BOUSSU (Gilles-Joseph de) Histoire
de la Ville de Mons,
ancienne et nouvelle ; contenant tout ce qui s'est passé
de plus curieux depuis son origine 650. jusqu'à present
1725. La chronologie des comtes de Hainau, la liste des Grands-Baillis,
des Conseillers, des Prevôts, des Magistrats ; avec
un très-grand nombre de décrets des Souverains,
concernant les privileges de cette Ville, les attributs des Echevins,
& quantité d'autres pieces très-curieuses &
utiles ; une ample description de l'etablissement des sieges
de judicature, des chapitres, des paroisses, des couvents, des
corps-de-stile, des fondations & des principaux edifices
de cette Ville ; son ancien circuit, son agrandissement,
ses guerres, ses sieges, ses blocus, ses ruines, ses rétablissemens,
ses incendies, ses tremblemens de terre, & autres évenemens
surprenans. Par Gilles-Joseph de Boussu, Ecuyer, Licencié
en Droit. Mons, Varret, 1725.
[A Mons, Chez Jean-Nicolas
Varret, Imprimeur de Messeigneurs les Etats, & de Messieurs
du Magistrat, ruë de la Clef. 1725. Avec Approbation &
Permission.] In-4° demi-basane brune à coins,
dos à 5 nerfs orné de fers dorés, plats
frottés, [1 (titre)], [1 bl.], [6], 435, [1 bl.], [36
(table, errata)] p., exemplaire bien complet des trois gravures
de Kraft (titre frontispice, Mons ancien 650 et grande
vue à déplier de la ville), une gravure de Pierre
Bureau représentant les armes de la Ville de Mons a été
collée sur la page de garde, quelques annotations manuscrites
anciennes, cachet d'appartenance aux pages de garde, de titre,
de dédicace et d'errata, marque manuscrite d'appartenance
à la page de titre.
Historien
et littérateur, né à Mons le 13 octobre
1681, y décédé le 9 mai 1755. Il était
licencié en droit, et remplit, en 1714, 1732 et 1737,
les fonctions d'échevin de sa ville natale. Il fut député
des États du Hainaut et ses lettres de noblesse lui furent
octroyées par Charles VI le 30 juillet 1717. Il s'adonna
d'abord à la littérature et publia plusieurs tragédies
en vers d'une conception et d'un style médiocre. C'est
par des publications historiques que cet écrivain s'est
fait remarquer ; on lui doit la célèbre Histoire
de la ville de Mons, présentée ici, avec une
suite jusqu'en 1754 ; une Histoire de la ville de Saint-Ghislain,
publiée en 1737 et une Histoire de la ville d'Ath,
parue en 1750.
La gravure de Pierre Bureau collée en
tête du volume est le frontispice d'un autre ouvrage de
Gilles-Joseph de Boussu : Histoire de l'institution de l'école
dominicale dans la Ville de Mons en l'an 1585, publié
en 1748.
Rousselle, Bibliographie montoise, n°
566 ; Federinov, Quatre siècles d'imprimerie à
Mons, p. 63.
450 euros (code de commande
: 14580 - vendu).
Calendrier populaire de Mons et
de sa région. [Bruxelles],
Ministère de l'Éducation Nationale et de la Culture
Française, 1974. In-8° carré broché,
115 p., illustrations.
@ Catalogue de l'exposition organisée
au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du 21 décembre
1974 au 16 février 1975. Les photographies ont été
réalisées par Marcel Lefrancq.
19 euros (code de commande
: Mons1*).
Le
Carmel de Mons. 1607-1957. Tournai,
Casterman, [1957]. In-8° broché, illustrations hors
texte dont certaines dépliantes.
En guise d'introduction
:
« Le mérite de la notice
historique éditée à l'occasion du 350e anniversaire
de votre fondation est d'avoir su mettre en relief la continuité
spirituelle immanente à la succession des événements
en lui donnant sa véritable signification.
Guidé par une intuition très
sûre, l'auteur a, d'emblée, perçu l'essentiel :
cette permanence d'un même esprit qui fait la vitalité
d'une communauté religieuse, cette unanimité spirituelle
laissant place à la personnalité tout en l'intégrant
à son milieu. Les types marquants évoqués
au cours de ces pages l'ont vécue pleinement et en ont
assuré le renouvellement et l'adaptation dans la continuité.
Le lecteur sera certainement sensible à
cette constance de la vie de votre Carmel : unité
d'esprit vécu personnellement par chacun et se manifestant
spontanément dans la régularité monastique,
signe privilégié du besoin de se retrouver ensemble
afin d'exprimer dans le concret des exercices communs l'unité
de penser, de vouloir et de sentir qui caractérise l'esprit
d'un Ordre.
Notre temps, attentif à certaines valeurs,
recevra ce témoignage de notre vie contemplative axé
sur ses deux dimensions : solitude et communauté.
Il verra, dans un exemple vécu, que le « seul
à seul » animant les profondeurs de l'âme
carmélitaine n'inclut pas un « sans les autres »
si contraire à son sentiment comme à l'idée
thérésienne de la solitude. »
10 euros (code de commande
: 12804).
 Chartes du chapitre
de Sainte-Waudru de Mons. Recueillies et publiées par Léopold
Devillers. Publication terminée par Ernest Matthieu.
Tomes I à IV (complet). Bruxelles, Kiessling et Cie, 1899-1913.
Quatre forts volumes in-4° débrochés (sauf
le tome II), XLVIII, 834 p, 875, 825 et IX, 859 p., exemplaire
en partie non coupé, le second plat du tome III manque,
rousseurs. Chaque tome contient un index des noms des personnes,
des lieux et des matières.
Introduction :
« Célèbre par son
antiquité, par sa riche dotation, par la noblesse et la
piété de ses membres, le chapitre de Sainte-Waudru
a laissé des souvenirs importants pour l'histoire nationale.
Sa splendide église, ses reliques les plus précieuses
et ses volumineuses archives ont été fort heureusement
conservées.
Le trésor des chartes du chapitre, après
maints déplacements, a pu être enfin rassemblé
au dépôt des archives de l'État, à
Mons. Ce fonds nous a fourni presque toutes les pièces
qui composent le recueil dont nous publions aujourd'hui le premier
volume.
Il y a d'autant plus lieu de se réjouir
de retrouver encore la majeure partie des chartes originales
du chapitre, qu'on ne connaît pas de cartulaire quelque
peu complet de la corporation. Nous pensons même qu'il
n'en a jamais existé. Le chapitre s'est borné à
faire transcrire, à diverses époques, ses principaux
privilèges et quelques autres actes, pour les produire
devant les tribunaux qui avaient à juger de ses différends
au sujet des immunités et des droits dont il prétendait
jouir.
Le dépôt de Mons possède
un certain nombre de ces manuscrits. Ce sont : A. Un très
beau volume in-folio, sur vélin, du XIIIe siècle,
contenant, en cent quarante-trois feuillets : 1° l'ordinaire
des offices de l'église ; 2° la relation
des cérémonies qui avaient lieu à la réception
des comtes de Hainaut et des serments que ces princes et leurs
baillis, les prévôts de Mons et les maïeurs
héréditaires prêtaient en cette église ;
3° le dénombrement des droits et privilèges
de celle-ci, des hommages, des cens et rentes qui lui étaient
dus, et 4° la transcription de quelques chartes et actes
capitulaires. B. Deux petits cartulairrs, sur parchemin,
formés au XIVe siècle, où sont transcrits
dix-huit actes, des années 1326-1332, 1353-1363. C. Un
cartulaire, in-folio, écrit sur papier au XVe siècle
et comprenant vingt-neuf actes, des années 1164-1465,
et des extraits de la chronique de Gislebert, traduits en français,
de même que les actes dont le texte original est en latin.
Il existe, aux Archives générales
du Royaume, à Bruxelles, un cartulaire, petit in-quarto,
sur papier, contenant en trente pages les lettres de confirmation
des privilèges du chapitre de Sainte-Waudru, par Philippe
de Bourgogne, en 1458, Maxiniilien d'Autriche, en 1484, et Philippe
le Beau, en 1501.
Un autre manuscrit, plus étendu, appartient
à la bibliothèque publique de Mons (n° 2031) ;
il provient de la bibliothèque de Jean-Baptiste Leclereqz,
de cette ville, et a pour titre : Pluiseurs copies des
previleges de Sainte Wauldrud, les aucuns en francoîs et
aultres en latin. C'est un volume in-folio, sur papier, relié
en parchemin et contenant deux cent-vingt-quatre feuillets. Écrit
dans la seconde moitié du XVe siècle, il comprend
soixante-huit chartes, des années 1164-l459, et des extraits
de la chronique de Gislebert, des résolutions capitulaires,
d'un missel,, de comptes et de chassereaux du chapitre. Ces transcriptions
n'ont pas été faites d'après les originaux,
mais sur des copies certifiées.
Enfin., on conserve dans la bibliothèque
du Séminaire de Tournai un registre in-folio, écrit
sur papier à la fin du XVe siècle, provenant du
chapitre de Sainte-Waudru et renfermant, en deux cent quatre-vingt-quatre
feuillets, soixante-cinq actes non compris dans le manuscrit
de la bibliothèque de Mons.
