BEAUX-ARTS

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Les ouvrages relatifs à l'architecture et à l'urbanisme seront désormais décrits sur la nouvelle page :

 ARCHITECTURE

URBANISME
          

 

Nouvelle(s) entrée(s)

 

[POSADA (José Gadalupe)]. ROTHENSTEIN (Julian) — Posada. Messenger of Mortality. [Extraordinary popular prints concerning Demons and Virgins, Love, Comets and Disasters, Don Chepito Marihuano, Private Conflicts and Suicide, Politics and National Events, Rare Cases, Calaveras, Battles, Murders, Assassinations and Commercial Art. With essays by Peter Wollen, Jean Charlot and Diego Rivera.] Amsterdam, Van Gennep, 1989. In-4° broché, 188 p., nombreuses illustrations en noir, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   The Mexican engraver José Guadalupe Posada (1852-1913) occupies a unique position in the social history of art. His influence reaches far beyond his time and his country to Eisenstein and the French surrealists.
   He is one of those rare artists whose work, though topical and spontaneously executed, has as much power today as it had on the Mexican working-class audience for which it was originally produced.
   Although little is known of his life, through his art he offers glimpses of his own preoccupations and those of the working people among whom he lived. Posada recorded city life as he saw it happen: street riots, earthquakes, suicides, firing squads, arrests, executions, and he was as alert as his audience to superstitions, freakish events and natural disasters. Many of his political satires were in the form of calaveras, skulls produced for the Day of the Dead, which he used to expose hypocrisy and to reveal the ultimate absurdity of the human condition.
   Posada's legendary influence began to grow a decade after his death when, in the years following the Mexican Revolution, he was acclaimed by artists like Diego Rivera and the French muralist Jean Charlot. For these young modernists who were seeking to change the direction of Mexican art, Posada combined the social spontaneity of genuinely popular art with the Mexican obsession with morbidity and death. At once authentic, traditional and modern, they found in him the perfect symbol of revolutionary nationalism.
   Messenger of Mortality contains a comprehensive selection of Posada's vast range – broadsides, ballads, fliers, advertisements and penny dreadfuls, as well as texts by Jean Chariot and Diego Rivera and an illuminating new essay by Peter Wollen.
   Numerous engravings have been restored to their original context and many are accompanied by newly translated headlines, titles and humorous verses.

20 euros (code de commande : 15542).

 

Splendeurs d'Espagne et les villes belges 1500-1700. Tomes I et II. Bruxelles, Crédit Communal, 1985. Deux tomes en un volume sous reliure et jaquette d'éditeur, 694 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, très bel exemplaire du tirage de luxe.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 25 septembre au 22 décembre 1985, dans le cadre des manifestations « Europalia 85 España ».
Table des matières :

   - Préface, par Luis Gonzales Seara et Herman Liebaers.
   - Préface, par François Narmon.
   - Aperçus historiques et artistiques sur l'Espagne et les Pays-Bas méridionaux aux XVIe-XVIIe siècles.

   - La Belgique, l'Espagne et l'Europe, par Luis Diez del Corral.
   - Le cadre géographique et institutionnel de l'Espagne, par Francisco Tomas y Valiente et José Luis Bermejo Cabrero.
   - Le cadre géographique et institutionnel des Pays-Bas espagnols, par Léon Voet.
   - Histoire politique de l'Espagne et des Pays-Bas méridionaux aux XVIe et XVIIe siècles, par Manuel Fernández Alvarez.
   - Espagne et « Provinces belgiques » : deux siècles d'histoire commune, par Alain Lottin.
   - L'économie espagnole aux XVIe et XVIIe siècles, par Gonzalo Anes y Alvarez de Castrillón.
   - L'économie citadine dans les Pays-Bas méridionaux et dans la principauté épiscopale de Liège aux XVIe et XVIIe siècles, par Herman Van der Wee.
   - La sensibilité religieuse en Espagne au Siècle d'Or, par Antonio Dominguez Ortiz.
   - Le sentiment religieux et son impact sur l'art des Pays-Bas méridionaux, 1500-1700, par Frans Baudouin.
   - Les fêtes espagnoles et leur rythme, par Julio Caro Baroja.
   - Fêtes, cortèges et réjouissances aux Pays-Bas méridionaux. Cérémonial de cour et traditions urbaines, par Jean-Marc Dupluvrez.
   - L'humanisme, les Pays-Bas et l'Espagne, par Jozef IJsewijn.
   - Littérature espagnole et néerlandaise : les influences mutuelles, par Simon Anselmus Vosters.
   - L'activité scientifique et technique dans l'Espagne du XVIe siècle, par José M
a López Piñero.
   - Sciences et techniques dans les Pays-Bas à l'époque espagnole, par Antoine De Smet.
   - Mécénat espagnol et art flamand au XVIe siècle, par Jan Karel Steppe.
   - Mécénat espagnol et art flamand au XVIIe siècle, par Arnout Balis.
   - L'art des Pays-Bas méridionaux et de l'Espagne aux XVIe et XVIIe siècles. Influences et relations, par Matías Díaz Padrón.
   - Musique flamande et musique espagnole en Espagne, 1450-1550, par José López-Calo.
   - La musique dans les Pays-Bas espagnols, par Paul Becquart.
   - Catalogue :
         - Regard sur l'exposition
         - Auteurs des notices de catalogue.
         - Le territoire.
         - La politique.
         - La religion.
         - Vie de cour et vie des gens.

   Bibliographie.

30 euros (code de commande : 15568).

 

[VERMEER]. MONTIAS (John Michael) — Vermeer, une biographie. Le peintre et son milieu. Traduit de l'anglais par Daniel Arasse. Paris, Adam Biro, 1990. In-8° broché, 363 p., illustrations hors texte en noir, (collection « Biographies »), couverture un peu défraîchie.
En quatrième de couverture :
   De Vermeer, l'un des artistes les plus fameux, il n'existait pas, paradoxalement, de biographie. Présentée ici dans sa dernière version, spécialement enrichie et corrigée, celle, déjà classique aux États-Unis, de John Montias, comble donc une importante lacune. Pour réunir des informations, très souvent inédites, sur le peintre et le milieu familial et social où sont nés tant de chefs-d'œuvre, l'auteur a passé de nombreuses années à interroger actes notariés, correspondances, etc.
   Le résultat : un tableau coloré de la vie quotidienne à Delft au XVIIe siècle, l'histoire d'une lignée où ne manquent ni les honnêtes gens, ni les filous, la figure énigmatique de Vermeer approchée de plus près que jamais auparavant, enfin et surtout, son œuvre servie par un éclairage qui la restitue dans sa nouveauté.

20 euros (code de commande : 15555).

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Ouvrages publiés par les éditions du
Fonds Mercator

Il n'est plus nécessaire de présenter cette belle collection.
Les exemplaires présentés ici sont en parfait état.

Musée du Prado. Par Alessandro Bettagno, Chritopher Brown, Francisco Calvo Serraller, Francis Haskell, Alfonso E. Pérez Sánchez. Prologue Mario Vargas Llosa. Introduction José María Luzón Nogué. Coédition avec la Fundación Amigos del Museo del Prado. 2001. 669 p.

85 euros (code de commande : 13607).

Les statues de Paris. La représentation des grands hommes dans les rues et sur les places de Paris. Par June Hargrove.Traduction : Marie-Thérèse Barrett. 1989. 382 p., jaquette et étui.

80 euros (code de commande : 13644).

 

A life of Collecting Victor and Sally Ganz. New York, Christie's, 1997. In-4° sous reliure toilée d'éditeur, 237 p., nombreuses reproductions en couleurs, jaquette.

38 euros (code de commande : Art/ 2968).

 

L'Aigle et le Soleil. 3000 ans d'art mexicain. [Bruxelles], [Foundation Europalia International], 1993. In-4° broché, 250 p., nombreuses illustrations en couleurs.
@ Catalogue de l'exposition organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 23 septembre au 19 décembre 1993, dans le cadre des manifestations « Europalia 93 Mexico ».
Extrait de la présentation de Jacques Groothaert :
« Aguila y Sol ; ailes et lumière, symboles d'un pays où se retrouvent et se rejoignent les traditions et la richesse de deux mondes, d'un double passé historique assumé avec fierté, dans la synthèse fascinante d'une nation moderne.
Dans leur « longue marche » vers le sud, les Aztèques avaient reçu le message mythique d'établir leur capitale à l'endroit où il verraient un aigle posé sur un cactus tenant un serpent entre ses serres.
Elle s'appela Tenochtitlan et fut le lieu de la rencontre, dramatique et traumatisante, du monde pré-colombien et de l'Europe conquérante : ce fut la fin de l'empire du « Peuple du Soleil », la naissance de la « Nouvelle Espagne » et de la nation métisse mexicaine.
L'exposition L'Aigle et le Soleil présente trente siècles de splendeur mexicaine, dans toute l'étonnante diversité d'une extraordinaire fécondité créatrice. C'est un parcours historique, propice à la réflexion, riche d'enseignement et d'émerveillement, contribution à la connaissance et à l'appréciation d'un pays moderne en plein essor. »

30 euros (code de commande : 11120).

 

ALCINA (José) — L'art précolombien. Paris, Mazenod, 1978. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 613 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (« Collection l'Art et les Grandes Civilisations », n° 8), petites déchirures à la jaquette.
Table des matières :
   - Préambule.
   - À la recherche de l'art précolombien.
   - Art et anthropologie.
   - Paysages d'Amérique.
   - Hommes, langages, cultures.
   - Origine et évolution culturelle.
   - L'art paléolithique.
   - L'art olmèque.
   - L'art chavín.
   - Le classicisme de Téotihuacán et de Monte Albán.
   - Splendeurs de l'art maya.
   - Le classicisme andin.
   - La fin du classicisme.
   - L'art postclassique.

   - Documentation :
      - Principaux sites archéologiques.
      - Cartes des aires et des races.
      - Divinités et glyphes.
      - Répertoire des dieux et souverains.
      - Chronologie historique.
      - Bibliographie.
      - Index.

80 euros (code de commande : 15271).

 

ALLENOV (Mikhaïl), DMITRIEVA (Nina) et MEDVEDKOVA (Olga) — L’Art russe. Traduit du russe par Suzanne Rey-Labat et Catherine Astroff. Paris, Citadelles, 1991. Fort-in 4° sous reliure, jaquette et étui d’éditeur, 623 p., nombreuses illustrations en couleur,  (collection « L'Art et les Grandes Civilisations », n° 21), dos de la jaquette un peu jauni avec une petite déchirure, signature d’appartenance sur la page de titre.
Sur la jaquette :
   Près d'un millénaire parcouru, depuis le baptême de la Russie au Xe siècle jusqu'à l'aube du XXe, voici enfin reconsidéré l'ensemble du phénomène artistique russe, après des décennies d'études partielles ou partiales côté russe, et de silence, côté français. Jamais pourtant la Russie n'a cessé de croire en l'art. N'est-ce pas, dès l'origine, une fascination esthétique qui pousse Vladimir à faire le choix du christianisme oriental, enracinant le premier art russe dans la tradition byzantine sous le signe d'une beauté allègre, toute d'ors et de couleurs ?
   À Kiev d'abord, puis à Vladimir, Novgorod, Moscou, architecture, fresques et icônes affirment un génie propre dont l'œuvre lumineuse de Rouolev constitue le sommet.
   Après ce long Moyen Âge, le XVIIe siècle amorce la désacralisation de l'art. Événements et détails du réel envahissent la peinture religieuse, un goût nouveau se fait jour pour l'insolite, le merveilleux, l'exotique. En introduisant dans l'icône le clair-obscur, en modelant les visages, en donnant aux corps un volume, Simon Ouchakov ébranle l'édifice immuable de la tradition. Parallèlement naît un art du portrait qui pousse l'art profane hors des limbes, tandis que le baroque fait une première percée dans l'architecture.
   Avec Pierre le Grand, ce qui était curiosité spontanée devient apprentissage forcé des traditions de l'Europe au service d'un art devenu affaire d'État. Pourtant, transposés sous le ciel du Nord, ordres, formes et styles se métamorphosent, donnant à Pétersbourg, la nouvelle capitale, et aux palais environnants leur physionomie sans égal.
   Âge d'or de la culture russe, le XIXe siècle voit l'essor de l'architecture Empire, du portrait et du paysage romantiques, les grands cycles d'Ivanov. Née avec Venetsianov, la peinture de genre devient un miroir critique de la réalité que les Ambulants tendent au peuple. Mais le génie de Répine et de Sourikov fait de la peinture d'histoire, en même temps qu'une interrogation inquiète sur le destin de la Russie, le champ d'une superbe expérimentation formelle. À la fin du siècle, le symboliste Vroubel préfigure le cubisme avec une perception cristalline du réel qui fascinera Picasso, tandis que les artistes du Monde de l'Art, éclectiques et pourtant si russes, rendant l'art à sa vocation de « festin pour les yeux », préparent l'explosion des Ballets russes. Elle va entraîner bien au-delà de ses frontières un art fécondé à la fois par l'Orient et l'Occident, qui participe en premières lignes à l'aventure du XXe siècle.
Table des matières :
   Préface, par Véronique Schiltz.
   L'art de la Russie ancienne, par Nina Dmitrieva.
      - Religion et culture des Slaves.
      - Caractères spécifiques de l'art dans la Russie ancienne.
      - La Rous kiévienne (fin du Xe et XIe siècle).
      - La principauté de Vladimir-Souzdal (XIIe siècle et première moitié du XIIIe siècle).
      - Novgorod, Pskov et les territoires du Nord (XIIe-XVe siècles).
      - La grande principauté de Moscou (XIVe-XVe siècles).
      - L'État moscovite (fin du XVe siècle-XVIe siècle).
      - Le XVIIe siècle.
   L'art russe au XVIIIe siècle
, par Olga Medvekova.
      - Le XVIIIe siècle dans l'histoire de l'art russe.
      - L'époque de Pierre le Grand.
      - Le baroque au temps d'Élisabeth.
      - L'art de la seconde moitié du XVIIIe siècle.
      - Le Classicisme au temps de Catherine II.
      - L'architecture dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.
      - La peinture dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.
      - La sculpture dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.
      - L'art appliqué décoratif.
   L'art russe au XIXe siècle
, par Mikhaïl Allenov.
      - La première moitié du XIXe siècle.
      - L'architecture.
      - La sculpture.
      - La peinture.
      - L'art de la deuxième moitié du XIXe siècle.
      - La dernière décennie.
   Carte - Documentation - Glossaire - Chronologie - Bibliographies - Index.

90 euros (code de commande : 15309).

 

Américanisme et modernité. L'idéal américain dans l'architecture. Sous la direction de J.-L. Cohen et H. Damisch. Paris, EHESS - Flammarion, 1993. In-8° broché, 446 p., illustrations, (collection « Histoire et Théorie de l'Art »).

20 euros (code de commande : Art/ 5064).

 

AMZALLAG-AUGÉ (Elizabeth) — Spirales, ressorts et tourbillons. Un parcours en zigzag dans les collections du Centre Pompidou / Musée national d'art moderne - Centre de création industrielle. Paris, Centre Pompidou, 2005. In-8° carré sous cartonnage d'éditeur, 48 p. certaines dépliantes, (collection « Zigzart »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« La spirale, cette forme primitive, a été réinventée par les artistes du XXe siècle : Calder fait tourner le nombril de Joséphine Baker, les étagères de Ron Arad s'enroulent comme des vers de terre, Tony Cragg déploie une ville-escargot. Un escalier en colimaçon photographié par Germaine Krull, ressemble à un coquillage... La spirale en mouvement crée des illusions d'optique : des Rotoreliefs de Duchamp au tourbillons des videos de Nam June Pail.
En suivant un fil conducteur, une couleur, une matière, une forme, l'enfant tisse des liens entre des œuvres très différentes : peintures, sculptures, photos, objets de design... »

7 euros (code de commande : 10968*).

 

[ANTONELLO DE MESSINE]. THIÉBAUT (Dominique) — Le Christ à la colonne d'Antonello de Messine. Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1993. Grand in-8° broché, 143 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Les Dossiers du Musée du Louvre - Exposition-dossier du Département des Peintures », n° 42).
Cet ouvrage fut édité à l'occasion de l'exposition présentée au Musée du Louvre, à Paris, du 13 mai au 9 août 1993.
Table des matières :
   Préface.
   La fortune critique d'Antonello de Messine.
   L'artiste.
   Le Christ à la colonne.
   Le Portrait d'homme.
   Les dessins de Paris et de New York.

   Annexe : Le Portait d'homme de Châteauroux - notes - œuvres exposées - bibliographie - expositions.

15 euros (code de commande : 14443).

 

[APOLLINAIRE]. VILLETTE (Yvonne) Apollinaire et le cubisme. Bruxelles, Le Flambeau, 1962. In-8° agrafé, 12 p., exemplaire dédicacé par l'auteur.

2,50 euros (code de commande : 9775).

 

Collection Archeologia Mundi

BELENITSKY (Alexandre) Asie centrale. Traduit de l'anglais par P.A. Aellig et J. Marcadé. Genève, Nagel, 1968. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 2522 p., illustrations en noir et en couleurs.

13 euros (code de commande : 7646).

BERCIU (Dumitru) Daco-Romania. Genève, Nagel, 1976. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 192 p., illustrations en noir et en couleurs.

13 euros (code de commande : 7645).

METZGER (Henri) — Anatolie. I : Des origines à la fin du IIe millénaire av. J.-C.. II. Début du 1er Millénaire av. J.C. - Fin de l'époque romaine. Genève, Nagel, 1968-69. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 288, 250 p., illustrations en noir et en couleurs.

Les deux violumes : 20 euros (code de commande : 5498).

PIOTROVSKY (Boris) — Ourartou. Traduit de l'anglais par Anne Metzer. Genève, Nagel, 1970.. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 221 p., illustrations en noir et en couleurs.

13 euros (code de commande : 7647).

SOUSTELLE (Jacques) — Mexique. Genève, Nagel, 1967. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 382 p., illustrations en noir et en couleurs.

13 euros (code de commande : 5499).

TADDEI (Maurizio) — Inde. Traduit de l'italien par Jean Marcadé. Genève, Nagel, 1970. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 267 p., illustrations en noir et en couleurs.

13 euros (code de commande : 5500)

 

 

L'Art du XIXe siècle. 1850-1905. Sous la direction de Françoise Cachin. [Avec la collaboration de :] Geneviève Lacambre, Rodolphe Rapetti, Antoinette Le Normand-Romain, Anne Pingeot, Philippe Néagu, Françoise Heilbrun, Marc Bascou, Philippe Thiébaut, Caroline Mathieu, Georges Vigne. Paris, Citadelles, 1990. Fort in-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 629 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   « De la révolution de 1848 aux derniers feux de la Belle Époque, ce second volet du XIXe siècle couvre l'une des périodes les plus brillantes et les plus paradoxales de l'art. Du réalisme à l'impressionnisme, du symbolisme à l'expressionnisme, de l'architecture éclectique à l'Art nouveau, on assiste à des luttes violentes : art officiel contre modernité, apothéose des métiers d'art contre production individuelle des arts décoratifs... Mais ce sont également des innovations radicales (peinture de plein air, photographie), et des mouvements artistiques débordants de projets (préraphaélisme, nabis) qui préparent l'ère contemporaine.
   Un siècle plus tard, nous sommes avant tout frappés par la richesse et la diversité des talents produits par cette époque que d'aucuns pensaient décadente : les moyens de communication modernes ont internationalisé les principaux mouvements artistiques, mais ont aussi poussé nombre de créateurs à revendiquer leurs racines et leur régionalisme.
   Salons et expositions universelles deviennent les principaux spectacles d'une société avide d'images, dont Paris, Vienne, Bruxelles ou Londres s'affirment résolument comme les centres vitaux.
   Face à cette diversité, une solution s'est imposée : faire appel aux conservateurs du musée d'Orsay, dont ce livre couvre exactement les dates. Dirigés par Françoise Cachin, ils offrent au lecteur la vision la plus complète et la plus riche de l'art de cette période. Ils nous présentent l'œuvre des plus grands (Cézanne, Van Gogh ou Rodin), mais font aussi découvrir des artistes et des œuvres qui retrouvent une place qu'ils n'auraient jamais dû quitter. »

90 euros (code de commande : 13777).

 

euros (code de commande : 13709).

Arts Mayas du Guatemala. Grand Palais. Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1968. In-8 carré broché, XLI + 226 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.

12 euros.(code de commande : 177/57).

 

[BACON]. RUSSEL (John) — Francis Bacon. Traduit de l'anglais par Michel et Sydney Anthonioz et Xavier Carrère. Paris, Thames & Hudson, 1994. In-8° broché, 207 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « L'Univers de l'Art », n° 38), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Personnage singulier, provocateur souverain, amateur de la bohème londonienne, Francis Bacon fut aussi l'un des plus grands peintres de ce siècle. Doué d'une énergie peu commune, il choisit de mener une vie d'excès et de fureur tout en poursuivant avec rigueur une œuvre unique, devenue exemplaire de la modernité. Le livre de John Russell est le fruit de nombreux entretiens avec l'artiste tout au long de sa carrière et jusque dans les mois qui ont précédé sa mort. Ils rendent tout le tranchant de son propos, éclairent d'un jour neuf ses intentions et corrigent d'innombrables contresens commis à son égard. Il en ressort un portrait d'une rare acuité et l'une des plus exactes restitutions de l'esthétique de Bacon. Alliant l'aperçu biographique à l'analyse des œuvres, l'ouvrage de John Russell offre une superbe introduction à cet univers de violence et de stylisation, où la splendeur de la matière picturale révèle une humanité convulsive. »

10 euros (code de commande : 12403).

 

BARBET (Alix) — La peinture murale romaine. Les styles décoratifs pompéiens. Avant-propos de Filippo Coarelli. Paris, Picard, 1985. In-4° broché, 285 p., nombreuses illustrations en noir.
Sur la couverture :
   « Manuel en même temps qu'essai de recherches neuves dans des directions peu explorées, ce livre dresse un tableau de la civilisation et de la société romaines selon un éclairage coloré et inattendu. Les dernières synthèses, en langue italienne, remontent en effet à plus de vingt-cinq ans. Il était urgent de donner un bilan des étonnantes découvertes de ce quart de siècle, et de faire le point des connaissances dans un esprit plus ouvert à l'environnement monumental de la peinture décorative romaine. Le livre d'A. Barbet, qui, pour la première fois, traite de la question en langue française, arrive donc à un moment opportun et comble une réelle lacune.
   Dans l'ouvrage sont représentés et analysés de nombreux inédits. La moitié des documents porte sur le décor des plafonds et des voûtes, négligé jusqu'à ce jour. Des relevés et des photographies permettent enfin de se faire une idée du volume intérieur des pièces, et d'envisager les rapports entre parois, plafonds ou voûtes, et pavements. L'attention a été portée tout autant sur le problème des pastiches, des styles hybrides et de transition, que sur un affermissement de la chronologie des quatre styles dits « pompéiens », fondé sur un examen attentif des données archéologiques. La typologie des styles a été revue aussi en fonction de la diversité des milieux artistiques, des ateliers, ou simplement de la destination des pièces à l'intérieur de la maison. Le cadre concret de la décoration est alors perceptible.
   La peinture romaine, fondement de toute la peinture ornementale et monumentale de l'Occident, qui a puisé à cette source jusqu'à une époque très récente, peut être à nouveau un thème de réflexion pour les artistes contemporains. »

50 euros (code de commande : 13832).

 

BASCHET (Jacques) — Sculpteurs de ce temps. Paris, Nouvelles Éditions Françaises, 1946. In-4° broché, 234 p., nombreuses illustrations, traces d'adhésif sur les pages de garde.
@ Ce volume contient des articles sur Maillol, Despiau, Drivier, Janniot, Poisson, Landowski, Wlérick, Martin, Niclausse, Dejean, Yencesse, Traverse, Osouf, Cornet, Belmondo et Gimond.

60 euros (code de commande : 148/65).

 


BATISSIER (Louis).
Éléments d'archéologie nationale...
Paris, Leleux, 1843.
Un classique de la recherche archéologique française.
Pour en savoir plus...

50 euros (code de commande : 9236).

 

BAYET (C.) L'Art byzantin. Paris, A. Quantin, s.d. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 320 p., illustrations, (collection « Bibliothèque de l'Enseignement des Beaux-Arts »).

12 euros (code de commande : Art/ 4036).

 

BENOIT (Fernand) L'art primitif méditerranéen de la vallée du Rhône. La sculpture. Paris, Vanoest - Éditions d'Art et d'Histoire, 1945. Grand in-8° broché, 43 p., illustrations, XLV planches hors texte, exemplaire bien complet du feuillet d'errata.

20 euros (code de commande : 130/69).

 

[BÉRARD (Christian)]. KOCHNO (Boris) — Christian Bérard. Avec la participation de Jean Clair [et] Edmonde Charles-Roux. Paris, Herscher, 1987. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 255 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   « Christian Bérard (1902-1949), personnage clé de la vie parisienne, avait des dons si divers qu'en dehors d'un petit cercle d'initiés il n'a pas été jusqu'à présent mis à sa vraie place et tout d'abord celle d'un peintre important, son plus secret désir... Il convenait que cet ouvrage, qui se veut à la fois monographie sérieuse et bel album, fasse enfin connaître et reconnaître Christian Bérard.
   Boris Kochno, auteur du livre, fut le secrétaire personnel et le collaborateur artistique de Serge de Diaghilev de 1921 à 1929. Il est l'auteur des livrets de nombreux ballets et de deux ouvrages : Diaghilev et les Ballets russes et Le Ballet en France. Ami fidèle de Bérard pendant vingt ans, il était le plus qualifié pour parler de sa vie et de ses travaux.
   Plusieurs chapitres sont consacrés ensuite aux facette variées du talent de Bérard :
   - Le peintre, avec le concours de Jean Clair.
   - L'homme de théâtre grâce à différents témoignages.
   - Le dessinateur de mode, le décorateur et l'illustrateur de livres, avec le concours d'Edmonde Charles-Roux. »

50 euros (code de commande : 12727).

 

 

BEZOMBES (Roger) — L'exotisme dans l'art et la pensée. Préface de Paul Valéry. Notices bibliographiques de Roger Dezombes et Pierre de Boisdeffre. Musique et exotisme par André Jolivet. Bruxelles, Elsevier, 1953. In-4° sous reliure toilée d'éditeur, 201 p., nombreuses illustrations.

45 euros (code de commande : 6696).

Bourgogne romane. 2e édition. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1955. In-8° sous reliure d'éditeur, 252 p., illustrations, jaquette très défraîchie, quelques rousseurs, (collection « La Nuit des Temps », 1).

15 euros (code de commande : 6448).

 

BRADLEY SMITH Une histoire de l'Espagne à travers son art. [Traduction et adaptation Jean Clarence Lambert]. Paris, Cercle Européen du Livre, 1966. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 296 p., illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.

45 euros (code de commande : 98/67).

 

[BRASILIER (André)]. André Brasilier. Paris, Callithos, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, XVI, 214 p., très nombreuses illustrations en couleurs.
Extrait de l'introduction :
   « Depuis la fin du siècle dernier, la peinture occidentale aime s'organiser en groupes, en tendances, en mouvements, dont la consistance et même la raison d'être semblent dépendre largement des noms qui leur sont donnés. Dans ces catégories chères aux critiques d'art et bien commodes pour les historiens de la peinture, beaucoup d'artistes se sont laissés embrigader, non sans complaisance, quand ils n'ont pas décidé eux-mêmes de les constituer. Mais il est reposant, il est rafraîchissant de rencontrer aussi des artistes qui échappent au carcan de la classification, qui n'ont jamais songé qu'à être eux-mêmes, cela n'impliquant pas forcément qu'ils se privent de tout lien avec leurs aînés ou leurs contemporains. Après Utrillo, Kisling, Foujita, d'autres encore, André Brasilier est de ces peintres qu'on n'arrivera jamais à enfermer dans l'enclos défini par quelque mot en « isme ». Il ne met d'ailleurs aucune prétention à refuser la prétention de ces cercles étroits où se complaisent trop souvent artistes et critiques d'art; il ne s'affiche même pas comme « indépendant », ce serait déjà trop dire. Poursuivant son chemin tranquille, Brasilier fait du Brasilier, pour sa propre joie et pour la nôtre. Ce n'est pourtant pas un autodidacte : il doit beaucoup aux Nabis, au cercle desquels appartenait son père, Jacques Brasilier, ainsi qu'aux Fauves ; Maurice Brianchon, son maître, lui a appris à interroger le spectacle du monde visible. À regarder comment il fait chanter les plages diversement et intensément colorées, on devine son admiration pour Gauguin, on lui trouve certaines affinités avec Maurice Denis, Bonnard, Matisse, peut-être Munch sans son angoisse ; le japonisme, enfin, l'a évidemment tenté. Tout cela permet de voir en Brasilier un artiste enraciné, cultivé, respectueux des autres, et sachant tirer profit des leçons du passé ; mais rien de tout cela ne l'empêche de parler un langage qui n'est qu'à lui, et qui même s'est fait de plus en plus personnel depuis le début de sa carrière. »

30 euros (code de commande : 14088).

BRIGANTI (Giuliano) Le maniérisme italien. Paris, Gérard Monfort, 1993. In-8 broché, 113 p., illustrations en noir, (collection « Imago Mundi »).

15 euros (code de commande : 191/57).

BRIGANTI (Giuliano) — The View Painters of Europe. Translated from the italian by Pamela Walby. London, Phaidon, 1970. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 318 p., illustrations surtout en noir, quelques-unes en couleurs.

25 euros (code de commande : Art/ 5020).

BRODRICK (Alan Houghton) — Prehistoric Painting. [London], Avalon Press, [1948]. Petit in-4° sous reliure et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 37 p., 56 illustrations hors texte en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   « This book, which includes much new material derived from recent discoveries, deals with the amazing pictures painted by Prehistoric Man in caves scattered over the world from France, Spain, Italy and Libya to the Cape of Good Hope, India and Australasia, from 30,000 B.C. to the beginnings of written history. The colourplates include The Burial of a King from Rhodesia, a Young Bison from Altamira in Spain, a Frieze of Animals on a gallery-wall in Lascaux in France (a cave discovered by schoolboys during the War) and Dancers from the Hoggar in Africa, while the monochromes illustrate the art-styles of the varying cultural phases. Comparisons between the representation of game and hunters, of cattle-raids, of dancing women, ritual burials and « sacrificial » hands, raise many fascinating questions, as, for example, the ritual significance of prehistoric paintings and their probable origin in the « sympathetic magic » practised by primitive peoples to influence the killing of animals for food.
   The author was joint Secretary-General of the International Congress of Anthropological and Ethnological Sciences, 1934-38, and bas written many entertaining books of travel about North Africa, Burma, France, etc., and a notable work on Early Man : A Survey of Human Origins. »

7 euros (code de commande : 12446).

 

[BROUET (Auguste)]. Auguste Brouet. Catalogue de son œuvre gravé. Précédé d'une étude de Gustave Geffroy. Estampes. Tomes I et II. Paris, Gaston Boutitie & Cie, 1923. Deux volumes in-4° brochés, 8 ff. n. ch. + 288 reproductions phototypiques avec leurs serpentes légendées, exemplaire numéroté sur vélin avec une eau-forte originale de Brouet, bel exemplaire.

Les deux volumes : 280 euros (code de commande : 9036).

 

BUCHET (Martine) — Panama chapeau de légende. Photographies de Laziz Hamani. Paris, Assouline, 1995. In-4° sous reliure d'éditeur, 143 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières :
   Chapitre 1 : Quatre cents ans de panama.
   Chapitre 2 : Le mythe du « montecristi ».
   Chapitre 3 : Cuenca : les Andes autour d'un chapeau.
   Chapitre 4 : Guayaquil : le port des panamas.

20 euros (code de commande : 12986).

 

Byzance. L'art byzantin dans les collections publiques françaises. Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 528 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état, ouvrage « actuellement épuisé » au catalogue de l'éditeur.
   
@ Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée du Louvre, à Paris, du 3 novembre 1992 au 1er février 1993, en collaboration avec la Bibliothèque Nationale.
Table des matières :
   Introduction.
   1. Les origines : de Constantin à l'Iconoclasme.
   2. L'Empire iconoclaste.
   3. L'Empire des Macédoniens et des Comnènes.
   4. L'Empire latin et l'Empire des Paléologues.
   Chronologie, glossaire, bibliographie, index.
   À l'intérieur de chaque chapitre, les notices ont été rangées selon le plan suivant : mosaïque monumentale, sculpture, ivoires, stéatites, glyptique, verrerie, orfèvrerie, manuscrits, mosaïques et icônes portatives, textiles, monnaies.

65 euros (code de commande : 12987).

 

[CAHIER (Ch.) et MARTIN (Arth.)]. Nouveaux mélanges d'archéologie, d'histoire et de littérature sur le Moyen Âge.
Tomes I, II, III et IV (complet).
Paris, Firmin Didot Frères, Fils et Cie, 1874-1877.
Bel ensemble de ce complément aux Mélanges d'archéologie, d'histoire et de littérature parus de 1848 à 1859.
Pour en savoir plus...

L'ensemble : 500 euros (code de commande : 10124).

 

Les Cahiers du Musée National d'Art Moderne. N° 26 - Hiver 1988. L'art au pays des Soviets, 1963-1988. Paris, Centre Georges Pompidou, 1988. Grand in-8° broché, 144 p., illustrations.
Table des matières :
   Textes :
      - Les chocs de la perestroïka, par Viktor Misiano.
      - Moscou années 80, par Claudia Jolles.
      - Destin de l'« avant-garde » moscovite des années 60, par Andreï Erofeev.
      - Après la bataille, par Igor Chelkovski.
      - La méga-machine de l'art officiel, par Igo Golomstock.
      - Le Pop à la mode soviétique, par Margarita Tupitsyn.
      - À la recherche du pouvoir artistique perdu, par Boris Groys.
      - « La pelle » - récit, par Ilya Kabakov.
      - Documents, par Olga Makhroff.
   Notes de lecture - Vie du musée.

12 euros (code de commande : 15392).

 

[CARPACCIO]. NEPI SCIRÈ (Giovanna) — Carpaccio. Histoire de sainte Ursule. Traduit de l'italien par Louis Bonalumi. Paris, Gallimard, 2000. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 343 p., belles reproductions en couleurs, quelques-unes en noir, (collection « Chefs-d'œuvre de l'Art Italien »).
Sur la jaquette :
   « Figure éminente et originale dans l'histoire de la peinture vénitienne du XVe siècle, Vittore Carpaccio (Venise, vers 1460 - 1526) est un artiste dont les origines et la formation demeurent mystérieuses. On pense cependant qu'il subit l'influence de Bellini et d'Antonello de Messine, et qu'il entretint des rapports avec l'art flamand et avec des zones artistiques étrangères à la Vénétie.
   Le cycle de l'Histoire de Sainte Ursule fut exécuté entre 1490 et 1496 pour la Scuola di Sant'Orsola à Venise, anciennement située à côté de l'abside de la basilique de San Giovanni e Paolo. Il constitue l'une des œuvres les plus novatrices et originales du peintre.
   Cette série de huit peintures évoque divers épisodes de la vie de la sainte, inspirés par la Légende dorée de Jacques de Voragine : Arrivée des Ambassadeurs anglais auprès du roi de Bretagne, Rencontre des fiancés et départ en pèlerinage, Rêve de la sainte... Carpaccio met ici en œuvre une nouvelle forme narrative proche des suites de tapisseries septentrionales, qu'il enrichit de multiples anecdotes et inventions formelles. Les différentes scènes se déroulent dans le cadre pittoresque des fêtes vénitiennes, mais il n'hésite pas à y mêler tout un monde imaginaire fait de rêve et de fantaisie.
   Aujourd'hui, les peintures sont conservées à l'Accademia de Venise, et présentées dans un ordre d'exécution qui ne correspond pas au développement historique des différents épisodes. Cet ouvrage se propose de reconstruire la séquence originale ; un exercice auquel auparavant de nombreux historiens de l'art et de spécialistes d'iconologie se sont mesurés. »

65 euros (code de commande : 13896).

