HISTOIRE DE LA RUSSIE
ET DES PAYS
DE L'EUROPE DE L'EST

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Nouvelle(s) entrée(s)

 

RONDIÈRE (Pierre) — Et le monde retint son souffle… Le 22 juin 1941 et Staline. Paris, Presses de la Cité, 1967. In-8° sous cartonnage et jaquette d’éditeur, 346 p., illustrations hors texte, quelques soulignements.
Sur la jaquette :
   « Le 22 juin 1941, à 4 heures du matin, dans l'aube trouble, la plus gigantesque, la plus destructive, la plus inexorable des armées s'ébranle : 5 millions d'hommes en vert-de-gris s'abattent en silence sur les frontières soviétiques. La surprise est totale.
   Moscou a été prévenu par Sorge depuis le japon, par des prisonniers français évadés de Pologne, par ses gardes-frontières, ses services de renseignements en France, en Allemagne et en Suisse, par ses généraux alarmés du ronflement continu des blindés allemands prenant position le long de la frontière, par un déserteur de la Wehrmacht, par Churchill, par Roosevelt, et même par l'ambassadeur de Hitler en U.R.S.S... et, cependant, la surprise est totale.
   Dramatique erreur de Staline ? Trahison intérieure ? Incapacité de réagir ? Impréparation totale ?
   En ce 22 juin 1941, la mort se lève avec les premières lueurs de l'aube. Quelques heures plus tard Staline interdira de faire donner l'artillerie contre les Allemands. À 12 heures, sous le resplendissant soleil de cette journée sanglante, l'aviation de guerre soviétique aura virtuellement cessé d'exister : 1.200 appareils détruits dans la matinée, sans combattre !
   À la nuit tombante, l'Allemand aura avancé de 80 km en direction de Leningrad, 60 km en direction de Moscou et 40 km vers Kiev. Cependant, un mois plus tard, l'archaïque forteresse de Brest-Litovsk, sur la frontière, tiendra encore.
   Écrasements, sursauts fous ou héroïques, fuites, combats sauvages, disparitions, tout était énigme dans cette première semaine de la guerre, la plus meurtrière du monde. Entre autres que Staline ne s'exprimât publiquement que le 3 juillet 1941, douze jours après l'agression.
   D'une multitude de faits, de précisions, de détails pour la plupart inconnus, à la suite de longues recherches méticuleuses, Pierre Rondière donne une vision claire, convaincante et passionnante de la tragédie du 22 juin 1941, dans ce document-bouleversant qui est d'abord une page d'histoire. »

10 euros (code de commande : 12702 - vendu).

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[ALEXANDRE Ier]. PIRENNE (Jacques-Henri) — Alexandre Ier autocrate de bonne volonté. Préface de Michel Poniatowski. Bruxelles, Les Éditeurs d'Art Associés, 1988. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 334 p., illustrations en noir et en couleurs.
Extrait de la préface :
   « Alexandre Ier de Russie (Aleksander Pavlovich) est une des figures politiques les plus importantes du 19ème siècle, une des plus intéressantes et des plus étranges aussi. C'est contre lui que sont venues se briser les immenses ambitions de Napoléon, c'est lui qui, ramassant toutes les forces de l'Europe, a défait l'Empereur des Français, constitué la Sainte-Alliance et imprimé sa marque à près d'un siècle d'histoire européenne. Son histoire, qu'avec talent et sérénité, retrace Jacques-Henri Pirenne, en rétablissant la vérité sur bien des points controversés, est donc du plus grand intérêt.
   La personnalité d'Alexandre Ier, si contradictoire, était difficilement déchiffrable par ses contemporains qui discernaient mal chez ce jeune Empereur de grande prestance, plein de charme et de séduction ce qui se dissimulait d'intelligence, de largeur de vue, de caractère et de volonté. « C'est un acteur » disait de lui Napoléon qui ajoutait « c'est un Byzantin sournois ». « Il est soupçonneux et indécis » estimait Castlereagh. « C'est un fou » jugeait Metternich.
   Il n'était pas cela, mais en revanche, il était à la fois un autocrate et un jacobin, un autoritaire et un libéral, un homme du monde et un mystique. »

50 euros (code de commande : 9068).

 

ALEXINSKY (Grégoire) — Du tsarisme au communisme. La révolution russe ses causes et ses effets. Paris, Armand Colin, 1923. Petit in-8° broché, 288 p., exemplaire en bonne condition.
Avant-propos :
   « Le présent ouvrage n'est pas un simple exposé ni une relation pathétique des événements dont la Russie est devenue la victime et qui doivent être connus du lecteur : il essaie seulement d'en dégager le sens profond.
   L'auteur ne s'est pas proposé de faire rire ou de faire pleurer, mais de faire comprendre. »

15 euros (code de commande : 8407).

ALEXINSKY (Grégoire) La Russie révolutionnaire. Des émeutes de la Russie agraire à l'organisation stalinienne. Paris, Armand Colin, 1947. In-8° broché, 268 p.

15 euros (code de commande : 123/66).

 

[ANTONOV (Sergueï)]. Libérez Antonov. Sofia, Agece Télégraphique Bulgare - Agence « Sofia-Presse », 1983. In-8° broché, 131 p.
Extrait de l'avant-propos :
   « Libérez Antonov ! présente le dossier apparemment embrouillé d'une tumultueuse affaire [l'attentat perpétré par Mehmed Ali Agca contre le pape Jean-Paul II, le 13 mai 1981. Agca avait ouvert la « filière bulgare » en affirmant que Sergueï Antonov avait participé à la préparation de cet attentat]. Notre première intention était de relater toute l'histoire, mais en cours d'élaboration une autre conception s'imposa. Il est difficile pour le conteur de séparer les événements de son propre jugement. Nous avons alors choisi de proposer les faits et les opinions dans leur nudité afin que chacun puisse se faire sa propre idée. Nous avons rassemblé dans ce recueil les informations, analyses et appréciations dont il a été fait état entre le ler mars et le 30 juin 1983. En outre, il ne s'agit pas d'une simple compilation des prolongements de cette affaire. Nous y apportons un éclairage nouveau. Jusqu'en février, le maintien d'Antonov en prison pouvait s'expliquer par la lenteur de la procédure italienne. Mais aujourd'hui ce n'est plus suffisant. Il est maintenant clair qu'il s'agit du premier essai, en grandeur nature, de la stratégie visant à flétrir les pays socialistes en les accusant de terrorisme international. »

6,50 euros (code de commande : Rus/70).


ANWEILER (Oskar) — Les Soviets en Russie 1905-1921. Traduit de l'allemand par Serge Bricianer. Préface de Pierre Broué. Paris, Gallimard, 1972. In-8° broché, XXVIII, 348 p., (collection « Bibliothèque des Histoires »), ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
Sur la couverture :
   « Les révolutions russes – celles de 1905, de février et d'octobre 1917 – ont été au XXe siècle ce que la Révolution française fut au XIXe. Phénomènes spécifiques, d'origine incontestablement nationale, elles devaient l'une et l'autre fournir au monde contemporain un modèle de développement politique et une idéologie prétendant également à l'universalité. Tandis que la Révolution française favorisait un certain type de représentation des citoyens, les révolutions russes donnèrent, de leur côté, le jour à une forme d'organisation originale des masses laborieuses : les soviets, ou conseils des députés ouvriers, paysans et soldats ; bien plus, le cours de la révolution russe, en 1905 comme en 1917-1921, fut directement fonction de l'activité des soviets, puis de leur mise en sommeil.
   Si surprenant que cela puisse paraître, l'étude d'Oskar Anweiler est la première – et jusqu'à présent la seule – qui se soit attachée à retracer l'histoire de la forme « soviet » autant qu'à dégager sa problématique d'ensemble demeurée si vivante aujourd'hui. Par l'importance des thèmes explorés comme par la manière de les traiter, il s'agit donc là d'autre chose que d'une thèse destinée aux spécialistes. En effet, cette étude apporte enfin des informations précises et vérifiées sur un sujet où la légende a trop souvent servi d'histoire, quand l'imagination ne suppléait pas l'ignorance, les uns établissant une confusion entre soviets et bolchevisme, les autres attribuant la naissance des soviets à un caprice de l'histoire ou lui donnant an contraire des dimensions parfaitement mythiques.
   Des lointains précurseurs théoriques et préfigurations historiques à la disparition des soviets en tant que facteurs actifs d'une démocratie ouvrière, l'auteur passe en revue, dans une perspective critique, toutes les étapes de l'essor et du déclin des conseils russes. Reconstituant la courbe d'évolution de l'« idée des conseils » telle qu'elle fut mise en avant par les diverses formations du socialisme de Russie, il montre aussi, par là, comment, en 1917-1918, les bolcheviks guidés par Lénine, après avoir exalté dans les soviets une forme de passage au socialisme, en firent des instruments pour établir leur dictature. »

13 euros (code de commande : 12135).

