MUSIQUE

DANSE

ARTS DU SPECTACLE

 Page proposée par la librairie
L'Oiseau-Lire
Pour commander
Aller à la page d'accueil de la section Beaux-Arts

Nouvelle(s) entrée(s)

 

SATIE (Erik)Écrits. Réunis, établis et présentés par Ornella Volta. Troisième édition. Paris, Champ Libre, 1990. In-8° broché, 391 p., index, illustrations, taches sur la tête et la couverture.
Sommaire :
   - Écrits pour les autres.

      - Articles signés.
      - Causeries.
      - Écrits attribués.
      - Écrits trouvés.
   - Écrits pour soi seul.
      - Fragments.
      - Les Raisonnements d'un Têtu.
      - Inventaire.
   - Addenda.
      - Abréviations.
      - Sources et notes.
      - Glossaire.
      - Noms inventés par ES.
      - Tableau récapitulatif.
      - Bibliographie.
      - Enregistrements des écrits.
      - Spectacles.
      - Expositions de manuscrits autographes.
      - Illustrations.
      - Index.

20 euros (code de commande : 25990 - vendu).

Pour être informé des mises à jour de cette page

 

[ANSERMET (Ernest)]. LANGENDORF (Jean-Jacques) — Vies croisées de Victoria Ocampo et Ernest Ansermet. Correspondance 1924-1969. Paris, Buchet-Chastel, 2005. In-8° collé, 356 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Pendant près d'un demi-siècle, Victoria Ocampo (1890-1979) et Ernest Ansermet (1883-1969) ont échangé une intense correspondance, traitant des sujets les plus variés – musicaux, philosophiques, littéraires –, l'amitié amoureuse y occupant une place centrale.
   D'un côté, nous avons la riche aristocrate argentine, égérie et amie de Rabindranath Tagore, de Ortega y Gasset, de Hermann von Keyserling, de Drieu la Rochelle, de Roger Caillois, liée à des gens aussi dissemblables que Marguerite Moreno, Virginia Woolf, Paul Valéry, Igor Stravinsky, Anna de Noailles, Jules Supervielle, Jorge Luis Borges, Walter Gropius, les frères Huxley, Gisèle Freund, André Malraux et beaucoup d'autres, qui lui vouent tous une admiration passionnée. Hautement cultivée, d'une sensibilité raffinée, appréhendant en profondeur la littérature, la musique et la peinture de son époque, elle nous laisse divers textes concernant aussi bien Dante, Bach, que de nombreuses esquisses autobiographiques regroupées dans les dix volumes des Testimonios. En outre, fondatrice de la revue Sur en 1930, qu'elle dirigera jusqu'à sa mort, elle contribuera au rayonnement des lettres latino-américaines. Son activité en faveur de la vie musicale argentine culminera dans ses efforts pour faire venir Ansermet à Buenos Aires, lequel va être l'introducteur de la musique contemporaine en Argentine.
   De l'autre, nous trouvons un chef d'orchestre suisse romand, lié à Debussy, ami (et découvreur) de Stravinsky, de De Falla, de Ravel, de Bartok, de Kodaly, de Martinu, de Honegger, de Britten ou de Frank Martin, qui dirigera, souvent en première audition, les œuvres les plus considérables du XXe siècle. Fondateur en 1917 de l'Orchestre de la Suisse romande, et cofondateur de l'Orchestre symphonique de Paris, il imposera sa vision de la musique à la tête des plus célèbres ensembles mondiaux, vision qu'il défendra également par l'écrit.

15 euros (code de commande : 18046).

 

[BEETHOVEN (Ludwig van)]. BUCH (Esteban) — La Neuvième de Beethoven. Une histoire politique. Paris, Gallimard, 1999. In-8° collé, 364 p., illustrations hors texte, (collection « Bibliothèque des Histoires »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Depuis sa création en 1824, la Neuvième Symphonie est l'œuvre qui, dans la musique occidentale, a connu le plus grand succès politique, jusqu'au choix récent de l'« Ode à la joie » comme hymne officiel de l'Europe.
   Esteban Buch entreprend de rendre compte de cet éclatant parcours et d'analyser les multiples composantes de ce phénomène sans précédent : la naissance des hymnes politiques de la modernité nationale (God Save the King, La Marseillaise, L'Hymne à l'Empereur de Haydn, etc.), que Beethoven réussit à transfigurer dans son langage symphonique ; la tentative des compositeurs romantiques de faire de la Neuvième la pierre d'angle d'un culte de la musique ; la constitution, tout au long du XIXe siècle, du mythe de Beethoven, auquel participent célébrations et commémorations, des funérailles en 1827 au centenaire, en passant par l'érection de la statue de Bonn en 1845.
   Toutes les familles politiques, mêmes les plus opposées, républicains français et nationaux-socialistes allemands, par exemple, se sont emparées du finale de la Neuvième jusqu'à la république raciste de Rhodésie qui en a fait son hymne national.
   Comment le message universaliste utopique de Schiller – « Tous les hommes deviennent frères » – a-t-il pu faire l'objet de tant d'appropriations contradictoires et incompatibles ? Paradoxe déconcertant et emblématique de la culture européenne dont l'exploration, qui n'avait encore jamais été tentée, arrive à l'heure au rendez-vous de l'Histoire.

18 euros (code de commande : 16600).

[BERLIOZ (Hector)]. CAIRNS (David) — Berlioz. Tome I : La naissance d'un artiste 1803-1832. Traduit de l'anglais par Dennis Collins. Paris, Belfond, 1991. In-8° broché, 607 p., un cahier d'illustrations, (collection « Voix »).

15 euros (code de commande : Musique/3424).

 

[BIZET (Georges)]. LANDORMY (Paul) — Bizet. Préface d’ALAIN. Paris, Gallimard, 1950. In-12 broché, 226 p., (collection « Leurs Figures »), exemplaire non coupé.

9 euros (code de comande : 136/60).

 

BRAGARD (Roger) et DE HEN (Ferd. J.) — Les instruments de musique dans l'art et l'histoire. Deuxième édition revue et corrigée. Préface de G. Thibault-Chambure. Bruxelles, De Visscher, 1973. In-4° broché, 270 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   Préface.
   I. Les temps préhistoriques - L'apport de l'Orient - Grèce et Rome.
   II. Le Moyen Âge.
   III. La Renaissance.
   IV. De Monteverdi à J.-S. Bach.
   V. La période classique.
   VI. Le romantisme et l'impressionnisme.
   VII. Le XXe siècle.
   Postface.
   Lexique.
   Tableau synoptique.
   Index des instruments et des facteurs.
   Bibliographie.

35 euros (code de commande : 20328).

 MARIA CALLAS

 

ALLEGRI (Renzo) — La véritable histoire de Maria Callas. Traduit de l'italien par Thierry Laget. Paris, Belfond, 1992. In-8° collé, 285 p., illustrations hors texte, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Elle avait été acclamée par tous les publics du monde, de la Scala au Metropolitan Opéra ; mais c'est dans une solitude absolue, le 16 septembre 1977, que mourut la plus grande chanteuse du siècle.
   Si le livre de Renzo Allegri apporte un éclairage nouveau sur la vie de Maria Callas, c'est parce qu'il a été rédigé à partir de documents inédits jusqu'à aujourd'hui. La plupart de ces documents – principalement des lettres –, Renzo Allegri les a reçus de Giovanni Battista Meneghini, le mari de la cantatrice.
   Non, cette diva ne fut pas la star capricieuse, la chanteuse jalouse des autres artistes ni la femme, avide de luxe et d'argent, négociant ses contrats de manière intraitable. Cette image, si l'on relit la presse de l'époque, est pourtant celle que de nombreux journaux et magazines ont contribué à diffuser. Pourtant, si la Callas régna sur l'opéra des années 50 et 60, elle y parvint grâce à son art et non à ses intrigues.
   Pour le reste, il suffit de prendre connaissance par exemple de cette étonnante série de lettres – anonymes ou non – reçues par la Callas pour mesurer les haines qui se déchaînèrent contre elle... Le temps a passé et l'on a oublié que de nombreux chroniqueurs l'éreintèrent avec ténacité... La famille de la Callas, Meneghini qui prétendait l'avoir découverte et qui fut son agent exclusif, plus tard Onassis, ceux qu'on appelle les proches, nul ne semble avoir fait grand cas de ses sentiments... Renzo Allegri l'affirme : tout au long de sa vie, la Callas endura blessures et humiliations, douleurs et trahisons. Même au sommet de sa gloire, Maria souffrit de l'incompréhension des autres et, plus encore peut-être, d'être exploitée par ceux qui étaient censés l'aimer. Et lorsqu'elle provoqua des scandales, on s'aperçoit qu'elle en fut le plus souvent... la victime.

8 euros (code de commande : 14624).

 

KARAKOULOS (Melina) — Maria Callas. La diva. [10 ans déjà...] Paris, Lafon, 1987. In-8° collé, 237 p., illustrations hors texte.
Table des matières :
   - Je partirai sans regret.
   - Une terrifiante volonté.
   - Et Meneghini créa la Callas.
   - Aller plus loin.
   - Le bal de la comtesse.
   - Une croisière mouvementée.
   - Un scandale mondial.
   - Chassé-croisé.
   - Sur la mer calmée.
   - Adorable Maria.
   - Triomphe à la Scala.
   - J'ai envie d'autre chose.
   - Entracte.
   - L'été américain.
   - Victime d'une syncope.
   - Pour l'amour du Grec.
   - Un grand espoir déçu.
   - L'amour passe, la tendresse jamais.
   - Une femme... une carrière.
   - Discographie.

10 euros (code de commande : 14629).

LORCEY (Jacques) — Maria Callas. Paris, PAC, 1977. In-8° broché, 429 p., nombreuses illustrations, (collection « Têtes d'Affiche »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Pour l'amateur le moins averti, le nom de Maria Callas évoque irrésistiblement l'opéra et le bel canto depuis vingt-cinq ans.
   Et déjà sa gloire égale celle de Caruso dans la ferveur populaire !
   En 1947, l'Italie voit apparaître une jeune cantatrice, d'origine grecque, dont les moyens vocaux et la technique – exceptionnels – ne font pourtant pas oublier un physique peu agréable et une certaine maladresse scénique.
   Après quelques mois, encouragée par son époux Gian-Battista Meneghini et par l'illustre chef d'orchestre Tullio Serafin, elle va devenir une immense vedette, éblouissante de beauté, écrasant toutes ses rivales par sa présence exceptionnelle et son jeu, d'un dramatisme intense, qui fait d'elle, selon Jacques Lorcey, « une nouvelle Rachel ».
   Elle rend ainsi à l'opéra ses titres de noblesse, prouvant aux nouvelles générations que le théâtre lyrique peut être, lui aussi, un spectacle passionnant et « moderne ».
   Son ascension foudroyante, qui coïncide avec l'avènement du microsillon, fait bientôt de « la Callas » une star mondialement célèbre. Le moindre événement de son existence fascine les foules. Nul n'ignore plus ses cures d'amaigrissement, ses amours tumultueuses avec le milliardaire Aristote Onassis, ses brouilles retentissantes avec ses partenaires... Même les « scandales » qu'elle déclenche (causés, le plus souvent, par une sensibilité exacerbée ou par de légitimes exigences professionnelles) servent sa légende...
   Jacques Lorcey, qui connaît bien les problèmes de l'art lyrique, a suivi depuis ses débuts, au disque comme à la scène, cette carrière unique, dont il donne ici le récit passionné, se référant souvent aux déclarations de Maria Callas elle-même ou de ses proches.
   Prévu dans cette collection depuis plusieurs mois, l'achèvement de ce travail coïncide malheureusement avec la tragique disparition de Maria Callas, que rien ne pouvait laisser prévoir.
   Ce livre, qui conte sa vie par le texte et par l'image, prend désormais la forme d'un ultime et vibrant hommage rendu à l'un des plus grands « monstres sacrés » du vingtième siècle.

10 euros (code de commande : 14627).

