ARDENNE, LIÈGE, LUXEMBOURG, NAMUR
et
GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG

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FAIRON (Ém.) — Chartes confisquées aux bonnes villes du Pays de Liège et du comté de Looz après la bataille d'Othée (1408). Bruxelles, Palais des Académies, 1937. In-8° broché, XLIV, 504 p., (collection « Commission Royale d'Histoire »), déchirure restaurée à la couverture et cachet à la couverture et à la page de titre.
Extrait de l'introduction :
   Le dimanche 23 septembre 1408 fut un des moments les plus néfastes dans l'histoire du pays de Liège, cependant si remplie de revers sanglants et de terribles catastrophes. Ce jour-là, les milices communales des bonnes villes insurgées contre leur souverain Jean de Bavière furent complètement écrasées par les troupes féodales amenées par le duc de Bourgogne et le comte de Hainaut au secours de l'élu assiégé dans Maastricht. Ce n'était pas un sentiment de solidarité familiale qui avait poussé Jean Sans Peur et Guillaume IV à prêter main-forte à leur peu intéressant cousin.
   Ces princes, qui voulaient régner chez eux en maîtres absolus, voyaient avec impatience et appréhension grandir, dans la principauté ecclésiastique toute proche, un régime démocratique qui bravait et bafouait l'autorité suprême du chef de l'État et était animé d'un inquiétant esprit de prosélytisme. En effet, toutes les villes des États peu à peu entraînés dans l'orbite liégeoise, comme Maastricht et les villes du comté de Looz, s'étaient donné, à l'instar de Liège, des constitutions consacrant la suprématie des métiers. Les deux protecteurs de Jean de Bavière avaient donc saisi avec empressement l'occasion de faire taire une propagande pouvant atteindre leurs propres sujets et de faire disparaître un scandaleux exemple d'indiscipline. Leur expédition guerrière réussit au delà de toutes espérances et les Liégeois, complètement vaincus et terrorisés par les cruelles représailles des vainqueurs, acceptèrent sans réagir la sentence du 24 octobre 1408, faisant table rase de tout ce que la démocratie liégeoise avait conquis depuis un siècle.
   Ce qui révèle surtout l'intention des vainqueurs d'Othée non seulement de supprimer totalement le régime démocratique liégeois mais encore d'en effacer jusqu'au souvenir, c'est le fait que les quatre premières clauses de l'impitoyable sentence se réfèrent à la livraison de toutes les archives possédées par les villes rebelles à leur prince :
      Article 1. Premièrement nous mettons en nos mains touttes les franchises, usages, lois et privillèges que avoient et ont ceuls de Liège et des autres villes du pays de Liège, de la conté de Loz, du pays de Hasbain, de Saintron, de la terre de Bouillon et des appartenances, aiens privillèges, lois, franchises et usages...
      Article 3. Item nous ordonnons que es mains d'iceux nos commis, ...touttes lettres d'alliances, confédérations ou pactions que ceuls desdites cité et ville ont touchant ycelles villes et pays, soit que lesdites alliances, confédérations ou partions touchent ycelles cité et villes de l'une avec l'autre ou aucunes personnes ou villes hors desdis pays, seront apportées et bailliés...
      Article 4. Item ordonnons que après la Visitation des lettres desdis previlleges, franchises et libertés et que lors on en polra rendre aucun ou de nouviel ordonner...
   Ainsi, avant même d'imposer à l'échevinage une réforme radicale transformant ces juges nommés à vie en mandataires nommés pour un an, de décréter
l'abolition radicale des métiers, d'interdire entre les villes liégeoises toute confédération ou alliance, Jean Sans Peur et Guillaume IV de Hainaut se font livrer les archives des villes subjuguées par eux; celles-ci sont définies en deux groupes : 1) les privilèges, lois et franchises internes ; 2) les accords et traités conclus entre les villes entre elles ou avec des villes ou des personnages de l'extérieur. Si les documents des métiers ne sont pas désignés expressément, la livraison de leurs archives est la conséquence inévitable de l'interdiction absolue de toutes confréries des métiers, contraintes d'ailleurs d'apporter leurs bannières aux vainqueurs.
   Ce même jour, 24 octobre 1408, le duc de Bourgogne désignait messire Guillaume Bonnier et maître Thierry Gherbode, le comte de Hainaut messire Broignart de Haynin et messire Baudin de Fromont pour prendre possession, le 12 novembre suivant, dans l'abbaye des Écoliers à Mons, des chartes ainsi confisquées et recevoir les serments solennels prêtés par les délégués porteurs de ces dépouilles et jurant que ce qu'ils apportaient constituait bien l'ensemble intégral des documents dont ils étaient contraints de se dessaisir.

15 euros (code de commande : 18367 - vendu).

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Deux belles gravures de
Louis TITZ

 

Dinant - Hôtel de Ville - 1913.

Dimensions :
- de l'image : 343 x 239 mm.
- de la cuvette : 351 x 246 mm.
- de la feuille : 485 x 350 mm.
@ Signature au crayon de Louis Titz au coin inférieur droit et cachet de l'atelier au coin inférieur gauche, quelques rousseurs dans les marges.

150 euros (code de commande : Titz/01).

 

 

Namur - Hôtel de la Citadelle - 1913.

Dimensions :
- de l'image : 341 x 244 mm.
- de la cuvette : 347 x 250 mm.
- de la feuille : 485 x 340 mm.
@ Signature au crayon de Louis Titz au coin inférieur droit et cachet de l'atelier au coin inférieur gauche, quelques rousseurs dans les marges.

150 euros (code de commande : Titz/02).

 

 

Au Pays des Rièzes et des Sarts.
Ces Annales d'histoire régionale furent fondées en 1959. Elles concernent la botte du Hainaut, la région de Couvin mais aussi, au-delà de notre frontière, la région de Rocroi. Il s'agit de fascicules in-8° agrafés, la plupart illustrés par quelques planches hors texte. La pagination est continue. Il nous est impossible de détailler les sommaires ici.

N° 9. Hiver 1962. 48 p.                                            10 euros (code de commande : 284/68).

N° 10. Printemps 1962. Pp. 49-112.                         10 euros (code de commande : 285/68).

N° 11. Été 1962. Pp. 113-168.                                 10 euros (code de commande : 286/68).

N° 12. Automne 1962. Pp. 169-215.                        10 euros (code de commande : 287/68).

N° 13. Hiver 1963. Pp. 217-280.                             12 euros (code de commande : 288/68).

XXeme anniversaire. 1980. Numéro spécial II. 60 p. 12 euros (code de commande : 289/68).

N° 181. 46e année. 2006. Pp 361-400.                     5 euros (code de commande : 290/68).

N° 188. 47e année. 2007. Pp 241-320.                     5 euros (code de commande : 291/68).

N° 189. 48e année. 2008. Pp 321-400.                     5 euros (code de commande : 292/68).

 

BASSING (Théodore) — Vianden la perle du Grand-Duché de Luxembourg pittoresque et historique. Guide illustré pour les touristes. Avec un plan du château, une carte des environs et une notice sur la flore de sa contrée. [Vianden], Société d'Embellissement de la Ville de Vianden, ca 1904. In-8° broché, 76 p., plan et carte à déplier in fine.
Table des matières :
   I. Le Panorama féerique de Vianden.
   II. Aperçu historique sur Vianden.
   III. Généalogie des Comtes de Vianden et de leurs descendants les Princes d'Orange-Nassau.
   IV. Monuments historiques etc. de la Ville :
      1. L'Église de Saint-Nicolas dans le faubourg, en face du pont sur l'Our.
      2. La demeure de Victor Hugo près du pont.
      3. La, statue de Saint-Jean-Népomucène sur le pont de Vianden.
      4. L'ancienne maison castrale près de la poste et de l'école des garçons.
      5. La, chapelle de la Sodalité à l'angle sud-est de la place publique près de l'église paroissiale.
      6. L'église paroissiale dite des Trinitaires.
      7. La, Croix de justice resp. Croix d'affranchissement.
      8. La demeure du poète national Dicks.
      9. Le château.
      10. La grande tour carrée (beffroi) sur le rocher « Hockelslei » entre le château et le pont sur l'Our.
   V. Promenades dans les environs de Vianden.
      A. Promenades de 1-2 heures :
         1. Promenade vers la, chapelle du « Bildchen ».
         2. Promenade vers le Belvédère et vers le Pavillon.
         3. Promenade au Pétchesfèld.
         4. Promenade au Pavillon sur la Noell.
         5. Promenade à Bievels.
         6. Promenade dans le Bratzbusch.
         7. Promenade vers le château et l'église de Roth.
      B. Promenades ou excursions d'une demi-journée :
         1. Promenade ou excursion au Mont Saint-Nicolas - Bievelser Keppchen.
         2. Autre magnifique promenade ou excursion au Mont Saint-Nicolas - Bievelser Keppchen.
         3. Promenade ou excursion à Stolzembourg.
         4. Promenade ou excursion au Sanatorium de Vianden, au Bauler-Kléschen et au Château de Falkenstein.
   VI. La Flore des environs de Vianden.

13 euros (code de commande : 17824).

 

[BAVIÈRE (Maximilien-Henri de)]. HUISMAN (Michel) — Essai sur le règne du prince-évêque de Liège Maximilien-Henri de Bavière. [Bruxelles], [Hayez], [1899]. In-8° demi-simili brun, 196 p., (collection « Mémoires de la Classe des Lettres », tome LIX), bel exemplaire.
Extrait de l'avant-propos :
   Le règne du prince-évêque Maximilien-Henri de Bavière occupe, dans les annales du pays de Liège, presque toute la seconde moitié du XVIIe siècle. Règne long et tourmenté, rempli d'événements instructifs tant internes qu'internationaux, où l'on voit s'implanter, dans la principauté, d'une façon systématique, les principes de l'État moderne, et qui forme par conséquent dans notre histoire nationale une page spéciale digne d'attention.
   Qu'il suffise, pour caractériser le régime innové, de signaler deux faits capitaux.
   Au point de vue des relations étrangères, Maximilien de Bavière est le premier prince-évêque qui fut ouvertement l'allié de la France.
   Au point de vue politique intérieur, ce souverain, imbu des idées absolutistes et centralisatrices de son puissant allié et maître Louis XIV, soumet les traditionnelles institutions communales, autonomes et indépendantes, au joug de son autorité et de son despotisme. La glorieuse capitale, la Cité par excellence, après deux insurrections populaires, est dépouillée de la plupart de ses privilèges, de ses antiques libertés municipales.
   L'auteur de cet Essai a voulu esquisser les traits saillants qui ont marqué le système gouvernemental du pays et de la ville de Liège dans la seconde partie du XVIIe siècle ; il a signalé les innovations radicales apportées à cette époque au régime communal ; il a tâché d'indiquer sous quelles influences ces transformations se sont opérées.

25 euros (code de commande : 15872).

 

BEDEUR (Michel) et ZAGAGLIA (Paolo) — Cinémas Verviers 1896-1993. Andrimont-Dison, Irezumi, 1993. In-4° sous reliure et jaquette d’éditeur, 301 p., illustrations en noir.
Sur la jaquette :
   « Il fallait que soit racontée la chronique de ces salles obscures qui dès 1896, c'est-à-dire depuis le début du cinématographe, sont présentes à Verviers alors que certaines grandes villes n'en possèdent que très peu ou pas du tout.
   Cet ouvrage a nécessité trois ans de recherches dans diverses archives publiques et privées. Il est un témoignage unique du passé de ces salles qui ont fait de Verviers une des villes de Belgique les plus riches en lieux de divertissement.
   Ces salles n'ont pas servi uniquement à projeter des films, mais ont aussi été des scènes qui ont accueilli du cirque, du sport, du théâtre, des artistes de music-hall, les plus grandes vedettes de la chanson, des meetings politiques, des expositions horticoles, des salons de l'auto, des défilés de mode, des marathons de danse, des bals, des émeutes, des incendies ou même des attentats... »

20 euros (code de commande : 11871).

 

BERENS (Willi) — Eupen. Stadtwerdung und Ältestes Siegel. Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1966. In-8° broché, 88 p., illustrations.

7,50 euros (code de commande : 1695).

 

BORMANS (Stanislas) — Les seigneuries allodiales du Pays de Liége. Liége, Gothier, 1867. In-8° pleine toile bleue, 165 p.

70 euros (code de commande : 268/65).

 

Bulletin de la Société d'Art et d'Histoire du Diocèse de Liège. Tome XL. Liège, 1958. Grand in-8° broché, XIX + 208 p., illustrations hors texte, exemplaire non coupé.
@ Contient : Inventaire analytique des chartes de l'abbaye de la Paix-Dieu à Jehay-Bodegnée, 1238-1496, par Georges Hansotte ; Le mystérieux langage des sculptures du palais des princes-évêques à Liège, par Suzanne Collon-Gevaert ; Le concile liégeois de Ciney en 1497, par François Jacques et La population de Saint-Trond en 1635, par Joseph Ruwet. Table in fine.

25 euros (code de commande : 242/67).

 

CHEVALIER (Ann) — La châsse de saint Hadelin à Visé. Gembloux, Duculot, 1973. In-8° broché, 47 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 20).
Table des matières :
   Introduction.
   I. Historique.
   II. Qu'est-ce qu'une châsse ?
   III. La technique.
   IV. Description et iconographie.
      A. Les pignons.
      B. Présentations communes.
      C. Les longs côtés.
   V. Attribution et datation.
   VI. Conclusions.
   VII. Le buste ou chef de saint Hadelin.
   Bibliographie sommaire.
   Les expositions où la châsse a figuré.

10 euros (code de commande : 17880*).

 

CLOBERT (A.) — Étude de la dîme dans la paroisse de Saint-Martin de Sorée. Bruxelles, [Crédit Communal de Belgique], 1965. In-8° agrafé, 61 p., texte seul.
Introduction :
   Depuis longtemps déjà, les historiens se sont rendu compte de l'intérêt que présente l'étude de l'histoire locale. « Dans la plus humble paroisse rurale comme dans la vieille et riche paroisse des villes, se rencontrent en effet des institutions semblables, des traditions relevant du même droit. Et ainsi, à une échelle plus réduite, mais mieux accessible, on découvre un aspect du passé qui éclaire de façon très concrète les travaux d'histoire générale. C'est dans cet esprit de recherche que j'ai entrepris une étude de la paroisse de Sorée. »
   Si nous lui avons fixé comme cadre géographique l'étendue de la paroisse et non celle de la commune, c'est parce que cette première constituait une entité bien plus réelle que le sentiment d'appartenir à un « ensemble de terres contenues entre les mêmes bornes. » Comme le dit Halkin, « c'était dans la paroisse que les fidèles s'étaient instinctivement regroupés durant les périodes les plus troublées. » Nous découvrirons d'ailleurs, au cours de cette étude, l'existence de ce « sens paroissial » qui confond presque toujours l'histoire locale avec celle de la paroisse.
   Connaissant cependant les difficultés que rencontrent même des historiens qualifiés au cours de l'élaboration de monographies complètes, nous nous sommes limités à l'histoire, imparfaite sans doute, de la dîme à Sorée. L'étude de cet impôt ecclésiastique, propre à l'Ancien Régime, nous permettra d'en découvrir la signification et l'évolution de même qu'elle nous donnera quelques renseignements quant aux conditions d'existence des décimables.
   Les documents originaux de l'époque nous ont fourni le point de départ et aussi le fondement de ces recherches. La documentation insérée dans ces quelques pages permettra au lecteur d'en apprécier l'authenticité mais aussi de faire lui-même la démarche de re-découverte en partant du document. Comme les écrits étudiés concernant la dîme à Sorée appartiennent à l'époque moderne, ce travail envisagera l'évolution de cet impôt depuis la fin du XVe s. jusqu'à l'instauration du régime français qui, on le sait, mettra fin à la levée de ces impositions.
   Autant que possible, nous nous sommes efforcés d'intégrer cette étude dans le contexte de l'histoire de la dîme en général sans avoir pourtant la prétention d'épuiser ce vaste sujet dont les applications varient à l'infini selon les lieux, les différentes cultures, et même selon les diverses années d'une même culture ! Notre but est plus modeste : à la faveur d'une documentation originale, essayer de présenter un des aspects de notre histoire locale, travail qui ne sera lui-même que le point de départ de recherches ultérieures.
   Dans une première partie, après avoir situé géographiquement le village de Sorée, nous donnerons un aperçu de son histoire et nous dirons quelques mots de l'évolution de la paroisse au cours des temps.
   Ensuite, nous envisagerons l'étude de la dîme proprement dite et le rôle important joué par les décimateurs.
   Enfin, dans la dernière partie, nous nous pencherons sur la vie des décimables afin d'en découvrir les moyens de subsistance et la façon dont ils étaient administrés.

10 euros (code de commande : 18048 - vendu).

