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[ALEXANDRE
Ier]. PIRENNE (Jacques-Henri) Alexandre Ier autocrate
de bonne volonté. Préface
de Michel Poniatowski. Bruxelles, Les Éditeurs
d'Art Associés, 1988. In-4° sous reliure et jaquette
d'éditeur, 334 p., illustrations en noir et en couleurs.
Extrait de la préface
:
« Alexandre Ier de Russie (Aleksander
Pavlovich) est une des figures politiques les plus importantes
du 19ème siècle, une des plus intéressantes
et des plus étranges aussi. C'est contre lui que sont
venues se briser les immenses ambitions de Napoléon, c'est
lui qui, ramassant toutes les forces de l'Europe, a défait
l'Empereur des Français, constitué la Sainte-Alliance
et imprimé sa marque à près d'un siècle
d'histoire européenne. Son histoire, qu'avec talent et
sérénité, retrace Jacques-Henri Pirenne,
en rétablissant la vérité sur bien des points
controversés, est donc du plus grand intérêt.
La personnalité d'Alexandre Ier, si
contradictoire, était difficilement déchiffrable
par ses contemporains qui discernaient mal chez ce jeune Empereur
de grande prestance, plein de charme et de séduction ce
qui se dissimulait d'intelligence, de largeur de vue, de caractère
et de volonté. « C'est un acteur » disait
de lui Napoléon qui ajoutait « c'est un Byzantin
sournois ». « Il est soupçonneux et indécis
» estimait Castlereagh. « C'est un fou » jugeait
Metternich.
Il n'était pas cela, mais en revanche,
il était à la fois un autocrate et un jacobin,
un autoritaire et un libéral, un homme du monde et un
mystique. »
50 euros (code de commande
: 9068).
ALEXINSKY
(Grégoire) Du tsarisme au communisme. La
révolution russe ses causes et ses effets. Paris,
Armand Colin, 1923. Petit in-8° broché, 288 p., exemplaire
en bonne condition.
Avant-propos :
« Le présent ouvrage n'est pas
un simple exposé ni une relation pathétique des
événements dont la Russie est devenue la victime
et qui doivent être connus du lecteur : il essaie seulement
d'en dégager le sens profond.
L'auteur ne s'est pas proposé de faire
rire ou de faire pleurer, mais de faire comprendre. »
15 euros (code de commande
: 8407 - vendu).
ALEXINSKY (Grégoire) La Russie révolutionnaire.
Des émeutes de la Russie agraire à l'organisation
stalinienne. Paris, Armand Colin, 1947. In-8° broché,
268 p.
Table des matières
:
Chapitre I : L'originalité de l'histoire
russe.
1. Entre l'Orient
et l'Occident.
2. Caractère
original de l'histoire russe.
Chapitre II : Le mouvement
révolutionnaire en Russie.
1. Les « émeutes
russes » et la question paysanne.
2. Les troubles agraires
de la deuxième moitié du XIXe siècle et
du commencement du XXe.
3. Le mouvement ouvrier.
4. Les intellectuels
dans la Révolution.
Chapitre III : Les partis révolutionnaires.
1. Les décembristes
et la Volonté du Peuple.
2. Populisme et marxisme.
Socialistes révolutionnaires et social-démocrates.
3. Mencheviks et bolcheviks.
Chapitre IV : Le premier sovient.
1. Soviets de l'époque
tsariste.
2. Premiers soviets
révolutionnaires.
3. Le Soviet des
députés ouvriers de Pétersbourg.
Chapitre V : Du premier soviet à
la République des soviets.
1. Luttes pour la
paysannerie.
2. La guerre de 1914
et la révolution.
3. La victoire du
bolchevisme.
Chapitre VI : Deux grandes questions préalables.
1. La doctrine étatiste
de Lénine.
2. Le caractère
international de la Révolution communiste.
Chapitre VII : L'État soviétique.
Les Constitutions de l'État
soviétique (1918-1936).
Chapitre VIII : Les conquêtes matérielles
de l'État des soviets.
1. Possibilités
illimitées.
2. Difficultés
initiales.
3. Résultats
matériels.
4. Étatisme,
socialisme, communisme.
5. La planification
et les grands problèmes sociaux et moraux.
Chapitre IX : L'évolution de la Révolution
soviétique.
1. Les polémiques
socialistes autour de la Révolution.
2. Le statut des
paysans en U.R.S.S.
3. Le prolétariat
industriel en U.R.S.S.
4. L'étatisation
de l'intelliguenntsiya.
Chapitre X : La Révolution russe
et le monde extérieur.
1. La préparation
de la défense nationale.i
2. L'orientation
générale de la politique extérieure des
Soviets.
3. La vie et la mort du
Komintern.
4. Quelques effets de
la guerre.
Chapitre XI : À l'issue de la guerre.
1. Le rétablissement
de l'économie soviétique.
2. La politique extérieure.
3. Nouvelle modification
de la Constitution.
Conclusion.
15 euros (code de commande
: 13538 - vendu).
[ANTONOV
(Sergueï)]. Libérez Antonov. Sofia, Agece Télégraphique
Bulgare - Agence « Sofia-Presse », 1983. In-8°
broché, 131 p.
Extrait de l'avant-propos
:
« Libérez Antonov ! présente
le dossier apparemment embrouillé d'une tumultueuse affaire
[l'attentat perpétré par Mehmed Ali Agca contre
le pape Jean-Paul II, le 13 mai 1981. Agca avait ouvert la «
filière bulgare » en affirmant que Sergueï
Antonov avait participé à la préparation
de cet attentat]. Notre première intention était
de relater toute l'histoire, mais en cours d'élaboration
une autre conception s'imposa. Il est difficile pour le conteur
de séparer les événements de son propre
jugement. Nous avons alors choisi de proposer les faits et les
opinions dans leur nudité afin que chacun puisse se faire
sa propre idée. Nous avons rassemblé dans ce recueil
les informations, analyses et appréciations dont il a
été fait état entre le ler mars et le 30
juin 1983. En outre, il ne s'agit pas d'une simple compilation
des prolongements de cette affaire. Nous y apportons un éclairage
nouveau. Jusqu'en février, le maintien d'Antonov en prison
pouvait s'expliquer par la lenteur de la procédure italienne.
Mais aujourd'hui ce n'est plus suffisant. Il est maintenant clair
qu'il s'agit du premier essai, en grandeur nature, de la stratégie
visant à flétrir les pays socialistes en les accusant
de terrorisme international. »
8 euros (code de commande :
Rus/70).
[ARCHETTI].
GAGARIN (J.) Les Jésuites de Russie (1783-1785).
Un nonce du pape à la cour de Catherine II. Mémoires
dArchetti. Paris - Bruxelles, Victor Palmé -
Vromant, 1872. In-8° (123 ´ 190 mm.) broché, XXV, [1 bl.],
264 p., dos cassé.
Extrait de la préface
:
« Stanislas Siestrzencewiez, évêque
de Mallo in partibus infidelium, était chargé
du gouvernement spirituel des catholiques du rite latin que le
premier partage de la Pologne avait placés sous le sceptre
de Catlierine II. Sur la volonté formellement exprimée
de l'impératrice, il avait permis aux jésuites
d'ouvrir un noviciat à Polock. Il s'était cru autorisé
à le faire par un rescrit du Pape Pie VI qui lui donnait,
dans l'étendue de sa juridiction, l'autorité la
plus complète sur tous les Ordres religieux.
L'ouverture de ce noviciat irrita profondément
tous les ennemis des jésuites et les cabinets qui avaient
arraché à Clément XIV le bref de suppression.
La cour d'Espagne se montrait surtout très-animée.
