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LA BATAILLE DE
JEMAPPES

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[BELABRE
(de)]. Apologie
des projets et de la conduite des chefs de la Révolution
de France...
Londres,
1793.
Rare ouvrage antirévlutionnaire.
Bourgeoisies
de province et Révolution. Présentation de Michel Vovelle.
Grenoble, Presses Universitaires de Grenoble, 1987. In-8°
broché, 232 p., quelques illustrations.
@ Cet ouvrage constitue les Actes du Colloque
de Vizille en octobre 1984 à l'occasion des manifestations
du Bicentenaire de la Révolution française en Dauphiné.
15
euros (code de commande : :188/68).
Une rare grande
carte de France du Ier Empire
Carte de la France et du
Royaume d'Italie divisés en Départemens.
Indiquant
1°. les Chefs-lieux des Départemens, Arrondissemens
Communaux, Justices de Paix et autres etablissemens Civils et
Militaires.
2°. les Routes de diverses Classes.
3°. les Fleuves, Rivieres et Canaux.
Par E. Mentelle, Membre de l'Institut National, et Secretaire
ordinaire de S.A.I. le Prince Louis. P.G. Chanlaire, l'un des
Auteurs de l'Atlas National de France.
A Paris, chez les Auteurs P.G. Chanlaire, Rue Geoffroy-Langevin
n° 7. Et E. Mentelle, Rue Mazarine n° 52.
Carte dressée en 1812, au 1 : 1 500 000, gravée
sur neuf feuilles, entoilée et pliée, aux limites
politiques et administratives aquarellées, dont la dimension
totale est de 1306 ´ 1068 mm. (pliée : 190 ´ 275 mm.).
@ Cette belle et rare carte fut réalisée
par Edme Mentelle (1730-1815) et Pierre-Grégoire Chanlaire.
Edme Mentelle (Paris, 1730-1815) obtint un poste de professeur
de géographie et d'histoire à l'École militaire
deux années après la publication remarquée
de ses Éléments de géographie, en
1758. En 1792, il ouvrit des cours privés puis fut chargé
de cours à l'École centrale et à l'École
normale. Jouissant des faveurs de la Convention, il fut nommé
membre de l'Institut dès sa création. Il publia
de très nombreux ouvrages parmi lesquels une importante
Géographie comparée, en 1778, un Précis
de l'histoire universelle (dans lequel il traite Jésus-Christ
d'imposteur...), la Géographie universelle, en
collaboration avec Malte-Brun, etc.
Pierre-Grégoire Chanlaire (Wassy, 1758 - Paris, 1817)
était un géographe attaché au bureau topographique
du cadastre, on lui doit de nombreuses et importantes études
géographiques et statistiques : l'Atlas de la partie
méridionale de l'Europe, en 1801, le Nouvel atlas
de la France divisée par départements, arrondissements
et cantons, en 1802, l'Atlas général de
la France conformément au traité de Paris,
publié un an après sa mort, la Description topographique
et statistique de France, en 1810-1811, etc.
& BNF
: CPL Ge CC 2331.
850 euros (code de commande
: 11118). |
CASTELOT (André) La
campagne de Russie 1812. Paris,
Perrin, 1991. In-8° sous reliure déditeur, 339
p., illustrations.
15
euros (code de commande : 146/60).
[CATALOGUE DEXPOSITION]. Les
femmes au temps de la Révolution française.
Bruxelles, Banque Bruxelles-Lambert,
1989. In-4° broché, 232 p., illustrations en noir
et en couleurs, édition bilingue français-néerlandais
@ Lexposition
a été organisée à la Galerie de la
Banque Bruxelles-Lambert, à Bruxelles, du 31 mars au 15
mai 1989..
25
euros (code de commande : 149/60).
[CLOOTS (Anacharsis)]. AVENEL (Georges)
Anacharsis Cloots.
L'orateur du genre humain. Tomes
I et II (complet). Paris, Lacroix, Verbroeckhoven & Ce, 1865.
Deux tomes en un volume in-8° modeste pleine toile grise,
IV + 414 et 480 p., le feuillet des pp. 479-480 présente
quelques manques et la table des matières du deuxième
tome a été restaurée.
50 euros (code de commande
: 7/63).
[CONDORCET].
BADINTER (Elisabeth et Robert) Condorcet. Un intellectuel en politique. Paris, Fayard, 1988. In-8° broché,
658 p., dos passé.