[CARPACCIO]. ZORZI (Ludovico) — Carpaccio et la représentation de sainte Ursule. Peinture et spectacle à Venise au Quattrocento. Traduit de l'italien par Jean-Paul Manganaro, Danielle Dubroca et Jean-Christophe Bailly. Paris, Hazan, 1991. Petit in-4° broché sous étui d'éditeur, 271 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « 35/37 »), ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur, exemplaire à l'état de neuf, épuisé.
En quatrième de couverture :
   « L'essai que propose ce volume était conçu par Ludovico Zorzi comme la partie d'une vaste recherche devant couvrir tous les aspects de l'interaction entre peinture et activité théâtrale ou pré-théâtrale au quattrocento. Seul achevé, cet essai portant sur le célèbre cycle de sainte Ursule de Carpaccio, constitue à la fois une lecture scrupuleuse et passionnée de l'œuvre et une illustration saisissante de la thèse qui portait toute la recherche de Zorzi. Selon lui, en effet, la suite narrative complexe qui se développe sur les neuf toiles du cycle s'inspire constamment des formes de spectacle auxquelles la Venise d'alors s'adonnait, sous l'impulsion de « compagnies » formées de jeunes patriciens. Et ce rapport entre théâtre et peinture, entre scène et représentation figurée, vient ouvrir l'analyse à de surprenantes découvertes, dont le sens excède la seule histoire de l'art pictural. Mieux, à travers le déploiement même de la légende et selon une progression en paliers, le lecteur assiste à la cristallisation d'un système qui voit converger tous les arts de représentation. Théâtre et peinture, mais aussi architecture, musique même, tels sont, avec les personnages de la Venise du temps, les véritables comparses du drame qui se joue dans la lumière lagunaire.
   Véritable enquête (au sens de Ginzburg analysant Piero della Francesca ou de Settis analysant Giorgione), cet essai, finit, en faisant ricocher le sens d'un détail à un autre (un pompon sur un oreiller, une statue, un emblème, une démarche) par tracer le panorama dynamique d'une époque de transformations dont l'œuvre de Carpaccio, comme une mécanique de précision en même temps rêveuse a su recueillir les plus subtils échos, pour les faire résonner dans la Venise à la fois réelle et mythique qui, « sérénissimement » hante tout le livre. »   

35 euros (code de commande : 12224).

 

[CARTIER]. COLOGNI (Franco) Cartier, la montre Tank. Paris, Flammarion, 1998. In-4° sous reliure d'éditeur et jaquette, 263 p., très nombreuses illustrations en couleurs, à l'état de neuf.

43 euros (code de commande : Art/ 4020).

 

[CASSOU]. Jean Cassou 1897-1986. Un musée imaginé. Sous la direction de Florence de Lussy. Paris, BNF/Centre Georges Pompidou, 1995. In-8° broché à l'italienne, 251 p., nombreuses illustrations, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
@ Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée par la Bibliothèque nationale de France, à la Galerie Mansart, du 17 mars au 18 juin 1995.
Extrait de la préface de Jean Favier :
   « Robuste et puissante est la personnalité de Jean Cassou, à la fois homme d'action, homme de méditation, écrivain et poète, dont la carrière et le destin remplissent l'orbe presque entier de notre siècle. La multiplicité de ses dons, la diversité de ses aptitudes, les fonctions multiples qu'il assuma eurent pour effet pervers de nuire à sa notoriété. Son nom reste attaché au Musée national d'art moderne dont il fut au sortir de la guerre le créateur et l'infatigable animateur ; il demeure cependant largement méconnu du grand public. Il était donc opportun, en ce cinquantième anniversaire (à quelques mois près) de la publication de ses fameux Trente-trois sonnets écrits au secret, qu'une exposition de la Bibliothèque nationale de France, présentant l'homme, ses goûts, ses choix, ses actions et ses œuvres, offrît de lui une image cohérente, structurée et rehaussée par l'éclat de ses plus belles réussites, celle qui dorénavant s'attachera à son nom et lui permettra d'occuper la place qui lui est due parmi ceux qui ont marqué de leur empreinte notre siècle.
   Sa curiosité et son savoir étaient encyclopédiques. D'éminentes qualités d'indépendance d'esprit, de sympathie, de générosité et de désintéressement lui ouvrirent l'accès aux grands courants de la vie culturelle contemporaine. Il était aidé en cela par sa connaissance des langues et l'aisance qu'il montrait à les parler et à les traduire. On admirera chez lui l'envergure de l'intelligence et la largeur de compas d'un regard capable d'englober toutes les cultures. Ces vertus de l'esprit l'amenèrent à concevoir, dans l'exercice de ses fonctions de conservateur, un musée interdisciplinaire. L'éclatante réussite de l'exposition des Sources du XXe siècle, en 1961, fut une mise en application immédiatement probante de ces principes neufs, et assit durablement sa réputation de « passeur » et d'intermédiaire culturel.
   Son ascendance hispanique l'avait fortement marqué. Il y avait en lui une ardeur, une puissance d'imagination, et un non-conformisme qui bousculèrent mainte tradition obsolète. Dans le domaine politique, son tempérament généreux et quelque peu utopique, l'amenant à assimiler peut-être un peu trop hâtivement génie et bouleversement, poésie et révolution, fit de lui le champion de l'Espagne républicaine et des idéaux de la gauche française.
   L'homme était courageux, mieux même, impavide. Et il était habité par une morale de l'action qui le faisait s'irriter de l'impuissance générale à s'irriter, et gronder contre les âmes sans fierté ni colère. Ce fut un grand résistant, de ceux de la première heure et le général De Gaulle le fit compagnon de la Libération sur son lit d'hôpital en septembre 1944. L'héroïsme tranquille dont il fit preuve n'étonnera pas et on peut lui appliquer ce qu'il disait du génie espagnol : il ne recule pas et choisit l'aventure.
   Il n'aimait pas les théories et fuyait les concepts, façonné en cela par son maître spirituel, Miguel de Unamuno ; mais il possédait l'esprit de synthèse au plus haut degré. Il n'y a là rien de contradictoire. Une grande puissance mentale, donc, un esprit de rigueur, une croyance dans les pouvoirs de l'esprit, l'horreur du verbiage, mais – au-dessus de tout – quelque chose de sain et de substantiel, et, se mariant avec tout cela, une appétence pour la fantasmagorie et un sens du burlesque. Cet humaniste avait fait « vœu de richesse », pour faire pièce à l'étroitesse des esprits et à la frilosité qu'il reprochait à ses contemporains. Pour lui, le grand art, le seul véritable, ars magna, c'est celui de la vie. »

20 euros (code de commande : 12058).

 

[CATALOGUE DE VENTE]. Les ventes de tableaux, aquarelles, gouaches, dessins, miniatures à l'Hôtel Drouot. Répertoire et prix d'adjudication octobre 1940 à juillet 1941. Paris, L'Archipel, [1941]. In-8° broché, X, 146 p., quelques planches hors texte en noir, bel exemplaire.

15 euros (code de commande : 12990).

   

[CATALOGUE DE VENTE]. Les ventes de tableaux, aquarelles, gouaches, dessins, miniatures à l'Hôtel Drouot. Répertoire et prix d'adjudication septembre 1941 à juillet 1942. Paris, L'Archipel, [1942]. In-8° broché, XVI, 261 p., quelques planches hors texte en noir, bel exemplaire.

20 euros (code de commande : 12991).

[CHAGALL]. Marc Chagalls Welt. Photos : Izis Bidermanas. Text : Roy McMullen. Stuttgart, Belser, [1968]. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 267 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   « Durch welche ästhetischen, kulturellen, religiösen und psychologischen Faktoren zeichnet sien Chagall aïs einzigartige Gestalt unter den großen zeitgenössischen Künstlern aus ? Wie ist seine phantastische Bilderwelt, wie sind seine reichen Farben und seine bewußt unlogischen Kompositionen zu deuten ? Warum bedrängen ihn unentrinnbar bestimmte Erinnerungen an den langen Weg von seiner Heimat, einem russischen Provinzghetto, bis zu seinem heutigen Heim, einer Villa auf einem Hugel an der französischen Riviera ?
   Das vorliegende Werk Marc Chagalls Welt beantwortet diese und viele benachbarte Fragen durch seine ungewöhnliche, harmonische Zusammenstellung von aufschlußreichen Photos und kritischer Aufschlüsselung, von bildgetreuen Reproduktionen von Gemälden, Skizzen, Skulpturen und Zeichnungen, die zum Teil erstmals veröffentlicht werden, und den gehaltvollen Kommentaren von Chagall selbst. Sowohl Izis als auch Roy McMullen sind mit dem Künstler persönlich gut bekannt, und sie verfügen über die genaue Kenntnis seiner Lauf bahn und seiner kunstlerischen Leistungen ; das vorliegende Buch ist daher eine lebendige, eingehende Studie über die Entwicklungsstufen von Chagalls Schaffensprozeß.
   Izis, der Chagall im Jahre 1949 anläßlich eines photographischen Auftrags kennenlernte, ist seitdem der « getreue Begleiter » des Malers. Einige seiner Bildfolgen zeigen Chagall bei der Arbeit an so bedeutenden jüngeren Werken wie den Wandmalereien fur die Metropolitan Opera in New York, der Pariser Operndecke, den farbigen Glasfenstern fur die Kathedrale in Metz und die Hadassah-Klinik in Jérusalem, den Wandteppichen fur das israelische Parlament und den Bühnenbildern und Kostümen fur das Ballett Daphnis und Chloe. Andere Bildreihen fangen den Künstler als Maler, Entwerfer, Graphiker und Topfer ein. Weitere Photos vermitteln einen faszinierenden Eindruck von Chagall, dem Weltbürger, in Vence und Paris. Roy McMullens Text ist ein informierender Kommentar zu den Bildfolgen und zugleich eine umfangreiche kritische Studie über Chagalls Werk. Bei jeder Aussage bezieht er sich auf die Abbildungen, die nicht nur wegen ihres Eigenwerts, sondern auch als Schlüsselelemente zu einem imaginären Museum aller Aspekte von Chagalls Kunst ausgewählt wurden. Der Autor untersucht die charakteristische Art, in der der Künstler Farbe, Raum, Strukturen, Bilder, Symbole, Erinnerungen und Mystik behandelt. Eingestreut in diese grundlegende Stilbetrachtung finden sich Analysen der Selbstporträts, der graphischen Arbeiten, der Töpferei und der Skulpturen, der Mosaiken, Wandteppiche, Glasmalerei, Bühnenbilder und Monumentalgemälde. Die Fülle der Beispiele reicht von friihen, noch in Rußland entstandenen Zeichnungen bis zu den Bühnenbildem und Kostümen fur Mozarts Zauberflöte. »

25 euros (code de commande : 14204).

 

[CHARDIN]. COMTE-SPONVILLE (André) — Chardin ou la matière heureuse. Paris, Adam Biro, 1999. In-8° broché, 127 p., illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.

5 euros (code de commande : 14175).

 

CHASTEL (André) — L'art français. Pré-Moyen Âge - Moyen Âge. Paris, Flammarion, 1993. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 367 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, épuisé.
Table des matières :
   Pré-Moyen Âge.
      L'aube des temps : des lieux privilégiés.

      Gaulois et Gallo-Romains.
      Mérovingiens.
      Carolingiens.
      Un siècle difficile.
   Moyen Âge.
      L'Occident à l'œuvre.

      L'âge roman.

         1. L'essor : 987-1059.
         2. Autour de 1100 : conquêtes décisives.
         3. Diversité des sanctuaires.
         4. Le déploiement de la sculpture.
         5. La couleur romane.
         6. Le château : courtoisie et vie profane.
         7. Le contre-mouvement cistercien.
      L'âge gothique.
         1. L'art de bâtir.
         2. Saint-Denis : basilique royale.
         3. Nouvelle architecture, nouvelle sculpture au XIIe siècle.
         4. L'an 1200.
         5. XIIIe siècle : plénitude de l'architecture.
         6. XIIIe siècle : plénitude de la sculpture.
         7. Art « royal » au temps de saint Louis.
         8. Modes françaises : le gothique précieux.
         9. Le château et la ville.
      Le gothique aristocratique.
         1. Temps difficiles.
         2. L'art de cour : miniatures et préciosités.
         3. Architecture et statuaire.
         4. Charles V : « l'Art Royal ».
         5. L'aristocratie fastueuse : les trois plaisirs.
         6. Le style « international ».
      Notes - Bibliographie - Index.

50 euros (code de commande : 14980).

CHASTEL (André) — L'art français. Ancien Régime. 1620-1775. Paris, Flammarion, 1995. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 399 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières :
   Classique et baroque.
      Le temps « généreux » 1620-1660.

         1. Préciosités de cabinet.
         2. L'invention architecturale.
         3. Les grandes expériences de la peinture.
         4. Les maîtres de l'architecture : François Mansart et Louis Le Vau.
      Le temps du roi 1660-1710.

         1. L'ère Louis XIV.
         2. Les grandes maisons royales : le Louvre et Versailles.
         3. La grande manière dans la peinture et le décor.
         4. La grande manière : le mobilier et la sculpture.
         5. La grande manière : l'architecture.
         6. Autour de 1700.
      Le temps des grâces et des techniques 1710-1775.
         1. L'âge aristocratique du Rococo et la nouvelle société.
         2. Un urbanisme spectaculaire.
         3. La gloire des métiers d'art.
         4. Peinture et sculpture : genres et thèmes.
         5. Culture et « déconstruction ».
      Notes - Bibliographie - Index.

50 euros (code de commande : 14981).

 

CHAVAL Vive Gutenberg. Dessins de Chaval, illustrés de quelques textes de l'auteur. Paris, Laffont, 1956. In-8° broché, 172 p.

25 euros (code de commande : 13716).

 

Les Chevaux de Saint-Marc. Venise. Paris, Réunion des Musées Nationaux - Olivetti, 1981. Grand in-8° carré broché, XXIV, [60], 241 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée aux Galeries nationales du Grand Palais, à Paris, du 10 avril au 10 août 1981.
Table des matières :

   - Unité et diversité de Venise, par Bruno Visentini.
   - Préfaces.
   - Catalogue des œuvres exposées.
   Les Chevaux de Saint-Marc.
      - Les Chevaux de Saint-Marc, trésor de civilisation à travers le temps, par Massimo Pallottino.
      - Le « Proto » de la Basilique, par Angelo Scattolin.
   Première partie : Les Chevaux de Saint-Marc dans l'histoire.
      - Le problème du style des Chevaux de Saint-Marc, par Licia Borrelli Vlad, Giulia Fogolari et Anna Guidi Toniato.
      - La statue équestre de Nerva de Misène, par Fausto Zevi.
      - Les Chevaux de Saint-Marc à Venise, par Guido Perocco.
      - Les Chevaux de Saint-Marc dans la peinture vénitienne, par Francesco Valcanoyer.
      - Les Chevaux de Saint-Marc entre néo-classicisme et romantisme, par Massimiliano Pavan.
      - Les Chevaux de Saint-Marc de la chute de la république à nos jours, par Anna Guidi Toniato.
      - La Basilique, les Chevaux et la Place, par Renato Padoan.
      - Sources et documentation sur les Chevaux de Saint-Marc, par Licia Borrelli Vlad et Anna Guidi Toniato.
   Deuxième partie : Description des Chevaux de Saint-Marc.
      - Analyse descriptive des Chevaux de Saint-Marc, par Anna Guidi Toniato.
      - Notes hippologiques, par Augusto Azzaroli.
      - La photogrammétrie et la représentation graphique du cheval A, par Licia Borrelli Vlad.
      - Techniques de fonte, par Massimo Leoni.
      - Techniques de fonte pour la réalisation des Chevaux de Saint-Marc, par Gianni Frigerio et Massimo Leoni.
      - Considérations sur les bronzes statuaires antiques, par Massimo Leoni.
      - Note sur la dorure, par Licia Borrelli Vlad.
   Troisième partie : Études scientifiques et techniques.
      - Étude métallographique des Chevaux de Saint-Marc, par Massimo Leoni.
      - Phénomènes de corrosion sur les Chevaux de Saint-Marc, par Lino Marchesini et Brando Badan.
      - Techniques d'intervention sur les Chevaux de Saint-Marc, par l'Institut Central de la Restauration.
   Appendice.
      - Relevé selon les méthodes de la « photogrammétrie de près » en vue d'une analyse descriptive de l'un des Chevaux de Saint-Marc, par Carmelo Sena.
      - Les alliages de cuivre : structures et phénomènes de corrosion, par Massimo Leoni.

25 euros (code de commande : 15102).

 

CHOUX (Jacques) — Meubles lorrains. Paris, Hachette, 1973. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 113 p., nombreuses illustrations en noir, (collection « L'Inventaire Régional », établi par Jacques Fréal).
Extrait de la préface :
   « L'homme civilisé vit au milieu de mille choses qui lui sont devenues comme indispensables ; certaines touchent de si près à son existence quotidienne qu'à travers elles s'expriment les divers types de civilisation. Le mobilier est du nombre ; non seulement il diffère totalement selon les races, les continents, mais au sein d'un même pays, il reflète, de région à région, une étonnante diversité.
   Si, dans un pays comme la France, l'industrialisation contemporaine a imposé un type de mobilier à peu près uniforme, on ne peut, pour l'époque artisanale, parler d'un mobilier français qu'en pensant aux productions très soignées de quelques grands centres de création en tête desquels vient Paris, que les autres imitent soigneusement. Par contre, dès qu'on regarde le mobilier populaire, celui des campagnes, mais aussi de toute la petite bourgeoisie, celui même que le mobilier parisien n'excluait jamais complètement des maisons les plus aristocratiques, on constate une infinie diversité. Certains de ses éléments sont si marqués qu'ils peuvent suffire à eux seuls à évoquer un pays, une certaine façon de vivre : armoire normande, pannetière provençale, lit clos breton, chaise alsacienne. Et tout naturellement, on parle de mobilier normand, provençal, breton ou alsacien, comme s'il allait de soi que par le mobilier se manifestent d'une façon immédiatement compréhensible les caractères originaux d'une région.
   On parle donc aussi de mobilier lorrain. Cet ouvrage, qui lui est consacré, n'aura pas la prétention de le définir, car toute systématisation en la matière est impossible ; il voudrait seulement essayer, à partir d'exemples aussi bien localisés que possible, d'en faire une présentation suffisamment générale pour que se dégagent certains caractères, en évitant de poser des règles qui n'ont jamais existé dans la réalité et contre lesquelles on pourrait immédiatement invoquer mille exceptions. Car, même dans une région aussi limitée que la Lorraine, la diversité est évidente; elle apparaît de canton à canton, de village à village ; il faudrait dire, de menuisier à menuisier.
   En parlant ici de Lorraine, nous entendons évidemment ne pas parler seulement du duché de Lorraine, mais de l'ensemble de la région correspondant aujourd'hui aux quatre départements de Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle et Vosges, auxquels il faut ajouter les cantons de Bourmont dans la Haute-Marne et de Sarre-Union dans le Bas-Rhin, le Pays Gaumais en Belgique et une frange frontalière au Luxembourg et en Sarre. Région sans limites géographiques naturelles, que coupe même la frontière linguistique, puisque toute la partie nord-est est germanophone, mais que caractérisent des traditions historiques communes (mais non pas une unité politique qui n'a jamais été réalisée), certains faits de civilisation relatifs aux structures agraires, aux types de villages, à l'habitat, au langage pour la partie romane, et, nous le montrerons, au mobilier.
   La période étudiée ne dépassera guère le milieu du XIXe siècle, époque à laquelle le mobilier artisanal traditionnel a très rapidement cessé d'être fabriqué, supplanté par des productions semi-industrielles sans caractère régional marqué. Il est plus difficile par contre de fixer un commencement. Nous pensons qu'il n'est pas inutile de remonter jusqu'au début du XVIe siècle, puisque certains types de meubles alors en usage ont continué d'être fabriqués jusqu'au XIXe siècle, et qu'on peut encore en rencontrer des spécimens ailleurs que dans les musées. Mais il est évident que nous parlerons surtout de meubles du XVIIIe siècle et de la première moitié du XIXe, période d'abondante production, dont les spécimens garnissent encore nombre de nos logements actuels. Un travail comme celui que nous tentons doit être appuyé sur des exemples choisis avec rigueur. Il est en particulier très important que soient retenus des meubles dont la provenance soit connue avec le plus de précision possible. Depuis que le goût pour le mobilier régional ancien s'est répandu, un nombre extraordinaire de pièces a changé de mains. Il s'est constitué des collections, parfois très remarquables par la qualité, mais dont les propriétaires ne se sont pas toujours suffisamment souciés de connaître l'origine de ce qu'ils rassemblaient. Nous avons évité autant que possible d'en faire état, préférant toujours des exemplaires de provenance sûre, fussent-ils de qualité moindre. Pour certains types de meubles, c'est malheureusement déjà presque impossible, les chaises par exemple.
Pour illustrer cet ouvrage, nous avons eu le plus souvent recours aux collections des musées, non seulement parce qu'elles offrent en général ces garanties que nous venons de dire, mais aussi parce qu'étant accessibles à tous, elles permettent au lecteur de se faire des choses une idée à laquelle il ne peut atteindre uniquement avec des photographies, si parfaites soient-elles. Il va de soi cependant que nous devions aussi, pour diversifier davantage les exemples donnés, faire appel à des particuliers sachant bien d'où vient tel meuble qu'ils possèdent, et dont nous n'avions pas l'équivalent dans les collections publiques. » 

25 euros (code de commande : 12026).

 

[CIRY (Michel)]. PASSERON (Roger) — L'œuvre gravé de Michel Ciry 1949-1954. Préface de Jean Adhémar. Paris, La Bibliothèque des Arts, 1968. In-4° sous reliure toilée d'éditeur, jaquette et étui, 130 p., un des 600 exemplaires numérotés sur vélin (n° 579), en très bel état.
Préface :
   Dans un des jours les plus lourds de l'Occupation, en octobre 1941, s'est ouverte à la Galerie Sagot-Le Garrec une exposition qui a fait une sensation profonde, celle des Gravures du jeune Michel Ciry. Nous étions là quelques-uns ; il y avait Jacques Beltrand, qui avait « mis le pied à l'étrier » au jeune artiste, le grand amateur Atherton Curtis, Maître Maurice Loncle, Bizardel et Georges-Armand Masson, de la direction des Beaux-Arts de Paris, Mme Le Garrec qui avait tout de suite cru à l'artiste comme Frélaut, Diehl et du Colombier qui devaient écrire les premiers articles dans la presse d'alors. Encore inconnu, Ciry nous montrait une vingtaine d'aquatintes qu'il venait d'exécuter dans une technique que Goya lui avait apprise : Les Grands toits sous la neige, La Fuite en Égypte, Le Nu dans les Ténèbres, Le Banquet, L'Exode. La technique, comme les sujets, étaient symptomatiques : on reconnaissait chez ce jeune homme de vingt ans une âme, un sentiment profond et mélancolique qui n'avait de rapport ni avec l'école des paysagistes, ni avec le groupe des Voyants. La beauté du métier, exceptionnelle, frappait aussi.
   À ces pièces allaient succéder des paysages très nombreux, paysages de Paris, du Perche, du Midi. Mais la légèreté des feuillages sur le ciel de France, l'apparente détente n'étaient qu'un jeu, celui des Parisiens d'alors essayant de cacher aux Occupants leur misère et leur angoisse, héroïsme tranquille qui faisait dire aux Allemands ce mot relevé par Galtier-Boissière : « les vaches, ils rigolent quand même ».
   En 1943, une des pièces célèbres de Ciry représente la découverte du corps de Charles le Téméraire dans un paysage de neige. Il avait lu par hasard le Louis XI d'Augustin Bailly, et cette lecture fortuite lui avait donné l'idée de mêler des figures à un paysage, ce qu'il n'avait fait que rarement, séduit avant tout par la beauté des arbres, ceux de Chatou, de la maison familiale et ceux que ses voisins lui avaient promis de ne pas couper.
   En 1947, Ciry fait un séjour à Amsterdam, et je me souviens de la révélation que lui a apporté le Rembrandt du Mauritshuis, un Saül pleurant sa vieillesse devant le jeune David. La tristesse poignante de cette nécessité du renoncement l'avait vivement frappé, au moment peut-être où l'abondance exceptionnelle de ses dons le menait à la fois vers la musique et la peinture.
   En 1949, retour à l'eau-forte, à l'aquatinte. 1949, c'est son premier voyage à Assise, il grave la tête de Christ en mars, par la description de laquelle commence ce livre. Ciry nous dit qu'il n'y a pas alors chez lui une crise religieuse, mais un choc artistique sans raison extérieure, une sorte de révélation ; il décide de s'attacher désormais au visage humain, et dans ce qu'il a de plus accusé, et il travaille, se satisfaisant difficilement d'une technique plus complexe : sa Déposition de Croix a 13 états, sa Vierge à l'Enfant 18, son Orphée 10.
   Malgré son art expressionniste, fort de sa certitude personnelle et de l'affection de Julien Green et de Mauriac, en pleine époque de la mode de l'art abstrait, il a un succès triomphal et mondain qui ne s'attache pas seulement à ses aquarelles, mais aux visages qu'il a imposés.
   Il illustre Flaubert et Maupassant, dans la ligne de son Banquet de 1940, mais avec un métier plus large et plus profond, traitant avec la férocité de ceux qu'il illustre, les normands gras et épais auprès desquels, par une curieuse ironie du sort, il viendra se fixer.
   Mais il crée surtout des types de femmes, un type de vieille, un type de jeune, et les actrices même qui, au théâtre ou à la télévision, jouent maintenant Mme Lafarge ou tel drame provincial français, ont étudié leur visage dans les illustrations de Ciry pour Le Voyageur sur la Terre ou dans celles pour Madame Bovary.
Ciry n'a pas dépassé encore la cinquantaine et déjà son œuvre gravé comprend plus de 1000 pièces. Nous sommes nombreux à suivre avec un vif intérêt ses créations que l'ouvrage de Monsieur Roger Passeron, amateur et défenseur passionné de la Gravure, ne manquera pas de nous faire mieux connaître et apprécier.

125 euros (code de commande : 15154).

 

[CONSTABLE]. FREUD (Lucian) — Constable. Le choix de Lucian Freud. Paris, Réunion des Musées Nationaux, 2002. In-4° broché, 279 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée aux Galeries Nationale du Grand Palais, à Paris, du 7 octobre 2002 au 13 janvier 2003.
Extrait de la préface :

   L'objectif de cette exposition est de confirmer la place de Constable parmi les grands maîtres de la peinture européenne. Les œuvres de ce fils de meunier, né au fin fond de la campagne anglaise, n'avaient quasiment jamais été montrées à Paris depuis leur première présentation dans la capitale en 1824, lorsqu'un ensemble de trois de ses peintures, exposé au Salon, changea le cours de la peinture française. Cette importante exposition, avec près de deux cents œuvres, démontre sans conteste comment, loin d'être le génie local que les Anglais se plaisent à voir en lui, ou le peintre préféré de l'École anglaise, Constable s'impose comme le véritable successeur de Claude Lorrain. Constable, ce Titien sous les ormes, plus encore que Turner, l'autre grand maître anglais contemporain, devait ouvrir de nouvelles perspectives à la peinture de paysage en Europe et lui offrir des libertés d'expression inconnues jusque-là.
   Ce fut Claude Lorrain qui eut l'influence la plus déterminante sur la carrière artistique de Constable. Depuis lors, les artistes français sont très sensibles à la radicalité provocante de l'œuvre de Constable. Géricault, en visite à Londres en 1821, vit La Charrette à foin à la Royal Academy et rentra plein d'enthousiasme en France, où Delacroix la découvrit quelques années plus tard, en 1824. Et si l'histoire de Delacroix retouchant son chef-d'œuvre, Les Massacres de Scio, après avoir vu la peinture de Constable, appartient à la légende, on doit considérer plus sérieusement la longue liste d'artistes français révolutionnaires qui ont été marqués par l'individualisme impétueux de Constable, de Corot aux peintres de l'École de Barbizon et aux Impressionnistes. En demandant à Lucian Freud de réaliser la sélection des œuvres de Constable pour l'exposition, nous donnons à voir la chaîne ininterrompue qui relie les grands artistes du passé à ceux du présent, et nous nous fions au regard de l'un des plus grands maîtres européens de notre époque, pour rendre plus intense et émouvante encore, la rencontre avec sa peinture.
   Lucian Freud, né à Berlin en 1922 et installé en Grande-Bretagne depuis 1933, admire l'œuvre de Constable depuis ses années d'études à l'école d'art de Dedham, région natale de Constable et sujet prédominant de son œuvre. Son choix parmi les œuvres de l'artiste peut nous paraître inattendu : pas d'étude de ciel, ni d'esquisse partielle (sur quoi se fonde en partie la réputation de Constable) mais plutôt l'intégration orchestrée des ciels dans les paysages avec des bâtiments, des champs, des machines ou des gens – toutes les choses de la vie, complexes et passionnées. Un nombre important de portraits figure dans le choix, personnages liés par l'imagination ou par l'émotion aux lieux peints par Constable : les robustes campagnards du Suffolk qui ont accompagné la première partie de sa vie, les marins qu'il rencontra lorsqu'il visita la Côte Sud (un de ses fils partit aussi en mer comme aspirant), et le redoutable trio de Mrs Pulham, Mrs Edwards et Mrs Tuder, parées avec autant d'élégance et aussi enrubannées que les mères de famille des romans de Jane Austen, leurs exactes contemporaines. Le choix de Freud ne met pas uniquement en valeur la franchise et l'authenticité de ton de Constable mais il montre aussi que la véritable originalité en art ne résulte pas de la nouveauté mais d'une capacité permanente à renouveler et faire évoluer la tradition. Comme dit Stendhal, lorsqu'il vit les toiles de Constable au Salon à Paris : « Les Anglais nous ont envoyé cette année des paysages magnifiques, ceux de M. Constable. Je ne sais si nous avons rien à leur opposer. La vérité saisit d'abord... »
Table des matières :

   - Réflexions d'un peintre contemporain sur Constable.
   - Préliminaire, par William Feaver.
   - Conversation entre Lucian Freud et William Feaver.
   - Introduction :
      - « Le paysage est ma maîtresse », par John Gage.
      - Constable et le salon de 1824, par Linda Whiteley.
      - Collectionner Constable, une longue habitude française, par Olivier Meslay.
      - Chronologie, par Ruth Ur.
   - Catalogue, par John Gage et Anne Lyles :
      I. « L'enfance insouciante » : études et vie familiale.
      II. Aux prises avec la nature : Constable en plein air.
      III. Grandes machines : peindre pour la Royal Academy.
      IV. Hampstead : « l'alliance de la ville et de la campagne ».
      V. Constable et la mer : « grandeur et mélancolie du rivage ».
      VI. Constable à Salisbury : « Église sous un nuage ».
      VII. Paysage anglais : « le clair-obscur de la nature ».
      VIII. « Perpétuels orages » : les dernières œuvres.
      - Bibliographie, références citées au catalogue.

50 euros (code de commande : 14969).

 

COOPER (Douglas)Trésors d'art des grandes familles. Paris, Laffont, 1965. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,304 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.

40 euros (code de commande : Art/7327).

 

COOTNER (Catryn M.) — Kilims d'Anatolie. La collection Caroline & H. McCoy Jones. The Fine Arts Museums of San Francisco. Avec la participation de Garry Muse. [Bruxelles], Crédit Communal, 1991. In-4° broché, 275 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
@ Catalogue de l'exposition organisée à la galerie du Passage 44, à Bruxelles, du 6 décembre 1991 au 23 février 1992.
Extraits :
« Cette exposition est la présentation la plus complète de kilims anatoliens antérieurs au dix-neuvième siècle dans l'histoire des expositions de tapis orientaux. Le nombre exceptionnel d'exemples prototypes, très anciens, uniques, permet aux Fine Arts Museums de San Francisco, grâce à la clairvoyance et à la générosité de Caroline et H. McCoy Jones, d'offrir au public une occasion inégalée d'apprécier la nature et l'ampleur de cet art. »
« Cet essai va du général au spécifique, du large contexte d'un musée d'art au thème étroit de l'art du tissage. Aucune œuvre notoire n'a jamais été conçue, créée ou acquise ex nihilo. C'est pourquoi, bien que l'intention principale de cette monographie soit d'établir la position des kilims d'Anatolie dans un musée d'art du vingtième siècle en particulier et leur place dans le panthéon de l'art en général, tout autre sujet plus vaste, relié directement au rôle de l'art dans un musée, doit être pris en considération. Cet essai comprend trois parties. La première passe en revue les paramètres, prérogatives et responsabilités d'un musée d'art. La seconde se concentre sur les caractéristiques des kilims anatoliens qui nous permettent de mieux saisir la nature de ce genre bien spécifique. C'est dans la troisième et dernière partie que nous examinerons les kilims d'Anatolie dans le contexte de l'art du tissage de la tapisserie à relais. C'est là que l'importance de cette collection et sa profonde signification pour l'histoire de l'art deviennent évidentes. »

30 euros (code de commande : 11121).

 

[COURBET]. RAGON (Michel) — Gustave Courbet. [Peintre de la liberté.] Paris, Fayard, 2004. In-8° collé, 489 p., quelques illustrations en couleurs.
En quatrième de couverture :
   « Quand je serai mort, expliqua un jour Courbet pour justifier son refus de la Légion d'honneur, il faudra qu'on dise de moi : celui-là n'a jamais appartenu à aucune école, à aucune église, à aucune institution, à aucune académie, surtout à aucun régime, si ce n'est le régime de la liberté. »
   La liberté ! Tel est bien l'horizon du peintre le plus fougueux et le plus anticonformiste du XIXe siècle français.
   Né en 1819 à Ornans, fils de cultivateurs, passionnément attaché à ce pays franc-comtois qui l'a vu naître, Gustave Courbet aura fait vaciller à lui seul, et sans préméditation, les canons français du bon goût et de l'honnêteté bourgeoise.
   Sa vie est tout entière placée sous le signe du scandale. Non que l'intéressé l'ait vraiment cultivé, mais parce que sa peinture choque. La raison ? Il peint des nus réalistes. Il peint le peuple. Il peint ce qu'on ne montre pas, ce qui n'est pas réputé convenable. Et avec quelle puissance !
   Faut-il s'étonner que cet homme-là, réfractaire à la morale, à la religion et à l'école, se soit engagé si fermement sous la Commune ? Débute alors pour lui un autre combat, contre les bien-pensants toujours, mais à balles réelles cette fois...
   Ce livre, fondé sur un travail d'archives sensationnel, raconte l'histoire vibrante de l'un des grands mythes français du XIXe siècle. Une histoire dont les premiers rôles sont tenus par Delacroix, Baudelaire, Ingres, Corot, Proudhon, le fidèle, Champfleury, Manet, l'admirable Jules Vallès, mais aussi tous ces anonymes qui surent tenir tête à l'étroitesse d'esprit. Et que Courbet y soit peint à beaux traits contrastés – gros buveur, d'une belle cordialité et fort bienveillant côté lumière, mais aussi profondément égocentrique et calculateur – font de cette imposante biographie du peintre une œuvre riche, dense et vraie, promise à fixer pour la postérité la grandeur de celui qui, le premier, osa peindre le sexe d'une femme  – et l'intituler L'Origine du monde.

13 euros (code de commande : 14554).

 

[DALI]. Dali. De Draeger. Max Gérard a recueilli le propos de ce livre. S.l., Le Soleil Noir, 1968. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, [256] p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Sur la jaquette :
« Nous traversions le hall d'exposition de l'imprimerie lorsque brusquement Dali s'arrêta, revint de trois pas en arrière et, montrant l'habillage d'une boîte timbrée aux armes de la marquise de Sévigné, s'écria : « Voilà comment devrait être la couverture de notre livre ! » D'un regard il venait d'inventer la plus surréaliste et la plus commerciale des jaquettes.
C'est pourquoi vous avez dans les mains un ouvrage vêtu de la somptueuse tenue d'or réservée habituellement aux boîtes de chocolat ; c'est pourquoi vous dégusterez bientôt des friandises en forme de montres molles ; c'est ainsi que l'imagination de notre imaginatif ami servait d'un coup deux passions chères à son cœur : l'art et la gastronomie. »

100 euros (code de commande : 10499).

 

 

 

DARRIULAT (Jacques) — Métaphores du regard. Essai sur la formation des images en Europe depuis Giotto. Paris, Lagune, 1993. Grand in-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 429 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   « Moi qui fais profession des choses muettes », écrivait autrefois Poussin. Les images se taisent. Comment parler peinture sans rompre ce silence ? Entre l'érudition de l'historien, qui s'attarde dans les insignifiances, et les survols du philosophe, qui se complaît dans les approximations, il est un autre discours qui se porte à la rencontre de l'image et n'élude pas la question qu'elle nous pose.
   Qu'est-ce qu'un tableau ? S'il n'était qu'un objet, il suffirait de le décrire, et tout serait dit. Mais s'il est un événement, il faut en restituer le surgissement, ne pas esquiver le rendez-vous qu'il assigne, et tout reste à dire. L'image se rencontre ou se manque, il ne suffit pas d'être là pour la voir et, devant le défi qu'elle nous lance, il se peut fort bien, il arrive souvent, que nous demeurions sans réponse, les yeux grands ouverts et néanmoins aveugles. Le tableau fait signe : il regarde, et ne se montre qu'aux yeux qui croisent son regard. L'histoire de la peinture en Europe est le long commentaire de cet éblouissement séminal, coïncidence admirable de la vision avec elle-même, qui se connaît en se réfléchissant. Le tableau dessine la métaphore du regard qui se retrouve en lui.
   Sur la scène que le cadre limite, se déroule en silence la dramaturgie de la rencontre. Trois actes rythment la représentation : le spectaculaire, l'hallucinaire et l'onirique. Muni de cette clé, le texte de la peinture se fait intelligible. Les œuvres s'y succèdent, comme autant d'épisodes dans une trame cohérente.
   On le comprend : il s'agit moins ici de la peinture, considérée en elle-même, que de l'amour de la peinture, si tant est que l'amour est le prolongement d'une commotion et comme l'onde de choc d'une unique rencontre. L'amateur s'est promis de demeurer fidèle à l'émotion de la découverte. C'est à lui que ce livre s'adresse.