Catherine, de son côté, voulut témoigner
à l'évêque de Mallo sa satisfaction et elle
résolut de l'élever à la dignité
d'archevêque de Mohilew ; c'était la récompense
de la conduite qu'il avait tenue dans l'affaire du noviciat.
Elle demanda en conséquence au Pape de vouloir bien conférer
à Siestrzencewiez le pallium.
Placé entre les exigences contradictoires
de l'impératrice de Russie et du roi d'Espagne, qui se
montrait intraitable toutes les fois qu'il s'agissait des jésuites,
le Pape Pie VI se trouva fort embarrassé. Au fond du cur,
il n'était nullement hostile aux jésuites et il
le laissait voir, mais en même temps, il laissait son cardinal
secrétaire d'État, Opizio Pallavicini, tout dévoué
à l'Espagne et très-hostile à la Compagnie,
publier des dépêches qui blâmaient énergiquement
la conduite de l'évêque de Mallo et l'accusaient
d'avoir outrepassé les pouvoirs qui lui avaient été
conférés.
C'est sur ce terrain que s'engagea entre les
cours de Rome et de Saint-Pétersbourg un débat
diplomatique qui dura plusieurs années [...] Dans les
premiers mois de l'année 1783, le Pape Pie VI se décida
à exaucer les vux de Catherine II. Il envoya à
la cour de Saint-Pétersbourg un nonce, chargé d'ériger
canoniquement le siège de Mohilew, de remettre le pallium
à Siestrzencewicz et de donner la consécration
épiscopale à Benislawski, nommé coadjuteur
du nouvel archevêque. Il n'était pas question des
jésuites et leur nom même n'était pas prononcé.
Mais c'était bien leur cause qui était au fond
de toute l'affaire, et ce silence du Pape était un consentement
tacite. C'était parce que Siestrzencewicz avait ouvert
le noviciat de Polock, que Catherine l'avait nommé archevêque
et c'est pour la meme raison que Pie VI s'était longtemps
refusé à lui donner le pallium. En l'accordant
enfin avec tant de solennité et sans conditions, il ratifiait
en quelque sorte l'ouverture du noviciat et la conservation de
la Compagnie.
Pour cette ambassade, le Pape fit choix de
Mgr Archetti, nonce en Pologne. C'était un des adversaires
les plus déclarés des jésuites et, depuis
qu'il était à Varsovie, il n'avait cessé
de travailler à éteindre les faibles restes de
la Compagnie qui s'étaient maintenus en Russie Blanche...
»
15
euros (code de commande : 8461).
ASH (Timothy Garton) La chaudière.
Europe centrale, 1980-1990. Traduit
de l'anglais par jean-Pierre Carasso, André charpentier,
Pierre Emmanuel Dauzat, Dominique Peters, Rose Saint James. Paris,
Gallimard, 1990. In-8° collé, 446 p., (collection
"Témoins"), couverture un peu défraîchie.
.
10 euros (code de commande : Rus/21 - vendu).
BENOIST-MÉCHIN L'Ukraine. Des origines à Staline. Paris, Albin Michel, 1941. In-8° broché,
124 p., une carte, mention manuscrite d'appartenance à
la page de titre.
13 euros (code de commande
: 191/78).
CARRÈRE
D'ENCAUSSE (Hélène) La Russie inachevée.
Paris, Fayard, 2000. In-8°
collé, 340 p.
En quatrième
de couverture :
« Y a-t-il en tout, mais d'abord
dans le malheur, une exception russe ? Une fatalité qui
ferait échapper ce peuple et ce pays aux convergences
de la mondialisation, qui les ferait diverger d'une évolution
favorable qui profite même aux plus déshérités
de leurs anciens vassaux ? Des pesanteurs qui, à chaque
pas en avant, les tirent à nouveau en arrière ou
vers le bas ?
Le mieux est d'y aller voir, comme toujours,
mais, à la manière de Michelet brossant ses Tableaux
de la France, d'aller, si l'on peut dire, sur le terrain
du Temps, là où l'on voit mieux affleurer ou saillir
les grandes permanences d'un pays.
Dans le cas russe, ce sont : l'immense espace,
et donc ses décompositions et recompositions successives
; le pouvoir total, ses chutes et ses restaurations ; la tentation
européenne ou le rejet de cette appartenance ; le retard
sur tout et sur tous et les effets de la conscience de ce retard
; la peur de l'extérieur avec sa double traduction dans
l'expansion et l'agressivité.
De quel poids pèsent ces grands traits
du passé dans l'évolution de la Russie actuelle,
confrontée à un problème qui menace son
avenir : une régression démographique sans précédent
? Un tel phénomène, inconnu partout ailleurs, est-il
compatible avec la survie d'un pays et la permanence de son identité
?
Tout est-il perdu pour la Russie affaiblie,
alors que jamais les chances de renaître à la liberté
et de se « mondialiser » n'ont été
aussi grandes pour elle ? »
10 euros (code de commande
: 14256).
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CATHERINE II |
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WORMSER (Olga)
Catherine II. Paris, Le Club Français du Livre, 1957.
In-8° sous reliure toilée d'éditeur, 337 p.,
illustrations, une carte volante, (collection « Portraits
de l'Histoire », n° 7), exemplaire numéroté.
10 euros (code
de commande : Rus/5).
WORMSER (Olga)
Catherine II. Paris, Seuil, 1962. In-12 broché, 186
p., illustrations, (collection « Microcosme / Le Temps
qui court », n° 28).
4 euros (code de commande :
Rus/66). |
CHOPIN
(J[ean]-M[arie]). Révolutions des peuples du Nord.
Bruxelles, Wouters - Raspoet
et Ce, 1843.
DAIX (Pierre) Journal de Prague (décembre
1967- septembre 1968). Paris,
Julliard, 1968. In-8° cartonné d'éditeur, 282
p., jaquette.
.
15 euros (code de commande : Rus/10).
DUPLAN (Christian) et GIRET (Vincent)
La Vie en rouge. 1. Les pionniers. Varsovie, Prague,
Budapest, Bucarest. 1944-1968. In-8°
collé, 551 p., un cahier d'illustrations.
En quatrième
de couverture :
"La plus belle
oeuvre de Vaclav Havel, c'est sa vie" affirme Milan Kundera.
En 1989, tandis que s'effondre le système communiste,
des personnages de légende, célèbres ou
inconnus, surgissent de l'histoire.
Ce sont les héros du chambardement qui "de révolution
de velours" en batailles de rues, bouleversent l' est de
l'Europe.
Ce livre d'histoires est leur histoire, le récit de leurs
combats - échecs et victoires- à l'ombre du rideau
de fer.
Cette saga romanesque, où chaque détail est vrai,
mèle sur près d'un demi-siècle une vingtaine
de destinées et traverse quatre pays : Pologne, tchécoslovaquie,
Hongrie et Roumanie. Elle nous emmène dans les salles
d'audience du procès Slansky, dans les usines de Varsovie
en octobre 1956, avec Imre nagy exilé de force après
l'insurrection de Budapest, ou encore nous plonge dans l'effervescence
culturelle du Printemps de Prague. Là, en 1968, s'interrompt
ce premier tome."
12 euros (code
de commande : Rus/13 - vendu).
FONTAINE (André) La tache rouge,
le roman de la guerre froide. Paris,
La Martinière, 2004. Fort in-80 cartonné d'éditeur,
559 p., jaquette.
13 euros (code de commande : Rus/56).
Le forçat Mindszenty accuse...
Textes choisis et présentés
par Béla Just. Préface du cardinal Saliège.
Paris, Bloud et Gay, 1949. In-12 broché, 191 p.
Extrait de la préface
:
« Le Cardinal Mindszenty appartient désormais
à l'histoire. Quel que soit l'avenir qui lui est réservé,
il restera une des plus pures gloires de la Hongrie.
