RÉVOLUTION - EMPIRE

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La Belgique française. 1792-1815. [Sous la direction d'Hervé Hasquin.] Bruxelles, Crédit Communal, 1993. Fort in-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 503 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Table des matières :
   - Préface, par François Narmon.
   - La Révolution française, en quoi nous concerne-t-elle ?, par Hervé Hasquin.
   Première partie : Les prémices (1792-1794).
      - De Jemappes à Fleurus, par Jean-Jacques Heirwegh.
      - De Fleurus à la République : un pays meurtri, par Hervé Hasquin.
   Deuxième partie : Le Directoire (1794-1799).
      
L'annexion à la France et le passage au Régime Moderne, par Piet Lenders.
      - La chute de deux colosses aux pieds d'argile : Noblesse et Clergé, par Étienne Hélin.
      - La guerre des paysans, par Luc Dhondt.
   Troisième partie : Le Consulat et l'Empire (1799-1814/1815).
      - La pacification et la restauration religieuse, par André Tihon.
      - Une ère de prospérité économique, par Georges Hansotte.
      - Entrepreneurs et gens d'affaires, par Marinette Bruwier.
      - Administrateurs et militaires sous la République et l'Empire, par Marie-Rose Thielemans.
      - L'assistance à la population et la politique sanitaire, par Claude Bruneel.
      - La vie scientifique, par Claude Sorgeloos.
      - Les beaux-arts et la vie culturelle, par Jean-Patrick Duchesne.
      - La Franc-Maçonnerie, par Roger Desmed.
      - L'opinion publique, de la retraite de Russie à Waterloo, par José Olcina.
      - La presse et la vie littéraire sous le joug de la censure, par Bruno Bernard.
   Quatrième partie : Le bilan.
      - La politique linguistique : les avatars d'une tentative de francisation, par Bruno Bernard.
      - Les historiens belges et la période française, par Marie-Rose Thielemans.
      - La Révolution française dans l'historiographie belge récente : enjeux et sphères d'intérêt, par Philippe Raxhon.
      - La fête révolutionnaire : du rassemblement spontané à la manifestation officielle, par Bruno Bernard.
      - Chronologie de la Révolution française, par Anne Vandenbulcke.

60 euros (code de commande : 16205 - vendu).

 

[BONAPARTE]. RIOUX (Jean-Pierre) — Les Bonaparte. Tomes I et II (complet). Bruxelles, Complexe, 1982. Deux volumes in-8° brochés sous étui (un peu défraîchi), 478 p. (collection « Le Temps & les Hommes », n° 11 et 12), cachet ex-libris à la page de garde de chaque volume, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   De Jules Michelet à Georges Lefebvre ou Jean Tulard, de Karl Marx à Adrien Dansette ou Alain Plessis, nombreux sont les historiens qui ont exploré les deux Empires. De son côté, la famille Bonaparte a fait l'objet de chroniques minutieuses et bien souvent partiales. Sans prétendre à une synthèse, qui serait bien audacieuse, ni à une analyse scientifique, qui n'entre pas dans ses spécialisations universitaires, l'auteur a tenté d'écrire librement une histoire de la dynastie des Bonaparte. Ce qui n'a guère été tenté jusqu'ici. Est-ce légitime ? Est-ce possible ? Les liens familiaux et l'ambition dynastique peuvent-ils être facteurs d'explication d'un pouvoir installé par la force, maintenu par des hommes seuls, dans un pays qui a depuis 1789 appris que la démocratie était un combat et un avenir ?
   En réduisant, sans toutefois la négliger, la part de l'histoire-bataille et de la biographie mais en s'attachant davantage à celle de l'économie, des groupes sociaux et des mentalités, ce livre voudrait répondre à ces questions tout en les élargissant. Car cette dynastie des coups d'État, des victoires et des désastres sait aussi lucidement tirer profit des forces d'ordre et des aspirations populaires. Fils de la Révolution et auxiliaires d'une bourgeoisie conquérante, les Bonaparte ont contribué à modeler une France et une Europe nouvelles qui, de 1800 à 1870, passent du vieux monde rural au capitalisme. Nous leur devons pour une bonne part, pour le meilleur et pour le pire, d'être entrés dans l'ère contemporaine.

Les deux volumes : 25 euros (code de commande : 16193 - vendu).

 

FAIPOULT (Guillaume-Charles) — Mémoire statistique du département de l'Escaut [adressé au Ministre de l'Intérieur, d'après ses instructions,] par M. Faipoult, préfet de ce département. Ingeleid door Paul Deprez. Gent, Oostvlaams Verbond van de Kringen voor Geschiedenis, 1960. In-8° broché, IX, 205 p., une grande carte hors texte à déplier et un feuillet volant de notes, (collection « Documenten », n° 3), dos renforcé avec de l'adhésif, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
   Cet ouvrage est la réédition du Mémoire publié à Paris, par l'Imprimerie Nationale, en l'An XIII.
Table des matières :
   Chapitre I : Topographie.
   Chapitre II : Population.
   Chapitre III : État des citoyens.
   Chapitre IV : Agriculture.
   Chapitre V : Industrie, arts et commerce.

15 euros (code de commande : 16209).

 