30 euros (code de commande : 14307).

 

DASNOY (Albert) — Exégèse de la peinture naïve. Bruxelles, Laconti, 1970. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 255 p., illustrations en noir et en couleurs, déchirures à la jaquette sans manque.
Sur la jaquette :
   « L'art naïf a peu à peu acquis ses droits de cité. Depuis une vingtaine d'années il est vanté, recherché ; encore que marginal, il a, peut-on dire, la cote d'amour. Mais l'opinion n'en demeure pas moins pleine d'incertitude à son sujet, et même d'une certaine suspicion. Qu'est-ce exactement, en effet, que l'art naïf, quelles sont ses conditions et ses possibilités d'existence ? Comment peut-on le définir et circonscrire son domaine ? Que nous apporte-t-il et qu'attendons-nous de lui ? Et à quoi reconnaîtrons-nous la naïveté authentique de ses contrefaçons ? À ces multiples questions il n'est pas toujours aisé de répondre. Le monde de la peinture naïve est vaste, assez confus, et très divers. Tel qu'il est aujourd'hui constitué on peut pourtant, à première vue, y distinguer deux types d'artistes bien différenciés : d'une part le naïf solitaire, qui s'est révélé en Europe, et dont le Douanier Rousseau a fourni le modèle ; d'autre part, le naïf par provincialisme, dont la découverte a été plus tardive bien qu'il soit historiquement antérieur, et qui a connu un âge d'or aux États-Unis. C'est sur cette distinction fondamentale que nous avons édifié l'ouvrage que nous présentons au public. Mais ces deux aspects majeurs de l'art naïf ne se partagent pas de manière aussi simple entre l'Europe et l'Amérique. La première, évidemment, devait se rappeler bientôt qu'elle possède elle aussi un art provincial qui méritait d'être tiré de l'oubli. Et par ailleurs, depuis que l'ère du provincialisme artistique est close aux États-Unis, nous y avons vu paraître des peintres naïfs dont la situation vis-à-vis de l'art et de la société est pareille à celle de leurs émules européens. Ajoutons qu'il existe dans certains pays à dominante rurale des naïfs qui n'appartiennent ni à l'une ni à l'autre de ces deux catégories, et qui peuvent être qualifiés de communautaires. La Yougoslavie notamment a donné naissance à quelques écoles villageoises qui se sont rendues célèbres. Ces classifications, auxquelles le critique ne peut échapper s'il veut éclairer sa matière, ne nous livrent pas le secret de la séduction que l'art naïf exerce sur nous, ni les raisons de l'intérêt paradoxal que notre siècle lui porte. Elles ne peuvent que faciliter l'accès d'un monde où tout est surprise, et qu'il faut savoir apprécier dans sa réjouissante diversité. » 

20 euros (code de commande : 12366).

 

[DAVID (J.-L.)]. MAUROIS (André) J.-L. David (David ou le génie malgré lui). Paris, Éditions du Dimanche, 1948. In-4° broché, 12 ff. n. ch., plus de 100 reproductions en héliogravure, bel exemplaire.

25 euros (code de commande : 169/71).

 

De Beuys à Trockel. Dessins contemporains du Kunstmuseum de Bâle. Paris, Centre Georges Pompidou, 1996. Grand in-8° sous reliure d'éditeur, 95 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « Cabinet d'Art Graphique »), exemplaire en parfait état.
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Centre Georges Pompidou, à Paris, du 10 juillet au 30 septembre 1996 ; ce catalogue a été réalisé par Dieter Koepplin, conservateur en chef du Cabinet des dessins et des estampes du Kunstmuseum Basel, Marie-Laure Bernadac et Rudolf Velhagen.
Introduction :
   Les révélations du dessin : carte blanche à Dieter Koepplin
, par Marie-Laure Bernadac :
   Cette « carte blanche » est le premier numéro d'une série d'expositions consacrée à la collection d'un cabinet d'art graphique étranger. Aujourd'hui Bâle, demain, peut-être, Vienne, Londres, Berlin, Berne, Genève, New York, ou Chicago. Que collectionne-t-on, et de quelle manière, dans les grands musées américains et européens ? Quelle est leur politique d'acquisition et d'exposition, et quel statut est ainsi donné au dessin ? Cette enquête est évidemment un enrichissement pour notre propre travail : approfondissement de la connaissance du dessin du XXe siècle, comparaison des modes de fonctionnement, etc. Mais, plus qu'une histoire de musées ou de politique nationale, nous avons souhaité faire de cette première « carte blanche » une histoire personnelle, celle d'un conservateur, amateur éclairé et passionné. Si nous avons choisi le Kupferstichkabinett du Kunstmuseum de Bâle, c'est autant pour la richesse de sa collection que pour la personnalité de son conservateur, Dicter Koepplin. Il n'est qu'à regarder le choix de ses artistes, la liste de ses expositions et l'ampleur de sa collection, pour se rendre compte du travail remarquable qui a été mené, et de l'orientation qu'il a su donner. À l'égard de quelques artistes, engagement, complicité et fidélité lui ont permis de mener à bien ce concept de base : beaucoup d'œuvres et peu d'artistes.
   Ce qui ressort de cette position exemplaire, qui sert de référence à d'autres cabinets d'art graphique, est une vision particulière et extrêmement contemporaine du dessin. Le choix qu'il a opéré au sein de la collection est à cet égard significatif. Le dessin semble perdre sa dimension traditionnelle d'étude, d'esquisse, de notation d'idée ou de sentiment, pour devenir partie substantielle de l'œuvre et signe de l'artiste. Trace, fétiche, relique, page de journal, prolongement de sa main, il est le livre ouvert de sa pensée, l'indice sismographique de son univers. Le dessin est de l'ordre de la révélation, comme l'a compris Dieter Koepplin lorsqu'il découvrit l'œuvre et les dessins de Beuys. C'est ce même bouleversement émotionnel que nous avons ressenti en ouvrant une à une les boîtes du cabinet d'art graphique de Bâle, et tandis que défilaient en vagues successives les dessins de Beuys, Penck, Baselitz, Trockel, Borofsky, Clémente, Thomkms, Raetz... À en juger par ce premier choix, on pourrait croire que prédomine une inclination pour une figuration symboliste et visionnaire, mais sont également présentes, en contrepoint, des études strictes, formelles et minimalistes de Donald Judd, de Frank Stella ou de Roni Horn, des dessins virtuoses de Claes Oldenbourg, des dessins publicitaires d'Andy Warhol, des dessins de sculptures de Bruce Nauman. Plus qu'un style ou une esthétique définis, Dieter Koepplin choisit des artistes en partant du principe que tout ce qui émane d'une forte personnalité est intéressant en soi, couvrant ainsi le vaste éventail des possibilités du dessin.
   Je le remercie vivement d'avoir accepté de se prêter avec tant de bienveillance à ce projet, et je remercie également l'équipe du musée de Baie, qui a bien voulu faciliter la réalisation de cette exposition.

12 euros (code de commande : 15352).

 

DECKER (H.) L'Italie gothique. Paris, Braun, 1964. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 72 p., 238 planches en héliogravure hors texte, (collection « Art et Géographie »), exemplaire en parfait état.

40 euros (code de commande : 13457).

 

[DÉCORATION]. Sadi. Decorazioni in stucco. Ornemental Plasterworks. Catalogo - Catalogue. Vicenza, Sadi, [ca 1980 ?]. In-4° broché oblong, 70 planches en noir.

20 euros (code de commande : 13999).

 

[DEFLASSIEUX (Françoise)] — Les marionnettes. S.l., A.B.C. Décor, Novembre 1972. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 82 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, petit accroc à la jaquette.

25 euros (code de commande : 10256).

 

 

[DE HOOCH]. DE RUDDER (Arthur) — Pieter de Hooch et son œuvre. Bruxelles, Van Oest, 1914. In-8° sous cartonnage d’éditeur, 110 p., planches en noir hors texte, (« Collection des Grands Artistes des Pays-Bas »), rousseurs.
Extrait de la conclusion :
« Pieter de Hooch est un des peintres hollandais dont le charme opère sur nous avec le plus de puissance. Et ce charme il l'a acquis non seulement par les ressources de son métier de peintre, non seulement par l'harmonie de ses couleurs, par ses belles pâtes onctueuses, où l'or du soleil brille, où la clarté et l'ombre se confondent, mais parce qu'il posséda une sensibilité très vive, et ce don d'observation par lequel il sut reproduire la vie, toute la vie, dans ses manifestations les plus divers. »

13 euros (code de commande : 11075).

 

DE KEYSER (Eugénie) L'Occident romantique 1789-1850. Genève, Skira, 1965. In-4° sous reliure, jaquette, Rhodoïd et étui d'éditeur, 212 p., nombreuses illustrations en couleurs contrecollées, (collection « Art, Idées, Histoire »), quelques rousseurs à la jaquette et à la couverture.
Sur la jaquette :
   La chute de l'ancien régime, la révolution industrielle et ses répercussions sont autant de mutations profondes qui dès la fin du XVIIIe siècle annoncent les temps nouveaux. L'ébranlement des anciennes croyances accompagne inévitablement l'écroulement des structures traditionnelles de la société. En perpétuelle extension la puissance économique de l'Occident est sur le point de dominer l'univers; mais ce n'est pas sans crainte que les hommes voient se métamorphoser toutes choses autour d'eux. Aussi se laissent-ils fasciner par les terres lointaines, les anciennes légendes ; ils rêvent d'Orient, de Moyen Âge, et retrouvent avec bonheur fées et elfes.
   Époque de musiciens et de poètes, le XIXe siècle en son début est aussi un des grands moments de la peinture. On ne saurait limiter à une école et à une tendance les manifestations de la sensibilité de ces années cruciales ; le romantisme, et avant lui le Sturm und Drang, sont surtout importants parce que, individualistes et irrationnels, ils créent un climat qui permet toutes les recherches. Cependant, les grandes toiles accrochées aux Salons annuels ne représentent pas les formes les plus significatives de l'art du temps : au-delà des théories, détachés des chapelles et des groupes, ce sont les grands isolés qui tracent les chemins des générations futures.
   À la production massive, à la mécanisation, à l'extension des centres urbains répond l'inquiétude des artistes. Tout naturellement la nature attire les peintres ; à son contact ils découvrent les mille jeux de la lumière et, pour traduire leur émerveillement, renouvellent toutes les structures de l'espace.
   Mais l'impossibilité de trouver des significations humaines au monde tel qu'il apparaîtrait bientôt se transformer l'inquiétude en angoisse ; des visions tumultueuses déchirées par les ombres profondes évoquent avec puissance le désaccord de l'artiste avec la société. Un Goya, un Géricault, un Turner nous font sentir d'une manière magistrale ce que fut, pour ceux qui l'ont vécu, cette avibe qui annonçait notre temps.

35 euros (code de commande : 15064).

 

[DELACROIX]. HUYGHE (René) — Delacroix ou le combat solitaire. Paris, Hachette, 1964. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 563 p., illustrations in et hors texte en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   René Huyghe, de l'Académie française., a été conservateur en chef au musée du Louvre, où il organisa, dès 1930, l'ample rétrospective de Delacroix ; professeur au, Collège de France, il y étudia durant plusieurs années le grand peintre ; il vient de présider le comité national de son centenaire, célébré avec éclat et qui a consacré l'importance primordiale de l'artiste en qui s est conclu le passé, mais qui a ouvert les portes de l'avenir et éveillé tous les problèmes de l'art moderne.
   Delacroix ou le combat solitaire fait la mise au point de nos connaissances, enrichies par l'apport de cette année du centenaire, mais ajoute encore nombre de documents inédits et d'idées nouvelles.
   On y voit naître et s'élaborer aussi bien la technique, d'où sortira l'impressionnisme, que la conception de l'art qui fondera les recherches de la nouvelle peinture. On y mesure l'importance de Delacroix conciliant classicisme et romantisme pour les dépasser.
   On y découvre, à travers le grand écrivain qu'il fut, la profondeur et les conséquences de sa pensée, dont Baudelaire, van Gogh, Gauguin furent marqués.
   L'auteur applique pour la première fois d'une manière complète à une personnalité de génie, ses théories sur la psychologie de l'art. S'appuyant sur la symbolique profonde de l'imagination, il dévoile les secrets d'une grande âme s'efforçant à enrichir la nôtre.

35 euros (code de commande : 14818 - réservé).

 

Delft - Faïence. Ouvrage collectif sous la direction scientifique de Christine Lahaussois. Paris - Bruxelles, Réunion des Musées Nationaux - Fonds Mercator, 2008. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 223 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
   Au XVIIe siècle, la faïence connut un triomphe dans le nord de l'Europe. Aussi fine et brillante que les modèles asiatiques débarqués à Amsterdam par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, la « Hollants Porceleyn » ou porcelaine hollandaise fabriquée à Delft, imposa dans le décor intérieur un jeu céramique équivoque. Démarré vers 1620, le défi technique avait abouti à une recette. La vingtaine de manufactures recensées dans la ville autour de 1660 l'exploitèrent rapidement pour le marché intérieur mais aussi pour l'exportation. L'apogée de la faïence de Delft se place entre ces années-là et la première décennie du XVIIIe siècle.
   Les premières grandes collections se sont formées vers la fin du XIXe siècle, une vingtaine d'années seulement après l'arrêt total de la production. À la suite du grand élan de collectionnisme engendré par le renouveau des Arts appliqués à l'industrie, l'intérêt des amateurs se porta vers les productions hollandaises du XVIIe siècle évocatrices d'un passé proche et d'une formidable réussite commerciale. L'excellence de la technique les séduisit autant que l'ingéniosité des formes et la diversité des créations.
   Étayées par des fouilles archéologiques menées notamment à Amsterdam, Delft et Haarlem, ainsi que par d'importantes recherches dans les archives et des analyses comparatives, les connaissances sur la faïence de Delft ont considérablement progressé depuis une quinzaine d'années. La chronologie est établie, la datation précisée à dix ans. Les études actuelles tendent à cerner l'œuvre des peintres-décorateurs et à éclairer certaines productions : toute faïence hollandaise n'est pas forcément delftoise.
   Parmi ceux qui étudient et décryptent la faïence de Delft, ceux qui en assurent la conservation et la font valoir auprès du public, ceux qui l'identifient et la vendent et ceux qui la collectionnent, certains croisent ici leurs regards pour offrir au lecteur la vision la plus juste de cette admirable production.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Antoinette Faÿ-Hallé.
   - Préface, par Jean-Daniël van Dam.
   - Introduction : Le contexte européen qui a entouré l'essor de Delft, par Christine Lahaussois.
   1530-1630 - Des coloris vifs, un trait libre : la majolique néerlandaise.
      - Entre terre vernissée et faïence, par Christine Lahaussois.
      - L'héritage des ateliers anversois : damiers, rosettes, feuillages et grenades, par Claire Dumortier.
      - 1570-1650. La majolique des Pays-Bas du Nord, par Pieter Biesboer.
   1630-1660 - La majolique néerlandaise s'efface devant la faïence dite porcelaine de Hollande.
      - L'art du camaïeu, par Christine Lahaussois.
      - L'invention de la faïence en Hollande, par Jan Daniël van Dam.
      - Décors italiens et décors bibliques de l'atelier de Willem Verstraeten, par Jan Daniël van Dam.
      - 1647-1670. Première floraison hollandaise marquée par la Chine, une production longtemps méconnue en dehors des Pays-Bas, par Jan Daniël van Dam.
   1660-1680 - Un blanc pur, un bleu pervenche.
      - Un large éventail de faïences pour le pays et pour les cours européennes, par Christine Lahaussois.
      - Harmonie à l'italienne, par Christine Lahaussois.
      - Dans la tradition de Vistoriato, le tableau de faïence hollandais, par Christine Lahaussois.
      - Le marché pour la porcelaine de Delft en Allemagne et en Europe du Nord, par Hans Ressing.
   1680-90/1700 - Le triomphe de la faïence au nord de l'Europe.
      - Le grand style et le goût oriental, par Christine Lahaussois.
      - La porcelaine royale de Delft, par Wies Erkelens.
      - Faïences de Delft dans les collections anglaises, par Reino Liefkes et Patricia Ferguson.
      - La « porcelaine » de Delft de style chinois, par Marion van Aken-Fehmers.
      - Les grès rouges de Delft, le commerce du thé, par Jan Daniël van Dam.
      - La première production en technique mixte. L'ébauche d'un nouveau goût, par Jacobien Ressing.
   1700-1725/30 - Le triomphe de la couleur après celui du camaïeu bleu.
      - Un jeu céramique interactif, par Christine Lahaussois.
      - Le décor dit cachemire, un répondant de style oriental aux broderies à la française, par Christine Lahaussois.
      - Des fonds de couleur à la mode, bleu, noir ou vert olive, par Marion van Aken-Fehmers.
      - 1700-1730. Le succès du Delft peint dans le « goût du Japon », par Christine Lahaussois.
   1725-1730/1760 - Face à la concurrence, variations dans les thèmes, les formes et les couleurs.
      - Mélange des genres, des styles et des techniques de peintures, par Christine Lahaussois.
      - Les premiers décors en petit feu des émailleurs de Delft, une concurrence ambitieuse à l'Asie, par Jacobien Ressing.
      - Un décor mural apprécié, au XVIIIe siècle : la plaque décorative, par Christine Lahaussois.
      - Les décors de petit feu dans le goût des porcelaines européennes, une production trop coûteuse, par Jacobien Ressing.
   1760-1780 - L'explosion créatrice avant l'extinction progressive des fours.
      - La palette de grand feu dans tous ses effets, par Christine Lahaussois.
      - Statuaire, trompe-l'œil et objets insolites. Les modèles hollandais, par Joseph Estié.
      - Des productions spécifiques. Les assiettes à thèmes... et les pots à tabac, par Joseph Estié.
   1770-1850 - Derniers sursauts et redécouverte.
      - L'histoire singulière du Joueur de cornemuse en grès rouge de Delft, par Christine Lahaussois.
      - L'intérêt que porta Alexandre Brongniart aux faïences hollandaises, par Christine Lahaussois.
      - Une question de survie. Les faïenciers de Delft durant la première moitié du XIXe siècle, par Adri van der Meulen et Paul Smeele.
      - Une redécouverte en Europe et aux États-Unis. Une collection exemplaire de faïence hollandaise ébauchée vers 1880 aux États-Unis, celle du Philadelphia Muséum of Art, par Ella Schaap.
      - Un amateur anglo-saxon, une collection contemporaine de faïence hollandaise, par Christine Lahaussois.
   - Répertoire des marques.
   - Bibliographie.

45 euros (code de commande : 14945).

 

DE MAN (Martine) et MALHERBE (Jean-Fr.) — Un ghetto exemplaire. Analyse socio-culturelle d'une bande dessinée. Liège, C.T.L., 1977. In-8° broché, 164 p.
@ Il s'agit d'une étude de l'univers des héros créés par Roba, Boule et Bill.

6,50 euros (code de commande : 7022).

 

DEMARGNE (Pierre) — Naissance de l'art grec. Paris, Gallimard, 1964. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 448 p., nombreuses héliogravures et autres illustrations en couleurs, (collection « L'Univers des Formes », n° 6), exemplaire en parfaite condition.
Sur la jaquette :
« Il n'y a pas si longtemps encore, le public et les amateurs d'art gardaient le sentiment qu'il n'était point de véritable art grec avant les sculptures du Parthénon. On croyait que le seul langage parlé par les Grecs avait été celui de la beauté et de la fidélité à la nature.
Peu à peu, l'art archaïque grec s'est révélé. On a pris conscience que la Grèce, comme le Moyen Âge, a eu ses primitifs, qu'elle a même connu un art rude et barbare, l'art géométrique, qui fit scandale jusqu'au jour où les peintres et sculpteurs de notre temps inventèrent des formes analogues.
Ce sont ces enfances que présente ce livre.
Nous présentons d'abord l'art préhellénique, véritable vie antérieure qui a fleuri puis a disparu, formant un cycle artistique complet, sur le sol où devait naître à son tour, quelques siècles plus tard, l'art hellénique.
Une seconde partie traite des débuts de cet art hellénique proprement dit. C'est un nouveau commencement, un art qui apparaît dans un dépouillement absolu, celui des civilisations naissantes. »

60 euros (code de commande : 8458).

 

DEMMIN (Auguste). Guide de l'amateur de faïences et porcelaines.
Paris, Renouard, 1873.
Édition complète en trois volumes.
Pour en savoir plus...

Les trois volumes : 250 euros (code de commande : 9059).

 

DE PERTHUIS (Françoise) et MEYLAN (Vincent) — Éventails. Paris, Hermé, 1989. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 209 p., nombreuses illustrations en couleurs.
Sur la jaquette :
   « Symbole du pouvoir royal dans l'ancienne Égypte, objet rituel pour les chrétiens au Moyen Âge, œuvre d'art aux XVIIe et XVIIIe siècles, objet de propagande sous la révolution, l'éventail a 5000 ans d'âge.
   À l'origine, il se présentait sous la forme d'un plumeau ou d'un écran. À partir du XVIe siècle, sous l'influence des éventails pliants rapportés du Japon par les Portugais, il évolue considérablement pour acquérir la forme qu'on lui connaît aujourd'hui, mais son heure de gloire se situe en France au XVIIIe siècle. Il atteint alors des sommets d'élégance et de raffinement. Certains artistes, et non des moindres, créent des modèles qui sont reproduits par des artisans hautement spécialisés comme les fameuses « peintresses d'éventails » dont parlent Diderot et d'Alembert dans l'Encyclopédie.
   Les deux guerres mondiales accentuent, hélas, son déclin déjà amorcé à la fin du XIXe siècle. Les contraintes de la vie moderne conduisent les femmes à abandonner cet accessoire qui s'accommode mal des impératifs de notre époque.
   Pour autant, loin de disparaître, l'éventail devient un objet de collection recherché.
   Les collectionneurs et les musées se les disputent, preuve que ce merveilleux objet suscite toujours intérêt, amour et fascination.
   Françoise de Perthuis et Vincent Meylan, avec l'aimable collaboration de Jean-Pierre Durand-Guédy, nous font pénétrer, au travers des quelque deux cents photos couleurs, dans ce monde merveilleux des éventails. »

40 euros (code de commande : 12732).

 

[DESGRANDCHAMPS (Marc)]. Marc Desgrandchamps. Paris, Centre Pompidou, 2006. In-8° broché, 79 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Espace 315 », n° 10), publication bilingue français-anglais, exemplaire à l'état de neuf.
@ Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition « Marc Desgrandchamps » organisée à l'Espace 315 du Centre Pompidou, à Paris, du 9 janvier au 6 mars 2006.
Extrait du texte de Catherine Millet, Marc Desgrandchamps, l'ambition de l'incrédule :
« Marc Desgrandchamps pratique « une peinture du doute ». Ce sont ses mots : « Doute de la figure, doute de la présence, doute même de la peinture. » Les amateurs de cet art en ont fourni différents commentaires : dérobade de la mémoire et même « érosion de la personne » pour Philippe Dagen ; « déconstruction de ce qui est peint sur le tableau lui-même, opérant une suspension du sens » pour Fabrice Hergott. La problématique n'est pas nouvelle. Ainsi, ma génération est celle qui a vu l'abstraction s'approcher au plus près de l'iconoclasme, avant d'assister à un revival de la figuration d'autant plus exubérant qu'il faisait appel à la citation, voire à la parodie, et à des greffes monstrueuses d'objets, d'outils et de procédés venus d'autres pratiques. Nous savons donc que s'intéresser aujourd'hui à la peinture nous met exactement dans la situation de ces théologiens dont Jacques Lacan disait qu'ils sont bien les seuls à ne pas croire. »

10 euros (code de commande : 10976).

 

DESHOULIÈRES (F.) Éléments datés de l'art roman en France. Évolution du style. Paris, Les Éditions d'Art et d'Histoire, 1936. In-4° broché, 71 p., illustrations, XXXII planches hors texte, (collection « Architecture et Arts Décoratifs »).

35 euros (code de commande : 151/69).

 

Dessins : acquisitions 1992-1996. Paris, Centre Georges Pompidou, 1996. Grand in-8° sous reliure d'éditeur, 95 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « Cabinet d'Art Graphique »), exemplaire en parfait état.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Centre Georges Pompidou, à Paris, du 9 octobre 1997 au 6 janvier 1997 ; ce catalogue a été réalisé par Marie-Laure Bernadac et Laure de Buzon-Vallet.
Introduction :

   Une collection vit et se nourrit de ses enrichissements : dons, legs, achats, dations. Tous ces modes d'acquisition viennent régulièrement renforcer le fonds de dessins du Cabinet d'art graphique du Musée national d'art moderne. Ce dernier, créé en 1975, rassemble aujourd'hui plus de 15000 dessins (y compris les carnets). Cette collection unique d'œuvres sur papier qui couvre la période de 1905 à nos jours, est particulièrement riche et diversifiée ; elle reflète non seulement les divers mouvements de l'histoire de l'art du XXe siècle, mais rend compte également, par la constitution d'ensembles conséquents d'un même artiste, de la spécificité d'une approche graphique.
   Il nous a semblé utile de faire le bilan de ces cinq dernières années, d'une part parce que notre prédécesseur, Christian Derouet, l'avait fait jusqu'en 1991, et que ce type d'exercice permet de suivre les enrichissements de la collection et de comprendre l'esprit d'une politique d'achat ; d'autre part parce que depuis cette date une nouvelle impulsion a été donnée en faveur de l'art contemporain. Sans être un bilan exhaustif (de nombreuses œuvres n'y figurent pas, car elles ont été déjà présentées dans de récentes expositions – Artaud, Noir dessin, Du trait à la ligne, Face à face, Dessins surréalistes, Sanejouand – ou sont exposées dans les salles du Musée), une telle exposition tend à témoigner de l'orientation d'une politique d'acquisition et à montrer par là même les diverses tendances du dessin contemporain : recherche de nouveaux supports, de nouveaux outils, dessins de projets, dessins-fétiches, dessins-peintures, dessins-sculptures... Le dessin, en effet, tout en gardant un caractère de permanence et de tradition lié tant à sa technique qu'à sa fonction, explore de nouvelles possibilités d'expression et reflète ainsi au plus près la sensibilité des artistes d'aujourd'hui.
   Les achats sont l'expression d'individus et de collectivités. Le conservateur propose et le comité dispose. Les critères de choix varient des plus subjectifs (goût personnel du conservateur, découverte de nouveaux talents, sensibilité à un type de démarche créatrice, qualité de l'œuvre...) à ceux qui se veulent les plus objectifs (adéquation à la collection, suivi d'une politique déjà engagée, importance pour le patrimoine). C'est sur cette marge flottante que se dessine en filigrane une politique d'acquisition. Les achats sont aussi fruit du hasard et de la nécessité. Nécessité de combler des lacunes, hasards heureux dus aux dons, legs, dations et aussi aux achats faits au moment d'une exposition selon le principe « exposer pour acheter » (Alberola, Clémente, Dezeuze, Lassnig, Morellet), situation qui offre au Musée les meilleurs conditions de choix et de négociation (rappelons que dans cette circonstance les artistes effectuent généralement un don).
   La politique d'acquisition des œuvres historiques compte beaucoup, en raison de leur rareté et de leur prix élevé, sur l'apport des dations et des dons. Les dations d'artistes les plus importantes reçues pendant ces dernières années sont celles de Man Ray, Derain et de Vieira da Silva ; il faut y ajouter les œuvres de Kandinsky, Klee, Miro, Laurens, De Kooning, Max Ernst, Tanguy, Picasso, Marmetti et Bram van Velde provenant de diverses successions de collectionneurs ou d'artistes.
   Parmi les dons et legs, il faut citer l'exceptionnel ensemble de vingt-sept dessins d'Artaud généreusement légué par Paule Thévenin – s'ajoutant aux onze déjà présents, ils constituent la plus importante collection de cet artiste hors du commun –, la donation des cent un dessins d'Alechinsky, qui vient renforcer et compléter de façon exemplaire un fonds déjà existant, dix dessins de Dachau de Zoran Music, témoignage bouleversant sur son séjour dans les camps, neuf dessins de Manessier des années trente, dix-sept de Sanejouand, (offerts à l'issue de sa récente exposition au Centre), un dessin de Baselitz et douze empreintes de Claude de Soria.
   Cet avantageux moyen d'acquisition pour les musées ne nous empêche pas de réaliser certains achats exceptionnels qui viennent compléter des ensembles déjà riches et significatifs : Derain, Schwitters, Giacometti, Arp, Masson, Dubuffet ou Fautrier. En ce qui concerne les achats contemporains, nous avons suivi plusieurs directions : renforcer la représentation du dessin français en comblant parfois des manques criants : Jean-Michel Alberola, Richard Baquié, Sylvie Blocher, Marc Couturier, Daniel Dezeuze, Toni Grand, Gérard Gasiorowski, Erik Dietman, Etienne-Martin, François Morellet, Eugène Leroy et Martial Raysse, sans oublier de jeunes artistes dont le dessin est un des moyens d'expression privilégié comme Fabrice Hybert. Cet intérêt pour le dessin contemporain touche bien sûr la création internationale : Francesco Clémente, Marlene Dumas, Gabriel Orozco, Jean-Michel Basquiat et Rosemarie Trockel. Il nous fallait aussi compléter la représentation de grands artistes du XXe siècle déjà présents dans la collection par des œuvres graphiques : Louise Bourgeois, Eduardo Chillida, Eva Hesse, Ellsworth Kelly, Brice Marden, A.R. Penck. L'existence d'un fonds de dessins d'Europe de l'Est nous a incités à poursuivre cette politique d'ouverture et d'exploration en achetant des dessins de Jules Knifer, et un ensemble d'œuvres sur papier de Mangelos, de la même façon que nous avons complété le fonds de dessins autrichiens en achetant des œuvres de Maria Lassnig. Les femmes artistes étant de plus en plus nombreuses et déterminantes sur la scène artistique, il nous a semblé prioritaire de réparer certaines injustices et de souligner leur rôle de pionnières (Louise Bourgeois, Eva Hesse, Maria Lassnig, Rosemarie Trockel...). Ce tour d'horizon est loin d'être exhaustif, et surtout il ne constitue que l'amorce de la politique d'acquisition que nous souhaitons développer. Des lacunes importantes sont encore à combler, notamment en ce qui concerne les dessins allemands (Beuys, Kiefer, Richter, Polke) ou des artistes comme Twombly (dont le Musée ne possède ni peinture ni dessin), ou Barcelé (une seule peinture). Certains artistes français ne sont pas encore, ou pas suffisamment présents ; enfin, il nous semble essentiel de constituer des ensembles importants d'un artiste (du petit croquis au beau dessin) afin de pouvoir suivre le mouvement de sa pensée et les diverses étapes de son processus créateur.
   Les contraintes imposées soit par un budget limité, soit par les refus du comité, nous ont incité à développer la collaboration avec le FNAC auquel nous demandons des dépôts réguliers de dessins contemporains.
   Cette exposition, dans sa diversité, montre tous les aspects du dessin : esquisses, projets, lettres, archives, carnets, dessins autonomes, petit ou grand format. Le dessin est une signature et une mémoire, sa place dans une collection d'art moderne est donc essentielle, bien que souvent cachée pour des raisons de conservation. D'un point de vue didactique, il est le meilleur moyen d'accès à l'œuvre et à la pensée de l'artiste.

12 euros (code de commande : 15353).

 

DESTRÉE (Joseph) Musées Royaux des Arts décoratifs et industriels. Catalogue des ivoires, des objets en nacre, en os gravé et en cire peinte. Bruxelles, Émile Bruylant, 1902. In-8° broché, XV + 129 p., illustrations, quelques rousseurs.

10 euros (code de commande : Art/ 4044)..

 

Dictionnaire des artistes contemporains. 50 artistes peintres, sculpteurs, graveurs présentés par 22 critiques en 1964. Paris, Club des Libraires de France, 1964. In-4° sous reliure et Rhodoïd d’éditeur, 144 p., illustrations en noir et en couleurs (Collection « Galerie des Arts », n° 2), exemplaire numéroté.
Les 50 artistes sont :
   Agam                   Burri                       Hartung                   Pignon
   Alechinsky         Corneille                Hofmann                  Pinoncelli
   Appel                   Davie                     Hundertwasser       Rauschenberg
   Arnal                    Dewasne               Kœnig                      Rothko
   Atlan                    Dubuffet               Lapicque                  Schneider
   Bacon                   Dufour                  Le Corbusier            Scott
   Bellegarde            Ernst                     Martin (Etienne)     Sonderborg
   Benrath                Estève                   Martin (Philip)        Stahly
   Berrocal               Forrester               Matta                       Sugaï
   Bertholle              Friedlaender         Morvan                   Tobey
   Bertini                  Giacometti             Nevelson                Vasarely
   Bissière                Gromaire               Pelayo                      Zao Wou-Ki
   Brauner                Guitet

70 euros (code de commande : 11807).

Die Königliche Porzellanmanufaktur Berlin. [Berlin], [Otto von Holten], [ca 1910]. In-8° sous une reliure d'éditeur, 12 p., 36 planches (dont 20 en couleurs) avec leurs serpentes imprimées, très rare publication en parfait état.

25 euros (code de commande : 11191).