Avec une claire vue de la marche des événements,
avec une fermeté invaincue, il a lutté pour les
droits de l'Église et pour la liberté de son pays.
Il n'ignorait pas le sort que lui vaudrait
son attitude. Il savait qu'elle le mettrait sur le chemin de
la prison et de pire encore. Il n'a pas hésité.
Bien placé pour connaître les
procédés de déshumanisation et prévoyant
qu'ils seraient employés contre lui, il a prévenu
ses diocésains et le monde que c'était le Cardinal
libre et non le Cardinal prisonnier dont il fallait accepter
le message. Pour l'Église et pour ma patrie : «
Dans le cas où je ferais, malgré tout, un aveu
et le confirmerais par ma signature, il ne s'agira que d'une
manifestation de faiblesse humaine. La valeur de tout aveu de
ce genre, je la déclare nulle par avance. »
10 euros (code
de commande : Rus/15).
GARDER (Michel) Une guerre
pas comme les autres. La guerre germano-soviétique. Paris, La
Table Ronde, 1962. In-8° broché, 346 p., (collection
« L'Ordre du Jour »).
En quatrième
de couverture :
« Août 1939... Hitler, champion
de l'anticommunisme, et Staline « dieu vivant » du
communisme mondial, se mettent d'accord pour un nouveau partage
de la Pologne, alliée de la France et de la Grande-Bretagne.
Juin 1940... La France est envahie, un danger
mortel pèse sur la Grande-Bretagne... Staline félicite
chaleureusement son « ami » Hitler.
Juin 1941... Hitler s'apprête à
attaquer l'U.R.S.S. La Grande-Bretagne tente vainement de prévenir
Staline de l'agression imminente. Staline, qui a décrété
que son « ami » ne l'attaquerait jamais avant d'avoir
fini la guerre à l'ouest, ne peut admettre un tel démenti
à son infaillibilité. L'Armée Rouge dont
il a déjà décimé les meilleurs cadres
les années précédentes, est à nouveau
victime de son « génie » c'est
la catastrophe !
Après un tel prologue, le drame sanglant
qui va opposer l'Allemagne à l'U.R.S.S. ne pouvait pas
être une guerre comme les autres... !
La folie d'Hitler, les crimes des S.S., le
conformisme borné des grands chefs de la Wehrmacht aboutissent
à une résurrection morale du peuple russe, exploitée
par Staline et le régime. L'Armée Rouge devenue
héritière des traditions de l'ancienne armée
russe parvient à stopper l'envahisseur puis à le
chasser du territoire national.
Envahie à son tour, l'Allemagne subit
la loi du vainqueur. Le drapeau rouge flotte sur le Reichstag...
Hitler se suicide... et le peuple russe victorieux se voit frustré
de sa victoire par celui qui l'a amené au bord de la catastrophe
: Staline.
Celui-ci, devenu le meilleur « ami »
des Occidentaux après avoir été celui d'Hitler,
récolte une gloire et des avantages bien mérités.
Les vaincus, les traîtres et les maladroits expient. L'histoire
se termine comme le plus moral des films !
Michel Garder, historien de l'armée
soviétique, fait revivre les diverses péripéties
de ce drame historique en s'efforçant de nous restituer
l'aspect humain de cette « guerre pas comme les autres
».
10 euros (code
de commande : Rus/17).
GAUTHEROT (G.) Derrière
le rideau de fer. La
vague rouge déferle sur l'Europe. Paris,
Chez l'Auteur, 1946. In-8° broché, 200 p.
Extrait de l'avant-propos
:
« Entre l'U.R.S.S. et les Puissances
Occidentales, un modus vivendi est-il possible ? De récentes
déclarations du ministre américain Henry Wallace,
puis du Maréchal Staline lui-même, tendaient à
le faire croire. Et pourtant l'idéologie communiste et
les principes de notre civilisation paraissent bien inconciliables.
Dans les conférences internationales,
les mots de « liberté », de « démocratie
», de « volonté du Peuple » prennent
des sens radicalement opposés selon qu'ils sont employés
par les délégués soviétiques ou par
les délégués des autres Puissances. Aucune
évolution n'a d'ailleurs rapproché les conceptions
philosophiques morales, sociales, politiques des uns et des autres
c'est ainsi que, vingt ans après la mort
de Dzierjinsky, le plus sanglant des terroristes russes, la presse
soviétique fait toujours l'apologie de l'organisateur
de la Tchéka. Autre fait caractéristique : en septembre
1946, les dictateurs de Moscou viennent encore de rappeler aux
écrivains et aux artistes russes que leur mission essentielle
était, selon les termes de La Pravda, « d'éduquer
le peuple dans l'esprit des nobles idées du Parti de Lénine-Staline
».
Ne faut-il pas en conclure que pour le communisme
soviétique comme hier pour l'hitlérisme
il s'agit simplement de savoir s'il fera la conquête
de l'univers, ou bien si l'union de ses adversaires contiendra
son impérialisme ? »
10 euros (code
de commande : Rus/18).
GORBANEVSKAIA (Natalia)
Midi place Rouge.
Dossier de la manifestation du 25 août 1968 sur la place
Rouge. Traduit du russe par
Jacques Trivouss et Mariette Aventin. Paris, Laffont, 1970. In-8°
broché, couverture rempliée, 317 p., (collection
« L'Histoire que nous Vivons »).
En quatrième
de couverture :
« 25 août 1968 : midi, place Rouge.
Quelques Soviétiques, dont une femme poussant un landau,
tentent de manifester contre l'intervention militaire en Tchécoslovaquie.
Cette femme, c'est la poétesse Natalia Gorbanevskaia,
et seule, parce que mère de deux jeunes enfants, elle
sera laissée en liberté. Elle s'emploie alors à
écrire le récit de la manifestation et à
recueillir les documents qui l'éclairent. Son témoignage
est capital : nous découvrons les visages de ces quelques
intellectuels soviétiques, Larissa Daniel, Constantin
Babitzky, Vadim Delaunay, Pavel Litvinov, Vladimir Dremliouga,
Victor Fainberg, qui ont organisé la manifestation sachant
parfaitement quel sort les attend... Natalia Gorbanevskaia a
rassemblé les réquisitoires du procureur, les plaidoiries
des avocats et les déclarations des accusés : elle
ajoute à ces textes le récit de quelques témoins.
Son livre est ainsi le premier dossier sur la manifestation et
sur les mécanismes et le fonctionnement de la justice
soviétique face à la détermination des jeunes
intellectuels de l'opposition. C'est un document important sur
le présent et l'avenir de l'Union soviétique. »
7,50
euros (code de commande : Rus/20).
IORGA (N.) Histoire des États balkaniques
jusqu'à 1924. Paris,
Librairie Universitaire J. Gamber, 1925. In-8° broché,
575 p., non coupé, cachets, peu courant.
20
euros (code de commande : 187/62).
JANKOWSKY (Henryk)
Dieu, Honneur , Patrie. Sermons
d'un curé de Gdansk.
Traduits par Isabelle Lisowski. Présentés par Jean
Offredo. Préface de Lech Walesa. Paris,
Cana, 1989. In-8° broché, 225 p.
En quatrième
de couverture :
« Nous nous connaissons avec le Père
Henryk Jankowski depuis près de dix ans. C'était
à un grand moment critique le début de la grève
aux Chantiers navals de Gdansk. Alors que nous étions
seuls, incertains du lendemain, le Père Henryk est venu
vers nous, s'est placé à nos côtés,
a prié avec nous, nous a donné la force de la parole
de Dieu. Cette première et fraternelle rencontre au cours
du chaud mois d'août 1980 fut le commencement de notre
amitié. Amitié pour le meilleur et pour le pire.
