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[ALEXANDRE
Ier]. PIRENNE (Jacques-Henri) Alexandre Ier autocrate
de bonne volonté. Préface
de Michel Poniatowski. Bruxelles, Les Éditeurs
d'Art Associés, 1988. In-4° sous reliure et jaquette
d'éditeur, 334 p., illustrations en noir et en couleurs.
Extrait de la préface
:
« Alexandre Ier de Russie (Aleksander
Pavlovich) est une des figures politiques les plus importantes
du 19ème siècle, une des plus intéressantes
et des plus étranges aussi. C'est contre lui que sont
venues se briser les immenses ambitions de Napoléon, c'est
lui qui, ramassant toutes les forces de l'Europe, a défait
l'Empereur des Français, constitué la Sainte-Alliance
et imprimé sa marque à près d'un siècle
d'histoire européenne. Son histoire, qu'avec talent et
sérénité, retrace Jacques-Henri Pirenne,
en rétablissant la vérité sur bien des points
controversés, est donc du plus grand intérêt.
La personnalité d'Alexandre Ier, si
contradictoire, était difficilement déchiffrable
par ses contemporains qui discernaient mal chez ce jeune Empereur
de grande prestance, plein de charme et de séduction ce
qui se dissimulait d'intelligence, de largeur de vue, de caractère
et de volonté. « C'est un acteur » disait
de lui Napoléon qui ajoutait « c'est un Byzantin
sournois ». « Il est soupçonneux et indécis
» estimait Castlereagh. « C'est un fou » jugeait
Metternich.
Il n'était pas cela, mais en revanche,
il était à la fois un autocrate et un jacobin,
un autoritaire et un libéral, un homme du monde et un
mystique. »
50 euros (code de commande
: 9068).
ALEXINSKY
(Grégoire) Du tsarisme au communisme. La
révolution russe ses causes et ses effets. Paris,
Armand Colin, 1923. Petit in-8° broché, 288 p., exemplaire
en bonne condition.
Avant-propos :
« Le présent ouvrage n'est pas
un simple exposé ni une relation pathétique des
événements dont la Russie est devenue la victime
et qui doivent être connus du lecteur : il essaie seulement
d'en dégager le sens profond.
L'auteur ne s'est pas proposé de faire
rire ou de faire pleurer, mais de faire comprendre. »
15 euros (code de commande
: 8407).
ALEXINSKY (Grégoire) La Russie révolutionnaire.
Des émeutes de la Russie agraire à l'organisation
stalinienne. Paris, Armand Colin, 1947. In-8° broché,
268 p.
15 euros (code de commande
: 123/66).
[ANTONOV
(Sergueï)]. Libérez Antonov. Sofia, Agece Télégraphique
Bulgare - Agence « Sofia-Presse », 1983. In-8°
broché, 131 p.
Extrait de l'avant-propos
:
« Libérez Antonov ! présente
le dossier apparemment embrouillé d'une tumultueuse affaire
[l'attentat perpétré par Mehmed Ali Agca contre
le pape Jean-Paul II, le 13 mai 1981. Agca avait ouvert la «
filière bulgare » en affirmant que Sergueï
Antonov avait participé à la préparation
de cet attentat]. Notre première intention était
de relater toute l'histoire, mais en cours d'élaboration
une autre conception s'imposa. Il est difficile pour le conteur
de séparer les événements de son propre
jugement. Nous avons alors choisi de proposer les faits et les
opinions dans leur nudité afin que chacun puisse se faire
sa propre idée. Nous avons rassemblé dans ce recueil
les informations, analyses et appréciations dont il a
été fait état entre le ler mars et le 30
juin 1983. En outre, il ne s'agit pas d'une simple compilation
des prolongements de cette affaire. Nous y apportons un éclairage
nouveau. Jusqu'en février, le maintien d'Antonov en prison
pouvait s'expliquer par la lenteur de la procédure italienne.
Mais aujourd'hui ce n'est plus suffisant. Il est maintenant clair
qu'il s'agit du premier essai, en grandeur nature, de la stratégie
visant à flétrir les pays socialistes en les accusant
de terrorisme international. »
6,50 euros (code
de commande : Rus/70).
ANWEILER (Oskar) Les Soviets en Russie
1905-1921. Traduit de l'allemand
par Serge Bricianer. Préface de Pierre Broué.
Paris, Gallimard, 1972. In-8° broché, XXVIII, 348
p., (collection « Bibliothèque des Histoires »),
ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
Sur la couverture :
« Les révolutions russes
celles de 1905, de février et d'octobre 1917
ont été au XXe siècle ce que la Révolution
française fut au XIXe. Phénomènes spécifiques,
d'origine incontestablement nationale, elles devaient l'une et
l'autre fournir au monde contemporain un modèle de développement
politique et une idéologie prétendant également
à l'universalité. Tandis que la Révolution
française favorisait un certain type de représentation
des citoyens, les révolutions russes donnèrent,
de leur côté, le jour à une forme d'organisation
originale des masses laborieuses : les soviets, ou conseils
des députés ouvriers, paysans et soldats ;
bien plus, le cours de la révolution russe, en 1905 comme
en 1917-1921, fut directement fonction de l'activité des
soviets, puis de leur mise en sommeil.
Si surprenant que cela puisse paraître,
l'étude d'Oskar Anweiler est la première et
jusqu'à présent la seule qui se soit
attachée à retracer l'histoire de la forme « soviet »
autant qu'à dégager sa problématique d'ensemble
demeurée si vivante aujourd'hui. Par l'importance des
thèmes explorés comme par la manière de
les traiter, il s'agit donc là d'autre chose que d'une
thèse destinée aux spécialistes. En effet,
cette étude apporte enfin des informations précises
et vérifiées sur un sujet où la légende
a trop souvent servi d'histoire, quand l'imagination ne suppléait
pas l'ignorance, les uns établissant une confusion entre
soviets et bolchevisme, les autres attribuant la naissance des
soviets à un caprice de l'histoire ou lui donnant an contraire
des dimensions parfaitement mythiques.
Des lointains précurseurs théoriques
et préfigurations historiques à la disparition
des soviets en tant que facteurs actifs d'une démocratie
ouvrière, l'auteur passe en revue, dans une perspective
critique, toutes les étapes de l'essor et du déclin
des conseils russes. Reconstituant la courbe d'évolution
de l'« idée des conseils » telle
qu'elle fut mise en avant par les diverses formations du socialisme
de Russie, il montre aussi, par là, comment, en 1917-1918,
les bolcheviks guidés par Lénine, après
avoir exalté dans les soviets une forme de passage au
socialisme, en firent des instruments pour établir leur
dictature. »
13 euros (code de commande
: 12135).
[ARCHETTI].
GAGARIN (J.) Les Jésuites de Russie (1783-1785).
Un nonce du pape à la cour de Catherine II. Mémoires
dArchetti. Paris - Bruxelles, Victor Palmé -
Vromant, 1872. In-12 broché, XXV + 264 p., dos cassé.
Extrait de la préface
:
« Stanislas Siestrzencewiez, évêque
de Mallo in partibus infidelium, était chargé
du gouvernement spirituel des catholiques du rite latin que le
premier partage de la Pologne avait placés sous le sceptre
de Catlierine II. Sur la volonté formellement exprimée
de l'impératrice, il avait permis aux jésuites
d'ouvrir un noviciat à Polock. Il s'était cru autorisé
à le faire par un rescrit du Pape Pie VI qui lui donnait,
dans l'étendue de sa juridiction, l'autorité la
plus complète sur tous les Ordres religieux.
L'ouverture de ce noviciat irrita profondément
tous les ennemis des jésuites et les cabinets qui avaient
arraché à Clément XIV le bref de suppression.
La cour d'Espagne se montrait surtout très-animée.
Catherine, de son côté, voulut témoigner
à l'évêque de Mallo sa satisfaction et elle
résolut de l'élever à la dignité
d'archevêque de Mohilew ; c'était la récompense
de la conduite qu'il avait tenue dans l'affaire du noviciat.
Elle demanda en conséquence au Pape de vouloir bien conférer
à Siestrzencewiez le pallium.
Placé entre les exigences contradictoires
de l'impératrice de Russie et du roi d'Espagne, qui se
montrait intraitable toutes les fois qu'il s'agissait des jésuites,
le Pape Pie VI se trouva fort embarrassé. Au fond du cur,
il n'était nullement hostile aux jésuites et il
le laissait voir, mais en même temps, il laissait son cardinal
secrétaire d'État, Opizio Pallavicini, tout dévoué
à l'Espagne et très-hostile à la Compagnie,
publier des dépêches qui blâmaient énergiquement
la conduite de l'évêque de Mallo et l'accusaient
d'avoir outrepassé les pouvoirs qui lui avaient été
conférés.
C'est sur ce terrain que s'engagea entre les
cours de Rome et de Saint-Pétersbourg un débat
diplomatique qui dura plusieurs années [...] Dans les
premiers mois de l'année 1783, le Pape Pie VI se décida
à exaucer les vux de Catherine II. Il envoya à
la cour de Saint-Pétersbourg un nonce, chargé d'ériger
canoniquement le siège de Mohilew, de remettre le pallium
à Siestrzencewicz et de donner la consécration
épiscopale à Benislawski, nommé coadjuteur
du nouvel archevêque. Il n'était pas question des
jésuites et leur nom même n'était pas prononcé.
Mais c'était bien leur cause qui était au fond
de toute l'affaire, et ce silence du Pape était un consentement
tacite. C'était parce que Siestrzencewicz avait ouvert
le noviciat de Polock, que Catherine l'avait nommé archevêque
et c'est pour la meme raison que Pie VI s'était longtemps
refusé à lui donner le pallium. En l'accordant
enfin avec tant de solennité et sans conditions, il ratifiait
en quelque sorte l'ouverture du noviciat et la conservation de
la Compagnie.
