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Dictionnaire archéologique des techniques. Paris, Éditions de l'Accueil, 1963-1964. Deux grands volumes in-8° carrés sous reliures et jaquettes (un peu défraîchies) d'éditeur, 1122 p., illustrations, mouillures au bas des pages du tome II.
Extrait du bulletin d'annonce :
   Nous ne présentons pas au lecteur une histoire des Techniques selon les formules communément adoptées.
   Dans le présent Dictionnaire, nous avons isolé chaque technique – classée par ordre alphabétique – pour en étudier l'histoire dans les plus anciens et principaux foyers de civilisation, lui consacrant, de cette manière, autant de monographies spécialisées.
   À titre d'exemple, voici le plan d'une rubrique :
      Cuir – Préhistoire (A. Laming-Emperaire), Amérique précolombienne (P. Reichlen), Asie centrale (L. Hambis), Inde (J. Auboyer), Asie occidentale (J. Bottéro), Égypte (J. Vercoutter), Grèce et Rome (J. André).
   Le Dictionnaire archéologique a retenu ainsi 165 techniques auxquelles les spécialistes des civilisations anciennes, familiers des sources écrites et monumentales, ont consacré près de 700 monographies accompagnées de quelque 1000 illustrations.
   Cette méthode d'exposé confère à l'ouvrage un caractère d'autant plus inédit que, très souvent, l'histoire d'une technique était mal connue dans tel ou tel secteur et qu'elle a suscité des recherches particulières.
   Aussi bien, de nombreuses études publiées ici sont absolument neuves, faisant état d'une documentation dont seul un spécialiste pouvait être informé (les découvertes de l'archéologie soviétique, par exemple, concernant Bois, Cuir, Feutre, Jade).
   Précisons encore que, pour renseigner au maximum le lecteur, nous avons banni de l'ouvrage ce que l'on pourrait appeler « la rubrique fourre-tout ». Ainsi, entre beaucoup d'autres, Architecture, traitée comme telle, est complétée par Brique, Carrière, Construction, etc..., techniques également étudiées dans chaque civilisation ancienne.
   Finalement, par l'originalité de sa méthode, la multitude et la qualité des témoignages rassemblés, le choix de ses rubriques, le Dictionnaire archéologique des techniques est un instrument de travail singulièrement riche et, néanmoins, facile à consulter.
   Pour le professeur, le technicien, l'étudiant, il est une source irremplaçable de connaissances.

Les deux volumes : 45 euros (code de commande : 18375 - vendu).

 

GINZBURG (Carlo) — Le sabbat des sorcières. Traduit de l'italien par Monique Aymard. Paris, Gallimard, 1992. In-8° collé, 423 p., illustrations hors texte, (collection « Bibliothèque des Histoires »).
En quatrième de couverture :
   Du XIVe au XVIIe siècle, dans toute l'Europe, des femmes et des hommes accusés de sorcellerie ont raconté s'être rendus au sabbat : là, de nuit, en présence du diable, on se livrait à des festins, à des orgies, à l'anthropophagie, à la profanation des rites chrétiens.
   D'où vient le sabbat ? Les accusés se sont-ils laissé extorquer, souvent sous la torture, le récit que leurs juges attendaient d'eux ? Selon Carlo Ginzburg, pas toujours. Dans quelques cas, l'écart entre les questions des juges et les réponses des accusés laisse affleurer des éléments liés à une couche plus profonde. Partant de ces anomalies, appuyé sur un immense matériel documentaire, il a entrepris de retrouver et de recomposer les pièces dispersées de cette histoire nocturne. L'enquête conjugue plusieurs approches auxquelles correspondent autant d'hypothèses : une approche historique qui, des lépreux aux juifs, aux hérétiques et aux sorciers, dessine à la fin du Moyen Âge la place du complot ourdi en son sein par les ennemis de la chrétienté ; une approche morphologique, qui rassemble les éléments disjoints d'une très ancienne culture à fond chamanique, largement attestée dans le monde eurasiatique ; une dernière hypothèse, plus ambitieuse encore, lie l'identification de formes générales de l'expérience essentielle de la mort et de l'au-delà et les structures élémentaires du récit.
   Un programme immense, mais aussi une rigoureuse leçon de méthode qui veut, à chaque moment, rappeler les exigences, les limites et les possibilités du métier d'historien.

25 euros (code de commande : 18373 - vendu).

 

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Annales. Économies - Sociétés - Civilisations. 22e Année - N° 1. Janvier-février 1967. Paris, Armand Colin, 1967. In-8° broché, 228, XXX p., illustrations hors texte.
Table des matières :
   - Machinisme et peinture, par Marc Le Bot.
   - Villes et campagnes dans l'Italie préromaine, par Emilio Sereni.
   - En Chine, du XVIe au XVIIIe siècle : les mines de charbon de Men-t'ou-kou, par Teng T'o, présentation de M. Cartier.
   - La fortune paysanne dans le Vaucluse, 1900-1938, par C. Mesliand.
   - À propos du paupérisme au milieu du XVIIe siècle : peinture et charité chrétienne, par P. Deyon.
   - Défense et illustration de l'Histoire locale, par P. Leuilliot.
   - Note critique : Une histoire du Japon, des origines à 1867, par P. Akamatsu.
   - Comptes rendus : Expériences socialistes contemporaines - Sciences humaines, Sciences sociales.
   - 
Polémiques et controverses : Mépris du monde et XIe siècle, par R. Bultot.

8 euros (code de commande : 17423).

 

Annales Marbacenses qui dicuntur. (Cronica Hohenburgensis cum continuatione et additamentis neoburgensibus). Recognovit Hermannus Bloch. Accedunt annales Alsatici breviores. Hannoverae et Lipsiae, Impensis Bibliopolii Hahniani, 1907. In-8° broché, XXIII + 167 p., une planche dépliante hors texte, (collection « Scriptores Rerum Germanicarum in Usum Scholarum »).

25 euros (code de commande : 152/64).

 

ANDRÉ (Louis) — Histoire économique depuis l’antiquité jusqu'à nos jours. Quatrième édition. Paris, Alcan, 1930. In-12 broché, 212 p., (« Bibliothèque d’Histoire Contemporaine »).

9 euros (code de commande : 2225).

 

ARIÈS (Philippe) — L'enfant et la vie familiale sous l'Ancien Régime. Paris, Seuil, 1973. In-8° broché, 501 p., illustrations hors texte, (collection « L'Univers Historique »), dos ridé et quelques soulignements crayonnés.
En quatrième de couverture :
   L'objet de cet ouvrage – qui est devenu un classique de notre historiographie – est d'approcher les sentiments anciens à l'égard de l'enfance et de la vie familiale, à travers l'existence quotidienne, du Moyen Âge au XVIIIe siècle, et de montrer, chemin faisant, à quel point le sentiment de la famille est un sentiment moderne qui n'a pu se développer qu'aux dépens de la société.
   La découverte de l'enfance est, en effet, récente. Dans la succession des âges, l'enfance était jadis comme télescopée. Partant, si la famille existait comme réalité, elle n'était pas considérée en tant que valeur morale et sentimentale. Mais voici que, peu à peu, on répugne à mélanger les enfants aux adultes ; un nouveau sentiment familial apparaît alors qui s'organise autour des enfants et de leur éducation. Les contemporains n'ont pu percevoir un changement aussi lent : c'est de biais que l'auteur l'a saisi, grâce à l'iconographie, à l'histoire des jeux et de l'éducation...
   Ainsi, la famille s'est transformée profondément dans la mesure où elle a modifié ses relations internes avec l'enfant. Ce livre replace cette métamorphose de la famille dans l'ensemble de l'histoire sociale de l'Ancien Régime, tout en opposant à grands traits les caractères de cette société à ceux de notre temps.

20 euros (code de commande : 18027 - vendu).

 

BABELON (Jean) Les vie des Mayas. 2e édition. Paris, Gallimard, 1933. In-12 broché, 250 p., illustrations hors texte, (collection « Roman des Peuples », n° 2), exemplaire non coupé.

9 euros (code de commande : 146/61).

 

BARTIER (John) — Libéralisme et socialisme au XIXe siècle. Études rassemblées et publiées par Guy Cambier. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1981. In-8° broché, LIX, 522 p., (collection « Université Libre de Bruxelles - Faculté de Philosophie et Lettres - LXXVIII - Faculté des Sciences sociales, politiques et économiques »), couverture plastifiée, marque manuscrite du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Guy Cambier.
   - John Bartier, par Pierre Cockshaw et Jacques Willequet.
   - Le V.·. M.·. de la R.·. L.·. Prométhée, Hommage maçonnique.
   - Bibliographie des travaux de John Bartier, 1938-1980, par André Miroir.
   - La vulgarisation historique.
   - Littérature et histoire.
   - Proudhon et ses amis belges.
   - Le mouvement démocratique à l'Université Libre de Bruxelles au temps de ses fondateurs.
   - Fondateurs et créateurs du Crédit Communal de Belgique.
   - Le Denier de l'Italie et la propagande garibaldienne en 1860.
   - Un centenaire : Les élections de 1864.
   - Proudhon et la Belgique.
   - Étudiants et mouvement révolutionnaire au temps de la Première Internationale.
   - Partis politiques et classes sociales en Belgique.
   - Charles De Gosier et le jeune libéralisme.
   - Léon Fontaine, Joseph Paz et l'Association fédérative universelle de la démocratie.
   - Léon Fontaine, Joseph Pas et l'Association fédérative universelle de la démocratie. Note complémentaire.
   - Des amis inconnus de Saint-Simon : les Guillery.
   - La Commune de 1871 et l'opinion belge.
   - L'édition bruxelloise du « Rappel » de Paris - 1869.
   - Le docteur Watteau, Charles De Coster et quelques autres.
   - La presse belge et la mort de Mazzini.
   - La police politique de Napoléon III et la Belgique.
   - Aux sources de l'Unionisme et du Libéralisme :
l'Observateur belge 1815-1820.
   - Quetelet politique.
   - Edgar Quinet et la Belgique.
   - Quelques réflexions sur le Saint-Simonisme et sur Stendhal.

25 euros (code de commande : 14669*).

 

BAUDHUIN (Fernand) — Économie agraire. Quatrième édition refondue. Louvain, Institut de Recherches Économiques et Sociales, 1945. In-8° broché, 327 p., quelques cachets, rare.
Extrait de l'introduction :
   L'économique agraire est la science et l'ensemble des méthodes économiques applicables à l'agriculture. Nous préférons le substantif « Économique », qui évoque l'idée de « science », à celui, plus utilitaire, de « Économie ». Il rappelle au surplus l'« Économique » de Xénophon, mettant Socrate en cause, et l'« Économique » d'Aristote, malheureusement perdue.
   Les traités sur cette matière sont nombreux, mais ils méritent plutôt le nom d'« Économie Rurale» que Émile Vliebergh définissait comme suit :
   « L'Économie rurale est la science qui s'occupe de tout ce qui concerne la profession agricole, et le cultivateur considéré comme tel. On peut y distinguer :
      1°) des études techniques..., l'agronomie proprement » dite ;
      2°) des études économiques, sociales, juridiques et » politiques ».
   C'est dans ce sens également que parle H. W. C. Bordewyck : « L'économie agricole est la science agricole » vue et traitée du point de vue économique ».
   Ce n'est point là tout à fait notre préoccupation. Nous l'avons dit dans notre préface, au lieu d'être un agronome voyant les choses au point de vue économique, nous sommes un économiste observant la terre. Nous allons essayer de dégager les lois essentielles régissant l'agriculture, d'examiner les questions agricoles d'ordre général et enfin d'étudier la structure et l'évolution de l'agriculture belge.

20 euros (code de commande : 17395).

 

BERTHOLET (Alfred) Histoire de la civilisation d'Israël. Traduction française par Jacques Marty. Paris, Payot, 1929. In-8° broché, 435 p., (collection « Bibliothèque Historique »).

15 euros (code de commande : 120/62).

 

BINNS (Norman E.) An Introduction to Historical Bibliography. With a preface by Arundell Esdaille. London, Association of Assistant Librarians, 1953. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, XII + 370 p., illustrations.

13 euros (code de commande : 131/69).

 

BIRKET-SMITH (Kaj) — Histoire de la civilisation. Caractéristiques et conditions du développement des sociétés rustiques et préindustrielles du passé et du présent. Traduction de Claude Desgoffe et de Jean L. Pelosse. Paris, Payot, 1955. In-8° broché, 565 p., (collection « Bibliothèque Historique »).

20 euros (code de commande : 140/63).

 

BIRNIE (A.) — Histoire économique de l'Europe (1760-1932). Préface de Roger Picard. Édition française par Pierre Coste. Paris, Payot, 1932. In-8° broché, 390 p., (collection « Bibliothèque Historique »).

12 euros (code de commande : 95/67).

 

BLOCKMANS (Wim) — Histoire du pouvoir en Europe. Peuples, marchés, États. Préface Jacques Santer. Épilogue Marcelino Oreja Aguirre. Anvers, Fonds Mercator Paribas, 1997. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 402 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
   « Le pouvoir corrompt, » écrivait Lord Acton. « et le pouvoir absolu corrompt de manière absolue. » Parvenus au terme d'un siècle tumultueux et à l'aube d'un nouveau millénaire, nous constatons que la nature du pouvoir a subi une modification radicale. Cet ouvrage effectue une analyse magistrale des différentes configurations du pouvoir et de l'importance qui fut la leur dans l'histoire européenne de ces dix derniers siècles. L'auteur de l'Histoire du Pouvoir en Europe propose de la sorte une étude d'une valeur inestimable sur la pensée et la politique occidentale.
   Parcourant un arc temporel qui débute vers l'an mil, époque où naquirent en Europe les premiers états-nations, se poursuit avec les croisades, la Renaissance, la succession des guerres, des annexions et des révolutions, pour se terminer par l'apparition de formes nouvelles de gouvernement, cette vaste et ambitieuse étude ouvre une perspective originale et provocatrice sur l'exercice du pouvoir et ses effets.
   Contrairement aux empires chinois et ottoman, où la population subissait la domination généralisée d'un centre unique, l'Europe a toujours été un amalgame de systèmes de pouvoir disparates. Parmi ses centaines d états grands et petits-tous en compétition les uns avec les autres – de nouvelles idées ne cessèrent de fleurir, entraînant la création d une société unique dans l'histoire mondiale. C'est la remarquable diversité européenne qui conduisit au développement de multiples centres de pouvoir, à l'éclosion du capitalisme comme à celle du socialisme, à l'invention de la démocratie et à la mise en place de structures économiques et sociales complexes. En résultèrent à la fois des réalisations grandioses et des conflits dévastateurs.
   Wirn Blockmans interroge l'exercice du pouvoir dans la société européenne à travers l'analyse détaillée de trois champs majeurs : politique, économie et culture. Il démontre que, plus ces trois domaines se chevauchent, plus le pouvoir devient absolu. Les mouvements de populations, la relation des religions aux pouvoirs séculiers, les formes d'art produites dans les villes, les cours et les villages: rien n'échappe à son regard attentif.
   Pendant la plus grande partie de ce millénaire, les représentations visuelles furent pour les dirigeants et les gouvernements des outils essentiels de persuasion. Plus de 350 illustrations – peintures, gravures, miniatures, reliquaires, tapisseries, fresques, tableaux généalogiques, cartes, monnaies et même pièces d'échecs – éclairent de brillante façon la thèse de Blockmans. Des œuvres d'artistes aussi différents que Giorgio Vasari, Albrecht Durer, Rembrandt. El Greco, Edvard Munch, Gauguin, et représentant les sujets les plus variés – allégories religieuses, portraits de la famille Médicis, procès de sorcières en Allemagne au XVIe siècle, extrémisme religieux en Irlande du Nord, architecture stalinienne, batailles navales et cetera – contribuent ainsi à la présentation d'un panorama exhaustif des structures du pouvoir et des luttes qu'elles entraînèrent dans l'Europe de ce dernier millénaire.

45 euros (code de commande : 16111).

 

BOIA (Lucian) — Great Historians of the Modern Age. An International Dictionary. Ellen Nore, Keith Hitchins and Georg G. Iggers associate editors. New York - Westport - London, Greenwood Press, [1991]. In-8° sous reliure d'éditeur, XXIV, 841 p., bel exemplaire.
Preface :
   This volume of Great Historians, devoted to historians of the nineteenth and twentieth centuries, is the fruit of ample international collaboration facilitated by the International Commission on the History of Historiography.
   In this volume, we have tried to harmonize the criterion of universal value with national criteria, while at the same time illustrating certain particular domains of history. We are fully aware of the gaps left : we could not cover all national cultures, and the selection imposed by the limitations of space forced us to omit some historians who would have undoubtedly deserved entries. Besides, we observed as a rule the selection suggested by the consultants in the respective countries themselves and, out of the wish to preserve unaltered the specifics of every historiographic school, we made as few modifications as possible in the texts of the entries. We hope this explains some of the discrepancies in the volume.
   Entries are arranged by countries or geographical areas and then alphabetized. The editors have provided both an index of historians and a general subject index. Cross-references are indicated by « q.v. » following the name of an individual mentioned within the text who is the subject of a separate entry. English translations of books and articles in non-Western languages appear in parentheses.
   In several exceptional cases we included in a certain historiography historians of a different origin, who had, however, dedicated themselves to the study of the respective history and culture (as is the case of Leo Frobenius who is included in African instead of German historiography). As a general rule, living historians are not given entries in the dictionary and historians who have died since 1987 are not represented.
   We hope this work, the first of its kind, for all imperfections inherent to a pioneering work, will help provide better knowledge of world historiography with all its richness and variety.

20 euros (code de commande : 18257).

 

BONENFANT (Paul) — Cours de diplomatique. S.l., [ca 1941]. In-8° sous une modeste reliure, 296 p., soulignements et annotations.

13 euros (code de commande : 15913).

 

BOORSTIN (Daniel) — Histoire des Américains. Tome I : L’aventure coloniale. Tome II : Naissance d’une nation. Tome III : L’expérience démocratique. Paris, Armand Colin, 1981. Trois volumes in-8° brochés, 398, 510 et 606 p., illustrations.
Sur la couverture du tome I :
« Daniel Boorstin est l'un des plus grands historiens américains d'aujourd'hui. Né en 1914 dans l'État de Géorgie, il étudie d'abord à Harvard avant de séjourner trois ans à Oxford comme boursier Cecil Rhodes. Il est un des rares Américains à qui ses études de droit vont permettre de s'inscrire au barreau britannique. Il reçoit son doctorat à Yale et enseigne l'histoire à Harvard, puis, pendant quinze ans, à l'Université de Chicago. Il donne des cours aux Universités de Rome, de Kyoto, de Cambridge et à la Sorbonne où il inaugure la chaire d'histoire américaine. En 1969, il devient Directeur du Musée National d'Histoire et de Technologie de la Smithsonian Institution. Il ne cesse d'élargir et d'approfondir son œuvre personnelle ; il réalise pour la télévision une série d'émissions historiques et publie de nombreux articles de vulgarisation dans les grands magazines américains. Son Histoire des Américains lui vaut, en 1973, le prix Pulitzer. En 1975, il est placé à la tête de la Bibliothèque du Congrès à Washington.
   D'une prodigieuse culture, Daniel Boorstin est un écrivain né, qui a le goût du vécu, le don de la formule et le sens de l'humour.
   Dans l'Histoire des Américains, il raconte comment les citoyens des États-Unis ont pris peu à peu conscience de devenir américains, des Puritains aux Yankees, des Quakers de Philadelphie aux Irlandais de Tammany Hall, des gentlemen du Sud aux pionniers de l'Ouest. C'est une histoire de leur vie quotidienne, de leur culture matérielle, de leurs mentalités. C'est aussi une exploration de leur imaginaire, des mythes et des mystifications qu'ils ont véhiculés : le fabuleux y côtoie le cocasse ; l'inopiné suscite l'utopie.
   Cette vaste fresque, qui s'étend sur quatre siècles et tout un continent, est brossée par petites touches suggestives : une série de sketches campe ces inventeurs de génie qui n'ont pas fait d'études ou presque, ces promoteurs qui lancent une ville qui n'existe pas encore, ces affairistes sans pitié, ces déracinés sans bagages qui fondent des communautés durables dont ils fixent les lois. Les thèmes se succèdent en courtes séquences dont le rythme entraîne le lecteur.
   L'Aventure coloniale jette sur de nouveaux rivages les futurs Américains pour y bâtir un Nouveau Monde. Durant un siècle et demi, de 1630 à 1780, les colons du Massachusetts, de la Pennsylvanie, de la Géorgie et de la Virginie mesurent leurs rêves européens d'une Terre Promise aux déconcertantes évidences de la réalité. Ils ont du mal à résister aux périls du perfectionnisme ou de la philanthropie. Ainsi se dégage un état d'esprit typiquement américain où l'usage précédera la connaissance, où les savants perdront leurs monopoles et les hommes de loi leur spécialité.
   C'est la primauté de l'histoire naturelle, l'astronomie à la portée de tous et une médecine qui guérit par les remèdes simples. Une nouvelle culture s'instaure qui repose sur une philosophie de l'inattendu, une culture sans cour ni capitale, dont les premiers supports sont des livres dévots ou des manuels pratiques et une presse qui ne tarde pas à prendre son essor.
   Oublieux des traditions militaires de l'Europe, les colons font une guerre d'amateurs : leurs miliciens luttent contre les Indiens et contre les Anglais, mais l'isolationnisme de chaque colonie est un obstacle permanent à l'unité et à la cohérence de l'action : le général Washington redoute les désertions, se plaint du manque de discipline, arbitre de tenaces rivalités. Comment s'explique alors la victoire finale ?
   Le second tome, Naissance d'une nation, voit, de la Révolution à la guerre de Sécession, les Américains s'organiser en communautés, puis se constituer en nation. Leur esprit pionnier les conduit à la conquête de l'Ouest. Peu à peu se construit leur patrie : les États-Unis.
   Avec le troisième tome s'engage L'Expérience démocratique qui se poursuit jusqu'à nos jours, à travers la croissance des villes, le développement de la consommation et des technologies, l'extension de l'enseignement. Nation d'immigrants, les États-Unis affrontent les problèmes de l'inégalité raciale et définissent leur rôle dans le monde.
   Cette chronique foisonnante de la civilisation américaine a été traduite avec compétence par une équipe d'américanistes de l'Université d'Aix-en-Provence, animée par Yves Lemeunier.

     

Les trois volumes : 70 euros (code de commande : 13994).

 

BRANTS (Victor)Les grandes lignes de l'Économie politique. Troisième édition. Louvain - Paris - Leipzig, Peeters - Lecoffre - Harrasowitz, 1901. In-8° demi-chagrin à coins, XX + 615 p., exemplaire annoté, dos, mors et coupes frottés.

25 euros (code de commande : 160/64).

 

BRIOT (Frédéric) — Usage du monde, usage de soi. Enquête sur les mémorialistes d'Ancien Régime. Paris, Seuil, 1994. In-8° broché, 296 p., (collection « La Couleur de la Vie »).

10 euros (code de commande : 893).

 

BRUCKER (Gene) — Giovanni et Lusana. Amour et mariage à Florence pendant la Renaissance. Avant-propos de Christiane Klapisch-Zuber. [Titre original : Giovanni and Lusanna : Love and marriage in Renaissance Florence.] Traduit de l'anglais par Rémy Lambrechts. Paris, Alinéa, 1991. In-8° collé, 125 p., illustrations, (« Collection de la Pensée »), exemplaire à l'état de neuf, épuisé
En quatrième de couverture :
   « Giovanni est un noble florentin, Lusanna une jeune veuve de la petite bourgeoisie. Après douze années de vie commune, Giovanni veut épouser une riche florentine de son milieu. Lusanna se considère à juste titre mariée à Giovanni. Pour la première fois, une femme, de condition inférieure de surcroît, en quête de sauvegarder son honorabilité et son identité dans un monde dominé par les hommes, intente un procès à un noble.
   Leur histoire d'amour, et le procès qui s'ensuit en 1455 ont secoué la ville de Florence, ses répercussions allant jusqu'à la papauté. À travers leur histoire, découverte aux archives de l'État de Florence, l'historien Gene Brucker nous révèle l'univers dans lequel les deux protagonistes vivaient. Sa lecture livre au lecteur un caractère immédiat, intime et concret de ce « cas particulier » qui lui permet de saisir les caractéristiques plus précises d'une société et d'une culture.
   L'histoire de Giovanni et Lusanna appartient à un genre historique, la microhistoire, qui suscite beaucoup d'intérêt parmi les historiens américains et européens. Ce genre s'attache à une écriture historique plus descriptive qu'analytique dont l'objet central est davantage l'homme que sa situation. On pensera à l'histoire de Martin Guerre, un autre procès connu, décrit par Nathalie Zemon Davis ou à l'ouvrage de Leroy Ladurie sur la révolte durant le carnaval de 1580 dans la ville de Roman. Toute l'habileté du microhistorien est de suggérer sans emphase les échos des phénomènes qu'éveille pour lui l'évocation d'un destin individuel intégré à un problème historique. »

13 euros (code de commande : 12140).

 

Bulletin de la Classe des Lettres et des Sciences Morales et Politiques. 6e série - Tome VIII. Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1997. Deux volumes in-8° brochés, 607 p., quelques illustrations.
Table des matières :
   Séance du lundi 6 janvier 1997.
      - Procès-verbal (pp. 5-11).
      - Exposé : Les avatars de la conscience, par Marc Richelle (pp. 13-47).
   Séance dit lundi 3 lévrier 1997.
      - Procès-verbal (pp. 49-58).
      - Éloge : Orner Jodogne 1908-1996, par Albert Henry (pp. 59-65).
      - Présentation d'orateur : Jean-Pierre Nandrin, par Philippe Godding (pp. 67-68).
      - Exposé : Justice, magistrature et politique aux premiers temps de l'indépendance de la Belgique, par Jean-Pierre Nandrin (pp. 69-111).
   Séance du lundi 3 mars 1997.
      - Procès-verbal (pp. 113-116).
      - Présentation d'orateur : Alain Martin, par Jean Bingen (pp. 117-119).
      - Exposé : D'Achmîm à Strasbourg, sur les traces d 'Empédocle, par Alain Martin (pp. 121-137).
   Séance du lundi 24 mars 1997.
      - Procès-verbal (pp. 139-142).
   Séance du lundi 5 mai 1997.
      - Procès-verbal (pp. 143-146).
      - Éloge : Paul De Visscher. 1916-1996, par François Rigaux (pp. 147-165).
      - Exposé : Compétition, mondialisation et politiques de concurrence, par Alexis Jacquemin (pp. 167-184).
   Assemblée générale des trois Classes du samedi 10 mai 1997.
      - Procès-verbal (pp. 185-187).
      - Rapport annuel : Action et Activités de l'Académie de mai 1996 à avril 1997, par Philippe Roberts-Jones (pp. 189-205).
      - Rapport annuel : Activités de Commission de la Biographie nationale de mai 1996 à avril 1997, par Jean-Marie Duvosquel (pp. 207-209).
   Séance publique du lundi 12 mai 1997.
      - Procès-verbal (pp. 211-212).
      - Discours : Statutaire, histoire et politique au 19 siècle, par Philippe Godding (pp. 213-240).
      - Lecture : Un dossier mystérieux : Les origines de Bruxelles, par Georges Despy (pp. 241-303).
      - Proclamation (pp. 305-308).
      - Nécrologe (p. 309).
      - Élections (p. 310).
      - Concours annuel de 1997 : rapports des Commissaires (pp. 311-326).
      - Prix et Fondations académiques : rapports des jurys (pp. 327-328).
   Séance du lundi 2 juin 1997.
      - Procès-verbal (pp. 329-330).
      - Réception d'associé : Thierry de Montbrial, par Philippe de Woot (pp. 331-334).
      - Résumé d'exposé : Nouvelles dimensions de la politique internationale, par Thierry de Montbrial (pp. 335-337).
      - Communication : Lecture de Aube, par Albert Henry (pp. 339-352).
   Séance du lundi 7 juillet 1997.
      - Procès-verbal (pp. 353-357).
      - Hommage : Robert Henrion, par Philippe Godding (p. 359).
      - Rapport de mission : 6e Congres international d'Histoire de la Science arabe. Ras-al-Khaimah, 16-20 décembre 1996, par André Allard (pp. 361-363).
      - Compte rendu de la 71e session annuelle du Comité de l'Union académique internationale (Jérusalem, du 15 au 20 juin 1997), (pp. 365-502).
   Séance du lundi 6 octobre 1997.
      - Procès-verbal (pp. 505-508).
      - Hommage : Jules Labarbe (1920-1997), par Philippe Godding (p. 509).
      - Hommage : Veiko Vää,änen (1906-1997), par Philippe Godding (p. 511).
      - Exposé : Nomen est omen. Du bon usage des noms propres dans le théâtre de langue anglaise, par Gilbert Debusscher (pp. 513-539).
   Séance du lundi 3 novembre 1997.
      - Procès-verbal (pp. 541-545).
      - Présentation d'orateur : Marianne Blomqvist, par Philippe Roberts-Jones (pp. 547-548).
      - Exposé : Les noms, un miroir de la société, par Marianne Blomqvist (pp. 549-557).
      - Rapport de mission : Le Tenessee Williams New Orleans Literary, par Gilbert Debusscher (pp. 559-562).
   Séance du lundi 1er décembre 1997.
      - Procès-verbal (pp. 562-566).
      - Éloge: Georges Duby (1919-1996), par Jacques Stiennon (pp. 567-576).
      - Présentation d'orateur : François Bédarida, par Jean Stengers (pp. 577-580).
      - Exposé : Y a-t-il une crise dans l'histoire de France ?, par François Bédarida (pp. 581-594).
   Table analytique.
   Table onomastique.

Les deux volumes : 18 euros (code de commande : 18102).

 

[BÜLOW] Mémoires du chancelier Prince de Bülow. Tome 1er : 1897-1902. Le secrétariat d'État des Affaires étrangères et les premières années de chancellerie. Tome II : 1902-1909. Du renouvellement de la Triplice jusqu'à sa démission de chancelier. Tome III : 1909-1919. La Grande Guerre et la Débâcle. Tome IV : 1849-1896. Sa jeunesse et sa carrière de diplomate. Traduction de Henri Bloch et Paul Roques. Paris, Plon, 1931-1949 (mentions de mille). Quatre volumes in-8° brochés, 494, 525, 346 et 527 p., illustrations hors texte, non coupés.

Les quatre volumes : 50 euros (code de commande : 131/62).

 

CALLOT (Émile) Ambiguïtés et antinomies de l'histoire et de sa philosophie. Préface de Fernand Braudel. Paris, Marcel Rivière et Cie, 1962. In-8° broché, 391 p., (collection « Bibliothèque Philosophique »).

15 euros (code de commande : 140/69).

 

CAPITAN (L.) — La préhistoire. Édition revue et augmentée par Michel Faguet, chargé de conférences à l'École d'Antrhopologie. Préface de Henri Breuil, professeur de Préhistoire au Collège de France et à l'Institut de Paléontologie humaine. Paris, Payot, 1931. In-8° broché, 223 p., 90 figures dans le texte et 16 planches hors texte, (collection « Bibliothèque Scientifique »).

13 euros (code de commande : 10218).

 

CARACO (Albert)Le tombeau de l'histoire. Lausanne, L'Âge d'Homme, 1975. Fort in-8° broché, 604 p.

15 euros (code de commande : 161/64).

 

CARTIER (Raymond) — Les secrets de la guerre dévoilés par Nuremberg. Paris, Arthème Fayard, 1946 (6e édition). In-12 broché, 318 p., papier jauni.

9 euros (code de commande : 157/65).

 

[CASANOVA (Giacomo)]. FLEM (Lydia) — Casanova ou l'exercice du bonheur. Paris, Seuil, 1995. In-8° broché sous jaquette, 240 p., (collection « La Librairie du XXe Siècle »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Entre Casanova et nous, il y a presque deux siècles d'ignorance et de malentendu. On le croyait don Juan de salon et mauvais bougre, on le découvre homme des Lumières et ami des femmes. Dans ce livre, Lydia Flem raconte comment l'enfant de Venise, malade et abandonné par sa mère, devient un homme audacieux, insolent, prêt à tout entreprendre. Casanova se jette dans l'existence sans rien vouloir en retour, sinon la plus scandaleuse des récompenses : le plaisir.
   Pour les femmes, le Vénitien est un homme disponible, un amant sans conséquences. Toujours généreux, il se donne sans compter et ne trouve la volupté que lorsqu'elle est partagée. Son art de vivre est un exercice du bonheur.
   À Paris, Rome, Berlin, Saint-Pétersbourg, Spa ou Londres, ce fils de comédiens se sent partout chez lui. Des salons aristocratiques aux bas-fonds, des alcôves aux couvents, des tables de jeux aux cénacles d'érudits, on le retrouve dans tous les cercles de la société du XVIIIe siècle. Tour à tour ignoré puis comblé par la bonne fortune, Casanova rebondit toujours.
   Exilé dans un château de Bohême, rattrapé par la vieillesse, cet amoureux de la langue française écrit treize heures par jour l'histoire de sa vie. Dernier pied de nez à la postérité, le Vénitien devient moraliste. Non content d'avoir fait de la volupté de vivre le principe d'une existence, il affirme que le vrai bonheur est celui qu'offre la mémoire. Au-delà du plaisir, il y a encore du bonheur, voilà l'insolente morale de Giacomo Casanova.

10 euros (code de commande : 18236).

 

[CHARLES QUINT]. DE BOOM (Ghislaine) — Les voyages de Charles-Quint. Bruxelles, Office de Publicité, 1957. In-8° broché, 161 p., illustrations hors texte, (collections « Lebègue et Nationale », n° 121), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Les itinéraires des voyages de Charles Quint – quarante au cours de quarante années de règne – forment, sur la carte de l'époque, comme un grand filet couvrant les principaux pays de l'Europe occidentale au XVIe siècle.
   Les chroniqueurs qui ont suivi le Souverain dans ces pérégrinations nous en ont laissé un témoignage parfois pittoresque, qui jette un jour curieux sur les mœurs et coutumes de la Renaissance, dans divers foyers de culture de l'Ancien Monde.
   Pourtant, derrière ce décor plaisant ou magnifique, l'historien distingue tous les dangers que court une Europe divisée sur le plan politique et religieux. Et sous l'habit impérial, il découvre un homme miné par les maladies, usé avant l'âge par des charges trop lourdes et les excessives fatigues d'incessants déplacements. Malgré ses voyages, ses luttes et ses négociations, Charles Quint aboutit à un échec qui s'exprima par l'abdication et la retraite du dernier Empereur d'Occident.

12 euros (code de commande : 18112).

 

[CHARLES QUINT]. SOISSON (Jean-Pierre) — Charles Quint. Paris, Grasset, 2000. In-8° collé, 410 p., illustrations hors texte, couverture un peu défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Souverain des Pays-Bas à quinze ans, roi d'Espagne à seize, empereur d'Allemagne à dix-neuf, Charles Quint devint très jeune le maître d'un empire « sur lequel le soleil ne se couchait point ».
   Né en 1500, il assiste aux plus grandes découvertes de la Renaissance. Disciple d'Érasme, il aime Titien et les peintres italiens. Il se passionne pour les mondes nouveaux. Toute sa vie il cherche à conserver et à agrandir les territoires si différents dont il hérite. On a peine à imaginer que ses terres comprenaient l'Espagne brûlante, les Pays-Bas, des royaumes italiens... Charles Quint s'oppose à Soliman le magnifique, multiplie les alliances et les guerres avec le Pape, avec Henri VIII d'Angleterre, avec François Ier... À cheval ou en bateau, suivi par des carrioles de nourriture, de vêtements, d'œuvres d'art, de mobilier, il est tour à tour en Italie, en Bourgogne, dans l'Allemagne de Luther ; mais aussi à Alger et Tunis, qu'il conquiert ; enfin, il envoie ses hommes à l'assaut du Mexique et du Pérou... L'empereur voyage, rédige des milliers de lettres, aime, découvre et s'instruit, élève, honore ou déchoit.
   Il est aussi un des rares hommes de pouvoir à avoir choisi d'abdiquer. En 1556, ce prince qui sent que le monde nouveau n'est pas le sien, se retire au monastère de Yuste. Il y reste jusqu'à sa mort, tandis que son fils Philippe II règne.
   Avec talent et passion, Jean-Pierre Soisson nous emmène sur les pas d'un prince mystérieux, austère et aimant la vie, voyageant dans une Europe sans unité qu'il cherche à bâtir contre vents et marées.

12 euros (code de commande : 18300).

 

CHASTENET (Jacques) — Le siècle de Victoria. Paris, Club des Libraires de France, 1957. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, maquettes de Pierre Faucheux), 385 p., illustrations hors texte, (collection « Histoire »), exemplaire numéroté.

20 euros (code de commande : 162/65).

 

CHAUNU (Pierre) La mémoire de l'éternité. Paris, Robert Laffont, 1975. In-8 broché, 299 p.

7 euros (code de commande : 192/57).

 

CLARK (J.G.D.) — L'Europe préhistorique. Les fondements de son économie. Avec 8 planches et 183 figures. Traduit de l'anglais par Jean Gouillard. Paris, Payot, 1955. In-8° broché, 491 p., illustrations in et hors texte, (collection « Bibliothèque Historique »).

20 euros (code de commande : 162/63).

 

CLOUGH (Shepard B.) — Histoire économique des États-Unis depuis la guerre de Sécession (1865-1952). Paris, Presses Universitaires de France, 1953. In-8° broché, 201 p., tableaux.

13 euros (code de commande : 163/63).

COLINON (Maurice) Histoire des jeux olympiques. Paris, Gedalge, 1960. In-8° broché, 126 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « Grand Pavois »).

10 euros (code de commande : 163/71).

 

La communication sociale et la guerre. Colloque des 20, 21, 22 mai 1974. Études de sociologie de la guerre. Bruxelles, Bruylant, 1974. In-8° broché, 286 p., illustrations.
@ Ce volume d'actes du colloque organisé par l'Institut de Sociologie - Centre de Sociologie de la Guerre contient : Le pouvoir des mots et la guerre, par le général-major Victor Werner ; Attitudinal Change with special reference to the Mass Media, par Otto Klineberg ; Faible intérêt du public pour la politique internationale, par Gabriel Thoveron ; War on the screen : A Psychological Perspective, par Robert Liebert et Diane E. Liebert ; Évolution de l'importance de l'impact de la communication sociale sur le déroulement de la guerre de 1940 à nos jours, par William Ugeux ; Social Communication and War : The Mass Media, par Guy Cumberbatch ; Psychological Warfare and the Propaganda fot Peace : Antinomies for the comming decade, par Jerzy J. Wiatr ; Cinema et violence : comment contrôler le comportement agressif des spectateurs, par Jacques-Philippe Leyens ; La Communication sociale et la guerre, par H. Laborit ; Le comportement territorial des souris, par Éliane Noirot ; Le Pape et la Guerre, par Paul M.G. Levy ; L'action psychologique durant la guerre de sécession des États-Unis (1861-1865), par Henri Bernard ; Les services allemands de propagande et de contrôle de l'information en Belgique occupée (1940-1944), par Jean-Léon Charles ; Un exemple de communication sociale dirigée : l'action psychologique en cas de guerre ou de conflit, par le colonel Pierre Cremer et le major René Schalbroeck ; Biologie sociale et communications, par Gaston Bouthoul ; Conclusions.

