PHOTOGRAPHIE
CINÉMA

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Nouvelle(s) entrée(s)

 

[CARTIER-BRESSON (Henri)]. Henri Cartier-Bresson. Paris, Le Nouvel Observateur - Delpire, 1976. In-8° carré sous cartonnage illustré, 87 p., reproductions en noir, biographie, bibliographie, expositions, filmographie, (collection « Histoire de la Photographie », n° 1), petit cachet humide ex-libris au bas de la page de titre, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Henri Cartier-Bresson a donné ses lettres de noblesse au reportage photographique. Jamais avant lui un sujet, qu'il relève de l'Histoire ou de la vie quotidienne, n'avait été traité avec tant d'intelligence dans l'analyse, d'acuité dans la vision, d'équilibre dans la composition. Cette constante harmonie entre la forme et le fond place d'évidence Cartier-Bresson parmi les grands classiques de la photographie.

20 euros (code de commande : 25847).

 

NADAR (Félix Tournachon, dit) et DELORME (René) — Gustave Droz. Paris, Baschet, [1877]. In- f°, 4 p., une planche hors texte, (collection « Galerie Contemporaine Littéraire Artistique », 1re série - n° 97), couverture un peu défraîchie mais photographie en parfait état.
   Le cliché du portrait de Gustave Droz par Nadar a été imprimé en photoglyptie (189 x 238 mm.) par Goupil et Cie et monté sur carton légendé.

45 euros (code de commande : 25866).

 

RENÉ-JACQUES (Jacques Giton, dit) et CARCO (Francis) — Envoûtement de Paris. Paris, Nathan, 1988. In-4° sous reliure toilée et jaquette illustrée d'éditeur, 44 p. et l'album de 87 reproductions pleine page en noir, (collection « Nathan Image »), petit cachet humide ex-libris en bas de la page de titre.
Sur le rabat de la jaquette :
   Suivez Francis Carco et René-Jacques, le poète de la ville et le photographe, dans le dédale de Paris. Celui des petites gens et des belles combines. Des matins pâles et des arbres au bord de l'eau. Entre bancs et péniches, on se confie. On raconte de drôles de métiers, on pratique une bonne liberté.
   Suivez et vous serez captivé.
   1938-1988, cinquante berges ! « Une paye » comme aurait dit Carco. Pourtant, par transparence, nous reconnaissons ce Paris. Les deux promeneurs du temps passé, Messieurs Naguère, le conteur et l'imagier, sans s'en douter, de Paris, ils avaient attrapé l'éternité.
   René-Jacques est connu pour ses illustrations, par la photographie, de livres de Montherlant, Peisson ou Héron de Villefosse. Ses œuvres ont figuré dans de nombreuses expositions et publications en France et à l'étranger.

25 euros (code de commande : 25841).

 

SCHWARTZ (Daniel)La Grande Muraille de Chine. Traduit de l'anglais par Mona de Pracontal. Avec des textes de Jorge Luis Borges, Franz Kafka et Luo Zhewen. Londres, Thames & Hudson, 2001. In-8° oblong sous cartonnage et jaquette illustrée d'éditeur, 216 p., 149 très belles photographies duotone.
Sur le rabat de la jaquette :
   Daniel Schwartz photographie depuis de nombreuses années la Grande Muraille de Chine, qui compte aujourd'hui parmi les merveilles incontestées de l'histoire de l'humanité. Il a été le premier étranger à se voir accorder par les autorités chinoises, à la fin des années 1980, un accès privilégié à la Muraille, et a eu la chance de pouvoir voyager à plusieurs reprises à travers la Chine, du fleuve Jaune jusqu'à l'Asie centrale, parcourant les montagnes, les déserts et les steppes qui bordent cet ensemble de remparts érigés tout au long de deux mille ans par toutes les dynasties, ou presque, qui ont régné successivement sur l'Empire du Milieu.
   « Je suis allé en Chine pour découvrir ce dont j'étais capable », déclare-t-il à l'époque de son premier voyage, en 1987-1988. « Je voulais le faire parce que c'était impossible. Je voulais découvrir où se situaient les limites de l'impossible et jusqu'à quel point je pouvais m'en approcher. » La récente politique d'ouverture de la Chine l'a encouragé à poursuivre son enquête et lui a permis de photographier des zones qui lui étaient jusqu'alors restées fermées.
   Document exceptionnel sur la Grande Muraille, cet ouvrage est en outre un superbe essai photographique, un étonnant livre d'artiste. Daniel Schwartz, mû par une vision profonde et obsédante de la Grande Muraille, réalise ici un livre qui constitue une œuvre d'art à part entière. Ses photographies, d'une rigueur absolue qui souligne la beauté vertigineuse des paysages traversés, sont accompagnées d'un texte de l'historien chinois Luo Zhewen qui relate de manière à la fois très concise et lumineuse l'histoire de la Grande Muraille. Un texte de Jorge Luis Borges, La Muraille et les livres, et un extrait de La Muraille de Chine de Franz Kafka offrent en outre un contrepoint littéraire et philosophique à ces images et permettent de mieux comprendre le mythe et la fascination exercés par la Grande Muraille depuis plus de deux mille ans.

15 euros (code de commande : 25842).

 

WEISS (Sabine)Intimes convictions. Préface de Frédéric Mitterrand. Paris, Contrejour, 1989. In-4° sous reliure toilée et jaquette illustrée d'éditeur, 163 p., très nombreuses reproductions, petit cachet humide ex-libris en bas de la page de titre, bel exemplaire de ce peu courant recueil.
   Ouvrage publié à l'occasion de la rétrospective Sabine Weiss à la Fondation Nationale de la Photographie, à Lyon, en septembre 1989.
Sur la jaquette :
   Depuis 1942, Sabine Weiss n'a cessé de développer une œuvre à la fois essentielle et originale dans la lignée des grands photographes humanistes français tels Doisneau, Boubat ou Ronis. Photographe de publicité, de mode et reporter, elle entre à l'agence Rapho avant d'être largement représentée à la fameuse exposition « The Family of Man », organisée à New-York par Steichen en 1955. Cette première monographie met en avant sa démarche si particulière entre réalisme et poésie, tout entière au service de l'homme, en même temps qu'elle exalte à travers l'instantanéité les forces vives de la lumière et de la composition.

50 euros (code de commande : 25846).

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AGOUDJIAN (Antoine)Le feu sous la glace. Arménie 1989-1990. Photographies. Texte d'Alberto Moravia. Marseille, Parenthèses, 1990. In-8° à l'italienne broché, 123 p., nombreuses reproductions en noir, couverture un peu frottée.
Avant-propos de l'auteur :
   7 décembre 1988, le séisme...
   Je suis parti pour l'Arménie le 3 février 1989. Ce que j'allais faire importait, peu.
   L'essentiel était d'agir. Au cours des deux premiers mois, la distribution des vivres et des vêtements a été l'action prioritaire. Trier, préparer, donner : ces gestes répétitifs rythmaient une mission moralement éprouvante, j'avais alors le sentiment de donner si peu à un peuple qui souffrait de tant de besoins. Participant à une distribution de vêtements destinés à un groupe d'orphelins de Leninakan, j'ai pu partager des instants privilégiés, nourris de dialogues simples et profonds. C'est grâce à ces enfants que j'ai, pour la première fois, tissé de réels liens affectifs avec des sinistrés. J'ai perçu leur besoin vital de dialogue, leur soif d 'échange avec des adultes, j'ai été bouleversé par la magie de leur fête ; ils sont la magie ; ils sont la fête.
   J'avais alors compris que les enfants étaient au cœur de ma mission.
   Avec une équipe de pédiatres, de kinésithérapeutes, d'éducateurs, de danseurs, de peintres et de musiciens, nous avons coordonné des séjours de villégiature pour les orphelins ou handicapés sur les rives du lac Sevan. Cinq mois durant, plus de six cents enfants ont partagé leurs joies et leurs jeux, souvent entrecoupés de larmes et de peurs, ce qu'il nous fallait admettre et comprendre.
   Lorsque, à la fin de cette première mission, dix mois après le séisme, je suis rentré en France, j'ai été confronté à un complet décalage. Mais comment exiger de vos proches qu'ils perçoivent une émotion que l'on est soi-même incapable d'argumenter ou de décrire ? Car les mots, en ces circonstances, ne dégagent qu'un sens stérile face à une réalité qui nous a profondément transformé. Hier je croyais en l'amour. Aujourd'hui, je suis convaincu que rien n'est possible sans lui et que l'amour est le commencement de tout, même de la haine.
   Aimer, c'est savoir regarder ; et tout au long de mon passage sur la terre d'Arménie, c'est cet amour qui m'a guidé, photographiant comme un acteur au cœur d'un univers régulièrement meurtri depuis des siècles.
   La photographie devient ainsi une preuve d'amour, un acte de création que l'on destine aux siens, tel un présent ; tout simplement, et avec joie.

10 euros (code de commande : 24739).

 

AUDRAIN (Michel) et SAMIVEL (Paul Gayet-Tancrède) — Trésor de l'Égypte. Photographies de Michel Audrain. [Grenoble], Arthaud, 1962. In-8° sous reliure toilée gaufrée blanche (d'après la maquette de Pierre Faucheux) et son Rhodoïd (déchirure sans perte), 210 p., belles reproductions en héliogravure et quelques-unes en couleurs, un tableau chronologique et une carte à déplier, (collection « Belles Pages Belles Couleurs »), bel exemplaire.

   
Couverture et planches 52 & 53 : Colosse de Memnon et La bergère des colosses.

20 euros (code de commande : 21254).

 

Au long de la Volga - Langs de Volga. Maîtres de la photographie russe au XIXe siècle - Meesters van de 19e-eeuwse russische fotografie. Bruxelles, Europalia International, 2005. In-4° broché, 96 p., nombreuses illustrations, édition bilingue (français - néerlandais), exemplaire en parfait état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Bibliothèque royale de Belgique, à Bruxelles, du 21 octobre 2005 au 11 février 2006.
En quatrième de couverture :
   La Volga, l'un des plus grands fleuves du monde, est un symbole cher à la Russie. Chantée par de nombreux poètes et écrivains, elle s'est également imposée comme l'un des sujets favoris des premiers grands photographes russes.
   Les albums du XIXe siècle évoquent ainsi les paysages, les villes et les marchés mais aussi les populations – Kalmouks, Tchouvaches, Mordves, Tatars ou Bachkirs – des multiples régions traversées par la Volga, de sa source, près de Tver, jusqu'à la mer Caspienne. L'ensemble en vient à proposer, avec une étonnante acuité visuelle et une rare poésie, un reflet fidèle de la Russie profonde de l'époque pré-révolutionnaire.

30 euros (code de commande : 21686).

 

