PRÉHISTOIRE
&
HISTOIRE DE L'ANTIQUITÉ

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Nouvelle(s) entrée(s)

 

DOBLHOFER (Ernst) — Le déchiffrement des écritures. Traduction de Monique Bittebierre. Préface de Jean Bottéro. S.l., Arthaud, 1959. In-8° sous reliure d'éditeur, 349 p., illustrations dans le texte et 41 héliogravures hors texte, (collection « Signe des Temps », n° V).
Table des matières :
   Préface.
   Avant-propos.
   I. Introduction à l'écriture.
   II. L'énigme du Sphinx : Déchiffrement de l'écriture égyptienne.
   III. Ahouramazda m'a prêté assistance : Déchiffrement de l'écriture cunéiforme « vieux perse ».
   IV. En cunéiformes sur six briques : Déchiffrement des écritures cunéiformes mésopotamiennes.
   V. Coin et symbole au pays de Hatti : Interprétation de l'écriture cunéiforme hittite et déchiffrement du hittite hiéroglyphique.
   VI. Le « cap du Fenouil » au « port Blanc » et Gubla, la ville du papier : Déchiffrement de l'ougaritique et du giblitique.
   VII. Des dieux et des maîtres du commerce : Déchiffrement de l'écriture syllabique chypriote.
   VIII. Chars de guerre et gobelets : Déchiffrement de l'écriture linéaire B créto-mycénienne.
   IX. Le prince Kul-teghin, Bilgâ-kaghan et le sage Tonjoukouk : Déchiffrement des runes paléoturques.
   X. Déchiffrements de demain : L'étrusque, les écritures de l'Indus et de l'île de Pâques.
   Notes - Index - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 18330).

 

PETISKA (Eduard) — Mythes et légendes de la Grèce antique. Traduction par Alain Gründ. Illustrés par Zdenek Sklenar. Paris, Gründ, 1976. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 188 p., illustrations en couleurs, (collection « Légendes et Contes de Tous les Pays »), ex-libris manuscrit à la page de garde.
Sur la jaquette :
   Depuis quelque vingt-cinq siècles, la mythologie grecque n'a cessé de délivrer un merveilleux message légendaire et épique à l'Occident et même à de nombreux pays d'Asie. De l'Antiquité à nos jours combien d'artistes et écrivains trouvèrent leur inspiration dans les mythes grecs ! Et une grande partie des contes populaires européens ou arabes ne constituent que de géniales variations sur des épisodes de la mythologie grecque (beaucoup de héros, figurant dans les grands cycles légendaires ou dans des récits folkloriques, sont les descendants directs d'Héraclès, de Thésée ou de Jason : Sindbad le Marin – dans les Mille et Une Nuits – prolonge l'Odyssée d'Ulysse). Les Grecs avaient un sens instinctif du sacré ; c'est pourquoi ils divinisèrent la nature entière et expliquèrent les phénomènes les plus surprenants par l'intervention des dieux, des demi-dieux et des héros. Mais leurs dieux, qui volontiers se mêlent aux affaires terrestres, ressemblent beaucoup aux hommes : immortels et magnifiques, ils ont toutes les passions des êtres humains ; et les héros restent toujours – malgré le milieu surnaturel où s'accomplissent leurs aventures – des hommes. Sans exagération aucune, l'on peut dire que tout figure dans la mythologie grecque ou dans l'Iliade et l'Odyssée. Ces mythes sont demeurés si vivants que de nombreuses expressions littéraires ou orales les rappellent : le supplice de Prométhée, la chute de Phaéton, les malheurs d'Orphée, la conquête de la Toison d'or, les douze travaux d'Héraclès, le labyrinthe du Minotaure, le lit de Procuste, la piété d'Antigone, la colère d'Achille, le chant des Sirènes, aller de Charybde en Scylla, etc...
   L'ouvrage, Mythes et légendes de la Grèce antique, ne prétend pas recenser tous les récits mythologiques (il faudrait pour cela plus d'un volume), mais se propose de rendre accessibles à des jeunes lecteurs les plus beaux et les plus représentatifs des contes grecs inspirés par la mythologie et les chefs-d'œuvre d'Homère. Nous ne doutons pas que tous les lecteurs seront sensibles à cette poésie éternelle de la mythologie grecque.

15 euros (code de commande : 18341).

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ANTONIADIS-BIBICOU (Hélène) Recherches sur les douanes à Byzance. L'« Octava », le « kommerkion » et commerciaires. Paris, Armand Colin, 1963. In-8° broché, 291 p., illustrations et cartes dépliantes hors texte, (collection « Cahiers des Annales », n° 20).

20 euros (code de commande : 182/68).

L'Antiquité classique. Revue semestrielle, publiée avec l'appui du Ministère de l'Éducation Nationale et de la Culture et de la Fondation Universitaire. Tome XLVIII, 1979, 1er fasc. Bruxelles, 1979. In-8° broché, 453 p.
@ Ce volume contient :
Articles :
ARCE (Javier) — La educación del Emperador Constancio II. 15 p.
CRAIK (Elizabeth M.) — Philoktetes : Sophoklean Melodrama. 15 p.
MURRU (Furio) — Sull'origine delle teoria localistica di Massimo Planude. 16 p.
RANTZ (Berthe) — Objets romains trouvés à Anvers en 1608. 37 p., planches hors texte.
TOUWAIDE (Alain) — Le sang de taureau. 10 p.
Mélanges - Varia :
BERTEAU (R.) — Similitudo. 7 p.
BODSON (Liliane) — Redécouvrir les animaux antiques. 8 p.
BÖHM (Richard Gregor) — Ciceroniana. 7 p.
EVANS (J.A.S.) — Herodotus and Athens : The Evidence of the encomitum. 7 p.
GIANGRANDE (Giuseppe) — À propos d'une nouvelle anthologie des lyriques grecs. 5 p.
GRILLONE (A.) — Umili e potenti, assennatezza e ostinazione nelle prime tragedie euripidee. 6 p.
HOEKSTRA (A.) — Hésiode, Travaux, 391-2. 4 p.
MEULDER (Marcel) — Un aspect platonicien de la mètis :
logismòz met aisqhsewz. (Plat., Rép., VIII, 546 b 2-3). 9 p.
RAPSAET (Georges) — La faiblesse de l'attelage antique : la fin d'un mythe ? 6 p.
VERBANCK-PIÉRARD (Annie) — À propos d'un livre récent sur les vases antiques. Réflexions de lecture. 10 p.
Chronique :
POUCET (Jacques) — Le Latium protohistorique et archaïque à la lumière des découvertes archéologiques récentes. (Deuxième partie.) 44 p.
Suivent 232 p. de comptes rendus.

15 euros (code de commande : 8600).

 

[ARISTOTE]. ABEL (Armand) — Aristote. La légende et l’histoire. Bruxelles, Office de Publicité, 1944. In-12 broché, 84 p., (« Collection Lebègue », 5ème série, n° 54).

6 euros (code de commande : 2227).

 

L'Art grec. L'art et la civilisation de la Grèce ancienne par Kostas Papaiannou. Les sites archéologiques de la Grèce et de la Grande-Grèce par Jean Bousquet, M.F. Billot, P.C. Bol, P. Bruneau, P. Courbin, C. Doumas, P. Ducrey, R. Felsch, M. Fourmont, D. Gaye, Z. Kiss, D. Knoepfler, C. Le Roy, C. Llinas, J. Mlynarczyk, E. Ripoll-Rerelloo, G. Roux, F. Salviat, A. et A. Schnapp, R. Treuil. Paris, Mazenod, 1975. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 636 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « L'Art et les Grandes Civilisations », n° 3), exemplaire en très bel état.
Avant-propos de l'éditeur :
   C'est sur cette terre prestigieuse de la Grèce des temps héroïques et mythologiques, que s'accomplit, au cours des VIe et Ve siècles avant notre ère, la plus importante révolution artistique de tous les temps. L'histoire de ces siècles, incomparables et fulgurants, témoins de la profonde mutation d'un peuple, sera donc le thème principal de ce livre.
   Sur le territoire de la Grèce actuelle, les fouilles entreprises depuis le siècle dernier ont permis de retrouver les traces de très anciennes civilisations dont certaines remontent au-delà du IVe millénaire avant notre ère. Les célèbres idoles cycladiques sont datées de 2500 à 2000 ans. En Crète, le premier palais de Cnossos a été construit vers 2000-1800 et les chefs-d'œuvre découverts dans les tombes de Mycènes datent du XVIe siècle. C'est au milieu du deuxième millénaire que la civilisation Crétoise a connu son apogée pour disparaître définitivement en 1400 et celle de Mycènes sombre vers 1200, soit près d'un demi-millénaire avant que ne s'élèvent les premiers grands temples grecs et que ne soit sculpté le Kouros de Kroïsos.
   Les remarquables témoignages d'art de ces anciennes civilisations qui sont parvenus jusqu'à nous font naturellement partie du patrimoine artistique de la Grèce et nous publions, en tête de cet ouvrage, certains d'entre eux, choisis parmi les plus significatifs. Nous nous réservons, toutefois, de les étudier longuement dans un prochain volume que nous consacrerons à la naissance des civilisations et de l'art dans tout le bassin méditerranéen et sa périphérie.
   Bien que les principes de présentation de ce livre soient semblables à ceux de tous les volumes de cette collection, sa conception même s'écarte sensiblement des ouvrages qui l'ont précédé. En effet, Préhistoire de l'art occidental d'André Leroi-Gourhan et L'art de l'ancienne Égypte de Kazimierz. Michalowski, étaient l'œuvre d'un seul auteur alors que L'art grec a été réalisé par une équipe.
   Il nous a semblé, justifiant en cela le but de cette collection, qu'il était préférable d'inaugurer ce volume exceptionnel par une importante étude dans laquelle une place, elle-même exceptionnelle, serait donnée à la civilisation, à l'histoire, à la philosophie, à la littérature grecques, en un mot à l''homme grec. Aussi, est-ce à Kostas Papaioannou, éminent helléniste, d'origine grecque, mais fixé depuis de longues années en France, spécialiste de l'art grec et de ses sources et grand admirateur de l'art contemporain, donc de la création artistique, que nous avons confié le texte général de ce livre.
   En une vaste et remarquable fresque, il nous décrit cette incomparable civilisation, la naissance et l'apogée d'un art nouveau, ces artistes de génie qui ont fixé, il y a plus de deux mille ans, les canons d'une architecture d'une beauté et d'une science exceptionnelles, ceux d'une image de la perfection du corps humain et un critère de la beauté qui ont marqué et marquent encore profondément, de nos jours, notre civilisation occidentale, malgré la longue et somptueuse coupure des grands siècles de l'art chrétien du Moyen Âge et les révoltes de l'art baroque. Et c'est pour échapper, une fois de plus, à cette extraordinaire emprise que les artistes créateurs et révolutionnaires de notre vingtième siècle ont inventé le fauvisme, le cubisme, un nouvel espace pictural, les abstractions géométriques ou lyriques, les déformations systématiques du corps humain. Pourtant, certaines périodes de Picasso révèlent indiscutablement chez leur auteur une nostalgie de l'esthétique grecque notamment dans ces beaux dessins si près des figures tracées sur les lécythes à fond blanc du Ve siècle.
   En contrepoint de cette première partie, la deuxième partie de l'ouvrage, extrêmement importante, puisqu'elle comprend la description des sites archéologiques de la Grèce et de la Grande Grèce et toute l'iconographie documentaire, a été réalisée par des spécialistes, archéologues, fouilleurs, professeurs d'archéologie, tant français qu'étrangers, anciens membres de l'École française d'Athènes, de l'Institut archéologique allemand, de l'Institut d'archéologie méditerranéenne, etc., avec la collaboration de Philippe Bruneau.
   L'éminent archéologue Jean Bousquet, dont nous ne saurions trop souligner ici la part importante qu'il a prise à la réalisation de ce volume, a bien voulu, en plus des grandes études qu'il a écrites sur Athènes et Delphes, assumer la lourde responsabilité de revoir entièrement l'illustration de ce livre, les légendes, tableaux et répertoires. L'éditeur lui exprime ici toute sa reconnaissance.
   L'organisation de l'illustration en couleur de cet ouvrage est également nettement différente de celle que nous avions adoptée pour les précédents volumes. En effet, la lecture du texte de Kostas Papaioannou aurait incontestablement souffert d'être constamment interrompue par des illustrations en regard du texte ou par de trop nombreux renvois à des références. Aussi, avons-nous groupé à la suite du texte, toutes les planches en couleur, en ne gardant que quelques illustrations placées à titre symbolique et non stylistique en tête de chaque chapitre. Par exemple, la belle peinture de vase d'Exékias : Ajax portant le corps d'Achille, évoque l'un des thèmes célèbres de l'Iliade et la stèle de Démocleidès symbolise davantage la mélancolie de l'art funéraire du IVe siècle que son style proprement dit.
   Nous avons suivi naturellement un ordre chronologique pour la présentation des œuvres reproduites en couleur, mais dans un sens large, car souvent il nous a paru plus fécond pour le lecteur de grouper certaines œuvres par genre ou par thème. Ce principe est adopté également pour la partie iconographique documentaire de l'ouvrage. Ainsi, on peut suivre l'admirable défilé des kouroi et des korés pendant plusieurs décennies. De même, nous avons groupé en deux grandes périodes les magnifiques peintures de vases, en évitant toutefois la facilité de trop grands agrandissements qui souvent dénaturent l'œuvre elle-même.
   On sait les très grandes difficultés que représente la reproduction en couleur de la sculpture, aussi, généralement, le lecteur ne connaît-il la sculpture grecque que par l'intermédiaire de photographies en noir et blanc. Dans la suite de planches reproduites ici en couleur, nous avons réservé une très large place à la sculpture car seule la couleur permet de restituer à ces œuvres la beauté et la variété de leur matière et souvent d'y déceler les traces de cette polychromie dont étaient recouvertes les sculptures de la Grèce antique.
   L'œuvre sculptée grecque nous a laissé d'admirables chefs-d'œuvre ; mais les ans, les mutilations, le vandalisme ont réduit la plupart d'entre eux à un état souvent très fragmentaire. Malheureusement, certains détails, aussi remarquables qu'ils soient, ne sauraient à eux seuls recréer la beauté et la grandeur de l'ensemble dont ils étaient partie intégrante et, en admirant la superbe arabesque d'un corps humain, on pourrait trop facilement oublier qu'elle fut conçue pour participer à la composition et au rythme d'une frise ou d'un fronton.
   Nous nous sommes donc efforcés de publier dans ce livre, par des reconstitutions photographiques, de grands ensembles de frises et de frontons. Ainsi, par un assemblage de douze photographies, nous présentons, dans sa totalité, le célèbre fronton Ouest du temple de Zeus d'Olympie dont la longueur dépasse vingt mètres. Ce même principe nous permet d'admirer, dans leur développement, les magnifiques frises du Trésor de Siphnos à Delphes, celles de Xanthos et, en d'importants fragments, la belle ordonnance de celles de Bassœ, etc.
   Mais cette tentative fût restée bien incomplète si elle n'avait été réalisée également avec les célèbres sculptures du Parthénon. Nous avons donc tenté dans ce livre une restitution intégrale des quatre admirables frises de Phidias. L'entreprise était périlleuse car, si la frise ouest « in situ » est presque complète, par contre, les plaques des autres frises sont disséminées dans trois musées, ou très endommagées ou perdues. Une très grande partie des frises a été transportée par Lord Elgin à Londres où elle est exposée au British Museum, de très nombreuses plaques sont conservées au Musée de l'Acropole à Athènes, enfin les célèbres Ergastines, de la frise Est, sont l'une des pièces maîtresses de la collection grecque du Musée du Louvre.
   Il est donc matériellement impossible de voir ces frises dans leur ensemble, de suivre la magnifique suite des deux immenses processions et d'admirer la majestueuse composition de l'Assemblée des Dieux de la frise Est, l'un des chefs-d'œuvre de tous les temps. Cette restitution photographique a pu être réalisée grâce à un assemblage extrêmement délicat de plus de 120 photographies prises au British Museum, au Musée de l'Acropole et au Louvre. Les dessins que Carrey exécuta sur place au Parthénon en 1674, avant le bombardement du temple par les Vénitiens, nous ont été des plus précieux. Nous reproduisons certains de ces relevés représentant des plaques perdues depuis. Le lecteur peut voir l'ensemble de ces quatre frises, document que nous croyons unique au monde, aux pages 309 à 320 de ce livre.
   Enfin, le lecteur pourrait être étonné de constater l'absence, dans le corps même de l'ouvrage, de répliques et copies antiques, souvent romaines, d'œuvres de sculpteurs grecs célèbres. Ce volume étant consacré à la création artistique, il nous a semblé logique de ne pas présenter sur un même plan, intercalées entre des œuvres authentiques, des copies, si belles ou réussies qu'elles soient, mais exécutées souvent plusieurs siècles après l'œuvre originale par des artistes d'une civilisation et d'une sensibilité nettement différentes de celles de leur créateur. Ces répliques ou ces copies ont toutefois l'inestimable mérite de nous permettre d'imaginer ce que pouvait être, entre autres, l'œuvre d'un Praxitèle, dont nous ne connaissons malheureusement les sculptures qu'à travers elles. C'est donc en fin d'ouvrage que nous publions, à titre documentaire, certaines de ces copies parmi les plus célèbres.
   Nous avons déjà souligné ailleurs l'extrême importance que nous attachons à la beauté et à la qualité technique des illustrations de cette collection. Aussi, pour obtenir une grande homogénéité dans l'illustration et publier des documents inédits, toutes les photographies sont exécutées spécialement pour chacun des ouvrages de cette collection, au cours de missions que nous envoyons sur place.
   Les très belles photographies de ce volume sont de Jean Mazenod, qui était l'auteur également d'un nombre important de photographies de L'art de l'ancienne Égypte. Pour réunir la documentation de base de cet ouvrage, trois missions furent nécessaires. Organisées et dirigées par Jean Mazenod, elles ont parcouru la Grèce, la Sicile, l'Italie du Sud et ont effectué de nombreuses séances au British Museum, à Munich et au Louvre. Suivant une méthode que nous appliquons pour chaque volume, les premières missions sont destinées à faire une rapide « couverture » et les premiers documents à bâtir une maquette de l'ouvrage. De très nombreuses photographies sont refaites au cours des voyages ultérieurs tenant compte de l'angle et de l'éclairage qu'il fallait adopter pour certaines œuvres et pour le rythme même de l'ouvrage. Les photographies en couleurs des sculptures sont extrêmement délicates à réussir ; la matière, la nature même de l'œuvre, ses couleurs, peuvent être selon l'intensité de l'éclairage et son environnement, gravement dénaturées. Nos missions photographiques ont retrouvé pour cet ouvrage, les mêmes difficultés déjà rencontrées pour les précédents livres, œuvres d'un accès difficile ou scellées dans des vitrines, manque de recul, etc., mais tous ces problèmes ont été magnifiquement résolus.