MONESTIER (Martin) — Maria Callas. Le livre du souvenir. S.l., Sand, 1985. Grand in-4° collé, 269 p., nombreuses illustrations, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   L'hiératique, l'infante, la souveraine.
   Comment vivre avec, dans sa cage thoracique, dans ses entrailles, une telle anomalie de la nature : cette voix ?
   Voici un livre consacré à Elle.
   Pas seulement à la femme. A la divinité en elle.
   À son être brûlant comme une madone, que le désespoir a peu à peu éteint.
   Parce que cet autre dévorait tout, sacrifiait ses désirs, ses besoins, ses faiblesses.
   Car il fallait enfanter cette voix surnaturelle, échappée de ces cordes vocales comme un miracle, il fallait l'enfanter chaque jour.
   Il fallait que cette voix traverse lès opéras, les foules, le monde, pour leur jeter un enchantement.
   Un enchantement trop pur pour mourir.
   Les peuples de la terre ne s'en délivreront jamais.

25 euros (code de commande : 14634).

 

[CALLAS]. REMY (Pierre-Jean) — Callas. Une vie. Paris, Albin Michel, 1997. In-8° collé, 280 p.
En quatrième de couverture :
   « La vie de Callas n'a peut-être été qu'une histoire d'amour dont nous avons fait une légende. Et si c'était pourtant vrai ? Si la légende dorée – rouge et or : la couleur des rideaux de scène, celle des loges à la Scala – n'était que le reflet, le miroir de sa vie ? Ou, mieux encore, si la vie de Callas avait fini par se plier aux détours les plus flamboyants de sa légende ?
   Il suffit qu'on veuille le croire, et dès lors tout paraît très simple. Oui, elle a fait passer avant tout le reste son chant, son art, sa voix, sa volonté aveugle de réinventer l'opéra. Pour être la première chanteuse, la première tragédienne de son temps, elle s'est abandonnée à un destin qu'elle s'était choisi tout autant qu'il l'avait désignée. »

10 euros (code de commande : 12567).

 

TUBEUF (André) — La Callas. Paris, Assouline, 1998. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 79 p., nombreuses illustrations, (collection « Mémoire de Stars »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Maria Callas, ou l'aventure d'une artiste foudroyante qui révolutionna le bel canto, d'une diva qui inventa et sut imposer la modernité de l'opéra ancien en prêtant le timbre unique de sa voix aux œuvres de Verdi, Bellini, Puccini ou Donizetti, d'un être exceptionnel transfiguré par ses rôles. Son destin aurait pu être celui d'une héroïne d'opéra : une Cendrillon devenue fée qui se brûle les ailes et la voix, avant que la vie dorée et Onassis, dans le rôle inattendu du prince charmant, ne finissent par la consumer tout à fait. Destin qui la confond à jamais dans nos mémoires avec les Norma et les Traviata, les brûlées vives.

8 euros (code de commande : 14626).

 

[CHOPIN (Frédéric)]. ZIELINSKI (Tadeusz A.)Frédéric Chopin. Traduit du polonais par Marie Bouvard, Laurence Dyvère, Blaise et Krystyna de Obaldia. Paris, Fayard, 1995. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 848 p., un cahier d'illustrations hors texte, (collection « Bibliothèque des Grands Musiciens »), ex-libris et date manuscrits sur la page de garde.
Sur le rabat de la jaquette :
   Pour être le compositeur romantique par excellence, le musicien peut-être le plus célèbre depuis Mozart, Chopin paradoxalement n'a guère suscité d'ouvrages d'envergure. Plusieurs raisons sont susceptibles d'être à l'origine de cette situation : la simplicité apparente de sa musique, son goût prononcé pour la petite forme, son attachement quasi exclusif au piano, la perfection intimidante de ses grands cycles pianistiques (Polonaises, Mazurkas, Études, Préludes, Nocturnes, Valses, Ballades, Scherzos), le mythe dont il a très vite fait l'objet, la part de légende qui s'est attachée à son existence.
   On connaît l'image souvent dénaturée du musicien élégant, séducteur, les épisodes de son amour déçu pour Maria Wodzinska, les péripéties de sa liaison orageuse et sa rupture avec George Sand, ses succès dans les salons parisiens auprès des belles écouteuses, sa lutte contre la tuberculose qui finira par l'emporter à l'âge de trente-neuf ans.
   S'appuyant sur les recherches les plus récentes, le présent ouvrage va bien évidemment au-delà de ces stéréotypes et éclaire d'un nouveau jour nombre d'aspects aussi bien de sa vie que de son œuvre, toutes deux ici étroitement mêlées.
   C'est ainsi que cette monographie met particulièrement en lumière l'intéressante figure du père, Lorrain venu s'établir en Pologne à l'âge de la majorité, la jeunesse polonaise du compositeur, ses relations en France avec ses compatriotes immigrés ainsi que l'accueil réservé à ses diverses œuvres par la critique officielle.
   Ce livre est aussi un véritable guide à travers toute l'œuvre du compositeur, présentant pour la première fois l'intégralité de ses compositions, toutes ici passées en revue, y compris les plus minimes. Les plus importantes, et particulièrement tous les grands cycles, sont analysées avec une extrême minutie, qu'il s'agisse de leur forme et de leur langage sonore, de leur aspect novateur ou de leur conception esthétique, de leur pensée ou de leur expressivité.

20 euros (code de commande : 24717).

 

[COLLAER]. Fonds Paul et Elsa Collaer. Choix de cent documents. Catalogue rédigé sous la direction d'Yves Lenoir. Bruxelles, Bibliothèque Royale de Belgique, 2000. In-8° collé, 207 p., illustrations hors texte.
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Bibliothèque royale de Belgique, à Bruxelles, du 4 février au 11 mars 2000.
Extrait de l'avant-propos :

   Peu d'hommes ont eu une vie aussi remplie que celle de Paul Collaer. Décédé en 1989, à l'âge de 98 ans, il marqua de son empreinte la vie musicale belge du 20e siècle. Tour à tour pianiste, critique musical, organisateur de concerts, haut fonctionnaire à la radio, chef d'orchestre et ethnomusicologue, il exerça tous les métiers de la musique.
   À l'occasion de l'acquisition d'une part importante de ses archives musicales, la Bibliothèque royale de Belgique se devait de lui rendre hommage et de lui consacrer une exposition. Bien qu'il soit prématuré de faire œuvre scientifique et d'évaluer à leur juste valeur les écrits et les activités du musicien, il nous a semblé opportun de présenter au public un échantillon de ses archives qui puisse témoigner de la diversité de son action et rendre compte d'une époque – hélas peut-être révolue – où la Belgique occupait une place prépondérante dans l'activité musicale européenne.
   Avec tout l'arbitraire que peut représenter la sélection de 100 documents – parmi un ensemble qui en compte plusieurs milliers – les auteurs de ce catalogue ont souhaité relancer l'intérêt des scientifiques pour l'œuvre protéiforme de Paul Collaer. La mise à disposition des chercheurs, dans les mois à venir, d'un des fonds musicaux les plus riches du 20e siècle, devrait en effet permettre de susciter des vocations et de mieux appréhender, non seulement la vie musicale à Bruxelles, mais encore l'histoire de la musique contemporaine au 20e siècle et de sa diffusion.
   Si la critique sera sans doute sévère à rencontre des écrits d'un homme qui eut le tort de se disperser, nul doute que l'histoire retiendra son étonnant combat en faveur de la musique moderne et de l'ethnomusicologie. Grâce à lui et à une poignée de pionniers, la Belgique joua un rôle non négligeable dans le concert musical des nations.

5 euros (code de commande : 15330).

 

DUMESNIL (René)Histoire illustrée du théâtre lyrique. Paris, Plon, 1953. In-8° broché, 240 p., nombreuses illustrations hors texte, (collection « Ars et Historia »).

12 euros (code de commande : Musique/6181).

 

La Flûte enchantée. Bruxelles, Labor, 1993. In-8° broché, 79 p., (collection « Archives du Futur - Opéra »).
Table des matières :
   - Préface, par Paul Danblon.
   - Le siècle des Lumières, par Brigitte Massin.
   - De la loge à la scène : La Flûte Enchantée, féerie maçonnique, par Henri Plard.
   - Le personnage féminin dans les opéras de Mozart, par Jacqueline Harpman.
   - Pensées et réflexions, par Friedrich Pleyer.
   - Parcours initiatique d'un travail-vie, à vivre, par Albert-André Lheureux.
   - Secret chemin d'une création, par Catherine Simon, d'après la scénographie de Jean-Claude De Bemels.
   - Distribution.
   - Notes biographiques.

8 euros (code de commande : 14467).

 

[GLATIGNY]. CHABANNES (Jacques) La sainte bohème : Albert Glatigny. Préface de Francis Carco. Paris, Grasset, 1948 (mention de 4e édition). In-12 broché, 226 p., frontispice.

10 euros (code de commande : 214/61).

 

[GOUNOD (Charles)]. LANDORMY (Paul)Gounod. Paris, Gallimard, 1942. Mention de dixième édition. In-12 broché, 275 p.

7,50 euros (code de commande : Musique/6184).

 

GRÉTRY (André-Modeste) Mémoires ou essais sur la musique. Nouvelle édition comprenant les principaux chapitres augmentés de notes et publiée par Paul Magnette. Liège, Vaillant-Carmanne, 1914. Fort in-12 broché, 472 p., rousseurs, mention d'appartenance sur la page de garde, couverture défraîchie, ouvrage peu courant.
Extrait de la préface :
   
Grétry, dans ses Mémoires, apporta des idées de modernisme du plus haut intérêt, et prophétisa les réformes et les progrès que la musique devait accomplir. Et il convient de rendre hommage à la la modestie de ce musicien délicieusement doué, qui eut la franchise de délimiter son talent et de reconnaître qu'il ne se sentait point le génie indispensable à la réalisation de toutes les réformes qu'il préconisait.
   Parmi ces réformes, il en est d'essentielles. N'est-ce pas Grétry qui comprit, dès qu'elle apparut, toute l'importance que l'orchestration nouvelle devait avoir dans l'histoire musicale ? N'est-ce pas lui qui s'attaque à la musique italienne, dont il signale les graves défauts : scènes trop longues, ritournelles oiseuses, psalmodies banales, roulades et répétitions ennuyeuses ? N'est-ce pas lui, encore, qui préconise la construction d'un théâtre modèle, idée reprise et réalisée par Wagner, l'importance qu'il convient d'accorder à la partie instrumentale de l'opéra ?
   C'est encore Grétry qui dit : « C'est du sentiment des paroles que le musicien doit tirer son mouvement ; rien n'oblige à terminer un morceau dans le ton initial si le sentiment que la musique décrit a évolué au cours du morceau. »
   Ces théories, émises dès 1789, ce sont celles que B. Wagner, un demi-siècle plus tard, reprit à son compte personnel, en s'attribuant la gloire d'avoir été le premier à les exposer.
   On ne pourrait donc assez insister sur la très haute valeur que présentent les écrits théoriques de Grétry dans l'histoire de la musicologie.

35 euros (code de commande : 17024).

 

HAINE (Malou) — Les instruments de musique dans les collections belges. Musical instruments in Belgian collections. Muziek-instrumenten in Belgische verzamelingen. Liège, Mardaga, 1989. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 214 p., nombreuses illustrations en couleurs, édition trilingue français, anglais, néerlandais, exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
   Cet ouvrage s'adresse au grand public ; c'est l'invitation d'un connaisseur à découvrir de beaux instruments de musique conservés dans les musées belges, non seulement au Musée instrumental de Bruxelles ou au Vleeshuismuseum d'Anvers qui abritent les collections les plus prestigieuses, mais aussi aux musées de Bruges, Gand, Liège, Mons, Namur et Tournai. Ces collections très importantes ne sont évoquées dans cet ouvrage que par un choix de quelque 150 instruments européens, sélectionnés pour leur beauté ou leur spécificité. Ceux-ci sont présentés par catégorie et couvrent les périodes allant du 16e au 20e siècles.

15 euros (code de commande : 17732).

 

Harmonies & fanfares en Luxembourg. Bruxelles, Crédit Communal, 1983. In-4° broché, 111 p., illustrations en noir.
   
