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Actes du Colloque d'Histoire militaire belge (1830-1980). Bruxelles, 26-28 mars 1980. Akten van het Colloqium over de Belgische Krijgsgeschiedenis (1830-1980). Brussel, 26-28 maart 1980. Bruxelles, Musée Royal de l'Armée, 1981. In-8° broché, 528 p., quelques illustrations, (collection « Centre d'Histoire Militaires - Travaux », n° 16).
Table des matières :
   - Introduction.
   - Allocutions d'ouverture, par le lieutenant général Renson et par E.A. Jacobs.
   - 1830 te Brugge, par R. Van Eenoo.
   - La révolution de 1830 à Liège, par Robert Dumoulin.
   - De omwenteling van 1830 te Gent, par M. Balthazar.
   - La révolution de 1830 à Tournai, par Jacques Nazet.
   - La révolution de 1830 à Bruxelles et à Anvers, par J. Logie.
   - Belgische militairen en wapens in de ontwikkeling van de Braziliaanse grootmacht (1830-1914), par Eddy Stols.
   - Historiographie des Zouaves pontificaux belges 1860-1980, par J. Lorette.
   - La campagne antiesclavagiste 1892-1896, par Jo Gérard.
   - De Congolese weermacht en de hulptroepen gedurende de « Arabische » campagne (1892-1894), par Ph. Marechal.
   - La force publique congolaise de 1918 à 1960, par François Vanderstraeten.
   - De monarchie en de landsverdediging onder Léopold I, par Lode Wils.
   - Léopold II et la défense nationale, par Nadine Lubelski-Bernard.
   - Le roi Albert, la paix et la conduite de la guerre, novembre 1915 - février 1916, par Marie-Rose Thielemans.
   - Regards nouveaux sur mai 1940, par Jean Vanwelkenhuyzen.
   - Défense nationale et monarchie. Conclusions, par Jacques Willequet.
   - Le danger de guerre et la neutralité belge (1910-1914), par Robert Devleeshouwer.
   - Nog over de verhouding tussen de taalgroepen in het Ijzerleger (1917-1918), par F.E. Stevens.
   - Kritische beschouwingen betreffende het belgisch leger in mei 1940 (1), par J.F. Verbruggen.
   - Discussion à propos de l'exposé du professeur Verbruggen sur la retraite de l'armée en 1940.
   - La résistance en Belgique. Problématique historique et politique, par Hubert Galle et Yannis Thanassekos.
   - Psychologie de l'officier belge face à la défaite. Juin 1940 - automne 1941, par Francis Balace.
   - Le rôle social de l'armée belge, par Philippe Sunou.
   - Le milieu militaire belge de 1830 à 1945, par E. Wanty.
   - L'emploi des langues à la garde civique, par E.A. Jacobs.
   - La gendarmerie belge 1830-1914, par Marie-Claire Rabier.
   - Les problèmes de la défense nationale de 1830 à 1914 vus par des francs-maçons belges et particulièrement à Bruxelles, par Roger Desmed.
   - L'Église de Belgique et la défense nationale de 1830 à 1914, par R. Aubert.
   - La juridiction militaire belge de 1830 à nos jours, par John Gilissen.
   - La professionnalisation de l'armée belge, par Philippe Manigart.
   - Un versement du ministère de la Défense nationale aux Archives générales du royaume : cartes, plans et registres divers (fin XIXe - début XXe siècle), par Alain Dierkens.
   - Brèves conclusions générales, par J. Stengers.

13 euros (code de commande : 18368 - vendu).

 

PETRI (Franz) — Die Niederlanden (Holland und Belgien) und das Reich. Volkstum, Gaschichte, Gegenwart. Bonn, Ludwig Röhrscheid Verlag, 1940. In-8° broché, 56 p., 4 carte in fine (dont trois à déplier), (collection « Veröffentlichung des Instituts für geschichtliche Landeskunde der Rheinlande an der Universität Bonn »), on joint deux lettres du capitaine-commandant Ed. Michaux qui donne des information à propos de ce livre, bel exemplaire.
Postface :
   Die Schrift wurde abgeschlossen Ende April 1940.
   Zwischen der Niederschrift der vorstehenden Zeilen und ihrem Erscheinen liegen Ereignisse, deren weltbewegende Wucht uns noch alle im Bann hält. Die in diesen entscheidungsschweren Tagen von Holland und Belgien eingenommene Haltung fügt sich ganz in das von uns gezeichnete Bild, läßt aber auch die bisher verfolgte Außenpolitik der beiden Staaten in einem neuen Lichte erscheinen. Auf die dadurch aufgeworfenen Probleme einzugehen, ist für die Wissenschaft noch verfrüht. Deshalb möge die Schrift in der vor dem 10. Mai festgelegten Form hinausgehen. Sie möchte den Deutschen einführen in das Verständnis der beiden uns in so neuer Form nahegerückten Nachbarländer und zugleich einen Dienst tun für die von uns erhoffte innere Wiederbegegnung zwischen den Niederlanden und dem Reich in einem erneuerten Europa.
Extrait des lettres du capitaine Michaux :
   « Ce matin [30 octobre 1946], j'ai trouvé tout à fait par hasard une brochure du sinistre Franz Petri dont vous avez certainement entendu parler pendant la guerre (il s'est occupé de la revision de nos manuels d'histoire). [...] Elle fut terminée en 1940, mais pour des raisons inconnues de moi, elle ne put être mise en vente par le gouvernement nazi. Actuellement la vente en est aussi interdite de sorte que la brochure n'est pas dans le commerce.
   Le capitaine donne plus de détails dans sa seconde lettre, datée du 28 novembre 1946 :
   « Un jour je m'étais rendu chez un éditeur [...] [où] j'aperçus un tas de brochures. C'était l'ouvrage de Petri. Je demandai donc si l'ouvrage était en vente on me répondit que non et l'on me raconta ce qui suit. L'ouvrage sortit de presse peu de temps après l'invasion allemande en Belgique. Par ordre du docteur Goebel la vente fut interdite pour raison d'opportunité politique. C'était un ordre venant de Berlin et signé Goebel. La chose fut ensuite perdue de vue et resta ainsi jusqu'à l'arrivée des Américains. Le professeur Steinbael décida alors que la vente sera définitivement interdite, du reste les Américains ne l'aurait pas permis. En conséquence le professeur a décidé que toute l'édition sera détruite et ne sera jamais mise en vente, il a du reste défendu d'en vendre un seul exemplaire. Donc vraisemblablement cette étude sera plus tard ultra rare. »

40 euros (code de commande : 18362 - vendu).

 

PIRENNE (Henri) — Bibliographie de l'histoire de Belgique. Catalogue méthodique et chronologique des sources et des ouvrages principaux relatifs à l'histoire de tous les Pays-Bas jusqu'en 1598 et à l'histoire de Belgique jusqu'en 1914. Troisième édition revue et complétée avec la collaboration de Henri Nowé et Henri Obreen. Bruxelles, Lamertin, 1931. In-8° broché, VIII, 440 p., exemplaire non coupé et à l'état de neuf.
Préface :
   Depuis quelques années la deuxième édition de cet ouvrage publiée en 1902 était épuisée et l'on en demandait une troisième. Surchargé de besogne, j'aurais sans doute attendu longtemps avant d'entreprendre la révision que m'imposait comme un devoir le désir des travailleurs, si je n'avais eu la bonne fortune de rencontrer en MM. Henri Nowé et Henri Obreen, deux collaborateurs suscités par une vieille amitié. Ils ont voulu prendre sur eux la plus grande part de notre tâche commune et ce livre est désormais leur œuvre autant que la mienne. Qu'il me soit permis de leur exprimer ici ma cordiale gratitude pour l'abnégation avec laquelle ils se sont acquittés, en lui sacrifiant leurs propres études, du labeur à la fois délicat et fastidieux de remettre au point un répertoire qu'il fallait reprendre dans toutes ses parties.
   Dans ses grandes lignes le plan de notre catalogue est resté conforme à sa conception première, dont une expérience déjà longue semble avoir démontré la convenance. Son cadre continue donc à comprendre la bibliographie sommaire de tous les territoires ayant constitué jadis les dix-sept provinces des Pays-Bas jusqu'au moment où l'avènement des Archiducs Albert et Isabelle amène leur division de fait en deux États distincts : au Nord la République des Provinces-Unies, au Sud les Pays-Bas catholiques, ancêtres de la Belgique. À partir de 1598, nous n'avions plus à nous occuper que de cette dernière, sauf durant les seize années (1814-1830) pendant lesquelles elle a constitué conjointement avec la Hollande le Royaume des Pays-Bas. Pour les pays conquis au XVIIe siècle par la France, l'Artois, le Cambrésis, la Flandre wallonne et les parties méridionales du Hainaut et du Luxembourg, ils cessent de même d'être représentés dans notre ouvrage à partir de leur annexion. Enfin la répartition des matières par périodes n'a subi non plus aucun changement d'importance.
   Des modifications qui, nous l'espérons, sont des améliorations, ont cependant été introduites.
   Tout d'abord le développement de plus en plus actif des études d'histoire contemporaine nous a imposé l'obligation d'embrasser la période délimitée par la révolution de 1830, à laquelle s'arrêtaient les éditions précédentes, et la guerre de 1914. Peut-être une quatrième édition franchira-t-elle quelque jour ce terme. En ce moment, il eût été impossible de filtrer la bibliographie surabondante de l'époque chaotique qui y débute.
   Quand au classement des ouvrages, il a été assez sensiblement transformé. Nous avons cru en effet, qu'il était plus pratique de grouper sous les rubriques de la première partie tous les titres qui s'y rapportent plutôt que de continuer à n'y faire figurer que les travaux de portée générale et à éparpiller les autres à travers les divisions chronologiques de la deuxième partie. Quelle que soit l'époque dont ils traitent, on trouvera donc rassemblés dans les paragraphes relatifs à l'histoire du droit, à l'histoire constitutionnelle, à l'histoire économique, à l'histoire ecclésiastique, à l'emploi des langues nationales et à l'histoire littéraire, à l'histoire de l'enseignement, à l'archéologie, à l'histoire de l'art et à l'histoire de l'imprimerie tous les renseignements afférents à ces sujets. Il nous a paru que cette répartition faciliterait beaucoup les recherches de ceux dont l'étude s'attache non point à une période déterminée, mais à une manifestation particulière de la vie sociale. Ils trouveront ainsi, de prime abord, tout ce qui les concerne. Des chiffres de concordance insérés dans la partie chronologique renvoient d'ailleurs aux ouvrages de la partie générale qui intéressent chaque époque.
   Nous nous sommes décidés à ne plus faire figurer en tête de nos paragraphes, l'indication des paragraphes correspondants des bibliographies trop généralement connues de Dahlmann-Waitz et de G. Monod. Nous ne pouvions songer d'autre part à mentionner tous les répertoires étrangers dont l'histoire de Belgique exige, suivant les époques, l'utilisation. Dans l'état actuel de l'outillage scientifique, le lecteur quelque peu averti n'éprouvera aucune peine à s'en procurer les titres.
   Si soucieux que nous ayons été de nous renfermer dans le domaine de la bibliographie choisie, nous n'avons pu empêcher notre livre de passer des 2586 numéros qu'il comprenait dans la deuxième édition, à 4151. C'est beaucoup sans doute et quelques-uns ne manqueront pas de penser que c'est trop. Mais il faut observer que nous avions à tenir compte de la production de vingt-huit années qui ont été extraordinairement fécondes. Au surplus, il était préférable de donner trop plutôt que trop peu. Nous n'avons pas hésité à accueillir des travaux de valeur scientifique médiocre quand il nous a semblé qu'ils apportaient des renseignements utiles. Nous n'ignorons pas d'ailleurs que tout choix est affaire personnelle et attire nécessairement la critique. Si l'on nous reproche de n'avoir pas toujours bien fait, nous avons du moins la conviction d'avoir fait de notre mieux.
   L'impression de notre ouvrage a duré, pour des raisons complètement indépendantes de notre volonté, beaucoup plus longtemps que nous ne l'avions supposé. Le volume aurait dû paraître en 1930 et nous avions en conséquence arrêté nos dépouillements à la fin de 1929. Le retard qu'il a éprouvé nous a obligés d'y insérer les titres des travaux les plus importants parus pendant son long séjour sous la presse. Quelques rectifications et additions de la dernière heure ont été rassemblées dans un appendice.

25 euros (code de commande : 18365 - vendu).

 

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 VIENT DE PARAITRE

Les Chapelles de Cambron Saint Vincent, livre de photographies
par Léonie DESCHAMPS.

Ce livre relié de 40 pages en couleurs (20 /30cm), peut être acquis au prix de 45,00 euros (frais d'envoi non inclus).

Il s'agit d' un inventaire photographique exhaustif des chapelles de l'entité, établi par noms de rues.

 

Académie Royale d'Archéologie de Belgique. Annales. LXXV. 7e série. Tome V. Fascicule unique. Anvers, V. Resseler, 1929. In-8° broché, 111 p., 8 planches dépliantes, un plan.
@ Ce volume contient : L'influence artistique d'Anvers au XVIIIe siècle, par Fernand Donnet et Paul Rolland ; Une terre neutre en Ardenne au XVIIIe siècle : Bertrix, par Léon le Febvre de Vivy ; De l'origine de quelques types monétaires belges, par Albert Visart de Bocarmé ; Topographie tournaisienne gallo-romaine et franque : l'enceinte antique, le palais des rois francs, le mallus, par Paul Rolland.

13 euros (code de commande : 231/67).

 

Analectes pour servir à l'histoire ecclésiastique de la Belgique. Publiés par le chanoine Reusens et le chanoine Victor Barbier. Deuxième série - Tome douzième (XXVIIIe de toute la collection). Deuxième série - Tome treizième (XXIXe de toute la collection). Louvain, 1900-1901. In-8° sous une modeste reliure de l'époque, couvertures conservées, 510 et 512 p., cachet de bibliothèque.
Table des matières :
   Tome XXVIII.
   - Pouillé de l'ancien diocèse de Cambrai (origine à 1559), par le chanoine Reusens.
   - Pouillé du diocèse de Cambrai (Les doyennés de Grammont, de Hal, de Bruxelles, d'Alost, de Pamele-Audenarde et d'Anvers en 1567), par le chanoine Reusens.
   Fondation du chapitre de Saint-Pierre de Turnhout (juillet 1398).
   - Accord conclu entre l'évêque de Cambrai et le chapitre d'Alost (16 novembre 1498).
   - Accord conclu par l'évêque de Cambrai avec le chapitre de Saint-Rombaut de Malines, au sujet de l'exercice de la juridiction répressive sur les membres et les suppôts du chapitre (2 et 4 août 1365).
   - Accord conclu par l'évêque de Cambrai avec le chapitre de Sainte-Gudule de Bruxelles, au sujet de l'exercice de la juridiction répressive sur les membres et les suppôts du chapitre (19 et 27 juin 1425).
   - Incorporation de l'église d'Assche au collège du pape Adrien VI à l'Université de Louvain (19 août 1533).
   - Incorporation de l'église de Brecht au collège d'Arras à Louvain.
   - Incorporation de l'église de Duffel à l'abbaye de Tongerloo.
   - Incorporation de l'église de Grammont à l'abbaye de la même ville.
   - Les Béguines de Hérenthals obtiennent le patronage de leur église.
   - Incorporation de l'église de Lennick-Saint-Martin au monastère de Caudenberg.
   - Incorporation de l'église de Lennick-Saint-Quentin au chapitre de Nivelles.
   - Incorporation de l'église de Saint-Amand lez-Puers au chapitre de Saint-Jacques de Louvain.
   - Fondation à la chapellenie de Notre-Dame à Dilbeek.
   - Fondation d'une chapellenie castrale à Haute-Croix.
   - Fondation de la chapellenie de Saint-Georges à Isque.
   - Fondation de la chapellenie de Terspelt à Merchtem.
   - Fondation de la chapellenie de Sainte-Barbe à Pepinghen.
   - Dotation de la chapellenie de Notre-Dame à Schaerbeek.
   - Dotation d'une chapellenie à Steynockerzeel.
   - Le pape Nicolas approuve la fondation de la chapellenie de Notre-Dame au château de Steenvoort, à Ternath.
   - Fondation de la chapellenie de Saint-Georges à Vilvorde.
   - Charles-Quint nomme un écolâtre à Bruxelles.
   - Jean de Merode présente à la cure de Saint-Amand de Gheel.
   - Antoine de la Laing présente à une chapellenie à Hérenthals.
   - Martin de Hornes nomme une prieure à Petit-Bigard.
   - Lettres de nomination d'un doyen de chrétienté à Cambrai.
   - Accord entre Henri de Berghes, évoque de Cambrai, et Arnold de Home, seigneur de Gaesbeek.
   - Accord entre Henri de Berghes, évêque de Cambrai, et Guillaume Goex, seigneur de Pollaere et de Meerbeke-lez-Ninove.
   - Liste des documents relatifs au pouillé de J 567-1569, publiés dans les Analectes, I-XXVIII.
   Tome XXIX.
   - Règlements de deux hôpitaux de Bruxelles au XIIIe siècle.
   - Documents relatifs à l'histoire de l'Université de Louvain (1425-1797), publiés par le chanoine Reusens (suite).
      - Le Conservateur des privilèges de l'Université.
      - Liste des Conservateurs des privilèges.
      - Le tribunal du Conservateur des privilèges.
      - Le bureau du tribunal du Conservateur.
         a. Le Liseur des lettres ou signator primarum literarum.
         b) L'assesseur du Conservateur des privilèges.
         c) Les notaires du Conservateur des privilèges.
         d) Les procureurs des causes des tribunaux rectoral et conservatorial.
      - Les suppôts de l'Université.
      - La Visite de l'Université de Louvain en 1617, sous les archiducs Albert et Isabelle.
      - Après la Visite de 1617.
         a) Extraits des Actes de l'Université.
         b) Rapport de Libert De Pape, abbé de Parc, sur une enquête faite à l'Université de Louvain en 1673.
         c) Lettre du due de Villahermosa, gouverneur des Pays-Bas.
      - Visite faite par ordre de Charles le Téméraire en 1477.
      - Lutte de l'Université avec l'autorité civile au XVIIIe siècle.
         a) Règlement de l'Impératrice-Reine Marie-Thérèse pour l'Université de Louvain.
         b) Directio pro Universitate Lovaniensi a Consilio regio Gubernii generalis Belgici die 30 septembris 1788 praescripta.
      - L'Université dans ses rapports avec le Saint-Siège et avec l'Archevêque de Malines, pendant la première moitié du XVIIIe siècle.
         a) Bref de Benoit XIV à l'Université de Louvain.
         b) Extraits des Rapports adressés au Saint-Siège, en 1721 et 1730, par le Cardinal Thomas Philippe d'Alsace, Archevêque de Malines.
      - Documents relatifs à l'occupation française de 1795 et à la dispersion de l'Université en 1797.
      - Quelques notes historiques concernant Louvain, glanées dans une correspondance et publiées par M. le Dr Alf. Habets.
      - Le pape Honorius III confirme certains droits au chapitre de Saint-Pierre de Louvain.
      - Démembrement de l'église de Saint-Pierre de Louvain, en 1252, par l'érection des paroisses de Saint-Michel, de Saint-Jacques, de Saint-Quentin et de Sainte-Gertrude.
      - Accord conclu entre le doyen du chapitre de Saint-Pierre et les curés de Louvain, au sujet de l'exercice de certains droits paroissiaux.
      - Godefroid II, duc de Lotharingie, rappelle les donations faites par son père au chapitre de Saint-Pierre de Louvain.
   - Un document intéressant au point de vue de la valeur juridique des actes au XIIe siècle.
   - Le chevalier Jean Van Heesbeen est autorisé par Jeanne, duchesse de Brabant, à affecter à la fondation d'un autel son bien dit tGoedeken ter Heyden, situé à Santhoven.
   - Obituaire du monastère de Géronsart (Namur).
   - L'abbaye de Leffe fonde un prieuré à Awagne.
   - Jean Richardot, évêque d'Arras, archevêque de Cambrai. Notes et documents communiqués par V. Brants.
   - Pouillé du diocèse de Namur, du milieu du XVIIe siècle.

60 euros (code de commande : 17949).

 

Anfänge des Städtewesens an Schelde, Maas und Rhein bis zum Jahre 1000. Herausgegeben von Adriaan Verhulst. Köln - Weimar - Wien, Böhlau Verlag, 1996. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, XLI, 393 p., quelques illustrations, (collection « Städteforschung », Reihe A : « Darstellungen », n° 40), exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Zum Geleit, par Heinz Stoob.
   - Bibliographische Übersicht über die seit 1935 erschienenen Forschungen zur Entstehung und Frühgeschichte der Städte in den Niederlanden vor dem Jahre 1000, par Adriaan Verhulst.
   - Apercu bibliographique des études parues depuis la mort de Henri Pirenne (1935) sur l'origine et l'histoire des villes dans les anciens Pays-Bas avant l'an mil, par Adriaan Verhulst.
   - Die Anfänge des mittelalterlichen Städtewesens in den Niederlanden und dem angrenzenden Frankreich, par Franz Petri.
   - L'essor urbain entre Meuse et Mer du Nord a l'époque mérovingienne, par Jean Dhondt.
   - Merowingerzeitliche Voraussetzungen für die Entwicklung des Städtewesens zwischen Maas und Nordsee, par Franz Petri.
   - La vie urbaine entre Meuse et Loire du VIe au IXe siècle, par Fernand Vercauteren.
   - An aspect of the question of continuity between Antiquity and Middle Ages : the origin of the Flemish cities between the North Sea and the Scheldt, par Adriaan Verhulst.
   - Der Handelsplatz am Strand von Domburg, par Herbert Jankuhn.
   - Utrecht am Rhein. Mittelalterlicher Rheinlauf und Entstehungsgeschichte der Stadt Utrecht, par Johanna Maria van Winter.
   - Die neuen Dorestad-Grabungen 1967-1972, par W. A. van Es.
   - Les problemes de Quentovic, par Jean Dhondt.
   - Les origines et l'histoire ancienne de la ville de Bruges (IXe-XIIe siecle), par Adriaan Verhulst.
   - Die Frühgeschichte der Stadt Gent, par Adriaan Verhulst.
   - Saint Bavon et les origines de Gand, par Adriaan Verhulst.
   - Neue Ansichten über die Entstehung der flämischen Städte am Beispiel von Gent und Antwerpen, par Adriaan Verhulst.
   - Villes et campagnes aux IXe et Xe siècles : l'exemple du Pays Mosan, par Georges Despy.
   - Phasen in der Entstehung von Kaufmannsniederlassungen zwischen Maas und Nordsee in der Karolingerzeit, par Anton C.-E Koch.
   - La vie urbaine dans les anciens Pays-Bas avant l'an mil, par Adriaan Verhulst.
   - L'essor urbain du haut Moyen Âge, par Georges Despy.
   - Adriaan Verhulst
   - Zur Entstehung der Städte in Nordwest-Europa, par Adriaan Verhulst.
   - Index der Orts- und Personennamen.

30 euros (code de commande : 17979).

 

Annuaire administratif et judiciaire de Belgique et de la capitale du Royaume. Bruxelles, Bruylant, 1954. Fort in-12 sous cartonnage d'éditeur XXV, 2226, 67 p. (adresses des principaux négociants de Bruxelles), bel exemplaire.
   
@ On y trouve tous les renseignements utiles sur la famille royale, les relations extérieures, les pouvoirs constitutionnels : législatif (chambre, sénat), exécutif (ministère, grandes institutions), judiciaire (différentes cours y compris les juridictions militaire et maritime), les institutions provinciales, les cultes, l'instruction publique, les organisations sanitaires, les sciences, lettres et beaux-arts, les associations professionnelles, les département de l'agriculture - eaux et forêts, les classes-moyennes, la prévoyance sociale, le tourisme, les transports, les banques, les recettes et dépenses de l'État, les travaux publics, l'assistance publique, l'administration pénitentiaire, etc.

30 euros (code de commande : 11673).

 

Annuaire de la Belgique Scientifique, Artistique et Littéraire. Services administratifs, associations, instituts, musées, archives, bibliothèques, collections publiques et privées, enseignement supérieur, documentation. Bruxelles, Institut International de Bibliographie, 1908. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, XXXVI, 368 p., (publication n° 71).
Extrait de l'introduction :
   « Le présent Annuaire constitue un guide de renseignements sur les Institutions de toute nature qui existent actuellement en Belgique dans le domaine des Sciences, des Lettres et des Arts : Administrations publiques, Associations internationales, Sociétés savantes, Archives, Bibliothèques, Musées et Collections, Instituts scientifiques et Établissements d'enseignement supérieur. Il contient sur chacun des organismes mentionnés une notice succincte dont les éléments, pour la plupart, ont été fournis par les Institutions elles-mêmes sous forme de réponse au questionnaire d'une enquête organisée à cette fin. Des recherches faites dans les publications émanant des Institutions qui n'ont pas répondu à l'enquête ont permis de combler certaines lacunes.
   Le but que l'on s'est proposé en publiant cet annuaire, est d'ordre tout pratique. Mais là ne se limite cependant pas sa portée. En parcourant les pages qui suivent, on aura l'impression de se trouver en présence d'un essai d'inventaire de ce qu'on a pu appeler notre « Outillage intellectuel ». Et certes on sera frappé de la variété et de l'intensité de la vie de l'esprit en Belgique ainsi que de sa diffusion à travers tout le pays. »    

30 euros (code de commande : 12402).

 

Arbeid in veelvoud. Een huldeboek aangeboden aan prof. Dr J. Craeybeckx en prof. Dr. E. Scolliers van de Vrije Universiteit Brussel. VUB-Press, 1988. In-8° broché, 335 p., tableaux.
Table des matières :
   Voorwoord, par S. Loccufier.
   Ten geleide, par E. Witte en J. Hannes.
   I. Bio-bibliografie van J. Craeybeckx en E. Scholliers.
      - Bij het emeritaat van Jan Craeybeckx, par E. Witte.
      - Bibliografie Jan Craeybeckx, par F. Daelemans.
      - Etienne (Stef) Scholliers, par J. Hannes.
      - Bibliografie Etienne Scholliers, par P. Scholliers.
   II. Aspecten van de arbeid en de sociale problematiek in de Middeleeuwen.
      - Le travail de l'esclave agriculteur non chassé pendant le haut Moyen Âge, par R. Doehaerd.
      - Inzicht van kritische tijdgenoten in de sociale facetten der fiscaliteit en in sociaal-politiek onrecht in Vlaanderen (13de-15de eeuw), par W. Prevenier.
      - Flavus = blavus = blauw. Enkele opmerkingen over de kleur der wollen lakens in de 13de-eeuwse loonreglementen der Brabantse draperiesteden, par J.P. Peeters.
      - De Luikse voedselhulp aan de opstandige Gentenaren (1381-1382) : een verwaarloosd voorbeeld van interstedelijke solidariteit, par J. Baerten.
   III. Aspecten van de arbeid en de sociaal-economische problematiek in de moderne tijden en de transitieperiode.
      - Bevolkingsconcentratie en economische differentiatie in Peru gedurende de koloniale tijd, par B.H. Slicher van Bath.
      - Aanwerving van gekwalificeerde arbeidskrachten : een tweede Waalse emigratiegolf naar Zweden (vroege 18de eeuw), par C. Koninckx.
      - Het werkgedrag en de arbeidsmoraal van de plattelandsbevol-king op de vooravond van de Industriële Revolutie, par F.G. Scheelings.
      - Arbeid en seksualiteit. Een onderzoek naar de seksuele agressie op het vrouwelijk dienstpersoneel in het Ancien Régime, par H. Van Isterdael.
      - De proto-industrialisatie in Vlaanderen : een grote régionale diversiteit, par W. Vanderpijpen.
      - Living apart together : overheid en ondernemers in Brabant en Vlaanderen tijdens de tweede helft van de 18de eeuw, par C. Lis et H. Soly.
      - Arbeiders in de Brusselse katoennijverheid aan het einde van de Franse période, par R. De Peuter.
      - Het Brussels dienstpersoneel in 1796, par F. Daelemans et K. Van Honacker.
      - De opkomende « Vierde stand » in de burgerlijke omwentelingen van de Zuidelijke Nederlanden (1565-1585, 1789-1794, 1830), par E. Mandel.
   IV. Arbeid en arbeidersbeweging in de XlXde en XXste eeuw.
      - Een opvallend werkboekje uit Turnhout, par K. Van Isacker.
      - Geld in 't laatje. Arbeid en inkomen van Gentse arbeidersgezinnen ça. 1900, par P. Van den Eeckhout et P. Scholliers.
      - Contradicties van een idool. Multatuli in de socialistische arbeidersbeweging, par H. Balthazar.
      - De parlementaire positie van de christen-democratie, 1894-1914, par H. Van Velthoven.
      - Aspecten van de bediendenwerkloosheid in de jaren 1930-1939, par G. Vanthemsche.
   V. Methodologische aspecten.
      - De geschiedenis van prijzen en lonen : terugblik en toekomst-perspectief, par H. Van der Wee.
      - Werkinstrumenten bij een historische en sociaal-economische synthèse (14de - 20ste eeuw), par C. Vandenbroeke.
      - Du minimum vital au travail forcé (région liégeoise, ± 1750 à ± 1850), par E. Hélin.
      - Promethee (Préférence Ranking Organization Methods for Enrichment Evaluations) : een mogelijk alternatief bij operationaliseringsproble-men van het klassebegrip, par M. De Metsenaere.
      - De la créance accordée aux chiffres sans valeur, par J. Stengers.
      - De sociale vertaling van individueel-psychologische gegevens : methodo-logische bemerkingen bij de studie van het maatschappelijk gedrag in recessie-perioden, par H. Gaus.
      - Universitaire jongeren over De Nieuwe Orde van Maurice De Wilde, par A. Verhulst.

20 euros (code de commande : 14078).

 

À travers l'histoire nationale. Exposition permanente. Tomes I et II. Bruxelles, Archives Générales du Royaume, 1980 - 1981. Deux volumes in-8° collés, tome I : VII, 288 p., LI planches hors texte, tome II : VI, 283 p., XXXIX planches hors texte, couvertures plastifiées, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Avant-propos du tome I :
   Comme établissement scientifique de l'État, les Archives de l'État « assument des activités de recherche scientifique et des missions de service public liées à ces activités. » Cela signifie qu'elles recueillent, conservent, classent et inventorient des fonds et collections d'archives pour les mettre à la disposition du public, c.-à-d. de « tous les intéressés ». Ceux-ci sont en premier lieu les chercheurs belges et étrangers (étudiants, professeurs, historiens, généalogistes, fonctionnaires, etc.) qui reçoivent les documents en communication dans les salles de lecture de l'établissement et les consultent pour enrichir notre connaissance du passé par la publication d'ouvrages et d'articles ou pour étoffer de données anciennes des dossiers traitant de problèmes ou de situations actuels.
   Mais, si les chercheurs, dont le nombre s'est considérablement accru à la suite de la démocratisation de l'enseignement, ont été les premiers intéressés aux archives, ils ne sont plus les seuls depuis longtemps. En effet, les premières initiatives pour mettre en contact les écoliers et étudiants avec les documents historiques – par l'organisation de visites aux Archives – datent de 1880. Actuellement, les activités éducatives de l'établissement portent également sur la publication d'une série de recueils didactiques et la préparation d'un centre d'études pratiques qui comportera différentes sections consacrées à l'héraldique, la généalogie, la typologie des sources, etc.
   Enfin, depuis cinquante ans, les Archives tentent de promouvoir l'enrichissement culturel du grand public en le mettant en contact direct avec la vie du passé. Ceci est réalisé par l'organisation d'expositions de documents historiques et la collaboration à des expositions organisées par d'autres. Ces collaborations se chiffrent à présent, en moyenne, à soixante annuellement et l'établissement lui-même organise normalement une grande exposition par an. Depuis quelques décennies, les efforts portent également sur la création d'expositions permanentes, là où un local qui s'y prête est à la disposition. Aux Archives de l'État à Namur et à Bruges, de telles expositions rénovées, inaugurées respectivement en 1972 et 1975, sont consacrées à l'histoire du Namurois et de la partie du comté de Flandre correspondant à la province de la Flandre occidentale. D'autres sont prévues ou en cours de préparation à Saint-Hubert, Arlon, Mons et Tournai.
   Il est à noter que, à rencontre d'autres établissements scientifiques, les Archives n'ont jamais reçu aucun personnel pour assurer un service éducatif proprement dit. Toutes les activités éducatives sont effectuées, « en "passant », par les scientifiques et les non scientifiques au détriment de leur travail archivistique et scientifique essentiel et un membre du personnel scientifique les coordonne.
   Le présent catalogue comportant quatre volumes, deux en français et deux en néerlandais, est celui de l'exposition permanente rénovée des Archives générales du Royaume, consacrée à l'histoire nationale. Ce n'est qu'en 1936 que, pour la première fois, un local a pu y être transformé en véritable salle d'exposition permanente où une centaine de pièces, conservées dans le dépôt, furent exposées. Elles étaient destinées en partie à illustrer les cours universitaires des sciences auxiliaires de l'histoire, en partie à donner aux élèves un aperçu chronologique de l'histoire de Belgique. Il n'y avait pas de catalogue. Cette exposition fut démontée en 1958 en vue de la démolition du Palais de Nassau qui abritait les Archives générales et remplacée en 1961 par une nouvelle installée dans la très spacieuse « Maison flamande » à Anderlecht et consacrée à l'histoire nationale. Le catalogue illustré comprenait la description sommaire de 430 documents provenant de toutes les Archives de l'État dans le pays, répartis selon un ordre chronologique en dix-neuf chapitres. Malgré sa situation assez excentrique, cette exposition a rencontré un succès assez satisfaisant de la part des écoles et du public. Des travaux importants devant être exécutés dans la « Maison flamande », elle a été démontée en 1973. L'immeuble même fut cédé en 1976 aux Travaux publics en échange d'un autre sis rue des Minimes à deux pas des Archives générales du Royaume. Entre-temps, la salle d'exposition dans le nouveau bâtiment des Archives générales, rue de Ruysbroeck, était prête à accueillir l'exposition permanente rénovée des Archives générales. Si sa préparation a pris tant d'années, cela est dû au manque de personnel et à la somme de travail qu'a, demandée l'établissement du volumineux catalogue, rédigé en deux langues.
   La nouvelle salle d'exposition n'offrant que la moitié de l'espace disponible dans l'immeuble à Anderlecht, le nombre de documents exposés a dû être réduit de 430 à 200, ce qui n'a pas permis, en ce qui concerne l'Ancien Régime, de suffisamment présenter chaque période, chaque principauté et chaque aspect de l'histoire et de classer à nouveau les documents en chapitres chronologiques. C'est pourquoi ils ont été' rangés simplement en ordre chronologique, un index des matières permettant au visiteur de rapprocher les numéros traitant des matières institutionnelles, économiques, sociales, religieuses, militaires, artistiques, etc. Par contre, pour la période contemporaine, à partir de 1794, les documents ont été groupés par thèmes (tels l'expansion de la Belgique outre-mer, la révolution industrielle, la vie culturelle, etc.), précédés d'une notice introductive. Différents index et listes faciliteront l'utilisation du catalogue.
   Chaque numéro du catalogue comprend une analyse plus ou moins développée du document, un commentaire substantiel replaçant celui-ci dans son contexte historique, et une bibliographie sommaire, quelquefois aussi la traduction et/ou la transcription du document et une illustration. Cette présentation détaillée permettra aux visiteurs, en premier lieu les professeurs, de préparer la visite et évitera ainsi à l'établissement d'imposer à son personnel scientifique par trop peu nombreux la conduite de visites commentées. Les transcriptions, traductions, commentaires et illustrations pourront également contribuer à expliquer en classe les leçons d'histoire.
Avant-propos du tome II :
   Le second tome du Catalogue de l'Exposition permanente est consacré à l'histoire contemporaine de la Belgique depuis 1794.
   La formule de présentation adoptée tend à illustrer ponctuellement les grands problèmes qui se sont posés au pays depuis la deuxième occupation française.
   La centralisation opérée à partir de ce moment, l'unification des territoires de l'espace belge, leur vie sous des institutions identiques, leur développement parallèle sous la pression des forces politiques, économiques et sociales ont permis de scinder en chapitres distincts le déroulement de notre histoire.
La naissance – tout au moins à certains moments privilégiés – d'un sentiment national en opposition avec les particularismes d'Ancien Régime a été le produit de ce nouvel État, monarchie parlementaire qui voit le jour il y a 150 ans.
   Loin de nous la pensée d'évoquer à la fois tous les événements, tous les mouvements de pensée, tous les avatars de la politique, tous les faits économiques et leur retentissement au plan social, la tâche aurait dépassé nos forces et aurait nui à la clarté de l'exposé.
   Chaque chapitre a été coiffé d'une introduction synthétique et ramassée situant le thème envisagé dans une large perspective; elle est accompagnée, le cas échéant, d'un ou plusieurs textes plus détaillés s'attachant plus spécifiquement aux réalités belges et rédigés par divers auteurs.
   Ce travail est le fruit d'une collaboration entre archivistes dont la grande majorité est attachée au département des archives contemporaines aux Archives Générales du Royaume. Chacun a librement exposé le thème dont il traite ; aussi retrouve-t-on, dans les notices, la marque de styles, d'écoles historiques, de sensibilités, d'approches et en définitive, d'optiques différents. Si l'ouvrage y perd en unité, il y gagne par une diversité qui est le reflet même d'un pays qui voue un respect particulier à la liberté d'expression.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 16268*).

 

 

BARTIER (John) — Libéralisme et socialisme au XIXe siècle. Études rassemblées et publiées par Guy Cambier. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1981. In-8° broché, LIX, 522 p., (collection « Université Libre de Bruxelles - Faculté de Philosophie et Lettres - LXXVIII - Faculté des Sciences sociales, politiques et économiques »), exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Guy Cambier.
   - John Bartier, par Pierre Cockshaw et Jacques Willequet.
   - Le V.·. M.·. de la R.·. L.·. Prométhée, Hommage maçonnique.
   - Bibliographie des travaux de John Bartier, 1938-1980, par André Miroir.
   - La vulgarisation historique.
   - Littérature et histoire.
   - Proudhon et ses amis belges.
   - Le mouvement démocratique à l'Université Libre de Bruxelles au temps de ses fondateurs.
   - Fondateurs et créateurs du Crédit Communal de Belgique.
   - Le Denier de l'Italie et la propagande garibaldienne en 1860.
   - Un centenaire : Les élections de 1864.
   - Proudhon et la Belgique.
   - Étudiants et mouvement révolutionnaire au temps de la Première Internationale.
   - Partis politiques et classes sociales en Belgique.
   - Charles De Gosier et le jeune libéralisme.
   - Léon Fontaine, Joseph Paz et l'Association fédérative universelle de la démocratie.
   - Léon Fontaine, Joseph Pas et l'Association fédérative universelle de la démocratie. Note complémentaire.
   - Des amis inconnus de Saint-Simon : les Guillery.
   - La Commune de 1871 et l'opinion belge.
   - L'édition bruxelloise du « Rappel » de Paris - 1869.
   - Le docteur Watteau, Charles De Coster et quelques autres.
   - La presse belge et la mort de Mazzini.
   - La police politique de Napoléon III et la Belgique.
   - Aux sources de l'Unionisme et du Libéralisme :
l'Observateur belge 1815-1820.
   - Quetelet politique.
   - Edgar Quinet et la Belgique.
   - Quelques réflexions sur le Saint-Simonisme et sur Stendhal.

25 euros (code de commande : 14669).

 

Belgique. [Introduction de Arthur Haulot.] [Bruxelles], Dessart, 1969. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, [192] p., 148 photographies en noir.
@ Cette édition contient des textes de Georges-H. Dumont et A. Rousseau ; les légendes des illustrations sont traduites en néerlandais en anglais et en allemand et en espagnol, des traductions anglaise, allemande et espagonle figurent également en fin de volume.

13 euros (code de commande : 10038).

 

 

La Belgique souterraine. Un monde fabuleux sous nos pieds. Sous la direction de Luc Stevens. Loverval, Labor, 2005. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 250 p., nombreuses illustrations en couleurs.
Sur la jaquette :
   Caché, invisible, le monde souterrain est un terreau sans cesse renouvelé de craintes et d'histoires extraordinaires. Ce livre nous ouvre la porte d'un univers sombre mais indubitablement féerique.
   Creusées par l'eau sous l'effet simultané de la dissolution et de l'érosion des roches calcaires, les grottes offrent une diversité fascinante de paysages.
   En d'autres endroits, ce n'est pas la nature qui est à l'origine des cavités souterraines mais bien l'homme : mines et carrières, longues galeries de défense courant sous les forteresses, réseaux d'égouts établis dans le Moyen Âge et étonnants canaux souterrains qui, à l'écart des chemins battus, restent accessibles au fureteur averti.
   Des photographies surprenantes, prouesses de photographes osant l'aventure, nous dévoilent les richesses souvent insoupçonnées du sous-sol belge.