80 euros (code de commande : 15978).

 

BERGASSE (Henry) — Le tocsin de la décadence. Leçons de la décadence romaine pour les hommes d'aujourd'hui. Paris, Les Belles Lettres, 1975. In-8° broché, 218 p. une carte.

6 euros (code de commande : 6103).

 

BESSE (Marie) — L'Europe du 3e millénaire avant notre ère : les céramiques communes au Campaniforme. Études des ensembles céramiques de l'habitat de « Derrière-le-Château » à Géovreissiat et Montréal-en-Cluse (Ain, France), de la région Rhin-Rhône et de l'Europe continentale. Lausanne, Cahiers d'Archéologie Romande, 2003. In-4° broché, 223 p., illustrations, (collection « Cahiers d'Archéologie romande », n° 94), exemplaire bien complet des annexes sur CD-Rom et en très bel état.
Introduction :
   Marquant la transition entre le Néolithique et l'âge du Bronze au cours du 3e millénaire avant J.-C., le Campaniforme est généralement défini par différents types de céramique décorée, par le gobelet campaniforme non décoré et par un ensemble d'artefacts comme les brassards d'archer, les pointes de Palmela, les poignards à soie et les pendeloques arciformes. Un autre ensemble céramique lui est associé constitué de formes déjà présentes dans le substrat chalcolithique ou néolithique final régional, ainsi que de formes nouvelles apparaissant avec les gobelets décorés. Il s'agit de la Begleitkeramik ou de la céramique dite commune ou d'accompagnement.
   Bien que de nombreuses études aient été menées sur cette période, elle reste encore mal définie lorsqu'on tente de l'aborder dans son ensemble. S'agit-il d'une idéologie ? de populations? de migrations d'un ou de plusieurs groupes humains ? en une ou plusieurs vagues ? venant d'où et allant où ?
   Nous tenterons de répondre à ces questions en nous basant sur la céramique commune campaniforme en dépit de l'hétérogénéité de la documentation archéologique. Le Campaniforme offre en effet une documentation quantitativement et qualitativement très différente selon les aires géographiques. Certaines régions, comme la Bretagne (France), ne livrent que des sépultures, et dans ce cas précis il s'agit de tombes collectives. D'autres offrent également des tombes, mais elles sont alors individuelles (Bohême, République tchèque). Les habitats, lorsqu'ils sont présents, sont conservés de façon différente selon l'acidité du milieu dans lequel ils sont implantés. Nous nous trouvons donc face à d'importants problèmes en matière de comparaisons : on court le risque d'élaborer une explication d'ordre historique à l'échelle européenne sur la base de faits archéologiques difficilement comparables d'une région à l'autre. La céramique présente elle aussi, d'un point de vue strictement descriptif, des distinctions régionales. Le statut d'un type céramique ne peut donc que difficilement être mis en évidence pour l'ensemble du Campaniforme.
   La relation avec le substrat sur lequel le Campaniforme naît et se développe n'a pas été étudiée de manière systématique. Sur l'ensemble de l'Europe Campaniforme, à l'exception toute relative de l'extension de la céramique cordée, on observe une rupture entre la céramique du substrat régional et les céramiques décorées campaniformes. Il n'y a en effet aucune céramique appartenant aux cultures du Néolithique final régional ou Chalcolithique offrant les mêmes décors que ceux attribués au Campaniforme. La question qui se pose alors est celle de l'existence de céramiques communes campaniformes dont le type est déjà présent dans le substrat régional (Néolithique final ou Chalcolithique), c'est-à-dire d'une éventuelle filiation Néolithique final – Campaniforme du point de vue de la céramique commune.
   Outre la recherche de l'origine dans le substrat régional, l'étude de la céramique commune du Campaniforme permet de compléter les connaissances sur cette période à trois niveaux :
   1° - au niveau européen et nord-africain, c'est-à-dire à l'échelle de l'extension géographique maximale du Campaniforme, il est possible de mettre en évidence des domaines géographiques distincts dont certains présentent une céramique commune propre à cette période. Les liens établis entre ces entités culturelles devraient permettre de préciser les régions où le Campaniforme – ou un certain type de Campaniforme – s'est implanté et développé, délimitant ainsi les axes de diffusion et d'échanges ;
   2° - au niveau d'une région, l'étude de la céramique commune doit faciliter la définition d'entités culturelles géographiquement plus restreintes ;
   3° - au niveau du gisement, enfin, une étude typologique et spatiale devrait permettre de déterminer la fonction de structures, de bâtiments, de certaines zones, et de mettre en évidence des différences dans la gestion de l'espace domestique, différences qu'il s'agira d'interpréter en terme d'organisation sociale.
   Outre un historique des recherches (chapitre 2), nous définirons ce que nous entendons par céramique commune du Campaniforme (chapitre 3). Puis, nous aborderons l'exemple du site de Derrière-le-Château à Géovreissiat et Montréal-la-Cluse dans l'Ain (France), montrant quel peut être l'apport concret de l'étude de cette céramique dans la compréhension de l'organisation sociale du site (chapitre 4). Cette étude sera étendue à l'Europe continentale : Allemagne, Autriche, Belgique, France, Hongrie, Nord de l'Italie, Pays-Bas, Pologne, République tchèque, Slovaquie et Suisse, et nous nous attacherons à préciser la nature des liens qui relie la céramique commune à la céramique du substrat régional (chapitre 5). Cette approche nous amènera, enfin, à la définition du contexte culturel du gisement de Derrière-le-Château et à l'évaluation du degré de pertinence lié à l'existence d'un groupe culturel homogène centré sur la région Rhin-Rhône (chapitre 6).

30 euros (code de commande : 17850).

 

  BÓGAERT (A.). A. Bógaerts Roomsche Monarchy, ...
   
Amsterdam, Joannes Oosterwyk, 1718.

   Très bel exemplaire, bien complet de toutes ses gravures.
   Pour en savoir plus....

300 euros (code de commande : 9057/M).          

 

BREUER (Jacques) — La Belgique romaine. Nouveau tirage revu et accompagné d'une carte. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1966. In-8° broché, 126 p., une carte hors texte à déplier, (collection « Notre Passé »), bel exemplaire.
Introduction :
   Tout ouvrage révèle un peu de l'intimité de son auteur : ce petit livre paraîtra en retard et sera très inégal. Je crains même qu'il ne soit bien au-dessous de ce qu'on attend et je m'en excuse sans trop espérer de pardon.
   Que dirait à son public un conservateur de Musée, près de la porte de galeries dont on cherche en vain la clef, ou devant des vitrines vidées de leurs collections ? Que peut faire d'utile l'archéologue qui n'étale pas un choix d'illustrations montrant ce dont il parle, sites, monuments ou objets ? Je me le suis demandé en commençant d'écrire, comme je me le reproche un peu, à l'heure où je rédige, après coup et d'un cœur contrit, cette petite introduction !
   Car il est plus facile de montrer et de commenter des objets ou leurs images, à l'intention d'un public : une partie vous prêtera quelque attention selon le moment ; le reste regardera tel monument à son goût quand vous parlerez d'un autre, critiquera la disposition des lieux ou des objets, la rédaction des étiquettes, se livrera à mille autres distractions encore.
   Mais lire une conférence – ou la suivre – tandis que la, lanterne magique demeure rétive !...
   Le présent volume n'est donc qu'une introduction, un peu longue, qui servira, si l'on en laisse tomber beaucoup, à renforcer la « culture générale ». Ceux qui, par la suite, visiteront une collection ou quelques sites d'époque romaine s'en souviendront peut-être et chercheront parmi les ouvrages cités dans mes dernières pages, un volume qui les documente mieux que le mien. On s'accordera avec mot pour souhaiter qu'alors cette bibliographie sommaire n'ait pas trop vieilli.
   J'ai tenté de grouper l'essentiel de nos connaissances tout en ouvrant, ça et là, des aperçus très brefs sur les moyens d'investigation et sur la méthode.
   Résumer ce que les textes nous apprennent de positif sur un territoire limité comme le nôtre ; parcourir le pays pour y retrouver les traces de Rome ; visiter, en. pensée, ou dans certaines collections, les débris recueillis par les fouilleurs, et en tirer quelque enseignement ; assister enfin à la chute de la puissance romaine et faire la balance de ce qui fut perdu, de ce qui est encore latent ou même toujours vivace, tel était le but. Si mes lecteurs viennent un jour sur le terrain ou dans un musée, pour mieux voir ce dont je parle ici, ce but sera atteint.

10 euros (code de commande : 16274).

 

BULFINCH (Thomas) — The Trojan War. With introductory notes on the Grecian Divinities adapted from The Age of Fable by Thomas Bulfinch. New York, Volck, 1957. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 54 p.
Note de l'éditeur :
   Thomas Bulfinch was born July 15th, 1796 in Newton, Mass., the son of Charles and Hannah Bulfinch. He attended Phillips Exeter Academy and was subsequently graduated from Harvard University in 1814. After graduation he did some teaching and a little clerking, but he seemed to have no liking for world affairs and was content to spend most of his time in study and writing. By far, his most successful work is The Age of Fable. It is a successful attempt to make mythology interesting, and has gone through several editions. It is considered one of the most authoritative volumes on the subject and is still widely used as a reference work. Bulfinch never married and lived most of his life with his parents. He was a mild, gentle personality, and compensated for the lack of'excitement in his own life by his absorption in writing about Gods and Heroes of legend. He died in Boston on May 27th, 1867.

10 euros (code de commande : 16459).

 

BURNET (Albert -J.) — Aventures égyptiennes. Illustrations de l'auteur. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1962. In-8° broché, 97 p., planches hors texte.

9 euros (code de commande : 4757).

 

Byzance après Byzance. [Monaco], EFG Eurofinancière d'Investissements, 1998. In-4° broché, 304 p., très nombreuses illustrations en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition « Art Sacré Postbyzantin » organisée au Sporting d'Hiver, à Monte-Carlo, du 11 au 26 avril 1998 dans le cadre du « Printemps des Arts de Monte-Carlo.
Introduction :

   Si les Grecs anciens ont mis des siècles pour inventer la perfection du corps humain, les chrétiens en ont mis autant pour l'oublier. Par cette remarque, André Malraux a parfaitement dépeint le trait fondamental de l'art qui exprime la Nouvelle religion, dont les fidèles ont comme impératifs majeurs le salut de l'âme et l'obtention de la vie dans l'au-delà. La sublimation de la matière, l'intériorisation des sentiments et l'idéalisation des corps qui en résulteront résument la nouvelle éthique : elle conduit à une mystique tout imprégnée de lumière intérieure, et exercée à travers une vie chaste, austère et ascétique. L'art byzantin, expression principale de cette tendance (notamment après le triomphe du christianisme et l'élaboration définitive du dogme de la foi droite, de l'Orthodoxie), adopta le style qui souligne la primauté du spirituel et porte dorénavant la charge d'une émotion inédite. Grâce à la stylisation des formes et à une admirable économie des lignes qui leur confèrent un aspect majestueux et hiératique, les œuvres de l'art byzantin témoignent d'une piété pleine d'humble certitude, tournée vers la transcendance. L'abondance de couleurs vives, déployées sur un fond d'or, des icônes byzantines symbolise l'inlassable effort pour la quête de la lumière mystique, seul espoir de rapprochement avec Dieu et preuve de la perfection spirituelle.
   Même si les antécédents artistiques sont les remarquables portraits de Fayoum, l'icône est pour le chrétien autre chose que la simple représentation d'un saint ou la transcription d'une scène religieuse. L'icône est le lieu de rencontre, le point d'intersection entre l'adorant et l'adoré. Le culte adressé à l'icône passe sans autre intermédiaire à son archétype ; l'existence des icônes miraculeuses, ou encore des icônes « non faites de main d'homme » (acheiropoiètos), témoigne, si besoin était, de cette intime relation du fidèle avec le divin, par et grâce à l'icône sainte. Disons-le tout net, l'icône orthodoxe n'est pas une œuvre d'art, elle est un objet de culte majeur. Ainsi, on comprend pourquoi ces icônes, peintes sur bois, ou plus rarement en mosaïque, sont les compagnes des fidèles non seulement dans l'église, mais aussi dans leur maison et dans tous leurs déplacements: protectrices contre tous les maux que les aléas de la vie réservent aux humains, elles éloignent danger et menaces, bouclier invincible contre les mauvais esprits et les viles rencontres.
   L'origine de cette ferveur remonte aux temps des apôtres : la tradition veut que la première icône de la Vierge ait été peinte par l'évangéliste Luc, ce que rappelle une des plus émouvantes hymnes de la liturgie grecque, la première qui vienne aux lèvres de tout chrétien quand il veut s'adresser à celle qui est Notre Dame la Miséricordieuse.
   Ce sont particulièrement les icônes de la Sainte Vierge qui peuplent en Grèce les plus humbles sanctuaires, mais aussi les iconostases des fidèles. La Sainte Vierge représente pour le monde orthodoxe, en tant que Mère du Seigneur, la source intarissable de la Vraie Vie, qualificatif qu'on lui attribua surtout après le concile de Chalcédoine (en 451), qui reconnut Marie non seulement comme Christotokos (Mère du Christ) mais comme Théotokos (Mère de Dieu). C'est la Sainte Vierge qui est invoquée par l'un de ses multiples noms (La Miséricordieuse, La Conductrice, Celle au Doux Baiser, La Toujours Reine, La Rosé Éternelle, etc.), c'est à elle que s'adressent les fidèles (et même les incroyants) pour qu'elle leur vienne en aide en des moments de désarroi et de détresse. C'est à elle que nous devons l'inépuisable série des chefs-d'œuvre qui expriment la foi fervente de tout orthodoxe et constellent jusqu'à nos jours les églises de Grèce, des Balkans, de Russie. Faut-il s'étonner que la pieuse collection Latsis contienne, entre autres, un nombre appréciable d'icônes de la Vierge, qu'elle propose généreusement à nos regards émerveillés, avec des croix, des stavrothèques, des encensoirs et autres objets de culte datant des premiers siècles de notre ère jusqu'à aujourd'hui, et qui recréent pour nous l'atmosphère d'une « Ecclesia mobilis » mystique ?

50 euros (code de commande : 17896).