Catalogue de l'exposition organisée au Palais Abbatial de Saint-Hubert, du 25 juin au 31 juillet 1983.
   Table des matières :
   - Préface
   - La Fédération Musicale Namur-Luxembourg.
   - Approches historiques :

      - Les sociétés de musique à travers la province de Luxembourg. Essai de répartition géographique.
      - Les règlements : reflets d'un état d'esprit d'une société.
      - Les comptes et budgets : reflets de la vie d'une société.
      - La musique des Forces de l'Intérieur et son impact sur les sociétés du Sud-Luxembourg.
   - Aspects musicologiques :
      - La formation musicale des instrumentistes.
      - Le répertoire.
      - Les compositeurs régionaux.
      - La facture instrumentale.
   - Fêtes et cérémonies :
      - La fête du village.
      - Les grands feux.
      - Saint-Hubert.
      - La Hàmmelsmarsch, les Fâchtebounen, la Foire aux Amoureux.
      - La Foire aux Noix à Bastogne.
      - L'exemple militaire.
      - Fêtes patriotiques.
      - Religion, laïcité.
      - La politique.
      - Festivités des musiques.
      - Le néo-folklore.

   - Répertoire des sociétés de la province
   - Catalogue.

15 euros (code de commande : 16259).

 

Images de France. Numéro spécial [Musique]. 83 - 8e année - Décembre 1941. Paris, Images de France, 1952. In-4° agrafé, [124] p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bon exemplaire.
Avis de l'éditeur :
   Voici le numéro de Noël que nous vous avions annoncé, et dont vous ne serez donc pas privés malgré l'aggravation survenue durant les dernières semaines dans la pénurie du papier.
   Mais pour pouvoir actuellement publier ce fascicule – presque tel que nous l'avions prévu il y a quelques mois – il nous a fallu par compensation, et afin de réduire la consommation de matière première, renoncer à éditer notre numéro de Janvier : le prochain ne paraîtra donc qu'au début du mois de février 1942 et portera la date « Janvier-Février ».
   Nous sommes sûrs que vous accueillerez avec bonne grâce ce sacrifice, puisqu'il nous permet de mettre aujourd'hui entre vos mains ce « Noël ».
   Il a pour même : la Musique, source éternelle de joies élevées et pures ; la Musique, qui ouvre aux hommes la porte d'un domaine où tous les esprits s'accordent ou se réconcilient dans un culte commun ; la Musique, art d'agrément un peu délaissé et auquel les jeunes devraient bien revenir...
   Certes, nous n'avons pas eu la prétention de réaliser ici un ouvrage complet sur la Musique : plusieurs articles – dont un consacré au Jazz – ont dû, en dernière heure, être reportés à des numéros ultérieurs. D'autre part, nous avons évité de répéter des sujets déjà traités dans notre propre revue, tels les Chefs d'orchestre, qui furent mis à l'honneur dans notre fascicule de Juillet 1939.
   Nous avons seulement essayé de faire tracer par une élite d'écrivains, de peintres, de photographes quelques aspects particuliers de cet immense thème.
   Aussi bien est-ce sous le signe de la Musique que vont apparaître sous vos yeux nos rubriques habituelles de décoration et de mode.
   Puisse cette lecture atténuer un peu, durant les traditionnelles veillées familiales, le regret que vous cause l'absence d'êtres chers, en vous apportant le pur réconfort de l'Art, emblème de notre revue.
Au sommaire :
   - Hommage à la musique consolatrice, par Georges Duhamel.
   - Chants anciens, par Émile-A. Van Moé.
   - Claude Debussy et Maurice Ravel, par G. Jean-Aubry.
   - La musique dans l'Histoire, par Marc Réal.
   - Le cadre inspirateur des musiciens, par Maurice Bex.
   - La musique inspiratrice des grands couturiers, avec des illustrations de G. Lepape, Dignimont, Touchagues, Paul Colin.
   - Le Conservatoire national de Musique et d'Art dramatique, par Georges G. Toudouze.
   - Les beaux métiers de lutherie et de factorerie instrumentale.
   - L'habitation d'un compositeur [Francis Poulenc], par Roger Baschet.
   - Lyon ville d'Art, par Albéric Cahuet.
   - La naissance d'un disque : « Pelléas et Mélisande », par Désiré Servien.

10 euros (code de commande : 18910).

 

KINSKY (George) — Album musical. Iconographie contenant 1560 reproductions de portraits, autographes, instruments, scènes, exemples musicaux, etc., se rapportant aux grands musiciens et à la musique de tous les temps et de tous les pays. Avec la collaboration de Robert Haas, Hans Schnoor, Henry Prunières. Paris, Delagrave, 1930. In-4° sous reliure d'éditeur, VII, 364 p., très nombreuses illustrations, cachet d'appartenance au bas de la page de titre.
En quatrième de couverture :
« Nous sommes en présence d'une vaste Encyclopédie de la musique par l'image, œuvre immense qu'il a fallu plus dix ans pour réaliser avec le concours des meilleurs spécialistes du monde entier. On ne s'est pas seulement proposé ici d'amuser les yeux par d'agréables reproductions de tableaux célèbres et de portraits de musiciens illustres, mais de représenter les diverses phases de l'évolution de la Musique au moyen de documents abondants, caractéristiques, très souvent inédits. On a mis à contribution non seulement les grands Musées, mais aussi les collections particulières et les musées provinciaux.
Il a fallu faire un choix parmi les milliers de documents rassemblés, mais on n'a vraiment éliminé que ceux d'un intérêt médiocre ou qui paraissaient faire double emploi. Certains pays disposant d'abondantes ressources iconographiques sur la Musique pourront paraître mieux représentés que d'autres qui artistiquement ne leur sont pas inférieurs. De même, on ne pouvait remédier à l'absence de portraits de musiciens dont aucune effigie ne nous a été conservée. Ce sont là des lacunes inévitables.
Ce gros ouvrage de plus de 350 pages constitue un incomparable instrument de travail et de documentation pour les musiciens, les amateurs, les musicologues, les critiques, en même temps qu'un album plein d'intérêt et d'agrément pour les profanes. [...]
Il va porter en effet la vie dans le domaine de l'érudition, en associant au récit trop abstrait, des images précises. On peut affirmer que cette publication est un événement de la plus haute importance pour l'histoire musicale. »

40 euros (code de commande : 11390).

 

LAFORÊT (Claude) — La vie musicale au Temps romantique (salons, théâtres et concerts). Préface d'Henri Malo. Paris, Peyronnet et Cie, 1929. In-8° broché, 220 p., index, bon exemplaire de cet ouvrage peu courant.
Préface :
   Les correspondances, les mémoires, les articles de journaux de la période romantique évoquent le souvenir des soirées mondaines où l'on s'enthousiasmait pour un chanteur ou un exécutant célèbre, des concerts où l'on donnait à entendre des compositions musicales devenues fameuses, des soirées de l'Opéra, du Théâtre Italien, de l'Opéra-comique où des œuvres lyriques, dont le succès dure toujours, virent pour la première fois les feux de la rampe et firent pâmer d'admiration des auditeurs extasiés.
   L'auteur de ce livre se posa un jour la question :
   — Que chantait-on dans les salons à cette époque ? Quels morceaux de concert exécutait-on ?
   Il chercha la réponse. Et comme toujours lorsque l'on cherche, il trouva. Mais ses investigations le conduisirent plus loin qu'il ne l'avait d'abord pensé. Ainsi fut-il amené peu à peu à élargir son cadre, et à y faire tenir le tableau qu'il nous donne aujourd'hui de la vie musicale au temps romantique, non-seulement dans les salons, mais aussi dans les salles de concert et sur les scènes lyriques.
   Peu de sujets pouvaient me toucher davantage. Peu de noms pouvaient provoquer dans ma mémoire des résonances aussi vibrantes que ceux qui reviennent au long de ces pages : pendant toute mon enfance, je les entendis chanter à mes oreilles. La veuve de Théodore Labarre, le harpiste et compositeur qui fut jadis un des rois de la romance, me les répétait avec ces intonations où couve une émotion contenue lorsque l'on évoque un passé cher et regretté. Elle-même, fille d'un compositeur, fut lancée dans les salons de Paris par Mme Émile de Girardin qui consacra une page de ses Lettres parisiennes à l'éloge d'Antonia Lambert : la beauté, la jeunesse, le talent, la plus fine sensibilité artistique. Elle connut toutes les gloires d'une époque qui en produisit une des plus magnifiques floraisons de l'histoire. Mme Labarre mourut à quatre-vingt-douze ans, et l'âge ne l'avait pas épargnée. Mais je pus encore apprécier la musicalité de sa voix, et voir passer dans ses beaux yeux bleus, éteints, hélas, depuis lors, la flamme de ses enthousiasmes d'antan. Et puis, ma mère avait été l'élève de Thalberg, mon père avait travaillé la composition avec Gustavo Carulli. Si bien que Claude Laforêt se fût-il borné à énumérer des noms propres, qu'il aurait déjà fait ressurgir dans mon esprit tout un monde, toute une époque disparus.
   Pour qui n'en fut pas bercé comme je le fus moi-même, il fallait autre chose. Claude Laforêt ne s'en est pas tenu à ces traits essentiels, à ces éléments de la structure de son tableau : il y a ajouté la composition et la couleur. Il est historien, et il est musicien. Il avait donc tout ce qu'il fallait pour remplir son objet, et il y a réussi.
   Peut-être sa particulière compétence musicale explique-t-elle une certaine sévérité dans le jugement qu'il porte sur la musique que l'on jouait dans les salons aux beaux jours du règne du roi Louis-Philippe. Peut-être suis-je trop indulgent. Mais enfin si la musique lui apparaît comme une parente pauvre dans ces mêmes salons à côté de la littérature et de la peinture, tous les vers que l'on y disait n'avaient pas la valeur de ceux de Hugo, de Lamartine ou de Musset. Les épopées de Parceval de Crandmaison ne valaient guère mieux que la généralité des romances que soupiraient les beaux militaires comme le comte de Flahault qui avait une préférence marquée pour celles de la reine Hortense, ou le colonel de Brack, la main sur le cœur et la bouche arrondie. La production de ces œuvrettes fut véritablement fantastique, la fécondité de leurs auteurs inimaginable, et le succès fou qui les accueillit nous étonne aujourd'hui quelque peu. Beaucoup n'en ont pas moins un charme désuet et touchant ; il faut songer que toujours la mode empiète sur la vérité artistique, et qu'en présence d'un tel nombre, il n'est pas surprenant que les scories soient plus abondantes que les perles.
   Après cela je souscris volontiers que la généralité des mélodies soient banales et faciles, que le Moyen-Âge y apparaisse aussi fantaisiste que dans les sujets de pendule, l'orientalisme de même acabit, et qu'en somme les paroles de ces romances ne, nous donnent qu'une fausse monnaie du romantisme. Mais de tels défauts ne sont pas spéciaux à la romance ; on les retrouve dans les œuvres de littérature secondaire, dans la peinture, dans les vignettes qui accompagnent les textes, et dans les diverses manifestations de l'art décoratif. Je ne crois pas que dans l'ensemble nous soyons logés aujourd'hui à meilleure enseigne.
   Claude Laforêt me paraît avoir tout à fait raison lorsqu'il observe qu'alors la culture musicale était en retard. Il n'existait qu'un public fort restreint d'amateurs ; encore ces amateurs n'étaient-ils pas toujours de première force. Il n'y a pas longtemps que le public musical s'est étendu et a pris la compétence que nous lui connaissons. Il est bien certain que celui des temps romantiques « aima la musique mauvaise, médiocre et même excellente » et que dans l'ensemble il est plein de contradictions. En cela il ne fait que se conformer à une règle de la nature humaine. L'opinion des écrivains n'est pas parole d'Évangile en pareille matière ; ils cherchent dans la musique une source d'inspiration, d'images, un thème à développements, et n'y voient pas une œuvre d'art totale. Il ne faut pas s'en tenir à cette opinion ; celle des musiciens leurs contemporains, moins exprimée, ne fut probablement pas la même, non plus que leur point de vue. Je suis bien persuadé qu'il en va de même aujourd'hui, que beaucoup de littérateurs pensent encore de la musique ce qu'en pensait Blaze de Bury, et que beaucoup de musiciens ont encore des littérateurs la même opinion que leurs prédécesseurs romantiques.
   Claude Laforêt m'a conduit à celte conclusion à travers un chemin semé de fleurs, celles tombées des couronnes et des gerbes qui accueillirent les grands chanteurs qui firent triompher les œuvres lyriques des maîtres qu'ils interprétaient. Elles ne sont plus desséchées, nouées de rubans fanés, vaines reliques d'un étincelant passé. Il a su leur rendre et leurs vives couleurs et leurs parfums exquis, comme il rend la jeunesse et la vie à ces noms inoubliés, la Malibran, Pauline Garcia, Falcon, Cinti-Damoreau, Rosine Stolz, la Pasta, Giulia Grisi, et Duprez, Nourrit, Mario, Rubini, Lablache, Tamburini, Galli et tant d'autres, de Liszt à Chopin, de Thalberg à Paganini, de Vieuxtemps à Kreutzer, de Rossini à Berlioz et à Habeneck.
   Il a parfaitement atteint son but, avec une érudition sûre et un charme dont on ne peut se déprendre. Il apporte une contribution nécessaire au centenaire du romantisme que notre génération célèbre avec ferveur, et son livre restera parmi ceux qui, dans son cadre, auront le plus exactement et le mieux célébré la gloire d'une des époques les plus grandes de notre histoire littéraire et artistique.

