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Impressionnisme : un regard clair. L'impulsion, le courant, l'évolution. Rotterdam, Museum Boymans-van Beuningen, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 228 p., nombreuses illustrations en couleurs.
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée Boymans-van Beuningen, à Rotterdam, du 19 septembre au 29 novembre 1992.
Introduction :

   Impressionnisme: un regard clair est la troisième exposition d'une série qui s'attache à montrer les différents volets de la collection d'art moderne du Musée Boymans-van Beuningen. Dans Zonnetafel (1990), on a pu voir les œuvres de la collection de Surréalisme et les expositions Schilderkunsf 1900-1970 et Schilderkunst 1970-1990 formaient un diptyque dans lequel pouvait être admirée la collection d'œuvres picturales du XXe siècle du musée Boymans-van Beuningen.
   Les Impressionnistes avaient rompu avec l'art officiel des Salons de Paris: c'est pourquoi on les considérait comme étant d'avant-garde et donc comme les premiers artistes modernes. Le recours aux couleurs vives, les toiles non vernies – qui, à l'encontre de l'art du Salon, ne présentaient pas un fini lisse et léché – et les représentations dénuées d'idéalisation rendaient leur travail pictural inadmissible au jury du Salon. Au cours de ces majestueuses expositions annuelles, des prix étaient décernés et des commandes distribuées. Tout un système donc, entretenu et étayé par les instances officielles. C'est pourquoi les Impressionnistes organisèrent, entre 1874 et 1886, leurs propres expositions, par lesquelles ils s'affichèrent en tant qu'artistes indépendants.
   Dans Impressionnisme : un regard clair, cette position d'indépendance est explicitée par la présentation de quelques œuvres de l'École de Barbizon, qui précéda ce courant. Ces paysagistes travaillaient eux aussi dans et d'après la nature, mais employaient encore ces teintes brunâtres si représentatives de la palette du début du XIXe siècle. C'est la profonde modification de l'usage de la couleur et l'importance qu'ils accordaient à peindre en plein air qui rendirent les Impressionnistes célèbres.
   Impressionnisme : un regard clair montre derechef un partie importante de la collection d'art moderne du Musée. C'est, curieusement, un groupe d'œuvres que beaucoup ne connaissaient pas, ou peu. Pour la première fois, des peintures, sculptures et œuvres sur papier de l'École de Barbizon, de l'Impressionnisme et du Post-Impressionnisme, sont exposées à grande échelle.
   Le cœur battant de cette exposition est constitué par une douzaine de tableaux impressionnistes restaurés. Tous étaient recouverts d'une couche de vernis jauni et de la poussière de nombreuses décennies. Le vernis avait souvent été apposé ultérieurement par les acquéreurs, et ceci contrairement à la volonté des peintres. C'est pourquoi il fut décidé de ne pas seulement éliminer la couche de poussière, mais aussi le vernis. La beauté, la clarté de ces tableaux peut enfin être à nouveau admirée. Ils forment aujourd'hui le joyau flamboyant d'une collection située dans le contexte de l'École de Barbizon,de Jongkind et Van Gogh avec leurs influences sur l'art français du XIXe siècle, ainsi que des œuvres Post-impressionnistes de Signac, Van Dongen, Vuillard et du jeune Picasso. L'immense richesse de notre Cabinet des Estampes a rendu possible de suivre tous ces différents artistes de très près. La présentation simultanée de peintures, d'œuvres sur papier et de sculptures cadre avec la façon qu'avaient les Impressionnistes eux-mêmes d'organiser leurs exposition. Le point de départ du plan de campagne et du concept de l'agencement furent les monumentales sculptures éclairées par les fenêtres latérales. Les œuvres de Rodin, Maillol et Renoir devinrent ainsi autant de statues de rond-points imaginaires. Et parce qu'une place est définie par les parois des façades qui l'entourent, il fallait qu'il y ait des « bâtiments ». Ces espaces purent être à leur tour adaptés aux conditions sous lesquelles des œuvres sur papier doivent être montrées. Ainsi naquit le concept d'une « ville », dans laquelle des courants comme l'École de Barbizon, l'Impressionnisme et le Post-Impressionnisme furent dotés d'espaces individuels; chacun avec un département pour les peintures et un pour les œuvres sur papier. Certains thèmes, fortement représentés dans la collection de Rotterdam, furent eux aussi hébergés dans des espaces conçus à ces fins. Ainsi fut dévolu au 'paysage' un espace circulaire, référant aux panoramas du XIXe siècle, et les natures mortes peuvent être vues dans un cabinet séparé.
   Ce catalogue peut lui aussi être tant soit peu comparé à une ville, c'est-à-dire à un tout composé de fragments avec leurs fonctions individuelles. Faire un livre sur l'Impressionnisme et son contexte est, somme toute, superflu: les bibliothèques en sont pleines. Nous avons aussi consulté avec plaisir les livres en question et nous en sommes servis pour faire un livre qui n'existait pas encore: une anthologie des œuvres françaises du XIXe siècle de la collection de Musée Boymans-van Beuningen. L'artère principale de ce livre est la partie du catalogue, dans laquelle les artistes sont rangés par ordre alphabétique. À une courte biographie succède une description des peintures, œuvres sur papier et sculptures par artiste. De cette façon, la cohérence dans l'œuvre de chacun est soulignée. Par matière, nous avons tenté de condenser l'historique de chaque œuvre et de canaliser les autres informations.
   Voie parallèle, celle du rapport de restauration des peintures impressionnistes. Ici, la restauratrice Annetje Boersma rend compte de son travail et met en lumière la problématique du nettoyage de ces tableaux. Le Professeur dr. J.R.J.van Asperen de Boer a apporté sa contribution sous la forme de deux comptes-rendus d'examen physique. Les peintures, nettoyées et restaurées, ont été à nouveau photographiées afin de rendre honneur au regard clair, à nouveau possible. Dans cette exposition et dans le catalogue, l'attention est focalisée sur la collection afin qu'aussi les rapports entre les artistes et les sujets dans la collection soient explicités. Jongkind a peint en 1850 sa Vue sur Montmartre. Cinquante ans plus tard, Kees Van Dongen habitait sur cette même butte parisienne et y peignait Maison à Montmartre. Ces deux tableaux circonscrivent la période que recouvre l'exposition. Jongkind en Van Dongen, qui partirent tous deux en France, surent éveiller l'enthousiasme de leurs confrères français pour la lumière si spécifique de la Hollande, ce qui incita à son tour ces derniers à voyager vers le Nord. Ceci s'avère des vues du port de Rotterdam de Boudin et du Port de Rotterdam de Signac.
   Commencer par l'École de Barbizon révèle quel choc les Impressionnistes ont du causer au public. La sensation de luminosité, la force des couleurs et la décision révolutionnaire de ne pas vernir leurs tableaux prennent alors toute leur signification.
   Cette exposition veut être aussi un hommage aux collectionneurs et aux directeurs qui, ensemble, ont réuni la collection du Musée Boymans-van Beuningen. La collection d'œuvres sur papier de Franz Koenigs et la collection de peintures de D.G. van Beuningen, notamment, méritent bien d'être citées ici.
   Que le temps pour lequel il est possible pour un musée d'acquérir des pièces importantes du XIXe siècle ne soit pas révolu, ressort de la donation d'un splendide Sisley, Le moulin Provencher à Moret par Madame A.E. van Beuningen-Charlouis et du prêt du Paysage près d'Aix avec la Tour de César par Madame A.K.M. Boerlage-Koenigs.
   Cette publication et la présentation de ces splendides tableaux, maintenant littéralement clairs, ont aidé à lever le voile, une fois de plus, sur un autre volet de la collection du Musée Boymans-van Beuningen.

20 euros (code de commande : 14498 - vendu).

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Ouvrages publiés par les éditions du
Fonds Mercator

Il n'est plus nécessaire de présenter cette belle collection.
Les exemplaires présentés ici sont en parfait état.


Danser le XXe siècle. Béjart. Préface : Léopold Sedar Senghor. Récit Jacques Franck. Textes : Maurice Béjart, Marie-Françoise Christout, Jacques Franck, Roger Garaudy, Antoine Livio. Conception et photographie : Alain Béjart.1977. 283 p.

60 euros (code de commande : 13639).

Musée du Prado. Par Alessandro Bettagno, Chritopher Brown, Francisco Calvo Serraller, Francis Haskell, Alfonso E. Pérez Sánchez. Prologue Mario Vargas Llosa. Introduction José María Luzón Nogué. Coédition avec la Fundación Amigos del Museo del Prado. 2001. 669 p.

85 euros (code de commande : 13607).

Saint-Benoît père de l'occident. Dom Filips De Cloedt, Préface. Dom Victor Dammertz, Benoît - Patron de toute l'Europe. Père Maur Standaert, La vie et la Règle de saint Benoît. Jan Karel Steppe, Saint Benoît dans les arts plastiques. Jean Décarreaux, Esquisse historique du monachisme bénédictin. Léo Moulin, La vie quotidienne hier et aujourd'hui. Sous la direction de Dom P. Batselier. 1980. 477 p.

80 euros (code de commande : 13643).

Les statues de Paris. La représentation des grands hommes dans les rues et sur les places de Paris. Par June Hargrove.Traduction : Marie-Thérèse Barrett. 1989. 382 p., jaquette et étui.

80 euros (code de commande : 13644).

 

A life of Collecting Victor and Sally Ganz. New York, Christie's, 1997. In-4° sous reliure toilée d'éditeur, 237 p., nombreuses reproductions en couleurs, jaquette.

38 euros (code de commande : Art/ 2968).

 

L'Aigle et le Soleil. 3000 ans d'art mexicain. [Bruxelles], [Foundation Europalia International], 1993. In-4° broché, 250 p., nombreuses illustrations en couleurs.
@ Catalogue de l'exposition organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 23 septembre au 19 décembre 1993, dans le cadre des manifestations « Europalia 93 Mexico ».
Extrait de la présentation de Jacques Groothaert :
« Aguila y Sol ; ailes et lumière, symboles d'un pays où se retrouvent et se rejoignent les traditions et la richesse de deux mondes, d'un double passé historique assumé avec fierté, dans la synthèse fascinante d'une nation moderne.
Dans leur « longue marche » vers le sud, les Aztèques avaient reçu le message mythique d'établir leur capitale à l'endroit où il verraient un aigle posé sur un cactus tenant un serpent entre ses serres.
Elle s'appela Tenochtitlan et fut le lieu de la rencontre, dramatique et traumatisante, du monde pré-colombien et de l'Europe conquérante : ce fut la fin de l'empire du « Peuple du Soleil », la naissance de la « Nouvelle Espagne » et de la nation métisse mexicaine.
L'exposition L'Aigle et le Soleil présente trente siècles de splendeur mexicaine, dans toute l'étonnante diversité d'une extraordinaire fécondité créatrice. C'est un parcours historique, propice à la réflexion, riche d'enseignement et d'émerveillement, contribution à la connaissance et à l'appréciation d'un pays moderne en plein essor. »

30 euros (code de commande : 11120).

 

Américanisme et modernité. L'idéal américain dans l'architecture. Sous la direction de J.-L. Cohen et H. Damisch. Paris, EHESS - Flammarion, 1993. In-8° broché, 446 p., illustrations, (collection « Histoire et Théorie de l'Art »).

20 euros (code de commande : Art/ 5064).

 

AMZALLAG-AUGÉ (Elizabeth) — Spirales, ressorts et tourbillons. Un parcours en zigzag dans les collections du Centre Pompidou / Musée national d'art moderne - Centre de création industrielle. Paris, Centre Pompidou, 2005. In-8° carré sous cartonnage d'éditeur, 48 p. certaines dépliantes, (collection « Zigzart »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« La spirale, cette forme primitive, a été réinventée par les artistes du XXe siècle : Calder fait tourner le nombril de Joséphine Baker, les étagères de Ron Arad s'enroulent comme des vers de terre, Tony Cragg déploie une ville-escargot. Un escalier en colimaçon photographié par Germaine Krull, ressemble à un coquillage... La spirale en mouvement crée des illusions d'optique : des Rotoreliefs de Duchamp au tourbillons des videos de Nam June Pail.
En suivant un fil conducteur, une couleur, une matière, une forme, l'enfant tisse des liens entre des œuvres très différentes : peintures, sculptures, photos, objets de design... »

7 euros (code de commande : 10968*).

 

[ANTONELLO DE MESSINE]. THIÉBAUT (Dominique) — Le Christ à la colonne d'Antonello de Messine. Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1993. Grand in-8° broché, 143 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Les Dossiers du Musée du Louvre - Exposition-dossier du Département des Peintures », n° 42).
Cet ouvrage fut édité à l'occasion de l'exposition présentée au Musée du Louvre, à Paris, du 13 mai au 9 août 1993.
Table des matières :
   Préface.
   La fortune critique d'Antonello de Messine.
   L'artiste.
   Le Christ à la colonne.
   Le Portrait d'homme.
   Les dessins de Paris et de New York.

   Annexe : Le Portait d'homme de Châteauroux - notes - œuvres exposées - bibliographie - expositions.

15 euros (code de commande : 14443).

 

[APOLLINAIRE]. VILLETTE (Yvonne) Apollinaire et le cubisme. Bruxelles, Le Flambeau, 1962. In-8° agrafé, 12 p., exemplaire dédicacé par l'auteur.

2,50 euros (code de commande : 9775).

 

Collection Archeologia Mundi

BELENITSKY (Alexandre) Asie centrale. Traduit de l'anglais par P.A. Aellig et J. Marcadé. Genève, Nagel, 1968. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 2522 p., illustrations en noir et en couleurs.

13 euros (code de commande : 7646).

BERCIU (Dumitru) Daco-Romania. Genève, Nagel, 1976. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 192 p., illustrations en noir et en couleurs.

13 euros (code de commande : 7645).

METZGER (Henri) — Anatolie. I : Des origines à la fin du IIe millénaire av. J.-C.. II. Début du 1er Millénaire av. J.C. - Fin de l'époque romaine. Genève, Nagel, 1968-69. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 288, 250 p., illustrations en noir et en couleurs.

Les deux violumes : 20 euros (code de commande : 5498).

PIOTROVSKY (Boris) — Ourartou. Traduit de l'anglais par Anne Metzer. Genève, Nagel, 1970.. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 221 p., illustrations en noir et en couleurs.

13 euros (code de commande : 7647).

SOUSTELLE (Jacques) — Mexique. Genève, Nagel, 1967. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 382 p., illustrations en noir et en couleurs.

13 euros (code de commande : 5499).

TADDEI (Maurizio) — Inde. Traduit de l'italien par Jean Marcadé. Genève, Nagel, 1970. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 267 p., illustrations en noir et en couleurs.

13 euros (code de commande : 5500)

 

 

L'Art du XIXe siècle. 1850-1905. Sous la direction de Françoise Cachin. [Avec la collaboration de :] Geneviève Lacambre, Rodolphe Rapetti, Antoinette Le Normand-Romain, Anne Pingeot, Philippe Néagu, Françoise Heilbrun, Marc Bascou, Philippe Thiébaut, Caroline Mathieu, Georges Vigne. Paris, Citadelles, 1990. Fort in-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 629 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   « De la révolution de 1848 aux derniers feux de la Belle Époque, ce second volet du XIXe siècle couvre l'une des périodes les plus brillantes et les plus paradoxales de l'art. Du réalisme à l'impressionnisme, du symbolisme à l'expressionnisme, de l'architecture éclectique à l'Art nouveau, on assiste à des luttes violentes : art officiel contre modernité, apothéose des métiers d'art contre production individuelle des arts décoratifs... Mais ce sont également des innovations radicales (peinture de plein air, photographie), et des mouvements artistiques débordants de projets (préraphaélisme, nabis) qui préparent l'ère contemporaine.
   Un siècle plus tard, nous sommes avant tout frappés par la richesse et la diversité des talents produits par cette époque que d'aucuns pensaient décadente : les moyens de communication modernes ont internationalisé les principaux mouvements artistiques, mais ont aussi poussé nombre de créateurs à revendiquer leurs racines et leur régionalisme.
   Salons et expositions universelles deviennent les principaux spectacles d'une société avide d'images, dont Paris, Vienne, Bruxelles ou Londres s'affirment résolument comme les centres vitaux.
   Face à cette diversité, une solution s'est imposée : faire appel aux conservateurs du musée d'Orsay, dont ce livre couvre exactement les dates. Dirigés par Françoise Cachin, ils offrent au lecteur la vision la plus complète et la plus riche de l'art de cette période. Ils nous présentent l'œuvre des plus grands (Cézanne, Van Gogh ou Rodin), mais font aussi découvrir des artistes et des œuvres qui retrouvent une place qu'ils n'auraient jamais dû quitter. »

90 euros (code de commande : 13777).

 

L'art gothique. Architecture - Sculpture - Peinture. Sous la direction de Rolf Toman. Photographies d'Achim Bednorz. Cologne, Könemann, 1999. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 521 p., nombreuses illustrations en couleurs.
En quatrième de couverture :
   « L'art gothique est né en Île-de-France vers 1140. Limité tout d'abord aux cathédrales et aux abbatiales les plus importantes de cette région, il s'étendit rapidement à la France entière, puis à toute l'Europe, tout en passant du domaine purement sacré au monde profane, et même privé. Le gothique est la première époque de l'histoire de l'art pour laquelle nous possédons toutes sortes d'œuvres, à commencer par les nombreuses cathédrales, abbatiales et églises, toutes très différentes, avec leurs vitraux de couleur, leurs peintures murales, leurs pièces d'orfèvrerie et leurs manuscrits enluminés. À côté de ces édifices sacrés se dressent les bâtiments publics, les châteaux forts et les palais, non moins variés, qui eux aussi témoignent des grandes réalisations artistiques. Ce livre se propose de retracer l'évolution de l'art gothique dans toute sa diversité. Après une étude des débuts puis de l'apogée de cet art en France, est examiné l'accueil qui lui fut réservé dans les différents pays voisins. Des chapitres traitent ainsi des prémices de l'architecture gothique en Angleterre, dans les pays de langue allemande, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Europe du Nord et de l'Est, mais aussi de l'architecture du gothique tardif en France et aux Pays-Bas. L'histoire de la sculpture et de la peinture gothiques, avec l'évolution thématique et formelle qui les caractérise, est aussi exposée par pays. Un chapitre sur les vitraux, un autre sur l'orfèvrerie et quelques encarts traitant de sujets particuliers – tels l'hérésie des cathares, le palais des papes à Avignon, l'évolution de la ville ou le système scientifique au Moyen Âge – complètent ce tour d'horizon.
   Au large éventail des thèmes étudiés correspond toute une palette d'illustrations ; environ deux tiers des 780 reproductions sont des clichés spécialement réalisés pour cet ouvrage. Les textes ont tous été rédigés par des experts, historiens de l'art. »

25 euros (code de commande : 14206).

ARTHAUD (Claude) Les maisons du génie. Paris, Arthaud, 1967. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 364 p., nombreuses héliogravures et autres illustrations en couleurs, (collection « Les Imaginaires », n° 31).
L'auteur, grâce à la redécouverte de nombreuses archives, nous emmène en voyage dans vingt-neuf demeures « que le temps et la célébrité de leurs anciens propriétaires ont figées dans l'état où ils les ont laissées », à savoir celles de Andersen, d'Annunzio, Bach, Balzac, Baudelaire, Beethoven, Buffon, Bussy-Rabutin, Carlyle, Cervantès, Chateaubriand, Chopin, Anatole France, Goethe, Le Greco, Haydn, Hogarth, Hugo, Lamartine, La Varende, Léonard de Vinci, Montesquieu, Rousseau, Rubens, Sand, Walter Scott, Madame de Staël, Tolstoï et Voltaire.

40 euros (code de commande : 13709).

 

[BACON]. RUSSEL (John) — Francis Bacon. Traduit de l'anglais par Michel et Sydney Anthonioz et Xavier Carrère. Paris, Thames & Hudson, 1994. In-8° broché, 207 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « L'Univers de l'Art », n° 38), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Personnage singulier, provocateur souverain, amateur de la bohème londonienne, Francis Bacon fut aussi l'un des plus grands peintres de ce siècle. Doué d'une énergie peu commune, il choisit de mener une vie d'excès et de fureur tout en poursuivant avec rigueur une œuvre unique, devenue exemplaire de la modernité. Le livre de John Russell est le fruit de nombreux entretiens avec l'artiste tout au long de sa carrière et jusque dans les mois qui ont précédé sa mort. Ils rendent tout le tranchant de son propos, éclairent d'un jour neuf ses intentions et corrigent d'innombrables contresens commis à son égard. Il en ressort un portrait d'une rare acuité et l'une des plus exactes restitutions de l'esthétique de Bacon. Alliant l'aperçu biographique à l'analyse des œuvres, l'ouvrage de John Russell offre une superbe introduction à cet univers de violence et de stylisation, où la splendeur de la matière picturale révèle une humanité convulsive. »

10 euros (code de commande : 12403).

 

BARBET (Alix) — La peinture murale romaine. Les styles décoratifs pompéiens. Avant-propos de Filippo Coarelli. Paris, Picard, 1985. In-4° broché, 285 p., nombreuses illustrations en noir.
Sur la couverture :
   « Manuel en même temps qu'essai de recherches neuves dans des directions peu explorées, ce livre dresse un tableau de la civilisation et de la société romaines selon un éclairage coloré et inattendu. Les dernières synthèses, en langue italienne, remontent en effet à plus de vingt-cinq ans. Il était urgent de donner un bilan des étonnantes découvertes de ce quart de siècle, et de faire le point des connaissances dans un esprit plus ouvert à l'environnement monumental de la peinture décorative romaine. Le livre d'A. Barbet, qui, pour la première fois, traite de la question en langue française, arrive donc à un moment opportun et comble une réelle lacune.
   Dans l'ouvrage sont représentés et analysés de nombreux inédits. La moitié des documents porte sur le décor des plafonds et des voûtes, négligé jusqu'à ce jour. Des relevés et des photographies permettent enfin de se faire une idée du volume intérieur des pièces, et d'envisager les rapports entre parois, plafonds ou voûtes, et pavements. L'attention a été portée tout autant sur le problème des pastiches, des styles hybrides et de transition, que sur un affermissement de la chronologie des quatre styles dits « pompéiens », fondé sur un examen attentif des données archéologiques. La typologie des styles a été revue aussi en fonction de la diversité des milieux artistiques, des ateliers, ou simplement de la destination des pièces à l'intérieur de la maison. Le cadre concret de la décoration est alors perceptible.
   La peinture romaine, fondement de toute la peinture ornementale et monumentale de l'Occident, qui a puisé à cette source jusqu'à une époque très récente, peut être à nouveau un thème de réflexion pour les artistes contemporains. »

50 euros (code de commande : 13832).

 

BASCHET (Jacques) — Sculpteurs de ce temps. Paris, Nouvelles Éditions Françaises, 1946. In-4° broché, 234 p., nombreuses illustrations, traces d'adhésif sur les pages de garde.
@ Ce volume contient des articles sur Maillol, Despiau, Drivier, Janniot, Poisson, Landowski, Wlérick, Martin, Niclausse, Dejean, Yencesse, Traverse, Osouf, Cornet, Belmondo et Gimond.

60 euros (code de commande : 148/65).

 


BATISSIER (Louis).
Éléments d'archéologie nationale...
Paris, Leleux, 1843.
Un classique de la recherche archéologique française.
Pour en savoir plus...

50 euros (code de commande : 9236).

 

BAYET (C.) L'Art byzantin. Paris, A. Quantin, s.d. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 320 p., illustrations, (collection « Bibliothèque de l'Enseignement des Beaux-Arts »).

12 euros (code de commande : Art/ 4036).

 

BENOIT (Fernand) L'art primitif méditerranéen de la vallée du Rhône. La sculpture. Paris, Vanoest - Éditions d'Art et d'Histoire, 1945. Grand in-8° broché, 43 p., illustrations, XLV planches hors texte, exemplaire bien complet du feuillet d'errata.

20 euros (code de commande : 130/69).

 

[BÉRARD (Christian)]. KOCHNO (Boris) — Christian Bérad. Avec la participation de Jean Clair [et] Edmonde Charles-Roux. Paris, Herscher, 1987. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 255 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   « Christian Bérard (1902-1949), personnage clé de la vie parisienne, avait des dons si divers qu'en dehors d'un petit cercle d'initiés il n'a pas été jusqu'à présent mis à sa vraie place et tout d'abord celle d'un peintre important, son plus secret désir... Il convenait que cet ouvrage, qui se veut à la fois monographie sérieuse et bel album, fasse enfin connaître et reconnaître Christian Bérard.
   Boris Kochno, auteur du livre, fut le secrétaire personnel et le collaborateur artistique de Serge de Diaghilev de 1921 à 1929. Il est l'auteur des livrets de nombreux ballets et de deux ouvrages : Diaghilev et les Ballets russes et Le Ballet en France. Ami fidèle de Bérard pendant vingt ans, il était le plus qualifié pour parler de sa vie et de ses travaux.
   Plusieurs chapitres sont consacrés ensuite aux facette variées du talent de Bérard :
   - Le peintre, avec le concours de Jean Clair.
   - L'homme de théâtre grâce à différents témoignages.
   - Le dessinateur de mode, le décorateur et l'illustrateur de livres, avec le concours d'Edmonde Charles-Roux. »

50 euros (code de commande : 12727).

 

 

BEZOMBES (Roger) — L'exotisme dans l'art et la pensée. Préface de Paul Valéry. Notices bibliographiques de Roger Dezombes et Pierre de Boisdeffre. Musique et exotisme par André Jolivet. Bruxelles, Elsevier, 1953. In-4° sous reliure toilée d'éditeur, 201 p., nombreuses illustrations.

45 euros (code de commande : 6696).

 

BITTEL (Kurt) — Les Hittites. Traduit de l'allemand par François Poncet. Paris, Gallimard, 1976. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 337 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « L'Univers des Formes », n° 24), exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   « Les origines des Hittites sont obscures, mais il est vraisemblable que ces Indo-Européens sont venus du Nord ou du Nord-Est par le Caucase, pour déferler, vers le milieu du IIIe millénaire, sur les hauts plateaux de l'Asie Mineure et s'installer au pays de Hatti, au Sud de l'Anatolie centrale.
   Les nouveaux occupants absorbent les populations autochtones, assimilent leur civilisation de haut niveau et gardent même le nom de « Hatti » pour désigner leur nouvel État.
   Au cours de l'ancien et du nouvel empire Hatti, les Hittites, conquérants vigoureux et créateurs féconds, vont laisser témoignage d'une culture spécifique qui sera le théâtre de réalisations urbaines grandioses, de fortifications puissantes protégeant les communautés, d'édifices profanes, funéraires et sacrés. Les reliefs rupestres, au rituel cultuel rigoureux, atteindront une grandeur de style inégalée ; les arts figuratifs éclateront d'un pouvoir imaginatif jusque-là inconnu.
   En 1200 av. J.-C. l'invasion des Peuples de la Mer va mettre brutalement fin à la grande puissance politique hittite, entraînant un effondrement culturel total.
   Cependant, du Xe au vin* siècle av. J.-C., de petites principautés néo-hittites, les royaumes de Tabal et de la Phrygie archaïque tenteront, à travers leur style propre, de maintenir les anciennes traditions, mais les Cimmériens, les Scythes et les Assyriens effaceront le monde hittite, et la civilisation grecque apparaissant recouvrira pour toujours les derniers vestiges de l'ancienne culture anatolienne. »

60 euros (code de commande : 14207).

 

BODEUX (Émile)La danse à travers les âges et les pays. Paris - Bruxelles, Les Éditions Artistiques et Scientifiques, 1935. In-8° broché, 84 p., illustrations.

9 euros (code de commande : Art/ 1419).

 

Bourgogne romane. 2e édition. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1955. In-8° sous reliure d'éditeur, 252 p., illustrations, jaquette très défraîchie, quelques rousseurs, (collection « La Nuit des Temps », 1).

18 euros (code de commande : 6448).

 

[BRACHOT]. Galerie Isy Brachot 1974. In-8° plein simili bleu, dos lisse, [158] p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   
Intéressant recueil de 8 catalogues d'expositions organisées par la célèbre galerie bruxelloise au cours de l'année 1974. On trouve : Hyperréalisme. Maîtres américains et européens (14 décembre 1973 - 9 février 1974) ; Danielle (15 février - 16 mars) ; Vasilije Jordan (22 mars - 27 avril) ; Paul Van Hoeydonck (3 - 31 mai) ; The art of Walt Disney. Œuvres originales sur celluloïd (6 juin - 31 août) ; Delmotte (27 septembre - 2 novembre) ; Delvaux - Gnoli - Magritte. Œuvres originales (8 novembre - 14 décembre) et Remy Van Den Abeele (20 décembre 1974 - 25 janvier 1975).

         

         

35 euros (code de commande : 13996).

 

BRADLEY SMITH Une histoire de l'Espagne à travers son art. [Traduction et adaptation Jean Clarence Lambert]. Paris, Cercle Européen du Livre, 1966. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 296 p., illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.

45 euros (code de commande : 98/67).

 

[BRASILIER (André)]. André Brasilier. Paris, Callithos, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, XVI, 214 p., très nombreuses illustrations en couleurs.
Extrait de l'introduction :
   « Depuis la fin du siècle dernier, la peinture occidentale aime s'organiser en groupes, en tendances, en mouvements, dont la consistance et même la raison d'être semblent dépendre largement des noms qui leur sont donnés. Dans ces catégories chères aux critiques d'art et bien commodes pour les historiens de la peinture, beaucoup d'artistes se sont laissés embrigader, non sans complaisance, quand ils n'ont pas décidé eux-mêmes de les constituer. Mais il est reposant, il est rafraîchissant de rencontrer aussi des artistes qui échappent au carcan de la classification, qui n'ont jamais songé qu'à être eux-mêmes, cela n'impliquant pas forcément qu'ils se privent de tout lien avec leurs aînés ou leurs contemporains. Après Utrillo, Kisling, Foujita, d'autres encore, André Brasilier est de ces peintres qu'on n'arrivera jamais à enfermer dans l'enclos défini par quelque mot en « isme ». Il ne met d'ailleurs aucune prétention à refuser la prétention de ces cercles étroits où se complaisent trop souvent artistes et critiques d'art; il ne s'affiche même pas comme « indépendant », ce serait déjà trop dire. Poursuivant son chemin tranquille, Brasilier fait du Brasilier, pour sa propre joie et pour la nôtre. Ce n'est pourtant pas un autodidacte : il doit beaucoup aux Nabis, au cercle desquels appartenait son père, Jacques Brasilier, ainsi qu'aux Fauves ; Maurice Brianchon, son maître, lui a appris à interroger le spectacle du monde visible. À regarder comment il fait chanter les plages diversement et intensément colorées, on devine son admiration pour Gauguin, on lui trouve certaines affinités avec Maurice Denis, Bonnard, Matisse, peut-être Munch sans son angoisse ; le japonisme, enfin, l'a évidemment tenté. Tout cela permet de voir en Brasilier un artiste enraciné, cultivé, respectueux des autres, et sachant tirer profit des leçons du passé ; mais rien de tout cela ne l'empêche de parler un langage qui n'est qu'à lui, et qui même s'est fait de plus en plus personnel depuis le début de sa carrière. »

30 euros (code de commande : 14088).

BRIGANTI (Giuliano) Le maniérisme italien. Paris, Gérard Monfort, 1993. In-8 broché, 113 p., illustrations en noir, (collection « Imago Mundi »).

15 euros (code de commande : 191/57).

BRIGANTI (Giuliano) — The View Painters of Europe. Translated from the italian by Pamela Walby. London, Phaidon, 1970. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 318 p., illustrations surtout en noir, quelques-unes en couleurs.

25 euros (code de commande : Art/ 5020).

 

BRODRICK (Alan Houghton) — Prehistoric Painting. [London], Avalon Press, [1948]. Petit in-4° sous reliure et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 37 p., 56 illustrations hors texte en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   « This book, which includes much new material derived from recent discoveries, deals with the amazing pictures painted by Prehistoric Man in caves scattered over the world from France, Spain, Italy and Libya to the Cape of Good Hope, India and Australasia, from 30,000 B.C. to the beginnings of written history. The colourplates include The Burial of a King from Rhodesia, a Young Bison from Altamira in Spain, a Frieze of Animals on a gallery-wall in Lascaux in France (a cave discovered by schoolboys during the War) and Dancers from the Hoggar in Africa, while the monochromes illustrate the art-styles of the varying cultural phases. Comparisons between the representation of game and hunters, of cattle-raids, of dancing women, ritual burials and « sacrificial » hands, raise many fascinating questions, as, for example, the ritual significance of prehistoric paintings and their probable origin in the « sympathetic magic » practised by primitive peoples to influence the killing of animals for food.
   The author was joint Secretary-General of the International Congress of Anthropological and Ethnological Sciences, 1934-38, and bas written many entertaining books of travel about North Africa, Burma, France, etc., and a notable work on Early Man : A Survey of Human Origins. »

7 euros (code de commande : 12446).

 

[BROUET (Auguste)]. Auguste Brouet. Catalogue de son œuvre gravé. Précédé d'une étude de Gustave Geffroy. Estampes. Tomes I et II. Paris, Gaston Boutitie & Cie, 1923. Deux volumes in-4° brochés, 8 ff. n. ch. + 288 reproductions phototypiques avec leurs serpentes légendées, exemplaire numéroté sur vélin avec une eau-forte originale de Brouet, bel exemplaire.

Les deux volumes : 280 euros (code de commande : 9036).

 

BUCHET (Martine) — Panama chapeau de légende. Photographies de Laziz Hamani. Paris, Assouline, 1995. In-4° sous reliure d'éditeur, 143 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières :
   Chapitre 1 : Quatre cents ans de panama.
   Chapitre 2 : Le mythe du « montecristi ».
   Chapitre 3 : Cuenca : les Andes autour d'un chapeau.
   Chapitre 4 : Guayaquil : le port des panamas.

20 euros (code de commande : 12986).

 

Byzance. L'art byzantin dans les collections publiques françaises. Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 528 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état, ouvrage « actuellement épuisé » au catalogue de l'éditeur.
   
@ Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée du Louvre, à Paris, du 3 novembre 1992 au 1er février 1993, en collaboration avec la Bibliothèque Nationale.
Table des matières :
   Introduction.
   1. Les origines : de Constantin à l'Iconoclasme.
   2. L'Empire iconoclaste.
   3. L'Empire des Macédoniens et des Comnènes.
   4. L'Empire latin et l'Empire des Paléologues.
   Chronologie, glossaire, bibliographie, index.
   À l'intérieur de chaque chapitre, les notices ont été rangées selon le plan suivant : mosaïque monumentale, sculpture, ivoires, stéatites, glyptique, verrerie, orfèvrerie, manuscrits, mosaïques et icônes portatives, textiles, monnaies.

65 euros (code de commande : 12987).

 

[CAHIER (Ch.) et MARTIN (Arth.)]. Nouveaux mélanges d'archéologie, d'histoire et de littérature sur le Moyen Âge.
Tomes I, II, III et IV (complet).
Paris, Firmin Didot Frères, Fils et Cie, 1874-1877.
Bel ensemble de ce complément aux Mélanges d'archéologie, d'histoire et de littérature parus de 1848 à 1859.
Pour en savoir plus...

L'ensemble : 500 euros (code de commande : 10124).

 

[CARPACCIO]. NEPI SCIRÈ (Giovanna) — Carpaccio. Histoire de sainte Ursule. Traduit de l'italien par Louis Bonalumi. Paris, Gallimard, 2000. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 343 p., belles reproductions en couleurs, quelques-unes en noir, (collection « Chefs-d'œuvre de l'Art Italien »).
Sur la jaquette :
   « Figure éminente et originale dans l'histoire de la peinture vénitienne du XVe siècle, Vittore Carpaccio (Venise, vers 1460 - 1526) est un artiste dont les origines et la formation demeurent mystérieuses. On pense cependant qu'il subit l'influence de Bellini et d'Antonello de Messine, et qu'il entretint des rapports avec l'art flamand et avec des zones artistiques étrangères à la Vénétie.
   Le cycle de l'Histoire de Sainte Ursule fut exécuté entre 1490 et 1496 pour la Scuola di Sant'Orsola à Venise, anciennement située à côté de l'abside de la basilique de San Giovanni e Paolo. Il constitue l'une des œuvres les plus novatrices et originales du peintre.
   Cette série de huit peintures évoque divers épisodes de la vie de la sainte, inspirés par la Légende dorée de Jacques de Voragine : Arrivée des Ambassadeurs anglais auprès du roi de Bretagne, Rencontre des fiancés et départ en pèlerinage, Rêve de la sainte... Carpaccio met ici en œuvre une nouvelle forme narrative proche des suites de tapisseries septentrionales, qu'il enrichit de multiples anecdotes et inventions formelles. Les différentes scènes se déroulent dans le cadre pittoresque des fêtes vénitiennes, mais il n'hésite pas à y mêler tout un monde imaginaire fait de rêve et de fantaisie.
   Aujourd'hui, les peintures sont conservées à l'Accademia de Venise, et présentées dans un ordre d'exécution qui ne correspond pas au développement historique des différents épisodes. Cet ouvrage se propose de reconstruire la séquence originale ; un exercice auquel auparavant de nombreux historiens de l'art et de spécialistes d'iconologie se sont mesurés. »

65 euros (code de commande : 13896).