 

CAGNAT (René) et GOYAU (Georges) — Lexique des antiquités romaines rédigé sous la direction de R. Cagnat membre de l'Institut, professeur au Collège de France, par G. Goyau membre de l'École française de Rome. Avec la collaboration de plusieurs élèves de l'École normale supérieure. Ouvrage illustré de planches et de nombreux dessins inédits. Deuxième tirage. Paris, Fontemoing, 1896. [Paris. Librairie Thorin & Fils, A. Fontemoing, successeur. Libraire du Collège de France, de l'École Normale Supérieure, des Écoles françaises d'Athènes et de Rome, de la Société des Études historiques, 4, rue Le Goff, 4. 1896.] In-8° broché, [3 (faux-titre, liste des ouvrages de René Cagnat, titre en rouge et noir)], [1 bl.], IV, 332, [1 (colophon)], [3 bl.] p., 3 illustrations hors texte : une en couleurs (Pictura), une vue du Forum (double page) et un plan de Rome à l'époque impériale (double page coloriée).
Préface :
   Ce Lexique n'est point une œuvre d'érudition originale : il y a entre lui et le Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines que dirige M. Saglio à peu près la distance qui sépare le grand dictionnaire de Forcellini de ceux de M. Sommer ou de M. Châtelain. C'est dire que nous avons eu surtout en vue, en le rédigeant, l'intérêt de l'enseignement secondaire, de ses maîtres, de ses candidats, de ses élèves les plus avancés. Nous avons voulu, en somme, leur offrir un supplément aux dictionnaires latin-français qu'ils ont entre les mains. Dans ceux-ci, ils trouvent avec la forme des différents mots, leurs significations diverses et leurs acceptions variées, aussi bien concrètes qu'abstraites ; mais le sens des mots, rendu généralement par une seule expression y reste toujours enveloppé d'un certain vague ; il est impossible d'y échapper aux synonymes et aux à peu près : ainsi solea et crepida y sont tous deux traduits par « sandale », statera et libra par « balance ». Notre lexique est précisément destiné, dans notre pensée, à distinguer les synonymes, à préciser les à peu près, soit au moyen de quelques lignes d'explication, soit par des figures. Un livre de cette sorte ne serait pas une nouveauté en Allemagne ; en France nous ne possédons guère, dans cette catégorie, que la traduction du dictionnaire de Rich, par M. Chérucl. Mais outre que ce volume, malgré plusieurs rééditions successives, est déjà vieux de plus de trente ans, « grande mortalis aevi spatium », surtout pour une œuvre scientifique à notre époque, il se limite presque exclusivement aux termes d'archéologie ; de plus, il fait une grande part aux mots de basse époque et aux expressions techniques qu'ignorent les écrivains latins de l'âge classique. Nous avons, au contraire, sauf de rares exceptions qui se légitiment elles-mêmes, écarté à dessein les ternies qui ne figurent pas dans les grands auteurs ; mais à ceux-ci nous avons fait une très large place en admettant dans ce volume tous ceux qui sont employés dans la langue du droit public ou privé, tous ceux qui ont quelque rapport avec les institutions civiles ou militaires de la république et du haut-empire, jusqu'à Dioclétien. C'est par là que le présent Lexique se distingue de celui de Rich et que dans bien des cas où ce dernier ne donne point de réponse le nôtre pourra être consulté avec fruit.
   On ne s'étonnera pas que nous n'y ayons introduit, à l'appui de nos assertions, aucune référence. En pareil cas, il n'y a pas de demi-mesure possible : ou bien il faut justifier tout ce que l'on dit ou se contenter d'affirmer sans preuves à l'appui. Le premier parti n'a qu'un inconvénient qui est de doubler la grosseur d'un volume et d'en augmenter le prix ; nous n'avons pas hésité à nous décider pour le second, persuadés que ceux qui voudront étudier plus à fond les questions pour nous contrôler ou nous compléter, trouveront aisément le moyen de le faire, en se reportant aux manuels d'antiquité romaine parus depuis dix ans en France ou à l'étranger.
   Comme le titre l'indique, plusieurs auteurs ont collaboré à ce Lexique : ce sont avec M. Goyau, six élèves de l'École normale qui me faisaient il y a deux ans l'honneur d'assister à mes leçons du Collège de France. Ils ont depuis passé leur agrégation et sont aujourd'hui les uns membres des écoles d'Athènes ou de Rome, les autres professeurs dans nos lycées. Ils se sont chargés de rédiger la plus grande partie du travail. Chacun d'eux a signé dans le corps du dictionnaire, par ses initiales, les articles qu'il a écrits. Les lettres G. G. désignent M. Gastinel, membre de l'École française de Rome, les lettres P. J., M. Jouguet, membre de l'École française d'Athènes, les lettres G. M., M. Michaut, professeur de rhétorique au lycée de Moulins, la lettre P., M. Perdrizet, membre de l'École française d'Athènes, les lettres, M.-A. R., M. Roger, élève de quatrième à l'École Normale, les lettres F. V., M. Vial, professeur au Prytanée de la Flèche.
   M. Goyau et moi n'avons pas signé nos articles ; d'une façon générale le lecteur doit être averti que tous les termes relatifs au droit et à la religion ont été traités par M. Goyau, tous ceux qui ont rapport aux institutions financières et militaires par moi. Quant à la révision de l'ensemble et à la mise au point de chaque article, j'en ai partagé la tâche avec M. Goyau ; mais ceux qui connaissent son activité et sa consciencieuse érudition ne seront pas surpris si j'affirme qu'il a pris pour lui la grosse part.
   C'est moi seul qui me suis occupé de l'illustration. Là encore j'ai tenu à me séparer de Rich ; j'ai procédé, comme pour le choix des termes insérés dans le Lexique, par suppression et par addition. Tout d'abord, j'ai négligé toutes les représentations qui n'apprennent rien, soit à cause de leur peu de précision, soit parce qu'elles sont l'image d'objets que tous ont présents aux yeux. Je n'ai pas cru utile, par exemple, de faire dessiner, comme Rich, une fourche (art. Furca), une faux (art. Falx), un pécheur à la ligne (art. Arundo), un homme chargé d'un fardeau (art. Bajulus), ou portant sur son dos un sac (art. Saccus) parce que ces figures ne servent aucunement à éclairer le sens des mois et que le lecteur, même quand c'est un élève, n'a pas besoin qu'on lui représente un sac ou une ligne à pêche pour en connaître la forme : ce lexique ne devait être ni un livre d'images, ni un recueil de leçons de choses.
   D'autre part, je n'ai pas hésité, lorsque le sens des mots ne me paraissait pas suffisamment éclairci par l'explication donnée dans le texte, et à défaut de représentation antique, à faire composer une figure d'après les descriptions des auteurs anciens et les commentaires des modernes les plus autorisés (voir par exemple l'article Furca). C'est aussi pour obtenir plus de précision que certains dessins ont été inégalement traités, les ombres et les détails étant réservés pour la partie de l'objet qui est spécialement décrite dans l'article à propos duquel ils sont produits (voir par exemple au mot Manica). D'ailleurs, on s'en apercevra aisément, j'ai toujours eu en vue d'offrir au lecteur, moins la représentation servile de modèles antiques que des figures utiles et habilement présentées ; je les ai voulues avant tout capables de préciser la valeur des mots et de caractériser des termes que des explications auraient imparfaitement définis. Si l'on estime que la méthode est repréhensible, le reproche doit en être épargné à mes collaborateurs.
   Si l'on pense, par contre, que ce Lexique peut être de quelque utilité aux études classiques, c'est à eux que l'honneur en doit revenir ; car leur zèle et leurs efforts combinés ont permis d'achever en pou de temps un travail qui était, en somme, long et délicat.

25 euros (code de commande : 16852).

 

CAMBIER (O.) — L'assistance médicale dans la Grèce antique. Dour, Annales Médico-Chirurgicales du Hainaut, 1897. In-8° agrafé, 32 p.

4 euros (code de commande : 9407).

 

CASSON (Stanley) — Chypre dans l’Antiquité. Édition française mise à jour par l’auteur. Avant-propos et traduction de G. Walter. Paris, Payot, 1939. In-8° broché, 214 p., planches hors texte, (collection « Bibliothèque Historique »), bande d’annonce, quelques soulignements crayonnés.

15 euros (code de commande : 145/60).

[CATALOGUE D’EXPOSITION]. Rome face aux Barbares. 1000 ans pour un empire. Daoulas, Centre Culturel Abbaye de Daoulas, 1993. In-4° broché, 207 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
@ Cette exposition fut organisée à l’abbaye de Daoulas du 19 juin au 26 septembre 1993.

20 euros (code de commande : 151/60).

 

CAVAIGNAC (Eugène) — L'économie grecque. Paris, Plon, 1951. In-12 broché, VI + 246 p., papier jauni.

9 euros (code de commande : 101/67).

CERAM (C.W.) Des dieux des tombeaux des savants. Traduit de l'allemand par Gilberte Lambrichs. Paris, Club des Libraires de France, 1955. In-8° oblong sous reliure et Rhodoïd d'éditeur (maquette de Pierre Faucheux), 241 p. + index, illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, (collection « Destin de l'Art », n° 2), exemplaire numéroté à l'état de neuf.

40 euros (code de commande : 102/67).

 

 

[CÉSAR]. Jules César. Paris, Hachette, 1967. In-8° sous reliure d'éditeur, 290 p., nombreuses illsutrations en noir et en couleurs (collection "Génies et Réalités").

13 euros (code de commande : 204/61).

 

CHARBONNEAUX (Jean) — L'art au siècle d'Auguste. Lausanne, La Guilde du Livre, 1948. In-8° sous reliure d'éditeur,108 p., 102 héliogravures hors texte, exemplaire numéroté.

10 euros (code de commande : 7116).

 

CHARPIN (Dominique) — Lire et écrire à Babylone. Paris, Presses Universitaires de France, 2008. In-8° broché, 314 p., illustrations, cachet ex-libris et date manuscrite à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   Vers 3200 avant notre ère, l'histoire de l'humanité connut un tournant radical : l'écriture fut inventée à Sumer. Pendant plus de trois mille ans, la civilisation mésopotamienne fit un usage intensif du cunéiforme, dont témoignent les centaines de milliers de tablettes d'argile découvertes à ce jour ; elles renseignent sur toute la société, des rois jusqu'aux esclaves.
   Qui était alors capable de lire et d'écrire ? Pas uniquement des scribes professionnels : la connaissance de l'écriture était aussi le fait des élites. On a découvert des archives non seulement dans des temples ou des palais, mais aussi chez de nombreux particuliers, qui gardaient à domicile leurs « papiers de famille ». Les bibliothèques (ainsi celle d'Assurbanipal, à Ninive) n'étaient pas tant destinées à conserver le savoir de l'époque qu'à fournir des instruments de référence aux différents spécialistes de la religion (devins, exorcistes, chantres). L'écrit servait également à communiquer avec l'au-delà : des messages adressés aux dieux et à la postérité étaient enfouis par les rois dans les fondations des bâtiments qu'ils édifiaient... L'auteur restitue ces différents usages (également marchands et diplomatiques) de façon aussi précise qu'éclairante.

15 euros (code de commande : 16443).

 

COHEN (Robert) — Nouvelle histoire grecque. Paris, Hachette, 1945 (14e mille). In-8° broché, 390 p., petits manques à la quatrième de couverture.

9 euros (code de commande : 2640).

 

CORTI (Egon Caesar, comte) Vie, mort et résurrection d'Herculanum et de Pompéi. Traduit de l'allemand par Henri Daussy. Paris, Plon, 1954. In-8° broché, 234 p., illustrations in et hors texte, exemplaire non coupé.

10 euros (code de commande : 145/69).

DEFRADAS (Jean) — La Grèce. Paris, Bloud & Gay, 1963. Grand in-8° broché, 130 p., illustration, (collection « Religions du Monde »), exemplaire à l'état de neuf, bien complet du feuillet d'errata.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Les Dieux olympiens.
   - Divinités subalternes.
   - Les lieux de culte.
   - Hommes et Dieux.
   - La conscience religieuse.
   - Conclusion.

6 euros (code de commande : 12175).

 

 

DELÉAGE (André) — La capitation du bas-empire. Mâcon, Imprimerie Protat, 1945. In-8° broché, 301 p., 4 planches hors texte, exemplaire non coupé, couverture passée.

19 euros (code de commande : 171/63).

 

[DELVOYE (Charles)]. Rayonnement grec. Hommages à Charles Delvoye. Édités par Lydie Hadermann-Misguich et Georges Raepsaet avec la collaboration de Guy Cambier. Bruxelles, Éditions de l'Université, 1982. Fort in-8° broché, 523 p., LXI planches hors texte in fine, (collection « Université Libre de Bruxelles - Faculté de Philosophie et Lettres », n° LXXXIII), couverture soigneusement plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Après l'avant-propos, le portrait et la bibliographie des travaux de Charles Delvoye, ce volume contient :
   - La bague en or de Mavro Spelio et son inscription en linéaire A, par J.-P. Olivier.
   - Nouvelles découvertes concernant les idéogrammes archéologiques du linéaire A et du linéaire B, par Fr. Vandenabeele.
   - Terminologie et formes de dépendance en Crête, par H. Van Effenterre.
   - Le palais de Malia et les jeux de taureaux, par O. Pelon.
   - Formes de la vie primitive et de la vie civilisée dans les traditions légendaires de la Grèce, par L. Lacroix.
   - La tradition mycénienne en Orient : ivoires mycénisants et ivoires orientaux archaïques, par J.-Cl. Poursat.
   - Le cratère « géométrique récent » de Thorikos, par M. et J. Bingen.
   - La fondation de Thasos : archéologie, littérature et critique historique, par J. Pouilloux.
   - Hydruntum (Otrante) et la pénétration grecque dans la Péninsule Sallentine, par R. Van Compernolle.
   - '
¢OlbioV et la félicité des initiés, par P. Lévêque.
   - Un chapiteau ionique inédit à Délos, par P. Courbin.
   - Reliefs funéraires attiques de l'archaïsme tardif, par G. Raepsaet.
   - La rencontre d'Héraklès et de Pholos : Variantes iconographiques du peintre d'Antiménès, par A. Verbanck-Piérard.
   - Une ébauche de fibules en bronze à Thasos, par Chr. Dunant.
   - Autour d'un trige en terre cuite du Musée de Mariemont, par Fr. Chamoux.
   - À propos d'Alcamène, par G. Donnay.
   - L'« Arès Borghèse » et l'Arès d'Alcamène ou De l'opinion et du raisonnement, par Ph. Bruneau.
   - Kréaton, Pythion et Néorion à Délos, par H. Gallet de Santerre.
   - Lôtis : le bain rituel d'Athéna à Delphes, par G. Roux.
   - Sur un type d'Asclépios imberbe attesté à Argos, par J. Marcadé.
   - Sur l'origine des tucs dans l'architecture hellénistique, par R. Martin.
   - Hiérophantes attiques d'époque impériale, par J. Ch. Balty.
   - Le signe héliaque. Notes sur quelques manuscrits de S. Grégoire de Nazianze, par J. Mossay.
   - Une affaire de magie dans la Syrie des IVe-Ve siècles, par A. Leroy-Molinghen.
   - Le monde grec et la réglementation romaine des dédicaces privées sur les bâtiments publics, par J.-H. Michel.
   - Paedagogiani-pages, de Rome à Byzance, par J. Balty.
   - Peintures murales et mosaïques d'abside en verre à Huarte (IVe-Ve s.), par P. Canivet.
   - Un chapiteau « mixte » d'époque paléochrétienne à Delphes, par J.-P. Sodini.
   - Tradition et innovation dans l'architecture byzantine du Pont-Euxin, par Em. Condurachi.
   - Un site byzantin de la Cilicie : Öküzlü et ses basiliques, par S. Eyice.
   - Beyrouth byzantin : découvertes nouvelles, par E. Will.
   - Jean VII (705-707) : idéologie pontificale et réalisme politique, par J.-M. Sansterre.
   - L'iconoclasme en Cappadoce d'après les sources archéologiques. Origine et modalités, par N. Thierry.
   - Entre Byzance et l'Occident :
camelaucion, par M. de Waha.
   - Inscription métrique byzantine du trésor de Saint-Nicolas de Bari (Italie), par A. Guillou.
   - Anciennes icônes de Lavra d'après un texte géorgien, par M. Chatzidakis.
   - Récit, Panégyrique, Acte liturgique. Les trois interprétations possibles d'un même sujet dans l'iconographie byzantine, par A. Grabar.
   - The Narthex of the Churches of the Middle Byzantine Period in Cyprus, par Ath. Papageorgiou.
   - L'église de la Vierge du village Teranci dans les environs de Kocani, par P. Miljkovic-Pepek.
   - Persistance d'un motif byzantin dans l'art russe ancien : les ornements en croissant de lune, par J. Blankoff.
   - Observations sur l'emplacement et l'iconographie de l'entrée à Jérusalem dans quelques églises de Svanétie (Géorgie), par T. Velmans.
   - L'architecture géorgienne de la limite des XIIIe-XIVe siècles, par V. Béridzé.
   - Die Fresken der Kirche Sv. Nikola im Kloster Moraca. Zur Renaissance des spätserbischen Stiles in der Crna Gora, par Kl. Wessel.
   - Les « ekphrasis » de Marc et Jean Eugénikos : le dualisme culturel vers la fin de Byzance, par D. Pallas.
   - L'image antique, byzantine et moderne du putto au masque, par L. Hadermann-Misguich.

20 euros (code de commande : 14791).

 

DE PUYDT (Marcel) — Notes et constatations relatives à des gisements de silex taillés découverts sur le territoire des communes de Haine-Saint-Pierre, Ressaix, Épinois, etc., canton de Binche, province de Hainaut (Belgique). Avec cinq planches et vingt-trois figures dans le texte. Communication faite à la Société d'Anthropologie de Bruxelles, dans la séance du 25 avril 1898, par Marcel De Puydt. Bruxelles, Hayez, 1898. [Bruxelles. Hayez, Imprimeur de l'Académie royale de Belgique, rue de Louvain 112. 1898.] In-8° broché, 27 p., illustrations et cinq planches hors texte, dos renforcé à l'adhésif.
   Extrait du tome XVII du Bulletin de la Société d'Anthropologie de Bruxelles, pp. 98-122.
Extrait :
   En 1896, des circonstances fortuites m'ont amené à étudier plusieurs gisements de l'âge de la pierre situés dans la province de Hainaut. notamment sur le territoire des communes de Haine-Saint-Pierre, Ressaix et Épinois.
   I. Gisement du moulin de Haine-Saint-Pierre.
   Contre le parc du château se trouvent un vieux moulin et une passerelle donnant accès à un chemin en pente, assez large et fortement encaissé. C'est dans le talus ouest de ce chemin creux descendant vers la Maine, au milieu des cailloux roulés anciens du cours d'eau, qu'ont été recueillis, à 80 mètres sud un peu ouest du moulin, les silex tailles que nous avons l'honneur de présenter à la Société d'anthropologie.
   II. Gisement dit à silex bigarrés ou Ressaix n° I.
   