[AVEDON (Richard)]. Avedon. Photographies 1947-1977. Mise en pages Elizabeth Paul. Introduction par Rosamond Bernier. Préface par Richard Harold Brodkey. [Paris], Denoël-Filipacchi, [1978]. In-4° sous cartonné et Rhodoïd imprimé (un peu défraîchi) d'éditeur, [232] p., 162 reproductions photographiques, exemplaire en bel état.
Introduction :
   Mode et théâtre font un. La mode a ses auteurs, ses metteurs en scène, ses acteurs et ses actrices ; elle peut atteindre un public sans bornes. La mode est un art, mais aussi une grande affaire ; c'est un commerce, aux complexités multiples, aux ramifications nombreuses, mais, à son apogée, elle touche à la poésie.
   La mode a ses variables – de grands noms qui vont et viennent – et ses constantes. L'activité de Richard Avedon depuis plus de trente ans est une de ces constantes... Avedon est de toute évidence un des plus brillantes photographes de tous les temps. Mais c'est aussi un historien, un philosophe, un moraliste, un poète et un homme d'esprit.
   Aussi curieux que cela paraisse, c'est au cours de son service dans la marine marchande, pendant la Seconde Guerre mondiale, qu'il apprit cette technique de la photographie qui, plus tard, devait lui être si utile dans le monde de la mode.
   Il y entama ses travaux dès la fin de la guerre, à un moment ou la situation de la mode en France était parfaitement inconnue aux États-Unis, et pour de bonnes raisons : il n'y avait rien à montrer ni à vendre. Mais la couture française, se refusant à mourir, envoya à New York un groupe de petites poupées, habillées comme des femmes, des vraies, le seraient dès la réouverture des maisons de couture. Cette exposition intitulée « Le Théâtre de la Mode » fut escortée, entre autres, par Christian Bérard, le plus brillant décorateur de théâtre de l'époque.
   L'exposition fit grand bruit et, les maisons de couture françaises ayant recommencé à fonctionner en 1946-1947, les revues américaines se rendirent à la nécessité d'y envoyer leurs équipes, entre autres Richard Avedon, qui faisait ses débuts à Paris pour la revue Harper's Bazaar. Ce fut le moment décisif dans son évolution professionnelle. Avedon ne connaissait de Paris que ce qu'il en avait vu dans les films des années 1930. Il fut ébloui, non seulement par la ville même, mais aussi par le monde de la haute couture, avec son mélange d'élégance et de perfection technique.
   Avedon était à Paris le jour ou un homme timide, au visage rond, du nom de Christian Dior, dévoila sa première collection devant un public de femmes dont les jupes atteignaient à peine les genoux. Ses mannequins, naviguant parmi les salons débordés comme des frégates par temps vif, pirouettaient ici et là ; leurs jupes longues et amples, qui tournoyaient en murmurant, fouettaient leurs jambes et faisaient envoler les cendriers. C'était le New Look, la preuve que Paris menait encore la danse, que le monde entier suivrait toujours ; bref, un spectacle qui faisait pleurer les spectateurs, atteints d'une émotion indicible. C'était aussi la vente de kilomètres de tissus français, et des années de salaire pour les petites mains qui allaient fabriquer tant de torsades, de fleurs, de ceintures, de boutons et de broderies. Les artisans spécialisés de la haute couture se trouvaient revêtus de leurs fonctions.
   Avedon, photographe de mode, connut ses premiers grands succès dans cette atmosphère de tension électrique et d'émotion délirante qui accompagnait la renaissance de Paris. Le New Look incarnait l'intelligence, l'esprit et l'artisanat français. Il annonçait toute une vie d'activité créatrice pour quelques hommes de génie et de nombreux hommes et femmes de talent ; et quelle exaltation pour la dignité, la fierté d'une France récemment sortie de l'humiliation.
   À cette époque-là, on prenait encore le reportage des collections au sérieux. Le mannequin destiné à porter les nouveaux modèles était choisi longtemps d'avance à New York et entouré de soins préparatoires comme une vestale destinée à un rite magique. Avedon se rendait à Paris bien avant la date fatidique, pour choisir et arranger ses décors. L'équipe tout entière de la revue se sentait obligée de passer trois semaines à Paris pour enregistrer les collections. Rien n'était laissé au hasard ; ce qui semblait spontané ou accidentel ne l'était jamais. À l'opposé de l'instantané journalistique, les reporters de mode préparaient soigneusement chaque scène à l'avance : la concierge devant sa porte, la vie de la rue (encore inchangée alors), les rencontres inattendues, même le nuage de pigeons aux ailes déployées.
   Avedon vivait et travaillait dans le monde fermé de la couture et des robes qu'il devait photographier. Il passait toutes ses journées dans les décors choisis, toutes ses nuits dans le petit studio de la rue Jean-Goujon. Pour lui, Paris, c'était sa petite équipe : le mannequin, son assistant, un électricien et le vieux livreur à bicyclette qui lui apportait les grands cartons des couturiers. Il restait loin du monde qu'illustraient les photos de Harper's Bazaar et, plus tard, de Vogue.
   Avedon, solitaire par choix et par besoin, n'essaya pas, à l'âge de vingt-quatre ans, de conquérir Paris. Mais alors même qu'il prenait ses photos au Palais-Royal, il savait que, derrière une des fenêtres du second étage, Colette écrivait à la lumière de son fanal bleu et que Jean Cocteau, qui habitait aussi le Palais-Royal, pouvait en sortir à tout moment, sa crinière aux savantes ondulations agitée par la brise, pour aller déjeuner chez Véfour.
   Paris, dans les années qui suivirent la Libération, était une ville pleine d'amertume et de récriminations. Le froid était intense, le courant électrique incertain, et les téléphones cacochymes semblaient animés d'une étrange vie autonome. Et pourtant, la vie renaissait, encouragée par le plus créateur des programmes économiques : le plan Marshall.
   Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault entamaient un nouveau répertoire au Théâtre Marigny, sous les marronniers nus, qui enchantait le public parisien. Quelques années plus tard, les Barrault offriraient l'hospitalité de leur petite salle d'en haut à Pierre Boulez. Assis sur des chaises particulièrement inconfortables, les Parisiens y entendraient Schoenberg, Berg, Webern et, pour la première fois, les compositions de Boulez lui-même. Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir écrivaient et recevaient leur cour. Albert Camus et André Gide revenaient d'Afrique du Nord, l'austère et splendide Nadia Boulanger répandait encore le flot de ses enthousiasmes, de ses intuitions et de son savoir pour le plus grand profit d'une nouvelle génération de musiciens dans son appartement glacé de la rue Ballu.
   La tradition des divertissements populaires mais intelligents persistait. Pendant qu'avenue Georges-V Balenciaga créait de superbes robes noires, aussi raides de broderies que des icônes, de l'autre côté de la Seine, rive gauche, Juliette Gréco, habillée d'un chandail et d'un pantalon noir usé, chantait des chansons désabusées que Sartre et Queneau avait écrites pour elle. Et, bien sur, Piaf, le petit moineau du chagrin, habillée de son informe robe noire, fendait le cœur de son public en chantant La Vie en rose.
   Ces pages de l'époque parisienne sont le témoin de son évolution. Dès le début, Avedon ne ressemblait en rien aux photographes célèbres qui l'avaient précédé : le baron de Meyer, Steichen, Man Ray, Hoyningen-Huene, Beaton, Horst. Il avait pris le parti de regarder le monde de l'élégance professionnelle sans jamais y participer. À ce monde, il apportait son esprit, une vitalité que ne cachait pas tout à fait son angoisse sous-jacente et un talent qui savait distiller le frivole pour en tirer le dramatique. Il faisait tout à sa façon et se refusait aux éclairages à contrastes illuminant coiffure et profil, au tremblement ectoplasmique de décors flatteurs, aux poses statiques agrémentées d'une colonne grecque. Les mannequins d'Avedon sont rarement immobiles ; ils courent, sautent, marchent à pas de géants.
   Les robes elles-mêmes acquièrent une brève et nerveuse énergie ; les panneaux volent, les poufs font saillie, les manteaux s'avancent et s'enroulent. Les chaussures se font monuments. On remarque un sens extrême de la matière ; Avedon voit aussi bien la fumée de cigarette filtrant le soleil sur une joue que l'épanouissement champignonnesque d'un chapeau de daim ou le lustre de la fourrure supposant à la laine rugueuse.
   Les photos nous parlent de son histoire d'amour avec Paris : le regard en coin s'attarde sur les pavés inégaux, sur la surface usée d'un mur, sur la courbe d'une chaise de café, sur les lumières aqueuses d'un pont, sur la bouteille d'eau de Seltz posée sur une table de bistro, sur l'enseigne aux lettres démodées qui orne la vitrine d'un magasin ou sur les arabesques Art nouveau qui surmontent une porte cochère.
   Les photos de mode montrent déjà un sens de l'art du portrait qui va en s'accroissant pour atteindre son apogée dans les années 1960. On voit des journalistes de mode français se presser autour d'un mannequin en robe du soir, ou l'état-major de Dior entourer une de ses créations. Avedon sait juxtaposer des gens de tous les jours à l'insolite perfection des beautés de métier.
   Il y a des moments de qualité cinématographique – des épisodes d'une histoire jamais écrite, à l'action encore indéfinie. Il s'est passé, il va se passer quelque chose ; nous ne savons jamais quand ni quoi. Des mini-drames ironiques sont un commentaire indirect sur le monde qu'ils nous offrent. On voit, dans une image, une jeune femme assise dans un wagon de chemin de fer (l'Anna Karénine d'Avedon ?). Elle serre son petit chien contre elle et son frêle visage est tout mouillé de larmes. Cette photo fut refusée par la revue : « Personne ne pleure sous un chapeau de chez Dior. » (La plupart de ces photos avaient été prises dans le cadre de travaux pour Harper's Bazaar et Vogue, mais parmi celles que l'on verra plus bas, quelques-unes – les préférées d'Avedon – sont restées inédites.
   La fin de la première partie de ce livre marque aussi la fin du grand amour, remplacé par des préoccupations neuves : l'humour, la frénésie, la satire ironique. La gaieté est plus frénétique qu'exubérante, les rires à gorge déployée n'ont pas de sens, tout le monde se met à fumer. L'ennui se mêle aux beaux corps allongés sur les plages. Une évolution radicale redéfinit les normes du beau et de l'acceptable. Les premiers seins nus apparaissent. Le premier mannequin noir fait son entrée.
   Et maintenant, la haute couture s'identifie à la haute voltige. Avedon photographie un monde en représentation. Les mannequins anonymes de l'après-guerre cèdent la place à des jeunes femmes dont chacune devient une célébrité. En même temps, il se révèle que, comédiennes ou riches héritières, ravies de tomber dans le domaine public, elles ne demandent pas mieux que de présenter les dernières créations. Beauté, célébrité, un certain abandon élégant, tels sont les éléments qui composent ces images ou Avedon extrait la quintessence d'une des plus curieuses époques de notre histoire sociale.
   Avec les années 1960, voici venir les modes agressives, les bijoux mastocs, les masques ressemblant à des tatouages maoris, les lunettes orbitales, les cheveux embroussaillés. Le photographe-Monsieur Loyal pousse ses sujets au mouvement, à toujours plus de mouvement : les voilà qui tournent, sautent et gambadent en plein air.
   Ces modes agressives correspondent au changement radical d'un monde qui, à la fin des années 1960 et au début des années 1970, s'effondrait sans espoir de retour. La mode abandonnait le silence capitonné des maisons de couture pour chercher son inspiration dans la rue. On ne pouvait rien faire de trop étrange, ni de trop extrême ; impossible d'abandonner plus complètement cette perfection sophistiquée qui avait été le but de la haute couture. C'est un moment visuel aux extrêmes incontrôlés ; et déjà, moins de dix ans après, ces modes semblent aussi loin de nous que les costumes déchaînés du Directoire. Mais Avedon était là. Ces modes frénétiques, les sujets de ses photos, devinrent la matière de son travail tout comme les nymphéas l'avaient été pour Claude Monet.
   Les derniers portraits délaissent l'univers des discothèques pour l'isolement tranquille du studio d'Avedon. Ils nous parlent autant de l'homme derrière l'appareil de photo que des huit femmes qui y sont représentées.
   Ici, tout est simplicité – de robe, de pose – sans artifice aucun ; seul le mur blanc du studio sert de décor à la simple pose de pleine face. Alberto Giacometti disait : « Ce qui compte pour moi, en sculpture, c'est de capter le regard. Les autres traits du visage ne sont que le cadre du regard. Une fois le regard attrapé, le reste tombe en place. » Or c'est là, justement, que se trouve-bien souvent-la réussite de Richard Avedon.

100 euros (code de commande : 25739).

 

BALLOT (Jean-Christophe)Les trente-six vues de la Sainte-Victoire. Jean-Christophe Ballot photographe. Peter Handke écrivain. Extrait de La leçon de la Sainte-Victoire (traduit de l'allemand par Georges-Arthur Goldschmidt). Préface de François Barré. Paris, Gallimard, 2010. In-8° oblong sous cartonnage d'éditeur, 127 p., reproductions photographiques en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   En quatre saisons, Jean-Christophe Ballot a arpenté la montagne Sainte-Victoire jusqu'à s'y fondre, s'y dissoudre, en quête d'une révélation.
   En écho aux Trente-six vues du mont Fuji gravées par Hokusai, l'artiste retient une séquence de 36 vues de la montagne, en 46 tableaux. Il y restitue les variations incessantes des jeux de l'air et de la lumière.
   Avant lui, en hommage à Paul Cézanne, Peter Handke avait traduit dans La leçon de la Sainte-Victoire la nécessité qui s'était imposée à lui de découvrir et d'interroger cette montagne provençale.
   En mêlant les images de Jean-Christophe Ballot à des extraits du texte de Peter Handke, l'ouvrage force la rencontre inédite de deux œuvres et de deux regards intemporels et poétiques sur un site inscrit dans le patrimoine naturel, culturel et vivant.

18 euros (code de commande : 25140).

 

BARDÈCHE (Maurice) et BRASILLACH (Robert) — Histoire du cinéma. Paris, Denoël et Steele, 1935. In-8° broché, 421 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale, en très bel état.
Avant-propos :
   Nous avons vu naître un art. L'aventure est assez extraordinaire pour qu'elle nous demande de réfléchir. Nous avons eu naître un art. Nous sommes dans la situation des Grecs légendaires, habitants de villages perdus d'Attique et de Béotie, qui virent s'arrêter un jour sur la grand'place un chariot, et qui le soir, ou le lendemain matin, assistèrent à la première représentation théâtrale donnée dans le monde. Mais les pièces de cette tournée imaginaire que promena Thespis sur des routes disparues, nous ne les connaissons pas, si elles ont jamais existé. Nous connaissons les Thespis du cinéma, et leurs œuvres. Avant qu'elles n'aient tout à fait disparu de la mémoire des contemporains, c'est à les décrire que tâche à s'employer le présent livre.

40 euros (code de commande : 23336 - vendu).

 

BENOIT-LEVY (Jean) Les grandes missions du cinéma. Montréal, Lucien Parizeau, 1945. In-12 broché, 313 p., illustrations hors texte.

9 euros (code de commande : 3585).

 

BLUMENFELD (Erwin) — Jadis et Daguerre. [Titre original : Einbildungsroman.] Traduit de l'allemand par Chantal Chadenson. Préface de David Rousset. Paris, La Martinière, 1996. In-8° collé, 416 p., illustrations hors texte, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   « Voici une odyssée du XXe siècle, singulière, insolite et violente. Elle commence à Berlin le 5 mai 1897 "dans les ténèbres de minuit". Elle s'achève à New-York en l'été 1969 par la description d'une mort violente, brève et douloureuse, qui se produira, riposte exacte du réel, trois mois plus tard à Rome, le 4 juillet 1969. » David Rousset parle ainsi de Erwin Blumenfeld, l'un des très grands photographes de ce temps qui se révèle également ici un écrivain d'un talent exceptionnel.
   Né à Berlin à la fin du siècle dernier, de parents juifs, il vécut le double effondrement d'un monde à travers la démence des deux guerres mondiales et n'en réchappa que par une incroyable volonté de vivre. Son témoignage dépasse la simple autobiographie. C'est, dit encore David Roussel, « du roman pratiqué par Balzac, mais que la cruauté lucide et amère de Céline a transposé »... Balzac, Céline : mélange assez détonant pour mettre à l'abri de toute comparaison l'originalité puissante, dans l'humour et la violence, de ce livre totalement et tragiquement unique, dans tous les sens du terme.

15 euros (code de commande : 19561).

 

BRASSAÏ - MORAND (Paul) — Paris de nuit. 60 photos inédites de Brassaï. Paris, Arts et Métiers Graphiques, 1933. In-4° sous reliure spiralée d'éditeur, [76] p., 62 héliogravures, petit cachet humide ex-libris à la page 3, exemplaire en bon état malgré le bord frotté, peu courante édition originale.
En quatrième de couverture de la réédition chez Flammarion, en 2001 :
   Usant comme personne du noir profond de l'héliogravure, Brassaï a fixé à jamais dans Paris de nuit le monde nocturne de la capitale dans les années trente. Un Paris mystérieux et en même temps très réel, celui des bas-fonds et des cabarets, des clochards et des aristocrates, celui aussi des travailleurs de nuit, boulangers, maraîchers, imprimeurs de journaux et « agents cyclistes » ...
   Brassaï considérait les années 1932 et 1933 comme les plus importantes de sa vie, puisqu'elles correspondaient à une époque où coup sur coup il avait fait la connaissance de Picasso, publié son Paris de nuit et collaboré à la revue Minotaure avec les surréalistes. Mais il ajoutait aussitôt, comme pour se démarquer du groupe : « Le surréalisme de mes images ne fut autre que le réel rendu fantastique par la vision. Je ne cherchais qu'à exprimer la réalité, car rien n'est plus surréel... Mon ambition fut toujours de faire voir un aspect de la vie quotidienne comme si nous la découvrions pour la première fois. » La poésie insolite et envoûtante de Paris de nuit, son premier livre de photographies, traduit fidèlement ce credo dans les réserves inépuisables du quotidien.
   La première édition de cet ouvrage mythique est paru en 1933 aux Éditions Arts et Métiers Graphiques.

800 euros (code de commande : 25766).

 

CALMÉJANE (Christian) et MOREAU (Marcel) — Saulitude. Photographies de Christian Calméjane. Paris, Accent, 1982. In-4° carré broché sous étui d'éditeur, [72] p., petite tache en quatrième de l'étui sinon exemplaire en très bel état.
Avant-propos :
   J'ai écrit ce livre, j'ai voulu ces photos non tant pour faire acte d'écologie que pour accorder les enracinements de mon enfance à mes errances d'homme mûr.
   Ces désarticulés étaient déjà mes complices à l'époque où je m'acharnais à ne plus être celui que l'on voulait que je fusse. Je suis entré en eux, je me suis frotté à leurs blessures, à leurs convulsions, comme si j'avais pressenti que je créerais un jour quelques personnages à leur ressemblance. Mais je n'étais qu'un gosse, et j'aimais surtout jouer avec les choses imparfaites, les images du bizarre, les douteuses épiphanies.
   Aujourd'hui, j'ai cessé de jouer, et ces arbres à nuls autres pareils ont depuis longtemps reçu en moi, de l'histoire même de mes phantasmes, des sèves nouvelles et extravagantes, dont la parole. Transplantés au cœur de toutes mes apostasies, ils semblent les rappeler sans cesse au devoir essentiel : l'amour de la différence, la passion du dépassement de soi. En quoi je dédie cette œuvre à mon village natal, haut lieu de mes premiers schismes et berceau de mon entêtement.