 

CLOSE (Nicole) et DEVUE (Eugène) — Tableaux noirs & bancs de bois. Eben-Emael - Wonck - Bassenge - Roclenge - Boirs - Glons. [Histoire de l'enseignement à travers les communautés villageoises et l'organisation des écoles depuis les origines jusqu'au Pacte scolaire de 1958.] Eben-Emael - Bruxelles, Musée d'Eben - Labor, 2003. In-4° collé, 718 p., nombreuses illustrations en noir.
Avant-propos :
   Trois ans de travail acharné ont mené les auteurs au bout du projet qui leur tenait à cœur. Vous en avez le résultat entre les mains.
   Pour rassembler les données indispensables et collationner les éléments de cet énorme puzzle, ils ont dû souvent jouer les détectives. Les sources, nombreuses et différenciées, étaient en effet souvent fragmentaires. Il a fallu puiser aux archives de l'État, aux registres communaux et paroissiaux et recueillir témoignages et documents de famille, en procédant avec méthode et rigueur. À travers la version des pouvoirs locaux confrontés aux directives de l'administration provinciale ou des autorités de l'État central, à travers les réactions des citoyens de nos villages, il s'agissait de cerner au plus près le vécu du monde scolaire.
   Les bibliothèques et leurs réserves précieuses, telle la salle Ulysse Capitaine des Chiroux-Croisiers à Liège, telle la salle du Département des manuscrits de l'Université de Liège, ont élargi le champ de vision et permis de porter le regard au-delà du strict espace local.
   Avec patience, les auteurs ont entrepris de montrer l'évolution du système d'éducation et d'enseignement à travers la réalité rurale. Si cet ouvrage semble s'écarter quelquefois du domaine scolaire, il ne vise en fait qu'à situer mieux les forces vives en présence au cœur de la vie économique et sociale de nos villages. Sans cela la lecture en aurait été fort austère. Les auteurs ont très tôt ressenti le danger de cloisonnement où ils risquaient de tomber. Ils ont compris que les faits sociaux prennent leurs racines, avec d'autres composantes, dans un vaste creuset, celui de la vie même.
   Lorsque au milieu du XIXe siècle, par exemple, dans un village, on constate avec amertume un absentéisme dans les salles de classe pendant la mauvaise saison, c'est tout simplement que les chemins sont impraticables et que les gosses en sabots ne peuvent affronter les fondrières. Si des épidémies se déclarent dans les écoles, c'est parce que l'insalubrité y règne, comme d'ailleurs dans les habitations alentour. Il est aussi apparu clairement que l'histoire de l'enseignement est intimement liée au bon vouloir et à la compétence des politiciens en place. Elle est tributaire de la richesse économique, des traditions, des hommes qui quelquefois s'affrontent, portés par les courants idéologiques dominants.
   On l'aura compris, c'est en suivant le fil conducteur du projet scolaire que les auteurs ont arpenté les villages de la Vallée du Geer. Ils ont tendu l'oreille aux débats des conseils communaux, tenté de cerner les conflits d'opinion et de doctrine, écouté les ragots de cabaret, les récriminations des parents. Ils ont été attentifs aux ordres et aux sentences des autorités de tutelle. Ils ont fait connaissance avec les problèmes de l'indigence, de l'alcoolisme, de l'insalubrité, de la gestion de la voirie... Depuis les premiers instituteurs non diplômés, un long chemin a été parcouru, jusqu'à l'éclosion de l'école moderne.
   À partir de la révolution française, l'école publique eut à se mesurer avec les institutions religieuses qui dominaient, non seulement dans notre région, mais dans toute l'Europe occidentale. L'Église détenait un quasi-monopole en matière d'alphabétisation et entendait marquer de son empreinte les esprits et les consciences. Elle prétendait garder la mainmise sur les méthodes et les matières, comme sur le comportement du maitre et de l'élève. Les laïques, au contraire, pensaient favoriser l'esprit critique et l'ouverture à la connaissance et à l'objectivité, en écartant toute forme de doctrine religieuse des programmes de l'enseignement. C'est pour cela aussi qu'il est fait référence au concept novateur de l'école publique gratuite, auquel adhérèrent bon gré mal gré les communes, selon les tendances dominantes. Les congrégations religieuses prirent, de leur côté, une part active dans le développement de l'instruction, par la création d'un véritable réseau d'écoles chrétiennes. Les pouvoirs politiques communaux, pris entre le marteau et l'enclume, se tirèrent souvent d'affaire en « adoptant » les écoles libres. Parfois, enseignement communal et enseignement privé firent alors route ensemble.
   Les lois organiques de l'enseignement primaire offrirent finalement un cadre légal à ces multiples courants et initiatives.
   L'ouvrage débute par une solide introduction qui trace l'évolution de l'enseignement dans son cadre général.
   Les auteurs présentent ensuite l'histoire des écoles de la Vallée du Geer. Celle-ci devient alors narration, sans pour autant s'écarter de la réalité historique. Un regard attentif et critique est jeté sur la société. Il est tantôt affectueux et enjoué, tantôt grave et consterné. Les recherches ont été menées avec un grand souci de l'exactitude et de la vérité historique, sans aucune complaisance, mais aussi sans à priori.
   Le lecteur peut indifféremment, selon ses affinités ou ses centres d'intérêt, se plonger dans la lecture des faits qui concernent tel ou tel village. Chaque commune, prise distinctement, vit son évolution propre, sous des formes parfois différentes de sa voisine. Elle a ses particularismes, ses complexités, en fonction des hommes en présence et de l'intensité des influences subies. Chaque chapitre constitue à lui seul une tranche de vie souvent savoureuse, tout en se trouvant axé sur le fil rouge de l'histoire de l'enseignement.
   Des encarts judicieusement disséminés dispensent un complément d'information sur un aspect mineur du récit. Le lecteur en fera l'usage qu'il juge bon. Les documents iconographiques constituent à eux seuls une vivante synthèse. Ils accompagnent la narration comme un album de famille qui donne attrait et charme à l'ensemble.
   C'est avec intérêt et étonnement, je l'espère, que vous allez entrer dans le monde des écoles de jadis. Que cette évocation vous laisse un souvenir impérissable.

30 euros (code de commande : 16105).

 

COLMAN (Pierre) — L’orfèvrerie religieuse liégeoise du XVe siècle à la Révolution. Tomes I et II (complet). Liège, Université de Liège, 1966. Deux volumes in-4° sous reliures, jaquettes et étui d’éditeur, 298, 109 p., 244 planches en noir, (collection « Bibliothèque de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Liège. Publications Exceptionnelles », n° 2), exemplaire numéroté.
Introduction :
   « Tracer des limites, c'est trancher dans le vif, quoi qu'on fasse. En imposer à la matière embrassée ici peut cependant se faire sans trop d'arbitraire.
   L'orfèvrerie est l'art de mettre en œuvre les métaux précieux. Dans le cas présent, il s'agira d'argent et de vermeil. Aucun objet d'or massif ne s'est présenté. Les pièces en métal vil – cuivre, laiton, étain –, même dorées ou argentées, même comportant l'un ou l'autre élément secondaire en argent non poinçonné, ont été écartées ; agir autrement, c'eût été s'encombrer d'une masse d'objets d'origine douteuse, de date incertaine et de valeur artistique faible.
   Religieuse, sous la crosse et l'épée des princes-évêques de Liège, est synonyme de chrétienne, ou plutôt de catholique, cela va sans dire. Un problème pourtant se posait : fallait-il ou non retenir les témoins de la dévotion privée ? Rompant avec une tradition bien établie, Brassinne avait réclamés pour siens, en avançant des arguments non dénués de justesse, les bénitiers et les crucifix « d'appartement ». Il aurait pu, il aurait même dû, pour être logique avec lui-même, revendiquer aussi tels petits chandeliers d'autel, telles parures de Vierge à L'Enfant, provenant d'oratoires domestiques, et aussi les garnitures de reliure des livres de prières, et encore les jésueaux. Il recensait trois crucifix ; c'est en l'église de Theux qu'il avait rencontré le troisième ; et j'en avais découvert quelques autres. Tout cela étant, j'ai cru devoir faire retour à la tradition.
Liégeoise, enfin, est pris au sens étroit : c'est de la cité qu'il s'agit, non du pays. L'orfèvrerie des « bonnes villes », en particulier Tongres, Visé, Huy et Dinant, sans compter Maastricht, jadis liégeoise à demi, appelle différentes monographies particulières, dont plusieurs sont d'ailleurs actuellement en préparation. Seules seront donc étudiées les œuvres qui ont vu le jour dans la capitale épiscopale.
   Ces œuvres s'identifient non par les textes – sauf dans le cas de la plus importante de toutes, le buste-reliquaire de saint Lambert, et dans celui de la grande Madone de 1664 – mais bien par les poinçons. Les fraudes dont ils font trop souvent l'objet à l'époque actuelle n'étaient guère à craindre pour moi : l'orfèvrerie religieuse, peu propre à éveiller la convoitise des amateurs fortunés, n'en souffre que par exception. Aux pièces poinçonnées, j'en ai adjoint un assez bon nombre qui ne le sont pas, mais peuvent être considérées comme liégeoises sur la foi de présomptions convergentes tirées du lieu de conservation, de la teneur d'une inscription, de l'analyse du style.
   Le choix des poinçons comme critère d'admission majeur détermine le terminus a quo et le terminus ad quem. À ma connaissance, le poinçonnage liégeois n'a pas laissé de témoins sûrs antérieurs au XVe siècle, lequel nous en a d'ailleurs fort peu légué ; il disparaît dans le profond bouleversement de la Révolution. Pareil cadre chronologique est celui que l'Histoire assigne aux Temps modernes ; et certains des grands faits qui les dominent – tels la Contre-Réforme, l'afflux des métaux précieux consécutif à la découverte de l'Amérique et le renouvellement du style sous le signe de l'Antiquité remise en honneur – marquent profondément le domaine étroit que je me suis choisi.
   Dresser un corpus exhaustif des pièces d'orfèvrerie religieuse liégeoise conservées de par le monde, c'étaît le but qu'il fallait se proposer, tout en sachant pertinemment qu'il était impossible de l'atteindre.
   L'inventaire photographique auquel j'ai consacré, des années durant, le plus clair de mon activité ne m'a pratiquement rien laissé ignorer de l'orfèvrerie conservée dans les sacristies de la cité des princes-évêques. Poursuivre seul tout autour d'elle, dans un rayon de cent, de cent cinquante kilomètres, une enquête analogue, la poursuivre aussi dans les collections privées, il n'y fallait évidemment pas songer. Restait à transporter la prospection sur le plan bibliographique.
   Qu'ils fussent publiés ou inédits, les inventaires archéologiques m'ont été utiles. Dans ce domaine, hélas ! la Belgique est déplorablement mal armée. Les Pays-Bas et surtout l'Allemagne ont pris sur elle une avance considérable ; cependant, les Kunstdenkmäler font voir que cette avance a sa rançon et les Monumenten van geschiedenis en kunst ne sont pas tout à fait exempts de lacunes ni d'erreurs. Peut-on d'ailleurs exiger de chercheurs qui ont à dominer tant de problèmes divers la compétence spéciale et l'oeil exercé requis ? À plus forte raison ne les attendra-t-on pas des auteurs de monographies d'histoire locale.
   Plus utiles encore, les catalogues d'exposition, en particulier celui que Liège a vu paraître en 1905. Et davantage encore les études spéciales ; mais elles se comptent sur les doigts de la main : quelques articles de J. Brassinne et de L. Dewez, un autre de L.-E. Halkin, une partie des Glanes récemment livrées à la publication par J. Philippe, voilà tout.
   Encore que j'aie multiplié les randonnées, poussant jusqu'aux frontières allemande, grand-ducale et française, jusqu'en Flandre orientale et en Limbourg néerlandais, que je me sois rendu à Amsterdam, à Londres et à New Hall, et même – pas tout exprès, faut-il le dire – à Bujumbura, je n'ai pu procéder à l'examen direct de toutes les pièces répertoriées dans mon inventaire. Je n'avais pas trop à le regretter lorsque je pouvais tirer d'une publication ou d'un correspondant obligeant les renseignements nécessaires. Bien rares les lettres qui sont restées sans réponse utilisable ou sans réponse du tout. Un petit nombre de pièces sont demeurées introuvables ; deux ou trois autres, enfin, ont péri par accident ou fait de guerre.
   Aux poinçons, j'ai demandé, outre la preuve de l'origine liégeoise, les renseignements mêmes qu'ils avaient à fournir par destination, dans un but de contrôle : l'identification de l'auteur et la date de fabrication. Non sans prendre garde aux pièges qu'ils peuvent tendre. Telle croix gothique (inv. n° 705) porte ceux de 1637 ; ils y ont été frappés lors d'une restauration, on n'en doute pas. Mais devant certain calice, on reste perplexe.
   Les inscriptions – l'orfèvrerie religieuse en est prodigue – font maintes fois connaître le donateur et la destination, le nom de l'orfèvre très rarement. Beaucoup d'entre elles comportent une date, qui souvent confirme celle qu'on peut déduire des poinçons, voire l'éclipse par sa plus grande précision. Mais bon nombre de dates inscrites rappellent une acquisition peu ou prou postérieure à la fabrication, voire une restauration, sans qu'il y paraisse toujours. D'autres, fort peu communes celles-ci, antidatent les objets qui les portent, parce qu'elles commémorent des donations non immédiatement suivies d'effet.
   Pareil commentaire vaut naturellement pour les armoiries, elles aussi répandues à profusion. La plupart sont accompagnées d'une inscription propre à en donner la clef. Les autres découragent les recherches, car beaucoup appartiennent à des bourgeois obscurs et sont gravées sans grande rigueur. Mais, même non identifiées, elles peuvent rendre service à l'archéologue, en rattachant une pièce dépourvue d'état civil à une autre qui ne l'est point, une patène à son calice, par exemple.
   Les documents figurés qui peuvent être mis en relation avec des pièces déterminées d'orfèvrerie religieuse liégeoise apportent un témoignage non négligeable. Tel n'est pas le cas des représentations liégeoises de pièces indéterminées d'orfèvrerie religieuse : elles sont généralement marquées au sceau de la désinvolture, qu'elles soient l'œuvre d'un peintre, d'un sculpteur, d'un stucateur, voire d'un orfèvre ; et les modèles ne sont pas nécessairement du cru. Seuls méritent attention quelques dessins qui pourraient passer pour des projets.
   Beaucoup plus important l'apport des documents écrits. Sur les pièces parvenues jusqu'à nous, ils livrent relativement peu de renseignements. Les passages laconiques à l'excès que consacrent Adrien d'Oudenbosch, Jean de Los et Jean de Brusthem au buste de saint Lambert, seul propre à retenir l'attention des chroniqueurs, en donnent cependant de forts précieux ; la chance aidant, et l'amitié des fouilleurs d'archives, les comptes et les contrats en donnent d'autres ; il en va autrement des anciens inventaires, lesquels s'attachent essentiellement à la valeur vénale du métal mis en œuvre, et des procès-verbaux de visites archidiaconales, qui recensent les objets du culte, indiquent leur matière et leur état, mais ne fournissent aucune indication sur leur provenance ni sur leur aspect. En revanche, le témoignage des textes est irremplaçable dès qu'il s'agit d'évoquer les contingences historiques. Différents érudits l'avaient fait avant moi, dont les publications m'ont été d'un grand secours. Je n'ai pas cru cependant pouvoir me dispenser de remonter aux sources autant que de besoin, ni de poursuivre des recherches complémentaires ; et bien que j'aie dû faire la part des références erronées et des conséquences du sinistre qui, en 1944, a désolé le Dépôt des Archives de l'État à Liège, j'ai été bien payé de mes peines. »

     

L'ensemble : 95 euros (code de commande : 13956).

 

COURTOY (Ferdinand) — L’hôtel de Groesbeeck-De Croix à Namur. Dessins d’Henri Bodart. Deuxième édition revue. Namur, Godenne, 1934. In-8° broché, 24 p., XII planches hors texte.

8 euros (code de commande : 250).

 

[DANDOY (Armand)]. De la Meuse à l'Ardenne. Lavaux-St-Anne, Entre Ardennes et Meuse, 1996. In-4° broché, 238 p., illustrations en noir et en couleurs.
   
@ Il s'agit du n° 23 de cette revue qui est un numéro spécial, Les couleurs de l'ombre, établi et présenté par Luc Hiernaux et qui est le premier volume consacré aux Paysages et monuments de la province de Namur dans l'œuvre photographique d'Armand Dandoy (1834-1898).
Préface :
   « La renommée est chose étrange – désirable et imprévisible. Particulièrement dans le domaine des arts. Prenez le cas de Gustav Mahler. Après sa mort prématurée en 1911, son œuvre tomba dans l'oubli. Pendant de nombreuses années – jusqu'au milieu du siècle – on ne se souvint de Mahler, pour autant que l'on se souvînt de lui, que comme d'un infatigable chef d'orchestre et un directeur de l'Opéra de Vienne. Pourtant, ce compositeur de génie avait révolutionné la tradition symphonique au point de pouvoir prétendre à l'immortalité, mais ses inventions ne correspondaient pas au goût du jour. Ce n'est que bien plus tard que ses neuf symphonies furent appréciées à leur juste valeur et rejoignirent enfin le répertoire de la musique classique au même titre que celles de Beethoven et de Brahms.
   Considérons maintenant le cas d'Armand Dandoy. Après sa mort en 1898, et pendant la plus grande partie du siècle suivant, on se souvint de lui non pour son œuvre, mais pour ses relations artistiques et littéraires avec son beau-frère, Charles De Coster, ou avec son ami et correspondant, Félicien Rops. Si l'on gardait un souvenir de lui en particulier, c'était celui d'un artiste peintre local, paysagiste « mineur » plutôt que d'un photographe hardi, talentueux et percutant. En fait, l'éclipse de sa renommée était avant tout due à la nature ambiguë que la photographie présentait aux yeux du grand public – une technique plutôt qu'un art – alors que ses praticiens passaient pour des artisans plus que pour des artistes.
   Aussi, la réhabilitation d'Armand Dandoy dans sa qualité de photographe peut-elle être mise en étroit parallèle avec un renouveau d'intérêt pour les débuts de la photographie. Avant 1970, il n'y avait pas de littérature concernant la fascinante histoire de l'évolution de la photographie dans notre pays pendant le XIXe siècle, et il n'existait pas d'étude consacrée aux hommes de talent qui contribuèrent à son développement. La photographie était victime d'une amnésie collective.
   En cette année 1970, se tint la première rétrospective de la photographie belge au Sterkshof Museum, à Deurne-Anvers. Grâce aux organisateurs de l'exposition De Fotokunst in België 1839-1940, en particulier Laurent Roosens et Jan Coppens, la photographie commença à être considérée comme un domaine digne d'une étude académique sérieuse en Belgique. L'exposition, qui comptait trois œuvres de Dandoy (un portrait et deux paysages), marqua ainsi le début du retour du photographe après sa relégation posthume.
Un pas de plus sur le chemin de la réhabilitation fut fait en 1980, lors de la tenue d'une autre exposition, La photographie en Wallonie des origines à 1940, au Musée de la Vie wallonne, à Liège. Pour la première fois, l'œuvre photographique de Dandoy était présenté de façon significative. Huit épreuves constituaient une bonne sélection d'images typiques de sa production : vues sur la Sambre et la Meuse, vues de la Grotte de Han et portraits, dont celui de l'inévitable Rops. Le catalogue mettait l'accent sur les vues de paysages et les qualifiait comme « toujours pleines de finesse ».

