RÉVOLUTION - EMPIRE

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Nouvelle(s) entrée(s)

 

MIQUEL (Pierre) — La Grande Révolution. Paris, Plon, 1988. In-8° collé, 634 p., quelques soulignements.
En quatrième de couverture :
   Révolution de Paris, Révolution des grandes villes de province, Révolution des campagnes : la Grande Révolution de Pierre Miquel, pour la première fois, les embrasse toutes simultanément.
   Voici comment ce qui « couvait » dans la France profonde a soudain explosé, libérant des forces auxquelles le pouvoir traditionnel ne pouvait résister, voici comment les Français de cette époque ont vécu ce formidable éveil : ceux du Tiers, les « hommes en noir », qui bousculent les habits dorés de l'Ancien Régime ; les « pieds gris » de la France paysanne qui peu à peu secouent des traditions millénaires ; la « ronde des piques » qui remue les villes comme les campagnes ; le « roi des Parisiens », Louis XVI, cerné dans un palais, antichambre d'une prison ; les « Bleus », cette armée nouvelle qui réveille la furia francese ; les « bonnets rouges » qui valsent entre le sang et la vertu ; les « directeurs », anciens jacobins, qui administrent la France avec astuce, roublardise et habileté ; les « généraux », issus du peuple, enfants de la Révolution, qui sont avec les volontaires de l'an II les personnages les moins connus de cette époque exaltante.
   Pierre Miquel, l'historien de la Grande Guerre, toujours attentif à saisir, derrière les déchirements et les cassures de la société, l'évolution des mentalités, fait ici le récit ardent de ces années qui ébranlèrent la France.

13 euros (code de commande : 18296).

 

[NAPOLÉON Ier]. SAVANT (Jean) — Napoléon et Joséphine. Leur roman. Édition intégrale, revue, complétée d'après les originaux et contenant de nombreux inédits des lettres de Napoléon à Joséphine. Paris, Fayard, 1960.In-8° broché, 314 p.
En quatrième de couverture :
   Les lettres adressées par Napoléon à Joséphine restent, dans leur fièvre, comme un des plus beaux cris de passion de la littérature amoureuse. Elles ont le mérite de n'être pas une œuvre « littéraire », mais l'expression instinctive des élans d'un cœur.
   On n'en possédait que des éditions inexactes et partielles. La reine Hortense avait ainsi publié un volume des lettres adressées à sa mère, presque édifiant. Elle avait supprimé les reproches dictés par la jalousie de Bonaparte ou par la conduite condamnable de Joséphine. Voici enfin, pour la première fois, l'édition intégrale de cette célèbre correspondance, sans cesse inexactement citée. Elle est due à Jean Savant. L'historien de Napoléon a voulu retrouver les textes authentiques. Au cours d'un difficile et minutieux travail, il a confronté les lettres publiées avec les originaux qu'il a recherchés à travers les bibliothèques et les archives. Il nous restitue le texte exact.
   C'est donc un dossier capital sur le plan historique et humain qui revient à la lumière. Jean Savant a replacé les lettres dans le contexte de la vie des deux correspondants. Il les a éclairés par le récit des événements au milieu desquels elles ont été écrites. Il nous donne ainsi – autour des lettres elles-mêmes, brûlantes de passion – une sorte de biographie.

10 euros (code de commande : 18302 - vendu).

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LA BATAILLE DE JEMAPPES


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Une rare grande carte de France du Ier Empire

Carte de la France et du Royaume d'Italie divisés en Départemens.
Indiquant
1°. les Chefs-lieux des Départemens, Arrondissemens Communaux, Justices de Paix et autres etablissemens Civils et Militaires.
2°. les Routes de diverses Classes.
3°. les Fleuves, Rivieres et Canaux.
Par E. Mentelle, Membre de l'Institut National, et Secretaire ordinaire de S.A.I. le Prince Louis. P.G. Chanlaire, l'un des Auteurs de l'Atlas National de France.
A Paris, chez les Auteurs P.G. Chanlaire, Rue Geoffroy-Langevin n° 7. Et E. Mentelle, Rue Mazarine n° 52.

Carte dressée en 1812, au 1 : 1 500 000, gravée sur neuf feuilles, entoilée et pliée, aux limites politiques et administratives aquarellées, dont la dimension totale est de 1306
´ 1068 mm. (pliée : 190 ´ 275 mm.).
@ Cette belle et rare carte fut réalisée par Edme Mentelle (1730-1815) et Pierre-Grégoire Chanlaire.
Edme Mentelle (Paris, 1730-1815) obtint un poste de professeur de géographie et d'histoire à l'École militaire deux années après la publication remarquée de ses Éléments de géographie, en 1758. En 1792, il ouvrit des cours privés puis fut chargé de cours à l'École centrale et à l'École normale. Jouissant des faveurs de la Convention, il fut nommé membre de l'Institut dès sa création. Il publia de très nombreux ouvrages parmi lesquels une importante Géographie comparée, en 1778, un Précis de l'histoire universelle (dans lequel il traite Jésus-Christ d'imposteur...), la Géographie universelle, en collaboration avec Malte-Brun, etc.
Pierre-Grégoire Chanlaire (Wassy, 1758 - Paris, 1817) était un géographe attaché au bureau topographique du cadastre, on lui doit de nombreuses et importantes études géographiques et statistiques : l'Atlas de la partie méridionale de l'Europe, en 1801, le Nouvel atlas de la France divisée par départements, arrondissements et cantons, en 1802, l'Atlas général de la France conformément au traité de Paris, publié un an après sa mort, la Description topographique et statistique de France, en 1810-1811, etc.
& BNF : CPL Ge CC 2331.

850 euros (code de commande : 11118).

 

CASTELOT (André) — La campagne de Russie 1812. Paris, Perrin, 1991. In-8° sous reliure d’éditeur, 339 p., illustrations.

15 euros (code de commande : 146/60).

 

[CATALOGUE D’EXPOSITION]. Les femmes au temps de la Révolution française. Bruxelles, Banque Bruxelles-Lambert, 1989. In-4° broché, 232 p., illustrations en noir et en couleurs, édition bilingue français-néerlandais
@ L’exposition a été organisée à la Galerie de la Banque Bruxelles-Lambert, à Bruxelles, du 31 mars au 15 mai 1989..

25 euros (code de commande : 149/60).

 

[CHARLEROI]. Libre-sur-Sambre. Charleroi sous les Révolutions 1789-1799. Coordination par Jean-Louis Delaet. Bruxelles, Crédit Communal, 1989. In-4° broché, 133 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs
Table des matières :
   - 
Le pays de Charleroi, par Jean-louis Delaet.
   - Les « délices » du pays de Charleroi, par Alain Forti.
   - A l'aube de la Révolution industrielle, par Jean-louis Delaet.
   - Des hommes nouveaux : les Desandrouin - les Chapel, par Vincent Vagman.
   - es révolutions de 1789, par Jean-louis Delaet.
   - La liberté importée, par Jean-louis Delaet.
   - La guerre, par Francis Poty.
   - L'occupation, par Francis Poty.
   - Liberté, Égalité, Fraternité, par Pierre Bolle.
   - L'assimilation, par Philippe Badot.
   - La vie municipale, par Serge Nekrassoff.

25 euros (code de commande : 13394).

 

 

 

Conditions féminines à l'époque de la Révolution française. Mons, CIEPHUM, 1991. In-8° broché, 193 p.
   
