître,
Gustave Courbet aura fait vaciller à lui seul, et sans
préméditation, les canons français du bon
goût et de l'honnêteté bourgeoise.
Sa vie est tout entière placée sous le signe du
scandale. Non que l'intéressé l'ait vraiment cultivé,
mais parce que sa peinture choque. La raison ? Il peint des nus
réalistes. Il peint le peuple. Il peint ce qu'on ne montre
pas, ce qui n'est pas réputé convenable. Et avec
quelle puissance !
Faut-il s'étonner que cet homme-là, réfractaire
à la morale, à la religion et à l'école,
se soit engagé si fermement sous la Commune ? Débute
alors pour lui un autre combat, contre les bien-pensants toujours,
mais à balles réelles cette fois...
Ce livre, fondé sur un travail d'archives sensationnel,
raconte l'histoire vibrante de l'un des grands mythes français
du XIXe siècle. Une histoire dont les premiers rôles
sont tenus par Delacroix, Baudelaire, Ingres, Corot, Proudhon,
le fidèle, Champfleury, Manet, l'admirable Jules Vallès,
mais aussi tous ces anonymes qui surent tenir tête à
l'étroitesse d'esprit. Et que Courbet y soit peint à
beaux traits contrastés - gros buveur, d'une belle cordialité
et fort bienveillant côté lumière, mais aussi
profondément égocentrique et calculateur - font
de cette imposante biographie du peintre une uvre riche,
dense et vraie, promise à fixer pour la postérité
la grandeur de celui qui, le premier, osa peindre le sexe d'une
femme - et l'intituler L'Origine du monde.
13 euros (code
de commande : 14554).
Cuba
siglo XX. Modernidad y sincretismo. Las Palmas de Gran Canaria, Centro Atlántico
de Arte Moderno, 1995. In-4° broché, 422 p.,
nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Ouvrage publié à l'occasion
de l'exposition éponyme présentée au Centro
Atlántico de Arte Moderno, à Las Palmas de Gran
Canaria, du 16 avril au 9 juin 1996, à la Fundació
« La Caixa », à Palma, du 2 juillet
au 1er septembre 1996 et au Centre d'Art Santa Monica, à
Barcelona, d'octobre à décembre 1996.
Table des matières :
- Presentaciones, par Gonzalo Angulo
González, Martín Chirino, Lluis Monreal
Agustí et Joan Guitart i Agell.
- Introducción - Introdúcció,
par Maria Lluïsa Borras et Antonio Zaya.
- Breve panorama de la pintura cubana
- Breu panorama de la pintura cubana, par Maria Lluïsa
Borras.
- Una introducción a la pintura
cubana moderna 1927-1950 - Introdúcelo a la pintura cubana
moderna 1927-1950, par Juan A. Martínez.
- Al encuentro de los pasos perdidos
- A l'encontre dels passos perduts, par Iván de
la Nuez.
- Lecturas fragmentarias, sincréticas,
promiscuas y superpuestas - Lectures fragmentàries, sincrètiques,
promiscues i sobreposades, par Antonio Zaya.
- El arte de la negociación
y el espacio del juego - L'Art de la negociació i l'espai
del joc, par Eugenio Valdés Figueroa.
- Obra expuesta.
- Ficha técnica.
- Hacia una postmodernidad « otra » :
África en el arte cubano - Vers una « altra »
posmodernitat : Àfrica a l'art cubà, par
Gerardo Mosquera.
- Una poética gráfica
insular - Una poètica gràfica insular, par
Nelson Herrera Ysla.
- Historia del gesto detenido - História
del gest deturat, par Juan Antonio Molina.
- 70, 80, 90... tal vez 100 impresiones
sobre el arte en Cuba - 70, 80, 90... potser 100 impressions
sobre l'art, a Cuba, par Antonio Eligio (Tonel).
- Curriculum.
- Cuba 20 th Century : modernity and
syncretism.
35 euros (code
de commande : 16739).
[DALI
(Salvador)]. Dali.
Introduction de Michel Tapié. [Paris], Éditions
du Chêne, 1957. In-4° broché, [50] p.,
nombreuses illustrations dont16 planches en couleurs contrecollées,
bel exemplaire.
Extrait :
Les antinomies daliniennes n'ont pas fini de
nous mener aux limites extrêmes de l'actuelle confusion
: mais jamais confusion n'avait été comme maintenant
témoignage d'une immense et vivace richesse. L'absence
de cette sécurité que constitue le fil traditionnel
(d'une quelconque tradition) donne pleine chance aux individus
dignes de ce nom, et, parmi le nombre rassurant de ceux qui vivent
le devenir de l'actuelle aventure, Salvador Dali réalise
ce paradoxe étonnant d'être l'artiste le plus prestigieusement
connu et celui que l'on discute avec le plus d'âpreté
comme si son nom était chargé de très dangereux
effluves nécessitant un sérieux contrôle
d'autodéfense. Et en fait, inconsciemment ou en toute
lucidité, tout dans l'uvre ou le comportement de
Dali, dans ses moyens comme dans le rayonnement de son message,
est ambiguïté, paradoxe, contre-courant, sous les
apparences de techniques traditionnellement conformistes, et
à travers une vie et une uvre dans lesquelles l'extrême
complexité baroque étaye la plus lucide et la plus
rigoureusement implacable continuité.
Dans ses fantômes surréalistes
de 1928 aux Assomptions corpusculaires spectrales de 1956, Dali
pose avec un maximum de non-conformisme face aux avant-gardes
du moment la question du contenu de l'uvre d'art
avec l'appareil lucide d'exploration qu'est sa méthode
paranoïaque-critique, alors que tous les articles
de maintenant tournent le dos à cette face essentielle
de l'uvre d'art pour explorer les possibilités structurales
de techniques automatiques où la magie graphique de gestes,
où la vitesse force la puissance créative,
auquel cas il pourrait se déceler la présence d'un
contenu latent lui-même à une nouvelle puissance ;
à ce degré qui est celui de l'actuel comportement
conforme, il est évident que le nom de Dali est sujet
de scandale pour certains, et déclenche chez d'autres
des réactions de mauvaise conscience. Ce qui n'est déjà
pas si mal à une époque où l'accoutumance
à une surenchère dans la vitesse de communication
émousse, presque aussitôt créés, tous
nouveaux pouvoirs d'efficacité.
25 euros (code
de commande : 17998).
DASNOY
(Albert) Exégèse de la peinture naïve. Bruxelles, Laconti, 1970. In-4°
sous reliure et jaquette d'éditeur, 255 p., illustrations
en noir et en couleurs, déchirures à la jaquette
sans manque.
Sur la jaquette :
«
L'art naïf a peu à peu acquis ses droits de cité.
Depuis une vingtaine d'années il est vanté, recherché ;
encore que marginal, il a, peut-on dire, la cote d'amour. Mais
l'opinion n'en demeure pas moins pleine d'incertitude à
son sujet, et même d'une certaine suspicion. Qu'est-ce
exactement, en effet, que l'art naïf, quelles sont ses conditions
et ses possibilités d'existence ? Comment peut-on
le définir et circonscrire son domaine ? Que nous
apporte-t-il et qu'attendons-nous de lui ? Et à quoi
reconnaîtrons-nous la naïveté authentique de
ses contrefaçons ? À ces multiples questions
il n'est pas toujours aisé de répondre. Le monde
de la peinture naïve est vaste, assez confus, et très
divers. Tel qu'il est aujourd'hui constitué on peut pourtant,
à première vue, y distinguer deux types d'artistes
bien différenciés : d'une part le naïf
solitaire, qui s'est révélé en Europe, et
dont le Douanier Rousseau a fourni le modèle ; d'autre
part, le naïf par provincialisme, dont la découverte
a été plus tardive bien qu'il soit historiquement
antérieur, et qui a connu un âge d'or aux États-Unis.
C'est sur cette distinction fondamentale que nous avons édifié
l'ouvrage que nous présentons au public. Mais ces deux
aspects majeurs de l'art naïf ne se partagent pas de manière
aussi simple entre l'Europe et l'Amérique. La première,
évidemment, devait se rappeler bientôt qu'elle possède
elle aussi un art provincial qui méritait d'être
tiré de l'oubli. Et par ailleurs, depuis que l'ère
du provincialisme artistique est close aux États-Unis,
nous y avons vu paraître des peintres naïfs dont la
situation vis-à-vis de l'art et de la société
est pareille à celle de leurs émules européens.
