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Académie Royale d'Archéologie
de Belgique. Annales. LXXV.
7e série. Tome V. Fascicule unique. Anvers, V. Resseler,
1929. In-8° broché, 111 p., 8 planches dépliantes,
un plan.
@ Ce volume contient : L'influence
artistique d'Anvers au XVIIIe siècle, par Fernand
Donnet et Paul Rolland ; Une terre neutre en Ardenne au XVIIIe
siècle : Bertrix, par Léon le Febvre de Vivy
; De l'origine de quelques types monétaires belges,
par Albert Visart de Bocarmé ; Topographie tournaisienne
gallo-romaine et franque : l'enceinte antique, le palais des
rois francs, le mallus, par Paul Rolland.
13 euros (code de commande
: 231/67).
Analectes
pour servir à l'histoire ecclésiastique de la Belgique. Publiés par le chanoine Reusens
et le chanoine Victor Barbier. Deuxième série
- Tome douzième (XXVIIIe de toute la collection). Deuxième
série - Tome treizième (XXIXe de toute la collection).
Louvain, 1900-1901. In-8° sous une modeste reliure de l'époque,
couvertures conservées, 510 et 512 p., cachet de
bibliothèque.
Table des matières
:
Tome XXVIII.
- Pouillé de l'ancien diocèse
de Cambrai (origine à 1559), par le chanoine Reusens.
- Pouillé du diocèse de
Cambrai (Les doyennés de Grammont, de Hal, de Bruxelles,
d'Alost, de Pamele-Audenarde et d'Anvers en 1567), par le chanoine
Reusens.
- Fondation du chapitre de Saint-Pierre
de Turnhout (juillet 1398).
- Accord conclu entre l'évêque
de Cambrai et le chapitre d'Alost (16 novembre 1498).
- Accord conclu par l'évêque
de Cambrai avec le chapitre de Saint-Rombaut de Malines, au sujet
de l'exercice de la juridiction répressive sur les membres
et les suppôts du chapitre (2 et 4 août 1365).
- Accord conclu par l'évêque
de Cambrai avec le chapitre de Sainte-Gudule de Bruxelles, au
sujet de l'exercice de la juridiction répressive sur les
membres et les suppôts du chapitre (19 et 27 juin 1425).
- Incorporation de l'église d'Assche
au collège du pape Adrien VI à l'Université
de Louvain (19 août 1533).
- Incorporation de l'église de
Brecht au collège d'Arras à Louvain.
- Incorporation de l'église de
Duffel à l'abbaye de Tongerloo.
- Incorporation de l'église de
Grammont à l'abbaye de la même ville.
- Les Béguines de Hérenthals
obtiennent le patronage de leur église.
- Incorporation de l'église de
Lennick-Saint-Martin au monastère de Caudenberg.
- Incorporation de l'église de
Lennick-Saint-Quentin au chapitre de Nivelles.
- Incorporation de l'église de
Saint-Amand lez-Puers au chapitre de Saint-Jacques de Louvain.
- Fondation à la chapellenie de
Notre-Dame à Dilbeek.
- Fondation d'une chapellenie castrale
à Haute-Croix.
- Fondation de la chapellenie de Saint-Georges
à Isque.
- Fondation de la chapellenie de Terspelt
à Merchtem.
- Fondation de la chapellenie de Sainte-Barbe
à Pepinghen.
- Dotation de la chapellenie de Notre-Dame
à Schaerbeek.
- Dotation d'une chapellenie à
Steynockerzeel.
- Le pape Nicolas approuve la fondation
de la chapellenie de Notre-Dame au château de Steenvoort,
à Ternath.
- Fondation de la chapellenie de Saint-Georges
à Vilvorde.
- Charles-Quint nomme un écolâtre
à Bruxelles.
- Jean de Merode présente à
la cure de Saint-Amand de Gheel.
- Antoine de la Laing présente
à une chapellenie à Hérenthals.
- Martin de Hornes nomme une prieure à
Petit-Bigard.
- Lettres de nomination d'un doyen de
chrétienté à Cambrai.
- Accord entre Henri de Berghes, évoque
de Cambrai, et Arnold de Home, seigneur de Gaesbeek.
- Accord entre Henri de Berghes, évêque
de Cambrai, et Guillaume Goex, seigneur de Pollaere et de Meerbeke-lez-Ninove.
- Liste des documents relatifs au pouillé
de J 567-1569, publiés dans les Analectes, I-XXVIII.
Tome XXIX.
- Règlements de deux hôpitaux
de Bruxelles au XIIIe siècle.
- Documents relatifs à l'histoire
de l'Université de Louvain (1425-1797), publiés
par le chanoine Reusens (suite).
- Le Conservateur des
privilèges de l'Université.
- Liste des Conservateurs
des privilèges.
- Le tribunal du Conservateur
des privilèges.
- Le bureau du tribunal
du Conservateur.
a. Le Liseur
des lettres ou signator primarum literarum.
b) L'assesseur
du Conservateur des privilèges.
c) Les
notaires du Conservateur des privilèges.
d) Les
procureurs des causes des tribunaux rectoral et conservatorial.
- Les suppôts
de l'Université.
- La Visite de l'Université
de Louvain en 1617, sous les archiducs Albert et Isabelle.
- Après la Visite
de 1617.
a) Extraits
des Actes de l'Université.
b) Rapport
de Libert De Pape, abbé de Parc, sur une enquête
faite à l'Université de Louvain en 1673.
c) Lettre
du due de Villahermosa, gouverneur des Pays-Bas.
- Visite faite par ordre
de Charles le Téméraire en 1477.
- Lutte de l'Université
avec l'autorité civile au XVIIIe siècle.
a) Règlement
de l'Impératrice-Reine Marie-Thérèse pour
l'Université de Louvain.
b) Directio
pro Universitate Lovaniensi a Consilio regio Gubernii generalis
Belgici die 30 septembris 1788 praescripta.
- L'Université
dans ses rapports avec le Saint-Siège et avec l'Archevêque
de Malines, pendant la première moitié du XVIIIe
siècle.
a) Bref
de Benoit XIV à l'Université de Louvain.
b) Extraits
des Rapports adressés au Saint-Siège, en 1721 et
1730, par le Cardinal Thomas Philippe d'Alsace, Archevêque
de Malines.
- Documents relatifs
à l'occupation française de 1795 et à la
dispersion de l'Université en 1797.
- Quelques notes historiques
concernant Louvain, glanées dans une correspondance et
publiées par M. le Dr Alf. Habets.
- Le pape Honorius III confirme
certains droits au chapitre de Saint-Pierre de Louvain.
- Démembrement
de l'église de Saint-Pierre de Louvain, en 1252, par l'érection
des paroisses de Saint-Michel, de Saint-Jacques, de Saint-Quentin
et de Sainte-Gertrude.
- Accord conclu entre
le doyen du chapitre de Saint-Pierre et les curés de Louvain,
au sujet de l'exercice de certains droits paroissiaux.
- Godefroid II, duc
de Lotharingie, rappelle les donations faites par son père
au chapitre de Saint-Pierre de Louvain.
- Un document intéressant au point
de vue de la valeur juridique des actes au XIIe siècle.
- Le chevalier Jean Van Heesbeen est autorisé
par Jeanne, duchesse de Brabant, à affecter à la
fondation d'un autel son bien dit tGoedeken ter Heyden,
situé à Santhoven.
- Obituaire du monastère de Géronsart
(Namur).
- L'abbaye de Leffe fonde un prieuré
à Awagne.
- Jean Richardot, évêque
d'Arras, archevêque de Cambrai. Notes et documents communiqués
par V. Brants.
- Pouillé du diocèse de
Namur, du milieu du XVIIe siècle.
60 euros (code de commande
: 17949).
Anfänge
des Städtewesens an Schelde, Maas und Rhein bis zum Jahre
1000. Herausgegeben von
Adriaan Verhulst. Köln - Weimar - Wien, Böhlau
Verlag, 1996. In-8° sous reliure toilée d'éditeur,
XLI, 393 p., quelques illustrations, (collection « Städteforschung »,
Reihe A : « Darstellungen », n° 40),
exemplaire en très bel état.
Table des matières
:
- Zum Geleit, par Heinz Stoob.
- Bibliographische Übersicht über
die seit 1935 erschienenen Forschungen zur Entstehung und Frühgeschichte
der Städte in den Niederlanden vor dem Jahre 1000, par
Adriaan Verhulst.
- Apercu bibliographique des études
parues depuis la mort de Henri Pirenne (1935) sur l'origine et
l'histoire des villes dans les anciens Pays-Bas avant l'an mil,
par Adriaan Verhulst.
- Die Anfänge des mittelalterlichen
Städtewesens in den Niederlanden und dem angrenzenden Frankreich,
par Franz Petri.
- L'essor urbain entre Meuse et Mer
du Nord a l'époque mérovingienne, par Jean
Dhondt.
- Merowingerzeitliche Voraussetzungen
für die Entwicklung des Städtewesens zwischen Maas
und Nordsee, par Franz Petri.
- La vie urbaine entre Meuse et Loire
du VIe au IXe siècle, par Fernand Vercauteren.
- An aspect of the question of continuity
between Antiquity and Middle Ages : the origin of the Flemish
cities between the North Sea and the Scheldt, par Adriaan
Verhulst.
- Der Handelsplatz am Strand von Domburg,
par Herbert Jankuhn.
- Utrecht am Rhein. Mittelalterlicher
Rheinlauf und Entstehungsgeschichte der Stadt Utrecht, par
Johanna Maria van Winter.
- Die neuen Dorestad-Grabungen 1967-1972,
par W. A. van Es.
- Les problemes de Quentovic, par
Jean Dhondt.
- Les origines et l'histoire ancienne
de la ville de Bruges (IXe-XIIe siecle), par Adriaan Verhulst.
- Die Frühgeschichte der Stadt
Gent, par Adriaan Verhulst.
- Saint Bavon et les origines de Gand,
par Adriaan Verhulst.
- Neue Ansichten über die Entstehung
der flämischen Städte am Beispiel von Gent und Antwerpen,
par Adriaan Verhulst.
- Villes et campagnes aux IXe et Xe
siècles : l'exemple du Pays Mosan, par Georges
Despy.
- Phasen in der Entstehung von Kaufmannsniederlassungen
zwischen Maas und Nordsee in der Karolingerzeit, par Anton
C.-E Koch.
- La vie urbaine dans les anciens Pays-Bas
avant l'an mil, par Adriaan Verhulst.
- L'essor urbain du haut Moyen Âge,
par Georges Despy.
- Adriaan Verhulst
- Zur Entstehung der Städte in
Nordwest-Europa, par Adriaan Verhulst.
- Index der Orts- und Personennamen.
30 euros (code de commande
: 17979).
Annuaire
administratif et judiciaire de Belgique et de la capitale du
Royaume.
Bruxelles, Bruylant, 1954. Fort in-12 sous cartonnage d'éditeur
XXV, 2226, 67 p. (adresses des principaux négociants de
Bruxelles), bel exemplaire.
@ On y trouve tous les renseignements
utiles sur la famille royale, les relations extérieures,
les pouvoirs constitutionnels : législatif (chambre,
sénat), exécutif (ministère, grandes institutions),
judiciaire (différentes cours y compris les juridictions
militaire et maritime), les institutions provinciales, les cultes,
l'instruction publique, les organisations sanitaires, les sciences,
lettres et beaux-arts, les associations professionnelles, les
département de l'agriculture - eaux et forêts, les
classes-moyennes, la prévoyance sociale, le tourisme,
les transports, les banques, les recettes et dépenses
de l'État, les travaux publics, l'assistance publique,
l'administration pénitentiaire, etc.
30
euros (code de commande : 11673).
Annuaire
de la Belgique Scientifique, Artistique et Littéraire.
Services administratifs,
associations, instituts, musées, archives, bibliothèques,
collections publiques et privées, enseignement supérieur,
documentation. Bruxelles, Institut
International de Bibliographie, 1908. In-8° sous reliure
toilée d'éditeur, XXXVI, 368 p., (publication n° 71).
Extrait de l'introduction
:
« Le présent Annuaire
constitue un guide de renseignements sur les Institutions de
toute nature qui existent actuellement en Belgique dans le domaine
des Sciences, des Lettres et des Arts : Administrations
publiques, Associations internationales, Sociétés
savantes, Archives, Bibliothèques, Musées et Collections,
Instituts scientifiques et Établissements d'enseignement
supérieur. Il contient sur chacun des organismes mentionnés
une notice succincte dont les éléments, pour la
plupart, ont été fournis par les Institutions elles-mêmes
sous forme de réponse au questionnaire d'une enquête
organisée à cette fin. Des recherches faites dans
les publications émanant des Institutions qui n'ont pas
répondu à l'enquête ont permis de combler
certaines lacunes.
Le but que l'on s'est proposé en publiant
cet annuaire, est d'ordre tout pratique. Mais là ne se
limite cependant pas sa portée. En parcourant les pages
qui suivent, on aura l'impression de se trouver en présence
d'un essai d'inventaire de ce qu'on a pu appeler notre « Outillage
intellectuel ». Et certes on sera frappé de
la variété et de l'intensité de la vie de
l'esprit en Belgique ainsi que de sa diffusion à travers
tout le pays. »
30 euros (code de commande
: 12402).
Arbeid
in veelvoud. Een huldeboek aangeboden aan prof. Dr J. Craeybeckx
en prof. Dr. E. Scolliers van de Vrije Universiteit Brussel. VUB-Press, 1988. In-8° broché, 335
p., tableaux.
Table des matières
:
Voorwoord, par S. Loccufier.
Ten geleide, par E. Witte en J. Hannes.
I. Bio-bibliografie van J. Craeybeckx
en E. Scholliers.
- Bij het emeritaat
van Jan Craeybeckx, par E. Witte.
- Bibliografie Jan
Craeybeckx, par F. Daelemans.
- Etienne (Stef)
Scholliers, par J. Hannes.
- Bibliografie Etienne
Scholliers, par P. Scholliers.
II. Aspecten van de arbeid en de sociale
problematiek in de Middeleeuwen.
- Le travail de l'esclave
agriculteur non chassé pendant le haut Moyen Âge,
par R. Doehaerd.
- Inzicht van kritische
tijdgenoten in de sociale facetten der fiscaliteit en in sociaal-politiek
onrecht in Vlaanderen (13de-15de eeuw), par W. Prevenier.
- Flavus = blavus
= blauw. Enkele opmerkingen over de kleur der wollen lakens in
de 13de-eeuwse loonreglementen der Brabantse draperiesteden,
par J.P. Peeters.
- De Luikse voedselhulp
aan de opstandige Gentenaren (1381-1382) : een verwaarloosd
voorbeeld van interstedelijke solidariteit, par J. Baerten.
III. Aspecten van de arbeid en de sociaal-economische
problematiek in de moderne tijden en de transitieperiode.
- Bevolkingsconcentratie
en economische differentiatie in Peru gedurende de koloniale
tijd, par B.H. Slicher van Bath.
- Aanwerving van
gekwalificeerde arbeidskrachten : een tweede Waalse emigratiegolf
naar Zweden (vroege 18de eeuw), par C. Koninckx.
- Het werkgedrag
en de arbeidsmoraal van de plattelandsbevol-king op de vooravond
van de Industriële Revolutie, par F.G. Scheelings.
- Arbeid en seksualiteit.
Een onderzoek naar de seksuele agressie op het vrouwelijk dienstpersoneel
in het Ancien Régime, par H. Van Isterdael.
- De proto-industrialisatie
in Vlaanderen : een grote régionale diversiteit,
par W. Vanderpijpen.
- Living apart together
: overheid en ondernemers in Brabant en Vlaanderen tijdens de
tweede helft van de 18de eeuw, par C. Lis et H.
Soly.
- Arbeiders in de
Brusselse katoennijverheid aan het einde van de Franse période,
par R. De Peuter.
- Het Brussels dienstpersoneel
in 1796, par F. Daelemans et K. Van Honacker.
- De opkomende « Vierde
stand » in de burgerlijke omwentelingen van de Zuidelijke
Nederlanden (1565-1585, 1789-1794, 1830), par E. Mandel.
IV. Arbeid en arbeidersbeweging in de
XlXde en XXste eeuw.
- Een opvallend werkboekje
uit Turnhout, par K. Van Isacker.
- Geld in 't laatje.
Arbeid en inkomen van Gentse arbeidersgezinnen ça. 1900,
par P. Van den Eeckhout et P. Scholliers.
- Contradicties van
een idool. Multatuli in de socialistische arbeidersbeweging,
par H. Balthazar.
- De parlementaire
positie van de christen-democratie, 1894-1914, par H.
Van Velthoven.
- Aspecten van de
bediendenwerkloosheid in de jaren 1930-1939, par G. Vanthemsche.
V. Methodologische aspecten.
- De geschiedenis
van prijzen en lonen : terugblik en toekomst-perspectief,
par H. Van der Wee.
- Werkinstrumenten
bij een historische en sociaal-economische synthèse (14de
- 20ste eeuw), par C. Vandenbroeke.
- Du minimum vital
au travail forcé (région liégeoise, ±
1750 à ± 1850), par E. Hélin.
- Promethee (Préférence
Ranking Organization Methods for Enrichment Evaluations) : een
mogelijk alternatief bij operationaliseringsproble-men van het
klassebegrip, par M. De Metsenaere.
- De la créance
accordée aux chiffres sans valeur, par J. Stengers.
- De sociale vertaling
van individueel-psychologische gegevens : methodo-logische bemerkingen
bij de studie van het maatschappelijk gedrag in recessie-perioden,
par H. Gaus.
- Universitaire jongeren
over De Nieuwe Orde van Maurice De Wilde, par A. Verhulst.
20 euros (code de commande
: 14078).
 À travers
l'histoire nationale. Exposition
permanente. Tomes I et II. Bruxelles,
Archives Générales du Royaume, 1980 - 1981. Deux
volumes in-8° collés, tome I : VII, 288 p.,
LI planches hors texte, tome II : VI, 283 p.,
XXXIX planches hors texte, couvertures plastifiées, ex-libris
manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Avant-propos du tome I
:
Comme
établissement scientifique de l'État, les Archives
de l'État « assument des activités de
recherche scientifique et des missions de service public liées
à ces activités. » Cela signifie qu'elles
recueillent, conservent, classent et inventorient des fonds et
collections d'archives pour les mettre à la disposition
du public, c.-à-d. de « tous les intéressés ».
Ceux-ci sont en premier lieu les chercheurs belges et étrangers
(étudiants, professeurs, historiens, généalogistes,
fonctionnaires, etc.) qui reçoivent les documents en communication
dans les salles de lecture de l'établissement et les consultent
pour enrichir notre connaissance du passé par la publication
d'ouvrages et d'articles ou pour étoffer de données
anciennes des dossiers traitant de problèmes ou de situations
actuels.
Mais, si les chercheurs, dont le nombre s'est
considérablement accru à la suite de la démocratisation
de l'enseignement, ont été les premiers intéressés
aux archives, ils ne sont plus les seuls depuis longtemps. En
effet, les premières initiatives pour mettre en contact
les écoliers et étudiants avec les documents historiques
par l'organisation de visites aux Archives
datent de 1880. Actuellement, les activités éducatives
de l'établissement portent également sur la publication
d'une série de recueils didactiques et la préparation
d'un centre d'études pratiques qui comportera différentes
sections consacrées à l'héraldique, la généalogie,
la typologie des sources, etc.
Enfin, depuis cinquante ans, les Archives tentent
de promouvoir l'enrichissement culturel du grand public en le
mettant en contact direct avec la vie du passé. Ceci est
réalisé par l'organisation d'expositions de documents
historiques et la collaboration à des expositions organisées
par d'autres. Ces collaborations se chiffrent à présent,
en moyenne, à soixante annuellement et l'établissement
lui-même organise normalement une grande exposition par
an. Depuis quelques décennies, les efforts portent également
sur la création d'expositions permanentes, là où
un local qui s'y prête est à la disposition. Aux
Archives de l'État à Namur et à Bruges,
de telles expositions rénovées, inaugurées
respectivement en 1972 et 1975, sont consacrées à
l'histoire du Namurois et de la partie du comté de Flandre
correspondant à la province de la Flandre occidentale.
D'autres sont prévues ou en cours de préparation
à Saint-Hubert, Arlon, Mons et Tournai.
Il est à noter que, à rencontre
d'autres établissements scientifiques, les Archives n'ont
jamais reçu aucun personnel pour assurer un service éducatif
proprement dit. Toutes les activités éducatives
sont effectuées, « en "passant »,
par les scientifiques et les non scientifiques au détriment
de leur travail archivistique et scientifique essentiel et un
membre du personnel scientifique les coordonne.
Le présent catalogue comportant quatre
volumes, deux en français et deux en néerlandais,
est celui de l'exposition permanente rénovée des
Archives générales du Royaume, consacrée
à l'histoire nationale. Ce n'est qu'en 1936 que, pour
la première fois, un local a pu y être transformé
en véritable salle d'exposition permanente où une
centaine de pièces, conservées dans le dépôt,
furent exposées. Elles étaient destinées
en partie à illustrer les cours universitaires des sciences
auxiliaires de l'histoire, en partie à donner aux élèves
un aperçu chronologique de l'histoire de Belgique. Il
n'y avait pas de catalogue. Cette exposition fut démontée
en 1958 en vue de la démolition du Palais de Nassau qui
abritait les Archives générales et remplacée
en 1961 par une nouvelle installée dans la très
spacieuse « Maison flamande » à
Anderlecht et consacrée à l'histoire nationale.
Le catalogue illustré comprenait la description sommaire
de 430 documents provenant de toutes les Archives de l'État
dans le pays, répartis selon un ordre chronologique en
dix-neuf chapitres. Malgré sa situation assez excentrique,
cette exposition a rencontré un succès assez satisfaisant
de la part des écoles et du public. Des travaux importants
devant être exécutés dans la « Maison
flamande », elle a été démontée
en 1973. L'immeuble même fut cédé en 1976
aux Travaux publics en échange d'un autre sis rue des
Minimes à deux pas des Archives générales
du Royaume. Entre-temps, la salle d'exposition dans le nouveau
bâtiment des Archives générales, rue de Ruysbroeck,
était prête à accueillir l'exposition permanente
rénovée des Archives générales. Si
sa préparation a pris tant d'années, cela est dû
au manque de personnel et à la somme de travail qu'a,
demandée l'établissement du volumineux catalogue,
rédigé en deux langues.
La nouvelle salle d'exposition n'offrant que
la moitié de l'espace disponible dans l'immeuble à
Anderlecht, le nombre de documents exposés a dû
être réduit de 430 à 200, ce qui n'a pas
permis, en ce qui concerne l'Ancien Régime, de suffisamment
présenter chaque période, chaque principauté
et chaque aspect de l'histoire et de classer à nouveau
les documents en chapitres chronologiques. C'est pourquoi ils
ont été' rangés simplement en ordre chronologique,
un index des matières permettant au visiteur de rapprocher
les numéros traitant des matières institutionnelles,
économiques, sociales, religieuses, militaires, artistiques,
etc. Par contre, pour la période contemporaine, à
partir de 1794, les documents ont été groupés
par thèmes (tels l'expansion de la Belgique outre-mer,
la révolution industrielle, la vie culturelle, etc.),
précédés d'une notice introductive. Différents
index et listes faciliteront l'utilisation du catalogue.
Chaque numéro du catalogue comprend
une analyse plus ou moins développée du document,
un commentaire substantiel replaçant celui-ci dans son
contexte historique, et une bibliographie sommaire, quelquefois
aussi la traduction et/ou la transcription du document et une
illustration. Cette présentation détaillée
permettra aux visiteurs, en premier lieu les professeurs, de
préparer la visite et évitera ainsi à l'établissement
d'imposer à son personnel scientifique par trop peu nombreux
la conduite de visites commentées. Les transcriptions,
traductions, commentaires et illustrations pourront également
contribuer à expliquer en classe les leçons d'histoire.
Avant-propos du tome II :
Le second tome du Catalogue de l'Exposition
permanente est consacré à l'histoire contemporaine
de la Belgique depuis 1794.
La formule de présentation adoptée
tend à illustrer ponctuellement les grands problèmes
qui se sont posés au pays depuis la deuxième occupation
française.
La centralisation opérée à
partir de ce moment, l'unification des territoires de l'espace
belge, leur vie sous des institutions identiques, leur développement
parallèle sous la pression des forces politiques, économiques
et sociales ont permis de scinder en chapitres distincts le déroulement
de notre histoire.
La naissance tout au moins à certains moments
privilégiés d'un sentiment national
en opposition avec les particularismes d'Ancien Régime
a été le produit de ce nouvel État, monarchie
parlementaire qui voit le jour il y a 150 ans.
Loin de nous la pensée d'évoquer
à la fois tous les événements, tous les
mouvements de pensée, tous les avatars de la politique,
tous les faits économiques et leur retentissement au plan
social, la tâche aurait dépassé nos forces
et aurait nui à la clarté de l'exposé.
Chaque chapitre a été coiffé
d'une introduction synthétique et ramassée situant
le thème envisagé dans une large perspective; elle
est accompagnée, le cas échéant, d'un ou
plusieurs textes plus détaillés s'attachant plus
spécifiquement aux réalités belges et rédigés
par divers auteurs.
Ce travail est le fruit d'une collaboration
entre archivistes dont la grande majorité est attachée
au département des archives contemporaines aux Archives
Générales du Royaume. Chacun a librement exposé
le thème dont il traite ; aussi retrouve-t-on, dans
les notices, la marque de styles, d'écoles historiques,
de sensibilités, d'approches et en définitive,
d'optiques différents. Si l'ouvrage y perd en unité,
il y gagne par une diversité qui est le reflet même
d'un pays qui voue un respect particulier à la liberté
d'expression.
Les deux volumes : 30
euros (code de commande : 16268*).
BARTIER
(John) Libéralisme et socialisme au XIXe siècle.
Études rassemblées
et publiées par Guy Cambier. Bruxelles, Éditions
de l'Université de Bruxelles, 1981. In-8° broché,
LIX, 522 p., (collection « Université
Libre de Bruxelles - Faculté de Philosophie et Lettres
- LXXVIII - Faculté des Sciences sociales, politiques
et économiques »), exemplaire en parfait état.
Table des matières
:
- Avant-propos, par Guy Cambier.
- John Bartier, par Pierre Cockshaw
et Jacques Willequet.
- Le V.·. M.·. de la
R.·. L.·. Prométhée, Hommage maçonnique.
- Bibliographie des travaux de John
Bartier, 1938-1980, par André Miroir.
- La vulgarisation historique.
- Littérature et histoire.
- Proudhon et ses amis belges.
- Le mouvement démocratique à
l'Université Libre de Bruxelles au temps de ses fondateurs.
- Fondateurs et créateurs du Crédit
Communal de Belgique.
- Le Denier de l'Italie et la propagande
garibaldienne en 1860.
- Un centenaire : Les élections
de 1864.
- Proudhon et la Belgique.
- Étudiants et mouvement révolutionnaire
au temps de la Première Internationale.
- Partis politiques et classes sociales
en Belgique.
- Charles De Gosier et le jeune libéralisme.
- Léon Fontaine, Joseph Paz et
l'Association fédérative universelle de la démocratie.
- Léon Fontaine, Joseph Pas et
l'Association fédérative universelle de la démocratie.
Note complémentaire.
- Des amis inconnus de Saint-Simon : les
Guillery.
- La Commune de 1871 et l'opinion belge.
- L'édition bruxelloise du «
Rappel » de Paris - 1869.
- Le docteur Watteau, Charles De Coster
et quelques autres.
- La presse belge et la mort de Mazzini.
- La police politique de Napoléon
III et la Belgique.
- Aux sources de l'Unionisme et du Libéralisme
: l'Observateur belge 1815-1820.
- Quetelet politique.
- Edgar Quinet et la Belgique.
- Quelques réflexions sur le Saint-Simonisme
et sur Stendhal.
25 euros (code de commande
: 14669).
Belgique.
[Introduction de Arthur
Haulot.] [Bruxelles], Dessart, 1969. In-4° sous reliure
et jaquette d'éditeur, [192] p., 148 photographies en
noir.
@ Cette édition contient des
textes de Georges-H. Dumont et A. Rousseau ; les légendes
des illustrations sont traduites en néerlandais en anglais
et en allemand et en espagnol, des traductions anglaise, allemande
et espagonle figurent également en fin de volume.
13 euros (code de commande
: 10038).
La Belgique souterraine. Un monde fabuleux sous nos pieds. Sous la direction de Luc Stevens. Loverval,
Labor, 2005. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
250 p., nombreuses illustrations en couleurs.
Sur la jaquette :
Caché, invisible, le monde souterrain
est un terreau sans cesse renouvelé de craintes et d'histoires
extraordinaires. Ce livre nous ouvre la porte d'un univers sombre
mais indubitablement féerique.
Creusées par l'eau sous l'effet simultané
de la dissolution et de l'érosion des roches calcaires,
les grottes offrent une diversité fascinante de paysages.
En d'autres endroits, ce n'est pas la nature
qui est à l'origine des cavités souterraines mais
bien l'homme : mines et carrières, longues galeries
de défense courant sous les forteresses, réseaux
d'égouts établis dans le Moyen Âge et étonnants
canaux souterrains qui, à l'écart des chemins battus,
restent accessibles au fureteur averti.
Des photographies surprenantes, prouesses de
photographes osant l'aventure, nous dévoilent les richesses
souvent insoupçonnées du sous-sol belge.
30 euros (code de commande
: 16188).
[BERLIÈRE]. Hommage à
Dom Ursmer Berlière.
Recueil publié par le comité directeur de l'Institut
historique belge de Rome, avec le concours des anciens membres
et collaborateurs de l'Institut. [Préface par Henri
Pirenne.] Bruxelles, Lamertin, 1931. In-8° broché,
262 p., un portrait.
@
Ce volume contient e.a.
: Les conflits religieux rhénans et la Nonciature de
Bruxelles (1838), par A. De Ridder ; Léopold 1er
et l'influence de Lammenais en Belgique, par I. Delatte ;
Le renouvellement de la trêve de 12 ans entre l'Espagne
et les Provinces Unies. La mission du chancelier Pecquieu à
La Haye (1621), par H.-J. Elias ; Les prétentions
à l'épiscopat de J.-A. Levaillant de la Bassarderie,
archidiacre de Tournai (1716-1721). Les obstacles à la
nomination d'un évêque auxiliaire à Tournai
au XVIIIe siècle, par Louis Jadin, etc.
25 euros (code de commande
: 277/64).
BERTRAND
(Louis) Histoire de la coopération en Belgique.
Les hommes - Les idées
- Les faits. Préface
par Émile Vandervelde. Tomes I et II (complet).
Bruxelles, Dechenne & Cie, 1902-1903. Deux grands volumes
in-8° sous une modeste reliure toilée, X, 480 et 725 p.,
illustrations, bon exemplaire.
Préface :
Nul n'était mieux qualifié que
Louis Bertrand pour écrire l'Histoire de la Coopération
en Belgique.
Jeune encore, il est un des vétérans
du mouvement ouvrier. Depuis plus de trente ans, depuis les temps
héroïques de l'Internationale, nous le trouvons à
l'uvre, luttant, par la parole et la plume, pour la défense
des intérêts de sa classe. Directeur du journal
Les Coopérateurs belges, administrateur de la Fédération
des Coopératives, fondateur de la Maison du Peuple, de
Bruxelles, il est un de ceux qui ont fait, qui contribuent
le plus largement à faire, l'histoire qu'il nous raconte
dans les pages qui vont suivre. Mais, tandis que chez d'autres,
les nécessités de la pratique absorbent, fréquemment,
toutes les énergies et entravent le développement
des idées générales, chez Bertrand, au contraire,
les qualités de l'homme d'étude se combinent, admirablement,
avec celles de l'homme d'action.
Coopérateur et socialiste, politicien
et organisateur, administrateur et publiciste, il incarne, mieux
que personne, l'union indissoluble de toutes les formes de l'activité
prolétarienne, qui constituent l'originalité et
nous n'hésitons pas à le dire
les principales forces du Parti Ouvrier belge.
Que serait-il, en effet, réduit à
la seule action politique ou syndicale, sans les puissantes coopératives,
qui forment, en quelque sorte, son épine dorsale ?
Ce sont elles qui procurent des locaux aux groupes, qui supportent
la plus grande partie des charges de la propagande, qui fournissent
de multiples subventions aux uvres de toute nature qui
se créent dans leurs Maisons du Peuple.
Néanmoins, en dépit de ces avantages
incontestables, il existe encore, au moins à l'étranger,
dans les milieux socialistes aussi bien que dans les milieux
coopératifs, des préventions, plus ou moins fortes,
contre l'union étroite du socialisme et de la coopération.
Les uns craignent que le mouvement coopératif
ne s'affaiblisse, en perdant sa neutralité. Les autres
appréhendent que le mouvement socialiste ne s'embourgeoise,
en liant son sort à des entreprises commerciales.
Nous croyons que le livre de Bertrand constitue
la réponse la plus décisive qu'il soit possible
de faire à ces deux séries d'objections.
Certes, nous ne prétendons pas que les
formes d'organisations ouvrières qui ont fait fortune
en Belgique, soient nécessairement bonnes pour l'exportation.
Nous sommes les premiers à reconnaître que, dans
d'autres pays, des obstacles provenant de la législation,
des habitudes, de l'état des esprits, du développement
historique, puissent rendre leur transplantation impossible.
Mais l'expérience belge nous paraît
concluante pour établir que, partout où les circonstances
s'y prêtent, l'union intime de la coopération et
du socialisme peut être également favorable au socialisme
et à la coopération.
Elle donne au socialisme un caractère
plus réaliste. Elle empêche, d'autre part, la coopération
de prendre un caractère purement empirique.
Livrées à elles-mêmes,
en effet, soustraites à l'influence directe du socialisme,
composées de personnes appartenant à toutes les
opinions, parfois même à toutes les classes, il
est à peu près inévitable que les coopératives
soient, dès le début, ou deviennent, tôt
ou tard, de simples affaires, qui procurent à leurs membres
des avantages matériels très appréciables,
mais qui ne présentent, en somme, au point de vue social,
qu'un intérêt assez restreint.
Quelque soit, par exemple, notre admiration
pour les résultats économiques obtenus par les
coopératives anglaises, nul ne saurait méconnaître
qu'à la longue, l'idée de ses débuts ait
fait place, dans un grand nombre de sociétés coopératives,
à des préoccupations beaucoup plus utilitaires.
Il suffit, pour s'en convaincre, de voir à
quels sentiments elles font appel, pour recruter de nouveaux
adhérents.
Voici, notamment, un extrait caractéristique
d'une feuille de propagande, intitulée : « Pourquoi
je suis membre de la coopérative » :
« 1° Parce que
celui qui est derrière le comptoir me sert, et
non un autre qui veut me tromper ; 2° Parce
que je ne peux pas permettre que cet autre devienne riche à
mes dépens ; 3° Parce que je touche un dividende ;
4° Parce que je puis utiliser la bibliothèque
et la salle de lecture, entendre des conférences, prendre
part à des fêtes, à des jeux, et que, par
là, j'ai la vie plus gaie ! »
Ce sont, nous le reconnaissons volontiers,
des motifs excellents pour entrer dans une coopérative ;
mais on voudra bien reconnaître, d'autre part, que l'organisation
coopérative gagnerait à s'appuyer sur autre chose
que ces considérations, purement individuelles, pour ne
pas dire purement égoïstes ; et, c'est précisément
en cela que réside la supériorité morale
de la coopération socialiste, telle que nous la rencontrons
en Belgique, sur la coopération neutre, telle que nous
la trouvons dans la plupart des autres pays.
Les coopératives socialistes belges,
en effet, ne sont pas seulement instituées pour faire
des bénéfices, elles demandent également
à leurs membres de faire des sacrifices.
Toutes présentent ce caractère
commun de prélever sur leurs profits, annuels ou semestriels,
des sommes, plus ou moins considérables, que l'on consacre
à des uvres de propagande générale.
Par conséquent, ceux qui n'auraient
d'autres motifs pour y entrer, que l'obtention de certains avantages,
ont intérêt à s'affilier plutôt aux
institutions similaires qui n'opèrent pas de tels prélèvements.
D'ailleurs, pour être membre d'une coopérative
socialiste, il faut faire une profession de foi socialiste, adhérer
en même temps au programme du Parti Ouvrier.
Dans ces conditions, l'organisation coopérative
se confond avec l'organisation même du socialisme. Les
progrès de l'une réagissent nécessairement
sur les progrès de l'autre. Presque tous les socialistes
deviennent coopérateurs et, par conséquent,
la coopération bénéficie de toute la propagande
socialiste tandis que, réciproquement, par
le fait de leur adhésion au Parti Ouvrier, tous les
coopérateurs sont socialistes.
C'est là un point essentiel, qui suffit,
dans une large mesure, à expliquer les différences
d'attitude que prennent les socialistes, à l'égard
de la coopération.
Aussi longtemps, en effet, que la coopérative
n'est pas autre chose qu'une entreprise commerciale, imprégnée
de l'esprit petit-bourgeois, groupant des éléments
hétérogènes, dans le seul but de réaliser
des avantages pécuniaires, nous comprenons parfaitement
que les socialistes ne s'y intéressent guère et
qu'ils se méfient de l'intrusion des coopératives
dans l'organisation de leurs Partis.
Mais il en est tout autrement, lorsque, dès
l'origine comme c'est le cas en Belgique
la coopération est, avant tout, une uvre socialiste,
composée d'hommes appartenant, pour la plupart, à
la même classe, professant les mômes opinions, poursuivant
le même but social.
Elle apparaît alors comme une sorte de
réalisation embryonnaire du socialisme, qui prépare
les esprits à concevoir un ordre social très différent
du régime capitaliste actuel.
Ainsi que nous l'écrivions, dans une
récente étude, « le meilleur moyen de
se figurer, d'une manière tangible et concrète,
le mode de production socialiste, c'est de prendre pour point
de départ ses réalisations actuelles, si incomplètes
qu'elles soient, d'éliminer, en pensée, toutes
les survivances capitalistes qu'elles contiennent et de supposer
sur le modèle de nos grandes sociétés
belges, par exemple une coopérative géante,
ayant pour associés tous les citoyens d'un pays, ou d'une
région plus ou moins vaste, possédant, comme propriété
sociale, tout l'outillage productif, ou, du moins, l'outillage
productif de toutes les grandes industries, et dans laquelle
tous les membres, à la fois producteurs et consommateurs,
donneraient leur travail intellectuel ou manuel, éliraient,
directement ou indirectement, leurs administrateurs ou leurs
chefs de service et produiraient toutes les utilités,
toutes les valeurs d'usage nécessaires à la satisfaction
de leurs besoins. »
En lisant le livre de Bertrand, on pourra trouver
dans les institutions du Vooruit, de la Maison du Peuple ou du
Progrès de Jolimont, les premiers germes de cet avenir
et, d'autre part, en étudiant les humbles et difficiles
débuts du mouvement coopératif en Belgique, on
pourra se rendre compte de la somme d'efforts et de dévouements
qu'il a fallu pour lui taire produire ses résultats actuels.
Mais, ce que Bertrand n'a pas suffisamment
dit, dans son beau livre, c'est la part, si large et si féconde,
qu'il a prise dans l'uvre socialiste qu'il décrit.
Je suis heureux que l'occasion me soit offerte de le dire à
sa place, avec toute l'affectueuse admiration que j'éprouve
pour une existence consacrée, tout entière, à
la défense des intérêts du prolétariat.
Les deux volumes : 80
euros (code de commande : 15677).
BIGWOOD
(Georges) Les origines de la dette belge. Étude d'histoire financière. 1. Emprunts d'état aux Pays-Bas autrichiens.
Bruxelles, Vromant, 1906. In-8° broché, 45 p., tableaux.
Extrait des Annales de la Société
d'Archéologie de Bruxelles, tome XX, 1e et 2e livraisons,
1906.
Introduction :
« À la différence
de la dette nationale de beaucoup de pays, la dette belge n'est
pas l'histoire des malheurs ou des folies de la patrie. Presque
tout entière postérieure à 1830, elle est
l'instrument grâce auquel la Belgique indépendante
a créé son outillage économique ; elle
n'a augmenté qu'avec sa prospérité. Son
noyau primitif cependant est un legs du passé.
Sous l'ancien régime, les Pays-Bas méridionaux
ont connu et pratiqué l'emprunt. Ils l'ont fait à
tous les degrés du groupement social et souvent dans une
mesure excessive. Cette partie de notre histoire n'a fait l'objet
que de rares études ? Un tableau systématique
et quelque peu complet sous ce rapport serait chose utile. Je
me propose d'étudier successivement les emprunts d'État
conclus aux Pays-Bas autrichiens, les loteries d'État
ou emprunts à lots pendant la même période,
les dettes des provinces et des communautés locales et
leur état dernier à la fin du XVIIIe siècle.