30 euros (code de commande : 16188).

 

[BERLIÈRE]. Hommage à Dom Ursmer Berlière. Recueil publié par le comité directeur de l'Institut historique belge de Rome, avec le concours des anciens membres et collaborateurs de l'Institut. [Préface par Henri Pirenne.] Bruxelles, Lamertin, 1931. In-8° broché, 262 p., un portrait.
@ Ce volume contient e.a. : Les conflits religieux rhénans et la Nonciature de Bruxelles (1838), par A. De Ridder ; Léopold 1er et l'influence de Lammenais en Belgique, par I. Delatte ; Le renouvellement de la trêve de 12 ans entre l'Espagne et les Provinces Unies. La mission du chancelier Pecquieu à La Haye (1621), par H.-J. Elias ; Les prétentions à l'épiscopat de J.-A. Levaillant de la Bassarderie, archidiacre de Tournai (1716-1721). Les obstacles à la nomination d'un évêque auxiliaire à Tournai au XVIIIe siècle, par Louis Jadin, etc.

25 euros (code de commande : 277/64).

 

BERTRAND (Louis) — Histoire de la coopération en Belgique. Les hommes - Les idées - Les faits. Préface par Émile Vandervelde. Tomes I et II (complet). Bruxelles, Dechenne & Cie, 1902-1903. Deux grands volumes in-8° sous une modeste reliure toilée, X, 480 et 725 p., illustrations, bon exemplaire.
Préface :
   Nul n'était mieux qualifié que Louis Bertrand pour écrire l'Histoire de la Coopération en Belgique.
   Jeune encore, il est un des vétérans du mouvement ouvrier. Depuis plus de trente ans, depuis les temps héroïques de l'Internationale, nous le trouvons à l'œuvre, luttant, par la parole et la plume, pour la défense des intérêts de sa classe. Directeur du journal Les Coopérateurs belges, administrateur de la Fédération des Coopératives, fondateur de la Maison du Peuple, de Bruxelles, il est un de ceux qui ont fait, qui contribuent le plus largement à faire, l'histoire qu'il nous raconte dans les pages qui vont suivre. Mais, tandis que chez d'autres, les nécessités de la pratique absorbent, fréquemment, toutes les énergies et entravent le développement des idées générales, chez Bertrand, au contraire, les qualités de l'homme d'étude se combinent, admirablement, avec celles de l'homme d'action.
   Coopérateur et socialiste, politicien et organisateur, administrateur et publiciste, il incarne, mieux que personne, l'union indissoluble de toutes les formes de l'activité prolétarienne, qui constituent l'originalité et – nous n'hésitons pas à le dire – les principales forces du Parti Ouvrier belge.
   Que serait-il, en effet, réduit à la seule action politique ou syndicale, sans les puissantes coopératives, qui forment, en quelque sorte, son épine dorsale ? Ce sont elles qui procurent des locaux aux groupes, qui supportent la plus grande partie des charges de la propagande, qui fournissent de multiples subventions aux œuvres de toute nature qui se créent dans leurs Maisons du Peuple.
   Néanmoins, en dépit de ces avantages incontestables, il existe encore, au moins à l'étranger, dans les milieux socialistes aussi bien que dans les milieux coopératifs, des préventions, plus ou moins fortes, contre l'union étroite du socialisme et de la coopération.
   Les uns craignent que le mouvement coopératif ne s'affaiblisse, en perdant sa neutralité. Les autres appréhendent que le mouvement socialiste ne s'embourgeoise, en liant son sort à des entreprises commerciales.
   Nous croyons que le livre de Bertrand constitue la réponse la plus décisive qu'il soit possible de faire à ces deux séries d'objections.
   Certes, nous ne prétendons pas que les formes d'organisations ouvrières qui ont fait fortune en Belgique, soient nécessairement bonnes pour l'exportation. Nous sommes les premiers à reconnaître que, dans d'autres pays, des obstacles provenant de la législation, des habitudes, de l'état des esprits, du développement historique, puissent rendre leur transplantation impossible.
   Mais l'expérience belge nous paraît concluante pour établir que, partout où les circonstances s'y prêtent, l'union intime de la coopération et du socialisme peut être également favorable au socialisme et à la coopération.
   Elle donne au socialisme un caractère plus réaliste. Elle empêche, d'autre part, la coopération de prendre un caractère purement empirique.
   Livrées à elles-mêmes, en effet, soustraites à l'influence directe du socialisme, composées de personnes appartenant à toutes les opinions, parfois même à toutes les classes, il est à peu près inévitable que les coopératives soient, dès le début, ou deviennent, tôt ou tard, de simples affaires, qui procurent à leurs membres des avantages matériels très appréciables, mais qui ne présentent, en somme, au point de vue social, qu'un intérêt assez restreint.
   Quelque soit, par exemple, notre admiration pour les résultats économiques obtenus par les coopératives anglaises, nul ne saurait méconnaître qu'à la longue, l'idée de ses débuts ait fait place, dans un grand nombre de sociétés coopératives, à des préoccupations beaucoup plus utilitaires.
   Il suffit, pour s'en convaincre, de voir à quels sentiments elles font appel, pour recruter de nouveaux adhérents.
   Voici, notamment, un extrait caractéristique d'une feuille de propagande, intitulée : « Pourquoi je suis membre de la coopérative » :
      « 1° Parce que celui qui est derrière le comptoir me sert, et non un autre – qui veut me tromper ; 2° Parce que je ne peux pas permettre que cet autre devienne riche à mes dépens ; 3° Parce que je touche un dividende ; 4° Parce que je puis utiliser la bibliothèque et la salle de lecture, entendre des conférences, prendre part à des fêtes, à des jeux, et que, par là, j'ai la vie plus gaie ! »
   Ce sont, nous le reconnaissons volontiers, des motifs excellents pour entrer dans une coopérative ; mais on voudra bien reconnaître, d'autre part, que l'organisation coopérative gagnerait à s'appuyer sur autre chose que ces considérations, purement individuelles, pour ne pas dire purement égoïstes ; et, c'est précisément en cela que réside la supériorité morale de la coopération socialiste, telle que nous la rencontrons en Belgique, sur la coopération neutre, telle que nous la trouvons dans la plupart des autres pays.
   Les coopératives socialistes belges, en effet, ne sont pas seulement instituées pour faire des bénéfices, elles demandent également à leurs membres de faire des sacrifices.
   Toutes présentent ce caractère commun de prélever sur leurs profits, annuels ou semestriels, des sommes, plus ou moins considérables, que l'on consacre à des œuvres de propagande générale.
   Par conséquent, ceux qui n'auraient d'autres motifs pour y entrer, que l'obtention de certains avantages, ont intérêt à s'affilier plutôt aux institutions similaires qui n'opèrent pas de tels prélèvements.
   D'ailleurs, pour être membre d'une coopérative socialiste, il faut faire une profession de foi socialiste, adhérer en même temps au programme du Parti Ouvrier.
   Dans ces conditions, l'organisation coopérative se confond avec l'organisation même du socialisme. Les progrès de l'une réagissent nécessairement sur les progrès de l'autre. Presque tous les socialistes deviennent coopérateurs – et, par conséquent, la coopération bénéficie de toute la propagande socialiste – tandis que, réciproquement, par le fait de leur adhésion au Parti Ouvrier, tous les coopérateurs sont socialistes.
   C'est là un point essentiel, qui suffit, dans une large mesure, à expliquer les différences d'attitude que prennent les socialistes, à l'égard de la coopération.
   Aussi longtemps, en effet, que la coopérative n'est pas autre chose qu'une entreprise commerciale, imprégnée de l'esprit petit-bourgeois, groupant des éléments hétérogènes, dans le seul but de réaliser des avantages pécuniaires, nous comprenons parfaitement que les socialistes ne s'y intéressent guère et qu'ils se méfient de l'intrusion des coopératives dans l'organisation de leurs Partis.
   Mais il en est tout autrement, lorsque, dès l'origine – comme c'est le cas en Belgique – la coopération est, avant tout, une œuvre socialiste, composée d'hommes appartenant, pour la plupart, à la même classe, professant les mômes opinions, poursuivant le même but social.
   Elle apparaît alors comme une sorte de réalisation embryonnaire du socialisme, qui prépare les esprits à concevoir un ordre social très différent du régime capitaliste actuel.
   Ainsi que nous l'écrivions, dans une récente étude, « le meilleur moyen de se figurer, d'une manière tangible et concrète, le mode de production socialiste, c'est de prendre pour point de départ ses réalisations actuelles, si incomplètes qu'elles soient, d'éliminer, en pensée, toutes les survivances capitalistes qu'elles contiennent et de supposer – sur le modèle de nos grandes sociétés belges, par exemple – une coopérative géante, ayant pour associés tous les citoyens d'un pays, ou d'une région plus ou moins vaste, possédant, comme propriété sociale, tout l'outillage productif, ou, du moins, l'outillage productif de toutes les grandes industries, et dans laquelle tous les membres, à la fois producteurs et consommateurs, donneraient leur travail intellectuel ou manuel, éliraient, directement ou indirectement, leurs administrateurs ou leurs chefs de service et produiraient toutes les utilités, toutes les valeurs d'usage nécessaires à la satisfaction de leurs besoins. »
   En lisant le livre de Bertrand, on pourra trouver dans les institutions du Vooruit, de la Maison du Peuple ou du Progrès de Jolimont, les premiers germes de cet avenir et, d'autre part, en étudiant les humbles et difficiles débuts du mouvement coopératif en Belgique, on pourra se rendre compte de la somme d'efforts et de dévouements qu'il a fallu pour lui taire produire ses résultats actuels.
   Mais, ce que Bertrand n'a pas suffisamment dit, dans son beau livre, c'est la part, si large et si féconde, qu'il a prise dans l'œuvre socialiste qu'il décrit. Je suis heureux que l'occasion me soit offerte de le dire à sa place, avec toute l'affectueuse admiration que j'éprouve pour une existence consacrée, tout entière, à la défense des intérêts du prolétariat.

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 15677).

 

BIGWOOD (Georges) — Les origines de la dette belge. Étude d'histoire financière. 1. Emprunts d'état aux Pays-Bas autrichiens. Bruxelles, Vromant, 1906. In-8° broché, 45 p., tableaux.
   Extrait des Annales de la Société d'Archéologie de Bruxelles, tome XX, 1e et 2e livraisons, 1906.
Introduction :
   « À la différence de la dette nationale de beaucoup de pays, la dette belge n'est pas l'histoire des malheurs ou des folies de la patrie. Presque tout entière postérieure à 1830, elle est l'instrument grâce auquel la Belgique indépendante a créé son outillage économique ; elle n'a augmenté qu'avec sa prospérité. Son noyau primitif cependant est un legs du passé.
   Sous l'ancien régime, les Pays-Bas méridionaux ont connu et pratiqué l'emprunt. Ils l'ont fait à tous les degrés du groupement social et souvent dans une mesure excessive. Cette partie de notre histoire n'a fait l'objet que de rares études ? Un tableau systématique et quelque peu complet sous ce rapport serait chose utile. Je me propose d'étudier successivement les emprunts d'État conclus aux Pays-Bas autrichiens, les loteries d'État ou emprunts à lots pendant la même période, les dettes des provinces et des communautés locales et leur état dernier à la fin du XVIIIe siècle. À cette histoire externe de l'emprunt public au XVIIIe siècle, j'ajouterai l'examen du mécanisme des opérations financières de cette nature et les idées dominantes en cette matière. »

10 euros (code de commande : 14200).

 

BLUME (D.-J.) — Le Protestantisme belge pendant et après la guerre. Conférence faite à Hornu le Jeudi 15 Août 1918. Dour, Bauduin, 1918. In-8° broché, 23 p.
Extrait :
   En me donnant pour tâche de traiter devant vous le sujet du Protestantisme belge pendant et après la guerre, mon but est à la fois simple et double. Il est simple, en ce sens qu'il consiste uniquement à vouloir vous intéresser plus que jamais à ce que nous aimons tous du fond de notre cœur, je-veux dire le succès du Règne de Dieu dans notre patrie. Et d'autre part, il est double parce qu'après avoir examiné du point de vue général quelques-uns des éléments qui fondent la valeur historique de la période où nous sommes, je voudrais montrer l'estime que nous en pouvons avoir et en faire une application non plus générale mais particulière à notre pays.
   Les temps que nous vivons sont, sans contredit, de la plus haute importance ; ils constituent une charnière dans la vie de notre humanité. S'ils se résument surtout, à l'heure actuelle en difficultés matérielles et morales de toute sorte, cela ne signifie point qu'ils ne comportent que soucis, chagrins, tristesses et misères. C'est en réalité un monde nouveau qui se forme sous nos yeux ; c'est une société neuve qui éclôt ; et sans que nous puissions en avoir une claire conscience, parce que nous manquons du recul nécessaire à la bonne appréciation des événements, il est permis de penser que l'œuvre dont nous sommes chaque jour les vivants contemporains, marquera comme une renaissance dans les annales de l'histoire.
   C'est qu'en dernière analyse, il est maintenant question de tout autre chose que d'une lutte armée entre plusieurs peuples. La guerre, en tant que conflit militarisé, n'est, en effet, que le premier plan du tableau. Il est vrai, qu'en vertu même de son éclat et de sa primitive importance, c'est ce premier plan qui a d'abord absorbé les forces vives des peuples, comme il absorbe encore aujourd'hui notre attention. Mais il est bien difficile de ne pas voir que, depuis quatre ans, les choses ont grandement changé ; que des facteurs nouveaux sont entrés en ligne de compte, qui ont déplacé le centre de l'attention en déplaçant le centre de l'action mondiale ; et qu'au-delà du premier plan, au-dessus de cette œuvre militaire qu'il faut achever malgré tout, il y a comme une fournaise où bouillonne l'âme des peuples, un chaos ardent où l'on voit surtout s'agiter et s'éclabousser les violentes et définitives revendications des démocraties. – C'est ceci, à proprement parler, qui fait l'âme de notre présente histoire ; ce ne sont pas les faits de guerre, comme on pourrait le croire ! La fournaise en fusion veut se répandre et se cristalliser en des formes neuves ; le chaos ardent des nations veut s'organiser sur un nouveau plan. Et l'une des impressions dont on peut le moins se défendre après la lecture des maigres journaux que nous avons est celle-ci : que les peuples n'aspirent tellement après la fin de la guerre que pour prendre leur revanche, pour commencer ce que j'appellerai volontiers leur guerre à eux, dans laquelle ils exigeront que l'on compte avec eux plus qu'on ne l'a fait jusqu'aujourd'hui.

10 euros (code de commande : 16765).

 

[BOLLANDISTES]. PEETERS (P.) — L’œuvre des Bollandistes. Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1942. In-8° broché, 127 p., (collection « Classe des Lettres - Mémoires », collection in-8°, tome XXXIX, fascicule 4 et dernier).
Avant-propos :
« Plusieurs savants que préoccupent les problèmes de coopération intellectuelle ont exprimé le désir de savoir comment la petite société des bollandistes a pu suffire si longtemps à une tâche qui semble dépasser les forces actives et les moyens qu'on lui connaît. Les pages qui suivent essaieront de répondre à cette question.
L'œuvre des Acta Sanctorum est portée par une très ancienne tradition. Si ses continuateurs actuels ont pu, jusqu'à présent, suffire à leur travail, par un bonheur refusé à d'autres institutions beaucoup plus puissamment armées, ils le doivent, en dernière analyse, à une certaine autorité que l'on veut bien reconnaître à leur méthode, et qui tient en partie au caractère monumental du recueil dont ils poursuivent la rédaction. L'une et l'autre sont l'héritage d'un long passé. Le bollandisme actuel vit par le bienfait de quelques idées forces, qui sont la trouvaille géniale de ses fondateurs. Si on les juge bonnes à connaître, il faut les voir en action dans son histoire et les mesurer aux résistances contre lesquelles sa vitalité s'est endurcie. »

20 euros (code de commande : 10905).

 

BONENFANT (P) — Rapport à la Commission royale d'Histoire sur l'activité de la Commission interuniversitaire du Microfilm créée par le Fonds national de la Recherche scientifique. Suivi de : RUWET (J.) — Les Archives de Vienne et l'histoire de notre pays. Bruxelles, Palais des Académies, 1953. In-8° broché, [98] p., bel exemplaire non coupé.
   Il s'agit d'un extrait du Bulletin de la Commission Royale d'Histoire, t. CXVIII (1953), pp. XXIII-CXX.

10 euros (code de commande : 16290).

 

BONENFANT (P.) — Rapport sur les travaux de la sous-commission de la Bibliographie de l'Histoire de Belgique. Bruxelles, Palais des Académies, 1960. In-8° agrafé, [8] p., exemplaire non coupé.
   Il s'agit d'un extrait du Bulletin de la Commission Royale d'Histoire, t. CXXVI, pp. XCII-XCV.
   
Cette plaquette contient le rapport relatif à l'opportunité de mettre à jour l'Histoire de Belgique de Henri Pirenne en en préparant une quatrième édition.

2 euros (code de commande : 16090).

 

BONNERY (Gaston) — Feuilles de Route en Belgique. Paris, H. Oudin, 1904. In-8° broché, 186 p., bel envoi de l'auteur, couverture souillée.

15 euros (code de commande : 298/63).

 

BONNIER (Gaston) et DE LAYENS (Georges) — Nouvelle flore du Nord de la France et de la Belgique pour la détermination facile des plantes sans mots techniques. Avec 2282 figures intercalées dans le texte dessinées d'après nature. Accompagnée d'une carte des régions botaniques. Par Gaston Bonnier professeur de botanique à la Faculté des Sciences de Paris, membre de la Société royale de Belgique et Georges de Layens lauréat de l'Institut. Ouvrage couronné par l'Académie des Sciences et par la Société d'Agriculture de France. Adopté par les Ministères de l'Instruction publique de France et de Belgique. Paris, Dupont, [1894]. [Paris. Librairie Classique et Administrative, Paul Dupont, Éditeur 4, rue du Bouloi, 4. Tous droits réservés.] In-18 (120 x 180 mm.) sous cartonnage d'éditeur, [1], [1 bl.], [6 (faux-titre, catalogue de l'éditeur, titre, avis de parution, table, décimètre)], XXXIV, 309, [3], [1 bl.], [1] p., illustrations, une carte hors texte en rouge et noir, bel exemplaire.
Table des matières :
   - Préface.
   - Introduction.
      I. Usage des tableaux synoptiques illustrés, pour déterminer les plantes.
      II. Conseils sur la récolte, la préparation et la conservation des plantes.
   - Explication des signes, abréviations, notes, etc.
      I. Abréviations et signes.
      II. Emploi des tables alphabétiques.
      III. Usage des tableaux abrégé des familles principales.
   - Tableau général suivi des tableaux illustrés permettant de reconnaître à quelle famille appartient une plante. (C'est par ce tableau qu'on doit commencer l'analyse d'une plante dont on ne cannait pas la famille.)
   - Flore disposée en tableaux synoptiques illustrés, contenant les genres, les espèces, sous-espèces et variétés.
   - Premières notions sur les plantes, avec figures.
   - Explication de quelques mots employés pour décrire les plantes, rangés par ordre alphabétique avec nombreux exemples et figures.
   - Abréviations des noms d'auteurs.
   - Table alphabétique des noms botaniques des familles, genres, espèces, sous-espèces, avec l'indication des synonymes, l'étymologie des noms de genre, les usages et les propriétés des plantes, les plantes mellifferes, les localités, etc.
   - Table alphabétique des noms français des familles, des genres et des noms vulgaires des espèces.
   - Table alphabétique des noms flamands.
   - Distribution des plantes dans la Belgique et le Nord de la France, accompagnée d'une carte des régions botaniques.
   - Tableau abrégé des familles principales.

13 euros (code de commande : 16953).

 

[BRÈS (Guy de)] — La Confession de foi des Églises réformées wallonnes et flamandes. Réimprimée par décision de la Société Évangélique Belge. Bruxelles, Librairie Chrétienne Évangélique, 1850. [Bruxelles, Librairie Chrétienne Évangélique, rue de l'Impératrice, 33. 1850] In-8° débroché, 47, [1 bl.] p.
Préface :
   Guy de Brès, ce noble et courageux apôtre de l'Évangile dans les Flandres et le pays wallon, sentait que quelque chose manquait à ses travaux, malgré leurs rapides succès : une confession de foi lui paraissait absolument nécessaire. Les nombreuses Églises, que Dieu avait suscitées dans les Pays-Bas, rendraient ainsi gloire à Jésus-Christ, Dieu béni éternellement et leur seule espérance. Elles feraient tomber les calomnies que d'impudents adversaires répandaient contre leur religion ; elles éclaireraient les ignorants, et seraient elles-mêmes fortifiées dans leur très-sainte foi. Assisté d'Adrien de Saravia et de trois ou quatre autres pasteurs, Guy de Brès rédigea donc une Confession de la Foi des Églises des Pays-Bas. Cette Confession, d'abord écrite en wallon, mais aussitôt traduite en flamand , il la communiqua aux Églises et aux pasteurs, pour qu'ils y fissent les corrections qu'ils jugeraient nécessaires. Ainsi modifiée, elle parut en 1561 ; elle contenait trente-sept articles opposés à la doctrine de Rome et conformes à la parole de Dieu, telle qu'elle était professée à Genève.
   Les Réformés ou Chrétiens évangéliques envoyèrent cette Confession à Philippe II, et l'accompagnèrent d'une lettre dans laquelle ils disaient entre autres : « Bien que nous soyons plus de cent mille, nous nous comportons pourtant en toute tranquillité. »
   Plus tard, le 5 octobre, en 1571, il fut statué par le premier synode national des Églises wallonnes et flamandes, tenu à Embden, que cette Confession serait signée par tous les membres présents au dit synode et par tous ceux qui seraient admis au saint ministère.
   C'est cette Confession, monument précieux de la pureté des doctrines de nos pères, que nous avons réimprimée telle quelle, sans y rien ajouter ni retrancher : nous ne nous sommes permis que de remplacer quelques mots vieillis par des expressions plus modernes et mieux comprises.

13 euros (code de commande : 16764).

 

Bulletin de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. 39e année, 2e série, tome 29 - N° 5. Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1870. In-8° broché, [216] p.
Outre la chronique et les recensions, les principaux articles contenus dans ce volume sont :
   - 
Notice sur les puits naturels du terrain houiller, par Cornet et Briart (pp. 477-489), deux planches dépliantes hors texte).
   - Notice historique sur l'ancienne abbaye du Nouveau-Bois, à Gand, par J.-J. De Smet (pp. 548-558).
   - Note sur l'étalon prototype universel des mesures de longueur, par Rodenbach (pp. 559-574).
   - Aperçu de la féodalité, par E. Defacqz (pp. 577-606).
   - De Kerels van Vlaanderen, lecture par H. Conscience (pp. 607-631).

20 euros (code de commande : 18254).

 

Bulletin de la Classe des Lettres et des Sciences Morales et Politiques. 6e série - Tome VIII. Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1997. Deux volumes in-8° brochés, 607 p., quelques illustrations.
Table des matières :
   Séance du lundi 6 janvier 1997.
      - Procès-verbal (pp. 5-11).
      - Exposé : Les avatars de la conscience, par Marc Richelle (pp. 13-47).
   Séance dit lundi 3 lévrier 1997.
      - Procès-verbal (pp. 49-58).
      - Éloge : Orner Jodogne 1908-1996, par Albert Henry (pp. 59-65).
      - Présentation d'orateur : Jean-Pierre Nandrin, par Philippe Godding (pp. 67-68).
      - Exposé : Justice, magistrature et politique aux premiers temps de l'indépendance de la Belgique, par Jean-Pierre Nandrin (pp. 69-111).
   Séance du lundi 3 mars 1997.
      - Procès-verbal (pp. 113-116).
      - Présentation d'orateur : Alain Martin, par Jean Bingen (pp. 117-119).
      - Exposé : D'Achmîm à Strasbourg, sur les traces d 'Empédocle, par Alain Martin (pp. 121-137).
   Séance du lundi 24 mars 1997.
      - Procès-verbal (pp. 139-142).
   Séance du lundi 5 mai 1997.
      - Procès-verbal (pp. 143-146).
      - Éloge : Paul De Visscher. 1916-1996, par François Rigaux (pp. 147-165).
      - Exposé : Compétition, mondialisation et politiques de concurrence, par Alexis Jacquemin (pp. 167-184).
   Assemblée générale des trois Classes du samedi 10 mai 1997.
      - Procès-verbal (pp. 185-187).
      - Rapport annuel : Action et Activités de l'Académie de mai 1996 à avril 1997, par Philippe Roberts-Jones (pp. 189-205).
      - Rapport annuel : Activités de Commission de la Biographie nationale de mai 1996 à avril 1997, par Jean-Marie Duvosquel (pp. 207-209).
   Séance publique du lundi 12 mai 1997.
      - Procès-verbal (pp. 211-212).
      - Discours : Statutaire, histoire et politique au 19 siècle, par Philippe Godding (pp. 213-240).
      - Lecture : Un dossier mystérieux : Les origines de Bruxelles, par Georges Despy (pp. 241-303).
      - Proclamation (pp. 305-308).
      - Nécrologe (p. 309).
      - Élections (p. 310).
      - Concours annuel de 1997 : rapports des Commissaires (pp. 311-326).
      - Prix et Fondations académiques : rapports des jurys (pp. 327-328).
   Séance du lundi 2 juin 1997.
      - Procès-verbal (pp. 329-330).
      - Réception d'associé : Thierry de Montbrial, par Philippe de Woot (pp. 331-334).
      - Résumé d'exposé : Nouvelles dimensions de la politique internationale, par Thierry de Montbrial (pp. 335-337).
      - Communication : Lecture de Aube, par Albert Henry (pp. 339-352).
   Séance du lundi 7 juillet 1997.
      - Procès-verbal (pp. 353-357).
      - Hommage : Robert Henrion, par Philippe Godding (p. 359).
      - Rapport de mission : 6e Congres international d'Histoire de la Science arabe. Ras-al-Khaimah, 16-20 décembre 1996, par André Allard (pp. 361-363).
      - Compte rendu de la 71e session annuelle du Comité de l'Union académique internationale (Jérusalem, du 15 au 20 juin 1997), (pp. 365-502).
   Séance du lundi 6 octobre 1997.
      - Procès-verbal (pp. 505-508).
      - Hommage : Jules Labarbe (1920-1997), par Philippe Godding (p. 509).
      - Hommage : Veiko Vää,änen (1906-1997), par Philippe Godding (p. 511).
      - Exposé : Nomen est omen. Du bon usage des noms propres dans le théâtre de langue anglaise, par Gilbert Debusscher (pp. 513-539).
   Séance du lundi 3 novembre 1997.
      - Procès-verbal (pp. 541-545).
      - Présentation d'orateur : Marianne Blomqvist, par Philippe Roberts-Jones (pp. 547-548).
      - Exposé : Les noms, un miroir de la société, par Marianne Blomqvist (pp. 549-557).
      - Rapport de mission : Le Tenessee Williams New Orleans Literary, par Gilbert Debusscher (pp. 559-562).
   Séance du lundi 1er décembre 1997.
      - Procès-verbal (pp. 562-566).
      - Éloge: Georges Duby (1919-1996), par Jacques Stiennon (pp. 567-576).
      - Présentation d'orateur : François Bédarida, par Jean Stengers (pp. 577-580).
      - Exposé : Y a-t-il une crise dans l'histoire de France ?, par François Bédarida (pp. 581-594).
   Table analytique.
   Table onomastique.

Les deux volumes : 18 euros (code de commande : 18102).

 

Bulletin de la Commission Royale de Toponymie & Dialectologie. XLVII - 1973. Bruxelles, Commission Royale de Toponymie & Dialectologie, 1973. In-8° broché, 214 p., une grande carte hors texte à déplier.
Table des matières :
   - Toponymes hesbignons (R-), par J. Herbillon.
   - Notes sur quelques mots moyen-néerlandais figurant dans la partie française des comptes communaux et des « keures » d'Ypres (1318-1325), par R. Mantou.
   - Het lidwoord in Kortrijkse 14de-eeuwse en moderne familienamen, par F. Debrabandere.
   - Westvlaams bezong, bezow, par M. Hoebeke.
   - Toponymie de Stoumont, Rahier et Francorchamps (I), par L. Remacle.
   - Description phonologique d'un patois hervien, par J. Lechanteur.
   - Naissance d'un toponyme « La Flamengrie », par M.-A. Arnould.

10 euros (code de commande : 15709).


Bulletin de la Commission Royale d'Histoire. Tome XCVIII - IIIe bulletin. Bruxelles, Lamertin, 1934. In-8° broché, [22] p. (pp. XIX-XX et 219-238), exemplaire non coupé et en très bel état.
Table des matières :
   - Note critique sur le prétendu testament de saint Aldegonde, par Paul Bonenfant.

8 euros (code de commande : 15371).

 

Bulletin de la Commission Royale d'Histoire. Extrait du tome CXVIII (1953). Bruxelles, Palais des Académies, 1953. In-8° broché, [98] p., exemplaire non coupé, envoi de Pierre Bonenfant.
Table des matières :
   - Rapport à la Commission royale d'Histoire sur l'activité de la Commission interuniversitaire du Microfilm créée par le Fonds national de la Recherche scientifique, par P. Bonenfant.
   - Les Archives de Vienne et l'histoire de notre pays, par J. Ruwet.

8 euros (code de commande : 13201).

 

Bulletin de la Commission Royale d'Histoire. N° CXXXIII. Bruxelles, Palais des Académies, 1967. In-8° broché, XC, 375 p., exemplaire sur vergé d'Arches, non coupé.
Table des matières :
   - De regesten der stad Tongeren, addenda 1291-1498, par Henry Baillien.
   - Le pouillé de l'abbaye de Saint-Ghislain (première moitié du XVIe siècle), par Daniel Van Overstraeten.
   - La carrière de Léopold, prince de Saxe-Cobourg dans l'armée russe. Édition de lettres et documents en provenance des archives gouvernementales d'U.R.S.S., par M. Peltzer.
   - La « Description analytique de Cartulaires et de Chartriers, accompagnées du texte de documents utiles à l'histoire du Hainaut » de Léopold Devillers, par Walter De Keyzer.
   - La naissance de l'État belge à travers une correspondance privée (octobre 1830 - décembre 1831), par André Cordewiener.
   - Een rekening van de abdij Ter Doest over het jaar 1315, par C. Dekker et J.G. Kruisheer.

13 euros (code de commande : 16583).

 

Bulletin de la Commission Royale d'Histoire. Tome CLVI. 3e-4e Livraisons. Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1990. In-8° broché, pp. 163-309 p., exemplaire non coupé.
  
@ Ce volume contient :
   - Het teruggevonden origineel van een oorkonde van Diederik van de Elzas voor de abdij van Hasnon (1156), afkomstig uit het
       grafelijke archief in de Sint-Donaaskerk te Brugge
, par Thérèse de Hemtinne, pp. 163-170.
   - Coup d'œil sur les juridictions médiévales. La résolution laborieuse d'un conflit entre l'Abbaye du Val Notre-Dame et le Chevalier
       Henri de Goyer et sa descendance (1215-1233)
, par Marc Bouchat, pp. 171-210.
   - Documents relatifs à l'industrie drapière de Tournai au Moyen Âge, par Carlo Wyffels, pp. 211-284.
   - Fragment van een vijftiende-eeuwse rekening van de Duineabdij (1462-1463), par Jacques Mertens, pp. 285-309.

10 euros (code de commande : BCRH-CLVI/3-4).

 

Bulletin de la Commission Royale d'Histoire. Tome CLXI - 1re-4e livraison. Bruxelles, Palais des Académies, 1995. In-8° broché, 278 p., exemplaire non coupé et à l'état de neuf.
Table des matières :
   - Correspondance du Baron et de la Baronne de Stassart sur les séances de la Seconde Chambre des États Généraux du Royaume des Pays-Bas (2 juillet 1821 - 13 septembre 1830), par Cécile Douxchamps-Lefèvre.
   - Les confraternités de l'abbaye de Stavelot-Malmedy, par Philippe George.
   - Textes concernant une consultation de l'Université de Paris par le duc de Brabant et la Ville de Bruxelles en 1318-1319 : Lombards et pouvoirs en Brabant au début du XIVe siècle, par David Kusman.
   - Twee enquêtes over het beheer van de grafelijke moergronden in de Vier Ambachten (1424-1425), par Marc Boone.

15 euros (code de commande : 15370).


 

Bulletin de l'Institut historique belge de Rome. Bruxelles-Rome, 1937. In-8° broché, 326 p., planches hors texte, couverture salie, quelques mouillures.
   @  Il s'agit du fascicule XVIII.
Table des matières :
   - L'Humanisme belge de la Renaissance à la lumière des plus récents travaux, par A. Roersch.
   - Quelques lettres inédites d'Erycius Puteanus conservées en Italie, par B. de Meester.
   - Quatre lettres de Corneille François Nelis à Henri Van Wijn, par C. de CLercq.
   - Notes sur la Musique des Pays-Bas au XVe siècle, par A. Grunzweig.
   - L'activité de contemplation dans les Morales d'Aristote, par P. Defourny.
   - Une borne de repérage, datée de Claude, sur le terrain de la nouvelle Académie belge de Rome, à Valle Giulia, par F. de Rudt.
   - Un « Éloge de la Sainte Croix» dans un chrysobulle.de Nicéphore Phocas, par S. Binon.
   - Les caractères mosans d'un émail conservé au Musée National de Naples, par J. Courcelle-Ladmirant.
   - Martin de Vos et l'Entrée triomphale de l'Archiduc Ernest d'Autriche à Anvers, en 1549, par A. Doutrepont.
   - Une œuvre d'art retrouvée. Le portrait de Pierre de Francheville par Giambattista Paggi, 1589, par M. Fransolet.
   - Precisazione sulla Fala Vandyckiana di S. Michele di Rapallo, par C. Mancenaro.

13 euros (code de commande : 13494).

 

[CHARLES LE BON]. The Murder of Charles the Good, Count of Flanders, by Galbert of Bruges. Translated with an Introduction and Notes by James Bruce Ross. New York, Columbia University Press, 1960. In-8° sous reliure et jaquette (passée) d'éditeur, XIV + 352 p., (collection « Records of Civilization Sources and Studies », n° LXI), on joint une lettre autographe signée par l'auteur.

20 euros (code de commande : 265/69).

 

La chaussée romaine de Bavay à Tongres. Coordination Gérard Bavay et Bruno Merckx. Photos Guy Focant. Mons, maison de la Mémoire, 2009. In-8° carré sous cartonnage illsutré d'éditeur, 199 p., reproductions photographiques en noir.

25 euros (code de commande : ).

 

[CLEYNAERT]. Clénard peint par lui-même. Textes choisis, traduits et annotés par Alphonse Roersch. Bruxelles, Office de Publicité, 1942. In-12 broché, 78 p., illustration en frontispice, (« Collection Nationale », n° 14).

9 euros (code de commande : 272/72).

 

Compte rendu des séances de la Commission Royale d'Histoire, ou Recueil de ses Bulletins. Quatrième Série. Tome premier, Ier, IIme, IIIme et IVme Bulletins. Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1873. Quatre volumes in-8° brochés, 411 p.
@ Ce volume contient notamment: Notice des manuscrits concernant l'histoire de la Belgique qui existent à la Bibliothèque royale, à Berlin, par M. Gachard ;  Notice d'un Cartulaire de l'ancienne église collégiale et archidiaconale de Notre-Dame, à Huy, par E. Schoolmeesters et S. BormanNécrologue du couvent des Frères Mineurs, à Gand, par le dr. FriedlanderLes Archives du Vatican, par M. Gachard et Joyeuse Entrée et Inauguration de l'archiduc Charles à Anvers, par P. Génard.

38 euros (code de commande : 1230).

Congrès jubilaire [de la Fédération archéologique et historique de Belgique]. Bruges, Les Presses Gruuthuuse, [1925]. In-8° broché, 282 p.

20 euros (code de commande : 274/72).

 

CRÉPIN (François) — Guide du botaniste en Belgique (plantes vivantes et fossiles) par François Crépin Directeur du Jardin botanique de l'État, membre de l'Académie royale de Belgique, secrétaire général de la Société royale de botanique de Belgique. Bruxelles - Paris, Mayolez - Baillière et Fils, 1878. [Bruxelles Gustave Mayolez, Libraire-Éditeur 13, rue de l'Impératrice, 13. Paris, J.-B. Baillière et Fils, Libraires 19, rue Hautefeuille, 19. 1878.] In-12 plein simili bleu, VII, [1 bl.], 495, [1 bl.] p., bel exemplaire exempt de rousseurs, rare.
Avant-propos :
   Nous pouvons dire avec l'un de nos amis qui nous a donné l'exemple : « La première idée de cet ouvrage date de mon entrée dans la carrière botanique. Manquant de conseils et éloigné des établissements scientifiques, je cherchai un livre qui pût me servir de guide dans mes études ; ce livre n'existait pas, et je me promis de l'écrire un jour moi-même si je parvenais à être initié à une science dont le culte me semblait environné de mystères. »
   Ce que M. Germain et, plus tard, M. B. Verlot ont fait pour la France, nous avons tenté de le faire pour la Belgique en publiant ce Guide.
   Notre ouvrage se divise en deux parties bien distinctes : la première concerne la science en général et est, en quelque sorte, applicable à tous les pays ; la seconde est spécialement consacrée à la botanique de la Belgique.
   Dans la première partie, nous avons suivi à peu près l'ordre naturel des études et des recherches. En effet, après avoir exposé quelques considérations générales sur l'étude de la science, nous traitons successivement de la botanique systématique, des herborisations, de la préparation des plantes sèches, des herbiers, des échanges de plantes, de la rédaction des ouvrages de botanique descriptive, de l'anatomie, de l'organogénie, de la physiologie, de la cryptogamie et de la géographie botanique. L'étude de la paléontologie végétale vient ensuite. Deux chapitres sont, enfin, réservés à la composition de deux bibliothèques spéciales : l'une concernant les plantes vivantes, l'autre, les végétaux fossiles.
   La seconde partie comprend un aperçu de l'histoire de la botanique, des considérations sur l'enseignement et sur les différentes institutions nationales qui se rattachent à la science, un aperçu de géographie botanique, un catalogue de la flore fossile, des itinéraires d'herborisations, l'indication des principaux gîtes de plantes fossiles et, enfin, une bibliographie générale.
   On le voit, cette seconde partie traite de tout ce qui se rapporte à la botanique en Belgique. Nos confrères belges y trouveront un tableau suffisamment complet de ce qui a été fait pour la science dans notre pays depuis le XVe siècle. À leur tour, les botanistes étrangers pourront y reconnaître que nos productions végétales, tant vivantes que fossiles, sont dignes de leur intérêt et que la Belgique a le droit de revendiquer une belle place dans l'histoire de la science.

50 euros (code de commande : 15816).

 

CUVELIER (Joseph) — Le redressement des finances de la Belgique au XVIIIe siècle. Bruxelles, Palais des Académies, 1942. In-8° agrafé, pp. 157-198, envoi de l'auteur, on joint une lettre autographe signée.
@ Extrait du t. CVII du Bulletin de la Commission Royale d'Histoire.

12 euros (code de commande : 291/70).

 

[DANNEEL]. DE DECKER (Francis) — La famille Danneel. Courtrai, Cercle Royal Historique et Archéologique de Courtrai, [1948]. In-4° broché, 50 p., tirage limité à 200 exemplaires signés par l'auteur et numérotés (n° 163), exemplaire en bel état auquel on joint une lettre de l'auteur.
   
Extrait des Mémoires du Cercle Royal historique et archéologique de Courtrai 1946-1948 - Nouvelle série - Tome XXII - 1re livraison.

18 euros (code de commande : 17495).

 

DE BOOM (Ghislaine) — Correspondance de Marguerite d'Autriche et de ses ambassadeurs à la cour de France concernant l'exécution du traité de Cambrai (1529-1530). Bruxelles, Lamertin, 1935. In-8° broché, XXV, 270 p., (collection « Commission Royale d'Histoire »), exemplaire non coupé.
Table des matières :
   I. Introduction.
      - Correspondance de Marguerite d'Autriche, tante de Charles-Quint : publications et inédits.
      - Manuscrit appartenant au comte de Lalaing : description intrinsèque et extrinsèque.
      - Rôle important d'Antoine de Lalaing à la Cour des Pays-Bas.
      - Origine de Philippe de Lalaing, fils légitimé d'Antoine de Lalaing.
      - Ses fonctions à la Cour de Marguerite d'Autriche.
      - Sa mission diplomatique à la Cour de France.
      - Son collaborateur, François de Bonvalot, trésorier de l'église de Besançon.
      - Retour de Philippe de Lalaing aux Pays-Bas.
      - Fin de sa vie : son épitaphe.
      - Caractères de sa mission diplomatique : les instructions données par Marguerite d'Autriche.
      - Les ambassadeurs sont chargés de surveiller l'exécution du traité de Cambrai.
      - Difficultés de cette mission.
      - Interventions personnelles de Marguerite d'Autriche.
      - Projet d'une alliance entre Charles-Quint et François Ier, négociée par Marguerite d'Autriche et Louise de Savoie.
      - Mort des deux Régentes et échec de cette tentative.
      - Importance de cette correspondance.
   II. Instructions données par Marguerite d'Autriche à Philippe de Lalaing.
   III. Correspondance de Marguerite d'Autriche et de ses ambassadeurs à la Cour de France concernant l'exécution du traité de Cambrai.
   IV. Lettres de Philippe et Antoine de Lalaing.
   V. Engagement souscrit par Marguerite d'Autriche et les principaux seigneurs des Pays-Bas en faveur de François Ier.
   VI. Rapport à Marguerite d'Autriche sur la journée de Cambrai concernant les déprédations.
   VII. Lettre de Philippe de Lalaing, Guillaume des Barres et Charles de Poupet de la Chaulx à Marguerite d'Autriche.
   VIII. Lettre de Philippe de Lalaing et Guillaume des Barres à Marguerite d'Autriche.
   - Errata - Index - Table de concordance.

