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LA BATAILLE DE
JEMAPPES

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pour consulter les informations sur cette gravure. |
Une rare grande
carte de France du Ier Empire
Carte de la France et du
Royaume d'Italie divisés en Départemens.
Indiquant
1°. les Chefs-lieux des Départemens, Arrondissemens
Communaux, Justices de Paix et autres etablissemens Civils et
Militaires.
2°. les Routes de diverses Classes.
3°. les Fleuves, Rivieres et Canaux.
Par E. Mentelle, Membre de l'Institut National, et Secretaire
ordinaire de S.A.I. le Prince Louis. P.G. Chanlaire, l'un des
Auteurs de l'Atlas National de France.
A Paris, chez les Auteurs P.G. Chanlaire, Rue Geoffroy-Langevin
n° 7. Et E. Mentelle, Rue Mazarine n° 52.
Carte dressée en 1812, au 1 : 1 500 000, gravée
sur neuf feuilles, entoilée et pliée, aux limites
politiques et administratives aquarellées, dont la dimension
totale est de 1306 ´ 1068 mm. (pliée : 190 ´ 275 mm.).
@ Cette belle et rare carte fut réalisée
par Edme Mentelle (1730-1815) et Pierre-Grégoire Chanlaire.
Edme Mentelle (Paris, 1730-1815) obtint un poste de professeur
de géographie et d'histoire à l'École militaire
deux années après la publication remarquée
de ses Éléments de géographie, en
1758. En 1792, il ouvrit des cours privés puis fut chargé
de cours à l'École centrale et à l'École
normale. Jouissant des faveurs de la Convention, il fut nommé
membre de l'Institut dès sa création. Il publia
de très nombreux ouvrages parmi lesquels une importante
Géographie comparée, en 1778, un Précis
de l'histoire universelle (dans lequel il traite Jésus-Christ
d'imposteur...), la Géographie universelle, en
collaboration avec Malte-Brun, etc.
Pierre-Grégoire Chanlaire (Wassy, 1758 - Paris, 1817)
était un géographe attaché au bureau topographique
du cadastre, on lui doit de nombreuses et importantes études
géographiques et statistiques : l'Atlas de la partie
méridionale de l'Europe, en 1801, le Nouvel atlas
de la France divisée par départements, arrondissements
et cantons, en 1802, l'Atlas général de
la France conformément au traité de Paris,
publié un an après sa mort, la Description topographique
et statistique de France, en 1810-1811, etc.
& BNF
: CPL Ge CC 2331.
850 euros (code de commande
: 11118). |
CASTELOT (André) La
campagne de Russie 1812. Paris,
Perrin, 1991. In-8° sous reliure déditeur, 339
p., illustrations.
15
euros (code de commande : 146/60).
[CATALOGUE DEXPOSITION]. Les
femmes au temps de la Révolution française.
Bruxelles, Banque Bruxelles-Lambert,
1989. In-4° broché, 232 p., illustrations en noir
et en couleurs, édition bilingue français-néerlandais
@ Lexposition
a été organisée à la Galerie de la
Banque Bruxelles-Lambert, à Bruxelles, du 31 mars au 15
mai 1989..
25
euros (code de commande : 149/60).
[CHARLEROI].
Libre-sur-Sambre. Charleroi sous les Révolutions 1789-1799.
Coordination par Jean-Louis
Delaet. Bruxelles, Crédit Communal, 1989. In-4°
broché, 133 p., nombreuses illustrations en noir et en
couleurs
Table des matières
:
- Le pays de Charleroi, par Jean-louis Delaet.
- Les « délices »
du pays de Charleroi, par Alain Forti.
- A l'aube de la Révolution
industrielle, par Jean-louis Delaet.
- Des hommes nouveaux :
les Desandrouin - les Chapel, par Vincent Vagman.
- es révolutions de 1789,
par Jean-louis Delaet.
- La liberté importée,
par Jean-louis Delaet.
- La guerre, par Francis
Poty.
- L'occupation, par Francis
Poty.
- Liberté, Égalité,
Fraternité, par Pierre Bolle.
- L'assimilation, par Philippe
Badot.
- La vie municipale, par
Serge Nekrassoff.
25 euros (code de commande
: 13394).
[CHARLEROI].
DELAET (Jean-Louis) Le siège de Charleroi et
la bataille de Fleurus, 1794.
Bruxelles, Crédit Communal, 1994. In-4° broché,
69 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières
:
- La Campagne du printemps 1794.
- Les deux premiers passages,de
Ia Sambre, 10-14 mai, 20-24 mai.
- Les deux premiers sièges
de Charleroi, 28 mai-3 juin, 12-16 juin.
- Le troisième siège
est le bon, 18-25 juin.
- La bataille de Fleurus, 26 juin.
- Une grande première :
le ballon de Fleurus.
- Des pays et des hommes.
15 euros (code de commande:
13395).
[CLOOTS (Anacharsis)]. AVENEL (Georges)
Anacharsis Cloots.
L'orateur du genre humain. Tomes
I et II (complet). Paris, Lacroix, Verbroeckhoven & Ce, 1865.
Deux tomes en un volume in-8° modeste pleine toile grise,
IV + 414 et 480 p., le feuillet des pp. 479-480 présente
quelques manques et la table des matières du deuxième
tome a été restaurée.
50 euros (code de commande
: 7/63).
Conditions
féminines à l'époque de la Révolution
française. Mons, CIEPHUM, 1991. In-8° broché,
193 p.