Pour cette ambassade, le Pape fit choix de
Mgr Archetti, nonce en Pologne. C'était un des adversaires
les plus déclarés des jésuites et, depuis
qu'il était à Varsovie, il n'avait cessé
de travailler à éteindre les faibles restes de
la Compagnie qui s'étaient maintenus en Russie Blanche...
»
15
euros (code de commande : 8461).
BOUTERON (Marcel)
Pologne romantique. Paris, Armand Colin, 1937.
In-8° broché, 224 p., (collection « Âmes
et Visages »), exemplaire non coupé, rousseurs sur
le dos.
10
euros (code de commande : 128/62).
CARRÈRE D'ENCAUSSE (Hélène)
Victorieuse Russie. Paris,
Fayard, 1993. In-8° broché, 439 p.
En quatrième
de couverture :
« Aveugle Occident : des décennies
durant, il a cru que le soleil de l'Avenir radieux se levait
à l'Est, et crie à présent son angoisse
face à la montée des aspirations nationales avec
autant de force qu'il se tut pendant soixante-dix ans devant
l'asservissement, voire l'écrasement ou la déportation
de ces mêmes nations.
C'est vrai, une fois ses espaces rendus à
la liberté, l'Histoire décomprimée se défoule,
elle bouillonne, et tout l'arriéré de problèmes,
de rancurs, de frustrations, d'aspirations contradictoires
remonte au jour. Qui pourrait s'en étonner ? C'est vrai,
le désastre communiste a ravalé rex-Supergrand
au rang de pays en voie de développement attendant son
salut de l'aide étrangère. Ceux qui ne refusaient
pas leurs faveurs à l'URSS les mesureront-ils à
la Russie démocratique ? C'est vrai encore, les premières
années du retour à la liberté sont d'autant
plus difficiles que les réformes font attendre leurs premiers
effets positifs et que l'entrée dans l'économie
de marché engendre d'abord plus de soucis et de mécontentements
que de mieux-être. Mais qui ne garde souvenir du dur enfantement
de l'État de droit en Occident même ?
Une utopie totalitaire remisée à
son tour aux poubelles de l'Histoire, un Empire démembré,
des nations satellites rendues à la souveraineté,
des peuples recouvrant leur dignité et la libre disposition
de leur destin, des libertés rétablies, des institutions
démocratiquement élues et fonctionnant, une volonté
de paix tangible exprimée dans les pourparlers sur le
désarmement et par le ralliement aux décisions
conformes au droit international, l'aspiratîon à
faire corps avec la civilisation occidentale et à partager
ses valeurs trouve-t-on dans l'Histoire moderne une conversion
d'une telle rapidité et d'une telle ampleur ?
Telle est la victoire d'un peuple et d'un pays,
la Russie, qui, ayant défait le communisme et ses démons,
se réapproprie son destin, celui d'un grand pays moderne
d'Europe. »
10 euros (code de commande
: 8603).
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CATHERINE II |
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OLIVIER (Daria) Catherine la Grande.
Paris, Librairie Acédémique
Perrin, 1965. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur,
379 p., illustrations hors texte, (collection « Présence
de l'Histoire »).
En quatrième
de couverture :
« Peu de souverains russes sont aussi
connus de tous que Catherine la Grande. Pour employer une expression
qui lui était chère, on a beaucoup glosé
sur elle. Mais a-t-on jamais tout dit d'un être humain,
quel qu'il soit, à plus forte raison d'un des plus grands
monarques de l'Histoire ? Or, Catherine II était dotée
dès le berceau de dons multiples, elle avait une nature
riche, un esprit ouvert à toutes choses, une intelligence
qui embrassait les domaines les plus divers. Ses dons mêmes
suscitaient en elle de déroutantes contradictions, et
si grand était son équilibre, si rigoureuse sa
discipline de vie, qu'elle conciliait à merveille les
travaux les plus ardus de l'homme d'État et les amours
les plus orageuses ; elle tenait dans ses mains les fils des
plus complexes intrigues politiques en même temps qu'elle
veillait personnellement à l'éducation de ses petits-fils
; elle échafaudait des grandioses projets avec l'empereur
d'Autriche et collectionnait des tableaux pour son musée
personnel l'Ermitage dont on fête actuellement
en U.R.S.S. le bicentenaire ; elle correspondait avec Voltaire,
se passionnait pour l'art des jardins, se plaisait dans les bras
de jeunes favoris beaux et bêtes, agrandissait, avec l'aide
de son époux morganatique, Potemkine, l'empire russe,
réalisant le rêve inachevé de Pierre le Grand
son modèle.
Il est de bon ton, aujourd'hui, de mépriser
les événements. Mais sans eux y aurait-il une histoire
des peuples ? N'est-ce point un événement que celui
du 28 juin 1762, qui permit à une obscure Cendrillon allemande,
ambitieuse et vaillante, venue en Russie par un caprice du destin,
de saisir le sceptre des Romanov en détrônant son
époux, le tsar de toutes les Russies ? Pendant les trente-quatre
années du règne de Catherine, la Russie prend de
plus en plus part au concert des nations, et son autocrotrice
devient, par son intelligence, sa sagacité et son travail
forcené, « l'arbitre de l'Europe », selon
le mot de Frédéric, lui aussi appelé le
Grand.
Despote éclairé, Sémiramis
du Nord, Catherine fut cela, et bien d'autres choses encore,
et aussi une femme à l'esprit indomptable mais charmante,
avenante, au sens le plus fort du mot fascinante, selon les témoignages
de ceux qui l'ont approchée de près. C'est avec
leurs écrits, ainsi qu'avec la volumineuse et entraînante
correspondance de l'impératrice elle-même
épistolière exemplaire que Daria Olivier
a composé cette nouvelle biographie de Catherine la Grande,
en s'efforçant de déceler les motifs, d'éclairer
les zones d'ombre et de peindre un portrait aussi « ressemblant
» que possible. »
9 euros (code de commande
: 7802).
TROYAT (Henri)
Catherine la grande. Paris, Flammarion, 1977. In-8° sous reliure
toilée et jaquette d'éditeur, 544 p.
9 euros (code de commande :
Rus/6).
WORMSER (Olga)
Catherine II. Paris, Le Club Français du Livre, 1957.
In-8° sous reliure toilée d'éditeur, 337 p.,
illustrations, une carte volante, (collection « Portraits
de l'Histoire », n° 7), exemplaire numéroté.
10 euros (code
de commande : Rus/5).
WORMSER (Olga)
Catherine II. Paris, Seuil, 1962. In-12 broché, 186
p., illustrations, (collection « Microcosme / Le Temps
qui court », n° 28).
4 euros (code de commande :
Rus/66). |
CHOPIN
(J[ean]-M[arie]). Révolutions des peuples du Nord.
Bruxelles, Wouters - Raspoet
et Ce, 1843.
COMTE
(Gilbert) La révolution russe par ses témoins.
Paris, Livre Club du Libraire,
[1963]. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur,
321 p., illustrations hors texte, exemplaire numéroté
et à l'état de neuf.
Extrait de l'introduction
:
« Ce livre ne prétend pas apporter
une histoire complète et originale de la Révolution
russe. Il se propose, seulement, d'en fournir une esquisse simple
et vivante à l'aide des témoignages laissés
par ceux qui l'ont vécue. »
10 euros (code de commande
: 8964).
DAYE (Pierre) Moscou
dans le souffle de l'Asie. Paris,
Perrin, 1926. [Deuxième édition.] In-12 broché,
XII + 184 p., rousseurs et cachet d'appartenance.
Extrait de la préface
:
« Les notes que je publie ici ont été,
pour la plus grande partie, écrites sur place, à
Moscou. J'ai pu les dissimuler non sans peine et les faire sortir
de Russie grâce à un subterfuge qu'il est encore
trop tôt pour révéler. Elles ne contenaient
cependant rien qui fût la marque d'un parti-pris quelconque
contre le régime soviétique. On s'en pourra convaincre
en les lisant. Visiteur impartial, c'est de pleine volonté
que je suis resté objectif. Cette impartialité
m'a été beaucoup reprochée quand certaines
de ces pages furent publiées, à mon retour en Occident,
dans la presse. « L'objectivité vis-à-vis
d'un système aussi abominable, me cria-t-on, est une faiblesse
et même une lâcheté. » Je ne le pense
pas. Je n'ai fait preuve d'aucune sympathie pour le bolchevisme,
ni d'aucune haine préconçues. J'ai conscience d'être
resté, ainsi, dans la vérité et dans la
sagesse, quels que soient les reproches dont on me pourra encore
accabler.
Est-il défendu d'estimer que l'on voit
un peu mieux les phénomènes russes, même
avec leur part de camouflage à l'intention des étrangers,
en visitant la Russie qu'en examinant ces choses de Paris ou
de Bruxelles ?
Qu'ils se révèlent ou non nos
ennemis, avons-nous intérêt à ne pas connaître
les Bolcheviks tels qu'ils sont, à sous-évaluer
sans cesse leur force et à vivre dans la périlleuse
illusion que leur pouvoir est près de sa ruine ?
Certes, la tâche serait plus aisée
qui consisterait à répéter ce que tant d'autres
ont dit, à flatter l'antipathie que la plupart d'entre
nous nourrissent à l'égard de tout régime
de teannie, à ne parler que des horreurs de la période
anarchique de la révolution.
Mais c'est le passé tout cela et, pour
essentiel que ce soit, ce n'est plus à moi de l'apprendre
au public. Il y a, me paraît-il, des choses plus curieuses
et plus neuves à montrer. Je m'y suis efforcé.
Je ne crois pas à l'établissement
du bolchevisme, en sa forme primitive, sur l'ensemble du globe,
mais je crois à son immense influence, directe ou surtout
indirecte, sur l'évolution des peuples. Le bolchevisme
est la plus formidable expérience sociale que le
monde ait jamais connue. »
12 euros (code
de commande : Rus/10).
DESANTI (Dominique)
Les Staliniens (1944-1956).
Une expérience politique. Paris,
Fayard, 1975. In-8° broché, couverture rempliée,
383 p., index.