À cette histoire externe de l'emprunt public au XVIIIe
siècle, j'ajouterai l'examen du mécanisme des opérations
financières de cette nature et les idées dominantes
en cette matière. »
10 euros (code de commande
: 14200).
BLUME
(D.-J.) Le Protestantisme belge pendant et après
la guerre. Conférence
faite à Hornu le Jeudi 15 Août 1918. Dour, Bauduin, 1918. In-8° broché,
23 p.
Extrait :
En
me donnant pour tâche de traiter devant vous le sujet du
Protestantisme belge pendant et après la guerre, mon but
est à la fois simple et double. Il est simple, en ce sens
qu'il consiste uniquement à vouloir vous intéresser
plus que jamais à ce que nous aimons tous du fond de notre
cur, je-veux dire le succès du Règne de Dieu
dans notre patrie. Et d'autre part, il est double parce qu'après
avoir examiné du point de vue général quelques-uns
des éléments qui fondent la valeur historique de
la période où nous sommes, je voudrais montrer
l'estime que nous en pouvons avoir et en faire une application
non plus générale mais particulière à
notre pays.
Les temps que nous vivons sont, sans contredit,
de la plus haute importance ; ils constituent une charnière
dans la vie de notre humanité. S'ils se résument
surtout, à l'heure actuelle en difficultés matérielles
et morales de toute sorte, cela ne signifie point qu'ils ne comportent
que soucis, chagrins, tristesses et misères. C'est en
réalité un monde nouveau qui se forme sous nos
yeux ; c'est une société neuve qui éclôt ;
et sans que nous puissions en avoir une claire conscience, parce
que nous manquons du recul nécessaire à la bonne
appréciation des événements, il est permis
de penser que l'uvre dont nous sommes chaque jour les vivants
contemporains, marquera comme une renaissance dans les annales
de l'histoire.
C'est qu'en dernière analyse, il est
maintenant question de tout autre chose que d'une lutte armée
entre plusieurs peuples. La guerre, en tant que conflit militarisé,
n'est, en effet, que le premier plan du tableau. Il est vrai,
qu'en vertu même de son éclat et de sa primitive
importance, c'est ce premier plan qui a d'abord absorbé
les forces vives des peuples, comme il absorbe encore aujourd'hui
notre attention. Mais il est bien difficile de ne pas voir que,
depuis quatre ans, les choses ont grandement changé ;
que des facteurs nouveaux sont entrés en ligne de compte,
qui ont déplacé le centre de l'attention en déplaçant
le centre de l'action mondiale ; et qu'au-delà du
premier plan, au-dessus de cette uvre militaire qu'il faut
achever malgré tout, il y a comme une fournaise où
bouillonne l'âme des peuples, un chaos ardent où
l'on voit surtout s'agiter et s'éclabousser les violentes
et définitives revendications des démocraties.
C'est ceci, à proprement parler, qui fait
l'âme de notre présente histoire ; ce ne sont
pas les faits de guerre, comme on pourrait le croire ! La
fournaise en fusion veut se répandre et se cristalliser
en des formes neuves ; le chaos ardent des nations veut
s'organiser sur un nouveau plan. Et l'une des impressions dont
on peut le moins se défendre après la lecture des
maigres journaux que nous avons est celle-ci : que les peuples
n'aspirent tellement après la fin de la guerre que pour
prendre leur revanche, pour commencer ce que j'appellerai volontiers
leur guerre à eux, dans laquelle ils exigeront que l'on
compte avec eux plus qu'on ne l'a fait jusqu'aujourd'hui.
10 euros (code de commande
: 16765).
[BOLLANDISTES].
PEETERS (P.) Luvre des Bollandistes. Bruxelles, Académie Royale de Belgique,
1942. In-8° broché, 127 p., (collection «
Classe des Lettres - Mémoires », collection in-8°,
tome XXXIX, fascicule 4 et dernier).
Avant-propos :
« Plusieurs savants que préoccupent les problèmes
de coopération intellectuelle ont exprimé le désir
de savoir comment la petite société des bollandistes
a pu suffire si longtemps à une tâche qui semble
dépasser les forces actives et les moyens qu'on lui connaît.
Les pages qui suivent essaieront de répondre à
cette question.
L'uvre des Acta Sanctorum est portée par
une très ancienne tradition. Si ses continuateurs actuels
ont pu, jusqu'à présent, suffire à leur
travail, par un bonheur refusé à d'autres institutions
beaucoup plus puissamment armées, ils le doivent, en dernière
analyse, à une certaine autorité que l'on veut
bien reconnaître à leur méthode, et qui tient
en partie au caractère monumental du recueil dont ils
poursuivent la rédaction. L'une et l'autre sont l'héritage
d'un long passé. Le bollandisme actuel vit par le bienfait
de quelques idées forces, qui sont la trouvaille géniale
de ses fondateurs. Si on les juge bonnes à connaître,
il faut les voir en action dans son histoire et les mesurer aux
résistances contre lesquelles sa vitalité s'est
endurcie. »
20 euros (code de commande
: 10905).
BONENFANT
(P) Rapport à la Commission royale d'Histoire
sur l'activité de la Commission interuniversitaire du
Microfilm créée par le Fonds national de la Recherche
scientifique. Suivi de : RUWET
(J.) Les Archives de Vienne et l'histoire de notre
pays. Bruxelles, Palais des Académies, 1953. In-8°
broché, [98] p., bel exemplaire non coupé.
Il s'agit d'un extrait du Bulletin
de la Commission Royale d'Histoire, t. CXVIII (1953), pp. XXIII-CXX.
10 euros (code de commande
: 16290).
BONENFANT
(P.) Rapport sur les travaux de la sous-commission
de la Bibliographie de l'Histoire de Belgique. Bruxelles, Palais des Académies, 1960.
In-8° agrafé, [8] p., exemplaire non coupé.
Il s'agit
d'un extrait du Bulletin de la Commission Royale d'Histoire,
t. CXXVI, pp. XCII-XCV.
Cette plaquette contient le rapport relatif
à l'opportunité de mettre à jour l'Histoire
de Belgique de Henri Pirenne en en préparant une quatrième
édition.
2 euros (code de commande
: 16090).
BONNERY (Gaston) Feuilles
de Route en Belgique. Paris,
H. Oudin, 1904. In-8° broché, 186 p., bel envoi de
l'auteur, couverture souillée.
15 euros (code de commande
: 298/63).
BONNIER
(Gaston) et DE LAYENS (Georges) Nouvelle flore du Nord
de la France et de la Belgique
pour la détermination facile des plantes sans mots techniques.
Avec 2282 figures intercalées dans le texte dessinées
d'après nature. Accompagnée d'une carte des régions
botaniques. Par Gaston Bonnier professeur de botanique à
la Faculté des Sciences de Paris, membre de la Société
royale de Belgique et Georges de Layens lauréat de l'Institut.
Ouvrage couronné par l'Académie des Sciences et
par la Société d'Agriculture de France. Adopté
par les Ministères de l'Instruction publique de France
et de Belgique. Paris, Dupont,
[1894]. [Paris. Librairie
Classique et Administrative, Paul Dupont, Éditeur 4, rue
du Bouloi, 4. Tous droits réservés.] In-18 (120 x 180 mm.) sous cartonnage
d'éditeur, [1], [1 bl.], [6 (faux-titre, catalogue de
l'éditeur, titre, avis de parution, table, décimètre)],
XXXIV, 309, [3], [1 bl.], [1] p., illustrations, une carte
hors texte en rouge et noir, bel exemplaire.
Table des matières
:
- Préface.
- Introduction.
I. Usage des tableaux synoptiques
illustrés, pour déterminer les plantes.
II. Conseils sur la récolte,
la préparation et la conservation des plantes.
- Explication des signes, abréviations,
notes, etc.
I. Abréviations et
signes.
II. Emploi des tables alphabétiques.
III. Usage des tableaux abrégé
des familles principales.
- Tableau général suivi
des tableaux illustrés permettant de reconnaître
à quelle famille appartient une plante. (C'est par ce
tableau qu'on doit commencer l'analyse d'une plante dont on ne
cannait pas la famille.)
- Flore disposée en tableaux synoptiques
illustrés, contenant les genres, les espèces, sous-espèces
et variétés.
- Premières notions sur les plantes,
avec figures.
- Explication de quelques mots employés
pour décrire les plantes, rangés par ordre alphabétique
avec nombreux exemples et figures.
- Abréviations des noms d'auteurs.
- Table alphabétique des noms botaniques
des familles, genres, espèces, sous-espèces, avec
l'indication des synonymes, l'étymologie des noms de genre,
les usages et les propriétés des plantes, les plantes
mellifferes, les localités, etc.
- Table alphabétique des noms français
des familles, des genres et des noms vulgaires des espèces.
- Table alphabétique des noms flamands.
- Distribution des plantes dans la Belgique
et le Nord de la France, accompagnée d'une carte des régions
botaniques.
- Tableau abrégé des familles
principales.
13 euros (code de commande
: 16953).
[BRÈS
(Guy de)] La Confession de foi des Églises réformées
wallonnes et flamandes. Réimprimée
par décision de la Société Évangélique
Belge. Bruxelles, Librairie
Chrétienne Évangélique, 1850. [Bruxelles, Librairie Chrétienne
Évangélique, rue de l'Impératrice, 33. 1850] In-8° débroché, 47, [1 bl.] p.
Préface :
Guy
de Brès, ce noble et courageux apôtre de l'Évangile
dans les Flandres et le pays wallon, sentait que quelque chose
manquait à ses travaux, malgré leurs rapides succès :
une confession de foi lui paraissait absolument nécessaire.
Les nombreuses Églises, que Dieu avait suscitées
dans les Pays-Bas, rendraient ainsi gloire à Jésus-Christ,
Dieu béni éternellement et leur seule espérance.
Elles feraient tomber les calomnies que d'impudents adversaires
répandaient contre leur religion ; elles éclaireraient
les ignorants, et seraient elles-mêmes fortifiées
dans leur très-sainte foi. Assisté d'Adrien de
Saravia et de trois ou quatre autres pasteurs, Guy de Brès
rédigea donc une Confession de la Foi des Églises
des Pays-Bas. Cette Confession, d'abord écrite en wallon,
mais aussitôt traduite en flamand , il la communiqua aux
Églises et aux pasteurs, pour qu'ils y fissent les corrections
qu'ils jugeraient nécessaires. Ainsi modifiée,
elle parut en 1561 ; elle contenait trente-sept articles
opposés à la doctrine de Rome et conformes à
la parole de Dieu, telle qu'elle était professée
à Genève.
Les Réformés ou Chrétiens
évangéliques envoyèrent cette Confession
à Philippe II, et l'accompagnèrent d'une lettre
dans laquelle ils disaient entre autres : « Bien
que nous soyons plus de cent mille, nous nous comportons pourtant
en toute tranquillité. »
Plus tard, le 5 octobre, en 1571, il fut statué
par le premier synode national des Églises wallonnes et
flamandes, tenu à Embden, que cette Confession serait
signée par tous les membres présents au dit synode
et par tous ceux qui seraient admis au saint ministère.
C'est cette Confession, monument précieux
de la pureté des doctrines de nos pères, que nous
avons réimprimée telle quelle, sans y rien ajouter
ni retrancher : nous ne nous sommes permis que de remplacer
quelques mots vieillis par des expressions plus modernes et mieux
comprises.
13 euros (code de commande
: 16764).
Bulletin
de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des
Beaux-Arts de Belgique. 39e année, 2e série,
tome 29 - N° 5. Bruxelles,
Académie Royale de Belgique, 1870. In-8° broché,
[216] p.
Outre la chronique
et les recensions, les principaux articles contenus dans ce volume
sont :
- Notice sur les puits naturels du terrain houiller, par Cornet et Briart
(pp. 477-489), deux planches dépliantes hors texte).
- Notice historique sur l'ancienne
abbaye du Nouveau-Bois, à Gand, par J.-J. De Smet
(pp. 548-558).
- Note sur l'étalon prototype
universel des mesures de longueur, par Rodenbach (pp.
559-574).
- Aperçu de la féodalité,
par E. Defacqz (pp. 577-606).
- De Kerels van Vlaanderen, lecture
par H. Conscience (pp. 607-631).
20 euros (code de commande
: 18254).
Bulletin
de la Classe des Lettres et des Sciences Morales et Politiques. 6e série - Tome VIII. Bruxelles,
Académie Royale de Belgique, 1997. Deux volumes in-8°
brochés, 607 p., quelques illustrations.
Table des matières
:
Séance
du lundi 6 janvier 1997.
- Procès-verbal
(pp. 5-11).
- Exposé : Les
avatars de la conscience, par Marc Richelle (pp. 13-47).
Séance dit lundi 3 lévrier
1997.
- Procès-verbal
(pp. 49-58).
- Éloge : Orner
Jodogne 1908-1996, par Albert Henry (pp. 59-65).
- Présentation
d'orateur : Jean-Pierre Nandrin, par Philippe Godding
(pp. 67-68).
- Exposé : Justice,
magistrature et politique aux premiers temps de l'indépendance
de la Belgique, par Jean-Pierre Nandrin (pp. 69-111).
Séance du lundi 3 mars 1997.
- Procès-verbal
(pp. 113-116).
- Présentation
d'orateur : Alain Martin, par Jean Bingen (pp.
117-119).
- Exposé : D'Achmîm
à Strasbourg, sur les traces d 'Empédocle,
par Alain Martin (pp. 121-137).
Séance du lundi 24 mars 1997.
- Procès-verbal
(pp. 139-142).
Séance du lundi 5 mai 1997.
- Procès-verbal
(pp. 143-146).
- Éloge : Paul
De Visscher. 1916-1996, par François Rigaux
(pp. 147-165).
- Exposé : Compétition,
mondialisation et politiques de concurrence, par Alexis
Jacquemin (pp. 167-184).
Assemblée générale
des trois Classes du samedi 10 mai 1997.
- Procès-verbal
(pp. 185-187).
- Rapport annuel : Action
et Activités de l'Académie de mai 1996 à
avril 1997, par Philippe Roberts-Jones (pp. 189-205).
- Rapport annuel : Activités
de Commission de la Biographie nationale de mai 1996 à
avril 1997, par Jean-Marie Duvosquel (pp. 207-209).
Séance publique du lundi 12 mai 1997.
- Procès-verbal
(pp. 211-212).
- Discours : Statutaire,
histoire et politique au 19 siècle, par Philippe
Godding (pp. 213-240).
- Lecture : Un dossier
mystérieux : Les origines de Bruxelles, par Georges
Despy (pp. 241-303).
- Proclamation (pp.
305-308).
- Nécrologe (p.
309).
- Élections (p.
310).
- Concours annuel de
1997 : rapports des Commissaires (pp. 311-326).
- Prix et Fondations
académiques : rapports des jurys (pp. 327-328).
Séance du lundi 2 juin 1997.
- Procès-verbal
(pp. 329-330).
- Réception d'associé
: Thierry de Montbrial, par Philippe de Woot (pp.
331-334).
- Résumé
d'exposé : Nouvelles dimensions de la politique internationale,
par Thierry de Montbrial (pp. 335-337).
- Communication : Lecture
de Aube, par Albert Henry (pp. 339-352).
Séance du lundi 7 juillet 1997.
- Procès-verbal
(pp. 353-357).
- Hommage : Robert
Henrion, par Philippe Godding (p. 359).
- Rapport de mission
: 6e Congres international d'Histoire de la Science arabe.
Ras-al-Khaimah, 16-20 décembre 1996, par André
Allard (pp. 361-363).
- Compte rendu de
la 71e session annuelle du Comité de l'Union académique
internationale (Jérusalem, du 15 au 20 juin 1997),
(pp. 365-502).
Séance du lundi 6 octobre 1997.
- Procès-verbal
(pp. 505-508).
- Hommage : Jules
Labarbe (1920-1997), par Philippe Godding (p. 509).
- Hommage : Veiko Vää,änen
(1906-1997), par Philippe Godding (p. 511).
- Exposé : Nomen
est omen. Du bon usage des noms propres dans le théâtre
de langue anglaise, par Gilbert Debusscher (pp. 513-539).
Séance du lundi 3 novembre 1997.
- Procès-verbal
(pp. 541-545).
- Présentation
d'orateur : Marianne Blomqvist, par Philippe Roberts-Jones
(pp. 547-548).
- Exposé : Les
noms, un miroir de la société, par Marianne
Blomqvist (pp. 549-557).
- Rapport de mission
: Le Tenessee Williams New Orleans Literary, par Gilbert
Debusscher (pp. 559-562).
Séance du lundi 1er décembre
1997.
- Procès-verbal
(pp. 562-566).
- Éloge: Georges
Duby (1919-1996), par Jacques Stiennon (pp. 567-576).
- Présentation
d'orateur : François Bédarida, par Jean
Stengers (pp. 577-580).
- Exposé : Y
a-t-il une crise dans l'histoire de France ?, par François
Bédarida (pp. 581-594).
Table analytique.
Table onomastique.
Les deux volumes : 18
euros (code de commande : 18102).
Bulletin
de la Commission Royale de Toponymie & Dialectologie. XLVII
- 1973. Bruxelles, Commission
Royale de Toponymie & Dialectologie, 1973. In-8° broché,
214 p., une grande carte hors texte à déplier.
Table des matières
:
- Toponymes hesbignons (R-), par
J. Herbillon.
- Notes sur quelques mots moyen-néerlandais
figurant dans la partie française des comptes communaux
et des « keures » d'Ypres (1318-1325),
par R. Mantou.
- Het lidwoord in Kortrijkse 14de-eeuwse
en moderne familienamen, par F. Debrabandere.
- Westvlaams bezong, bezow,
par M. Hoebeke.
- Toponymie de Stoumont, Rahier et
Francorchamps (I), par L. Remacle.
- Description phonologique d'un patois
hervien, par J. Lechanteur.
- Naissance d'un toponyme « La
Flamengrie », par M.-A. Arnould.
10 euros (code de commande
: 15709).
Bulletin de la Commission Royale
d'Histoire. Tome XCVIII
- IIIe bulletin. Bruxelles, Lamertin, 1934. In-8° broché,
[22] p. (pp. XIX-XX et 219-238), exemplaire non coupé
et en très bel état.
Table des matières
:
- Note critique sur le prétendu
testament de saint Aldegonde, par Paul Bonenfant.
8 euros (code de commande
: 15371).
Bulletin de la Commission Royale
d'Histoire. Extrait du tome
CXVIII (1953). Bruxelles, Palais des Académies, 1953.
In-8° broché, [98] p., exemplaire non coupé,
envoi de Pierre Bonenfant.
Table des matières
:
- Rapport à la Commission royale
d'Histoire sur l'activité de la Commission interuniversitaire
du Microfilm créée par le Fonds national de la
Recherche scientifique, par P. Bonenfant.
- Les Archives de Vienne et l'histoire
de notre pays, par J. Ruwet.
8 euros (code de commande
: 13201).
Bulletin
de la Commission Royale d'Histoire. N°
CXXXIII. Bruxelles, Palais des
Académies, 1967. In-8° broché, XC, 375 p.,
exemplaire sur vergé d'Arches, non coupé.
Table des matières
:
- De
regesten der stad Tongeren, addenda 1291-1498, par Henry
Baillien.
- Le pouillé de l'abbaye de
Saint-Ghislain (première moitié du XVIe siècle),
par Daniel Van Overstraeten.
- La carrière de Léopold,
prince de Saxe-Cobourg dans l'armée russe. Édition
de lettres et documents en provenance des archives gouvernementales
d'U.R.S.S., par M. Peltzer.
- La « Description analytique
de Cartulaires et de Chartriers, accompagnées du texte
de documents utiles à l'histoire du Hainaut »
de Léopold Devillers, par Walter De Keyzer.
- La naissance de l'État belge
à travers une correspondance privée (octobre 1830
- décembre 1831), par André Cordewiener.
- Een rekening van de abdij Ter Doest
over het jaar 1315, par C. Dekker et J.G. Kruisheer.
13 euros (code de commande
: 16583).
Bulletin de
la Commission Royale d'Histoire. Tome CLVI. 3e-4e Livraisons. Bruxelles,
Académie Royale de Belgique, 1990. In-8° broché,
pp. 163-309 p., exemplaire non coupé.
@ Ce
volume contient :
- Het teruggevonden origineel van een
oorkonde van Diederik van de Elzas voor de abdij van Hasnon (1156),
afkomstig uit het
grafelijke archief
in de Sint-Donaaskerk te Brugge, par Thérèse
de Hemtinne, pp. 163-170.
- Coup d'il sur les juridictions
médiévales. La résolution laborieuse d'un
conflit entre l'Abbaye du Val Notre-Dame et le Chevalier
Henri de Goyer et sa
descendance (1215-1233), par Marc Bouchat, pp. 171-210.
- Documents relatifs à l'industrie
drapière de Tournai au Moyen Âge, par Carlo
Wyffels, pp. 211-284.
- Fragment van een vijftiende-eeuwse
rekening van de Duineabdij (1462-1463), par Jacques Mertens,
pp. 285-309.
10 euros (code de commande : BCRH-CLVI/3-4).
Bulletin
de la Commission Royale d'Histoire. Tome
CLXI - 1re-4e livraison. Bruxelles, Palais des Académies,
1995. In-8° broché, 278 p., exemplaire non coupé
et à l'état de neuf.
Table des matières
:
- Correspondance du Baron et de la
Baronne de Stassart sur les séances de la Seconde Chambre
des États Généraux du Royaume des Pays-Bas
(2 juillet 1821 - 13 septembre 1830), par Cécile
Douxchamps-Lefèvre.
- Les confraternités de l'abbaye
de Stavelot-Malmedy, par Philippe George.
- Textes concernant une consultation
de l'Université de Paris par le duc de Brabant et la Ville
de Bruxelles en 1318-1319 : Lombards et pouvoirs en Brabant
au début du XIVe siècle, par David Kusman.
- Twee enquêtes over het beheer
van de grafelijke moergronden in de Vier Ambachten (1424-1425),
par Marc Boone.
15 euros (code de commande
: 15370).
Bulletin de l'Institut historique
belge de Rome. Bruxelles-Rome,
1937. In-8° broché, 326 p., planches hors texte, couverture
salie, quelques mouillures.
@
Il s'agit du fascicule XVIII.
Table des matières :
- L'Humanisme belge de la Renaissance
à la lumière des plus récents travaux,
par A. Roersch.
- Quelques lettres inédites
d'Erycius Puteanus conservées en Italie, par B.
de Meester.
- Quatre lettres de Corneille François
Nelis à Henri Van Wijn, par C. de CLercq.
- Notes sur la Musique des Pays-Bas
au XVe siècle, par A. Grunzweig.
- L'activité de contemplation
dans les Morales d'Aristote, par P. Defourny.
- Une borne de repérage, datée
de Claude, sur le terrain de la nouvelle Académie belge
de Rome, à Valle Giulia, par F. de Rudt.
- Un « Éloge de la Sainte
Croix» dans un chrysobulle.de Nicéphore Phocas,
par S. Binon.
- Les caractères mosans d'un
émail conservé au Musée National de Naples,
par J. Courcelle-Ladmirant.
- Martin de Vos et l'Entrée
triomphale de l'Archiduc Ernest d'Autriche à Anvers, en
1549, par A. Doutrepont.
- Une uvre d'art retrouvée.
Le portrait de Pierre de Francheville par Giambattista Paggi,
1589, par M. Fransolet.
- Precisazione sulla Fala Vandyckiana
di S. Michele di Rapallo, par C. Mancenaro.
13 euros (code de commande
: 13494).
[CHARLES LE BON]. The Murder of Charles the Good, Count
of Flanders, by Galbert of Bruges. Translated with an
Introduction and Notes by James Bruce Ross. New York,
Columbia University Press, 1960. In-8° sous reliure et jaquette
(passée) d'éditeur, XIV + 352 p., (collection «
Records of Civilization Sources and Studies », n° LXI),
on joint une lettre autographe signée par l'auteur.
20 euros (code de commande
: 265/69).
La chaussée romaine de
Bavay à Tongres. Coordination
Gérard Bavay et Bruno Merckx. Photos Guy Focant. Mons,
maison de la Mémoire, 2009. In-8° carré sous
cartonnage illsutré d'éditeur, 199 p., reproductions
photographiques en noir.
25 euros (code de commande
: ).
[CLEYNAERT]. Clénard peint
par lui-même. Textes
choisis, traduits et annotés par Alphonse Roersch.
Bruxelles, Office de Publicité, 1942. In-12 broché,
78 p., illustration en frontispice, (« Collection Nationale
», n° 14).
9 euros (code de commande
: 272/72).
Compte rendu
des séances de la Commission Royale d'Histoire, ou Recueil de ses Bulletins. Quatrième Série. Tome premier,
Ier, IIme, IIIme et IVme Bulletins. Bruxelles, Académie
Royale de Belgique, 1873. Quatre volumes in-8° brochés,
411 p.
@ Ce volume contient notamment: Notice des
manuscrits concernant l'histoire de la Belgique qui existent
à la Bibliothèque royale, à Berlin,
par M. Gachard ; Notice d'un Cartulaire de l'ancienne
église collégiale et archidiaconale de Notre-Dame,
à Huy, par E. Schoolmeesters et S. Borman
; Nécrologue du couvent des Frères Mineurs,
à Gand, par le dr. Friedlander ; Les
Archives du Vatican, par M. Gachard et Joyeuse
Entrée et Inauguration de l'archiduc Charles à
Anvers, par P. Génard.
38 euros (code de commande
: 1230).
Congrès jubilaire [de la Fédération archéologique
et historique de Belgique]. Bruges, Les Presses Gruuthuuse, [1925].
In-8° broché, 282 p.
20 euros (code de commande
: 274/72).
CRÉPIN
(François) Guide du botaniste en Belgique (plantes
vivantes et fossiles)
par François Crépin Directeur du Jardin
botanique de l'État, membre de l'Académie royale
de Belgique, secrétaire général de la Société
royale de botanique de Belgique.
Bruxelles - Paris, Mayolez - Baillière et Fils, 1878.
[Bruxelles Gustave Mayolez,
Libraire-Éditeur 13, rue de l'Impératrice, 13.
Paris, J.-B. Baillière et Fils, Libraires 19, rue Hautefeuille,
19. 1878.] In-12 plein simili bleu,
VII, [1 bl.], 495, [1 bl.] p., bel exemplaire exempt de
rousseurs, rare.
Avant-propos :
Nous pouvons dire avec l'un de nos amis qui
nous a donné l'exemple : « La première
idée de cet ouvrage date de mon entrée dans la
carrière botanique. Manquant de conseils et éloigné
des établissements scientifiques, je cherchai un livre
qui pût me servir de guide dans mes études ;
ce livre n'existait pas, et je me promis de l'écrire un
jour moi-même si je parvenais à être initié
à une science dont le culte me semblait environné
de mystères. »
Ce que M. Germain et, plus tard, M. B. Verlot
ont fait pour la France, nous avons tenté de le faire
pour la Belgique en publiant ce Guide.
Notre ouvrage se divise en deux parties bien
distinctes : la première concerne la science en général
et est, en quelque sorte, applicable à tous les pays ;
la seconde est spécialement consacrée à
la botanique de la Belgique.
Dans la première partie, nous avons
suivi à peu près l'ordre naturel des études
et des recherches. En effet, après avoir exposé
quelques considérations générales sur l'étude
de la science, nous traitons successivement de la botanique systématique,
des herborisations, de la préparation des plantes sèches,
des herbiers, des échanges de plantes, de la rédaction
des ouvrages de botanique descriptive, de l'anatomie, de l'organogénie,
de la physiologie, de la cryptogamie et de la géographie
botanique. L'étude de la paléontologie végétale
vient ensuite. Deux chapitres sont, enfin, réservés
à la composition de deux bibliothèques spéciales :
l'une concernant les plantes vivantes, l'autre, les végétaux
fossiles.
La seconde partie comprend un aperçu
de l'histoire de la botanique, des considérations sur
l'enseignement et sur les différentes institutions nationales
qui se rattachent à la science, un aperçu de géographie
botanique, un catalogue de la flore fossile, des itinéraires
d'herborisations, l'indication des principaux gîtes de
plantes fossiles et, enfin, une bibliographie générale.
On le voit, cette seconde partie traite de
tout ce qui se rapporte à la botanique en Belgique. Nos
confrères belges y trouveront un tableau suffisamment
complet de ce qui a été fait pour la science dans
notre pays depuis le XVe siècle. À leur tour, les
botanistes étrangers pourront y reconnaître que
nos productions végétales, tant vivantes que fossiles,
sont dignes de leur intérêt et que la Belgique a
le droit de revendiquer une belle place dans l'histoire de la
science.
50 euros (code de commande
: 15816).
CUVELIER (Joseph) Le redressement
des finances de la Belgique au XVIIIe siècle. Bruxelles, Palais des Académies, 1942.
In-8° agrafé, pp. 157-198, envoi de l'auteur, on joint
une lettre autographe signée.
@ Extrait du t. CVII du Bulletin
de la Commission Royale d'Histoire.
12 euros (code de commande
: 291/70).
[DANNEEL]. DE DECKER (Francis)
La famille Danneel. Courtrai,
Cercle Royal Historique et Archéologique de Courtrai,
[1948]. In-4° broché, 50 p., tirage limité
à 200 exemplaires signés par l'auteur et numérotés
(n° 163), exemplaire en bel état auquel on joint
une lettre de l'auteur.
Extrait
des Mémoires du Cercle Royal historique et archéologique
de Courtrai 1946-1948 - Nouvelle série - Tome XXII - 1re
livraison.
18 euros (code de commande
: 17495).
DE
BOOM (Ghislaine) Correspondance de Marguerite d'Autriche
et de ses ambassadeurs à la cour de France concernant
l'exécution du traité de Cambrai (1529-1530). Bruxelles, Lamertin, 1935. In-8° broché,
XXV, 270 p., (collection « Commission Royale
d'Histoire »), exemplaire non coupé.
Table des matières
:
I. Introduction.
- Correspondance de
Marguerite d'Autriche, tante de Charles-Quint : publications
et inédits.
- Manuscrit appartenant
au comte de Lalaing : description intrinsèque et extrinsèque.
- Rôle important
d'Antoine de Lalaing à la Cour des Pays-Bas.
- Origine de Philippe
de Lalaing, fils légitimé d'Antoine de Lalaing.
- Ses fonctions à
la Cour de Marguerite d'Autriche.
- Sa mission diplomatique
à la Cour de France.
- Son collaborateur,
François de Bonvalot, trésorier de l'église
de Besançon.
- Retour de Philippe
de Lalaing aux Pays-Bas.
- Fin de sa vie : son
épitaphe.
- Caractères
de sa mission diplomatique : les instructions données
par Marguerite d'Autriche.
- Les ambassadeurs sont
chargés de surveiller l'exécution du traité
de Cambrai.
- Difficultés
de cette mission.
- Interventions personnelles
de Marguerite d'Autriche.
- Projet d'une alliance
entre Charles-Quint et François Ier, négociée
par Marguerite d'Autriche et Louise de Savoie.
- Mort des deux Régentes
et échec de cette tentative.
- Importance de cette
correspondance.
II. Instructions données par Marguerite
d'Autriche à Philippe de Lalaing.
III. Correspondance de Marguerite d'Autriche
et de ses ambassadeurs à la Cour de France concernant
l'exécution du traité de Cambrai.
IV. Lettres de Philippe et Antoine de Lalaing.
V. Engagement souscrit par Marguerite d'Autriche
et les principaux seigneurs des Pays-Bas en faveur de François
Ier.
VI. Rapport à Marguerite d'Autriche
sur la journée de Cambrai concernant les déprédations.
VII. Lettre de Philippe de Lalaing, Guillaume
des Barres et Charles de Poupet de la Chaulx à Marguerite
d'Autriche.
VIII. Lettre de Philippe de Lalaing et Guillaume
des Barres à Marguerite d'Autriche.
- Errata - Index - Table de concordance.
15 euros (code de commande
: 17728).
DE
GRUNNE (comte François) et DEWINTER (A.) Les
Dragons de Latour. Bruxelles,
Mertens, [1913]. In-8° sous une très modeste reliure
de demi-toile noire, 134 p., illustrations en noir et en
couleurs, (collection « Publications de la Vie Militaire »),
exemplaire un peu défraîchi, rare
Table des matières
:
Avant-propos.
Chapitre I : La période nationale.
I. Origine et premiers
exploits des dragons des Pays-Bas.
II. La guerre de Sept-Ans
(bataille de Kollin - bataille d'Hochkirch - fin de la guerre
de Sept-Ans - guerre de succession de Bavière).
III. La révolution
brabançonne.
IV. Guerres contre la
République française (campagnes de 1792 à
1800).
V. Traité de Lunéville.
Chapitre II : La période bannissement.
I. Campagne de 1805.
II. Campagne de 1809.
III. Campagnes de 1813,
1814, 1815.
Chapitre III : Les héritiers des
dragons wallons.
Épilogue.
40 euros (code de commande
: 16281).
DE
JONGHE (A.) De taalpolitiek van Koning Willem I in
de Zuidelijke Nederlanden (1814-1830). De genesis der taalbesluiten en hun toepassing. Brussel, Steenlandt, 1943. In-8° broché,
XX, 435 p., couverture partiellement insolée et papier
jauni, cachet ex-libris de Maurice-A. Arnould.
Extrait de l'avant-propos
:
Ook na het academisch proefschrift van Dr F.
Blauwkuip, De Taalbesluiten van Koning Willem I, is er
plaats in onze historio-graphie voor een studie over de taalpolitiek
van dezen Vorst op voorwaarde nochtans dat er nieuwe
bronnen worden aangeboord en dat de reeds door Dr Blauwkuip gekende
bronnen meer systematisch worden onderzocht en bewerkt. Dr Blauwkuip
promoveerde te Amsterdam in 1920. Toen was het archief van de
Staatssecretarie een bron, waarvan rnen de beteekenis
voor de studie van de geschiedenis van het Vereenigd Koninkrijk
moeilijk kan overschatten nog niet voor het publiek
toegankelijk. Dr Blauwkuip was dus, behalve op de Gedenkstukken
van Prof. Dr H. T. Colenbrander en enkele werken waarin de taalpolitiek
van Koning Willem I slechts oppervlakkig behandeld wordt, in
hoofdzaak op de archieven der Departementen van Justitie, Binnenlandsche
Zaken en Onderwijs aangewezen. Maar het weze hier
met alle waardeering voor het werk van den voorganger, die zich
op een onbetreden terrein gewaagd heeft, gezegd uit
deze bronnen heeft hij niet gehaald wat er uit te halen was.
Zelfs indien alleen de departementale archieven ter beschikking
stonden, dan nog zou het werk opnieuw te schrijven zijn.
Uit den ondertitel : De genesis der
taalbesluiten en hun toepassing, blijkt de beperking van
het onderwerp van voorliggende studie voldoende. Niet de taalkwestie
in het Vereenigd Koninkrijk in haar geheel wordt hier onderzocht,
maar de taalpolitiek. Hoe hebben de Koning en zijn raadgevers,
Ministers en andere hoogere ambtenaren, het taaivraagstuk gezien ?
Waarom werd de eene oplossing, die van den taaldwang, boven de
andere, die van de taalvrijheid, verkozen ? Hoe werd het
taaldwangbeginsel uitgewerkt in het bestuur, het gerecht, het
onderwijs ? Werd er werkelijk zorg gedragen voor een stipte
naleving der uitgevaardigde besluiten ? Hoe stonden de Koning
en zijn raadgevers tegenover het taaigrensvraagstuk ? Wat
hadden zij voor met de Waalsche en Duitsche gebieden ? Op
welke ideologische basis berust de gevoerde politiek ? Dit
zijn de grondvragen die zich bij een studie van de taalpolitiek
van Koning Willem I opdringen en waarop ik getracht heb een zakelijk
antwoord te geven.
Een opzettelijke studie van de reactie der
publieke opinie op deze politiek, een stelselmatig onderzoek
van de argumenten, die pro en contra in dagbladen, tijdschriften
en brochures van den tijd ontwikkeld werden, een schets dus van
den groei van het verzet tegen den taaldwang, zal men hier niet
vinden. Waar echter dit verzet politieke beteekenis krijgt en
den Koning tot een koerswijziging dwingt, daar kon de beperking
tot het regeeringsstand-punt niet gehandhaafd blijven. De vraag
naar het waarom van deze koerswijziging en naar de wijze waarop
zij afgedwongen werd, mocht dan ook in de laatste hoofdstukken
niet ontgaan worden. Vandaar het onderzoek van de petitionnementen
en van de plaats welke de taalgrief daarin bekleed heeft.
Dit werk steunt bijna uitsluitend op archiefbronnen.
Heb ik ze niet alle kunnen onderzoeken, dan meen ik toch van
de belangrijkste gebruik te hebben gemaakt. Meer dan wie ook
ben ik mij van de onvolledigheid van deze studie bewust. Er onbreekt
een hoofdstuic over de letterkundige vereenigingen. Er ontbreekt
vooral een over de taalkwestie in het leger. De tijdsomstandigheden
dragen daar schuld aan. Maar, zooals het werk thans voorligt,
biedt het, meen ik, een tamelijk volledig beeld van de taalpolitiek
van Koning Willem I in de Zuidelijke Nederlanden.
Enkele woorden wezen mij ten slotte gegund
over de methode welke ik bij de samenstelling van deze studie
gevolgd heb, of beter : heb moeten volgen. Wie de genesis van
een bepaalde wetgeving onderzoekt, de onderscheidene invloeden
wil afwegen die zich hebben laten gelden en de wijze waarop dit
is geschied, is vanzelf aangewezen op een chronologisch onderzoek
der retroacta. Wie het standpunt van een regeering ten opzichte
van een bepaald vraagstuk wenscht te beschrijven, moet de gezagdragers
zelf aan het woord laten of, om het banaal uit te drukken, « de
feiten laten spreken ». Om deze reden heeft deze studie
hier en daar een sterk analytisch karakter en het uitzicht van
een opengeslagen archief gekregen. Hoezeer ik ervan overtuigd
ben, dat een meer synthetische behandeling boeiender zou geweest
zijn, toch heb ik mij moeten neerleggen bij de analytische methode :
de aard der behandelde stof drong haar als vanzelf op.
25 euros (code de commande
: 14688).
DELATTRE
(P.) et LAMALLE (Ed.) Jésuites, wallons, flamands,
français, missionnaires au Paraguay (1608-1767). Roma, 1948.
In-8° broché, [80] pp. 98-176.
@ Extrait de la revue Archivum Historicum
Societatis Iesu, vol XVI, 1947, pp. 98-176.
Après une introduction relatant l'histoire des missions
au Paraguay et une bibliographie, l'étude propose les
notices biographiques très documentées de cinquante
jésuites ayant participé à ces expéditions.
12 euros (code de commande
: 11321).
De
Léopold Ier à Jean Rey. Les Protestants en Belgique
de 1839 à 1989. Introduction
par Hugh Robert Boudin. Bruxelles, Faculté Universitaire
de Théologie Protestante, 1990. In-4° broché,
135 p., illustrations, index onomastique.
Cet
ouvrage a été publié à l'occasion
de l'exposition commémorative du 150e anniversaire de
la fondation du Synode national protestant, dans la Chapelle
de Nassau de la Bibliothèque royale Albert Ier, à
Bruxelles, du 5 au 26 mai 1990.
Extrait de l'introduction :
L'exposition De Léopold Ier à
Jean Rey vise à commémorer le siècle
et demi d'existence du Synode national protestant soit la période
qui s'étend de 1839 à 1989.
Au lieu d'analyser l'évolution historique
de cet organisme ecclésial et de détailler les
péripéties de son développement ou de relater
la vie et les réalisations des communautés locales
qui le composent, nous avons choisi de nous pencher sur des individus
exemplatifs de la foi, des idéaux et des principes protestants.
À travers l'existence d'un nombre restreint
de personnes, l'exposition tente de jeter quelque lumière
sur les efforts de certains membres de la famille spirituelle
de notre pays qui s'efforce d'incarner une forme biblique du
christianisme.
Ainsi s'explique le sous-titre de l'exposition
Les Protestants en Belgique de 1839 à 1989.
Limites de l'exposition :
Deux noms et deux dates encadrent la matière
traitée dans l'exposition. L'encadrement biographique
est constitué par deux personnages importants : le
premier Roi des Belges, Léopold Ier et Jean Rey, homme
d'État belge d'envergure européenne.
Grâce à sa diplomatie et à
sa persévérance, le roi Léopold Ier, croyant
de confession luthérienne, défendit avec succès
notre indépendance fraîchement acquise et parvint
à fixer définitivement les frontières de
notre pays.