@ Cet
ouvrage constitue le n° 61-62-63 de la revue Réseaux,
il est consacré à la publication des Actes du colloque
éponyme organisé les 16 et 17 novembre 1989 à
l'Université de Mons-Hainaut.
Table des matières :
- Introduction, par Marinette Bruwier.
- Les femmes dans la Révolution
américaine, par Marianne Debouzy.
- Femmes et révolutions au XVIIIe
siècle aux Pays-Bas, par Rudolf Dekker.
- Attitudes et comportements des femmes
pendant les révolutions en Belgique (1789-1799), par
Marie-Sylvie Dupont-Bouchat.
- Olympe de Gouges, une des grandes
oubliées de l'Europe, par Benoîte Groult.
- Théroigne de Méricourt
ou la lecture historiographique d'un mythe révolutionnaire
: le cas des historiens belges, par Philippe Raxhon.
- Isabelle de Charrière une
noble révolutionnaire, par Pierre Mahillon.
- Les ursulines et l'éducation
des filles à la veille de la Révolution, par
Philippe Annaert.
- La femme de la noblesse des Pays-Bas
autrichiens et de la Principauté de Liège devant
la Révolution française, par Cécile
Douxchamps-Lefebvre.
- Les femmes dans les affaires à
Namur : le maintien de la tradition, par Françoise
Jacquet-Ladrier.
- Un sport peu enviable au début
du XIXe siècle : être femme et être pauvre,
par Nicole Haesenne-Peremans.
- Le divorce en Belgique (1797-1814),
par Marinette Bruwier.
- Quelle évolution pour la femme ?,
par Elisabeth G. Sledzieswki.
- La Révolution française
et le rapport des sexes dans la cité, par Nicole
Arnaud-Duc.
- Femmes et Révolution. Un regard
féministe sur quelques ouvrages récents, par
Hedwige Peemans-Poullet.
- L'effet 89 sur l'histoire du féminisme
français, par Marie-France Brive.
12 euros (code de commande
: 13541).
[CONDORCET].
BADINTER (Elisabeth et Robert) Condorcet. Un intellectuel en politique. Paris, Fayard, 1988. In-8° broché,
658 p., dos passé.
En quatrième
de couverture :
« Lorsque la Révolution commence, le marquis de
Condorcet occupe une situation privilégiée dans
la société. Mathématicien célèbre
à vingt-cinq ans, secrétaire perpétuel de
lAcadémie des sciences à trente-deux ans,
il est membre de lAcadémie française et inspecteur
des Monnaies. Ami de Voltaire et d'Alembert, il apparaît
comme le dernier des encyclopédistes. Il est célèbre
dans toute l'Europe des Lumières et lié aux plus
brillants esprits du temps. Disciple de Turgot, il a vécu
à ses côtés ses réformes et sa disgrâce.
Enfin il est le mari heureux de la belle et spirituelle Sophie
de Grouchy.
Cet homme comblé est aussi un homme passionné de
justice. Il s'est élevé contre toutes les erreurs
judiciaires de la fin de lAncien Régime. Ami des
Noirs, il lutte contre l'esclavage et la traite. Ami des Protestants
et des Juifs il milite pour la reconnaissance de leur citoyenneté.
Adversaire de la peine de mort, il soutient la cause de l'abolition.
Et il est le seul à réclamer pour les femmes l'égalité
entière des droits.
Dès le début de la Révolution, cet intellectuel
s'engage dans la lutte politique. Sous la Constituante, il se
prononce parmi les premiers en faveur de la République.
Député à la Législative, il propose
son célèbre plan d'Instruction publique qui inspirera
un siècle plus tard les fondateurs de l'École républicaine.
Député à la Convention, il refuse par conviction
abolitionniste de voter la mort du Roi et rédige le projet
de Constitution le plus démocratique qu'on ait élaboré
jusqu'alors. Partisan de l'union des républicains, il
se détache de ses amis Girondins sans pour autant rallier
les Montagnards. Décrété d'accusation en
juillet 1793, il se cache à Paris jusqu'en mars 1794.
Il écrit alors l'Esquisse d'un tableau des progrès
de l'Esprit humain, son uvre maîtresse. Pour
ne pas compromettre la sûreté de celle qui l'héberge,
il quitte son refuge. Arrêté, il est trouvé
mort dans sa cellule le 29 mars 1794.
Telle fut la vie de cet intellectuel engagé qui connut
l'échec politique mais dont la pensée, selon le
mot de Jean Jaurès, fait partie du patrimoine de la République.
»
9 euros (code de commande
: 10009).
DAYOT (Armand) La Révolution
Française. Constituante
- Législative - Convention - Directoire. D'après
des peintures, sculptures, gravures, médailles, objets...
du temps. Paris,
Flammarion, s.d. In-4° oblong sous cartonnage d'éditeur,
495 p., très nombreuses illustrations, exemplaire en parfait
état.
80 euros (code de commande
: 10036).
Les
déclarations des droits de l'homme de 1789. Testes réunis et présentés
par Christine Fauré. Paris, Payot, 1988. In-8°
collé, 387 p., (collection « Bibliothèque
Historique »).
En quatrième
de couverture :
La Déclaration des droits de l'homme
et du citoyen ne s'est pas faite en un jour. Rédigée
et votée à l'Assemblée nationale constituante
du 20 au 26 août 1789, elle résultait de nombreux
projets que ce recueil rassemble. Ces projets, personnels ou
collectifs, représentent donc la première expression
d'importance des hommes de la Révolution : La Fayette,
Mirabeau, l'abbé Sieyès dont nous publions
également un inédit sur la question des déclarations
et d'autres hommes oubliés. Des personnalités extérieures
à l'Assemblée constituante, comme Condorcet et
Marat, apportent leur contribution à ce débat de
portée nationale.