@ Cet ouvrage constitue le n° 61-62-63 de la revue Réseaux, il est consacré à la publication des Actes du colloque éponyme organisé les 16 et 17 novembre 1989 à l'Université de Mons-Hainaut.
Table des matières :
   - Introduction, par Marinette Bruwier.
   - Les femmes dans la Révolution américaine, par Marianne Debouzy.
   - Femmes et révolutions au XVIIIe siècle aux Pays-Bas, par Rudolf Dekker.
   - Attitudes et comportements des femmes pendant les révolutions en Belgique (1789-1799), par Marie-Sylvie Dupont-Bouchat.
   - Olympe de Gouges, une des grandes oubliées de l'Europe, par Benoîte Groult.
   - Théroigne de Méricourt ou la lecture historiographique d'un mythe révolutionnaire : le cas des historiens belges, par Philippe Raxhon.
   - Isabelle de Charrière une noble révolutionnaire, par Pierre Mahillon.
   - Les ursulines et l'éducation des filles à la veille de la Révolution, par Philippe Annaert.
   - La femme de la noblesse des Pays-Bas autrichiens et de la Principauté de Liège devant la Révolution française, par Cécile Douxchamps-Lefebvre.
   - Les femmes dans les affaires à Namur : le maintien de la tradition, par Françoise Jacquet-Ladrier.
   - Un sport peu enviable au début du XIXe siècle : être femme et être pauvre, par Nicole Haesenne-Peremans.
   - Le divorce en Belgique (1797-1814), par Marinette Bruwier.
   - Quelle évolution pour la femme ?, par Elisabeth G. Sledzieswki.
   - La Révolution française et le rapport des sexes dans la cité, par Nicole Arnaud-Duc.
   - Femmes et Révolution. Un regard féministe sur quelques ouvrages récents, par Hedwige Peemans-Poullet.
   - L'effet 89 sur l'histoire du féminisme français, par Marie-France Brive.

12 euros (code de commande : 13541).

 

Constitution de la République française. [Bruxelles], [Tutot], [1799]. In-8° sous une couverture factice, 16 p., cachet ex-libris du professeur Maurice-A. Arnould à la couverture.
En quatrième de couverture :
   La loi du 23 frimaire an VIII (imprimée à la suite de la Constitution présentée ici) définissait la procédure du vote sur l'acceptation de la nouvelle Constitution proclamée la veille. Cet exemplaire de la Constitution de la République française était destiné à informer la population du département de la Dyle qui devait se prononcer à ce sujet à l'occasion du plébiscite de l'an VIII. Le vote fut organisé du 1er au 9 nivôse ; deux registres devaient être ouverts dans chaque commune et au chef-lieu des cantons afin d'y recueillir les acceptations ou les refus. Jacques Logie écrit que « dans certains cantons du département de la Dyle, le plébiscite eut lieu dans un climat tendu. Les troubles de l'an VII, qui avaient été réprimés en quelques semaines l'année précédente, s'étaient néanmoins prolongés par une agitation endémique provoquée par les opérations de la conscription. »
Bibliographie :
   - Jacques Logie, Les plébiscites consulaires dans le département de la Dyle, dans La plume et le sabre: volume d'hommages offerts à Jean-Paul Bertaud, pp. 499-500.

50 euros (code de commande : 17308).

 

DÄNZER-KANTOF (Boris) — La vie des Français au temps de Napoléon. Paris, Larousse, 2003. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 191 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « L'Histoire au Quotidien »), ex-libris manuscrit à la page de garde, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Qu'est-ce que le Concordat ? Comment soignait-on les blessés sur les champs de bataille ? Qui partait à la guerre ? Existait-il une véritable promotion sociale au temps de Napoléon ? À quoi servait le livret ouvrier ? À qui profitait le Code civil ?
   Véritable voyage à travers le temps, cet ouvrage révèle les différentes facettes de la vie de tous les jours de vingt-sept millions de Français, hommes, femmes, enfants, notables, soldats, ouvriers, grâce à un récit vivant, détaillé, éclairé par une riche iconographie.
   À travers la trame du quotidien, la Vie des Français au temps de Napoléon a aussi pour ambition de dévoiler, loin de la fureur et de la gloire des champs de bataille, les zones d'ombre de l'Empire.

25 euros (code de commande : 17460).

 

DAYOT (Armand) — La Révolution Française. Constituante - Législative - Convention - Directoire. D'après des peintures, sculptures, gravures, médailles, objets... du temps. Paris, Flammarion, s.d. In-4° oblong sous cartonnage d'éditeur, 495 p., très nombreuses illustrations, exemplaire en parfait état.

80 euros (code de commande : 10036).

 

Les déclarations des droits de l'homme de 1789. Testes réunis et présentés par Christine Fauré. Paris, Payot, 1988. In-8° collé, 387 p., (collection « Bibliothèque Historique »).
En quatrième de couverture :
   La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ne s'est pas faite en un jour. Rédigée et votée à l'Assemblée nationale constituante du 20 au 26 août 1789, elle résultait de nombreux projets que ce recueil rassemble. Ces projets, personnels ou collectifs, représentent donc la première expression d'importance des hommes de la Révolution : La Fayette, Mirabeau, l'abbé Sieyès – dont nous publions également un inédit sur la question des déclarations – et d'autres hommes oubliés. Des personnalités extérieures à l'Assemblée constituante, comme Condorcet et Marat, apportent leur contribution à ce débat de portée nationale.
   La diversité de ces signatures reconstitue pour nous l'univers fondateur des formes démocratiques contemporaines. D'autant que les projets ne servirent pas seulement de support à la rédaction de la Déclaration de 1789, ils annonçaient aussi les thèmes repris dans les déclarations ultérieures, au plan national et supranational.
   La présentation et les notices biographiques rédigées par Christine Fauré constituent une aide essentielle à la compréhension de ces textes.

12 euros (code de commande : 15399).

 

DE PLACE (Adélaïde) — La vie musicale en France au temps de la révolution. Paris, Fayard, 1989. In-8° collé, 341 p., illustrations hors texte, cachet ex-libris la page de garde.
En quatrième de couverture :
   « Jamais on n'a tant dansé que depuis que l'on n'a pas le cœur à la danse. Les murs sont couverts d'annonces de bals, le silence des rues les moins fréquentées est troublé par l'aigre archet du ménétrier et l'obscurité des plus sombres culs-de-sac est dissipée par des transparences colorées qui offrent en gros caractères les mots bals de société. »
   Au cours des années troublées de la Révolution, la France ne résonne pas seulement des voix des tribuns ni des cris des émeutiers. La musique omniprésente s'y déploie sous toutes formes. On y danse plus encore que sous l'Ancien Régime ; les chansons courent les rues, les places et les carrefours, exaltent, fustigent ou glorifient les héros du moment ou les événements qui agitent la nation. Refrains civiques ou satiriques retentissent aux quatre coins du pays tandis que les fêtes nationales déroulent leurs fastes à grands renforts de marches cuivrées, de chœurs solennels et d'hymnes patriotiques en une sorte de spectacle total destiné à frapper les sens et l'imagination.
   Les théâtres enfin libérés se mettent à proliférer. Opéras et pièces en musique, dans un foisonnement anarchique et d'inégal intérêt artistique, prennent une coloration de plus en plus politique.
   Les besoins croissants d'exécutants donnent à l'enseignement un essor inattendu qui débouchera sur la création du Conservatoire et de l'école de la Garde nationale.
   Par delà tout jugement esthétique, cette bouillonnante activité musicale méritait d'être relatée dans toute sa diversité et sa quotidienneté tant elle a contribué à apporter couleur, vie, élan aux diverses péripéties tragiques et glorieuses de cette époque et s'avère révélatrice des rapports qui ont pu alors exister entre les pratiques socio-culturelles et l'évolution politique.