   Comme avait grandi l'intérêt pour le patrimoine culturel dans le domaine de la photographie, ainsi grandit la réputation d'Armand Dandoy. En 1986, l'historien de l'art Pierre-Paul Dupont lui réservait une place importante dans son exposition et dans le catalogue qui l'accompagnait : Un demi-siècle de photographie à Namur des origines à 1900. Il consacrait un chapitre entier à Armand Dandoy, photographe et peintre de la Meuse (1834-1898) ; pour la première fois, l'homme était situé clairement dans son contexte artistique et photo-historique.
   Le présent ouvrage est donc une apothéose et une consécration. Grâce à l'engagement de Luc Hiernaux, le grand public a l'opportunité de partager la vision tout en nuances d'Armand Dandoy, telle qu'elle est présentée dans cette rétrospective tant attendue. En Luc Hiernaux, Armand Dandoy trouve un biographe de valeur, aussi consciencieux et passionné dans sa mission de présentation de l'œuvre du maître, que ce maître lui-même l'a été en créant cet œuvre. Un nouvel éclairage est projeté sur les méthodes de travail et la réalisation d'un ensemble qui a peu d'équivalents en Belgique au XIXe siècle.

   Armand Dandoy peut désormais prendre place au panthéon des piotiniers de la photographie en Belgique, aux côtés du photographe d'art et d'architecture Edmond Fierlants, du portraitiste Louis Ghémar et du reporter d'actualité Dubois de Nehaut. Nous exprimons notre profonde gratitude à Luc Hiernaux pour avoir assuré la réputation de Dandqy pour la postérité et pour nous permettre de partager avec lui l'enthousiasme de sa découverte d'un large éventail d'œuvres qui nous sont ici proposées pour notre plaisir autant que pour notre édification. »

25 euros (code de commande : 12569).

 

De la Meuse à l'Ardenne. Lavaux-Sainte-Anne, Entre Ardennes et Meuse, 1996. In-4° broché, 120 p., illustrations.
   
@ Il s'agit du n° 22 de cette revue.
Table des matières :
   « Messieurs les artistes daguerréotypes » et les autres : l
es origines de la photographie à Namur ((1839-1860), par Marie-Christine Claes et Steven F. Joseph.
   - La pompe à eau de Porcheresse, par René Derenne.
   - Visitons Porcheresse et sa « machine à eau », par Maurice Evrard.
   - Le cauchemar de dom Nicolas Spirlet : la reconstruction de l'église de Bomal-sur-Ourthe (1766), par Jean-Louis Javaux.
   - Énigme campanaire : la cloche de la chapelle de Revogne (Beauraing), par Philippe Slégers et Georges Dartois.
   - Sur les routes de l'exode : rumeurs, craintes et espoirs. L'expérience d'une famille de réfugiés luxembourgeois, par Anne Jacquemin.
   - Le prince Pierre-Napoléon Bonaparte et ses séjours chez nous, par Pierre Dubois.
   - Extraits du Livre d'Or des Grottes de Rochefort.
   - À propos des « Mousses d'Ardenne »
, par Léon Marquet.
   - 1860 : une partie de chasse en compagnie de Pierre-Napoléon Bonaparte.

20 euros (code de commande : 14000).

 

DES OMBIAUX (Maurice) — Contes de Sambre et Meuse (Choisis). Illustrations de Léo Jo, Laermans, Donnat, Koister, etc. Bruxelles, Association des Écrivains réunis, 1905. In-12 broché, 166 p., bon exemplaire, peu courant.
Ce volume contient :
   
- Au fond du bois.
   - Ziré Buzette.
   - 1870.
   - Le Pâtre.
   - L'Accident.
   - Petites Notre-Dames.
   - Le Braconnier.
   - Le Sec.
   - Le Passeur d'eau
.

45 euros (code de commande : 17078).

 

DESPRECHINS (Émile) — Le hameau ardennais. Bruxelles, Dewit, 1930. In-8° broché, 208 p., petits manques en tête et en queue, exemplaire non coupé.

13 euros (code de commande : 17055).

 

DESSOY (M.) — Saint Hubert. Le patron de l’Ardenne - L’Abbaye - La Basilique. Saint-Hubert, Gofflet, s.d. In-8° agrafé, 64 p., illustrations.

8 euros (code de commande : 264).

 

DUBOIS (Charles) — Vieux-Virton romain. Le vicus romain de Vertunum. Introduction et addenda par E. P. Fouss. Gembloux, Duculot, 1970. In-8° broché, 79 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 3).
Table des matières :
   Charles Dubois.
   1. Avant-propos.
   2. Aperçu historique.
   3. Monuments lapidaires.
   4. Objets en argent et en or.
   5. Objets en bronze.
   6. Objets en fer.
   7. Objets en verre, en pâte de verre, en pierre précieuse.
   8. Objets en ivoire et en os.
   9. Céramique.
   10. Marques de potiers romains.
   11. Monnaies - Collections.
   12. Cimetières.
   13. Histoire sommaire du vicus.

10 euros (code de commande : 17875).

 

DUVOSQUEL (Jean-Marie)Les statistiques communales de l'ancien canton électoral de Saint-Hubert (1834-1976). Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1977. In-8° broché, [80] p.
   
Extrait de Saint-Hubert d'Ardenne, cahiers d'histoire, Tome I, pp. 155-235.
   La présente publication concerne le canton électoral de Saint-Hubert tel qu'il se présentait avant la fusion des communes entrée en vigueur le 1er janvier 1977. Cependant, les communes d'Awenne et de Mirwart, appartenant au canton électoral de Saint-Hubert, relevaient alors du canton judiciaire de Nassogne : aussi a-t-il semblé utile de les distinguer dans la présentation du travail. En outre, pour permettre la comparaison avec les chiffres qui apparaîtront dans les recensements futurs, les communes anciennes qui constituent aujourd'hui la nouvelle entité de Saint-Hubert ont été pourvues systématiquement d'un astérisque.
   Rien n'est plus difficile à utiliser que les chiffres : il est évidemment primordial de savoir ce qu'ils recouvrent exactement. Des données apparemment comparables cachent des réalités bien différentes. C'est la raison pour laquelle il sera prudent de consulter, avant utilisation des tableaux qui suivent, un article qui paraîtra dans le Bulletin trimestriel du Crédit Communal de Belgique et qui fournira les caractéristiques de chaque recensement, les conditions dans lesquelles il a été élaboré ainsi que les critères qui ont été adoptés par les statisticiens de l'époque. Cet article nous dispense aujourd'hui d'entrer dans des considérations qui sont communes à tous les cantons qui seront envisagés.
   Précisons encore que le but de ce travail n'est que de fournir des matériaux et non de les mettre en œuvre. D'autres s'y emploieront ultérieurement.

9 euros (code de commande : 14340**).

 

En Fagne et Thiérache
Cette revue trimestrielle est publiée par le cercle d'Histoire régionale de Presgaux.
De format in-8° agrafé, ces volumes contiennent des illustrations.
Nous disposons aussi des numéros suivants :

14/15, 35/36, 47, 67, 68, 81, 82, 92, 95, 107.

Tomes 78-79. 1987. 86 p. 9 euros (code de commande : 318/64).
@ Contient : Petites histoires de l'histoire de la Maison du Bailly à Pesche, par A. Renier et G. Baudet.

Tome 95. 1991. 44 p. + pp. 365-380. 9 euros (code de commande : 328/64).
@ Contient e.a. : L'ordre public dans le pays de Couvin et alentours sous le régime français, par R. Malpaix.

Tome 97. 1992-1993. 36 p. + pp. 381-392. 9 euros (code de commande : 330/64).
@ Contient e.a. : Bureaux de bienfaisance, mendicité et vagabondage, par R. Malpaix ; Une histoire des seigneurs de Chimay : la maison de Croÿ.

Tome 98. 1992-1993. 32 p. + pp. 393-416. 9 euros (code de commande : 331/64).
@ Contient e.a. : Le presbytère de Couvin, par R. Malpaix ; 3 procès à Gonrieux. Colportage - Brasserie, par A. Renier ; Une histoire des seigneurs de Chimay.

 

FAIRON (Émile) — Miscellanées historique. Bibliographie par J. Vannérus et M. Yans. Notices nécrologiques par J. Haust, E. Poncelet, J. Peuteman et M. Yans. Liége, Gothier, 1945. In-8° broché, 200 p., couverture plastifiée, marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx, exemplaire non coupé.
Table des matières
    - Avant-propos.
   - Bibliographie.
   - Miscellanées :
      1) Les Industries du Pays de Verviers.
      2) L'Affaire Blanjean.
      3) La Répression de l'Hérésie et la question constitutionnelle dans la Principauté de Liège pendant Ie XVIe siècle.
      4) Les Donations de Forêts aux Xe et XIe siècles en Lotharingie et en Allemagne.
      5) Les Dessous d'une Élection épiscopale.
      6) La Paix d'Angleur.
      7) Lantin et Loncin. Deux noms glorieux de nos Fastes militaires.
   - Appendice : Discours et notices nécrologiques.

25 euros (code de commande : 15459).

 

Folklore Stavelot-Malmedy-St-Vith. Tome XXXII - 1968 - 47e année. Malmedy, Malmedy-Folklore, 1968. In-8° broché, 205 p., illustrations in et hors texte, exemplaire non coupé en très bel état malgré la couverture partiellement insolée.
Table des matières :
   - Les limites mérovingiennes de l'abbaye de Stavelot-Malmedy (suite), par Jean de Walque.
   - La métallurgie dans les bassins de l'Amblève et de l'Ourthe stavelotaine et limbourgeoise (1393-1846)
, par Georges Hansotte.
   - Un procès de sorcellerie à Waimes en 1679-1680
, par François Toussaint.
   - Les quartiers d'ascendance de la botaniste Marie-Anne Libert
, par Maurice Lang.
   - Les Meuniers cens/ers de Neumoulin à Belle-vaux (complément)
, par Maurice Lang.
   - Eugénie, les larm's aux yeux
, par Rose Thisse-de Rouette.
   
- Varia.
   - Nécrologie.

20 euros (code de commande : 18060).

 

Folklore Stavelot-Malmedy-St-Vith. Tome XXXIV/XXXVI - 1970-1972 - 49e/51e année. Malmedy, Malmedy-Folklore, 1972. In-8° broché, 260 p., illustrations, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Une expression impropre qui a la vie dure : « Les Cantons Rédîmés », par Maurice Lang.
   - Les cinquante moines de Stavelot-Malmedy qui ont survécu à la Révolution... Que sont-ils devenus ?, par Lambert Meessen.
   - Les jeux de Spa : intérêts matériels et controverses doctrinales aux origines d'une révolution, par Étienne Hélin.
   - À l'enseigne du « Vieux Marquis », 2e partie, Les d'Armand, Barons de Lux en Prusse, Marquis de Brion aux Pays de Liège et de Stavelot-Malmedy, au service de la France et de l'Empire.par Pierre-Henri Chaix et Maurice Lang.
   - Les Gardes d'honneur de l'arrondissement de Malmedy, par Albert Duchesne.
   - L'abornement Stabuleto-Luxembourgeois de 7756. Deux cartes, par Robert Christophe.
   - I. L'ivrogne et l'hypocrite. II. Chansons de métiers, par Rose Thisse-de Rouette.
   - Varia, par Maurice Lang :
      - Notre-Dame-des-Malades à Malmedy. Iconographie.
      - Les registres paroissiaux protestants des Cantons de l'Est.
      - Enrichissements de notre bibliothèque.
      - Nouveaux statuts de « Malmedy-Folklore.

20 euros (code de commande : 18059).

 

Folklore Stavelot - Malmedy - Saint-Vith. Tomes XXXVII à XXXIX. 1973-1975. In-8° broché 164 p., illustrations hors texte.
Ce volume contient :
   - 
Les limites mérovingiennes de l'abbaye de Stavelot-Malmedy, par J. de Walque ;
   - Étude d'épigraphie : 4.- Commune de Bellevaux-Ligneuville, par W. Kaefer ;
   - Rénastène, par F. Toussaint ;
   - Lu marihâ - Lu djoweû d'violôgn, par R. Thisse-de Rouette.

13 euros (code de commande 13049).   

 

FREYENS (A.) — Guide de la Fagne. Troisième édition. Sl, Marabout, 1955. In-12 broché, 268 p.illustrations, cartes, tableaux.

6,50 euros (code de commande : 3422).

 

FURNÉMONT (René) — Huy-sur-Meuse. Reflets du passé. Archéologie, art, folklore. Gembloux, Duculot, 1973. In-8° broché, 72 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 18).
Table des matières :
   I. Le cadre.
   II. Où les vieilles pierres nous parlent d'autrefois.
   III. La viticulture mosane.
   IV. Archéologie.
   V. Iconographie hutoise.
   VI. Les monnaies de Huy.
   VII. Les médailles commémoratives.
   VIII. Souvenirs de la vie communale.
   IX. Les étains.
   X. Les faïences d'Andenne.
   XI. Les porcelaines d'Andenne.
   XII. Les faïences de Huy.
   XIII. Faïences Boch (Luxembourg) et faïences liégeoises.
   XIV. Les Geedts, sculpteurs et peintres.
   XV. Bustes.
   XVI. Verrerie. Fer forgé. Pierre sculptée.
   XVII. Art religieux.
   XVIII. Folklore.

12 euros (code de commande : 17868**).

 

GILSON (Julien) — L'industrie armurière liégeoise. Bruxelles, La Roue Solaire, 1943. In-8° agrafé, 29 p., cachet ex-libris.

8 euros (code de commande : 271/67).

 

GOFFIN (André-M.) L'imprimerie à Namur de 1616 à 1636. Namur, Vieux Quartier, 1981. In-8° broché, 44 p., illustrations.

12 euros (code de commande : 288/71).

 

[GRAND DUCHÉ DE LUXEMBOURG]. BIERMANN (J.-P) — Abrégé historique de la ville & forteresse de Luxembourg. Luxembourg, Édouard Kutter, 1976. In-4° sous reliure d’éditeur, 68 p., illustrations + 21 planches + un grand plan, exemplaire numéroté. @ Réimpression de l’édition de 1890 sur un papier nacré de belle qualité.

38 euros (code de commande 358/60).

[GRAND DUCHÉ DE LUXEMBOURG]. De l’État à la Nation 1839-1989. Luxembourg, 1989. In-4° broché, 221 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.@ Catalogue de l’exposition organisée à l’occasion du 150e anniversaire de l’indépendance du Grand-Duché de Luxembourg, du 19 avril au 20 août 1989.

20 euros (code de commande 357/60).

[GRAND DUCHÉ DE LUXEMBOURG]. Le Luxembourg pittoresque. Dessins et vignettes par Michel Eengels. Texte explicatif par Michel Engels et M. Huss. Luxembourg, Édouard Kutter, 1973. In-4° sous reliure d’éditeur, 82 p., illustrations, planches en couleurs hors texte, un des cent exemplaires numérotés réservés à l’éditeur.
@ Réimpression de l’édition de 1901.

38 euros (code de commande 359/60).

 

GUIDES COSYN

Ces volumes, publiés à Bruxelles sous la patronage du Commissariat général du Tourisme et rédigés par Paul et/ou Maurice Cosyn, concernent les Ardennes belges. Ils ne sont généralement pas datés. De format in-8° broché, ils contiennent des illustrations, des cartes in et hors texte et des publicités touristiques.

 

Houffalize. 16, 115-129 pp., 22 f. publicitaires dont un déchiré sans perte.

5 euros (code de commande : 6226).

Vallée de l'Ourthe. (7e édition). 143 p., un peu défraîchi

7,50 euros (code de commande : 6231).

