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ANTONIADIS-BIBICOU
(Hélène) Recherches sur les douanes
à Byzance. L'«
Octava », le « kommerkion » et commerciaires.
Paris, Armand
Colin, 1963. In-8° broché, 291 p., illustrations et
cartes dépliantes hors texte, (collection « Cahiers
des Annales », n° 20).
20
euros (code de commande : 182/68).
L'Antiquité classique.
Revue semestrielle, publiée
avec l'appui du Ministère de l'Éducation Nationale
et de la Culture et de la Fondation Universitaire. Tome XLVIII, 1979, 1er fasc. Bruxelles, 1979.
In-8° broché, 453 p.
@ Ce volume contient :
Articles :
ARCE (Javier) La educación del Emperador
Constancio II. 15 p.
CRAIK (Elizabeth M.) Philoktetes : Sophoklean Melodrama.
15 p.
MURRU (Furio) Sull'origine delle teoria localistica
di Massimo Planude. 16 p.
RANTZ (Berthe) Objets romains trouvés à
Anvers en 1608. 37 p., planches hors texte.
TOUWAIDE (Alain) Le sang de taureau. 10 p.
Mélanges - Varia :
BERTEAU (R.) Similitudo. 7 p.
BODSON (Liliane) Redécouvrir les animaux antiques.
8 p.
BÖHM (Richard Gregor) Ciceroniana. 7 p.
EVANS (J.A.S.) Herodotus and Athens : The Evidence
of the encomitum. 7 p.
GIANGRANDE (Giuseppe) À propos d'une nouvelle
anthologie des lyriques grecs. 5 p.
GRILLONE (A.) Umili e potenti, assennatezza e ostinazione
nelle prime tragedie euripidee. 6 p.
HOEKSTRA (A.) Hésiode, Travaux, 391-2.
4 p.
MEULDER (Marcel) Un aspect platonicien de la mètis
: logismòz met aisqhsewz. (Plat., Rép., VIII, 546 b 2-3).
9 p.
RAPSAET (Georges) La faiblesse de l'attelage antique
: la fin d'un mythe ? 6 p.
VERBANCK-PIÉRARD (Annie) À propos d'un
livre récent sur les vases antiques. Réflexions
de lecture. 10 p.
Chronique :
POUCET (Jacques) Le Latium protohistorique et archaïque
à la lumière des découvertes archéologiques
récentes. (Deuxième partie.) 44 p.
Suivent 232 p. de comptes rendus.
15 euros (code de commande
: 8600).
[ARISTOTE]. ABEL (Armand)
Aristote. La légende
et lhistoire. Bruxelles,
Office de Publicité, 1944. In-12 broché, 84 p.,
(« Collection Lebègue », 5ème série,
n° 54).
6 euros (code de commande
: 2227).
L'Art
grec. L'art et la
civilisation de la Grèce ancienne par Kostas
Papaiannou. Les sites archéologiques de la Grèce
et de la Grande-Grèce par Jean Bousquet,
M.F. Billot, P.C. Bol, P. Bruneau, P.
Courbin, C. Doumas, P. Ducrey, R. Felsch,
M. Fourmont, D. Gaye, Z. Kiss, D. Knoepfler,
C. Le Roy, C. Llinas, J. Mlynarczyk, E.
Ripoll-Rerelloo, G. Roux, F. Salviat, A.
et A. Schnapp, R. Treuil. Paris, Mazenod, 1975. In-4°
sous reliure et jaquette d'éditeur, 636 p., très
nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection
« L'Art et les Grandes Civilisations »,
n° 3), exemplaire en très bel état.
Avant-propos de l'éditeur
:
C'est sur cette terre prestigieuse de la Grèce
des temps héroïques et mythologiques, que s'accomplit,
au cours des VIe et Ve siècles avant notre ère,
la plus importante révolution artistique de tous les temps.
L'histoire de ces siècles, incomparables et fulgurants,
témoins de la profonde mutation d'un peuple, sera donc
le thème principal de ce livre.
Sur le territoire de la Grèce actuelle,
les fouilles entreprises depuis le siècle dernier ont
permis de retrouver les traces de très anciennes civilisations
dont certaines remontent au-delà du IVe millénaire
avant notre ère. Les célèbres idoles cycladiques
sont datées de 2500 à 2000 ans. En Crète,
le premier palais de Cnossos a été construit vers
2000-1800 et les chefs-d'uvre découverts dans les
tombes de Mycènes datent du XVIe siècle. C'est
au milieu du deuxième millénaire que la civilisation
Crétoise a connu son apogée pour disparaître
définitivement en 1400 et celle de Mycènes sombre
vers 1200, soit près d'un demi-millénaire avant
que ne s'élèvent les premiers grands temples grecs
et que ne soit sculpté le Kouros de Kroïsos.
Les remarquables témoignages d'art de
ces anciennes civilisations qui sont parvenus jusqu'à
nous font naturellement partie du patrimoine artistique de la
Grèce et nous publions, en tête de cet ouvrage,
certains d'entre eux, choisis parmi les plus significatifs. Nous
nous réservons, toutefois, de les étudier longuement
dans un prochain volume que nous consacrerons à la naissance
des civilisations et de l'art dans tout le bassin méditerranéen
et sa périphérie.
Bien que les principes de présentation
de ce livre soient semblables à ceux de tous les volumes
de cette collection, sa conception même s'écarte
sensiblement des ouvrages qui l'ont précédé.
En effet, Préhistoire de l'art occidental d'André
Leroi-Gourhan et L'art de l'ancienne Égypte de
Kazimierz. Michalowski, étaient l'uvre d'un seul
auteur alors que L'art grec a été réalisé
par une équipe.
Il nous a semblé, justifiant en cela
le but de cette collection, qu'il était préférable
d'inaugurer ce volume exceptionnel par une importante étude
dans laquelle une place, elle-même exceptionnelle, serait
donnée à la civilisation, à l'histoire,
à la philosophie, à la littérature grecques,
en un mot à l''homme grec. Aussi, est-ce à Kostas
Papaioannou, éminent helléniste, d'origine grecque,
mais fixé depuis de longues années en France, spécialiste
de l'art grec et de ses sources et grand admirateur de l'art
contemporain, donc de la création artistique, que nous
avons confié le texte général de ce livre.
En une vaste et remarquable fresque, il nous
décrit cette incomparable civilisation, la naissance et
l'apogée d'un art nouveau, ces artistes de génie
qui ont fixé, il y a plus de deux mille ans, les canons
d'une architecture d'une beauté et d'une science exceptionnelles,
ceux d'une image de la perfection du corps humain et un critère
de la beauté qui ont marqué et marquent encore
profondément, de nos jours, notre civilisation occidentale,
malgré la longue et somptueuse coupure des grands siècles
de l'art chrétien du Moyen Âge et les révoltes
de l'art baroque. Et c'est pour échapper, une fois de
plus, à cette extraordinaire emprise que les artistes
créateurs et révolutionnaires de notre vingtième
siècle ont inventé le fauvisme, le cubisme, un
nouvel espace pictural, les abstractions géométriques
ou lyriques, les déformations systématiques du
corps humain. Pourtant, certaines périodes de Picasso
révèlent indiscutablement chez leur auteur une
nostalgie de l'esthétique grecque notamment dans ces beaux
dessins si près des figures tracées sur les lécythes
à fond blanc du Ve siècle.
En contrepoint de cette première partie,
la deuxième partie de l'ouvrage, extrêmement importante,
puisqu'elle comprend la description des sites archéologiques
de la Grèce et de la Grande Grèce et toute l'iconographie
documentaire, a été réalisée par
des spécialistes, archéologues, fouilleurs, professeurs
d'archéologie, tant français qu'étrangers,
anciens membres de l'École française d'Athènes,
de l'Institut archéologique allemand, de l'Institut d'archéologie
méditerranéenne, etc., avec la collaboration de
Philippe Bruneau.
L'éminent archéologue Jean Bousquet,
dont nous ne saurions trop souligner ici la part importante qu'il
a prise à la réalisation de ce volume, a bien voulu,
en plus des grandes études qu'il a écrites sur
Athènes et Delphes, assumer la lourde responsabilité
de revoir entièrement l'illustration de ce livre, les
légendes, tableaux et répertoires. L'éditeur
lui exprime ici toute sa reconnaissance.
L'organisation de l'illustration en couleur
de cet ouvrage est également nettement différente
de celle que nous avions adoptée pour les précédents
volumes. En effet, la lecture du texte de Kostas Papaioannou
aurait incontestablement souffert d'être constamment interrompue
par des illustrations en regard du texte ou par de trop nombreux
renvois à des références. Aussi, avons-nous
groupé à la suite du texte, toutes les planches
en couleur, en ne gardant que quelques illustrations placées
à titre symbolique et non stylistique en tête de
chaque chapitre. Par exemple, la belle peinture de vase d'Exékias :
Ajax portant le corps d'Achille, évoque l'un des thèmes
célèbres de l'Iliade et la stèle
de Démocleidès symbolise davantage la mélancolie
de l'art funéraire du IVe siècle que son style
proprement dit.
Nous avons suivi naturellement un ordre chronologique
pour la présentation des uvres reproduites en couleur,
mais dans un sens large, car souvent il nous a paru plus fécond
pour le lecteur de grouper certaines uvres par genre ou
par thème. Ce principe est adopté également
pour la partie iconographique documentaire de l'ouvrage. Ainsi,
on peut suivre l'admirable défilé des kouroi et
des korés pendant plusieurs décennies. De même,
nous avons groupé en deux grandes périodes les
magnifiques peintures de vases, en évitant toutefois la
facilité de trop grands agrandissements qui souvent dénaturent
l'uvre elle-même.
On sait les très grandes difficultés
que représente la reproduction en couleur de la sculpture,
aussi, généralement, le lecteur ne connaît-il
la sculpture grecque que par l'intermédiaire de photographies
en noir et blanc. Dans la suite de planches reproduites ici en
couleur, nous avons réservé une très large
place à la sculpture car seule la couleur permet de restituer
à ces uvres la beauté et la variété
de leur matière et souvent d'y déceler les traces
de cette polychromie dont étaient recouvertes les sculptures
de la Grèce antique.
L'uvre sculptée grecque nous a
laissé d'admirables chefs-d'uvre ; mais les
ans, les mutilations, le vandalisme ont réduit la plupart
d'entre eux à un état souvent très fragmentaire.
Malheureusement, certains détails, aussi remarquables
qu'ils soient, ne sauraient à eux seuls recréer
la beauté et la grandeur de l'ensemble dont ils étaient
partie intégrante et, en admirant la superbe arabesque
d'un corps humain, on pourrait trop facilement oublier qu'elle
fut conçue pour participer à la composition et
au rythme d'une frise ou d'un fronton.
Nous nous sommes donc efforcés de publier
dans ce livre, par des reconstitutions photographiques, de grands
ensembles de frises et de frontons. Ainsi, par un assemblage
de douze photographies, nous présentons, dans sa totalité,
le célèbre fronton Ouest du temple de Zeus d'Olympie
dont la longueur dépasse vingt mètres. Ce même
principe nous permet d'admirer, dans leur développement,
les magnifiques frises du Trésor de Siphnos à Delphes,
celles de Xanthos et, en d'importants fragments, la belle ordonnance
de celles de Bass, etc.
Mais cette tentative fût restée
bien incomplète si elle n'avait été réalisée
également avec les célèbres sculptures du
Parthénon. Nous avons donc tenté dans ce livre
une restitution intégrale des quatre admirables frises
de Phidias. L'entreprise était périlleuse car,
si la frise ouest « in situ » est presque
complète, par contre, les plaques des autres frises sont
disséminées dans trois musées, ou très
endommagées ou perdues. Une très grande partie
des frises a été transportée par Lord Elgin
à Londres où elle est exposée au British
Museum, de très nombreuses plaques sont conservées
au Musée de l'Acropole à Athènes, enfin
les célèbres Ergastines, de la frise Est, sont
l'une des pièces maîtresses de la collection grecque
du Musée du Louvre.
Il est donc matériellement impossible
de voir ces frises dans leur ensemble, de suivre la magnifique
suite des deux immenses processions et d'admirer la majestueuse
composition de l'Assemblée des Dieux de la frise Est,
l'un des chefs-d'uvre de tous les temps. Cette restitution
photographique a pu être réalisée grâce
à un assemblage extrêmement délicat de plus
de 120 photographies prises au British Museum, au Musée
de l'Acropole et au Louvre. Les dessins que Carrey exécuta
sur place au Parthénon en 1674, avant le bombardement
du temple par les Vénitiens, nous ont été
des plus précieux. Nous reproduisons certains de ces relevés
représentant des plaques perdues depuis. Le lecteur peut
voir l'ensemble de ces quatre frises, document que nous croyons
unique au monde, aux pages 309 à 320 de ce livre.
Enfin, le lecteur pourrait être étonné
de constater l'absence, dans le corps même de l'ouvrage,
de répliques et copies antiques, souvent romaines, d'uvres
de sculpteurs grecs célèbres. Ce volume étant
consacré à la création artistique, il nous
a semblé logique de ne pas présenter sur un même
plan, intercalées entre des uvres authentiques,
des copies, si belles ou réussies qu'elles soient, mais
exécutées souvent plusieurs siècles après
l'uvre originale par des artistes d'une civilisation et
d'une sensibilité nettement différentes de celles
de leur créateur. Ces répliques ou ces copies ont
toutefois l'inestimable mérite de nous permettre d'imaginer
ce que pouvait être, entre autres, l'uvre d'un Praxitèle,
dont nous ne connaissons malheureusement les sculptures qu'à
travers elles. C'est donc en fin d'ouvrage que nous publions,
à titre documentaire, certaines de ces copies parmi les
plus célèbres.
Nous avons déjà souligné
ailleurs l'extrême importance que nous attachons à
la beauté et à la qualité technique des
illustrations de cette collection. Aussi, pour obtenir une grande
homogénéité dans l'illustration et publier
des documents inédits, toutes les photographies sont exécutées
spécialement pour chacun des ouvrages de cette collection,
au cours de missions que nous envoyons sur place.
Les très belles photographies de ce
volume sont de Jean Mazenod, qui était l'auteur également
d'un nombre important de photographies de L'art de l'ancienne
Égypte. Pour réunir la documentation de base
de cet ouvrage, trois missions furent nécessaires. Organisées
et dirigées par Jean Mazenod, elles ont parcouru la Grèce,
la Sicile, l'Italie du Sud et ont effectué de nombreuses
séances au British Museum, à Munich et au Louvre.
Suivant une méthode que nous appliquons pour chaque volume,
les premières missions sont destinées à
faire une rapide « couverture » et les
premiers documents à bâtir une maquette de l'ouvrage.
De très nombreuses photographies sont refaites au cours
des voyages ultérieurs tenant compte de l'angle et de
l'éclairage qu'il fallait adopter pour certaines uvres
et pour le rythme même de l'ouvrage. Les photographies
en couleurs des sculptures sont extrêmement délicates
à réussir ; la matière, la nature même
de l'uvre, ses couleurs, peuvent être selon l'intensité
de l'éclairage et son environnement, gravement dénaturées.
Nos missions photographiques ont retrouvé pour cet ouvrage,
les mêmes difficultés déjà rencontrées
pour les précédents livres, uvres d'un accès
difficile ou scellées dans des vitrines, manque de recul,
etc., mais tous ces problèmes ont été magnifiquement
résolus.
80 euros (code de commande
: 15978).
BERGASSE (Henry) Le tocsin
de la décadence.
Leçons de la décadence romaine pour les hommes
d'aujourd'hui. Paris, Les Belles
Lettres, 1975. In-8° broché, 218 p. une carte.
6 euros (code de commande
: 6103).
BESSE
(Marie) L'Europe du 3e millénaire avant notre
ère : les céramiques communes au Campaniforme. Études des ensembles céramiques
de l'habitat de « Derrière-le-Château »
à Géovreissiat et Montréal-en-Cluse (Ain,
France), de la région Rhin-Rhône et de l'Europe
continentale. Lausanne,
Cahiers d'Archéologie Romande, 2003. In-4° broché,
223 p., illustrations, (collection « Cahiers
d'Archéologie romande », n° 94), exemplaire
bien complet des annexes sur CD-Rom et en très bel état.
Introduction :
Marquant la transition entre le Néolithique
et l'âge du Bronze au cours du 3e millénaire avant
J.-C., le Campaniforme est généralement défini
par différents types de céramique décorée,
par le gobelet campaniforme non décoré et par un
ensemble d'artefacts comme les brassards d'archer, les pointes
de Palmela, les poignards à soie et les pendeloques arciformes.
Un autre ensemble céramique lui est associé constitué
de formes déjà présentes dans le substrat
chalcolithique ou néolithique final régional, ainsi
que de formes nouvelles apparaissant avec les gobelets décorés.
Il s'agit de la Begleitkeramik ou de la céramique
dite commune ou d'accompagnement.
Bien que de nombreuses études aient
été menées sur cette période, elle
reste encore mal définie lorsqu'on tente de l'aborder
dans son ensemble. S'agit-il d'une idéologie ? de populations?
de migrations d'un ou de plusieurs groupes humains ? en une ou
plusieurs vagues ? venant d'où et allant où ?
Nous tenterons de répondre à
ces questions en nous basant sur la céramique commune
campaniforme en dépit de l'hétérogénéité
de la documentation archéologique. Le Campaniforme offre
en effet une documentation quantitativement et qualitativement
très différente selon les aires géographiques.
Certaines régions, comme la Bretagne (France), ne livrent
que des sépultures, et dans ce cas précis il s'agit
de tombes collectives. D'autres offrent également des
tombes, mais elles sont alors individuelles (Bohême, République
tchèque). Les habitats, lorsqu'ils sont présents,
sont conservés de façon différente selon
l'acidité du milieu dans lequel ils sont implantés.