En quatrième
de couverture :
« Cette expérience, c'est le roman
vécu de la guerre froide.
Celle d'un temps où, par centaines de
milliers, des Français ont vu dans le communisme «
les lendemains qui chantent ».
D'un temps où menacait une troisième
guerre mondiale.
L'auteur, journaliste communiste, a vécu
cette époque en militante et en témoin. Elle a
assisté aux premiers grands procès staliniens dans
les démocraties populaires. Elle a conversé avec
Tito et avec Dimitrov.
Pourquoi, comment, elle et ses camarades ont-ils
approuvé l'es verdicts et justifié jusque dans
ses moindres méandres la ligne de leur parti ?
Pourquoi, comment, quand Moscou dénonca
les crimes de Staline mais envoya ses chars contre les foules
de Budapest, des militants francais ont-ils rompu avec ce qui
avait été et leur raison et leur espoir ?
Avec dix-huit années de recul, cette
autocritique retrace sans amertume le vécu d'une génération.
»
10 euros (code
de commande : Rus/11).
DESCAVES (Pierre)
Molière en U.R.S.S. Paris,
Amiot-Dumont, 1954. In-8° broché, 220 p., (collection
« Toute laVille en Parle »).
Extrait du premier
chapitre :
« Avant de rédiger cette relation,
je ne peux m'empêcher de songer à ce que me disait
Raymond Aron, au moment où se préparait le voyage
de la Comédie-Française à Moscou , en ce
débutde printemps 1954 :
Tout ce crui touche aux relations entre
le monde libre et le monde soviétique est inévitablement
coloré par les passions politiques... On se déclare
pour ou contre le commerce avec l'U.R.S.S., avec
plus ou moins d'enthousiasme ou de réserve, selon que
l'on est proche du communisme, du neutralisme, ou de la stratégie
atlantique...
Il est vrai que le « commerce »
qui m'intéressait alors et qui seul encore m'intéresse
peut s'affranchir de ces contraintes partisanes. Il s'agissait
de remplir en U.R.S.S. une mission culturelle. Pas autre chose.
Il s'agit maintenant de dire comment cette mission fut remplie,
et dans quelles conditions elle se déroula. »
10 euros (code
de commande : Rus/12).
DUPLAN
(Christian) et GIRET (Vincent) La vie en rouge. 1.
Les Pionniers. Varsovie, Prague, Budapest, Bucarest 1944-1968.
Paris, Seuil, 1994. In-8°
broché, 551 p., illustrations hors texte.
En quatrième
de couverture :
« La plus belle uvre de Vàclav
Havel, c'est sa vie, affirme Milan Kundera. En 1989, tandis que
s'effondre le système communiste des personnages de légende,
célèbres ou inconnus surgissent de l'Histoire.
Ce sont les héros du chambardement qui,
de « Révolution de velours » en batailles
de rues, bouleversent l'est de l'Europe.
Ce livre d'histoires est leur histoire, le
récit de leurs combats échecs et
victoires à l'ombre du rideau de fer.
Cette saga romanesque, où chaque détail
est vrai, mêle sur près d'un demi-siècle
une vingtaine de destinées et traverse quatre pays : Pologne,
Tchécoslovaquie, Hongrie et Roumanie. Elle nous emmène
dans les salles d'audience du procès Slànsky, dans
les usines de Varsovie en octobre 1956, avec Imre Nagy exilé
de force après l'insurrection de Budapest, ou encore nous
plonge dans l'effervescence culturelle du Printemps de Prague.
Là, en 1968, s'interrompt ce premier tome. Le second suivra
les francs-tireurs de la dissidence et les pionniers de l'opposition,
jusqu'en 1989.
Pour écrire ce livre, Christian Duplan
et Vincent Giret ont enquêté pendant trois ans,
rencontré des dizaines de témoins, fouillé
les archives encore inédites, consulté les documentations
privées.
Coincée entre la raison du parti et
l'exigence de vérité, voici l'aventure d'une génération
qui a changé l'Histoire.
Christian Duplan et Vincent Giret, journalistes,
travaillent sur l'Europe de l'Est depuis le début des
années 80, notamment au Matin de Paris. Pour la
télévision, ils ont réalisé en particulier,
en 1986, Adieu Pologne, j'ai 20 ans et Répression
roumaine tournée clandestinement en 1987 avec des
dissidents roumains. »
12 euros (code de commande
: Rus/13).
DWINGER (Edwin Erich) Entre les Rouges et les Blancs.
1919-1920. Édition française par René
Lobstein. Paris, Payot, 1931. In-8° broché, 348 p.,
(« Collection de Mémoires, Études et Documents
pour servir à l'Histoire de la Guerre Mondiale »),
couverture défraîchie.
13 euros (code de commande
: 151/66).
Le forçat Mindszenty accuse...
Textes choisis et présentés
par Béla Just. Préface du cardinal Saliège.
Paris, Bloud et Gay, 1949. In-12 broché, 191 p.
Extrait de la préface
:
« Le Cardinal Mindszenty appartient désormais
à l'histoire. Quel que soit l'avenir qui lui est réservé,
il restera une des plus pures gloires de la Hongrie.
Avec une claire vue de la marche des événements,
avec une fermeté invaincue, il a lutté pour les
droits de l'Église et pour la liberté de son pays.
Il n'ignorait pas le sort que lui vaudrait
son attitude. Il savait qu'elle le mettrait sur le chemin de
la prison et de pire encore. Il n'a pas hésité.
Bien placé pour connaître les
procédés de déshumanisation et prévoyant
qu'ils seraient employés contre lui, il a prévenu
ses diocésains et le monde que c'était le Cardinal
libre et non le Cardinal prisonnier dont il fallait accepter
le message. Pour l'Église et pour ma patrie : «
Dans le cas où je ferais, malgré tout, un aveu
et le confirmerais par ma signature, il ne s'agira que d'une
manifestation de faiblesse humaine. La valeur de tout aveu de
ce genre, je la déclare nulle par avance. »
10 euros (code
de commande : Rus/15).
GAPANOVITCH
(J.-J.) Introduction à l'histoire
de la Russie. Historiographie russe hors de la Russie.
Traduction
et notes par Basile P. Nikitine. Préface du baron
Michel A. de Taube. Paris, Payot, 1946. In-8° broché,
215 p., (collection « Bibliothèque Historique »),
tirage limité à 1300 exemplaires, non coupé.
Extrait de l'avertissement
du traducteur :
« L'ouvrage dont on présente ici
la traduction aux lecteurs français a paru, en anglais,
à Pékin en 1935. Son auteur, J.-J. Gapanovitch,
est un Russe, professeur d'histoire à l'Université
Nationale de Tsing Hua. On lui doit également quelques
autres travaux, ceux-là publiés en russe (avec
des résumés anglais) sur La Russie en Asie du
Nord-Est, sur les Kamtchadals, etc... Universitaire,
familier avec les méthodes de critique scientifique, placé,
en même temps, comme observateur à un poste qui
se trouve à l'opposé des centres intellectuels
d'Europe, Gapanovitch mérite à ce double titre
d'être signalé aux milieux cultivés en France.
À côté de l'intérêt
propre du sujet qu'il y traite, son livre sur l'Historiographie
Russe hors de la Russie nous apporte, en effet, un précieux
témoignage à la fois sur le niveau d'enseignement
de l'histoire russe en Chine contemporaine et sur les ressources
du travail scientifique que ce pays offre aux chercheurs de toute
nationalité. On se plaît à souligner ce fait
qui indique que, à la veille de la guerre portée
par le japon dans ces parages, l'Université Nationale
de Tsing Hua, transférée depuis lors hors de l'atteinte
nippone, faisait figure d'un foyer de culture animé d'un
esprit très large, ouvert à toute collaboration,
quel que soit le point d'horizon d'où elle vienne.
En lisant l'ouvrage de Gapanovitch, on constate
que, dans le cadre qu'il s'était tracé (et dont
il indique les limites dans son introduction), il a réussi
à donner un aperçu raisonné des principaux
travaux d'histoire russe édités à l'étranger
depuis une cinquantaine d'années, sans qu'on puisse y
relever une lacune sérieuse quelconque. »
@ Notre édition présente
quelques différences avec celle décrite par J.
De Clercq : la date d'édtion de la page de titre est 1946
(la mention de l'imprimeur sur la quatrième page de couverture
indique le mois de novembre 1946) et non 1947 et l'ouvrage contient
215 p. et non 224.
& J. De Clercq, Répertoire
bibliographique des ouvrages parus aux éditions Payot-Paris
relatifs aux disciplines de l'Histoire 1912-1970, p. 39.
15
euros (code de commande : 188/65).
GARDER (Michel) Une guerre
pas comme les autres. La guerre germano-soviétique. Paris, La
Table Ronde, 1962. In-8° broché, 346 p., (collection
« L'Ordre du Jour »).
En quatrième
de couverture :
« Août 1939... Hitler, champion
de l'anticommunisme, et Staline « dieu vivant » du
communisme mondial, se mettent d'accord pour un nouveau partage
de la Pologne, alliée de la France et de la Grande-Bretagne.
Juin 1940... La France est envahie, un danger
mortel pèse sur la Grande-Bretagne... Staline félicite
chaleureusement son « ami » Hitler.
Juin 1941... Hitler s'apprête à
attaquer l'U.R.S.S. La Grande-Bretagne tente vainement de prévenir
Staline de l'agression imminente. Staline, qui a décrété
que son « ami » ne l'attaquerait jamais avant d'avoir
fini la guerre à l'ouest, ne peut admettre un tel démenti
à son infaillibilité. L'Armée Rouge dont
il a déjà décimé les meilleurs cadres
les années précédentes, est à nouveau
victime de son « génie » c'est
la catastrophe !
Après un tel prologue, le drame sanglant
qui va opposer l'Allemagne à l'U.R.S.S. ne pouvait pas
être une guerre comme les autres... !