Ce qui donne à ces recueils une valeur
réelle, c'est qu'ils contiennent la transcription de certains
actes qui ne se trouvent plus dans le chartrier de l'ancienne
collégiale.
Le chapitre avait le plus grand soin de ses
archives. Les chartes étaient gardées dans la trésorerie,
avec les vases sacrés et les objets les plus précieux
de l'église ; elles y étaient l'objet de soins
spéciaux. Placées dans des tiroirs étiquetés,
elles garnissaient de grands meubles en chêne, solideinent
fermés. Chaque titre portait la rubrique et le numéro
de la layette à laquelle il appartenait. Voici quelles
étaient les rubriques et, entre parenthèses, le
nombre d'actes des layettes :
Asquillies (4). Aubechies (6).
Audenarde (1). Aulnois (18). Baudour (2).
Bauffe (4). Beaumeteau (3). Bierges (3).
Blargnies (1). Boussu et Élouges (7). Bouvignies
(9). Braine-le-Château et Haut-Ittre (36). Braine-le-Comte
(21). Bray (1). Cambron (1). Casteau (1).
Castres (43). Chièvres (5). Croix
(5). Cuesmes (144). Delft (1). Dimechaux
(1). Dimont (11). Dour (2). Ellignies (4).
Enghien (196). Erbisul (10). Erquennes
(2). Estinnes (7). Eugies (1 6). Frameries
(41). Franois (1). Fretin (9). Gages (1).
Genly et Cantineau (8). Ghlin (3). Givry
(2). Glatignies (1). Goeyke (1). Ggnies-Cauchie
et Ggnies lez-Andertues (17). Gommignies (2).
Gottignies (5). Gumey ou Jumet (3). Haine
(1). Hal (27). Harmegnies (1). Haulchin
(4). Havay (2). Herchies (3). Hérenthals
(58). Herfelinghen (10). Hergies (1). Hérinnes
(26). Hon et Taisnières (18). Hottinghen
(7). Hyon (4). Ihy (2). Jemmapes (28). Jurbise
(4). Ladeuze (3). Lens (9). Leurebeque (6).
Maffles (4). Mairieux (3). Marche (12).
Masnuy-Saint-Jean (1). Maubeuge (4). Maurage
(1). Merbes-le-Château (5). Mesvin (10).
Mons (1109). Montignies (18). Montignies-sur-Rocq
(l). Montrul (1). Mourmal (1). Nète
près de Waffe (9). Neufville (9). Nimy-Maisières
(164). Noirchin (3). Obourg (1). Ofstade
(2). Onnezies (1). Petit-Rulx (2). Preux
lez-Gomignies (4). Quaregnon (110). Quesnoy
(3). Quévy (74). Quiévrain (1). Ramignies
(1). Resignies (3). Rulx (9). Rouveroy
(1). Saint-Amand (2). Saintes el Mussain (2). Saint-Ghislain
(1). Saint-Symphorien, (1). Sars (6). Saint-Pierre-Capelle
(4). Semeries (1). Sirault, (9). Sirieux
(9). Soignies (9). Tholembecque (5). Thulin
(1). Trahegnies (1). Turcoing (1). Vieux-Maisnil
(2). Ville-sur-Haine (37). Villers-Saint-Amand
(3). Villers-Saint-Ghislain (2). Villers-sire-Nicole
(3). Wargnies (1). Wasmuël et Wasmes (6).
Waudrez (2). Wavrin (1). Généralité
(988). Rentes personnelles (154). Rentes personnelles
et papiers y relatifs (197). Obits et quotidianes
(60).
Les lettres patentes de collation de prébendes,
les cartes généalogiques, les preuves de filiation
et de noblesse, les chirographes, les contrats de charbonnages,
les actes de la cour féodale, les dossiers de procédures
étaient déposés dans d'autres meubles.
Les autres sections d'archives, réparties
en diverses dépendances de l'église, comprenaient :
les obituaires et les martyrologes ; les registres aux résolutions
capitulaires, depuis 1415 ; les mémoriaux, tenus
par le prêtre distributeur depuis 1476 ; les livres
terriers, à partir du XIVe siècle ; les comptes
de la recette générale, qui remontent à
1297 ; les comptes des recettes du bailliage, des mairies,
du Grand-Quévy, de Hal, de Braîne-leChâteau
et Haut-Ittre, d'Hérenthals, de Maubeuge et Bavai, de
Nimy-Maisières, des Terres-au-Comte, des obits et quotidiennes,
des obits d'Enghien, des menus cens et rentes, de la cave au
vin, des processions, des draps funéraires et des cloches,
des travaux, de la tour, de la fabrique, des droits du bâtonnier,
et enfin les comptes des chapelles, des confréries, des
cantuaires et des testaments ; les registres aux baux et
ceux des tenaules ou tenanciers du chapitre.
À plusieurs époques, ces archives
avaient été classées et inventoriées
sommairement, par catégories de documents. Les inventaires
qui se retrouvent encore, sont :
1. Che sont les mémores et ramembrances
de pluiseurs chartres et lettres qui sont en le trésorie
del église medame sainte Waldrut de Mons, lesquelles mémores
furent faites ou mois de march l'an mil IIJe IIIJes VIIJ. Cahier
in-folio, recouvert en parchemin.
2. Inventoire de pluiseurs lettres,
tiltres, préminences, previlèges, exemplions et
anchiennes dotations de l'église, renouvellet et mis en
ordre le XXVIJe jour du mois d'avril XVe qualtre vingt quattre.
Cahier in-folio.
3. Inventoire d'escriptz et lettriages
touchant les privilèges, hauteurs, prééminences
el aultres affaires du noble et vénérable chapitre
de l'église madame Ste Wauldru de Mons, reposans à
la trésorie d'icelle église, renouvellez par maistre
Nicolas le Leu, distributeur, Philippes Amand, receveur général,
et Michiel Amand, mayeur dudit chapitre, au mois d'octobre XYJe
treize. Cahier in-folio.
4. Inventaire des tiltres reposans
en la trésorie du chapitre de Sainte-Waudru dans les sacqz
de toille, depuis le premier sacq jusques dans le treizième
sacq inclus. Fait par ordre dudit chapitre. 1704. Volume
in-folio, recouvert en parchemin.
5. Inventaire, fait par Henri-Joseph
Vivien, écuier, licentié en droit, avocat des mesdames
du très noble et très illustre chapitre roial de
Ste-Waudru, le 31 de juillet 1739. Avec table alphabétique.
Registre in-folio, relié en parchemin.
6. Inventaire des fardes des procédures
qui se trouvent en la chambre capitulaire de mesdames très
nobles et illustres chanoinesses du chapitre royal de Sainte-Waudru,
fait le trente-un de juillet 1739. Avec table alphabétique.
Registre in-folio, relié en parchemin.
7. Inventaire des fardes des procédures
qui se trouvent au bureau des dames de l'illustre chapitre de
Sainte-Waudru, en l'armoire au dessus du gref, renouvelle en
l'année dix sept cens septante-quatre. Avec table
alphabétique. Registre in-folio, relié en parchemin.
(Il existe un double de cet inventaire.)
8. Inventaire des titres et papiers
du chapitre de Sainte-Waudru, rédigé après
1775. Registre in-folio, recouvert en parchemin. (Cet inventaire
concerne les titres et papiers qui composaient le chartrier,
dans l'ordre qui a été indiqué plus haut.)
À l'époque de la suppression
du chapitre, ces archives aussi considérables que précieuses,
furent dispersées. Elles se trouvaient disséminées
en quatre endroits différents, lorsque, sur l'initiative
de M. Gachard, archiviste général du Royaume, des
mesures furent prises pour les réunir au dépôt
de l'État, à Mons. Par une délibération
en date du 27 juin 1842, l'administration fabricienne de Sainte-Waudru
donna son acquiescement à la proposition qui lui fut faite
d'y placer les documents qui étaient restés dans
l'église. Non-seulement elle s'empressa de donner suite
à sa résolution, mais elle a plus tard envoyé
au même établissement les titres et papiers qui
ont été découverts, à diverses reprises,
tant à l'église qu'au presbytère. D'autre
part, des personnes respectables entre les mains desquelles il
en était venu, se sont fait un devoir de les remettre,
dans le but de reconstituer en un centre unique les archives
de l'ancien chapitre. »
L'ensemble
: 200 euros (code de commande 12721).
La Chronique de Gislebert de Mons.
Nouvelle édition
publiée par L.Vanderkindere. Avec une carte du comté
de Hainaut à la fin du XIIe siècle. Bruxelles,
Liessling, 1904. In-8° demi-reliure moderne, LI, 432 p.,
une carte dépliante en couleurs, couverture plastifiée.
Nous précisons qu'il s'agit du texte latin UNIQUEMENT
30 euros (code de commande
: Mons2)
COHEN (Gustave) Le Livre
de Conduite du Régisseur et le Compte des Dépenses
pour la Passion jouée à Mons en 1501. Publiés pour la première fois
et précédés d'une introduction. Paris, Société
des Belles Lettres, 1925. Fort in-8° broché, XXIII,
728 p., ( Publications de la faculté des Lettres de l'Université
de Strasbourg, fascicule 23), non coupé.