 

[ARCHETTI]. GAGARIN (J.) — Les Jésuites de Russie (1783-1785). Un nonce du pape à la cour de Catherine II. Mémoires d’Archetti. Paris - Bruxelles, Victor Palmé - Vromant, 1872. In-12 broché, XXV + 264 p., dos cassé.
Extrait de la préface :
   « Stanislas Siestrzencewiez, évêque de Mallo in partibus infidelium, était chargé du gouvernement spirituel des catholiques du rite latin que le premier partage de la Pologne avait placés sous le sceptre de Catlierine II. Sur la volonté formellement exprimée de l'impératrice, il avait permis aux jésuites d'ouvrir un noviciat à Polock. Il s'était cru autorisé à le faire par un rescrit du Pape Pie VI qui lui donnait, dans l'étendue de sa juridiction, l'autorité la plus complète sur tous les Ordres religieux.
   L'ouverture de ce noviciat irrita profondément tous les ennemis des jésuites et les cabinets qui avaient arraché à Clément XIV le bref de suppression. La cour d'Espagne se montrait surtout très-animée. Catherine, de son côté, voulut témoigner à l'évêque de Mallo sa satisfaction et elle résolut de l'élever à la dignité d'archevêque de Mohilew ; c'était la récompense de la conduite qu'il avait tenue dans l'affaire du noviciat. Elle demanda en conséquence au Pape de vouloir bien conférer à Siestrzencewiez le pallium.
   Placé entre les exigences contradictoires de l'impératrice de Russie et du roi d'Espagne, qui se montrait intraitable toutes les fois qu'il s'agissait des jésuites, le Pape Pie VI se trouva fort embarrassé. Au fond du cœur, il n'était nullement hostile aux jésuites et il le laissait voir, mais en même temps, il laissait son cardinal secrétaire d'État, Opizio Pallavicini, tout dévoué à l'Espagne et très-hostile à la Compagnie, publier des dépêches qui blâmaient énergiquement la conduite de l'évêque de Mallo et l'accusaient d'avoir outrepassé les pouvoirs qui lui avaient été conférés.
   C'est sur ce terrain que s'engagea entre les cours de Rome et de Saint-Pétersbourg un débat diplomatique qui dura plusieurs années [...] Dans les premiers mois de l'année 1783, le Pape Pie VI se décida à exaucer les vœux de Catherine II. Il envoya à la cour de Saint-Pétersbourg un nonce, chargé d'ériger canoniquement le siège de Mohilew, de remettre le pallium à Siestrzencewicz et de donner la consécration épiscopale à Benislawski, nommé coadjuteur du nouvel archevêque. Il n'était pas question des jésuites et leur nom même n'était pas prononcé. Mais c'était bien leur cause qui était au fond de toute l'affaire, et ce silence du Pape était un consentement tacite. C'était parce que Siestrzencewicz avait ouvert le noviciat de Polock, que Catherine l'avait nommé archevêque et c'est pour la meme raison que Pie VI s'était longtemps refusé à lui donner le pallium. En l'accordant enfin avec tant de solennité et sans conditions, il ratifiait en quelque sorte l'ouverture du noviciat et la conservation de la Compagnie.
   Pour cette ambassade, le Pape fit choix de Mgr Archetti, nonce en Pologne. C'était un des adversaires les plus déclarés des jésuites et, depuis qu'il était à Varsovie, il n'avait cessé de travailler à éteindre les faibles restes de la Compagnie qui s'étaient maintenus en Russie Blanche... »

15 euros (code de commande : 8461).

 

BOUTERON (Marcel) Pologne romantique. Paris, Armand Colin, 1937. In-8° broché, 224 p., (collection « Âmes et Visages »), exemplaire non coupé, rousseurs sur le dos.

10 euros (code de commande : 128/62).

 

CARRÈRE D'ENCAUSSE (Hélène) — Victorieuse Russie. Paris, Fayard, 1993. In-8° broché, 439 p.
En quatrième de couverture :
   « Aveugle Occident : des décennies durant, il a cru que le soleil de l'Avenir radieux se levait à l'Est, et crie à présent son angoisse face à la montée des aspirations nationales avec autant de force qu'il se tut pendant soixante-dix ans devant l'asservissement, voire l'écrasement ou la déportation de ces mêmes nations.
   C'est vrai, une fois ses espaces rendus à la liberté, l'Histoire décomprimée se défoule, elle bouillonne, et tout l'arriéré de problèmes, de rancœurs, de frustrations, d'aspirations contradictoires remonte au jour. Qui pourrait s'en étonner ? C'est vrai, le désastre communiste a ravalé rex-Supergrand au rang de pays en voie de développement attendant son salut de l'aide étrangère. Ceux qui ne refusaient pas leurs faveurs à l'URSS les mesureront-ils à la Russie démocratique ? C'est vrai encore, les premières années du retour à la liberté sont d'autant plus difficiles que les réformes font attendre leurs premiers effets positifs et que l'entrée dans l'économie de marché engendre d'abord plus de soucis et de mécontentements que de mieux-être. Mais qui ne garde souvenir du dur enfantement de l'État de droit en Occident même ?
   Une utopie totalitaire remisée à son tour aux poubelles de l'Histoire, un Empire démembré, des nations satellites rendues à la souveraineté, des peuples recouvrant leur dignité et la libre disposition de leur destin, des libertés rétablies, des institutions démocratiquement élues et fonctionnant, une volonté de paix tangible exprimée dans les pourparlers sur le désarmement et par le ralliement aux décisions conformes au droit international, l'aspiratîon à faire corps avec la civilisation occidentale et à partager ses valeurs — trouve-t-on dans l'Histoire moderne une conversion d'une telle rapidité et d'une telle ampleur ?
   Telle est la victoire d'un peuple et d'un pays, la Russie, qui, ayant défait le communisme et ses démons, se réapproprie son destin, celui d'un grand pays moderne d'Europe. »

10 euros (code de commande : 8603).

 

 CATHERINE II

 

 

OLIVIER (Daria) — Catherine la Grande. Paris, Librairie Acédémique Perrin, 1965. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 379 p., illustrations hors texte, (collection « Présence de l'Histoire »).
En quatrième de couverture :
   « Peu de souverains russes sont aussi connus de tous que Catherine la Grande. Pour employer une expression qui lui était chère, on a beaucoup glosé sur elle. Mais a-t-on jamais tout dit d'un être humain, quel qu'il soit, à plus forte raison d'un des plus grands monarques de l'Histoire ? Or, Catherine II était dotée dès le berceau de dons multiples, elle avait une nature riche, un esprit ouvert à toutes choses, une intelligence qui embrassait les domaines les plus divers. Ses dons mêmes suscitaient en elle de déroutantes contradictions, et si grand était son équilibre, si rigoureuse sa discipline de vie, qu'elle conciliait à merveille les travaux les plus ardus de l'homme d'État et les amours les plus orageuses ; elle tenait dans ses mains les fils des plus complexes intrigues politiques en même temps qu'elle veillait personnellement à l'éducation de ses petits-fils ; elle échafaudait des grandioses projets avec l'empereur d'Autriche et collectionnait des tableaux pour son musée personnel — l'Ermitage — dont on fête actuellement en U.R.S.S. le bicentenaire ; elle correspondait avec Voltaire, se passionnait pour l'art des jardins, se plaisait dans les bras de jeunes favoris beaux et bêtes, agrandissait, avec l'aide de son époux morganatique, Potemkine, l'empire russe, réalisant le rêve inachevé de Pierre le Grand — son modèle.
   Il est de bon ton, aujourd'hui, de mépriser les événements. Mais sans eux y aurait-il une histoire des peuples ? N'est-ce point un événement que celui du 28 juin 1762, qui permit à une obscure Cendrillon allemande, ambitieuse et vaillante, venue en Russie par un caprice du destin, de saisir le sceptre des Romanov en détrônant son époux, le tsar de toutes les Russies ? Pendant les trente-quatre années du règne de Catherine, la Russie prend de plus en plus part au concert des nations, et son autocrotrice devient, par son intelligence, sa sagacité et son travail forcené, « l'arbitre de l'Europe », selon le mot de Frédéric, lui aussi appelé le Grand.
   Despote éclairé, Sémiramis du Nord, Catherine fut cela, et bien d'autres choses encore, et aussi une femme à l'esprit indomptable mais charmante, avenante, au sens le plus fort du mot fascinante, selon les témoignages de ceux qui l'ont approchée de près. C'est avec leurs écrits, ainsi qu'avec la volumineuse et entraînante correspondance de l'impératrice elle-même — épistolière exemplaire — que Daria Olivier a composé cette nouvelle biographie de Catherine la Grande, en s'efforçant de déceler les motifs, d'éclairer les zones d'ombre et de peindre un portrait aussi « ressemblant » que possible. »

9 euros (code de commande : 7802).

 

TROYAT (Henri) Catherine la grande. Paris, Flammarion, 1977. In-8° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 544 p.

9 euros (code de commande : Rus/6).

WORMSER (Olga) Catherine II. Paris, Le Club Français du Livre, 1957. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, 337 p., illustrations, une carte volante, (collection « Portraits de l'Histoire », n° 7), exemplaire numéroté.

10 euros (code de commande : Rus/5).

WORMSER (Olga) Catherine II. Paris, Seuil, 1962. In-12 broché, 186 p., illustrations, (collection « Microcosme / Le Temps qui court », n° 28).

4 euros (code de commande : Rus/66).



CHOPIN (J[ean]-M[arie]). Révolutions des peuples du Nord.
Bruxelles, Wouters - Raspoet et Ce, 1843.
Pour en savoir plus...

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 8469).

 

COMTE (Gilbert) — La révolution russe par ses témoins. Paris, Livre Club du Libraire, [1963]. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 321 p., illustrations hors texte, exemplaire numéroté et à l'état de neuf.
Extrait de l'introduction :
   « Ce livre ne prétend pas apporter une histoire complète et originale de la Révolution russe. Il se propose, seulement, d'en fournir une esquisse simple et vivante à l'aide des témoignages laissés par ceux qui l'ont vécue. »

10 euros (code de commande : 8964).