Ajoutons qu'il existe dans certains pays à dominante rurale
des naïfs qui n'appartiennent ni à l'une ni à
l'autre de ces deux catégories, et qui peuvent être
qualifiés de communautaires. La Yougoslavie notamment
a donné naissance à quelques écoles villageoises
qui se sont rendues célèbres. Ces classifications,
auxquelles le critique ne peut échapper s'il veut éclairer
sa matière, ne nous livrent pas le secret de la séduction
que l'art naïf exerce sur nous, ni les raisons de l'intérêt
paradoxal que notre siècle lui porte. Elles ne peuvent
que faciliter l'accès d'un monde où tout est surprise,
et qu'il faut savoir apprécier dans sa réjouissante
diversité. »
20 euros (code
de commande : 12366).
[DAVID
(J.-L.)]. MAUROIS (André)
J.-L. David (David ou le génie malgré lui). Paris, Éditions
du Dimanche, 1948. In-4°
broché,
12 ff. n. ch., plus de 100 reproductions en héliogravure,
bel exemplaire.
25
euros (code de commande : 169/71).
DECKER
(H.) L'Italie gothique. Paris, Braun,
1964. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 72
p., 238 planches en héliogravure hors texte, (collection
« Art et Géographie »), exemplaire en parfait
état.
40
euros (code de commande
: 13457).
[DÉCORATION]. Sadi.
Decorazioni in stucco. Ornemental Plasterworks. Catalogo - Catalogue.
Vicenza, Sadi,
[ca 1980 ?]. In-4° broché oblong, 70 planches
en noir.
20 euros (code
de commande : 13999).
[DEFLASSIEUX
(Françoise)] Les marionnettes. S.l., A.B.C. Décor, Novembre
1972. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 82
p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, petit accroc
à la jaquette.
25 euros (code
de commande : 10256).
[DE
HOOCH (Pieter]. DE RUDDER (Arthur) Pieter de Hooch.
Bruxelles-Paris,
Van Oest, 1914. In-8° broché, 110 p., illustrations
hors texte, (« Collection des Grands Artistes des
Pays-Bas »).
Extrait :
L'uvre que nous a laissée Pieter
de Hooch est considérable. On a pu cataloguer plusieurs
centaines de ses toiles, mais il est vrai de dire que l'authenticité
de toutes n'est pas certaine. Peintre de l'intimité, peintre
de la vie familière et bourgeoise, il a parfois élargi
le cadre de sa vision. Nous avons de lui des tableaux d'intérieurs,
des scènes de conversation, de jeu, de plein air et même
des portraits, mais ces derniers sont peu nombreux et ne sont
pas ce qu'il y a de meilleur.
Tantôt il nous montrera une ménagère
vaquant à ses occupations habituelles, une mère
allaitant son enfant, ou bien encore une jeune femme recevant
un message d'amour ; tantôt il nous peindra cette femme
attentive aux soins de sa toilette tandis qu'un amant viendra
la surprendre au milieu de ses coquets préparatifs ; tantôt
il réunira autour d'une table sur laquelle sont placés
des fruits succulents un groupe de gentilshommes et de dames
se livrant aux plaisirs de la musique, ou bien ces seigneurs
et leurs compagnes esquisseront un pas gracieux de menuet. Ce
sera ensuite une scène rustique où nous verrons
une femme nourrir son enfant tandis que l'homme achèvera
son repas ; un groupe de joueurs tentant la chance des dés
ou des cartes ; des soldats qui s'adonnent dans une taverne aux
occupations les plus variées, les uns conversant, les
autres tirant des sons d'une flûte primitive, les autres
buvant, ou fumant la pipe. Parfois, Pieter de Hooch nous introduira
dans quelque modeste demeure où une femme épluche
des légumes, lave le poisson, et un tableau du Kaiser
Friedrich Muséum nous fera même assister à
la mise à mort du cochon domestique.
Ces intérieurs sont pleins de vie et
de pittoresque; nous les voyons meublés de tous les accessoires
utiles aux personnes qui s'y trouvent, de ceux dont l'usage est
continuel, de ceux aussi dont le but est de plaire et d'embellir
la maison. Une cage aux barreaux dorés sera suspendue
aux solives du plafond, et un perroquet, ou quelque oiseau des
îles au plumage multicolore, venus des contrées
lointaines où la Hollande exerce sa domination, y sera
enfermé. Et tout autour de cette cage aux légères
cloisons métalliques qui jette dans la salle ses reflets
de cuivre le cercle curieux de la famille se resserrera.
Sur toutes ces choses, sur tous ces êtres,
Pieter de Hooch répandra une douce lumière, l'éclat
du soleil tamisé par les vitraux, des rayons qui s'écraseront
sur les murs, sur les dalles multiformes, aux miroitantes couleurs,
sur les portes, sur les tables de bois, sur les tableaux suspendus
aux cloisons, sur les visages, sur les faces austères
et sur les physionomies souriantes. Car un de ceux qui l'a le
mieux étudié nous dira que si Rembrandt a introduit
l'ombre dans la peinture hollandaise, Pieter de Hooch y a fait
pénétrer la lumière.
10 euros (code
de commande : 17822).
[DE
HOOCH]. DE RUDDER (Arthur) Pieter de Hooch et son uvre. Bruxelles, Van Oest, 1914. In-8° sous cartonnage
déditeur, 110 p., planches en noir hors texte, («
Collection des Grands Artistes des Pays-Bas »), rousseurs.
Extrait :
L'uvre que nous a laissée Pieter
de Hooch est considérable. On a pu cataloguer plusieurs
centaines de ses toiles, mais il est vrai de dire que l'authenticité
de toutes n'est pas certaine. Peintre de l'intimité, peintre
de la vie familière et bourgeoise, il a parfois élargi
le cadre de sa vision. Nous avons de lui des tableaux d'intérieurs,
des scènes de conversation, de jeu, de plein air et même
des portraits, mais ces derniers sont peu nombreux et ne sont
pas ce qu'il y a de meilleur.
Tantôt il nous montrera une ménagère
vaquant à ses occupations habituelles, une mère
allaitant son enfant, ou bien encore une jeune femme recevant
un message d'amour ; tantôt il nous peindra cette femme
attentive aux soins de sa toilette tandis qu'un amant viendra
la surprendre au milieu de ses coquets préparatifs ; tantôt
il réunira autour d'une table sur laquelle sont placés
des fruits succulents un groupe de gentilshommes et de dames
se livrant aux plaisirs de la musique, ou bien ces seigneurs
et leurs compagnes esquisseront un pas gracieux de menuet. Ce
sera ensuite une scène rustique où nous verrons
une femme nourrir son enfant tandis que l'homme achèvera
son repas ; un groupe de joueurs tentant la chance des dés
ou des cartes ; des soldats qui s'adonnent dans une taverne aux
occupations les plus variées, les uns conversant, les
autres tirant des sons d'une flûte primitive, les autres
buvant, ou fumant la pipe. Parfois, Pieter de Hooch nous introduira
dans quelque modeste demeure où une femme épluche
des légumes, lave le poisson, et un tableau du Kaiser
Friedrich Muséum nous fera même assister à
la mise à mort du cochon domestique.
Ces intérieurs sont pleins de vie et
de pittoresque; nous les voyons meublés de tous les accessoires
utiles aux personnes qui s'y trouvent, de ceux dont l'usage est
continuel, de ceux aussi dont le but est de plaire et d'embellir
la maison. Une cage aux barreaux dorés sera suspendue
aux solives du plafond, et un perroquet, ou quelque oiseau des
îles au plumage multicolore, venus des contrées
lointaines où la Hollande exerce sa domination, y sera
enfermé. Et tout autour de cette cage aux légères
cloisons métalliques qui jette dans la salle ses reflets
de cuivre le cercle curieux de la famille se resserrera.