La diversité de ces signatures reconstitue
pour nous l'univers fondateur des formes démocratiques
contemporaines. D'autant que les projets ne servirent pas seulement
de support à la rédaction de la Déclaration
de 1789, ils annonçaient aussi les thèmes repris
dans les déclarations ultérieures, au plan national
et supranational.
La présentation et les notices biographiques
rédigées par Christine Fauré constituent
une aide essentielle à la compréhension de ces
textes.
12 euros (code de commande
: 15399).
FURET
(François) Penser la Révolution française. Paris, Gallimard, 1978. In-8° broché,
259 p., (collection « Bibliothèque des Histoires
»).
En quatrième
de couverture :
« La Révolution française
n'est pas un sujet historique comme les autres ; c'est un
patrimoine politique et moral plus qu'une curiosité intellectuelle.
Deux cents ans après, l'événement central
de notre histoire continue à être pensé clans
les termes qu'il a fait naître.
S'il est donc vrai que, de la Révolution
française, il existe autant d'histoires que de familles
politiques depuis qu'elle a paru sur notre théâtre
national, il reste que toutes ces histoires, opposées
par les opinions qu'elles expriment, ont en commun d'être
des anniversaires de l'origine. C'est pourquoi la ligne de clivage
de l'historiographie révolutionnaire, en termes intellectuels,
n'est pas celle qui sépare les histoires de droite et
les histoires de gauche, mais celle qui oppose l'histoire commémorative
et l'histoire conceptuelle : Michelet et Tocqueville.
À partir de là, François
Furet cherche à comprendre comment on peut conceptualiser
une histoire comme celle de la Révolution française,
à la fois dans ce qu'elle offre de radicalement nouveau,
sous l'invocation d'une origine, et dans ce qu'elle assume de
continuité, sous l'apparence d'une rupture. Interrogation
qui est devenue le sphinx de toute la gauche européenne,
et dont on chercherait en vain la trace dans Marx, pour ne rien
dire de ses épigones du XXe siècle. Mais avant
que l'expérience contemporaine n'en révèle
la tragique pertinence, les éléments s'en trouvent
discutés par deux auteurs que les historiens de la Révolution
française n'ont jamais pratiqués systématiquement
: Alexis de Tocqueville et Augustin Cochin. Ce livre est né
de leurs pensées complément aires comme un essai
pour traverser la fausse clarté des opinions et déchiffrer
cette grande énigme du monde contemporain : l'idéologie
révolutionnaire. »
10 euros (code de commande
: 14187).
[LARREY]. SOUBIRAN (André) Le
baron Larrey, chirurgien de Napoléon. Paris, Fayard, 1966. In-8° broché,
XV, 525 p., quelques illustrations, signature dappartenance
à la page de faux-titre.
En quatrième
de couverture :
« De tous les chirurgiens des Armées
de la Révolution et de l'Empire, Dominique Larrey est,
sans conteste, le plus prestigieux, et l'on comprend que le médecin
romancier des Hommes en, blanc ait été tenté
par la vie, si spontanément romanesque, du petit montagnard
pyrénéen, dont le nom sera de son vivant gravé
sur l'Arc de, Triomphe de l'Étoile et qui méritera
cet hommage prononcé par Napoléon à Sainte-Hélène :
« Si l'Armée élève une colonne
à la reconnaissance, elle doit l'ériger à
Larrey. »
Mais le témoignage des soldats sur le
célèbre chirurgien de la Garde Impériale
est plus éloquent encore : tous, sans distinction
de nationalité et de camp, l'appelleront leur « Providence »,
car de 1792 à 1815, dans le désordre des retraites
aussi bien que dans l'enthousiasme des victoires, l'indifférence
du Commandement et de l'Intendance à l'égard des
blessés des combats est la règle.
« L'Empire a ignoré l'humanité » :
les chiffres et les faits rapportés par André Soubiran
viennent confirmer hélas ! ce sévère
verdict. Malgré les protestations des Larrey, des Percy,
des Desgenettes, Napoléon n'a pas voulu ou
n'a pas pu libérer le Service de Santé
de la catastrophique tutelle de l'intendance et plus
d'un lecteur s'étonnera d'apprendre que l'autonomie réelle
du Corps de Santé militaire ne date en France que de 1917...
Créateur du service sanitaire de l'avant,
tel que le conçoivent aujourd'hui toutes les armées
du monde, Larrey est aussi l'incontestable précurseur
d'Henry Dunant et de ceux qui ont lutté, depuis cent ans,
pour établir, puis pour préserver la neutralité
sans cesse menacée de la Médecine
en temps de guerre.
Ainsi le récit de ce « destin
hors-série » déborde-t-il l'intérêt
purement biographique pour éclairer des aspects peu connus
de l'histoire napoléonienne et, devant les risques permanents
de guerre qui pèsent toujours sur le monde, pour nous
apporter de salutaires rappels. »
25 euros (code de commande
: 12243).
MONNIER
(Raymonde) L'espace public démocratique. Essai sur l'opinion à Paris de la Révolution
au Directoire. Paris, Kimé,
1994. In-8° broché, 287 p., (collection « Le
Sens de l'Histoire »).