Nous nous trouvons donc face à d'importants problèmes
en matière de comparaisons : on court le risque d'élaborer
une explication d'ordre historique à l'échelle
européenne sur la base de faits archéologiques
difficilement comparables d'une région à l'autre.
La céramique présente elle aussi, d'un point de
vue strictement descriptif, des distinctions régionales.
Le statut d'un type céramique ne peut donc que difficilement
être mis en évidence pour l'ensemble du Campaniforme.
La relation avec le substrat sur lequel le
Campaniforme naît et se développe n'a pas été
étudiée de manière systématique.
Sur l'ensemble de l'Europe Campaniforme, à l'exception
toute relative de l'extension de la céramique cordée,
on observe une rupture entre la céramique du substrat
régional et les céramiques décorées
campaniformes. Il n'y a en effet aucune céramique appartenant
aux cultures du Néolithique final régional ou Chalcolithique
offrant les mêmes décors que ceux attribués
au Campaniforme. La question qui se pose alors est celle de l'existence
de céramiques communes campaniformes dont le type est
déjà présent dans le substrat régional
(Néolithique final ou Chalcolithique), c'est-à-dire
d'une éventuelle filiation Néolithique final Campaniforme
du point de vue de la céramique commune.
Outre la recherche de l'origine dans le substrat
régional, l'étude de la céramique commune
du Campaniforme permet de compléter les connaissances
sur cette période à trois niveaux :
1° - au niveau européen et nord-africain,
c'est-à-dire à l'échelle de l'extension
géographique maximale du Campaniforme, il est possible
de mettre en évidence des domaines géographiques
distincts dont certains présentent une céramique
commune propre à cette période. Les liens établis
entre ces entités culturelles devraient permettre de préciser
les régions où le Campaniforme ou un
certain type de Campaniforme s'est implanté
et développé, délimitant ainsi les axes
de diffusion et d'échanges ;
2° - au niveau d'une région, l'étude
de la céramique commune doit faciliter la définition
d'entités culturelles géographiquement plus restreintes
;
3° - au niveau du gisement, enfin, une
étude typologique et spatiale devrait permettre de déterminer
la fonction de structures, de bâtiments, de certaines zones,
et de mettre en évidence des différences dans la
gestion de l'espace domestique, différences qu'il s'agira
d'interpréter en terme d'organisation sociale.
Outre un historique des recherches (chapitre
2), nous définirons ce que nous entendons par céramique
commune du Campaniforme (chapitre 3). Puis, nous aborderons
l'exemple du site de Derrière-le-Château à
Géovreissiat et Montréal-la-Cluse dans l'Ain (France),
montrant quel peut être l'apport concret de l'étude
de cette céramique dans la compréhension de l'organisation
sociale du site (chapitre 4). Cette étude sera étendue
à l'Europe continentale : Allemagne, Autriche, Belgique,
France, Hongrie, Nord de l'Italie, Pays-Bas, Pologne, République
tchèque, Slovaquie et Suisse, et nous nous attacherons
à préciser la nature des liens qui relie la céramique
commune à la céramique du substrat régional
(chapitre 5). Cette approche nous amènera, enfin, à
la définition du contexte culturel du gisement de Derrière-le-Château
et à l'évaluation du degré de pertinence
lié à l'existence d'un groupe culturel homogène
centré sur la région Rhin-Rhône (chapitre
6).
30 euros (code de commande
: 17850).
BÓGAERT
(A.). A. Bógaerts Roomsche Monarchy, ...
Amsterdam,
Joannes Oosterwyk, 1718.
Très bel exemplaire, bien complet de
toutes ses gravures.
BREUER
(Jacques) La Belgique romaine. Nouveau tirage revu et accompagné d'une
carte. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1966. In-8° broché,
126 p., une carte hors texte à déplier, (collection
« Notre Passé »), bel exemplaire.
Introduction :
Tout
ouvrage révèle un peu de l'intimité de son
auteur : ce petit livre paraîtra en retard et sera
très inégal. Je crains même qu'il ne soit
bien au-dessous de ce qu'on attend et je m'en excuse sans trop
espérer de pardon.
Que dirait à son public un conservateur
de Musée, près de la porte de galeries dont on
cherche en vain la clef, ou devant des vitrines vidées
de leurs collections ? Que peut faire d'utile l'archéologue
qui n'étale pas un choix d'illustrations montrant ce dont
il parle, sites, monuments ou objets ? Je me le suis demandé
en commençant d'écrire, comme je me le reproche
un peu, à l'heure où je rédige, après
coup et d'un cur contrit, cette petite introduction !
Car il est plus facile de montrer et de commenter
des objets ou leurs images, à l'intention d'un public :
une partie vous prêtera quelque attention selon le moment ;
le reste regardera tel monument à son goût quand
vous parlerez d'un autre, critiquera la disposition des lieux
ou des objets, la rédaction des étiquettes, se
livrera à mille autres distractions encore.
Mais lire une conférence ou
la suivre tandis que la, lanterne magique demeure
rétive !...
Le présent volume n'est donc qu'une
introduction, un peu longue, qui servira, si l'on en laisse tomber
beaucoup, à renforcer la « culture générale ».
Ceux qui, par la suite, visiteront une collection ou quelques
sites d'époque romaine s'en souviendront peut-être
et chercheront parmi les ouvrages cités dans mes dernières
pages, un volume qui les documente mieux que le mien. On s'accordera
avec mot pour souhaiter qu'alors cette bibliographie sommaire
n'ait pas trop vieilli.
J'ai tenté de grouper l'essentiel de
nos connaissances tout en ouvrant, ça et là, des
aperçus très brefs sur les moyens d'investigation
et sur la méthode.
Résumer ce que les textes nous apprennent
de positif sur un territoire limité comme le nôtre ;
parcourir le pays pour y retrouver les traces de Rome ;
visiter, en. pensée, ou dans certaines collections, les
débris recueillis par les fouilleurs, et en tirer quelque
enseignement ; assister enfin à la chute de la puissance
romaine et faire la balance de ce qui fut perdu, de ce qui est
encore latent ou même toujours vivace, tel était
le but. Si mes lecteurs viennent un jour sur le terrain ou dans
un musée, pour mieux voir ce dont je parle ici, ce but
sera atteint.
10 euros (code de commande
: 16274).
BULFINCH
(Thomas) The Trojan War. With
introductory notes on the Grecian Divinities adapted from The
Age of Fable by Thomas Bulfinch.
New York, Volck, 1957. In-8° sous cartonnage d'éditeur,
54 p.
Note de l'éditeur
:
Thomas
Bulfinch was born July 15th, 1796 in Newton, Mass., the son of
Charles and Hannah Bulfinch. He attended Phillips Exeter Academy
and was subsequently graduated from Harvard University in 1814.
After graduation he did some teaching and a little clerking,
but he seemed to have no liking for world affairs and was content
to spend most of his time in study and writing. By far, his most
successful work is The Age of Fable. It is a successful
attempt to make mythology interesting, and has gone through several
editions. It is considered one of the most authoritative volumes
on the subject and is still widely used as a reference work.
Bulfinch never married and lived most of his life with his parents.
He was a mild, gentle personality, and compensated for the lack
of'excitement in his own life by his absorption in writing about
Gods and Heroes of legend. He died in Boston on May 27th, 1867.
10 euros (code de commande
: 16459).
BURNET (Albert -J.) Aventures
égyptiennes. Illustrations de l'auteur. Bruxelles, La Renaissance
du Livre, 1962. In-8° broché, 97 p., planches hors
texte.
9 euros (code de commande
: 4757).
Byzance
après Byzance. [Monaco],
EFG Eurofinancière d'Investissements, 1998. In-4°
broché, 304 p., très nombreuses illustrations
en couleurs.
Ouvrage publié à l'occasion
de l'exposition « Art Sacré Postbyzantin »
organisée au Sporting d'Hiver, à Monte-Carlo, du
11 au 26 avril 1998 dans le cadre du « Printemps des
Arts de Monte-Carlo.
Introduction :
Si les Grecs anciens ont mis des siècles
pour inventer la perfection du corps humain, les chrétiens
en ont mis autant pour l'oublier. Par cette remarque, André
Malraux a parfaitement dépeint le trait fondamental de
l'art qui exprime la Nouvelle religion, dont les fidèles
ont comme impératifs majeurs le salut de l'âme et
l'obtention de la vie dans l'au-delà. La sublimation de
la matière, l'intériorisation des sentiments et
l'idéalisation des corps qui en résulteront résument
la nouvelle éthique : elle conduit à une mystique
tout imprégnée de lumière intérieure,
et exercée à travers une vie chaste, austère
et ascétique. L'art byzantin, expression principale de
cette tendance (notamment après le triomphe du christianisme
et l'élaboration définitive du dogme de la foi
droite, de l'Orthodoxie), adopta le style qui souligne la primauté
du spirituel et porte dorénavant la charge d'une émotion
inédite. Grâce à la stylisation des formes
et à une admirable économie des lignes qui leur
confèrent un aspect majestueux et hiératique, les
uvres de l'art byzantin témoignent d'une piété
pleine d'humble certitude, tournée vers la transcendance.
L'abondance de couleurs vives, déployées sur un
fond d'or, des icônes byzantines symbolise l'inlassable
effort pour la quête de la lumière mystique, seul
espoir de rapprochement avec Dieu et preuve de la perfection
spirituelle.
Même si les antécédents
artistiques sont les remarquables portraits de Fayoum, l'icône
est pour le chrétien autre chose que la simple représentation
d'un saint ou la transcription d'une scène religieuse.
L'icône est le lieu de rencontre, le point d'intersection
entre l'adorant et l'adoré. Le culte adressé à
l'icône passe sans autre intermédiaire à
son archétype ; l'existence des icônes miraculeuses,
ou encore des icônes « non faites de main d'homme
» (acheiropoiètos), témoigne, si besoin était,
de cette intime relation du fidèle avec le divin, par
et grâce à l'icône sainte. Disons-le tout
net, l'icône orthodoxe n'est pas une uvre d'art,
elle est un objet de culte majeur. Ainsi, on comprend pourquoi
ces icônes, peintes sur bois, ou plus rarement en mosaïque,
sont les compagnes des fidèles non seulement dans l'église,
mais aussi dans leur maison et dans tous leurs déplacements:
protectrices contre tous les maux que les aléas de la
vie réservent aux humains, elles éloignent danger
et menaces, bouclier invincible contre les mauvais esprits et
les viles rencontres.
L'origine de cette ferveur remonte aux temps
des apôtres : la tradition veut que la première
icône de la Vierge ait été peinte par l'évangéliste
Luc, ce que rappelle une des plus émouvantes hymnes de
la liturgie grecque, la première qui vienne aux lèvres
de tout chrétien quand il veut s'adresser à celle
qui est Notre Dame la Miséricordieuse.
Ce sont particulièrement les icônes
de la Sainte Vierge qui peuplent en Grèce les plus humbles
sanctuaires, mais aussi les iconostases des fidèles. La
Sainte Vierge représente pour le monde orthodoxe, en tant
que Mère du Seigneur, la source intarissable de la Vraie
Vie, qualificatif qu'on lui attribua surtout après le
concile de Chalcédoine (en 451), qui reconnut Marie non
seulement comme Christotokos (Mère du Christ) mais comme
Théotokos (Mère de Dieu). C'est la Sainte Vierge
qui est invoquée par l'un de ses multiples noms (La Miséricordieuse,
La Conductrice, Celle au Doux Baiser, La Toujours Reine, La Rosé
Éternelle, etc.), c'est à elle que s'adressent
les fidèles (et même les incroyants) pour qu'elle
leur vienne en aide en des moments de désarroi et de détresse.
C'est à elle que nous devons l'inépuisable série
des chefs-d'uvre qui expriment la foi fervente de tout
orthodoxe et constellent jusqu'à nos jours les églises
de Grèce, des Balkans, de Russie. Faut-il s'étonner
que la pieuse collection Latsis contienne, entre autres, un nombre
appréciable d'icônes de la Vierge, qu'elle propose
généreusement à nos regards émerveillés,
avec des croix, des stavrothèques, des encensoirs et autres
objets de culte datant des premiers siècles de notre ère
jusqu'à aujourd'hui, et qui recréent pour nous
l'atmosphère d'une « Ecclesia mobilis » mystique
?
50 euros (code de commande
: 17896).
CAGNAT
(René) et GOYAU (Georges) Lexique des antiquités
romaines rédigé
sous la direction de R. Cagnat membre de l'Institut, professeur
au Collège de France, par G. Goyau membre de l'École
française de Rome. Avec la collaboration de plusieurs
élèves de l'École normale supérieure.
Ouvrage illustré de planches et de nombreux dessins inédits.
Deuxième tirage. Paris,
Fontemoing, 1896. [Paris.
Librairie Thorin & Fils, A. Fontemoing, successeur. Libraire
du Collège de France, de l'École Normale Supérieure,
des Écoles françaises d'Athènes et de Rome,
de la Société des Études historiques, 4,
rue Le Goff, 4. 1896.] In-8°
broché, [3 (faux-titre, liste des ouvrages de René
Cagnat, titre en rouge et noir)], [1 bl.], IV, 332, [1 (colophon)],
[3 bl.] p., 3 illustrations hors texte : une en couleurs
(Pictura), une vue du Forum (double page) et un plan de Rome
à l'époque impériale (double page coloriée).
Préface :
Ce
Lexique n'est point une uvre d'érudition
originale : il y a entre lui et le Dictionnaire des Antiquités
grecques et romaines que dirige M. Saglio à peu près
la distance qui sépare le grand dictionnaire de Forcellini
de ceux de M. Sommer ou de M. Châtelain. C'est dire que
nous avons eu surtout en vue, en le rédigeant, l'intérêt
de l'enseignement secondaire, de ses maîtres, de ses candidats,
de ses élèves les plus avancés. Nous avons
voulu, en somme, leur offrir un supplément aux dictionnaires
latin-français qu'ils ont entre les mains. Dans ceux-ci,
ils trouvent avec la forme des différents mots, leurs
significations diverses et leurs acceptions variées, aussi
bien concrètes qu'abstraites ; mais le sens des mots,
rendu généralement par une seule expression y reste
toujours enveloppé d'un certain vague ; il est impossible
d'y échapper aux synonymes et aux à peu près :
ainsi solea et crepida y sont tous deux traduits
par « sandale », statera et libra
par « balance ». Notre lexique est précisément
destiné, dans notre pensée, à distinguer
les synonymes, à préciser les à peu près,
soit au moyen de quelques lignes d'explication, soit par des
figures. Un livre de cette sorte ne serait pas une nouveauté
en Allemagne ; en France nous ne possédons guère,
dans cette catégorie, que la traduction du dictionnaire
de Rich, par M. Chérucl. Mais outre que ce volume, malgré
plusieurs rééditions successives, est déjà
vieux de plus de trente ans, « grande mortalis
aevi spatium », surtout pour une uvre scientifique
à notre époque, il se limite presque exclusivement
aux termes d'archéologie ; de plus, il fait une grande
part aux mots de basse époque et aux expressions techniques
qu'ignorent les écrivains latins de l'âge classique.
Nous avons, au contraire, sauf de rares exceptions qui se légitiment
elles-mêmes, écarté à dessein les
ternies qui ne figurent pas dans les grands auteurs ; mais
à ceux-ci nous avons fait une très large place
en admettant dans ce volume tous ceux qui sont employés
dans la langue du droit public ou privé, tous ceux qui
ont quelque rapport avec les institutions civiles ou militaires
de la république et du haut-empire, jusqu'à Dioclétien.
C'est par là que le présent Lexique se distingue
de celui de Rich et que dans bien des cas où ce dernier
ne donne point de réponse le nôtre pourra être
consulté avec fruit.
On ne s'étonnera pas que nous n'y ayons
introduit, à l'appui de nos assertions, aucune référence.
En pareil cas, il n'y a pas de demi-mesure possible : ou
bien il faut justifier tout ce que l'on dit ou se contenter d'affirmer
sans preuves à l'appui. Le premier parti n'a qu'un inconvénient
qui est de doubler la grosseur d'un volume et d'en augmenter
le prix ; nous n'avons pas hésité à
nous décider pour le second, persuadés que ceux
qui voudront étudier plus à fond les questions
pour nous contrôler ou nous compléter, trouveront
aisément le moyen de le faire, en se reportant aux manuels
d'antiquité romaine parus depuis dix ans en France ou
à l'étranger.
Comme le titre l'indique, plusieurs auteurs
ont collaboré à ce Lexique : ce sont
avec M. Goyau, six élèves de l'École normale
qui me faisaient il y a deux ans l'honneur d'assister à
mes leçons du Collège de France. Ils ont depuis
passé leur agrégation et sont aujourd'hui les uns
membres des écoles d'Athènes ou de Rome, les autres
professeurs dans nos lycées. Ils se sont chargés
de rédiger la plus grande partie du travail. Chacun d'eux
a signé dans le corps du dictionnaire, par ses initiales,
les articles qu'il a écrits. Les lettres G. G. désignent
M. Gastinel, membre de l'École française de Rome,
les lettres P. J., M. Jouguet, membre de l'École française
d'Athènes, les lettres G. M., M. Michaut, professeur de
rhétorique au lycée de Moulins, la lettre P., M.
Perdrizet, membre de l'École française d'Athènes,
les lettres, M.-A. R., M. Roger, élève de quatrième
à l'École Normale, les lettres F. V., M. Vial,
professeur au Prytanée de la Flèche.