À l'extrémité du territoire de la commune de Ressaix, une voie ferrée venant de la fosse Sainte-Barbe rejointe la station de Leval-Trahegnies la ligne d'Erquelinnes à Bruxelles. À 450 mètres environ ouest de la gare, un viaduc conduit par un chemin creux dans des champs au lieu dit Mont du berger, appartenant en partie aux hospices civils de Binche.
   Les silex taillés se trouvent ici à la surface du sol et, sur une étendue de plus de 2 hectares, la campagne en est véritablement jonchée, spécialement des deux côtés du viaduc, à droite en se dirigeant vers la route de Morlanwelz et le charbonnage de Péronnes.
   L'aspect général de ce gisement ne diffère pas de celui de toute autre station de l'âge de la pierre établie dans une région où la matière première abonde et est exploitée sur place ; mais si vous examinez avec attention les mille fragments foulés aux pieds, vous êtes surpris de l'harmonieux mélange des couleurs noire et gris-bleuâtre revêtu par quantité d'entre eux.
   En voyant les objets, ne dirait-on pas que, s'écartant du seul but utilitaire, l'artisan parfois choisissait les blocs de silex les mieux tachetés ou bigarrés pour rendre son œuvre agréable à la vue ?
   Cette particularité justifiera la dénomination de gisement à silex bigarrés, donnée à la première station, située sur la commune de Ressaix.
   III. Gisement dit du ruisseau ou Ressaix n° II.
   Tout près de la station du chemin de fer de l'État coule le ruisseau du Masy qui vient d'Épinois et se dirige vers le village de Ressaix.
   Les travaux de canalisation et de rectification du cours de ce ruisseau occasionnèrent des déblaiements assez considérables soit dans les limons, soit dans les graviers. Aucune coupe géologique n'a été prise en cet endroit, et nous-même n'avons pu recueillir des silex taillés que dans les terres répandues sur le sol et lavées par les pluies et les fontes de neige.
   Néanmoins, sans parler de grattoirs ou éclats retouchés, nous avons réuni une suite de pièces ayant par elles-mêmes un intérêt trop sérieux pour n'être pas signalées, bien qu'extraites à un ou plusieurs niveaux encore indéterminés.
   IV. Gisement dit de Trieu ou Ressaix n° III.
   Entre la ville de Binche et le charbonnage de Ressaix, se trouve le petit hameau de Trieu ; ce dernier nom pourrait être donné au troisième gisement signalé sur le territoire de la commune de Ressaix.
   Les produits dont vous avez des échantillons sous les yeux ont été recueillis dans des conditions assez différentes : les silex taillés se rencontrent, en effet, soit dans les talus des chemins creux ou des excavations, soit dans les amas de terre jaune provenant d'une sablière encore exploitée, soit enfin à la surface des champs où ils se montrent en relativement grand nombre dans quelques cultures entre la sablière et la grand'route de Mons à Anderlues.
   Les pièces recueillies sur le sol doivent avoir été ramenées au jour par la charrue ou les remaniements de terrain, puisque le limon, comme la terre arable, donnent les mêmes échantillons typiques d'une industrie que je vais essayer de vous décrire.
   V. Gisement dit de la ferme Wauthier.
   Le chemin dont il vient d'être parlé traverse la grand route un peu avant la borne 18 et longe un petit domaine connu sous le nom de ferme Wautliier et situé à la limite de la commune d'Épinois.
   Dans les tas de pierres rejetés des champs et à la surface des terres cultivées joignant la ferme, les silex taillés ne sont pas rares ; plusieurs d'entre eux sont complètement différents de ceux recueillis à la station voisine de Trieu.
   VI. Gisement dit du bois d'Épinois.
   Il y a peu d'années, le chemin allant de la grand'route de Mons à Anderlues, au village d'Épinois, a été approprié et garni de deux fossés prenant naissance prés de la borne 19, en face de l'estaminet portant pour enseigne : « Au Point d'arrêt ».
   C'est dans le fossé longeant le bois et dans les terres provenant du creusement, que les silex travaillés par l'homme ont été recueillis fort nombreux à l'origine de la découverte, surtout dans les deux cents premiers mètres.

10 euros (code de commande : 17740).

 

DE RIDDER (A.) et DEONNA (W.) — L’Art en Grèce. Paris, La Renaissance du Livre, 1924. In-8° broché, 430 p., illustrations, 23 planches hors texte, (collection « L’Évolution de l’Humanité », n° 12).

9 euros (code de commande : 2254).

 

De Sumer à Babylone. [Collections du Louvre.] Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1983. In-4° broché, 143 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   Ouvrage édité à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Passage 44, à Bruxelles, du 9 février au 3 avril 1983.
Table des matières :
   - Avant-propos, par François Narmon.
   - Introduction, par Pierre Amiet.
   - Les grandes étapes de l'archéologie mésopotamienne, par Khosro Khazai.
   - La religion en Mésopotamie de Sumer à Babylone, par Denyse Homès-Fredericq.
   - Catalogue adapté par Khosro Khazai.
   - Bibliographie.

13 euros (code de commande : 17369).

 

DUNAN (Maurice)Histoire romaine. De la fondation de Rome à la formation des deux Empires d'Occident et d'Orient en 395. Rédigée conformément aux programmes officiels du 28 janvier 1890 pour la classe de quatrième des lycées et collèges et autres établissements d'instruction. Par Maurice Dunan Professeur d'Histoire au lycée Louis-le-Grand et à l'école Primaire Supérieure Arago. Paris, Garnier, 1890. [Paris. Garnier Frères, Libraires-Éditeurs 6, rue des Saints-Pères, 6. 1890.] In-12 demi-chagrin brun, dos à 5 nerfs orné de fleuron dorés, VII, [1], 788 p., nombreuses gravures dans le texte, exemplaire du Service de Presse, bon exemplaire, peu courant.
Table des matières :
   I. Géographie de l'Italie. Anciennes populations. Les Étrusques. Les colonies grecques.
   II. Fondation de Rome. Institutions primitives ; le Patriciat et la Clientèle ; la Plèbe. Les Rois et le Sénat.
   III. Notions sommaires sur la religion et les sacerdoces des Romains.
   IV. Abolition de la Royauté. Le Consulat. La Dictature. Le Tribunal. Comices par Curies, par Centuries et par Tribus.
   V. Législation des Décemvirs. La Censure, la Préture. Efforts pour établir l'égalité politique et religieuse entre les deux ordres.
   VI. Histoire extérieure de Rome ; guerres contre les Latins, les Sabins, les Étrusques, les Gaulois, les Samnites, Tarente et Pyrrhus.
   VII. L'armée romaine jusqu'à l'époque de Marius. Les colonies et les voies militaires.
   VIII. Guerres contre Carthage. Hamilcar et Annibal. Les deux Scipions.
   IX. Conquêtes en Orient. Réduction de la Macédoine et de la Grèce en provinces et acquisition du royaume de Pergame.
   X. Conquêtes en Occident. Formation des provinces de Gaule Cisalpine, d'Espagne et de Gaule Narbonaise.
   XI. Jugurtha et les Cimbres. Marius. Guerres contre Mithridate. Administration des provinces.
   XII. Histoire intérieure de Rome. La Noblesse. Les Chevaliers. Les Gracques.
   XIII. Marius et Sylla. La Guerre sociale. La restauration Syllanienne.
   XIV. Pompée et Sertorius. Cicéron et Catilina.
   XV. César. Premier triumvirat. Conquête des Gaules ; Vercingétorix.
   XVI. Guerre civile. Pharsale. Dictature, réformes et projets de César.
   XVII. Octave et Antoine. Bataille d'Actium. Fin du gouvernement républicain.
   XVIII. Auguste. Son œuvre militaire. Les Provinces. Luttes contre les Germains : Varus. Limites de l'Empire.
   XIX. Auguste. Son œuvre politique. Organisation du gouvernement impérial.
   XX. Les lettres et les arts. Grands écrivains depuis la mort de Sylla jusqu'à la mort d'Auguste. Monuments. Commerce ; routes.
   XXI. Les empereurs de la famille d'Auguste. Conquête de la Bretagne.
   XXII. Les Flaviens. Ruine de Jérusalem.
   XXIII. Les Antonins. Conquêtes de Trajan. Voyages d'Hadrien ; Antonin et Marc-Aurèle.
   XXIV. Gouvernement des Antonins.
   XXV. Les Arts à Rome. Les Spectacles. La Maison romaine.
   XXVI. Les Lettres. Grands écrivains depuis la mort d'Auguste jusqu'au règne de Marc-Aurèle. Les stoïciens.
   XXVII. Le Christianisme. Église primitive. Les Catacombes.
   XXVIII. Septime-Sévère. Les grands jurisconsultes ; l'édit de Caracalla. Anarchie.
   XXIX. Relèvement de l'Empire par Dioclétien. Constantin. L'Édit de Milan ; le Concile de Nicée ; organisation de l'Église chrétienne. Fondation de Constantinople. Nouvelle organisation de l'Empire.
   XXX. Derniers temps de l'Empire. Julien. Théodose. Suppression officielle du paganisme. Les deux Empires. Étendue du monde romain.
   XXXI. Revision des grands faits et résumé du cours.

35 euros (code de commande : 16778).

 

EARL (Donald) — Le siècle d'Auguste. Traduit de l'anglais par Robert Latour. Photographies de Mario Carrieri. Paris, Albin Michel, 1970. In-4° sous reliure d'éditeur, 206 p., index, jaquette un peu défraîchie.

16 euros (code de commande : 2996).

 

ENCEL (Stéphane) — Les Hébreux. Paris, Armand Colin, 2009. In-8° collé, 408 p, illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   
Jamais peut-être les sciences se rapportant à l'univers biblique n'auront suscité autant de recherches, de débats et de polémiques, touchant un es large public à travers le monde. L'archéologie, notamment, a fait des progrès considérables, apportant sans cesse de nouveaux éclairages sur le monde et le peuple qui ont produit – et qu'a produit – la Bible.
   Mais toutes ces perspectives ouvrent de nouvelles réflexions, bien plus larges, sur le sens même du message biblique : qu'en reste-t-il sous les fourches caudines de la Science ? La Bible ne risque-t-elle pas de se figer ou de s'assécher lorsqu'on la coupe trop radicalement de la tradition, pour en faire un simple sujet d'étude ? Au-delà de la Bible, que savons-nous réellement de la civilisation qui l'a fait naître ? Sur quels socles historiques et identitaires les Hébreux se sont-ils constitués en nation ? Comment ont-ils surmonté les défaites militaires et les processus d'acculturation ?
   Par une vision autant chronologique que thématique, en élargissant le champ aux voisins, partenaires ou ennemis du peuple d'Israël, et en repoussant bien des a priori, cette étude replace cette civilisation dans son temps, en dégageant ce qu'elle a à apporter au nôtre.

20 euros (code de commande : 16499).

 

ERMAN (A.) et RANKE (H.) — La civilisation égyptienne. Traduction de Charles Mathien. Paris, Payot, 1980. In-8° broché, 751 p., nombreuses illustrations, (collection « Le Regard de l'Histoire »), cachet à la page de garde.

13 euros (code de commande : 6734).

 

EYDOUX (Henri-Paul) — À la recherche des mondes perdus. Les grandes découvertes archéologiques. Paris, Larousse, 1967. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 282 p., nombreuses illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Sur la jaquette :
« Henri-Paul Eydoux, écrit Jérôme Carcopino, de l'Académie française, est un archéologue-né, dont la science, orientée par le goût le plus sûr, n'est si lucide et si vivante que parce qu'elle est animée du plus ardent enthousiasme. » L'auteur a publié, ces dernières années, une dizaine de volumes de vulgarisation archéologique, plus particulièrement sur les grands chantiers de fouilles, qu'il visite méthodiquement tant en France qu'à l'étranger. Des prix importants lui ont été décernés par l'Académie française et par l'Académie des Inscriptions et belles-lettres.
À la recherche des mondes perdus retrace l'histoire passionnante des principales découvertes archéologiques – y compris les plus récentes – et montre comment ont été remises au jour les grandes civilisations disparues : égyptienne, sumérienne, assyrienne, iranienne, hittite, phénicienne, mycénienne, et tant d'autres... Henri-Paul Eydoux, qui a une expérience directe des sujets qu'il traite, s'attache à mettre en valeur la personnalité des archéologues, leurs méthodes, leurs efforts, les péripéties de leurs recherches qui constituent souvent de véritables romans.
À chaque étape de cette promenade à travers les siècles revivent les grands personnages mais aussi la masse obscure des hommes sans nom qui, par leurs œuvres et leurs peines, ont donné leur visage à ces mondes morts que l'archéologie permet enfin de ressusciter.
La très abondante illustration en noir et en couleurs comprend de nombreuses photographies inédites de chantiers et de trouvailles récentes, d'un intérêt exceptionnel. »

20 euros (code de commande : 10339).

EYDOUX (Henri-Paul) Hommes et dieux de la Gaule. Les récentes découvertes archéologiques. Paris, Plon, 1961. In-8° sous reliure souple et jaquette d'éditeur, 320 p., illustrations in et hors texte, (collection « D'un Monde à l'Autre »).

12 euros (code de commande : 6876).

EYDOUX (Henri-Paul) Lumières sur la Gaule. Les grandes fouilles archéologiques. Paris, Plon, 1960. In-8° sous reliure souple et jaquette d'éditeur, 334 p., illustrations in et h.t., (collection « D'un Monde à l'Autre »).

12 euros (code de commande : 6877).

EYDOUX (Henri-Paul) Résurrection de la Gaule. Les grandes fouilles archéologiques. Paris, Plon, 1961. In-8° sous reliure souple et jaquette d'éditeur, 413 p., illustrations in et h.t., (collection « D'un Monde à l'Autre »).

12 euros (code de commande : 6879).

 

FAURE (Paul) — La vie quotidienne en Crète au temps de Minos (1500 avant Jésus-Christ). Paris, Hachette, 1980. In-8° broché, 395 p., (collection « La Vie Quotidienne »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   L'auteur retrace, d'après les mythes, les trouvailles archéologiques, les inscriptions des tablettes, la linguistique comparée et sa propre expérience de la Crète, ce qui fut le premier sourire véritable de l'Europe, 1500 ans avant Jésus-Christ.
   Il suit à la campagne, à la ville, et en mer, les contemporains du légendaire roi Minos, dont les lois, la religion et la culture originales se trouvent ensuite reconstituées et analysées à la lumière des plus récentes découvertes.
   Paul Faure montre comment les prétendus palais de Knosos, de Phaistos, de Malia et de Zakro étaient de grands sanctuaires ; le Labyrinthe, un lieu d'initiation et de formation de la jeunesse ; le Minotaure, un personnage masqué; les récits relatifs à la famille de Minos, des souvenirs historiques qui valent la peine d'être prudemment consultés. Les Cretois, désormais, ont fini de mentir.

13 euros (code de commande : 15754).

 

GLOTZ (Gustave) et COHEN (Robert) — Histoire grecque. Tome II. La Grèce au Ve siècle. Paris, P.U.F., 1948. In-8° broché, 800 p., une carte, couverture en partie insolée, (collection « Histoire Générale »).

15 euros (code de commande : 5934).

 

Graffiti in the Athenian Agora. [Prepared by Mabel Lang.] Princeton, American School of Classical Studies at Athens, 1974. In-8° agrafé, [32] p., nombreuses illustrations, (collection « Excavations of the Athenian Agora Picture Book », n° 14).

2,50 euros (code de commande : 13205).

 

GRIMAL (Pierre) — Rome devant César. Mémoires de T. Pomponius Atticus. Paris, Larousse, 1967. In-4° sous reliure d'éditeur, 245 p., nombreuses illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, jaquette un peu défraîchie.

19 euros (code de commande : 2456).

 

GUERDAN (René) Vie, grandeurs et misères de Byzance. Paris, Plon, 1954. In-8° broché, IV + 270p., illustrations in et hors texte, exemplaire non coupé.

10 euros (code de commande : 173/69).

GUILLAUME (A.) — Annibal franchit les Alpes. 218 av. J.-C. Préface du général M. WEYGAND. La Tronche-Montfleury, Éditions des Cahiers de l'Alpe, 1967. In-8° bro-ché, 126 p., illustrations et cartes hors texte, (Collection " Histoire Régionale ").

13 euros (code de commande : 163/59).

 

HATZFELD (Jean)Alcibiade. Étude sur l'histoire d'Athènes à la fin du Ve siècle. Paris, Presses Universitaires de France, 1951. In-8° broché, XII + 376 p.

10 euros (code de commande : 197/64).

 

[HÉLIOGABALE (Varius Avitus Bassianus, empereur sous le nom de Marcus Aurelius Antoninus)]. TURCAN (Robert) — Héliogabale et le sacre du soleil. Paris, Albin Michel, 1985. In-8° broché, 282 p., quelques illustrations hors texte, ex-dono à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   Un descendant de Bédouins fixés à Emèse, en Syrie, passe pour le fils adultérin d'un empereur assassiné. Il sert passionnément le culte d'un aérolithe qui passe pour figurer le soleil : Elagabal. Il continuerait volontiers à danser devant l'idole si une grand-mère avide de régner sous son nom ne le faisait proclamer empereur. Loin de renoncer à sa vocation sacerdotale, l'empereur-prêtre, qu'on surnommera Héliogabale, prétend imposer à Rome et aux Romains, à la barbe de Jupiter Capitolin, l'adoration de la pierre noire, ramenée des confins du désert. Rome réagit mal à cette volonté. L'exotisme audiovisuel d'une liturgie barbare choque son sens de la dignité. De surcroît, l'adolescent joue de son pouvoir pour jouir et régner autrement que ses prédécesseurs. Les gamineries, les farces cruelles, la gourmandise inventive, la sexualité frustrée ou pseudo-érotique de ce prince immature ont alimenté la chronique scandaleuse de l'historiographie romaine, qui fait paradoxalement d'Héliogabale un précurseur du premier empereur chrétien.
   Ce règne éphémère ressemble aux Saturnales d'une révolution manquée, le tout sur fond de complot familial, avec une aïeule inquiète de perdre sa position à la cour et une tante soucieuse de pousser son fils Sévère-Alexandre sur l'échiquier du pouvoir.
   Le cadavre de l'empereur-prêtre sera jeté dans le Tibre, en pâture aux poissons qu'il aimait naguère servir à table.