LA JONQUIÈRE (Christian de) — La bataille de Jemappes. Bruxelles, Éditions du Miroir, 1982. In-8° broché, 253 p., trois cartes hors texte à déplier, tirage limité à 350 exemplaires.
   Il s'agit de la réimpression de l'édition publiée à Paris, par la Librairie Militaire R. Chapelot et Cie, en 1902, sous la direction de la Section historique de l'État-Major de l'Armée.
Avant-propos :
   La bataille de Jemappes marque le point de départ de ces étapes victorieuses que le drapeau tricolore devait, pendant plus de vingt ans, parcourir à travers toute l'Europe.
   Déjà, Valmy avait révélé la force défensive de l'armée nouvelle. Les jeunes bataillons de volontaires avaient rivalisé de bravoure avec les vieux régiments de ligne qui les encadraient et les soutenaient de leur exemple ; devant leur attitude, l'invasion prussienne avait dû s'arrêter, impuissante à les entamer.
   Toutefois, si les conséquences stratégiques et politiques de cette journée étaient immenses, l'action sur le champ de bataille s'était réduite à peu de chose. La question restait d'ailleurs incertaine de ce que vaudraient, pour des opérations plus actives, ces éléments divers, imparfaitement liés ensemble. Quand ils se heurteraient, à leur tour, contre des troupes solides, bien instruites, manœuvrières, auraient-ils assez d'énergie offensive et de cohésion pour les rompre ?
   La victoire de Jemappes dissipa bientôt ces préoccupations. Elle montra que la France possédait un instrument, non seulement de défense, mais d'attaque ; après avoir repoussé les envahisseurs, elle était en mesure de les chercher et de les vaincre sur leur propre territoire. Dès lors, une phase nouvelle pouvait s'ouvrir, et la guerre d'expansion succéder à la guerre d'indépendance.
   Nous n'avons pas à étudier ici l'évolution, si bien mise en lumière par M. Albert Sorel qui se produisit dans la politique extérieure de la France et qui ne tarda pas à imprimer un caractère tout nouveau à la lutte contre l'Europe coalisée. Nous ferons simplement remarquer que, pour déterminer cette évolution, et même pour la rendre possible, il fallait un éclatant succès offensif : ce fut Jemappes. On s'explique ainsi l'énorme retentissement de cette victoire en France et dans toute l'Europe ; retentissement qui semblerait excessif à celui qui se contenterait d'envisager les faits d'ordre purement militaire et les résultats tactiques ou stratégiques. Pour apprécier avec exactitude les événements de guerre et leur influence dans l'histoire, il faut tenir compte de leurs conséquences morales et lointaines, non moins que de leurs conséquences matérielles et immédiates ; les premières sont souvent les plus profondes, les plus durables. C'est à ce titre que la bataille de Jemappes offre une importance toute particulière et fournit des enseignements d'un grand intérêt historique.
   Dans la présente étude, nous montrerons comment, dès le lendemain de Valmy, fut résolue et préparée l'invasion de la Belgique ; nous résumerons les mouvements de troupes exécutés de part et d'autre, et les opérations préliminaires, nous attachant surtout à faire ressortir les conditions dans lesquelles les deux armées devaient se trouver en présence. Nous étudierons ensuite la bataille même, d'une façon aussi détaillée que le permettent les documents français et autrichiens. Enfin, après avoir montré les conséquences de la victoire, nous examinerons quelques-unes des conclusions d'ordre militaire formulées à propos de cet événement.

20 euros (code de commande : 16239 - vendu).

 

STRANGE (M.) — La Révolution française et la société russe. Traduit du russe par Jean Champenois. Présentation de V. Dober. Moscou, Éditions en Langues Étrangères, 1960. In-8° sous reliure d'éditeur, 227 p., quelques illustrations.
Table des matières :
   Introduction.
   Chapitre I : La vie sociale et la politique de la Russie dans le dernier tiers du XVIIIe siècle.
   Chapitre II : Le début de la Révolution en France et ses premiers échos en Russie.
   Chapitre III : Les échos en Russie des événements révolutionnaires de 1791.
   Chapitre IV : La chute de la monarchie en France et l'opinion russe.
   Chapitre V : La société russe et la dictature jacobine.
   Conclusion.
   Sources et bibliographie.

12 euros (code de commande : 16208).

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LA BATAILLE DE JEMAPPES


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Une rare grande carte de France du Ier Empire

Carte de la France et du Royaume d'Italie divisés en Départemens.
Indiquant
1°. les Chefs-lieux des Départemens, Arrondissemens Communaux, Justices de Paix et autres etablissemens Civils et Militaires.
2°. les Routes de diverses Classes.
3°. les Fleuves, Rivieres et Canaux.
Par E. Mentelle, Membre de l'Institut National, et Secretaire ordinaire de S.A.I. le Prince Louis. P.G. Chanlaire, l'un des Auteurs de l'Atlas National de France.
A Paris, chez les Auteurs P.G. Chanlaire, Rue Geoffroy-Langevin n° 7. Et E. Mentelle, Rue Mazarine n° 52.

Carte dressée en 1812, au 1 : 1 500 000, gravée sur neuf feuilles, entoilée et pliée, aux limites politiques et administratives aquarellées, dont la dimension totale est de 1306
´ 1068 mm. (pliée : 190 ´ 275 mm.).
@ Cette belle et rare carte fut réalisée par Edme Mentelle (1730-1815) et Pierre-Grégoire Chanlaire.
Edme Mentelle (Paris, 1730-1815) obtint un poste de professeur de géographie et d'histoire à l'École militaire deux années après la publication remarquée de ses Éléments de géographie, en 1758. En 1792, il ouvrit des cours privés puis fut chargé de cours à l'École centrale et à l'École normale. Jouissant des faveurs de la Convention, il fut nommé membre de l'Institut dès sa création. Il publia de très nombreux ouvrages parmi lesquels une importante Géographie comparée, en 1778, un Précis de l'histoire universelle (dans lequel il traite Jésus-Christ d'imposteur...), la Géographie universelle, en collaboration avec Malte-Brun, etc.
Pierre-Grégoire Chanlaire (Wassy, 1758 - Paris, 1817) était un géographe attaché au bureau topographique du cadastre, on lui doit de nombreuses et importantes études géographiques et statistiques : l'Atlas de la partie méridionale de l'Europe, en 1801, le Nouvel atlas de la France divisée par départements, arrondissements et cantons, en 1802, l'Atlas général de la France conformément au traité de Paris, publié un an après sa mort, la Description topographique et statistique de France, en 1810-1811, etc.
& BNF : CPL Ge CC 2331.

850 euros (code de commande : 11118).

 

CASTELOT (André) — La campagne de Russie 1812. Paris, Perrin, 1991. In-8° sous reliure d’éditeur, 339 p., illustrations.

15 euros (code de commande : 146/60).

 

[CATALOGUE D’EXPOSITION]. Les femmes au temps de la Révolution française. Bruxelles, Banque Bruxelles-Lambert, 1989. In-4° broché, 232 p., illustrations en noir et en couleurs, édition bilingue français-néerlandais
@ L’exposition a été organisée à la Galerie de la Banque Bruxelles-Lambert, à Bruxelles, du 31 mars au 15 mai 1989..

25 euros (code de commande : 149/60).

 

[CHARLEROI]. Libre-sur-Sambre. Charleroi sous les Révolutions 1789-1799. Coordination par Jean-Louis Delaet. Bruxelles, Crédit Communal, 1989. In-4° broché, 133 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs
Table des matières :
   - 
Le pays de Charleroi, par Jean-louis Delaet.
   - Les « délices » du pays de Charleroi, par Alain Forti.
   - A l'aube de la Révolution industrielle, par Jean-louis Delaet.
   - Des hommes nouveaux : les Desandrouin - les Chapel, par Vincent Vagman.
   - es révolutions de 1789, par Jean-louis Delaet.
   - La liberté importée, par Jean-louis Delaet.
   - La guerre, par Francis Poty.
   - L'occupation, par Francis Poty.
   - Liberté, Égalité, Fraternité, par Pierre Bolle.
   - L'assimilation, par Philippe Badot.
   - La vie municipale, par Serge Nekrassoff.