 

DAYE (Pierre) Moscou dans le souffle de l'Asie. Paris, Perrin, 1926. [Deuxième édition.] In-12 broché, XII + 184 p., rousseurs et cachet d'appartenance.
Extrait de la préface :
   « Les notes que je publie ici ont été, pour la plus grande partie, écrites sur place, à Moscou. J'ai pu les dissimuler non sans peine et les faire sortir de Russie grâce à un subterfuge qu'il est encore trop tôt pour révéler. Elles ne contenaient cependant rien qui fût la marque d'un parti-pris quelconque contre le régime soviétique. On s'en pourra convaincre en les lisant. Visiteur impartial, c'est de pleine volonté que je suis resté objectif. Cette impartialité m'a été beaucoup reprochée quand certaines de ces pages furent publiées, à mon retour en Occident, dans la presse. « L'objectivité vis-à-vis d'un système aussi abominable, me cria-t-on, est une faiblesse et même une lâcheté. » Je ne le pense pas. Je n'ai fait preuve d'aucune sympathie pour le bolchevisme, ni d'aucune haine préconçues. J'ai conscience d'être resté, ainsi, dans la vérité et dans la sagesse, quels que soient les reproches dont on me pourra encore accabler.
   Est-il défendu d'estimer que l'on voit un peu mieux les phénomènes russes, même avec leur part de camouflage à l'intention des étrangers, en visitant la Russie qu'en examinant ces choses de Paris ou de Bruxelles ?
   Qu'ils se révèlent ou non nos ennemis, avons-nous intérêt à ne pas connaître les Bolcheviks tels qu'ils sont, à sous-évaluer sans cesse leur force et à vivre dans la périlleuse illusion que leur pouvoir est près de sa ruine ?
   Certes, la tâche serait plus aisée qui consisterait à répéter ce que tant d'autres ont dit, à flatter l'antipathie que la plupart d'entre nous nourrissent à l'égard de tout régime de teannie, à ne parler que des horreurs de la période anarchique de la révolution.
   Mais c'est le passé tout cela et, pour essentiel que ce soit, ce n'est plus à moi de l'apprendre au public. Il y a, me paraît-il, des choses plus curieuses et plus neuves à montrer. Je m'y suis efforcé.
   Je ne crois pas à l'établissement du bolchevisme, en sa forme primitive, sur l'ensemble du globe, mais je crois à son immense influence, directe ou surtout indirecte, sur l'évolution des peuples. Le bolchevisme est la plus formidable expérience sociale que le monde ait jamais connue. »

12 euros (code de commande : Rus/10).

 

DESANTI (Dominique) Les Staliniens (1944-1956). Une expérience politique. Paris, Fayard, 1975. In-8° broché, couverture rempliée, 383 p., index.
En quatrième de couverture :
   « Cette expérience, c'est le roman vécu de la guerre froide.
   Celle d'un temps où, par centaines de milliers, des Français ont vu dans le communisme « les lendemains qui chantent ».
   D'un temps où menacait une troisième guerre mondiale.
   L'auteur, journaliste communiste, a vécu cette époque en militante et en témoin. Elle a assisté aux premiers grands procès staliniens dans les démocraties populaires. Elle a conversé avec Tito et avec Dimitrov.
   Pourquoi, comment, elle et ses camarades ont-ils approuvé l'es verdicts et justifié jusque dans ses moindres méandres la ligne de leur parti ?
   Pourquoi, comment, quand Moscou dénonca les crimes de Staline mais envoya ses chars contre les foules de Budapest, des militants francais ont-ils rompu avec ce qui avait été et leur raison et leur espoir ?
   Avec dix-huit années de recul, cette autocritique retrace sans amertume le vécu d'une génération. »

10 euros (code de commande : Rus/11).

 

DESCAVES (Pierre) Molière en U.R.S.S. Paris, Amiot-Dumont, 1954. In-8° broché, 220 p., (collection « Toute laVille en Parle »).
Extrait du premier chapitre :
   « Avant de rédiger cette relation, je ne peux m'empêcher de songer à ce que me disait Raymond Aron, au moment où se préparait le voyage de la Comédie-Française à Moscou , en ce débutde printemps 1954 :
   — Tout ce crui touche aux relations entre le monde libre et le monde soviétique est inévitablement coloré par les passions politiques... On se déclare pour ou contre le commerce avec l'U.R.S.S., avec plus ou moins d'enthousiasme ou de réserve, selon que l'on est proche du communisme, du neutralisme, ou de la stratégie atlantique...
   Il est vrai que le « commerce » qui m'intéressait alors — et qui seul encore m'intéresse — peut s'affranchir de ces contraintes partisanes. Il s'agissait de remplir en U.R.S.S. une mission culturelle. Pas autre chose. Il s'agit maintenant de dire comment cette mission fut remplie, et dans quelles conditions elle se déroula. »

10 euros (code de commande : Rus/12).

 

DUPLAN (Christian) et GIRET (Vincent) — La vie en rouge. 1. Les Pionniers. Varsovie, Prague, Budapest, Bucarest 1944-1968. Paris, Seuil, 1994. In-8° broché, 551 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   « La plus belle œuvre de Vàclav Havel, c'est sa vie, affirme Milan Kundera. En 1989, tandis que s'effondre le système communiste des personnages de légende, célèbres ou inconnus surgissent de l'Histoire.
   Ce sont les héros du chambardement qui, de « Révolution de velours » en batailles de rues, bouleversent l'est de l'Europe.
   Ce livre d'histoires est leur histoire, le récit de leurs combats échecs et victoires à l'ombre du rideau de fer.
   Cette saga romanesque, où chaque détail est vrai, mêle sur près d'un demi-siècle une vingtaine de destinées et traverse quatre pays : Pologne, Tchécoslovaquie, Hongrie et Roumanie. Elle nous emmène dans les salles d'audience du procès Slànsky, dans les usines de Varsovie en octobre 1956, avec Imre Nagy exilé de force après l'insurrection de Budapest, ou encore nous plonge dans l'effervescence culturelle du Printemps de Prague. Là, en 1968, s'interrompt ce premier tome. Le second suivra les francs-tireurs de la dissidence et les pionniers de l'opposition, jusqu'en 1989.
   Pour écrire ce livre, Christian Duplan et Vincent Giret ont enquêté pendant trois ans, rencontré des dizaines de témoins, fouillé les archives encore inédites, consulté les documentations privées.
   Coincée entre la raison du parti et l'exigence de vérité, voici l'aventure d'une génération qui a changé l'Histoire.
   Christian Duplan et Vincent Giret, journalistes, travaillent sur l'Europe de l'Est depuis le début des années 80, notamment au Matin de Paris. Pour la télévision, ils ont réalisé en particulier, en 1986, Adieu Pologne, j'ai 20 ans et Répression roumaine tournée clandestinement en 1987 avec des dissidents roumains. »

12 euros (code de commande : Rus/13).

 

DWINGER (Edwin Erich) Entre les Rouges et les Blancs. 1919-1920. Édition française par René Lobstein. Paris, Payot, 1931. In-8° broché, 348 p., (« Collection de Mémoires, Études et Documents pour servir à l'Histoire de la Guerre Mondiale »), couverture défraîchie.

13 euros (code de commande : 151/66).

 

Le forçat Mindszenty accuse... Textes choisis et présentés par Béla Just. Préface du cardinal Saliège. Paris, Bloud et Gay, 1949. In-12 broché, 191 p.
Extrait de la préface :
   « Le Cardinal Mindszenty appartient désormais à l'histoire. Quel que soit l'avenir qui lui est réservé, il restera une des plus pures gloires de la Hongrie.
   Avec une claire vue de la marche des événements, avec une fermeté invaincue, il a lutté pour les droits de l'Église et pour la liberté de son pays.
   Il n'ignorait pas le sort que lui vaudrait son attitude. Il savait qu'elle le mettrait sur le chemin de la prison et de pire encore. Il n'a pas hésité.
   Bien placé pour connaître les procédés de déshumanisation et prévoyant qu'ils seraient employés contre lui, il a prévenu ses diocésains et le monde que c'était le Cardinal libre et non le Cardinal prisonnier dont il fallait accepter le message. Pour l'Église et pour ma patrie : « Dans le cas où je ferais, malgré tout, un aveu et le confirmerais par ma signature, il ne s'agira que d'une manifestation de faiblesse humaine. La valeur de tout aveu de ce genre, je la déclare nulle par avance. »

10 euros (code de commande : Rus/15).

 

GAPANOVITCH (J.-J.) — Introduction à l'histoire de la Russie. Historiographie russe hors de la Russie. Traduction et notes par Basile P. Nikitine. Préface du baron Michel A. de Taube. Paris, Payot, 1946. In-8° broché, 215 p., (collection « Bibliothèque Historique »), tirage limité à 1300 exemplaires, non coupé.
Extrait de l'avertissement du traducteur :
   « L'ouvrage dont on présente ici la traduction aux lecteurs français a paru, en anglais, à Pékin en 1935. Son auteur, J.-J. Gapanovitch, est un Russe, professeur d'histoire à l'Université Nationale de Tsing Hua. On lui doit également quelques autres travaux, ceux-là publiés en russe (avec des résumés anglais) sur La Russie en Asie du Nord-Est, sur les Kamtchadals, etc... Universitaire, familier avec les méthodes de critique scientifique, placé, en même temps, comme observateur à un poste qui se trouve à l'opposé des centres intellectuels d'Europe, Gapanovitch mérite à ce double titre d'être signalé aux milieux cultivés en France.
   À côté de l'intérêt propre du sujet qu'il y traite, son livre sur l'Historiographie Russe hors de la Russie nous apporte, en effet, un précieux témoignage à la fois sur le niveau d'enseignement de l'histoire russe en Chine contemporaine et sur les ressources du travail scientifique que ce pays offre aux chercheurs de toute nationalité. On se plaît à souligner ce fait qui indique que, à la veille de la guerre portée par le japon dans ces parages, l'Université Nationale de Tsing Hua, transférée depuis lors hors de l'atteinte nippone, faisait figure d'un foyer de culture animé d'un esprit très large, ouvert à toute collaboration, quel que soit le point d'horizon d'où elle vienne.
   En lisant l'ouvrage de Gapanovitch, on constate que, dans le cadre qu'il s'était tracé (et dont il indique les limites dans son introduction), il a réussi à donner un aperçu raisonné des principaux travaux d'histoire russe édités à l'étranger depuis une cinquantaine d'années, sans qu'on puisse y relever une lacune sérieuse quelconque. »
   
@  Notre édition présente quelques différences avec celle décrite par J. De Clercq : la date d'édtion de la page de titre est 1946 (la mention de l'imprimeur sur la quatrième page de couverture indique le mois de novembre 1946) et non 1947 et l'ouvrage contient 215 p. et non 224.
   