Que de fois nous nous sommes rencontrés à son presbytère,
toujours largement ouvert et accueillant. Toujours nos conversafions
tournaient autour des thèmes évoqués dans
ses homélies : Patrie et Église, et aussi l'espoir
apporté aux Polonais par Solidarité.
Justement en la personne du Père Henryk
on peut le mieux observer ce qui fait la valeur essentielle de
l'Eglise polonaise : sa présence constante aux côtés
de notre Nation dans sa route vers la reconnaissance de ses droits
fondamentaux, vers la reconnaissance de cette certitude qu'elle
doit être màitre en sa propre demeure.
Maintenant nous vivons la satisfaction et la
joie de voir les valeurs défendues par le Père
Henryk devenir les valeurs communes de tous les Polonais, à
savoir la recherche des meilleures solutions à nos problèmes
difficiles.
Et il y a là comme une part de l'activité
de notre grand ami, le Père Henryk. »
(Lech Walesa)
6
euros (code de commande : Rus/24).
Nikita
KHROUCHTCHEV |
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FÉRON (Bernard)
L'U.R.S.S. sans idole. De
Staline à Brejnev et Kossyguine. Tournai,
Casterman, 1966. In-8° broché, 229 p., un cahier d'illustrations
hors texte.
En quatrième
de couverture :
« Jusqu'en 1953 il y avait un Dieu à la tête
de l'U.R.S.S. et du mouvement communiste international. Quand
mourut le père des peuples, ses orphelins durent admettre
qu'ils n'étaient que des hommes. Les nouveaux maîtres
du Kremlin commencèrent à déboulonner l'idole
aussitôt après la disparition de Staline. À
deux reprises, en 1956 et en 1961, M. Khrouchtchev s'en prit
avec violence à l'être suprême que pendant
trois décennies il avait fait profession d'encenser et
de servir. Le régime fut secoué, l'empire ébranlé.
N'importe quel dirigeant aurait été obligé
de renier Staline, d'en finir avec les méthodes imposées
par le despote. Il fallait déjà donner à
l'économie son second souffle. Il fallait promettre aux
cadres du régime et d'abord aux chefs du parti la sécurité
qu'ils réclamaient. L'inévitable déstalinisation
aurait pu être conduite par un Malenkov ou même par
un Béria. Ce fut M. Khrouchtchev qui lui imposa son style,
son rythme plutôt échevelé.
Avant 1953, personne, hormis les experts, ne connaissait ce petit
homme replet. N'était-il pas, comme d'ailleurs tous ses
collègues, un dirigeant « sans biographie »
? Pourtant cet intarissable causeur fut le premier maître
de l'U.R.S.S. sans idole. Il commença à faire passer
son pays d'une sorte de féodalisme, ou si on veut de socialisme
pharaonique à ... Mais à quoi ? Maintenant que
la page est tournée, on voit que dans l'histoire de la
Russie sociétique la période khrouchtchévienne
ne fut qu'une transition.
10 euros (code
de commande : Rus/14). |
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KAROL (K.S.) Khrouchtchev
et l'Occident. Paris, Julliard,
1960. In-8° broché, couverture rempliée, 253
p.
En quatrième
de couverture :
« Le K. S. Karol connaît la Russie pour y avoir vécu
de 1940 à 1946. En septembre 1959, il est retourné
à Moscou, où il a pu observer Khrouchtchev au milieu
de son entourage avant de le suivre dans sa visite des ÉtatsUnis.
Son expérience personnelle en fait donc un témoin
privilégié du rapprochement Est-Ouest.
Comment l'ancien berger de Kalinovka, peu connu en Occident au
moment de la mort de Staline, est-il parvenu au pouvoir supreme
en moins de cinq ans ? K. S. Karol éclaire d'un jour nouveau
la bataille que se sont livrée, derrière les murs
du Kremlin, les successeurs du dictateur et l'évolution
irréversible qui a modifié les perspectives d'avenir
du régime et ses rapports avec le monde extérieur.
Qu'espère Khrouchtchev de l'Occident ? Que pouvons-nous
attendre de la Russie nouvelle ? C'est à ces questions
que K. S. Karol, l'un des meilleurs analystes des événements
du monde soviétique, tente de répondre dans ce
livre. »
11
euros (code de commande : Rus/31). |
KOBETS (Général) La
vie quotidienne à Moscou pendant le putsch 18-21 août
1991. Traduit du russe par Yves Gauthier. Présentation
par Alexandre Adler. Paris, Hachette, 1991. In-8°
collé, 291 p., épuisé.
9 euros (code de commande Rus/55).
KOUZNETSOV (Edouard)
Journal d'un condamné à mort. Traduit du russe et préfacé par
Jean Cathala. Paris, Gallimard, 1974. In-8° broché,
260 p., (collection « Témoins »).
En quatrième
de couverture :
« Le 12 décembre 1970, Édouard
Kouznetsov était condamné à mort par le
tribunal de Léningrad pour avoir projeté, avec
sa femme et quelques amis, de s'enfuir en Suède, d'où
ils comptaient gagner Israël. L'ampleur de la protestation
internationale et les démarches de plusieurs gouvemements
firent comprendre à Moscou l'excès de ce verdict.
Sa peine capitale commuée, Édouard Kouznetsov fut
déporté au bagne de Potina, en Mordovie. Il «
en a » pour douze ans encore, et sa femme pour cinq.
C'est lui, pourtant, qui, non content de tenir
en cachette ce journal et de l'avoir fait sortir par des amis
sûrs, a tenu à le voir publier, quelque risque qu'il
encoure. Il y aurait de l'impudeur, disait Tourgueniev à
propos du roman d'un illustre déporté, à
parler du livre d'un prisonnier comme s'il s'agissait d'un quelconque
« dernier paru ». La valeur du Journal d'un condamné
à mort autorise à passer outre à ce
scrupule d'honnête homme. Feux d'artifice de l'intuition
ou lentes approches d'énigmes dont une vie dépend,
zigzags d'une pensée politique et philosophique impitoyable
avec soi-même ou tableaux du monde concentratiormaire alliant
le brio de la plume à un souci presque ascétique
de l'exactitude, perpétuelle interrogation de soi et perpétuel
défi du roseau pensant à ce qui l'écrase,
font de ces pages, écrites pourtant de tout premier jet,
beaucoup plus, et même bien autre chose qu'un témoignage
: un livre, et d'une lignée qui n'est pas médiocre.
Ici, la littérature du silence rejoint la littérature
tout court : celle, à la fois, des Souvenirs de la
maison des morts, des Essais et des Pensées.
»
10 euros (code
de commande : Rus/29 - vendu).
LAWRENCE (John) En Russie. La vie
dans les villes et dans les campagnes. Traduction
de LMarguerite de Ginestet. Paris, hachette, 1948. in-8°
broché, 285 p., couverture défraîchie avec
déchirures.
10 euros (code de commande : Rus/23- vendu).
LE BIHAN (Adrien)
L'arbre colérique.
Journal de Cracovie 1976-1986.
Préface de Ludwik Flaszen. Paris, La Découverte,
1987. In-8° broché, 326 p., la page de garde manque.
En quatrième
de couverture :
« L'arbre colérique est celui d'une révolte
qui ne saurait ni parvenir à son terme ni pourtant s'interrompre.
J'avais fait serment à des êtres chers décrire
ce livre. Je voudrais qu'il soit lu comme un roman afin que les
fragments qu'il recueille, pudiques ou effrontés, trouvent
une chance de plus de continuer à vivre.
Nous autre, à l'Ouest, perdons l'habitude qu'un monde
puisse à la fois être et ne pas être. Nous
voulons qu'un sourire ne soit pas également une grimace
; qu'une main tendue ne s'accomode jamais d'un poignard caché
dans la manche ; que la prière ne s'assortisse pas de
licence.
