LA BATAILLE DE
JEMAPPES

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pour consulter les informations sur cette gravure. |
Une rare grande
carte de France du Ier Empire
Carte de la France et du
Royaume d'Italie divisés en Départemens.
Indiquant
1°. les Chefs-lieux des Départemens, Arrondissemens
Communaux, Justices de Paix et autres etablissemens Civils et
Militaires.
2°. les Routes de diverses Classes.
3°. les Fleuves, Rivieres et Canaux.
Par E. Mentelle, Membre de l'Institut National, et Secretaire
ordinaire de S.A.I. le Prince Louis. P.G. Chanlaire, l'un des
Auteurs de l'Atlas National de France.
A Paris, chez les Auteurs P.G. Chanlaire, Rue Geoffroy-Langevin
n° 7. Et E. Mentelle, Rue Mazarine n° 52.
Carte dressée en 1812, au 1 : 1 500 000, gravée
sur neuf feuilles, entoilée et pliée, aux limites
politiques et administratives aquarellées, dont la dimension
totale est de 1306 ´ 1068 mm. (pliée : 190 ´ 275 mm.).
@ Cette belle et rare carte fut réalisée
par Edme Mentelle (1730-1815) et Pierre-Grégoire Chanlaire.
Edme Mentelle (Paris, 1730-1815) obtint un poste de professeur
de géographie et d'histoire à l'École militaire
deux années après la publication remarquée
de ses Éléments de géographie, en
1758. En 1792, il ouvrit des cours privés puis fut chargé
de cours à l'École centrale et à l'École
normale. Jouissant des faveurs de la Convention, il fut nommé
membre de l'Institut dès sa création. Il publia
de très nombreux ouvrages parmi lesquels une importante
Géographie comparée, en 1778, un Précis
de l'histoire universelle (dans lequel il traite Jésus-Christ
d'imposteur...), la Géographie universelle, en
collaboration avec Malte-Brun, etc.
Pierre-Grégoire Chanlaire (Wassy, 1758 - Paris, 1817)
était un géographe attaché au bureau topographique
du cadastre, on lui doit de nombreuses et importantes études
géographiques et statistiques : l'Atlas de la partie
méridionale de l'Europe, en 1801, le Nouvel atlas
de la France divisée par départements, arrondissements
et cantons, en 1802, l'Atlas général de
la France conformément au traité de Paris,
publié un an après sa mort, la Description topographique
et statistique de France, en 1810-1811, etc.
& BNF
: CPL Ge CC 2331.
850 euros (code de commande
: 11118). |
CASTELOT (André) La
campagne de Russie 1812. Paris,
Perrin, 1991. In-8° sous reliure déditeur, 339
p., illustrations.
15
euros (code de commande : 146/60).
[CATALOGUE DEXPOSITION]. Les
femmes au temps de la Révolution française.
Bruxelles, Banque Bruxelles-Lambert,
1989. In-4° broché, 232 p., illustrations en noir
et en couleurs, édition bilingue français-néerlandais
@ Lexposition
a été organisée à la Galerie de la
Banque Bruxelles-Lambert, à Bruxelles, du 31 mars au 15
mai 1989..
25
euros (code de commande : 149/60).
[CHARLEROI].
Libre-sur-Sambre. Charleroi sous les Révolutions 1789-1799.
Coordination par Jean-Louis
Delaet. Bruxelles, Crédit Communal, 1989. In-4°
broché, 133 p., nombreuses illustrations en noir et en
couleurs
Table des matières
:
- Le pays de Charleroi, par Jean-louis Delaet.
- Les « délices »
du pays de Charleroi, par Alain Forti.
- A l'aube de la Révolution
industrielle, par Jean-louis Delaet.
- Des hommes nouveaux :
les Desandrouin - les Chapel, par Vincent Vagman.
- es révolutions de 1789,
par Jean-louis Delaet.
- La liberté importée,
par Jean-louis Delaet.
- La guerre, par Francis
Poty.
- L'occupation, par Francis
Poty.
- Liberté, Égalité,
Fraternité, par Pierre Bolle.
- L'assimilation, par Philippe
Badot.
- La vie municipale, par
Serge Nekrassoff.
25 euros (code de commande
: 13394).
Conditions
féminines à l'époque de la Révolution
française. Mons, CIEPHUM, 1991. In-8° broché,
193 p.
@ Cet
ouvrage constitue le n° 61-62-63 de la revue Réseaux,
il est consacré à la publication des Actes du colloque
éponyme organisé les 16 et 17 novembre 1989 à
l'Université de Mons-Hainaut.
Table des matières :
- Introduction, par Marinette Bruwier.
- Les femmes dans la Révolution
américaine, par Marianne Debouzy.
- Femmes et révolutions au XVIIIe
siècle aux Pays-Bas, par Rudolf Dekker.
- Attitudes et comportements des femmes
pendant les révolutions en Belgique (1789-1799), par
Marie-Sylvie Dupont-Bouchat.
- Olympe de Gouges, une des grandes
oubliées de l'Europe, par Benoîte Groult.
- Théroigne de Méricourt
ou la lecture historiographique d'un mythe révolutionnaire
: le cas des historiens belges, par Philippe Raxhon.
- Isabelle de Charrière une
noble révolutionnaire, par Pierre Mahillon.
- Les ursulines et l'éducation
des filles à la veille de la Révolution, par
Philippe Annaert.
- La femme de la noblesse des Pays-Bas
autrichiens et de la Principauté de Liège devant
la Révolution française, par Cécile
Douxchamps-Lefebvre.
- Les femmes dans les affaires à
Namur : le maintien de la tradition, par Françoise
Jacquet-Ladrier.
- Un sport peu enviable au début
du XIXe siècle : être femme et être pauvre,
par Nicole Haesenne-Peremans.
- Le divorce en Belgique (1797-1814),
par Marinette Bruwier.
- Quelle évolution pour la femme ?,
par Elisabeth G. Sledzieswki.
- La Révolution française
et le rapport des sexes dans la cité, par Nicole
Arnaud-Duc.
- Femmes et Révolution. Un regard
féministe sur quelques ouvrages récents, par
Hedwige Peemans-Poullet.
- L'effet 89 sur l'histoire du féminisme
français, par Marie-France Brive.
12 euros (code de commande
: 13541).
Constitution
de la République française. [Bruxelles], [Tutot], [1799]. In-8° sous
une couverture factice, 16 p., cachet ex-libris du professeur
Maurice-A. Arnould à la couverture.
En quatrième
de couverture :
La
loi du 23 frimaire an VIII (imprimée à la suite
de la Constitution présentée ici) définissait
la procédure du vote sur l'acceptation de la nouvelle
Constitution proclamée la veille. Cet exemplaire de la
Constitution de la République française
était destiné à informer la population du
département de la Dyle qui devait se prononcer à
ce sujet à l'occasion du plébiscite de l'an VIII.
Le vote fut organisé du 1er au 9 nivôse ; deux
registres devaient être ouverts dans chaque commune et
au chef-lieu des cantons afin d'y recueillir les acceptations
ou les refus. Jacques Logie écrit que « dans
certains cantons du département de la Dyle, le plébiscite
eut lieu dans un climat tendu. Les troubles de l'an VII,
qui avaient été réprimés en quelques
semaines l'année précédente, s'étaient
néanmoins prolongés par une agitation endémique
provoquée par les opérations de la conscription. »
Bibliographie :
- Jacques Logie, Les plébiscites
consulaires dans le département de la Dyle, dans La
plume et le sabre: volume d'hommages offerts à Jean-Paul
Bertaud, pp. 499-500.