15 euros (code de commande : 18474).

 

LANGLOIS (Rose-Marie)L'opéra de Versailles. Paris, Pierre Horay, 1958. In-8° broché, 153 p., illustrations.

7,50 euros (code de commande : Musique/6187).

 

LEIBOWITZ (René) — Les fantômes de l’Opéra. Essais sur le théâtre lyrique. Paris, Gallimard, 1978. In-8° broché, 393 p., (collection « Bibliothèque des Idées »).

15 euros (code de commande : 220/60).

 

[LISZT (Franz)]. HAINE (Malou) — Dernières orchestrations de Franz Liszt. Sprimont, Mardaga, 2000. In-4° broché, 143 p., fac-similés de partitions, édition trilingue (française, anglais, néerlandais) bien complète du CD audio.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'inauguration, en juin 2000, du Musée des Instruments de Musique, à Bruxelles.
   Introduction :
   Le Musée des Instruments de Musique (le MIM) a souhaité marquer l'inauguration de ses nouveaux locaux dans le magnifique immeuble Art nouveau et le bâtiment néoclassique de la rue Montagne de la Cour à Bruxelles par un concert exceptionnel. Il a voulu en perpétuer le souvenir en éditant cette plaquette de prestige accompagnée d'un CD. Assurément, l'événement est remarquable à plus d'un titre, car il illustre un faisceau d'éléments étroitement liés les uns aux autres.
   C'est en effet la pièce maîtresse du concert, la création mondiale des dernières orchestrations de Franz Liszt, qui a déterminé non seulement l'ensemble de la programmation, mais également le choix d'un des pianos et de ses interprètes : ces œuvres de Liszt n'ont jamais été publiées, et le manuscrit lui-même semblait, jusqu'il y a peu encore, à tout jamais disparu. Il a été découvert en 1995 par le Conservateur du MIM dans une collection privée en Belgique.
   Pour les musicologues et les musiciens, la réapparition de ces dernières orchestrations constitue une découverte majeure, même si ces pièces ne présentent qu'un intérêt musical limité. Le manuscrit comprend deux Danses galiciennes et une Mazurka que Liszt a réalisées au départ de trois pièces pour piano à quatre mains de Jules Zarembski. Ce pianiste et compositeur polonais, un des anciens élèves de Liszt particulièrement doués, fut également professeur de piano au Conservatoire royal de musique de Bruxelles de 1880 à 1885. Durant ces six années, il s'imposa comme une personnalité de premier plan en animant la vie musicale belge. Le programme de l'inauguration du MIM s'est donc constitué autour des œuvres de Liszt et de Zarembski.
   C'est à Bruxelles, en mai 1881, que Liszt envisage d'orchestrer ces pièces et c'est à Bruxelles qu'il envoie son manuscrit lorsque celui-ci est terminé. De plus, la première et sans doute l'unique fois où Liszt a entendu ses Danses galiciennes orchestrées fut lors d'une audition à huis clos par la classe d'ensemble du Conservatoire royal de musique de Bruxelles dirigée par Jean-Baptiste Colyns, le 4 mai 1882. C'est donc en raison des liens historiques qui unissent ces compositions à l'un de leurs professeurs que les deux directeurs actuels des Conservatoires de Bruxelles ont accepté avec enthousiasme de former un orchestre spécifique composé des étudiants des deux sections linguistiques (néerlandophone et francophone). Ce sont aussi deux des professeurs actuels des classes de piano, Daniel Blumenthal et Jean-Claude Vanden Eynden, qui sont ici les interprètes des œuvres à quatre mains de Zarembski.
   Zarembski s'était aussi fait remarquer en se faisant le défenseur d'un nouveau piano muni de deux claviers et dénommé « piano à claviers renversés ». Il n'en subsiste aujourd'hui qu'un seul exemplaire au monde, celui-là même qui est conservé dans les collections du MIM. Ce concert d'inauguration permet donc aussi de mettre en évidence ce curieux piano des frères Mangeot. Malheureusement, les partitions originales écrites par Zarembski pour ce piano n'ont, à ce jour, pu être retrouvées. Un arrangement d'une œuvre de Liszt à été spécialement commandée par le MIM au compositeur anglais Francis Bowdery. Celui-ci a choisi la Fantaisie sur deux thèmes du Figaro de Mozart que Liszt a composée en 1842 et jouée en public à Berlin le 11 janvier 1843. Le manuscrit incomplet a été édité et terminé par Ferruccio Busoni en 1912. Le choix de cette œuvre réside, d'une part, dans son caractère de bravoure, parfaitement approprié pour mettre en évidence les possibilités techniques du piano Mangeot et, d'autre part, dans sa particularité d'être inachevée, laissant au compositeur moderne une plus grande liberté de création dans le final de la pièce.
   Quant au choix de l'interprète de ce piano Mangeot, il s'est naturellement porté sur le pianiste anglais Christopher Seed qui s'est illustré en jouant sur un piano spécialement conçu pour gauchers, à savoir un piano dont les touches graves sont situées à droite du clavier, et les aiguës, à gauche. Christopher Seed a accepté de relever le défi de jouer sur le piano Mangeot, qui combine à la fois les possibilités d'un piano normal et celles d'un piano au clavier renversé.

20 euros (code de commande : 16109*).

 

[MAHLER (Gustav)]. BLAUKOPF (Kurt)Gustav Mahler. Traduit de l'allemand par Béatrice Berlowitz. Postface à l'édition française par Marc Vignal. Paris, Robert Laffont, 1979. In-8° broché, 396 p., un cahier d'illustrations hors texte, index, (collection « Diapason »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Le temps de Mahler est venu.
   Mais si le compositeur est aujourd'hui compté parmi les grands musiciens universels, s'il est prétexte à films, matière à travaux psychanalytiques, il n'avait pas encore fait, en France, l'objet d'une étude biographique détaillée qui le replace dans le contexte, artistique, culturel et politique de son temps. Tel est le propos du musicologue autrichien Kurt Blaukopf. Pendant plus de trente ans, il a poursuivi ses recherches, tant à Vienne que dans les différentes villes où Mahler a vécu, retrouvant et interrogeant les personnes que le musicien a connues. De la masse de documents, en partie inédits, qu'il a ainsi récoltés, il a tiré la synthèse de cet ouvrage qui situe la vie et la pensée du compositeur dans la prodigieuse effervescence des dernières années du règne des Habsbourg. On y revit la trajectoire foudroyante qui mena le petit juif pauvre de Bohème à la direction de l'Opéra de Vienne et au firmament international, avant sa mort prématurée à cinquante et un ans.

12 euros (code de commande : 20622).

 

MARCELLO (Benedetto) — Le théâtre à la mode au XVIIIe siècle. Postface de Jacques Drillon. Traduction précédée d'une étude biographique par Ernest David. Arles, Bernard Coutaz,1993. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 109 p.
En quatrième de couverture :
« Au XVIIIe siècle, on savait écrire les pamphlets... Quelle rossée ! Voici enfin un grand classique de la littérature musicale, introuvable depuis des lustres, précédé d'une étude biographique.
Qui aurait cru que le doux Benedetto Marcello, auteur d'un célébrissime concerto de hautbois, eût tant de verve ? Tout le monde y passe : chanteurs, directeurs de salles, librettistes, compositeurs, décorateurs... Tous incapables ! Comme aujourd'hui ! »

7,50 euros (code de commande : 9092).

 

 

[MORTIER (Gérard)]. 1981-1991. La Monnaie - De Munt. Gérard Mortier. [Bruxelles], [La Monnaie - De Munt], s.d. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 173 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
@ Ouvrage d'hommage réalisé à l'occasion des dix années passées par Gérard Mortier à la tête de l'Opéra Royal de La Monnaie, à Bruxelles.

20 euros (code de commande : 10166).

 

 

[MOURET (Jean-Joseph)]. VIOLLIER (Renée) — Jean-Joseph Mouret. Le musicien des grâces. 1682-1738. Paris, Floury, 1950. Grand in-8° broché, 233 p., illustrations hors texte, exemplaire non coupé, couverture souillée.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Première partie. La vie.
      Paragraphe 1. Avignon la Chantante.
      Paragraphe 2. Débuts à Paris. La Cour de Sceaux.
      Paragraphe 3. Mouret chef d'orchestre à l'Opéra. Premiers succès : Les Festes de Thalie.
      Paragraphe 4. Mouret compositeur attitré de la Comédie Italienne. Chute d'Ariane. Mariage.
      Paragraphe 5. Fêtes à l'occasion du couronnement de Louis XV. L'Impromptu de Villers-Cotterets.
      Paragraphe 6. Mouret, directeur artistique du Concert des Tuileries.
      Paragraphe 7. Le musicien à la mode.
      Paragraphe 8. Premiers revers. L'astre de Rameau monte à l'horizon. Les dernières œuvres.
      Paragraphe 9. Dernières disgrâces. La maladie, la folie et la mort.
   - Deuxième partie. Les opéras.
      Chapitre I. Les Festes de Thalie, opéra-ballet. Critiques et parodies des Festes de Thalie.
      Chapitre II. Ariane, tragédie lyrique.
      Chapitre III. Pirithoüs, tragédie lyrique. Critiques et parodies de Pirithoüs.
      Chapitre IV. Les Amours des Dieux, ballet héroïque. Critiques et parodies des Amours des Dieux.
      Chapitre V. Le Triomphe des Sens, ballet héroïque. Critiques et parodies du Ballet des Sens.
      Chapitre VI. Les Grâces, pastorale héroïque. Critiques et parodies du Ballet des Grâces.
      Chapitre VII. Les Amours de Ragonde, comédie musicale.
   - Troisième partie. Les divertissements du Nouveau Théâtre italien.
      Chapitre I. Les Comédies.
      Chapitre II. Les Parodies.
      Chapitre III. Les Revues critiques.
         - Relevé des principaux Airs et Vaudevilles de Mouret dans les Théâtres de la Foire et de l'Opéra-Comique.
         - Relevé des principaux Airs italiens et Cantates françaises contenus dans les Recueils des Divertissements du Nouveau Théâtre Italien.
         - Annexe : Répertoire des principaux Vaudevilles.
   - Quatrième partie. Cantates - Cantatilles - Musique religieuse - Symphonies - Musique de chambre.
      Chapitre I. Les Cantates et les Cantatilles.
      Chapitre II. Les Motets.
      Chapitre III. Les Symphonies et les Concerts de chambre.
      Chapitre IV. De l'interprétation.
   - Conclusion.
   - Bibliographie musicale des œuvres de Mouret.
   - Rééditions modernes, discographie.
   - Liste des œuvres de Mouret réalisées à ce jour par R. Viollier.
   - Bibliographie des textes des Opéras.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 22717).

 

[MOZART (Wolfgang Amadeus]. HUTCHINGS (Arthur) — Les concertos de piano de Mozart. [Titre original : A Companion to Mozart's Piano Concertos.] Essai traduit de l'anglais par Odile Demange. Arles, Actes Sud, 1991. In-8° broché, 325 p., (collection « Musique »), couverture un peu défraîchie, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   « L'essai que voici ne viendra pas s'ajouter aux sommes d'idolâtrie. Mozart a connu une puberté sexuelle tardive, et s'il est vrai que les artistes atteignent souvent la puberté intellectuelle d'abord, les faiblesses qui l'amenèrent à rester pendu aux basques de son père ou aux jupons de sa mère et à se cramponner à une orthodoxie religieuse dénuée de toute réflexion profonde firent également de lui un compositeur imitateur et conservateur ; jusqu'au jour où, sans que rien l'ait laissé pressentir, il osa ce qu'aucun musicien n'avait osé avant lui... »
   Arthur Hutchings, né en 1906 à Sunbury-on-Thames, musicologue et lui-même compositeur, dresse dans cet ouvrage un panorama (que l'on peut qualifier d'exhaustif) de la création mozartienne dans le domaine du concerto. De surcroît, la rigueur de la réflexion et de l'appareil critique – près de deux cents exemples musicaux, un guide thématique de l'ensemble des concertos et un index des œuvres et des noms propres – n'exclut pas, à l'occasion, un humour tout britannique.