120 euros (code de commande :
Mons3).
La Collégiale Sainte-Waudru
à Mons. Regards
partagés. Bruxelles,
Atelier Ledoux, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
126 p., nombreuses illustrations en bichromie, on joint le bulletin
de souscription.
Sur le bulletin de
souscription :
« Un monument exceptionnel
A REGARDER...
Des photographies, pures et sans légendes ;
isolées par de grandes plages de blancs, afin que rien
ne vienne entraver les mouvements du regard.
Pour découvrir et admirer, prolonger
ou préparer une visite de la collégiale telle que
vous ne l'avez sans doute jamais vue : dans les galeries
du triforium ou des toitures, au travers des meneaux des fenêtres
ou encore depuis les immeubles environnants.
De la façade au chevet, du déambulatoire
à la tour, des grandes arcades aux vitraux du clair-étage,
des consoles du XVe siècle aux albâtres renaissants
de Jacques Du Brucq, une sélection de points de
vue étonnants et d'uvres connues ou délaissées
par le visiteur pressé, mais dont les détails présentés
ici vous surprendront par leur saisissante beauté.
...ET À COMPRENDRE
Pourquoi une église à cet endroit ?
Pourquoi un édifice aussi important, dénommé
« collégiale », et pourquoi est-il
dédié au culte de sainte Waudru ? Comment
ce monument gigantesque a-t-il été financé ?
Est-il vrai que la tour devait atteindre 190 m de haut ?
Pourquoi est-il de style gothique brabançon alors qu'il
est bâti au cur du Hainaut ? Les meilleurs spécialistes
en histoire et histoire de l'art répondent à ces
questions et à bien d'autres encore. Ainsi le culte de
sainte Waudru et l'origine des revenus du chapitre sont largement
évoqués ; vous pourrez suivre également
l'histoire du projet de l'actuelle collégiale et revivre
tous les détails de sa construction ; les pièces
les plus intéressantes du mobilier sont expliquées
tandis que les grands événements qui animèrent
la ville, le comté et le monde durant la construction
trouvent place dans une chronique rétrospective.
Un glossaire illustré de plans et de
dessins accompagne les textes.
La collégiale Sainte-Waudru méritait
l'ouvrage qui vous est proposé aujourd'hui. C'est un livre
à regarder tout d'abord... à lire ensuite, à
partager enfin. Une référence indispensable pour
découvrir d'un il neuf ce prestigieux édifice
montois. »
La collégiale Sainte-Waudru. Rêve
des chanoinesses de Mons. Sous
la direction de Gérard Bavay. Photographies de
Benoît Feron. Bruxelles, Racine, 2008. In-4°
sous reliure et jaquette d'éditeur, 169 p., très
nombreuses illustrations en couleurs.
@ Le auteurs ayant collaboré
à ce remarquable ouvrage sont : Jean Barthélemy,
Gérard Bavay, Richard Benrubi, Germain Bienaimé,
Laurent Busine, Jean-Paul Dessy, François De Vriendt,
Guérino D'Onofrio, Frans Doperé, Pierre Dufour,
Benoît Feron, Sandrine Gossuin, Jean-Philippe Huys, Léon
Lock, Francis Tourneur, Manuele Valentino, Yvette Vanden Bemden
et Joost Van der Auwera.
Sur la jaquette :
« La collégiale Sainte-Waudru.
Rêve des chanoinesses de Mons raconte l'histoire des
femmes et des hommes qui ont rêvé ce chef-d'uvre
d'élégance et de légèreté.
Le patient décryptage des signes des tailleurs sur la
pierre a enfin permis de retracer l'uvre des maîtres
de carrière attachés pendant plus de deux cents
ans au chantier de la collégiale Sainte-Waudru, auquel
se sont associés les maçons agençant et
retouchant les blocs de pierre, les verriers mariant la lumière
et les couleurs, les sculpteurs et les peintres...
Ce livre raconte aussi les châsses et
les innombrables témoins de la dévotion, les orfèvreries
qui attestent du goût et de la richesse des commanditaires
et la maîtrise des artistes, les stalles qui font resurgir
l'ombre de la collégiale Saint-Germain. Sans oublier les
statues de ces nobles chevaliers à genoux depuis 00 ans
et pour l'éternité.
Sous la conduite d'artistes, d'ingénieurs
et d'historiens qui conjuguent ici l'érudition de leurs
questionnements et les palettes de leurs sensibilités,
voici un regard radicalement neuf et humain pour comprendre ce
joyau de notre patrimoine. »
39 euros (code de commande
: 13598).
 CORET
(Jacques) Le triomphe des vertus evangeliques representé
dans les actions heroiques de S. Aye comtesse de Haynau, duchesse
de Loraine, Et seconde Abbesse de l'illustre Chapitre des Demoiselles
Chanoinesses de Sainte Waudru à Mons. Par le R. P. Jacques
Coret de la Compagnie de Jesus. Mons,
Veuve Simeon de la Roche, 1674. [A Mons, De l'Imprimerie de la Veuve Simeon de la
Roche, en la ruë des Clercqs. M. DC. LXXIV.] Petit in-4° (150 ´ 220 mm.),
plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné
de fleurons dorés, tranches rouges, reliure frottée,
coins émoussés, mors fendus, 1-8, [8 (épître
dédicatoire, privilège et approbation)], 9-310,
[2 (privilège et approbation] p., erreurs typographiques
de pagination : 177 pour 277, 183 pour 283, frontispice gravé,
ex-libris armorié de la famille d'Arenberg gravé
par E. Vermorcken d'après A.F. Schoy, cachet d'appartenance
d'un bibliophile montois aux pp. de garde, de titre, d'approbation
et au verso du frontispice.
@ Sainte
Aye mourut à Mons vers 708 ou 709, son père, Brunulphe,
était un riche seigneur hainuyer et sa mère était
la fille du seigneur (ou comte) de Boulogne-sur-Mer. Elle fut
mariée à Hydulphe avec qui elle eut une riche activité
pieuse et charitable et participa à la fondation ou au
développement des monastères de Mons, de Lobbes,
d'Aulne, de Wallers et de Crépin. Contrairement à
ce qui est affirmé dans le titre de cet ouvrage de Jacques
Coret, et bien que sainte Aye et son mari exerçassent
une grande autorité sur la région, elle ne pouvait
pas porter le titre de comtesse de Hainaut puisque le comté
n'existait pas à l'époque où elle vécut.
& Rousselle, Bibliographie
montoise, n° 419 ; Cioranescu, Bibliographie de la
littérature française du dix-septième siècle,
n° 20519 ; Coemans, dans Biographie nationale, t.
I, col. 575-576.
250 euros (code de commande
: 13398).
De
Mons à Condé. Un canal et des hommes (1807-1968).
Catalogue de l'exposition
organisée par le Cercle d'histoire et d'archéologie
de Saint-Ghislain et de la région, en partenariat avec
la Ville de Saint-Ghislain, à l'occasion du bicentenaire
du début des travaux de construction du canal de Mons
à Condé. Publié
sous la direction de Laurent Honnoré et Yannick
Coutiez. Saint-Ghislain, Cercle d'Histoire et d'Archéologie
de Saint-Ghislaine et de la Région, 2007. In-8° carré
broché (210 ´
210 mm.), 303 p., très nombreuses
reproductions de documents, (collection « Publications
Extraordinaires », n° 10).
Ce volume contient
:
- Les bateaux du canal de Mons à
Condé, par Cécile Ansieau, 12 p.
- La vie sociale des professions liées
au canal et le Home des bateliers, par Marie Arnould
et
Yolande
Caufriez, 30 p.
- Le paysage le long du canal, hier
et aujourd'hui, par Gégoire Auquier, 40
p.
- Divertissements, loisirs et fêtes
autour du canal, par Monique Bertieaux et Marie-Thérèse
Devienne, 10 p.
- Le canal de Mons à Condé
: une voie d'eau pour les houillères du bassin du Couchant
de Mons, par Assunta Bianchi, 38 p.
- Bateaux et navigation sur la Haine
à la fin de l'Ancien Régime, par Yannick
Coutiez, 36 p.
- Le canal de Mons à Condé
: origines, construction, financement et mise en service (1801-1818),
par Laurent Honnoré, 56 p.
- Le paysage le long du canal à
travers les cartes postales, par Willy Thomas, 24
p.
- Les infrastructures de la navigation
et les travaux de comblement, par Bruno Van Mol, 40
p.
20 euros (code de commande
: 12216 - momentanément en
rupture de stock).
DECLÈVE (Jules) Silhouette
de Mons à travers les siècles. Mons, Loret - Byr, 1883. In-8° broché,
238 p., manques à la couverture et au dos
20 euros (code de commande
: Mons4 - vendu).
Des
Surs Noires aux Ateliers des FUCaM. Un espace au service de la Cité. Photographies de Laurence Vray et André
Delvigne. [Mons], Maison de la Mémoire, 2005. In-8°
carré sous cartonnage d'éditeur, 198 p., nombreuses
illustrations en noir et quelques-unes en couleurs.