La folie d'Hitler, les crimes des S.S., le
conformisme borné des grands chefs de la Wehrmacht aboutissent
à une résurrection morale du peuple russe, exploitée
par Staline et le régime. L'Armée Rouge devenue
héritière des traditions de l'ancienne armée
russe parvient à stopper l'envahisseur puis à le
chasser du territoire national.
Envahie à son tour, l'Allemagne subit
la loi du vainqueur. Le drapeau rouge flotte sur le Reichstag...
Hitler se suicide... et le peuple russe victorieux se voit frustré
de sa victoire par celui qui l'a amené au bord de la catastrophe
: Staline.
Celui-ci, devenu le meilleur « ami »
des Occidentaux après avoir été celui d'Hitler,
récolte une gloire et des avantages bien mérités.
Les vaincus, les traîtres et les maladroits expient. L'histoire
se termine comme le plus moral des films !
Michel Garder, historien de l'armée
soviétique, fait revivre les diverses péripéties
de ce drame historique en s'efforçant de nous restituer
l'aspect humain de cette « guerre pas comme les autres
».
10 euros (code
de commande : Rus/17).
GAUTHEROT (G.) Derrière
le rideau de fer. La
vague rouge déferle sur l'Europe. Paris,
Chez l'Auteur, 1946. In-8° broché, 200 p.
Extrait de l'avant-propos
:
« Entre l'U.R.S.S. et les Puissances
Occidentales, un modus vivendi est-il possible ? De récentes
déclarations du ministre américain Henry Wallace,
puis du Maréchal Staline lui-même, tendaient à
le faire croire. Et pourtant l'idéologie communiste et
les principes de notre civilisation paraissent bien inconciliables.
Dans les conférences internationales,
les mots de « liberté », de « démocratie
», de « volonté du Peuple » prennent
des sens radicalement opposés selon qu'ils sont employés
par les délégués soviétiques ou par
les délégués des autres Puissances. Aucune
évolution n'a d'ailleurs rapproché les conceptions
philosophiques morales, sociales, politiques des uns et des autres
c'est ainsi que, vingt ans après la mort
de Dzierjinsky, le plus sanglant des terroristes russes, la presse
soviétique fait toujours l'apologie de l'organisateur
de la Tchéka. Autre fait caractéristique : en septembre
1946, les dictateurs de Moscou viennent encore de rappeler aux
écrivains et aux artistes russes que leur mission essentielle
était, selon les termes de La Pravda, « d'éduquer
le peuple dans l'esprit des nobles idées du Parti de Lénine-Staline
».
Ne faut-il pas en conclure que pour le communisme
soviétique comme hier pour l'hitlérisme
il s'agit simplement de savoir s'il fera la conquête
de l'univers, ou bien si l'union de ses adversaires contiendra
son impérialisme ? »
10 euros (code
de commande : Rus/18).
GILLE (Bertrand) Histoire économique
et sociale de la Russie du Moyen Âge au XXe siècle.
Préface de G.
Bourgin. Paris, Payot, 1949. In-8° broché, 236
p., (collection « Bibliothèque Historique »).
Extrait de l'avant-propos
:
« Une question, à laquelle le
public français avait peu de moyens de répondre,
se pose avant toute autre : le communisme russe, ou, pour être
plus précis, le régime soviétique actuel
est-il la conséquence logique d'une évolution particulière
à la Russie ? Si la réponse est positive, il n'y
a donc pas lieu à chercher de transposition d'une structure
économique et sociale dans des pays qui, et c'est le cas
des pays occidentaux, n'ont pas connu la même évolution.
Nous avons cherché, tout au long de
ce travail, à donner une explication valable de l'histoire
économique de la Russie. Si celle-ci ressemble par bien
des côtés à l'histoire économique
des pays occidentaux, elle s'en écarte toutefois largement
par d'autres. C'est sur ces caractères originaux de l'histoire
russe que nous avons voulu faire porter l'accent, d'autant plus
qu'ils éclairent singulièrement la naissance du
régime soviétique actuel. »
13 euros (code de commande
: 8371 - vendu).
GORBANEVSKAIA (Natalia)
Midi place Rouge.
Dossier de la manifestation du 25 août 1968 sur la place
Rouge. Traduit du russe par
Jacques Trivouss et Mariette Aventin. Paris, Laffont, 1970. In-8°
broché, couverture rempliée, 317 p., (collection
« L'Histoire que nous Vivons »).
En quatrième
de couverture :
« 25 août 1968 : midi, place Rouge.
Quelques Soviétiques, dont une femme poussant un landau,
tentent de manifester contre l'intervention militaire en Tchécoslovaquie.
Cette femme, c'est la poétesse Natalia Gorbanevskaia,
et seule, parce que mère de deux jeunes enfants, elle
sera laissée en liberté. Elle s'emploie alors à
écrire le récit de la manifestation et à
recueillir les documents qui l'éclairent. Son témoignage
est capital : nous découvrons les visages de ces quelques
intellectuels soviétiques, Larissa Daniel, Constantin
Babitzky, Vadim Delaunay, Pavel Litvinov, Vladimir Dremliouga,
Victor Fainberg, qui ont organisé la manifestation sachant
parfaitement quel sort les attend... Natalia Gorbanevskaia a
rassemblé les réquisitoires du procureur, les plaidoiries
des avocats et les déclarations des accusés : elle
ajoute à ces textes le récit de quelques témoins.
Son livre est ainsi le premier dossier sur la manifestation et
sur les mécanismes et le fonctionnement de la justice
soviétique face à la détermination des jeunes
intellectuels de l'opposition. C'est un document important sur
le présent et l'avenir de l'Union soviétique. »
7,50
euros (code de commande : Rus/20).
HUMBOURG (Pierre) et PIGNAULT (Charles L.)
Kravchenko contre Moscou.
Cet ouvrage a été réalisé par l'équipe
de l'Institut Français d'Information et de Rédaction.
Paris, Fournier-Valdès,
1949. In-8° broché, 349 p., croquis d'audience par
Louis Berings.
Extrait de l'Avertissement
:
« Cet ouvrage voudrait être un
Livre blanc du Procès de Paris. Alors pourquoi
dira-t-on peut-être pourquoi ce titre : Kravchenko
contre Moscou ? Pourquoi pas, plutôt : Kravchenko
contre les Lettres Françaises ? C'est cela la vérité
judiciaire. C'est là l'objet du procès. Il s'agit
d'une action correctionnelle en diffamation. Tout le reste n'est
que tendancieuse entreprise politique.
Ce raisonnement serait mauvais. Pire, il serait
faux.
Le rôle que s'assigne celui qui veut
être objectif ou plutôt, qui veut tendre à
l'objectivité n'est pas nécessairement d'être
dupe des prétextes. Or, dans cette affaire, la raison
de droit n'est qu'un prétexte. Il n'échappe à
aucun observateur de bonne foi que le procès déborde
l'anecdote qui est son pivot juridique. Kravchenko, au surplus,
ne l'a pas caché. « Si j'ai engagé, a-t-il
dit en somme, des poursuites contre les Lettres Françaises
plutôt que contre telle ou telle publication d'un autre
pays qui a pu porter contre moi des accusations diffamatoires,
c'est que le Parti Communiste français mérite qu'on
s'occupe de lui... ».
C'est donc bien là qu'est le débat.
Il n'est par conséquent pas abusif d'intituler ce livre
: Kravchenko contre Moscou. »
10
euros (code de commande : Rus/23).
IORGA (N.) Histoire des États balkaniques
jusqu'à 1924. Paris,
Librairie Universitaire J. Gamber, 1925. In-8° broché,
575 p., non coupé, cachets, peu courant.
20
euros (code de commande : 187/62).
JANKOWSKY (Henryk)
Dieu, Honneur , Patrie. Sermons
d'un curé de Gdansk.
Traduits par Isabelle Lisowski. Présentés par Jean
Offredo. Préface de Lech Walesa. Paris,
Cana, 1989. In-8° broché, 225 p.
En quatrième
de couverture :
« Nous nous connaissons avec le Père
Henryk Jankowski depuis près de dix ans. C'était
à un grand moment critique le début de la grève
aux Chantiers navals de Gdansk. Alors que nous étions
seuls, incertains du lendemain, le Père Henryk est venu
vers nous, s'est placé à nos côtés,
a prié avec nous, nous a donné la force de la parole
de Dieu. Cette première et fraternelle rencontre au cours
du chaud mois d'août 1980 fut le commencement de notre
amitié. Amitié pour le meilleur et pour le pire.
Que de fois nous nous sommes rencontrés à son presbytère,
toujours largement ouvert et accueillant. Toujours nos conversafions
tournaient autour des thèmes évoqués dans
ses homélies : Patrie et Église, et aussi l'espoir
apporté aux Polonais par Solidarité.
Justement en la personne du Père Henryk
on peut le mieux observer ce qui fait la valeur essentielle de
l'Eglise polonaise : sa présence constante aux côtés
de notre Nation dans sa route vers la reconnaissance de ses droits
fondamentaux, vers la reconnaissance de cette certitude qu'elle
doit être màitre en sa propre demeure.
Maintenant nous vivons la satisfaction et la
joie de voir les valeurs défendues par le Père
Henryk devenir les valeurs communes de tous les Polonais, à
savoir la recherche des meilleures solutions à nos problèmes
difficiles.
Et il y a là comme une part de l'activité
de notre grand ami, le Père Henryk. »
(Lech Walesa)
6
euros (code de commande : Rus/24).
KOPELEV (Lev) A
conserver pour l'éternité. Traduit du russe par Louis Martinez. Préface
de Heinrich Boll. Paris, Stock, 1976. In-8° broché,
396 p. (collection « Témoins de Notre Temps »).
En quatrième
de couverture :
« Lev Kopelev, né à Kiev
en 1912, est un écrivain, traducteur, spécialiste
de la littérature allemande et européenne, auteur
de plusieurs ouvrages de critique littéraire. Il fait
partie de l'intelligentzia non conformiste.