 

[HANNECART (Léon)]. Hommage à Léon Hannecart (1939-1990), archiviste à Saint-Hubert. Recueil d'études sur l'histoire de Saint-Hubert dédiées à sa mémoire par ses amis et ses collègues publié par J.-M. Duvosquel et J. Charneux. Saint-Hubert, 1991. Fort in-8° broché, 543 p., illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, bel exemplaire.
   Ce volume constitue le tome VIII de Saint-Hubert, Cahiers d'Histoire et, après les textes d'introduction et la bibliographie de Léon Hannecart, il contient 
   Première partie : Histoire de Saint-Hubert et de la région
      - Une lettre de sauvegarde à l'avantage de Hamerenne en 1672, par Chr. Piérard ;
      - La population d'un village d'Ardenne au XVIIIe siècle : Hatrival en 1732
            d'après le « status animarum » de Jean-Otton Cardon
, par J.M. Duvosquel ;
      - L'incendie de Saint-Hubert en 1735 et ses conséquences sociales, par R. Petit ;
      - Cartes du Chemin neuf aux Archives générales du Royaume à Bruxelles, par A. Vanrie ;
      - La ville de Saint-Hubert en 1766, par L. Hannecart ;
      - Une implantation maçonnique à Durbuy : l'Étoile des Ardennes (1841-1854), par J.J. Hoebanx ;
      - Saint-Hubert, pénitencier modèle au XIXe siècle, par S. Dupont-Bouchat ;
      - Victor Mousty (1836-1876). Un Hubertin chez les Zouaves pontificaux, par D. Misonne ;
      - La rédaction des tables alphabétiques des registres paroissiaux dans la province de Luxembourg au XIXe siècle, par P. Hannick ;
      - L'enseignement ménager dans la province de Luxembourg entre 1889 et 1914, par A. Despy-Meyer ;
      - L'effondrement de Warmifontaine en 1912, par G. Hossey ;
      - Les sculptures de Christian Leroy à l'église Saint-Aubin de Lavacherie, par E. de Keyzer ;
      - La forêt wallonne et les tempêtes de 1990, particulièrement à Saint-Hubert, par F. Dupont et M. Scieur.
   Deuxième partie : Histoire de l'abbaye de Saint-Hubert
      -
 Questions sur les origines de Saint-Hubert, par G. Despy ;
      - Les Évangiles de Saint-Hubert dits de Charlemagne, par P. Cockshaw ;
      - À la table de Thierry Ier, abbé de Saint-Hubert (1055-1086), par J. Stiennon ;
      - Le prieuré de Sancy et les possessions dans dans la région de Thionville aux XIe-XIIIe siècle, par J.-M. Yante ;
      - Le réfectoire des bénédictins de Saint-Hubert aux XVIe-XVIIIe siècles. Étude historique et archéologique, par J. Charneux et A. Matthys ;
      - L'aliénation de la seigneurie de Tilleur par l'abbaye de Saint-Hubert. Un acte capital de 1603, par L. Hannecart ;
      - Domaine forestier et ressources financières de l'abbaye de Saint-Hubert aux XVIIe et XVIIIe siècle, par P.-P. Dupont ;
      - La rampe en fer forgé (1731) du palais abbatial de Saint-Hubert : un témoignage de serrurerie au cœur de l'Ardenne, par B. Wodon ;
      - Dom Nicolas Spirlet et la scierie mécanique de l'abbaye de Saint-Hubert, par J.-J. Heirwegh ;
      - Le Collège de Saint-Hubert à la fin de l'Ancien Régime, par A. Uyttebrouck.
   Troisième partie : Le culte de saint Hubert
      - Les débuts du culte de saint Hubert à Andage, par Chr.-A. Dupont ;
      - Bouchers et ermites ou la dévotion à saint Hubert à Namur aux XVIIe-XVIIIe siècles, par F. Jacquet-Ladrier ;
      - Bienfaisance et culte : la confrérie de Saint-Hubert à Tournai du XVIIe au début XIXe, par J. Nazet ;
      - Une église de Saint-Hubert en Hainaut : Loverval. Souvenirs et histoire, par M.-A. Arnould ;
      - La confrèrie de Saint-Hubert à Amay sous l'Ancien Régime (1773-1795), par P. Bauwens ;
      - La Société royale Saint-Hubert d'Aubel, par J.-M. Batis et J.-M. Doucet ;
      - En Bretagne, saint Hubert et saint Tugen, par A. Doppagne.
      - Une œuvre du sculpteur Guillaume Geefs : le « cénotaphe de saint Hubert » (1847) offert par le roi Léopold Ier à l'ancienne église abbatiale de Saint-Hubert, par A. Dierkens ;
      - Les statuettes de saint Hubert en porcelaine d'Andenne, par P. Lassence ;
      - Les images de saint Hubert éditées par Coppin-Goisse à Ath dans l'Entre-deux-guerres, par J.-P. Ducastelle.

40 euros (code de commande : 17926).

 

Harmonies & fanfares en Luxembourg. Bruxelles, Crédit Communal, 1983. In-4° broché, 111 p., illustrations en noir.
   
Catalogue de l'exposition organisée au Palais Abbatial de Saint-Hubert, du 25 juin au 31 juillet 1983.
   Table des matières :
   - Préface
   - La Fédération Musicale Namur-Luxembourg.
   - Approches historiques :

      - Les sociétés de musique à travers la province de Luxembourg. Essai de répartition géographique.
      - Les règlements : reflets d'un état d'esprit d'une société.
      - Les comptes et budgets : reflets de la vie d'une société.
      - La musique des Forces de l'Intérieur et son impact sur les sociétés du Sud-Luxembourg.
   - Aspects musicologiques :
      - La formation musicale des instrumentistes.
      - Le répertoire.
      - Les compositeurs régionaux.
      - La facture instrumentale.
   - Fêtes et cérémonies :
      - La fête du village.
      - Les grands feux.
      - Saint-Hubert.
      - La Hàmmelsmarsch, les Fâchtebounen, la Foire aux Amoureux.
      - La Foire aux Noix à Bastogne.
      - L'exemple militaire.
      - Fêtes patriotiques.
      - Religion, laïcité.
      - La politique.
      - Festivités des musiques.
      - Le néo-folklore.

   - Répertoire des sociétés de la province
   - Catalogue.

15 euros (code de commande : 16259).

 

HÉLIN (Étienne) — Recherches et essais (1947-1990). Liège, C.I.P.L., 1993. In-8° collé, 296 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   L'œuvre d'Étienne Hélin recouvre plus d'une centaine de publications, consacrées à des domaines de recherche nombreux et variés. C'est parmi celles-ci qu'ont été choisis les quinze articles republiés dans ce volume, en hommage à leur auteur. Ils reflètent les principaux centres d'intérêt qui ont animé les recherches d'Etienne Hélin tout au long de sa carrière : la société, l'économie régionale, le paysage et la culture populaire de Liège, sa ville et le creuset de son inspiration.
   À la lecture de ces études, chacun constatera, sous la diversité des intérêts, la continuité d'une démarche scientifique qui a fait d'Etienne Hélin l'un des meilleurs historiens de sa génération.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Bibliographie des travaux d'Étienne Hélin, 1946-1992.
   I. Population et société.
      - La population de la paroisse Sainte-Catherine à Liège de 1650 à 1791.
      - Stratification des sociétés d'Ancien Régime.
   II. Ressources régionales.
      - Un premier diagnostic du malaise de l'économie liégeoise.
      - Les effets des crises générales sur une économie régionale.
   III. Paysages urbains.
      - Urbanisme, architecture et entreprises au Siècle des Lumières : l'exemple de Jacques-Barthélémy Renoz.
      - Vie et mort des bassins industriels.
      - Trente-six paysages en quête d'auteurs.
      - Entre les exigences du trafic et les séductions de la mode : un siècle d'hésitations des autorités communales liégeoises, 1718-1824.
   IV. À la recherche des cultures populaires.
      - L'opinion d'autrui, un miroir déformant ?
      - Le caractère national comme révélateur de déterminismes sociaux.
      - Une A.P.I.A.W. ... en 1771.
   V. La démocratie comme culture politique.
      - La liberté individuelle : réalités et opinions à Liège au XVIIIe siècle.
      - Un manifeste féministe à Liège, en 1790.
      - Politique, économie, société à Liège au Siècle des Lumières.
      - La révolution liégeoise de 1789 : archaïsmes et innovations.

30 euros (code de commande : 17952 - vendu).

 

HEUSE (Paul) Nos vieux livres de droit. Causerie faite à l'Union des Anciens Étudiants de l'Université de Liége. Bruxelles, Alliance Typographique, 1886. In-8° broché, 30 p.

10 euros (code de commande : 274/62).

 

HOEX (Corinne) — Saint Walhère. Culte - Vie - Iconographie. Gembloux, Duculot, 1974. In-8° broché, 55 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 21).
Extrait :
   « En l'an 1669, au mois d'août, le jour de saint Bartholomé, le vicaire de Marche-en-Famenne vint à Onhaye accompagné de quinze ou vingt paroissiens ; chez eux plus de cent vingt têtes de bétail étaient mortes et beaucoup d'autres malades et, comme ils avaient envoyé en vain des suppliques à certains saints et notamment à saint Hubert en Ardenne, ils se tournèrent finalement vers saint Walhère sur le conseil de l'abbé de Saint-Hubert, qui leur avait même adjoint deux de ses religieux comme compagnons de pèlerinage afin qu'ils apportassent l'offrande d'une neuvaine. Ils affirmèrent que, de ce fait, depuis l'année 1671, la mortalité des animaux avait cessé chez eux et que toutes les bêtes malades avaient guéri. Ainsi écrivit et confirma de sa signature celui qui fut le précédent curé d'ici (Onhaye), D. Jean Auxbrebis. »
   Saint Walhère, figure peu connue de la liturgie officielle, mais vénérée dans une grande partie des campagnes wallonnes autour d'Onhaye, est illustré par cet extrait des Acta Sanctorum dans son rôle essentiel, celui de protecteur du bétail. De longue date, le pèlerinage d'Onhaye attire les éleveurs désarmés face aux ravages des épizooties. Le texte que nous venons d'aborder atteste dès 1669 l'existence de ce pèlerinage, renforcé par une neuvaine. Les bienfaits de Walhère jouissaient alors d'une renommée capable de rivaliser avec celle de saint Hubert même et de la supplanter pour ce qui concerne spécifiquement l'espèce bovine. On n'hésitait pas à parcourir la distance qui sépare Marche-en-Famenne d'Onhaye pour venir confier au saint sa requête.

10 euros (code de commande : 17878*).

 

Hôtels de maître à Namur du style Louis XIV au premier Empire. Sous la direction de Jacques Toussaint. Namur, Société Archéologique de Namur, 2001. In-4° broché, 248 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, plan dépliant hors texte.

20 euros (code de commande : 342/63).

 

HOYOUX (Jean) — Bulletin bibliographique liégeois. VIII. Travaux publiés de 1969 à 1971. Liège, Vaillant-Carmanne, 1972. In-8° broché, [258] p.
   Ce volume constitue le tome XIII, n° 37 - Deuxième partie - Année 1972 (pp. 233-490) de l'Annuaire d'histoire liégeoise publié à l'initiative de la Commission Communale de l'Histoire de l'Ancien Pays de Liège.

12 euros (code de commande : 17645).

 

Huy, trésors d'art religieux. Bruxelles, Crédit Communal, 1984. In-4° broché, 112 p., illustrations en noir et quatre en couleurs.
   
@ Catalogue de l'exposition éponyme qui s'est tenue à la collégiale Notre-Dame, à Huy, du 13 juillet au 26 août 1984.
Table des matières :
   Introduction.
   Hagiographie hutoise.
   Les collections religieuses du Musée Communal de Huy.
      I. La collégiale et les paroisses.
      II. Les communautés religieuses.
      III. Œuvres diverses.
      IV. Chapelles.

20 euros (code de commande : 12582).

 

JORIS (André) — Huy ville médiévale. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1965. In-8° broché, 195 p., un plan hors texte à déplier, (collection « Notre Passé »), exemplaire non coupé et en parfait état.
Table des matières :
   Chapitre I : La ville et son cadre.
   Chapitre II : Premiers jalons.
   Chapitre III : La charte de 1066.
   Chapitre IV : L'âge de la batterie (XIe-XIIe siècles).
   Chapitre V : L'apogée de la draperie (XIIIe-XIVe siècles).
   Chapitre VI : Un élan brisé.
   Orientation bibliographique.

10 euros (code de commande : 17950).

 

 

KREINS (Jean-Marie) — Le R.P. Alphonse Cus, sj (1846-1910). Antécédents et action sociale dans la province de Luxembourg. Arlon, Institut Archéologique du Luxembourg, 1996. In-8° broché, 295 p.
@ Ce volume constitue le tome CXXII-CXXIII des Annales de l'Institut Archéologique du Luxembourg, années 1991-1992.

12 euros (code de commande : 331/70).

 

LAYS (Charles) — Étude critique sur la Vita Balderici Episcopi Leodiensis. Liège, Faculté de Philologie et Lettres, 1948 (mention recouverte par l'étiquette : Paris, Les Belles Lettres). In-8° broché, 174 p., (collection « Bibliothèque de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Liège », Fascicule CX).

13 euros (code de commande : 321/65).

 

LEFEBVRE (Louis) — Le Musée luxembourgeois. Arlon. Bruxelles, Crédit Communal, 1990. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 111 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Musea Nostra », n° 20).
Tables des Matières :
   Introduction :
      - Le pays d'Arlon.
      - La civilisation romaine emboîte le pas aux légions.
      - Les fouilles systématiques.

   Le Musée luxembourgeois :
      - Les origines du musée.
      - Le tournant de 1846.
      - La douche froide.
      - Un coin de terre promise...
      - Restauration et modernisation du Musée luxembourgeois.
      - Des collections d'un intérêt exceptionnel.

   Guide du musée :
      A. Les sculptures gallo-romaines.
         1. Typologique des monuments exposés et leurs caractéristiques :
            a. Le pilier funéraire.
            b. La tour funéraire.
            c. La stèle monumentale.
            d. Les autels funéraires.
            e. Les cippes funéraires.
            f. Les monuments divers.
         2. En suivant le guide.
      B. Arts et métiers gallo-romains :
         1. La céramique.
         2. La petite statuaire.
         3. La numismatique.
      C. La civilisation mérovingienne.
      D. La préhistoire et la protohistoire.
      E. Mobilier religieux.
      F. Un musée du folklore.
   Du style des « légions » à l'éclosion d'un art régional.
   Glossaire- - Bibliographie.         

15 euros (code de commande : 12533).

 

LEMAN (Gérard Mathieu Joseph Georges) — Le Rapport du général Leman sur la défense de Liège en août 1914. Publié avec une introduction et des notes par le commandant Georges Hautecler. Bruxelles, Palais des Académies, 1960. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, 194 p., (collection « Commission Royale d'Histoire »).
Extrait de l'introduction :
   Le général Léman était encore en captivité en Allemagne lorsque des amis lui conseillèrent de rédiger l'historique de la défense de Liège, car dans les bureaux du Havre certains critiquaient ouvertement les décisions prises.
   Le 20 juin 1917 Léman répondait :
   « Je ferai certainement le travail que vous me dites, mais tant que je serai prisonnier de guerre, je ne pourrai pas le rédiger. Ce serait peine perdue. Mon carnet de campagne, du reste, a été confisqué et il ne me sera rendu qu'à la paix. Toutefois les points principaux sont burinés dans ma mémoire, et il me sera facile de les y retrouver. »
   Léman cependant dès la captivité préparait son rapport, mais il ne pouvait le déclarer dans une lettre lue par la censure allemande. Le commandant Mozin relate qu'au camp de Blankenburg-im-Mark où le général retrouva vingt-trois officiers de la position fortifiée de Liège dont trois commandants de fort, il réclama à chacun « Un rapport détaillé sur la défense du fort dont nous avions eu le commandement ».
   Le général avait de plus conservé certaines notes ainsi qu'il le déclare lui-même dans son rapport.
   Après sa libération, au début de 1918, le ministre de la guerre lui réclame, ainsi qu'il est d'usage pour tous les officiers prisonniers de guerre, un rapport de capture. Le général Léman répond qu'il établira un rapport d'ensemble et qu'il s'attache à en réunir les éléments.
   En décembre 1918, il s'installe à Liège au n° 60, quai Saint-Léonard, et avec la conscience professionnelle qui le caractérise, commence son enquête.
   Le major adjoint d'état-major Collard, son ancien adjoint à l'état-major de la position fortifiée de Liège et compagnon de captivité, en service à Liège, est mis à sa disposition tous les après-midi. À la demande du général, un jeune historien de valeur, François Ganshof, est mis à sa disposition comme secrétaire.
   Le général demande au ministre de la guerre à pouvoir consulter les rapports d'opérations et les dossiers de capture des officiers. Le ministre signale le 1er juin 1919 au général que les rapports d'opérations de la position fortifiée de Liège lui sont envoyés, mais refuse, par lettre du 19 mars 1919, l'envoi des dossiers de capture, ceci suite à l'opposition du général Biebuyck, président de la commission d'examen des droits à l'avancement des officiers rapatriés.
   Le général Léman visite tous les forts, interroge les survivants et mène une enquête sérieuse avant de rédiger son rapport. Le travail est à peine terminé lorsque la mort le frappe le 17 octobre 1920.
   On trouve dans une lettre du 21 avril 1921 de madame Louise Ganshof van der Mersch au major Delannoy les précisions suivantes :
   « Mon fils a reçu le rapport sous pli cacheté des mains du major Collard en présence du docteur Léman avec mission de l'apporter au ministère de la guerre. Il en a remis un exemplaire, toujours cacheté, au colonel Giron et un autre au général Menschaert. »
   Il semble donc que le rapport ait été établi en 2 exemplaires. Il a été remis aux destinataires après la mort du général. Le colonel Giron était chef de cabinet du ministre de la défense nationale depuis le 26 février 1920 et le colonel Menschaert secrétaire du cabinet du roi depuis le 15 avril 1919 ; les deux exemplaires étaient donc destinés respectivement au ministre et au Roi Albert. La section historique de l'armée a possédé le rapport jusqu'en 1940 ; s'agit-il d'un troisième exemplaire ou de l'exemplaire du ministre, il n'est pas possible de le déterminer. Toujours est-il que cet exemplaire, qui a été utilisé pour des historiques de régiment et par les chroniqueurs de la défense de Liège, a disparu en 1940.
   Le général Galet a également utilisé le rapport Léman, mais c'est sans doute servi de l'exemplaire du Roi Albert.
   La famille heureusement avait conservé la minute du rapport et c'est cet exemplaire actuellement déposé au service historique de l'armée, qui, avec l'autorisation de mademoiselle Marguerite Léman, fille du général, a été utilisé pour la publication ci-après.

15 euros (code de commande : 17835).

 

Liège et ses bonnes villes. Liège, Wahle, 1980. In-4° broché, 69 p., nombreuses illustrations dont une en couleurs.
@ Cet ouvrage a été publié à l'occasion des manifestations du millénaire de la principauté de Liège, dans le cadre des expositions organisées par la Bibliothèque Centrale de la Ville de Liège.

15 euros (code de commande : 324/65).

 

Le Livre blanc des pauvretés dans la province de Luxembourg. Vie féminine - Équipes Populaires, s.l., 1988. In-8° broché, 334 p., illustrations de Pierre Kroll.

7,50 euros (code de commande : 3970).