M. Goyau et moi n'avons pas signé nos
articles ; d'une façon générale le
lecteur doit être averti que tous les termes relatifs au
droit et à la religion ont été traités
par M. Goyau, tous ceux qui ont rapport aux institutions financières
et militaires par moi. Quant à la révision de l'ensemble
et à la mise au point de chaque article, j'en ai partagé
la tâche avec M. Goyau ; mais ceux qui connaissent
son activité et sa consciencieuse érudition ne
seront pas surpris si j'affirme qu'il a pris pour lui la grosse
part.
C'est moi seul qui me suis occupé de
l'illustration. Là encore j'ai tenu à me séparer
de Rich ; j'ai procédé, comme pour le choix
des termes insérés dans le Lexique, par
suppression et par addition. Tout d'abord, j'ai négligé
toutes les représentations qui n'apprennent rien, soit
à cause de leur peu de précision, soit parce qu'elles
sont l'image d'objets que tous ont présents aux yeux.
Je n'ai pas cru utile, par exemple, de faire dessiner, comme
Rich, une fourche (art. Furca), une faux (art. Falx),
un pécheur à la ligne (art. Arundo), un
homme chargé d'un fardeau (art. Bajulus), ou portant
sur son dos un sac (art. Saccus) parce que ces figures
ne servent aucunement à éclairer le sens des mois
et que le lecteur, même quand c'est un élève,
n'a pas besoin qu'on lui représente un sac ou une ligne
à pêche pour en connaître la forme :
ce lexique ne devait être ni un livre d'images, ni un recueil
de leçons de choses.
D'autre part, je n'ai pas hésité,
lorsque le sens des mots ne me paraissait pas suffisamment éclairci
par l'explication donnée dans le texte, et à défaut
de représentation antique, à faire composer une
figure d'après les descriptions des auteurs anciens et
les commentaires des modernes les plus autorisés (voir
par exemple l'article Furca). C'est aussi pour obtenir
plus de précision que certains dessins ont été
inégalement traités, les ombres et les détails
étant réservés pour la partie de l'objet
qui est spécialement décrite dans l'article à
propos duquel ils sont produits (voir par exemple au mot Manica).
D'ailleurs, on s'en apercevra aisément, j'ai toujours
eu en vue d'offrir au lecteur, moins la représentation
servile de modèles antiques que des figures utiles et
habilement présentées ; je les ai voulues
avant tout capables de préciser la valeur des mots et
de caractériser des termes que des explications auraient
imparfaitement définis. Si l'on estime que la méthode
est repréhensible, le reproche doit en être épargné
à mes collaborateurs.
Si l'on pense, par contre, que ce Lexique
peut être de quelque utilité aux études classiques,
c'est à eux que l'honneur en doit revenir ; car leur
zèle et leurs efforts combinés ont permis d'achever
en pou de temps un travail qui était, en somme, long et
délicat.
25 euros (code de commande
: 16852).
CAMBIER (O.) L'assistance
médicale dans la Grèce antique. Dour, Annales Médico-Chirurgicales du
Hainaut, 1897. In-8° agrafé, 32 p.
4 euros (code de commande
: 9407).
CASSON (Stanley) Chypre
dans lAntiquité. Édition
française mise à jour par lauteur. Avant-propos
et traduction de G. Walter. Paris, Payot, 1939. In-8°
broché, 214 p., planches hors texte, (collection «
Bibliothèque Historique »), bande dannonce,
quelques soulignements crayonnés.
15
euros (code de commande : 145/60).
[CATALOGUE DEXPOSITION].
Rome face aux Barbares. 1000 ans pour un empire. Daoulas, Centre Culturel Abbaye de Daoulas,
1993. In-4° broché, 207 p., nombreuses illustrations
en noir et en couleurs.
@ Cette
exposition fut organisée à labbaye de Daoulas
du 19 juin au 26 septembre 1993.
20
euros (code de commande : 151/60).
CAVAIGNAC (Eugène)
L'économie grecque.
Paris, Plon, 1951. In-12 broché, VI + 246 p., papier jauni.
9 euros (code de commande
: 101/67).
CERAM (C.W.)
Des dieux des tombeaux des savants.
Traduit de l'allemand par Gilberte Lambrichs. Paris, Club des
Libraires de France, 1955. In-8° oblong sous reliure et Rhodoïd
d'éditeur (maquette de Pierre Faucheux), 241 p. + index,
illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, (collection
« Destin de l'Art », n° 2), exemplaire numéroté
à l'état de neuf.
40 euros (code de commande
: 102/67).
[CÉSAR]. Jules César. Paris, Hachette, 1967. In-8° sous reliure
d'éditeur, 290 p., nombreuses illsutrations en noir et
en couleurs (collection "Génies et Réalités").
13
euros (code de commande : 204/61).
CHARBONNEAUX (Jean) L'art
au siècle d'Auguste.
Lausanne, La Guilde du Livre, 1948. In-8° sous reliure d'éditeur,108
p., 102 héliogravures hors texte, exemplaire numéroté.
10 euros (code de commande
: 7116).
CHARPIN
(Dominique) Lire et écrire à Babylone.
Paris, Presses Universitaires
de France, 2008. In-8° broché, 314 p., illustrations,
cachet ex-libris et date manuscrite à la page de garde.
En quatrième
de couverture :
Vers
3200 avant notre ère, l'histoire de l'humanité
connut un tournant radical : l'écriture fut inventée
à Sumer. Pendant plus de trois mille ans, la civilisation
mésopotamienne fit un usage intensif du cunéiforme,
dont témoignent les centaines de milliers de tablettes
d'argile découvertes à ce jour ; elles renseignent
sur toute la société, des rois jusqu'aux esclaves.
Qui était alors capable de lire et d'écrire ?
Pas uniquement des scribes professionnels : la connaissance
de l'écriture était aussi le fait des élites.
On a découvert des archives non seulement dans des temples
ou des palais, mais aussi chez de nombreux particuliers, qui
gardaient à domicile leurs « papiers de famille ».
Les bibliothèques (ainsi celle d'Assurbanipal, à
Ninive) n'étaient pas tant destinées à conserver
le savoir de l'époque qu'à fournir des instruments
de référence aux différents spécialistes
de la religion (devins, exorcistes, chantres). L'écrit
servait également à communiquer avec l'au-delà :
des messages adressés aux dieux et à la postérité
étaient enfouis par les rois dans les fondations des bâtiments
qu'ils édifiaient... L'auteur restitue ces différents
usages (également marchands et diplomatiques) de façon
aussi précise qu'éclairante.
15 euros (code de commande
: 16443).
COHEN (Robert) Nouvelle
histoire grecque. Paris, Hachette, 1945 (14e mille). In-8°
broché, 390 p., petits manques à la quatrième
de couverture.
9 euros (code de commande
: 2640).
CORTI (Egon Caesar, comte) Vie, mort et résurrection
d'Herculanum et de Pompéi. Traduit de l'allemand
par Henri Daussy. Paris, Plon, 1954. In-8° broché,
234 p., illustrations in et hors texte, exemplaire non coupé.
10 euros (code de commande
: 145/69).

DEFRADAS (Jean) La Grèce.
Paris, Bloud & Gay,
1963. Grand in-8° broché, 130 p., illustration, (collection
« Religions du Monde »), exemplaire à
l'état de neuf, bien complet du feuillet d'errata.
Table des matières
:
- Introduction.
- Les Dieux olympiens.
- Divinités subalternes.
- Les lieux de culte.
- Hommes et Dieux.
- La conscience religieuse.
- Conclusion.
6 euros (code de commande
: 12175).
DELÉAGE (André)
La capitation du bas-empire.
Mâcon, Imprimerie Protat, 1945. In-8° broché,
301 p., 4 planches hors texte, exemplaire non coupé, couverture
passée.
19 euros (code de commande
: 171/63).
[DELVOYE
(Charles)]. Rayonnement grec. Hommages à Charles Delvoye.
Édités par
Lydie Hadermann-Misguich et Georges Raepsaet avec
la collaboration de Guy Cambier. Bruxelles, Éditions
de l'Université, 1982. Fort in-8° broché, 523
p., LXI planches hors texte in fine, (collection « Université
Libre de Bruxelles - Faculté de Philosophie et Lettres »,
n° LXXXIII), couverture soigneusement plastifiée,
exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur
Jean-Jacques Hoebanx.
Après l'avant-propos,
le portrait et la bibliographie des travaux de Charles Delvoye,
ce volume contient :
- La bague en or de Mavro Spelio et
son inscription en linéaire A, par J.-P. Olivier.
- Nouvelles découvertes concernant
les idéogrammes archéologiques du linéaire
A et du linéaire B, par Fr. Vandenabeele.
- Terminologie et formes de dépendance
en Crête, par H. Van Effenterre.
- Le palais de Malia et les jeux de
taureaux, par O. Pelon.
- Formes de la vie primitive et de
la vie civilisée dans les traditions légendaires
de la Grèce, par L. Lacroix.
- La tradition mycénienne en
Orient : ivoires mycénisants et ivoires orientaux archaïques,
par J.-Cl. Poursat.
- Le cratère « géométrique
récent » de Thorikos, par M. et J.
Bingen.
- La fondation de Thasos : archéologie,
littérature et critique historique, par J. Pouilloux.
- Hydruntum (Otrante) et la pénétration
grecque dans la Péninsule Sallentine, par R. Van
Compernolle.
- '¢OlbioV et la félicité des initiés, par P. Lévêque.
- Un chapiteau ionique inédit
à Délos, par P. Courbin.
- Reliefs funéraires attiques
de l'archaïsme tardif, par G. Raepsaet.
- La rencontre d'Héraklès
et de Pholos : Variantes iconographiques du peintre d'Antiménès,
par A. Verbanck-Piérard.
- Une ébauche de fibules en
bronze à Thasos, par Chr. Dunant.
- Autour d'un trige en terre cuite
du Musée de Mariemont, par Fr. Chamoux.
- À propos d'Alcamène,
par G. Donnay.
- L'« Arès Borghèse
» et l'Arès d'Alcamène ou De l'opinion et
du raisonnement, par Ph. Bruneau.
- Kréaton, Pythion et Néorion
à Délos, par H. Gallet de Santerre.
- Lôtis : le bain rituel d'Athéna
à Delphes, par G. Roux.
- Sur un type d'Asclépios imberbe
attesté à Argos, par J. Marcadé.
- Sur l'origine des tucs dans l'architecture
hellénistique, par R. Martin.
- Hiérophantes attiques d'époque
impériale, par J. Ch. Balty.
- Le signe héliaque. Notes sur
quelques manuscrits de S. Grégoire de Nazianze, par
J. Mossay.
- Une affaire de magie dans la Syrie
des IVe-Ve siècles, par A. Leroy-Molinghen.
- Le monde grec et la réglementation
romaine des dédicaces privées sur les bâtiments
publics, par J.-H. Michel.
- Paedagogiani-pages, de Rome à
Byzance, par J. Balty.
- Peintures murales et mosaïques
d'abside en verre à Huarte (IVe-Ve s.), par P.
Canivet.
- Un chapiteau « mixte »
d'époque paléochrétienne à Delphes,
par J.-P. Sodini.
- Tradition et innovation dans l'architecture
byzantine du Pont-Euxin, par Em. Condurachi.
- Un site byzantin de la Cilicie :
Öküzlü et ses basiliques, par S. Eyice.
- Beyrouth byzantin : découvertes
nouvelles, par E. Will.
- Jean VII (705-707) : idéologie
pontificale et réalisme politique, par J.-M. Sansterre.
- L'iconoclasme en Cappadoce d'après
les sources archéologiques. Origine et modalités,
par N. Thierry.
- Entre Byzance et l'Occident : camelaucion, par M. de Waha.
- Inscription métrique byzantine
du trésor de Saint-Nicolas de Bari (Italie), par A.
Guillou.
- Anciennes icônes de Lavra d'après
un texte géorgien, par M. Chatzidakis.
- Récit, Panégyrique,
Acte liturgique. Les trois interprétations possibles d'un
même sujet dans l'iconographie byzantine, par A.
Grabar.
- The Narthex of the Churches of the
Middle Byzantine Period in Cyprus, par Ath. Papageorgiou.
- L'église de la Vierge du village
Teranci dans les environs de Kocani, par P. Miljkovic-Pepek.
- Persistance d'un motif byzantin dans
l'art russe ancien : les ornements en croissant de lune,
par J. Blankoff.
- Observations sur l'emplacement et
l'iconographie de l'entrée à Jérusalem dans
quelques églises de Svanétie (Géorgie),
par T. Velmans.
- L'architecture géorgienne
de la limite des XIIIe-XIVe siècles, par V. Béridzé.
- Die Fresken der Kirche Sv. Nikola
im Kloster Moraca. Zur Renaissance des spätserbischen Stiles
in der Crna Gora, par Kl. Wessel.
- Les « ekphrasis » de
Marc et Jean Eugénikos : le dualisme culturel vers la
fin de Byzance, par D. Pallas.
- L'image antique, byzantine et moderne
du putto au masque, par L. Hadermann-Misguich.
20 euros (code de commande
: 14791).
DE
PUYDT (Marcel) Notes et constatations relatives à
des gisements de silex taillés découverts sur le
territoire des communes de Haine-Saint-Pierre, Ressaix, Épinois,
etc., canton de Binche,
province de Hainaut (Belgique). Avec cinq planches et vingt-trois
figures dans le texte. Communication faite à la Société
d'Anthropologie de Bruxelles, dans la séance du 25 avril
1898, par Marcel De Puydt. Bruxelles,
Hayez, 1898. [Bruxelles.
Hayez, Imprimeur de l'Académie royale de Belgique, rue
de Louvain 112. 1898.] In-8°
broché, 27 p., illustrations et cinq planches hors
texte, dos renforcé à l'adhésif.
Extrait du tome XVII du Bulletin
de la Société d'Anthropologie de Bruxelles,
pp. 98-122.
Extrait :
En 1896, des circonstances fortuites m'ont
amené à étudier plusieurs gisements de l'âge
de la pierre situés dans la province de Hainaut. notamment
sur le territoire des communes de Haine-Saint-Pierre, Ressaix
et Épinois.
I. Gisement du moulin de Haine-Saint-Pierre.
Contre le parc du château se trouvent
un vieux moulin et une passerelle donnant accès à
un chemin en pente, assez large et fortement encaissé.
C'est dans le talus ouest de ce chemin creux descendant vers
la Maine, au milieu des cailloux roulés anciens du cours
d'eau, qu'ont été recueillis, à 80 mètres
sud un peu ouest du moulin, les silex tailles que nous avons
l'honneur de présenter à la Société
d'anthropologie.
II. Gisement dit à silex bigarrés
ou Ressaix n° I.
À l'extrémité du territoire
de la commune de Ressaix, une voie ferrée venant de la
fosse Sainte-Barbe rejointe la station de Leval-Trahegnies la
ligne d'Erquelinnes à Bruxelles. À 450 mètres
environ ouest de la gare, un viaduc conduit par un chemin creux
dans des champs au lieu dit Mont du berger, appartenant
en partie aux hospices civils de Binche.
Les silex taillés se trouvent ici à
la surface du sol et, sur une étendue de plus de 2 hectares,
la campagne en est véritablement jonchée, spécialement
des deux côtés du viaduc, à droite en se
dirigeant vers la route de Morlanwelz et le charbonnage de Péronnes.
L'aspect général de ce gisement
ne diffère pas de celui de toute autre station de l'âge
de la pierre établie dans une région où
la matière première abonde et est exploitée
sur place ; mais si vous examinez avec attention les mille
fragments foulés aux pieds, vous êtes surpris de
l'harmonieux mélange des couleurs noire et gris-bleuâtre
revêtu par quantité d'entre eux.
En voyant les objets, ne dirait-on pas que,
s'écartant du seul but utilitaire, l'artisan parfois choisissait
les blocs de silex les mieux tachetés ou bigarrés
pour rendre son uvre agréable à la vue ?
Cette particularité justifiera la dénomination
de gisement à silex bigarrés, donnée à
la première station, située sur la commune de Ressaix.
III. Gisement dit du ruisseau ou Ressaix
n° II.
Tout près de la station du chemin de
fer de l'État coule le ruisseau du Masy qui vient d'Épinois
et se dirige vers le village de Ressaix.
Les travaux de canalisation et de rectification
du cours de ce ruisseau occasionnèrent des déblaiements
assez considérables soit dans les limons, soit dans les
graviers. Aucune coupe géologique n'a été
prise en cet endroit, et nous-même n'avons pu recueillir
des silex taillés que dans les terres répandues
sur le sol et lavées par les pluies et les fontes de neige.
Néanmoins, sans parler de grattoirs
ou éclats retouchés, nous avons réuni une
suite de pièces ayant par elles-mêmes un intérêt
trop sérieux pour n'être pas signalées, bien
qu'extraites à un ou plusieurs niveaux encore indéterminés.
IV. Gisement dit de Trieu ou Ressaix n° III.
Entre la ville de Binche et le charbonnage
de Ressaix, se trouve le petit hameau de Trieu ; ce dernier nom
pourrait être donné au troisième gisement
signalé sur le territoire de la commune de Ressaix.
Les produits dont vous avez des échantillons
sous les yeux ont été recueillis dans des conditions
assez différentes : les silex taillés se rencontrent,
en effet, soit dans les talus des chemins creux ou des excavations,
soit dans les amas de terre jaune provenant d'une sablière
encore exploitée, soit enfin à la surface des champs
où ils se montrent en relativement grand nombre dans quelques
cultures entre la sablière et la grand'route de Mons à
Anderlues.
Les pièces recueillies sur le sol doivent
avoir été ramenées au jour par la charrue
ou les remaniements de terrain, puisque le limon, comme la terre
arable, donnent les mêmes échantillons typiques
d'une industrie que je vais essayer de vous décrire.
V. Gisement dit de la ferme Wauthier.
Le chemin dont il vient d'être parlé
traverse la grand route un peu avant la borne 18 et longe un
petit domaine connu sous le nom de ferme Wautliier et situé
à la limite de la commune d'Épinois.
