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BOSSUAT
(Robert) Manuel bibliographique de la littérature
française du Moyen Âge. Melun,
Librairie d'Argences, 1951. In-8° sous reliure toilée
d'éditeur, XXXIV, 638 p., (collection « Bibliothèque
Elzévirienne - Nouvelle série : Études et
Documents »), cachet ex-libris du professeur M. A.
Arnould à la page de garde, bel exemplaire.
Extrait de l'introduction
:
La littérature française du Moyen
Âge tend à prendre aujourd'hui une place sans cesse
accrue dans les programmes universitaires et dans la curiosité
des milieux cultivés. Mais pour avoir été
plus tardivement entreprise, son étude est loin d'être
aussi avancée que celle des littératures anciennes.
Les instruments de travail, déjà nombreux, sont
encore insuffisants. Après avoir consacré dans
son Histoire de la littérature française
de substantiels chapitres au Moyen Âge, Gustave Lanson
n'a fait commencer son précieux Manuel bibliographique
qu'au XVIe siècle, laissant délibérément
de côté cinq siècles d'une production littéraire
dont il ne méconnaissait pas d'ailleurs l'importance.
C'est évidemment que ses propres travaux, axés
sur la littérature moderne, ne lui avaient pas fourni
l'occasion d'accumuler les matériaux nécessaires
et que, d'autre part, cette période historique n'intéressait
qu'accessoirement et dans une infime proportion les étudiants
de littérature française. Aussi le moment paraît-il
venu de combler cette lacune et de mettre à la disposition
des travailleurs un répertoire aussi complet que possible,
capable de les guider dans leurs recherches et de leur suggérer,
à l'occasion, de nouveaux sujets d'études.
En entreprenant son ouvrage, G. Lanson posait
en principe qu'il devait d'une part enregistrer les ouvrages
essentiels qui permettraient de retrouver aisément ceux
qu'il négligeait et, d'autre part, réunir un ensemble
d'informations correspondant à la culture et aux besoins
de la moyenne des étudiants. Nous n'avons pas cru pouvoir
nous en tenir à cette conception limitée et n'envisager
que l'intérêt d'une seule catégorie de travailleurs.
L'étude du Moyen Âge, moins avancée que celle
des autres siècles, met en uvre des connaissances
très diverses et qui ne sont pas exclusivement d'ordre
littéraire, mais relèvent aussi bien de l'histoire
et de ses sciences auxiliaires, de la philologie et de la linguistique
sous tous leurs aspects. Elle implique au surplus, pour les chercheurs,
l'obligation de ne pas se contenter de disserter sur les faits
acquis, mais de poursuivre la solution des problèmes que
posent et poseront longtemps encore les textes du Moyen Âge,
dont la tradition manuscrite est souvent précaire, la
langue primitive incertaine, l'origine obscure, la date imprécise.
Avant d'aboutir à de larges synthèses, la tâche
primordiale des médiévistes consiste toujours à
procurer de bonnes éditions, à multiplier les monographies
spéciales et les travaux d'exégèse.
Le premier objet d'une bibliographie doit être
avant tout de fournir à celui qui l'utilise une base de
départ, en lui révélant ce qui a été
écrit d'essentiel sur le sujet qui l'intéresse,
afin de lui éviter toute démarche inutile. Les
travaux relatifs à la littérature du Moyen Âge
sont extrêmement dispersés dans le temps et dans
l'espace. Il s'en faut de beaucoup que la majeure partie ait
été publiée en France. L'enseignement de
Frédéric Diez provoqua en Allemagne, dès
le début du XIXe siècle, un véritable engouement
pour les vestiges de l'ancienne littérature française,
que l'école romantique avait mise à la mode sans
toutefois se soucier d'en organiser l'étude. Ce fut le
grand mérite de Gaston Paris et de Paul Meyer d'introduire
en France les rigoureuses méthodes d'outre-Rhin en les
adaptant au tempérament national, et celui de leurs disciples
d'en perfectionner l'emploi. Bientôt, non seulement en
France, mais dans toute l'Europe et aux États-Unis, grâce
à l'action de maîtres éprouvés dont
la plupart avaient suivi les leçons de Gaston Paris, l'étude
de la littérature médiévale fut poursuivie
dans une féconde émulation et les résultats
d'innombrables recherches consignés pour la plupart dans
des revues spéciales où il n'est pas toujours aisé
de les découvrir. Si tous les périodiques étaient
pourvus de tables analytiques détaillées, la difficulté
serait résolue. Encore faudrait-il rassembler les éléments
épars de la documentation. En nous attachant à
ce double objet de regroupement et d'analyse nous espérons
satisfaire à la fois les besoins des chercheurs, ceux
des étudiants non spécialistes, désireux
seulement de connaître les éditions et les travaux
critiques indispensables à la préparation d'un
examen, ceux enfin du public lettré, curieux d'acquérir
des notions précises sur la littérature du Moyen
Âge.