15 euros (code de commande : 17728).

 

DE GRUNNE (comte François) et DEWINTER (A.) — Les Dragons de Latour. Bruxelles, Mertens, [1913]. In-8° sous une très modeste reliure de demi-toile noire, 134 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « Publications de la Vie Militaire »), exemplaire un peu défraîchi, rare
Table des matières :
   Avant-propos.
   Chapitre I : La période nationale.
      I. Origine et premiers exploits des dragons des Pays-Bas.
      II. La guerre de Sept-Ans (bataille de Kollin - bataille d'Hochkirch - fin de la guerre de Sept-Ans - guerre de succession de Bavière).
      III. La révolution brabançonne.
      IV. Guerres contre la République française (campagnes de 1792 à 1800).
      V. Traité de Lunéville.
   Chapitre II : La période bannissement.
      I. Campagne de 1805.
      II. Campagne de 1809.
      III. Campagnes de 1813, 1814, 1815.
   Chapitre III : Les héritiers des dragons wallons.
   Épilogue.

40 euros (code de commande : 16281).

 

DE JONGHE (A.) — De taalpolitiek van Koning Willem I in de Zuidelijke Nederlanden (1814-1830). De genesis der taalbesluiten en hun toepassing. Brussel, Steenlandt, 1943. In-8° broché, XX, 435 p., couverture partiellement insolée et papier jauni, cachet ex-libris de Maurice-A. Arnould.
Extrait de l'avant-propos :
   Ook na het academisch proefschrift van Dr F. Blauwkuip, De Taalbesluiten van Koning Willem I, is er plaats in onze historio-graphie voor een studie over de taalpolitiek van dezen Vorst – op voorwaarde nochtans dat er nieuwe bronnen worden aangeboord en dat de reeds door Dr Blauwkuip gekende bronnen meer systematisch worden onderzocht en bewerkt. Dr Blauwkuip promoveerde te Amsterdam in 1920. Toen was het archief van de Staatssecretarie – een bron, waarvan rnen de beteekenis voor de studie van de geschiedenis van het Vereenigd Koninkrijk moeilijk kan overschatten – nog niet voor het publiek toegankelijk. Dr Blauwkuip was dus, behalve op de Gedenkstukken van Prof. Dr H. T. Colenbrander en enkele werken waarin de taalpolitiek van Koning Willem I slechts oppervlakkig behandeld wordt, in hoofdzaak op de archieven der Departementen van Justitie, Binnenlandsche Zaken en Onderwijs aangewezen. Maar – het weze hier met alle waardeering voor het werk van den voorganger, die zich op een onbetreden terrein gewaagd heeft, gezegd – uit deze bronnen heeft hij niet gehaald wat er uit te halen was. Zelfs indien alleen de departementale archieven ter beschikking stonden, dan nog zou het werk opnieuw te schrijven zijn.
   Uit den ondertitel : De genesis der taalbesluiten en hun toepassing, blijkt de beperking van het onderwerp van voorliggende studie voldoende. Niet de taalkwestie in het Vereenigd Koninkrijk in haar geheel wordt hier onderzocht, maar de taalpolitiek. Hoe hebben de Koning en zijn raadgevers, Ministers en andere hoogere ambtenaren, het taaivraagstuk gezien ? Waarom werd de eene oplossing, die van den taaldwang, boven de andere, die van de taalvrijheid, verkozen ? Hoe werd het taaldwangbeginsel uitgewerkt in het bestuur, het gerecht, het onderwijs ? Werd er werkelijk zorg gedragen voor een stipte naleving der uitgevaardigde besluiten ? Hoe stonden de Koning en zijn raadgevers tegenover het taaigrensvraagstuk ? Wat hadden zij voor met de Waalsche en Duitsche gebieden ? Op welke ideologische basis berust de gevoerde politiek ? Dit zijn de grondvragen die zich bij een studie van de taalpolitiek van Koning Willem I opdringen en waarop ik getracht heb een zakelijk antwoord te geven.
   Een opzettelijke studie van de reactie der publieke opinie op deze politiek, een stelselmatig onderzoek van de argumenten, die pro en contra in dagbladen, tijdschriften en brochures van den tijd ontwikkeld werden, een schets dus van den groei van het verzet tegen den taaldwang, zal men hier niet vinden. Waar echter dit verzet politieke beteekenis krijgt en den Koning tot een koerswijziging dwingt, daar kon de beperking tot het regeeringsstand-punt niet gehandhaafd blijven. De vraag naar het waarom van deze koerswijziging en naar de wijze waarop zij afgedwongen werd, mocht dan ook in de laatste hoofdstukken niet ontgaan worden. Vandaar het onderzoek van de petitionnementen en van de plaats welke de taalgrief daarin bekleed heeft.
   Dit werk steunt bijna uitsluitend op archiefbronnen. Heb ik ze niet alle kunnen onderzoeken, dan meen ik toch van de belangrijkste gebruik te hebben gemaakt. Meer dan wie ook ben ik mij van de onvolledigheid van deze studie bewust. Er onbreekt een hoofdstuic over de letterkundige vereenigingen. Er ontbreekt vooral een over de taalkwestie in het leger. De tijdsomstandigheden dragen daar schuld aan. Maar, zooals het werk thans voorligt, biedt het, meen ik, een tamelijk volledig beeld van de taalpolitiek van Koning Willem I in de Zuidelijke Nederlanden.
   Enkele woorden wezen mij ten slotte gegund over de methode welke ik bij de samenstelling van deze studie gevolgd heb, of beter : heb moeten volgen. Wie de genesis van een bepaalde wetgeving onderzoekt, de onderscheidene invloeden wil afwegen die zich hebben laten gelden en de wijze waarop dit is geschied, is vanzelf aangewezen op een chronologisch onderzoek der retroacta. Wie het standpunt van een regeering ten opzichte van een bepaald vraagstuk wenscht te beschrijven, moet de gezagdragers zelf aan het woord laten of, om het banaal uit te drukken, « de feiten laten spreken ». Om deze reden heeft deze studie hier en daar een sterk analytisch karakter en het uitzicht van een opengeslagen archief gekregen. Hoezeer ik ervan overtuigd ben, dat een meer synthetische behandeling boeiender zou geweest zijn, toch heb ik mij moeten neerleggen bij de analytische methode : de aard der behandelde stof drong haar als vanzelf op.

25 euros (code de commande : 14688).

 

DELATTRE (P.) et LAMALLE (Ed.) — Jésuites, wallons, flamands, français, missionnaires au Paraguay (1608-1767). Roma, 1948. In-8° broché, [80] pp. 98-176.
@ Extrait de la revue Archivum Historicum Societatis Iesu, vol XVI, 1947, pp. 98-176.
Après une introduction relatant l'histoire des missions au Paraguay et une bibliographie, l'étude propose les notices biographiques très documentées de cinquante jésuites ayant participé à ces expéditions.

12 euros (code de commande : 11321).

 

De Léopold Ier à Jean Rey. Les Protestants en Belgique de 1839 à 1989. Introduction par Hugh Robert Boudin. Bruxelles, Faculté Universitaire de Théologie Protestante, 1990. In-4° broché, 135 p., illustrations, index onomastique.
   Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition commémorative du 150e anniversaire de la fondation du Synode national protestant, dans la Chapelle de Nassau de la Bibliothèque royale Albert Ier, à Bruxelles, du 5 au 26 mai 1990.
Extrait de l'introduction :
   
L'exposition De Léopold Ier à Jean Rey vise à commémorer le siècle et demi d'existence du Synode national protestant soit la période qui s'étend de 1839 à 1989.
   Au lieu d'analyser l'évolution historique de cet organisme ecclésial et de détailler les péripéties de son développement ou de relater la vie et les réalisations des communautés locales qui le composent, nous avons choisi de nous pencher sur des individus exemplatifs de la foi, des idéaux et des principes protestants.
   À travers l'existence d'un nombre restreint de personnes, l'exposition tente de jeter quelque lumière sur les efforts de certains membres de la famille spirituelle de notre pays qui s'efforce d'incarner une forme biblique du christianisme.
   Ainsi s'explique le sous-titre de l'exposition Les Protestants en Belgique de 1839 à 1989.
   Limites de l'exposition :
   Deux noms et deux dates encadrent la matière traitée dans l'exposition. L'encadrement biographique est constitué par deux personnages importants : le premier Roi des Belges, Léopold Ier et Jean Rey, homme d'État belge d'envergure européenne.
   Grâce à sa diplomatie et à sa persévérance, le roi Léopold Ier, croyant de confession luthérienne, défendit avec succès notre indépendance fraîchement acquise et parvint à fixer définitivement les frontières de notre pays.
   Par sa largeur de vues et sa passion pour la compréhension internationale, Jean Rey, croyant de confession réformée, participa activement à l'ouverture de ces mêmes frontières vers un élargissement européen.
   Deux dates limitent aussi l'éventail de l'exposition.
   La date initiale marque la fondation même du Synode national protestant belge, consécutive à la signature du Traité des XXIV articles qui statuait sur le tracé des limites entre les Royaumes de Belgique et des Pays-Bas. Ce règlement de la question des provinces limbourgeoise et luxembourgeoise, signifia, hélas, la perte d'une quinzaine d'Églises protestantes. L'incertitude territoriale étant levée, les communautés protestantes locales dispersées à travers le pays cherchèrent à fonder leur propre organe régulateur national et retrouver la cohésion organique et la communion fraternelle qu'elles avaient connues de 1816 à 1830 sous l'égide du Synode de l'Église réformée des Pays-Bas.
   La date terminale marque, outre le siècle et demi d'existence synodale, le dixième anniversaire de la fondation de l'Église protestante unie de Belgique, aboutissement de pourparlers de fusion et de regroupements successifs.
   Ces cent-cinquante ans correspondent à une période pleine de guerres, d'occupations, de libérations, d'acquis sociaux, de conquêtes coloniales, de métamorphoses technologiques, de réformes administratives et de progrès scientifiques. Ces événements sont reflétés dans la vie de nos concitoyens et dans l'évolution des institutions. C'est par le kaléidoscope de ces péripéties que nous avons voulu percevoir la contribution des protestants.
   Nous avons cherché à illustrer cette période en choisissant des femmes et des hommes qui à leur manière l'ont jalonnée d'initiatives et de réalisations dans le but de servir leurs contemporains, de les libérer de contraintes oppressives, de lancer des innovations significatives et d'élever leur existence par des œuvres de beauté dans le but ultime de rendre gloire à Dieu.

15 euros (code de commande : 16551).

 

DELÉPINNE (Berthe) — Histoire de la poste internationale en Belgique sous les grands maîtres des postes de la Famille de Tassis. Publiée sous les auspices de l'Administration des Postes de Belgique, à l'occasion du XIIIe congrès de l'Union postale universelle. Bruxelles, Godenne, 1952. In-4° broché, 110 p., XXXI planches hors texte en noir et en couleurs, couverture piquée sinon bon exemplaire.   
Préface :
   
Placée au carrefour des grandes voies de communications de l'Europe Occidentale, face aux Îles Britanniques, la Belgique a toujours joué un grand rôle dans l'organisation des relations internationales. C'est sans doute ce qui lui vaut l'honneur, flatteur pour un petit pays, d'avoir été choisie pour tenir en 1952, dans les murs de sa capitale, les Assises du XIIe Congrès de l'Union Postale Universelle.
   Peu d'institutions ont réellement un caractère universel aussi prononcé et aussi solide que l'Union Postale. Fondée à Berne en 1874, groupant aujourd'hui plus de 80 nations, l'Union Postale Universelle a survécu victorieusement aux deux grands conflits mondiaux et poursuit inlassablement son chemin.
   Sa Convention est un modèle Je foi administrative internationale. Basée sur le principe que tous les pays adhérents ne forment, au point de vue postal, qu'un seul et même territoire, elle est la démonstration vivante de ce que l'esprit d'entente et de solidarité peut réaliser au service du Bien Commun.

30 euros (code de commande : 17693).

 

DELMELLE (Joseph)Hôtels de ville et Maisons communales de Belgique. Bruxelles, Rossel, 1975. In-8°, 120 p., illustrations, (collection «Nouveaux Guides», n° 5).

7,50 euros (code de commande : 6212).

 

DE LOË (baron) — Musées Royaux du Cinquantenaire à Bruxelles. Belgique ancienne. Catalogue descriptif et raisonné. Tome I : Les âges de la pierre. Tome II : Les âges du métal. Tome III : La période romaine. Tome IV : La période franque. (Complet.) Bruxelles, Vromant & C°, 1928 - 1931 - 1937 - 1939. Quatre volumes in-8° brochés, 261, 270, 371 et 218 p.
Préface du tome IV, par Jean Capart :
   Monsieur A. Grenier, dans sa chronique gallo-romaine de la Revue des Études Anciennes, faisant le compte rendu des deux premiers volumes du présent catalogue, écrivait : « C'est toute la vie scientifique d'un maître archéologue qui se trouve résumée ici. » Lors de la publication du troisième volume, il caractérisait celui-ci par la phrase suivante : « C'est un vrai manuel de l'archéologie gallo-romaine en Belgique et un modèle. »
   Le Baron de Loë m'a fait l'honneur de me demander quelques lignes de préface pour chacun des volumes de son catalogue descriptif et raisonné du département de la Belgique Ancienne. Au moment où paraît le quatrième et dernier volume, le jugement porté par le maître français apparaît encore mieux justifié. Jusqu'à présent, le lecteur n'avait pu apprécier l'effort réalisé que par fractions. À l'heure présente, l'auteur peut déposer sa plume avec le sentiment d'avoir laissé, aux continuateurs de sa grande œuvre, toute la tradition d'une vie entièrement dévouée à l'archéologie de la Belgique Ancienne.
   Il y a quarante ans, lors de mes débuts aux Musées Royaux des Arts décoratifs et industriels (c'est ainsi que s'appelaient alors nos Musées Royaux d'Art et d'Histoire), les collections du Baron de Loë occupaient une cage d'escalier et une galerie à l'étage. Au fond de cette galerie, dans un local qui abritait les collections préhistoriques d'Espagne provenant des fouilles des frères Siret, on avait découpé, par des cloisons vitrées, un espace où le baron avait installé son bureau. Que de fois les jeunes attachés se sont-ils rendus en ce réduit pour demander conseils et avis à leur aîné ! Même lorsqu'on ne s'intéressait que superficiellement à l'archéologie nationale, on ne pouvait manquer, lors de ces visites, d'être surpris de voir l'espace, réservé aux collections, devenir, d'année en année, trop étroit. On avait beau resserrer les vitrines les unes contre les autres, faire construire des meubles à plateaux superposés, entasser des objets à tous les paliers de l'escalier, le produit des fouilles du Baron de Loë menaçait de tout envahir. C'est que notre conservateur avait, à ses côtés, un ami généreux, le Comte Louis Cavens, qui avait compris depuis longtemps que la reconstitution du lointain passé de la Belgique constituait une tâche d'importance nationale. Il se faisait, de la sorte, que la gestion du département de la Belgique Ancienne et la direction des fouilles faites sur tout le territoire de la Belgique se trouvaient réunies entre les mains du Baron de Loë. Il était bon qu'il en fût ainsi, car il fallait alors reconstituer les périodes anciennes de la civilisation humaine sur notre sol, il fallait, au plus tôt, porter l'attention sur tel ou tel point précis dont on pouvait attendre des lumières pour combler des lacunes, pour résoudre des problèmes. C'est la tâche à laquelle le Baron de Loë s'est consacré pendant un quart de siècle avec une ardeur, un enthousiasme qui ne se sont jamais ralentis, même pendant les années de la grande épreuve.
   Après la guerre, le département de la Belgique Ancienne et ses réserves purent enfin prendre possession de salles qui, si elles n'étaient pas encore définitives, allaient permettre au moins une présentation adéquate de nos richesses. L'espace attribué à la Belgique Ancienne paraissait gigantesque ; mais lorsqu'on eut fait la révision des séries que l'exiguïté des locaux avait empêché jusqu'alors de montrer au public, on s'aperçut qu'il suffirait à peine pendant les quelques années qui s'écouleraient avant la construction du Musée Léopold III consacré à l'Antiquité.
   Au mois d'octobre 1925, le Baron de Loë fut mis à la retraite. Mais cela ne devait pas marquer pour lui l'heure des loisirs ; il lui restait à nous donner le fruit de sa longue expérience sous forme d'un catalogue des collections qu'il avait créées. Bien des fois, au cours des années de crise, on a pu douter de l'achèvement de l'œuvre. Ce n'est pas du côté de l'auteur que surgissaient les difficultés ; il a fallu au total plus de dix ans avant que les ressources budgétaires aient permis d'imprimer les quatre volumes.
   Les jugements concordent pour affirmer que les bases établies par le Baron de Loë sont définitives. Il va de soi qu'on enrichira les collections, qu'on augmentera le nombre de sites archéologiques dont chacun permettra peut-être de préciser l'un ou l'autre trait du tableau d'ensemble. Dès à présent, le département de la Belgique Ancienne est devenu l'un des plus intéressants de nos Musées, l'un des plus visités aussi et particulièrement par la jeunesse des écoles. Il faut qu'il en soit ainsi pour affirmer toujours davantage la communauté nationale de nos populations en montrant de quelle manière, à travers les révolutions et les invasions des temps anciens, la configuration géographique même de nos régions a lié étroitement la destinée des groupes ethniques divers qui s'y installaient. Mais, en même temps, il est apparu de plus en plus clairement que les travaux de fouilles assumés par le personnel scientifique du département, sans avoir jamais été réglés par un statut officiel, devraient dorénavant se faire par les soins d'un service général. Je suis heureux de pouvoir affirmer ici que le Baron de Loë partage à cet égard, sans réserve, la manière de voir du Conservateur en Chef des Musées et qu'il considérera la constitution prochaine d'un tel service comme le véritable couronnement de sa vie, entièrement dévouée à l'enrichissement de notre patrimoine d'histoire.
   Tous les amis du Baron de Loë se réjouiront avec moi de voir paraître ce quatrième volume d'une œuvre que l'on peut, sans hésiter, considérer comme un monumentum aere perennius.

Les quatre volumes : 65 euros (code de commande : 15861).

 

[DEMANET]. Au chanoine Félix Demanet. En hommage. L'Association pour l'Étude de la Paléontologie et de la Stratigraphie Houillères. Bruxelles, Association d'Études Paléontologiques, 1955. In-4° broché, VI, 414 p., un portrait en frontispice, nombreux plans, tableaux, planches dépliantes et planches hors texte, tirage limité à 603 exemplaires numérotés (n° 56), bon exemplaire de cet ouvrage peu courant.
Table des matières :
   - La valeur stratigraphique des fossiles marins du Carbonifère, par G. Delépine.
   - On Neoglyphioceras spirale (Phill.) and allied species, par W.S. Bisat.
   - Les dykes basaltiques du bassin houiller de Kaiping et leur influence sur les roches encaissantes, par F.F. Mathieu.
   - Einige Goniatiten aux spanischem Oberkarbon, par H. Schmidt.
   - Quelques remarques sur la présence de forêts fossiles dans le Carbonifère du Limbourg néerlandais, par W.J. Jongmans.
   - Vestiges fossiles de vie dans le Carbonifère supérieur du Limbourg, par S. van der Heide.
   - Unusual specimens of vertical cone-in-cone in Dutch Coal, par W.F.M. Kimpe.
   - La corrélation des veines de charbon par les mégaspores, par S.J. Dijkstra.
   - Les mégaspores contenues dans quelques couches de houille du Westphalien B et C aux Charbonnages Limbourg Meuse, par P. Piérart.
   - Le sondage n° 22 à Webbekom près de Diest, par A. Delmer.
   - Sur la présence d'un quartzite houiller remarquable à Dalhem (Nord de Liège) et sa position stratigraphique, par P. Charlier.
   - Contribution à l'étude du Namurien de la vallée de la Berwinne (Province de Liège), par L. Lambrecht.
   - Recherche du rejet longitudinal de la faille de Seraing dans la partie occidentale du bassin de Liège, par Ch. Ancion et P. Lefèvre.
   - Note sur la concession houillère de Bas-Oha (Bassin de Huy), par A. Pastiels.
   - Sur la constitution lithologique de quelques charbons du bassin houiller d'Andenne, par A. Wéry.
   - Sur l'âge, la flore et la faune des formations namuriennes affaissées dans les poches de dissolution du Viséen de la région de Samson (Meuse namuroise), par W. Van Leckwijk, F. Stockmans et Y. Willière.
   - 
Mesure de divergence L² et taux d'éloignement entre les moyennes d'une communauté de Carbonicola et les types du groupe communs, par E. Defrise-Gussenhoven.
   - Contribution à l'étude paléontologique du gisement de la concession La Louvière et Sars-Longchamp, par H. Chaudoir.
   - À propos du problème de Boussu, par Ch. Stevens.
   - La jonction du Viséen au Namurien dans une tranchée à Ocquier, par P. Ronchesne.
   - Des intercalations à sphérolithes dans les couches de houille. Mode d'occurence et conditions de genèse, par J. Scheere.
   - Étude pétrographique de quelques sidéroses à globules argileux du Westphalien belge, par R. Van Tassel.
   - À propos des perforations du test de Syringothyris et des genres voisins, par A. Vandercammen.
   - Note introductrice à la revision du genre Lophophyllum Milne-Edwards et Haime, par M. Lecompte.

65 euros (code de commande : 12882).

 

DE RIDDER (Alfred) — Les projets d'union douanière franco-belge et les puissances européennes (1836-1843). Bruxelles, Lamertin, 1932 (la couverture porte la date de 1933). In-8° broché, 473 p., (collection « Commission Royale d'Histoire »), exemplaire non coupé.
Avant-propos :
   Un sujet très intéressant pour l'histoire contemporaine de Belgique, mais qui n'a guère jusqu'ici été étudié d'une manière un peu approfondie, c'est celui de l'histoire politique de nos relations économiques internationales.
   Persuadées qu'en accordant à nos provinces une indépendance limitée par la neutralité, elles avaient le droit de nous tenir en une tutelle très étendue, les cinq Puissances surveillaient jalousement nos rapports économiques avec nos voisins. Elles voulaient, au moins certaines d'entre elles, faire découler la neutralité commerciale de la neutralité politique. Palmerston allait jusqu'à nous interdire les traités de commerce. Ces traités devaient, à son avis, amener nécessairement la Belgique à adopter des différences de traitement vis-à-vis des États étrangers, tous ne pouvant obtenir de nous les mêmes concessions.
   Nos dirigeants se refusèrent à s'incliner devant les exigences qu'on leur opposait. Pour eux l'indépendance comportait la liberté des transactions commerciales. Nous contester cette liberté, c'était, disaient-ils, nier notre droit à l'existence.
   Les circonstances nous ont amené à étudier un des épisodes les plus caractéristiques de l'ingérence des Puissances européennes dans notre vie économique internationale, l'épisode des projets d'union douanière franco-belge, projets dont le souvenir fut évoqué à Genève par Briand et Curtius à propos de l'Anschluss germano-autrichien.
   Nous avons réuni sur cette question un important dossier diplomatique et, dans le présent volume, nous exposons le résultat de nos recherches.
   Pour rester fidèle au but assigné à la Commission royale d'Histoire, – la publication de textes inédits –, notre œuvre est avant tout documentaire. Nous y reproduisons les plus importantes des dépêches que nous avons recueillies, en les reliant par des récits que nous nous sommes attaché à rendre essentiellement objectifs. Nous en avons emprunté les éléments à des pièces dont la reproduction intégrale ou fragmentaire ne nous a pas paru indispensable. II ne nous était point possible de publier tous les documents rassemblés tant leur masse était considérable.
   Telle que nous avons réalisé notre entreprise, nous croyons qu'elle donnera au lecteur une idée exacte de négociations ignorées jusqu'aujourd'hui, négociations qui eurent pour notre pays une importance insoupçonnée et qui, peut-être, mirent un moment en péril l'existence de la Belgique ainsi que la paix européenne.

15 euros (code de commande : 17727).

 

Le désarroi démocratique. L'extrême droite en Belgique. Ouvrage collectif sous la direction de Hugues Le Paige. Bruxelles, Labor, 1995. In-8° collé, 301 p., (collection « La Noria »).
En quatrième de couverture :
   
Un peu partout en Europe l'extrême droite recueille des succès électoraux sans précédent depuis un demi-siècle. Il ne s'agit plus de flambées sans lendemain, ni de quelques résurgences nostalgiques mais bien d'une véritable implantation politique bâtie sur la crise économique, sociale et politique des démocraties. Pour lutter contre l'extrême droite, pour lutter contre le racisme, la xénophobie, l'exclusion et la violence qu'elle porte, il ne suffit pas de dénoncer, de « diaboliser »... ni de fermer les yeux. La preuve en est que face à l'extrême droite qui se développe, avec ou sans le concours des grands médias, les partis traditionnels – de gauche et de droite – ont été incapables d'endiguer sa montée. Certains ont choisi de pratiquer la politique du « cordon sanitaire ». D'autres n'ont pas hésité à s'emparer des thématiques, sinon des mots d'ordre, de l'extrême droite. Rien, jusqu'ici n'a pu empêcher sa progression. Débattre avec l'extrême droite, c'est assurer sa légitimité. Refuser de discuter, c'est lui abandonner le terrain. La définition d'une attitude cohérente et efficace face à l'extrême droite n'est pas chose simple.
   C'est pourquoi l'équipe pluraliste et multidisciplinaire qui a rédigé Le désarroi démocratique est partie du point de vue que malgré l'expression de son radicalisme simpliste, l'extrême droite doit être analysée en profondeur comme un phénomène complexe. Historien, sociologues, politologues, juristes, philosophe du droit, journalistes se sont donc penchés sur les différents aspects de l'extrême droite telle qu'elle se manifeste aujourd'hui en Belgique francophone en comparaison avec celle qui existe en Flandre et en la resituant dans son contexte historique, idéologique, social.
   Quelles sont les organisations, qui sont les cadres, les militants, les électeurs de l'extrême droite ? Quelle idéologie sociale véhicule-t-elle ? Une action législative contre l'extrême droite est-elle possible et efficace ? Quelle est l'attitude de la justice vis-à-vis de l'extrême droite ? Comment le système démocratique peut-il réagir ? Les réponses ne sont pas évidentes. Les conclusions des textes que nous présentons ne sont pas unanimes. Elles apportent des éléments de réflexion plutôt que de recettes politiques. Mais cet ouvrage collectif veut être un incitant au débat et à l'action. Il se veut un instrument d'analyse qui permette à la fois de mieux cerner toutes les données de l'extrême droite et de mieux la combattre.
Table des matières :
   
Introduction : Le désarroi démocratique, par Hugues Le Paige.
   I. L'extrême droite, état des lieux.
      - Immigration et racisme. Des thèmes fondateurs, par Andrea Rea.
      - Programme social. Un populisme en quête de respectabilité, par Mateo Alaluf.
      - Électeurs et militants. Des profils incertains, par Pascal Delwit.
      - Organisations. Un passé composé, par Manuel Abramowicz.
      - Femmes et citoyenneté. Un antiféminisme ordinaire, par Bérengère Marques-Pereira.
      - Le Vlaams Blok et le Juifs d'Anvers. Les troubles d'une communauté, par Ludo Abicht.
      - Le Vlaams Blok et la Nouvelle Droite. Le détournement de Gramsci, par Marc Spruyt.
   II. L'extrême droite et le débat démocratique.
      - Action législative. La répression du racisme et du révisionnisme, par Bernard Blero.
      - Exercice des libertés publiques. Des restrictions de protection, par Annemie Schaus.
      - Les médias. Un regard équivoque, par J.-M. Nobre Correia.
      - Dirigeants et électorat. Le diable et l'électeur, par Rosine Lewin.
      - Souveraineté et représentation. Les contradictions de la démocratie libérale, par Boris Libois.
      - Extrême droite et fascisme. Une histoire dans le siècle, par Robert Devleeshouwer.

13 euros (code de commande : 17635).

 

DESART (Robert) et QUIEVREUX (Anne) —  Arts et folklore de chez nous. Bruxelles, Culture et Civilisation, 1974. In-4° broché, 176 p., illustrations, Rhodoïd, exemplaire numéroté.
Table des communes :
   - Anvers, Arlon, Alost, Autelhaut, Averbode, Ath.
   - Binche, Bouillon, Bouvignes, Bruges.
   - Chièvres, Cuesmes, Courtrai, Condroz.
   - Damme, Diest, Dinant, Dion-le-Val.
   - Estinnes-au-Mont, Écaussinnes-d'Enghien.
   - Floreffe, Florenville.
   - Gand, Gastuche, Genappe, Gembloux.
   - Habay-la-Neuve, Hal, Heylissem, Houx, Huy, Humelgem.
   - Kruishoutem.
   - Lavaux-Sainte-Anne, La Roche, Lessines, Lierre, Léau, La Louvière, Lissewege, Limai, Louvain.
   - Malmédy, Malines, Mons, Mouscron, Mozet.
   - Neufchâteau, Ninove, Nivelles, Nil-Saint-Vincent.
   - Orval, Oplinter.
   - Pede-Sainte-Anne.
   - Renaix, Rotselaer.
   - Saintes, Saint-Hubert, Sombreffe, Sterrebeek, Stavelot, Steenockerzeel, Steenhoult, Sint-Pieters-Rode.
   - Theux, Tournai, Tirlemont, Tongres.
   - Vlierbeeck.
   - Wavre.
   - Bruxelles et environs.

25 euros (code de commande : 16701).

 

DESART (Robert) et QUIEVREUX (Louis) — Folklore et joyaux des communes belges. Bruxelles, Desart, 1972. In-4° collé, 152 p., illustrations, exemplaire numéroté (n° 64) en très bel état.
Table des matières :
   - Les fruits d'une collaboration.
   - Bruxelles et environs.
   - Province.
   - Anvers - Buzenol, Brunehaut, Bouillon, Beaumont, Bruges, Bois-Seigneur-lsaac, Beauvoorde - Celles, Crupet, Cuesmes, Crèvecœur, Chaudfontaine, Corroy-le-Château, Courtrai - Dixmude, Diest - Frasnes, Écaussinnes-la-Follie - Gand, Grimbergen, Gembloux, Goyck - Harzé, Heverlee, Houx - Jehay-Bodegnée - Kruishoutem - Lavaux-Sainte-Anne, La Roche, Lierre, Liège, Louvain, Leefdaal, Laerne, Logne, Léau, Lompret - Malines, Montignies-Saint-Christophe, Moriensart, Mielmont - Overijse, Oydonck, Onoz Romsée, Rumbeke - Sint-Ulrik-Kapelle, Sombreffe, Steenockerzeel, Saintes - Trazegnies, Tongres, Thuin, Tournai - Walhain-Saint-Paul, Waleffes, Weris, Westerloo.

25 euros (code de commande : 17131).

 

DESART (Robert) et QUIEVREUX (Louis) — Richesses et curiosités de la Belgique. Bruxelles, Desart, 1969. In-4° collé, 150 p., illustrations, exemplaire numéroté (n° 149) en très bel état.
Table des matières :
   Pourquoi j'ai dessiné dans tous les coins.
   Un mot du co-auteur.
   Communes : Anvers - Braine-le-Château - Bruges - Bastogne - Braffe - Chaudfontaine - Chimay - Courtrai - Diest - D'Aulne, Gozée - Essene, Ellezelles, Ecaussrnnes-Lalaing - Foy-Notre-Dame, Franchimont - Gand, Grammont, Grand-Halleux, Grimbergen - Hal, Lahamaide, Hérinnes, Hekelghem, Huy - Jehay-Bodegnée - Latour, Louvain - Laroche, Liège, Lierre, Lombeek-Notre-Dame - Nivelles - Malines, Mons, Martelange - Ogy, Ostende - Perck, Postel - Rupelmonde, Rixensart Saint-Sauveur, Stavelot, Spontin, Saint-Trond - Sommière, Sart-lez-Spa - Theux, Tirlemont, Tournai - Villers - Waterloo, Winkel-Sainte-Croix, Wenduine - Zandbergen - Bruxelles et Environs.

25 euros (code de commande : 17130).

 

DESMETTE (Philippe) — Dans le sillage de la Réforme catholique : les confréries religieuses dans le nord du diocèse de Cambrai (1559-17786). Bruxelles, Académie royale de Belgique, 2010. In-8° broché sous jaquette, 423 p., (collection « Mémoire de la Classe des Lettres », collection in-8°, 3e série. Tome XLX, n° 2064 - 2009), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Les confréries religieuses constituent un vecteur privilégié pour l'étude de la vie religieuse à l'époque moderne. Cet ouvrage, centré sur le nord du diocèse de Cambrai, alors partagé entre la France et les Pays-Bas, est basé sur un large éventail de sources (archives des confréries, archives épiscopales, archives vaticanes...) qui ont permis d'identifier plus de cinq cents groupements ayant été actifs à un moment ou à un autre entre 1559, date de la réforme des diocèses opérée par Philippe II et 1786, année qui vit la suppression des confréries par Joseph II. L'analyse de la fondation et de l'organisation des confréries montre une emprise progressive de l'épiscopat et du clergé paroissial à partir de la fin du XVIe siècle. Le mouvement confraternel connaît alors un développement considérable, qui culminera au siècle suivant, grâce notamment aux initiatives d'ordres religieux. L'analyse des pratiques développées au sein de ces associations révèle de nettes évolutions. On notera en premier lieu le recul des pratiques de sociabilité profane, caractéristiques des groupements les plus anciens, mais aussi et surtout le développement de la piété personnelle, via entre autres les Sacrements (confession et communion). Ce trait dominant ne doit toutefois pas faire oublier les permanences décelables au sein de certaines confréries qui privilégient toujours la piété collective et la religion du recours. Globalement, le phénomène s'essouffle durant le XVIIIe siècle, surtout après 1750. Le recul des fondations et la réduction des inscriptions sont à ce sujet révélateurs. La réforme de Joseph II ne porte donc pas la responsabilité de ce déclin, en marche alors depuis plusieurs décennies déjà.

30 euros (code de commande : 17220 - indisponible).

 

[DESPY (Georges)]. Villes et campagnes au Moyen Âge. Mélanges Georges Despy. Publiés par Jean-Marie Duvosquel et Alain Dierkens. Liège, Éditions du Perron, 1991. In-8° broché, 837 p., exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Georges Despy.
   - Bibliographie de Georges Despy.
   - Travaux accomplis sous la direction de Georges Despy.
   - L'apport de Georges Despy à l'histoire médiévale, par Léopold Genicot.
   - L'industrie drapière dans le comté de Hainaut au Moyen Âge, par Maurice-A. Arnould.
   - La bataille de Wörringen (1288) et les villes brabançonnes, limbourgeoises et liégoises, par Jean Baerten.
   - Binche et sa campagne: des relations économiques exemplaires (XIIe-XIIIe siècle), par Claire Billen.
   - Le prix du blé à Jodoigne au XVe siècle, par Claude Bruneel.
   - Le diplôme de Charles le Chauve du 22 novembre 864 relatif à la monnaie de Châlons-sur-Marne : un faux, par Michel Bur.
   - Un officier comtal hainuyer mal connu : le prévôt forain du Quesnoy (deuxième quart du XVe siècle), par Jean-Marie Cauchies.
   - Déterminants et déterminatifs aux noms de lieux mentionnés sur les monnaies du VIe au XIVe siècles, par Pierre Cockshaw.
   - Les « dons pour dettes faire avoir » dans les circonscriptions de Binche et de Bouchain au XIVe siècle, par Philippe Cullus.
   - Une ville artésienne et son terroir : Aire à la fin du XIIIe siècle, par Bernard Delmaire.
   - Villes et campagnes dans la région Nord - Pas-de-Calais de Charlemagne à Charles Quint, par Alain Derville.
   - Villes, campagnes, croissance agraire dans le pays mosan avant l'an mil : vingt ans après, par Jean-Pierre Devroey et Chantal Devroey-Zoller.
   - Bonnes villes, enceintes et pouvoir comtal en Hainaut aux XIVe et XVe siècles, par Michel de Waha.
   - Fonctionnement et difficultés des moulins de Douai au bas Moyen Âge, par Catherine Dhérent et Dietrich Lohrmann.
   - Le culte de Sainte Monon et le chapitre de Nassogne avant 1100, par Alain Dierkens.
   - Tonlieux et winages à Comines au Moyen Âge, par Jean-Marie Duvosquel.
   - Le conseil de Brabant au XVe siècle, instrument du pouvoir ducal à l'égard des villes ?, par Philippe Godding.
   - Grundherrschaft und städtischer Besitz in urbarialen Quellen des 9. Jahrhunderts (Saint-Maur-des-Fossés, Saint-Rémi de Reims und Saint-Amand-les-Eaux), par Dieter Hägermann.
   - Avant la ville, la campagne. Recherches sur les paroisses primitives et les domaines anciens autour de Mons en Hainaut, par Anne-Marie Helvétius.
   - Routes du vin. Quelques itinéraires suivis par des vins domaniaux entre le Rhin et le Brabant Wallon au XVe siècle, par Jean-Jacques Hoebanx.
   - Episcopus, ingenui, cives et rustici. La chronique d'Anselme et la vie économique du pays mosan aux Xe-XIe siècles, par Jean-Louis Kupper.
   - Pour une histoire parallèle de Quentovic et Dorestad, par Stéphane Lebecq.
   - Rayonnement urbain et initiative comtale: l'exemple des chefs-lieux du comté de Luxembourg, par Michel Margue.
   - Les châteaux de Mirwart et de Sugny, centres de pouvoirs aux Xe et XIe siècles, par André Matthys.
   - Pureté et sexualité, par Ludo Milis.
   - Considérations nouvelles sur les « villes et campagnes » dans le domaine de Prüm au haut Moyen Âge, par Yoshiki Morimoto.
   - Les villes face au prince. L'importance réelle de la cérémonie d'entrée solennelle sous le règne de Philippe le Bon, par Nadia Mosselmans.
   - L'évolution d'une localité hainuyère vers le stade urbain : Soignies du XIIe au XIVe siècle, par Jacques Nazet.
   - Moines et nature sauvage dans l'Ardenne du haut Moyen Âge : saint Remacle à Cugnon et à Stavelot-Malmédy, par René Noël.
   - Quelques considérations sur la basilique de Saint-Denis et sa nécropole à l'époque mérovingienne, par Patrick Périn.
   - La cathédrale et le diocèse. Un aspect religieux du rapport ville-campagne. L'exemple de Cambrai, par Henri Platelle.
   - Les phénomènes urbains dans le Brabant septentrional jusqu'aux environs de 1300, par Willy Steurs.
   - Les tonlieux de transit et le droit de pêche sur la Meuse namuroise au Moyen Âge à la lumière de deux documents cartographiques de 1502, par Jacques Stiennon.
   - Des documents déconcertants : les comptes des pauvres de la paroisse de Meeffe (1395-1416), par André Uyttebrouck.
   - Een decennium uit de geschiedenis van de stad Kamerijk (1092-1102/1103). De voornaamste acteurs, par Erik van Mingroot.
   - « Poort » : une contribution à la lexicographique urbaine, par Raymond van Uytven.
   - Une ville-neuve comtale en Flandre au XIIe siècle : Kluizen au nord de Gand, par Adriaan Verhulst.
   - Le mouvement des foires en Flandre avant 1200, par Masahiko Yamada.
   - Les régulations du marché du pain au XIIIe siècle en Occident et l'« Assize of Bread » de 1266-1267 pour l'Angleterre, par Léon Zylbergeld.

40 euros (code de commande : 17961).