Sur toutes ces choses, sur tous ces êtres,
Pieter de Hooch répandra une douce lumière, l'éclat
du soleil tamisé par les vitraux, des rayons qui s'écraseront
sur les murs, sur les dalles multiformes, aux miroitantes couleurs,
sur les portes, sur les tables de bois, sur les tableaux suspendus
aux cloisons, sur les visages, sur les faces austères
et sur les physionomies souriantes. Car un de ceux qui l'a le
mieux étudié nous dira que si Rembrandt a introduit
l'ombre dans la peinture hollandaise, Pieter de Hooch y a fait
pénétrer la lumière.
13 euros (code
de commande : 11075).
DE KEYSER
(Eugénie) L'Occident
romantique 1789-1850. Genève,
Skira, 1965. In-4° sous reliure, jaquette, Rhodoïd et
étui d'éditeur, 212 p., nombreuses illustrations
en couleurs contrecollées, (collection « Art, Idées,
Histoire »), quelques rousseurs à la jaquette et
à la couverture.
Sur la jaquette :
La chute de l'ancien régime, la révolution
industrielle et ses répercussions sont autant de mutations
profondes qui dès la fin du XVIIIe siècle annoncent
les temps nouveaux. L'ébranlement des anciennes croyances
accompagne inévitablement l'écroulement des structures
traditionnelles de la société. En perpétuelle
extension la puissance économique de l'Occident est sur
le point de dominer l'univers; mais ce n'est pas sans crainte
que les hommes voient se métamorphoser toutes choses autour
d'eux. Aussi se laissent-ils fasciner par les terres lointaines,
les anciennes légendes ; ils rêvent d'Orient,
de Moyen Âge, et retrouvent avec bonheur fées et
elfes.
Époque de musiciens et de poètes,
le XIXe siècle en son début est aussi un des grands
moments de la peinture. On ne saurait limiter à une école
et à une tendance les manifestations de la sensibilité
de ces années cruciales ; le romantisme, et avant
lui le Sturm und Drang, sont surtout importants parce
que, individualistes et irrationnels, ils créent un climat
qui permet toutes les recherches. Cependant, les grandes toiles
accrochées aux Salons annuels ne représentent pas
les formes les plus significatives de l'art du temps : au-delà
des théories, détachés des chapelles et
des groupes, ce sont les grands isolés qui tracent les
chemins des générations futures.
À la production massive, à la
mécanisation, à l'extension des centres urbains
répond l'inquiétude des artistes. Tout naturellement
la nature attire les peintres ; à son contact ils
découvrent les mille jeux de la lumière et, pour
traduire leur émerveillement, renouvellent toutes les
structures de l'espace.
Mais l'impossibilité de trouver des
significations humaines au monde tel qu'il apparaîtrait
bientôt se transformer l'inquiétude en angoisse ;
des visions tumultueuses déchirées par les ombres
profondes évoquent avec puissance le désaccord
de l'artiste avec la société. Un Goya, un Géricault,
un Turner nous font sentir d'une manière magistrale ce
que fut, pour ceux qui l'ont vécu, cette avibe qui annonçait
notre temps.
35
euros (code de commande
: 15064).
[DELACROIX].
HUYGHE (René) Delacroix ou le combat solitaire. Paris, Hachette, 1964. In-4°
sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 563
p., illustrations in et hors texte en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
René Huyghe, de l'Académie française.,
a été conservateur en chef au musée du Louvre,
où il organisa, dès 1930, l'ample rétrospective
de Delacroix ; professeur au, Collège de France,
il y étudia durant plusieurs années le grand peintre
; il vient de présider le comité national de son
centenaire, célébré avec éclat et
qui a consacré l'importance primordiale de l'artiste en
qui s est conclu le passé, mais qui a ouvert les portes
de l'avenir et éveillé tous les problèmes
de l'art moderne.
Delacroix ou le combat solitaire fait
la mise au point de nos connaissances, enrichies par l'apport
de cette année du centenaire, mais ajoute encore nombre
de documents inédits et d'idées nouvelles.
On y voit naître et s'élaborer
aussi bien la technique, d'où sortira l'impressionnisme,
que la conception de l'art qui fondera les recherches de la nouvelle
peinture. On y mesure l'importance de Delacroix conciliant classicisme
et romantisme pour les dépasser.
On y découvre, à travers le grand
écrivain qu'il fut, la profondeur et les conséquences
de sa pensée, dont Baudelaire, van Gogh, Gauguin furent
marqués.
L'auteur applique pour la première fois
d'une manière complète à une personnalité
de génie, ses théories sur la psychologie de l'art.
S'appuyant sur la symbolique profonde de l'imagination, il dévoile
les secrets d'une grande âme s'efforçant à
enrichir la nôtre.
35 euros (code
de commande : 14818 - réservé).
Delft
- Faïence. Ouvrage
collectif sous la direction scientifique de Christine Lahaussois.
Paris - Bruxelles, Réunion des Musées Nationaux
- Fonds Mercator, 2008. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
223 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire
en très bel état.
Sur la jaquette :
Au XVIIe siècle, la faïence connut
un triomphe dans le nord de l'Europe. Aussi fine et brillante
que les modèles asiatiques débarqués à
Amsterdam par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales,
la « Hollants Porceleyn » ou porcelaine
hollandaise fabriquée à Delft, imposa dans le décor
intérieur un jeu céramique équivoque. Démarré
vers 1620, le défi technique avait abouti à une
recette. La vingtaine de manufactures recensées dans la
ville autour de 1660 l'exploitèrent rapidement pour le
marché intérieur mais aussi pour l'exportation.
L'apogée de la faïence de Delft se place entre ces
années-là et la première décennie
du XVIIIe siècle.
Les premières grandes collections se
sont formées vers la fin du XIXe siècle, une vingtaine
d'années seulement après l'arrêt total de
la production. À la suite du grand élan de collectionnisme
engendré par le renouveau des Arts appliqués à
l'industrie, l'intérêt des amateurs se porta vers
les productions hollandaises du XVIIe siècle évocatrices
d'un passé proche et d'une formidable réussite
commerciale. L'excellence de la technique les séduisit
autant que l'ingéniosité des formes et la diversité
des créations.
Étayées par des fouilles archéologiques
menées notamment à Amsterdam, Delft et Haarlem,
ainsi que par d'importantes recherches dans les archives et des
analyses comparatives, les connaissances sur la faïence
de Delft ont considérablement progressé depuis
une quinzaine d'années. La chronologie est établie,
la datation précisée à dix ans. Les études
actuelles tendent à cerner l'uvre des peintres-décorateurs
et à éclairer certaines productions : toute
faïence hollandaise n'est pas forcément delftoise.
Parmi ceux qui étudient et décryptent
la faïence de Delft, ceux qui en assurent la conservation
et la font valoir auprès du public, ceux qui l'identifient
et la vendent et ceux qui la collectionnent, certains croisent
ici leurs regards pour offrir au lecteur la vision la plus juste
de cette admirable production.
Table des matières :
- Avant-propos, par Antoinette Faÿ-Hallé.
- Préface, par Jean-Daniël
van Dam.
- Introduction : Le contexte européen
qui a entouré l'essor de Delft, par Christine Lahaussois.
1530-1630 - Des coloris vifs, un trait
libre : la majolique néerlandaise.
- Entre terre vernissée
et faïence, par Christine Lahaussois.
- L'héritage
des ateliers anversois : damiers, rosettes, feuillages et
grenades, par Claire Dumortier.
- 1570-1650. La majolique
des Pays-Bas du Nord, par Pieter Biesboer.
1630-1660 - La majolique néerlandaise
s'efface devant la faïence dite porcelaine de Hollande.
- L'art du camaïeu,
par Christine Lahaussois.
- L'invention de
la faïence en Hollande, par Jan Daniël van Dam.
- Décors italiens
et décors bibliques de l'atelier de Willem Verstraeten,
par Jan Daniël van Dam.
- 1647-1670. Première
floraison hollandaise marquée par la Chine, une production
longtemps méconnue en dehors des Pays-Bas, par Jan
Daniël van Dam.
1660-1680 - Un blanc pur, un bleu pervenche.
- Un large éventail
de faïences pour le pays et pour les cours européennes,
par Christine Lahaussois.
- Harmonie à
l'italienne, par Christine Lahaussois.