En quatrième
de couverture :
« À partir de l'étude des pratiques culturelles,
des prises de parole et des textes, ce livre traite du mouvement
républicain radical à Paris à l'époque
révolutionnaire, dans la perspective de la formation de
l'opinion et de l'élargissement puis de la contraction
de l'espace public démocratique à Paris, du début
de la Révolution à la fin du Directoire. Le retour
au politique qui a marqué l'historiographie de la période
dans les années 80 n'a pas manqué de suggérer
des pistes de recherche et une lecture renouvelée sur
un chantier qui passe à tort pour avoir été
déjà bien exploré.
L'attention s'est portée sur la sociabilité politique,
sur les institutions et les nombreux « cercles »
dont la fédération contribue à construire
le nouvel espace public démocratique, sur les médiations
qui le traversent au fil des « moments » qui l'animent.
À la charnière entre histoire sociale, histoire
politique et culturelle, entre interprétation historique
globale et études de cas, les thèmes abordés
contribuent à une mise en perspective qui intègre
les rôles individuels dans les élans collectifs,
pour rendre compte du champ des structures complexes du Paris
révolutionnaire dans son versant radical, du centre aux
faubourgs et à la périphérie. »
15 euros (code de commande
: 10176).
[MOULIÈRES]. Petite biographie conventionnelle...
Paris, Alexis Eymery,
1815.
Rare
édition originale de cet ouvrage de Raup de Baptestein de Moulières.
NAPOLÉON
Ier
NAPOLÉON
Campagnes d'Égypte et de Syrie. Présentation
Henry Laurens. Paris, Imprimerie Nationale, 1998. In-4°
sous cartonnage d'éditeur, 378 p., illustrations hors
texte en noir et en couleurs, (collection « Acteurs de
l'Histoire »).
En quatrième
de couverture :
« À Sainte-Hélène,
Napoléon a dicté son histoire de la campagne d'Égypte.
Ce texte inédit depuis le Second Empire est d'un très
grand intérêt.
Il montre combien l'Égypte a compté
pour le futur Empereur, comment il s'est fait le défenseur
de l'Islam et le champion anachronique du nationalisme arabe
dans le cadre d'un rêve oriental, destiné à
faire de lui l'Empereur de l'Orient tout en restant profondément
réaliste dans sa démarche. Plaidoyer justificatif,
ce livre sert à répondre aux attaques des contemporains
quitte à avoir recours à des faux pour défendre
les aspects les plus contestables de cette aventure. C'est en
même temps un véritable traité de l'art de
la guerre appliqué au Proche-Orient. Grâce à
l'annotation, le lecteur pourra voir ce qui appartient à
la vérité, à la rêverie et au mensonge.
Enfin, ce texte révèle un Napoléon écrivain,
expert dans le croquis et les choses vues. Ainsi cette rencontre
inattendue entre l'attirance millénaire de l'Égypte
et la fulgurance de l'épopée napoléonienne
se trouve illustrée par son auteur lui-même. »
25 euros (code de commande
: 12383).
AUBRY (Octave)
Le grand amour caché
de Napoléon (Marie
Walewska). Dix hors-texte d'Edou Martin.
Lettrines et culs de lampe de Robert Garnier. Paris, Éditions
du Panthéon, 1947. In-8° broché, 325 p.,
exemplaire numéroté.

Couverture,
frontispice et page de titre.
19 euros (code de commande
: 14944).
BAINVILLE (Jacques)
Napoléon. Paris, Arthème Fayard,
1946. In-12 sous reliure et jaquette d'éditeur, 592 p.,
(collection « Les Grandes Études Historiques »).
9
euros (code de commande : 269/57).
[ENGEL].
FIECHTER (Jean-Jacques) L'Amazone de Napoléon.
Mémoires de Regula Engel. Avant-propos
de Ghislain de Diesbach. Morges, Cabédita, 1989.
In-8° broché, 283 p., (collection « Archives
Vivantes »), dédicace et lettre autographe
signée de l'auteur.
En quatrième
de couverture :
« Une nature, un tempérament,
cette Régula Engel que l'on a surnommée l'Amazone
de Napoléon. Née à Zurich, elle a vécu
toute l'épopée napoléonienne dans les rangs
des armées françaises ; aux côtés
de son époux, le colonel Florian Engel, tué à
Waterloo. Pas une seule campagne manquée entre 1792 et
1815 d'Égypte en Italie, des Pays-Bas en Allemagne
et en Russie. Ce qui ne l'a pas empêchée, pendant
ce temps, de mettre au monde vingt-et-un enfants, tous semble-t-il
du même père, le colonel son homme au
lit et sous la mitraille.
Une « mère courage » ?
Quelque chose comme ça, avec en plus, la « touche
helvétique », un mélange d'ingénuité
et de roublardise, allié, en ce qui la concerne, à
une formidable énergie et à une joie de vivre sans
pareille. Aujourd'hui enfin, ces Mémoires traduits par
J.-J. Fiechter combleront aussi bien les amateurs d'histoire
que les lecteurs de fiction. La vie de Régula Engel traverse
en effet une époque et des circonstances où l'historique
et le romanesque s'engendrent l'un l'autre. Une époque
fabuleuse au sens strict du terme. »
20 euros (code de commande
: 14051).
LAS CASES Le mémorial
de Sainte-Hélène
par le comte de Las Cases. Suivi de Napoléon
dans l'exil par O'Heara et du Séjour du
Dr Antommarchi à Sainte-Hélène. Tomes
I à IV (complet). Paris, Garnier, 1948-1949. Quatre volumes
in-12 brochés, t. I : XXXVI, 542 p., t. II : 665 p.,
tome III : 623 p., tome IV : 668 p., bel exemplaire
non coupé.