Dans les tas de pierres rejetés des
champs et à la surface des terres cultivées joignant
la ferme, les silex taillés ne sont pas rares ; plusieurs
d'entre eux sont complètement différents de ceux
recueillis à la station voisine de Trieu.
VI. Gisement dit du bois d'Épinois.
Il y a peu d'années, le chemin allant
de la grand'route de Mons à Anderlues, au village d'Épinois,
a été approprié et garni de deux fossés
prenant naissance prés de la borne 19, en face de l'estaminet
portant pour enseigne : « Au Point d'arrêt ».
C'est dans le fossé longeant le bois
et dans les terres provenant du creusement, que les silex travaillés
par l'homme ont été recueillis fort nombreux à
l'origine de la découverte, surtout dans les deux cents
premiers mètres.
10 euros (code de commande
: 17740).
DE RIDDER (A.) et DEONNA (W.)
LArt en Grèce.
Paris, La Renaissance du Livre,
1924. In-8° broché, 430 p., illustrations, 23 planches
hors texte, (collection « LÉvolution de lHumanité
», n° 12).
9 euros (code de commande
: 2254).
De
Sumer à Babylone. [Collections
du Louvre.] Bruxelles, Crédit Communal
de Belgique, 1983. In-4° broché, 143 p., nombreuses
illustrations en noir et en couleurs.
Ouvrage édité à
l'occasion de l'exposition éponyme organisée au
Passage 44, à Bruxelles, du 9 février au 3 avril
1983.
Table des matières :
- Avant-propos, par François
Narmon.
- Introduction, par Pierre Amiet.
- Les grandes étapes de l'archéologie
mésopotamienne, par Khosro Khazai.
- La religion en Mésopotamie
de Sumer à Babylone, par Denyse Homès-Fredericq.
- Catalogue adapté par Khosro
Khazai.
- Bibliographie.
13 euros (code de commande
: 17369).
DUNAN
(Maurice) Histoire
romaine. De la fondation de Rome à la formation des deux
Empires d'Occident et d'Orient en 395. Rédigée
conformément aux programmes officiels du 28 janvier 1890
pour la classe de quatrième des lycées et collèges
et autres établissements d'instruction. Par Maurice Dunan
Professeur d'Histoire au lycée Louis-le-Grand et à
l'école Primaire Supérieure Arago. Paris, Garnier,
1890. [Paris. Garnier
Frères, Libraires-Éditeurs 6, rue des Saints-Pères,
6. 1890.] In-12 demi-chagrin brun,
dos à 5 nerfs orné de fleuron dorés, VII,
[1], 788 p., nombreuses gravures dans le texte, exemplaire du
Service de Presse, bon exemplaire, peu courant.
Table des matières
:
I. Géographie
de l'Italie. Anciennes populations. Les Étrusques. Les
colonies grecques.
II. Fondation de Rome. Institutions primitives ;
le Patriciat et la Clientèle ; la Plèbe. Les
Rois et le Sénat.
III. Notions sommaires sur la religion et
les sacerdoces des Romains.
IV. Abolition de la Royauté. Le Consulat.
La Dictature. Le Tribunal. Comices par Curies, par Centuries
et par Tribus.
V. Législation des Décemvirs.
La Censure, la Préture. Efforts pour établir l'égalité
politique et religieuse entre les deux ordres.
VI. Histoire extérieure de Rome ;
guerres contre les Latins, les Sabins, les Étrusques,
les Gaulois, les Samnites, Tarente et Pyrrhus.
VII. L'armée romaine jusqu'à
l'époque de Marius. Les colonies et les voies militaires.
VIII. Guerres contre Carthage. Hamilcar
et Annibal. Les deux Scipions.
IX. Conquêtes en Orient. Réduction
de la Macédoine et de la Grèce en provinces et
acquisition du royaume de Pergame.
X. Conquêtes en Occident. Formation
des provinces de Gaule Cisalpine, d'Espagne et de Gaule Narbonaise.
XI. Jugurtha et les Cimbres. Marius. Guerres
contre Mithridate. Administration des provinces.
XII. Histoire intérieure de Rome.
La Noblesse. Les Chevaliers. Les Gracques.
XIII. Marius et Sylla. La Guerre sociale.
La restauration Syllanienne.
XIV. Pompée et Sertorius. Cicéron
et Catilina.
XV. César. Premier triumvirat. Conquête
des Gaules ; Vercingétorix.
XVI. Guerre civile. Pharsale. Dictature,
réformes et projets de César.
XVII. Octave et Antoine. Bataille d'Actium.
Fin du gouvernement républicain.
XVIII. Auguste. Son uvre militaire.
Les Provinces. Luttes contre les Germains : Varus. Limites de
l'Empire.
XIX. Auguste. Son uvre politique.
Organisation du gouvernement impérial.
XX. Les lettres et les arts. Grands écrivains
depuis la mort de Sylla jusqu'à la mort d'Auguste. Monuments.
Commerce ; routes.
XXI. Les empereurs de la famille d'Auguste.
Conquête de la Bretagne.
XXII. Les Flaviens. Ruine de Jérusalem.
XXIII. Les Antonins. Conquêtes de
Trajan. Voyages d'Hadrien ; Antonin et Marc-Aurèle.
XXIV. Gouvernement des Antonins.
XXV. Les Arts à Rome. Les Spectacles.
La Maison romaine.
XXVI. Les Lettres. Grands écrivains
depuis la mort d'Auguste jusqu'au règne de Marc-Aurèle.
Les stoïciens.
XXVII. Le Christianisme. Église primitive.
Les Catacombes.
XXVIII. Septime-Sévère. Les
grands jurisconsultes ; l'édit de Caracalla. Anarchie.
XXIX. Relèvement de l'Empire par
Dioclétien. Constantin. L'Édit de Milan ; le Concile
de Nicée ; organisation de l'Église chrétienne.
Fondation de Constantinople. Nouvelle organisation de l'Empire.
XXX. Derniers temps de l'Empire. Julien.
Théodose. Suppression officielle du paganisme. Les deux
Empires. Étendue du monde romain.
XXXI. Revision des grands faits et résumé
du cours.
35 euros (code de commande
: 16778).
EARL (Donald) Le siècle
d'Auguste. Traduit de l'anglais
par Robert Latour. Photographies de Mario Carrieri.
Paris, Albin Michel, 1970. In-4° sous reliure d'éditeur,
206 p., index, jaquette un peu défraîchie.
16 euros (code de commande
: 2996).
ENCEL
(Stéphane) Les Hébreux. Paris, Armand Colin, 2009. In-8° collé,
408 p, illustrations in et hors texte en noir et en couleurs,
exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
Jamais
peut-être les sciences se rapportant à l'univers
biblique n'auront suscité autant de recherches, de débats
et de polémiques, touchant un es large public à
travers le monde. L'archéologie, notamment, a fait des
progrès considérables, apportant sans cesse de
nouveaux éclairages sur le monde et le peuple qui ont
produit et qu'a produit la Bible.
Mais toutes ces perspectives ouvrent de nouvelles
réflexions, bien plus larges, sur le sens même du
message biblique : qu'en reste-t-il sous les fourches caudines
de la Science ? La Bible ne risque-t-elle pas de se figer
ou de s'assécher lorsqu'on la coupe trop radicalement
de la tradition, pour en faire un simple sujet d'étude ?
Au-delà de la Bible, que savons-nous réellement
de la civilisation qui l'a fait naître ? Sur quels
socles historiques et identitaires les Hébreux se sont-ils
constitués en nation ? Comment ont-ils surmonté
les défaites militaires et les processus d'acculturation ?
Par une vision autant chronologique que thématique,
en élargissant le champ aux voisins, partenaires ou ennemis
du peuple d'Israël, et en repoussant bien des a priori,
cette étude replace cette civilisation dans son temps,
en dégageant ce qu'elle a à apporter au nôtre.
20 euros (code de commande
: 16499).
ERMAN (A.) et RANKE (H.) La
civilisation égyptienne.
Traduction de Charles Mathien. Paris, Payot, 1980. In-8°
broché, 751 p., nombreuses illustrations, (collection
« Le Regard de l'Histoire »), cachet à la
page de garde.
13 euros (code de commande
: 6734).
EYDOUX (Henri-Paul) À la recherche
des mondes perdus. Les
grandes découvertes archéologiques. Paris, Larousse, 1967. In-4° sous reliure
et jaquette d'éditeur, 282 p., nombreuses illustrations
in et hors texte en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Sur la jaquette :
« Henri-Paul Eydoux, écrit Jérôme Carcopino,
de l'Académie française, est un archéologue-né,
dont la science, orientée par le goût le plus sûr,
n'est si lucide et si vivante que parce qu'elle est animée
du plus ardent enthousiasme. » L'auteur a publié,
ces dernières années, une dizaine de volumes de
vulgarisation archéologique, plus particulièrement
sur les grands chantiers de fouilles, qu'il visite méthodiquement
tant en France qu'à l'étranger. Des prix importants
lui ont été décernés par l'Académie
française et par l'Académie des Inscriptions et
belles-lettres.
À la recherche des mondes perdus retrace l'histoire
passionnante des principales découvertes archéologiques
y compris les plus récentes et montre comment
ont été remises au jour les grandes civilisations
disparues : égyptienne, sumérienne, assyrienne,
iranienne, hittite, phénicienne, mycénienne, et
tant d'autres... Henri-Paul Eydoux, qui a une expérience
directe des sujets qu'il traite, s'attache à mettre en
valeur la personnalité des archéologues, leurs
méthodes, leurs efforts, les péripéties
de leurs recherches qui constituent souvent de véritables
romans.
À chaque étape de cette promenade à travers
les siècles revivent les grands personnages mais aussi
la masse obscure des hommes sans nom qui, par leurs uvres
et leurs peines, ont donné leur visage à ces mondes
morts que l'archéologie permet enfin de ressusciter.
La très abondante illustration en noir et en couleurs
comprend de nombreuses photographies inédites de chantiers
et de trouvailles récentes, d'un intérêt
exceptionnel. »
20 euros (code de commande
: 10339).
EYDOUX (Henri-Paul) Hommes et dieux de
la Gaule. Les récentes découvertes archéologiques.
Paris, Plon, 1961. In-8° sous reliure souple et jaquette
d'éditeur, 320 p., illustrations in et hors texte, (collection
« D'un Monde à l'Autre »).
12 euros (code de commande
: 6876).
EYDOUX (Henri-Paul) Lumières sur
la Gaule. Les grandes fouilles archéologiques.
Paris, Plon, 1960. In-8° sous reliure souple et jaquette
d'éditeur, 334 p., illustrations in et h.t., (collection
« D'un Monde à l'Autre »).
12 euros (code de commande
: 6877).
EYDOUX (Henri-Paul) Résurrection
de la Gaule. Les grandes fouilles archéologiques.
Paris, Plon, 1961. In-8° sous reliure souple et jaquette
d'éditeur, 413 p., illustrations in et h.t., (collection
« D'un Monde à l'Autre »).
12 euros (code de commande
: 6879).
FAURE
(Paul) La vie quotidienne en Crète au temps
de Minos (1500 avant Jésus-Christ). Paris, Hachette, 1980. In-8° broché,
395 p., (collection « La Vie Quotidienne »),
exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
L'auteur retrace, d'après les mythes,
les trouvailles archéologiques, les inscriptions des tablettes,
la linguistique comparée et sa propre expérience
de la Crète, ce qui fut le premier sourire véritable
de l'Europe, 1500 ans avant Jésus-Christ.
Il suit à la campagne, à la ville,
et en mer, les contemporains du légendaire roi Minos,
dont les lois, la religion et la culture originales se trouvent
ensuite reconstituées et analysées à la
lumière des plus récentes découvertes.
Paul Faure montre comment les prétendus
palais de Knosos, de Phaistos, de Malia et de Zakro étaient
de grands sanctuaires ; le Labyrinthe, un lieu d'initiation
et de formation de la jeunesse ; le Minotaure, un personnage
masqué; les récits relatifs à la famille
de Minos, des souvenirs historiques qui valent la peine d'être
prudemment consultés. Les Cretois, désormais, ont
fini de mentir.
13 euros (code de commande
: 15754).
GLOTZ (Gustave) et COHEN (Robert)
Histoire grecque. Tome
II. La Grèce au Ve siècle. Paris,
P.U.F., 1948. In-8° broché, 800 p., une carte, couverture
en partie insolée, (collection « Histoire Générale
»).
15 euros (code de commande
: 5934).
Graffiti in the Athenian Agora. [Prepared by Mabel Lang.] Princeton,
American School of Classical Studies at Athens, 1974. In-8°
agrafé, [32] p., nombreuses illustrations, (collection
« Excavations of the Athenian Agora Picture Book »,
n° 14).
2,50 euros (code de commande
: 13205).
GRIMAL (Pierre) Rome devant
César. Mémoires
de T. Pomponius Atticus. Paris,
Larousse, 1967. In-4° sous reliure d'éditeur, 245
p., nombreuses illustrations in et hors texte en noir et en couleurs,
jaquette un peu défraîchie.
19 euros (code de commande
: 2456).
GUERDAN (René) Vie, grandeurs et misères
de Byzance. Paris, Plon, 1954. In-8° broché,
IV + 270p., illustrations in et hors texte, exemplaire non coupé.
10 euros (code de commande
: 173/69).
GUILLAUME (A.) Annibal
franchit les Alpes. 218 av. J.-C. Préface
du général M. WEYGAND. La Tronche-Montfleury, Éditions
des Cahiers de l'Alpe, 1967. In-8° bro-ché, 126 p.,
illustrations et cartes hors texte, (Collection " Histoire
Régionale ").
13 euros (code de commande
: 163/59).
HATZFELD (Jean) Alcibiade. Étude sur l'histoire d'Athènes
à la fin du Ve siècle. Paris, Presses Universitaires
de France, 1951. In-8° broché, XII + 376 p.
10 euros (code de commande
: 197/64).
[HÉLIOGABALE
(Varius Avitus Bassianus, empereur sous le nom de Marcus Aurelius
Antoninus)]. TURCAN (Robert) Héliogabale et
le sacre du soleil. Paris,
Albin Michel, 1985. In-8° broché, 282 p., quelques
illustrations hors texte, ex-dono à la page de garde.
En quatrième
de couverture :
Un descendant de Bédouins fixés
à Emèse, en Syrie, passe pour le fils adultérin
d'un empereur assassiné. Il sert passionnément
le culte d'un aérolithe qui passe pour figurer le soleil
: Elagabal. Il continuerait volontiers à danser devant
l'idole si une grand-mère avide de régner sous
son nom ne le faisait proclamer empereur. Loin de renoncer à
sa vocation sacerdotale, l'empereur-prêtre, qu'on surnommera
Héliogabale, prétend imposer à Rome et aux
Romains, à la barbe de Jupiter Capitolin, l'adoration
de la pierre noire, ramenée des confins du désert.
Rome réagit mal à cette volonté. L'exotisme
audiovisuel d'une liturgie barbare choque son sens de la dignité.
De surcroît, l'adolescent joue de son pouvoir pour jouir
et régner autrement que ses prédécesseurs.
Les gamineries, les farces cruelles, la gourmandise inventive,
la sexualité frustrée ou pseudo-érotique
de ce prince immature ont alimenté la chronique scandaleuse
de l'historiographie romaine, qui fait paradoxalement d'Héliogabale
un précurseur du premier empereur chrétien.
Ce règne éphémère
ressemble aux Saturnales d'une révolution manquée,
le tout sur fond de complot familial, avec une aïeule inquiète
de perdre sa position à la cour et une tante soucieuse
de pousser son fils Sévère-Alexandre sur l'échiquier
du pouvoir.
Le cadavre de l'empereur-prêtre sera
jeté dans le Tibre, en pâture aux poissons qu'il
aimait naguère servir à table.
10 euros (code de commande
: 18010 - vendu).
Herdonia, chantier archéologique belge en Italie.
[Bruxelles], [1969]. In-8°
carré broché, 64 p., illustrations.
@ Catalogue
de l'exposition organisée aux Musées royaux du
Cinquantenaire, à Bruxelles, du 29 mars au 4 mai 1969.
5 euros (code de commande
: 9422).
Histoire de
l'antiquité.
Sous la direction
de V. Diakov et S. Kovalev. Moscou, Éditions
en Langues Étrangères, (ca 1959). In-8° sous
reliure toilée d'éditeur, 826 p., illustrations
in et hors texte, 6 cartes volantes en couleurs.
20
euros (code de commande 223/68).
HOMANN-WEDEKING (E.) Archaic
Greece. London, Methuen,
1968. In-8° sous reliure d'éditeur, 224 p., nombreuses
illustrations, étui illustré, (collection «
Art of the World »).
13 euros (code de commande : 2929).
HOMO (Léon)
L'empire romain. Le gouvernement
du monde - La défense du monde - L'exploitation du monde.
Paris,
Payot, 1925. In-8° broché, 394 p., (collection
« Bibliothèque Historique »), rousseurs.
13
euros (code de commande 104/58).
HOMO (Léon) LItalie
primitive et les débuts de limpérialisme
romain. Paris, La Renaissance du Livre, 1925. In-8°
broché, XIII + 439 p., (collection « LÉvolution
de lHumanité », n° XVI), rousseurs.
9 euros (code de commande
: 2289).
HOMO (Léon) Les
institutions politiques romaines.
De la Cité à l'État.
Paris, La Renaissance du Livre, 1927. In-8° broché,
XVI + 471 p., (collection « Bibliothèque de Synthèse
Historique - L'Évolution de l'Humanité »,
n° XVIII), importantes rousseurs.
7,50 euros (code de commande
: 4322).