Communiste convaincu, moralement très
exigeant et idéaliste, il fait partie de la direction
politique d'une des armées qui envahissent la Prusse Orientale.
Indigné par les actes de sauvagerie dont il est le témoin,
il proteste. Il sera bientôt exclu du parti, arrêté,
jugé. Acquitté, après deux mois de liberté
il est de nouveau arrêté, condamné à
trois ans de camp, puis à dix ans. Humain, trop humain
sans doute, Kopelev est coupable « d'humanisme bourgeois
». Compagnon de détention de Soljenitzyne, il est
l'un des protagonistes du Premier Cercle où il
apparaît sous le nom de Valentin Roubine mais il est évident
que les deux hommes n'ont pas la même idéologie
et que le témoignage de Lev Kopelev est totalement différent
de celui de Soljenitzyne, même s'ils se complètent
l'un l'autre. En incarnant la protestation d'une partie de l'intelligentzia
soviétique de gauche, Lev Kopelev s'adresse à la
conscience internationale.
Dans sa préface, Heinrich Böll
écrit : « Je considère que l'un des faits
les plus importants de la confession de Kopelev est son authentique
internationalisme. »
L'expression « À conserver pour
l'éternité » est la traduction littérale
du tampon qui est apposé sur le dossier d'accusation.
Accusé de s'être élevé contre la haine,
la vengeance, la violence, le pillage, il se fait à son
tour accusateur en décrivant son procès et ses
conséquences. En décrivant aussi l'incroyable jungle
de ses compagnons. Sa curiosité d'esprit comme sa ympathie
pour le destin de chaque être humain sont infatigables
et communicatifs. Don Quichotte de l'absolu, il connaît
aussi ses propres faiblesses. Son procès nous concerne
tous. Plus qu'un témoignage unique, c'est là un
ocument d'une importance capitale. »
7,50
euros (code de commande : Rus/26).
KORIAKOFF (Michel)
Je me mets hors la loi. Pourquoi je ne rentre pas en Russie
soviétique. Paris,
Éditions du Monde Nouveau, 1947. In-8° broché,
219 p., signature d'appartenance sur la couverture.
Note de l'éditeur
:
« Le capitaine Michel Koriakoff, né
le 22 juin 1911 dans un village sibérien (région
de Krasnoïarsk), a fait ses études à l'Institut
de philosophie, d'histoire et de littérature de Moscou.
Écrivain et journaliste en temps de paix, il a servi,
pendant toute la guerre, dans les rangs de l'Armée rouge
comme simple soldat d'abord, comme officier ensuite. En l943,
il fut décoré de l'Étoile rouge et affecté
à la 6e armée de l'Air comme correspondant de guerre.
Après la guerre, le capitaine Koriakoff
a travaillé à l'Ambassade des Soviets, à
Paris, comme directeur du journal Nouvelles de la Patrie.
Ayant reçu, le 18 mars 1946, l'ordre de rentrer immédiatement
en Russie, il s'évada de l'Ambassade malgré l'étroite
surveillance d'un représentant du N.K.V.D.
Ne pouvant lutter dans son pays pour ce qu'il
croit être la vérité, Michel Keriakoff décida
de mener cette lutte en dehors de son pays. Il tient pour son
devoir de dire au monde la vérité sur le régime
soviétique et de le préserver ainsi de la tentation
d'imiter une expérience qu'il considère comme une
« défiguration du vrai visage de la Russie.
»
7,50
euros (code de commande : Rus/27).
KOUZNETSOV (Edouard)
Journal d'un condamné à mort. Traduit du russe et préfacé par
Jean Cathala. Paris, Gallimard, 1974. In-8° broché,
260 p., (collection « Témoins »).
En quatrième
de couverture :
« Le 12 décembre 1970, Édouard
Kouznetsov était condamné à mort par le
tribunal de Léningrad pour avoir projeté, avec
sa femme et quelques amis, de s'enfuir en Suède, d'où
ils comptaient gagner Israël. L'ampleur de la protestation
internationale et les démarches de plusieurs gouvemements
firent comprendre à Moscou l'excès de ce verdict.
Sa peine capitale commuée, Édouard Kouznetsov fut
déporté au bagne de Potina, en Mordovie. Il «
en a » pour douze ans encore, et sa femme pour cinq.
C'est lui, pourtant, qui, non content de tenir
en cachette ce journal et de l'avoir fait sortir par des amis
sûrs, a tenu à le voir publier, quelque risque qu'il
encoure. Il y aurait de l'impudeur, disait Tourgueniev à
propos du roman d'un illustre déporté, à
parler du livre d'un prisonnier comme s'il s'agissait d'un quelconque
« dernier paru ». La valeur du Journal d'un condamné
à mort autorise à passer outre à ce
scrupule d'honnête homme. Feux d'artifice de l'intuition
ou lentes approches d'énigmes dont une vie dépend,
zigzags d'une pensée politique et philosophique impitoyable
avec soi-même ou tableaux du monde concentratiormaire alliant
le brio de la plume à un souci presque ascétique
de l'exactitude, perpétuelle interrogation de soi et perpétuel
défi du roseau pensant à ce qui l'écrase,
font de ces pages, écrites pourtant de tout premier jet,
beaucoup plus, et même bien autre chose qu'un témoignage
: un livre, et d'une lignée qui n'est pas médiocre.
Ici, la littérature du silence rejoint la littérature
tout court : celle, à la fois, des Souvenirs de la
maison des morts, des Essais et des Pensées.
»
10
euros (code de commande : Rus/29).
Nikita
KHROUCHTCHEV |
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Souvenirs. Introduction, commentaires et note de Edward
Crankshaw. Traduction du russe de Strobe Talbott. Traduction
française de Paul Chwat, Pierre Girard et Raymond Oleins,
sous la direction de Jacques Michel.Paris, Laffont, 1971. In-8°
broché, couverture rempliée, 589 p., illustrations
hors texte, (collection « L'Histoire que nous Vivons »).
En quatrième
de couverture :
« La parution en France des souvenirs de Khrouchtchev est
un événement. La discrétion et la prudence
des démentis soviétiques, les avis concordants
des experts, le ton inimitable du livre démontrent en
effet l'authenticité d'un texte exceptionnel. Pour la
première fois, l'un des Grands du Kremlin parle. Avec
lui nous pénétrons dans les groupes fermés
qui, depuis 1924, détiennent le pouvoir en Union soviétique
; nous le voyons s'élever dans la hiérarchie du
Parti ; nous approchons Staline, dont la grande ombre s'étend
sur tout le livre. Les premières années de la dictature,
le temps des purges, la guerre : c'est tout un univers de violence
et d'angoisse, qui surgit devant nous. Chaque page du livre contient
des révélations : nous apprenons comment Staline
est mort ; nous sommes avec K. à son chevet ; nous suivons
la lutte de K. contre Beria et la police secrète. Avec
son il vif, sa verve et sa fougue, K. nous découvre
ainsi un monde fascinant, fait de puissance, d'intrigues et de
peurs. Khrouchtchev, témoin unique, est aussi l'un de
ces hommes qui ont réellement fait l'Histoire. Et il nous
dit pourquoi et comment. C'est lui qui a rédigé
le rapport secret sur les crimes de Staline. Lui qui a décidé
de réprimer la révolte hongroise. Lui qui a rompu
avec Mao. Lui qui a affronté Kennedy à propos de
Cuba. Et lui encore qui a soulevé le rideau de fer, rencontré
Tito et de Gaulle, visité l'Occident et permis à
Soljenitsyne de publier son premier livre. Du fond de sa retraite
forcée, cet homme étonnant réservait au
monde une dernière surprise : ce texte bourré de
révélations et d'anecdotes, l'un des documents
les plus étonnants à verser au dossier de l'histoire
contemporaine. »
VENDU |
|
FÉRON (Bernard)
L'U.R.S.S. sans idole. De
Staline à Brejnev et Kossyguine. Tournai,
Casterman, 1966. In-8° broché, 229 p., un cahier d'illustrations
hors texte.
En quatrième
de couverture :
« Jusqu'en 1953 il y avait un Dieu à la tête
de l'U.R.S.S. et du mouvement communiste international. Quand
mourut le père des peuples, ses orphelins durent admettre
qu'ils n'étaient que des hommes. Les nouveaux maîtres
du Kremlin commencèrent à déboulonner l'idole
aussitôt après la disparition de Staline. À
deux reprises, en 1956 et en 1961, M. Khrouchtchev s'en prit
avec violence à l'être suprême que pendant
trois décennies il avait fait profession d'encenser et
de servir. Le régime fut secoué, l'empire ébranlé.
N'importe quel dirigeant aurait été obligé
de renier Staline, d'en finir avec les méthodes imposées
par le despote. Il fallait déjà donner à
l'économie son second souffle. Il fallait promettre aux
cadres du régime et d'abord aux chefs du parti la sécurité
qu'ils réclamaient. L'inévitable déstalinisation
aurait pu être conduite par un Malenkov ou même par
un Béria. Ce fut M. Khrouchtchev qui lui imposa son style,
son rythme plutôt échevelé.
Avant 1953, personne, hormis les experts, ne connaissait ce petit
homme replet. N'était-il pas, comme d'ailleurs tous ses
collègues, un dirigeant « sans biographie »
? Pourtant cet intarissable causeur fut le premier maître
de l'U.R.S.S. sans idole. Il commença à faire passer
son pays d'une sorte de féodalisme, ou si on veut de socialisme
pharaonique à ... Mais à quoi ? Maintenant que
la page est tournée, on voit que dans l'histoire de la
Russie sociétique la période khrouchtchévienne
ne fut qu'une transition.
10 euros (code
de commande : Rus/14). |
|
KAROL (K.S.) Khrouchtchev
et l'Occident. Paris, Julliard,
1960. In-8° broché, couverture rempliée, 253
p.
En quatrième
de couverture :
« Le K. S. Karol connaît la Russie pour y avoir vécu
de 1940 à 1946. En septembre 1959, il est retourné
à Moscou, où il a pu observer Khrouchtchev au milieu
de son entourage avant de le suivre dans sa visite des ÉtatsUnis.