Les quatre volumes :
45 euros (code de commande : 14510).
MADELIN
(Louis) Napoléon. Paris,
Hachette, 1958. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur,
188 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs (ces
dernières hors texte), (collection « Tout par
l'Image »), bel exemplaire.
Sur la jaquette :
« Louis Madelin, à
qui l'on doit le texte de cet ouvrage somptueux, rappelle un
mot de Théodore Roosevelt, alors président des
États-Unis :
« À quel âge est mort
Napoléon ? » avait demandé Roosevelt
à l'historien, qui répondit :
« Napoléon, monsieur le président,
est mort à cinquante et un ans, huit mois et vingt jours.
Heureux homme, s'écria alors
le président des États-Unis : Il est mort
à cinquante et un ans après en avoir vécu
deux cents ! »
Cette existence fabuleuse, bourrée d'événements,
de miracles, ce demi-siècle de gloire et d'exploits, est
présentée ici en images. Images et surtout documents,
puisque, à côté de portraits d'apparat, voici
un crayon du collège où le jeune Bonaparte apprit
la géométrie, voici un profil dessiné par
un peintre de rencontre au cours de la campagne d'Italie, une
gravure inconnue qui montre comment le peuple de France se représentait
son grand homme, la version immédiate que donne un peintre
de bataille, sur les lieux, du passage du pont d'Arcole. Voici
Sainte-Hélène vue par un émule du Douanier
Rousseau, et l'arrivée des cendres à Courbevoie....
On avait lu jusqu'ici l'épopée
de Napoléon dans plusieurs histoires.
Désormais on ne pourra plus la « voir »
qu'à travers ces témoignages où l'inédit
le dispute au rare. »
15 euros (code de commande
: 13363).
[Napoléon financier.] Museo Julio Lobo. Département des Manuscrits.
La Havane, Cuba. Napoléon Ier. Lettres au comte Mollien,
ministre du trésor public. Présentées
et commentées par Jacques Arna. Rochecorbon, Éditions
Charles Gay, 1959. In-4° broché, XXIII, 423 p., quelques
illustrations, jaquette, exemplaire en grande partie non coupé.
En quatrième
de couverture :
« Le Museo Julio Lobo, fondé à La Havane
voici quelques années, est plus particulièrement
consacré à Napoléon Ier et à son
Épopée Impériale.
Son fondateur M. Julio Lobo, un fervent d'Histoire doublé
d'un éclectique amateur d'Art, y a réuni des peintures
et miniatures de maîtres, des meubles, porcelaines, livres
aux riches reliures armoriées, bronzes, armes, souvenirs
napoléoniens, tout enfin de ce qui peut concourir à
ressusciter une période.
En même temps qu'il reconstituait ainsi le côté
visuel et spectaculaire de cette époque, M. Julio Lobo
a tenu comme essentiel d'évoquer la vie et l'âme
des hommes qui, à des degrés divers, l'ont faite
exceptionnelle et rendue immortelle. C'est ainsi qu'aux Antilles,
en l'île de Cuba, est né un centre culturel français,
principalement axé sur le Directoire, le Consulat et l'Empire.
Il dispose non seulement d'une importante bibliothèque,
comprenant plusieurs milliers de volumes espagnols, français,
anglais, mais aussi d'un département, d'une remarquable
richesse, composé de lettres autographes ou de manuscrits
originaux.
Pour approcher avec une impartiale sûreté des réalités
écoulées, pour retrouver le véritable visage
du personnage d'exception que fut Napoléon, pour chercher
à pénétrer et interpréter son univers
fabuleux, M. Julio Lobo a choisi la seule méthode susceptible
de conduire à un tel résultat : la réunion
de nombreuses correspondances. Lettres de l'Empereur où
on le retrouve adolescent, officier d'artillerie, général
en chef, Premier Consul et Empereur; correspondances des Impératrices
Joséphine, Marie-Louise, du Roi de Rome et des membres
de la Famille Impériale; missives des Grands Dignitaires
de l'Empire, des maréchaux, généraux, ministres,
ecclésiastiques ; des souverains et personnages étrangers
; de peintres, de musiciens, d'écrivains, et aussi d'officiers
subalternes et de soldats. Cette heureuse variété
constitue une puissante évocation de l'histoire, de la
vie et des murs du ler Empire.
Sans archives, il n'est pas d'histoire possible ni véritable
; sans leur étude, on erre entre la légende, l'histoire
romancée, ou même l'erreur.
Rien n'est aussi évocateur que l'expression écrite
de la pensée des hommes en face d'un événement.
C'est pourquoi on ne peut cheminer dans le dédale de l'Histoire
sans constamment s'appuyer sur des textes contemporains d'une
incontestable authenticité.
Cette méthode s'impose, plus impérativement encore,
lorsqu'il s'agit d'un personnage tel que l'Empereur, «
tantôt renard, tantôt lion », tour à
tour homme de tête ou homme de cur, dépassant
toujours l'humanité qui l'entoure et qui sacrifie tout
à sa Destinée.
Napoléon ne peut et ne doit être, selon nos tendances,
l'objet de conclusions hâtives ou téméraires.
C'est pourquoi, à maintes reprises, nous nous efforcerons
de montrer les traits de son caractère, qui fut, selon
les circonstances et aussi suivant l'âge, divers et changeant;
mais sa trame en demeurera immuable.