Par sa largeur de vues et sa passion pour la
compréhension internationale, Jean Rey, croyant de confession
réformée, participa activement à l'ouverture
de ces mêmes frontières vers un élargissement
européen.
Deux dates limitent aussi l'éventail
de l'exposition.
La date initiale marque la fondation même
du Synode national protestant belge, consécutive à
la signature du Traité des XXIV articles qui statuait
sur le tracé des limites entre les Royaumes de Belgique
et des Pays-Bas. Ce règlement de la question des provinces
limbourgeoise et luxembourgeoise, signifia, hélas, la
perte d'une quinzaine d'Églises protestantes. L'incertitude
territoriale étant levée, les communautés
protestantes locales dispersées à travers le pays
cherchèrent à fonder leur propre organe régulateur
national et retrouver la cohésion organique et la communion
fraternelle qu'elles avaient connues de 1816 à 1830 sous
l'égide du Synode de l'Église réformée
des Pays-Bas.
La date terminale marque, outre le siècle
et demi d'existence synodale, le dixième anniversaire
de la fondation de l'Église protestante unie de Belgique,
aboutissement de pourparlers de fusion et de regroupements successifs.
Ces cent-cinquante ans correspondent à
une période pleine de guerres, d'occupations, de libérations,
d'acquis sociaux, de conquêtes coloniales, de métamorphoses
technologiques, de réformes administratives et de progrès
scientifiques. Ces événements sont reflétés
dans la vie de nos concitoyens et dans l'évolution des
institutions. C'est par le kaléidoscope de ces péripéties
que nous avons voulu percevoir la contribution des protestants.
Nous avons cherché à illustrer
cette période en choisissant des femmes et des hommes
qui à leur manière l'ont jalonnée d'initiatives
et de réalisations dans le but de servir leurs contemporains,
de les libérer de contraintes oppressives, de lancer des
innovations significatives et d'élever leur existence
par des uvres de beauté dans le but ultime de rendre
gloire à Dieu.
15 euros (code de commande
: 16551).
DELÉPINNE
(Berthe) Histoire de la poste internationale en Belgique
sous les grands maîtres des postes de la Famille de Tassis.
Publiée sous les
auspices de l'Administration des Postes de Belgique, à
l'occasion du XIIIe congrès de l'Union postale universelle.
Bruxelles, Godenne, 1952. In-4°
broché, 110 p., XXXI planches hors texte en noir et en
couleurs, couverture piquée sinon bon exemplaire.
Préface :
Placée
au carrefour des grandes voies de communications de l'Europe
Occidentale, face aux Îles Britanniques, la Belgique a
toujours joué un grand rôle dans l'organisation
des relations internationales. C'est sans doute ce qui lui vaut
l'honneur, flatteur pour un petit pays, d'avoir été
choisie pour tenir en 1952, dans les murs de sa capitale, les
Assises du XIIe Congrès de l'Union Postale Universelle.
Peu d'institutions ont réellement un
caractère universel aussi prononcé et aussi solide
que l'Union Postale. Fondée à Berne en 1874, groupant
aujourd'hui plus de 80 nations, l'Union Postale Universelle a
survécu victorieusement aux deux grands conflits mondiaux
et poursuit inlassablement son chemin.
Sa Convention est un modèle Je foi administrative
internationale. Basée sur le principe que tous les pays
adhérents ne forment, au point de vue postal, qu'un seul
et même territoire, elle est la démonstration vivante
de ce que l'esprit d'entente et de solidarité peut réaliser
au service du Bien Commun.
30 euros (code de commande
: 17693).
DELMELLE (Joseph) Hôtels de ville et Maisons communales
de Belgique.
Bruxelles,
Rossel, 1975. In-8°, 120 p., illustrations, (collection «Nouveaux
Guides», n° 5).
7,50 euros (code de commande : 6212).
DE
LOË (baron) Musées Royaux du Cinquantenaire
à Bruxelles. Belgique ancienne. Catalogue descriptif et
raisonné. Tome I :
Les âges de la pierre. Tome II : Les
âges du métal. Tome III : La période
romaine. Tome IV : La période franque.
(Complet.) Bruxelles, Vromant & C°, 1928 - 1931 - 1937
- 1939. Quatre volumes in-8° brochés, 261, 270, 371
et 218 p.
Préface du tome IV,
par Jean Capart :
Monsieur A. Grenier, dans sa chronique gallo-romaine
de la Revue des Études Anciennes, faisant le compte
rendu des deux premiers volumes du présent catalogue,
écrivait : « C'est toute la vie scientifique
d'un maître archéologue qui se trouve résumée
ici. » Lors de la publication du troisième
volume, il caractérisait celui-ci par la phrase suivante :
« C'est un vrai manuel de l'archéologie gallo-romaine
en Belgique et un modèle. »
Le Baron de Loë m'a fait l'honneur de
me demander quelques lignes de préface pour chacun des
volumes de son catalogue descriptif et raisonné du département
de la Belgique Ancienne. Au moment où paraît le
quatrième et dernier volume, le jugement porté
par le maître français apparaît encore mieux
justifié. Jusqu'à présent, le lecteur n'avait
pu apprécier l'effort réalisé que par fractions.
À l'heure présente, l'auteur peut déposer
sa plume avec le sentiment d'avoir laissé, aux continuateurs
de sa grande uvre, toute la tradition d'une vie entièrement
dévouée à l'archéologie de la Belgique
Ancienne.
Il y a quarante ans, lors de mes débuts
aux Musées Royaux des Arts décoratifs et industriels
(c'est ainsi que s'appelaient alors nos Musées Royaux
d'Art et d'Histoire), les collections du Baron de Loë occupaient
une cage d'escalier et une galerie à l'étage. Au
fond de cette galerie, dans un local qui abritait les collections
préhistoriques d'Espagne provenant des fouilles des frères
Siret, on avait découpé, par des cloisons vitrées,
un espace où le baron avait installé son bureau.
Que de fois les jeunes attachés se sont-ils rendus en
ce réduit pour demander conseils et avis à leur
aîné ! Même lorsqu'on ne s'intéressait
que superficiellement à l'archéologie nationale,
on ne pouvait manquer, lors de ces visites, d'être surpris
de voir l'espace, réservé aux collections, devenir,
d'année en année, trop étroit. On avait
beau resserrer les vitrines les unes contre les autres, faire
construire des meubles à plateaux superposés, entasser
des objets à tous les paliers de l'escalier, le produit
des fouilles du Baron de Loë menaçait de tout envahir.
C'est que notre conservateur avait, à ses côtés,
un ami généreux, le Comte Louis Cavens, qui avait
compris depuis longtemps que la reconstitution du lointain passé
de la Belgique constituait une tâche d'importance nationale.
Il se faisait, de la sorte, que la gestion du département
de la Belgique Ancienne et la direction des fouilles faites sur
tout le territoire de la Belgique se trouvaient réunies
entre les mains du Baron de Loë. Il était bon qu'il
en fût ainsi, car il fallait alors reconstituer les périodes
anciennes de la civilisation humaine sur notre sol, il fallait,
au plus tôt, porter l'attention sur tel ou tel point précis
dont on pouvait attendre des lumières pour combler des
lacunes, pour résoudre des problèmes. C'est la
tâche à laquelle le Baron de Loë s'est consacré
pendant un quart de siècle avec une ardeur, un enthousiasme
qui ne se sont jamais ralentis, même pendant les années
de la grande épreuve.
Après la guerre, le département
de la Belgique Ancienne et ses réserves purent enfin prendre
possession de salles qui, si elles n'étaient pas encore
définitives, allaient permettre au moins une présentation
adéquate de nos richesses. L'espace attribué à
la Belgique Ancienne paraissait gigantesque ; mais lorsqu'on
eut fait la révision des séries que l'exiguïté
des locaux avait empêché jusqu'alors de montrer
au public, on s'aperçut qu'il suffirait à peine
pendant les quelques années qui s'écouleraient
avant la construction du Musée Léopold III
consacré à l'Antiquité.
Au mois d'octobre 1925, le Baron de Loë
fut mis à la retraite. Mais cela ne devait pas marquer
pour lui l'heure des loisirs ; il lui restait à nous
donner le fruit de sa longue expérience sous forme d'un
catalogue des collections qu'il avait créées. Bien
des fois, au cours des années de crise, on a pu douter
de l'achèvement de l'uvre. Ce n'est pas du côté
de l'auteur que surgissaient les difficultés ; il
a fallu au total plus de dix ans avant que les ressources budgétaires
aient permis d'imprimer les quatre volumes.
Les jugements concordent pour affirmer que
les bases établies par le Baron de Loë sont définitives.
Il va de soi qu'on enrichira les collections, qu'on augmentera
le nombre de sites archéologiques dont chacun permettra
peut-être de préciser l'un ou l'autre trait du tableau
d'ensemble. Dès à présent, le département
de la Belgique Ancienne est devenu l'un des plus intéressants
de nos Musées, l'un des plus visités aussi et particulièrement
par la jeunesse des écoles. Il faut qu'il en soit ainsi
pour affirmer toujours davantage la communauté nationale
de nos populations en montrant de quelle manière, à
travers les révolutions et les invasions des temps anciens,
la configuration géographique même de nos régions
a lié étroitement la destinée des groupes
ethniques divers qui s'y installaient. Mais, en même temps,
il est apparu de plus en plus clairement que les travaux de fouilles
assumés par le personnel scientifique du département,
sans avoir jamais été réglés par
un statut officiel, devraient dorénavant se faire par
les soins d'un service général. Je suis heureux
de pouvoir affirmer ici que le Baron de Loë partage à
cet égard, sans réserve, la manière de voir
du Conservateur en Chef des Musées et qu'il considérera
la constitution prochaine d'un tel service comme le véritable
couronnement de sa vie, entièrement dévouée
à l'enrichissement de notre patrimoine d'histoire.
Tous les amis du Baron de Loë se réjouiront
avec moi de voir paraître ce quatrième volume d'une
uvre que l'on peut, sans hésiter, considérer
comme un monumentum aere perennius.
Les quatre volumes :
65 euros (code de commande : 15861).
[DEMANET].
Au chanoine Félix Demanet. En hommage. L'Association pour l'Étude
de la Paléontologie et de la Stratigraphie Houillères. Bruxelles, Association d'Études Paléontologiques,
1955. In-4° broché, VI, 414 p., un portrait en frontispice,
nombreux plans, tableaux, planches dépliantes et planches
hors texte, tirage limité à 603 exemplaires numérotés
(n° 56), bon exemplaire de cet ouvrage peu courant.
Table des matières
:
- La valeur stratigraphique des fossiles
marins du Carbonifère, par G. Delépine.
- On Neoglyphioceras spirale (Phill.)
and allied species, par W.S. Bisat.
- Les dykes basaltiques du bassin houiller
de Kaiping et leur influence sur les roches encaissantes,
par F.F. Mathieu.
- Einige Goniatiten aux spanischem
Oberkarbon, par H. Schmidt.
- Quelques remarques sur la présence
de forêts fossiles dans le Carbonifère du Limbourg
néerlandais, par W.J. Jongmans.
- Vestiges fossiles de vie dans le
Carbonifère supérieur du Limbourg, par S. van
der Heide.
- Unusual specimens of vertical cone-in-cone
in Dutch Coal, par W.F.M. Kimpe.
- La corrélation des veines
de charbon par les mégaspores, par S.J. Dijkstra.
- Les mégaspores contenues dans
quelques couches de houille du Westphalien B et C aux Charbonnages
Limbourg Meuse, par P. Piérart.
- Le sondage n° 22 à
Webbekom près de Diest, par A. Delmer.
- Sur la présence d'un quartzite
houiller remarquable à Dalhem (Nord de Liège) et
sa position stratigraphique, par P. Charlier.
- Contribution à l'étude
du Namurien de la vallée de la Berwinne (Province de Liège),
par L. Lambrecht.
- Recherche du rejet longitudinal de
la faille de Seraing dans la partie occidentale du bassin de
Liège, par Ch. Ancion et P. Lefèvre.
- Note sur la concession houillère
de Bas-Oha (Bassin de Huy), par A. Pastiels.
- Sur la constitution lithologique
de quelques charbons du bassin houiller d'Andenne, par A.
Wéry.
- Sur l'âge, la flore et la faune
des formations namuriennes affaissées dans les poches
de dissolution du Viséen de la région de Samson
(Meuse namuroise), par W. Van Leckwijk, F. Stockmans et Y.
Willière.
- Mesure
de divergence L² et taux d'éloignement
entre les moyennes d'une communauté de Carbonicola et
les types du groupe communs,
par E. Defrise-Gussenhoven.
- Contribution à l'étude
paléontologique du gisement de la concession La Louvière
et Sars-Longchamp, par H. Chaudoir.
- À propos du problème
de Boussu, par Ch. Stevens.
- La jonction du Viséen au Namurien
dans une tranchée à Ocquier, par P. Ronchesne.
- Des intercalations à sphérolithes
dans les couches de houille. Mode d'occurence et conditions de
genèse, par J. Scheere.
- Étude pétrographique
de quelques sidéroses à globules argileux du Westphalien
belge, par R. Van Tassel.
- À propos des perforations
du test de Syringothyris et des genres voisins, par A. Vandercammen.
- Note introductrice à la revision
du genre Lophophyllum Milne-Edwards et Haime, par M. Lecompte.
65 euros (code de commande
: 12882).
DE
RIDDER (Alfred) Les projets d'union douanière
franco-belge et les puissances européennes (1836-1843).
Bruxelles, Lamertin, 1932
(la couverture porte la date de 1933). In-8° broché,
473 p., (collection « Commission Royale d'Histoire »),
exemplaire non coupé.
Avant-propos :
Un sujet très intéressant pour
l'histoire contemporaine de Belgique, mais qui n'a guère
jusqu'ici été étudié d'une manière
un peu approfondie, c'est celui de l'histoire politique de nos
relations économiques internationales.
Persuadées qu'en accordant à
nos provinces une indépendance limitée par la neutralité,
elles avaient le droit de nous tenir en une tutelle très
étendue, les cinq Puissances surveillaient jalousement
nos rapports économiques avec nos voisins. Elles voulaient,
au moins certaines d'entre elles, faire découler la neutralité
commerciale de la neutralité politique. Palmerston allait
jusqu'à nous interdire les traités de commerce.
Ces traités devaient, à son avis, amener nécessairement
la Belgique à adopter des différences de traitement
vis-à-vis des États étrangers, tous ne pouvant
obtenir de nous les mêmes concessions.
Nos dirigeants se refusèrent à
s'incliner devant les exigences qu'on leur opposait. Pour eux
l'indépendance comportait la liberté des transactions
commerciales. Nous contester cette liberté, c'était,
disaient-ils, nier notre droit à l'existence.
Les circonstances nous ont amené à
étudier un des épisodes les plus caractéristiques
de l'ingérence des Puissances européennes dans
notre vie économique internationale, l'épisode
des projets d'union douanière franco-belge, projets dont
le souvenir fut évoqué à Genève par
Briand et Curtius à propos de l'Anschluss germano-autrichien.
Nous avons réuni sur cette question
un important dossier diplomatique et, dans le présent
volume, nous exposons le résultat de nos recherches.
Pour rester fidèle au but assigné
à la Commission royale d'Histoire, la publication
de textes inédits , notre uvre est avant
tout documentaire. Nous y reproduisons les plus importantes des
dépêches que nous avons recueillies, en les reliant
par des récits que nous nous sommes attaché à
rendre essentiellement objectifs. Nous en avons emprunté
les éléments à des pièces dont la
reproduction intégrale ou fragmentaire ne nous a pas paru
indispensable. II ne nous était point possible de publier
tous les documents rassemblés tant leur masse était
considérable.
Telle que nous avons réalisé
notre entreprise, nous croyons qu'elle donnera au lecteur une
idée exacte de négociations ignorées jusqu'aujourd'hui,
négociations qui eurent pour notre pays une importance
insoupçonnée et qui, peut-être, mirent un
moment en péril l'existence de la Belgique ainsi que la
paix européenne.
15 euros (code de commande
: 17727).
Le
désarroi démocratique. L'extrême droite en
Belgique. Ouvrage collectif
sous la direction de Hugues Le Paige. Bruxelles, Labor,
1995. In-8° collé, 301 p., (collection « La
Noria »).
En quatrième
de couverture :
Un
peu partout en Europe l'extrême droite recueille des succès
électoraux sans précédent depuis un demi-siècle.
Il ne s'agit plus de flambées sans lendemain, ni de quelques
résurgences nostalgiques mais bien d'une véritable
implantation politique bâtie sur la crise économique,
sociale et politique des démocraties. Pour lutter contre
l'extrême droite, pour lutter contre le racisme, la xénophobie,
l'exclusion et la violence qu'elle porte, il ne suffit pas de
dénoncer, de « diaboliser »... ni
de fermer les yeux. La preuve en est que face à l'extrême
droite qui se développe, avec ou sans le concours des
grands médias, les partis traditionnels de
gauche et de droite ont été incapables
d'endiguer sa montée. Certains ont choisi de pratiquer
la politique du « cordon sanitaire ». D'autres
n'ont pas hésité à s'emparer des thématiques,
sinon des mots d'ordre, de l'extrême droite. Rien, jusqu'ici
n'a pu empêcher sa progression. Débattre avec l'extrême
droite, c'est assurer sa légitimité. Refuser de
discuter, c'est lui abandonner le terrain. La définition
d'une attitude cohérente et efficace face à l'extrême
droite n'est pas chose simple.
C'est pourquoi l'équipe pluraliste et
multidisciplinaire qui a rédigé Le désarroi
démocratique est partie du point de vue que malgré
l'expression de son radicalisme simpliste, l'extrême droite
doit être analysée en profondeur comme un phénomène
complexe. Historien, sociologues, politologues, juristes, philosophe
du droit, journalistes se sont donc penchés sur les différents
aspects de l'extrême droite telle qu'elle se manifeste
aujourd'hui en Belgique francophone en comparaison avec celle
qui existe en Flandre et en la resituant dans son contexte historique,
idéologique, social.
Quelles sont les organisations, qui sont les
cadres, les militants, les électeurs de l'extrême
droite ? Quelle idéologie sociale véhicule-t-elle
? Une action législative contre l'extrême droite
est-elle possible et efficace ? Quelle est l'attitude de la justice
vis-à-vis de l'extrême droite ? Comment le système
démocratique peut-il réagir ? Les réponses
ne sont pas évidentes. Les conclusions des textes que
nous présentons ne sont pas unanimes. Elles apportent
des éléments de réflexion plutôt que
de recettes politiques. Mais cet ouvrage collectif veut être
un incitant au débat et à l'action. Il se veut
un instrument d'analyse qui permette à la fois de mieux
cerner toutes les données de l'extrême droite et
de mieux la combattre.
Table des matières :
Introduction : Le désarroi démocratique,
par Hugues Le Paige.
I. L'extrême droite, état des
lieux.
- Immigration et racisme.
Des thèmes fondateurs, par Andrea Rea.
- Programme social.
Un populisme en quête de respectabilité, par
Mateo Alaluf.
- Électeurs
et militants. Des profils incertains, par Pascal Delwit.
- Organisations.
Un passé composé, par Manuel Abramowicz.
- Femmes et citoyenneté.
Un antiféminisme ordinaire, par Bérengère
Marques-Pereira.
- Le Vlaams Blok
et le Juifs d'Anvers. Les troubles d'une communauté,
par Ludo Abicht.
- Le Vlaams Blok
et la Nouvelle Droite. Le détournement de Gramsci,
par Marc Spruyt.
II. L'extrême droite et le débat
démocratique.
- Action législative.
La répression du racisme et du révisionnisme,
par Bernard Blero.
- Exercice des libertés
publiques. Des restrictions de protection, par Annemie
Schaus.
- Les médias.
Un regard équivoque, par J.-M. Nobre Correia.
- Dirigeants et électorat.
Le diable et l'électeur, par Rosine Lewin.
- Souveraineté
et représentation. Les contradictions de la démocratie
libérale, par Boris Libois.
- Extrême droite
et fascisme. Une histoire dans le siècle, par Robert
Devleeshouwer.
13 euros (code de commande
: 17635).
DESART
(Robert) et QUIEVREUX (Anne)
Arts et folklore de chez nous. Bruxelles, Culture
et Civilisation, 1974. In-4° broché, 176 p., illustrations,
Rhodoïd, exemplaire numéroté.
Table des communes
:
- Anvers,
Arlon, Alost, Autelhaut, Averbode, Ath.
- Binche, Bouillon, Bouvignes, Bruges.
- Chièvres, Cuesmes, Courtrai,
Condroz.
- Damme, Diest, Dinant, Dion-le-Val.
- Estinnes-au-Mont, Écaussinnes-d'Enghien.
- Floreffe, Florenville.
- Gand, Gastuche, Genappe, Gembloux.
- Habay-la-Neuve, Hal, Heylissem, Houx,
Huy, Humelgem.
- Kruishoutem.
- Lavaux-Sainte-Anne, La Roche, Lessines,
Lierre, Léau, La Louvière, Lissewege, Limai, Louvain.
- Malmédy, Malines, Mons, Mouscron,
Mozet.
- Neufchâteau, Ninove, Nivelles,
Nil-Saint-Vincent.
- Orval, Oplinter.
- Pede-Sainte-Anne.
- Renaix, Rotselaer.
- Saintes, Saint-Hubert, Sombreffe, Sterrebeek,
Stavelot, Steenockerzeel, Steenhoult, Sint-Pieters-Rode.
- Theux, Tournai, Tirlemont, Tongres.
- Vlierbeeck.
- Wavre.
- Bruxelles et environs.
25 euros (code de commande
: 16701).
DESART
(Robert) et QUIEVREUX (Louis) Folklore et joyaux des
communes belges. Bruxelles,
Desart, 1972. In-4° collé, 152 p., illustrations,
exemplaire numéroté (n° 64) en très
bel état.
Table des matières
:
- Les
fruits d'une collaboration.
- Bruxelles et environs.
- Province.
- Anvers - Buzenol, Brunehaut, Bouillon,
Beaumont, Bruges, Bois-Seigneur-lsaac, Beauvoorde - Celles, Crupet,
Cuesmes, Crèvecur, Chaudfontaine, Corroy-le-Château,
Courtrai - Dixmude, Diest - Frasnes, Écaussinnes-la-Follie
- Gand, Grimbergen, Gembloux, Goyck - Harzé, Heverlee,
Houx - Jehay-Bodegnée - Kruishoutem - Lavaux-Sainte-Anne,
La Roche, Lierre, Liège, Louvain, Leefdaal, Laerne, Logne,
Léau, Lompret - Malines, Montignies-Saint-Christophe,
Moriensart, Mielmont - Overijse, Oydonck, Onoz Romsée,
Rumbeke - Sint-Ulrik-Kapelle, Sombreffe, Steenockerzeel, Saintes
- Trazegnies, Tongres, Thuin, Tournai - Walhain-Saint-Paul, Waleffes,
Weris, Westerloo.
25 euros (code de commande
: 17131).
DESART
(Robert) et QUIEVREUX (Louis) Richesses et curiosités
de la Belgique. Bruxelles,
Desart, 1969. In-4° collé, 150 p., illustrations,
exemplaire numéroté (n° 149) en très
bel état.
Table des matières
:
Pourquoi
j'ai dessiné dans tous les coins.
Un mot du co-auteur.
Communes : Anvers - Braine-le-Château
- Bruges - Bastogne - Braffe - Chaudfontaine - Chimay - Courtrai
- Diest - D'Aulne, Gozée - Essene, Ellezelles, Ecaussrnnes-Lalaing
- Foy-Notre-Dame, Franchimont - Gand, Grammont, Grand-Halleux,
Grimbergen - Hal, Lahamaide, Hérinnes, Hekelghem, Huy
- Jehay-Bodegnée - Latour, Louvain - Laroche, Liège,
Lierre, Lombeek-Notre-Dame - Nivelles - Malines, Mons, Martelange
- Ogy, Ostende - Perck, Postel - Rupelmonde, Rixensart Saint-Sauveur,
Stavelot, Spontin, Saint-Trond - Sommière, Sart-lez-Spa
- Theux, Tirlemont, Tournai - Villers - Waterloo, Winkel-Sainte-Croix,
Wenduine - Zandbergen - Bruxelles et Environs.
25 euros (code de commande
: 17130).
DESMETTE
(Philippe) Dans le sillage de la Réforme catholique :
les confréries religieuses dans le nord du diocèse
de Cambrai (1559-17786). Bruxelles,
Académie royale de Belgique, 2010. In-8° broché
sous jaquette, 423 p., (collection « Mémoire
de la Classe des Lettres », collection in-8°,
3e série. Tome XLX, n° 2064 - 2009), exemplaire
en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Les
confréries religieuses constituent un vecteur privilégié
pour l'étude de la vie religieuse à l'époque
moderne. Cet ouvrage, centré sur le nord du diocèse
de Cambrai, alors partagé entre la France et les Pays-Bas,
est basé sur un large éventail de sources (archives
des confréries, archives épiscopales, archives
vaticanes...) qui ont permis d'identifier plus de cinq cents
groupements ayant été actifs à un moment
ou à un autre entre 1559, date de la réforme des
diocèses opérée par Philippe II et 1786,
année qui vit la suppression des confréries par
Joseph II. L'analyse de la fondation et de l'organisation des
confréries montre une emprise progressive de l'épiscopat
et du clergé paroissial à partir de la fin du XVIe
siècle. Le mouvement confraternel connaît alors
un développement considérable, qui culminera au
siècle suivant, grâce notamment aux initiatives
d'ordres religieux. L'analyse des pratiques développées
au sein de ces associations révèle de nettes évolutions.
On notera en premier lieu le recul des pratiques de sociabilité
profane, caractéristiques des groupements les plus anciens,
mais aussi et surtout le développement de la piété
personnelle, via entre autres les Sacrements (confession et communion).
Ce trait dominant ne doit toutefois pas faire oublier les permanences
décelables au sein de certaines confréries qui
privilégient toujours la piété collective
et la religion du recours. Globalement, le phénomène
s'essouffle durant le XVIIIe siècle, surtout après
1750. Le recul des fondations et la réduction des inscriptions
sont à ce sujet révélateurs. La réforme
de Joseph II ne porte donc pas la responsabilité de ce
déclin, en marche alors depuis plusieurs décennies
déjà.
30 euros (code de commande
: 17220 - indisponible).
[DESPY
(Georges)]. Villes et campagnes au Moyen Âge. Mélanges
Georges Despy. Publiés
par Jean-Marie Duvosquel et Alain Dierkens. Liège,
Éditions du Perron, 1991. In-8° broché, 837 p.,
exemplaire en parfait état.
Table des matières
:
- Avant-propos.
- Georges Despy.
- Bibliographie de Georges Despy.
- Travaux accomplis sous la direction
de Georges Despy.
- L'apport de Georges Despy à
l'histoire médiévale, par Léopold
Genicot.
- L'industrie drapière dans
le comté de Hainaut au Moyen Âge, par Maurice-A.
Arnould.
- La bataille de Wörringen (1288)
et les villes brabançonnes, limbourgeoises et liégoises,
par Jean Baerten.
- Binche et sa campagne: des relations
économiques exemplaires (XIIe-XIIIe siècle),
par Claire Billen.
- Le prix du blé à Jodoigne
au XVe siècle, par Claude Bruneel.
- Le diplôme de Charles le Chauve
du 22 novembre 864 relatif à la monnaie de Châlons-sur-Marne
: un faux, par Michel Bur.
- Un officier comtal hainuyer mal connu
: le prévôt forain du Quesnoy (deuxième quart
du XVe siècle), par Jean-Marie Cauchies.
- Déterminants et déterminatifs
aux noms de lieux mentionnés sur les monnaies du VIe au
XIVe siècles, par Pierre Cockshaw.
- Les « dons pour dettes
faire avoir » dans les circonscriptions de Binche
et de Bouchain au XIVe siècle, par Philippe Cullus.
- Une ville artésienne et son
terroir : Aire à la fin du XIIIe siècle, par
Bernard Delmaire.
- Villes et campagnes dans la région
Nord - Pas-de-Calais de Charlemagne à Charles Quint,
par Alain Derville.
- Villes, campagnes, croissance agraire
dans le pays mosan avant l'an mil : vingt ans après,
par Jean-Pierre Devroey et Chantal Devroey-Zoller.
- Bonnes villes, enceintes et pouvoir
comtal en Hainaut aux XIVe et XVe siècles, par Michel
de Waha.
- Fonctionnement et difficultés
des moulins de Douai au bas Moyen Âge, par Catherine
Dhérent et Dietrich Lohrmann.
- Le culte de Sainte Monon et le chapitre
de Nassogne avant 1100, par Alain Dierkens.
- Tonlieux et winages à Comines
au Moyen Âge, par Jean-Marie Duvosquel.
- Le conseil de Brabant au XVe siècle,
instrument du pouvoir ducal à l'égard des villes
?, par Philippe Godding.
- Grundherrschaft und städtischer
Besitz in urbarialen Quellen des 9. Jahrhunderts (Saint-Maur-des-Fossés,
Saint-Rémi de Reims und Saint-Amand-les-Eaux), par
Dieter Hägermann.
- Avant la ville, la campagne. Recherches
sur les paroisses primitives et les domaines anciens autour de
Mons en Hainaut, par Anne-Marie Helvétius.
- Routes du vin. Quelques itinéraires
suivis par des vins domaniaux entre le Rhin et le Brabant Wallon
au XVe siècle, par Jean-Jacques Hoebanx.
- Episcopus, ingenui, cives et rustici.
La chronique d'Anselme et la vie économique du pays mosan
aux Xe-XIe siècles, par Jean-Louis Kupper.
- Pour une histoire parallèle
de Quentovic et Dorestad, par Stéphane Lebecq.
- Rayonnement urbain et initiative
comtale: l'exemple des chefs-lieux du comté de Luxembourg,
par Michel Margue.
- Les châteaux de Mirwart et
de Sugny, centres de pouvoirs aux Xe et XIe siècles,
par André Matthys.
- Pureté et sexualité,
par Ludo Milis.
- Considérations nouvelles sur
les « villes et campagnes » dans le domaine
de Prüm au haut Moyen Âge, par Yoshiki Morimoto.
- Les villes face au prince. L'importance
réelle de la cérémonie d'entrée solennelle
sous le règne de Philippe le Bon, par Nadia Mosselmans.
- L'évolution d'une localité
hainuyère vers le stade urbain : Soignies du XIIe au XIVe
siècle, par Jacques Nazet.
- Moines et nature sauvage dans l'Ardenne
du haut Moyen Âge : saint Remacle à Cugnon et à
Stavelot-Malmédy, par René Noël.
- Quelques considérations sur
la basilique de Saint-Denis et sa nécropole à l'époque
mérovingienne, par Patrick Périn.
- La cathédrale et le diocèse.
Un aspect religieux du rapport ville-campagne. L'exemple de Cambrai,
par Henri Platelle.
- Les phénomènes urbains
dans le Brabant septentrional jusqu'aux environs de 1300,
par Willy Steurs.
- Les tonlieux de transit et le droit
de pêche sur la Meuse namuroise au Moyen Âge à
la lumière de deux documents cartographiques de 1502,
par Jacques Stiennon.
- Des documents déconcertants
: les comptes des pauvres de la paroisse de Meeffe (1395-1416),
par André Uyttebrouck.
- Een decennium uit de geschiedenis
van de stad Kamerijk (1092-1102/1103). De voornaamste acteurs,
par Erik van Mingroot.
- « Poort » :
une contribution à la lexicographique urbaine, par
Raymond van Uytven.
- Une ville-neuve comtale en Flandre
au XIIe siècle : Kluizen au nord de Gand, par Adriaan
Verhulst.
- Le mouvement des foires en Flandre
avant 1200, par Masahiko Yamada.
- Les régulations du marché
du pain au XIIIe siècle en Occident et l'« Assize
of Bread » de 1266-1267 pour l'Angleterre, par
Léon Zylbergeld.
40 euros (code de commande
: 17961).
DEWEZ (Louis Dieudonné Joseph)
Histoire particulière
des Provinces Belgiques sous le gouvernement des ducs et des
comtes, pour servir de complément à l'Histoire
générale ; par M. Dewez. Tomes I à
III (complet). Bruxelles, Berthot, 1834. [Bruxelles, Berthot,
Libraire du Roi et de la Cour, Marché au Bois. 1834.]
In 8° demi-reliure basane, dos lisses ornés, tome I :
XXVI, 458 p., tome II : [1 (faux-titre)], [1 bl.],
[1 (titre)], 482 p., tome III : [1 (faux-titre)], [1
bl.], [1 (titre)], 465 p., un portrait gravé en frontispice
(Guillaume et Potter) pour les tomes I et II, bon exemplaire
dans sa reliure d'époque.
Préface :
La
principale perfection d'une histoire, dit le sage Fénélon,
consiste dans l'ordre et l'arrangement. Pour parvenir à
ce bel ordre, l'historien doit embrasser et posséder toute
son histoire. Il faut en montrer l'unité, et tirer, pour
ainsi dire, d'une seule source, tous les principaux événemens
qui en dépendent.
C'est ce grand principe que j'ai adopté
quand j'ai conçu le projet de mon histoire générale
de la Belgique. Ce plan était facile à exécuter
pour la première et la dernière partie de l'histoire,
c'est-à-dire, pour les époques où toute
la Belgique, soumise, dans le principe, aux Romains et aux Francs,
et, dans la suite, aux maisons de Bourgogne et d'Autriche, était
réunie sous un même prince. Mais quand je fus parvenu
à celte époque on la Belgique morcelée forma
autant d'états qu'elle comprenait de provinces, je rencontrai
une difficulté qui présentait d'autant plus d'embarras,
qu'elle résulte de la nature du sujet. Je donnais une
histoire générale : il fallait donc
imaginer un plan qui correspondît à mon objet. Je
sentis que, pour y parvenir, je devais établir un centre
d'unité, auquel vinssent aboutir, sans obstacle et sans
confusion, toutes les parties de l'ouvrage pour en former un
tout. Je me suis donc astreint, pour celle partie de l'histoire,
c est à-dire, du neuvième au quinzième siècle,
à suivre l'ordre de Succession des ducs de la Basse-Lorraine
ou Lotharingie, qui comprenait la plus grande partie de la Belgique,
et j'ai rattaché tous les grands événemens
de l'histoire générale à ce point de réunion.
Mais je ne pouvais, suivant ce plan, comprendre dans mon histoire
les événemens des histoires particulières
des différentes provinces, qu'autant qu ils avaient quelque
rapport avec l'histoire générale. Si je les y avais
fait entrer, j'aurais été forcé, en coupant
sans cesse le fil de la narration et en abandonnant le point
principal de l'objet, de mettre de l'incohérence dans
les faits et de jeter du désordre et de la confusion dans
le récit. J'aurais, comme un architecte malhabile, établi
autour d'un vaste palais, un amas de petits bâtimens qui
n'auraient eu aucune proportion avec le principal édifice.
L'histoire des provinces particulières
présente cependant un grand nombre de faits non moins
intéressans que ceux qui tiennent à l'histoire
générale. Or ce n'est que dans l'histoire particulière
de chaque province que ces faits peuvent trouver leur place.
Mais pour leur donner l'intérêt dont ils sont susceptibles,
il faut, conformément au grand principe de l'unité,
en rassembler et en enchaîner si artistement les parties,
qu'elles ne forment qu'un tout. Si l'on traitait séparément
l'histoire de chaque province, en ne suivant d'autre plan que
l'ordre chronologique de la succession des souverains, cette
manière sèche et uniforme, forcerait nécessairement
l'historien à répéter dans l'histoire de
l'une, les événemens qu'il aurait déjà
présentés dans celle d'une autre, qui, à
la même époque, aurait été liée
avec celle-là pour des intérêts communs ou
brouillée pour des prétentions opposées.
J'ai donc imaginé un plan qui m'a paru
le plus propre à donner à cette partie de notre
histoire, cet ensemble qui en formât comme un tout indivisible ;
et pour atteindre ce but, j'ai tâché de saisir les
points de réunion auxquels les divers événemens
pussent se rattacher comme naturellement.
Je ne traite séparément l'histoire
d'une province, que quand elle n'a aucun rapport avec les autres,
et je les réunis quand les faits les rapprochent.
J'évite ainsi la monotonie et la répétition :
je mets de l'unité et de la variété dans
une matière qui paraît si décousue et si
uniforme, et je soulage la mémoire, qui saisit bien plus
aisément un enchaînement de faits rapprochés,
qu'elle ne retient une suite d'événemens isolés.
Mais je ne me borne pas à l'histoire
des faits. Après avoir rempli cette tache, je remonte
à 1 origine connue de notre histoire, c'est-à-dire,
au moment où nos ancêtres, sortant de la barbarie,
pour se réunir en société, ont pensé
à fonder des villes et à créer des lois,
et je suis les progrès de la civilisation quand les villes
se sont agrandies et les lois perfectionnées.
Je finis par tracer dans des chapitres séparés
le tableau des progrès de l'agriculture et du commerce
de la Belgique dans les differens siècles, et des révolutions
dans les murs et le caractère de ses habitans ;
et dans tout le cours de l'ouvrage, j'ai tâché,
fidèle à ma devise, défaire sortir la lumière
des ténèbres.
Les trois volumes : 120
euros (code de commande : 16824).
DOEHAERD (Renée) L'expansion
économique belge au Moyen Âge. Bruxelles, La Renaissance
du Livre, 1946. In-12 broché, 120 p., une carte dépliante,
(collection « Notre Passé »).
8
euros (code de commande : 299/65).
DUERLOO
(Luc) et JANSSENS (Paul) Wapenboek van de Belgische
Adel. Van de 15de tot
de 20ste eeuw. Ingeleid door
Andrée Scufflaire, Charles Papeians de Morchoven,
Michel Pastoureau. Tomes I, II, III et IV (complet). Brussel
Gemeentekrediet, 1992. Quatre volumes in-8° sous reliure,
jaquette et carton d'éditeur, t. I : 786 p., t. II
: 833 p., t. III : 912 p., t. IV : 885 p., nombreuses
illustrations en couleurs, exemplaire numéroté
(n° 1), en très bel état
et sous les étuis en carton portant l'étiquette
du destinataire du n° 1.
Introduction :
Wat
is er boeiender dan een wapenboek ? Zowel de leek die een
historische tentoonstelling bezoekt, als de onderzoeker die kost
wat kost een geschrift of een kunstwerk wil identificeren, raakt
in vervoering bij het zien van specifieke, regionale of zelfs
universele verzamelwerken waarin vanaf de 13de eeuw de onderscheidingstekens
van personen, geslachten, clans, streken, instellingen en groeperingen
zijn opgenomen ; het gaat hier om dezelfde symbolen die men uiteraard
zonder de pracht der kleuren ook terugvindt op honderdduizenden
zegels.
Deze heraldische bundels originele
werken of kopieën waarvan alleen beperkte repertoria bestaan
ontstonden in West-Europa, waar het genre tot ontluiking kwam,
maar ook elders op het oude continent en in andere werelddelen
vindt men ze terug. De oudste verzameling zou de wapenrol zijn
van de ridders die in 1254 door Karel van Anjou werden opgeroepen
om in Henegouwen gravin Margaretha hun steun te verlenen in het
conflict Avesnes-Dampierre. Dank zij het wapenboek van het toernooi
te Bergen in 1310, zijn de blazoenen van de zowat 200 deelnemers
bekend; de wapenrol van Turijn, een origineel werk dat
op het Staatsarchief in deze stad wordt bewaard, vermeldt ruim
honderd vazallen die aanwezig waren op de kroning van keizer
Hendrik VII te Rome in 1312. In het Wijnbergen-wapenboek, waarvan
het origineel uit circa 1275 in 's-Gravenhage
wordt bewaard, telden de Zwitserse heraldici P. Adam-Even en
L. Jéquier l300 wapenschilden van leenmannen en ridders
uit Frankrijk en de Nederlanden; dezelfde onderzoekers bestudeerden
ook het wapenboek dat de heraut Gelre wellicht
samen met enkele medewerkers aan het eind van de
14de eeuw samenstelde ; deze parel uit onze Koninklijke Bibliotheek
Albert I bevat meer dan 1700 wapenschilden in kleur, met helmen
en helmtekens. Het wapenboek van koningin Margaretha bevindt
zich in het British Museum, dateert van het begin van
de 15de eeuw en telt ongeveer l200 blazoenen van vorsten uit
het vasteland en van Engelse baronnen : het is een van de
eerste handschriften waarin de schilden volgens de figuren gerangschikt
werden. In de Nationale Bibliotheek te Wenen wordt een wapenboek
van het einde van de 15de eeuw bewaard waarin de wapenschilden
alfabetisch gerangschikt zijn volgens de bezitters ervan. Verscheidene
wapenboeken van de Orde van het Gulden Vlies, ingedeeld volgens
de kapittels die sedert 1430 werden gehouden, zijn de trots van
hun bezitters, waaronder onze Koninklijke Bibliotheek. Adellijke
herenwapens komen erin aan bod. Verder zouden nog heel wat werken
kunnen worden aangehaald, over de hele wereld verspreid in openbare
en privé-verzamelingen.