Table des matières
:
Préface :
- Un couvent dans
l'Histoire, par Christian Delporte.
Introduction :
- Faire mémoire,
par Jean Schils.
Un passé :
- Un écrin :
le quartier, par Marcel Lecomte.
- Marthe et Marie
réconciliées ? Les Surs Noires entre
cloître et cité, par Pascal Majérus.
- Une vie consacrée :
Sur Marie Manetti, par Thierry Cuvelier.
- Des noms, des prénoms
oubliés mais de noms, des prénoms témoins,
par Benoît Van Caenegem.
Un patrimoine :
- Ensemble, habiter
la Cité, par Gérard Bavay.
- Plaidoyer pour
les images, par Michel De Reymaeker.
- La statuaire, témoin
d'une piété, par Benoît Van Caenegem.
- L'autel du jubilé,
par Christiane van Bastelaer.
- Quelques mots sur
l'orfèvrerie, par Benoît Van Caenegem.
- Dans la sacristie,
par Christine Godelaine.
- À propos
du mobilier, par Christine van Bastelaer.
- Une belle collection
de gravures, par Jacky Assez.
Un futur :
- Du couvent aux
Atelier : le grand passage, par A. d'Haenens.
- Les FUCaM, un double
héritage, par Dominique Helbois.
- Une Maison de la
Mémoire, par Jean Schils.
Regards : par Jean Bartélemy,
architecte ; Richard Calcus, plasticien ; Henri Camarata,
animateur culturel ; Bernard Haurez, sculpteur ; Christian
Leroy, compositieur ; Anne-Marie Mercier, romaniste ;
Jean-Pierre Mondet, prêtre ; Frédéric
Roels, metteur en scène ; Jean Schils, historien ;
Philippe Scieur, sociologue ; Yves Vandergheynst, conseiller
FUCaM ; Jacques Verly, peintre et sculpteur.
Postface :
- Le cloître,
interface spatial réservé, par Albert d'Haenens.
35 euros (code de commande
: 12800).
[DU
BRUCQ]. DIDIER (Robert) Jacques Dubrucq.
Sculpteur et Maître-artiste
de l'Empereur (1500/1510-1584).
Avec une préface de Charles Avery et des contributions
de Jacques Debergh, Peter Kurmann et Christopher
Wilson. [Bruxelles], Ars Libris, 2000. In-4° sous reliure
et jaquette d'éditeur, 247 p., illustrations en noir et
en couleurs, (collection « La Mémoire de l'Art »).
Sur la jaquette :
« Architecte, ingénieur,
sculpteur, décorateur, restaurateur, Jacques Dubrucq
est un artiste typique de la Renaissance par la diversité
de ses activités qui s'étendirent aussi à
l'art militaire des fortifications. Il fut aussi l'un des artistes
attitrés de Marie de Hongrie et de sa cour tout en étant
également en contact avec la cour du roi de France. Son
activité lui valut le titre de « maître-artiste »
de Charles-Quint et de Philippe II. Jacques Dubrucq
connut très vite la célébrité. Celle-ci
s'étendit même jusqu'en Italie qu'il avait visitée
avant 1535 et où il est signalé comme ayant été
le maître du fameux sculpteur Giambologna qui, à
Florence, fut au service de la cour de Medicis.
L'uvre de Jacques Dubrucq connut
très tôt un funeste destin et cela dès le
XVIe s. C'est ainsi qu'il ne subsiste pratiquement rien des châteaux
et hôtels de ville qu'il construisit et parmi lesquels
on doit citer les châteaux de Boussu et surtout celui de
Binche. Pour la décoration de celui-ci, il fit aussi appel
à des artistes allemands et italiens. En 1549, le château
de Binche fut, en l'honneur de l'empereur Philippe II, le
cadre de fêtes si fastueuses qu'elles furent célèbres
en Europe. Elles sont évoquées à travers
deux aquarelles contemporaines qui nous montrent, en même
temps, la grande salle du château décorée
aussi de peintures et de tapisseries.
Par bonheur, l'uvre sculpturale de Dubrucq
a été mieux conservée, mais essentiellement
dans l'ancienne cathédrale de Saint-Omer et surtout dans
la collégiale de Mons, ville où se déroula
pratiquement toute la carrière du sculpteur. Statues et
reliefs, notamment du fameux jubé, commandé en
1535 par le chapitre noble de Ste-Waudru, terminé en 1549
et démantelé au début du XIXe s., démontrent
que Dubrucq fut un artiste non seulement très novateur
mais aussi l'un des plus raffinés et fascinants de son
époque que cela soit dans sa maîtrise du relief,
sa nouvelle conception du monde, dans son art de la composition
ou dans la statuaire du maniérisme élégant.
Il est l'un des rares sculpteurs à avoir exploité
les particularités de l'albâtre notamment en fonction
de la lumière qui contribue à conférer une
vie mouvante à ses uvres et en harmonie avec la
délicatesse du modelé. Dubrucq s'est aussi
surpassé dans la sculpture funéraire révélant
un aspect de sa personnalité. Ses gisants de Saint-Omer
et de Boussu-lez-Mons sont saisissants en traduisant dans la
matière l'instant où la vie se fait évanescente.
Pour le XVIe s., Jacques Dubrucq est
un artiste dont l'importance dépasse largement le cadre
des anciens Pays-Bas méridionaux. Bien qu'il soit souvent
cité et évoqué, paradoxalement l'ensemble
de ses uvres conservées n'a pas encore été
reproduit d'une manière satisfaisante. La présente
édition a notamment pour but d'en révéler
tous les aspects et en détail à travers des illustrations
pour la plupart inédites donnant une nouvelle approche
de l'art de ce grand sculpteur de la Renaissance que fut Jacques
Dubrucq. »
40 euros (code de commande
: 12814).
Exposition Trésors des
Vieilles Demeures Montoises
organisée par l'Association des Femmes belges pour la
réintégration des réfugiés (Section
du Hainaut) au profit de l'Année Mondiale du Réfugié.
[Mons], 1960. In-8°
broché, 102 p., quelques illustrations, jaquette illustrée,
en bel état.
@ Cette exposition se tint au Musée
des Beaux-Arts de la Ville de Mons, du 3 juin au 6 août
1960.
Le catalogue est divisé en douze sections :
Antiquité ; Peinture ; Sculpture ; Mobilier,
objets d'ameublement ; Orfèvrerie, argenterie ;
Cuivre, bronze, étain ; Céramique ; Cristal ;
Textile ; Manuscrits, imprimés, estampes, reliures ;
Bijoux, éventails ; Art exotique.
13 euros (code de commande
: 12779).
FAEHRÈS (André) Mémoire
Photographique de Mons. Mons durant les Grands Travaux 1860-1905.
Photographies du Fonds
d'Archives Photographiques sur Mons d'André Faehrès.
Mons, Maison de la Mémoire,
2007. In-4° sous cartonnage d'éditeur (215 ´ 304
mm.), 200 p., très nombreuses reproductions de documents.
Table des matières
:
- Avant-propos, p. 7.
- Introduction, p. 9.
- Cela s'est passé à Mons,
p. 12.
- La démolition des fortifications,
p. 14.
- La réalisation des boulevards,
p. 17.
- La nouvelle gare, p. 18.
- La maison de sûreté,
p. 22.
- Le Tir communal, p. 24.
- La caserne de gendarmerie, p.
25.
- L'hôpital civil, p. 26.
- Le Waux-Hall, p. 28.
- Les boulevards, p. 35.
- La statue de Baudouin de Constantinople,
p. 40.
- Une maison place de Flandre,
p. 42.
- Deux maisons de l'avenue d'Havré,
p. 43.
- Le boulevard Jean d'Avesnes,
p. 44.
- Un immeuble du boulevard Jean d'Avesnes,
p. 45.
- Deux immeubles au boulevard Jean
d'Avesnes, p. 46.
- L'école normale, p. 48.
- Une maison du boulevard Jean d'Avesnes,
p. 50.
- Une maison de la place d'Avesnes,
p. 51.
- Deux maisons de l'avenue de Bertaimont,
p. 52.
- La Trouille : les moulins jumeaux
- la machine à eau, p. 54.
- La démolition de l'abbaye
du Val des Écoliers, p. 60.
- La tour du Val des Écoliers,
p. 62.
- La statue de Léopold Ier,
p. 68.
- La place Léopold, p. 70.
- Le square Saint-Germain, p. 74.
- Le monument Jean-Charles Houzeau
de Lehaie, p. 80.
- La vie à Mons, durant les
grands travaux, p. 82.
- La statue de Roland de Lassus - Le
300e anniversaire de la mort de R. de Lassus, p. 84.
- L'hospice Terrasse, p. 86.
- La caserne de cavalerie, p. 87.
- L'armée s'entraîne à
la plaine des manuvres, p. 88.
- La ville vue de haut, p. 90.
- Avant la Banque Nationale, p.
92.
- La Banque Nationale, p. 94.
- Une des premières maisons
de la rue Buisseret, p. 96.
- Deux nouvelles rues, p. 98.
- Les Montois se promènent,
p. 100.