35 euros (code de commande : 25788).

 

CARJAT (Étienne) et FLOR O'SQUARR (Charles) — Gambetta. Paris, Baschet, [1877]. In- f°, 4 p., une planche hors texte, (collection « Galerie Contemporaine Littéraire Artistique », 2e série - n° 17), couverture un peu défraîchie mais photographie en parfait état.
   Le cliché du portrait de Gambetta par Étienne Carjat a été imprimé en photoglyptie (191 x 239 mm.) par Goupil et Cie et monté sur carton légendé.
   Cette photographie de Gambetta est moins courante que celle que l'on trouve habituellement collée dans ce fascicule de la Galerie Contemporaine.

45 euros (code de commande : 23636).

 

CARNÉ (Marcel) — La vie à belles dents. Souvenirs. Paris, Ollivier, 1975. In-8° broché, 482 p., illustrations hors texte, exemplaire dédicacé par l'auteur.
En quatrième de couverture :
   Marcel Carné n'a pas que ce talent qui fait de lui l'un des plus grands metteurs en scène : il a aussi de la mémoire.
   Et quelle mémoire ! Elle a des yeux pour voir, des oreilles pour entendre, des bras pour étreindre... et des dents pour mordre !
   Festival de l'amitié et de l'enthousiasme, ce livre est également un réquisitoire contre les hypocrites, les nigauds ou les malveillants qui ont peur de la vie et de ses sourires.
   Non, ce livre de souvenirs n'est pas comme les autres.
   Marcel Carné ne se contente pas de survoler son passé et sa carrière Si le cinéma et ses étoiles de première grandeur (Jules Berry, Arletty, Jean Gabin, Michèle Morgan, Gérard Philipe, etc.) tiennent le premier rôle dans ce texte tour à tour tendre, drôle et furieux, Carné s'affirme aussi comme le témoin lucide de son temps.
   Il parle de la guerre, de l'argent et de la misère, du courage et de la lâcheté, des sales combines et des bons moments...
   Le lecteur, emporté dans cette merveilleuse sarabande, retrouvera bien sûr le créateur des Enfants du Paradis, des Visiteurs du Soir, des Tricheurs et de tant d'autres chefs-d'œuvre. Mais il découvrira aussi, avec émerveillement, un Marcel Carné pour qui l'écriture devient un nouveau moyen de créer le plus fascinant des spectacles : celui de la Vie.
   Cette Vie que le lecteur, à son tour, voudra dévorer à belles dents...

15 euros (code de commande : 18105*).

 

CLAUDE (Robert), BACHY (Victor) et TAUFOUR (Bernard) — Panoramique sur le 7me Art. Préface de Federico Fellini. Deuxième édition. Paris, Éditions Universitaires, 1959. In-8° broché, 223 p., nombreuses illustrations.
Sur la couverture :
   Depuis la guerre, les amateurs de vrai cinéma se sont multipliés. De ce fait, entre les happy few, ayant accès aux revues spécialisées et aux ouvrages de maîtres, et la masse, qui « va au cinéma » plus qu'elle ne va « voir un film » de valeur, s'insère grandissante une classe de spectateurs, de plus en plus friande d'initiation. Insatisfaite d'un simple article de journal, elle se heurte à l'hermétisme des revues et livres spécialisés.
   Le vœu des auteurs : faire avec ce grand public soucieux de culture, avec ce peuple sympathique, un bout de chemin, et le conduire au carrefour d'où, seul et soucieux d'une vision plus riche et plus nuancée, il pourra rayonner sur les avenues royales du septième art.
   Les ouvrages sur le cinéma se limitent ordinairement à une seule perspective : technique, esthétique, culturelle ou morale. Ce livre est une petite « somme », un regard « panoramique » sur les problèmes variés soulevés par le septième art. Il voudrait aider le grand public à discerner, à travers la fascination et la complexité des détails, les lignes de force de cet art de notre siècle ; et à trouver en lui, au-delà d'un délassement de qualité, un enrichissement psychologique, artistique et moral, un approfondissement humain.

13 euros (code de commande : 24798).

 

COT (Michel) et MAC ORLAN (Pierre) — La glace à 2 faces. Un essai de Pierre Mac Orlan. 40 portraits de Michel Cot. 40 autoportraits. Paris, Arthaud, 1957. In-8° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 168 p., illustrations, photographies contrecollées, bel exemplaire.
Sur le rabat de la jaquette :
   
Peintres, écrivains, acteurs, musiciens, leur nom, leurs traits nous sont familiers, passivement, quotidiennement, l'écran ou les magazines les alignent sur une sorte de boulevard d'images où souvent leurs visages semblent avoir l'apparence de masques pour utilisation publique.
   C'est parce qu'il aime les visages et non les masques, que Michel Cot s'est aventuré, de théâtre en atelier, de studio en demeure provinciale, avec chacun d'entre eux, il a tenté une expérience : voici comment je vous vois, montrez-moi maintenant comment vous vous voyez. L'expérience a séduit tous les artistes que vous retrouverez ici. En effet, au miroir apparemment objectif de l'œil photographique, Michel Cot a voulu en ajouter un autre, qui n'est que l'image d'un être à travers son propre regard : tel est le sens de ces autoportraits qui accompagnent chacune des photographies, cette confrontation souvent imprévue restitue à chacun de ces visages un mystère où Pierre Mac Orlan s'aventure pour nous en faire partager la multiple richesse.
   Liste des 40 artistes : Jean-Louis Barrault, Sidney Bechet, Bernard Blier, Alain Bombard, Georges Braque, Pierre Brasseur, Bernard Buffet, Leslie Caron, Maria Casarès, Blaise Cendrars, Marc Chagall, Maurice Chevalier, Jean Cocteau, Colette, Jean Giono, Fernand Idoux, Fernand Léger, Serge Lifar, Pierre Mac Orlan, Jean Marais, Marcel Marceau, André Maurois, Paul Meurisse, Yves Montand, Jeanne Moreau, Michèle Morgan, Niedzielski, François Périer, Gérard Philippe, Pablo Picasso, Jacques Prévert, Jean Renoir, Jean Rostand, Raymond Rouleau Françoise Sagan, Jean-Paul Sartre, Georges. Simenon, Maurice Utrillo, Boris Vian, Maurice de Vlaminck.

60 euros (code de commande : 23879).

 

[DOISNEAU (Robert)]. La science de Doisneau. Paris, Hoëbeke, 1990. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 63 p., 59 reproductions photographiques.
Sur la jaquette :
   Voici enfin en chair et en os les savants et les chercheurs de l'imaginaire collectif, déjà incarnés dans les B.D. d'Hergé et de Tardi. Dans les archives de Robert Doisneau, c'est par centaines que des clichés, la plupart inconnus, illustrent ce sujet. Les plus anciens datent de 1943, les plus récents des années quatre-vingt-dix.
   Mais toujours, au Muséum national d'histoire naturelle comme au parc zoologique, Doisneau porte un regard vif et amusé sur la vie quotidienne de la science : on fait les ongles aux éléphants avec des limes de menuisier, on peigne les girafes avec des balais spécifiquement mis au point. Et, comme par miracle, ces êtres mystérieux, ces lunatiques, ces distraits que sont les scientifiques, nous les comprenons, nous les apprécions. Soudain, ils nous touchent tout autant que les gamins de Paris chers au photographe.

15 euros (code de commande : 16408).

 

DOTY (Robert)Photo-Secession. Photography as a fine Art. Foreword by Beaumont Newhall. New York, The George Eastman House, 1960. Grand in-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 103 p., reproductions en noir, petit cachet humide ex-libris en bas de la page de titre, très bon exemplaire.
Table of contents:
   - Foreword.
   I. Introduction.
   II. The Background.
   III. Stieglitz and American Photography.
   IV. The Photo-Secession.
   V. The Little Galleries.
   VI. The Dresden and Buffalo Exhibitions.
   VII. The New Art.
   - Portfolio : Plates I-XXXII.
   - Notes to the Text.
   - Selected Bibliography.
   - Exhibition Schedule.
   - Members of the Photo-Secession.

12 euros (code de commande : 25785).

 

[FELLINI (Federico)]. LEVERGEOIS (Bertrand) Fellini. La Dolce Vita du Maestro. Paris, Éditions de l'Arsenal, 1994. In-8° broché, 295 p., illustrations hors texte.

6,50 euros (code de commande : 3610).

 

[FASSBINDER (Rainer Werner)]. Rainer Werner Fassbinder. Edited by Laurence Kardish in collaboration with Jumiane Lorenz. New York, The Museum of Modern Art, 1997. In-8° broché, 112 p., nombreuses illustrations, exemplaire en parfait état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Museum of Modern Art, à New York, du 23 janvier au 20 mars 1997.
Extrait de l'avant-propos :
   Rainer Werner Fassbinder was born in Bad Worishofen, Germany, on May 31,1945, fifty years after motion pictures were first projected, and barely three weeks after the Third Reich surrendered to the Allied Forces. Cinema was well-established as a popular art, and Germany had yet to reinvent itself.
   Twenty-one years later, Fassbinder made his first film (a short, now lost), and in the thirteen years following he completed forty-three more. These films reconfigured the grammar of cinema and charted, with a passionate ferocity, the nature of contemporary German society. Although his was a nation in which the cultural divide between generations was as wide as servility is from dissent, Fassbinder, with acute psychological insight, located the universal in the idiosyncratic behavior of his protagonists. Thus, as grounded as the filmmaker was in his native Germany, his works instantly illuminated the lives of audiences the world over. Prolific and ever able to astonish, Fassbinder emerged as one of the major artists of the late twentieth century.
   The Museum of Modern Art is pleased and honored to have worked with the Rainer Werner Fassbinder Foundation in Berlin to present a complete retrospective of the director's films for the first time in the United States.

13 euros (code de commande : 20986).

 

GASSMAN (Vittorio) Mémoires dans une soupente. Traduit de l'italien par Jacques Michaud-Paterno. Paris, De Fallois, 1991. In-8° broché, 260 p.

6,50 euros (code de commande : 3611).

 

GIUGLARIS (Shinobu et Marcel) — Le cinéma japonais (1896-1955). Paris, Éditions du Cerf, 1956. In-8° broché, 245 p., illustrations en noir, (collection « 7e Art »), couverture un peu frottée, rare.
Table des matières :
   
Préface, par Jean d'Yvoire.
   Première Partie : Le mystère des films japonais.
      I. Un cinéma a deux visages.
      II. Le cinéma dans la vie des japonais.
      III. Comment travaille-t-on dans un studio japonais ? Combien coûte un film ?
   Deuxième Partie : Histoire du cinéma japonais.
      IV. La naissance du cinéma japonais et l'âge des Pionniers (1896-1912).
      V. À la recherche d'un langage (1912-1920).
      VI. La création de l'industrie cinématographique (1920-1932).
      VII. De l'apparition du parlant au début de la guerre du pacifique (1931-1941).
      VIII. Le cinéma de guerre (1941-1945).
      IX. Les films japonais démocratisés (1945-1949) et les films étrangers (1945-1955).
      X. L'âge d'or du cinéma japonais (1950-1955).
      XI. Les faits nouveaux.
   - Les grands réalisateurs.
   - Les grands acteurs masculins.
   - Les grandes vedettes féminines.
   - Index des films cités.

30 euros (code de commande : 19197).

 

GRINDAT (Henriette)Méditerranée. Texte de Mimica Cranaki. Lausanne, La Guilde du Livre, 1957. In-4° sous reliure souple d'éditeur, 12, 92 héliogravures, (collection « Guilde du Livre », n° 289), édition originale (achevé d'imprimer le 15 juin 1957), exemplaire hors commerce numéroté et réservé aux membres de la Guilde du Livre numérotée (n° 4641), en très bel état.
Extrait :
   L'homme méditerranéen finit par se prendre à son propre mythe. Il se regarde en ce miroir que lui tend le Nord. Il se cherche. Il s'imite. Il se joue lui-même. Tantôt il se fait des grimaces, il s'exagère en Tartarin, en Marius. Tantôt il réfléchit aux sources de son humanisme.
   Ainsi réfléchit M. Teste. Par son français hellénisé, latinisé, ostensiblement classique, Valéry ne cherche-t-il pas à fixer la vie dans une langue morte et, par conséquent, immuable, ce qui signifie encore : divine ? Recréé de l'intérieur, le mythe méditerranéen prend chez lui l'allure à la fois modeste et hautaine de la mythologie qui traitait les dieux comme des essences humaines. Ce n'est plus la lucidité agressive de Zarathoustra qui l'inspire, mais la lumière des ports et des golfes. Il médite sur les travaux des hommes et de la nature en observant les formes d'un navire ou celles d'un coquillage. Quelle leçon en retient-il ? Le « rien de trop » antique. « Il faut, résume-t-il, conserver dans nos esprits et dans nos cœurs la volonté de lucidité, la netteté de l'intellect, le sentiment de la grandeur et du risque, de l'aventure extraordinaire dans laquelle le genre humain, s'éloignant peut-être démesurément des conditions premières et naturelles de l'espèce, s'est engagé, allant je ne sais où ! »

25 euros (code de commande : 24378).

 

HARTUNG (Hans) — Un monde ignoré vu par Hans Hartung. Poèmes et légendes de Jean Tardieu. Genève, Skira, 1974. Grand in-4° (361 x 360 mm.) broché, [64] p, 39 reproductions photographiques contrecollées, exemplaire numéroté (n° 282), en très bel état.
Préface :
   L'idée de ces photographies ma été donnée, au début des années cinquante, par ma femme Anna Eva Bergman, lorsque nous passions nos vacances au bord d'une plage de la Méditerranée.
   Tous les jours nous ramassions des galets. Anna Eva collectionnait des têtes de monstres qui semblaient venus tout droit du monde légendaire de son enfance nordique.
   Moi, de mon côté, dans ma recherche de pureté abstraite et correspondant à mon goût de perfection, je ramassais obstinément les pierres les plus belles, ovales et rondes.
   Je reprochais à ma femme sa faiblesse pour le morbide. Bientôt je commençai à m'ennuyer. Puis à la longue nous avons renversé les rôles, j'ai été lamentablement contaminé par son penchant figuratif et me voilà devenu grand amateur de Trolls et autres Apollons.
   Étant plus doué quelle pour cette technique, c'est moi qui ai fixé l'image de ces drôles d'êtres. Plus tard, Albert Skira a bien voulu les imprimer et Jean Tardieu les commenter, en vers et en prose.

120 euros (code de commande : 25460).