Men kan dan wel zijn verbeelding de vrije loop
laten, maar voor degenen die door de eeuwen heen de meest uiteenlopende
wapenboeken hebben geïdentificeerd, gepubliceerd en gecommentarieerd,
komt het er in de eerste plaats op aan de symbolische voorstellingen
te begrijpen en te doorgronden. Hun verdienste is van onschatbare
waarde: die wapenboeken zijn meestal angstvallig en terecht op
een veilige plaats weggeborgen. Ze zijn niet gemakkelijk te raadplegen
en moeilijk te onderzoeken, zelfs met de hedendaagse technische
hulpmiddelen die nochtans het noodzakelijk vergelijkend vorsingswerk
vereenvoudigen. Vanaf de moderne tijd worden globale studies
gepubliceerd in een nationaal kader dat door de historische ontwikkeling
geen hinderpaal vormt, vooral niet in Europa.
In 1588 verscheen in Sevilla een geïllustreerde
verhandeling van de Nobleza del Andaluzia, die door haar
auteur Goncalo Argote de Molina werd opgedragen aan Filips II,
koningvan Spanje. Onze zuiderburen beschikten reeds vroeg over
indrukwekkende onderzoeksinstrumenten : in de 17de eeuw was er
de bekende d'Hozier-dynastie van « juges d'armes »,
die onder andere aan de hand van hun beroemd Armorial général
de titels van de belangrijkste Franse families voor het nageslacht
hebben bewaard ; tussen 1894 en 1907 publiceerde A. Reverend
zijn Armorial du Premier Empire. Titres, majorats et armoiries
concédées par Napoléon Ier, en verder
waren er de recentere publikatie van Jougla de Morenas, Warren
en Frantzen en de meer gespecialiseerde werken van H. Pinoteau.
De Armorial families van A.C. Fox-Davies, meermaals herdrukt
te Londen, het Armorial général van Rietstap,
daterend uit 1880 en heruitgegeven te Gouda in 1884, met zijn
supplementen en zijn platen door V. Rolland erg nuttig,
hoewel ze niet voorzien zijn van referenties en het
Grosses und allgemeines Wappenbuch, in 1854 ontstaan uit
het werk van graveur J. Siebmacher dat in 1596 te Neurenberg
verscheen, zijn of worden in de 20ste eeuw eveneens heruitgegeven.
De publikatie in 1930 van de Wappenrolle von Zürich
(omstreeks 1335-1345) door W. Merz en F. Hegi betekende een keerpunt
in de wetenschappelijke benadering van de wapenboeken.
De jongste tijd, namelijk in 1974, bewezen
sommigen dat de aantrekkingskracht voor de studie van de heraldiek
en voor de kennis van de adel zeker niet afneemt : zo was er
J.-Cl. Loutsch, de huidige voorzitter van de Académie
internationale d'Héraldique, met zijn Armorial du Pays
de Luxembourg, verschenen in de hoofdstad van het Groothertogdom,
alsook F. Menéndez Pidal met zijn Libro de armeria
del reino de Navarra (l6de eeuw), uitgegeven in Bilbao, en
de Hoge Raad van Adel met zijn gedenkboek uit 1989 over De
Nederlandse Adel, waarin de blazoeneringen door O. Schutte
verzorgd werden. Net als de sigillografie vormen deze vakken
één der sleutels tot de studie van de geschiedenis
van de middeleeuwen en de moderne tijd. Denken wij maar aan het
in 1968 verschenen werk van E. Warlop, De Vlaamse Adel vóór
1300, en de Engelse vertaling ervan (1975-1976), alsook aan
Heraldiek-Héraldique, de twee versies van de inleiding
tot deze wetenschap, in 1985 door dezelfde auteur geschreven
zoals R. Laurent het deed voor de sigillografie
ter voorstelling van een opmerkelijke, maar thans jammer genoeg
opgedoekte tentoonstelling in het Algemeen Rijksarchief. In eenzelfde
perspectief wijzen wij op het succes van de Lettres de noblesse
octroyées par Sa Majesté Baudouin Roi des Belges
(1951-1991), een werk dat in 1991 ter gelegenheid van de koningsfeesten
gepubliceerd werd door Ph. de Bounam de Ryckholt en Georges de
Hemptinne, en van de Table héraldique de la Noblesse
du Royaume de Belgique, door Roger Denille met de hem bekende
nauwgezetheid samengesteld, en uitgegeven te Luik in oktober
van hetzelfde jaar.
Paul Janssens en LUC Duerloo vernieuwen het
genre, « tache ingrate et difficile » dixit
M. Pastoureau, en bespreken een zo groot mogelijk aantal wapenschilden
voor een zo ruim mogelijk publiek. Het nieuwe Wapenboek van
de Belgische Adel is een nauwgezet en omvangrijk werk zonder
weerga en maakt ten volle gebruik van de vooruitgang van wetenschap
en techniek : het bevat 9000 rubrieken met de wapenbeschrijving
en een kleurenreproduktie van de blazoenen van de hele vroegere
en huidige Belgische adel, telkens met verwijzing naar de archiefbronnen.
Het beslaat de periode van de 15de eeuw tot op heden en vermeldt
alle door de vorsten uitgereikte diploma's met hun referenties,
gaande van de Bourgondische, de Spaanse en de Oostenrijkse Nederlanden
tot het koninkrijk der Nederlanden en het koninkrijk België,
zonder het prinsbisdom Luik, het abdijprinsdom Stavelot-Malmedy
en het hertogdom Bouillon te vergeten. Dank zij de selectieve
bibliografie, verscheidene alfabetische lijsten (familienamen
en titels, herautstukken, wapenkreten en -spreuken) en een thematische
index (heraldische figuren), is het werk van deze twee eminente
auteurs uitgegroeid tot een wapenboek van deze tijd, dat
door de geraffineerde en onberispelijke typografie uitstekend
tot zijn recht komt. Zij verdienen alle lof omdat zij er niet
alleen in geslaagd zijn een omvangrijk werk te verwezenlijken
waarvan baron de Ryckman de Betz met zijn Armorial général
de la noblesse belge uit 1941 een verlicht voorloper bleek
te zijn zonder onze pioniers uit de vorige eeuw te
vergeten, zoals Goethals, Poplimont, Stein d'Altenstein en Bosmans,
of de auteurs van het Armorial beige du bibliophile, F.
de Jonghe d'Ardoye, Havenith en Dansaert, of die van de Annuaire
de la Noblesse en van de État présent
maar ook de taak hebben vereenvoudigd van degenen die
een beroep doen op de Dictionnaire des figures héraldiques,
waarvan de herdruk voorzien is en die aan de overgang van de
19de eeuw werd gepubliceerd door Th. de Renesse, een andere weldoener
voor onze onderzoekers.
De auteurs van het nieuwe wapenboek konden
rekenen op de medewerking van wijlen burggraaf Fernand de Jonghe
d'Ardoye en baron Jean-Pierre Ruzette, respectievelijk gewezen
voorzitter en gewezen lid van de Raad van Adel, die welwillend
hun notities ter beschikking hebben gesteld. Ook de uitgebreide
kennis van Georges de Hemptinne was van onschatbare waarde. De
inleiding werd toevertrouwd aan Michel Pastoureau van de Académie
internationale d'Héraldique, « directeur d'études »
aan de École pratique des hautes études (Sorbonne)
te Parijs en gewaardeerd auteur van een Traité d'héraldique
; het werk bevat ook een overzicht van de geschiedenis van
de adel en de ontwikkeling van de heraldiek ; Christiane Hoogstoel-Fabri,
lid en griffier van de Raad van Adel, behandelde de Dienst van
Adel, die zij jarenlang kundig heeft geleid.
De vier boekdelen, die tegelijkertijd in het
Nederlands en in het Frans verschijnen, mogen ongetwijfeld als
een wetenschappelijk monument worden beschouwd. Het werk wordt
gepubliceerd onder bescherming van het Gemeentekrediet van België
en bewijst opnieuw de doeltreffendheid van de culturele diensten
van deze bank onder de bekwame leiding van J.-M. Duvosquel.
Het zal de leden van de Belgische adel ten
zeerste verheugen dat talrijke families waarvan de mannelijke
lijn thans is uitgestorven, maar waarvan zij in de vrouwelijke
lijn afstammen, aldus aan de vergetelheid worden onttrokken.
Les quatre volumes :
400 euros (code de commande : 18113).
DUVOSQUEL
(J.-M.) Bibliographie de l'histoire militaire en Belgique
1965-1969. Bruxelles, Revue
Internationale d'Histoire Militaire, 1970. In-8° collé,
[63] p., hommage de l'auteur au professeur Jean-Jacques
Hoebanx.
Extrait du n° 29 de la Revue
Internationale d'Histoire militaire, pp. 973-1035.
Introduction :
En 1959, Monsieur Albert Duchesne, l'actif
et dynamique conservateur au Musée royal de l'Armée
et d'Histoire militaire de Bruxelles, faisait paraître
un premier inventaire des témoins et des sources de l'histoire
militaire en Belgique. Il mettait ainsi à la disposition
des chercheurs un répertoire des institutions et des revues,
ainsi qu'une bibliographie sommaire des ouvrages et des articles
essentiels qui pouvaient les aider dans un premier travail d'approche
d'un sujet d'histoire militaire.
Six ans plus tard paraissait, sous la signature
du même auteur et de Monsieur Jean Lorette, conservateur-adjoint
à la même institution, une seconde contribution,
essentiellement bibliographique celle-ci, qui couvrait la période
1959-1965.
Ainsi, pour la première fois, nous disposions
d'une vue d'ensemble de la production belge en matière
d'histoire militaire. Nul doute que cela a fait prendre conscience
des lacunes en ce domaine de l'historiographie, et que d'aucuns
se seront efforcés de les combler. Ce premier aperçu
fit aussi apparaître l'indigence et la faiblesse de grand
nombre de contributions. Peu ou prou de travaux dignes de retenir
l'attention de l'historien, si ce n'est ceux de quelques spécialistes
ou de quelques amateurs éclairés ; très
peu de travaux originaux, mais beaucoup de compilations.
En dépit de l'effort déployé
par la Revue belge d'Histoire militaire et l'exemple fourni
par la publication de Travaux du Centre d'Histoire militaire
du Musée royal de l'Armée depuis 1966, c'est
aux mêmes constatations que nous aboutissons aujourd'hui.
L'histoire militaire ne retient que très peu, pour elle-même,
l'attention des universitaires. Rares sont les historiens autodidactes,
qui par ailleurs fournissent de remarquables contributions, se
livrant à de minutieuses recherches et à une mise
en uvre rigoureuse. Passons sous silence l'originalité
d'articles de journalistes et d'historiens vulgarisateurs, qui
sévissent dans certains domaines de prédilection.
Quant aux travaux qui sont des apports solides à notre
connaissance du passé, ils sont quelques dizaines.
Comme notre but n'est pas de livrer un bulletin
critique, mais une bibliographie qui se voudrait exhaustive (et
qui sait très bien ne pas l'être : il y a d'inévitables
lacunes), nous nous sommes efforcé de relever les références
de tout article concernant l'histoire militaire de nos provinces,
quelle que soit sa valeur ou son originalité, dans l'espoir
de mettre en évidence les domaines inexplorés ou
maladroitement défrichés.
La production historique de ces cinq années
a été répartie en différentes rubriques,
qui sont restées celles qu'avaient adoptées, en
1965, A. Duchesne et J. Lorette. Chaque fois que cela était
possible, les articles portant sur des faits précis ont
été classés dans l'ordre chronologique des
événements, sur des personnages ou des villes ou
régions dans l'ordre alphabétique. Une table des
noms d'auteurs guidera le lecteur.
10 euros (code de commande
: 16096).
DUVOSQUEL
(Jean-Marie) et CAUCHIES (Jean-Marie) Compte rendu
du XLVe Congrès de la Fédération des Cercles
d'Archéologie et d'Histoire de Belgique et du premier
Congrès de l'Association des Cercles francophones d'Histoire
et d'Archéologie de Belgique - Comines 1980. Comines, Congrès de Comines, [1982].
In-8° agrafé, [31] p., illustrations, envoi d'un
des auteurs au professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Extrait :
C'est par une lettre en date du 10 mai 1978
que la Fédération des Cercles d'Archéologie
et d'Histoire de Belgique se voyait notifier la candidature de
la Société d'histoire de Comines-Warneton et de
la région, en vue de l'organisation du XLVe Congrès,
en août 1980, à Comines (Hainaut). La même
lettre stipulait en outre que le Centre d'information et de contact
des cercles d'histoires, d'archéologie et de folklore
du Hainaut « Hannonia » serait directement
associé à l'initiative par le cercle responsable.
La présidence et le secrétariat du congrès
devaient donc être respectivement confiés à
des délégués de la société
cominoise et de Hannonia. Réunis à Écaussinnes-Lalaing
(Hainaut), le 15 avril précédent, les représentants
des cercles hainuyers d'histoire et d'archéologie affiliés
à Hannonia avaient, à l'unanimité, marqué
leur accord à ces dispositions.
Quelques mois plus tard, à Namur, se
déroulait le 28 août 1978
l'assemblée constituante de l'Association des Cercles
francophones d'Histoire et d'Archéologie de Belgique,
a.s.b.l. de structure communautaire, calquée sur les normes
institutionnelles de la Belgique nouvelle. 45e Congrès
de la fédération nationale susmentionnée,
maintenue à titre scientifique et fonctionnel, celui de
Comines allait dès lors être en même temps
le premier placé sous les auspices de la nouvelle association
proposition adoptée en assemblée générale
de celle-ci, derechef à Namur, le 22 novembre suivant.
Les jalons étaient ainsi posés,
les fondements établis, les cautions acquises et les responsabilités
définies. Il convenait dès lors de se mettre à
l'uvre, ce qui n'allait guère tarder.
5 euros (code de commande
: 16094).
Études
sur le XVIIIe siècle. Tome
X. Bruxelles, Éditions
de l'Université de Bruxelles, 1983. In-8°
broché, 184 p.
Table des matières
:
Section Philosophie.
- Liberté
et Nécessité : l'opposition de Reid au compatibilisme
de Hume, par E. Griffin-Collart (pp. 9-22).
- Auguste Comte et
les « philosophes » de l'âge métaphysique,
par R. Trousson (pp. 23-42).
- Un « père
conscrit » du luthéranisme éclairé
: Johann Joachin Spalding (1714-1804), par H. Plard
(pp. 43-60).
Section littérature.
- Une fiction politique
de l'Ancien Régime : l'Histoire d'un Pou français,
par R. Mortier (pp. 63-75).
- Le type du maître
d'école chez Jean Paul Friedrich Richter et J.M.R. Lenz,
par A. Préaux (pp. 75-83).
Section Beaux-Arts.
- Les toiles en façon
de tapisserie de l'Hôtel de Coninck à Gand,
par M. Fredericq-Lilar (pp. 87-91, illustrations hors
texte).
Section histoire.
- Aperçu bibliographique
sur la noblesse « belge » (Pays-Bas, Principauté
de Liège, Duché de Bouillon) au XVIIIe siècle,
par M. Mat-Hasquin et J.-J. Heirwegh (pp. 95-126).
- L'héritage
archivistique du Président des États de Flandre
J.J.P. Vilain XIIII. Sa destruction par les autorités
(1778), par P. Lenders (pp. 127-152).
- Les premières
fabrications de cristal dans les Pays-Bas autrichiens, par
B. D'Hainaut (pp. 153-158).
- Pierre le Grand
et la conception de l'État en Russie à l'aube des
Lumières, par E. Donnert (pp. 159-170).
- La polémique
autour du Saint-Office à Naples (1688-97) et le libertinage
érudit, par I. Comparato (pp. 171-184).
15 euros (code de commande
: 18100).
Études
sur le XVIIIe siècle. Tome
XI. Idéologies de la noblesse. Bruxelles, Éditions de l'Université
de Bruxelles, 1984. In-8° broché, 146
p.
Table des matières
:
- Introduction,
par J. Craeybeckx.
- L'idéologie du sang chez
Boulainvilliers et sa réception au 18e siècle,
par G. Gerhardi (pp. 11-20).
- L'idéologie politique
du marquis d'Argenson, d'après ses uvres inédites,
par N. Johnson (pp. 21-28).
- L'influence sur le continent
du modèle aristocratique britannique au XVIIIe siècle,
par P. Janssens (pp. 29-38).
- La démocratisation
de l'idée de l'honneur dans le Manuscrit trouvé
à Saragosse de Jean Potocki, par M.E. Zoltowska
(pp. 39-52).
- L'idéologie de la noblesse
dans le débat sur le luxe (1699-1756), par R. Galliani
(pp. 53-64).
- La sensibilité comme
idéologie de substitution de la noblesse dans Aline
et Valcour, par J. Garagnon (pp. 65-78).
- La « Thalimanie »,
par L. et A. Gilon (pp. 79-86).
- La réaction de la noblesse
et la défense de ses privilèges dans la Principauté
de Liège au début du XVIIIe siècle,
par B. Demoulin (pp. 87-104).
- La réaction nobiliaire
de la fin de l'Ancien Régime et la révolution des
notables de 1787 en Flandre, par L. Dhondt (pp. 105-116).
- La noblesse hongroise des
Lumières : pour et contre l'absolutisme éclairé
de Joseph II, par J. Barta (pp. 117-126).
- Peut-on parler d'une idéologie
nobiliaire en Russie ?, par M. Colin (pp. 127-138).
- L'idéologie de la noblesse
russe au siècle des Lumières. La fronde aristocratique.
Le prince Chtcherbatoff, par L. Nemeti-Charguina (pp.
139-146).
13 euros (code de commande
: 18101).
Exposé historique de l'état de
l'Église réformée des Pays-Bas ; pour être
présenté de la part de la Réunion wallonne
aux églises réformées étrangères,
spécialement aux églises de la France et de la
Suisse-française par
la Commission pour les affaires des églises wallonnes
des Pays-Bas. 2e édition.
Amsterdam, Van Tyen, 1855. [Amsterdam,
G. Van Tyen & Fils. 1855.] In-8°
broché, [2 bl.], [2 (titre et avertissement de l'éditeur)],
70, [2 (table)] p., soulignements et annotations crayonnés,
rare.
Note liminaire :
Nous
nous proposons de donner un court expose de l'état des
choses dans l'Église réformée des Pays-Bas.
C'est surtout des temps actuels qu'il s'agit. Cependant la Hollande
protestante a été trop connue autrefois, elle a
eu trop de part à la vie religieuse et intellectuelle
de l'Europe réformée, pour que nous n'appelions
pas un instant l'attention sur ce passé que l'on connaît ;
nous le relierons au présent par un coup d'il sur
ces temps intermédiaires, où l'absence d'un lien
commun entre les Églises des divers pays réformés,
les a conduites, non à s'oublier, mais à ne plus
guères se connaître. À l'égard des
temps passés, nous nous bornons à une esquisse
rapide du mouvement théologique, mouvement d'autant plus
important à connaître, qu'il reflète en quelque
sorte la vie ecclésiastique et religieuse. Il en naît
et y réagit à son tour. Connaître le premier
c'est pouvoir se faire une idée de cette dernière.
Arrivés aux temps présents, nous nous appliquerons
à distinguer, sous le triple rapport, ecclésiastique,
religieux et scientifique, les quelques traits que nous aurons
à présenter.
Quant au passé, il s'agit de
trois siècles, depuis la moitié du 16e siècle
jusqu'à la moitié du 19e. Nous les passerons successivement
en revue.
50 euros (code de commande
: 16641).
Exposition
numismatique.
Bruxelles, Société Royale de Numismatique de Belgique,
1966. In-8 broché, 197 p., XVIII planches hors texte,
couverture un peu salie.
@ Catalogue de l'exposition
du même nom qui s'est tenue à Bibliothèque
Royale du 30 avril au 29 mai 1966.
13
euros (code de commande : 310/56).
[EXPOSITION
UNIVERSELLE 1958]. 1958. Images
de l'exposition universelle de Bruxelles. Beelden van de algemene
wereldtentoonstelling te Brussel. Views of the international
exhibition of Brussels. Bilder von der Brusseler Weltausstellung. Préface de Jacques Dumont. Bruxelles,
Charles Dessart, 1958. In-4° broché, 16 p., 86
reproductions photographiques en héliogravure, jaquette,
bon exemplaire.
Extrait de la préface :
Ce
livre n'est pas une description. Il montre seulement quelques
images, fugitives et particulières, de ce qu'a été
la grande Exposition universelle et internationale de Bruxelles
1958. Il ne veut pas être un bilan, mais un ensemble de
visions, qui vous sont un rappel et, parfois, une découverte.
Les photographes qui ont promené leurs
objectifs dans la ville éphémère du Heysel
se sont attachés surtout à fixer des détails
et des rythmes. Par ceux-ci, ont-ils cru, pouvait se perpétuer
l'intention des bâtisseurs de 1958. Souvent mieux que les
phrases, une image contient un message. Les pages qui suivent
veulent dire que cet immense effort déployé à
Bruxelles, par des hommes venus des quatre coins du monde, eût
été vain, s'il s'était limité à
construire sur 200 hectares des palais extraordinaires, à
penser des architectures nouvelles, à tracer des jardins,
à rassembler toutes les richesses de la Terre, si l'homme
lui-même n'y trouvait pas son compte. Valait-il la peine
de rassembler ces dizaines de milliers de tonnes d'acier, de
béton, de verre, de bois et de les combiner en de savantes
techniques, pour la seule satisfaction d'avoir été
de vingt ans en avance sur notre temps ? Non certes, mais il
fallait que l'Exposition de Bruxelles fût à la fois
un inventaire et un sommet des sciences exactes pour poser le
problème qui nous préoccupe : comment l'homme peut-il,
dans cette prodigieuse course au progrès matériel,
renouer avec sa propre tradition d'homme ?
« Quel est mon rôle dans cette
ronde hallucinante ? » devait nécessairement
se demander le visiteur de '58. Peut-être aura-t-il pensé
comme Albert Camus : « Mon rôle, je le
reconnais, n'est pas de transformer le monde ni l'homme, je n'ai
pas assez de vertus ni de lumière pour cela. Mais il est
peut-être de servir, à ma place, les quelques valeurs
sans lesquelles un monde même transformé ne vaut
pas la peine d'être vécu. » Des réponses
semblables à celles-ci étaient inscrites d'un bout
à l'autre de l'Exposition : Cité de la Coopération
internationale, organisations internationales, action humanitaire
des missions catholiques et protestantes, inventions et découvertes
mises au service de l'homme, maîtrise de la matière.
À Bruxelles, en cet essai d'un monde
heureux et pacifique, l'homme a pu refaire sa propre découverte.
Il ne se peut qu'une telle tentative d'équilibre
reste sans lendemain ; cet ouvrage, dans les
limites qu'il s'est assignées, entend participer à
cette affirmation de bonne volonté qui laisse croire aujourd'hui
que le Thème a des chances de « tenir ».
Quelle a été l'intention de l'éditeur
quand il a choisi ces quelque cent images et qu'il les a ordonnées
pour en faire un livre ?
Vingt-cinq photographies, d'abord, veulent
rappeler cette apparente incohérence des formes qui, au
premier choc, pouvait déconcerter le visiteur. Recherche
forcenée de contours nouveaux pouvant aller jusqu'à
l'angoisse celle-là même de l'homme
confronté avec les conséquences terribles de ses
découvertes. Puis quelques images montrant l'homme qui
tente d'échapper à la contrainte : une évocation
des persécutions d'Israël, une danse macabre mexicaine,
un aspect du pavillon du Champagne, une vision du groupe du textile
où les formes idéalisées se meuvent. Viennent
ensuite des vues extrêmement sereines, de la verdure, les
arbres du parc d'Osseghem, une vaste promenade en zig-zag à
travers toute l'Exposition, ses pavillons, ses scènes
de rue. Ça et là, on relève d'intéressants
contrastes : l'amateur d'art au pavillon hongrois et la
chapelle du Saint-Sacrement au pavillon du Saint-Siège.
Ailleurs on oppose, dans un excellent esprit
d'ailleurs, une musique russe à une fanfare américaine.
Il reste parfois un point d'interrogation. Où donc l'éditeur
a-t-il voulu en venir ? Pourquoi coupe-t-il brusquement
son effet par cette soirée à l'Oberbayern ?
Peut-être a-t-il eu la rude envie de tout envoyer en l'air...
Mais le livre se termine comme toute bonne visite à l'Exposition,
par une promenade à travers la Belgique Joyeuse et le
parc des Attractions.
L'Exposition est à peine close que sort
cet ouvrage, dû à l'initiative de l'éditeur
Charles Dessart. Il a le mérite d'être d'abord le
premier. Il a aussi le mérite du « pris sur
le vif », du document presque brutal, que l'on n'a
pas eu le temps ni le désir de présenter autrement
qu'il n'est. D'autres initiatives, sans doute, nous vaudront
d'autres ouvrages. Auront-ils cette même valeur de témoignage
tout palpitant encore de vie ?
Il était bon aussi que ce témoignage
fût photographique ; il rappelle la prodigieuse utilisation
que l'on a faite de la photo à l'Exposition. Supposez
un instant que l'on ait supprimé des pavillons toutes
ces photos, petites ou grandes, qui s'y trouvaient. Croyez-vous
que nous en garderions encore un souvenir efficace ? Imaginez
le Japon sans son thème des mains, le Canada sans ses
paysages agricoles, la Yougoslavie sans ses églises byzantines,
l'Allemagne sans son exposition de la sécurité
sociale.
Puissent les photos de ce livre vous rappeler
les beaux moments que vous avez passés en 1958 sur le
plateau du Heysel. Puissent-elles aussi vous faire comprendre
que, le 19 octobre, tout n'a pas été dit et que
si le « bilan du monde » a été
fait, « le monde plus humain » reste toujours
à conquérir.
20 euros (code de commande
: 16650).
FACHE (Adrien) Alias Marc Leman. Balthazar, Brave, Bravery, BB et Zig. Services
de renseignements 1940-1945. Organisation et souvenirs. &
Un aviateur américain à Mouscron. 1944-1945. Une
odyssée. S.l., Chez l'Auteur,
2003. In-8° collé, 310 p., illustrations, exemplaire
en bel état, épuisé.
En quatrième
de couverture :
Adrien
Fache, capitaine A.R.A., est né à Mouscron le 24
décembre 1920. Dès l'automne 1940, il rejoint la
Résistance sous le nom de guerre de Marc Leman.
Maillon essentiel des réseaux de renseignement Brave,
Bravery, B.B. et Zig, il fait passer vers l'Angleterre, via les
réseaux français, les rapports de toutes les régions
de Belgique et du Nord de la France qui sont centralisés
à Mouscron. Accusé d'avoir hébergé
un aviateur américain, il est arrêté en mars
1944. Il est condamné à mort quinze jours avant
la Libération et déporté en Allemagne. Il
est libéré le 23 avril 1945.
Cet ouvrage, sans avoir la prétention
d'être complet ni exhaustif, parcourt néanmoins
scrupuleusement les méandres de la construction des réseaux
dont Adrien Fache fit partie et relate l'odyssée de son
arrestation et de sa captivité. Pour maintenir la mémoire.
13 euros (code de commande
: 17401).
FAIDER (Ch.)
Études sur les constitutions nationales (Pays-Bas
autrichiens et pays de Liége). Bruxelles, Grégoir,
Wouters et Compe, 1842. In-8° demi-chagrin noir, 248 p.,
monogramme doré sur le plat supérieur, mors frottés.
35
euros (code de commande : 271/62).
Fer de lance. Histoire de la Centrale des Métallurgistes
1887-1987. [Avant-propos par Jean Puissant.] Bruxelles,
CMB, 1987. In-8° à l'italienne sous cartonnage d'éditeur,
207 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, ex-dono.
20 euros (code de commande
: 337/64).
La fondation
du parti communiste en Belgique. Documents présentés et commentés
par Claude Renard. Numéro spécial des
Cahiers marxistes. Bruxelles, 1971. In-8° broché,
148 p.
10
euros (code de commande : 334/62).
[FRISIUS].
VAN ORTROY (F.) Bio-bibliographie de Gemma Frisius, fondateur de l' École belge de géographie,
de son fils Corneille et de ses neveux les Arsenius. Bruxelles, Académie Royale, 1920. In-8°
broché, 418 p., (« Classe des Lettres
», Mémoires, collection in-8°, deuxième
série, tome XI, fascicule II), dos cassé, épuisé
au catalogue des publications de l'Académie.
Extrait de la préface
:
Cette étude bio-bibliographique est
consacrée à Gemma Frisius et à divers membres
de sa famille ; nous signalons, en même temps que
leur uvre imprimée et manuscrite, les instruments
sortis de leur atelier.
En tout premier rang, et dépassant la
lignée de plusieurs coudées, se place Gemma, professeur
à l'Université de Louvain. Autour de lui gravitent
son fils Corneille, qui jeta un certain éclat, et ses
neveux Gauthier, Régnier, Rémi, Ferdinand (?) et
Ambroise (?) Arsenius, dont le rôle fut beaucoup plus modeste,
mais que nous englobons dans notre travail, parce qu'ils ont
en partie réalisé les conceptions de leur parent.
Si nous nous en rapportions au témoignage
de feu le lieutenant général Wauwermans, un sixième
Arsenius serait à citer. Se basant sur une note de Lelewel,
et de Van Raemdonck, il dit, en effet, que Ferdinand et Ambroise
« furent probablement frères de Marc-Antoine Arsenius
qu'Ortelins chargea d'achever la carte de Livonie après
le supplice du malheureux Jean Portant, brûlé pour
cause d'hérésie ». Nous constatons à
regret qu'il y a là presque autant d'erreurs que de mots
! Lelewel signale une carte de Livonie par « Marc-Ambroise,
à Anvers » ; mais d'après la liste des géographes
placée en tète du Theatrum Orbis Terrarum
d'Ortelius de 1592, et mise à contribution par le savant
écrivain polonais, il ne peut être question que
d'un « Marcus-Ambrosius Nissensis », dont le travail
n'était pas encore publié à la date susindiquée,
et n'a peut-être jamais paru. Rien ne dit, au surplus,
que cette carte a été entreprise à la demande
d'Orlelius.
Quant au docteur Van Raemdonck, il se borne
à faire sienne l'opinion émise par Lelewel, «
qu'Ortelius n'a mis au service de la science que sa seule intelligence,
faisant graver ses cartes par François Hogenberg, Ferdinand
et Ambroise Arsenius et d'autres ».
Tous les problèmes, que comporte la
biographie de Gemma, ne sont pas élucidés, mais
il est difficile, dans l'état de nos connaissances, de
préciser davantage.
On constatera d'ailleurs, en lisant les notes
que nous consacrons plus loin à notre personnage, la place
marquante qu'il occupa dans l'enseignement universitaire, soit
public, soit privé ; quel élan il sut imprimer
à l'élude des mathématiques, qui ne jouaient
qu'un rôle assez effacé dans les programmes de l'Aima
mater louvaniste ; enfin et surtout, quelle remarquable
solution, restée quasi intacte, il apporta à deux
grandes questions qui préoccupaient les esprits au XVIe
siècle ; l'une de ces questions concerne le levé
topographique d'un pays d'étendue restreinte ; l'autre
se rapporte à la détermination des longitudes au
moyen d'horloges.
Puissent de nouveaux documents permettre d'asseoir
bientôt la biographie des Gemma sur des bases définitives,
et notre longue et minutieuse enquête nous valoir, de la
part des plus exigeants, non seulement des critiques détaillées
et sévères, mais aussi des matériaux; ils
permettront d'embellir le monument que nous désirons depuis
longtemps élever aux géographes des Pays-Bas, et
dont la présente élude forme une des pierres angulaires.
Nos forces nous trahiront sans doute, mais nous escomptons de
vaillants concours, auxquels notre dévouement et notre
collaboration sont dès l'instant acquis.
30 euros (code de commande
: 14313).
GACHARD
Rapport à monsieur le Ministre de l'Intérieur,
sur différentes séries de documents concernant
l'histoire de la Belgique, qui sont conservées dans les
Archives de l'ancienne Chambre des Comptes de Flandre, à
Lille. Bruxelles, Académie Royale, 1841.
In-8° broché, 484 p., couverture défraîchie.
40 euros (code de commande
: 274/66).
GARITTE (Gérard) Va-t-on
tuer Louvain ?
Louvain, 1966. In-12 agrafé, 26 p.
@ Ce texte, et celui de Paul De Visscher, Le
Temps des responsables, qui le suit, sont extraits de La
Libre Belgique des 3 et 4 février 1966.
5 euros (code de commande
: 5874).
|
GÉNÉALOGIES
- ARCHIVES DE FAMILLES
[de CRASSIER]. ROUHART-CHABOT (J.)
Inventaire des archives de la famille de Crassier et
de ses alliés. Bruxelles,
Archives Générales du Royaume, 1960. In-8°
broché, 237 p., 1 tableau des alliances.
6 euros (code de commande : 327/68).
[d'OLMEN de POEDERLÉ]. THIELEMANS
(Marie-Rose) Inventaire des archives de la famille
d'Olmen de Poederlé. Bruxelles,
Archives Générales du Royaume, 1959. In-8°
broché, XXI, 148 p., 1 tableau des parentés.
6 euros (code de commande : 328/68). |
[GÉNÉALOGIE].
CRAVIGNAC (Renaud de) Le livre des lignages. Marchal de Belgique, de villes voisines, en France,
Suisse, Luxembourg, République fédérale
d'Allemagne ou d'Amérique du Nord et Le Guide Pratique
de généalogie.
Bruxelles, Les Nouveaux Généalogistes, 1989. In-4°
collé sous étui, 132, [96 (registre)] p., illustrations,
bien complet du tableau généalogique vierge volant
et de la feuille de justification du tirage limité à
230 exemplaires.
En guise d'introduction
:
Un livre pour votre famille et vos descendants.
« Les Nouveaux Généalogistes
» (LNG) sont une société dont les éditions
sont nées d'une réflexion sur les travaux de la
section anthroponymie-généalogie du « Centre
européen pour les sciences humaines et les arts »
(CESHAR). Ces éditions s'inscrivent dans le courant de
la « nouvelle histoire » instaurée par les
Georges Duby, Emmanuel Leroy-Ladurie et autres qui, plutôt
que de s'en tenir à l'analyse des dynasties et à
l'accumulation des dates de guerres et traités, ont voulu,
à partir de documents et d'enquêtes, reconstituer
la vie de groupements humains et leur évolution sociale
: un travail plus proche de l'ethnologie que de l'histoire classique.
Dans cette perspective, LNG publie une série
d'ouvrages dont chacun est consacré à l'étude
d'un nom de famille. Chaque édition comporte :
- des notions essentielles
sur la généalogie ;
- une méthode
de travail pour entreprendre des recherches en ce domaine ;
- des informations exclusives
sur votre nom : biographies succinctes de personnalités
l'ayant porté, nobiliaire et armoiries, registre de tous
ceux qui portent actuellement ce nom.
La présente édition vous est
spécialement destinée.
Ce Livre des Lignages est le vôtre. Il
est un document unique pour votre famille et vos descendants.
30 euros (code de commande
: 14617).
GEORLETTE (René) Quelques
botanistes belges. Bruxelles,
Office de Publicité, 1949. In-12 broché, 82 p.,
une illustration, (« Collection Nationale »,
9e série - n° 95), envoi de lauteur.
8
euros (code de commande 353/60).
[GUILLAUME
LE TACITURNE (Guillaume de Nassau, prince d'Orange)]. WEDGWOOD
(Cicely Veronica) Guillaume
le Taciturne. [Titre original : William the Silent.]
Traduit de l'anglais par Rose Celli et Joan Smith. Paris, Tallandier,
1947. In-8° broché sous jaquette, 347 p., planches
hors texte, (collection « Biblothèque Historia »).
Compte rendu J. Scheerder
dans la Revue Belge de Philologie et d'Histoire (tome 28, pp.
258-260) :
Het
mooie boek van Miss Wedgwood leert de specialisten van de XVIe
eeuw eigenlijk niets nieuws over de Prins van Oranje. De auteur
heeft geen gebruik gemaakt van onuitgegeven dokumenten. In haar
bibliografie verwijst ze naar algemene werken en beperkt ze zich
tot de uitvoerige, hoewel weinig nauwkeurige en meestal onwetenschappelijke
opgave van een 30-tal werken, niet de best geselectioneerde,
welke in de tot een minimum herleide notas van haar werk, onder
verkorte vorm geciteerd worden.
In tien hoofdstukken, onderverdeeld in meerdere
paragrafen, wordt ons, goed geëncadreerd in het algemeen
tijdsgebeuren, een gedetailleerde schets geboden van Oranje's
bewogen leven, vanaf zijn geboorte tot aan zijn geweldige dood.
Kernachtig en tevens vlot geschreven, in een
beeldenrijke taal, zonder langdradige beschouwingen of redeneringen,
boeit het werk den lezer van de eerste tot de laatste bladzijde.
Men leze de portretten en karakterbeelden van Oranje op verschillende
tijdstippen van zijn leven, van Juiiana van Stolberg, van Philips II,
van Margareta van Parma, van Charlotte van Bourbon en andere
dramatis personae, de beschrijving van de hofhouding te Dillenburg,
te Breda of te Brussel, het verhaal van de dood van Lodewijk
van Nassau of van het beleg van Leiden, steeds zijn de personnages,
toestanden en gebeurtenissen, levendig, raak en aangrijpend weergegeven.
Bij het typeren van nevenfiguren is het niet altijd mogelijk
de voorstelling te detailleren en te nuanceren zoals in een uitvoerige
monografie. Hierdoor komen sommige niet tot hun volle recht,
Farnese b.v.b. zo meesterlijk geschilderd door Prof. Van der
Essen was behalve een knap politicus en diplomaat ook een geniaal
legeraanvoerder. Het tragisch groots duel tussen de Vader des
Vaderlands en den Italiaansen legeraanvoerder van Philips II
is niet machtig genoeg weergegeven. Philips en Alva worden in
zeer sombere kleuren uitgebeeld. Stellen wij ons de eerste werkelijk
nog zó voor, na het meesterlijk essai van Prof. Altamira
en het sensationeel werk van Pfandl ? Voor Miss Wedgwood
heeft Alva blijkbaar nog niet afgedaan als nationale boeman,
hoewel niemand minder dan de protestantse Nederlandse historicus
De Pater hem aandiende als een beschaafd en beheerst hoveling
(een zo gunstig oordeel dat het ook niet door iedereen ad litteram
zal aanvaard).
Men zou de schrijfster onrecht aandoen, met
stil te staan bij kleine onnauwkeurigheden welke hier en daar
in haar studie slopen : een verkeerde vermelding van geboorteplaats
voor Margareta van Parma (Oudenaarde en niet Gent), een onjuiste
datum (de Beeldenstorm begon niet op 19 Oogst, de dag waarop
Oranje Antwerpen verliet, maar acht dagen vroeger en wel bepaald
in het Westkwartier), de foutieve spelling van eigennamen zoals
Brill loco den Briel of La Brielle (passim) of nog het verzuimen
van de vermelding dat ook verschillende steden uit het Zuiden
aansloten bij de Unie van Utrecht : Gent, Ieper, Brugge en het
Vrije en een weinig later ook Antwerpen, Lier en Breda.
Miss Wedgwood heeft blijkbaar niet de beste
bronnen geraadpleegd voor haar verhaal van de gebeurtenissen
te Gent, waar de uitspattingen van Hembyze en Ryhove de persoonlijke
tussenkomst van Oranje noodzaakten. Op blz. 270 leest men dat
Oranje zich naar een kerk begaf waar zijn verwoede tegenstander,
Dathenus, predikte, doch deze was reeds vóór de
aankomst van Oranje te Gent, samen met Moded op de vlucht geslagen.
In het leven van den Zwijger evenals in de
geschiedenis van de Nederlandse Opstand komen veel betwiste punten
voor. Schr. houdt er geen persoonlijke interpretaties op na,
doorgaans geeft ze de meest geldende en de best gefundeerde weer.
Voorbehoud dient echter gemaakt wat betreft de voorstelling van
de godsdienstige toestanden in de Nederlanden. Er wordt niet
genoeg aandacht besteed aan de beweging van de Sacramentariërs,
voor de Doopsgezinden wordt geen onderscheid gemaakt tussen de
révolutionnaire Anabaptisten en de stille Doopsgezinden,
ook waren de Lutheranen nooit zo talrijk als gezegd op blz. 171.