[CARPACCIO]. ZORZI (Ludovico) — Carpaccio et la représentation de sainte Ursule. Peinture et spectacle à Venise au Quattrocento. Traduit de l'italien par Jean-Paul Manganaro, Danielle Dubroca et Jean-Christophe Bailly. Paris, Hazan, 1991. Petit in-4° broché sous étui d'éditeur, 271 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « 35/37 »), ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur, exemplaire à l'état de neuf, épuisé.
En quatrième de couverture :
   « L'essai que propose ce volume était conçu par Ludovico Zorzi comme la partie d'une vaste recherche devant couvrir tous les aspects de l'interaction entre peinture et activité théâtrale ou pré-théâtrale au quattrocento. Seul achevé, cet essai portant sur le célèbre cycle de sainte Ursule de Carpaccio, constitue à la fois une lecture scrupuleuse et passionnée de l'œuvre et une illustration saisissante de la thèse qui portait toute la recherche de Zorzi. Selon lui, en effet, la suite narrative complexe qui se développe sur les neuf toiles du cycle s'inspire constamment des formes de spectacle auxquelles la Venise d'alors s'adonnait, sous l'impulsion de « compagnies » formées de jeunes patriciens. Et ce rapport entre théâtre et peinture, entre scène et représentation figurée, vient ouvrir l'analyse à de surprenantes découvertes, dont le sens excède la seule histoire de l'art pictural. Mieux, à travers le déploiement même de la légende et selon une progression en paliers, le lecteur assiste à la cristallisation d'un système qui voit converger tous les arts de représentation. Théâtre et peinture, mais aussi architecture, musique même, tels sont, avec les personnages de la Venise du temps, les véritables comparses du drame qui se joue dans la lumière lagunaire.
   Véritable enquête (au sens de Ginzburg analysant Piero della Francesca ou de Settis analysant Giorgione), cet essai, finit, en faisant ricocher le sens d'un détail à un autre (un pompon sur un oreiller, une statue, un emblème, une démarche) par tracer le panorama dynamique d'une époque de transformations dont l'œuvre de Carpaccio, comme une mécanique de précision en même temps rêveuse a su recueillir les plus subtils échos, pour les faire résonner dans la Venise à la fois réelle et mythique qui, « sérénissimement » hante tout le livre. »   

35 euros (code de commande : 12224).

 

[CARTIER]. COLOGNI (Franco) Cartier, la montre Tank. Paris, Flammarion, 1998. In-4° sous reliure d'éditeur et jaquette, 263 p., très nombreuses illustrations en couleurs, à l'état de neuf.

43 euros (code de commande : Art/ 4020).

 

[CASSOU]. Jean Cassou 1897-1986. Un musée imaginé. Sous la direction de Florence de Lussy. Paris, BNF/Centre Georges Pompidou, 1995. In-8° broché à l'italienne, 251 p., nombreuses illustrations, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
@ Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée par la Bibliothèque nationale de France, à la Galerie Mansart, du 17 mars au 18 juin 1995.
Extrait de la préface de Jean Favier :
   « Robuste et puissante est la personnalité de Jean Cassou, à la fois homme d'action, homme de méditation, écrivain et poète, dont la carrière et le destin remplissent l'orbe presque entier de notre siècle. La multiplicité de ses dons, la diversité de ses aptitudes, les fonctions multiples qu'il assuma eurent pour effet pervers de nuire à sa notoriété. Son nom reste attaché au Musée national d'art moderne dont il fut au sortir de la guerre le créateur et l'infatigable animateur ; il demeure cependant largement méconnu du grand public. Il était donc opportun, en ce cinquantième anniversaire (à quelques mois près) de la publication de ses fameux Trente-trois sonnets écrits au secret, qu'une exposition de la Bibliothèque nationale de France, présentant l'homme, ses goûts, ses choix, ses actions et ses œuvres, offrît de lui une image cohérente, structurée et rehaussée par l'éclat de ses plus belles réussites, celle qui dorénavant s'attachera à son nom et lui permettra d'occuper la place qui lui est due parmi ceux qui ont marqué de leur empreinte notre siècle.
   Sa curiosité et son savoir étaient encyclopédiques. D'éminentes qualités d'indépendance d'esprit, de sympathie, de générosité et de désintéressement lui ouvrirent l'accès aux grands courants de la vie culturelle contemporaine. Il était aidé en cela par sa connaissance des langues et l'aisance qu'il montrait à les parler et à les traduire. On admirera chez lui l'envergure de l'intelligence et la largeur de compas d'un regard capable d'englober toutes les cultures. Ces vertus de l'esprit l'amenèrent à concevoir, dans l'exercice de ses fonctions de conservateur, un musée interdisciplinaire. L'éclatante réussite de l'exposition des Sources du XXe siècle, en 1961, fut une mise en application immédiatement probante de ces principes neufs, et assit durablement sa réputation de « passeur » et d'intermédiaire culturel.
   Son ascendance hispanique l'avait fortement marqué. Il y avait en lui une ardeur, une puissance d'imagination, et un non-conformisme qui bousculèrent mainte tradition obsolète. Dans le domaine politique, son tempérament généreux et quelque peu utopique, l'amenant à assimiler peut-être un peu trop hâtivement génie et bouleversement, poésie et révolution, fit de lui le champion de l'Espagne républicaine et des idéaux de la gauche française.
   L'homme était courageux, mieux même, impavide. Et il était habité par une morale de l'action qui le faisait s'irriter de l'impuissance générale à s'irriter, et gronder contre les âmes sans fierté ni colère. Ce fut un grand résistant, de ceux de la première heure et le général De Gaulle le fit compagnon de la Libération sur son lit d'hôpital en septembre 1944. L'héroïsme tranquille dont il fit preuve n'étonnera pas et on peut lui appliquer ce qu'il disait du génie espagnol : il ne recule pas et choisit l'aventure.
   Il n'aimait pas les théories et fuyait les concepts, façonné en cela par son maître spirituel, Miguel de Unamuno ; mais il possédait l'esprit de synthèse au plus haut degré. Il n'y a là rien de contradictoire. Une grande puissance mentale, donc, un esprit de rigueur, une croyance dans les pouvoirs de l'esprit, l'horreur du verbiage, mais – au-dessus de tout – quelque chose de sain et de substantiel, et, se mariant avec tout cela, une appétence pour la fantasmagorie et un sens du burlesque. Cet humaniste avait fait « vœu de richesse », pour faire pièce à l'étroitesse des esprits et à la frilosité qu'il reprochait à ses contemporains. Pour lui, le grand art, le seul véritable, ars magna, c'est celui de la vie. »

20 euros (code de commande : 12058).

 

[CATALOGUE DE VENTE]. Les ventes de tableaux, aquarelles, gouaches, dessins, miniatures à l'Hôtel Drouot. Répertoire et prix d'adjudication octobre 1940 à juillet 1941. Paris, L'Archipel, [1941]. In-8° broché, X, 146 p., quelques planches hors texte en noir, bel exemplaire.

15 euros (code de commande : 12990).

   

[CATALOGUE DE VENTE]. Les ventes de tableaux, aquarelles, gouaches, dessins, miniatures à l'Hôtel Drouot. Répertoire et prix d'adjudication septembre 1941 à juillet 1942. Paris, L'Archipel, [1942]. In-8° broché, XVI, 261 p., quelques planches hors texte en noir, bel exemplaire.

20 euros (code de commande : 12991).

 

 

 CATALOGUES D'EXPOSITION

Arts Mayas du Guatemala. Grand Palais. Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1968. In-8 carré broché, XLI + 226 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.

12 euros.(code de commande : 177/57).

La Grande parade. Amsterdam, Stedelijk Museum, 1984. In-4° broché, 348 p., illustrations en couleurs. édition bilingue néerlandais-anglais, un peu défraîchi..

20 euros (code de commande : 170/69).

Icônes bulgares du IXe au XIXe siècle. Bruxelles, Musées Royaux d'Art et d'Histoire, 1978. In-8° broché, 196 p., illustrations.

13 euros (code de commande : Art/ 5307).

 

[CHAGALL]. Marc Chagalls Welt. Photos : Izis Bidermanas. Text : Roy McMullen. Stuttgart, Belser, [1968]. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 267 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   « Durch welche ästhetischen, kulturellen, religiösen und psychologischen Faktoren zeichnet sien Chagall aïs einzigartige Gestalt unter den großen zeitgenössischen Künstlern aus ? Wie ist seine phantastische Bilderwelt, wie sind seine reichen Farben und seine bewußt unlogischen Kompositionen zu deuten ? Warum bedrängen ihn unentrinnbar bestimmte Erinnerungen an den langen Weg von seiner Heimat, einem russischen Provinzghetto, bis zu seinem heutigen Heim, einer Villa auf einem Hugel an der französischen Riviera ?
   Das vorliegende Werk Marc Chagalls Welt beantwortet diese und viele benachbarte Fragen durch seine ungewöhnliche, harmonische Zusammenstellung von aufschlußreichen Photos und kritischer Aufschlüsselung, von bildgetreuen Reproduktionen von Gemälden, Skizzen, Skulpturen und Zeichnungen, die zum Teil erstmals veröffentlicht werden, und den gehaltvollen Kommentaren von Chagall selbst. Sowohl Izis als auch Roy McMullen sind mit dem Künstler persönlich gut bekannt, und sie verfügen über die genaue Kenntnis seiner Lauf bahn und seiner kunstlerischen Leistungen ; das vorliegende Buch ist daher eine lebendige, eingehende Studie über die Entwicklungsstufen von Chagalls Schaffensprozeß.
   Izis, der Chagall im Jahre 1949 anläßlich eines photographischen Auftrags kennenlernte, ist seitdem der « getreue Begleiter » des Malers. Einige seiner Bildfolgen zeigen Chagall bei der Arbeit an so bedeutenden jüngeren Werken wie den Wandmalereien fur die Metropolitan Opera in New York, der Pariser Operndecke, den farbigen Glasfenstern fur die Kathedrale in Metz und die Hadassah-Klinik in Jérusalem, den Wandteppichen fur das israelische Parlament und den Bühnenbildern und Kostümen fur das Ballett Daphnis und Chloe. Andere Bildreihen fangen den Künstler als Maler, Entwerfer, Graphiker und Topfer ein. Weitere Photos vermitteln einen faszinierenden Eindruck von Chagall, dem Weltbürger, in Vence und Paris. Roy McMullens Text ist ein informierender Kommentar zu den Bildfolgen und zugleich eine umfangreiche kritische Studie über Chagalls Werk. Bei jeder Aussage bezieht er sich auf die Abbildungen, die nicht nur wegen ihres Eigenwerts, sondern auch als Schlüsselelemente zu einem imaginären Museum aller Aspekte von Chagalls Kunst ausgewählt wurden. Der Autor untersucht die charakteristische Art, in der der Künstler Farbe, Raum, Strukturen, Bilder, Symbole, Erinnerungen und Mystik behandelt. Eingestreut in diese grundlegende Stilbetrachtung finden sich Analysen der Selbstporträts, der graphischen Arbeiten, der Töpferei und der Skulpturen, der Mosaiken, Wandteppiche, Glasmalerei, Bühnenbilder und Monumentalgemälde. Die Fülle der Beispiele reicht von friihen, noch in Rußland entstandenen Zeichnungen bis zu den Bühnenbildem und Kostümen fur Mozarts Zauberflöte. »

25 euros (code de commande : 14204).

 

[CHARDIN]. COMTE-SPONVILLE (André) — Chardin ou la matière heureuse. Paris, Adam Biro, 1999. In-8° broché, 127 p., illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.

5 euros (code de commande : 14175).

 

CHAVAL Vive Gutenberg. Dessins de Chaval, illustrés de quelques textes de l'auteur. Paris, Laffont, 1956. In-8° broché, 172 p.

25 euros (code de commande : 13716).

 

CHOUX (Jacques) — Meubles lorrains. Paris, Hachette, 1973. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 113 p., nombreuses illustrations en noir, (collection « L'Inventaire Régional », établi par Jacques Fréal).
Extrait de la préface :
   « L'homme civilisé vit au milieu de mille choses qui lui sont devenues comme indispensables ; certaines touchent de si près à son existence quotidienne qu'à travers elles s'expriment les divers types de civilisation. Le mobilier est du nombre ; non seulement il diffère totalement selon les races, les continents, mais au sein d'un même pays, il reflète, de région à région, une étonnante diversité.
   Si, dans un pays comme la France, l'industrialisation contemporaine a imposé un type de mobilier à peu près uniforme, on ne peut, pour l'époque artisanale, parler d'un mobilier français qu'en pensant aux productions très soignées de quelques grands centres de création en tête desquels vient Paris, que les autres imitent soigneusement. Par contre, dès qu'on regarde le mobilier populaire, celui des campagnes, mais aussi de toute la petite bourgeoisie, celui même que le mobilier parisien n'excluait jamais complètement des maisons les plus aristocratiques, on constate une infinie diversité. Certains de ses éléments sont si marqués qu'ils peuvent suffire à eux seuls à évoquer un pays, une certaine façon de vivre : armoire normande, pannetière provençale, lit clos breton, chaise alsacienne. Et tout naturellement, on parle de mobilier normand, provençal, breton ou alsacien, comme s'il allait de soi que par le mobilier se manifestent d'une façon immédiatement compréhensible les caractères originaux d'une région.
   On parle donc aussi de mobilier lorrain. Cet ouvrage, qui lui est consacré, n'aura pas la prétention de le définir, car toute systématisation en la matière est impossible ; il voudrait seulement essayer, à partir d'exemples aussi bien localisés que possible, d'en faire une présentation suffisamment générale pour que se dégagent certains caractères, en évitant de poser des règles qui n'ont jamais existé dans la réalité et contre lesquelles on pourrait immédiatement invoquer mille exceptions. Car, même dans une région aussi limitée que la Lorraine, la diversité est évidente; elle apparaît de canton à canton, de village à village ; il faudrait dire, de menuisier à menuisier.
   En parlant ici de Lorraine, nous entendons évidemment ne pas parler seulement du duché de Lorraine, mais de l'ensemble de la région correspondant aujourd'hui aux quatre départements de Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle et Vosges, auxquels il faut ajouter les cantons de Bourmont dans la Haute-Marne et de Sarre-Union dans le Bas-Rhin, le Pays Gaumais en Belgique et une frange frontalière au Luxembourg et en Sarre. Région sans limites géographiques naturelles, que coupe même la frontière linguistique, puisque toute la partie nord-est est germanophone, mais que caractérisent des traditions historiques communes (mais non pas une unité politique qui n'a jamais été réalisée), certains faits de civilisation relatifs aux structures agraires, aux types de villages, à l'habitat, au langage pour la partie romane, et, nous le montrerons, au mobilier.
   La période étudiée ne dépassera guère le milieu du XIXe siècle, époque à laquelle le mobilier artisanal traditionnel a très rapidement cessé d'être fabriqué, supplanté par des productions semi-industrielles sans caractère régional marqué. Il est plus difficile par contre de fixer un commencement. Nous pensons qu'il n'est pas inutile de remonter jusqu'au début du XVIe siècle, puisque certains types de meubles alors en usage ont continué d'être fabriqués jusqu'au XIXe siècle, et qu'on peut encore en rencontrer des spécimens ailleurs que dans les musées. Mais il est évident que nous parlerons surtout de meubles du XVIIIe siècle et de la première moitié du XIXe, période d'abondante production, dont les spécimens garnissent encore nombre de nos logements actuels. Un travail comme celui que nous tentons doit être appuyé sur des exemples choisis avec rigueur. Il est en particulier très important que soient retenus des meubles dont la provenance soit connue avec le plus de précision possible. Depuis que le goût pour le mobilier régional ancien s'est répandu, un nombre extraordinaire de pièces a changé de mains. Il s'est constitué des collections, parfois très remarquables par la qualité, mais dont les propriétaires ne se sont pas toujours suffisamment souciés de connaître l'origine de ce qu'ils rassemblaient. Nous avons évité autant que possible d'en faire état, préférant toujours des exemplaires de provenance sûre, fussent-ils de qualité moindre. Pour certains types de meubles, c'est malheureusement déjà presque impossible, les chaises par exemple.
Pour illustrer cet ouvrage, nous avons eu le plus souvent recours aux collections des musées, non seulement parce qu'elles offrent en général ces garanties que nous venons de dire, mais aussi parce qu'étant accessibles à tous, elles permettent au lecteur de se faire des choses une idée à laquelle il ne peut atteindre uniquement avec des photographies, si parfaites soient-elles. Il va de soi cependant que nous devions aussi, pour diversifier davantage les exemples donnés, faire appel à des particuliers sachant bien d'où vient tel meuble qu'ils possèdent, et dont nous n'avions pas l'équivalent dans les collections publiques. » 

25 euros (code de commande : 12026).

 

[CIRY (Michel)]. PASSERON (Roger) — L'œuvre gravé de Michel Ciry 1949-1954. Préface de Jean Adhémar. Paris, La Bibliothèque des Arts, 1968. In-4° sous reliure toilée d'éditeur, jaquette et étui, 130 p., exemplaire numéroté sur vélin.

125 euros (code de commande : Art/ 4299).

 

COMENTALE (Christophe) La Chine à travers les peintres. Lausanne, Edita-Conti, 1991. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 143 p., illustrations en noir et en couleurs.
Introduction :
   
 « L'histoire de l'Extrême-Orient, en particulier celle de la Chine est liée à la succession de dynasties qui ont permis de donner une richesse et une densité à cette civilisation si particulière, dont, malgré la profusion d'œuvres, on ne peut pas dire qu'elle soit connue en Occident, notamment pour ce qui a trait aux arts graphiques ; en revanche, tout un chacun peut évoquer la porcelaine, la soie, autant de matériaux qui proviennent depuis plusieurs siècles de ce pays.
   Or, les collections publiques ou privées, tant asiatiques qu'occidentales, regorgent de chefs-d'œuvre qui ne demandent qu'à être vus et compris. Cette réflexion suppose que toute œuvre d'art est conçue à travers un rapport qui va avec l'évolution des idées, évolution qui se reflète dans les propos laissés par les théoriciens et artistes au fil des dynasties. Ces propos constituent des maillons importants de l'esthétique chinoise. Ceci est valable pour la peinture ancienne « plus de cent ans d'âge », mais l'est tout autant, et plus encore, pour la peinture dite « moderne », celle qui émane de jeunes créateurs ou de talents consacrés d'une façon ou d'une autre. Pourquoi de tels jugements de valeur ? Nous essaierons d'y faire allusion au cours de notre propos. Allusion seulement, car l'art chinois du XXe siècle nécessiterait à lui seul plusieurs volumes d'explications et d'illustrations.
   La « peinture » chinoise se partage entre différents sujets dont l'importance a changé suivant les siècles et aussi les systèmes classificatoires laissés par les auteurs. Sous les Tang et Song, périodes où les classifications apparaissent, le nombre des subdivisions varie, certains en ont vu quatre principales : personnages, animaux, bâtiments, paysages... ; chez d'autres, l'on en compte plus, jusqu'à une dizaine : personnages, bâtiments, tribus étrangères, dragons et poissons, paysages, fleurs et oiseaux, animaux, bambous, fruits et légumes,... »

60 euros (code de commande : 13786).

 

CONTENAU (Georges) — L'art de l'Asie occidentale ancienne. Paris - Bruxelles, Van Oest, 1928. In-8° broché, 58 p., LXIV planches hors texte en héliogravure, (collection « Bibliothèque d'Histoire de l'Art »).
Avant-propos :
   « Trois grandes civilisations se sont partagé le monde ancien : celle de l'Égypte, celle de l'Égée, celle d'Assyro-Babylonie. Mais, de même que la civilisation de l'Égée, dont le foyer principal est en Crète, rayonne au loin sur un grand territoire, l'art d'Assyro-Babylonie déborde également de son pays d'origine. C'est lui, plus ou moins modifié, qu'on retrouve dans la Perse ancienne, le nord du bassin du Tigre et de l'Euphrate (I'Arménie moderne), la Syrie et la Palestine, la plus grande partie de l'Asie Mineure. C'est lui que l'on peut décrire sous le nom d'art mésopotamien puisqu'il a ses origines en Mésopotamie, d'art de l'Asie occidentale ancienne puisque tous les pays qui la composaient peuvent s'en réclamer.
   Cette civilisation eut une longue fortune : nous la voyons déjà constituée au début de l'histoire (vers 3200 ou 3300 avant notre ère) au sud du bassin du Tigre et de l'Euphrate, où les Sumériens, qui ne sont ni des Sémites, ni des Indo-Européens (du moins tels que nous les connaissons aujourd'hui), l'ont élaborée et menée à un haut degré de perfection. Les conquérants sémites qui fondent Babylone hériteront de cette civilisation au même titre que leurs voisins les Assyriens ; elle imprègne la Phénicie, qui répond à la côte méditerranéenne, et tout l'arrière-pays, appelés Canaan ; des sources du Tigre et de l'Euphrate, nous la voyons se diriger vers le Taurus, le franchir et, dans la péninsule, aller prendre contact avec la civilisation égéenne qui s'implante à l'ouest de l'Asie Mineure. Lorsqu'au milieu du premier millénaire avant notre ère les Perses mettent fin aux empires d'Assur et de Babylone, ils sont les continuateurs de cette civilisation, comme les Grecs et les Romains, lorsqu'ils conquièrent l'Orient, l'adoptent dans ses grandes lignes et la combinent avec la leur. Insensiblement nous atteignons ainsi et nous dépassons même l'ère chrétienne, sans que cet immense domaine cesse de posséder son autonomie artistique et sans qu'aucun des peuples qui le composent s'inspire vraiment d'une autre culture. Comme l'adhésion des populations orientales au christianisme, puis à l'Islam, en modifie peu à peu le caractère par l'introduction d'éléments nouveaux, sans pour cela en effacer les origines lointaines, c'est donc vers le troisième siècle de notre ère que prendra fin notre étude de cet art de l'Asie occidentale ancienne, après plus de 3500 ans d'histoire attestée.
   Le beau livre de M. Ch. Boreux, paru dans cette collection, a fait justice de la conception d'un art égyptien immobile. Celui de l'Asie occidentale ancienne n'a pas moins évolué ; le temps, et surtout l'espace où il s'épanouissait, lui ont imprimé semblable diversité, peut-être même plus accusée ; mais aussi les échanges d'influences. Dès 3000 avant notre ère, les relations avec l'Égypte étaient fréquentes et l'art mésopotamien s'en est bien souvent ressenti ; c'était déjà un perpétuel va-et-vient entre l'Asie, l'Égée, puis l'Europe, soit par mer, soit surtout par l'Asie Mineure. La péninsule, loin d'être une barrière entre les deux continents, est un véritable pont, et chez les peuples qui l'habitèrent, nous saisissons les affinités qui existent entre l'art de l'Asie occidentale et celui de l'Égée.
   C'est pourquoi j'ai cru devoir, dans cet exposé, rompre avec la coutume qui consiste à étudier l'évolution de l'art en Asie occidentale dans le cadre géographique et historique que constituent les anciens peuples, et ne pas le décrire dans une suite de monographies distinctes. Il m'a paru préférable de dégager les caractères généraux de chacune des grandes formes de l'art sur toute l'aire qui fait l'objet de cette étude, et d'en comparer les manifestations chez les différents peuples. Puisqu'il s'agit d'un résumé général, il m'a semblé qu'il y aurait intérêt, dans le choix des illustrations, à donner une idée de la multiplicité des aspects de cet art, et, quitte à ne pas reproduire tous les monuments popularisés par les manuels depuis près d'un demi-siècle, à faire place à des œuvres, moins connues, dues aux fouilles plus récentes et à montrer par là les progrès de l'archéologie orientale. »

25 euros (code de commande : 12409).

 

CONTET (F.) — Les vieux hôtels de Paris. Le Temple et le Marais. Tome I. Motifs de décorations intérieures. Quatrième édition. Paris, Contet, 1913. Portfolio (325 ´ 465 mm.) demi-percaline verte, [8 (titre et table)] p., 44 planches.
Table des matières :
   - Hôtel Mégret de Sérilly. Dépendance de l'ancien Hôtel d'Espernon, 106, rue Vieille-du-Temple, anciennement 122 (planches 1 à 6).
   - Hôtel de Rohan dit Hôtel de Strasbourg. Imprimerie Nationale, 87, rue Vieille-du-Temple (planches 7 à 15).
   - Hôtel Le Pelletier de Saint-Fargeau. Bibliothèque de la Ville de Paris, 29, rue de Sévigné (planches 16 à 18).
   - Hôtel de Soubise. Archives Nationales, 60, rue des Francs-Bourgeois (planches 19 à 26).
   - Maison dite « Hôtel de Pologne » sise 65, rue de Turenne, anciennement 43, rue Saint-Louis-au-Marais (planches 27 et 28).
   - Hôtels situés place des Vosges, ci-devant Place Royale (planches 29 à 40).


Planche n° 7 : le « Cabinet des Singes » de l'Hôtel de Rohan.

45 euros (code de commande : 14092).

 

COOPER (Douglas)Trésors d'art des grandes familles. Paris, Laffont, 1965. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,304 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.

40 euros (code de commande : Art/7327).

 

COOTNER (Catryn M.) — Kilims d'Anatolie. La collection Caroline & H. McCoy Jones. The Fine Arts Museums of San Francisco. Avec la participation de Garry Muse. [Bruxelles], Crédit Communal, 1991. In-4° broché, 275 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
@ Catalogue de l'exposition organisée à la galerie du Passage 44, à Bruxelles, du 6 décembre 1991 au 23 février 1992.
Extraits :
« Cette exposition est la présentation la plus complète de kilims anatoliens antérieurs au dix-neuvième siècle dans l'histoire des expositions de tapis orientaux. Le nombre exceptionnel d'exemples prototypes, très anciens, uniques, permet aux Fine Arts Museums de San Francisco, grâce à la clairvoyance et à la générosité de Caroline et H. McCoy Jones, d'offrir au public une occasion inégalée d'apprécier la nature et l'ampleur de cet art. »
« Cet essai va du général au spécifique, du large contexte d'un musée d'art au thème étroit de l'art du tissage. Aucune œuvre notoire n'a jamais été conçue, créée ou acquise ex nihilo. C'est pourquoi, bien que l'intention principale de cette monographie soit d'établir la position des kilims d'Anatolie dans un musée d'art du vingtième siècle en particulier et leur place dans le panthéon de l'art en général, tout autre sujet plus vaste, relié directement au rôle de l'art dans un musée, doit être pris en considération. Cet essai comprend trois parties. La première passe en revue les paramètres, prérogatives et responsabilités d'un musée d'art. La seconde se concentre sur les caractéristiques des kilims anatoliens qui nous permettent de mieux saisir la nature de ce genre bien spécifique. C'est dans la troisième et dernière partie que nous examinerons les kilims d'Anatolie dans le contexte de l'art du tissage de la tapisserie à relais. C'est là que l'importance de cette collection et sa profonde signification pour l'histoire de l'art deviennent évidentes. »

30 euros (code de commande : 11121).

 

[DALI]. Dali. De Draeger. Max Gérard a recueilli le propos de ce livre. S.l., Le Soleil Noir, 1968. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, [256] p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Sur la jaquette :
« Nous traversions le hall d'exposition de l'imprimerie lorsque brusquement Dali s'arrêta, revint de trois pas en arrière et, montrant l'habillage d'une boîte timbrée aux armes de la marquise de Sévigné, s'écria : « Voilà comment devrait être la couverture de notre livre ! » D'un regard il venait d'inventer la plus surréaliste et la plus commerciale des jaquettes.
C'est pourquoi vous avez dans les mains un ouvrage vêtu de la somptueuse tenue d'or réservée habituellement aux boîtes de chocolat ; c'est pourquoi vous dégusterez bientôt des friandises en forme de montres molles ; c'est ainsi que l'imagination de notre imaginatif ami servait d'un coup deux passions chères à son cœur : l'art et la gastronomie. »

100 euros (code de commande : 10499).

 

DALY (César) — Motifs historiques d'architecture et de sculpture d'ornement. Décorations extérieures. Volumes I et II (complet). Décorations intérieures. Volumes I et II (complet). [Paris], [Librairie Générale de l'Architecture et des Arts Décoratifs], ca 1880. Quatre portfolio (325 ´ 465 mm.) pleine percaline rouge d'éditeur, t. I : [6 (titre et table)] p., 112 planches, t. II : [6 (titre et table)] p., 86 planches, t. III : [6 (titre et table)] p., 105 planches, t. IV : [6 (titre et table)] p., 95 planches.
Tables des planches :
   Décorations extérieures I :
   Style François Ier
      - Château de Blois (6 planches).
      - Porte, rue du Tabourg, à Orléans (1 planche).
      - Maison à Gallardon (5 planches).
      - Niche en pierre, sur le pont Sainte-Catherine, à Narbonne (1 planche).
      - Hôtel de Lasbordes, rue des Carmes, à Toulouse (4 planches).
      - Hôtel de Jean Bernui, à Toulouse (10 planches).
      - Hôtel d'Aussargues, à Toulouse (3 planches).
   Style Henri II
      - Hôtel de Lasbordes, à Toulouse (2 planches).
      - Arcade de Nazareth, à Paris (1 planche).
      - Porte de la reine Blanche, à Paris (1 planche).
      - Porte de l'église Saint-Just, à Narbonne (1 planche).
      - Porte à Clermont-Ferrand (1 planche).
      - Hôtel, rue des Grands-Augustins, 7, à Paris (2 planches).
      - Hôtel d'Assezat, à Toulouse (3 planches).
      - Château d'Anet (6 planches).
   Style Henri III
      - Église Saint-Nicolas-des-Champs, à Paris (2 planches).
      - Hôtel Caminade, à Toulouse (3 planches).
      - Tourelle, rue de la Vannerie, à Dijon (1 planche).
      - Hôtel d'Assezat, à Toulouse (6 planches).
      - Porte dans un jardin, rue Fermat, à Toulouse (1 planche).
      - Porte, dans une cour, rue de la Pomme, à Toulouse (1 planche).
   Style Henri IV
      - Hôtel, rue de la Dalbade, à Toulouse (2 planches).
      - Ancienne Bourse, place du Palais, à Bordeaux (2 planches).
      - Pont-Neuf, à Paris (1 planche).
      - Église Saint-Germain-l'Auxerrois, à Paris (1 planche).
      - Puits mitoyen, rue du Musée, à Toulouse (1 planche).
      - Place Royale, à Paris (4 planches).
      - Capitole, à Toulouse (3 planches).
      - Porte d'hôtel, rue Saint-Barthélemy, à Toulouse (1 planche).
      - Église Saint-Étienne-du-Mont, à Paris (1 planche).
      - Vieux Louvre, à Paris (1 planche).
      - Lucarne, quai des Orfèvre, à Paris (1 planche).
      - Consoles de balcon, quai de Béthune, à Paris (1 planche).
      - Consoles et couronnement de croisées, à Orléans (1 planche).
      - Hôtel de Sully, à Paris (1 planche).
   Style Louis XIII
      - Palais de Justice, à Paris (1 planche).
      - Église Saint-Étienne-du-Mont, à Paris (1 planche).
      - Porte, rue Poulletier, à Paris (1 planche).
      - Église Saint-Gervais, à Paris (2 planches).
      - Église de Cadillac (2 planches).
      - Porte, rue Pavée-Saint-André-des-Arts, à Paris (1 planche).
      - Temple protestant, rue Saint-Antoine, à Paris (1 planche).
      - La Sorbonne, à Paris (1 planche).
      - Église Saint-Germain-des-Prés, à Paris (2 planches).
      - Porte, rue Geoffroy-Lasnier, à Paris (2 planches).
      - Église Saint-Louis-Saint-Paul, à Paris (1 planche).
      - Porte exposée dans un musée à Toulouse (1 planche).
      - Manufacture Impériale, à Sèvres (2 planches).
      - Puits dans une cour, rue Maletache, à Toulouse (1 planche).
      - Hôtel d'Aumont, à Paris (1 planche).
      - Hôtel Montbel, à Toulouse (1 planche).
      - Grille de clôture dans le parc de Carrouges.
      - Hôtel de Biseuil, rue Vieille-du-Temple, à Paris (1 planche).
      - Hôtel de Palaminy, à Toulouse (1 planche).
      - Hôtel Lauzun, quai d'Anjou, à Paris (1 planche).
      - Lucarnes, quai de la Tournelle, à Paris (1 planche).
      - Clefs de portes et de croisées, à Paris et à Toulouse.
   Décorations extérieures II :
   Style Louis XIV
      - Hôtel de Beauvais, rue Saint-Antoine, à Paris (1 planche).
      - Église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, à Paris (1 planche).
      - Palais de Versailles (3 planches).
      - Porte, impasse des Bourdonnais, à Paris (1 planche).
      - Place Vendôme, à Paris (2 planches).
      - Hôtel, rue Saint-Louis-en-l'Ile, 51, à Paris (1 planche).
      - Porte d'une maison, rue Saint-Guillaume, à Paris (1 planche).
      - Porte d'un hôtel, rue du Bac, à Paris (2 planches).
      - Porte, rue des Billettes, à Paris (1 planche).
      - Clefs de portes et de croisées, à Versailles (1 planche).
      - Palais de Versailles (3 planches).
      - Fontaine du Vert-Bois, rue Saint-Martin, à Paris (1 planche).
      - Consoles et clefs-consoles, à Paris et à Versailles (3 planches).
      - Balcon, rue Saint-Adré-des-Arts, 27, à Paris (1 planche).
      - Croisées d'entresol, rue du Cherche-Midi, 85, à Paris (1 planche).
      - Œil-de-bœuf, rue Saint-Guillaume, à Paris (1 planche).
   Style Louis XV
      - Porte, rue Saint-Martin, 203, à Paris (1 planche).
      - Fontaine de l'Abbaye, rue Childebert, à Paris (1 planche).
      - Clefs de portes et de croisées, à Paris (1 planche).
      - Entrée du passage du Dragon, à Paris (1 planche).
      - Hôtel Saint-Chaumont, rue Saint-Denis, à Paris (4 planches).
      - Manufacture Impériale, à Sèvres (3 planches).
      - Balcon, rue de Gravelle, à Versailles (1 planche).
      - Console, rue Cassette, 36, à Paris (1 planche).
      - Enseigne en pierre, quai du Marché-Neuf, à Paris (1 planche).
      - Lucarne dans le lycée Napoléon, à Paris (1 planche).
      - Maison, rue de la Parcheminerie, à Paris (1 planche).
      - Fontaine en plomb, dans la cour du Préfet de Police, à Paris (1 planche).
      - Porte, rue Saint-André-des-Arts, 47, à Paris ( planche).
      - Pavillon de Hanovre, boulevard des Italiens, à Paris (1 planche).
      - Hôtel, rue du Cerche-Midi, 59, à Paris (1 planche).
      - Croisées du 2e étage d'une maison, rue de Seine, 57, à Paris (1 planche).
      - Porte, rue du Bac, 46, à Paris (1 planche).
      - Clefs de portes, à Paris (1 planche).
      - Consoles, à Paris (1 planche).
      - Porte, rue de Varennes, 56, à Paris (1 planche).
      - Console du Garde-meuble, à Paris (1 planche.
   Style Louis XVI
      - Hôtel, rue des Francs-Bourgeois, 10, à Paris (3 planches).
      - Maison, quai des Ormes, 8, à Paris (3 planches).
      - Porte-cochère, rue de Vaugirard, 50, à Paris (1 planche).
      - Balcon en fer, rue Royale, à Versailles.
      - Corniches et couronnements de croisées, à Paris (3 planches).
      - Hôtel des Monnaies, à Paris (2 planches).
      - Porte, route de Châtillon, 17, à Paris (1 planche).
      - Porte, rue de Varennes, 72, à Paris (1 planche).
      - Porte, rue de Varennes, 69, à Paris (1 planche).
      - Hôtel d'Entragues, rue de Tournon, à Paris (3 planches).
      - Balcons de croisées, à Paris (1 planche).
      - Consoles, à Paris (1 planche).
      - Couronnement de croisée, rue du Temple, 149, à Paris (1 planche).
      - Boutique, quai Bourbon, 3, à Paris (1 planche).
      - Palais-Royal, à Paris (4 planches).
      - Palais de Justice, à Paris (2 planches).
      - Maison, rue de la Vieille-Estrapade, 11, à Paris, 1 planche.
      - Clefs de portes et de croisées, à Paris (1 planche).
      - Petites consoles, à Paris (2 planches).
   Décorations intérieures I :
   Style Louis XII
      - Cheminée de l'Hôtel d'Aluie, à Blois (2 planches).
      - Lambris, au Musée de Cluny, à Paris (1 planche).
      - Clôture de chapelle, dans l'église de l'abbaye de Fécamp (2 planches).
      - Panneau du château de Gaillon (1 planche).
      - Panneaux au musée de Cluny et à l'hôtel Lambert, à Paris (1 planche).
   Style François Ier
      - Escalier, à l'hôtel de Pincé, à Angers (1 planche).
      - Salles diverses à l'hôtel de Pincé, à Angers (1 planche).
      - Cheminée, à l'hôtel Lasbordes, à Toulouse (2 planches).
      - Cheminées à l'hôtel Lasbordes, à Toulouse (2 planches).
      - Lambris, au Musée de Cluny, à Paris (1 planche).
      - Cheminée, au château de Graves (1 planche).
      - Cheminée, à l'ancien Hôtel de Vaillac, à Toulouse (1 planche).
      - Plafond de la salle de la Cour d'assises, à Dijon (1 planche).
      - Panneaux divers de lambris, à l'Hôtel Lambert, à Paris (2 planches).
      - Plafond, à l'Hôtel de Pincé, à Angers (1 planche).
   Style Henri III
      - Escalier, à l'Hôtel d'Assezat, à Toulouse (1 planche).
      - Clôture de chapelle, au Palais de Justice de Dijon (1 planche).
      - Trumeau, avec miroir (1 planche).
      - Porte, panneaux de porte et panneaux divers du château d'Anet (3 planches).
      - Plafond du salon de Diane, au château d'Anet (2 planches).
      - Panneaux en bois sculpté (1 planche).
      - Panneaux divers, corniches et cadres divers, au Musée de Cluny, à Paris (2 planches).
      - Cheminée, dans la maison Lebours, à Cusset (1 planche).
      - Cheminée du château de Villeroy (1 planche).
      - Cheminées, aux musées de Cluny, à Paris et de Bar-le-Duc (4 planches).
   Style Henri III
      - Cheminées au château de Wideville (2 planches).
      - Cheminée au Musée des Antiquaires, à Caen (1 planche).
      - Panneaux divers, au Musée de Cluny, à Paris (1 planche).
      - Cheminée au Musée de Bar-le-Duc (1 planche).
  Style Henri IV
      - Escaliers et cheminée au Musée de Cluny (3 planches).
      - Cheminée d'un hôtel, rue de la Pomme, à Toulouse (1 planche).
      - Cabinet dit de Sully, à la Bibliothèque de l'Arsenal, à Paris (oratoire, cheminée, plafonds, chambres à coucher) (10 planches).
      - Carrelages au château de Wideville (1 planche).
   Style Louis XIII
      - Escalier de l'Hôtel de Sully (1 planche).
      - Clôture dans la cathédrale de Bordeaux (1 planche).
      - Escalier d'un hôtel privé, rue du Mirail, à Bordeaux (1 planche).
      - Porte d'un salon au Château de Cheveray (1 planche).
      - Cheminée, au Tribunal de commerce, à Alençon (1 planche).
      - Panneaux divers au Musée de Cluny (1 planche).
      - Poutres, poutrelles ornées et cheminée de salon, au château de Wideville (7 planches).
   Style Louis XIV
      - Escalier de l'Hôtel de Thorigny, rue des Coutures-Saint-Gervais, à Paris (1 planche).
      - Rampes d'escalier à Paris et à Ivry (1 planche).
      - Cheminée d'un salon, à l'Hôtel Lambert, à Paris (1 planche).
      - Porte à jour, dans le chœure de la cathédrale de Bordeaux (1 planche).
      - Salon de la Guerre, au palais de Versailles (1 planche).
      - Cheminée au Salon d'Hercule, au palais de Versailles (1 planche).
      - Panneau avec emblèmes de chasse, à Boussy-Saint-Antoine (1 planche).
      - Couronnements de glaces, au château de Bercy (1 planche).
      - Cadre de tableau, au palais de Versailles (1 planche).
      - Lambris d'un salon, à la mairie d'Ivry (1 planche).
      - Trumeau, porte et cheminée du Salon de Diane, au palais de Versailles (3 planches).
      - Décoration en briques émaillées, dans la cour de la Chartreuse de Troyes (4 planches).
      - Porte, lambris et plafond d'un salon à Ivry (4 planches).
      - Porte d'un salon, rue de Sèvres, à Paris (1 planche).
      - Chambre à coucher et cheminée au château de Wideville (3 planches).
      - Chambre à coucher d'un hôtel, rue des Bernardins, à Paris (1 planche).
      - Chambre à coucher de Louis XIV (ensemble, balustrade, porte et cheminée), au palais de Versailles (4 planches).
   Décorations intérieures II :
   Style Louis XV
      - Escalier d'un hôtel, rue Saint-Denis, à Paris (1 planche).
      - Escalier de l'Hôtel du Mont-de-Piété, à Bordeaux (1 planche).
      - Salon d'un hôtel privé, rue Cheverus, à Bordeaux (1 planche).
      - Salon et rosace de plafond d'un hôtel privé, cours d'Albret, à Bordeaux (2 planches).
      - Salon au Plais de la Bourse, à Bordeaux (2 planches).
      - Plafond d'un salon, cours des Fossés, à Bordeaux (1 planche).
      - Salon de Musique (ensemble et lambris) à la Bibliothèque de l'Arsenal, à Paris (4 planches).
      - Hôtel privé, place de la Bourse à Bordeaux (cheminée et lambris, portes et lambris), 2 planches).
      - Cheminée du petit salon au palais de Versailles (1 planche).
      - Salon à l'Archevêché de Bordeaux : cheminée, rosace d'un plafond, salle à manger, cheminée et lambris de la salle à manger (7 planches).
      - Hôtel de Soubise, à Paris : chambre à coucher, panneaux, panneaux de porte, huisseries, voussure d'un plafond, rosace d'un plafond (10 planches).
      - Manufacture de Sèvres : vitrines du musée, œil-de-bœuf, couronnement de porte (4 planches).
      - Porte et lambris d'un salon d'une maison, allée de Tourny, à Bordeaux (1 planche).
   Style Louis XVI
      - Escalier d'un hôtel privé, rue Sainte-Eulalie, à Bordeaux (1 planche).
      - Escalier de l'Hôtel de Ville de Bordeaux (1 planche).
      - Théâtre de Bordeaux : grand escalier et couronnements de niches et de portes (2 planches).
      - Panneau d'un hôtel privé à Bordeaux (1 planche).
      - Salon d'un hôtel privé, rue Saint-Charles à Bordeaux : ensemble, porte, lambris, rosace du plafond, cheminée et lambris (5 planches).
      - Salon d'un hôtel privé, rue Sainte-Eulalie, à Bordeaux (1 planche).
      - Hôtel de Ville de Bordeaux : porte et rosace d'un grand salon (2 planches).
      - Cheminée et lambris d'un salon d'un hôtel privé, rue Jean-Jacques-Bel, à Bordeaux (1 planche).
      - Grand salon à l'Hôtel de la Préfecture, à Bordeaux : ensemble, rosace du plafond, couronnement de glace, lambris (5 planches).
      - Salon d'un hôtel privé, rue du Cancera, à Bordeaux (1 planche).
      - Cheminée et trumeaux d'un grand salon, hôtel Piganeau, à Bordeaux (2 planches).
      - Salon d'un hôtel privé, rue Neuve-des-Mathurins, à Paris : porte et lambris (4 planches).
      - Petit salon d'un pavillon, rue Saint-Laurent, à Bordeaux (1 planche).
      - Salon d'un hôtel privé, quai Voltaire, à Paris : cheminée et porte (2 planches).
      - Salon d'une maison de campagne à Blanquefort : ensemble, porte, lambris, cheminée et détails divers (4 planches).
      - Trumeau d'un grand salon au Muséum d'Histoire naturelle, à Bordeaux (2 planches).
      - Panneaux d'un salon d'un hôtel privé, rue du Montparnasse, à Paris (2 planches).
      - Salon d'un hôtel privé, cours d'Albret, à Bordeaux (1 planche).
      - Lambris d'une salle à manger de l'Hôtel de la Préfecture, à Bordeaux (1 planche).
      - Chambre à coucher d'un hôtel privé, quai Voltaire, à Paris (1 planche).
      - Chambre à coucher à l'Hôtel Baour, à Bordeaux (1 planche).
      - Salle à manger d'un hôtel privé, rue Sainte-Eulalie, à Bordeaux (1 planche).
      - Boudoir, cheminée et lambris à l'Hôtel Piganeau, à Bordeaux (5 planches).
      - Voussure d'un plafond et cheminée du salon d'une maison, rue Vieille-du-Temple, à Paris (2 planches).
      - Cheminée d'un salon d'un hôtel privé, rue Louis-le-Grand, à Paris (1 planche).
      - Panneaux d'une chambre à coucher d'une maison, rue Desfourniel, à Bordeaux (2 planches).