50 euros (code de commande
: 17308).
DÄNZER-KANTOF
(Boris) La vie des Français au temps de Napoléon.
Paris, Larousse, 2003. In-4°
sous cartonnage d'éditeur, 191 p., nombreuses illustrations
en couleurs, (collection « L'Histoire au Quotidien »),
ex-libris manuscrit à la page de garde, exemplaire en
très bel état.
En quatrième
de couverture :
Qu'est-ce
que le Concordat ? Comment soignait-on les blessés sur
les champs de bataille ? Qui partait à la guerre ? Existait-il
une véritable promotion sociale au temps de Napoléon
? À quoi servait le livret ouvrier ? À qui profitait
le Code civil ?
Véritable voyage à travers le
temps, cet ouvrage révèle les différentes
facettes de la vie de tous les jours de vingt-sept millions de
Français, hommes, femmes, enfants, notables, soldats,
ouvriers, grâce à un récit vivant, détaillé,
éclairé par une riche iconographie.
À travers la trame du quotidien, la
Vie des Français au temps de Napoléon a aussi
pour ambition de dévoiler, loin de la fureur et de la
gloire des champs de bataille, les zones d'ombre de l'Empire.
25 euros (code de commande
: 17460).
DAYOT (Armand) La Révolution
Française. Constituante
- Législative - Convention - Directoire. D'après
des peintures, sculptures, gravures, médailles, objets...
du temps. Paris,
Flammarion, s.d. In-4° oblong sous cartonnage d'éditeur,
495 p., très nombreuses illustrations, exemplaire en parfait
état.
80 euros (code de commande
: 10036).
Les
déclarations des droits de l'homme de 1789. Testes réunis et présentés
par Christine Fauré. Paris, Payot, 1988. In-8°
collé, 387 p., (collection « Bibliothèque
Historique »).
En quatrième
de couverture :
La Déclaration des droits de l'homme
et du citoyen ne s'est pas faite en un jour. Rédigée
et votée à l'Assemblée nationale constituante
du 20 au 26 août 1789, elle résultait de nombreux
projets que ce recueil rassemble. Ces projets, personnels ou
collectifs, représentent donc la première expression
d'importance des hommes de la Révolution : La Fayette,
Mirabeau, l'abbé Sieyès dont nous publions
également un inédit sur la question des déclarations
et d'autres hommes oubliés. Des personnalités extérieures
à l'Assemblée constituante, comme Condorcet et
Marat, apportent leur contribution à ce débat de
portée nationale.
La diversité de ces signatures reconstitue
pour nous l'univers fondateur des formes démocratiques
contemporaines. D'autant que les projets ne servirent pas seulement
de support à la rédaction de la Déclaration
de 1789, ils annonçaient aussi les thèmes repris
dans les déclarations ultérieures, au plan national
et supranational.
La présentation et les notices biographiques
rédigées par Christine Fauré constituent
une aide essentielle à la compréhension de ces
textes.
12 euros (code de commande
: 15399).
DE
PLACE (Adélaïde) La vie musicale en France
au temps de la révolution. Paris,
Fayard, 1989. In-8° collé, 341 p., illustrations
hors texte, cachet ex-libris la page de garde.
En quatrième
de couverture :
« Jamais
on n'a tant dansé que depuis que l'on n'a pas le cur
à la danse. Les murs sont couverts d'annonces de bals,
le silence des rues les moins fréquentées est troublé
par l'aigre archet du ménétrier et l'obscurité
des plus sombres culs-de-sac est dissipée par des transparences
colorées qui offrent en gros caractères les mots
bals de société. »
Au cours des années troublées
de la Révolution, la France ne résonne pas seulement
des voix des tribuns ni des cris des émeutiers. La musique
omniprésente s'y déploie sous toutes formes. On
y danse plus encore que sous l'Ancien Régime ; les
chansons courent les rues, les places et les carrefours, exaltent,
fustigent ou glorifient les héros du moment ou les événements
qui agitent la nation. Refrains civiques ou satiriques retentissent
aux quatre coins du pays tandis que les fêtes nationales
déroulent leurs fastes à grands renforts de marches
cuivrées, de churs solennels et d'hymnes patriotiques
en une sorte de spectacle total destiné à frapper
les sens et l'imagination.
Les théâtres enfin libérés
se mettent à proliférer. Opéras et pièces
en musique, dans un foisonnement anarchique et d'inégal
intérêt artistique, prennent une coloration de plus
en plus politique.
Les besoins croissants d'exécutants
donnent à l'enseignement un essor inattendu qui débouchera
sur la création du Conservatoire et de l'école
de la Garde nationale.
Par delà tout jugement esthétique,
cette bouillonnante activité musicale méritait
d'être relatée dans toute sa diversité et
sa quotidienneté tant elle a contribué à
apporter couleur, vie, élan aux diverses péripéties
tragiques et glorieuses de cette époque et s'avère
révélatrice des rapports qui ont pu alors exister
entre les pratiques socio-culturelles et l'évolution politique.
12 euros (code de commande
: 16326).
FAIPOULT
(Guillaume-Charles) Mémoire statistique du département
de l'Escaut [adressé au Ministre de l'Intérieur,
d'après ses instructions,] par M. Faipoult, préfet
de ce département. Ingeleid
door Paul Deprez. Gent, Oostvlaams Verbond van de Kringen
voor Geschiedenis, 1960. In-8° broché, IX, 205 p.,
une grande carte hors texte à déplier et un feuillet
volant de notes, (collection « Documenten »,
n° 3), dos renforcé avec de l'adhésif,
ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Cet ouvrage est la réédition
du Mémoire publié à Paris, par l'Imprimerie
Nationale, en l'An XIII.
Table des matières :
Chapitre I : Topographie.
Chapitre II : Population.
Chapitre III : État des citoyens.
Chapitre IV : Agriculture.
Chapitre V : Industrie, arts et commerce.
15 euros (code de commande
: 16209).
L'idée de nation et l'idée de
citoyenneté en France et dans les pays de langue allemande
sous la Révolution. Actes
du colloque international de Belfort (octobre 1988). Belfort, Institut de Recherches et d'Éducation
Permanente du Territoire de Belfort, 1989. In-8° sous cartonnage
d'éditeur, 393 p.
Sommaire :
Préambule
: Organisation du Colloque.
Ouverture du colloque :
- Allocution d'ouverture
de Jean-Noël Jeanneney.
- Nation, Citoyenneté,
Europe : de 1789 à 1989, par Jean-Pierre Chevènement.
Thème I : Pré-Révolution
: Aufkalrung et Lumières.
- Rapport Général,
par Marita Gilli.
- L'Image du citoyen dans
la philosophie allemande des Lumières, par Rudolf
Vierhaus.
- Aux origines du nationalisme,
de l'Aufklärung à la Révolution française
Particularisme, cosmopolitisme et idée de mission germanique,
par Jean Nurdin.
- Perception contemporaine
des Lumières, par Gérard Bauer.
- Europe des Nations,
Europe des Citoyens, par Rudolf von Thadden.
Thème II : Révolution :
Action et Images.
- Rapport Général,
par Maurice Gresset.
- Rheingrenze oder Rheinstrom
/ Le Rhin-frontière ou le Rhin voie d'eau ? (1792-1800),
par Jean-René Suratteau.