- Le marché aux Herbes,
p. 102.
- La rue d'Havré, p. 104.
- La rue de Boussu, p. 106.
- Une maison de la rue André
Masquelier, p. 107.
- La plaine des manuvres,
p. 108.
- Le dégagement des abords de
Sainte-Waudru, p. 110.
- Le réaménagement du
grand escalier, p. 124.
- Le grand escalier de Sainte-Waudru,
p. 130.
- L'aménagement du square Sainte-Waudru,
p. 132.
- Le dégagement de l'hospice des
Incurables, p. 136.
- Le square Sainte-Waudru, p. 138.
- La collégiale et ses abords
après les grands travaux, p. 140.
- L'assainissement des chasses d'Havré,
p. 146.
- L'assainissement du quartier des
Trois Boudins, p. 152.
- Les funérailles du général
Quenne, p. 158.
- Le dispensaire Warocqué,
p. 159.
- Les activités sur la Grand-Place,
p. 160.
- La démolition de la pharmacie
Meunier, p. 162.
- L'hôtel du téléphone,
p. 166.
- La place du Marché aux Poulets,
p. 170.
- La rentrée du fourrage place
Nervienne, p. 172.
- L'hospice des Kanquennes, p.
173.
- L'hospice Henri Glépin, p.
174.
- La rue d'Havré, p. 180.
- L'hôtel des postes, p.
182.
- La rue de Houdain, p. 184.
- L'École des Mines - L'inauguration
du monument Guibal et Devillez, p. 186.
- Le plan Popp, p. 190.
- Bibliographie, p. 193.
26 euros (code de commande
: 12257).
FAIDER (Paul) Rapport sur les évacuations
de citoyens français vers la Ville de Mons. Mons, Union des Imprimeries, s.d. In-4°
broché, 92 p., couverture insolée, rare.
Avertissement :
« Le présent rapport a été
établi en partie d'après des indications recueillies
sur place ou fournies par les chefs des différents services,
en partie d'après les pièces du dossier constitué
par M. De Mesmaeker, et conservé à l'Hôtel-de-Ville
de Mons. Il se divise tout naturellement en trois parties :
I. L'arrivée et le séjour à
Mons des évacués de la région de Douai,
8 septembre-18 octobre [1918].
II. Le passage et le séjour à
Mons des évacués du Nord de la France, 5 octobre-11
novembre.
III. Le passage à Mons des bateaux chargés
d'évacués de la région de Condé-sur-l'Escaut,
20-25 octobre.
Le rapporteur, utilisant une méthode
rigoureusement scientifique, s'est efforcé d'être
aussi précis que possible. Il a intentionnellement banni
de son exposé toute conjecture et toute appréciation
qui seraient de nature à lui enlever sa valeur documentaire. »
30 euros (code de commande
: 12780).
FAUVIEAU
(Hector) Le Borinage.
Monographie politique, économique, sociale. Frameries, Union des Imprimeries, 1929. In-8°
broché, 358 p., exemplaire non coupé.
Préambule :
« De belles pages ont été
écrites sur le Borinage. On en a donné surtout,
de manière charmante, les traditions et usages populaires,
les anciennes poésies et les anciennes légendes ;
les chants, les proverbes et les jeux. Certes, le travail, le
rude labeur de l'ouvrier mineur a été magnifié.
Mais, dans toute la littérature ayant pour sujet le Borinage,
j'ai vainement cherché une uvre d'investigation
statistique.
Il m'a semblé qu'un travail qui aurait
pour objet l'étude de la population boraine, de sa formation,
de son évolution, de ses activités, de ses réalisations
dans les divers domaines de l'industrie, du commerce, de l'enseignement,
de la politique et de ses organisations économiques et
professionnelles devait présenter un attrait tout particulier
pour celui qui, Borain lui-même et aimant le Borinage,
s'y livrât et y prît goût, ainsi qu'un intérêt
irrésistible pour le public.
Mêlé intimement à sa vie,
témoin intéressé de son évolution,
l'idée nous en était déjà venue il
y a une dizaine d'années.
Alors, déjà, il nous semblait
que, pénétrer profondément dans l'étude
de cette région, en examiner la position au point de vue
politique et social, eût été d'un incontestable
enseignement.
Les mouvements populaires français,
depuis la grande Révolution, ont toujours eu une répercussion
immédiate et plus ou moins sérieuse sur le Borinage.
Des convulsions, les unes d'apparence bénignes, d'autres
plus grandes n'ont pas cessé de le secouer jusqu'aux années
1880 à 1885 qui virent préparer et organiser la
grande enquête sur la situation de la classe ouvrière
et, au cours de l'année 1893, la Belgique politique subit
une modification profonde qui alla s'accentuant comme mue par
un rythme puissant. Onze ans plus tard, le Borinage apparaissait
à l'esprit attentif considérablement changé.
Alors, déjà, l'on pouvait dégager, d'un
ensemble de faits, certaines répercussions très
marquées sur la population, sur le caractère, sur
les rapports sociaux, sur la vie économique et morale.
Elles étaient le fait d'une transformation et d'une évolution
lentes, mais réelles.
Il y eut la guerre.
Dix années nous en séparent.
Les événements, les bouleversements de tous ordres
se sont opérés avec une rapidité étonnante,
mais irrésistible. Qu'on le veuille ou non, le travail
participe au pouvoir. Le fait entraîne des conséquences
qui rendent plus heureux les uns, et qui terrifient les autres.
L'ouvrier est devenu un collaborateur et, dans bien des cas,
un associé du patron. Et pour citer un exemple plus typique,
la communauté d'intérêt qui unit l'ouvrier
mineur du Borinage aux conseils d'administration et à
la direction des sociétés anonymes charbonnières
est indiscutable.
Une controverse s'élève à
l'heure présente, qui tend à établir un
désaccord irrémédiable entre des doctrines
économiques qui s'attribuent exclusivement une aussi profonde
révolution, oubliant ou négligeant le progrès
sous toutes ses formes et dans ses multiples applications, le
progrès humain.
Laissons les philosophes et les économistes
à ce jeu d'exégètes et de prophètes.
Notre tâche sera plus modeste. Elle consistera à
établir comment et dans quelle mesure le Borinage s'est
dégagé de l'étreinte de la misère
matérielle et morale d'un long passé.
Pour ce travail, nous avons résolu de
ne nous adresser qu'aux faits.
Et nous sommes mieux en mesure, aujourd'hui,
de le réaliser. Notre position dans le monde ouvrier nous
a permis, depuis trente années bientôt, d'enregistrer
maints faits et constatations qui abondent en enseignements de
tous genres. Appelé, le lendemain de l'armistice, à
l'administration d'une des plus importantes communes boraines,
ayant pu pénétrer plus sûrement encore les
faits qui sont propres à la population et à ses
phénomènes divers, ayant décelé les
problèmes qui occupent la société moderne,
voilà ce qui fut déterminant.
Certes, l'on objectera que, visant un but aussi
considérable, une certaine garantie de neutralité
est indispensable. Mais, tout homme normal professe, en toute
chose, une opinion. La neutralité, spécifiquement,
est un non sens.
Nous tenons à dire que ce travail est,
avant tout, un exposé de faits.
Nous nous sommes efforcé de dresser,
en regard de la situation actuelle, celle d'époques antérieures.
Nous ne dissimulons pas l'importance de semblable tentative et
cependant, nous devons reconnaître que les matériaux
existants sont souvent bien incomplets ; ceux nécessaires
à certaines recherches, même d'ordre purement statistique,
font aussi trop souvent défaut.
Néanmoins, nous croyons avoir réuni
et situé suffisamment de matériaux pour permettre
les comparaisons utiles.
Nous osons espérer que l'on ne nous
accusera pas de les juger et d'en tirer des conclusions à
des points de vue qui peuvent être les nôtres, ou
d'avoir fait état d'opinions personnelles. Nous croyons
avoir réussi à nous en tenir à une objectivité
rigoureuse des faits, et les conclusions nécessaires sans
lesquelles notre travail n'aurait aucune raison d'être,
nous les avons formulées dans la plénitude la plus
absolue de notre indépendance.
Sans doute, l'on pourra nous faire des reproches ;
mais nous avons la conviction qu'avec un peu d'impartialité
l'on nous accordera un mérite : celui de la franchise
et de la sincérité.
Nous avons contracté, vis-à-vis
de fonctionnaires et d'employés de nos administrations
publiques, plus rarement vis-à-vis d'amis, une dette de
reconnaissance. À défaut des renseignements qui
nous ont été prodigués de la manière
la plus obligeante, il nous eût été impossible
de publier ce travail.
Que tous ceux qui nous ont fourni les documents,
les statistiques et les matériaux utiles, reçoivent
ici l'expression de notre gratitude la plus vive et la plus sincère. »
Table des matières
:
Chapitre I : Définition et origine.
- Étendue territoriale.
- Le sous-sol.
- Historique.
- L'Homme.
- Le Patois.
- L'Habitation.
- Le Village.
Chapitre II : Démographie.
- Mouvement de la population.
- Densité de
la population.
- État Civil.
- Les divorces.
- Répartition
d'après les langues parlées.