- Dans la tradition
de Vistoriato, le tableau de faïence hollandais, par
Christine Lahaussois.
- Le marché pour
la porcelaine de Delft en Allemagne et en Europe du Nord, par
Hans Ressing.
1680-90/1700 - Le triomphe de la faïence
au nord de l'Europe.
- Le grand style
et le goût oriental, par Christine Lahaussois.
- La porcelaine royale
de Delft, par Wies Erkelens.
- Faïences de
Delft dans les collections anglaises, par Reino Liefkes
et Patricia Ferguson.
- La « porcelaine »
de Delft de style chinois, par Marion van Aken-Fehmers.
- Les grès
rouges de Delft, le commerce du thé, par Jan Daniël
van Dam.
- La première
production en technique mixte. L'ébauche d'un nouveau
goût, par Jacobien Ressing.
1700-1725/30 - Le triomphe de la couleur
après celui du camaïeu bleu.
- Un jeu céramique
interactif, par Christine Lahaussois.
- Le décor
dit cachemire, un répondant de style oriental aux broderies
à la française, par Christine Lahaussois.
- Des fonds de couleur
à la mode, bleu, noir ou vert olive, par Marion
van Aken-Fehmers.
- 1700-1730. Le succès
du Delft peint dans le « goût du Japon »,
par Christine Lahaussois.
1725-1730/1760 - Face à la concurrence,
variations dans les thèmes, les formes et les couleurs.
- Mélange
des genres, des styles et des techniques de peintures, par
Christine Lahaussois.
- Les premiers décors
en petit feu des émailleurs de Delft, une concurrence
ambitieuse à l'Asie, par Jacobien Ressing.
- Un décor
mural apprécié, au XVIIIe siècle : la plaque
décorative, par Christine Lahaussois.
- Les décors
de petit feu dans le goût des porcelaines européennes,
une production trop coûteuse, par Jacobien Ressing.
1760-1780 - L'explosion créatrice
avant l'extinction progressive des fours.
- La palette de grand
feu dans tous ses effets, par Christine Lahaussois.
- Statuaire, trompe-l'il
et objets insolites. Les modèles hollandais, par Joseph
Estié.
- Des productions
spécifiques. Les assiettes à thèmes... et
les pots à tabac, par Joseph Estié.
1770-1850 - Derniers sursauts et redécouverte.
- L'histoire singulière
du Joueur de cornemuse en grès rouge de Delft,
par Christine Lahaussois.
- L'intérêt
que porta Alexandre Brongniart aux faïences hollandaises,
par Christine Lahaussois.
- Une question de
survie. Les faïenciers de Delft durant la première
moitié du XIXe siècle, par Adri van der
Meulen et Paul Smeele.
- Une redécouverte
en Europe et aux États-Unis. Une collection exemplaire
de faïence hollandaise ébauchée vers 1880
aux États-Unis, celle du Philadelphia Muséum of
Art, par Ella Schaap.
- Un amateur anglo-saxon,
une collection contemporaine de faïence hollandaise,
par Christine Lahaussois.
- Répertoire des marques.
- Bibliographie.
45 euros (code
de commande : 14945).
DE MAN (Martine) et MALHERBE
(Jean-Fr.) Un ghetto exemplaire. Analyse socio-culturelle
d'une bande dessinée. Liège, C.T.L., 1977. In-8° broché,
164 p.
@ Il s'agit d'une
étude de l'univers des héros créés
par Roba, Boule et Bill.
6,50 euros
(code de commande : 7022).
DEMMIN
(Auguste). Guide de l'amateur de faïences et porcelaines.
Paris, Renouard, 1873.
Édition complète
en trois volumes.
DE
PERTHUIS (Françoise) et MEYLAN (Vincent) Éventails.
Paris, Hermé,
1989. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 209 p.,
nombreuses illustrations en couleurs.
Sur la jaquette :
« Symbole du pouvoir royal dans
l'ancienne Égypte, objet rituel pour les chrétiens
au Moyen Âge, uvre d'art aux XVIIe et XVIIIe siècles,
objet de propagande sous la révolution, l'éventail
a 5000 ans d'âge.
À l'origine, il se présentait
sous la forme d'un plumeau ou d'un écran. À partir
du XVIe siècle, sous l'influence des éventails
pliants rapportés du Japon par les Portugais, il évolue
considérablement pour acquérir la forme qu'on lui
connaît aujourd'hui, mais son heure de gloire se situe
en France au XVIIIe siècle. Il atteint alors des sommets
d'élégance et de raffinement. Certains artistes,
et non des moindres, créent des modèles qui sont
reproduits par des artisans hautement spécialisés
comme les fameuses « peintresses d'éventails »
dont parlent Diderot et d'Alembert dans l'Encyclopédie.
Les deux guerres mondiales accentuent, hélas,
son déclin déjà amorcé à la
fin du XIXe siècle. Les contraintes de la vie moderne
conduisent les femmes à abandonner cet accessoire qui
s'accommode mal des impératifs de notre époque.
Pour autant, loin de disparaître, l'éventail
devient un objet de collection recherché.
Les collectionneurs et les musées se
les disputent, preuve que ce merveilleux objet suscite toujours
intérêt, amour et fascination.
Françoise de Perthuis et Vincent Meylan,
avec l'aimable collaboration de Jean-Pierre Durand-Guédy,
nous font pénétrer, au travers des quelque deux
cents photos couleurs, dans ce monde merveilleux des éventails. »
40 euros (code
de commande : 12732).
De
Picasso à Barceló. Les artistes espagnols. Commissaire de l'exposition :
Maria Antonia de Castro. Traduction des textes :
François Boisivon. Martigny, Fondation Pierre Gianadda,
2002. In-4° broché, 255 p., nombreuses illustrations
en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Ouvrage
publié à l'occasion de l'exposition éponyme
organisée à la Fondation Pierre Gianadda, à
Martigny, du 31 janvier au 9 juin 2003.
Table des matières :
- Présence espagnole, par Léonard
Gianadda.
- Les artistes espagnols, de Picasso à
Barceló, par Maria Antonia de Castro.
- uvres exposées.
- La Galerie espagnole, par Juan José
Lahuerta.
- Pablo Picasso, par
Carmen Bernardez.
- Juan Gris, par Carmen
Bernardez.
- Joan Miró,
par Carmen Bernardez.
- Salvador Dali, par
Carmen Bernardez.
- Julio Gonzalez, par
Carmen Bernardez.
- Scénario d'une modernisation
retardée, par Tomàs Llorens.
- Antonio Saura, par
Mercedes Replinger.
- Jorge Oteiza, par
Carmen Bernardez.
- Pablo Palazuelo, par
Carmen Bernardez.
- Eduardo Chillida,
par Carmen Bernardez.
- Antoni Tapies, par
Mercedes Replinger.
- Manolo Millares, par
Mercedes Replinger.
- Equipo Crónica,
par Mercedes Replinger.
- Eduardo Arroyo, par
Mercedes Replinger.
- Les dernières décennies,
par Juan Manuel Bonet.
- Luis Gordillo, par
Mercedes Replinger.
- Carlos Alcolea, par
Mercedes Replinger.
- José Maria
Sicilia, par Mercedes Replinger.
- Juan Munoz, par Carmen
Bernardez.
- Miquel Barceló,
par Mercedes Replinger.
- Liste des uvres.
20 euros (code
de commande : 18250).
[DESGRANDCHAMPS
(Marc)]. Marc Desgrandchamps. Paris, Centre Pompidou, 2006. In-8° broché,
79 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection «
Espace 315 », n° 10), publication bilingue français-anglais,
exemplaire à l'état de neuf.
@ Cet ouvrage a été publié à
l'occasion de l'exposition « Marc Desgrandchamps »
organisée à l'Espace 315 du Centre Pompidou, à
Paris, du 9 janvier au 6 mars 2006.
Extrait du texte de Catherine Millet, Marc Desgrandchamps,
l'ambition de l'incrédule :
« Marc Desgrandchamps pratique « une peinture du
doute ». Ce sont ses mots : « Doute de la figure,
doute de la présence, doute même de la peinture.