- Cosmopolitisme et sentiment
national chez les révolutionnaires rhénans 1792-1800,
par Marita Gilli.
- L'image allemande
de la Révolution française, par Hans Koschnick.
Thème III : Post-Révolution
: effets et contre-effets.
- Rapport Général,
par Yvette Baradel.
- Nation, Citoyenneté,
Laïcité dans une république frontière
: le cas helvétique au XIXe siècle, par Pierre-Philippe
Bugnard.
- Les valeurs de la Révolution
dans l'Allemagne d'aujourd'hui, par Hermann Weinreis.
- L'héritage de
la Révolution française, par Freimut Duve.
Clôture du Colloque :
- Révolution, Liberté,
Europe, par Michel Vovelle.
- Allocution de clôture,
par Christian Proust.
Annexes : Contributions complémentaires
aux travaux du Colloque.
- L'idéologie
révolutionnaire à Belfort, 1789-1848, par Yvette
Baradel.
- Des louables cantons
helvétiques à la nation suisse : l'apport du service
militaire étranger, par Alain-Jacques Czouz-Tornare.
- Lumières
et Nation chez Robespierre, par Béatrice Didier.
- Saint-Just, pédagogue
de la citoyenneté, par Jean-François Dominé.
- Du droit naturel
à la citoyenneté universelle et au droit cosmopolitique
: Locke - Robespierre - Kant, par Florence Gauthier.
- Nation et citoyenneté
post-thermidoriennes chez Mme de Staël, par Gérard
Gengembre.
- Identité
provinciale et conscience nationale, par Maurice Gresset.
- Reflets helvétiques
de la Révolution française avant 1798, par
Manfred Gsteiger.
- Langue des sujets
et langue des citoyens - Le débat sur la « glottopolitique »
en Alsace pendant la Révolution française,
par Frédéric Hartweg.
- Le rôle et
l'activité de l'envoyé de France en Pologne Marie-Louis
Descorches dans la dernière année de la Grande
Diète (1792), par Henryk Kocoj.
- Les exclus de la
citoyenneté dans les débats de la première
Constituante (1798-1791), par Olivier Le Cour Grandmaison.
- L'opposition de
la maçonnerie du Grand Orient de France à l'introduction
du rite écossais rectifié, par Daniel Ligou.
- Cosmopolitisme
et identité nationale, ou quelques réflexions sur
les Allemands et la Révolution, par Jean Nurdin.
- L'idée d'Europe
en Allemagne sous la Restauration, par Jean Nurdin.
- Nation et contre-révolution,
par Michel Peronnet.
- La Révolution
française et la philosophie allemande, par Marianne
Schaub.
- L'image de la Révolution
française dans l'historiographie et dans l'enseignement
historique de la République de Weimar, par Heinz
Sproll.
- L'idée de
citoyenneté dans le cadre des Lumières autrichiennes,
par Ernst Wangermann.
25 euros (code de commande
: 17777).
LACHOUQUE
(Henry) Waterloo. La
fin d'un monde. 15, 16, 17 et 18 juin 1815. Deuxième tirage. Gembloux, Duculot, 1972.
In-8° broché, 56 p., illustrations hors texte,
(collection « Wallonie, Art et Histoire »,
n° 13).
En quatrième
de couverture :
Introduction.
I. La guerre.
1. Les forces.
2. Les plans.
3. 15-16 juin. « Coup
d'éclat » manqué. - Victoire partielle.
4. 17 juin. Succès
sans lendemain.
II. La décision.
5. 18 juin à l'aube.
6. Contacts et inquiétudes.
7. Attaques de l'infanterie
française.
8. Cuirassiers de l'Empereur.
IVe corps prussien.
9. Plan de la bataille le
18 juin au soir. Wellington en détresse. La garde au feu.
10. Du Barail, Müffling,
Zieten.
11. La défaite.
12. Sauvetage de l'aile droite.
12 euros (code de commande
: 17884).
[LARREY]. SOUBIRAN (André) Le
baron Larrey, chirurgien de Napoléon. Paris, Fayard, 1966. In-8° broché,
XV, 525 p., quelques illustrations, signature dappartenance
à la page de faux-titre.
En quatrième
de couverture :
« De tous les chirurgiens des Armées
de la Révolution et de l'Empire, Dominique Larrey est,
sans conteste, le plus prestigieux, et l'on comprend que le médecin
romancier des Hommes en, blanc ait été tenté
par la vie, si spontanément romanesque, du petit montagnard
pyrénéen, dont le nom sera de son vivant gravé
sur l'Arc de, Triomphe de l'Étoile et qui méritera
cet hommage prononcé par Napoléon à Sainte-Hélène :
« Si l'Armée élève une colonne
à la reconnaissance, elle doit l'ériger à
Larrey. »
Mais le témoignage des soldats sur le
célèbre chirurgien de la Garde Impériale
est plus éloquent encore : tous, sans distinction
de nationalité et de camp, l'appelleront leur « Providence »,
car de 1792 à 1815, dans le désordre des retraites
aussi bien que dans l'enthousiasme des victoires, l'indifférence
du Commandement et de l'Intendance à l'égard des
blessés des combats est la règle.
« L'Empire a ignoré l'humanité » :
les chiffres et les faits rapportés par André Soubiran
viennent confirmer hélas ! ce sévère
verdict. Malgré les protestations des Larrey, des Percy,
des Desgenettes, Napoléon n'a pas voulu ou
n'a pas pu libérer le Service de Santé
de la catastrophique tutelle de l'intendance et plus
d'un lecteur s'étonnera d'apprendre que l'autonomie réelle
du Corps de Santé militaire ne date en France que de 1917...
Créateur du service sanitaire de l'avant,
tel que le conçoivent aujourd'hui toutes les armées
du monde, Larrey est aussi l'incontestable précurseur
d'Henry Dunant et de ceux qui ont lutté, depuis cent ans,
pour établir, puis pour préserver la neutralité
sans cesse menacée de la Médecine
en temps de guerre.
Ainsi le récit de ce « destin
hors-série » déborde-t-il l'intérêt
purement biographique pour éclairer des aspects peu connus
de l'histoire napoléonienne et, devant les risques permanents
de guerre qui pèsent toujours sur le monde, pour nous
apporter de salutaires rappels. »
25 euros (code de commande
: 12243).
LE
COUR GRANDMAISON (Olivier) Les citoyennetés
en révolution (1789-1794). Paris,
Presses Universitaires de France, 1992. In-8° broché,
313 p., (collection « Recherches Politiques »),
couverture légèrement insolée, ouvrage épuisé
au catalogue de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
Qui
doit être membre de la communauté civique ? De quels
droits doivent jouir ceux qui sont déclarés citoyens
? Quelles sont les conditions nécessaires à l'exercice
effectif et autonome de ces droits ?
Éducation, instruction, liberté,
égalité. Rapport aux minorités, aux Noirs,
aux juifs, aux femmes dont la citoyenneté fut longtemps
débattue.
Cette liste dit bien l'actualité de
ce retour qui ne nous entraîne pas vers un passé
mort, sans signification, sans pertinence pour nous, mais vers
une sorte de passé présent dans la mesure où
les problèmes soulevés et discutés en 1789
et 1793 restent nôtres.