- Logements.
- Abandon d'enfants.
Chapitre III : État agricole,
industriel et commercial.
- Agriculture.
- Artisanat.
- Industrie.
- Les Mines.
- Le Commerce.
Chapitre IV : Organisation sociale du travail.
- La femme et l'enfant
dans l'industrie.
|
- La
femme et l'enfant dans la législation sociale d'aujourd'hui.
- L'apprentissage.
- La durée du
travail.
- Les accidents du travail
et leurs suites.
- La longévité
ouvrière.
- Les grèves.
- Le Borinage dans la
législation industrielle, minière, sociale.
Chapitre V : La Guerre - Problèmes
économiques.
- La Guerre.
- Reconstruction et
crise.
- La situation matérielle
des travailleurs.
- Le coût de la
vie.
- Les salaires.
- Les pensions ouvrières.
Chapitre VI : La vie économique,
politique et sociale.
- Les sociétés
coopératives.
- Les mutualités.
- Les unions professionnelles.
- Les organisations
politiques.
- La position des partis.
- L'Enseignement.
- Les activités
intellectuelles et éducatives.
- Situation matérielle
et morale.
- Conclusion.
- Index. |
22 euros (code de commande
: 3343).
HENNEBERT (H.) Le « Car
d'Or » actuel est-il l'uvre de Claude de Bettignies ?
Gembloux, Duculot, 1945.
In-8° agrafé, [10] p.
@ Il s'agit d'un extrait du tome 58
des Annales du Cercle Archéologique de Mons, pp.
177-188).
3 euros (code de commande
: 12782*).
HENNEBERT
(Henri) L'Hôtel de Ville de Mons. Mons, Éditions Saint-Georges, 1949. In-8°
broché, 71 p., illustrations.
Historique :
« À l'origine de son organisation
communale, Mons avait un Hôtel de Ville appelé « Maison
de la Paix ». Les échevins siégeaient
auparavant au Château des Comtes de Hainaut. Le Général
de Haene rappelle que c'est la communauté de Sainte-Waudru
qui a institué l'échevinage, et se demande s'il
ne faudrait pas plutôt supposer que le siège de
la magistrature locale était situé non loin de
l'enclos du Chapitre, et en tout cas, à l'intérieur
de l'enceinte de Baudouin V, là où se trouvait
le noyau de la cité.
Déjà, en 1292, plusieurs comptes
mentionnent la Maison de la Paix comme étant située
à front de la rue de Nimy.
Augustin Lacroix, citant des textes de 1292,
conclut que ces mentions fournissent la preuve qu'il existait
en même temps deux Hôtels de la Paix, l'un dans la
rue de Nimy, qui est le plus ancien, le second sur le marché.
Par acte daté du 25 juillet 1295, Jean
dit Vilains dou Markiet, bourgeois de Mons et Maroie des Peis,
sa femme, donnèrent à la ville de Mons leur manoir
et deux pièces de terre, pour y ériger un hôpital
après leur décès. C'est à peu près
à l'endroit où se trouve la cour intérieure
de l'Hôtel de ville actuel que fut installé un établissement
hospitalier pour héberger les pèlerins et les étrangers
pauvres, de passage à Mons.
Guillaume Ier, comte de Hainaut, par un acte
de 1323, constate l'inutilité de cette maladrerie et accorde
aux échevins l'autorisation d'ériger sur son emplacement
la Maison de la Paix.
De 1323 à 1348, on constate la construction
d'une maison dite « Maison de Ville » sur
l'emplacement précité. Un de nos chroniqueurs pense
que la première Maison de la Paix du Markiet aurait été
rectangulaire, située presque à front de rue et
perpendiculaire à celle-ci. Elle aurait occupé
à peu près l'emplacement de la Salle des Sacquiaux
et de la Salle du Conseil communal d'aujourd'hui. Il s'agissait
d'un bâtiment construit en pierres et briques à
la base, la superstructure étant en bois. »
4 euros (code de commande
: 12746).
Histoire abrégée
de la bonne maison des Pauvres Orphelins, de Mons, capitale du
Païs & Comté de hainau, presentee, à Messieurs
les Magistrats de cette ville; Par Messieurs Froidmont, prêtre,
Crinon, Ecuier & le baron de Coullemont, maîtres &
intendants de la dite maison; a l'occasion de la solemnité
du second jubile de cent ans, depuis son etablissement. Mons, Varret,
s.d. (1763). Petit in-4° sous reliure moderne, 2 ff.n.ch.,
25 p., 1 bl., cachets d'appartenance, rare
Rousselle, 692.
75 euros (code de commande
: Mons14).
HEUPGEN (Georges). Manifestation
organisée en l'honneur de M. Georges Heupgen à
l'occasion de son élévation à la dignité
de Commandeur de l'Ordre de Léopold II. [Publié par] Clovis Piérard et
Fulgence Masson. Mons, la Province, 1935. In-4° broché,
72 p., un portrait.
15 euros (code de commande
: Mons6).
HEUPGEN (Paul) Documents
relatifs à la règlementation de l'assistance publique
à Mons, du XVe au XVIIIe siècle. Bruxelles, Lamerin, 1929. In-8° demi-simili
brun, 256 p., ("Commission oayle d'Histoire").
15 euros (code de commande
: Mons7).
LA BATAILLE DE
JEMAPPES
EN GRAVURES

Cliquez sur l'image pour l'agrandir et pour consulter les informations
sur cette gravure. |
[LETELLIER (Charles)]. SOHIER (George)
Charles Letellier, curé de Bernissart et l'« Armonaque
de Mons » 1807-1870.
Gembloux, Duculot, 1937. In-8° agrafé, 16 p., hommage
de l'auteur.
@ Cette plaquette est un extrait de
Compte-Rendu et Communications du 1er Congrès international
du Régionalisme.
6 euros (code de commande
: 12786).
LOUANT (Armand) Arnould
Lison, orfèvre montois (+1938). Son activité professionelle, sa clietèle,
d'après son Régistre aux livraisons. Bruxelles, Académie Royale de Belgique,
1960. In-8° broché, 237 p., (Collection « Classe
des Beaux Arts, mémoires, collection in-8°",
tome XI, fascicule 2), dédicacé.

15 euros (code de commande
: Mons20).
LOUANT (Armand) Le « Livre
des Ballades » de Jehan et Charles Bocquet, bourgeois
de Mons au XVIe siècle.
Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1954. In-8°
broché, 233 p., (Collection « Classe des Lettres
et des Sciences Morales et Politiques - Collection des Anciens
Auteurs Belges, Textes et Études », nouvelle
série, n° 4), dédicacé.
15 euros (code de commande
: Mons19).
Mons,
sauvegarde et avenir. Trente
années de défense et de promotion du patrimoine
urbain. Mons, Sauvegarde et
Avenir de Mons, 2001. In-4° sous cartonnage d'éditeur,
103 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Extrait de l'avant-propos
:
« Née le 16 décembre
1969, Sauvegarde et Avenir de Mons (S.A.M.) n'a pas souahité
marquer son existence trentenaire par un événement
quelconque, le plus souvent éphémère et
alimenté par les leix communs des félicitations.
Notre association a préféré
publier un ouvrage qui, par le texte et l'image, tentera de dresser
un bilan de la protection du patrimoine architectural et du développement
d'un urbanisme de qualité dans le centre ancien de Mons,
durant les trente dernières années du XXe siècle.
Durant ces années, Sauvegarde et Avenir
de Mons a essayé, comme ses status le prévoyaient,
« d'étudier et de promouvoir tous les moyens
propres à assure l'aménagement et le développement
urbanistiques de la ville de Mons et de son agglomération
dans le respect de leur patrimoine architectural et de leur personnalité. »
Mais Sauvegarde et Avenir de Mons n'a été qu'un
acteur parmi d'autres.
Si beaucoup reconnaissent une évolution
très favorable de notre cité, ils conviennent que
les raisons en sont diverses : le mérite de cette
transformation ne peut être attribué à une
seule personne ou à un seul organisme.
Il s'agit d'une uvre collective, d'efforts
mis en commun à travers l'opposition ou l'adhésion,
les réussites et les échecs, l'utopie et le réalisme...
Il s'agit de tout un ensemble de réflexions,
de propositions, d'analyses, de critiques, de décisions
qui émanaient d'hommes et de femmes capables de trouver
« un équilibre entre les intérêts
particuliers parfois contradictoires »... autre définition
du bien commun.
Table des matières :
- Avant-propos, avec un texte de Charles
Bertin.
- Les avatars architecturaux de la
ville avant 1861, par Christiane Piérard.
- Métamorphose urbaine, de 1861
à 1970, par Richard Benrubi.
- Évolution des idées
et des comportements, par André Godart.
- Tout va très bien... mais
à part cela ?, par Jacques Drousie.
- Les activités du Royal Photo
Club Montois.
- Les prix attribués par Sauvegarde
et Avenir de Mons.
- Les fondateurs de Sauvegarde et Avenir
de Mons.
- Orientation bibliographique.
25 euros (code de commande
: 12722).
PARIDAENS (Albert-Joseph)
Journal historique. 1787-1794.