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[DUBUFFET (Jean)]. LOREAU (Max) — Jean Dubuffet. Délits, déportements, lieux de haut jeu. S.l., Weber, 1971. In-4° sous reliure toilée d'éditeur en impression sérigraphique originale de Jean Dubuffet, coins un peu émoussés, 605 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, petit accroc à la coiffe.
Préambule :
   « Ce livre est double ; il mêle deux genres ordinairement distincts. On y trouvera d'une part mention de tout ce qui, de près ou de loin, peut toucher à l'œuvre plastique de Jean Dubuffet. L'ensemble des travaux qui, de 1942 à aujourd'hui, se sont succédé pour ainsi dire sans perdre un jour y sont examinés dans le cours qu'ils ont suivi. L'exposé, en principe, est complet. Rien n'a été omis – rien du moins de ce que je puis connaître. C'est dire somme toute du même coup que le présent ouvrage tient aussi lieu de biographie, car qui connaît tant soit peu Dubuffet sait qu'il n'a pas eu de ces vies pittoresques et pleines d'éclats, ni de ces existences brûlées par le tourment et la passion. De passion, extrême celle-là, il n'en a eu qu'une : peindre, et sans jamais rien faire pour se donner des airs d'artiste. Depuis qu'il s'est mis au métier, sa toile lui a tenu lieu de vie. Des zones obscures dans son passé il y en a certes, mais qui datent d'avant la peinture. Il a suffi qu'il entre en travail, et sa vie s'est trouvée tout entière (ou presque) étalée au grand jour dans un amas d'images.
   Par ailleurs – c'est quand les genres commencent à se mêler –, à mesure que l'œuvre s'élabore et pousse sa lente descente dans les sous-sols de la figure classique, une autre préoccupation se met à percer dans le présent livre, qui, s'ajoutant à la précédente, vient se greffer sur elle. C'est ainsi qu'amenée par le mouvement même des œuvres, se façonne par surcroît peu à peu une réflexion, insistante et curieuse d'aller au nœud même de l'affaire, sur ce qu'est peindre. Pareille question, qu'il a semblé impossible d'éluder quand bien même on se bornerait à décrire simplement les évolutions énergiquement tortueuses de Dubuffet, apparaît après les premiers cycles, dans le sillage des peintures ; puis, les démarches se compliquant, elle se voit obligée de quitter cette position seconde pour prendre une importance croissante et se faufiler dans l'exposé même des tableaux ; jusqu'à ce qu'elle finisse par pénétrer tout à fait ce dernier et que par suite viennent à se lier inextricablement deux aspects d'abord distincts.
   En même temps que l'histoire d'une entreprise, ce livre est donc aussi un long essai sur la stratégie de la création. Comment pourrait-il en être autrement s'agissant d'un peintre qui, avec une telle constance, a su semer sur sa route bouleversements et ruine ? Lesquels n'ont pas affecté que le passé et les œuvres des autres, loin de là. Car s'il est vrai qu'ils s'en sont pris sans défaillance aux procédés de la tradition, aux solutions toutes faites, avec la ferme décision de les abattre, allant jusqu'à provoquer une fracture dans le cours de la peinture, ils ne se sont pas moins infatigablement tournés aussi contre leurs propres traces et productions. jamais sans doute peintre ne s'est à ce point exténué à courir après la peinture comme après son sang même, à refuser de la trouver où elle était déjà, et à ne pas tomber dans ses propres filets. Jamais peintre n'a mis tant d'acharnement à se nier, à se détruire soi-même à mesure afin de s'aventurer plus loin dans la création – j'entends : plus loin de toutes formes consacrées de l'art, hors des grands chemins de la représentation. À se renouveler donc. Aussi sa marche a-t-elle de bons airs de descente aux enfers, mais d'un Orphée qui aurait troqué la lyre contre grelots et vacarmes, grincements et clameurs, battements de pieds, stridences des grands fonds et incendies nocturnes. C'est donc bien de l'invention même qu'il doit être question partout dans de tels travaux; c'est elle qu'il faut s'attendre à trouver battant à leur centre. Si elle n'est pas ici, il faut désespérer de la rencontrer un jour. De là vient le pouvoir de fascination qu'a cette peinture : il s'agit avec elle de bien plus que de se composer un théâtre d'images ; par-delà ce dernier, elle n'arrête pas d'être fiévreusement tendue – proprement transportée hors d'elle-même vers ce qui est sa source et dont le désir continue de la travailler infiniment par-dessous bien après la cessation du geste.
   Ces considérations touchant la création et ses manœuvres, à peine éteintes d'un côté trouvent aussitôt à se rallumer d'un autre. L'insistance qu'elles mettent à reparaître et l'importance qu'elles entendent manifestement revêtir – obligeant ainsi à insérer entre les lignes de cette peinture des préoccupations qui d'ordinaire relèvent des jeux de la pensée et non du trait et de la couleur – s'expliquent aussi et surtout par la nature très particulière – je veux dire démesurément générale – des visées de Dubuffet, ainsi que par la violence qu'elles sont de ce fait astreintes à déployer pour se réaliser. La portée des travaux que nous avons à suivre dépasse en effet, et de très loin, le simple cadre d'une recherche isolée conduite dans un champ limité – en l'occurrence celui de la peinture actuelle. En même temps qu'une aventure solitaire, ce qu'ils mènent – et c'est pourquoi ils condamnent à l'extrême solitude – c'est bien plutôt un ample assaut contre l'institution même dont nous vivons tous et d'où nous ne pouvons pas ne pas tirer notre moelle : je veux parler de la culture. Tous ces enchevêtrements de traits acérés et de forces véhémentes acharnées à faire monter toujours plus haut leurs forces, tous les tableaux sortis du pinceau de Dubuffet sont avant tout le lieu d'un vaste affrontement avec les racines les plus sacrées de notre pensée, avec les fils les plus enfouis de notre tradition. Empoignade quelque peu héroïque et décisive, d'où devrait sortir ou la défaite de la culture ou son triomphe le plus éclatant – à vrai dire ni tout à fait l'un ni tout à fait l'autre, comme on le verra. Depuis que le peintre s'est mis à l'œuvre, il ne s'est jamais agi de rien d'autre, semble-t-il, que d'engager une longue lutte sans merci avec ce qui est en place, avec le visage que la peinture s'est faussement composé, avec toutes institutions de nature à entraver la création. Ce qui revient en somme à dire – et nous voilà ramenés au propos de tout à l'heure – que tout au long des travaux et des peines dont il sera question il n'y a rien eu de plus central que de mettre à l'épreuve sans la moindre réserve cet objet entouré de beaucoup de révérence, mais d'encore plus de mystère qu'on appelle la création. Dès ses premiers pas, Dubuffet a fait craindre le pire (on ne s'y est que peu trompé, et c'est pourquoi presque sur l'heure on l'a tant dénigré), laissant deviner, à la brutalité de ses triturations, qu'il était décidé à n'accepter aucune des demi-mesures, aucun des faux-fuyants dont toute la tradition s'était accommodée ; qu'une fois lancé, il ne s'arrêterait pas en chemin ; qu'il était résolu à faire toute la lumière, si inquiétante ou funeste soit-elle pour les idées bien reçues. Il ne s'est en effet jamais écarté de cette voie ni défait de la soif brûlante de débusquer enfin ce qu'on nomme création, de jeter une bonne fois l'éclairage le plus cru sur ce qui se cache derrière ce mot mis à toutes sauces, tant exalté dans les lieux même les plus académiques, jamais scruté toutefois jusque dans ses tréfonds. C'est par là que l'entreprise prend une valeur emblématique.
   Un travail comme celui-là ne peut aller sans peine. Il ne se fait pas d'un coup ; il lui faut de grands détours. Celui que nous aurons à suivre sera donc un long combat, une épuisante lutte menée, comme on l'a dit, sur deux fronts à la fois : avec l'invention d'une part, mais aussi de l'autre avec ce qui l'entrave et la brise – la culture. Roulées ensemble dans le courant sinueux de cette mêlée ardente, se heurtant et se renvoyant sans cesse de l'une à l'autre, création et culture sont de la sorte emportées dans le mouvement d'une lente confrontation où toutes deux, s'affrontant, fraient des chemins obscurs, tirent des fils imprévus et, ce faisant, ouvrent peu à peu la voie à une nouvelle figuration. Ainsi, de proche en proche, presque insensiblement, un espace inédit vient à prendre la place de l'espace classique, gagnant sur ce dernier parcelle après parcelle. C'est à cette obstinée besogne de subversion, à ce sombre travail de sape que font assister les écritures du peintre, qui, à force d'assaillir la représentation établie, laissent entrevoir en filigrane ce qu'il faut pour la tourner, la contourner, la fissurer et saborder et, en fin de compte, tenter de la quitter.
   Tout cela mêlé fait en définitive la peinture dont il sera question ici. Exigeante et inhabituelle comme elle l'est, il n'y a pas lieu d'espérer la déchiffrer sans repasser fidèlement par les sentiers qu'elle a pris – sans la suivre comme son ombre en quelque sorte. En d'autres termes, une étude soucieuse de ne pas trop la dessécher ne peut forcément qu'avoir tous les airs d'une chronique. Par ailleurs, cette même étude, on l'a souligné, ne saurait s'abstenir, sans manquer l'essentiel, de conduire une réflexion sur la création. Il lui faudrait, somme toute, pour ne rien perdre, arriver à être une chronique de la création. C'est exactement ce qu'aimeraient être les pages qui suivent, car c'est exactement ce qu'est, je crois, l'œuvre de Dubuffet : une patiente et forcenée chronique de la création.
   Ce rapide bilan fait, comment s'attendre encore que le présent livre soit autre chose qu'une sorte d'épopée ? Il trace les lignes d'une tentative – qui est aussi un attentat continuel – où de grands conflits se nouent. Épopée d'un genre moins spectaculaire sans doute qui n'oppose pas les armes, et cependant ce qui s'y joue n'est pas moins important que dans les luttes d'autrefois. L'enjeu était alors la gloire, l'éclat, le droit ; tandis que les combats qui sont livrés ici sont des combats pour l'imagination. Ce qu'avec Dubuffet la peinture met au jeu c'est donc bien plus que la peinture : la pensée tout entière. Et son seul enseignement – si tant est qu'elle enseigne quelque chose – c'est que peindre ne s'enseigne pas. La percée qu'est le travail d'invention ne s'imite pas, ni ne se transmet ; elle est à prendre, non à apprendre. De ce point de vue, Dubuffet à sa manière est un exemple. Qu'il faut entendre, il va de soi, conformément à l'enseignement ci-dessus. Un exemple à ne pas suivre. À précéder. »

   

80 euros (code de commande : 13231).

 

[DUFY (Raoul)]. COURTHION (Pierre) — Raoul Dufy. Genève, Pierre Cailler, 1951. Grand In-4° broché, 74 p., 180 reproductions hors texte, dos défraîchi, (collection « Les Grandes Monographies », n° 1).

30 euros (code de commande : Art/5831).

 

[DÜRER]. Albert Dürer. Paris, Hachette et Cie, 1913. In-8° sous reliure d’éditeur, 15 p., 65 planches hors texte, (collection « Les Grands Graveurs »).

25 euros (code de commande : 11577).

 

EBERSOLT (Jean) — Les arts somptuaires de Byzance. Essai sur l'art impérial de Constantinople. Illustré de 67 gravures. Paris, Ernest Leroux, 1923. In-4° broché, 164 p., illustrations dans le texte, exemplaire non coupé.

100 euros (code de commande : 152/66).

 

[EL GRECO]. BRONSTEIN (Léo) — (Domenicos Theotocopoulos) El Greco. Paris, Cercle d'Art, 1969. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 122 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ces dernières contrecollées, (collection « La Bibliothèque des Grands Peintres »), bel exemplaire.
Sur la jaquette :
« Un étranger : toute sa vie, Théotocopoulos le grec fut un étranger. Il fut un étranger dans sa propre patrie : la Crète, l'île lumineuse, orgueilleux porte-flambeau d'une Byzance à présent déchue ; depuis la prise de 1204, humiliée, étrangère à elle-même, elle subissait impuissante le joug de Venise. Il fut un étranger quand, jeune peintre d'icônes, il se rendit (peu après 1560), comme beaucoup de ses compatriotes, dans la toujours active et audacieuse cité de Venise, pour y vivre, pour y travailler, pour y affiner son regard, enfin, pour s'y laisser le plus possible imprégner des valeurs de l'Occident. Il fut un étranger dans Rome où l'avait conduit, loin des lagunes vénitiennes, son appétit d'aventures, à moins que des impératifs plus matériels ne l'y eussent guidé.
... Étranger, il continua de l'être en Espagne, à Tolède, où il s'établit vers l'année 1577, et où il mourut le 4 avril 1614.
... Puis il y a « le réalisme » tant célébré du Greco. En quoi consiste ce qu'il a d'unique et de si personnel ? Ce n'est pas en effet le réalisme de Tintoret, ni celui de Bassano, ni la manière nordique de tracer, comme sur une carte, les chemins de la vie sur le visage d'un homme. C'est l'arrivée brusque sur nous, l'apparition soudaine d'un visage – sa proximité dans l'espace, le caractère ordinaire et vraiment familier des traits ; ce qui est le plus frappant encore, c'est la manière dont le peintre en suggère la nudité. Le Greco, l'on est tenté de l'affirmer, peut être défini comme le peintre des visages nus – comme le peintre des corps dénudés, comme le peintre de la nudité.
... Peut-on conjecturer qu'il s'agit encore une fois dans ce cas de la révolte ou de la revanche d'un étranger ? C'est possible. Et peut-être aussi faut-il y voir un héritage du monde gréco-byzantin, de ce monde où la présence humaine est austère – soudain confronté au culte que la Renaissance adresse à ce qu'il y a de beau dans le nu.
C'est en ces termes que le professeur Léo Bronstein définit l'art du Greco. »

45 euros (code de commande : 10301).

 

ÉMILE-BAYARD — L'Amour dans l'Art et la Vie. Étude documentaire. Illustrée de seize gravures anciennes. Préface de A. Injalbert. Paris, Nouvelle Librairie Artistique, [ca 1905]. In-8° modeste reliure demi-toile grise à coins, 290 p., illustrations hors texte, couverture conservée.

20 euros (code de commande : 182/63).

 

ERRERA (Isabelle) Musées Royaux du Cinquantenaire. Catalogue d'étoffes anciennes et moderne. Décrites par Madame Isabelle Errera. Troisième édition. Bruxelles, Vromant & C - Lamertin, 1927. In-4° sous reliure de toile imprimée d'éditeur, 420 p., nombreuses illustrations.

100 euros (code de commande : 153/66).

 

FAHR-BECKER (Gabriele) — L'Art nouveau. Cologne, Köneman, 1997. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 424 p., très nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
Sur la jaquette :
   Réaliser l'unité de l'art et de la vie, tel était l'objectif déclaré de l'Art nouveau, prélude à l'art moderne.
   C'est à partir d'idées et d'idéaux communs que naquit l'aspiration à un style homogène qui trouverait son expression non pas dans l'uniformité, mais dans la diversité : en dépit de leurs contradictions, les diverses variantes laissent apparaître l'unité du concept.
   Ce « souci du style » dont étaient imprégnés tous les domaines de la vie est l'objet de la quête poursuivie par Gabriele Fahr-Becker, historienne de l'art et spécialiste de l'Art nouveau, dans l'architecture, la décoration, le design de mobilier, l'orfèvrerie, la céramique et la verrerie, le graphisme et la peinture.
   Elle conduit le lecteur à travers les diverses variantes nationales qui apparurent en Écosse, en Angleterre, en France, aux Pays-Bas, en Belgique, en Italie, en Espagne, en Russie, en Scandinavie, en Allemagne, en Autriche et en Amérique. S'appuyant sur un grand nombre de thèses et d'écrits rédigés par des artistes et des contemporains, elle met en lumière le contexte littéraire et philosophique aussi bien que la situation culturelle et politique de l'époque.
   À coté de noms aussi célèbres que ceux de Charles Rennie Mackintosh, Edward Munch, Josef Hoffmann, Antoni Gaudi i Cornet, René Lalique et Louis Comfort Tiffany, on découvrira dans cet ouvrage ceux d'artistes moins connus.
   Les innombrables facettes de l'Art nouveau se confondent pour offrir une image aussi complexe que nuancée de ce style qui naquit à l'aube du XXe siècle.

30 euros (code de commande : 15422).

 

Les Fastes du Gothique. Le siècle de Charles V. Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1981. In-4° carré broché, 461 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, dos ridé.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux Galeries Nationales du Grand Palais, à Paris, du 9 octobre 1981 au 1er février 1982.
Table des matières :

   - Introduction, par Jean Favier.
   - Arbre généalogique.
   - Repères chronologiques.
   - Architecture.
   - Sculptures.
   - Objets d'art.
   - Manuscrits.
   - Peintures.
   - Vitraux.
   - Arts textiles.
   - Armes et armures.
   - Héraldique - Sigillographie.
   - Céramique.
   - Fer forgé.
   - Répertoire des artistes.
   - Bibliographie - Expositions - Manuscrits exposés - Index.

20 euros (code de commande : 14914).

 

[FAUTRIER (jean)]. Jean Fautrier 1898 bis 1964. Das Frühwerk. Berlin, Galerie Haas, 1998. In-4° broché, [40 p.], 26 reproductions en couleurs.

20 euros (code de commande : 160/69).

 

FELS (Florent) — Eros ou L'Amour peintre. Monte Carlo, Éditions du Cap, 1968. In-4° sous reliure d'éditeur, 315 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire numéroté.

45 euros (code de commande : Art/ 1370).Art/6736).

 

FERMIGIER (André) — Chroniques d'humeur. Avant-propos de Pierre Nora. Préface et choix de Jean-Michel Gardair. Paris, Gallimard, 1991. In-8° collé, 388 p.
En quatrième de couverture :
   « André Fermigier laissait à sa mort, en 1988, une œuvre importante de chroniqueur et critique d'art, parue pour l'essentiel dans l'Observateur puis dans Le Monde. Bien des lecteurs se réjouiront de retrouver ou de découvrir son extraordinaire talent d'écrivain.
   Chargé par lui de publier ses articles, j'ai cru pouvoir les répartir en trois ouvrages différents. L'un qui, présenté par François Loyer dans la collection « Le Débat » sous le titre La Bataille de Paris, retrace ses courageuses campagnes pour défendre des Halles, la gare d'Orsay, le patrimoine du XIXe siècle, jusqu'à la bataille perdue contre la Pyramide du Louvre. L'autre, dans la collection « Art et Artistes », où Françoise Cachin regroupera prochainement ses grandes chroniques d'art et ses principaux comptes rendus d'exposition.
   Et le troisième, que voici. Jean-Michel Gardair y a sélectionné le plus éclatant de Fermigier, le plus intelligent, le plus gai, le plus comique et le plus féroce. Il passe avec la même virtuosité du petit musée de province aux étoiles du Michelin, de la Callas à Viollet-le-Duc, de la défense de l'école républicaine à la charge contre toutes les avant-gardes, des Batignolles d'avant guerre aux circuits enchantés de la France profonde, dans un festival d'art, de gastrologie, de critique littéraire et d'évocations de paysages. Une lecture tonique.  »

10 euros (code de commande : 12578).

 

FINCH (Christopher) — American Watercolors. New York, Abbeville Press, 1986. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur (ci-contre, détail supérieur de la couverture), 312 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
« Watercolor has always enticed professional and amateur artists alike, but only the best ever master what is, in fact, a fiendishly difficult medium. As Christopher Finch explains in his lively text, « Painting in watercolor is a little like skippering a sailboat.... you set a destination and plot the course that will get you there, but you do not expect to arrive by following a straight line. » The great watercolorists learn to improvise, taking advantage of accidents so that a blot is magically transformed into a cloud, a blurred edge into a hazy bank. Spontaneity is everything.
American Watercolors is an eye-dazzling delight, celebrating some of the greatest masters of the medium. With an extravagant sélection of 247 color illustrations and 151 black and whites, this sparkling volume provides a comprehensive history of watercolor in the United States, from the first explorers' visions of the New World to the most recent explorations by contemporary artists. Individual chapters are devoted to unrivaled geniuses such as Winslow Homer, John Singer Sargent, John Marin, and Charles Burchfield, who took profound pleasure in flaunting their hard-won skills in scenes of breathtaking beauty. Other chapters survey the frontiers portrayed by artist-adventurers such as John James Audubon and George Catlin ; the European vistas savored by Americans abroad ; and the fanciful scenes created by folk artists over the past 200 years. The final chapters recount how exuberantly the American artists of this century have experimented with watercolor in their search for fresh new styles of abstractien and realism.
Because these fragile treasures of American art suffer from exposure to the light, they are all too rarely on view in museums or galleries, and many are sequestered in the homes of collectors. As a result, this lavish array of watercolors painstakingly selected from 142 different public and private collections provides a more panoramic view of the medium than even the most tireless museum-goer could ever accomplish. With its impressive plenitude of illustrations, elegant design, and engaging text, American Watercolors is an irresistible tour de force. »

50 euros (code de commande : 8427).

 

[FIUME]. CARRIERI (Raffaele) — Salvatore Fiume. Milano, Brera, 1964. In-4° oblong sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 117 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, édition multilingue (italien, anglais, allemand et français), exemplaire dédicacé par l'artiste qui a écrit son adresse sur l'étui.

50 euros (code de commande : 9336).

 

[FORAIN]. BORY (Jean-François) — Forain. S.l., Veyrier, 1979. In-4° broché, 126 p., très nombreuses illustrations.
En quatrième de couverture :
« Dès 1885, lorsqu'on demandait à Forain où il exposait, il répondait invariablement « Dans les kiosques ! ». Il voulait dire : dans la rue. C'est que Forain, à cette époque, était célèbre : pas un journal satirique qui n'ait publié ses dessins, pas un directeur de revue qui ne sollicite une couverture de sa main. Par cette réponse quelque peu sarcastique, ce Champenois né à Reims en
1852 dans une modeste famille, entendait faire savoir qu'originaire du peuple, il restait proche de lui.
Issu du peuple, certes, mais devenu satiriste de droite, et des plus féroces dans une période politique troublée. Anti-dreyfusard redoutable, c'est ainsi qu'au moment de « l'affaire », il créera avec son ami Caran d'Ache, Psst..., petit journal dont la cible principale est Zola et qui s'arrêtera à la fin du procès, en 1899, après 85 numéros. Quelques années plus tard, Caran d'Ache, « assagi », aura comme tous les grands dessinateurs de l'époque, « son » numéro spécial de l'Assiette au beurre. Forain, jamais !
Et pourtant, son œuvre de caricaturiste est immense. Elle témoigne incontestablement d'une époque, elle en dénonce tous les scandales. Elle est si omniprésente qu'elle occulte, en quelque sorte, son œuvre de peintre et de graveur, pourtant considérable. C'est de cette dernière que l'album Forain donne un aperçu, révélant autant le trait étonnamment pré-chavalien du dessin que la virtuosité et l'universalité acquise par l'artiste dans le travail sur cuivre.
Artiste adulé par le Paris de la Belle Epoque, ami de jeunesse de Rimbaud, de Degas, puis d'écrivains comme Huysmans – dont il illustra plusieurs livres, notamment Marthe, Forain mourra en 1931, à l'âge de 79 ans, laissant une œuvre d'une diversité infinie. »

20 euros (code de commande : 10013).

 

FOREST (Dominique et Marie-Cécile) — La dinanderie française 1900-1950. Paris, Les Éditions de l'Amateur, 1995. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 251 p., nombreuses illustrations en couleurs, épuisé.
Préface :
   « Cette étude se situe dans le grand renouveau des techniques et de l'usage de métaux souvent abandonnés depuis plusieurs siècles. Le XIXe siècle avait déjà remis au goût du jour certaines techniques : nielles, émaux, filigranes et granulations entre autres ; mais il s'agit ici de tout autre chose : le début du XXe siècle va voir se développer, rivalisant et souvent surpassant l'orfèvrerie, un art nouveau du cuivre et de l'étain, métaux qui étaient jusqu'alors plutôt liés aux objets usuels et, par définition pour certains, non artistiques. La technique de la fonte va être supplantée par celle de la mise en forme du métal en feuilles, directement travaillé au marteau à l'aide des beaux outils que sont la bouterolle, le perloir ou la recingle. À ces effets qui défoncent et sculptent le métal vont s'ajouter des colorations variées plus ou moins sophistiquées, incrustations, émaux, laques, vernis, grenailles et limailles, poudres et feuilles, oxydations et patines, qui vont creuser ou peindre le métal suivant des gammes très nouvelles avec toutes sortes d'effets qui le rendront méconnaissable, imitant la céramique, le bois, la pierre dure, ou même parfois le verre. Cette immense veine de création a été peu étudiée jusqu'alors et le travail de Dominique et Marie-Cécile Forest permet de découvrir non seulement la production, mais encore les nombreux artistes qui ont oeuvré dans cette « dinanderie d'art ». De grands noms vont marquer cette période tant par l'originalité des techniques que par la manière dont elles sont utilisées : les Dunand, Linossier, Christofle, Mergier, Bonvallet et bien d'autres vont développer cet art du métal à Paris, mais aussi à Lyon, comme c'est le cas pour Linossier.
   Ce travail vient réhabiliter à point la part des matériaux et des techniques dans le domaine des objets d'art et compléter la connaissance des artistes, des magasins, des ateliers et des galeries, ainsi que leur rôle et leur présence dans les Salons. Une liste de plus d'une centaine de noms d'artistes ayant travaillé en France est révélée pour la première fois. Si des techniques et des effets multiples ont été pratiqués sur le cuivre alliant la polychromie de matières variées aux multiples possibilités des oxydations, attaques et recouvrements métalliques, il en est tout autrement pour l'étain, dont la présence dans le champ de la dinanderie peut surprendre à première vue. Ce métal, en effet, ne peut pas être coloré, oxydé et doré facilement, c'est le travail même de la matière qui prime. Ce métal gris, un peu triste, sera magnifié par la nouvelle manière de le mettre en forme et de le décorer qu'est le travail au marteau et au repoussé, participant aux effets recherchés selon un mode géométrique et naturaliste qui lui sied bien.
   Au moment où les bronzes d'ameublement vont être un peu abandonnés, la dinanderie d'art va s'emparer du domaine décoratif. Cette veine se retrouve dans là plupart des pays. Les études consacrées aux arts dits « mineurs » commencent en in à aboutir et à se multiplier : il est grand temps, et la France n'est pas en avance. Peu étudiés, peu collectionnés et peu identifiés, ces objets vont entrer, avec cette étude, dans la voie glorieuse des objets d'art du XXe siècle. »

60 euros (code de commande : 12034).

 

Formes de l'art. Tome I : L'art magique, par André Breton avec le concours de Gérard Legrand. Tome II : L'art religieux, par Philippe Verdier. Tome III : L'art classique, par Louis Hautecœur. Tome IV : L'art baroque, par Louis Hautecœur. Tome V : L'art pour l'art, par André Chastel et Paule-Marie Grand. Paris, Club Français du Livre, 1957-1958. Cinq volumes in-4° sous reliure toilée d'éditeur, 230, 231, 165, 162 et 137 p., nombreuses illustrations dans le texte et 80 planches hors texte en noir et en couleurs dans chaque volume.

Les cinq volumes : 120 euros (code de commande : 15503).

 

FOSCA (François) — La peinture au XIXe siècle 1800-1870. Paris, Tisné, 1956. In-8° sous reliure d'éditeur, 150 p., illustrations en couleurs, ex-libris Léonard.

10 euros (code de commande : Art/5963).

 

GANS-RUEDIN (E.) — Connaissance du tapis. Préface de Jean Gabus. Photos de René Bersier. Dessins et cartes de Jean-Paul Chablais. [Deuxième édition]. Fribourg, Office du Livre, 1974. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 441 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Introduction :
   De nombreux ouvrages sur l'histoire du tapis d'Orient présentent les pièces conservées dans les musées ou dans les grandes collections privées ; l'amateur averti les consultera avec fruit pour enrichir ses connaissances.
   Ce volume, destiné au grand public, vise un autre but. Après un rappel historique et plusieurs chapitres généraux consacrés aux caractéristiques techniques ou symboliques du tapis, l'auteur aborde la partie essentielle et proprement originale de son étude: il établit une classification détaillée par pays et – pour ce véritable « royaume du tapis» qu'est l'Iran – par régions ; chaque exemple est illustré d'une ou plusieurs reproductions commentées ; dans ce vaste panorama figure également la production moins connue de pays comme le Pakistan, l'Inde, le Tibet, la Chine, l'Afrique du Nord et les pays balkaniques. Rien n'est ainsi omis du très grand choix actuellement offert à l'amateur dans le commerce. Celui-là pourra, grâce aux nombreux renseignements fournis sur l'origine, la technique, le style des dessins, les coloris et enfin la qualité de chaque pièce, se faire une opinion précise sur les tapis qu'il aura l'occasion de voir.
   Ces indications, fruit d'une longue expérience, ont été vérifiées sur place par l'auteur au cours de fréquents voyages dans les pays producteurs. Certes, la description des motifs est la plus complète possible, mais il est souvent extrêmement difficile d'obtenir des auteurs mêmes des tapis l'explication de leurs dessins ; on utilise tel motif pour obéir à la tradition, mais on ne connaît plus sa signification originelle. La difficulté de rassembler des renseignements de première main provient aussi du fait que beaucoup de villages sont situées dans des régions mal reliées aux grands axes routiers. Il peut arriver ainsi que dans une ville qui fait quotidiennement le commerce d'une variété de tapis, on ne puisse vous renseigner sur le ou les villages producteurs, pourtant distants de moins de soixante kilomètres; c'est que les marchands n'y sont jamais allés, les villageois s'arrangeant pour faire parvenir eux-mêmes leur production en ville. Si vous insistez pour vous rendre dans un de ces villages, on ne comprend pas votre intérêt : pourquoi vouloir à tout prix entreprendre un voyage inconfortable, puisque la production locale est en vente sur le marché de la ville ?
   Nombreuses cependant sont les personnes qui ont bien voulu faire bénéficier l'auteur de leurs connaissances linguistiques ou techniques, grâce auxquelles il a pu réunir les informations dont il avait besoin. Leur collaboration lui a été précieuse et il leur exprime ici sa plus vive gratitude.

35 euros (code de commande : 14354).

 

[GARACHE]. STAROBINSKI (Jean) — Garache. Paris, Flammarion, 1988. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 166 p., nombreuses illustrations, édition bilingue (français-anglais).

25 euros (code de commande : 6310).

[GAROUSTE (Gérard)]. BONJEAN (Annette) — Gérard Garouste. Kyoto, Kyoto Shoin International, 1989. In-4° sous cartonnage d'éditeur, [48 p.], illustrations en couleurs, (collection « Art Random »), texte en anglais et en japonais.

13 euros (code de commande : 9698).

 

 

[GAUGUIN]. PICKVANCE (Ronald) — Gauguin. Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 1998. In-8° carré broché, 320 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, édition bilingue (français - anglais).
@ Cet ouvrage fut publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Fondation Pierre Gianadda, à Martigny, du 10 juin au 22 septembre 1998 et dont Ronald Pickvance était le commissaire.

20 euros (code de commande : 10876).

 

 

 

[GAVARNI]. LANDRE (Jeanne) Gavarni. Paris, Louis-Michaud, s.d. In-12 broché, 192 p., illustrations, (« Les Écrits et la Vie anecdotique et pittoresque des grands Artistes »).

7,50 euros (code de commande : Art/ 3595).

 

GAY (Victor) — Glossaire archéologique du Moyen Âge et de la Renaissance. Tome I : A - Guy. Tome II : H - Z. Texte revu et complété par Henri Stein. Illustration dirigée par Marcel Aubert. Paris, Picard, 1929 - 1927. Deux volumes in-4° demi chagrin brun à coins, dos à 5 nerfs, couvertures conservées, t. I : 806 p., t. II : 484 p., nombreuses illustrations, bel exemplaire.
Préface du tome II, par Gaston Migeon :
   Après une longue attente, voici qu'enfin peut être publiée la deuxième partie du Glossaire archéologique du Moyen Âge et de la Renaissance de Victor Gay. Le premier fascicule en avait paru en 1883, que d'autres suivirent jusqu'à ce que la mort de l'auteur en fut venu interrompre la publication au seuil de la lettre G.
   Dire qui était Victor Gay, quel était son dessein en entreprenant cette œuvre dont on peut vraiment dire qu'elle fut « un travail de bénédictin laïque », ce sera justifier l'intérêt qu'il y avait à la poursuivre en la complétant, pour l'amener au point d'achèvement où nous la présentons aujourd'hui.
   Victor Gay s'était passionné de bonne heure pour l'archéologie, et, dès 1839, il suivait les derniers cours d'Alexandre Lenoir. Élève de Labrouste, collaborateur de Viollet-le-Duc et de Lassus dans les premières restaurations de Notre-Dame de Paris, il avait pris de Viollet-le-Duc surtout cette large curiosité qui ne dédaignait pas de menus objets d'art, les multiples renseignements sur la vie de leurs époques qu'ils peuvent si souvent nous offrir. L'idée d'entreprendre une encyclopédie des arts du Moyen Âge, dans une forme renouvelée de celle qu'avait adoptée Du Cange, avait déjà préoccupé le marquis Léon de Laborde. Dans la préface de son Glossaire (Notice des Émaux du Musée du Louvre, 2e partie, 1853), il avait expliqué que ce qu'il présentait au public n'était que le fragment d'un grand Dictionnaire, dont il développait le but et le plan, « fondé sur la citation complète des textes, sur la reproduction exacte des monuments ». Ce dictionnaire ne parut jamais, et nous ne possédons de M. de Laborde que cet embryon de Glossaire, complément d'un catalogue du Louvre, et destiné à en expliquer les richesses aux visiteurs.
   Ce fut vers la même époque que Viollet-le-Duc commençait la publication de son Dictionnaire du Mobilier, qui fut bien plus qu'un recueil de documents, une série de commentaires, et dont plus tard Henri Havard ne faisait que reprendre en les étendant les dispositions dans son Dictionnaire de l'ameublement.
   Victor Gay avait été nommé en 1848 architecte diocésain à Bourges, et ce fut à ce moment qu'il commença à constituer les bases du grand travail qui allait absorber toutes les heures de son existence. Ce labeur était double : il fallait d abord, par une exploration des archives et des bibliothèques, établir sur fiches tous les vocables qui désignaient au Moyen Âge et à la Renaissance les objets d'usage et tous les textes qui s'y appliquaient ; en second lieu, rechercher tous les objets pouvant encore exister qui se rapportaient précisément à ces vocables ou à ces textes, et s'en assurer la possession quand cela était possible, – ou les dessiner quand on ne pouvait les rencontrer que classés dans les collections publiques ou privées.
   Ayant ainsi engrangé sa récolte, après plus de vingt années de recherches patientes et continues, possesseur de plus de deux mille objets en nature ou dessinés, et de trente mille textes, Victor Gay put se croire prêt à livrer au public les résultats de ce colossal travail de bénédictin.
   Avant que la mort ne le surprît, il avait senti à ses forces déclinantes la nécessité de s'adjoindre le concours et la collaboration d'un érudit ; un jeune archiviste, ancien élève de l'École des Chartes, récemment entré comme attaché au musée du Louvre, Émile Molinier, fut chargé par lui de rédiger et de mettre au net les fiches de la lettre G. Les autres fiches jusqu'à la lettre Z attendaient, en boîtes, et devaient nécessiter une attentive revision et d'indispensables compléments.
   Quand, en 1908, entrant pour la première fois en rapport avec Mme veuve Victor Gay, dans son agréable demeure du Périgord, nous fûmes parvenus à une entente pour l'acquisition par le musée du Louvre de la collection d'objets d'art, fruit de vingt ans de recherches guidées par le sens le plus aigu de la curiosité, nous pressentions bien l'intérêt qu'il y avait à ce que la deuxième et dernière partie de ce Glossaire, que Mme Gay avait pieusement conservée en manuscrit, ne fût pas abandonnée. C'était même pour nous un devoir de conscience professionnelle, à l'heure où passaient entre nos mains tant d'admirables objets longuement commentés dans le glossaire qu'ils illustraient, de prendre la charge, par respect de la mémoire de Victor Gay, d'en assurer la publication finale. C'est ce que mon collègue J.-J. Marquet de Vasselot et moi-même proposâmes à Mme Victor Gay, qui accepta et nous abandonna la propriété des fiches de son mari.
   Nous trouvant à pied d'œuvre, restaient deux questions difficiles à résoudre. La plus grave était notre scrupule à publier le texte de cette seconde partie du Glossaire dans l'état de rédaction où Victor Gay l'avait laissé à sa mort. La revision, le complément et la mise au point n'en pouvaient être confiés qu'à un savant rompu à la lecture des textes du Moyen Âge, connaissant toutes les sources et pouvant facilement y recourir. Nous nous adressâmes à l'homme qu'un accord unanime considère comme un maître en ces matières, et jamais notre reconnaissance n'oubliera avec quel désintéressement M. Henri Stein, alors conservateur aux Archives nationales, aujourd'hui professeur à l'École des Chartes, accepta cette besogne ardue et longue, à laquelle pendant plusieurs années il a consacré des heures précieuses, soustraites à ses travaux personnels. C'est un hommage qu'il convient de rendre à sa générosité, de dire que c'est grâce à lui que le Glossaire de Gay a pu être achevé, dignement, à la française.
   M. Marcel Aubert, successivement attaché au Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale, conservateur adjoint au musée du Louvre et professeur à l'École des Chartes, a bien voulu se charger de rechercher avec nous et de mettre au point l'illustration. II y a apporté la sûreté et la rapidité des recherches que lui donnait sa pratique des bibliothèques et des musées, sa profonde connaissance des recueils illustrés et des manuscrits enluminés ; avec un tel compagnon, collaborer fut d'une agréable facilité.
   Restait la dernière question : financer l'opération. Elle s'est trouvée singulièrement facilitée par l'apport en numéraire que nous avons pu faire à l'éditeur. L'acquisition de la collection d'œuvres d'art de Victor Gay, garantie par un groupe d'amateurs, était dotée, après le choix réservé au Louvre, par la vente publique du reliquat des objets, dont le produit diminuerait d'autant l'estimation de la collection totale. Il s'est trouvé que les heureuses enchères de cette vente publique couvrirent bien au delà le prix d'achat global de la collection à Mme Gay.
   De ce syndicat de garantie faisait partie M. le baron Edmond de Rothschild auquel on n'a jamais fait un vain appel pour une cause intéressant au premier chef les musées nationaux. Quand il fut invité à récupérer la somme qu'il avait bien voulu souscrire pour cette garantie, il s'y refusa noblement, et voulut bien accepter notre proposition de consacrer cette somme à la publication de la fin du Glossaire de Victor Gay. C'est donc sous ses auspices que nous plaçons aujourd'hui cet ouvrage, qui a vu le jour grâce à son aide généreuse.

Les deux volumes : 300 euros (code de commande : 15146).

 

[GIACOMETTI]. DUFRÊNE (Thierry) — Alberto Giacometti. Les dimensions de la réalité. Genève, Skira, 1994. In-8° broché, 221 p., illustrations en noir et en couleurs.
Sur la couverture :
   « Le problème de la dimension est au cœur de l'œuvre d'Alberto Giacometti (1901-1966).).Tantôt sa sculpture diminue jusqu'à n'être qu'un «petit pois», selon Simone de Beauvoir. Tantôt elle s'allonge jusqu'au filiforme. Les têtes sculptées en lame de couteau s'avancent vers l'œil du regardeur en perdant tout volume, alors qu'au contraire les socles superposés diminuent optiquement les figures de "Femmes debout". La peinture suit le même chemin: dans les portraits de Diego, d'Annette, de Yanaihara et de Genet, la tête du modèle qui pose recule au centre de la toile.
Ce livre rend compte des «crises de la dimension» de l'œuvre. L'auteur suit pas à pas l'œuvre ct' Alberto Giacometti et sa personnalité d'artiste, inséparables du milieu artistique qui les a vues naître.