25 euros (code de commande : 13394).

 

[CHARLEROI]. DELAET (Jean-Louis) — Le siège de Charleroi et la bataille de Fleurus, 1794. Bruxelles, Crédit Communal, 1994. In-4° broché, 69 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières :
   
La Campagne du printemps 1794.
   - Les deux premiers passages,de Ia Sambre, 10-14 mai, 20-24 mai.
   - Les deux premiers sièges de Charleroi, 28 mai-3 juin, 12-16 juin.
   - Le troisième siège est le bon, 18-25 juin.
   - La bataille de Fleurus, 26 juin.
   - Une grande première : le ballon de Fleurus.
   - Des pays et des hommes.

15 euros (code de commande: 13395).

 

[CLOOTS (Anacharsis)]. AVENEL (Georges) — Anacharsis Cloots. L'orateur du genre humain. Tomes I et II (complet). Paris, Lacroix, Verbroeckhoven & Ce, 1865. Deux tomes en un volume in-8° modeste pleine toile grise, IV + 414 et 480 p., le feuillet des pp. 479-480 présente quelques manques et la table des matières du deuxième tome a été restaurée.

50 euros (code de commande : 7/63).

 

Conditions féminines à l'époque de la Révolution française. Mons, CIEPHUM, 1991. In-8° broché, 193 p.
   
@ Cet ouvrage constitue le n° 61-62-63 de la revue Réseaux, il est consacré à la publication des Actes du colloque éponyme organisé les 16 et 17 novembre 1989 à l'Université de Mons-Hainaut.
Table des matières :
   - Introduction, par Marinette Bruwier.
   - Les femmes dans la Révolution américaine, par Marianne Debouzy.
   - Femmes et révolutions au XVIIIe siècle aux Pays-Bas, par Rudolf Dekker.
   - Attitudes et comportements des femmes pendant les révolutions en Belgique (1789-1799), par Marie-Sylvie Dupont-Bouchat.
   - Olympe de Gouges, une des grandes oubliées de l'Europe, par Benoîte Groult.
   - Théroigne de Méricourt ou la lecture historiographique d'un mythe révolutionnaire : le cas des historiens belges, par Philippe Raxhon.
   - Isabelle de Charrière une noble révolutionnaire, par Pierre Mahillon.
   - Les ursulines et l'éducation des filles à la veille de la Révolution, par Philippe Annaert.
   - La femme de la noblesse des Pays-Bas autrichiens et de la Principauté de Liège devant la Révolution française, par Cécile Douxchamps-Lefebvre.
   - Les femmes dans les affaires à Namur : le maintien de la tradition, par Françoise Jacquet-Ladrier.
   - Un sport peu enviable au début du XIXe siècle : être femme et être pauvre, par Nicole Haesenne-Peremans.
   - Le divorce en Belgique (1797-1814), par Marinette Bruwier.
   - Quelle évolution pour la femme ?, par Elisabeth G. Sledzieswki.
   - La Révolution française et le rapport des sexes dans la cité, par Nicole Arnaud-Duc.
   - Femmes et Révolution. Un regard féministe sur quelques ouvrages récents, par Hedwige Peemans-Poullet.
   - L'effet 89 sur l'histoire du féminisme français, par Marie-France Brive.

12 euros (code de commande : 13541).

[CONDORCET]. BADINTER (Elisabeth et Robert) — Condorcet. Un intellectuel en politique. Paris, Fayard, 1988. In-8° broché, 658 p., dos passé.
En quatrième de couverture :
« Lorsque la Révolution commence, le marquis de Condorcet occupe une situation privilégiée dans la société. Mathématicien célèbre à vingt-cinq ans, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences à trente-deux ans, il est membre de l’Académie française et inspecteur des Monnaies. Ami de Voltaire et d'Alembert, il apparaît comme le dernier des encyclopédistes. Il est célèbre dans toute l'Europe des Lumières et lié aux plus brillants esprits du temps. Disciple de Turgot, il a vécu à ses côtés ses réformes et sa disgrâce. Enfin il est le mari heureux de la belle et spirituelle Sophie de Grouchy.
Cet homme comblé est aussi un homme passionné de justice. Il s'est élevé contre toutes les erreurs judiciaires de la fin de l’Ancien Régime. Ami des Noirs, il lutte contre l'esclavage et la traite. Ami des Protestants et des Juifs il milite pour la reconnaissance de leur citoyenneté. Adversaire de la peine de mort, il soutient la cause de l'abolition. Et il est le seul à réclamer pour les femmes l'égalité entière des droits.
Dès le début de la Révolution, cet intellectuel s'engage dans la lutte politique. Sous la Constituante, il se prononce parmi les premiers en faveur de la République. Député à la Législative, il propose son célèbre plan d'Instruction publique qui inspirera un siècle plus tard les fondateurs de l'École républicaine. Député à la Convention, il refuse par conviction abolitionniste de voter la mort du Roi et rédige le projet de Constitution le plus démocratique qu'on ait élaboré jusqu'alors. Partisan de l'union des républicains, il se détache de ses amis Girondins sans pour autant rallier les Montagnards. Décrété d'accusation en juillet 1793, il se cache à Paris jusqu'en mars 1794. Il écrit alors l'Esquisse d'un tableau des progrès de l'Esprit humain, son œuvre maîtresse. Pour ne pas compromettre la sûreté de celle qui l'héberge, il quitte son refuge. Arrêté, il est trouvé mort dans sa cellule le 29 mars 1794.
Telle fut la vie de cet intellectuel engagé qui connut l'échec politique mais dont la pensée, selon le mot de Jean Jaurès, fait partie du patrimoine de la République. »

9 euros (code de commande : 10009).

 

DAYOT (Armand) — La Révolution Française. Constituante - Législative - Convention - Directoire. D'après des peintures, sculptures, gravures, médailles, objets... du temps. Paris, Flammarion, s.d. In-4° oblong sous cartonnage d'éditeur, 495 p., très nombreuses illustrations, exemplaire en parfait état.

80 euros (code de commande : 10036).