 

DEWEZ (Louis Dieudonné Joseph) — Histoire particulière des Provinces Belgiques sous le gouvernement des ducs et des comtes, pour servir de complément à l'Histoire générale ; par M. Dewez. Tomes I à III (complet). Bruxelles, Berthot, 1834. [Bruxelles, Berthot, Libraire du Roi et de la Cour, Marché au Bois. 1834.] In 8° demi-reliure basane, dos lisses ornés, tome I : XXVI, 458 p., tome II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], 482 p., tome III : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], 465 p., un portrait gravé en frontispice (Guillaume et Potter) pour les tomes I et II, bon exemplaire dans sa reliure d'époque.
Préface :
   La principale perfection d'une histoire, dit le sage Fénélon, consiste dans l'ordre et l'arrangement. Pour parvenir à ce bel ordre, l'historien doit embrasser et posséder toute son histoire. Il faut en montrer l'unité, et tirer, pour ainsi dire, d'une seule source, tous les principaux événemens qui en dépendent.
   C'est ce grand principe que j'ai adopté quand j'ai conçu le projet de mon histoire générale de la Belgique. Ce plan était facile à exécuter pour la première et la dernière partie de l'histoire, c'est-à-dire, pour les époques où toute la Belgique, soumise, dans le principe, aux Romains et aux Francs, et, dans la suite, aux maisons de Bourgogne et d'Autriche, était réunie sous un même prince. Mais quand je fus parvenu à celte époque on la Belgique morcelée forma autant d'états qu'elle comprenait de provinces, je rencontrai une difficulté qui présentait d'autant plus d'embarras, qu'elle résulte de la nature du sujet. Je donnais une histoire générale : il fallait donc imaginer un plan qui correspondît à mon objet. Je sentis que, pour y parvenir, je devais établir un centre d'unité, auquel vinssent aboutir, sans obstacle et sans confusion, toutes les parties de l'ouvrage pour en former un tout. Je me suis donc astreint, pour celle partie de l'histoire, c est à-dire, du neuvième au quinzième siècle, à suivre l'ordre de Succession des ducs de la Basse-Lorraine ou Lotharingie, qui comprenait la plus grande partie de la Belgique, et j'ai rattaché tous les grands événemens de l'histoire générale à ce point de réunion. Mais je ne pouvais, suivant ce plan, comprendre dans mon histoire les événemens des histoires particulières des différentes provinces, qu'autant qu ils avaient quelque rapport avec l'histoire générale. Si je les y avais fait entrer, j'aurais été forcé, en coupant sans cesse le fil de la narration et en abandonnant le point principal de l'objet, de mettre de l'incohérence dans les faits et de jeter du désordre et de la confusion dans le récit. J'aurais, comme un architecte malhabile, établi autour d'un vaste palais, un amas de petits bâtimens qui n'auraient eu aucune proportion avec le principal édifice.
   L'histoire des provinces particulières présente cependant un grand nombre de faits non moins intéressans que ceux qui tiennent à l'histoire générale. Or ce n'est que dans l'histoire particulière de chaque province que ces faits peuvent trouver leur place. Mais pour leur donner l'intérêt dont ils sont susceptibles, il faut, conformément au grand principe de l'unité, en rassembler et en enchaîner si artistement les parties, qu'elles ne forment qu'un tout. Si l'on traitait séparément l'histoire de chaque province, en ne suivant d'autre plan que l'ordre chronologique de la succession des souverains, cette manière sèche et uniforme, forcerait nécessairement l'historien à répéter dans l'histoire de l'une, les événemens qu'il aurait déjà présentés dans celle d'une autre, qui, à la même époque, aurait été liée avec celle-là pour des intérêts communs ou brouillée pour des prétentions opposées.
   J'ai donc imaginé un plan qui m'a paru le plus propre à donner à cette partie de notre histoire, cet ensemble qui en formât comme un tout indivisible ; et pour atteindre ce but, j'ai tâché de saisir les points de réunion auxquels les divers événemens pussent se rattacher comme naturellement.
   Je ne traite séparément l'histoire d'une province, que quand elle n'a aucun rapport avec les autres, et je les réunis quand les faits les rapprochent.
   J'évite ainsi la monotonie et la répétition : je mets de l'unité et de la variété dans une matière qui paraît si décousue et si uniforme, et je soulage la mémoire, qui saisit bien plus aisément un enchaînement de faits rapprochés, qu'elle ne retient une suite d'événemens isolés.
   Mais je ne me borne pas à l'histoire des faits. Après avoir rempli cette tache, je remonte à 1 origine connue de notre histoire, c'est-à-dire, au moment où nos ancêtres, sortant de la barbarie, pour se réunir en société, ont pensé à fonder des villes et à créer des lois, et je suis les progrès de la civilisation quand les villes se sont agrandies et les lois perfectionnées.
   Je finis par tracer dans des chapitres séparés le tableau des progrès de l'agriculture et du commerce de la Belgique dans les differens siècles, et des révolutions dans les mœurs et le caractère de ses habitans ; et dans tout le cours de l'ouvrage, j'ai tâché, fidèle à ma devise, défaire sortir la lumière des ténèbres.

   

Les trois volumes : 120 euros (code de commande : 16824).

 

DOEHAERD (Renée) — L'expansion économique belge au Moyen Âge. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1946. In-12 broché, 120 p., une carte dépliante, (collection « Notre Passé »).

8 euros (code de commande : 299/65).

 

DUERLOO (Luc) et JANSSENS (Paul) — Wapenboek van de Belgische Adel. Van de 15de tot de 20ste eeuw. Ingeleid door Andrée Scufflaire, Charles Papeians de Morchoven, Michel Pastoureau. Tomes I, II, III et IV (complet). Brussel Gemeentekrediet, 1992. Quatre volumes in-8° sous reliure, jaquette et carton d'éditeur, t. I : 786 p., t. II : 833 p., t. III : 912 p., t. IV : 885 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire numéroté (n° 1), en très bel état et sous les étuis en carton portant l'étiquette du destinataire du n° 1.
Introduction :
   Wat is er boeiender dan een wapenboek ? Zowel de leek die een historische tentoonstelling bezoekt, als de onderzoeker die kost wat kost een geschrift of een kunstwerk wil identificeren, raakt in vervoering bij het zien van specifieke, regionale of zelfs universele verzamelwerken waarin vanaf de 13de eeuw de onderscheidingstekens van personen, geslachten, clans, streken, instellingen en groeperingen zijn opgenomen ; het gaat hier om dezelfde symbolen die men – uiteraard zonder de pracht der kleuren – ook terugvindt op honderdduizenden zegels.
   Deze heraldische bundels – originele werken of kopieën waarvan alleen beperkte repertoria bestaan – ontstonden in West-Europa, waar het genre tot ontluiking kwam, maar ook elders op het oude continent en in andere werelddelen vindt men ze terug. De oudste verzameling zou de wapenrol zijn van de ridders die in 1254 door Karel van Anjou werden opgeroepen om in Henegouwen gravin Margaretha hun steun te verlenen in het conflict Avesnes-Dampierre. Dank zij het wapenboek van het toernooi te Bergen in 1310, zijn de blazoenen van de zowat 200 deelnemers bekend; de wapenrol van Turijn, een origineel werk dat op het Staatsarchief in deze stad wordt bewaard, vermeldt ruim honderd vazallen die aanwezig waren op de kroning van keizer Hendrik VII te Rome in 1312. In het Wijnbergen-wapenboek, waarvan het origineel – uit circa 1275 – in 's-Gravenhage wordt bewaard, telden de Zwitserse heraldici P. Adam-Even en L. Jéquier l300 wapenschilden van leenmannen en ridders uit Frankrijk en de Nederlanden; dezelfde onderzoekers bestudeerden ook het wapenboek dat de heraut Gelre – wellicht samen met enkele medewerkers – aan het eind van de 14de eeuw samenstelde ; deze parel uit onze Koninklijke Bibliotheek Albert I bevat meer dan 1700 wapenschilden in kleur, met helmen en helmtekens. Het wapenboek van koningin Margaretha bevindt zich in het British Museum, dateert van het begin van de 15de eeuw en telt ongeveer l200 blazoenen van vorsten uit het vasteland en van Engelse baronnen : het is een van de eerste handschriften waarin de schilden volgens de figuren gerangschikt werden. In de Nationale Bibliotheek te Wenen wordt een wapenboek van het einde van de 15de eeuw bewaard waarin de wapenschilden alfabetisch gerangschikt zijn volgens de bezitters ervan. Verscheidene wapenboeken van de Orde van het Gulden Vlies, ingedeeld volgens de kapittels die sedert 1430 werden gehouden, zijn de trots van hun bezitters, waaronder onze Koninklijke Bibliotheek. Adellijke herenwapens komen erin aan bod. Verder zouden nog heel wat werken kunnen worden aangehaald, over de hele wereld verspreid in openbare en privé-verzamelingen.
   Men kan dan wel zijn verbeelding de vrije loop laten, maar voor degenen die door de eeuwen heen de meest uiteenlopende wapenboeken hebben geïdentificeerd, gepubliceerd en gecommentarieerd, komt het er in de eerste plaats op aan de symbolische voorstellingen te begrijpen en te doorgronden. Hun verdienste is van onschatbare waarde: die wapenboeken zijn meestal angstvallig en terecht op een veilige plaats weggeborgen. Ze zijn niet gemakkelijk te raadplegen en moeilijk te onderzoeken, zelfs met de hedendaagse technische hulpmiddelen die nochtans het noodzakelijk vergelijkend vorsingswerk vereenvoudigen. Vanaf de moderne tijd worden globale studies gepubliceerd in een nationaal kader dat door de historische ontwikkeling geen hinderpaal vormt, vooral niet in Europa.
   In 1588 verscheen in Sevilla een geïllustreerde verhandeling van de Nobleza del Andaluzia, die door haar auteur Goncalo Argote de Molina werd opgedragen aan Filips II, koningvan Spanje. Onze zuiderburen beschikten reeds vroeg over indrukwekkende onderzoeksinstrumenten : in de 17de eeuw was er de bekende d'Hozier-dynastie van « juges d'armes », die onder andere aan de hand van hun beroemd Armorial général de titels van de belangrijkste Franse families voor het nageslacht hebben bewaard ; tussen 1894 en 1907 publiceerde A. Reverend zijn Armorial du Premier Empire. Titres, majorats et armoiries concédées par Napoléon Ier, en verder waren er de recentere publikatie van Jougla de Morenas, Warren en Frantzen en de meer gespecialiseerde werken van H. Pinoteau. De Armorial families van A.C. Fox-Davies, meermaals herdrukt te Londen, het Armorial général van Rietstap, daterend uit 1880 en heruitgegeven te Gouda in 1884, met zijn supplementen en zijn platen door V. Rolland – erg nuttig, hoewel ze niet voorzien zijn van referenties – en het Grosses und allgemeines Wappenbuch, in 1854 ontstaan uit het werk van graveur J. Siebmacher dat in 1596 te Neurenberg verscheen, zijn of worden in de 20ste eeuw eveneens heruitgegeven. De publikatie in 1930 van de Wappenrolle von Zürich (omstreeks 1335-1345) door W. Merz en F. Hegi betekende een keerpunt in de wetenschappelijke benadering van de wapenboeken.
   De jongste tijd, namelijk in 1974, bewezen sommigen dat de aantrekkingskracht voor de studie van de heraldiek en voor de kennis van de adel zeker niet afneemt : zo was er J.-Cl. Loutsch, de huidige voorzitter van de Académie internationale d'Héraldique, met zijn Armorial du Pays de Luxembourg, verschenen in de hoofdstad van het Groothertogdom, alsook F. Menéndez Pidal met zijn Libro de armeria del reino de Navarra (l6de eeuw), uitgegeven in Bilbao, en de Hoge Raad van Adel met zijn gedenkboek uit 1989 over De Nederlandse Adel, waarin de blazoeneringen door O. Schutte verzorgd werden. Net als de sigillografie vormen deze vakken één der sleutels tot de studie van de geschiedenis van de middeleeuwen en de moderne tijd. Denken wij maar aan het in 1968 verschenen werk van E. Warlop, De Vlaamse Adel vóór 1300, en de Engelse vertaling ervan (1975-1976), alsook aan Heraldiek-Héraldique, de twee versies van de inleiding tot deze wetenschap, in 1985 door dezelfde auteur geschreven – zoals R. Laurent het deed voor de sigillografie – ter voorstelling van een opmerkelijke, maar thans jammer genoeg opgedoekte tentoonstelling in het Algemeen Rijksarchief. In eenzelfde perspectief wijzen wij op het succes van de Lettres de noblesse octroyées par Sa Majesté Baudouin Roi des Belges (1951-1991), een werk dat in 1991 ter gelegenheid van de koningsfeesten gepubliceerd werd door Ph. de Bounam de Ryckholt en Georges de Hemptinne, en van de Table héraldique de la Noblesse du Royaume de Belgique, door Roger Denille met de hem bekende nauwgezetheid samengesteld, en uitgegeven te Luik in oktober van hetzelfde jaar.
   Paul Janssens en LUC Duerloo vernieuwen het genre, « tache ingrate et difficile » dixit M. Pastoureau, en bespreken een zo groot mogelijk aantal wapenschilden voor een zo ruim mogelijk publiek. Het nieuwe Wapenboek van de Belgische Adel is een nauwgezet en omvangrijk werk zonder weerga en maakt ten volle gebruik van de vooruitgang van wetenschap en techniek : het bevat 9000 rubrieken met de wapenbeschrijving en een kleurenreproduktie van de blazoenen van de hele vroegere en huidige Belgische adel, telkens met verwijzing naar de archiefbronnen. Het beslaat de periode van de 15de eeuw tot op heden en vermeldt alle door de vorsten uitgereikte diploma's met hun referenties, gaande van de Bourgondische, de Spaanse en de Oostenrijkse Nederlanden tot het koninkrijk der Nederlanden en het koninkrijk België, zonder het prinsbisdom Luik, het abdijprinsdom Stavelot-Malmedy en het hertogdom Bouillon te vergeten. Dank zij de selectieve bibliografie, verscheidene alfabetische lijsten (familienamen en titels, herautstukken, wapenkreten en -spreuken) en een thematische index (heraldische figuren), is het werk van deze twee eminente auteurs uitgegroeid tot een wapenboek van deze tijd, dat door de geraffineerde en onberispelijke typografie uitstekend tot zijn recht komt. Zij verdienen alle lof omdat zij er niet alleen in geslaagd zijn een omvangrijk werk te verwezenlijken waarvan baron de Ryckman de Betz met zijn Armorial général de la noblesse belge uit 1941 een verlicht voorloper bleek te zijn – zonder onze pioniers uit de vorige eeuw te vergeten, zoals Goethals, Poplimont, Stein d'Altenstein en Bosmans, of de auteurs van het Armorial beige du bibliophile, F. de Jonghe d'Ardoye, Havenith en Dansaert, of die van de Annuaire de la Noblesse en van de État présent – maar ook de taak hebben vereenvoudigd van degenen die een beroep doen op de Dictionnaire des figures héraldiques, waarvan de herdruk voorzien is en die aan de overgang van de 19de eeuw werd gepubliceerd door Th. de Renesse, een andere weldoener voor onze onderzoekers.
   De auteurs van het nieuwe wapenboek konden rekenen op de medewerking van wijlen burggraaf Fernand de Jonghe d'Ardoye en baron Jean-Pierre Ruzette, respectievelijk gewezen voorzitter en gewezen lid van de Raad van Adel, die welwillend hun notities ter beschikking hebben gesteld. Ook de uitgebreide kennis van Georges de Hemptinne was van onschatbare waarde. De inleiding werd toevertrouwd aan Michel Pastoureau van de Académie internationale d'Héraldique, « directeur d'études » aan de École pratique des hautes études (Sorbonne) te Parijs en gewaardeerd auteur van een Traité d'héraldique ; het werk bevat ook een overzicht van de geschiedenis van de adel en de ontwikkeling van de heraldiek ; Christiane Hoogstoel-Fabri, lid en griffier van de Raad van Adel, behandelde de Dienst van Adel, die zij jarenlang kundig heeft geleid.
   De vier boekdelen, die tegelijkertijd in het Nederlands en in het Frans verschijnen, mogen ongetwijfeld als een wetenschappelijk monument worden beschouwd. Het werk wordt gepubliceerd onder bescherming van het Gemeentekrediet van België en bewijst opnieuw de doeltreffendheid van de culturele diensten van deze bank onder de bekwame leiding van J.-M. Duvosquel.
   Het zal de leden van de Belgische adel ten zeerste verheugen dat talrijke families waarvan de mannelijke lijn thans is uitgestorven, maar waarvan zij in de vrouwelijke lijn afstammen, aldus aan de vergetelheid worden onttrokken.

Les quatre volumes : 400 euros (code de commande : 18113).

 

DUVOSQUEL (J.-M.) — Bibliographie de l'histoire militaire en Belgique 1965-1969. Bruxelles, Revue Internationale d'Histoire Militaire, 1970. In-8° collé, [63] p., hommage de l'auteur au professeur Jean-Jacques Hoebanx.
   Extrait du n° 29 de la Revue Internationale d'Histoire militaire, pp. 973-1035.
Introduction :

   En 1959, Monsieur Albert Duchesne, l'actif et dynamique conservateur au Musée royal de l'Armée et d'Histoire militaire de Bruxelles, faisait paraître un premier inventaire des témoins et des sources de l'histoire militaire en Belgique. Il mettait ainsi à la disposition des chercheurs un répertoire des institutions et des revues, ainsi qu'une bibliographie sommaire des ouvrages et des articles essentiels qui pouvaient les aider dans un premier travail d'approche d'un sujet d'histoire militaire.
   Six ans plus tard paraissait, sous la signature du même auteur et de Monsieur Jean Lorette, conservateur-adjoint à la même institution, une seconde contribution, essentiellement bibliographique celle-ci, qui couvrait la période 1959-1965.
   Ainsi, pour la première fois, nous disposions d'une vue d'ensemble de la production belge en matière d'histoire militaire. Nul doute que cela a fait prendre conscience des lacunes en ce domaine de l'historiographie, et que d'aucuns se seront efforcés de les combler. Ce premier aperçu fit aussi apparaître l'indigence et la faiblesse de grand nombre de contributions. Peu ou prou de travaux dignes de retenir l'attention de l'historien, si ce n'est ceux de quelques spécialistes ou de quelques amateurs éclairés ; très peu de travaux originaux, mais beaucoup de compilations.
   En dépit de l'effort déployé par la Revue belge d'Histoire militaire et l'exemple fourni par la publication de Travaux du Centre d'Histoire militaire du Musée royal de l'Armée depuis 1966, c'est aux mêmes constatations que nous aboutissons aujourd'hui. L'histoire militaire ne retient que très peu, pour elle-même, l'attention des universitaires. Rares sont les historiens autodidactes, qui par ailleurs fournissent de remarquables contributions, se livrant à de minutieuses recherches et à une mise en œuvre rigoureuse. Passons sous silence l'originalité d'articles de journalistes et d'historiens vulgarisateurs, qui sévissent dans certains domaines de prédilection. Quant aux travaux qui sont des apports solides à notre connaissance du passé, ils sont quelques dizaines.
   Comme notre but n'est pas de livrer un bulletin critique, mais une bibliographie qui se voudrait exhaustive (et qui sait très bien ne pas l'être : il y a d'inévitables lacunes), nous nous sommes efforcé de relever les références de tout article concernant l'histoire militaire de nos provinces, quelle que soit sa valeur ou son originalité, dans l'espoir de mettre en évidence les domaines inexplorés ou maladroitement défrichés.
   La production historique de ces cinq années a été répartie en différentes rubriques, qui sont restées celles qu'avaient adoptées, en 1965, A. Duchesne et J. Lorette. Chaque fois que cela était possible, les articles portant sur des faits précis ont été classés dans l'ordre chronologique des événements, sur des personnages ou des villes ou régions dans l'ordre alphabétique. Une table des noms d'auteurs guidera le lecteur.

10 euros (code de commande : 16096).

 

DUVOSQUEL (Jean-Marie) et CAUCHIES (Jean-Marie) — Compte rendu du XLVe Congrès de la Fédération des Cercles d'Archéologie et d'Histoire de Belgique et du premier Congrès de l'Association des Cercles francophones d'Histoire et d'Archéologie de Belgique - Comines 1980. Comines, Congrès de Comines, [1982]. In-8° agrafé, [31] p., illustrations, envoi d'un des auteurs au professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Extrait :
   C'est par une lettre en date du 10 mai 1978 que la Fédération des Cercles d'Archéologie et d'Histoire de Belgique se voyait notifier la candidature de la Société d'histoire de Comines-Warneton et de la région, en vue de l'organisation du XLVe Congrès, en août 1980, à Comines (Hainaut). La même lettre stipulait en outre que le Centre d'information et de contact des cercles d'histoires, d'archéologie et de folklore du Hainaut « Hannonia » serait directement associé à l'initiative par le cercle responsable. La présidence et le secrétariat du congrès devaient donc être respectivement confiés à des délégués de la société cominoise et de Hannonia. Réunis à Écaussinnes-Lalaing (Hainaut), le 15 avril précédent, les représentants des cercles hainuyers d'histoire et d'archéologie affiliés à Hannonia avaient, à l'unanimité, marqué leur accord à ces dispositions.
   Quelques mois plus tard, à Namur, se déroulait – le 28 août 1978 – l'assemblée constituante de l'Association des Cercles francophones d'Histoire et d'Archéologie de Belgique, a.s.b.l. de structure communautaire, calquée sur les normes institutionnelles de la Belgique nouvelle. 45e Congrès de la fédération nationale susmentionnée, maintenue à titre scientifique et fonctionnel, celui de Comines allait dès lors être en même temps le premier placé sous les auspices de la nouvelle association – proposition adoptée en assemblée générale de celle-ci, derechef à Namur, le 22 novembre suivant.
   Les jalons étaient ainsi posés, les fondements établis, les cautions acquises et les responsabilités définies. Il convenait dès lors de se mettre à l'œuvre, ce qui n'allait guère tarder.

5 euros (code de commande : 16094).

 

Études sur le XVIIIe siècle. Tome X. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1983. In-8° broché, 184 p.
Table des matières :
   Section Philosophie.

      - Liberté et Nécessité : l'opposition de Reid au compatibilisme de Hume, par E. Griffin-Collart (pp. 9-22).
      - Auguste Comte et les « philosophes » de l'âge métaphysique, par R. Trousson (pp. 23-42).
      - Un « père conscrit » du luthéranisme éclairé : Johann Joachin Spalding (1714-1804), par H. Plard (pp. 43-60).
   Section littérature.
      - Une fiction politique de l'Ancien Régime : l'Histoire d'un Pou français, par R. Mortier (pp. 63-75).
      - Le type du maître d'école chez Jean Paul Friedrich Richter et J.M.R. Lenz, par A. Préaux (pp. 75-83).
   Section Beaux-Arts.
      - Les toiles en façon de tapisserie de l'Hôtel de Coninck à Gand, par M. Fredericq-Lilar (pp. 87-91, illustrations hors texte).
   Section histoire.
      - Aperçu bibliographique sur la noblesse « belge » (Pays-Bas, Principauté de Liège, Duché de Bouillon) au XVIIIe siècle, par M. Mat-Hasquin et J.-J. Heirwegh (pp. 95-126).
      - L'héritage archivistique du Président des États de Flandre J.J.P. Vilain XIIII. Sa destruction par les autorités (1778), par P. Lenders (pp. 127-152).
      - Les premières fabrications de cristal dans les Pays-Bas autrichiens, par B. D'Hainaut (pp. 153-158).
      - Pierre le Grand et la conception de l'État en Russie à l'aube des Lumières, par E. Donnert (pp. 159-170).
      - La polémique autour du Saint-Office à Naples (1688-97) et le libertinage érudit, par I. Comparato (pp. 171-184).

15 euros (code de commande : 18100).

 

Études sur le XVIIIe siècle. Tome XI. Idéologies de la noblesse. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1984. In-8° broché, 146 p.
Table des matières :
   - 
Introduction, par J. Craeybeckx.
   - 
L'idéologie du sang chez Boulainvilliers et sa réception au 18e siècle, par G. Gerhardi (pp. 11-20).
   - L'idéologie politique du marquis d'Argenson, d'après ses œuvres inédites, par N. Johnson (pp. 21-28).
   - L'influence sur le continent du modèle aristocratique britannique au XVIIIe siècle, par P. Janssens (pp. 29-38).
   - La démocratisation de l'idée de l'honneur dans le Manuscrit trouvé à Saragosse de Jean Potocki, par M.E. Zoltowska (pp. 39-52).
   - L'idéologie de la noblesse dans le débat sur le luxe (1699-1756), par R. Galliani (pp. 53-64).
   - La sensibilité comme idéologie de substitution de la noblesse dans Aline et Valcour, par J. Garagnon (pp. 65-78).
   - La « Thalimanie », par L. et A. Gilon (pp. 79-86).
   - La réaction de la noblesse et la défense de ses privilèges dans la Principauté de Liège au début du XVIIIe siècle, par B. Demoulin (pp. 87-104).
   - La réaction nobiliaire de la fin de l'Ancien Régime et la révolution des notables de 1787 en Flandre, par L. Dhondt (pp. 105-116).
   - La noblesse hongroise des Lumières : pour et contre l'absolutisme éclairé de Joseph II, par J. Barta (pp. 117-126).
   - Peut-on parler d'une idéologie nobiliaire en Russie ?, par M. Colin (pp. 127-138).
   - L'idéologie de la noblesse russe au siècle des Lumières. La fronde aristocratique. Le prince Chtcherbatoff, par L. Nemeti-Charguina (pp. 139-146).

13 euros (code de commande : 18101).

 

Exposé historique de l'état de l'Église réformée des Pays-Bas ; pour être présenté de la part de la Réunion wallonne aux églises réformées étrangères, spécialement aux églises de la France et de la Suisse-française par la Commission pour les affaires des églises wallonnes des Pays-Bas. 2e édition. Amsterdam, Van Tyen, 1855. [Amsterdam, G. Van Tyen & Fils. 1855.] In-8° broché, [2 bl.], [2 (titre et avertissement de l'éditeur)], 70, [2 (table)] p., soulignements et annotations crayonnés, rare.
Note liminaire :
   Nous nous proposons de donner un court expose de l'état des choses dans l'Église réformée des Pays-Bas. C'est surtout des temps actuels qu'il s'agit. Cependant la Hollande protestante a été trop connue autrefois, elle a eu trop de part à la vie religieuse et intellectuelle de l'Europe réformée, pour que nous n'appelions pas un instant l'attention sur ce passé que l'on connaît ; nous le relierons au présent par un coup d'œil sur ces temps intermédiaires, où l'absence d'un lien commun entre les Églises des divers pays réformés, les a conduites, non à s'oublier, mais à ne plus guères se connaître. À l'égard des temps passés, nous nous bornons à une esquisse rapide du mouvement théologique, mouvement d'autant plus important à connaître, qu'il reflète en quelque sorte la vie ecclésiastique et religieuse. Il en naît et y réagit à son tour. Connaître le premier c'est pouvoir se faire une idée de cette dernière. Arrivés aux temps présents, nous nous appliquerons à distinguer, sous le triple rapport, ecclésiastique, religieux et scientifique, les quelques traits que nous aurons à présenter.
   Quant au passé, il s'agit de trois siècles, depuis la moitié du 16e siècle jusqu'à la moitié du 19e. Nous les passerons successivement en revue.

50 euros (code de commande : 16641).

 

Exposition numismatique. Bruxelles, Société Royale de Numismatique de Belgique, 1966. In-8 broché, 197 p., XVIII planches hors texte, couverture un peu salie.
@ Catalogue de l'exposition du même nom qui s'est tenue à Bibliothèque Royale du 30 avril au 29 mai 1966.

13 euros (code de commande : 310/56).

 

[EXPOSITION UNIVERSELLE 1958]. 1958. Images de l'exposition universelle de Bruxelles. Beelden van de algemene wereldtentoonstelling te Brussel. Views of the international exhibition of Brussels. Bilder von der Brusseler Weltausstellung. Préface de Jacques Dumont. Bruxelles, Charles Dessart, 1958. In-4° broché, 16 p., 86 reproductions photographiques en héliogravure, jaquette, bon exemplaire.
Extrait de la préface :
   Ce livre n'est pas une description. Il montre seulement quelques images, fugitives et particulières, de ce qu'a été la grande Exposition universelle et internationale de Bruxelles 1958. Il ne veut pas être un bilan, mais un ensemble de visions, qui vous sont un rappel et, parfois, une découverte.
   Les photographes qui ont promené leurs objectifs dans la ville éphémère du Heysel se sont attachés surtout à fixer des détails et des rythmes. Par ceux-ci, ont-ils cru, pouvait se perpétuer l'intention des bâtisseurs de 1958. Souvent mieux que les phrases, une image contient un message. Les pages qui suivent veulent dire que cet immense effort déployé à Bruxelles, par des hommes venus des quatre coins du monde, eût été vain, s'il s'était limité à construire sur 200 hectares des palais extraordinaires, à penser des architectures nouvelles, à tracer des jardins, à rassembler toutes les richesses de la Terre, si l'homme lui-même n'y trouvait pas son compte. Valait-il la peine de rassembler ces dizaines de milliers de tonnes d'acier, de béton, de verre, de bois et de les combiner en de savantes techniques, pour la seule satisfaction d'avoir été de vingt ans en avance sur notre temps ? Non certes, mais il fallait que l'Exposition de Bruxelles fût à la fois un inventaire et un sommet des sciences exactes pour poser le problème qui nous préoccupe : comment l'homme peut-il, dans cette prodigieuse course au progrès matériel, renouer avec sa propre tradition d'homme ?
   « Quel est mon rôle dans cette ronde hallucinante ? » devait nécessairement se demander le visiteur de '58. Peut-être aura-t-il pensé comme Albert Camus : « Mon rôle, je le reconnais, n'est pas de transformer le monde ni l'homme, je n'ai pas assez de vertus ni de lumière pour cela. Mais il est peut-être de servir, à ma place, les quelques valeurs sans lesquelles un monde même transformé ne vaut pas la peine d'être vécu. » Des réponses semblables à celles-ci étaient inscrites d'un bout à l'autre de l'Exposition : Cité de la Coopération internationale, organisations internationales, action humanitaire des missions catholiques et protestantes, inventions et découvertes mises au service de l'homme, maîtrise de la matière.
   À Bruxelles, en cet essai d'un monde heureux et pacifique, l'homme a pu refaire sa propre découverte.
   Il ne se peut qu'une telle tentative d'équilibre reste sans lendemain   ; cet ouvrage, dans les limites qu'il s'est assignées, entend participer à cette affirmation de bonne volonté qui laisse croire aujourd'hui que le Thème a des chances de « tenir ».
   Quelle a été l'intention de l'éditeur quand il a choisi ces quelque cent images et qu'il les a ordonnées pour en faire un livre ?
   Vingt-cinq photographies, d'abord, veulent rappeler cette apparente incohérence des formes qui, au premier choc, pouvait déconcerter le visiteur. Recherche forcenée de contours nouveaux pouvant aller jusqu'à l'angoisse – celle-là même de l'homme confronté avec les conséquences terribles de ses découvertes. Puis quelques images montrant l'homme qui tente d'échapper à la contrainte : une évocation des persécutions d'Israël, une danse macabre mexicaine, un aspect du pavillon du Champagne, une vision du groupe du textile où les formes idéalisées se meuvent. Viennent ensuite des vues extrêmement sereines, de la verdure, les arbres du parc d'Osseghem, une vaste promenade en zig-zag à travers toute l'Exposition, ses pavillons, ses scènes de rue. Ça et là, on relève d'intéressants contrastes : l'amateur d'art au pavillon hongrois et la chapelle du Saint-Sacrement au pavillon du Saint-Siège.
   Ailleurs on oppose, dans un excellent esprit d'ailleurs, une musique russe à une fanfare américaine. Il reste parfois un point d'interrogation. Où donc l'éditeur a-t-il voulu en venir ? Pourquoi coupe-t-il brusquement son effet par cette soirée à l'Oberbayern ? Peut-être a-t-il eu la rude envie de tout envoyer en l'air... Mais le livre se termine comme toute bonne visite à l'Exposition, par une promenade à travers la Belgique Joyeuse et le parc des Attractions.
   L'Exposition est à peine close que sort cet ouvrage, dû à l'initiative de l'éditeur Charles Dessart. Il a le mérite d'être d'abord le premier. Il a aussi le mérite du « pris sur le vif », du document presque brutal, que l'on n'a pas eu le temps ni le désir de présenter autrement qu'il n'est. D'autres initiatives, sans doute, nous vaudront d'autres ouvrages. Auront-ils cette même valeur de témoignage tout palpitant encore de vie ?
   Il était bon aussi que ce témoignage fût photographique ; il rappelle la prodigieuse utilisation que l'on a faite de la photo à l'Exposition. Supposez un instant que l'on ait supprimé des pavillons toutes ces photos, petites ou grandes, qui s'y trouvaient. Croyez-vous que nous en garderions encore un souvenir efficace ? Imaginez le Japon sans son thème des mains, le Canada sans ses paysages agricoles, la Yougoslavie sans ses églises byzantines, l'Allemagne sans son exposition de la sécurité sociale.
   Puissent les photos de ce livre vous rappeler les beaux moments que vous avez passés en 1958 sur le plateau du Heysel. Puissent-elles aussi vous faire comprendre que, le 19 octobre, tout n'a pas été dit et que si le « bilan du monde » a été fait, « le monde plus humain » reste toujours à conquérir.

20 euros (code de commande : 16650).

 

FACHE (Adrien) — Alias Marc Leman. Balthazar, Brave, Bravery, BB et Zig. Services de renseignements 1940-1945. Organisation et souvenirs. & Un aviateur américain à Mouscron. 1944-1945. Une odyssée. S.l., Chez l'Auteur, 2003. In-8° collé, 310 p., illustrations, exemplaire en bel état, épuisé.
En quatrième de couverture :
   Adrien Fache, capitaine A.R.A., est né à Mouscron le 24 décembre 1920. Dès l'automne 1940, il rejoint la Résistance sous le nom de guerre de Marc Leman. Maillon essentiel des réseaux de renseignement Brave, Bravery, B.B. et Zig, il fait passer vers l'Angleterre, via les réseaux français, les rapports de toutes les régions de Belgique et du Nord de la France qui sont centralisés à Mouscron. Accusé d'avoir hébergé un aviateur américain, il est arrêté en mars 1944. Il est condamné à mort quinze jours avant la Libération et déporté en Allemagne. Il est libéré le 23 avril 1945.
   Cet ouvrage, sans avoir la prétention d'être complet ni exhaustif, parcourt néanmoins scrupuleusement les méandres de la construction des réseaux dont Adrien Fache fit partie et relate l'odyssée de son arrestation et de sa captivité. Pour maintenir la mémoire.

13 euros (code de commande : 17401).

 

FAIDER (Ch.) Études sur les constitutions nationales (Pays-Bas autrichiens et pays de Liége). Bruxelles, Grégoir, Wouters et Compe, 1842. In-8° demi-chagrin noir, 248 p., monogramme doré sur le plat supérieur, mors frottés.

35 euros (code de commande : 271/62).

 

Fer de lance. Histoire de la Centrale des Métallurgistes 1887-1987. [Avant-propos par Jean Puissant.] Bruxelles, CMB, 1987. In-8° à l'italienne sous cartonnage d'éditeur, 207 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ex-dono.

20 euros (code de commande : 337/64).

 

La fondation du parti communiste en Belgique. Documents présentés et commentés par Claude Renard. Numéro spécial des Cahiers marxistes. Bruxelles, 1971. In-8° broché, 148 p.

10 euros (code de commande : 334/62).

 

[FRISIUS]. VAN ORTROY (F.) — Bio-bibliographie de Gemma Frisius, fondateur de l' École belge de géographie, de son fils Corneille et de ses neveux les Arsenius. Bruxelles, Académie Royale, 1920. In-8° broché, 418 p., (« Classe des Lettres », Mémoires, collection in-8°, deuxième série, tome XI, fascicule II), dos cassé, épuisé au catalogue des publications de l'Académie.
Extrait de la préface :
   Cette étude bio-bibliographique est consacrée à Gemma Frisius et à divers membres de sa famille ; nous signalons, en même temps que leur œuvre imprimée et manuscrite, les instruments sortis de leur atelier.
   En tout premier rang, et dépassant la lignée de plusieurs coudées, se place Gemma, professeur à l'Université de Louvain. Autour de lui gravitent son fils Corneille, qui jeta un certain éclat, et ses neveux Gauthier, Régnier, Rémi, Ferdinand (?) et Ambroise (?) Arsenius, dont le rôle fut beaucoup plus modeste, mais que nous englobons dans notre travail, parce qu'ils ont en partie réalisé les conceptions de leur parent.
   Si nous nous en rapportions au témoignage de feu le lieutenant général Wauwermans, un sixième Arsenius serait à citer. Se basant sur une note de Lelewel, et de Van Raemdonck, il dit, en effet, que Ferdinand et Ambroise « furent probablement frères de Marc-Antoine Arsenius qu'Ortelins chargea d'achever la carte de Livonie après le supplice du malheureux Jean Portant, brûlé pour cause d'hérésie ». Nous constatons à regret qu'il y a là presque autant d'erreurs que de mots ! Lelewel signale une carte de Livonie par « Marc-Ambroise, à Anvers » ; mais d'après la liste des géographes placée en tète du Theatrum Orbis Terrarum d'Ortelius de 1592, et mise à contribution par le savant écrivain polonais, il ne peut être question que d'un « Marcus-Ambrosius Nissensis », dont le travail n'était pas encore publié à la date susindiquée, et n'a peut-être jamais paru. Rien ne dit, au surplus, que cette carte a été entreprise à la demande d'Orlelius.
   Quant au docteur Van Raemdonck, il se borne à faire sienne l'opinion émise par Lelewel, « qu'Ortelius n'a mis au service de la science que sa seule intelligence, faisant graver ses cartes par François Hogenberg, Ferdinand et Ambroise Arsenius et d'autres ».
   Tous les problèmes, que comporte la biographie de Gemma, ne sont pas élucidés, mais il est difficile, dans l'état de nos connaissances, de préciser davantage.
   On constatera d'ailleurs, en lisant les notes que nous consacrons plus loin à notre personnage, la place marquante qu'il occupa dans l'enseignement universitaire, soit public, soit privé ; quel élan il sut imprimer à l'élude des mathématiques, qui ne jouaient qu'un rôle assez effacé dans les programmes de l'Aima mater louvaniste ; enfin et surtout, quelle remarquable solution, restée quasi intacte, il apporta à deux grandes questions qui préoccupaient les esprits au XVIe siècle ; l'une de ces questions concerne le levé topographique d'un pays d'étendue restreinte ; l'autre se rapporte à la détermination des longitudes au moyen d'horloges.
   Puissent de nouveaux documents permettre d'asseoir bientôt la biographie des Gemma sur des bases définitives, et notre longue et minutieuse enquête nous valoir, de la part des plus exigeants, non seulement des critiques détaillées et sévères, mais aussi des matériaux; ils permettront d'embellir le monument que nous désirons depuis longtemps élever aux géographes des Pays-Bas, et dont la présente élude forme une des pierres angulaires. Nos forces nous trahiront sans doute, mais nous escomptons de vaillants concours, auxquels notre dévouement et notre collaboration sont dès l'instant acquis.

30 euros (code de commande : 14313).

 

GACHARD Rapport à monsieur le Ministre de l'Intérieur, sur différentes séries de documents concernant l'histoire de la Belgique, qui sont conservées dans les Archives de l'ancienne Chambre des Comptes de Flandre, à Lille. Bruxelles, Académie Royale, 1841. In-8° broché, 484 p., couverture défraîchie.

40 euros (code de commande : 274/66).

 

GARITTE (Gérard) — Va-t-on tuer Louvain ? Louvain, 1966. In-12 agrafé, 26 p.
@ Ce texte, et celui de Paul De Visscher, Le Temps des responsables, qui le suit, sont extraits de La Libre Belgique des 3 et 4 février 1966.

5 euros (code de commande : 5874).

 

 

GÉNÉALOGIES - ARCHIVES DE FAMILLES

 

[de CRASSIER]. ROUHART-CHABOT (J.) — Inventaire des archives de la famille de Crassier et de ses alliés. Bruxelles, Archives Générales du Royaume, 1960. In-8° broché, 237 p., 1 tableau des alliances.

6 euros (code de commande : 327/68).

[d'OLMEN de POEDERLÉ]. THIELEMANS (Marie-Rose) — Inventaire des archives de la famille d'Olmen de Poederlé. Bruxelles, Archives Générales du Royaume, 1959. In-8° broché, XXI, 148 p., 1 tableau des parentés.

6 euros (code de commande : 328/68).