 

HUET (Michel)Danses d'Afrique. Préface de Jean Laude. Notes ethnographiques de Jean-Louis Paudrat. Paris, Chêne, 1978. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 241 p., très nombreuses reproductions en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
   Sans doute Danses d'Afrique est-il d'abord un album de photographies.
   Michel Huet a sélectionné, parmi les milliers de clichés qu'il a pris au cours de trente années de missions photographiques, quelque deux cent cinquante documents d'un intérêt plastique exceptionnel. Mais ces images de Danses d'Afrique ne sont pas imagerie de l'Afrique. Telles qu'elles sont ici, proposées, elles ne cherchent pas à conforter un quelconque exotisme. L'on n'y retrouvera pas les inévitables couchers de soleil, dépouillés de fauves ou autres baignades joyeuses dans les marigots. Pas plus, d'ailleurs, que les corps frénétiques des Bamboulas imaginés par la littérature coloniale. Danses d'Afrique constitue vraisemblablement le premier ouvrage où pour une vaste étendue géographique : côte de Guinée, savanes soudanaises, Afrique équatoriale et pour un temps relativement long : de la fin de la Seconde Guerre mondiale à aujourd'hui, sont présentées, dans leur contexte culturel, les interactions de l'art et du rite.
   Dès lors, ce n'est plus un aspect : la danse, la musique, le masque qui est privilégié mais l'insertion de chacune de ces catégories dans un ensemble plus vaste : celui de la culture propre à chaque ethnie.
   Ce n'est plus l'« art nègre » tel que le musée ou la collection l'exhibe et parfois le mutile, mais l'expression par l'art du corps en mouvement, d'une des dimensions les plus importantes de l'esthétique des civilisations africaines. Corps masqués, corps marqués, corps parés apparaissent non plus dans la fascination pour l'étrange mais au sein d'institutions et d'attitudes où se disent la vie, l'art et la pensée des cultures de l'Afrique subsaharienne.

35 euros (code de commande : 19564).

 

HUGOT (Henri J.) — Maroc millénaire. Photos : Maximilien Bruggmann. Paris, Bibliothèque des Arts, 1988. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 224 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état, épuisé.
Sur la jaquette :
   « Parmi les plus beaux pays du monde, il en est un où la lumière est si riche, les ombres si fraîches ou si chaudes, les parfums si sensuels et si violents que, si vous avez au cœur cette rage de vivre qu'éprouvent les âmes fortes, il vous faut y aller au plus vite, avant que l'étreinte mortelle du progrès n'en défigure à jamais la beauté précieuse, les riches paysages et la sereine dignité. Car le Maroc est cette terre de lumière où les plus étonnants contrastes s'offrent à l'esprit du voyageur. Pays méditerranéen, l'empire chérifien a vaste façade sur l'Atlantique. Saharien au sud, le Maroc est si tempéré au nord que ses hivers n'« ignorent » pas tous la neige. À vrai dire, c'est un finistère et les Anciens déjà y situaient l'une des colonnes d'Hercule, tant est frappante l'idée d'une porte gardant l'accès de l'Atlantique. Un finistère et aussi un isolat, au sens le plus rigoureux du terme, car c'est l'un des pays d'Afrique les plus difficiles à pénétrer pour qui, par le Continent, vient de l'Est. En effet, les chaînes de l'Atlas prennent le Maroc en écharpe depuis la frontière algérienne, à son extrême nord, et vont buter en oblique, dans le sud lointain, sur les rives de l'oued Draa. Et quelles chaînes ! Il leur arrive de dépasser quatre mille mètres.
   Pays d'art et de beauté, pays de légende et de tradition, pays où la race est belle, les hommes fiers et l'amitié profonde, le Maroc est aussi un creuset où se sont fondues de multiples et subtiles influences. Il a su en faire une culture originale. L'islam a une part éclatante, les influences de l'Orient sont partout visibles. Mais, pour autant, il garde un aspect universel résultant de la vieille souche berbère et des héritages spirituels et culturels qu'il a su accepter.
   Ainsi le Maroc s'apprête à entrer dans le XXIe siècle avec toutes les chances d'un pays où l'esprit souffle au-dessus du progrès. Les images qu'en rapportent ceux qui ont la chance de le parcourir sont une part de cet esprit. Si l'on veut bien comprendre le Maroc, il ne faut pas oublier que les choses sont ici pauvres avec grandeur, belles avec élégance, sobres avec faste. Une nuit de mars sous les orangers en fleur de Marrakech, à l'heure où le ciel est cloué de mille étoiles d'argent et qu'un vent doux à peine perceptible ajoute aux frais parfums de l'orangeraie les odeurs d'ambre venues du sud, est l'un de ces sortilèges dont le Maroc est riche. »

40 euros (code de commande : 12201).

 

Images des hommes. 18 photographes européens. Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1978. In-8° broché, 131 p., nombreuses reproductions.

15 euros (code de commande : Art/ 5308).

 

[IMSAND (Marcel)] — Luigi le berger. Texte de Jean-Henry Papilloud. Notices de Bertil Galland. Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 2004. In-4° broché, 207 p., très nombreuses photographies en noir, exemplaire en très bel état.
Avant-propos :
   Qui sont les moutonniers de la transhumance ? Marcel Imsand s'est lié d'amitié avec l'un d'eux. Sept hivers, Luigi a conduit son troupeau à travers le Pays de Vaud, aidé de ses chiens et d'un âne, bravant le brouillard et la neige à la recherche de pâtures, passant chaque nuit clans la forêt avec ses bêtes.
   Derrière la beauté des images, on perçoit ici la forte personnalité d'un berger. Originaire de Parre, près de Hergame, il poursuit une longue tradition. Ses ancêtres étaient bergers. Ses frères sont bergers. Les relations pastorales entre sa région natale et la Suisse durent, selon les documents, depuis plus de 800 ans. On devine en vérité un lignage encore bien plus ancien dans la noblesse de ce nomade, dans ses attitudes de chef, dans sa dévotion à la brebis, dans sa perception du sol. Il fallait un grand photographe pour dépasser le pittoresque. Marcel Imsand révèle par l'image et par l'amitié les dimensions de l'homme, l'envoûtement des saisons qu'il affronte, les gestes de la tradition, le comportement des bêtes qu'il aime.
   Dans les pas du moutonnier, ce livre nous fait découvrir les campagnes dans les mois où nous ne savions plus les regarder. Mieux encore, il nous transmet, dans une dimension métaphysique et planétaire, la leçon du nomade. Quand Luigi allume son feu dans une clairière en plein décembre, entre son troupeau endormi et son campement, il défend ce qui compte davantage pour lui que le froid ou la solitude: sa liberté.

20 euros (code de commande : 19557).

 

INOSE (Kou) — Inose Kou. Introduction par Ito Toshiharu. Kyoto, Korinsha Press & Co, 1998. In-8° carré sous reliure toilée et jaquette (un peu frottée) d'éditeur, 95 p. (collection « Visions of Japan »).
Sur la jaquette :
   Magical and elaborate signs prevail in Inose's photographs...
   Vestiges of the dreams we had while in our mother's wombs-dreams that are beyond our imagination, dreams we thought no longer retained in the memory of our brains – are actually concealed under the thin surface of body and mind, waiting to emerge at any trivial incident... Inose Kou's photographs throw a strange light into the depths of our minds making us embrace shuddering depths.
   (from Ito Toshiharu's introduction to the book.)

18 euros (code de commande : 20945).

 

IZIS (Israëlis Bidermanas)Paris des rêves. 75 photographies. Lausanne, la Guilde du Livre, 1950. In-4° broché sous jaquette et cristal (jauni) d'éditeur, 157 p., exemplaire bien complet des deux petits feuillets volants imprimés de la traduction des deux textes de Henry Miller (dans les tirages suivants, les traductions seront imprimées dans le texte), édition originale, tirage réservé aux membres de la Guilde (volume n° 149), très bon exemplaire malgré une petite déchirure sans perte en bas du premier plat.
   Textes de Audiberti, Dominique Aury, Marc Bernard, Jean-Richard Bloch, Gaston Bonheur, André Breton, Henri Calet, Francis Carco, Blaise Cendrars, Gilbert Cesbron, Agnès Chabrier, Gaston-G. Charlet, Georges-E. Clancier, Jean Cocteau, Lise Deharme, Georges Duhamel, Paul Eluard, Pierre Emmanuel, Luc Estang, Maurice Fombeure, André Frénaud, Paul Gilson, Robert Giraud, Georges Hugnet, C.F. Landry, Robert Margerit, Loys Masson, Jacques Mercanton, Henry Miller, Pierre Mornand, Jean Paulhan, Louis Pauwels, Henri Pichette, Francis Ponge, Tristan Rémy, Gustave Roud, René Rougerie, Jean Rousselot, Claude Roy, Pierre Seghers, Jules Supervielle, Jean Tardieu, Edith Thomas, Louise de Vilmorin et André Virel.

60 euros (code de commande : 22739).

 

KELLY (Thomas L.) — Tibet. La roue de la vie. [Titre original : Tibtet. Reflections from the Wheel of Life.] Textes de Carroll Dunham et Ian Baker. Kelly. Préface du XIVe Dalaï-Lama. Traduit de l'anglais par Clémence Guibout. Paris, Abbeville, 1993. In-4° carré sous reliure et jaquette d'éditeur, 203 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
   Cet ouvrage trace un portrait intime du Tibet et de son peuple, en suivant son pèlerinage à travers la roue de la vie.
   Vivant et attachant, intimiste et sensuel, drôle et tragique, Le Tibet fourmille d'histoires sur les Tibétains, révélatrices de leur perception extraordinaire de la vie quotidienne. Selon la croyance tibétaine, l'existence est un cycle infini de naissances, de morts et de renaissances.
   Dans ce livre aux illustrations magnifiques, les auteurs, Caroll Dunham et Ian Baker, nous entraînent dans un pèlerinage à travers la roue de la vie, depuis la naissance et l'enfance, l'adolescence, le mariage, jusqu'à la vieillesse et la mort.
   Avec pour arrière-plan la beauté des paysages de montagnes, aussi bien que le combat encore actuel des Tibétains contre la domination chinoise, te Tibet nous montre les différentes faces d'un peuple tourné tant vers l'ici-bas que l'au-delà, très imprégné d'un riche héritage qui le conduit, bien au-delà du pèlerinage de la vie, jusqu'à la grande libération finale.

20 euros (code de commande : 22855).

 

[KUBRICK (Stanley)]. BAXTER (John) — Stanley Kubrick. Biographie. Traduit de l'anglais par Brigitte Lescut et Françoise Monier. Paris, Seuil, 1999. In-8° collé, 404 p., illustrations hors texte, couverture un peu défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Tout le monde connaît Stanley Kubrick. Depuis plus de 40 ans, ses films accompagnent notre époque, pour en dessiner l'histoire parallèle : Lolita, la bombe atomique, la violence urbaine, les premiers hommes sur la Lune, la guerre du Vietnam hantent ses films comme autant de fantômes d'une modernité dont ils fixent les traits mouvants.
   Mais qui connaît vraiment Stanley Kubrick ? Né dans le Bronx en 1928, expatrié en Angleterre depuis 1961, reclus dans une ferme qu'il ne quittait que rarement, il gardait sur sa vie personnelle un silence jaloux. John Baxter raconte tout. Ses conflits avec ses associés et les vedettes de ses films. Ses rêves inassouvis (comme le Napoléon qu'il ne réalisera jamais). Les amitiés brisées, l'argent, le pouvoir. Et le génie d'un homme qui a su donner une expression purement cinématographique aux passions délétères de notre siècle.

10 euros (code de commande : 22570 - vendu).

 

[KUROSAWA (Akira)]. ZERNIK (Clélia) — Les Sept Samouraïs de Akira Kurosawa. Chorégraphies. Crisnée, Yellow Now, 2013. In-12 broché, 110 p., illustrations, (collection « Côté Films », n° 22), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Les Sept Samouraïs d'Akira Kurosawa est d'abord un film d'action. Mais derrière les questions de pouvoir et de survie se joue avant tout un art de la mise en scène des corps : corps souffrants, fébriles, humiliés, mais aussi corps qui s'éduquent et s'articulent avec un groupe. Brisant la bidimensionnalité de l'écran cinématographique, Kurosawa inscrit la tension des muscles, le surplus de la chair et du physiologique au cœur de l'image et donne à voir l'engendrement du corps social à partir de la diversité des corps physiques. Avec une grande économie de mots, il construit une allégorie de l'institution sociale et politique qui fait varier très subtilement les relations interindividuelles uniquement par le traitement de l'espace et des corps. Les Sept Samouraïs est un film chorégraphique.

8 euros (code de commande : 22501).

 

LATREILLE (Francis) — Mammouth. Texte de Bernard Buigues. Préface d'Yves Coppens. Paris, France Loisirs, 2000. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 187 p., très nombreuses reproductions en couleurs, exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
   La belle histoire du mammouth Jarkov commence comme la plus improbable des chasses au trésor. Un jour de décembre 1997, au cœur du Taymir, à l'extrême nord de la Sibérie, Bernard Buigues découvre un bout d'os qui sort du sol gelé de la toundra. Un indice infime, presque banal dans ce pays où les Dolgans, nomades éleveurs de rennes, pêcheurs et chasseurs, vivent aussi des pièces d'artisanat qu'ils façonnent dans les morceaux de défenses ramassés au gré de leurs déplacements. Mais le premier jalon d'une extraordinaire aventure est posé. Quelques mois plus tard, les Jarkov, une famille dolgane, amènent Bernard Buigues au même end. oit, là où ils ont trouvé deux étés plus tôt une paire de pointes d'ivoire de trois mètres de long, intactes. C'est assez, cette fois, pour se lancer véritablement sur la piste du mammouth. Dès lors, trappeurs, chasseurs et savants se côtoient dans la quête miraculeuse qui va permettre, étape après étape, de mettre au jour un mammouth entier mort à quarante-neuf ans et vieux de vingt mille ans ! En octobre 1999, Jarkov est arraché à sa sépulture millénaire par un Ml 26, l'hélicoptère le plus gros du monde, et transporté à 300 kilomètres de là dans une cave gelée en permanence pour garantir la qualité de sa conservation. Depuis, les scientifiques du monde entier s'efforcent de percer les nombreux secrets qui entourent encore cet animal mythique, figure emblématique de l'imaginaire collectif. Pour la première fois, ils ont toutes les chances d'y parvenir...
   Témoin privilégié des moments forts de l'incroyable épopée emmenée par Bernard Buigues, Francis Latreille a également su capter la grandiose beauté sauvage d'une région méconnue, leTaymir, et l'irréductible fierté d'un des derniers peuples nomades de la planète, les Dolgans. À la frontière entre l'exploration, l'histoire, la science et la science-fiction, ses photos invitent à découvrir, à voyager et à rêver.

20 euros (code de commande : 21232).

 

LEPROHON (Pierre) Présences contemporaines. Cinéma. Gance - Lherbier - Duvivier - Clair - Renoir - Gremillon - M. Allegret - Ophuls - Ch. Jacque - Decoin - Pagnol - Carné - Clouzot - Autant-Lara - Delannoy - Y. Allegret - Cayatte - Bresson - Becker - Cocteau - Clément - Le Chanois - Tati - Astruc - Lamorisse. Paris, Nouvelles Éditions Debresse, 1957. Fort in-8° broché, 523 p., illustrations hors texte.

13 euros (code de commande : 3589).