 

Les déclarations des droits de l'homme de 1789. Testes réunis et présentés par Christine Fauré. Paris, Payot, 1988. In-8° collé, 387 p., (collection « Bibliothèque Historique »).
En quatrième de couverture :
   La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ne s'est pas faite en un jour. Rédigée et votée à l'Assemblée nationale constituante du 20 au 26 août 1789, elle résultait de nombreux projets que ce recueil rassemble. Ces projets, personnels ou collectifs, représentent donc la première expression d'importance des hommes de la Révolution : La Fayette, Mirabeau, l'abbé Sieyès – dont nous publions également un inédit sur la question des déclarations – et d'autres hommes oubliés. Des personnalités extérieures à l'Assemblée constituante, comme Condorcet et Marat, apportent leur contribution à ce débat de portée nationale.
   La diversité de ces signatures reconstitue pour nous l'univers fondateur des formes démocratiques contemporaines. D'autant que les projets ne servirent pas seulement de support à la rédaction de la Déclaration de 1789, ils annonçaient aussi les thèmes repris dans les déclarations ultérieures, au plan national et supranational.
   La présentation et les notices biographiques rédigées par Christine Fauré constituent une aide essentielle à la compréhension de ces textes.

12 euros (code de commande : 15399).

 

FURET (François) — Penser la Révolution française. Paris, Gallimard, 1978. In-8° broché, 259 p., (collection « Bibliothèque des Histoires »).
En quatrième de couverture :
   « La Révolution française n'est pas un sujet historique comme les autres ; c'est un patrimoine politique et moral plus qu'une curiosité intellectuelle. Deux cents ans après, l'événement central de notre histoire continue à être pensé clans les termes qu'il a fait naître.
   S'il est donc vrai que, de la Révolution française, il existe autant d'histoires que de familles politiques depuis qu'elle a paru sur notre théâtre national, il reste que toutes ces histoires, opposées par les opinions qu'elles expriment, ont en commun d'être des anniversaires de l'origine. C'est pourquoi la ligne de clivage de l'historiographie révolutionnaire, en termes intellectuels, n'est pas celle qui sépare les histoires de droite et les histoires de gauche, mais celle qui oppose l'histoire commémorative et l'histoire conceptuelle : Michelet et Tocqueville.
   À partir de là, François Furet cherche à comprendre comment on peut conceptualiser une histoire comme celle de la Révolution française, à la fois dans ce qu'elle offre de radicalement nouveau, sous l'invocation d'une origine, et dans ce qu'elle assume de continuité, sous l'apparence d'une rupture. Interrogation qui est devenue le sphinx de toute la gauche européenne, et dont on chercherait en vain la trace dans Marx, pour ne rien dire de ses épigones du XXe siècle. Mais avant que l'expérience contemporaine n'en révèle la tragique pertinence, les éléments s'en trouvent discutés par deux auteurs que les historiens de la Révolution française n'ont jamais pratiqués systématiquement : Alexis de Tocqueville et Augustin Cochin. Ce livre est né de leurs pensées complément aires comme un essai pour traverser la fausse clarté des opinions et déchiffrer cette grande énigme du monde contemporain : l'idéologie révolutionnaire. »

10 euros (code de commande : 14187).

 

[LARREY]. SOUBIRAN (André) — Le baron Larrey, chirurgien de Napoléon. Paris, Fayard, 1966. In-8° broché, XV, 525 p., quelques illustrations, signature d’appartenance à la page de faux-titre.
En quatrième de couverture :
   « De tous les chirurgiens des Armées de la Révolution et de l'Empire, Dominique Larrey est, sans conteste, le plus prestigieux, et l'on comprend que le médecin romancier des Hommes en, blanc ait été tenté par la vie, si spontanément romanesque, du petit montagnard pyrénéen, dont le nom sera de son vivant gravé sur l'Arc de, Triomphe de l'Étoile et qui méritera cet hommage prononcé par Napoléon à Sainte-Hélène : « Si l'Armée élève une colonne à la reconnaissance, elle doit l'ériger à Larrey. »
   Mais le témoignage des soldats sur le célèbre chirurgien de la Garde Impériale est plus éloquent encore : tous, sans distinction de nationalité et de camp, l'appelleront leur « Providence », car de 1792 à 1815, dans le désordre des retraites aussi bien que dans l'enthousiasme des victoires, l'indifférence du Commandement et de l'Intendance à l'égard des blessés des combats est la règle.
   « L'Empire a ignoré l'humanité » : les chiffres et les faits rapportés par André Soubiran viennent confirmer hélas ! ce sévère verdict. Malgré les protestations des Larrey, des Percy, des Desgenettes, Napoléon n'a pas voulu – ou n'a pas pu – libérer le Service de Santé de la catastrophique tutelle de l'intendance – et plus d'un lecteur s'étonnera d'apprendre que l'autonomie réelle du Corps de Santé militaire ne date en France que de 1917...
   Créateur du service sanitaire de l'avant, tel que le conçoivent aujourd'hui toutes les armées du monde, Larrey est aussi l'incontestable précurseur d'Henry Dunant et de ceux qui ont lutté, depuis cent ans, pour établir, puis pour préserver la neutralité – sans cesse menacée – de la Médecine en temps de guerre.
   Ainsi le récit de ce « destin hors-série » déborde-t-il l'intérêt purement biographique pour éclairer des aspects peu connus de l'histoire napoléonienne et, devant les risques permanents de guerre qui pèsent toujours sur le monde, pour nous apporter de salutaires rappels. »

25 euros (code de commande : 12243).

 

MONNIER (Raymonde) — L'espace public démocratique. Essai sur l'opinion à Paris de la Révolution au Directoire. Paris, Kimé, 1994. In-8° broché, 287 p., (collection « Le Sens de l'Histoire »).
En quatrième de couverture :
« À partir de l'étude des pratiques culturelles, des prises de parole et des textes, ce livre traite du mouvement républicain radical à Paris à l'époque révolutionnaire, dans la perspective de la formation de l'opinion et de l'élargissement puis de la contraction de l'espace public démocratique à Paris, du début de la Révolution à la fin du Directoire. Le retour au politique qui a marqué l'historiographie de la période dans les années 80 n'a pas manqué de suggérer des pistes de recherche et une lecture renouvelée sur un chantier qui passe à tort pour avoir été déjà bien exploré.
L'attention s'est portée sur la sociabilité politique, sur les institutions et les nombreux « cercles » dont la fédération contribue à construire le nouvel espace public démocratique, sur les médiations qui le traversent au fil des « moments » qui l'animent. À la charnière entre histoire sociale, histoire politique et culturelle, entre interprétation historique globale et études de cas, les thèmes abordés contribuent à une mise en perspective qui intègre les rôles individuels dans les élans collectifs, pour rendre compte du champ des structures complexes du Paris révolutionnaire dans son versant radical, du centre aux faubourgs et à la périphérie. »

15 euros (code de commande : 10176).