De l'autre côté, cependant, ceux qui ont tout compris
nous font signe : « Pensez à nous ! » Ils
nous veulent du bien et esprèrent que leur étrange
combat n'est pas la préfiguration du nôtre.
De Pologne, de cet autre monde, je reçois encore des appels.
Le dernie, du 14 avril 1987, dit ceci : « Nous devenons
des robots très malheureux. Des robots qui pensent et
ressentent et analyse et qui se révoltent intérieurement.
Est-ce que cela t'intéresse encore ? »
10
euros (code de commande : Rus/67).
LENEMAN (Léon)
La tragédie des Juifs en U.R.S.S. Préface par Manes Sperber. Paris,
Desclee de Brouwer, 1959. In-8° broché, 325 p., illustrations,
(collection « Questions Actuelles »), cachets de
bibliothèque.
Extrait de la préface
:
« En donnant la première histoire complète
de l'antisémitisme soviétique, en relatant toutes
ses actions et en découvrant les réseaux de cette
persécution dont les instigateurs tentent de cacher et
la réalité et le caractère, La Tragédie
des Juifs en U.R.S.S. contribue le plus utilement à
faire mieux connaître le totalitarisme, cette despotie
qui n'avance que déguisée sous les mensonges aussi
séduisants pour les dupes que meurtriers pour tous ceux
qui ne s'y soumettent pas. »
13
euros (code de commande : Rus/68)
Vladimir Ilitch Oulianov
LÉNINE |
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BRUHAT (Jean) Lénine.
Paris, Le Club Français
du Livre, 1960. In-8° sous reliure toilée d'éditeur,
383 p., illustrations, une carte volante, (collection «
Portraits de l'Histoire », 24).
Extrait de l'introduction
:
« Dans les révolutions on relève trois groupes
d'hommes. Ceux qui animent la révolution parce qu'ils
ont un tempérament anarchique et turbulent. Ceux que les
souffrances personnelles ont rendus amers. Puis il y a ceux qui
ont une conception définie d'une société
différente de celle qui existe, ce qui, si la révolution
triomphe, leur permet de travailler à la création
d'un monde stable, en accord avec leur conception. Lénine
appartenait à ce troisième type, le plus rare,
mais aussi de beaucoup le plus utile des trois. »
Bertand Russell.
10 euros (code
de commande : Rus/35). |
|
Correspondance entre Lénine et Camille
Huysmans 1905-1914. Documents
recueillis et présentés par Georges Haupt.
Préface de Camille Huysmans. Paris - La Haye, Mouton
& C°, 1963. In-8° broché, 164 p., (collection
« École Pratique des Hautes Études -
Sorbonne VIe Section - Sciences Économique et Sociales »),
exemplaire revêtu de la couverture des édition Labor.
En quatrième
de couverture :
« La correspondance entre Lénine
et Camille Huysmans permet de renouveler dans une certaine mesure
notre connaissance des relations entre le groupe bolchevik et
la IIe Internationale, question qui fut longtemps obscurcie par
des interprétations tendancieuses. Non seulement elle
permet de suivre le mécanisme intérieur de la IIe
Internationale, mais elle jette aussi une lumière sur
les relations du B.S.I. avec un parti national des plus importants :
le P.O.S.D.R. Les documents que nous présentons apportent
la lumière sur des questions fondamentales : la place
que le problème de la révolution et de l'unité
socialiste russe occupait dans les préoccupations du B.S.I.,
les difficultés qu'il souleva, et aussi l'incompréhension
de l'Internationale face à ces questions qui furent à
la base de la scission et des divergences dans les rangs de la
social-démocratie ; incompréhension qui poussa
également les bolchéviks à raidir leur opposition,
bien que rien ne laisse encore supposer, dans l'ensemble de ces
textes, la virtualité d'une rupture entre Lénine
et la IIe Internationale.
Il s'agit d'une correspondance suivie qui couvre
une période allant de 1905 à 1914 et dont une grande
partie est restée jusqu'à aujourd'hui inédite. »
18 euros (code de commande
: 13735). |
LITTELEPAGE (John D.)
A la recherche des mines d'or de Sibérie (1928-1937)
. Avant-propos de Demaree
Bess. Paris, Payot, 1948. In-8° broché, 255 p.,
une carte, (« Collection de Documents et de Témoignages
pour servir à l'Histoire de notre Temps »), exemplaire
non coupé.
Extrait de l'avant-propos
:
« Plus je le connaissais [Littlepage], plus je me persuadais
qu'il était en possession d'un matériel susceptible
de donner un des livres les plus estimables qui eussent été
écrits sur la Russie soviétique. Il était
le seul étranger, à ma connaissance, qui eût
travaillé de façon si intime avec les organisations
soviétiques sans s'être jamais départi, de
l'épaisseur d'un cheveu, de sa caractéristique
d'Américain. Tous les autres étrangers en Russie
y étaient ou bien venus en qualités de symathisants
communistes, et avaient, pour cette raison, été
acceptés par l'engrenage soviétique ; ou bien,
n'ayant aucune tendance politique, ils vivaient tout à
fait en dehors du système. Littlepage s'était trouvé
pendant plusieurs années à l'intérieur du
système et y était resté constamment aussi
dénué de passion qu'en y entrant.
C'était un Yankee à la Cour du roi Communisme.
Il observait ce qui se passait et n'était guère
surpris de ce qu'il voyait. [...] Ils avaient loué ses
services pour un travail qui consistait à produire pour
eux autant d'or que possible, et il s'y livrait du mieux possible.
»
13 euros (code de commande
: Rus/37).
LORANT (André) Le perroquet
de Budapest. Récit autobiographique. Paris, Viviane hamy, 2002. in-8°broché,
280 p., 2 planches dépliantes.
10 euros (code de commande : Rus/25 - vendu).
LOUKOMSKI (G.K.) La vie et les murs en Russie
de Pierre le Grand à Lénine. Paris, Ernest
Leroux, 1928. In-4° broché, 47 p. + 107 planches en
phototypie, couverture un peu défraîchie.
45 euros (code de commande
: 175/66).
LOUPAN (Victor) La révolution
n'a pas eu lieu. Roumanie ; histoire d'un coup d'état.
Paris, Laffont, 1990. In-8°
collé, 221 p., illustrations, (collection "Ce jour-là).
9 euros (code de commande : Rus/26).
MARCOU (Lily) Les héritiers
(Krouchtchev, Brejnev, Andropov, Gorbatchev, Eltsine, Poutine).
Paris, Pygmalion, 2004. In-8°
broché, 345 p., illustrations hors texte, trace de pliure
à un coin.
10 euros (code de commande
: Rus/51).
MOOREHEAD (Alan) Naissance de la révolution
russe. Avec une préface de lauteur. Traduit
de langlais par André Bertin. Paris, Plon, 1958.
In-8° broché, VIII + 270 p., jaquette.
Au revers de la jaquette
:
« Quarante ans nous séparent du spasme gigantesque
qui fit des cent cinquante millions de sujets du dernier souverain
absolu du inonde occidental, les premiers « camarades »
de la dictature du prolétariat. L'événement
ne brisait pas seulement un trône ; il bouleversait la
structure politique et sociale du monde, en donnant une «
patrie » ... à l'Internationale.
Bien plus que la grande guerre, bien plus que la prodigieuse
évolution industrielle et scientifique, la , Révolution
russe a marqué notre ère et lui a donné
le visage déconcertant, souvent inquiétant, que
nous lui connaissons.