Les quatre volumes : 450 euros (code de commande : 13498).

 

DARRIULAT (Jacques) — Métaphores du regard. Essai sur la formation des images en Europe depuis Giotto. Paris, Lagune, 1993. Grand in-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 429 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   « Moi qui fais profession des choses muettes », écrivait autrefois Poussin. Les images se taisent. Comment parler peinture sans rompre ce silence ? Entre l'érudition de l'historien, qui s'attarde dans les insignifiances, et les survols du philosophe, qui se complaît dans les approximations, il est un autre discours qui se porte à la rencontre de l'image et n'élude pas la question qu'elle nous pose.
   Qu'est-ce qu'un tableau ? S'il n'était qu'un objet, il suffirait de le décrire, et tout serait dit. Mais s'il est un événement, il faut en restituer le surgissement, ne pas esquiver le rendez-vous qu'il assigne, et tout reste à dire. L'image se rencontre ou se manque, il ne suffit pas d'être là pour la voir et, devant le défi qu'elle nous lance, il se peut fort bien, il arrive souvent, que nous demeurions sans réponse, les yeux grands ouverts et néanmoins aveugles. Le tableau fait signe : il regarde, et ne se montre qu'aux yeux qui croisent son regard. L'histoire de la peinture en Europe est le long commentaire de cet éblouissement séminal, coïncidence admirable de la vision avec elle-même, qui se connaît en se réfléchissant. Le tableau dessine la métaphore du regard qui se retrouve en lui.
   Sur la scène que le cadre limite, se déroule en silence la dramaturgie de la rencontre. Trois actes rythment la représentation : le spectaculaire, l'hallucinaire et l'onirique. Muni de cette clé, le texte de la peinture se fait intelligible. Les œuvres s'y succèdent, comme autant d'épisodes dans une trame cohérente.
   On le comprend : il s'agit moins ici de la peinture, considérée en elle-même, que de l'amour de la peinture, si tant est que l'amour est le prolongement d'une commotion et comme l'onde de choc d'une unique rencontre. L'amateur s'est promis de demeurer fidèle à l'émotion de la découverte. C'est à lui que ce livre s'adresse.

30 euros (code de commande : 14307).

 

DASNOY (Albert) — Exégèse de la peinture naïve. Bruxelles, Laconti, 1970. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 255 p., illustrations en noir et en couleurs, déchirures à la jaquette sans manque.
Sur la jaquette :
   « L'art naïf a peu à peu acquis ses droits de cité. Depuis une vingtaine d'années il est vanté, recherché ; encore que marginal, il a, peut-on dire, la cote d'amour. Mais l'opinion n'en demeure pas moins pleine d'incertitude à son sujet, et même d'une certaine suspicion. Qu'est-ce exactement, en effet, que l'art naïf, quelles sont ses conditions et ses possibilités d'existence ? Comment peut-on le définir et circonscrire son domaine ? Que nous apporte-t-il et qu'attendons-nous de lui ? Et à quoi reconnaîtrons-nous la naïveté authentique de ses contrefaçons ? À ces multiples questions il n'est pas toujours aisé de répondre. Le monde de la peinture naïve est vaste, assez confus, et très divers. Tel qu'il est aujourd'hui constitué on peut pourtant, à première vue, y distinguer deux types d'artistes bien différenciés : d'une part le naïf solitaire, qui s'est révélé en Europe, et dont le Douanier Rousseau a fourni le modèle ; d'autre part, le naïf par provincialisme, dont la découverte a été plus tardive bien qu'il soit historiquement antérieur, et qui a connu un âge d'or aux États-Unis. C'est sur cette distinction fondamentale que nous avons édifié l'ouvrage que nous présentons au public. Mais ces deux aspects majeurs de l'art naïf ne se partagent pas de manière aussi simple entre l'Europe et l'Amérique. La première, évidemment, devait se rappeler bientôt qu'elle possède elle aussi un art provincial qui méritait d'être tiré de l'oubli. Et par ailleurs, depuis que l'ère du provincialisme artistique est close aux États-Unis, nous y avons vu paraître des peintres naïfs dont la situation vis-à-vis de l'art et de la société est pareille à celle de leurs émules européens. Ajoutons qu'il existe dans certains pays à dominante rurale des naïfs qui n'appartiennent ni à l'une ni à l'autre de ces deux catégories, et qui peuvent être qualifiés de communautaires. La Yougoslavie notamment a donné naissance à quelques écoles villageoises qui se sont rendues célèbres. Ces classifications, auxquelles le critique ne peut échapper s'il veut éclairer sa matière, ne nous livrent pas le secret de la séduction que l'art naïf exerce sur nous, ni les raisons de l'intérêt paradoxal que notre siècle lui porte. Elles ne peuvent que faciliter l'accès d'un monde où tout est surprise, et qu'il faut savoir apprécier dans sa réjouissante diversité. » 

20 euros (code de commande : 12366).

 

[DAVID (J.-L.)]. MAUROIS (André) J.-L. David (David ou le génie malgré lui). Paris, Éditions du Dimanche, 1948. In-4° broché, 12 ff. n. ch., plus de 100 reproductions en héliogravure, bel exemplaire.

25 euros (code de commande : 169/71).

 

DECKER (H.) L'Italie gothique. Paris, Braun, 1964. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 72 p., 238 planches en héliogravure hors texte, (collection « Art et Géographie »), exemplaire en parfait état.

40 euros (code de commande : 13457).

DECKER (H.) La Renaissance en Italie. Traduction de Bernadette Runge-Féron. Paris, Braun, 1968. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 38 p., 295 planches hors texte, (collection « Art et Géographie »), exemplaire à l'état neuf.

70 euros (code de commande : Art/ 5690).

 

[DÉCORATION]. Sadi. Decorazioni in stucco. Ornemental Plasterworks. Catalogo - Catalogue. Vicenza, Sadi, [ca 1980 ?]. In-4° broché oblong, 70 planches en noir.

20 euros (code de commande : 13999).

 

[DEFLASSIEUX (Françoise)] — Les marionnettes. S.l., A.B.C. Décor, Novembre 1972. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 82 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, petit accroc à la jaquette.

25 euros (code de commande : 10256).

 

[DEGAS]. PINGEOT (Anne) — Degas. Sculptures. Photographies de Frank Horvat. Paris, Imprimerie Nationale - Réunion des Musées Nationaux, 1991. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 212 p., très nombreuses illustrations dont certaines dépliantes, ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur, exemplaire à l'état de neuf.
Sur la jaquette :
   « Il ne s'agit pas ici d'un livre de plus sur Degas. Cet ouvrage renouvelle fondamentalement les données sur la technique du sculpteur. Pour la première fois sont publiés des documents indispensables à la juste interprétation de l'œuvre : l'inventaire des sculptures tel qu'il a été dressé dans l'atelier de Degas après sa mort ; la reproduction de toutes les photographies qui ont été prises entre le 29 décembre 1917 et le 28 mars 1918, 6, boulevard de Clichy, et qui donnent l'état original de 53 sculptures ; l'état des ventes des bronzes avec le nom des acheteurs, jusqu'en 1936.
   Cet apport considérable est dû à l'ouverture de fonds d'archives : la dation des Archives Vollard au musée d'Orsay en 1988, la générosité de la famille Durand-Ruel et tout particulièrement de Caroline Durand-Ruel Godfroy qui a participé à cet ouvrage et celle de Grégoire Triet qui a autorisé la publication des archives du fondeur A. A. Hébrard. Des photographies, un dessin et des lettres inédites, conservées par des descendants d'artistes parisiens viennent encore enrichir ce panorama. »

75 euros (code de commande : 12996).

 

[DE HOOCH]. DE RUDDER (Arthur) — Pieter de Hooch et son œuvre. Bruxelles, Van Oest, 1914. In-8° sous cartonnage d’éditeur, 110 p., planches en noir hors texte, (« Collection des Grands Artistes des Pays-Bas »), rousseurs.
Extrait de la conclusion :
« Pieter de Hooch est un des peintres hollandais dont le charme opère sur nous avec le plus de puissance. Et ce charme il l'a acquis non seulement par les ressources de son métier de peintre, non seulement par l'harmonie de ses couleurs, par ses belles pâtes onctueuses, où l'or du soleil brille, où la clarté et l'ombre se confondent, mais parce qu'il posséda une sensibilité très vive, et ce don d'observation par lequel il sut reproduire la vie, toute la vie, dans ses manifestations les plus divers. »

13 euros (code de commande : 11075).

 

DE KEYSER (Eugénie) L'Occident romantique 1789-1850. Genève, Skira, 1965. In-4° sous reliure, jaquette, Rhodoïd et étui d'éditeur, 212 p., illustrations en couleurs, (collection « Art, Idées, Histoire »).

45 euros (code de commande : Art/6458).

 

DE MAN (Martine) et MALHERBE (Jean-Fr.) — Un ghetto exemplaire. Analyse socio-culturelle d'une bande dessinée. Liège, C.T.L., 1977. In-8° broché, 164 p.
@ Il s'agit d'une étude de l'univers des héros créés par Roba, Boule et Bill.

6,50 euros (code de commande : 7022).

 

DEMARGNE (Pierre) — Naissance de l'art grec. Paris, Gallimard, 1964. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 448 p., nombreuses héliogravures et autres illustrations en couleurs, (collection « L'Univers des Formes », n° 6), exemplaire en parfaite condition.
Sur la jaquette :
« Il n'y a pas si longtemps encore, le public et les amateurs d'art gardaient le sentiment qu'il n'était point de véritable art grec avant les sculptures du Parthénon. On croyait que le seul langage parlé par les Grecs avait été celui de la beauté et de la fidélité à la nature.
Peu à peu, l'art archaïque grec s'est révélé. On a pris conscience que la Grèce, comme le Moyen Âge, a eu ses primitifs, qu'elle a même connu un art rude et barbare, l'art géométrique, qui fit scandale jusqu'au jour où les peintres et sculpteurs de notre temps inventèrent des formes analogues.
Ce sont ces enfances que présente ce livre.
Nous présentons d'abord l'art préhellénique, véritable vie antérieure qui a fleuri puis a disparu, formant un cycle artistique complet, sur le sol où devait naître à son tour, quelques siècles plus tard, l'art hellénique.
Une seconde partie traite des débuts de cet art hellénique proprement dit. C'est un nouveau commencement, un art qui apparaît dans un dépouillement absolu, celui des civilisations naissantes. »

60 euros (code de commande : 8458).

 

DEMMIN (Auguste). Guide de l'amateur de faïences et porcelaines.
Paris, Renouard, 1873.
Édition complète en trois volumes.
Pour en savoir plus...

Les trois volumes : 250 euros (code de commande : 9059).

 

DE PERTHUIS (Françoise) et MEYLAN (Vincent) — Éventails. Paris, Hermé, 1989. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 209 p., nombreuses illustrations en couleurs.
Sur la jaquette :
   « Symbole du pouvoir royal dans l'ancienne Égypte, objet rituel pour les chrétiens au Moyen Âge, œuvre d'art aux XVIIe et XVIIIe siècles, objet de propagande sous la révolution, l'éventail a 5000 ans d'âge.
   À l'origine, il se présentait sous la forme d'un plumeau ou d'un écran. À partir du XVIe siècle, sous l'influence des éventails pliants rapportés du Japon par les Portugais, il évolue considérablement pour acquérir la forme qu'on lui connaît aujourd'hui, mais son heure de gloire se situe en France au XVIIIe siècle. Il atteint alors des sommets d'élégance et de raffinement. Certains artistes, et non des moindres, créent des modèles qui sont reproduits par des artisans hautement spécialisés comme les fameuses « peintresses d'éventails » dont parlent Diderot et d'Alembert dans l'Encyclopédie.
   Les deux guerres mondiales accentuent, hélas, son déclin déjà amorcé à la fin du XIXe siècle. Les contraintes de la vie moderne conduisent les femmes à abandonner cet accessoire qui s'accommode mal des impératifs de notre époque.
   Pour autant, loin de disparaître, l'éventail devient un objet de collection recherché.
   Les collectionneurs et les musées se les disputent, preuve que ce merveilleux objet suscite toujours intérêt, amour et fascination.
   Françoise de Perthuis et Vincent Meylan, avec l'aimable collaboration de Jean-Pierre Durand-Guédy, nous font pénétrer, au travers des quelque deux cents photos couleurs, dans ce monde merveilleux des éventails. »

40 euros (code de commande : 12732).

 

[DESGRANDCHAMPS (Marc)]. Marc Desgrandchamps. Paris, Centre Pompidou, 2006. In-8° broché, 79 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Espace 315 », n° 10), publication bilingue français-anglais, exemplaire à l'état de neuf.
@ Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition « Marc Desgrandchamps » organisée à l'Espace 315 du Centre Pompidou, à Paris, du 9 janvier au 6 mars 2006.
Extrait du texte de Catherine Millet, Marc Desgrandchamps, l'ambition de l'incrédule :
« Marc Desgrandchamps pratique « une peinture du doute ». Ce sont ses mots : « Doute de la figure, doute de la présence, doute même de la peinture. » Les amateurs de cet art en ont fourni différents commentaires : dérobade de la mémoire et même « érosion de la personne » pour Philippe Dagen ; « déconstruction de ce qui est peint sur le tableau lui-même, opérant une suspension du sens » pour Fabrice Hergott. La problématique n'est pas nouvelle. Ainsi, ma génération est celle qui a vu l'abstraction s'approcher au plus près de l'iconoclasme, avant d'assister à un revival de la figuration d'autant plus exubérant qu'il faisait appel à la citation, voire à la parodie, et à des greffes monstrueuses d'objets, d'outils et de procédés venus d'autres pratiques. Nous savons donc que s'intéresser aujourd'hui à la peinture nous met exactement dans la situation de ces théologiens dont Jacques Lacan disait qu'ils sont bien les seuls à ne pas croire. »

10 euros (code de commande : 10976).

 

DESHOULIÈRES (F.) Éléments datés de l'art roman en France. Évolution du style. Paris, Les Éditions d'Art et d'Histoire, 1936. In-4° broché, 71 p., illustrations, XXXII planches hors texte, (collection « Architecture et Arts Décoratifs »).

35 euros (code de commande : 151/69).

DESTRÉE (Joseph) Musées Royaux des Arts décoratifs et industriels. Catalogue des ivoires, des objets en nacre, en os gravé et en cire peinte. Bruxelles, Émile Bruylant, 1902. In-8° broché, XV + 129 p., illustrations, quelques rousseurs.

10 euros (code de commande : Art/ 4044)..

 

Dictionnaire des artistes contemporains. 50 artistes peintres, sculpteurs, graveurs présentés par 22 critiques en 1964. Paris, Club des Libraires de France, 1964. In-4° sous reliure et Rhodoïd d’éditeur, 144 p., illustrations en noir et en couleurs (Collection « Galerie des Arts », n° 2), exemplaire numéroté.
Les 50 artistes sont :
   Agam                   Burri                       Hartung                   Pignon
   Alechinsky         Corneille                Hofmann                  Pinoncelli
   Appel                   Davie                     Hundertwasser       Rauschenberg
   Arnal                    Dewasne               Kœnig                      Rothko
   Atlan                    Dubuffet               Lapicque                  Schneider
   Bacon                   Dufour                  Le Corbusier            Scott
   Bellegarde            Ernst                     Martin (Etienne)     Sonderborg
   Benrath                Estève                   Martin (Philip)        Stahly
   Berrocal               Forrester               Matta                       Sugaï
   Bertholle              Friedlaender         Morvan                   Tobey
   Bertini                  Giacometti             Nevelson                Vasarely
   Bissière                Gromaire               Pelayo                      Zao Wou-Ki
   Brauner                Guitet

70 euros (code de commande : 11807).

Die Königliche Porzellanmanufaktur Berlin. [Berlin], [Otto von Holten], [ca 1910]. In-8° sous une reliure d'éditeur, 12 p., 36 planches (dont 20 en couleurs) avec leurs serpentes imprimées, très rare publication en parfait état.

25 euros (code de commande : 11191).

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[DUBUFFET (Jean)]. LOREAU (Max) — Jean Dubuffet. Délits, déportements, lieux de haut jeu. S.l., Weber, 1971. In-4° sous reliure toilée d'éditeur en impression sérigraphique originale de Jean Dubuffet, coins un peu émoussés, 605 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, petit accroc à la coiffe.
Préambule :
   « Ce livre est double ; il mêle deux genres ordinairement distincts. On y trouvera d'une part mention de tout ce qui, de près ou de loin, peut toucher à l'œuvre plastique de Jean Dubuffet. L'ensemble des travaux qui, de 1942 à aujourd'hui, se sont succédé pour ainsi dire sans perdre un jour y sont examinés dans le cours qu'ils ont suivi. L'exposé, en principe, est complet. Rien n'a été omis – rien du moins de ce que je puis connaître. C'est dire somme toute du même coup que le présent ouvrage tient aussi lieu de biographie, car qui connaît tant soit peu Dubuffet sait qu'il n'a pas eu de ces vies pittoresques et pleines d'éclats, ni de ces existences brûlées par le tourment et la passion. De passion, extrême celle-là, il n'en a eu qu'une : peindre, et sans jamais rien faire pour se donner des airs d'artiste. Depuis qu'il s'est mis au métier, sa toile lui a tenu lieu de vie. Des zones obscures dans son passé il y en a certes, mais qui datent d'avant la peinture. Il a suffi qu'il entre en travail, et sa vie s'est trouvée tout entière (ou presque) étalée au grand jour dans un amas d'images.
   Par ailleurs – c'est quand les genres commencent à se mêler –, à mesure que l'œuvre s'élabore et pousse sa lente descente dans les sous-sols de la figure classique, une autre préoccupation se met à percer dans le présent livre, qui, s'ajoutant à la précédente, vient se greffer sur elle. C'est ainsi qu'amenée par le mouvement même des œuvres, se façonne par surcroît peu à peu une réflexion, insistante et curieuse d'aller au nœud même de l'affaire, sur ce qu'est peindre. Pareille question, qu'il a semblé impossible d'éluder quand bien même on se bornerait à décrire simplement les évolutions énergiquement tortueuses de Dubuffet, apparaît après les premiers cycles, dans le sillage des peintures ; puis, les démarches se compliquant, elle se voit obligée de quitter cette position seconde pour prendre une importance croissante et se faufiler dans l'exposé même des tableaux ; jusqu'à ce qu'elle finisse par pénétrer tout à fait ce dernier et que par suite viennent à se lier inextricablement deux aspects d'abord distincts.
   En même temps que l'histoire d'une entreprise, ce livre est donc aussi un long essai sur la stratégie de la création. Comment pourrait-il en être autrement s'agissant d'un peintre qui, avec une telle constance, a su semer sur sa route bouleversements et ruine ? Lesquels n'ont pas affecté que le passé et les œuvres des autres, loin de là. Car s'il est vrai qu'ils s'en sont pris sans défaillance aux procédés de la tradition, aux solutions toutes faites, avec la ferme décision de les abattre, allant jusqu'à provoquer une fracture dans le cours de la peinture, ils ne se sont pas moins infatigablement tournés aussi contre leurs propres traces et productions. jamais sans doute peintre ne s'est à ce point exténué à courir après la peinture comme après son sang même, à refuser de la trouver où elle était déjà, et à ne pas tomber dans ses propres filets. Jamais peintre n'a mis tant d'acharnement à se nier, à se détruire soi-même à mesure afin de s'aventurer plus loin dans la création – j'entends : plus loin de toutes formes consacrées de l'art, hors des grands chemins de la représentation. À se renouveler donc. Aussi sa marche a-t-elle de bons airs de descente aux enfers, mais d'un Orphée qui aurait troqué la lyre contre grelots et vacarmes, grincements et clameurs, battements de pieds, stridences des grands fonds et incendies nocturnes. C'est donc bien de l'invention même qu'il doit être question partout dans de tels travaux; c'est elle qu'il faut s'attendre à trouver battant à leur centre. Si elle n'est pas ici, il faut désespérer de la rencontrer un jour. De là vient le pouvoir de fascination qu'a cette peinture : il s'agit avec elle de bien plus que de se composer un théâtre d'images ; par-delà ce dernier, elle n'arrête pas d'être fiévreusement tendue – proprement transportée hors d'elle-même vers ce qui est sa source et dont le désir continue de la travailler infiniment par-dessous bien après la cessation du geste.
   Ces considérations touchant la création et ses manœuvres, à peine éteintes d'un côté trouvent aussitôt à se rallumer d'un autre. L'insistance qu'elles mettent à reparaître et l'importance qu'elles entendent manifestement revêtir – obligeant ainsi à insérer entre les lignes de cette peinture des préoccupations qui d'ordinaire relèvent des jeux de la pensée et non du trait et de la couleur – s'expliquent aussi et surtout par la nature très particulière – je veux dire démesurément générale – des visées de Dubuffet, ainsi que par la violence qu'elles sont de ce fait astreintes à déployer pour se réaliser. La portée des travaux que nous avons à suivre dépasse en effet, et de très loin, le simple cadre d'une recherche isolée conduite dans un champ limité – en l'occurrence celui de la peinture actuelle. En même temps qu'une aventure solitaire, ce qu'ils mènent – et c'est pourquoi ils condamnent à l'extrême solitude – c'est bien plutôt un ample assaut contre l'institution même dont nous vivons tous et d'où nous ne pouvons pas ne pas tirer notre moelle : je veux parler de la culture. Tous ces enchevêtrements de traits acérés et de forces véhémentes acharnées à faire monter toujours plus haut leurs forces, tous les tableaux sortis du pinceau de Dubuffet sont avant tout le lieu d'un vaste affrontement avec les racines les plus sacrées de notre pensée, avec les fils les plus enfouis de notre tradition. Empoignade quelque peu héroïque et décisive, d'où devrait sortir ou la défaite de la culture ou son triomphe le plus éclatant – à vrai dire ni tout à fait l'un ni tout à fait l'autre, comme on le verra. Depuis que le peintre s'est mis à l'œuvre, il ne s'est jamais agi de rien d'autre, semble-t-il, que d'engager une longue lutte sans merci avec ce qui est en place, avec le visage que la peinture s'est faussement composé, avec toutes institutions de nature à entraver la création. Ce qui revient en somme à dire – et nous voilà ramenés au propos de tout à l'heure – que tout au long des travaux et des peines dont il sera question il n'y a rien eu de plus central que de mettre à l'épreuve sans la moindre réserve cet objet entouré de beaucoup de révérence, mais d'encore plus de mystère qu'on appelle la création. Dès ses premiers pas, Dubuffet a fait craindre le pire (on ne s'y est que peu trompé, et c'est pourquoi presque sur l'heure on l'a tant dénigré), laissant deviner, à la brutalité de ses triturations, qu'il était décidé à n'accepter aucune des demi-mesures, aucun des faux-fuyants dont toute la tradition s'était accommodée ; qu'une fois lancé, il ne s'arrêterait pas en chemin ; qu'il était résolu à faire toute la lumière, si inquiétante ou funeste soit-elle pour les idées bien reçues. Il ne s'est en effet jamais écarté de cette voie ni défait de la soif brûlante de débusquer enfin ce qu'on nomme création, de jeter une bonne fois l'éclairage le plus cru sur ce qui se cache derrière ce mot mis à toutes sauces, tant exalté dans les lieux même les plus académiques, jamais scruté toutefois jusque dans ses tréfonds. C'est par là que l'entreprise prend une valeur emblématique.
   Un travail comme celui-là ne peut aller sans peine. Il ne se fait pas d'un coup ; il lui faut de grands détours. Celui que nous aurons à suivre sera donc un long combat, une épuisante lutte menée, comme on l'a dit, sur deux fronts à la fois : avec l'invention d'une part, mais aussi de l'autre avec ce qui l'entrave et la brise – la culture. Roulées ensemble dans le courant sinueux de cette mêlée ardente, se heurtant et se renvoyant sans cesse de l'une à l'autre, création et culture sont de la sorte emportées dans le mouvement d'une lente confrontation où toutes deux, s'affrontant, fraient des chemins obscurs, tirent des fils imprévus et, ce faisant, ouvrent peu à peu la voie à une nouvelle figuration. Ainsi, de proche en proche, presque insensiblement, un espace inédit vient à prendre la place de l'espace classique, gagnant sur ce dernier parcelle après parcelle. C'est à cette obstinée besogne de subversion, à ce sombre travail de sape que font assister les écritures du peintre, qui, à force d'assaillir la représentation établie, laissent entrevoir en filigrane ce qu'il faut pour la tourner, la contourner, la fissurer et saborder et, en fin de compte, tenter de la quitter.
   Tout cela mêlé fait en définitive la peinture dont il sera question ici. Exigeante et inhabituelle comme elle l'est, il n'y a pas lieu d'espérer la déchiffrer sans repasser fidèlement par les sentiers qu'elle a pris – sans la suivre comme son ombre en quelque sorte. En d'autres termes, une étude soucieuse de ne pas trop la dessécher ne peut forcément qu'avoir tous les airs d'une chronique. Par ailleurs, cette même étude, on l'a souligné, ne saurait s'abstenir, sans manquer l'essentiel, de conduire une réflexion sur la création. Il lui faudrait, somme toute, pour ne rien perdre, arriver à être une chronique de la création. C'est exactement ce qu'aimeraient être les pages qui suivent, car c'est exactement ce qu'est, je crois, l'œuvre de Dubuffet : une patiente et forcenée chronique de la création.
   Ce rapide bilan fait, comment s'attendre encore que le présent livre soit autre chose qu'une sorte d'épopée ? Il trace les lignes d'une tentative – qui est aussi un attentat continuel – où de grands conflits se nouent. Épopée d'un genre moins spectaculaire sans doute qui n'oppose pas les armes, et cependant ce qui s'y joue n'est pas moins important que dans les luttes d'autrefois. L'enjeu était alors la gloire, l'éclat, le droit ; tandis que les combats qui sont livrés ici sont des combats pour l'imagination. Ce qu'avec Dubuffet la peinture met au jeu c'est donc bien plus que la peinture : la pensée tout entière. Et son seul enseignement – si tant est qu'elle enseigne quelque chose – c'est que peindre ne s'enseigne pas. La percée qu'est le travail d'invention ne s'imite pas, ni ne se transmet ; elle est à prendre, non à apprendre. De ce point de vue, Dubuffet à sa manière est un exemple. Qu'il faut entendre, il va de soi, conformément à l'enseignement ci-dessus. Un exemple à ne pas suivre. À précéder. »

   

80 euros (code de commande : 13231).

 

[DUCHAMPS Marcel]. Étant donné. Marcel Duchamp. Baby, Association pour l'Étude de Marcel Duchamps, 1999. In-4° broché, 154 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (revue « Étant Donné », n° 1).

25 euros (code de commande : 96/69).

 

[DUFY (Raoul)]. COURTHION (Pierre) — Raoul Dufy. Genève, Pierre Cailler, 1951. Grand In-4° broché, 74 p., 180 reproductions hors texte, dos défraîchi, (collection « Les Grandes Monographies », n° 1).

30 euros (code de commande : Art/5831).

 

[DÜRER]. STRIEDER (Peter) — Dürer. Avec les contributions de Gisela Goldberg : Constat technique des Quatre Apôtres de Dürer. Joseph Harnest : Dürer et la perspective. Matthias Mende : Écrits de et sur Dürer. Traduction française : Yves Kobry, Jean-Philippe Mathieu, Denis Messier, Solange Schnall. Anvers, Fonds Mercator, 1982. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 398 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire à l'état de neuf.
Table des matières :
   Outre les articles de Gisela Goldberg, Joseph Harnest et Matthias Mende, l'ouvrage contient :
   Albertus Noricus.
      - Vie et personnalité.
      - Écrits sur l'art.
      - Dürer jugé par ses contemporains.
   Le milieu nurembergeois.
      - Commerce et industrie.
      - Mathématiques et astronomie.
      - L'imprimerie.
      - La puissance économique et politique de Nuremberg vers 1500.
      - L'empereur et la ville impériale.
   Rencontres décisives.
      - Michael Wolgemut et la tradition de l'école de Nuremberg.
      - Martin Schongauer et le Maître du
Livre de raison.
      - Bâle et Strasbourg.
      - L'Italie.
      - Les Pays-Bas.
   L'œuvre.
      - Thèmes et techniques.
      - La figure.
      - L'héritage de l'Antiquité.
      - La découverte de la nature.
      - La découverte de l'individu.
      - La thématique chrétienne.

80 euros (code de commande : 14290 - vendu).

[DÜRER]. Albert Dürer. Paris, Hachette et Cie, 1913. In-8° sous reliure d’éditeur, 15 p., 65 planches hors texte, (collection « Les Grands Graveurs »).