En quatrième
de couverture :
« Lorsque la Révolution commence, le marquis de
Condorcet occupe une situation privilégiée dans
la société. Mathématicien célèbre
à vingt-cinq ans, secrétaire perpétuel de
lAcadémie des sciences à trente-deux ans,
il est membre de lAcadémie française et inspecteur
des Monnaies. Ami de Voltaire et d'Alembert, il apparaît
comme le dernier des encyclopédistes. Il est célèbre
dans toute l'Europe des Lumières et lié aux plus
brillants esprits du temps. Disciple de Turgot, il a vécu
à ses côtés ses réformes et sa disgrâce.
Enfin il est le mari heureux de la belle et spirituelle Sophie
de Grouchy.
Cet homme comblé est aussi un homme passionné de
justice. Il s'est élevé contre toutes les erreurs
judiciaires de la fin de lAncien Régime. Ami des
Noirs, il lutte contre l'esclavage et la traite. Ami des Protestants
et des Juifs il milite pour la reconnaissance de leur citoyenneté.
Adversaire de la peine de mort, il soutient la cause de l'abolition.
Et il est le seul à réclamer pour les femmes l'égalité
entière des droits.
Dès le début de la Révolution, cet intellectuel
s'engage dans la lutte politique. Sous la Constituante, il se
prononce parmi les premiers en faveur de la République.
Député à la Législative, il propose
son célèbre plan d'Instruction publique qui inspirera
un siècle plus tard les fondateurs de l'École républicaine.
Député à la Convention, il refuse par conviction
abolitionniste de voter la mort du Roi et rédige le projet
de Constitution le plus démocratique qu'on ait élaboré
jusqu'alors. Partisan de l'union des républicains, il
se détache de ses amis Girondins sans pour autant rallier
les Montagnards. Décrété d'accusation en
juillet 1793, il se cache à Paris jusqu'en mars 1794.
Il écrit alors l'Esquisse d'un tableau des progrès
de l'Esprit humain, son uvre maîtresse. Pour
ne pas compromettre la sûreté de celle qui l'héberge,
il quitte son refuge. Arrêté, il est trouvé
mort dans sa cellule le 29 mars 1794.
Telle fut la vie de cet intellectuel engagé qui connut
l'échec politique mais dont la pensée, selon le
mot de Jean Jaurès, fait partie du patrimoine de la République.
»
9 euros (code de commande
: 10009).
DAYOT (Armand) La Révolution
Française. Constituante
- Législative - Convention - Directoire. D'après
des peintures, sculptures, gravures, médailles, objets...
du temps. Paris,
Flammarion, s.d. In-4° oblong sous cartonnage d'éditeur,
495 p., très nombreuses illustrations, exemplaire en parfait
état.
80 euros (code de commande
: 10036).
[GOSSUIN
(Constant-Joseph-Eugène)]. MISSOFFE (Michel) Le
conventionnel Gossuin (1758-1827). Paris, Flammarion,
1931. In-12 broché, 284 p., rousseurs à la couverture.
Extrait de l'avant-propos
:
« [...] Commissaire à
l'armée de Belgique, Président du Comité
de la Guerre et du Comité militaire de la Convention,
il [Gossuin] a rendu à la défense nationale des
services indiscutables, mais la postérité l'a oublié
comme tant d'autres, et, faute de se reporter aux sources, les
historiens les plus consciencieux (comme Kuscinski, dans son
dictionnaire des Conventionnels) n'ont pas cessé de le
confondre avec son frère, Louis-Joseph, ou avec son fils,
César-Eugène.
Ce livre réparera un oubli et rectifiera
une erreur générale, indéfiniment reproduite.
Mais, en outre, il permet de suivre l'évolution d'un homme
public, qui, après avoir organisé le département
du Nord, en fut six fois député, de 1791 à
1815.
Comment, élevé dans une famille
foncièrement traditionaliste, maire de sa ville natale
(Avesnes) sous l'ancien régime (ainsi que l'ont, été
avec lui, six Gossuin), officier du duc d'Orléans pour
sa terre et pairie d'Avesnes, le héros de ce petit livre
devient-il républicain, puis révolutionnaire, puis
bonapartiste, c'est ce qu'on verra dans ces pages.