 

[LUMIÈRE (Louis)]. BESSY (Maurice) et LO DUCALouis Lumière inventeur. Paris, Éditions Prisma, 1948. In-4° sous reliure et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 130 p., 130 p., nombreuses reproductions, exemplaire numéroté (n° 245), peu courant avec la jaquette.
Table des matières :
   1. Une vie. Louis lumière.
  2. Les Lumière.
   3. Les précurseurs.
   4. Le cinématographe.
   5. 28 décembre 1895.
   6. Les films de Lumière.
   7. Couleur et relief.
   8. Violons d'Ingres.
   9. Comment naît une légende : vie et miracles de Lumière.
   10. Bibliographie.

50 euros (code de commande : 23878).

 

MADONNA (Madonna Louise Ciccone) — Sex. Photographié par Steven Meisel. Direction artistique : Fabien Baron. Paris, Vade Retro, 1992. In-4° (310 x 395 mm.) sous couverture métallique spiralée, [124] p., photos en noir, sépia et en couleurs, bien complet du CD, exemplaire en bel état.
Introduction :
   Ce livre parle du sexe. Le sexe n'est pas l'amour, et l'amour n'est pas le sexe. Mais c'est en unissant les deux que l'on crée le meilleur des mondes. On peut aimer dieu, la terre entière, l'humanité, aimer toutes sortes de choses, mais le meilleur moyen qu'ont les êtres humains d'exprimer l'amour est de s'aimer les uns les autres. C'est ainsi que nous répandons l'amour par tout l'univers. L'amour est une de nos créations. Faites passer le mot.
   Ce livre ne justifie pas l'amour sexuel sans précautions. Il ne s'agit que des fantasmes que j'ai échafaudés. Comme la plupart d'entre nous, lorsque je laisse vagabonder mon esprit, lorsque je me laisse aller, je songe rarement aux préservatifs. Mes fantasmes ont pour cadre un monde parfait, un monde sans sida. Malheureusement le monde n'est pas parfait, et je sais que les préservatifs sont non seulement nécessaires mais obligatoires. Tout ce que vous verrez et lirez ici n'est que l'expression de fantasmes, de rêves, de faux-semblants. Si je devais réaliser mes rêves, j'utiliserai évidemment des préservatifs. Sexe sûr, vie sauve. Faites passer.
   Et, naturellement, toute ressemblance entre les personnages ou les événements décrits dans ce livre et des personnes ou des circonstances réelles serait non seulement du plus pur hasard mais du dernier ridicule. Dans ce livre, rien n'est vrai. J'ai tout inventé.

50 euros (code de commande : 25001).

 

[MARAIS (Jean)]. COCTEAU (Jean) — Jean Marais. Paris, Calmann-Lévy, 1951. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, 121 p., un portrait en frontispice, (collection « Masques et Visages »), exemplaire numéroté sur Alfama filigrané du Marais (n° 704).
Table :
   - Préface.
   - De l'acteur.
   - Du peintre.
   - De son chien.
   - Où Jean Marais reste en coulisse.
   - Où Jean Marais sort des coulisses.
   - Liste des œuvres interprétées par Jean Marais.
   - Premier intermède.
   - Deuxième intermède.
   - Annexe.

30 euros (code de commande : 23717).

 

MIKHAILOV (Boris)Look at Me I Look at Water. Or Perversion of Repose. Göttingen, Steidl, 2004. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, [132] p., reproductions en couleurs, première édition, très bon exemplaire.
Preface :
   This collection, or book, was composed in 1999 at the suggestion of the Heiner Muller Society ; my name had been found in one of Heiner Muller's notebooks. I can't claim that Heiner Muller's style is preserved throughout the book, but it seems to me that many of the photographs can be set alongside his writings.
   Despite the evident quantity of surface trivia here, the inner tension, the overall mood and the combination of different elements (apart, that is, from Muller's epic quality) remind me of his aesthetic approach.
   This was a time in my life of much travelling – from East to West, and back again – and it coincided with a certain loss of identity. It was a time in which moral qualities seemed shaken : the focus of my attention altered, latching onto the possibility of moral changes. The gaze which searches over the surface of things held sway over a more analytical response to the visual. I feel that this book may be of interest, trying as it does to reflect the initial period associated with the processes of emigration. The pictures describe a range of unstable states, and also the intensity of some obscure quest, a quest which is also a sort of experiment.
   From the aesthetic point of view, the choosing of combinations of photographs is something of a curator's project, reflecting a weariness with the domination of one accepted form of presentation for all sorts of different photographs. Here you can see a throwback to the time when photographers still walked the streets with their camera.
Le mot de l'éditeur :
   Rarely has anyone photographed reality in such an unprettified way as Boris Mikhailov. He captures the unadorned and the natural ; in pictures devoid of aesthetic exhaltation, he concentrates on people and their living conditions. On his journeys through Russia, Germany, and his Ukrainian homeland, Mikhailov has equally observed the poor, the well-to-do, the outcasts, and the homeless. Look at Me, I Look at Water was composed in 1999 at the suggestion of the Heiner Müller-Society when Boris Mikhailov's name was found in one of Heiner Müller's notebooks. With this book Mikhailov is continuing, thematically and conceptionally, what he began with his artist's book Unfinished Dissertation in 1985. The photographs are accompanied by handwritten Russian commentaries, which together give the impression of a private album which narrates stories from a chapter in the artist's life.

20 euros (code de commande : 22449).

 

MONTEBELLO (Denis) — Fouaces et autres viandes célestes. Photographies de Marc Deneyer. Cognac, Le Temps qu'il Fait, 2004. In-8° broché, 139 p., illustrations.
En quatrième de couverture :
   Un livre où on ne cherche pas à édifier, où on n'éprouve pas le besoin de codifier une pratique, de transmettre un savoir, n'est pas un livre de cuisine. C'est un recueil de saveurs. Une invitation à voyager dans les mots et dans le temps. À revivre, avec la fouace et avec Rabelais, la révolution néolithique. À remonter avec la tortue au Tartare, ou avec le tourteau fromage. À faire coïncider enfin ce que les archéologues appellent dans leur langue matière noire, par quoi ils désignent ce qui échappe à l'histoire, et « l'enfance revenue, pour parler comme Robert Pinget, la découverte éblouie du langage. »
   « L'image fait loi, rassemble le passé. » C'est ce qu'invitent aussi à vérifier les photos de Marc Deneyer.

10 euros (code de commande : 15119).

 

MORAVIA (Alberto) — Trente ans au cinéma. De Rossellini à Greenaway. Textes rassemblés par Elena Andreas. Traduit de l'italien par René de Ceccatty. Lettre-Préface de Federico Fellini. Paris, Flammarion, 1990. In-8° collé, 362 p., illustrations hors texte, bel exemplaire, épuisé.
En quatrième de couverture :
   Dans sa Lettre-Préface à Trente ans au cinéma Federico Fellini écrit à Alberto Moravia :
   « II y a autre chose que je voudrais dire et qui m'a toujours surpris à la lecture de tes critiques cinématographiques dans L'Espresso. C'est ton indépendance absolue par rapport aux jugements des autres journalistes. On dirait que tu n'en tiens aucun compte, que tu ne les as même jamais lus : tes critiques ne laissent rien paraître de la rumeur qui peut extérieurement entourer un film ; le système auquel tu te réfères est toujours « moravien » ; il n'appartient qu'à toi, c'est une chose en soi, qui se nourrit d'elle seule, qu'elle parte d'une observation sociologique, d'un présupposé philosophique ou d'une source littéraire. En te lisant, on s'aperçoit que, pour toi, écrire sur un film, c'est toujours une façon de comprendre le monde, l'occasion d'une aventure intellectuelle qui, forte de ton savoir, de tes lectures et de l'expérience humaine qui est la tienne, finit par placer l'œuvre cinématographique sous une lumière très particulière et qui ne saurait se confondre avec nulle autre. »
   Ce livre contient un choix des articles que le grand écrivain italien a consacré au cinéma: un regard unique sur les principaux films qui ont marqué ces trente dernières années.

15 euros (code de commande : 14762).

 

MULNIER (Ferdinand) et BERGERAT (Émile) — Chaplin. Paris, Baschet, [1877]. In- f°, 4 p., une photographie collée à la première page, deux illustrations dans le texte et deux planches hors texte, (collection « Galerie Contemporaine Littéraire Artistique », Première série - n° 36), exemplaire en bel état.
   Le cliché du portrait de Chaplin par Ferdinand Mulnier a été imprimé en photoglyptie (82 x 115 mm.) ; la photographie hors texte (128 x 224 mm.) de l'œuvre de Chaplin, « Le Nid » a été réalisée par Suze, éditée par Goupil et Cie, et montée sur carton.

   

25 euros (code de commande : 25721).

 

[OP DE BEECK (Hans)]. Hans Op de Beeck. A selection of works 1996-2001. Bruxelles, Dorothée de Pauw Gallery & Cera Foundation, 2001. In-8° oblong sous cartonnage illsutré, 208 p., nombreuses reproductions en couleurs.
Table des matières :
   - Interview par Marie-Pascale Gildemyn (traduction du néerlandais en anglais par Kaatje Cusse).
   - Images.
   - Index.
   - Biography.
   - Exhibitions (solo-exhibitions - group-exhibitions).
   - Publications.

20 euros (code de commande : 20667).

 

OZU — Voyage à Tôkyô. Traduit du japonais par Michel et Estrellita Wasserman. [Paris], Publications Orientalistes de France, 1986. In-8° broché, 77 p., illustrations hors texte, (collection « Cinéastes du Japon »), ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur, exemplaire en très bel état.
   
@ Il s'agit du scénario et des dialogues d'un des plus célèbres films d'Ozu, réalisé en 1953 et sorti en France en 1978.
   « Le style du film est inspiré par le désir de préserver un équilibre entre d'une part le constat lucide d'un certain assèchement du cœur chez les enfants et d'autre part la résignation non moins lucide, devant les circonstances qui peuvent expliquer, sinon justifier, cette attitude d'égoïsme. Equilibré aussi, le ton de l'auteur, entre la plainte et la sérénité. Voyage à Tokyo est le type même de l'œuvre élégiaque où l'auteur fait sentir sa douleur tout en refusant qu'elle vire au noir absolu. »
   
& Jacques Lourcelles, Dictionnaire du cinéma. Les films, pp. 1581-1582.

10 euros (code de commande : 11999).

 

[PASOLINI]. SICILIANO (Enzo)Pasolini, une vie. Traduit de l'italien par Jacques Joly et Emmanuelle Genevois. Paris, la Différence, 1984. In-8° broché, 487 p., cachet d'appartenance.

15 euros (code de commande : 7333).

 

PETIT (Pierre) et LABARTHE (Paul) — Velpeau. Paris, Baschet, [1877]. In- f°, 4 p., une planche hors texte, (collection « Galerie Contemporaine Littéraire Artistique », 2e série - n° 39), couverture un peu défraîchie mais photographie en parfait état.
   Le cliché du portrait de Velpeau par Pierre Petit a été imprimé en photoglyptie (191 x 239 mm.) par Goupil et Cie et monté sur carton.

45 euros (code de commande : 23549).

 

PHILIPPE (Claude-Jean) — Le roman du cinéma. Tome I : 1928-1938. Tome II : 1938-1945. (Complet.) Paris, Fayard, 1984-1986. Deux volumes in-8° brochés, 365 et 392 p.
En quatrième de couverture :
   Tome I :
   L'autre titre de ce livre aurait pu être Le Film des années, ou bien encore L'Écran Révélateur. Le cinéma est historien en effet par nature, puisqu'il prélève du temps réel, « historique », afin d'y inscrire ses propres récits.
   Il était donc terriblement tentant de lire la pellicule des deux côtés, côté support et côté image, côté mat et côté brillant, comme disent les techniciens.
   Côté support : l'histoire réelle, politique, littéraire, métaphysique et sentimentale de la période qui va de 1928 à 1938.
   Côté image : l'idée même qu'à travers les fictions cette avant-guerre veut donner d'elle-même.
   Je jure que je ne me doutais pas, en entreprenant ce livre, de tout le luxe d'interactions qui me serait offert pour en jouer, à la façon d'un romancier ou d'un monteur scrutant un document devant sa table.
   Je me suis permis de romancer cette histoire et de camper les personnages qui l'ont à mes yeux vécue de façon exemplaire : Greta Garbo et Michel Simon, Marlène Dietrich et Jean Renoir, Ernst Lubitsch et Jean Cocteau, Jean Vigo et Josef von Sternberg, Luis Buñuel et Charles Chaplin.
   J'ai tenté, en somme, de poursuivre la diablesse fiction dans ses retranchements historiques et de lui faire une cour pressante, afin qu'elle me confie une part de ses secrets.
   Tome II :
   1939. Autant en emporte le vent ; La Règle du jeu ; Alexandre Newsky ; La Chevauchée fantastique.
   1940. Le Dictateur ; Citizen Kane.
   1943. L'Ombre d'un doute ; Jour de colère ; Ivan le Terrible.
   1944. Les Enfants du Paradis ; Les Dames du bois de Boulogne ; Le Port de l'angoisse.
   Ces années de guerre auront été de grandes années de cinéma : l'histoire continue déjouer son rôle de bain révélateur où se fixent les images de film.
   Je me suis donc tenu aussi précisément que possible à la rampe chronologique pour inscrire le roman vrai des cinéastes, des acteurs, des auteurs, des producteurs, sur son fond nécessaire, celui du déroulement d'un paysage historique en feu.
   Je n'ai jamais eu besoin de romancer pour mettre au jour, au long de cette période, le grand mouvement romanesque des angoisses, des révoltes, des volontés d'oubli, des destinées, qui commence avec Le Dictateur et La Règle du jeu et qui s'achève avec Monsieur Verdoux et Rome, ville ouverte.

Les deux volumes : 25 euros (code de commande : 16947).

 

Photographie de presse pour le film de Cecil B. De Mille L'Odyssée du docteur Wassell, avec Gary Cooper et Stanley Ridges. Paramount Pictures, 1944. 255 x 205 mm., collée en partie sur une feuille A4 200 gr., traces des punaises dans les angles des marges, traces de frottements.

12 euros (code de commande : 25289).

Photographie de presse pour le film de Cecil B. De Mille Les Conquérants du nouveau Monde, avec Gary Cooper et Paulette Godard. Paramount Pictures, 1947. 255 x 205 mm., collée en partie sur une feuille A4 200 gr.

15 euros (code de commande : 25290).