12 euros (code de commande : 16326).

 

FAIPOULT (Guillaume-Charles) — Mémoire statistique du département de l'Escaut [adressé au Ministre de l'Intérieur, d'après ses instructions,] par M. Faipoult, préfet de ce département. Ingeleid door Paul Deprez. Gent, Oostvlaams Verbond van de Kringen voor Geschiedenis, 1960. In-8° broché, IX, 205 p., une grande carte hors texte à déplier et un feuillet volant de notes, (collection « Documenten », n° 3), dos renforcé avec de l'adhésif, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
   Cet ouvrage est la réédition du Mémoire publié à Paris, par l'Imprimerie Nationale, en l'An XIII.
Table des matières :
   Chapitre I : Topographie.
   Chapitre II : Population.
   Chapitre III : État des citoyens.
   Chapitre IV : Agriculture.
   Chapitre V : Industrie, arts et commerce.

15 euros (code de commande : 16209).

 

L'idée de nation et l'idée de citoyenneté en France et dans les pays de langue allemande sous la Révolution. Actes du colloque international de Belfort (octobre 1988). Belfort, Institut de Recherches et d'Éducation Permanente du Territoire de Belfort, 1989. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 393 p.
Sommaire :
   
Préambule : Organisation du Colloque.
   Ouverture du colloque :
      - Allocution d'ouverture de Jean-Noël Jeanneney.
      - Nation, Citoyenneté, Europe : de 1789 à 1989, par Jean-Pierre Chevènement.
   Thème I : Pré-Révolution : Aufkalrung et Lumières.
      - Rapport Général, par Marita Gilli.
      - L'Image du citoyen dans la philosophie allemande des Lumières, par Rudolf Vierhaus.
      - Aux origines du nationalisme, de l'Aufklärung à la Révolution française Particularisme, cosmopolitisme et idée de mission germanique, par Jean Nurdin.
      - Perception contemporaine des Lumières, par Gérard Bauer.
      - Europe des Nations, Europe des Citoyens, par Rudolf von Thadden.
   Thème II : Révolution : Action et Images.
      - Rapport Général, par Maurice Gresset.
      - Rheingrenze oder Rheinstrom / Le Rhin-frontière ou le Rhin voie d'eau ? (1792-1800), par Jean-René Suratteau.
      - Cosmopolitisme et sentiment national chez les révolutionnaires rhénans 1792-1800, par Marita Gilli.
      - L'image allemande de la Révolution française, par Hans Koschnick.
   Thème III : Post-Révolution : effets et contre-effets.
      - Rapport Général, par Yvette Baradel.
      - Nation, Citoyenneté, Laïcité dans une république frontière : le cas helvétique au XIXe siècle, par Pierre-Philippe Bugnard.
      - Les valeurs de la Révolution dans l'Allemagne d'aujourd'hui, par Hermann Weinreis.
      - L'héritage de la Révolution française, par Freimut Duve.
   Clôture du Colloque :
      - Révolution, Liberté, Europe, par Michel Vovelle.
      - Allocution de clôture, par Christian Proust.
   Annexes : Contributions complémentaires aux travaux du Colloque.
      - L'idéologie révolutionnaire à Belfort, 1789-1848, par Yvette Baradel.
      - Des louables cantons helvétiques à la nation suisse : l'apport du service militaire étranger, par Alain-Jacques Czouz-Tornare.
      - Lumières et Nation chez Robespierre, par Béatrice Didier.
      - Saint-Just, pédagogue de la citoyenneté, par Jean-François Dominé.
      - Du droit naturel à la citoyenneté universelle et au droit cosmopolitique : Locke - Robespierre - Kant, par Florence Gauthier.
      - Nation et citoyenneté post-thermidoriennes chez Mme de Staël, par Gérard Gengembre.
      - Identité provinciale et conscience nationale, par Maurice Gresset.
      - Reflets helvétiques de la Révolution française avant 1798, par Manfred Gsteiger.
      - Langue des sujets et langue des citoyens - Le débat sur la « glottopolitique » en Alsace pendant la Révolution française, par Frédéric Hartweg.
      - Le rôle et l'activité de l'envoyé de France en Pologne Marie-Louis Descorches dans la dernière année de la Grande Diète (1792), par Henryk Kocoj.
      - Les exclus de la citoyenneté dans les débats de la première Constituante (1798-1791), par Olivier Le Cour Grandmaison.
      - L'opposition de la maçonnerie du Grand Orient de France à l'introduction du rite écossais rectifié, par Daniel Ligou.
      - Cosmopolitisme et identité nationale, ou quelques réflexions sur les Allemands et la Révolution, par Jean Nurdin.
      - L'idée d'Europe en Allemagne sous la Restauration, par Jean Nurdin.
      - Nation et contre-révolution, par Michel Peronnet.
      - La Révolution française et la philosophie allemande, par Marianne Schaub.
      - L'image de la Révolution française dans l'historiographie et dans l'enseignement historique de la République de Weimar, par Heinz Sproll.
      - L'idée de citoyenneté dans le cadre des Lumières autrichiennes, par Ernst Wangermann.

25 euros (code de commande : 17777).

 

LACHOUQUE (Henry) — Waterloo. La fin d'un monde. 15, 16, 17 et 18 juin 1815. Deuxième tirage. Gembloux, Duculot, 1972. In-8° broché, 56 p., illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 13).
En quatrième de couverture :
   Introduction.
   I. La guerre.
      1. Les forces.
      2. Les plans.
      3. 15-16 juin. « Coup d'éclat » manqué. - Victoire partielle.
      4. 17 juin. Succès sans lendemain.
   II. La décision.
      5. 18 juin à l'aube.
      6. Contacts et inquiétudes.
      7. Attaques de l'infanterie française.
      8. Cuirassiers de l'Empereur. IVe corps prussien.
      9. Plan de la bataille le 18 juin au soir. Wellington en détresse. La garde au feu.
      10. Du Barail, Müffling, Zieten.
      11. La défaite.
      12. Sauvetage de l'aile droite.

12 euros (code de commande : 17884).

 

[LARREY]. SOUBIRAN (André) — Le baron Larrey, chirurgien de Napoléon. Paris, Fayard, 1966. In-8° broché, XV, 525 p., quelques illustrations, signature d’appartenance à la page de faux-titre.
En quatrième de couverture :
   « De tous les chirurgiens des Armées de la Révolution et de l'Empire, Dominique Larrey est, sans conteste, le plus prestigieux, et l'on comprend que le médecin romancier des Hommes en, blanc ait été tenté par la vie, si spontanément romanesque, du petit montagnard pyrénéen, dont le nom sera de son vivant gravé sur l'Arc de, Triomphe de l'Étoile et qui méritera cet hommage prononcé par Napoléon à Sainte-Hélène : « Si l'Armée élève une colonne à la reconnaissance, elle doit l'ériger à Larrey. »
   Mais le témoignage des soldats sur le célèbre chirurgien de la Garde Impériale est plus éloquent encore : tous, sans distinction de nationalité et de camp, l'appelleront leur « Providence », car de 1792 à 1815, dans le désordre des retraites aussi bien que dans l'enthousiasme des victoires, l'indifférence du Commandement et de l'Intendance à l'égard des blessés des combats est la règle.
   « L'Empire a ignoré l'humanité » : les chiffres et les faits rapportés par André Soubiran viennent confirmer hélas ! ce sévère verdict. Malgré les protestations des Larrey, des Percy, des Desgenettes, Napoléon n'a pas voulu – ou n'a pas pu – libérer le Service de Santé de la catastrophique tutelle de l'intendance – et plus d'un lecteur s'étonnera d'apprendre que l'autonomie réelle du Corps de Santé militaire ne date en France que de 1917...
   Créateur du service sanitaire de l'avant, tel que le conçoivent aujourd'hui toutes les armées du monde, Larrey est aussi l'incontestable précurseur d'Henry Dunant et de ceux qui ont lutté, depuis cent ans, pour établir, puis pour préserver la neutralité – sans cesse menacée – de la Médecine en temps de guerre.
   Ainsi le récit de ce « destin hors-série » déborde-t-il l'intérêt purement biographique pour éclairer des aspects peu connus de l'histoire napoléonienne et, devant les risques permanents de guerre qui pèsent toujours sur le monde, pour nous apporter de salutaires rappels. »

25 euros (code de commande : 12243).