Les lettres de Napoléon sont, en quelque sorte, l'enregistrement
d'une conversation ; quand il dicte, il parle, dialogue avec
son correspondant, lui expose ses conceptions, puis lui impose
ses décisions. Rien n'est laissé au hasard ; tout
est envisagé, disséqué. Il n'est pas un
détail qui échappe à la prodigieuse concentration
de sa pensée.
M. Julio Lobo a bien voulu nous demander de présenter,
choisie entre beaucoup d'autres, la correspondance que l'Empereur
adresse à son Ministre du Trésor, le comte Mollien.
Napoléon financier est peu ou mal connu. MM. Maurice Lorain,
ancien Inspecteur des Finances, Président de la Société
Générale et Bertrand Gille, ancien Conservateur
aux Archives Nationales, maître de Conférences à
la Faculté de lettres de Clermont, l'analysent sous cet
aspect, dans la Préface et dans le Liminaire de cet ouvrage,
et de si magistrale façon qu'il est inutile d'y revenir.
En livrant au public cette correspondance, nous avons estimé
préférable d'accompagner de notes les lettres qui
la composent, chaque fois que la chose paraît nécessaire
et qu'elle est possible, afin de préciser à quoi
elles se rapportent et pourquoi elles furent écrites.
D'un autre côté, malgré leur teneur purement
financière, ces lettres ne peuvent demeurer compartimentées
dans ce cadre exclusif. Elles font partie d un tout, politique,
militaire, administratif autant que financier, qu'on ne saurait
diviser. Pour se représenter Napoléon, est-il possible
de le considérer sous un des seuls aspects de son Génie
?
Chaque année formera un chapitre ; ceux-ci seront précédés
d'un rappel chronologique des événements essentiels
qui s'y sont déroulés. Cet exposé, auquel
nous avons cherché à donner à la fois un
caractère historique et psychologique, épargnera,
nous semble-t-il, au lecteur qui les souhaiterait, des recherches
pour retrouver l'ensemble des grands événements
du règne de l'Empereur dont la partie financière
n'est qu'un des plus nécessaires aspects. »
60 euros (code de commande
: 11276).
VILLEFOSSE (Louis de) et BOUISSOUNOUSE
(Janine) L'opposition à Napoléon.
Paris, Flammarion, 1969. In-8°
sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 418 p., (collection
« L'Histoire en Liberté »), exemplaire à
l'état de neuf.
15 euros (code
de commande : RE/17).
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RAXHON
(Philippe) La mémoire de la Révolution
française. Entre Liège et Wallonie. Préface de Michel Vovelle. Bruxelles,
Labor, 1996. In-8° broché, 318 p., quelques illustrations,
(collection « Archives du Futur - Histoire »),
couverture plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque
du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
En quatrième
de couverture :
Cet ouvrage étudie les fondements, les
développements et l'amplification de la référence
à la Révolution française de 1789 en Belgique,
et plus particulièrement sur le territoire de l'ancienne
principauté de Liège, mais aussi dans des villes
ou régions comme Verviers, Jemappes, Hasselt, Huy, Namur,
Charleroi, Mons, Rochefort, le Borinage, les Ardennes, la Campine,
le Brabant...
La démarche historique de l'auteur se
base sur l'examen détaillé des « lieux
de mémoire » : paysages, monuments, statues,
objets, représentations... toutes traces parlant, à
leur manière, de l'épisode révolutionnaire
français chez nous.
Philippe Raxhon est Docteur en histoire, diplômé
de l'Université de Liège et chargé de recherches
du F.N.R.S. Auteur plusieurs fois primé pour ses contributions
scientifiques en Belgique, il participe à de nombreuses
rencontres internationales consacrées au processus de
construction et de diffusion de la mémoire historique.
La thèse de doctorat dont est issu ce
livre a obtenu le Prix de la Fondation wallonne Pierre-Marie
et Jean-François Humblet en 1995.
20 euros (code de commande
: 15163).
Route
Napoléon 1815. Ouvrage
collectif coordonné par André Sevrin et
Alain Arcq. Fleurus, Unité de Projet «
Route Napoléon 1815 », 1996. In-8°
agrafé, 56 p., illustrations, cartes, publicités,
tirage limité à 1000 exemplaires.
Extrait :
« Est-il besoin de justifier l'identification
d'une «Route Napoléon 1815 » ?
D'entrée de jeu, nous répondrons
d'abord, très objectivement et très courtoisement
à ceux qu'ennuient les récits guerriers.
Le désintérêt, voire l'occultation
du passé concernant les périodes les plus sombres
de notre histoire, n'est intellectuellement, philosophiquement,
ni acceptable, ni rentable.
Les états d'âme fragiles ne servent
à rien. Aujourd'hui comme hier, « oublier le
passé, c'est accepter son retour », quel qu'il
soit. Sans renier, en aucune manière, notre culture de
base à prédominance française (langue, instruction,
sensibilité, histoire commune à certains moments)
et sans nous associer, pour l'heure, aux débats actuels,
politiques et même... géopolitiques s'appuyant parfois
sur des données historiques très anciennes, nous
avons voulu que l'approche de cette période napoléonienne
soit rigoureusement neutre et exempte de dérives chauvines.
Certes, après la défaite de Waterloo,
Napoléon qui, au départ de cette campagne, s'était
présenté comme l'exécuteur testamentaire
« obligé » de la Révolution
française, laissa derrière lui, une France exsangue,
occupée militairement, à la merci des grandes puissances,
avec des milliers de familles pleurant un fils, un frère
ou un mari...