Comment l'homme sort-il de sa minorité
pour devenir son propre maître ? Comment les citoyens peuvent-ils
devenir les agents actifs et conscients de leur propre destin
? Comment enfin une collectivité s'émancipe-t-elle
pour se donner à elle-même des lois ?
20 euros (code de commande
: 17784).
[MARMONT
(Auguste Frédéric Louis Viesse de)]. CHRISTOPHE
(Robert) Le maréchal
Marmont, Duc de Raguse. Paris, Hachette, 1968. In-8°
broché, 287 p., légère trace d'humidité
au bas de la couverture.
Table des matières
:
I.
« Une femme charmante, dont le nom ressemblait
beaucoup au mien »
II. Les amis de Toulon.
III. Une jeune fille volontaire.
IV. Le vol nuptial.
V. Au pays des femmes voilées.
VI. Monsieur le Conseiller d'État.
VII. Qui prend des villes peut capturer
une femme.
VIII. Il devrait le destituer : il
le fait duc.
IX. Maréchal de France à trente-cinq
ans.
X. « Marmont Ier roi d'Illyrie ».
XI. Les Arapiles.
XII. Lever de rideau sur une pièce
mal connue.
XIII. Une spéculation sur la rente.
XIV. « La Compagnie de Judas ».
XV. Le scandale de la troisième chambre.
XVI. « Voilà Marmont qui
paie ses dette ! »
XVII. « Ecco colu ga tradi Napoleone ! »
Sources.
12 euros (code de commande
: 16807).
MONNIER
(Raymonde) L'espace public démocratique. Essai sur l'opinion à Paris de la Révolution
au Directoire. Paris, Kimé,
1994. In-8° broché, 287 p., (collection « Le
Sens de l'Histoire »).
En quatrième
de couverture :
« À partir de l'étude des pratiques culturelles,
des prises de parole et des textes, ce livre traite du mouvement
républicain radical à Paris à l'époque
révolutionnaire, dans la perspective de la formation de
l'opinion et de l'élargissement puis de la contraction
de l'espace public démocratique à Paris, du début
de la Révolution à la fin du Directoire. Le retour
au politique qui a marqué l'historiographie de la période
dans les années 80 n'a pas manqué de suggérer
des pistes de recherche et une lecture renouvelée sur
un chantier qui passe à tort pour avoir été
déjà bien exploré.
L'attention s'est portée sur la sociabilité politique,
sur les institutions et les nombreux « cercles »
dont la fédération contribue à construire
le nouvel espace public démocratique, sur les médiations
qui le traversent au fil des « moments » qui l'animent.
À la charnière entre histoire sociale, histoire
politique et culturelle, entre interprétation historique
globale et études de cas, les thèmes abordés
contribuent à une mise en perspective qui intègre
les rôles individuels dans les élans collectifs,
pour rendre compte du champ des structures complexes du Paris
révolutionnaire dans son versant radical, du centre aux
faubourgs et à la périphérie. »
15 euros (code de commande
: 10176).
[MOULIÈRES]. Petite biographie conventionnelle...
Paris, Alexis Eymery,
1815.
Rare
édition originale de cet ouvrage de Raup de Baptestein de Moulières.
NAPOLÉON
Ier
AUBRY (Octave)
Le grand amour caché
de Napoléon (Marie
Walewska). Dix hors-texte d'Edou Martin.
Lettrines et culs de lampe de Robert Garnier. Paris, Éditions
du Panthéon, 1947. In-8° broché, 325 p.,
exemplaire numéroté.

Couverture,
frontispice et page de titre.
19 euros (code de commande
: 14944).
BAINVILLE (Jacques)
Napoléon. Paris, Arthème Fayard,
1946. In-12 sous reliure et jaquette d'éditeur, 592 p.,
(collection « Les Grandes Études Historiques »).
9
euros (code de commande : 269/57).
[ENGEL].
FIECHTER (Jean-Jacques) L'Amazone de Napoléon.
Mémoires de Regula Engel. Avant-propos
de Ghislain de Diesbach. Morges, Cabédita, 1989.
In-8° broché, 283 p., (collection « Archives
Vivantes »), dédicace et lettre autographe
signée de l'auteur.
En quatrième
de couverture :
« Une nature, un tempérament,
cette Régula Engel que l'on a surnommée l'Amazone
de Napoléon. Née à Zurich, elle a vécu
toute l'épopée napoléonienne dans les rangs
des armées françaises ; aux côtés
de son époux, le colonel Florian Engel, tué à
Waterloo. Pas une seule campagne manquée entre 1792 et
1815 d'Égypte en Italie, des Pays-Bas en Allemagne
et en Russie. Ce qui ne l'a pas empêchée, pendant
ce temps, de mettre au monde vingt-et-un enfants, tous semble-t-il
du même père, le colonel son homme au
lit et sous la mitraille.
Une « mère courage » ?
Quelque chose comme ça, avec en plus, la « touche
helvétique », un mélange d'ingénuité
et de roublardise, allié, en ce qui la concerne, à
une formidable énergie et à une joie de vivre sans
pareille. Aujourd'hui enfin, ces Mémoires traduits par
J.-J. Fiechter combleront aussi bien les amateurs d'histoire
que les lecteurs de fiction. La vie de Régula Engel traverse
en effet une époque et des circonstances où l'historique
et le romanesque s'engendrent l'un l'autre. Une époque
fabuleuse au sens strict du terme. »
20 euros (code de commande
: 14051).
[NAPOLÉON Ier]. GABOURD (Amédée) Histoire de l'empereur Napoléon
Ier par Amédée Gabourd. 5e édition.
Tours, Mame, 1853. [Tours
Ad Mame et Cie, Imprimeurs-Libraires. M DCC LIII.] In-8° sous cartonnage d'éditeur,
tranches dorées, dos et second plat passés, [3
(faux-titre, mention de droits, titre)], [1 bl.], 372 p., un
titre-frontispice et trois illustrations hors texte gravées
par Th. Ruhierre d'après Karl Girardet,
bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
Amédée Gabourd (ca 1805-1867)
participa à la rédaction de deux journaux (le
Dauphinois et l'Ami des lois) ; il fut un partisan
des doctrines ultramontaines et monarchique et fut, notamment,
l'auteur d'une Histoire de France, d'une Histoire de
Louis XIV et d'une Histoire de la Révolution
et de l'Empire.
Préface :
C'est en quelque sorte un livre nouveau
que nous donnons au public, car notre ouvrage a été
entièrement modifié et soumis à une révision
attentive. Nous n'avons point fait aux circonstances le sacrifice
des droits de l'histoire, de pareilles concessions n'entrent
pas dans nos habitudes ; mais il ne nous coûte guère
d'avouer que depuis douze ans, c'est-à-dire depuis le
jour où nous publiâmes pour première fois
la vie de Napoléon, les grands événements
qui se sont produits dans le monde nous ont éclairé
sur la portée, le caractère, les actes et la mission
du fondateur de la quatrième dynastie. Nous ne sommes
pas de ceux qui s'opiniâtrent dans une idée, et
ne tiennent compte des faits que lorsqu'ils s'accommodent avec
leur système. Et comment aurions-nous vu l'incompréhensible
orage du 24 février jeter à bas et renvoyer en
exil un roi dont la fortune semblait assise sur les plus solides
bases ? Obscurément mêlé à cette
histoire, il nous a été donné d'assister
à l'inauguration de la seconde république, à
la guerre civile, aux crises formidables qui se sont succédé
en quatre ans ; et comment aurions-nous pu être témoin
de ces choses inattendues sans essayer de comprendre et sans
entrevoir le doigt de Dieu qui écrivait notre avenir ?
