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FOUCHET
(Max-Pol) Terres indiennes. Texte et photographies de Max-Pol Fouchet
avec la collaboration de Jean Liscano. Lausanne, La Guilde
du Livre, 1955.
In-4° sous reliure souple d'éditeur, 96 p., édition originale hors commerce réservée
aux membres de la Guilde du Livre numérotée, volume n° 250 de la collection,
exemplaire en très bel état.
Extrait :
D'où
vinrent-ils, ces hommes qui s'épandirent sur les Amériques,
depuis l'évasement glacé du Nord jusqu'à
l'incisive du Sud ? Pourquoi vinrent-ils s'y établir,
mus par quelles forces ? Exodes, anabases, errances... Il faut
laisser à la poésie le soin d'imaginer les migrations,
les cris des guetteurs dans l'étendue, l'annonce de nouveaux
arrivants au tressaillement des feuilles, les conseils guerriers,
les camps soudain levés, les paniques, les chocs d'armes
à peine issues du roc ou de l'arbre. D'une poterie préservée
s'exhalent de confuses rumeurs, comme d'un coquillage celles
des flots.
Malgré les recherches, l'inconnu des
origines résiste. S'ils accourent d'Asie, traversèrent-ils,
ces hommes, le détroit de Behring, à pied, lors
de l'embâcle ? Savaient-ils naviguer ? Aujourd'hui, le
long des côtes, leurs descendants pèchent, affrontent
la mer. Néanmoins, c'est aux rives des grands lacs internes
qu'ils nous semblent davantage proches des ancêtres. Et
plutôt que de lacs ne faudrait-il parler d'eaux retirées,
de mers résorbées ? Le Titicaca, à 3800
mètres d'altitude, entre la Haute-Bolivie et le Haut-Pérou,
couvre l'Altiplano d'une nappe froide longue de 180 kilomètres,
large de 60. Nombreux sont ceux qui voient dans ces régions
le lieu de l'Atlantide, ensemble certain et mythique. Un cordon
de dépôts marins y atteste la présence ancienne
de la mer. Et des ruines, faites de monolithes cyclopéens,
joints et sculptés par des ouvriers d'étrange force,
proclament l'existence de civilisations que l'on dit archaïques
en désespoir de cause.
25 euros (code de commande : 17507).
La
Grèce à ciel ouvert. Photographies
de Voula Papaïoannou. Texte et choix de citations
classiques de Pierre Jacquet. Lausanne, La Guilde du Livre,
1956. In-4° sous reliure souple d'éditeur, 105 p.,
édition hors commerce réservée aux membres
de la Guilde du Livre, volume 194 de la collection, bel exemplaire.
Extrait :
Les
poètes de la Grèce, échappant agilement
aux livides concepts, ont, en créant les dieux, saisi
la substance même du monde. Tantôt alourdis du mal
de vivre, tantôt allègres d'avoir réussi
quelque péché rapide, tantôt rêvant
à une existence mortellement incommode où les menaces
du destin arrachent aux poumons des hommes des plaintes si intéressantes,
tantôt glorieux de leur puissance, tantôt déguisés
par des métamorphoses modestes, les dieux grecs bâilleraient
dans nos infinis inertes, où nous ménageons nos
échappées avec tant d'avarice et de sévérité.
Leur naissance, leurs aventures et leurs apparences, qui doivent
tout à la poésie et aux poètes, font à
la mythologie un visage toujours changeant, qui donne à
entendre que le renouveau est encore la plus belle chance de
la condition humaine. Ici chacun apporte, selon l'inspiration
et selon l'humeur, des inventions et des enrichissements aux
histoires qu'il raconte, de telle sorte que les deux millénaires
que nous avons entassés sur cette vie frémissante
n'ont pas réussi à l'immobiliser et à l'anéantir.
Il faut le dire enfin, ce fut notre ambition,
à Madame Papaïoannou et à moi-même,
de restituer un peu de cette vie, identique aux dieux et aux
hommes, qui nous émeut encore dans notre contemplation
de la Grèce.
25 euros (code de commande
: 17506).
[YLLA].
Mères et Petits. Photographies de Ylla.Texte de Frédéric
Massy. Mise en pages de Luc Bouchage.1958. [36 p.],
exemplaire en parfait état.
Extrait :
Ylla,
la dame qui a fait les photographies de ce livre, parlait le
français, l'anglais, l'allemand et plusieurs autres langues.
Elle parlait aussi «animal» couramment. Par exemple,
quand elle voyait la maman Lionne avec son bébé
Lionceau,
elle comprenait très bien tout ce que disait maman Lionne.
Que dit maman Lionne dans les images que voici?
Maman Lionne dit: «Mon petit Lionceau est tout le portrait
de son père, mais il a les yeux de sa mère.»
Maman Lionne dit encore: «II a beaucoup grandi ces temps
derniers, c'est la Croissance. Il m'arrive déjà
à l'épaule.
Bientôt, il aura la tête de plus que moi.»
Maman Lionne dit aussi: «Les enfants, madame, ça
donne de grands soucis
mais ça donne aussi de grandes joies.»
35 euros (code de commande
: 7546).
Voyez également la page
consacrée à la photographie
et au cinéma. |