Il valait de savoir comment s'est noué ce drame aux conséquences
incalculables, autrement qu'à travers les livres d'Histoire
érudits ou partisans. Un journaliste y a consacré
dix ans de son existence. Il a exploité à fond
pour la première fois, les archives du ministère
des Affaires Étrangères allemand concernant la
Russie. Il a dépouillé dix mille documents, examiné
six kilomètres de microfilms, interrogé cent témoins
importants. Il a rassemblé le résultat de cette
fantastique enquête dans ce récit passionnant, aux
rebondissements multiples qui nous fait revivre comme par une
extraordinaire bandes d'actualités cinématographiques
la tragédie qui va des fastes de la cour impériale
au mur éclaboussé de sang d'Ekaterinbourg, des
bagnes de Sibérie à la cave où Staline imprime
ses appels à l'émeute, des batailles de rues aux
tractations du comité révolutionnaire, et de l'inquiétante
figure du moine Raspoutine au triomphe de Vladimir Oulianof,
devenu Lénine. »
12 euros (code de commande
: Rus/40 - vendu).
MOOREHEAD (Alan) Naissance
de la Révolution Russe.
Traduit de l'américain par A. Bertin. Paris, Club des
Éditeurs, 1958. In-8° sous reliure et Rhodoïd
d'éditeur, 270 p.
10 euros (code de commande
: 222/70).
MOUSSET (Albert)
Le monde slave. Paris,
Société d'Éditions Françaises et
Internationales, 1946. In-12 broché, 305 p., (collection
« Le Monde & l'Histoire »), ex dono.
Extrait du premier
chapitre :
« L'effondrement de l'Allemagne ouvre pour l'Europe une
ère révolutionnaire. Sur le plan politique il prélude
à des translations de forces dont on ne saurait encore
mesurer toutes les conséquences mais dont on peut dire
avec certitude que les Slaves et en premier lieu les Russes
seront les bénéficiaires.
Sous ce rapport, la guerre n'a fait que hâter un processus
auquel le rythme démographique de l'Europe moderne imprimait
une courbe inexorable. Sur trois Européens, on compte
aujourd'hui un Slave. À la cadence divergente de la natalité
en Europe occidentale et en Europe orientale, cette relation
se trouvera inversée d'ici trois quarts de siècle.
»
10 euros (code de commande
: Rus/42).
PANINE (Dimitri)
Soljénitsyne et la réalité. Traduit du russe par Marie-Noëlle Desbrosses
et Jacob Gregory. Paris, La Table Ronde, 1976. In-8° broché,
188 p.
En quatrième
de couverture :
« Il a survécu à 16 ans de Goulag, et depuis
1972 il est domicilié en France en tant que réfugié
politique. C'est l'un des hommes, peu nombreux en Occident, qui
connaissent intimement Soljénitsyne. Ils ont passé
5 ans sur des grabats voisins, et Soljénitsyne l'a présenté
dans son roman Le premier cercle sous les traits et sous
le nom de Sologdine.
Heurté par les idées que depuis son arrivée
en Occident Soljénitsyne propage dans ses articles et
interviews, Dimitri Panine prend la défense des peuples
qui souffrent dans son pays, l'Union Soviétique, et s'inquiète
de leur avenir. Il fournit une argumentation implacable. »
12 euros (code
de commande : Rus/45).
[POUGATCHEV
(Emilien Ivanovitch)]. GAÏSSINOVITCH (A.) La révolte
de Pougatchev. Préface
et traduction de C. Welter. Paris, Payot, 1938. In-8°
broché, 240 p., une carte, (collection « Bibliothèque
Historique »).
Préface :
« L'envers du règne de Catherine
la Grande, tel pourrait être le sous-titre de l'ouvrage
que nous présentons au public français. Derrière
la façade somptueuse des palais de Saint-Pétersbourg,
en effet, il nous montre les isbas branlantes des misérables
serfs. Derrière le XVIIIe siècle, le Moyen Âge.
Nous nous enfonçons, en le lisant, dans
la mer immense et trouble du peuple russe, mer parcourue de mystérieux
remous, et où des tempêtes subites et rapides viennent
parfois interrompre le calme plat de la résignation. Nous
voyons ce peuple étrange mêler au souci de ses intérêts
matériels les aberrations du fanatisme religieux, se plier
sans murmure aux pires humiliations et, quand déborde
la coupe des misères subies, se soulever dans un spasme
désordonné et vain. Et nous comprenons mieux les
excès d'un bouleversement dont nous avons été
les témoins, et qu'avaient préparé de si
longues et de si atroces souffrances.
Ce livre n'est pas une vie romancée.
Tous les faits qu'il relate, tous les détails qu'il donne,
les conversations même qu'il cite, sont tirés des
documents de l'époque, et plus particulièrement
des pièces du procès de Pougatchev, de l'interrogatoire
du principal accusé et de ses complices, des dépositions
d'innombrables témoins.
Cet avantage est, il est vrai, un peu compromis
du fait que l'auteur est soviétique et qu'il a, naturellement,
tendance à idéaliser les opprimés et à
noircir les oppresseurs. Comme Tolstoï chantait le «
bon moujik », comme Lénine croyait au « bon
ouvrier », M. Gaïssinovitch nous dépeint complaisamment
le « bon brigand ». Il remplit le personnage de Pougatchev
d'un contenu idéologique qu'il était loin d'avoir
en réalité, tout au moins à ce degré.
C'était un aventurier de génie, et qui sut fort
habilement utiliser à son profit la légitime protestation
d'un peuple écrasé par ses maîtres. Mais
ce n'était guère, après tout, qu'un aventurier.
La partialité de l'auteur, pourrait-on
dire, ajoute à l'intérêt que son livre offre
pour le lecteur français. Car, répétons-le,
nous avons trop connu la Russie impériale sous l'aspect
favorable que lui attribuait une propagande intéressée.
Pendant près de deux siècles, les « villages
de Potemkine » nous ont caché le vide des steppes
et l'indigence de leurs habitants. Mais, ici, nous touchons du
doigt l'argile dont étaient faits les pieds du colosse
russe.
Le grand Pouchkine, après avoir étudié
les pièces du procès de Pougatchev, et en avoir
tiré l'idée de son charmant roman la Fille du Capitaine,
écrivait : « Dieu nous garde de voir un jour la
révolte du peuple russe, insensée et sans merci.
» Nous l'avons vue, cette révolte, et elle a été
une des plus grandes révolutions que l'Histoire ait connues.
Mais il s'est trouvé des hommes pour s'en emparer, pour
la canaliser, pour la diriger. La grande habileté des
bolcheviks, leur coup de maître, l'Histoire,
un jour, dira : leur mérite, a été
d'avoir fait de l'ordre avec du désordre, d'avoir su discipliner
l'anarchie. Car, s'ils ont été, suivant l'extraordinaire
prédiction de Joseph de Maistre, des « Pougatchev
d'Université », ils ont été, en même
temps, des hommes d'État.
Quoi qu'il en soit, le livre de M. Gaïssinovitch
est à lire. Il intéresse et il instruit. Il dévoile
des choses qu'on ignorait trop. Il nous aide à déchiffrer
l'énigme de cette Russie qu'on ne se lasse pas d'étudier
pour la mieux connaître, et qui semble parfois, au fur
et à mesure qu'on l'étudié, plus inconnue
encore. »
15 euros (code de commande
: 14052 - vendu).
Problèmes soviétiques. Revue annuelle.
N° 5 - 1962. Munich - Paris, Institut zur Erforschung
der UdSSR - Institut d'Études sur l'U.R.S.S., 1962. In-8°
broché, 160 p.
Table des matières
:
Problèmes idéologiques et politiques
:
- Les statuts du P.C.U.S.,
leur histoire et leur rôle, par A. Ouralov.
- Au sujet de la réforme
du code civil soviétique, par T. Davletchine.