&  J. De Clercq, Répertoire bibliographique des ouvrages parus aux éditions Payot-Paris relatifs aux disciplines de l'Histoire 1912-1970, p. 39.

15 euros (code de commande : 188/65).

 

GARDER (Michel) — Une guerre pas comme les autres. La guerre germano-soviétique. Paris, La Table Ronde, 1962. In-8° broché, 346 p., (collection « L'Ordre du Jour »).
En quatrième de couverture :
   « Août 1939... Hitler, champion de l'anticommunisme, et Staline « dieu vivant » du communisme mondial, se mettent d'accord pour un nouveau partage de la Pologne, alliée de la France et de la Grande-Bretagne.
   Juin 1940... La France est envahie, un danger mortel pèse sur la Grande-Bretagne... Staline félicite chaleureusement son « ami » Hitler.
   Juin 1941... Hitler s'apprête à attaquer l'U.R.S.S. La Grande-Bretagne tente vainement de prévenir Staline de l'agression imminente. Staline, qui a décrété que son « ami » ne l'attaquerait jamais avant d'avoir fini la guerre à l'ouest, ne peut admettre un tel démenti à son infaillibilité. L'Armée Rouge dont il a déjà décimé les meilleurs cadres les années précédentes, est à nouveau victime de son « génie » c'est la catastrophe !
   Après un tel prologue, le drame sanglant qui va opposer l'Allemagne à l'U.R.S.S. ne pouvait pas être une guerre comme les autres... !
   La folie d'Hitler, les crimes des S.S., le conformisme borné des grands chefs de la Wehrmacht aboutissent à une résurrection morale du peuple russe, exploitée par Staline et le régime. L'Armée Rouge devenue héritière des traditions de l'ancienne armée russe parvient à stopper l'envahisseur puis à le chasser du territoire national.
   Envahie à son tour, l'Allemagne subit la loi du vainqueur. Le drapeau rouge flotte sur le Reichstag... Hitler se suicide... et le peuple russe victorieux se voit frustré de sa victoire par celui qui l'a amené au bord de la catastrophe : Staline.
   Celui-ci, devenu le meilleur « ami » des Occidentaux après avoir été celui d'Hitler, récolte une gloire et des avantages bien mérités. Les vaincus, les traîtres et les maladroits expient. L'histoire se termine comme le plus moral des films !
   Michel Garder, historien de l'armée soviétique, fait revivre les diverses péripéties de ce drame historique en s'efforçant de nous restituer l'aspect humain de cette « guerre pas comme les autres ».

10 euros (code de commande : Rus/17).

 

GAUTHEROT (G.) Derrière le rideau de fer. La vague rouge déferle sur l'Europe. Paris, Chez l'Auteur, 1946. In-8° broché, 200 p.
Extrait de l'avant-propos :
   « Entre l'U.R.S.S. et les Puissances Occidentales, un modus vivendi est-il possible ? De récentes déclarations du ministre américain Henry Wallace, puis du Maréchal Staline lui-même, tendaient à le faire croire. Et pourtant l'idéologie communiste et les principes de notre civilisation paraissent bien inconciliables.
   Dans les conférences internationales, les mots de « liberté », de « démocratie », de « volonté du Peuple » prennent des sens radicalement opposés selon qu'ils sont employés par les délégués soviétiques ou par les délégués des autres Puissances. Aucune évolution n'a d'ailleurs rapproché les conceptions philosophiques morales, sociales, politiques des uns et des autres c'est ainsi que, vingt ans après la mort de Dzierjinsky, le plus sanglant des terroristes russes, la presse soviétique fait toujours l'apologie de l'organisateur de la Tchéka. Autre fait caractéristique : en septembre 1946, les dictateurs de Moscou viennent encore de rappeler aux écrivains et aux artistes russes que leur mission essentielle était, selon les termes de La Pravda, « d'éduquer le peuple dans l'esprit des nobles idées du Parti de Lénine-Staline ».
   Ne faut-il pas en conclure que pour le communisme soviétique comme hier pour l'hitlérisme il s'agit simplement de savoir s'il fera la conquête de l'univers, ou bien si l'union de ses adversaires contiendra son impérialisme ? »

10 euros (code de commande : Rus/18).

 

GILLE (Bertrand) — Histoire économique et sociale de la Russie du Moyen Âge au XXe siècle. Préface de G. Bourgin. Paris, Payot, 1949. In-8° broché, 236 p., (collection « Bibliothèque Historique »).
Extrait de l'avant-propos :
   « Une question, à laquelle le public français avait peu de moyens de répondre, se pose avant toute autre : le communisme russe, ou, pour être plus précis, le régime soviétique actuel est-il la conséquence logique d'une évolution particulière à la Russie ? Si la réponse est positive, il n'y a donc pas lieu à chercher de transposition d'une structure économique et sociale dans des pays qui, et c'est le cas des pays occidentaux, n'ont pas connu la même évolution.
   Nous avons cherché, tout au long de ce travail, à donner une explication valable de l'histoire économique de la Russie. Si celle-ci ressemble par bien des côtés à l'histoire économique des pays occidentaux, elle s'en écarte toutefois largement par d'autres. C'est sur ces caractères originaux de l'histoire russe que nous avons voulu faire porter l'accent, d'autant plus qu'ils éclairent singulièrement la naissance du régime soviétique actuel. »

13 euros (code de commande : 8371 - vendu).

 

GORBANEVSKAIA (Natalia) Midi place Rouge. Dossier de la manifestation du 25 août 1968 sur la place Rouge. Traduit du russe par Jacques Trivouss et Mariette Aventin. Paris, Laffont, 1970. In-8° broché, couverture rempliée, 317 p., (collection « L'Histoire que nous Vivons »).
En quatrième de couverture :
   « 25 août 1968 : midi, place Rouge. Quelques Soviétiques, dont une femme poussant un landau, tentent de manifester contre l'intervention militaire en Tchécoslovaquie. Cette femme, c'est la poétesse Natalia Gorbanevskaia, et seule, parce que mère de deux jeunes enfants, elle sera laissée en liberté. Elle s'emploie alors à écrire le récit de la manifestation et à recueillir les documents qui l'éclairent. Son témoignage est capital : nous découvrons les visages de ces quelques intellectuels soviétiques, Larissa Daniel, Constantin Babitzky, Vadim Delaunay, Pavel Litvinov, Vladimir Dremliouga, Victor Fainberg, qui ont organisé la manifestation sachant parfaitement quel sort les attend... Natalia Gorbanevskaia a rassemblé les réquisitoires du procureur, les plaidoiries des avocats et les déclarations des accusés : elle ajoute à ces textes le récit de quelques témoins. Son livre est ainsi le premier dossier sur la manifestation et sur les mécanismes et le fonctionnement de la justice soviétique face à la détermination des jeunes intellectuels de l'opposition. C'est un document important sur le présent et l'avenir de l'Union soviétique. »

7,50 euros (code de commande : Rus/20).

 

HUMBOURG (Pierre) et PIGNAULT (Charles L.) Kravchenko contre Moscou. Cet ouvrage a été réalisé par l'équipe de l'Institut Français d'Information et de Rédaction. Paris, Fournier-Valdès, 1949. In-8° broché, 349 p., croquis d'audience par Louis Berings.
Extrait de l'Avertissement :
   « Cet ouvrage voudrait être un Livre blanc du Procès de Paris. Alors pourquoi dira-t-on peut-être — pourquoi ce titre : Kravchenko contre Moscou ? Pourquoi pas, plutôt : Kravchenko contre les Lettres Françaises ? C'est cela la vérité judiciaire. C'est là l'objet du procès. Il s'agit d'une action correctionnelle en diffamation. Tout le reste n'est que tendancieuse entreprise politique.
   Ce raisonnement serait mauvais. Pire, il serait faux.
   Le rôle que s'assigne celui qui veut être objectif — ou plutôt, qui veut tendre à l'objectivité — n'est pas nécessairement d'être dupe des prétextes. Or, dans cette affaire, la raison de droit n'est qu'un prétexte. Il n'échappe à aucun observateur de bonne foi que le procès déborde l'anecdote qui est son pivot juridique. Kravchenko, au surplus, ne l'a pas caché. « Si j'ai engagé, a-t-il dit en somme, des poursuites contre les Lettres Françaises plutôt que contre telle ou telle publication d'un autre pays qui a pu porter contre moi des accusations diffamatoires, c'est que le Parti Communiste français mérite qu'on s'occupe de lui... ».
   C'est donc bien là qu'est le débat. Il n'est par conséquent pas abusif d'intituler ce livre : Kravchenko contre Moscou. »

10 euros (code de commande : Rus/23).

 

IORGA (N.) Histoire des États balkaniques jusqu'à 1924. Paris, Librairie Universitaire J. Gamber, 1925. In-8° broché, 575 p., non coupé, cachets, peu courant.

20 euros (code de commande : 187/62).

 

JANKOWSKY (Henryk) Dieu, Honneur , Patrie. Sermons d'un curé de Gdansk. Traduits par Isabelle Lisowski. Présentés par Jean Offredo. Préface de Lech Walesa. Paris, Cana, 1989. In-8° broché, 225 p.
En quatrième de couverture :
   « Nous nous connaissons avec le Père Henryk Jankowski depuis près de dix ans. C'était à un grand moment critique le début de la grève aux Chantiers navals de Gdansk. Alors que nous étions seuls, incertains du lendemain, le Père Henryk est venu vers nous, s'est placé à nos côtés, a prié avec nous, nous a donné la force de la parole de Dieu. Cette première et fraternelle rencontre au cours du chaud mois d'août 1980 fut le commencement de notre amitié. Amitié pour le meilleur et pour le pire. Que de fois nous nous sommes rencontrés à son presbytère, toujours largement ouvert et accueillant. Toujours nos conversafions tournaient autour des thèmes évoqués dans ses homélies : Patrie et Église, et aussi l'espoir apporté aux Polonais par Solidarité.
   Justement en la personne du Père Henryk on peut le mieux observer ce qui fait la valeur essentielle de l'Eglise polonaise : sa présence constante aux côtés de notre Nation dans sa route vers la reconnaissance de ses droits fondamentaux, vers la reconnaissance de cette certitude qu'elle doit être màitre en sa propre demeure.
   Maintenant nous vivons la satisfaction et la joie de voir les valeurs défendues par le Père Henryk devenir les valeurs communes de tous les Polonais, à savoir la recherche des meilleures solutions à nos problèmes difficiles.
   Et il y a là comme une part de l'activité de notre grand ami, le Père Henryk. »

   (Lech Walesa)

6 euros (code de commande : Rus/24).