20 euros (code de commande : 22218).

 

[MOZART (Wolfgang Amadeus]. MASSIN (Jean et Brigitte) — Wolfgang Amadeus Mozart. Paris, Club Français du Livre, 1959. In-8° sous reliure d'éditeur, [30], 1202, [76] p., illustrations hors texte, il manque la carte volante, (collection « Essais », n° 15), exemplaire numéroté (n° 12692), en bel état.
Avant-propos :
   Un enfant prodige à l'éblouissante carrière – une miraculeuse facilité à créer, comme par jeu, des chefs-d'œuvre – une angélique insouciance à passer du rire aux larmes, de la mélancolie à la résignation... Prodige, miracle, ange : la première image d'Épinal peinturlurée par la postérité pour immortaliser Mozart – toujours et jusqu'au tout un enfant, le merveilleux enfant si cruellement arraché à notre affection dans sa trente-sixième année.
   « La partie la plus extraordinaire de la vie de Mozart, c'est son enfance ; le détail peut en être agréable au philosophe et à l'artiste. Nous serons plus succincts sur le reste de sa trop courte carrière. » Ainsi ne rougissait pas de s'exprimer Louis-Alexandre-César Bombet, l'un des premiers biographes français de Mozart, mieux connu sous son vrai nom d'Henri Beyle, ou sous son autre pseudonyme de Stendhal. Prestigieux parrainage pour la plus niaise des légendes ; encore, sous cette formulation par trop naïve, n'avait-elle guère d'avenir. Les enlumineurs qui succédèrent à Stendhal ont mis tous leurs soins à étendre au reste de cette trop courte carrière les agréables couleurs de la puérilité ; ils ont insisté sur « l'esprit d'enfance » qu'aurait toujours conservé le prodige devenu adulte. Mais ils ont continué à présenter la même « feuille de saint » : un météore transcendant, inattendu, immérité ; une grâce qui ne saurait être jugée en fonction d'aucune pesanteur ; un miracle toujours, et toujours un ange. Quoi d'étonnant dès lors qu'il soit mort si jeune ? la peinture ni la statuaire n'ont jamais imaginé de vieil ange.
   Et pourtant, s'il faut parler de miracle ou de prodige, en voici un tout autre – et, pour notre part, sitôt que nous avons commencé d'étudier Mozart, c'est celui auquel nous nous sommes trouvés affrontés.
   Il y avait donc une fois un musicien qui, dès ses premières années, possédait dans son jeu tous les atouts : du génie, bien entendu, et l'un des plus précoces du monde ; une famille affectueuse et attentive, un père excellent pédagogue, les meilleurs savants et compositeurs d'Europe tour à tour pour maîtres, bref, les conditions les plus favorables pour épanouir des dons exceptionnels ; nulle difficulté enfin à faire admettre par tout l'univers d'aussi prestigieuses capacités : avant que sa voix n'ait mué, il avait éclaboussé de sa gloire les capitales et les Cours. Et aucune Carabosse n'avait semblé mêler sa malédiction aux présents des fées-marraines.
   Donc il suffisait que l'enfant ne se laisse pas éblouir, et que des années de labeur achèvent d'accomplir un génie naissant, pour que cette vie, commencée comme un conte bleu, s'achève en une apothéose. Or, justement, il ne s'est pas laissé éblouir, il n'a cessé de travailler, les fruits de la maturité ont passé la promesse des fleurs – et on sait quelle fut la fin : l'abandon du public, les railleries des confrères, la défaveur méprisante de presque tous les connaisseurs, la solitude et la misère croissantes, le rythme de la création ralenti, parfois arrêté par l'absence de commandes, la mort odieusement prématurée.
   Comment Mozart en est-il venu là ? Que s'est-il passé pour que le bambin qui transportait l'univers d'enthousiasme soit devenu le premier des « poètes maudits » de l'âge moderne, le compositeur que quelques amis seuls prenaient encore au sérieux et qui n'a jamais pu, de son, vivant, faire exécuter ses trois dernières Symphonies ? Peut-on se contenter d'une vague et banale réponse, alléguer la jalousie des rivaux, la frivolité du public, l'indignité de l'univers ? Ou bien Mozart a-t-il sa part de responsabilité dans cette fin ? A-t-il provoqué la catastrophe à son insu ? ou a-t-il mené sa vie et poursuivi son œuvre selon une réflexion consciente et délibérée ?
   N'osant nous ranger parmi les philosophes ni les artistes, nous avouons ignorer si l'enfance de Mozart leur semble plus extraordinaire que sa fin. Mais, en tant que biographes et esthéticiens, nous considérons la question que nous venons de poser comme la plus grave et la plus passionnante que soulève le « miracle » de Mozart. Et c'est à elle en premier lieu que le présent livre a dû tenter de répondre : qui fut donc Mozart ?
   Mais peut-être faudrait-il d'abord – ou en même temps – répondre à une autre question, moins stupide qu'elle ne semblerait sitôt énoncée : Mozart est-il un nom commun ou un nom propre ? Expliquons-nous mieux : comment se fait-il que, dans le catalogue de ses œuvres, s'en soient glissées d'assez nombreuses et d'assez considérables, qui viennent des auteurs les plus différents les uns des autres – Eberlin ou Jean-Chrétien Bach, Michaël Haydn ou Paisiello –, qu'on lui a attribuées sans hésitation durant fort longtemps, et dont la liste n'est sans doute pas encore close ? – Comment se fait-il que tant de gens tiennent pour l'un des chefs-d'œuvre les plus typiques de Mozart une composition qui est bien loin d'être tout entière de sa main : le Requiem ? – Comment se fait-il, par ailleurs et en sens inverse, que tant de gens, parmi lesquels des musicologues de qualité, jugent couramment « beethoveniennes » des œuvres comme la Sonate en ut mineur ou le Concerto en ré mineur, qui comptent parmi les plus personnelles et les plus caractéristiques de Mozart ?
   En d'autres termes, ceux qui croient aimer Mozart, ceux-là mêmes qui vont souvent jusqu'à l'adorer, aiment-ils en lui un lieu géométrique, le point de rencontre, en même temps que le plus haut symbole et la plus parfaite réussite, de la production musicale de toute une époque ? Ou aiment-ils vraiment ce qu'il a apporté de plus irréductible, de plus irremplaçable dans l'empire de la musique ?
   Nous serions bien sots si nous avions la prétention d'être absolument les premiers à poser des questions semblables. Qu'au Mozart méconnu de Jean Witold (1954) succède le Mozart inconnu de Hanns Dennerlein (« Der unbekannte Mozart », 1955), montre bien qu'aux yeux des musicologues contemporains subsiste un « mystère Mozart » qui n'a pas fini d'être élucidé. – Nous serions tout aussi sots si nous avions la prétention d'élucider à jamais ce mystère, ou d'oublier que nous n'aurions pas même pu tenter la présente exploration si nous n'avions derrière nous les recherches de tant de mozartiens éminents, au premier rang desquels Théodore de Wyzewa, Georges de Saint-Foix, Alfred Einstein... Il nous arrive assez souvent de marquer énergiquement notre désaccord avec l'un ou l'autre d'entre eux, dans les pages qui suivent, pour que notre premier devoir soit de reconnaître ici ce que nous leur devons ; la possibilité même de les contredire, c'est bien souvent à leurs propres découvertes que nous en sommes redevables.
   Mais, quels que soient les coups portés à l'image d'Épinal primitive (qui garde ses partisans, naïfs ou raffinés, en grand nombre, et dans les rangs de ceux qui la contredisent sur plus d'un point sans y prendre garde), il nous semble que, presque toujours, un préjugé vivace est venu dévier la recherche ou empêcher l'exacte mise au point du regard. Ce préjugé selon lequel la vie d'un créateur n'a pas grand-chose de commun avec son œuvre, et n'est presque d'aucun secours pour éclairer ses conceptions esthétiques, ni la mise en œuvre de celles-ci.
   On comprend bien contre quelle menace entend réagir un tel préjugé : la menace des vies romancées à bon compte, de l'absurde explication d'une œuvre par la motivation superficielle d'une anecdote (heureux encore si l'anecdote ne se révèle pas fausse ou discutable). On n'affirmera jamais assez que l'activité esthétique du créateur ne s'exerce pas à la périphérie mais au cœur de son être humain, en une zone assez intime pour dérouter souvent l'observateur qui ne connaît sa biographie que de l'extérieur, assez mystérieuse encore pour se dérober souvent à la conscience claire de l'artiste lui-même. Mais il n'est pas moins important de rappeler que toute œuvre d'art est le produit naturel d'un homme, non l'opération surnaturelle de quelque dieu, tapi en cet homme et transcendant à lui. S'il existait vraiment un petit homme insignifiant, sans grande valeur humaine de l'intelligence et du cœur, et si cet homme avait créé l'œuvre de Mozart, nous serions devant un dédoublement de personnalité si exceptionnel que les psychiatres seuls auraient le droit d'en parler. Et le fait que Mozart (Mozart magnus, corpore parvus, comme il lui arrive de signer) ait en effet paru un petit homme insignifiant à ses contemporains, n'y change rien. – De même, si la transformation qu'opèrent en tout homme sa propre histoire et le déroulement de l'histoire de son temps n'avait rien de commun avec l'évolution de son art, il ne pourrait créer qu'une, œuvre de maniaque ou de schizophrène. Or l'examen seul de l'œuvre et de la vie de Mozart, et séparément de l'une ou de l'autre au choix, suffit à écarter cette hypothèse.
   Nous demander qui fut Mozart – et ce que notre sens esthétique trouve le plus irréductible et le plus irremplaçable, parce que le plus personnel, dans son œuvre, ce n'est donc au fond que la même question sous ses deux aspects complémentaires mais non interchangeables. Pour tenter d'y répondre, ou du moins de l'éclairer, nous avons employé la même méthode qu'en étudiant Beethoven précédemment. Et nous croyons avoir gardé le même soin de placer toujours sous les yeux du lecteur chaque élément de recherche et chaque donnée, afin qu'en définitive il demeure seul juge.
   La première partie de ce livre – Biographie – se présente exactement comme celle de notre Beethoven. Plutôt que de revenir sur les principes qui nous ont guidés dans son élaboration, nous voudrions plutôt qu'on nous permette de signaler quelques particularités qui tenaient ici à noire sujet même.
   En premier lieu, nous croyons devoir avertir k lecteur que la disproportion entre l'importance des diverses parties de notre biographie ne correspond pas à une importance respective des diverses périodes de la vie de Mozart, mais seulement à l'inégalité de la documentation sur ces périodes. Lorsque Mozart vit à Salzbourg, nous sommes presque réduits aux indications éparses dans les lettres postérieures. Lorsqu'en revanche il entreprend son grand voyage à Munich, Mannheim et Paris, la correspondance entre son père et lui devient si abondante que nous avons dû nous résigner à y pratiquer des coupes plus importantes qu'à l'ordinaire ; mais ce qu'il nous a paru indispensable d'en conserver demeure encore assez volumineux. En revanche, dans la dernière partie de son existence, surtout depuis son entrée dans la Franc-Maçonnerie, la plus grande partie des lettres de Mozart a été détruite ou caviardée ; c'est une perte impossible à combler. Nous n'avons pas cherché à effacer dans notre récit le déséquilibre qui provient de telles lacunes ; le lecteur, s'il y est sensible, saisira mieux à quel point toute biographie, même celle qui se voudrait la plus honnête, demeure une approximation provisoire.