13 euros (code de commande : 10048).

 

COTTRELL (Léonard)Cités perdues et retrouvées (Lost Cities). Traduit de l'anglais par Anne Joba. Paris, Pierre Horay, 1958. In-8° broché, 257 p., illustrations in et hors texte, maquette de couverture de Massin, (collection « Mémoire du Monde »), exemplaire non coupé.

12 euros (code de commande : 172/64).

 

Le Creuset de l'Espérance. Le Mexique de 1810 à 1910. De Doorbrak van de Hoop. Mexico van 1810 tot 1910. Bruxelles, BBL, 1993. In-4° broché, 241 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, édition bilingue (français - néerlandais).
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Banque Bruxelles Lambert, à Bruxelles, du 5 octobre au 5 décembre 1993 dans le cadre des manifestations « Europalia 93 Mexico ».
Table des matières :

   - Le creuset de l'espérance. Le Mexique à la recherche de son identité, par Maria Eugenia de Lara.
   - La « Nacion Mexicana ». L'histoire mouvementée du Mexique au XIXe siècle, par Juan Ortiz Escamilla.
   - Au nom de Dieu et d'un empereur « éphémère ». Le corps des volontaires belges au Mexique, par Richard Boijen.
   - Le Porfiriat. Le régime dictatorial de Porfirio Diaz (1876-1910), par Gloria Villegias Moreno.
   - La recherche d'une image nationale. Les arts platiques mexicains au XIXe siècle, par Fausto Ramirez.
   - Le Mexique, terre de contrastes, par Robert Duclas.

25 euros (code de commande : 15558).

 

DARMESTETER (Arsène) Cours de grammaire historique de la langue française. Deuxième partie : Morphologie. Publiée par Léopold Sudre. Onzième édition revue et corrigée. Paris, Delagrave, 1924. In-12 broché, VI + 189 p., déchirure (sans manque) à la couverture.

10 euros (code de commande : 146/69).

 

DE BEER (Jean) — L'Aventure chrétienne. Trois siècles sans pouvoir face au pouvoir. Récit. Paris, Stock, 1981. In-8° collé, 417 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Comment quelques centaines d'hommes, voyageurs infatigables, conduits par les douze Apôtres et inspirés par Dieu, ont entrepris la mobilisation du monde, sans autres armes que la fraternité, la paix et l'amour. Pas à pas, une société, la nôtre, allait sortir de tant d'ardeur. Seul, Eusèbe, évêque de Césarée, (265-340 après Jésus-Christ), qui détenait des documents et des témoignages irremplaçables a réuni les éléments de cette histoire des premiers siècles de l'Église, de ce temps où celle-ci n'était que souffrante et sans pouvoir.
   Jean de Béer a suivi son itinéraire pour les hommes d'aujourd'hui. Il nous donne un livre remarquablement documenté, vivant, souvent passionné, toujours passionnant.

9 euros (code de commande : 15564).

 

DE BOOM (Ghislaine) — Correspondance de Marguerite d'Autriche et de ses ambassadeurs à la cour de France concernant l'exécution du traité de Cambrai (1529-1530). Bruxelles, Lamertin, 1935. In-8° broché, XXV, 270 p., (collection « Commission Royale d'Histoire »), exemplaire non coupé.
Table des matières :
   I. Introduction.
      - Correspondance de Marguerite d'Autriche, tante de Charles-Quint : publications et inédits.
      - Manuscrit appartenant au comte de Lalaing : description intrinsèque et extrinsèque.
      - Rôle important d'Antoine de Lalaing à la Cour des Pays-Bas.
      - Origine de Philippe de Lalaing, fils légitimé d'Antoine de Lalaing.
      - Ses fonctions à la Cour de Marguerite d'Autriche.
      - Sa mission diplomatique à la Cour de France.
      - Son collaborateur, François de Bonvalot, trésorier de l'église de Besançon.
      - Retour de Philippe de Lalaing aux Pays-Bas.
      - Fin de sa vie : son épitaphe.
      - Caractères de sa mission diplomatique : les instructions données par Marguerite d'Autriche.
      - Les ambassadeurs sont chargés de surveiller l'exécution du traité de Cambrai.
      - Difficultés de cette mission.
      - Interventions personnelles de Marguerite d'Autriche.
      - Projet d'une alliance entre Charles-Quint et François Ier, négociée par Marguerite d'Autriche et Louise de Savoie.
      - Mort des deux Régentes et échec de cette tentative.
      - Importance de cette correspondance.
   II. Instructions données par Marguerite d'Autriche à Philippe de Lalaing.
   III. Correspondance de Marguerite d'Autriche et de ses ambassadeurs à la Cour de France concernant l'exécution du traité de Cambrai.
   IV. Lettres de Philippe et Antoine de Lalaing.
   V. Engagement souscrit par Marguerite d'Autriche et les principaux seigneurs des Pays-Bas en faveur de François Ier.
   VI. Rapport à Marguerite d'Autriche sur la journée de Cambrai concernant les déprédations.
   VII. Lettre de Philippe de Lalaing, Guillaume des Barres et Charles de Poupet de la Chaulx à Marguerite d'Autriche.
   VIII. Lettre de Philippe de Lalaing et Guillaume des Barres à Marguerite d'Autriche.
   - Errata - Index - Table de concordance.

15 euros (code de commande : 17728*).

 

La Découverte du passé. Progrès récents et techniques nouvelles en préhistoire et en archéologie. Études réunies et présentées par A. Laming, avec la collaboration de R.J.C. Atkinson, G. Bailloud, H. Balfet, P. Chombard de Lauwe, A. France-Lanord, G. Lemée, A. Leroi-Gourhan, H.L. Movius, K.P. Oakley et J.F.S. Stone. Paris, A. et J. Picard, 1952. In-8° broché, 363 p., illustrations et un tableau dépliant hors texte.

15 euros (code de commande : 175/64).

 

DE LOË (baron) — Musées Royaux du Cinquantenaire à Bruxelles. Belgique ancienne. Catalogue descriptif et raisonné. Tome I : Les âges de la pierre. Tome II : Les âges du métal. Tome III : La période romaine. Tome IV : La période franque. (Complet.) Bruxelles, Vromant & C°, 1928 - 1931 - 1937 - 1939. Quatre volumes in-8° brochés, 261, 270, 371 et 218 p.
Préface du tome IV, par Jean Capart :
   Monsieur A. Grenier, dans sa chronique gallo-romaine de la Revue des Études Anciennes, faisant le compte rendu des deux premiers volumes du présent catalogue, écrivait : « C'est toute la vie scientifique d'un maître archéologue qui se trouve résumée ici. » Lors de la publication du troisième volume, il caractérisait celui-ci par la phrase suivante : « C'est un vrai manuel de l'archéologie gallo-romaine en Belgique et un modèle. »
   Le Baron de Loë m'a fait l'honneur de me demander quelques lignes de préface pour chacun des volumes de son catalogue descriptif et raisonné du département de la Belgique Ancienne. Au moment où paraît le quatrième et dernier volume, le jugement porté par le maître français apparaît encore mieux justifié. Jusqu'à présent, le lecteur n'avait pu apprécier l'effort réalisé que par fractions. À l'heure présente, l'auteur peut déposer sa plume avec le sentiment d'avoir laissé, aux continuateurs de sa grande œuvre, toute la tradition d'une vie entièrement dévouée à l'archéologie de la Belgique Ancienne.
   Il y a quarante ans, lors de mes débuts aux Musées Royaux des Arts décoratifs et industriels (c'est ainsi que s'appelaient alors nos Musées Royaux d'Art et d'Histoire), les collections du Baron de Loë occupaient une cage d'escalier et une galerie à l'étage. Au fond de cette galerie, dans un local qui abritait les collections préhistoriques d'Espagne provenant des fouilles des frères Siret, on avait découpé, par des cloisons vitrées, un espace où le baron avait installé son bureau. Que de fois les jeunes attachés se sont-ils rendus en ce réduit pour demander conseils et avis à leur aîné ! Même lorsqu'on ne s'intéressait que superficiellement à l'archéologie nationale, on ne pouvait manquer, lors de ces visites, d'être surpris de voir l'espace, réservé aux collections, devenir, d'année en année, trop étroit. On avait beau resserrer les vitrines les unes contre les autres, faire construire des meubles à plateaux superposés, entasser des objets à tous les paliers de l'escalier, le produit des fouilles du Baron de Loë menaçait de tout envahir. C'est que notre conservateur avait, à ses côtés, un ami généreux, le Comte Louis Cavens, qui avait compris depuis longtemps que la reconstitution du lointain passé de la Belgique constituait une tâche d'importance nationale. Il se faisait, de la sorte, que la gestion du département de la Belgique Ancienne et la direction des fouilles faites sur tout le territoire de la Belgique se trouvaient réunies entre les mains du Baron de Loë. Il était bon qu'il en fût ainsi, car il fallait alors reconstituer les périodes anciennes de la civilisation humaine sur notre sol, il fallait, au plus tôt, porter l'attention sur tel ou tel point précis dont on pouvait attendre des lumières pour combler des lacunes, pour résoudre des problèmes. C'est la tâche à laquelle le Baron de Loë s'est consacré pendant un quart de siècle avec une ardeur, un enthousiasme qui ne se sont jamais ralentis, même pendant les années de la grande épreuve.
   Après la guerre, le département de la Belgique Ancienne et ses réserves purent enfin prendre possession de salles qui, si elles n'étaient pas encore définitives, allaient permettre au moins une présentation adéquate de nos richesses. L'espace attribué à la Belgique Ancienne paraissait gigantesque ; mais lorsqu'on eut fait la révision des séries que l'exiguïté des locaux avait empêché jusqu'alors de montrer au public, on s'aperçut qu'il suffirait à peine pendant les quelques années qui s'écouleraient avant la construction du Musée Léopold III consacré à l'Antiquité.
   Au mois d'octobre 1925, le Baron de Loë fut mis à la retraite. Mais cela ne devait pas marquer pour lui l'heure des loisirs ; il lui restait à nous donner le fruit de sa longue expérience sous forme d'un catalogue des collections qu'il avait créées. Bien des fois, au cours des années de crise, on a pu douter de l'achèvement de l'œuvre. Ce n'est pas du côté de l'auteur que surgissaient les difficultés ; il a fallu au total plus de dix ans avant que les ressources budgétaires aient permis d'imprimer les quatre volumes.
   Les jugements concordent pour affirmer que les bases établies par le Baron de Loë sont définitives. Il va de soi qu'on enrichira les collections, qu'on augmentera le nombre de sites archéologiques dont chacun permettra peut-être de préciser l'un ou l'autre trait du tableau d'ensemble. Dès à présent, le département de la Belgique Ancienne est devenu l'un des plus intéressants de nos Musées, l'un des plus visités aussi et particulièrement par la jeunesse des écoles. Il faut qu'il en soit ainsi pour affirmer toujours davantage la communauté nationale de nos populations en montrant de quelle manière, à travers les révolutions et les invasions des temps anciens, la configuration géographique même de nos régions a lié étroitement la destinée des groupes ethniques divers qui s'y installaient. Mais, en même temps, il est apparu de plus en plus clairement que les travaux de fouilles assumés par le personnel scientifique du département, sans avoir jamais été réglés par un statut officiel, devraient dorénavant se faire par les soins d'un service général. Je suis heureux de pouvoir affirmer ici que le Baron de Loë partage à cet égard, sans réserve, la manière de voir du Conservateur en Chef des Musées et qu'il considérera la constitution prochaine d'un tel service comme le véritable couronnement de sa vie, entièrement dévouée à l'enrichissement de notre patrimoine d'histoire.
   Tous les amis du Baron de Loë se réjouiront avec moi de voir paraître ce quatrième volume d'une œuvre que l'on peut, sans hésiter, considérer comme un monumentum aere perennius.

Les quatre volumes : 65 euros (code de commande : 15861).

 

[DELUMEAU (Jean, sous la direction de)]. Histoire vécue du peuple chrétien. Tomes I : De la clandestinité à la chrétienté. Tome II : Vers quel christianisme ? (complet). Paris, Privat, 1979. Deux volumes in-8° pleine toile imprimée sous coffret d'éditeur, 461 et 481 p., illustrations in et hors texte, index général, exemplaire numéroté (n° 003356), en très bel état.
Table des matières :
   Introduction, par Jean Delumeau.
   Première partie : Sur les ruines du paganisme.
      1. Surgissement d'un peuple, par Annie Jaubert.
      2. Les persécutions à l'origine de l'Église, par André Mandouze.
      3. La mort chrétienne : images et vécu collectif, par Paul-Albert Février.
      4. IVe-Ve siècles. Le mariage chrétien à Rome, par Charles Pietri.
      5. Le culte des images dans le monde byzantin, par Gilbert Dagron.
      6. Les Églises orientales, par Jules Leroy.
      7. VIe-XIe siècles. La pastorale populaire en Occident, par Pierre Riché.
   Deuxième partie : L'offensive chrétienne.
      8. XIe-XIIIe siècles. Le mariage chrétien en Occident, par Francesco Chiovaro.
      9. Au XIIIe siècle. Une parole nouvelle, par Jacques Le Goff et Jean-Claude Schmitt.
      10. Dans la campagne florentine au XIVe siècle. Les communautés chrétiennes et leurs curés, par Charles M. de la Roncière.
      11. Xe-XVe- siècles. La religion populaire en Pologne et en Bohême, par Aleksander Gieysztor.
      12. Christianisme et vie quotidienne dans les pays germaniques au XVe siècle. L'empreinte du sacré sur le temps, par Francis Rapp.
      13. XVIe-XVIIe siècles. La religion populaire en Allemagne luthérienne, par Bernard Vogler.
      14. Le Huguenot aux XVIe et XVIIe siècles. « Vivre la vraye religion », par Janine Estèbe.
      15. De la tradition médiévale aux recueils des XVIIe et XVIIIe siècles. Les cantiques en pays tchèques, par Marie-Élisabeth Ducreux.
      16. Les missions des temps modernes au Portugal, par Eugénio Dos Santos.
      17. La prédication des masses au XVe siècle. Facteurs et limites d'une réussite, par Hervé Martin.
      18. Les prédications au XVIIIe siècle, par François Lebrun.
      19. Curés et paroissiens de la Contre-Réforme, par Alain Molinier.
      20. De vendémiaire à fructidor an II. L'autre « déchristianisation », par Michel Vovelle.
      21. Clergé et peuple creusois du XVe au XXe siècle. De l'osmose à l'agressivité, par Louis Pérouas.
      22. Religion populaire et populisme religieux au XIXe siècle, par Michel Lagrée.
      23. La vie religieuse en France pendant la Première Guerre mondiale, par Jean-Marie Mayeur.
      24. Crise et espoirs des catholiques français d'aujourd'hui, par Gérard Defois.
      25. La coexistence confessionnelle. Complicités, méfiances et rupture aux Provinces-Unies, par Willem Frijhoff.
      26. En Espagne catholique de 1479 à 1945. La pastorale militante et ses avatars, par Bartolomé Bennassar.
      27. Dans le Mexique central du XVIe au XVIIIe siècle. Religion populaire et société coloniale, par Serge Gruzinski.
      28. La religion populaire en Amérique latine. Fatalisme traditionnel et agressions particulières, par Charles Antoine.
      29. XVIIe-XIXe siècles. Le christianisme clandestin au Japon, par Junko Stuveras.
      30. 1939-1945. L'Église de Pologne durant la Seconde Guerre mondiale, par Krystyna Debowska.
      31. La vie religieuse actuelle en U.R.S.S., par Bernard Dupire.
      32. Les États-Unis en tant que phénomène religieux, par Edward A. Tiryakian.
   Conclusion d'hier à demain, par Jean Delumeau.
   Index.

30 euros (code de commande : 18156 - vendu).

 

DEMANGEON (A.) Le déclin de l'Europe. 2e édition préfacée et mise à jour par Aimé Perpillou. Paris, Guenégaud, 1975. In-12 broché, XI + 373 p.

12 euros (code de commande : 148/69).

 

DESCHAMPS (Henri-Thierry) et POULIGO (René) — L'époque contemporaine (1789-1870). Liège - Paris, Dessain, 1975. In-8° broché, 456 p., planches hors texte, (collection « Recueils de Textes d'Hisotire publiés sous la direction de Louis Gothier et Albert Troux », tome IV), couverture insolée.
Avant-propos :
   La collection à laquelle ce recueil appartient se propose avant tout de mettre à la disposition des professeurs et des élèves de l'Enseignement secondaire un ensemble de textes destinés à donner à l'enseignement de l'histoire une base documentaire solide, attrayante, efficace.
Table des textes :
   I. De 1789 à 1815.
   - La France en 1789.

      1. Paris à la veille de la Révolution : Le Faubourg St-Marcel.
      2. L'Industrie en France à la veille de la Révolution.
      3. Les mouvements d'opinion à la veille des Etats Généraux.
      4. La préparation des États Généraux.
      5. Cahiers du Tiers-état
   - L'Assemblée constituante.
      6. La journée du 20 Juin 1789.
      7. Le 14 Juillet et ses suites.
      8. Deux opinions sur la Révolution.
      9. Mirabeau orateur.
      10. Biens nationaux et assignats.
      11. Le club des Jacobins.
      12. La fête de la Fédération.
      13. Robespierre et la rééligibilité des partis.
      14. Projet de Le Chapelier sur la suppression des corporations.
      15. La fuite du Roi.
   - L'Assemblée législative.
      16. La situation politique au début de la Législative.
      17. Opinions sur la guerre dans l'hiver 1791-1792.
      18. La base du système métrique décimal.
      19. « La Patrie en danger ».
      20. Le manifeste de Brunswick.
      21. La Journée du 10 août 1792.
      22. Un extrait de « L'Ami du Peuple ».
      23. Avec Chateaubriand dans l'armée de Condé (août-septembre-octobre 1792).
      24. La défense nationale en 1792.
      25. La bataille de Valmy.
   - La Convention.
      26. Les origines du musée du Louvre.
      27. La libération des peuples.
      28. Les subsistances à la fin de 1792 et au début de 1793.
      29. Le procès du Roi
      30. Constitution de l'an I (.24 Juin 1793). Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
      31. Le Gouvernement révolutionnaire.
      32. Le nouveau calendrier.
      33. Guerre révolutionnaire et représentants en mission.
      34. Les Belges, les rhénans et l'expansion révolutionnaire.
      35. La suppression de l'esclavage.
      36. Les décrets de Ventôse.
      37. Décret sur la fête de l'Etre Suprême (18 Floréal An II - 7 mai 1794).
      38. Discours prononcé par Maximilien Robespierre à la Convention dans la séance du 8 thermidor (26 Juillet 1794).
      39. La déclaration des droits et des devoirs de l'homme et du citoyen dans la Constitution de l'An III (5 Fructidor An III - 22 août 1795).
   - Le Directoire.
      40. Les idées de Gracchus Babeuf.
      41. L'Institut.
      42. L'esprit public à Paris au début de 1796.
      43. Les patriotes italiens, la « Révolution » et l'unité italienne.
      44. Le coup d'État de Fructidor.
      45. Le Traité de Campo-Formio (26 Vendémiaire An VI - 17 octobre 1797).
      46. L'enseignement secondaire sous la Révolution.
      47. L'Expédition d'Égypte.
      48. Le coup d'État de Brumaire.
      49. La Constitution de l'An VIII.
   - Le Consulat.
      50. Les projets de Bonaparte au début du Consulat.
      51. La politique de Bonaparte en Amérique.
      52. La politique religieuse de Bonaparte.
      53. Les lycées napoléoniens.
      54. L'institution de la Légion d'honneur.
      55. Le franc de Germinal.
      56. L'élaboration du Code civil.
      57. Inventions techniques sous le régime napoléonien : le gaz d'éclairage.
   - Le Premier Empire. Histoire intérieure.
      58. Deux témoignages sur Napoléon.
      59. L'évolution des institutions napoléoniennes.
      60. Le catéchisme impérial.
      61. Les opinions sur la noblesse d'Empire.
      62. Tableau intérieur de l'Empire au retour de Tilsitt.
      63. Les grands travaux sous l'Empire : Les ports.
      64. Route et canaux sous l'Empire.
      65. Napoléon et l'industrie française.
      66. L'économie sucrière en France sous le premier Empire.
   - Le Premier Empire. Histoire extérieure.
      67. Les principes militaires de Napoléon.
      68. Proclamations de Napoléon à la Grande Armée.
      69. Quelques vues de Talleyrand en politique étrangère.
      70. Le blocus continental.
      71. Napoléon et les Hongrois.
      72. L'Espagne de 1809 à 1814.
      73. La Résistance allemande à l'expansion napoléonienne.
      74. Politique de Napoléon à l'égard de la papauté.
      75. Napoléon et l'Angleterre.
      76. La campagne de Russie de 1812.
      77. L'état de l'opinion au début de 1814.
      78. L'entrée des Alliés à Paris en 1814.
      79. Proclamation de Napoléon au retour de l'Ile d'Elbe.
      80. La bataille de Waterloo - (18 juin 1815).
   IL De 1815 À 1848.
   - La France de 1815 à 1848.

      1. Le règne de Louis XVIII.
      2. La Charte constitutionnelle.
      3. La Chambre introuvable.
      4. La faveur de Decazes.
      5. L'opposition libérale.
      6. Le Cabinet Villèle.
      7. Le règne de Charles X.
      8. Polignac au pouvoir.
      9. Les Ordonnances de Juillet.
      10. La Révolution de juillet.
      11. L'appel du Duc d'Orléans au trône.
      12. Le « Roi-Citoyen ».
      13. Casimir Perrier au pouvoir.
      14. La - Loi Guizot ».
      15. Mole, Thiers, Guizot.
      16. La Fonction royale.
      17. Les légitimistes sous la monarchie de Juillet.
      18. Le régime de Juillet et la poussée populaire.
      19. Mouvement et Résistance en politique extérieure.
   - L'évolution politique de l'Europe de 1814 à 1848.
      20. La réorganisation de l'Europe.
      21. Le développement de l'Alliance (1815-1818).
      22. La confédération germanique.
      23. L'ébranlement de l'Alliance (1820-1823).
      24. La révolte grecque et la ruine de l'Alliance.
      25. La Constitution belge.
      26. L'Unité italienne : Gioberti contre Mazzlni.
      27. L'établissement du Zollverein (1833).
      28. Le despotisme en Russie.
      29. La crise franco-allemande de 1840.
      30. La première Entente cordiale.
   - Les conditions économiques et sociales.
      31. Cockerill et ses entreprises.
      32. Les débuts du chemin de fer.
      33. Manchester, vu par Tocqueville et par Engels.
      34. Le paupérisme en France : Le Nord.
      35. L'instruction en Prusse.
      36. Le développement de la presse périodique.
   - Le mouvement intellectuel.
      37. L'Ecole romantique.
      38. Le traditionalisme ultra-montain : La Mennais.
      39. Le libéralisme constitutionnel : Benjamin Constant.
      40. Le Saint-Simonisme.
      41. Le Fouriérisme.
      42. Le dirigisme de Louis Blanc.
      43. Proudhon contre la propriété.
      44. La grammaire comparée de Bopp.
      45. L'électromagnétisme.
      46. Le Daguerréotype.
      47. L'auscultation médiate.
   - Les révolutions de 1848 et la Seconde République.
      48. Le Drapeau rouge.
      49. La suppression de l'esclavage.
      50. La deuxième République et le droit au travail.
      51. Les journées de Juin 1848.
      52. La loi Falloux.
      53. Le soulèvement du Milanais en 1848.
      54. La révolution viennoise.
      55. L'Insurrection de Berlin.
      56. Le congrès panslave de Prague.
      57. La « Marseillaise » hongroise.
      58. Le coup d'Etat du 2 décembre 1851.
   - Le Second Empire.
      59. La Constitution du 14 Janvier 1852.
      60. Portrait de Napoléon III.
      61. L'attentat d'Orsini et ses suites.
      62. Loi de Sûreté Générale et proscriptions sous le Second Empire.
      63. Figures d'Industriels au temps du Second Empire.
      64. Les grands travaux agricoles.
      65. La spéculation sous le Second Empire.
      66. Le traité de commerce franco-britannique de 1860.
      67. L'exposition internationale de 1867.
      68. Les libertés réclamées par Thiers.
      69. Les élections de 1869.
   - L'unification italienne.
      70. L'entrevue de Villafranca.
      71. Rome, capitale de l'Italie.
      72. L'expédition des Mille.
      73. La France, Rome et l'Italie.
      74. La Convention de Septembre.
      75. L'achèvement de l'unité italienne.
   - La Grande Bretagne (1815-1870).
      76. Troubles et répression en Grande-Bretagne.
      77. La question irlandaise en 1826.
      78. L'émancipation des catholiques.
      79. Anglicanisme et catholicisme en Angleterre.
      80. La responsabilité ministérielle.
      81. Les trois grandes pétitions chartistes (1839-1842-1848).
      82. L'abolition des Corn Laws.
      83. Peel, vu par Disraeli.
      84. Disraeli comparé à Palmerston et à Gladstone.
      85. Le « désétablissement » de l'Eglise anglicane d'Irlande.
      86. L'Elementary Education Act de 1870.
   - Prusse, Autriche, Allemagne (1851-1870).
      87. La mission de la Prusse en Allemagne.
      88. Le conflit constitutionnel en Prusse.
      89. Les prodromes de la guerre austro-prussienne.
      90. Les préliminaires de Nikolsbourg
      91. La confédération de l'Allemagne du Nord.
      92. Le compromis austro-hongrois.
      93. La proclamation de l'Empire allemand.
      94. L'annexion de l'Alsace-Lorraine.
   - Développement religieux (1814-1870).
      95. Le catholicisme libéral de La Mennais.
      96. L'encyclique mirari vos et la disparition de l'Avenir.
      97. Le pape Pie IX.
      98. Montalembert au Congrès de Malines.
      99. Le Syllabus.
      100. Le Concile du Vatican.
   - L'expansion européenne de 1815 à 1870.
      101. L'élargissement du monde connu.
      102. Prise d'Alger.
      103. Colonisation de l'Algérie.
      104 L'Installation des Français en Indochine.
      105. L'autonomie des colonies britanniques.
      106. L'utilité de l'Empire britannique.
      107. La nouvelle administration de l'Inde.
   - Les États-Unis de 1815 à 1865.
      108. L'isolationnisme américain.
      109. La démocratie en Amérique.
      110. L'expansion démographique et économique.
      111. La société américaine vers 1835.
      112. Le destin de l'Union.
      113. La sécession.
      114. Lincoln à la Maison blanche.
      115. Lincoln et l'esclavage (1862-1865).
      116. La fin de la guerre.
   - Les transformations économiques, sociales et intellectuelles de 1848 à 1870.
      117. Des usages de l'aluminium.
      118. Le canal de Suez.
      119. Les grands magasins.
      120. La condition ouvrière en France.
      121. Du proudhonisme au marxisme.
      122. La formation de la 1ère Internationale ouvrière.
      123. Le transformisme.
      124. La peinture française.
      125. Le « Préraphaélisme » anglais.
      126. Le mouvement intellectuel de 1850 à 1871.
      127. Le mouvement littéraire sous le Second Empire.
      128. La musique allemande.
      129. Le sens de l'Histoire, d'après Tolstoï

15 euros (code de commande : 17768).

 

DESCOLA (Jean) Les Conquistadors. [Paris], Club du Meilleur Livre, 1957. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 411 p., illustrations hors texte dont certaines dépliantes, cartes volantes, exemplaire numéroté et à l'état de neuf.

15 euros (code de commande : 202/68).

 

DE SMET (A.) — La cartographie hollandaise. Avec la collaboration de R. Calcoen, L. Danckaert, D. Geerbaerts, L. Wellens-De Donder. Bruxelles, Bibliothèque Royale Albert Ier, 1971. In-8° broché, XIV, 83 p., illustrations in et hors texte.
Ouvrage édité à l'occasion de l'exposition éponyme organisée dans le cadre du vingt-cinquième anniversaire de l'accord culturel belgo-néerlandais et du festival « Europalia 1971 ».
Extrait de l'avant-propos :

   Le but de cette exposition est de retracer l'évolution de la cartographie hollandaise jusqu'à nos jours. L'auteur et ses collaborateurs présentent des œuvres cartographiques, réalisées en Hollande, qui concernent le monde entier.
   Le choix des documents fut déterminé par le souci de mettre en valeur les riches collections de la Bibliothèque royale Albert Ier. Une cinquantaine de pièces ont été retenues pour illustrer les divers aspects de la cartographie hollandaise. Nous avons fait appel à d'autres institutions pour quelques documents.

5 euros (code de commande : 15939*).

 

Deux inédits du Musée de Préhistoire de Mons (Belgique) par la Société de Recherches Préhistoriques en Hainaut. Le Mans, Monnoyer, 1955. In-8° agrafé, 11 p., illustrations, envoi de P. H. Moisin au professeur Maurice-A. Arnould.
   Extrait du compte rendu de la XIVe session du Congrès de Préhistoire de France, Strasbourg-Metz 1953, pp. 583-593.
   Le texte qui est signé par A. Adam, M. G. Lefrancq, L. Letocart, P. H. Moisin, H. Muller et R. Royo, concerne : 
      1. une pointe barbelée maglemosienne découverte dans la plaine alluviale de la Haine, à Pommerœul, en 1848-1849 à l'occasion de la construction des hauts-fourneaux ;
      2. un instrument pédiforme de type omalien découvert sur la rive gauche de la Trouille, à Spiennes (au lieu-dit « Petit Spiennes » et non au « Camp à Cayaux »), en 1951.

5 euros (code de commande : 16168).

 

De Vrede van Gent. Verslag der werkzaamheden van het internationaal colloquium op 26 en 27 septembre 1964 ingericht door de Rijksuniversiteit te Gent met de medewerking van het Atlantisch Voorlichtings- en Documentatiecentrum te Brussel, ter herdenking van de honderdvijtigste verjaardag der ondertekening van de Vrede van Gent. Gent, Rijksuniversiteit te Gent, 1965. In-8° broché, 109 p., (collection « Werken Uitgeveven door het Rectorrat van de Rijksuniversiteit te Gent », n° 16).
Table des matières :
   - Academische Zitting - Séance Académique - Académic Representation.
   - Openingsrede, door Rector J. J. Bouckaert.
   - Introduction du thème général du colloque, par M. J. H. Pirenne.
   - Message from Mr. Nelson Rockefeller.
   - Message from Mr. Christian Herter.
   - Great Britain and the treaty of Ghent, by Sir Charles Petrie.
   - Gent, Zetelplaats van de Angelsaksische Vredesconferentie, door Th. Luykx.
   - A peace that lasted, by E. J. Pratt.
   - Le lent développement de la solidarité Atlantique, par le Baron J. Ch. Snoy et d'Oppuers.
   - Werkzitting gewijd aan de Rol van de Handel als Vredesfactor tussen de Atlantische Naties - Séance de Travail consacrée au Rôle du Commerce comme facteur de Paix entre les Nations Atlantiques - Session concerning the part played by Commerce as a factor to ensure peace among thé Atlantic Nations.
   - Speech delivered by Mr. F. Figgures.
   - Communication de M. A. de Baerdemaeker.
   - Atlantic Ties and United States Investments in Europe, par F. Boas.
   - Les Relations Économiques de l'Amérique latine avec les États-Unis et l'Europe Occidentale, par L. Ameye.
   - Werkzitting gewijd aan de Rol van de Handel als Vredesfactor tussen de Atlantische Naties en Derden - Séance de Travail consacrée au rôle du commerce comme facteur de paix entre les Nations Atlantiques et les Tiers - Session concerning the part played by Commerce as a factor to ensure peace among the Atlantic Nations and other countries.
   - Speech delivered by Mr. F. Figgures.
   - Le Commerce, facteur d'émancipation individuelle et de paix, par J. Pirenne.
   - Reflexions on peace and liberty, par M. Delgado.
   - Le Commerce comme facteur de paix dans les relations des Nations Atlantiques avec les pays d'Outre-Mer, par A. Garand.
   - Diverse Tussenkomsten - Interventions Diverses - Several Interventions, par : le Général M. Carpentier (France), M. Lukomo (Congo), le baron W. Michiels van Kessenich (Nederland), J. Gascuel (France), F. Boas (USA), F. E. Figgures, Discussion entre M. Gascuel et M. Garand au sujet de la détérioration des Termes d'échange, Mr. Webb.
   - Slotzitting - Séance de clôture - Last Session.
   - Rapport général, par J. H. Pirenne.
   - Allocution de clôture par J. J. Bouckaert.

12 euros (code de commande : 16004).

 

DHOQUOIS (Guy) — Sociologie historique. Pour l'Histoire. Paris, Anthropos, 1971. In-8° broché, 332 p., bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   « Ce livre a un triple but : faire avancer, à partir des données fournies par l'histoire comparative, nos idées sur la typologie des sociétés humaines à l'aide d'un concept de base, celui de mode de production ; en fonction de ce travail concret, faire progresser la méthodologie et l'épistémologie de l'histoire prise comme sociologie historique et, à partir de cette théorie de la praxis, aboutir à la critique de l'évolution contemporaine vers le capitalisme d'État et de son idéologie, en particulier le structuralo-marxisme.
   Du communisme primitif au communisme, c'est peut-être une spirale que décrit l'histoire de l'humanité. Mais ne s'emprisonne-t-elle pas progressivement dans le règne de la nécessité et des machines, dans le dernier avatar des sociétés de classes, le capitalisme d'État ? »

12 euros (code de commande : 13230).

 

Dire l'Histoire. Dossier édité par Jacques Lemaire. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1987. In-8° broché, 175 p., (collection « Laïcité - La Pensée et les Hommes », 30e année. Nouvelle série, 5).
Table des matières :
   - Dire l'Histoire, par J. Lemaire.
   - Culture et démocratie, par R. Mortier.
   - L'histoire et ses méthodes, par J.-J. Hoebanx.
   - Les motivations dans les changements des programmes d'histoire, par M. Hodeige.
   - Enseigner l'histoire, par F. Nagels.
   - Le défi des médias à l'histoire, par G. Thoveron.
   - L'histoire comme scénario, par G. Van Hout.
   - L'histoire dans le roman, par J. Cels.
   - Droite et extrême droite, par G. Goriely.
   - Quelle histoire ! Quelle histoire !, par C. Herne.
   - Le deuil différé, par A. Kestelyn.

12 euros (code de commande : 12526*).

 

DOWELL (Stephen) A History of Taxation and Taxes in England from the earliest times to the year 1885. Vol. I : Taxation, from the earliest times to the Civil War. Second edition, revised and altered. London, Longmans, Green, and Co, 1888. In-8° sous cartonnage d'éditeur, XXIX + 244 p. + 24 p. (catalogue de l'éditeur).

30 euros (code de commande : 28/66).

 

DROZ (Joseph)Économie politique ou principes de la science des richesses. Suivi du Catéchisme d'économie politique de J.-B. Say. Augmenté de notes et d'une préface par Charles Comte. Bruxelles, Société Typographique Belge, 1841. In-8° demi-percaline verte à coins, XI + 384 p., rousseurs et traces de mouillures.
@ Les ouvrages de Joseph Droz connurent un important succès et, dès 1827, furent parmi les plus contrefaits.
& Godfroid, Aspects inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique.

30 euros (code de commande : 26/64).

 

DULONG (Claude) L'amour au XVIIe siècle. Paris, Hachette, 1969. In-8° broché, 321 p.

10 euros (code de commande : 188/61).

 

DUPÂQUIER (Jacques) — Pour la démographie historique. Préface de Pierre Chaunu. Paris, Presses Universitaires de France, 1984. In-8° broché, 188 p., (collection « Histoires »).
En quatrième de couverture :
« La démographie historique s'est constituée en France, il y a vingt-cinq ans, sous l'impulsion conjointe d'historiens et de démographes. Fondée sur la reconstitution des familles dans le cadre paroissial, elle a permis de mesurer les comportements des paysans de l'Ancien Régime, et ainsi bouleversé les idées que nous avions des sociétés traditionnelles. Cependant, les limites des études monographiques n'ont pas tardé à apparaître, et c'est dans d'autres directions que la démographie historique cherche aujourd'hui son second souffle : en renouvelant sa méthodologie, en élargissant ses champs de recherche, et surtout en appliquant à l'histoire sociale les techniques scientifiques qu'elle a progressivement mises au point. »

12 euros (code de commande : 10078).

 

DUPLESSY (Lucien) — L’esprit des civilisations. Les lois de leur naissance, de leur vie et de leur mort. Paris, La Colombe, 1955. In-8° broché, 362 p., exemplaire non coupé.

10 euros (code de commande : 183/60).

 

Écrire l'histoire du XXe siècle. [La politique et la raison.] Paris, Hautes Études - Gallimard - Seuil, 1994. In-8° broché, 267 p., (collection « La Pensée Politique », n° 2), exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   Écrire l'histoire du XXe siècle.
      - Présentation
      - La passion révolutionnaire au XXe siècle, par François Furet.
      - Le XXe siècle, la guerre et la paix, par Pierre Hassner.
      - L'historiographie philosophique d'Ernst Nolte, par Hans-Christof Kraus.
      - L'Église catholique et la démocratie, par Alain Besançon.
      - Rousseau et la découverte de la compassion politique, par Clifford Orwin.
      - Des liens accidentés entre progrès politique et progrès économique, par Albert O. Hirschman.
   La politique et la raison.
      - Philosophie du jugement politique, par Vincent Descombes.
      - L'analyse des systèmes bureaucratiques, par Michel Crozier.
      - Vico et la « barbarie de la réflexion », par Alain Pons.
      - La raison dans le droit. Philosophie et Common Law selon Blackstone, par Franck Lessay.
      - Calvin et la raison révélée, par Ralph Hancock.
      - Raison financière et raison politique d'Ancien Régime, par Alain Guéry.
      - La raison politique chez Victor Cousin et Guizot, par Lucien Jaunie.
      - Machiavel : état de la question, par Rémy Freymond.

13 euros (code de commande : 14703).