D'autres retraceront ces phases politiques
que notre patrie a traversées : pour nous, si nous
les rappelons, c'est pour reconnaître qu'elles ont contribué
à nous éclairer sur le rôle historique de
Napoléon Ier, sur ce qu'il y avait de mystérieux
et de vague dans sa mission. Nous avions cru, comme tant d'autres,
qu'il avait été suscité pour une uvre
de réparation sociale, mais de transition, et que son
nom à jamais illustre ne surgirait plus que dans les livres
comme un problème et un sujet de méditation livrés
aux hommes d'État et aux philosophes. Et voilà
que par la permission de Dieu, qui fait et défait les
rois, et de qui relèvent les empires, ce nom a reparu
sur la scène du monde, et a présidé une
fois encore au salut de la France et à la restauration
de la société européenne. Il ne s'est plus
présenté aux rois étrangers comme une menace
, mais comme un appui ; il est devenu un gage de gloire
et une promesse de paix ; l'Église l'a béni
de nouveau, et ne lui a fait acheter par aucun sacrifice et par
aucune douleur les services qu'il a rendus à sa cause.
Nous serions ingrats d'oublier de pareils bienfaits, aveugles
de les méconnaître.
Napoléon Ier, comme Napoléon
III, a été le représentant, le symbole réel
du peuple français. Ce peuple a identifié en lui
sa gloire, ses institutions, ses intérêts :
il a été victorieux avec lui, vaincu avec lui,
et on a toujours senti que leur cause était commune. C'est
à cette étrange solidarité entre l'empereur
et le peuple qu'on distingue entre toutes la mission réelle
de Napoléon, et que cet homme apparaît réellement
aux yeux du monde comme l'élu et l'adopté de la
France. La France s'est associée à ses triomphes
et à ses fautes, et quand Dieu, qui consacre toutes les
dynasties par le malheur, a permis que l'exil de Sainte-Hélène
fût comme l'expiation d'une fortune démesurée
et sans exemple, le cur de la France était avec
le captif, et le peuple souffrait douloureusement dans ses sympathies.
Les réflexions qui précèdent
sont le fruit de l'expérience, et elles expliqueront le
nouveau point de vue auquel s'est placé l'auteur de ce
livre, alors que, sans méconnaître l'autorité
imprescriptible de la vérité et de la justice,
il a cru devoir modifier son livre, et le mettre mieux en harmonie
avec le sentiment national.

Premier
plat et titre-frontispice.
75 euros (code de commande
: 16769).
MADELIN
(Louis) Napoléon. Paris,
Hachette, 1958. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur,
188 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs (ces
dernières hors texte), (collection « Tout par
l'Image »), bel exemplaire.
Sur la jaquette :
« Louis Madelin, à
qui l'on doit le texte de cet ouvrage somptueux, rappelle un
mot de Théodore Roosevelt, alors président des
États-Unis :
« À quel âge est mort
Napoléon ? » avait demandé Roosevelt
à l'historien, qui répondit :
« Napoléon, monsieur le président,
est mort à cinquante et un ans, huit mois et vingt jours.
Heureux homme, s'écria alors
le président des États-Unis : Il est mort
à cinquante et un ans après en avoir vécu
deux cents ! »
Cette existence fabuleuse, bourrée d'événements,
de miracles, ce demi-siècle de gloire et d'exploits, est
présentée ici en images. Images et surtout documents,
puisque, à côté de portraits d'apparat, voici
un crayon du collège où le jeune Bonaparte apprit
la géométrie, voici un profil dessiné par
un peintre de rencontre au cours de la campagne d'Italie, une
gravure inconnue qui montre comment le peuple de France se représentait
son grand homme, la version immédiate que donne un peintre
de bataille, sur les lieux, du passage du pont d'Arcole. Voici
Sainte-Hélène vue par un émule du Douanier
Rousseau, et l'arrivée des cendres à Courbevoie....
On avait lu jusqu'ici l'épopée
de Napoléon dans plusieurs histoires.
Désormais on ne pourra plus la « voir »
qu'à travers ces témoignages où l'inédit
le dispute au rare. »
15 euros (code de commande
: 13363).
[Napoléon financier.] Museo Julio Lobo. Département des Manuscrits.
La Havane, Cuba. Napoléon Ier. Lettres au comte Mollien,
ministre du trésor public. Présentées
et commentées par Jacques Arna. Rochecorbon, Éditions
Charles Gay, 1959. In-4° broché, XXIII, 423 p., quelques
illustrations, jaquette, exemplaire en grande partie non coupé.
En quatrième
de couverture :
« Le Museo Julio Lobo, fondé à La Havane
voici quelques années, est plus particulièrement
consacré à Napoléon Ier et à son
Épopée Impériale.
Son fondateur M. Julio Lobo, un fervent d'Histoire doublé
d'un éclectique amateur d'Art, y a réuni des peintures
et miniatures de maîtres, des meubles, porcelaines, livres
aux riches reliures armoriées, bronzes, armes, souvenirs
napoléoniens, tout enfin de ce qui peut concourir à
ressusciter une période.
En même temps qu'il reconstituait ainsi le côté
visuel et spectaculaire de cette époque, M. Julio Lobo
a tenu comme essentiel d'évoquer la vie et l'âme
des hommes qui, à des degrés divers, l'ont faite
exceptionnelle et rendue immortelle. C'est ainsi qu'aux Antilles,
en l'île de Cuba, est né un centre culturel français,
principalement axé sur le Directoire, le Consulat et l'Empire.
Il dispose non seulement d'une importante bibliothèque,
comprenant plusieurs milliers de volumes espagnols, français,
anglais, mais aussi d'un département, d'une remarquable
richesse, composé de lettres autographes ou de manuscrits
originaux.
Pour approcher avec une impartiale sûreté des réalités
écoulées, pour retrouver le véritable visage
du personnage d'exception que fut Napoléon, pour chercher
à pénétrer et interpréter son univers
fabuleux, M. Julio Lobo a choisi la seule méthode susceptible
de conduire à un tel résultat : la réunion
de nombreuses correspondances. Lettres de l'Empereur où
on le retrouve adolescent, officier d'artillerie, général
en chef, Premier Consul et Empereur; correspondances des Impératrices
Joséphine, Marie-Louise, du Roi de Rome et des membres
de la Famille Impériale; missives des Grands Dignitaires
de l'Empire, des maréchaux, généraux, ministres,
ecclésiastiques ; des souverains et personnages étrangers
; de peintres, de musiciens, d'écrivains, et aussi d'officiers
subalternes et de soldats. Cette heureuse variété
constitue une puissante évocation de l'histoire, de la
vie et des murs du ler Empire.
Sans archives, il n'est pas d'histoire possible ni véritable
; sans leur étude, on erre entre la légende, l'histoire
romancée, ou même l'erreur.
Rien n'est aussi évocateur que l'expression écrite
de la pensée des hommes en face d'un événement.
C'est pourquoi on ne peut cheminer dans le dédale de l'Histoire
sans constamment s'appuyer sur des textes contemporains d'une
incontestable authenticité.
Cette méthode s'impose, plus impérativement encore,
lorsqu'il s'agit d'un personnage tel que l'Empereur, «
tantôt renard, tantôt lion », tour à
tour homme de tête ou homme de cur, dépassant
toujours l'humanité qui l'entoure et qui sacrifie tout
à sa Destinée.