25 euros (code de commande : 11577).

 

EBERSOLT (Jean)Les arts somptuaires de Byzance. Essai sur l'art impérial de Constantinople. Illustré de 67 gravures. Paris, Ernest Leroux, 1923. In-4° broché, 164 p., illustrations dans le texte, exemplaire non coupé.

100 euros (code de commande : 152/66).

 

[EL GRECO]. BRONSTEIN (Léo) — (Domenicos Theotocopoulos) El Greco. Paris, Cercle d'Art, 1969. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 122 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ces dernières contrecollées, (collection « La Bibliothèque des Grands Peintres »), bel exemplaire.
Sur la jaquette :
« Un étranger : toute sa vie, Théotocopoulos le grec fut un étranger. Il fut un étranger dans sa propre patrie : la Crète, l'île lumineuse, orgueilleux porte-flambeau d'une Byzance à présent déchue ; depuis la prise de 1204, humiliée, étrangère à elle-même, elle subissait impuissante le joug de Venise. Il fut un étranger quand, jeune peintre d'icônes, il se rendit (peu après 1560), comme beaucoup de ses compatriotes, dans la toujours active et audacieuse cité de Venise, pour y vivre, pour y travailler, pour y affiner son regard, enfin, pour s'y laisser le plus possible imprégner des valeurs de l'Occident. Il fut un étranger dans Rome où l'avait conduit, loin des lagunes vénitiennes, son appétit d'aventures, à moins que des impératifs plus matériels ne l'y eussent guidé.
... Étranger, il continua de l'être en Espagne, à Tolède, où il s'établit vers l'année 1577, et où il mourut le 4 avril 1614.
... Puis il y a « le réalisme » tant célébré du Greco. En quoi consiste ce qu'il a d'unique et de si personnel ? Ce n'est pas en effet le réalisme de Tintoret, ni celui de Bassano, ni la manière nordique de tracer, comme sur une carte, les chemins de la vie sur le visage d'un homme. C'est l'arrivée brusque sur nous, l'apparition soudaine d'un visage – sa proximité dans l'espace, le caractère ordinaire et vraiment familier des traits ; ce qui est le plus frappant encore, c'est la manière dont le peintre en suggère la nudité. Le Greco, l'on est tenté de l'affirmer, peut être défini comme le peintre des visages nus – comme le peintre des corps dénudés, comme le peintre de la nudité.
... Peut-on conjecturer qu'il s'agit encore une fois dans ce cas de la révolte ou de la revanche d'un étranger ? C'est possible. Et peut-être aussi faut-il y voir un héritage du monde gréco-byzantin, de ce monde où la présence humaine est austère – soudain confronté au culte que la Renaissance adresse à ce qu'il y a de beau dans le nu.
C'est en ces termes que le professeur Léo Bronstein définit l'art du Greco. »

45 euros (code de commande : 10301).

 

ÉMILE-BAYARD — L'Amour dans l'Art et la Vie. Étude documentaire. Illustrée de seize gravures anciennes. Préface de A. Injalbert. Paris, Nouvelle Librairie Artistique, [ca 1905]. In-8° modeste reliure demi-toile grise à coins, 290 p., illustrations hors texte, couverture conservée.

20 euros (code de commande : 182/63).

 

ERRERA (Isabelle) Musées Royaux du Cinquantenaire. Catalogue d'étoffes anciennes et moderne. Décrites par Madame Isabelle Errera. Troisième édition. Bruxelles, Vromant & C - Lamertin, 1927. In-4° sous reliure de toile imprimée d'éditeur, 420 p., nombreuses illustrations.

100 euros (code de commande : 153/66).

 

[FAUTRIER (jean)]. Jean Fautrier 1898 bis 1964. Das Frühwerk. Berlin, Galerie Haas, 1998. In-4° broché, [40 p.], 26 reproductions en couleurs.

20 euros (code de commande : 160/69).

 

FELS (Florent) — Eros ou L'Amour peintre. Monte Carlo, Éditions du Cap, 1968. In-4° sous reliure d'éditeur, 315 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire numéroté.

45 euros (code de commande : Art/ 1370).Art/6736).

 

FERMIGIER (André) — Chroniques d'humeur. Avant-propos de Pierre Nora. Préface et choix de Jean-Michel Gardair. Paris, Gallimard, 1991. In-8° collé, 388 p.
En quatrième de couverture :
   « André Fermigier laissait à sa mort, en 1988, une œuvre importante de chroniqueur et critique d'art, parue pour l'essentiel dans l'Observateur puis dans Le Monde. Bien des lecteurs se réjouiront de retrouver ou de découvrir son extraordinaire talent d'écrivain.
   Chargé par lui de publier ses articles, j'ai cru pouvoir les répartir en trois ouvrages différents. L'un qui, présenté par François Loyer dans la collection « Le Débat » sous le titre La Bataille de Paris, retrace ses courageuses campagnes pour défendre des Halles, la gare d'Orsay, le patrimoine du XIXe siècle, jusqu'à la bataille perdue contre la Pyramide du Louvre. L'autre, dans la collection « Art et Artistes », où Françoise Cachin regroupera prochainement ses grandes chroniques d'art et ses principaux comptes rendus d'exposition.
   Et le troisième, que voici. Jean-Michel Gardair y a sélectionné le plus éclatant de Fermigier, le plus intelligent, le plus gai, le plus comique et le plus féroce. Il passe avec la même virtuosité du petit musée de province aux étoiles du Michelin, de la Callas à Viollet-le-Duc, de la défense de l'école républicaine à la charge contre toutes les avant-gardes, des Batignolles d'avant guerre aux circuits enchantés de la France profonde, dans un festival d'art, de gastrologie, de critique littéraire et d'évocations de paysages. Une lecture tonique.  »

10 euros (code de commande : 12578).

 

FINCH (Christopher) — American Watercolors. New York, Abbeville Press, 1986. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur (ci-contre, détail supérieur de la couverture), 312 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
« Watercolor has always enticed professional and amateur artists alike, but only the best ever master what is, in fact, a fiendishly difficult medium. As Christopher Finch explains in his lively text, « Painting in watercolor is a little like skippering a sailboat.... you set a destination and plot the course that will get you there, but you do not expect to arrive by following a straight line. » The great watercolorists learn to improvise, taking advantage of accidents so that a blot is magically transformed into a cloud, a blurred edge into a hazy bank. Spontaneity is everything.
American Watercolors is an eye-dazzling delight, celebrating some of the greatest masters of the medium. With an extravagant sélection of 247 color illustrations and 151 black and whites, this sparkling volume provides a comprehensive history of watercolor in the United States, from the first explorers' visions of the New World to the most recent explorations by contemporary artists. Individual chapters are devoted to unrivaled geniuses such as Winslow Homer, John Singer Sargent, John Marin, and Charles Burchfield, who took profound pleasure in flaunting their hard-won skills in scenes of breathtaking beauty. Other chapters survey the frontiers portrayed by artist-adventurers such as John James Audubon and George Catlin ; the European vistas savored by Americans abroad ; and the fanciful scenes created by folk artists over the past 200 years. The final chapters recount how exuberantly the American artists of this century have experimented with watercolor in their search for fresh new styles of abstractien and realism.
Because these fragile treasures of American art suffer from exposure to the light, they are all too rarely on view in museums or galleries, and many are sequestered in the homes of collectors. As a result, this lavish array of watercolors painstakingly selected from 142 different public and private collections provides a more panoramic view of the medium than even the most tireless museum-goer could ever accomplish. With its impressive plenitude of illustrations, elegant design, and engaging text, American Watercolors is an irresistible tour de force. »

50 euros (code de commande : 8427).

 

[FIUME]. CARRIERI (Raffaele) — Salvatore Fiume. Milano, Brera, 1964. In-4° oblong sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 117 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, édition multilingue (italien, anglais, allemand et français), exemplaire dédicacé par l'artiste qui a écrit son adresse sur l'étui.

50 euros (code de commande : 9336).

 

[FORAIN]. BORY (Jean-François) — Forain. S.l., Veyrier, 1979. In-4° broché, 126 p., très nombreuses illustrations.
En quatrième de couverture :
« Dès 1885, lorsqu'on demandait à Forain où il exposait, il répondait invariablement « Dans les kiosques ! ». Il voulait dire : dans la rue. C'est que Forain, à cette époque, était célèbre : pas un journal satirique qui n'ait publié ses dessins, pas un directeur de revue qui ne sollicite une couverture de sa main. Par cette réponse quelque peu sarcastique, ce Champenois né à Reims en
1852 dans une modeste famille, entendait faire savoir qu'originaire du peuple, il restait proche de lui.
Issu du peuple, certes, mais devenu satiriste de droite, et des plus féroces dans une période politique troublée. Anti-dreyfusard redoutable, c'est ainsi qu'au moment de « l'affaire », il créera avec son ami Caran d'Ache, Psst..., petit journal dont la cible principale est Zola et qui s'arrêtera à la fin du procès, en 1899, après 85 numéros. Quelques années plus tard, Caran d'Ache, « assagi », aura comme tous les grands dessinateurs de l'époque, « son » numéro spécial de l'Assiette au beurre. Forain, jamais !
Et pourtant, son œuvre de caricaturiste est immense. Elle témoigne incontestablement d'une époque, elle en dénonce tous les scandales. Elle est si omniprésente qu'elle occulte, en quelque sorte, son œuvre de peintre et de graveur, pourtant considérable. C'est de cette dernière que l'album Forain donne un aperçu, révélant autant le trait étonnamment pré-chavalien du dessin que la virtuosité et l'universalité acquise par l'artiste dans le travail sur cuivre.
Artiste adulé par le Paris de la Belle Epoque, ami de jeunesse de Rimbaud, de Degas, puis d'écrivains comme Huysmans – dont il illustra plusieurs livres, notamment Marthe, Forain mourra en 1931, à l'âge de 79 ans, laissant une œuvre d'une diversité infinie. »

20 euros (code de commande : 10013).

 

FOREST (Dominique et Marie-Cécile) — La dinanderie française 1900-1950. Paris, Les Éditions de l'Amateur, 1995. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 251 p., nombreuses illustrations en couleurs, épuisé.
Préface :
   « Cette étude se situe dans le grand renouveau des techniques et de l'usage de métaux souvent abandonnés depuis plusieurs siècles. Le XIXe siècle avait déjà remis au goût du jour certaines techniques : nielles, émaux, filigranes et granulations entre autres ; mais il s'agit ici de tout autre chose : le début du XXe siècle va voir se développer, rivalisant et souvent surpassant l'orfèvrerie, un art nouveau du cuivre et de l'étain, métaux qui étaient jusqu'alors plutôt liés aux objets usuels et, par définition pour certains, non artistiques. La technique de la fonte va être supplantée par celle de la mise en forme du métal en feuilles, directement travaillé au marteau à l'aide des beaux outils que sont la bouterolle, le perloir ou la recingle. À ces effets qui défoncent et sculptent le métal vont s'ajouter des colorations variées plus ou moins sophistiquées, incrustations, émaux, laques, vernis, grenailles et limailles, poudres et feuilles, oxydations et patines, qui vont creuser ou peindre le métal suivant des gammes très nouvelles avec toutes sortes d'effets qui le rendront méconnaissable, imitant la céramique, le bois, la pierre dure, ou même parfois le verre. Cette immense veine de création a été peu étudiée jusqu'alors et le travail de Dominique et Marie-Cécile Forest permet de découvrir non seulement la production, mais encore les nombreux artistes qui ont oeuvré dans cette « dinanderie d'art ». De grands noms vont marquer cette période tant par l'originalité des techniques que par la manière dont elles sont utilisées : les Dunand, Linossier, Christofle, Mergier, Bonvallet et bien d'autres vont développer cet art du métal à Paris, mais aussi à Lyon, comme c'est le cas pour Linossier.
   Ce travail vient réhabiliter à point la part des matériaux et des techniques dans le domaine des objets d'art et compléter la connaissance des artistes, des magasins, des ateliers et des galeries, ainsi que leur rôle et leur présence dans les Salons. Une liste de plus d'une centaine de noms d'artistes ayant travaillé en France est révélée pour la première fois. Si des techniques et des effets multiples ont été pratiqués sur le cuivre alliant la polychromie de matières variées aux multiples possibilités des oxydations, attaques et recouvrements métalliques, il en est tout autrement pour l'étain, dont la présence dans le champ de la dinanderie peut surprendre à première vue. Ce métal, en effet, ne peut pas être coloré, oxydé et doré facilement, c'est le travail même de la matière qui prime. Ce métal gris, un peu triste, sera magnifié par la nouvelle manière de le mettre en forme et de le décorer qu'est le travail au marteau et au repoussé, participant aux effets recherchés selon un mode géométrique et naturaliste qui lui sied bien.
   Au moment où les bronzes d'ameublement vont être un peu abandonnés, la dinanderie d'art va s'emparer du domaine décoratif. Cette veine se retrouve dans là plupart des pays. Les études consacrées aux arts dits « mineurs » commencent en in à aboutir et à se multiplier : il est grand temps, et la France n'est pas en avance. Peu étudiés, peu collectionnés et peu identifiés, ces objets vont entrer, avec cette étude, dans la voie glorieuse des objets d'art du XXe siècle. »

60 euros (code de commande : 12034).

 

FOSCA (François) — La peinture au XIXe siècle 1800-1870. Paris, Tisné, 1956. In-8° sous reliure d'éditeur, 150 p., illustrations en couleurs, ex-libris Léonard.

10 euros (code de commande : Art/5963).

 

GANS-RUEDIN (E.) — Connaissance du tapis. Préface de Jean Gabus. Photos de René Bersier. Dessins et cartes de Jean-Paul Chablais. [Deuxième édition]. Fribourg, Office du Livre, 1974. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 441 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Introduction :
   De nombreux ouvrages sur l'histoire du tapis d'Orient présentent les pièces conservées dans les musées ou dans les grandes collections privées ; l'amateur averti les consultera avec fruit pour enrichir ses connaissances.
   Ce volume, destiné au grand public, vise un autre but. Après un rappel historique et plusieurs chapitres généraux consacrés aux caractéristiques techniques ou symboliques du tapis, l'auteur aborde la partie essentielle et proprement originale de son étude: il établit une classification détaillée par pays et – pour ce véritable « royaume du tapis» qu'est l'Iran – par régions ; chaque exemple est illustré d'une ou plusieurs reproductions commentées ; dans ce vaste panorama figure également la production moins connue de pays comme le Pakistan, l'Inde, le Tibet, la Chine, l'Afrique du Nord et les pays balkaniques. Rien n'est ainsi omis du très grand choix actuellement offert à l'amateur dans le commerce. Celui-là pourra, grâce aux nombreux renseignements fournis sur l'origine, la technique, le style des dessins, les coloris et enfin la qualité de chaque pièce, se faire une opinion précise sur les tapis qu'il aura l'occasion de voir.
   Ces indications, fruit d'une longue expérience, ont été vérifiées sur place par l'auteur au cours de fréquents voyages dans les pays producteurs. Certes, la description des motifs est la plus complète possible, mais il est souvent extrêmement difficile d'obtenir des auteurs mêmes des tapis l'explication de leurs dessins ; on utilise tel motif pour obéir à la tradition, mais on ne connaît plus sa signification originelle. La difficulté de rassembler des renseignements de première main provient aussi du fait que beaucoup de villages sont situées dans des régions mal reliées aux grands axes routiers. Il peut arriver ainsi que dans une ville qui fait quotidiennement le commerce d'une variété de tapis, on ne puisse vous renseigner sur le ou les villages producteurs, pourtant distants de moins de soixante kilomètres; c'est que les marchands n'y sont jamais allés, les villageois s'arrangeant pour faire parvenir eux-mêmes leur production en ville. Si vous insistez pour vous rendre dans un de ces villages, on ne comprend pas votre intérêt : pourquoi vouloir à tout prix entreprendre un voyage inconfortable, puisque la production locale est en vente sur le marché de la ville ?
   Nombreuses cependant sont les personnes qui ont bien voulu faire bénéficier l'auteur de leurs connaissances linguistiques ou techniques, grâce auxquelles il a pu réunir les informations dont il avait besoin. Leur collaboration lui a été précieuse et il leur exprime ici sa plus vive gratitude.

35 euros (code de commande : 14354).

 

[GARACHE]. STAROBINSKI (Jean) — Garache. Paris, Flammarion, 1988. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 166 p., nombreuses illustrations, édition bilingue (français-anglais).

25 euros (code de commande : 6310).

[GAROUSTE (Gérard)]. BONJEAN (Annette) — Gérard Garouste. Kyoto, Kyoto Shoin International, 1989. In-4° sous cartonnage d'éditeur, [48 p.], illustrations en couleurs, (collection « Art Random »), texte en anglais et en japonais.

13 euros (code de commande : 9698).

 

GAUGUIN (Paul) — Noa Noa. Voyage à Tahiti. Stockholm, Jan Förlag, 1947. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 204 p., illustrations en couleurs.
@ Cette reproduction en fac-similé a été réalisée en offset et imprimée sur papier pur chiffon.

200 euros (code de commande : 10073).

[GAUGUIN]. PICKVANCE (Ronald) — Gauguin. Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 1998. In-8° carré broché, 320 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, édition bilingue (français - anglais).
@ Cet ouvrage fut publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Fondation Pierre Gianadda, à Martigny, du 10 juin au 22 septembre 1998 et dont Ronald Pickvance était le commissaire.

20 euros (code de commande : 10876).

 

 

 

GAUTHIER (Marie-Madeleine) — Les routes de la foi. Reliques et reliquaires de Jérusalem à Compostelle. Fribourg, Office du Livre, 1983. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 219 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   « Le long des pistes de caravanes, dans le sillage des trajets maritimes, sur les routes de l'Empire romain, se dessine, parcourant les terres habitées, un réseau de cheminements que l'on propose ici d'appeler les « routes de la foi ». De Jérusalem à Saint-Jacques-de-Compostelle, d'Aix-la-Chapelle à Salonique, de Cantorbéry à Tolède, de Constantinople à Rome, à Venise et à Paris, les chrétientés orientale et occidentale ont jalonné cet œkoumène de corps saints, enclos dans de précieux réceptacles. Gardés non point intacts, mais divisés en fragments, les restes furent exhumés, partagés et partout transportés, à partir du IVe siècle de notre ère et jusqu'à la fin du Moyen Âge. Telles de miraculeuses semences de vie, ces bribes, enveloppées dans des linceuls de soie, furent recelées dans l'or, l'argent, l'ivoire, les émaux, le cristal de roche. Pour accueillir l'assemblée des fidèles aspirant à prendre part à leur vertu salutaire, furent édifiés autour de ces reliques de vastes sanctuaires. Pierre, marbre, mosaïques, vitraux, statues s'agencèrent, pour rassembler les foules de pèlerins qui, à rebours, suivirent les chemins des apôtres et de leurs antiques missions. Aux Lieux Saints on venait recueillir les baumes, les eaux et les pierres vénérables. En Asie, en Europe, en Afrique, autour des parcelles sacrées des corps s'unissaient des communautés vivantes. Aux jours anniversaires de leur naissance au ciel, les malades y découvraient la santé, la concorde sociale renaissait ; on espérait même y retrouver l'unanimité politique.
   L'imagination du peintre et du sculpteur, de l'orfèvre et de l'architecte fut, durant des siècles, sans cesse sollicitée de conférer à toutes ces fugaces espérances une forme durable et digne par sa beauté.
   Cent six ouvrages, monuments ou objets des plus divers, originaires de cultures lointaines ou chefs-d'œuvre des ateliers romans et gothiques, sont pris ici pour jalonner la mappemonde médiévale du sacré. Sources intrinsèques d'une anthropologie historique, ils retracent les routes anciennes de la vie et dessinent sous nos yeux les voies de l'art.
   L'éditeur et l'auteur voudraient stimuler la curiosité de l'amateur par l'archéologie et l'histoire de quelques chefs-d'œuvre ; orienter parfois l'exploration des mythes que convoient les légendes des saints ; frayer enfin pour l'historien quelques sentiers nouveaux le ramenant vers une inépuisable source de connaissances et d'émerveillement : les ouvrages de l'art. »

50 euros (code de commande : 13505).

 

[GAVARNI]. LANDRE (Jeanne) Gavarni. Paris, Louis-Michaud, s.d. In-12 broché, 192 p., illustrations, (« Les Écrits et la Vie anecdotique et pittoresque des grands Artistes »).

7,50 euros (code de commande : Art/ 3595).

 

[GIACOMETTI]. DUFRÊNE (Thierry) — Alberto Giacometti. Les dimensions de la réalité. Genève, Skira, 1994. In-8° broché, 221 p., illustrations en noir et en couleurs.
Sur la couverture :
   « Le problème de la dimension est au cœur de l'œuvre d'Alberto Giacometti (1901-1966).).Tantôt sa sculpture diminue jusqu'à n'être qu'un «petit pois», selon Simone de Beauvoir. Tantôt elle s'allonge jusqu'au filiforme. Les têtes sculptées en lame de couteau s'avancent vers l'œil du regardeur en perdant tout volume, alors qu'au contraire les socles superposés diminuent optiquement les figures de "Femmes debout". La peinture suit le même chemin: dans les portraits de Diego, d'Annette, de Yanaihara et de Genet, la tête du modèle qui pose recule au centre de la toile.
Ce livre rend compte des «crises de la dimension» de l'œuvre. L'auteur suit pas à pas l'œuvre ct' Alberto Giacometti et sa personnalité d'artiste, inséparables du milieu artistique qui les a vues naître.

12 euros (code de commande : 13405).

 

 

 

[GOLDSCHMIDT]. — Collection Alla et Bénédict Goldschmidt. [Bruxelles], 1990. In-4° sous reliure d'éditeur, 426 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
@ Cet ouvrage fut publié à l'occasion de l'exposition organisée aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (Art Moderne), à Bruxelles, du 21 septembre au 16 décembre 1990.
Il présente des œuvres et des notices biographiques sur des artistes belges et étrangers : Théodore Appleby, Arman, Gaston Bertrand, Maria Blanchard, Georges Braque, Marcel Broodthaers, Alberto Burri, Pol Bury, Alexandre Calder, Marie Carlier, Marc Chagall, Gaston Chaissac, Creten-George, Giorgio de Chirico, Philippe De Gobert, Jean Degottex, Gustave De Smet, Camille De Taeye, Jean Deyrolle, Roel D'Haese, Pierre Dmitrienko, Eugène Dodeigne, Oscar Dominguez, Charles Dufresne, James ensor, Max Ernst, Henri Evenepoel, Vic Gentils, René Guiette, Hans Hartung, Henri Heerbrant, David Hockney, Robert Jacobsen, Jean Ferdinand, Allen Jones, Fernand Joris, Asger Jorn, Paul Klee, Jacques Lacomblez, André Lhote, Alfred Manessier, Pol Mara, Georges Mathieu, Marc Mendelson, E.L.T. Mesens, Robert Michiels, Joan Miro, Luc Mondry, Claes Oldenburg, Constant Permeke, Pablo Picasso, Serge Poliakoff, Henri Puvrez, Jean-Paul Riopelle, Boris Semenoff, Victor Servranckx, Léon spilliaert, J. Teerlinck, Mark Tobey, Toulouse-Lautrec, Costas Tsoclis, Cy Twombly, Serge Vandercam, Paul Van Hoeydonck, Louis Van lint, Rik Wouters et Ossip Zadkine.

20 euros (code de commande : 9659).

 

 

Collection «Le Goût de notre temps »

Cette collection publiée par les éditions Skira est consacrée à des monographies de peintres et à des mouvements d'art. Les volumes sont de format In-8° carré sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, avec illustrations couleurs collées. Sauf mention contraire, ils sont en très bon état. Le chiffre entre parenthèses correspond au numéro du volume dans la collection.

 

Braque. Texte de Jean Leymarie. 1961. 132 p., (35).

24 euros (code de commande : Art/5810).

Cézanne. Étude biographique et critique par Maurice Raynal. 1954. 139 p., (8).

24 euros (code de commande : Art/5811).

Chagall. Étude biographique et critique par Lionello Venturi. 1956. 121 p., (18).

24 euros (code de commande : Art/5812).

Degas. Étude biographique et critique par François Fosca. 1954. 107 p., (5).

24 euros (code de commande : Art/5813).

Fra Angelico. Étude biographique et critique par Giulio Carlo Argan. 1955. 127 p. (10).

24 euros (code de commande : Art/5927).

Fragonard. Étude biographique et critique par Jacques Thuillier. 1967. 157 p., (46).

24 euros (code de commande : Art/1509).

Gauguin. Étude biographique et critique par Charles Estienne. 1953. 114 p., (1).

24 euros (code de commande : Art/5815).

Giotto. Étude biographique et critique par Eugenio Battisti. 1960. 146 p., (32).

24 euros (code de commande : Art/5816).

Goya. Étude biographique et critique par Pierre Gassier. 1955. 139 p., (13).

24 euros (code de commande : Art/5575).

Greco. Étude biographique et critique par Paul Guinard. 1956. 143 p., (15).

24 euros (code de commande : Art/3435).

Lautrec. Étude biographique et critique par Jacques Lassaigne. 1953. 120 p., manque au dos de la jaquette, (3).

24 euros (code de commande : Art/5817).

Léger. Étude biographique et critique par Robert L. Delevoy. 1962. 141 p., (38).

24 euros (code de commande : Art/5818).

Picasso. Étude biographique et critique par Maurice Raynal. 1953. 135 p., petite déchirure à la jaquette, (4).

24 euros (code de commande : Art/5820).

Piero della Francesca. Étude biographique et critique par Lionello Venturi. 1954. 127 p., (6).

24 euros (code de commande : Art/5483).

Rembrandt. Étude biographique et critique par Otto Benesch. 1957. 153 p., (22).

24 euros (code de commande : Art/5927).

Renoir. Étude biographique et critique par Denis Rouart. 1954. 119 p., (7).

24 euros (code de commande : Art/1309).

Rouault. Étude biographique et critique par Lionello Venturi. 1952. 136 p., manque au dos de la jaquette, (26).

24 euros (code de commande : Art/5822).

Van Gogh. Première et deuxième parties : étude biographique et critique par Charles Estienne. Troisième partie Vie de Van Gogh par C.H. Sibert. 1953. 126 p., trace jaunie d'adhésif sur le dos de la jaquette, (2).

24 euros (code de commande : Art/5823).

L'impressionnisme. 2 volumes. Étude biographique et critique par Jean Leymarie. 1955. 117 et 137 p., (11 et 12), l'étui du premier volume manque.

Les deux volumes : 48 euros (code de commande : Art/5825).

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GONSE (Louis) — Les Chefs-d’œuvre des Musées de France. Sculpture. Dessins. Objets d’art. Paris, Libraire de l’Art Ancien et Moderne (mention recouverte par l’étiquette de la Librairie Georges Baranger), 1904. Grand in-4° demi-chagrin rouge, dos à 5 nerfs, tête dorée, 366 p., illustrations et 30 planches hors texte en héliogravure.
Avant-propos :
« J'ai dit, dans la préface du premier volumes des Chefs-d'Œuvres des Musées de France, les motifs qui m'avaient incité à entreprendre ce long voyage d'exploration à travers l'immense dédale de nos collections provinciales, pour la plupart si peu et si mal connues ; j'ai dit l'encouragement initial que j'avais reçu du patronage de l'Administration des Beaux-Arts et, en particulier, de mon éminent ami M. Roujon ; j'ai dit également les difficultés de la tâche. Le présent avant-propos n'a pas pour objet de revenir sur ces différents points. Mais je tiens, au moins, à faire remarquer qu'une matière plus vaste encore s'offrait à moi pour constituer les éléments du second volume ; le premier avait été consacré à la peinture ; celui-ci embrasse la sculpture, les objets d'art et les dessins. Au milieu de cet ensemble extraordinaire de grands et petits musées, où le chercheur a la joie de découvrir tant de peintures intéressantes, instructives ou rares, dont beaucoup sont des chefs-d'œuvre, c'est encore la sculpture qui domine et occupe la plus large place. Ce qu'avait pu faire l'activité d'un Lenoir à Paris, durant les troubles de la Révolution, d'autres, plus modestes, l'ont tenté dans les départements, et leur zèle a sauvé et accumulé de véritables trésors. Il en a été de même pour nombre d'objets d'art provenant des églises et des châteaux. On a pu voir au Petit Palais, en 1900, un aperçu de ces richesses.


Coffret en cuir gravé (XVe siècle). Musée de Clermont-Ferrand.

Ce qui vint alors à l'Exposition n'était rien en comparaison de ce qui était demeuré sur place. En présence d'un amas aussi considérable de documents, d'un champ d'investigations aussi étendu, je me suis trouvé entraîné à augmenter le nombre des gravures de ce second volume. De trois cents reproductions, je suis passé au chiffre de quatre cents, et le nombre des musées mis à contribution s'est élevé de quarante-quatre à soixante-dix. Il est vrai qu'à la sculpture proprement dite, comprenant toutes les époques, depuis l'Antiquité gallo-romaine et le Moyen-Âge, jusqu'aux temps modernes, – à l'exclusion des artistes vivants, – sont venus s'ajouter certains objets d'une haute valeur plastique (bronzes, ivoires, orfèvreries) et des dessins de premier ordre, comme ceux que possèdent les Musées de Lille, de Bayonne, de Rennes, de Besançon, de Montpellier, de Dijon, de Rouen, etc. En feuilletant les illustrations de ce nouveau volume, on que je me suis inspiré du plus large éclectisme ; du hasard des rencontres est sorti l'imprévu des contrastes. À côté des chefs-d'œuvre antiques des Musées d'Arles, d'Aix, de Besançon, de Lyon, d'Évreux, etc., on verra les témoins admirables de notre évolution naturaliste au XIVe siècle, puis à Troyes, ceux du XVIe siècle troyen, et partout une infinité de morceaux absolument représentatifs de notre sculpture française des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Houdon apparaîtra avec une dizaine de bustes merveilleux, jusqu'alors ignorés ou perdus sous de fausses attributions ; Puget, avec son chef-d'œuvre iconique, le Louis XIV jeune du Musée d'Aix, etc. Au lecteur le soin d'apprécier la valeur des découvertes dont j'aurai pu bénéficier en cours de route. »

70 euros (code de commande : 10125).

 

[GOYA]. GUDIOL (José) Goya 1747-1828. Biographie, analyse critique et catalogues des peintures. Traduit de l'espagnol par Lionel Mirisch. Tomes I à IV (complet). Paris, Weber, 1970. Quatre volumes in-4° sous reliures et jaquettes d'éditeur, 406 p, les 1295 planches sont présentées dans les volumes II, III et IV, tirage limité à 1500 exemplaires numérotés (n° 686), exemplaire en très bel état.
Introduction :
   « L'œuvre de chacun des grands artistes du passé doit être réexaminée périodiquement. Elle doit susciter des études qui, menées dans un esprit de synthèse et à la lumière des recherches les plus récentes, donnent sur elle le jugement du moment et ouvrent la voie à de futurs travaux.
   Tel est le dessein qui anime cet ouvrage.
   Goya représente, dans l'art espagnol, une valeur universelle. Son génie tient à l'extraordinaire ampleur de ses possibilités et de ses réalisations, et s'est manifesté dans l'iconographie comme dans la technique, dans l'expression comme dans l'image. Goya était doué de façon tout à fait exceptionnelle, non seulement pour interpréter et pour communiquer l'essence des valeurs plastiques, mais encore pour découvrir et pour réinventer la beauté et le sentiment de l'homme que recèlent les aspects les plus désolés de la nature. Son inépuisable vitalité lui a permis d'exalter n'importe quelle sorte de représentation picturale ou graphique soit en exprimant avec la plus grande intensité ce qui est terrible et ce qui est dramatique, soit en donnant de la profondeur aux thèmes superficiels qui lui furent parfois imposés, surtout au début de sa carrière à la Cour. Enfin, ayant vécu entre deux époques, entre deux mondes, le rococo aux grâces affectées et le romantisme commencent qui annonçait déjà l'expressionnisme, Goya occupe une position clef dans la genèse de l'art européen contemporain.
   Mais si l'artiste est important, l'homme ne l'est as moins. Son énergie presque surhumaine lui permit de tirer parti même de ses épreuves physiques. Il naquit et grandit dans un milieu pauvre et arriéré, et vécut ensuite au sein d'une société épuisée et décadente, où rares furent ceux qui lui offrirent amitié et compréhension. À la vérité, Goya ne dut de survivre qu'à une activité prodigieuse, qui ne l'abandonna jamais, fut-ce dans la maladie, dans l'exil ou dans la vieillesse. Après avoir surmonté les dangers d'une jeunesse turbulente et pauvre, il déjoua, grâce à son tempérament passionné et violent, la tentation de la vie facile qu'aurait pu lui apporter son succès à la Cour : on n'attendait de lui en effet qu'un art brillant et superficiel qui, pour un coloriste né, comme Goya, ne présentait aucune difficulté. Il sut dominer sa peur profonde de la misère, et ne tomba pas dans les pièges de l'ambition ni de l'avarice, car son principal – si ce n'est unique – souci fut toujours de demeurer fidèle à ce puissant élan qui le portait à peindre.
   Cette personnalité de Goya, nous avons cherché à mieux la dévoiler et l'expliquer, en incluant dans notre étude des extraits de lettres et autres écrits de Goya, qui jusqu'à présent n'avaient été publiés que de façon incomplète. Il serait d'ailleurs souhaitable d'entreprendre très rapidement la publication intégrale de ces textes si précieux.
   Notre ouvrage comporte un catalogue logique de l'œuvre peint de Goya, fondé d'une part sur notre analyse personnelle, et d'autre part sur ce qui, dans les recherches antérieures, nous a paru acceptable. Il comporte également une biographie schématique de l'artiste, qui repose sur les faits les plus importants de son existence ; celle-ci a été divisée en courtes périodes que déterminent des circonstances très diverses : voyages, changements de résidence, graves maladies, événements historiques et politiques, attribution de nouvelles charges, etc. À chacun des chapitres ainsi constitués s'intègre, séparé de l'étude biographique par des astérisques, le commentaire des œuvres correspondant à la même période, y compris celles que, pour notre part, nous estimons devoir y ajouter, comme nous le verrons plus loin. Ainsi, toutes les peintures de Goya sont-elles présentées selon leur succession chronologique. Dans la partie illustrée se trouvent les reproductions, non seulement de toutes ces œuvres, mais aussi de détails qui permettent. de mieux apprécier leurs caractéristiques techniques et leur valeur picturale. Les planches en couleurs illustrent également cet aspect si important de l'œuvre de Goya. Des textes de commentaire, la plupart du temps sur l'œuvre en particulier, parfois sur un petit groupe d'œuvres, enrichissent le catalogue proprement dit en apportant des renseignements précis sur l'histoire du tableau et sur les circonstances de sa création.
   La plupart des peintures de Goya se trouvent toujours dans le lieu même pour lequel elles furent créées ou entre les mains des héritiers de leurs premiers possesseurs. C'est ainsi que nous tenons le Musée du Prado pour l'héritier du patrimoine royal et sans doute pour le plus important collectionneur de tableaux de Goya. Pour ce qui est des œuvres qui ont changé plusieurs fois de mains, nous citons seulement le premier propriétaire connu et le propriétaire actuel. Quand ce dernier a demandé à rester dans l'anonymat, nous faisons suivre l'œuvre de la mention « collection privée », formule peu originale, certes, mais la seule qui nous soit permise.
   La méthode choisie en vue d'établir ce corpus est la suivante : pour commencer, nous avons réuni les photographies de toutes les œuvres certaines ou probables du peintre. L'étude directe des originaux n'a pas été négligée. Au contraire, nous pouvons affirmer que 90 %, des œuvres reproduites ici ont été étudiées d'après l'original, ce qui nous a imposé d'innombrables voyages et des années de recherches. Il est de plus en plus difficile, en effet, de faire une révision de l'œuvre de Goya à cause de sa dispersion dans le monde entier. En outre, entre ces « pèlerinages » dans les musées et les collections privées, nous avons étudié l'ensemble de la bibliographie digne d'intérêt relative au peintre.
   Les œuvres de date certaine une fois répertoriées suivant leur chronologie, nous n'avons pas dédaigné les peintures non datées, que nous n'avons pas reléguées dans un chapitre à part. Nous fondant sur l'analyse stylistique des œuvres datées, nous avons intercalé entre elles celles qui ne l'étaient pas, avec la conviction que, le plus souvent, elles correspondent bien aux périodes que nous leur avons assignées. Et si nous nous sommes décidé à publier les résultats de nos travaux, c'est que nous étions persuadé qu'une mise à jour de l'œuvre de Goya était devenue indispensable. Qu'il nous soit permis d'espérer que notre travail, si imparfait soit-il, contribuera à une connaissance plus approfondie de Goya.
   Cela dit, il n'est pas possible, à notre avis, d'avoir une idée complète de Goya peintre, si l'on ne tient pas compte de son œuvre de dessinateur et de graveur; c'est pourquoi nous publions un choix de dessins, de gravures et de lithographies, non pas dans le but d'en dresser un catalogue, mais à titre de complément de l'œuvre picturale. Cette présentation « parallèle » aidera à mieux comprendre la mentalité de l'artiste, ainsi que ses réactions devant la vie et les événements historiques. Par exemple, si l'on sait que Goya dessina directement, peut-être in situ, des scènes de la guerre d'Indépendance, on oublie trop souvent qu'il ne composa que six ans après les peintures qui y font allusion.
   Avant de conclure, nous commettrions une grave injustice si nous ne mentionnions pas tout spécialement les auteurs qui sont au départ des études biographiques de Goya. Les premières biographies furent celles de : Carderera (1835), Matheron (1858), Iriarte (1868) et Zapater (1868).
   Les premiers catalogues de l'œuvre de Goya sont ceux de Viñaza (1887), Araujo (1895), Von Loga (1903), Beruete et Moret (1915) ; les catalogues critiques antérieurs au nôtre sont ceux de Mayer (1925) et de Desparmet Fitz-Gerald (1950). La première biographie raisonnée de Goya, due à Sànchez Cantón (1925) est fondamentale. Les ouvrages qu'a publiés par la suite cet historien d'art ont également apporté une contribution exceptionnelle à la connaissance de Goya. Les apports de Lafuente Ferrari, Soria, Sambricio, Salas et Malraux sont aussi très importants. Quant à la publication du corpus et à l'étude des gravures, elles ont été menées de façon satisfaisante par Delteil, Sànchez Cantón, Lafuente Ferrari, Camón Aznar, Harris et d'autres encore. Maintenant, il ne reste plus qu'à étudier et à reproduire la totalité des dessins, encore qu'il existe d'excellentes éditions partielles de ceux-ci. Il nous faut bien entendu souligner ce que nous devons à cet énorme travail de recherche qui embrasse plus d'un siècle ; nous espérons qu'il se poursuivra grâce à la découverte d'œuvres inédites ou de documents susceptibles de répondre aux questions qui restent encore posées.
   Ce travail considérable permettra – c'est notre vœu le plus fervent – de mieux comprendre l'œuvre de ce géant de la peinture espagnole qui, par sa diversité dans l'aimable comme dans le terrible, ne peut laisser personne indifférent.
   Comme on pourra le constater, notre premier souci a été l'étude de la technique et de la conception qui ont présidé à la réalisation de chaque œuvre. C'est sous cet angle, avant tout, qu'il convient de « voir » l'auteur des peintures de la Quinta del Sordo. Car, sans dédaigner son intérêt profond pour la réalité et pour le sujet, sa capacité à découvrir instinctivement techniques et moyens d'expression (Goya ne fut jamais un intellectuel, ni même un chercheur au sens où on l'entend aujourd'hui), nous ne manquerons pas de nous étonner plus encore de son aptitude à parcourir le champ de l'existence et de la fantaisie, celle-ci étant conçue comme une interprétation de celle-là et non comme une fuite. Qu'il s'agisse du peintre des grumeaux informes du début du XIXe siècle ou de l'expressionniste des « Peintures noires » (ou même des détails des fresques de San Antonio de la Florida), Goya réserve les plus grands étonnements, et affirme déjà une maîtrise égale à celle que l'on trouve dans ses portraits apparemment plus académiques, ou dans ses aimables cartons de tapisseries. C'est que, formée pendant une période heureuse mais décadente, puis durant l'invasion napoléonienne qui entraîna tant de violence, la puissante personnalité de l'artiste a donné à cette œuvre si diverse son unité la plus profonde.
   Cette unité et cette double dimension de Goya – dans le sujet et dans la technique, dans le style et dans l'esprit – apparaissent tout au long de ce livre, affirmées l'une et l'autre par le caractère de l'artiste, dur en même temps que gai et ironique, tel qu'il ressort de sa correspondance, et soutenues par un génie dont il eut conscience dès ses débuts, comme on peut le voir lors de sa révolte contre Bayeu au sujet des peintures du Pilar. C'est pourquoi cet ouvrage, destiné en premier lieu aux spécialistes, qu'ils soient conservateurs de musées, collectionneurs d'œuvres de Goya ou historiens d'art, sera utile aussi à quiconque s'intéresse à la vie de l'esprit et à la création. » 

   

Les quatre volumes : 250 euros (code de commande : 13293).