 

L'enseignement de l'histoire en Wallonie. S.l., Association pour le Progrès Intellectuel et Artistique de la Wallonie, 1948. In-8° agrafé, 28 p., (collection « Les Études de l'A.P.I.A.W.).

2,50 euros (code de commande : 9406).

 

Études sur le XVIIIe siècle. Tome X. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1983. In-8° broché, 184 p.
Table des matières :
   Section Philosophie.

      - Liberté et Nécessité : l'opposition de Reid au compatibilisme de Hume, par E. Griffin-Collart (pp. 9-22).
      - Auguste Comte et les « philosophes » de l'âge métaphysique, par R. Trousson (pp. 23-42).
      - Un « père conscrit » du luthéranisme éclairé : Johann Joachin Spalding (1714-1804), par H. Plard (pp. 43-60).
   Section littérature.
      - Une fiction politique de l'Ancien Régime : l'Histoire d'un Pou français, par R. Mortier (pp. 63-75).
      - Le type du maître d'école chez Jean Paul Friedrich Richter et J.M.R. Lenz, par A. Préaux (pp. 75-83).
   Section Beaux-Arts.
      - Les toiles en façon de tapisserie de l'Hôtel de Coninck à Gand, par M. Fredericq-Lilar (pp. 87-91, illustrations hors texte).
   Section histoire.
      - Aperçu bibliographique sur la noblesse « belge » (Pays-Bas, Principauté de Liège, Duché de Bouillon) au XVIIIe siècle, par M. Mat-Hasquin et J.-J. Heirwegh (pp. 95-126).
      - L'héritage archivistique du Président des États de Flandre J.J.P. Vilain XIIII. Sa destruction par les autorités (1778), par P. Lenders (pp. 127-152).
      - Les premières fabrications de cristal dans les Pays-Bas autrichiens, par B. D'Hainaut (pp. 153-158).
      - Pierre le Grand et la conception de l'État en Russie à l'aube des Lumières, par E. Donnert (pp. 159-170).
      - La polémique autour du Saint-Office à Naples (1688-97) et le libertinage érudit, par I. Comparato (pp. 171-184).

15 euros (code de commande : 18100).

 

Études sur le XVIIIe siècle. Tome XI. Idéologies de la noblesse. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1984. In-8° broché, 146 p.
Table des matières :
   - 
Introduction, par J. Craeybeckx.
   - 
L'idéologie du sang chez Boulainvilliers et sa réception au 18e siècle, par G. Gerhardi (pp. 11-20).
   - L'idéologie politique du marquis d'Argenson, d'après ses œuvres inédites, par N. Johnson (pp. 21-28).
   - L'influence sur le continent du modèle aristocratique britannique au XVIIIe siècle, par P. Janssens (pp. 29-38).
   - La démocratisation de l'idée de l'honneur dans le Manuscrit trouvé à Saragosse de Jean Potocki, par M.E. Zoltowska (pp. 39-52).
   - L'idéologie de la noblesse dans le débat sur le luxe (1699-1756), par R. Galliani (pp. 53-64).
   - La sensibilité comme idéologie de substitution de la noblesse dans Aline et Valcour, par J. Garagnon (pp. 65-78).
   - La « Thalimanie », par L. et A. Gilon (pp. 79-86).
   - La réaction de la noblesse et la défense de ses privilèges dans la Principauté de Liège au début du XVIIIe siècle, par B. Demoulin (pp. 87-104).
   - La réaction nobiliaire de la fin de l'Ancien Régime et la révolution des notables de 1787 en Flandre, par L. Dhondt (pp. 105-116).
   - La noblesse hongroise des Lumières : pour et contre l'absolutisme éclairé de Joseph II, par J. Barta (pp. 117-126).
   - Peut-on parler d'une idéologie nobiliaire en Russie ?, par M. Colin (pp. 127-138).
   - L'idéologie de la noblesse russe au siècle des Lumières. La fronde aristocratique. Le prince Chtcherbatoff, par L. Nemeti-Charguina (pp. 139-146).

13 euros (code de commande : 18101).

 

EYDOUX (Henri-Paul) — L'histoire arrachée à la terre. Paris, Fayard, 1962. In-8° broché, 221 p., illustrations, (collection « Résurrection du Passé »).

7,50 euros (code de commande : 3498).

EYDOUX (Henri-Paul) Les terrassiers de l'histoire. (Fouilles et découvertes archéologiques.) Paris, Plon, 1966. In-8° sous reliure souple d'éditeur, 329 p., illustrations, cartes, (collection « Découverte du Passé »), jaquette un peu défraîchie.

9 euros (code de commande : 59/154).

 

FEBVRE (Lucien) — Combats pour l'Histoire. Seconde édition. Paris, Armand colin, 1953. In-8° broché, IX, 458 p., (collection « Économies - Sociétés - Civilisations »), couverture plastifiée, marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de faux-titre.
Table des matières :
   Avant-propos - Avertissement au lecteur.
   Professions de foi au départ.
      - De 1892 à 1933. Examen de conscience d'une histoire et d'un historien
(Leçon d'ouverture au collège de France, 13 décembre 1933).
      - Vivre l'histoire. Propos d'initiation
(Conférence aux élèves de l'École Normale Supérieure, 1941).
      - Face au vent. Manifeste des « Annales » nouvelles
(Annales (E. S. C.), 1946).
      - La vie, cette enquête continue
(Encyclopédie française, t, XVII, Conclusion (décembre 1935)).
   Les pour et les contre.
      - Pour une histoire dirigée. Les recherches collectives et l'avenir de l'histoire
(Revue de Synthèse, XI, 1936).
      - Contre l'histoire diplomatique en soi. Histoire ou politique ? Deux méditations : 1930, 1945
(Revue de Synthèse, I, 1931. - Annales (E. S. C.), I, 1946).
      - Pour la synthèse contre l'histoire-tableau. Une histoire de la Russie moderne. Politique d'abord ?
(Revue de Synthèse, VII, 1934).
      - Contre le vain tournois des idées. Une étude sur l'esprit politique de la Réforme
(Revue d'Histoire et de Philosophie Religieuses de Strasbourg, VII, 1927).
      - Ni histoire à thèse ni histoire-manuel. Entre Benda et Seignobos
(Revue de Synthèse, V, 1933).
      - Et l'homme dans tout cela ? Sur un manuel (Annales d'Histoire Sociale, III, 1941).
      - Contre l'esprit de spécialité. Une lettre de 1933.
      - Contre les juges suppléants de la vallée de Josaphat
(Annales d'Histoire Sociale, VIII, 1945. - Annales (E. S. C.), III, 1948).
      - Sur une forme d'histoire qui n'est pas la nôtre. L'histoire historisante
(Annales (E. S. C.), II, 1947).
      - Deux philosophies opportunistes de l'histoire : De Spengler à Toynbee
(Revue de Métaphysique et de Morale, XLIII, 1936).
   Alliances et appuis.
   - La linguistique :

      - Histoire et dialectologie. Aux temps où naissait la géographie linguistique
(Revue de Synthèse Historique, XII, 1906).
      - Antoine Meillet et l'histoire. La Grèce ancienne à travers sa langue
(Revue de Synthèse Historique, XVII, 1913).
      - Politique royale ou civilisation française ? La conquête du Midi par la langue française
(Revue de Synthèse Historique, XXXVIII, 1924).
      - Problèmes d'histoire greffés sur « le Brunot ». La nationalité et la langue en France au XVIIIe siècle
(Revue de Synthèse Historique, XLII, 1926).
   - La psychologie :
      - Méthodes et solutions pratiques. Henri Wallon et la psychologie appliquée
(Annales d'Histoire Économique et Sociale, III, 1931).
      - Une vue d'ensemble. Histoire et psychologie
(Encyclopédie française, t. VIII, 1938).
      - Comment reconstituer la vie affective d'autrefois ? La sensibilité et l'histoire
(Annales d'Histoire Sociale, III, 1941).
      - Psychologie et physiologie nationales. Les Français vus par André Siegfried ou par Sieburg ?
(Annales d'Histoire Économique et Sociale, IV, 1932).
   Regards chez le voisin ou frères qui s'ignorent.
   - Les historiens de la littérature :

      - L'homme, la légende et l'œuvre. Sur Rabelais : Ignorances fondamentales
(Revue de Synthèse, I, 1931).
      - Littérature et vie sociale. De Lanson à Daniel Mornet : Un renoncement ?
(Annales d'Histoire Sociale, III, 1941).
      - Du goût classique au foisonnement romantique
(Annales d'Histoire Sociale, I, 1939).
   - Les historiens de la philosophie :
      - Leur histoire et la nôtre
(Annales d'Histoire Économique et Sociale, VIII, 1938).
      - Étienne Gilson et la philosophie du XIVe siècle
(Annales (E. S. C.), I, 1946).
      - Esprit européen et philosophie. Un cours de Léon Brunschvicg
(Annales (E. S. C.), III, 1948).
   - Les historiens de l'art :
      - Histoire de l'art, histoire de la civilisation. De Sluter à Sambin
(Revue de Synthèse, IX, 1935).
      - Résurrection d'un peintre : Georges de la Tour
(Annales (E. S. C.), V, 1950).
      - Pour penser l'histoire de l'art.
   - Les historiens des sciences :
      - Une science à travers sa bibliographie. Emmanuel de Margerie et la géologie du Jura
(Revue de Synthèse Historique, XXXVII, 1924).
      - Un chapitre d'histoire de l'esprit humain. De Linné à Lamarck et à Georges Cuvier
(Revue de Synthèse Historique, XLIII, 1927).
   Figures et souvenirs.
      - Hommage à Henri Berr. De la « Revue de Synthèse» aux « Annales »
(Annales (E. S. C.), VII, 1952).
      - Albert Mathiez : un tempérament, une éducation
(Annales d'Histoire Économique et Sociale, IV, 1932).
      - Albert Thomas historien
(Annales d'Histoire Économique et Sociale, IV, 1932).
      - Un tempérament d'historien : Camille Jullian
(Revue de Synthèse, I, 1931).
      - Henri Pirenne à travers deux de ses œuvres
(Revue de Synthèse Historique, XLV, 1920).
      - Un psychologue : Charles Blondel
(Ann. de l'Assoc. des Anciens Élèves de l'École Normale Supérieure, 1940).
      - Deux amis géographes : Jules Sion, Albert Demangeon
(Annales d'Histoire Sociale, III, 1941).
      - Les morts de l'histoire vivante : Gaston Roupnel
(Annales (E. S. C.), II, 1947).
      - Souvenirs d'une grande histoire : Marc Bloch et Strasbourg
(Mémorial des années 1939-1945, Strasbourg, Faculté des Lettres).
      - Georges Espinas : une conscience d'érudit
(Annales (E. S. C.), V, 1950).
      - Une vie : Dom Bernard Berthet, historien-né
(Annales (E.S.C.), V, 1950).
   Espoirs à l'arrivée.
      - Vers une autre histoire
(Revue de Métaphysique et de Morale, LVIII, 1949).
   Bibliographie - Notice biographique - Index.

15 euros (code de commande : 15285).

 

FERRO (Marc) — Le ressentiment dans l'Histoire. Comprendre notre temps. Paris, Odile Jacob, 2007. In-8° collé, 223 p., quelques illustrations, (collection « Histoire »).
En quatrième de couverture :
   « Pourquoi une « guerre de cent ans » entre la France et l'Angleterre ? Pourquoi deux siècles de conflits entre la France et l'Allemagne ?
   Pourquoi des millénaires de persécutions entre juifs et chrétiens, et des siècles entre catholiques et protestants ? Pourquoi les arabes invoquent-ils les croisades dans leurs chocs avec l'Occident ?
   Pourquoi les conflits sociaux et politiques à répétition ?
   Pour Marc Ferro, il faut y voir la part du ressentiment. Guerres de religion, révolutions, guerres nationales et de libération, fascisme et racisme, l'historien le plus créatif de sa génération passe l'histoire au crible de cette force obscure et ouvre des perspectives nouvelles.
   La violence dans l'histoire des hommes n'aurait-elle pas avant tout une origine psychologique ? »

12 euros (code de commande : 13794).

 

FLORNOY (Bertrand) — L'aventure Inca. S.l., Club du Livre d'Histoire, 1955. In-8° sous reliure et étui d'éditeur, 260 p., illustrations et XI planches hors texte, exemplaire numéroté.

10 euros (code de commande : 183/65).

 

FURET (François) L'atelier de l'Histoire. Paris, Flammarion, 1982. In-8 broché, 312 p., (collection « Science »).

7,50 euros (code de commande : 229/57).

 

FURON (Raymond) — Manuel de préhistoire générale. Europe, Asie, Afrique, Amérique. Avec 2 tableaux, 8 planches et 150 cartes et figures. Paris, Payot, 1939. In-8° broché, 397 p., (collection « Bibliothèque Scientifique »), marque manuscrite d'appartenance de Maurice-A. Arnould.
Table des matières :
   Première partie.

   Chapitre I : Les méthodes de la Préhistoire.
   Chapitre II : Esquisse de la géologie du Quaternaire.
   Chapitre III : Notes de géographie ancienne.
   Chapitre IV : Origine et antiquité de l'Homme.
   Deuxième partie : Le Paléolithique.
   Chapitre V : Le Paléolithique de l'Europe occidentale.
   Chapitre VI : Le Paléolithique de l'Europe orientale et de l'Asie.
   Chapitre VII : Le Paléolithique de l'Afrique.
   Troisième partie : Le Mésolithique et le Néolithique.
   Chapitre VIII : Le Mésolithique.
   Chapitre IX : Le Néolithique.
   Quatrième partie : Les métaux.
   Chapitre X : Le troisième millénaire. Le Chalcolithique et la découverte du bronze.
   Chapitre XI : Le deuxième millénaire. Le Bronze.
   Chapitre XII : L'âge du Fer. Le dernier millénaire avant notre ère.
   Chapitre XIII : Le Nouveau Monde : l'Australie et l'Amérique.

20 euros (code de commande : 11804).

FURON (Raymond) — Manuel de préhistoire générale. Géologie et biogéographie - Archéologie préhistorique - Évolution de l'humanité - Les métaux et la protohistoire. Troisième édition augmentée et mise à jour. Paris, Payot, 1951. In-8° broché, 535 p., illustrations in et hors texte, cartes, (collection « Bibliothèque Scientifique »).
Table des matières :
   Première partie : Géologie et préhistoire.

   Chapitre I : Historique. Limite inférieure et durée des temps préhistoriques.
   Chapitre II : Les phénomènes glaciaires.
   Chapitre III : Les formations marines.
   Chapitre IV : Les formations continentales.
   Chapitre V : Sychronysmes et chronologie.
   Deuxième partie : Biogéographie.
   Chapitre I : Les végétaux.
   Chapitre II : Les animaux.
   Chapitre III : Évolution des primates. Origines de l'homme.
   Troisième partie : La préhistoire.
   Chapitre I : Les matières premières.
   Chapitre II : Notes de géographie ancienne.
   
Chapitre III : Chronologie.
   Chapitre IV : Le Paléolithique de l'Europe occidentale.
   Chapitre V : Le Paléotlithique de l'Europe orientale et de l'Asie.
   Chapitre VI : Le Paléolithique de l'Afrique.
   Chapitre VII : Le Mésolithique.
   Quatrième partie : La pierre polie et les métaux. La protohistoire.
   Chapitre I : Le Néolithique.
   Chapitre II : Ve et IVe millénaires.
   
Chapitre III : Le troisième millénaire. Le chalcolithique et la découverte du bronze.
   Chapitre IV : Le deuxième millénaire. Le Bronze.
   Chapitre V : Le dernier millénaire avant notre ère. L'âge du Fer.
   Annexe : L'Australie et l'Amérique et l'Amérique.

19 euros (code de commande : 7056).

 

GERMINY (comte Xavier de) — La position du travaillisme vis-à-vis du communisme. Préface de Georges Blondel. Lille, Giard, 1939. In-8° broché, 235 p., envoi de l’auteur daté de 1947.
Table des matières :
   Chapitre I : Influence de Karl Marx en Angleterre.
   Chapitre II : Le Mouvement du Travail au 19e siècle.
      a. Les Grandes Lignes du Mouvement.
      b. L'Histoire de la classe ouvrière jusqu'en 1890.
   Chapitre III : Du Nouvel Unionisme à l'Unionisme Industriel.
   Chapitre IV : Les Innovations de la guerre : Délégués d'Atelier, Conseils d'entreprise et Conseil industriel mixte.
   Chapitre V : Les Problèmes du Travaillisme dans l'après-guerre.
   Chapitre VI : Structure et Mouvement du Travail.
   Chapitre VII : Le Programme du Parti Travailliste.
   Chapitre VIII : Parallèle entre les idéologies et les institutions du travaillisme et du communisme.
   Chapitre IX : Essai d'une philosophie du Mouvement du Travail.

20 euros (code de commande : 11707).

 

GONNARD (René) — Histoire des doctrines économiques. Paris, Pichon et Durand-Auzias, 1941. Fort in-8° broché, X + 723 p., rousseurs à la couverture.

13 euros (code de commande : 1359).

 

GRAHMANN (R.) — La préhistoire de l'humanité. Introduction à l'étude de l'évolution corporelle et culturelle de l'homme. Avec 8 dessins, 5 cartes et 107 figures. Préfaces de H.G. Bandi et H. Breuil. Traduction de L. Lamorlette, revue et complétée par l'auteur. Paris, Payot, 1955. In-8° broché, 332 p., (collection « Bibliothèque Historique »), exemplaire non coupé.

16 euros (code de commande : 197/63).

 

GRANDES COLLECTIONS HISTORIQUES

Clio
Instroduction aux études historiques

Éditée à Paris, par les Presses Universitaires de France.
Les volumes présentés ici sont tous au format in-8° broché.
Ils sont classé selon l'ordre chronologique.

VILLAT (Louis)La Révolution et l'Empire (1789-1815). I. Les assemblées révolutionnaires (1789-1799). 1940. LXXII + 421 p. 10 euros (code de commande : 243/64).

VILLAT (Louis)La Révolution et l'Empire (1789-1815). II. Napoléon (1799-1815). 1942. CVIII + 357 p. 10 euros (code de commande : 244/64).

RENOUVIN (Pierre), PRÉCLIN (Edmond) et HARDY (Georges)L'Époque contemporaine. II. La paix armée et la Grande Guerre (1871-1919). 1947. XXVIII + 706 p. 10 euros (code de commande : 245/64).

PRÉCLIN (Edmond) et RENOUVIN (Pierre)Textes et documents d'histoire. IV. L'Époque contemporaine (1871-1914). 1939.VI + 255 p. 10 euros (code de commande : 246/64).


HISTOIRE DU MOYEN ÂGE
Éditée à Paris, par les Presses Universitaires de France, cette collection faisait partie de la série Histoire Générale publiée sous la direction de Gustave Glotz.
Les volumes présentés ici sont tous au format in-8° broché ou relié.
Ils sont classés selon leur numéro d'ordre dans la collection.

LOT (Ferdinand), PFISTER (Christian) et GANSHOF (François)Les destinées de l'empire en Occident de 395 à 888. 1928. Demi-percaline beige, XXV + 831 p., une carte dépliante, bel exemplaire, (tome I). 30 euros (code de commande : 247/64).

FLICHE (Augustin)L'Europe occidentale de 888 à 1125. 1941. Reliure d'éditeur, IX + 672 p., (tome II). 18 euros (code de commande : 248/64).

JORDAN (Édouard)L'Allemagne et l'Italie aux XIIe et XIIIe siècles. 1939. Broché, XII + 450 p., (tome IV - Première partie). 13 euros (code de commande : 250/64).

PETIT-DUTAILLIS (Ch.) et GUINARD (P.)L'essor des états d'Occident (France, Angleterre, péninsule ibérique). 1937. Demi-percaline beige, 403 p., bel exemplaire, (tome IV - Deuxième partie). 20 euros (code de commande : 251/64).

COVILLE (A.)L'Europe occidentale de 1270 à 1380. Deuxième partie : 1328 à 1380. 1941. Reliure d'éditeur, pp. 462-688, (tome VI). 13 euros (code de commande : 252/64).

PIRENNE (Henri), COHEN (Gustave) et FOCILLON (Henri)La civilisation occidentale au moyen âge du XIe au milieu de XVe siècle. 1933. Demi-percaline beige, 705 p., bel exemplaire, (tome VIII). 30 euros (code de commande : 254/64).


PEUPLES ET CIVILISATIONS
Éditée à Paris, par les éditions Félix Alcan et par les Presses Universitaires de France, cette collection fait partie de la série Histoire Générale. Elle fut publiée sous la direction de Louis Halphen et Philippe Signac.
Les volumes présentés ici sont tous au format in-8° broché ou relié.
Ils sont classés selon leur numéro d'ordre dans la collection.

PIGANIOL (André)La conquête romaine. Quatrième édition. 1944. Broché, 522 p., exemplaire non coupé, dos cassé, (tome III). 10 euros (code de commande : 255/64).

ALBERTINI (Eugène)L'Empire romain. Troisième édition, revue et augmentée. 1938. Broché, 473 p., (tome IV). 15 euros (code de commande : 256/64).

HALPHEN (Louis)L'essor de l'Europe (XIe-XIIIe siècles). Troisième édition revue et augmentée. 1948. Broché, 638 p., exemplaire non coupé, (tome VI). 15 euros (code de commande : 258/64).

HAUSER (Henri)La prépondérance espagnole (1559-1660). Troisième édition. 1948. Broché, 592 p., exemplaire non coupé, (tome IX). 15 euros (code de commande : 260/64).

SAGNAC (Philippe) et SAINT-LÉGER (A. de)La prépondérance française. Louis XVI (1661-1715). Deuxième édition, refondue et augmentée. 1944. Broché, 693 p., exemplaire non coupé, (tome X). 15 euros (code de commande : 261/64).

MURET (Pierre)La prépondérance anglaise (1715-1763). Avec la collaboration de Philippe Sagnac. Troisième édition, revue et augmentée. 1949. Broché, 690 p., exemplaire non coupé, (tome XI). 15 euros (code de commande : 262/64).

WEILL (Georges)L'éveil des nationalités et le mouvement libéral (1815-1848). 1930 (mention de 9e mille). Broché, 591 p., exemplaire non coupé, (tome XV). 15 euros (code de commande : 266/64).

HAUSER (Henri), MAURAIN (Jean) et BENAERTS (Pierre)Du libéralisme à l'impérialisme (1860-1878). 1939. Broché, 555 p., (tome XVII). 15 euros (code de commande : 267/64).

BEAUMONT (Maurice)L'essor industriel et l'impérialisme colonial (1878-1904). Deuxième édition, refondue et augmentée. 1949. Broché, 627 p., exemplaire non coupé, (tome XVIII). 15 euros (code de commande : 268/64).

RENOUVIN (Pierre)La crise européenne (1904-1914) et la Grande Guerre. Deuxième édition, revue et augmentée. 1939. Broché, VII + 649 p., (tome XIX). 15 euros (code de commande : 269/64).

BEAUMONT (Maurice)La faillite de la paix (1918-1939). Deuxième édition. 1946. Broché, 817 p., exemplaire non coupé, (tome XX). 15 euros (code de commande : 270/64).

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GOODER (Eileen A.) Latin for local History. An Introduction. London, Longmans, 1961. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, X + 147 p.

12 euros (code de commande : 158/66).

 

GROULART (Claude de) — Ulster : l'Irlande des fous de Dieu. Bruxelles, Rossel, 1976. In-8° broché, 301 p., illustrations hors texte, (collection « Des Temps et des Hommes »).
En quatrième de couverture :
   « L'Irlande est un pays tragique. Et la révolte des modérés ulstériens en 1967 n'est qu'un acte de cette tragédie, confisqué par les Fous de dieu qui ont ainsi précipité à nouveau ce pays dans l'engrenage de l'intolérance dont toute l'Histoire irlandaise est le fidèle écho.
   Ce livre se veut une explication profonde de ce drame insolite, anachronique et déroutant qui laisse le monde contemporain effaré et perplexe. Car la tragédie ulstérienne échappe aux idées reçues et au prêt-à-porter des idéologies du moment, malgré les efforts des acteurs tels Bernadette Devlin, Ian Paisley, William Craig, pour décrire leurs antagonismes dans le langage d'aujourd'hui.
   Leur haine, leur peur et leur rancune plongent trop leurs racines dans la nuit des temps.
   L'Irlande des Fous de dieu retrace les dernières années de cette lutte vieille de huit siècles, des siècles auxquels se reporte l'auteur, quand il le faut, pour projeter leur indispensable lumière sur un présent convulsé.
   Claude de Groulart passe en revue toutes les causes, religieuse, historique, ethnique, économique et sociale de ce drame, et s'efforce de localiser chacune d'elles dans une réalité extraordinairement complexe.
   L'Irlande des Fous de Dieu, c'est le voyage au bout de la nuit d'un peuple martyrisé par son Histoire, accablé par son présent. »

12 euros (code de commande : 11952).

 

GROUSSET (René) — Bilan de l'Histoire. Paris, Plon, 1960. In-8° sous reliure toilée rouge et Rhodoïd d'éditeur, 283 p., exemplaire en parfait état.

9 euros (code de commande : 8273).

 

[GUICCIARDINI (Giovan Battista)]. Lettere di Giovan Battista Guicciardini a Cosimo e Francesco de' Medici scritte dal Belgio dal 1559 al 1577. Con Introduzione e note di Mario Battistini. Bruxelles-Rome, [Institut Historique Belge de Rome], 1950. In-8° broché, 407 p., (collection « Bibliothèque de l'Institut », fascicule II).

30 euros (code de commande : 127/67).

 

GUÉRANDE (Paul) — Lamentable Clio. Paris, Fasquelle, 1957. In-12 broché, 110 p., (collection « Libelles »).
Introduction :
   « De la figurine enfouie dans un paquet de café aux collections savantes, de l'image d'Épinal aux thèses de Sorbonne, l'Histoire est une. Comme l'a dit Valéry, elle « justifie ce qu'elle veut ». Elle est une morale, une philosophie ou une politique.
   Entrerait-elle sur la voie des aveux, accepterait-elle de déposer les armes de la science, sans doute lui pardonnerait-on des siècles d'hypocrisie. Mais il faudrait exiger d'elle une capitulation sans conditions. Scientifique ou vulgarisée, officielle ou officieuse, marxiste ou démocrate, l'Histoire s'obstine dans la doctrine, l'apriorisme et les jugements de valeur. L'adorable Clio de Giraudoux est une officine à fausses nouvelles. Elle reste forte, voire conquérante. Nous ne lui pardonnerons pas de garder bonne conscience. »

8 euros (code de commande : 11915).

 

GUERDAN (René)La vie quotidienne à Genève au temps de Calvin. Paris. Hachette. 1973. In-8° broché, 254 p., (collection « La Vie Quotidienne »), petit manque à la coiffe, ex-libris manuscrit à la page de garde.
Sur le rabat de la couverture :
   
Genève, au temps de Calvin, est une ville à un tournant de son histoire. Elle vient d'acquérir son indépendance, et de se donner à la Réforme. Tous ceux que persécute le catholicisme tournent leurs regards vers elle, et viennent s'y réfugier en si grand nombre que la population finira par compter un étranger sur trois. Avant tout il s'agit de Français, qu'attirent la communauté de langue et le fait que les pasteurs qui dirigent la ville – moralement et, en fait, politiquement – sont également des Français, Calvin compris.
   En quelle intelligence les autochtones vivaient avec tous ces immigrants ; quelle fut la contribution – immense – des protestants français à la construction de la Genève moderne, c'est ce que ce livre s'attache, entre autres, à montrer.
   On y voit aussi comme, contrairement à une opinion répandue, celle qu'on devait appeler la Cité de Calvin fut loin d'être unanime derrière ce dernier. L'ordre moral que le Réformateur a essayé d'instaurer est constamment enfreint, même par les plus hauts magistrats, qui, bien souvent, se retrouvent en prison, à commencer par le chef de la prison lui-même !
   Enfin, on voit à quels résultats surprenants put conduire l'édification d'un État qui, au début des temps modernes, ne craignit pas de prendre pour constitution... la Bible elle-même, et pour modèle institutionnel... l'État d'Israël au temps de la royauté !

10 euros (code de commande : 16578).

 

[GUILLAUME LE TACITURNE (Guillaume de Nassau, prince d'Orange)]. WEDGWOOD (Cicely Veronica)Guillaume le Taciturne. [Titre original : William the Silent.] Traduit de l'anglais par Rose Celli et Joan Smith. Paris, Tallandier, 1947. In-8° broché sous jaquette, 347 p., planches hors texte, (collection « Biblothèque Historia »).
Compte rendu J. Scheerder dans la Revue Belge de Philologie et d'Histoire (tome 28, pp. 258-260) :
   Het mooie boek van Miss Wedgwood leert de specialisten van de XVIe eeuw eigenlijk niets nieuws over de Prins van Oranje. De auteur heeft geen gebruik gemaakt van onuitgegeven dokumenten. In haar bibliografie verwijst ze naar algemene werken en beperkt ze zich tot de uitvoerige, hoewel weinig nauwkeurige en meestal onwetenschappelijke opgave van een 30-tal werken, niet de best geselectioneerde, welke in de tot een minimum herleide notas van haar werk, onder verkorte vorm geciteerd worden.
   In tien hoofdstukken, onderverdeeld in meerdere paragrafen, wordt ons, goed geëncadreerd in het algemeen tijdsgebeuren, een gedetailleerde schets geboden van Oranje's bewogen leven, vanaf zijn geboorte tot aan zijn geweldige dood.
   Kernachtig en tevens vlot geschreven, in een beeldenrijke taal, zonder langdradige beschouwingen of redeneringen, boeit het werk den lezer van de eerste tot de laatste bladzijde. Men leze de portretten en karakterbeelden van Oranje op verschillende tijdstippen van zijn leven, van Juiiana van Stolberg, van Philips II, van Margareta van Parma, van Charlotte van Bourbon en andere dramatis personae, de beschrijving van de hofhouding te Dillenburg, te Breda of te Brussel, het verhaal van de dood van Lodewijk van Nassau of van het beleg van Leiden, steeds zijn de personnages, toestanden en gebeurtenissen, levendig, raak en aangrijpend weergegeven. Bij het typeren van nevenfiguren is het niet altijd mogelijk de voorstelling te detailleren en te nuanceren zoals in een uitvoerige monografie. Hierdoor komen sommige niet tot hun volle recht, Farnese b.v.b. zo meesterlijk geschilderd door Prof. Van der Essen was behalve een knap politicus en diplomaat ook een geniaal legeraanvoerder. Het tragisch groots duel tussen de Vader des Vaderlands en den Italiaansen legeraanvoerder van Philips II is niet machtig genoeg weergegeven. Philips en Alva worden in zeer sombere kleuren uitgebeeld. Stellen wij ons de eerste werkelijk nog zó voor, na het meesterlijk essai van Prof. Altamira en het sensationeel werk van Pfandl ? Voor Miss Wedgwood heeft Alva blijkbaar nog niet afgedaan als nationale boeman, hoewel niemand minder dan de protestantse Nederlandse historicus De Pater hem aandiende als een beschaafd en beheerst hoveling (een zo gunstig oordeel dat het ook niet door iedereen ad litteram zal aanvaard).
   Men zou de schrijfster onrecht aandoen, met stil te staan bij kleine onnauwkeurigheden welke hier en daar in haar studie slopen : een verkeerde vermelding van geboorteplaats voor Margareta van Parma (Oudenaarde en niet Gent), een onjuiste datum (de Beeldenstorm begon niet op 19 Oogst, de dag waarop Oranje Antwerpen verliet, maar acht dagen vroeger en wel bepaald in het Westkwartier), de foutieve spelling van eigennamen zoals Brill loco den Briel of La Brielle (passim) of nog het verzuimen van de vermelding dat ook verschillende steden uit het Zuiden aansloten bij de Unie van Utrecht : Gent, Ieper, Brugge en het Vrije en een weinig later ook Antwerpen, Lier en Breda.
   Miss Wedgwood heeft blijkbaar niet de beste bronnen geraadpleegd voor haar verhaal van de gebeurtenissen te Gent, waar de uitspattingen van Hembyze en Ryhove de persoonlijke tussenkomst van Oranje noodzaakten. Op blz. 270 leest men dat Oranje zich naar een kerk begaf waar zijn verwoede tegenstander, Dathenus, predikte, doch deze was reeds vóór de aankomst van Oranje te Gent, samen met Moded op de vlucht geslagen.
   In het leven van den Zwijger evenals in de geschiedenis van de Nederlandse Opstand komen veel betwiste punten voor. Schr. houdt er geen persoonlijke interpretaties op na, doorgaans geeft ze de meest geldende en de best gefundeerde weer. Voorbehoud dient echter gemaakt wat betreft de voorstelling van de godsdienstige toestanden in de Nederlanden. Er wordt niet genoeg aandacht besteed aan de beweging van de Sacramentariërs, voor de Doopsgezinden wordt geen onderscheid gemaakt tussen de révolutionnaire Anabaptisten en de stille Doopsgezinden, ook waren de Lutheranen nooit zo talrijk als gezegd op blz. 171. De beschrijving van de inquisitie en haar werking is te summair en bovendien onjuist. De godsdienstige evolutie van de Prins wordt alleen bestatigd, niet verklaard noch haar oprechtheid onderzocht.
   Een laatste opmerking betreft een materiële vergissing. In de lijst van de buitentekst illustraties is het portret van Oranje vergeten, dat voorkomt tegenover de titelbladzijde, bovendien wordt daar verkeerdelijk deze schilderij toegeschreven aan Adriaan Key, wellicht omdat zulks te lezen staat op een band onder de schilderij. Het staat thans echter vast, zoals H. Hymans reeds schreef in zijn studie over Antonio Moro et son œuvre (Brussel, 1910, blz. 81) dat het portret van Oranje uit het museum van Cassel van de hand van A. Moro is, zoals Miss Wedgwood het trouwens zelf zegt op blz. 303.
   Renan zegde : « On ne doit jamais écrire que de ce qu'on aime ». Miss Wedgwood paste deze woorden toe. Zonder in het apologetisch genre te vervallen, is haar werk een getuigenis van haar bewondering en sympathie voor de grote figuur van de Zwijger, die alles veil had, have en goed, ja zelfs zijn leven, voor de verwezenlijking van zijn stoute generaliteitsdroom. Voor de Vader des Vaderlands wien ballingschap noch nederlagen, familieleed noch ziekte, vreckheyt der Nederlanders en particularisme van Gewesten en Steden noch onbegrip van fanatici nimmer konden afkeren van zijn streven naar de verwezenlijking ,van de Eenheid en de Vrijheid der Nederlanden. Dit taai hardnekkig volharden ondanks alle tegenkantingen en tegenslagen, die hoofdtrek van het karakter van Willem van Oranje wordt in dit mooi werk op uitstekende wijze belicht. Deze en de andere verdiensten welke wij hierboven onderlijnden, wettigen het succes van deze studie en haar vertaling in het Frans, Nederlands en Zweeds.

12 euros (code de commande : 16796).

[GUTENBERG]. RUPPEL (Aloys) — Johannes Gutenberg. Sein Leben und sein Werk. Berlin, Mann, 1947. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 230 p., illustrations in et hors texte, trois fac-similés dépliants encartés en fin de volume.

20 euros (code de commande : 198/65).

 

HALPHEN (Louis) — Introduction à l'histoire. Paris, Presses Universitaires de France, 1946. In-8° broché, 99 p.
Avant-propos :
   On n'a jamais écrit autant de livres d'histoire que de nos jours ; on n'a jamais non plus aussi vivement contesté l'utilité des études historiques. Il est de mode de plaisanter les historiens sur la vanité de leurs efforts et de dénier toute valeur scientifique à leurs travaux. Cette attitude n'est pas nouvelle, mais la qualité de ceux qui, dans ces dernières années, l'ont reprise à leur compte a troublé bien des esprits. Au mieux, les historiens sont traités d'empiriques. On leur reproche d'en être restés à un stade depuis longtemps dépassé dans les autres branches du savoir, et l'on réclame d'eux une plus large et plus saine compréhension des méthodes qui s'imposent à toute science digne de ce nom.
   Mon dessein n'est pas de plaider une cause qui se défend d'elle-même ; mais l'occasion m'a paru bonne de procéder à un examen de conscience et de présenter au lecteur que le sujet peut intéresser quelques réflexions propres à mettre en lumière l'objet, la méthode et les possibilités de ce que je ne craindrai pas, pour ma part, d'appeler la science historique.
   Ce petit livre, composé, à quelques notes près, loin de toute bibliothèque et d'après des souvenirs dont on voudra bien excuser les défaillances, n'aurait sans doute jamais vu le jour si les circonstances, en m'imposant des loisirs, ne m'avaient amené à faire un retour sur moi-même. On m'excusera de saisir ici l'occasion qui m'est offerte de témoigner ma profonde gratitude à ceux qui, à une heure difficile, m'ont aidé avec tant de cœur et de délicatesse à retrouver dans le travail la force d'espérer.

6 euros (code de commande : 15713).

 

[HARSIN]. Paul Harsin. Recueil d'études. Liège, Gothier, 1970. In-8° collé, LXIV, 474 p.
Avant-propos :
    Il y a plus d'un an, la nouvelle se répandait que Paul Harsin avait décidé de demander son accession, dès 1970, à ce qu'il est convenu d'appeler en Belgique « l'éméritat ». Rien ne put fléchir sa volonté. Cette décision allait donc priver la Faculté de Philosophie et Lettres et la Faculté de Droit d'un professeur qui avait, durant quarante-deux ans, illustré l'Université de Liège. Ses collègues les plus proches ne purent que s'incliner. Mais ils n'auraient pu souffrir que ce départ s'accomplît sans être l'occasion de manifester à l'Ami, qui pour certains avait été le Maître, leurs sentiments d'estime et d'affection. Pour les exprimer de façon la plus adéquate, un comité se constitua. Connaissant l'opinion que Paul Harsin avait des « Mélanges » édités en pareilles circonstances, il opta pour la publication d'un Recueil d'études du Maître.
   De ce Recueil, les dix-huit livres (en vingt et un volumes) que Paul Harsin édita de 1927 à 1965 étaient exclus d'emblée : on peut d'ailleurs les consulter aisément. Tel n'est pas toujours le cas, surtout pour des érudits étrangers, des quelque 180 articles (sans parler des comptes rendus) que Paul Harsin dispersa, de 1926 à 1970, dans de nombreuses revues. À défaut de pouvoir les reproduire tous, il convenait de faire un choix. Celui-ci n'allait pas sans difficultés. Finalement 29 articles furent retenus – dont l'un inédit : Les doctrines de l'expansion ou de la croissance économique (1960) – en vertu des critères suivants. D'abord, rappeler les domaines principaux où s'était déployée durant plus de quatre décennies l'activité scientifique de Paul Harsin, à savoir l'histoire du droit, l'histoire de l'économie et celle des doctrines économiques, – l'histoire de la principauté de Liège aux Temps modernes, – l'histoire des anciens Pays-Bas et de la Belgique contemporaine. Ensuite, proposer quelques exemples typiques des qualités que devrait réunir tout historien : la passion de l'heuristique, la précision de la critique externe et interne des documents, la clarté de la synthèse. Enfin, le désir de rendre facilement accessibles certains compléments importants que Paul Harsin apporta aux trois premiers volumes de ses Études critiques sur l'histoire de la principauté de Liège (1477-1795). En effet, la réédition de ces trois volumes ne sera sans doute pas entreprise avant l'achèvement complet de ces Études critiques qui compteront probablement quatorze ou quinze tomes.
   En raison même du choix qu'il fut contraint d'opérer, le Comité est conscient de ne présenter qu'un aperçu très partiel de l'immense production de Paul Harsin. Pour pallier cet inconvénient, il était nécessaire de publier en tête du Recueil un recensement des livres et articles classés dans l'ordre chronologique, puis groupés systématiquement en catégories. Enfin, il était utile de situer ces œuvres dans la vie du Maître. La notice biographique, qui inaugure le Recueil, est certes fort incomplète. Néanmoins, elle relate les principales étapes d'une carrière exemplaire en l'insérant dans la vie d'un monde qui, déjà, devient étranger aux étudiants d'aujourd'hui.
Table des matières :
   Avant-propos.
   I. Notice biographique.
   II. Bibliographie.