De beschrijving van de inquisitie en haar werking is te summair
en bovendien onjuist. De godsdienstige evolutie van de Prins
wordt alleen bestatigd, niet verklaard noch haar oprechtheid
onderzocht.
Een laatste opmerking betreft een materiële
vergissing. In de lijst van de buitentekst illustraties is het
portret van Oranje vergeten, dat voorkomt tegenover de titelbladzijde,
bovendien wordt daar verkeerdelijk deze schilderij toegeschreven
aan Adriaan Key, wellicht omdat zulks te lezen staat op een band
onder de schilderij. Het staat thans echter vast, zoals H. Hymans
reeds schreef in zijn studie over Antonio Moro et son uvre
(Brussel, 1910, blz. 81) dat het portret van Oranje uit het museum
van Cassel van de hand van A. Moro is, zoals Miss Wedgwood het
trouwens zelf zegt op blz. 303.
Renan zegde : « On ne doit jamais écrire
que de ce qu'on aime ». Miss Wedgwood paste deze woorden
toe. Zonder in het apologetisch genre te vervallen, is haar werk
een getuigenis van haar bewondering en sympathie voor de grote
figuur van de Zwijger, die alles veil had, have en goed, ja zelfs
zijn leven, voor de verwezenlijking van zijn stoute generaliteitsdroom.
Voor de Vader des Vaderlands wien ballingschap noch nederlagen,
familieleed noch ziekte, vreckheyt der Nederlanders en particularisme
van Gewesten en Steden noch onbegrip van fanatici nimmer konden
afkeren van zijn streven naar de verwezenlijking ,van de Eenheid
en de Vrijheid der Nederlanden. Dit taai hardnekkig volharden
ondanks alle tegenkantingen en tegenslagen, die hoofdtrek van
het karakter van Willem van Oranje wordt in dit mooi werk op
uitstekende wijze belicht. Deze en de andere verdiensten welke
wij hierboven onderlijnden, wettigen het succes van deze studie
en haar vertaling in het Frans, Nederlands en Zweeds.
12 euros (code de commande
: 16796).
HASQUIN
(Hervé) Les Réflexions sur l'état
présent du commerce, fabriques et manufactures des Païs-Bas
autrichiens (1765) du négociant bruxellois, Nicolas
Bacon (1710-1779), conseiller député aux affaires
du commerce. Bruxelles,
Palais des Académies, 1978. In-8° sous reliure d'éditeur,
VI, 190 p., (collection « Académie Royale
de Belgique - Commission Royale d'Histoire »), exemplaire
en parfait état.
Introduction :
Les théories économiques qui
avaient la faveur des gouvernements français et anglais
au XVIIIe siècle sont relativement bien connues. En ce
qui concerne nos régions, et notamment les Pays-Bas autrichiens,
il en va tout autrement. On commence certes à déceler
quelques lignes directrices dans la politique suivie par les
ministres autrichiens à Bruxelles et les hauts fonctionnaires
qui les aidaient dans leur tâche, mais il subsiste bien
des zones d'ombre, en particulier au niveau des influences qu'ont
pu exercer les économistes français et anglais
sur nos gouvernants et leur entourage.
Nous nous sommes efforcé de combler
partiellement cette lacune en analysant l'uvre de Nicolas
Bacon, un fonctionnaire bruxellois qui gravita peu après
le milieu du XVIIIe siècle dans les hautes sphères
de l'administration du commerce aux Pays-Bas.
Le nom de Nicolas Bacon apparaît parfois
dans des études d'histoire économique consacrées
au dix-huitième siècle « belge ».
Quelques auteurs, et non des moindres Van Houtte
et Pirenne par exemple ont eu connaissance directement
ou indirectement de ses « Réflexions »,
restées manuscrites jusqu'à ce jour. En revanche,
le silence est à peu près total sur la personnalité
de l'auteur. Depuis la publication par J. Lefèvre de documents
relatifs au personnel des Conseils collatéraux, on connaissait
cependant un peu mieux sa carrière de conseiller député
aux affaires du commerce.
Ses « Réflexions »
n'ont jamais fait l'objet d'une étude systématique,
si l'on excepte l'article un peu oublié qui a été
consacré au début du siècle au chapitre
relatif à une réforme des études à
l'Université de Louvain: cette publication d'H. Vander
Linden contenait d'ailleurs quelques données intéressantes
sur les aventures russes du père de Nicolas Bacon.
Bref, Nicolas Bacon restait un grand inconnu.
Aussi importait-il, avant d'analyser les développements
de sa pensée économique, de mieux situer le personnage,
qui fut tout à la fois fonctionnaire, négociant
et conseiller écouté de Charles de Cobenzl, ministre
plénipotentiaire dans les Pays-Bas autrichiens.
15 euros (code de commande
: 17789).
HASQUIN
(René-Pierre) Jean-Claude Ier de Carolorégie.
Nivelles, Éditions
de la Francité, 1984. In-8° collé, 240 p.,
illustrations, bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
Ceci
n'est ni une hagiographie, ni un réquisitoire. C'est un
témoignage subjectif certes mais que j'ai voulu soucieux
de rigoureuse objectivité.
D'avoir passé quarante années
de ma carrière professionnelle dans le journalisme, m'a
tout naturellement procuré l'occasion de côtoyer
beaucoup d'hommes politiques. De tous les partis, de toutes tendances.
Si j'ai appris à mieux connaître les socialistes,
c'est d'abord parce que l'héritage moral que m'a légué
mon père, m'a conduit tout naturellement à prêter
ma collaboration, de préférence à des journaux
réputés progressistes ou feignant de l'être,
ou à des journaux qui se contentaient de se dire indépendants
mais qui m'ont, plus parfois que les autres, laissé jouir
d'une totale liberté d'expression et d'écriture.
En évoquant mon cheminement parmi la
faune politique, essentiellement socialiste pour ce qui concerne
ce livre, j'ai tenu à porter témoignage de ce qu'ont
apporté les élus socialistes à nos populations.
Ayant fréquenté des militants
évoluant aux différents niveaux de la hiérarchie
du Parti et du syndicat (FGTB), j'ai recueilli de nombreux témoignages
et j'ai été moi-même le témoin de
tant d'événements importants que je me fais un
devoir, au tournant d'une carrière qui fut aussi agitée
qu'exaltante, de rapporter des faits qui ont marqué l'évolution
du socialisme. Mon récit va des illusions de mon père,
humble et discret militant, aux déviations et trahisons
de hauts dirigeants d'organisations qui se voulaient pourtant
au service de la classe ouvrière, en passant par les désillusions
d'hommes et de femmes qui, parce qu'ils ne sont ni très
pauvres, ni des maniaques des allocations sociales ou de l'assistance
publique, ont été progressivement délaissés
par le socialisme dont ils sont aujourd'hui les orphelins.
Des idéologues parfois ignares du début,
en passant par les « roitelets rouges » et les «
barons à la rosé », le Parti socialiste et
ce qui subsiste de son Action Commune, en sont arrivés
à tolérer des méthodes et des procédés
qu'en 1970 encore, ils blâmaient et rejetaient. Que le
socialisme ait aujourd'hui engendré un Empereur qui règne
en despote éclairé et pourtant selon les règles
de la démocratie sur une ville qui est presque toute une
région, est dans l'ordre des choses. Mais est-ce en reniant
les fils et petits-fils de ses militants de 1886 - 1936 - 1960
que le socialisme resterait longtemps encore la formation politique
la plus importante de la Wallonie ? Le socialisme wallon a commis
des erreurs qui ont parfois été des fautes. De
persévérer sur la route de la démagogie
facile ne pourrait que le conduire à d'autres replis,
à d'autres défaites. Ce ne serait pas la première
fois l'Histoire nous l'enseigne qu'un
Empereur en montant sur le trône, apporte avec lui innovations
et révolutions salvatrices.
Les roses sont-elles en train de faner ou bien
l'Empereur Jean-Claude Ier de Carolorégie est-il en train
de leur prodiguer les remèdes qui leur rendront fraîcheur
et santé ?
N'étant ni prophète, ni devin,
c'est à l'avenir que nous laisserons la périlleuse
mission de répondre aux questions que pose aujourd'hui
chacun des pétales dont nous effeuillons malicieusement
la rose !
15 euros (code de commande
: 17214).
[HÉLIN
(Étienne)]. Historiens et populations. Liber Amicorum
Étienne Hélin. Contributions
rassemblées par la Société Belge de Démographie.
Louvain-la-Neuve, Academia, 1991. In-8° broché,
836 p., exemplaire en très bel état.
Table des matières
:
- Il n'y a richesse ni force que d'homme,
par Jean Bodin.
Première partie : Démographie
historique. Essor et méthodologie.
- New Dimensions
for Historical Demography, par Massimo Livi-Bacci.
- De Canberra à
Porto Alegre, un historien-démographe témoigne,
par Arthur E. Imhof.
- Démographie,
l'heure des choix, par Marianne Kempeneers.
- Franciszek Bujak,
historien démographe, par Helena Madurowicz-Urbanska.
- Les problèmes
de l'histoire scientifique des premières descriptions
démographico-statistiques en Hongrie, par Robert
A. Horvath.
- La reconstitution
des familles de l'époque préstatistique et l'histoire
sociale (l'exemple de la Bohême), par Pavla Horska.
- Malthus en Belgique,
par Éric Vilquin.
- À propos
de la démographie historique au Grand-Duché du
Luxembourg. Sources, problèmes, perspectives, par
Jean-Paul Lehners.
- Les conditions
actuelles de production des statistiques socioprofessionnelles,
par Paul Minon.
- Le couplage automatique
des données nominatives : nouvelles perspectives,
par Claude Desama.
Deuxième partie : Mouvement naturel
de la population, transition démographique.
- Société
Rurale prérévolutionnaire et démographie
différentielle, par Antoinette Fauve-Chamoux.
- La mesure indirecte
de la mortalité des adultes. L'exemple de la France de
1740 -1829, par Alain Bideau.
- Estimation par
échantillonnage du nombre de baptême dans le duché
de Luxembourg (XVIIe - XVIIIe siècle), par Michel
Dorban.
- Mortality Decline
and Rural Household Structure, par Hans Chr. Johansen.
- La mortalité
dans la France de l'Ouest à la fin de l'Ancien Régime
(1770-1789), par François Lebrun.
- Quelques précisions
au sujet de la mortalité maternelle en Flandre (XVIIe
- XIXe siècle), par Christiaan Vandenbroeke.
- Le choléra,
cet autre fléau social du XIXe siècle. L'épidémie
de 1866 en Belgique et l'exacerbation des inégalités
face à la mort, par Thierry Eggerickx et Michel
Poulain.
- Choléra
des villes et choléra des champs. Faits et représentation,
par Patrice Bourdelais.
- Agrarian Change and
Rural Fertility in early nineteenth century Germany, par William
R. Lee.
- Infanticide and
Japan's pre-transition demographic regime, par Osamu Saito.
- Moral Control,
Secularization and Reproduction in Belgium (1600 -1900),
par Rony Lesthaeghe.
- Motivations des
acteurs de la transition démographique de l'analyse quantitative
à l'enquête orale dans la région liégeoise
(fin XIXe - XXe siècle), par René Leboutte.
- La transition démographique.
La théorie et les faits, par Alfred Perrenoud.
Troisième partie : Migrations,
mouvements fondateurs, urbanisation.
- Comportements démographiques
et effets fondateurs dans la population du Québec (XVIIe
- XXe siècle), par Gérard Bouchard,
Claude Laberge et Charles-R. Scriver.
- La contribution
des Belges à la formation de la population française
(1851-1940). Étude quantitative, par Jacques Dupâquier.
- Genèse et
composantes du registre de population du Québec ancien,
par Hubert Charbonneau, Jacques Legaré,
Bertrand Desjardins, Yves Landry, François
Nault et Real Bates.
- The Role of Migration
in the Development and Structure of British Cities in the nineteenth
century, par Richard Lawton.
- Urbanization and
Demographic Situation in Hungary, par Joseph Kovacsics.
- À propos
de la démographie urbaine d'Ancien Régime : l'exemple
des petites villes de la Galice traditionnelle, par Antonio
Eiras Roel.
- How Do Urban and
Rural Industrial Populations Grow ? Migration and Natural Increase
in Verviers and its Hinterland, par Myron P. Gutmann.
- La croissance urbaine
au Zaïre, par Léon de Saint Moulin.
- Une présence
portugaise aux Comores dès le XVIe siècle est-elle
plausible ?, par Alain Clockers.
- L'émigration
italienne Outre-Atlantique, par Nicole Malpas.
Quatrième partie : Démographie
régionale.
- Population Estimates
of Belgium by Province (1375-1831), par Paul M. M. Klep.
- La pyramide des
âges et la connaissance d'une région, par Henriette
Damas.
- À propos
du recensement français de la population de Mons : critique
et premiers résultats, par Jean-Paul Bougard.
- Démographie
de Flénu, commune du Borinage, 1871-1876. Essai d'exploitation
des registres de population, par Robert André.
- La mobilité
sociale et spatiale à Tilff entre 1789 et 1830. Quelques
éléments d'appréciation, par Yves
Moreau.
Cinquième partie : Ménages.
- Social Inequality
and the Female Life Course : Verviers, 1850-1880, par Georges
Alter.
- Status of Women
and Demographic change. The Norvegian Case, par Solvi
Sogner.
- Social différences
in age at marriage : examples from rural Germany during the XVIIIth
and XIXth centuries, par Jürgen Schlumbohm.
- New Data on foundling
Children in Italy in the early XIXth century, par Eugenio
Sonnino.
- European Family
and Household Systems, par Richard Wall.
- Ménages
et structures socio-professionnelles en Toscane au milieu du
XIXe siècle, par Carlos A. Corsini.
Sixième partie : Santé.
- La peste à
l'est du Zaïre, par Rashidi Obotela.
- Pour une histoire
du long terme. Les femmes et l'art de guérir dans la région
liégeoise (XVIIIe-XXe siècles), par Carl
Havelange.
- Les internements
psychiatriques à Liège de 1884 à 1913,
par Charles Delrée.
- Pour une étude
de la réparation des dommages résultant des accidents
du travail, par Henri Delrée.
- Les pertes dans
la garde impériale lors des Cent Jours, par Jacques
Houdaille.
- Les jeunes bruxellois
face à la mort au milieu du XVIIIe siècle,
par Claude Bruneel.
Septième partie : Niveau de vie,
culture et société.
- Le salaire des
ouvriers employés à la réfection des chaussées
liégeoises à la fin de l'Ancien Régime,
par Georges Hansotte.
- Le travail des
femmes mariées et le niveau de vie en Belgique au XIXe
siècle à travers les budgets de familles ouvrières,
par Peter Scholliers.
- Une approche de
la force de travail : les tables de la vie active, par Suzy
Pasleau.
- Cultural secularization
in eighteenth-century Liège, par Bland Addison
Jr.
- Villes, bourgs
et villages dans les Pays de Dalhem et de Limbourg à la
fin du XVIIIe siècle, par Bruno Dumont.
- Un état
de l'Afrique précoloniale : l'Empire Toucouleur d'Ahmadou
fils d'El Hadj Omar, par Claude Fluchard.
- La population de
Huy à la fin de l'Ancien Régime. Un essai de reconstruction,
par Denis Morsa.
50 euros (code de commande
: 17903).
HENDECOURT
(vicomte Roger d') Le Royaume des Aveugles. Belgique, champ de bataille historique de l'Europe.
Héroïque hier, aujourd'hui endormie, demain, peut-être,
martyre encore ! Bruxelles,
Wellens-Pay, 1936. In-8° broché, 204 p.
Avant-propos :
La
Belgique traverse, en ce moment, des heures particulièrement
graves.
Le Belge, naturellement optimiste, a une tendance
marquée à ne point se soucier de l'avenir. Il ne
connaît pas l'exacte vérité, en ce qui concerne
notre situation militaire, il ignore l'étendue du péril
qui nous menace et les conditions requises pour nous en prémunir.
Mis carrément en face de réalités
indiscutables, le bon sens belge, une fois de plus, doit prendre
le dessus ; la réaction indispensable pourra alors se
produire et amener le redressement voulu, grâce à
l'énergie et à la vaillance de notre race.
Dans les conjonctures actuelles, c'est donc
la vérité seule qui doit nous sauver, la vérité
totale, si cruelle et si brutale qu'elle puisse paraître.
Dans les lignes qui vont suivre, j'ai tenté
de faire le bilan de nos erreurs passées, le compte impitoyable
des conséquences funestes de notre aveuglement, de notre
antimilitarisme obstiné. J'ai noté, aussi, l'implacable
retour des mêmes catastrophes, suite inévitable
de fautes identiques que nous avions commises.
En décrivant comme je l'ai fait, dans
toute sa gravité, notre situation actuelle, je garde le
ferme espoir que les dures leçons du passé nous
dicteront notre conduite à venir.
Avant tout, j'ai cherché à être
vrai et précis, écartant, a priori, toute
considération qui aurait pu m'inciter à masquer
ou à atténuer l'exacte réalité.
Au demeurant, j'ai puisé mes arguments
et mes exemples aux sources les plus sûres et les plus
indiscutables.
Soldat dans l'âme, j'ai donné
à mon pays le meilleur de moi-même. Je ne me suis
jamais occupé de politique de parti.
Pour moi, il n'existe qu'une politique : Servir
la Belgique encore et toujours, travailler pour l'honneur, la
prospérité, l'indépendance de ma Patrie.
Qu'on ne m'accuse donc point d'attaquer, ou
d'appuyer, l'une ou l'autre des opinions électorales qui
divisent notre Nation. Systématiquement, je veux les ignorer
toutes. Je n'entends m'arrêter qu'à ce qui fut réellement,
à ce qui est, à ce qui doit être, au seul
point de vue de l'intérêt supérieur de mon
pays.
Si, dans la mesure de mes faibles moyens, je
puis contribuer, si peu que ce soit, à convaincre mes
concitoyens de la nécessité de défendre
le « Royaume des Aveugles », je me considérerai
comme amplement, totalement payé de mes peines.
12 euros (code de commande
: 17523).
Histoire
de la laïcité principalement en Belgique et en France.
Direction scientifique Hervé
Hasquin. Deuxième édition revue. Bruxelles,
Éditions de l'Université de Bruxelles, 1981. In-8°
broché, XVII, 333 p., (collection « Centre
d'Action Laïque - Série Recherches » n° 3).
Table des matières
:
- Avant-propos,
par Hervé Hasquin.
- Préface, par Georges C. Liénard.
- Le creux de la vague, par Jean
Cornec.
Première partie. L'Ancien Régime
: l'omnipotence de l'Église.
Chapitre I. Les penseurs
: crise de conscience et esprit « philosophique »,
par Roland Mortier.
Chapitre II. Une lente
sécularisation de l'État et de la Société,
par Hervé Hasquin.
Deuxième partie. Depuis la Révolution
française : la décadence du cléricalisme.
Chapitre III. L'Église
en Belgique : doctrine et pratique, par Jean Stengers.
Chapitre IV. Les utopies
de la première moitié du XIXe siècle,
par, John Bartier.
Chapitre V. La doctrine
libérale sur l'État, l'Église et la Société,
par André Miroir.
Chapitre VI. Le socialisme,
la laïcité et l'État (1865-1958), par
Philippe Moureaux.
Chapitre VII. Les grands
combats : l'émancipation politique et la guerre scolaire
en Belgique, par Jean Leclercq-Paulissen.
Chapitre VIII. Déchristianisation
et sécularisation en Belgique, par Els Witte.
Chapitre IX. La franc-maçonnerie
et les associations laïques en Belgique, par John
Bartier.
Chapitre X. L'Université
libre de Bruxelles et l'enseignement privé non confessionnel,
par André Uyttebrouck.
Chapitre XI. La laïcité
en France, par Daniel Ligou.
Troisième partie. Le pluralisme
en Belgique.
Chapitre XII. Les partis
politiques en Belgique : les clivages confessionnels en voie
de disparition, par Hervé Hasquin.
Chapitre XIII. L'affirmation
de la laïcité en Belgique, par Robert Hamaide.
Conclusions.
Chapitre XIV. Morale antique
et morale chrétienne, par Robert Joly.
Chapitre XV. Le droit
naturel, évolution d'une notion, par Paul Foriers.
Chapitre XVI. Spécificité
de la morale laïque, par Henri Janne.
Postface à la seconde édition,
par Hervé Hasquin.
18 euros (code de commande
: 17371).
Histoire
des sciences en Belgique de l'Antiquité à 1815. Direction scientifique Robert Halleux,
Carmélia Opsomer, Jan Vandersmissen. Bruxelles,
Crédit Communal, 1998. In-4° sous reliure et jaquette
d'éditeur, 463 p., nombreuses illustrations en noir
et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Table des matières
:
- Avant-propos, par François
Narmon.
- Préface, par Yvan Ylieff.
- Liminaire, par Robert Halleux.
1. L'héritage antique et son exploitation,
des origines au De Revolutionibus de Copernic.
- Introduction, par
Robert Halleux.
- L'héritage
antique et sa survie dans le haut Moyen Âge, par Robert
Halleux.
- L'école
mathématique lotharingienne et l'introduction de la science
arabo-latine aux XIe et XIIe siècles, par Robert
Halleux.
- L'aristotélisme
belge et les sciences, par Gérard Verbeke.
- Les sciences et
la médecine en dehors de l'aristotélisme, par
Baudouin Van den Abeele.
- La culture scientifique
du début du XIIe à la fin du XVe siècle,
par Jan Vandersmissen et Robert Halleux.
2. La Révolution scientifique
de Copernic à Newton.
- Introduction, par
Robert Halleux.
- Les milieux et
les réseaux, par Carmélia Opsomer et
Robert Halleux.
- La mathématique,
par Paul Bockstaele.
- La cosmologie.
De Gemma Frisius à Wendelen, par Fernand Hallyn.
- L'occultation du
débat cosmologique après la condamnation de Galilée,
par Robert Halleux.
- La physique,
par Patricia Radelet-de Grave.
- La cartographie,
par Hossam Elkhadem.
- L'école
louvaniste des constructeurs d'instruments au XVIe siècle,
par Koenraad Van Cleempoel.
- Les sciences naturelles,
la chimie et la médecine, par Carmélia Opsomer
et Robert Halleux.
- La diffusion du
cartésianisme, par Geert Vanpaemel.
- L'uvre des
jésuites en Chine et l'exportation de la « science
belge », par Noël Golvers.
3. Au seuil de la Modernité.
- Introduction, par
Robert Halleux.
- Les milieux et
les réseaux, par Carmélia Opsomer et
Robert Halleux.
- La réception
du newtonianisme, par Geert Vanpaemel.
- Les sciences naturelles
et la chimie, par Brigitte Van Tiggelen.
- La médecine,
par Chantal Tilmans-Cabiaux.
- La cartographie,
par Hossam Elkhadem.
- La diffusion des
sciences dans les Écoles Centrales, par Marie-Thérèse
Isaac et Claude Sorgeloos.
Conclusion, par Robert Halleux.
Appendice : L'historiographie des sciences
en Belgique, par Geert Vanpaemel.
Bibliographie - Index des personnes.
50 euros (code de commande
: 18033).
[HOCART
(James)]. TEISSONNIÈRE (P.) et GOBLET D'ALVIELLA (comte)
In Memoriam le pasteur James Hocart et Le libéralisme
religieux en Belgique. Bruxelles,
Édition des Conférences du Foyer, [ca 1934]. In-8°
agrafé, 24 p., un portrait en frontispice.
Le discours
de Paul Teissonnière, In memoriam le pasteur James
Hocart et le libéralisme religieux en Belgique, fut
prononcé à l'église protestante libérale
de Bruxelles, le 4 novembre 1923.
Le texte du comte Goblet d'Alviella, James
Hocart et le Mouvement protestant libéral, fut publié
dans L'Indépendance belge, le 15 décembre
1923.
10 euros (code de commande
: 15786).
Les
Hommes du jour. Revue
biographique hebdomadaire. 1re
Série - n° 1. Bruxelles, Les Hommes du jour, [1895].
33 numéros (la plupart de 4 pages) en 1 volume in-4°
sous une modeste reliure de pleine toile grège, reliure
frottée, [142] p., illustrations, cachet ex-libris
de Pierre Decrem à la page de garde et à la première
page du n° 1, bon exemplaire peu affecté par
les habituelles rousseurs, rare.
Cette revue était dirigée
par Charles Delfosse qui était également
l'auteur des portraits de couverture.
Table des numéros :
1. Edouard Anseele, membre de la Chambre
des Représentants.
2. Georges Lorand, membre de la Chambre
des Représentants.
3. L'abbé Daens, membre de la Chambre
des Représentants.
4. Émile Vandervelde, membre de
la Chambre des Représentants.
5. Jules De Burlet, Ministre de l'Intérieur,
chef de Cabinet.
6. Le major Albert Thys, Directeur général
des Compagnies commerciales belges du Congo.
7. Hector Denis, membre de la Chambre
des Représentants. (8 p.)
8. Victor Hallaux, fondateur et rédacteur
en chef de la Chronique.
9. Jules Vandenpeereboom, Ministre des
Chemins de fer, Postes et Télégraphes.
10. M. Helleputte, membre de la Chambre
des Représentants.
11. Edmond Picard (6 p.), sénateur.
12. Gustave Defnet, membre de la Chambre des
Représentants.
13. Albert Nyssens, Ministre de l'Industrie
et du Travail.
14. Louis Bertrand, membre de la Chambre des
Représentants.
15. Léon Furnémont, membre de
la Chambre des Représentants.
16. Jef Lambeaux, statuaire.
17. Célestin Demblon, membre de
la Chambre des Représentants.
18. Achille Chainaye Champal de la Réforme.
19. Jules Le Jeune, sénateur, ancien
ministre de la Justice.
20. Pierre Fluse, socialiste verviétois.
21. Franz Schollaert, Ministre de l'Intérieur.
22. Paul Janson, sénateur provincial.
23. Constantin Meunier, peintre-sculpteur.
24. Jean Volders, publiciste et fondateur
du Parti Ouvrier.
25. Eugène Robert, ancien membre
de la Chambre des Représentants.
26. Edmond Van Beveren, socialiste gantois.
27. Paul Robin, ancien directeur de l'Orphelinat
Prevost, à Cempuis (France).
28. Théophile Massart, directeur
de la Société Coopérative de Jolimont :
« Au Progrès ».
29. Mme Camille du Gast, aéronaute
et Louis Capazza, aéronaute, inventeur du parachute « Sauveteur-Aérien ».
30. Charles Buls, bourgmestre de Bruxelles.
31. Ernest Solvay. Industriel, ancien
sénateur.
32a. Élisée Reclus, géographe.
33. Jules Lekeu, conseiller communal à
Schaerbeek, Louis De Brouckere, conseiller communal à
Bruxelles, condamnés politiques.
32. Les candidats socialistes de Bruxelles
aux élections communales du 17 novembre 1895. (8 p.,
ce numéro ne devait pas être coupé, il était
destiné à servir d'affiche pour la campagne électorale).
120 euros (code de commande
: 16426).
[HOWARDERIE].
DU CHASTEL DE LA HOWARDERIE-NEUVIREUIL [comte Paul-Armand)]
Un cartulaire de la Howarderie. Actes scabinaux, mémoriaux
et documents divers publiés par le comte du Chastel de
la Howarderie-Neuvireul. Tournai,
Vasseur-Delmée, 1889. [Tournai,
Vasseur-Delmée Libraire-Éditeur, 3, Grand'Place,
3. M. VIIIc. IIIIxx IX.] Grand in
4° broché, [2 bl.], [4 (faux-titre, placement des
planches, titre, dédicace)], 234, [2 bl.] p., bien
complet de ses huit planches hors texte, index des noms de famille,
dos cassé, exemplaire non coupé sur papier vergé,
rare.
Le tirage
des ouvrages édités par Vasseur-Delmée n'excédaient
presque jamais les 300 exemplaires sur papier d'édition
et une cinquantaine sur papier vergé.
L'auteur précise dans la préface
:
Depuis vingt ans, je m'occupe de recherches
généalogiques sans jamais avoir pu consulter les
archives de mon lignage. Bien que ces documents soient une propriété
commune à toutes les personnes du nom et que le chef de
famille ne les conserve qu'à titre de fidéi-commis,
les prétextes n'ont pas manqués pour me séparer
des caisses poudreuses où reposent ces vénérables
actes.
Désespérant de jamais parvenir
à voir ces parchemins, j'ai cherché et fait rechercher
dans les Archives nationales de France, dans les Archives départementales
du Nord et dans les Archives communales ou municipales de Tournai,
de Douai, de Lille, de Fontaine l'Évêque, de Nivelles,
de Montignies sur Roc, etc., toutes les pièces pouvant
servir de preuves à ma filiation. [...]
250 euros (code de commande
: 15595).
[HUGUES
DE MARCHIENNES]. PLATELLE (Henri) et GODDING (Robert)
Vita Hugonis Marchianensis (1158). Présentation, édition
critique et traduction française. Bruxelles, Société des Bollandistes,
1993. In-8° collé, [82] p., hommage du chanoine
Platelle.
Extrait
des Analecta Bollandiana, revue critique d'hagiographie,
tome III (1993), fasc. 3-4, pp.302-384.
L'auteur et la date du texte :
L'ouvrage est anonyme, mais l'auteur livre
au fil des pages des informations sur sa personne et sur la date
de cette composition. C'est indiscutablement un ami intime de
celui qu'il veut célébrer. Novi et bene novi,
dit-il dans le prologue, et il explique qu'il a été
mis dans la confidence de toutes ses affaires, petites et grandes,
privées et publiques, extérieures et intérieures.
De telles relations peut-être ici exagérées
n'ont pas pu commencer seulement en 1148, au moment de l'élection
d'Hugues à la tête de l'abbaye de Marchiennes. De
fait, dans une scène qui se passe à Tournai (chap.
XVI), on voit notre Anonyme accompagner Hugues jusqu'au seuil
de la maison de Guerric, le futur abbé d'Igny. Mais, nous
dit-il, on lui refusa toujours, comme à d'autres personnages
plus importants, de pouvoir accéder au saint des saints,
c'est-à-dire à la pièce où ces deux
spirituels échangeaient leurs secrets. On peut donc supposer
qu'il était lui aussi Tournaisien et que c'est dans une
deuxième partie de sa vie qu'il entra à l'abbaye
de Marchiennes, dont il faisait certainement partie en 1148 au
moment où Hugues, selon son expression, « nous
fut donné par Dieu ». En tout cas il décrit
en témoin direct les différentes crises de dépression
que l'abbé Hugues a connues durant son gouvernement; une
fois même, il accompagne le malade dans une résidence
de repos où on l'a envoyé pour se refaire (chap.
XXIII). Enfin, durant la dernière quinzaine, on entend
le mourant lui adresser des reproches pour s'être obstinément
opposé à un projet d'abdication (chap. XXVI).
Ce témoin si bien placé n'a pas
tardé à mettre la main à la plume. Différents
recoupements le prouvent. Le plus net concerne Robert, deuxième
abbé de Clairvaux, décédé le 5 avril
1157, dont il est dit au chapitre III qu'il nous a été
« récemment enlevé ».
De même l'abbé Gautier de Saint-Martin de Tournai,
dont il est question par exemple au chapitre XXIII, est assurément
encore en vie ; or il est mort en 1163 au plus tard. Enfin
Gautier de Mortagne, ancien compagnon d'études de notre
héros, est signalé au chapitre II comme étant
maintenant évêque de Laon (1155-1174). On
peut donc tenir que cette Vita a été composée
dans les quelques années qui ont suivi la mort d'Hugues
de Marchiennes (11 juin 1158). On comprend mieux du même
coup la conclusion du prologue, où l'auteur affirme avoir
voulu faire uvre de vérité: «Si je
voulais mentir, est-ce que je ne serais pas fou, puisque sont
encore présents les gens qui ont connu cet homme, ses
vertus et les grandes choses que Dieu a réalisées
en lui ? ».
Cette remarque soulève le problème
de la véracité de l'historiographe. Les conditions,
nous venons de le constater, sont excellentes du point de vue
de la proximité chronologique et psychologique. Il n'en
reste pas moins que l'auteur entend écrire une uvre
d'édification pour son propre usage et pour celui de ses
confrères. Par conséquent, même si les faits
sont matériellement exacts, ils sont toujours sélectionnés,
orientés, stylisés, mis dans une certaine perspective
pour qu'un sens religieux se dégage de l'amas confus des
données. Naturellement d'autres préoccupations,
matérielles ou polémiques, peuvent interférer
avec cette première recherche; mais dans le cas présent,
sans être absentes, elles ne jouent pourtant qu'un rôle
tout à fait secondaire.
10
euros (code de commande : 17580).
HYMANS
(Louis) Types et silhouettes. Bruxelles,
Office de Publicité, 1877. In-8° broché, 401,
[1 bl.], [1 (erratum)], [1 bl.] p., bon exemplaire malgré
la fragilité de la couverture.
Avis au lecteur :
Je dédie ce livre aux nombreux amis
qui ont fait un si bienveillant accueil à mes Souvenirs,
dans lesquels beaucoup d'entre eux ont retrouvé quelque
chose des leurs.
Au public en général, que la
personne de l'auteur laisse indifférent et qui ne juge
les écrits que selon leurs mérites, je me hâte
de dire, en lui offrant ce nouveau volume, qu'il y sera le moins
possible question de moi. Ce livre est un recueil de portraits,
un cahier d'observations sur les hommes que j'ai connus et les
choses que j'ai traversées pendant ma carrière
de publiciste.
J'ai tâché de présenter
sous une forme anecdotique le tableau de certains groupes de
la société belge, qui a son caractère spécial
comme toutes les sociétés connues. Je l'ai fait,
en transportant dans ces pages l'impartialité que je tiens
de la nature et l'éclectisme qui est le fruit de l'expérience
et du raisonnement.
Suivant le conseil d'un grand moraliste, j'ai
banni de ce livre, comme du précédent, la haine
et la flatterie, qui sont les deux écueils où la
vérité fait naufrage.
Quant à l'intérêt que présenteront
ces esquisses, il sera celui d'un tableau qui plaît à
l'un à cause de sa sympathie pour le peintre, à
l'autre à cause du choix du sujet ou du modèle.
Je m'en rapporte, du reste, au public, certain
de rencontrer une fois de plus, sinon son approbation, du moins
son indulgence.
20 euros (code de commande
: 14831).
[JACOBS
(Victor)]. BELLEMANS (Alphonse) Victor Jacobs 1838-1891.
Préface de M. Woeste.
Bruxelles, Dewit, 1913. In-8° demi-chagrin brun, dos à
5 nerfs, XVI, 763 p., un portrait en frontispice.
Table des matières
:
Préface.
Chapitre I : La jeunesse de Victor Jacobs.
Chapitre II : Le meeting.
Chapitre III : Débuts parlementaires
de V. Jacobs.
Chapitre IV : Situation respective des partis.
Chapitre V : Session 1864-1865.
Chapitre VI : Session 1865-1866.
Chapitre VII : Sessions 1866 à 1870.
Chapitre VIII : Avènement d'un ministère
catholique.
Chapitre IX : Victor Jacobs, Ministre des
Finances.
Chapitre X : Révocation du Ministère
d'Anethan.
Chapitre XI : Réaction contre l'émeute.
Chapitre XII : Le Ministère Malou.
Chapitre XIII : Discours de V. Jacobs des
1er et 2 mai 1874.
Chapitre XIV : Les intérêts
anversois.
Chapitre XV : La question monétaire.
Chapitre XVI : La question ultramontaine.
Chapitre XVII : Autres travaux parlementaires.
Chapitre XVIII : Avènement des libéraux
au pouvoir.
Chapitre XIX : Revision de la loi sur l'enseignement
primaire.
Chapitre XX : La lutte scolaire.
Chapitre XXI : Suite de la lutte scolaire.
Chapitre XXII : Lois électorales
et mesures financières.
Chapitre XXIII : Chute du ministère
libéral.
Chapitre XXIV : Dislocation du cabinet Malou.
Chapitre XXV : Rétablissement de
la paix scolaire.
Chapitre XXVI : V. Jacobs et le ministère
Beernaert.
Chapitre XXVII : Le libre échange.
Chapitre XXVIII : Autonomie communale et
revision de la Constitution.
Chapitre XXIX : La question scolaire.
Chapitre XXX : La mort de V. Jacobs.
25 euros (code de commande
: 14481).
JACQUEMYNS (G.)
Langrand-Dumonceau,
promoteur d'une puissance financière catholique. Tome I: Années
obscures - Montée. Tome II: Vers l'apogée
- 1. Les fondations. Bruxelles, Institut de Sociologie, 1960.
Deux volumes in-8° brochés, 315 et 476 p., illustrations
hors texte.
Les
deux volumes : 25 euros (code de
commande : 5751).
JANSEN
(André) Histoire illustrée des Gardes
Royales Wallonnes au service des Bourbons d'Espagne (1702-1822).
Bruxelles, Les Éditeurs
d'Art Associés, 1989. In-4° sous reliure et jaquette
d'éditeur, 254 p., nombreuses illustrations en noir
et en couleurs, bel exemplaire.
Sur la jaquette :
Un
régiment d'élite, composé de près
de 2000 volontaires belges, encadrés par quatre-vingts
officiers recrutés parmi la fine fleur de notre aristocratie,
a largement contribué à mettre sur le trône
d'Espagne le petit-fils de Louis XIV Philippe V
au début du XVIIIe siècle. Cette idée du
comte belge de Marchin permit au maréchal de Puységur,
ambassadeur de France aux Pays-Bas espagnols, d'équiper
comme les Gardes françaises, en habits bleus à
revers rouges, le Régiment des Gardes Royales Wallonnes.
Bénéficiant d'un traitement de
faveur, d'une préséance sur les officiers espagnols
de même grade, les officiers des Gardes Wallonnes ont mené
leurs troupes à la victoire, pendant toute la guerre de
Succession d'Espagne, de 1704 à 1713. Almansa, Brihuega,
Villaviciosa, Saragosse et Monzon, autant de victoires où
ils s'illustrèrent en Espagne : les princes de Croÿ,
les Glymes, les du Chastel de la Howarderie les barons d'Huart
et les comtes de Croix, parmi tant d'autres. Philippe V
les emmena en Italie reconquérir les territoires repris
par l'Autriche, avec l'aide de l'armée française
de Louis XV.
Les Wallons contribuèrent à reprendre
la Toscane, pour l'Infant Philippe, et le royaume des Deux-Siciles,
pour l'Infant Charles, le futur Charles III. De 1732 à
1748, Bitonto, Camposanto, Gaeta, Naples, Velletri et Milan gardent
encore le souvenir de leurs prouesses héroïques.
Et sur les trois généraux les plus illustres de
l'armée espagnole au XVIIIe siècle, l'un était
wallon le comte de Gages l'autre était
flamand le marquis de Lede. Sous le règne
de Charles III, de 1759 à 1788, les Gardes wallonnes
ont encore défendu courageusement leur souverain contre
le soulèvement opposé au ministre italien Esquilache,
soulèvement instigué par certains jésuites
et tous les opposants aux réformes de ce monarque éclairé.
Sous Charles IV, les Gardes wallonnes se sont rangées
unanimement du côté des patriotes contre l'envahisseur
napoléonien, pendant la guerre d'Indépendance.
Et au cours du siège de Saragosse, en 1809, ce sont le
chevalier Philippe le Clément de Saint-Marq, les barons
de la Barre et de Warsage, le comte de Romrée, tous officiers
wallons, qui ont pris, avec Palafox, la tête de la résistance
populaire.
Cette épopée héroïque
revit dans L'histoire illustrée des Gardes Royales
Wallonnes du professeur André Jansen. Elle constitue
le résultat d'une longue et patiente suite de recherches
dans les archives de France, d'Espagne, d'Italie et de Belgique.
Elle permettra à la noblesse belge de se rappeler les
hauts faits de leurs ancêtres et aux passionnés
d'histoire de connaître le rôle important que joua
un régiment de volontaires belges au service de l'Espagne,
entre 1702 et 1822, c'est-à-dire pendant plus d'un siècle.
Contrairement au récit optimiste, incomplet
et partial que publia en 1852, le baron Guillaume sur le même
sujet, l'Histoire illustrée des Gardes Royales Wallonnes
révèle l'impécuniosité constante
des gouvernements franco-espagnols qui devaient entretenir les
Gardes, les retards de soldes, les lourdes pertes en vies humaines,
les insuffisances des équipements et des secours médicaux
et la dégénérescence progressive de la soldatesque
wallonne dans le dernier tiers du XVIIIe s. par suite des difficultés
de recrutement aux Pays-Bas autrichiens.