 

GRANGER (Michel) — La surface corrigée. Préface de Jacques-Yves Cousteau. Portraits de Robert Doisneau. Textes de Granger. Paris, Le Cherche Midi, 1993. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 95 p., illustrations en couleurs.
Sur la jaquette :
« É l'écart des modes et des écoles, Michel Granger nous raconte « sa » Terre. Telle qu'il la sent, telle qu'il la voit, telle qu'il la vit. Nouveau démiurge, il la transforme et s'en amuse. La met en scène et en corrige la surface. Tantôt visage, tantôt perle, tantôt fruit, la « Terre » porte sa marque. Empreintes fugitives dans un ciel d'azur, étranges traces de char sur la toile immaculée.
Coups de gueule et coups de cœurs entrelacés. Chants d'amoureux déçu que l'humour illumine.
Chaque dessin de Michel Granger nous parvient comme un mot, comme une nouvelle : au double sens d'information et de récit. Sécheresse et faim, violence et racisme, solitude des villes et anonymat des visages. Rien ne nous est épargné. Mais le diagnostic est un appel. Une invitation à regarder au-delà de l'apparence, à entrer dans une histoire dont les clefs sont peut-être la tendresse pudique et l'humour discret.
Le message n'est jamais donné, même si, quelquefois, il paraît faussement évident. Clin d'œil du « faiseur d'images » qui sollicite la connivence et entretient la complicité. Cette « Terre » que Michel Granger montre et raconte, nous la reconnaissons comme nôtre. Blessée et vigoureuse, profondément enracinée et superbement aérienne, délicatement agressive et simplement émouvante. Peuplée d'étranges personnages, minuscules mais toujours debout. La « Terre » n'écrase pas l'homme. »

15 euros (code de commande : 10070).

 

[GRECO]. COCTEAU (Jean) — Le Greco. Paris, Le Divan, 1943. In-4° broché, [134 p.], nombreuses illustrations en noir, (collection « Les Demi-Dieux »).
   
@ Outre le texte original de Jean Cocteau, Le Mythe du Greco, cet ouvrage imprimé à la néogravure contient une Biographie, un reportage photographique sur la Crète de Zuber et 101 reproductions.

25 euros (code de commande : 11635).

[GRECO]. VALLENTIN (Antonina) — El Greco. Paris, Club des Libraires de France, 1955. In-8° oblong sous reliure et Rhodoïd d'éditeur (maquette de Pierre Faucheux), 181 p., illustrations in et hors texte, un tableau dépliant, (collection « Destin de l'Art », n° 1), exemplaire numéroté à l'état de neuf.

40 euros (code de commande : 125/67).

 

[GRIS (Juan)]. Juan Gris. Paris, Éditions des Musées Nationaux, 1974. In-8° carré broché, 141 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
@ Catalogue de l'exposition organisée à l'Orangerie des Tuileries, à Paris, du 14 mars a 1er juillet 1974.

15 euros (code de commande : 9672).

 

[GROSJEAN (Claude-Michel)]. ZALMAN (Alain) — Claude-Michel Grosjean. [Photographie des tableaux par Daniel Chenot.] Chez l'artiste, s.d. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 114 p., nombreuses illustrations en couleurs, édition bilingue (français-anglais).
Sur la jaquette :
« Décidément, les mots sont mal adaptés pour dire l'art du peintre. J'ai conscience que les discours ne sont ni de la matière ni de l'esprit pictural, et qu'ils sont toujours plus ou moins à côté. Aussi, redoutant de vous parler sur la peinture, je choisis plutôt de vous parler en peintre, de vous faire entrer dans la peinture, dedans la préoccupation de l'artiste et non du dehors vous décrire un vêtement. Il ne s'agit pas de commentaires, non plus que d'un prolongement de la peinture elle-même, mais une façon de se confondre à ses sources et, dans ses moyens. »

25 euros (code de commande : 10071).

 

HARCOURT (R. et M. d') Art ornemental. Les tissus indiens du vieux Pérou. Paris, Albert Morancé, 1924. In-8° demi-chagrin tabac, dos à 5 nerfs (dont un frotté), tête dorée, monogramme doré de l'éditeur au premier plat, 31 p. et 40 planches (dont 34 en couleurs) montées sur onglet, (collection « Documents d'Art »).

150 euros (code de commande : 164/66).

[HARTUNG (Hans)]. Hans Hartung. 1960. In-4° broché, [56 p.], nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire numéroté en bel état malgré quelques rousseurs sur la garde.

35 euros (code de commande : 178/69).

[HÉROLD]. BUTOR (Michel) Hérold. Paris, Le Musée de Poche, 1964. In-12 broché, 56 p., illustrations en noir et en couleurs in et hors texte, couverture rempliée, signature sur la page de garde.

7,50 euros (code de commande : Art/ 5303).

HONNEF (Klaus) Kunst der Gegenwart. Köln, Taschen, 1979. In-4° broché, 279 p., nombreuses illustrations en couleurs.

25 euros (code de commande : 100/69).

 

HOURTICQ (Louis) — La peinture. Des origines au XVIe siècle. Deuxième édition. Paris, Renouard - H. Laurens, 1926. Grand in-8° broché, 500 p., nombreuses illustrations, (collection « Manuels d’Histoire de l’Art »).
Table des matières :
   Première partie : La peinture antique.
        - Quelques œuvres préhistoriques.
        - La peinture égyptienne.
        - La peinture grecque. La peinture céramique. La grande peinture. Pompei.

   Deuxième partie : La peinture chrétienne primitive.
       - Catacombes et basiliques.
       - La peinture byzantine.
       - La peinture romane.
   Troisième partie : La peinture gothique.
       - La peinture en Italie au XIVe siècle. Giotto. Les peintres de sienne. Les Giottesques.
       - La peinture dans l'Europe du Nord au XIVe siècle. La Miniature. La détrempe.
   Quatrième partie : La peinture néerlandaise au XVe siècle.
       - Le naturalisme flamand. La peinture à l'huile. Les frères Van Eyck.
       - L'évolution du style néerlandais.
       - Les centres de peinture en France. Avignon. La Loire.
       - Les centres de peinture en Allemagne. Cologne. Souabe. Nuremberg.
   Cinquième partie : La formation et le développement de la doctrine florentine.
       - Le naturalisme et les derniers « giottesques ». Masaccio. Fra Angelico.
       - Formation du style florentin. Botticelli. Ghirlandajo.
       - Léonard de Vinci.
       - Michel-Ange et la fin de l'école florentine.
   Sixième partie : La peinture italienne en dehors de Florence.
       - L'Italie du centre. Ombrie. Pérouse.
       - L'italie du Nord. Padoue. Ferrare. Venise. Milan.
   Septième partie : L'école florentine à Rome : Raphaël.
   Huitième partie : L'influence italienne sur l'art du Nord.

       - Le Romantisme dans les Pays-Bas.
       - La peinture française au XVIe siècle.
       - L'influence italienne en Allemagne.
   Neuvième partie : L'école vénitienne au XVIe siècle.
       - Giorgione et la manière vénitienne.
       - Titien.
       - Autour de Venise. Corrège.
       - La fin de l'école vénitienne. Tintoret. Véronèse. Tiepolo.

   Conclusion. Tableaux. Index.

25 euros (code de commande : 11907).

 

[HULIN DE LOO]. Mélanges Hulin de Loo. Bruxelles - Paris, Librairie Nationale d’Art et d’Histoire, 1931. In-8° demi-basane à coins, couverture conservée, IX + 355 p., planches hors texte.
@ Après l'introduction par Paul Bergmans, ce volume contient :
El arte flamenco en Valladolid, par Juan Agapito y Revilla.
Bordados de estilo eyckyiano del sepulcro del Cardenal Cervantes de la Catedral de Sevilla, par Diego Angulo Iniguez.
Il trittico di Clemente VII nel Tesoro del Duomo di Cagliari, par Carlo Aru.
Ein Madonnentüchlein aus der Nähe des Quinten Metsys, par Ludwig Baldass.
La Descente du Saint-Esprit de la collection Laurent Meeus à Bruxelles, par Pierre Baitier.
Ein Spaetwerk von Hieronymus Bosch, par Otto Benesch.
La vetrata di Hendrick van den Broeck nella Cattedrale di Perugia, par Achille Bertini Calosso.
« Sotte Cleef » était-il portraitiste ?, par Burchard.
Jan van Eyck's portrait of his wife, par Alan Burroughs.
Un portrait inédit attribué à Hugo van der Goes, par Bryson Burroughs.
La miniature dans les anciens Pays-Bas pendant la première moitié du XVe siècle, par A.W. Byvanck.
Deux estampes d'après P. Bruegel l'ancien, par Campbell Dodgson.
The Wilton Diptych, par Martin Conway.
La collaboration des frères van Eyck dans le retable de l'« Adoration de l'Agneau », par Edmond de Bruyn.
Illustrations de livres par Pierre Coecke d'Alost, par A.-J.-J. Delen.
Nos premiers parents dans l'Art ; Adam, Eve, Lilith, par F. De Mely.
Le Maître de l'Annonciation d'Aix et Colantonio, par Louis Demonts.
Épisodes de la jeunesse de David, tapisseries bruxelloises de la première moitié du XVIe siècle, par Jos. Destrée.
Le retable de Cambrai de Roger de la Pasture, par Jules Destrée.
Un tableau méconnu de Guillaume Key, par Louis Dimier.
Jacopo de Barbari en Jan Gossart by Filips van Burgondie te Souburg (1515), par J. Duverger.
Scorels Grablegung Christi im Wallraf-Richartz-Museum zu Köln, par Otto H. Forster.
Metsys e Portugal, par José de Figueiredo.
Ueber die Frühzeit Jan Gossarts, par Max J. Friedlaender.
Le peintre liégeois Dominique Lampsonius et son Calvaire à Hasselt, par Jean Gessler.
Ein Gemaelde des Meisters der Tiburtinischen Sibylle, par Gustave Gluck.
À propos du voyage de Roger de la Pasture (van der Weyden) en Italie, par Arnold Goffin.
Note sur deux tableaux avignonnais, par Jean Guiffray.
Jacob Claessoon et Jacob Nobel, peintres portraitistes d'Utrecht de la première moitié du XVIe siècle, par G.J. Hoogewerff.
Un tableau inconnu de Lodewyk Toeput dit Lodovico Pozzoserrato, par Paul Jamot.
Un paysagiste flamand de la fin du XVIe siècle : Kerstiaen de Keuninck, par Arthur Laes.
Une suite de gravures du « Maître du Martyre des Dix mille, par Louis Lebeer.
À propos de Roger van der Weyden et d'un tableau peint par lui pour l'église Sainte-Gudule, à Bruxelles, par Plac. Lefevre.
Italië en het Noorden, par Frits Lugt.
Un livre de prières inconnu de Philippe le Hardi, par Frédéric Lyna.
Inspiration et originalité des tapisseries de l'Apocalyspse d'Angers, par Jeanne Maquet-Tombu.
Pierre Bruegel le Vieux et Pieter Coecke d'Alost, par Edouard Michel.
A dutch designer fot Glass, par A.E. Popham.
Un triptyque inédit de l'école d'Anvers, par S. Reinach.
Le Maître de l'Exhumation de Saint-Hubert, par Seymour de Ricci.
Drie schilderijen van Marten van Heemskerk, te Gent, par Domien Roggen.
La double école de Tournai, peinture et sculpture, par Paul Rolland.
Intorno ad una serie di Arazzi Fiamminghi, par Luigi Serra.
« Prospettiva di mare » de Paul Bril au musée de l'Ambrosienne à Milan, par Maurice Vaes.
Le paysage de la Parabole des Aveugles de Pierre Bruegel, par René Van Bastelaer.
Peintures murales du XIVe siècle à Gand, par Léo Van Puyvelde.
Een vroeger navolger van Hieronymus Bosch, par W. Vogelsang.
Un portrait de femme par Anthonie Blocklandt de Montfort (1534-1583), par Jadwiga Vuyk.
Eine verschollene Kreuzigung des Dirk Bouts, par F. Winkler.

80 euros (code de commande : 10130).

HUYGHE (René) — La peinture française au XIXe siècle. La relève de l'imaginaire. Romantisme, réalisme. Notices bio-bibliographiques par Lydie HUYGHE. Paris, Flammarion, 1976. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 476 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ex-dono sur toute la page de garde.

45 euros (code de commande : 200/70).

 

HUYSMANS (J.K.) — Chartres. Photos de Maurice Blanc. Lausanne, La Guilde du Livre, s.d. In-8° sous reliure d'éditeur, 201 p., nombreuses reproductions en héliogravure.
Table des matières :
   - Les bâtisseurs de cathédrales.
   - L'ère des cathédrales.
   - Le roman et le gothique.
   - La cathédrale.
   - Symbolique extérieure.
   - Les Porches :
      - Porche Royal.
      - Portail Nord.
      - Portail Midi.
   - L'étonnante église (vue intérieure).
   - Symbolique intérieure.
   - Les verrières.

13 euros (code de commande : 13862).

 

[INDIANA (Robert)]. KERNAN (Nathan) — Robert Indiana. Paris, Assouline, 2004. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 79 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Mémoire de l'Art »).
Sur la jaquette :
« Robert Indiana, célèbre initiateur du pop'art dans les années soixante, créateur du fameux love décliné en peintures, sculptures et estampes, que l'on a même vu sur les timbres-poste américains, pose une empreinte monumentale sur la ville de New York au printemps 2003, en installant une suite de chiffres multicolores, De un à zéro, le long de Park Avenue. Ces chiffres symbolisent les étapes de sa vie depuis la naissance, évoquée par le Un rouge et bleu, et nous invitent à retracer un parcours artistique jalonné d'images emblématiques. »

10 euros (code de commande : 10269).

 

IONESCO (Eugène) — Découvertes. Illustrations de l'auteur. Genève, Skira, 1969. In-8° collé, 126 p., illustrations en couleurs, (collection « Les Sentiers de la Création », n° 3), décharges d'adhésif sur les gardes, dos et bords jaunis.
Sur la couverture :
   « L'œuvre n'est pas une série de réponses, elle est une série de questions, elle n'est pas des explications, elle est des demandes d'explication, des demandes d'éclaircissement... C'est bien cela une œuvre : une série d'interrogations et puisqu'il y a construction on peut la considérer comme une architecture d'interrogations. Si tout pouvait s'expliquer, il n'y aurait pas de discours. Toute œuvre doit être mise en question. Comme on dirait : une mise en scène. Au bout du compte, il n'y a pas de réponse à donner. En tout cas, il n'y a pas de réponse définitive. Ainsi, ce n'est pas la réponse qui éclaire, c'est la question.
   À la différence du critique omniscient, le créateur peut savoir qu'il ne sait pas ou qu'il sait très peu. On n'appréciait, il y a quelque temps, que les écrivains à message. Il fallait édifier, enseigner, éduquer. Comment un tel écrivain pouvait-il croire qu'il n'était pas savant ? Le moindre metteur en scène analphabète, le moindre danseur pensant avec ses pieds se croyait en mesure d'émettre des oracles, des prophéties. Il y a peut-être davantage d'orgueil à savoir qu'on ne sait pas. Le poète est celui qui sait voir le problème là où les autres ne voient pas de problème, il est celui qui sait le mettre en évidence. C'est bien cela une oeuvre: une série d'interrogations et puisqu'il y a construction on peut considérer l'œuvre comme une architecture d'interrogations. Toute œuvre doit être une mise en question. »

30 euros (code de commande : 12457).

 

Irréalisme et Art moderne. Les voies de l'imaginaire dans l'art des XVIIIe, XIXe et XXe siècles. Mélanges Philippe Roberts-Jones. Édité par Michel Draguet. Bruxelles, Université Libre de Bruxelles, [1991]. In-8° broché, 312 p., illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières :
   
À propos de portraits, par Philippe Roberts-Jones.
   Graphies, par Philippe Roberts-Jones.
   Le rêveur fantastique. Portrait bibliographique de Philippe Roberts-Jones ou la poésie comme méthode de l'histoire de l'art, par Michel Draguet.
   Jaillir - Saisir : Philippe Jones et la médiation des arts plastiques, par Albert Mingelgrün.
   Science et créativité, par Ilya Prigogine.
   Le philosophe couché, par Jean Starobinski.
   Rhétorique de la sculpture, par Philippe Minguet.
   Nécessité de la musique, par Georges Thinès.
   Marcel Brion ou l'initiation différée, par Raymond Trousson.
   L'hermétisme chez Tiepolo, par Marcel Brion.
   Éros et Psyché: quelques variations néo-classiques, par Fierre Somville.
   Nodier, Piranèse et la « Monomanie réflective», par Roland Mortier.
   La Maison d'Art. Edmond Picard's asylum of beauty, par Jane Block.
   Le présent du passé dans la peinture et l'écrit de Paul Gauguin, par Paul Hadermann.
   Le crabe Pince-sans-rire et le poulpe. Le mythe ensorien, par Luc de Heusch.
   La passion du diable (Extraits), par Adolphe Nysenholc.
   Le paysage fin de siècle entre impressionnisme et symbolisme. Monet, Redon, Seurat, Khnopff, par Michel Draguet.
   L' avant-garde: réalisme, irréalisme?, par Jean Weisgerber.
   Paul Klee et le secret du texte, par Eugénie De Keyser.
   La musique et ses mystères selon le surréalisme bruxellois, par Robert Wangermée.
   Les figures de Paul Delvaux, par Jacques Sojcher.

25 euros (code de commande : 13468*).

 

JAKOVSKY (Anatole) La peinture naïve. S.l., Jacques Damasse, 1949. In-8° broché, 93 p., reproductions en noir et quelques-unes en couleurs contrecollées, rousseurs.

30 euros (code de commande : 226/68).

 

Jardins à la française. Photographies Jean-Baptiste Leroux. Textes Jean-Pierre Babelon et Mic Chamblas-Ploton. Paris, Imprimerie Nationale, 1999. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 297 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   « La régularité géométrique du tracé, la symétrie répétitive des éléments, la percée rectiligne des perspectives constituent l'image caricaturale du jardin à la française, héritée de deux siècles de jardins à l'anglaise dits « de nature ». Malgré les anathèmes des « Lumières », le jardin français n'a pourtant jamais cessé de trouver ses admirateurs, et il continue à inspirer les nouveaux créateurs d'aujourd'hui parce qu'il crée un monde harmonieux offert tout à la fois aux sens et à l'intelligence.
   Aux origines, le Moyen Âge a cultivé le « jardin clos », espace secret et mystique étroitement lié à la maison; la Renaissance italienne, puisant aux sources vives de l'Antiquité, a osé confier le traitement du jardin à un architecte pour en faire une œuvre d'art, au même titre que le palais ou la villa. Cet art nouveau connaît en France, à la fin du XVIe et au XVIIe siècle, un développement qui culmine avec le génie d'André Le Nôtre. Pour le plaisir du prince comme pour celui de la foule, il réunit dans un univers total, unitaire, symphonique, tous les éléments que lui fournit la nature, revisitée par sa pensée créatrice : la terre et ses dénivellations, les eaux des canaux et des fontaines, les arbres et les fleurs, le vent, le soleil, le ciel. Ses grands desseins portent à l'admiration comme à la surprise, à l'émotion comme à la joie, puis au recueillement et à la réflexion sur la condition humaine, dans une lente et attentive déambulation au cours de laquelle les statues délivrent leur enseignement philosophique par le truchement de la Fable, comme on disait au Grand Siècle, c'est-à-dire de la mythologie.
   C'est à ce parcours initiatique, mis en scène par les photographies de Jean-Baptiste Leroux, que le lecteur est ici convié : un parcours à travers l'espace, de Versailles à Queluz ou à Peterhof ; un parcours à travers le temps, depuis les premières années du classicisme français jusqu'aux créations des nouveaux jardins à la française de notre siècle.

60 euros (code de commande : 14165).

 

JODOROWSKY (Alexandro) — La danse de la réalité. Traduit de l'espagnol par Alex et Nelly Lhermillier. Paris, Albin Michel, 2002. In-8° collé, 407 p.
En quatrième de couverture :
   « M'étant séparé de mon moi illusoire, j'ai cherché désespérément un sentier et un sens pour la vie. »
   Cette phrase définit parfaitement le projet biographique d'Alexandro Jodorowsky : restituer l'incroyable aventure et quête que fut sa vie. Né au Chili en 1929, c'est en effet un homme et un artiste aux mille facettes. Chantre de l'expansion de conscience, poète, romancier, comédien, fondateur du théâtre panique avec Arrabal, réalisateur notamment de films cultes tels que El Topo et La Montagne sacrée, scénariste de célèbres bandes dessinées comme L'Incal, Jodorowsky a aussi élaboré deux techniques thérapeutiques : la psychomagie, qui renvoie les faits quotidiens à des modèles mythiques, et la psychogénéalogie, qui agit sur les héritages psychologiques familiaux.
   Il brosse ici la fresque d'une existence qui exalte, au-delà de toute mesure, les potentialités de l'être dans le but de repousser les limites de l'imaginaire et de la raison, et d'éveiller le capital de transformation et de vie qui se trouve en chacun de nous. »

10 euros (code de commande : 14054).

 

Journal des Avant-gardes. Les années vingt - Les années trente. Texte de Jean-Luc Daval. Genève, Skira, 1980. Grand in-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 222 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.

75 euros (code de commande : 169/57).

 

JOYEUX (Odette) — Le monde merveilleux de la danse. Paris, Hachette, 1967. In-8° sous cartonnage illustré d'éditeur, 188 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Avant-propos :
   « Ce livre est dédié à la jeunesse, mais comme la jeunesse n'a pas d'âge, je souhaite qu'il puisse intéresser, toucher ou distraire ceux qui aiment la danse comme on aime le printemps ; oui, comme on aime tout ce qui est renouveau, renouvellement, mouvement, en un mot : la vie.
   La danse est un art d'imitation. Elle'est à l'image de la nature, multiforme et fondée sur le rythme de l'univers : le jour, la nuit, les saisons, les périodes, les cycles. Ainsi peut-on remonter jusqu'à la préhistoire, jusqu'à la nuit des temps d'où vient pourtant « le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui ».
   Parmi les neuf muses qui président aux arts, c'est Terpsichore qui symbolise la danse. De ce fait, elle représente en même temps la jeunesse. La jeunesse, celle de la création, sans cesse recommencée, sans cesse renouvelée, qui fait de chaque nouveau-né une espèce de petit danseur déjà conduit par le rythme qui soulève sa frêle poitrine, et que scandent, impérieux, irrésistibles, les battements de son cœur.
   Dès qu'il commence à vivre, l'homme cherche, par le geste, à exprimer l'inexprimable, à dire en quelque sorte l'indicible, les jeux de la nature et de ses éléments, et pour lui-même les mouvements de son âme, les élans de son cœur. L'art de la danse est le plus vieux du monde, parce qu'avant d'être conscience ou réflexion, il est instinct.
Ainsi, il faut traiter notre éternellement jeune Terpsichore avec le plus grand respect, car sous sa ravissante apparence, elle est bel et bien la doyenne de ses sœurs.
   Il y a cent façons de danser. Je veux vous parler avant tout de la plus noble, de la plus belle, de celle qui domine toutes les autres parce qu'elle est soumise aux grandes règles de l'art : la danse classique. Celle qui était le motif essentiel de L'Âge heureux, et la passion de la petite Delphine. Une petite fille qui n'était pas comme les autres et en qui pourtant chaque enfant pouvait se reconnaître.
   J'ai été cette petite fille et, si vous voulez bien me suivre, je vais encore vous emmener à l'Opéra. Nous ne ferons rien de défendu, nous ne retournerons pas sur les toits, mais je vous invite à entrer dans la danse. Et puisqu'il est acquis que l'on ne parle bien que de ce que l'on connaît, vous pouvez me faire confiance. Je vous ferai découvrir la danse comme je l'ai découverte, comme je l'ai apprise dans la plus célèbre école du monde, l'école de danse de l'Opéra. L'Âge heureux en était le reflet. Ce livre en sera une approche. Il y a encore tant de problèmes, tant de secrets. Il y a le monde de la danse, une patrie dont les frontières se limitent partout aux mesures d'un plateau. La danse a son histoire, ses héros, ses batailles, ses éclipses et ses révolutions; les mains cramponnées à la barre qui a stigmatisé mes paumes d'ineffaçables durillons, les pieds en sang, la sueur au front, je l'ai apprise pas à pas, sur le rude plancher des classes. Aussi ce n'est pas mon enfance que je vous raconte, mais une enfance, celle des enfants-Opéra, celle de Chauviré, de Noureev, de Béjart, de Plessitskaïa, la mienne hier, la vôtre demain peut-être, celle de Camargo ou de Vestris, autrefois... »

10 euros (code de commande : 14013).

 

[KANDINSKY (Vassily)]. ENDICOTT Barnett (Vivian) et ZWEITE (Armin) — Kandinsky. Watercolors and Drawings. Armin Zweite's essay translated by David Britt. Edited by Ian Robson. Munich, Prestel, 1992. In-4° broché, 231 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs
@ « First published in German on the occasion of the exhibition Kandinsky : Small Pleasures. Watercolors and Drawings at the Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen, Dusseldorf March 7 - May 10, 1992 and at the Staatsgalerie Stuttgart May 23 - August 2, 1992. »

20 euros (code de commande : 8320).

 

KERBRAT (Marie-Claire) — L'oeuvre d'art par elle-même. Paris, Presses universitaires de France, 1993. In-8° broché, 293 p., (collection "Major").

9 euros (code de commande : 7338).

 

Kirschen und Klöster in Deutschland. 98 Farbfotos von Edmond van Hoorick. Text von Thaddäus Troll. Würzburg, Stürtz Verlag, 1980. In-4° à l'italienne sous reliure et jaquette d'éditeur, 215 p., édition est trilingue allemand - anglais - français.

25 euros (code de commande : Art/6283).

 

KLOSSOWSKI (Pierre) — Pierre Klossowski. Dessins. Antwerpen, Lens Fine Art, 1977. In-8 broché, [48] p., illustrations en noir et en couleurs, on joint le carton d'annonce.
@ Catalogue de l'exposition avec un texte de Pierre Klossowski en français et en néerlandais.

15 euros (code de commande : 12041).

KOHLER (Arthur) La connaissance des styles. Abrégé documentaire tenant tout particulièrement compte de l'ornementation, de l'ameublement et des arts textiles, ainsi que des besoins des métiers participant à la décoration intérieure. S.l., Association Suisse des Maîtres tapissiers-décorateurs et des Maisons d'Ameublement, 1943. In-4° sous reliure toilée d'éditeur, 409 p., nombreuses illustrations.

40 euros (code de commande : 189/69).

 

KORF (Dingeman) — Tegels. 7de geheel herziene en aangevulde druk. Haarlem, De Haan, 1979. In-8° broché, 183 p., très nombreuses illustrations in et hors texte en noir et en couleurs.

15 euros (code de commande : 217/63).

 

LABORDE (comte A. de) — Notice sur le fichier Laborde. Don fait à des bibliothèques publiques parisiennes de fiches intéressant les artistes des XVIe XVIIe & XVIIIe siècles. Paris, Schemit, 1927. In-8° broché, 51 p.
Composition du Fichier Laborde :
   « Le Fichier, dit Laborde, dont j'ai fait don dernièrement à des Bibliothèques publiques parisiennes pour y être consulté par les historiens de l'Art, se compose :
   1° de documents inédits, copiés sur des actes originaux de l'état civil, actuellement détruits.
   2° de documents inédits, copiés sur des originaux se trouvant encore maintenant, la plupart dans la série Y, aux Archives nationales, à Paris.
   Ces deux séries représentent des extraits de documents, relevés exclusivement en ce qui concerne les artistes, considérés dans la plus large acception du mot, c'est-à-dire artistes et artisans ou gens de métiers, tels que peintres, tailleurs d'images, architectes, graveurs, imprimeurs, libraires, relieurs, brodeurs, luthiers, tapissiers, bronziers, etc., etc. Elles se rapportent aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles et, pour la deuxième série, au XIXe siècle.
   La première série comprend des copies faites sur les actes de l'état civil des Archives de la Seine transcrits dans les 4000 registres conservés autrefois dans les combles de l'annexe de l'Hôtel de Ville de Paris, avenue Victoria, n° 4, brûlés et entièrement consumés lors de l'incendie sacrilège, de sinistre mémoire, allumé, le 24 mai 1871, par les énergumènes de la Commune. Elle représente donc – et c'est son intérêt primordial – de véritables originaux. Elle comprend environ 66.000 (exactement 66.080) copies ou fiches, 0,205
´ 0,135, concernant les artistes et artisans.
   Ces 66.000 fiches d'artistes ont été déposées par moi à la Bibliothèque nationale de Paris, département des manuscrits.
   La seconde série comprend environ 12.000 fiches, concernant aussi et uniquement des artistes, et 5.000 relatives à des médecins et chirurgiens, mais extraites et copiées sur les dossiers des Archives nationales la plupart de la série Y où les chercheurs peuvent aller se référer avec d'autant plus de facilité que les cotes de ce grand dépôt figurent sur chaque fiche. Mais on y trouve quantité de renseignements puisés dans d'autres archives et même dans des publications imprimées, livres, périodiques, catalogues de vente. Cette série qui, elle, déborde sur le XIXe siècle, constitue donc un dépouillement intéressant, travail inédit, mais qui susceptible d'être vérifié, pourrait être complété un jour, puisque les originaux n'ont pas cessé, comme dans la première série, d'exister. Aussi ai-je trouvé que leur place serait plus appréciée dans des bibliothèques spéciales et les ai-je déposées à la disposition du publie : les 12.000 fiches d'artistes, à la Bibliothèque d'art et d'archéologie, rue Berryer, Fondation Rothschild, et les 5.000 fiches médicales à la Bibliothèque de la Faculté de Médecine, rue de l'École-de-Médecine. »

20 euros (code de commande : 13413).

 

LANCELOT (Michel) — Le Musée volé. Paris, Galerie de Seine - Galerie Isy Brachot, 1979. In-8° broché, 92 p., illustrations en noir et en couleurs, couverture rempliée, exemplaire en parfait état.
@ Ouvrage réalisé à l'occasion de l'exposition éponyme organisée en collaboration par les deux galeries parisiennes, en octobre-novembre 1979. Reproduction d'œuvres de Alejandro, Arroyo, Atlan, Bacon, Balthus, Botero, Bron, Bryen, Camacho, Chambas, Charchoune, Chavez, Chemay, Chemiakin, Chirico, Dado, Dali, Delvaux, De Stael, Dominguez, Ernst, Fanti, Ferrer, Fromanger, Hayter, Herold, Kijno, Korab, Labisse, Lam, Ljuba, Magritte, Malevitch, Masson, Matta, Monory, Music, Pignon, Recalcati, Sandorfi, Tanguy, Theimer, Tovar, Velickovic et Wols.

20 euros (code de commande : 9026).

 

[LA TOUR]. THUILLIER (Jacques) — Georges de la Tour. Paris, Flammarion, 1992. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 318 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ouvrage « non disponible provisoirement » au catalogue de l'éditeur, exemplaire à l'état de neuf.
Sur la jaquette :
   « Oublié trois siècles durant, redécouvert à partir de 1863, La Tour offre le cas paradoxal d'un artiste célèbre de son vivant, très vite négligé après sa mort, et dont l'histoire a dû reconstituer la vie et l'œuvre morceau à morceau. Ce labeur ingrat pouvait paraître au départ relever de la pure érudition : en fait il a rendu à la peinture occidentale une suite de chefs-d'œuvre d'une rare poésie et qui, après trois siècles et demi, continuent à fasciner par leur qualité plastique non moins que par leur richesse spirituelle. Le Nouveau né de Rennes, le Saint Sébastien soigné par Irène du Louvre, le Job d'Épinal sont désormais entrés dans le cercle le plus étroit, le plus indispensable, des « voix du silence ».
   En 1949 François-Georges Pariset avait publié une thèse demeurée fameuse, et qui pour la première fois rendait à l'artiste une consistance historique. En 1972 une exposition réunie à l'Orangerie des Tuileries a présenté au public toutes les œuvres alors connues. Pour célébrer le quatrième centenaire de la naissance de La Tour, en mars 1993, et comme un nécessaire hommage à son génie, il a paru opportun de réunir en un seul volume ce qui compose actuellement notre connaissance de l'artiste : soit l'image aussi complète que possible du peintre, de sa vie et de son milieu, accompagnée par la reproduction de toutes ses œuvres, et suivie par le catalogue raisonné et le corpus des documents d'archives qui ont permis de reconstituer sa biographie.
   Dans cet ouvrage, Jacques Thuillier tente de montrer qu'en rejetant toutes les classifications abstraites, en replaçant l'artiste dans son exacte situation historique et géographique, en faisant appel à plusieurs types d'analyse à la fois, mais comme simples moyens d'approche, on peut rompre avec la légende d'un peintre mystérieux, et enrichir la vision de ses œuvres sans rien enlever pour autant à leur aura poétique. »

50 euros (code de commande : 12319).