Montrer l'évolution d'un homme, d'une
famille, d'un milieu, dans la crise la plus prodigieuse de notre
histoire nationale, où tout semble animé d'un irrésistible
et mystérieux mouvement, tel fut mon dessein.
Je n'ai jamais sacrifié l'exactitude
au pittoresque, ni la précision du document à la
vivacité du récit.
Convaincu que les événements,
qui se sont déroulés de 1789 à 1815, pèsent
et pèseront longtemps encore sur notre pays, et qu'on
les juge mieux de la province que de Paris, j'apporte à
la tâche commune la modeste contribution d'un travailleur
de bonne volonté. »
15 euros (code de commande
: 11734).
[GUERRIER
(Jean-Guillaume)]. HAMER (Pierre) Jean-Guillaume Guerrier,
un conventionnel luxembourgeois à Haïti et en Flandre. [Préface
de Pierre Grégoire.] Luxembourg, Publication de
la Section Historique de l'Institut Grand-Ducal, 1969. In-8°
sous reliure et jaquette d'éditeur, 253 p., illustrations
hors texte en noir et en couleurs.
Préface :
« Voici redécouverte pour les générations
d'aujourd'hui une belle figure luxembourgeoise d'hier : jean-Guillaume
Guerrier, dit Kriger ! Sa vie entière, tant en Europe
qu'en Asie et en Afrique, s'est passée à l'ombre
des grands événements, alors qu'il s'est efforcé
d'appliquer dans un monde obstinément revêche à
toute réforme bienfaisante les préceptes de la
doctrine, à laquelle, en prenant l'habit de Saint François,
il avait adhéré. L'époque des crises, caractérisant
les règnes de Marie-Thérèse, de Joseph II,
de Napoléon, ne lui a pas facilité sa tâche
d'apôtre. Pour nous en rendre compte, nous n'avons qu'à
revoir la situation internationale d'alors.
La force des antagonismes en présence fait naître
des guerres avec leur longue suite de désastres économiques,
moraux et sociaux. Toutes les contradictions possibles sur le
plan des faits semblent engendrer, dans le feu, toutes les oppositions
impossibles. Alors que le paupérisme fait plus de victimes
que l'ensemble des champs de bataille, une révolution
industrielle provoque la naissance de fortunes inouïes.
Les financiers et les marchands font une ascension foudroyante
dans la société qui, sans la moindre amertume,
assiste au déclin de la noblesse. Cette noblesse se dresse
contre les bourgeois, tout comme les seigneurs se dressent contre
les paysans et les grands patrons contre les petits.
Sur le terrain économique on se livre les mêmes
combats acharnés, cruels et sans merci qu'on continue
impitoyablement dans le domaine des croyances, où les
porte-parole du joséphisme et du gallicanisme vont prendre
rang parmi les antagonistes prêts à s'exterminer
mutuellement. Les sciences, à leur tour, sont bientôt
impliquées dans la mêlée générale.
Les souverains épris d'absolutisme, les peuples aveuglés
par leurs nationalismes incendiaires, les nouveaux bourgeois,
en proie à un individualisme choquant et les héros
frais émoulus de la révolution en cours, tout pétris
d'orgueil et d'outrecuidance, se jettent dans la lutte fratricide
qui ébranle les derniers fondements de la civilisation
chrétienne. La crise de la raison et celle de la sensibilité
s'ajoutent aux autres maux, plus tangibles, plus visibles et
plus directement meurtriers ; le scepticisme et le libertinage
ont libre cours dans les masses travaillées par le matérialisme
le plus abject que les expressions artistiques de quelques génies
créateurs ne parviennent guère à étouffer
sous les mille et deux ornements du romantisme, lui aussi singulièrement
tourmenté.
Certes, l'Église, à laquelle appartient Guerrier,
est déterminée à lutter sur tous les fronts,
sur trop de fronts même, en ce siècle des soi-disant
« lumières », puisqu'elle fait attaquer
des positions de vérité par des hommes se disant
fils de la Très Sainte, alors qu'ils ne sont que les représentants
consacrés du monde en perdition. Bien que certaines personnalités
ecclésiastiques très fortes aient eu des velléités
de rétablir un humanisme vraiment chrétien, par
une transformation continue de l'humanité, c'est-à-dire
par l'intégration continue de la foi dans la vie, les
responsables sont désespérément lents à
emprunter les chemins du retour, menant vers l'ordre et l'unité.