De nombreuses illustrations, des estampes des
batailles, des cartes stratégiques, des portraits d'officiers
des Gardes retrouvés dans nos châteaux, des documents
découverts à Bruxelles, Liège, Paris, Madrid,
Naples, Velletri, Parme et Milan, feront de ce beau volume à
la fois un manuel de référence, un ouvrage d'art
et un livre important sur un point mal connu de notre histoire
nationale belge.
50 euros (code de commande
: 17037).
KERSTEN (Pierre)
Petri Kersten
de Rebus Belgicis libri quindecim, ab origine ad ineuntem annum
1830. Ad
usum gymnasiorum et seminariorum. Editio altera, priore auctiore
et emendatior. Leodii,
Excudebat Auctore, Cancellariæ Episcopalis Typographus,
Mense maio 1830. In-12 broché sous une couverture factice,
[3 (faux-titre, mention légale, titre)], [1 bl.], 341,
[1 bl.] p., deux petits cachets ex-libris à la page de
faux-titre.
@ Pierre Kersten (Maastricht, 1789-1865) rédacteur
et propriétaire du Journal historique et littéraire
de Liège, demeurait rue de la Cathédrale.
& Biographie Nationale, t. X, col. 662-665 ; De Theux,
Bibliographie liégeoise, col. 903.
50 euros (code de commande
: 10362).
LAROCK (Victor) Hâter l'Avenir.
Démocratie et
Socialisme. S.l., Les Semeurs,
[ca 1975]. In-8° broché, 135 p.
Avant-propos :
« Ce petit livre aura, je l'espère,
des lecteurs non engagés dans la politique active. Mais
c'est avant tout pour les militants socialistes et syndicalistes
qu'il a été écrit.
Bien que les questions de doctrine y tiennent
une certaine place, ce n'est pas un ouvrage doctrinal. C'est
une synthèse d'idées mise au point jour après
jour et proposée à ceux qui, selon une formule
plus actuelle que jamais « aiment à voir clair
pour marcher droit ».
Pour être efficace, l'action militante
doit frapper juste. Sans une large communauté de vues
sur les objectifs majeurs, les efforts se dispersent et la volonté
de lutte s'affaiblit.
Il est donc nécessaire que chacun, d'abord
réfléchisse et s'oriente pour son propre compte,
afin qu'ensuite, après discussion, l'ensemble du Mouvement
prenne ses décisions.
Contribuer à éclairer ces décisions
et ainsi à hâter l'avenir dans le sens socialiste :
tel est le but des pages qui suivent. »
9 euros (code de commande
: 13239).
LAVALLEYE (Jacques) LAcadémie
royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique
1772-1972. Esquisse historique.
Préface de Henri Janne.
Bruxelles, Palais des Académies, 1973. In-8° broché,
120 p., planches hors texte, (« Publications du Deuxième
Centenaire », n°1).
10
euros (code de commande 367/60).
LEFÈVRE
(Joseph)
L'Angleterre et la Belgique à
travers les cinq derniers siècles. Bruxelles,
Éditions Universitaires - Les Presses de Belgique, 1946.
In-8° broché, 306 p., illustrations hors texte, (collection
« Bibliothèque Historique »), ex-libris
manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx, jaquette collée
sur la couverture, papier jauni.
Introduction :
Il
n'est aucun citoyen belge qui puisse jamais oublier les mémorables
journées de la libération, ne se souvienne avec
attendrissement de son premier contact avec les armées
britanniques. Ce lui fut une joie trop intense de voir défiler
sous ses yeux ces Tommies qui venaient de réaliser le
prodigieux débarquement de Normandie, la vertigineuse
campagne de France, l'expulsion des hordes d'Hitler hors de notre
sol patrial.
L'Angleterre de Churchill, en rendant à
la Belgique son indépendance, demeurait conforme aux principes
les plus anciens de sa politique. Depuis des siècles,
elle s'était convaincue que l'occupation de nos régions
par une grande puissance continentale constituait pour sa propre
sécurité une menace intolérable. Le Royaume-Uni
fut pour nous le plus puissant et le plus fidèle des protecteurs.
Tant qu'il maintiendra dans le monde sa position de grande puissance,
nous pouvons nous rassurer sur notre sort. Tant que l'Union-Jack
dominera les mers, le tricolore belge demeurera l'emblème
d'un peuple libre.
Et il ne faut pas s'y méprendre, cette
sollicitude à notre égard ne procède en
rien de raisons d'ordre sentimental. Les ennemis de la Grande-Bretagne
se sont complus à souligner l'égoïsme de sa
politique. L'accusation n'est guère pertinente ;
la conduite des peuples ne connaît d'autre déterminante
que la poursuite de leur intérêt propre. Les tendances
de solidarité internationale que les auteurs de la paix
de Versailles ont voulu affermir et dont la Société
des Nations devait être l'expression spectaculaire, ne
sont, en fin de compte, qu'une tentative de conjuguer les intérêts
individuels des diverses nations. Le sentiment peut diriger la
vie des hommes, il est étranger à celle des peuples.
Le fondement de la bienveillance britannique à notre égard
doit être cherché dans la géographie, dans
la position réciproque de l'Angleterre et de la Belgique.
L'ouvrage qu'on va lire est consacré,
comme son titre l'indique, n l'exposé des relations anglo-belges
à travers toute l'époque moderne, depuis le moment
où les différentes principautés féodales,
le Brabant, la Flandre, le Hainaut et autres ont été
rassemblées pour former un État, d'où sortira
la Belgique. Nous nous sommes efforcé d'en retracer le
tableau avec cette impartialité qui est la condition essentielle
de toute uvre historique. Nous nous sommes conformés
à l'adage antique, en écrivant sine studio atque
ira. En exposant un des chapitres essentiels du passé
de notre pays, nous espérons contribuer à le faire
aimer davantage, en d'autres termes, faire uvre de patriotisme.
L'histoire est la plus formative de toutes les disciplines du
savoir humain. Elle est la grande éducatrice des hommes.
La connaissance du passé est le guide le plus sûr
à travers le dédale de la vie. L'exemple d'un passé,
tout récent encore, en fournit la preuve manifeste. La
campagne foudroyante de mai-juin 1940 a causé tant d'alarmes
à nos concitoyens, a ébranlé la confiance
d'un grand nombre d'entre eux. S'ils avaient eu une connaissance
plus précise de l'histoire de l'Angleterre, ils eussent
mesuré avec plus de sang-froid la portée des victoires
allemandes. Ils se fussent souvenus que, depuis des siècles,
le Royaume-Uni engagé dans une guerre perd régulièrement
la première bataille et même la seconde, mais qu'à
la dernière rencontre la seule qui soit décisive
la victoire se range toujours derrière le drapeau britannique.
Ils se fussent convaincus qu'il faudrait bien plus qu'une campagne
de quelques semaines, même un Blitzkrieg, pour faire crouler
l'empire anglais.
À la défense et à la restauration
de l'indépendance belge, le Royaume-Uni a consacré
ses forces et ses ressources. Un grand nombre de ses concitoyens
y ont sacrifié leur vie et beaucoup reposent à
jamais sur notre sol. Au seuil de ce travail d'histoire anglo-belge,
c'est avec émotion que nous reportons notre pensée
sur ces héros, souvent obscurs, auxquels nous sommes redevables
d'une éternelle gratitude.
15 euros (code de commande
: 16745*).
LEFÈVRE (Joseph) Le Conseil
du Gouvernement général [institué
par Joseph II]. [Bruxelles], [Académie Royale de Belgique],
[1928]. In-8° plein simili bleu-nuit, 229 p.
Introduction :
On a dressé, il y a quelques années,
le bilan des travaux relatifs à l'histoire des institutions
politiques, administratives et judiciaires de notre pays. Si
le défilé de ces quelque trois cents études,
de dimensions et de valeur forcément très inégales
et dont les premières ont été écrites
à la fin de l'ancien régime, fait voir que ce chapitre
de notre histoire nationale n'a pas été négligé,
il montre plus clairement encore le chemin qui reste à
parcourir. Ce n'est pas sans étonnement que l'on constate
que les grandes institutions centrales de l'époque monarchique :
Chambres des comptes, Conseils collatéraux, Audience,
organismes qui ont duré des siècles et ont laissé
tant d'archives, ont si peu sollicité l'attention des
historiens. Si l'on excepte l'étude de Gachard sur la
Chambre des comptes et celle d'Alexandre sur le Conseil privé,
l'une et l'autre excellentes d'ailleurs
tout reste encore à faire dans ce domaine.
Le Conseil du Gouvernement général
établi par Joseph II n'a pas été mieux
traité. Une préface tout à fait insuffisante,
due M. de Breyne et mise en tète d'un Inventaire sommaire,
est le seul travail qui lui ait été consacré.
Est-il besoin de dire qu'il y a là une
lacune évidente. Sans doute, on ne peut comparer le Conseil
du Gouvernement avec un des Conseils collatéraux établis
par Charles-Quint en 1531. Ceux-ci ont eu une très longue
existence ; celui-là a été cassé
au bout de trente-deux mois. Même pour cette courte période,
son importance politique est restreinte, Le Conseil du Gouvernement
en dépit de son titre ronflant
ne fut guère qu'un bureau d'enregistrement. Ce qui fait
l'intérêt de cette institution, c'est qu'elle constitue
un élément des réformes de Joseph II.
Les réformes de Joseph II sont indubitablement un
des événements les plus remarquables de la fin
du XVIIIe siècle. On sait qu'elles ont fait l'objet de
polémiques ardentes, depuis le moment même où
elles furent exécutées. La personnalité
de l'Empereur lui-même, l'opposition formidable et souvent
dénuée de fondement que ses innovations ont rencontrée,
la façon maladroite dont elles ont été généralement
mises en application ont provoqué des débats véhéments
et suscité des correspondances, mémoires, pamphlets
sans nombre.
Le savant professeur de l'Université
de Liége, M. Hubert, dont les travaux ont renouvelé
de fond en comble l'histoire politique du XVIIIe siècle,
a caractérisé en ces termes la personnalité
du fils de Marie-Thérèse : « ce
prince n'est peut-être pas autant qu'on l'a dit le brouillon
aux idées préconçues qui touche à
tout et bouleverse tout à la légère. Pour
nous, nous sommes arrivé à cette conviction qu'il
est celui de tous nos souverains qui, depuis le XVIe siècle,
s'est le plus sérieusement et le plus noblement préoccupé
d'accomplir les écrasants devoirs de sa charge. »
Ce jugement restera définitif.
Quant aux réformes elles-mêmes,
il serait prématuré de vouloir les apprécier
en bloc. Dans un ensemble aussi vaste, s'étendant sur
des domaines si différents : politique, justice,
hygiène, enseignement, affaires ecclésiastiques,
il y a forcément dés distinctions à faire.
L'heure de la synthèse n'a pas encore sonné. Il
est nécessaire qu'au préalable les diverses innovations
soient étudiées chacune en particulier, non d'après
les pamphlets et autres écrits tendancieux qu'elles ont
suscités, mais d'après les documents d'archives,
qui sont pour le XVIIIe siècle d'une abondance extrême.
Alors seulement il sera possible de faire le partage de ce qui
constituait un progrès réel et de ce qui était
inutile sinon nuisible.
C'est ce travail que nous avons tenté
de faire pour la partie essentielle de la réforme administrative,
la substitution d'un Conseil unique, appelé Conseil du
Gouvernement général, aux multiples institutions
fonctionnant à la mort de Marie-Thérèse.
La réforme administrative a une caractéristique
tout à fait propre. Quand il substituait ses nouveaux
tribunaux aux Conseils de Flandre, de Brabant et autres ou aux
justices seigneuriales et communales, quand il voulait remplacer
les séminaires épiscopaux par son Séminaire
général, l'Empereur portait atteinte dans une mesure
plus ou moins grave aux droits, réels ou supposés,
d'autrui. Il devait forcément se heurter de ce chef à
la résistance des intéressés. C'est pour
n'avoir pas tenu compte de cette résistance, en partie
d'ailleurs justifiée, que bon nombre des réformes
échouèrent si lamentablement. En remaniant les
cadres de l'administration centrale, l'Empereur ne faisait que
restaurer sa propre maison. Ici il n'y eut, et il ne pouvait
y avoir aucune résistance. Les vues impériales
furent exécutées intégralement.
Pour retracer l'histoire du Conseil du Gouvernement
général, nous avons réuni au préalable
les données que l'on pouvait retrouver dans la littérature
historique, si abondante pour le XVIIIe siècle. Les travaux
de M. Hubert et ceux de Schlitter sont de loin les plus importants.
On les trouvera souvent cités en note au bas des pages.
C'est en ordre principal aux documents d'archives,
les uns encore inédits, les autres déjà
publiés, que nous avons eu recours. Ces documents peuvent
se diviser en trois groupes :
Le premier est constitué par les correspondances
diplomatiques, échangées entre les Gouvernements
de Vienne et de Bruxelles pendant les années 1783 à
1789. Ces correspondances se subdivisent en deux séries.
Le Chancelier de Cour et d'État correspondait régulièrement
avec le Ministre plénipotentiaire. Ce dernier était
en relations épistolaires directes avec l'Empereur lui-même.
Les lettres adressées à Kaunitz, on reçues
de lui, reposent dans les archives de la Chancellerie de Cour
et d'État, aujourd'hui conservées au Archives générales.
De la correspondance adressée à l'Empereur, des
parties importantes ont été publiées par
M. Schlitter. Les unes et les autres se complètent admirablement.
Les archives du Conseil du Gouvernement lui-même
reposent au dépôt de Bruxelles. Depuis l'institution,
en 1921, du cours d'archivéconomie donné par M.
l'Archiviste général Cuvelier, des travaux de classement
importants ont été effectués dans les archives
de l'époque de Joseph II. Successivement les fonds
du Conseil souverain de Justice, des Intendances, de la Caisse
de Religion, des Jointes de Trèves et de Luxembourg ont
été classés aux leçons pratiques
du cours d'archivéconomie. En dehors de ce cours, mais
conformément aux principes y enseignés, le fonds
beaucoup plus vaste et beaucoup plus complexe du Conseil du Gouvernement
lui-même a été classé à son
tour. Ces travaux facilitaient singulièrement la tâche
de l'historien du Conseil. Le classement d'un fonds d'archives,
entendu d'après les règles de l'archivéconomie
moderne, doit faire revivre toutes les divisions de l'organisme
qui a donné naissance à ces archives. Quand il
s'agit d'une institution compliquée, ayant des rouages
multiples, astreinte à une procédure minutieuse,
et l'on pourra voir si ce fut le cas pour le Conseil
du Gouvernement, il n'y a que l'examen de ses séries
de registres, de protocoles et de dossiers qui permette de se
rendre compte d'une manière exacte et précise de
son organisation.
La troisième source, enfin, est constituée
par la législation de l'époque. Édits, ordonnances
et diplômes ont été édités
par la Commission des Anciennes lois et ordonnances. Le tome
XIII de la troisième série comprend les documents
de l'époque du Conseil du Gouvernement.
L'étude qu'on va lire comprend huit
chapitres qui se groupent en deux séries : les trois
premiers et les cinq derniers.
Les chapitres premier, deuxième et troisième
sont consacrés aux origines du Conseil. En étudiant,
en premier lieu, l'organisation du Gouvernement à l'avènement
de Joseph II, nous :avons voulu marquer le point de départ
de la réforme. Les principes fondamentaux de l'organisation
nouvelle se trouvent exposés dans le deuxième chapitre.
Dans le troisième, nous avons réuni toutes les
questions de personnes dont l'importance, on ne tardera pas à
le voir, fut capitale. Les chapitres quatrième, cinquième,
sixième et huitième sont consacrés à
l'évolution du Conseil. Nous avons distingué quatre
périodes chronologiques. Les présidences de Belgiojoso
et de Murray forment la première. L'exécution des
préalables indispensables, la politique de violence du
Ministre Trauttmansdorff et enfin le prélude de la Révolution
brabançonne caractérisent les trois autres.
L'organisation intérieure du Conseil
est étudiée dans un chapitre spécial, que
nous avons placé après la deuxième période
du Ministère de Trauttmansdorff, c'est-à-dire au
moment où l'organisme qui nous occupe peut être
considéré comme ayant atteint sa forme définitive.
Nous avons fait allusion, en commençant,
aux querelles soulevées par les réformes de Joseph II.
Sur le terrain administratif, les controverses auraient dû,
semble-t-il, être infiniment moindres qu'ailleurs. L'érection
du Conseil du Gouvernement ne pouvait passionner les esprits
au même titre que le Séminaire général,
les nouveaux tribunaux ou la législation sur les kermesses.
Pourtant, on aura l'occasion de le voir, des questions d'ordre
personnel mêlèrent la, réorganisation administrative
aux âpres querelles politico-religieuses. Agents de l'Empereur,
chargés de par leur mission d'appliquer une politique
que la population réprouvait et dont eux-mêmes étaient
souvent fort peu enthousiastes, les Conseillers du Conseil se
trouvaient, à maintes reprises, dans une bien pénible
situation... entre l'enclume et le marteau. Faut-il le dire ?
Entre eux, les Ministres, l'Empereur et la population, nous sommes
resté toujours dans la plus stricte neutralité.
20 euros (code de commande
: 12965*).
LEFÈVRE
(Joseph) Documents sur le personnel supérieur
des Conseils Collatéraux du Gouvernement des Pays-Bas
pendant le dix-huitième siècle. Bruxelles, Palais des Académies, 1941.
In-8° broché, 473 p., (collection « Commission
Royale d'Histoire »), exemplaire non coupé.
Extrait de l'introduction
:
Le dix-huitième siècle, particulièrement
les quarante ans du règne de Marie-Thérèse,
constitue une des périodes les plus brillantes de notre
histoire nationale. Nos aïeux ont joui alors, de façon
à peu près ininterrompue, du bienfait de la paix
et d'un état économique relativement prospère.
Une bonne part de cette euphorie doit être attribuée
au gouvernement autrichien, particulièrement aux ministres
plénipotentiaires, collaborateurs de Charles de Lorraine.
Ce serait une erreur de mettre tout à leur compte. On
ne peut méconnaître le rôle actif joué
par le personnel de l'administration centrale de Bruxelles, les
présidents et conseillers des Conseils collatéraux.
Et pourtant, le souvenir de ces agents s'est presque totalement
perdu au cours des siècles suivants. Dans une séance
récente de la Classe des Lettres de l'Académie
royale de Belgique, on évoquait le souvenir du comte de
Nény. Le directeur de la Classe, comte Carton de Wiart,
déplorait que plus rien ne rappelât le souvenir
de cette personnalité qui fut « la meilleure tête
du gouvernement ». Il n'est même pas une rue
qui porte son nom. Ses collègues et subordonnés
ne furent pas mieux partagés. La plupart ne figurent pas
à la Biographie Nationale. Des noms comme Bosschaert,
Baudier, Paradis, Obin et autres, n'évoquent plus aucun
souvenir. Et pourtant, le dix-huitième siècle a
laissé de grandes collections d'archives, bien classées,
souvent décrites dans des inventaires imprimés.
Il s'y trouve en abondance des documents relatant l'activité
des ministres belges. Quant à ce qui concerne le cadre
de cette activité, les Conseils, dont les agents en question
ont formé le personnel supérieur, on peut dire
que le mécanisme en est amplement connu par les travaux
remarquables qui leur ont été consacrés,
et que nous devons au président de Nény déjà
cité, à Gachard, Alexandre, Poullet, Laenen, Melle
De Boom, et autres. Ils trouvent leur complément dans
d'importantes études sur l'histoire économique,
comme sont, pour ne citer que les plus importantes, celles de
Van Houtte, Huisman) et Bonenfant. Le présent recueil
rassemble les pièces essentielles concernant le recrutement
et le statut des ministres belges du XVIIIe siècle. Il
forme le pendant de celui que nous avons édité
sur la haute magistrature. Assurément, le ministère
belge du régime autrichien ne comprend pas que des personnalités
de valeur. Ceux-là qui regrettent les institutions de
l'Ancien Régime, souvent laudatores temporis acti,
semblent avoir parlé avec trop d'estime de nos Conseils
collatéraux. Ils devront reconnaître qu'à
côté d'agents éminents qui furent des collaborateurs
d'élite pour les Ministres plénipotentiaires, il
s'est trouvé aussi des éléments dépourvus
de valeur, des podagres, des fils à papa, qui parfois
n'assistent même pas aux séances du département
dont ils font partie. On relèvera le souci constant des
conseillers et des présidents, pour tout ce qui a trait
à leur traitement, à l'obtention de faveurs complémentaires,
à la dispense de taxes et de retenues. Parmi celles-ci,
une des plus impopulaires paraît avoir été
celle des médianates, redevance imposée à
chaque référendaire lors de son entrée en
charge et équivalente, au moins de façon partielle,
au traitement de la première année de services.
L'impression résultant de l'ensemble des documents rassemblés
est loin d'être exclusivement favorable.
15 euros (code de commande
: 17780).
LEFÈVRE
(Joseph) La Secrétairerie d'État et de
Guerre sous le régime espagnol (1594-1711). Bruxelles, Palais des Académies, 1934.
In-8° broché, 267 p., (collection « Académie
Royale de Belgique. Classe des Lettres. Mémoires »,
collection in-8° - tome XXXVI - Fasc. 1), couverture plastifiée,
marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx
à la page de faux-titre.
Table des matières
:
Introduction.
Chapitre I : La Secrétairerie particulière
des gouverneurs généraux du XVIe siècle.
Chapitre II : Les débuts de la Secrétairerie
d'État et de Guerre (1592-1595).
Chapitre III : L'établissement définitif
de la Secrétairerie d'État et de Guerre sous le
régime de l'Archiduc Albert (1596-1621).
Chapitre IV : La Secrétairerie
d'État et de Guerre au début du règne de
Philippe IV (1621-1647).
Chapitre V : La Secrétairerie
d'État et de Guerre pendant la seconde partie du règne
de Philippe IV (1647-1665).
Chapitre VI : La Secrétairerie
d'État et de Guerre depuis le règne de Charles
II (1665-1711).
Chapitre VII : L'organisation intérieure
de la Secrétairerie.
Conclusion - Index.
10 euros (code de commande
: 14987).
[LEPAGE (Albert)].
DUBOISDENGHIEN (Gérard) et PAILLEZ (Michel) Albert Lepage et son temps. Préface de Georges
Sion. Nivelles, Havaux, 1980. In-8 broché, 127 p.,
illustrations in et hors texte.
10 euros (code de commande
: 5380).
LHOIR
(Ghislain) La Mission Samoyède. [Les maquisards de la radio nationale belge
1940-1944.] Hommage de Robert Wangermée. Introduction
de Paul Levy. Préface de William Ugeux.
Bruxelles, Didier Hatier, 1984. In-8° broché, 207 p.,
illustrations hors texte, exemplaire en bel état.
En quatrième
de couverture :
De
tous les pays occupés à l'Ouest, en 1940, la Belgique
fut le seul à pratiquer la politique de la terre brûlée
en matière radiophonique. Et pourtant, dès les
premiers jours de la Libération, les Belges retrouvèrent
la voix de leur Radio grâce à des émetteurs
en phonie construits sous le manteau. Cette extraordinaire entreprise
clandestine, unique en son genre pour tous les pays occupés
par les troupes de l'axe Rome-Berlin-Tokyo, ce fut la Mission
Samoyède. C'est la première fois que cette prodigieuse
aventure est contée, reconstituant fidèlement le
déroulement de la mission à partir de situations
et de faits réellement vécus, tant en Angleterre
qu'en Belgique. Au départ, la Mission Samoyède
était considérée comme une mission de l'impossible !
C'était mésestimer la farouche détermination
d'une poignée de Belges...
10 euros (code de commande
: 17554).
[LIGNE
(Charles-Joseph de)]. LAMBOTTE (Janine) Le Prince de
Ligne ou la dernière
mémoire. Bruxelles, Labor
- R.T.B.F., 1990. In-8° broché, 212 p., (collection
« Les Feuilletons de Point-de-Mire »).
Extrait de l'avant-propos
:
Le prince de ligne a tout vu, tout rencontré
durant sa longue vie et sa prodigieuse époque sans toujours,
malgré sa finesse et son esprit, vouloir comprendre qu'elle
brillait comme seule brille la fin d'un monde.
Charles de Ligne, riche de contradictions tenant
à sa personnalité autant qu'à son état,
fut à la fois généreux et égoïste,
insolent et respectueux de souverains qui ne lui venaient pas
à la cheville, fin diplomate et négligent pour
sa propre gloire, fidèle aux hommes et infidèle
aux femmes, observateur pointu et aveugle tout à la fois.
Charmeur toujours, et grand seigneur en chaque
circonstance, il est surtout, comme le dit Georges Sion qui m'a
soufflé le sous-titre de ce livre, la dernière
mémoire d'un siècle après lequel plus rien,
jamais, ne sera pareil.
10 euros (code de commande
: 17832).
Les
lois de 1791 et 1810 régissant les concessions de mines
en Belgique. Journée
d'études organisée à l'occasion du bicentenaire
de ces lois fondatrices, Mons, octobre 1991. Mons, SAICOM, 1993. In-8° broché,
89 p., exemplaire en très bel état.
Table des matières
:
- Introduction.
- Les fondements juridiques de l'exploitation
minière en Belgique, de l'ancien régime au lendemain
de la révolution de 1830, par N. Caulier-Mathy.
- La région du Centre et la
législation française sur les mines (1791 et 1810),
par J. Liébin.
- L'application des lois de 1791 et
1810 dans le bassin de Charleroi, par J.L. Delaet.
- Autour et en marge des lois de 1791
et 1810 : les forfaits du Rieu-du-Cur, par B. Clerfayt.
- Modifications et compléments
aux lois des 21 avril 1810 et 2 mai 1837 sur les mines en Belgique
: la loi du 5 juin 1911, par Ph. Delforge.
- Les conséquences à
long terme de la loi de 1810 si politique sociale des sociétés
houillères et leurs rapports à l'État et
aux mineurs, en France, par R. Trempé.
- Les modalités de concession
du charbonnage du Grand-Hornu après les lois de 1791 et
1810, par M. Bruwier.
10 euros (code de commande
: 16437).
MABILLE
(Xavier) Histoire politique de la Belgique. Facteurs et acteurs de changement. Bruxelles, CRISP, 1986. In-8° collé,
396 p., couverture plastifiée, petite découpe
au coin inférieur de la page de faux-titre.
En quatrième
de couverture :
Cette Histoire politique de la Belgique
s'attache à la genèse et à l'évolution
de l'État, forgé au fil du temps par les forces
multiples qui traversent la société, s'y révèlent,
s'y déploient.
L'auteur a choisi 1780 comme point de départ.
C'est le temps où s'achève l'Ancien Régime
et où s'amorcent à la fois des mouvements durables
de laïcisation, de centralisation et d'industrialisation.
Il nous conduit, de jalon en jalon, cernant toujours l'essentiel,
jusqu'à ce temps où l'État vient d'opérer-
ou de subir- une réforme profonde de ses structures et
est confronté aux difficultés d'un monde en crise.
Pour la première fois, les méthodes
du CRISP sont appliquées à une période aussi
longue et l'auteur a réussi ce tour de force de traiter
son sujet deux cents ans d'histoire en
un volume de 400 pages alliant l'information, l'analyse et la
synthèse.
Ce livre n'est pas réservé aux
seuls spécialistes de l'histoire mais s'adresse à
tous ceux qui veulent mieux connaître et comprendre les
problèmes aujourd'hui en jeu, au moment où se noue
sans doute le destin du pays. Stabilité ou réforme
des institutions, rôle des acteurs collectifs, facteurs
de changement, pratique et exercice des pouvoirs, ces questions
prennent un éclairage nouveau dès lors qu'on en
repère les origines, parfois lointaines, qu'on perçoit
l'entrelacs des effets et des causes, que l'on cerne mieux les
évolutions de la société dans laquelle elles
s'insèrent.
10 euros (code de commande
: 15721).
MAERE (R.) Plan
terrier et structure des supports dans l'architecture religieuse
de la Belgique. Mons,
1930. In-8° broché, 24 p., 14 planches hors texte
et 8 plans.
Extrait :
C'est un fait reconnu qu'à travers tout
le cours de son histoire, notre architecture religieuse se distingue
par une grande fidélité aux formes traditionnelles.
Le style gothique s'y introduit tardivement
et persiste jusqu'au XVIIe siècle : la chapelle de la
Vierge à l'église S.-Jacques à Anvers fut
construite en un pur gothique, en souvenir de Rubens, aussitôt
après la mort du grand peintre (de 1642 à 1644).
En 1649 Jacques Duquesnoy adopta le même
style pour la chapelle de la Vierge à l'église
Ste-Gudule à Bruxelles. Telle église de village,
construite au XVIIIe siècle, reprend des formes que l'on
serait tenté d'attribuer au XVIe, comme l'église
de Sichen (Limbourg) où l'âge du chur, en
style gothique tardif, est révélé par un
chapiteau qui porte la date de 1703. C'est à se demander
si, avant la Révolution française, le gothique
s'est jamais éteint complètement dans nos campagnes.
Rappelons d'autre part que, jusque vers la
fin du XVe siècle, les formes flamboyantes ne sont employées
en Belgique que d'une manière fort atténuée,
et que la Renaissance ne s'introduit que tardivement, dans le
courant du XVIe siècle, et seulement pour le mobilier
religieux. Elle est presqu'inexistante dans l'architecture de
nos églises, qui passe, à peu près sans
transition, du gothique flamboyant au style baroque.
À ces faits d'un caractère général,
on en pourrait ajouter d'autres d'une portée moins étendue,
régionale, comme la longue survivance du chapiteau à
crochets, qui se retrouve à Tournai, , en Flandre, et
surtout dans la Flandre maritime, jusque durant le XVe siècle.
Il n'y disparaîtra que lorsque les chapiteaux en grès
lédien, avec bouquets de feuillages à profondes
échancrures et desséchés, auront remplacé
les chapiteaux en pierre de Tournai.
12 euros (code de commande
: 17806*).
MAFFEI (Edmond) Le mobilier civil en Belgique au
Moyen Âge. Namur,Wesmael -Charlier, s.d. In-8°
broché, XIV + 57 p., 29 planches hors texte.
13 euros (code de commande
: 318/59).
MARCHAL-VERDOODT
(Monique) Table des noms de personnes et de lieux mentionnés
dans les plus anciens comptes de la recette générale
de Philippe le Hardi, duc de bourgogne (1383-1389). Bruxelles, Palais des Académies, 1971.
In-8° sous reliure d'éditeur, 400 p., (collection
« commission Royale d'Histoire »), exemplaire
en parfait état.
Introduction :
L'intérêt de la série des
comptes de la recette générale des ducs de Bourgogne
est bien connu ; dans des études récentes, Monsieur
M. Mollat en a souligné la remarquable continuité,
qui n'est guère interrompue que pendant quelques années
du règne de Jean sans Peur.
Pour faciliter aux historiens l'accès
à cette abondante source d'information, la Commission
Interuniversitaire du Microfilm en a décidé le
microfilmage, et depuis 1952, un exemplaire de ces microfilms
se trouve à la disposition des étudiants et du
public aux Archives Générales du Royaume et dans
chacune des quatre universités. Le Bureau du Microfilm
du Fonds National de la Recherche Scientifique a publié
un relevé des chapitres des comptes de la recette générale
des ducs de Bourgogne.
Ce travail ne constituait cependant qu'une
première étape, et il importait d'éviter
désormais que chaque chercheur intéressé
par ces comptes eût à refeuilleter la série
entière pour en extraire les éléments utiles
à son optique particulière. Aussi, la Commission
Royale d'Histoire a-t-elle, dans sa séance du 14 janvier
1956, décidé la confection d'une table des noms
de personnes et de lieux figurant dans ces comptes, en estimant
que leur édition ne s'imposait plus depuis qu'ils avaient
été microfilmés.
Sans doute pourrait-on envisager toutefois
l'édition partielle ou intégrale de certains de
ces comptes. Des éditions partielles en ont été
entreprises au siècle passé et au début
de ce siècle, par de Laborde, Dehaisnes ou Prost, toujours
au point de vue de l'histoire de l'art. De telles publications
sont fort utiles mais ne peuvent échapper au reproche
de l'arbitraire du choix, ni parfois, à la tentation du
pittoresque.
Quant à l'édition d'un de ces
comptes, un modèle nous était offert par la publication
du compte de Pierre Gorremont, receveur général
du royaume de France, réalisée par Monsieur Pocquet
du Haut-Jussé. Mais ce compte est, pour le royaume, le
seul qui subsiste, et il couvre une période 1418-1420
particulièrement troublée et, par conséquent,
intéressante du point de vue politique.
Dernièrement, Monsieur M. Mollat a publié
in extenso trois comptes de la recette générale,
couvrant les années 1419 à 1421. Dans l'introduction,
l'auteur insiste sur l'importance de ces documents encore peu
exploités d'une façon méthodique.
Soulignons toutefois, comme l'a fait Monsieur
P. Cockshaw, que cet ouvrage ne présente pas d'index de
noms de personnes et de lieux. Cette édition récente
de certains comptes de la recette générale des
ducs de Bourgogne, à titre d'exemple, ne constitue pas,
à notre avis, une entreprise aussi fructueuse que ne le
serait l'édition de comptes du domaine et de recettes
locales. Ces derniers, en effet, sont des comptes des rentrées
dans les caisses ducales. Les données qu'ils fournissent
sont intéressantes surtout du point de vue de l'histoire
du droit et de la constitution du domaine ducal, tandis que la
recette générale intéresse avant tout l'histoire
politique et l'histoire économique et sociale. De plus,
établis selon un plan rigide, ces comptes locaux ne varient
qu'imperceptiblement d'une année à l'autre ; aussi
la publication d'une ou deux années, acquiert-elle une
valeur exemplative pour une longue période.
Les comptes de la recette générale,
au contraire, sont remarquables surtout par la diversité
des renseignements que l'on peut y trouver. Cela tient au fait
que ces comptes sont d'abord des comptes de dépenses qui
en constituent l'élément déterminant, les
recettes n'étant là que pour y faire face.
Le receveur général, en effet,
accompagnait le duc dans ses déplacements et subvenait
à ses dépenses, en suivant les directives du trésorier
ou gouverneur des finances.
Ces recettes sont constituées, en ordre
principal, par les dons du roi et par les apports des receveurs
généraux de Bourgogne et de Flandre, ceux de certains
receveurs particuliers, ceux encore des receveurs d'aides ducales
ou royales.
Ces recettes sont groupées dans les
comptes par principautés : durant le règne de Philippe
le Hardi, d'abord celles des receveurs du duché de Bourgogne
et de Franche-Comté, ensuite viennent les comtés
de Nevers, de Flandre, d'Artois et de Rethel.
Les aides et les recettes extraordinaires figurent
in fine. Les contributions des receveurs ducaux se font
le plus souvent sous la forme de décharges, des receveurs
acquittant des dépenses au nom du receveur général
de toutes les finances.
Les dépenses sont classées par
chapitres. Toujours en tête, vient celui des « deniers
baillés à des officiers qui en doivent compter
». Du point de vue comptable, c'est le plus intéressant,
puisqu'il permet de se rendre compte dans quelle mesure les autres
comptes de dépenses (hôtel, argenterie, constructions,
etc...) étaient subordonnés à la recette
générale.
Le principal bénéficiaire de
ces versements était le maître de la chambre aux
deniers, chargé de la comptabilité de l'hôtel
ducal.
Ensuite, l'on rencontre dans un ordre assez
constant les chapitres des pensions et gages, des dons, des missions
et ambassades, des achats de joyaux, draps, fourrures, vins,
épices, chevaux, les messageries, les « dépenses
communes », enfin, exceptionnellement, des dépenses
militaires. Les motifs des achats sont, heureusement pour nous,
le plus souvent détaillés dans les comptes, dont
la rédaction s'inspire des mandements ducaux ordonnant
les dépenses. Ces chapitres des dépenses sont d'autant
plus intéressants que, selon un usage général
à l'époque, et ainsi que l'ont souligné
Messieurs Pocquet du Haut-Jussé et M. Mollat, la confusion
entre les dépenses propres à la personne du duc
ou à son hôtel, d'autre part, y est complète,
et qu'elle y subsiste toujours.
La constitution de la table des comptes fut
confiée par la Commission Royale d'Histoire à Mademoiselle
Van Nieuwenhuysen, qui dépouilla le premier compte, contemporain
à l'accession des ducs de Bourgogne dans nos régions.
Nous avons poursuivi le travail et mis le volume au point. Ces
premiers comptes couvrent une période de cinq années
et huit mois et correspondent au premier quart du règne
de Philippe le Hardi en Flandre.
La table a été élaborée
suivant les directives de la Commission Royale d'Histoire. Nous
avons également englobé dans l'inventaire de la
recette générale, trois comptes qui n'en font pas
partie. Il s'agit de deux comptes de l'argentier du duc et d'un
compte du maître de la chambre aux deniers de la duchesse.
Tableau
des comptes dépouillés, conservés aux Archives
départementales de la Côte d'Or, à Dijon
B 1461 10e
compte d'Amiot Arnaut 1er juin 1383-1er juin 1384 173 fol.
B 1463 11e compte
d'Amiot Arnaut 1er juin 1384-1er juin 1385 176 fol.
B 1462 12e compte d'Amiot
Arnaut 1er juin 1385-1er juin 1386 165 fol.
B 1465 Ier compte
d'Oudot Douai 1er juin 1386-1er juin 1387 127 fol.
B 1466 Ier compte
de Josset de Halle 22 juin 1386-30 juin 1387 34 fol.
B 1467 Ier compte
de Pierre du Celier 22 janv. 1387-31 janv. 1388 86 fol.
B 1469bis Ier
compte de Jean de Vrechy juin 1387-janv. 1389 50 fol.
B 1471 2e compte
de Josset de Halle 1er juil. 1387-1er fév. 1389 66 fol.
B 1469 2e compte
de Pierre du Celier 1er fév. 1388-1er fév. 1389
94 fol.
On notera que les trois premiers comptes, ceux
d'Amiot Arnaut, sont ceux d'un receveur général
de Bourgogne qui, en quelque sorte par la force des choses, a
été amené à percevoir des recettes
des autres principautés, à partir du moment où
son maître recueillit l'héritage de Louis de Mâle.
Le poste de « receveur général
de toutes les finances » n'existe en titre qu'à
partir de la réorganisation des finances ducales, qui
eut lieu en 1386.
Les lettres de provision de Pierre du Celier
sont datées du 22 janvier 1387 ; huit mois auparavant
avait été créée une recette générale
de Bourgogne - Franche-Comté.
15 euros (code de commande
: 17920).
MARÉCHAL (Maurice)
La période communale en Belgique. Bruxelles,
Lebègue & Cie, 146 p., illustrations, non coupé.
10 euros (code de commande
: 758).
[MARGUERITE DYORK]. HOMMEL
(Luc) Marguerite dYork ou la duchesse Junon. Paris, Hachette,
1959. In-8° broché, 351 p.
10 euros (code de commande
: 2409).
MARIËN
(Fabienne) Table chronologique des chartes et diplômes
imprimés concernant l'histoire de la Belgique. Tome XI
(troisième et quatrième parties). Corrections
et tables. Bruxelles, Palais
des Académies, 1971. In-4° sous reliure d'éditeur,
X, 208 p., (collection « Académie Royale
de Belgique - Commission Royale d'Histoire »), hommage
de l'auteur au professeur Jean-Jacques Hoebanx, exemplaire non
coupé.
Introduction :
C'est
au début du mois de novembre 1964 que notre regretté
maître, Paul Bonenfant, auquel nous adressons un respectueux
souvenir, nous chargea de procéder à la confection
d'un index bibliographique et d'une table des noms de personnes
et de lieux destinés à compléter les troisième
et quatrième parties du tome XI de la Table chronologique
des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire
de la Belgique, publiées respectivement par Stanislas
Bormans et Joseph Halkin et par Jean-Jacques Hoebanx avec la
collaboration de Charles Wirtz, à Bruxelles, en 1946 et
1965.
Nous voici parvenue au terme de notre travail
dans lequel nous nous sommes efforcée à être
la plus complète possible et à suivre les règles
de la Commission royale d'Histoire telles qu'elles sont énoncées
dans les Instructions pour la publication des textes historiques
publiées à Bruxelles, en 1955.
L'index bibliographique groupe les sources
et les ouvrages mentionnés dans les troisième et
quatrième parties du tome XI.
De même, la table des noms de personnes
et de lieux est unique pour les deux parties envisagées.
Nous les y avons différenciées par les sigles III
et IV.
Nous avons fait précéder cette
table de la liste des sigles et abréviations qui y sont
utilisés.