[LAURENS]. Henri Laurens. Numéro XXXIII de la revue Le Point. Souillac, juillet 1946. In-8° broché, 48 + 16 p., illustrations, couverture passée.
@ Contient e.a des textes et poèmes de Reverdy, Leiris, Tzara, Doucet. Les photographies de Laurens sont de Robert Doisneau.

35 euros (code de commande : 210/70).

 

LAVACHERY (Henri A.) — Les arts anciens d'Amérique au Musée Archéologique de Madrid. Anvers, De Sikkel, [ca 1929]. In-4° broché, 128 p., 51 planches hors texte, bon exemplaire de cet ouvrage dont le tirage a été limité à 300 exemplaires numérotés (n° 5).
Avant-propos :
« Qui n'a rêvé des trésors que les conquérants rapportèrent d'Amérique en Espagne et qui n'a été déçu de ne plus rien en retrouver là-bas, rie, à peine des souvenirs ?
Le Museo Archeológico de Madrid compte sept mille pièces américaines dans ses collections. La section pré-colombienne n'est certes comprable à aucune des collections des musées des grandes villes du monde. Elle contient cependant quelques objets qui méritent d'être mieux connus. Beaucoup d'entre eux n'ont encore été reproduits par personne, c'est la raison de cet ouvrage.
À vrai dire, cette collection de Madrid a été composée sans méthode. C'est le hasard des legs et des donations qui en a formé l'ensemble hétérogène. Riche de pièces inestimables, il est en même temps plein de lacunes.
Le plus grave reproche que lui font les savants, c'est la pauvreté de renseignements certains. D'où viennent exactement ces objets ? Pour la plupart, les archives du Musée sont muettes.
Nous avons cherché à remédier, autant qu'il était possible, à ce silence. Nous espérons aussi que notre travail incitera d'autres travailleurs, peut-être mieux armés que nous, à ne pas dédaigner plus longtemps une collection qui, énigmatique et même parfois dangereuse pour la science, offre aux yeux de l'art, dans des matières rares, médiocres ou splendides, quelques formes d'une étrange beauté. »

90 euros (code de commande : 9241).

[LAVIER (Bertrand)]. Bertrand Lavier. Dijon, 1986. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 129 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
@ Catalogue de l'exposition de l'exposition présentée à l'Atheneum - Le Consortium - Musée des Beaux-Arts de Dijon, du 11 octobre au 17 novembre 1986 et au Musée de Peinture et de Sculpture, à Grenoble, du 13 février au 30 mars 1987.

25 euros (code de commande : 10072).

 

LE CORBUSIER — Vers une architecture. Nouvelle édition. Présentation de Louis Cohen. Paris, Flammarion, 2005. In-8° broché, XXVII, 243 p., illustrations, (collection de « L'Esprit Nouveau »), couverture rempliée, exemplaire à l'état de neuf.
Au pli de la couverture :
« Vers une architecture est l'un des ouvrages les plus importants de son siècle. Véritable théorie de l'architecture du XXe siècle, il est indispensable à la compréhension de la pensée architecturale moderne.
Dans ce livre-manifeste, Le Corbusier demande aux architectes de ne plus s'enfermer dans de futiles variations sur les styles et dans l'imitation de modèles anciens vidés de toute substance. Avec passion, il les exhorte à procéder à un retour aux sources vives de l'architecture, dont les principes fondamentaux sont trop souvent oubliés ou négligés. Il les met en garde également contre le danger qu'il y aurait à confondre construction et architecture car, écrit-il, « l'architecture est un fait d'art, un phénomène d'émotion en dehors des questions de construction, au delà. La construction, c'est fait pour tenir, l'architecture, c'est pour émouvoir. »
À l'heure où l'on se pose le problème de l'aménagement du cadre de vie, Vers une architecture, publié pour la première fois en 1923, est plus que jamais d'actualité. »

17 euros (code de commande : 10981).

 

LEPÈRE (Auguste) Catalogue des travaux exposés par Auguste Lepère au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1908. Du 15 avril au 30 juin. Préface de Roger Marx. Paris, Marty, 1908. In-4 broché, XXV + 80 p., 2 planches inédites (eau-forte et lithographie), 10 reproductions hors texte dont 8 en héliotypie et autres illustrations, tirage limité à 150 exemplaires, celui-ci est l'un des 50 numéroté sur vélin.

400 euros (code de commande : 250/57).

 

LE QUELLEC (Jean-Loïc) et DE FLERS (Pauline et Philippe) — Peintures et gravures d'avant les pharaons du Sahara au Nil. Préface de Nicolas Grimal. Paris, Fayard / Soleb, 2005. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 382 p., très nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   « De magnifiques photographies, un texte alerte et dense emmènent le lecteur dans le monde fascinant du Sahara oriental, aux confins de l'Égypte, de la Libye et du Soudan, au-delà des grandes barrières dunaires qui protègent l'un des berceaux de la civilisation pharaonique. L'aventure est omniprésente : par la magie des espaces, par l'évocation de leurs premiers découvreurs, par la démarche même des auteurs. Elle se double d'une réflexion savante sur cette culture des origines et ses résurgences dans la grande civilisation des bords du Nil. De larges perspectives, très neuves, s'ouvrent sur les relations de l'Afrique présaharienne avec les grands fleuves, jadis considérés comme source unique des civilisations qu'ils ont abritées. Ils ne sont, en fait, que des creusets, dans lesquels sont venues se fondre de plus anciennes sociétés. Ces racines présahariennes profondes nous rapprochent des origines de l'Homme et mettent en lumière l'imaginaire de ces ultimes prédécesseurs des pharaons. »

60 euros (code de commande : 12301).

 

LE VANE (Ethel) et GETTY (J. Paul) — Vingt mille lieues dans les musées. Traduit de l'anglais par le marquis de Amodio. Paris, Plon, 1957. In-8° broché sous Rhodoïd, 315 p., illustrations hors texte, exemplaire en grande partie non coupé.
En quatrième de couverture :
« Ce voyage en zigzag, cette passionnante odyssée d'un grand collectionneur américain et d'un antiquaire hollandais à la recherche de merveilles inconnues ne ressemble en rien aux mornes « Histoires de l'Art » qui énumèrent sèchement chefs-d'œuvre sur chefs-d'œuvre. Paul Getty collectionne tableaux, sculptures, meubles et tapisseries par amour de l'Art, et chaque objet qu'il rapporte dans son « ranch » californien représente pour lui une découverte unique, et souvent une énigme ; toujours une aventure et une conquête. Les milliards et les guides imprimés ne suffisent pas à faire un grand collectionneur, pas plus qu'un fusil et des cartouches ne font un bon chasseur. Secondé par Mueller, l'antiquaire, comme Sherlock Holmes par le fidèle Watson, Getty part sur la piste d'un Rembrandt ou d'un buste romain à travers les siècles et les frontières, les secrets de l'Histoire et l'ombre protectrice des collections privées. Nous accompagnons les deux hommes d'Amsterdam à Paris, de Londres à Corinthe, de l'Antiquité à la Renaissance et au XVIIIe siècle. On se prend à éprouver la même curiosité passionnée que Getty pour le Marten Looten peint par Rembrandt, ou pour la petite fontaine aux singes de bronze... Cette chasse aux trésors ignorés, si riche en surprises, en péripéties et en enseignements, mérite parfaitement son titre à la jules Verne. »

10 euros (code de commande : 10080).

 

LEVEY (Michaël) — La peinture à Venise au XVIIIe siècle. (Painting in XVIIIth century Venice.) Traduit de l'anglais par Françoise Falcou. Brionne, Monfort, 1987. In-8° broché, 169 p., (collection « Imago Mundi »).
Table des matières :
   Introduction.
      Tableau général - Amateurs et collectionneurs - Les peintres.
   Chapitre I : Les peintres d'histoire.
      Luca Giordano - Sebastiano Ricci - Pellegrini - Amigoni - Giambattista Piazzetta -
      Pittoni - Les Guardi comme peintres d'histoire - Fontebasso - Guarana.

   Chapitre II : Le paysage.
      Marco Ricci - Zucarelli - Giuseppe Zaïs.

   Chapitre III : Les peintres védutistes.
      Heintz et Richter - Carlevaris - Canaletto - Bernardo Bellotto - Michiel Marieschi
      - Francesco Guardi.

   Chapitre IV : Les peintres de genre.
      Pietro Longhi - Gaetano Zompini - Piazzetta - Domenico Tiepolo.

   Chapitre V : Le portrait.
      Bombelli et Maffei - Rosalba Carriera - Cassana, Amigoni, Uberti - Bartolomeo et Nazario Nazari - Alessandro Longhi.

   Chapitre VI : Le grand génie du siècle.
      Giambattista Tiepolo.

   Notes, bibliographie.

15 euros euros (code de commande : 12423).

 

LEYMARIE (Jean) La peinture française. Le Dix-neuvième siècle. Genève, Skira, 1962. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 229 p., illustrations en couleurs, (collection « Peinture - Couleur - Histoire. »).

38 euros (code de commande : Art/6485).

 

LOREAU (Max) L'attrait du commencement. De quelques peintures d'aujourd'hui et de quelques sujets voisins. Bruxelles, Éditions du Botanique, 1988. In-8° broché, 119 p., illustrations hors texte en noir et en couleurs.
@ Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition présentée au Centre Culturel Le Botanique, à Bruxelles, du 26 mai au 14 août 1988.

6,50 euros (code de commande : Art/ 5434).

 

Maisons modernes ouvrières. Bruxelles, Librairie des Arts du Bâtiment Salmain et Fils, s.d. Chemise in-folio demi-toile à coins, 52 planches illustrant la façade à gauche et le plan à droite de chaque modèle de maison, exemplaire bien complet de la feuille volante indiquant la valeur de revient approximative de chaque modèle, rare.

100 euros (code de commande : 12337).

 

MÂLE (Émile) L'art religieux de la fin du XIIe siècle en France. Étude sur les origines de l'iconographie du Moyen Âge. Quatrième édition revue et corrigée. Illustrée de 253 gravures. Paris, Armand Colin, 1940. In-4° broché, IV + 463 p.

40 euros (code de commande : 202/69).

MÂLE (Émile) L'art religieux de la fin du Moyen Âge en France. Étude sur l'iconographie du Moyen Âge et sur ses sources d'inspiration. Quatrième édition, illustrée de 265 gravures. Paris, Armand Colin, 1931. In-4° broché, V + 512 p.

40 euros (code de commande : 203/69).

 

MALRAUX (André), voir la page André Malraux

 

[MANET]. PICKVANCE (Ronald) — Edouard Manet. Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 1996. In-4° broché, 255 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, quelques reproductions collées sur les gardes.
Catalogue de l'exposition organisée à la Fondation Pierre Gianadda, à Martigny, du 5 juin au 11 novembre 1996.
Introduction de Léonard Gianadda :
   « L'œuvre de Manet est restreint, la production de l'artiste peu abondante. Pour notre Fondation, regrouper autant de chefs-d'œuvre alors qu'il n'y a ni musée, ni fondation, ni famille Manet, relevait de la gageure. Après de longues recherches, Ronald Pickvance, commissaire de l'exposition – à qui nous avions déjà confié en 1993 celle consacrée à Degas –, a néanmoins pu réunir une centaine de dessins, aquarelles, pastels et tableaux en provenance des cinq continents. Si invraisemblable que cela puisse paraître, il s'agit de la première exposition en Suisse consacrée à Manet, décédé il y a cent treize ans, en 1883, à l'âge de 51 ans seulement. Si aucun hommage ne lui a été rendu à ce jour dans notre pays, ce n'est certes pas parce que les collectionneurs suisses l'avaient ignoré, bien au contraire. En effet, que dire des superbes Manet rassemblés par Emil G. Bührle, dont une grande partie peut être admirée à la célèbre fondation de Zurich ? Ou encore de l'incroyable paroi Manet de la Fondation Reinhart à Winterthour ? Et n'oublions pas l'exceptionnelle Amazone, une des dernières œuvres de Manet, qui nous est prêtée par la Villa Flora de Winterthour récemment ouverte au public, autre lieu de passage obligé pour les amoureux de la peinture française. À elles seules ces collections constitueraient une prodigieuse exposition Manet et, sans conteste, nos visiteurs devraient faire le pèlerinage de Zurich et de Winterthour et ainsi imaginer un ensemble idéal.
   Je suis très heureux – et sans doute beaucoup seront surpris – du fait qu'autant d'œuvres aussi importantes, en provenance de collections publiques et privées du monde entier, soient aujourd'hui rassemblées à Martigny. Ainsi, le très beau paysage tardif La Maison de Rueil de Melbourne, jamais revu en Europe depuis 1926, ou encore le Portrait de l'Abbé Hurel et les Portraits d'Ernest Hoschedé et de sa fille Marthe de Buenos Aires, jamais exposés en Europe à ce jour. Et qui pourrait croire que La Prune de la National Gallery de Washington se retrouverait un jour, avec Le Bouchon du Musée Pouchkine de Moscou, en compagnie de cet extraordinaire tableau de la vie moderne du Paris des années 1870, Chez le Père Lathuille, du Musée de Tournai en Belgique ? Comment imaginer qu'une telle série de marines, de ports et de plages de France ait pu être ainsi réunie puisque ces œuvres nous parviennent de New York, de Philadelphie ou de Richmond pour rejoindre à Martigny leurs camarades d'atelier ? Et n'oublions pas que cinq des dix portraits de Berthe Morisot peints par Manet se retrouvent aujourd'hui côte à côte.. Il convient également de souligner les superbes pastels de portraits de femmes les délicats dessins et aquarelles, les natures mortes de fruits et de fleurs, ainsi que les intéressantes copies de maîtres anciens italien, espagnol, flamand, hollandais et français, qui constituent une surprenante introduction à l'exposition. »

20 euros (code de commande : 14087).

 

MASSON (Michel) — La Chapelle Sixtine. La voie nue. Paris, Cerf, 2004. In-8° broché, 327 p., illustrations in et hors texte, exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   La chapelle Sixtine est un labyrinthe où est proposé un itinéraire initiatique. Celui qui s'y engage va se trouver déstabilisé, dépouillé et même brisé par une technique artistique et une rhétorique hautement provocantes où, en particulier, la nudité et l'homosexualité jouent un rôle clé.
   Contrairement aux idées reçues, la chapelle Sixtine ne constitue ni une illustration du platonisme ni un travail de commande dicté par un théologien, mais l'expression d'une expérience éminemment personnelle : un mysticisme de l'abandon, proche à bien des égards de celui de François d'Assise et qui se veut entièrement conforme au message du Christ – au risque du scandale et même de l'hérésie.
   Le patient décryptage image par image auquel se livre l'auteur permet de lever certaines énigmes et de ne pas laisser de côté les éléments dérangeants. À lire dans l'esprit des travaux de Daniel Arasse.

25 euros (code de commande : 14297).

 

MEISS (Millard) — Grandes époques de la fresque. Texte français de Jacques Chavy. Paris, Hachette, 1970. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 250 p., nombreuses illustrations en couleurs, jaquette un peu défraîchie et petit mouillure au second plat (sans dommage pour le corps de l'ouvrage).
Sur la jaquette :
   « Après la Seconde Guerre mondiale, le professeur Proccachi lança une campagne pour sauvegarder les fresques de Florence.
   Les inondations de la ville, en 1966, montrèrent que des œuvres admirables, appartenant au patrimoine de l'humanité, pouvaient disparaître sans recours si des mesures radicales n'étaient pas enfin prises. Millard Meiss, le grand historien de l'art, fut un des animateurs du magnifique élan de solidarité internationale qui permit de sauver la plupart de ces chefs-d'œuvre. Mais ce qui aurait pu être une catastrophe fut l'occasion de découvertes ou de redécouvertes. Par une technique délicate, on put détacher les fresques les plus menacées : elles furent nettoyées et débarrassées des repeints accumulés au cours des âges et retrouvèrent alors leur éclat premier. Ces travaux révélèrent, en outre, bon nombre de sinopie ou dessins préparatoires jusqu'alors recouverts.
   70 fresques florentines sauvées des inondations ont été exposées dans plusieurs villes du monde. De septembre à novembre 1970, Paris les aura présentées au Petit Palais. Millard Meiss a réuni dans ce livre un grand nombre d'entre elles ainsi que 70 autres (du XIIe au XVIe siècle). Nombre de fresques reproduites ici seront une révélation, même pour ceux, amateurs ou érudits, qui connaissent bien l'Italie. En effet, ces peintures, souvent placées très haut ou mal éclairées, étaient difficiles à voir sur place. De plus, elles étaient voilées par la poussière, les efflorescences chimiques déposées par les siècles. Certaines même ont été découvertes récemment. C'est donc un panorama aussi complet que possible de la peinture murale de l'Italie du Moyen Âge et de la Renaissance que Millard Meiss nous propose. L'art de la fresque, spécifiquement italien, est, nous explique-t-il, « magnifique et difficile ». Avec le buon fresco (c'est-à-dire entre le XIIIe et le XVIIIe siècle), cet art produisit ses chefs-d'œuvre. Nous connaissons la technique primitive de la fresque grâce au manuel écrit en 1400 par Cennino Cennini. En revanche, il n'existe pas de traité semblable pour les procédés utilisés au XVe siècle par Masaccio, Castagno ou Piero della Francesca. Millard Meiss, dans l'introduction, explique la technique ; il la commente dans les notices qui accompagnent les reproductions. Il a tenu également à marquer, par quelques exemples, la filiation de la grande époque de la fresque avec l'art romain et byzantin ainsi que ses prolongements aux XVIIe et XVIIIe siècles.
   La variété prodigieuse et l'exceptionnelle qualité des reproductions en couleurs, l'importance des fresques et des sinopie présentées font de ce livre un instrument de choix pour tous les amateurs d'art et d'histoire. »

35 euros (code de commande : 14163).

 

Merveilles des châteaux de Normandie. Préface de Michel de Saint-Pierre. Paris, Hachette, 1971. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 327 p., nombreuses illustrations en noir (héliogravures) et en couleurs, (collection « Réalités »), exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   - Préface.
   - Pays de Caux et Pays de Bray.
   - Bocage normand.
   - Cotentin.
   - Vexin, Pays d'Ouche et Perche.
   - Pays d'Auge et Bessin.
   - Index, liste des propriétaires, carte.

50 euros (code de commande : 13518).

 

MEYERSON (Ignace) — Forme couleur mouvement dans les arts plastiques (1953-1974). Introduction par Bernard Dorival. Paris, Adam Biro, 1991. In-8° broché, 186 p., illustrations hors texte, (collection « La Porte étroite/Écrits sur l'Art »).
En quatrième de couverture :
   « Ignace Meyerson (1888-1983) anime puis dirige le Journal de Psychologie à partir de 1920. Sa thèse Les Fonctions psychologiques et les œuvres est de 1948 (Vrin). Un important volume, Écrits 1920-1983. Pour une psychologie historique (P.U.F., 1987), regroupe une partie de ses articles. Il dirigeait jusqu'à sa mort le Centre de Psychologie comparative à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.
   Meyerson a eu à partir des années 50 de nombreux contacts avec les artistes de son temps.
   Le présent recueil regroupe d'abord des articles importants publiés pour la plupart dans le Journal de Psychologie « sur la spécificité de l'art et de ses objets » (1956), « Remarques sur les formes en peinture » (1964), « Réalité des arts plastiques et réel perçu » (1968) ; des comptes rendus des travaux de Pierre Francastel et d'Étienne Gilson.
   Dans la dernière partie sont réunis des préfaces, peu connues, et des textes inédits sur des peintres et sculpteurs comme Deyrolle, Mortensen, Pignon et Jacobsen qui révèlent un grand critique d'art servi par une langue impeccable. »
Table des matières :
   Première partie :
   - Sur la spécificité de l'art et de ses objets (1956).
   - Le mouvement dans l'art (1955).
   - Remarques sur les formes en peinture (1964).
   - Peinture et théâtre. Spécificités et convergences
(1967).
   - Réalité des arts plastiques et réel perçu (1968).
   Deuxième partie :
   - Les métamorphoses de l'espace en peinture. À propos des recherches de P. Francastel (1953).
   - Peinture et réalité. À propos d'un livre de M. Étienne Gilson (1961).
   Troisième partie :
   - L'expression du mouvement dans les dessins de Combats de coqs de Pignon (1964).
   - Géométrie sensible et création d'un monde pictural. Préface à 7 à Venise de Richard Mortensen (1960).
   - Les mouvements suggérés dans quelques reliefs et peintures de Mortensen (1964).
   - Le Rectangle enchanté. Préface à dix sérigraphies de Richard Mortensen (1973).
   - Jean Deyrolle (1966).
   - L'espace dans la sculpture de Robert Jacobsen (1955).
   - Quand le fer parle (1957).
   - La suggestion du mouvement dans les sculptures abstraites de Jacobsen (1964).
   - Entretien avec Morice Lipsi, le samedi 14 mars 1964 (1964).
   - Liberaki (1974).
   Chronologie. Bibliographie. Index.

15 euros (code de commande : 12468).

 

MICHEL (André) — Histoire de l'Art depuis les premiers temps chrétiens jusqu'à nos jours. Tomes I à VIII et Index (complet). Paris, Armand Colin, 1926-1929. Huit tomes en dix-sept volumes et un volume d'index, in-4° brochés, [8268 p.], 470 gravures et 102 planches hors texte, bel exemplaire en excellente condition.

Les dix-huit volumes : 250 euros (code de commande : Art/ 837).

 

MIGLIORINI (Franco) et LATINI (Luigi) — Jardins vus du ciel. Paris, Hazan, 2004. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 255 p., exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   « Jardins vus du ciel propose un fascinant voyage à travers les siècles, à la découverte des plus beaux jardins d'Europe.
   Sept chapitres composent ce parcours géographique et chronologique sur l'art de changer et modeler le paysage. Après une introduction sur les origines méditerranéennes et arabes du jardin, la Renaissance italienne dévoile ses jardins qui reflètent la relation entre l'homme et l'espace.
   Viennent ensuite les jardins à la française où l'homme domine les éléments naturels en créant un modèle qui se propagera dans toute l'Europe, La nature sauvage et impétueuse trouve sa revanche dans l'esprit qui caractérise le parc anglais du XVIIIe siècle, tandis que le jardin allemand du XIXe siècle développe l'idée de cohabitation entre les grands espaces publics et les magnifiques jardins privés.
   Le parcours du livre se conclut au début du XXe siècle, marqué par le triomphe de l'éclectisme et de l'inspiration plus libre dans l'aménagement des espaces, jusqu'à l'art du jardin d'aujourd'hui et la conception contemporaine du parc et du paysage.
   Cette découverte s'enrichit grâce aux photographies aériennes, qui seules permettent de comprendre la topographie des jardins et de suivre, au fil du temps, les adaptations infinies du plan dessiné aux données de la nature. »

30 euros (code de commande : 12589).

 

MILLER (Judith & Martin) — The Antiques directory Furniture. Chief Consultant Editor : John Bly. American Consultants : Lita Solis-Cohen, Kelvyn Grant Lilley. New York, Portland House, 1985. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 639 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   « Furniture is the most coherent and comprehensive visual guide to antique furniture available to dealers and collectors. More than 7,000 pieces of the finest furniture, made between the 16th century and the early 20th, including British, American, Dutch, French, German, Italian, Spanish and Oriental, are illustrated, described and pricecoded. There are 560 illustrations in full color, showing pieces of exceptional quality, and more than 100 special informatioin features discussing points of authenticity, dating and craftsmanship.
   Nearly every piece of furniture illustrated in these pages has passed through the showrooms or through the hands of major dealers in the last few years. The book therefore represents a unique overview of the state of the antique furniture market, both in what is available and in the prices made.
   In its selection of examples and in its detailed descriptions, Furniture draws on the exhaustive knowledge of leading authorities – showroom experts, dealers, and the authors of standard reference works. The number and quality of the illustrations make it possible to see the sometimes very small variations of design, figuring, carving and ornament that taken together make the difference between an agreeable antique and a work of art. »

25 euros (code de commande : 13520).

 

[MILLET]. FERMIGIER (André) — Jean-François Millet. Genève, Skira, 1977. In-4° carré sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 151 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Découverte du Dix-Neuvième Siècle »), exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   « Millet a été longtemps un des grands incompris de la peinture du siècle dernier. Constamment attaqué de son vivant pour la trivialité d'un réalisme souvent considéré comme un appel à la jacquerie, il a bénéficié après sa mort d'une gloire immense, excessive, absurde, fondée pratiquement sur un seul tableau, L'Angélus, qui est loin d'être un chef-d'œuvre, et sur une interprétation lénifiante, sentimentale, populiste d'une peinture dont on ignorait la sévère grandeur pour n'y voir qu'un reflet
de l'idéologie de la IIIe République dans ses aspects les plus superficiellement moralisateurs. La réhabilitation de Millet a d'abord été celle de ses dessins et de ses pastels, dont les critiques les plus malveillants n'ont jamais pu nier les admirables qualités, puis, très progressivement, celle de l'ensemble de son œuvre, jusqu'à la mémorable exposition présentée à Paris en 1975, qui a montré le peintre dans toute l'étendue de ses dons.
   Portraitiste, à ses débuts, d'une qualité exceptionnelle, tenté un moment par la représentation du travail urbain, Millet a consacré toute sa vie à l'évocation du monde rural décrit avec une sincérité, une émotion contenue, un sentiment de la grandeur, tantôt tragique, tantôt printanière du quotidien qui évite aussi bien les excès du naturalisme que ceux de l'idéalisation romanesque. Longtemps considéré comme une sorte de peintre naïf, de cœur simple visité par le génie, Millet est en fait un des artistes les plus savants et complexes du siècle dernier : déterminé à « faire servir le trivial à l'expression du sublime », il n'a cessé d'enrichir son œuvre de références aux maîtres qui, de Poussin à Michel-Ange et aux sculpteurs gothiques, l'ont guidé dans sa recherche, et dont le souvenir donne à ses meilleurs tableaux une dimension épique. Cet équilibre entre l'humilité de l'observation et la noblesse morale du propos est la raison de l'amitié fraternelle que lui portait Van Gogh.
   Millet n'est que superficiellement un peintre réaliste. S'il a dédaigné tout effet pittoresque, réduit le paysage de son œuvre à la seule plaine de Barbizon, c'est que la nudité, l'austérité laborieuse de celle-ci étaient pour lui l'image de la condition humaine. Mais il nous a laissé aussi un témoignage incomparable sur les usages, les outils, la culture du monde rural à une époque où la révolution industrielle n'avait pas encore ébranlé sa cohérence. À cet égard, Millet a été un des fondateurs de l'ethnographie française et, dans toute l'acception du terme, un grand peintre d'histoire. »

40 euros (code de commande : 13302).

 

[MIRÓ (Joan)]. Joan Miró. Bruxelles, De Rache, 1971. Grand in-8° broché, [120 p.], illustrations en noir et en couleurs.
@ Il s'agit du catalogue de l'exposition organisée à Knokke-Heist, au Casino communal, dans le cadre du « XXIVe Festival Belge d'Été », en juin-juillet-août 1971. L'avant propos, À notre Orient, Miró..., est signé par Gaëtan Picon.

12 euros (code de commande : 8686).

 

[MODIGLIANI]. ALEXANDRE (Noël) — Modigliani inconnu. Témoignages, documents et dessins inédits de l'ancienne collection de Paul Alexandre. Préface de François Bergot. Anvers, Fonds Mercator, 1993. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 463 p., très nombreuses illustrations, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Événement considérable dans l'histoire de l'art du XXe siècle, cet ouvrage révèle 450 dessins d'Amedeo Modigliani (1884-1920) qui n'ont jamais été reproduits ou exposés jusqu'ici, et qui représentent un témoignage unique de l'activité artistique du peintre entre 1906 et 1914, années cruciales de sa création.
   Cette collection a été réunie par le docteur Paul Alexandre, qui devint l'ami et le confident de Modigliani dès son arrivée à Paris. Vouant au peintre une admiration sans borne, il lui acheta régulièrement des œuvres et fut son principal soutien. Ces dessins d'inspiration théâtrale, ces nus, ces portraits, ces études montrent la maîtrise d'un artiste déjà en pleine maturité.
   De cette proximité, de cette confiance réciproque, le docteur Paul Alexandre conserva au fil des rencontres de multiples traces. Lettres, notes, photographies évoquent un monde dominé par le génie de Modigliani – celui de la maison de la rue du Delta où Paul Alexandre offrait aussi l'hospitalité à plusieurs autres artistes, dont Brancusi – et constituent la seule source authentique pour l'étude de l'œuvre de Modigliani pendant cette période.
   Conscient de sa qualité de témoin privilégié, le docteur Paul Alexandre (décédé en 1968) voulut écrire un livre sur la personnalité de Modigliani, dont la légende posthume allait fournir une version largement déformée. Le destin l'empêcha de rendre cette justice à son ami. C'est son fils Noël, initié à la connaissance intime de la vie et du travail de l'artiste par son père, qui publie aujourd'hui ces dessins inédits, accompagnés d'une biographie nourrie de souvenirs et de documents exceptionnels, parmi lesquels un récit émouvant de la mère de Modigliani sur l'enfance du peintre à Livourne.
   Cet ouvrage, qui révolutionne notre vision de la vie et de l'œuvre de Modigliani, est aussi le catalogue de l'exposition des dessins de la collection du docteur Alexandre qu'accueilleront les plus grands musées du monde.

80 euros (code de commande : 14289).

[MODIGLIANI]. Modigliani. [Liège], [Ville de Liège], 1980. Grand in-8° carré broché, 171 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
@ Publication éditée à l'occasion de l'exposition organisée à Liège, au Musée Saint-Georges, du 18 octobre au 14 décembre 1980.
Extrait de l'avant-propos :
« Il est des événements qui marquent le monde des arts et dont l'incidence sur les spécialistes ou le grand public provoque une émulation bénéfique. L'exposition que la Ville de liège consacre à Amedeo Modigliani peut être considérée comme telle.
Cette haute figure de la peinture joint à une ascendance cézanienne la subtile distinction de sa Toscane, patrie de terre et d'art. Mais, au-delà, au-dessus de tous ses attributs proprement de peintre – son dessin nerveusement souple, sa palette, sa « matière » – une chose, la plus importante, est à la source de ce qui crée son emprise sur le spectateur : l'aura d'affectivité qui émane de son œuvre.
Ses visages et ses nus sont le refuge d'un être originairement puis perpétuellement blessé par la réalité ; comme Paul Verlaine, Modigliani fut un être trop aimant pour supporter sans fuir, dans tous les enivrements, le monde quotidien où il était plongé. Son œuvre fut une de ses ivresses, et la plus véritable. L'autre, la mauvaise, celle des drogues, n'était que faiblesse succédanée d'un nouveau « pauvre Lelian » à la recherche désespérante d'un regard ou d'un geste ami.
Art dès lors fondamentalement personnel. Modigliani n'a tracé aucune voie qui pût être suivie, parce que son art fut sa seule vie, et que personne ne l'ayant précédé, personne non plus ne pouvait le suivre.
« Désordre et génie ¤, écrit à son sujet Jean Cassou, « l'histoire de Modigliani est peut-être le dernier drame romantique. » Mais il en est issu une œuvre étonnamment quintessenciée. L'influence de Brancusi, le sculpteur ; le goût spontané de tous les arts primitifs, qu'ils soient de Byzance, d'Italie ou d'Afrique n'était que le goût, le sens du dépouillement, jusqu'aux éléments premiers.
Cela donne toujours ; cela a donné chez Modigliani un style. Modigliani est un style. Que l'artiste se complaise trop en lui-même et voilà que naît le maniérisme. Mais c'est la grâce de certains d'y échapper, ne fût-ce que de justesse, et cela a été son cas. »

13 euros (code de commande : 11335).

 

 Monographies des grands artistes suisses

Les volumes de cette série publiée à Lausanne par les éditions Rencontre dans les années 1970-1971, se présentent en format in-8° carré sous reliure toilée beige, comportent 126 pages et sont tous bien illustrés. Les jaquettes manquent.  

Cuno Amiet par Max HUGGLER.                                                 15 euros (code de commande : 7165).

Max Gubler par Daisy SIGERIST.                                                              15 euros (code de commande : 7167).

Otto Meyer-Amden par Michael STETTLER.                                           15 euros (code de commande : 7170).

Sophie Taeuber-Arp par Margit STABER.                                    15 euros (code de commande : 7173).

Walter-Kurt Wiemken. par Dorothea CHRIST.                              15 euros (code de commande : 7174).

[MORÈRE (Louis)]. MONTO (Charlotte) — Au Maroc avec Louis Morère 1885-1949. « Comme un parfum des anciens jours... » Paris, Somogy, 1999. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 239 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   « Louis Morère a de la nature un sens inné : elle chante secrètement une douce mélodie. Et l'on apprécie la concordance des couleurs, le rythme des plans, l'épaisseur charnelle des empâtements. Il y a un bonheur de peindre jusqu'à la gourmandise.
   L'œuvre de Louis Morère est alors empreinte d'une profonde unité car son regard d'humaniste est celui de la fidélité à un pays, à tout un peuple berbère, arabe et juif, dans un climat d'harmonie profonde.
   On est alors loin d'un Maroc de rêve ou de tourisme. La chaleur des amitiés se confond avec la chaleur des saisons et la chaleur même des peintures. Pétries d'amour, les toiles ou bois peints sont dorés au foyer de l'atelier. Mais ici l'atelier n'est pas enfermé entre quatre murs, l'atelier est un coin de terre d'Afrique sous un ciel serein, presque toujours bleu. »

50 euros (code de commande : 13063).

 

[MORISOT (Berthe)]. STUCKEY (Charles F.) et SCOTT (William) — Berthe Morisot. Avec la collaboration de Suzanne B. Lindsay. Traduit de l'anglais par Marie-Odile Probst. Paris, Herscher, 1987. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 227 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   « Bien que présente, depuis un siècle, dans toutes les grandes expositions des peintres impressionnistes – dont elle fut, pour certains d'entre eux, le modèle et l'égérie – Berthe Morisot, parfois tributaire de jugements hâtifs ou misogynes, n'a pas été reconnue à sa juste valeur. Pourtant elle a écrit, sans conteste, une page originale de l'histoire de l'impressionnisme français.
   Berthe Morisot (1841-1895), élève de Corot, rencontre Manet en 1868 qui la lancera dans le milieu de la nouvelle peinture et dont elle deviendra la belle-sœur. C'est ainsi qu'elle participe à la première exposition des Impressionnistes en 1873 aux côtés de Monet, Sisley, Pissarro...
   Elle épousera la même année Eugène Manet, dont elle aura une fille, Julie. Seule femme du mouvement, elle est reconnue comme une artiste à part entière et sera un élément moteur des expositions du groupe jusqu'en 1886. Ses soirées, dans les années 1880O, sont fréquentées par Renoir, avec lequel elle travaillera, Mallarmé, Degas, Monet et tant d'autres.
   Pour la première fois, un ouvrage important montre l'ampleur de son œuvre et affirme l'influence profonde qu'elle eut sur le cercle de ses amis peintres. »

30 euros (code de commande : 14085).

 

MOULIN (Raymonde) — L'artiste l'institution et le marché. Avec la collaboration de Pascaline Costa. Paris, Flammarion, 1992. In-8° broché, 423 p., (série « Art, Histoire, Société »).

13 euros (code de commande : Art/ 5063).

 

MURRAY (Peter) — L'architecture de la Renaissance italienne. Traduit de l'anglais par Fabienne Poloni et Paul Rozenberg. Paris, Thames & Hudson, 1990. In-8° collé, 251 p., nombreuses illustrations, (collection « L'Univers de l'Art », n° 7), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Le célèbre dôme ocre-rose de la cathédrale de Florence semble désormais indissociable du paysage toscan, faisant écho aux courbes des collines environnantes et à la couleur même du paysage. Il est l'œuvre de Filippo Brunelleschi, auquel revient d'avoir jeté les bases de ce qui allait être le langage de l'architecture jusqu'à nos jours. « Le temps des géants », « le grand atelier », « l'éclosion de la Renaissance » : la période qui va de 1450 à 1600 est surtout connue du grand public par ses peintres et ses sculpteurs – de Léonard de Vinci à Michel-Ange et Raphaël. Mais l'on attire rarement l'attention sur le fait que ces démiurges pratiquèrent toutes les formes d'art et qu'ils furent aussi des architectes et des maîtres d'œuvre admirables, possédant aussi bien les techniques de la construction que celles de la peinture. D'Alberti à Bramante, de Brunelleschi à Vignole et Sansovino, l'architecture de la Renaissance italienne offre une analyse attentive et détaillée de la production de ces génies, des innovations qu'ils apportèrent, du contexte historique et culturel dans lequel ils s'inscrivirent, des mouvements qui s'ensuivirent. Et l'étude de Peter Murray se clôt sur ce qui devait être en fait un nouveau commencement : l'œuvre, magistrale, dans la campagne vénitienne, de Palladio, destinée à influencer toute la culture européenne des siècles suivants. »

10 euros (code de commande : 12855).