12 euros (code de commande : 13405).

 

 

[GOLDSCHMIDT]. — Collection Alla et Bénédict Goldschmidt. [Bruxelles], 1990. In-4° sous reliure d'éditeur, 426 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
@ Cet ouvrage fut publié à l'occasion de l'exposition organisée aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (Art Moderne), à Bruxelles, du 21 septembre au 16 décembre 1990.
Il présente des œuvres et des notices biographiques sur des artistes belges et étrangers : Théodore Appleby, Arman, Gaston Bertrand, Maria Blanchard, Georges Braque, Marcel Broodthaers, Alberto Burri, Pol Bury, Alexandre Calder, Marie Carlier, Marc Chagall, Gaston Chaissac, Creten-George, Giorgio de Chirico, Philippe De Gobert, Jean Degottex, Gustave De Smet, Camille De Taeye, Jean Deyrolle, Roel D'Haese, Pierre Dmitrienko, Eugène Dodeigne, Oscar Dominguez, Charles Dufresne, James ensor, Max Ernst, Henri Evenepoel, Vic Gentils, René Guiette, Hans Hartung, Henri Heerbrant, David Hockney, Robert Jacobsen, Jean Ferdinand, Allen Jones, Fernand Joris, Asger Jorn, Paul Klee, Jacques Lacomblez, André Lhote, Alfred Manessier, Pol Mara, Georges Mathieu, Marc Mendelson, E.L.T. Mesens, Robert Michiels, Joan Miro, Luc Mondry, Claes Oldenburg, Constant Permeke, Pablo Picasso, Serge Poliakoff, Henri Puvrez, Jean-Paul Riopelle, Boris Semenoff, Victor Servranckx, Léon spilliaert, J. Teerlinck, Mark Tobey, Toulouse-Lautrec, Costas Tsoclis, Cy Twombly, Serge Vandercam, Paul Van Hoeydonck, Louis Van lint, Rik Wouters et Ossip Zadkine.

20 euros (code de commande : 9659).

 

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GONSE (Louis) — Les Chefs-d’œuvre des Musées de France. Sculpture. Dessins. Objets d’art. Paris, Libraire de l’Art Ancien et Moderne (mention recouverte par l’étiquette de la Librairie Georges Baranger), 1904. Grand in-4° demi-chagrin rouge, dos à 5 nerfs, tête dorée, 366 p., illustrations et 30 planches hors texte en héliogravure.
Avant-propos :
« J'ai dit, dans la préface du premier volumes des Chefs-d'Œuvres des Musées de France, les motifs qui m'avaient incité à entreprendre ce long voyage d'exploration à travers l'immense dédale de nos collections provinciales, pour la plupart si peu et si mal connues ; j'ai dit l'encouragement initial que j'avais reçu du patronage de l'Administration des Beaux-Arts et, en particulier, de mon éminent ami M. Roujon ; j'ai dit également les difficultés de la tâche. Le présent avant-propos n'a pas pour objet de revenir sur ces différents points. Mais je tiens, au moins, à faire remarquer qu'une matière plus vaste encore s'offrait à moi pour constituer les éléments du second volume ; le premier avait été consacré à la peinture ; celui-ci embrasse la sculpture, les objets d'art et les dessins. Au milieu de cet ensemble extraordinaire de grands et petits musées, où le chercheur a la joie de découvrir tant de peintures intéressantes, instructives ou rares, dont beaucoup sont des chefs-d'œuvre, c'est encore la sculpture qui domine et occupe la plus large place. Ce qu'avait pu faire l'activité d'un Lenoir à Paris, durant les troubles de la Révolution, d'autres, plus modestes, l'ont tenté dans les départements, et leur zèle a sauvé et accumulé de véritables trésors. Il en a été de même pour nombre d'objets d'art provenant des églises et des châteaux. On a pu voir au Petit Palais, en 1900, un aperçu de ces richesses.


Coffret en cuir gravé (XVe siècle). Musée de Clermont-Ferrand.

Ce qui vint alors à l'Exposition n'était rien en comparaison de ce qui était demeuré sur place. En présence d'un amas aussi considérable de documents, d'un champ d'investigations aussi étendu, je me suis trouvé entraîné à augmenter le nombre des gravures de ce second volume. De trois cents reproductions, je suis passé au chiffre de quatre cents, et le nombre des musées mis à contribution s'est élevé de quarante-quatre à soixante-dix. Il est vrai qu'à la sculpture proprement dite, comprenant toutes les époques, depuis l'Antiquité gallo-romaine et le Moyen-Âge, jusqu'aux temps modernes, – à l'exclusion des artistes vivants, – sont venus s'ajouter certains objets d'une haute valeur plastique (bronzes, ivoires, orfèvreries) et des dessins de premier ordre, comme ceux que possèdent les Musées de Lille, de Bayonne, de Rennes, de Besançon, de Montpellier, de Dijon, de Rouen, etc. En feuilletant les illustrations de ce nouveau volume, on que je me suis inspiré du plus large éclectisme ; du hasard des rencontres est sorti l'imprévu des contrastes. À côté des chefs-d'œuvre antiques des Musées d'Arles, d'Aix, de Besançon, de Lyon, d'Évreux, etc., on verra les témoins admirables de notre évolution naturaliste au XIVe siècle, puis à Troyes, ceux du XVIe siècle troyen, et partout une infinité de morceaux absolument représentatifs de notre sculpture française des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Houdon apparaîtra avec une dizaine de bustes merveilleux, jusqu'alors ignorés ou perdus sous de fausses attributions ; Puget, avec son chef-d'œuvre iconique, le Louis XIV jeune du Musée d'Aix, etc. Au lecteur le soin d'apprécier la valeur des découvertes dont j'aurai pu bénéficier en cours de route. »

70 euros (code de commande : 10125).

 

GOODRUM (Charles) et DALRYMPLE (Helen) — Advertising in America. The First 200 Years. New York, Abrams, 1990. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 288 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   There are few things that have more impact on our lives today than advertising, and Advertising in America : The First 200 Years gives us more of the history of print advertising and shows us more of its images than any other volume.
   The text and illustrations of this absorbing and entertaining book offer greater insights into the social and economic life of America since 1789 than a whole shelf of conventional histories. Here we see how we spent our money ; what our fantasies, desires, fears, and needs have been ; how advertising taught us about new technologies ; and which products and trends lasted and which haven't. In fact, Advertising in America is unmatched as a window on two centuries of American life.
   Included in Charles Goodrum's anecdotal and highly informative text are dozens of short histories of major American corporations and their products. Advertising taught us how to use disposable blades and the razor that held them ; how to record our lives with the Kodak box camera ; it taught us what it would be like to be among the first passengers ever to fly in a commercial airliner. Goodrum reveals trade secrets : why Ivory soap floats ; why the « Quaker » is in Quaker Oats ; that King C. Gillette had his picture printed more times than any other modern man ; and myriad other fascinating tales.
 We see, too, how changing morality altered fashion and cosmetic advertising ; how women were portrayed over the last 200 years ; what we bought out of guilt or shame. We can follow changing graphic styles – why does a 1920s ad look like a 1920s ad ? – and trace the careers of well-known artists and illustrators as they earned fame in the service of advertising.
   Among the 566 illustrations are dozens of print ads never before reproduced in book form as well as more than 50 debut ads for products still in existence today. There are 50 years of Breck girls, 50 years of Eastman Kodak film and cameras, 70 years of an ever-updated Betty Crocker, 100 years of Coca-Cola (including more color Coke ads than any other tradebook has ever reproduced), and the most extensive collection of early Ivory soap ads ever compiled, all showing the development of corporate images and marketing strategies.
   Advertising in America is an indispensable – and delightful – journey through our commercial history, a giant wish book for collectors of advertising ephemera, and a useful reference – on advertising, on American inventions and gadgetry, on fashion and cosmetics, on automobiles, railroads, and plane travel, and on business and marketing strategies – for professionals.

15 euros (code de commande : 15232).

 

[GOUJON (Jean)]. DU COLOMBIER (Pierre) — Jean Goujon. Paris, Albin Michel, 1949. In-4° broché, VII, 197 p., 80 planches en phototypie hors texte, un des 1650 exemplaires numérotés sur alfa (n° 959), en bel état.
Table des matières :
   Introduction.
   Chapitre I : La figure de Jean Goujon.
   Chapitre II : Rouen et les origines.
   Chapitre III : Saint-Germain l'Auxerrois et Ecouen.
   Chapitre IV : La Fontaine des Innocents.
   Chapitre V : Travaux parisiens.
   Chapitre VI : Le Louvre.
   Chapitre VII : La fin de Jean Goujon.
   Conclusion.
   Appendices. Notes - Bibliographie - Chronologie de la vie et des œuvres - Index.  

40 euros (code de commande : 15252).

 

Collection
LE GOÛT DE NOTRE TEMPS

Genève - Paris - New York, Skira, dates diverses.
Volumes au format in-8° carré sous reliure et jaquette d'éditeur,
nombreuses illustrations en couleurs contrecollées.

Les volumes sont classés selon le numéro d'ordre dans la collection.
Ils sont tous en très bonne condition : les petits défauts sont mentionnés.

 

N° 1. Gauguin. Étude biographique et critique par Charles Estienne. 1953. 115 p., jaquette et étui.

15 euros (code de commande : 14998*).


N° 2. Van Gogh. Étude critique par Charles Estienne. Vie de Van Gogh par C.H. Sibert. 1953. 126 p., jaquette et étui, petite tache d'encre sur la jaquette.

12 euros (code de commande : 15009*).


N° 3. Lautrec. Étude biographique et critique par Jacques Lassaigne. 1953. 120 p., manque au dos de la jaquette, étui.

12 euros (code de commande : 15002).


N° 4. Picasso. Étude biographique et critique par Maurice Raynal. 1953. 135 p., petite déchirure à la jaquette sans perte, étui.

15 euros (code de commande : 15003).


N° 5. Degas. Étude biographique et critique par François Fosca. 1954. 107 p., jaquette et étui.

15 euros (code de commande : 14994).


N° 7. Renoir. Étude biographique et critique par Denis Rouart. 1954. 119 p., jaquette et étui.

10 euros (code de commande : 15010*).


N° 11-12. L'Impressionnisme. Tomes I et II. Étude biographique et critique par Jean Leymarie. 1955. 117 et 137 p., jaquette, pas d'étui.

   

Les deux volumes : 25 euros (code de commande : 15008).


N° 13. Goya. Étude biographique et critique par Pierre Gassier. 1955. 139 p., jaquette et étui.

13 euros (code de commande : 14999**).


N° 15. Greco. Étude biographique et critique par Paul Guinard. 1956. 143 p., jaquette et étui.

15 euros (code de commande : 14996).

 


N° 18. Chagall. Étude biographique et critique par Lionello Venturi. 1956. 121 p., jaquette et étui.

15 euros (code de commande : 15006*).


N° 22. Rembrandt. Étude biographique et critique par Otto Benesch. 1957. 153 p., jaquette et étui.

15 euros (code de commande : 15001).


N° 23. Modigliani. Texte de Claude Roy. 1958. 133 p., jaquette, pas d'étui.

15 euros (code de commande : 15000).


N° 26. Rouault. Étude biographique et critique par Lionello Venturi. 1959. 136 p., jaquette et étui.

15 euros (code de commande : 15013*).


N° 29. Bruegel. Étude historique et critique par Robert Delevoye. 1952. 152 p., jaquette et étui.

15 euros (code de commande : 15005).


N° 33. Vélasquez. Étude biographique et critique par Enrique Lafuenté Ferrari. 1960. 128 p., petites déchirures en haut de la jaquette, étui.

15 euros (code de commande : 15016).


N° 44. Corot. Étude biographique et critique par Jean Leymarie. 1966. 137 p., jaquette et étui.

15 euros (code de commande : 15011).


N° 46. Fragonard. Étude biographique et critique par Jacques Thuillier. 1967. 157 p., petites déchirures à la jaquette sans manque, pas d'étui.

15 euros (code de commande : 14995).


 

[GOYA]. GUDIOL (José) Goya 1747-1828. Biographie, analyse critique et catalogues des peintures. Traduit de l'espagnol par Lionel Mirisch. Tomes I à IV (complet). Paris, Weber, 1970. Quatre volumes in-4° sous reliures et jaquettes d'éditeur, 406 p, les 1295 planches sont présentées dans les volumes II, III et IV, tirage limité à 1500 exemplaires numérotés (n° 686), exemplaire en très bel état.
Introduction :
   « L'œuvre de chacun des grands artistes du passé doit être réexaminée périodiquement. Elle doit susciter des études qui, menées dans un esprit de synthèse et à la lumière des recherches les plus récentes, donnent sur elle le jugement du moment et ouvrent la voie à de futurs travaux.
   Tel est le dessein qui anime cet ouvrage.
   Goya représente, dans l'art espagnol, une valeur universelle. Son génie tient à l'extraordinaire ampleur de ses possibilités et de ses réalisations, et s'est manifesté dans l'iconographie comme dans la technique, dans l'expression comme dans l'image. Goya était doué de façon tout à fait exceptionnelle, non seulement pour interpréter et pour communiquer l'essence des valeurs plastiques, mais encore pour découvrir et pour réinventer la beauté et le sentiment de l'homme que recèlent les aspects les plus désolés de la nature. Son inépuisable vitalité lui a permis d'exalter n'importe quelle sorte de représentation picturale ou graphique soit en exprimant avec la plus grande intensité ce qui est terrible et ce qui est dramatique, soit en donnant de la profondeur aux thèmes superficiels qui lui furent parfois imposés, surtout au début de sa carrière à la Cour. Enfin, ayant vécu entre deux époques, entre deux mondes, le rococo aux grâces affectées et le romantisme commencent qui annonçait déjà l'expressionnisme, Goya occupe une position clef dans la genèse de l'art européen contemporain.
   Mais si l'artiste est important, l'homme ne l'est as moins. Son énergie presque surhumaine lui permit de tirer parti même de ses épreuves physiques. Il naquit et grandit dans un milieu pauvre et arriéré, et vécut ensuite au sein d'une société épuisée et décadente, où rares furent ceux qui lui offrirent amitié et compréhension. À la vérité, Goya ne dut de survivre qu'à une activité prodigieuse, qui ne l'abandonna jamais, fut-ce dans la maladie, dans l'exil ou dans la vieillesse. Après avoir surmonté les dangers d'une jeunesse turbulente et pauvre, il déjoua, grâce à son tempérament passionné et violent, la tentation de la vie facile qu'aurait pu lui apporter son succès à la Cour : on n'attendait de lui en effet qu'un art brillant et superficiel qui, pour un coloriste né, comme Goya, ne présentait aucune difficulté. Il sut dominer sa peur profonde de la misère, et ne tomba pas dans les pièges de l'ambition ni de l'avarice, car son principal – si ce n'est unique – souci fut toujours de demeurer fidèle à ce puissant élan qui le portait à peindre.
   Cette personnalité de Goya, nous avons cherché à mieux la dévoiler et l'expliquer, en incluant dans notre étude des extraits de lettres et autres écrits de Goya, qui jusqu'à présent n'avaient été publiés que de façon incomplète. Il serait d'ailleurs souhaitable d'entreprendre très rapidement la publication intégrale de ces textes si précieux.
   Notre ouvrage comporte un catalogue logique de l'œuvre peint de Goya, fondé d'une part sur notre analyse personnelle, et d'autre part sur ce qui, dans les recherches antérieures, nous a paru acceptable. Il comporte également une biographie schématique de l'artiste, qui repose sur les faits les plus importants de son existence ; celle-ci a été divisée en courtes périodes que déterminent des circonstances très diverses : voyages, changements de résidence, graves maladies, événements historiques et politiques, attribution de nouvelles charges, etc. À chacun des chapitres ainsi constitués s'intègre, séparé de l'étude biographique par des astérisques, le commentaire des œuvres correspondant à la même période, y compris celles que, pour notre part, nous estimons devoir y ajouter, comme nous le verrons plus loin. Ainsi, toutes les peintures de Goya sont-elles présentées selon leur succession chronologique. Dans la partie illustrée se trouvent les reproductions, non seulement de toutes ces œuvres, mais aussi de détails qui permettent. de mieux apprécier leurs caractéristiques techniques et leur valeur picturale. Les planches en couleurs illustrent également cet aspect si important de l'œuvre de Goya. Des textes de commentaire, la plupart du temps sur l'œuvre en particulier, parfois sur un petit groupe d'œuvres, enrichissent le catalogue proprement dit en apportant des renseignements précis sur l'histoire du tableau et sur les circonstances de sa création.
   La plupart des peintures de Goya se trouvent toujours dans le lieu même pour lequel elles furent créées ou entre les mains des héritiers de leurs premiers possesseurs. C'est ainsi que nous tenons le Musée du Prado pour l'héritier du patrimoine royal et sans doute pour le plus important collectionneur de tableaux de Goya. Pour ce qui est des œuvres qui ont changé plusieurs fois de mains, nous citons seulement le premier propriétaire connu et le propriétaire actuel. Quand ce dernier a demandé à rester dans l'anonymat, nous faisons suivre l'œuvre de la mention « collection privée », formule peu originale, certes, mais la seule qui nous soit permise.
   La méthode choisie en vue d'établir ce corpus est la suivante : pour commencer, nous avons réuni les photographies de toutes les œuvres certaines ou probables du peintre. L'étude directe des originaux n'a pas été négligée. Au contraire, nous pouvons affirmer que 90 %, des œuvres reproduites ici ont été étudiées d'après l'original, ce qui nous a imposé d'innombrables voyages et des années de recherches. Il est de plus en plus difficile, en effet, de faire une révision de l'œuvre de Goya à cause de sa dispersion dans le monde entier. En outre, entre ces « pèlerinages » dans les musées et les collections privées, nous avons étudié l'ensemble de la bibliographie digne d'intérêt relative au peintre.
   Les œuvres de date certaine une fois répertoriées suivant leur chronologie, nous n'avons pas dédaigné les peintures non datées, que nous n'avons pas reléguées dans un chapitre à part. Nous fondant sur l'analyse stylistique des œuvres datées, nous avons intercalé entre elles celles qui ne l'étaient pas, avec la conviction que, le plus souvent, elles correspondent bien aux périodes que nous leur avons assignées. Et si nous nous sommes décidé à publier les résultats de nos travaux, c'est que nous étions persuadé qu'une mise à jour de l'œuvre de Goya était devenue indispensable. Qu'il nous soit permis d'espérer que notre travail, si imparfait soit-il, contribuera à une connaissance plus approfondie de Goya.
   Cela dit, il n'est pas possible, à notre avis, d'avoir une idée complète de Goya peintre, si l'on ne tient pas compte de son œuvre de dessinateur et de graveur; c'est pourquoi nous publions un choix de dessins, de gravures et de lithographies, non pas dans le but d'en dresser un catalogue, mais à titre de complément de l'œuvre picturale. Cette présentation « parallèle » aidera à mieux comprendre la mentalité de l'artiste, ainsi que ses réactions devant la vie et les événements historiques. Par exemple, si l'on sait que Goya dessina directement, peut-être in situ, des scènes de la guerre d'Indépendance, on oublie trop souvent qu'il ne composa que six ans après les peintures qui y font allusion.
   Avant de conclure, nous commettrions une grave injustice si nous ne mentionnions pas tout spécialement les auteurs qui sont au départ des études biographiques de Goya. Les premières biographies furent celles de : Carderera (1835), Matheron (1858), Iriarte (1868) et Zapater (1868).
   Les premiers catalogues de l'œuvre de Goya sont ceux de Viñaza (1887), Araujo (1895), Von Loga (1903), Beruete et Moret (1915) ; les catalogues critiques antérieurs au nôtre sont ceux de Mayer (1925) et de Desparmet Fitz-Gerald (1950). La première biographie raisonnée de Goya, due à Sànchez Cantón (1925) est fondamentale. Les ouvrages qu'a publiés par la suite cet historien d'art ont également apporté une contribution exceptionnelle à la connaissance de Goya. Les apports de Lafuente Ferrari, Soria, Sambricio, Salas et Malraux sont aussi très importants. Quant à la publication du corpus et à l'étude des gravures, elles ont été menées de façon satisfaisante par Delteil, Sànchez Cantón, Lafuente Ferrari, Camón Aznar, Harris et d'autres encore. Maintenant, il ne reste plus qu'à étudier et à reproduire la totalité des dessins, encore qu'il existe d'excellentes éditions partielles de ceux-ci. Il nous faut bien entendu souligner ce que nous devons à cet énorme travail de recherche qui embrasse plus d'un siècle ; nous espérons qu'il se poursuivra grâce à la découverte d'œuvres inédites ou de documents susceptibles de répondre aux questions qui restent encore posées.
   Ce travail considérable permettra – c'est notre vœu le plus fervent – de mieux comprendre l'œuvre de ce géant de la peinture espagnole qui, par sa diversité dans l'aimable comme dans le terrible, ne peut laisser personne indifférent.
   Comme on pourra le constater, notre premier souci a été l'étude de la technique et de la conception qui ont présidé à la réalisation de chaque œuvre. C'est sous cet angle, avant tout, qu'il convient de « voir » l'auteur des peintures de la Quinta del Sordo. Car, sans dédaigner son intérêt profond pour la réalité et pour le sujet, sa capacité à découvrir instinctivement techniques et moyens d'expression (Goya ne fut jamais un intellectuel, ni même un chercheur au sens où on l'entend aujourd'hui), nous ne manquerons pas de nous étonner plus encore de son aptitude à parcourir le champ de l'existence et de la fantaisie, celle-ci étant conçue comme une interprétation de celle-là et non comme une fuite. Qu'il s'agisse du peintre des grumeaux informes du début du XIXe siècle ou de l'expressionniste des « Peintures noires » (ou même des détails des fresques de San Antonio de la Florida), Goya réserve les plus grands étonnements, et affirme déjà une maîtrise égale à celle que l'on trouve dans ses portraits apparemment plus académiques, ou dans ses aimables cartons de tapisseries. C'est que, formée pendant une période heureuse mais décadente, puis durant l'invasion napoléonienne qui entraîna tant de violence, la puissante personnalité de l'artiste a donné à cette œuvre si diverse son unité la plus profonde.
   Cette unité et cette double dimension de Goya – dans le sujet et dans la technique, dans le style et dans l'esprit – apparaissent tout au long de ce livre, affirmées l'une et l'autre par le caractère de l'artiste, dur en même temps que gai et ironique, tel qu'il ressort de sa correspondance, et soutenues par un génie dont il eut conscience dès ses débuts, comme on peut le voir lors de sa révolte contre Bayeu au sujet des peintures du Pilar. C'est pourquoi cet ouvrage, destiné en premier lieu aux spécialistes, qu'ils soient conservateurs de musées, collectionneurs d'œuvres de Goya ou historiens d'art, sera utile aussi à quiconque s'intéresse à la vie de l'esprit et à la création. » 

   

Les quatre volumes : 250 euros (code de commande : 13293).

 

La Grande parade. Hoogtepunten van de schilderkunst na 1940. Highlights in Painting after 1940. Amsterdam, Stedelijk Museum, 1984. In-4° broché, 351 p., illustrations en couleurs, édition bilingue néerlandais-anglais, un peu défraîchi.
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée au Stedelijk Museum, à Amsterdam, du 15 décembre 1984 au 15 avril 1985.
Introduction :
   In the exhibition « La Grande Parade », we intend to present a panoramic view of post-1940 painting. Our objective is not to give a graphic description of an art-historical evolution nor a picture of the trends that developed in this period. The exhibition does not want to prove orto illustrate anything short of the possibilities of painting as the expression of a vision. Therefore it is not based on theoretical considerations. We have aimed at confronting the works of the most prominent painters of these last 45 years. Their visions make for a contrasting picture of sometimes irreconcilable attitudes of mind. This is, to our thinking, the only way to represent painterly imagination in its multiformity and depth.
   As a medium, painting is, as any other medium, of little importance. What matters is the imaginative power of the artist, the way in which he can give us insight in the reality in which we are living. Yet, in the exhibition, we have focussed exclusively on painting. Not only because since 1940 many great artists have come out as painters, but also because many young artists today have embraced painting again.
   In our century, painters have acquired full freedom of imagination and expression. They don't have to meet an objective as set by others. Hence they have been able to explore and bring to the surface in their art all strata of consciousness and all aspects of reality. They still were confronted though, with a centuried pictorial tradition as well as with great predecessors.
   In the last two decades, the artists have been in search of new modes of expressing their experiences in this our rapidly changing world. In this exciting adventure, the conventional art of painting proved no longer an appropriate medium. The trends sprang up in rapid succession. During this period, notably in the years'70, thinking superseded increasingly looking and seeing. « Live in your head » was the motto. In this explosion of a novel cerebral imagination of reality, the visual element was ever more pushed into the background. As a result, painting was repeatedly declared dead. Small wonder, for painting is pre-eminently the province of the eye, of the visible and of « making visible ».
   Yet even in those days, a number of painters unswervingly followed their own course. They just could not deviate from it, because only their very own painterly vision of the world made it intelligible to them. They had not become painters of their own free will, but out of the necessity to expose reality in its pictorial elements. Their predecessor Braque said, « I never intended to become a painter, not any more than to breathe ». These « born » painters, in the period 1960-1980, led painting to the threshold where the present-day young generation was waiting for it. They spanned, as it were, the arch that connects the work in which the classic post-1940 painters had achieved their most personal expression, with the inspired painting of the present young generation.
   The painterly vision of which all these painters have given evidence, is a dialogue between eye and intellect, between eye and emotion, between eye and idea. The eye can look outward or inward. Outward, when the eye observes and the intellect organizes the experience of the observation into an accessible image. The observation is, so to speak, the path-breaking activity toward the things of which the artist takes possession with all his senses before he proceeds to creating a lucid image of them. This approach of reality is characteristic of artists who have sprung from the Latin culture. The eye can also look inward before zooming in on the world outside. In that case, the eye seeks in the visual world the likeness to an emotion or a dream. This controls the image of reality that is evoked. It is predominantly the artists from the nordic culture whose vision is qualified in this way.
   Also in the absence of any likeness to the visual world, the eye can lend the idea a visual shape. Then the dialogue evolves directly between the eye and the painting. Also this approach of an inner reality is more characteristic for the nordic than for the Latin culture. All shades between these various approaches of reality have found their expression in painting with shifting emphasis. Reality, the object of art, is obviously not an established datum, but an amalgamation of subjective and objective elements.
   The poetry of the painter relates to the structure and the rhythm of forms and colours, to the colour of light and its relation to space. Colour is a basicfact of painting, on the understanding that it is the very grey content that determines the relation between the nuances and the contrasting qualities of the colours. For light and colour are born of grey. « You are dead right, when you speak about grey, because only that prevails in nature, but it is extremely difficult to capture it. » (Cezanne to Pisarro, October 23, 1866). For that very reason the great colorists of our century started out as painters of the grey. As the colour of grey is discovered, the colour can be made lucid. So colour becomes identical with light. The painter's eye makes out the colour even in the black.
   In the exhibition we have endeavoured to bring out the contrasts and similarities between the most salient visions. The exhibition assembles painters of several generations. So we did not intend to present a panoramic review of only the new modes of expression in painting. We do hope that we have succeeded in showing latter-day painting in full relief and depth by relating it to the painting of older generations. In this we have taken account of the fact that today's young painters admire the later work of the classics. It is they who have shed a new light on the work of a number of near forgotten painters. We have attempted to heed these signs in the present exhibition.
   If, as we think, the object of art is life and reality, it is colourable that those artists who can boasta long-standing experience in this respect, have attained to the most penetrating insights. That is to say if they have preserved their vitality and their spirituality. The works the classic painters of our century created at a great age, testify to this. They have then achieved a state of freedom void of any ambition to live up to the expectations of others. They only give expression to what for them are significant experiences in life. Creators of their own individual visual language, they work with unflinching efficiency, without any desire to please. The majority of these classics, born in the 19th century, continue the observation of the visual world as point of departure of their art. This applies but in part to the painters who came after them, whose oeuvre is either completed or has reached the final stage of its evolution. Also these painters who, in a revolutionary way, have rejuvinated the pictorial tradition and passed it on to today's young generation, are included in the exhibition. The vital vigour of their works is now the yardstick with which the innovations of the young generation are measured. These innovations appear to relate to a cultural awareness rather than to the syntax of a personal pictorial language. After the period 1960-1980, a need has developed of identifiable, occasionally even traditional images. The young artists of today have become aware of the multifaceted tradition of European art. They are not only inspired by the classics of our century, but also, beyond Cezanne and Van Gogh, by the great painters of the past.
   During the last decades, a host of painters has come to the front who have singled out certain aspects of painting which they developed to their utmost expressiveness. By its concentrated attention and the reduction of its means, their art evinces great purity. These painters are by no means formalists who create forms without content. Their forms are the outside of an inside. In the image, form and substance coincide. It is these painters who have set the boundaries of post-1940 painting. Said Barnett Newman : « The artist must open up vistas ».

20 euros (code de commande : 15063).

 

GRANGER (Michel) — La surface corrigée. Préface de Jacques-Yves Cousteau. Portraits de Robert Doisneau. Textes de Granger. Paris, Le Cherche Midi, 1993. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 95 p., illustrations en couleurs.
Sur la jaquette :
« É l'écart des modes et des écoles, Michel Granger nous raconte « sa » Terre. Telle qu'il la sent, telle qu'il la voit, telle qu'il la vit. Nouveau démiurge, il la transforme et s'en amuse. La met en scène et en corrige la surface. Tantôt visage, tantôt perle, tantôt fruit, la « Terre » porte sa marque. Empreintes fugitives dans un ciel d'azur, étranges traces de char sur la toile immaculée.
Coups de gueule et coups de cœurs entrelacés. Chants d'amoureux déçu que l'humour illumine.
Chaque dessin de Michel Granger nous parvient comme un mot, comme une nouvelle : au double sens d'information et de récit. Sécheresse et faim, violence et racisme, solitude des villes et anonymat des visages. Rien ne nous est épargné. Mais le diagnostic est un appel. Une invitation à regarder au-delà de l'apparence, à entrer dans une histoire dont les clefs sont peut-être la tendresse pudique et l'humour discret.
Le message n'est jamais donné, même si, quelquefois, il paraît faussement évident. Clin d'œil du « faiseur d'images » qui sollicite la connivence et entretient la complicité. Cette « Terre » que Michel Granger montre et raconte, nous la reconnaissons comme nôtre. Blessée et vigoureuse, profondément enracinée et superbement aérienne, délicatement agressive et simplement émouvante. Peuplée d'étranges personnages, minuscules mais toujours debout. La « Terre » n'écrase pas l'homme. »

15 euros (code de commande : 10070).

 

[GRECO]. COCTEAU (Jean) — Le Greco. Paris, Le Divan, 1943. In-4° broché, [134 p.], nombreuses illustrations en noir, (collection « Les Demi-Dieux »).
   
@ Outre le texte original de Jean Cocteau, Le Mythe du Greco, cet ouvrage imprimé à la néogravure contient une Biographie, un reportage photographique sur la Crète de Zuber et 101 reproductions.

25 euros (code de commande : 11635).

[GRECO]. VALLENTIN (Antonina) — El Greco. Paris, Club des Libraires de France, 1955. In-8° oblong sous reliure et Rhodoïd d'éditeur (maquette de Pierre Faucheux), 181 p., illustrations in et hors texte, un tableau dépliant, (collection « Destin de l'Art », n° 1), exemplaire numéroté à l'état de neuf.

40 euros (code de commande : 125/67).

 

[GRIS (Juan)]. Juan Gris. Paris, Éditions des Musées Nationaux, 1974. In-8° carré broché, 141 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
@ Catalogue de l'exposition organisée à l'Orangerie des Tuileries, à Paris, du 14 mars a 1er juillet 1974.

15 euros (code de commande : 9672).

 

[GROSJEAN (Claude-Michel)]. ZALMAN (Alain) — Claude-Michel Grosjean. [Photographie des tableaux par Daniel Chenot.] Chez l'artiste, s.d. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 114 p., nombreuses illustrations en couleurs, édition bilingue (français-anglais).
Sur la jaquette :
« Décidément, les mots sont mal adaptés pour dire l'art du peintre. J'ai conscience que les discours ne sont ni de la matière ni de l'esprit pictural, et qu'ils sont toujours plus ou moins à côté. Aussi, redoutant de vous parler sur la peinture, je choisis plutôt de vous parler en peintre, de vous faire entrer dans la peinture, dedans la préoccupation de l'artiste et non du dehors vous décrire un vêtement. Il ne s'agit pas de commentaires, non plus que d'un prolongement de la peinture elle-même, mais une façon de se confondre à ses sources et, dans ses moyens. »

25 euros (code de commande : 10071).

 

[HALS (Frans)]. SLIVE (Seymour, dir.) — Frans Hals. [Par] Pieter Biesboer, Martin Bijl, Karin Groen et Ella Hendriks, Frances S. Jowell, Koos Levy-Van Halm et Liesbeth Abraham, Bianca M. du Mortier, Irene Van Thiel-Stroman. Joint : KÖHLER (Neeltje) et LEVY-VAN HALM (Koos) — Frans Hals. Portraits de gardes civiques. Anvers, Fonds Mercator, 1990. Deux volumes in-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 439 et 47 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire à l'état de neuf.
   
Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition « Frans Hals » qui s'est tenue à la Washington, du 1er octobre au 31 décembre 1989, à Londres, du 13 janvier au 8 avril 1990 et à Haarlem, du 11 mai au 22 juillet 1990.
Sur la jaquette du premier volume :
   Frans Hals (né entre 1581 et 1585, décédé en 1666) est un des plus grands portraitistes de tous les temps. Son style particulier et sa profonde psychologie font de lui un rénovateur de l'art du portrait. Il rompt avec les traditions aristocratiques du portrait italien ainsi qu'avec la reproduction sans âme de ses prédécesseurs hollandais. Il ajoute un aspect nouveau, plus humain, à ses portraits de bourgeois et de types populaires hollandais, lorsqu'il les représente riant et buvant dans ses tableaux de genre.
   Ce livre présente 86 peintures issues de collections du monde entier. Chaque œuvre s'accompagne d'un commentaire spécifique. La recherche qui a précédé cette publication jette un jour inédit sur l'œuvre de Hals dans son ensemble et joue un rôle important dans la discussion concernant certaines attributions récentes et controversées.
   Se basant sur les nouveaux résultats de la recherche, les auteurs commentent l'œuvre, la vie, le milieu et les commanditaires de Hals et exposent la grande revalorisation de Hals au XIXe siècle. L'examen technique des portraits de gardes civiques et de régents, ainsi que d'autres portraits et de tableaux de genre, fait également l'objet d'une présentation détaillée. De plus, tous les documents contemporains de Hals ayant trait à sa vie et à son œuvre, sont rassemblés pour la première fois dans ce livre.
Avant-props du second volume :
   
Le 9 décembre 1953 le conseil municipal de Haarlem décida que l'ensemble formé par les cinq portraits de gardes civiques, lesquels venaient d'être restaurés, ne pourraient plus quitter la ville de Haarlem.
   Cette décision rendait impossible la participation de ces toiles mondialement célèbres à l'exposition Frans Hals 1989/90 prévue à Washington, Londres et Haarlem. Peu auparavant, elles avaient constitué le noyau central de l'exposition Schutters in Holland. Kracht en zenuwen van de stad (Miliciens de Hollande. Puissance et nerfs de la ville). Cette exposition et l'important catalogue qui l'accompagnait, contribuèrent à éclairer d'une lumière nouvelle la signification artistique, culturelle et politico-historique de ces chefs-d'œuvre de Frans Hals.
   Dans l'exposition de 1990, ils apparaissent comme le témoignage impressionnant du génie de Hals et il est certain qu'ils continueront longtemps, depuis la place fixe qui leur est allouée dans la salle des gardes civiques, à introduire le spectateur à la magie de l'œuvre du maître. Avec le livre Frans Hals. Portraits de gardes civiques, Neeltje Köhler et Koos Levy-Van Halm, tous deux impliqués en tant que chercheurs et auteurs dans l'organisation de Schutters in Holland et de l'exposition Frans Hals, tentent d'expliciter de la façon la plus claire la grande importance de ces cinq portraits de groupe.

L'ensemble : 90 euros (code de commande : 15105).