Pour l'identification des différents
noms, nous avons eu recours principalement aux volumes où
étaient publiés les actes ; nous avons tenté
de combler les lacunes de certains d'entre eux par la consultation
des manuels habituellement utilisés à cet effet.
Nous pensons qu'il serait vain de vouloir en donner ici la nomenclature.
Pour que cette table soit à jour, nous
nous sommes référée pour l'identification
des noms de lieux, aux atlas et dictionnaires les plus récents,
en particulier pour la Belgique au Dictionnaire des communes
de Belgique, édité par l'Imprimerie E. Guyot
à Bruxelles en 1966 et pour la France au Dictionnaire
national des communes de France, 18e édition refondue
et mise à jour au 1er janvier 1965, par J.-L. Martin et
A. Bonnard, sous la direction de M. Denis-Papin, Paris, 1965.
Enfin, nous avons jugé utile d'adjoindre
à cet ouvrage en dépit du caractère
incomplet qu'elle présentera assurément
une liste des errata relevés dans les troisième
et quatrième parties du tome XI.
Nous espérons avoir rempli le mieux
possible la tâche que nous a confiée la Commission
royale d'Histoire et nous souhaitons que les historiens appelés
à faire usage du présent ouvrage, excuseront les
imperfections qu'ils pourraient y relever.
10 euros (code de commande
: 16728).
MASSART
(A.) Historique du 13e de ligne 1918-1980 et des unités
issues en 1939-1940. S.l.,
1982. In-8° broché, 390 p., illustrations, cartes,
tableaux.
Avant-propos :
« Ainsi que nous l'avions annoncé lorsque nous publiâmes
en 1976 l'historique du 13e de ligne avant 1914, il entrait dans
nos intentions de poursuivre ce travail par l'étude de
la période postérieure à la Première
Guerre mondiale.
Cette étude fait l'objet principal du présent ouvrage.
Nous y avons toutefois apporté deux suppléments.
En premier lieu, pour faire la liaison avec la période
1874-1914, il nous a paru intéressant, si pas nécessaire,
de rappeler ne fût-ce que succinctement, les opérations
auxquelles le régiment participa au cours de la campagne
1914-1918.
En second lieu, et afin de répondre à un vu
de la Fraternelle, nous avons ajouté l'historique des
régiments issus du 13 en 1939-1940 : les 19e, 43e et 63e
régiments de ligne. Anciens du 13, ils étaient
également imprégnés de son esprit et il
n'est que juste que leur souvenir ne soit pas perdu. »
15 euros (code de commande
: 10851).
La mémoire
des pierres. À la découverte du patrimoine architectural
en Wallonie et à Bruxelles.
Bruxelles, Crédit Communal, 1987. In-4°
broché,
303 p., nombreuses illustrations.
@ Publication
éditée à l'occasion de la réalisation
d'une série d'émissions télévisées
réalisées par la Fondation Roi Baudouin.
30
euros (code de commande : 311/71).
[MERCATOR]. Le cartographe Gérard
Mercator. 1512-1594. Bruxelles,
Crédit Communal, 1994. In-4° broché, 157 p.,
nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Ce livre a été
publié par le Crédil Communal pendant l'année
Mercator 1994, à l'occasion de l'ouverture du Musée
Mercator de Sint Niklaas et de l'exposition éponyme présentée
à la Bibliothèque Royale Albert Ier.
Table des matières :
- Introduction, par Hossam Elkhadem.
- Mercator dans les collections de
la Bibliothèque royale Albert Ier, par Hossam Elkhadem,
Jean-Paul Heerbrant, Liliane Wellens-De Donder,
Roger Calcoen.
- Mercator dans les collections du
Musée Platin-Moretus, par Els Otte et Dirk
Imhof.
- Mercator dans les collections du
Koninklijke Oudheidkundige Kring van het Land van Waas, par
Alfred Van der Gucht.
- Gerard Mercator : une biographie,
par Alfred Van der Gucht.
- Bibliographie.
17 euros (code de commande
: 13739).
MERCIER (Cardinal) Voix
de la guerre.
Illustrations d'Anto-Carte. Liège, Thone, 1937.
In-4° broché, 203 p.
25 euros (code de commande
: 6866).
MEURANT (René) et VAN DER LINDEN (Renaat)
Folklore en Belgique. Bruxelles,
Legrain, 1974. Grand in-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur,
159 p., illustrations en noir et en couleurs, envois des auteurs
10
euros (code de commande : 367/61).
Militaria
Belgica 2003. Annales
d'uniformologie et d'histoire militaire - Jaarboek over uniformologie
en krijgsgeschiedenis. Bruxelles,
Société royale des Amis du Musée de l'Armée,
2003. In-4° broché, 88 p., illustrations en noir
et en couleurs.
Table des matières
:
- Éditorial - Editoriaal, par M.
Jaupart.
- Le Musée royal de l'Armée
et d'histoire militaire en 2003 - Het Koninklijk Museum van Leger
en de Krijgsgeschiedenis in 2003, par P. Lefevre.
- Qui étaient les frères
Nagant fabriquants d'armes, à Liège, au XIXe siècle ?,
par Cl. Feys.
- La tenue du centenaire ou la couleur
de gala des officiers belges, par P. Lierneux.
- Le service de santé de la
garde impériale lors de la campagne de 1815, par S.
Delloye.
- La giberne des chasseurs volontaires
de la garde civique de Bruxelles, par A. Baleriaux.
- Defensieve bunker Unies gebouwd van
1917 tôt 1944 - Lignes défensives construites à
partir de 1917 à 1944, par F. Wuyts.
- De modernisering van het belgisch
fortificatiesystem tijdens het interbellum, par . F. Wuyts.
10 euros (code de commande
: 16110).
1830
Histoire d'une révolte. Bruxelles,
Musin, 1980. In-8° broché, 115 p., illustrations.
@ Catalogue de l'exposition éponyme
organisée aux Arcades du Cinquantenaire, à Bruxelles,
du 11 décembre 1980 au 25 janvier 1981.
Table des matières
:
- Avant-propos : Une exposition
différente, par J.P. Poupko.
- Introduction :
- Quelle
révolution en 1830 ?, par H. Hasquin.
- Le
mouvement des idées et des lettres à Bruxelles
vers 1830, par L. vanden Bruwaene.
- L'histoire
et les objets - Le lieu de cette exposition, par G. Van
Hout.
- L'impossible amalgame (le Traité
de Vienne - L'ordre imposé - La résistance),
par Saint-Hilaire.
- L'Europe en feu (la révolte
polonaise), par Saint-Hilaire.
- La révolte de 1830 (Une flambée
de colère - Les journées de septembre - La libération
du territoire), par Saint-Hilaire.
- Un royaume se cherche un Roi,
par Saint-Hilaire.
12 euros (code de commande
: 13918).
 Ministère
des Finances. Recueil administratif des lois, arrêtés
et décisions concernant les contributions directes, la
douane, les accises, les droits de vérification des poids
et mesures et la garantie des matières d'or et d'argent.
Tome X. - 1840. N° 808
à 872. Bruxelles, Balleroy,
1840. In-8° demi veau brun, dos lisse, [1 (faux-titre)],
[1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [VII (table chronologique)], [1
bl.], [20 (table alphabétique)], [17 (table méthodique)],
[3 bl.], [440 dont quelques pages à déplier] p.,
étiquette de A. NHackl, imprimeur lithographe et relieur,
rue de la Raquette, 3, à Mons, bon exemplaire.
15 euros (code de commande
: 18310).
MOLITOR
(André) Souvenirs. Un
témoin engagé dans la Belgique du 20e siècle. Gembloux, Duculot, 1984. In-8° broché,
335 p., (collection « Documents Duculot »).
En quatrième
de couverture :
Ce livre est le reflet et le récit des
itinéraires de son auteur à travers la vie. Itinéraires
successifs mais aussi bien simultanés car durant beaucoup
d'années il a mené de front des activités
variées.
Itinéraire dans l'espace : de l'Iran
où il est né à la ville wallonne de son
adolescence, puis à Louvain et à Bruxelles où
il a poursuivi sa carrière active.
Itinéraire dans la fonction publique
où il a exercé divers emplois de responsabilité
couronnés par seize années comme Chef de Cabinet
du Roi.
Itinéraire intellectuel : plus de trente
ans d'enseignement en science politique et en administration
publique à l'Université de Louvain, la collaboration
avant la guerre à la Cité Chrétienne,
la fondation après la libération et la direction
durant quinze ans de la Revue Nouvelle. Des livres et
des essais sur la littérature et la politique, de nombreux
articles... L'auteur est à la fois, dans cette longue
marche, acteur et témoin, mais témoin engagé.
Par ses activités mêmes, il a occupé de multiples
postes d'observation d'où il a pu analyser maints aspects
de la vie et des idées de son temps. À travers
ces pages, ce n'est pas seulement son existence qui est évoquée,
c'est en même temps toute une époque qui émerge
du passé. Des restes de la civilisation traditionnelle
connue dans son enfance jusqu'à la mutation profonde que
nous vivons aujourd'hui, ce sont les années décisives
du XXe siècle qui défilent sous nos yeux en tableaux
contrastés : la Première Guerre mondiale dans
ses épisodes au Moyen-Orient, l'entre-deux-guerres avec
ses conflits idéologiques et la montée progressive
des périls, la guerre de nouveau et l'occupation, puis
la reconstruction du pays, la vie politique et intellectuelle
depuis 1945, l'évolution institutionnelle de la Belgique...
12 euros (code de commande
: 15050).
Monastères
bénédictins et cisterciens dans les Albums de Croÿ
(1596-1611). Préface
de François Narmon. Bruxelles, Crédit Communal
de Belgique, 1990. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur,
443 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières
:
- Les Albums du duc Charles de Croÿ,
par Jean-Marie Duvosquel.
- Histoire et institutions des monastères
bénédictins (VIIe-XVIIe siècle), par
Daniel Misonne.
- Architecture, cadre de vie et environnement
des monastères bénédictins, par Daniel
Misonne.
- Histoire et institutions des abbayes
cisterciennes (XIIe-XVIIe siècle), par Jean-Baptiste
Lefèvre.
- Architecture, cadre de vie et environnement
des abbayes cisterciennes, par Jean-Jacques Boly et Jean-Baptiste
Lefèvre.
- Planches, commentaires par Jean-Baptiste
Lefèvre et Daniel Misonne.
- Monastères bénédictins :
Anchin, Auchy-les-Hesdin, Avesnes, Blangy-sur-Ternoise, Crespin,
Etrun, Ghislenghien, Ham-en-Artois, Hasnon, Hautmont, Liessies,
Marchiennes, Maroilles, Saint-Amand, Saint-Bertin, Saint-Denis-en-Broqueroie,
Saint-Gérard de Brogne, Saint-Ghislain, Saint-Martin de
Tournai, Saint-Saulve, Saint-Vaast d'Arras, Waulsort, Aymeries,
Le Barlet à Bailleul, Bas-Warneton, Beaurainville, Berclau,
Biencourt, Cohem, Dompierre, Douai (collèges), Fives,
Framecourt, Gorre, Haspres, Hastière, Herverlee, Houdain,
Labeuvrière, Ligny-sur-Canche, Moustier-en-Fagne, uf-en-Ternois,
Raye-sur-Authie, Renty, Rumilly, Saint-Georges-lès-Hesdin,
Saint-Michel de Blangy, Saint-Pry de Béthune, Notre-Dame
la Grande à Valenciennes.
Abbayes cisterciennes : Clairmarais, Blandecques,
Cercamp, Willencourt, Loos, Groeninge, Marquette, Nieuwenbos,
La Brayelle, Flines, Des Prés, Le Vivier, Cambron, Saint-Bernard,
Vaucelles, L'Abbiette, Beaupré, Épinlieu, Les Fontenelles,
Maagdendale, L'Olive, Le Saulchoir, Le Verger, Boneffe, Grandpré,
Le Jardinet, Moulins, Marche-les-Dames, Salzinnes, Soleilmont,
Solières, Valduc, Vrouwenpark.
40 euros (code de commande
: 16706).
Une monnaie
pour l'Europe.
Bruxelles, Crédit Communal, 1991. In-4°
broché,
159 p., illustrations en noir et en couleurs.
Catalogue de l'exposition
éponyme qui retrace l'histoire des monnaies de nos pays
jusqu'à la monnaie abstraite l'Écu qui aboutira
finalement à la monnaie unique, l'Euro en 2001.
30
euros (code de commande : 314/71).
Museum
Dynasticum. 1989-2. Bruxelles,
Musée de la Dynastie, 1989. In-8° agrafé, 44 p.
Table des matières
:
- Les antécédents du
Musée de la Dynastie, par Émile Vandewoude.
- La portée de l'acte de capitulation
du 28 mai 1940, par le Lt-général e.r. A.
Crahay.
- Le Prince Léopold de Saxe-Cobourg,
deux fois rival heureux du Prince d'Orange, par Jacques-Henri
Pirenne.
- Léopold III et Gustave V.
Alignement de la politique étrangère et similitude
entre les tentatives de médiation pendant l'entre-deux-guerres,
par C. Koninckx.
- Le Prince Léopold au Ruanda-Urundi
en 1925 (1ère partie), par J. Vanderlinden.
- Léopold II en Herman von Wissmann
(2e deel), par Marcel Luwel.
- Comptes rendus - Boekbespreking.
- Chronique du Musée - Kroniek
van het Museum.
6 euros (code de commande
: 16011).
La
navigation de la Belgique vers Paris. Études
faites pour effectuer en Belgique la jonction des bassins de
la Meuse et de l'Escaut, par un canal de Mons à la Sambre.
Rapport présenté aux Chambres législatives,
le 24 février 1840, par M. Le Ministre des Travaux publics.
Bruxelles, Remy, mars 1840. Petit in-folio demi-basane rouge
frottée, 330 p., un tableau dépliant, une
grande carte dépliante in-fine, très rare.
Introduction :
« Dans la discussion du canal de l'Espierre,
il s'agissait de la navigation de la Belgique avec le centre
du département du Nord.
Il s'agit aujourd'hui de la navigation de la
Belgique avec le centre de la France, et notamment avec Paris.
Question non moins grande, et peut-être
plus compliquée.
C'est toujours le lieu de production dans le
pays, qu'il faut mettre en rapport avec le lieu de consommation,
à l'étranger ; il s'agit, avant tout, pour
la Belgique, de la conservation et dé l'agrandissement
d'un débouché.
Il existe aujourd'hui deux lignes navigables
de la Belgique sur Paris, partant, l'une de Mons, l'autre de
Charleroy.
La ligne de Paris vers Mons est la plus ancienne ;
elle a été décrétée à
une époque où les provinces belges faisaient partie
de la France.
A côté de cette ligne, nous avons
vu s'établir, de nos jours, une ligne nouvelle, touchant
à un autre point du territoire belge.
Le système des communications fluviales,
en rattachant Mons à la France par le canal de Condé,
aux Flandres par le canal d'Antoing, avait assuré au bassin
de Mons, une véritable supériorité sur celui
de Charleroy.
Le canal de Charleroy à Bruxelles. est
venu opérer un premier changement dans la position de
ce bassin, en facilitant les transports à l'intérieur.
La création d'une ligne navigable sur
Paris, vient lui ouvrir, à son tour, le marché
de la France.
La ligne de navigation de Mons sur Paris se
compose :
- Du canal de Mons à
Condé ;
- De l'Escaut, en remonte,
de Condé à Cambray ;
- Du canal de St-Quentin,
de Cambray à St-Quentin ;
- Du canal Crozat, de St-Quentin
à Chauny, et du prolongement de ce canal, de Chauny à
Manicamp ;
- De l'Oise, en descente,
de Manicamp à Conflans-Ste-Honorine ;
- De la Seine, en remonte,
de Conflans-Ste-Honorine à Paris.
La ligne de navigation de Charleroy à
Paris, se composera :
- De la Sambre belge, de Charleroy
à la frontière ;
- De la Sambre française,
de la frontière à Landrecies ;
- Du canal de jonction, de
Landrecies à La Fère ;
- Du canal de La Fère,
embranchement du canal Crozat, de La Fère à Fargnier.
Depuis Fargnier, point de jonction du canal
Crozat avec l'embranchement de La Fère, jusqu'à
Paris, la navigation sera commune aux produits des deux bassins
houilliers.
La communication entre Charleroy et Paris (sauf
les améliorations que toute voie nouvelle réserve
à l'avenir), existe donc physiquement ; cependant,
l'exportation de Charleroy vers Paris ne s'effectue point encore :
les extracteurs de Charleroy déclarent, que, par l'élévation
des péages sur la Sambre belge, sur la Sambre française,
et sur le canal de jonction de la Sambre à l'Oise, ils
demeurent, de fait, exclus du marché de Paris ; ils
demandent en conséquence la réduction du tarif
de la Sambre belge, réduction qui serait combinée
avec l'abaissement des péages sur la Sambre française
et sur le canal de jonction.
C'est sur cette question que Mons et Charleroy
semblent pour le moment en désaccord.
Mons ne veut pas être dépossédé
du marché de Paris.
Charleroy veut y être admis.
Mons prétend que déjà
toutes les conditions de concurrence existent.
Charleroy prétend qu'à raison
des péages, la concurrence est impossible.
Mons soutient que la concurrence ne dépend
pas uniquement des péages, mais d'autres circonstances.
Charleroy soutient qu'avant tout, il faut une
sorte d'équilibre entre les deux lignes, quant aux péages.
Pour éclaircir cette question, on est
forcément amené à l'agrandir, et même
outre mesure, en apparence au moins : on est obligé
de se rendre compte de tout le système de navigation charbonnière
de la Belgique vers Paris.
Ce sera le premier objet de ce rapport.
Il existe des moyens de rendre la ligne nouvelle
commune aux deux bassins belges : ce serait de la rattacher
aux exploitations de Mons par un chemin de fer ou au canal de
Mons par un canal.
Ce deuxième moyen opérerait,
en outre, en Belgique, la jonction des bassins de la Meuse et
de l'Escaut : résultat qui donne à ce deuxième
projet un caractère particulier d'utilité et de
grandeur.
Nous sommes ainsi conduits à rendre
compte des tentatives faites pour rendre la ligne nouvelle de
Paris à Charleroy commune à Mons.
Ce sera l'objet de la deuxième partie
de ce travail.
Enfin, dans la troisième, il est plus
particulièrement question des péages et du conflit
élevé à ce sujet entre Charleroy et Mons.
Deux choses qui doivent frapper dans l'examen
de cette question, c'est que d'abord il est impossible de considérer
une communication et surtout un canal isolément ;
il faut voir l'ensemble du système dont elle fait partie ;
c'est, en second lieu, qu'un canal creusé sur le territoire
étranger, peut être réputé belge par
son but.
Nous avons principalement considéré
la ligne nouvelle dans ses rapports avec la production charbonnière
de Charleroy ; nous ajouterons : 1° que l'exportation
en France ne doit pas se borner à ce seul produit de cet
important district ; 2° que l'ouverture de la nouvelle
ligne doit faire sentir ses effets jusque dans le bassin de la
Meuse ; c'est aussi une ligne de Liège à Paris.
La jonction des eaux de la Belgique avec les
eaux de la France est un grand événement ;
ce qui manque à la Belgique, c'est une jonction du même
genre avec l'Allemagne ; tel était le but du canal
du Nord : la Belgique se serait trouvée en rapport
direct avec le bassin du Rhin, comme elle l'est avec le bassin
de la Seine. »
250 euros (code de commande
: 11998).
[NENY].
Une famille noble de hauts fonctionnaires : les Neny.
Édité par
Roland Mortieret Hervé Hasquin. Bruxelles,
Éditions de l'Université de Bruxelles, 1985. In-8°
broché, 128 p., (collection « Études
sur le XVIIIe Siècle », n° XII), couverture
plastifiée, marque manuscrite d'appartenancne du professeur
Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde.
Table des matières
:
- Patrice Mac Neny (1676-1745). Secrétaire
d'État et de Guerre, par Bruno Bernard.
- Les rapports entre le Chef-Président
du Conseil Privé Patrice-François de Neny et son
père, le Secrétaire d'État et de Guerre
Patrice Mac Neny (1676-1745), par Bruno Bernard.
- Les bibliothèques de Patrick
Mac Neny et de Patrice-François de Neny, par Claude
Sorgeloos.
- Un bohème français
à Bruxelles : Jean-Adrien-Claude Servandoni (1736-1814),
par Paul De Zuttere.
- Peine capitale et réforme
du droit pénal au XVIIIe siècle (France, Pays-Bas
autrichiens, Principauté de Liège), par Michèle
Mat.
12 euros (code de commande
: 15247*).
PAILLARD (Charles) Considérations sur
les causes générales des troubles des Pays-Bas
au XVIe siècle. Bruxelles-Valenciennes, Campan-Lemaître,
1874. In-8° broché, 150 p., exemplaire non coupé,
quelques rousseurs.
20 euros (code de commande
: 307/67).
La Paroisse en question. Actes du colloque de Saint-Ghislain 25 novembre
1995. Coordinateurs : Yannick
Coutiez et Daniel Van Overstraeten. Ath - Mons - Saint-Ghislain,
Cercle Royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath et de la
Région et Musées Athois - Cercle Archéologique
de Mons - Cercle d'Histoire et d'Archéologie de Saint-Ghislain
et de la Région, 1997. In-8° broché, 203 p.,
illustrations.
15 euros (code de commande
: 333/69).
[P[arti]
O[uvrier] B[elge]]. 1885-1985. Du Parti Ouvrier Belge au Parti
Socialiste. Mélanges
publiés à l'occasion du centenaire du P.O.B. par
l'Institut Émile Vandervelde.
Bruxelles, Labor, 1985. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
421 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs,
exemplaire en parfait état.
Table des matières
:
Introduction, par Claude Desama.
Première partie : Quel socialisme ?
Chapitre 1 : Les gènes
multiples du socialisme, par Freddy Joris.
Chapitre 2 : Le P.O.B.
et le marxisme, par Jacques Nagels et Françoise
Nice.
Chapitre 3 : Le socialisme
coopératif, par Guy Quaden et Roger Ramaekers.
Chapitre 4 : Du collectivisme
au Plan de travail, par José Gotovitch.
Chapitre 5 : Vers le socialisme
gestionnaire, par Claude Desama.
Deuxième partie : Socialisme et
société.
Chapitre 1 : Vie ouvrière,
vie socialiste, par Robert Devleeshouwer.
Chapitre 2 : Socialisme
et culture, par Jacques Stiennon.
Chapitre 3 : Socialisme
et laïcité, par Philippe Moureaux.
Chapitre 4 : Socialisme
et religion, par Jacques Stiennon.
Chapitre 5 : Le socialisme
et les problèmes communautaires, par Jean Beaufays.
Chapitre 6 : Le socialisme
et l'école, par Jean Leclercq-Paulissen.
Chapitre 7 : Le socialisme
et les femmes, par Marinette Bruwier.
Troisième partie : Socialisme
belge et international.
Chapitre 1 : La lutte
pour la paix, par Christine Somerhausen.
Chapitre 2 : L'apport
du P.S.B.-P.S. à l'intégration européenne,
par Jean Poorterman et Michel Stavaux.
Chapitre 3 : Socialisme
et triers monde, par Robert Flagothier et Freddy
Joris.
40 euros (code de commande
: 14438).
Le
patrimoine industriel et sa reconversion. Wallonie - Bruxelles. Bruxelles, Crédit
Communal, 1986. In-4° broché, 247 p., nombreuses illustrations
en noir et quelques-unes en couleurs.
@ Il s'agit de la publication éditée
à l'occasion de l'exposition éponyme organisée
à l'ancienne église Saint-André, à
Liège, du 17 janvier au 15 mars 1987.
Table des matières :
- Préface, par François
Narmon.
- Avant-propos, par Gauthier Jacob
et Pierre Frankignoulle.
- La protection du patrimoine industriel :
cadre légal et action des pouvoirs publics et des associations
volontaires, par Jacques Barlet.
- L'archéologie industrielle
et l'assainissement des sites charbonniers, par René
Leboutte et Henri Delree.
- Approche urbanistique de la reconversion
des sites industriels désaffectés, par Jean
Barthelemy.
- La réaffectation des anciens
sites industriels à des fins économiques :
bilan et propositions, par Bernadette Merenne-Schoumaker.
- Une croissance industrielle et urbaine :
Seraing, par Luc Lejeune.
- Architectures d'industries, par
Marina Frisenna.
25 euros (code de commande
: 13480).
[PÉRIN
(Charles)]. BECQUÉ (M.) et LOUANT (A.) Le dossier
« Rome et Louvain » de Charles Périn.
Louvain, Revue d'Histoire
Ecclésiastique, 1955. In-8° broché, [90] p.,
envoi d'Armand Louant.
Il s'agit d'un extrait
de la Revue d'Histoire ecclésiastique, vol. L (1955),
n° 1, pp. 36-124.
Avant-propos :
« Voici un document d'une espèce
rare : il pourrait être édité sans introduction,
sans notes, sans commentaire et se suffirait à lui-même.
L'exposé est si prenant que même un lecteur peu
au fait des événements qui y sont rapportés,
se laisserait facilement entraîner dans le sillage du narrateur
et serait empoigné par le récit d'une passionnante
lutte d'idées dont le point culminant se situe dans le
cabinet du pape Léon XIII, le samedi 16 juillet 1881.
C'est un drame qui révèle une époque révolue,
pleine d'âpres controverses, dans un siècle où
les hommes pouvaient plus facilement qu'aujourd'hui réfléchir,
défendre des principes et souffrir pour leurs idées
sans aucune arrière-pensée de lucre ou de profit.
Il nous a néanmoins paru nécessaire
de présenter notre texte, d'en expliquer la naissance,
de faire connaître les principaux protagonistes de l'action
et de justifier notre publication.
Le manuscrit que nous éditons est constitué
par un ensemble de cinq cahiers, plus une feuille double de papier
jauni par l'âge, non ligné, paginé de 1 à
121. Sur la feuille de garde on lit : Rome et Louvain.
On y a répandu de l'encre rouge. L'ensemble est contenu
dans une farde blanche et le tout protégé par un
portefeuille marbré bleu, à deux volets réunis
par des lacets. Il ne s'agit pas d'un original autographe, mais
d'une copie. Toutefois certains passages ont été
écrits par Périn, notamment : la note de la page
5bis, certaines ajoutes marginales, les textes italiens et latins
et l'appendice dont les sept premières lignes seulement
ont été exécutées par le copiste.
Le document est daté de Ghlin, en la
fête de S. Marc Évangéliste, le 25 avril
1883. En mars 1890, Périn lui-même le revit «
soigneusement ». Il l'atteste deux fois, en signant son
affirmation. À l'encre rouge, il écrit au dos de
la feuille de garde : « Les clichés photographiques
des principales pièces qui forment le dossier se trouvent
dans mon coffre-fort. Ces clichés viennent des ateliers
du photographe Quéquin, rue des Capucins à Mons.
S'il était nécessaire, on en ferait tirer des épreuves
par le photographe qui est fort expérimenté en
cette besogne. Ghlin, 7 mars 1890. Charles Périn ».
Ce luxe de précautions indique assez l'importance que
l'ancien professeur de Louvain attachait à son mémoire.
L'histoire externe du document mérite
également d'être signalée. Il a dû
être rédigé presque immédiatement
après le départ de Louvain. Nous savons par une
lettre répondant à une autre que lui adressait
Léon Harmel, le 3 août 1882, que c'est au début
de ce mois qu'il abandonna la cité universitaire : «
Votre lettre m'arrive au milieu des embarras du déménagement
de ma bibliothèque. Mardi j'aurai pour toujours quitté
Louvain et je serai définitivement établi à
Ghlin. ». Il est même probable que le déménagement
de la bibliothèque ne fut que la dernière phase
d'un départ réalisé plus tôt, puisque
le 8 janvier déjà son ami Loomans apprenait par
le professeur de Monge que Périn s'était installé
à sa maison de campagne. On peut donc supposer que la
rédaction du mémoire daté d'avril 1883 aura
été commencée dès l'installation
définitive à Ghlin, sinon avant.
Grâce à la minute d'un document
intitulé Instructions à mes enfants touchant
la conservation et la publication éventuelle des papiers
que je délaisse..., nous savons que peu de personnes
étaient au courant de l'existence du dossier Rome et
Louvain. Ceux qui l'ont connu étaient probablement
les amis qu'il désigne dans ses instructions comme lui
ayant toujours été les plus dévoués
et qui connaissaient le mieux toutes les vicissitudes de sa vie
publique depuis vingt-cinq ans : le P. Fristot, de la Compagnie
de Jésus ; le P. François Chamard, moine bénédictin
de Solesmes ; François de Monge, son ancien collègue
à la Faculté de droit de Louvain ; M. Charneux,
propriétaire à Namur et directeur de l'Ami de
l'Ordre ; l'abbé Schyrgens, prêtre du diocèse
de Liège, qui était son confident et avait été
témoin de sa vie publique depuis vingt-deux ans. «
Ces deux derniers, dit le texte des instructions, sont dépositaires
de copies de mon dossier Rome et Louvain. Celle de M.
l'abbé Schyrgens porte mes dernières corrections
». Il semble donc qu'il y ait eu un original et deux copies.
L'original a disparu et c'est à la copie destinée
à l'abbé Schyrgens que Périn lui-même
attache le plus de valeur. Or, c'est certainement celle que nous
possédons et que nous éditons ici. En effet, une
grande feuille de papier blanc est jointe au document. Ce papier
porte un cachet de cire rouge à travers lequel passe un
reste des ficelles qui fermaient le paquet constitué par
le manuscrit emballé. Périn y a écrit de
sa main : « Aussitôt après mon décès,
le dossier sera remis, dans l'état où il est, à
Monsieur l'abbé Schyrgens, professeur de rhétorique
au collège St-Quirin à Huy. (Signé)
Charles Périn ».
Les héritiers de Périn se conformèrent
à la volonté du défunt et l'abbé
Schyrgens entra en possession du précieux mémoire.
Schyrgens, dont Périn appréciait beaucoup l'esprit,
était aussi un fin gourmet ; il subissait l'exquise attraction
de la table et des vins de son vénérable ami et
cet aspect gastronomique de leurs relations, joint à une
réelle communauté de pensée, avait certainement
contribué à cimenter l'amitié entre l'abbé
et son hôte de Ghlin. Peu de temps après être
entré en possession du dossier, l'abbé Schyrgens
le prêta à un petit-fils de Périn, M. Charles
Rensonnet, qui avait désiré le communiquer au chanoine
Thiéry. Durant la Première Guerre mondiale, M.
Rensonnet remit le document à Albert Périn, fils
de Charles, et c'est à ce dernier que Schyrgens le réclama
au moment où les Mémoires de Woeste parurent dans
la Revue Générale. L'attitude de Charles
Périn y était jugée sévèrement.
Schyrgens, qui avait été promu prélat domestique
et était devenu journaliste réputé au Vingtième
Siècle, réclama le dossier pour s'en servir
dans la défense de son ami. Il songea à le publier,
mais après s'être mis d'accord avec Albert. Or,
selon une lettre adressée à ce dernier par Mgr
Schyrgens, du 21 janvier 1927, il semble bien que le fils de
Périn ait hésité : « J'ai lu attentivement
votre lettre, écrit Schyrgens, et pesé vos arguments.
J'ai relu le dossier et, certes, il me serait difficile de ne
pas me ranger à votre avis. Une publication, dans l'état
présent des choses et des personnes, desservirait la mémoire
de votre père en mettant en fâcheuse posture un
Pape, un Cardinal et l'Université de Louvain. La clause
redoutable c'est la publication intégrale, documents et
commentaires. Mais cependant, l'histoire a ses droits. Il faudra
bien coûte que coûte, que ces pages viennent à
la lumière ». Le 3 février suivant, Mgr Schyrgens
ayant reçu en communication les bonnes feuilles des Mémoires
de Woeste, « où Mr. Périn est odieusement
attaqué et les faits absolument travestis », demande
à Albert de délibérer avec lui à
ce sujet. Mais il doit subir une opération au larynx,
remet le rendez-vous au 11 février suivant et finalement
se rend lui-même à Ghlin au début de mars
1927. Il meurt quelques années plus tard sans avoir mis
son projet à exécution et transmet le manuscrit
aux Pères Rédemptoristes de Bruxelles. Étrange
destin I Voici le dossier Rome et Louvain en possession
d'une congrégation illustrée par l'adversaire le
plus puissant de Charles Périn : le cardinal De-champs.
Le choix du dépositaire peut avoir été guidé
par une certaine affinité spirituelle qui rendait les
Pères Rédemptoristes particulièrement sympathiques
à Mgr Schyrgens, mais il est plus probable qu'il lui ait
été dicté par souci historique, le futur
historien du cardinal Dechamps devant nécessairement recourir
aux archives des Rédemptoristes.
Malgré la discrétion dont Périn
avait entouré la rédaction de son mémoire,
l'existence du dossier Rome et Louvain n'était
pas ignorée en dehors du cercle restreint de ses amis.
« On a fait diverses tentatives pour obtenir de moi la
suppression de ce dossier, écrit-il dans les Instructions
à ses enfants... En même temps que je maintenais
fermement ce document qui est une protestation contre les procédés
du pape Léon XIII à mon égard, je me refusais
obstinément à rentrer d'aucune façon en
relation avec le gouvernement pontifical et ses représentants.
À ce propos un incident mérite d'être rapporté.
Il y a quelque douze ans, je ne saurais préciser, un vénérable
religieux de Bruxelles, fort de mes amis, le R. P. Laurent Chaney,
ami intime de la nonciature, vint me trouver et me dit :
« II me paraît qu'il serait bien que vous fassiez
une visite à la nonciature ». Je lui répondis
très nettement : « J'ai été calomnié
et injurié dans une encyclique, j'ai droit à une
réparation. Je l'attends et je n'irai pas à la
nonciature». Mon vénéré ami me répondit
: « C'est raide » et il n'insista point. »
Périn lui-même commit la faute
de confier temporairement son manuscrit à un prélat
français qu'il comptait parmi ses admirateurs et disciples
: Mgr Justin Fèvre. Celui-ci le lui avait demandé
sous prétexte de s'en servir pour parfaire son information
personnelle sur la situation des catholiques vers 1880. Dépassant
ses droits, avec une inqualifiable indélicatesse, il s'en
servit d'une manière imprécise et peu exacte dans
un livre de combat qu'il publia sur l'ancien professeur de Louvain. »
12 euros (code de commande
: 14058).
[PÉRIN
(Charles)]. LOUANT (A.) Charles Périn et Pie
IX. Bruxelles, Institut
Historique Belge de Rome, 1952. In-8° broché, [40] p.,
envoi de l'auteur.
Il s'agit d'un extrait
du Bulletin de l'Institut historique belge de Rome, fascicule
XXVII, pp. 181-220, publié à l'occasion du cinquantième
anniversaire de l'Institut.
Extrait :
« Charles Périn : un nom
oublié par le public intellectuel belge d'aujourd'hui.
Il n'y a pas si longtemps cependant la Presse catholique, qui
en avait tant parlé jadis, rappelait encore son souvenir.
C'était à l'occasion de la parution des Mémoires
de Woeste dans la Revue Générale. Périn
y était attaqué. Mgr. Schyrgens l'une des plus
fines plumes du journalisme de l'époque, vola au secours
de ce vénérable ami dont, jeune prêtre, il
avait été si souvent le commensal choyé,
et dont il était sans doute le dernier héritier
spirituel. À l'Université de Louvain il ne reste
probablement plus aucun professeur ayant connu l'illustre économiste
de son vivant, bien qu'il ne mourut qu'en 1905, âgé
de quatre-vingt-dix ans. Mais parmi ceux qui fréquentèrent
l'Alma Mater avant la Première Guerre mondiale,
beaucoup ont entendu parler de ce maître dont les idées
divisèrent le pays et l'Université et qui, désapprouvé
par Léon XIII à la suite d'événements
que nous n'avons pas à rappeler ici, finit par abandonner
sa chaire de Louvain pour se retirer dans son château de
Ghlin. C'était en 1881. Vingt-quatre années encore
Périn allait se consacrer à la défense et
au triomphe de ce qu'il appelait « les vrais principes
» gardant une étonnante vigueur physique et une
prodigieuse lucidité d'esprit jusqu'à ses derniers
moments qui furent ceux d'un grand chrétien. Depuis sa
mort on a observé à son sujet un silence prudent
et les controverses suscitées par sa forte personnalité
sont depuis longtemps apaisées. »
8 euros (code de commande
: 14057).
PERRIN
(François) La
Belgique au défi. Flamands et Wallons à la recherche
d'un État. [Huy], [Imprimerie Coopérative],
[ca 1962]. In-8° broché, 214 p.
Avertissement :
« Le présent ouvrage est publié au moment
même où va s'installer le groupe de travail constitué
par le gouvernement pour préparer la révision de
la Constitution belge.
Ce n'est pas une coïncidence.
Aucune construction juridique ou politique n'est viable sans
la participation consciente de l'opinion publique. Ce livre tend
à faire le point ; il n'est que l'expression de la grave
crise de conscience nationale que traverse le pays.
La Belgique existe-t-elle encore dans l'esprit des hommes et
des femmes qui l'habitent ? Peut-elle prendre des formes nouvelles
? C'est à ces questions que ces pages essayent de répondre
sincèrement et sans ménagement aucun pour le conformisme
officiel.
Ce livre n'engage que la responsabilité de son auteur.
Il ne prétend pas être une uvre collective,
expression de la doctrine d'un mouvement ou d'une association
quelconque.
Il tente, d'une manière inévitablement incomplète,
de rassembler les idées qui ont été émises
depuis trente ans environ sur le destin de l'État belge,
et la réalité des peuples qui le composent. »
15 euros (code de commande
: 11182).
[PHILIPPE-LE-BON].
BONENFANT (Paul) Philippe-le-Bon. Troisième édition. Bruxelles,
La Renaissance du Livre, 1955. In-12 broché, 154 p.,
une illustration en frontispice, (collection « Notre
Passé », deuxième série, n° IV).
Table des matières
:
- L'héritage de Philippe.
- La personnalité de Philippe.
- L'alliance anglaise et la pénétration
dans l'Empire.
- Le rétablissement de la paix.
- La paix : projets et réalisations.
- Les dernières années.
- L'uvre de Philippe.
- Note bibliographique.
9 euros (code de commande
: 16153*).
[PHILIPPE LE BON]. INGHAM (François)
Philippe-le-Bon. 2e
édition. Rixensart, Les Éditions de Belgique, 1944.
In-8° broché, 256 p.
10 euros (code de commande
: 367/63).
PIÉRARD
(Louis) Regards
sur la Belgique.
Ouvrage illustré de vingt dessins de Frans Masereel.
Grenoble - Bruxelles, Arthaud - Labor, 1946. In-12 broché,
336 p., cachets de bibliothèque.
7 euros (code de commande
: 5767).
PIRENNE (Jacques) Il faut
doter le pays d'un statut linguistique.
Bruxelles, Ligue Nationale pour l'Unité Belge, 1929. In-8°
agrafé, 32 p.
10 euros (code de commande
: 13561*).
PIRENNE
(Jacques-Henri) L'évolution des relations internationales
de la Belgique de 1914 à nos jours. [Bruxelles], La Renaissance du Livre, s.d. In-4°
collé, [68] p., illustrations in et hors texte.
Extrait
de l'ouvrage Histoire de la Belgique contemporaine, pp.
179-246.
Table des matières :
Livre I : L'ère du déséquilibre :
1914-1940.
Chapitre I : La
situation diplomatique de la Belgique et du Congo en 1914.
Chapitre II : La
guerre de 1914-1918.
Chapitre III :
La recherche d'un nouvel équilibre.
Chapitre IV : La
désagrégation de l'Europe de Versailles.
Livre II : L'ère de
l'interdépendance des peuples.
Chapitre I :
La solidarité dans la guerre.
Chapitre II : La
solidarité occidentale dans la reconstruction des pays
libérés.
Chapitre III :
Les efforts d'organisation d'un monde atlantique.
10 euros (code de commande
: 16038).
PIRON (Maurice) Aspects
et profil de la culture romane en Belgique. Liège, Éditions Sciences et Lettres,
1978. In-8° broché, 163 p.
15 euros (code de commande
: 370/63).
PLAVSIC
(Wladimir) Monsieur le Premier ministre. Bruxelles, Hatier, 1988. In-8° broché,
303 p., quelques illustrations, (collection « Grands
Documents »).
En quatrième
de couverture :
De nombreux ouvrages ont étudié
le fonctionnement du pouvoir exécutif dans le cadre de
notre droit public. Le livre de Wladimir Plavsic sur le Premier
ministre en Belgique se situe dans une perspective différente.