      A. Liste chronologique des publications (1. Livres. 2. Articles).
      B. Liste des thèmes étudiés.
   III. Choix d'articles.
      A. L'historien du droit, de l'économie et des doctrines économiques.

         I. Histoire du droit.
            - Le parrain d'une école germaniste : François Hotman et sa « Franco-Gallia » (1573).
            - Un précurseur liégeois de Domat : Vincent de La Hamaide.
            - Gouvernés et gouvernants dans la principauté de Liège du XIVe au XVIIIe siècle.
            - La Constitution belge de 1831 et la responsabilité ministérielle.

         II. Histoire économique et doctrines économiques.
            - Les doctrines de l'expansion ou de la croissance économique.
            - La modernité de John Law.
            - Un épisode de la carrière de John Law ; ses relations avec le Czar Pierre le Grand.
            - De quand date le mot « industrie » ?

      III. Un maître : François Simiand.
         - Le salaire d'après M. François Simiand.
         - François Simiand (1873-1935).

      B. L'historien de la principauté de Liège aux Temps modernes.
         I. Les princes-évêques au XVIe siècle.
            - Louis XII et Jean de Hornes.
            - Un problème d'histoire économique : la fortune d'Erard de la Marck, prince-évêque de Liège (1505-1538).
            - Une éducation de prince à la fin du XVIe siècle.

         II. Les travaux et la guerre au XVIIe siècle.
            - Le rôle international d'un ingénieur liégeois au début du XVIIe siècle.
            - Les frères de Besche au service de la métallurgie française 1666-1677.
            - Vauban à Liège en 1702.

         III. Le siècle des lumières et la Révolution.
            - Velbruck, sa carrière politique et son élection à l'épiscopat liégeois.
            - Velbruck, le prince, l'évêque.
            - À propos de l'élection du prince-évêque François Charles de Velbruck (1771-1772).
            - Encore l'affaire Velbruck-Raynal-Bassenge.
            - Une correspondance inédite du révolutionnaire liégeois J.-N. Bassenge.
            - Mirabeau et les Liégeois.
      C. L'historien des anciens Pays-Bas et de la Belgique contemporaine.
         I. Propos sur les finances publiques.
            - Les finances publiques belges sous l'ancien régime.
            - Un exemple de solidarité financière internationale : la charge fiscale et les dépenses publiques des anciennes puissances neutres et belligérantes.

         II. Le régime hollandais et l'Université de Liège.
            - La création de la première chaire d'économie politique en Europe occidentale (Liège, 1819).
            - L'enseignement de l'économie politique et de la statistique à l'Université de Liège de 1820 à 1830.
            - Léopold Warnkoenig à l'Université de Liège.

         III. L'enseignement de l'histoire nationale.
            - À propos du sentiment national dans les Pays-Bas aux XVIe et XVIIe siècles.
            - Comment on pourrait concevoir l'enseignement de notre histoire nationale.

20 euros (code de commande : 14339).

 

HAUDRICOURT (André G.) et JEAN-BRUNHES DALAMARRE (Muriel)L'homme et la charrue à travers le monde. Préface de Pierre Deffontaines et André Leroi-Gourhan. Lyon, La Manufacture, 1986. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 410 p., illustrations, cartes, ex-dono à la page de faux-titre, exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   
Araire et charrue sont peut-être des choses ordinaires, celles des travaux et des jours. Mais ce sont aussi des mots. Des mots si familiers qu'ils ne parleraient plus. Seulement voilà que André G. Haudricourt et Mariel J.-Brunhes Delamarre nous entreprennent. Et les découvertes s'accumulent sur le chemin qu'ils nous font emprunter, des grandes civilisations agraires de l'Antiquité au dernier salon de la machine agricole, des grandes régions nourricières du monde aux coins les plus reculés et les plus rudes où pourtant, l'ingéniosité sait s'affirmer.
   Comment se fait-il que la révolution industrielle et agricole ait si souvent troublé le sens des mots, au point que l'araire et la charrue ne sont plus distingués avec pertinence ?
   Pourtant, cette distinction doit être. Sinon, les conditions et les hasards des inventions ne peuvent plus être pensés comme ne peuvent plus l'être les conditions et les hasards du succès d'une invention, ici ou ailleurs, maintenant ou beaucoup plus tard. Nommer et classer en lignées des instruments aratoires c'est ordonner l'histoire des techniques de leur fabrication, l'histoire de leurs systèmes d'attelage et de leurs moyens de traction, l'histoire de leurs utilisations. La démonstration est éclatante.
   L'araire, cet instrument « si humble et si important » est, bien sûr, une vieille invention. Mais, il est plus qu'un ancêtre « primitif », à contempler avec nostalgie ou avec dédain. Son actualité s'impose.
   D'abord, il faut bien donner un nom générique à des instruments aratoires modernes affublés d'appellations de circonstance : cultivateur, scarificateur, canadien, chisel... Ensuite, la diversité des formes et des fonctions des araires nous disent avec quel soin il a fallu, il faut encore, choisir un instrument aratoire approprié à un milieu et aux moyens des producteurs agricoles, des paysans. Il n'y a pas de recette toute faite et définitive, de mise en valeur d'un milieu ou de développement d'une société. Il faut savoir remettre la charrue à sa place.
   Autre découverte. Il y a, de par le monde, des foyers privilégiés de création même pour des choses aussi « humbles » que l'araire. Mais, est-il possible de les rattacher à une culture, à une ethnie, à une nation, faites pour ça ? Ne faut-il pas considérer que la même invention a pu apparaître, indépendamment, dans des sociétés de cultures différentes ?
   Qui donc a inventé l'araire ? Et la charrue ? Si la charrue a été dérivée de l'araire, celui-ci est-il dépassé par celle-là ou s'agit-il d'un instrument différent, toujours utile ? Un instrument aratoire détermine-t-il une forme de champ, un système agraire ? Qui sait dire pourquoi il y a des charrues qui versent à droite et d'autres à gauche ?
   Nous sommes secoués dans tous les sens. L'Homme et la Charrue à travers le monde est prétexte à un vaste questionnement, à un voyage immense. Voilà donc un ouvrage qui fait date. Et, si nous sommes heureux d'avoir contribué à sa réédition, c'est qu'il garde tout son pouvoir stimulant. Ses auteurs souhaitaient, en 1955, qu'il fût un point de départ. Il l'est encore.

25 euros (code de commande : 15945).

 

HAUSER (Henri) Les débuts du capitalisme. (Nouvelle édition.) Paris, Félix Alcan, 1927. In-12 broché, XII + 326 p., (collection « Les Questions du Temps Présent »).

15 euros (code de commande : 180/62).

 

[HÉLIN (Étienne)]. Historiens et populations. Liber Amicorum Étienne Hélin. Contributions rassemblées par la Société Belge de Démographie. Louvain-la-Neuve, Academia, 1991. In-8° broché, 836 p., exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Il n'y a richesse ni force que d'homme, par Jean Bodin.
   Première partie : Démographie historique. Essor et méthodologie.
      - New Dimensions for Historical Demography, par Massimo Livi-Bacci.
      - De Canberra à Porto Alegre, un historien-démographe témoigne, par Arthur E. Imhof.
      - Démographie, l'heure des choix, par Marianne Kempeneers.
      - Franciszek Bujak, historien démographe, par Helena Madurowicz-Urbanska.
      - Les problèmes de l'histoire scientifique des premières descriptions démographico-statistiques en Hongrie, par Robert A. Horvath.
      - La reconstitution des familles de l'époque préstatistique et l'histoire sociale (l'exemple de la Bohême), par Pavla Horska.
      - Malthus en Belgique, par Éric Vilquin.
      - À propos de la démographie historique au Grand-Duché du Luxembourg. Sources, problèmes, perspectives, par Jean-Paul Lehners.
      - Les conditions actuelles de production des statistiques socioprofessionnelles, par Paul Minon.
      - Le couplage automatique des données nominatives : nouvelles perspectives, par Claude Desama.
   Deuxième partie : Mouvement naturel de la population, transition démographique.
      - Société Rurale prérévolutionnaire et démographie différentielle, par Antoinette Fauve-Chamoux.
      - La mesure indirecte de la mortalité des adultes. L'exemple de la France de 1740 -1829, par Alain Bideau.
      - Estimation par échantillonnage du nombre de baptême dans le duché de Luxembourg (XVIIe - XVIIIe siècle), par Michel Dorban.
      - Mortality Decline and Rural Household Structure, par Hans Chr. Johansen.
      - La mortalité dans la France de l'Ouest à la fin de l'Ancien Régime (1770-1789), par François Lebrun.
      - Quelques précisions au sujet de la mortalité maternelle en Flandre (XVIIe - XIXe siècle), par Christiaan Vandenbroeke.
      - Le choléra, cet autre fléau social du XIXe siècle. L'épidémie de 1866 en Belgique et l'exacerbation des inégalités face à la mort, par Thierry Eggerickx et Michel Poulain.
      - Choléra des villes et choléra des champs. Faits et représentation, par Patrice Bourdelais.
      - Agrarian Change and Rural Fertility in early nineteenth century Germany, par William R. Lee.
      - Infanticide and Japan's pre-transition demographic regime, par Osamu Saito.
      - Moral Control, Secularization and Reproduction in Belgium (1600 -1900), par Rony Lesthaeghe.
      - Motivations des acteurs de la transition démographique de l'analyse quantitative à l'enquête orale dans la région liégeoise (fin XIXe - XXe siècle), par René Leboutte.
      - La transition démographique. La théorie et les faits, par Alfred Perrenoud.
   Troisième partie : Migrations, mouvements fondateurs, urbanisation.
      - Comportements démographiques et effets fondateurs dans la population du Québec (XVIIe - XXe siècle), par Gérard Bouchard, Claude Laberge et Charles-R. Scriver.
      - La contribution des Belges à la formation de la population française (1851-1940). Étude quantitative, par Jacques Dupâquier.
      - Genèse et composantes du registre de population du Québec ancien, par Hubert Charbonneau, Jacques Legaré, Bertrand Desjardins, Yves Landry, François Nault et Real Bates.
      - The Role of Migration in the Development and Structure of British Cities in the nineteenth century, par Richard Lawton.
      - Urbanization and Demographic Situation in Hungary, par Joseph Kovacsics.
      - À propos de la démographie urbaine d'Ancien Régime : l'exemple des petites villes de la Galice traditionnelle, par Antonio Eiras Roel.
      - How Do Urban and Rural Industrial Populations Grow ? Migration and Natural Increase in Verviers and its Hinterland, par Myron P. Gutmann.
      - La croissance urbaine au Zaïre, par Léon de Saint Moulin.
      - Une présence portugaise aux Comores dès le XVIe siècle est-elle plausible ?, par Alain Clockers.
      - L'émigration italienne Outre-Atlantique, par Nicole Malpas.
   Quatrième partie : Démographie régionale.
      - Population Estimates of Belgium by Province (1375-1831), par Paul M. M. Klep.
      - La pyramide des âges et la connaissance d'une région, par Henriette Damas.
      - À propos du recensement français de la population de Mons : critique et premiers résultats, par Jean-Paul Bougard.
      - Démographie de Flénu, commune du Borinage, 1871-1876. Essai d'exploitation des registres de population, par Robert André.
      - La mobilité sociale et spatiale à Tilff entre 1789 et 1830. Quelques éléments d'appréciation, par Yves Moreau.
   Cinquième partie : Ménages.
      - Social Inequality and the Female Life Course : Verviers, 1850-1880, par Georges Alter.
      - Status of Women and Demographic change. The Norvegian Case, par Solvi Sogner.
      - Social différences in age at marriage : examples from rural Germany during the XVIIIth and XIXth centuries, par Jürgen Schlumbohm.
      - New Data on foundling Children in Italy in the early XIXth century, par Eugenio Sonnino.
      - European Family and Household Systems, par Richard Wall.
      - Ménages et structures socio-professionnelles en Toscane au milieu du XIXe siècle, par Carlos A. Corsini.
   Sixième partie : Santé.
      - La peste à l'est du Zaïre, par Rashidi Obotela.
      - Pour une histoire du long terme. Les femmes et l'art de guérir dans la région liégeoise (XVIIIe-XXe siècles), par Carl Havelange.
      - Les internements psychiatriques à Liège de 1884 à 1913, par Charles Delrée.
      - Pour une étude de la réparation des dommages résultant des accidents du travail, par Henri Delrée.
      - Les pertes dans la garde impériale lors des Cent Jours, par Jacques Houdaille.
      - Les jeunes bruxellois face à la mort au milieu du XVIIIe siècle, par Claude Bruneel.
   Septième partie : Niveau de vie, culture et société.
      - Le salaire des ouvriers employés à la réfection des chaussées liégeoises à la fin de l'Ancien Régime, par Georges Hansotte.
      - Le travail des femmes mariées et le niveau de vie en Belgique au XIXe siècle à travers les budgets de familles ouvrières, par Peter Scholliers.
      - Une approche de la force de travail : les tables de la vie active, par Suzy Pasleau.
      - Cultural secularization in eighteenth-century Liège, par Bland Addison Jr.
      - Villes, bourgs et villages dans les Pays de Dalhem et de Limbourg à la fin du XVIIIe siècle, par Bruno Dumont.
      - Un état de l'Afrique précoloniale : l'Empire Toucouleur d'Ahmadou fils d'El Hadj Omar, par Claude Fluchard.
      - La population de Huy à la fin de l'Ancien Régime. Un essai de reconstruction, par Denis Morsa.

50 euros (code de commande : 17903).

 

[HENNEPIN (Louis)]. LOUANT (Armand) — Le cas du Père Louis Hennepin, récollet, Missionnaire de la Louisiane 1626-170 ? ou Histoire d'une vengeance. Ath, Cercle Royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath et de la Région et Musées Athois, 1980. In-8° broché, XVI, 263 p., illustrations, exemplaire bien complet du feuillet d'errata et de la carte volante à déplier.
Cet ouvrage est le tome XLVII - 1978-1979 des Annales du Cercle Royal d'Histoire et d'Archéologie d'Ath et de la Région et Musées Athois.
Avant-propos :
   « Cet ouvrage n'est pas une biographie du Père Louis Hennepin. Malgré les investigations nombreuses et presque toujours exhaustives auxquelles se livra le regretté Père Hugolin Lemay, de l'Ordre des Frères mineurs, tant au Canada qu'en Europe, malgré les articles consacrés par lui au célèbre récollet et la multitude de documents qu'il mit à la disposition des chercheurs en des éditions soigneuses et précises, il semble encore impossible de faire toute la lumière sur le mystère dont l'étonnant religieux s'entoura. Il doit subsister des documents qui attendent le hasard d'une trouvaille ou le courage d'une recherche persévérante. Les dernières découvertes prouvent qu'il ne faut pas désespérer.
   Notre étude se borne à l'examen critique des faits et gestes d'Hennepin tels qu'il les relate lui-même dans les livres qui l'illustrèrent et dans les rares écrits autographes mis à jour depuis que les historiens se sont penchés sur son cas. L'analyse objective de ce qu'il nous apprend de sa carrière et de ses aventures peut, pensons-nous, éclairer d'une lumière nouvelle le mobile caché de ses actions, pour autant que l'on s'efforce de les considérer dans le contexte de son milieu, de son époque, des circonstances du moment, de sa formation, des hommes qu'il côtoya et des lieux où il vécut.
   Ce fut un ami défunt, André Weens, Conseiller à la Cour d'appel, bibliophile averti, qui, le premier, attira notre attention sur l'œuvre d'Hennepin. Grâce à lui, les deux lettres adressées à Errembault de Dudzeele, Président à mortier au Parlement de Tournai, conservées aux Archives de l'État à Mons, ne passèrent pas inaperçues. La lecture attentive de ces deux pièces nous permit de l'identifier entre les nombreux enfants de Gaspard Hennepin, de préciser son allégeance politique et d'apporter, dans les pages suivantes, la seule explication qui, dans l'état actuel de nos informations, permette de saisir le motif de son bannissement de France et fit de lui un religieux errant. En outre, grâce aux précisions contenues dans l'une des lettres, on peut établir comment la Description de la Louisiane fut composée et déterminer la spécificité de son contenu.
   À la lumière des données ainsi établies, nous croyons avoir mis en évidence les véritables mobiles qui provoquèrent la rédaction de la Nouvelle découverte et celle du Nouveau voyage, ainsi que le motif qui poussa Hennepin à se plaindre au pape dans un méchant factum intitulé : La morale pratique du jansénisme. »

12 euros (code de commande : 14132).

 

[HERZL (Théodore)]. CHOURAQUI (André) — Un visionnaire nommé Herzl. La résurrection d'Israël. Paris, Laffont, 1991. In-8° collé, 323 p., illustrations hors texte, (collection « Les Hommes et l'Histoire »), petit cachet d'appartenance à la page de faux-titre.
En quatrième de couverture :
   La vie de Herzl, remarquable de son vivant, devenait prophétique dès le 15 mai 1948, à l'heure où sa vision prenait corps : l'État d'Israël, dont il avait annoncé la création naissait dans les délais qu'il avait prévus. L'homme dont la vocation fut de mettre un terme à l'exil deux fois millénaire d'Israël, dont il conçut et organisa le retour sur sa terre ancestrale, prenait un relief unique, non seulement dans l'histoire de son peuple, mais dans celle de l'humanité.
   Herzl naît le mercredi 2 mai 1860 ; il s'éteint le dimanche 3 juillet 1904, âgé de quarante-quatre ans. Une vie brève, celle, cependant, d'un homme qui infléchit l'histoire, sans autre moyen que le feu de son enthousiasme, la lucidité de sa vision. Un feu ne peut se cacher. Celui qui le ravageait brûlait au souffle de l'éternité. Le Buisson ardent et l'orage du Sinaï dans une même tête, Moïse ressuscité pour un Retour plus grandiose que la sortie d'Égypte, telle pourrait être l'image de ce journaliste en redingote qui s'éteignit dans un crachement de sang.

10 euros (code de commande : 15737).

 

Histoire de la langue française. 1880-1914. Sous la direction de Gérald Aantoine et Robert Martin. Paris, Éditions du Centre National de la Recherche Scientifique, 1985. In-8° sous reliure toilée d’éditeur, 642 p. dont 22 de bibliographie.

40 euros (code de commande : 204/60).

 

Histoire et méthode. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1981. Grand in-8° broché, 519 p., tableaux à déplier hors texte, (collection « Acta Historica Bruxellensia - Travaux de l'Institut d'Histoire de l'Université Libre de Bruxelles », n° IV), couverture plastifiée, marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de faux-titre.
En quatrième de couverture :
   - Préface, par M.-A. Arnould.
   - Quelques réflexions sur l'emploi de la Quellenforschung, par R. Van Compernolle.
   - Cimetières mérovingiens et histoire du Haut Moyen Âge - Chronologie - Société - Religion, par A. Dierkens.
   - Les méthodes d'analyse démographique des polyptyques du Haut Moyen Âge, par J.-P. Devroey.
   - Problématique marxiste et histoire rurale du Moyen Âge (VIIIe-XIIIe s.) entre Loire et Rhin, par Cl. Billen et Chr. Dupont.
   - L'utilisation d'une source hagiographique discréditée : la Vita s. Ode virginis de Sint-Oedenrode, par W. Steurs.
   - Secteurs secondaire et tertiaire dans les villes des anciens Pays-Bas au XIIIe s. : l'exemple de Michel Wichmar à Bruxelles, par G. Despy.
   - Remarques sur l'utilisation des baux de parcelles au Bas Moyen Âge, par M. De Waha.
   - Une « nouvelle » approche méthodologique : l'analyse scientifique des imprimés anciens, par R. Crahay.
   - Note à propos d'assolements et de rendements céréaliers en Brabant Wallon, au cours du premier quart du XIXe siècle, par J.-J. Hoebanx.
   - La répartition professionnelle de la population belge en 1846 : un piège statistique, par E. Gubin et A. Van Neck.
   - Les registres des patentables, source de l'histoire de Bruxelles à la fin du XIXe siècle, par G. Kurgan-van Hentenryk et Gh. Viré.
   - Les conseils des ministres et de la Couronne du 2 août 1914. Recherche méthodologique sur la valeur des témoignages, par M.-R. Thielemans et E. Vandewoude.
   - Une enquête d'histoire orale sur la question royale, par J. Stengers.
   -  Chansons et problématique sociale ?, par J. Puissant.
   - Thirty Years of Numismatics, par Ph. Grierson.

15 euros (code de commande : 15423*).

 

Histoire socialiste 1789-1900. Sous la direction de Jean Jaurès. Par Jean Jaurès (Constituante et Législative) ; Jules Guesde (Convention jusqu'au 9 Thermidor) ; Gabriel Deville (Du 9 Thermidor au 18 Brumaire) ; Brousse (Du 18 Brumaire à Iéna) ; Henri Turot (D'Iéna à la Restauration) ; Viviani (La Restauration) ; Fournière et Rouanet (Le règne de Louis-Philippe) ; Millerand (La République de 1848) ; Andler et Herr (Le Second Empire) ; Jean Jaurès (La Guerre franco-allemande) ; Dubreuilh (La Commune) ; John Labusquière (La Troisième République, 1871-1885) ; Gérault Richard (1885-1900) ; Jean Jaurès (Conclusion : le Bilan social du XIXe siècle). Paris, Rouff, [1901]. Neuf volumes in-8° sous une modeste reliure toilée, tome I : 24 (table des illustrations) p., pp. 1 à 756, tome II : pp. 757 à 1316, tome III : pp. 1 à 980, tome IV : pp. 981 à 1824 et pp. 3 à 190 de la table analytique, tome V : 592 p., tome VI : pp. 1 à 604 puis 13 à 264 (sans interruption de texte), tome VII : 575 p., tome VIII : pp. 1 à 420 puis 37 à 392 (sans interruption de texte), tome IX : pp. 1 à 496 puis pp. 1 à 312 et les pp. 1 et 2 de la table analytique et les 2 pages de la préface d'Albert Thomas.

   

Les neuf volumes : 250 euros (code de commande : 15572).

 

Huit grands Américains. S.l., Service Américain d'Information, [ca 1950]. Petit in4° agrafé, [32] p.
   Cet ouvrage de propagande est présenté sous forme de bande-dessinée ; les personnages décrits sont :
   - George Washington 1732-1799. Père de l'Amérique. Dessins de Bruno Premiani.
   - Thomas Jefferson 1743-1826. Champion des droits de l'Homme. Dessins de Bill Draut.
   - Walt Whitman 1819-1892. Poète du peuple. Dessins de Bruno Premiani.
   - Abraham Lincoln 1809-1865. Sauveur de l'Union. Dessins de Bill Draut.
   - George W. Carver 1864-1943. Savant agronome. Dessins de Bruno Premiani.
   - Andrew Carnegie 1835-1919. Pionnier de l'industrie. Dessins de Bruno Premiani.
   - Jane Adams 1860-1935. Bienfaitrice de l'humanité. Dessins de Bill Draut.
   - Thomas A. Edison 1847-1931. Génie de l'électricité. Dessins de Bill Draut.
Avant-propos :
   Des millions d'hommes et de femmes, dont beaucoup naquirent à l'étranger, ont participé au développement des États-Unis. Ce livre relate les faits les plus saillants de la vie de quelques-uns des Américains éminents qui ont contribué de différentes façons à l'établissement du gouvernement démocratique, au bien-être général et au progrès matériel de la Nation.

8 euros (code de commande : 16165).

 

IMBERT (Jean), SAUTEL (Gérard) et BOULET-SAUTEL (Marguerite) Histoire des institutions et des faits sociaux (Xe-XIXe siècle). Paris, Presses Universitaires de France, 1956. In-8° broché, 404 p., (collection « Thémis - Textes et Documents »), hommage des auteurs.

15 euros (code de commande : 183/69).

 

Individu et société à la Renaissance. Colloque international tenu en avril 1965 sous les auspices de la Fédération Internationale des Instituts et Sociétés pour l'Étude de la Renaissance et du Ministère de l'Éducation Nationale et de la Culture de Belgique. Bruxelles - Paris, Presses Universitaires de Bruxelles - Presses Universitaires de France, 1967. In-8° broché, 303 p., (collection « Université Libre de Bruxelles - Travaux de l'Institut pour l'étude de la Renaissance et de l'Humanisme », n° III), bel exemplaire.
Table des matières :
   - Allocution du Directeur de l'Institut pour l'Étude de la Renaissance et de l'Humanisme.
   - Avant-propos.
   - Le commerce épistolaire, comme expression sociale de l'individualisme humaniste, par Pierre Mesnard.
   - Individualisme et sécurité juridique : la prépondérance de la loi et de l'acte écrit au XVIe siècle dans l'ancien droit belge, par John Gilissen.
   - Individualité et communauté. Le secret des Réformateurs, par Henri Meylan.
   - Discussion de la première journée.
   - Individu et Société dans la Pologne de la Renaissance, par Claude Backvis.
   - Tolérance et droit. Les grandes lignes d'un problème, par Guido Kisch.
   - Le rôle des Doctores legum dans la Société allemande du XVIe siècle, par Hans Thieme.
   - Discussion de la deuxième journée.
   - Deux humanistes dans une société de la Renaisance : les conseillers d'État de Corberon et d'Argenson, par Roland Mousnier.
   - La réalité sociale dans l'univers d'Albert Dürer, par Jean-Claude Margolin.
   - L'homme malade dans la société de la Renaissance, par Hyacinthe Brabant.
   - Discussion de la troisième journée.
   - Index
.

18 euros (code de commande : 14789 - vendu).

 

Interfac. Revue d'information et de liaison des étudiants d'Histoire et de Géographie de France. 1ère Année - Nov.-déc. 1946 - N° 1. Paris, Office de Presse Universitaire, 1946. In-8° agrafé, 21 p., bel exemplaire malgré la couverture un peu insolée.
Table des matières de ce premier numéro :
   - Comment on étudie l'Histoire, par G. Lefebvre.
   - Le nouveau livre de M. Pierre George « Les régions polaires », par M. Dubois.
   - Le coin du mécontent.
   - L'année 1946-47 dans les facultés (programmes, cours, professeurs).
   - La réforme de l'enseignement, par Y.-M. Hilaire.
   - La cuisine grecque, par M. Perrier.
   - À la devanture du libraire.
   - Services interfacs.

5 euros (code de commande : 17421).

 

[JACQUEMYNS (Guillaume)]. Mélanges offerts à G. Jacquemyns. Bruxelles, Université Libre de Bruxelles, 1968. Fort in-8° broché, XXXII, 679 p.
Table des matières :
   - La superficie du Tournaisis à l'époque moderne, par Maurice-A. Arnould.
   - L'apport des méthodes historiques nouvelles à l'histoire du premier concile du Vatican, par Roger Aubert.
   - Étudiants et mouvement révolutionnaire au temps de la première Internationale. Les Congrès de Liège, Bruxelles et Gand, par John Bartier.
   - La crise de 1929, par Fernand Baudhuin.
   - Charges, recettes, bénéfices dans la comptabilité bancaire : l'exemple de l'exercice 1891 au Crédit Lyonnais, par Jean Bouvier.
   - Réfugiés italiens et Anglaises libérales à Paris sous la Restauration, par Ferdinand Boyer.
   - Commerce et urbanisme, par Victor Bure.
   - Le gambettisme depuis Gambetta, par J.P.T. Bury.
   - Les débuts de la révolution industrielle en Belgique et les statistiques de la fin de l'Empire, par Jan Craeybeckx.
   - Un projet de Banques en province dans le Royaume de Naples à la veille de la Révolution française, par Domenico Demarco.
   - Léopold II et le Grand-Duché de Luxembourg au printemps 1867, par Robert Demoulin.
   - À propos du droit urbain de Louvain au XIIIe siècle : l'exemple de la « ville » de Wavre, par Georges Despy.
   - L'opinion publique et les revendications territoriales belges à la fin de la Première guerre mondiale, 1918-1919, par Robert Devleeshouwer.
   - Les femmes et la première Internationale en Belgique, par Jean Dhondt.
   - Histoire économique du haut Moyen Âge. Note à propos d'un point de méthode, par Renée Doehaerd.
   - Personnalités et sociétés dans la naissance des idéologies, par J.-B. Duroselle.
   - Une expérience de crédit foncier : la Banque Territoriale (an VII-an XI), par Claude Fohlien.
   - L'évolution économique et la morale, par Jean Fourastié.
   - Newspapers, Parliament, and foreign Policy in the age of Stanhope and Walpole, par G.C. Gibbs.
   - Un procès de pillages commis à Bruxelles au début de la Révolution de 1830 : l'affaire Londens et consorts, par John Gilissen.
   - La Maison Rotschild et l'emprunt belge de 1873, par Bertrand Gille.
   - Charbonnages belges et charbonnages du Nord de la France aux XVIIIe et XIXe siècles, par Marcel Petit.
   - L'opposition au Premier Empire dans les Conseils généraux et les Conseils municipaux, par Jacques Godechot.
   - La démission de Paul Hymans et la fin du second gouvernement Delacroix (juillet-novembre 1920), par Henri Haag.
   - La section liégeoise de la Ligue de l'Enseignement en 1865-1866, par Léon-E. Halkin.
   - L'organisation internationale agit-elle sur la pensée et les politiques économiques contemporaines ?, par Jean Halpérin.
   - Note sur la déclaration des biens et revenus du Clergé brabançon de 1787, par Jean-Jacques Hoebanx.
   - Économie et guerre : les « militaires aux armées » en 1806, par Jean Imbert.
   - Les origines du socialisme dans le canton de Vaud, par André Lasserre.
   - De la Belgique aux Pyrénées au XIVe siècle, par Pierre Lavedan.
   - Silhouettes urbaines et problème des gratte-ciel, par Alfred Ledent.
   - Les monuments historiques, un des facteurs déterminants de l'établissement de plans particuliers dans l'aménagement urbanistique, par Victor-G. Martiny.
   - L'essor de l'industrie capitaliste en Hongrie au cours de la première moitié du XIXe siècle, par Gyula Mérei.
   - Truck-system et revendications sociales dans la sidérurgie luxembourgeoise du XVIIIe siècle, par Philippe Moureaux.
   - Englands Wirtschaftsbeziehungen zu den Habsburgischen Niederlanden im Achtzehnten Jahrhundert. Ein Gutachten des Committee of Privy Council of Trade vom 6. Jänner 1791, par Hedwig Pavelka.
   - L'épiscopat français devant l'offre de paix du Saint-Siège (août 1791), par Pierre Renouvin.
   - Deux entreprises de remplacement militaire à Bordeaux (1822-1851), par Bernard Schnapper.
   - Léopold Ier et le chemin de fer d'Anvers au Rhin, par Jean Stengers.
   - Salvandy et la création du réseau ferré, par Louis Trenard.
   - Séquestration ou retraite volontaire ? Quelques réflexions à propos de l'hébergement des lépreux à la léproserie de Terbank-lez-Louvain, par André Uyttebrouck.
   - Le « Repartimiento » de Rodrigo de Albuquerque à Espanola en 1514. Aux origines d'une importante institution économico-sociale de l'Empire colonial espagnol, par Charles Verlinden.
   - Les Belges dans l'agglomération rouennaise en 1921, par Jean Vidalenc.
   - Sondages de paix en 1918 : la dernière mission du Comte Toerring, par Jacques Willequet.

25 euros (code de commande : 14782*).

 

JORDAN (Joseph) — Le passé de mon pays. Esquisse de l'évolution politique, économique et sociale de la Suisse. 2me édition revue et augmentée. Fribourg, Saint-Paul, 1932. In-8° broché, 212 p.
Préface :
   Le bon accueil, que Le passé de mon pays a rencontré, m'a encouragé à en faire une deuxième édition, revue et augmentée. Dans ses grandes lignes, cependant, l'œuvre reste la même. Le passé de mon pays ne se présente pas comme une histoire de la Suisse de grande envergure, pareille à celles de feu Johanneès Dierauer, de M. Maxime Reymond ou de M. William Martin, ni comme un manuel passablement détaillé et richement illustré, tel que celui de MM. Suter et Castella. C'est une esquisse – plutôt un résumé à grands traits – de l'évolution politique, économique et sociale de notre pays. Il est encore des historiens qui ne s'intéressent qu'à la politique et aux batailles, négligent le point de vue économique et, plus encore, l'évolution sociale que j'entends au sens large de transformation de la société et de sa civilisation. C'est, à mon avis, une erreur aussi grossière que celle des socialistes et des pacifistes qui voudraient bannir de l'enseignement le souvenir de nos glorieuses guerres d'indépendance.
   À la première lecture déjà, on remarquera que l'histoire de la période contemporaine est plus développée que celle des autres périodes. En effet, les événements les plus proches sont ceux qui nous intéressent le plus et nous expliquent le mieux l'époque actuelle. Par là même, l'histoire contribue puissamment à la formation civique et sociale dont la jeunesse a tant besoin aujourd'hui.
   Ce travail n'a aucune prétention littéraire ; le style en est simple, aussi concis que possible, puisqu'il s'agit d'un résumé. Si j'ai choisi cette dernière forme, de préférence à toute autre, c'est pour soulager la mémoire des élèves (mémoire qui doit déjà emmagasiner tant d'autres connaissances], attirer leur
attention sur ce qui est important, essentiel ; enfin, leur présenter les événements d'une manière logique et didactique qui en facilite l'étude.
   C'est à dessein que je n'ai inséré, dans ce manuel, ni cartes, ni illustrations ; elles en eussent majoré le prix. Mais il est facile d'y suppléer en se servant de la carte historique de la Suisse, de gravures, de projections ou de croquis au tableau noir.
   Le texte d'un chapitre (ou seulement d'une partie, s'il est trop long) peut être considéré comme le plan d'une leçon, à développer sous forme de conférence. Reconstituer le cadre des événements, faire revivre, agir et parler les personnages, les peuples, soit qu'il s'agisse de guerres ou d'autres faits remarquables ; glisser le détail pittoresque et vrai que l'élève retiendra facilement ; exposer avec précision les doctrines qui, aujourd'hui encore, divisent le monde ; telle doit être, me semble-t-il, la méthode à suivre.
   De son côté, l'élève doit apprendre plus ou moins par cœur le résumé ; il doit aussi connaître les détails donnés de vive voix par le maître. Dès qu'un certain nombre de chapitres formant un tout ont été étudiés, le professeur peut annoncer une composition ou répétition par écrit.
   Je ne prétends nullement imposer ce manuel, destiné, en premier lieu, à mes élèves de l'École de commerce du Collège Saint-Michel (Fribourg), mais, à qui voudrait en user, je conseillerais la méthode que je viens d'exposer.

18 euros (code de commande : 16230).

 

[JULLIAN]. GRENIER (Albert) Camille Jullian. Un demi-siècle de science historique et de progrès français 1880-1930. Paris, Albin Michel, 1944. In-8° broché, 316 p.

13 euros (code de commande : 187/69).

 

KARLIN (Daniel) et LAINÉ (Tony) Le petit donneur d'offrandes et autres histoires de fous. Paris, Éditions Sociales, 1981. In-8° broché, 287 p.

13 euros (code de commande : 227/68).

 

KATZ (Jacob) — Hors du ghetto. L’émancipation des Juifs en Europe 1770-1870. Traduction de J.-F. Sené. Préface de Pierre Vidal-Naquet. Paris, Hachette, 1984. In-8° broché, XXVII + 289 p., (collection « La Force des Idées »).

10 euros (code de commande : 131/60).

 

KLIBANSKY (Raymond) — Le philosophe et la mémoire du siècle. Tolérance, liberté et philosophie. Entretiens avec Georges Leroux. Paris, Les Belles Lettres, 1998. In-8° collé, XIX, 307 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   « De Paris à Heidelberg et Hambourg, de Hambourg à Paris et Londres et de Londres à Montréal, la vie de Raymond Klibansky traverse notre siècle et l'entraîne dans des activités qui ne sont pas le lot ordinaire des intellectuels ou des savants. De ces études à Heidelber auprès de Jaspers, en contact étroit avec les disciples du poète Stefan George, R. Klibansky tire son intérêt pour la pensée négative, qui l'amène à Nicolas de Cues, à Maître Eckhart et, par-delà, à la tradition platonicienne. Les premiers chapitres de ces Entretiens, passionnant tableau de la vie intellectuelle en Allemagne dans les années vingt, éclairent la montée du Nazisme.
   Ses premiers travaux aboutiront, dans le sillage de A. Warburg et E. Cassirer, à un livre devenu classique, écrit en collaboration avec E. Panofsky et F. Saxl : Saturne et la mélancolie, dont l'histoire résume un peu celle de R. Klibansky lui-même.
   Durant la seconde guerre, R. Klibansky fut actif au sein du Political Warface Executive en Grande Bretagne. Il nous donne ici un témoignage saisissant d'activités peu communes pour des savants. Devenu en 1946 professeur à l'Université Mc Gill (Montréal), il s'engage dans la vie philosophique internationale et cherche à stimuler les échanges entre intellectuels de l'Est et de l'Ouest, à une époque où cela était un véritable défi, tout en défendant les droits de penseurs comme le philosophe tchèque Jan Patocka, initiateur de la Charte 77, dont il fait ici un vibrant éloge. »

12 euros (code de commande : 13866).

