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HALTER
(Marek) Mai. Dessins.
[Textes de :] Jean Cassou, Maurice Clavel, Claude
Roy, Jean-Pierre Faye, Jean-François Revel.
Photos et cadrages : Dany Gander-Gosse. Genève,
Éditions de l'Avenir, 1970. In-8° carré pleine
toile d'éditeur, 62 ff. n. ch.
Texte de Maurice Clavel
:
« Aux devantures des librairies des livres aux couvertures
multicolores
Prétendent raconter nos journées : elles étaient
noires et blanches
Elles avaient déjà le trait de ce dessin
Bris de ligne, ébranlement des murailles
Éclair et séisme dont le monde va se fendre : il
est déjà fissuré.
25 euros (code de commande
: 8314).
GENÈVE
(Pierre) Histoire secrète de l'insurrection
de mai 1968. Paris, Les
Grandes Affaires de ce Temps, 1968. In-12 broché, 312
p., rousseurs.
Extrait
:
«
Le 22 mars 1968, une poignée d'étudiants chevelus
faisant partie de différents groupuscules d'extrême
gauche (J.C.R., J.A.C., F.E.R., etc.) envahissent le bâtiment
administratif de la nouvelle faculté de Nanterre et occupent
la salle du conseil des professeurs.
Ce n'est pas la première manifestation de ces jeunes gens
qui [en souvenir du curé révolutionnaire Jacques
Roux et de ses amis] se baptisent eux-mêmes « enragé
». Mais cette action marquera le point de départ
de ce que certains ont appelé la Révolution
de Mai.
Ces révoltés n'ont pas encore de programme bien
défini. Leur action pour brutale qu'elle soit ce jour-là
tient encore d'un canular ou d'un chahut d'étudiants que
d'une insurrection. Pourtant c'est là que tout commence.
»
10 euros (code de commande
: Mai 15 - vendu).
LABRO
(Philippe) Ce n'est qu'un début. S.l., Éditions et Publications Premères
n° 2, 1968. In-8° broché, 273 p., (collection
« Édition Spéciale »).
@ Ouvrage réalisé avec la collaboration
de Michèle Manceaux, Michel Abrami, Marie-Claire
Hounau, Robert Jammes, Jean Letit, Danielle
Mennesson, Françoise Monier, Laure Segalen,
Jacques Serain, Guillemette de Véricourt
et Evelyne Sullerot.
En quatrième de couverture :
« Ce n'est qu'un début est le premier dossier
complet des jours de mai qui ébranlèrent la France.
Philippe Labro, Michèle Manceaux, 10 journalistes d'Édition
Spéciale, ont suivi les événements jour
après jour, heure après heure. Ils étaient
à Nanterre, à la Sorbonne, derrière les
barricades, en Allemagne, à Charléty, à
Beaujon, au Palais-Bourbon, au Ministère de l'Intérieur.
Ils décrivent et font parler les leaders des étudiants,
les hommes du 22 mars, les prochinois, les anarchistes, le J.C.R.,
les C.R.S., les gardes mobiles, les gardiens de la Paix, les
ouvriers de Billancourt et de Flins. Ce n'est qu'un début
vous livre les premiers documents sur les premiers temps d'une
révolution qui peut durer encore longtemps. Voici pourquoi
le slogan des étudiants : « Ce n'est qu'un début,
continuons le combat » qui a été le plus
souvent scandé pendant ce mois de mai 68, a été
choisi comme titre de cetteÉdition Spéciale.
»
12 euros (code de commande
: Mai 12 - vendu).
ROBERT
(Fernand)
Un mandarin prend la
parole. Paris, Presses Universitaires
de France, 1970. In-8° broché, 296 p.
En quatrième
de couverture :
« Professeur à la Sorbonne, mandarin parmi les mandarins,
Fernand Robert a décidé de prendre à son
tour la parole pour, répondre à tous ceux qu'il
accuse de démolir l'Université, sous prétexte
de la démocratiser.
Illustré de nombreux exemples, cet ouvrage est une riposte
détaillée et implacable aux attaques contre les
cours magistraux, les examens traditionnels, les concours, la
cooptation, le pouvoir des professeurs titulaires dans les Facultés,
etc. Quelle est la vérité ? Incriminer les structures
de l'enseignement, supérieur, c'est refuser de reconnaître
les erreurs qui ont déjà désorganisé
l'enseignement secondaire. L'accroissement démographique
des années 1945 et suivantes ayant rendu inévitable
une crise dans les lycées à partir de 1956, notamment
par manque d'enseignants qualifiés, on a aggravé
cette crise en supprimant de classe en classe toute sélection,
jusqu'à la disparition du premier baccalauréat
et à l'affaiblissement du second.
La sélection est une nécessité vitale pour
l'enseignement. L'existence de plusieurs niveaux proportionnés
aux forces de chacun, tout au long des études, est l'unique
moyen d'offrir à chaque enfant la possibilité de
s'épanouir pleinement et d'avoir toutes ses chances. En
prétendant au contraire imposer à tous par démagogie
un enseignement uniforme, qui fait semblant d'être encore
l'enseignement secondaire, mais dévié dans un sens
utilitaire par les multiples réformes successives, on
n'a réussi qu'à rendre l'enseignement odieux, aux
meilleurs qu'on fait piétiner comme aux autres, qui ne
peuvent pas suivre. On n'a pas démocratisé les
études, on les a dénaturées. Le résultat
est l'arrivée dans les Facultés de quantité
d'éléments d'avance inadaptés, désorientés
et révoltés, menacés à coup sûr
d'un accroissement de chômage chez les jeunes, qui provoquera
des secousses bien pires que 1968. On a saccagé l'Université
pour leur rendre leurs illusions quand ils découvrirent
qu'on les avait trompés.
Alors que les autres nations reconnaissent la nécessité
de mettre l'accent sur les valeurs intellectuelles, la France
s'enfonce ainsi dans le culte du cancre. Un sursaut est-il encore
possible ? Il pourrait venir du peuple et du socialisme, dont
l'idéal est de donner à tous un travail digne et
des loisirs permettant aux travailleurs de penser. »
7,50 euros (code de commande
: Mai 9 - vendu).
TOURAINE
(Alain) Lettres à une étudiante.
Paris, Seuil, 1974. In-8°
broché, 251 p.
En quatrième
de couverture :
« Tout près de moi : mai 1968, le Chili populaire,
la fin de l'État gaulliste.
À l'horizon : le syndicalisme, les nouveaux mouvements
sociaux, la crise de l'Université, la société
postindustrielle, la transformation de la gauche.
Toujours : le travail obstiné de la sociologie et le refus
de l'Un.
De plus en plus : la distance qui m'éloigne de toi, mon
temps qui court, l'effort pour suivre le passé et l'avenir,
peut-être le regret de ne pas goûter l'instant.
Ces lettres écrites à une étudiante en sociologie
pendant l'été 74, sont l'envers des livres qui
ont rempli mes récentes années de travail. Les
idées s'y mêlent aux réactions, les raisonnements
aux préférences, les sentiments à l'analyse.
Non pour retrouver la vie derrière les livres, mais pour
suivre le travail de la sociologie, pour participer, seul mais
solidai.re, à la transformation de la société
et pour partager la parole et le silence. »
10 euros (code de commande
: Mai 11 - vendu). |