» Les amateurs de cet art en ont fourni différents
commentaires : dérobade de la mémoire et même
« érosion de la personne » pour Philippe Dagen
; « déconstruction de ce qui est peint sur le tableau
lui-même, opérant une suspension du sens »
pour Fabrice Hergott. La problématique n'est pas nouvelle.
Ainsi, ma génération est celle qui a vu l'abstraction
s'approcher au plus près de l'iconoclasme, avant d'assister
à un revival de la figuration d'autant plus exubérant
qu'il faisait appel à la citation, voire à la parodie,
et à des greffes monstrueuses d'objets, d'outils et de
procédés venus d'autres pratiques. Nous savons
donc que s'intéresser aujourd'hui à la peinture
nous met exactement dans la situation de ces théologiens
dont Jacques Lacan disait qu'ils sont bien les seuls à
ne pas croire. »
10 euros (code
de commande : 10976).
Dessins :
acquisitions 1992-1996. Paris, Centre Georges Pompidou, 1996. Grand in-8°
sous reliure d'éditeur, 95 p., illustrations en noir
et en couleurs, (collection « Cabinet d'Art Graphique »),
exemplaire en parfait état.
Ouvrage
publié à l'occasion de l'exposition éponyme
organisée au Centre Georges Pompidou, à Paris,
du 9 octobre 1997 au 6 janvier 1997 ; ce catalogue a été
réalisé par Marie-Laure Bernadac et Laure
de Buzon-Vallet.
Introduction :
Une collection vit et se nourrit de ses enrichissements :
dons, legs, achats, dations. Tous ces modes d'acquisition viennent
régulièrement renforcer le fonds de dessins du
Cabinet d'art graphique du Musée national d'art moderne.
Ce dernier, créé en 1975, rassemble aujourd'hui
plus de 15000 dessins (y compris les carnets). Cette collection
unique d'uvres sur papier qui couvre la période
de 1905 à nos jours, est particulièrement riche
et diversifiée ; elle reflète non seulement
les divers mouvements de l'histoire de l'art du XXe siècle,
mais rend compte également, par la constitution d'ensembles
conséquents d'un même artiste, de la spécificité
d'une approche graphique.
Il nous a semblé utile de faire le bilan
de ces cinq dernières années, d'une part parce
que notre prédécesseur, Christian Derouet, l'avait
fait jusqu'en 1991, et que ce type d'exercice permet de suivre
les enrichissements de la collection et de comprendre l'esprit
d'une politique d'achat ; d'autre part parce que depuis
cette date une nouvelle impulsion a été donnée
en faveur de l'art contemporain. Sans être un bilan exhaustif
(de nombreuses uvres n'y figurent pas, car elles ont été
déjà présentées dans de récentes
expositions Artaud, Noir dessin, Du
trait à la ligne, Face à face, Dessins
surréalistes, Sanejouand ou sont
exposées dans les salles du Musée), une telle exposition
tend à témoigner de l'orientation d'une politique
d'acquisition et à montrer par là même les
diverses tendances du dessin contemporain : recherche de
nouveaux supports, de nouveaux outils, dessins de projets, dessins-fétiches,
dessins-peintures, dessins-sculptures... Le dessin, en effet,
tout en gardant un caractère de permanence et de tradition
lié tant à sa technique qu'à sa fonction,
explore de nouvelles possibilités d'expression et reflète
ainsi au plus près la sensibilité des artistes
d'aujourd'hui.
Les achats sont l'expression d'individus et
de collectivités. Le conservateur propose et le comité
dispose. Les critères de choix varient des plus subjectifs
(goût personnel du conservateur, découverte de nouveaux
talents, sensibilité à un type de démarche
créatrice, qualité de l'uvre...) à
ceux qui se veulent les plus objectifs (adéquation à
la collection, suivi d'une politique déjà engagée,
importance pour le patrimoine). C'est sur cette marge flottante
que se dessine en filigrane une politique d'acquisition. Les
achats sont aussi fruit du hasard et de la nécessité.
Nécessité de combler des lacunes, hasards heureux
dus aux dons, legs, dations et aussi aux achats faits au moment
d'une exposition selon le principe « exposer pour
acheter » (Alberola, Clémente, Dezeuze, Lassnig,
Morellet), situation qui offre au Musée les meilleurs
conditions de choix et de négociation (rappelons que dans
cette circonstance les artistes effectuent généralement
un don).
La politique d'acquisition des uvres
historiques compte beaucoup, en raison de leur rareté
et de leur prix élevé, sur l'apport des dations
et des dons. Les dations d'artistes les plus importantes reçues
pendant ces dernières années sont celles de Man
Ray, Derain et de Vieira da Silva ; il faut y ajouter les
uvres de Kandinsky, Klee, Miro, Laurens, De Kooning, Max
Ernst, Tanguy, Picasso, Marmetti et Bram van Velde provenant
de diverses successions de collectionneurs ou d'artistes.
Parmi les dons et legs, il faut citer l'exceptionnel
ensemble de vingt-sept dessins d'Artaud généreusement
légué par Paule Thévenin s'ajoutant
aux onze déjà présents, ils constituent
la plus importante collection de cet artiste hors du commun ,
la donation des cent un dessins d'Alechinsky, qui vient renforcer
et compléter de façon exemplaire un fonds déjà
existant, dix dessins de Dachau de Zoran Music, témoignage
bouleversant sur son séjour dans les camps, neuf dessins
de Manessier des années trente, dix-sept de Sanejouand,
(offerts à l'issue de sa récente exposition au
Centre), un dessin de Baselitz et douze empreintes de
Claude de Soria.
Cet avantageux moyen d'acquisition pour les
musées ne nous empêche pas de réaliser certains
achats exceptionnels qui viennent compléter des ensembles
déjà riches et significatifs : Derain, Schwitters,
Giacometti, Arp, Masson, Dubuffet ou Fautrier. En ce qui concerne
les achats contemporains, nous avons suivi plusieurs directions :
renforcer la représentation du dessin français
en comblant parfois des manques criants : Jean-Michel Alberola,
Richard Baquié, Sylvie Blocher, Marc Couturier, Daniel
Dezeuze, Toni Grand, Gérard Gasiorowski, Erik Dietman,
Etienne-Martin, François Morellet, Eugène Leroy
et Martial Raysse, sans oublier de jeunes artistes dont le dessin
est un des moyens d'expression privilégié comme
Fabrice Hybert. Cet intérêt pour le dessin contemporain
touche bien sûr la création internationale :
Francesco Clémente, Marlene Dumas, Gabriel Orozco, Jean-Michel
Basquiat et Rosemarie Trockel. Il nous fallait aussi compléter
la représentation de grands artistes du XXe siècle
déjà présents dans la collection par des
uvres graphiques : Louise Bourgeois, Eduardo Chillida,
Eva Hesse, Ellsworth Kelly, Brice Marden, A.R. Penck. L'existence
d'un fonds de dessins d'Europe de l'Est nous a incités
à poursuivre cette politique d'ouverture et d'exploration
en achetant des dessins de Jules Knifer, et un ensemble d'uvres
sur papier de Mangelos, de la même façon que nous
avons complété le fonds de dessins autrichiens
en achetant des uvres de Maria Lassnig. Les femmes artistes
étant de plus en plus nombreuses et déterminantes
sur la scène artistique, il nous a semblé prioritaire
de réparer certaines injustices et de souligner leur rôle
de pionnières (Louise Bourgeois, Eva Hesse, Maria Lassnig,
Rosemarie Trockel...). Ce tour d'horizon est loin d'être
exhaustif, et surtout il ne constitue que l'amorce de la politique
d'acquisition que nous souhaitons développer. Des lacunes
importantes sont encore à combler, notamment en ce qui
concerne les dessins allemands (Beuys, Kiefer, Richter, Polke)
ou des artistes comme Twombly (dont le Musée ne possède
ni peinture ni dessin), ou Barcelé (une seule peinture).
Certains artistes français ne sont pas encore, ou pas
suffisamment présents ; enfin, il nous semble essentiel
de constituer des ensembles importants d'un artiste (du petit
croquis au beau dessin) afin de pouvoir suivre le mouvement de
sa pensée et les diverses étapes de son processus
créateur.
Les contraintes imposées soit par un
budget limité, soit par les refus du comité, nous
ont incité à développer la collaboration
avec le FNAC auquel nous demandons des dépôts réguliers
de dessins contemporains.