C'est donc en ayant en vue ces trois catégories
de lecteurs éventuels que nous avons conçu et rédigé
le présent ouvrage et par là se justifie le choix
des matériaux qui le composent et les rubriques sous lesquelles
ils ont été répartis. Peut-être eût-il
été plus économique d'indiquer pour chaque
texte l'édition la plus récente et les dernières
études qui renvoient en principe ou devraient renvoyer
aux travaux antérieurs. Mais nous avons pensé que
les éditions successives de textes médiévaux
ne marquent pas toujours un progrès de l'une à
l'autre et que, dans plus d'un cas, il n'est point inutile de
recourir à d'anciennes publications qui offrent parfois
l'avantage de reproduire correctement un manuscrit négligé
par la suite. De même, les travaux critiques et même
les études d'ensemble ne fournissent pas toujours un exposé
complet et une bibliographie suffisante des questions qu'ils
abordent, de sorte qu'ils ne dispensent pas de consulter les
travaux qu'ils se proposent de compléter ou d'annuler.
Il est souvent nécessaire de suivre à travers une
série d'articles dont la publication s'échelonne
sur plusieurs dizaines d'années le développement
progressif des théories et des systèmes. Un guide
bibliographique, en traitant des chansons de geste, par exemple,
ne saurait se limiter aux Légendes épiques
de Joseph Bédier, sous prétexte qu'elles ont renouvelé
l'étude de ce genre littéraire, en négligeant
à la fois les hypothèses plus anciennes de Gaston
Paris, de Léon Gautier et de Pio Rajna ou celles, plus
récentes, de Maurice Wilmotte et d'Albert Pauphilet, de
MM. Ferdinand Lot et Robert Fawtier. Comme l'a justement écrit
M. J. Calmette, la bibliographie doit permettre « de
réunir sur un point donné les éléments
épars qui le concernent dans la production intellectuelle.
Elle seule fournit la possibilité de répondre aux
inévitables questions qui obsèdent, dès
l'abord, quiconque s'attelle à un labeur historique :
qu'a écrit tel auteur ? qu'a-t-on écrit à
son sujet ? »
II va de soi qu'un manuel bibliographique de
la littérature française du Moyen Âge, si
étendu qu'il soit, ne saurait répondre à
toutes ces questions. Destiné à fournir aux travailleurs
les premiers éléments d'une recherche, il ne peut
contenir qu'un nombre limité de références
arbitrairement choisies par son auteur. Il ne dispense pas de
recourir à des répertoires, vieux parfois de plusieurs
siècles, où se trouvent pourtant contenues de précieuses
indications.
40 euros (code de commande
: 15208).
[CAHIER (Ch.)
et MARTIN (Arth.)]. Nouveaux mélanges d'archéologie,
d'histoire et de littérature sur le Moyen Âge.
Tomes I, II, III et IV (complet).
Paris, Firmin Didot Frères,
Fils et Cie, 1874-1877.
Bel ensemble de
ce complément aux Mélanges d'archéologie,
d'histoire et de littérature parus de 1848 à
1859.
[CHARLEMAGNE].
BAKE R (G.-P.) Charlemagne créateur
d'empire. Traduit de l'anglais par A. Lageix. Paris,
Payot, 1936. In-8° broché, 308 p., (collection «
Bibliothèque Historique »).
15 euros (code de commande
: 138/66).
[CHARLEMAGNE]. MABILLE DE PONCHEVILLE.
(A.) Charlemagne européen. Paris, Mercure
de France, 1943. In-12 broché, 153 p., signature sur la
couverture.
7,50 euros (code de commande
: 2307).