 

La Photographie japonaise de l'entre-deux-guerres. Du pictorialisme au modernisme. Paris, Ministère de la Culture, de la Communication et des Grands Travaux - Mission du Patrimoine Photographique, 1990. In-8° carré broché sous jaquette, 127 p., nombreuses reproductions en noir, bel exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais de Tokyo, à Paris, du 15 novembre 1990 au 4 février 1991.
Extrait du texte de Pierre Borhan :
   À la mort de l'empereur Meiji, Taishô accéda au trône, en 1912. Son règne se caractérise à la fois par une montée en puissance du Japon sur la scène mondiale et par d'importants troubles sociaux (révoltes du riz provoquées par les paysans et ouvriers à la suite de l'insupportable augmentation du prix de cette nourriture de base). La naissance des partis s'accompagna de l'extension du droit de vote en 1925 à tous les hommes majeurs. Ce n'est pourtant pas cette histoire politique, économique et sociale qui intéressa passionnément les photographes de l'ère Taishô : au rendez-vous avec l'actualité, ils préférèrent celui avec l'art intemporel, sous l'influence du pictorialisme puis des autres mouvements artistiques européens. Des photographes comme Nakayama qui vécut à New York et à Paris jouèrent un rôle majeur dans l'introduction au Japon des évolutions et révolutions plastiques occidentales, des pensées qui les ont suscitées, des esthétiques qu'elles ont créées. La sortie des Japonais hors de leurs frontières bouleversa leur sens presque inné de l'harmonie au point de transformer leurs visions traditionnelles, au point même d'ouvrir des brèches dans leur amour mélancolique de la nature.
   Après l'ère Taishô, commença l'ère Shôwa quand l'empereur Hiro-Hito monta sur le trône en 1926. Les partis politiques incapables d'enrayer le désordre généralisé laissèrent se développer une forte pression réactionnaire civile et militaire. La guerre contre la Chine en 1936 fut un prologue à la guerre dans le Pacifique, les Japonais s'étant dès le début du deuxième conflit mondial alliés aux Allemands. Ils firent preuve, dans le combat, d'un dévouement total, sinon aveugle. Pourtant Midway fut le revers de Pearl Harbour. Les bombes atomiques déchirèrent, calcinèrent Hiroshima et Nagasaki. Le 14 août 1945, l'empereur dut « accepter l'inacceptable ».
   Les destructions de la guerre expliquent qu'il reste peu de clichés et tirages de l'âge d'or de la photographie japonaise, du pictorialisme au modernisme.
C'est beaucoup plus tard, dans les années 1960, que l'industrie photographique japonaise deviendra prépondérante sur le marché mondial. Au début du siècle, tous les matériaux devaient être importés ; les taxes étaient exorbitantes. La photographie, pour les Japonais, fut d'abord une technique et un moyen d'expression venus d'ailleurs, qu'ils durent intégrer dans leur économie et leur art. Acquérant ce savoir-faire d'origine occidentale, ils furent naturellement inspirés sinon influencés par des maîtres ou des mouvements de la photographie européenne. Ainsi, dans les années 1930, adoptèrent-ils les idées non ou anti-rationalistes des cubistes et surréalistes qu'ils incorporèrent dans leur tradition plastique éminemment subjective. Beaucoup devinrent également anti-naturalistes.
   La photographie japonaise de l'entre-deux-guerres n'est pas principalement une photographie d'observation, d'analyse, de documentation, de témoignage ; elle est moins descriptive que celle d'August Sander ou Albert Renger-Patzsch, moins socialement et politiquement engagée que celle de Roy Stryker ou Dorothea Lange ; moins journalistique que celle de Félix Mari, Alfred Eisenstaedt ou Robert Capa ; plus suggestive que celle d'Edward Weston ; plus imaginative que celle de Henri Cartier-Bresson. La fantaisie et la liberté poétiques y comptent plus que la prégnance du réel. À l'événement précis et daté, les Japonais de cette époque préfèrent l'esprit en suspens, la chose immuable dans sa permanence, et c'est précisément en suspens qu'ils laissent les amateurs de photographie ; ils ne les placent pas face à des faits prouvés, indéniables ; ils ne leur transmettent pas des messages qui auraient l'allure de leçons. Ils évoquent. Des maîtres de l'ellipse.

25 euros (code de commande : 21092).

 

PIC (Roger) — Le Vietnam d'Ho Chi Minh. Paris, Presses de la cité, 1976. Grand in-8° broché, nombreuses reproductions photographiques en noir.
Le testament de l'oncle Ho :
   « Quelles que soient les difficultés et privations, notre peuple vaincra certainement. Les impérialistes américains doivent certainement déguerpir. Notre patrie sera certainement réunifiée. Nos compatriotes du Nord et du Sud seront certainement réunis sous le même toit. Notre pays aura l'insigne honneur d'être une petite nation qui aura, par un combat héroïque, vaincu deux grands impérialismes – le français et l'américain – et apporté une digne contribution au mouvement de libération nationale. »
   Cet extrait du testament d'Ho Chi Minh, rédigé à Hanoï le 10 mai 1969, quatre mois avant sa mort, restera l'expression de la constance révolutionnaire. Qui, en 1969, dans les pays occidentaux, à l'exception des mouvements de gauche, accordait le moindre crédit aux propos de Bac Ho (l'oncle Ho) ? Comment croire alors en une victoire des révolutionnaires face à la puissance américaine et à la force militaire du régime de Saïgon ?
   Aujourd'hui l'Histoire a donné raison au vieux sage dont la figure légendaire est devenue pour l'ensemble de toute la population du Vietnam unifié le symbole de la fierté nationale et le catalyseur de la réconciliation. C'est son prestige personnel, ce sont la rigueur et l'exemplarité de son action patriotique qui contribueront, certainement, le plus au rapprochement de deux sociétés antagonistes, qui doivent maintenant apprendre à vivre ensemble et à reconstruire un seul et même pays.
   La bourgeoisie vietnamienne et ses ennemis politiques les plus farouches ont toujours gardé une certaine forme de respect pour celui qui, malgré eux, défendait les vrais valeurs du Vietnam.
   À Hanoï, dans son cercueil de verre, Ho Chi Minh repose dans le grandiose mausolée que les Soviétiques ont édifié et offert aux Vietnamiens. Plus imposant que le tombeau de Lénine à Moscou, peu conforme à la modestie de l'oncle Ho, cet hommage au leader de la révolution vietnamienne renforce encore la légende de celui qui déclarait dans son dernier message : « Si je dois quitter ce monde, je n'ai rien à me reprocher. Je regrette seulement de ne pouvoir servir plus longtemps et davantage. »
   Chaque matin d'impressionnantes files de Vietnamiens défilent dans le majestueux monument. De toutes les provinces, et maintenant du Sud-Vietnam, les visiteurs arrivent de plus en plus nombreux pour saluer « le vieux bonhomme qu'aucune bombe impérialiste ne saurait tuer ».
   En avril 1966, en marge du tournage pour la télévision d'un reportage au Nord-Vietnam, le président Ho Chi Minh était venu nous dire quelques mots en français. Le magnétophone tournait. Ses propos semblent aujourd'hui conformes à l'Histoire, mais il y a dix ans, certains les qualifiaient d'utopistes ! « Vous êtes en train d'analyser les crimes atroces, commis par les « civilisateurs » américains, mais il y a autre chose, peut-être, que vous avez constaté et qui est moins évident pour certains, c'est notre décision de lutter jusqu'à la victoire. Nous avons seulement le choix entre deux choses : ou bien l'esclavage américain, ou bien l'indépendance nationale et la liberté. Nous avons déjà goûté à l'esclavage colonial et nous n'en voulons plus ! Nous lutterons jusqu'au bout, même si cette guerre devait durer cinq ans, dix ans, vingt ans ou même davantage ! Nous vaincrons. »

20 euros (code de commande : 25183).

 

[PIRON]. Trois générations de photographes. Le studio Piron, Namur (1894-1970). Bruxelles, Labor, 2003. In-4° broché, 159 p., très nombreuses illustrations, exemplaire en parfait état.
Ouvrage édité à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Maison de la Culture de la Province de Namur, à Namur, du 6 septembre au 19 octobre 2003.
En quatrième de couverture :

   Au printemps de l'année 2000, le Musée de la Photographie à Charleroi recevait le fonds photographique du studio Piron à Namur. Un ensemble de près de 300.000 négatifs représentant le travail de trois générations de photographes et présentant un intérêt historique considérable.
   Les premiers propriétaires, Eugène Deton et son épouse Césarine Cornand, véritables pionniers de la photographie professionnelle en Belgique, débutèrent à Charleroi en 1885. Très vite, ils développent leur affaire en ouvrant des succursales à Anvers, Bruges, Mons, Namur et Lille. Dès le début, leur ami Joseph Piron fut associé à leur entreprise et c'est vraisemblablement lui qui fut chargé de la gestion de la succursale namuroise, avant d'en devenir le propriétaire en 1894. Sous son impulsion, le studio accroît très vite le volume de ses activités. À sa mort, c'est son fils Hector qui reprend la direction de la maison, avant de voir lui-même son fils Pierre lui succéder.
   Le présent ouvrage retrace donc, par le texte et l'image, près d'un siècle de photographie professionnelle à Namur dans ce studio situé, aujourd'hui encore, dans les lieux qui l'ont vu naître à la fin du XIXe siècle.
   À travers plus de 120 clichés défilent des visages, des rencontres avec le passé, des joies familiales, des poses fantaisistes ou solennelles, des vies à la fois si lointaines et si proches. Un regard émouvant, sociologique et historique à la fois.

20 euros (code de commande : 14707*).

 

PRÉVERT (Jacques) — Charmes de Londres. Photographies d'Izis-Bidermanas. Lausanne, La Guilde du Livre, 1952. In-4° broché, 128 p., 64 reproductions photographiques en héliogravure, (collection « Guilde du livre », n° 184), exemplaire numéroté et en bel état de cette édition originale.
   L'achevé d'imprimer est daté du 1er décembre 1952.

      
Couverture et photographie de la p. 116.

100 euros (code de commande : 20958).

 

[PROVENCE]. La Provence autrefois. Photographies par Eldée. Introduction par André Verdet. Paris, Galilée, 1979. In-4° broché, 108 p., couverture un peu frottée.
Table des matières :
- Introduction par André Verdet.
- Notes sur les photographies.
- Au cœur de la Provence historique.
- Grasse et ses environs.
- Le Haut pays grassois.
- Autour de Châteauneuf-de-Grasse.
- Autour de Saint-Paul-de-Vence.

20 euros (code de commande : 11338).

 

QUEFFÉLEC (Yann)Bretagne. Le soleil se lève à l'ouest. Photographies de Jean-Marc Durou. Paris, Laffont, 1994. In-4° sous reliure toilée et jaquette un peu frottée d'éditeur, 156 p., nombreuses reproductions photographiques en couleurs.
Sur le rabat de la jaquette :
   Voici ma Bretagne. Elle est natale, vivante, elle a mon âge en plus du sien, elle est en chair, en os, en eaux vives et granit, en souvenirs et futur. Elle veille sur ma liberté. Elle monte et reflue sur les grèves, elle s'évade au gré des ciels qui magnifient l'élan des cathédrales ou celui des pierres levées, ou celui des pierres versées par le chaos dans la mer. Elle patiente en haut des clochers, entre les pattes des crabes tapis au pied des môles barbus d'algues vertes.
   Je dédie ce livre au vent d'ouest, à l'Aber-Ildut, mon village d'enfance, à tous ces hauts-fonds sur lesquels j'ai failli plus d'une fois déchirer mes bateaux, à mes frayeurs de gamin pris dans la brume, à mes souvenirs et mirages, au Roch Melen, à la tante Sabote qui n'existe pas, aux tessons des bouteilles qui m'ont écorché les pieds, à ce besoin d'errer que j'éprouvais déjà petit garçon. C'est bien ce flottement que je veux tenter de formuler ici, cette oscillation propre aux Armoricains, du plus terrestre au plus voyageur, cette hantise de Tailleurs et d'un autre temps supposé réconcilier tous les âges, glorifiant la lumière créatrice au premier jour du monde, s'il eût jamais lieu. Enfin je dédie ce livre à petit frère alias moi-même : un moi suffisamment détaché pour qu'il symbolise une enfance où chacun peut puiser à son gré... Je dédie ce livre à mes illusions retrouvées.

20 euros (code de commande : 20687).

 

REVAULT D'ALLONNES (Fabrice) — La lumière au cinéma. Paris, Cahiers du Cinéma, 1991. In-8° broché, 205 p., illustrations, (collection « Essais »), pli au premier feuillet de la couverture.
En quatrième de couverture :
   Au commencement du cinéma était la lumière. La lumière ou les lumières ? L'analyse du cinéma découpe de grandes écoles esthétiques : lumière classique ou baroque d'une part, lumière moderne d'autre part. Autour de ces catégories se forment des constellations d'auteurs : Murnau, Lang, Dreyer, Sternberg, Welles, Visconti, Bergman, Tarkovski, Bresson, Godard... Et l'histoire du cinéma devient aussi celle des principaux styles photographiques, des pionniers à nos jours, suivant l'évolution de la pratique et de la technique.
   L'auteur élabore ici une analyse inédite et systématique du langage lumineux, sériant ses diverses fonctions. Il dessine l'évolution de ce langage, s'appuyant sur l'étude très concrète de films aussi divers que L'Aurore, L'Atalante, Quai des brumes, Pickpocket, Citizen Kane, Persona ou Boy Meets Girl.
   Dans un même mouvement, il enquête sur la pratique de ceux qui « font » la lumière tout au long de la genèse d'un film, dégageant les contraintes et les choix qui la déterminent, depuis le scénario et le tournage jusqu'au laboratoire.

10 euros (code de commande : 14761).

 

RIEFENSTAHL (Leni) Les Nouba des hommes d'une autre planète... Traduit de l'allemand par Laurent Dispot. Paris, Chêne, 1976. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 205 p., très nombreuses reproductions, la plupart en couleurs en couleurs, exemplaire en bel état.
   Première édition française.
Sur la jaquette :
   Leni Riefenstahl compte parmi les femmes metteurs en scène et photographes les plus significatives de notre temps. Grâce à une autorisation spéciale du gouvernement soudanais, elle a pu être, entre 1962 et 1969, la première femme blanche à vivre au milieu des mystérieuses tribus Nouba, dans les vallées difficiles d'accès du Centre du Soudan. Elle a étudié leur mode de vie et fixé pour toujours, par des photos tout à fait fascinantes, le cycle complet de la vie Nouba. Dans cette région d'Afrique, comme dans les autres, la vie proche des origines et cette structure tribale actuelle des Nouba sont condamnées par l'avance silencieuse de la civilisation, à une fin inéluctable. C'est justement ce qui confère à ces documents photographiques rapportés par Leni Riefenstahl une signification anthropologique, ethnologique et culturelle unique.
   Qui sont ces Nouba ?
   On compte environ un demi-million de Nouba dans la province du Kordofan, au Centre du Soudan ; mais ils ne sont que 8000 à 10000 à vivre encore à l'écart de toute civilisation. Encerclés par une zone où sont implantés les Arabes, les peuples Nouba se distinguent entre eux par leurs différentes langues, bien que leurs origines et leur histoire soient communes. Leurs ancêtres habitaient jadis la savane, dans la plaine, mais ils durent s'enfuir dans un monde de montagnes difficilement accessible, il y a huit à dix générations, devant la guerre que leur faisaient des tribus nomades et des trafiquants d'esclaves arabes. De nos jours, ils vivent en paix avec leurs voisins arabes.
   Les ethnologues n'ont accordé jusqu'à présent que peu d'intérêt aux tribus Nouba – qui n'ont d'ailleurs aucun rapport avec les « Nubiens » de l'Antiquité : il s'agit là d'une des grandes lacunes de la science. Depuis l'anthropologue autrichien S.F. Nadel, qui visita le territoire des tribus Nouba à la fin des années 30 et a publié une étude scientifique à la suite de ce voyage, aucun Blanc n'avait plus entrepris d'étudier dans leur ensemble la vie, les rites et les coutumes des Nouba.
   Ce volume remarquable aussi bien par le texte que par les illustrations constitue l'ultime hommage de Leni Riefenstahl à ce peuple pacifique d'Afrique ; elle le confie à la postérité.