 

LORET (Léopold) — Un coin des Ardennes. Anecdotes & Souvenirs. 2e édition revue & augmentée. Mons, Byr, 1888 [Mention recouverte par l'étiquette de la librairie Bruxelloise Rozez en 1889]. In-8° sous une modeste demi-reliure toilée verte, couverture conservée, 224 p., peu courant.
Introduction :
   J'ai visité les principales villes de notre petit pays, si intéressant, si riche en monuments des siècles passés, si renommé pour ses constructions modernes ; je connais les trésors artistiques, d'une valeur inestimable, qui reposent dans nos splendides cathédrales & nos merveilleux musées ; j'ai vu les bords champêtres de l'Escaut, depuis Termonde jusqu'à Flessingue, ainsi que les bords pittoresques de la Meuse, depuis Liège jusqu'à Dinant ; j'ai admiré les sites enchanteurs éparpillés dans nos belles Flandres agricoles & nos riches provinces wallonnes, où l'industrie a atteint son plus haut degré de perfection, mais je n'avais jamais songé à visiter les Ardennes !
   Pourquoi? – Je n'en sais rien.
   On fait parfois à l'étranger des voyages coûteux, fatigants & périlleux, qui amènent bien souvent la plus arrière déception, sans réfléchir qu'il ne faut pas aller aussi loin et qu'on peut à moins de frais se délecter la vue par des paysages ravissants comme ceux de Dinant, Beauraing, Florenville, par les vestiges imposants des constructions de nos ancêtres, comme à Orval & à Laroche, par des phénomènes de la nature, comme les grottes de Rochefort et de Han.
   Il m'a fallu le concours de toute une estimable famille pour me décider à faire cette excursion & je lui dois de la reconnaissance, parce qu'elle a laissé dans ma mémoire un souvenir plein de charmes.
   Les sensations diverses que j'ai ressenties m'ont engagé à tenir quelques notes, que des amis, inconscients peut-être, m'ont conseillé de publier ; je me suis laissé convaincre, pensant bien que cela ne peut m'exposer qu'à un seul inconvénient : celui de n'être point lu ; mais qu'à cela ne tienne.
   S'il en est ainsi, je me lirai moi-même et j'aurai toujours devant les yeux la souriante image d'une succession de jours ensoleillés et d'agréables surprises ; c'est déjà une consolation bien douce.
   J'ai su depuis peu que plusieurs relations du même genre avaient déjà paru, mais j'avoue n'avoir jamais lu que le Guide de Jean d'Ardenne, guide précieux, qui est rempli de renseignements exacts & d'une utilité incontestable.
   Si le lecteur daigne jeter un coup d'œil complaisant sur cet essai, qu'il veuille bien remarquer que toutes les réflexions y faites, toutes les impressions y reprises, me sont absolument personnelles & n'ont pas la moindre prétention.
   J'ai vu & observé ; j'ai cherché à m'exprimer le plus clairement possible, parfois, peut-être, avec beaucoup d'enthousiasme, mais toujours avec une grande sincérité ; ce sera mon excuse, si l'on croit devoir examiner ce travail & le soumettre à une critique sévère.
   Puisse-je contribuer à faire visiter davantage les beaux sites dont je fais la description et je ne regretterai nullement la fantaisie que j'ai prise.

25 euros (code de commande : 17698).

 

MAGNETTE (F. ) — Précis d'histoire liégeoise à l'usage de l'enseignement moyen. 3e édition. Liège, Vaillant-Carmanne, 1929. In-8° broché, 328 p.

13 euros(code de commande : 303/66).

 

MAHIN (Lucien (alias Louline Vôye) — Ène bauke su lès bwès d'l'Ârdène (Regards sur la forêt ardennaise). Fascicule 1 : Préface de Lucien Léonard. Dès tchènes ou cûr (Dès jeunes chênes jusqu'au cuir) Témoins pour le fascicule 1 : Nicolas Bouillon et Albert Mahin. Fascicule 2 : Préface de l'abbé Raymond Mouzon. Baloûjenadje dins les bwès du-d-là çant-ans (Ballade dans la forêt d'il y a un siècle). Fascicule 3 : Préface de Omer Marchal. Lès biêsses dès bwès (Les animaux de nos forêts). Montigny-le-Tilleul, Scaillet, 1984-1993. Trois volumes in-8° collés, 343 p., illustrations.
En quatrième de couverture :
   « Lucien Mahin, qui signe ses publications dialectales du pseudonyme de « Louline Vôye » (pour l'ouline, la chenille, blason populaire des habitants de Transinne, et vôye, partie au loin) est né à Villance en 1953. À côté de sa carrière professionnelle comme vétérinaire et enseignant chercheur dans le tiers-monde, il se passionne pour la dialectologie wallonne. Ses textes, écrits en wallon de Transinne (Ne 12, zone wallo-lorraine) ont été publiés dans « L'Avenir du Luxembourg », « Les Cahiers Wallons », « Saint-Hubert d'Ardenne, Cahiers d'Histoire »...
   Autour du thème central de la forêt, Ène bauke su lès bwès d' l'Ârdène met en scène un jeune garçon, lu p'tit Firmin, qui interroge son oncle, lu non.nonke Colâs au sujet de différentes facettes de la forêt ardennaise.
   Les textes, d'accès relativement aisé pour le wallonophone, sont ensuite analysés en détail. La liste de vocabulaire proposée à la fin de chaque chapitre constitue l'ébauche d'un « lexique transinnois ». Enfin, la traduction française intégrale permettra l'accès de l'ouvrage aux non-wallonophones qui seraient intéressés par certains aspects techniques, historiques ou écologiques. »

      

Les trois fascicules : 25 euros (code de commande : 13912).

 

MONASTICON BELGE
De format in-4° broché, ces volumes furent initialement publiés par dom Ursmer Berlière à l'abbaye de Maredsous puis par un groupe de chercheur au Centre National de Recherches d'Histoire Religieuse, à Liège. Il nous est impossible de détailler leurs contenus ici, n'hésitez pas à nous questionner pour toute information.

Tome I. Deuxième livraison. Province de Namur : Supplément. Province de Hainaut. 1973. Pp. 153-575, en très bon état.

50 euros (code de commande : 307/66).

Tome V (tiré-à-part). Province de Luxembourg. Abbaye de Nassogne. 1975. Pp. 84-85.

2 euros (code de commande : 317/66).

Tome V (tiré-à-part). Province de Luxembourg. Prieuré de Chiny. 1975. Pp. 103-110.

4 euros (code de commande : 319/66).

Tome V (tiré-à-part). Province de Luxembourg. Prieuré de Longlier. 1975. Pp. 111-121.

4 euros (code de commande : 320/66).

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MULLER (Josy) — Bouillon. Duché - Ville - Château. Gembloux, Duculot, 1974. In-8° broché, 63 p., illustrations hors texte et trois planches volantes à déplier, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 25).
Introduction :
   Bouillon, nom évocateur et célèbre qui, chez tous, reporte l'esprit vers cet illustre Godefroid de Bouillon, chef d'une des quatre armées de la première croisade et premier roi de Jérusalem, aussi vers cette famille française des Latour d'Auvergne, qui posséda Bouillon et le duché aux XVIIe et XVIIIe siècles et dont un des représentants les plus illustres, Turenne, maréchal de France, dota la ville d'un collège d'humanités. C'est en effet, grâce à un legs testamentaire de Turenne que les Augustins purent ouvrir à Bouillon deux classes de latin et de rhétorique, où les jeunes gens peu fortunés recevaient une instruction gratuite.
   Bouillon évoque aussi le château, le plus grand de Wallonie : « Sombre citadelle du XIe siècle, dont il ne reste que le squelette mutilé », écrit au XIXe siècle le romantique A. Leroux, qui poursuit : « Décapité de son donjon et de ses tours, à l'exception de la tour dite d'Autriche qui est restée debout, il ressemble de loin dans le brouillard au corps mutilé d'un gigantesque vaisseau privé de ses mats, mais ses entrailles de pierre, qui survivront encore bien des siècles à la force destructrice du temps, apprendront à la postérité que des hommes ont construit cet antre et que des générations de guerriers l'ont habité. »
   Retracer brièvement l'origine de Bouillon, esquisser les grandes lignes de l'histoire et de la formation du duché, de la ville et du château de Bouillon, tel est l'objet de ce court travail.

12 euros (code de commande : 17865*).

 

NEMERY (Eugène) — La Famenne. Histoire d'une région naturelle. Gembloux, Duculot, 1975. In-8° broché, 72 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 28).
Table des matières :
   Introduction.
   I. Qu'est-ce que la Famenne ?
   II. Des origines au Xe siècle.
      - La romanisation.
      - Le Haut Moyen Âge.
   III. Le Moyen Âge : une région d'entre-deux.
      - La carte politique au Bas Moyen Âge.
   IV. Les troubles du XVe siècle et la guerre Liège-Bourgogne.
   V. Les fermes fortifiées du XVIIe siècle.
   VI. Vers les temps contemporains.
      1. Le XVIIIe siècle.
      2. La Révolution.
      3. L'économie au XVIIIe siècle.
      4. Le XIXe siècle.
      5. Le XXe siècle.
   Conclusions.
   Bibliographie.

12 euros (code de commande : 17881).

 

NEMERY (Eugène) — Le meuble namurois au XVIIIe siècle. Gembloux, Duculot, 1970. In-8° broché, 48 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 5).
Introduction :
   Le mobilier civil namurois possède au XVIIIe siècle une originalité remarquable, qui le distingue nettement des régions voisines.
   Après des siècles de labeur honnête, certes, mais sans éclat, c'est l'arrivée du style français nouveau vers 1710 qui détermine cette originalité.
   Favorablement accueilli par une noblesse et une bourgeoisie francisées depuis longtemps déjà, ce style, élaboré tout au long du règne de Louis XIV, fut adapté par les artisans namurois, aux techniques anciennes du terroir et non copié servilement.
   Dans des limites géographiques que nous tenterons de préciser, le mobilier namurois formera au XVIIIe une province artistique française comparable à d'autres : lorraine, champenoise ou liégeoise, ses voisines, ou à d'autres encore, bourguignonne, normande ou provençale.
   C'est dire que l'histoire du meuble namurois se résume pratiquement au XVIIIe siècle. Du Moyen Âge, nous ne connaissons guère que quelques débris de sculpture recueillis par nos musées ; du XVIIe, quelques témoins du meuble civil nous sont parvenus, alors qu'un grand nombre de meubles du XVIIIe font encore l'orgueil de certaines maisons.

10 euros (code de commande : 17873).

 

Œuvres maîtresses du Musée d'Art religieux et d'Art mosan. Liège, 1980. In-8° broché, 115 p., illustrations en noir et en couleurs.
   
@ Ce catalogue a été publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la basilique Saint-Martin, à Liège, du 20 mars au 31 décembre 1980. Il a été rédigé par Albert Lemeunier, conservateur (peintures, sculptures, orfèvreries, mobilier), Françoise Pirenne-Hulin, conservateur-adjoint (textiles, manuscrits), sous la direction de Léon Dewez, directeur, et avec la collaboration de Claire Bouchat-Nicolas, Philippe George et Joseph de la Croix.
Introduction :
   
« Le Musée Diocésain n'est plus, vive le Musée d'Art Religieux et d'Art Mosan !
   Ce pastiche du cri lancé, au temps de la monarchie française, par les hérauts d'armes pour annoncer au peuple la mort du roi et l'avènement de son héritier n'a rien ici de funèbre dans ses premiers termes.
   Car si le vieux musée de la rue Bonne Fortune a cessé d'exister sous son appellation d'origine, il revit plus vivant que jamais grâce à son agréation par la Ville de Liège qui lui assure un heureux avenir sous une nouvelle identité.
   Sa dénomination actuelle proposée en 1976 par feu Jean Lejeune, à l'époque échevin des Musées, définit parfaitement son domaine et ses ambitions.
   Comme hier le Diocésain dont les collections d'art sacré réunies depuis un siècle par la Société d'Art et d'Histoire du Diocèse lui avaient valu renom international, il se veut avant tout Musée d'Art Religieux sans limiter ses options mais en donnant la primauté aux productions des artistes et artisans originaires du vaste territoire de l'ancien évêché de Liège traversé par la vallée de la Meuse.
   Il ambitionne donc aussi d'être d'Art mosan sans que puissent en prendre ombrage d'autres musées du pays riches en témoins prestigieux du génie artistique ou de la virtuosité artisanale des sculpteurs, peintres, dinandier, orfèvres, émailleurs, brodeurs et enlumineurs des régions mosanes.
   Imagine-t-on, en effet les nombreux musées de folklore de la Belgique romane reprochant à leur grand frère liégeois de la Cour des Mineurs de se dénommer de la Vie wallonne ou les Musées des Beaux-Arts des villes de Wallonie, où dominent les œuvres d'origine locale, faisant grief au Musée de l'Art wallon de s'être ainsi intitulé ?
   Cela devait être dit afin d'éviter que nous soit reproché l'intention de tendre à monopoliser à Liège l'Art mosan sous le prétexte dérisoire qu'il est mentionné dans le nom à charnière de notre musée.
   Au moment où celui-ci – dans le cadre des festivités liégeoises du Millénaire de la Principauté – présente sous les voûtes de l'ancienne et magnifique collégiale Saint-Martin une sélection de ses trésors, il nous paraît utile d'attirer l'attention de nos concitoyens et de nos amis étrangers qui visiteront cette exposition sur quelques-uns de ses aspects.
   Elle constitue une sorte de brillant prélude au transfert de la totalité de nos collections des cloîtres de la cathédrale à l'église Saint-Antoine, en Hors-Château, où des travaux importants doivent être entrepris avant de l'affecter à sa destination définitive.
   C'est par ailleurs, à la suite d'un accord intervenu entre la Ville de Liège, le doyen et le Conseil de Fabrique de Saint-Martin que l'église, récemment restaurée, a été mise à notre disposition dans l'attente d'être rendue au culte paroissial dans un délai non encore précisé.
   Une église est certes lieu privilégié pour la présentation d'œuvres d'art sacré et d'accessoires de la liturgie, d'autant plus quand il s'agit, comme ici, d'une basilique imposante qui, par la beauté de son architecture de la fin de la période gothique, crée une ambiance propice à la contemplation de ces pieux souvenirs du passé conçus artistiquement en parfaite harmonie avec l'Idéal qui inspira le maître d'œuvre de l'édifice.
   Mais une église n'est pas un musée, évidence de la Pallice à laquelle ont été confrontés les responsables expérimentés du Service communal d'Architecture chargés de transformer le chœur, le transept et les nefs de Saint-Martin en salles d'exposition.
   Pour présenter et mettre en valeur les quelques quatre-cents pièces choisies allant des minuscules objets de vitrine aux tableaux de grandes dimensions et aux sculptures monumentales en passant par les orfèvreries, statues et statuettes, peintures, ornements liturgiques et tissus de haute époque, il a fallu diviser, compartimenter, cloisonner l'espace, multiplier cimaises, épis, vitrines, socles et autres présentoirs en tenant compte des problèmes d'éclairage, de circulation du public en cas d'affluence, et de sécurité pour les œuvres exposées. C'était là une entreprise ardue semée d'écueils, il faut en convenir.
   Le catalogue qui sera un guide précieux pour les visiteurs a été dressé avec une rigueur exemplaire et ses notices rédigées avec un grand souci de précision et de clarté par Albert Lemeunier et Françoise Pirenne-Hulin, respectivement conservateur et conservateur-adjoint aidés dans leur tâche par l'équipe des jeunes diplômés universitaires attachés au Musée. »

12 euros (code de commande : 13124).

 

ORBAN (Luc) — Contribution à l'étude de l'histoire de Xhoris. Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1968. In-8° broché, 104 p.
Table des matières :
   Introduction.
   Bibliographie.
   I. Situation géographique
   II. Xhoris avant le régime français.
      Chapitre 1 : Graphies.
      Chapitre 2 : Notice historique.
         A. Faits principaux.
         B. Organisation paroissiale.
         C. Organisation politique.
         D. Organisation économique.
         Conclusion.
   III. Xhoris sous le régime français.
      Chapitre 1 : Premiers troubles et occupation munstérienne.
      Chapitre 2 : Première occupation française.
      Chapitre 3 : La restauration.
      Chapitre 4 : Deuxième occupation française : la république.
         A. Administration (Organisation politique - Justice - Force armée : conscription, garde nationale - Biens nationaux).
         B. Organisation économique (Agriculture et industrie - Réquisitions - Impôts - Emprunts forcés - Assignats - Banditisme).
         C. Organisation paroissiale et intellectuelle (Persécutions religieuses - Enseignement).
         D. Conclusion.
      Chapitre 5 : Le consulat (1799) et l'empire (1804-1895).
         A. Administration (Organisation politique - Justice - Finances - Force armée : conscription, garde nationale).
         B. Organisation économique (Agriculture et biens communaux - Industrie - Voies de communication - Impôts - Banditisme).
         C. Vie paroissiale et intellectuelle (Concordat - Instruction publique).
         D. Conclusion.
   IV. Évolution actuelle.
      - Démographie.
      - Économie.
   V. Conclusions générales.
   Annexes :
      - Deux personnages historiques.
      - Deux faits anecdotiques.
      - Curiosités : chapelles, église, Fanson, chantoir.

13 euros (code de commande : 18053*).

 

 Le Patrimoine Monumental de la Belgique.
Liège, Solédi ou Mardaga. Il s'agit de volumes in-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, comportant de nombreuses illustrations en noir et en couleurs in et hors texte, parfois accompagné d'une carte volante. Sauf mention contraire, ils sont en excellent état.

Volume 3. Province de Liège. Arrondissement de Liège. Ville de Liège. 1974. 453 p.

25 euros (code de commande : 344/58).

Volume 8/1. Province de Liège. Arrondissement de Liège (A-J). 1980. 431 p.

25 euros (code de commande : 350/58).

Volume 11. Province de Liège. Arrondissement de Verviers (entité de Verviers). 1984. 262 p.

25 euros (code de commande : 354/58).

Volume 12/2. Province de Liège. Arrondissement de Verviers (H-L). 1984. Pp. 373-795.

25 euros (code de commande : 356/58).