 

KOPELEV (Lev) A conserver pour l'éternité. Traduit du russe par Louis Martinez. Préface de Heinrich Boll. Paris, Stock, 1976. In-8° broché, 396 p. (collection « Témoins de Notre Temps »).
En quatrième de couverture :
   « Lev Kopelev, né à Kiev en 1912, est un écrivain, traducteur, spécialiste de la littérature allemande et européenne, auteur de plusieurs ouvrages de critique littéraire. Il fait partie de l'intelligentzia non conformiste.
   Communiste convaincu, moralement très exigeant et idéaliste, il fait partie de la direction politique d'une des armées qui envahissent la Prusse Orientale. Indigné par les actes de sauvagerie dont il est le témoin, il proteste. Il sera bientôt exclu du parti, arrêté, jugé. Acquitté, après deux mois de liberté il est de nouveau arrêté, condamné à trois ans de camp, puis à dix ans. Humain, trop humain sans doute, Kopelev est coupable « d'humanisme bourgeois ». Compagnon de détention de Soljenitzyne, il est l'un des protagonistes du Premier Cercle où il apparaît sous le nom de Valentin Roubine mais il est évident que les deux hommes n'ont pas la même idéologie et que le témoignage de Lev Kopelev est totalement différent de celui de Soljenitzyne, même s'ils se complètent l'un l'autre. En incarnant la protestation d'une partie de l'intelligentzia soviétique de gauche, Lev Kopelev s'adresse à la conscience internationale.
   Dans sa préface, Heinrich Böll écrit : « Je considère que l'un des faits les plus importants de la confession de Kopelev est son authentique internationalisme. »
   L'expression « À conserver pour l'éternité » est la traduction littérale du tampon qui est apposé sur le dossier d'accusation. Accusé de s'être élevé contre la haine, la vengeance, la violence, le pillage, il se fait à son tour accusateur en décrivant son procès et ses conséquences. En décrivant aussi l'incroyable jungle de ses compagnons. Sa curiosité d'esprit comme sa ympathie pour le destin de chaque être humain sont infatigables et communicatifs. Don Quichotte de l'absolu, il connaît aussi ses propres faiblesses. Son procès nous concerne tous. Plus qu'un témoignage unique, c'est là un ocument d'une importance capitale. »

7,50 euros (code de commande : Rus/26).

 

KORIAKOFF (Michel) Je me mets hors la loi. Pourquoi je ne rentre pas en Russie soviétique. Paris, Éditions du Monde Nouveau, 1947. In-8° broché, 219 p., signature d'appartenance sur la couverture.
Note de l'éditeur :
   « Le capitaine Michel Koriakoff, né le 22 juin 1911 dans un village sibérien (région de Krasnoïarsk), a fait ses études à l'Institut de philosophie, d'histoire et de littérature de Moscou. Écrivain et journaliste en temps de paix, il a servi, pendant toute la guerre, dans les rangs de l'Armée rouge comme simple soldat d'abord, comme officier ensuite. En l943, il fut décoré de l'Étoile rouge et affecté à la 6e armée de l'Air comme correspondant de guerre.
   Après la guerre, le capitaine Koriakoff a travaillé à l'Ambassade des Soviets, à Paris, comme directeur du journal Nouvelles de la Patrie. Ayant reçu, le 18 mars 1946, l'ordre de rentrer immédiatement en Russie, il s'évada de l'Ambassade malgré l'étroite surveillance d'un représentant du N.K.V.D.
   Ne pouvant lutter dans son pays pour ce qu'il croit être la vérité, Michel Keriakoff décida de mener cette lutte en dehors de son pays. Il tient pour son devoir de dire au monde la vérité sur le régime soviétique et de le préserver ainsi de la tentation d'imiter une expérience qu'il considère comme une « défiguration du vrai visage de la Russie. »

7,50 euros (code de commande : Rus/27).

 

KOUZNETSOV (Edouard) Journal d'un condamné à mort. Traduit du russe et préfacé par Jean Cathala. Paris, Gallimard, 1974. In-8° broché, 260 p., (collection « Témoins »).
En quatrième de couverture :
   « Le 12 décembre 1970, Édouard Kouznetsov était condamné à mort par le tribunal de Léningrad pour avoir projeté, avec sa femme et quelques amis, de s'enfuir en Suède, d'où ils comptaient gagner Israël. L'ampleur de la protestation internationale et les démarches de plusieurs gouvemements firent comprendre à Moscou l'excès de ce verdict. Sa peine capitale commuée, Édouard Kouznetsov fut déporté au bagne de Potina, en Mordovie. Il « en a » pour douze ans encore, et sa femme pour cinq.
   C'est lui, pourtant, qui, non content de tenir en cachette ce journal et de l'avoir fait sortir par des amis sûrs, a tenu à le voir publier, quelque risque qu'il encoure. Il y aurait de l'impudeur, disait Tourgueniev à propos du roman d'un illustre déporté, à parler du livre d'un prisonnier comme s'il s'agissait d'un quelconque « dernier paru ». La valeur du Journal d'un condamné à mort autorise à passer outre à ce scrupule d'honnête homme. Feux d'artifice de l'intuition ou lentes approches d'énigmes dont une vie dépend, zigzags d'une pensée politique et philosophique impitoyable avec soi-même ou tableaux du monde concentratiormaire alliant le brio de la plume à un souci presque ascétique de l'exactitude, perpétuelle interrogation de soi et perpétuel défi du roseau pensant à ce qui l'écrase, font de ces pages, écrites pourtant de tout premier jet, beaucoup plus, et même bien autre chose qu'un témoignage : un livre, et d'une lignée qui n'est pas médiocre. Ici, la littérature du silence rejoint la littérature tout court : celle, à la fois, des Souvenirs de la maison des morts, des Essais et des Pensées. »

10 euros (code de commande : Rus/29).

Nikita
KHROUCHTCHEV
 

Souvenirs. Introduction, commentaires et note de Edward Crankshaw. Traduction du russe de Strobe Talbott. Traduction française de Paul Chwat, Pierre Girard et Raymond Oleins, sous la direction de Jacques Michel.Paris, Laffont, 1971. In-8° broché, couverture rempliée, 589 p., illustrations hors texte, (collection « L'Histoire que nous Vivons »).
En quatrième de couverture :
« La parution en France des souvenirs de Khrouchtchev est un événement. La discrétion et la prudence des démentis soviétiques, les avis concordants des experts, le ton inimitable du livre démontrent en effet l'authenticité d'un texte exceptionnel. Pour la première fois, l'un des Grands du Kremlin parle. Avec lui nous pénétrons dans les groupes fermés qui, depuis 1924, détiennent le pouvoir en Union soviétique ; nous le voyons s'élever dans la hiérarchie du Parti ; nous approchons Staline, dont la grande ombre s'étend sur tout le livre. Les premières années de la dictature, le temps des purges, la guerre : c'est tout un univers de violence et d'angoisse, qui surgit devant nous. Chaque page du livre contient des révélations : nous apprenons comment Staline est mort ; nous sommes avec K. à son chevet ; nous suivons la lutte de K. contre Beria et la police secrète. Avec son œil vif, sa verve et sa fougue, K. nous découvre ainsi un monde fascinant, fait de puissance, d'intrigues et de peurs. Khrouchtchev, témoin unique, est aussi l'un de ces hommes qui ont réellement fait l'Histoire. Et il nous dit pourquoi et comment. C'est lui qui a rédigé le rapport secret sur les crimes de Staline. Lui qui a décidé de réprimer la révolte hongroise. Lui qui a rompu avec Mao. Lui qui a affronté Kennedy à propos de Cuba. Et lui encore qui a soulevé le rideau de fer, rencontré Tito et de Gaulle, visité l'Occident et permis à Soljenitsyne de publier son premier livre. Du fond de sa retraite forcée, cet homme étonnant réservait au monde une dernière surprise : ce texte bourré de révélations et d'anecdotes, l'un des documents les plus étonnants à verser au dossier de l'histoire contemporaine. »

VENDU

FÉRON (Bernard) L'U.R.S.S. sans idole. De Staline à Brejnev et Kossyguine. Tournai, Casterman, 1966. In-8° broché, 229 p., un cahier d'illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
« Jusqu'en 1953 il y avait un Dieu à la tête de l'U.R.S.S. et du mouvement communiste international. Quand mourut le père des peuples, ses orphelins durent admettre qu'ils n'étaient que des hommes. Les nouveaux maîtres du Kremlin commencèrent à déboulonner l'idole aussitôt après la disparition de Staline. À deux reprises, en 1956 et en 1961, M. Khrouchtchev s'en prit avec violence à l'être suprême que pendant trois décennies il avait fait profession d'encenser et de servir. Le régime fut secoué, l'empire ébranlé.
N'importe quel dirigeant aurait été obligé de renier Staline, d'en finir avec les méthodes imposées par le despote. Il fallait déjà donner à l'économie son second souffle. Il fallait promettre aux cadres du régime et d'abord aux chefs du parti la sécurité qu'ils réclamaient. L'inévitable déstalinisation aurait pu être conduite par un Malenkov ou même par un Béria. Ce fut M. Khrouchtchev qui lui imposa son style, son rythme plutôt échevelé.
Avant 1953, personne, hormis les experts, ne connaissait ce petit homme replet. N'était-il pas, comme d'ailleurs tous ses collègues, un dirigeant « sans biographie » ? Pourtant cet intarissable causeur fut le premier maître de l'U.R.S.S. sans idole. Il commença à faire passer son pays d'une sorte de féodalisme, ou si on veut de socialisme pharaonique à ... Mais à quoi ? Maintenant que la page est tournée, on voit que dans l'histoire de la Russie sociétique la période khrouchtchévienne ne fut qu'une transition.