10 euros (code de commande : 18010 - vendu).

 

Herdonia, chantier archéologique belge en Italie. [Bruxelles], [1969]. In-8° carré broché, 64 p., illustrations.
@ Catalogue de l'exposition organisée aux Musées royaux du Cinquantenaire, à Bruxelles, du 29 mars au 4 mai 1969.

5 euros (code de commande : 9422).

 

Histoire de l'antiquité. Sous la direction de V. Diakov et S. Kovalev. Moscou, Éditions en Langues Étrangères, (ca 1959). In-8° sous reliure toilée d'éditeur, 826 p., illustrations in et hors texte, 6 cartes volantes en couleurs.

20 euros (code de commande 223/68).

 

HOMANN-WEDEKING (E.) — Archaic Greece. London, Methuen, 1968. In-8° sous reliure d'éditeur, 224 p., nombreuses illustrations, étui illustré, (collection « Art of the World »).

13 euros (code de commande : 2929).

 

HOMO (Léon) L'empire romain. Le gouvernement du monde - La défense du monde - L'exploitation du monde. Paris, Payot, 1925. In-8° broché, 394 p., (collection « Bibliothèque Historique »), rousseurs.

13 euros (code de commande 104/58).

 

HOMO (Léon) — L’Italie primitive et les débuts de l’impérialisme romain. Paris, La Renaissance du Livre, 1925. In-8° broché, XIII + 439 p., (collection « L’Évolution de l’Humanité », n° XVI), rousseurs.

9 euros (code de commande : 2289).

HOMO (Léon) — Les institutions politiques romaines. De la Cité à l'État. Paris, La Renaissance du Livre, 1927. In-8° broché, XVI + 471 p., (collection « Bibliothèque de Synthèse Historique - L'Évolution de l'Humanité », n° XVIII), importantes rousseurs.

7,50 euros (code de commande : 4322).

 

Inscriptions from the Athenian Agora. [Prepared by Benjamin D. Meritt.] Princeton, American School of Classical Studies at Athens, 1966. In-8° agrafé, [32] p., nombreuses illustrations, (collection « Excavations of the Athenian Agora Picture Book », n° 10).

2,50 euros (code de commande : 13206).

 

LEGIER DESGRANGES (Henry) — Les Apollinaires. Histoire d'une famille gallo-romaine pendant trois siècles. Paris, Hachette, 1937. In-12 broché, 252 p., non coupé.

12 euros (code de commande : 222/63).

 

LORAUX (Nicole) — La cité divisée. L'oubli dans la mémoire d'Athènes. Paris, Payot, 1997. In-8° broché, 291 p., (collection « Critique de la Politique »), cachet d'appartenance à la page de faux-titre, soulignements à la page 145
En quatrième de couverture :
« Slon quelle approche penser la cité ? Déjà chez les Grecs
s'affrontaient, sur le bouclier d'Achille, la cité en paix et la cité en guerre. À nous s'offrent deux modèles : l'anthropologique qui retient les mœrs et les croyances, l'historique qui privilégie les décisions politiques et les combats guerriers. Sans plaider pour un si simple retour à la manière historique, Nicole Loraux soumet à la critique l'anthropologie contemporaine de la Grèce antique. Cette dernière n'a-t-elle pas « refroidi » la cité grecque en focalisant l'attention sur le centre (le méson), le partage égalitaire, l'interchangeabilité des citoyens, bref en effacant le politique, ou en ne le concevant que sous l'empire de l'Un et de l'indivision ? Ne serait-'il pas temps d'inverser la tendance, de procéder à un « réchauffement » de la cité en l'arrachant au repos pour la considérer désormais en mouvement, de la repolitiser en réintroduisant le conflit en son sein ? Comment l'Un se divise-t-il en deux ? La conversion du regard entraîne nécessairement une transformation de l'objet. Aussi, dans le sillage de ses travaux précédents, notamment de L'invention d'Athènes, Nicole Loraux s'attache-t-elle à faire resurgir, sous la cité grecque érigée en belle totalité et en idéalité, Athènes dans sa réalité quotidienne et effective. Aussi redécouvre-t-elle, à l'encontre du silence et de l'occultation auxquels procède le politique grec, la discorde, la situation de sédition qui avait pour nom la stásis.
Repenser Athènes sous le signe de la stásis, tel est le choix principiel et novateur, voire iconoclaste, de La Cité divisée. Loin d'être pure déliaison, la stàsis, qui affecte la cité toute entière, manifeste l'ambivalence de l'ordre civique : ri'est-ce pas dans la division partagée que prend son origine ce qui est commun ? Ainsi naît la volonté d'éclairer autrement la cité, en y laissant apparaître une figure paradoxale du rapport politique, le lien du conflit.
Quel meilleur champ d'expérience pour mettre à l'épreuve cette autre pensée du politique que les jeux complexes de l'oubli et de la mémoire, l'observation par exemple de l'amnistie de 403, qui par l'« effacement des malheurs » tenterait de dépasser la communauté conflictuelle ?
À la lecture de La Cité divisée se fait jour une question interminable : en quelle langue non platonicienne penser le politique pour parvenir à y distinguer la résistance du conflit ? »

16 euros (code de commande : 8731).

 

LOUKOMSKI (G.-K.) — Art étrusque. Étude illustrée sur la peinture murale de Corneto-Tarquinia, suivie, à titre comparatif, d’un choix d’œuvres caractéristiques des principaux musées d’Europe. Paris, Duchartre, 1930. In-4° broché, 55 p., 80 planches hors texte, rousseurs, (collection « Images »).
Table des matières :
L'Étrurie et sa capitale Tarquina.
Les caractères de l'art étrusque.
Les caractères de la peinture murale étrusque.
Disposition relative des sujets.
Interprétation des sujets.
Les sujets des fresques de Corneto-Tarquina.

20 euros (code de commande : 11312).

 

 

MAINZIER (Ferdinand)L'héritage de César. La chute de la République romaine. Traduit de l'allemand par Andrée Vaillant et Adolphe Thiersch. Paris, Armand Colin, 1937. In-12 broché, 242 p., (collection « Âmes et Visages »), exemplaire non coupé.

9 euros (code de commande : 6140).

 

MARTIN (René) — Recherches sur les agronomes latins et leurs conceptions économiques et sociales. Paris, Les Belles Lettres, 1971. In-8° sous reliure d'éditeur de toile rouge, XV, 418 p., (« Collection d'Études Anciennes »), couverture soigneusement plastifiée, marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde.
Préface :
   Que le problème de la terre ait dominé, tant en Grèce qu'en Italie, toutes les relations sociales des Anciens, toute leur vie aussi bien publique que privée, c'est l'évidence même. Mais il est non moins évident que ce problème s'est posé en des termes très différents dans les diverses périodes de l'Antiquité et dans les diverses régions du monde antique.
  Lorsqu'on entreprend d'y réfléchir à propos du monde romain des siècles « classiques », on se heurte dès l'abord à deux « clichés », qui pour être contradictoires n'en sont pas moins enracinés dans l'esprit de tout homme quelque peu cultivé : le premier de ces clichés, c'est celui qui présente les Romains comme étant « un peuple de paysans », fondamentalement terrien, et s'opposant par là à ces peuples de commerçants et de navigateurs qu'ont été les peuples phénicien, grec (à Athènes et Corinthe tout au moins) et carthaginois ; le second, c'est celui qui nous montre une Rome constamment contrainte d'avoir recours à des importations alimentaires, et ces mêmes Romains paysans se reparaissant, en fait, entre une plèbe qui ne songe qu'à abandonner l'agriculture pour venir grossir intra moenia la foule des chômeurs professionnels nourris aux frais de l'État, et une aristocratie de propriétaires latifondiaires régnant sur d'immenses domaines, qu'ils connaissent à peine et qu'ils se soucient peu de mettre en valeur.
   Comme tous les clichés, ces deux-là comportent sans doute l'un et l'autre une part de vérité, mais comme tous les clichés, ils ne font aussi que masquer une réalité infiniment plus complexe. Pour essayer de découvrir cette réalité, il nous a semblé que le mieux était encore d'interroger ceux des écrivains latins qui apparaissent comme des spécialistes de la res rustica, à savoir ceux que l'on regroupe traditionnellement sous le nom d'Agronomes latins, dans lesquels nous avons cru devoir inclure – ce que certains nous reprocheront sans doute – le Virgile des Géorgiques et même dans une certaine mesure celui des Bucoliques, ainsi que Pline l'Ancien, dont l'Histoire Naturelle comprend plusieurs livres consacrés à l'agriculture.
   Ce sont les résultats – ou plus exactement quelques-uns des résultats – de cette enquête que nous présentons dans cet ouvrage. Mais il y avait plusieurs façons possibles d'interroger les Agronomes latins, et si nombreuses étaient les questions susceptibles de leur être posées, qu'il a bien fallu opérer un choix.
   Un premier point de vue eût consisté à étudier de manière exhaustive un Agronome, et à lui consacrer une monographie de caractère descriptif qui eût permis d'examiner, à travers son œuvre, les divers aspects de l'économie rurale dans l'Italie antique, un peu à la manière dont a procédé R. Billiard dans son ouvrage bien connu sur L'agriculture dans l'Antiquité d'après les « Géorgiques » de Virgile. Ce point de vue nous est très rapidement apparu peu satisfaisant : outre qu'il nous aurait inévitablement conduit à répéter sur la plupart des points l'ouvrage de Billiard, nous avons pensé que la confrontation entre eux des différents Agronomes latins, dont les traités constituent une sorte de chaîne, était infiniment plus intéressante que l'étude d'un maillon de cette chaîne considéré isolément des autres.
   Un deuxième point de vue eût donc consisté à étudier l'économie rurale de l'Italie antique, notamment sous son aspect technique, à travers l'ensemble des Agronomes latins. Mais cela constituait un sujet si vaste qu'il ne pouvait être question de lui consacrer une monographie : il eût fallu le traiter en plusieurs étapes successives, consacrées chacune à une branche et une seule de l'économie rurale : la céréaliculture, la viticulture, l'élevage des bovins, des ovins, etc. Ce point de vue a été néanmoins le nôtre pendant un certain temps, mais il nous est vite apparu qu'une telle étude, pour être sérieuse, exigeait une somme de connaissances – en particulier sur le plan scientifique et agronomique – qui, à notre époque de spécialisation, ne saurait se trouver chez un seul homme, et impliquait par conséquent un travail d'équipe interdisciplinaire, dont il est du reste infiniment souhaitable qu'il soit entrepris un jour.
   Un troisième point de vue consistait à partir de la constatation du fait que les Agronomes latins ne sont pas seulement des techniciens, mais aussi, dans une large mesure, des théoriciens de l'économie, et aussi des écrivains « engagés », dont les ouvrages expriment ou impliquent toute une idéologie, tant philosophique que politique, d'autant plus intéressante qu'elle permet sinon de résoudre, du moins de poser et d'étudier le vaste et difficile problème des rapports qui ont pu exister, dans cette période de l'histoire, entre ce que l'on appelle parfois les « superstructures » idéologiques et les « infrastructures » économico-sociales.
   C'est donc ce troisième point de vue que nous avons finalement adopté, dans l'espoir qu'il nous permettrait d'aborder chemin faisant, et peut-être d'éclairer de façon nouvelle, un certain nombre des grandes questions qui se posent à l'historien de Rome. Ce n'est pas à l'histoire des techniques agricoles que nous avons entendu apporter notre contribution, mais avant tout à celle des idées économiques, ainsi qu'à celle de la pensée romaine en général, dans la mesure où les structures de pensée nous semblent inséparables des structures économico-sociales – sans en constituer pour autant, comme certains se l'imaginent, un simple « reflet ». Toute tentative visant à faire « découler » l'idéologique de l'économique nous paraît vaine et vouée à l'échec ; mais inversement il nous paraît tout aussi vain, et fâcheusement « idéaliste », de prétendre séparer deux domaines, qui sont à chaque époque inextricablement mêlés.
   C'est cette perspective qui assure, pensons-nous, l'unité de notre ouvrage, lequel présente par ailleurs, en raison du nombre des auteurs et des problèmes qui y sont étudiés, une grande diversité. On nous reprochera peut-être cette dernière, et d'avoir écrit un livre dont il pourra sembler que les différents chapitres auraient pu, au prix de quelques modifications, être publiés séparément sous forme d'articles.
   Nous ne pensons pas qu'un tel reproche serait fondé : certes le contenu de chacun de nos chapitres aurait pu théoriquement constituer la matière d'un article distinct ; certes chacun possède une certaine « autonomie », qui peut donner l'impression qu'il se suffît à lui-même. Mais ce n'est là qu'une apparence, et l'on se rendra vite compte qu'ils sont, en réalité, étroitement tributaires et solidaires les uns des autres, et que chacun n'est valable qu'intégré dans l'ensemble qu'ils constituent à eux tous : nous n'en voulons pour preuve que les « renvois » qu'à tout moment nous avons été amenés à faire à ce qui suit ou à ce qui précède, et la conclusion générale de notre ouvrage, qui montre bien que nos diverses études, en dépit de leurs contrastes, sont en fin de compte convergentes et s'épaulent mutuellement, pour aboutir à une vision d'ensemble de l'évolution du monde rural dans l'Italie antique, depuis les dernières décennies de la République jusqu'à la fin de la dynastie julio-claudienne.
   Il est possible que l'on nous reproche également d'avoir conduit dans un même ouvrage deux sortes de recherches, entre lesquelles il y a comme une différence de nature : d'une part nous nous sommes attaché, dans certains chapitres, à étudier et à analyser, de façon parfois purement descriptive, les conceptions de tel ou tel Agronome ; d'autre part nous avons, dans d'autres chapitres, posé des problèmes que l'on est en droit de considérer comme insolubles, et sur lesquels nos recherches ne pouvaient guère aboutir qu'à des « hypothèses de travail » : c'est le cas, notamment, de nos trois chapitres consacrés à Virgile, ainsi que des pages qui concernent la signification économique, sociale et politique de l'épicurisme et du stoïcisme. Il en résulte que notre thèse présente deux sortes de conclusions : les unes sont, sinon certaines, du moins probables et, pensons-nous, aisément acceptables par tous ; les autres, hypothétiques, sont présentées par nous-même à grand renfort de points d'interrogations, et ne sauraient par conséquent, bien que formulées dans le même livre, être placées sur le même plan que les premières.
   C'est surtout par là, effectivement, que notre thèse peut être considérée comme manquant d'unité ; c'est aussi parce qu'elle aborde des problèmes entre lesquels il existe également – tout au moins selon la conception traditionnelle, qui n'en voit pas assez la liaison – une véritable différence de nature : problèmes économiques, problèmes philosophiques, problèmes littéraires. Cette impression de disparité, que certains éprouveront en lisant notre thèse, c'est finalement Virgile qui en est responsable : Bucoliques et Géorgiques ont beau être des livres où la res rustica est au premier plan, les problèmes que suscitent deux œuvres poétiques – et qui plus est sans cesse remises sur le métier des commentateurs et des critiques depuis près de vingt siècles – n'en sont pas moins sans commune mesure avec ceux que posent des traités techniques. Et il ne nous échappe pas que nos trois chapitres « virgiliens » sont un peu dans notre thèse comme le Conte d'Amour et de Psyché dans les Métamorphoses d'Apulée : non sans liens, certes, avec le reste de l'ouvrage, mais néanmoins « à part », et nettement différents des autres chapitres.
   Fallait-il donc renoncer à ce que certains considéreront, de ce fait, comme une idée contestable : inclure Virgile parmi les « Agronomes latins » ? Nous l'avons un moment pensé, suivant en cela Sénèque, qui estimait que les Géorgiques avaient été écrites non pour former à leur métier les exploitants agricoles, mais pour charmer l'esprit des amateurs de poésie. Mais à l'opinion de Sénèque s'opposait, pour une fois, celle de son ami Columelle, qui considérait Virgile comme étant avec Magon de Carthage son grand maître es travaux agricoles, et qui le cite, tout au long de son traité, plus fréquemment encore que les auteurs techniques. Et cela sans parler de l'influence en quelque sorte idéologique exercée par le poète sur l'agronome : c'est un fait que tout le chapitre que nous avons consacré à la pensée philosophique et politique de Columelle ne peut se lire qu'en étroite relation avec ceux que nous avons consacrés à Virgile.
   En ce qui concerne ce dernier, il est un autre problème qui nous a tracassé, et qui nous a fait longuement hésiter à lui accorder une place dans notre thèse : n'était-il pas outrecuidant ou tout au moins téméraire de prétendre, de nos jours, apporter du neuf sur un écrivain à propos duquel tout semble avoir été dit ? À cet égard les avertissements ne nous manquaient pas : au début d'une étude qu'il consacrait, en 1930, au poète mantouan, un de nos meilleurs érudits écrivait, non sans sagesse : « Qu'on ne s'attende pas à trouver dans cette modeste étude du nouveau sur Virgile. Depuis dix-neuf cent cinquante ans que le poète est mort, tout a été dit sur lui. Tout vient d'être redit à l'occasion du second millénaire de sa naissance ». Et tout récemment, d'une façon plus catégorique encore, M. J.-P. Brisson commençait ainsi son beau livre sur Virgile, son temps et le nôtre : « Naïveté ou présomption que d'écrire un livre de plus sur Virgile ? Ce poète n'a-t-il pas assez payé son tribut à la critique ? Son œuvre n'a-t-elle pas été assez triturée, analysée, commentée ? Il suffit de parcourir une bibliographie virgilienne pour se persuader que l'essentiel a été dit, et qu'il ne reste place seulement que pour de minutieuses études sur les sources grecques ou l'interpolation possible de quelques vers considérés isolément. Prétendre apporter du neuf sur le sujet ne peut être que le fait d'un ignorant maladroit qui découvre l'Amérique en plein XXe siècle, ou d'un esprit étonnamment perspicace qui saurait déceler ce que tant d'autres avant lui auraient omis d'apercevoir. »
   M. Brisson ajoutait : « Je ne crois être pourtant ni l'un ni l'autre. » Nous permettra-t-on de reprendre ici ces mots à notre compte ? En ce qui concerne les Bucoliques et les Géorgiques, sur lesquelles tant de choses parfaitement contradictoires ont été écrites, ce que nous avons voulu avant tout, c'est essayer de « faire le point » : plutôt que de proposer des solutions vraiment inédites aux problèmes innombrables que posent ces deux œuvres, nous avons tenté, d'une part d'opérer un choix entre les diverses solutions proposées par nos devanciers, d'autre part d'apporter, à l'appui de celles que nous retenions, des arguments auxquels leurs auteurs, tout simplement parce qu'ils étaient conditionnés par l'époque et l'atmosphère intellectuelle dans laquelle ils vivaient, n'avaient pas toujours songé. Mais, en réunissant ensemble des idées dont aucune n'est neuve en soi, on aboutit souvent à une nouvelle vision des choses, et c'est sans doute ce qui explique que notre « portrait » de Virgile apparaisse, par rapport à celui de la tradition universitaire, comme quelque peu « révolutionnaire ». Du reste est-il jamais possible d'affirmer que « tout est dit » sur un auteur ou un sujet donné ? Il est en tout cas une chose qui est toujours susceptible de changer : c'est l'éclairage que l'on projette sur l'objet de son étude ; et des éclairages nouveaux, que le chercheur utilise non pas du tout parce qu'il est plus « perspicace » que ses devanciers, mais tout simplement parce qu'ils lui sont fournis par son époque, permettent parfois d'apercevoir des aspects du passé jusque-là laissés dans l'ombre. C'est ainsi que nous avons tenté de projeter sur Virgile l'éclairage de certaines analyses sartriennes : il fallait bien faire l'expérience, et elle nous a semblé concluante. Il est vrai que Sartre ne fait pas partie des auteurs que l'on cite souvent dans les thèses de latin ; mais l'existentialisme, comme le marxisme et le freudisme, a dans une large mesure « révolutionné » notre univers mental, et dans la deuxième moitié du XXe siècle on n'a plus le droit de lire les auteurs anciens sans tenir compte de ce que ces trois courants de pensée, complémentaires beaucoup plus qu'opposés, nous ont apporté, à tel point qu'ignorer l'un ou l'autre constituerait, pour le spécialiste de l'Antiquité, une lacune à peu près aussi grave que le serait l'ignorance du « Daremberg et Saglio », du « Pauly-Wissowa » ou de tout autre grand « classique ».
   Mais nos chapitres « virgiliens », que nous nous attendons à voir vivement discutés, et dont on dira peut-être qu'ils appartiennent au genre de l'essai littéraire plutôt qu'à celui de la thèse, ne sont certainement pas les seuls qui susciteront des réserves, et il est bien d'autres points sur lesquels il est probable que nos conclusions n'emporteront pas l'adhésion de tous nos lecteurs : l'élaboration du traité de Varron a-t-elle bien été aussi étendue dans le temps que nous le supposons ? La reconstitution que nous tentons de la vie et de l'œuvre de Tremelius Scrofa est-elle légitime ? Le domaine columellien est-il vraiment le grand domaine d'un millier d'hectares que nous avons cru discerner dans son traité ? L'opposition entre agriculture et élevage était-elle aussi nette que nous le pensons ? Sur tous ces points, et sur d'autres, nous sommes le premier à considérer que nos conclusions ne sont ni certaines ni définitives — si tant est que l'on puisse, en pareille matière, aboutir à du certain et à du définitif. Mais il nous a semblé vain de nous borner à des études de caractère descriptif, qui nous auraient conduit à paraphraser, sans profit pour personne, les traités des Agronomes latins : pour savoir ce qu'ils disent, ce sont eux qu'il faut lire, non un livre écrit sur eux. Aussi avons-nous jugé préférable de prendre des risques, et de poser clairement tous les problèmes que nous rencontrions, même lorsque nous les jugions pratiquement insolubles : notre ambition n'est donc pas de les avoir tous résolus, mais, plus modestement, d'avoir contribué à leur solution éventuelle en proposant certaines réponses et en formulant certaines hypothèses de travail, qui pourront servir de point de départ à d'autres enquêtes, complémentaires ou contradictoires. Et nous serions comblé si certaines de nos hypothèses devaient stimuler la recherche, dût cette recherche nous convaincre d'erreur : car c'est à coup d'erreurs qu'on approche de la vérité.