Mais, en dépit de cela, ce fut aussi
une certaine idée de la France que les grognards véhiculèrent
avec eux, de l'Atlantique à la Moskova ; ce concept
a parfois séduit.
De-ci, dé-là, à l'intérieur
mais aussi à l'extérieur de l'hexagone,
des gens, des intellectuels surtout (on disait « des
hommes bien éclairés ») se sont rendus
compte que des idées nouvelles avaient germé dans
l'esprit de philosophes tels que Montesquieu, Voltaire, Rousseau... ;
qu'un autre ordre, différent d'une monarchie absolue « à
la Louis XIV » était possible ; qu'il
convenait d'abolir les privilèges de l'Ancien Régime ;
qu'une solide « Déclaration des Droits de l'Homme »
pouvait, fort à propos, jeter les bases de codes de loi,
de constitutions, de règlements basés sur les principes
de la Liberté et de l'Égalité, principes
généreux de la République qui hélas !
connurent d'épouvantables déviances...
Et ces idées empreintes de modernité
et de progrès, se voyaient exprimées dans une langue
claire, nuancée, précise... la langue de Diderot
et de d'Alembert.
Comme une flamme ardente, l'idée d'un
changement de société, née en France, se
répandait sur le continent européen.
Et notamment, la grande idée, le rêve
prémonitoire de Napoléon : construire l'Europe
mais... sous la férule de la France.
Plus tard on le sait ,
ces « nouveautés » mises en vedette
dans la foulée de la Révolution française,
bien qu'imposées alors par la force, apparaîtront
comme « naturelles ».
À propos du « rêve
européen », Napoléon écrivait,
au moment de son exil à Sainte-Hélène :
« ... L'agglomération de l'Europe arrivera
tôt ou tard par la force des choses ; l'impulsion
est donnée... »
Cette vision européenne aurait sans doute
pu être prise en compte si Napoléon avait tenté
de la réaliser, non à la pointe de l'épée,
mais autour d'une table ronde, dans un esprit de concertation
et d'estime. Mais, sans doute, en ce début du XIXe siècle,
l'heure de l'Europe n'avait-elle pas encore sonné et,
à vrai dire, le projet d'un grand rassemblement ne séduisait
guère les puissants de l'époque.
Les lenteurs, les avatars d'aujourd'hui dans
la réalisation de ce noble dessein démontrent à
suffisance combien la tâche était et reste difficile.
Mais revenons à notre route.
Après examen, on peut affirmer que cet
itinéraire de quelque cent kilomètres a bien pour
dénominateur commun l'épopée napoléonienne.
En effet, chaque ville ou chaque village traversé a été,
de près ou de loin, impliqué dans les opérations
militaires de 1815.
Pour des raisons de présentation du
titre des guides et d'identification, la plus concise possible,
sur les panneaux routiers, les dénominations de routes
touristiques sont généralement un peu lapidaires.
Il est bien évident que l'appellation synthétique
que nous avons retenue sous-entend un concept plus long, à
savoir: Route Napoléon juin 1815, route « belge ».
10 euros (code de commande
: 14077).
THIERS
(Adolphe) Histoire du Consulat par M. A. Thiers. Édition illustrée de soixante-dix
dessins. [et] Histoire
de l'Empire faisant suite à l'Histoire du Consulat. Édition
illustrée de deux cent quatre-vingts dessins. Tomes
I à IV (complet). Paris, Furne, Jouvet et
Cie, 1883. [Paris, Librairie Furne, Jouvet et Cie, Éditeurs,
5, rue Palatine. 1883.] Cinq volumes in-8° demi-chagrin brun
à coins, Histoire du Consulat : 602, [1 (table
des gravures)], [1 bl.] p., Histoire de l'Empire :
tome I : 737, [1 bl.], [1 (table des gravures)], [1
bl.] p., tome II : 683, [1 bl.], [1 (table des
gravures], [1 bl.], [1 (avis de souscription de l'Atlas)],
[1 bl.] p., tome III : 723, [1 bl.], [1 (table
des gravures], [1 bl.], [1 (avis de souscription de l'Atlas)],
[1 bl.] p., tome IV : 726, [1 (table des
gravures)], [1 bl.] p., rousseurs
Avertissement de l'auteur
:
Je viens d'achever après quinze années
d'un travail assidu l'Histoire du Consulat et de l'Empire,
que j'avais commencée en 1840. De ces quinze années,
je n'en ai pas laissé écouler une seule, excepté
toutefois celle que les événements politiques m'ont
obligé à passer hors de France, sans consacrer
tout mon temps à l'uvre difficile que j'avais entreprise.
On pourrait, j'en conviens, travailler plus vite, mais j'ai pour
la mission de l'histoire un tel respect, que la crainte d'alléguer
un fait inexact me remplit d'une sorte de confusion. Je n'ai
alors aucun repos que je n'aie découvert la preuve du
fait objet de mes doutes ; je la cherche partout où
elle peut être, et je ne m'arrête que lorsque je
l'ai trouvée, ou que j'ai acquis la certitude qu'elle
n'existe pas. Dans ce cas, réduit à prononcer comme
un juré, je parle d'après ma conviction intime,
mais toujours avec une extrême appréhension de me
tromper, car j'estime qu'il n'y a rien de plus condamnable, lorsqu'on
s'est donné spontanément la mission de dire aux
hommes la vérité sur les grands événements
de l'histoire, que de la déguiser par faiblesse, de l'altérer
par passion, de la supposer par paresse, et de mentir, sciemment
ou non, à son siècle et aux siècles à
venir.