 

PAYE-BOURGEOIS (Jeannine) — Hesbaye, terre méconnue. Namur, Wesmael-Charlier, 1979. In-8° broché, 120 p., illustrations en noir et en couleurs, marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de faux-titre.
Introduction :
   Qu'est-ce que la Hesbaye ?
   C'est semble-t-il, sans grand intérêt que le voyageur pressé traverse la Hesbaye. Une solide réputation s'est établie concernant le caractère taiseux, si pas renfermé, de ses habitants et la désespérante uniformité de son sol. Et c'est vrai que les hommes et la région ne se livrent pas facilement. Seuls, ceux qui font l'effort de s'y attarder, d'écouter, de regarder et de méditer en découvrent de mystérieux attraits.
   Ce petit ouvrage s'adresse d'abord aux Hesbignons afin de les amener à prendre conscience des valeurs culturelles de leur terroir, valeurs souvent oubliées, comme si cette histoire si riche, ce folklore si attachant n'avaient jamais existé. Nous souhaitons aussi toucher tous ceux qui recherchent des témoignages du passé de ces hommes et de ces femmes qui vivent dans un paysage simple, tranquille, mais non sans beauté.
   Si nous avons essayé, sans prétention, de couvrir tout le passé de la Hesbaye, c'est pour présenter un « état de la question ». Nous avons cependant réservé une large place aux XIXe et XXe siècles : ce passé proche a encore pour beaucoup des prolongements dans la vie d'aujourd'hui. Il peut donc les intéresser davantage. Paradoxalement, c'est une période qui a été peu étudiée.
   La Hesbaye ? Il n'est certes pas aisé de la définir. Elle n'a jamais constitué une unité politique. Durant de nombreux siècles, elle a été partagée entre Brabant, Namur et Liège. Elle n'a pas d'unité linguistique : dans sa partie septentrionale, elle comprend des populations d'expression néerlandaise ; dans sa partie méridionale, les dialectes wallons sont nombreux : ils relèvent tantôt du namurois, tantôt du liégeois et certains sont teintés d'un fort accent brabançon. Géographiquement, elle n'a pas de limites précises. Très schématiquement, on peut représenter la Hesbaye sous la forme d'un triangle dont le côté sud longe la Meuse sans dépasser le plateau ni descendre dans la vallée. C'est la seule limite qui fasse l'accord unanime des géographes. Pour le reste, certains se basant sur la nature de son sol : une épaisse couche de limon presqu'uniforme, lui assignent des prolongements jusqu'en Hainaut.
   Au nord, ni la Petite ni la Grande Cette ne constituent une limite satisfaisante ; Tirlemont, Jodoigne, c'est encore la Hesbaye, mais Gembloux et Wavre, c'est déjà le Brabant wallon.
   À l'intérieur de cette Hesbaye, aux contours mal définis, une partie s'affirme plus nettement. Il s'agit de la Hesbaye sèche qui s'arrête au nord de la vallée du Geer. On y trouve Tongres, Glons, Waremme, Hannut, Eghezée... Cette appellation, elle la doit à la composition de son sol qui comporte une épaisse couche de craie perméable. L'autre limite part de Jodoigne pour se diriger vers Namur, d'où, en longeant la crête de la vallée mosane, elle rejoint le Geer.
   Deux cours d'eau d'une certaine importance creusent le plateau : le Geer et son affluent l'Yerne, la Mehaigne qui reçoit la Soëlhe et à Huccorgne, la Burdinale. Des ruisseaux fort discrets peuvent à certains moments se gonfler démesurément, tels le Toultia et le Bolland...
   Des parties marécageuses aux abords de la Mehaigne et même sur le haut plateau, aux environs de Hannut, restent en friche ou bien entretiennent de riches pâturages : la qualification de Hesbaye sèche mérite sans nul doute quelques nuances.
   Une autre caractéristique géologique doit être signalée : l'existence de Horion à Burdinne, d'une couche volcanique avec des affleurements apparents à Warnant-Dreye et Fallais.
   En observant la carte des paysages belges, on constate que la région hesbignonne correspond à une tache quasi homogène où les terres agricoles atteignent le plus fort pourcentage (75 %), mais par contre, la plus faible densité de forêts et de feuillus. C'est par excellence le terrain de culture de plantes d'assolement tels le froment, l'avoine, l'orge, le maïs, la betterave et le lin. La part de l'élevage dans le revenu agricole n'est pas négligeable.
   Le type d'habitat y est caractéristique : les villages groupés sont qualifiés de nucléaires. Cette disposition est due à la difficulté de trouver et d'exploiter les points d'eau. Beaucoup de ces villages possèdent en outre, la particularité d'être partagés par trois voies d'accès se rejoignant au centre, souvenir tangible de la pratique séculaire de l'assolement triennal. Les villes y sont peu nombreuses et sont restées longtemps d'une importance moyenne. Jusqu'au début de ce siècle, leur vocation typiquement régionale se résumait à des échanges basés sur la vie agricole. C'est là que se tenait le marché hebdomadaire où les paysans venaient s'approvisionner et conclure l'achat de quelques têtes de bétail. Aujourd'hui, leur importance s'est accrue en superficie et en population. Leur fonction commerciale s'est développée, mais sont venues se greffer des fonctions industrielles et administratives.
   Toutefois pour notre définition de la Hesbaye n'en demandons pas trop au sol !
   Être hesbignon, c'est avant tout se sentir hesbignon. C'est affirmer son identité, son appartenance. C'est se déterminer par rapport aux voisins. Ce sont des traditions, des coutumes, un attachement à la terre, une conception de vie que l'on a en commun.
   L'étranger, c'est tout qui n'est pas du « Pays ». C'est aussi le titre d'un des contes d'Hubert Krains qui a si bien aimé et décrit « sa » Hesbaye.
   En fin d'ouvrage, nous avons dressé une table des noms de lieux se référant aux périodes étudiées. Elle n'est pas exhaustive. Il n'est pas possible de mentionner tous les noms de lieux de Hesbaye. Ceci devrait faire l'objet d'un ouvrage spécialisé et nettement plus volumineux.

10 euros (code de commande : 15545).

 

[PIRON]. Trois générations de photographes. Le studio Piron, Namur (1894-1970). Bruxelles, Labor, 2003. In-4° broché, 159 p., très nombreuses illustrations, exemplaire en parfait état.
Ouvrage édité à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Maison de la Culture de la Province de Namur, à Namur, du 6 septembre au 19 octobre 2003.
En quatrième de couverture :

   Au printemps de l'année 2000, le Musée de la Photographie à Charleroi recevait le fonds photographique du studio Piron à Namur. Un ensemble de près de 300.000 négatifs représentant le travail de trois générations de photographes et présentant un intérêt historique considérable.
   Les premiers propriétaires, Eugène Deton et son épouse Césarine Cornand, véritables pionniers de la photographie professionnelle en Belgique, débutèrent à Charleroi en 1885. Très vite, ils développent leur affaire en ouvrant des succursales à Anvers, Bruges, Mons, Namur et Lille. Dès le début, leur ami Joseph Piron fut associé à leur entreprise et c'est vraisemblablement lui qui fut chargé de la gestion de la succursale namuroise, avant d'en devenir le propriétaire en 1894. Sous son impulsion, le studio accroît très vite le volume de ses activités. À sa mort, c'est son fils Hector qui reprend la direction de la maison, avant de voir lui-même son fils Pierre lui succéder.
   Le présent ouvrage retrace donc, par le texte et l'image, près d'un siècle de photographie professionnelle à Namur dans ce studio situé, aujourd'hui encore, dans les lieux qui l'ont vu naître à la fin du XIXe siècle.
   À travers plus de 120 clichés défilent des visages, des rencontres avec le passé, des joies familiales, des poses fantaisistes ou solennelles, des vies à la fois si lointaines et si proches. Un regard émouvant, sociologique et historique à la fois.

20 euros (code de commande : 14707*).

 

PONCELET (Edouard) — Actes des Princes-Évêques de Liège. Hugues de Pierrepont, 1200-1229. Bruxelles, Palais des Académies, 1941. In-4° sous cartonnage d'éditeur, XCVII, 314 p., 4 planches hors texte, (collection « Commission Royale d'Histoire - Recueil des Actes des Princes Belges »).
Préface :
   Malgré leur nombre relativement considérable et leur intérêt réel, les actes de Hugues de Pierrepont ne permettent pas d'envisager tous les aspects de l'activité de ce prince et ne donnent qu'une idée très imparfaite de la situation du pays sur lequel il exerçait son autorité. Les graves événements auxquels fut mêlé le chef de la principauté de Liège, de 1200 à 1229, qu'il s'agisse de matières politiques ou économiques, de l'administration interne ou des rapports avec l'extérieur, se prêtaient encore bien peu à l'émission d'instruments diplomatiques et, tout particulièrement, à la publication d'actes émanant du prince. Sur 280 actes publiés in extenso dans ce volume, 266 concernent des faveurs, des privilèges ou des statuts accordés à des églises ou à des établissements de charité, quatre se rapportent à des acquisitions territoriales, cinq à des inféodations, trois constituent des privilèges ou des règlements communaux, deux sont des notifications d'arrangements conclus entre des princes étrangers. D'autre part, sur 28 actes perdus, 20 concernent des affaires ecclésiastiques, deux des acquisitions de territoires, un l'inféodation du comte de Namur, trois des privilèges communaux, un la gilde des batteurs de Dinant, un est le testament du prélat. Il n'existe pas un seul acte épiscopal touchant la guerre de Brabant, la bataille de Steppes, l'évolution de l'organisation municipale de la cité et des bonnes villes.
   Alors que Hugues de Pierrepont était aussi à l'aise sous l'armure du chevalier que sous la chasuble du célébrant, il n'est pas possible de publier sans commentaires des actes pouvant accréditer l'opinion qu'il passait son temps à régler le sort des églises de son diocèse. L'Introduction de cette étude a pour but de remédier à une disproportion évidente entre l'activité diplomatique du prince et sa participation effective aux affaires. Le gouvernement de Hugues de Pierrepont fut fertile en faits dignes de mémoire, qu'il importe de mettre en relief.

20 euros (code de commande : 16793).

 

POSKIN (G.) et STOKART (Ph.) — Orfèvres namurois. Namur, Société Archéologique de Namur, 1982. In-8° broché, XV, 417 p., 47 planches hors texte, feuillet d'errata volant.
   
Ce volume fait partie des publications extraordinaires de la Société archéologique de Namur.
Introduction :

   Initialement, en nous livrant à cette étude, notre but était de mieux faire connaître le métier des orfèvres namurois, dès qu'apparut le « poinçon au lion, surmonté du briquet de Bourgogne ».
   Cédant aux instances de nombreux amis, nous avons fait remonter cette recherche aux siècles antérieurs, en y incluant les monnayeurs-orfèvres.
   Quoique très succincte et n'abordant que superficiellement un domaine où les traces du métier sont particulièrement rares, nous espérons qu'elle donnera néanmoins un aperçu de ce qui fut à la racine de cette activité.
   On ne peut que prendre en sérieuse considération ce qu'écrit, à propos de l'Art mosan, l'éminent historien F. Rousseau : dans cet art mosan, l'orfèvrerie namuroise tient une place de choix. On ne comprend pas la magnifique floraison de l'orfèvrerie namuroise des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, si on ignore les prédécesseurs des maîtres orfèvres.
   Ce n'est certes pas par génération spontanée que le métier s'installa dans la contrée et dans la cité. Parmi tous les métiers, celui des orfèvres a tenu un rang privilégié dans la société du Moyen Âge. Dès avant, dans la préhistoire, on a relevé les vestiges d'ateliers tel que celui découvert à Jemeppe-sur-Sambre, où on travaillait le bronze. La période romaine vit se former un atelier de bijoux émaillés à Anthée.
   De tout temps, les objets façonnés en métal ressortissaient au métier d'orfèvre. Nous ne distinguons pas, comme le font particulièrement les Anglo-Saxons, les artisans de l'or, ceux de l'argent, voire ceux de métaux moins nobles.
   Furent aussi des orfèvres, les monnayeurs. Matériaux et techniques sont communs et ce n'est que dans les derniers siècles du Moyen Âge qu'ils se différencieront en se spécialisant à l'apparition des règlements corporatifs.
   Plus que pour d'autres métiers, il est évident que le relief atteint par la profession chez les orfèvres namurois suivit parallèlement la progressive importance prise par Namur. Tous les facteurs interviennent pour que Namur soit un pays privilégié. Facteurs géographiques, stratégiques, géologiques, climatiques, économiques, politiques ou religieux, tous favorisèrent la naissance et l'épanouissement du métier des orfèvres. Si Philippe le Bon donna la charte de 1440, ce n'est pas pour créer le métier, mais pour le confirmer.
   Force nous est donc de remonter plus avant dans le temps et d'esquisser, malgré le peu de documents disponibles, ce que fut en quelque sorte « la préhistoire » de l'orfèvrerie namuroise.
   La première partie de notre ouvrage doit donc déborder le cadre strictement namurois en y incluant des orfèvres en rapport avec Namur. Nous retenons,
      I. les orfèvres mosans dans la limite de ce qu'on sait d'eux actuellement,
      II. les orfèvres namurois connus par des documents d'archives,
      III. les monnayeurs-orfèvres ayant œuvré dans les ateliers namurois.
   La deuxième partie s'attache à l'étude du Métier proprement dit à Namur. Comme telle, elle s'inscrit dans la période de la reconnaissance officielle, en 1440, par Philippe le Bon, d'une « frairie » namuroise d'orfèvres, jusqu'à la suppression des « corporations » lors de la Révolution française.
   La liste des orfèvres a été établie par siècle et selon l'ordre alphabétique.
   Nous avons répertorié, outre les orfèvres ayant accédé à la maîtrise (les « maîtres-orfèvres »), ceux dont l'apprentissage seul nous est connu : des découvertes ultérieures pouvant nous renseigner sur leur accession à la maîtrise.
   De même ceux qui sont expressément désignés comme orfèvres, sans plus, dans les archives.
   Pour chacun des orfèvres on trouvera – dans la mesure du possible – des indications biographiques, un aperçu de son activité professionnelle ; éventuellement un relevé de ses œuvres parvenues jusqu'à nous. Tous ces renseignements proviennent du dépouillement d'archives. [...]  
   Parmi les œuvres recensées comme existant encore de nos jours, on remarquera surtout des pièces d'orfèvrerie religieuse : nos investigations dans ce domaine ont été plus aisées. Pour des raisons « d'ordre familial », l'accès aux pièces d'orfèvrerie civile présente des difficultés, et c'est regrettable, car nous sommes ainsi privés d'une documentation du plus haut intérêt.

80 euros (code de commande : 17988).

 

[PROFONDEVILLE - BURNOT]. Carte postale publicitaire imprimée par E. Desaix, à Bruxelles, vers 1910. 138 x 89 mm.
   Cette carte, peu courante, n'est pas légendée, mais nous avons pu déterminer qu'il s'agit d'une vue de l'actuel collège de Godinne-Burnot qui, à l'époque de l'édition de la carte, était occupé par les chanoinesses de Saint-Augustin de Reims.

   

8 euros (code de commande : 17963).

 

REMACLE (Louis) — Les noms du porte-seaux en Belgique romane. Le terme liégeois hârkê. Liège, Éditions du Musée Wallon, 1968. In-8° broché, 199 p., illustrations, (« Collection d’Études », n° 2).

10 euros (code de commande 389/60).

 

REMACLE (Louis) Glossaire de la Gleize. Liège, Société de Langue et Littérature Wallonnes, 1980. In-8° broché, 216 p., (« Bibliothèque de Philologie et de Littérature Wallonne », n° 5).

30 euros (code de commande 238/66).

 

[RENARD (Laurent)] Lettre d'Eustache Lefranc à Monseigneur Corneille-Richard-Antoine Van Bommel, pour la plus grande utilité du St-Siége, pour la mortification et le chatiment du clergé wallon, évêque de Liége, etc., etc., etc. 2me édition. Liége, Imprimerie des Missions, 1838. In-8° broché, 107, XI, [1 bl.] p., couverture salie, rare.
@ Laurent Renard (Liège, 1784-1852) ne fut pas qu'un brillant professeur d'archéologie et d'histoire de l'art moderne à l'Académie des Beaux-Arts de Liège, il fut également un homme engagé qui publia beaucoup et notamment le pamphlet présenté ici. À son propos, Ulysse Capitaine écrit que l'auteur y traite « des mariages mixtes, de l'infaillibilité du pape, du pouvoir temporel, du libre arbitre, des francs-maçons, etc., le tout avec beaucoup de verve et d'esprit, mais aussi avec un ton sarcastique que l'on doit condamner dans la discussion de matières aussi graves. » Les onze dernières pages qui ne figurent pas dans la première édition, contiennent la réponse à un article du Courrier de la Meuse du 5 avril.
& Delecourt, Dictionnaire des anonymes et pseudonymes, p. 554 ; J. Stecher, dans Biographie nationale, t. XIX, col. 51-59 ; U. Capitaine, Nécrologe liégeois pour 1852 ; Fesch, Bibliographie de la franc-maçonnerie, col. 1181.

50 euros (code de commande : 10395).

 

Rhein und Maas. Kunst und Kultur 800-1400. Köln, Schnütgen-Museum der Stadt Köln, 1972. In-4° broché, 425 p., nombreuses illustrations en noir dans le texte et en couleurs hors texte, couverture plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Catalogue de l'exposition organisée à la Kunsthalle, à Cologne, du 14 mai au 23 juillet 1972, puis, au Musées Royaux des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 15 septembre au 31 octobre 1972.
Table des matières :

   « Humanius » (menschlicher !).
   Zur Ausstellung und zum Katalog.

   I. Sechs Jahrhunderte rheinischer und mosaner Geschichte im Überblick.
      Territorium und Geschichte.
      Die materielle Kultur.

   II. Urkunden und Siegel.
   III. Das Münzwesen.
   IV. « Dinanderie ».
   V. Die Dichtkunst.
   VI. Die Musik.
   VII. Der romanische Baubetrieb.
      Kapitellplastik.
      Zur Baukunst im Rheinland.
      Zur Baukunst im Maasland.
      Die gotische Bauhütte.
      Glasgemälde.
      Der Kirchenbau und seine liturgische Funktion.

   VIII. Heilige an Maas und Rhein.
      Die Schatz- und Heiltumskammern.
      Heiligtumsfahrt.
      Mittelalterliche Pilgerzeichen und Wallfahrtsdevotionalien.

   A. Karolingische Kunst.
   B. Byzanz.
      Die Kunst der ottonischen Epoche und des 11. Jahrhunderts.

   C. Trier und der lothringische Bereich.
   D. Essen und Werden.
   E. Köln und der Rhein.
   F. Lüttich und die Maas
      Die romanische Kunst.