 

[GÉNÉALOGIE]. CRAVIGNAC (Renaud de) — Le livre des lignages. Marchal de Belgique, de villes voisines, en France, Suisse, Luxembourg, République fédérale d'Allemagne ou d'Amérique du Nord et Le Guide Pratique de généalogie. Bruxelles, Les Nouveaux Généalogistes, 1989. In-4° collé sous étui, 132, [96 (registre)] p., illustrations, bien complet du tableau généalogique vierge volant et de la feuille de justification du tirage limité à 230 exemplaires.
En guise d'introduction :
   Un livre pour votre famille et vos descendants.
   « Les Nouveaux Généalogistes » (LNG) sont une société dont les éditions sont nées d'une réflexion sur les travaux de la section anthroponymie-généalogie du « Centre européen pour les sciences humaines et les arts » (CESHAR). Ces éditions s'inscrivent dans le courant de la « nouvelle histoire » instaurée par les Georges Duby, Emmanuel Leroy-Ladurie et autres qui, plutôt que de s'en tenir à l'analyse des dynasties et à l'accumulation des dates de guerres et traités, ont voulu, à partir de documents et d'enquêtes, reconstituer la vie de groupements humains et leur évolution sociale : un travail plus proche de l'ethnologie que de l'histoire classique.
   Dans cette perspective, LNG publie une série d'ouvrages dont chacun est consacré à l'étude d'un nom de famille. Chaque édition comporte :
      - des notions essentielles sur la généalogie ;
      - une méthode de travail pour entreprendre des recherches en ce domaine ;
      - des informations exclusives sur votre nom : biographies succinctes de personnalités l'ayant porté, nobiliaire et armoiries, registre de tous ceux qui portent actuellement ce nom.
   La présente édition vous est spécialement destinée.
   Ce Livre des Lignages est le vôtre. Il est un document unique pour votre famille et vos descendants.

30 euros (code de commande : 14617).

 

GEORLETTE (René) — Quelques botanistes belges. Bruxelles, Office de Publicité, 1949. In-12 broché, 82 p., une illustration, (« Collection Nationale », 9e série - n° 95), envoi de l’auteur.

8 euros (code de commande 353/60).

 

[GUILLAUME LE TACITURNE (Guillaume de Nassau, prince d'Orange)]. WEDGWOOD (Cicely Veronica)Guillaume le Taciturne. [Titre original : William the Silent.] Traduit de l'anglais par Rose Celli et Joan Smith. Paris, Tallandier, 1947. In-8° broché sous jaquette, 347 p., planches hors texte, (collection « Biblothèque Historia »).
Compte rendu J. Scheerder dans la Revue Belge de Philologie et d'Histoire (tome 28, pp. 258-260) :
   Het mooie boek van Miss Wedgwood leert de specialisten van de XVIe eeuw eigenlijk niets nieuws over de Prins van Oranje. De auteur heeft geen gebruik gemaakt van onuitgegeven dokumenten. In haar bibliografie verwijst ze naar algemene werken en beperkt ze zich tot de uitvoerige, hoewel weinig nauwkeurige en meestal onwetenschappelijke opgave van een 30-tal werken, niet de best geselectioneerde, welke in de tot een minimum herleide notas van haar werk, onder verkorte vorm geciteerd worden.
   In tien hoofdstukken, onderverdeeld in meerdere paragrafen, wordt ons, goed geëncadreerd in het algemeen tijdsgebeuren, een gedetailleerde schets geboden van Oranje's bewogen leven, vanaf zijn geboorte tot aan zijn geweldige dood.
   Kernachtig en tevens vlot geschreven, in een beeldenrijke taal, zonder langdradige beschouwingen of redeneringen, boeit het werk den lezer van de eerste tot de laatste bladzijde. Men leze de portretten en karakterbeelden van Oranje op verschillende tijdstippen van zijn leven, van Juiiana van Stolberg, van Philips II, van Margareta van Parma, van Charlotte van Bourbon en andere dramatis personae, de beschrijving van de hofhouding te Dillenburg, te Breda of te Brussel, het verhaal van de dood van Lodewijk van Nassau of van het beleg van Leiden, steeds zijn de personnages, toestanden en gebeurtenissen, levendig, raak en aangrijpend weergegeven. Bij het typeren van nevenfiguren is het niet altijd mogelijk de voorstelling te detailleren en te nuanceren zoals in een uitvoerige monografie. Hierdoor komen sommige niet tot hun volle recht, Farnese b.v.b. zo meesterlijk geschilderd door Prof. Van der Essen was behalve een knap politicus en diplomaat ook een geniaal legeraanvoerder. Het tragisch groots duel tussen de Vader des Vaderlands en den Italiaansen legeraanvoerder van Philips II is niet machtig genoeg weergegeven. Philips en Alva worden in zeer sombere kleuren uitgebeeld. Stellen wij ons de eerste werkelijk nog zó voor, na het meesterlijk essai van Prof. Altamira en het sensationeel werk van Pfandl ? Voor Miss Wedgwood heeft Alva blijkbaar nog niet afgedaan als nationale boeman, hoewel niemand minder dan de protestantse Nederlandse historicus De Pater hem aandiende als een beschaafd en beheerst hoveling (een zo gunstig oordeel dat het ook niet door iedereen ad litteram zal aanvaard).
   Men zou de schrijfster onrecht aandoen, met stil te staan bij kleine onnauwkeurigheden welke hier en daar in haar studie slopen : een verkeerde vermelding van geboorteplaats voor Margareta van Parma (Oudenaarde en niet Gent), een onjuiste datum (de Beeldenstorm begon niet op 19 Oogst, de dag waarop Oranje Antwerpen verliet, maar acht dagen vroeger en wel bepaald in het Westkwartier), de foutieve spelling van eigennamen zoals Brill loco den Briel of La Brielle (passim) of nog het verzuimen van de vermelding dat ook verschillende steden uit het Zuiden aansloten bij de Unie van Utrecht : Gent, Ieper, Brugge en het Vrije en een weinig later ook Antwerpen, Lier en Breda.
   Miss Wedgwood heeft blijkbaar niet de beste bronnen geraadpleegd voor haar verhaal van de gebeurtenissen te Gent, waar de uitspattingen van Hembyze en Ryhove de persoonlijke tussenkomst van Oranje noodzaakten. Op blz. 270 leest men dat Oranje zich naar een kerk begaf waar zijn verwoede tegenstander, Dathenus, predikte, doch deze was reeds vóór de aankomst van Oranje te Gent, samen met Moded op de vlucht geslagen.
   In het leven van den Zwijger evenals in de geschiedenis van de Nederlandse Opstand komen veel betwiste punten voor. Schr. houdt er geen persoonlijke interpretaties op na, doorgaans geeft ze de meest geldende en de best gefundeerde weer. Voorbehoud dient echter gemaakt wat betreft de voorstelling van de godsdienstige toestanden in de Nederlanden. Er wordt niet genoeg aandacht besteed aan de beweging van de Sacramentariërs, voor de Doopsgezinden wordt geen onderscheid gemaakt tussen de révolutionnaire Anabaptisten en de stille Doopsgezinden, ook waren de Lutheranen nooit zo talrijk als gezegd op blz. 171. De beschrijving van de inquisitie en haar werking is te summair en bovendien onjuist. De godsdienstige evolutie van de Prins wordt alleen bestatigd, niet verklaard noch haar oprechtheid onderzocht.
   Een laatste opmerking betreft een materiële vergissing. In de lijst van de buitentekst illustraties is het portret van Oranje vergeten, dat voorkomt tegenover de titelbladzijde, bovendien wordt daar verkeerdelijk deze schilderij toegeschreven aan Adriaan Key, wellicht omdat zulks te lezen staat op een band onder de schilderij. Het staat thans echter vast, zoals H. Hymans reeds schreef in zijn studie over Antonio Moro et son œuvre (Brussel, 1910, blz. 81) dat het portret van Oranje uit het museum van Cassel van de hand van A. Moro is, zoals Miss Wedgwood het trouwens zelf zegt op blz. 303.
   Renan zegde : « On ne doit jamais écrire que de ce qu'on aime ». Miss Wedgwood paste deze woorden toe. Zonder in het apologetisch genre te vervallen, is haar werk een getuigenis van haar bewondering en sympathie voor de grote figuur van de Zwijger, die alles veil had, have en goed, ja zelfs zijn leven, voor de verwezenlijking van zijn stoute generaliteitsdroom. Voor de Vader des Vaderlands wien ballingschap noch nederlagen, familieleed noch ziekte, vreckheyt der Nederlanders en particularisme van Gewesten en Steden noch onbegrip van fanatici nimmer konden afkeren van zijn streven naar de verwezenlijking ,van de Eenheid en de Vrijheid der Nederlanden. Dit taai hardnekkig volharden ondanks alle tegenkantingen en tegenslagen, die hoofdtrek van het karakter van Willem van Oranje wordt in dit mooi werk op uitstekende wijze belicht. Deze en de andere verdiensten welke wij hierboven onderlijnden, wettigen het succes van deze studie en haar vertaling in het Frans, Nederlands en Zweeds.

12 euros (code de commande : 16796).

 

HASQUIN (Hervé) — Les Réflexions sur l'état présent du commerce, fabriques et manufactures des Païs-Bas autrichiens (1765) du négociant bruxellois, Nicolas Bacon (1710-1779), conseiller député aux affaires du commerce. Bruxelles, Palais des Académies, 1978. In-8° sous reliure d'éditeur, VI, 190 p., (collection « Académie Royale de Belgique - Commission Royale d'Histoire »), exemplaire en parfait état.
Introduction :
   Les théories économiques qui avaient la faveur des gouvernements français et anglais au XVIIIe siècle sont relativement bien connues. En ce qui concerne nos régions, et notamment les Pays-Bas autrichiens, il en va tout autrement. On commence certes à déceler quelques lignes directrices dans la politique suivie par les ministres autrichiens à Bruxelles et les hauts fonctionnaires qui les aidaient dans leur tâche, mais il subsiste bien des zones d'ombre, en particulier au niveau des influences qu'ont pu exercer les économistes français et anglais sur nos gouvernants et leur entourage.
   Nous nous sommes efforcé de combler partiellement cette lacune en analysant l'œuvre de Nicolas Bacon, un fonctionnaire bruxellois qui gravita peu après le milieu du XVIIIe siècle dans les hautes sphères de l'administration du commerce aux Pays-Bas.
   Le nom de Nicolas Bacon apparaît parfois dans des études d'histoire économique consacrées au dix-huitième siècle « belge ». Quelques auteurs, et non des moindres – Van Houtte et Pirenne par exemple – ont eu connaissance directement ou indirectement de ses « Réflexions », restées manuscrites jusqu'à ce jour. En revanche, le silence est à peu près total sur la personnalité de l'auteur. Depuis la publication par J. Lefèvre de documents relatifs au personnel des Conseils collatéraux, on connaissait cependant un peu mieux sa carrière de conseiller député aux affaires du commerce.
   Ses « Réflexions » n'ont jamais fait l'objet d'une étude systématique, si l'on excepte l'article un peu oublié qui a été consacré au début du siècle au chapitre relatif à une réforme des études à l'Université de Louvain: cette publication d'H. Vander Linden contenait d'ailleurs quelques données intéressantes sur les aventures russes du père de Nicolas Bacon.
   Bref, Nicolas Bacon restait un grand inconnu. Aussi importait-il, avant d'analyser les développements de sa pensée économique, de mieux situer le personnage, qui fut tout à la fois fonctionnaire, négociant et conseiller écouté de Charles de Cobenzl, ministre plénipotentiaire dans les Pays-Bas autrichiens.

15 euros (code de commande : 17789).

 

HASQUIN (René-Pierre) — Jean-Claude Ier de Carolorégie. Nivelles, Éditions de la Francité, 1984. In-8° collé, 240 p., illustrations, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Ceci n'est ni une hagiographie, ni un réquisitoire. C'est un témoignage subjectif certes mais que j'ai voulu soucieux de rigoureuse objectivité.
   D'avoir passé quarante années de ma carrière professionnelle dans le journalisme, m'a tout naturellement procuré l'occasion de côtoyer beaucoup d'hommes politiques. De tous les partis, de toutes tendances. Si j'ai appris à mieux connaître les socialistes, c'est d'abord parce que l'héritage moral que m'a légué mon père, m'a conduit tout naturellement à prêter ma collaboration, de préférence à des journaux réputés progressistes ou feignant de l'être, ou à des journaux qui se contentaient de se dire indépendants mais qui m'ont, plus parfois que les autres, laissé jouir d'une totale liberté d'expression et d'écriture.
   En évoquant mon cheminement parmi la faune politique, essentiellement socialiste pour ce qui concerne ce livre, j'ai tenu à porter témoignage de ce qu'ont apporté les élus socialistes à nos populations.
   Ayant fréquenté des militants évoluant aux différents niveaux de la hiérarchie du Parti et du syndicat (FGTB), j'ai recueilli de nombreux témoignages et j'ai été moi-même le témoin de tant d'événements importants que je me fais un devoir, au tournant d'une carrière qui fut aussi agitée qu'exaltante, de rapporter des faits qui ont marqué l'évolution du socialisme. Mon récit va des illusions de mon père, humble et discret militant, aux déviations et trahisons de hauts dirigeants d'organisations qui se voulaient pourtant au service de la classe ouvrière, en passant par les désillusions d'hommes et de femmes qui, parce qu'ils ne sont ni très pauvres, ni des maniaques des allocations sociales ou de l'assistance publique, ont été progressivement délaissés par le socialisme dont ils sont aujourd'hui les orphelins.
   Des idéologues parfois ignares du début, en passant par les « roitelets rouges » et les « barons à la rosé », le Parti socialiste et ce qui subsiste de son Action Commune, en sont arrivés à tolérer des méthodes et des procédés qu'en 1970 encore, ils blâmaient et rejetaient. Que le socialisme ait aujourd'hui engendré un Empereur qui règne en despote éclairé et pourtant selon les règles de la démocratie sur une ville qui est presque toute une région, est dans l'ordre des choses. Mais est-ce en reniant les fils et petits-fils de ses militants de 1886 - 1936 - 1960 que le socialisme resterait longtemps encore la formation politique la plus importante de la Wallonie ? Le socialisme wallon a commis des erreurs qui ont parfois été des fautes. De persévérer sur la route de la démagogie facile ne pourrait que le conduire à d'autres replis, à d'autres défaites. Ce ne serait pas la première fois – l'Histoire nous l'enseigne – qu'un Empereur en montant sur le trône, apporte avec lui innovations et révolutions salvatrices.
   Les roses sont-elles en train de faner ou bien l'Empereur Jean-Claude Ier de Carolorégie est-il en train de leur prodiguer les remèdes qui leur rendront fraîcheur et santé ?
   N'étant ni prophète, ni devin, c'est à l'avenir que nous laisserons la périlleuse mission de répondre aux questions que pose aujourd'hui chacun des pétales dont nous effeuillons malicieusement la rose !

15 euros (code de commande : 17214).

 

[HÉLIN (Étienne)]. Historiens et populations. Liber Amicorum Étienne Hélin. Contributions rassemblées par la Société Belge de Démographie. Louvain-la-Neuve, Academia, 1991. In-8° broché, 836 p., exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Il n'y a richesse ni force que d'homme, par Jean Bodin.
   Première partie : Démographie historique. Essor et méthodologie.
      - New Dimensions for Historical Demography, par Massimo Livi-Bacci.
      - De Canberra à Porto Alegre, un historien-démographe témoigne, par Arthur E. Imhof.
      - Démographie, l'heure des choix, par Marianne Kempeneers.
      - Franciszek Bujak, historien démographe, par Helena Madurowicz-Urbanska.
      - Les problèmes de l'histoire scientifique des premières descriptions démographico-statistiques en Hongrie, par Robert A. Horvath.
      - La reconstitution des familles de l'époque préstatistique et l'histoire sociale (l'exemple de la Bohême), par Pavla Horska.
      - Malthus en Belgique, par Éric Vilquin.
      - À propos de la démographie historique au Grand-Duché du Luxembourg. Sources, problèmes, perspectives, par Jean-Paul Lehners.
      - Les conditions actuelles de production des statistiques socioprofessionnelles, par Paul Minon.
      - Le couplage automatique des données nominatives : nouvelles perspectives, par Claude Desama.
   Deuxième partie : Mouvement naturel de la population, transition démographique.
      - Société Rurale prérévolutionnaire et démographie différentielle, par Antoinette Fauve-Chamoux.
      - La mesure indirecte de la mortalité des adultes. L'exemple de la France de 1740 -1829, par Alain Bideau.
      - Estimation par échantillonnage du nombre de baptême dans le duché de Luxembourg (XVIIe - XVIIIe siècle), par Michel Dorban.
      - Mortality Decline and Rural Household Structure, par Hans Chr. Johansen.
      - La mortalité dans la France de l'Ouest à la fin de l'Ancien Régime (1770-1789), par François Lebrun.
      - Quelques précisions au sujet de la mortalité maternelle en Flandre (XVIIe - XIXe siècle), par Christiaan Vandenbroeke.
      - Le choléra, cet autre fléau social du XIXe siècle. L'épidémie de 1866 en Belgique et l'exacerbation des inégalités face à la mort, par Thierry Eggerickx et Michel Poulain.
      - Choléra des villes et choléra des champs. Faits et représentation, par Patrice Bourdelais.
      - Agrarian Change and Rural Fertility in early nineteenth century Germany, par William R. Lee.
      - Infanticide and Japan's pre-transition demographic regime, par Osamu Saito.
      - Moral Control, Secularization and Reproduction in Belgium (1600 -1900), par Rony Lesthaeghe.
      - Motivations des acteurs de la transition démographique de l'analyse quantitative à l'enquête orale dans la région liégeoise (fin XIXe - XXe siècle), par René Leboutte.
      - La transition démographique. La théorie et les faits, par Alfred Perrenoud.
   Troisième partie : Migrations, mouvements fondateurs, urbanisation.
      - Comportements démographiques et effets fondateurs dans la population du Québec (XVIIe - XXe siècle), par Gérard Bouchard, Claude Laberge et Charles-R. Scriver.
      - La contribution des Belges à la formation de la population française (1851-1940). Étude quantitative, par Jacques Dupâquier.
      - Genèse et composantes du registre de population du Québec ancien, par Hubert Charbonneau, Jacques Legaré, Bertrand Desjardins, Yves Landry, François Nault et Real Bates.
      - The Role of Migration in the Development and Structure of British Cities in the nineteenth century, par Richard Lawton.
      - Urbanization and Demographic Situation in Hungary, par Joseph Kovacsics.
      - À propos de la démographie urbaine d'Ancien Régime : l'exemple des petites villes de la Galice traditionnelle, par Antonio Eiras Roel.
      - How Do Urban and Rural Industrial Populations Grow ? Migration and Natural Increase in Verviers and its Hinterland, par Myron P. Gutmann.
      - La croissance urbaine au Zaïre, par Léon de Saint Moulin.
      - Une présence portugaise aux Comores dès le XVIe siècle est-elle plausible ?, par Alain Clockers.
      - L'émigration italienne Outre-Atlantique, par Nicole Malpas.
   Quatrième partie : Démographie régionale.
      - Population Estimates of Belgium by Province (1375-1831), par Paul M. M. Klep.
      - La pyramide des âges et la connaissance d'une région, par Henriette Damas.
      - À propos du recensement français de la population de Mons : critique et premiers résultats, par Jean-Paul Bougard.
      - Démographie de Flénu, commune du Borinage, 1871-1876. Essai d'exploitation des registres de population, par Robert André.
      - La mobilité sociale et spatiale à Tilff entre 1789 et 1830. Quelques éléments d'appréciation, par Yves Moreau.
   Cinquième partie : Ménages.
      - Social Inequality and the Female Life Course : Verviers, 1850-1880, par Georges Alter.
      - Status of Women and Demographic change. The Norvegian Case, par Solvi Sogner.
      - Social différences in age at marriage : examples from rural Germany during the XVIIIth and XIXth centuries, par Jürgen Schlumbohm.
      - New Data on foundling Children in Italy in the early XIXth century, par Eugenio Sonnino.
      - European Family and Household Systems, par Richard Wall.
      - Ménages et structures socio-professionnelles en Toscane au milieu du XIXe siècle, par Carlos A. Corsini.
   Sixième partie : Santé.
      - La peste à l'est du Zaïre, par Rashidi Obotela.
      - Pour une histoire du long terme. Les femmes et l'art de guérir dans la région liégeoise (XVIIIe-XXe siècles), par Carl Havelange.
      - Les internements psychiatriques à Liège de 1884 à 1913, par Charles Delrée.
      - Pour une étude de la réparation des dommages résultant des accidents du travail, par Henri Delrée.
      - Les pertes dans la garde impériale lors des Cent Jours, par Jacques Houdaille.
      - Les jeunes bruxellois face à la mort au milieu du XVIIIe siècle, par Claude Bruneel.
   Septième partie : Niveau de vie, culture et société.
      - Le salaire des ouvriers employés à la réfection des chaussées liégeoises à la fin de l'Ancien Régime, par Georges Hansotte.
      - Le travail des femmes mariées et le niveau de vie en Belgique au XIXe siècle à travers les budgets de familles ouvrières, par Peter Scholliers.
      - Une approche de la force de travail : les tables de la vie active, par Suzy Pasleau.
      - Cultural secularization in eighteenth-century Liège, par Bland Addison Jr.
      - Villes, bourgs et villages dans les Pays de Dalhem et de Limbourg à la fin du XVIIIe siècle, par Bruno Dumont.
      - Un état de l'Afrique précoloniale : l'Empire Toucouleur d'Ahmadou fils d'El Hadj Omar, par Claude Fluchard.
      - La population de Huy à la fin de l'Ancien Régime. Un essai de reconstruction, par Denis Morsa.

50 euros (code de commande : 17903).

 

HENDECOURT (vicomte Roger d') — Le Royaume des Aveugles. Belgique, champ de bataille historique de l'Europe. Héroïque hier, aujourd'hui endormie, demain, peut-être, martyre encore ! Bruxelles, Wellens-Pay, 1936. In-8° broché, 204 p.
Avant-propos :
   La Belgique traverse, en ce moment, des heures particulièrement graves.
   Le Belge, naturellement optimiste, a une tendance marquée à ne point se soucier de l'avenir. Il ne connaît pas l'exacte vérité, en ce qui concerne notre situation militaire, il ignore l'étendue du péril qui nous menace et les conditions requises pour nous en prémunir.
   Mis carrément en face de réalités indiscutables, le bon sens belge, une fois de plus, doit prendre le dessus ; la réaction indispensable pourra alors se produire et amener le redressement voulu, grâce à l'énergie et à la vaillance de notre race.
   Dans les conjonctures actuelles, c'est donc la vérité seule qui doit nous sauver, la vérité totale, si cruelle et si brutale qu'elle puisse paraître.
   Dans les lignes qui vont suivre, j'ai tenté de faire le bilan de nos erreurs passées, le compte impitoyable des conséquences funestes de notre aveuglement, de notre antimilitarisme obstiné. J'ai noté, aussi, l'implacable retour des mêmes catastrophes, suite inévitable de fautes identiques que nous avions commises.
   En décrivant comme je l'ai fait, dans toute sa gravité, notre situation actuelle, je garde le ferme espoir que les dures leçons du passé nous dicteront notre conduite à venir.
   Avant tout, j'ai cherché à être vrai et précis, écartant, a priori, toute considération qui aurait pu m'inciter à masquer ou à atténuer l'exacte réalité.
   Au demeurant, j'ai puisé mes arguments et mes exemples aux sources les plus sûres et les plus indiscutables.
   Soldat dans l'âme, j'ai donné à mon pays le meilleur de moi-même. Je ne me suis jamais occupé de politique de parti.
   Pour moi, il n'existe qu'une politique : Servir la Belgique encore et toujours, travailler pour l'honneur, la prospérité, l'indépendance de ma Patrie.
   Qu'on ne m'accuse donc point d'attaquer, ou d'appuyer, l'une ou l'autre des opinions électorales qui divisent notre Nation. Systématiquement, je veux les ignorer toutes. Je n'entends m'arrêter qu'à ce qui fut réellement, à ce qui est, à ce qui doit être, au seul point de vue de l'intérêt supérieur de mon pays.
   Si, dans la mesure de mes faibles moyens, je puis contribuer, si peu que ce soit, à convaincre mes concitoyens de la nécessité de défendre le « Royaume des Aveugles », je me considérerai comme amplement, totalement payé de mes peines.

12 euros (code de commande : 17523).

 

Histoire de la laïcité principalement en Belgique et en France. Direction scientifique Hervé Hasquin. Deuxième édition revue. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1981. In-8° broché, XVII, 333 p., (collection « Centre d'Action Laïque - Série Recherches » n° 3).
Table des matières :
   - Avant-propos, par Hervé Hasquin.
   - Préface, par Georges C. Liénard.
   - Le creux de la vague, par Jean Cornec.
   Première partie. L'Ancien Régime : l'omnipotence de l'Église.
      Chapitre I. Les penseurs : crise de conscience et esprit « philosophique », par Roland Mortier.
      Chapitre II. Une lente sécularisation de l'État et de la Société, par Hervé Hasquin.
   Deuxième partie. Depuis la Révolution française : la décadence du cléricalisme.
      Chapitre III. L'Église en Belgique : doctrine et pratique, par Jean Stengers.
      Chapitre IV. Les utopies de la première moitié du XIXe siècle, par, John Bartier.
      Chapitre V. La doctrine libérale sur l'État, l'Église et la Société, par André Miroir.
      Chapitre VI. Le socialisme, la laïcité et l'État (1865-1958), par Philippe Moureaux.
      Chapitre VII. Les grands combats : l'émancipation politique et la guerre scolaire en Belgique, par Jean Leclercq-Paulissen.
      Chapitre VIII. Déchristianisation et sécularisation en Belgique, par Els Witte.
      Chapitre IX. La franc-maçonnerie et les associations laïques en Belgique, par John Bartier.
      Chapitre X. L'Université libre de Bruxelles et l'enseignement privé non confessionnel, par André Uyttebrouck.
      Chapitre XI. La laïcité en France, par Daniel Ligou.
   Troisième partie. Le pluralisme en Belgique.
      Chapitre XII. Les partis politiques en Belgique : les clivages confessionnels en voie de disparition, par Hervé Hasquin.
      Chapitre XIII. L'affirmation de la laïcité en Belgique, par Robert Hamaide.
   Conclusions.
      Chapitre XIV. Morale antique et morale chrétienne, par Robert Joly.
      Chapitre XV. Le droit naturel, évolution d'une notion, par Paul Foriers.
      Chapitre XVI. Spécificité de la morale laïque, par Henri Janne.
   Postface à la seconde édition, par Hervé Hasquin.

18 euros (code de commande : 17371).

 

Histoire des sciences en Belgique de l'Antiquité à 1815. Direction scientifique Robert Halleux, Carmélia Opsomer, Jan Vandersmissen. Bruxelles, Crédit Communal, 1998. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 463 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Avant-propos, par François Narmon.
   - Préface, par Yvan Ylieff.
   - Liminaire, par Robert Halleux.
   1. L'héritage antique et son exploitation, des origines au De Revolutionibus de Copernic.
      - Introduction, par Robert Halleux.
      - L'héritage antique et sa survie dans le haut Moyen Âge, par Robert Halleux.
      - L'école mathématique lotharingienne et l'introduction de la science arabo-latine aux XIe et XIIe siècles, par Robert Halleux.
      - L'aristotélisme belge et les sciences, par Gérard Verbeke.
      - Les sciences et la médecine en dehors de l'aristotélisme, par Baudouin Van den Abeele.
      - La culture scientifique du début du XIIe à la fin du XVe siècle, par Jan Vandersmissen et Robert Halleux.
   2. La Révolution scientifique de Copernic à Newton.
      - Introduction, par Robert Halleux.
      - Les milieux et les réseaux, par Carmélia Opsomer et Robert Halleux.
      - La mathématique, par Paul Bockstaele.
      - La cosmologie. De Gemma Frisius à Wendelen, par Fernand Hallyn.
      - L'occultation du débat cosmologique après la condamnation de Galilée, par Robert Halleux.
      - La physique, par Patricia Radelet-de Grave.
      - La cartographie, par Hossam Elkhadem.
      - L'école louvaniste des constructeurs d'instruments au XVIe siècle, par Koenraad Van Cleempoel.
      - Les sciences naturelles, la chimie et la médecine, par Carmélia Opsomer et Robert Halleux.
      - La diffusion du cartésianisme, par Geert Vanpaemel.
      - L'œuvre des jésuites en Chine et l'exportation de la « science belge », par Noël Golvers.
   3. Au seuil de la Modernité.
      - Introduction, par Robert Halleux.
      - Les milieux et les réseaux, par Carmélia Opsomer et Robert Halleux.
      - La réception du newtonianisme, par Geert Vanpaemel.
      - Les sciences naturelles et la chimie, par Brigitte Van Tiggelen.
      - La médecine, par Chantal Tilmans-Cabiaux.
      - La cartographie, par Hossam Elkhadem.
      - La diffusion des sciences dans les Écoles Centrales, par Marie-Thérèse Isaac et Claude Sorgeloos.
   Conclusion, par Robert Halleux.
   Appendice : L'historiographie des sciences en Belgique, par Geert Vanpaemel.
   Bibliographie - Index des personnes.

50 euros (code de commande : 18033).

 

[HOCART (James)]. TEISSONNIÈRE (P.) et GOBLET D'ALVIELLA (comte) — In Memoriam le pasteur James Hocart et Le libéralisme religieux en Belgique. Bruxelles, Édition des Conférences du Foyer, [ca 1934]. In-8° agrafé, 24 p., un portrait en frontispice.
   Le discours de Paul Teissonnière, In memoriam le pasteur James Hocart et le libéralisme religieux en Belgique, fut prononcé à l'église protestante libérale de Bruxelles, le 4 novembre 1923.
   Le texte du comte Goblet d'Alviella, James Hocart et le Mouvement protestant libéral, fut publié dans L'Indépendance belge, le 15 décembre 1923.

10 euros (code de commande : 15786).

 

Les Hommes du jour. Revue biographique hebdomadaire. 1re Série - n° 1. Bruxelles, Les Hommes du jour, [1895]. 33 numéros (la plupart de 4 pages) en 1 volume in-4° sous une modeste reliure de pleine toile grège, reliure frottée, [142] p., illustrations, cachet ex-libris de Pierre Decrem à la page de garde et à la première page du n° 1, bon exemplaire peu affecté par les habituelles rousseurs, rare.
   Cette revue était dirigée par Charles Delfosse qui était également l'auteur des portraits de couverture.
Table des numéros :
   1. Edouard Anseele, membre de la Chambre des Représentants.
   2. Georges Lorand, membre de la Chambre des Représentants.
   3. L'abbé Daens, membre de la Chambre des Représentants.
   4. Émile Vandervelde, membre de la Chambre des Représentants.
   5. Jules De Burlet, Ministre de l'Intérieur, chef de Cabinet.
   6. Le major Albert Thys, Directeur général des Compagnies commerciales belges du Congo.
   7. Hector Denis, membre de la Chambre des Représentants. (8 p.)
   8. Victor Hallaux, fondateur et rédacteur en chef de la Chronique.
   9. Jules Vandenpeereboom, Ministre des Chemins de fer, Postes et Télégraphes.
   10. M. Helleputte, membre de la Chambre des Représentants.
   11. Edmond Picard (6 p.), sénateur.
   12. Gustave Defnet, membre de la Chambre des Représentants.
   13. Albert Nyssens, Ministre de l'Industrie et du Travail.
   14. Louis Bertrand, membre de la Chambre des Représentants.
   15. Léon Furnémont, membre de la Chambre des Représentants.
   16. Jef Lambeaux, statuaire.
   17. Célestin Demblon, membre de la Chambre des Représentants.
   18. Achille Chainaye Champal de la Réforme.
   19. Jules Le Jeune, sénateur, ancien ministre de la Justice.
   20. Pierre Fluse, socialiste verviétois.
   21. Franz Schollaert, Ministre de l'Intérieur.
   22. Paul Janson, sénateur provincial.
   23. Constantin Meunier, peintre-sculpteur.
   24. Jean Volders, publiciste et fondateur du Parti Ouvrier.
   25. Eugène Robert, ancien membre de la Chambre des Représentants.
   26. Edmond Van Beveren, socialiste gantois.
   27. Paul Robin, ancien directeur de l'Orphelinat Prevost, à Cempuis (France).
   28. Théophile Massart, directeur de la Société Coopérative de Jolimont : « Au Progrès ».
   29. Mme Camille du Gast, aéronaute et Louis Capazza, aéronaute, inventeur du parachute « Sauveteur-Aérien ».
   30. Charles Buls, bourgmestre de Bruxelles.
   31. Ernest Solvay. Industriel, ancien sénateur.
   32a. Élisée Reclus, géographe.
   33. Jules Lekeu, conseiller communal à Schaerbeek, Louis De Brouckere, conseiller communal à Bruxelles, condamnés politiques.
   32. Les candidats socialistes de Bruxelles aux élections communales du 17 novembre 1895. (8 p., ce numéro ne devait pas être coupé, il était destiné à servir d'affiche pour la campagne électorale).

120 euros (code de commande : 16426).

 

[HOWARDERIE]. DU CHASTEL DE LA HOWARDERIE-NEUVIREUIL [comte Paul-Armand)] — Un cartulaire de la Howarderie. Actes scabinaux, mémoriaux et documents divers publiés par le comte du Chastel de la Howarderie-Neuvireul. Tournai, Vasseur-Delmée, 1889. [Tournai, Vasseur-Delmée Libraire-Éditeur, 3, Grand'Place, 3. M. VIIIc. IIIIxx IX.] Grand in 4° broché, [2 bl.], [4 (faux-titre, placement des planches, titre, dédicace)], 234, [2 bl.] p., bien complet de ses huit planches hors texte, index des noms de famille, dos cassé, exemplaire non coupé sur papier vergé, rare.
   
Le tirage des ouvrages édités par Vasseur-Delmée n'excédaient presque jamais les 300 exemplaires sur papier d'édition et une cinquantaine sur papier vergé.
   L'auteur précise dans la préface :
   Depuis vingt ans, je m'occupe de recherches généalogiques sans jamais avoir pu consulter les archives de mon lignage. Bien que ces documents soient une propriété commune à toutes les personnes du nom et que le chef de famille ne les conserve qu'à titre de fidéi-commis, les prétextes n'ont pas manqués pour me séparer des caisses poudreuses où reposent ces vénérables actes.
   Désespérant de jamais parvenir à voir ces parchemins, j'ai cherché et fait rechercher dans les Archives nationales de France, dans les Archives départementales du Nord et dans les Archives communales ou municipales de Tournai, de Douai, de Lille, de Fontaine l'Évêque, de Nivelles, de Montignies sur Roc, etc., toutes les pièces pouvant servir de preuves à ma filiation. [...]

250 euros (code de commande : 15595).

 

[HUGUES DE MARCHIENNES]. PLATELLE (Henri) et GODDING (Robert) — Vita Hugonis Marchianensis (1158). Présentation, édition critique et traduction française. Bruxelles, Société des Bollandistes, 1993. In-8° collé, [82] p., hommage du chanoine Platelle.
   
Extrait des Analecta Bollandiana, revue critique d'hagiographie, tome III (1993), fasc. 3-4, pp.302-384.
L'auteur et la date du texte :
   L'ouvrage est anonyme, mais l'auteur livre au fil des pages des informations sur sa personne et sur la date de cette composition. C'est indiscutablement un ami intime de celui qu'il veut célébrer. Novi et bene novi, dit-il dans le prologue, et il explique qu'il a été mis dans la confidence de toutes ses affaires, petites et grandes, privées et publiques, extérieures et intérieures. De telles relations – peut-être ici exagérées – n'ont pas pu commencer seulement en 1148, au moment de l'élection d'Hugues à la tête de l'abbaye de Marchiennes. De fait, dans une scène qui se passe à Tournai (chap. XVI), on voit notre Anonyme accompagner Hugues jusqu'au seuil de la maison de Guerric, le futur abbé d'Igny. Mais, nous dit-il, on lui refusa toujours, comme à d'autres personnages plus importants, de pouvoir accéder au saint des saints, c'est-à-dire à la pièce où ces deux spirituels échangeaient leurs secrets. On peut donc supposer qu'il était lui aussi Tournaisien et que c'est dans une deuxième partie de sa vie qu'il entra à l'abbaye de Marchiennes, dont il faisait certainement partie en 1148 au moment où Hugues, selon son expression, « nous fut donné par Dieu ». En tout cas il décrit en témoin direct les différentes crises de dépression que l'abbé Hugues a connues durant son gouvernement; une fois même, il accompagne le malade dans une résidence de repos où on l'a envoyé pour se refaire (chap. XXIII). Enfin, durant la dernière quinzaine, on entend le mourant lui adresser des reproches pour s'être obstinément opposé à un projet d'abdication (chap. XXVI).
   Ce témoin si bien placé n'a pas tardé à mettre la main à la plume. Différents recoupements le prouvent. Le plus net concerne Robert, deuxième abbé de Clairvaux, décédé le 5 avril 1157, dont il est dit au chapitre III qu'il nous a été « récemment enlevé ». De même l'abbé Gautier de Saint-Martin de Tournai, dont il est question par exemple au chapitre XXIII, est assurément encore en vie ; or il est mort en 1163 au plus tard. Enfin Gautier de Mortagne, ancien compagnon d'études de notre héros, est signalé au chapitre II comme étant maintenant évêque de Laon (1155-1174). On peut donc tenir que cette Vita a été composée dans les quelques années qui ont suivi la mort d'Hugues de Marchiennes (11 juin 1158). On comprend mieux du même coup la conclusion du prologue, où l'auteur affirme avoir voulu faire œuvre de vérité: «Si je voulais mentir, est-ce que je ne serais pas fou, puisque sont encore présents les gens qui ont connu cet homme, ses vertus et les grandes choses que Dieu a réalisées en lui ? ».
   Cette remarque soulève le problème de la véracité de l'historiographe. Les conditions, nous venons de le constater, sont excellentes du point de vue de la proximité chronologique et psychologique. Il n'en reste pas moins que l'auteur entend écrire une œuvre d'édification pour son propre usage et pour celui de ses confrères. Par conséquent, même si les faits sont matériellement exacts, ils sont toujours sélectionnés, orientés, stylisés, mis dans une certaine perspective pour qu'un sens religieux se dégage de l'amas confus des données. Naturellement d'autres préoccupations, matérielles ou polémiques, peuvent interférer avec cette première recherche; mais dans le cas présent, sans être absentes, elles ne jouent pourtant qu'un rôle tout à fait secondaire.

10 euros (code de commande : 17580).

 

 

HYMANS (Louis) — Types et silhouettes. Bruxelles, Office de Publicité, 1877. In-8° broché, 401, [1 bl.], [1 (erratum)], [1 bl.] p., bon exemplaire malgré la fragilité de la couverture.
Avis au lecteur :
   Je dédie ce livre aux nombreux amis qui ont fait un si bienveillant accueil à mes Souvenirs, dans lesquels beaucoup d'entre eux ont retrouvé quelque chose des leurs.
   Au public en général, que la personne de l'auteur laisse indifférent et qui ne juge les écrits que selon leurs mérites, je me hâte de dire, en lui offrant ce nouveau volume, qu'il y sera le moins possible question de moi. Ce livre est un recueil de portraits, un cahier d'observations sur les hommes que j'ai connus et les choses que j'ai traversées pendant ma carrière de publiciste.
   J'ai tâché de présenter sous une forme anecdotique le tableau de certains groupes de la société belge, qui a son caractère spécial comme toutes les sociétés connues. Je l'ai fait, en transportant dans ces pages l'impartialité que je tiens de la nature et l'éclectisme qui est le fruit de l'expérience et du raisonnement.
   Suivant le conseil d'un grand moraliste, j'ai banni de ce livre, comme du précédent, la haine et la flatterie, qui sont les deux écueils où la vérité fait naufrage.
   Quant à l'intérêt que présenteront ces esquisses, il sera celui d'un tableau qui plaît à l'un à cause de sa sympathie pour le peintre, à l'autre à cause du choix du sujet ou du modèle.
   Je m'en rapporte, du reste, au public, certain de rencontrer une fois de plus, sinon son approbation, du moins son indulgence.

20 euros (code de commande : 14831).

 

[JACOBS (Victor)]. BELLEMANS (Alphonse) — Victor Jacobs 1838-1891. Préface de M. Woeste. Bruxelles, Dewit, 1913. In-8° demi-chagrin brun, dos à 5 nerfs, XVI, 763 p., un portrait en frontispice.
Table des matières :
   Préface.
   Chapitre I : La jeunesse de Victor Jacobs.
   Chapitre II : Le meeting.
   Chapitre III : Débuts parlementaires de V. Jacobs.
   Chapitre IV : Situation respective des partis.
   Chapitre V : Session 1864-1865.
   Chapitre VI : Session 1865-1866.
   Chapitre VII : Sessions 1866 à 1870.
   Chapitre VIII : Avènement d'un ministère catholique.
   Chapitre IX : Victor Jacobs, Ministre des Finances.
   Chapitre X : Révocation du Ministère d'Anethan.
   Chapitre XI : Réaction contre l'émeute.
   Chapitre XII : Le Ministère Malou.
   Chapitre XIII : Discours de V. Jacobs des 1er et 2 mai 1874.
   Chapitre XIV : Les intérêts anversois.
   Chapitre XV : La question monétaire.
   Chapitre XVI : La question ultramontaine.
   Chapitre XVII : Autres travaux parlementaires.
   Chapitre XVIII : Avènement des libéraux au pouvoir.
   Chapitre XIX : Revision de la loi sur l'enseignement primaire.
   Chapitre XX : La lutte scolaire.
   Chapitre XXI : Suite de la lutte scolaire.
   Chapitre XXII : Lois électorales et mesures financières.
   Chapitre XXIII : Chute du ministère libéral.
   Chapitre XXIV : Dislocation du cabinet Malou.
   Chapitre XXV : Rétablissement de la paix scolaire.
   Chapitre XXVI : V. Jacobs et le ministère Beernaert.
   Chapitre XXVII : Le libre échange.
   Chapitre XXVIII : Autonomie communale et revision de la Constitution.
   Chapitre XXIX : La question scolaire.
   Chapitre XXX : La mort de V. Jacobs.