[MOULIÈRES]. Petite biographie conventionnelle...
Paris, Alexis Eymery, 1815.
Rare édition originale de cet ouvrage de Raup de Baptestein de Moulières.
Pour en savoir plus...

100 euros (code de commande : 6802).

 

 

NAPOLÉON Ier

 

NAPOLÉON — Campagnes d'Égypte et de Syrie. Présentation Henry Laurens. Paris, Imprimerie Nationale, 1998. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 378 p., illustrations hors texte en noir et en couleurs, (collection « Acteurs de l'Histoire »).
En quatrième de couverture :
   « À Sainte-Hélène, Napoléon a dicté son histoire de la campagne d'Égypte. Ce texte inédit depuis le Second Empire est d'un très grand intérêt.
   Il montre combien l'Égypte a compté pour le futur Empereur, comment il s'est fait le défenseur de l'Islam et le champion anachronique du nationalisme arabe dans le cadre d'un rêve oriental, destiné à faire de lui l'Empereur de l'Orient tout en restant profondément réaliste dans sa démarche. Plaidoyer justificatif, ce livre sert à répondre aux attaques des contemporains quitte à avoir recours à des faux pour défendre les aspects les plus contestables de cette aventure. C'est en même temps un véritable traité de l'art de la guerre appliqué au Proche-Orient. Grâce à l'annotation, le lecteur pourra voir ce qui appartient à la vérité, à la rêverie et au mensonge. Enfin, ce texte révèle un Napoléon écrivain, expert dans le croquis et les choses vues. Ainsi cette rencontre inattendue entre l'attirance millénaire de l'Égypte et la fulgurance de l'épopée napoléonienne se trouve illustrée par son auteur lui-même. »

25 euros (code de commande : 12383).

 

AUBRY (Octave) Le grand amour caché de Napoléon (Marie Walewska). Dix hors-texte d'Edou Martin. Lettrines et culs de lampe de Robert Garnier. Paris, Éditions du Panthéon, 1947. In-8° broché, 325 p., exemplaire numéroté.

   
Couverture, frontispice et page de titre.

19 euros (code de commande : 14944).

BAINVILLE (Jacques) Napoléon. Paris, Arthème Fayard, 1946. In-12 sous reliure et jaquette d'éditeur, 592 p., (collection « Les Grandes Études Historiques »).

9 euros (code de commande : 269/57).

[ENGEL]. FIECHTER (Jean-Jacques) — L'Amazone de Napoléon. Mémoires de Regula Engel. Avant-propos de Ghislain de Diesbach. Morges, Cabédita, 1989. In-8° broché, 283 p., (collection « Archives Vivantes »), dédicace et lettre autographe signée de l'auteur.
En quatrième de couverture :
   « Une nature, un tempérament, cette Régula Engel que l'on a surnommée l'Amazone de Napoléon. Née à Zurich, elle a vécu toute l'épopée napoléonienne dans les rangs des armées françaises ; aux côtés de son époux, le colonel Florian Engel, tué à Waterloo. Pas une seule campagne manquée entre 1792 et 1815 – d'Égypte en Italie, des Pays-Bas en Allemagne et en Russie. Ce qui ne l'a pas empêchée, pendant ce temps, de mettre au monde vingt-et-un enfants, tous semble-t-il du même père, le colonel – son homme au lit et sous la mitraille.
   Une « mère courage » ? Quelque chose comme ça, avec en plus, la « touche helvétique », un mélange d'ingénuité et de roublardise, allié, en ce qui la concerne, à une formidable énergie et à une joie de vivre sans pareille. Aujourd'hui enfin, ces Mémoires traduits par J.-J. Fiechter combleront aussi bien les amateurs d'histoire que les lecteurs de fiction. La vie de Régula Engel traverse en effet une époque et des circonstances où l'historique et le romanesque s'engendrent l'un l'autre. Une époque fabuleuse au sens strict du terme. »

20 euros (code de commande : 14051).

LAS CASES — Le mémorial de Sainte-Hélène par le comte de Las Cases. Suivi de Napoléon dans l'exil par O'Heara et du Séjour du Dr Antommarchi à Sainte-Hélène. Tomes I à IV (complet). Paris, Garnier, 1948-1949. Quatre volumes in-12 brochés, t. I : XXXVI, 542 p., t. II : 665 p., tome III : 623 p., tome IV : 668 p., bel exemplaire non coupé.

Les quatre volumes : 45 euros (code de commande : 14510).

MADELIN (Louis) — Napoléon. Paris, Hachette, 1958. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 188 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs (ces dernières hors texte), (collection « Tout par l'Image »), bel exemplaire.
Sur la jaquette :
    « Louis Madelin, à qui l'on doit le texte de cet ouvrage somptueux, rappelle un mot de Théodore Roosevelt, alors président des États-Unis :
   « À quel âge est mort Napoléon ? » avait demandé Roosevelt à l'historien, qui répondit :
   « Napoléon, monsieur le président, est mort à cinquante et un ans, huit mois et vingt jours.
   – Heureux homme, s'écria alors le président des États-Unis : Il est mort à cinquante et un ans après en avoir vécu deux cents ! »
   Cette existence fabuleuse, bourrée d'événements, de miracles, ce demi-siècle de gloire et d'exploits, est présentée ici en images. Images et surtout documents, puisque, à côté de portraits d'apparat, voici un crayon du collège où le jeune Bonaparte apprit la géométrie, voici un profil dessiné par un peintre de rencontre au cours de la campagne d'Italie, une gravure inconnue qui montre comment le peuple de France se représentait son grand homme, la version immédiate que donne un peintre de bataille, sur les lieux, du passage du pont d'Arcole. Voici Sainte-Hélène vue par un émule du Douanier Rousseau, et l'arrivée des cendres à Courbevoie....
   On avait lu jusqu'ici l'épopée de Napoléon dans plusieurs histoires.
   Désormais on ne pourra plus la « voir » qu'à travers ces témoignages où l'inédit le dispute au rare. »

15 euros (code de commande : 13363).