Inscriptions from the Athenian
Agora. [Prepared by Benjamin
D. Meritt.] Princeton, American School of Classical Studies
at Athens, 1966. In-8° agrafé, [32] p., nombreuses
illustrations, (collection « Excavations of the Athenian
Agora Picture Book », n° 10).
2,50 euros (code de commande
: 13206).
LEGIER DESGRANGES (Henry)
Les Apollinaires.
Histoire d'une famille gallo-romaine pendant trois siècles. Paris, Hachette, 1937. In-12 broché,
252 p., non coupé.
12 euros (code de commande
: 222/63).
LORAUX
(Nicole) La cité divisée. L'oubli dans la mémoire d'Athènes. Paris, Payot, 1997. In-8° broché,
291 p., (collection « Critique de la Politique »),
cachet d'appartenance à la page de faux-titre, soulignements
à la page 145
En quatrième
de couverture :
« Slon quelle approche penser la cité ? Déjà
chez les Grecs
s'affrontaient, sur le bouclier d'Achille, la cité en
paix et la cité en guerre. À nous s'offrent deux
modèles : l'anthropologique qui retient les mrs
et les croyances, l'historique qui privilégie les décisions
politiques et les combats guerriers. Sans plaider pour un si
simple retour à la manière historique, Nicole Loraux
soumet à la critique l'anthropologie contemporaine de
la Grèce antique. Cette dernière n'a-t-elle pas
« refroidi » la cité grecque en focalisant
l'attention sur le centre (le méson), le partage
égalitaire, l'interchangeabilité des citoyens,
bref en effacant le politique, ou en ne le concevant que sous
l'empire de l'Un et de l'indivision ? Ne serait-'il pas temps
d'inverser la tendance, de procéder à un «
réchauffement » de la cité en l'arrachant
au repos pour la considérer désormais en mouvement,
de la repolitiser en réintroduisant le conflit en son
sein ? Comment l'Un se divise-t-il en deux ? La conversion du
regard entraîne nécessairement une transformation
de l'objet. Aussi, dans le sillage de ses travaux précédents,
notamment de L'invention d'Athènes, Nicole Loraux
s'attache-t-elle à faire resurgir, sous la cité
grecque érigée en belle totalité et en idéalité,
Athènes dans sa réalité quotidienne et effective.
Aussi redécouvre-t-elle, à l'encontre du silence
et de l'occultation auxquels procède le politique grec,
la discorde, la situation de sédition qui avait pour nom
la stásis.
Repenser Athènes sous le signe de la stásis,
tel est le choix principiel et novateur, voire iconoclaste, de
La Cité divisée. Loin d'être pure
déliaison, la stàsis, qui affecte la cité
toute entière, manifeste l'ambivalence de l'ordre civique
: ri'est-ce pas dans la division partagée que prend son
origine ce qui est commun ? Ainsi naît la volonté
d'éclairer autrement la cité, en y laissant apparaître
une figure paradoxale du rapport politique, le lien du conflit.
Quel meilleur champ d'expérience pour mettre à
l'épreuve cette autre pensée du politique que les
jeux complexes de l'oubli et de la mémoire, l'observation
par exemple de l'amnistie de 403, qui par l'« effacement
des malheurs » tenterait de dépasser la communauté
conflictuelle ?
À la lecture de La Cité divisée se
fait jour une question interminable : en quelle langue non platonicienne
penser le politique pour parvenir à y distinguer la résistance
du conflit ? »
16 euros (code de commande
: 8731).
LOUKOMSKI
(G.-K.) Art étrusque. Étude illustrée sur la peinture
murale de Corneto-Tarquinia, suivie, à titre comparatif,
dun choix duvres caractéristiques des
principaux musées dEurope.
Paris, Duchartre, 1930. In-4° broché, 55 p., 80 planches
hors texte, rousseurs, (collection « Images »).
Table des matières
:
L'Étrurie et sa capitale Tarquina.
Les caractères de l'art étrusque.
Les caractères de la peinture murale étrusque.
Disposition relative des sujets.
Interprétation des sujets.
Les sujets des fresques de Corneto-Tarquina.
20 euros (code de commande
: 11312).
MAINZIER (Ferdinand) L'héritage de César. La chute de la République romaine.
Traduit de
l'allemand par Andrée Vaillant et Adolphe Thiersch. Paris,
Armand Colin, 1937. In-12 broché, 242 p., (collection
« Âmes et Visages »), exemplaire non coupé.
9 euros (code de commande : 6140).
MARTIN
(René) Recherches sur les agronomes latins et
leurs conceptions économiques et sociales. Paris, Les Belles Lettres, 1971. In-8° sous
reliure d'éditeur de toile rouge, XV, 418 p., (« Collection
d'Études Anciennes »), couverture soigneusement
plastifiée, marque manuscrite d'appartenance du professeur
Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde.
Préface :
Que le problème de la terre ait dominé,
tant en Grèce qu'en Italie, toutes les relations sociales
des Anciens, toute leur vie aussi bien publique que privée,
c'est l'évidence même. Mais il est non moins évident
que ce problème s'est posé en des termes très
différents dans les diverses périodes de l'Antiquité
et dans les diverses régions du monde antique.
Lorsqu'on entreprend d'y réfléchir
à propos du monde romain des siècles « classiques
», on se heurte dès l'abord à deux « clichés »,
qui pour être contradictoires n'en sont pas moins enracinés
dans l'esprit de tout homme quelque peu cultivé :
le premier de ces clichés, c'est celui qui présente
les Romains comme étant « un peuple de paysans »,
fondamentalement terrien, et s'opposant par là à
ces peuples de commerçants et de navigateurs qu'ont été
les peuples phénicien, grec (à Athènes et
Corinthe tout au moins) et carthaginois ; le second, c'est celui
qui nous montre une Rome constamment contrainte d'avoir recours
à des importations alimentaires, et ces mêmes Romains
paysans se reparaissant, en fait, entre une plèbe qui
ne songe qu'à abandonner l'agriculture pour venir grossir
intra moenia la foule des chômeurs professionnels
nourris aux frais de l'État, et une aristocratie de propriétaires
latifondiaires régnant sur d'immenses domaines, qu'ils
connaissent à peine et qu'ils se soucient peu de mettre
en valeur.
Comme tous les clichés, ces deux-là
comportent sans doute l'un et l'autre une part de vérité,
mais comme tous les clichés, ils ne font aussi que masquer
une réalité infiniment plus complexe. Pour essayer
de découvrir cette réalité, il nous a semblé
que le mieux était encore d'interroger ceux des écrivains
latins qui apparaissent comme des spécialistes de la res
rustica, à savoir ceux que l'on regroupe traditionnellement
sous le nom d'Agronomes latins, dans lesquels nous avons cru
devoir inclure ce que certains nous reprocheront
sans doute le Virgile des Géorgiques
et même dans une certaine mesure celui des Bucoliques,
ainsi que Pline l'Ancien, dont l'Histoire Naturelle comprend
plusieurs livres consacrés à l'agriculture.
Ce sont les résultats ou
plus exactement quelques-uns des résultats
de cette enquête que nous présentons dans cet ouvrage.
Mais il y avait plusieurs façons possibles d'interroger
les Agronomes latins, et si nombreuses étaient les questions
susceptibles de leur être posées, qu'il a bien fallu
opérer un choix.
Un premier point de vue eût consisté
à étudier de manière exhaustive un Agronome,
et à lui consacrer une monographie de caractère
descriptif qui eût permis d'examiner, à travers
son uvre, les divers aspects de l'économie rurale
dans l'Italie antique, un peu à la manière dont
a procédé R. Billiard dans son ouvrage bien connu
sur L'agriculture dans l'Antiquité d'après les
« Géorgiques » de Virgile. Ce point de
vue nous est très rapidement apparu peu satisfaisant :
outre qu'il nous aurait inévitablement conduit à
répéter sur la plupart des points l'ouvrage de
Billiard, nous avons pensé que la confrontation entre
eux des différents Agronomes latins, dont les traités
constituent une sorte de chaîne, était infiniment
plus intéressante que l'étude d'un maillon de cette
chaîne considéré isolément des autres.
Un deuxième point de vue eût donc
consisté à étudier l'économie rurale
de l'Italie antique, notamment sous son aspect technique, à
travers l'ensemble des Agronomes latins. Mais cela constituait
un sujet si vaste qu'il ne pouvait être question de lui
consacrer une monographie : il eût fallu le traiter en
plusieurs étapes successives, consacrées chacune
à une branche et une seule de l'économie rurale
: la céréaliculture, la viticulture, l'élevage
des bovins, des ovins, etc. Ce point de vue a été
néanmoins le nôtre pendant un certain temps, mais
il nous est vite apparu qu'une telle étude, pour être
sérieuse, exigeait une somme de connaissances en
particulier sur le plan scientifique et agronomique
qui, à notre époque de spécialisation, ne
saurait se trouver chez un seul homme, et impliquait par conséquent
un travail d'équipe interdisciplinaire, dont il est du
reste infiniment souhaitable qu'il soit entrepris un jour.
Un troisième point de vue consistait
à partir de la constatation du fait que les Agronomes
latins ne sont pas seulement des techniciens, mais aussi, dans
une large mesure, des théoriciens de l'économie,
et aussi des écrivains « engagés »,
dont les ouvrages expriment ou impliquent toute une idéologie,
tant philosophique que politique, d'autant plus intéressante
qu'elle permet sinon de résoudre, du moins de poser et
d'étudier le vaste et difficile problème des rapports
qui ont pu exister, dans cette période de l'histoire,
entre ce que l'on appelle parfois les « superstructures
» idéologiques et les « infrastructures »
économico-sociales.
C'est donc ce troisième point de vue
que nous avons finalement adopté, dans l'espoir qu'il
nous permettrait d'aborder chemin faisant, et peut-être
d'éclairer de façon nouvelle, un certain nombre
des grandes questions qui se posent à l'historien de Rome.
Ce n'est pas à l'histoire des techniques agricoles
que nous avons entendu apporter notre contribution, mais avant
tout à celle des idées économiques,
ainsi qu'à celle de la pensée romaine en général,
dans la mesure où les structures de pensée nous
semblent inséparables des structures économico-sociales
sans en constituer pour autant, comme certains se
l'imaginent, un simple « reflet ». Toute tentative
visant à faire « découler » l'idéologique
de l'économique nous paraît vaine et vouée
à l'échec ; mais inversement il nous paraît
tout aussi vain, et fâcheusement « idéaliste
», de prétendre séparer deux domaines, qui
sont à chaque époque inextricablement mêlés.
C'est cette perspective qui assure, pensons-nous,
l'unité de notre ouvrage, lequel présente par ailleurs,
en raison du nombre des auteurs et des problèmes qui y
sont étudiés, une grande diversité. On nous
reprochera peut-être cette dernière, et d'avoir
écrit un livre dont il pourra sembler que les différents
chapitres auraient pu, au prix de quelques modifications, être
publiés séparément sous forme d'articles.
Nous ne pensons pas qu'un tel reproche serait
fondé : certes le contenu de chacun de nos chapitres aurait
pu théoriquement constituer la matière d'un article
distinct ; certes chacun possède une certaine «
autonomie », qui peut donner l'impression qu'il se suffît
à lui-même. Mais ce n'est là qu'une apparence,
et l'on se rendra vite compte qu'ils sont, en réalité,
étroitement tributaires et solidaires les uns des autres,
et que chacun n'est valable qu'intégré dans l'ensemble
qu'ils constituent à eux tous : nous n'en voulons pour
preuve que les « renvois » qu'à tout moment
nous avons été amenés à faire à
ce qui suit ou à ce qui précède, et la conclusion
générale de notre ouvrage, qui montre bien que
nos diverses études, en dépit de leurs contrastes,
sont en fin de compte convergentes et s'épaulent mutuellement,
pour aboutir à une vision d'ensemble de l'évolution
du monde rural dans l'Italie antique, depuis les dernières
décennies de la République jusqu'à la fin
de la dynastie julio-claudienne.
Il est possible que l'on nous reproche également
d'avoir conduit dans un même ouvrage deux sortes de recherches,
entre lesquelles il y a comme une différence de nature
: d'une part nous nous sommes attaché, dans certains chapitres,
à étudier et à analyser, de façon
parfois purement descriptive, les conceptions de tel ou tel Agronome
; d'autre part nous avons, dans d'autres chapitres, posé
des problèmes que l'on est en droit de considérer
comme insolubles, et sur lesquels nos recherches ne pouvaient
guère aboutir qu'à des « hypothèses
de travail » : c'est le cas, notamment, de nos trois chapitres
consacrés à Virgile, ainsi que des pages qui concernent
la signification économique, sociale et politique de l'épicurisme
et du stoïcisme. Il en résulte que notre thèse
présente deux sortes de conclusions : les unes sont, sinon
certaines, du moins probables et, pensons-nous, aisément
acceptables par tous ; les autres, hypothétiques, sont
présentées par nous-même à grand renfort
de points d'interrogations, et ne sauraient par conséquent,
bien que formulées dans le même livre, être
placées sur le même plan que les premières.
C'est surtout par là, effectivement,
que notre thèse peut être considérée
comme manquant d'unité ; c'est aussi parce qu'elle aborde
des problèmes entre lesquels il existe également
tout au moins selon la conception traditionnelle,
qui n'en voit pas assez la liaison une véritable
différence de nature : problèmes économiques,
problèmes philosophiques, problèmes littéraires.
Cette impression de disparité, que certains éprouveront
en lisant notre thèse, c'est finalement Virgile qui en
est responsable : Bucoliques et Géorgiques
ont beau être des livres où la res rustica
est au premier plan, les problèmes que suscitent deux
uvres poétiques et qui plus est sans
cesse remises sur le métier des commentateurs et des critiques
depuis près de vingt siècles n'en sont
pas moins sans commune mesure avec ceux que posent des traités
techniques. Et il ne nous échappe pas que nos trois chapitres
« virgiliens » sont un peu dans notre thèse
comme le Conte d'Amour et de Psyché dans les Métamorphoses
d'Apulée : non sans liens, certes, avec le reste de l'ouvrage,
mais néanmoins « à part », et nettement
différents des autres chapitres.
Fallait-il donc renoncer à ce que certains
considéreront, de ce fait, comme une idée contestable
: inclure Virgile parmi les « Agronomes latins »
? Nous l'avons un moment pensé, suivant en cela Sénèque,
qui estimait que les Géorgiques avaient été
écrites non pour former à leur métier les
exploitants agricoles, mais pour charmer l'esprit des amateurs
de poésie. Mais à l'opinion de Sénèque
s'opposait, pour une fois, celle de son ami Columelle, qui considérait
Virgile comme étant avec Magon de Carthage son grand maître
es travaux agricoles, et qui le cite, tout au long de son traité,
plus fréquemment encore que les auteurs techniques. Et
cela sans parler de l'influence en quelque sorte idéologique
exercée par le poète sur l'agronome : c'est un
fait que tout le chapitre que nous avons consacré à
la pensée philosophique et politique de Columelle ne peut
se lire qu'en étroite relation avec ceux que nous avons
consacrés à Virgile.
En ce qui concerne ce dernier, il est un autre
problème qui nous a tracassé, et qui nous a fait
longuement hésiter à lui accorder une place dans
notre thèse : n'était-il pas outrecuidant
ou tout au moins téméraire de prétendre,
de nos jours, apporter du neuf sur un écrivain à
propos duquel tout semble avoir été dit ?
À cet égard les avertissements ne nous manquaient
pas : au début d'une étude qu'il consacrait, en
1930, au poète mantouan, un de nos meilleurs érudits
écrivait, non sans sagesse : « Qu'on ne s'attende
pas à trouver dans cette modeste étude du nouveau
sur Virgile. Depuis dix-neuf cent cinquante ans que le poète
est mort, tout a été dit sur lui. Tout vient d'être
redit à l'occasion du second millénaire de sa naissance
». Et tout récemment, d'une façon plus catégorique
encore, M. J.-P. Brisson commençait ainsi son beau livre
sur Virgile, son temps et le nôtre : « Naïveté
ou présomption que d'écrire un livre de plus sur
Virgile ? Ce poète n'a-t-il pas assez payé son
tribut à la critique ? Son uvre n'a-t-elle pas été
assez triturée, analysée, commentée ? Il
suffit de parcourir une bibliographie virgilienne pour se persuader
que l'essentiel a été dit, et qu'il ne reste place
seulement que pour de minutieuses études sur les sources
grecques ou l'interpolation possible de quelques vers considérés
isolément. Prétendre apporter du neuf sur le sujet
ne peut être que le fait d'un ignorant maladroit qui découvre
l'Amérique en plein XXe siècle, ou d'un esprit
étonnamment perspicace qui saurait déceler ce que
tant d'autres avant lui auraient omis d'apercevoir. »
M. Brisson ajoutait : « Je ne crois être
pourtant ni l'un ni l'autre. » Nous permettra-t-on de reprendre
ici ces mots à notre compte ? En ce qui concerne les Bucoliques
et les Géorgiques, sur lesquelles tant de choses
parfaitement contradictoires ont été écrites,
ce que nous avons voulu avant tout, c'est essayer de «
faire le point » : plutôt que de proposer des solutions
vraiment inédites aux problèmes innombrables que
posent ces deux uvres, nous avons tenté, d'une part
d'opérer un choix entre les diverses solutions proposées
par nos devanciers, d'autre part d'apporter, à l'appui
de celles que nous retenions, des arguments auxquels leurs auteurs,
tout simplement parce qu'ils étaient conditionnés
par l'époque et l'atmosphère intellectuelle dans
laquelle ils vivaient, n'avaient pas toujours songé. Mais,
en réunissant ensemble des idées dont aucune n'est
neuve en soi, on aboutit souvent à une nouvelle vision
des choses, et c'est sans doute ce qui explique que notre «
portrait » de Virgile apparaisse, par rapport à
celui de la tradition universitaire, comme quelque peu « révolutionnaire ».