 

LE COUR GRANDMAISON (Olivier) — Les citoyennetés en révolution (1789-1794). Paris, Presses Universitaires de France, 1992. In-8° broché, 313 p., (collection « Recherches Politiques »), couverture légèrement insolée, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   
Qui doit être membre de la communauté civique ? De quels droits doivent jouir ceux qui sont déclarés citoyens ? Quelles sont les conditions nécessaires à l'exercice effectif et autonome de ces droits ?
   Éducation, instruction, liberté, égalité. Rapport aux minorités, aux Noirs, aux juifs, aux femmes dont la citoyenneté fut longtemps débattue.
   Cette liste dit bien l'actualité de ce retour qui ne nous entraîne pas vers un passé mort, sans signification, sans pertinence pour nous, mais vers une sorte de passé présent dans la mesure où les problèmes soulevés et discutés en 1789 et 1793 restent nôtres.
   Comment l'homme sort-il de sa minorité pour devenir son propre maître ? Comment les citoyens peuvent-ils devenir les agents actifs et conscients de leur propre destin ? Comment enfin une collectivité s'émancipe-t-elle pour se donner à elle-même des lois ?

20 euros (code de commande : 17784).

 

[MARMONT (Auguste Frédéric Louis Viesse de)]. CHRISTOPHE (Robert)Le maréchal Marmont, Duc de Raguse. Paris, Hachette, 1968. In-8° broché, 287 p., légère trace d'humidité au bas de la couverture.
Table des matières :
   I. « Une femme charmante, dont le nom ressemblait beaucoup au mien »
   II. Les amis de Toulon.
   III. Une jeune fille volontaire.
   IV. Le vol nuptial.
   V. Au pays des femmes voilées.
   VI. Monsieur le Conseiller d'État.
   VII. Qui prend des villes peut capturer une femme.
   VIII. Il devrait le destituer : il le fait duc.
   IX. Maréchal de France à trente-cinq ans.
   X. « Marmont Ier roi d'Illyrie ».
   XI. Les Arapiles.
   XII. Lever de rideau sur une pièce mal connue.
   XIII. Une spéculation sur la rente.
   XIV. « La Compagnie de Judas ».
   XV. Le scandale de la troisième chambre.
   XVI. « Voilà Marmont qui paie ses dette ! »
   XVII. « Ecco colu ga tradi Napoleone ! »
   Sources.

12 euros (code de commande : 16807).

 

MONNIER (Raymonde) — L'espace public démocratique. Essai sur l'opinion à Paris de la Révolution au Directoire. Paris, Kimé, 1994. In-8° broché, 287 p., (collection « Le Sens de l'Histoire »).
En quatrième de couverture :
« À partir de l'étude des pratiques culturelles, des prises de parole et des textes, ce livre traite du mouvement républicain radical à Paris à l'époque révolutionnaire, dans la perspective de la formation de l'opinion et de l'élargissement puis de la contraction de l'espace public démocratique à Paris, du début de la Révolution à la fin du Directoire. Le retour au politique qui a marqué l'historiographie de la période dans les années 80 n'a pas manqué de suggérer des pistes de recherche et une lecture renouvelée sur un chantier qui passe à tort pour avoir été déjà bien exploré.
L'attention s'est portée sur la sociabilité politique, sur les institutions et les nombreux « cercles » dont la fédération contribue à construire le nouvel espace public démocratique, sur les médiations qui le traversent au fil des « moments » qui l'animent. À la charnière entre histoire sociale, histoire politique et culturelle, entre interprétation historique globale et études de cas, les thèmes abordés contribuent à une mise en perspective qui intègre les rôles individuels dans les élans collectifs, pour rendre compte du champ des structures complexes du Paris révolutionnaire dans son versant radical, du centre aux faubourgs et à la périphérie. »

15 euros (code de commande : 10176).


[MOULIÈRES]. Petite biographie conventionnelle...
Paris, Alexis Eymery, 1815.
Rare édition originale de cet ouvrage de Raup de Baptestein de Moulières.
Pour en savoir plus...

100 euros (code de commande : 6802).

 

 

NAPOLÉON Ier

 

AUBRY (Octave) Le grand amour caché de Napoléon (Marie Walewska). Dix hors-texte d'Edou Martin. Lettrines et culs de lampe de Robert Garnier. Paris, Éditions du Panthéon, 1947. In-8° broché, 325 p., exemplaire numéroté.

   
Couverture, frontispice et page de titre.

19 euros (code de commande : 14944).

BAINVILLE (Jacques) Napoléon. Paris, Arthème Fayard, 1946. In-12 sous reliure et jaquette d'éditeur, 592 p., (collection « Les Grandes Études Historiques »).

9 euros (code de commande : 269/57).

[ENGEL]. FIECHTER (Jean-Jacques) — L'Amazone de Napoléon. Mémoires de Regula Engel. Avant-propos de Ghislain de Diesbach. Morges, Cabédita, 1989. In-8° broché, 283 p., (collection « Archives Vivantes »), dédicace et lettre autographe signée de l'auteur.
En quatrième de couverture :
   « Une nature, un tempérament, cette Régula Engel que l'on a surnommée l'Amazone de Napoléon. Née à Zurich, elle a vécu toute l'épopée napoléonienne dans les rangs des armées françaises ; aux côtés de son époux, le colonel Florian Engel, tué à Waterloo. Pas une seule campagne manquée entre 1792 et 1815 – d'Égypte en Italie, des Pays-Bas en Allemagne et en Russie. Ce qui ne l'a pas empêchée, pendant ce temps, de mettre au monde vingt-et-un enfants, tous semble-t-il du même père, le colonel – son homme au lit et sous la mitraille.
   Une « mère courage » ? Quelque chose comme ça, avec en plus, la « touche helvétique », un mélange d'ingénuité et de roublardise, allié, en ce qui la concerne, à une formidable énergie et à une joie de vivre sans pareille. Aujourd'hui enfin, ces Mémoires traduits par J.-J. Fiechter combleront aussi bien les amateurs d'histoire que les lecteurs de fiction. La vie de Régula Engel traverse en effet une époque et des circonstances où l'historique et le romanesque s'engendrent l'un l'autre. Une époque fabuleuse au sens strict du terme. »

20 euros (code de commande : 14051).