10 euros (code de commande : Rus/14).

KAROL (K.S.) Khrouchtchev et l'Occident. Paris, Julliard, 1960. In-8° broché, couverture rempliée, 253 p.
En quatrième de couverture :
« Le K. S. Karol connaît la Russie pour y avoir vécu de 1940 à 1946. En septembre 1959, il est retourné à Moscou, où il a pu observer Khrouchtchev au milieu de son entourage avant de le suivre dans sa visite des ÉtatsUnis. Son expérience personnelle en fait donc un témoin privilégié du rapprochement Est-Ouest.
Comment l'ancien berger de Kalinovka, peu connu en Occident au moment de la mort de Staline, est-il parvenu au pouvoir supreme en moins de cinq ans ? K. S. Karol éclaire d'un jour nouveau la bataille que se sont livrée, derrière les murs du Kremlin, les successeurs du dictateur et l'évolution irréversible qui a modifié les perspectives d'avenir du régime et ses rapports avec le monde extérieur. Qu'espère Khrouchtchev de l'Occident ? Que pouvons-nous attendre de la Russie nouvelle ? C'est à ces questions que K. S. Karol, l'un des meilleurs analystes des événements du monde soviétique, tente de répondre dans ce livre. »

11 euros (code de commande : Rus/31).


LE BIHAN (Adrien) L'arbre colérique. Journal de Cracovie 1976-1986. Préface de Ludwik Flaszen. Paris, La Découverte, 1987. In-8° broché, 326 p., la page de garde manque.
En quatrième de couverture :
« L'arbre colérique est celui d'une révolte qui ne saurait ni parvenir à son terme ni pourtant s'interrompre.
J'avais fait serment à des êtres chers décrire ce livre. Je voudrais qu'il soit lu comme un roman afin que les fragments qu'il recueille, pudiques ou effrontés, trouvent une chance de plus de continuer à vivre.
Nous autre, à l'Ouest, perdons l'habitude qu'un monde puisse à la fois être et ne pas être. Nous voulons qu'un sourire ne soit pas également une grimace ; qu'une main tendue ne s'accomode jamais d'un poignard caché dans la manche ; que la prière ne s'assortisse pas de licence.
De l'autre côté, cependant, ceux qui ont tout compris nous font signe : « Pensez à nous ! » Ils nous veulent du bien et esprèrent que leur étrange combat n'est pas la préfiguration du nôtre.
De Pologne, de cet autre monde, je reçois encore des appels. Le dernie, du 14 avril 1987, dit ceci : « Nous devenons des robots très malheureux. Des robots qui pensent et ressentent et analyse et qui se révoltent intérieurement. Est-ce que cela t'intéresse encore ? »

10 euros (code de commande : Rus/67).

 

LENEMAN (Léon) La tragédie des Juifs en U.R.S.S. Préface par Manes Sperber. Paris, Desclee de Brouwer, 1959. In-8° broché, 325 p., illustrations, (collection « Questions Actuelles »), cachets de bibliothèque.
Extrait de la préface :
« En donnant la première histoire complète de l'antisémitisme soviétique, en relatant toutes ses actions et en découvrant les réseaux de cette persécution dont les instigateurs tentent de cacher et la réalité et le caractère, La Tragédie des Juifs en U.R.S.S. contribue le plus utilement à faire mieux connaître le totalitarisme, cette despotie qui n'avance que déguisée sous les mensonges aussi séduisants pour les dupes que meurtriers pour tous ceux qui ne s'y soumettent pas. »

13 euros (code de commande : Rus/68)

 Vladimir Ilitch Oulianov
LÉNINE
 

BRUHAT (Jean) Lénine. Paris, Le Club Français du Livre, 1960. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, 383 p., illustrations, une carte volante, (collection « Portraits de l'Histoire », 24).
Extrait de l'introduction :
« Dans les révolutions on relève trois groupes d'hommes. Ceux qui animent la révolution parce qu'ils ont un tempérament anarchique et turbulent. Ceux que les souffrances personnelles ont rendus amers. Puis il y a ceux qui ont une conception définie d'une société différente de celle qui existe, ce qui, si la révolution triomphe, leur permet de travailler à la création d'un monde stable, en accord avec leur conception. Lénine appartenait à ce troisième type, le plus rare, mais aussi de beaucoup le plus utile des trois. »
Bertand Russell.

10 euros (code de commande : Rus/35).


LITTELEPAGE (John D.) A la recherche des mines d'or de Sibérie (1928-1937) . Avant-propos de Demaree Bess. Paris, Payot, 1948. In-8° broché, 255 p., une carte, (« Collection de Documents et de Témoignages pour servir à l'Histoire de notre Temps »), exemplaire non coupé.
Extrait de l'avant-propos :
« Plus je le connaissais [Littlepage], plus je me persuadais qu'il était en possession d'un matériel susceptible de donner un des livres les plus estimables qui eussent été écrits sur la Russie soviétique. Il était le seul étranger, à ma connaissance, qui eût travaillé de façon si intime avec les organisations soviétiques sans s'être jamais départi, de l'épaisseur d'un cheveu, de sa caractéristique d'Américain. Tous les autres étrangers en Russie y étaient ou bien venus en qualités de symathisants communistes, et avaient, pour cette raison, été acceptés par l'engrenage soviétique ; ou bien, n'ayant aucune tendance politique, ils vivaient tout à fait en dehors du système. Littlepage s'était trouvé pendant plusieurs années à l'intérieur du système et y était resté constamment aussi dénué de passion qu'en y entrant.
C'était un Yankee à la Cour du roi Communisme. Il observait ce qui se passait et n'était guère surpris de ce qu'il voyait. [...] Ils avaient loué ses services pour un travail qui consistait à produire pour eux autant d'or que possible, et il s'y livrait du mieux possible. »

13 euros (code de commande : Rus/37).

 

LOUKOMSKI (G.K.) La vie et les mœurs en Russie de Pierre le Grand à Lénine. Paris, Ernest Leroux, 1928. In-4° broché, 47 p. + 107 planches en phototypie, couverture un peu défraîchie.

45 euros (code de commande : 175/66).

 

LUKACS (John) — Budapest 1900. Portrait historique d'une ville et de sa culture. Traduit de l'américain par Pierre-Emmanuel Dauzat. Paris, Quai Voltaire, 1990. In-8° broché, couverture rempliée, 326 p., dos passé.
Au pli de la couverture :
« 1900 constitue une époque déterminante dans l'histoire de Budapest qui connut là un formidable essor. Cité en pleine expansion, elle prit alors rang parmi les six premières villes d'Europe, tandis qu'elle s'affirmait comme le foyer incontestable de la culture hongroise. À travers ce portrait détaillé et concis, John Lukacs montre comment ce tournant de siècle marqua le zénith de Budapest avec, entre autres, l'éclosion de nombre de jeunes talents qui devaient porter la créativité hongroise à de très hauts niveaux. Il met aussi en évidence les déchirures qui, derrière la joie de vivre et le prodigieux bouillonnement des idées de l'époque, se faisaient jour, au sein de la société hongroise. Cette évocation, riche d'informations mais aussi d'images, de couleurs, permet de mieux comprendre l'évolution de la Hongrie contemporaine. »

12 euros (code de commande : Rus/7500).

 

 

MARCOU (Lily) — Les héritiers (Krouchtchev, Brejnev, Andropov, Gorbatchev, Eltsine, Poutine). Paris, Pygmalion, 2004. In-8° broché, 345 p., illustrations hors texte, trace de pliure à un coin.

10 euros (code de commande : Rus/51).

 

MIKOLAJCZYK (Stanislas) — Le viol de la Pologne. Un modèle d'agression soviétique. Traduction de R. Jouan. Paris, Plon, 1949. In-8° broché, V + 371 p.
Extrait de la préface :
« La domination communiste s'étendra-t-elle en devenant moins consistante, plus fragile, comme il en fut de la domination militaire d'Adolf Hitler ? Je me suis posé la question à moi-même aux heures sombres de la lutte que je livrais avant mon départ de Pologne. Il semble qu'il faille répondre par un non catégorique. Hitler essaya de commander et d'administrer à la fois, avec des Allemands, Staline commande avec des Russes placés aux postes-clefs, mais administre avec des nationaux traîtres, corrompus ou sans caractère, du pays intéressé. On instruit et on forme au'ourd'hui, en Russie, des hommes et des femmes de toutes les nationalités afin qu'ils retournent un jour dans leur pays natal quels connaissent intimement, pour le gouverner sous les ordres directs de Moscou. Staline forme des Français pour gouverner la France, des Italiens pour gouverner l'Italie, des Anglais pour gouverner l'Angleterre, des Latins pour gouverner les nations latines, des Japonais pour gouverner le Japon, des Chinois pour gouverner la Chine, des Indiens pour gouverner l'Inde, des noirs pour gouverner les noirs, et des Américains pour gouverner l'Amérique... Car Staline, véritable génie du mal, possède un sinistre pouvoir, bien supérieur à celui de n'importe quel autre tyran de l'histoire. Et il projette de conquérir le monde. »

9 euros (code de commande : Rus/39).