   G. Reiner von Huy und die Schatzkunst des Maaslandes.
   H. Die Schatzkunst vor Nikolaus von Verdun.
   J. Skulptur und Buchmalerei an Rhein und Maas im 12. Jahrhundert.
   K. Nikolaus von Verdun und die Kölner Goldschmiedekunst.
   L. Skulptur, Buch- und Glasmalerei des 13. Jahrhunderts.
   M. Schatzkunst des 13. Jahrhunderts.
   N. Holzskulptur des 14. Jahrhunderts.
   O. Marmor- und Steinskulptur des 14. Jahrhunderts.
   P. Goldschmiedekunst und Buchmalerei des 14. Jahrhunderts.
   Q. Die Kunst um 1400.
   Verzeichnis der Abkürzungen und der abgekürzt zitierten Literatur.

   Bildnachweis - Errata.

30 euros (code de commande : 15092).

 

Roly. Bruxelles, Ardenne et Gaume, 1971. In-8° agrafé, 55 p., illustrations, 2 cartes hors texte, (« Monographies », n° 8).

10 euros (code de commande : 364/59).

 

ROUSSEAU (Félix) L'art mosan. Introduction historique. Deuxième édition revue, augmentée et illustrée. Gembloux, Duculot, 1970. In-8° broché, 72 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 2).
Table des matières :
   La priorité historique de l'Art mosan.
      - D'où lui vient cette priorité ?
      - Le sens du mot mosan.
      - L'étendue du pays mosan.
      - La Civitas Tungrorum - Ses origines - Sa situation dans la Gaule romaine.
      - La Civitas Tungrorum et l'axe rhodanien-rhénan.
      - Les caractéristiques de la Civitas Tungrorum.
      - Les temps mérovingiens - L'abondance de bijoux.
      - Les Carolingiens, « gens de l'est ».
      - La période lotharingienne - Époque de l'Église impériale.
   Relations avec le monde extérieur : Italie, Espagne, Angleterre.
   Relations avec le monde extérieur : L'est européen.
      - La vitalité des villes mosanes - Le témoignage des monnaies.
      - La vitalité des villes mosanes - Les « Walengassen » ou quartiers wallons dans les villes de l'Empire.
      - La vitalité des villes mosanes - Les franchises urbaines.
   Aperçu sommaire sur l'Art mosan.
      - L'architecture.
      - La sculpture.
      - Les fresques.
      - La miniature.
      - L'ivoirerie.
      - L'orfèvrerie.
   Perte de prééminence pour le pays mosan.

10 euros (code de commande : 17922*).

 

ROUSSEAU (Félix) — Henri l'Aveugle. Comte de Namur et de Luxembourg 1136-1196. Liège - Paris, Vaillant-Carmanne - Champion, 1921. In-8° broché, 125 p., (collection « Bibliothèque de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Liège », fascicule XXVII), peu courant.
Article de François-Louis Ganshof (in Revue Belge de Philologie et d'Histoire, vol. 2, fasc. 2, année 1923, pp. 364 et 366) :
   
Il n'est guère nécessaire d'insister sur l'utilité que présentent pour l'histoire de la Belgique au Moyen Âge de bonnes monographies consacrées au règne d'un prince déterminé. On connaît les services que rendent notamment l'Henri Ier, duc de Brabant, de M. G. Smets, et les travaux des élèves de feu Godefroid Kurth sur les Princes-Évêques de Liège. Le récent ouvrage de M. Rousseau sera non moins précieux aux historiens. Le rôle d'Henri l'Aveugle, s'il n'a guère été marquant dans l'histoire universelle, a cependant une réelle importance pour le passé de notre pays. Sous son règne, la situation marquante occupée par le Namurois en Lotharingie prend fin ; désormais le comté se trouvera entraîné dans l'orbite du Hainaut.
   M. Rousseau donne des événements du règne d'Henri Ier une relation fidèle. Le récit n'a pas été aisé à établir. Sans doute, l'auteur a pu se livrer à des dépouillements étendus ; mais peu de sources cependant lui ont fourni une documentation vraiment abondante.
   Pour toute la première partie du règne, marquée par la lutte du comte Henri contre les prélats impériaux de Liège et de Trêves, M. Rousseau a dû reconstituer la suite des événements à l'aide de fragments relevant de 1 historiographie liégeoise et à l'aide de documents diplomatiques.
   En ce qui concerne la deuxième partie du règne (1152-1496), occupée par les incidents relatifs à la question de la succession du comté de Namur, l'auteur avait, par contre, à sa disposition cette source admirable que constitue la chronique de Gislebert de Mons ; on la retrouve citée presque au bas de chaque page. On n'ignore pas, il est vrai, la partialité dont Gislebert faisait montre en faveur de son maître, le comte de Hainaut, Baudouin V ; mais M. Rousseau, grâce à un sens critique fort averti, est parvenu, croyons-nous, à rétablir les faits sous leur véritable aspect, bien que l'absence presque complète de sources narratives namuroises rendît sa tâche passablement malaisée.
   Le mérite principal du livre dont nous rendons compte réside dans cet exposé clair et exact des faits du règne d'Henri l'Aveugle. Mais on y trouve autre chose encore : une étude sérieuse – que la pénurie de sources a malheureusement réduite à de faibles proportions – sur les institutions et les conditions sociales dans le Namurois au début du XIIe siècle. Cet exposé contient des indications précises sur la classe rurale, sur les premières chartes-lois, sur la noblesse. M. Rousseau y consacre aussi quatre pages, étudiées avec un soin tout particulier, aux ministerielles, auxquels il refuse dans le Namurois le caractère de classe sociale. Nous avouons qu'il nous est impossible de nous rallier à cette manière de voir : l'espace réservé à un compte rendu est trop restreint pour permettre une discussion sur ce point ; mais nous y reviendrons. Louons enfin M. Rousseau d'avoir fait précéder son travail d'une bonne bibliographie et de l'avoir fait suivre de quelques pièces justificatives intéressantes ainsi que d'un très bon index alphabétique des noms de lieux et de personnes. L'excellent volume qu'il a consacré à Henri l'Aveugle nous fait désirer vivement la publication prochaine des Actes des Comtes de Namur que nous fait espérer M. Rousseau.

25 euros (code de commande : 18114).

 

SCHAETZEN (Oscar de) — Orfèvreries liégeoises. Avec le concours de Pierre Colman. [Préface de Carlo Bronne.] Anvers, Fonds Mercator, 1976. In-4° sous reliure, jaquette et étui d’éditeur, 310 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs (ces dernières sont contrecollées), exemplaire à l’état de neuf.
Préface :
   « Né des enfantements géologiques de l'Amérique du Sud et du Mexique, le pâle et lisse métal qu'est l'argent tel que nous le connaissons possède des vertus cachées moins familières puisqu'on l'emploie, ailleurs que sur nos tables, dans des domaines aussi variés que la verrerie, la photographie et la thérapeutique. Il n'en reste pas moins que pour nous, au premier chef, argent évoque argenterie, c'est-à-dire des objets usuels, vivant de notre vie, participant à notre existence quotidienne, individuelle ou collective, avec une fidélité de bon serviteur n'excluant pas 1'usure de la fatigue, ce qui rend leur vulnérabilité plus émouvante.
   L'ustensile en argent joint au plaisir du regard caressé par son éclat lunaire celui du toucher à son glissant contact ; ils contribuent aux délices du palais que cultivent les gourmets. S'il fallait dégager le caractère primordial de l'argent ce serait sa distinction. Plus noble que l'étain, moins ostentatoire que l'or, il est l'élégance dans la sobriété. Mais ce serait méconnaître sa valeur sociologique que de n'en apprécier que les agréments sensuels.
   Dans une famille, l'argenterie est un symbole de tradition et d'homogénéité ; tout au moins l'a-t-elle été longtemps. Elle se transmettait de génération en génération. Le premier cadeau que recevait un nouveau-né était une timbale ou un couvert gravés à son prénom. Elle portait chez les fils le même chiffre ou le même blason qu'au foyer paternel de sorte qu'elle représentait, comme les tableaux de famille, le signe d'une commune appartenance.
   Au-delà de cette signification bourgeoise, le raffinement du service de table traduisait dans les grandes maisons d'aristocrates ou de financiers le degré de leur puissance ou de leur opulence. Les inventaires après décès attestent l'importance de l'argenterie dans les successions. Le fermier général de Cuisy laissa huit douzaines d'assiettes d'argent au poinçon de Paris estimées treize mille deux cent quatre-vingt-dix livres.
   Au XVIIe et surtout au XVIIIe siècle, l'art de la table atteignit à Paris une perfection d'autant plus rare que ceux qui l'entretenaient n'achetaient – sauf les collectionneurs – que des meubles, des couverts, des tapisseries, des objets neufs commandés par eux aux ébénistes, orfèvres, cartonniers et porcelainiers dont la maîtrise correspondait à un haut sommet de civilisation. La conversation comme le goût concouraient à faire un chef-d'œuvre de la vie de société.
   Toutes proportions gardées, la petite cour des princes-évêques de Liège bénéficia de cette atmosphère euphorique pendant un siècle et demi. Les Bavière aimaient souper et faire de la musique ; les grands seigneurs faisant partie du chapitre tréfoncier menaient dans leurs hôtels un train non exempt d'un certain luxe. Le comte de Provence émigré notait dans son journal que Monsieur avait fait un repas très agréable au palais de Monseigneur en 1792.
   Il n'est donc pas étonnant que d'excellents artisans aient façonné l'argent à Liège et dans les bonnes villes de la Principauté. On le savait grâce aux travaux de Joseph Brassinne et de Pierre Colman mais certains domaines leur avaient échappé. Le baron de Schaetzen, au cours d'une vie de recherches spécialisées où l'expert s'est formé sous le collectionneur, a retrouvé et soumis à un examen savant de multiples pièces inconnues dont la diversité est un hommage au vocabulaire en même temps qu'à l'orfèvrerie : aiguières, drageoirs, salières, huiliers, surtouts, saucières, brocs, flambeaux, chaufferettes à braises, terrines, truelles à table, tire-moelle, cafetières à robinets multiples. L'énumération en dit long sur le penchant de nos ancêtres pour la dégustation.
   M. de Schaetzen a joué la difficulté. Il s'est penché avec une attention particulière sur les humbles bataillons des cuillères, des fourchettes et des couteaux, cette piétaille de l'argenterie méconnue et pourtant essentielle. Il en a étudié les styles et les poinçons avec l'intérêt que méritent les déshérités. L'ouvrage capital qu'il offre aujourd'hui aux amateurs avertis fera faire un pas considérable dans la connaissance de l'argenterie liégeoise et ajoutera un fleuron à la couronne de la remarquable Collection Mercator. »

50 euros (code de commande : 13023).

 

SERVAIS (Jean) et HAMAL-NANDRIN (Joseph)Musée archéologique liégeois. Section Préhistorique. Catalogue sommaire. 123 figures (1 carte, 3 portraits, 5 plans, 12 vues et 455 reproductions d'objets). [Liège], 1929. In-8° broché, 147 p., quelques annotations.

10 euros (code de commande : 360/64).

 

[SLUSE]. Les Sluse et leur temps. Une famille, une ville, un savant au XVIIe siècle. Par François Jongmans, Robert Halleux, Pascal Lefebvre et Anne-Catherine Bernes. Bruxelles, Crédit Communal, 1985. In-4° broché, 112 p., illustrations, bel exemplaire.
   Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Chapelle des Sépulcrines, à Visé, du 23 mars au 8 avril 1985.
Table des matières :
   - Avant-propos, par F. Narmon.
   1. Liminaire :
      - à l'exemple de Constantin le Paige.
      - pour situer Sluse à Liège.
      - pour situer Sluse à Visé.

   2. Les Sluse à Liège.
   3. Le Cardinal Jean-Gautier de Sluse :

      - une brillante carrière.
      - un sympathisant du jansénisme.
      - une mort énigmatique.
   4. René-François de Sluse :
      - serviteur de l'Église et commis de l'État.
      - la carrière liégeoise de René-François de Sluse.
      - portrait moral de René-François de Sluse.
   5. Reconstitution du cabinet de travail de René-François de Sluse :
      - bibliothèque de René-François de Sluse.
      - son cadre de vie.

   6. Sluse et l'Europe.
   7. Bref aperçu de l'œuvre mathématique de René-François de Sluse.
   8. L'astronomie.
   9. Sluse, la chimie et les sciences de la terre.
   10. Sluse et le perfectionnement du thermomètre :

      - histoire du thermomètre.
      - le thermomètre de Sluse.
   11. Sluse, l'horreur du vide et le baromètre liégeois :
      - introduction.
      - Beeckman et Baliani, précurseurs.
      - Sluse et le vide.
      - le baromètre liégeois.
   12. Sluse et les sciences de la vie :
      - la biologie au XVIIe siècle.
      - la transfusion du sang au XVIIe siècle.
      - la génération des animaux.
   13. Sluse, Huygens, Linus et la mesure du temps.

20 euros (code de commande : 16260).

 

Spa Atttractions. Guide ilustré des promenades pédestres. Bruxelles, De Boeck, 1926. In-8° broché, 141 p., illustrations, cartes.

7,50 euros (code de commande : 6490).

 

STIENNON (Jacques) — Étude sur le chartrier et domaine de l’abbaye de Saint-Jacques de Liège (1015-1209). Paris, Les Belles Lettres, 1951. In-8° broché, XIV, 493 p., XL planches hors texte, (collection « Bibliothèque de la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université de Liège », fascicule CXXIV), envoi de l’auteur, exemplaire non coupé.
Avant-propos :
« En 1942, nous présentions, à la section d'histoire de l'Université de Liège, un mémoire sur la formation et l'évolution du domaine primitif de l'abbaye de Saint-Jacques. À cette époque, le sujet comportait une difficulté dont nous n'avions pas cherché à dissimuler la gravité. La valeur de la principale source narrative et de la plupart des sources diplomatiques venait d'être ruinée par les conclusions pessimistes de la thèse récente de M. Niermeyer (Onderzoekingen over Luikse en Maastrichtse oorkonden en over Vita Baldrici episcopi Leodiensis).
Envisager de retracer l'histoire du domaine de l'abbaye sur des titres de propriété d'une authenticité chancelante pouvait paraître une gageure. Nous avons cependant pu la tenir, grâce à des circonstances qu'il n'est pas inutile de rappeler ici :
1. Pour la plupart des chartes, le diplomatiste hollandais en considérait seulement comme faux certains passages. Une fois les interpolations supprimées du corps de ces chartes, celles-ci nous livraient un texte dont il était permis d'accepter les données.
2. L'examen de quelques chartes controversées, au cours des exercices pratiques d'histoire médiévale à l'Université de Liège en l'année 1941-1942, avait contribué à tempérer le caractère outrancier de certaines affirmations de M. Niermeyer.
3. De notre côté, nous n'avions pas négligé de mettre en relief, dans le chapitre relatif aux sources, certaines faiblesses dans l'argumentation de notre devancier, qui nous engageaient, sous bénéfice d'une enquête ultérieure, à manifester moins de méfiance à l'égard des textes sur lesquels nous devions nous appuyer.
Depuis lors, une vérification du jugement défavorable dont était victime la Vita Baldrici a restitué à ce texte la confiance, sinon totale, du moins considérable, qu'on doit à cette source précieuse (Étude critique sur la Vita Baldrici episcopi Leodiensis, par Ch. Lays).
Pour notre part, nous avons exercé une révision similaire à l'égard des documents diplomatiques de l'abbaye liégeoise. Le fait que ces recherches ont pu être menées parallèlement, sans jamais se gêner ni se contrarier mutuellement, indique déjà la fragilité de la chaîne commune à laquelle M. Niermeyer avait voulu lier le sort de la Vita Baldrici et celui des chartes.
Notre enquête ne s'est pas bornée aux seules chartes étudiées par M. Niermeyer. Elle s'est poursuivie jusqu'au début du XIIIe siècle, marquant pas à pas les différentes phases de l'évolution du domaine. Cependant, tout en restant d'abord préoccupée d'éclairer l'activité économique de l'abbaye, elle peut également constituer, dans une large mesure, une contribution à l'étude des scriptoria et des chancelleries monastiques de la Principauté de Liège au moyen âge.
La partie proprement historique a donc bénéficié des remaniements dus aux résultats de la critique approfondie des sources diplomatiques. Nous n'avons naturellement pas omis de tenir compte des progrès apportés depuis 1942, par les médiévistes, à la littérature du sujet. Au cours de ce travail, nous avons été guidé par le constant souci de considérer l'abbaye dans son ensemble et de placer l'activité économique dans son cadre religieux, artistique, intellectuel et politique. Cette vue synthétique s'imposait d'autant plus qu'elle s'appliquait aux deux siècles du moyen âge où s'opèrent des transformations profondes et qui constituent, des volets de son diptyque, la charnière complexe et sensible. »

20 euros (code de commande : 10923).

 

TERCAFS (R.) et THIERNESSE (E.) — Guide nature de l'Ardenne. Gembloux, Duculot, 1975. In-8° broché, 351 p., nombreuses illustrations.

10 euros (code de commande : 6360).

 

Théâtre liégeois. Nouvelle édition. Augmentée d'une pièce inédite ; revue et annotée par F. Bailleux, précédée d'une introduction historique par U. Capitaine, d'une lettre aux éditeurs par J. Stecher et ornée de trois planches gravées par J. Helbig. Liège, Carmanne, 1854. [Liége, Typographie de J.-G. Carmanne, Place St Pholien, 13. 1854.] In-12 broché, XXX, 211, [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.] p., exemplaire bien complet des trois gravures, dos cassé, couverture défraîchie.

   
Couverture et gravure en regard de la p. 23.

40 euros (code de commande : 14214).

 

TOUSSAINT (Le chanoine)Histoire de l'abbaye de Marche-les-Dames. Namur, Douxfils, 1888. In-8° broché, 122 p., exemplaire non coupé.
Table des matières :
   - La vallée de la Meuse.
   - La chapelle de Saint-Jean-Baptiste - Les pierres tombales.i
   - Origine de l'abbaye de Marche-les-Dames.