35 euros (code de commande : 14734).

 

MELIS (Federigo) — La Ragioneria nella civiltà minoica. Dalle iscrizioni Venute alla luce in Creta (Secoli XIX-XIV a. C). Roma, Rivista Italiana di Ragioneria, 1948. In-8° broché, 58 p., illustrations, hommage de l'auteur au professeur Jean Dhondt.
Table des matières :
   Capitolo I : La civiltà minoica.
      1. Miti e leggende della Creta preistorica.
      2. Le grandi conquiste dell'Archeologia in Creta.
      3. Definizione di « civiltà minoica ».
      4. Cronologia minoica.
      5. Tratti caratteristici della civiltà minoica.
      6. Agricoltura, industria, commercio e comunicazioni minoici.
   Capitolo II : I sistemi di scrittura minoici.
      1. Dalla pittografia al sistema geroglifico.
      2. Il sistema geroglifico cretese.
      3. Il sistema lineare.
      4. I sistemi numerici minoici.
      5. Le iscrizioni minoiche non sono state ancora interpretate.
   Capitolo III : La Ragioneria minoica.
      1. I ritrovamenti che interessano la Ragioneria.
      2. La Ragioneria a Festo.
      3. La Ragioneria ad Hagia Triada.
      4. La Ragioneria a Cnosso.
      5. La Ragioneria minoica nella Storia della Ragioneria.

10 euros (code de commande : 15078).

 

MICHAUD (Henri) — Sur la pierre et l'argile. Inscriptions hébraïques et Ancien Testament. Neuchâtel - Paris, Delachaux et Niestlé, 1958. In-8° broché, 127 p., illustrations in et hors texte, (collection « Cahiers d'Archéologie Biblique », n° 10), couverture un peu défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Henri Michaud, Professeur à la Faculté de théologie protestante de Paris, nous montre, à partir des inscriptions hébraïques gravées sur la pierre et les tablettes d'argile, comment celles-ci, par la forme de leur écriture et par leur contenu varié, permettent de se représenter, du point de vue de l'épigraphie, la civilisation qui vit éclore l'Ancien Testament et de mieux comprendre certains passages du Livre saint.
   On suit l'évolution de l'écriture paléohébraïque depuis ses origines jusqu'à l'exil, où elle sera supplantée par l'écriture carrée, non sans demeurer longtemps encore en honneur pour la reproduction des textes sacrés, tels ces documents retrouvés dans les grottes de Qumrân. C'est par cette écriture que les hommes de l'Ancien Testament ont pu nous transmettre ce Livre « qui alimente la vie religieuse de millions d'hommes ».

13 euros (code de commande : 18245).

 

MOURLOT (Félix)Essai sur l'histoire de l'augustalité dans l'empire romain. Paris, Émile Bouillon, 1895. In-8° broché, 128 p., deux cartes dépliantes hors texte, (« Bibliothèque de l'École des Hautes Études », fascicule 108).

30 euros (code de commande : 40/64).

 

MOURRE (Michel)Le monde à la mort de Socrate. Texte de présentation de Robert Flacelière. Paris, Hachette, 1961. In-12 sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 285 p., illustrations.

10 euros (code de commande : 218/64).

MUNCK (Émile de) — Documents nouveaux sur la question troyenne. Le dernier Congrès international d'Anthropologie et d'Archéologie préhistoriques - Discussion entre M. le capitaine Bœtticher et M. le docteur Schlieman - Comptes rendus des fouilles pratiquées en décembre 1889 et en mars 1890 à Hissarlik (Troie) par M. le docteur Schlieman. Avec annotation de M. le docteur Schlieman. Bruxelles, Vromant et Cie, 1890. In-8° broché, [2 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 29, [3 bl.] p., exemplaire non coupé, envoi de l'auteur à Jean Houzeau de Lehaie.
   
& Extrait des tomes III (1889) et IV (1890) des Annales de la Société d'Archéologie de Bruxelles.

12 euros (code de commande : 12657).

NUMISMATIQUE

 

L'or des Thraces. Trésors de Bulgarie. Bruxelles, Fondation Europalia International, 2002. In-4° broché, 247 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, cachet ex-libris à la page d'annonce des mécènes, bel exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 5 octobre 2002 au 5 janvier 2003, à l'occasion des manifestations « Europalia Bulgaria 2002 ».
Table des matières :
   - Préface, par Gueorgui Parvanov.
   - Avant-propos, par Dirk Renard.
   - Du talent et d'autres tourments, par Emmy Baroh.
   - De glaise et d'or, le pouvoir des images, le chant du monde, par Georges Raepsaet.
   - Le mythe, la légende, l'histoire, par Alexandre Fol.
   - Éléments d'histoire politique de l'état thrace, par Kiril Iordanov.
   - Des hommes et des espaces, par Kalin Porozhanov.
   - Religion et culture, par Valéria Fol.
   - Culture matérielle et systèmes religieux, mythologiques et cultuels de la préhistoire tardive sur les terres bulgares, par Vassil Nikolov.
   - Catalogue :
      - Néolithique.
      - Chalcolithique.
      - Âge du Bronze.
      - Âge du Fer et époque archaïque.
      - Époques archaïque finale, classique et hellénistique.
      - Époque romaine.

40 euros (code de commande : 16207).

 

PALLOTINO (M.)La civilisation étrusque. Le problème des origines étrusques - Cités et nécropoles d'Étrurie - L'organisation politique et sociale - La religion et les arts - La vie et les mœurs - Le mystère de la langue. Traduction et préface de Raymond Bloch. Paris, Payot, 1949. In-8° broché, 249 p., illustrations et planches hors texte, (collection « Bibliothèque Historique »).
Table des matières :
   - Préface.
   - Avant-propos.
   - Bref historique de l'étruscologie.
   Première partie : Les Étrusques et l'histoire de l'Italie et de la Méditerranée.
      Chapitre I. L'Italie aux premiers temps de son histoire.
         - Le mythe des invasions nordiques. Positions prises par la critique contemporaine. Diffusion des langues dans l'Italie primitive. L'âge du bronze et l'âge du fer en Italie. Le problème chronologique. Formation des peuples historiques.

      Chapitre II : Le problème des origines étrusques.
         - État de la question. Les différentes thèses et leur critique : provenance orientale, provenance septentrionale et autochtonie. Vers une solution du problème
.
      Chapitre III : Les Étrusques et la mer.
         - Sources et données relatives à la « thassalocratie ». Naissance et développement des échanges commerciaux et de la domination étrusque sur la mer.

      Chapitre IV : Les Étrusques et l'Italie.
         - L'expansion étrusque dans la péninsule et son point de départ. Domination politique sur la Campanie et la plaine du Pô et la colonisation de ces régions. La diffusion de la civilisation étrusque et la formation de la civilisation étrusco-italique.
   Deuxième partie. Aspects de la civilisation étrusque.
      Chapitre V : Cités et nécropoles d'Étrurie.
         - La résurrection de l'Étrurie. Les centres de l'Étrurie méridionale. Les centres de l'Étrurie septentrionale et les dominions.

      Chapitre VI : L'organisation politique et sociale.
         - Les sources relatives à la constitution étrusque. La ligue. Les peuples. La monarchie primitive. Origines du faisceau du licteur. Les magistratures républicaines. La société.

      Chapitre VII : La religion et les arts.
         - Données et problèmes. Les traits dominants de la religiosité étrusque. La littérature. Les manifestations artistiques.

      Chapitre VIII : La vie et les mœurs.
         - Les documents figurés. La maison et son aménagement intérieur. Aspects de la vie étrusque. Economie et technique. Les armes et l'habillement.
   Troisième partie : Le mystère de la langue.
      Chapitre IX : Position du problème.
         - L'interprétation de l'étrusque. Les principales méthodes d'investigation.

      Chapitre X : Les sources et la méthode.
         - Moyens actuels et possibilités futures. Les textes étrusques. Les sources indirectes. Différences suivant les temps et les lieux.

      Chapitre XI : Connaissances et résultats.
         - L'écriture. Phonétique. Grammaire. L'interprétation des textes. Les données lexicologiques.

   Bibliographie.

12 euros (code de commande : 18145).

 

PALLOTTINO (Massimo) — La peinture étrusque. Genève - Paris - New York, Skira, 1953. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 137 p., nombreuses illustrations en couleurs contrecollées, (collection « Les Grands Siècles de la Peinture »), exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   Si le mystère des Étrusques, de leurs origines, de leur langue, continue à fasciner les savants et un public de plus en plus nombreux, il est néanmoins un moyen de pénétrer au cœur de la civilisation de ce peuple étrange. L'Étrurie, en effet, comme l'ancienne Égypte, a connu un art funéraire très développé. L'ensemble de peintures découvertes dans les tombes de Tarquinies, Chiusi, Vulci, Orvieto et reproduites pour la première fois en couleurs dans cet ouvrage, apporte un témoignage direct sur les conditions d'existence, les croyances, les mœurs, les arts des anciens habitants de l'Italie. On y découvre aussi les fondements de l'histoire de Rome.
Table des matières :
   Introduction au monde pictural des Étrusques.
   I. Les primitifs : des influences orientales à la phase ionico-étrusque (sixième siècle avant J.C.).
      - Plaques Boccanera - Tome des Taureaux - Plaques Campana - Tombe des Augures - Tombe des Lionnes - Tombe de la Chasse et de la Pêche - Tombe des Bacchants - Tombe du Baron.

   II. Les maîtres du style sévère (cinquième siècle avant J.C.).
      - Tombe des Biges - Tombe du Singe - Tombe des Léopards - Tombe du Triclinium - Tombe du Lit funèbre - Tombe Francesca Giustiniani.

   III. Influences classiques (quatrième siècle avant J.C.).
      - Sarcophage des Amazones - Tombe Golini - Tome de l'Ogre (chambre ancienne).

   IV. La peinture à l'époque hellénistique (troisième - premier siècle avant J.C.).
      - Tombe des Boucliers - Tombe de l'Ogre (chambre récente) - Tombe François - Tombe du Typhon.

25 euros (code de commande : 15873).

 

PARROT (André) Déluge et Arche de Noé. Deuxième édition revue. Neuchâtel-Paris, Delachaux & Niestlé, 1953. In-8° broché, 59 p., illustrations in et hors texte, (collection « Cahiers d'Archéologie Biblique », n° 1).

10 euros (code de commande : 194/66).

 

PARROT (André) — Sumer. Préface d'André Malraux. Paris, Gallimard, 1960. In-4° sous reliure et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, XLVII, 399 p., nombreuses héliogravures et autres illustrations en couleurs, (collection « L'Univers des Formes », n° 1).
Sur la jaquette :
   Le mot Sumérien n'existe pas dans les histoires de l'art vieilles de plus d'un demi-siècle. C'est que l'histoire de Sumer n'était pas encore établie. L'art de la Mésopotamie antérieur à l'Assyrie, c'était l'art Chaldéen. Les deux tiers des œuvres ici rassemblées et reproduites étaient inconnues des spécialistes de 1930, car elles ont été découvertes plus tard. Mais, comme dit André Malraux « elles n'ont pas seulement été découvertes : elles sont devenues visibles en tant qu'œuvres d'art ».
   L'art Mésopotamien, comme la civilisation mésopotamienne, a fait naufrage. Il faut plonger jusqu'au IIe millénaire avant Jésus-Christ pour en retrouver des fragments. On ne peut espérer saisir le processus de création des grands artistes, comme on fait pour Rembrandt ou Michel-Ange. Nous ignorons tout des créateurs sumériens. Nous ne savons même pas quelles statues précédèrent immédiatement les leurs. Mais ce qui reste, ce que l'on a récemment découvert suffit à donner une idée vraiment grandiose de ce que fut cet art, de ce que fut cette civilisation.

50 euros (code de commande : 17474).