Napoléon ne peut et ne doit être, selon nos tendances,
l'objet de conclusions hâtives ou téméraires.
C'est pourquoi, à maintes reprises, nous nous efforcerons
de montrer les traits de son caractère, qui fut, selon
les circonstances et aussi suivant l'âge, divers et changeant;
mais sa trame en demeurera immuable.
Les lettres de Napoléon sont, en quelque sorte, l'enregistrement
d'une conversation ; quand il dicte, il parle, dialogue avec
son correspondant, lui expose ses conceptions, puis lui impose
ses décisions. Rien n'est laissé au hasard ; tout
est envisagé, disséqué. Il n'est pas un
détail qui échappe à la prodigieuse concentration
de sa pensée.
M. Julio Lobo a bien voulu nous demander de présenter,
choisie entre beaucoup d'autres, la correspondance que l'Empereur
adresse à son Ministre du Trésor, le comte Mollien.
Napoléon financier est peu ou mal connu. MM. Maurice Lorain,
ancien Inspecteur des Finances, Président de la Société
Générale et Bertrand Gille, ancien Conservateur
aux Archives Nationales, maître de Conférences à
la Faculté de lettres de Clermont, l'analysent sous cet
aspect, dans la Préface et dans le Liminaire de cet ouvrage,
et de si magistrale façon qu'il est inutile d'y revenir.
En livrant au public cette correspondance, nous avons estimé
préférable d'accompagner de notes les lettres qui
la composent, chaque fois que la chose paraît nécessaire
et qu'elle est possible, afin de préciser à quoi
elles se rapportent et pourquoi elles furent écrites.
D'un autre côté, malgré leur teneur purement
financière, ces lettres ne peuvent demeurer compartimentées
dans ce cadre exclusif. Elles font partie d un tout, politique,
militaire, administratif autant que financier, qu'on ne saurait
diviser. Pour se représenter Napoléon, est-il possible
de le considérer sous un des seuls aspects de son Génie
?
Chaque année formera un chapitre ; ceux-ci seront précédés
d'un rappel chronologique des événements essentiels
qui s'y sont déroulés. Cet exposé, auquel
nous avons cherché à donner à la fois un
caractère historique et psychologique, épargnera,
nous semble-t-il, au lecteur qui les souhaiterait, des recherches
pour retrouver l'ensemble des grands événements
du règne de l'Empereur dont la partie financière
n'est qu'un des plus nécessaires aspects. »
60 euros (code de commande
: 11276).
VILLEFOSSE (Louis de) et BOUISSOUNOUSE
(Janine) L'opposition à Napoléon.
Paris, Flammarion, 1969. In-8°
sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 418 p., (collection
« L'Histoire en Liberté »), exemplaire à
l'état de neuf.
15 euros (code
de commande : RE/17). |
PLUME
(Christian) Les
rois de lEmpire. Tome II : Lefebvre - Gouvion
Saint Cyr - MacDonald - Murat. Lyon, Jacques-Marie
Laffont, 1982. In-8° collé, 405 p., un cahier d'illustrations
hors texte, (collection « Bibliothèque Historique »),
tirage limité à 500 exemplaire, plis à la
couverture.
En quatrième
de couverture :
Dans
l'immense et fabuleuse épopée napoléonienne,
sur laquelle tous les grands auteurs du monde se sont penchés,
il demeure une étrange obscurité : qui furent
ces vingt-six hommes que l'Empereur appelait ses « cousins »
et à qui il dut une grande partie de son immortalité,
les vingt-six maréchaux de l'Empire ?
Sortis du peuple et de la Révolution,
c'est à la pointe de leur sabre qu'ils conquirent leur
gloire sur tous les champs de bataille d'Europe, arrachant à
leurs victoires éclatantes comme Montebello, Rivoli, Moskowa
ou Wagram leurs titres de ducs, de princes ou de rois.
Certains, tels Murat, Bernadotte ou Ney sont
célèbres. Mais qui sait que Marmont fut reçu
dix-sept fois par l'aiglon à qui il raconta son père,
que Lefebvre fut l'heureux mari de la populaire Madame-Sans-Gêne,
que Poniatowski ne resta maréchal que trois jours avant
sa mort, que Berthier fut le compagnon de La Fayette lors de
la guerre d'Indépendance américaine, et que Grouchy,
loin d'être le lâche qui coûta le désastre
de Waterloo à Napoléon, fut un cavalier extraordinairement
fougueux qui fut blessé quatorze fois lors des campagnes
d'Italie ?
Pour la première fois, un historien
propose une uvre monumentale consacrée à
ces surhommes que Napoléon couvrit d'or et d'honneurs
et qui furent véritablement les rois de l'Empire.
12 euros (code de commande
: 16797).
RAXHON
(Philippe) La mémoire de la Révolution
française. Entre Liège et Wallonie. Préface de Michel Vovelle. Bruxelles,
Labor, 1996. In-8° broché, 318 p., quelques illustrations,
(collection « Archives du Futur - Histoire »),
couverture plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque
du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
En quatrième
de couverture :
Cet ouvrage étudie les fondements, les
développements et l'amplification de la référence
à la Révolution française de 1789 en Belgique,
et plus particulièrement sur le territoire de l'ancienne
principauté de Liège, mais aussi dans des villes
ou régions comme Verviers, Jemappes, Hasselt, Huy, Namur,
Charleroi, Mons, Rochefort, le Borinage, les Ardennes, la Campine,
le Brabant...
La démarche historique de l'auteur se
base sur l'examen détaillé des « lieux
de mémoire » : paysages, monuments, statues,
objets, représentations... toutes traces parlant, à
leur manière, de l'épisode révolutionnaire
français chez nous.
Philippe Raxhon est Docteur en histoire, diplômé
de l'Université de Liège et chargé de recherches
du F.N.R.S. Auteur plusieurs fois primé pour ses contributions
scientifiques en Belgique, il participe à de nombreuses
rencontres internationales consacrées au processus de
construction et de diffusion de la mémoire historique.
La thèse de doctorat dont est issu ce
livre a obtenu le Prix de la Fondation wallonne Pierre-Marie
et Jean-François Humblet en 1995.
20 euros (code de commande
: 15163).
[ROBESPIERRE
(Maximilien de)]. BESSAND-MASSENET (Pierre) Robespierre.
L'homme et l'idée. Paris, De Fallois, 2001. In-8° collé,
254 p., exemplaire en parfait état.
Avant-propos :
La
carrière de Robespierre a été maintes fois
retracée. À vouloir de nouveau présenter
une biographie du plus influent et du plus discuté des
grands révolutionnaires, on s'exposerait à reproduire
ce que d'autres ont déjà successivement relaté.
La contribution de Mathiez elle-même et de ses disciples,
en ne s'attachant qu'aux seuls aspects politiques du sujet et
du personnage, a limité d'autant sa portée. L'étrange,
la complexe personnalité du tribun que ses amis avaient
affectueusement surnommé l'Incorruptible échappe
aux cadres des études abstraites où tendent à
s'enfermer les nouvelles écoles historiques. Bien entendu
on ne saurait étudier Robespierre sans avoir lu Mathiez ;
mais d'autres perspectives que les siennes peuvent aujourd'hui
être préférées, être aussi plus
neuves. Le renouvellement commence là où l'auteur
s'efforce de mettre au jour l'être humain, de connaître
l'homme sous le personnage historique, et aussi de le retrouver,
de le reconnaître dans ceux qui lui ont succédé
en s'attribuant la même mission que lui.