 

[NAPOLÉON Ier]. GABOURD (Amédée)Histoire de l'empereur Napoléon Ier par Amédée Gabourd. 5e édition. Tours, Mame, 1853. [Tours Ad Mame et Cie, Imprimeurs-Libraires. M DCC LIII.] In-8° sous cartonnage d'éditeur, tranches dorées, dos et second plat passés, [3 (faux-titre, mention de droits, titre)], [1 bl.], 372 p., un titre-frontispice et trois illustrations hors texte gravées par Th. Ruhierre d'après Karl Girardet, bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
   Amédée Gabourd (ca 1805-1867) participa à la rédaction de deux journaux (le Dauphinois et l'Ami des lois) ; il fut un partisan des doctrines ultramontaines et monarchique et fut, notamment, l'auteur d'une Histoire de France, d'une Histoire de Louis XIV et d'une Histoire de la Révolution et de l'Empire.
Préface :
   
C'est en quelque sorte un livre nouveau que nous donnons au public, car notre ouvrage a été entièrement modifié et soumis à une révision attentive. Nous n'avons point fait aux circonstances le sacrifice des droits de l'histoire, de pareilles concessions n'entrent pas dans nos habitudes ; mais il ne nous coûte guère d'avouer que depuis douze ans, c'est-à-dire depuis le jour où nous publiâmes pour première fois la vie de Napoléon, les grands événements qui se sont produits dans le monde nous ont éclairé sur la portée, le caractère, les actes et la mission du fondateur de la quatrième dynastie. Nous ne sommes pas de ceux qui s'opiniâtrent dans une idée, et ne tiennent compte des faits que lorsqu'ils s'accommodent avec leur système. Et comment aurions-nous vu l'incompréhensible orage du 24 février jeter à bas et renvoyer en exil un roi dont la fortune semblait assise sur les plus solides bases ? Obscurément mêlé à cette histoire, il nous a été donné d'assister à l'inauguration de la seconde république, à la guerre civile, aux crises formidables qui se sont succédé en quatre ans ; et comment aurions-nous pu être témoin de ces choses inattendues sans essayer de comprendre et sans entrevoir le doigt de Dieu qui écrivait notre avenir ?
   D'autres retraceront ces phases politiques que notre patrie a traversées : pour nous, si nous les rappelons, c'est pour reconnaître qu'elles ont contribué à nous éclairer sur le rôle historique de Napoléon Ier, sur ce qu'il y avait de mystérieux et de vague dans sa mission. Nous avions cru, comme tant d'autres, qu'il avait été suscité pour une œuvre de réparation sociale, mais de transition, et que son nom à jamais illustre ne surgirait plus que dans les livres comme un problème et un sujet de méditation livrés aux hommes d'État et aux philosophes. Et voilà que par la permission de Dieu, qui fait et défait les rois, et de qui relèvent les empires, ce nom a reparu sur la scène du monde, et a présidé une fois encore au salut de la France et à la restauration de la société européenne. Il ne s'est plus présenté aux rois étrangers comme une menace , mais comme un appui ; il est devenu un gage de gloire et une promesse de paix ; l'Église l'a béni de nouveau, et ne lui a fait acheter par aucun sacrifice et par aucune douleur les services qu'il a rendus à sa cause. Nous serions ingrats d'oublier de pareils bienfaits, aveugles de les méconnaître.
   Napoléon Ier, comme Napoléon III, a été le représentant, le symbole réel du peuple français. Ce peuple a identifié en lui sa gloire, ses institutions, ses intérêts : il a été victorieux avec lui, vaincu avec lui, et on a toujours senti que leur cause était commune. C'est à cette étrange solidarité entre l'empereur et le peuple qu'on distingue entre toutes la mission réelle de Napoléon, et que cet homme apparaît réellement aux yeux du monde comme l'élu et l'adopté de la France. La France s'est associée à ses triomphes et à ses fautes, et quand Dieu, qui consacre toutes les dynasties par le malheur, a permis que l'exil de Sainte-Hélène fût comme l'expiation d'une fortune démesurée et sans exemple, le cœur de la France était avec le captif, et le peuple souffrait douloureusement dans ses sympathies.
   Les réflexions qui précèdent sont le fruit de l'expérience, et elles expliqueront le nouveau point de vue auquel s'est placé l'auteur de ce livre, alors que, sans méconnaître l'autorité imprescriptible de la vérité et de la justice, il a cru devoir modifier son livre, et le mettre mieux en harmonie avec le sentiment national.

   
   Premier plat et titre-frontispice.

75 euros (code de commande : 16769).

 

MADELIN (Louis) — Napoléon. Paris, Hachette, 1958. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 188 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs (ces dernières hors texte), (collection « Tout par l'Image »), bel exemplaire.
Sur la jaquette :
    « Louis Madelin, à qui l'on doit le texte de cet ouvrage somptueux, rappelle un mot de Théodore Roosevelt, alors président des États-Unis :
   « À quel âge est mort Napoléon ? » avait demandé Roosevelt à l'historien, qui répondit :
   « Napoléon, monsieur le président, est mort à cinquante et un ans, huit mois et vingt jours.
   – Heureux homme, s'écria alors le président des États-Unis : Il est mort à cinquante et un ans après en avoir vécu deux cents ! »
   Cette existence fabuleuse, bourrée d'événements, de miracles, ce demi-siècle de gloire et d'exploits, est présentée ici en images. Images et surtout documents, puisque, à côté de portraits d'apparat, voici un crayon du collège où le jeune Bonaparte apprit la géométrie, voici un profil dessiné par un peintre de rencontre au cours de la campagne d'Italie, une gravure inconnue qui montre comment le peuple de France se représentait son grand homme, la version immédiate que donne un peintre de bataille, sur les lieux, du passage du pont d'Arcole. Voici Sainte-Hélène vue par un émule du Douanier Rousseau, et l'arrivée des cendres à Courbevoie....
   On avait lu jusqu'ici l'épopée de Napoléon dans plusieurs histoires.
   Désormais on ne pourra plus la « voir » qu'à travers ces témoignages où l'inédit le dispute au rare. »

15 euros (code de commande : 13363).