 

La naissance de la théorie de l'art en France (1640-1720). Paris, Jean-Michel Place, 1997. In-4° broché, 295 p., illustrations, exemplaire à l'état de neuf, épuisé et peu courant.
Il s'agit du n° 31/32-97 de la Revue d'Esthétique.
Table des matières :

   - Introduction, par Stefan Germer et Christian Michel.
   Qu'est-ce que la théorie de l'art ?
      - De l'idée de la peinture à l'analyse du tableau. Une mutation essentielle de la théorie de l'art, par Jacqueline Lichtenstein.
   Les fins de la théorie de l'art.
      - De la vérité en peinture chez Félibien et Roger de Piles. Imitation, représentation, illusion, par René Démolis.
      - Au-delà de la théorie de l'art et de la philosophie : « l'œil et le cœur », par Werner Oechslin.
      - Fréart de Chambray et les règles de l'art, par Oskar Bätschmann.
      - Les conférences académiques : enjeux théoriques et pratiques, par Christian Michel.
      - Un nouveau « discours de la méthode » : la première conférence de Roger de Piles à l'Académie royale de peinture et de sculpture (1699), par Baldine Saint Girons.
   Le rapport à l'autorité doctrinale.
      - Abraham Bosse et Léonard de Vinci. Les débats sur les fondements de la peinture dans les premiers temps de l'Académie, par Marianne Le Blanc.
      - Le génie de Gianlorenzo Bernini d'après le Journal de Chantelou. Un chapitre italophile de la littérature artistique du Grand Siècle, par Milovan Stanic.
      - Quelques apports du De pictura ueterum libri tres de Franciscus Junius à la théorie de l'art en France, par Colette Nativel.
      - La reconstruction de la pensée de Poussin par les théoriciens de l'Académie, par Thomas Puttfarken.
   Les nouveaux outils de la théorie.
      - André Félibien et la description de tableaux. Naissance d'un genre et professionnalisation d'un discours, par Raphaël Rosenberg.
      - Le discours sur l'art par prétention. Décrire les représentations du roi. La galerie de Versailles et Le Portrait du roi par Félibien, par Éric Pagliano.
      - Le Césarion de Saint-Réal et la temporalité du discours critique au XVIIe siècle, par Étienne Jollet.
   La théorie comme justification d'une pratique.
      - La nécessité d'une hiérarchie des genres, par Thomas Kirchner.
      - Adrien-François D'Huez (1691-1753) et La Sculpture divisée en trois parties (1720). Un traité provincial entre rhétorique et anatomie, par Aline Magnien.
      - La quête d'un vêtement d'idées. La question des proportions du corps humain au XVIIe siècle, par Emmanuelle Delapierre.
      - Le portrait de Le Brun par Nivelon ou la perfection en peinture, par Lorenzo Pericolo.
      - L'abeille et le pinceau. Théorie et pratique de l'éclectisme chez Antoine Coypel, par Anne le Pas de Sécheval.
   Les destinataires du discours.
      - Les dictionnaires de Félibien et de Baldinucci, par Georg Germann.
      - Les lecteurs implicites d'André Félibien. Ou pour qui écrit-on la théorie de l'art ?, par Stefan Germer.
   Bibliographie.

40 euros (code de commande : 14293).

 

Les Offices de Florence. Publié sous la direction de Armand Dayot. Tomes I et II (complet). Paris, Lafitte, [1913]. Deux volumes in-4° sous cartonnage d'éditeur, 273 et 273 p., 180 illustrations en couleurs contrecollées, (collection « Les Grands Musées du Monde Illustrés en Couleurs »).
Avertissement :
   « La visite de Florence est un obligatoire pèlerinage pour l'amateur qui visite l'Italie. Tant de merveilles s'y offrent à la dévotion du voyageur et de l'artiste, et surtout cette incomparable galerie des « Offices » qu'on a pu appeler sans exagération « le plus beau reliquaire d'art qui soit au monde » ! Florence est un écrin dans les « Offices » sont la perle. C'est aux « Offices » qu'on peut suivre le mieux cette admirable évolution du génie poétique et pittoresque de l'Italie, qui va de Giotto à Michel=Ange en passant par Fra Angelico, Botticelli, Ghirlandajo et tant d'autres artistes incomparables. Les planches de cet ouvrage, par l'absolue sincérité de leur rendu, nous diront ce que peut, pour l'essor du génie, l'impulsion bienfaisante de princes artistes comme les Médicis et de papes éclairés comme Jules II et Léon X ; elles nous montreront également l'influence considérable exercée par l'École florentine et sa force de rayonnement sur les autres Écoles italiennes qui lui doivent, pour une bonne part, le meilleur de leur gloire et de leur perfection. »

    

Les deux volumes : 40 euros (code de commande : 13479).

 

OLIVIER (Lucie) — Mobilier des provinces belges et des Flandres françaises. Paris, Massin, s.d. Petit in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 80 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Mobilier »).

20 euros (code de commande : 10273).

 

OLSON (Roberta J.M.) — La sculpture de la Renaissance italienne. Traduit de l'anglais par Florence Lévy-Paoloni. Paris, Thames & Hudson, 1992. In-8° collé, 216 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « L'Univers de l'Art », n° 28), exemplaire en parfait état, épuisé.
En quatrième de couverture :
   « Entre 1260 et 1600, en même temps qu'on retrouve le langage de l'Antiquité classique et que s'impose la perspective, la sculpture italienne est le théâtre d'expérimentations radicalement nouvelles : on y parvient à une maîtrise de l'espace et de la figure, à une invention des formes que la peinture ne montrera qu'ultérieurement. D'artisan, le sculpteur devient artiste ; et de Nicola Pisano à Brunelleschi, de Donatello à Michel-Ange et à Giambologna, c'est à cette séquence ininterrompue de créateurs géniaux – artistes universels la plupart du temps – que Roberta J. M. Olson s'intéresse, les situant dans le contexte de cet âge d'or de l'humanisme qui devait profondément modifier le cours de l'histoire du monde occidental.
   Titulaire d'une chaire d'histoire de l'art à Wheaton Collège, Massachusetts, Roberta J. M. Oison est spécialiste de la Renaissance italienne. Elle a enseigné ce sujet en Italie et aux États-Unis et y a consacré de nombreux ouvrages. »

12 euros (code de commande : 12856).

 

OTTO-DORN (Katharina) — Kunst des Islam. Baden-Baden, Holle Verlag, 1965. In-8°sous reliure toilée d'éditeur, 262 p., nombreuses illustrations, étui illustré, (collection « Kunst des Welt »).

13 euros (code de commande : Art/ 2931).

 

OURSEL (Raymond) — Bourgogne romane. 7e édition. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1979. Grand in-8° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 326 p., 133 héliogravures et quelques illustrations hors texte en couleurs, (collection « La Nuit des Temps », n° 1), bel exemplaire.
Préface de la 5e édition :
   Après quatre éditions successives, la Bourgogne romane a bien mérité de se voir reprise, améliorée, complétée.
   Résultat de la jonction de cinq cahiers de la Revue, cet ouvrage – fortuit dans son principe – était jusqu'ici, par le fait même, divers à souhait. Il représentait un essai dans le domaine de l'édition, alors nouveau pour nous, domaine où nous pensons avoir, au long de douze années, quelque peu publié et plus encore appris.
   Il semblerait aujourd'hui inadmissible de reprendre, une fois de plus, l'ouvrage précédent, sans le faire bénéficier des progrès que nous avons pu accomplir depuis lors et en partie grâce à lui. Car le succès des quatre éditions précédentes a permis de courir plus d'un risque, de tenter plus d'une aventure : notre catalogue en est témoin.
   Nous avons repris la quasi-totalité des clichés photographiques. Nous avons demandé à l'un des meilleurs connaisseurs de la région d'écrire un texte neuf, enfin nous avons amplifié la matière, en y ajoutant certains monuments essentiels, en sorte que le propos réponde davantage aux ambitions du titre. Une vue générale sur l'art roman de Bourgogne, des notices brèves sur les édifices non retenus dans le corps de l'ouvrage, des cartes revues et mises à jour, tout a été fait pour que ce volume s'inscrive plus justement dans la perspective de la collection tout entière.
   Nous ne donnons pas la nuit des temps pour une réussite indiscutable et achevée. Elle représente toutefois un effort loyal et libre, au service d'un art admirable entre tous et jusqu'à elle encore jamais étudié avec autant de soin, d'ampleur, de qualité, de ferveur. Il y a quelque prétention à dire cela. Mais comment ne pas reconnaître l'évidence, en remerciant Dieu d'avoir rendu possible un tel projet, assurément fabuleux, même fou au départ ?
   Maintenant que nous avons parcouru un certain nombre de « provinces romanes », et non des moindres, et que nous revenons à la Bourgogne, nous mesurons mieux la valeur hors de pair de cette région et de son art. Tournus, Autun, Vézelay, cette trilogie à elle seule en dit assez : on aurait peine à citer ensemble comparable... Et lorsqu'on lui ajoute les monuments qui accompagnent ici ces titres prestigieux : Dijon, Cluny, Berzé, Paray, Saulieu, les tympans du Brionnais, on hésite à poursuivre une telle préface, tant elle paraît plus ridicule que jamais.
   L'art roman de Bourgogne n'a nul besoin d'être vanté, le fait est trop certain. Les quatre éditions successives de notre premier volume, l'ouvrage nouveau que nous présentons aujourd'hui rendent raison de la faveur dont il jouit. Membres complémentaires d'un unique hommage, ils se plaisent à reconnaître dans un même tribut tout ce qu'ils doivent aux études qui les ont précédés et auxquelles – est-il besoin de le dire ? – ils se savent redevables.

20 euros (code de commande : 14387).

 

[OUTARDEL (Dom George)] — Les Abbayes de France au Moyen Âge et en 1947, par un moine bénédictin. Préface de Marcel Aubert. Paris, Durassié & Cie, 1947. In-4° broché, 263 p., cartes dans le texte, CXI planches hors texte.
Préface :
   « Les abbayes de France ! quel beau sujet, et combien d'historiens et d'archéologues ont déjà montré tout ce que la France doit aux moines.
   Rangés sous la Règle de saint Benoît, mais groupés par monastères à peu près indépendants les uns des autres, et gardant chacun sa physionomie propre, les moines ont, pendant les temps troublés du haut Moyen Âge, par leur vie de prière, d'étude et de travail, sauvé la civilisation menacée. Puis, réunis en congrégations et en ordres, ils ont été le plus ferme appui de la papauté dans sa lutte pour maintenir la chrétienté dans le droit chemin.
   La prière des moines, la prière continue qui, d'Ordre en Ordre, de maison en maison, ne cesse ni de jour ni de nuit, a soutenu l'énergie chancelante des hommes. On connaît ce passage où Guillaume le Breton montre la flotte de Philippe-Auguste voguant vers la Terre Sainte, assaillie, dans les mers de Sicile, par une tempête horrible, et le roi ranimant le courage des matelots : « Il est minuit, leur dit-il, c'est l'heure où la communauté de Clairvaux se lève pour chanter matines. Ces saints moines ne nous oublient jamais. Ils vont apaiser le Christ ; ils vont prier pour nous, et leurs prières vont nous arracher au péril. »
   Pendant tout le haut Moyen Âge et une grande partie du Moyen Âge, les moines ont sauvé la pensée antique et les souvenirs du passé. Ils ont conservé pieusement dans leurs bibliothèques les manuscrits des auteurs classiques, ils les ont recopiés, commentés, expliqués ; dans leurs écoles, ils en ont développé le sens. Ils ont eux-mêmes écrit des traités de théologie et d'hagiographie, mais aussi l'histoire de leur temps. Les abbayes furent les séminaires où vinrent puiser tous ceux qui cherchèrent à ranimer, dans le monde bouleversé par les invasions barbares, la flamme vacillante de la civilisation. Leurs églises, leurs bâtiments, ont conservé les traditions anciennes et les ont léguées au Moyen Âge et aux temps modernes. Ils ont abrité les arts à l'ombre de leurs sanctuaires architecture, sculpture, peinture, miniature, orfèvrerie, émaillerie.
   Ce sont les mêmes moines qui, de leurs mains, ont défriché les forêts, assaini les marais, irrigué les landes, transformé les déserts en riche terre de culture, en gras pâturages. Ils ont appris aux paysans de meilleures méthodes de travail ; par leur exemple, surtout, ils ont rendu sa noblesse au travail de la terre, abandonné par l'Antiquité aux esclaves. Sur leurs biens immenses, ils ont pratiqué la culture intensive ; certaines abbayes possédaient des centaines de charrues, des troupeaux innombrables.
   Ce sont eux encore qui, par leurs prieurés, leurs hospices, leurs hôtelleries échelonnés le long des grands chemins, sur les routes des pèlerinages, ont rendu possibles ces mouvements de foules qui ont lait couler la vie dans le monde du Moyen Âge, ces longs voyages si chers à nos ancêtres avides de connaître les hommes et les coutumes des autres pays, d'aller prier dans les sanctuaires vénérés, les Lieux Saints, le Tombeau des apôtres à Rome, la Basilique de Tours où reposait saint Martin, le Mont-Saint-Michel, Notre-Dame de Chartres et Notre-Dame du Puy, et surtout Saint-Jacques de Compostelle. L'hospitalité des moines est célèbre, leur charité proverbiale : celui qui frappe à la porte de l'abbaye est accueilli comme le Christ lui-même ; il est hébergé, nourri, soigné, vêtu. Les habitants d'alentour ressentent les bienfaits de l'abbaye. Il n'était pas rare que pendant les temps de disette, certaines abbayes distribuassent des centaines de pains chaque jour. En 1147, le cellérier de l'abbaye de Morimond vient un jour annoncer à l'abbé qu'il n'y a plus de nourriture que pour trois repas de moines et qu'il ne peut plus rien donner aux affamés qui assiègent la porte du monastère : « Malheur à nous, s'écrie l'abbé, si un de ces pauvres meurt de faim à notre porte, alors que nous, nous avons encore un morceau de pain », et il lait distribuer les dernières réserves. Il fut récompensé de son héroïsme : le jour même arrivaient à l'abbaye des chariots de provisions envovés par des bienfaiteurs.
   Combien d'autres ont abordé ce sujet, et quels beaux volumes n'a-t-il pas inspirés. Ce n'est cependant pas ce que l'auteur a voulu refaire ici. Ancien secrétaire général de la Société Française d'Archéologie, il connaît les désirs et les besoins des historiens et des archéologues, comme ceux des voyageurs et des touristes, et c'est pour y répondre qu'il a entrepris la publication de cet important ouvrage auquel il était bien préparé par ses travaux antérieurs. Au vrai il s'agit d'un album précédé d'une introduction où l'auteur montre ce qu'est la vie et l'âme d'un monastère, et où il résume l'histoire de l'architecture monastique au Moyen Âge. Album de cartes sur lesquelles secondé par un artiste de mérite, M. Auguste Martin, il a indiqué l'emplacement des 1300 abbayes du Moyen Âge, 700 bénédictines, 350 cisterciennes, 180 soumises à la règle de saint Augustin et 80 relevant de Prémontrés. Ces cartes sont au nombre de 19, et sur chacune sont groupés 4 ou 5 départements. En regard, un texte très bref donne sur les abbayes dont l'emplacement a été ainsi précisé, des renseignements d'ordre historique, et aussi pratique. Sur une 20e carte est marqué l'emplacement des abbayes existant actuellement en France avec l'indication de l'Ordre ou de la Congrégation auquel elles se rattachent.
   C'est un guide, scientifique et en même temps clair et pratique, qui nous est ainsi donné, et je ne saurais trop dire à mon ancien secrétaire général de la Société Française d'Archéologie toute la reconnaissance des archéologues et aussi des touristes. »

95 euros (code de commande : 12425).

 

[PALLADIO]. WUNDRAM (Manfred) et PAPE (Thomas) — Andrea Palladio 1508-1580. Un architecte entre la Renaissance et le Baroque. Photographie : Paolo Marton. Traduction française : Françoise Laugier. Köln, Taschen, 1989. In-4° collé, 248 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur, exemplaire à l'état de neuf.
Sur la couverture :
   « Aucun autre architecte de l'histoire de l'art occidental n'a provoqué de suites aussi spontanées que persistantes au cours des siècles qu'Andrea Palladio. Né pendant une période de l'évolution de l'art extrêmement chargée de tensions, on décèle dans son œuvre les signes naissants de l'ère du Baroque prenant la relève de la Renaissance. Le « palladiennisme » est devenu un style et s'est largement étendu au-delà de la frontière des pays romans en Allemagne, aux Pays-Bas, en Scandinavie et dans les états d'Europe de l'est.
   Le phénomène Andrea Palladio, qui marque une époque, a déjà été étudié dans une immense profusion de publications. Le volume présent fait la tentative d'introduire l'architecture de Palladio, dont l'œuvre comprend aussi bien des villas que des palais des villes et des édifices religieux. Ce livre, illustré d'excellentes photographies en couleurs et en grand format, se limite aux œuvres que la rehcerche a pu attribuer avec certitude à Palladio.
   Le professeur Manfred Wundram décrit l'œuvre de Palladio au cours d'un fascinant voyage entre Padouet et Udine. C'est avec beaucoup de doigté que l'excellent photographe italien Paolo Marton a photographié les palais, villas et églises de Palladio. »

13 euros (code de commande : 12206).

 

La Peinture au musée d'Orsay. [Textes de :] Michel Laclotte, Geneviève Lacambre, Anne Distel, Claire Frèches-Thory, Marc Bascou. Avant-propos de Françoise Cachin. Paris, Scala - Réunion des Musées Nationaux, 1993. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 159 p., nombreuses illustrations en couleurs.
Sur la jaquette :
« La création du musée d'Orsay en 1986 a été un grand moment dans l'histoire des musées français. Dans le spectaculaire bâtiment de l'ancienne gare d'Orsay, furent enfin regroupées les collections nationales – du milieu du XIXe siècle aux
premières années du XXe siècle – qui étaient jusqu'alors dispersées entre le Louvre, le Jeu de Paume, le Palais de Tokyo et, pour quelques œuvres, divers autres musées et administrations.
Cet ensemble offre un parcours unique au monde d'une période foisonnante et souvent contradictoire de l'histoire de l'art. D'œuvres de Ingres, Delacroix ou Corot dans leurs dernières années aux débuts de Matisse ou des fauves, le musée montre dans sa diversité l'art officiel – de l'éclectisme au naturalisme ou au symbolisme – à côté des recherches novatrices des impressionnistes, des post-impressionnistes ou des nabis.
Les collections ne se limitent pas à l'art français et Whistler voisine avec Manet, comme Klimt et Munch avec Bonnard.
Tandis que l'introduction retrace l'histoire des collections et explique le choix chronologique adopté, les auteurs – conservateurs au musée – analysent la création picturale de cette période dans toute sa richesse et sa variété.
Plus de 250 reproductions en couleur illustrent magnifiquement les chefs d'œuvre de ce musée. »

15 euros (code de commande : 10069).

 

PERRAULT (Gilles) — Dorure et polychromie sur bois. [Techniques traditionnelles et modernes.] Dijon, Faton, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 190 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières :
   Introduction.
   Chapitre I : Les travaux préparatoires.
      - La préparation des volumes.
      - La préparation du bois : les évidements ; l'élimination des défauts structurels.
      - Les apprêts.
      - La présentation des produits utilisés : le solvant ; le liant ; les charges.
      - L'application des apprêts : le dégraissage du bois ; l'encollage ; l'application des couches d'apprêt ; l'adoucissage ; le dégraissage des blancs.

   Chapitre II : Les dorures sur bois.
      - Avec les feuilles d'or : la dorure à l'eau ; la dorure à l'œuf ; la dorure à la gélatine ; la dorure à la grecque la dorure à l'huile ; la dorure à la mixtion ; la dorure au livret.
      - Avec des poudres la dorure à la poudre ; les fausses dorures en poudres ; la dorure à la coquille.
      - Avec les autres feuilles métalliques.
      - Exemples de dorure à l'eau sur une copie.

   Chapitre III : La polychromie sur bois.
      - Les composants : les pigments ; les liants ; les solvants ; les charges ; les plastifiants, les mordants.
      - Les applications : les peintures à la colle de peau, à la colle de poisson, à la gomme arabique, à l'œuf, à la cire,
à l'huile; la peinture émulsionnée à l'huile et au blanc d'œuf ; les glacis colorés ; les laques d'Extrême-Orient; le vernis Martin ; les peintures synthétiques.
      - Les bases élémentaires des harrnonies colorées : les gris colorés ; l'intensité spatiale des tons ; l'incidence de la perspective sur la couleur.

   Chapitre IV : Les effets décoratifs spéciaux.
      - Pratiqués dans les apprêts : la reparure ; les poinçonnages ; les incrustations.
      - Pratiqués sur les apprêts : les surmoulages ; les surépaisseurs locales ; le sablage.
      - Les effets colorés pratiqués avec la pose de l'assiette : les assiettes de couleur ; le demi-mat ; les brunis.
      - Les effets dus aux colorations des alliages métalliques en feuilles.
      - Les effets pratiqués après la pose des feuilles métalliques : les rehauts de détails les poinçonnages les sgraffiati ; les glacis colorés.
      - Les patines.
      - La coloration artificielle du bois.
      - La coloration chimique : l'acide nitrique ; l'acide oxalique ; l'acide pyrogalique, l'amoniaque, le bichromate de potassium; l'eau oxygénée ; le sulfate de fer.
      - La coloration par teinture : le blanchiment ; le mordançage ; la teinture.

   Chapitre V : Les finitions du bois au naturel.
      - Présentation des produits pour les finitions cirées : les cires; les encaustiques.
      - Présentation des produits pour les finitions vernies : les résines naturelles.
      - Applications et emplois ; le ciré-rempli ; le ciré-matiné ; le poli-écrasé ; le lustrage du bois ; les bois huilés ; le vernis au tampon ; les vernis synthétiques.

   Chapitre VI : La restauration et la conservation.
      - La déontologie du restaurateur.
      - Les traitements de restauration : le nettoyage des dorures et des polychromies ; le rebouchage des lacunes. La préparation du gros blanc et son application.
      - Les traitements de conservation : les traitements contre les insectes xylophages ; la conservation des bois vermoulus.
      - Exemples de restauration : le dégagement d'une polychromie fixage et nettoyage d'une polychromie ; restauration d'une troïka d'art populaire russe du XXe siècle ; la restauration des surmoulages en pâte sur un cadre du début du XIXe siècle ; la restauration d'un fronton de glace ; la restauration traditionnelle d'une console en bois doré.

   Chapitre VII : Les produits employés.
      - L'alcali. L'aquarelle. L'argent. L'argent faux. L'assiette. Le blanc de Meudon. Le blanc d'œuf. Les colles traditionnelles ; les colles modernes. La détrempe. L'étain. Le gros blanc. Le gypse. La mixtion. La mixtion à l'eau. L'or. Le battage de l'or. La pâte anglaise. Le plâtre mort. Le sel d'oseille. La standolie. La tempera. Le vernis gomme laque. Le vernis gras. Le vermeil.
   Chapitre VIII : L'outillage.
      - L'agate. L'appuyeux. Les brosses. Le chien. Le coussin à dorer. Le couteau à dorer. Le couteau à enduire. Les fers à reparer. Les fers à tirer les apprêts. La palette. Les papiers abrasifs. La pierre ponce. Les pinceaux à lavis. La prêle. Les rondins. Le seau à dorer.
   Tableaux récapitulatifs des étapes de la dorure à l'eau, à l'huile, et de la polychromie sur bois.
   Liste des doreurs en France : du XVIIe au XIXe siècle ; en 1992.
   Glossaire, index, bibliographie.

35 euros (code de commande : 13876).

 

[PERRONNEAU (J.-B.)]. VAILLAT (Léandre) et RATOUIS DE LIMAY (Paul) — J.-B. Perronneau (1715-1783). Sa vie et son œuvre. Deuxième édition revue et augmentée/ Paris et Bruxelles, Van Oest, 1923. In-8° broché, VI + 253 p., 48 planches hors texte, (collection « Bibliothèque de l'Art au XVIIIe siècle »).

15 euros (code de commande : Art/ 4977).

 

PIANZOLA (Maurice) — Brésil baroque. Photographies de Fulvio Roiter, Clarival Valladares, Marcel Gautherot, François Meyer. Genève, Éditions de Bonvent, 1974. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 181 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.

30 euros (code de commande : 7359).

 

PICASSO — Écrits. Préface de Michel Leiris. Textes établis, présentés et annotés par Marie-Laure Bernadac et Christine Piot. Textes en espagnols traduits par Albert Bensoussan. Paris, Réunion des Musées Nationaux - Gallimard, 1989. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, XL, 454 p., illustrations, exemplaire à l'état de neuf.
Sur la jaquette :
   « Ce livre présente pour la première fois tous les écrits de Picasso : plus de trois cent quarante textes poétiques et deux pièces de théâtre, écrits en espagnol ou en français entre 1935 et 1959. À part quelques publications en revues ou en volumes, la plupart de ces textes étaient restés inédits. Picasso a toujours entretenu des liens privilégiés avec l'écriture, comme en témoignent l'utilisation des lettres et des mots dans ses œuvres cubistes, et ses relations étroites avec les poètes de son temps. Il commence véritablement à écrire en 1935, à un moment de crise dans sa vie privée, qui l'empêche de peindre pendant plusieurs mois. Puis il continue à mener de front peinture et poésie jusqu'en 1941. La guerre et l'après-guerre voient l'apparition de deux pièces de théâtre : Le désir attrapé par la queue, en 1941, et Les quatre petites filles, en 1947-1948. Quelques textes isolés apparaissent encore dans les années cinquante pour aboutir aux derniers textes connus de 1957-1959, publiés sous le titre L'enterrement du Comte d'Orgaz.
   D'une facture très libre, et pratiquement sans ponctuation, ces textes relèvent pour une large part de l'écriture automatique surréaliste, même s'ils sont souvent retravaillés en plusieurs états ou variations. Ils entretiennent d'étroites correspondances avec la peinture, évoquant les mêmes thèmes (amour et mort, guerre et corrida, crucifixion et minotaure...). Écrits à l'encre de Chine sur feuilles de papier d'Arches, ils frappent autant par leur contenu que par leur aspect calligraphique.
   L'ouvrage présente les textes dans l'ordre chronologique, en français, avec les textes originaux en espagnol. Il est abondamment illustré de reproductions des manuscrits qui permettent d'en apprécier les qualités graphiques. Chaque texte est complété d'une notice détaillée décrivant ses divers états, et établissant leurs différences. En annexe figurent les journaux manuscrits (1893-1895), les notations sur l'art et les peintres, et les fragments isolés ou non datés.
   Picasso peintre et poète : « après tout les arts ne font qu'un, disait-il, on peut écrire une peinture en mots comme on peut peindre des sensations dans un poème. ». La publication de ces écrits, déjà envisagée du vivant de l'auteur, dévoile un aspect méconnu du génie de Picasso, et constitue un apport fondamental à la connaissance de l'œuvre et de l'homme. »

150 euros (code de commande : 12160).

Picasso / Miró/ Dalí. Évocations d'Espagne. S.l., 1985. In-4° broché, 273 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, couverture rempliée.
@ Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais de Beaux-Arts, à Charleroi, dans le cadre des manifestations « Europalia 85 España », du 26 septembre au 22 décembre 1985.

20 euros (code de commande : 8804).

 

 

[PICASSO]. Picasso. Paris, Hachette, 1967. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 293 p., illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, (collection « Génies et Réalités »).
@ Textes de M. Del Castillo, André Fermigier, Jean Grenier, Paul Guinard, Denis Milhau, Gaëtan Picon, Claude Roy et Dora Vallier.

15 euros (code de commande : 222/69).

[PICASSO]. CIRICI-PELLICER (Alexandre) Picasso avant Picasso. Avec 282 illustrations dans et hors texte dont 7 en couleurs. Traduit de l'espagnol par Marguerite de Floris et Ventura Gasol. Genève, Pierre Cailler, 1950. In-8° broché, 209 p., 100 ff. n. ch.

30 euros (code de commande : 223/69).

 

PIERRON (Sander) L'art populaire. Bruxelles, Imprimerie Scientifique et Littéraire, 1922. In-4° broché, 111 p., illustrations hors texte, rousseurs à la couverture.
En guise de préface :
« Ce livre est simple et ne contient rien d'abstrait il a été écrit pour les ouvriers. L'intention de l'auteur a été de leur apprendre comment, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours, leur labeur et leur vie ont été exprimés par les artistes du pinceau et de l'ébauchoir. Les humbles gens que ce livre glorifie et auxquels il révélera, sans doute, ce qu'a de splendide et de pathétique leur action ininterrompue, auront ainsi la réconfortante certitude que de grands peintres et de grands sculpteurs, dans tous les temps, poussés par la sympathie, les ont pris pour modèles. Le travailleur lui-même ne sait pas, d'ordinaire, que sa plastique est superbe et sa tâche émouvante. En se familiarisant avec les maîtres qui lui apportent celle vérité, en même temps que la conscience de ce que l'art lui doit, viendra à l'homme du peuple la fière et juste pensée d'avoir collaboré à la réalisation de toute celle beauté qui va grandissante autour de nous, et qui a renouvelé et rafraîchi les sources de l'inspiration esthétique. »

25 euros (code de commande : 8308).

 

PILLEMENT (Georges) La sculpture baroque espagnole. Biographies et bibliographie par Nadine Daniloff. Paris, Albin Michel, 1945. In-8° plein simili rouge, 174 p., illustrations, couverture et dos conservés.

13 euros (code de commande : Art/ 3548).

 

 

POBÉ (Marcel) Trois siècles de grandeur française. L'art monumental de la Renaissance à Louis XVI. Paris, Braun, 1963. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 71 p., 243 planches hors texte en héliogravure, (collection « Art et Géographie »), exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Introduction.
      - Le style classique.
      - La Renaissance française.
      - Le Baroque contenu du style Louis XIII.
      - Louis XIV et la loi fondamentale de l'art classique.
      - Le style Louis XV et la limitation du Rococo.
      - L'ultime effort classique du style Louis XVI.
      - L'image de l'Homme dans l'âge classique.
      - Les siècles classiques où l'ère idéale du portrait.
      - Coup d'œil sur l'art sacré des siècles classiques.
   - Carte.
   - La répartition géographique.
   - Commentaires des illustrations.
   - Choix bibliographique.

40 euros (code de commande : 13744).

 

Points de vue sur l'Art abstrait et l'Art sacré. Avec un texte de André Malraux. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1973. In-8° broché, 124 p., illustrations, (collection « Visages et Documents », n° 3).

9 euros (code de commande : Art/ 5328).

 

[PONT-A-MOUSSON]. Vocation de Pont-à-Mousson. Textes d'André Siegfried, Peintures et dessins par André Marchand. Pont-à-Mousson, 1957. In-folio en feuillets, [72 p.], reproductions en couleurs contrecollées, tirage limité à 3000 ex. sur grand vélin de Lana.
   
@ Publié à l'occasion du centenaire de la Compagnie de Pont-à-Mousson, usine métallurgique spécialisée en tuyauterie et robinetterie et devenue Saint-Gobain.

25 euros (code de commande : 12473).

 

Positionen Heutiger Kunst. (Serra, Twombly, Paik, Stella, Kounellis, Merz). Berlin, Nationalgalerie, 1988. In-4° broché, 168 p., illustrations en noir et en couleurs.
@ Catalogue de l'exposition éponyme.

25 euros (code de commande : 114/69).

POUILLON (Fernand) Mémoires d'un architecte. Paris, Seuil, 1968. In-8° broché, 480 p., illustrations hors texte.

20 euros (code de commande : 150/67).

 

[POUSSIN]. Nicolas Poussin. Le Maître des couleurs. Collections des musées russes. Peintures et dessins. [Textes de Youri Zolotov et Natalia Serebriannaïa. Catalogue : Irina Kouznetsova, Marina Maïskaïa, Nadejda Petroussevitch, Natalia Serebriannaïa.] Paris, Éditions de l'Olympe, 1995. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 189 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
« Le musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg et le musée des Beaux-Arts Pouchkine de Moscou possèdent quinze tableaux et quarante et un dessins du célèbre peintre français Nicolas Poussin. C'est grâce à l'étude de cette collection que les meilleurs spécialistes russes nous présentent la vie et l'œuvre de Poussin. »

20 euros (code de commande : 11286).

 

PRATT (Hugo) — Le désir d'être inutile. Souvenirs et réflexions. Entretiens réalisés par Dominique PETITFAUX avec la collaboration de Bruno LAGRANGE. Paris, Laffont, 1991. In-8° broché, 280 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, cachet d'appartenance sur la page de garde, épuisé.

30 euros (code de commande : 226/71).

 

[RAPHAËL]. Hommage à Raphaël. Raphaël et l'art français. Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1983. Grand in-8° carré broché, 492 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   @  Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition organisée aux Galeries Nationales du Grand Palais, à Paris, du 15 novembre 1983 au 13 février 1984 dans le cadre des manifestations du cinquième centenaire de la naissance de Raphaël.
   Table des matières :
   - Raphaël et la France : présence d'un peintre, par Jacques Thuillier.
   - La fortune gravée de Raphaël en France, par Martine Vasselin.
   - Raphaël et l'art français : Introduction au catalogue, par Jean-Pierre Cuzin.
   - Catalogue (Peintures et dessins - Gravures et photographies - Sculptures - Tapisseries et tissus - Vitraux, émaux, céramiques et autres objets d'art - Illustrations - Madones et saintes familles - Tableaux religieux - Portraits - Fresques et décors - Tapisseries et cartons - Gravures et dessins - L'image de Raphaël).
   - Annexes, bibliographie, index.

20 euros (code de commande : 12976).

 

RÉAU (Louis) — La peinture française du XIVe au XVIe siècle. Paris, Hypérion, 1939. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 39 p., 96 héliogravures et XII planches en couleurs contrecollées, très bel exemplaire.
Artiste étudiés :
   - Henri Bellechose.              - Jean Cousin fils.              - Nicolas Froment.
   - Jean Bourdichon.              - Jean Decourt.                   - Nicolas d'Hoey.
   - Louis Bréa.                         - Ambroise Dubois.           - Jean Malouel.
   - Melchior Broederlam.       - Toussaint Dubreuil.        - Simon Marmion.
   - Antoine Caron.                  - Etienne Dumoustier.       - Jean Miraillet.
   - Jean Clouet.                        - Jean Bellegambe.            - Jean Perreal.
   - François Clouet.                - Jean Fouquet.                  - Enguerrand Quarton.
   - Corneille de Lyon.             - Nicolas Francès.             - François Quesnel.
   - Jean Cousin père.              - Martin Freminet.             - Pierre Villate.

25 euros (code de commande : 13018).

 

REED (Stanley) — Oriental rugs and carpets. London, Octopus Books, 1972. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 96 p., nombreuses illustrations en couleurs.

9 euros (code de commande : 5919).

 

[REMBRANDT]. BRION (Marcel) — Rembrandt. Mention de 7e mille. Paris, Albin Michel, 1949. In-8° broché, 330 p., illustrations hors texte, exemplaire non coupé.

9 euros (code de commande : 8581).

[REMBRANDT]. TÜMPEL (Christian) — Rembrandt. Avec des contributions d'Astrid Tümpel. Traduction Jacques et Jean Duvernet, Léon Karlson, Patrick Grilli. Paris [- Anvers], Albin Michel [- Fonds Mercator], 1986. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 447 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire à l'état de neuf.
Avant-propos :
   « Les mythes entourant la vie et l'œuvre d'un artiste sont d'autant plus nombreux qu'il est célèbre et que dure l'intérêt culturel qui lui est porté. Ils sont transmis de génération en génération, entravant ainsi les voies d'interprétations nouvelles : c'est ainsi que Rembrandt est toujours considéré comme le génie de la foi protestante, laquelle l'aurait amené à prendre pour source unique d'inspiration, dans ses tableaux bibliques, les Saintes Écritures. La surestimation du clair-obscur joue un rôle proprement néfaste dans les jugements portés sur son art ; selon de nombreux critiques, Rembrandt aurait eu pour objectif primordial l'élaboration de ce seul moyen d'expression artistique, ce qui aurait alors effacé dans son esprit, lors de la phase créatrice, le sujet même du tableau. C'est pourquoi on retrouve dans la plupart des publications l'opinion selon laquelle il aurait, même dans son tableau le plus célèbre, La Ronde de nuit, à l'atmosphère prétendument mystérieuse, mis en valeur quelques gardes en les éclairant, rejetant en revanche d'autres gardes dans l'ombre de l'arrière-plan, seulement à cause du clair-obscur, se privant ainsi de la bienveillance tant des commanditaires que de la haute société d'Amsterdam. De nombreux documents d'archives, des témoignages autobiographiques mais aussi l'analyse précise de ses œuvres nous imposent toutefois une vision toute différente.
   Julius Held, spécialiste réputé d'histoire de l'art, a très pertinemment décrit la difficulté, voire la quasi-impossibilité de brosser un portrait exhaustif de l'œuvre de Rembrandt : « Les générations antérieures ont mis l'accent avec prédilection sur les moyens techniques... D'autres ont souligné, en fonction de leur intérêt personnel, son attitude religieuse, son humanité, son sens de la nature, sa subtilité psychologique. Les spécialistes d'histoire de l'art ont, à juste titre, mis en valeur l'étonnante évolution de son art en tant que manifestation d'une vigueur exceptionnelle chez cet autodidacte élargissant et approfondissant sans relâche l'univers du senti et du vécu. Une réalité en ressort clairement, à mon sens : la personnalité artistique de Rembrandt est si riche et complexe qu'il est vain d'espérer trouver une formule nous en livrant totalement l'accès. » Il est certain que le cadre de cette monographie ne permet pas de saisir tous les aspects du génie créateur de Rembrandt dans son exubérante diversité. C'est pourquoi nous ne perdrons pas de vue par la suite, lors de l'évocation des différentes étapes de la vie de Rembrandt, un point de vue central : sa façon de présenter les contenus inhabituelle non seulement pour son époque mais toujours fascinante même à l'époque actuelle, et qui n'a pas trouvé dans la discussion critique jusqu'ici l'attention nécessaire, alors qu'elle amène à élaborer un jugement critique nouveau plus approprié au génie créateur de Rembrandt. »

80 euros (code de commande : 12766).