 

Philosophie du langage et grammaire dans l'Antiquité. Bruxelles - Grenoble, Ousia - Université des Sciences Sociales de Grenoble, 1986. In-8° broché, 464 p., (collection « Cahiers de Philosophie Ancienne », n° 5, « Cahiers du Groupe de Recherches sur la Philosophie et le Langage », n° 6-7).
Table des matières :
   - Avant-Propos, par Henri Joly.
   - Les mots et les choses : La philosophie du langage chez Démocrite, par Aldo Brancacci.
   - Dire et savoir (legein - eidenai) chez Xénophane et Parménide, par Anna Kélessidou.
   - Observations concernant legein et logos chez Heraclite, par François Heidsiegk.
   - Théorie et langage. Le langage comme logos théorètikos, par Georges Antonopoulos.
   - Comment faire des choses avec des mots grecs. Les actes de langage dans la langue grecque, par Françoise Létoublon.
   - Les mots et les formes dans le Cratyle de Platon, par Charles Kahn.
   - Platon entre le maître d'École et le fabriquant de mots. Remarques sur les grammata, par Henri Joly.
   - Discours des vieillards et discours sur la vieilleusse chez Platon et aujourd'hui, par Michel Philibert.
   - Isocrate et le langage de la culture, par Jean-François de Raymond.
   - Logos-phrase et logos-texte chez Platon et Aristote, par Anna Maria Thornton.
   - Structure sémantique et forme logique d'après l'analyse aristotélicienne des phrases d'action, par Pascal Engel.
   - Symbole et signe dans le De Interpretatione, par Curzio Chiesa.
   - Legomenon et Katègoroumenon chez Aristote, par Lambros Couloubaritsis.
   - Paradoxes linguistiques. À propos de lexis chez Aristote, par Denis Zaslawsky.
   - Pour une réinterprétation des catégories stoïciennes, par Claude Imbert.
   - Remarques sur la classification des propositions simples dans les logiques hellénistiques, par Jacques Brunschwig.
   - Le problème de l'expression et de la communication dans le scepticisme grec, par Françoise Caujolle-Zaslawsky.
   - Critique de la théorie du signe et langage chez Sextus Empiricus, par Venant Cauchy.
   - Elementa. Remarques sur le rôle de l'écriture dans la linguistique antique, par Françoise Desbordes.
   - Pecus / pecunia. Un acte de parole, par Claire Feuvrier-Prévotat.
   - La sémantique de S. Augustin est-elle vraiment mentaliste ?, par Frédéric Nef.
   - L'éclectisme et le développement de la grammaire hellénistique et romaine : les unités du discours, par François Charpin.
   - L'ordre de la langue. Observations sur la théorie grammaticale d'Apollonius Dyscole, par Jean Lallot.
   - The treatment of the greek middle voice by the Ancient Grammarians, par A. Rijksbaron.
   - Donat ou Priscien ? Syntaxe et figure de construction dans la grammaire latine au XVIe siècle, par Bernard Colombat.

15 euros (code de commande : 17413).

 

Pompei 1748-1980. I Tempi della documentazione. Roma, Multigrafica, 1981. In-4° carré broché, 210 p., illustrations, deux grands plans hors texte à déplier.
   Cet ouvrage a été publié à l'occasion de lexposition éponyme organisée au Foro Romano - Curia Senatus, à rome, de juillet à septembre 1981 puis à l'Antiquarium, à Pompéi, en octobre 1981.
Table des matières :

   - Pompei 1748-1980. I tempi della documentazione, par O. Ferrari.
   - La storia degli scavi e della documentazione, par F. Zevi.
   - La casa di Fabio Rufo e di C. Giulio Polibio, par G. Cerulli Irelli.
   - La documentazione della decorazione pompeiana nel Settecento e nell'Ottocento, par I. Bragantini et M. De Vos.
   - Disegnatori di Pompei agli inizi dell'Ottocento, par L. Martorelli.
   - La prima documentazione fotografica di Pompei, par T. Martinelli Coco.
   - La campagna fotografica dell'Istituto Centrale per il Catalogo e la Documentazione, par F. Parise Badoni.
   - La pittura e la tecnica della conservazione, par L. Vlad Borrelli.
   - Case di Pompei. Un programma di documentazione archeologica dell'Istituto Archeologico Germanico di Berlino, par V.M. Strocka.
   - Il progetto inglese di documentazione a Pompei : l'insula 1,10, par R. Ling.
   - Le tecniche costruttive a Pompei : una documentazione a cura del CNRS, par Th. et J.P. Adam.
   - Tra il III e il IV stile : ipotesi per l'identificazione di una fase della pittura pompeiana, par I. Bragantini.
   - La bottega di pittori di via di Castricio, par M. De Vos.
   La Mostra :
   - Nota sull'allestimento, par R. Einaudi.
   - Schede introduttive e didascalie, par I. Bragantini, M. De Vos et F. Parise Badoni.
   - Distribuzione diacronica delle decorazioni parietali e pavimentali (cfr. tavole a colori fuori testo 1, 2), par M. De Vos.
   - La documentazione del Settecento e dell'Ottocento, par I. Bragantini et M. De Vos.
   - Vedutisti napoletani dell'Ottocento, par L. Martorelli.
   - Esami effettuati dal laboratorio di biologia dell'Istituto Centrale per la Patologia del Libro, par F. Gallo.
   - Gli oggetti, par V. Sampaolo.

20 euros (code de commande : 14912).

 

[ROLLIN (Charles)]. TAILHIÉ (Jacques) — Abrégé de l'histoire ancienne de Monsieur Rollin ; par l'abbé Tailhié, prêtre. Cinquième édition, soigneusement revue, corrigée, et augmentée d'une table géographique, par l'auteur ; avec les Figures et Indices nécessaires. Tome I à 5 (complet). Lyon-Paris, Leroy-Brunot, 1805. [A Lyon, chez Amable Leroy, Imprimeur-Libraire. A Paris, chez Brunot, Libraire, rue Grenelle-Saint-Honoré. 1805.] Cinq volumes in-12 demi-veau brun, dos lisses ornés d'un treillis à froid et de quelques filets dorés et titrés « Rollin » en queue, pièces de titre et de tomaison orange, tranches jaunes, tome I : XLVIII, 368 p., une carte à déplier, tome II : 359, [1 bl.] p., une planche à déplier, tome III : 312 p., une planche et une carte à déplier, tome IV : 358 p., une planche à déplier, tome V : 468 p., une planche à déplier, bon exemplaire.
Avis de l'éditeur :
   Le titre de ce livre annonce assez que ce n'est pas un ouvrage nouveau dont on fait présent au public. C'est le célèbre M. Rollin qui en est l'auteur, et qui en a enrichi la république des lettres ; c'est aussi à lui qu'en est due toute la gloire et tout l'honneur. L'auteur de l'Abrégé s'est proposé de faire un précis des faits les plus inléressans, et des endroits les plus beaux et les plus propres à former le cœur et l'esprit de ses lecteurs.
   C'était l'intention de feu M. Rollin, qui s'en est expliqué plus d'une fois, et qui désiroit trouver quelqu'un qui voulût s'appliquer à ce genre de travail ; et c'est dans cette vue qu'il en parla à l'auteur, et qu'il lui en traça, pour ainsi dire, le plan très-peu de jours avant sa mort.
   M. Rollin sentait à merveille (et l'expérience le faisoit connoître) que son histoire étoit trop étendue pour pouvoir la mettre, avec fruit, entre les mains de la jeunesse, pour laquelle il avoit écrit principalement. Son intention n'étoit que d'instruire des jeunes gens, et il a cependant écrit d'une manière si profonde, que son histoire est propre à instruire les savans même.
   On a encore eu en vue une infinité de gens de tout âge, de toute condition et de tout sexe, qui sont charmés de s'instruire et de lire une belle histoire ; mais qui, ne pouvant suffire à une lecture de longue haleine, sont ravis de trouver les mêmes choses dans un Abrégé, qui est pour eux d'une utilité toute autre que ne le seroient les livres les plus profonds et les histoires les mieux circonstanciées.
   Enfin, on a eu en vue de rendre plus commune et plus familière une histoire aussi propre a fermer l'esprit et le cœur, que l'est celle de M. Rollin, en la rendant moins dispendieuse. On a remarqué qu'un grand nombre de gens sont rebutés du prix, et se privent par là, eux et leurs enfans, d'une lecture qui ne peut être que d'une grande utilité pour tous ceux qui s'y appliquent.
   Voilà les motifs qui ont engagé l'auteur a travailler à cet Abrégé, et à le donner au public. Il se croira amplement dédommagé de ses travaux, s'il a la satisfaction d'apprendre qu'il a rempli ses vues, et que le public en est content.
   II n'a pas cru devoir mettre d'autre préface à son livre, que celle de M. Rollin. En effet, il ne sauroit en donner une, ni plus convenable, ni plus savante, ni plus propre a inspirer du goût pour la lecture de l'histoire, ni plus agréable au lecteur ; et c'est ce qui l'a engagé à la donner en entier au commencement de son livre.
   On avertit aussi que l'auteur a eu l'attention de renfermer dans son Abrégé tous les faits intéressans et importans, avec les réflexions de M. Rollin ; qu'il en a conservé les phrases, les tours des périodes, et jusqu'aux expressions même, autant que la difficulté d'un Abrégé a pu le permettre ; de sorte qu'on, trouvera peu de différence entre l'Abrégé et la grande histoire. On a seulement retranché les menus faits et peu intéressans, les répétitions assez fréquentes, les réflexions trop longues, qu'on a resserrées dans leur juste étendue. On a aussi profité avec soin des lumières du public, pour corriger quelques fautes qui sont échappées à la diligence du savant auteur.
   L'abréviateur a cru devoit toucher quelque chose a la méthode, parce que l'arrangement des matières et la clarté semblent le demander. On a, par exemple, placé ce qui regarde la Sicile, à la suite de l'histoire de Carthage, comme sa place naturelle. Pour ne pas interrompre le fil de l'histoire, on a traité de suite ce qui regarde les mœurs et la religion des Perses et des Grecs. Des quatre empires qui se formèrent des débris de celui d'Alexandre, on en a fait quatre histoires, qu'on traite séparément, et l'une après l'autre, pour répandre plus de netteté dans la narration, et moins de confusion dans l'esprit du lecteur.
   Au sujet de la chronologie, je ne crois pas devoir prendre d'autre guide qu'Ussurius, qui est ordinairement celui de M. Rollin. Notre auteur, fondé sur je ne sais quelles raisons, s'est écarté des routes que le savant chronologiste lui avoit tracées. Dans la première édition de notre Abrégé, en 1744, par respect pour notre historien, et pour ne rien donner du nôtre, nous l'avions suivi littéralement, et sans vouloir rien changer ; mais sur les avis de quelques amis éclairés, qui ont eu la bonté de nous faire sentir qu'il ne convenoit pas de laisser subsister, dans un livre aussi généralement estimé, des fautes de chronologie trop marquées, je me suis enfin déterminé a les réformer dans cette nouvelle édition, que nous avons tâché de rendre aussi correcte qu'il nous a été possible. L'accueil favorable que le public a fait a la première édition, mérite bien que nous donnions toute notre attention a celle-ci, et que nous ne laissions rien a désirer au lecteur. Dans cette vue, nous y avons fait une augmentation considérable. L'histoire de Syracuse, qui se trouve éparse çà et là dans la grande histoire, est ici recueillie avec soin, et nous la donnons de suite dans cette nouvelle édition, que nous avons aussi enrichie de tables chronologiques, qui seront placées en leurs lieux, au commencement de l'histoire de chaque empire. L'utilité de cette méthode est sensible, par la facilité qu'elle procure au lecteur de chercher les points de chronologie qu'il désire, et de les trouver sans embarras ni confusion.
   Enfin, ou n'a rien oublié pour donner à cet Abrégé la clarté, la solidité, et tout ce qu'on a pu imaginer pour le rendre utile et agréable, afin de mettre le lecteur en état de pouvoir se passer de la grande histoire, et ne rien désirer de plus en ce genre. On se flatte que la lecture du livre, et la vue de l'impression, convaincront encore mieux de tous ces avantages que nous ne le pourrions faire, et que le public saura bon gré a l'abréviateur de lui avoir fait part de son travail.

Les cinq volumes : 90 euros (code de commande : 17721).

 

Rome, ses origines, son empire. Mariemont, Musée, 1966. In-8° broché, 89 p., XXIX planches en noir, IX planches en couleurs, (« Trésors inconnus du Musée de Mariemont », I).

7,50 euros (code de commande : 4804).

 

ROUGÉ (Jean) — Les institutions romaines. De la Rome royale à la Rome chrétienne. Textes choisis et présentés par l'auteur. Paris, Colin, 1994. In-8° broché, 251 p., (collection « U2 - Histoire Ancienne »).
En quatrième de couverture :
   
De la Rome royale à l'Empire du ive siècle, cette histoire des institutions romaines est illustrée par 80 textes littéraires, juridiques et épigraphiques. Par adaptations successives à des situations nouvelles, la « civitas » des origines, qui abritait quelques dizaines de milliers d'individus, est devenue un Empire universel qui s'étend autour du bassin méditerranéen.
   Cet ouvrage s'adresse aux étudiants d'histoire, de lettres classiques et de droit des 1er et 2e cycles.

10 euros (code de commande : 17754).

 

SALLES (Catherine) — L'Art de vivre au temps de Julie, fille d'Auguste. Paris, Nil, 2000. In-8° broché, 190 p., illustrations, exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   « Rome, quelques années avant notre ère. Fille chérie d'Auguste, le successeur de César, Julie est une femme libre.
   Libre et belle, elle use de tous les artifices de la mode, se vêt de tenues excentriques et devient le point de mire de la cour impériale et des rues de Rome.
   Femme d'esprit, elle fréquente les salons mondains, dans lesquels elle côtoie les artistes les plus talentueux.
   Voyageuse, elle n'hésite pas à accompagner son mari Agrippa dans ses missions à travers l'Empire.
   Émancipée, elle s'adonne aux joies sensuelles des banquets et ses nombreuses liaisons défraient la chronique de son temps.
   Julie n'a qu'un seul malheur : être la fille du souverain du monde, dont le gouvernement est fondé sur la restauration des grandes vertus du passé. À trop bafouer l'autorité paternelle, elle passera d'une existence dorée aux rigueurs d'un exil particulièrement sévère.
   À travers le destin d'une fille de la famille impériale, c'est la Rome antique que Catherine Salles nous décrit, dans une foule de détails et d'anecdotes. »

10 euros (code de commande : 12168).

 

SALMON (Pierre) — La population de la Grèce antique. Essai de démographie appliquée à l'Antiquité. Bruxelles, Société Royale Belge de Géographie, 1955. In-8° agrafé, [30] p., hommage de l'auteur.
   @ Extrait des fascicules I-II (79e année - 1975) du Bulletin de la Société Royale Belge de Géographie.

5 euros (code de commande : 13213).

 

SAMIVEL — Le soleil se lève en Grèce. S.l., Arthaud, 1962. In-8° sous reliure d'éditeur, 261 p., héliogravures hors texte., toile défraîchie, il manque la jaquette.
Sur la jaquette :
« Le titre [de cet ouvrage] indique suffisamment qu'il y est surtout question de tout ce qui a précédé l'époque classique. Tandis que l'histoire de l'Égypte coule durant quarante siècles avec la majestueuse unité du grand fleuve qui a creusé son destin, celle de la Grèce apparaît durant plusieurs millénaires beaucoup plus mouvante. Voici la mystérieuse et séduisante civilisation crétoise, dont les œuvres témoignent à 35 siècles de distance d'une vivacité, d'une fraîcheur et d'une leberté d'expression absolument modernes. Voici le haut Moyen Âge des rudes barons achéens, couverts de sang, couverts d'or. L'énigme de la « Nuit » dorienne. La floraison des grands temples... Les délicats prestiges intellectuels du siècle de Périclès.
À travers les trésors, les chefs-d'œuvre, les sites les plus célèbres du Monde égéen et de la Grande Grèce, nous nous embarquons une nouvelle fois avec Samivel dans la machine à explorer le temps. La majorité des photographies illustrant cet ouvrage est également due à l'auteur. On remarquera enfin les hypothèses nouvelles et ingénieuses qu'il émet à propos de l'architecture crétoise, considérée comme fonctionnelle, la signification de la scène de la célèbre coupe d'Haghia Triada, le rôle de la couleur dans l'architecture des temples, l'énigme proposée par le Sphinx à la sagacité d'Œdipe, etc. »

10 euros (code de commande : 8932).

 

SCHÄFER (Peter) — Histoire des Juifs dans l'Antiquité. Traduit de l'allemand par Pascale Schulte. Paris, Cerf, 1987. In-8° broché, 280 p., illustrations hors texte, (collection « Patrimoines - Judaïsme »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Un livre d'histoire, un manuel même, qui retrace l'histoire des Juifs d'Israël, au cours des neuf cents années qui s'écoulèrent entre la conquête d'Alexandre le Grand et la conquête arabe. Les documents-sources sont exposés au long du récit. Mais l'originalité de ce livre, dû à l'éminent spécialiste de Berlin qui y dirige le département des études juives, porte sur ceci : contrairement à la plupart des études sur le même sujet, ici, l'interprétation de l'histoire juive d'Israël n'est pas donnée selon le point de vue de la puissance dominante, grecque puis romaine, et pas davantage selon le point de vue d'une histoire chrétienne du Salut ; elle est comprise selon l'intelligence que le judaïsme a de lui-même. Ouvrage de référence, ce livre est capital : l'émancipation advient par une compréhension nouvelle de l'histoire.

15 euros (code de commande : 16579).

 

SCHOPPA (Helmut)L'art romain dans les Gaules en Germanie et dans les îles britanniques. Photographies par Helga Schmidt Glassner. (Traduit de l'allemand par Jean Claude Gauthier). Fribourg, Office du Livre, s.d. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 70 p., 140 planches.

19 euros (code de commande : 6163).

 

Le Servage. Société Jean Bodin. Réunions des 16, 17 et 18 octobre 1936. Bruxelles. Bruxelles, Falk Fils, 1937. In-8° broché, 332 p.
@ Ce volume publié à l'initiative de l'Institut de Sociologie Solvay, à l'Université Libre de Bruxelles, contient : Le servage dans l'Égypte ancienne sous les XXIe-XXVe dynasties, par Jacques Pirenne ; Les modalités de l'attache à la glèbe dans l'Égypte grecque et romaine, par Claire Préaux ; Le type dorien du servage, par Werner Kamps ; Le colonat dans l'Empire romain, par Paul Collinet ; Paysannerie et grands domaines dans l'Empire byzantin, par Ernest Stein ; L'aspect iranien du servage, par Nicolas Adontz ; L'évolution du servage dans la France coutumière du XIe au XIVe siècle, par Pierre Petot ; La condition des populations rurales dans l'Espagne médiévale, par Charles Verlinden ; Le vilainage anglais et le servage réel et personnel dans la période 1066-1485, par F. Jouon des Longrais ; L'asservissement du paysan russe, par Alexandre Eck ; Les régimes fonciers en Chine, par Henri Maspero ; Le servage dans l'Empire du Japon, par André Gonthier et La notion du servage à la lumière de la méthode comparative, par Alexandre Eck.