   Peut-être aussi saisira-t-il mieux, par là-même, le rythme de la progression dramatique qui entraîne Mozart vers l'oubli, l'abandon et la solitude. Le lecteur de notre Beethoven voyait la masse des témoignages de contemporains aller toujours croissant de période en période ; il y en avait bien peu sur l'obscur adolescent de Bonn, mais on était venu de partout, en pèlerinage, quémander un instant d'entretien à l'auteur de la Neuvième Symphonie. – Le lecteur de notre Mozart observera le phénomène inverse ; toute l'Europe a retenti d'anecdotes sur l'enfant prodige ; mais il est resté bien peu de gens pour nous parler de l'auteur de Don Giovanni.
   Il pourra faire la même observation, d'ailleurs, en ce qui concerne l'iconographie : nous n'avions presque pas de portraits de Beethoven avant vingt-cinq ou trente ans ; nous n'avions que le choix entre les portraits de Beethoven quinquagénaire. Ici, ayant écarté tous les suspects, il nous restait encore trop de portraits de Mozart enfant, et si peu de Mozart passé vingt-cinq ans. Ainsi pourra-t-on mieux mesurer l'obscurcissement extérieur qui s'épaissit autour des flammes du génie adulte. Comprendre aussi pourquoi l'image d'Épinal d'un perpétuel enfant s'impose, dès que le biographe entend donner à son récit une architecture aussi harmonieuse que celle d'un roman.
   Nous voudrions, en second lieu, nous excuser auprès du lecteur de n'avoir pas cru devoir lui épargner des fréquentations un peu fastidieuses à la longue, ni des expressions crues qu'il finira sans doute par trouver tout aussi monotones. Pour les fréquentations, nous pensons surtout à cette de Léopold Mozart ; nous avons tenu à le citer souvent, longuement, bien plus que les biographes de son fils n'en sont coutumiers, parce que là aussi, là surtout, le lecteur doit pouvoir juger sur pièces. Aucun homme n'a eu sans doute, en positif puis en négatif, une influence si profonde, si durable, si contradictoire, sur le destin de Wolfgang ; aucun non plus ne suscite inévitablement des jugements plus passionnés, en bien ou en mal, à cause de la violence décisive de certaines de ses interventions dans la vie de son fils ; aucun n'aurait besoin non plus d'être expliqué avec plus de nuances ; sans nous récuser devant cette tâche, nous lui avons donné souvent la parole. Si le lecteur le trouve ennuyeux, qu'il veuille bien se consoler en songeant que Wolfgang l'a souvent trouvé plus ennuyeux encore, sans guère trouver la force de s'en cacher. Mais peut-être à la longue réagira-t-il aussi devant Léopold comme devant certains personnages de Proust, exaspérants et attendrissants tout ensemble ; on finit toujours au moins par comprendre ceux qu'on accepte d'écouter.
   Pour les expressions crues, nous songeons surtout aux plaisanteries scatologiques dont Mozart égrène inlassablement la litanie dans ses lettres à la petite cousine d'Augsbourg, mais aussi parfois à d'autres correspondants. Scatologiques, presque jamais obscènes, et si monotones qu'elles lassent vite. Seulement, nous ne devions pas les omettre, parce qu'elles font aussi partie du caractère de Mozart et qu'elles peuvent éclairer tels aspects de sa création. Et nous devions d'autant moins les taire qu'elles n'ont jamais été traduites en français, qu'elles font même souvent défaut dans les éditions allemandes et qu'il faut aller les déchiffrer sur les fac-similés des manuscrits – ou dans une traduction britannique ! On en chercherait en vain le moindre soupçon dans les deux éditions successives de la traduction française des lettres de Mozart par Henri de Curzon, tien qu'elle se prétende complète (traduction par ailleurs plus qu'honorable en dépit de quelques contresens, et à laquelle nous tenons d'autant plus à rendre hommage que nous n'avons pu éviter de nous en inspirer souvent). Peut-être plus d'un lecteur sera-t-il scandalisé de ne pas retrouver, dans ces grossièretés, le visage légendaire d'un angélique enfant ; tant mieux si elles peuvent rappeler, même malodorantes, que la musique de Mozart est celle d'un homme !
   En dernier lieu, nous avons cru devoir insister, plus que pour Beethoven, sur les liens qui unissent Mozart aux courants de pensée et aux événements de son temps ; d'une part, ces liens sont plus méconnus en général ; d'autre part, les courants de pensée et les événements qui ont influé sur Mozart (l'Aufklärung, le Sturm und Drang, le joséphisme) risquent d'être moins familiers au public français que la toile de fond – Révolution, Empire, Sainte-Alliance – sur laquelle se détache la pensée de Beethoven.
   Parmi les influences qui se sont exercées sur Mozart, l'une d'elles mérite d'être étudiée avec un soin spécial : celle de la Franc-Maçonnerie. On sait que Mozart fut Franc-Maçon, et le fut avec ferveur, les sept dernières années de sa vie ; mais, souvent, on sait moins bien ce que la Franc-Maçonnerie représentait pour lui, et le rôle qu'elle joua dans sa création. Il nous a paru aussi indispensable de le mettre en lumière que nous aurions jugé nécessaire de mettre en lumière le rôle des mystères antiques, auxquels ils furent initiés, dans l'œuvre de Pindare ou des grands tragiques du siècle de Périclès, ou le rôle des prédications de Savonarole dans l'œuvre de Botticelli ou de Michel-Ange, ou le rôle de la philosophie de Schopenhauer dans la dramaturgie de Wagner. C'était notre tâche d'historiens, et nous nous en sommes acquittés de notre mieux; on voudra bien ne pas attribuer automatiquement aux biographes de Mozart les idées, les sentiments et les convictions qui appartinrent à Mozart ; on voudra bien aussi, en un tout autre sens, penser que la Franc-Maçonnerie du XVIIIe siècle, spécialement en Allemagne, et très spécialement dans le courant qui subit l'influence des Illuminés, peut n'être pas tout à fait identique à ce que devint la Franc-Maçonnerie en d'autres temps ou en d'autres pays.
   La seconde partie de ce livre – Histoire de l'Œuvre – obéit à un double but. Nous avons voulu, comme dans la seconde partie de notre Beethoven, que l'auditeur puisse y consulter, pour chaque œuvre, une notice comportant sur elle tous les renseignements historiques possibles, et nous avons également rangé ces notices dans l'ordre chronologique, en les faisant suivre de trois Catalogues qui permettent un repérage rapide du passage désiré.
   Mais nous voudrions aussi, cette fois, que la seconde partie puisse être en même temps susceptible d'une lecture suivie d'un bout à l'autre, tout en continuant d'être consultable comme un manuel. Car nous avons tenté, en liaison avec la biographie de l'homme, d'y saisir et d'y retracer le développement du processus créateur de l'artiste. Au sens où Gœthe disait : Désormais les écrivains écriront leurs œuvres complètes (constatation déjà largement valable avant lui, pour les musiciens autant que pour les écrivains, et qui s'applique fort bien à Mozart, plus jeune que Gœthe de sept ans), nous nous sommes proposés d'écrire l'histoire, non seulement des œuvres, mais de l'Œuvre de Mozart.
   Car chacune de ses œuvres a bien son histoire propre, mais, quand nous l'examinons isolément, nous ne pouvons trop souvent, en saisir et en dire que la « petite histoire ». Si nous la replaçons, au contraire, entre les œuvres qui la précèdent et la suivent – dans l'ordre chronologique, bien sûr, mais aussi dans celui du genre musical, ou de la tonalité, ou de telle autre caractéristique – nous commençons à voir qu'elle appartient à une histoire plus longue, plus complexe, plus intime, souvent plus rigoureuse qu'on ne l'imaginait : l'histoire d'un génie créateur, qui poursuit son projet d'aventure en aventure. Chaque œuvre demeure achevée par elle-même et continue d'être entendue séparément, donc de nous adresser une confidence ou un message d'ordre, pour ainsi dire, singulier ; mais en même temps nous ne pouvons achever d'en déchiffrer le sens si nous oublions qu'elle s'insère dans un ensemble qui est l'œuvre complète de son auteur.
   C'est d'ailleurs seulement en étudiant un tel ensemble qu'on peut mesurer ce qui, dans son assemblage, se mêle de plus et de moins personnel, de plus et de moins délibéré. Si telle période voit s'accumuler tant d'opéras, et si peu telle autre, c'est que les commandes ont ou n'ont pas manqué, ce n'est pas que l'auteur en a décidé ainsi par un caprice gratuit. Mais inversement, si les œuvres de 1779 sont si différentes des œuvres de 1776, ce n'est pas que le goût du milieu salzbourgeois a beaucoup évolué, c'est que le musicien s'est refusé à suivre plus longtemps ce goût. Le créateur propose et la société dispose – en même temps la société propose et le créateur dispose. Ainsi Mozart, dont le plus cher désir est, en 1779, de composer un opéra, s'en voit-il empêché de l'extérieur et écrit-il la Posthornserenade et la Symphonie concertante qui ne répondent nullement à ce qu'on attend de lui.
   C'est seulement si nous parvenons à dégager, au travers d'innombrables intermittences discontinues, une inlassable cohérence intime, que nous pourrons mesurer ce que l'œuvre, d'un génie offre à la fois de plus nécessaire et de plus libre ; donc de plus significatif et aussi de plus précieux, si la liberté, pour exister autrement qu'en rêve, suppose d'abord la nécessité comprise.
   L'audace nous avait manqué, en composant notre Beethoven, pour tenter une semblable recherche à travers l'unité organique de l'œuvre complète. Mais nous la pressentions déjà comme le nécessaire achèvement de la biographie d'un créateur, d'où l'Essai qui en proposait une timide esquisse à la fin du volume ; nous savions – nous savons toujours – que nous ne sommes pas quittes envers Beethoven tant que nous n'aurons pas couru cette aventure avec lui. En étudiant Mozart, nous avons senti plus fortement encore que la Biographie n'appelait pas seulement des notices sur les œuvres, mais une Histoire de l'Œuvre. Le lecteur comprendra mieux, dès lors, pourquoi elle n'est pas cette fois, suivie d'un Essai.
   L'art n'existe pas indépendamment des hommes qui le créent du même mouvement qu'ils vivent l'histoire – l'histoire du monde et la leur. Mais un homme ne serait guère humain encore, s'il ne savait pour quelles valeurs sa vie vaut, à ses propres yeux, la peine d'être vécue, ce qui fait pour lui le prix de son existence, ce qui mérite aussi le prix de l'incompréhension, de la misère, de la solitude – au besoin, de la mort.
   Parmi ces valeurs, il y a l'art. Dans le cas qui nous occupe ici, la musique. Ce qui nous fait frémir de joie en écoutant un chef-d'œuvre, peut-on le séparer de notre communion à une liberté qui s'est affirmée ici, au travers des nécessités comprises, – et de l'obscur sentiment que cette liberté proclame et prépare la nôtre, en tant qu'individus sans doute, en tant qu'espèce humaine à coup sûr ? Ainsi, avec ces mêmes arbres que nous voyons sur les routes de Provence et qu'ils ont vus, Auguste Renoir a créé ce bonheur neuf et Vincent Van Gogh ce drame nouveau ! Ainsi Mozart...
   Avec ces instruments, ces tonalités, ces genres musicaux, ces conventions de toutes sortes qui le déterminaient, il a écrit librement – au terme d'un combat qui a duré presque tout le temps de sa carrière – la musique qu'il voulait écrire. Cette liberté du créateur, il ne pouvait la séparer d'une autre liberté, celle de son existence, et il a su la conquérir. De cette double et unique liberté, il a accepté le prix. Pour cela, il demeure exemplaire.
   Ouvrant peut-être notre livre pour mieux s'émerveiller du charme d'un enfant, le lecteur l'achèvera-t-il en ayant rencontré l'homme que nous avons peu à peu découvert, puis suivi à la piste, dans son œuvre et dans sa vie ? Nous n'aurons pas perdu notre travail si nous avons pu l'aider à mieux comprendre, si nous avons d'abord mieux compris nous-mêmes, pourquoi cette vie-là s'est consumée tout entière à créer cette musique-là.