Seuls quelques êtres à part, de bonne composition,
s'apprêtent à devenir les rénovateurs de
la famille chrétienne : si Guerrier n'est pas parmi les
tout premiers, il ne reste pas trop à l'écart,
malgré certaines insuffisances de caractère et
d'érudition. Ces insuffisances sont bien répandues
à cette époque, parce que bien partagées
par tous. Et pourtant le ciel est indubitablement avec les hommes
de bonne volonté, moins par une suite ininterrompue de
miracles que par les plus simples des actes, actes personnels,
d'abord, et actes imités, ensuite, par des âmes
aussi pieuses que généreuses.
Voilà le miracle qu'on retrouve tout au long de l'histoire
du catholicisme. Malgré les faiblesses des ministres du
culte, il se manifeste dans le fait que, presque instantanément,
au missionnaire en activité se joindra un complément,
le complément naturellement nécessaire aux tentatives
de réformes et de conversions : l'homme qui le secondera
et qui donnera de l'extension à son uvre par ce
don indéfinissable qu'est l'émanation du cur
conquis et de l'esprit conquérant.
Que faut-il déduire de ces faits ? En faut-il déduire
quelque chose, ouvertement, comme s'il s'agissait de données
mathématiques ? Pour ma part, j'admets bien volontiers,
pour toutes les époques, la présence inexplicable
de forces coadjuvantes que je n'ai pas besoin de désigner
par un nom, théologiquement valable, pour en faire saisir
les origines. J'aime à admettre, en outre, que tous les
temps, ayant leurs hommes de valeur, leurs croyants plus efficaces
que notre Guerrier, auront du même coup leurs auxiliaires,
leurs correspondants sur d'autres plans qui feront école
de suppléance partout où la carence des autorités
publiques fait tache de honte. Que serait aujoud'hui la culture
occidentale, que seraient les belles cultures à travers
le monde, que serait même notre vie spirituelle sans l'incommensurable
apport, en valeurs intellectuelles et morales, de ces écoles
vivantes ? Et j'admettrai enfin que notre vingtième siècle,
ne se distinguant pas tellement des années de désordre,
marquant l'existence de Jean-Guillaume Guerrier, aura ses missionnaires,
ignorés encore, qui, contre les mauvaises habitudes fortement
enracinées dans leurs contemporains, réaliseront
les exploits qui, demain, feront mettre à jour des grandeurs
insoupçonnées, prêtes à aller parer
l'histoire nationale, à l'exemple de ce Kriger oublié,
dont Pierre Hamer a si bien su faire une petite gloire luxembourgeoise.
»
15 euros (code de commande
: 11446).
L'héritage
de la Révolution française, 1794-1814. Bruxelles,
C.G.E.R., 1989. In-4° broché, 249 p., nombreuses illustrations
en noir et en couleurs.
@ Publication réalisée à l'occasion
de l'exposition éponyme organisée du 17 mars au
11 juin 1989, à la Galerie CGER, à Bruxelles.
Table des matières :
La Révolution française :
célébrée, honnie, ... comprise ?,
par F. Zelck.
I. Les libertés fondamentales,
par H. Van Goelthem.
II. Le découpage administratif,
par P. Lenders et M.-R. Thielemans.
III. Le droit, par M.-S. Dupont-Bouchat
et F. Stevens.
IV. L'état civil, par C. Bruneel
et M. Bruwier.
V. L'enseignement, par M. De Vroede.
- Les
Droits de l'Homme et l'instruction publique, par A. Uyttebrouck.
- Les
lois scolaires, par M. De Vroede.
- L'intérieur
d'une école, par M. De Vroede.
- Le
contrôle des écoles particulières, par
M. De Vroede.
- L'enseignement
du français : rupture ou continuité ?,
par D. Droixhe.
- Fêtes
scolaires et livres de prix, par D. Droixhe.
- Les
manuels élémentaires, par M. De Vroede.
- Résistance
des maîtres d'école anversois, par M. De Vroede.
- Les
élèves des départements belges à
l'école normale en l'an III, par M. De Vroede.
- Professeurs
en vedette (Léonard Defrance), par D. Droixhe.
VI. L'assistance publique, par N. Haesenne-Peremans
et P. Van Den Eeckhout.
VII. La santé publique,
par C. Dickstein-Bernard.
VIII. Les poids et mesures, par J. Mertens
et F. Simon.