Du reste est-il jamais possible d'affirmer que « tout est
dit » sur un auteur ou un sujet donné ? Il est en
tout cas une chose qui est toujours susceptible de changer :
c'est l'éclairage que l'on projette sur l'objet de son
étude ; et des éclairages nouveaux, que le chercheur
utilise non pas du tout parce qu'il est plus « perspicace
» que ses devanciers, mais tout simplement parce qu'ils
lui sont fournis par son époque, permettent parfois d'apercevoir
des aspects du passé jusque-là laissés dans
l'ombre. C'est ainsi que nous avons tenté de projeter
sur Virgile l'éclairage de certaines analyses sartriennes
: il fallait bien faire l'expérience, et elle nous a semblé
concluante. Il est vrai que Sartre ne fait pas partie des auteurs
que l'on cite souvent dans les thèses de latin ; mais
l'existentialisme, comme le marxisme et le freudisme, a dans
une large mesure « révolutionné » notre
univers mental, et dans la deuxième moitié du XXe
siècle on n'a plus le droit de lire les auteurs anciens
sans tenir compte de ce que ces trois courants de pensée,
complémentaires beaucoup plus qu'opposés, nous
ont apporté, à tel point qu'ignorer l'un ou l'autre
constituerait, pour le spécialiste de l'Antiquité,
une lacune à peu près aussi grave que le serait
l'ignorance du « Daremberg et Saglio », du «
Pauly-Wissowa » ou de tout autre grand « classique
».
Mais nos chapitres « virgiliens »,
que nous nous attendons à voir vivement discutés,
et dont on dira peut-être qu'ils appartiennent au genre
de l'essai littéraire plutôt qu'à celui de
la thèse, ne sont certainement pas les seuls qui
susciteront des réserves, et il est bien d'autres points
sur lesquels il est probable que nos conclusions n'emporteront
pas l'adhésion de tous nos lecteurs : l'élaboration
du traité de Varron a-t-elle bien été aussi
étendue dans le temps que nous le supposons ? La reconstitution
que nous tentons de la vie et de l'uvre de Tremelius Scrofa
est-elle légitime ? Le domaine columellien est-il vraiment
le grand domaine d'un millier d'hectares que nous avons cru discerner
dans son traité ? L'opposition entre agriculture et élevage
était-elle aussi nette que nous le pensons ? Sur tous
ces points, et sur d'autres, nous sommes le premier à
considérer que nos conclusions ne sont ni certaines ni
définitives si tant est que l'on puisse, en pareille
matière, aboutir à du certain et à du définitif.
Mais il nous a semblé vain de nous borner à des
études de caractère descriptif, qui nous auraient
conduit à paraphraser, sans profit pour personne, les
traités des Agronomes latins : pour savoir ce qu'ils disent,
ce sont eux qu'il faut lire, non un livre écrit sur eux.
Aussi avons-nous jugé préférable de prendre
des risques, et de poser clairement tous les problèmes
que nous rencontrions, même lorsque nous les jugions pratiquement
insolubles : notre ambition n'est donc pas de les avoir tous
résolus, mais, plus modestement, d'avoir contribué
à leur solution éventuelle en proposant certaines
réponses et en formulant certaines hypothèses de
travail, qui pourront servir de point de départ à
d'autres enquêtes, complémentaires ou contradictoires.
Et nous serions comblé si certaines de nos hypothèses
devaient stimuler la recherche, dût cette recherche nous
convaincre d'erreur : car c'est à coup d'erreurs qu'on
approche de la vérité.
35 euros (code de commande
: 14734).
MELIS (Federigo) La Ragioneria nella
civiltà minoica. Dalle
iscrizioni Venute alla luce in Creta (Secoli XIX-XIV a. C). Roma, Rivista Italiana di Ragioneria, 1948.
In-8° broché, 58 p., illustrations, hommage de
l'auteur au professeur Jean Dhondt.
Table des matières
:
Capitolo I : La civiltà
minoica.
1. Miti e leggende della
Creta preistorica.
2. Le grandi conquiste
dell'Archeologia in Creta.
3. Definizione di « civiltà minoica
».
4. Cronologia minoica.
5. Tratti caratteristici
della civiltà minoica.
6. Agricoltura, industria,
commercio e comunicazioni minoici.
Capitolo II : I sistemi di
scrittura minoici.
1. Dalla pittografia
al sistema geroglifico.
2. Il sistema geroglifico
cretese.
3. Il sistema lineare.
4. I sistemi numerici
minoici.
5. Le iscrizioni minoiche
non sono state ancora interpretate.
Capitolo III : La Ragioneria
minoica.
1. I ritrovamenti
che interessano la Ragioneria.
2. La Ragioneria a Festo.
3. La Ragioneria ad Hagia
Triada.
4. La Ragioneria a Cnosso.
5. La Ragioneria minoica
nella Storia della Ragioneria.
10 euros (code de commande
: 15078).
MICHAUD
(Henri) Sur la pierre et l'argile. Inscriptions hébraïques et Ancien
Testament. Neuchâtel -
Paris, Delachaux et Niestlé, 1958. In-8° broché,
127 p., illustrations in et hors texte, (collection « Cahiers
d'Archéologie Biblique », n° 10),
couverture un peu défraîchie.
En quatrième
de couverture :
Henri
Michaud, Professeur à la Faculté de théologie
protestante de Paris, nous montre, à partir des inscriptions
hébraïques gravées sur la pierre et les tablettes
d'argile, comment celles-ci, par la forme de leur écriture
et par leur contenu varié, permettent de se représenter,
du point de vue de l'épigraphie, la civilisation qui vit
éclore l'Ancien Testament et de mieux comprendre certains
passages du Livre saint.
On suit l'évolution de l'écriture
paléohébraïque depuis ses origines jusqu'à
l'exil, où elle sera supplantée par l'écriture
carrée, non sans demeurer longtemps encore en honneur
pour la reproduction des textes sacrés, tels ces documents
retrouvés dans les grottes de Qumrân. C'est par
cette écriture que les hommes de l'Ancien Testament ont
pu nous transmettre ce Livre « qui alimente la vie
religieuse de millions d'hommes ».
13 euros (code de commande
: 18245).
MOURLOT (Félix) Essai
sur l'histoire de l'augustalité dans l'empire romain. Paris, Émile Bouillon, 1895. In-8°
broché, 128 p., deux cartes dépliantes hors
texte, (« Bibliothèque de l'École des Hautes
Études », fascicule 108).
30 euros (code de commande
: 40/64).
MOURRE (Michel) Le monde
à la mort de Socrate.
Texte de présentation
de Robert Flacelière. Paris, Hachette, 1961. In-12
sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 285 p., illustrations.
10 euros (code de commande
: 218/64).

MUNCK (Émile de) Documents
nouveaux sur la question troyenne.
Le dernier Congrès international d'Anthropologie et d'Archéologie
préhistoriques - Discussion entre M. le capitaine Btticher
et M. le docteur Schlieman - Comptes rendus des fouilles pratiquées
en décembre 1889 et en mars 1890 à Hissarlik (Troie)
par M. le docteur Schlieman. Avec annotation de M. le docteur
Schlieman. Bruxelles, Vromant
et Cie, 1890. In-8° broché, [2 bl.], [1 (titre)],
[1 bl.], 29, [3 bl.] p., exemplaire non coupé, envoi de
l'auteur à Jean Houzeau de Lehaie.
&
Extrait des tomes III
(1889) et IV (1890) des Annales de la Société
d'Archéologie de Bruxelles.
12 euros (code de commande
: 12657).
NUMISMATIQUE
L'or
des Thraces. Trésors de Bulgarie.
Bruxelles, Fondation Europalia International, 2002. In-4°
broché, 247 p., très nombreuses illustrations
en noir et en couleurs, cachet ex-libris à la page d'annonce
des mécènes, bel exemplaire.
Ouvrage
publié à l'occasion de l'exposition éponyme
organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles,
du 5 octobre 2002 au 5 janvier 2003, à l'occasion des
manifestations « Europalia Bulgaria 2002 ».
Table des matières :
- Préface, par Gueorgui
Parvanov.
- Avant-propos, par Dirk Renard.
- Du talent et d'autres tourments,
par Emmy Baroh.
- De glaise et d'or, le pouvoir des
images, le chant du monde, par Georges Raepsaet.
- Le mythe, la légende, l'histoire,
par Alexandre Fol.
- Éléments d'histoire
politique de l'état thrace, par Kiril Iordanov.
- Des hommes et des espaces, par
Kalin Porozhanov.
- Religion et culture, par Valéria
Fol.
- Culture matérielle et systèmes
religieux, mythologiques et cultuels de la préhistoire
tardive sur les terres bulgares, par Vassil Nikolov.
- Catalogue :
- Néolithique.
- Chalcolithique.
- Âge du Bronze.
- Âge du Fer et
époque archaïque.
- Époques archaïque
finale, classique et hellénistique.
- Époque romaine.
40 euros (code de commande
: 16207).
PALLOTINO
(M.) La civilisation
étrusque. Le problème des origines étrusques
- Cités et nécropoles d'Étrurie - L'organisation
politique et sociale - La religion et les arts - La vie et les
murs - Le mystère de la langue. Traduction et
préface de Raymond Bloch. Paris, Payot, 1949. In-8°
broché, 249 p., illustrations et planches hors texte,
(collection « Bibliothèque Historique »).
Table des matières
:
- Préface.
- Avant-propos.
- Bref historique de l'étruscologie.
Première partie : Les Étrusques
et l'histoire de l'Italie et de la Méditerranée.
Chapitre I. L'Italie aux
premiers temps de son histoire.
- Le
mythe des invasions nordiques. Positions prises par la critique
contemporaine. Diffusion des langues dans l'Italie primitive.
L'âge du bronze et l'âge du fer en Italie. Le problème
chronologique. Formation des peuples historiques.
Chapitre II : Le problème
des origines étrusques.
- État
de la question. Les différentes thèses et leur
critique : provenance orientale, provenance septentrionale et
autochtonie. Vers une solution du problème.
Chapitre III : Les Étrusques
et la mer.
- Sources
et données relatives à la « thassalocratie
». Naissance et développement des échanges
commerciaux et de la domination étrusque sur la mer.
Chapitre IV : Les Étrusques
et l'Italie.
- L'expansion
étrusque dans la péninsule et son point de départ.
Domination politique sur la Campanie et la plaine du Pô
et la colonisation de ces régions. La diffusion de la
civilisation étrusque et la formation de la civilisation
étrusco-italique.
Deuxième partie. Aspects de
la civilisation étrusque.
Chapitre V : Cités
et nécropoles d'Étrurie.
- La
résurrection de l'Étrurie. Les centres de l'Étrurie
méridionale. Les centres de l'Étrurie septentrionale
et les dominions.
Chapitre VI : L'organisation
politique et sociale.
- Les
sources relatives à la constitution étrusque. La
ligue. Les peuples. La monarchie primitive. Origines du faisceau
du licteur. Les magistratures républicaines. La société.
Chapitre VII : La religion
et les arts.
- Données
et problèmes. Les traits dominants de la religiosité
étrusque. La littérature. Les manifestations artistiques.
Chapitre VIII : La vie
et les murs.
- Les
documents figurés. La maison et son aménagement
intérieur. Aspects de la vie étrusque. Economie
et technique. Les armes et l'habillement.
Troisième partie : Le mystère
de la langue.
Chapitre IX : Position
du problème.
- L'interprétation
de l'étrusque. Les principales méthodes d'investigation.
Chapitre X : Les sources
et la méthode.
- Moyens
actuels et possibilités futures. Les textes étrusques.
Les sources indirectes. Différences suivant les temps
et les lieux.
Chapitre XI : Connaissances
et résultats.
- L'écriture.
Phonétique. Grammaire. L'interprétation des textes.
Les données lexicologiques.
Bibliographie.
12 euros (code de commande
: 18145).
PALLOTTINO
(Massimo) La peinture étrusque. Genève - Paris - New York, Skira, 1953.
In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 137 p.,
nombreuses illustrations en couleurs contrecollées, (collection
« Les Grands Siècles de la Peinture »),
exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
Si le mystère des Étrusques,
de leurs origines, de leur langue, continue à fasciner
les savants et un public de plus en plus nombreux, il est néanmoins
un moyen de pénétrer au cur de la civilisation
de ce peuple étrange. L'Étrurie, en effet, comme
l'ancienne Égypte, a connu un art funéraire très
développé. L'ensemble de peintures découvertes
dans les tombes de Tarquinies, Chiusi, Vulci, Orvieto et reproduites
pour la première fois en couleurs dans cet ouvrage, apporte
un témoignage direct sur les conditions d'existence, les
croyances, les murs, les arts des anciens habitants de
l'Italie. On y découvre aussi les fondements de l'histoire
de Rome.
Table des matières :
Introduction au monde pictural des Étrusques.
I. Les primitifs : des influences orientales
à la phase ionico-étrusque (sixième siècle
avant J.C.).
- Plaques Boccanera
- Tome des Taureaux - Plaques Campana - Tombe des Augures - Tombe
des Lionnes - Tombe de la Chasse et de la Pêche - Tombe
des Bacchants - Tombe du Baron.
II. Les maîtres du style sévère
(cinquième siècle avant J.C.).
- Tombe des Biges -
Tombe du Singe - Tombe des Léopards - Tombe du Triclinium
- Tombe du Lit funèbre - Tombe Francesca Giustiniani.
III. Influences classiques (quatrième
siècle avant J.C.).
- Sarcophage des Amazones
- Tombe Golini - Tome de l'Ogre (chambre ancienne).
IV. La peinture à l'époque
hellénistique (troisième - premier siècle
avant J.C.).
- Tombe des Boucliers
- Tombe de l'Ogre (chambre récente) - Tombe François
- Tombe du Typhon.
25 euros (code de commande
: 15873).
PARROT (André) Déluge et Arche de Noé.
Deuxième édition revue. Neuchâtel-Paris,
Delachaux & Niestlé, 1953. In-8° broché,
59 p., illustrations in et hors texte, (collection « Cahiers
d'Archéologie Biblique », n° 1).
10 euros (code de commande
: 194/66).
PARROT
(André) Sumer. Préface
d'André Malraux. Paris, Gallimard, 1960. In-4°
sous reliure et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur,
XLVII, 399 p., nombreuses héliogravures et autres
illustrations en couleurs, (collection « L'Univers
des Formes », n° 1).
Sur la jaquette :
Le
mot Sumérien n'existe pas dans les histoires de
l'art vieilles de plus d'un demi-siècle. C'est que l'histoire
de Sumer n'était pas encore établie. L'art de la
Mésopotamie antérieur à l'Assyrie, c'était
l'art Chaldéen. Les deux tiers des uvres ici rassemblées
et reproduites étaient inconnues des spécialistes
de 1930, car elles ont été découvertes plus
tard. Mais, comme dit André Malraux « elles
n'ont pas seulement été découvertes : elles
sont devenues visibles en tant qu'uvres d'art ».
L'art Mésopotamien, comme la civilisation
mésopotamienne, a fait naufrage. Il faut plonger jusqu'au
IIe millénaire avant Jésus-Christ pour en retrouver
des fragments. On ne peut espérer saisir le processus
de création des grands artistes, comme on fait pour Rembrandt
ou Michel-Ange. Nous ignorons tout des créateurs sumériens.
Nous ne savons même pas quelles statues précédèrent
immédiatement les leurs. Mais ce qui reste, ce que l'on
a récemment découvert suffit à donner une
idée vraiment grandiose de ce que fut cet art, de ce que
fut cette civilisation.
50 euros (code de commande
: 17474).
Philosophie
du langage et grammaire dans l'Antiquité. Bruxelles - Grenoble, Ousia - Université
des Sciences Sociales de Grenoble, 1986. In-8° broché,
464 p., (collection « Cahiers de Philosophie Ancienne »,
n° 5, « Cahiers du Groupe de Recherches sur
la Philosophie et le Langage », n° 6-7).
Table des matières
:
- Avant-Propos, par Henri Joly.
- Les mots et les choses : La philosophie
du langage chez Démocrite, par Aldo Brancacci.
- Dire et savoir (legein - eidenai)
chez Xénophane et Parménide, par Anna Kélessidou.
- Observations concernant legein
et logos chez Heraclite, par François Heidsiegk.
- Théorie et langage. Le langage
comme logos théorètikos, par Georges Antonopoulos.
- Comment faire des choses avec des
mots grecs. Les actes de langage dans la langue grecque,
par Françoise Létoublon.
- Les mots et les formes dans le Cratyle
de Platon, par Charles Kahn.
- Platon entre le maître d'École
et le fabriquant de mots. Remarques sur les grammata, par
Henri Joly.
- Discours des vieillards et discours
sur la vieilleusse chez Platon et aujourd'hui, par Michel
Philibert.
- Isocrate et le langage de la culture,
par Jean-François de Raymond.
- Logos-phrase et logos-texte
chez Platon et Aristote, par Anna Maria Thornton.
- Structure sémantique et forme
logique d'après l'analyse aristotélicienne des
phrases d'action, par Pascal Engel.
- Symbole et signe dans le De Interpretatione,
par Curzio Chiesa.
- Legomenon et Katègoroumenon
chez Aristote, par Lambros Couloubaritsis.
- Paradoxes linguistiques. À
propos de lexis chez Aristote, par Denis Zaslawsky.
- Pour une réinterprétation
des catégories stoïciennes, par Claude Imbert.
- Remarques sur la classification des
propositions simples dans les logiques hellénistiques,
par Jacques Brunschwig.
- Le problème de l'expression
et de la communication dans le scepticisme grec, par Françoise
Caujolle-Zaslawsky.