25 euros (code de commande : 14481).

 

JACQUEMYNS (G.) Langrand-Dumonceau, promoteur d'une puissance financière catholique. Tome I: Années obscures - Montée. Tome II: Vers l'apogée - 1. Les fondations. Bruxelles, Institut de Sociologie, 1960. Deux volumes in-8° brochés, 315 et 476 p., illustrations hors texte.

Les deux volumes : 25 euros (code de commande : 5751).

 

JANSEN (André) — Histoire illustrée des Gardes Royales Wallonnes au service des Bourbons d'Espagne (1702-1822). Bruxelles, Les Éditeurs d'Art Associés, 1989. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 254 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Sur la jaquette :
   Un régiment d'élite, composé de près de 2000 volontaires belges, encadrés par quatre-vingts officiers recrutés parmi la fine fleur de notre aristocratie, a largement contribué à mettre sur le trône d'Espagne le petit-fils de Louis XIV – Philippe V – au début du XVIIIe siècle. Cette idée du comte belge de Marchin permit au maréchal de Puységur, ambassadeur de France aux Pays-Bas espagnols, d'équiper comme les Gardes françaises, en habits bleus à revers rouges, le Régiment des Gardes Royales Wallonnes.
   Bénéficiant d'un traitement de faveur, d'une préséance sur les officiers espagnols de même grade, les officiers des Gardes Wallonnes ont mené leurs troupes à la victoire, pendant toute la guerre de Succession d'Espagne, de 1704 à 1713. Almansa, Brihuega, Villaviciosa, Saragosse et Monzon, autant de victoires où ils s'illustrèrent en Espagne : les princes de Croÿ, les Glymes, les du Chastel de la Howarderie les barons d'Huart et les comtes de Croix, parmi tant d'autres. Philippe V les emmena en Italie reconquérir les territoires repris par l'Autriche, avec l'aide de l'armée française de Louis XV.
   Les Wallons contribuèrent à reprendre la Toscane, pour l'Infant Philippe, et le royaume des Deux-Siciles, pour l'Infant Charles, le futur Charles III. De 1732 à 1748, Bitonto, Camposanto, Gaeta, Naples, Velletri et Milan gardent encore le souvenir de leurs prouesses héroïques. Et sur les trois généraux les plus illustres de l'armée espagnole au XVIIIe siècle, l'un était wallon – le comte de Gages – l'autre était flamand – le marquis de Lede. Sous le règne de Charles III, de 1759 à 1788, les Gardes wallonnes ont encore défendu courageusement leur souverain contre le soulèvement opposé au ministre italien Esquilache, soulèvement instigué par certains jésuites et tous les opposants aux réformes de ce monarque éclairé. Sous Charles IV, les Gardes wallonnes se sont rangées unanimement du côté des patriotes contre l'envahisseur napoléonien, pendant la guerre d'Indépendance. Et au cours du siège de Saragosse, en 1809, ce sont le chevalier Philippe le Clément de Saint-Marq, les barons de la Barre et de Warsage, le comte de Romrée, tous officiers wallons, qui ont pris, avec Palafox, la tête de la résistance populaire.
   Cette épopée héroïque revit dans L'histoire illustrée des Gardes Royales Wallonnes du professeur André Jansen. Elle constitue le résultat d'une longue et patiente suite de recherches dans les archives de France, d'Espagne, d'Italie et de Belgique. Elle permettra à la noblesse belge de se rappeler les hauts faits de leurs ancêtres et aux passionnés d'histoire de connaître le rôle important que joua un régiment de volontaires belges au service de l'Espagne, entre 1702 et 1822, c'est-à-dire pendant plus d'un siècle.
   Contrairement au récit optimiste, incomplet et partial que publia en 1852, le baron Guillaume sur le même sujet, l'Histoire illustrée des Gardes Royales Wallonnes révèle l'impécuniosité constante des gouvernements franco-espagnols qui devaient entretenir les Gardes, les retards de soldes, les lourdes pertes en vies humaines, les insuffisances des équipements et des secours médicaux et la dégénérescence progressive de la soldatesque wallonne dans le dernier tiers du XVIIIe s. par suite des difficultés de recrutement aux Pays-Bas autrichiens.
   De nombreuses illustrations, des estampes des batailles, des cartes stratégiques, des portraits d'officiers des Gardes retrouvés dans nos châteaux, des documents découverts à Bruxelles, Liège, Paris, Madrid, Naples, Velletri, Parme et Milan, feront de ce beau volume à la fois un manuel de référence, un ouvrage d'art et un livre important sur un point mal connu de notre histoire nationale belge.

50 euros (code de commande : 17037).

 

KERSTEN (Pierre) Petri Kersten de Rebus Belgicis libri quindecim, ab origine ad ineuntem annum 1830. Ad usum gymnasiorum et seminariorum. Editio altera, priore auctiore et emendatior. Leodii, Excudebat Auctore, Cancellariæ Episcopalis Typographus, Mense maio 1830. In-12 broché sous une couverture factice, [3 (faux-titre, mention légale, titre)], [1 bl.], 341, [1 bl.] p., deux petits cachets ex-libris à la page de faux-titre.
@ Pierre Kersten (Maastricht, 1789-1865) rédacteur et propriétaire du Journal historique et littéraire de Liège, demeurait rue de la Cathédrale.
& Biographie Nationale, t. X, col. 662-665 ; De Theux, Bibliographie liégeoise, col. 903.

50 euros (code de commande : 10362).

 

LAROCK (Victor) — Hâter l'Avenir. Démocratie et Socialisme. S.l., Les Semeurs, [ca 1975]. In-8° broché, 135 p.
Avant-propos :
   « Ce petit livre aura, je l'espère, des lecteurs non engagés dans la politique active. Mais c'est avant tout pour les militants socialistes et syndicalistes qu'il a été écrit.
   Bien que les questions de doctrine y tiennent une certaine place, ce n'est pas un ouvrage doctrinal. C'est une synthèse d'idées mise au point jour après jour et proposée à ceux qui, selon une formule plus actuelle que jamais « aiment à voir clair pour marcher droit ».
   Pour être efficace, l'action militante doit frapper juste. Sans une large communauté de vues sur les objectifs majeurs, les efforts se dispersent et la volonté de lutte s'affaiblit.
   Il est donc nécessaire que chacun, d'abord réfléchisse et s'oriente pour son propre compte, afin qu'ensuite, après discussion, l'ensemble du Mouvement prenne ses décisions.
   Contribuer à éclairer ces décisions et ainsi à hâter l'avenir dans le sens socialiste : tel est le but des pages qui suivent. »

9 euros (code de commande : 13239).

 

LAVALLEYE (Jacques) — L’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique 1772-1972. Esquisse historique. Préface de Henri Janne. Bruxelles, Palais des Académies, 1973. In-8° broché, 120 p., planches hors texte, (« Publications du Deuxième Centenaire », n°1).

10 euros (code de commande 367/60).

 

LEFÈVRE (Joseph) L'Angleterre et la Belgique à travers les cinq derniers siècles. Bruxelles, Éditions Universitaires - Les Presses de Belgique, 1946. In-8° broché, 306 p., illustrations hors texte, (collection « Bibliothèque Historique »), ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx, jaquette collée sur la couverture, papier jauni.
Introduction :
   Il n'est aucun citoyen belge qui puisse jamais oublier les mémorables journées de la libération, ne se souvienne avec attendrissement de son premier contact avec les armées britanniques. Ce lui fut une joie trop intense de voir défiler sous ses yeux ces Tommies qui venaient de réaliser le prodigieux débarquement de Normandie, la vertigineuse campagne de France, l'expulsion des hordes d'Hitler hors de notre sol patrial.
   L'Angleterre de Churchill, en rendant à la Belgique son indépendance, demeurait conforme aux principes les plus anciens de sa politique. Depuis des siècles, elle s'était convaincue que l'occupation de nos régions par une grande puissance continentale constituait pour sa propre sécurité une menace intolérable. Le Royaume-Uni fut pour nous le plus puissant et le plus fidèle des protecteurs. Tant qu'il maintiendra dans le monde sa position de grande puissance, nous pouvons nous rassurer sur notre sort. Tant que l'Union-Jack dominera les mers, le tricolore belge demeurera l'emblème d'un peuple libre.
   Et il ne faut pas s'y méprendre, cette sollicitude à notre égard ne procède en rien de raisons d'ordre sentimental. Les ennemis de la Grande-Bretagne se sont complus à souligner l'égoïsme de sa politique. L'accusation n'est guère pertinente ; la conduite des peuples ne connaît d'autre déterminante que la poursuite de leur intérêt propre. Les tendances de solidarité internationale que les auteurs de la paix de Versailles ont voulu affermir et dont la Société des Nations devait être l'expression spectaculaire, ne sont, en fin de compte, qu'une tentative de conjuguer les intérêts individuels des diverses nations. Le sentiment peut diriger la vie des hommes, il est étranger à celle des peuples. Le fondement de la bienveillance britannique à notre égard doit être cherché dans la géographie, dans la position réciproque de l'Angleterre et de la Belgique.
   L'ouvrage qu'on va lire est consacré, comme son titre l'indique, n l'exposé des relations anglo-belges à travers toute l'époque moderne, depuis le moment où les différentes principautés féodales, le Brabant, la Flandre, le Hainaut et autres ont été rassemblées pour former un État, d'où sortira la Belgique. Nous nous sommes efforcé d'en retracer le tableau avec cette impartialité qui est la condition essentielle de toute œuvre historique. Nous nous sommes conformés à l'adage antique, en écrivant sine studio atque ira. En exposant un des chapitres essentiels du passé de notre pays, nous espérons contribuer à le faire aimer davantage, en d'autres termes, faire œuvre de patriotisme. L'histoire est la plus formative de toutes les disciplines du savoir humain. Elle est la grande éducatrice des hommes. La connaissance du passé est le guide le plus sûr à travers le dédale de la vie. L'exemple d'un passé, tout récent encore, en fournit la preuve manifeste. La campagne foudroyante de mai-juin 1940 a causé tant d'alarmes à nos concitoyens, a ébranlé la confiance d'un grand nombre d'entre eux. S'ils avaient eu une connaissance plus précise de l'histoire de l'Angleterre, ils eussent mesuré avec plus de sang-froid la portée des victoires allemandes. Ils se fussent souvenus que, depuis des siècles, le Royaume-Uni engagé dans une guerre perd régulièrement la première bataille et même la seconde, mais qu'à la dernière rencontre – la seule qui soit décisive – la victoire se range toujours derrière le drapeau britannique. Ils se fussent convaincus qu'il faudrait bien plus qu'une campagne de quelques semaines, même un Blitzkrieg, pour faire crouler l'empire anglais.
   À la défense et à la restauration de l'indépendance belge, le Royaume-Uni a consacré ses forces et ses ressources. Un grand nombre de ses concitoyens y ont sacrifié leur vie et beaucoup reposent à jamais sur notre sol. Au seuil de ce travail d'histoire anglo-belge, c'est avec émotion que nous reportons notre pensée sur ces héros, souvent obscurs, auxquels nous sommes redevables d'une éternelle gratitude.

15 euros (code de commande : 16745*).

 

LEFÈVRE (Joseph) — Le Conseil du Gouvernement général [institué par Joseph II]. [Bruxelles], [Académie Royale de Belgique], [1928]. In-8° plein simili bleu-nuit, 229 p.
Introduction :
   On a dressé, il y a quelques années, le bilan des travaux relatifs à l'histoire des institutions politiques, administratives et judiciaires de notre pays. Si le défilé de ces quelque trois cents études, de dimensions et de valeur forcément très inégales et dont les premières ont été écrites à la fin de l'ancien régime, fait voir que ce chapitre de notre histoire nationale n'a pas été négligé, il montre plus clairement encore le chemin qui reste à parcourir. Ce n'est pas sans étonnement que l'on constate que les grandes institutions centrales de l'époque monarchique : Chambres des comptes, Conseils collatéraux, Audience, organismes qui ont duré des siècles et ont laissé tant d'archives, ont si peu sollicité l'attention des historiens. Si l'on excepte l'étude de Gachard sur la Chambre des comptes et celle d'Alexandre sur le Conseil privé, – l'une et l'autre excellentes d'ailleurs – tout reste encore à faire dans ce domaine.
   Le Conseil du Gouvernement général établi par Joseph II n'a pas été mieux traité. Une préface tout à fait insuffisante, due M. de Breyne et mise en tète d'un Inventaire sommaire, est le seul travail qui lui ait été consacré.
   Est-il besoin de dire qu'il y a là une lacune évidente. Sans doute, on ne peut comparer le Conseil du Gouvernement avec un des Conseils collatéraux établis par Charles-Quint en 1531. Ceux-ci ont eu une très longue existence ; celui-là a été cassé au bout de trente-deux mois. Même pour cette courte période, son importance politique est restreinte, Le Conseil du Gouvernement – en dépit de son titre ronflant – ne fut guère qu'un bureau d'enregistrement. Ce qui fait l'intérêt de cette institution, c'est qu'elle constitue un élément des réformes de Joseph II. Les réformes de Joseph II sont indubitablement un des événements les plus remarquables de la fin du XVIIIe siècle. On sait qu'elles ont fait l'objet de polémiques ardentes, depuis le moment même où elles furent exécutées. La personnalité de l'Empereur lui-même, l'opposition formidable et souvent dénuée de fondement que ses innovations ont rencontrée, la façon maladroite dont elles ont été généralement mises en application ont provoqué des débats véhéments et suscité des correspondances, mémoires, pamphlets sans nombre.
   Le savant professeur de l'Université de Liége, M. Hubert, dont les travaux ont renouvelé de fond en comble l'histoire politique du XVIIIe siècle, a caractérisé en ces termes la personnalité du fils de Marie-Thérèse : « ce prince n'est peut-être pas autant qu'on l'a dit le brouillon aux idées préconçues qui touche à tout et bouleverse tout à la légère. Pour nous, nous sommes arrivé à cette conviction qu'il est celui de tous nos souverains qui, depuis le XVIe siècle, s'est le plus sérieusement et le plus noblement préoccupé d'accomplir les écrasants devoirs de sa charge. »
   Ce jugement restera définitif.
   Quant aux réformes elles-mêmes, il serait prématuré de vouloir les apprécier en bloc. Dans un ensemble aussi vaste, s'étendant sur des domaines si différents : politique, justice, hygiène, enseignement, affaires ecclésiastiques, il y a forcément dés distinctions à faire. L'heure de la synthèse n'a pas encore sonné. Il est nécessaire qu'au préalable les diverses innovations soient étudiées chacune en particulier, non d'après les pamphlets et autres écrits tendancieux qu'elles ont suscités, mais d'après les documents d'archives, qui sont pour le XVIIIe siècle d'une abondance extrême. Alors seulement il sera possible de faire le partage de ce qui constituait un progrès réel et de ce qui était inutile sinon nuisible.
   C'est ce travail que nous avons tenté de faire pour la partie essentielle de la réforme administrative, la substitution d'un Conseil unique, appelé Conseil du Gouvernement général, aux multiples institutions fonctionnant à la mort de Marie-Thérèse.
   La réforme administrative a une caractéristique tout à fait propre. Quand il substituait ses nouveaux tribunaux aux Conseils de Flandre, de Brabant et autres ou aux justices seigneuriales et communales, quand il voulait remplacer les séminaires épiscopaux par son Séminaire général, l'Empereur portait atteinte dans une mesure plus ou moins grave aux droits, réels ou supposés, d'autrui. Il devait forcément se heurter de ce chef à la résistance des intéressés. C'est pour n'avoir pas tenu compte de cette résistance, en partie d'ailleurs justifiée, que bon nombre des réformes échouèrent si lamentablement. En remaniant les cadres de l'administration centrale, l'Empereur ne faisait que restaurer sa propre maison. Ici il n'y eut, et il ne pouvait y avoir aucune résistance. Les vues impériales furent exécutées intégralement.
   Pour retracer l'histoire du Conseil du Gouvernement général, nous avons réuni au préalable les données que l'on pouvait retrouver dans la littérature historique, si abondante pour le XVIIIe siècle. Les travaux de M. Hubert et ceux de Schlitter sont de loin les plus importants. On les trouvera souvent cités en note au bas des pages.
   C'est en ordre principal aux documents d'archives, les uns encore inédits, les autres déjà publiés, que nous avons eu recours. Ces documents peuvent se diviser en trois groupes :
   Le premier est constitué par les correspondances diplomatiques, échangées entre les Gouvernements de Vienne et de Bruxelles pendant les années 1783 à 1789. Ces correspondances se subdivisent en deux séries. Le Chancelier de Cour et d'État correspondait régulièrement avec le Ministre plénipotentiaire. Ce dernier était en relations épistolaires directes avec l'Empereur lui-même. Les lettres adressées à Kaunitz, on reçues de lui, reposent dans les archives de la Chancellerie de Cour et d'État, aujourd'hui conservées au Archives générales. De la correspondance adressée à l'Empereur, des parties importantes ont été publiées par M. Schlitter. Les unes et les autres se complètent admirablement.
   Les archives du Conseil du Gouvernement lui-même reposent au dépôt de Bruxelles. Depuis l'institution, en 1921, du cours d'archivéconomie donné par M. l'Archiviste général Cuvelier, des travaux de classement importants ont été effectués dans les archives de l'époque de Joseph II. Successivement les fonds du Conseil souverain de Justice, des Intendances, de la Caisse de Religion, des Jointes de Trèves et de Luxembourg ont été classés aux leçons pratiques du cours d'archivéconomie. En dehors de ce cours, mais conformément aux principes y enseignés, le fonds beaucoup plus vaste et beaucoup plus complexe du Conseil du Gouvernement lui-même a été classé à son tour. Ces travaux facilitaient singulièrement la tâche de l'historien du Conseil. Le classement d'un fonds d'archives, entendu d'après les règles de l'archivéconomie moderne, doit faire revivre toutes les divisions de l'organisme qui a donné naissance à ces archives. Quand il s'agit d'une institution compliquée, ayant des rouages multiples, astreinte à une procédure minutieuse, – et l'on pourra voir si ce fut le cas pour le Conseil du Gouvernement, – il n'y a que l'examen de ses séries de registres, de protocoles et de dossiers qui permette de se rendre compte d'une manière exacte et précise de son organisation.
   La troisième source, enfin, est constituée par la législation de l'époque. Édits, ordonnances et diplômes ont été édités par la Commission des Anciennes lois et ordonnances. Le tome XIII de la troisième série comprend les documents de l'époque du Conseil du Gouvernement.
   L'étude qu'on va lire comprend huit chapitres qui se groupent en deux séries : les trois premiers et les cinq derniers.
   Les chapitres premier, deuxième et troisième sont consacrés aux origines du Conseil. En étudiant, en premier lieu, l'organisation du Gouvernement à l'avènement de Joseph II, nous :avons voulu marquer le point de départ de la réforme. Les principes fondamentaux de l'organisation nouvelle se trouvent exposés dans le deuxième chapitre. Dans le troisième, nous avons réuni toutes les questions de personnes dont l'importance, on ne tardera pas à le voir, fut capitale. Les chapitres quatrième, cinquième, sixième et huitième sont consacrés à l'évolution du Conseil. Nous avons distingué quatre périodes chronologiques. Les présidences de Belgiojoso et de Murray forment la première. L'exécution des préalables indispensables, la politique de violence du Ministre Trauttmansdorff et enfin le prélude de la Révolution brabançonne caractérisent les trois autres.
   L'organisation intérieure du Conseil est étudiée dans un chapitre spécial, que nous avons placé après la deuxième période du Ministère de Trauttmansdorff, c'est-à-dire au moment où l'organisme qui nous occupe peut être considéré comme ayant atteint sa forme définitive.
   Nous avons fait allusion, en commençant, aux querelles soulevées par les réformes de Joseph II. Sur le terrain administratif, les controverses auraient dû, semble-t-il, être infiniment moindres qu'ailleurs. L'érection du Conseil du Gouvernement ne pouvait passionner les esprits au même titre que le Séminaire général, les nouveaux tribunaux ou la législation sur les kermesses. Pourtant, on aura l'occasion de le voir, des questions d'ordre personnel mêlèrent la, réorganisation administrative aux âpres querelles politico-religieuses. Agents de l'Empereur, chargés de par leur mission d'appliquer une politique que la population réprouvait et dont eux-mêmes étaient souvent fort peu enthousiastes, les Conseillers du Conseil se trouvaient, à maintes reprises, dans une bien pénible situation... entre l'enclume et le marteau. Faut-il le dire ? Entre eux, les Ministres, l'Empereur et la population, nous sommes resté toujours dans la plus stricte neutralité.

20 euros (code de commande : 12965*).

 

LEFÈVRE (Joseph) — Documents sur le personnel supérieur des Conseils Collatéraux du Gouvernement des Pays-Bas pendant le dix-huitième siècle. Bruxelles, Palais des Académies, 1941. In-8° broché, 473 p., (collection « Commission Royale d'Histoire »), exemplaire non coupé.
Extrait de l'introduction :
   Le dix-huitième siècle, particulièrement les quarante ans du règne de Marie-Thérèse, constitue une des périodes les plus brillantes de notre histoire nationale. Nos aïeux ont joui alors, de façon à peu près ininterrompue, du bienfait de la paix et d'un état économique relativement prospère. Une bonne part de cette euphorie doit être attribuée au gouvernement autrichien, particulièrement aux ministres plénipotentiaires, collaborateurs de Charles de Lorraine. Ce serait une erreur de mettre tout à leur compte. On ne peut méconnaître le rôle actif joué par le personnel de l'administration centrale de Bruxelles, les présidents et conseillers des Conseils collatéraux. Et pourtant, le souvenir de ces agents s'est presque totalement perdu au cours des siècles suivants. Dans une séance récente de la Classe des Lettres de l'Académie royale de Belgique, on évoquait le souvenir du comte de Nény. Le directeur de la Classe, comte Carton de Wiart, déplorait que plus rien ne rappelât le souvenir de cette personnalité qui fut « la meilleure tête du gouvernement ». Il n'est même pas une rue qui porte son nom. Ses collègues et subordonnés ne furent pas mieux partagés. La plupart ne figurent pas à la Biographie Nationale. Des noms comme Bosschaert, Baudier, Paradis, Obin et autres, n'évoquent plus aucun souvenir. Et pourtant, le dix-huitième siècle a laissé de grandes collections d'archives, bien classées, souvent décrites dans des inventaires imprimés. Il s'y trouve en abondance des documents relatant l'activité des ministres belges. Quant à ce qui concerne le cadre de cette activité, les Conseils, dont les agents en question ont formé le personnel supérieur, on peut dire que le mécanisme en est amplement connu par les travaux remarquables qui leur ont été consacrés, et que nous devons au président de Nény déjà cité, à Gachard, Alexandre, Poullet, Laenen, Melle De Boom, et autres. Ils trouvent leur complément dans d'importantes études sur l'histoire économique, comme sont, pour ne citer que les plus importantes, celles de Van Houtte, Huisman) et Bonenfant. Le présent recueil rassemble les pièces essentielles concernant le recrutement et le statut des ministres belges du XVIIIe siècle. Il forme le pendant de celui que nous avons édité sur la haute magistrature. Assurément, le ministère belge du régime autrichien ne comprend pas que des personnalités de valeur. Ceux-là qui regrettent les institutions de l'Ancien Régime, souvent laudatores temporis acti, semblent avoir parlé avec trop d'estime de nos Conseils collatéraux. Ils devront reconnaître qu'à côté d'agents éminents qui furent des collaborateurs d'élite pour les Ministres plénipotentiaires, il s'est trouvé aussi des éléments dépourvus de valeur, des podagres, des fils à papa, qui parfois n'assistent même pas aux séances du département dont ils font partie. On relèvera le souci constant des conseillers et des présidents, pour tout ce qui a trait à leur traitement, à l'obtention de faveurs complémentaires, à la dispense de taxes et de retenues. Parmi celles-ci, une des plus impopulaires paraît avoir été celle des médianates, redevance imposée à chaque référendaire lors de son entrée en charge et équivalente, au moins de façon partielle, au traitement de la première année de services. L'impression résultant de l'ensemble des documents rassemblés est loin d'être exclusivement favorable.

15 euros (code de commande : 17780).

 

LEFÈVRE (Joseph) — La Secrétairerie d'État et de Guerre sous le régime espagnol (1594-1711). Bruxelles, Palais des Académies, 1934. In-8° broché, 267 p., (collection « Académie Royale de Belgique. Classe des Lettres. Mémoires », collection in-8° - tome XXXVI - Fasc. 1), couverture plastifiée, marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de faux-titre.
Table des matières :
   Introduction.
   Chapitre I : La Secrétairerie particulière des gouverneurs généraux du XVIe siècle.
   Chapitre II : Les débuts de la Secrétairerie d'État et de Guerre (1592-1595).
   Chapitre III : L'établissement définitif de la Secrétairerie d'État et de Guerre sous le régime de l'Archiduc Albert (1596-1621).
   Chapitre IV : La Secrétairerie d'État et de Guerre au début du règne de Philippe IV (1621-1647).
   Chapitre V : La Secrétairerie d'État et de Guerre pendant la seconde partie du règne de Philippe IV (1647-1665).
   Chapitre VI : La Secrétairerie d'État et de Guerre depuis le règne de Charles II (1665-1711).
   Chapitre VII : L'organisation intérieure de la Secrétairerie.
   Conclusion - Index.

10 euros (code de commande : 14987).

 

[LEPAGE (Albert)]. DUBOISDENGHIEN (Gérard) et PAILLEZ (Michel) Albert Lepage et son temps. Préface de Georges Sion. Nivelles, Havaux, 1980. In-8 broché, 127 p., illustrations in et hors texte.

10 euros (code de commande : 5380).

 

LHOIR (Ghislain) — La Mission Samoyède. [Les maquisards de la radio nationale belge 1940-1944.] Hommage de Robert Wangermée. Introduction de Paul Levy. Préface de William Ugeux. Bruxelles, Didier Hatier, 1984. In-8° broché, 207 p., illustrations hors texte, exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   De tous les pays occupés à l'Ouest, en 1940, la Belgique fut le seul à pratiquer la politique de la terre brûlée en matière radiophonique. Et pourtant, dès les premiers jours de la Libération, les Belges retrouvèrent la voix de leur Radio grâce à des émetteurs en phonie construits sous le manteau. Cette extraordinaire entreprise clandestine, unique en son genre pour tous les pays occupés par les troupes de l'axe Rome-Berlin-Tokyo, ce fut la Mission Samoyède. C'est la première fois que cette prodigieuse aventure est contée, reconstituant fidèlement le déroulement de la mission à partir de situations et de faits réellement vécus, tant en Angleterre qu'en Belgique. Au départ, la Mission Samoyède était considérée comme une mission de l'impossible ! C'était mésestimer la farouche détermination d'une poignée de Belges...

10 euros (code de commande : 17554).

 

[LIGNE (Charles-Joseph de)]. LAMBOTTE (Janine) — Le Prince de Ligne ou la dernière mémoire. Bruxelles, Labor - R.T.B.F., 1990. In-8° broché, 212 p., (collection « Les Feuilletons de Point-de-Mire »).
Extrait de l'avant-propos :
   Le prince de ligne a tout vu, tout rencontré durant sa longue vie et sa prodigieuse époque sans toujours, malgré sa finesse et son esprit, vouloir comprendre qu'elle brillait comme seule brille la fin d'un monde.
   Charles de Ligne, riche de contradictions tenant à sa personnalité autant qu'à son état, fut à la fois généreux et égoïste, insolent et respectueux de souverains qui ne lui venaient pas à la cheville, fin diplomate et négligent pour sa propre gloire, fidèle aux hommes et infidèle aux femmes, observateur pointu et aveugle tout à la fois.
   Charmeur toujours, et grand seigneur en chaque circonstance, il est surtout, comme le dit Georges Sion qui m'a soufflé le sous-titre de ce livre, la dernière mémoire d'un siècle après lequel plus rien, jamais, ne sera pareil.

10 euros (code de commande : 17832).

 

Les lois de 1791 et 1810 régissant les concessions de mines en Belgique. Journée d'études organisée à l'occasion du bicentenaire de ces lois fondatrices, Mons, octobre 1991. Mons, SAICOM, 1993. In-8° broché, 89 p., exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Les fondements juridiques de l'exploitation minière en Belgique, de l'ancien régime au lendemain de la révolution de 1830, par N. Caulier-Mathy.
   - La région du Centre et la législation française sur les mines (1791 et 1810), par J. Liébin.
   - L'application des lois de 1791 et 1810 dans le bassin de Charleroi, par J.L. Delaet.
   - Autour et en marge des lois de 1791 et 1810 : les forfaits du Rieu-du-Cœur, par B. Clerfayt.
   - Modifications et compléments aux lois des 21 avril 1810 et 2 mai 1837 sur les mines en Belgique : la loi du 5 juin 1911, par Ph. Delforge.
   - Les conséquences à long terme de la loi de 1810 si politique sociale des sociétés houillères et leurs rapports à l'État et aux mineurs, en France, par R. Trempé.
   - Les modalités de concession du charbonnage du Grand-Hornu après les lois de 1791 et 1810, par M. Bruwier.

10 euros (code de commande : 16437).

 

MABILLE (Xavier) — Histoire politique de la Belgique. Facteurs et acteurs de changement. Bruxelles, CRISP, 1986. In-8° collé, 396 p., couverture plastifiée, petite découpe au coin inférieur de la page de faux-titre.
En quatrième de couverture :
   Cette Histoire politique de la Belgique s'attache à la genèse et à l'évolution de l'État, forgé au fil du temps par les forces multiples qui traversent la société, s'y révèlent, s'y déploient.
   L'auteur a choisi 1780 comme point de départ. C'est le temps où s'achève l'Ancien Régime et où s'amorcent à la fois des mouvements durables de laïcisation, de centralisation et d'industrialisation. Il nous conduit, de jalon en jalon, cernant toujours l'essentiel, jusqu'à ce temps où l'État vient d'opérer- ou de subir- une réforme profonde de ses structures et est confronté aux difficultés d'un monde en crise.
   Pour la première fois, les méthodes du CRISP sont appliquées à une période aussi longue et l'auteur a réussi ce tour de force de traiter son sujet – deux cents ans d'histoire – en un volume de 400 pages alliant l'information, l'analyse et la synthèse.
   Ce livre n'est pas réservé aux seuls spécialistes de l'histoire mais s'adresse à tous ceux qui veulent mieux connaître et comprendre les problèmes aujourd'hui en jeu, au moment où se noue sans doute le destin du pays. Stabilité ou réforme des institutions, rôle des acteurs collectifs, facteurs de changement, pratique et exercice des pouvoirs, ces questions prennent un éclairage nouveau dès lors qu'on en repère les origines, parfois lointaines, qu'on perçoit l'entrelacs des effets et des causes, que l'on cerne mieux les évolutions de la société dans laquelle elles s'insèrent.

10 euros (code de commande : 15721).

 

MAERE (R.) — Plan terrier et structure des supports dans l'architecture religieuse de la Belgique. Mons, 1930. In-8° broché, 24 p., 14 planches hors texte et 8 plans.
Extrait :
   C'est un fait reconnu qu'à travers tout le cours de son histoire, notre architecture religieuse se distingue par une grande fidélité aux formes traditionnelles.
   Le style gothique s'y introduit tardivement et persiste jusqu'au XVIIe siècle : la chapelle de la Vierge à l'église S.-Jacques à Anvers fut construite en un pur gothique, en souvenir de Rubens, aussitôt après la mort du grand peintre (de 1642 à 1644).
   En 1649 Jacques Duquesnoy adopta le même style pour la chapelle de la Vierge à l'église Ste-Gudule à Bruxelles. Telle église de village, construite au XVIIIe siècle, reprend des formes que l'on serait tenté d'attribuer au XVIe, comme l'église de Sichen (Limbourg) où l'âge du chœur, en style gothique tardif, est révélé par un chapiteau qui porte la date de 1703. C'est à se demander si, avant la Révolution française, le gothique s'est jamais éteint complètement dans nos campagnes.
   Rappelons d'autre part que, jusque vers la fin du XVe siècle, les formes flamboyantes ne sont employées en Belgique que d'une manière fort atténuée, et que la Renaissance ne s'introduit que tardivement, dans le courant du XVIe siècle, et seulement pour le mobilier religieux. Elle est presqu'inexistante dans l'architecture de nos églises, qui passe, à peu près sans transition, du gothique flamboyant au style baroque.
   À ces faits d'un caractère général, on en pourrait ajouter d'autres d'une portée moins étendue, régionale, comme la longue survivance du chapiteau à crochets, qui se retrouve à Tournai, , en Flandre, et surtout dans la Flandre maritime, jusque durant le XVe siècle. Il n'y disparaîtra que lorsque les chapiteaux en grès lédien, avec bouquets de feuillages à profondes échancrures et desséchés, auront remplacé les chapiteaux en pierre de Tournai.

12 euros (code de commande : 17806*).


MAFFEI (Edmond) — Le mobilier civil en Belgique au Moyen Âge. Namur,Wesmael -Charlier, s.d. In-8° broché, XIV + 57 p., 29 planches hors texte.

13 euros (code de commande : 318/59).

 

MARCHAL-VERDOODT (Monique) — Table des noms de personnes et de lieux mentionnés dans les plus anciens comptes de la recette générale de Philippe le Hardi, duc de bourgogne (1383-1389). Bruxelles, Palais des Académies, 1971. In-8° sous reliure d'éditeur, 400 p., (collection « commission Royale d'Histoire »), exemplaire en parfait état.
Introduction :
   L'intérêt de la série des comptes de la recette générale des ducs de Bourgogne est bien connu ; dans des études récentes, Monsieur M. Mollat en a souligné la remarquable continuité, qui n'est guère interrompue que pendant quelques années du règne de Jean sans Peur.
   Pour faciliter aux historiens l'accès à cette abondante source d'information, la Commission Interuniversitaire du Microfilm en a décidé le microfilmage, et depuis 1952, un exemplaire de ces microfilms se trouve à la disposition des étudiants et du public aux Archives Générales du Royaume et dans chacune des quatre universités. Le Bureau du Microfilm du Fonds National de la Recherche Scientifique a publié un relevé des chapitres des comptes de la recette générale des ducs de Bourgogne.
   Ce travail ne constituait cependant qu'une première étape, et il importait d'éviter désormais que chaque chercheur intéressé par ces comptes eût à refeuilleter la série entière pour en extraire les éléments utiles à son optique particulière. Aussi, la Commission Royale d'Histoire a-t-elle, dans sa séance du 14 janvier 1956, décidé la confection d'une table des noms de personnes et de lieux figurant dans ces comptes, en estimant que leur édition ne s'imposait plus depuis qu'ils avaient été microfilmés.
   Sans doute pourrait-on envisager toutefois l'édition partielle ou intégrale de certains de ces comptes. Des éditions partielles en ont été entreprises au siècle passé et au début de ce siècle, par de Laborde, Dehaisnes ou Prost, toujours au point de vue de l'histoire de l'art. De telles publications sont fort utiles mais ne peuvent échapper au reproche de l'arbitraire du choix, ni parfois, à la tentation du pittoresque.
   Quant à l'édition d'un de ces comptes, un modèle nous était offert par la publication du compte de Pierre Gorremont, receveur général du royaume de France, réalisée par Monsieur Pocquet du Haut-Jussé. Mais ce compte est, pour le royaume, le seul qui subsiste, et il couvre une période – 1418-1420 – particulièrement troublée et, par conséquent, intéressante du point de vue politique.
   Dernièrement, Monsieur M. Mollat a publié in extenso trois comptes de la recette générale, couvrant les années 1419 à 1421. Dans l'introduction, l'auteur insiste sur l'importance de ces documents encore peu exploités d'une façon méthodique.
   Soulignons toutefois, comme l'a fait Monsieur P. Cockshaw, que cet ouvrage ne présente pas d'index de noms de personnes et de lieux. Cette édition récente de certains comptes de la recette générale des ducs de Bourgogne, à titre d'exemple, ne constitue pas, à notre avis, une entreprise aussi fructueuse que ne le serait l'édition de comptes du domaine et de recettes locales. Ces derniers, en effet, sont des comptes des rentrées dans les caisses ducales. Les données qu'ils fournissent sont intéressantes surtout du point de vue de l'histoire du droit et de la constitution du domaine ducal, tandis que la recette générale intéresse avant tout l'histoire politique et l'histoire économique et sociale. De plus, établis selon un plan rigide, ces comptes locaux ne varient qu'imperceptiblement d'une année à l'autre ; aussi la publication d'une ou deux années, acquiert-elle une valeur exemplative pour une longue période.
   Les comptes de la recette générale, au contraire, sont remarquables surtout par la diversité des renseignements que l'on peut y trouver. Cela tient au fait que ces comptes sont d'abord des comptes de dépenses qui en constituent l'élément déterminant, les recettes n'étant là que pour y faire face.
   Le receveur général, en effet, accompagnait le duc dans ses déplacements et subvenait à ses dépenses, en suivant les directives du trésorier ou gouverneur des finances.
   Ces recettes sont constituées, en ordre principal, par les dons du roi et par les apports des receveurs généraux de Bourgogne et de Flandre, ceux de certains receveurs particuliers, ceux encore des receveurs d'aides ducales ou royales.
   Ces recettes sont groupées dans les comptes par principautés : durant le règne de Philippe le Hardi, d'abord celles des receveurs du duché de Bourgogne et de Franche-Comté, ensuite viennent les comtés de Nevers, de Flandre, d'Artois et de Rethel.
   Les aides et les recettes extraordinaires figurent in fine. Les contributions des receveurs ducaux se font le plus souvent sous la forme de décharges, des receveurs acquittant des dépenses au nom du receveur général de toutes les finances.
   Les dépenses sont classées par chapitres. Toujours en tête, vient celui des « deniers baillés à des officiers qui en doivent compter ». Du point de vue comptable, c'est le plus intéressant, puisqu'il permet de se rendre compte dans quelle mesure les autres comptes de dépenses (hôtel, argenterie, constructions, etc...) étaient subordonnés à la recette générale.
   Le principal bénéficiaire de ces versements était le maître de la chambre aux deniers, chargé de la comptabilité de l'hôtel ducal.
   Ensuite, l'on rencontre dans un ordre assez constant les chapitres des pensions et gages, des dons, des missions et ambassades, des achats de joyaux, draps, fourrures, vins, épices, chevaux, les messageries, les « dépenses communes », enfin, exceptionnellement, des dépenses militaires. Les motifs des achats sont, heureusement pour nous, le plus souvent détaillés dans les comptes, dont la rédaction s'inspire des mandements ducaux ordonnant les dépenses. Ces chapitres des dépenses sont d'autant plus intéressants que, selon un usage général à l'époque, et ainsi que l'ont souligné Messieurs Pocquet du Haut-Jussé et M. Mollat, la confusion entre les dépenses propres à la personne du duc ou à son hôtel, d'autre part, y est complète, et qu'elle y subsiste toujours.
   La constitution de la table des comptes fut confiée par la Commission Royale d'Histoire à Mademoiselle Van Nieuwenhuysen, qui dépouilla le premier compte, contemporain à l'accession des ducs de Bourgogne dans nos régions. Nous avons poursuivi le travail et mis le volume au point. Ces premiers comptes couvrent une période de cinq années et huit mois et correspondent au premier quart du règne de Philippe le Hardi en Flandre.
   La table a été élaborée suivant les directives de la Commission Royale d'Histoire. Nous avons également englobé dans l'inventaire de la recette générale, trois comptes qui n'en font pas partie. Il s'agit de deux comptes de l'argentier du duc et d'un compte du maître de la chambre aux deniers de la duchesse.
                Tableau des comptes dépouillés, conservés aux Archives départementales de la Côte d'Or, à Dijon
      B 1461         10e compte d'Amiot Arnaut 1er juin 1383-1er juin 1384 173 fol.
      B 1463   11e compte d'Amiot Arnaut 1er juin 1384-1er juin 1385 176 fol.
      B 1462 12e compte d'Amiot Arnaut 1er juin 1385-1er juin 1386 165 fol.
      B 1465   Ier compte d'Oudot Douai 1er juin 1386-1er juin 1387 127 fol.
      B 1466   Ier compte de Josset de Halle 22 juin 1386-30 juin 1387 34 fol.
      B 1467   Ier compte de Pierre du Celier 22 janv. 1387-31 janv. 1388 86 fol.
      B 1469bis      Ier compte de Jean de Vrechy juin 1387-janv. 1389 50 fol.
      B 1471    2e compte de Josset de Halle 1er juil. 1387-1er fév. 1389 66 fol.
      B 1469   2e compte de Pierre du Celier 1er fév. 1388-1er fév. 1389 94 fol.
   On notera que les trois premiers comptes, ceux d'Amiot Arnaut, sont ceux d'un receveur général de Bourgogne qui, en quelque sorte par la force des choses, a été amené à percevoir des recettes des autres principautés, à partir du moment où son maître recueillit l'héritage de Louis de Mâle.
   Le poste de « receveur général de toutes les finances » n'existe en titre qu'à partir de la réorganisation des finances ducales, qui eut lieu en 1386.
   Les lettres de provision de Pierre du Celier sont datées du 22 janvier 1387 ; huit mois auparavant avait été créée une recette générale de Bourgogne - Franche-Comté.