[REMBRANDT]. Le maître et son atelier. Tome I : Peintures. Par Christopher Brown, Jan Kelch et Pieter van Thiel. Tome II : Dessins et gravures. Par Holm Bevers, Peter Schatborn et Barbara Welzel. Paris, Flammarion, 1991. Deux volumes in-4° sous reliure, jaquette et étui illustré d'éditeur, t. I : 396 p., t. II : 288 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur, exemplaire en très bel état.
   
@ Ces ouvrages ont été publiés, le premier, à l'occasion de l'exposition éponyme organisée par Uwe Wieczorek à la Gemäldegalerie SMPK, à l'Altes Museum de Berlin, du 12 septembre au 10 novembre 1991 et au Rijksmuseum d'Amsterdam, du 4 décembre 1991 au 1er mars 1992 et, le second , à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Kupferstichkabinett SMPK, à l'Altes Museum de Berlin, du 12 septembre au 27 octobre 1991, au Rijksmuseum d'Amsterdam, du 4 décembre 1991 au 19 janvier 1992 et à la National Gallery de Londres, du 26 mars au 24 mai 1992.
Sur les jaquettes :

   Tome I :
   « Depuis le XVIIe siècle, Rembrandt fait l'objet d'une grande curiosité intellectuelle : la rareté des informations et l'étonnant agencement entre son œuvre, la complexité de sa vie privée et ses difficultés financières ont excité la sagacité d'une foule d'érudits. À telle enseigne que, au milieu de ce siècle, on avait coutume d'attribuer à Rembrandt plus de peintures, de dessins et de gravures qu'aucun homme n'aurait jamais pu créer. Une mythologie romantique s'était substituée aux faits réels de son existence.
   Situé à Amsterdam, le Rembrandt Research Project, comprenant la plupart des spécialistes de Rembrandt, a entrepris la formidable tâche d'établir le corpus des œuvres pouvant être attribuées à Rembrandt de manière certaine. Ces recherches ont entraîné le changement d'attribution de nombreuses peintures traditionnellement acceptées sans condition comme étant de la main du maître. Ces travaux ont profité du même coup aux artistes connus pour avoir collaboré avec Rembrandt dans son atelier, dont l'œuvre connaît de ce fait un nouvel éclairage.
   Le résultat de ces recherches est communiqué pour la première fois au public à travers le catalogue et l'exposition conçus par les conservateurs de Berlin, Amsterdam et Londres entre 1991 et 1992 – musées qui recèlent trois des plus fameuses collections de Rembrandt au monde.Présentant un exposé précis des relations de Rembrandt avec les membres de son atelier, ce premier volume s'articule autour de plusieurs essais sur la vie de Rembrandt et son statut social, sa technique, l'organisation de son atelier et sa fortune critique. Il comprend en outre l'étude détaillée de cinquante et une peintures majeures de Rembrandt, choisies pour constituer une vision chronologique particulièrement attentive de son entière production, depuis les sujets bibliques de jeunesse jusqu'aux autoportraits tardifs. Des sections sont consacrées à ses élèves, dont Ferdinand Bol, Gerrit Dou et Nicolaes Maes, dans lesquelles les peintures qui leur sont réattribuées côtoient des œuvres certifiées comme étant d'eux, de sorte que ces rapprochements constituent un ensemble particulièrement représentatif de l'école de Rembrandt qui trouve enfin ici son livre de référence. »
   Tome II :
 « Ce deuxième volume réunit l'œuvre graphique complet de Rembrandt auquel est associé le travail des élèves formés dans son atelier en copiant les dessins et les gravures du maître. Écrits par les conservateurs de Berlin et Amsterdam – musées dont les collections d'estampes et de dessins sont célèbres dans le monde entier –, plusieurs essais relatent l'évolution et la technique de Rembrandt dessinateur et graveur. Ils précèdent l'étude détaillée de quarante de ses dessins, choisis pour constituer une vision chronologique particulièrement attentive de son entière production. Dans la partie consacrée aux membres de son atelier, les dessins des élèves, dont Ferdinand Bol, Gerrit Don ou Nicolaes Maes, sont rapprochés de ceux du maître. Quarante gravures de Rembrandt, pour la plupart mises en rapport avec les dessins et les peintures, concluent le catalogue. »

   

Le coffret : 120 euros (code de commande : 13019).

 

[RENOIR]. PERRUCHOT (Henri) La vie de Renoir. Paris, Hachette, 1964. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 377 p., illustrations hors texte, (Collection « Art et Destins »), exemplaire numéroté et à l'état de neuf.

19 euros (code de commande : 213/62).

 

REWALD (John) Histoire de l'Impressionnisme. Paris, Club des Éditeurs, 1959. In-4° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 10 ff. n. ch. + 281 p., nombreuses illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, (collection « Hommes et Faits de l'Histoire », n° 35), exemplaire numéroté et à l'état de neuf.

40 euros(code de commande : 206/57).

 

RIEGL (Aloïs) — L'origine de l'art baroque à Rome. Traduit de l'allemand par Sybille Muller. Présentation par Paul Philippot. Paris, Klincksieck, 2005. In-8° broché, 210 p., (collection « L'Esprit et les Formes »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« L'Origine de l'art baroque à Rome est la publication posthume (1907) des notes d'un cours professé par Aloïs Riegl à l'université de Vienne en 1898-1899. Le grand historien d'art autrichien, qui avait consacré ses cours de 1897 à 1899 à la Grammaire historique des arts plastiques et venait de publier en 1901 son Industrie artistique du Bas Empire, apparaît donc ici dans la pleine maturité de sa pensée. Ayant présent à l'esprit l'essai de Wölfflin, Renaissance et Baroque (1888), qui aborde le même problème, Riegl propose une interprétation plus dynamique de l'histoire des formes, fondée sur la notion pour lui fondamentale de Kunstwollen (ou « vouloir artistique »).
Procédant par opposition de polarités à la fois théoriques et historiques, Riegl associe aux catégories formelles des catégories psychologiques qui leur sont indissociablement liées comme les deux aspects d'une même attitude fondamentale. Dans cette optique, l'essor du baroque apparent comme le développement dans le Kunstwollen italien de valeurs plus spécifiquement caractéristiques du Kunstwollen du Nord. Le jeu des caractérisations par oppositions, où la conscience du Nord est toujours présente dans l'analyse du Sud, comme celle du présent dans le regard sur le passé, n'est pas le moindre attrait de cette étude pénétrante, riche en analyses exemplaires du maïtre viennois. »

12 euros (code de commande : 10149).

 

[RODIN]. COQUIOT (Gustave) Le vrai Rodin. Paris, Tallandier, 1913. In-8° demi-basane à coins, tête dorée, 245 p., illustrations hors texte, rousseurs.

24 euros (code de commande : Art/ 5716).

 

Le Romantisme et l'Art. Par MM. Louis Hautecœur, Marcel Aubert, Paul Votry, Robert Rey, Paul Jamot, André Joubin, Focillon, René Schneider, Gabriel Rouchès, Léon Rosenthal, René Lanson, AdolpheBoschot, Girard. Préface de M. Édouard Herriot. Ouvrage illustré de 48 planches hors texte. Paris, Laurens, 1928. In-8° broché, IV + 319 p., cachet à la page de faux-titre.

25 euros (code de commande : Art/ 4369).

 

ROSAND (David) — La trace de l'artiste. Léonard et Titien. Traduit par Jeanne Bouniort. Paris, Gallimard, 1993. In-8° broché, 145 p., illustrations, (collection « Art et Artistes »).
Sur la couverture :
   « Notre perception d'un tableau est d'abord une rencontre avec sa surface. Or les conventions nous encouragent traditionnellement à aller chercher la fiction qui se trouve de l'autre côté sous forme d'un portrait, d'un paysage, d'une nature morte. Du coup, l'artiste disparaît. Reste le fruit de son imagination mais le créateur de l'image n'est plus là, il est parti en laissant sa trace. Pourtant la ligne tracée et le coup de pinceau peuvent dépasser leur valeur figurative et en dire plus long sur la main qui les a faits. En observant de près les impulsions, les orientations et les décisions de l'artiste, nous nous solidarisons avec la part de lui-même qu'il a projetée dans l'œuvre. La marque, supposée renvoyer seulement à elle-même, renvoie en fait au moi de son auteur.
   David Rosand défend la thèse que la signification profonde réside à la surface, dans les deux brillants essais qui forment cet ouvrage et apportent bien des révélations : « Du tracé de la 1igne » consacré aux dessins de Léonard de Vinci, et « Le coup de pinceau » qui, en s'appuyant sur des méthodes analogues analyse la facture de Titien. Des confrontations audacieuses avec les dessins de Saul Steinberg, les peintures de Roy Lichtenstein ou Willem de Kooning rendent la lecture de ces essais particulièrement stimulante pour les amateurs de l'art de la Renaissance.
   David Rosand, titulaire d'une chaire d'histoire de l'art à Columbia University, a acquis une renommée mondiale par ses travaux consacrés à l'art vénitien, en particulier à Titien. »

13 euros (code de commande : 12434).

 

[ROUSSEAU (Henri)]. Le Douanier Rousseau. Paris, Ministère de la Culture - Réunion des Musées Nationaux, 1984. In-8° carré broché, 277 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
@ Catalogue de l'exposition présentée dans les Galeries nationales du Grand Palais, à Paris, du 14 septembre 1984 au 7 janvier 1985 et au Museum of Modern Art, à New York, du 5 février au 4 juin 1985.

15 euros (code de commande : 10068).

 

 

ROYER (Arlette) Meubles & objets des provinces de France. Bretagne. Paris, Hachette, 1980. In-12 broché, 219 p., illustrations.

7,50 euros (code de commande : Art/ 5717).

 

SARAZIN (A.) et JEANSON (D.) — Maisons rurales du val de Loire. Touraine, Blésois, Orléanais, Sologne. S.l., Serg, 1976. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 115 p., nombreuses illustrations en noir.
Table des matières :
   Le Val de Loire.
   Le Val (données géologiques - les matériaux de construction - données économiques - la maison
          paysanne - logis seigneuriaux et maisons de maîtres - la maison de bourg).
   La Sologne (coutumes rituelles - le village solognot - les structures traditionnelles de la construction -
          le colombage - le hourdis - les ouvertures - les lucarnes - la toiture - la cheminée - les puits - les
          dépendances - la bergerie).
   La Touraine (fermes et closeries - les bâtiments d'exploitation - la maison de bourg - la cave demeurante -
          logis seigneuriaux et maisons de maîtres - la grotte ou loge de vigneron - la loge de bûcheron).
   Le Blésois et l'Orléanais (la maison du Perche - la maison beauceronne - le Val de Loire blésois - le
          Val de Loire orléanais (la maison de vigneron, la maison de marinier, la maison de maraîcher, les
          vendangeoires) - Gâtinais, Puisaye et forêt d'Orléans - la halle, la tuilerie - le moulin.

25 euros (code de commande : 12045).

 

[SAVINIO (Alberto)]. Alberto Savinio. Milano, Electa Editrice, 1976. Petit in-4° carré broché, 155 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
@ Catalogue de l'exposition organisée au Palazzo Reale, à Milan, en juin et juillet 1976.
Présentation :
« Non era facile – in una mostra che ruota essenzialmente intorno al fatto figurative – presentare un artista come Alberto Savinio, pittore, scrittore e musicista ; anzi, cronologicamente almeno, prima musicista che scrittore e pittore.
In Savinio la vocazione per l'arte sembra precedere la scelta stessa del genere artistico, il quale gli sta, si direbbe, come un abito troppo stretto. Savinio vi si adatta, ma solo alla condizione di saperne in guardaroba altri di ricambio ; di impiegare, insomma, quando occorra, altri mezzi e materiali e linguaggi capaci di tradurre efficacemente lo stimolo poetico, di rappresentare , o il fantasma poetico, nei modi più adatti per un'azione pubblica.
Ed è naturale, proprio sotto questo riguardo, che il teatro, che è sintesi di almeno tre generi – il testo letterario, la musica e la scenografla – si configuri per Alberto Savinio come luogo « ideale » della espressività artistica.
Ciò che ne risulta alla fine è che tutti i generi da lui implegati sembrano assommarsi e ricomporsi idealmente in una concezione unitarla dell'arte come capacità totale di esprimere e di rappresentare un'unica, indivisibile realtà poetica : la surrealtà del mondo. E ciò nonostante le barriere naturali dei mezzi e un uso di essi spesso condotto come un « divertimento » irriverente. Savinio stesso ha scritto in Ascolto il tuo cuore, città : « Le cose che amiamo cerchiamo di farle figlie nostre e le trattiamo come tali. Ma non tutti capiscono queste astuzie sentimentale e vedono irriverenza in quello che è soltanto amore... ».
La « versatilità » di Savinio ha in certa misura nuociuto alla comprensione della sua personalità, nel senso che ogni genere da lui impiegato non è stato ancora criticamente sondato come meritava.
Questa mostra, appunto, tenta per la prima volta di proporre l'arte di Savinio nella sua globalità. Gli scritti introdutlivi che corredano il catalogo costituiscono aitrettanti brevi saggi specifici sui « generi » trattati dall'artista. Fa seguito ad essi il catalogo vero e proprio dei dipinti, del disegni e delle scenografie ; infine un'antologia degli scritti di Savinio e su Savinio, una prima cronologla per una biografla dell'artista, la cronologia delle mostre. »

25 euros (code de commande : 11426).

 

SCHAPIRO (Meyer) — Style, artiste et société. Essais traduits par Blaise Allan, Daniel Arasse, Guy Durand, Louis Évrard, Vincent de la Soudière et Jean-Claude Lebensztejn. Paris, Gallimard, 1982. In-8° broché, 443 p., illustrations (collection « Bibliothèque des Sciences Humaines »), exemplaire à l'état de neuf et épuisé sous cette forme au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   « Peut-être l'art de Meyer Schapiro, historien de l'art, est-il finalement de n'appartenir à aucune école, de n'être prisonnier d'aucun point de vue. L'œil au guet, l'esprit prodigieusement mobile, le patriarche de Columbia s'est plus, toute sa vie, dans la détection des problèmes inaperçus, des filiations souterraines, des interprétations forcées, des pseudo-certitudes et des préjugés installés.
   Freud a-t-il bien fait d'interpréter comme on sait le « souvenir » de Léonard ? Heidegger a-t-il lu comme il faut le message mystérieux de Van Gogh peignant des chaussures ? Fromentin a-t-il été porteur de modernité ou frappé de timidité artistique ? De quoi parle le retable de Mérode ? Que signifient les pommes de Cézanne, et comment ce grand constructeur a-t-il rêvé ? Le peuple n'a-t-il pas parlé à Courbet par son imagerie de prédilection ? Pourquoi, comment l'Amérique a-t-elle découvert l'art moderne européen ? Et qu'est-ce au fond qu'un style ?
   Autant de questions, autant d'enquêtes, autant d'occasions d'être intrigué, déconcerté, puis ramené en terrain ferme par ce guide subtil qui a formé plusieurs générations d'historiens d'art et maintenue dans sa rigueur, entre la philosophie, l'érudition et la psychanalyse, la vocation du « connaisseur. »

16 euros (code de commande : 12977).

 

SCHMIDT (Georges) et CETTO (Anne Marie) — Peinture et dessin en Suisse au quinzième et au seizième siècles. Bâle, Holbein, [ca 1942]. In-4° sous reliure et jaquette d’éditeur, 54, XLIV p., 86 planches en noir et en couleurs.
En quatrième de couverture :
   « Dès que nous touchons à l'un des domaines de l'histoire de l'art en Suisse, nous éprouvons toujours, en une certaine mesure, le besoin de nous justifier et de répondre à la double question : y a-t-il vraiment un « art suisse » qui se distingue des arts allemands, français et italiens par des caractères propres et constants ? Ou bien les arts de Suisse alémanique et de Suisse romande ne sont-ils que de simples variantes de l'art allemand et de l'art français ?
   L'on a donné différentes réponses à cette question. Pour les uns, la Suisse qui réunit sur son territoire des citoyens parlant plusieurs langues, n'est qu'un concept purement géographique. Selon ces personnes, il n'existe pas, à proprement parler, de « culture suisse », la culture de chaque groupement linguistique formant partie intégrante de celle qui fleurit dans la grande nation voisine dont ce groupement parle la langue.
   Pour d'autres, la Suisse possède, malgré la diversité des langues, une unité spirituelle qui a son fondement dans plusieurs siècles d'existence politique commune. De même que le peuple suisse a su se créer une forme d'État qui lui est propre, de même a-t-il réussi à s'affirmer dans les autres domaines de la culture.
   Je crois que ce problème très controversé est facile à résoudre à condition de s'en tenir à des éléments concrets sans se laisser subjuguer par des antithèses et des abstractions.
   C'est un fait que les habitants des régions qui s'étendent entre les Alpes, le Rhin supérieur et le Jura ont adopté de bonne heure une forme d'État particulière et que la nécessité de partager le même sort à l'intérieur de cet espace géographique a créé et accentué de plus en plus certains traits communs. C'est également un fait que la majeure partie de cet espace, le plateau, situé entre le Jura, les Préalpes, le lac de Constance et le lac Léman, possède une unité de climat dont les habitants portent l'empreinte.
   À côté de ces facteurs qui ont opéré le rapprochement entre les différentes parties, il en est d'autres, tout aussi réels, qui ont accentué les divergences. Nous avons vu que les habitants de cet espace géographique participaient de plusieurs communautés linguistiques dont les centres de rayonnement se trouvent en dehors de nos frontières. En effet, la Suisse comprend encore, en plus du plateau central, des régions de climats très différents : le jura, les Préalpes du nord, les Alpes, les Préalpes du sud – et ces zones climatiques se rattachent à des contrées situées au delà de notre pays.
   En revanche, la nécessité toujours renaissante d'atténuer les contrastes de langue et de climat à l'intérieur d'un espace politique géographiquement délimité a contribué de façon décisive à produire un caractère populaire spécifiquement suisse. »

30 euros (code de commande : 11581).

 

SCUDIEROP (Maurizio) & LEIBER (David) — Depero Futurista & New York. Il futurismo e arte pubblicitaria. Futurism and the art of advertising. Introduzione / Introduction Enrico Crispolti. Rovereto, Editore Longo, 1987. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 297 p., nombreuses illustrations, édition bilingue italien - anglais.

38 euros (code de commande : 6682).

 

SED-RADJNA (Gabrielle) — L'Art juif. Orient et occident. Introduction de Bezalel Narkiss. Paris, Arts et Métiers Graphiques, 1975. In-4° sous reliure et jaquette un peu usagée d'éditeur, 239 p., nombreuses illustrations en couleurs.

60 euros (code de commande : 6339).

 

SERVIEN (Pius) — Principes d'esthétique. Problèmes d'art et langage des sciences. Paris, Boivin, 1935. In-8° broché, VIII + 228 p., non coupé, (« Bibliothèque de la Revue des Cours et Conférences »).

12 euros (code de commande : 264/63).

 

SILLEVIS (John), DE LEEUW (Ronald) et DUMAS (Charles) — L'École de La Haye. Les maîtres hollandais du 19me siècle. Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1983. In-4° broché, 335 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée aux Galeries nationales du Grand Palais, à Paris, du 14 janvier au 28 mars 1983, à la Royal Academy of arts, à Londres, du 9 avril au 2 juillet 1983 et au Haags Gemeentenmuseum, à La Haye, du 5 août au 31 octobre 1983.
Extrait de la préface :

   L'exposition « L'École de La Haye » connaît une longue histoire. Dans le cadre des recherches complémentaires sur l'histoire de l'art du 19ème siècle, la nécessité s'est fait sentir, il y a plusieurs années, d'une réévaluation de l'œuvre des peintres de l'École de La Haye. La dernière exposition qui leur ait été consacrée avait été organisée par le Dr. Jos. de Gruyter en 1965, au Haags Gemeentemuseum sous le titre « Meesters van de Haagse School » (Maîtres de l'École de La Haye), De Gruyter était également l'auteur du livre sur cet sujet, qui est toujours le vade-mecum de ceux qui s'intéressent à l'École de La Haye. Peut-être avons-nous ici l'occasion la plus propice de lui rendre un hommage, hélas! posthume, pour son zèle et ses travaux dont nous sommes encore redevables aujourd'hui.
   Dans son approche du sujet, De Gruyter accordait une place importante aux performances individuelles des artistes de l'École de La Haye ; nous en avons un reflet dans la présentation de son livre et de son catalogue conçus comme une suit de chapitres monographiques. La présente exposition, par contre, se propose de mettre l'accent sur le groupe, le mouvement que représentait l'École de La Haye, dont l'histoire est envisagée à partir de sa naissance et de sa dénomination la plus ancienne jusqu'aux premières années de la Première Guerre mondiale, après la disparition de la plupart de ses peintres.
   À cette exposition ont été adjoints deux artistes néerlandais de réputation internationale: Vincent van Gogh et Piet Mondrian. Certaines études récentes ont montré que leurs relations avec l'École de La Haye étaient plus importantes que ce que l'on pensait jusqu'à présent, aussi bien pendant la période de leur formation artistique que dans la suite de leur carrière. Des expositions comme « Vincent van Gogh in zijn Hollandse jaren » (La période hollandaise de Vincent van Gogh ; Rijksmuseum Vincent van Gogh, Amsterdam 1980) et « Mondrian et l'École de La Haye » (Manchester, Florence, Milan, Paris, 1980/82) ont établi de façon décisive l'existence de telles relations. Ces liens sont aujourd'hui réexaminés dans l'optique de l'École de La Haye. Un autre aspect qui reçoit ici une grande attention est le contexte international de l'École de La Haye. L'orientation vers l'art du paysage hollandais du 19ème siècle, que nous observons chez des peintres anglais comme Constable, Turner et les maîtres de l'École de Norwich, mais aussi chez les artistes français qui appartenaient à l'École de Barbizon, offre un parallèle avec la genèse de l'École de La Haye.
   Les artistes de l'École de Barbizon surtout furent considérés par les peintres haguenais comme les pionniers d'une nouvelle conception du paysage. Jozef Israëls, Willem Roclofs et J.H. Weissenbruch ont même visité Barbizon, et Gérard Bilders, qui découvrit l'œuvre des peintres de Barbizon lors d'une exposition à Bruxelles, ne ménagea pas ses éloges à leur propos. C'est à l'étranger que l'on commença à apprécier l'École de La Haye : à Paris, les critiques d'art français vantèrent les mérites des envois néerlandais aux Salons, et les collectionneurs anglais ou américains se montrèrent prêts à débourser de fortes sommes pour acquérir une œuvre de l'École de La Haye. Lors de son soixante-dixième anniversaire, Jozef Israëls fut congratulé par des artistes comme Toulouse-Lautrec, Whistler, Liebermann et Giuseppe Verdi. La reconnaissance de cette école fut plus longue à venir aux Pays-Bas. Ce n'est que dans les vingt dernières années du 19ème siècle que l'on peut parler d'une estime générale qui allait donner à ces peintres une position prédominante sur la scène artistique néerlandaise aux alentours de l'année 1900. Mais ce vif succès a aussi conduit à une longue période de floraison tardive et à une production en série par des épigones qui se sont parés des lauriers étiolés que d'autres avaient mérités.
   Ces dernières années, l'on a pu constater une réhabilitation internationale de l'art du 19ème siècle dans ses formes d'expression les plus variées ; à côté du rôle de la France reconnu de longue date, l'attention s'est tournée vers l'art romantique allemand et anglais, vers le Réalisme européen et, les tendances symboliques de la fin du 19ème siècle. Une nouvelle approche de l'École de La Haye entre dans le cadre de cette réévaluation de certains mouvements artistiques. C'est en ayant à l'esprit cet objectif qu'a été organisée l'exposition actuelle, avec le catalogue qui s'y rattache. Des œuvres oubliées furent redécouvertes dans les dépôts des musées, des archives inconnues furent scrupuleusement dépouillées, l'abondante bibliographie fut ordonnée et triée. »

25 euros (code de commande : 14291).

 

SOIL (E.-J.) — En Espagne. Notes d'art et d'Archéologie. Anvers, De Backer, 1902. In-8° broché, 140 p., illustrations et planches hors texte.
Table des matières :
   Chapitre I : Notes de voyage.
    -  Notions géographiques.       - Madrid.          - Cordoue.
     - Fontarabie.                              - L'Escuria        - Grenade.           
     - Burgos.                                    - Tolède.           - Séville.
   Chapitre II : L'art monumental.
     1. Antiquité.
     2.  Moyen Âge.
          - L'art chrétien ou visigoth
              a. époque visigothe ; b. époque romane ; c. époque gothique.
          - L'art arabe.
          - Monuments mudejares.
     3. Ère moderne.
          - La Renaissance, style plateresque.
          - Style du cinquecento ou de Herrera.
          - Monuments divers de style Renaissance.
   Chapitre III : Arts industriels.
     - Peinture.           - Les armes.                         - Tissus, broderies, dentelles.    - Meubles.
     - Sculpture.  
       - Bronzes (Dinanderie).     - Cuirs de Cordoue.                      - Céramique.
     - Ferronnerie.     - Orfèvrerie.                         - Les tapisseries.

20 euros (code de commande : 11968).

 

SOMVILLE (Pierre) — Art et symbole dans la peinture moderne (de Giorgione à Magritte). Liège, Mardaga, 1987. In-12 broché, 112 p., illustrations.

9 euros (code de commande : 239/70).

 

SPARKE (Penny) — Un siècle de design automobile. Paris, Flammarion, 2003. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 255 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Avant-propos :
« Les ouvrages consacrés à l'automobile ne manquent pas, mais rares sont ceux qui nous parlent de design automobile. Tout le monde a entendu parler de Pininfarina ou d'Alec Issigonis, mais qui est John Tjaarda ou Ercole Spada ? Les passionnés de voitures connaissent sans doute ces personnalités inspirées qui ont façonné l'image de l'automobile moderne, mais le commun des mortels n'a jamais entendu leur nom. Paradoxalement, le travail des architectes, décorateurs d'intérieur, designers de produits domestiques et autres créateurs nous est assez familier, mais on ignore presque tout des dessinateurs qui ont créé ces engins rutilants qui sillonnent nos autoroutes et qui font aujourd'hui partie intégrante de notre paysage, à la ville comme à la campagne.
La raison de ce paradoxe, c'est sans doute que la voiture nous apparaît d'abord et avant tout comme une création technologique, dont on admire les performances, et beaucoup moins comme un objet sculptural, source de plaisir esthétique. En fait, elle réunit ces deux dimensions grâce au travail en tandem de l'ingénieur et du designer. La plupart des livres sur l'automobile traitent de modèles bien précis, devenus souvent des objets de culte ; ils abordent les aspects techniques et s'adressent en général à des enthousiastes de sexe masculin. Il est rare que la voiture soit envisagée dans son contexte social et culturel ; il est encore plus rare que l'on présente les créateurs de ces machines devenus mythiques. Pourtant, l'idée de design automobile fait son chemin. La publicité y fait référence et nous montre que l'automobile, plus que tout autre objet peut-être, contribue à définir un style de vie ; ce n'est pas seulement un moyen commode de se déplacer. De même que nous nous exprimons dans notre coiffure ou dans la décoration de notre salon, nous livrons notre personnalité dans le choix de notre voiture. L'automobile est, dans notre paysage quotidien, une présence subliminale à laquelle il est de plus en plus difficile d'échapper, sauf à se rendre à Venise. Consciemment ou non, son omniprésence nous conditionne, et, dans ce conditionnement, la dimension esthétique n'est jamais totalement absente.
L'automobile est partout. Malgré les défenseurs de l'environnement, malgré les tentatives pour la remplacer par des formes plus efficaces de transport en commun, l'automobile est solidement ancrée dans notre conscience et dans notre inconscient, individuel et collectif. Les conducteurs se plaignent de passer des heures dans leur voiture, mais ils ne souhaitent pas la délaisser pour autant. Certains y trouvent un refuge, une manière de s'isoler ; d'autres y suivent leurs, émissions de radio préférées ; la plupart passent une partie de leur temps à regarder les autres voitures. Ce livre est justement un regard porté sur la voiture. Il montrera que, contrairement à ce que l'on entend parfois, toutes les voitures ne se ressemblent pas. Dans le design automobile, comme dans n'importe quelle autre sphère de notre environnement visuel, il y a des écoles, des tendances et des philosophies. Plus on étudie l'œuvre des différents designers, plus on découvre leur mode d'expression personnel – affectif ou esthétique – et moins il est possible de confondre la voiture de tel créateur avec celle de tel autre. Pensons d'un côté à Raymond Loewy et à sa Studebaker, et, de l'autre, à l'exubérance qui caractérise les dessins de Harley Earl ou à la subtilité d'Ercole Spada. Les différences sont intéressantes observer, autant que celles qui distinguent les grands maîtres de la Renaissance, ou encore les constructions de Le Corbusier de celles de Frank Lloyd Wright. Se plaint-on que toutes les maisons se ressemblent ?
L'autre grand fil conducteur de ce livre est l'évolution spectaculaire qui s'opère entre le début et la fin du XXe siècle. Le lien est bien ténu entre les « voitures sans chevaux » du début du siècle et les machines sophistiquées de la fin. L'évolution de la technologie, des matériaux et des techniques de production a radicalement transformé l'automobile, dans sa nature comme dans son apparence. Or, c'est l'esthétique industrielle qui a orienté cette transformation et l'a traduite dans des formes culturellement et socialement acceptables. Le milieu du siècle a été un âge d'or dans l'histoire du design automobile, parce que toutes les contraintes avaient disparu et que chaque pays interprétait cette liberté à sa façon. Les designers américains, et les consommateurs avec eux, poussent à son paroxysme une esthétique baroque et exubérante les Italiens gardent un certain sens de la tradition, de la mesure et de la beauté. Leur esthétique est plus classique. Ce livre nous parle donc de la diversité et de la richesse de la création automobile au XXe siècle. Mais parmi les millions de modèles qui, ont été créés, Penny Sparke en a choisi moins de mille, qui illustrent néanmoins les multiples variations et permutations possibles, et, parmi les centaines de designers qui ont dessiné des voitures tout au long du siècle, elle en a retenu une cinquantaine, qui donne un éventail représentatif des « visions » qui ont façonné la voiture moderne. C'est un livre riche en informations, mais aussi en surprises. »

25 euros (code de commande : 11274).

 

STCHOUKINE (Ivan) — La peinture indienne à l’époque des Grands Moghols. Paris, Ernest Leroux, 1929. In-4° broché, 214 p., illustrations + 100 planches en noir hors texte, (collection « Études d’Art et d’Archéologie »), très bel exemplaire.
Extrait de l'introduction :
« L'étude de la peinture indienne à l'époque des Grands Moghols est récente : elle date à peine d'un quart de siècle. C'est une des causes du peu d'extension qu'elle a pu prendre, malgré l'intérêt que présente le sujet. On lui contestait, hier encore, tout caractère original, en la considérant, sous le nom d'école indo-persane, comme une des manifestations de l'art iranien. Certains savants continuent même à envisager l'école moghole, sa branche principale, comme restée en dehors des traditions du pays et devant, en conséquence, être exclue de l'histoire de l'art indien. Une des causes de cet intérêt restreint pour la peinture moghole réside, à notre avis, dans son caractère mixte et hybride. Éclipsée par le rayonnement de sa sœur aînée, la miniature persane, elle ne se vit reconnaître qu'une place subordonnée et de valeur secondaire. Il aurait suffi, pourtant, de quitter les lunettes iraniennes pour s'en faire une idée toute autre.
Les phénomènes de « métissage » artistique qu'offrent en si grand nombre les œuvres de, l'école moghole et celle des autres écoles néo-indiennes, tout en étant susceptibles de détourner d'elles l'investigateur, aveuglé par la fiction du « style pur », présentent pour l'historien de l'art, l'intérêt capital d'un style en voie de formation. L'essentiel est de reconnaître dans ce chaos d'éléments disparates, le centre autour duquel ces derniers finissent par graviter d'une manière régulière, en évitant tout point de départ capable de fausser la perspective. Ainsi, considérées sous l'angle de l'art iranien, les œuvres de l'école moghole produisent l'impression d'une imitation plus ou moins réussie de la miniature persane. Rattachée, par contre, aux traditions indiennes autochtones qui lui permettent de se présenter sous son vrai jour, cette école retrouve son originalité. »

125 euros (code de commande : 10128).

 

STEER (John) — La peinture vénitienne. Traduit de l'anglais par Claude Bensimon. Paris, Thames & Hudson, 1990. In-8° collé, 215 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « L'Univers de l'Art », n° 12), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Si l'art de Florence vaut par son exigence intellectuelle, son amour du dessin, le rayonnement de ses formes, celui de Venise se distingue par son opulence et la sensualité de ses couleurs, directement tributaires de l'art byzantin dont il est l'héritier. Dans cette histoire très vivante de l'école vénitienne, John Steer s'attache à en analyser la singularité et à en suivre les développements entre le XIVe et le XVIIIe siècle. Dès le XVe siècle, avec les Bellini, les peintres vénitiens s'employèrent à utiliser l'espace, la lumière et la couleur comme autant d'instruments dramatiques – ce que démontre à loisir l'œuvre d'un Titien, d'un Tintoret ou d'un Véronèse. Avant que cette tradition ne disparaisse avec le dernier Doge, sous la domination napoléonienne, et en dépit d'un certain fléchissement au cours du XVIIe siècle, l'art de Venise devait connaître une ultime et somptueuse floraison avec l'art des grands vedutiste – comme Canaletto ou Guardi – et la fascinante dynastie des Tiepolo. »

10 euros (code de commande : 12867*).

 

[Studio]. Annuaire d'Art décoratif du "Studio". Revue des plus récents progrès dans l'art de construire, de décorer et de meubler les maisons. Paris, Éditions du "Studio", 1912. In-4° broché, XII + VII + 254 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, rousseurs.
@  Numéro consacré à l'Angleterre (maisons de campagne, mobilier, décoration de murs et de plafonds et vitraux, broderies et tissus, sculpture du bois et ouvrages en métal) pp. 1-122 ; à l'Allemagne (architecture et décoration) pp. 123-180 ; à l'Autriche (architecture et décoration) pp. 181-240 et à la Hongrie (architecture et décoration) pp. 241-254.

50 euros (code de commande : Art/ 4373).

 

[SURRÉALISME]. Surréalisme et précurseurs. Besançon, Palais Granvelle, 1961. In-8° broché, 59 p., 20 planches hors texte, couverture rempliée de Jacqueline Hyde.
@ Catalogue de l'exposition éponyme.

20 euros (code de commande : 159/67).

 

TAILLANDIER (Yvon) — Naissances de la peinture moderne. Paris, Club des Libraires de France, 1963. In-4° sous reliure et Rhodoïd d’éditeur, 130 p., illustrations en noir et en couleurs (Collection « Galerie des Arts », n° 1), exemplaire numéroté.
Table des matières :
   - Au commencement étaient trois vertèbres.
   - La révélation d'un nouveau monde.
   - Courbet, le scandale du vrai.
   - La découverte de l'instant.
   - Le procès de l'impressionnisme.
   - Enfin Cézanne vint.
   - Le temps des inventeurs.
   - Clefs pour la Joconde.
   - L'espace devient mobile.
   - Un œil neuf pour apprendre à voir.

35 euros (code de commande : 11889).

 

THÉODORE (M. & E.) — Les textiles. Histoire & travail. Liège, Desoer, 1913. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 313 p., illustrations, tranches rouges, bon exemplaire.

40 euros (code de commande : 252/65).

 

THORNTON (Peter) — L'époque et son style. La Renaissance italienne 1400-1600. Traduit de l'anglais par Jean-François Allain. Paris, Flammarion, 1991. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 406 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « L'Époque et son Syle »), exemplaire à l'état de neuf.
Sur la jaquette :
   « À partir du XVe siècle, l'évolution de la société et de la morale permet à un plus grand nombre de riches et de puissants