 

Koningsmoorden. Onder redactie van Tom Verschaffel. Leuven, Universitaire Pers Leuven, 2000. In-8° broché, 315 p., illustrations, (collection « Alfred Cauchies Reeks »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   In de loop van de geschiedenis zijn heel wat koningen doelbewust en met geweld om het leven gebracht. Zij stierven op het schavot of werden het slachtoffer van een aanslag. Achter de moorden zaten nu eens familieleden of politieke tegenstanders, dan weer misnoegde onderdanen of buitenlandse vijanden. De moordenaars gebruikten gif of een dolk, en later pistolen of bommen. Zij deden het heimelijk of zochten juist de publiciteit. Vaak berieperfHf zich op het feit dat de vorst zijn macht had misbruikt en dus een 'tiran' was. In dat geval was koningsmoord immers, volgens filosofen en pamflettisten, toegelaten en zelfs wenselijk.
   In dit boek sterven Julius Caesar en Karel de Goede, Mary Stuart en Willem van Oranje, Ludwig II van Beieren en tsaar Aleksander II van Rusland, en vele andere koningen, keizers, graven en pausen. De tragiek van hun koninklijke levens heeft altijd tot de verbeelding gesproken en was een bron van inspiratie in literatuur, theater, film, muziek.
   De verbeelding van defkoningsmoord weerspiegelt opvattingen en politieke praktijken die, van de oudheid tot de twintigste eeuw, een betekenisvolle evolutie hebben doorgemaakt. De geschiedenis van de koningsmoord is de geschiedenis van het koningschap zelf.
Table des matières :
   - Inleiding, par Tom Verschaffel.
   De noodzakelijke dood. Koningsmoord en rechtvaardiging.
      - Tirannenmoord, een antiek idee, par Anton van Hooff.
      - Over de grenzen van de macht. Denken over tyrannicide van de twaalfde tot de vijftiende eeuw, par Dirk Van den Auweele.
      - Politiek en vrijheid onder het humanistisch mes : Erasmus en Lipsius over tirannenmoord, par Jan Papy.
      - De moord op tsaar Aleksander II (1881) en het ontstaan van het moderne terrorisme, par Idesbald Goddeeris.
   De strategische dood. Koningsmoord en machtsstrijd.
      - Vorsten, vrouwen en wreedheden aan het Merovingische hof. De bloeddorstige machtsstrijd tussen de kleinzonen van Clovis (561-613), par Brigitte Meijns.
      - De Goede en de heel erg slechten. De moord op Karel graaf van Vlaanderen (1127), par Mare Carnier.
      - Rooms Koning Willem II doodgeknuppeld bij Hoogwoud (1256) : gaan ridderlijke eer en nationale trots opnieuw ten onder ?, par Janick Appelmans.
      - Van de prins geen kwaad. De moordplannen van en op Oranje, par Anton van der Lem.
   De mooie dood. De verbeelding van de koningsmoord.
      - De laurier en de kosmos. Astrologie en de moord op Alessandro de' Medici (1537), par Steven Vanden Broecke.
      - Jezuïeten als pausmoordenaars ? De polemiek over de dood van Clemens XIV († 1774), par Vincent Viaene.
      - Het gat in de haag: kijken naar koningsmoorden bij Shakespeare, par Guido Latré.
      - Filmcamera's bij de executies van Mary Stuart, par Steven Jacobs.
      - Un Ballo in Maschera : dansend de onsterfelijkheid tegemoet, par Koen Van Caekenberghe.
      - De geheimzinnige dood van Ludwig II van Beieren, par Ilse Gesquière.
   De mislukte dood. Epiloog.
      - Tirannendoding als godsgericht. De aanslag op Hitler (20 juli 1944) en de sacralisering van de macht, par Marnix Beyen.
   - Bibliografie - De auteurs - Register van persoonsnamen.

15 euros (code de commande : 15205).

 

[LAURENT LE MAGNIFIQUE (Laurent de Médicis dit)]. CLOULAS (Ivan) — Laurent le Magnifique. Paris, Fayard, 1990. In-8° sous reliure souple d'éditeur, 421 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   Prince modèle de la Renaissance, Laurent le Magnifique donne le ton à l'Europe civilisée de la fin du XVe siècle. Homme politique, il dispose à Florence de tous les pouvoirs sous l'apparence d'institutions républicaines habilement vidées de leur contenu.
   Banquier, il impose sa volonté aux souverains du monde en utilisant l'arme de l'argent par l'intermédiaire d'une société financière à développement multinational.
   Protecteur des arts et des lettres, il encourage la magnifique floraison de l'Humanisme et de la Renaissance qui font de l'Italie le moteur de l'Occident à l'aube des temps modernes.
   Cette réussite est obtenue à travers des drames, les révoltes sociales de la misère et de l'ambition qui ont permis aux ancêtres de Laurent de bâtir leur fortune. Lui-même forge sa toute-puissance dans la répression de la sanglante conjuration des Pazzi. Mais le succès politique a pour corollaire la ruine financière : la crise frappe de plein fouet la banque Médicis.
   Laurent déploie alors son génie d'homme d'État Il établit la paix dans une Italie déchirée par la cupidité des princes, le népotisme des papes et les intrigues des dynasties étrangères dont il réussit à éviter l'intervention.
   Mais Laurent est aussi un merveilleux poète. Ses œuvres d'une extrême variété révèlent un tempérament amoureux, une fraîcheur d'âme, une angoisse de l'être qui aujourd'hui encore nous touchent profondément. Unissant la quête du bonheur platonicien et les exigences chrétiennes, il reflète le génie d'un temps qui sut mettre en images, sous le pinceau de Ghirlandaio et de Botticelli, la douceur et le charme des heures les plus fragiles de la vie.

12 euros (code de commande : 16858).

 

LEBEY (André) — Nécessité de l'Histoire. Paris, Firmin-Didot et Cie, 1933. In-8° broché, 146 p., bel exemplaire.
   
@ André Lebey (1877-1938) fut un des amis de Paul Valéry, de Pierre Louÿs et de Jean de Tinan ; intellectuel engagé, il fut député socialiste pendant la Première Guerre mondiale, il fut un orateur régulier dans les loges maçonniques. Il publia des romans et des ouvrages historiques. Celui présenté ici contient le texte de la conférence qu'il donna à la mairie du XVIe arrondissement de Paris.

12 euros (code de commande : 12462).

 

LEDRÉ (Charles) — Histoire de la presse. Paris, Arthème Fayard, 1958. In-8° sous reliure et Rhodoïd imprimé d'édi-teur, 411 p., (collection « Les Temps et les Destins »).

12 euros (code de commande : 211/70).

 

LEIF (J.) Esprit et évolution des civilisations. Paris, Delagrave, 1950. In-8° broché, 203 p.

10 euros (code de commande : 194/69).

 

LEMARIGNIER (Jean-François) — La France médiévale : institutions et société. Paris, Armand Colin, 1970. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 415 p., (collection « U », Série « Histoire Médiévale »), couverture proprement plastifiée, exemplaire du Service de Presse.
Avant-propos :
   Ce livre procède d'un enseignement qu'à peu près sans interruption depuis plus de vingt ans, j'ai donné aux facultés de droit de Lille (1949-1957) et de Paris (1957-1970) ; il correspond à la première partie de cet enseignement qui, dépassant le Moyen Âge, s'étendait jusqu'à la Révolution de 1789. Présenté à dessein sous une forme élémentaire, il s'adresse avant tout à des étudiants de premier cycle de nos universités. À des étudiants en droit, s'ils sont soucieux d'autre chose que de pure technique et cherchent à acquérir une véritable culture en science sociale. Et puis à des étudiants d'histoire. Robert Fawtier remarquait, il n'y a guère plus de dix ans, que l'histoire des institutions françaises n'était étudiée d'ensemble que dans les facultés de droit et qu'elle ne l'était pas dans les facultés des lettres. Les choses ont changé depuis lors, par création d'enseignements et aussi par le jeu d'options. Depuis 1968, le cours d'histoire des institutions publiques et des faits sociaux de première année de licence en droit a été proposé comme unité de valeur aux étudiants d'histoire de la Sorbonne et suivi par quelques-uns d'entre eux. Ce livre se voudrait de favoriser, à l'instar d'errements fort heureusement suivis dans les universités belges, la réunion d'étudiants de la double provenance autour d'une même discipline.
   L'esprit dans lequel il est conçu permettrait cette jonction. « La France médiévale : institutions et société », ce titre signifie que les institutions y sont considérées moins dans leur technique que dans leur évolution : en relation avec les mutations de la société, de son économie, avec le mouvement des idées, de celles des penseurs et des dirigeants qui donnent l'impulsion au sommet, et aussi, à la base, des mentalités du commun qu'on ne saurait négliger. Ce livre est le fruit d'une recherche d'incidence réciproque des facteurs politique, économique, social, intellectuel, dans une optique de science politique.
   Il s'efforce de répondre à des questions, peut-être simples, mais essentielles. Comment les hommes sont-ils organisés dans la société ? Quelles sont les structures politiques qui les y encadrent et comment se prolongent-elles en des structures administratives, judiciaires, financières ? Comment y sont-ils répartis et quel genre de vie y mènent-ils, lié à un droit qui ne peut être autre chose que l'expression de ce genre de vie ? Quelle place y tient l'Église ; quelles sont ses structures et ses relations avec le pouvoir civil ? La méthode consistera à partir de faits précis et à s'élever à l'idée générale sans laquelle il n'y a pas de science ; à s'efforcer de déterminer ce qu'a été l'évolution de la société, période par période, en mettant en relief pour chacune d'elles le trait le plus saillant.
   Quelles périodes ? On ne saurait parler d'institutions françaises avant le milieu ou, mieux encore, la fin du IXe siècle, car elles présupposent un royaume de France qui n'est pas antérieur à ce temps. Mais on ne saurait pas davantage négliger l'origine de ces institutions qui remontent beaucoup plus haut, car elles ne sont qu'une forme d'une civilisation qui a ses racines jusque dans l'Antiquité gréco-romaine. La philosophie légale et politique des Grecs, les structures de l'Empire romain, leur essor, puis leur déclin au Bas-Empire, les progrès de l'Église des premiers siècles ne pouvaient être passés sous silence, même s'ils ne sont considérés qu'au titre des survivances et s'il n'en est tracé qu'une esquisse. Après les invasions barbares du Ve siècle, dans un cadre géographique qui dévie de la Méditerranée vers les franges de l'Atlantique, de la Manche et de la mer du Nord, vers cette Europe occidentale où la Gaule commence à faire figure de centre, celle-ci, aux temps mérovingiens, puis le monde carolingien offrent des traits qui préfigurent plus directement ce que devaient être les institutions françaises et le crayon qui en sera esquissé sera présenté sous des lignes plus appuyées.
   Passé la fin du IXe siècle, dans les limites du royaume occidental issu du partage de Verdun, des institutions françaises se dessinent, de même que la langue française se dégage progressivement du latin dégradé des siècles précédents et qu'une civilisation française se cherche : tout cela est lié. L'histoire de ces institutions peut assez bien, tout au long des six siècles qui séparent la fin du IXe de la fin du XVe siècle, se répartir entre deux périodes. La première, qui s'étend jusqu'au milieu du XIIe siècle, est avant tout marquée par la féodalité : une féodalité d'anarchie jusqu'aux années 1050, puis, dans une ambiance de renouveau économique et de redressement de l'Église des temps grégoriens, une féodalité plus structurée que Marc Bloch appelait le second âge féodal. Cet affermissement des structures, lié à une renaissance intellectuelle et à des manières de penser mutées, conduit, après 1150 et tout au long des trois derniers siècles et demi du Moyen Âge – c'est la seconde période – à une croissance de l'autorité du roi de France qui sait, en captant à son profit les forces maîtrisées de la féodalité et en déviant le sens des institutions féodales, en faire surgir des institutions monarchiques qui sont à l'origine de l'État des temps modernes.

15 euros (code de commande : 14726).

 

LORIGA (Sabina) — Le petit x. De la biographie à l'histoire. Paris, Seuil, 2010. In-8° broché, 284 p., (collection « La Librairie du XXIe Siècle »).
En quatrième de couverture :
   Quelles sont les frontières entre la biographie et l'histoire, la fiction littéraire et la vérité des faits ?
   L'historienne Sabina Loriga a choisi d'examiner l'œuvre de penseurs qui, tout au long du XIXe siècle, ont cherché à restituer la dimension individuelle de l'histoire : des historiens (Thomas Carlyle, Wilhelm von Humboldt, Friedrich Meinecke), un historien de l'art (Jakob Burckhardt), un philosophe (Wilhelm Dilthey) et un romancier (Léon Tolstoï).
   Mais Le Petit x, de quoi s'agit-il ? La formule est du grand historien Droysen qui, en 1863, écrit que si l'on appelle A le génie individuel (ce que quelqu'un est, possède et fait), alors on peut dire que A est la somme de a + x, où a désigne ici ce qui vient des circonstances extérieures (pays, époque, etc.), x résulte du talent personnel, œuvre de la libre volonté.
   Nombreux sont ceux qui depuis ont exploré ce petit x. Comment se forme-t-il ? Est-il inné ? Quel rôle joue la personne singulière dans l'histoire ? Comment faut-il saisir le rapport entre l'individu, son génie, et le mouvement général de l'histoire ?
   Le livre de Sabina Loriga signe le retour de la biographie, longtemps délaissée, dans le champ des recherches historiques.

12 euros (code de commande : 17174).

 

LUCAS-DUBRETON (J[ean]) — La vie quotidienne à Florence au temps des Médicis. Paris, Hachette, 1963. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 335 p., (collection « La Vie Quotidienne »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Florence n'est pas exactement un État, mais une Cité. Réduite quant à ses limites mais immense d'idées, riche de possibilités, passionnée et réfléchie tout ensemble, les événements ont en elle une intime résonance : la vie de tous les jours y est indissolublement liée à l'activité politique, le public se mêlant au particulier, l'histoire marquant de son empreinte chaque geste, chaque fait.
   Or, à partir de 1421, une seule famille va présider aux destinées de la « Cité de la Fleur » ; pendant trois siècles, l'histoire de la Toscane sera celle de cette famille, étonnante succession de génies, de fanatiques, d'athées, de bâtards et de pervertis. Trois siècles au cours desquels la ville sera éclaboussée d'or et de sang, bouleversée par les trahisons comme par les sursauts de patriotisme.
   Dans l'ombre de cette fantastique famille évolue tout un peuple de paysans, d'ouvriers, d'artisans, de bourgeois. Une incomparable élite de l'esprit, déjà riche des apports de Dante et de Boccace, rayonne sur l'Europe : c'est l'époque de Machiavel, Politien, Pic de la Mirandole, Michel-Ange.
   De l'évocation pleine de grandeur et de pittoresque que présente Jean Lucas-Dubreton, resurgit l'attachant souvenir d'une ville incomparable.

12 euros (code de commande : 16079).

 

MAILLET (J.) Histoire des faits économiques des origines au XXe siècle. Paris, Payot, 1952. In-8° broché, 362 p., (collection « Bibliothèque Historique »).

15 euros (code de commande : 234/68).

 

[MARIE STUART (Marie Ire d'Écosse)]. Le procès de Marie Stuart. Documents originaux traduits et présentés par Marcel Thomas. Paris, Club du Meilleur Livre, 1956. In-8° carré sous reliure d'éditeur, 300 p., exemplaire numéroté (n° 789).
Avant-propos :
   Depuis quatre cents ans, tant d'ouvrages ont été publiés sur Marie Stuart qu'à peine en dresserait-on la liste. Ajouter un nouveau volume à cette imposante bibliothèque pourrait donc, à première vue, sembler assez superflu. Pourtant, s'il est vrai que peu de grandes destinées ont pareillement réussi à inspirer les dramaturges, à exciter l'imagination des foules et à provoquer les discussions passionnées des historiens, la figure de Marie Stuart n'en demeure pas moins enveloppée d'un certain halo de mystère.
   Pour la plupart des Français, ce nom évoque la romantique personnalité d'une jeune reine que sa beauté, son intelligence, sa sensibilité, et surtout son héroïsme devant la mort, auréolent de toutes les séductions. On se la représente en général comme la victime d'une impitoyable fatalité, contrainte par son veuvage prématuré à regagner une lointaine et inhospitalière patrie avant que la haine de ses ennemis ne lui fasse enfin, au terme d'une longue captivité, gravir les marches d'un échafaud.
   Aux yeux de bon nombre d'Anglais, en revanche, Marie Stuart apparaît tout autre : ils verraient volontiers en elle une aventurière intrigante et débauchée, n'hésitant pas, par fanatisme, à trahir les intérêts de son propre fils, prête au besoin à recourir au meurtre pour écarter de sa route des adversaires gênants.
   Notre intention n'est point, on s'en doute, de donner ici un aperçu d'ensemble sur la carrière si mouvementée et si dramatique de Marie Stuart. C'est seulement la catastrophe par laquelle s'acheva sa douloureuse existence dont nous voudrions faire saisir le mécanisme et les dessous secrets. Selon l'interprétation qu'il donnera aux documents présentés ici, le lecteur pourra y trouver des motifs de condamner ou d'absoudre la reine d'Écosse. Peut-être préférera-t-il s'abstenir de porter un jugement définitif, mais il aura au moins eu sous les yeux le dossier complet de l'affaire, non sans qu'y aient été jointes un certain nombre de pièces annexes qui contribuent à la replacer dans son véritable contexte. Ces documents n'ont certes pas été ignorés des historiens de Marie Stuart, mais, rédigés qu'ils étaient, pour la plupart, en anglais, en latin, ou en espagnol, et publiés le plus souvent dans des recueils familiers aux seuls érudits de profession, ils sont restés à peu près inconnus du grand public cultivé de notre pays.
   De ce fait, bien peu de gens ont été à même de juger sur pièces et de se former une opinion impartiale sur le fond d'une affaire que trop de passions ont contribué à obscurcir depuis quatre siècles. Il y avait là une lacune qu'il a paru souhaitable de combler.
   La chose était d'autant plus aisée que les débats du procès roulèrent sur des questions défait relativement simples. En relisant cet ensemble de pièces judiciaires, de correspondances diplomatiques ou ministérielles, il est possible au lecteur de se placer sans effort dans l'état d'esprit d'un juré d'assises.
   La question essentielle du procès se résume en effet à ceci : Marie Stuart a-t-elle, oui ou non, été complice du projet d'assassinat ourdi par une poignée de conspirateurs contre la personne de la reine d'Angleterre ? Subsidiairement, a-t-elle préparé, ou encouragé, une révolte armée contre le gouvernement légitime de l'Angleterre et recherché à cet effet le concours de l'étranger ?
   Pour se prononcer, les juges de Marie Stuart n'avaient dans leur dossier que quelques lettres de l'accusée dont la portée exacte pouvait prêter à contestation. Nous sommes aujourd'hui beaucoup mieux informés. Les documents essentiels du procès même, et surtout ceux que la raison d'État avait fait ensevelir dans les canons les plus secrets des archives anglaises, espagnoles, ou françaises, seront mis sous les yeux du lecteur : à lui d'estimer, en se fondant sur les pièces à conviction et aussi sur ce que le droit pénal anglais appelle « circumstantial évidence », c'est-à-dire sur des preuves indirectes, si la correspondance de Marie Stuart et surtout la lettre qu'elle écrivit le 27 juillet 1586 à Anthony Babington permettent ou non d'établir la culpabilité de la reine d'Écosse.
   Avant de se prononcer, il pourra utilement se demander si un tel procès pouvait être intenté à celle-ci, sans violer les principes du droit et de l'équité, autrement dit si le tribunal désigné par Elisabeth était ou non compétent et si les faits reprochés à Marie Stuart constituaient bien des crimes.
   Enfin, ces questions une fois tranchées, il lui restera encore à rechercher si des circonstances atténuantes pourraient ou devraient être accordées à l'accusée. C'est assurément là le point le plus délicat, et pour le trancher en conscience il convient de se souvenir, au moins dans leurs grandes lignes, des circonstances historiques où s'est déroulé le procès.
   Ces circonstances historiques, nous le verrons, ont toutes joué contre Marie Stuart, non sans que ses propres erreurs, il est vrai, n'aient encore infléchi dans une direction désastreuse la courbe de sa destinée.
   Née le 8 décembre 1542, Marie Stuart devint reine d'Écosse quelques jours plus tard, à la mort de son père, Jacques V. Elle grandit en France, la patrie de sa mère qui était sœur de François de Guise et du cardinal de Lorraine ; son éducation toute française fut à la fois l'occasion de son élévation au trône de France et l'une des causes de ses malheurs. La petite reine d'Écosse, à la beauté, à l'intelligence et au charme de laquelle tous les contemporains ont rendu hommage, représentait en effet un atout majeur dans le jeu de ses oncles maternels. Ceux-ci crurent la fortune de leur maison définitivement assurée quand ils réussirent à marier leur nièce au dauphin de France. En 7559, la mort prématurée d'Henri II plaça sur le trône l'adolescent de quinze ans qui prit le nom de François II. Sa jeune femme avait alors dix-sept ans. Michelet a sans doute cédé à son romantisme quand il prétend que, jeté dans les bras de la belle Écossaise, « comme une cire au brasier », le jeune roi, « non formé, misérable de ce don ravissant, se mourait pour elle ». Mais François II, comme son frère Charles IX, était tuberculeux et le bonheur des jeunes souverains fut de courte durée. En 1559, Marie Stuart est reine de France, reine d'Ecosse de son propre chef, et prétendante au trône d'Angleterre. Jamais la maison des Stuarts n'avait connu une pareille destinée. Mais, le 6 décembre 1560, la voici veuve. Six mois plus tard, après que Catherine de Médias a fait échouer un projet de remariage entre Marie et son beau-frère., le roi Charles IX, la « douairière » de dix-huit ans doit, à son profond regret, regagner le triste royaume d'Écosse dont son père lui a transmis la couronne.
   Un bref instant elle va paraître s'arrêter sur la pente fatale. L'Écosse est déjà divisée par les querelles religieuses et le catholicisme, encore assez tiède pourtant, de la reine inquiète aussitôt les lords protestants. Son remariage avec l'Écossais Darnley, son cousin, va-t-il consolider l'équilibre du petit royaume, impatient de s'affranchir de l'alliance avec une France trop encline à s'en servir au profit de ses seuls intérêts ? Hélas ! brutal, orgueilleux, borné, Darnley cesse très vite de s'entendre avec son épouse, auprès de laquelle il se révèle incapable de tenir son rôle naturel de conseiller. Les dissentiments privés du ménage entraînent de violentes répercussions sur la politique écossaise et la situation du royaume devient rapidement chaotique. Avec la complicité de Darnley, des lords exilés font assassiner Riccio, le secrétaire, le favori et peut-être l'amant de Marie Stuart. Le 10 février 1567, le parti adverse prend sa revanche et Darnley est étranglé dans sa chambre, tandis qu'une bombe explose à l'étage inférieur de la maison où il loge.
   Veuve pour la seconde fois, Marie va, trois mois plus tard, épouser Bothwell, en qui toute l'Europe voit à bon droit un des grands responsables du meurtre de Darnley.
   Ce n'est pas ici le lieu de nous demander si Marie Stuart avait, ou non, été complice de l'attentat où son précédent mari avait trouvé la mort. Constatons seulement que cette nouvelle aventure matrimoniale souleva partout une profonde indignation. Le 16 juillet, les lords révoltés la contraignirent à abdiquer en faveur de Jacques VI, le fils qu'elle avait eu un an plus tôt de Darnley. Ainsi, moins de six ans après son retour de France, Marie Stuart commence à mener la vie de captive qui va désormais être la sienne jusqu'à son exécution. Un bref intermède la fera cependant changer de geôlier. Le 2 mai 1568, elle réussit une romanesque évasion et, s'échappant du château de Lochleven où elle est détenue, tente de reconquérir son trône par les armes.
   Le répit sera court ! Quelques jours plus tard, après la défaite essuyée à Langside, près de Glasgow, par ses partisans que les troupes du régent Murray mettent en fuite, Marie, dont la position est devenue intenable en Écosse, doit s'enfuir à nouveau. Cette malchance, qu'aggravera aussi une lourde faute de jugement, l'amène à se rendre, non pas en France, mais en Angleterre, où elle espère, à force d'instances, se concilier l'appui d'Elizabeth. Irrévocable erreur et qui scellera son destin car, depuis 1566, elle a ouvertement affirmé ses droits à la succession d'Angleterre. En effet l'appartenance d'Elizabeth à la religion réformée, l'a fait considérer par le Saint-Siège comme indigne de régner, et en outre, il paraît de plus en plus certain qu'elle n'aura pas d'héritier direct puisque aucun des projets de mariage envisagés pour la « Reine Vierge » ne parvient jamais à aboutir. Ce double problème a fait de la succession anglaise une question des plus brûlantes. Après le règne de Marie Tudor, la demi-sœur d'Elizabeth, et l'épouse de Philippe II d'Espagne, une violente réaction anti-catholique et anti-espagnole s'est manifestée en Angleterre et l'accession d'une princesse catholique au trône risquerait de déchaîner une guerre civile. Elizabeth peut donc difficilement accepter les prétentions (au reste parfaitement légitimes) de sa cousine.
   De plus, au fur et à mesure que se développe la puissance maritime anglaise, le conflit avec l'Espagne apparaît de plus en plus inévitable. Or, depuis son retour en Écosse, Marie Stuart, comme en France ses cousins, les Guises, s'appuie sur Philippe II et, en toute occasion, cherche sourdement à contrecarrer les desseins d'Elizabeth.
   Cette dernière va profiter aussitôt de l'imprudence commise : bien loin de soutenir sa cousine contre les Écossais révoltés, elle va faire en sorte de neutraliser définitivement une force politique qui risque de la gêner. Jamais plus Marie Stuart ne sortira des châteaux de la reine d'Angleterre. Celle-ci affectera de la traiter en invitée, mais lui refusera une liberté que la prisonnière ne pense qu'à reconquérir par tous les moyens en son pouvoir. En vain Marie Stuart tentera-t-elle de se remarier, de négocier, de conspirer... Peine perdue. Après s'être érigée en juge, entre les Écossais et leur souveraine, en invoquant une très contestable suzeraineté, Elizabeth déshonorera sa cousine devant le monde entier en exposant au grand jour les documents, vrais ou faux, établissant que cette dernière était la complice de Bothwell, le meurtrier de Darnley. Sans jamais consentir à la recevoir, elle appuiera en toutes circonstances les ennemis écossais de Marie qui ont fait de Jacques VI un protestant dévoué à l'alliance anglaise.
   Il n'est donc pas surprenant qu'au cours de ses vingt années de captivité, Marie Stuart cherche sans répit à priver du trône, voire de la vie, une aussi implacable rivale. De son côté celle-ci, voyant bien le danger que représente sa prisonnière, en cas de crise intérieure ou de guerre étrangère, guette l'occasion favorable qui lui permettra de s'en débarrasser définitivement.
   Le procès de Marie Stuart constituera l'épilogue de cette lutte sourde qui pendant vingt-cinq ans a opposé les deux reines. Il résume, en arrière-plan, toute la politique européenne de la fin du XVIe siècle.
   À travers les dépositions, les interrogatoires, les correspondances, nous assistons dans leurs moindres détails à la genèse, au développement et à l'échec d'une conspiration politique dont les aspects policiers ne sont pas les moins curieux. Mais derrière d'obscurs protagonistes, nous saisissons sans peine l'action des gouvernements qui se livrent au jeu subtil de leurs combinaisons diplomatiques.
   De plus, tous ces documents nous permettent de reconstituer le portrait psychologique de deux femmes au caractère opposé, mais également complexe, qui, chacune à sa manière, furent deux grandes reines. Il est permis de penser que, si la triomphatrice de cette lutte sans merci se montra meilleur « homme d'État » que sa rivale, la mort sublime de Marie Stuart, rachetant les erreurs, les fautes et peut-être les crimes d'une vie tourmentée, l'a plus grandie que n'eût pu le faire la réussite de ses projets.
   « En ma fin est mon commencement ! » C'est seulement au dernier acte de la tragédie, sur l'échafaud de Fotheringay, que l'énigmatique devise choisie par la reine d'Ecosse prendra tout son sens. Marie Stuart, comme plus tard Marie-Antoinette, ne sera jamais plus pleinement royale qu'à la minute où elle sera livrée aux mains abjectes du bourreau.

13 euros (code de commande : 17481).

 

MARINUS (Albert) — L'espace vital. Bruxelles, s.d. In-8° broché, 80 p., impression en vert, tirage limité à 550 exemplaires numérotés (n° 202), exemplaire non coupé et en très bel état (malgré la couverture un peu insolée), dédicacé par l'auteur.
Table des matières :
   - L'homme et son milieu.
   - Milieu et espace vital.
   - Les « besoins » de l'homme ; une notion à réviser.
   - L'espace vital nécessaire à chaque homme se rétrécit avec le progrès des connaissances.
   - La variété des biens nécessaires augmente.
   - L'espace nécessaire se morcelle et s'éparpille sur la surface entière de la Terre.
   - L'incompréhension du problème économique après la guerre 1914-1918.
   - À une économie devenue universelle, il faut une organisation universelle.
   - Postface.

12 euros (code de commande : 17493).

 

MARTIN (Étienne) Petite histoire financière de l'Ancien Régime. Paris, Félix Alcan, 1922. In-8° broché, 119 p., couverture un peu défraîchie.

10 euros (code de commande : 179/66).

 

[MASARYK (Tomáš Garrigue)]. LOWRIE (Donald A.) — Masaryk de Tchécoslovaquie premier Président de la République tchécoslovaque. Issy-les-Moulineaux, Je Sers, [1930]. In-8° broché, 302 p., illustrations et une carte à déplier hors texte, cachet à la couverture et à la page de faux-titre, couverture un peu défraîchie.
Préface :
   Mes relations personnelles avec le président Masaryk, au cours des sept dernières années, m'ont convaincu qu'il est probablement la plus grande personnalité vivante de notre époque. C'est avec de la crainte et de la joie que j'ai entrepris d'écrire cette biographie ; de la crainte, puisque ma plume devait dessiner une véritable figure de héros ; de la joie, car j'avais le privilège de mettre en lumière une vie pleine d'aventures vraiment romanesques. Toutefois mon travail n'aura pas été vain si je permets au lecteur de saisir sur le vif une noble vie.
   Je tiens à témoigner ma reconnaissance à M. Vasil K. Skrach, secrétaire particulier du président Masaryk, et à M. Jaroslav Simsa, secrétaire du Département des publications de l'U. C. J. G. de Tchécoslovaquie pour leur précieuse collaboration.

10 euros (code de commande : 17526).

 

MIJNHARDT (W. W.) — Tot Heil van 't Menschdom. Culturele genootschappen in Nederland, 1750-1815. Amsterdam, Rodopi, 1988. In-8° broché, 429 p., (collection « Nieuwe Nederlandse Bijdragen tot de Geschiedenis der Geneeskunde en der Natuurwetenschappen », n° 24), couverture plastifiée.
Table des matières :
   - Woord vooraf.
   - Inleiding.
   I. De opmars van de genootschapsstudies.
   II. De genootschapstraditie in Europa.
      - De Italiaanse academies.
      - De genootschapsontwikkeling in West-Europa.
      - Van geleerd naar dilettantengenootschap.

   III. Genootschappen in Nederland 1750-1815.
      - De achterstand van de Republiek.
      - De nieuwe sociabiliteitsidealen.
      - Hervormingsgezinde en politieke genootschappen.
      - De spanning tussen staatsbemoeienis en particulier initiatief.

   IV. Het Zeeuwsch Genootschap der Wetenschappen.
      - Ontstaan.
      - Leden en directeuren.
      - Verhandelingen.
      - Prijsvragen
      - Cultuur- en wetenschapsopvattingen bij het Zeeuwsch Genootschap.

   V. De vrijmetselarij.
      - Geschiedschrijving.
      - Loges in Middelburg.
      - De betekenis van de achttiende-eeuwse vrijmetselarij.

   VI. De Maatschappij tot Nut van 't Algemeen.
      - De genootschapsideologie en het Nut.
      - Een nieuw beschavingsideaal.
      - Het Nut in Utrecht.
      - Het Nut als propagandist van een nationale cultuur.

   VII. Teylers Stichting.
      - Ontstaan.
      - Botsende idealen: het beleid bij Teylers Stichting.
      - Teylers genootschappen.
Cultuur- en wetenschapsopvattingen bij Teyler.

   - Slotbeschouwing.
   - Bronnen en literatuur.
   - Summary.
   - Registers.

20 euros (code de commande : 16563).

 

MOLS (Roger)Introduction à la démographie historique des villes d'Europe du XIVe au XVIIIe siècle. Tome I : Les problèmes. Tome II : Les résultats. Tome III : Annexes. Louvain, Duculot, 1954-1956. Trois volumes in-8° brochés, t. I : XXX, 335 p., t. II : 557 p., t. III : LXIX, 354 p., index, (collection « Université de Louvain, Recueil des Travaux d'Histoire et de Philologie », 4e série, fascicules 1, 2 et 3), peu courant.
Nous renvoyons au compte rendu critique de Pierre Goubert parue dans les Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 1959, vol. 14, n° 2, pp. 373-377.
Extrait du compte-rendu de Pierre Goubert dans les Annales (vol. 14, n° 2, 1959, pp 373-377) :
   Un ouvrage de base : le Mols.
   On eût dit naguère : travail de Bénédictin. C'est à la Société de Jésus qu'appartient le P. Roger Mols, qui vient de publier, en trois volumes et plus de 1300 pages, une Introduction à la Démographie historique des villes d'Europe, du XIVe au XVIIIe siècle. II s'agit d'un ouvrage qui va rester longtemps fondamental. Aucun démographe s'intéressant à la période dite pré-statistique, aucun historien soucieux de démographie ne pourra désormais se dispenser d'avoir sous la main cet indispensable répertoire. Quelles que soient les réserves à formuler sur certains aspects de cette somme, elles sont une forme de la gratitude admirative qu'on doit à son auteur. Dès les premières pages, le P. Mols expose avec clarté l'objet de son livre. Écoutons-le : « Ce travail n'est qu'une introduction. Il consiste d'abord à faire le point, à déterminer quelles sont les espèces de données concernant l'histoire de la population urbaine, où elles se trouvent et depuis quand elles existent. Il consiste ensuite, après avoir dressé cet état des données, à en examiner la valeur. Il consiste enfin, à l'aide de ces renseignements victorieux de l'épreuve, à essayer de reconstituer la physionomie démographique des villes d'autrefois... Nous espérons que cette synthèse provisoire pourra rendre service. Les services que l'on attend d'une carte rudimentaire avant de partir soi-même à la découverte d'un pays encore neuf ».
   D'où le plan. Tome I, examen des « Problèmes » : d'abord le problème heuristique, puis le problème critique. Tome II, examen des « Résultats », avec deux synthèses successives, celle des « données momentanées », puis celle des « données courantes » (le P. Mols distingue sous ces curieuses épithètes les résultats fournis par les dénombrements effectués à une date fixe, et ceux que donnent des séries chronologiques extraites des registres paroissiaux et des documents du même genre). Un aperçu d'ensemble de 60 pages clôt le tome II. Tome III : 70 pages de bibliographie « choisie » (l'auteur ne reprend que les plus importants des livres et articles cités) ; plus de 200 pages de notes et de tableaux, qui se rattachent aux deux volumes précédents ; un Index des noms propres de plus de 100 pages.
   Il faut dire franchement que cette disposition présente plus d'un inconvénient. La clarté du plan n'est qu'apparente : en fait, redites et renvois sont innombrables. Le rejet d'une partie des notes au tome III oblige à des manipulations incessantes. Comme le style du P. Mols n'est pas de ceux qui captivent le lecteur, celui-ci est parfois un peu découragé... Mais les incomparables mérites de l'ouvrage apparaissent, une fois (au bout d'un certain temps) définitivement saisi le mode d'emploi : il consiste à partir des tables des matières, de l'index et de la bibliographie. Alors tout s'éclaire.
   Pour faire avancer la connaissance démographique du passé, un homme a lu, résumé, critiqué, pour nous, deux à trois mille articles et ouvrages écrits en six langues. Toute l'Europe, moins le monde slave et le monde Scandinave, a sa place dans l'ouvrage du P. Mols. Grâce à lui, on pourra utiliser couramment tels travaux mal connus de démographes britanniques, italiens, allemands surtout. La grande majorité de Français qui ne lit pas le flamand va enfin pouvoir accéder à tant de monographies condamnées linguistiquement à une semi-clandestinité.
   Et puis, cette immense matière est classée. Voulez-vous des renseignements sur le taux de mortalité infantile dans la seconde moitié du XVIIe siècle ? Voici, rassemblée en quelques minutes, une gerbe de chiffres critiqués empruntés aux villes anglaises, françaises, allemandes, italiennes, suisses, espagnoles même ! Êtes-vous curieux du mouvement saisonnier des mariages ? Voici, en 4 lignes, les chiffres pour Paris, Ath, Lubeck et Venise. Croyez-vous à la signification du rapport B/M extrait des registres paroissiaux ? Voici, dans le tableau appendice n° 9, 38 exemples extraits de 38 villes, et résumant sans doute plusieurs millions d'actes paroissiaux.
   Par bonheur, le P. Mols ne se contente pas de présenter : il critique, et sa critique nous paraît presque toujours judicieuse, même quand elle est féroce. Il est rare de voir un savant démolir avec une rapidité aussi élégante et sûre telle hypothèse aventurée, tel chiffre trop naïvement accueilli, tel coefficient trop vite avancé, telle trituration statistique plus ou moins honnête. Il faut aussi le voir mettre tel auteur en contradiction avec lui- même. Ce festival critique emporte le plus souvent une entière adhésion.
   Enfin, il existe, dans cet ouvrage touffu, des « morceaux » particulièrement bien venus et utiles aussi, et qui sont autant de précieuses mises au point. Au tome I, l'histoire des dénombrements, celle des registres paroissiaux, et celle de la démographie. Au tome II, le chapitre sur la Densité, celui sur les « Stimulants et les Freins », avec une belle synthèse sur les effets démographiques de la guerre de Trente Ans ; dans le même tome, la claire mise au point sur l'évolution des plus grandes villes d'Europe, du XIVe au XVIIe siècle. [...]
   « La valeur première d'un instrument, ce n'est pas d'être parfait, c'est d'exister... Pouvoir rendre service à ceux qui seraient tentés de s'engager dans le dédale de l'histoire démographique, telle fut notre seule ambition ; leur fournir une ébauche d'ensemble, un fil conducteur encore bien primitif, une carte sommaire et sans doute inexacte par endroits... » C'est ainsi que le P. Mols termine, avec trop de modestie. De cet ouvrage énorme, indispensable, mais qui n'est ni un ouvrage de génie (nous en avons trop), ni un livre très vivant malgré son sujet, ni très captivant malgré sa richesse, nous dirons qu'il répond admirablement à son objet, et que sa réalisation suscite un sentiment d'intense admiration. Ce n'est pas souvent, dans l'espace d'une décennie, qu'on a à rendre compte d'un ouvrage aussi important.