- Critique de la théorie du
signe et langage chez Sextus Empiricus, par Venant Cauchy.
- Elementa. Remarques sur le rôle
de l'écriture dans la linguistique antique, par Françoise
Desbordes.
- Pecus / pecunia. Un acte de parole,
par Claire Feuvrier-Prévotat.
- La sémantique de S. Augustin
est-elle vraiment mentaliste ?, par Frédéric
Nef.
- L'éclectisme et le développement
de la grammaire hellénistique et romaine : les unités
du discours, par François Charpin.
- L'ordre de la langue. Observations
sur la théorie grammaticale d'Apollonius Dyscole,
par Jean Lallot.
- The treatment of the greek middle
voice by the Ancient Grammarians, par A. Rijksbaron.
- Donat ou Priscien ? Syntaxe et figure
de construction dans la grammaire latine au XVIe siècle,
par Bernard Colombat.
15
euros (code de commande : 17413).
Pompei
1748-1980. I Tempi della documentazione. Roma, Multigrafica, 1981. In-4° carré
broché, 210 p., illustrations, deux grands plans
hors texte à déplier.
Cet ouvrage a été publié
à l'occasion de lexposition éponyme organisée
au Foro Romano - Curia Senatus, à rome, de juillet à
septembre 1981 puis à l'Antiquarium, à Pompéi,
en octobre 1981.
Table des matières :
- Pompei 1748-1980. I tempi della documentazione,
par O. Ferrari.
- La storia degli scavi e della documentazione,
par F. Zevi.
- La casa di Fabio Rufo e di C. Giulio
Polibio, par G. Cerulli Irelli.
- La documentazione della decorazione
pompeiana nel Settecento e nell'Ottocento, par I. Bragantini
et M. De Vos.
- Disegnatori di Pompei agli inizi
dell'Ottocento, par L. Martorelli.
- La prima documentazione fotografica
di Pompei, par T. Martinelli Coco.
- La campagna fotografica dell'Istituto
Centrale per il Catalogo e la Documentazione, par F. Parise
Badoni.
- La pittura e la tecnica della conservazione,
par L. Vlad Borrelli.
- Case di Pompei. Un programma di documentazione
archeologica dell'Istituto Archeologico Germanico di Berlino,
par V.M. Strocka.
- Il progetto inglese di documentazione
a Pompei : l'insula 1,10, par R. Ling.
- Le tecniche costruttive a Pompei :
una documentazione a cura del CNRS, par Th. et J.P.
Adam.
- Tra il III e il IV stile : ipotesi
per l'identificazione di una fase della pittura pompeiana,
par I. Bragantini.
- La bottega di pittori di via di Castricio,
par M. De Vos.
La Mostra :
- Nota sull'allestimento, par R.
Einaudi.
- Schede introduttive e didascalie,
par I. Bragantini, M. De Vos et F. Parise Badoni.
- Distribuzione diacronica delle decorazioni
parietali e pavimentali (cfr. tavole a colori fuori testo 1,
2), par M. De Vos.
- La documentazione del Settecento
e dell'Ottocento, par I. Bragantini et M. De Vos.
- Vedutisti napoletani dell'Ottocento,
par L. Martorelli.
- Esami effettuati dal laboratorio
di biologia dell'Istituto Centrale per la Patologia del Libro,
par F. Gallo.
- Gli oggetti, par V. Sampaolo.
20 euros (code de commande
: 14912).
 [ROLLIN (Charles)].
TAILHIÉ (Jacques) Abrégé de l'histoire
ancienne de Monsieur Rollin ; par l'abbé Tailhié,
prêtre. Cinquième
édition, soigneusement revue, corrigée, et augmentée
d'une table géographique, par l'auteur ; avec les
Figures et Indices nécessaires. Tome I à 5 (complet).
Lyon-Paris, Leroy-Brunot, 1805. [A Lyon, chez Amable Leroy, Imprimeur-Libraire. A
Paris, chez Brunot, Libraire, rue Grenelle-Saint-Honoré.
1805.] Cinq volumes in-12 demi-veau
brun, dos lisses ornés d'un treillis à froid et
de quelques filets dorés et titrés « Rollin »
en queue, pièces de titre et de tomaison orange, tranches
jaunes, tome I : XLVIII, 368 p., une carte à déplier,
tome II : 359, [1 bl.] p., une planche à déplier,
tome III : 312 p., une planche et une carte à déplier,
tome IV : 358 p., une planche à déplier, tome
V : 468 p., une planche à déplier, bon exemplaire.
Avis de l'éditeur
:
Le titre de ce livre annonce assez que ce n'est
pas un ouvrage nouveau dont on fait présent au public.
C'est le célèbre M. Rollin qui en est l'auteur,
et qui en a enrichi la république des lettres ; c'est
aussi à lui qu'en est due toute la gloire et tout l'honneur.
L'auteur de l'Abrégé s'est proposé
de faire un précis des faits les plus inléressans,
et des endroits les plus beaux et les plus propres à former
le cur et l'esprit de ses lecteurs.
C'était l'intention de feu M. Rollin,
qui s'en est expliqué plus d'une fois, et qui désiroit
trouver quelqu'un qui voulût s'appliquer à ce genre
de travail ; et c'est dans cette vue qu'il en parla à
l'auteur, et qu'il lui en traça, pour ainsi dire, le plan
très-peu de jours avant sa mort.
M. Rollin sentait à merveille (et l'expérience
le faisoit connoître) que son histoire étoit trop
étendue pour pouvoir la mettre, avec fruit, entre les
mains de la jeunesse, pour laquelle il avoit écrit principalement.
Son intention n'étoit que d'instruire des jeunes gens,
et il a cependant écrit d'une manière si profonde,
que son histoire est propre à instruire les savans même.
On a encore eu en vue une infinité de
gens de tout âge, de toute condition et de tout sexe, qui
sont charmés de s'instruire et de lire une belle histoire
; mais qui, ne pouvant suffire à une lecture de longue
haleine, sont ravis de trouver les mêmes choses dans un
Abrégé, qui est pour eux d'une utilité
toute autre que ne le seroient les livres les plus profonds et
les histoires les mieux circonstanciées.
Enfin, on a eu en vue de rendre plus commune
et plus familière une histoire aussi propre a fermer l'esprit
et le cur, que l'est celle de M. Rollin, en la rendant
moins dispendieuse. On a remarqué qu'un grand nombre de
gens sont rebutés du prix, et se privent par là,
eux et leurs enfans, d'une lecture qui ne peut être que
d'une grande utilité pour tous ceux qui s'y appliquent.
Voilà les motifs qui ont engagé
l'auteur a travailler à cet Abrégé,
et à le donner au public. Il se croira amplement dédommagé
de ses travaux, s'il a la satisfaction d'apprendre qu'il a rempli
ses vues, et que le public en est content.
II n'a pas cru devoir mettre d'autre préface
à son livre, que celle de M. Rollin. En effet, il ne sauroit
en donner une, ni plus convenable, ni plus savante, ni plus propre
a inspirer du goût pour la lecture de l'histoire, ni plus
agréable au lecteur ; et c'est ce qui l'a engagé
à la donner en entier au commencement de son livre.
On avertit aussi que l'auteur a eu l'attention
de renfermer dans son Abrégé tous les faits
intéressans et importans, avec les réflexions de
M. Rollin ; qu'il en a conservé les phrases, les
tours des périodes, et jusqu'aux expressions même,
autant que la difficulté d'un Abrégé
a pu le permettre ; de sorte qu'on, trouvera peu de différence
entre l'Abrégé et la grande histoire. On
a seulement retranché les menus faits et peu intéressans,
les répétitions assez fréquentes, les réflexions
trop longues, qu'on a resserrées dans leur juste étendue.
On a aussi profité avec soin des lumières du public,
pour corriger quelques fautes qui sont échappées
à la diligence du savant auteur.
L'abréviateur a cru devoit toucher quelque
chose a la méthode, parce que l'arrangement des matières
et la clarté semblent le demander. On a, par exemple,
placé ce qui regarde la Sicile, à la suite
de l'histoire de Carthage, comme sa place naturelle. Pour
ne pas interrompre le fil de l'histoire, on a traité de
suite ce qui regarde les murs et la religion des Perses
et des Grecs. Des quatre empires qui se formèrent des
débris de celui d'Alexandre, on en a fait quatre histoires,
qu'on traite séparément, et l'une après
l'autre, pour répandre plus de netteté dans la
narration, et moins de confusion dans l'esprit du lecteur.
Au sujet de la chronologie, je ne crois pas
devoir prendre d'autre guide qu'Ussurius, qui est ordinairement
celui de M. Rollin. Notre auteur, fondé sur je ne sais
quelles raisons, s'est écarté des routes que le
savant chronologiste lui avoit tracées. Dans la première
édition de notre Abrégé, en 1744,
par respect pour notre historien, et pour ne rien donner du nôtre,
nous l'avions suivi littéralement, et sans vouloir rien
changer ; mais sur les avis de quelques amis éclairés,
qui ont eu la bonté de nous faire sentir qu'il ne convenoit
pas de laisser subsister, dans un livre aussi généralement
estimé, des fautes de chronologie trop marquées,
je me suis enfin déterminé a les réformer
dans cette nouvelle édition, que nous avons tâché
de rendre aussi correcte qu'il nous a été possible.
L'accueil favorable que le public a fait a la première
édition, mérite bien que nous donnions toute notre
attention a celle-ci, et que nous ne laissions rien a désirer
au lecteur. Dans cette vue, nous y avons fait une augmentation
considérable. L'histoire de Syracuse, qui se trouve éparse
çà et là dans la grande histoire, est ici
recueillie avec soin, et nous la donnons de suite dans cette
nouvelle édition, que nous avons aussi enrichie de tables
chronologiques, qui seront placées en leurs lieux, au
commencement de l'histoire de chaque empire. L'utilité
de cette méthode est sensible, par la facilité
qu'elle procure au lecteur de chercher les points de chronologie
qu'il désire, et de les trouver sans embarras ni confusion.
Enfin, ou n'a rien oublié pour donner
à cet Abrégé la clarté, la
solidité, et tout ce qu'on a pu imaginer pour le rendre
utile et agréable, afin de mettre le lecteur en état
de pouvoir se passer de la grande histoire, et ne rien désirer
de plus en ce genre. On se flatte que la lecture du livre, et
la vue de l'impression, convaincront encore mieux de tous ces
avantages que nous ne le pourrions faire, et que le public saura
bon gré a l'abréviateur de lui avoir fait part
de son travail.
Les cinq volumes : 90
euros (code de commande : 17721).
Rome, ses origines, son empire. Mariemont,
Musée, 1966. In-8° broché, 89 p., XXIX planches
en noir, IX planches en couleurs, (« Trésors
inconnus du Musée de Mariemont », I).
7,50 euros (code de commande
: 4804).
ROUGÉ
(Jean) Les institutions romaines. De la Rome royale à la Rome chrétienne.
Textes choisis et présentés par l'auteur. Paris, Colin, 1994. In-8° broché,
251 p., (collection « U2 - Histoire Ancienne »).
En quatrième
de couverture :
De
la Rome royale à l'Empire du ive siècle, cette
histoire des institutions romaines est illustrée par 80
textes littéraires, juridiques et épigraphiques.
Par adaptations successives à des situations nouvelles,
la « civitas » des origines, qui abritait quelques
dizaines de milliers d'individus, est devenue un Empire universel
qui s'étend autour du bassin méditerranéen.
Cet ouvrage s'adresse aux étudiants
d'histoire, de lettres classiques et de droit des 1er et 2e cycles.
10 euros (code de commande
: 17754).
SALLES
(Catherine) L'Art de vivre au temps de Julie, fille
d'Auguste. Paris, Nil, 2000. In-8° broché,
190 p., illustrations, exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
« Rome, quelques années avant
notre ère. Fille chérie d'Auguste, le successeur
de César, Julie est une femme libre.
Libre et belle, elle use de tous les artifices
de la mode, se vêt de tenues excentriques et devient le
point de mire de la cour impériale et des rues de Rome.
Femme d'esprit, elle fréquente les salons
mondains, dans lesquels elle côtoie les artistes les plus
talentueux.
Voyageuse, elle n'hésite pas à
accompagner son mari Agrippa dans ses missions à travers
l'Empire.
Émancipée, elle s'adonne aux
joies sensuelles des banquets et ses nombreuses liaisons défraient
la chronique de son temps.
Julie n'a qu'un seul malheur : être
la fille du souverain du monde, dont le gouvernement est fondé
sur la restauration des grandes vertus du passé. À
trop bafouer l'autorité paternelle, elle passera d'une
existence dorée aux rigueurs d'un exil particulièrement
sévère.
À travers le destin d'une fille de la
famille impériale, c'est la Rome antique que Catherine
Salles nous décrit, dans une foule de détails et
d'anecdotes. »
10 euros (code de commande
: 12168).
SALMON (Pierre) La population
de la Grèce antique.
Essai de démographie appliquée à l'Antiquité. Bruxelles, Société Royale Belge
de Géographie, 1955. In-8° agrafé, [30] p.,
hommage de l'auteur.
@ Extrait des fascicules I-II (79e année - 1975)
du Bulletin de la Société Royale Belge de Géographie.
5 euros (code de commande
: 13213).
SAMIVEL Le soleil se lève
en Grèce. S.l., Arthaud,
1962. In-8° sous reliure d'éditeur, 261 p., héliogravures
hors texte., toile défraîchie, il manque la jaquette.
Sur la jaquette :
« Le titre [de cet ouvrage] indique suffisamment qu'il
y est surtout question de tout ce qui a précédé
l'époque classique. Tandis que l'histoire de l'Égypte
coule durant quarante siècles avec la majestueuse unité
du grand fleuve qui a creusé son destin, celle de la Grèce
apparaît durant plusieurs millénaires beaucoup plus
mouvante. Voici la mystérieuse et séduisante civilisation
crétoise, dont les uvres témoignent à
35 siècles de distance d'une vivacité, d'une fraîcheur
et d'une leberté d'expression absolument modernes. Voici
le haut Moyen Âge des rudes barons achéens, couverts
de sang, couverts d'or. L'énigme de la « Nuit »
dorienne. La floraison des grands temples... Les délicats
prestiges intellectuels du siècle de Périclès.
À travers les trésors, les chefs-d'uvre,
les sites les plus célèbres du Monde égéen
et de la Grande Grèce, nous nous embarquons une nouvelle
fois avec Samivel dans la machine à explorer le temps.
La majorité des photographies illustrant cet ouvrage est
également due à l'auteur. On remarquera enfin les
hypothèses nouvelles et ingénieuses qu'il émet
à propos de l'architecture crétoise, considérée
comme fonctionnelle, la signification de la scène de la
célèbre coupe d'Haghia Triada, le rôle de
la couleur dans l'architecture des temples, l'énigme proposée
par le Sphinx à la sagacité d'dipe, etc.
»
10
euros (code de commande : 8932).
SCHÄFER
(Peter) Histoire des Juifs dans l'Antiquité. Traduit de l'allemand par Pascale Schulte.
Paris, Cerf, 1987. In-8° broché, 280 p., illustrations
hors texte, (collection « Patrimoines - Judaïsme »),
exemplaire en bel état.
En quatrième
de couverture :
Un livre d'histoire, un manuel même,
qui retrace l'histoire des Juifs d'Israël, au cours des
neuf cents années qui s'écoulèrent entre
la conquête d'Alexandre le Grand et la conquête arabe.
Les documents-sources sont exposés au long du récit.
Mais l'originalité de ce livre, dû à l'éminent
spécialiste de Berlin qui y dirige le département
des études juives, porte sur ceci : contrairement
à la plupart des études sur le même sujet,
ici, l'interprétation de l'histoire juive d'Israël
n'est pas donnée selon le point de vue de la puissance
dominante, grecque puis romaine, et pas davantage selon le point
de vue d'une histoire chrétienne du Salut ; elle
est comprise selon l'intelligence que le judaïsme a de lui-même.
Ouvrage de référence, ce livre est capital :
l'émancipation advient par une compréhension nouvelle
de l'histoire.
15 euros (code de commande
: 16579).
SCHOPPA (Helmut) L'art romain dans les Gaules en Germanie
et dans les îles britanniques. Photographies par Helga Schmidt Glassner.
(Traduit de l'allemand par Jean Claude Gauthier). Fribourg, Office
du Livre, s.d. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
70 p., 140 planches.
19
euros (code de commande : 6163).
Le
Servage. Société
Jean Bodin. Réunions des 16, 17 et 18 octobre 1936. Bruxelles.
Bruxelles, Falk Fils, 1937.
In-8° broché, 332 p.
@ Ce volume
publié à l'initiative de l'Institut de Sociologie
Solvay, à l'Université Libre de Bruxelles, contient
: Le servage dans l'Égypte ancienne sous les XXIe-XXVe
dynasties, par Jacques Pirenne ; Les modalités
de l'attache à la glèbe dans l'Égypte grecque
et romaine, par Claire Préaux ; Le type dorien
du servage, par Werner Kamps ; Le colonat dans l'Empire
romain, par Paul Collinet ; Paysannerie et grands domaines
dans l'Empire byzantin, par Ernest Stein ; L'aspect iranien
du servage, par Nicolas Adontz ; L'évolution du
servage dans la France coutumière du XIe au XIVe siècle,
par Pierre Petot ; La condition des populations rurales dans
l'Espagne médiévale, par Charles Verlinden
; Le vilainage anglais et le servage réel et personnel
dans la période 1066-1485, par F. Jouon des Longrais
; L'asservissement du paysan russe, par Alexandre Eck
; Les régimes fonciers en Chine, par Henri Maspero
; Le servage dans l'Empire du Japon, par André
Gonthier et La notion du servage à la lumière
de la méthode comparative, par Alexandre Eck.