[Napoléon financier.] Museo Julio Lobo. Département des Manuscrits. La Havane, Cuba. Napoléon Ier. Lettres au comte Mollien, ministre du trésor public. Présentées et commentées par Jacques Arna. Rochecorbon, Éditions Charles Gay, 1959. In-4° broché, XXIII, 423 p., quelques illustrations, jaquette, exemplaire en grande partie non coupé.
En quatrième de couverture :
« Le Museo Julio Lobo, fondé à La Havane voici quelques années, est plus particulièrement consacré à Napoléon Ier et à son Épopée Impériale.
Son fondateur M. Julio Lobo, un fervent d'Histoire doublé d'un éclectique amateur d'Art, y a réuni des peintures et miniatures de maîtres, des meubles, porcelaines, livres aux riches reliures armoriées, bronzes, armes, souvenirs napoléoniens, tout enfin de ce qui peut concourir à ressusciter une période.
En même temps qu'il reconstituait ainsi le côté visuel et spectaculaire de cette époque, M. Julio Lobo a tenu comme essentiel d'évoquer la vie et l'âme des hommes qui, à des degrés divers, l'ont faite exceptionnelle et rendue immortelle. C'est ainsi qu'aux Antilles, en l'île de Cuba, est né un centre culturel français, principalement axé sur le Directoire, le Consulat et l'Empire. Il dispose non seulement d'une importante bibliothèque, comprenant plusieurs milliers de volumes espagnols, français, anglais, mais aussi d'un département, d'une remarquable richesse, composé de lettres autographes ou de manuscrits originaux.
Pour approcher avec une impartiale sûreté des réalités écoulées, pour retrouver le véritable visage du personnage d'exception que fut Napoléon, pour chercher à pénétrer et interpréter son univers fabuleux, M. Julio Lobo a choisi la seule méthode susceptible de conduire à un tel résultat : la réunion de nombreuses correspondances. Lettres de l'Empereur où on le retrouve adolescent, officier d'artillerie, général en chef, Premier Consul et Empereur; correspondances des Impératrices Joséphine, Marie-Louise, du Roi de Rome et des membres de la Famille Impériale; missives des Grands Dignitaires de l'Empire, des maréchaux, généraux, ministres, ecclésiastiques ; des souverains et personnages étrangers ; de peintres, de musiciens, d'écrivains, et aussi d'officiers subalternes et de soldats. Cette heureuse variété constitue une puissante évocation de l'histoire, de la vie et des mœurs du ler Empire.
Sans archives, il n'est pas d'histoire possible ni véritable ; sans leur étude, on erre entre la légende, l'histoire romancée, ou même l'erreur.
Rien n'est aussi évocateur que l'expression écrite de la pensée des hommes en face d'un événement. C'est pourquoi on ne peut cheminer dans le dédale de l'Histoire sans constamment s'appuyer sur des textes contemporains d'une incontestable authenticité.
Cette méthode s'impose, plus impérativement encore, lorsqu'il s'agit d'un personnage tel que l'Empereur, « tantôt renard, tantôt lion », tour à tour homme de tête ou homme de cœur, dépassant toujours l'humanité qui l'entoure et qui sacrifie tout à sa Destinée.
Napoléon ne peut et ne doit être, selon nos tendances, l'objet de conclusions hâtives ou téméraires.
C'est pourquoi, à maintes reprises, nous nous efforcerons de montrer les traits de son caractère, qui fut, selon les circonstances et aussi suivant l'âge, divers et changeant; mais sa trame en demeurera immuable.
Les lettres de Napoléon sont, en quelque sorte, l'enregistrement d'une conversation ; quand il dicte, il parle, dialogue avec son correspondant, lui expose ses conceptions, puis lui impose ses décisions. Rien n'est laissé au hasard ; tout est envisagé, disséqué. Il n'est pas un détail qui échappe à la prodigieuse concentration de sa pensée.
M. Julio Lobo a bien voulu nous demander de présenter, choisie entre beaucoup d'autres, la correspondance que l'Empereur adresse à son Ministre du Trésor, le comte Mollien.
Napoléon financier est peu ou mal connu. MM. Maurice Lorain, ancien Inspecteur des Finances, Président de la Société Générale et Bertrand Gille, ancien Conservateur aux Archives Nationales, maître de Conférences à la Faculté de lettres de Clermont, l'analysent sous cet aspect, dans la Préface et dans le Liminaire de cet ouvrage, et de si magistrale façon qu'il est inutile d'y revenir.
En livrant au public cette correspondance, nous avons estimé préférable d'accompagner de notes les lettres qui la composent, chaque fois que la chose paraît nécessaire et qu'elle est possible, afin de préciser à quoi elles se rapportent et pourquoi elles furent écrites.
D'un autre côté, malgré leur teneur purement financière, ces lettres ne peuvent demeurer compartimentées dans ce cadre exclusif. Elles font partie d un tout, politique, militaire, administratif autant que financier, qu'on ne saurait diviser. Pour se représenter Napoléon, est-il possible de le considérer sous un des seuls aspects de son Génie ?
Chaque année formera un chapitre ; ceux-ci seront précédés d'un rappel chronologique des événements essentiels qui s'y sont déroulés. Cet exposé, auquel nous avons cherché à donner à la fois un caractère historique et psychologique, épargnera, nous semble-t-il, au lecteur qui les souhaiterait, des recherches pour retrouver l'ensemble des grands événements du règne de l'Empereur dont la partie financière n'est qu'un des plus nécessaires aspects. »

60 euros (code de commande : 11276).

 

VILLEFOSSE (Louis de) et BOUISSOUNOUSE (Janine) — L'opposition à Napoléon. Paris, Flammarion, 1969. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 418 p., (collection « L'Histoire en Liberté »), exemplaire à l'état de neuf.

15 euros (code de commande : RE/17).


 

PLUME (Christian)Les rois de l’Empire. Tome II : Lefebvre - Gouvion Saint Cyr - MacDonald - Murat. Lyon, Jacques-Marie Laffont, 1982. In-8° collé, 405 p., un cahier d'illustrations hors texte, (collection « Bibliothèque Historique »), tirage limité à 500 exemplaire, plis à la couverture.
En quatrième de couverture :
   
Dans l'immense et fabuleuse épopée napoléonienne, sur laquelle tous les grands auteurs du monde se sont penchés, il demeure une étrange obscurité : qui furent ces vingt-six hommes que l'Empereur appelait ses « cousins » et à qui il dut une grande partie de son immortalité, les vingt-six maréchaux de l'Empire ?
   Sortis du peuple et de la Révolution, c'est à la pointe de leur sabre qu'ils conquirent leur gloire sur tous les champs de bataille d'Europe, arrachant à leurs victoires éclatantes comme Montebello, Rivoli, Moskowa ou Wagram leurs titres de ducs, de princes ou de rois.
   Certains, tels Murat, Bernadotte ou Ney sont célèbres. Mais qui sait que Marmont fut reçu dix-sept fois par l'aiglon à qui il raconta son père, que Lefebvre fut l'heureux mari de la populaire Madame-Sans-Gêne, que Poniatowski ne resta maréchal que trois jours avant sa mort, que Berthier fut le compagnon de La Fayette lors de la guerre d'Indépendance américaine, et que Grouchy, loin d'être le lâche qui coûta le désastre de Waterloo à Napoléon, fut un cavalier extraordinairement fougueux qui fut blessé quatorze fois lors des campagnes d'Italie ?
   Pour la première fois, un historien propose une œuvre monumentale consacrée à ces surhommes que Napoléon couvrit d'or et d'honneurs et qui furent véritablement les rois de l'Empire.

12 euros (code de commande : 16797).


RAXHON (Philippe) — La mémoire de la Révolution française. Entre Liège et Wallonie. Préface de Michel Vovelle. Bruxelles, Labor, 1996. In-8° broché, 318 p., quelques illustrations, (collection « Archives du Futur - Histoire »), couverture plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
En quatrième de couverture :
   Cet ouvrage étudie les fondements, les développements et l'amplification de la référence à la Révolution française de 1789 en Belgique, et plus particulièrement sur le territoire de l'ancienne principauté de Liège, mais aussi dans des villes ou régions comme Verviers, Jemappes, Hasselt, Huy, Namur, Charleroi, Mons, Rochefort, le Borinage, les Ardennes, la Campine, le Brabant...
   La démarche historique de l'auteur se base sur l'examen détaillé des « lieux de mémoire » : paysages, monuments, statues, objets, représentations... toutes traces parlant, à leur manière, de l'épisode révolutionnaire français chez nous.
   Philippe Raxhon est Docteur en histoire, diplômé de l'Université de Liège et chargé de recherches du F.N.R.S. Auteur plusieurs fois primé pour ses contributions scientifiques en Belgique, il participe à de nombreuses rencontres internationales consacrées au processus de construction et de diffusion de la mémoire historique.
   La thèse de doctorat dont est issu ce livre a obtenu le Prix de la Fondation wallonne Pierre-Marie et Jean-François Humblet en 1995.

20 euros (code de commande : 15163).