Son expérience personnelle en fait donc un témoin
privilégié du rapprochement Est-Ouest.
Comment l'ancien berger de Kalinovka, peu connu en Occident au
moment de la mort de Staline, est-il parvenu au pouvoir supreme
en moins de cinq ans ? K. S. Karol éclaire d'un jour nouveau
la bataille que se sont livrée, derrière les murs
du Kremlin, les successeurs du dictateur et l'évolution
irréversible qui a modifié les perspectives d'avenir
du régime et ses rapports avec le monde extérieur.
Qu'espère Khrouchtchev de l'Occident ? Que pouvons-nous
attendre de la Russie nouvelle ? C'est à ces questions
que K. S. Karol, l'un des meilleurs analystes des événements
du monde soviétique, tente de répondre dans ce
livre. »
11
euros (code de commande : Rus/31). |
LE BIHAN (Adrien)
L'arbre colérique.
Journal de Cracovie 1976-1986.
Préface de Ludwik Flaszen. Paris, La Découverte,
1987. In-8° broché, 326 p., la page de garde manque.
En quatrième
de couverture :
« L'arbre colérique est celui d'une révolte
qui ne saurait ni parvenir à son terme ni pourtant s'interrompre.
J'avais fait serment à des êtres chers décrire
ce livre. Je voudrais qu'il soit lu comme un roman afin que les
fragments qu'il recueille, pudiques ou effrontés, trouvent
une chance de plus de continuer à vivre.
Nous autre, à l'Ouest, perdons l'habitude qu'un monde
puisse à la fois être et ne pas être. Nous
voulons qu'un sourire ne soit pas également une grimace
; qu'une main tendue ne s'accomode jamais d'un poignard caché
dans la manche ; que la prière ne s'assortisse pas de
licence.
De l'autre côté, cependant, ceux qui ont tout compris
nous font signe : « Pensez à nous ! » Ils
nous veulent du bien et esprèrent que leur étrange
combat n'est pas la préfiguration du nôtre.
De Pologne, de cet autre monde, je reçois encore des appels.
Le dernie, du 14 avril 1987, dit ceci : « Nous devenons
des robots très malheureux. Des robots qui pensent et
ressentent et analyse et qui se révoltent intérieurement.
Est-ce que cela t'intéresse encore ? »
10
euros (code de commande : Rus/67).
LENEMAN (Léon)
La tragédie des Juifs en U.R.S.S. Préface par Manes Sperber. Paris,
Desclee de Brouwer, 1959. In-8° broché, 325 p., illustrations,
(collection « Questions Actuelles »), cachets de
bibliothèque.
Extrait de la préface
:
« En donnant la première histoire complète
de l'antisémitisme soviétique, en relatant toutes
ses actions et en découvrant les réseaux de cette
persécution dont les instigateurs tentent de cacher et
la réalité et le caractère, La Tragédie
des Juifs en U.R.S.S. contribue le plus utilement à
faire mieux connaître le totalitarisme, cette despotie
qui n'avance que déguisée sous les mensonges aussi
séduisants pour les dupes que meurtriers pour tous ceux
qui ne s'y soumettent pas. »
13
euros (code de commande : Rus/68)
Vladimir Ilitch Oulianov
LÉNINE |
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|
BRUHAT (Jean) Lénine.
Paris, Le Club Français
du Livre, 1960. In-8° sous reliure toilée d'éditeur,
383 p., illustrations, une carte volante, (collection «
Portraits de l'Histoire », 24).
Extrait de l'introduction
:
« Dans les révolutions on relève trois groupes
d'hommes. Ceux qui animent la révolution parce qu'ils
ont un tempérament anarchique et turbulent. Ceux que les
souffrances personnelles ont rendus amers. Puis il y a ceux qui
ont une conception définie d'une société
différente de celle qui existe, ce qui, si la révolution
triomphe, leur permet de travailler à la création
d'un monde stable, en accord avec leur conception. Lénine
appartenait à ce troisième type, le plus rare,
mais aussi de beaucoup le plus utile des trois. »
Bertand Russell.
10 euros (code
de commande : Rus/35). |
|
LITTELEPAGE (John D.)
A la recherche des mines d'or de Sibérie (1928-1937)
. Avant-propos de Demaree
Bess. Paris, Payot, 1948. In-8° broché, 255 p.,
une carte, (« Collection de Documents et de Témoignages
pour servir à l'Histoire de notre Temps »), exemplaire
non coupé.
Extrait de l'avant-propos
:
« Plus je le connaissais [Littlepage], plus je me persuadais
qu'il était en possession d'un matériel susceptible
de donner un des livres les plus estimables qui eussent été
écrits sur la Russie soviétique. Il était
le seul étranger, à ma connaissance, qui eût
travaillé de façon si intime avec les organisations
soviétiques sans s'être jamais départi, de
l'épaisseur d'un cheveu, de sa caractéristique
d'Américain. Tous les autres étrangers en Russie
y étaient ou bien venus en qualités de symathisants
communistes, et avaient, pour cette raison, été
acceptés par l'engrenage soviétique ; ou bien,
n'ayant aucune tendance politique, ils vivaient tout à
fait en dehors du système. Littlepage s'était trouvé
pendant plusieurs années à l'intérieur du
système et y était resté constamment aussi
dénué de passion qu'en y entrant.
C'était un Yankee à la Cour du roi Communisme.
Il observait ce qui se passait et n'était guère
surpris de ce qu'il voyait. [...] Ils avaient loué ses
services pour un travail qui consistait à produire pour
eux autant d'or que possible, et il s'y livrait du mieux possible.
»
13 euros (code de commande
: Rus/37).
LOUKOMSKI (G.K.) La vie et les murs en Russie
de Pierre le Grand à Lénine. Paris, Ernest
Leroux, 1928. In-4° broché, 47 p. + 107 planches en
phototypie, couverture un peu défraîchie.
45 euros (code de commande
: 175/66).
LUKACS (John) Budapest
1900. Portrait historique
d'une ville et de sa culture. Traduit
de l'américain par Pierre-Emmanuel Dauzat. Paris, Quai
Voltaire, 1990. In-8° broché, couverture rempliée,
326 p., dos passé.
Au pli de la couverture
:
« 1900 constitue une époque déterminante
dans l'histoire de Budapest qui connut là un formidable
essor. Cité en pleine expansion, elle prit alors rang
parmi les six premières villes d'Europe, tandis qu'elle
s'affirmait comme le foyer incontestable de la culture hongroise.
À travers ce portrait détaillé et concis,
John Lukacs montre comment ce tournant de siècle marqua
le zénith de Budapest avec, entre autres, l'éclosion
de nombre de jeunes talents qui devaient porter la créativité
hongroise à de très hauts niveaux. Il met aussi
en évidence les déchirures qui, derrière
la joie de vivre et le prodigieux bouillonnement des idées
de l'époque, se faisaient jour, au sein de la société
hongroise. Cette évocation, riche d'informations mais
aussi d'images, de couleurs, permet de mieux comprendre l'évolution
de la Hongrie contemporaine. »
12 euros (code de commande
: Rus/7500).
MARCOU (Lily) Les héritiers
(Krouchtchev, Brejnev, Andropov, Gorbatchev, Eltsine, Poutine).
Paris, Pygmalion, 2004. In-8°
broché, 345 p., illustrations hors texte, trace de pliure
à un coin.
10 euros (code de commande
: Rus/51).
MIKOLAJCZYK (Stanislas)
Le viol de la Pologne. Un
modèle d'agression soviétique. Traduction de R. Jouan. Paris, Plon, 1949.
In-8° broché, V + 371 p.
Extrait de la préface
:
« La domination communiste s'étendra-t-elle en devenant
moins consistante, plus fragile, comme il en fut de la domination
militaire d'Adolf Hitler ? Je me suis posé la question
à moi-même aux heures sombres de la lutte que je
livrais avant mon départ de Pologne. Il semble qu'il faille
répondre par un non catégorique. Hitler essaya
de commander et d'administrer à la fois, avec des Allemands,
Staline commande avec des Russes placés aux postes-clefs,
mais administre avec des nationaux traîtres, corrompus
ou sans caractère, du pays intéressé. On
instruit et on forme au'ourd'hui, en Russie, des hommes et des
femmes de toutes les nationalités afin qu'ils retournent
un jour dans leur pays natal quels connaissent intimement, pour
le gouverner sous les ordres directs de Moscou. Staline forme
des Français pour gouverner la France, des Italiens pour
gouverner l'Italie, des Anglais pour gouverner l'Angleterre,
des Latins pour gouverner les nations latines, des Japonais pour
gouverner le Japon, des Chinois pour gouverner la Chine, des
Indiens pour gouverner l'Inde, des noirs pour gouverner les noirs,
et des Américains pour gouverner l'Amérique...
Car Staline, véritable génie du mal, possède
un sinistre pouvoir, bien supérieur à celui de
n'importe quel autre tyran de l'histoire. Et il projette de conquérir
le monde. »
9 euros (code de commande :
Rus/39).
MOOREHEAD (Alan) Naissance
de la révolution russe.
Avec une préface de lauteur.
Traduit de langlais par André Bertin. Paris, Plon,
1958. In-8° broché, VIII + 270 p., jaquette.
Au revers de la jaquette :
« Quarante ans nous séparent du spasme gigantesque
qui fit des cent cinquante millions de sujets du dernier souverain
absolu du inonde occidental, les premiers « camarades »
de la dictature du prolétariat. L'événement
ne brisait pas seulement un trône ; il bouleversait la
structure politique et sociale du monde, en donnant une «
patrie » ... à l'Internationale.
Bien plus que la grande guerre, bien plus que la prodigieuse
évolution industrielle et scientifique, la , Révolution
russe a marqué notre ère et lui a donné
le visage déconcertant, souvent inquiétant, que
nous lui connaissons.