20 euros (code de commande : 25555).

 

Norma. Bruxelles, Labor, 1994. In-8° broché, 156 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « Archives du Futur - Opéra »).
Table des matières :
   - Préface, par Paul Danblon.
   - Les coulisses de la voix, par Jean Abitbol.
         - Historique.
         - Anatomo-physiologie de l'instrument vocal.
         - Description de l'instrument vocal.
         - Regarder la voix dans l'espace, le temps et le mouvement.
         - Et le professeur de chant vocal ?
         - Conclusion.
         - Bibliographie, filmographie.

   - Divanités, par Claude Javeau.
   - Bel canto, par Sergio Segalini.
   - Norma, livret de Felice Romani.
   - Norma, un opéra romantique
, par Francesco Corti.
   - Notes pour une mise en scène, par Giovanna Maresta.
   - Notes scénographiques, par Rinaldo Olivieri et Isabella Lonardi.
   - Distribution.
   - Notices biographiques.

8 euros (code de commande : 14466).

 

L'Opéra, un chant d'étoiles. Sous la direction de Laurent Busine. Photographie Philippe De Gobert. Bruxelles, La Renaissance du Livre - Crédit Communal, 2000. In-4° sous reliure d'éditeur, 271 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, il manque la jaquette.
Sommaire :
   - La Monnaire, affaire de banquiers ?, par Luc Onclin.
   - L'Opéra, ou le sens en mouvement, par Bernard Focroulle.
   - Un chant d'étoiles I.
      - Une poussière de soleils, par Laurent Busine.
      - Les confessions du vieil opéra, par Cathérine Clément.
      - Un opéra tricentenaire, par Manuel Couvreur, Roland Van der Hoeven, Jeffrey Tyssens et Katia Segers.
      - Les machines du rêve, par Michel Dumont.
   - Un chant d'étoiles II.
      - José Maria Sicilia - Thomas Ruff - Thierry de Cordier - James Lee Byars - Peter Fischli & David Weiss - David Claerbout - Michel François - Fausto Melotti - Luciano Fabro.
   - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 21058).

 

[OPÉRA]. WAGNER (Richard) — Tristan und Isolde. [Bruxelles], La Monnaie - De Munt, 1997. Grand in-8° carré broché, 109 p., illustrations en noir et en couleurs, on joint le programme des représentations (16 p. agrafé).
   
@ Après l'argument (en français, allemand et anglais), l'ouvrage contient :
   - Un lierre et une vigne tendrement enlacés, Richard Wagner à propos de Tristan et Isolde.
   - Illustrations de Achim Freyer.
   - Le seul ennemi est l'amant attaché au jour, entretien avec Achim Freyer.
   - L'art du dosage, une entretien avec Antonio Pappano.
   - Livret, texte allemand avec la traduction française en regard.

18 euros (code de commande : 12695).

 

PRIVAS (Xavier) La chanson sentimentale. Précédée d'une étude par Laurent Tailhade. Deuxième édition. Paris, Vanier, 1906. In-8° broché, [208] p., airs notés, bon exemplaire non coupé.

   
Couverture, frontispice et page de titre.

20 euros (code de commande : 17259).

 

[PUCCINI]. CERESA (Angelo) — L'Italie de Puccini. Textes de Gustavo Marchesi. Traduction de Philippe Guilbon. S.l., Menges,1982. In-4° sous reliure, jaquette et étui (défraîchi) d'éditeur, non paginé, une charnière fragile.

25 euros (code de commande : 5978).

 

[ROSSINI]. CAUSSOU (Jean-Louis) Gioachino Rossini. Lausanne, La Guilde du Livre, 1967. In-12 carré sous reliure pleine toile d'éditeur, 189 p., illustrations hors texte, (collection « Musiciens de Tous les Temps », volume n° 858), exemplaire numéroté.

7,50 euros (code de commande : Musique/4063).

 

[ROUSSEL (Albert)]. HOÉRÉE (Arthur) Albert Roussel. Paris, Rieder, 1938. In-8° broché, 145 p., planches hors texte, (collection « Maîtres de la Musique Ancienne et Moderne », n° 17).

7,50 euros (code de commande : Musique/1195).

 

 

   SANTEUL. Hymni Sacri et Novi.
    
Paris, Thierry, 1689.
      Édition peu courante de ce recueil d'hymnes.
   Pour en savoir plus...

100 euros (code de commande : 12864).

 

[SCHUMANN (Robert)]. BRION (Marcel) — Schumann et l'âme romantique. Paris, Albin Michel, 1986. In-8° broché, 426 p., illustrations hors texte, bel exemplaire.
Avant-propos :
   Si l'on regarde Schumann comme une des manifestations les plus magnifiques et les plus caractéristiques, non seulement de la musique romantique, mais aussi du Romantisme lui-même, et du Romantisme allemand dans son âme même, et dans les formes où cette âme s'est exprimée, il convient d'examiner dans quelle mesure et de quelle manière il représente toute une époque, tout un pays, tout un ensemble de manières de sentir, de penser, de vivre, toute une philosophie, en somme, toute une éthique et une esthétique de la vie.
   Le Romantisme est un phénomène unique, et c'est la même âme qui apparaît dans les œuvres des musiciens, des poètes et des peintres ; ce sont les mêmes aspirations, les mêmes rêves, les mêmes enthousiasmes et les mêmes souffrances, qui inspirent la symphonie, le tableau, le drame ou le poème. Il me semble même que le Romantisme allemand ne peut être vraiment compris, et plus encore éprouvé comme un phénomène humain, que si on l'étudié dans les diverses formes que les différents arts lui ont prêtées.
   Il est évident toutefois qu'un volume comme celui-ci ne pouvait avoir l'ambition d'embrasser une analyse complète de l'art romantique, dans tous ses aspects ; la personnalité de Schumann a été choisie pour incarner l'image parfaite de l'artiste romantique, puisque c'est en lui que tous les grands courants passionnels et esthétiques de cette époque se rencontrent et s'entrecroisent. J'ai pensé que l'on ne pouvait connaître Schumann et son œuvre si l'on ne les rattachait pas en même temps aux aspects caractéristiques de l'art romantique, quels qu'ils fussent, si l'on ne découvrait pas la parenté profonde qui existe entre lui, les musiciens contemporains, les poètes et les peintres qui l'ont influencé. Dans le tissu du Romantisme allemand, Schumann est le point où se rassemblent toutes les lignes de forces d'une des périodes les plus belles qui aient existé, et les plus splendidement créatrices de beauté. Plutôt que de faire œuvre de musicologue, ce qui a déjà été fait, d'ailleurs, et très bien fait, il m'a intéressé de replacer Schumann au centre de cet univers passionnant, dont il reflète toutes les perspectives. De même que les poètes et les peintres de cette époque dépendent, en quelque sorte, de la musique de leur temps, le musicien à son tour, et surtout lorsque ce musicien, comme Schumann, a commencé par se consacrer à la littérature, laisse son œuvre suivre à son insu même, les inspirations qu'elle a reçues de la poésie et de la peinture. Le champ d'investigation de ce domaine d'où naissent les sources auxquelles vient boire le génie, nous commande d'explorer la contrée la plus vaste, la plus profonde. Ce n'est donc pas s'égarer en digressions inutiles qu'étudier de quelle façon l'esprit d'une époque envahit, modèle et anime toutes les formes d'art contemporaines, car il n'en est aucune qui soit réellement isolée, indépendante des autres.
   Le titre de ce livre et l'intention qui a dirigé l'auteur pendant qu'il l'écrivait, sont justifiés par cette nécessité même de ne rien exclure de ce qui peut éclairer les conditions de l'évolution du génie de l'artiste et du développement de l'œuvre d'art. Entourer Schumann, enfin, de tous ses grands « frères d'âme », qui ont eu part à la formation de son génie, était, je crois, la meilleure manière de découvrir et d'expliquer la complexité de ce génie. Sans prétendre se faire l'historien d'un moment d'une civilisation, l'auteur s'est efforcé de retenir des manifestations multiples de cette civilisation, celle dont les répercussions sur l'épanouissement de l'artiste ont eu les conséquences les plus importantes.
   Aucun homme n'est seul, ne vit seul, ne crée seul, et ce qu'il y a de plus singulier et de plus unique, même, dans son individualité et dans son génie, reflète la fête splendide que se donne à lui-même, dans sa chatoyante diversité, tout l'art de son temps.

10 euros (code de commande : 22215).

 

[STRAVINSKY (Igor)]. SCHLŒZER (Boris de)Igor Stravinsky. Paris, Éditions Claude Aveline, 1929. In-12 broché, 175 p., (collection « La Musique Moderne », 6), exemplaire non coupé et numéroté sur Alfa teinté.

15 euros (code de commande : Musique/6195).

 

THÉTARD (Henry) — La merveilleuse histoire du cirque suivie de Le cirque depuis la guerre, par L.-R. Dauven. Paris, Julliard, 1978. Grand in-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 631 p., nombreuses illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, mention manuscrite d'appartenance à la page de faux-titre, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Voici l'ouvrage le plus complet, le plus pénétrant et le plus chaleureux jamais consacré à l'histoire du cirque. Voici, retracée avec le talent vigoureux d'un des chroniqueurs les plus écoutés de 1'entre-deux-guerres, la glorieuse épopée du Peuple du voyage.
   Historien d'un art qui fut au siècle dernier le plus universellement applaudi de tous les spectateurs, Henry Thétard a su faire revivre dans toute leur vérité et dans tout leur faste les Grandes Heures de la Piste.
   Après avoir relaté la naissance du cirque moderne dans un faubourg de Londres au XVIIIe siècle, il retrace les grandes étapes de son évolution jusqu'aux prodigieuses exhibitions conçues par Phineas Taylor Barnum et ses successeurs.
   Il passe en revue les diverses disciplines du spectacle que nous connaissons aujourd'hui. En évoquant sans excès de lyrisme, sans fausse poésie, les Grandeurs et les Misères des plus fameuses dynasties « banquistes », il ressuscite en d'inoubliables portraits les personnalités les plus originales ou les plus puissantes de ce monde fascinant. Il nous apprend ainsi à découvrir dans l'art de la piste la permanence d'un passé prestigieux.
   Publiée pour la première fois en 1946 à deux mille exemplaires seulement en raison de la pénurie de papier, la Merveilleuse Histoire du cirque était introuvable en librairie depuis de nombreuses années. La présente réédition reproduit le texte intégral de 1946, avec une iconographie largement renouvelée. On s'est contenté d'y apporter quelques menues retouches (dont la plupart figuraient sur l'exemplaire personnel de l'auteur), et d'ajouter un chapitre complémentaire, couvrant la période contemporaine de « la merveilleuse histoire du cirque ».

30 euros (code de commande : 15648).

 

VAILLAT (Léandre) — Ballets de l’Opéra de Paris. Illustrations de L. Caplain. [Paris], Compagnie Française des Arts Graphiques, 1943. In-4° broché, illustrations dans le texte en noir et en couleurs, nombreuses planches hors texte en couleurs, exemplaire numéroté.
Extrait de la Note des éditeurs :
   « Indéniablement, en France, le clair concept du beau dans toutes ses manifestations apparaît comme l'héritage spirituel des générations disparues. C'est un mérite que de ne l'avoir pas oublié jusque dans la conjoncture présente. Jamais chez nous on n'a lu plus de livres, été plus assidu au théâtre, aux expositions de peinture, de sculpture, d'architecture et d'art décoratif, prêté une oreille plus attentive aux concerts, regardé plus avidement les ballets...
   Poursuivant notre but, qui est de rendre visibles les formes diverses de l'art français, nous nous devions de traduire graphiquement un des aspects les plus séduisants de cet art, à savoir les Ballets de l'Opéra de Paris. Ne représentent-ils pas, à eux seuls, une synthèse de la musique, de la chorégraphie, de la danse et de la peinture ? De quelque pays que viennent les artistes qui concourent à l'unité d'un ballet, ne subissent-ils pas l'influence de Paris, qui assimile leurs inventions d'une manière personnelle à force d'être équilibrée ?
   Nul n'était mieux qualifié que Léandre Vaillat pour mettre en pleine lumière ce ravissant mystère des Ballets de l'Opéra de Paris. C'est en effet un aspect et non des moindres de son talent d'écrivain que la critique et l'histoire de la danse. Hokusaï aimait à se dire l'homme fou de dessin. Léandre Vaillat pourrait se dire l'homme fou de danse ... Depuis trente ans, pas un ballet, pas une danseuse qu'il n'ait analysé, approchée. On l'a vu tour à tour dans les studios de Paris, de Londres, de New-York ou d'Allemagne, à la Scala de Milan... Familier de l'Opéra de Paris et de son foyer de la danse, auteur de plusieurs livrets de ballets, critique chorégraphique du Temps et de l'Illustration, il a versé sa connaissance dans ces beaux livres qui s'appellent l'Histoire de la danse, la Taglioni ou la vie d'une danseuse, et dans ce film que tout Paris a vu, Symphonie en blanc. Son nouveau livre ne retrace pas seulement l'histoire des ballets de Paris pendant cent ans, de 1841 à 1942, de Giselle aux Animaux Modèles ; il montre en eux les reflets et les enchaînements de l'esthétique contemporaine, il fait voir leurs formes en devenir, il en évoque les grandes fresques, il suggère la féerie du théâtre.
   Aussi avons nous voulu que l'illustration agît sur le lecteur comme une musique de scène. Évitant que les planches en couleurs soient la reproduction d'un pas précis, un peu à la manière d'un instantané-photographique, nous nous sommes efforcés de faire revivre dans chacune d'elles l'atmosphère et la sensation générales qui se dégagent d'un ballet. Pareillement, chaque dessin peut être considéré non comme un instantané, mais comme la généralisation de multiples instants, ou comme l'instant le plus chargé de signification, Schubert a écrit le moment musical. Nous souhaiterions que ces hors-texte, et les dessins qui les accompagnent, fussent des moments chorégraphiques, au sens poétique du mot.
   L'illustrateur, L, Caplain, a servi au mieux nos intentions. Il n'a pas cherché à interpréter à travers son propre sens artistique l'art qui a présidé à l'établissement des décors et des costumes, car il eût risqué d'en dénaturer le caractère. Au contraire, il a désiré exprimer avec ses lignes et ses couleurs ce que peut ressentir un habitué de l'Opéra. Entre ces deux termes, que d'états, pour parler comme les graveurs ! D'abord, la maquette primitive, inanimée, puis sa transposition par l'atelier de décors ou de costumes, puis sa mise en plans successifs sur le théâtre, puis le contrôle de sa vue d'ensemble depuis la salle, puis son éclairage diversement coloré, puis la modulation de sa palette au gré du mouvement de la chorégraphie, enfin ce que ne peut pas ne pas lui ajouter la sensibilité propre de l'illustrateur qui a considéré les données complexes du spectacle. Pour quelques ballets, seulement, nous avons tenu à reproduire les maquettes originales selon les possibilités les plus récentes de la technique graphique. »