- La Mongolie extérieure
: un exemple pouvant servir à l'étude du colonialisme
soviétique, par William B. Ballis.
Problèmes économiques :
- L'agriculture soviétique
devant l'assemblée plénière du Comité
Central du P.C.U.S., par S.S. Kabych.
- Vers la refonte de l'agriculture
soviétique, par N. Novak-Decker.
- L'industrie du gaz naturel
en Union soviétique, par G. Vvedensky.
- Le commerce extérieur
de l'U.R.S.S. en 1960 et 1961, par E.A. Glovinsky.
Science et culture :
- Le XXIIe Congrès
et la littérature soviétique, par A. Gaïev.
- L'enseignement de l'histoire
en U.R.S.S. après la réforme de 1959, par P.
Ourban.
Comptes rendus :
- Leopold Labedz : Revisionism,
par C. Olguine.
- Otto Kirchheimer : Political
Justice, par G. Guins.
- Charles Warren Hostler
: Türken und Sowjets, par Edige Mustafa Kirimal.
- L'U.R.S.S. : Droit,
économie, sociologie, politique, culture.
10 euros (code de commande
: 13207).
[RENNENKAMPF (Alexandre)]. SAVANT
(Jean) Alexandre de Rennenkampf et ses amis. Paris, Calmann-Lévy,
1946. In-12 broché, 221 p., illustrations hors texte,
(« Nouvelle Collection Historique »).
10 euros (code
de commande : Rus/52).
RUTKOWSKI (Jan)
Histoire économique de la Pologne
avant les partages. Paris, Champion - Geuthner, 1927.
In-8° broché, XII-263 p., (collection « Institut
d'Études Slaves de l'Université de Paris, Bibliothèque
de Paris », n° 1).
20 euros (code de commande
: 157/67).
SALOMON (Michel)
Méditerranée rouge : un nouvel empire soviétique
? Paris, Laffont, 1970.
In-8° broché, couverture rempliée, 399 p.,
deux cahiers d'illustrations hors texte, (collection «
L'Histoire que nous Vivons »).
Au pli de la couverture
:
« Avec l'apparition spectaculaire d'une flotte de guerre
entre Port-Saïd et Mers El-Kébir, de missiles et
de soldats de l'Armée rouge sur le canal de Suez, le monde
a brusquement pris conscience de la présence soviétique
en Méditerranée.
Que veut l'U.R.S.S., réalisant aujourd'hui son rêve
séculaire d'accès aux mers chaudes ? Sa présence
militaire, déployée sur le flanc méridional
de notre continent, est-elle une menace pour l'Europe ? Pour
la France ? Est-elle un bienfait pour ses « protégés
» ? Sera-t-elle combattue par Washington ou verrons-nous
un condominium soviéto-américain imposer à
la Méditerranee une nouvelle « paix romaine »
?
Michel Salomon tente de répondre à ces angoissantes
questions en journaliste, en observateur lucide de l'aventure
de notre temps et non en pamphlétaire. Pour effectuer
son enquête, il a sillonné deux ans durant les rives
de ce couloir méditerranéen qui tend à devenir
le nouveau champ clos des rivalités internationales.
Il y a rencontré des dirigeants illustres, des chefs d'État,
des généraux et des diplomates, mais aussi de simples
citoyens des campagnes et des villes, des fellahs et des pêcheurs,
des ouvriers du pétrole et des bédouins du désert,
plongés désormais au coeur de la zone des tempêtes,
innocentes victimes des ambitions de leurs dirîgeants et
du machiavélisme des Grands.
Dans cette Méditerranée, mère des civilisations,
carrefour où se rencontrent l'Orient et l'Occident, la
technologie du nord et le sous-développement du sud, le
profane et le sacré, la démocratie libérale
et quelques-uns des plus consternants régimes totalitaires,
c'est à l'intrusion de ce nouveau facteur de l'équilibre
des forces mondiales, la puissance soviétique, qu'il nous
fait assister. »
9 euros (code de commande :
Rus/54).
SERVAN-SCHREIBER (Émile)
L'U.R.S.S. 28 ans après. 1931-1959. Paris, Plon, 1959. In-8° broché,
182 p., une carte.
En quatrième
de couverture :
« Émile Servan-Schreiber est depuis cinquante ans
co-directeur du principal quotidien économique français
: Les Échos. Pendant dix ans, avant la guerre de
1939-1945, il fut l'un des grands reporters de la revue L'Illustration
; à la suite de ses nombreux voyages à travers
le monde, il a publié un certain nombre de livres sur
la situation politique, économique et sociale des principaux
pays qu'il a visités.
En 193 1, une grande nation posait une énigme au monde
: c'était l'Union Soviétique. Émile Servan-Schreiber
fut l'un des premiers journalistes français à y
pénétrer, après le lever du rideau de fer.
Il a relaté ce voyage dans un ouvrage qui a passionné
l'opinion : Comment on vit en U.R. S.S. Les jugements
et les prévisions qu'il formulait alors se sont révélés,
après expérience pleins de mesure et d'exactitude.
Ce qu'on appelait « la ligne générale »
et qui était en somme le but à atteindre pour l'Union
Soviétique, quels que fussent les obstacles qui se dressent
sur son chemin, a été réalisé.
Ce nouveau livre, où Émile Servan-Schreiber compare
la vie de l'Union Soviétique et l'uvre accomplie
à une génération de distance, apportera
des éléments d'information et de réflexion
sur ce qui reste le problème numéro un de la civilisation
en général et de la nôtre en particulier.
»
11 euros (code
de commande : Rus/57).
SLAVINSKY (Michel)
Commandos de la Liberté à Moscou. Paris, Albatros, 1977. In-8° broché,
222 p.
En quatrième
de couverture :
« Depuis la seconde moitié des années 60,
des dizaines de jeunes Occidentaux se sont rendus en URSS pour
y distribuer des appels, des livres interdits par la censure
ou pour prendre contact avec les contestataires les plus connus
et avec leurs familles. Il s'agissait de prouver à la
dissidence soviétique que le monde non-communiste n'est
pas indifférent à leur courageux combat.
Entreprises avec des moyens dérisoires, privées
d'appuis, passées souvent sous silence par les mass media
occidentaux, ces audacieuses maniffestations ont cependant reçu
une très large publicité grâce à la
presse soviétique. En couvrant de boue leurs participants,
les services soviétiques les ont rendus populaires.
Rédigé sur la foi d'une documentation recueillie
aux sources mêmes et grâce aux témoignages
de certains membres des « commandos de la liberté
», cet ouvrage retrace l'évolution des rapports
entre l'opinion publique occidentale et la contestation soviétique.
On peut ainsi se rendre compte que la lutte pour les droits de
l'homme représente peut-être l'un des phénomènes
les plus importants de la seconde moitié du XXe siècle.
»
12 euros (code
de commande : Rus/58).
Joseph Djougachvili
STALINE |
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ASTIER (Emmanuel d')
Sur Staline. Lausanne,
La Guilde du Livre, 1967. In-8° sous reliure toilée
d'éditeur, 282 p., illustrations hors texte.
Extrait de la préface
:
« Le monde communiste pendant trente années, de
1926 à 1956, a soutenu inconditionnellement l'uvre
de Staline, a suivi inconditionnellement la pensée de
Staline. C'est ce soutien inconditionnel qui doit être
mis en cause plus que Staline lui-même. Cet absolu, comme
l'habitude qui en découle d'admettre l'infaillibilité
des dirigeants, est loin d'être entièrement dissipé
aujourd'hui. Il ne suffit pas que la critique, et sa contrepartie
l'autocritique soient exercées à mi-voix. Il faut
que la critique ou la tendance, clairement exprimées,
ne soient pas l'objet d'injures, de menaces physiques ou morales
aux hommes qui les expriment. Il ne faut pas non plus que le
mea-culpa des chefs se fasse sur la poitrine des dirigés.