 

HARCOURT (R. et M. d') Art ornemental. Les tissus indiens du vieux Pérou. Paris, Albert Morancé, 1924. In-8° demi-chagrin tabac, dos à 5 nerfs (dont un frotté), tête dorée, monogramme doré de l'éditeur au premier plat, 31 p. et 40 planches (dont 34 en couleurs) montées sur onglet, (collection « Documents d'Art »).

150 euros (code de commande : 164/66).

[HARTUNG (Hans)]. Hans Hartung. 1960. In-4° broché, [56 p.], nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire numéroté en bel état malgré quelques rousseurs sur la garde.

35 euros (code de commande : 178/69).

[HÉROLD]. BUTOR (Michel) Hérold. Paris, Le Musée de Poche, 1964. In-12 broché, 56 p., illustrations en noir et en couleurs in et hors texte, couverture rempliée, signature sur la page de garde.

7,50 euros (code de commande : Art/ 5303).

HONNEF (Klaus) Kunst der Gegenwart. Köln, Taschen, 1979. In-4° broché, 279 p., nombreuses illustrations en couleurs.

25 euros (code de commande : 100/69).

 

HOURTICQ (Louis) — La peinture. Des origines au XVIe siècle. Deuxième édition. Paris, Renouard - H. Laurens, 1926. Grand in-8° broché, 500 p., nombreuses illustrations, (collection « Manuels d’Histoire de l’Art »).
Table des matières :
   Première partie : La peinture antique.
        - Quelques œuvres préhistoriques.
        - La peinture égyptienne.
        - La peinture grecque. La peinture céramique. La grande peinture. Pompei.

   Deuxième partie : La peinture chrétienne primitive.
       - Catacombes et basiliques.
       - La peinture byzantine.
       - La peinture romane.
   Troisième partie : La peinture gothique.
       - La peinture en Italie au XIVe siècle. Giotto. Les peintres de sienne. Les Giottesques.
       - La peinture dans l'Europe du Nord au XIVe siècle. La Miniature. La détrempe.
   Quatrième partie : La peinture néerlandaise au XVe siècle.
       - Le naturalisme flamand. La peinture à l'huile. Les frères Van Eyck.
       - L'évolution du style néerlandais.
       - Les centres de peinture en France. Avignon. La Loire.
       - Les centres de peinture en Allemagne. Cologne. Souabe. Nuremberg.
   Cinquième partie : La formation et le développement de la doctrine florentine.
       - Le naturalisme et les derniers « giottesques ». Masaccio. Fra Angelico.
       - Formation du style florentin. Botticelli. Ghirlandajo.
       - Léonard de Vinci.
       - Michel-Ange et la fin de l'école florentine.
   Sixième partie : La peinture italienne en dehors de Florence.
       - L'Italie du centre. Ombrie. Pérouse.
       - L'italie du Nord. Padoue. Ferrare. Venise. Milan.
   Septième partie : L'école florentine à Rome : Raphaël.
   Huitième partie : L'influence italienne sur l'art du Nord.

       - Le Romantisme dans les Pays-Bas.
       - La peinture française au XVIe siècle.
       - L'influence italienne en Allemagne.
   Neuvième partie : L'école vénitienne au XVIe siècle.
       - Giorgione et la manière vénitienne.
       - Titien.
       - Autour de Venise. Corrège.
       - La fin de l'école vénitienne. Tintoret. Véronèse. Tiepolo.

   Conclusion. Tableaux. Index.

25 euros (code de commande : 11907).

HUYGHE (René) — La peinture française au XIXe siècle. La relève de l'imaginaire. Romantisme, réalisme. Notices bio-bibliographiques par Lydie HUYGHE. Paris, Flammarion, 1976. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 476 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ex-dono sur toute la page de garde.

45 euros (code de commande : 200/70).

 

HYMANS (Henri) — Catalogue des estampes d'ornement faisant partie des collections de la Bibliothèque royale de Belgique. Classé par nature d'objets, suivi d'un index alphabétique des noms d'auteurs et accompagné de planches. Bruxelles, Lamertin, 1907. In-8° broché, XI, 491 p., VIII planches hors texte, couverture un peu défraîchie.
Avertissement :
   Le présent catalogue embrasse la généralité des types de l'art ornemental, appliqué ou non, reposant au Cabinet des Estampes. On y trouve aussi un bon nombre d'éléments faisant partie de la Section des Imprimés de la Bibliothèque royale.
   À sa suite viendront se ranger d'autres manuels, de portée similaire, relatifs au portrait, au costume, à l'histoire, etc., etc.
   Par son classement méthodique notre manuel constitue, en quelque sorte, le Répertoire de l'ornement, dans ses infinies applications : à l'ameublement, aux objets usuels, à l'orfèvrerie, aux armes, voire à la carrosserie, aux jardins, aux fêtes et cérémonies.
   En tête figure la répartition par nature d'objets. Enfin, une table alphabétique permet la recherche des auteurs associés à la production des planches. Quelques-unes, parmi ces dernières, ont été reproduites en fac-similé.
   Le classement par styles nous a paru, dans chaque série, devoir l'emporter sur la disposition rigoureuse par époques.
   L'on ne constate point, en effet, une évolution si soudaine du goût, que la mode de certains styles ne persiste très au-delà, parfois, de l'avènement d'autres tendances. Sous l'empire de préférences locales, la Renaissance dite flamande, la Renaissance dite allemande, domine jusque fort avant dans le XVIIe siècle ; le style Louis XIV, le style Louis XV demeurent en usage alors que, déjà, ceux qui doivent les détrôner sont entrés en faveur.
   L'ordre chronologique rigoureux offrait ainsi de sérieux inconvénients, surtout au point de vue de la facilité des recherches.
   La pénurie des éléments ne nous a point permis de suivre le classement adopté par M. Guilmard, dans son grand ouvrage sur les Maîtres ornemanistes (Paris, 1880). Nous avons dû, pour le même motif, renoncer à adopter le plan du catalogue de la collection du Musée des Arts décoratifs de Berlin, dressé d'une manière si remarquable par M. le Dr Jessen.
   En revanche, dans l'intérêt des informations, nous avons cru qu'il importait de porter sur la liste des ouvrages à consulter les divers recueils déjà catalogués par M. Guilmard, comme appartenant à la Bibliothèque royale au moment de la confection de son ouvrage, encore que ces recueils ne fassent point partie du Cabinet des Estampes. Nous y avons nécessairement ajouté les ouvrages de même nature dont s'est enrichi le dépôt depuis la publication des Maîtres ornemanistes.
   Nous ne nous flattons point, qu'indistinctement, toute pièce d'art ornemental, figurant dans les volumes, ait été relevée. Par sa nature même, un ouvrage de la portée du nôtre est sujet à extension. Forcément, il doit y être apporté les modifications et les adjonctions reconnues nécessaires pour lui permettre de répondre plus précisément à son but.
   Tel quel, il sera utilement consulté par les nombreuses personnes s'adonnant, par goût ou par profession, à la recherche et à l'étude des matériaux dont il a pour objet de vulgariser la connaissance.
   En terminant, nous avons à cœur de reconnaître la part prise à la confection de ce travail par MM. R. Van Bastelaer, conservateur du Cabinet des Estampes et Alb. Delstanche, attaché à la même Section.

15 euros (code de commande : 15358).

 

Icônes bulgares du IXe au XIXe siècle. Bruxelles, Musées Royaux d'Art et d'Histoire, 1978. In-8° broché, 196 p., illustrations.

13 euros (code de commande : Art/ 5307).

 

[INDIANA (Robert)]. KERNAN (Nathan) — Robert Indiana. Paris, Assouline, 2004. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 79 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Mémoire de l'Art »).
Sur la jaquette :
« Robert Indiana, célèbre initiateur du pop'art dans les années soixante, créateur du fameux love décliné en peintures, sculptures et estampes, que l'on a même vu sur les timbres-poste américains, pose une empreinte monumentale sur la ville de New York au printemps 2003, en installant une suite de chiffres multicolores, De un à zéro, le long de Park Avenue. Ces chiffres symbolisent les étapes de sa vie depuis la naissance, évoquée par le Un rouge et bleu, et nous invitent à retracer un parcours artistique jalonné d'images emblématiques. »

10 euros (code de commande : 10269).

 

IONESCO (Eugène) — Découvertes. Illustrations de l'auteur. Genève, Skira, 1969. In-8° collé, 126 p., illustrations en couleurs, (collection « Les Sentiers de la Création », n° 3), décharges d'adhésif sur les gardes, dos et bords jaunis.
Sur la couverture :
   « L'œuvre n'est pas une série de réponses, elle est une série de questions, elle n'est pas des explications, elle est des demandes d'explication, des demandes d'éclaircissement... C'est bien cela une œuvre : une série d'interrogations et puisqu'il y a construction on peut la considérer comme une architecture d'interrogations. Si tout pouvait s'expliquer, il n'y aurait pas de discours. Toute œuvre doit être mise en question. Comme on dirait : une mise en scène. Au bout du compte, il n'y a pas de réponse à donner. En tout cas, il n'y a pas de réponse définitive. Ainsi, ce n'est pas la réponse qui éclaire, c'est la question.
   À la différence du critique omniscient, le créateur peut savoir qu'il ne sait pas ou qu'il sait très peu. On n'appréciait, il y a quelque temps, que les écrivains à message. Il fallait édifier, enseigner, éduquer. Comment un tel écrivain pouvait-il croire qu'il n'était pas savant ? Le moindre metteur en scène analphabète, le moindre danseur pensant avec ses pieds se croyait en mesure d'émettre des oracles, des prophéties. Il y a peut-être davantage d'orgueil à savoir qu'on ne sait pas. Le poète est celui qui sait voir le problème là où les autres ne voient pas de problème, il est celui qui sait le mettre en évidence. C'est bien cela une oeuvre: une série d'interrogations et puisqu'il y a construction on peut considérer l'œuvre comme une architecture d'interrogations. Toute œuvre doit être une mise en question. »

30 euros (code de commande : 12457).

 

Irréalisme et Art moderne. Les voies de l'imaginaire dans l'art des XVIIIe, XIXe et XXe siècles. Mélanges Philippe Roberts-Jones. Édité par Michel Draguet. Bruxelles, Université Libre de Bruxelles, [1991]. In-8° broché, 312 p., illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières :
   
À propos de portraits, par Philippe Roberts-Jones.
   Graphies, par Philippe Roberts-Jones.
   Le rêveur fantastique. Portrait bibliographique de Philippe Roberts-Jones ou la poésie comme méthode de l'histoire de l'art, par Michel Draguet.
   Jaillir - Saisir : Philippe Jones et la médiation des arts plastiques, par Albert Mingelgrün.
   Science et créativité, par Ilya Prigogine.
   Le philosophe couché, par Jean Starobinski.
   Rhétorique de la sculpture, par Philippe Minguet.
   Nécessité de la musique, par Georges Thinès.
   Marcel Brion ou l'initiation différée, par Raymond Trousson.
   L'hermétisme chez Tiepolo, par Marcel Brion.
   Éros et Psyché: quelques variations néo-classiques, par Fierre Somville.
   Nodier, Piranèse et la « Monomanie réflective», par Roland Mortier.
   La Maison d'Art. Edmond Picard's asylum of beauty, par Jane Block.
   Le présent du passé dans la peinture et l'écrit de Paul Gauguin, par Paul Hadermann.
   Le crabe Pince-sans-rire et le poulpe. Le mythe ensorien, par Luc de Heusch.
   La passion du diable (Extraits), par Adolphe Nysenholc.
   Le paysage fin de siècle entre impressionnisme et symbolisme. Monet, Redon, Seurat, Khnopff, par Michel Draguet.
   L' avant-garde: réalisme, irréalisme?, par Jean Weisgerber.
   Paul Klee et le secret du texte, par Eugénie De Keyser.
   La musique et ses mystères selon le surréalisme bruxellois, par Robert Wangermée.
   Les figures de Paul Delvaux, par Jacques Sojcher.

25 euros (code de commande : 13468*).

 

JAKOVSKY (Anatole) La peinture naïve. S.l., Jacques Damasse, 1949. In-8° broché, 93 p., reproductions en noir et quelques-unes en couleurs contrecollées, rousseurs.

30 euros (code de commande : 226/68).

 

[JOHNS (Jasper)]. Jasper Johns. Prints from the Leo Castelli Collection. Textes de Vincent Baudoux et Kathleen Slavin. Interview de Jasper Johns par Katrina Martin. Bruxelles, Isy Brachot, 1991. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 182 p., nombreuses reproductions en couleurs, édition trilingue (français, anglais et néerlandais), exemplaire en très bel état.
   
Ouvrage édité à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Galerie Isy Brachot, à Bruxelles, du 11 décembre 1991 au 1er février 1992.
Table des matières :

   - Jaspers Johns in focus, par Vincent Baudoux.
   - Un entretien avec Jasper Johns sur la sérigraphie à trame de soie, par Katrina Martin.
   - Piloter l'être, piloter le phénomène : un itinéraire graphique, par Kathleen Slavin.
   - Planches.
   - Principales expositions personnelles.

   35 euros (code de commande : 14856).

 

 

 

[KANDINSKY (Vassily)]. ENDICOTT Barnett (Vivian) et ZWEITE (Armin) — Kandinsky. Watercolors and Drawings. Armin Zweite's essay translated by David Britt. Edited by Ian Robson. Munich, Prestel, 1992. In-4° broché, 231 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs
@ « First published in German on the occasion of the exhibition Kandinsky : Small Pleasures. Watercolors and Drawings at the Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen, Dusseldorf March 7 - May 10, 1992 and at the Staatsgalerie Stuttgart May 23 - August 2, 1992. »

20 euros (code de commande : 8320).

 

KERBRAT (Marie-Claire) — L'oeuvre d'art par elle-même. Paris, Presses universitaires de France, 1993. In-8° broché, 293 p., (collection "Major").

9 euros (code de commande : 7338).

 

[KISLING (Moïse)]. FELS (Florent) — Kisling. Paris, Le Triangle, 1928. In-8° broché, 15 p., 16 planches hors texte, (collection « Artistes Juifs »).

20 euros (code de commande : 15293).

 

KLOSSOWSKI (Pierre) — Pierre Klossowski. Dessins. Antwerpen, Lens Fine Art, 1977. In-8 broché, [48] p., illustrations en noir et en couleurs, on joint le carton d'annonce.
@ Catalogue de l'exposition avec un texte de Pierre Klossowski en français et en néerlandais.

15 euros (code de commande : 12041).

KOHLER (Arthur) La connaissance des styles. Abrégé documentaire tenant tout particulièrement compte de l'ornementation, de l'ameublement et des arts textiles, ainsi que des besoins des métiers participant à la décoration intérieure. S.l., Association Suisse des Maîtres tapissiers-décorateurs et des Maisons d'Ameublement, 1943. In-4° sous reliure toilée d'éditeur, 409 p., nombreuses illustrations.

40 euros (code de commande : 189/69).

 

KORF (Dingeman) — Tegels. 7de geheel herziene en aangevulde druk. Haarlem, De Haan, 1979. In-8° broché, 183 p., très nombreuses illustrations in et hors texte en noir et en couleurs.

15 euros (code de commande : 217/63).

 

LABORDE (comte A. de) — Notice sur le fichier Laborde. Don fait à des bibliothèques publiques parisiennes de fiches intéressant les artistes des XVIe XVIIe & XVIIIe siècles. Paris, Schemit, 1927. In-8° broché, 51 p.
Composition du Fichier Laborde :
   « Le Fichier, dit Laborde, dont j'ai fait don dernièrement à des Bibliothèques publiques parisiennes pour y être consulté par les historiens de l'Art, se compose :
   1° de documents inédits, copiés sur des actes originaux de l'état civil, actuellement détruits.
   2° de documents inédits, copiés sur des originaux se trouvant encore maintenant, la plupart dans la série Y, aux Archives nationales, à Paris.
   Ces deux séries représentent des extraits de documents, relevés exclusivement en ce qui concerne les artistes, considérés dans la plus large acception du mot, c'est-à-dire artistes et artisans ou gens de métiers, tels que peintres, tailleurs d'images, architectes, graveurs, imprimeurs, libraires, relieurs, brodeurs, luthiers, tapissiers, bronziers, etc., etc. Elles se rapportent aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles et, pour la deuxième série, au XIXe siècle.
   La première série comprend des copies faites sur les actes de l'état civil des Archives de la Seine transcrits dans les 4000 registres conservés autrefois dans les combles de l'annexe de l'Hôtel de Ville de Paris, avenue Victoria, n° 4, brûlés et entièrement consumés lors de l'incendie sacrilège, de sinistre mémoire, allumé, le 24 mai 1871, par les énergumènes de la Commune. Elle représente donc – et c'est son intérêt primordial – de véritables originaux. Elle comprend environ 66.000 (exactement 66.080) copies ou fiches, 0,205
´ 0,135, concernant les artistes et artisans.
   Ces 66.000 fiches d'artistes ont été déposées par moi à la Bibliothèque nationale de Paris, département des manuscrits.
   La seconde série comprend environ 12.000 fiches, concernant aussi et uniquement des artistes, et 5.000 relatives à des médecins et chirurgiens, mais extraites et copiées sur les dossiers des Archives nationales la plupart de la série Y où les chercheurs peuvent aller se référer avec d'autant plus de facilité que les cotes de ce grand dépôt figurent sur chaque fiche. Mais on y trouve quantité de renseignements puisés dans d'autres archives et même dans des publications imprimées, livres, périodiques, catalogues de vente. Cette série qui, elle, déborde sur le XIXe siècle, constitue donc un dépouillement intéressant, travail inédit, mais qui susceptible d'être vérifié, pourrait être complété un jour, puisque les originaux n'ont pas cessé, comme dans la première série, d'exister. Aussi ai-je trouvé que leur place serait plus appréciée dans des bibliothèques spéciales et les ai-je déposées à la disposition du publie : les 12.000 fiches d'artistes, à la Bibliothèque d'art et d'archéologie, rue Berryer, Fondation Rothschild, et les 5.000 fiches médicales à la Bibliothèque de la Faculté de Médecine, rue de l'École-de-Médecine. »

20 euros (code de commande : 13413).

 

LANCELOT (Michel) — Le Musée volé. Paris, Galerie de Seine - Galerie Isy Brachot, 1979. In-8° broché, 92 p., illustrations en noir et en couleurs, couverture rempliée, exemplaire en parfait état.
@ Ouvrage réalisé à l'occasion de l'exposition éponyme organisée en collaboration par les deux galeries parisiennes, en octobre-novembre 1979. Reproduction d'œuvres de Alejandro, Arroyo, Atlan, Bacon, Balthus, Botero, Bron, Bryen, Camacho, Chambas, Charchoune, Chavez, Chemay, Chemiakin, Chirico, Dado, Dali, Delvaux, De Stael, Dominguez, Ernst, Fanti, Ferrer, Fromanger, Hayter, Herold, Kijno, Korab, Labisse, Lam, Ljuba, Magritte, Malevitch, Masson, Matta, Monory, Music, Pignon, Recalcati, Sandorfi, Tanguy, Theimer, Tovar, Velickovic et Wols.

20 euros (code de commande : 9026).

 

[LA TOUR]. THUILLIER (Jacques) — Georges de la Tour. Paris, Flammarion, 1992. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 318 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ouvrage « non disponible provisoirement » au catalogue de l'éditeur, exemplaire à l'état de neuf.
Sur la jaquette :
   « Oublié trois siècles durant, redécouvert à partir de 1863, La Tour offre le cas paradoxal d'un artiste célèbre de son vivant, très vite négligé après sa mort, et dont l'histoire a dû reconstituer la vie et l'œuvre morceau à morceau. Ce labeur ingrat pouvait paraître au départ relever de la pure érudition : en fait il a rendu à la peinture occidentale une suite de chefs-d'œuvre d'une rare poésie et qui, après trois siècles et demi, continuent à fasciner par leur qualité plastique non moins que par leur richesse spirituelle. Le Nouveau né de Rennes, le Saint Sébastien soigné par Irène du Louvre, le Job d'Épinal sont désormais entrés dans le cercle le plus étroit, le plus indispensable, des « voix du silence ».
   En 1949 François-Georges Pariset avait publié une thèse demeurée fameuse, et qui pour la première fois rendait à l'artiste une consistance historique. En 1972 une exposition réunie à l'Orangerie des Tuileries a présenté au public toutes les œuvres alors connues. Pour célébrer le quatrième centenaire de la naissance de La Tour, en mars 1993, et comme un nécessaire hommage à son génie, il a paru opportun de réunir en un seul volume ce qui compose actuellement notre connaissance de l'artiste : soit l'image aussi complète que possible du peintre, de sa vie et de son milieu, accompagnée par la reproduction de toutes ses œuvres, et suivie par le catalogue raisonné et le corpus des documents d'archives qui ont permis de reconstituer sa biographie.
   Dans cet ouvrage, Jacques Thuillier tente de montrer qu'en rejetant toutes les classifications abstraites, en replaçant l'artiste dans son exacte situation historique et géographique, en faisant appel à plusieurs types d'analyse à la fois, mais comme simples moyens d'approche, on peut rompre avec la légende d'un peintre mystérieux, et enrichir la vision de ses œuvres sans rien enlever pour autant à leur aura poétique. »

50 euros (code de commande : 12319).

[LAURENS]. Henri Laurens. Numéro XXXIII de la revue Le Point. Souillac, juillet 1946. In-8° broché, 48 + 16 p., illustrations, couverture passée.
@ Contient e.a des textes et poèmes de Reverdy, Leiris, Tzara, Doucet. Les photographies de Laurens sont de Robert Doisneau.

35 euros (code de commande : 210/70).

 

LAVACHERY (Henri A.) — Les arts anciens d'Amérique au Musée Archéologique de Madrid. Anvers, De Sikkel, [ca 1929]. In-4° broché, 128 p., 51 planches hors texte, bon exemplaire de cet ouvrage dont le tirage a été limité à 300 exemplaires numérotés (n° 5).
Avant-propos :
« Qui n'a rêvé des trésors que les conquérants rapportèrent d'Amérique en Espagne et qui n'a été déçu de ne plus rien en retrouver là-bas, rie, à peine des souvenirs ?
Le Museo Archeológico de Madrid compte sept mille pièces américaines dans ses collections. La section pré-colombienne n'est certes comprable à aucune des collections des musées des grandes villes du monde. Elle contient cependant quelques objets qui méritent d'être mieux connus. Beaucoup d'entre eux n'ont encore été reproduits par personne, c'est la raison de cet ouvrage.
À vrai dire, cette collection de Madrid a été composée sans méthode. C'est le hasard des legs et des donations qui en a formé l'ensemble hétérogène. Riche de pièces inestimables, il est en même temps plein de lacunes.
Le plus grave reproche que lui font les savants, c'est la pauvreté de renseignements certains. D'où viennent exactement ces objets ? Pour la plupart, les archives du Musée sont muettes.
Nous avons cherché à remédier, autant qu'il était possible, à ce silence. Nous espérons aussi que notre travail incitera d'autres travailleurs, peut-être mieux armés que nous, à ne pas dédaigner plus longtemps une collection qui, énigmatique et même parfois dangereuse pour la science, offre aux yeux de l'art, dans des matières rares, médiocres ou splendides, quelques formes d'une étrange beauté. »

90 euros (code de commande : 9241).

[LAVIER (Bertrand)]. Bertrand Lavier. Dijon, 1986. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 129 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
@ Catalogue de l'exposition de l'exposition présentée à l'Atheneum - Le Consortium - Musée des Beaux-Arts de Dijon, du 11 octobre au 17 novembre 1986 et au Musée de Peinture et de Sculpture, à Grenoble, du 13 février au 30 mars 1987.

25 euros (code de commande : 10072).

 

 

 

LEFRANÇOIS-PILLION (Louise) — L'art roman en France. Architecture - Sculpture - Peinture - Arts mineurs. Paris, Le Prat, [ca 1943]. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 110 p., XLI lettrines et vignettes et 132 photographies de Jean Roubier, (collection « Nouvelle Encyclopédie Illustrée de l'Art Français »).
Table des matières :
   I. Les origines.
   II. Les débuts de l'architecture romane.
   III. Écoles régionales d'architecture.
   IV. La sculpture.
   V. Peinture murale et mosaïque. Vitraux.
   VI. Peinture des manuscrits.
   VII. Ivoires, orfévrerie, émaux.

10 euros (code de commande : 15041).

 

 

LEPÈRE (Auguste) Catalogue des travaux exposés par Auguste Lepère au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1908. Du 15 avril au 30 juin. Préface de Roger Marx. Paris, Marty, 1908. In-4 broché, XXV + 80 p., 2 planches inédites (eau-forte et lithographie), 10 reproductions hors texte dont 8 en héliotypie et autres illustrations, tirage limité à 150 exemplaires, celui-ci est l'un des 50 numéroté sur vélin.

400 euros (code de commande : 250/57).

 

LE QUELLEC (Jean-Loïc) et DE FLERS (Pauline et Philippe) — Peintures et gravures d'avant les pharaons du Sahara au Nil. Préface de Nicolas Grimal. Paris, Fayard / Soleb, 2005. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 382 p., très nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   « De magnifiques photographies, un texte alerte et dense emmènent le lecteur dans le monde fascinant du Sahara oriental, aux confins de l'Égypte, de la Libye et du Soudan, au-delà des grandes barrières dunaires qui protègent l'un des berceaux de la civilisation pharaonique. L'aventure est omniprésente : par la magie des espaces, par l'évocation de leurs premiers découvreurs, par la démarche même des auteurs. Elle se double d'une réflexion savante sur cette culture des origines et ses résurgences dans la grande civilisation des bords du Nil. De larges perspectives, très neuves, s'ouvrent sur les relations de l'Afrique présaharienne avec les grands fleuves, jadis considérés comme source unique des civilisations qu'ils ont abritées. Ils ne sont, en fait, que des creusets, dans lesquels sont venues se fondre de plus anciennes sociétés. Ces racines présahariennes profondes nous rapprochent des origines de l'Homme et mettent en lumière l'imaginaire de ces ultimes prédécesseurs des pharaons. »

60 euros (code de commande : 12301).

 

LE VANE (Ethel) et GETTY (J. Paul) — Vingt mille lieues dans les musées. Traduit de l'anglais par le marquis de Amodio. Paris, Plon, 1957. In-8° broché sous Rhodoïd, 315 p., illustrations hors texte, exemplaire en grande partie non coupé.
En quatrième de couverture :
« Ce voyage en zigzag, cette passionnante odyssée d'un grand collectionneur américain et d'un antiquaire hollandais à la recherche de merveilles inconnues ne ressemble en rien aux mornes « Histoires de l'Art » qui énumèrent sèchement chefs-d'œuvre sur chefs-d'œuvre. Paul Getty collectionne tableaux, sculptures, meubles et tapisseries par amour de l'Art, et chaque objet qu'il rapporte dans son « ranch » californien représente pour lui une découverte unique, et souvent une énigme ; toujours une aventure et une conquête. Les milliards et les guides imprimés ne suffisent pas à faire un grand collectionneur, pas plus qu'un fusil et des cartouches ne font un bon chasseur. Secondé par Mueller, l'antiquaire, comme Sherlock Holmes par le fidèle Watson, Getty part sur la piste d'un Rembrandt ou d'un buste romain à travers les siècles et les frontières, les secrets de l'Histoire et l'ombre protectrice des collections privées. Nous accompagnons les deux hommes d'Amsterdam à Paris, de Londres à Corinthe, de l'Antiquité à la Renaissance et au XVIIIe siècle. On se prend à éprouver la même curiosité passionnée que Getty pour le Marten Looten peint par Rembrandt, ou pour la petite fontaine aux singes de bronze... Cette chasse aux trésors ignorés, si riche en surprises, en péripéties et en enseignements, mérite parfaitement son titre à la jules Verne. »

10 euros (code de commande : 10080).

 

LEVEY (Michaël) — La peinture à Venise au XVIIIe siècle. (Painting in XVIIIth century Venice.) Traduit de l'anglais par Françoise Falcou. Brionne, Monfort, 1987. In-8° broché, 169 p., (collection « Imago Mundi »).
Table des matières :
   Introduction.
      Tableau général - Amateurs et collectionneurs - Les peintres.
   Chapitre I : Les peintres d'histoire.
      Luca Giordano - Sebastiano Ricci - Pellegrini - Amigoni - Giambattista Piazzetta -
      Pittoni - Les Guardi comme peintres d'histoire - Fontebasso - Guarana.

   Chapitre II : Le paysage.
      Marco Ricci - Zucarelli - Giuseppe Zaïs.

   Chapitre III : Les peintres védutistes.
      Heintz et Richter - Carlevaris - Canaletto - Bernardo Bellotto - Michiel Marieschi
      - Francesco Guardi.

   Chapitre IV : Les peintres de genre.
      Pietro Longhi - Gaetano Zompini - Piazzetta - Domenico Tiepolo.

   Chapitre V : Le portrait.
      Bombelli et Maffei - Rosalba Carriera - Cassana, Amigoni, Uberti - Bartolomeo et Nazario Nazari - Alessandro Longhi.

   Chapitre VI : Le grand génie du siècle.
      Giambattista Tiepolo.

   Notes, bibliographie.

15 euros euros (code de commande : 12423).

 

LEYMARIE (Jean) La peinture française. Le Dix-neuvième siècle. Genève, Skira, 1962. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 229 p., illustrations en couleurs, (collection « Peinture - Couleur - Histoire. »).

38 euros (code de commande : Art/6485).

 

MÂLE (Émile) L'art religieux de la fin du XIIe siècle en France. Étude sur les origines de l'iconographie du Moyen Âge. Quatrième édition revue et corrigée. Illustrée de 253 gravures. Paris, Armand Colin, 1940. In-4° broché, IV + 463 p.

40 euros (code de commande : 202/69).

MÂLE (Émile) L'art religieux de la fin du Moyen Âge en France. Étude sur l'iconographie du Moyen Âge et sur ses sources d'inspiration. Quatrième édition, illustrée de 265 gravures. Paris, Armand Colin, 1931. In-4° broché, V + 512 p.

40 euros (code de commande : 203/69).

 

MALRAUX (André), voir la page André Malraux

 

[MANET]. COURTHION (Pierre) — Édouard Manet. Paris, Cercle d'Art, 1978. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 152 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs contrecollées, (collection « La Bibliothèque des Grands Peintres »), exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   Issu d'une famille de la haute bourgeoisie, cultivée et conservatrice, Manet se heurte à son milieu. Contre son père qui voulait le voir prendre la carrière de magistrat, après avoir un moment songé à la marine, Manet s' inscrit dans l'atelier de Thomas Couture. Ses vrais maîtres, il les trouve au Louvre où il copie Titien et Velasquez.
   Antonin Proust, l'ami et condisciple qu'il a peint, rapporte ce que Manet cherchait en peinture : « Pour un peu il aurait supprimé les demi-teintes. Le passage immédiat de l'ombre à la lumière était sa constante recherche. Chez Titien les ombres lumineuses l'enthousiasment. Les primitifs l'affolaient ». Manet rencontre Baudelaire et son amitié avec le poète éclaire une partie de son œuvre.
   « J'ai horreur de ce qui est inutile. La cuisine de la peinture nous a pervertis. Comment s'en débarrasser ? Qui nous rendra le simple et le clair, qui nous délivrera du tarabiscotage ? » À cette interrogation du peintre répond comme en écho cette opinion du poète : « Celui-là serait le peintre, le vrai peintre, qui saurait nous faire voir combien nous sommes grands dans nos cravates et nos bottes vernies ». Qu'il s'agisse de la Musique aux Tuileries, le déjeuner sur l'Herbe, Olympia, avec Manet une nouvelle manière de voir se fait jour contre l'art officiel. Avec lui commence la peinture moderne.
   Si comme tout ce qui est novateur soulève de violents scandales, les jeunes peintres trouvent en Manet, malgré ses origines, son désir de plaire et la conscience qu'il avait de sa valeur, de pouvoir faire une carrière triomphale, un maître et un porte-drapeau. Or la société de son temps ne l'accepte pas, il fut traité de bohème grossier, de barbouilleur anarchissant. Le drame de Manet c'était de faire partie d'un monde qui le refusait. Il trouva en compensation des appuis auprès d'un groupe d'écrivains et d'artistes qui prirent passionnément partie en faveur de son œuvre. Il se lia d'amitié avec Zola, puis plus tard avec Mallarmé.
   Par son étude, ses commentaires, l'auteur Pierre Courthion, écrivain et historien d'art, dégage le rôle de premier plan joué par Manet dans le développement de la peinture moderne.

35 euros (code de commande : 14662).

[MANET]. PICKVANCE (Ronald) — Edouard Manet. Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 1996. In-4° broché, 255 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, quelques reproductions collées sur les gardes.
Catalogue de l'exposition organisée à la Fondation Pierre Gianadda, à Martigny, du 5 juin au 11 novembre 1996.
Introduction de Léonard Gianadda :
   « L'œuvre de Manet est restreint, la production de l'artiste peu abondante. Pour notre Fondation, regrouper autant de chefs-d'œuvre alors qu'il n'y a ni musée, ni fondation, ni famille Manet, relevait de la gageure. Après de longues recherches, Ronald Pickvance, commissaire de l'exposition – à qui nous avions déjà confié en 1993 celle consacrée à Degas –, a néanmoins pu réunir une centaine de dessins, aquarelles, pastels et tableaux en provenance des cinq continents. Si invraisemblable que cela puisse paraître, il s'agit de la première exposition en Suisse consacrée à Manet, décédé il y a cent treize ans, en 1883, à l'âge de 51 ans seulement. Si aucun hommage ne lui a été rendu à ce jour dans notre pays, ce n'est certes pas parce que les collectionneurs suisses l'avaient ignoré, bien au contraire. En effet, que dire des superbes Manet rassemblés par Emil G. Bührle, dont une grande partie peut être admirée à la célèbre fondation de Zurich ? Ou encore de l'incroyable paroi Manet de la Fondation Reinhart à Winterthour ? Et n'oublions pas l'exceptionnelle Amazone, une des dernières œuvres de Manet, qui nous est prêtée par la Villa Flora de Winterthour récemment ouverte au public, autre lieu de passage obligé pour les amoureux de la peinture française. À elles seules ces collections constitueraient une prodigieuse exposition Manet et, sans conteste, nos visiteurs devraient faire le pèlerinage de Zurich et de Winterthour et ainsi imaginer un ensemble idéal.
   Je suis très heureux – et sans doute beaucoup seront surpris – du fait qu'autant d'œuvres aussi importantes, en provenance de collections publiques et privées du monde entier, soient aujourd'hui rassemblées à Martigny. Ainsi, le très beau paysage tardif La Maison de Rueil de Melbourne, jamais revu en Europe depuis 1926, ou encore le Portrait de l'Abbé Hurel et les Portraits d'Ernest Hoschedé et de sa fille Marthe de Buenos Aires, jamais exposés en Europe à ce jour. Et qui pourrait croire que La Prune de la National Gallery de Washington se retrouverait un jour, avec Le Bouchon du Musée Pouchkine de Moscou, en compagnie de cet extraordinaire tableau de la vie moderne du Paris des années 1870, Chez le Père Lathuille, du Musée de Tournai en Belgique ? Comment imaginer qu'une telle série de marines, de ports et de plages de France ait pu être ainsi réunie puisque ces œuvres nous parviennent de New York, de Philadelphie ou de Richmond pour rejoindre à Martigny leurs camarades d'atelier ? Et n'oublions pas que cinq des dix portraits de Berthe Morisot peints par Manet se retrouvent aujourd'hui côte à côte.. Il convient également de souligner les superbes pastels de portraits de femmes les délicats dessins et aquarelles, les natures mortes de fruits et de fleurs, ainsi que les intéressantes copies de maîtres anciens italien, espagnol, flamand, hollandais et français, qui constituent une surprenante introduction à l'exposition. »

20 euros (code de commande : 14087).

 

MASSON (Michel) — La Chapelle Sixtine. La voie nue. Paris, Cerf, 2004. In-8° broché, 327 p., illustrations in et hors texte, exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   La chapelle Sixtine est un labyrinthe où est proposé un itinéraire initiatique. Celui qui s'y engage va se trouver déstabilisé, dépouillé et même brisé par une technique artistique et une rhétorique hautement provocantes où, en particulier, la nudité et l'homosexualité jouent un rôle clé.
   Contrairement aux idées reçues, la chapelle Sixtine ne constitue ni une illustration du platonisme ni un travail de commande dicté par un théologien, mais l'expression d'une expérience éminemment personnelle : un mysticisme de l'abandon, proche à bien des égards de celui de François d'Assise et qui se veut entièrement conforme au message du Christ – au risque du scandale et même de l'hérésie.
   Le patient décryptage image par image auquel se livre l'auteur permet de lever certaines énigmes et de ne pas laisser de côté les éléments dérangeants. À lire dans l'esprit des travaux de Daniel Arasse.