[Napoléon financier.] Museo Julio Lobo. Département des Manuscrits. La Havane, Cuba. Napoléon Ier. Lettres au comte Mollien, ministre du trésor public. Présentées et commentées par Jacques Arna. Rochecorbon, Éditions Charles Gay, 1959. In-4° broché, XXIII, 423 p., quelques illustrations, jaquette, exemplaire en grande partie non coupé.
En quatrième de couverture :
« Le Museo Julio Lobo, fondé à La Havane voici quelques années, est plus particulièrement consacré à Napoléon Ier et à son Épopée Impériale.
Son fondateur M. Julio Lobo, un fervent d'Histoire doublé d'un éclectique amateur d'Art, y a réuni des peintures et miniatures de maîtres, des meubles, porcelaines, livres aux riches reliures armoriées, bronzes, armes, souvenirs napoléoniens, tout enfin de ce qui peut concourir à ressusciter une période.
En même temps qu'il reconstituait ainsi le côté visuel et spectaculaire de cette époque, M. Julio Lobo a tenu comme essentiel d'évoquer la vie et l'âme des hommes qui, à des degrés divers, l'ont faite exceptionnelle et rendue immortelle. C'est ainsi qu'aux Antilles, en l'île de Cuba, est né un centre culturel français, principalement axé sur le Directoire, le Consulat et l'Empire. Il dispose non seulement d'une importante bibliothèque, comprenant plusieurs milliers de volumes espagnols, français, anglais, mais aussi d'un département, d'une remarquable richesse, composé de lettres autographes ou de manuscrits originaux.
Pour approcher avec une impartiale sûreté des réalités écoulées, pour retrouver le véritable visage du personnage d'exception que fut Napoléon, pour chercher à pénétrer et interpréter son univers fabuleux, M. Julio Lobo a choisi la seule méthode susceptible de conduire à un tel résultat : la réunion de nombreuses correspondances. Lettres de l'Empereur où on le retrouve adolescent, officier d'artillerie, général en chef, Premier Consul et Empereur; correspondances des Impératrices Joséphine, Marie-Louise, du Roi de Rome et des membres de la Famille Impériale; missives des Grands Dignitaires de l'Empire, des maréchaux, généraux, ministres, ecclésiastiques ; des souverains et personnages étrangers ; de peintres, de musiciens, d'écrivains, et aussi d'officiers subalternes et de soldats. Cette heureuse variété constitue une puissante évocation de l'histoire, de la vie et des mœurs du ler Empire.
Sans archives, il n'est pas d'histoire possible ni véritable ; sans leur étude, on erre entre la légende, l'histoire romancée, ou même l'erreur.
Rien n'est aussi évocateur que l'expression écrite de la pensée des hommes en face d'un événement. C'est pourquoi on ne peut cheminer dans le dédale de l'Histoire sans constamment s'appuyer sur des textes contemporains d'une incontestable authenticité.
Cette méthode s'impose, plus impérativement encore, lorsqu'il s'agit d'un personnage tel que l'Empereur, « tantôt renard, tantôt lion », tour à tour homme de tête ou homme de cœur, dépassant toujours l'humanité qui l'entoure et qui sacrifie tout à sa Destinée.
Napoléon ne peut et ne doit être, selon nos tendances, l'objet de conclusions hâtives ou téméraires.
C'est pourquoi, à maintes reprises, nous nous efforcerons de montrer les traits de son caractère, qui fut, selon les circonstances et aussi suivant l'âge, divers et changeant; mais sa trame en demeurera immuable.
Les lettres de Napoléon sont, en quelque sorte, l'enregistrement d'une conversation ; quand il dicte, il parle, dialogue avec son correspondant, lui expose ses conceptions, puis lui impose ses décisions. Rien n'est laissé au hasard ; tout est envisagé, disséqué. Il n'est pas un détail qui échappe à la prodigieuse concentration de sa pensée.
M. Julio Lobo a bien voulu nous demander de présenter, choisie entre beaucoup d'autres, la correspondance que l'Empereur adresse à son Ministre du Trésor, le comte Mollien.
Napoléon financier est peu ou mal connu. MM. Maurice Lorain, ancien Inspecteur des Finances, Président de la Société Générale et Bertrand Gille, ancien Conservateur aux Archives Nationales, maître de Conférences à la Faculté de lettres de Clermont, l'analysent sous cet aspect, dans la Préface et dans le Liminaire de cet ouvrage, et de si magistrale façon qu'il est inutile d'y revenir.
En livrant au public cette correspondance, nous avons estimé préférable d'accompagner de notes les lettres qui la composent, chaque fois que la chose paraît nécessaire et qu'elle est possible, afin de préciser à quoi elles se rapportent et pourquoi elles furent écrites.
D'un autre côté, malgré leur teneur purement financière, ces lettres ne peuvent demeurer compartimentées dans ce cadre exclusif. Elles font partie d un tout, politique, militaire, administratif autant que financier, qu'on ne saurait diviser. Pour se représenter Napoléon, est-il possible de le considérer sous un des seuls aspects de son Génie ?
Chaque année formera un chapitre ; ceux-ci seront précédés d'un rappel chronologique des événements essentiels qui s'y sont déroulés. Cet exposé, auquel nous avons cherché à donner à la fois un caractère historique et psychologique, épargnera, nous semble-t-il, au lecteur qui les souhaiterait, des recherches pour retrouver l'ensemble des grands événements du règne de l'Empereur dont la partie financière n'est qu'un des plus nécessaires aspects. »

60 euros (code de commande : 11276).

 

VILLEFOSSE (Louis de) et BOUISSOUNOUSE (Janine) — L'opposition à Napoléon. Paris, Flammarion, 1969. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 418 p., (collection « L'Histoire en Liberté »), exemplaire à l'état de neuf.

15 euros (code de commande : RE/17).


Le site consacré à
Napoléon Ier.