Nous sommes tous responsables.
Staline, personnage shakespearien, est à la fois Bolingbroke,
Richard III et Macbeth. Mais l'atrocité des rois
du roi jean au roi Richard III ne débouche sur
rien et n'a d'objet que l'exercice et la satisfaction du pouvoir.
L'atrocité stalinienne garde pour objet le communisme.
Elle laisse en place un système qui, débarrassé
de sa cruauté et de son schématisme, de l'idolâtrie
et des dogmes, de leur contrainte, pourrait élever la
condition humaine plus certainement que ne l'a fait un siècle
de capitalisme, marqué par les grandes guerres, le désordre
économique, un accroissement de la multitude sous-développée
sur une terre enrichie par les progrès de la science et
de la technique. »
10 euros (code
de commande : Rus/59). |
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BENOIT (Jean) Staline.
Paris, Resma, 1969. In-8°
broché, 298 p.
En quatrième
de couverture :
« À l'Est comme à l'Ouest, un vent de contestation
traverse l'Europe. Une image resurgit : celle des premiers bolcheviks
luttant pour le pouvoir. Mais aussi, derrière ces fantômes
historiques, l'ombre de Staline. Un demi-siècle après
la conflagration de 1917, dix ans après le début
de la déstalinisation, l'humanité s'interroge encore.
La conception qu'avait Staline d'un parti monolithique était-elle
« une utopie autocratique et terroriste » ? Nombre
de ceux qui l'ont critiquée l'ont fait au nom du monolithisme...
Du jeune nationaliste géorgien à l'insurgé
d'Octobre, de 1'« apparatchik » au généralissime,
l'auteur décrit la révolution inachevée,
dont les soubresauts continuent de bouleverser le monde communiste
et les partis ouvriers, qu'ils soient « dogmatistes »
ou « conservateurs ».
9 euros (code de commande :
Rus/60). |
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LUDWIG (Émile)
Staline. Traduction de
B. Metzel et G. Strem. Paris, Éditions des Deux-Rives,
1945. In-12 broché, 217 p., on joint le bande d'annonce.
Extrait de la préface
:
« Quelques chapitres de cet ouvrage ont d'abord été
publiés dans l'hebdomadaire de New-York : Liberty,
il y a environ quatre ans, puis peu après en librairie
simultanément dans les quatre langues américaines.
À cette époque, les pronostics pour l'Armée
russe étaient si sombres et la critique du régime
si dure que l'hebdomadaire n'avait risqué la publication,
qui se poursuivit pendant douze semaines, que sous le titre de
« Staline : Génie ou Démon ? » ; des
caricatures illustraient le texte. Comme Liberty paraissait
à près de quatre millions d'exemplaires, à
un prix très modique, cette publication fut pour ainsi
dire le premier essai qui tenta de modifier l'opinion des Américains
sur la Russie.
Malgré cela, le livre fut refusé par tous les journaux
et toutes les agences soviétiques, parce qu'il ne déposait
pas cent pour cent en faveur de Staline. Du fait que l'auteur
a rendu justice à Trotsky dans cet ouvrage, il fut traité
de « Trotskiste ». Je n'ai jamais été
lié a un parti quelconque et n'ai eu aucun rapport avec
le Parti Communiste ; je cherche à analyser les hommes
célèbres, du passé comme ceux d'aujourd'hui,
et à reconstituer leur caractère en m'appuyant
sur des bases humaines.
Staline, avec qui je n'ai eu qu'un seul entretien en décembre
1931 entretien sans doute bien préparé et
qui dura trois heures a fait publier mon interview dans
son pays après que je l'eusse rédigé et
en y apportant des modifications minimes. Cependant, mes livres,
traduits en de nombreuses langues, n'ont pas paru en Russie.
En été 1938, j'écrivis dans un livre que
la Russie soviétique combattrait aux côtés
des démocraties au cours de la guerre qui s'annonçait
et que Staline serait le seul, parmi les dictateurs, à
survivre victorieux à la guerre. Aussi, pour des. raisons
psychologiques, je ne modifie pas dans cette édition mes
thèses du temps des défaites russes. »
9 euros (code de commande :
Rus/61 - vendu). |
TCHERNAVINA (Tatiana) Échappés
du Guépéou. 1933. Traduit du russe par V. Samaret
et S. Campaux. Paris,
Payot, 1934. In-8 broché, 314 p., (« Collection
d'Études, de Documents et de Témoignages pour servir
à l'Histoire de notre Temps »), cachet sur la couverture.
15 euros (code de commande
: Rus/43).
TRZNADEL (Jacek)
Les intellectuels polonais face au communisme. Traduit du polonais par M. Rodowicz-Heninher. Paris,
Cerf, 1992. In-8° broché, 378 p., (collection «
Passages »).
En quatrième
de couverture :
« Face à la « culture » stalinienne,
des écrivains polonais ont pris position. Qu'ils aient
adhéré avec enthousiasme ou opposé un refus
méprisant, leurs témoignages sont instructifs.
Jacek Trznadel, écrivain lui-même, a interrogé
treize d'entre eux, dont Jerzy Andrzejewski auteur du
roman Cendres et diamant, porté à l'écran
par Andrzej Wajda , Jacek Bochenski, Zbigniew Kubikowski,
Jan Josef Lipski et Zbigniew Herbert.
Au-delà de l'analyse individuelle, où se dégagent
les notions clés de « sentiment quasi religieux
», de « schizophrénie », de «
contamination mentale », de « cynisme », ces
pages font apparaître toute la complexité du phénomène
totalitaire dans la tradition culturelle de gauche.
Le but du livre, toutefois, n'est pas de définir quelque
chose comme l'essence du stalinisme culturel, mais de rechercher
et de répondre à la question lancinante : comment
l'esprit a-t-il pu s'accommoder d'un tel système au point
d'y participer activement et de le reproduire avec conviction
? »
15 euros (code
de commande : Rus/63).
L'U.R.S.S. et nous. Paris, Éditions sociales, 1978. In-8°
broché, 223 p., papier jauni.
@ Texte
rédigé par A. Adler, F. Cohen, M. Décaillot,
C. Frioux, L. Robel.
En quatrième
de couverture :
« Cinq communistes français s'interrogent sur l'Union
soviétique. Ils étudient le socialisme soviétique
de façon critique, dans sa réalité, son
mouvement, ses contradictions et sa signification dans le mouvement
universel vers le socialisme. Ils le font chacun avec sa compétence
et son tempérament propres, mais selon une approche commune
tout à fait inhabituelle, qui marque une étape
nouvelle de la pensée communiste en la matière.
Les auteurs n'éludent pas les grandes interrogations :
l'URSS est-elle socialiste ? Est-elle dirigée par une
" nouvelle classe" ? Peut-on parler d'une crise économique
ou politique en URSS ?
Si l'URSS n'est pas un modèle pour les communistes français,
quels ont été, quels sont et que pourront être
les rapports entre le PCF et le PCUS ?
Un ouvrage problématique, éloigné de tout
dogmatisme et propre à susciter la réflexion sur
un élément capital de l'avenir que se propose le
peuple français. »
10 euros (code
de commande : Rus/64).
[VLADIMIR DE KIEV]. VOLKOFF (Vladimir)
- Vladimir le Soleil rouge. Traduit
del'anglais par Gérard Joulié. Paris, Julliard
- L'Âge d'Homme, 1982. In-8° sous reliure et jaquette
et Rhodoïd d'éditeur, 410 p., illustrations, épuisé.
12 euros (code
de commande : Rus/65 - vendu).
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