Il valait de savoir comment s'est noué ce drame aux conséquences
incalculables, autrement qu'à travers les livres d'Histoire
érudits ou partisans. Un journaliste y a consacré
dix ans de son existence. Il a exploité à fond
pour la première fois, les archives du ministère
des Affaires Étrangères allemand concernant la
Russie. Il a dépouillé dix mille documents, examiné
six kilomètres de microfilms, interrogé cent témoins
importants. Il a rassemblé le résultat de cette
fantastique enquête dans ce récit passionnant, aux
rebondissements multiples qui nous fait revivre comme par une
extraordinaire bandes d'actualités cinématographiques
la tragédie qui va des fastes de la cour impériale
au mur éclaboussé de sang d'Ekaterinbourg, des
bagnes de Sibérie à la cave où Staline imprime
ses appels à l'émeute, des batailles de rues aux
tractations du comité révolutionnaire, et de l'inquiétante
figure du moine Raspoutine au triomphe de Vladimir Oulianof,
devenu Lénine. »
12 euros (code de commande
: Rus/40).
MOOREHEAD (Alan) Naissance
de la Révolution Russe.
Traduit de l'américain par A. Bertin. Paris, Club des
Éditeurs, 1958. In-8° sous reliure et Rhodoïd
d'éditeur, 270 p.
10 euros (code de commande
: 222/70).
MOUSSET (Albert)
Le monde slave. Paris,
Société d'Éditions Françaises et
Internationales, 1946. In-12 broché, 305 p., (collection
« Le Monde & l'Histoire »), ex dono.
Extrait du premier
chapitre :
« L'effondrement de l'Allemagne ouvre pour l'Europe une
ère révolutionnaire. Sur le plan politique il prélude
à des translations de forces dont on ne saurait encore
mesurer toutes les conséquences mais dont on peut dire
avec certitude que les Slaves et en premier lieu les Russes
seront les bénéficiaires.
Sous ce rapport, la guerre n'a fait que hâter un processus
auquel le rythme démographique de l'Europe moderne imprimait
une courbe inexorable. Sur trois Européens, on compte
aujourd'hui un Slave. À la cadence divergente de la natalité
en Europe occidentale et en Europe orientale, cette relation
se trouvera inversée d'ici trois quarts de siècle.
»
10 euros (code de commande
: Rus/42).
NICOLSKY (Boris) Le peuple russe. Sa carrière
historique 862-1945. Neuchâtel, La Baconnière,
1945. In-8° broché, 369 p., (collection « L'Évolution
du Monde et des Idées »).
15 euros (code de commande
: 191/66).
OLIVIER
(Daria) Grandes heures des villes russes. Variations sur l'Histoire de Russie, suivies
d'un petit guide historique de Kiev, Vladimir, Moscou et Leningrad. Paris, Librairie Académique Perrin,
1967. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 311
p., illustrations hors texte.
En quatrième
de couverture :
« La Russie devient un but de voyage et ceux qui s'y rendent
sont chaque année plus nombreux. On voit donc paraître
des guides sérieux et des ouvrages traitant, sous un angle
ou sous un autre, de l'U.R.S.S.
La particularité de ce livre est d'être ensemble
un récit et un guide. Son auteur, Daria Olivier, est 1'un
des meilleurs spécialistes de l'histoire russe. Tout en
respectant scrupuleusement la vérité historique,
elle a voulu narrer de façon vivante, plaisante, amusante
à l'occasion, les grandes heures des villes russes.
Son ouvrage nous conduit à travers des Russies successives
depuis celle de Kiev qui rayonna d'un éclat sans pareil,
à celle de Moscou avec ses fastes et ses complots, jusqu'à
celle, enfin, bâtie de toutes pièces par Pierre
le Grand, la, Russie de Saint-Petersbourg qui deviendra Leningrad.
Abondamment illustré de nombreux documents dont beaucoup
sont inédits, accompagné d'un guide permettant
aux voyageurs de situer aisément les décors où
ont évolué les personnages, cet ouvrage permet
de tirer le meilleur parti d'un séjour en U.R.S.S. ou
de faire, dans son fauteuil, un merveilleux voyage immobile.
»
10 euros (code de commande
: 8525).
ORME (Alexandra) Soldats
russes d'après nature. Histoire vraie d'un village
occupé. Traduit du
polonais. Paris, Zeluck, 1948. In-8° broché, couverture
rempliée, 342 p., croquis de l'auteur.
Au pli de la couverture
:
« Janvier, février et mars 1945 dans un village
hongrois repris aux Allemands par les Russes. Au désordre
et à l'animation incroyables qui s'ensuivent dans le village,
où s'entassent chaque jour de nouvelles troupes qui montent
vers le front, s'ajoute la terreur des pillards et des bandes
de déserteurs armés.
L'auteur, polonaise de naissance, réfugiée avec
son mari dans la famille de ce dernier, ne s'embarrasse pas,
dans ces nouvelles circonstances, des habitudes de son rang.
Dès les premières heures, elle se rend indispensable
tant aux uns qu'aux autres, à cause sans doute de ses
notions de la langue russe, mais aussi en raison de son allant,
de son courage et de son tempérament particulièrement
indépendant, débrouillard et ouvert. Cela lui vaut
mille aventures, allant des fraternisations les plus cordiales
aux situations les plus lugubres. Possédant au surplus
le don inné du récit, elle nous restitue dans son
immédiateté, avec un éclat et une rigueur
extraordinaires, l'ambiance dans laquelle, à quelques
kilomètres d'un front qui sans cesse rnenaçait,
par un nouveau déplacement, de ramener les Allemands au
village, se rencontrèrent bérateurs et libérés.
Un livre spontané, en marge de toute propagande. Un livre
entier, élargissant et plein d'humour. »
9 euros (code de commande :
Rus/44).
PANINE (Dimitri)
Soljénitsyne et la réalité. Traduit du russe par Marie-Noëlle Desbrosses
et Jacob Gregory. Paris, La Table Ronde, 1976. In-8° broché,
188 p.
En quatrième
de couverture :
« Il a survécu à 16 ans de Goulag, et depuis
1972 il est domicilié en France en tant que réfugié
politique. C'est l'un des hommes, peu nombreux en Occident, qui
connaissent intimement Soljénitsyne. Ils ont passé
5 ans sur des grabats voisins, et Soljénitsyne l'a présenté
dans son roman Le premier cercle sous les traits et sous
le nom de Sologdine.
Heurté par les idées que depuis son arrivée
en Occident Soljénitsyne propage dans ses articles et
interviews, Dimitri Panine prend la défense des peuples
qui souffrent dans son pays, l'Union Soviétique, et s'inquiète
de leur avenir. Il fournit une argumentation implacable. »
12 euros (code
de commande : Rus/45).
PELTIER (Contre-Amiral R.)
Attaché naval à Moscou. Paris, France-Empire, 1954. In-8° broché,
312 p., illustrations hors texte, jaquette illustrée.
Au revers de la jaquette :
« À 21 ans, comme enseigne de vaisseau sur le cuirassé
"Démocratie", le contre-amiral Peltier faisait
campagne en Orient et en Mer Noire, prenant un premier contact
avec la Russie.
En 1921, il est en Baltique sur les avisos qui assistent les
jeunes républiques baltes. Il apprend le russe. Après
un embarquement à la flotille du Rhin, il passe un an
à Riga et devient interprète de russe.
Dès lors, les missions et les postes diplomatiques vont
alterner avec ses embarquements et commandements. En 1934, il
pilote une mission navale soviétique dans nos ports et
chantiers. Il est attaché naval en Finlande durant la
guerre finno-russe. L'hiver 1944-45 le trouve guidant encore
une mission soviétique dans les ruines du mur de l'Atlantique.
Après la capitulation allemande, il fait partie de la
Commission de Contrôle à Berlin. De 1946 à
1951, le voici en U.R.S.S.
Attaché naval à Moscou est le témoignage
objectif d'un marin, connaissant le peuple russe de longue date,
un témoignage découvrant de vastes horizons sur
un monde nouveau. »
12 euros (code
de commande : Rus/46).
POPOFF (Georges) La Tschéka.
Mon emprisonnement et
mes aventures à la Loubjanka n° 2. 3e édition. Traduit par Cécile
Knoertzer. Paris, Plon, 1926. Petit in-8° broché,
XIV + 305 p.
Extrait de la préface
:
« Tous les événements décrits dans
ce livre sont absolument conformes à, la réalité
; j'en ai moi-méme été té moin. Jefus
arrêté à Moscou par la Tschéka et
mon emprisonnement me permit d'observer de très près
ce phénomène rétrograde, cette institution
moyenâgeuse de l'État soviétique. Ce livre
pourtant n'est pas une polémique antibolchéviste
et je n'ai point ici l'intention d'attaquer le système
soviétique en soi, car la Tschéka, mystérieuse,
asiatique, telle que ce livre la dépeint, est au delà,
en dehors du gouvernement soviétique, cette Ochrana
communiste, cette inquisition du vingtième siècle
est réellement un « État dans l'Êtat
».
12 euros (code
de commande : Rus/48).
[RENNENKAMPF (Alexandre)]. SAVANT
(Jean) Alexandre de Rennenkampf et ses amis. Paris, Calmann-Lévy,
1946. In-12 broché, 221 p., illustrations hors texte,
(« Nouvelle Collection Historique »).
10 euros (code
de commande : Rus/52).
RIZI (Bruno) L'U.R.S.S.
: collectivisme bureaucratique (La propriété de
classe). Paris, Champ Libre,
1976. In-8° broché, couverture rempliée, 107
p.
En quatrième
de couverture :
« Voilà le livre le plus inconnu du siècle,
et c'est justement celui qui a résolu, dès 1939,
un des principaux problèmes que ce siècle a rencontré
:la nature de la nouvelle société russe, la critique
marxiste de la forme de domination qui y est apparue.
C'est en 1939 que le trotskiste italien Bruno Rizzi a publié,
par lui-même, à Paris, les première et troisième
parties (mais non la deuidème) de son ouvrage La Bureaucratisation
du Monde, signé Bruno R., et rédigé
en français.