IX. Les relations entre l'Église
et l'État, par A. Tihon.
X. La conscription, par E. Hélin
et P. De Gryse.
- Le
mariage de la « Rosière », par
E. de Lelys.
- La
Légion d'Honneur, par E. de Lelys.
- Les
pérégrinations d'un conscrit, par R. Vergaerde.
- La
médaille de Sainte-Hélène, par E. de
Lelys.
XI. La centralisation, par E. Hélin.
- La
presse et la Révolution française : le Républicain
du Nord, par P. Havaux.
- Le
jeu de cartes, par F. Cremers.
30 euros (code de commande
: 11794).
[JOSÉPHINE DE BEAUHARNAIS].
AVRILLON et DUCREST Souvenirs anecdotiques sur la vie
intime de limpératrice Joséphine par Mlle Avrillon, sa première
femme de chambre et Mlle Ducrest, sa protégée,
avec des Extraits de correspondance. Lille - Grammont, Maison
du Bon Livre - uvre de St-Charles, s. d. In-4° demi-toile
chagrinée noire à coins, 323 p., illustrations.
30
euros (code de commande : 211/60).
[LARREY]. SOUBIRAN (André) Le
baron Larrey, chirurgien de Napoléon. Paris, Fayard, 1966. In-8° broché,
XV, 525 p., quelques illustrations, signature dappartenance
à la page de faux-titre.
En quatrième
de couverture :
« De tous les chirurgiens des Armées
de la Révolution et de l'Empire, Dominique Larrey est,
sans conteste, le plus prestigieux, et l'on comprend que le médecin
romancier des Hommes en, blanc ait été tenté
par la vie, si spontanément romanesque, du petit montagnard
pyrénéen, dont le nom sera de son vivant gravé
sur l'Arc de, Triomphe de l'Étoile et qui méritera
cet hommage prononcé par Napoléon à Sainte-Hélène :
« Si l'Armée élève une colonne
à la reconnaissance, elle doit l'ériger à
Larrey. »
Mais le témoignage des soldats sur le
célèbre chirurgien de la Garde Impériale
est plus éloquent encore : tous, sans distinction
de nationalité et de camp, l'appelleront leur « Providence »,
car de 1792 à 1815, dans le désordre des retraites
aussi bien que dans l'enthousiasme des victoires, l'indifférence
du Commandement et de l'Intendance à l'égard des
blessés des combats est la règle.
« L'Empire a ignoré l'humanité » :
les chiffres et les faits rapportés par André Soubiran
viennent confirmer hélas ! ce sévère
verdict. Malgré les protestations des Larrey, des Percy,
des Desgenettes, Napoléon n'a pas voulu ou
n'a pas pu libérer le Service de Santé
de la catastrophique tutelle de l'intendance et plus
d'un lecteur s'étonnera d'apprendre que l'autonomie réelle
du Corps de Santé militaire ne date en France que de 1917...
Créateur du service sanitaire de l'avant,
tel que le conçoivent aujourd'hui toutes les armées
du monde, Larrey est aussi l'incontestable précurseur
d'Henry Dunant et de ceux qui ont lutté, depuis cent ans,
pour établir, puis pour préserver la neutralité
sans cesse menacée de la Médecine
en temps de guerre.
Ainsi le récit de ce « destin
hors-série » déborde-t-il l'intérêt
purement biographique pour éclairer des aspects peu connus
de l'histoire napoléonienne et, devant les risques permanents
de guerre qui pèsent toujours sur le monde, pour nous
apporter de salutaires rappels. »
25 euros (code de commande
: 12343).
[LOUVET DE COUVRAI]. Mémoires de Louvet de Couvrai
sur la Révolution française. Première
édition complète avec préface, notes et
tables par F.-A. Aulard. Tomes I et II (complet). Paris,
Librairie des Bibliophiles, 1889. Deux volumes in-12 brochés,
XXVIII + 256 et 288 p., (collection « Bibliothèque
des Mémoires »), quelques rousseurs.
Les deux volumes : 45 euros (code
de commande : 36/64).
Mémoires
de la Bastille.
Linguet - Dusaulx. Publiés avec préface,
notes et tables par H. Monin. Paris, Librairie des Bibliophiles,
1889. In-12 broché, LI + 297 p., rousseurs, (collection
« Bibliothèque des Mémoires »).
25
euros (code de commande : 20/65).