[CHARLES-LE-SIMPLE].
BORGNET Étude sur le règne de Charles-le-Simple. [Bruxelles], [Académie Royale des Sciences
et Belles-Lettres de Bruxelles], [1844]. In-4° broché
sous une couverture factice, 51 p.
@ Il s'agit d'un extrait du tome XVII
des Nouveaux Mémoires de l'Académie Royale des
Sciences et Belles-lettres de Bruxelles..
Extrait :
« La rapide décadence des
deux premières dynasties françaises, pour nous
servir d'une expression inexacte mais consacrée par l'usage,
est un des faits les plus curieux que présente l'histoire
des temps modernes. Après avoir eu leurs jours de gloire
et de splendeur, toutes deux tombèrent victimes du mouvement
aristocratique qui finit par produire la féodalité,
et leur agonie parcourut un intervalle de temps à peu
près semblable.
Il ne faut pas néanmoins exagérer
ces points de conformité.
L'abâtardissement qui atteignit la race
de Clovis, la frappa au physique et an moral. Livrés jeunes
aux plaisirs des sens, énervés par la politique
des maires du palais, les derniers Mérovingiens restèrent
dans une enfance prolongée à dessein ; nul
d'eux ne parvint à l'âge d'homme. Quand on les traînait
au Champ-de-Mars sur un chariot attelé de deux bufs,
leur longue chevelure, emblème d'une noble origine, leur
barbe épaisse, présomption légale de virilité
chez les barbares, n'étaient que des signes mensongers,
des ornements d'emprunt dont on les affublait.
Les derniers Carlovingiens n'ont pas subi ce
complet abâtardissement. S'ils n'ont pas été
à la hauteur de leur position, on n'a pas assez tenu compte
aussi des difficultés avec lesquelles ils eurent à
lutter ; on a voulu les comparer aux fondateurs de leur
dynastie, et comme un parallèle n'était pas possible,
ils sont restés écrasés sous le rapprochement.
Parmi eux, Charles-le-Gros fut sans doute le moins capable, et
cependant il ne montra pas encore cette double incapacité
physique et morale qui fut l'apanage des derniers Mérovingiens.
En retraçant les désastres de son règne,
qu'il y aurait à dire en faveur de ce malheureux empereur
forcé de souscrire à sa propre ruine, de renvoyer
le seul conseiller qui restât à cette tête
affaiblie par les chagrins domestiques !
Il serait sans doute étrangement paradoxal
de faire des descendants de Charlemagne, de grands et énergiques
caractères ; on peut au moins soutenir que, dans
l'appréciation de leurs actes, l'histoire n'a pas écouté
la voix d'une rigoureuse impartialité. Nous voulons essayer
la réhabilitation de Charles-le-Simple, celui d'entre
eux auquel un outrageant surnom semble avoir attaché un
caractère de stupidité notoire. »
15
euros (code de commande : 12680).
[CHARLES LE SIMPLE].
ECKEL (Auguste) Charles le Simple. Paris, Émile Bouillon,
1899. In-8° broché, XXII + 168 p., (collection «
Annales de l'Histoire de France à l'Époque Carolingienne
»).
25
euros (code de commande : 15/65).
CHEVALIER (Ulysse) Répertoire des sources historiques
du Moyen Âge. Bio-bibliographie. Premier
volume : A-I. Deuxième volume : J-Z. Paris,
Picard et Fils, 1905-1907. Deux forts volumes in-8° brochés,
[2416 p], texte sur deux colonnes.
Les deux volumes : 300
euros (code de commande : 142/66).
COHEN (Gustave) Histoire
de la mise en scène dans le théâtre religieux
français du Moyen Âge. Nouvelle
édition, revue et augmentée. Paris, Champion, 1951.
In-8° broché, LVI + 354 p., illustrations hors texte,
rousseurs à la couverture.
30 euros (code de commande
: 165/63).
Collection
Histoire générale
publiée sous la direction de Gustave Glotz
Cette grande série
a été publiée aux Presses Universitaires
de France dans les années trente. Les titres proposés
ici sont de format in-8° demi-reliure de percaline beige
à coins, les dos sont lisses et ornés d'un fleuron,
du titre et tomaison dorés. Les couvertures sont conservées.
Ils sont en très bon état.