Cette exposition, dans sa diversité,
montre tous les aspects du dessin : esquisses, projets,
lettres, archives, carnets, dessins autonomes, petit ou grand
format. Le dessin est une signature et une mémoire, sa
place dans une collection d'art moderne est donc essentielle,
bien que souvent cachée pour des raisons de conservation.
D'un point de vue didactique, il est le meilleur moyen d'accès
à l'uvre et à la pensée de l'artiste.
12 euros (code
de commande : 15353).
DESTRÉE (Joseph) Musées
Royaux des Arts décoratifs et industriels. Catalogue
des ivoires, des objets en nacre, en os gravé et en cire
peinte. Bruxelles,
Émile Bruylant, 1902. In-8° broché, XV + 129
p., illustrations, quelques rousseurs.
10 euros (code de commande : Art/ 4044).
Diamanti.
Arte - Storia
- Scienza. Roma, De
Luca, 2002. In-4° sous reliure d'éditeur, 238 p.,
nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très
bel état.
Ouvrage publié à l'occasion
de l'exposition éponyme organisée à la Scuderie
del Quirinale, à Rome, du 1er mars au 30 juin 2002.
Table des matières :
- Presentazioni, par Luigi Zanda
et Jean-Claude Morena.
- Vanità delle vanità...,
par Corrado Bologna.
- Come nascono i diamanti, par
Annibale Mattana et Violaine Sautter.
- Natura del diamante, par Gian
Carlo Parodi et Emmanuel Fritsch.
- Gemmologia pratica del diamante,
par Gian Carlo Parodi et Emmanuel Fritsch.
- I diamanti dei Mogul e dei Maharaja,
par Amina Okada.
- Un giacimento poco conosciuto :
il Borneo, par Hubert Bari.
- I diamanti dell'India arrivano in
Europa, par Hubert Bari, Michele Bimbenet-Privat
et Bernard Morel.
- I diamanti dei Medici, par Maria
Sframeli.
- Il ritratto, la fisiognomica, i gioielli
e « il solitario scheletro della verità »,
par Cesare de Seta.
- Adamas l'invincibile : la natura
sacra del diamante, par Patrick Absalon, Hubert
Bari et Robyn Fréchet.
- I diamanti del Brasile e del Sudafrica :
verso la produzione di massa, par Hubert Bari.
- Una storia moderna.
- Glossario.
- Bibliografia.
30 euros (code
de commande : 18311).
Dictionnaire
des artistes contemporains. 50 artistes peintres, sculpteurs, graveurs présentés
par 22 critiques en 1964. Paris,
Club des Libraires de France, 1964. In-4° sous reliure et
Rhodoïd déditeur, 144 p., illustrations en
noir et en couleurs (Collection « Galerie des Arts »,
n° 2), exemplaire numéroté.
Les 50 artistes sont
:
Agam Burri Hartung Pignon
Alechinsky Corneille Hofmann Pinoncelli
Appel Davie Hundertwasser Rauschenberg
Arnal Dewasne Knig Rothko
Atlan Dubuffet Lapicque Schneider
Bacon Dufour Le
Corbusier Scott
Bellegarde Ernst Martin
(Etienne) Sonderborg
Benrath Estève Martin
(Philip) Stahly
Berrocal Forrester Matta Sugaï
Bertholle Friedlaender Morvan Tobey
Bertini Giacometti Nevelson Vasarely
Bissière Gromaire Pelayo Zao
Wou-Ki
Brauner Guitet
70 euros (code
de commande : 11807).

Die Königliche
Porzellanmanufaktur Berlin. [Berlin], [Otto von Holten], [ca 1910]. In-8°
sous une reliure d'éditeur, 12 p., 36 planches (dont 20
en couleurs) avec leurs serpentes imprimées, très
rare publication en parfait état.
25 euros (code
de commande : 11191).
.
[DUBUFFET (Jean)]. LOREAU
(Max) Jean Dubuffet. Délits, déportements, lieux de haut
jeu. S.l., Weber,
1971. In-4° sous reliure toilée d'éditeur en
impression sérigraphique originale de Jean Dubuffet, coins
un peu émoussés, 605 p., très nombreuses
illustrations en noir et en couleurs, petit accroc à la
coiffe.
Préambule :
« Ce livre est double ; il
mêle deux genres ordinairement distincts. On y trouvera
d'une part mention de tout ce qui, de près ou de loin,
peut toucher à l'uvre plastique de Jean Dubuffet.
L'ensemble des travaux qui, de 1942 à aujourd'hui, se
sont succédé pour ainsi dire sans perdre un jour
y sont examinés dans le cours qu'ils ont suivi. L'exposé,
en principe, est complet. Rien n'a été omis rien
du moins de ce que je puis connaître. C'est dire somme
toute du même coup que le présent ouvrage tient
aussi lieu de biographie, car qui connaît tant soit peu
Dubuffet sait qu'il n'a pas eu de ces vies pittoresques et pleines
d'éclats, ni de ces existences brûlées par
le tourment et la passion. De passion, extrême celle-là,
il n'en a eu qu'une : peindre, et sans jamais rien faire
pour se donner des airs d'artiste. Depuis qu'il s'est mis au
métier, sa toile lui a tenu lieu de vie. Des zones obscures
dans son passé il y en a certes, mais qui datent d'avant
la peinture. Il a suffi qu'il entre en travail, et sa vie s'est
trouvée tout entière (ou presque) étalée
au grand jour dans un amas d'images.
Par ailleurs c'est quand les genres
commencent à se mêler , à mesure
que l'uvre s'élabore et pousse sa lente descente
dans les sous-sols de la figure classique, une autre préoccupation
se met à percer dans le présent livre, qui, s'ajoutant
à la précédente, vient se greffer sur elle.
C'est ainsi qu'amenée par le mouvement même des
uvres, se façonne par surcroît peu à
peu une réflexion, insistante et curieuse d'aller au nud
même de l'affaire, sur ce qu'est peindre. Pareille question,
qu'il a semblé impossible d'éluder quand bien même
on se bornerait à décrire simplement les évolutions
énergiquement tortueuses de Dubuffet, apparaît après
les premiers cycles, dans le sillage des peintures ; puis,
les démarches se compliquant, elle se voit obligée
de quitter cette position seconde pour prendre une importance
croissante et se faufiler dans l'exposé même des
tableaux ; jusqu'à ce qu'elle finisse par pénétrer
tout à fait ce dernier et que par suite viennent à
se lier inextricablement deux aspects d'abord distincts.
En même temps que l'histoire d'une entreprise,
ce livre est donc aussi un long essai sur la stratégie
de la création. Comment pourrait-il en être autrement
s'agissant d'un peintre qui, avec une telle constance, a su semer
sur sa route bouleversements et ruine ? Lesquels n'ont pas
affecté que le passé et les uvres des autres,
loin de là. Car s'il est vrai qu'ils s'en sont pris sans
défaillance aux procédés de la tradition,
aux solutions toutes faites, avec la ferme décision de
les abattre, allant jusqu'à provoquer une fracture dans
le cours de la peinture, ils ne se sont pas moins infatigablement
tournés aussi contre leurs propres traces et productions.
jamais sans doute peintre ne s'est à ce point exténué
à courir après la peinture comme après son
sang même, à refuser de la trouver où elle
était déjà, et à ne pas tomber dans
ses propres filets. Jamais peintre n'a mis tant d'acharnement
à se nier, à se détruire soi-même
à mesure afin de s'aventurer plus loin dans la création
j'entends : plus loin de toutes formes consacrées
de l'art, hors des grands chemins de la représentation.
À se renouveler donc. Aussi sa marche a-t-elle de bons
airs de descente aux enfers, mais d'un Orphée qui aurait
troqué la lyre contre grelots et vacarmes, grincements
et clameurs, battements de pieds, stridences des grands fonds
et incendies nocturnes. C'est donc bien de l'invention même
qu'il doit être question partout dans de tels travaux;
c'est elle qu'il faut s'attendre à trouver battant à
leur centre. Si elle n'est pas ici, il faut désespérer
de la rencontrer un jour. De là vient le pouvoir de fascination
qu'a cette peinture : il s'agit avec elle de bien plus que
de se composer un théâtre d'images ; par-delà
ce dernier, elle n'arrête pas d'être fiévreusement
tendue proprement transportée hors d'elle-même
vers ce qui est sa source et dont le désir continue de
la travailler infiniment par-dessous bien après la cessation
du geste.