MONNIER
(Raymonde) L'espace public démocratique. Essai sur l'opinion à Paris de la Révolution
au Directoire. Paris, Kimé,
1994. In-8° broché, 287 p., (collection « Le
Sens de l'Histoire »).
En quatrième
de couverture :
« À partir de l'étude des pratiques culturelles,
des prises de parole et des textes, ce livre traite du mouvement
républicain radical à Paris à l'époque
révolutionnaire, dans la perspective de la formation de
l'opinion et de l'élargissement puis de la contraction
de l'espace public démocratique à Paris, du début
de la Révolution à la fin du Directoire. Le retour
au politique qui a marqué l'historiographie de la période
dans les années 80 n'a pas manqué de suggérer
des pistes de recherche et une lecture renouvelée sur
un chantier qui passe à tort pour avoir été
déjà bien exploré.
L'attention s'est portée sur la sociabilité politique,
sur les institutions et les nombreux « cercles »
dont la fédération contribue à construire
le nouvel espace public démocratique, sur les médiations
qui le traversent au fil des « moments » qui l'animent.
À la charnière entre histoire sociale, histoire
politique et culturelle, entre interprétation historique
globale et études de cas, les thèmes abordés
contribuent à une mise en perspective qui intègre
les rôles individuels dans les élans collectifs,
pour rendre compte du champ des structures complexes du Paris
révolutionnaire dans son versant radical, du centre aux
faubourgs et à la périphérie. »
15 euros (code de commande
: 10176).
[MOULIÈRES]. Petite biographie conventionnelle...
Paris, Alexis Eymery,
1815.
Rare
édition originale de cet ouvrage de Raup de Baptestein de Moulières.
NAPOLÉON
Ier
Lettres à
Joséphine avant
le mariage, sous le Directoire, le Consulat, l'Empire et après
le divorce. Recueillies
et commentées par Jacques Bourgeat. Paris, Le Prat,
1941. In-12 broché, XVI + 238 p., (collection «
Jadis et Naguère »).
8
euros (code de commande : 257/61).
AUBRY (Octave)
Le grand amour caché
de Napoléon (Marie
Walewska). Dix hors-texte d'Edou Martin.
Lettrines et culs de lampe de Robert Garnier. Paris, Éditions
du Panthéon, 1947. In-8° broché, 325 p., exemplaire
numéroté.
19 euros (code de commande
: 6365).
BAINVILLE (Jacques)
Napoléon. Paris, Arthème Fayard,
1946. In-12 sous reliure et jaquette d'éditeur, 592 p.,
(collection « Les Grandes Études Historiques »).
9
euros (code de commande : 269/57).
[NAPOLÉON].
DEFOSSÉ (Gabriel) Montenotte. La première victoire de Napoléon
Bonaparte général en chef, commandant l'Armée
d'Italie. 12 avril 1796-23 germinal an IV. Cagnes-sur-Mer,
Edica, 1986. In-8° broché, 212 p., illustrations,
cartes.
Extrait de l'avant-propos
:
« Le 12 avril 1796, Napoléon
Bonaparte livre son premier combat à Montenotte... Dans
ses grandes lignes, son plan est fondé sur les principes
mêmes qu'il appliquera encore quand il sera dans tout l'éclat
de sa gloire. Il tire d'abord de la situation politique et géographique
des raisonnements simples et puissants qui font ressortir l'objet
final de la campagne. Il l'aura, dès lors, toujours devant
les yeux et toutes ses actions y tendront. Dans chaque engagement,
il y aura une pensée de la bataille qui l'orientera
vers le résultat général...
Le but qu'il poursuit est de la même
nature que dans ses autres campagnes. Il menace Turin comme il
menacera vienne, Berlin, Madrid, Moscou en devançant l'ennemi
sur la route directe.
Il sépare les Sardes des Autrichiens
comme il séparera ceux-ci des Russes en 1805 ou les Prussiens
des Anglais en 1815...
Si ses ennemis se sont divisés, il se
jette dans une position centrale et frappe tour à tour
ses deux adversaires ; à ce point de vue, Montenotte
est l'analogue de Castiglione, de Rivoli, d'Austerlitz, de Montmirail
et de Ligny. »
20 euros (code de commande
: 11788 - vendu).
[Napoléon financier.] Museo Julio Lobo. Département des Manuscrits.