15 euros (code de commande : 17920).

 

MARÉCHAL (Maurice) — La période communale en Belgique. Bruxelles, Lebègue & Cie, 146 p., illustrations, non coupé.

10 euros (code de commande : 758).

 

[MARGUERITE D’YORK]. HOMMEL (Luc) — Marguerite d’York ou la duchesse Junon. Paris, Hachette, 1959. In-8° broché, 351 p.

10 euros (code de commande : 2409).

 

MARIËN (Fabienne) — Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique. Tome XI (troisième et quatrième parties). Corrections et tables. Bruxelles, Palais des Académies, 1971. In-4° sous reliure d'éditeur, X, 208 p., (collection « Académie Royale de Belgique - Commission Royale d'Histoire »), hommage de l'auteur au professeur Jean-Jacques Hoebanx, exemplaire non coupé.
Introduction :
   C'est au début du mois de novembre 1964 que notre regretté maître, Paul Bonenfant, auquel nous adressons un respectueux souvenir, nous chargea de procéder à la confection d'un index bibliographique et d'une table des noms de personnes et de lieux destinés à compléter les troisième et quatrième parties du tome XI de la Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, publiées respectivement par Stanislas Bormans et Joseph Halkin et par Jean-Jacques Hoebanx avec la collaboration de Charles Wirtz, à Bruxelles, en 1946 et 1965.
   Nous voici parvenue au terme de notre travail dans lequel nous nous sommes efforcée à être la plus complète possible et à suivre les règles de la Commission royale d'Histoire telles qu'elles sont énoncées dans les Instructions pour la publication des textes historiques publiées à Bruxelles, en 1955.
   L'index bibliographique groupe les sources et les ouvrages mentionnés dans les troisième et quatrième parties du tome XI.
   De même, la table des noms de personnes et de lieux est unique pour les deux parties envisagées. Nous les y avons différenciées par les sigles III et IV.
   Nous avons fait précéder cette table de la liste des sigles et abréviations qui y sont utilisés.
   Pour l'identification des différents noms, nous avons eu recours principalement aux volumes où étaient publiés les actes ; nous avons tenté de combler les lacunes de certains d'entre eux par la consultation des manuels habituellement utilisés à cet effet. Nous pensons qu'il serait vain de vouloir en donner ici la nomenclature.
   Pour que cette table soit à jour, nous nous sommes référée pour l'identification des noms de lieux, aux atlas et dictionnaires les plus récents, en particulier pour la Belgique au Dictionnaire des communes de Belgique, édité par l'Imprimerie E. Guyot à Bruxelles en 1966 et pour la France au Dictionnaire national des communes de France, 18e édition refondue et mise à jour au 1er janvier 1965, par J.-L. Martin et A. Bonnard, sous la direction de M. Denis-Papin, Paris, 1965.
   Enfin, nous avons jugé utile d'adjoindre à cet ouvrage – en dépit du caractère incomplet qu'elle présentera assurément – une liste des errata relevés dans les troisième et quatrième parties du tome XI.
   Nous espérons avoir rempli le mieux possible la tâche que nous a confiée la Commission royale d'Histoire et nous souhaitons que les historiens appelés à faire usage du présent ouvrage, excuseront les imperfections qu'ils pourraient y relever.

10 euros (code de commande : 16728).

 

MASSART (A.) — Historique du 13e de ligne 1918-1980 et des unités issues en 1939-1940. S.l., 1982. In-8° broché, 390 p., illustrations, cartes, tableaux.
Avant-propos :
« Ainsi que nous l'avions annoncé lorsque nous publiâmes en 1976 l'historique du 13e de ligne avant 1914, il entrait dans nos intentions de poursuivre ce travail par l'étude de la période postérieure à la Première Guerre mondiale.
Cette étude fait l'objet principal du présent ouvrage.
Nous y avons toutefois apporté deux suppléments.
En premier lieu, pour faire la liaison avec la période 1874-1914, il nous a paru intéressant, si pas nécessaire, de rappeler ne fût-ce que succinctement, les opérations auxquelles le régiment participa au cours de la campagne 1914-1918.
En second lieu, et afin de répondre à un vœu de la Fraternelle, nous avons ajouté l'historique des régiments issus du 13 en 1939-1940 : les 19e, 43e et 63e régiments de ligne. Anciens du 13, ils étaient également imprégnés de son esprit et il n'est que juste que leur souvenir ne soit pas perdu. »

15 euros (code de commande : 10851).

 

La mémoire des pierres. À la découverte du patrimoine architectural en Wallonie et à Bruxelles. Bruxelles, Crédit Communal, 1987. In-4° broché, 303 p., nombreuses illustrations.
@ Publication éditée à l'occasion de la réalisation d'une série d'émissions télévisées réalisées par la Fondation Roi Baudouin.

30 euros (code de commande : 311/71).

 

[MERCATOR]. Le cartographe Gérard Mercator. 1512-1594. Bruxelles, Crédit Communal, 1994. In-4° broché, 157 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Ce livre a été publié par le Crédil Communal pendant l'année Mercator 1994, à l'occasion de l'ouverture du Musée Mercator de Sint Niklaas et de l'exposition éponyme présentée à la Bibliothèque Royale Albert Ier.
Table des matières :
   - Introduction, par Hossam Elkhadem.
   - Mercator dans les collections de la Bibliothèque royale Albert Ier, par Hossam Elkhadem, Jean-Paul Heerbrant, Liliane Wellens-De Donder, Roger Calcoen.
   - Mercator dans les collections du Musée Platin-Moretus, par Els Otte et Dirk Imhof.
   - Mercator dans les collections du Koninklijke Oudheidkundige Kring van het Land van Waas, par Alfred Van der Gucht.
   - Gerard Mercator : une biographie, par Alfred Van der Gucht.
   - Bibliographie.

17 euros (code de commande : 13739).

 

MERCIER (Cardinal)Voix de la guerre. Illustrations d'Anto-Carte. Liège, Thone, 1937. In-4° broché, 203 p.

25 euros (code de commande : 6866).

 

MEURANT (René) et VAN DER LINDEN (Renaat) Folklore en Belgique. Bruxelles, Legrain, 1974. Grand in-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 159 p., illustrations en noir et en couleurs, envois des auteurs

10 euros (code de commande : 367/61).

 

Militaria Belgica 2003. Annales d'uniformologie et d'histoire militaire - Jaarboek over uniformologie en krijgsgeschiedenis. Bruxelles, Société royale des Amis du Musée de l'Armée, 2003. In-4° broché, 88 p., illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières :
   - Éditorial - Editoriaal, par M. Jaupart.
   - Le Musée royal de l'Armée et d'histoire militaire en 2003 - Het Koninklijk Museum van Leger en de Krijgsgeschiedenis in 2003, par P. Lefevre.
   - Qui étaient les frères Nagant fabriquants d'armes, à Liège, au XIXe siècle ?, par Cl. Feys.
   - La tenue du centenaire ou la couleur de gala des officiers belges, par P. Lierneux.
   - Le service de santé de la garde impériale lors de la campagne de 1815, par S. Delloye.
   - La giberne des chasseurs volontaires de la garde civique de Bruxelles, par A. Baleriaux.
   - Defensieve bunker Unies gebouwd van 1917 tôt 1944 - Lignes défensives construites à partir de 1917 à 1944, par F. Wuyts.
   - De modernisering van het belgisch fortificatiesystem tijdens het interbellum, par . F. Wuyts.

10 euros (code de commande : 16110).

 

1830… Histoire d'une révolte. Bruxelles, Musin, 1980. In-8° broché, 115 p., illustrations.
@ Catalogue de l'exposition éponyme organisée aux Arcades du Cinquantenaire, à Bruxelles, du 11 décembre 1980 au 25 janvier 1981.
Table des matières :
   - Avant-propos : Une exposition différente, par J.P. Poupko.
   - Introduction :
         - Quelle révolution en 1830 ?, par H. Hasquin.
         - Le mouvement des idées et des lettres à Bruxelles vers 1830, par L. vanden Bruwaene.
         - L'histoire et les objets - Le lieu de cette exposition, par G. Van Hout.
   - L'impossible amalgame (le Traité de Vienne - L'ordre imposé - La résistance), par Saint-Hilaire.
   - L'Europe en feu (la révolte polonaise), par Saint-Hilaire.
   - La révolte de 1830 (Une flambée de colère - Les journées de septembre - La libération du territoire), par Saint-Hilaire.
   - Un royaume se cherche un Roi, par Saint-Hilaire.

12 euros (code de commande : 13918).

 

Ministère des Finances. Recueil administratif des lois, arrêtés et décisions concernant les contributions directes, la douane, les accises, les droits de vérification des poids et mesures et la garantie des matières d'or et d'argent. Tome X. - 1840. N° 808 à 872. Bruxelles, Balleroy, 1840. In-8° demi veau brun, dos lisse, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [VII (table chronologique)], [1 bl.], [20 (table alphabétique)], [17 (table méthodique)], [3 bl.], [440 dont quelques pages à déplier] p., étiquette de A. NHackl, imprimeur lithographe et relieur, rue de la Raquette, 3, à Mons, bon exemplaire.

15 euros (code de commande : 18310).

 

MOLITOR (André) — Souvenirs. Un témoin engagé dans la Belgique du 20e siècle. Gembloux, Duculot, 1984. In-8° broché, 335 p., (collection « Documents Duculot »).
En quatrième de couverture :
   Ce livre est le reflet et le récit des itinéraires de son auteur à travers la vie. Itinéraires successifs mais aussi bien simultanés car durant beaucoup d'années il a mené de front des activités variées.
   Itinéraire dans l'espace : de l'Iran où il est né à la ville wallonne de son adolescence, puis à Louvain et à Bruxelles où il a poursuivi sa carrière active.
   Itinéraire dans la fonction publique où il a exercé divers emplois de responsabilité couronnés par seize années comme Chef de Cabinet du Roi.
   Itinéraire intellectuel : plus de trente ans d'enseignement en science politique et en administration publique à l'Université de Louvain, la collaboration avant la guerre à la Cité Chrétienne, la fondation après la libération et la direction durant quinze ans de la Revue Nouvelle. Des livres et des essais sur la littérature et la politique, de nombreux articles... L'auteur est à la fois, dans cette longue marche, acteur et témoin, mais témoin engagé. Par ses activités mêmes, il a occupé de multiples postes d'observation d'où il a pu analyser maints aspects de la vie et des idées de son temps. À travers ces pages, ce n'est pas seulement son existence qui est évoquée, c'est en même temps toute une époque qui émerge du passé. Des restes de la civilisation traditionnelle connue dans son enfance jusqu'à la mutation profonde que nous vivons aujourd'hui, ce sont les années décisives du XXe siècle qui défilent sous nos yeux en tableaux contrastés : la Première Guerre mondiale dans ses épisodes au Moyen-Orient, l'entre-deux-guerres avec ses conflits idéologiques et la montée progressive des périls, la guerre de nouveau et l'occupation, puis la reconstruction du pays, la vie politique et intellectuelle depuis 1945, l'évolution institutionnelle de la Belgique...

12 euros (code de commande : 15050).

 

Monastères bénédictins et cisterciens dans les Albums de Croÿ (1596-1611). Préface de François Narmon. Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1990. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 443 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières :
   - Les Albums du duc Charles de Croÿ, par Jean-Marie Duvosquel.
   - Histoire et institutions des monastères bénédictins (VIIe-XVIIe siècle), par Daniel Misonne.
   - Architecture, cadre de vie et environnement des monastères bénédictins, par Daniel Misonne.
   - Histoire et institutions des abbayes cisterciennes (XIIe-XVIIe siècle), par Jean-Baptiste Lefèvre.
   - Architecture, cadre de vie et environnement des abbayes cisterciennes, par Jean-Jacques Boly et Jean-Baptiste Lefèvre.
   - Planches, commentaires par Jean-Baptiste Lefèvre et Daniel Misonne.
   - Monastères bénédictins : Anchin, Auchy-les-Hesdin, Avesnes, Blangy-sur-Ternoise, Crespin, Etrun, Ghislenghien, Ham-en-Artois, Hasnon, Hautmont, Liessies, Marchiennes, Maroilles, Saint-Amand, Saint-Bertin, Saint-Denis-en-Broqueroie, Saint-Gérard de Brogne, Saint-Ghislain, Saint-Martin de Tournai, Saint-Saulve, Saint-Vaast d'Arras, Waulsort, Aymeries, Le Barlet à Bailleul, Bas-Warneton, Beaurainville, Berclau, Biencourt, Cohem, Dompierre, Douai (collèges), Fives, Framecourt, Gorre, Haspres, Hastière, Herverlee, Houdain, Labeuvrière, Ligny-sur-Canche, Moustier-en-Fagne, Œuf-en-Ternois, Raye-sur-Authie, Renty, Rumilly, Saint-Georges-lès-Hesdin, Saint-Michel de Blangy, Saint-Pry de Béthune, Notre-Dame la Grande à Valenciennes.
   Abbayes cisterciennes : Clairmarais, Blandecques, Cercamp, Willencourt, Loos, Groeninge, Marquette, Nieuwenbos, La Brayelle, Flines, Des Prés, Le Vivier, Cambron, Saint-Bernard, Vaucelles, L'Abbiette, Beaupré, Épinlieu, Les Fontenelles, Maagdendale, L'Olive, Le Saulchoir, Le Verger, Boneffe, Grandpré, Le Jardinet, Moulins, Marche-les-Dames, Salzinnes, Soleilmont, Solières, Valduc, Vrouwenpark.

40 euros (code de commande : 16706).

 

Une monnaie pour l'Europe. Bruxelles, Crédit Communal, 1991. In-4° broché, 159 p., illustrations en noir et en couleurs.
   Catalogue de l'exposition éponyme qui retrace l'histoire des monnaies de nos pays jusqu'à la monnaie abstraite l'Écu qui aboutira finalement à la monnaie unique, l'Euro en 2001.

30 euros (code de commande : 314/71).

 

Museum Dynasticum. 1989-2. Bruxelles, Musée de la Dynastie, 1989. In-8° agrafé, 44 p.
Table des matières :
   - Les antécédents du Musée de la Dynastie, par Émile Vandewoude.
   - La portée de l'acte de capitulation du 28 mai 1940, par le Lt-général e.r. A. Crahay.
   - Le Prince Léopold de Saxe-Cobourg, deux fois rival heureux du Prince d'Orange, par Jacques-Henri Pirenne.
   - Léopold III et Gustave V. Alignement de la politique étrangère et similitude entre les tentatives de médiation pendant l'entre-deux-guerres, par C. Koninckx.
   - Le Prince Léopold au Ruanda-Urundi en 1925 (1ère partie), par J. Vanderlinden.
   - Léopold II en Herman von Wissmann (2e deel), par Marcel Luwel.
   - Comptes rendus - Boekbespreking.
   - Chronique du Musée - Kroniek van het Museum.

6 euros (code de commande : 16011).

 

La navigation de la Belgique vers Paris. Études faites pour effectuer en Belgique la jonction des bassins de la Meuse et de l'Escaut, par un canal de Mons à la Sambre. Rapport présenté aux Chambres législatives, le 24 février 1840, par M. Le Ministre des Travaux publics. Bruxelles, Remy, mars 1840. Petit in-folio demi-basane rouge frottée, 330 p., un tableau dépliant, une grande carte dépliante in-fine, très rare.
Introduction :
   « Dans la discussion du canal de l'Espierre, il s'agissait de la navigation de la Belgique avec le centre du département du Nord.
   Il s'agit aujourd'hui de la navigation de la Belgique avec le centre de la France, et notamment avec Paris.
   Question non moins grande, et peut-être plus compliquée.
   C'est toujours le lieu de production dans le pays, qu'il faut mettre en rapport avec le lieu de consommation, à l'étranger ; il s'agit, avant tout, pour la Belgique, de la conservation et dé l'agrandissement d'un débouché.
   Il existe aujourd'hui deux lignes navigables de la Belgique sur Paris, partant, l'une de Mons, l'autre de Charleroy.
   La ligne de Paris vers Mons est la plus ancienne ; elle a été décrétée à une époque où les provinces belges faisaient partie de la France.
   A côté de cette ligne, nous avons vu s'établir, de nos jours, une ligne nouvelle, touchant à un autre point du territoire belge.
   Le système des communications fluviales, en rattachant Mons à la France par le canal de Condé, aux Flandres par le canal d'Antoing, avait assuré au bassin de Mons, une véritable supériorité sur celui de Charleroy.
   Le canal de Charleroy à Bruxelles. est venu opérer un premier changement dans la position de ce bassin, en facilitant les transports à l'intérieur.
   La création d'une ligne navigable sur Paris, vient lui ouvrir, à son tour, le marché de la France.
   La ligne de navigation de Mons sur Paris se compose :
     - Du canal de Mons à Condé ;
     - De l'Escaut, en remonte, de Condé à Cambray ;
     - Du canal de St-Quentin, de Cambray à St-Quentin ;
     - Du canal Crozat, de St-Quentin à Chauny, et du prolongement de ce canal, de Chauny à Manicamp ;
     - De l'Oise, en descente, de Manicamp à Conflans-Ste-Honorine ;
     - De la Seine, en remonte, de Conflans-Ste-Honorine à Paris.
   La ligne de navigation de Charleroy à Paris, se composera :
     - De la Sambre belge, de Charleroy à la frontière ;
     - De la Sambre française, de la frontière à Landrecies ;
     - Du canal de jonction, de Landrecies à La Fère ;
     - Du canal de La Fère, embranchement du canal Crozat, de La Fère à Fargnier.
   Depuis Fargnier, point de jonction du canal Crozat avec l'embranchement de La Fère, jusqu'à Paris, la navigation sera commune aux produits des deux bassins houilliers.
   La communication entre Charleroy et Paris (sauf les améliorations que toute voie nouvelle réserve à l'avenir), existe donc physiquement ; cependant, l'exportation de Charleroy vers Paris ne s'effectue point encore : les extracteurs de Charleroy déclarent, que, par l'élévation des péages sur la Sambre belge, sur la Sambre française, et sur le canal de jonction de la Sambre à l'Oise, ils demeurent, de fait, exclus du marché de Paris ; ils demandent en conséquence la réduction du tarif de la Sambre belge, réduction qui serait combinée avec l'abaissement des péages sur la Sambre française et sur le canal de jonction.
   C'est sur cette question que Mons et Charleroy semblent pour le moment en désaccord.
   Mons ne veut pas être dépossédé du marché de Paris.
   Charleroy veut y être admis.
   Mons prétend que déjà toutes les conditions de concurrence existent.
   Charleroy prétend qu'à raison des péages, la concurrence est impossible.
   Mons soutient que la concurrence ne dépend pas uniquement des péages, mais d'autres circonstances.
   Charleroy soutient qu'avant tout, il faut une sorte d'équilibre entre les deux lignes, quant aux péages.
   Pour éclaircir cette question, on est forcément amené à l'agrandir, et même outre mesure, en apparence au moins : on est obligé de se rendre compte de tout le système de navigation charbonnière de la Belgique vers Paris.
   Ce sera le premier objet de ce rapport.
   Il existe des moyens de rendre la ligne nouvelle commune aux deux bassins belges : ce serait de la rattacher aux exploitations de Mons par un chemin de fer ou au canal de Mons par un canal.
   Ce deuxième moyen opérerait, en outre, en Belgique, la jonction des bassins de la Meuse et de l'Escaut : résultat qui donne à ce deuxième projet un caractère particulier d'utilité et de grandeur.
   Nous sommes ainsi conduits à rendre compte des tentatives faites pour rendre la ligne nouvelle de Paris à Charleroy commune à Mons.
   Ce sera l'objet de la deuxième partie de ce travail.
   Enfin, dans la troisième, il est plus particulièrement question des péages et du conflit élevé à ce sujet entre Charleroy et Mons.
   Deux choses qui doivent frapper dans l'examen de cette question, c'est que d'abord il est impossible de considérer une communication et surtout un canal isolément ; il faut voir l'ensemble du système dont elle fait partie ; c'est, en second lieu, qu'un canal creusé sur le territoire étranger, peut être réputé belge par son but.
   Nous avons principalement considéré la ligne nouvelle dans ses rapports avec la production charbonnière de Charleroy ; nous ajouterons : 1° que l'exportation en France ne doit pas se borner à ce seul produit de cet important district ; 2° que l'ouverture de la nouvelle ligne doit faire sentir ses effets jusque dans le bassin de la Meuse ; c'est aussi une ligne de Liège à Paris.
   La jonction des eaux de la Belgique avec les eaux de la France est un grand événement ; ce qui manque à la Belgique, c'est une jonction du même genre avec l'Allemagne ; tel était le but du canal du Nord : la Belgique se serait trouvée en rapport direct avec le bassin du Rhin, comme elle l'est avec le bassin de la Seine. »

250 euros (code de commande : 11998).

 

[NENY]. Une famille noble de hauts fonctionnaires : les Neny. Édité par Roland Mortieret Hervé Hasquin. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1985. In-8° broché, 128 p., (collection « Études sur le XVIIIe Siècle », n° XII), couverture plastifiée, marque manuscrite d'appartenancne du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde.
Table des matières :
   - Patrice Mac Neny (1676-1745). Secrétaire d'État et de Guerre, par Bruno Bernard.
   - Les rapports entre le Chef-Président du Conseil Privé Patrice-François de Neny et son père, le Secrétaire d'État et de Guerre Patrice Mac Neny (1676-1745), par Bruno Bernard.
   - Les bibliothèques de Patrick Mac Neny et de Patrice-François de Neny, par Claude Sorgeloos.
   - Un bohème français à Bruxelles : Jean-Adrien-Claude Servandoni (1736-1814), par Paul De Zuttere.
   - Peine capitale et réforme du droit pénal au XVIIIe siècle (France, Pays-Bas autrichiens, Principauté de Liège), par Michèle Mat.

12 euros (code de commande : 15247*).

 

PAILLARD (Charles) Considérations sur les causes générales des troubles des Pays-Bas au XVIe siècle. Bruxelles-Valenciennes, Campan-Lemaître, 1874. In-8° broché, 150 p., exemplaire non coupé, quelques rousseurs.

20 euros (code de commande : 307/67).

 

La Paroisse en question. Actes du colloque de Saint-Ghislain 25 novembre 1995. Coordinateurs : Yannick Coutiez et Daniel Van Overstraeten. Ath - Mons - Saint-Ghislain, Cercle Royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath et de la Région et Musées Athois - Cercle Archéologique de Mons - Cercle d'Histoire et d'Archéologie de Saint-Ghislain et de la Région, 1997. In-8° broché, 203 p., illustrations.

15 euros (code de commande : 333/69).

 

[P[arti] O[uvrier] B[elge]]. 1885-1985. Du Parti Ouvrier Belge au Parti Socialiste. Mélanges publiés à l'occasion du centenaire du P.O.B. par l'Institut Émile Vandervelde. Bruxelles, Labor, 1985. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 421 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   Introduction, par Claude Desama.
   Première partie : Quel socialisme ?
      Chapitre 1 : Les gènes multiples du socialisme, par Freddy Joris.
      Chapitre 2 : Le P.O.B. et le marxisme, par Jacques Nagels et Françoise Nice.
      Chapitre 3 : Le socialisme coopératif, par Guy Quaden et Roger Ramaekers.
      Chapitre 4 : Du collectivisme au Plan de travail, par José Gotovitch.
      Chapitre 5 : Vers le socialisme gestionnaire, par Claude Desama.
   Deuxième partie : Socialisme et société.
      Chapitre 1 : Vie ouvrière, vie socialiste, par Robert Devleeshouwer.
      Chapitre 2 : Socialisme et culture, par Jacques Stiennon.
      Chapitre 3 : Socialisme et laïcité, par Philippe Moureaux.
      Chapitre 4 : Socialisme et religion, par Jacques Stiennon.
      Chapitre 5 : Le socialisme et les problèmes communautaires, par Jean Beaufays.
      Chapitre 6 : Le socialisme et l'école, par Jean Leclercq-Paulissen.
      Chapitre 7 : Le socialisme et les femmes, par Marinette Bruwier.
   Troisième partie : Socialisme belge et international.
      Chapitre 1 : La lutte pour la paix, par Christine Somerhausen.
      Chapitre 2 : L'apport du P.S.B.-P.S. à l'intégration européenne, par Jean Poorterman et Michel Stavaux.
      Chapitre 3 : Socialisme et triers monde, par Robert Flagothier et Freddy Joris.

40 euros (code de commande : 14438).

 

Le patrimoine industriel et sa reconversion. Wallonie - Bruxelles. Bruxelles, Crédit Communal, 1986. In-4° broché, 247 p., nombreuses illustrations en noir et quelques-unes en couleurs.
   
@ Il s'agit de la publication éditée à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à l'ancienne église Saint-André, à Liège, du 17 janvier au 15 mars 1987.
Table des matières :
   - Préface, par François Narmon.
   - Avant-propos, par Gauthier Jacob et Pierre Frankignoulle.
   - La protection du patrimoine industriel : cadre légal et action des pouvoirs publics et des associations volontaires, par Jacques Barlet.
   - L'archéologie industrielle et l'assainissement des sites charbonniers, par René Leboutte et Henri Delree.
   - Approche urbanistique de la reconversion des sites industriels désaffectés, par Jean Barthelemy.
   - La réaffectation des anciens sites industriels à des fins économiques : bilan et propositions, par Bernadette Merenne-Schoumaker.
   - Une croissance industrielle et urbaine : Seraing, par Luc Lejeune.
   - Architectures d'industries, par Marina Frisenna.

25 euros (code de commande : 13480).

 

[PÉRIN (Charles)]. BECQUÉ (M.) et LOUANT (A.) — Le dossier « Rome et Louvain » de Charles Périn. Louvain, Revue d'Histoire Ecclésiastique, 1955. In-8° broché, [90] p., envoi d'Armand Louant.
Il s'agit d'un extrait de la Revue d'Histoire ecclésiastique, vol. L (1955), n° 1, pp. 36-124.
Avant-propos :
   « Voici un document d'une espèce rare : il pourrait être édité sans introduction, sans notes, sans commentaire et se suffirait à lui-même. L'exposé est si prenant que même un lecteur peu au fait des événements qui y sont rapportés, se laisserait facilement entraîner dans le sillage du narrateur et serait empoigné par le récit d'une passionnante lutte d'idées dont le point culminant se situe dans le cabinet du pape Léon XIII, le samedi 16 juillet 1881. C'est un drame qui révèle une époque révolue, pleine d'âpres controverses, dans un siècle où les hommes pouvaient plus facilement qu'aujourd'hui réfléchir, défendre des principes et souffrir pour leurs idées sans aucune arrière-pensée de lucre ou de profit.
   Il nous a néanmoins paru nécessaire de présenter notre texte, d'en expliquer la naissance, de faire connaître les principaux protagonistes de l'action et de justifier notre publication.
   Le manuscrit que nous éditons est constitué par un ensemble de cinq cahiers, plus une feuille double de papier jauni par l'âge, non ligné, paginé de 1 à 121. Sur la feuille de garde on lit : Rome et Louvain. On y a répandu de l'encre rouge. L'ensemble est contenu dans une farde blanche et le tout protégé par un portefeuille marbré bleu, à deux volets réunis par des lacets. Il ne s'agit pas d'un original autographe, mais d'une copie. Toutefois certains passages ont été écrits par Périn, notamment : la note de la page 5bis, certaines ajoutes marginales, les textes italiens et latins et l'appendice dont les sept premières lignes seulement ont été exécutées par le copiste.
   Le document est daté de Ghlin, en la fête de S. Marc Évangéliste, le 25 avril 1883. En mars 1890, Périn lui-même le revit « soigneusement ». Il l'atteste deux fois, en signant son affirmation. À l'encre rouge, il écrit au dos de la feuille de garde : « Les clichés photographiques des principales pièces qui forment le dossier se trouvent dans mon coffre-fort. Ces clichés viennent des ateliers du photographe Quéquin, rue des Capucins à Mons. S'il était nécessaire, on en ferait tirer des épreuves par le photographe qui est fort expérimenté en cette besogne. Ghlin, 7 mars 1890. Charles Périn ». Ce luxe de précautions indique assez l'importance que l'ancien professeur de Louvain attachait à son mémoire.
   L'histoire externe du document mérite également d'être signalée. Il a dû être rédigé presque immédiatement après le départ de Louvain. Nous savons par une lettre répondant à une autre que lui adressait Léon Harmel, le 3 août 1882, que c'est au début de ce mois qu'il abandonna la cité universitaire : « Votre lettre m'arrive au milieu des embarras du déménagement de ma bibliothèque. Mardi j'aurai pour toujours quitté Louvain et je serai définitivement établi à Ghlin. ». Il est même probable que le déménagement de la bibliothèque ne fut que la dernière phase d'un départ réalisé plus tôt, puisque le 8 janvier déjà son ami Loomans apprenait par le professeur de Monge que Périn s'était installé à sa maison de campagne. On peut donc supposer que la rédaction du mémoire daté d'avril 1883 aura été commencée dès l'installation définitive à Ghlin, sinon avant.
   Grâce à la minute d'un document intitulé Instructions à mes enfants touchant la conservation et la publication éventuelle des papiers que je délaisse..., nous savons que peu de personnes étaient au courant de l'existence du dossier Rome et Louvain. Ceux qui l'ont connu étaient probablement les amis qu'il désigne dans ses instructions comme lui ayant toujours été les plus dévoués et qui connaissaient le mieux toutes les vicissitudes de sa vie publique depuis vingt-cinq ans : le P. Fristot, de la Compagnie de Jésus ; le P. François Chamard, moine bénédictin de Solesmes ; François de Monge, son ancien collègue à la Faculté de droit de Louvain ; M. Charneux, propriétaire à Namur et directeur de l'Ami de l'Ordre ; l'abbé Schyrgens, prêtre du diocèse de Liège, qui était son confident et avait été témoin de sa vie publique depuis vingt-deux ans. « Ces deux derniers, dit le texte des instructions, sont dépositaires de copies de mon dossier Rome et Louvain. Celle de M. l'abbé Schyrgens porte mes dernières corrections ». Il semble donc qu'il y ait eu un original et deux copies. L'original a disparu et c'est à la copie destinée à l'abbé Schyrgens que Périn lui-même attache le plus de valeur. Or, c'est certainement celle que nous possédons et que nous éditons ici. En effet, une grande feuille de papier blanc est jointe au document. Ce papier porte un cachet de cire rouge à travers lequel passe un reste des ficelles qui fermaient le paquet constitué par le manuscrit emballé. Périn y a écrit de sa main : « Aussitôt après mon décès, le dossier sera remis, dans l'état où il est, à Monsieur l'abbé Schyrgens, professeur de rhétorique au collège St-Quirin à Huy. (Signé) Charles Périn ».
   Les héritiers de Périn se conformèrent à la volonté du défunt et l'abbé Schyrgens entra en possession du précieux mémoire. Schyrgens, dont Périn appréciait beaucoup l'esprit, était aussi un fin gourmet ; il subissait l'exquise attraction de la table et des vins de son vénérable ami et cet aspect gastronomique de leurs relations, joint à une réelle communauté de pensée, avait certainement contribué à cimenter l'amitié entre l'abbé et son hôte de Ghlin. Peu de temps après être entré en possession du dossier, l'abbé Schyrgens le prêta à un petit-fils de Périn, M. Charles Rensonnet, qui avait désiré le communiquer au chanoine Thiéry. Durant la Première Guerre mondiale, M. Rensonnet remit le document à Albert Périn, fils de Charles, et c'est à ce dernier que Schyrgens le réclama au moment où les Mémoires de Woeste parurent dans la Revue Générale. L'attitude de Charles Périn y était jugée sévèrement. Schyrgens, qui avait été promu prélat domestique et était devenu journaliste réputé au Vingtième Siècle, réclama le dossier pour s'en servir dans la défense de son ami. Il songea à le publier, mais après s'être mis d'accord avec Albert. Or, selon une lettre adressée à ce dernier par Mgr Schyrgens, du 21 janvier 1927, il semble bien que le fils de Périn ait hésité : « J'ai lu attentivement votre lettre, écrit Schyrgens, et pesé vos arguments. J'ai relu le dossier et, certes, il me serait difficile de ne pas me ranger à votre avis. Une publication, dans l'état présent des choses et des personnes, desservirait la mémoire de votre père en mettant en fâcheuse posture un Pape, un Cardinal et l'Université de Louvain. La clause redoutable c'est la publication intégrale, documents et commentaires. Mais cependant, l'histoire a ses droits. Il faudra bien coûte que coûte, que ces pages viennent à la lumière ». Le 3 février suivant, Mgr Schyrgens ayant reçu en communication les bonnes feuilles des Mémoires de Woeste, « où Mr. Périn est odieusement attaqué et les faits absolument travestis », demande à Albert de délibérer avec lui à ce sujet. Mais il doit subir une opération au larynx, remet le rendez-vous au 11 février suivant et finalement se rend lui-même à Ghlin au début de mars 1927. Il meurt quelques années plus tard sans avoir mis son projet à exécution et transmet le manuscrit aux Pères Rédemptoristes de Bruxelles. Étrange destin I Voici le dossier Rome et Louvain en possession d'une congrégation illustrée par l'adversaire le plus puissant de Charles Périn : le cardinal De-champs. Le choix du dépositaire peut avoir été guidé par une certaine affinité spirituelle qui rendait les Pères Rédemptoristes particulièrement sympathiques à Mgr Schyrgens, mais il est plus probable qu'il lui ait été dicté par souci historique, le futur historien du cardinal Dechamps devant nécessairement recourir aux archives des Rédemptoristes.
   Malgré la discrétion dont Périn avait entouré la rédaction de son mémoire, l'existence du dossier Rome et Louvain n'était pas ignorée en dehors du cercle restreint de ses amis. « On a fait diverses tentatives pour obtenir de moi la suppression de ce dossier, écrit-il dans les Instructions à ses enfants... En même temps que je maintenais fermement ce document qui est une protestation contre les procédés du pape Léon XIII à mon égard, je me refusais obstinément à rentrer d'aucune façon en relation avec le gouvernement pontifical et ses représentants. À ce propos un incident mérite d'être rapporté. Il y a quelque douze ans, je ne saurais préciser, un vénérable religieux de Bruxelles, fort de mes amis, le R. P. Laurent Chaney, ami intime de la nonciature, vint me trouver et me dit : « II me paraît qu'il serait bien que vous fassiez une visite à la nonciature ». Je lui répondis très nettement : « J'ai été calomnié et injurié dans une encyclique, j'ai droit à une réparation. Je l'attends et je n'irai pas à la nonciature». Mon vénéré ami me répondit : « C'est raide » et il n'insista point. »
   Périn lui-même commit la faute de confier temporairement son manuscrit à un prélat français qu'il comptait parmi ses admirateurs et disciples : Mgr Justin Fèvre. Celui-ci le lui avait demandé sous prétexte de s'en servir pour parfaire son information personnelle sur la situation des catholiques vers 1880. Dépassant ses droits, avec une inqualifiable indélicatesse, il s'en servit d'une manière imprécise et peu exacte dans un livre de combat qu'il publia sur l'ancien professeur de Louvain. »

12 euros (code de commande : 14058).

[PÉRIN (Charles)]. LOUANT (A.) — Charles Périn et Pie IX. Bruxelles, Institut Historique Belge de Rome, 1952. In-8° broché, [40] p., envoi de l'auteur.
Il s'agit d'un extrait du Bulletin de l'Institut historique belge de Rome, fascicule XXVII, pp. 181-220, publié à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'Institut.
Extrait :
   « Charles Périn : un nom oublié par le public intellectuel belge d'aujourd'hui. Il n'y a pas si longtemps cependant la Presse catholique, qui en avait tant parlé jadis, rappelait encore son souvenir. C'était à l'occasion de la parution des Mémoires de Woeste dans la Revue Générale. Périn y était attaqué. Mgr. Schyrgens l'une des plus fines plumes du journalisme de l'époque, vola au secours de ce vénérable ami dont, jeune prêtre, il avait été si souvent le commensal choyé, et dont il était sans doute le dernier héritier spirituel. À l'Université de Louvain il ne reste probablement plus aucun professeur ayant connu l'illustre économiste de son vivant, bien qu'il ne mourut qu'en 1905, âgé de quatre-vingt-dix ans. Mais parmi ceux qui fréquentèrent l'Alma Mater avant la Première Guerre mondiale, beaucoup ont entendu parler de ce maître dont les idées divisèrent le pays et l'Université et qui, désapprouvé par Léon XIII à la suite d'événements que nous n'avons pas à rappeler ici, finit par abandonner sa chaire de Louvain pour se retirer dans son château de Ghlin. C'était en 1881. Vingt-quatre années encore Périn allait se consacrer à la défense et au triomphe de ce qu'il appelait « les vrais principes » gardant une étonnante vigueur physique et une prodigieuse lucidité d'esprit jusqu'à ses derniers moments qui furent ceux d'un grand chrétien. Depuis sa mort on a observé à son sujet un silence prudent et les controverses suscitées par sa forte personnalité sont depuis longtemps apaisées. »

8 euros (code de commande : 14057).

 

PERRIN (François) La Belgique au défi. Flamands et Wallons à la recherche d'un État. [Huy], [Imprimerie Coopérative], [ca 1962]. In-8° broché, 214 p.
Avertissement :
« Le présent ouvrage est publié au moment même où va s'installer le groupe de travail constitué par le gouvernement pour préparer la révision de la Constitution belge.
Ce n'est pas une coïncidence.
Aucune construction juridique ou politique n'est viable sans la participation consciente de l'opinion publique. Ce livre tend à faire le point ; il n'est que l'expression de la grave crise de conscience nationale que traverse le pays.
La Belgique existe-t-elle encore dans l'esprit des hommes et des femmes qui l'habitent ? Peut-elle prendre des formes nouvelles ? C'est à ces questions que ces pages essayent de répondre sincèrement et sans ménagement aucun pour le conformisme officiel.
Ce livre n'engage que la responsabilité de son auteur. Il ne prétend pas être une œuvre collective, expression de la doctrine d'un mouvement ou d'une association quelconque.
Il tente, d'une manière inévitablement incomplète, de rassembler les idées qui ont été émises depuis trente ans environ sur le destin de l'État belge, et la réalité des peuples qui le composent. »

15 euros (code de commande : 11182).

 

[PHILIPPE-LE-BON]. BONENFANT (Paul) — Philippe-le-Bon. Troisième édition. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1955. In-12 broché, 154 p., une illustration en frontispice, (collection « Notre Passé », deuxième série, n° IV).
Table des matières :
   - L'héritage de Philippe.
   - La personnalité de Philippe.
   - L'alliance anglaise et la pénétration dans l'Empire.
   - Le rétablissement de la paix.
   - La paix : projets et réalisations.
   - Les dernières années.
   - L'œuvre de Philippe.

   - Note bibliographique.

9 euros (code de commande : 16153*).

[PHILIPPE LE BON]. INGHAM (François) — Philippe-le-Bon. 2e édition. Rixensart, Les Éditions de Belgique, 1944. In-8° broché, 256 p.

10 euros (code de commande : 367/63).

 

PIÉRARD (Louis) Regards sur la Belgique. Ouvrage illustré de vingt dessins de Frans Masereel. Grenoble - Bruxelles, Arthaud - Labor, 1946. In-12 broché, 336 p., cachets de bibliothèque.

7 euros (code de commande : 5767).

 

PIRENNE (Jacques) — Il faut doter le pays d'un statut linguistique. Bruxelles, Ligue Nationale pour l'Unité Belge, 1929. In-8° agrafé, 32 p.

10 euros (code de commande : 13561*).

 

PIRENNE (Jacques-Henri) — L'évolution des relations internationales de la Belgique de 1914 à nos jours. [Bruxelles], La Renaissance du Livre, s.d. In-4° collé, [68] p., illustrations in et hors texte.
   
Extrait de l'ouvrage Histoire de la Belgique contemporaine, pp. 179-246.
Table des matières :
   Livre I : L'ère du déséquilibre : 1914-1940.