Ces considérations touchant la création
et ses manuvres, à peine éteintes d'un côté
trouvent aussitôt à se rallumer d'un autre. L'insistance
qu'elles mettent à reparaître et l'importance qu'elles
entendent manifestement revêtir obligeant ainsi
à insérer entre les lignes de cette peinture des
préoccupations qui d'ordinaire relèvent des jeux
de la pensée et non du trait et de la couleur
s'expliquent aussi et surtout par la nature très particulière
je veux dire démesurément générale
des visées de Dubuffet, ainsi que par la violence qu'elles
sont de ce fait astreintes à déployer pour se réaliser.
La portée des travaux que nous avons à suivre dépasse
en effet, et de très loin, le simple cadre d'une recherche
isolée conduite dans un champ limité en
l'occurrence celui de la peinture actuelle. En même temps
qu'une aventure solitaire, ce qu'ils mènent
et c'est pourquoi ils condamnent à l'extrême solitude
c'est bien plutôt un ample assaut contre l'institution
même dont nous vivons tous et d'où nous ne pouvons
pas ne pas tirer notre moelle : je veux parler de la culture.
Tous ces enchevêtrements de traits acérés
et de forces véhémentes acharnées à
faire monter toujours plus haut leurs forces, tous les tableaux
sortis du pinceau de Dubuffet sont avant tout le lieu d'un vaste
affrontement avec les racines les plus sacrées de notre
pensée, avec les fils les plus enfouis de notre tradition.
Empoignade quelque peu héroïque et décisive,
d'où devrait sortir ou la défaite de la culture
ou son triomphe le plus éclatant à
vrai dire ni tout à fait l'un ni tout à fait l'autre,
comme on le verra. Depuis que le peintre s'est mis à l'uvre,
il ne s'est jamais agi de rien d'autre, semble-t-il, que d'engager
une longue lutte sans merci avec ce qui est en place, avec le
visage que la peinture s'est faussement composé, avec
toutes institutions de nature à entraver la création.
Ce qui revient en somme à dire et nous voilà
ramenés au propos de tout à l'heure
que tout au long des travaux et des peines dont il sera question
il n'y a rien eu de plus central que de mettre à l'épreuve
sans la moindre réserve cet objet entouré de beaucoup
de révérence, mais d'encore plus de mystère
qu'on appelle la création. Dès ses premiers pas,
Dubuffet a fait craindre le pire (on ne s'y est que peu trompé,
et c'est pourquoi presque sur l'heure on l'a tant dénigré),
laissant deviner, à la brutalité de ses triturations,
qu'il était décidé à n'accepter aucune
des demi-mesures, aucun des faux-fuyants dont toute la tradition
s'était accommodée ; qu'une fois lancé,
il ne s'arrêterait pas en chemin ; qu'il était
résolu à faire toute la lumière, si inquiétante
ou funeste soit-elle pour les idées bien reçues.
Il ne s'est en effet jamais écarté de cette voie
ni défait de la soif brûlante de débusquer
enfin ce qu'on nomme création, de jeter une bonne fois
l'éclairage le plus cru sur ce qui se cache derrière
ce mot mis à toutes sauces, tant exalté dans les
lieux même les plus académiques, jamais scruté
toutefois jusque dans ses tréfonds. C'est par là
que l'entreprise prend une valeur emblématique.
Un travail comme celui-là ne peut aller
sans peine. Il ne se fait pas d'un coup ; il lui faut de
grands détours. Celui que nous aurons à suivre
sera donc un long combat, une épuisante lutte menée,
comme on l'a dit, sur deux fronts à la fois : avec
l'invention d'une part, mais aussi de l'autre avec ce qui l'entrave
et la brise la culture. Roulées ensemble dans
le courant sinueux de cette mêlée ardente, se heurtant
et se renvoyant sans cesse de l'une à l'autre, création
et culture sont de la sorte emportées dans le mouvement
d'une lente confrontation où toutes deux, s'affrontant,
fraient des chemins obscurs, tirent des fils imprévus
et, ce faisant, ouvrent peu à peu la voie à une
nouvelle figuration. Ainsi, de proche en proche, presque insensiblement,
un espace inédit vient à prendre la place de l'espace
classique, gagnant sur ce dernier parcelle après parcelle.
C'est à cette obstinée besogne de subversion, à
ce sombre travail de sape que font assister les écritures
du peintre, qui, à force d'assaillir la représentation
établie, laissent entrevoir en filigrane ce qu'il faut
pour la tourner, la contourner, la fissurer et saborder et, en
fin de compte, tenter de la quitter.
Tout cela mêlé fait en définitive
la peinture dont il sera question ici. Exigeante et inhabituelle
comme elle l'est, il n'y a pas lieu d'espérer la déchiffrer
sans repasser fidèlement par les sentiers qu'elle a pris
sans la suivre comme son ombre en quelque sorte.
En d'autres termes, une étude soucieuse de ne pas trop
la dessécher ne peut forcément qu'avoir tous les
airs d'une chronique. Par ailleurs, cette même étude,
on l'a souligné, ne saurait s'abstenir, sans manquer l'essentiel,
de conduire une réflexion sur la création.
Il lui faudrait, somme toute, pour ne rien perdre, arriver à
être une chronique de la création. C'est
exactement ce qu'aimeraient être les pages qui suivent,
car c'est exactement ce qu'est, je crois, l'uvre de Dubuffet :
une patiente et forcenée chronique de la création.
Ce rapide bilan fait, comment s'attendre encore
que le présent livre soit autre chose qu'une sorte d'épopée ?
Il trace les lignes d'une tentative qui est aussi
un attentat continuel où de grands conflits
se nouent. Épopée d'un genre moins spectaculaire
sans doute qui n'oppose pas les armes, et cependant ce qui s'y
joue n'est pas moins important que dans les luttes d'autrefois.
L'enjeu était alors la gloire, l'éclat, le droit ;
tandis que les combats qui sont livrés ici sont des combats
pour l'imagination. Ce qu'avec Dubuffet la peinture met au jeu
c'est donc bien plus que la peinture : la pensée
tout entière. Et son seul enseignement si
tant est qu'elle enseigne quelque chose c'est que
peindre ne s'enseigne pas. La percée qu'est le travail
d'invention ne s'imite pas, ni ne se transmet ; elle est
à prendre, non à apprendre. De ce point de vue,
Dubuffet à sa manière est un exemple. Qu'il faut
entendre, il va de soi, conformément à l'enseignement
ci-dessus. Un exemple à ne pas suivre. À précéder. »
80 euros (code
de commande : 13231).
[DUFY
(Raoul)]. COURTHION (Pierre)
Raoul
Dufy.
Genève,
Pierre Cailler, 1951. Grand In-4° broché, 74 p., 180
reproductions hors texte, dos défraîchi, (collection
« Les Grandes Monographies », n° 1).
30
euros (code de commande
: Art/5831).
[DÜRER]. Albert Dürer. Paris, Hachette et Cie, 1913. In-8° sous reliure
déditeur, 15 p., 65 planches hors texte, (collection
« Les Grands Graveurs »).
25 euros (code
de commande : 11577).
EBERSOLT (Jean)
Les arts somptuaires de Byzance. Essai sur l'art impérial
de Constantinople.
Illustré de
67 gravures. Paris, Ernest Leroux, 1923. In-4° broché,
164 p., illustrations dans le texte, exemplaire non coupé.
100 euros (code
de commande : 152/66).
[EL
GRECO]. BRONSTEIN (Léo) (Domenicos Theotocopoulos)
El Greco. Paris,
Cercle d'Art, 1969. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
122 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ces
dernières contrecollées, (collection « La
Bibliothèque des Grands Peintres »), bel exemplaire.