RAXHON (Philippe) — La mémoire de la Révolution française. Entre Liège et Wallonie. Préface de Michel Vovelle. Bruxelles, Labor, 1996. In-8° broché, 318 p., quelques illustrations, (collection « Archives du Futur - Histoire »), couverture plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
En quatrième de couverture :
   Cet ouvrage étudie les fondements, les développements et l'amplification de la référence à la Révolution française de 1789 en Belgique, et plus particulièrement sur le territoire de l'ancienne principauté de Liège, mais aussi dans des villes ou régions comme Verviers, Jemappes, Hasselt, Huy, Namur, Charleroi, Mons, Rochefort, le Borinage, les Ardennes, la Campine, le Brabant...
   La démarche historique de l'auteur se base sur l'examen détaillé des « lieux de mémoire » : paysages, monuments, statues, objets, représentations... toutes traces parlant, à leur manière, de l'épisode révolutionnaire français chez nous.
   Philippe Raxhon est Docteur en histoire, diplômé de l'Université de Liège et chargé de recherches du F.N.R.S. Auteur plusieurs fois primé pour ses contributions scientifiques en Belgique, il participe à de nombreuses rencontres internationales consacrées au processus de construction et de diffusion de la mémoire historique.
   La thèse de doctorat dont est issu ce livre a obtenu le Prix de la Fondation wallonne Pierre-Marie et Jean-François Humblet en 1995.

20 euros (code de commande : 15163).


Route Napoléon 1815. Ouvrage collectif coordonné par André Sevrin et Alain Arcq. Fleurus, Unité de Projet « Route Napoléon 1815 », 1996. In-8° agrafé, 56 p., illustrations, cartes, publicités, tirage limité à 1000 exemplaires.
Extrait :
   « Est-il besoin de justifier l'identification d'une «Route Napoléon 1815 » ?
   D'entrée de jeu, nous répondrons d'abord, très objectivement et très courtoisement à ceux qu'ennuient les récits guerriers.
   Le désintérêt, voire l'occultation du passé concernant les périodes les plus sombres de notre histoire, n'est intellectuellement, philosophiquement, ni acceptable, ni rentable.
   Les états d'âme fragiles ne servent à rien. Aujourd'hui comme hier, « oublier le passé, c'est accepter son retour », quel qu'il soit. Sans renier, en aucune manière, notre culture de base à prédominance française (langue, instruction, sensibilité, histoire commune à certains moments) et sans nous associer, pour l'heure, aux débats actuels, politiques et même... géopolitiques s'appuyant parfois sur des données historiques très anciennes, nous avons voulu que l'approche de cette période napoléonienne soit rigoureusement neutre et exempte de dérives chauvines.
   Certes, après la défaite de Waterloo, Napoléon qui, au départ de cette campagne, s'était présenté comme l'exécuteur testamentaire « obligé » de la Révolution française, laissa derrière lui, une France exsangue, occupée militairement, à la merci des grandes puissances, avec des milliers de familles pleurant un fils, un frère ou un mari...
   Mais, en dépit de cela, ce fut aussi une certaine idée de la France que les grognards véhiculèrent avec eux, de l'Atlantique à la Moskova ; ce concept a parfois séduit.
   De-ci, dé-là, à l'intérieur mais aussi à l'extérieur de l'hexagone, des gens, des intellectuels surtout (on disait « des hommes bien éclairés ») se sont rendus compte que des idées nouvelles avaient germé dans l'esprit de philosophes tels que Montesquieu, Voltaire, Rousseau... ; qu'un autre ordre, différent d'une monarchie absolue « à la Louis XIV » était possible ; qu'il convenait d'abolir les privilèges de l'Ancien Régime ; qu'une solide « Déclaration des Droits de l'Homme » pouvait, fort à propos, jeter les bases de codes de loi, de constitutions, de règlements basés sur les principes de la Liberté et de l'Égalité, principes généreux de la République qui – hélas ! – connurent d'épouvantables déviances...
   Et ces idées empreintes de modernité et de progrès, se voyaient exprimées dans une langue claire, nuancée, précise... la langue de Diderot et de d'Alembert.
   Comme une flamme ardente, l'idée d'un changement de société, née en France, se répandait sur le continent européen.
   Et notamment, la grande idée, le rêve prémonitoire de Napoléon : construire l'Europe mais... sous la férule de la France.
   Plus tard – on le sait –, ces « nouveautés » mises en vedette dans la foulée de la Révolution française, bien qu'imposées alors par la force, apparaîtront comme « naturelles ».
   À propos du « rêve européen », Napoléon écrivait, au moment de son exil à Sainte-Hélène : « ... L'agglomération de l'Europe arrivera tôt ou tard par la force des choses ; l'impulsion est donnée... »
  Cette vision européenne aurait sans doute pu être prise en compte si Napoléon avait tenté de la réaliser, non à la pointe de l'épée, mais autour d'une table ronde, dans un esprit de concertation et d'estime. Mais, sans doute, en ce début du XIXe siècle, l'heure de l'Europe n'avait-elle pas encore sonné et, à vrai dire, le projet d'un grand rassemblement ne séduisait guère les puissants de l'époque.
   Les lenteurs, les avatars d'aujourd'hui dans la réalisation de ce noble dessein démontrent à suffisance combien la tâche était et reste difficile.
   Mais revenons à notre route.
   Après examen, on peut affirmer que cet itinéraire de quelque cent kilomètres a bien pour dénominateur commun l'épopée napoléonienne. En effet, chaque ville ou chaque village traversé a été, de près ou de loin, impliqué dans les opérations militaires de 1815.
   Pour des raisons de présentation du titre des guides et d'identification, la plus concise possible, sur les panneaux routiers, les dénominations de routes touristiques sont généralement un peu lapidaires. Il est bien évident que l'appellation synthétique que nous avons retenue sous-entend un concept plus long, à savoir: Route Napoléon juin 1815, route « belge ».

10 euros (code de commande : 14077).