45 euros (code de commande : 19566).

 

ROITER (Fulvio) — Mexique. Zurich, Atlantis, 1970. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, [226] p., très nombreuses reproductions photographiques en héliogravure et autres illustrations en couleurs, (collection « Orbis Terrarum »), exemplaire à l'état de neuf.
Sur la jaquette :
   « Ce livre est le résultat de deux voyages prolongés à travers le Mexique. Par sa diversité et par l'intensité de ses éclairages, ce pays est une source intarissable d'inspiration pour le photographe. Des ruines Maya perdues dans la forêt vierge de Chiapas, des Indios d'Altiplano au Yucatàn jusqu'aux formes audacieuses de l'architecture moderne, Roiter a su saisir ces contrastes avec la maîtrise d'un grand photographe. Ses prises de vue témoignent d'une interprétation à la fois personnelle et véridique du Mexique d'aujourd'hui.
   Né à Meolo près de Venise, Fulvio Roiter s est créé une réputation, au cours des quinze dernières années, parmi les photographes de pointe de l'Italie, et même de l'Europe. Son œuvre est caractérisée par une clarté de style et un effort constant dans la poursuite de la perfection. Sa technique n'est pas une fin en soi, mais un moyen qui sert à exprimer la vision du photographe, qu'elle soit l'homme, la vie, un paysage ou même des formes abstraites. En 1956, Fulvio Roiter reçoit le prix Nadar, à Paris, pour son livre Ombrie, terre de Saint François. Ses œuvres Liban, lumière des siècles et Naquane ont rencontré un succès remarqué. Roiter collabore à de nombreuses revues. »

25 euros (code de commande : 12540).

 

ROITER (Fulvio) — Terre d'Abruzzes. Marseille, Jeanne Laffitte, 1984. In-4° oblong sous jaquette et étui illustré d'éditeur, [112] p., 100 photographies en couleurs, exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   « Au-delà des Abruzzes », faisait dire Boccace à l'un de ses personnages pour exprimer l'idée du lointain, de l'isolé, du fabuleux. Et son expression peut sans doute revêtir une signification proverbiale pour désigner la condition et l'histoire abruzzaines ou du moins ce qu'elles furent jusqu'à il y a quelques décennies. Les diverses barrières montagneuses qui séparent les Abruzzes des régions limitrophes en de nombreuses unités autonomes et aux intercommunications difficiles, la rareté et la praticabilité parfois insuffisante des routes d'antan, le manque de ports ainsi que la réalité politique, qui jusqu'en 1860 faisait de cette contrée une région-frontière pour laquelle Naples était lointaine et les échanges avec le Latium, l'Ombrie et les Marches rares et difficiles, ont contribué à en faire un paysage secret et donc isolé où la persistance des traditions prévalait sur le changement ; ce qui, dans le substrat ethnique, dans les coutumes, dans la manière d'être, dans la qualité de la vie et dans celle même des sentiments, donnait une impression mythique et intemporelle. C'est pour cette raison qu'aux alentours de la fin du XIXème siècle, les Abruzzes étaient considérés comme un territoire privilégié, voire un cas d'espèce par les spécialistes du folklore, inspirant une littérature originale. Et ce n'est pas par hasard que ses deux plus grands écrivains, D'Annunzio et Silone, malgré leur manière différente de ressentir et d'éprouver, ont tous deux cédé à la même suggestion lorsqu'ils ont décrit les Abruzzes, l'un en termes de paganisme primitif, l'autre en termes de médiévalité chrétienne. »

30 euros (code de commande : 13823).

ROITER (Fulvio) — Turquie. Texte Freya Stark. Dessins de Avni Arbas. Textes et légendes traduits de l'anglais par Anne-Michèle Étienne. Zurich, Atlantis, 1971. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, [264 p.], 168 photographies en noir et en couleurs, (collection « Orbis Terrarum »), exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
« La Turquie présente une image extrêmement diversifiée à celui qui la visite. Son histoire, les civilisations qui s'y sont succédées, comme ses structures sociales et raciales, se composent de couches superposées. C'est ce que tente d'expliquer l'écrivain et voyageuse bien connue Freya Stark, en commencant ainsi son texte :
« Un palimpseste, d'après mon dictionnaire, est un manuscrit qui a servi deux fois, le premier texte ayant été en partie effacé. Cette définition ne me paraît pas absolument exacte, car, même s'il comporte plusieurs inscriptions superposées, ce manuscrit reste un palimpseste... Tout pays est semblable à un manuscrit, et c'est son aspect incomplet qui ajoute à l'intérêt et à l'excitation du voyage. Tel le lecteur entraîné dans des profondeurs inconnues, le voyageur découvre de nouvelles dimensions au monde... Le palimpseste, pourtant, ne dévoile pas tous ses secrets. Il laisse apparaître imperceptiblement le passé à travers le présent. Les anciens caractères — quelques paraphes de-ci de-là — servent de base à ceux des temps plus récents, juste assez clairs encore pour tisser dans le vêtement du Temps leur trame faite du mouvement éternel, de fuite et de capture ... »
Le photographe italien Fulvio Roiter sait admirablement faire alterner ses prises de vue entre présent et passé. La Turquie contemporaine prend forme à travers les monuments, témoins des différentes civilisations. Derrière le présent se dresse le passé. Freya Stark, écrivain anglais, a sillonné toute la Turquie à dos d'âne dans sa jeunesse. Son texte, d'une érudition pleine de vie et de charme, est parsemé d'expériences vécues. »

45 euros (code de commande : 8619).

 

[ROSAY (Françoise)]. La traversée d'une vie. Souvenirs recueillis par Colette Mars et présentés par Charles Ford. Préface de Jean Anouilh. Paris, Laffont, 1974. In-8° broché, 316 p., deux cahiers hors texte d'illustrations, (collection « Vécu »), couverture un peu jaunie et dos passé sinon bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   
Échec au roi, Le procès de Mary Dugan, Le grand jeu, Pension Mimosa, La kermesse héroïque, Jenny, Un carnet de bal, Drôle de drame, Les gens du voyage – cent autres films (plus de quatre-vingt-dix, en vérité) et bon nombre de pièces (dont Cher Antoine, de Jean Anouilh) ont fait de Françoise Rosay, et pendant un demi-siècle, l'une des plus hautes figures du monde du spectacle international. Mais qui était Françoise Rosay ? Quelle femme vivait sous le masque de ses personnages ? Quelle femme était-elle, les masques rejetés ? Ici, elle parle, elle se raconte. Elle parle à une amie en qui elle avait toute confiance, Colette Mars. Et, si elle dit sa carrière – le théâtre à Paris et à Saint-Pétersbourg avant 1914 ; le cinéma de l'entre-deux-guerres, avec Jacques Feyder à Paris, Hollywood et Berlin ; le cinéma et le théâtre encore jusqu'à ce que la maladie la terrasse –, elle dit aussi bien d'autres choses plus secrètes : toute une vie de femme, de l'enfance à la vieillesse. Sans rien cacher des blessures, des passions, des brûlures et des bonheurs. Et c'est une dame que nous entendons, une dame qui avait de l'allure et de la noblesse, et aussi de l'humour et de la tendresse – et qui s'exprime avec « une drôlerie, un bonheur d'expression constants, un art picaresque extraordinaire », écrit Jean Anouilh dans sa préface.
   Françoise Rosay est morte le 28 mars 1974 ; elle allait avoir quatre-vingt-trois ans. La traversée d'une vie (le titre est de Jean Anouilh), la traversée de cette vie longue et riche qui fut la sienne, est beaucoup plus qu'un témoignage sur un milieu et sur une époque, c'est l'histoire vraie d'une femme qui fut véritablement grande.

12 euros (code de commande : 22363).

 

ROY (Xavier) — L'âme cubaine. Paris, Flammarion, [2004]. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, [124] p., nombreuses illustrations.
Sur la jaquette :
« Pour Xavier Roy, « le voyage, c'est la part de rêve». Pendant des années, il a parcouru le monde en menant de front sa carrière d'homme d'affaires et en laissant libre cours à sa passion pour la photographie, développée dès le plus jeune âge. De l'Inde, du Brésil, de l'Égypte, de New York, mais surtout de Cuba, il a ramené autant d'images résultant d'une approche singulière et différente, loin des clichés. Il rend ici un véritable hommage au peuple cubain pour lequel il éprouve une grande tendresse.
Île musicale par excellence, Cuba vit au rythme fiévreux de ses musiciens et poètes. De jeunes danseurs de salsa se déhanchent dans un dancing, de vieux Cubains – le chapeau de paille vissé sur la tête – rêvent de chants révolutionnaires perdus, deux amoureux s'enlacent sur un parapet totalement défoncé du front de mer de La Havane...
Au fil du temps passé à Cuba, des paysages oniriques dont il s'est imprégné et des visages qui se sont offerts à lui, le temps d'un sourire ou d'un songe, Xavier Roy a saisi de vrais instants de vie. Prises à l'ombre d'arcades décrépites, au cœur de quartiers populaires ou le long de routes improbables, ses photographies révèlent l'extrême dignité d'un peuple complexe et finalement méconnu.
De ces images dont la sensualité teintée de mélancolie fait acte de résistance face à l'étrange atmosphère de délabrement qui plane, jaillit l'essence même de l'âme cubaine. Une poésie du quotidien faite d'émotions, de fabuleuses histoires et de sentiments parfois contradictoires dont le mariage explosif constitue l'étoffe de ce pays unique. »

18 euros (code de commande : 10088).

 

SAND (Shlomo) — Le XXe siècle à l'écran. Préface de Michel Ciment. Traduit de l'hébreu par Yaël Shneerson et Michel Bilis. Paris, Seuil, 2004. In-8° broché, 519 p., (collection « XXe Siècle »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   « Par sa large audience, le cinéma constitue un témoignage privilégié des sensibilités populaires, des adhésions et des rejets politiques d'une époque donnée. Souvent, à l'insu du réalisateur, le film de fiction en dit plus que le documentaire.
   Le cinéma est aussi un des instruments d'élaboration des mémoires collectives : le film historique raconte le passé en le posant en concurrent effronté des agents agréés et institutionnels.
   À travers une centaine d'œuvres du cinéma occidental, l'auteur analyse les modes de représentations audiovisuelles des grandes questions qui ont animé et bouleversé le XXe siècle : la formation des démocraties, la déclaration de la Première Guerre mondiale, la naissance du communisme, l'avènement des crises économiques, la montée du fascisme et du nazisme, les affrontements de la Guerre froide et du colonialisme ainsi que la décolonisation... »

15 euros (code de commande : 12912).

 

[SCHROETER (Werner)]. COURANT (Gérard) — Werner Schroeter. [Paris], [Goethe Institut - La Cinémathèque Française], 1982. In-8° broché, 133 p., illustrations, bon exemplaire.
   Ce livre a été réalisé à l'occasion de la rétrospective des fikms de Werner Schroeter présentée par le Goethe Institut et par la Cinémathèque Française en février 1982.
En quatrième de couverture :
   Le cinéaste allemand Werner Schroeter est né en 1945. Il est un de ceux qui aura le plus influencé le cinéma des années soixante-dix.
   Épris d'opéra, subjugué par Maria Callas, son premier long métrage Eika Katappa (1969) introduisit une esthétique nouvelle. Art total, son cinéma intègre l'opéra, le théâtre et la littérature. Chacune de ces composantes tient un rôle majeur dans des films comme la Mort de Maria Malibran, Salomé ou Willow Springs.
   À partir du Règne de Naples (1978), Schroeter se dirige vers un cinéma plus commercial tout en préservant l'acquis de dix années d'avant-garde. Plus politiques, ses derniers films ont provoqué de sérieux remous en Allemagne.
   Depuis 1972, il mène par ailleurs une carrière de metteur en scène de théâtre et d'opéra, en Allemagne comme en Italie.
   Ce Werner Schroeter est le premier livre en langue française qui lui soit consacré.

15 euros (code de commande : 22048).

 

[SIMENON (Georges)]. L'œil de Simenon. Paris, Éditions du Jeu de Paume, 2004. Grand in-8° broché, 295 p., très nombreuses illustrations en noir et quelques-unes en couleurs, exemplaire en parfait état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Galerie nationale du Jeu de Paume, à Paris, du 13 janvier au 7 mars 2004.
Table des matières :

   - Les doigts dans la prise, entretien avec Michel Carly, par Valère Bertrand.
   - Georges Simenon, photographe : le témoin de passage, par Patrick Roegiers.
   - Extraits de l'album : Voyages en France et en Belgique, 1931-1933.
   - Extraits des albums : Voyage en Afrique, 1932.
   - Un homme d'hier, par Catherine Clément.
   - Extraits de l'album : Voyages en Europe, 1933.
   - Extraits de l'album : Croisière en Méditerranée, 1934.
   - Extraits de l'album : Tour du monde en 155 jours, 134-1935.
   - Chronologie, par Michel Carly.

25 euros (code de commande : 15655).

 

[SIMON (Michel)]. LE GRAS (Gwénaëlle) — Michel Simon. L'art de la disgrâce. Paris, Scope, 2010. In-8° carré collé, 128 p., illustrations, (collection « Jeux d'Acteurs »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Acteur atypique, car l'un des plus laids de sa génération, Michel Simon n'en est pas moins devenu l'un des plus grands. Or, il acquiert ce statut en ayant rarement le « beau rôle » dans ses films. Il interprète essentiellement des ratés, des cocus, des clochards, des criminels, des fous, souvent mal aimés, raillés, seuls ou grotesques. Paradoxalement, ce sont ces rôles frappés par la disgrâce physique, morale ou sociale qui lui permettent d'exploiter sa propre disgrâce qu'il sait ériger en art, en source inspiratrice en tissant son jeu dans l'empathie avec toujours une pointe de distance ironique. Même s'il peut à l'occasion adopter avec succès un jeu sobre, il trouve grâce dans l'excès où il utilise sa laideur expressive. Elle est la matière première de son jeu, atypique, pétri dans la chair. Mais plus qu'un outil de jeu, son physique ingrat, informe et parfois repoussant est à la fois sa fêlure et sa plus grande richesse. Il en tire sa présence, monstrueuse ou émouvante, mais aussi l'invention et la vérité de ses personnages asociaux ou différents. Telle est sa force. L'acteur a bâti sa carrière sur cette disgrâce subversive, jouant sciemment, mais aussi sans doute malgré lui, en marge des critères traditionnellement valorisés. Cet ouvrage analyse cet art de la disgrâce qui forme l'essence de la persona de Michel Simon, en nourrit son jeu et fait de lui l'un des plus modernes des acteurs de la période classique.