Tomes I et II (complet). Mons, Dequesne-.Masquillier et fils,
1903 et 1907. Deux volumes in-8°sous demi-simili vert frotté,
[3] + XIV + [1] + 303 p., frontispice rehaussé à
l'aquarelle et une planche hors texte et IX + 335 p. et 1 planche
hors texte, table onomastique, cachets d'appartenance. Il s'agit
ici de l'exemplaire nominatif qui était destiné
à Léopold Devillers et qui porte le n° 20.
Bon exemplaire de ce témoignage capital sur l'histoire
de Mons, fort rare.
Ce volume constitue le tome 32 des
Publications de la Société des Bibliophiles, séant
à Mons.

200 euros (code de commande
: Mons16).
PIÉRARD
(Christiane) Xylotypes, incunables, post-incunables
conservés à la Bibliothèque de Mons. Préface
de Maurice.-A. Arnould. Mons, Université de Mons-Hainaut,
1989. In-8° broché, XXXVI, 259 p., illustrations,
(collection « Éditions Universitaires de Mons
- Répertoires », n° 2).
Extrait de l'introduction
:
« Trois périodes ont favorisé
la naissance ou l'accroissement des bibliothèques publiques
et privées belges ; Mons a profité largement
de certains de ces événements. À la fin
du XVIIIe s., la Révolution française, avec pour
conséquence la sécularisation et la nationalisation
des biens des communautés religieuses et des grandes institutions
de l'Ancien Régime, favorisa la création du noyau
autour duquel maintes bibliothèques, aujourd'hui réputées,
se sont développées ; Mons en est un exemple
typique. L'Armistice du 1l novembre 1918 et l'occupation de l'Allemagne
par les armées alliées, la dévaluation du
mark et la crise économique qui suivirent le conflit,
permirent à des bibliophiles, belges entre autres, d'acquérir
à bon compte des livres soigneusement conservés
dans de riches bibliothèques rhénanes, mosellanes
ou d'ailleurs et ceci explique, sans doute, le nombre important
d'incunables d'origine allemande (notamment de Tréves)
conservés dans le Fonds Puissant, le chanoine ayant été
en relations suivies avec une famille seigneuriale (qu'il nous
sera permis de ne pas nommer) ayant des propriétés
allemandes. Le troisième événement qui permit
d'accroître les collections des bibliophiles d'Europe Occidentale,
est la fin de la guerre 1940-1945 et la seconde occupation de
l'Allemagne par les Alliés. Des collections, abandonnées
ou vendues à un prix suffisamment avantageux pour l'acquéreur,
ont été dispersées ou éparpillées ;
les États-Unis ont absorbé une large part de cette
offre mais aussi des pays européens et le Hainaut est,
grâce à un bibliophile avisé, l'heureux dépositaire
de dix-neuf incunables dont plusieurs n'étaient ni repris
dans Polain, ni représentés dans les collections
belges. Ces incunables faisaient partie d'une bibliothèque
privée maisdes dispositions testamentaires furent prises
en faveur d'un dépôt public.
[...]
En juin 1968, au cours d'une réunion
de l'Association des bibliothécaires de Belgique, section
des livres précieux, il fut décidé de réaliser
une idée déjà ancienne : compléter
et revoir le catalogue de Polain. Il est certain que les pertes
causées par la guerre 1940-1945 ont modifié la
répartition des incunables dans les collections publiques
et que les collections privées ont subi les mutations
propres au sort de telles bibliothèques (ventes, dispersions,
héritages, ... ) ; d'autres collections particulières
hainuyères sont nées au hasard des occasions et
notamment à la suite de la vente de bibliothèques
allemandes après la défaite nazie de 1945. Des
incunables entrèrent ainsi dans des collections belges
. Cette décision de revoir « le Polain »
étant prise, chaque bibliothèque belge qui possédait
des incunables fut chargée de réaliser le contrôle
et l'inventaire de ses collections. C'est ce que nous avons entrepris
dès la fin de l'année 1968. Ce fut l'occasion de
réaliser un inventaire aussi exhaustif que possible des
incunables conservés dans les dépôts publics
de Mons.
D'aucuns pourront s'étonner de voir
figurer dans ce catalogue quelques titres ignorés dans
le Catalogue de Polain et dans son Supplément,
étant considérés là comme des post-incunables ;
nous avons pris le parti de les citer chaque fois qu'ils figuraient
ailleurs en tant qu'incunables, dans l'un des répertoires
anciens ou chaque fois qu'ils étaient signalés
en tant que post-incunables dans le Gesamikatalog der Wiegenckucke.
L 'ensemble des post-incunables conservés à Mons
n'est donc pas répertorié de manière exhaustive
dans le présent catalogue ; un répertoire
particulier pourrait leur être consacré au sein
de l'inventaire des éditions du XVIe siècle en
cours d'élaboration. »
13 euros (code de commande
: 3377).
RAPAILLE
(Roger) Louis XIV et le siège de Mons de 1691. Analyse critique d'une tragi-comédie
méconnue. Traduction,
notes et commentaires, par Roger Rapaille. Mons, Éditions
du Renard Découvert, 1990. In-8° broché, 196
p., illustrations hors texte.
@ En mars 1691, les armées de
Louis XIV déployèrent de très importants
moyens pour s'emparer de la ville de Mons, une des places-fortes
les plus importantes des Pays-Bas méridionaux.
Ces opérations s'inscrivaient dans le
cadre de la guerre de succession d'Espagne qui opposait la France
aux forces alliées (Espagnols, Anglais, Hollandais, etc.).
Après Mons, d'autres villes allaient
subir les ravages de la guerre : Namur, Bruxelles, ...
Les bibliothèques réservent bien
des surprises au chercheur peu avare de sont temps... Imagine-t-on
qu'un texte anglais sur le siège de la ville de Mons par
les troupes de Louis XIV s'empoussière depuis trois siècles,
à Londre, sur un rayons de la British Library ?
Ce texte, The Siege and Surrender of Mons.
A Tragi-comedy exposing the Villany of the Priests, and the Intrigues
of the French, fut publié par Richard Baldwin, en
1691.
Grâce à sa découverte,
l'historien montois Roger Rapaille nous plonge au cur d'une
polémique qui agita bien des esprits suite à la
reddition de Mons, le 10 avril 1691.
Un parti francophile montois a-t-il comploté
la chute de la ville ?
Ce parti était-il mené par des
prêtres achetés par l'or de Louis XIV ?
Ces interrogations posées par la tragi-comédie
sont-elles fondées ?
Celle-ci n'est-elle qu'un simple pamphlet parmi
d'autres ?
Roger Rapaille, par sa traduction, ses commentaires
d'une remarquable érudition et son analyse rigoureuse
de quantité de sources, nous aide à apprécier
la valeur historique de la tragi-comédie.
22 euros (code de commande
: 12718).
RAPAILLE
(Roger) Le siège de Mons par Louis XIV en 1691. Étude du siège d'une ville des
Pays-Bas pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg. Mons, Éditions du Renard Découvert,
1992. In-8° broché, 269 p., cartes et plans.
@ Piqué au vif par l'intérêt
du sujet, Roger Rapaille décida de poursuivre ses recherches.
Le 15 mars 1691, les troupes françaises
arrivèrent devant Mons.
Le 10 avril, la ville se rendit.
Si le siège de Mons n'a pas marqué
l'histoire militaire, s'il ne s'y est pas commis d'acte d'un
héroïsme inoubliable, l'étude de cette opération
est cependant très riche d'enseignements.
L'auteur a minutieusement consulté,
étudié et analysé quantité de documents
inédits et inexploités. Grâce à cet
important travail, il nous montre pourquoi ce siège a
été décidé, comment l'armée
française, forte de plus de 100.000 hommes a été
amenée à pied d'uvre. Il nous fait découvrir
tous les rouages d'une organisation qui prend en compte le moindre
détail. Il évoque les nombreux problèmes
posés par l'intendance, les déplacements d'hommes
et de matériel, tant par voie terrestre que fluviale.
L'étude au jour le jour de la progression
des assiégeants vers les remparts, l'implaccable bombardement
de la ville, la manière dont celle-ci a été
défendue, la vie de la population pendant le siège,
les manuvres qui ont amené la capitulation, ...
rien n'a échappé au regard critique de Roger Rapaille.
C'est bien au-delà d'un riche travail
d'histoire locale que se situe cette étude puisque toute
la vallée de la Haine et de l'Escaut eut à subir
réquisitions et destructions, que tout le nord de la France
fut mis à contribution pour envoyer main d'uvre
et ravitaillement aux troupes de Louis XIV et que la régio
de Hal fut le lieu de rassemblement d'une armée de secours
rapidement constituée par les Alliés.
24 euros (code de commande
: 12719).
Regards
sur Mons XIIe-XXe siècle. Mons,
Les Amis de la Bibliothèque de Mons, 2005. In-4° broché,
72 p., nombreuses illustrations en couleurs.