   Noms des Abesses connues avant la Réformation :
   
I. Ivette. 1236.
   II. S... 1247.
   III. Marie I. 1273.
   IV. Helwy. 1291.
   V. Clarisse de Bawegny. 1330.
   VI. Marie II delle Malaise. 1340.
   VII. Ponche de Modave. 1392.
   VIII. Marguerite de Boen. 1402.
   Abesses depuis la Réformation :
   I. Marie I de Bervier. 1406-1447.
   II. Marie II de Collechon. 1445 ou 1447-1460.
   III. Marie III de Hersta. 1460-1486.
   IV. Marie IV de Hustin. 1486-1504.
   V. Catherine de Hodeige. 1504-1531.
   VI. Jacqueline de Houtain. 1531-1565.
   VII. Marie V de Dave. 1565-1579.
   VIII. Jeanne Baduel. 1579-1602.
   IX. Clémence de Castro. 1602-1635.
   X. Anne de Jamblinne. 1635-1658.
   XI. Christine de Hinnisdael. 1658-1682.
   
XII. Catherine Woost de Triexhe. 1682-1706.
   XIII. Marguerite de Bulley. 1706-1722.
   XIV. Constance de Bulley. 1722-1743.
   XV. Louise de Fumal. 1743-1769.
   XVI. Marie-Josèphe de Boron. 1769.

25 euros (code de commande : 13079).

 

Trésors d’art de l’ancien doyenné de Rochefort. Rochefort, 1966. In-8° broché, 84 p., illustrations.
@ Catalogue de l’exposition organisée par le Cercle Culturel et Historique de Rochefort et l’Administration Générale des Arts et des Lettres, au Musée du Pays de Rochefort, du 25 juin au 18 septembre 1966.

10 euros (code de commande : 2438).

 

Trésors d'art religieux au marquisat de Franchimont. Theux, 1971. In-8° broché, 151 p., illustrations.
Introduction :
   « Les expositions organisées depuis 1965 à Stavelot, Val-Dieu, Rochefort, Verviers et Flostoy ont laissé une grande partie du pays de Franchimont isolée au milieu de territoires déjà prospectés. Combler cette lacune, tirer un trait d'union entre ces régions maintenant mieux connues, tel est le projet que nous nous sommes efforcés de réaliser. Pour diverses raisons, nous avons limité nos recherches aux œuvres antérieures à 1800, dont un inventaire exhaustif a été entrepris. Dès lors, il nous a paru préférable d'étendre notre prospection à une entité existant sous l'Ancien Régime, à savoir les quatre bans anciens du Marquisat de Franchimont : Theux, chef-ban (communes de Theux, Polleur, La Reid et Pepinster), Sart (commune de Sart), Jalhay (commune de Jalhay) et Spa (commune de Spa). Quant au cinquième ban, celui de Verviers, comme il s'est joint tardivement au pays de Franchimont et qu'il a déjà été étudié lors d'expositions précédentes, nous ne l'avons pas inclus dans nos travaux. Ces quatre bans coïncidaient vraisemblablement avec le territoire de la paroisse primitive de Theux, ce qui donne à notre entreprise un cadre historique, religieux et géographique (la vallée de la Hoëgne et ses affluents) particulièrement homogène. Sur ce territoire partagé en sept communes, nous avons visité les dix-huit églises paroissiales actuelles, avec leur presbytère, et toutes les chapelles publiques ou privées (il y en a plus de trente), y compris celles des communautés religieuses ; les « potales » et crucifix n'ont pas été négligés ; enfin quelques pièces de collections particulières ont également été inventoriées. Nous avons ainsi constitué un fichier – où chaque objet recensé est accompagné de sa photographie – qu'il nous faudra compléter par les œuvres des XIXe et XXe siècles. Parallèlement à cette prospection, des recherches dans les archives nous ont permis de publier plusieurs notices inédites sur les paroisses, l'architecture, les couvents, les dévotions... qui pourront servir de base à des études plus approfondies ; il nous a aussi été possible de dater avec précision un certain nombre d'œuvres d'art et d'identifier quelques peintres, sculpteurs ou orfèvres y ayant travaillé. Dans le cadre de cette étude, nous n'avons pu cependant accompagner chaque affirmation de sa référence précise. Quant aux travaux, fort peu nombreux et très partiels en ce qui concerne l'histoire et l'art religieux de cette région, nous avons cité en fin de notice les plus utilisés.
   Un semblable travail n'est certes pas exempt d'imperfections, mais nous osons espérer qu'il suscitera de nouvelles recherches plus complètes et plus approfondies. Le passé n'est pas « mort », nous en vivons, nous en sommes pétris ; l'étudier, c'est- apprendre à mieux se connaître, « à vivre pleinement le moment présent, première pierre de l'avenir ».
   Puisse cette exposition nous révéler la beauté des œuvres que nos ancêtres ont réalisées avec toute leur foi. Et si maintenant nous connaissons mieux ces trésors d'art, c'est grâce aux études qu'a bien voulu entreprendre avec tant de zèle et de compétence le Comte J. de Borchgrave d'Altena, conservateur en chef honoraire des Musées royaux d'Art et d'Histoire, et président du Comité organisateur de l'exposition ; qu'il trouve ici le témoignage de notre reconnaissance. »

10 euros (code de commande : 12476).

 

VANDER MAELEN (Philippe) — Dictionnaire géographique de la province de Liége. Précédé d'un Fragment du mémorial de l'Établissement géographique de Bruxelles, fondé par Ph. Vander Maelen, membre de l'Académie royale des Sciences et Belles Lettres de Bruxelles, de l'Académie Royale des Sciences de Turin et de Lucques, de la Société de Géographie de Paris, de la Société Géologique de France, de la Société Française de Statistique universelle, de celle d'Histoire naturelle de Vétéravie, correspondant de la Société d'Histoire naturelle de Liége, auteur de l'Atlas universel en 400 feuilles, et de l'Atlas de l'Europe, en 165 feuilles. Le docteur Meisser est chargé de la rédaction et de la correspondance. Bruxelles, Établissement Géographique, 1831. [Bruxelles, A l'Établissement Géographique, Faubourg de Flandre. 1831.] In-8° demi-basane verte, dos lisse orné, XXV (le feuillet de la p. XXV a été relié entre les pp. XVI et XVII), [3 bl.], LXXXVII (Fragment de la correspondance de l'établissement géographique de Bruxelles), [1 bl.], VII, [1 bl.], 63 (Coup d'oeil sur la province de Liège), [1 bl.], 242 (dictionnaire), [2 bl.], 60 (appendice), [1 à déplier (titre des Routes et rivières de la province de Liége], [1 bl.], 10 (tableaux à déplier), [1 (titre des Documens statistiques], [1 bl.], 48, [8 (Specimen du Dictionnaire de l'Espagne) p., exemplaire bien complet de ses 4 vues et 4 plans de l'établissement géographique de Bruxelles, bon exemplaire dans sa reliure d'époque.

   
   Frontispice, page de titre et dos de la reliure.

180 euros (code de commande : 16755).

 

VAN DERVEEGHDE (Denise) — Le domaine du Val Saint-Lambert de 1202 à 1387. Contribution à l'histoire rurale et industrielle du Pays de Liège. Paris, Les Belles Lettres, 1955. In-8° broché, 239 p., (collection « Bibliothèque de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Liège », fascicule CXXX), couverture plastifiée, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde.
Extrait de l'avant-propos :
   Les XIIIe et XIVe siècles représentent, pour l'histoire de la propriété au Moyen Âge, une période intéressante mais encore mal connue.
   En étudiant le domaine de l'abbaye cistercienne du Val Saint-Lambert, notre intention est de montrer comment un établissement fondé au XIIIe a constitué et organisé son patrimoine à une époque où les effets d'une grave crise économique et sociale se font sentir dans le Pays de Liège tout entier.
   Pour réaliser ce but, nous avons disposé d'une abondante documentation archivistique mais aucune source narrative n'a pu servir de fil conducteur à notre exposé pour lequel nous n'avons guère trouvé de points de comparaison ailleurs, la plupart des monographies s'arrêtant aux premières manifestations de déclin.
   Nous avons essayé d'expliquer la nature et les vicissitudes du complexe domanial avant, pendant et après une période de grandes difficultés, qui commence vers 1280 et dure plus de cinquante ans. Nous nous sommes aussi attachée aux différentes activités économiques de l'institution, parmi lesquelles l'exploitation de la houille est certainement la plus originale et même la plus profitable à partir du XIVe siècle.

25 euros (code de commande : 16588).

 

VAN DERVEEGHDE (Denise) — Le polyptyque de 1280 du Chapitre de la Cathédrale Saint-Lambert à Liège. Bruxelles, Palais des Académies, 1958. In-8° reliure d'éditeur, 283 p., une carte dépliante, (collection « Commission Royale d'Histoire »).
Extrait de l'introduction :
   Si le XIIIe siècle est pour le Brabant et la Flandre une ère de grande expansion économique, pour le Pays mosan au contraire c'est une période de réelle stagnation commerciale et industrielle.
   Mais partout, il y a du désordre dans la vie domaniale quelles que soient l'importance, l'ancienneté ou la consistance des domaines.
   Après avoir eu longtemps recours à des expédients, les grands princes et les petits seigneurs, les laïcs et les ecclésiastiques finirent par comprendre que l'organisation carolingienne était périmée, les besoins et les aspirations des hommes ayant changé au point de rendre caduques les bases de la vie domaniale. Avec plus ou moins de rapidité, d'opportunité ou de chance, ils entreprirent d'en modifier la structure en tenant compte de différents facteurs nouveaux dus à des causes d'ordre économique, social ou politique. Les chartes de franchise, les baux, les comptes, les actes de vente ou d'échange nous donnent à ce sujet, de précieux renseignements grâce auxquels on comprend mieux la vie économique et par là même l'évolution de la société.
   Quand un polyptyque décrit la nature, l'importance et la valeur d'un domaine, il fixe, pour un moment, la fortune immobilière de celui pour qui l'inventaire est dressé, le statut juridique ou économique de ceux qui mettent le bien en valeur et les conditions de vie ou les ressources d'une région déterminée. Il permet ainsi d'établir une comparaison avec les descriptions classiques des temps carolingiens et post-carolingiens.
   Les polyptyques conservés sont assez nombreux pour nos régions à partir de 1250. Certains sont de véritables descriptions imagées et précises, d'autres de sèches listes de tenanciers ou d'arides nomenclatures de redevances, d'autres enfin mêlent des fragments de gestion financière ou des copies de charte au relevé général de leur domaine.
    Dans le cadre liégeois, les polyptyques sont rares pour le XIIIe siècle. Ils deviennent nombreux dans le courant du XIVe. La plupart des établissements religieux et hospitaliers entreprennent à cette époque d'inventorier leur domaine.
    Celui que nous publions et que beaucoup d'érudits ont consulté décrit la fortune immobilière d'un chapitre cathédral dont on a assez dit qu'il était un des plus importants de l'Empire.

15 euros (code de commande : 14687).

 

[VELBRUCK (François-Charles de)]. FROIDCOURT (Georges de) — Velbrück prince-évêque philosophe. Liège, Gothier et fils, 1948. In-8° broché, 83 p., tirage limité à 301 exemplaires dont 300 sur vélin anglais (celui présenté ici est le n° 296), exemplaire non coupé, hommage de l'auteur à Maurice-A. Arnould.
Extrait :
   Au milieu du siècle dernier, le baron de Stassart, dans la Biographie universelle, dit ceci de Velbruck :
   « ... élu prince-évêque de Liège, le 16 janvier 1772, il fit le bonheur d'un demi-million d'hommes confiés à ses soins, et son administration mérite d'être citée comme modèle. »
   Déjà au lendemain de son élection le procureur général et syndic Ophoven avait écrit :
   « ... L'illustre naissance de notre Celsissime Prince contribua bien moins à son Élection unanime, que ses éminentes qualités. Un esprit vif, aisé et pénétrant, orné des plus belles connoissances, un cœur généreux et compatissant, dont la bonté fait le caractère, et qui lui a mérité le beau titre d'Ami de l'humanité, une âme grande, et naturellement portée à tout ce qu'il y a de relevé ; des manières douces, affables et prévenantes ; une éloquence persuasive, qui lui gagne tous les cœurs ; sont autant de qualités que ce Prince fait admirer dans sa Personne Sacrée ; et ce qui en relève encore le prix, c'est qu'elles sont accompagnées de l'extérieur le plus charmant. Nulle des Vertus de son Âme qui ne soit peinte sur son visage. Il nous serait impossible de détailler les témoignages de joie que le Peuple fit éclat-ter au moment de cet heureux événement... »

25 euros (code de commande : 16484).

 

VEREERSTRAETEN (Julien) Le bassin de la Meuse. Étude de géographie hydrologique. Bruxelles, Société Royale Belge de Géographie, 1972. In-8° broché, 339 p., cartes, tableaux et graphiques, (« Revue Belge de Géographie », 94e année - 1970, fascicules 1 à 3).
Plan général de l'ouvrage :
   - Avant-propos, liste des tableaux, liste des figures.
   - Introduction.
   - Généralités :
          - Le bassin (La source de la Meuse ; Délimitation du bassin versant ; Grandeur du bassin ; Répartition de la superficie par tranches d'altitude).
          - Quelques principes d'hydrométrie (Bilan annuel ; Méthodes de jaugeage).
          - Calcul de la lame d'eau moyenne tombées sur un bassin.
   - Première partie : La Meuse en France (La Meuse à Commercy ; La Meuse à Chooz).
   - Deuxième partie : La Meuse en Belgique (La Meuse à Visé ; Corrélations dans le temps).
   - Troisième partie : Les rivières affluentes (La Semois ; La Lesse ; La Sambre ; L'Ourthe ; Le Viroin ; Autres rivières).
   - Quatrième partie : La Meuse mitoyenne et néerlandaise (La Meuse à Borgharen, La Meuse à Maaseik ; La Meuse à Lith).
   - Cinquième partie : Genèse d'une crue (La crue mémorable de l'hiver 1925-1926 ; La crue de l'hiver 1961).
   - Sixième partie : Fréquence des débits dans le bassin de la Meuse.
   - Septième partie : L'évaporation et le déficit d'écoulement.
   - Huitième partie : Utilisation de la Meuse et de ses affluents pour la consommation d'eau en Belgique.
   - Conclusions.

20 euros (code de commande : 11678).

 

[WAREMME]. Trésors d'Art et d'Histoire de Waremme et de sa région. [Bruxelles], Ministère de la Communauté Française, 1979. In-8° carré broché, 179 p., illustrations.
@ Catalogue de l'exposition organisée au Musée régional de Waremme, Église d'Oleye, du 5 octobre au 18 novembre 1979.
Après l'avant-propos et la préface, l'ouvrage contient :
Le cadre géographique de Waremme et de sa région.
Cadre historique avant 1830.
Évolution économique, sociale et politique de Waremme et son agrandissement (1830-1940).
Le patrimoine archéologique.
Le patrimoine religieux.
Patrimoine civil du doyenné.
Le patrimoine industriel.
- Folklore hesbignon et traditions populaires.
- Patrimoine littéraire
.

12 euros (code de commande : 11494).

 

WINTGENS (Leo) Grundlagen der Sprachgeschichte im Bereich des Herzogtums Limburg. Beitrag zum Studium der Sprachlandschaft zwischen Maas und Rhein. Eupen, Grenz-Echo-Verlag, 1982. In-8° sous reliure d'éditeur, XII, 525 p., illustrations, (collection « Ostbelgische Studien », n° 1).
Inhaltsverzeichnis :
   Vorwort.
   Zum Geleit: Laudatio zur Verleihung des RdK-Preises von R. Alexis.
   Replik : Regionale Sprachgeschichte im Spannungsfeld.
   Teil I : Sprache und Gesdchichte.
   Zweck und Methode :
      Die Aufgabe.
      Die Quellen.
      Die Methode.
         Kriterientabellen.
         Abkürzungen
         Besondere Zeichen
   Zur Geschichte :
      Die Entwicklung der territorialen Zugehörigkeit.
      Die kirchliche Organisation.
      Limburg zwischen Ost und West.
   Zur Sprache : Mundart und Schreiblandschaft.
   Die freie Reichsherrlichkeit Lontzen.
      Ortsgeschichte.
      Quellenmaterial.
      Schreibsprache :
         Wortlehre.
         Lautlehre.
         Formenlehre.
   Die Lathöfe in Eupen.
      Ortsgeschichte.
      Quellenmaterial.
      Schreibsprache :
         Wortlehre.
         Lautlehre.
         Formenlehre.
   Die Hochbank Baelen.
      Ortsgeschichte.
      Quellenmaterial.
      Schreibsprache :
         Wortlehre.
         Lautiehre.
         Formenlehre.
   Synthese Lontzen-Eupen-Baelen :
      Grundzüge der altlimburgischen Schreibe.
         Wortlehre.
         Lautlehre.
         Formenlehre.
    Schlußfolgerungen zur Sprachgeschichte.
      Sprachliche Wechselwirkungen im Bereich der Herzogtums Lirnburg.
      Schreiber und Schreibnormen.
      Sprachschichten und Sprachbereiche.
      Einblick in die weitere sprachliche Entwicklung bis zum Ende des Ancien Régime.
   Teil II : Dokumente und Belege.
   Textedition.
      Zur Einleitung.
      Zur Freien Herrlichkeit Lontzen.
      Zu den Lathöfen in Eupen.
      Zur Hochbank Baelen.
      Zu den Schlußfolgerungen.
   Glossar.
   Notizen'zu den Schreiberhänden.
   Gliederung des altlimburgischen Materials - Limburg im Kontaktraum zwischen Maas und Rhein.
   Statistische Vergleichstabellen.
   Verzeichnis der Karten.
   Quellenmaterial und Bibliographie.
   Anhang.
      1. Résumé - Samenvatting - Abstract.
      2. Liste der Förderer und Subskribenten.
      3. Gutachten der Fachleute/Avis des spécialistes.

30 euros (code de commande : 12714).

 


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