25 euros (code de commande : 14297).

 

MATOSSIAN (Chakè) — Fils d'Arachné. Les tableaux de Michelet. [Bruxelles], La Part de l'Œil, 1998. In-8° broché, 237 p., illustrations, (collection « Théorie »), la page de faux-titre manque.
En quatrième de couverture :
   Quel est le rôle de l'œuvre d'art dans l'écriture de Michelet et particulièrement dans le livre Le Peuple ? Le plus célèbre des historiens français édifie un portrait du peuple – qui est aussi un autoportrait – conférant à l'écriture le statut de l'image. L'analyse menée ici tente de révéler le lien entre le pouvoir de l'image et l'image du pouvoir et, par conséquent, l'enjeu que représente l'art dans la question de la tyrannie opposée à la liberté, comme la haine à l'amitié. Effectuant la relance du « raptus », Michelet, fils d'Arachné, en tisse les fils et renvoie récriture à l'activité arachnéenne, au tissage, archétype de l'image-piège et de son rapport au pouvoir, mais aussi modèle social dont la tapisserie de Bayeux témoignera. Le tableau-texte opte pour le style de Rembrandt et son an de l'ombre, opposé au style de Méduse hyper-réalisé dans les faux portraits sous la lumière crue et assujettis aux titres, aux mots, aux noms. Aux styles artistiques correspondent les styles industriels, ainsi la tyrannie relève-t-elle d'un style accordant la prédominance à la machine sur les hommes et aux mots sur les choses. Matière vivante, le texte de Michelet pose la question du modèle et du cadre (Montaigne, le Musée des Monuments français), celle du génie et de sa forme ou de la capture de l'instant (Rubens) et celle encore de l'art social (Géricault) à l'opposé de la terreur en peinture (David) qu'il détruit par l'écriture. Michelet réalise une leçon d'anatomie où la médusification, qui trouve son écho dans la Révolution française, est non seulement maintenue dans le suspens mais aussi transformée, par le recours au sacrifice lié à la fête, en une Véronique, vraie image du peuple et autoportrait de Michelet, imprimée sur le linge de coton, indice économique et signe esthétique, trame et fondement du tableau, nous conviant à regarder et à lire autrement le présent.

13 euros (code de commande : 15305).

 

MEYERSON (Ignace) — Forme couleur mouvement dans les arts plastiques (1953-1974). Introduction par Bernard Dorival. Paris, Adam Biro, 1991. In-8° broché, 186 p., illustrations hors texte, (collection « La Porte étroite/Écrits sur l'Art »).
En quatrième de couverture :
   « Ignace Meyerson (1888-1983) anime puis dirige le Journal de Psychologie à partir de 1920. Sa thèse Les Fonctions psychologiques et les œuvres est de 1948 (Vrin). Un important volume, Écrits 1920-1983. Pour une psychologie historique (P.U.F., 1987), regroupe une partie de ses articles. Il dirigeait jusqu'à sa mort le Centre de Psychologie comparative à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.
   Meyerson a eu à partir des années 50 de nombreux contacts avec les artistes de son temps.
   Le présent recueil regroupe d'abord des articles importants publiés pour la plupart dans le Journal de Psychologie « sur la spécificité de l'art et de ses objets » (1956), « Remarques sur les formes en peinture » (1964), « Réalité des arts plastiques et réel perçu » (1968) ; des comptes rendus des travaux de Pierre Francastel et d'Étienne Gilson.
   Dans la dernière partie sont réunis des préfaces, peu connues, et des textes inédits sur des peintres et sculpteurs comme Deyrolle, Mortensen, Pignon et Jacobsen qui révèlent un grand critique d'art servi par une langue impeccable. »
Table des matières :
   Première partie :
   - Sur la spécificité de l'art et de ses objets (1956).
   - Le mouvement dans l'art (1955).
   - Remarques sur les formes en peinture (1964).
   - Peinture et théâtre. Spécificités et convergences
(1967).
   - Réalité des arts plastiques et réel perçu (1968).
   Deuxième partie :
   - Les métamorphoses de l'espace en peinture. À propos des recherches de P. Francastel (1953).
   - Peinture et réalité. À propos d'un livre de M. Étienne Gilson (1961).
   Troisième partie :
   - L'expression du mouvement dans les dessins de Combats de coqs de Pignon (1964).
   - Géométrie sensible et création d'un monde pictural. Préface à 7 à Venise de Richard Mortensen (1960).
   - Les mouvements suggérés dans quelques reliefs et peintures de Mortensen (1964).
   - Le Rectangle enchanté. Préface à dix sérigraphies de Richard Mortensen (1973).
   - Jean Deyrolle (1966).
   - L'espace dans la sculpture de Robert Jacobsen (1955).
   - Quand le fer parle (1957).
   - La suggestion du mouvement dans les sculptures abstraites de Jacobsen (1964).
   - Entretien avec Morice Lipsi, le samedi 14 mars 1964 (1964).
   - Liberaki (1974).
   Chronologie. Bibliographie. Index.

15 euros (code de commande : 12468).

 

MICHEL (André) — Histoire de l'Art depuis les premiers temps chrétiens jusqu'à nos jours. Tomes I à VIII et Index (complet). Paris, Armand Colin, 1926-1929. Huit tomes en dix-sept volumes et un volume d'index, in-4° brochés, [8268 p.], 470 gravures et 102 planches hors texte, bel exemplaire en excellente condition.

Les dix-huit volumes : 250 euros (code de commande : Art/ 837).

 

MILLER (Judith & Martin) — The Antiques directory Furniture. Chief Consultant Editor : John Bly. American Consultants : Lita Solis-Cohen, Kelvyn Grant Lilley. New York, Portland House, 1985. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 639 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   « Furniture is the most coherent and comprehensive visual guide to antique furniture available to dealers and collectors. More than 7,000 pieces of the finest furniture, made between the 16th century and the early 20th, including British, American, Dutch, French, German, Italian, Spanish and Oriental, are illustrated, described and pricecoded. There are 560 illustrations in full color, showing pieces of exceptional quality, and more than 100 special informatioin features discussing points of authenticity, dating and craftsmanship.
   Nearly every piece of furniture illustrated in these pages has passed through the showrooms or through the hands of major dealers in the last few years. The book therefore represents a unique overview of the state of the antique furniture market, both in what is available and in the prices made.
   In its selection of examples and in its detailed descriptions, Furniture draws on the exhaustive knowledge of leading authorities – showroom experts, dealers, and the authors of standard reference works. The number and quality of the illustrations make it possible to see the sometimes very small variations of design, figuring, carving and ornament that taken together make the difference between an agreeable antique and a work of art. »

25 euros (code de commande : 13520).

 

[MILLET]. FERMIGIER (André) — Jean-François Millet. Genève, Skira, 1977. In-4° carré sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 151 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Découverte du Dix-Neuvième Siècle »), exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   « Millet a été longtemps un des grands incompris de la peinture du siècle dernier. Constamment attaqué de son vivant pour la trivialité d'un réalisme souvent considéré comme un appel à la jacquerie, il a bénéficié après sa mort d'une gloire immense, excessive, absurde, fondée pratiquement sur un seul tableau, L'Angélus, qui est loin d'être un chef-d'œuvre, et sur une interprétation lénifiante, sentimentale, populiste d'une peinture dont on ignorait la sévère grandeur pour n'y voir qu'un reflet
de l'idéologie de la IIIe République dans ses aspects les plus superficiellement moralisateurs. La réhabilitation de Millet a d'abord été celle de ses dessins et de ses pastels, dont les critiques les plus malveillants n'ont jamais pu nier les admirables qualités, puis, très progressivement, celle de l'ensemble de son œuvre, jusqu'à la mémorable exposition présentée à Paris en 1975, qui a montré le peintre dans toute l'étendue de ses dons.
   Portraitiste, à ses débuts, d'une qualité exceptionnelle, tenté un moment par la représentation du travail urbain, Millet a consacré toute sa vie à l'évocation du monde rural décrit avec une sincérité, une émotion contenue, un sentiment de la grandeur, tantôt tragique, tantôt printanière du quotidien qui évite aussi bien les excès du naturalisme que ceux de l'idéalisation romanesque. Longtemps considéré comme une sorte de peintre naïf, de cœur simple visité par le génie, Millet est en fait un des artistes les plus savants et complexes du siècle dernier : déterminé à « faire servir le trivial à l'expression du sublime », il n'a cessé d'enrichir son œuvre de références aux maîtres qui, de Poussin à Michel-Ange et aux sculpteurs gothiques, l'ont guidé dans sa recherche, et dont le souvenir donne à ses meilleurs tableaux une dimension épique. Cet équilibre entre l'humilité de l'observation et la noblesse morale du propos est la raison de l'amitié fraternelle que lui portait Van Gogh.
   Millet n'est que superficiellement un peintre réaliste. S'il a dédaigné tout effet pittoresque, réduit le paysage de son œuvre à la seule plaine de Barbizon, c'est que la nudité, l'austérité laborieuse de celle-ci étaient pour lui l'image de la condition humaine. Mais il nous a laissé aussi un témoignage incomparable sur les usages, les outils, la culture du monde rural à une époque où la révolution industrielle n'avait pas encore ébranlé sa cohérence. À cet égard, Millet a été un des fondateurs de l'ethnographie française et, dans toute l'acception du terme, un grand peintre d'histoire. »

40 euros (code de commande : 13302).

 

[MIRÓ (Joan)]. Joan Miró. Bruxelles, De Rache, 1971. Grand in-8° broché, [120 p.], illustrations en noir et en couleurs.
@ Il s'agit du catalogue de l'exposition organisée à Knokke-Heist, au Casino communal, dans le cadre du « XXIVe Festival Belge d'Été », en juin-juillet-août 1971. L'avant propos, À notre Orient, Miró..., est signé par Gaëtan Picon.

12 euros (code de commande : 8686).

 

 

[MODIGLIANI]. Modigliani. [Liège], [Ville de Liège], 1980. Grand in-8° carré broché, 171 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
@ Publication éditée à l'occasion de l'exposition organisée à Liège, au Musée Saint-Georges, du 18 octobre au 14 décembre 1980.
Extrait de l'avant-propos :
« Il est des événements qui marquent le monde des arts et dont l'incidence sur les spécialistes ou le grand public provoque une émulation bénéfique. L'exposition que la Ville de liège consacre à Amedeo Modigliani peut être considérée comme telle.
Cette haute figure de la peinture joint à une ascendance cézanienne la subtile distinction de sa Toscane, patrie de terre et d'art. Mais, au-delà, au-dessus de tous ses attributs proprement de peintre – son dessin nerveusement souple, sa palette, sa « matière » – une chose, la plus importante, est à la source de ce qui crée son emprise sur le spectateur : l'aura d'affectivité qui émane de son œuvre.
Ses visages et ses nus sont le refuge d'un être originairement puis perpétuellement blessé par la réalité ; comme Paul Verlaine, Modigliani fut un être trop aimant pour supporter sans fuir, dans tous les enivrements, le monde quotidien où il était plongé. Son œuvre fut une de ses ivresses, et la plus véritable. L'autre, la mauvaise, celle des drogues, n'était que faiblesse succédanée d'un nouveau « pauvre Lelian » à la recherche désespérante d'un regard ou d'un geste ami.
Art dès lors fondamentalement personnel. Modigliani n'a tracé aucune voie qui pût être suivie, parce que son art fut sa seule vie, et que personne ne l'ayant précédé, personne non plus ne pouvait le suivre.
« Désordre et génie ¤, écrit à son sujet Jean Cassou, « l'histoire de Modigliani est peut-être le dernier drame romantique. » Mais il en est issu une œuvre étonnamment quintessenciée. L'influence de Brancusi, le sculpteur ; le goût spontané de tous les arts primitifs, qu'ils soient de Byzance, d'Italie ou d'Afrique n'était que le goût, le sens du dépouillement, jusqu'aux éléments premiers.
Cela donne toujours ; cela a donné chez Modigliani un style. Modigliani est un style. Que l'artiste se complaise trop en lui-même et voilà que naît le maniérisme. Mais c'est la grâce de certains d'y échapper, ne fût-ce que de justesse, et cela a été son cas. »

13 euros (code de commande : 11335).

[MODIGLIANI]. Amedeo Modigliani 1884-1920. Paris, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, 1981. Grand in-8° carré broché, 228 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, couverture frottée.
Ouvrage édité à l'occasion du XXe anniversaire du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, du 26 mars au 28 juin 1981.
Table des matières :
   I. Avant-propos, par Bernadette Contensou et Daniel Marchesseau.
      Pourquoi une exposition Modigliani, par Bernadette Contensou.
   II. Modigliani, ou le mystère, par J.M.G. Le Clézio.
      L'Isolement de Modigliani, par Daniel Marchesseau.
   III. Modigliani et l'analyse scientifique, par Madeleine Hours.
      L'étude au Laboratoire de Recherche des Musées de France, par Suzy Delbourg et Lola Faillant-Dumas.
   IV. Remerciements.
      Expositions et bibliographie
, par Guillaume Garnier.
   V. Modigliani sans légende, par Jeanne Modigliani.
   VI. Catalogue des œuvres exposées reproduites en couleurs.
      Catalogue des œuvres exposées reproduites en noir.
      Catalogue des dessins reproduits en noir.
      Catalogue des sculptures reproduites en noir.
      Notices
par Guillaume Garnier et Daniel Marchesseau.

12 euros (code de commande : 14906).

 

 Monographies des grands artistes suisses

Les volumes de cette série publiée à Lausanne par les éditions Rencontre dans les années 1970-1971, se présentent en format in-8° carré sous reliure toilée beige, comportent 126 pages et sont tous bien illustrés. Les jaquettes manquent.  

Cuno Amiet par Max HUGGLER.                                                 15 euros (code de commande : 7165).

Max Gubler par Daisy SIGERIST.                                                              15 euros (code de commande : 7167).

Otto Meyer-Amden par Michael STETTLER.                                           15 euros (code de commande : 7170).

Sophie Taeuber-Arp par Margit STABER.                                    15 euros (code de commande : 7173).

Walter-Kurt Wiemken. par Dorothea CHRIST.                              15 euros (code de commande : 7174).

[MORÈRE (Louis)]. MONTO (Charlotte) — Au Maroc avec Louis Morère 1885-1949. « Comme un parfum des anciens jours... » Paris, Somogy, 1999. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 239 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   « Louis Morère a de la nature un sens inné : elle chante secrètement une douce mélodie. Et l'on apprécie la concordance des couleurs, le rythme des plans, l'épaisseur charnelle des empâtements. Il y a un bonheur de peindre jusqu'à la gourmandise.
   L'œuvre de Louis Morère est alors empreinte d'une profonde unité car son regard d'humaniste est celui de la fidélité à un pays, à tout un peuple berbère, arabe et juif, dans un climat d'harmonie profonde.
   On est alors loin d'un Maroc de rêve ou de tourisme. La chaleur des amitiés se confond avec la chaleur des saisons et la chaleur même des peintures. Pétries d'amour, les toiles ou bois peints sont dorés au foyer de l'atelier. Mais ici l'atelier n'est pas enfermé entre quatre murs, l'atelier est un coin de terre d'Afrique sous un ciel serein, presque toujours bleu. »

50 euros (code de commande : 13063).

 

 

MOULIN (Raymonde) — L'artiste, l'institution et le marché. Avec la collaboration de Pascaline Costa. Paris, Flammarion, 1992. In-8° broché, 423 p., (série « Art, Histoire, Société »).

13 euros (code de commande : Art/ 5063).

 

La naissance de la théorie de l'art en France (1640-1720). Paris, Jean-Michel Place, 1997. In-4° broché, 295 p., illustrations, exemplaire à l'état de neuf, épuisé et peu courant.
Il s'agit du n° 31/32-97 de la Revue d'Esthétique.
Table des matières :

   - Introduction, par Stefan Germer et Christian Michel.
   Qu'est-ce que la théorie de l'art ?
      - De l'idée de la peinture à l'analyse du tableau. Une mutation essentielle de la théorie de l'art, par Jacqueline Lichtenstein.
   Les fins de la théorie de l'art.
      - De la vérité en peinture chez Félibien et Roger de Piles. Imitation, représentation, illusion, par René Démolis.
      - Au-delà de la théorie de l'art et de la philosophie : « l'œil et le cœur », par Werner Oechslin.
      - Fréart de Chambray et les règles de l'art, par Oskar Bätschmann.
      - Les conférences académiques : enjeux théoriques et pratiques, par Christian Michel.
      - Un nouveau « discours de la méthode » : la première conférence de Roger de Piles à l'Académie royale de peinture et de sculpture (1699), par Baldine Saint Girons.
   Le rapport à l'autorité doctrinale.
      - Abraham Bosse et Léonard de Vinci. Les débats sur les fondements de la peinture dans les premiers temps de l'Académie, par Marianne Le Blanc.
      - Le génie de Gianlorenzo Bernini d'après le Journal de Chantelou. Un chapitre italophile de la littérature artistique du Grand Siècle, par Milovan Stanic.
      - Quelques apports du De pictura ueterum libri tres de Franciscus Junius à la théorie de l'art en France, par Colette Nativel.
      - La reconstruction de la pensée de Poussin par les théoriciens de l'Académie, par Thomas Puttfarken.
   Les nouveaux outils de la théorie.
      - André Félibien et la description de tableaux. Naissance d'un genre et professionnalisation d'un discours, par Raphaël Rosenberg.
      - Le discours sur l'art par prétention. Décrire les représentations du roi. La galerie de Versailles et Le Portrait du roi par Félibien, par Éric Pagliano.
      - Le Césarion de Saint-Réal et la temporalité du discours critique au XVIIe siècle, par Étienne Jollet.
   La théorie comme justification d'une pratique.
      - La nécessité d'une hiérarchie des genres, par Thomas Kirchner.
      - Adrien-François D'Huez (1691-1753) et La Sculpture divisée en trois parties (1720). Un traité provincial entre rhétorique et anatomie, par Aline Magnien.
      - La quête d'un vêtement d'idées. La question des proportions du corps humain au XVIIe siècle, par Emmanuelle Delapierre.
      - Le portrait de Le Brun par Nivelon ou la perfection en peinture, par Lorenzo Pericolo.
      - L'abeille et le pinceau. Théorie et pratique de l'éclectisme chez Antoine Coypel, par Anne le Pas de Sécheval.
   Les destinataires du discours.
      - Les dictionnaires de Félibien et de Baldinucci, par Georg Germann.
      - Les lecteurs implicites d'André Félibien. Ou pour qui écrit-on la théorie de l'art ?, par Stefan Germer.
   Bibliographie.

40 euros (code de commande : 14293).

Les Offices de Florence. Publié sous la direction de Armand Dayot. Tomes I et II (complet). Paris, Lafitte, [1913]. Deux volumes in-4° sous cartonnage d'éditeur, 273 et 273 p., 180 illustrations en couleurs contrecollées, (collection « Les Grands Musées du Monde Illustrés en Couleurs »).
Avertissement :
   « La visite de Florence est un obligatoire pèlerinage pour l'amateur qui visite l'Italie. Tant de merveilles s'y offrent à la dévotion du voyageur et de l'artiste, et surtout cette incomparable galerie des « Offices » qu'on a pu appeler sans exagération « le plus beau reliquaire d'art qui soit au monde » ! Florence est un écrin dans les « Offices » sont la perle. C'est aux « Offices » qu'on peut suivre le mieux cette admirable évolution du génie poétique et pittoresque de l'Italie, qui va de Giotto à Michel=Ange en passant par Fra Angelico, Botticelli, Ghirlandajo et tant d'autres artistes incomparables. Les planches de cet ouvrage, par l'absolue sincérité de leur rendu, nous diront ce que peut, pour l'essor du génie, l'impulsion bienfaisante de princes artistes comme les Médicis et de papes éclairés comme Jules II et Léon X ; elles nous montreront également l'influence considérable exercée par l'École florentine et sa force de rayonnement sur les autres Écoles italiennes qui lui doivent, pour une bonne part, le meilleur de leur gloire et de leur perfection. »

    

Les deux volumes : 40 euros (code de commande : 13479).

 

OLIVIER (Lucie) — Mobilier des provinces belges et des Flandres françaises. Paris, Massin, s.d. Petit in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 80 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Mobilier »).

20 euros (code de commande : 10273).

 

OLSON (Roberta J.M.) — La sculpture de la Renaissance italienne. Traduit de l'anglais par Florence Lévy-Paoloni. Paris, Thames & Hudson, 1992. In-8° collé, 216 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « L'Univers de l'Art », n° 28), exemplaire en parfait état, épuisé.
En quatrième de couverture :
   « Entre 1260 et 1600, en même temps qu'on retrouve le langage de l'Antiquité classique et que s'impose la perspective, la sculpture italienne est le théâtre d'expérimentations radicalement nouvelles : on y parvient à une maîtrise de l'espace et de la figure, à une invention des formes que la peinture ne montrera qu'ultérieurement. D'artisan, le sculpteur devient artiste ; et de Nicola Pisano à Brunelleschi, de Donatello à Michel-Ange et à Giambologna, c'est à cette séquence ininterrompue de créateurs géniaux – artistes universels la plupart du temps – que Roberta J. M. Olson s'intéresse, les situant dans le contexte de cet âge d'or de l'humanisme qui devait profondément modifier le cours de l'histoire du monde occidental.
   Titulaire d'une chaire d'histoire de l'art à Wheaton Collège, Massachusetts, Roberta J. M. Oison est spécialiste de la Renaissance italienne. Elle a enseigné ce sujet en Italie et aux États-Unis et y a consacré de nombreux ouvrages. »

12 euros (code de commande : 12856).

 

OTTO-DORN (Katharina) — Kunst des Islam. Baden-Baden, Holle Verlag, 1965. In-8°sous reliure toilée d'éditeur, 262 p., nombreuses illustrations, étui illustré, (collection « Kunst des Welt »).

13 euros (code de commande : Art/ 2931).

 

[OUTARDEL (Dom George)] — Les Abbayes de France au Moyen Âge et en 1947, par un moine bénédictin. Préface de Marcel Aubert. Paris, Durassié & Cie, 1947. In-4° broché, 263 p., cartes dans le texte, CXI planches hors texte.
Préface :
   « Les abbayes de France ! quel beau sujet, et combien d'historiens et d'archéologues ont déjà montré tout ce que la France doit aux moines.
   Rangés sous la Règle de saint Benoît, mais groupés par monastères à peu près indépendants les uns des autres, et gardant chacun sa physionomie propre, les moines ont, pendant les temps troublés du haut Moyen Âge, par leur vie de prière, d'étude et de travail, sauvé la civilisation menacée. Puis, réunis en congrégations et en ordres, ils ont été le plus ferme appui de la papauté dans sa lutte pour maintenir la chrétienté dans le droit chemin.
   La prière des moines, la prière continue qui, d'Ordre en Ordre, de maison en maison, ne cesse ni de jour ni de nuit, a soutenu l'énergie chancelante des hommes. On connaît ce passage où Guillaume le Breton montre la flotte de Philippe-Auguste voguant vers la Terre Sainte, assaillie, dans les mers de Sicile, par une tempête horrible, et le roi ranimant le courage des matelots : « Il est minuit, leur dit-il, c'est l'heure où la communauté de Clairvaux se lève pour chanter matines. Ces saints moines ne nous oublient jamais. Ils vont apaiser le Christ ; ils vont prier pour nous, et leurs prières vont nous arracher au péril. »
   Pendant tout le haut Moyen Âge et une grande partie du Moyen Âge, les moines ont sauvé la pensée antique et les souvenirs du passé. Ils ont conservé pieusement dans leurs bibliothèques les manuscrits des auteurs classiques, ils les ont recopiés, commentés, expliqués ; dans leurs écoles, ils en ont développé le sens. Ils ont eux-mêmes écrit des traités de théologie et d'hagiographie, mais aussi l'histoire de leur temps. Les abbayes furent les séminaires où vinrent puiser tous ceux qui cherchèrent à ranimer, dans le monde bouleversé par les invasions barbares, la flamme vacillante de la civilisation. Leurs églises, leurs bâtiments, ont conservé les traditions anciennes et les ont léguées au Moyen Âge et aux temps modernes. Ils ont abrité les arts à l'ombre de leurs sanctuaires architecture, sculpture, peinture, miniature, orfèvrerie, émaillerie.
   Ce sont les mêmes moines qui, de leurs mains, ont défriché les forêts, assaini les marais, irrigué les landes, transformé les déserts en riche terre de culture, en gras pâturages. Ils ont appris aux paysans de meilleures méthodes de travail ; par leur exemple, surtout, ils ont rendu sa noblesse au travail de la terre, abandonné par l'Antiquité aux esclaves. Sur leurs biens immenses, ils ont pratiqué la culture intensive ; certaines abbayes possédaient des centaines de charrues, des troupeaux innombrables.
   Ce sont eux encore qui, par leurs prieurés, leurs hospices, leurs hôtelleries échelonnés le long des grands chemins, sur les routes des pèlerinages, ont rendu possibles ces mouvements de foules qui ont lait couler la vie dans le monde du Moyen Âge, ces longs voyages si chers à nos ancêtres avides de connaître les hommes et les coutumes des autres pays, d'aller prier dans les sanctuaires vénérés, les Lieux Saints, le Tombeau des apôtres à Rome, la Basilique de Tours où reposait saint Martin, le Mont-Saint-Michel, Notre-Dame de Chartres et Notre-Dame du Puy, et surtout Saint-Jacques de Compostelle. L'hospitalité des moines est célèbre, leur charité proverbiale : celui qui frappe à la porte de l'abbaye est accueilli comme le Christ lui-même ; il est hébergé, nourri, soigné, vêtu. Les habitants d'alentour ressentent les bienfaits de l'abbaye. Il n'était pas rare que pendant les temps de disette, certaines abbayes distribuassent des centaines de pains chaque jour. En 1147, le cellérier de l'abbaye de Morimond vient un jour annoncer à l'abbé qu'il n'y a plus de nourriture que pour trois repas de moines et qu'il ne peut plus rien donner aux affamés qui assiègent la porte du monastère : « Malheur à nous, s'écrie l'abbé, si un de ces pauvres meurt de faim à notre porte, alors que nous, nous avons encore un morceau de pain », et il lait distribuer les dernières réserves. Il fut récompensé de son héroïsme : le jour même arrivaient à l'abbaye des chariots de provisions envovés par des bienfaiteurs.
   Combien d'autres ont abordé ce sujet, et quels beaux volumes n'a-t-il pas inspirés. Ce n'est cependant pas ce que l'auteur a voulu refaire ici. Ancien secrétaire général de la Société Française d'Archéologie, il connaît les désirs et les besoins des historiens et des archéologues, comme ceux des voyageurs et des touristes, et c'est pour y répondre qu'il a entrepris la publication de cet important ouvrage auquel il était bien préparé par ses travaux antérieurs. Au vrai il s'agit d'un album précédé d'une introduction où l'auteur montre ce qu'est la vie et l'âme d'un monastère, et où il résume l'histoire de l'architecture monastique au Moyen Âge. Album de cartes sur lesquelles secondé par un artiste de mérite, M. Auguste Martin, il a indiqué l'emplacement des 1300 abbayes du Moyen Âge, 700 bénédictines, 350 cisterciennes, 180 soumises à la règle de saint Augustin et 80 relevant de Prémontrés. Ces cartes sont au nombre de 19, et sur chacune sont groupés 4 ou 5 départements. En regard, un texte très bref donne sur les abbayes dont l'emplacement a été ainsi précisé, des renseignements d'ordre historique, et aussi pratique. Sur une 20e carte est marqué l'emplacement des abbayes existant actuellement en France avec l'indication de l'Ordre ou de la Congrégation auquel elles se rattachent.
   C'est un guide, scientifique et en même temps clair et pratique, qui nous est ainsi donné, et je ne saurais trop dire à mon ancien secrétaire général de la Société Française d'Archéologie toute la reconnaissance des archéologues et aussi des touristes. »

95 euros (code de commande : 12425).

 

La Peinture au musée d'Orsay. [Textes de :] Michel Laclotte, Geneviève Lacambre, Anne Distel, Claire Frèches-Thory, Marc Bascou. Avant-propos de Françoise Cachin. Paris, Scala - Réunion des Musées Nationaux, 1993. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 159 p., nombreuses illustrations en couleurs.
Sur la jaquette :
« La création du musée d'Orsay en 1986 a été un grand moment dans l'histoire des musées français. Dans le spectaculaire bâtiment de l'ancienne gare d'Orsay, furent enfin regroupées les collections nationales – du milieu du XIXe siècle aux
premières années du XXe siècle – qui étaient jusqu'alors dispersées entre le Louvre, le Jeu de Paume, le Palais de Tokyo et, pour quelques œuvres, divers autres musées et administrations.
Cet ensemble offre un parcours unique au monde d'une période foisonnante et souvent contradictoire de l'histoire de l'art. D'œuvres de Ingres, Delacroix ou Corot dans leurs dernières années aux débuts de Matisse ou des fauves, le musée montre dans sa diversité l'art officiel – de l'éclectisme au naturalisme ou au symbolisme – à côté des recherches novatrices des impressionnistes, des post-impressionnistes ou des nabis.
Les collections ne se limitent pas à l'art français et Whistler voisine avec Manet, comme Klimt et Munch avec Bonnard.
Tandis que l'introduction retrace l'histoire des collections et explique le choix chronologique adopté, les auteurs – conservateurs au musée – analysent la création picturale de cette période dans toute sa richesse et sa variété.
Plus de 250 reproductions en couleur illustrent magnifiquement les chefs d'œuvre de ce musée. »

15 euros (code de commande : 10069).

 

PERRAULT (Gilles) — Dorure et polychromie sur bois. [Techniques traditionnelles et modernes.] Dijon, Faton, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 190 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières :
   Introduction.
   Chapitre I : Les travaux préparatoires.
      - La préparation des volumes.
      - La préparation du bois : les évidements ; l'élimination des défauts structurels.
      - Les apprêts.
      - La présentation des produits utilisés : le solvant ; le liant ; les charges.
      - L'application des apprêts : le dégraissage du bois ; l'encollage ; l'application des couches d'apprêt ; l'adoucissage ; le dégraissage des blancs.

   Chapitre II : Les dorures sur bois.
      - Avec les feuilles d'or : la dorure à l'eau ; la dorure à l'œuf ; la dorure à la gélatine ; la dorure à la grecque la dorure à l'huile ; la dorure à la mixtion ; la dorure au livret.
      - Avec des poudres la dorure à la poudre ; les fausses dorures en poudres ; la dorure à la coquille.
      - Avec les autres feuilles métalliques.
      - Exemples de dorure à l'eau sur une copie.

   Chapitre III : La polychromie sur bois.
      - Les composants : les pigments ; les liants ; les solvants ; les charges ; les plastifiants, les mordants.
      - Les applications : les peintures à la colle de peau, à la colle de poisson, à la gomme arabique, à l'œuf, à la cire,
à l'huile; la peinture émulsionnée à l'huile et au blanc d'œuf ; les glacis colorés ; les laques d'Extrême-Orient; le vernis Martin ; les peintures synthétiques.
      - Les bases élémentaires des harrnonies colorées : les gris colorés ; l'intensité spatiale des tons ; l'incidence de la perspective sur la couleur.

   Chapitre IV : Les effets décoratifs spéciaux.
      - Pratiqués dans les apprêts : la reparure ; les poinçonnages ; les incrustations.
      - Pratiqués sur les apprêts : les surmoulages ; les surépaisseurs locales ; le sablage.
      - Les effets colorés pratiqués avec la pose de l'assiette : les assiettes de couleur ; le demi-mat ; les brunis.
      - Les effets dus aux colorations des alliages métalliques en feuilles.
      - Les effets pratiqués après la pose des feuilles métalliques : les rehauts de détails les poinçonnages les sgraffiati ; les glacis colorés.
      - Les patines.
      - La coloration artificielle du bois.
      - La coloration chimique : l'acide nitrique ; l'acide oxalique ; l'acide pyrogalique, l'amoniaque, le bichromate de potassium; l'eau oxygénée ; le sulfate de fer.
      - La coloration par teinture : le blanchiment ; le mordançage ; la teinture.

   Chapitre V : Les finitions du bois au naturel.
      - Présentation des produits pour les finitions cirées : les cires; les encaustiques.
      - Présentation des produits pour les finitions vernies : les résines naturelles.
      - Applications et emplois ; le ciré-rempli ; le ciré-matiné ; le poli-écrasé ; le lustrage du bois ; les bois huilés ; le vernis au tampon ; les vernis synthétiques.

   Chapitre VI : La restauration et la conservation.
      - La déontologie du restaurateur.
      - Les traitements de restauration : le nettoyage des dorures et des polychromies ; le rebouchage des lacunes. La préparation du gros blanc et son application.
      - Les traitements de conservation : les traitements contre les insectes xylophages ; la conservation des bois vermoulus.
      - Exemples de restauration : le dégagement d'une polychromie fixage et nettoyage d'une polychromie ; restauration d'une troïka d'art populaire russe du XXe siècle ; la restauration des surmoulages en pâte sur un cadre du début du XIXe siècle ; la restauration d'un fronton de glace ; la restauration traditionnelle d'une console en bois doré.

   Chapitre VII : Les produits employés.
      - L'alcali. L'aquarelle. L'argent. L'argent faux. L'assiette. Le blanc de Meudon. Le blanc d'œuf. Les colles traditionnelles ; les colles modernes. La détrempe. L'étain. Le gros blanc. Le gypse. La mixtion. La mixtion à l'eau. L'or. Le battage de l'or. La pâte anglaise. Le plâtre mort. Le sel d'oseille. La standolie. La tempera. Le vernis gomme laque. Le vernis gras. Le vermeil.
   Chapitre VIII : L'outillage.
      - L'agate. L'appuyeux. Les brosses. Le chien. Le coussin à dorer. Le couteau à dorer. Le couteau à enduire. Les fers à reparer. Les fers à tirer les apprêts. La palette. Les papiers abrasifs. La pierre ponce. Les pinceaux à lavis. La prêle. Les rondins. Le seau à dorer.
   Tableaux récapitulatifs des étapes de la dorure à l'eau, à l'huile, et de la polychromie sur bois.
   Liste des doreurs en France : du XVIIe au XIXe siècle ; en 1992.
   Glossaire, index, bibliographie.

35 euros (code de commande : 13876).

 

[PERRONNEAU (J.-B.)]. VAILLAT (Léandre) et RATOUIS DE LIMAY (Paul) — J.-B. Perronneau (1715-1783). Sa vie et son œuvre. Deuxième édition revue et augmentée/ Paris et Bruxelles, Van Oest, 1923. In-8° broché, VI + 253 p., 48 planches hors texte, (collection « Bibliothèque de l'Art au XVIIIe siècle »).

15 euros (code de commande : Art/ 4977).

 

PIANZOLA (Maurice) — Brésil baroque. Photographies de Fulvio Roiter, Clarival Valladares, Marcel Gautherot, François Meyer. Genève, Éditions de Bonvent, 1974. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 181 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.

30 euros (code de commande : 7359).

 

PICASSO — Écrits. Préface de Michel Leiris. Textes établis, présentés et annotés par Marie-Laure Bernadac et Christine Piot. Textes en espagnols traduits par Albert Bensoussan. Paris, Réunion des Musées Nationaux - Gallimard, 1989. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, XL, 454 p., illustrations, exemplaire à l'état de neuf.
Sur la jaquette :
   « Ce livre présente pour la première fois tous les écrits de Picasso : plus de trois cent quarante textes poétiques et deux pièces de théâtre, écrits en espagnol ou en français entre 1935 et 1959. À part quelques publications en revues ou en volumes, la plupart de ces textes étaient restés inédits. Picasso a toujours entretenu des liens privilégiés avec l'écriture, comme en témoignent l'utilisation des lettres et des mots dans ses œuvres cubistes, et ses relations étroites avec les poètes de son temps. Il commence véritablement à écrire en 1935, à un moment de crise dans sa vie privée, qui l'empêche de peindre pendant plusieurs mois. Puis il continue à mener de front peinture et poésie jusqu'en 1941. La guerre et l'après-guerre voient l'apparition de deux pièces de théâtre : Le désir attrapé par la queue, en 1941, et Les quatre petites filles, en 1947-1948. Quelques textes isolés apparaissent encore dans les années cinquante pour aboutir aux derniers textes connus de 1957-1959, publiés sous le titre L'enterrement du Comte d'Orgaz.
   D'une facture très libre, et pratiquement sans ponctuation, ces textes relèvent pour une large part de l'écriture automatique surréaliste, même s'ils sont souvent retravaillés en plusieurs états ou variations. Ils entretiennent d'étroites correspondances avec la peinture, évoquant les mêmes thèmes (amour et mort, guerre et corrida, crucifixion et minotaure...). Écrits à l'encre de Chine sur feuilles de papier d'Arches, ils frappent autant par leur contenu que par leur aspect calligraphique.
   L'ouvrage présente les textes dans l'ordre chronologique, en français, avec les textes originaux en espagnol. Il est abondamment illustré de reproductions des manuscrits qui permettent d'en apprécier les qualités graphiques. Chaque texte est complété d'une notice détaillée décrivant ses divers états, et établissant leurs différences. En annexe figurent les journaux manuscrits (1893-1895), les notations sur l'art et les peintres, et les fragments isolés ou non datés.
   Picasso peintre et poète : « après tout les arts ne font qu'un, disait-il, on peut écrire une peinture en mots comme on peut peindre des sensations dans un poème. ». La publication de ces écrits, déjà envisagée du vivant de l'auteur, dévoile un aspect méconnu du génie de Picasso, et constitue un apport fondamental à la connaissance de l'œuvre et de l'homme. »

150 euros (code de commande : 12160).