Extrait de la préface
:
« Mons est une ville attachante qui a
conservé, dans la plupart de ses rues étroites,
sinueuses et pavées irrégulièrement, une
architecture à l'échelle humaine qui n'écrase
pas le promeneur par son faste ; elle est restée modeste,
équilibrée, tout en demi-teinte ; elle a échappé
à l'industrialisation et à la conurbation qui furent
freinées par la présence de l'enceinte militaire
démantelée tardivement à partir de 1861.
Sans doute Mons y a-t-elle gagné en qualité de
vie ! Certains prétendent que le caractère quelque
peu fermé, peu communicatif des Montois peu expansifs
si ce n'est lors de la Ducasse, découle de cet enfermement
emmuraillé. Peut-être mais c'est aussi le caractère
picard.
Au cours des siècles, la colline la
plus facile à défendre parmi les cinq buttes ou
monts de bordure de plateau et de la vallée de la Haine,
la colline qui ne porte pas de nom spécifique mais une
dénomination plurielle Montes, les Monts, les Mons Mons
par métonymie, a été visitée décrite,
aimée, critiquée par des voyageurs, des exilés
étrangers y trouvant asile et accueil, des « chambourlettes
» d'un jour, des Montois partis pour d'autres lieux et
y revenant en quête de souvenirs.
[...]
Il n'est pas question de retracer ici l'évolution
de Mons depuis la préhistoire jusqu'au XXIe siècle
mais de donner quelques éclairages sur tel ou tel aspect
à partir d'un texte généralement court.
Il est toutefois utile de rappeler que le cur de la ville,
capitale du comté de Hainaut, siège des États
de Hainaut, de la Cour Souveraine, du Conseil souverain puis
du gouvernement provincial, fut limité dans son développement
dès la fin du XIIIe siècle par une enceinte qui
fut un réel carcan. Ce fait explique la concentration
de la population sur les pentes de la colline, un territoire
assez exigu de 291 hectares alors que la juridiction des échevins
montois s'étendait à une superficie de 1700 hectares
environ tant sur la population urbaine (intra muros) que vilaine
(campagne environnante), la circulation entre les deux passant
par les six portes de la muraille. Au XXe siècle la dénomination
des portes a été reprise pour caractériser
les passages permettant les entrées et sorties de la ville
au trafic des boulevards, sans comparaison possible entre le
charroi d'antan et celui du XXIe siècle. »
24 euros (code de commande
: 10209).
ROUSSELLE (Charles) 1800-1899.
Biographie montoise du XIXe siècle. Mons, Journal 'Le Hainaut", 1900. In-8°
demi-simili brun, III, 250 p., couverture conservée, papier
fragile, rare.
50 euros (code de commande
: Mons11).
SOIL DE MORIAMÉ (E.-J.)
Inventaire des objets dart
et dantiquité existant dans les édifices
publics des communes de larrondissement judiciaire de Mons.
Tome troisième. Arrondissement
administratif de Mons. Canton de Mons. Charleroi,
Imprimerie Provinciale, 1929. In-8° broché, 191 p.,
illustrations, bon exemplaire.
Ce volume contient les
communes du canton de Mons : Ciply, Cuesmes, Flénu, Ghlin,
Havré, >Hyon, Jemappes, Maisières, Mesvin, Nimy,
Nouvelles, Obourg, Saint-Symphorien, Spiennes.
18 euros (code de commande
: Mons17).
SOIL DE MORIAMÉ (E.-J.)
Les Objets d'art et d'antiquités de la Ville de Mons.
Extrait de Inventaire
des objets dart et dantiquité existant dans
les édifices publics du Hainaut. Charleroi, Imprimerie
Provinciale, 1929. In-8° broché, 134 p.
13 euros (code de commande
: Mons18).
WATELET
(Hubert) Inventaire
des Archives des Sociétaires de la société
civile des Usines et Mines de houille du Grand-Hornu.
Bruxelles, Archives Générales du Royaume, 1964.
In-8° broché, 216 p., (« Archives de l'État
à Mons »).
Extrait de l'introduction
:
« En décembre 1951, la société
civile des Usines et mines de houille du Grand-Hornu fusionna,
par voie d'apport, avec la Société anonyme des
charbonnages du Hainaut à Hautrage. Depuis lors les archives
du Grand-Hornu sont entrées en deux étapes aux
archives de l'État à Mons. Dès novembre
1952, M. le conservateur A. Louant reçut une première
série de documents de M. P. Culot, alors administrateur-délégué
de la Société du Hainaut, et du marquis Roland
de Moustier, dernier administrateur de la Société
du Grand-Hornu. Il s'agit surtout de la correspondance reçue,
antérieure à 1850. Mais c'est en avril 1962 que
MM. M. Culot et P. Ledru, administrateurs-directeurs de la Société
anonyme des charbonnages du Borinage à Cuesmes, confièrent
à M. E. Sabbe, archiviste général du Royaume
et à M. A. Louant, l'essentiel des archives de l'entreprise.
La houillère du Grand-Hornu fut créée
en 1778, sur la juridiction de l'abbaye de Saint-Ghislain, par
une société « à parts »,
dont Charles Godonnesche, de Valenciennes, fut le principal « bailleur
de fonds ». En 1810, Henri De Gorge, négociant
lillois, acheta le charbonnage, lui adjoignit notamment un atelier
de construction de machines et, en peu de temps, fit de l'ensemble,
l'un des établissements les plus importants du bassin
houiller du Couchant de Mons. Mais il mourut sans enfant. Ce
fut sa femme, Eugénie Legrand, qui lui succéda
à la tête de l'affaire ; elle légua
alors le patrimoine à l'une de ses surs, Adélaïde
Degorge-Legrand et à ses neveux Émile Rainbeaux,
Alfred, Nelly et Édouard Legrand. En 1843, ces héritiers,
originaires du Nord de la France comme les fondateurs du charbonnage,
constituèrent la société civile en lui donnant
un caractère strictement familial. Jusqu'à la fusion
de 1951, la plupart de leurs successeurs furent des Français.
À cette époque, l'entreprise, qui avait gardé
sa structure familiale, était pratiquement la dernière
des sociétés houillères, civiles de Belgique.
Les archives du Grand-Hornu sont très
riches et débordent largement le cadre de l'affaire elle-même.
Abstraction faite des quelques actes qui concernent les premières
années du charbonnage (1777-1806) et de quelques documents
établis à Hornu après la fusion avec la
Société d'Hautrage, il s'agit, on le sait, d'un
fonds d'une entreprise de famille. Si les archives concernent
essentiellement les Usines et mines de houille, elles contiennent
aussi beaucoup d'autres documents intéressant soit l'ensemble
des copropriétaires, soit certains d'entre eux. Avant
1843 déjà, la fortune des De Gorge-Legrand ne comprenait
pas seulement les biens industriels mais aussi des propriétés
foncières. À sa mort, les héritiers d'Eugénie
Legrand fondèrent la société civile sur
la fortune industrielle. Mais ils maintinrent également
les immeubles dans l'indivision. Aussi certains documents se
rapportent-ils à ces propriétés. D'autre
part, à côté des archives de la communauté,
il y a des papiers et titres mobiliers personnels ou des documents
touchant les affaires et les biens particuliers de certains associés.
Le fonds se compose donc de plusieurs parties.
Néanmoins il possède une réelle unité
interne. Ses trois ou quatre sections tiennent à la structure
familiale de l'affaire et non à des circonstances fortuites.
Que ces différentes catégories de documents apparaissent
à l'époque de la famille De Gorge-Legrand, cela
ne peut nous étonner puisqu'au Grand-Hornu, cette famille
se trouvait chez elle. Mais elles se maintiennent pendant presque
toute la durée de la société civile. En
effet, d'une part l'administrateur, secondé par son fondé
de pouvoir, le secrétaire général, gérait
les biens fonciers en même temps qu'il orientait la marche
de la maison. D'autre part, les sociétaires recouraient
facilement au secrétaire général, parfois
même à tel ou tel administrateur, pour règler
des questions personnelles en marge des problèmes d'intérêt
commun. Ainsi, c'est parce que le personnel de direction de l'entreprise
avait dans ses attributions la gestion des immeubles en copropriété
et parfois les intérêts personnels de tel ou tel
associé ou de son conjoint , que le fonds ne concerne
pas simplement l'entreprise. Pour le classer, nous nous sommes
inspiré de la méthode devenue classique dans l'ordonnance
des archives de famille. Comme ces dernières en effet,
les archives d'entreprises familiales comprennent deux grandes
divisions : les « papiers personnels »
et les « documents relatifs aux biens ».
La première englobe des documents qui, comme la correspondance,
traitent des questions d'administration ou de gestion du patrimoine
commun en même temps que tel ou tel intérêt
particulier ; elle constitue notre premier chapitre. Puis
viennent les documents qui concernent les « biens »
ou qui, par leur valeur de continuité, tranchent par rapport
à la diversité des papiers personnels ils forment
la matière des chapitres II à V. Le deuxième
se rapporte à l'administration générale
et à l'ensemble des biens de la communauté. Les
Usines et mines de houille font l'objet du suivant. Le quatrième
est consacré aux immeubles en indivision tandis que le
cinquième est réservé aux affaires et aux
immeubles particuliers des sociétaires. Tel est le plan
général adopté. »
13 euros (code de commande
: 12717).
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