      Chapitre I : La situation diplomatique de la Belgique et du Congo en 1914.
      Chapitre II : La guerre de 1914-1918.
      Chapitre III : La recherche d'un nouvel équilibre.
      Chapitre IV : La désagrégation de l'Europe de Versailles.
   Livre II : L'ère de l'interdépendance des peuples.
      
Chapitre I : La solidarité dans la guerre.
      Chapitre II : La solidarité occidentale dans la reconstruction des pays libérés.
      Chapitre III : Les efforts d'organisation d'un monde atlantique.

10 euros (code de commande : 16038).

 

PIRON (Maurice) — Aspects et profil de la culture romane en Belgique. Liège, Éditions Sciences et Lettres, 1978. In-8° broché, 163 p.

15 euros (code de commande : 370/63).

 

PLAVSIC (Wladimir) — Monsieur le Premier ministre. Bruxelles, Hatier, 1988. In-8° broché, 303 p., quelques illustrations, (collection « Grands Documents »).
En quatrième de couverture :
   De nombreux ouvrages ont étudié le fonctionnement du pouvoir exécutif dans le cadre de notre droit public. Le livre de Wladimir Plavsic sur le Premier ministre en Belgique se situe dans une perspective différente. Sans négliger, bien sûr, les aspects constitutionnels du sujet, il étudie plutôt le rôle du Premier ministre sous l'angle de la science politique. Son but est avant tout d'expliquer ce rôle du Premier ministre dans le fonctionnement du gouvernement comme dans la vie nationale, et de décrire les multiples aspects de la fonction. Il y a là un domaine mal connu. Le public se pose souvent à son sujet des questions qui prouvent la nécessité de mieux le mettre en lumière. Et c'est ce qui donne à ces pages leur originalité.
   Étant au service de l'institution, l'auteur a pu puiser à toutes les sources imprimées pour examiner successivement les fondements et l'historique de la fonction, la formation du gouvernement, le rôle de la monarchie dans le système constitutionnel, l'organisation du gouvernement, les attributions essentielles du Premier ministre, le conseil des ministres, le Premier ministre et le conseil des ministres au travail, la procédure formelle et les pratiques au conseil des ministres, les services du Premier ministre, la vie quotidienne au 16, rue de la Loi, et le départ. La première partie de l'ouvrage se termine par des considérations sur la fonction du Premier ministre. Dans la deuxième partie, l'auteur raconte les quinze hommes politiques qui, de 1944 à 1988, ont exercé la charge de Premier ministre: quarante ans d'histoire politique de la Belgique et une quantité de faits inconnus et peu connus. Un document d'érudition, et d'agréable lecture, sur les images du pouvoir au Royaume de Belgique.

10 euros (code de commande : 14787).

 

POHL (Jacques) — Les variétés régionales du français. Études belges (1945-1977). Bruxelles, Université de Bruxelles, 1979. In-8° broché, 187 p., (collection « Faculté de Philosophie et Lettres - Sources et Instruments », n° III), couverture tachée.
En quatrième de couverture :
   
S'appuyant sur une bibliographie importante, l'ouvrage passe en revue les études que des Belges ont consacrées aux variétés régionales de la langue française.
   La grande majorité de ces études ont trait à la langue parlée en Belgique, considérée moins comme un ensemble d'« écarts » par rapport à un français qui serait celui des Parisiens cultivés, que comme l'écheveau des usages qui peuvent s'observer dans un territoire donné, et où se joignent le social, le dialectal et le politique. L'auteur propose notamment une définition du « belgicisme » qui fait coïncider isoglosse et frontière franco-belge.
   Plusieurs chapitres montrent, rapidement, ce que la connaissance de notre « français régional » doit aux travaux des historiens, des dialectologues, des folkloristes, ainsi qu'à la littérature, et le livre se termine par un panorama des « études belges » relatives au français parlé dans le reste du monde : l'Afrique y occupe une place de choix.
   L'ouvrage présente les travaux, divers et nombreux, qui, depuis la guerre, ont été consacrés à la langue française qui se parle en Belgique : études normatives ou descriptives, concernant le plus souvent le lexique, mais dont un bon nombre ont trait à la phonétique, à la syntaxe ou à ce qui relève de la sociolinguistique.

15 euros (code de commande : 17738).

 

POTVIN (Ch.) — Albert et Isabelle. Fragments sur leur règne. Première partie. Paris - Bruxelles, Bohné - Lacroix, Van Meenen et Cie, 1861. [Paris, A. Bohné, Libraire, rue de Rivoli, 170. Bruxelles, A. Lacroix, Van Meenen et Cie, Éditeurs, rue de la Putterie, 33, 1861. Tous droits réservés.] In-8° pleine toile bordeaux, couverture (un peu défraîchie) conservée, [4 (faux-titre, liste des ouvrage du même auteur, titre, mention d'imprimeur)], 298 p., quelques annotations crayonnées.
Table des matières :
   Préface.
   Premier fragment : Introduction à l'histoire de la domination autrichienne en Belgique.
   Deuxième fragment : L'indépendance nationale sous Albert et Isabelle.
      I. La situation.
      II. Albert et Isabelle.
      III et IV. La cession.
      V. La Joyeuse-Entrée.
      VI. Les États-Généraux : 1. Le passé et l'avenir. 2. Question préalable 3. La paix. 4. La guerre. 5. Les finances.
   Troisième fragment : La restauration religieuse.
      I. Les couvents.
         I, II et III. Les couvents.
         IV. Les Jésuites.
         V. Les mendiants.
         VI. La main-morte.
      II. La terreur religieuse.
         I. La superstition promulguée par le Pape et le Roi.
         II. Restauration de la terreur.
         III. Le nouveau crime.
         IV. La procédure.
         V. Bénéfices et succès de la terreur.
         VI. Les enfants sorciers.
   Notes et pièces justificatives.
      Premier appendice : Le Conseil du Sang et la St. Barthélémy.
      Deuxième appendice : Retour des Provinces belgiques à l'Espagne. - Lettres patentes des serments échangés à Mariemont entre les États du Hainaut et l'Archiduc au nom du roi d'Espagne.
      Troisième appendice : Executions de sorciers. - Pièces justificatives du chapitre sur la terreur religieuse.
         Première série : Exécutions avant l'ordonnance de 1606. - Pièces justificatives - Catherine Hacco - Laurence Duvivier, âgée de 92 ans.
         Deuxième série : Après l'ordonnance de 1606. - Pièces justificatives. - Annette Anniben. - Suite des pièces justificatives. - Simone Dourlet.
         Haute justice des seigneurs et des abbés : Le seigneur de Mérode. - Le seigneur de Liedekerke. - L'abbé de St. Denis. - L'abbesse de Ghilenghien. - L'abbé d'Eenam.
         La chasse aux sorciers.
         Marguerite Tiste.

20 euros (code de commande : 14603).

 

Les principaux épisodes de l'Histoire nationale ou choix de biographies belges, livre de lecture pour la classe supérieure par une société d'instituteurs diplômés et revu par un inspecteur d'écoles. Bruxelles, Piessens-Landrien, [ca 1870]. In-12 sous cartonnage illustré d'éditeur, 214 p., illustrations, bon exemplaire de ce rare ouvrage.
Table des matières :
   I. Les anciens Belges.
   II. Ambiorix.
   III. Clovis.
   IV. Pépin de Landen et ses descendants.
   V. Charlemagne.
   VI. La féodalité.
   VII. Baudouin Bras de Fer.
   VIII. Les croisades.
   IX. Godefroid de Bouillon.
   X. Baudouin de Constantinople.
   XI. Affranchissement des communes.
   XII. Les matines brugeoises et la bataille des Éperons.
   XIII. Jacques et Philippe Van Artevelde.
   XIV. Philippe le Bon.
   XV. Charles le Téméraire.
   XVI. Marie de Bourgogne.
   XVII. Charles-Quint.
   XVIII. Philippe II.
   XIX. Albert et Isabelle.
   XX. Domination espagnole.
   XXI. Domination autrichienne. - Agneessens. - Compagnie d'Ostende.
   XXII. Révolution brabançonne.
   XXIII. Domination française.
   XXIV. Réunion à la Hollande.
   XXV. Révolution belge.
   XXVI. Léopold Ier.
   XXVII. Léopold II.

25 euros (code de commande : 18263).

 

Procès porté devant la cour d'assises du Brabant méridional contre L. De Potter, F. Tielemans, A. Barthels, J.-J. Coché-Mommens, E. Vanderstraeten, et J.-B. de Nève, accusés d'avoir excité directement a un complot ou attentat ayant pour but de changer ou de détruire le gouvernement du royaume des Pays-Bas ; contenant la correspondance saisie chez les accusés et leurs interrogatoires donnant l'explication des dénominations insultantes par lesquelles sont désignés les hauts personnages, d'éminents fonctionnaires, et autres, etc., ainsi que nombre de pièces diverses des plus intéressantes ; orné de deux lithographies, etc. Tomes I et II (complet). Bruxelles, Chez Brest Van Kempen, 3 mai 1830. Deux volumes in-8° sous cartonnage d'époque, 211, 348 p., un frontispice de Barthels et une planche, pièces de titres, dos insolés et rousseurs sinon bon exemplaire.
   
@ Ces deux volumes reprennent tous les actes d'accusations, les interrogatoires et les pièces justificatives que contient ce procès « d'agitateurs » à la veille de la révolution belge. Il mettait en scène trois journalistes et trois imprimeurs accusés d'être les auteurs, co-auteurs ou complices « d'attentat et de complot ayant pour but de changer ou de détruire le gouvernement de ce pays ». D'avoir les trois premiers, par des écrits imprimés, nommément les journaux le Courrier des Pays-Bas des 1er et 3 février; le Belge des 31 janvier et 3 février, et le Catholique, des 31 janvier, 4, 6, et 7 février 1830, excité directement les citoyens ou habitants à commettre des crimes. Et les trois derniers, d'avoir, « au moyen des journaux susdits, aidé ou assisté, avec connaissance, l'auteur ou les auteurs de l'action dont il s'agit dans les faits qui l'ont préparée ou facilitée ou dans ceux qui l'ont consommée. »

Les deux volumes : 100 euros (code de commande : 12207).

 

RAXHON (Philippe) — La mémoire de la Révolution française. Entre Liège et Wallonie. Préface de Michel Vovelle. Bruxelles, Labor, 1996. In-8° broché, 318 p., quelques illustrations, (collection « Archives du Futur - Histoire »), couverture plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
En quatrième de couverture :
   Cet ouvrage étudie les fondements, les développements et l'amplification de la référence à la Révolution française de 1789 en Belgique, et plus particulièrement sur le territoire de l'ancienne principauté de Liège, mais aussi dans des villes ou régions comme Verviers, Jemappes, Hasselt, Huy, Namur, Charleroi, Mons, Rochefort, le Borinage, les Ardennes, la Campine, le Brabant...
   La démarche historique de l'auteur se base sur l'examen détaillé des « lieux de mémoire » : paysages, monuments, statues, objets, représentations... toutes traces parlant, à leur manière, de l'épisode révolutionnaire français chez nous.
   Philippe Raxhon est Docteur en histoire, diplômé de l'Université de Liège et chargé de recherches du F.N.R.S. Auteur plusieurs fois primé pour ses contributions scientifiques en Belgique, il participe à de nombreuses rencontres internationales consacrées au processus de construction et de diffusion de la mémoire historique.
   La thèse de doctorat dont est issu ce livre a obtenu le Prix de la Fondation wallonne Pierre-Marie et Jean-François Humblet en 1995.

20 euros (code de commande : 15163).

 

REMY (RENAULT (Gilbert)] — La ligne de démarcation. Histoires de Picardie, d'Artois, de Hainaut et de Flandre (Somme, Pas-de-Calais, Nord, Belgique). Paris, Perrin, 1970. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 337 p. un cahier d'illustrations hors texte.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Le rescapé de Zuydcoote.
   - Grand-père Klinckemaillie.
   - « Jehan ».
   - Une salade à la russe.
   « Au Pacha ».
   - Le maître de « Coquette ».
   - La croix de Lorraine.
   - La dernière lettre.

15 euros (code de commande : 16825).

 

RENARD (Claude) — La conquête du suffrage universel en Belgique. Bruxelles, Fondation J. Jacquemotte, 1966. In-8° broché, 310 p.
Extrait de l'avant-propos :
   La place et le rôle qui reviennent au suffrage universel dans les luttes du mouvement ouvrier international ont soulevé bien des discussions depuis les débuts de ce mouvement.
   Alors qu'en Allemagne, les marxistes eurent à combattre très tôt l'illusion lassallienne selon laquelle le suffrage universel ferait jouer automatiquement la loi du nombre en faveur des travailleurs, dans tous les pays latins et en Belgique, l'abstention politique préconisée par les anarchistes fut longtemps le principal obstacle au développement d'une organisation ouvrière indépendante. Si bien que, lors de la formation des premiers partis ouvriers dans ces pays, au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, la reconnaissance de la nécessité de conquérir et d'utiliser le droit de suffrage put être interprétée par les marxistes comme une victoire décisive du socialisme scientifique sur le proudhonisme.
   L'utilisation pratique du suffrage universel posa ensuite à tous les partis ouvriers, directement ou indirectement, une série de questions nouvelles, liées aux appréciations que l'on portait, en réformistes ou en révolutionnaires, sur les possibilités que recelait l'institution, du point de vue de la réalisation des objectifs socialistes. La conquête de la majorité absolue était-elle possible ? Permettrait-elle, une fois acquise, de réaliser graduellement le socialisme et de faire ainsi l'économie d'une révolution violente ? Quels devaient être les rapports entre l'action parlementaire et l'action « directe » ? Laquelle devait avoir le pas sur l'autre ? etc. Autant de questions qui ont animé les luttes de tendances à l'intérieur des partis ouvriers avant 1914. Et les divergences qu'elles suscitaient ont compté parmi les causes de la rupture profonde qui se produisit, après la révolution russe, entre socialistes et communistes.
   Avec les révolutions prolétariennes, l'Histoire a commencé de répondre à ces questions, souvent en corrigeant et en renouvelant les termes dans lesquels on les avait formulées antérieurement et, toujours, en exigeant des partis ouvriers, qu'ils fussent bien ou mal préparés à cette tâche, de nouveaux efforts de recherche tenant mieux compte de l'originalité des expériences et de la diversité des situations. Nous vivons encore cette recherche difficile qui revêt une importance capitale pour l'avenir du mouvement dans les pays capitalistes, pour la reconstitution de son unité, car il s'agit maintenant de faire déboucher sur des positions de pouvoir toutes les expériences accumulées et tous les résultats obtenus en commun par la classe ouvrière dans sa pratique du suffrage universel, des institutions représentatives, de la démocratie politique.
   Aussi l'histoire de la conquête du suffrage universel en Belgique n'est-elle pas un sujet inactuel, purement historique. C'est encore un problème à la fois politique et théorique, problème que l'on ne peut élucider par des considérations générales valables pour tous les pays, en dehors de l'analyse des conditions concrètes dans lesquelles il est devenu un objet de luttes politiques et de réflexions théoriques.
   Le cas de la Belgique est d'ailleurs un cas idéal pour l'étude de ce problème, en raison de ses particularités historiques.
   La conquête du droit de vote, puis du suffrage universel pur et simple, a été pour la classe ouvrière belge l'aboutissement d'une lutte particulièrement longue et difficile. Cette lutte est si intimement liée à toute l'histoire du mouvement ouvrier et démocratique en Belgique, de ses débuts à 1914, que l'on ne peut considérer aucun des aspects particuliers de ce développement sans retrouver, d'une manière ou d'une autre, la revendication du suffrage universel.

15 euros (code de commande : 14519*).

 

[RENARD (Laurent)] Lettre d'Eustache Lefranc à Monseigneur Corneille-Richard-Antoine Van Bommel, pour la plus grande utilité du St-Siége, pour la mortification et le chatiment du clergé wallon, évêque de Liége, etc., etc., etc. 2me édition. Liége, Imprimerie des Missions, 1838. In-8° broché, 107, XI, [1 bl.] p., couverture salie, rare.
@ Laurent Renard (Liège, 1784-1852) ne fut pas qu'un brillant professeur d'archéologie et d'histoire de l'art moderne à l'Académie des Beaux-Arts de Liège, il fut également un homme engagé qui publia beaucoup et notamment le pamphlet présenté ici. À son propos, Ulysse Capitaine écrit que l'auteur y traite « des mariages mixtes, de l'infaillibilité du pape, du pouvoir temporel, du libre arbitre, des francs-maçons, etc., le tout avec beaucoup de verve et d'esprit, mais aussi avec un ton sarcastique que l'on doit condamner dans la discussion de matières aussi graves. » Les onze dernières pages qui ne figurent pas dans la première édition, contiennent la réponse à un article du Courrier de la Meuse du 5 avril.
& Delecourt, Dictionnaire des anonymes et pseudonymes, p. 554 ; J. Stecher, dans Biographie nationale, t. XIX, col. 51-59 ; U. Capitaine, Nécrologe liégeois pour 1852 ; Fesch, Bibliographie de la franc-maçonnerie, col. 1181.

50 euros (code de commande : 10395).

 

RUWET (Joseph) — Soldats des régiments nationaux au XVIIIe siècle. Notes et documents. Bruxelles, Palais des Académies, 1962. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, 312 p., (collection « Commission Royale d'Histoire »), exemplaire en parfait état.
En guise d'introduction :
   L'on a célébré les fastes de nos régiments nationaux au XVIIIe siècle et surtout les services qu'ils rendirent aux Habsbourg d'Autriche. Des noms ont été cités dont la bravoure ou telle action d'éclat mérite de rester dans la mémoire. Et ces noms ne sont pas toujours ceux des colonels-propriétaires ou des autres officiers des régiments.
   Les cadres sont pourtant mieux connus que la masse des sous-officiers et soldats. Les matériaux rassemblés et utilisés jusqu'à présent l'ont été, semble-t-il, en fonction d'une conception de l'histoire qui commence à dater, comme d'ailleurs les seuls ouvrages consacrés à l'histoire de ces régiments nationaux à la fin de l'Ancien Régime. Tel ce fichier composé patiemment par plusieurs générations d'archivistes depuis le siècle dernier aux Archives de la Guerre à Vienne. Y sont relevés tous les officiers des innombrables régiments impériaux des XVIIIe et XIXe siècles. Il rend naturellement de grands services aux généalogistes. Telles aussi ces listes de militaires belges, dont certaines ne comportent que des officiers et dont d'autres, moins exclusives, mentionnent dix noms d'officiers pour un à trois sous-officiers, caporaux ou soldats.
   Loin de nous l'idée de contester l'utilité de ces listes et de ce fichier. Ils ne peuvent, à eux seuls, donner de ces unités qu'une idée très fragmentaire et fatalement déformée.
   Force nous est de constater, pour le regretter, que sur le recrutement des régiments nationaux, sur leur composition et l'importance des effectifs, sur l'origine sociale, la provenance géographique et le milieu économique des recrues rien encore n'a été écrit.
   Notre intention ici n'est pas de combler ces lacunes, mais tout simplement de signaler quelques problèmes, de suggérer des directions de recherche, de rassembler un certain nombre de textes inconnus et de souligner notamment la richesse documentaire d'une collection de matériaux dont on n'a pas encore tiré parti : ce sont les matricules des différents régiments nationaux, conservées en grande partie pour la deuxième moitié du XVIIIe siècle.
   Cette enquête sur le contenu humain d'un groupe qui n'est pas à dédaigner doit, fatalement, amener à revoir, pour les compléter peut-être, nos connaissances sur l'organisation administrative, économique et judiciaire de cette armée.
   Une question préalable est celle de savoir ce que sont ces régiments nationaux. Voici la réponse des auteurs qui ont abordé le problème. Une armée permanente à la solde du souverain. Elle est composée exclusivement de volontaires, dont les effectifs, l'organisation, la discipline et la condition sont réglés par le souverain sans intervention des États provinciaux. Guillaume y ajoute à plusieurs reprises la précision que seuls les Belges y sont admissibles.
L'affirmation de Guillaume, on le verra bientôt, ne correspond pas à la réalité. Quant aux traits essentiels dégagés par Edniond Poullet, ils ne sont valables dans leur ensemble qu'à partir de la réorganisation de ces régiments nationaux et de leur incorporation à l'armée impériale. Avant 1725, il faudrait une définition beaucoup plus circonstanciée, dont on n'aperçoit encore que certains éléments. Pour les réunir, un examen minutieux de l'état militaire de nos provinces au cours du premier quart du XVIIIe siècle
sera nécessaire.
   Car l'institution militaire dans les Pays-Bas a subi au cours du XVIIIe siècle plusieurs modifications importantes, dont certaines sont fondamentales.

15 euros (code de commande : 17281).

 

SACCASYN DELLA SANTA (E. ) La Belgique Préhistorique. Bruxelles, Office de Publicité, 1946. In-12 broché, 102 p., illustrations, (« Collection Nationale », 6me série, n° 69).

8 euros (code de commande : 318/67).

 

SAITO (Keiko) — Seio-chusei Kanshu-ho-monjo no Kenkyu [Études de droit médiéval en Europe occidentale - Pays-Bas : Villes et Pays et le concept de « Liberté et d'Autonomie ».] Fukuoka, Kyushu Institute Publishing, 1992. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, XIII, 306 p., texte en japonais uniquement, exemplaire dédicacé par l'auteure.

15 euros (code de commande : 17686).

 

SERVAIS (Max) — Armorial des provinces et des communes de Belgique. Et Armorial des provinces et des communes de Belgique. Supplément 1955-1968. Bruxelles, Crédit Communal, 1955-1969. Deux volumes in-4° sous reliures d'éditeur (le second sous étui), 1041 et 468 p., illustrations en noir et en couleurs, tirage limité à 2500 (premier volume) et 1000 exemplaires (supplément) numérotés (n° 983), les pages de titre et de justification de tirage du premier volume manquent.
Préface du Supplément, par M. Van Audenhove :
   Monsieur Max Servais publie, depuis 1950, dans le Bulletin trimestriel du Crédit Communal de Belgique, une imposante série d'articles consacrés à l'héraldique et à la sigillographie des provinces et des communes belges.
   Illustrées de représentations graphiques, expliquant succinctement les raisons qui ont provoqué la reconnaissance ou l'octroi des armoiries communales, ces notices intéressent vivement les lecteurs de notre périodique, suscitent des réactions nombreuses : compléments d'information ou demandes de renseignements.
   C'est pourquoi notre Société eut l'idée de publier en 1955, lors de son 95e anniversaire, un Armorial des Provinces et Communes de Belgique, dans lequel M. Servais réunirait ses articles remaniés et coordonnés.
   En fait, le projet aboutit, au prix d'un labeur de tous les jours assuré bénévolement par l'auteur pendant des années, à l'élaboration d'une véritable somme en la matière.
   Le monumental ouvrage – plus de mille pages in-4° – que nous avons édité n'est pas seulement, en effet, le seul travail qui reproduise et décrive, en exposant les raisons qui ont déterminé leur choix, les emblèmes héraldiques des neuf provinces et des 861 communes auxquelles des armoiries ou des sceaux ont été reconnus ou concédés de 1817 à la fin de 1954. Il comprend, en outre, des chapitres introductifs sur les origines, le langage et les moyens d'expression héraldiques, les usages et les droits des villes en ce domaine. On y trouve encore le blasonnement des armoiries et des sceaux du Royaume, des provinces et des communes qui font usage d'emblèmes particuliers. Enfin, une troisième partie, de loin la plus copieuse, se compose de notes héraldiques et historiques sur le Royaume, les provinces et les communes groupées par type d'armoiries. Une table de noms de lieux et une table onomastique facilitent la consultation.
   Aussi cet ouvrage, qui complétait une lacune déplorée, au début du siècle déjà, par l'éminent héraldiste J.-Th. de Raadt, fut-il unanimement apprécié par les spécialistes de notre pays et même de l'étranger puisque l' « Instituto intemacional de Genealogia y Heraldica » de Madrid décerna le « Prix Silvio Mannucci » à son auteur.
   D'autre part, l'incontestable succès qu'il rencontra auprès des amateurs et du public prouve bien que cet Armorial répondait à un réel besoin : l'édition en langue néerlandaise est, en effet, complètement épuisée depuis plusieurs années et le stock d'exemplaires disponibles en langue française est actuellement très restreint.
   On constate, en outre, que le nombre des demandes d'attribution d'armoires communales a considérablement augmenté : 861 communes en avaient obtenu jusqu'en 1954 contre 169 de 1955 à la fin de 1968. Certes, l'activité des cercles d'histoire et des musées locaux qui se sont multipliés au cours de cette dernière période doit avoir provoqué, en partie, cette poussée. Mais il nous paraît incontestable que la publication de notre Armorial, dont chaque commune a d'ailleurs reçu un exemplaire, n'est pas étrangère à cette affirmation du particularisme de nos communautés.
   En raison même du nombre important des nouvelles reconnaissances ou concessions, il convenait, dans l'intérêt des chercheurs et des amateurs, de mettre notre premier ouvrage à jour en publiant le présent Supplément à l'Armorial des Provinces et des Communes de Belgique.
   M. Max Servais, qui, depuis 1955, donne régulièrement dans notre Bulletin au fur et à mesure de la publication au Moniteur belge des arrêtés royaux de reconnaissance ou de concession, des notes héraldiques, généalogique et historiques relatives aux communes en cause, a tenu à remanier et à augmenter ces textes en vue de leur réunion en un second volume.
   Les sources de l'auteur sont du même type que celles de l'Armorial de 1955 : les dossiers ministériels et l'abondante documentation dispensée dans de multiples travaux d'histoire locale. Le blason complet – c'est-à-dire accompagné de ses éventuels éléments extérieurs – qui accompagne le texte de chaque arrêté est repris du diplôme officiel.
   Le Supplément nous paraît aussi remarquable que l'Armorial.
   Sans doute embrasse-t-il une matière moins vaste puisqu'il n'y est question que de 169 localités niais chacune des notices y est plus détaillée surtout pour ce qui est de la généalogie des seigneurs locaux successifs.
   Nous en félicitons très cordialement M. Max Servais que nous remercions vivement de s'être imposé, une fois de plus, une tâche aussi ardue.

Les deux volumes : 140 euros (code de commande : 16792).

 

SMEKENS (Frans) — Verzamelde geschriften Frans Smekens. Werkcomité : W. Debrock, R. De Roo, G. Schmook, G. Asaert. Borgerhout-Antwerpen, De Rooster, [1980]. Grand in-8° sous reliure d'éditeur, 577 p., illustrations.
Table des matières :
   In memoriam Frans Smekens.
   A. Onderwijs :
   - Wensdromen voor ons taalgebied ? (1947).
   - Doeleinden van het geschiedenisonderricht. (1948).
   - In welke geest moet de plaatselijke geschiedkundige monografie worden opgebouwd om ten dienste te staan van het onderwijs in de vaderlandse geschiedenis ? (1952).
   - Hoe en in welke mate moet de economische en sociale geschiedenis onderwezen worden ? (1953).
   B. Algemene geschiedenis :
   - Schets van aard en beteekenis der Antwerpsche nijverheid onder het Oostenrijksch bewind. (1945).
   - Karl Marx over Napoleon. (1947).
   - Generaties beschouwen een dictator. (1947).
   - 1848, een jaar van revoluties ! (1948).
   - De Van Dijckfeesten in 1899. (1949).
   - Floris Prims : Antwerpen onder Lodewijk XV (1746-1748). Een bezettingsgeschiedenis. (1949).
   - Een minder bekend « verlicht » achttiend'eeuws Fransman bezoekt Antwerpen : Derival de Gomicourt. (1949).
   - Taaie legenden over het Antwerpse stadswapen. (1950).
   - Passieve luchtbescherming... twee en een halve eeuw geleden. (1950).
   - Waar ontstond de eerste handelsbeurs te Brugge of te Antwerpen. (1950) .
   - Oorlog en bezetting over ons land... tweehonderd jaar geleden. (1951).
   C. Geschiedenis van het ambachtswezen :
   - De Antwerpse antwooiden op de Oostenrijkse ambachtsenquête van 1784. (1950).
   - L'élaboration d'une synthese sur l'histoire des corporations de métiers en Belgique. (1951).
   - Ambachtswezen en « nieuwe nijverheid ». (1952).
   D. Scheepvaart :
   - Een visioen aan de Schelde: Het zeilschip door de eeuwen heen. (1953).
   - Braakliggend terrein betreffende onze nationale zeevaartgeschiedenis in de Moderne Tijden. (1956).
   - De stoutste scheepsarcheologische onderneming van alle tijden : De berging van de Wasa. (1961).
   - Het schip bij Pieter Bruegel de Oude : een authenticiteitscriterium ? (1961).
   E. Kunst- en kunstgeschiedenis :
   1. Bouwkunst :
   - Poëzie der gevels. (1949).
   - Aantekeningen bij wederopbouw en restauraties in Polen. (1976).
   2. Beeldhouwkunst :
   - Antwerpse monumenten op den dool. (1947).
   - Bij de conservatiebehandeling van het Retabel van Averbode uit het Museum Vleeshuis. (1960).
   - Jacob van Cothem (werkzaam te Antwerpen : eerste kwart 16e eeuw) : Bewening van Christus. (1966).
   - Ligbeeld van een praalgraf: Isabella van Bourbon. (1969).
   - Alexander Colyn, Mechels beeldhouwer (tussen 1526/1530-1612). (1970).
   - Andermaal over Alexander Colyn, Mechels beeldhouwer. (1975).
   - De beeldhouwkunst (1500-1550). (1975).
   3. Schilderkunst :
   - Giovanni Antonio Pellegrini : De vier elementen van de brouwers. (1970).
   - Giovanni Antonio Pellegrini (1675-1714). (1973).
   4. Muziek - Letterkunde :
   - Voor of na den dood ? Nieuwe biographieën van componisten : Charles Barzel ; Moussorgsky ; Piet Nuten ; Hullebroeck en zijn beteekenis. (1939).
   - « Van Dijck voor het volk ». (1950).
   - Het klavier in de Nederlandse poëzie. (1952).
   5. Gesproken toneel en opera :
   - Het verval van de populariteit der opera als kunstvorm. (1938).
   - Opera : pro. (Is opera nog van deze tijd ?) (1947).
   - De J.v.K.er (= Jeugdgemeenschap voor Kunstbeleven) op weg naar de opera. (1948).
   - Stichting en werking van het eerste Nationaal Toneel te Antwerpen in 1853. (1952).
   - De « Poesje van de Reep » te Antwerpen.
   - 75 jaar Koninklijke Vlaamse Opera - zal er ooit een eeuwfeest zijn ? (1969).
   - Opera, een museumkunst ? (1970).
   - Koninklijke Vlaamse Opera. (1971).
   F. Museologie :
   - Oorsprong, rol en inrichting van het moderne museum. (1960).
   - Musea in de U.S.A. (1964).
   G. Antwerpse musea :
   1. Oudheidkundige Musea :
   - Mooie dagen voor de Oudheidkundige Musea : De opening van het Museum voor Folklore en van het Nationaal Scheepvaartmuseum (Steen). (1958).
   - De Oudheidkundige Musea tijdens het WT (= Wereldtentoonstellings)-jaar 1958. (1958).
   - Het Museum voor Folklore : Historiek. (1958).
   - Antwerpen-Oudheidkundige Musea : Voorstellingsmateriaal en conservatieapparatuur. (1959).
   - Ons Nationaal Scheepvaartmuseum (Steen). (1960).
   - De Oudheidkundige Musea. [1961].
   - Het Brouwershuis: Beknopte gids. (1974).
   2. Stadhuis :
   - Het Antwerps stadhuis : een gebouw met een toekomst voor zijn verleden. (1970).
   3. Stadsarchief
   - Achter de coulissen van het Stadsarchief. (1948, 1949).
   H. Inleidingen voor tentoonstellingen of catalogi van verzamelingen :
   1. Ethnografisch Museum :
   - Inleiding : Rond Fetisj ; Totem en Taboe. (1956).
   - Tentoonstelling stedelijke feestzaal : Magie. (1957).
   - Inleiding : tentoonstelling « West-Zuid-Oost - Kunst buiten Europa ». (1960).
   2. Scheepvaartmuseum :
   - Het Schip, sleutel van de wereld : tijdelijke tentoonstelling of « Musée imaginaire ? ». (1958).
   3. Vleeshuis :
   - Inleiding : Catalogus bij de tentoonstelling « Antwerpens gouden eeuw », kunst en kultuur ten tijde van Plantin : het glas ; de glasschildering ; de ceramiek ; de meubelen. (1955).
   - Inleiding : Catalogus: Muziekinstrumenten. (1956).
   - Inleiding : Catalogus: Ijzersmeedwerk. (1957).
   - Inleiding : Catalogus : Edelsmeedwerk, edelstenen, juwelen, horloges. (1958).
   - Inleiding : Catalogus : Égypte. (1958).
   - Inleiding : Catalogus : Tin. (1959).
   - Inleiding : Catalogus : Koper en brons. (1960).
   - Inleiding : Catalogus : Luister van het Antwerps Vleeshouwersambacht. (1963).
   4. Museum voor Volkskunde :
   - Inleiding : Tentoonstelling : Ommegangen en Blijde Inkomsten. (1957).
   5. Verscheidene onderwerpen :
   - Ter inleiding : Het « Musée folklorique de la Marine » te Brussel. (1954).
   - Inleiding : Tentoonstelling legaat Jozef Maria Nicolaas Sieren, wapenverzameling. (1954).
   - Ter inleiding : Catalogus tentoonstelling « Omoo », met een Belgisch jacht de wereld rond. (1954).
   - Inleiding : Catalogus : Tentoonstelling « Munten en penningen van alle tijden ». (1955).
   - Inleiding bij de tentoonstelling « Het masker ». (1956)
   I. Figuren :
   - In memoriam Albert J.C. van Laar (1886-1945). (1947).
   - Nadere kennismaking met P.J.M, van den Bemden (1786-1876) in leven havenmeester van Antwerpen. (1949).
   - Bij de aanvaarding van het legaat Michaux. (1953).
   - Viering van de jubilarissen van het stadspersoneel. (1957).
   - In memoriam Amand de Lattin (1880-1959). (1959).
   - Dr. Adriaan A. Gerbrands. (1962).
   - In memoriam Prof. dr. F. Blockmans (1911-1962). (1963).
   - René de Bock (1885-1968). (1967 - verschenen in 1968).
   - Camille Huysmans (1871-1968). (1968).
   Bibliografie.

25 euros (code de commande : 16427).

 

Sources de l'histoire des institutions de la Belgique. Actes du Colloque de Bruxelles, 15-18.IV. 1975. Bronnen voor de geschiedenis van de instellingen in België. Handelingen van het Colloquium te Brussel. Bruxelles, Archives Générales du Royaume, 1977. In-8° broché, 663 p., épuisé.
Table des matières :
   Openingszitting - Séance d'ouverture, 15.IV.1975.
      - Openingstoespraak - Allocution de bienvenue, par J. Gilissen.
      - Dode archieven spiegels van levende instellingen, par J. Buntinx.
      - L'histoire des institutions de la Belgique, hier et aujourd'hui, par Ph. Godding.
      - Kollektieve verwezenlijkingen op het gebied van de instellingengeschiedenis - Réalisations collectives dans le domaine de l'histoire des institutions, par J. Gilissen.
   Première Section - Eerste afdeling :
   Quel est l'avenir de l'Histoire intitutionnelle ? - Heeft de instellingsgeschiedenis nog een toekomst ?
      I. Moyen Âge - Middeleeuwen.
         - Histoire du droit et histoire des institutions. Bilan et perspectives, par J. Gaudemet.
         - The study of Medieval institutions in England and its future, par J. Le Patourel.
         - Mutaties van het poliliek personeel in de steden Gent en Brugge tijdens een periode van regimewisselingen :
het laatste kwart van de 15de eeuw
, par W. P. Blockmans.
         - Un champ d'investigation encore largement en friche : l'histoire des institutions locales, par A. Uyttebrouck.
      II. Ternps Modernes - Moderne Tijden.
         - Avenir de l'histoire institutionnelle en France, Temps Modernes, par P. Goubert.
         - Organisatie, inventarisatie en planning van het hislorisch welenschappelijk onderzoek in Nederland, par J. Th. de Smidt.
         - De rechtshistorische benadering van de geschiedenis van de schepenbanken in de Zuidelijke Nederlanden in de Nieuwe Tijd, par G. van Dievoet.
         - Het hisiorisch onderzoek betreffende de Belgische « Moderne » instellingen : lacunes en prioriteiten, par M. Baelde.
         - L'avenir de l'histoire des institutions. Un cas concret : le gouvernement dans les anciens Pays-Bas, par Ph. Moureaux.
      III. Époque Contemporaine - Hedendaagse Tijden.
         - La crise de l'institution dans les sociétes conflictuelles modernes, par J. Freund.
         - L'avenir de l'histoire institutionnelle. Les institutions administratives, par A. Molitor.
         - L'histoire des institutions et les grands problèmes politiques actuels, par J. Gilissen.
         - L'histoire des institutions belges de l'époque contemporaine : avenir et possibilités, par P. Gérin.
         - Heeft de instellingsgeschiedenis nog een toekomst ?, par R. van Eenoo.
      IV. Procès-verbaux des séances de travail de la 1e section - Verslag over de werkvergaderingen van de 1e afdeling, par A. Van Nieuwenhuysen.
         1. 16.1 V.1975 : Moyen Âge - Middeleeuwen.
         2. 17.IV.1975 : Temps Modernes - Moderne Tijden.
         3. 18.IV.1975 : Époque Contemporaine-Hedendaagse Tijden.
   Deuxième section - Tweede afdeling :
   Typologie des sources de l'histoire des institutions - Typologie van de bronnen voor de geschiedenis van de instellingen.

      I. Boergondische en Moderne Tijden - Époque Bourguignonne et Temps Modernes.
         a. Juridische en gerechtelijke bronnen - Sources juridiques et -judiciaires.
            - De gerechtsregisters als bronnen voor de geschiedenis van het recht en de instellingen, par J. van Rompaey.
            - Les structures des archives des conseils de justice dans les Pays-Bas méridionaux durant l'époque moderne, par C. Douxchamps-Lefèvre.
         b. Financiële bronnen - Sources financières.
            - Les sources financières à l'époque moderne, par M.-A. Arnould.
         c. Administratieve bronnen - Sources administratives.
            - De typologie van de administratieve bronnen in de Moderne Tijden, par F. Vanhemelryck.
      II. Hedendaagse Tijden - Époque Contemporaine.
         a. Doktrinele en verhalende bronnen - Sources doctrinales et narratives.
            - De verhalende bronnen van de nieuwste geschiedenis, par H. Gaus.
         b. Juridische en gerechtelijke bronnen - Sources juridiques et judiciaires.
            - Gerechtelijke en politiearchieven uit de 19e eeuw, par H. Wouters.
         c. Financiële bronnen - Sources financières.
            - De kontrole van het kadaster en haar plaats in het geheel van de administratie der direkte belastingen, par J. Verhelst.
         d. Administratieve bronnen - Sources administratives.
            - Administratieve bronnen van de Hedendaagse Tijden, par W. Boncquet.
      III. Middeleeuwen -Moyen Âge
         a. Juridische normatieve bronnen - Sources juridiques normatives.
            - Éléments d'une typologie des sources juridiques normatives du Moyen Âge Occidental. Les sources législatives profanes, par L. Genicot.
         b. Gerechtelijke bronnen - Sources judiciaires.
            - Aperçu typologique des principales sortes de registres, produits par l'officialilé de Tournai au Moyen Âge, avec notes sur le registre de sentences de Bruxelles, (1148-1459), par M. Vleeschouwers - van Melkebeek.
         c. Financiële bronnen - Sources financières.
            - Bronnen betreffende de monetaire instellingen vanaf de Feodaliteit tot het midden van de Zestiende Eeuw (samenvatting), par W. Vanderpijpen.
         d. Administratieve bronnen - Sources administratives
            - Administratieve bronnen der Middeleeuwen, par M. Vandermaesen.
      IV. Verslag over de werkvergaderinqen van de 2e afdeling - Procès-verbaux des séances de travail de la 2e section, par M. Magits.
         1. 16.IV.1975 : Boergondische en Moderne Tijden - Époque Bourguignonne et Temps Modernes
            a. Juridische en gerechtelijke bronnen - Sources juridiques et judiciaires.
            b. Financiële bronnen - Sources financières.
            c. Administratieve bronnen - Sources administratives.
         2. 17.IV.1975 : Hedendaagse Tijden - Époque Contemporaine.
            a. Doktrinele en verhalende bronnen - Sources doctrinales et narratives.
            b. Juridische en gerechtelijke bronnen - Sources juridiques et judiciaires.
            c. Financiële bronnen - Sources financières.
            d. Administratieve bronnen - Sources administratives.
         3. 18.IV.1975 : Middeleeuwen - Moyen Âge.
            a. Juridische normatieve bronnen - Sources juridiques normatives.
            b. Gerechtelijke bronnen - Sources judiciaires.
            c. Financiële bronnen - Sources financières.
            d. Administratieve bronnen - Sources administratives.
   Troisierne Section - Derde Afdeling :
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