MOOREHEAD (Alan) — Naissance de la révolution russe. Avec une préface de l’auteur. Traduit de l’anglais par André Bertin. Paris, Plon, 1958. In-8° broché, VIII + 270 p., jaquette.
Au revers de la jaquette :
« Quarante ans nous séparent du spasme gigantesque qui fit des cent cinquante millions de sujets du dernier souverain absolu du inonde occidental, les premiers « camarades » de la dictature du prolétariat. L'événement ne brisait pas seulement un trône ; il bouleversait la structure politique et sociale du monde, en donnant une « patrie » ... à l'Internationale.
Bien plus que la grande guerre, bien plus que la prodigieuse évolution industrielle et scientifique, la , Révolution russe a marqué notre ère et lui a donné le visage déconcertant, souvent inquiétant, que nous lui connaissons.
Il valait de savoir comment s'est noué ce drame aux conséquences incalculables, autrement qu'à travers les livres d'Histoire érudits ou partisans. Un journaliste y a consacré dix ans de son existence. Il a exploité à fond pour la première fois, les archives du ministère des Affaires Étrangères allemand concernant la Russie. Il a dépouillé dix mille documents, examiné six kilomètres de microfilms, interrogé cent témoins importants. Il a rassemblé le résultat de cette fantastique enquête dans ce récit passionnant, aux rebondissements multiples qui nous fait revivre comme par une extraordinaire bandes d'actualités cinématographiques la tragédie qui va des fastes de la cour impériale au mur éclaboussé de sang d'Ekaterinbourg, des bagnes de Sibérie à la cave où Staline imprime ses appels à l'émeute, des batailles de rues aux tractations du comité révolutionnaire, et de l'inquiétante figure du moine Raspoutine au triomphe de Vladimir Oulianof, devenu Lénine. »

12 euros (code de commande : Rus/40).

 

MOOREHEAD (Alan) — Naissance de la Révolution Russe. Traduit de l'américain par A. Bertin. Paris, Club des Éditeurs, 1958. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 270 p.

10 euros (code de commande : 222/70).

 

MOUSSET (Albert) Le monde slave. Paris, Société d'Éditions Françaises et Internationales, 1946. In-12 broché, 305 p., (collection « Le Monde & l'Histoire »), ex dono.
Extrait du premier chapitre :
« L'effondrement de l'Allemagne ouvre pour l'Europe une ère révolutionnaire. Sur le plan politique il prélude à des translations de forces dont on ne saurait encore mesurer toutes les conséquences mais dont on peut dire avec certitude que les Slaves — et en premier lieu les Russes — seront les bénéficiaires.
Sous ce rapport, la guerre n'a fait que hâter un processus auquel le rythme démographique de l'Europe moderne imprimait une courbe inexorable. Sur trois Européens, on compte aujourd'hui un Slave. À la cadence divergente de la natalité en Europe occidentale et en Europe orientale, cette relation se trouvera inversée d'ici trois quarts de siècle. »

10 euros (code de commande : Rus/42).

 

NICOLSKY (Boris) Le peuple russe. Sa carrière historique 862-1945. Neuchâtel, La Baconnière, 1945. In-8° broché, 369 p., (collection « L'Évolution du Monde et des Idées »).

15 euros (code de commande : 191/66).

 

OLIVIER (Daria) — Grandes heures des villes russes. Variations sur l'Histoire de Russie, suivies d'un petit guide historique de Kiev, Vladimir, Moscou et Leningrad. Paris, Librairie Académique Perrin, 1967. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 311 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
« La Russie devient un but de voyage et ceux qui s'y rendent sont chaque année plus nombreux. On voit donc paraître des guides sérieux et des ouvrages traitant, sous un angle ou sous un autre, de l'U.R.S.S.
La particularité de ce livre est d'être ensemble un récit et un guide. Son auteur, Daria Olivier, est 1'un des meilleurs spécialistes de l'histoire russe. Tout en respectant scrupuleusement la vérité historique, elle a voulu narrer de façon vivante, plaisante, amusante à l'occasion, les grandes heures des villes russes.
Son ouvrage nous conduit à travers des Russies successives depuis celle de Kiev qui rayonna d'un éclat sans pareil, à celle de Moscou avec ses fastes et ses complots, jusqu'à celle, enfin, bâtie de toutes pièces par Pierre le Grand, la, Russie de Saint-Petersbourg qui deviendra Leningrad.
Abondamment illustré de nombreux documents dont beaucoup sont inédits, accompagné d'un guide permettant aux voyageurs de situer aisément les décors où ont évolué les personnages, cet ouvrage permet de tirer le meilleur parti d'un séjour en U.R.S.S. ou de faire, dans son fauteuil, un merveilleux voyage immobile. »

10 euros (code de commande : 8525).

 

ORME (Alexandra) Soldats russes d'après nature. Histoire vraie d'un village occupé. Traduit du polonais. Paris, Zeluck, 1948. In-8° broché, couverture rempliée, 342 p., croquis de l'auteur.
Au pli de la couverture :
« Janvier, février et mars 1945 dans un village hongrois repris aux Allemands par les Russes. Au désordre et à l'animation incroyables qui s'ensuivent dans le village, où s'entassent chaque jour de nouvelles troupes qui montent vers le front, s'ajoute la terreur des pillards et des bandes de déserteurs armés.
L'auteur, polonaise de naissance, réfugiée avec son mari dans la famille de ce dernier, ne s'embarrasse pas, dans ces nouvelles circonstances, des habitudes de son rang. Dès les premières heures, elle se rend indispensable tant aux uns qu'aux autres, à cause sans doute de ses notions de la langue russe, mais aussi en raison de son allant, de son courage et de son tempérament particulièrement indépendant, débrouillard et ouvert. Cela lui vaut mille aventures, allant des fraternisations les plus cordiales aux situations les plus lugubres. Possédant au surplus le don inné du récit, elle nous restitue dans son immédiateté, avec un éclat et une rigueur extraordinaires, l'ambiance dans laquelle, à quelques kilomètres d'un front qui sans cesse rnenaçait, par un nouveau déplacement, de ramener les Allemands au village, se rencontrèrent bérateurs et libérés.
Un livre spontané, en marge de toute propagande. Un livre entier, élargissant et plein d'humour. »

9 euros (code de commande : Rus/44).

 

PANINE (Dimitri) Soljénitsyne et la réalité. Traduit du russe par Marie-Noëlle Desbrosses et Jacob Gregory. Paris, La Table Ronde, 1976. In-8° broché, 188 p.
En quatrième de couverture :
« Il a survécu à 16 ans de Goulag, et depuis 1972 il est domicilié en France en tant que réfugié politique. C'est l'un des hommes, peu nombreux en Occident, qui connaissent intimement Soljénitsyne. Ils ont passé 5 ans sur des grabats voisins, et Soljénitsyne l'a présenté dans son roman Le premier cercle sous les traits et sous le nom de Sologdine.
Heurté par les idées que depuis son arrivée en Occident Soljénitsyne propage dans ses articles et interviews, Dimitri Panine prend la défense des peuples qui souffrent dans son pays, l'Union Soviétique, et s'inquiète de leur avenir. Il fournit une argumentation implacable. »

12 euros (code de commande : Rus/45).

 

PELTIER (Contre-Amiral R.) Attaché naval à Moscou. Paris, France-Empire, 1954. In-8° broché, 312 p., illustrations hors texte, jaquette illustrée.
Au revers de la jaquette :
« À 21 ans, comme enseigne de vaisseau sur le cuirassé "Démocratie", le contre-amiral Peltier faisait campagne en Orient et en Mer Noire, prenant un premier contact avec la Russie.
En 1921, il est en Baltique sur les avisos qui assistent les jeunes républiques baltes. Il apprend le russe. Après un embarquement à la flotille du Rhin, il passe un an à Riga et devient interprète de russe.
Dès lors, les missions et les postes diplomatiques vont alterner avec ses embarquements et commandements. En 1934, il pilote une mission navale soviétique dans nos ports et chantiers. Il est attaché naval en Finlande durant la guerre finno-russe. L'hiver 1944-45 le trouve guidant encore une mission soviétique dans les ruines du mur de l'Atlantique. Après la capitulation allemande, il fait partie de la Commission de Contrôle à Berlin. De 1946 à 1951, le voici en U.R.S.S.
Attaché naval à Moscou est le témoignage objectif d'un marin, connaissant le peuple russe de longue date, un témoignage découvrant de vastes horizons sur un monde nouveau. »

12 euros (code de commande : Rus/46).

 

POPOFF (Georges) — La Tschéka. Mon emprisonnement et mes aventures à la Loubjanka n° 2. 3e édition. Traduit par Cécile Knoertzer. Paris, Plon, 1926. Petit in-8° broché, XIV + 305 p.
Extrait de la préface :
« Tous les événements décrits dans ce livre sont absolument conformes à, la réalité ; j'en ai moi-méme été té moin. Jefus arrêté à Moscou par la Tschéka et mon emprisonnement me permit d'observer de très près ce phénomène rétrograde, cette institution moyenâgeuse de l'État soviétique. Ce livre pourtant n'est pas une polémique antibolchéviste et je n'ai point ici l'intention d'attaquer le système soviétique en soi, car la Tschéka, mystérieuse, asiatique, telle que ce livre la dépeint, est au delà, en dehors du gouvernement soviétique, — cette Ochrana communiste, cette inquisition du vingtième siècle est réellement un « État dans l'Êtat ».

12 euros (code de commande : Rus/48).

 

[RENNENKAMPF (Alexandre)]. SAVANT (Jean) — Alexandre de Rennenkampf et ses amis. Paris, Calmann-Lévy, 1946. In-12 broché, 221 p., illustrations hors texte, (« Nouvelle Collection Historique »).

10 euros (code de commande : Rus/52).