Ce qu'il y a en effet de proprement incorruptible
chez Robespierre, c'est l'idée, mais l'idée associée
à l'humeur, conjuguée avec elle l'une
et l'autre étant inséparables et formant ensemble
son génie. Son génie, au sens qu'attribue
à ce mot le langage de la médecine quand elle en
use pour caractériser les influences dominantes chez un
sujet donné : génie inflammatoire,
génie bilieux. On verra ainsi que Robespierre s'est
survécu à lui-même, s'est comme réincarné
dans les hommes ardents en qui l'idée révolutionnaire
s'accompagnait d'une humeur, d'un tempérament pareil au
sien : en Babeuf d'abord, restaurateur de l'unité
jacobine après Thermidor et précurseur du communisme
français, et plus tard dans les sombres héros qui
influèrent sur le mouvement social de 1830 à 1850.
Une figure comme celle de Robespierre ne s'éclaire pas
seulement de façon directe ; son personnage ne tient
pas tout entier dans sa vie. Ce qu'on saisit de lui à
travers la pensée et les passions de ceux qu'il inspira
n'importe pas moins. En découvrant ce que furent les robespierristes
de son temps ou des temps suivants on distingue aussi l'homme
lui-même. L'éclairage ainsi réfléchi
révèle des aspects, des contours, que sa biographie
ne fait qu'effleurer ou laisse estompés.
Le jugement qui découle de telles observations
peut être incisif sans perdre de son objectivité.
Le romantique Charles Nodier avait lui aussi, au sortir de ses
classes, éprouvé pour l'Incorruptible l'attirance
qu'exercent sur la jeunesse les apôtres de la pureté
absolue, si discutable qu'en soit l'application. Quand l'expérience
lui fut venue et que ses idées eurent évolué,
Nodier sut néanmoins garder la lucidité d'un moraliste
pour juger Babeuf et à travers lui Robespierre. « Voilà
près de quarante ans que Babeuf est mort, écrira-t-il
en 1836, et son parti est vivant, parce qu'au fond des extravagances
mêmes de Babeuf il y avait des vérités qu'aucun
gouvernement n'a daigné reconnaître et qui ne mourront
jamais. On ne tue pas une vérité comme un homme. »
L'objet de ce livre est donc de chercher Robespierre
en lui-même évidemment, et aussi dans le génie
jacobin, dans le comportement et l'humeur de ceux qui furent
ses agents, ses créatures, ses disciples, ses successeurs,
parce que Robespierre a fixé à tout jamais le type
du militant jacobin.
10 euros (code de commande
: 16493).
Route
Napoléon 1815. Ouvrage
collectif coordonné par André Sevrin et
Alain Arcq. Fleurus, Unité de Projet «
Route Napoléon 1815 », 1996. In-8°
agrafé, 56 p., illustrations, cartes, publicités,
tirage limité à 1000 exemplaires.
Extrait :
« Est-il besoin de justifier l'identification
d'une «Route Napoléon 1815 » ?
D'entrée de jeu, nous répondrons
d'abord, très objectivement et très courtoisement
à ceux qu'ennuient les récits guerriers.
Le désintérêt, voire l'occultation
du passé concernant les périodes les plus sombres
de notre histoire, n'est intellectuellement, philosophiquement,
ni acceptable, ni rentable.
Les états d'âme fragiles ne servent
à rien. Aujourd'hui comme hier, « oublier le
passé, c'est accepter son retour », quel qu'il
soit. Sans renier, en aucune manière, notre culture de
base à prédominance française (langue, instruction,
sensibilité, histoire commune à certains moments)
et sans nous associer, pour l'heure, aux débats actuels,
politiques et même... géopolitiques s'appuyant parfois
sur des données historiques très anciennes, nous
avons voulu que l'approche de cette période napoléonienne
soit rigoureusement neutre et exempte de dérives chauvines.
Certes, après la défaite de Waterloo,
Napoléon qui, au départ de cette campagne, s'était
présenté comme l'exécuteur testamentaire
« obligé » de la Révolution
française, laissa derrière lui, une France exsangue,
occupée militairement, à la merci des grandes puissances,
avec des milliers de familles pleurant un fils, un frère
ou un mari...
Mais, en dépit de cela, ce fut aussi
une certaine idée de la France que les grognards véhiculèrent
avec eux, de l'Atlantique à la Moskova ; ce concept
a parfois séduit.
De-ci, dé-là, à l'intérieur
mais aussi à l'extérieur de l'hexagone,
des gens, des intellectuels surtout (on disait « des
hommes bien éclairés ») se sont rendus
compte que des idées nouvelles avaient germé dans
l'esprit de philosophes tels que Montesquieu, Voltaire, Rousseau... ;
qu'un autre ordre, différent d'une monarchie absolue « à
la Louis XIV » était possible ; qu'il
convenait d'abolir les privilèges de l'Ancien Régime ;
qu'une solide « Déclaration des Droits de l'Homme »
pouvait, fort à propos, jeter les bases de codes de loi,
de constitutions, de règlements basés sur les principes
de la Liberté et de l'Égalité, principes
généreux de la République qui hélas !
connurent d'épouvantables déviances...
Et ces idées empreintes de modernité
et de progrès, se voyaient exprimées dans une langue
claire, nuancée, précise... la langue de Diderot
et de d'Alembert.
Comme une flamme ardente, l'idée d'un
changement de société, née en France, se
répandait sur le continent européen.
Et notamment, la grande idée, le rêve
prémonitoire de Napoléon : construire l'Europe
mais... sous la férule de la France.
Plus tard on le sait ,
ces « nouveautés » mises en vedette
dans la foulée de la Révolution française,
bien qu'imposées alors par la force, apparaîtront
comme « naturelles ».
À propos du « rêve
européen », Napoléon écrivait,
au moment de son exil à Sainte-Hélène :
« ... L'agglomération de l'Europe arrivera
tôt ou tard par la force des choses ; l'impulsion
est donnée... »
Cette vision européenne aurait sans doute
pu être prise en compte si Napoléon avait tenté
de la réaliser, non à la pointe de l'épée,
mais autour d'une table ronde, dans un esprit de concertation
et d'estime. Mais, sans doute, en ce début du XIXe siècle,
l'heure de l'Europe n'avait-elle pas encore sonné et,
à vrai dire, le projet d'un grand rassemblement ne séduisait
guère les puissants de l'époque.
Les lenteurs, les avatars d'aujourd'hui dans
la réalisation de ce noble dessein démontrent à
suffisance combien la tâche était et reste difficile.
Mais revenons à notre route.
Après examen, on peut affirmer que cet
itinéraire de quelque cent kilomètres a bien pour
dénominateur commun l'épopée napoléonienne.
En effet, chaque ville ou chaque village traversé a été,
de près ou de loin, impliqué dans les opérations
militaires de 1815.
Pour des raisons de présentation du
titre des guides et d'identification, la plus concise possible,
sur les panneaux routiers, les dénominations de routes
touristiques sont généralement un peu lapidaires.
Il est bien évident que l'appellation synthétique
que nous avons retenue sous-entend un concept plus long, à
savoir: Route Napoléon juin 1815, route « belge ».
10 euros (code de commande
: 14077).