La Havane, Cuba. Napoléon Ier. Lettres au comte Mollien,
ministre du trésor public. Présentées
et commentées par Jacques Arna. Rochecorbon, Éditions
Charles Gay, 1959. In-4° broché, XXIII, 423 p., quelques
illustrations, jaquette, exemplaire en grande partie non coupé.
En quatrième
de couverture :
« Le Museo Julio Lobo, fondé à La Havane
voici quelques années, est plus particulièrement
consacré à Napoléon Ier et à son
Épopée Impériale.
Son fondateur M. Julio Lobo, un fervent d'Histoire doublé
d'un éclectique amateur d'Art, y a réuni des peintures
et miniatures de maîtres, des meubles, porcelaines, livres
aux riches reliures armoriées, bronzes, armes, souvenirs
napoléoniens, tout enfin de ce qui peut concourir à
ressusciter une période.
En même temps qu'il reconstituait ainsi le côté
visuel et spectaculaire de cette époque, M. Julio Lobo
a tenu comme essentiel d'évoquer la vie et l'âme
des hommes qui, à des degrés divers, l'ont faite
exceptionnelle et rendue immortelle. C'est ainsi qu'aux Antilles,
en l'île de Cuba, est né un centre culturel français,
principalement axé sur le Directoire, le Consulat et l'Empire.
Il dispose non seulement d'une importante bibliothèque,
comprenant plusieurs milliers de volumes espagnols, français,
anglais, mais aussi d'un département, d'une remarquable
richesse, composé de lettres autographes ou de manuscrits
originaux.
Pour approcher avec une impartiale sûreté des réalités
écoulées, pour retrouver le véritable visage
du personnage d'exception que fut Napoléon, pour chercher
à pénétrer et interpréter son univers
fabuleux, M. Julio Lobo a choisi la seule méthode susceptible
de conduire à un tel résultat : la réunion
de nombreuses correspondances. Lettres de l'Empereur où
on le retrouve adolescent, officier d'artillerie, général
en chef, Premier Consul et Empereur; correspondances des Impératrices
Joséphine, Marie-Louise, du Roi de Rome et des membres
de la Famille Impériale; missives des Grands Dignitaires
de l'Empire, des maréchaux, généraux, ministres,
ecclésiastiques ; des souverains et personnages étrangers
; de peintres, de musiciens, d'écrivains, et aussi d'officiers
subalternes et de soldats. Cette heureuse variété
constitue une puissante évocation de l'histoire, de la
vie et des murs du ler Empire.
Sans archives, il n'est pas d'histoire possible ni véritable
; sans leur étude, on erre entre la légende, l'histoire
romancée, ou même l'erreur.
Rien n'est aussi évocateur que l'expression écrite
de la pensée des hommes en face d'un événement.
C'est pourquoi on ne peut cheminer dans le dédale de l'Histoire
sans constamment s'appuyer sur des textes contemporains d'une
incontestable authenticité.
Cette méthode s'impose, plus impérativement encore,
lorsqu'il s'agit d'un personnage tel que l'Empereur, «
tantôt renard, tantôt lion », tour à
tour homme de tête ou homme de cur, dépassant
toujours l'humanité qui l'entoure et qui sacrifie tout
à sa Destinée.
Napoléon ne peut et ne doit être, selon nos tendances,
l'objet de conclusions hâtives ou téméraires.
C'est pourquoi, à maintes reprises, nous nous efforcerons
de montrer les traits de son caractère, qui fut, selon
les circonstances et aussi suivant l'âge, divers et changeant;
mais sa trame en demeurera immuable.
Les lettres de Napoléon sont, en quelque sorte, l'enregistrement
d'une conversation ; quand il dicte, il parle, dialogue avec
son correspondant, lui expose ses conceptions, puis lui impose
ses décisions. Rien n'est laissé au hasard ; tout
est envisagé, disséqué. Il n'est pas un
détail qui échappe à la prodigieuse concentration
de sa pensée.
M. Julio Lobo a bien voulu nous demander de présenter,
choisie entre beaucoup d'autres, la correspondance que l'Empereur
adresse à son Ministre du Trésor, le comte Mollien.
Napoléon financier est peu ou mal connu. MM. Maurice Lorain,
ancien Inspecteur des Finances, Président de la Société
Générale et Bertrand Gille, ancien Conservateur
aux Archives Nationales, maître de Conférences à
la Faculté de lettres de Clermont, l'analysent sous cet
aspect, dans la Préface et dans le Liminaire de cet ouvrage,
et de si magistrale façon qu'il est inutile d'y revenir.