Les trois volumes : 90 euros (code de commande : 17929).

 

Pierre éternelle. Du Nil au Rhin. Carrières et préfabrication. Coordination scientifique : Marc Waelkens. Bruxelles, Crédit Communal, 1990. In-4° broché, 246 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.

30 euros (code de commande : 163/61).

 

MONNIER (Philippe) — Venise au XVIIIème siècle. [Préface d'Henri Zerner.] Bruxelles, Complexe, 1981. In-8° broché, 308 p., (collection « Le Temps & les Hommes », n° 2), cachet ex-libris à la page de garde, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Au moment où on la croyait prête à s'éteindre, Venise jette sur le monde un éclat nouveau. Tandis qu'elle a perdu toute importance politique, elle voit s'épanouir la culture la plus originale d'Italie. Elle a un rayonnement artistique mondial et devient capitale du plaisir.
   Un lazzi de Scaramouche ou d'Arlequin ; une compilation à dos de basane et le bruit d'un coche doré dans la rue ; une belle partition manuscrite de grave oratorio ; les vocalises d'une mélodie aux ailes d'argent, et un cadran solaire au mur de quelque ancienne villa à trompe-l'œil ; de la poussière, du luxe et du loisir ; Volta et sa grenouille ; Silvia et son sourire : au XVIIIe siècle, c'est l'Italie...
   Au front de l'Italie sujette, Venise n'est pas que la grande cité libre : elle est la cité qui vit de la vie la plus intense. Jamais, peut-être, autant qu'à cette époque de civilisation extrême, elle n'a été plus affranchie de l'oppression romaine, plus adéquate à son esprit léger et son parler d'oiseau, plus uniquement, plus joliment, plus clairement vénitienne. Jamais elle n'a compté à la fois autant d'esprits brillants de la même race et du même génie...
   S'il en faut croire le vieux Lanzi, c'est à Venise que naît au XVIIIe siècle la seule école de peinture vraiment italienne. C'est à Venise qu'au XVIIIe siècle se fonde avec Goldoni le seul théâtre national italien. C'est à Venise qu'avec Carlo Gozzi la vieille Comédie à masques et à sujets jette son dernier lazzi. C'est à Venise qu'avec Marcello et Buranello la musique se berce, se nourrit et s'enchante...
   Pietro Longhi évoque les galantes intimités de la vie dissipée en tableautins de mœurs. Le Canaletto, Francesco Guardi, Bernardo Bellotto disent tous les moments et tous les aspects du paysage de pierre et d'eau. Da Ponte compose à Mozart les livrets de ses opéras. Casanova, effronté comme un valet de comédie, poursuit le fil de ses aventures amoureuses... Dans cette patrie des gazettes, de claires feuilles éparpillent en menue monnaie des trésors de verve et de gaieté... Tout cela, tous ceux-ci, en miniatures et mélodies, en comédies et chansonnettes, en tableautins, en escapades et lestes choses, s'accordent à proclamer une nuance d'âme qui fut heureuse.
   Le but de ce livre est d'étudier cette nuance d'âme.

13 euros (code de commande : 16192).

MONTCHRÉTIEN (Antoyne de) — L'économie politique patronale. Traicté de l'Œconomie politique. Dédié en 1615 au Roy et à la Reine mère du roy. Genève, Slatkine Reprints, 1970. In-8° sous reliure d'éditeur, CXVII, 398 p., exemplaire en parfait état.
Il s'agit de la réimpression de l'édition de Paris de 1889.
   Table des matières :

   Introduction :
      I. Montchrétien, sa vie et son œuvre.
      II. Le régime patronal et le Moyen Âge.
      III. Le quatorzième siècle. Les franchises et libertés locales. La Renaissance.
      IV. La monarchie patronale et la période classique de l'économie politique.
      V. Le régime des privilèges et la Révolution.
   Traicté d'Œconomie politique :
      - Au Roy et à la Reyne mere du Roy.
      - Sommaire des matières principales contenues en ce traicté.
      Livre I : Des manufactures.
      Livre II : Du commerce.
      Livre III : De la navigation.
      Livre IV : De l'exemple et des soins principaux du prince.

35 euros (code de commande : 14338).

 

MORAZÉ (Charles) — Trois essais sur Histoire et Culture. Avant-propos de Lucien Febvre. Paris, Armand Colin, 1948. In-8° broché, VIII, 62 p., (collection « Cahiers des Annales », n° 2), exemplaire en très bel état.
   
Ce numéro des Cahiers des Annales a été édité pour le Congrès Historique du Centenaire de 1948.
Table des matières :
   Préface.
   I. Des faits à l'homme.
   II. Du nombre à l'homme.
   III. L'ordre et la méthode.

8 euros (code de commande : 13248*).

 

MORINEAU (Michel) — Jauges et méthodes de jauge anciennes et modernes. Paris, Armand Colin, 1966. In-8° broché, 119 p., une planche hors texte à déplier, (collection « Cahiers des Annales », n° 24), ex-libris manuscrit du professeur Maurice-A. Arnould, rousseurs à la couverture.
Introduction :
   Abordant l'étude de deux recensements de la marine française de commerce à l'époque de Louis XIV, nous nous sommes trouvés, d'emblée, devant la question préalable : quelle créance accorder aux tonnages exprimés ? Vieux problème ! Et combien irritant, car les réponses qui lui sont données divergent totalement. Par exemple, H. Robert n'a pu cacher son scepticisme sur le tonnage des navires rochelais employés au XVIIIe siècle, trouvant des différences énormes entre la capacité réelle et la capacité avouée. P. Dardel arrive à une conclusion très favorable en ce qui concerne le tonnage des bâtiments havrais et rouennais, à la même époque... Problème important, fondamental, car l'histoire économique a utilisé et utilise abondamment le matériel fourni par les statistiques portuaires, pour fonder rétablissement d'une courbe de conjoncture, comparer la puissance de deux ports, de deux nations ou de deux aires maritimes. Cela justifiait une analyse en profondeur. Au départ, nous ne pensions qu'à un examen des unités françaises de jauge mais, de fil en aiguille, à force de préciser une notion, puis une autre, nous avons été amenés à nous occuper des mesures employées dans les marines étrangères, nordiques et méditerranéennes. Nous avons abouti à des résultats souvent surprenants, qui nous paraissent solides mais que nous soumettons volontiers à la vigilance critique des historiens. Nous serons heureux si ce travail, quelle que soit sa valeur propre, suscite un débat et provoque l'apparition de la lumière.

20 euros (code de commande : 16146).

 

MORTILLET (Gabriel et Adrien de) — Le préhistorique. Origine et antiquité de l'Homme. 121 figures dans le texte. Troisième édition entièrement refondue et mise au courant des dernières découvertes. Paris, Schleicher Frères, 1900. In-8° sous cartonnage d'éditeur, XXII + 709 p., illustrations, (collection « Bibliothèque des Sciences Contemporaines », VIII).
Extrait de la préface de cette troisième édition :
« La palethnologie, science toute récente, n'a guère mis plus d'un demi-siècle pour naître, se développer et s'établir d'une manière définitive.
En 1828, Tournal a signalé la présence de l'homme dans la grotte de Bize [...]
En 1833, Schmerling a confirmé la découverte de Tournal dans les grottes des environs de Liége [...].
En 1836, Thomsen a établi, en Danemark, la succession des trois âges de la pierre, du bronze et du fer.
En 1844, Aymard a signalé les restes humains des dépôts volcaniques de Denise [...]
En 1856, Fuhlrott a recueilli le crâne si typique de Néanderthal [...].
En 1863, Charles Lyell a publié le premier ouvrage général sur la palethnologie [...].
En 1883 a paru la première édition du Préhistorique, premier traité didactique qui, en groupant avec méthode les résultats acquis, a pu rendre quelques services aux chercheurs [...] dont les récoltes et les observations contribuent chaque jour au progrès de la palethnologie [...].
Mais, les voix de Tournal et de Schmerling n'ont pas été entendues. Aymard, Boucher de Perthes, Lartet, Bourgeois, ont eu longtemps à lutter contre la vive opposition que, dès leur apparition, leurs découvertes soulevèrent dans le camp religieux.
Cette opposition ne s'est, d'ailleurs, jamais ralentie.Elle n'a fait que changer de forme, suivant les besoins de la polémique. Si elle est actuellement moins directe et moins franche, elle n'a pourtant rien perdu de son ardeur première. »

50 euros (code de commande : 8572).

 

MULON (Marianne) L'onomastique française. Bibliographie des travaux publiés jusqu'en 1960. Préface de Jean Favier. Paris, La Documentation Française, 1977. In-8° broché, XVI + 454 p., (collection « Archives Nationales »), on joint une lettre de l'auteur.

20 euros (code de commande : 213/69).

MUMFORD (Lewis) Technique et civilisation. Traduit de l'américain par Denise Moutonnier. Paris, Seuil, 1950. In-8° broché, 414 p., illustrations hors texte, (collection « Esprit »), exemplaire non coupé.

12 euros (code de commande : 219/71).

 

NICOLSON (Harold) — Le congrès de Vienne. Histoire d'une coalition 1812-1822. Traduit par C. de Palaminy. Paris, Hachette, 1947. In-8° broché, 304 p., planches hors texte, couverture défraîchie.
Table des matières :
   
Introduction.
   Chapitre I : La retraite de Moscou (18 octobre-15 décembre 1812).
   Chapitre II : Le réveil de la Prusse (1812-1813).
   Chapitre III : L'intervention de l'Autriche (1er juin- 12 août1813).
   Chapitre IV : Les propositions de Francfort (novembre-décembre 1813).
   Chapitre V : L'arrivée de Castlereagh (janvier-mars 1814).
   Chapitre VI : Le premier traité de Paris (30 mai 1814).
   Chapitre VII : Intermède à Londres (juin 1814).
   Chapitre VIII : Le congrès se réunit (septembre 1814).
   Chapitre IX : Problèmes de procédure (octobre 1814).
   Chapitre X : Les approches du problème polonais (octobre1814).
   Chapitre XI : Les négociations sur la Pologne (septembre 1814 - février 1815).
   Chapitre XII : Le règlement des questions italienne et allemandes (février - mars 1815).
   Chapitre XIII : Questions générales (février - mars 1815).
   Chapitre XIV : Le second traité de Paris (mars - novembre 1815).
   Chapitre XV : La Sainte-Alliance (26 septembre 1815).
   Chapitre XVI : L'échec du système des conférences (1818-1822).

13 euros (code de commande : 17807).

 

NICOLSON (Harold) — La monarchie. Du droit divin aux constitutions modernes. Texte français de Anne Rousseau. Paris, Hachette, 1964. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 336 p., illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières :
   1. Fondements magiques de la royauté.
   La société primitive était dominée par la superstition. Rôle du magicien. Magie collective. Naissance de la monarchie. Importance de la fécondité. Le grand-prêtre et le chef de tribu. Le prêtre de Diane à Némi. Meurtre rituel des rois aztèques. Théories primitives de la conception. La monarchie dans la Grèce homérique. Babylone et Persépolis. Cérémonie de l'huile sainte. Imposition royale.
   2. La divinité des rois.
   Les rois dans l'Ancien Testament. Monarchie élective ou héréditaire. La conception sumérienne et les rois hébreux. Les Incas et les Aztèques étaient adorés comme des dieux. Les pharaons d'Égypte. Déification des empereurs romains. Théocratie des Dalaï-Lamas. Les empereurs du Japon. Soumission au mikado. Confucius et la théorie chinoise de la monarchie. Le Fils du Ciel.
   3. Le chef de guerre.
   Le monarque conduit la nation en guerre. Conception grecque de la royauté. La reine Elisabeth Ière. Aristote et Alexandre le Grand. La divinité d'Alexandre. Comment il favorisa la civilisation. Gengis Khan et Tamerlan. Frédéric le Grand et Napoléon. Passion de la guerre et attrait du pillage. Génie et égoïsme de Charles XII de Suède.
   4. Du principal à la tyrannie.
   Les premiers empereurs romains. Jules César, exemple des vertus militaires romaines. L'élévation d'Octave. La dictature d'Octave. Octave devient Auguste. Tibère. Les empereurs acceptent d'être déifiés. Les règnes tyranniques de Caligula et de Néron. Néron chante pendant l'incendie de Rome. Vespasien, général victorieux devenu empereur.
   5. Rois-philosophes et matriarcats syriens.
   Titus et Trajan. Hadrien, l'une des personnalités les plus attachantes parmi les premiers empereurs. Marc-Aurèle ; son testament. Commode et Caracalla. Les trois matriarcats syriens. Elagabal, faible et débauché, dominé par sa grand-mère Julia Maesa. Julia Soemias. Julia Mammaea, régente pour Alexandre Sévère. Meurtre de Sévère.
   6. Caractère sacerdotal de la royauté.
   Abandon définitif de la tradition romaine. Dioclétien. Constantin le Grand fonde l'Empire d'Orient. Le système byzantin. Le « Vicaire du Christ sur la terre ». Le meurtre comme arme constitutionnelle. L'impératrice Théodora. Son mariage avec Justinien. Sa jalousie envers Bélisaire. Le déclin. Constantin Porphyrogénète. Étiquette de la cour.
   7. Charlemagne.
   Les successeurs de Clovis. La dynastie de Pépin. Pépin III couronné roi des Francs. La grandeur de Charlemagne. Ses guerres contre les Saxons. La
Chanson de Roland. Personnalité de Charlemagne. Sa curiosité intellectuelle. Sa conception de la royauté. Administration de l'Empire. Son couronnement par le pape Léon III. Invasions des Normands. Les Capétiens succèdent aux Carolingiens.
   8. La monarchie féodale.
Nature du système féodal. Suzerain et vassal. Le royaume latin de Jérusalem. Saint Louis. Les Normands en Angleterre. Origine de l'Échiquier ou Trésor public. Le roi Jean vu par Shakespeare. Principes de chevalerie. Les papes et les monarques. Légende selon laquelle le Grande Charte serait le fondement des libertés anglaises. Fin de la monarchie absolue dans les pays féodaux.
   9. La monarchie élective.
   Élection contre transmission héréditaire. Le fardeau de la royauté. Le Saint-Empire romain. Concept médiéval d'une Église unifiée et d'un Empire unifié. Prétentions papales à la suprématie. Frédéric Barberousse. L'empereur cesse d'être romain et devient germanique. Les princes germaniques. Choix du successeur de l'empereur. La Pologne, exemple de la faiblesse de la monarchie élective.
   10. Le droit divin des rois.
   Survivance du mythe des pouvoirs magiques du roi. Dante : notions sur la royauté. Le monarque vertueux est le « père de son peuple ». Évolution de la notion de droit divin. Naissance de l'idée du contrat social. La monarchie devient une institution. Jacques Ier prend la défense du droit divin. Charles Ier défend ses prérogatives. Réaction en faveur de la royauté.
   11. Le Roi-Soleil.
   Machiavel, prophète de la Real-politik. Le droit de diriger. La Virtù. Fonction symbolique de la royauté. Louis XIV, le Roi-Soleil. Son aversion pour Paris. Distinction entre le pouvoir et la grandeur. Obligations du courtisan. Magnificence de Louis XIV. Rituel et emploi du temps. Tyrannie de l'étiquette. Austérité finale. Les nuages s'amoncellent sur la Gloire.
   12. Le califat : despotisme théocratique.
   « II n'y a qu'un Dieu : Allah. » Naissance de Mahomet. Émigration à Médine. Pillage de caravanes. La victoire de Badr. Despotisme théocratique de Mahomet. Le Coran. Les quatre premiers califes. La maison d'Osman. Les janissaires. Le harem impérial. La loi de fratricide. Cérémonie du Selamlik. Abdul-Hamid et Mohammed V. Fin du califat. Souvenirs de l'auteur.
   13. Paternalisme autoritaire. Le bonapartisme.
   Frédéric le Grand, type d'autocrate paternel. Sa légende et son génie. Justification du bonapartisme. Despotisme librement consenti. Faste civil et gloire militaire. Respect de Napoléon pour la tradition. La fin de son prestige. Louis-Napoléon exploite la légende de Sainte-Hélène. Les échecs de Strasbourg et de Boulogne. Louis-Napoléon élu président. Sa constitution. Fin du bonapartisme.
   14. La royauté parlementaire.
   Survivance de la monarchie britannique. Valeur de la primogéniture. Doctrine du gouvernement responsable. Fonctions du premier ministre. Utilité de la prérogative royale. La reine possède-t-elle encore une autorité indépendante ? Son droit de dissoudre le Parlement et de nommer le premier ministre. Le souverain et les affaires étrangères. Respect fortifié par la magnificence. La vie privée du souverain.
   15. Attributs et fastes royaux.
   Le couronnement à Westminster Abbey, le 2 juin 1953. Sacre du roi Edgar en 973. Symbole préhistorique de la Pierre de la Destinée. La cérémonie du sacre est un rite de consécration. La cérémonie irlandaise. La cérémonie française. Le serment est un contrat entre le souverain et son peuple. La succession et l'approbation du Witan. Sacre et investiture. Le couronnement proprement dit. Son symbolisme.

   Bibliographie. Index.

18 euros (code de commande : 15067).

 

NOUSCHI (André) — Initiation aux sciences historiques. Paris, Nathan, 1967. In-8° broché, 205 p., (collection « Fac »), couverture plastifiée, marque manuscrite du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de titre.
En quatrième de couverture :
   Initier, donc prendre le jeune étudiant au début de la connaissance et lui faire parcourir les nombreux domaines de l'histoire, tel est le but de ce petit manuel. Simple, dépouillé de tout hermétisme, il expose les notions essentielles, avec le souci de ne déformer ni la réalité ni l'enseignement de l'histoire. Des illustrations soigneusement choisies complètent le texte et en facilitent l'intelligence. Fort d'une double expérience de professeur de lycée et de professeur de faculté, l'auteur donne en outre des conseils pratiques : comment aborder un sujet, dresser une bibliographie et s'en servir, etc. Ces conseils contribuent à faire de l'Initiation aux sciences historiques le manuel de base indispensable à l'étudiant.

10 euros (code de commande : 15938).

NUMISMATIQUE

 

PACAUT (Marcel) et BOUJU (Paul M.) — Le monde contemporain 1945-1968. Avec la collaboration de Gérard Belorgey, Claude Bernardin, Pierre Callet, Jean Delmas, Jean Dumont. Troisième édition revue et augmentée. Paris, Armand Colin, 1968. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 335 p., (collection « U », Série « Histoire Contemporaine »), couverture proprement plastifiée.
Avant-propos :
   Sur l'évolution mondiale depuis 1945, tant en ce qui regarde les problèmes internationaux que les transformations internes des principales puissances, il a paru un très grand nombre d'ouvrages au cours de ces dernières années : mémoires d'hommes politiques, analyses de journalistes, études d'historiens, recherches d'économistes ou de spécialistes de science politique, tous travaux qui permettent de pousser très avant la connaissance des événements et des hommes de notre temps. En revanche, sans doute à cause de la multiplicité même des questions et des articles et ouvrages qui leur sont consacrés, faute aussi du recul nécessaire et plus encore de la possibilité de s'élever très haut au-dessus des complicités occasionnelles, des sensibilités personnelles et des arrière-pensées partisanes, il a été publié fort peu d'ouvrages de synthèse.
   C'est dire que notre entreprise est d'une audacieuse témérité, mais notre excuse est d'en avoir pleinement conscience.
   En fait, si nous tentons l'expérience dont seront juges nos lecteurs, c'est parce que, confrontés depuis plusieurs années aux réalités et aux obligations de l'enseignement supérieur d'histoire, nous avons senti la nécessité d'un tel ouvrage. Partant de cette constatation, deux possibilités se présentèrent à nous : ou bien nous allions faire un travail très ample et très développé, en plusieurs milliers de pages et en plusieurs tomes ; ou bien nous rédigerions un volume de dimensions restreintes dans lequel la synthèse resterait parfois schématique. Nous avons opté pour cette seconde solution parce qu'il nous est apparu que l'obligation primordiale était de fournir en un nombre réduit de pages – rapides à lire et faciles à consulter – les lignes directrices, les éléments essentiels et les faits les plus importants de l'histoire mondiale de 1945 à 1968. Autrement dit, ce que nous avons voulu, c'est apporter les idées générales et les événements fondamentaux qui conditionnent la situation d'aujourd'hui en même temps que fournir des connaissances de base à quiconque voudrait faire des recherches plus précises. Ainsi conçu, notre livre s'adresse d'abord aux étudiants qui s'initient aux études supérieures d'histoire (candidats au D.U.E.L. ou à la licence en histoire moderne et contemporaine, élèves de première supérieure et de classes préparatoires à St-Cyr et H.E.C., élèves des Instituts d'Études Politiques, etc.); mais il est destiné aussi particulièrement au public qui s'intéresse aux événements contemporains.
   Il est l'œuvre d'un groupe de professeurs, même si certains d'entre eux ne poursuivent pas une véritable carrière universitaire. C'est en effet avec nos collègues et amis de l'Institut d'Études politiques de Lyon, chargés plus spécialement de l'enseignement de l'histoire, que nous avons senti l'utilité d'un tel ouvrage ; c'est avec eux que nous l'avons médité et préparé. C'est eux, autant que nous, qui l'ont écrit, et nous nous sommes contentés le plus souvent d'harmoniser les textes, d'aménager les transitions, d'éviter au mieux les répétitions. Que chacun d'eux ait gardé son tempérament propre et même parfois une vue trop personnelle des choses était inévitable; mais nous pensons que cela constitue pour le lecteur un enrichissement supplémentaire, puisque nous lui donnons ainsi une façon de vivre mieux cette histoire et d'en mesurer plus vivement la diversité et la complexité. Nous ne croyons pas d'ailleurs que ces différences soient importantes ; peut-être le lecteur ne les découvrira-t-il pas. Car cet ouvrage reste avant tout le travail d'une équipe qui l'a réalisé dans une inestimable atmosphère de cordialité et d'amitié, dont la chaleur et la valeur imprégneront, nous l'espérons, les sentiments de nos lecteurs.

13 euros (code de commande : 14721).

 

Parliement, Estates & Representation - Parlements, États & Représentation. London, Pageant, 1992. In-8° collé, [100] p.
   Il s'agit du volume 12, 2e partie - décembre 1992, pp. 95-195, de la revue publiée par l'International Commission for the History of Representative & Parliamentary Institutions.
Table des matières :

   - Sir John Doddridge, King James I, and the Antiquity of Parliament, par Pauline Croft.
   - Procedure in the Diets of the Polish-Lithuanian Commonwealth : A Description by Vincent Fabricius in 1647, par A.B. Pernal et R.P. Gasse.
   - Parliament and Foreign Policy 1739-1763, par Jeremy Black.
   - Alexandre Ier et le Régime Représentatif, par Jacques-Henri Pirenne.
   - The Portuguese Constitution of 1822. Power Conflicts and Social Tensions, par Zilia Osorio de Castro.
   - Max Weber und die Probleme des Parlamentarismus in Deutschland am Ende des ersten Weltkrieges, par Cristiana Senigaglia.
   - Review essay.
   - Crown and Cortes in Early-Modern Spain, par Charles Iago.

8 euros (code de commande : 16008).

 

PATTEN DE CLONE (Gabrielle H.) — Deux souveraines descendantes des seigneurs d'Enghien. Marie d'Enghien, comtesse de Lecce. Élisabeth Woodville, première reine Élisabeth d'Angleterre. Bruxelles, Goemaere, 1955. In-8° broché, 176 p., illustrations hors texte, tableaux généalogiques à déplier, exemplaire en très bel état.
Préface de Carlo Bronne :
   « Notre Marie » disaient les gens d'Enghien de leur petite princesse devenue souveraine au loin.
   Descendant des Hauteville, qui de Normandie étaient venus se tailler des domaines dans le Sud de l'Italie, des Brienne, des Lusignan et des Tarente, Marie d'Enghien était orpheline à six ans. La mort prématurée de son frère la fit comtesse de Lecce à 17 ans. À l'âge où l'on cesse à peine de jouer à la poupée, la jeune fille joua très sérieusement à gouverner son petit État, et d'abord elle épousa un soldat doublé d'un brave homme, Raymond Orsini, de la famille provençale de Baux, qui lui donna vingt ans de quiétude et quatre enfants.
   Veuve, elle dut soutenir un siège acharné ; c'était le second que Lecce endurait depuis son avènement. Pour sauver la couronne, elle consentit à épouser l'assiégeant Ladislas, roi de Naples. Cette deuxième union fut moins heureuse que la première, encore qu'elle ne dura que huit ans. Ayant repris possession de son comté, Marie employa le reste de ses jours – elle mourut à 79 ans, en 1446 – à doter ses sujets d'institutions sages et à favoriser la renaissance intellectuelle.
   Lecce, ville des Pouilles, qui charma Paul Bourget, garde de charmants vestiges de son passé ; ils vont du romain au baroque. La poésie des lieux a séduit une grande voyageuse, à qui son esprit et sa culture ont fait des amis fidèles, Madame G. H. Patten. Elle s'est penchée sur l'histoire âpre et touchante de cette petite princesse lointaine.
   En un temps où la brutalité se mêlait aux raffinements du corps et de l'âme, l'auteur nous conte une histoire d'amour et de sang avec une érudition qui mérite le respect.
   Intéressée par la famille d'Enghien qui céda plus tard aux Arenberg ses possessions belges, Madame Patten a suivi une autre fille de cette Maison antique jusqu'en Angleterre. Elisabeth, première reine du nom, était en effet la propre nièce de Louis de Luxembourg, seigneur d'Enghien. Sa mère avait d'abord épousé un duc de Bedford, puis Richard Woodville, comblé d'honneurs par son gendre.
   Femme d'Edouard IV, la reine Elisabeth connut la tragédie dont se sont inspirés tant de peintres et d'écrivains. Les célèbres enfants d'Edouard, assassinés par ordre de leur oncle Richard, duc de Glocester, étaient les enfants de la malheureuse Elisabeth qui gardait dans un coffret les pauvres reliques de ses fils.
Tout le théâtre shakespearien nous remonte à la mémoire à l'évocation de ces drames de palais et de ces destins sinistres.
   Il faut louer Mme Patten d'avoir assemblé le puzzle compliqué des généalogies, d'avoir sorti de l'oubli des existences qui nous touchent puisqu'elles sont issues d'un sang belge. Rien de ce qui, en Italie, en Angleterre, ou ailleurs, se rattache à l'histoire de notre pays et de sa noblesse ne saurait nous être étranger. C'est pourquoi l'auteur de ce livre nourri de faits et de références a droit à la gratitude des chercheurs et aussi des simples amateurs de passé pour avoir ressuscité deux figures de femmes belles autant qu'émouvantes.

20 euros (code de commande : 17237).

 

PÉTY DE THOZÉE (Ch. et R.) — Théories de la colonisation au XIXe siècle et rôle de l'État dans le développement des colonies. Bruxelles, Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, 1901-1902. In-4° demi-veau blond, dos à 5 nerfs (reliure frottée), 863 p., (collection « Mémoires Couronnés et Mémoires des Savants Étrangers », tome LX).
Extrait de l'avant-propos :
   En répondant à la question mise au Concours par l'Académie royale de Belgique, Classe des lettres, nous n'avons pas eu la prétention d'émettre des idées purement personnelles sur un des problèmes les plus intéressants pour la majorité des puissances européennes.
   Avant de formuler une opinion sur les divers systèmes de colonisation et d'en exposer les faits les plus saillants depuis un siècle, nous avons dépouillé les documents et pesé l'appréciation des économistes, des administrateurs, des hommes politiques, qui ont étudié, expérimenté et jugé les multiples principes sur lesquels repose ce problème d'une incontestable portée scientifique et pratique. Presque à chaque page, le lecteur retrouvera la trace de ces investigations scrupuleuses, bien que nous nous soyons attachés à les mettre en œuvre pour en former un tout régulier.
   ...Studiorum oslendile fruclus, non studia..
   
Nous avons soigneusement renseigné nos sources et transcrit de nombreuses citations, après avoir fait un choix sévère parmi les matériaux recueillis, accumulés durant vingt-cinq années d'études constantes des questions coloniales. « Tout bois n'est pas bois de charpentier », dit un vieux proverbe flamand : « Al 't hout is geen timmerhout ».
   Pour traiter avec méthode le vaste sujet formulé par l'Académie royale, il ne faut point se renfermer strictement dans le récit et l'examen des faits se rattachant depuis l'an 1800, simple date du calendrier, à l'extension ou à l'amoindrissement du domaine colonial des États, qui ont acquis ou conservé des possessions outre-mer. La colonisation est intimement liée aux événements qui la font naître ou qui en modifient la forme, et par conséquent, l'élude de ses théories, au XIXe siècle, doit coïncider, pour chaque pays, avec le fait historique auquel se rattache le système de la politique suivie de nos jours en cette matière par les divers gouvernements. C'est ainsi que la politique coloniale actuelle du Portugal repose sur la charte constitutionnelle du 29 avril 1826, alors que celle de l'Espagne a pour origine l'édit du commerce libre, sanctionné le 12 octobre 1778 par le roi Charles III.
   Dans un autre ordre d'idées, nous ferons remarquer que ces deux derniers systèmes de colonisation et celui de la Néerlande seront traités avec d'assez long détails. Leur histoire, généralement peu connue, donne des enseignements que doivent méditer les pays appelés à suivre une politique coloniale. Le système néerlandais démontre clairement quelles sont les théories qui favorisent, de notre temps, le développement des possessions lointaines d'un petit pays comprenant bien son rôle; d'autre part, les systèmes suivis par le Portugal et l'Espagne nous indiquent aussi quelles sont les fautes qui peuvent préparer la décadence des établissements d'outremer et amener leur perte totale, le jour où les efforts de la mère patrie se trouvent paralysés par les ambitions de puissances plus fortes, ayant su tirer parti des enseignements de leurs devancières dans la politique coloniale.

100 euros (code de commande : 14614).

 

[PORTUGAL]. M.R.P.P. Le Portugal de près. Textes et documents. Introduction et raduction par Judith Balso. Paris, Maspero, 1976. In-8° broché, 286 p., (collection « Yenan », série « Documents »).
En quatrième de couverture :
   Il n'y a aucune clarté à prendre pour clef de l'histoire de la révolution au Portugal, ni le M.F.A. (Mouvement des Forces Armées), ni le P.C.P. (Parti Communiste Portugais), encore moins les S.U.V. (Soldats Unis Vaincront).
   Délié d'eux, hors d'eux, le mouvement révolutionnaire réel, celui des ouvriers et des paysans, s'est développé par étapes, et comme toujours a fait l'histoire, y compris celle des fractions de la bourgeoisie, dans leur rivalité et leur collusion.
   Affirmer que le Portugal ne sera pas le Chili de l'Europe, bien que Spinola en soit le Pinochet, que la social-démocratie portugaise est allemande, et Cunhal un Staline relevant du sommeil de la belle au bois dormant, que le M.F.A. est un mouvement de la libération d'un tiers monde de l'Europe, et les Commissions de travailleurs des soviets de 17, Carvalho un Saint-Just qui échouerait à muer en Fidel Castro et les paysans du Nord une horde de chouans français de 93, ne semble pas représenter un grand effort pour approcher de près la révolution portugaise.
   Voir le Portugal de près : c'est à quoi nous voudrions aider. En prenant appui sur l'expérience politique des masses ; celle des Commissions de Travailleurs ; celle du mouvement paysan.
   En regardant tels qu'ils sont, du point de vue des masses elles-mêmes, et le M.F.A., et le parti de Cunhal, et les groupuscules, qui les servent tour à tour.
   Et aussi en donnant la parole, par des documents significatifs, aux marxistes-léninistes-maoïstes du M.R.P.P., qui, au moins, posent et tentent de pratiquer le seul problème qui vaille : qu'est-ce que l'autonomie du prolétariat et des masses populaires dans leur lutte révolutionnaire sur deux fronts : contre la bourgeoisie monopoliste classique, et contre la nouvelle bourgeoisie bureaucratique d'État, dont l'expression politique est le révisionnisme.

12 euros (code de commande : 14836).

 

POULANTZAS (Nicos) — La crise des dictatures. Portugal, Grèce, Espagne. Paris, Maspero, 1975. In-8° broché, 137 p., (collection « Cahiers Libres », n° 302), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Ces derniers temps ont été marqués, dans l'aire européenne, par des événements d'une portée considérable : le renversement des dictatures militaires au Portugal et en Grèce, l'accélération caractéristique du pourrissement du régime franquiste en Espagne, dont le renversement est désormais à l'ordre du jour.
   Or, la voie suivie dans la chute des dictatures portugaise et grecque, ainsi que le processus en œuvre en Espagne posent une série de questions importantes, qui sont encore loin d'être éclaircies. Elles s'articulent, pour l'essentiel, sur un point précis : les régimes portugais et grec n'ont « apparemment » pas été renversés par un mouvement insurrectionnel massif, ouvert et frontal des masses populaires ; pas davantage par une intervention militaire de l'étranger, comme ce fut le cas pour le nazisme allemand et le fascisme italien. Quels furent donc les facteurs qui ont déterminé leur renversement, et comment l'intervention des masses populaires s'est-elle exprimée ?
   Ces questions concernent de nombreux pays qui, comme le Portugal, la Grèce et l'Espagne, relèvent de la zone de dépendance par rapport aux métropoles impérialistes, et qui, eux aussi, présentent des régimes de la forme d'État capitaliste d'exception, c'est-à-dire de guerre ouverte contre les masses populaires : fascismes, dictatures militaires, bonapartismes.
   Enfin, certaines de ces questions concernent également les pays européens dits « industrialisés » et « libres ». La Grèce, le Portugal et l'Espagne sont caractérisés par une dépendance très particulière : ces pays ne relèvent plus de la situation dite de « sous-développement » et, par leur structure économico-sociale, ils se situent dans l'aire européenne. Les événements qui s'y déroulent concernent ainsi directement les autres pays européens.

10 euros (code de commande : 14844).