Picasso / Miró/ Dalí. Évocations d'Espagne. S.l., 1985. In-4° broché, 273 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, couverture rempliée.
@ Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais de Beaux-Arts, à Charleroi, dans le cadre des manifestations « Europalia 85 España », du 26 septembre au 22 décembre 1985.

20 euros (code de commande : 8804).

 

 

[PICASSO]. Picasso. Paris, Hachette, 1967. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 293 p., illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, (collection « Génies et Réalités »).
@ Textes de M. Del Castillo, André Fermigier, Jean Grenier, Paul Guinard, Denis Milhau, Gaëtan Picon, Claude Roy et Dora Vallier.

15 euros (code de commande : 222/69).

[PICASSO]. CIRICI-PELLICER (Alexandre) Picasso avant Picasso. Avec 282 illustrations dans et hors texte dont 7 en couleurs. Traduit de l'espagnol par Marguerite de Floris et Ventura Gasol. Genève, Pierre Cailler, 1950. In-8° broché, 209 p., 100 ff. n. ch.

30 euros (code de commande : 223/69).

[PICASSO]. CIRLOT (Juan-Eduardo) — Pablo Picasso, naissance d'un génie. Traduit de l'espagnol par Paula Begouen-Demeaux avac la collaboration de Marie-Hélène Champion. Avant-propos de Juan Ainaud de Lasarte. Paris, Albin Michel, 1972. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 288 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   Récemment une collection de peintures et de dessins, aussi considérable qu'importante, a surgi de l'ombre. Il s'agit des toutes premières œuvres de Pablo Picasso, conservées pieusement dans la maison familiale de Barcelone. La collection commence par les charmants dessins d'une course de taureaux et de quelques colombes, exécutés par l'enfant de neuf ans, et elle se termine sur les eaux-fortes et les tableaux remarquables produits avant la vingt-cinquième année, après un séjour à Paris, dont la période bleue fut le fruit. Entre ce début et cette étape majeure de la carrière de l'artiste, nous avons des centaines de croquis d'école, de portraits de ses parents et de sa sœur, d'études pleines de sensibilité du village de montagne où il passa une longue convalescence, toute une évocation de la société vivante des cafés et de la vie artistique de Barcelone avant le tournant du siècle.
   En vertu d'un accord exclusif avec Picasso lui-même, nous avons le privilège de reproduire une grande partie de cet unique et prestigieux ensemble qui, sauf quelques exceptions, était resté invisible jusqu'à présent. Les peintures et les dessins illustrent le développement de l'artiste, depuis l'enfance jusqu'à la maturité, avec une abondance dont on ne connaît aucun équivalent. Guidé par son père et stimulé par son environnement artistique, il compose très jeune des œuvres académiques déjà fort habiles. Mais, dès le début, on voit percer un sentiment affirmé de sa personnalité, la joie exubérante qu'il tire de ses propres capacités, son désir de créer plutôt que de suivre et d'imiter.
   Juan-Eduardo Cirlot met en lumière la diversité et la richesse du talent précoce de Picasso tout en soulignant la cohérence de son évolution. Il n'est pas jusqu'à quelques œuvres cubistes de 1917, que l'artiste déjà parisien confia à sa famille lors d'un séjour en Espagne, qui ne soient le résultat logique de certaines expériences de jeunesse. Et des thèmes qui allaient prédominer dans les tableaux de la maturité apparaissent dans les œuvres des débuts. Le lecteur les reconnaîtra grâce aux illustrations qui complètent le texte et au catalogue qui termine le volume. En vérité, cet ouvrage abondamment illustré révèle d'une façon saisissante comment, de l'enfant très doué, est né l'artiste génial.

50 euros (code de commande : 15306).

 

PIERRON (Sander) L'art populaire. Bruxelles, Imprimerie Scientifique et Littéraire, 1922. In-4° broché, 111 p., illustrations hors texte, rousseurs à la couverture.
En guise de préface :
« Ce livre est simple et ne contient rien d'abstrait il a été écrit pour les ouvriers. L'intention de l'auteur a été de leur apprendre comment, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours, leur labeur et leur vie ont été exprimés par les artistes du pinceau et de l'ébauchoir. Les humbles gens que ce livre glorifie et auxquels il révélera, sans doute, ce qu'a de splendide et de pathétique leur action ininterrompue, auront ainsi la réconfortante certitude que de grands peintres et de grands sculpteurs, dans tous les temps, poussés par la sympathie, les ont pris pour modèles. Le travailleur lui-même ne sait pas, d'ordinaire, que sa plastique est superbe et sa tâche émouvante. En se familiarisant avec les maîtres qui lui apportent celle vérité, en même temps que la conscience de ce que l'art lui doit, viendra à l'homme du peuple la fière et juste pensée d'avoir collaboré à la réalisation de toute celle beauté qui va grandissante autour de nous, et qui a renouvelé et rafraîchi les sources de l'inspiration esthétique. »

25 euros (code de commande : 8308).

 

PILLEMENT (Georges) La sculpture baroque espagnole. Biographies et bibliographie par Nadine Daniloff. Paris, Albin Michel, 1945. In-8° plein simili rouge, 174 p., illustrations, couverture et dos conservés.

13 euros (code de commande : Art/ 3548).

 

POBÉ (Marcel) Trois siècles de grandeur française. L'art monumental de la Renaissance à Louis XVI. Paris, Braun, 1963. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 71 p., 243 planches hors texte en héliogravure, (collection « Art et Géographie »), exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Introduction.
      - Le style classique.
      - La Renaissance française.
      - Le Baroque contenu du style Louis XIII.
      - Louis XIV et la loi fondamentale de l'art classique.
      - Le style Louis XV et la limitation du Rococo.
      - L'ultime effort classique du style Louis XVI.
      - L'image de l'Homme dans l'âge classique.
      - Les siècles classiques où l'ère idéale du portrait.
      - Coup d'œil sur l'art sacré des siècles classiques.
   - Carte.
   - La répartition géographique.
   - Commentaires des illustrations.
   - Choix bibliographique.

40 euros (code de commande : 13744).

 

Points de vue sur l'Art abstrait et l'Art sacré. Avec un texte de André Malraux. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1973. In-8° broché, 124 p., illustrations, (collection « Visages et Documents », n° 3).

9 euros (code de commande : Art/ 5328).

 

[PONT-A-MOUSSON]. Vocation de Pont-à-Mousson. Textes d'André Siegfried, Peintures et dessins par André Marchand. Pont-à-Mousson, 1957. In-folio en feuillets, [72 p.], reproductions en couleurs contrecollées, tirage limité à 3000 ex. sur grand vélin de Lana.
   
@ Publié à l'occasion du centenaire de la Compagnie de Pont-à-Mousson, usine métallurgique spécialisée en tuyauterie et robinetterie et devenue Saint-Gobain.

25 euros (code de commande : 12473).

 

Positionen Heutiger Kunst. (Serra, Twombly, Paik, Stella, Kounellis, Merz). Berlin, Nationalgalerie, 1988. In-4° broché, 168 p., illustrations en noir et en couleurs.
@ Catalogue de l'exposition éponyme.

25 euros (code de commande : 114/69).

 

[POUSSIN]. Nicolas Poussin. Le Maître des couleurs. Collections des musées russes. Peintures et dessins. [Textes de Youri Zolotov et Natalia Serebriannaïa. Catalogue : Irina Kouznetsova, Marina Maïskaïa, Nadejda Petroussevitch, Natalia Serebriannaïa.] Paris, Éditions de l'Olympe, 1995. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 189 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
« Le musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg et le musée des Beaux-Arts Pouchkine de Moscou possèdent quinze tableaux et quarante et un dessins du célèbre peintre français Nicolas Poussin. C'est grâce à l'étude de cette collection que les meilleurs spécialistes russes nous présentent la vie et l'œuvre de Poussin. »

20 euros (code de commande : 11286).

 

PRATT (Hugo) — Le désir d'être inutile. Souvenirs et réflexions. Entretiens réalisés par Dominique PETITFAUX avec la collaboration de Bruno LAGRANGE. Paris, Laffont, 1991. In-8° broché, 280 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, cachet d'appartenance sur la page de garde, épuisé.

30 euros (code de commande : 226/71).

 

[PUNCH]. DAVIS (William) — Punch and the Monarchy. London, Hutchinson, [ca 1977]. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 184 p., illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   Punch was born in 1841, a few years after Queen Victoria began her long reign. This anthology is a unique chronicle of the monarchy as seen by its contributors over the past 136 years – from the dignified « state » cartoons of the Victorian and Edwardian era to the sharper and certainly funnier contributions published during the last decade. It is a collector's item, a fascinating historical record as well as an entertaining guide to one of the world's few remaining – and seemingly indestructible – monarchies.
   « As far as I am concerned, » Prince Charles said early in 1977, « a sense of humour is what keeps me sane, I would probably have been committed to an institution long ago were it not for the ability to see the funny side of life. » The funny side of his life includes quaint ceremonies and long-winded speeches by self-important officials : sometimes he admits, « waves of hysteria » threaten to overcome him. Butmonarchs and their heirs are paid to keep a straight face, however difficult it may be on some occasions. Punch is not. That is why it has gone in for a great deal of debunking in recent years. Some, inevitably, has given offence. There have been angry letters, cancelled subscriptions There have also been complaints that Punch has not been vicious enough. Buy this book and judge for yourself.

10 euros (code de commande : 15045).

 

[RAPHAËL]. Hommage à Raphaël. Raphaël et l'art français. Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1983. Grand in-8° carré broché, 492 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   @  Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition organisée aux Galeries Nationales du Grand Palais, à Paris, du 15 novembre 1983 au 13 février 1984 dans le cadre des manifestations du cinquième centenaire de la naissance de Raphaël.
   Table des matières :
   - Raphaël et la France : présence d'un peintre, par Jacques Thuillier.
   - La fortune gravée de Raphaël en France, par Martine Vasselin.
   - Raphaël et l'art français : Introduction au catalogue, par Jean-Pierre Cuzin.
   - Catalogue (Peintures et dessins - Gravures et photographies - Sculptures - Tapisseries et tissus - Vitraux, émaux, céramiques et autres objets d'art - Illustrations - Madones et saintes familles - Tableaux religieux - Portraits - Fresques et décors - Tapisseries et cartons - Gravures et dessins - L'image de Raphaël).
   - Annexes, bibliographie, index.

20 euros (code de commande : 12976).

 

RAYNAL (Maurice) — Peinture moderne. Genève, Skira, 1953. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 339 p., très nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Peinture - Couleur - Histoire »), exemplaire en parfait état.
Avertissement de l'éditeur :
   Pourquoi et comment ce livre a été établi.
   La formule qui a présidé à la réalisation de ce livre est entièrement nouvelle. Elle ne doit rien à celle des trois volumes que nous avons publiés précédemment sur le même sujet, la peinture moderne. Nous croyons qu'elle nous a permis de mettre au point un des instruments de connaissance les plus précis de notre époque, si riche en tendances diverses qu'elle peut sembler confuse et déconcerter l'amateur d'art le mieux documenté.
   Au premier abord, en effet, notre siècle semble fait de contradictions inconciliables. Les mouvements les plus opposés se succèdent comme une réaction en chaîne : le Cubisme s'oppose au Fauvisme, le Futurisme au Néo-plasticisme, le Dadaïsme à l'Expressionnisme et ainsi de suite. Et pourtant ils sont nés les uns des autres. Et pourtant ils composent un ensemble cohérent. Et pourtant la notion de peinture moderne est claire dans tous les esprits.
   Claire mais assez vague. Pour la saisir totalement, il importe donc de pouvoir étudier tous les mouvements dans leur succession chronologique et dans leurs actions réciproques. Il importe aussi de suivre l'évolution d'artistes qui, souvent issus d'un de ces groupes, ont travaillé ensuite isolément et résolu, selon leur sentiment, les problèmes de l'art contemporain. Ainsi plusieurs évolutions, celles des hommes et celles des groupes, sont-elles à suivre parallèlement. Il importe enfin de placer ces enchaînements, ces développements, dans leur époque, sous le feu croisé des échanges et des influences, dans le rayonnement des manifestations et des expositions qui eurent dans leur temps un grand retentissement.
   Aucun système de présentation n'a pu, jusqu'à présent, montrer le foisonnement de la vie artistique tout en laissant au livre la clarté de sa démonstration. Nous pensons avoir satisfait aux deux exigences de l'histoire – exposer et expliquer – en composant notre livre selon les règles suivantes :
      1) Pour permettre au lecteur de toujours suivre le déroulement chronologique, c'est-à-dire de revivre année par année le temps passé, nous avons daté chaque page. Ainsi chaque œuvre est-elle située à sa juste place dans l'histoire.
      2) Pour que le lecteur puisse se livrer à la fois à l'étude du développement des mouvements et à l'étude comparative de tous les événements de telle ou telle époque, nous avons imaginé de présenter les documents sur des dépliants de huit pages qui, selon qu'ils sont fermés ou ouverts, satisfont l'une ou l'autre de ces recherches.
   Ce système de re-création du temps nous a semblé le plus fidèle et le plus rationnel. Nous espérons, avec de telles innovations, apporter dans une période extraordinairement riche et complexe le maximum de clarté.

25 euros (code de commande : 14663).

 

RÉAU (Louis) — La peinture française du XIVe au XVIe siècle. Paris, Hypérion, 1939. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 39 p., 96 héliogravures et XII planches en couleurs contrecollées, très bel exemplaire.
Artiste étudiés :
   - Henri Bellechose.              - Jean Cousin fils.              - Nicolas Froment.
   - Jean Bourdichon.              - Jean Decourt.                   - Nicolas d'Hoey.
   - Louis Bréa.                         - Ambroise Dubois.           - Jean Malouel.
   - Melchior Broederlam.       - Toussaint Dubreuil.        - Simon Marmion.
   - Antoine Caron.                  - Etienne Dumoustier.       - Jean Miraillet.
   - Jean Clouet.                        - Jean Bellegambe.            - Jean Perreal.
   - François Clouet.                - Jean Fouquet.                  - Enguerrand Quarton.
   - Corneille de Lyon.             - Nicolas Francès.             - François Quesnel.
   - Jean Cousin père.              - Martin Freminet.             - Pierre Villate.

25 euros (code de commande : 13018).

 

REED (Stanley) — Oriental rugs and carpets. London, Octopus Books, 1972. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 96 p., nombreuses illustrations en couleurs.

9 euros (code de commande : 5919).

 

[REMBRANDT]. BRION (Marcel) — Rembrandt. Mention de 7e mille. Paris, Albin Michel, 1949. In-8° broché, 330 p., illustrations hors texte, exemplaire non coupé.

9 euros (code de commande : 8581).

[REMBRANDT]. TÜMPEL (Christian) — Rembrandt. Avec des contributions d'Astrid Tümpel. Traduction Jacques et Jean Duvernet, Léon Karlson, Patrick Grilli. Paris [- Anvers], Albin Michel [- Fonds Mercator], 1986. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 447 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire à l'état de neuf.
Avant-propos :
   « Les mythes entourant la vie et l'œuvre d'un artiste sont d'autant plus nombreux qu'il est célèbre et que dure l'intérêt culturel qui lui est porté. Ils sont transmis de génération en génération, entravant ainsi les voies d'interprétations nouvelles : c'est ainsi que Rembrandt est toujours considéré comme le génie de la foi protestante, laquelle l'aurait amené à prendre pour source unique d'inspiration, dans ses tableaux bibliques, les Saintes Écritures. La surestimation du clair-obscur joue un rôle proprement néfaste dans les jugements portés sur son art ; selon de nombreux critiques, Rembrandt aurait eu pour objectif primordial l'élaboration de ce seul moyen d'expression artistique, ce qui aurait alors effacé dans son esprit, lors de la phase créatrice, le sujet même du tableau. C'est pourquoi on retrouve dans la plupart des publications l'opinion selon laquelle il aurait, même dans son tableau le plus célèbre, La Ronde de nuit, à l'atmosphère prétendument mystérieuse, mis en valeur quelques gardes en les éclairant, rejetant en revanche d'autres gardes dans l'ombre de l'arrière-plan, seulement à cause du clair-obscur, se privant ainsi de la bienveillance tant des commanditaires que de la haute société d'Amsterdam. De nombreux documents d'archives, des témoignages autobiographiques mais aussi l'analyse précise de ses œuvres nous imposent toutefois une vision toute différente.
   Julius Held, spécialiste réputé d'histoire de l'art, a très pertinemment décrit la difficulté, voire la quasi-impossibilité de brosser un portrait exhaustif de l'œuvre de Rembrandt : « Les générations antérieures ont mis l'accent avec prédilection sur les moyens techniques... D'autres ont souligné, en fonction de leur intérêt personnel, son attitude religieuse, son humanité, son sens de la nature, sa subtilité psychologique. Les spécialistes d'histoire de l'art ont, à juste titre, mis en valeur l'étonnante évolution de son art en tant que manifestation d'une vigueur exceptionnelle chez cet autodidacte élargissant et approfondissant sans relâche l'univers du senti et du vécu. Une réalité en ressort clairement, à mon sens : la personnalité artistique de Rembrandt est si riche et complexe qu'il est vain d'espérer trouver une formule nous en livrant totalement l'accès. » Il est certain que le cadre de cette monographie ne permet pas de saisir tous les aspects du génie créateur de Rembrandt dans son exubérante diversité. C'est pourquoi nous ne perdrons pas de vue par la suite, lors de l'évocation des différentes étapes de la vie de Rembrandt, un point de vue central : sa façon de présenter les contenus inhabituelle non seulement pour son époque mais toujours fascinante même à l'époque actuelle, et qui n'a pas trouvé dans la discussion critique jusqu'ici l'attention nécessaire, alors qu'elle amène à élaborer un jugement critique nouveau plus approprié au génie créateur de Rembrandt. »

80 euros (code de commande : 12766).

[REMBRANDT]. Le maître et son atelier. Tome I : Peintures. Par Christopher Brown, Jan Kelch et Pieter van Thiel. Tome II : Dessins et gravures. Par Holm Bevers, Peter Schatborn et Barbara Welzel. Paris, Flammarion, 1991. Deux volumes in-4° sous reliure, jaquette et étui illustré d'éditeur, t. I : 396 p., t. II : 288 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur, exemplaire en très bel état.
   
@ Ces ouvrages ont été publiés, le premier, à l'occasion de l'exposition éponyme organisée par Uwe Wieczorek à la Gemäldegalerie SMPK, à l'Altes Museum de Berlin, du 12 septembre au 10 novembre 1991 et au Rijksmuseum d'Amsterdam, du 4 décembre 1991 au 1er mars 1992 et, le second , à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Kupferstichkabinett SMPK, à l'Altes Museum de Berlin, du 12 septembre au 27 octobre 1991, au Rijksmuseum d'Amsterdam, du 4 décembre 1991 au 19 janvier 1992 et à la National Gallery de Londres, du 26 mars au 24 mai 1992.
Sur les jaquettes :

   Tome I :
   « Depuis le XVIIe siècle, Rembrandt fait l'objet d'une grande curiosité intellectuelle : la rareté des informations et l'étonnant agencement entre son œuvre, la complexité de sa vie privée et ses difficultés financières ont excité la sagacité d'une foule d'érudits. À telle enseigne que, au milieu de ce siècle, on avait coutume d'attribuer à Rembrandt plus de peintures, de dessins et de gravures qu'aucun homme n'aurait jamais pu créer. Une mythologie romantique s'était substituée aux faits réels de son existence.
   Situé à Amsterdam, le Rembrandt Research Project, comprenant la plupart des spécialistes de Rembrandt, a entrepris la formidable tâche d'établir le corpus des œuvres pouvant être attribuées à Rembrandt de manière certaine. Ces recherches ont entraîné le changement d'attribution de nombreuses peintures traditionnellement acceptées sans condition comme étant de la main du maître. Ces travaux ont profité du même coup aux artistes connus pour avoir collaboré avec Rembrandt dans son atelier, dont l'œuvre connaît de ce fait un nouvel éclairage.
   Le résultat de ces recherches est communiqué pour la première fois au public à travers le catalogue et l'exposition conçus par les conservateurs de Berlin, Amsterdam et Londres entre 1991 et 1992 – musées qui recèlent trois des plus fameuses collections de Rembrandt au monde.Présentant un exposé précis des relations de Rembrandt avec les membres de son atelier, ce premier volume s'articule autour de plusieurs essais sur la vie de Rembrandt et son statut social, sa technique, l'organisation de son atelier et sa fortune critique. Il comprend en outre l'étude détaillée de cinquante et une peintures majeures de Rembrandt, choisies pour constituer une vision chronologique particulièrement attentive de son entière production, depuis les sujets bibliques de jeunesse jusqu'aux autoportraits tardifs. Des sections sont consacrées à ses élèves, dont Ferdinand Bol, Gerrit Dou et Nicolaes Maes, dans lesquelles les peintures qui leur sont réattribuées côtoient des œuvres certifiées comme étant d'eux, de sorte que ces rapprochements constituent un ensemble particulièrement représentatif de l'école de Rembrandt qui trouve enfin ici son livre de référence. »
   Tome II :
 « Ce deuxième volume réunit l'œuvre graphique complet de Rembrandt auquel est associé le travail des élèves formés dans son atelier en copiant les dessins et les gravures du maître. Écrits par les conservateurs de Berlin et Amsterdam – musées dont les collections d'estampes et de dessins sont célèbres dans le monde entier –, plusieurs essais relatent l'évolution et la technique de Rembrandt dessinateur et graveur. Ils précèdent l'étude détaillée de quarante de ses dessins, choisis pour constituer une vision chronologique particulièrement attentive de son entière production. Dans la partie consacrée aux membres de son atelier, les dessins des élèves, dont Ferdinand Bol, Gerrit Don ou Nicolaes Maes, sont rapprochés de ceux du maître. Quarante gravures de Rembrandt, pour la plupart mises en rapport avec les dessins et les peintures, concluent le catalogue. »

   

Le coffret : 120 euros (code de commande : 13019).

 

[RENOIR]. PERRUCHOT (Henri) La vie de Renoir. Paris, Hachette, 1964. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 377 p., illustrations hors texte, (Collection « Art et Destins »), exemplaire numéroté et à l'état de neuf.

19 euros (code de commande : 213/62).

 

REWALD (John) Histoire de l'Impressionnisme. Paris, Club des Éditeurs, 1959. In-4° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 10 ff. n. ch. + 281 p., nombreuses illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, (collection « Hommes et Faits de l'Histoire », n° 35), exemplaire numéroté et à l'état de neuf.

40 euros(code de commande : 206/57).

 

RIEGL (Aloïs) — L'origine de l'art baroque à Rome. Traduit de l'allemand par Sybille Muller. Présentation par Paul Philippot. Paris, Klincksieck, 2005. In-8° broché, 210 p., (collection « L'Esprit et les Formes »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« L'Origine de l'art baroque à Rome est la publication posthume (1907) des notes d'un cours professé par Aloïs Riegl à l'université de Vienne en 1898-1899. Le grand historien d'art autrichien, qui avait consacré ses cours de 1897 à 1899 à la Grammaire historique des arts plastiques et venait de publier en 1901 son Industrie artistique du Bas Empire, apparaît donc ici dans la pleine maturité de sa pensée. Ayant présent à l'esprit l'essai de Wölfflin, Renaissance et Baroque (1888), qui aborde le même problème, Riegl propose une interprétation plus dynamique de l'histoire des formes, fondée sur la notion pour lui fondamentale de Kunstwollen (ou « vouloir artistique »).
Procédant par opposition de polarités à la fois théoriques et historiques, Riegl associe aux catégories formelles des catégories psychologiques qui leur sont indissociablement liées comme les deux aspects d'une même attitude fondamentale. Dans cette optique, l'essor du baroque apparent comme le développement dans le Kunstwollen italien de valeurs plus spécifiquement caractéristiques du Kunstwollen du Nord. Le jeu des caractérisations par oppositions, où la conscience du Nord est toujours présente dans l'analyse du Sud, comme celle du présent dans le regard sur le passé, n'est pas le moindre attrait de cette étude pénétrante, riche en analyses exemplaires du maïtre viennois. »

12 euros (code de commande : 10149).

 

[RODIN]. COQUIOT (Gustave) Le vrai Rodin. Paris, Tallandier, 1913. In-8° demi-basane à coins, tête dorée, 245 p., illustrations hors texte, rousseurs.

24 euros (code de commande : Art/ 5716).

 

Le Romantisme et l'Art. Par MM. Louis Hautecœur, Marcel Aubert, Paul Votry, Robert Rey, Paul Jamot, André Joubin, Focillon, René Schneider, Gabriel Rouchès, Léon Rosenthal, René Lanson, AdolpheBoschot, Girard. Préface de M. Édouard Herriot. Ouvrage illustré de 48 planches hors texte. Paris, Laurens, 1928. In-8° broché, IV + 319 p., cachet à la page de faux-titre.

25 euros (code de commande : Art/ 4369).

 

ROSAND (David) — La trace de l'artiste. Léonard et Titien. Traduit par Jeanne Bouniort. Paris, Gallimard, 1993. In-8° broché, 145 p., illustrations, (collection « Art et Artistes »).
Sur la couverture :
   « Notre perception d'un tableau est d'abord une rencontre avec sa surface. Or les conventions nous encouragent traditionnellement à aller chercher la fiction qui se trouve de l'autre côté sous forme d'un portrait, d'un paysage, d'une nature morte. Du coup, l'artiste disparaît. Reste le fruit de son imagination mais le créateur de l'image n'est plus là, il est parti en laissant sa trace. Pourtant la ligne tracée et le coup de pinceau peuvent dépasser leur valeur figurative et en dire plus long sur la main qui les a faits. En observant de près les impulsions, les orientations et les décisions de l'artiste, nous nous solidarisons avec la part de lui-même qu'il a projetée dans l'œuvre. La marque, supposée renvoyer seulement à elle-même, renvoie en fait au moi de son auteur.
   David Rosand défend la thèse que la signification profonde réside à la surface, dans les deux brillants essais qui forment cet ouvrage et apportent bien des révélations : « Du tracé de la 1igne » consacré aux dessins de Léonard de Vinci, et « Le coup de pinceau » qui, en s'appuyant sur des méthodes analogues analyse la facture de Titien. Des confrontations audacieuses avec les dessins de Saul Steinberg, les peintures de Roy Lichtenstein ou Willem de Kooning rendent la lecture de ces essais particulièrement stimulante pour les amateurs de l'art de la Renaissance.
   David Rosand, titulaire d'une chaire d'histoire de l'art à Columbia University, a acquis une renommée mondiale par ses travaux consacrés à l'art vénitien, en particulier à Titien. »

13 euros (code de commande : 12434).

 

[ROUSSEAU (Henri)]. Le Douanier Rousseau. Paris, Ministère de la Culture - Réunion des Musées Nationaux, 1984. In-8° carré broché, 277 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
@ Catalogue de l'exposition présentée dans les Galeries nationales du Grand Palais, à Paris, du 14 septembre 1984 au 7 janvier 1985 et au Museum of Modern Art, à New York, du 5 février au 4 juin 1985.

15 euros (code de commande : 10068).

 

 

ROYER (Arlette) Meubles & objets des provinces de France. Bretagne. Paris, Hachette, 1980. In-12 broché, 219 p., illustrations.

7,50 euros (code de commande : Art/ 5717).

 

[SAVINIO (Alberto)]. Alberto Savinio. Milano, Electa Editrice, 1976. Petit in-4° carré broché, 155 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
@ Catalogue de l'exposition organisée au Palazzo Reale, à Milan, en juin et juillet 1976.
Présentation :
« Non era facile – in una mostra che ruota essenzialmente intorno al fatto figurative – presentare un artista come Alberto Savinio, pittore, scrittore e musicista ; anzi, cronologicamente almeno, prima musicista che scrittore e pittore.
In Savinio la vocazione per l'arte sembra precedere la scelta stessa del genere artistico, il quale gli sta, si direbbe, come un abito troppo stretto. Savinio vi si adatta, ma solo alla condizione di saperne in guardaroba altri di ricambio ; di impiegare, insomma, quando occorra, altri mezzi e materiali e linguaggi capaci di tradurre efficacemente lo stimolo poetico, di rappresentare , o il fantasma poetico, nei modi più adatti per un'azione pubblica.
Ed è naturale, proprio sotto questo riguardo, che il teatro, che è sintesi di almeno tre generi – il testo letterario, la musica e la scenografla – si configuri per Alberto Savinio come luogo « ideale » della espressività artistica.
Ciò che ne risulta alla fine è che tutti i generi da lui implegati sembrano assommarsi e ricomporsi idealmente in una concezione unitarla dell'arte come capacità totale di esprimere e di rappresentare un'unica, indivisibile realtà poetica : la surrealtà del mondo. E ciò nonostante le barriere naturali dei mezzi e un uso di essi spesso condotto come un « divertimento » irriverente. Savinio stesso ha scritto in Ascolto il tuo cuore, città : « Le cose che amiamo cerchiamo di farle figlie nostre e le trattiamo come tali. Ma non tutti capiscono queste astuzie sentimentale e vedono irriverenza in quello che è soltanto amore... ».
La « versatilità » di Savinio ha in certa misura nuociuto alla comprensione della sua personalità, nel senso che ogni genere da lui impiegato non è stato ancora criticamente sondato come meritava.
Questa mostra, appunto, tenta per la prima volta di proporre l'arte di Savinio nella sua globalità. Gli scritti introdutlivi che corredano il catalogo costituiscono aitrettanti brevi saggi specifici sui « generi » trattati dall'artista. Fa seguito ad essi il catalogo vero e proprio dei dipinti, del disegni e delle scenografie ; infine un'antologia degli scritti di Savinio e su Savinio, una prima cronologla per una biografla dell'artista, la cronologia delle mostre. »

25 euros (code de commande : 11426).

 

SCHMIDT (Georges) et CETTO (Anne Marie) — Peinture et dessin en Suisse au quinzième et au seizième siècles. Bâle, Holbein, [ca 1942]. In-4° sous reliure et jaquette d’éditeur, 54, XLIV p., 86 planches en noir et en couleurs.
En quatrième de couverture :
   « Dès que nous touchons à l'un des domaines de l'histoire de l'art en Suisse, nous éprouvons toujours, en une certaine mesure, le besoin de nous justifier et de répondre à la double question : y a-t-il vraiment un « art suisse » qui se distingue des arts allemands, français et italiens par des caractères propres et constants ? Ou bien les arts de Suisse alémanique et de Suisse romande ne sont-ils que de simples variantes de l'art allemand et de l'art français ?
   L'on a donné différentes réponses à cette question. Pour les uns, la Suisse qui réunit sur son territoire des citoyens parlant plusieurs langues, n'est qu'un concept purement géographique. Selon ces personnes, il n'existe pas, à proprement parler, de « culture suisse », la culture de chaque groupement linguistique formant partie intégrante de celle qui fleurit dans la grande nation voisine dont ce groupement parle la langue.
   Pour d'autres, la Suisse possède, malgré la diversité des langues, une unité spirituelle qui a son fondement dans plusieurs siècles d'existence politique commune. De même que le peuple suisse a su se créer une forme d'État qui lui est propre, de même a-t-il réussi à s'affirmer dans les autres domaines de la culture.
   Je crois que ce problème très controversé est facile à résoudre à condition de s'en tenir à des éléments concrets sans se laisser subjuguer par des antithèses et des abstractions.
   C'est un fait que les habitants des régions qui s'étendent entre les Alpes, le Rhin supérieur et le Jura ont adopté de bonne heure une forme d'État particulière et que la nécessité de partager le même sort à l'intérieur de cet espace géographique a créé et accentué de plus en plus certains traits communs. C'est également un fait que la majeure partie de cet espace, le plateau, situé entre le Jura, les Préalpes, le lac de Constance et le lac Léman, possède une unité de climat dont les habitants portent l'empreinte.
   À côté de ces facteurs qui ont opéré le rapprochement entre les différentes parties, il en est d'autres, tout aussi réels, qui ont accentué les divergences. Nous avons vu que les habitants de cet espace géographique participaient de plusieurs communautés linguistiques dont les centres de rayonnement se trouvent en dehors de nos frontières. En effet, la Suisse comprend encore, en plus du plateau central, des régions de climats très différents : le jura, les Préalpes du nord, les Alpes, les Préalpes du sud – et ces zones climatiques se rattachent à des contrées situées au delà de notre pays.
   En revanche, la nécessité toujours renaissante d'atténuer les contrastes de langue et de climat à l'intérieur d'un espace politique géographiquement délimité a contribué de façon décisive à produire un caractère populaire spécifiquement suisse. »

30 euros (code de commande : 11581).

 

SCUDIEROP (Maurizio) & LEIBER (David) — Depero Futurista & New York. Il futurismo e arte pubblicitaria. Futurism and the art of advertising. Introduzione / Introduction Enrico Crispolti. Rovereto, Editore Longo, 1987. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 297 p., nombreuses illustrations, édition bilingue italien - anglais.

38 euros (code de commande : 6682).

 

SED-RADJNA (Gabrielle) — L'Art juif. Orient et occident. Introduction de Bezalel Narkiss. Paris, Arts et Métiers Graphiques, 1975. In-4° sous reliure et jaquette un peu usagée d'éditeur, 239 p., nombreuses illustrations en couleurs.
Sur la jaquette :
   Le livre que voici présente dans un choix d'images, en grande partie inédites, les aspects principaux de l'art juif à travers deux mille ans d'histoire. L'époque hellénistique est celle de la genèse des symboles. Les monnaies, les objets, puis les monuments clament l'unité nationale perdue sur la scène de l'histoire et inséparablement liée à toute aspiration spirituelle. Les synagogues de Galilée, sans se substituer au Temple détruit, permettent de réorganiser le culte dans des constructions d'une conception hautement originale : ces maisons de prière deviennent le modèle de tous les édifices religieux en Occident. Le décor des synagogues associe les symboles sacrés du judaïsme aux thèmes allégoriques de l'Antiquité gréco-romaine. L'impulsion de la civilisation grecque se manifeste aussi dans un art narratif dont les fresques de Doura-Europos conservent les plus anciens témoins connus. L'art chrétien du Moyen Âge, si largement tributaire de cette iconographie biblique, témoigne de l'étendue de l'influence de l'art juif sur la civilisation occidentale. L'expansion de l'empire musulman déplace le centre intellectuel du monde juif d'Orient en Occident. Les conditions politiques et économiques précaires des communautés européennes imposent leurs contraintes. Mais les synagogues et les salles de prière dissimulées dans des édifices privés conservent certaines traditions antiques. Les objets rituels sauvegardent, dans leurs symboles et dans leurs formes consacrées par les âges, le souvenir d'un art national juif.
   Dans le Moyen Âge tardif, l'enluminure du livre constitue un domaine privilégié de l'art juif. L'iconographie narrative renaît dans les peintures qui accompagnent rituels et ouvrages laïques. Leurs thèmes attestent la continuité intellectuelle entre l'Antiquité et le Moyen Âge.
   L'art juif est essentiellement un art qui délivre son message en symboles, enseigne les grands principes de la foi dans des cycles narratifs et reste didactique même sous les dehors d'un art populaire. Son caractère trace aussi sa limite: son déclin commence à l'époque contemporaine avec l'abandon des principes traditionnels pour les recherches d'une esthétique nouvelle, qui est celle de l'art moderne.

45 euros (code de commande : 15062).

 

SERVIEN (Pius) — Principes d'esthétique. Problèmes d'art et langage des sciences. Paris, Boivin, 1935. In-8° broché, VIII + 228 p., non coupé, (« Bibliothèque de la Revue des Cours et Conférences »).

12 euros (code de commande : 264/63).

 

SILLEVIS (John), DE LEEUW (Ronald) et DUMAS (Charles) — L'École de La Haye. Les maîtres hollandais du 19me siècle. Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1983. In-4° broché, 335 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Ouvrage publié à l'occasion de l'e