 

[ROBESPIERRE (Maximilien de)]. BESSAND-MASSENET (Pierre) — Robespierre. L'homme et l'idée. Paris, De Fallois, 2001. In-8° collé, 254 p., exemplaire en parfait état.
Avant-propos :
   La carrière de Robespierre a été maintes fois retracée. À vouloir de nouveau présenter une biographie du plus influent et du plus discuté des grands révolutionnaires, on s'exposerait à reproduire ce que d'autres ont déjà successivement relaté. La contribution de Mathiez elle-même et de ses disciples, en ne s'attachant qu'aux seuls aspects politiques du sujet et du personnage, a limité d'autant sa portée. L'étrange, la complexe personnalité du tribun que ses amis avaient affectueusement surnommé l'Incorruptible échappe aux cadres des études abstraites où tendent à s'enfermer les nouvelles écoles historiques. Bien entendu on ne saurait étudier Robespierre sans avoir lu Mathiez ; mais d'autres perspectives que les siennes peuvent aujourd'hui être préférées, être aussi plus neuves. Le renouvellement commence là où l'auteur s'efforce de mettre au jour l'être humain, de connaître l'homme sous le personnage historique, et aussi de le retrouver, de le reconnaître dans ceux qui lui ont succédé en s'attribuant la même mission que lui.
   Ce qu'il y a en effet de proprement incorruptible chez Robespierre, c'est l'idée, mais l'idée associée à l'humeur, conjuguée avec elle – l'une et l'autre étant inséparables et formant ensemble son génie. Son génie, au sens qu'attribue à ce mot le langage de la médecine quand elle en use pour caractériser les influences dominantes chez un sujet donné : génie inflammatoire, génie bilieux. On verra ainsi que Robespierre s'est survécu à lui-même, s'est comme réincarné dans les hommes ardents en qui l'idée révolutionnaire s'accompagnait d'une humeur, d'un tempérament pareil au sien : en Babeuf d'abord, restaurateur de l'unité jacobine après Thermidor et précurseur du communisme français, et plus tard dans les sombres héros qui influèrent sur le mouvement social de 1830 à 1850. Une figure comme celle de Robespierre ne s'éclaire pas seulement de façon directe ; son personnage ne tient pas tout entier dans sa vie. Ce qu'on saisit de lui à travers la pensée et les passions de ceux qu'il inspira n'importe pas moins. En découvrant ce que furent les robespierristes de son temps ou des temps suivants on distingue aussi l'homme lui-même. L'éclairage ainsi réfléchi révèle des aspects, des contours, que sa biographie ne fait qu'effleurer ou laisse estompés.
   Le jugement qui découle de telles observations peut être incisif sans perdre de son objectivité. Le romantique Charles Nodier avait lui aussi, au sortir de ses classes, éprouvé pour l'Incorruptible l'attirance qu'exercent sur la jeunesse les apôtres de la pureté absolue, si discutable qu'en soit l'application. Quand l'expérience lui fut venue et que ses idées eurent évolué, Nodier sut néanmoins garder la lucidité d'un moraliste pour juger Babeuf et à travers lui Robespierre. « Voilà près de quarante ans que Babeuf est mort, écrira-t-il en 1836, et son parti est vivant, parce qu'au fond des extravagances mêmes de Babeuf il y avait des vérités qu'aucun gouvernement n'a daigné reconnaître et qui ne mourront jamais. On ne tue pas une vérité comme un homme. »
   L'objet de ce livre est donc de chercher Robespierre en lui-même évidemment, et aussi dans le génie jacobin, dans le comportement et l'humeur de ceux qui furent ses agents, ses créatures, ses disciples, ses successeurs, parce que Robespierre a fixé à tout jamais le type du militant jacobin.

10 euros (code de commande : 16493).


Route Napoléon 1815. Ouvrage collectif coordonné par André Sevrin et Alain Arcq. Fleurus, Unité de Projet « Route Napoléon 1815 », 1996. In-8° agrafé, 56 p., illustrations, cartes, publicités, tirage limité à 1000 exemplaires.
Extrait :
   « Est-il besoin de justifier l'identification d'une «Route Napoléon 1815 » ?
   D'entrée de jeu, nous répondrons d'abord, très objectivement et très courtoisement à ceux qu'ennuient les récits guerriers.
   Le désintérêt, voire l'occultation du passé concernant les périodes les plus sombres de notre histoire, n'est intellectuellement, philosophiquement, ni acceptable, ni rentable.
   Les états d'âme fragiles ne servent à rien. Aujourd'hui comme hier, « oublier le passé, c'est accepter son retour », quel qu'il soit. Sans renier, en aucune manière, notre culture de base à prédominance française (langue, instruction, sensibilité, histoire commune à certains moments) et sans nous associer, pour l'heure, aux débats actuels, politiques et même... géopolitiques s'appuyant parfois sur des données historiques très anciennes, nous avons voulu que l'approche de cette période napoléonienne soit rigoureusement neutre et exempte de dérives chauvines.
   Certes, après la défaite de Waterloo, Napoléon qui, au départ de cette campagne, s'était présenté comme l'exécuteur testamentaire « obligé » de la Révolution française, laissa derrière lui, une France exsangue, occupée militairement, à la merci des grandes puissances, avec des milliers de familles pleurant un fils, un frère ou un mari...
   Mais, en dépit de cela, ce fut aussi une certaine idée de la France que les grognards véhiculèrent avec eux, de l'Atlantique à la Moskova ; ce concept a parfois séduit.
   De-ci, dé-là, à l'intérieur mais aussi à l'extérieur de l'hexagone, des gens, des intellectuels surtout (on disait « des hommes bien éclairés ») se sont rendus compte que des idées nouvelles avaient germé dans l'esprit de philosophes tels que Montesquieu, Voltaire, Rousseau... ; qu'un autre ordre, différent d'une monarchie absolue « à la Louis XIV » était possible ; qu'il convenait d'abolir les privilèges de l'Ancien Régime ; qu'une solide « Déclaration des Droits de l'Homme » pouvait, fort à propos, jeter les bases de codes de loi, de constitutions, de règlements basés sur les principes de la Liberté et de l'Égalité, principes généreux de la République qui – hélas ! – connurent d'épouvantables déviances...
   Et ces idées empreintes de modernité et de progrès, se voyaient exprimées dans une langue claire, nuancée, précise... la langue de Diderot et de d'Alembert.
   Comme une flamme ardente, l'idée d'un changement de société, née en France, se répandait sur le continent européen.
   Et notamment, la grande idée, le rêve prémonitoire de Napoléon : construire l'Europe mais... sous la férule de la France.
   Plus tard – on le sait –, ces « nouveautés » mises en vedette dans la foulée de la Révolution française, bien qu'imposées alors par la force, apparaîtront comme « naturelles ».
   À propos du « rêve européen », Napoléon écrivait, au moment de son exil à Sainte-Hélène : « ... L'agglomération de l'Europe arrivera tôt ou tard par la force des choses ; l'impulsion est donnée... »
  Cette vision européenne aurait sans doute pu être prise en compte si Napoléon avait tenté de la réaliser, non à la pointe de l'épée, mais autour d'une table ronde, dans un esprit de concertation et d'estime. Mais, sans doute, en ce début du XIXe siècle, l'heure de l'Europe n'avait-elle pas encore sonné et, à vrai dire, le projet d'un grand rassemblement ne séduisait guère les puissants de l'époque.
   Les lenteurs, les avatars d'aujourd'hui dans la réalisation de ce noble dessein démontrent à suffisance combien la tâche était et reste difficile.
   Mais revenons à notre route.
   Après examen, on peut affirmer que cet itinéraire de quelque cent kilomètres a bien pour dénominateur commun l'épopée napoléonienne. En effet, chaque ville ou chaque village traversé a été, de près ou de loin, impliqué dans les opérations militaires de 1815.
   Pour des raisons de présentation du titre des guides et d'identification, la plus concise possible, sur les panneaux routiers, les dénominations de routes touristiques sont généralement un peu lapidaires. Il est bien évident que l'appellation synthétique que nous avons retenue sous-entend un concept plus long, à savoir: Route Napoléon juin 1815, route « belge ».