 

Les premières civilisations. Par Gustave Fougères, Georges Contenau, René Grousset, Pierre Jouguet, Jean Lesquier. Quatrième édition revue et augmentée. Paris, Alcan, 1938. In-8° broché, VI, 495 p., trois cartes hors texte à déplier, (collection « Peuples et Civilisations - Histoire Générale », n° I), cachet ex-libris à la page de faux-titre, couverture un peu défraîchie.
Table des matières :
   Avant-propos.
   Introduction : I. Le domaine des premières civilisations historique. - II. Le Nil et l'Égypte. - III. Les régions historiques de l'Asie antérieure. - IV. La Grèce et les îles de la Méditerranée orientale. - V. Les trois groupes historiques du monde oriental.
   Livre I : Les premiers royaumes et les premières civilisations depuis les temps préhistoriques jusqu'au deuxième millénaire avant J.-C.
      Chapitre I : La civilisation de l'Égypte archaïque et les premiers pharaons : I. L'Égypte préhistorique. - II. Le morcellement politique de l'Égypte primitive. - III. La conquête de l'Égypte du nord par les rois du sud et l'unification de l'Égypte. - IV. L'organisation du royaume égyptien sous la monarchie thinite. V. Les religions de l'Égypte archaïque.
      Chapitre II : L'achèvement de l'unité égyptienne : la monarchie memphite (3000-2200 avant J.-C.) : I. La monarchie memphite. - II. Les institutions de l'Égypte sous la monarchie memphite. - III. La civilisation égyptienne sous la monarchie memphite. - IV. L'art de l'époque memphite. - V. L'évolution religieuse.
      Chapitre III : L'Égypte sous la première monarchie thébaine (2200-1800 avant J.-C.) : I. La chute de la royauté memphite et l'établissement de la dynastie thébaine. - II. Le pouvoir royal sous la douzième dynastie. - III. Les transformations religieuses et sociales. IV. L'expansion égyptienne. - V. Les arts aux XXe et XIXe siècles. - VI. La littérature sous la première monarchie thébaine.
      Chapitre IV : Les civilisations archaïques de l'Asie occidentale et le premier royaume sumérien : I. La civilisation archaïque en Élam. II. Les civilisations archaïques d'Asie Mineure, de Syrie et de Palestine. - III. La civilisation sumérienne primitive. - V. Les premières royautés sumériennes.
      Chapitre V : L'entrée des Sémites dans l'histoire : Le royaume d'Agadé : I. L'origine des Sémites. - II. Le royaume sémite d'Agadé.
      Chapitre VI : Le second royaume sumérien (2475-2358 avant J.-C.) : I. L'invasion et la domination des Gouti. - II. La ville de Lagash au temps de Goudéa. - III. Le royaume de Sumer sous les premiers rois d'Our. - IV. La chute de la dynastie d'Our.
      Chapitre VII : Le premier royaume de Babylone : I. Les dynasties d'Isin et de Larsa. - II. L'œuvre administrative et législative de Hammourabi. - III. La civilisation en Mésopotamie au temps de Hammourabi. - IV. Les rapports de la Babylonie avec la Syrie au temps de Hammourabi : le clan d'Abraham.
      Chapitre VIII : Le monde égéen jusqu'à la fin du troisième millénaire avant J.-C. : I. La Grèce avant les Grecs d'après la tradition : les Pélasges. - II. Le monde égéen à l'époque néolithique. - III. Le monde égéen au troisième millénaire.
   Livre II : Les migrations indo-européennes et les premiers empires, du XXe au XIIe siècle avant J.-C.
      Chapitre I : Les Indo-européens et leurs premières migrations : I. Hypothèses sur les origines indo-européennes. - II. Le fonds commun de la civilisation indo-européenne. - III. Les premières migrations indo-européennes.
      Chapitre II : Le contre-coup des premières migrations indo-européennes en Orient : les grandes invasions des Hittites des Kassites et des Hyksôs (1925-1580 avant J.-C.) : I. Les origines du peuple hittite. - II. La grande invasion hittite du XXe siècle et la conquête de Babylone par les Kassites. - III. L'invasion des Hyksôs en Égypte.
      Chapitre III : La riposte de l'Égypte : l'empire thébain et la civilisation égyptienne aux XVIe et XVe siècles avant J.-C. : I. La restauration du pouvoir royal. - II. L'Asie à la veille des conquêtes égyptiennes. - III. Les premières conquêtes égyptiennes jusqu'à la mort de Thoutmès III (1447). - IV. Le rayonnement de l'empire égyptien en Asie. - V. La civilisation égyptienne au temps de l'empire thébain.
      Chapitre IV : La monarchie et la civilisation Crétoises aux XVIe et XVe siècles avant J.-C. : I. Le monde égéen du XXe siècle au début du XVIe avant J.-C. - II. Le monde égéen au début du XVIe siècle avant J.-C. - III. La fondation de l'empire crétois et la légende de Minos. IV : L'empire crétois au temps de sa splendeur. V. La monarchie Crétoise (1580-1450). - VI. L'art Crétois des XVIe et XVe siècles. - VII. Le rayonnement de la civilisation Crétoise aux XVIe et XVe siècles avant J.-C. - VIII. La chute de l'empire crétois.
      Chapitre V : L'expansion achéenne et la civilisation mycénienne, du XVe au XIIIe siècle avant J.-C. : I. La migration achéenne. - II. L'hégémonie de l'Argolide. - III. La civilisation mycénienne. - IV L'expansion achéo-éolienne dans la mer Égée et en Asie Mineure (1400-1100).
      Chapitre VI : L'Asie et l'Égypte au temps de l'empire hittite : I. Les signes avant-coureurs de la décadence égyptienne sous Aménophis IV (1376-1360). - II. L'établissement de la domination hittite en Syrie (1376-1345). III. La guerre égypto-hittite jusqu'à la bataille de Kadesh (1320-1295).
- IV. L'équilibre en Orient : l'alliance entre l'Égypte et l'empire hittite. - V. La civilisation hittite. - VI. L'invasion des « peuples de la mer » et la chute de l'empire hittite. - VII. L'invasion des « peuples de la mer » en Asie Mineure et la guerre de Troie. - VIII. L'invasion des « peuples de la mer » et la chute de l'empire égyptien.
   Livre III : Les nouvelles forces du monde antique, du XIe au VIe siècle avant J.-C.
      Chapitre I : Les peuples de Syrie et de Palestine avant les conquêtes assyriennes : I. Les Philistins. - II. Les Phéniciens. - III. La Syrie du nord. - IV. La Palestine et l'arrivée des Hébreux. - V. La fondation du royaume d'Israël : Saül et David. - VI. Le royaume d'Israël sous le règne de Salomon (975-935). - VII. La religion d'Israël.
      Chapitre II : Les peuples d'Asie Mineure et des marches mésopotamiennes du nord et de l'est : I. L'île de Chypre. - II. La Cilicie. - III. La Pamphylie et la Lycie. - IV. La Carie. - V. La Lydie. - VI. La Phrygie. - VII. Le royaume hittite de l'Euphrate. - VIII. Les pays araméens. IX. La Cappadoce et ses confins septentrionaux. - X. Les marches mésopotamiennes du nord : Ourartou et Mannaï. - XI. Les marches mésopotamiennes de l'est : Gouti, Elam, Caldou. - XII. La Médie et la Perse. - XIII. Le désert syrien. - XIV. Les conditions respectives de la Mésopotamie et de son entourage.
      Chapitre III : L'empire assyrien : I. Les origines de l'empire assyrien. - II. L'Assyrie sous Assour-Nasir-Pal (884-859). - III. Les conquêtes de Salmanasar III (859-824). - IV. L'empire de Téglath-Phalasar III et de Sargon II (746-705). - V. Sennachérib et la conquête de la mer. - VI. La conquête de l'Égypte (670-663). - VII. L'apogée de l'Assyrie sous Assourbanipal. - VIII. La chute de l'empire assyrien.
      Chapitre IV : L'invasion dorienne et la formation de la Grèce hellénique du XIe siècle à la fin du VIe : I. L'invasion dorienne. - II. L'organisation générale des États continentaux. - III. L'organisation de l'Argolide. - IV. L'occupation de la Laconie et les origines de l'État Spartiate. - V. L'organisation de l'État Spartiate : Lycurgue. - VI. Les conquêtes Spartiates. - VII. L'organisation de la Thessalie et de la Béotie. - VIII. Les origines de l'État attique. - IX. L'organisation primitive de la cité athénienne.
      Chapitre V : Les institutions de la Grèce primitive jusqu'à la fin du VIe siècle : I. Les formes sociales primitives : du clan patriarcal à la cité. - II. La royauté primitive. - III. L'oligarchie de naissance et la bourgeoisie d'argent. - IV. Révolutions, aisymnètes et législateurs : Dracon, Solon. - V. L'avènement de la démocratie : les tyrans. - VI. La tyrannie à Corinthe, Sicyone et Mégare. VII. La tyrannie à Athènes : Pisistrate. - VIII. L'œuvre de Pisistrate. - IX. Les Pisistratides. - X. Les éléments d'union : le lien religieux. - XI. L'amphictionie pylao-delphique. - XII. L'amphictionie détienne.
      Chapitre VI : L'expansion hellénique : I. Causes et modalités de l'expansion coloniale. - II. L'expansion grecque dans la mer Égée. - III. La colonisation grecque en Asie Mineure. - IV. La colonisation des côtes de Thrace. - V. La colonisation sur les côtes de la Propontide et du Pont-Euxin. - VI. La colonisation grecque en Anatolie méridionale. - VII. La colonisation grecque en Égypte. - VIII. La colonisation grecque en Libye. - IX. L'expansion hellénique en Méditerranée occidentale. - X. Le régime des colonies grecques.
      Chapitre VII : L'art et la civilisation de la Grèce archaïque : I. Le premier archaïsme orientalisant. - II. Ionisme et dorisme en plastique et en architecture. - III. Le style géométrique dans la céramique attique et le dorisme. - IV. L'outillage et l'industrie. - V. Ionisme et dorisme dans la pensée et la littérature. - VI. L'unité morale de l'hellénisme.
      Chapitre VIII : Les Iraniens et la fondation de l'empire perse : I. L'hégémonie des Mèdes et l'empire rnédo-perse. - II. L'hégémonie des Perses : Cyrus et l'empire perso-mède. - III. La guerre entre Cyrus et Crésus : la conquête de la Lydie par les Perses. - IV. La conquête de l'Iran oriental, du lac d'Aral aux sources de l'Indus. - L'annexion de la Babylonie et la fin du second royaume babylonien. - VI. L'Égypte à la veille des conquêtes de Cambyse. -
VII. L'annexion de l'Égypte par Cambyse.
   Conclusion.
   Appendice : Les résultats des dernières fouilles et des dernières recherches (1989-1937).
   Supplément bibliographique - Index.

15 euros (code de commande : 16147).

 

Quelques abbayes cisterciennes. Étude héraldique. Marcinelle, I.E.I.A.S, 2005. In-4° en photocopié, 176 p., nombreuses illustrations en couleurs.
Cette publication réalisée par un groupe d'amateurs passionnés présente les armoieries de chaque abbaye (une septantaine à travers la France, l'Allemagne, la Belgique, L'Angleterre, l'Espagne et Portugal, Israël)accompagnées d'une notice historique.

20 euros (code de commande : Heraldus).

 

Raisonnement et démarches de l'historien. Publié par Chaïm Perelman professeur à l'Université Libre de Bruxelles. Bruxelles, Institut de Sociologie - Université Libre de Bruxelles, 1963. In-8° broché, 151 p., (collection « Travaux du Centre National de Recherches de Logique »), couverture plastifiée, marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde.
Avant-propos :
   En l'espace de trois ans, le Centre National de Recherches de Logique a consacré neuf séances à l'examen du raisonnement et des démarches de l'historien. Le présent recueil contient l'ensemble des communications présentées, à l'exception du texte de M. H. Haag (Université de Louvain).
   L'accord, au départ, s'était fait sur l'observation que, en histoire, plus que dans toute autre discipline, l'importance attribuée à certains faits ou types de faits est extrêmement variable. Comment se fait-il que, sur ce point notamment, les historiens ne parviennent pas à s'entendre ? À quels multiples niveaux leurs divergences se situent-elles ? Si elles sont dues à ce que l'on attribue aux mêmes événements une importance différente, existe-t-il des critères grâce auxquels une histoire plus objective pourrait être élaborée ? Y a-t-il moyen d'atteindre à l'objectivité en histoire en remplaçant des méthodes impressionnistes par des techniques statistiques permettant, grâce à la quantification, de transformer l'histoire en une science sociale ? Pourquoi l'histoire doit-elle être récrite par chaque génération d'historiens ? Dans quelle mesure l'œuvre de l'historien présuppose-t-elle une philosophie de l'histoire, tout au moins implicite ?
   Les essais qui sont réunis dans ce volume avaient pour but d'engager la discussion, d'une manière aussi concrète que possible, conformément aux habitudes du Centre. Ils sont tous, sauf le dernier, l'œuvre d'historiens de profession et examinent les problèmes en faisant état d'une expérience acquise dans l'étude d'époques différentes et à l'aide de techniques fort dissemblables. Nous espérons que leur juxtaposition, par la diversité des points de vue exposés, contribuera à alimenter la réflexion sur les problèmes essentiels de la méthodologie historique.
Table des matières :
   - Unité ou diversité de la critique historique, par J. Stengers.
   - Structure et quantification. Réflexions sur la science historique, par P. Lebrun.
   - Méthodes et problèmes actuels de la recherche historique, particulièrement dans le domaine de l'histoire du Moyen Âge, par R. Van Caenegem.
   - La notion d'« importance » à la lumière de l'histoire moderne, par J. Craeybeckx.
   - Histoire et reconstitution du passé, par J. Dhondt.
   - Qu'est-ce qui est important dans l'histoire ? Une approche sociologique, par J. Kruithof.
   - L'objectivité en histoire, par A. Simon.
   - Objectivité et intelligibilité dans la connaissance historique, par Ch. Perelman.

13 euros (code de commande : 15277).

 

La rédaction des coutumes dans le passé et dans le présent. Colloque organisé les 16 et 17 mai 1960 par le Centre d'Histoire et d'Ethnologie juridiques sous la direction de John Gilissen. Bruxelles, Éditions de l'Institut de Sociologie, 1962. In-8° broché, 336 p., (collection « Études d'Histoire et d'Ethnologie Juridiques », n° 3), un feuillet volant d'erratum, exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Au moment où de nombreux peuples accèdent à l'indépendance, il se présente pour eux une option entre différents systèmes juridiques : soit l'adoption d'un droit européen, soit le retour aux coutumes ancestrales, soit la recherche d'un système combinant le respect des structures sociales traditionnelles et une européanisation limitée de leur droit public et privé.
   Quelle que soit la solution adoptée, une meilleure connaissance du droit coutumier est un facteur important dans l'élaboration du droit des nouveaux États. Si la coutume est non écrite par nature, il peut actuellement paraître opportun de la rédiger, non seulement pour mieux la conserver, mais même pour en assurer le développement.
   Quelle méthode adopter pour procéder à la rédaction des coutumes ? Appliquant à ce problème actuel la méthode de l'histoire comparative, le Centre d'Histoire et d'Ethnologie juridiques de l'Institut de Sociologie à Bruxelles a organisé, en mai 1960, un colloque au cours duquel des historiens et des ethnologues sont venus expliquer comment on avait procédé à la rédaction des coutumes, d'une part en France et en Belgique aux XVe et XVIe siècles, d'autre part dans l'Islam, dans le Pendjab et en Indonésie ; d'autres ont exposé les projets de rédaction des coutumes dans différentes parties de l'Afrique noire. Le procédé du projet de « Restatement of African law » a été comparé aux résultats acquis aux États-Unis par le « Restatement of American law ».
   Le directeur du Centre, le professeur John Gilissen, a dégagé les principales conclusions des débats et mis en évidence les avantages et les défauts des différents procédés.
   En annexe, M. Jean Poirier, secrétaire général de l'Association internationale de droit africain, a publié un projet de questionnaire d'ethnologie juridique appliqué à l'enquête de droit coutumier en Afrique. Ce questionnaire a été également édité en brochure séparée, aux fins d'en faciliter la diffusion et l'utilisation parmi tous ceux qui travaillent sur le terrain.
Table des matières :
   - La rédaction des coutumes dans le passé et dans le présent. Essai de synthèse, par John Gilissen.
   - La rédaction des coutumes en France aux XVe et XVIe siècles, par René Filhol.
   - La rédaction des coutumes en Belgique aux XVIe et XVIIe siècles, par John Gilissen.
   - Deux aspects de la collation des coutumes juridiques dans l'Islam, par Armand Abel.
   - The compilation of customary law in the Punjab in the 19th century, par Alan Gledhill.
   - The study of « adatrecht » (adat law) - The work of Van Vollenhoven and his disciples, par Jan Prins.
   - Le « Restatement of American law » au XXe siècle, par Étienne Gutt.
   - The recording of customary law in British Africa and the Restatement of African law project, par Antony N. Allott.
   - Vers la rédaction des droits coutumiers congolais, par Jacques Vanderlinden.
   - La rédaction des coutumes juridiques en Afrique d'expression française, par Jean Poirier.
   - Projet de questionnaire d'ethnologie juridique, appliqué à l'enquête de droit coutumier africain, par Jean Poirier.

20 euros (code de commande : 16376).

 

Les Relations financières internationales facteurs de solidarités ou de rivalités. Colloque des 1, 2 et 3 décembre 1977 [par le Centre d'Études Européennes de Waterloo]. Bruxelles, Bruylant, 1979. In-8° broché, 187 p.
Table des matières :
   - Introduction, par J. H. Pirenne.
   - Les relations financières internationales, facteurs de solidarités ou de rivalités, par G. Kurgan-Van Hentenryk.
   - L'internationalisation des structures bancaires, facteur de solidarité ?, par R. Henrion.
   - Une banque privée dans les relations financières de la Belgique au XIXe siècle, par Y. Delannoy.
   - Les relations financières internationales dans l'organisation de la paix aux XIXe et XXe siècles, par J. H. Pirenne.
   - Le rôle de l'arme financière dans la politique extérieure de la France au début du XXe siècle, par R. Poidevin.
   - L'influence des milieux financiers sur la politique extérieure de la France dans les années 1920, par J. N. Jeanneney.
   - Les relations financières de la Pologne entre les deux guerres mondiales (1919-1939), par J. Bardach.
   - Les Pays-Bas et les Indes Néerlandaises, un cas à part, par H. Baudet.
   - L'Europe centrale et orientale dans la stratégie des hommes d'affaires et des diplomates français, par R. Girault.
   - Solidarité entre organismes publics et privés dans le règlement des paiements pétroliers, par H. Willeaume.
   - L'endettement international aujourd'hui : manifestation de solidarité ou menace de conflits, par J. Denizet.
   - Le développement de la coopération entre banques centrales dans les relations monétaires internationales, par J. J. Rey.
   - Deux thèmes de réflexions, par J. Bouvier.
   - En relisant les communications...., par J. Gilissen.

12 euros (code de commande : 16058).

 

RICHARDOT (Hubert) — Histoire des faits économiques jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Avec la collaboration de Bernard Schnapper. Paris, Dalloz, 1963. In-12° broché, 448 p., (collection « Précis Dalloz »).

8 euros (code de commande : 237/65).

 

Le rôle des capitaux publics dans le financement de l'industrie en Europe occidentale aux XIXe et XXe siècles. Colloque des 29 et 30 novembre et 1er décembre 1979. Bruxelles, Bruylant, 1981. In-8° broché, 214 p., (collection « Recueil du Centre d'Études Européennes de Waterloo », n° 2).
Table des matières :
   1. Le rôle des capitaux publics dans le financement de l'industrie en Europe Occidentale aux XIXe et XXe siècles, par W. Struys.
   2. Élargissement international de la vocation des entreprises publiques, par H. Neuman.
   3. Les formes juridiques de l'initiative économique publique en Belgique au XIXe siècle, par J. Le Brun.
   4. Capitaux privés et capitaux publics dans l'industrialisation de la Belgique au XIXe siècle. Premiers résultats des recherches, par P. Lebrun, M. Laffut, J. Pirard.
   5. Public capital and heavy inditstry : two Dutch cases of the beginning of twentieth century, par R. W. J. M. Bos.
   6. Financement public et re-démarrage industriel en France, 1944-1950 : une prise de relais ambiguë pour l'investissement, par J. Bouvier.
   7. Le rôle de l'État dans le financement de l'industrie automobile en France, par J. P. Fridenson.
   8. The structure and role of public institutions in the European Community specialising in crédit for indiistrial investment, par D. G. McCleland.
   9. L'influence des capitaux publics et privés dans le développement de l'industrie électrique en Allemagne, par P. Oberlack.
   10. L'entreprise publique en France, au XXe siècle, par M. Gabet.
   11. Mrs. Thatcher's attempt to reduce the role of the state, par W. Keegan.
   12. La complémentarité des capitaux publics et privés, par L. Monnier.
   13. Conclusions, par J.-H. Pirenne.

20 euros (code de commande : 15448).

 

ROMEIN (J.M.) — Apparaat voor de studie der geschiedenis. Nieuwe uitgave door J. Haak met medewerking van W.H. Roobol. Groningen, Wolters, 1964. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 176 p., ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Extrait de l'introduction :
   In het Apparaat heeft Prof. Romein datgene aan de Nederlandse geschiedenisstudenten gebracht, wat hij zelf in zijn studietijd gemist had: de systematiek. Geheel afgezien nog van zijn andere verdiensten voor de geschiedbeoefening verdient zijn naam alleen al vanwege dit initiatief in dankbare herinnering voort te leven bij de velen binnen en buiten de universiteit, die hij hiermee de weg gewezen heeft door het uitgestrekte terrein van de studie in de geschiedenis.
   De tamelijk ingrijpende wijzigingen in de opzet, die de nieuwe uitgave nu vertoont, veranderen niets aan het feit, dat dit boekje het Apparaat van Romein blijft. Ten dele is tot de veranderingen nog in overleg met hem besloten, nadat hij in 1960 de verdere zorg voor het Apparaat aan mij overgedragen had. Ook verder kreeg de nieuwe bewerker volledige vrijheid om datgene te doen, wat hij voor de verhoging van de praktische bruikbaarheid nuttig achtte.
   Het nieuwe in de nieuwe uitgave schuilt voornamelijk in de volgende punten :
      1. Geografische verruiming : alle delen van Europa en alle werelddelen hebben nu een plaats gekregen, zij het een bescheidener plaats dan Nederland, België, Duitsland, Engeland en Frankrijk.
      2. Afdeling I en II bevatten de gebruikelijke rubrieken voor de algemene geschiedenis en de takken van geschiedenis, maar afdeling in brengt deze rubrieken nu ook per land of per werelddeel.
      3. Binnen de rubrieken is door middel van aantekeningen in de marge de aandacht gevestigd op de grote perioden in de geschiedenis : Prehistorie - Oudheid (beide summier; niettemin ook dit een vernieuwing) - Middeleeuwen - Nieuwe Tijd - 20e eeuw (zo nodig).
      4. De aangrenzende wetenschappen hebben moeten wijken voor de sterke uitbreidingen op het gebied van de geschiedwetenschap en haar vele vertakkingen zelf.
      5. De toelichting is onmiddellijk bij de titel geplaatst ; de nummering is doorlopend.

10 euros (code de commande : 16126).

 

ROSENBERG (Julius et Ethel) — Lettres de la maison de la mort. (Letters from the Death House.) 11e édition. Traduit de l'américain par Pierre Singer. Paris, Gallimard, 1953. In-8° broché, 251 p., ex-libris, bel exemplaire en grande partie non coupé.
Extrait de l'introduction :
   « Julius et Ethel Rosenberg furent arrêtés et inculpés de « complot en vue de commettre le crime d'espionnage », au cours de l'été 1950. Morton Sobell fut ramené de Mexico où il passait ses vacances avec sa famille et arrêté sous la même inculpation.
   Depuis lors, des millions de mots, des tonnes de papier de journal, des heures innombrables de radio et de télévision ont été consacrés à leur affaire. Dans toutes les langues, dans chaque pays, l'homme de la rue aussi bien que le citoyen le plus éminent a discuté en privé ou publiquement le bien-fondé du procès, le verdict, la condamnation à mort.
   Les lettres contenues dans ce livre ont été choisies parmi plusieurs centaines écrites par les Rosenberg; elles ne parlent pas des faits concernant l'affaire ; elles racontent une histoire personnelle, un contexte profond de chair et de sang à travers lequel toute l'expérience humaine transparaît. »

12 euros (code de commande : 14276).

 

ROUX-LAVERGNE — La philosophie de l'Histoire. Paris, La Bibliothèque Nouvelle, 1850. In-12 broché, XX + 328 p., rousseurs, couverture salie, cachet sec d'appartenance.

10 euros (code de commande : 21/63).

 

RUCQUOY (A.) — Note sur les fouilles faites en août 1879 dans la caverne de la Bêche-aux-Roches près de Spy. Bruxelles, Hayez, 1887. In-8° broché, 10 p., 2 planches dépliantes, manques à la couverture, hommage de l'auteur.
   Extrait du tome V, 1886-1887 du Bulletin de la Société d'Anthropologie de Bruxelles.
Extrait :
   
À propos de la communication que nous a faite M. le Secrétaire à la dernière séance, relativement aux découvertes effectuées dans la caverne quaternaire de Spy par MM. Lhoest et de Puydt, je crois pouvoir intéresser les membres de la Société en leur montrant les résultats d'une première série de fouilles que j'ai exécutées dans cette même grotte à partir du mois d'août 1879. Ces résultats sont, comme vous le verrez, d'une certaine importance.
   Quelques années auparavant j'avais déjà reconnu dans la caverne de Spy la présence d'ossements et de silex, en y pratiquant quelques sondages ; mais ça n'est qu'au mois d'août 1879 que j'obtins de M. le comte de Beaufort l'autorisation de faire des recherches sérieuses, et c'est le résultat de mes fouilles que j'ai l'honneur de soumettre à l'appréciation des membres de la Société.
   Le nom de la caverne n'est pas « la Biche-au-Bois », comme cela a été dit par erreur, mais bien « la Bèche-aux-Roches », du mot wallon bèche qui signifie bec, parce que, de loin, le rocher où se trouve la caverne a la configuration d'un bec.
   Cette caverne, située dans la pittoresque vallée de l'Orneau (affluent de la Sambre), est située à une vingtaine de mètres au-dessus du niveau de la rivière.

8 euros (code de commande : 14702).

 

SALA-MOLINS (Louis) — Le Code Noir ou le calvaire de Canaan. Paris, Presses Universitaires de France, 1987. In-8° broché, 292 p.

10 euros (code de commande : 260/60).

 

SAPPER (K.) L'alimentation de l'humanité. Son économie - Sa répartition - Ses possibilités. Traduit de l'allemand par George Montandon. Paris, Payot, 1942. In-8° broché, 217 p., (collection « Bibliothèque Scientifique »), exemplaire non coupé.

13 euros (code de commande : 233/69).

SCHILLING (Kurt) — Histoire des idées sociales. Individu - Communauté - Société. Traduit de l'allemand par L. Piau. Paris, Payot, 1962. In-8° broché, 333 p., (collection « Bibliothèque Historique »).

11 euros (code de commande : 849).

 

SCHNAPPER (Bernard) — Les Rentes au XVI siècle. Histoire d'un instrument de crédit. Paris, S.E.V.P.E.N., 1957. In-8° broché, 309 p., (collection « École Pratique des Hautes Études - VIe Section. Centre de Recherches Historiques - Affaires et Gens d'Affaires », n° II), couverture soigneusement plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Avant-propos :
   
Les instruments de crédit devraient avoir une place éminente dans toute l'histoire économique de l'Ancien régime. Leur nécessité est impérieuse. Ils sont seuls à remédier à la pénurie monétaire dont le Moyen Âge avait cruellement souffert et qui existe encore dans les économies plus actives des XVIIe et XVIIIe siècles. À cette époque encore les plus grands seigneurs, les plus riches personnages n'ont jamais une trésorerie aisée. Pourtant l'épanouissement des instruments de crédit n'était pas sans danger. L'Église s'en était si bien rendue compte qu'elle avait formulé à leur sujet une de ses plus fermes leçons, la prohibition de l'usure. Par elle, l'instrument de crédit par excellence, le prêt à intérêt était interdit. Force était à chacun de remédier au mieux de ses besoins à la prohibition.
   Le prêt sans intérêt, le prêt entre amis, celui que conseillait l'Église, correspondait de moins en moins bien aux besoins d'une économie où l'argent prenait une place croissante. Les marchands avaient un instrument de crédit commode, la lettre de change, qui est maintenant bien connue surtout depuis les travaux de Messieurs Henri Lévy-Bruhl et Raymond de Roover. Mais la lettre de change n'était utilisée que par les marchands. Pour les autres, un seul instrument de crédit restait possible : la rente.
   La rente dont le capital n'est plus exigible a une place à part : elle veut être un instrument de crédit, mais elle ne peut pénétrer dans le monde des affaires. Elle est très fréquente, très pratiquée mais ce n'est pas sur elle que repose le grand commerce.
   Cette institution si nécessaire a eu une singulière infortune, elle a pâti de l'éclat de la lettre de change, du prestige des grandes affaires, elle a été traitée en parent pauvre par les historiens, négligée par eux. C'est une mésaventure bien imméritée qu'il nous a paru urgent de réparer dans la mesure de nos forces.
   Nous ne pouvions songer à étudier sérieusement toute l'histoire des rentes qui ont une ancienneté vénérable. Il nous a paru fructueux d'en considérer la nature juridique et le rôle économique au XVIe siècle parce que cette époque a une importance capitale. Elle est marquée, non seulement par un renouveau économique que les historiens ne se lassent pas de considérer mais encore par un bouillonnement de pensée qui remettait en question tout l'enseignement scolastique. Or les rentes étaient comme les autres instruments de crédit, non seulement un soutien essentiel de l'économie mais encore un centre d'intérêt pour les canonistes. Il était donc inévitable qu'elles subissent une transformation juridique et économique qui sera l'objet propre de ce travail.
   L'évolution juridique des rentes est en rapport étroit avec leur mode d'utilisation pratique, d'où la nécessité d'étudier simultanément ces évolutions parallèles en ayant recours à des sources aussi variées que possible.
   En d'autres termes, il est toujours gravement erroné, et il le serait surtout ici, de séparer l'histoire des institutions de l'histoire économique et sociale. C'est pourquoi nous avons utilisé non seulement des sources officielles, actes royaux, décisions judiciaires, mais aussi les minutes de notaires. Les premières permettent de fixer le cadre légal de l'institution, les autres d'apprécier le rôle des rentes dans la vie économique. Sans doute les unes et les autres sont-elles trompeuses : les sources officielles, parce qu'il y a souvent un hiatus entre la doctrine officielle et la pratique et que les problèmes soumis aux tribunaux ne sont pas ceux qui préoccupent les praticiens, les minutes de notaires parce qu'elles contiennent souvent des clauses de style conservées dans les formulaires par routine, non par nécessité. Seule est fructueuse la difficile confrontation des renseignements fournis par ces sources diverses.
   L'étendue du sujet, la richesse des sources, nous ont obligé à faire quelques sacrifices. Les seules sources judiciaires utilisées directement ont été celles du Parlement de Paris. Heureusement l'étendue du ressort permet d'attribuer à ses décisions une importance primordiale. Quant aux minutes notariales nous n'avons exploité systématiquement que des minutes de notaires au Châtelet de Paris, et nous nous sommes bornés à faire quelques sondages dans des minutes de province à titre de contrôle.
   Plus graves sont peut-être les limitations que nous avons dû apporter à l'objet même de cette étude. Nous n'étudierons les rentes que sous l'angle de leur utilisation par les gens du XVIe siècle et c'est sous cet angle que nous traiterons des rentes de l'Hôtel de Ville. Qu'on ne s'attende pas à trouver ici une étude sur l'utilisation de ces rentes par les finances royales. Quant aux rentes proprement privées nous nous attacherons surtout aux rentes perpétuelles provenant d'un bail d'héritage ou d'une aliénation à prix d'argent. Nous traiterons de manière incidente seulement des rentes viagères et des rentes créées par donation qui jouent dans la vie économique de ce siècle un rôle négligeable.
   Sur cette base nous pourrons cependant généraliser les résultats obtenus. Paris, en effet, a juridiquement comme politiquement, un rôle directeur, et, d'ailleurs, l'évolution des rentes ne se fait pas sous l'influence de facteurs coutumiers et locaux mais sous la contrainte de facteurs économiques et sociaux plus ou moins communs à toute la France.

20 euros (code de commande : 15053).

 

[SCHŒLCHER (Victor)]. ALEXANDRE-DEBRAY (Janine) — Victor Schœlcher ou la Mystique d'un athée. Paris, Perrin, 1983. In-8° broché, 360 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   « L'Histoire, ou plutôt la mémoire oublieuse des hommes, est bien injuste à l'égard de Victor Schœlcher, grande figure trop discrète de notre Panthéon. Quand l'hommage d'une rose présidentielle vint, il y a peu, le tirer de l'ombre, nombre de Français se demandèrent qui se cachait derrière ce nom. Le beau portrait que trace ici Janine Alexandre-Debray rend enfin son vrai visage à celui qui incarna la passion de la Justice. Car Victor Schœlcher fut à la pointe des combats de son siècle contre toutes les injustices. Victor Hugo, dont il était l'ami, disait qu'il était « de cristal ». Homme de courage et de cœur, proscrit sous le second Empire, il ne cessa de dénoncer la plaie de tous les racismes. Toute sa vie, la générosité, les aspirations de son idéal socialiste, son sens de l'homme l'entraînèrent dans d'ardentes croisades pour le respect et l'extension des Droits de l'homme. Il a lutté contre la peine de mort, il a été féministe avant l'heure et, surtout, son nom est lié à jamais à l'abolition de l'esclavage. Après des années de recherches, Janine Alexandre-Debray a écrit, avec une sympathie vivante égale à sa connaissance de l'époque, la grande biographie de ce modeste, trop modeste, et irremplaçable croisé de la Justice. »

13 euros (code de commande : 14127).

 

SCHWARZ (Ernst) — Germanische Stammeskunde. Heidelberg, Carl Winter, 1956. In-8° broché, 248 p., illustrations, (collection « Germanische Bibliothek »), bel exemplaire.
Vorwort :
   « Dieses Buch beabsichtigt, eine Einführung in die germanische Stammeskunde zu geben. Nicht die politische Geschichte steht im Vordergrund, sondern die Herausarbeitung der wichtigsten Tatsachen und die Fragen, die sich nach der Heimat der einzelnen Stämme, ihren Wanderungen, dem Entstehen von Stammesbünden und Reichen ergeben. Es handelt sich um die Stammeszeit, die dem Deutschen Reiche, England und den skandinavischen Staaten vorausliegt. Das politische Schicksal wird soweit gestreift, als es zum Gesamtverständnis notwendig ist. Das Buch soll nicht nur den jetzigen Stand unseres Wissens angeben, sondern auch zu den vielen noch bestehenden Problemen kritisch Stellung nehmen oder sie wenigstens kennzeichnen. Es wird getrachtet, den Blick über die einzelnen Stämme hinweg auf die großen Zusammenhänge des Raumes zu richten.
Über die Stammeszeit des Festlandes hinaus werden noch die Wikingerfahrten und das Eindringen der Slawen nach Mitteleuropa kurz behandelt. Sprachliche und namenkundliche Fragen werden berücksichtigt. Die Fachliteratur wird in den Anmerkungen sparsam genannt, bringt aber das neueste Schrifttum, und es soll dadurch ermöglicht werden, sich in bestimmte Fragen weiter einzuarbeiten. Die Zeittafel soll dazu helfen, die zeitlichen Zusammenhänge schnell zu überblicken. Die Abbildungen dienen dazu, die räumlichen Beziehungen zu veranschaulichen. »

12 euros (code de commande : 13127).

 

[SCUFFLAIRE (Andrée)]. Miscellanea Andrée Scufflaire. Bruxelles, Archives et Bibliothèques de Belgique, 1987. In-8° broché, 371 p., illustrations, (tome LVIII, n° 1-2 de la revue Archives et Bibliothèques de Belgique).
Table des matières :
   - Notice biographique, par M. Soenen.
   - The genealogical Society of Utah's Tribute to Andrée Scufflaire on thé occasion of her retirement, par T. Powell, M. E. Bell et F. Brouwer
   - Bibliographie d'Andrée Scufflaire.
   - L'utilisation des sceaux dans la chancellerie « judicum curiae regiae » en Hongrie aux XIIIe-XIVe siècles, par I. Bertenyi.
   - The importance of containers for the preservation of paper archives, par A. R. Calmes.
   - El sello en las Cancillerias medievales espanolas segun las Partidas de Alfonso X el Sabio y las Ordenaciones de Pedro IV et Ceremonioso, par C. Crespo Nogueira.
   - Ambition et administration de Charles VII avant son avènement à travers ses sceaux (1417-1422), par M. Dalas-Garrigues.
   - Das grosse Siegel des Kanonissenstiftes St. Ursula zu Köln, par T. Diederich
   - Le colmatage des lacunes des papiers anciens aux Archives Nationales – Automatisation du calcul de la quantité de pâte à papier à utiliser, par L. Favier.
   - Massenrestaurierung – Das Beispiel Bückeburg und die zukünftige Entwicklung, par W. Feindt.
   - Méthodes mécaniques utilisées en France pour la restauration du papier (désacidification, colmatage, doublage), par F. Flieder.
   - Domesday conserved and rebound, 1986, par H. Forde.
   - The application of statistical analysis in evaluation of changes in some properties of aged papers, par J. Hanus et M. Komornikova.
   - Konservierung von Spezialpapieren, par D. Konrad.
   - Les problèmes de la garantie de l'intégrité des documents dans les Archives de l'URSS, par K. V. Krestovskaya.
   - Famous collectors, book collections and the state of the art of preservation of library materials in South Africa, par J. Maree et A. Marais.
   - A proposito del numéro dei sigilli d'oro dell'Archivio Segreto Vaticano, par A. Martini.
   - Il avait trouvé le « moulage inoffensif ». À propos de Henri Gomand (1817-1857), par G. MAY.
   - Measures of control and hygiene of records in repositories, par F. Oprea.
   - L'archivage sur microfilm à codes-à-barres au Parlement européen. La Base ARCO (ARchives Courrier Officiel), par J. Schouller, S. Filling et D. Batazzi.
   - Micrographie et archivistique : vingt ans de coopération internationale, par G. Weill.
   - A guide to the preservation and storage of microfilm, par W. D. Wheeler.

25 euros (code de commande : 16560).

 

SEE (Henri) — Matérialisme historique et interprétation économique de l'Histoire. Paris, Félix Alcan, [1927?]. In-12 broché, 136 p., (collection « Études Économiques et Sociales », n° XXVI).
Avant-propos :
   « Ce n'est pas une histoire détaillée de la doctrine marxiste et de son évolution que l'on trouvera dans ce petit volume. Nous nous sommes seulement proposé de décrire la genèse de la conception matérialiste de l'histoire, d'en déterminer le caractère, de la confronter avec les faits contemporains et avec les données de l'histoire. Ne se heurte-t-elle pas à la réalité, telle que la critique historique nous la fait connaître ? Et dans quelle mesure ? Telles sont les questions essentielles que nous avons examinées. En toute impartialité, de la façon la plus objective possible, nous avons tenté d'évaluer la force et la faiblesse d'un e doctrine, qui non seulement a agité pratiquement les masses, mais qui a exercé une grande influence sur l'histoire, l'économie politique et sociale, la sociologie.
   C'est dire que nous nous sommes placé résolument, sinon au-dessus, tout au moins en dehors de tout parti-pris politique ou social. Notre exposé froissera peut-être des convictions sincères et peut-être aussi les adversaires du socialisme chercheront-ils à faire état de certaines de nos critiques, qui ne visent d'ailleurs en aucune façon l'ensemble de la doctrine socialiste. Nous n'avons pas à nous en préoccuper ; nous pensons simplement que les investigations historiques ou philosophiques n'ont à tenir compte d'aucun dogme, quelle qu'en soit la couleur.
   C'est précisément l'attitude que nous avons prise qui donnera peut-être quelque valeur à cet essai. Trop souvent les études consacrées au matérialisme historique ont figure d'apologies ou de diatribes. Il est vrai qu'il a fait l'objet aussi de bons exposés scientifiques, comme ceux de L. Woltmann, E. Seligman, W. G. Simkhovitch, C. Barbagallo. Mais, quel que soit le grand mérite de ces auteurs, aucun n'a entrepris d'étudier la doctrine en. fonction du problème de la connaissance historique. Nous devons cependant beaucoup à nos prédécesseurs, qui ont singulièrement facilité nos propres recherches, et nous avons trouvé aussi un guide précieux dans le pénétrant ouvrage d'Ed. Bernstein (Die Vorattssetzungen des Sozialismus), qui, bien que l'œuvre d'un homme d'action, d'un militant socialiste, est animé d'un remarquable esprit scientifique. »

12 euros (code de commande : 12545).

 

Le Servage. Société Jean Bodin. Réunions des 16, 17 et 18 octobre 1936. Bruxelles. Bruxelles, Falk Fils, 1937. In-8° broché, 332 p.
@ Ce volume publié à l'initiative de l'Institut de Sociologie Solvay, à l'Université Libre de Bruxelles, contient : Le servage dans l'Égypte ancienne sous les XXIe-XXVe dynasties, par Jacques Pirenne ; Les modalités de l'attache à la glèbe dans l'Égypte grecque et romaine, par Claire Préaux ; Le type dorien du servage, par Werner Kamps ; Le colonat dans l'Empire romain, par Paul Collinet ; Paysannerie et grands domaines dans l'Empire byzantin, par Ernest Stein ; L'aspect iranien du servage, par Nicolas Adontz ; L'évolution du servage dans la France coutumière du XIe au XIVe siècle, par Pierre Petot ; La condition des populations rurales dans l'Espagne médiévale, par Charles Verlinden ; Le vilainage anglais et le servage réel et personnel dans la période 1066-1485, par F. Jouon des Longrais ; L'asservissement du paysan russe, par Alexandre Eck ; Les régimes fonciers en Chine, par Henri Maspero ; Le servage dans l'Empire du Japon, par André Gonthier et La notion du servage à la lumière de la méthode comparative, par Alexandre Eck.

30 euros (code de commande : 11046).