30 euros (code de commande : 11046).

 

Splendeur des Sassanides. L'empire perse entre Rome et la Chine (224-642). Bruxelles, Crédit Communal, 1993. In-4° broché, 310 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   
Catalogue publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux Musées Royaux d'Art et d'Histoire, à Bruxelles, du 12 février au 25 avril 1993.
Avant-propos :
   L'exposition « Splendeur des Sassanides » est le résultat de la collaboration d'une vingtaine d'institutions qui ont accepté de se séparer pour un temps de leurs chefs-d'œuvre pour les réunir aux Musées royaux d'Art et d'Histoire.
   Elle constitue une première, non seulement par la qualité des œuvres réunies mais aussi par l'originalité du sujet qui n'a été que rarement abordé.
   Monsieur Louis Vanden Berghe, professeur émérite à l'Université de Gand, professeur honoraire à l'Université Libre de Bruxelles, commissaire scientifique et Monsieur Bruno Overlaet, commissaire scientifique adjoint et titulaire des collections iraniennes aux Musées ont su s'entourer d'une pléiade de chercheurs pour la rédaction de ce catalogue qui fait le point sur l'état actuel de la recherche dans le domaine sassanide. [...]
   Riche de quelque 180 chefs-d'œuvre, « Splendeur des Sassanides » offre au public une synthèse de cette période peu connue de l'histoire persane qui vit régner, de 224 à 642 de notre ère, une dynastie qui contrôla un vaste territoire, entreprit de grands travaux de génie civil, tira profit de sa position-clé sur la Route de la Soie et mena, pendant pratiquement toute la période, des guerres sur les fronts de l'Est et de l'Ouest.
Cette dynastie développa un art de cour somptueux, tout à la glorification de la puissance royale et qui s'exprima notamment dans l'architecture palatiale, les reliefs rupestres, les mosaïques, les décors de stuc, l'argenterie, la verrerie et les soieries ; autant d'aspects qui sont évoqués dans ce catalogue.

50 euros (code de commande : 16084).

 

[TIBÈRE (Tiberius Caesar Divi Augusti Filius Augustus)]. BAKER (G.P.) — Le règne de Tibère. Traduction de A. Lageix. Paris, Payot, 1938. In-8° broché, 264 p., (collection « Bibliothèque Historique »).
Avant-propos :
   Sous le règne de Tibère, le deuxième empereur romain, de grandes luttes politiques se sont déroulées, suivies de plus d'insuccès que de victoires.
   Les questions qui furent ainsi agitées sont loin d'être sans rapport avec celles qui nous troublent aujourd'hui.
   L'histoire de Tibère n'offre aucune comparaison directe avec celle de notre temps. Si elle a quelque point de ressemblance, c'est plutôt avec l'époque qui a vu vivre les deux générations qui nous ont précédés. C'est l'histoire de ce qui arrive à une dictature quand elle a réussi à s'établir. La dictature imposée par Jules César est la seule qui ait duré. Elle s'est maintenue, en effet, pendant dix-huit siècles. Aucune dictature grecque n'a eu ce caractère de permanence. Seuls les successeurs de César nous donnent un exemple de la façon dont évolue une dictature qui dure... Et nous la voyons se transformer graduellement et nécessairement en monarchie.
   Tibère a été l'homme d'action qui a fait du gouvernement temporaire de César et du principal aventureux d'Auguste une réalité permanente qu'il serait difficile d'ébranler.
   Pour découvrir la véritable nature de la monarchie, il ne faut pas se contenter de l'étudier dans sa forme définitive. Il faut remonter à ses origines, quand elle était encore neuve et mouvante et que les événements étaient en train de lui faire prendre tournure. Il faut comprendre quelles sont les forces qui l'ont rendue héréditaire et ont fait abandonner l'élection et la cooptation, pourquoi la nécessité lui a donné la durée ; il faut la voir à ses débuts quand elle acquérait ces caractères qui nous semblent naturels, parce qu'ils nous sont familiers, mais qui sont des traits acquis ou mieux imposés par la force.
   Car la monarchie romaine, qui commença avec la dictature de César, ou plus exactement avec le tribunal de Gaïus Gracchus et la dictature de Sylla, est à l'origine de la monarchie européenne d'aujourd'hui. Elle dura en ligne directe jusqu'en 1453, époque de sa destruction par les Turcs. Le Saint Empire Germanique fut son héritier et la transmit à Napoléon. Ses dérivés furent à la base des monarchies d'Angleterre, de France, d'Espagne, de Russie et de Scandinavie. Avant César, le nord de l'Europe était gouverné par des chefs de tribus semblables à ceux qui se sont maintenus à la tête des clans d'Écosse.
   Un cas concret vaut toujours mieux qu'une dissertation théorique. Le lecteur peut voir par lui-même le cours tourbillonnant des événements. La vérité n'est jamais, après tout, purement théorique. Pour la plus grande part, c'est une histoire qui, depuis que l'humanité l'a écrite, doit garder tout son arbitraire comme la première partie du livre que nous avons à continuer et que la postérité achèvera conformément aux indications du plan... À qui se plaindrait que l'histoire de Tibère laisse bien des choses dans l'indécision et sans en venir à bout, on pourrait rappeler qu'elle n'est qu'un épisode d'une œuvre qui se continue aujourd'hui.
   Mais Tibère ne présente pas qu'un intérêt politique. Il a toujours été et il reste le plus grand problème psychologique de l'Histoire. Il est tout à la fois Hamlet, le roi Lear et Othello en un seul personnage. Et il est encore davantage. Nous avons sur Tibère une masse de témoignages qui, pendant près de dix-neuf siècles, ont empêché de le comprendre. On en peut extraire de quoi peindre deux hommes différents qui tous deux sont parfaitement vraisemblables : un soldat-homme d'État rude, honnête, sérieux, juste et capable, et l'autre : un monstre de cruauté et de méchanceté. Quand il faut voir l'homme qu'il était dans la réalité, la difficulté commence. Certains témoignages peuvent être interprétés de plus d'une façon... D'où possibilité éternelle de divergence d'opinion sur la réalité... Dans la sincérité des confessions qui existent au ciel, sans doute trouverons-nous de quoi récompenser l'ardeur persévérante que nous montrons dans un monde parfois difficile.
   Bien des points de cet ouvrage sont couramment admis aujourd'hui. Il n'est plus nécessaire de discuter la question du caractère de Tibère et les accusations portées contre sa moralité. Bien des hommes ont été bien plus mauvais que lui. Le lecteur moderne de Tacite et de Suétone est plus disposé à admirer l'éclat de leurs pamphlets de partisan et la plus amusante collection de potins, qui ait jamais été écrite en latin, qu'à féliciter leurs auteurs pour la froide objectivité de leur peinture.
   Si, sans tenir compte de son intérêt pour l'histoire de la politique, nous laissons nos intelligences se pénétrer du récit de façon à bien saisir la leçon qu'il comporte, nous serons sûrs, en tout cas, que, quoiqu'il puisse nous arriver, la civilisation moderne ne se trouvera jamais dans une telle impasse. La noble légende de Jonas illustre cette vérité éternelle que le but principal de la prophétie n'est pas de prédire l'avenir, mais de nous empêcher sûrement de devancer l'avenir. Le prophète qui réussit vraiment est un faux prophète.

10 euros (code de commande : 17269).

 

VERELST-TASSE (P.) — Rome. Des catacombes à la coupole de Saint-Pierre. Préface de Jeanne Cappe. Liège, George Michiels, [1950]. In-12 broché, XIV + 193 p., XXXIX planches hors texte.

10 euros (code de commande : 227).

 

  VOSSIUS. De Historicis latinis libri III.
  
Leyde, Maire, 1651.
  
Deuxième édition de cet important recueil bio-bibliographique des historiens de langue latine de l'Antiquité au XVIe siècle. 
  Pour en savoir plus...                                                           200 euros (code de commande : 11972).

 

WEBSTER (T.B.L.) — Hellenistic Art. London, Methuen, 1967. In-8° sous reliure et étui illustré d'éditeur, 224 p., nombreuses illustrations, (collection « Art of the World »).

13 euros (code de commande : 2935).

 

WILLEM (Albert) — Melpomène. Histoire de la tragédie grecque. Liège, H. Dessain, 1932. In-8° broché, IX, 503 p.
Avant-propos :
   « La tâche que j'ai, entreprise en composant ce livre paraîtra peut-être téméraire à beaucoup de gens. Faire une histoire complète de la tragédie grecque n'est pas, à première vue, une besogne aisée : la somme énorme des documents à consulter, l'incertitude de tant de textes fragmentaires, les controverses qu'ont suscitées une foule de questions rendent surtout les travaux d'approche lents et pénibles. J'ai cependant essayé : le temps a été mon principal auxiliaire.
   Le présent ouvrage était, d'ailleurs, contenu en germe dans ma Notice sur la Tragédie grecque, qui n'était elle-même que la reproduction à peu près intégrale de l'introduction à mes éditions de l'Œdipe Roi de Sophocle et de l'Hécube et de l'Iphigénie à Aulis d'Euripide. Ce sont ces quelques pages que j'ai amplifiées. J'ai peu changé la partie qui concerne les origines et le côté matériel du théâtre ; j'avais donné l'essentiel à ce sujet. Mais j'ai élargi le plan et le cadre de la partie littéraire et j'étudie le genre tragique depuis Thespis jusqu'aux dernières productions dont le souvenir nous est parvenu.
   Je me suis efforcé de présenter mon livre de façon qu'îl puisse s'adresser à toutes les catégories de lecteurs. Les « profanes », je l'espère, ne le trouveront pas trop pédant, les intellectuels pourront le lire sans fatigue et les philologues ne m'en voudront pas trop (du moins, j'ose en émettre le vœu !) si l'érudition n'y éclate pas constamment et si le bas des pages n'est pas criblé de références. Je n'ai pas voulu donner à mon modeste travail un air trop savant. Je n'ai cependant pas non plus désiré en faire un livre de pure vulgarisation. J'y ai donc introduit un minimum de notes, celles qui m'ont paru indispensables pour permettre au lecteur de contrôler mes sources et de ne pas s'égarer. J'ai cru, par exemple, inutile de renvoyer chaque fois aux pages des ouvrages de critique que j'ai souvent à citer. Le lecteur averti retrouvera le passage précis sans la moindre difficulté.
   Je me suis d'ailleurs astreint à relire toutes les œuvres des tragiques grecs et je les analyse toutes dans le présent ouvrage, car j'ai voulu être complet. Je me suis livré aussi à une étude attentive de tous les fragments que nous avons conservés des pièces perdues. Mes principales sources sont donc les textes eux-mêmes. Mais, bien entendu, comme je l'ai dit plus haut, je n'ai pas manqué d'étudier les ouvrages principaux écrits sur la matière et je me suis particulièrement reporté aux travaux les plus récents de façon à mettre le lecteur au courant des dernières trouvailles de la philologie.
   À côté des livres que je cite, il est clair que je me suis inspiré de tous les ouvrages importants qui traitent de la matière. Je me bornerai à citer ici les noms de quelques-uns des auteurs qui m'ont le plus aidé. Rappelons, par exemple, O. Navarre, P. Foucart, M. Croiset, O. Müller, W. Dörpfeld, E. Bethe, Weeklein, Wilamowitz, Weil, Jebb, Tournier, Zielinski, etc.
   Je dois également beaucoup au livre de H. Patin : Études sur les Tragiques grecs, qui reste le meilleur ouvrage à portée générale écrit en français sur ce sujet et l'on verra que j'y ai fait de fréquents emprunts. Il serait impossible, d'ailleurs, de ne pas tomber d'accord avec H. Patin sur la plupart des points. Dans le même ordre d'idées, je tiens à déclarer que je n'ai pas eu un seul instant la prétention de faire œuvre originale. J'estime que, dans l'état actuel de nos connaissances, le devoir du critique est de faire une bonne mise au point. C'est ce que je me suis efforcé de réaliser : j'ai voulu montrer tout ce qu'on peut savoir de certain et d'essentiel sur la tragédie grecque. Aussi je n'ai jamais hésité à avouer, notre ignorance sur certains points : il est prudent de ne rien affirmer quand on en est réduit aux conjectures et quand on n'est pas sûr d'avoir trouvé la vérité. La philologie du siècle dernier avait singulièrement abusé des hypothèses hasardeuses et notre rôle consiste maintenant à réagir avec pondération et toutefois sans parti pris contre ces tendances aventureuses et souvent fantaisistes.
   Les lecteurs auxquels je m'adresse avant tout, ce sont les jeunes gens qui font ou qui terminent leurs études d'humanités. J'espère que les jeunes philologues y trouveront des renseignements qui leur faciliteront des recherches souvent ingrates. À leur intention, j'ai fait suivre le livre d'un index des noms propres et des titres des œuvres mentionnées, qui leur rendra, j'ose encore l'espérer, de réels services. Ici je me plais à remercier sincèrement M. J. Troisfontaines, professeur à l'Athénée de Liège, qui a bien voulu assumer la tâche ingrate de .la partie matérielle de cet index.
   Ce qui m'a particulièrement incité à écrire Melpomène, histoire de la Tragédie grecque, c'est que, en dehors du livre de H. Patin que j'ai cité plus haut, il n'existe pas actuellement en français de travail d'ensemble sur la matière. Et encore les Études de H. Patin sont-elles conçues sur un autre plan. Des œuvres similaires existent dans d'autres langues, par exemple les beaux ouvrages de Geffken, de Haigh et de G. Norwood, que j'indique plus loin. Mais ils ne traitent pas tout le sujet d'un bout à l'autre. J'ai voulu être méthodique et suivre purement et simplement l'ordre chronologique, de façon à guider le lecteur pas à pas dans l'histoire du développement dela tragédie grecque.
   Parmi les ouvrages les plus récents, j'ai puisé largement dans les excellentes éditions des Universités de France publiées sous le patronage de l'Association Guillaume Budé, et particulièrement dans leurs notices. Je dois ainsi une grande partie de ma documentation la plus récente à MM. Mazon (pour Eschyle), Masqueray (pour Sophocle), Méridier et H. Grégoire, ainsi qu'à mon maître regretté, L. Parmentier (pour Euripide).
   Pour les pièces fragmentaires, indépendamment des Tragicorum graecorurn Fragmenta de Nauck (Leipzig, Teubner, 1889), je me suis surtout référé aux travaux d'Ahrens (édition des Tragiques grecs, Paris, Didot, 1849), particulièrement pour Eschyle, de Pearson (Sophocles) pour Sophocle et de Hartung (Euripides restitutus, Hambourg, Perthes, 1843) pour Euripide.
   J'ai corrigé ce que ceux du premier et du troisième avaient de suranné en m'aidant, entre autres livres et articles de revue récents, du magistral ouvrage de M. L. Séchan intitulé Études sur la tragédie grecque dans ses rapports avec la céramique. (Paris, Champion, 1926), qui venait précisément de paraître quand j'ai commencé le présent livre.
   Pour les auteurs qui viennent après les trois grands tragiques ou qui ont été leurs contemporains, outre l'ouvrage cité de Nauck et un certain nombre d'articles, j'ai mis largement à profit l'intéressant livre de A. E. Haigh, The tragic drama of the Greeks (Oxford, Clarendon, 1896). J'ai eu constamment sous les yeux également Die griechische Tragödie de J. Geffken (Leipzig & Berlin, Teubner, 1921) et Greek Tragedy de G. Norwood (Londres, Methuen, 1920).
   Évidemment je ne me dissimule pas que, malgré tout le temps et tous les soins que je lui ai consacrés, mon livre est loin d'être parfait. Aussi est-ce avec reconnaissance que je recevrai les remarques qui me seront adressées en vue de son amélioration.
   Je sais aussi que c'est une Melpomène bien mutilée, bien incomplète que je présente ici. Elle a malheureusement subi les dégradations du temps comme, hélas ! la plupart des œuvres d'art que l'antiquité nous a léguées ! Mais il faut bien se résigner à la laisser dans cet état, à moins que la papyrologie, par exemple, ne nous révèle quelque jour les productions que nous considérons aujourd'hui comme perdues à jamais.
   J'espère toutefois que mes lecteurs pourront se faire une idée au moins approximative de ce que fut cette éclosion gigantesque, grandiose, prestigieuse, d'œuvres pleines de mouvement, de vie, de couleur et de beauté. »

10 euros (code de commande : 1817*).

 

WOOLLEY (Leonard) — Abraham. Découvertes récentes sur les origines des Hébreux. Traduit de l'anglais par A. et H. Collin Delavaud. Paris, Payot, 1936. In-8° broché, 241 p., (collection « Bibliothèque Historique »).
Table des matières :
   Introduction.
   Chapitre I. Abraham et Ur.
   Chapitre II. Abraham. Autorité de la tradition.
   Chapitre III. Ur au temps d'Abraham. La ville et ses monuments.
   Chapitre IV. Ur au temps d'Abraham. La société.
   Chapitre V. Abraham. L'influence de la cité.
   Chapitre VI. Abraham. Le dieu familial.
   Chapitre VII. Abraham. Le témoignage écrit.
   Schéma chronologique des personnages mentionnés dans l'ouvrage.
   Index.

13 euros (code de commande : 18095).


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C.C.P. en France : Relevé d'Identité Postal

 Établissement

 Guichet

 Numéro du compte

Clé

 20041

 01005

1215561G026

 12