[SIEYES
(Emmanuel-Joseph)]. PASQUINO (Pasquale) Sieyes et l'invention
de la constitution en France. Paris,
Odile Jacob, 1998. In-8° collé, 262 p., exemplaire
en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Sieyes
a toujours déplu aussi bien à la gauche, fascinée
par le jacobinisme, qu'à la droite, incapable de comprendre
le libéralisme de l'auteur de Qu'est-ce que le tiers
état ? On lui doit pourtant le caractère antidespotique
de notre pouvoir : c'est lui qui imagina, sans être à
l'époque écouté, le principe du contrôle
de constitutionnalité des lois.
Son modèle constitutionnel a finalement
inspiré les nations européennes après la
Seconde Guerre mondiale, notamment l'Allemagne et l'Italie. En
France aussi, la Ve République a intégré
à son tour le principe du contrôle de constitutionnalité.
S'appuyant sur des textes de Sieyes publiés
ici pour la première fois, Pasquale Pasquino donne à
redécouvrir le rôle central qu'a joué ce
penseur politique majeur dans la naissance de la culture républicaine
et de l'État constitutionnel en Europe.
15 euros (code de commande
: 17783).
THIERS
(Adolphe) Histoire du Consulat par M. A. Thiers. Édition illustrée de soixante-dix
dessins. [et] Histoire
de l'Empire faisant suite à l'Histoire du Consulat. Édition
illustrée de deux cent quatre-vingts dessins. Tomes
I à IV (complet). Paris, Furne, Jouvet et
Cie, 1883. [Paris, Librairie Furne, Jouvet et Cie, Éditeurs,
5, rue Palatine. 1883.] Cinq volumes in-8° demi-chagrin brun
à coins, Histoire du Consulat : 602, [1 (table
des gravures)], [1 bl.] p., Histoire de l'Empire :
tome I : 737, [1 bl.], [1 (table des gravures)], [1
bl.] p., tome II : 683, [1 bl.], [1 (table des
gravures], [1 bl.], [1 (avis de souscription de l'Atlas)],
[1 bl.] p., tome III : 723, [1 bl.], [1 (table
des gravures], [1 bl.], [1 (avis de souscription de l'Atlas)],
[1 bl.] p., tome IV : 726, [1 (table des
gravures)], [1 bl.] p., rousseurs
Avertissement de l'auteur
:
Je viens d'achever après quinze années
d'un travail assidu l'Histoire du Consulat et de l'Empire,
que j'avais commencée en 1840. De ces quinze années,
je n'en ai pas laissé écouler une seule, excepté
toutefois celle que les événements politiques m'ont
obligé à passer hors de France, sans consacrer
tout mon temps à l'uvre difficile que j'avais entreprise.
On pourrait, j'en conviens, travailler plus vite, mais j'ai pour
la mission de l'histoire un tel respect, que la crainte d'alléguer
un fait inexact me remplit d'une sorte de confusion. Je n'ai
alors aucun repos que je n'aie découvert la preuve du
fait objet de mes doutes ; je la cherche partout où
elle peut être, et je ne m'arrête que lorsque je
l'ai trouvée, ou que j'ai acquis la certitude qu'elle
n'existe pas. Dans ce cas, réduit à prononcer comme
un juré, je parle d'après ma conviction intime,
mais toujours avec une extrême appréhension de me
tromper, car j'estime qu'il n'y a rien de plus condamnable, lorsqu'on
s'est donné spontanément la mission de dire aux
hommes la vérité sur les grands événements
de l'histoire, que de la déguiser par faiblesse, de l'altérer
par passion, de la supposer par paresse, et de mentir, sciemment
ou non, à son siècle et aux siècles à
venir.
C'est sous l'empire de ces scrupules que j'ai
lu, relu, et annoté de ma main les innombrables pièces
contenues dans les archives de l'État, les trente mille
lettres composant la correspondance personnelle de Napoléon,
les lettres non moins nombreuses de ses ministres, de ses généraux,
de ses aides de camp, et môme des agents de sa police,
enfin la plupart des mémoires manuscrits conservés
dans le sein des familles. J'ai rencontré, je dois le
dire, sous tous les gouvernements (car j'en ai déjà
vu se succéder trois depuis que mon uvre est commencée),
la même facilité, la même prodigalité
à me fournir les documents dont j'avais besoin, et sous
le neveu de Napoléon on ne m'a pas plus refusé
les secrets de la politique impériale que sous la république
ou sous la royauté constitutionnelle. C'est ainsi que
je crois être parvenu à saisir et à reproduire
non cette vérité de convention, que les générations
contemporaines se créent souvent, et transmettent aux
générations futures comme la vérité
authentique, mais cette vérité des faits eux-mêmes,
qu'on ne trouve que dans les documents d'État, et surtout
dans la correspondance des grands personnages. J'ai de la sorte
employé quelquefois une année à préparer
un volume que deux mois me suffisaient à écrire,
et j'ai fait attendre le public, qui avait bien voulu attacher
quelque prix au résultat de mes travaux.
Je dois ajouter qu'au scrupule s'est joint
chez moi le goût d'étudier à fond comment,
à l'une des époques les plus agitées de
l'humanité, on s'y était pris pour remuer tant
d'hommes, d'argent et de matières. Les secrets de l'administration
de la finance, de la guerre, de la diplomatie, m'ont attiré,
retenu, captivé, et j'ai pensé que cette partie
toute technique de l'histoire méritait de la part des
esprits sérieux autant d'attention au moins que la partie
dramatique. À mon avis, la louange, le blâme pour
les grandes opérations ne sont que de vaines déclamations,
si elles ne reposent sur l'exposé raisonné, positif
et clair de la manière dont ces opérations se sont
accomplies. S'extasier, par exemple, devant le passage des Alpes,
et, pour faire partager son enthousiasme aux autres, accumuler
les mots, prodiguer ici les rochers, et là les neiges,
n'est à mes yeux qu'un jeu puéril et même
fastidieux pour le lecteur. Il n'y a de sérieux, d'intéressant,
de propre à exciter une véritable admiration, que
l'exposé exact et complet des choses comme elles se sont
passées. Combien de lieues à parcourir à
travers monts, combien de canons, de munitions, de vivres à
transporter sans routes frayées, à des hauteurs
prodigieuses, au milieu d'affreux précipices, où
les animaux ne servent plus, où l'homme seul conserve
encore ses forces et sa volonté, le tout dit simplement,
avec le détail nécessaire, sans les particularités
inutiles, voilà, selon moi, la vraie manière de
retracer une entreprise telle que le passage du Saint-Bernard
par exemple. Qu'après un exposé précis et
complet des faits, une exclamation s'échappe de la bouche
du narrateur, elle va droit à l'âme du lecteur,
parce que déjà elle s'était produite en
lui, et n'a fait que répondre au cri de sa propre admiration.
Telles sont les causes de la lenteur que j'ai
mise à composer cette histoire, et de l'étendue
aussi de mes récits.

Frontispice et page de titre du premier volume.
Les cinq volumes :
180 euros (code de commande : 15908).
TRIOMPHE DE LA
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

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VERDUN (Jean) Brumaire. [An VIII.] Paris,
Club des Éditeurs, 1961. In-8° sous reliure et Rhodoïd
d'éditeur, 284 p., illustrations hors texte, (collection
« Hommes et Faits de l'Histoire », 54), exemplaire
numéroté.
10
euros (code de commande : 256/65). |