10 euros (code de commande : 14077).


[SIEYES (Emmanuel-Joseph)]. PASQUINO (Pasquale) — Sieyes et l'invention de la constitution en France. Paris, Odile Jacob, 1998. In-8° collé, 262 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   
Sieyes a toujours déplu aussi bien à la gauche, fascinée par le jacobinisme, qu'à la droite, incapable de comprendre le libéralisme de l'auteur de Qu'est-ce que le tiers état ? On lui doit pourtant le caractère antidespotique de notre pouvoir : c'est lui qui imagina, sans être à l'époque écouté, le principe du contrôle de constitutionnalité des lois.
   Son modèle constitutionnel a finalement inspiré les nations européennes après la Seconde Guerre mondiale, notamment l'Allemagne et l'Italie. En France aussi, la Ve République a intégré à son tour le principe du contrôle de constitutionnalité.
   S'appuyant sur des textes de Sieyes publiés ici pour la première fois, Pasquale Pasquino donne à redécouvrir le rôle central qu'a joué ce penseur politique majeur dans la naissance de la culture républicaine et de l'État constitutionnel en Europe.

15 euros (code de commande : 17783).


THIERS (Adolphe) — Histoire du Consulat par M. A. Thiers. Édition illustrée de soixante-dix dessins. [et] Histoire de l'Empire faisant suite à l'Histoire du Consulat. Édition illustrée de deux cent quatre-vingts dessins. Tomes I à IV (complet). Paris, Furne, Jouvet et Cie, 1883. [Paris, Librairie Furne, Jouvet et Cie, Éditeurs, 5, rue Palatine. 1883.] Cinq volumes in-8° demi-chagrin brun à coins, Histoire du Consulat : 602, [1 (table des gravures)], [1 bl.] p., Histoire de l'Empire : tome I : 737, [1 bl.], [1 (table des gravures)], [1 bl.] p., tome II : 683, [1 bl.], [1 (table des gravures], [1 bl.], [1 (avis de souscription de l'Atlas)], [1 bl.] p., tome III : 723, [1 bl.], [1 (table des gravures], [1 bl.], [1 (avis de souscription de l'Atlas)], [1 bl.] p., tome IV : 726, [1 (table des gravures)], [1 bl.] p., rousseurs
Avertissement de l'auteur :
   Je viens d'achever après quinze années d'un travail assidu l'Histoire du Consulat et de l'Empire, que j'avais commencée en 1840. De ces quinze années, je n'en ai pas laissé écouler une seule, excepté toutefois celle que les événements politiques m'ont obligé à passer hors de France, sans consacrer tout mon temps à l'œuvre difficile que j'avais entreprise. On pourrait, j'en conviens, travailler plus vite, mais j'ai pour la mission de l'histoire un tel respect, que la crainte d'alléguer un fait inexact me remplit d'une sorte de confusion. Je n'ai alors aucun repos que je n'aie découvert la preuve du fait objet de mes doutes ; je la cherche partout où elle peut être, et je ne m'arrête que lorsque je l'ai trouvée, ou que j'ai acquis la certitude qu'elle n'existe pas. Dans ce cas, réduit à prononcer comme un juré, je parle d'après ma conviction intime, mais toujours avec une extrême appréhension de me tromper, car j'estime qu'il n'y a rien de plus condamnable, lorsqu'on s'est donné spontanément la mission de dire aux hommes la vérité sur les grands événements de l'histoire, que de la déguiser par faiblesse, de l'altérer par passion, de la supposer par paresse, et de mentir, sciemment ou non, à son siècle et aux siècles à venir.
   C'est sous l'empire de ces scrupules que j'ai lu, relu, et annoté de ma main les innombrables pièces contenues dans les archives de l'État, les trente mille lettres composant la correspondance personnelle de Napoléon, les lettres non moins nombreuses de ses ministres, de ses généraux, de ses aides de camp, et môme des agents de sa police, enfin la plupart des mémoires manuscrits conservés dans le sein des familles. J'ai rencontré, je dois le dire, sous tous les gouvernements (car j'en ai déjà vu se succéder trois depuis que mon œuvre est commencée), la même facilité, la même prodigalité à me fournir les documents dont j'avais besoin, et sous le neveu de Napoléon on ne m'a pas plus refusé les secrets de la politique impériale que sous la république ou sous la royauté constitutionnelle. C'est ainsi que je crois être parvenu à saisir et à reproduire non cette vérité de convention, que les générations contemporaines se créent souvent, et transmettent aux générations futures comme la vérité authentique, mais cette vérité des faits eux-mêmes, qu'on ne trouve que dans les documents d'État, et surtout dans la correspondance des grands personnages. J'ai de la sorte employé quelquefois une année à préparer un volume que deux mois me suffisaient à écrire, et j'ai fait attendre le public, qui avait bien voulu attacher quelque prix au résultat de mes travaux.
   Je dois ajouter qu'au scrupule s'est joint chez moi le goût d'étudier à fond comment, à l'une des époques les plus agitées de l'humanité, on s'y était pris pour remuer tant d'hommes, d'argent et de matières. Les secrets de l'administration de la finance, de la guerre, de la diplomatie, m'ont attiré, retenu, captivé, et j'ai pensé que cette partie toute technique de l'histoire méritait de la part des esprits sérieux autant d'attention au moins que la partie dramatique. À mon avis, la louange, le blâme pour les grandes opérations ne sont que de vaines déclamations, si elles ne reposent sur l'exposé raisonné, positif et clair de la manière dont ces opérations se sont accomplies. S'extasier, par exemple, devant le passage des Alpes, et, pour faire partager son enthousiasme aux autres, accumuler les mots, prodiguer ici les rochers, et là les neiges, n'est à mes yeux qu'un jeu puéril et même fastidieux pour le lecteur. Il n'y a de sérieux, d'intéressant, de propre à exciter une véritable admiration, que l'exposé exact et complet des choses comme elles se sont passées. Combien de lieues à parcourir à travers monts, combien de canons, de munitions, de vivres à transporter sans routes frayées, à des hauteurs prodigieuses, au milieu d'affreux précipices, où les animaux ne servent plus, où l'homme seul conserve encore ses forces et sa volonté, le tout dit simplement, avec le détail nécessaire, sans les particularités inutiles, voilà, selon moi, la vraie manière de retracer une entreprise telle que le passage du Saint-Bernard par exemple. Qu'après un exposé précis et complet des faits, une exclamation s'échappe de la bouche du narrateur, elle va droit à l'âme du lecteur, parce que déjà elle s'était produite en lui, et n'a fait que répondre au cri de sa propre admiration.
   Telles sont les causes de la lenteur que j'ai mise à composer cette histoire, et de l'étendue aussi de mes récits.


Frontispice et page de titre du premier volume.

Les cinq volumes : 180 euros (code de commande : 15908).


 

TRIOMPHE DE LA
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE


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VERDUN (Jean) — Brumaire. [An VIII.] Paris, Club des Éditeurs, 1961. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 284 p., illustrations hors texte, (collection « Hommes et Faits de l'Histoire », 54), exemplaire numéroté.

10 euros (code de commande : 256/65).

 

 


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