30 euros (code de commande
: 11046).
Splendeur
des Sassanides. L'empire perse entre Rome et la Chine (224-642). Bruxelles,
Crédit Communal, 1993. In-4° broché, 310 p.,
nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Catalogue
publié à l'occasion de l'exposition éponyme
organisée aux Musées Royaux d'Art et d'Histoire,
à Bruxelles, du 12 février au 25 avril 1993.
Avant-propos :
L'exposition « Splendeur des Sassanides
» est le résultat de la collaboration d'une vingtaine
d'institutions qui ont accepté de se séparer pour
un temps de leurs chefs-d'uvre pour les réunir aux
Musées royaux d'Art et d'Histoire.
Elle constitue une première, non seulement
par la qualité des uvres réunies mais aussi
par l'originalité du sujet qui n'a été que
rarement abordé.
Monsieur Louis Vanden Berghe, professeur émérite
à l'Université de Gand, professeur honoraire à
l'Université Libre de Bruxelles, commissaire scientifique
et Monsieur Bruno Overlaet, commissaire scientifique adjoint
et titulaire des collections iraniennes aux Musées ont
su s'entourer d'une pléiade de chercheurs pour la rédaction
de ce catalogue qui fait le point sur l'état actuel de
la recherche dans le domaine sassanide. [...]
Riche de quelque 180 chefs-d'uvre, «
Splendeur des Sassanides » offre au public une synthèse
de cette période peu connue de l'histoire persane qui
vit régner, de 224 à 642 de notre ère, une
dynastie qui contrôla un vaste territoire, entreprit de
grands travaux de génie civil, tira profit de sa position-clé
sur la Route de la Soie et mena, pendant pratiquement toute la
période, des guerres sur les fronts de l'Est et de l'Ouest.
Cette dynastie développa un art de cour somptueux, tout
à la glorification de la puissance royale et qui s'exprima
notamment dans l'architecture palatiale, les reliefs rupestres,
les mosaïques, les décors de stuc, l'argenterie,
la verrerie et les soieries ; autant d'aspects qui sont évoqués
dans ce catalogue.
50 euros (code de commande
: 16084).
[TIBÈRE
(Tiberius Caesar Divi Augusti Filius Augustus)]. BAKER (G.P.)
Le règne de Tibère. Traduction de A. Lageix. Paris, Payot, 1938.
In-8° broché, 264 p., (collection « Bibliothèque
Historique »).
Avant-propos :
Sous
le règne de Tibère, le deuxième empereur
romain, de grandes luttes politiques se sont déroulées,
suivies de plus d'insuccès que de victoires.
Les questions qui furent ainsi agitées
sont loin d'être sans rapport avec celles qui nous troublent
aujourd'hui.
L'histoire de Tibère n'offre aucune
comparaison directe avec celle de notre temps. Si elle a quelque
point de ressemblance, c'est plutôt avec l'époque
qui a vu vivre les deux générations qui nous ont
précédés. C'est l'histoire de ce qui arrive
à une dictature quand elle a réussi à s'établir.
La dictature imposée par Jules César est la seule
qui ait duré. Elle s'est maintenue, en effet, pendant
dix-huit siècles. Aucune dictature grecque n'a eu ce caractère
de permanence. Seuls les successeurs de César nous donnent
un exemple de la façon dont évolue une dictature
qui dure... Et nous la voyons se transformer graduellement et
nécessairement en monarchie.
Tibère a été l'homme d'action
qui a fait du gouvernement temporaire de César et du principal
aventureux d'Auguste une réalité permanente qu'il
serait difficile d'ébranler.
Pour découvrir la véritable nature
de la monarchie, il ne faut pas se contenter de l'étudier
dans sa forme définitive. Il faut remonter à ses
origines, quand elle était encore neuve et mouvante et
que les événements étaient en train de lui
faire prendre tournure. Il faut comprendre quelles sont les forces
qui l'ont rendue héréditaire et ont fait abandonner
l'élection et la cooptation, pourquoi la nécessité
lui a donné la durée ; il faut la voir à
ses débuts quand elle acquérait ces caractères
qui nous semblent naturels, parce qu'ils nous sont familiers,
mais qui sont des traits acquis ou mieux imposés par la
force.
Car la monarchie romaine, qui commença
avec la dictature de César, ou plus exactement avec le
tribunal de Gaïus Gracchus et la dictature de Sylla, est
à l'origine de la monarchie européenne d'aujourd'hui.
Elle dura en ligne directe jusqu'en 1453, époque de sa
destruction par les Turcs. Le Saint Empire Germanique fut son
héritier et la transmit à Napoléon. Ses
dérivés furent à la base des monarchies
d'Angleterre, de France, d'Espagne, de Russie et de Scandinavie.
Avant César, le nord de l'Europe était gouverné
par des chefs de tribus semblables à ceux qui se sont
maintenus à la tête des clans d'Écosse.
Un cas concret vaut toujours mieux qu'une dissertation
théorique. Le lecteur peut voir par lui-même le
cours tourbillonnant des événements. La vérité
n'est jamais, après tout, purement théorique. Pour
la plus grande part, c'est une histoire qui, depuis que l'humanité
l'a écrite, doit garder tout son arbitraire comme la première
partie du livre que nous avons à continuer et que la postérité
achèvera conformément aux indications du plan...
À qui se plaindrait que l'histoire de Tibère laisse
bien des choses dans l'indécision et sans en venir à
bout, on pourrait rappeler qu'elle n'est qu'un épisode
d'une uvre qui se continue aujourd'hui.
Mais Tibère ne présente pas qu'un
intérêt politique. Il a toujours été
et il reste le plus grand problème psychologique de l'Histoire.
Il est tout à la fois Hamlet, le roi Lear et Othello en
un seul personnage. Et il est encore davantage. Nous avons sur
Tibère une masse de témoignages qui, pendant près
de dix-neuf siècles, ont empêché de le comprendre.
On en peut extraire de quoi peindre deux hommes différents
qui tous deux sont parfaitement vraisemblables : un soldat-homme
d'État rude, honnête, sérieux, juste et capable,
et l'autre : un monstre de cruauté et de méchanceté.
Quand il faut voir l'homme qu'il était dans la réalité,
la difficulté commence. Certains témoignages peuvent
être interprétés de plus d'une façon...
D'où possibilité éternelle de divergence
d'opinion sur la réalité... Dans la sincérité
des confessions qui existent au ciel, sans doute trouverons-nous
de quoi récompenser l'ardeur persévérante
que nous montrons dans un monde parfois difficile.
Bien des points de cet ouvrage sont couramment
admis aujourd'hui. Il n'est plus nécessaire de discuter
la question du caractère de Tibère et les accusations
portées contre sa moralité. Bien des hommes ont
été bien plus mauvais que lui. Le lecteur moderne
de Tacite et de Suétone est plus disposé à
admirer l'éclat de leurs pamphlets de partisan et la plus
amusante collection de potins, qui ait jamais été
écrite en latin, qu'à féliciter leurs auteurs
pour la froide objectivité de leur peinture.
Si, sans tenir compte de son intérêt
pour l'histoire de la politique, nous laissons nos intelligences
se pénétrer du récit de façon à
bien saisir la leçon qu'il comporte, nous serons sûrs,
en tout cas, que, quoiqu'il puisse nous arriver, la civilisation
moderne ne se trouvera jamais dans une telle impasse. La noble
légende de Jonas illustre cette vérité éternelle
que le but principal de la prophétie n'est pas de prédire
l'avenir, mais de nous empêcher sûrement de devancer
l'avenir. Le prophète qui réussit vraiment est
un faux prophète.
10 euros (code de commande
: 17269).
VERELST-TASSE (P.) Rome. Des catacombes à la coupole de Saint-Pierre.
Préface de Jeanne
Cappe. Liège, George Michiels, [1950]. In-12 broché,
XIV + 193 p., XXXIX planches hors texte.
10 euros (code de commande
: 227).
VOSSIUS. De Historicis
latinis libri III.
Leyde, Maire, 1651.
Deuxième
édition de cet important recueil bio-bibliographique des
historiens de langue latine de l'Antiquité au XVIe siècle.
WEBSTER (T.B.L.) Hellenistic
Art. London, Methuen, 1967.
In-8° sous reliure et étui illustré d'éditeur,
224 p., nombreuses illustrations, (collection « Art of
the World »).
13 euros (code de commande : 2935).
WILLEM
(Albert) Melpomène. Histoire de la tragédie grecque. Liège, H. Dessain, 1932. In-8° broché,
IX, 503 p.
Avant-propos :
« La tâche que j'ai, entreprise
en composant ce livre paraîtra peut-être téméraire
à beaucoup de gens. Faire une histoire complète
de la tragédie grecque n'est pas, à première
vue, une besogne aisée : la somme énorme des
documents à consulter, l'incertitude de tant de textes
fragmentaires, les controverses qu'ont suscitées une foule
de questions rendent surtout les travaux d'approche lents et
pénibles. J'ai cependant essayé : le temps
a été mon principal auxiliaire.
Le présent ouvrage était, d'ailleurs,
contenu en germe dans ma Notice sur la Tragédie grecque,
qui n'était elle-même que la reproduction à
peu près intégrale de l'introduction à mes
éditions de l'dipe Roi de Sophocle et de
l'Hécube et de l'Iphigénie à Aulis
d'Euripide. Ce sont ces quelques pages que j'ai amplifiées.
J'ai peu changé la partie qui concerne les origines et
le côté matériel du théâtre ;
j'avais donné l'essentiel à ce sujet. Mais j'ai
élargi le plan et le cadre de la partie littéraire
et j'étudie le genre tragique depuis Thespis jusqu'aux
dernières productions dont le souvenir nous est parvenu.
Je me suis efforcé de présenter
mon livre de façon qu'îl puisse s'adresser à
toutes les catégories de lecteurs. Les « profanes »,
je l'espère, ne le trouveront pas trop pédant,
les intellectuels pourront le lire sans fatigue et les philologues
ne m'en voudront pas trop (du moins, j'ose en émettre
le vu !) si l'érudition n'y éclate pas
constamment et si le bas des pages n'est pas criblé de
références. Je n'ai pas voulu donner à mon
modeste travail un air trop savant. Je n'ai cependant pas non
plus désiré en faire un livre de pure vulgarisation.
J'y ai donc introduit un minimum de notes, celles qui m'ont paru
indispensables pour permettre au lecteur de contrôler mes
sources et de ne pas s'égarer. J'ai cru, par exemple,
inutile de renvoyer chaque fois aux pages des ouvrages de critique
que j'ai souvent à citer. Le lecteur averti retrouvera
le passage précis sans la moindre difficulté.
Je me suis d'ailleurs astreint à relire
toutes les uvres des tragiques grecs et je les analyse
toutes dans le présent ouvrage, car j'ai voulu être
complet. Je me suis livré aussi à une étude
attentive de tous les fragments que nous avons conservés
des pièces perdues. Mes principales sources sont donc
les textes eux-mêmes. Mais, bien entendu, comme je l'ai
dit plus haut, je n'ai pas manqué d'étudier les
ouvrages principaux écrits sur la matière et je
me suis particulièrement reporté aux travaux les
plus récents de façon à mettre le lecteur
au courant des dernières trouvailles de la philologie.
À côté des livres que je
cite, il est clair que je me suis inspiré de tous les
ouvrages importants qui traitent de la matière. Je me
bornerai à citer ici les noms de quelques-uns des auteurs
qui m'ont le plus aidé. Rappelons, par exemple, O. Navarre,
P. Foucart, M. Croiset, O. Müller, W. Dörpfeld, E.
Bethe, Weeklein, Wilamowitz, Weil, Jebb, Tournier, Zielinski,
etc.
Je dois également beaucoup au livre
de H. Patin : Études sur les Tragiques grecs,
qui reste le meilleur ouvrage à portée générale
écrit en français sur ce sujet et l'on verra que
j'y ai fait de fréquents emprunts. Il serait impossible,
d'ailleurs, de ne pas tomber d'accord avec H. Patin sur la plupart
des points. Dans le même ordre d'idées, je tiens
à déclarer que je n'ai pas eu un seul instant la
prétention de faire uvre originale. J'estime que,
dans l'état actuel de nos connaissances, le devoir du
critique est de faire une bonne mise au point. C'est ce que je
me suis efforcé de réaliser : j'ai voulu montrer
tout ce qu'on peut savoir de certain et d'essentiel sur la
tragédie grecque. Aussi je n'ai jamais hésité
à avouer, notre ignorance sur certains points : il
est prudent de ne rien affirmer quand on en est réduit
aux conjectures et quand on n'est pas sûr d'avoir trouvé
la vérité. La philologie du siècle dernier
avait singulièrement abusé des hypothèses
hasardeuses et notre rôle consiste maintenant à
réagir avec pondération et toutefois sans parti
pris contre ces tendances aventureuses et souvent fantaisistes.
Les lecteurs auxquels je m'adresse avant tout,
ce sont les jeunes gens qui font ou qui terminent leurs études
d'humanités. J'espère que les jeunes philologues
y trouveront des renseignements qui leur faciliteront des recherches
souvent ingrates. À leur intention, j'ai fait suivre le
livre d'un index des noms propres et des titres des uvres
mentionnées, qui leur rendra, j'ose encore l'espérer,
de réels services. Ici je me plais à remercier
sincèrement M. J. Troisfontaines, professeur à
l'Athénée de Liège, qui a bien voulu assumer
la tâche ingrate de .la partie matérielle de cet
index.
Ce qui m'a particulièrement incité
à écrire Melpomène, histoire de la Tragédie
grecque, c'est que, en dehors du livre de H. Patin que j'ai
cité plus haut, il n'existe pas actuellement en français
de travail d'ensemble sur la matière. Et encore les Études
de H. Patin sont-elles conçues sur un autre plan. Des
uvres similaires existent dans d'autres langues, par exemple
les beaux ouvrages de Geffken, de Haigh et de G. Norwood, que
j'indique plus loin. Mais ils ne traitent pas tout le sujet d'un
bout à l'autre. J'ai voulu être méthodique
et suivre purement et simplement l'ordre chronologique, de façon
à guider le lecteur pas à pas dans l'histoire du
développement dela tragédie grecque.
Parmi les ouvrages les plus récents,
j'ai puisé largement dans les excellentes éditions
des Universités de France publiées sous le patronage
de l'Association Guillaume Budé, et particulièrement
dans leurs notices. Je dois ainsi une grande partie de ma documentation
la plus récente à MM. Mazon (pour Eschyle), Masqueray
(pour Sophocle), Méridier et H. Grégoire, ainsi
qu'à mon maître regretté, L. Parmentier (pour
Euripide).
Pour les pièces fragmentaires, indépendamment
des Tragicorum graecorurn Fragmenta de Nauck (Leipzig,
Teubner, 1889), je me suis surtout référé
aux travaux d'Ahrens (édition des Tragiques grecs, Paris,
Didot, 1849), particulièrement pour Eschyle, de Pearson
(Sophocles) pour Sophocle et de Hartung (Euripides
restitutus, Hambourg, Perthes, 1843) pour Euripide.
J'ai corrigé ce que ceux du premier
et du troisième avaient de suranné en m'aidant,
entre autres livres et articles de revue récents, du magistral
ouvrage de M. L. Séchan intitulé Études
sur la tragédie grecque dans ses rapports avec la céramique.
(Paris, Champion, 1926), qui venait précisément
de paraître quand j'ai commencé le présent
livre.
Pour les auteurs qui viennent après
les trois grands tragiques ou qui ont été leurs
contemporains, outre l'ouvrage cité de Nauck et un certain
nombre d'articles, j'ai mis largement à profit l'intéressant
livre de A. E. Haigh, The tragic drama of the Greeks (Oxford,
Clarendon, 1896). J'ai eu constamment sous les yeux également
Die griechische Tragödie de J. Geffken (Leipzig &
Berlin, Teubner, 1921) et Greek Tragedy de G. Norwood
(Londres, Methuen, 1920).
Évidemment je ne me dissimule pas que,
malgré tout le temps et tous les soins que je lui ai consacrés,
mon livre est loin d'être parfait. Aussi est-ce avec reconnaissance
que je recevrai les remarques qui me seront adressées
en vue de son amélioration.
Je sais aussi que c'est une Melpomène
bien mutilée, bien incomplète que je présente
ici. Elle a malheureusement subi les dégradations du temps
comme, hélas ! la plupart des uvres d'art que
l'antiquité nous a léguées ! Mais il
faut bien se résigner à la laisser dans cet état,
à moins que la papyrologie, par exemple, ne nous révèle
quelque jour les productions que nous considérons aujourd'hui
comme perdues à jamais.
J'espère toutefois que mes lecteurs
pourront se faire une idée au moins approximative de ce
que fut cette éclosion gigantesque, grandiose, prestigieuse,
d'uvres pleines de mouvement, de vie, de couleur et de
beauté. »
10 euros (code de commande
: 1817*).
WOOLLEY
(Leonard) Abraham. Découvertes
récentes sur les origines des Hébreux. Traduit de l'anglais par A. et H. Collin Delavaud.
Paris, Payot, 1936. In-8° broché, 241 p., (collection
« Bibliothèque Historique »).
Table des matières
:
Introduction.
Chapitre I. Abraham et Ur.
Chapitre II. Abraham. Autorité de
la tradition.
Chapitre III. Ur au temps d'Abraham. La
ville et ses monuments.
Chapitre IV. Ur au temps d'Abraham. La société.
Chapitre V. Abraham. L'influence de la cité.
Chapitre VI. Abraham. Le dieu familial.
Chapitre VII. Abraham. Le témoignage
écrit.
Schéma chronologique des personnages
mentionnés dans l'ouvrage.
Index.
13 euros (code de commande
: 18095). |