Condamnées aussitôt par Trotski et la Quatrième
Internationale, les thèses de Rizzi, qui apportaient la
première définition de la bureaucratie en tant
que classe-dirigeante, ont été systématiquement
ignorées par deux générations de compagnons
de route ou pseudo-critiques du stalinisme ; qui le plus souvent
ont été les mêmes hommes, changeant de mensonges
selon le vent, faisant toujours mine de s'apprêter à
enfoncer une porte ouverte depuis trente ou quarante ans, mais
en nous vendant en prime leurs propres clefs, et finalement reculant
toujours devant l'ampleur titanesque de l'effort, qui aurait
mis fin à leur emploi .Eux ne seront réédités
par personne.
D'autres ont pill Rizzi avec une assurance d'autant plus tranquille
que ceux-là préféraient l'ignorer. Les rares
détenteurs d'un livre si bien disparu qu'il n'en existe
même pas un exeraplaire à la Bibliothèque
Nationale, en ont tiré discrètement parti pour
trancher du chercheur de pointe, et aimeraient ne pas perdre
cette réputation : depuis 1968, les divers experts en
contestation qui détiennent un stand chez presque tous
les éditeurs français ont exhumé toutes
sortes d'écrits moins brùlants, mais jamais Rizzi,
qu'ils n'ignoraient pas tous.
L'Américain Durnham fut le premier à se faire un
nom, avec l'Ere des Organisateurs, en récupérant
tout de suite cette critique prolétarienne de la bureaucratie,
la travestissant pour son compte en éloge inepte d'une
hausse tendancielle du pouvoir de décision et de compétents
"managers" dans l'entreprise moderne, au détriment
des simples détenteurs de capitaux. Et plus tard la revue
française Socialisme ou Barbarie, reprenant la
dénonciation du stalinisme, a manifestement trouvé
dans cette uvre fantôme de Rizzi la principale source
de ses conceptions, de sorte que l'originalité que les
commentateurs consentent à reconnaître, sur le tard,
à ce foyer de réflexion désormais éteint,
paraîtrait assurément plus considérable si
tout le monde continuait à cacher Bruno Rizzi.
Le lecteur d'aujourd'hui apercevra aisément quelques erreurs
dans la compréhension stratégique des forces en
jeu au très sombre moment où ce texte a paru. Les
soulèvements des travailleurs, de Berlin-Est en 1953 au
Portugal en 1974-75, ont depuis beaucoup amélioré
la théorie de Rizzi. Notre parti n'a pas eu raison en
un jour ; il a développé sa vérité
à travers deux siècles de luttes changeantes Aujourd'hui
encore, il n'a pas tout à fait raison, puisque l'on peut
encore survivre et falsifier à côté de lui.
Mais déjà la société dominante qui
ne sait plus se gérer, ne sait même plus lui répondre.
Les erreurs étaient plus nombreuses et plus lourdes dans
l'étude suivante (Quo Vadis, America ?), recueille
par Rizzi dans l'édition originale de La Bureaucratisation
du Monde, et donnée alors comme la "troisième
partie" de l'ensemble inachevé. La réédition
d'un texte historique ne doit rien ajouter qui puisse en diminuer
l'homogénéité ; alors surtout que les intellectuels
de quatre décennies ont osé ne pas y répondre.
»
12 euros (code
de commande : Rus/53).
[ROMANOV].
FUNK (V.V.) et NAZAREVSKI (B.) Histoire des
Romanov. 1613-1918. Traduit du russe par Serge Kaznakov.
Complété par M. la Condamine. Paris, Payot,
1930. In-8° broché, 399 p., illustrations, (collection
« Bibliothèque Historique »), couverture défraîchie.
15 euros (code de commande
: 198/66).
RUTKOWSKI (Jan)
Histoire économique de la Pologne
avant les partages. Paris, Champion - Geuthner, 1927.
In-8° broché, XII-263 p., (collection « Institut
d'Études Slaves de l'Université de Paris, Bibliothèque
de Paris », n° 1).
20 euros (code de commande
: 157/67).
[SAKHAROV (Andreï)]. LOURIE (Richard)
Sakharov une biographie. Traduit
de l'anglais par Sylvie Finkelstein. Lausanne, Noir sur Blanc,
2005. In-8° broché, 508 p., illustrations hors texte.
En quatrième
de couverture :
« Andreï Sakharov (Moscou,1921-1989), physicien, scientifique
renommé, « père de la bombe H soviétique
», a conçu des armes thermonucléaires et
évalué les conséquences possibles de leur
utilisation abusive. Sakharov a également fixé
les principes moraux de la dissidence, reconnus dans le monde
entier, et est devenu par la suite le célèbre chef
de file des opposants au régime. Son infatigable et courageuse
action en faveur des droits de l'homme lui a valu le prix Nobel
de la paix, en 1975, six ans d'exil intérieur à
Gorki - ville fermée aux étrangers -, puis la réhabilitation
en 1986, grâce à la perestroïka. Avec sa femme,
Elena Bonner, il est devenu un symbole de la lutte pour la dignité
de l'homme. Sakharov a fait partie des privilégiés
du pouvoir, puis subi les brimades du KGB, avant d'entamer, à
la fin de sa vie, une carrière politique pour réformer
la constitution.
C'est cette existence hors du commun que nous retrace ici Richard
Lourie, traducteur des mémoires de Sakharov. À
partir d'une multitude de documents - dont les dossiers longtemps
secrets du KGB et la correspondance personnelle de Sakharov -,
il nous raconte l'histoire d'une vie étroitement liée
à celle de son pays. Sakharov a contribué à
transformer l'Union soviétique en superpuissance en même
temps qu'il l'a forcée à rendre compte au monde
entier de ce qu'elle faisait endurer à ses citoyens.
Cette première biographie complète, intelligente
et détaillée, d'une lecture aisée, rend
justice aux multiples facettes de ce personnage complexe. C'est
aussi une véritable mine d'informations sur le destin
de l'Union soviétique. »
15 euros (code de commande
: 10396).
SALOMON (Michel)
Méditerranée rouge : un nouvel empire soviétique
? Paris, Laffont, 1970.
In-8° broché, couverture rempliée, 399 p.,
deux cahiers d'illustrations hors texte, (collection «
L'Histoire que nous Vivons »).
Au pli de la couverture
:
« Avec l'apparition spectaculaire d'une flotte de guerre
entre Port-Saïd et Mers El-Kébir, de missiles et
de soldats de l'Armée rouge sur le canal de Suez, le monde
a brusquement pris conscience de la présence soviétique
en Méditerranée.
Que veut l'U.R.S.S., réalisant aujourd'hui son rêve
séculaire d'accès aux mers chaudes ? Sa présence
militaire, déployée sur le flanc méridional
de notre continent, est-elle une menace pour l'Europe ? Pour
la France ? Est-elle un bienfait pour ses « protégés
» ? Sera-t-elle combattue par Washington ou verrons-nous
un condominium soviéto-américain imposer à
la Méditerranee une nouvelle « paix romaine »
?
Michel Salomon tente de répondre à ces angoissantes
questions en journaliste, en observateur lucide de l'aventure
de notre temps et non en pamphlétaire. Pour effectuer
son enquête, il a sillonné deux ans durant les rives
de ce couloir méditerranéen qui tend à devenir
le nouveau champ clos des rivalités internationales.
Il y a rencontré des dirigeants illustres, des chefs d'État,
des généraux et des diplomates, mais aussi de simples
citoyens des campagnes et des villes, des fellahs et des pêcheurs,
des ouvriers du pétrole et des bédouins du désert,
plongés désormais au coeur de la zone des tempêtes,
innocentes victimes des ambitions de leurs dirîgeants et
du machiavélisme des Grands.
Dans cette Méditerranée, mère des civilisations,
carrefour où se rencontrent l'Orient et l'Occident, la
technologie du nord et le sous-développement du sud, le
profane et le sacré, la démocratie libérale
et quelques-uns des plus consternants régimes totalitaires,
c'est à l'intrusion de ce nouveau facteur de l'équilibre
des forces mondiales, la puissance soviétique, qu'il nous
fait assister. »
9 euros (code de commande :
Rus/54).
SAYERS (Michel) et KAHN (Albert E.) La grande conspiration
contre la Russie. Traduit de l'américain
par Albert Germain. Paris, Éditions Hier et Aujourdhui,
1947. In-12 broché, 461 p., (collection « Essais
et Documents »).
Extrait de l'avant-propos
:
« Dans la préparation de cet ouvrage, les auteurs
ont copieusement utilisé les documents officiels du Département
d'État des États-Unis, les débats et les
rapports de diverses Commissions du Congrès des États-Unis,
les documents officiels publiés par le Gouvernement de
Grande-Bretagne et les comptes rendus in extenso, publiés
par le Gouvernement soviétique, des débats des
procès d'espionnage, de sabotage et de haute trahison
qui ont eu lieu en U.R.S.S. depuis la Révolution.
Aucun des événements ou dialogues mentionnés
dans, ce livre n'a été inventé par les auteurs.
Tous les matériaux utilisés proviennent des diverses
sources indiquées dans le texte ou dans les notes bibliographiques.
»
10 euros (code
de commande : Rus/55).
SELLIER (André et Jean)
Atlas des peuples d'Europe centrale. Nouvelle édition.
Cartographie Anne Le Fur. Paris, La Découverte,
1998. In-8° à l'italienne, 199 p., cartes, ouvrage
épuisé au catalogue de l'éditeur.
19 euros (code
de commande : Rus/56).
SERVAN-SCHREIBER (Émile)
L'U.R.S.S. 28 ans après. 1931-1959. Paris, Plon, 1959. In-8° broché,
182 p., une carte.
En quatrième
de couverture :
« Émile Servan-Schreiber est depuis cinquante ans
co-directeur du principal quotidien économique français
: Les Échos. Pendant dix ans, av |