 

La Société juive à travers l'Histoire. Sous la direction de Shmuel Trigano. Tomes I et II (sur 4). Paris, Fayard, 1992. Deux volumes in-8° sous reliures d'éditeur, 782 et 632 p.
En quatrième de couverture :
   Comment peut-on écrire l'histoire d'un peuple dépourvu si longtemps d'assise territoriale, de langue commune et de pouvoir central ? Et pourtant, il n'y a pas de doute que, en dépit de leur dispersion, se sont tissés et maintenus entre des communautés établies sur l'ensemble de la planète, au cœur des nations et des empires dans toutes les aires de civilisation, de solides liens. Cette unité a engendré des structures collectives et des institutions d'une fermeté et d'une souplesse qui ont défié le temps et les épreuves : les conflits, les schismes, les tensions propres à toute vie sociale, les persécutions n'en sont jamais venus à bout. Le « peuple du Livre » a en effet inventé un système où la parole délivrée au Sinaï à Moïse s'est accommodée de situations d'une extrême variété.
   C'est à travers une histoire non plus événementielle – qui a été faite souvent – mais plutôt sociale, culturelle et institutionnelle, confiée à des spécialistes venus de disciplines multiples et originaires de trois continents que l'honnête homme d'aujourd'hui trouvera un chemin dans les arcanes d'un monde à la fois familier et largement méconnu. Au long de quatre volumes d'une richesse et d'une diversité inégalées, soixante auteurs composent une fresque grandiose qui éclaire trente siècles d'une histoire à nulle autre pareille.
   Le tome premier évoque, depuis la Babylonie médiévale jusqu'à l'Allemagne des Lumières en passant par la Pologne du Congrès et la société israélienne d'aujourd'hui, le caractère central du Livre dans la vie des Juifs comme peuple et les acteurs sociaux qui ont pris part à cette histoire.
   Le tome second (Les Liens de l'Alliance) traite des cadres institutionnels (le droit, le pouvoir, l'espace, la famille...) dans lesquels s'est déployée la vie des communautés juives ; l'Alliance en constitue le modèle le plus fort.
Tables des matières :
   Tome I :
   - Avertissement.
   - Avant-propos : Une sociologie historique du judaïsme, par Shmuel Trigano.
   1. Les pouvoirs du texte :
      - Texte et société : histoire du texte révélé, par José Faur.
      - Le savoir et le pouvoir : pour une histoire du rabbinat à l'époque pré-moderne, par Robert Bonfil.
      - La classe intellectuelle :
         - Deux écoles piétistes : les hasidei Ashkenaz et les soufis juifs d'Égypte, par Paul Fenton.
         - La controverse maïmonidienne : deux figures de l'intellectuel juif, par Shmuel Trigano.
         - L'intellectuel juif moderne, par Paul Mendes-Flohr.
      - Crises et mouvements messianiques, par Stephen Sharot.
   2. Configurations sociales :
      - La société israélite à l'époque biblique jusqu'à la destruction du premier Temple, par Hanokh Reviv.
      - La société juive à l'époque du second Temple : prêtrise et autres classes, par Menahem Stern.
      - Dimensions socio-politiques des origines et du développement du karaïsme, par Martin A. Cohen.
      - La société juive en terre d'islam aux VIIe-XIIe siècles, par Menahem Ben Sasson.
      - La structure sociale du judaïsme allemand au Moyen Âge, par Abraham Grossman.
      - Le mouvement hassidique à ses débuts : aspects sociaux, par Emmanuel Etkes.
      - La fin de la kehila. Forces sociales dans la société juive d'Europe centrale et orientale aux XVIIe et XVIIIe siècles, par Lionel Kochan.
      - Processus de modernisation en terre sépharade, par Esther Benbassa.
      - La société juive nord-africaine en système colonial du XIXe au XXe siècle, par Michel Abitbol.
      - La société juive dans le royaume de la Pologne du Congrès (1860-1914), par Gershom Bacon.
      - La société israélienne contemporaine : une société révolutionnaire en transition, par Samuel Eisenstadt.
   Tome II :
   1. Les liens de la Constitution :
      - Fondements de la politie juive, par Daniel J. Elazar.
      - La halakha comme norme socio-constitutionnelle, par Gerald J. Blidstein.
      - Les figures du pouvoir, par Stuart A. Cohen.
   2. Les formes de l'institution :
      - Le second Temple comme institution économique, sociale et politique, par Jackie Feldman.
      - Les institutions sociales médiévales : les logiques de la charité collective et de l'association, par Yom Tov Assis.
      - Défense, assistance, continuité, fondation : les institutions sociales modernes, par Evyatar Friesel.
      - Les institutions économiques d'avant la modernité, par Yom Tov Assis.
      - Les yeshivot dans la société juive traditionnelle, par Mordekhai Breuer.
      - L'éducation juive moderne de l'époque de la Haskala à la fondation de l'État d'Israël, par Yaakov Iram.
   3. Les liens de l'amour :
      - Mariage et vie conjugale à la fin du Moyen Âge, par Jacob Katz.
      - Amour et famille en Europe centrale, par Jean Baumgarten.
      - L'amour et la famille chez les Juifs d'Europe orientale à l'époque moderne, par Shaul Stampfer.
      - La famille sépharade dans la diaspora du XXe siècle, par Joëlle Bahloul.
   4. Le cadre de la socialité :
      - Le quartier juif : comparaisons européennes, par Agnès Vince.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 16445).

 

Some stirring relics of english history. Paris, Éditons Maurice Devriès, [1943]. Port folio, 12 feuillets de rproductions de manuscrits.
Contient :
   - 
Lady Jane Grey Announces Her Accession to the Throne of England (1553).
   - Sir Philip Sidney's Last Letter (1586).
   - Signature of Guy Fawkes Under Torture (1605).
   - Charles I informs His Sister of the Birth of a Son and Heir (1630).
   - Cromwell's Report on the Battle of Naseby (1645).
   - A Prophecy by John Churchill, Ist Duke of Marlborough (1709).
   - Nelson's Unfinished Letter (1805).
   - The Duke of Wellington Informs a French Général of the Victory of Waterloo (1815).
   - Napoleon's Appeal to England (1815).

15 euros (code de commande : 17597).

 

SORIA (Georges) — La parole a été donnée au peuple. Yougoslavie 1945. Paris, La Bibliothèque Française, 1946. In-8° broché, 268 p.
@ L'historien Georges Soria fut un fervent promoteur des relations franco-soviétiques ; c'est en tant que correspondant du journal Ce Soir qu'il fut invité par les autorités yougoslaves à se joindre à un groupe de journalistes internationaux pour une visite de la jeune république auréolée de sa lutte contre l'occupation nazie.
Avant-propos :
   « Ce livre ne prétend pas être une étude approfondie sur la Yougoslavie. Pour dire ce qu'est la Yougoslavie nouvelle il faudrait tout d'abord pouvoir retracer l'épopée légendaire de son peuple de 1941 à 1945. Or l'histoire de la résistance yougoslave ferait à elle seule l'objet de plusieurs livres.
   Aussi ces pages n'ont-elles que l'ambition d'introduire la Yougoslavie nouvelle, je précise bien la Yougoslavie d'après la Libération, au lecteur pour qui ce pays n'est qu'un vaste point d'interrogation et un objet d'admiration. Ce livre n'est pas non plus une étude politique sur les formes nouvelles que la démocratie a prises en Yougoslavie ; j'ai essayé tout simplement de dire dans ces pages comment le peuple yougoslave fait face à son destin. Dans quel état les dévastations opérées par les Allemands ont-elles laissé la Yougoslavie ? Comment le peuple yougoslave envisage-t-il la question de ses frontières ? Quelles sont ses aspirations au point de vue social ?
   Si d'aventure mes collègues qui ont fait avec moi ce voyage recueillaient leurs notes dans un livre, l'on y trouverait les mêmes scènes, les mêmes faits. Certes, les conclusions auxquelles chacun de nous arriverait ne seraient pas identiques : tous les hommes ne sont pas faits de la même pâte, tous les hommes n'ont pas le même fond d'idées commun. Mais je crois qu'il se dégagerait de ce même respect que, les uns et les autres, si différents par nos goûts, par notre formation, par nos aspirations, avons éprouvé pour le peuple yougoslave au cours de notre séjour en Yougoslavie. Il est bien entendu que ce que je dis là ne constitue et ne prétend constituer un endossement par mes collègues de ma manière de voir une certaine réalité. Je reste ce que je suis : c'est-à-dire un homme passionnément intéressé à l'éclosion de nouvelles synthèses sociales et nationales et pour qui le goût de la liberté et de l'enthousiasme populaire, créateur, vivifiant est l'une des raisons d'espérer en un monde meilleur. C'est dans cet esprit que j'ai écrit ces pages, et c'est dans cet esprit que je les livre au lecteur.
   Qu'il me soit encore permis de remercier ici les autorités yougoslaves et à leur tête le Maréchal Tito, pour l'hospitalité généreuse, l'hospitalité si typiquement slave qu'ils nous ont offerte tout au long de notre voyage. »

9 euros (code de commande : 11735).

 

Splendeurs d'Espagne et les villes belges 1500-1700. Tomes I et II. Bruxelles, Crédit Communal, 1985. Deux tomes en un volume sous reliure et jaquette d'éditeur, 694 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, très bel exemplaire du tirage de luxe.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 25 septembre au 22 décembre 1985, dans le cadre des manifestations « Europalia 85 España ».
Table des matières :

   - Préface, par Luis Gonzales Seara et Herman Liebaers.
   - Préface, par François Narmon.
   - Aperçus historiques et artistiques sur l'Espagne et les Pays-Bas méridionaux aux XVIe-XVIIe siècles.

   - La Belgique, l'Espagne et l'Europe, par Luis Diez del Corral.
   - Le cadre géographique et institutionnel de l'Espagne, par Francisco Tomas y Valiente et José Luis Bermejo Cabrero.
   - Le cadre géographique et institutionnel des Pays-Bas espagnols, par Léon Voet.
   - Histoire politique de l'Espagne et des Pays-Bas méridionaux aux XVIe et XVIIe siècles, par Manuel Fernández Alvarez.
   - Espagne et « Provinces belgiques » : deux siècles d'histoire commune, par Alain Lottin.
   - L'économie espagnole aux XVIe et XVIIe siècles, par Gonzalo Anes y Alvarez de Castrillón.
   - L'économie citadine dans les Pays-Bas méridionaux et dans la principauté épiscopale de Liège aux XVIe et XVIIe siècles, par Herman Van der Wee.
   - La sensibilité religieuse en Espagne au Siècle d'Or, par Antonio Dominguez Ortiz.
   - Le sentiment religieux et son impact sur l'art des Pays-Bas méridionaux, 1500-1700, par Frans Baudouin.
   - Les fêtes espagnoles et leur rythme, par Julio Caro Baroja.
   - Fêtes, cortèges et réjouissances aux Pays-Bas méridionaux. Cérémonial de cour et traditions urbaines, par Jean-Marc Dupluvrez.
   - L'humanisme, les Pays-Bas et l'Espagne, par Jozef IJsewijn.
   - Littérature espagnole et néerlandaise : les influences mutuelles, par Simon Anselmus Vosters.
   - L'activité scientifique et technique dans l'Espagne du XVIe siècle, par José M
a López Piñero.
   - Sciences et techniques dans les Pays-Bas à l'époque espagnole, par Antoine De Smet.
   - Mécénat espagnol et art flamand au XVIe siècle, par Jan Karel Steppe.
   - Mécénat espagnol et art flamand au XVIIe siècle, par Arnout Balis.
   - L'art des Pays-Bas méridionaux et de l'Espagne aux XVIe et XVIIe siècles. Influences et relations, par Matías Díaz Padrón.
   - Musique flamande et musique espagnole en Espagne, 1450-1550, par José López-Calo.
   - La musique dans les Pays-Bas espagnols, par Paul Becquart.
   - Catalogue :
         - Regard sur l'exposition
         - Auteurs des notices de catalogue.
         - Le territoire.
         - La politique.
         - La religion.
         - Vie de cour et vie des gens.

   Bibliographie.

30 euros (code de commande : 15568).

 

STEENKAMP (J.C.P.W.A.) Heraldiek in kunsthistorischen en aesthethischen zin. Amsterdam, Albert de Lange, 1948. In-12 sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 162 p., illustrations in et hors texte.

13 euros (code de commande : 224/62).

 

Studia Diplomatica. Vol. XLVI : 1993, n° 1. Bruxelles, Institut Royal des Relations Internationales, 1993. In-8° broché, 96 p., pli à la couverture.
Ce volume contient :
   - Current Conditions of German Monetary Policy and the Steps toward European Monetary Union, par Helmut Schlesinger.
   - Sécurité et droits de l'Homme dans la Baltique, par Romain Yakemtchouk.
   - The Peace Process. Israel's Vision for Regional Peace, par Josi Beilin.
   - De Belgische ontwikkelingssamenwerking, par Erik Derycke.
   - Les destins du Caucase, par J.-H. Pirenne.

10 euros (code de commande : 16092).

 

Taschenbuch der Zeitrechnung des Deutschen Mittelalters und der Neuzeit. Entworfen von Dr. H. Grotefend. Achte verbesserte auflage. Herausgegeben von Dr. O. Grotefend. Hannover, Hahnsche Buchhandlung, 1948. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 216 p., couverture plastifiée, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Table des matières :
   1. Systematischer Teil : Grundlagen der Zeitrechnung - Festrechnung - Jahresbezeichnung - Jahresanfang - Jahresteilung - Tagesbezeichnung - Tagesteilung - Kalenderverbesserung - Revolutionskalender.
   2. Alphabetisches Verzeichnis.
   3. Regierungsjahre der deutschen Könige und Kaiser.
   4. Regierungsjahre der französischen Könige und Kaiser.
   5. Regierungsjahre der englischen Könige.
   6. Pontifikatsjahre der Päpste.
   7. Anweisung zur Datenberechnung.
   8. Titeln : Sonntagsbuchataben - Wochentage - Goldene Zahlen - Cyklische Neumonde alten Stils - Ostertag - Ostergrenzen, Claves, Regularen, Epakten alten Stils - Ostergrenzen neuen Stils bis 2299 - Indiktion - Römischer Kalender - Revolutionskalender, Jahresübersicht - Revolutionskalender, Monatstage - Die 35 Kalender - Übersicht der Festzahlen alten Stils - Featzahlen, 84 jähriger Cyklus 550-723 - Festzahlen, alter Stil, 550-1699 - Featzahlen, England (Julianische) und Schweden 1700-1752 - Festzahlen, neuer Stil, 1582-2099 - Römischer Kalender (Wiederholung).

12 euros (code de commande : 16088).

 

TAYLOR (A.J.P.) — English History 1914-1945. Oxford, The Clarendon Press, 1965. In-8° sous reliure d'éditeur, XXVII, 709 p., (collection « The Oxford History of England », n° XV), couverture un peu défraîchie.
Préface :
   When the Oxford History of England was launched a generation ago, « England » was still an all-embracing word. It meant indiscriminately England and Wales ; Great Britain ; the United Kingdom ; and even the British Empire. Foreigners used it as the name of a Great Power and indeed continue to do so. Bonar Law, a Scotch Canadian, was not ashamed to describe himself as « Prime Minister of England », as Disraeli, a Jew by birth, had done before him. One volume in this history treats Scotch universities under the head of English education ; others treat the internal affairs of the colonies as part of English history. Now terms have become more rigorous. The use of « England » except for a geographic area brings protests, especially from the Scotch. They seek to impose « Britain » – the name of a Roman province which perished in the fifth century and which included none of Scotland nor, indeed, all of England. I never use this incorrect term, though it is sometimes slipped past me by sub-editors. « Great Britain » is correct and has been since 1707. It is not, however, synonymous with the United Kingdom, as the Scotch, forgetting the Irish (or, since 1922, the Northern Irish), seem to think. Again, the United Kingdom does not cover the Commonwealth, the colonial empire, or India. Whatever word we use lands us in a tangle.
   I have tried to stick to my assignment, which is English history. Where the Welsh, the Scotch, the Irish, or the British overseas have the same history as the English, my book includes them also ; where they have a different history, it does not. For instance, Wales is an integral part of the English administrative and legal system, but it has (since 1919) no established church. Scotland has a different established church, a different legal and administrative system, and a largely autonomous administration. Northern Ireland since 1922 is more autonomous still. None of these things is my concern. On the other hand, it would be impossible to discover a specifically English foreign policy, and foolish, though not impossible, to discover the specifically English contribution to British budgets or to British overseas trade. It is, however, reasonable, I think, to talk about English feelings or English patterns of life. At any rate, this book is about thirty years in the history of the English people, and others come in only if they made a stir in English politics or aroused English interest in other ways. Thus, I discuss the impact of events in India on English politics and do not attempt to narrate India's political history. Similarly, I have passed over developments in Africa which were significant for Africa, but not, at the time, for England.
   My book begins precisely on the day, 4 August 1914, almost at the hour, 11 p.m., when the volume by Sir Robert Ensor in this history ends. Its own ending is more ragged. There was much unfinished business : the reordering of Europe, the American loan, the establishment of the welfare state and of Indian independence. The new patterns were much clearer in 1951 than in 1945. However, I had to stop somewhere. I have written in the form of a continuous narrative, though with occasional pauses for refreshment. Most themes chose themselves. For ten of the thirty-one years which this volume covers the English people were involved in great wars ; for nineteen they lived in the shadow of mass unemployment. When I had dealt with these subjects, and with the politics which sprang from them, there was not much room left. Some omissions are excused only by ignorance. There were, for instance, advances in science of the greatest importance : beneficent as with vitamins, potentially catastrophic as with nuclear explosions. I do not understand the internal-combustion engine, let alone the atomic bomb, and any discussion of scientific topics was beyond me. Nor could I have made much sense of modern philosophy. At any rate, I chose the subjects which seemed most urgent, most interesting, and with which I was most competent to deal.
I have followed Sir Robert Ensor's example and have treated all those mentioned in this book, living or dead, as historical figures – I hope without offence. The biographical notes are designed only for the period covered by the book, though they occasionally stray beyond it. I have received information and ideas from many people and taken them from many books.
   The bibliography especially could not have been compiled without assistance from individual historians and the authorities of various institutions. I am deeply grateful for all this help, so generously given, and hope that those who gave it will feel free to criticize the results.
   My colleague, Kenneth Tite, Fellow of Magdalen College, read my entire manuscript twice. He saved me from many mistakes, questioned many of my judgements, and tempered the dogmatism of my style. He must take part of the blame if the word « probably » occurs too often. Sir George Clark, the general editor, honoured me by his invitation to write this book and sustained me when I was slighted in my profession. He has read my manuscript with critical care and reinforced it at many points. One other historian gave me inspiration and guidance. I had hoped to place this book in his hands. Now I set down in bereavement the name of Max Aitken, Lord Beaverbrook, my beloved friend.

8 euros (code de commande : 15443).

 

[TCHEKHOVA (Olga)]. BEEVOR (Antony) — Le mystère Olga Tchekhova. [Titre original : The Mystery of Olga Chekhova.] Traduit de l'anglais par Jean-François Sené. Paris, Calmann-Lévy, 2005. In-8° collé, 312 p., illustrations, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Jeune et belle comédienne de théâtre, Olga Tchekhova, la nièce d'Anton Tchékhov, eut un destin aussi énigmatique qu'exceptionnel. En 1920, fuyant la misère et les persécutions communistes avec pour tout bagage une bague en diamant, elle quitte la Russie et se réfugie en Allemagne, où le prestige de son nom lui ouvre bien des portes. Un rôle de figurante dans un film muet aux studios de Babelsberg, puis un autre, et la voilà lancée. Actrice de talent, belle, distinguée, elle ne tarde pas à devenir une star du cinéma allemand des années trente, l'actrice préférée de Hitler. Elle est aussi pragmatique, et ce pragmatisme l'amène très vite à fréquenter les plus hauts dirigeants nazis, fascinés par le cinéma et les arts du spectacle en général.
   Son frère Lev Knipper, un ancien officier russe blanc, l'a accompagnée en Allemagne, mais lors d'un séjour en URSS en 1921, le piège s'est refermé sur lui. Forcé de devenir un informateur de la Guépéou, il a été renvoyé en Allemagne par ses agents traitants avec pour mission d'être l'œil de Moscou auprès de la communauté russe émigrée de Berlin. Quant à sa sœur, la belle Olga, ses hautes relations en feront plus tard une recrue de choix... En pleine Seconde Guerre mondiale, les services secrets russes échafaudent même des plans pour faire de la sœur et du frère des kamikazes au cœur du régime nazi.
   Le Mystère Olga Tchekhova est la saga dramatique d'une famille prise entre les deux feux totalitaires du XXe siècle, pour qui jouer la comédie n'est pas seulement une activité professionnelle, mais aussi une question de survie. Courage et lâcheté, idéalisme et opportunisme s'affrontent constamment dans ce récit, souvent dans le cœur même des protagonistes.

10 euros (code de commande : 17148).

 

TOUSSAINT-SAMAT (Maguelonne) — Histoire naturelle & morale de la nourriture. Paris, Bordas, 1987. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 590 p., illustrations in et hors texte, (collection « Cultures »), épuisé.
Sur la jaquette :
   À l'origine était la faim ; le miel, les racines, le gibier furent les premiers aliments de nos ancêtres. La cuisine est née de la domestication du feu, et la civilisation de l'élevage du bétail et de la culture des céréales.
   L'ouvrage de Maguelonne Toussaint-Samat est une histoire naturelle : savez-vous que le bananier n'est pas un arbre, mais une herbe dont la fleur stérile se transforme en une « main » de bananes qui peut compter des centaines d'individus (qui ne sont pas des fruits) ? Maguelonne Toussaint-Samat vous raconte l'histoire de tous les fruits européens et exotiques, la passion de Louis XI pour la poire et celle de Louis XIV pour les fraises. Savez-vous que pour fournir un caviar excellent, l'esturgeon doit n'éprouver aucune frayeur avant sa mort ? Et que Louis XV recracha du caviar offert par Pierre le Grand ?
   Mais cet ouvrage est aussi une histoire morale : il étudie les mœurs, les comportements, les modes que la nourriture fait naître, les mythes et les symboles qui s'y rattachent. Athéna, dit la légende, donna l'olivier à la Grèce ; tout le bassin méditerranéen utilisa l'huile, tandis qu'au nord s'étendaient les « pays du beurre ». Et Luther s'enflamma contre le trafic des indulgences qui permettaient de manger du beurre durant le carême !
   C'est enfin une histoire du monde entier : le chocolat fut d'abord la boisson des dieux aztèques avant de devenir celle des marquises du XVIIe siècle. Et le café, découvert par des chèvres en Arabie, devint la richesse des Antilles et de l'Amérique du Sud lorsque l'Europe s'en enticha.
   Guerres, trafics en tous genres, de produits mais aussi d'hommes – seul l'esclavage permit de rentabiliser la culture du café et de la canne à sucre – ont développé la circulation de produits de plus en plus nombreux.
   L'immense roman à épisodes que retrace l'Histoire naturelle et morale de la nourriture n'est cependant pas un roman noir. La gourmandise des puissants comme parfois celle des humbles nous donne souvent à sourire, et le plaisir de conter et de rire se conjugue au plaisir d'apprendre, dans ce livre où la langue rivalise avec le palais pour nous rassasier. Et si cette histoire se termine sur la perspective d'une meilleure gestion tant des productions que des habitudes alimentaires, il nous fait espérer que l'humanité parviendra un jour à mettre un terme aux « maux de la faim ».

50 euros (code de commande : 17427).

 

Transactions of the Sixth International Congress on the Enlightenment. Actes du Sixième Congrès international des Lumières. Brussels July 1983 / Bruxelles, juillet 1983. Oxford, The Voltaire Foundation, 1983. In-8° broché, XX, 473 p.
Table des matières :
  I. Counter-revolutionary and antiphilosophical literature / Littérature anti-philosophique et contre-révolutionnaire.

      - Antiphilosophie dans les Poésies sacrées de Le Franc de Pompignan, par Theodore E. D. Braun.
      -  Notes et écrits anti-philosophiques du p. Desbillons (1711-1789), par Peter Brockmeier.
      -  La polémique contre les Lumières et contre le rationalisme dans un journal peu connu de Gasparo Gozzi, par Michel Cataudella.
      -  Prophecy against reason : Ireland and the Apocalypse, par Maurice Colgan.
      -  Le roman anti-révolutionnaire en France à l'époque de la Révolution (1789-1800), par Henri Goulet.
      -  L'Essai sur la faiblesse des esprits-forts du comte Joseph Teleki, par Dora Csanak.
      -  Inchworm's antecedents : caricatures of the Enlightenment in the English novel of the eighteenth century, par Denis Douglas.
      -  Les ennemis hongrois des Lumières avant et après la Révolution, par Laszlo Ferenczi.
      -  José Gerardo de Hervás and his Salira contra los malos escritores de este siglo, par Wayne H. Finke.
      - Edmund Burke vu par Joseph de Maistre, par Michel Fuchs.
      -  The impact of counter-revolutionary literature in late eighteenth-century Portugal, par David Higgs.
      -  An examination of the notes de lecture of Louis de Bonald : at the origins of the ideology of the radical right in France, par David M. Klinck.
      -  Un aspect de la pensée contre-révolutionnaire : la pensée antimaçonnique (1785-1805), par Jacques Lemaire.
      -  Démonologie tératologique et Lumières : un aspect de l'imaginaire fantastique et de l'anti-philosophie au dix-huitième siècle, par Nadia Minerva.
      - Textual and political recentralisation in Möser and Rivarol, par Virgil Nemoianu.
      - The radical conservatism of Swift's Irish pamphlets, par David Nokes.
      -  Buffon vu par Berthier, Feller et les Nouvelles ecclésiastiques, par John Pappas.
      - La polémique antiphilosophique dans la prédication des ordres religieux de la seconde moitié du dix-huitième siècle en Italie du Nord, par Carla Pellandra Cazzoli.
      - Propagande anti-philosophique dans les gazettes de Montréal et de Québec après la fin du régime français, par C. Rouben.
      - La pensée anti-philosophique et contre-révolutionnaire de la hiérarchie ecclésiastique espagnole, par Lluis Roura I Aulinas.
      - De l'illuminisme cévenol aux réactions antiphilosophiques des protestants, par B. Soubeyran.
      - Le discours contre-révolutionnaire dans la presse française 1789-1799, par Louis Trenard.
      - Restoration tragedy and after : the theatre of trauma, par J. Peter Verdurmen.
      - Louis-Mayeul Chaudon against the philosophes, par R.E.A. Waller.
   II. Sécularisation / Sécularisation.
      - Illuminisme et franc-maçonnerie mystique au dix-huitième siècle, par Robert Amadou.
      - Masonry and Enlightenment at the beginning of the eighteenth century and its development from England to Germany, par Giulia Bernardini.
      - César Chesneau Du Marsais entre gallicanisme et « philosophie » : l'Exposition de la doctrine de l'Église gallicane par rapport aux prétentions de la cour de Rome (1757), par Silvia Berti.
      -  La sécularisation dans le judaïsme prussien dans la période post-mendelssohnienne, par Dominique Bourel.
      - English Socinianism around Newton and Whiston, par E.R. Briggs.
      - Quelques aspects sociologiques de la sécularisation dans les Pays-Bas septentrionaux pendant la seconde moitié du dix-huitième siècle : une approche singulière, par J.W. Buisman.
      - De vrijmetselarij in de Oosterrijkse Nederlanden, par Hugo de Schampheleire.
      - Secularisation in Moses Mendelssohn's thinking : harmony between the world of Judaism and Enlightenment ?, par David Dowdey.
      - Sécularisation, langue et structure familiale : la figure du père dans le théâtre de Lessing et de Diderot, par Verena Ehrlich-Haefeli.
      - Diderot et le frère Ange, par Blake T. Hanna.
      - The reaction to enthusiasm and the secularisation of religions sensibilities in the early eighteenth century, par Michael Heyd.
      - Austriacus perfectus : the ideal man of the Austrian literature of the Enlightenment, par Peter Horwath.
      - Changes in English law, learning and finance, 1650-1750 : time and secularisation, par Edward M. Jennings.
      - La sécularisation des rituels maçonniques en France au dix-huitième siècle, par Daniel Ligou.
      - La sécularisation de la pensée chez les moralistes du dix-huitième siècle, par Henri Mydlarski.
      - Jansenists and philosophes 1760-1790, par Charles H. O'Brien.
      - Un aspect mal connu de la sécularisation de la société du dix-huitième siècle : la transition du clergé populaire au clergé bourgeois. Le cas du midi de l'Italie, par Augusto Placanica.
      - Échec a la sécularisation des Lumières : la religion comme lien social, par Bernard Plongeron.
      - Sur l'étude des prémisses théoriques de la pensée dialectique au sein des doctrines sociales en France au siècle des Lumières : remarques de méthode, par Hernâni A. Resende.
      - La sécularisation au Portugal, par Manuel Augusto Rodrigues.
      - The concept of burcaucracy in the Enlightenment, par G. L. Seidler.
      -  The sacred genealogy of a Voltairean polemic : the development of critical hypotheses regarding the composition of the canonical and apocryphal gospels, par Bertram Eugene Schwarzbach.
      - Tolerance in four Dutch periodicals 1714-1771 : La Bibliothèque ancienne et moderne, Amsterdam 1714-1726, par H. Bots et J. De Vet ; Le Journal britannique, The Hague 1750-1755, par U. Janssens ; Nederlandsche Letter-courant, Leyden 1759-1763, par H. Stouten ; Vaderlandsche Letter-oefeningen, Amsterdam 1761-1771, par W. Van Den Berg.
      - 
Secularisation of Russian literature in the eighteenth ccntury, par Valerie A. Tumins.
      - An « inconvenience » of anthropomorphism, par Stanley Tweyman.
      - The reformed pastors of Languedoc face the movement of dechristianisation 1793-1794, par John D. Woodbridge.
   III. The European and the discovery of the Other / L'Européen et la découverte de l'autre.
      - L'Européen et la découverte du grec moderne, par Alkis Anghelou.
      - The coloniser's viewpoint : Louisiana Indians as seen by the French, par Mathé Allain.
      - L'image des langues américaines au dix-huitième siècle, par Julie Andersen.
      - Mandéens et sabéens dans la pensée nouvelle, par MichelBastiaensen.
      - L'Afrique des « philosophes » : lieu mythique, terre d'hommes ou entrepôt de marchandises ?, par Carminella Biondi.
      - Visiteurs du pacifique en Europe au siècle des Lumières, par Urs Bitterli.
      - European man encounters the New World native in the French novel 1751-1800, par Townsend W. Bowling.
      - Diderot and the image of the other (woman), par Daniel Brewer.
      - Rameau and the Indians : the popularity of Les Sauvages, par Howard Brofsky.
      - A curious attraction : missionary zeal and tribal androgyny in Jesuit and American Indian relations during the Enlightenment, par Michael Cartwright.
      - L'autre et la découverte de l'Europe ou des suites de la non-synchronisation des développements culturels entre l'Ouest et le Sud-est de l'Europe au dix-huitième siècle, par Paul Cornea.
      - Musique primitive et musique extra-européenne chez quelques écrivains du dix-huitième siècle, par Béatrice Didier.
      - Le Grand Turc est-il européen ? Démarcation de l'Europe du dix-huitième siècle, par Alexandru Dutu.
      - Du bon usage du récit de voyage : l'exemple de la Chine, par Merete Grevlund.
      - European travellers' impressions of the Mascarenes and southern Africa in the eighteenth century, par Ahmad Gunny.
      - The ape in Dutch linguistics of the 18th century, par Camiel Hamans.
      - Some observations on French contacts with aboriginal Society (1801-1803), par C. P. Hanlon.
      - L'Européen à la rencontre du noir-esclave des États-Unis d'Amérique d'après les Voyages du marquis de Chastellux, par Marie-Thérèse Isaac.
      - À la découverte du Mato Grosso au siècle des Lumières, par Léopold Jobim.
      - Les catégories de la civilisation dans la description des sauvages américains au dix-huitième siècle, par Giovanni Marchetti.
      - La femme et les voyageurs en Grande-Bretagne au dix-huitième siècle, par Michèle Plaisant.
      - France's children discover the other : Mme de Genlis's tales of travel and instruction, par J. G. Reish.
      - Linguistique et ethnologie chez Johann Christoph Adelung, par Ulrich Ricken.
      - The European and the discovery of the other in the théâtre de la foire, par Roseann Runte.
      - Western Europe discovers Russia : foreign travellers in the reign of Catherine the Great, par Daniel L. Schlafly jr.
      - Thomas Blackwell and the study of classical mythology, par K. K. Simonsuuri.
      - Robertson's History of America : the Enlightenment's exploration of the Other, par Jeffrey Smitten.
      - Du sauvage au colon anglais : l'Américain au dix-huitième siècle, par Philip Steawart.
      - From « l'histoire naturelle de l'homme » to the natural history of mankind, par Ann Thomson.
      - Pierre Potier, jésuite belge chez les Hurons du Détroit (1744-1781) : les chemins d'un espace nouveau à explorer, par Robert Toupin.
      - La découverte des Indiens du Canada et des Esquimaux au début du dix-huitième siècle par Antoine Raudot, par Françoise Weil.
   IV. Art : neo-classical and neo-gothic trends / Art néo-classique et néo-gothique.
      - Le néo-classique et le néo-gothique dans la reconstruction des monastères à la fin de l'âge des lumières : art et spiritualité, par Edouard Bene.
      - Art et imitation à l'époque néo-classique : les techniques de reproduction du « Panorama », par Silvia Bordini.
      - Illusion in late baroque painting and complex perspective in Enlightenment satire, par Thomas R. Cleary.
      - Blake, classicism, gothicism, and nationalism, par Seymour Howard.
      - Death in the landscape : the neo-classic tomb, par David Irwin.
      - Symbolising a new era : some architectural projects under the Constituent and Legislative assemblies, par James A. Leith.
      - Goya and l'abbé Bordelon, par George Levitine.
      - Ledoux et Boullée : une écriture monumentale, par Monique Nemer.
      - A répudiation of baroque extravagance : cardinal Pietro Ottoboni's project for the tomb of Alexander VIII in St Peter's, par Edward J. Olszewski.
      - Aux sources du néo-gothique français : la représentation du Moyen Âge au dix-huitième siècle, par François Pupil.
      - Néo-classicisme et Révolution : l'influence du mythe antique sur les conceptions littéraires dans la période révolutionnaire, par Marc Régaldo.
      - L'architettura del neoclassicismo e i sui rapporti con le preesistenze gotiche a Milano nella seconda meta del '700, par Giuliana Ricci.
      - The so-called « Charakterköpfe » (characteristic heads) of Franz Xaver Messerschmidt (1736-1783), par Gerhard Charles Rump.
      - Les encyclopédistes et la peinture d'histoire, par Marc Sandoz.
      - Lo scienziato Paolo Frisi e la polemica sulla guglia del duomo di Milano : origine di un contrasto, par Maria Grazia Sandri.
      - The moment of truth and evidence of sterility within neoclassical art and aesthetic theory of the later Enlightenment, par Calvin Seerveld.
      - Les églises néo-classiques de Wallonie, par Philippe Stiennon.
      - The revival of classical themes in painting and the academic style at the Court of Madrid in the 18th century, par Edward J. Sullivan.
      - Néo-classicisme et lumières : Parini, par Pierre Van Bever.
      - The Chapelle royale of Versailles, an early neo-gothic building, par Guy Walton.
      - La naissance du néo-classicisme dans la critique des salons sous l'ancien régime, par Helena Zmijewska.
   V. The ideologies of the nobility / Les idéologies de la noblesse.
      - Enlightened Hungarian noblemen for and against the enlightened absolutism/despotism of Joseph II, par Janos Barta.
      - The tutor/governess between nobility and bourgeoisie : some considerations with reference to an essay of 1734 by Justus van Effen, par P. J. Buijnsters.
      - Peut-on parler d'une idéologie nobiliaire en Russie ?, par Maurice Colin.
      - Patterns for a princely préparation : the duke Carl August's enlightened curriculum, par Charlotte M. Craig.
      - La réaction de la noblesse et la défense de ses privilèges dans la principauté de Liège au début du dix-huitième siècle, par . Demoulin.
      - La réaction nobiliaire et la révolution des notables de 1787-1789 en Flandre, par Luc Dhondt.
      - L'idéologie de la noblesse dans le débat sur le luxe (1699-1756), par R. Galliani.
      - La sensibilité comme idéologie de substitution de la noblesse dans Aline et Valcour, par Jean Garagnon.
      - The Phanariotes : the political ideology of a Balkan aristocracy, par V. Georgescu.
      - L'idéologie du sang chez Boulainvilliers et sa réception au dix-huitième siècle, par G. Gerhardi.
      - La thalimanie, par Léa et Arié Gilon.
      - From consensus to conflict : the elite, equality and representation, 1787-1788, par Vivian R. Gruder.
      - L'influence sur le continent du modèle aristocratique britannique au dix-huitième siècle, par Paul Janssens.
      - L'idéologie politique du marquis d'Argenson, d'après ses œuvres inédites, par N. Johnson.
      - The myth of Germanic origins of free institutions in France and England, par Anna Maria Martellone.
      - The ideologies of the nobility in eighteenth-century Russia, par L. Nemeti-Charguina.
      - J. M. v. Loen and A. Freihcrr Knigge : bourgeois ideals in the writings of German aristocrats, par Joachim Schmitt-Sasse.
   VI. The search for equality / La recherche de l'égalité.
      - « L'Effet Mably » et le problème de l'égalité dans le roman dialogué Des droits et des devoirs du citoyen, par Wolfang Asholt.
      - L'égalitarisme de dom Deschamps, par G. Barthel.
      - Robespierre critique de la notion bourgeoise d'égalité, par A.M. Battista.
      - Voltaire, la nature et l'égalité, par Marc Buffat.
      - The search for equality of Lesage's picaresque heroes, par Glen Campbell.
      - Dom Pernety polémiste humanitaire, par Renata Carocci.
      - L'égalité à table, par Béatrice Fink.
      - De Mably a Robespierre: un programme économique égalitaire 1775-1793, par Florence Gauthier.
      - Sade et la Révolution, par Horst Albert Glaser.
      - Égalité populaire et égalité bourgeoise a Genève au temps de la Révolution, par Éric Golay.
      - Equality and the structure of needs in eightcenth-century Scottish political economy, par Istvan Hont.
      - Women and men as equals in German comedy of the Enlightenment, par David G. John.
      - Madame de Puisieux et Diderot : de l'égalité entre les sexes, par Alice M. Laborde.
      - The breakdown of hierarchial concepts in 18th-century French socicty, literature, and art, par Paul H. Meyer.
      - The theme of equality in Trenchard's and Gordon's Cato's letters, par Enrico Nuzzo.
      - La recherche de l'égalité dans le monde scolaire masculin de la seconde moitié du 18e siècle français, par Yves Poutet.
      - Les Réflexions philosophiques sur l'égalité par Necker : un mythe aussi fallacieux que ruineux, par Corrado Rosso.
      - Le rôle de la femme dans la société utopique de Restif de La Bretonne, par Charline Sacks.
      - Egalitarian and elitist implications of sensibility, par G. A. Starr.
      - François Boissel et ses principes de l'égalité en 1789, par Makoto Takahashi.
      - Equality in sexual and familial relations in 18