Sur la jaquette :
« Un étranger : toute sa vie, Théotocopoulos
le grec fut un étranger. Il fut un étranger dans
sa propre patrie : la Crète, l'île lumineuse, orgueilleux
porte-flambeau d'une Byzance à présent déchue
; depuis la prise de 1204, humiliée, étrangère
à elle-même, elle subissait impuissante le joug
de Venise. Il fut un étranger quand, jeune peintre d'icônes,
il se rendit (peu après 1560), comme beaucoup de ses compatriotes,
dans la toujours active et audacieuse cité de Venise,
pour y vivre, pour y travailler, pour y affiner son regard, enfin,
pour s'y laisser le plus possible imprégner des valeurs
de l'Occident. Il fut un étranger dans Rome où
l'avait conduit, loin des lagunes vénitiennes, son appétit
d'aventures, à moins que des impératifs plus matériels
ne l'y eussent guidé.
... Étranger, il continua de l'être en Espagne,
à Tolède, où il s'établit vers l'année
1577, et où il mourut le 4 avril 1614.
... Puis il y a « le réalisme » tant célébré
du Greco. En quoi consiste ce qu'il a d'unique et de si personnel
? Ce n'est pas en effet le réalisme de Tintoret, ni celui
de Bassano, ni la manière nordique de tracer, comme sur
une carte, les chemins de la vie sur le visage d'un homme. C'est
l'arrivée brusque sur nous, l'apparition soudaine d'un
visage sa proximité dans l'espace, le caractère
ordinaire et vraiment familier des traits ; ce qui est le plus
frappant encore, c'est la manière dont le peintre en suggère
la nudité. Le Greco, l'on est tenté de l'affirmer,
peut être défini comme le peintre des visages nus
comme le peintre des corps dénudés, comme
le peintre de la nudité.
... Peut-on conjecturer qu'il s'agit encore une fois dans ce
cas de la révolte ou de la revanche d'un étranger
? C'est possible. Et peut-être aussi faut-il y voir un
héritage du monde gréco-byzantin, de ce monde où
la présence humaine est austère soudain
confronté au culte que la Renaissance adresse à
ce qu'il y a de beau dans le nu.
C'est en ces termes que le professeur Léo Bronstein définit
l'art du Greco. »
45 euros (code
de commande : 10301).
 [EL GRECO (Domínikos Theotokópoulos,
dit)]. VALLENTIN (Antonina) El Greco. Paris, Club des Libraires de France,
1955. In-8° oblong sous reliure et Rhodoïd d'éditeur
(maquette de Pierre Faucheux), 181 p., illustrations in
et hors texte, un tableau dépliant, (collection «
Destin de l'Art », n° 1), exemplaire numéroté
et à l'état de neuf.
Table des chapitres
:
Chapitre
1 : Terre déchue.
Chapitre 2 : Un jeune homme de valeur.
Chapitre 3 : À l'ombre du passé.
Chapitre 4 : La cité des générations.
Chapitre 5 : La citadelle de la chrétienté.
Chapitre 6 : L'avènement du miraculeux.
Chapitre 7 : Les biens invisibles.
Chapitre 8 : Confidences des hommes et colloque
des saints.
Chapitre 9 : Féeries de la matière
dissoute.
Chapitre 10 : « La vie plus grande
».
Chapitre 11 : « Les éternités
gagnées ».
25 euros (code
de commande : 16879).
Elles@centrepompidou.
Artistes femmes
dans la collection du Musée National d'Art Moderne, Centre
de Création Industrielle. Paris, Centre Pompidou, 2009. In-4° broché,
381 p., très nombreuses illustrations en noir et
en couleurs.
Ouvrage publié à l'occasion
de l'exposition éponyme organisée au Centre Pompidou,
à Paris, du 27 mai au 14 novembre 2009.
En quatrième de couverture :
Les réévaluations récentes
de l'histoire moderne mettant en valeur de grandes figures féminines
qui en avaient été oubliées, ainsi que la
présence croissante et l'impact des artistes femmes dans
l'art contemporain justifient que pour la première fois
un musée, à une échelle jamais atteinte
par aucune institution (sur plus de 8000 m² une sélection
d'environ 500 uvres du début du XXe siècle
jusqu'aujourd'hui de quelque 200 artistes de toutes origines),
consacre plus de la moitié de ses collections à
un seul genre : les femmes.
Il s'agit moins d'un thème que d'un
manifeste : désormais assez nombreuses, complexes,
transdisciplinaires, radicales, bref représentatives,
les artistes
femmes écrivent aujourd'hui une histoire de l'art universelle,
qui aborde toutes les grandes questions contemporaines et toutes
les disciplines. Ni féminins ni féministes, le
point de vue adopté et le résultat montrent d'abord
des artistes, plurielles, auxquelles le Musée rend hommage.
Cette démonstration n'est possible que parce qu'elle s'appuie
sur la première collection européenne d'art moderne
et contemporain, dont elle met en valeur la richesse et la pluridisciplinarité.
Artistes plasticiennes, designers, photographes,
architectes, vidéastes, cinéastes, performeuses...
elles ont été pionnières dans la première
moitié du siècle, puis depuis les années
1960 à la fois historiques concernées
par l'histoire ; physiques réinventant l'utilisation
du corps, excentriques redéfinissant les catégories
avec ironie ; narratives jouant du mot dans l'uvre :
enfin, contrairement aux idées reçues, immatérielles.
Autant de thèmes-chapitres abordés dans l'expo-collection,
qui structurent ce catalogue.
De nombreuses illustrations commentées
par les artistes elles-mêmes, des textes théoriques
d'auteurs internationaux sur la question du genre en art, une
chronologie croisée de l'histoire dilemmes et de leur
présence dans l'art, font de cet ouvrage le plus complet,
en France, sur la présence des artistes femmes dans l'art
d'aujourd'hui.
25 euros (code
de commande : 16367).
ÉMILE-BAYARD
L'Amour dans l'Art et la Vie. Étude documentaire. Illustrée de seize
gravures anciennes.
Préface de A. Injalbert. Paris, Nouvelle Librairie
Artistique, [ca 1905]. In-8° modeste reliure demi-toile grise
à coins, 290 p., illustrations hors texte, couverture
conservée.
20 euros (code
de commande : 182/63).
ERRERA
(Isabelle)
Musées Royaux du Cinquantenaire. Catalogue d'étoffes
anciennes et moderne. Décrites par Madame Isabelle
Errera. Troisième édition ornée de 1000
photogravures exécutées d'après les clichés
originaux. Bruxelles, Vromant & C - Lamertin, 1927. In-4°
sous reliure de toile imprimée d'éditeur, 420 p.,
nombreuses illustrations, exemplaire en très bel état.
Préface :
La
Collection d'Anciennes Étoffes des Musées royaux
du Cinquantenaire, dont le Gouvernement belge nous a chargée
de rééditer le catalogue, a été formée
surtout par des dons et en faible partie par le Musée
lui-même. Notre texte renseigne le lecteur à ce
sujet.
Le présent volume comprend seulement
quelques morceaux de tissus égyptiens (coptes) afin que
l'histoire des tissus soit complète ; les autres
étoffes de cette provenance sont renseignées dans
un travail spécial.
La collection a été continuée
jusqu'à notre époque par un petit nombre de pièces
des XIXe et XXe siècles.
Les numéros de l'édition précédente
ont été maintenus, malgré certaines modifications
opérées dans les attributions d'époques.
On trouve donc quelques interversions dans l'ordre chronologique.
Les pièces qui ne figurent pas au Catalogue
de 1907 sont intercalées auprès des spécimens
les plus analogues et portent le même numéro avec,
pour les distinguer, une lettre en indice.
Nous avons précisé autant que
nous l'avons pu les dates et les provenances ; parfois nous
avons rappelé le sens de certains symboles.
Au lieu d'une description confuse par la multiplicité
des détails et pourtant insuffisante, chaque notice est
accompagnée d'une photogravure que complète l'indication
des couleurs et des matières employées ; on
peut ainsi se rendre compte du style des étoffes, sans
se perdre dans le dédale de la terminologie technique,
encore bien incertaine.
Dans la table des matières, au contraire,
les principaux motifs décoratifs, les caractéristiques
des différents dessins sont indiqués sous leurs
dénominations les plus usuelles ; cette table reprend
donc à la fois le texte et les illustrations.
Un index des publications citées termine
le volume.
100 euros (code
de commande : 16284). |