C'est sous l'empire de ces scrupules que j'ai
lu, relu, et annoté de ma main les innombrables pièces
contenues dans les archives de l'État, les trente mille
lettres composant la correspondance personnelle de Napoléon,
les lettres non moins nombreuses de ses ministres, de ses généraux,
de ses aides de camp, et môme des agents de sa police,
enfin la plupart des mémoires manuscrits conservés
dans le sein des familles. J'ai rencontré, je dois le
dire, sous tous les gouvernements (car j'en ai déjà
vu se succéder trois depuis que mon uvre est commencée),
la même facilité, la même prodigalité
à me fournir les documents dont j'avais besoin, et sous
le neveu de Napoléon on ne m'a pas plus refusé
les secrets de la politique impériale que sous la république
ou sous la royauté constitutionnelle. C'est ainsi que
je crois être parvenu à saisir et à reproduire
non cette vérité de convention, que les générations
contemporaines se créent souvent, et transmettent aux
générations futures comme la vérité
authentique, mais cette vérité des faits eux-mêmes,
qu'on ne trouve que dans les documents d'État, et surtout
dans la correspondance des grands personnages. J'ai de la sorte
employé quelquefois une année à préparer
un volume que deux mois me suffisaient à écrire,
et j'ai fait attendre le public, qui avait bien voulu attacher
quelque prix au résultat de mes travaux.
Je dois ajouter qu'au scrupule s'est joint
chez moi le goût d'étudier à fond comment,
à l'une des époques les plus agitées de
l'humanité, on s'y était pris pour remuer tant
d'hommes, d'argent et de matières. Les secrets de l'administration
de la finance, de la guerre, de la diplomatie, m'ont attiré,
retenu, captivé, et j'ai pensé que cette partie
toute technique de l'histoire méritait de la part des
esprits sérieux autant d'attention au moins que la partie
dramatique. À mon avis, la louange, le blâme pour
les grandes opérations ne sont que de vaines déclamations,
si elles ne reposent sur l'exposé raisonné, positif
et clair de la manière dont ces opérations se sont
accomplies. S'extasier, par exemple, devant le passage des Alpes,
et, pour faire partager son enthousiasme aux autres, accumuler
les mots, prodiguer ici les rochers, et là les neiges,
n'est à mes yeux qu'un jeu puéril et même
fastidieux pour le lecteur. Il n'y a de sérieux, d'intéressant,
de propre à exciter une véritable admiration, que
l'exposé exact et complet des choses comme elles se sont
passées. Combien de lieues à parcourir à
travers monts, combien de canons, de munitions, de vivres à
transporter sans routes frayées, à des hauteurs
prodigieuses, au milieu d'affreux précipices, où
les animaux ne servent plus, où l'homme seul conserve
encore ses forces et sa volonté, le tout dit simplement,
avec le détail nécessaire, sans les particularités
inutiles, voilà, selon moi, la vraie manière de
retracer une entreprise telle que le passage du Saint-Bernard
par exemple. Qu'après un exposé précis et
complet des faits, une exclamation s'échappe de la bouche
du narrateur, elle va droit à l'âme du lecteur,
parce que déjà elle s'était produite en
lui, et n'a fait que répondre au cri de sa propre admiration.
Telles sont les causes de la lenteur que j'ai
mise à composer cette histoire, et de l'étendue
aussi de mes récits.

Frontispice et page de titre du premier volume.
Les cinq volumes :
180 euros (code de commande : 15908).
La
vie culturelle dans nos provinces à l'époque française.
Bruxelles, Crédit
Communal, 1989. In-4° broché, 151 p., illustrations
en noir, une grande carte volante à déplier.
Cet
ouvrage réalisé sous la direction de Hervé
Hasquin, a été édité à l'occasion
du colloque « Deux aspects contestés de la politique
révolutionnaire en Belgique : langue et culte »,
organisé les 10 et 11 mars 1989 à Bruxelles par
le Groupe d'étude du XVIIIe siècle de l'Université
libre de Bruxelles. Il rassemble une série de contributions
publiées dans le Bulletin trimestriel du Crédit
Communal, n° 160-167.
Table des matières :
- Avant-propos, par François
Narmon.
- Préface, par Hervé
Hasquin.
- Le département de la Dyle,
par Marie-Rose Thielemans.
- Le département des Deux-Nèthes,
par Piet Lenders.
- Le département de Jemappes,
par Marinette Bruwier, Roger Darquenne et Christiane
Piérard.
- Le département de Sambre-et-Meuse,
par Cécile Douxchamps-Lefèvre.
- Le département des Forêts,
par Michel Dorban.
- Le département de l'Ourthe,
par Étienne Hélin, Carl Havelange
et Muriel Verbeeck.
- Le département de la Meuse-Inférieure,
par Flor Van Vinckenroye.
- Le département de l'Escaut,
par Hilda Coppejans-Desmedt et Jozef Huyghebaert.
- Le département de la Lys,
par Yvan Vanden Berghe, Andries Van den Abeele,
Jozef Huyghebaert et Frank Simon.
25 euros (code de commande
: 16098).
TRIOMPHE DE LA
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

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VERDUN (Jean) Brumaire. [An VIII.] Paris,
Club des Éditeurs, 1961. In-8° sous reliure et Rhodoïd
d'éditeur, 284 p., illustrations hors texte, (collection
« Hommes et Faits de l'Histoire », 54), exemplaire
numéroté.
10
euros (code de commande : 256/65). |