Histoire du
Moyen Âge. Tome
III. Le Monde oriental de 395 à 1081 par
Charles Diehl et Georges Marçais. 1936. XXIII + 627 p. 25 euros (code de commande
: 223/61).
Histoire du
Moyen Âge. Tome
VII. Deuxième partie. Les premières grandes
puissances par Joseph Calmette et Eugène Déprez.
1939. 646 p.
25 euros (code de commande : 228/61).
Histoire du
Moyen Âge. Tome
VIII. La civilisation occidentale au moyen âge du
XIe au milieu de XVe siècle par Henri Pirenne,
Gustave Cohen et Henri Focillon. 1933. 705 p. 30 euros (code de commande
: 229/61). |
DÉCARREAUX
(Jean) Les moines et la civilisation en Occident.
Des invasions à Charlemagne. Paris, Arthaud, 1962. In-8° sous reliure et Rhodoïd
d'éditeur, 396 p., 20 héliogravures hors texte
et 5 cartes, (collection « Signe des Temps », XIII).
Extrait de la préface
:
« Le lecteur bienveillant trouvera dans ces pages un essai
sur l'institution monastique dans ses rapports avec la civilisation
en Occident. L'uvre de formation et d'éducation
qui en est résultée a été menée
à la lois par des chefs de grand style et par les foyers
de sainteté et de culture qu'ils ont créés
autour d'eux. C'est Pourquoi l'on a surtout insisté sur
les formes collectives du monachisme. Les formules de vie individuelle,
pratiquées par exemple chez les ermites et les reclus,
si elles ont produit des saints, ont peu apporté à
la civilisation : elles n'ont été qu'indiquées
en passant et dans la mesure où elles éclairaient
le sujet. Pour des raisons analogues, il a été
peu question des monastères de femmes. En revanche, on
a tenu, chaque fois qu'il était utile, à replacer
le récit dans son contexte d'histoire ecclésiastique
et même, politique : quoique séparés du monde,
les moines sont de leur temps, et certains d'entre eux y ont
été directement mêlés. »
15
euros (code de commande : 7709).
DE
STURLER (J.) Les relations politiques et les échanges
commerciaux entre le duché de Brabant et l'Angleterre
au Moyen Âge. L'étape
des laines anglaises en Brabant et les origines du développement
du port d'Anvers. Paris, Droz,
1936. In-8° sous reliure de toile verte, 543 p., hommage
de l'auteur à Félicien Favresse, couverture plastifiée,
exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur
Jean-Jacques Hoebanx.
Il s'agit de la publication
de la thèse que Jean De Sturler présenta à
la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université
de Bruxelles.
Extrait de l'avant-propos :
Nous nous sommes proposé d'étudier
les relations commerciales et politiques qui s'établirent
au Moyen Âge entre le duché de Brabant et le royaume
d'Angleterre.
Nous préciserons d'abord quels sont
les territoires que nous avons compris sous ces dénominations.
Nous avons considéré comme Brabançons ceux
qui firent partie de l'ancien duché de Brabant, tel qu'il
apparaît constitué aux XIIIe et XIVe siècles :
la plus grande partie des provinces belges d'Anvers et de Brabant
et certaines extrémités contiguës des provinces
de Hainaut, de Namur et de Liège, la province néerlandaise
du Brabant septentrional et l'extrémité méridionale
de celle de Gueldre. Nous y avons rattaché les seigneuries
enclavées de Malines et de Diest, incontestablement solidaires
de l'économie brabançonne et dont les habitants
ne cessèrent d'ailleurs, à de rares exceptions
près, d'être assimilés en Angleterre aux
sujets des ducs de Brabant. Nous n'avons pas exclu du champ de
nos investigations les territoires qui constituaient l'ancien
duché de Limbourg, les terres d'Outremeuse, le fief de
Maestricht, les villages dits de Saint-Servais et le comté
de Vroenhoven ; en fait cependant les données qu'il
a été possible de recueillir touchant ces possessions
des princes brabançons, ne présentent pas la continuité
de celles qui concernent le duché de Brabant proprement
dit.
Nous avons étudié les relations
qui existèrent entre l'ensemble de ces territoires d'une
part, et d'autre part le royaume d'Angleterre, à l'exclusion
de la partie de la Grande-Bretagne soumise aux rois d'Écosse,
de l'île de Man, de l'Irlande, des îles anglo-normandes
et des possessions continentales des souverains anglais.