THIERS (Adolphe) — Histoire du Consulat par M. A. Thiers. Édition illustrée de soixante-dix dessins. [et] Histoire de l'Empire faisant suite à l'Histoire du Consulat. Édition illustrée de deux cent quatre-vingts dessins. Tomes I à IV (complet). Paris, Furne, Jouvet et Cie, 1883. [Paris, Librairie Furne, Jouvet et Cie, Éditeurs, 5, rue Palatine. 1883.] Cinq volumes in-8° demi-chagrin brun à coins, Histoire du Consulat : 602, [1 (table des gravures)], [1 bl.] p., Histoire de l'Empire : tome I : 737, [1 bl.], [1 (table des gravures)], [1 bl.] p., tome II : 683, [1 bl.], [1 (table des gravures], [1 bl.], [1 (avis de souscription de l'Atlas)], [1 bl.] p., tome III : 723, [1 bl.], [1 (table des gravures], [1 bl.], [1 (avis de souscription de l'Atlas)], [1 bl.] p., tome IV : 726, [1 (table des gravures)], [1 bl.] p., rousseurs
Avertissement de l'auteur :
   Je viens d'achever après quinze années d'un travail assidu l'Histoire du Consulat et de l'Empire, que j'avais commencée en 1840. De ces quinze années, je n'en ai pas laissé écouler une seule, excepté toutefois celle que les événements politiques m'ont obligé à passer hors de France, sans consacrer tout mon temps à l'œuvre difficile que j'avais entreprise. On pourrait, j'en conviens, travailler plus vite, mais j'ai pour la mission de l'histoire un tel respect, que la crainte d'alléguer un fait inexact me remplit d'une sorte de confusion. Je n'ai alors aucun repos que je n'aie découvert la preuve du fait objet de mes doutes ; je la cherche partout où elle peut être, et je ne m'arrête que lorsque je l'ai trouvée, ou que j'ai acquis la certitude qu'elle n'existe pas. Dans ce cas, réduit à prononcer comme un juré, je parle d'après ma conviction intime, mais toujours avec une extrême appréhension de me tromper, car j'estime qu'il n'y a rien de plus condamnable, lorsqu'on s'est donné spontanément la mission de dire aux hommes la vérité sur les grands événements de l'histoire, que de la déguiser par faiblesse, de l'altérer par passion, de la supposer par paresse, et de mentir, sciemment ou non, à son siècle et aux siècles à venir.
   C'est sous l'empire de ces scrupules que j'ai lu, relu, et annoté de ma main les innombrables pièces contenues dans les archives de l'État, les trente mille lettres composant la correspondance personnelle de Napoléon, les lettres non moins nombreuses de ses ministres, de ses généraux, de ses aides de camp, et môme des agents de sa police, enfin la plupart des mémoires manuscrits conservés dans le sein des familles. J'ai rencontré, je dois le dire, sous tous les gouvernements (car j'en ai déjà vu se succéder trois depuis que mon œuvre est commencée), la même facilité, la même prodigalité à me fournir les documents dont j'avais besoin, et sous le neveu de Napoléon on ne m'a pas plus refusé les secrets de la politique impériale que sous la république ou sous la royauté constitutionnelle. C'est ainsi que je crois être parvenu à saisir et à reproduire non cette vérité de convention, que les générations contemporaines se créent souvent, et transmettent aux générations futures comme la vérité authentique, mais cette vérité des faits eux-mêmes, qu'on ne trouve que dans les documents d'État, et surtout dans la correspondance des grands personnages. J'ai de la sorte employé quelquefois une année à préparer un volume que deux mois me suffisaient à écrire, et j'ai fait attendre le public, qui avait bien voulu attacher quelque prix au résultat de mes travaux.
   Je dois ajouter qu'au scrupule s'est joint chez moi le goût d'étudier à fond comment, à l'une des époques les plus agitées de l'humanité, on s'y était pris pour remuer tant d'hommes, d'argent et de matières. Les secrets de l'administration de la finance, de la guerre, de la diplomatie, m'ont attiré, retenu, captivé, et j'ai pensé que cette partie toute technique de l'histoire méritait de la part des esprits sérieux autant d'attention au moins que la partie dramatique. À mon avis, la louange, le blâme pour les grandes opérations ne sont que de vaines déclamations, si elles ne reposent sur l'exposé raisonné, positif et clair de la manière dont ces opérations se sont accomplies. S'extasier, par exemple, devant le passage des Alpes, et, pour faire partager son enthousiasme aux autres, accumuler les mots, prodiguer ici les rochers, et là les neiges, n'est à mes yeux qu'un jeu puéril et même fastidieux pour le lecteur. Il n'y a de sérieux, d'intéressant, de propre à exciter une véritable admiration, que l'exposé exact et complet des choses comme elles se sont passées. Combien de lieues à parcourir à travers monts, combien de canons, de munitions, de vivres à transporter sans routes frayées, à des hauteurs prodigieuses, au milieu d'affreux précipices, où les animaux ne servent plus, où l'homme seul conserve encore ses forces et sa volonté, le tout dit simplement, avec le détail nécessaire, sans les particularités inutiles, voilà, selon moi, la vraie manière de retracer une entreprise telle que le passage du Saint-Bernard par exemple. Qu'après un exposé précis et complet des faits, une exclamation s'échappe de la bouche du narrateur, elle va droit à l'âme du lecteur, parce que déjà elle s'était produite en lui, et n'a fait que répondre au cri de sa propre admiration.
   Telles sont les causes de la lenteur que j'ai mise à composer cette histoire, et de l'étendue aussi de mes récits.


Frontispice et page de titre du premier volume.

Les cinq volumes : 180 euros (code de commande : 15908).


La vie culturelle dans nos provinces à l'époque française. Bruxelles, Crédit Communal, 1989. In-4° broché, 151 p., illustrations en noir, une grande carte volante à déplier.
   Cet ouvrage réalisé sous la direction de Hervé Hasquin, a été édité à l'occasion du colloque « Deux aspects contestés de la politique révolutionnaire en Belgique : langue et culte », organisé les 10 et 11 mars 1989 à Bruxelles par le Groupe d'étude du XVIIIe siècle de l'Université libre de Bruxelles. Il rassemble une série de contributions publiées dans le Bulletin trimestriel du Crédit Communal, n° 160-167.
Table des matières :
   - Avant-propos, par François Narmon.
   - Préface, par Hervé Hasquin.
   - Le département de la Dyle, par Marie-Rose Thielemans.
   - Le département des Deux-Nèthes, par Piet Lenders.
   - Le département de Jemappes, par Marinette Bruwier, Roger Darquenne et Christiane Piérard.
   - Le département de Sambre-et-Meuse, par Cécile Douxchamps-Lefèvre.
   - Le département des Forêts, par Michel Dorban.
   - Le département de l'Ourthe, par Étienne Hélin, Carl Havelange et Muriel Verbeeck.
   - Le département de la Meuse-Inférieure, par Flor Van Vinckenroye.
   - Le département de l'Escaut, par Hilda Coppejans-Desmedt et Jozef Huyghebaert.
   - Le département de la Lys, par Yvan Vanden Berghe, Andries Van den Abeele, Jozef Huyghebaert et Frank Simon.

25 euros (code de commande : 16098).


 

TRIOMPHE DE LA
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE


Cliquez sur l'image pour l'agrandir et pour consulter les informations sur cette gravure.


VERDUN (Jean) — Brumaire. [An VIII.] Paris, Club des Éditeurs, 1961. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 284 p., illustrations hors texte, (collection « Hommes et Faits de l'Histoire », 54), exemplaire numéroté.

10 euros (code de commande : 256/65).

 

 


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