En livrant au public cette correspondance, nous avons estimé
préférable d'accompagner de notes les lettres qui
la composent, chaque fois que la chose paraît nécessaire
et qu'elle est possible, afin de préciser à quoi
elles se rapportent et pourquoi elles furent écrites.
D'un autre côté, malgré leur teneur purement
financière, ces lettres ne peuvent demeurer compartimentées
dans ce cadre exclusif. Elles font partie d un tout, politique,
militaire, administratif autant que financier, qu'on ne saurait
diviser. Pour se représenter Napoléon, est-il possible
de le considérer sous un des seuls aspects de son Génie
?
Chaque année formera un chapitre ; ceux-ci seront précédés
d'un rappel chronologique des événements essentiels
qui s'y sont déroulés. Cet exposé, auquel
nous avons cherché à donner à la fois un
caractère historique et psychologique, épargnera,
nous semble-t-il, au lecteur qui les souhaiterait, des recherches
pour retrouver l'ensemble des grands événements
du règne de l'Empereur dont la partie financière
n'est qu'un des plus nécessaires aspects. »
60 euros (code de commande
: 11276).
VILLEFOSSE (Louis de) et BOUISSOUNOUSE
(Janine) L'opposition à Napoléon.
Paris, Flammarion, 1969. In-8°
sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 418 p., (collection
« L'Histoire en Liberté »), exemplaire à
l'état de neuf.
15 euros (code
de commande : RE/17).
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[PALLOY
(Pierre-François)]. Livre de raison du patriote Palloy. Présenté et
commenté par Romi. Paris, Éditions de Paris,
1956. In-8° broché, 349 p., illustrations hors texte,
couverture frottée.
Sur la couverture :
« Romi, journaliste et écrivain, a étudié
la correspondance et les notes de Pierre François Palloy,
entrepreneur patriote qui se chargea de démolir la Bastille.
Ce nom de Palloy se retrouve dans les journaux,
dans les procès-verbaux, sur les médailles, sur
les monuments et dans la correspondance de tous les héros
de la Révolution. Il a participé à toutes
les manifestations révolutionnaires, mais ce patriote,
à la fois naïf et retors, n'a pas craint de changer
d'opinions et il montrera avec la même ardeur sa foi constitutionnelle,
républicaine, terroriste, thermidorienne, impérialiste
et royaliste.
À partir des registres manuscrits et
de la correspondance inédite de Pelloy, éclairé
par ses innombrables brochures, ainsi que par les auteurs et
les journaux du temps, Romi a pu reconstituer son journal intime
: Le Livre de raison du patriote Palloy.
Très riche en 1784, Pierre François
Palloy, entrepreneur de bâtiments, n'avait qu'un désir
: obtenir un grand chantier ; il rêvait de démolir
la forteresse de la Bastille. Mais lorsqu'il eut, dès
le soir du 14 juillet 1789, commencé à faire piocher
ses 400 ouvriers, il s'aperçut brusquement qu'il venait
d'entreprendre une uvre patriotique, se prit pour un héros
national et, grisé, ne se préoccupa plus que de
sa gloire... Il se ruina pour la conquérir ! »
13 euros (code de commande
: 12245).
[PERIER]. Une dynastie
bourgeoise dans la Révolution. Les Perier. Vizille, Musée de
la Révolution Française, 1984. In-4° broché,
123 p., nombreuses illustrations.
@ Il
s'agit
du catalogue de l'exposition organisée au château
de Vizville, du 14 juillet au 16 décembre 1984 euros.
15
euros (code de commande : 7631).
[ROBESPIERRE].
HUANT (Ernest) Robespierre
ou la dictature
de l'idée. Paris, Nouvelles Éditions Debresse,
1987. In-8° broché, 127 p.
9 euros (code de commande
: 231/70).
TRIOMPHE DE LA
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

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VERDUN (Jean) Brumaire. [An VIII.] Paris,
Club des Éditeurs, 1961. In-8° sous reliure et Rhodoïd
d'éditeur, 284 p., illustrations hors texte, (collection
« Hommes et Faits de l'Histoire », 54), exemplaire
numéroté.
10
euros (code de commande : 256/65). |