40 euros (code de commande : 11637).

 

[VAN DEN BORREN (Charles)]. Liber Amicorum Charles van den Borren. Anvers, Lloyd Anversois, 1964. In-8° broché, 225 p., illustrations.
Texte du bulletin de souscription :
   Le 17 novembre 1964, Charles van den Borren a atteint l'âge de quatre-vingt-dix ans.
   Membre de l'Académie royale de Belgique, professeur honoraire aux Universités de Bruxelles et de Liège, ancien bibliothécaire du Conservatoire royal de musique de Bruxelles, président de la Société belge de Musicologie, secrétaire général de l'Institut des Hautes Études de Belgique, Charles van den Borren a produit une œuvre de critique et d'historien qui le classe au premier rang des musicologues mondiaux.
   Le Liber amicorum publié à l'occasion de ses quatre-vingt-dix ans contient des articles dus à la majorité de ses collègues et anciens élèves honorés de son amitié (seuls quelques-uns, sollicités de collaborer à ce volume, ne purent – pour des raisons diverses – envoyer leur contribution). Mais il est apparu que cet ouvrage se devait de contenir aussi des témoignages d'amis défunts de Charles van den Borren : des lettres de ces disparus alternent avec les articles, dont voici le sommaire :
   - Liminaire, par Charles ven den Borren.
   - Alfonso V d'Aragona, mecenate delia musica, ed il suo ménestrel Jean Boisard, par Igino Angles.
   - Le insegne viscontee e i testi poetici dell'ars nova, par Bianca Becherini.
   - « In melodia valete », par Marcel Boereboom.
   - Esprit et formes des cultures musicales archaïques, par Paul Collaer.
   - Una storica mistificazione mensurale di Josquin des Prés : sue affinità con Leonardo da Vinci, par Benvenuto Disertori.
   - Neue Quellen zum einstimmigen Ordinariumszyklus des 14. und 15. Jahrhunderts aus Italien, par Kurt Von Fischer.
   - Antiche canzone populari nella « Corona di Sacre Laudi » di Malteo Coferati (1689), par Federico Ghisi.
   - Reflections on the Origin of the Cyclic Mass, par Richard Hoppin.
   - Ninety Tears of English Musicology, par Anselm Hughes.
   - Four Settings of « Ave Regina Coelorum », par Sylvia W. Kenney.
   - Parodia, Reservata-Kunst en Muzikaal Symbolisme, par René B. Lenaerts.
   - Grétry sur les scènes russes du XVIIIe siècle, par R. Aloys Mooser.
   - Ein Josquin-Zitat bei Henricus Isaac, par Helmuth Osthoff.
   - Le malentendu des concerts, par Marc Pincherle.
   - Faventina, par Dragan Plamenac.
   - Die italien ische begleitete Monodie und das Problem der Entwicklung der italienischen Solokantate, par Jan Racek.
   - Les Silbermann, facteurs d'orgues alsaciens, et les organistes et organiers français de leur temps, par Félix Raugel.
   - « Mozart auf dem Theater » in der theaterwissenschaftlichen Abteilung der Internationalen Stiftung Mozarteum, Salzburg, par Géza Rech.
   - Inventaire de la musique de l'église Saint-Michel, à Gand, au XVIIIe siècle, par Albert Vander Linden.
   - La compréhension historique d'une œuvre implique-t-elle la connaissance du sens esthétique authentique, par Floris Van der Mueren.

25 euros (code de commande : 21377).

 

VERDI — Un Ballo in Maschera. Melodramma in tre atti di Antonio Somma. Bruxelles, La Monnaie, 1992. In-4° broché, 73 p., illustrations en couleurs, on joint le programme de 16 p.
Programme édité à l'occasion des représentations données au Théâtre Royal de La Monnaie, à Bruxelles durant le mois de juin 1995 (direction musicale : Antonio Pappano et Lionel Friend ; Mise en scène : Guy Joosten ; décors : Johannes Leiacker).

12 euros (code de commande : 14376).

 

[WAGNER (Richard)]. GREGOR-DELLIN (Martin) — Richard Wagner. Sa vie. Son œuvre. Son siècle. Traduit de l'allemand par Odile Demange, Jean-Jacques Becquet, Élisabeth Bouillon, Pierre Cadiot. Paris, Fayard, 1981. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 916 p.
Sur la jaquette :
   Dans le flot de la littérature wagnérienne, parmi les innombrables écrits musicologiques, politiques, esthétiques et les biographies romancées, rares sont les œuvres qui replacent Wagner dans le contexte de son époque et présentent les qualités d'une synthèse historique. La biographie exhaustive de Gregor-Dellin, plébiscitée par la critique et le public allemands lors de sa sortie en 1980, est l'une de ces raretés.
   L'entité vie-œuvre est présentée ici comme le résultat d'un drame personnel qui est aussi celui d'un siècle, des guerres de libération à la fondation de l'empire allemand, en passant par la révolution de 1848.
   Grâce à l'éclairage critique des événements et des circonstances et à l'exploitation de sources jusque-là inutilisées, en particulier le journal de Cosima Wagner, Martin Gregor-Dellin détruit un certain nombre de mythes de la littérature wagnérienne, principalement du compositeur avec ses contemporains – et ses contemporaines : Meyerbeer, Heine, Nietzsche, Louis II de Bavière, Bakounine, Liszt, Hans von Bülow, Minna Planer, sa première femme, Mathilde Wesendonck, Cosirna von Bülow.
   Passionnant jusque dans les plus petits détails, fascinant par les éléments nouveaux qu'il apporte, l'ouvrage retrace les différentes étapes de la création wagnérienne qui menèrent le compositeur au but qu'il s'était fixé : « l'œuvre d'art totale », résultat de dons artistiques exceptionnels et d'une présomption sans limite.
   Ni hagiographie, ni démystification, cette biographie propose pour la première fois un regard parfaitement objectif sur le génie allemand le plus contesté.

20 euros (code de commande : 12874 - vendu).

 

[WAGNER (Richard)]. POURTALÈS (Guy de)Wagner, histoire d'un artiste. Paris, Gallimard, 1932. Mention de 15e édition. In-8° broché, IX, 446 p.
Table des matières :
   Bibliographie - Dédicace.
   Première partie : Le poète sans visage (1813-1839).
      I. La campagne des poètes.
      II. Wagner-Geyer.
      III. « J'aime celui qui ne veut pas avoir trop de vertus ».
      IV. Le masque de Beethoven.
      V. Studiosus musicae.
      VI. Les Fées.
      VII. La coupe de Socrate.
      VIII. Idéal et honorabilité.
      IX. Les fanfares de Rienzi et la tempête du Vaisseau Fantôme.
   Deuxième partie : Loge (1839-1849).
      I. Paris sous le Roi-Citoyen.
      II. L'apprentissage de la haine.
      III. Un monde nouveau. Le Hollandais volant.
      IV. Les lauriers de Rienzi.
      V. Tannhaeuser, « fleur qui exhale la mort ».
      VI. L'ouvrier d'idéal. Lohengrin.
      VII. Apollon et Marsyas. La révolution de Dresde.
   Troisième partie : Tristan (1849-1864).
      I. Zurich. Art et Révolution.
      II. Opéra et Drame. Le mythe d'Œdipe.
      III. La forge de l'Anneau.
      IV. La colline du bonheur.
      V. La mort d'Isolde.
      VI. Tannhaeuser à Paris. La mort de Tristan.
      VII. « Le monde me doit ce dont j'ai besoin. »
   Quatrième partie : Wotan (1864-1872).
      I. Hamlet II de Bavière et la révolution de Munich.
      II. L'idylle de Tribschen.
      III. La martyre du bonheur et Nietzsche, le nouveau pêcheur d'âmes.
      IV. Le Crépuscule des Dieux et l'aurore de Bayreuth.
   Cinquième partie : Prospero (1872-1883).
      I. L'incendiaire du Walhalla.
      II. Parsifal chez les Filles-Fleurs.
      III. Italiam.
      IV. Pan n'est pas mort.
   Références.

13 euros (code de commande : 06199).

 


Retour au début


Si vous souhaitez recevoir les avis de mise à jour de la page
Musique
indiquez ci-dessous vos références :
prénom et nom :
adresse électronique :
pays de résidence :
et cliquez sur

La fréquence de mise à jour est bien évidemment aléatoire et dépend des achats que nous réalisons...

N.B. : les informations que vous nous donnerez ne seront en aucun cas communiquées à des tiers.
Retour au début

COMMANDE DE LIVRES

Si vous souhaitez commander un ouvrage présenté sur cette page, copiez le code de commande et collez-le dans un courrier que vous adresserez à courrier@loiseaulire.com ; en réponse, nous vous indiquerons si le livre est bien disponible, nous vous donnerons l'évaluation des frais de port (en fonction du pays de destination de la commande) et nous vous communiquerons les modalités de paiement (virement bancaire, chèque, carte, ...).

CONDITIONS DE VENTE

Les prix sont exprimés en euros (toutes taxes comprises). Les éventuels frais de port sont pris en charge par le destinataire. Nous garantissons un emballage approprié, cependant les ouvrages voyagent aux risques et périls du destinataire et nous ne pourrons intervenir en cas de détérioration ou de perte.

Les livres sont réservés 14 jours, passé ce délai, ils seront remis en vente.

Le paiement est exigible à la commande : le client non satisfait a un délai de 14 jours s'il veut renvoyer son achat.

Pour nos clients belges, les factures seront réglées par virement bancaire.

Pour nos clients résidant à l'étranger, les factures seront réglées en euros de préférence par carte de crédit (« Visa » ou « Eurocard ») ou par virement bancaire international (IBAN).

Nous disposons d'un C.C.P. en France, nos clients français pourront (sans frais) effectuer leurs paiements par chèques libellés en euros.

En cas de non paiement de la facture dans le délai prescrit, il sera dû à partir de la date d'échéance, de plein droit et sans mise en demeure préalable, un intérêt de retard égal au taux légal. En outre, il sera du une indemnité forfaitaire de 10% du montant total de la facture.

Tant que les biens n'ont pas été payés, ils restent propriété du vendeur.

Toutes les informations sur les taux de change peuvent être obtenues sur le site : The XE.com Universal Currency Converter

Notre numéro de T.V.A. : BE0619836631.

Retour au début