Le sujet que nous nous étions primitivement
assigné pour tâche de traiter se limitait à
l'étude des relations commerciales des deux pays. On remarquera
d'ailleurs que c'est aux divers aspects de celles-ci que sont
consacrés les principaux développements que comporte
la présente étude. Toutefois, en poursuivant nos
recherches dans ce domaine, il nous a paru opportun, voire indispensable,
de considérer également l'évolution parallèle
des relations politiques.
Nous avons adopté ce parti pour deux
raisons. La première réside dans l'interdépendance
des échanges commerciaux et des rapports politiques internationaux
au Moyen Âge. On sait combien la subordination des intérêts
commerciaux aux besoins de la politique extérieure des
souverains, y est générale et constante ;
ce trait est d'ailleurs particulièrement marqué
dans l'histoire commerciale de l'Angleterre médiévale.
Il n'est pas moins certain que la nécessité de
maintenir des rapports commerciaux assidus, essentiels à
la vie économique de la nation, est susceptible d'influencer
dans une large mesure la conduite politique du prince qui la
gouverne : cette observation s'applique notamment au cas
des principautés néerlandaises dont l'industrie
dépend étroitement de l'importation d'une matière
première provenant de l'Angleterre.
D'autre part, nous ne voyons pas que les rapports
extra-commerciaux du Brabant et de l'Angleterre, antérieurement
du moins à la guerre de Cent-Ans, aient déjà
été mis en lumière, ni que l'on ait pris
la peine d'en indiquer la signification au point de vue de l'histoire
politique des Pays-Bas et de l'Empire. C'est donc une véritable
lacune que cette partie de notre exposé peut contribuer
à combler. Cette considération nous a également
porté à élargir dans ce sens le champ de
notre enquête.
Le titre de notre étude ne précise
évidemment pas le sens dans lequel nous avons été
amené à l'orienter ; il convient de nous expliquer
un instant à ce sujet. Il nous paraît évident
que les limites géographiques dans lesquelles se sont
renfermées nos investigations, sont faites pour restreindre
considérablement la portée des constatations auxquelles
elles ont pu mener ; que l'interprétation des résultats
obtenus ne peut offrir ce que l'on est en droit d'en attendre
qu'à la condition de se rattacher à l'observation
de phénomènes plus généraux, d'une
signification internationale plus large, pour ne pas dire européenne.
Nous nous sommes d'ailleurs efforcé de réduire
au minimum les effets de cette limitation : nous avons multiplié
les rapprochements de tout ordre et nous avons toujours pris
soin de situer l'ensemble restreint des faits que nous avons
dégagés dans les cadres plus généraux
de l'histoire économique de l'Angleterre ou des Pays-Bas,
de l'histoire politique de l'Europe, de l'histoire des routes
commerciales et des échanges internationaux. Il n'en est
pas moins vrai que notre étude se renferme dans un champ
limité et nous n'avons pas cherché à lui
ôter ce caractère.
Nous nous efforcerons même de le justifier
dans une certaine mesure. Il est certain que, pour échapper
entièrement aux inconvénients inhérents
à semblable limitation, l'histoire des relations commerciales
anglo-néerlandaises devrait être conçue sur
une base beaucoup plus large ; peut-être devrait-elle être
rattachée à une étude d'ensemble des échanges
commerciaux entre les régions formant ce qu'on pourrait
nommer le bassin de la mer du Nord : le nord-est de la France,
les Pays-Bas méridionaux et septentrionaux, l'Allemagne
septentrionale, le Danemark et la Scandinavie, la Grande-Bretagne.
Ce vaste ensemble géographique qui se trouve en quelque
sorte disposé en éventail par rapport aux Iles
Britanniques, paraît avoir été doué
au Moyen Âge d'une unité réelle et d'une
vie économique propre. L'étude en serait d'une
inestimable valeur pour la connaissance du passé commercial
de tout l'occident européen. Mais il va de soi que pareille
entreprise suppose l'existence préalable de travaux préliminaires,
d'études plus ou moins approfondies dans des domaines
particuliers. Nous ajouterons que l'exceptionnelle richesse des
dépôts britanniques trop souvent ignorée
des chercheurs étrangers permettrait de donner
à ces travaux d'approche beaucoup d'exactitude et de précision,
possibilité qu'il serait sans doute regrettable de négliger.