Sans négliger, bien sûr, les aspects constitutionnels
du sujet, il étudie plutôt le rôle du Premier
ministre sous l'angle de la science politique. Son but est avant
tout d'expliquer ce rôle du Premier ministre dans le fonctionnement
du gouvernement comme dans la vie nationale, et de décrire
les multiples aspects de la fonction. Il y a là un domaine
mal connu. Le public se pose souvent à son sujet des questions
qui prouvent la nécessité de mieux le mettre en
lumière. Et c'est ce qui donne à ces pages leur
originalité.
Étant au service de l'institution, l'auteur
a pu puiser à toutes les sources imprimées pour
examiner successivement les fondements et l'historique de la
fonction, la formation du gouvernement, le rôle de la monarchie
dans le système constitutionnel, l'organisation du gouvernement,
les attributions essentielles du Premier ministre, le conseil
des ministres, le Premier ministre et le conseil des ministres
au travail, la procédure formelle et les pratiques au
conseil des ministres, les services du Premier ministre, la vie
quotidienne au 16, rue de la Loi, et le départ. La première
partie de l'ouvrage se termine par des considérations
sur la fonction du Premier ministre. Dans la deuxième
partie, l'auteur raconte les quinze hommes politiques qui, de
1944 à 1988, ont exercé la charge de Premier ministre:
quarante ans d'histoire politique de la Belgique et une quantité
de faits inconnus et peu connus. Un document d'érudition,
et d'agréable lecture, sur les images du pouvoir au Royaume
de Belgique.
10 euros (code de commande
: 14787).
POHL
(Jacques) Les variétés régionales
du français. Études belges (1945-1977). Bruxelles, Université de Bruxelles, 1979.
In-8° broché, 187 p., (collection « Faculté
de Philosophie et Lettres - Sources et Instruments »,
n° III), couverture tachée.
En quatrième
de couverture :
S'appuyant
sur une bibliographie importante, l'ouvrage passe en revue les
études que des Belges ont consacrées aux variétés
régionales de la langue française.
La grande majorité de ces études
ont trait à la langue parlée en Belgique, considérée
moins comme un ensemble d'« écarts »
par rapport à un français qui serait celui des
Parisiens cultivés, que comme l'écheveau des usages
qui peuvent s'observer dans un territoire donné, et où
se joignent le social, le dialectal et le politique. L'auteur
propose notamment une définition du « belgicisme »
qui fait coïncider isoglosse et frontière franco-belge.
Plusieurs chapitres montrent, rapidement, ce
que la connaissance de notre « français régional
» doit aux travaux des historiens, des dialectologues,
des folkloristes, ainsi qu'à la littérature, et
le livre se termine par un panorama des « études
belges » relatives au français parlé dans
le reste du monde : l'Afrique y occupe une place de choix.
L'ouvrage présente les travaux, divers
et nombreux, qui, depuis la guerre, ont été consacrés
à la langue française qui se parle en Belgique
: études normatives ou descriptives, concernant le plus
souvent le lexique, mais dont un bon nombre ont trait à
la phonétique, à la syntaxe ou à ce qui
relève de la sociolinguistique.
15 euros (code de commande
: 17738).
POTVIN
(Ch.) Albert et Isabelle. Fragments
sur leur règne. Première partie. Paris - Bruxelles, Bohné - Lacroix,
Van Meenen et Cie, 1861. [Paris,
A. Bohné, Libraire, rue de Rivoli, 170. Bruxelles, A.
Lacroix, Van Meenen et Cie, Éditeurs, rue de la Putterie,
33, 1861. Tous droits réservés.]
In-8° pleine toile bordeaux, couverture (un peu défraîchie)
conservée, [4 (faux-titre, liste des ouvrage du même
auteur, titre, mention d'imprimeur)], 298 p., quelques annotations
crayonnées.
Table des matières
:
Préface.
Premier fragment : Introduction à l'histoire
de la domination autrichienne en Belgique.
Deuxième fragment : L'indépendance
nationale sous Albert et Isabelle.
I. La situation.
II. Albert et Isabelle.
III et IV. La cession.
V. La Joyeuse-Entrée.
VI. Les États-Généraux
: 1. Le passé et l'avenir. 2. Question préalable
3. La paix. 4. La guerre. 5. Les finances.
Troisième fragment : La restauration
religieuse.
I. Les couvents.
I, II et
III. Les couvents.
IV. Les
Jésuites.
V. Les
mendiants.
VI. La
main-morte.
II. La terreur religieuse.
I. La superstition
promulguée par le Pape et le Roi.
II. Restauration
de la terreur.
III. Le
nouveau crime.
IV. La
procédure.
V. Bénéfices
et succès de la terreur.
VI. Les
enfants sorciers.
Notes et pièces justificatives.
Premier appendice : Le Conseil
du Sang et la St. Barthélémy.
Deuxième appendice
: Retour des Provinces belgiques à l'Espagne. - Lettres
patentes des serments échangés à Mariemont
entre les États du Hainaut et l'Archiduc au nom du roi
d'Espagne.
Troisième appendice
: Executions de sorciers. - Pièces justificatives du chapitre
sur la terreur religieuse.
Première
série : Exécutions avant l'ordonnance de 1606.
- Pièces justificatives - Catherine Hacco - Laurence Duvivier,
âgée de 92 ans.
Deuxième
série : Après l'ordonnance de 1606. - Pièces
justificatives. - Annette Anniben. - Suite des pièces
justificatives. - Simone Dourlet.
Haute justice
des seigneurs et des abbés : Le seigneur de Mérode.
- Le seigneur de Liedekerke. - L'abbé de St. Denis. -
L'abbesse de Ghilenghien. - L'abbé d'Eenam.
La chasse
aux sorciers.
Marguerite
Tiste.
20 euros (code de commande
: 14603).
Les
principaux épisodes de l'Histoire nationale ou choix de biographies belges, livre de lecture
pour la classe supérieure par une société
d'instituteurs diplômés et revu par un inspecteur
d'écoles. Bruxelles,
Piessens-Landrien, [ca 1870]. In-12 sous cartonnage illustré
d'éditeur, 214 p., illustrations, bon exemplaire
de ce rare ouvrage.
Table des matières
:
I.
Les anciens Belges.
II. Ambiorix.
III. Clovis.
IV. Pépin de Landen et ses descendants.
V. Charlemagne.
VI. La féodalité.
VII. Baudouin Bras de Fer.
VIII. Les croisades.
IX. Godefroid de Bouillon.
X. Baudouin de Constantinople.
XI. Affranchissement des communes.
XII. Les matines brugeoises et la bataille
des Éperons.
XIII. Jacques et Philippe Van Artevelde.
XIV. Philippe le Bon.
XV. Charles le Téméraire.
XVI. Marie de Bourgogne.
XVII. Charles-Quint.
XVIII. Philippe II.
XIX. Albert et Isabelle.
XX. Domination espagnole.
XXI. Domination autrichienne. - Agneessens.
- Compagnie d'Ostende.
XXII. Révolution brabançonne.
XXIII. Domination française.
XXIV. Réunion à la Hollande.
XXV. Révolution belge.
XXVI. Léopold Ier.
XXVII. Léopold II.
25 euros (code de commande
: 18263).
Procès
porté devant la cour d'assises du Brabant méridional
contre L. De Potter, F. Tielemans, A. Barthels, J.-J. Coché-Mommens,
E. Vanderstraeten, et J.-B. de Nève, accusés d'avoir excité directement
a un complot ou attentat ayant pour but de changer ou de détruire
le gouvernement du royaume des Pays-Bas ; contenant la correspondance
saisie chez les accusés et leurs interrogatoires donnant
l'explication des dénominations insultantes par lesquelles
sont désignés les hauts personnages, d'éminents
fonctionnaires, et autres, etc., ainsi que nombre de pièces
diverses des plus intéressantes ; orné de deux
lithographies, etc. Tomes I
et II (complet). Bruxelles, Chez Brest Van Kempen, 3 mai 1830.
Deux volumes in-8° sous cartonnage d'époque, 211,
348 p., un frontispice de Barthels et une planche, pièces
de titres, dos insolés et rousseurs sinon bon exemplaire.
@ Ces deux volumes reprennent tous
les actes d'accusations, les interrogatoires et les pièces
justificatives que contient ce procès « d'agitateurs
» à la veille de la révolution belge. Il
mettait en scène trois journalistes et trois imprimeurs
accusés d'être les auteurs, co-auteurs ou complices
« d'attentat et de complot ayant pour but de changer ou
de détruire le gouvernement de ce pays ». D'avoir
les trois premiers, par des écrits imprimés, nommément
les journaux le Courrier des Pays-Bas des 1er et 3 février;
le Belge des 31 janvier et 3 février, et le Catholique,
des 31 janvier, 4, 6, et 7 février 1830, excité
directement les citoyens ou habitants à commettre des
crimes. Et les trois derniers, d'avoir, « au moyen des
journaux susdits, aidé ou assisté, avec connaissance,
l'auteur ou les auteurs de l'action dont il s'agit dans les faits
qui l'ont préparée ou facilitée ou dans
ceux qui l'ont consommée. »
Les deux volumes :
100 euros (code de commande : 12207).
RAXHON
(Philippe) La mémoire de la Révolution
française. Entre Liège et Wallonie. Préface de Michel Vovelle. Bruxelles,
Labor, 1996. In-8° broché, 318 p., quelques illustrations,
(collection « Archives du Futur - Histoire »),
couverture plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque
du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
En quatrième
de couverture :
Cet ouvrage étudie les fondements, les
développements et l'amplification de la référence
à la Révolution française de 1789 en Belgique,
et plus particulièrement sur le territoire de l'ancienne
principauté de Liège, mais aussi dans des villes
ou régions comme Verviers, Jemappes, Hasselt, Huy, Namur,
Charleroi, Mons, Rochefort, le Borinage, les Ardennes, la Campine,
le Brabant...
La démarche historique de l'auteur se
base sur l'examen détaillé des « lieux
de mémoire » : paysages, monuments, statues,
objets, représentations... toutes traces parlant, à
leur manière, de l'épisode révolutionnaire
français chez nous.
Philippe Raxhon est Docteur en histoire, diplômé
de l'Université de Liège et chargé de recherches
du F.N.R.S. Auteur plusieurs fois primé pour ses contributions
scientifiques en Belgique, il participe à de nombreuses
rencontres internationales consacrées au processus de
construction et de diffusion de la mémoire historique.
La thèse de doctorat dont est issu ce
livre a obtenu le Prix de la Fondation wallonne Pierre-Marie
et Jean-François Humblet en 1995.
20 euros (code de commande
: 15163).
REMY
(RENAULT (Gilbert)] La
ligne de démarcation. Histoires de Picardie, d'Artois,
de Hainaut et de Flandre (Somme, Pas-de-Calais, Nord, Belgique).
Paris, Perrin, 1970. In-8° sous reliure et Rhodoïd
d'éditeur, 337 p. un cahier d'illustrations hors
texte.
Table des matières
:
- Avant-propos.
- Le rescapé de Zuydcoote.
- Grand-père Klinckemaillie.
- « Jehan ».
- Une salade à la russe.
« Au Pacha ».
- Le maître de « Coquette ».
- La croix de Lorraine.
- La dernière lettre.
15 euros (code de commande
: 16825).
RENARD
(Claude) La conquête du suffrage universel en
Belgique. Bruxelles, Fondation
J. Jacquemotte, 1966. In-8° broché, 310 p.
Extrait de l'avant-propos
:
La place et le rôle qui reviennent au
suffrage universel dans les luttes du mouvement ouvrier international
ont soulevé bien des discussions depuis les débuts
de ce mouvement.
Alors qu'en Allemagne, les marxistes eurent
à combattre très tôt l'illusion lassallienne
selon laquelle le suffrage universel ferait jouer automatiquement
la loi du nombre en faveur des travailleurs, dans tous les pays
latins et en Belgique, l'abstention politique préconisée
par les anarchistes fut longtemps le principal obstacle au développement
d'une organisation ouvrière indépendante. Si bien
que, lors de la formation des premiers partis ouvriers dans ces
pays, au cours de la seconde moitié du XIXe siècle,
la reconnaissance de la nécessité de conquérir
et d'utiliser le droit de suffrage put être interprétée
par les marxistes comme une victoire décisive du socialisme
scientifique sur le proudhonisme.
L'utilisation pratique du suffrage universel
posa ensuite à tous les partis ouvriers, directement ou
indirectement, une série de questions nouvelles, liées
aux appréciations que l'on portait, en réformistes
ou en révolutionnaires, sur les possibilités que
recelait l'institution, du point de vue de la réalisation
des objectifs socialistes. La conquête de la majorité
absolue était-elle possible ? Permettrait-elle, une fois
acquise, de réaliser graduellement le socialisme et de
faire ainsi l'économie d'une révolution violente
? Quels devaient être les rapports entre l'action parlementaire
et l'action « directe » ? Laquelle devait
avoir le pas sur l'autre ? etc. Autant de questions qui ont animé
les luttes de tendances à l'intérieur des partis
ouvriers avant 1914. Et les divergences qu'elles suscitaient
ont compté parmi les causes de la rupture profonde qui
se produisit, après la révolution russe, entre
socialistes et communistes.
Avec les révolutions prolétariennes,
l'Histoire a commencé de répondre à ces
questions, souvent en corrigeant et en renouvelant les termes
dans lesquels on les avait formulées antérieurement
et, toujours, en exigeant des partis ouvriers, qu'ils fussent
bien ou mal préparés à cette tâche,
de nouveaux efforts de recherche tenant mieux compte de l'originalité
des expériences et de la diversité des situations.
Nous vivons encore cette recherche difficile qui revêt
une importance capitale pour l'avenir du mouvement dans les pays
capitalistes, pour la reconstitution de son unité, car
il s'agit maintenant de faire déboucher sur des positions
de pouvoir toutes les expériences accumulées et
tous les résultats obtenus en commun par la classe ouvrière
dans sa pratique du suffrage universel, des institutions représentatives,
de la démocratie politique.
Aussi l'histoire de la conquête du suffrage
universel en Belgique n'est-elle pas un sujet inactuel, purement
historique. C'est encore un problème à la fois
politique et théorique, problème que l'on ne peut
élucider par des considérations générales
valables pour tous les pays, en dehors de l'analyse des conditions
concrètes dans lesquelles il est devenu un objet de luttes
politiques et de réflexions théoriques.
Le cas de la Belgique est d'ailleurs un cas
idéal pour l'étude de ce problème, en raison
de ses particularités historiques.
La conquête du droit de vote, puis du
suffrage universel pur et simple, a été pour la
classe ouvrière belge l'aboutissement d'une lutte particulièrement
longue et difficile. Cette lutte est si intimement liée
à toute l'histoire du mouvement ouvrier et démocratique
en Belgique, de ses débuts à 1914, que l'on ne
peut considérer aucun des aspects particuliers de ce développement
sans retrouver, d'une manière ou d'une autre, la revendication
du suffrage universel.
15 euros (code de commande
: 14519*).
[RENARD
(Laurent)] Lettre d'Eustache Lefranc à Monseigneur
Corneille-Richard-Antoine Van Bommel, pour la plus grande utilité
du St-Siége, pour la mortification et le chatiment du
clergé wallon, évêque de Liége, etc.,
etc., etc.
2me édition.
Liége, Imprimerie des Missions, 1838. In-8° broché,
107, XI, [1 bl.] p., couverture salie, rare.
@ Laurent Renard (Liège, 1784-1852)
ne fut pas qu'un brillant professeur d'archéologie et
d'histoire de l'art moderne à l'Académie des Beaux-Arts
de Liège, il fut également un homme engagé
qui publia beaucoup et notamment le pamphlet présenté
ici. À son propos, Ulysse Capitaine écrit que l'auteur
y traite « des mariages mixtes, de l'infaillibilité
du pape, du pouvoir temporel, du libre arbitre, des francs-maçons,
etc., le tout avec beaucoup de verve et d'esprit, mais aussi
avec un ton sarcastique que l'on doit condamner dans la discussion
de matières aussi graves. » Les onze dernières
pages qui ne figurent pas dans la première édition,
contiennent la réponse à un article du Courrier
de la Meuse du 5 avril.
& Delecourt, Dictionnaire des anonymes et
pseudonymes, p. 554 ; J. Stecher, dans Biographie nationale,
t. XIX, col. 51-59 ; U. Capitaine, Nécrologe liégeois
pour 1852 ; Fesch, Bibliographie de la franc-maçonnerie,
col. 1181.
50 euros (code de commande
: 10395).
RUWET
(Joseph) Soldats des régiments nationaux au
XVIIIe siècle. Notes
et documents. Bruxelles, Palais
des Académies, 1962. In-8° sous reliure toilée
d'éditeur, 312 p., (collection « Commission Royale
d'Histoire »), exemplaire en parfait état.
En guise d'introduction
:
L'on a célébré les fastes
de nos régiments nationaux au XVIIIe siècle et
surtout les services qu'ils rendirent aux Habsbourg d'Autriche.
Des noms ont été cités dont la bravoure
ou telle action d'éclat mérite de rester dans la
mémoire. Et ces noms ne sont pas toujours ceux des colonels-propriétaires
ou des autres officiers des régiments.
Les cadres sont pourtant mieux connus que la
masse des sous-officiers et soldats. Les matériaux rassemblés
et utilisés jusqu'à présent l'ont été,
semble-t-il, en fonction d'une conception de l'histoire qui commence
à dater, comme d'ailleurs les seuls ouvrages consacrés
à l'histoire de ces régiments nationaux à
la fin de l'Ancien Régime. Tel ce fichier composé
patiemment par plusieurs générations d'archivistes
depuis le siècle dernier aux Archives de la Guerre à
Vienne. Y sont relevés tous les officiers des innombrables
régiments impériaux des XVIIIe et XIXe siècles.
Il rend naturellement de grands services aux généalogistes.
Telles aussi ces listes de militaires belges, dont certaines
ne comportent que des officiers et dont d'autres, moins exclusives,
mentionnent dix noms d'officiers pour un à trois sous-officiers,
caporaux ou soldats.
Loin de nous l'idée de contester l'utilité
de ces listes et de ce fichier. Ils ne peuvent, à eux
seuls, donner de ces unités qu'une idée très
fragmentaire et fatalement déformée.
Force nous est de constater, pour le regretter,
que sur le recrutement des régiments nationaux, sur leur
composition et l'importance des effectifs, sur l'origine sociale,
la provenance géographique et le milieu économique
des recrues rien encore n'a été écrit.
Notre intention ici n'est pas de combler ces
lacunes, mais tout simplement de signaler quelques problèmes,
de suggérer des directions de recherche, de rassembler
un certain nombre de textes inconnus et de souligner notamment
la richesse documentaire d'une collection de matériaux
dont on n'a pas encore tiré parti : ce sont les matricules
des différents régiments nationaux, conservées
en grande partie pour la deuxième moitié du XVIIIe
siècle.
Cette enquête sur le contenu humain d'un
groupe qui n'est pas à dédaigner doit, fatalement,
amener à revoir, pour les compléter peut-être,
nos connaissances sur l'organisation administrative, économique
et judiciaire de cette armée.
Une question préalable est celle de
savoir ce que sont ces régiments nationaux. Voici la réponse
des auteurs qui ont abordé le problème. Une armée
permanente à la solde du souverain. Elle est composée
exclusivement de volontaires, dont les effectifs, l'organisation,
la discipline et la condition sont réglés par le
souverain sans intervention des États provinciaux. Guillaume
y ajoute à plusieurs reprises la précision que
seuls les Belges y sont admissibles.
L'affirmation de Guillaume, on le verra bientôt, ne correspond
pas à la réalité. Quant aux traits essentiels
dégagés par Edniond Poullet, ils ne sont valables
dans leur ensemble qu'à partir de la réorganisation
de ces régiments nationaux et de leur incorporation à
l'armée impériale. Avant 1725, il faudrait une
définition beaucoup plus circonstanciée, dont on
n'aperçoit encore que certains éléments.
Pour les réunir, un examen minutieux de l'état
militaire de nos provinces au cours du premier quart du XVIIIe
siècle sera nécessaire.
Car l'institution militaire dans les Pays-Bas
a subi au cours du XVIIIe siècle plusieurs modifications
importantes, dont certaines sont fondamentales.
15 euros (code de commande
: 17281).
SACCASYN DELLA SANTA (E. ) La Belgique Préhistorique.
Bruxelles, Office de Publicité, 1946. In-12 broché,
102 p., illustrations, (« Collection Nationale »,
6me série, n° 69).
8 euros (code de commande
: 318/67).
SAITO (Keiko) Seio-chusei
Kanshu-ho-monjo no Kenkyu
[Études de droit médiéval en Europe occidentale
- Pays-Bas : Villes et Pays et le concept de « Liberté
et d'Autonomie ».] Fukuoka, Kyushu Institute Publishing,
1992. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, XIII,
306 p., texte en japonais uniquement, exemplaire
dédicacé par l'auteure.
15 euros (code de commande
: 17686).
SERVAIS
(Max) Armorial des provinces et des communes de Belgique. Et Armorial des provinces et des communes
de Belgique. Supplément 1955-1968. Bruxelles,
Crédit Communal, 1955-1969. Deux volumes in-4° sous
reliures d'éditeur (le second sous étui), 1041
et 468 p., illustrations en noir et en couleurs, tirage limité
à 2500 (premier volume) et 1000 exemplaires (supplément)
numérotés (n° 983), les pages de titre et de
justification de tirage du premier volume manquent.
Préface du Supplément, par M. Van Audenhove :
Monsieur Max Servais publie, depuis 1950, dans
le Bulletin trimestriel du Crédit Communal de Belgique,
une imposante série d'articles consacrés à
l'héraldique et à la sigillographie des provinces
et des communes belges.
Illustrées de représentations
graphiques, expliquant succinctement les raisons qui ont provoqué
la reconnaissance ou l'octroi des armoiries communales, ces notices
intéressent vivement les lecteurs de notre périodique,
suscitent des réactions nombreuses : compléments
d'information ou demandes de renseignements.
C'est pourquoi notre Société
eut l'idée de publier en 1955, lors de son 95e anniversaire,
un Armorial des Provinces et Communes de Belgique, dans lequel
M. Servais réunirait ses articles remaniés et coordonnés.
En fait, le projet aboutit, au prix d'un labeur
de tous les jours assuré bénévolement par
l'auteur pendant des années, à l'élaboration
d'une véritable somme en la matière.
Le monumental ouvrage plus de mille
pages in-4° que nous avons édité n'est
pas seulement, en effet, le seul travail qui reproduise et décrive,
en exposant les raisons qui ont déterminé leur
choix, les emblèmes héraldiques des neuf provinces
et des 861 communes auxquelles des armoiries ou des sceaux ont
été reconnus ou concédés de 1817
à la fin de 1954. Il comprend, en outre, des chapitres
introductifs sur les origines, le langage et les moyens d'expression
héraldiques, les usages et les droits des villes en ce
domaine. On y trouve encore le blasonnement des armoiries et
des sceaux du Royaume, des provinces et des communes qui font
usage d'emblèmes particuliers. Enfin, une troisième
partie, de loin la plus copieuse, se compose de notes héraldiques
et historiques sur le Royaume, les provinces et les communes
groupées par type d'armoiries. Une table de noms de lieux
et une table onomastique facilitent la consultation.
Aussi cet ouvrage, qui complétait une
lacune déplorée, au début du siècle
déjà, par l'éminent héraldiste J.-Th.
de Raadt, fut-il unanimement apprécié par les spécialistes
de notre pays et même de l'étranger puisque l' «
Instituto intemacional de Genealogia y Heraldica » de Madrid
décerna le « Prix Silvio Mannucci » à
son auteur.
D'autre part, l'incontestable succès
qu'il rencontra auprès des amateurs et du public prouve
bien que cet Armorial répondait à un réel
besoin : l'édition en langue néerlandaise est,
en effet, complètement épuisée depuis plusieurs
années et le stock d'exemplaires disponibles en langue
française est actuellement très restreint.
On constate, en outre, que le nombre des demandes
d'attribution d'armoires communales a considérablement
augmenté : 861 communes en avaient obtenu jusqu'en 1954
contre 169 de 1955 à la fin de 1968. Certes, l'activité
des cercles d'histoire et des musées locaux qui se sont
multipliés au cours de cette dernière période
doit avoir provoqué, en partie, cette poussée.
Mais il nous paraît incontestable que la publication de
notre Armorial, dont chaque commune a d'ailleurs reçu
un exemplaire, n'est pas étrangère à cette
affirmation du particularisme de nos communautés.
En raison même du nombre important des
nouvelles reconnaissances ou concessions, il convenait, dans
l'intérêt des chercheurs et des amateurs, de mettre
notre premier ouvrage à jour en publiant le présent
Supplément à l'Armorial des Provinces et des
Communes de Belgique.
M. Max Servais, qui, depuis 1955, donne régulièrement
dans notre Bulletin au fur et à mesure de la publication
au Moniteur belge des arrêtés royaux de reconnaissance
ou de concession, des notes héraldiques, généalogique
et historiques relatives aux communes en cause, a tenu à
remanier et à augmenter ces textes en vue de leur réunion
en un second volume.
Les sources de l'auteur sont du même
type que celles de l'Armorial de 1955 : les dossiers ministériels
et l'abondante documentation dispensée dans de multiples
travaux d'histoire locale. Le blason complet c'est-à-dire
accompagné de ses éventuels éléments
extérieurs qui accompagne le texte de chaque arrêté
est repris du diplôme officiel.
Le Supplément nous paraît
aussi remarquable que l'Armorial.
Sans doute embrasse-t-il une matière
moins vaste puisqu'il n'y est question que de 169 localités
niais chacune des notices y est plus détaillée
surtout pour ce qui est de la généalogie des seigneurs
locaux successifs.
Nous en félicitons très cordialement
M. Max Servais que nous remercions vivement de s'être imposé,
une fois de plus, une tâche aussi ardue.
Les deux volumes : 140
euros (code de commande : 16792).
SMEKENS
(Frans) Verzamelde geschriften Frans Smekens. Werkcomité : W. Debrock,
R. De Roo, G. Schmook, G. Asaert. Borgerhout-Antwerpen,
De Rooster, [1980]. Grand in-8° sous reliure d'éditeur,
577 p., illustrations.
Table des matières
:
In
memoriam Frans Smekens.
A. Onderwijs :
- Wensdromen voor ons taalgebied ?
(1947).
- Doeleinden van het geschiedenisonderricht.
(1948).
- In welke geest moet de plaatselijke
geschiedkundige monografie worden opgebouwd om ten dienste te
staan van het onderwijs in de vaderlandse geschiedenis ?
(1952).
- Hoe en in welke mate moet de economische
en sociale geschiedenis onderwezen worden ? (1953).
B. Algemene geschiedenis :
- Schets van aard en beteekenis der
Antwerpsche nijverheid onder het Oostenrijksch bewind. (1945).
- Karl Marx over Napoleon. (1947).
- Generaties beschouwen een dictator.
(1947).
- 1848, een jaar van revoluties !
(1948).
- De Van Dijckfeesten in 1899. (1949).
- Floris Prims : Antwerpen onder
Lodewijk XV (1746-1748). Een bezettingsgeschiedenis. (1949).
- Een minder bekend « verlicht »
achttiend'eeuws Fransman bezoekt Antwerpen : Derival de
Gomicourt. (1949).
- Taaie legenden over het Antwerpse
stadswapen. (1950).
- Passieve luchtbescherming... twee
en een halve eeuw geleden. (1950).
- Waar ontstond de eerste handelsbeurs
te Brugge of te Antwerpen. (1950) .
- Oorlog en bezetting over ons land...
tweehonderd jaar geleden. (1951).
C. Geschiedenis van het ambachtswezen
:
- De Antwerpse antwooiden op de Oostenrijkse
ambachtsenquête van 1784. (1950).
- L'élaboration d'une synthese
sur l'histoire des corporations de métiers en Belgique.
(1951).
- Ambachtswezen en « nieuwe
nijverheid ». (1952).
D. Scheepvaart :
- Een visioen aan de Schelde: Het zeilschip
door de eeuwen heen. (1953).
- Braakliggend terrein betreffende
onze nationale zeevaartgeschiedenis in de Moderne Tijden. (1956).
- De stoutste scheepsarcheologische
onderneming van alle tijden : De berging van de Wasa. (1961).
- Het schip bij Pieter Bruegel de Oude :
een authenticiteitscriterium ? (1961).
E. Kunst- en kunstgeschiedenis :
1. Bouwkunst :
- Poëzie der gevels. (1949).
- Aantekeningen bij wederopbouw en
restauraties in Polen. (1976).
2. Beeldhouwkunst :
- Antwerpse monumenten op den dool.
(1947).
- Bij de conservatiebehandeling van
het Retabel van Averbode uit het Museum Vleeshuis. (1960).
- Jacob van Cothem (werkzaam te Antwerpen :
eerste kwart 16e eeuw) : Bewening van Christus. (1966).
- Ligbeeld van een praalgraf: Isabella
van Bourbon. (1969).
- Alexander Colyn, Mechels beeldhouwer
(tussen 1526/1530-1612). (1970).
- Andermaal over Alexander Colyn, Mechels
beeldhouwer. (1975).
- De beeldhouwkunst (1500-1550).
(1975).
3. Schilderkunst :
- Giovanni Antonio Pellegrini : De
vier elementen van de brouwers. (1970).
- Giovanni Antonio Pellegrini (1675-1714).
(1973).
4. Muziek - Letterkunde :
- Voor of na den dood ? Nieuwe biographieën
van componisten : Charles Barzel ; Moussorgsky ; Piet Nuten
; Hullebroeck en zijn beteekenis. (1939).
- « Van Dijck voor het volk ».
(1950).
- Het klavier in de Nederlandse poëzie.
(1952).
5. Gesproken toneel en opera :
- Het verval van de populariteit der
opera als kunstvorm. (1938).
- Opera : pro. (Is opera nog van deze
tijd ?) (1947).
- De J.v.K.er (= Jeugdgemeenschap voor
Kunstbeleven) op weg naar de opera. (1948).
- Stichting en werking van het eerste
Nationaal Toneel te Antwerpen in 1853. (1952).
- De « Poesje van de Reep »
te Antwerpen.
- 75 jaar Koninklijke Vlaamse Opera
- zal er ooit een eeuwfeest zijn ? (1969).
- Opera, een museumkunst ? (1970).
- Koninklijke Vlaamse Opera. (1971).
F. Museologie :
- Oorsprong, rol en inrichting van
het moderne museum. (1960).
- Musea in de U.S.A. (1964).
G. Antwerpse musea :
1. Oudheidkundige Musea :
- Mooie dagen voor de Oudheidkundige
Musea : De opening van het Museum voor Folklore en van het Nationaal
Scheepvaartmuseum (Steen). (1958).
- De Oudheidkundige Musea tijdens het
WT (= Wereldtentoonstellings)-jaar 1958. (1958).
- Het Museum voor Folklore : Historiek.
(1958).
- Antwerpen-Oudheidkundige Musea :
Voorstellingsmateriaal en conservatieapparatuur. (1959).
- Ons Nationaal Scheepvaartmuseum (Steen).
(1960).
- De Oudheidkundige Musea. [1961].
- Het Brouwershuis: Beknopte gids.
(1974).
2. Stadhuis :
- Het Antwerps stadhuis : een gebouw
met een toekomst voor zijn verleden. (1970).
3. Stadsarchief
- Achter de coulissen van het Stadsarchief.
(1948, 1949).
H. Inleidingen voor tentoonstellingen of
catalogi van verzamelingen :
1. Ethnografisch Museum :
- Inleiding : Rond Fetisj ; Totem en
Taboe. (1956).
- Tentoonstelling stedelijke feestzaal
: Magie. (1957).
- Inleiding : tentoonstelling «
West-Zuid-Oost - Kunst buiten Europa ». (1960).
2. Scheepvaartmuseum :
- Het Schip, sleutel van de wereld
: tijdelijke tentoonstelling of « Musée imaginaire
? ». (1958).
3. Vleeshuis :
- Inleiding : Catalogus bij de tentoonstelling
« Antwerpens gouden eeuw », kunst en kultuur ten
tijde van Plantin : het glas ; de glasschildering ; de ceramiek
; de meubelen. (1955).
- Inleiding : Catalogus: Muziekinstrumenten.
(1956).
- Inleiding : Catalogus: Ijzersmeedwerk.
(1957).
- Inleiding : Catalogus : Edelsmeedwerk,
edelstenen, juwelen, horloges. (1958).
- Inleiding : Catalogus : Égypte.
(1958).
- Inleiding : Catalogus : Tin.
(1959).
- Inleiding : Catalogus : Koper en
brons. (1960).
- Inleiding : Catalogus : Luister van
het Antwerps Vleeshouwersambacht. (1963).
4. Museum voor Volkskunde :
- Inleiding : Tentoonstelling : Ommegangen
en Blijde Inkomsten. (1957).
5. Verscheidene onderwerpen :
- Ter inleiding : Het « Musée
folklorique de la Marine » te Brussel. (1954).
- Inleiding : Tentoonstelling legaat Jozef
Maria Nicolaas Sieren, wapenverzameling. (1954).
- Ter inleiding : Catalogus tentoonstelling
« Omoo », met een Belgisch jacht de wereld rond.
(1954).
- Inleiding : Catalogus : Tentoonstelling
« Munten en penningen van alle tijden ». (1955).
- Inleiding bij de tentoonstelling «
Het masker ». (1956)
I. Figuren :
- In memoriam Albert J.C. van Laar
(1886-1945). (1947).
- Nadere kennismaking met P.J.M, van
den Bemden (1786-1876) in leven havenmeester van Antwerpen.
(1949).
- Bij de aanvaarding van het legaat
Michaux. (1953).
- Viering van de jubilarissen van het
stadspersoneel. (1957).
- In memoriam Amand de Lattin (1880-1959).
(1959).
- Dr. Adriaan A. Gerbrands. (1962).
- In memoriam Prof. dr. F. Blockmans
(1911-1962). (1963).
- René de Bock (1885-1968).
(1967 - verschenen in 1968).
- Camille Huysmans (1871-1968).
(1968).
Bibliografie.
25 euros (code de commande
: 16427).
Sources de l'histoire des institutions de la
Belgique. Actes du Colloque
de Bruxelles, 15-18.IV. 1975. Bronnen voor de geschiedenis van
de instellingen in België. Handelingen van het Colloquium
te Brussel. Bruxelles, Archives
Générales du Royaume, 1977. In-8° broché,
663 p., épuisé.
Table des matières
:
Openingszitting - Séance d'ouverture,
15.IV.1975.
- Openingstoespraak
- Allocution de bienvenue, par J. Gilissen.
- Dode archieven
spiegels van levende instellingen, par J. Buntinx.
- L'histoire des
institutions de la Belgique, hier et aujourd'hui, par Ph.
Godding.
- Kollektieve verwezenlijkingen
op het gebied van de instellingengeschiedenis - Réalisations
collectives dans le domaine de l'histoire des institutions,
par J. Gilissen.
Première Section - Eerste afdeling
:
Quel est l'avenir de l'Histoire intitutionnelle ?
- Heeft de instellingsgeschiedenis nog een toekomst ?
I. Moyen Âge - Middeleeuwen.
- Histoire
du droit et histoire des institutions. Bilan et perspectives,
par J. Gaudemet.
- The
study of Medieval institutions in England and its future,
par J. Le Patourel.
- Mutaties
van het poliliek personeel in de steden Gent en Brugge tijdens
een periode van regimewisselingen :
het laatste kwart van de 15de eeuw, par W. P. Blockmans.
- Un
champ d'investigation encore largement en friche : l'histoire
des institutions locales, par A. Uyttebrouck.
II. Ternps Modernes - Moderne
Tijden.
- Avenir
de l'histoire institutionnelle en France, Temps Modernes,
par P. Goubert.
- Organisatie,
inventarisatie en planning van het hislorisch welenschappelijk
onderzoek in Nederland, par J. Th. de Smidt.
- De
rechtshistorische benadering van de geschiedenis van de schepenbanken
in de Zuidelijke Nederlanden in de Nieuwe Tijd, par G. van
Dievoet.
- Het
hisiorisch onderzoek betreffende de Belgische « Moderne »
instellingen : lacunes en prioriteiten, par M. Baelde.
- L'avenir
de l'histoire des institutions. Un cas concret : le gouvernement
dans les anciens Pays-Bas, par Ph. Moureaux.
III. Époque Contemporaine
- Hedendaagse Tijden.
- La
crise de l'institution dans les sociétes conflictuelles
modernes, par J. Freund.
- L'avenir
de l'histoire institutionnelle. Les institutions administratives,
par A. Molitor.
- L'histoire
des institutions et les grands problèmes politiques actuels,
par J. Gilissen.
- L'histoire
des institutions belges de l'époque contemporaine :
avenir et possibilités, par P. Gérin.
- Heeft
de instellingsgeschiedenis nog een toekomst ?, par R.
van Eenoo.
IV. Procès-verbaux
des séances de travail de la 1e section - Verslag over
de werkvergaderingen van de 1e afdeling, par A. Van Nieuwenhuysen.
1. 16.1
V.1975 : Moyen Âge - Middeleeuwen.
2. 17.IV.1975 :
Temps Modernes - Moderne Tijden.
3. 18.IV.1975 :
Époque Contemporaine-Hedendaagse Tijden.
Deuxième section - Tweede afdeling
:
Typologie des sources de l'histoire des
institutions - Typologie van de bronnen voor de geschiedenis
van de instellingen.
I. Boergondische en Moderne
Tijden - Époque Bourguignonne et Temps Modernes.
a. Juridische
en gerechtelijke bronnen - Sources juridiques et -judiciaires.
- De
gerechtsregisters als bronnen voor de geschiedenis van het recht
en de instellingen, par J. van Rompaey.
- Les
structures des archives des conseils de justice dans les Pays-Bas
méridionaux durant l'époque moderne, par C.
Douxchamps-Lefèvre.
b. Financiële
bronnen - Sources financières.
- Les
sources financières à l'époque moderne,
par M.-A. Arnould.
c. Administratieve
bronnen - Sources administratives.
- De
typologie van de administratieve bronnen in de Moderne Tijden,
par F. Vanhemelryck.
II. Hedendaagse Tijden -
Époque Contemporaine.
a. Doktrinele
en verhalende bronnen - Sources doctrinales et narratives.
- De
verhalende bronnen van de nieuwste geschiedenis, par H. Gaus.
b. Juridische
en gerechtelijke bronnen - Sources juridiques et judiciaires.
- Gerechtelijke
en politiearchieven uit de 19e eeuw, par H. Wouters.
c. Financiële
bronnen - Sources financières.
- De
kontrole van het kadaster en haar plaats in het geheel van de
administratie der direkte belastingen, par J. Verhelst.
d. Administratieve
bronnen - Sources administratives.
- Administratieve
bronnen van de Hedendaagse Tijden, par W. Boncquet.
III. Middeleeuwen -Moyen
Âge
a. Juridische
normatieve bronnen - Sources juridiques normatives.
- Éléments
d'une typologie des sources juridiques normatives du Moyen Âge
Occidental. Les sources législatives profanes, par
L. Genicot.
b. Gerechtelijke
bronnen - Sources judiciaires.
- Aperçu
typologique des principales sortes de registres, produits par
l'officialilé de Tournai au Moyen Âge, avec notes
sur le registre de sentences de Bruxelles, (1148-1459), par
M. Vleeschouwers - van Melkebeek.
c. Financiële
bronnen - Sources financières.
- Bronnen
betreffende de monetaire instellingen vanaf de Feodaliteit tot
het midden van de Zestiende Eeuw (samenvatting), par W. Vanderpijpen.
d. Administratieve
bronnen - Sources administratives
- Administratieve
bronnen der Middeleeuwen, par M. Vandermaesen.
IV. Verslag over de werkvergaderinqen
van de 2e afdeling - Procès-verbaux des séances
de travail de la 2e section, par M. Magits.
1. 16.IV.1975 :
Boergondische en Moderne Tijden - Époque Bourguignonne
et Temps Modernes
a.
Juridische en gerechtelijke bronnen - Sources juridiques et judiciaires.
b.
Financiële bronnen - Sources financières.
c.
Administratieve bronnen - Sources administratives.
2. 17.IV.1975 :
Hedendaagse Tijden - Époque Contemporaine.
a.
Doktrinele en verhalende bronnen - Sources doctrinales et narratives.
b.
Juridische en gerechtelijke bronnen - Sources juridiques et judiciaires.
c.
Financiële bronnen - Sources financières.
d.
Administratieve bronnen - Sources administratives.
3. 18.IV.1975 :
Middeleeuwen - Moyen Âge.
a.
Juridische normatieve bronnen - Sources juridiques normatives.
b.
Gerechtelijke bronnen - Sources judiciaires.
c.
Financiële bronnen - Sources financières.
d.
Administratieve bronnen - Sources administratives.
Troisierne Section - Derde Afdeling :
&nbs
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