 

RIZI (Bruno) L'U.R.S.S. : collectivisme bureaucratique (La propriété de classe). Paris, Champ Libre, 1976. In-8° broché, couverture rempliée, 107 p.
En quatrième de couverture :
« Voilà le livre le plus inconnu du siècle, et c'est justement celui qui a résolu, dès 1939, un des principaux problèmes que ce siècle a rencontré :la nature de la nouvelle société russe, la critique marxiste de la forme de domination qui y est apparue.
C'est en 1939 que le trotskiste italien Bruno Rizzi a publié, par lui-même, à Paris, les première et troisième parties (mais non la deuidème) de son ouvrage La Bureaucratisation du Monde, signé Bruno R., et rédigé en français.
Condamnées aussitôt par Trotski et la Quatrième Internationale, les thèses de Rizzi, qui apportaient la première définition de la bureaucratie en tant que classe-dirigeante, ont été systématiquement ignorées par deux générations de compagnons de route ou pseudo-critiques du stalinisme ; qui le plus souvent ont été les mêmes hommes, changeant de mensonges selon le vent, faisant toujours mine de s'apprêter à enfoncer une porte ouverte depuis trente ou quarante ans, mais en nous vendant en prime leurs propres clefs, et finalement reculant toujours devant l'ampleur titanesque de l'effort, qui aurait mis fin à leur emploi .Eux ne seront réédités par personne.
D'autres ont pill Rizzi avec une assurance d'autant plus tranquille que ceux-là préféraient l'ignorer. Les rares détenteurs d'un livre si bien disparu qu'il n'en existe même pas un exeraplaire à la Bibliothèque Nationale, en ont tiré discrètement parti pour trancher du chercheur de pointe, et aimeraient ne pas perdre cette réputation : depuis 1968, les divers experts en contestation qui détiennent un stand chez presque tous les éditeurs français ont exhumé toutes sortes d'écrits moins brùlants, mais jamais Rizzi, qu'ils n'ignoraient pas tous.
L'Américain Durnham fut le premier à se faire un nom, avec l'Ere des Organisateurs, en récupérant tout de suite cette critique prolétarienne de la bureaucratie, la travestissant pour son compte en éloge inepte d'une hausse tendancielle du pouvoir de décision et de compétents "managers" dans l'entreprise moderne, au détriment des simples détenteurs de capitaux. Et plus tard la revue française Socialisme ou Barbarie, reprenant la dénonciation du stalinisme, a manifestement trouvé dans cette œuvre fantôme de Rizzi la principale source de ses conceptions, de sorte que l'originalité que les commentateurs consentent à reconnaître, sur le tard, à ce foyer de réflexion désormais éteint, paraîtrait assurément plus considérable si tout le monde continuait à cacher Bruno Rizzi.
Le lecteur d'aujourd'hui apercevra aisément quelques erreurs dans la compréhension stratégique des forces en jeu au très sombre moment où ce texte a paru. Les soulèvements des travailleurs, de Berlin-Est en 1953 au Portugal en 1974-75, ont depuis beaucoup amélioré la théorie de Rizzi. Notre parti n'a pas eu raison en un jour ; il a développé sa vérité à travers deux siècles de luttes changeantes Aujourd'hui encore, il n'a pas tout à fait raison, puisque l'on peut encore survivre et falsifier à côté de lui. Mais déjà la société dominante qui ne sait plus se gérer, ne sait même plus lui répondre.
Les erreurs étaient plus nombreuses et plus lourdes dans l'étude suivante (Quo Vadis, America ?), recueille par Rizzi dans l'édition originale de La Bureaucratisation du Monde, et donnée alors comme la "troisième partie" de l'ensemble inachevé. La réédition d'un texte historique ne doit rien ajouter qui puisse en diminuer l'homogénéité ; alors surtout que les intellectuels de quatre décennies ont osé ne pas y répondre. »

12 euros (code de commande : Rus/53).

 

[ROMANOV]. FUNK (V.V.) et NAZAREVSKI (B.) Histoire des Romanov. 1613-1918. Traduit du russe par Serge Kaznakov. Complété par M. la Condamine. Paris, Payot, 1930. In-8° broché, 399 p., illustrations, (collection « Bibliothèque Historique »), couverture défraîchie.

15 euros (code de commande : 198/66).

 

RUTKOWSKI (Jan) Histoire économique de la Pologne avant les partages. Paris, Champion - Geuthner, 1927. In-8° broché, XII-263 p., (collection « Institut d'Études Slaves de l'Université de Paris, Bibliothèque de Paris », n° 1).

20 euros (code de commande : 157/67).

 

[SAKHAROV (Andreï)]. LOURIE (Richard) — Sakharov une biographie. Traduit de l'anglais par Sylvie Finkelstein. Lausanne, Noir sur Blanc, 2005. In-8° broché, 508 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
« Andreï Sakharov (Moscou,1921-1989), physicien, scientifique renommé, « père de la bombe H soviétique », a conçu des armes thermonucléaires et évalué les conséquences possibles de leur utilisation abusive. Sakharov a également fixé les principes moraux de la dissidence, reconnus dans le monde entier, et est devenu par la suite le célèbre chef de file des opposants au régime. Son infatigable et courageuse action en faveur des droits de l'homme lui a valu le prix Nobel de la paix, en 1975, six ans d'exil intérieur à Gorki - ville fermée aux étrangers -, puis la réhabilitation en 1986, grâce à la perestroïka. Avec sa femme, Elena Bonner, il est devenu un symbole de la lutte pour la dignité de l'homme. Sakharov a fait partie des privilégiés du pouvoir, puis subi les brimades du KGB, avant d'entamer, à la fin de sa vie, une carrière politique pour réformer la constitution.
C'est cette existence hors du commun que nous retrace ici Richard Lourie, traducteur des mémoires de Sakharov. À partir d'une multitude de documents - dont les dossiers longtemps secrets du KGB et la correspondance personnelle de Sakharov -, il nous raconte l'histoire d'une vie étroitement liée à celle de son pays. Sakharov a contribué à transformer l'Union soviétique en superpuissance en même temps qu'il l'a forcée à rendre compte au monde entier de ce qu'elle faisait endurer à ses citoyens.
Cette première biographie complète, intelligente et détaillée, d'une lecture aisée, rend justice aux multiples facettes de ce personnage complexe. C'est aussi une véritable mine d'informations sur le destin de l'Union soviétique. »

15 euros (code de commande : 10396).

 

SALOMON (Michel) Méditerranée rouge : un nouvel empire soviétique ? Paris, Laffont, 1970. In-8° broché, couverture rempliée, 399 p., deux cahiers d'illustrations hors texte, (collection « L'Histoire que nous Vivons »).
Au pli de la couverture :
« Avec l'apparition spectaculaire d'une flotte de guerre entre Port-Saïd et Mers El-Kébir, de missiles et de soldats de l'Armée rouge sur le canal de Suez, le monde a brusquement pris conscience de la présence soviétique en Méditerranée.
Que veut l'U.R.S.S., réalisant aujourd'hui son rêve séculaire d'accès aux mers chaudes ? Sa présence militaire, déployée sur le flanc méridional de notre continent, est-elle une menace pour l'Europe ? Pour la France ? Est-elle un bienfait pour ses « protégés » ? Sera-t-elle combattue par Washington ou verrons-nous un condominium soviéto-américain imposer à la Méditerranee une nouvelle « paix romaine » ?
Michel Salomon tente de répondre à ces angoissantes questions en journaliste, en observateur lucide de l'aventure de notre temps et non en pamphlétaire. Pour effectuer son enquête, il a sillonné deux ans durant les rives de ce couloir méditerranéen qui tend à devenir le nouveau champ clos des rivalités internationales.
Il y a rencontré des dirigeants illustres, des chefs d'État, des généraux et des diplomates, mais aussi de simples citoyens des campagnes et des villes, des fellahs et des pêcheurs, des ouvriers du pétrole et des bédouins du désert, plongés désormais au coeur de la zone des tempêtes, innocentes victimes des ambitions de leurs dirîgeants et du machiavélisme des Grands.
Dans cette Méditerranée, mère des civilisations, carrefour où se rencontrent l'Orient et l'Occident, la technologie du nord et le sous-développement du sud, le profane et le sacré, la démocratie libérale et quelques-uns des plus consternants régimes totalitaires, c'est à l'intrusion de ce nouveau facteur de l'équilibre des forces mondiales, la puissance soviétique, qu'il nous fait assister. »

9 euros (code de commande : Rus/54).

 

SAYERS (Michel) et KAHN (Albert E.) — La grande conspiration contre la Russie. Traduit de l'américain par Albert Germain. Paris, Éditions Hier et Aujourd‘hui, 1947. In-12 broché, 461 p., (collection « Essais et Documents »).
Extrait de l'avant-propos :
« Dans la préparation de cet ouvrage, les auteurs ont copieusement utilisé les documents officiels du Département d'État des États-Unis, les débats et les rapports de diverses Commissions du Congrès des États-Unis, les documents officiels publiés par le Gouvernement de Grande-Bretagne et les comptes rendus in extenso, publiés par le Gouvernement soviétique, des débats des procès d'espionnage, de sabotage et de haute trahison qui ont eu lieu en U.R.S.S. depuis la Révolution.
Aucun des événements ou dialogues mentionnés dans, ce livre n'a été inventé par les auteurs. Tous les matériaux utilisés proviennent des diverses sources indiquées dans le texte ou dans les notes bibliographiques. »

10 euros (code de commande : Rus/55).

 

SELLIER (André et Jean) Atlas des peuples d'Europe centrale. Nouvelle édition. Cartographie Anne Le Fur. Paris, La Découverte, 1998. In-8° à l'italienne, 199 p., cartes, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.

19 euros (code de commande : Rus/56).

 

SERVAN-SCHREIBER (Émile) L'U.R.S.S. 28 ans après. 1931-1959. Paris, Plon, 1959. In-8° broché, 182 p., une carte.
En quatrième de couverture :
« Émile Servan-Schreiber est depuis cinquante ans co-directeur du principal quotidien économique français : Les Échos. Pendant dix ans, av