13 euros (code de commande : 22273).

 

SPAAK (Charles) et RENOIR (Jean) — La Grande Illusion. Un film de Jean Renoir. Scénario de Charles Spaak et Jean Renoir. Adaptation et Dialogues de Jean Renoir et C. Spaak. Production et Distribution des Réalisations d'Art Cinématographique. Paris, La Nouvelle Édition, 1949. In-12 broché, 185 p., illustrations hors texte, (collection « Les Classiques du Cinéma Français »).
En quatrième de couverture :
« La guerre de 1914-1918. Un camp de prisonniers. Le drame se joue entre trois hommes : l'officier de carrière, de Boeldieu, l'ouvrier Maréchal et le commandant allemand von Rauffenstein. Malgré les barrières qu'élève la guerre entre les êtres, une complicité de classe s'établira entre les deux officiers ennemis. Ce qui ne saura, d'ailleurs, empêcher Boeldieu de se sacrifier pour permettre à Maréchal de s'évader.
La Grande Illusion, qui connut en 1948 le même succès qu'en 1938, peut recevoir suivant les exigences de son public ou les contingences de l'histoire des sens différents. Les uns y ont vu un manifeste pacifiste, d'autres un appel à la collaboration, la majorité du public, enfin, une œuvre patriotique.
À travers ces métamorphoses successives privilèges de l'œuvre d'art que les spectateurs et les critiques lui ont imposées, demeure aujourd'hui de La Grande Illusion même privé de ses images un texte dramatique d'une force et d'une sensibilité remarquables, qui déjà prend sa valeur sans en référer à l'histoire. »

15 euros (code de commande : 7521).

 

STIERLIN (Henri) — Les pharaons bâtisseurs. Photographies d'Anne et Henri Stierlin. Paris, Terrail, 1992. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 220 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Introduction
   - De la brique crue à la pierre de taille : l'œuvre du pharaon Djezer à Saqqara.
   - L'âge des grandes pyramides.
   - Effondrement, révolution et renaissance au Moyen Empire.
   - Affirmation de la Haute-Égypte : l'éclosion des arts du Nouvel Empire.
   - La tombe : exaltation de la vie.
   - Le duel entre Amon et Aton : entre Karnak et Tell el Amarna.
   - La gloire des Ramessides : une frénésie de construction.
   - Les temples « funéraires » de Thèbes et les palais royaux.
   - Renaissance de l'architecture sous les Ptolémées.
   - Le temple de Philae, ou les derniers feux de l'art égyptien.
   - Conclusion.
   - Orientations bibliographiques.
   - Carte.
   - Glossaire.
   - Orientations chronologiques.

15 euros (code de commande : 17382).

 

STRAND (Paul)Ghana. Commentaire de Basil Davidson. Traduit de l'anglais par Robert Latour. Paris, Chêne, 1976. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 120, [12] p., reproductions en noir, bibliographie, une carte, ex-dono discret dans le bas de la page de faux-titre, petite déchirure restaurée au dos de la jaquette légèrement insolé, très bon exemplaire, peu courant.
Sur la jaquette :
   Les photographies de Paul Strand projettent une lumière sur notre monde. Elles ne rendent pas compte : elles font connaître. Elles composent un portrait du Ghana, paradigme des nations africaines, la « colonie modèle », la première à acquérir son indépendance. Son intuition l'aidant à voir l'unité sous-jacente d'un continent, son humanisme lui permettant de sentir le caractère de ses peuples, Paul Strand a photographié le Ghana pour nous montrer l'Afrique, pour célébrer les nations qui « rejoignent leur histoire » après les abus de la colonisation. Le Ghana est ici avec son art, son passé, son peuple et sa politique.
   Le continent appelé « noir » et « mystérieux » est devenu politiquement complexe et troublant ; mais ce livre remarquable est aussi un guide. Basil Davidson, dont les ouvrages dépeignent admirablement l'Afrique, a écrit un essai « afin d'approfondir le portrait de Strand sans le répéter ». Peu après 1960, Davidson présenta Paul Strand à Kwame Nkrumah, le président de la jeune république ; à présent il nous introduit dans le pays de Nkrumah, dont le passé est deux fois millénaire et le présent a vingt ans.
   Le savoir de Davidson est vaste, ses accents rationnels, sa démarche mesurée. La violence et l'agitation sont placées dans une perspective clarificatrice. Accompagnement idéal pour les photographies de Strand – qui ont une tranquillité, une concentration capables de distiller un pays et non pas seulement de nous y faire goûter du bout des lèvres – le texte de Davidson nous conduit à travers les événements qui ont créé le pays en les triant méticuleusement. Avec fermeté, il nous explique comment la colonisation est arrivée, ce qu'elle a signifié, et ce qu'elle a laissé dans son sillage pour l'Afrique.
   Indiscutablement l'un des plus grands photographes de notre époque, Paul Strand fête ses soixante ans de vie professionnelle par ce volume : quartre-vingt-treize photographies – choisies par lui parmi les quatre cents qu'avec sa femme Mazel il a ramenées d'un voyage de quinze mille kilomètres au Ghana. Chacune d'elles est une œuvre qui retient le regard et défie l'esprit. Ce livre nous apporte le don que Davidson attribue à Nkrumah : élever le quotidien à un niveau de signification tel qu'il devienne passionnant et mémorable, « donner à la vie son entière importance ».

75 euros (code de commande : 19567).

 

THIÉBAULT SILBERMANN (Jean) Traité pratique simplifié sur toutes les branches de la photographie en général, et de la retouche à l'huile et à l'aquarelle, suivi du procédé du collodion albumine, réussite infaillible pour faire les vues : par Thiébault, Inventeur du positif direct, breveté s. G. d. G. pour la miniature à l'huile appliquée à la photographie, le procédé le plus beau et le plus solide de tous. [Paris], Chez l'Auteur [1858]. [Se vend chez l'auteur, 31, Boulevard Bonne-Nouvelle, 31, et chez les principaux fournisseurs d'articles pour la photographie.] In-8° broché, 48 p., rousseurs éparses, très rare.
Table des matières :
   Chapitre I. Daguerréotype sur plaque.
   Chapitre II. Photographie sur Collodion.
   Chapitre III. Tirage des positifs sur papier.
   Chapitre IV. Positif direct sur verre.
   Chapitre V. Collodion albumine.
   Conclusion.

75 euros (code de commande : 21903).

 

[TRUFFAUT (François)]. COLLET (Jean) — Le cinéma de François Truffaut. Paris, Lherminier, 1977. In-8° carré broché, 335 p., illustrations, (collection « Cinéma Permanent », série « La Mise en Film »).
En quatrième de couverture :
   Le cinéma de François Truffant, ce sont ses films Relire chacun d'eux, tel est l'objet de ce livre. Sans autre parti pris que celui par lequel André Bazin définissait la fonction critique : « prolonger le plus loin possible dans l'intelligence et le cœur de ceux qui le lisent, le choc de l'œuvre d'art ».
   Ce livre devrait donc pouvoir être consulté comme un dictionnaire ou un dossier : à partir de la vision de tel ou tel film aussi bien qu'en continuité. Comment voir, comment lire les films ? À cette question, l'auteur propose ses réponses. Selon une méthode qui n'est ni explication de texte ni analyse intellectuelle, ni dissection d'un objet mort, mais tentative de suivre pas à pas la tresse vivante d'un récit filmique, et de retrouver le plaisir de la projection. Ce faisant, Jean Collet aborde de front les énigmes que pose l'œuvre apparemment limpide de François Truffaut. Conduisant son exploration, elles l'amènent à ouvrir des perspectives neuves dans la vision que nous avions jusqu'ici de cette œuvre, plus riche encore que nous ne le savions. On y rencontre à chaque pas la mystérieuse relation entre les images et les mots, entre le cinéma et le roman. Entre le corps et le langage.

12 euros (code de commande : 17092).

 

Une passion française. Photographies de la collection Roger Therond. Sl, Filipacchi/Maison européenne de la Photographie, 1999. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 367 p., nombreuses reproductions, à l'état de neuf, épuisé.
Sur la jaquette :
« Une passion française vous invite à la visite privée d'une des plus importantes collections du monde, celle de Roger Therond. Directeur général et « l'oeil » de Paris Match, il montre pour la première fois son « champ de rêves » : « En trente ans, j'ai franchi les trois étapes du collectionneur : jeu, chasse, aujourd'hui sérénité. Après avoir beaucoup travaillé et beaucoup aimé, on se surprend à revenir sur ce que l'on a réuni. On s'aperçoit que s'inscrivent dans vos choix, en filigrane, votre jeunesse, vos souvenirs, vos fantasmes, avoués ou non. On se trouve sans s'être cherché. Votre démarche est privée et rêvée. Comment s'imposent le port de Sète, et Rome, et Athènes et Istanbul, et l'Égypte des Pharaons et notre Narbonnaise ? Que viennent faire ici les réminiscences d'une France médiévale et son accès à la modernité ? Et la gloire et la chute de l'Empire ? Pourquoi s'attarder sur ces hommes et ces femmes du XXe siècle qui allaient bouleverser l'art de la photographie ? Est-ce le fruit d'une élaboration peaufinée, d'un hasard productif, d'une volonté secrète ? D'une nonchalance égocentrique ?... Quoi qu'il en soit, montrer sa collection c'est la perdre. Elle est à vous. »

45 euros (code de commande : 10308).

 

[VISCONTI (Luchino)]. STIRLING (Monica) — Visconti. Traduit de l'anglais par Caldue Saunier. Paris, Pygmalion, 1986. In-8° broché, 383 p., illustrations hors texte
En quatrième de couverture :
« Homme de spectacle complet, Luchino Visconti a dominé, trente années durant, la vie du théâtre et du cinéma en Italie. Rien n'a échappé à son talent de maître d'œuvre et son apport à la scène comme à l'écran reste exemplaire.
Perfectionniste, aristocrate politiquement engagé dans des directions qui auraient stupéfié ses illustres ancêtres, exigeant dans sa vie privée comme dans son art, personnalité sensible et délicate, homme fragile mais courageux, Viconti est suivi pas à pas. Sans apprêt, comme à travers des notes consignées chaque soir par un témoin méticuleux, à l'état brut.
L'homme du Guépard, de Mort à Venise et de tant d'autres chefs-d'œuvres nous apparaît dans sa majesté princière, triomphant du combat glorieux qui fut sa vie, éclectique, novateur, passionné.
Il fut et reste un « grand. »

10 euros (code de commande : 8768).

 

[VLIEGER]. Amsterdam. Amsterdam, J. Vlieger, [ca 1915]. Album in-8° oblong (315 x 215 mm.) agrafé et collé, 27 photographies en 24 planches en photogravure sépia de belle qualité, mention manuscrite sur la couverture, exemplaire en bel état de cet ouvrage peu courant.

   
Couverture et planche 13 : « Achterburgwal ».

35 euros (code de commande : 19453).

 

[WAROCQUÉ (Mary Orville)]. VAN DEN EYNDE (Maurice)Les voyages de Madame Warocqué. Avec une contribution de Georges Vercheval. Morlanwelz, Musée de Mariemont, 1995. In-4° broché, 104 p., 89 planches qui constituent l'album photo, (collection « Monographies du Musée Royal de Mariemont », n° 8), bon exemplaire.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Pierre-Jean Foulon.
   - Les voyages de Madame Warocqué, par Maurice Van den Eynde.
   - Chronologie, par Maurice Van den Eynde.
   - Les albums photographiques de Madame Warocqué. Catalogue, par Marie-Blanche Delattre.
   - Ricordo di... La photographie de voyage vers 1900, par Georges Vercheval.
   - Album.

15 euros (code de commande : 21194).

 

WEISBECKER (Patrick et Christiane) — Terre magique des Carpates. Texte Éliane Georges. Paris, Chêne, 1983. In-4° oblong sous reliure et jaquette d'éditeur, [108] p., très nombreuses photographies en couleurs.
Sur la jaquette :
   Au Nord de la Roumanie, la région des Carpates, encore peu ou mal connue, présente un milieu rural traditionnel absolument unique en Europe. En effet, les paysans des vallées de Maramures, d'Oas et de Bucovine – qui vivent dans des villages entièrement en bois, s'éclairent au pétrole ou à la bougie et puisent leur eau aux puits –, évoluent à l'écart du monde moderne et selon une relative autarcie. Leur vie quotidienne est dominée par un christianisme orthodoxe populaire, intimement mêlé à un puissant courant archaïque de rites et de coutumes célébrant les grands cycles de la nature. L'union de cet univers religieux et de traditions païennes ancestrales, en vigueur depuis des siècles, confère à ce microcosme un caractère très particulier, tout à fait étonnant.

20 euros (code de commande : 14964).

 

WELCH (Julie) — Stars. Hommes. Préface de Jane Russell. Traduction de Jeannine Ciment. Paris, Chêne, 1985. In-4° sous reliure et jaquette (défraîchie) d'éditeur, 224 p., très nombreuses reproductions photographiques en noir.
Sur la jaquette :
   Voici réunies les stars masculines les plus célèbres et les plus séduisantes de toute l'histoire du cinéma, qui ont tourné la tête des femmes et fait battre plus fort le cœur des hommes.
   Du romantique Douglas Fairbanks au bagarreur Robert de Niro, de la fameuse cigarette de Bogart au célèbre cigare de Clint Eastwood, du charme renversant de Mitchum au charme fou de Woody Allen, ce livre rassemble trois cents photos de plateaux et portraits publicitaires de ces héros du Septième Art, idoles lointaines du muet ou superstars internationales d'aujourd'hui.
   Sélectionnées dans une collection qui compte des milliers de documents, magnifiquement reproduites, ces photos sont accompagnées d'un texte de Julie Welch qui décrit, avec passion, la personnalité de chaque acteur et sa carrière cinématographique.

10 euros (code de commande : 23669).

 

WUILBAUT (Alain)Empreintes africaines. Charleroi, Imprimerie Provinciale Éditions 2002. In-8° oblong sous cartonnage d'éditeur, [88] p., 67 photographies en noir et blanc, on joint le feuillet d'annonce.
En quatrième de couverture :
   Le Burkina Faso, « pays des hommes intègres », occupe une place peu enviable dans la liste des pays les plus pauvres du monde : ce pays du Sahel, sans accès à la mer, a peu de ressources naturelles, et est frappé régulièrement par de graves périodes de sécheresse.
   Alain Wuilbaut nous communique ses impressions par un récit illustré de nombreuses photographies en noir et blanc de grande qualité. Il a photographié les gens rencontrés tout au long de son périple, toujours avec un grand respect. Il montre et raconte la vie quotidienne, les rencontres, les témoignages d'amitié, les sourires d'espoir. Des commentaires d'amis burkinabé à propos des photographies prises chez eux ajoutent une touche de complicité à son témoignage...
   Alain Wuilbaut préfère le noir et blanc. Son travail nuancé accorde un rôle important à l'élément humain et l'ambiance des lieux.

13 euros (code de commande : 21844).


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