Mais on reconnaîtra dès lors que pour cette raison
même, ici plus que partout ailleurs peut-être, l'analyse
doit précéder la synthèse. Aussi bien notre
étude ne constitue-t-elle qu'une monographie, une simple
contribution à la connaissance d'une réalité
historique singulièrement vaste et complexe. Nous espérons
qu'elle pourra prendre place à côté de travaux
similaires dus à nos devanciers et que, dans un avenir
proche ou lointain, de nouveaux apports viendront peut-être
accroître cet effectif, malheureusement encore restreint.
Nous avons donc cherché à donner
une image des relations particulières d'une principauté
des Pays-Bas avec l'Angleterre. Nous nous sommes efforcé
de rendre cette image aussi complète faute
de pouvoir dire : aussi typique que possible.
Aussi n'avons-nous pas hésité à présenter
successivement les mêmes faits sous leurs différents
aspects. C'est dans cet esprit que nous avons, par exemple, cru
devoir nous étendre, autant que les sources le permettaient,
sur la condition et le traitement effectif des Brabançons
en Angleterre, quoique nous concevions que pareil développement
puisse paraître hors de propos ou démesuré
à d'autres points de vue que le nôtre.
25 euros (code de commande
: 15057).
DUBY
(Georges) Hommes et structures du Moyen Âge.
Recueil d'articles. Paris
- La Haye, Mouton, 1973. In-8° broché, 424 p.,
(collection « École Pratique des Hautes Études
- Sorbonne, VIe Section : Sciences Économiques et
Sociales Le Savoir Historique », n° 1),
couverture plastifiée, marque manuscrite d'appartenance
du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de faux-titre.
Table des matières
:
I. Recherches sur l'évolution des
institutions judiciaires pendant le Xe et le XIe siècle
dans le Sud de la Bourgogne.
IL Le budget de l'abbaye de Cluny entre
1080 et 1155. Économie domaniale et économie monétaire.
III. Géographie ou chronologie du
servage ? Note sur les « servi » en
Forez et en Mâconnais du Xe au XIIe siècle.
IV. Un inventaire des profits de la seigneurie
clunisienne à la mort de Pierre le Vénérable.
V. La féodalité ? Une mentalité
médiévale.
VI. Les villes du Sud-Est de la Gaule du
VIIIe au XIe siècle.
VIL Le grand domaine de la fin du Moyen
Âge en France.
VIII. La noblesse dans la France médiévale.
Une enquête à poursuivre.
IX. La seigneurie et l'économie paysanne.
Alpes du Sud, 1338.
X. Les chanoines réguliers et la
vie économique des XIe et XIIe siècles.
XI. Les « jeunes » dans la société
aristocratique dans la France du Nord-Ouest au XIIe siècle.
XII. Les laïcs et la paix de Dieu.
XIII. Le problème des techniques
agricoles.
XIV. Recherches récentes sur la vie
rurale en Provence au XIVe siècle.
XV. Structures de parenté et noblesse
dans la France du Nord aux XIe et XIIe siècles.
XVI. Remarques sur la littérature
généalogique en France aux XIe et XIIe siècles.
XVII. La vulgarisation des modèles
culturels dans la société féodale.
XVIII. Démographie et villages désertés.
XIX. Les origines de la chevalerie.
XX. Situation de la noblesse en France au
début du XIIIe siècle.
XXI. Histoire et sociologie de l'Occident
médiéval. Résultats et recherches.
XXII. Les sociétés médiévales.
Une approche d'ensemble.
XXIII. Le monachisme et l'économie
rurale.
XXIV. Lignage, noblesse et chevalerie au
XIIe siècle dans la région mâconnaise. Une
révision.
25 euros (code de commande
: 15245).
Études
sur la sensibilité au moyen âge. Actes du 102e con-grès
national des société savantes - Limoges, 1977.
Paris, Bibliothèque Nationale, 1979. In-8° broché,
290 p., (« Section de Philologie et Histoire jusqu'à
1610 », tome II).
20
euros (code de commande : 161/62).
Les
Fastes du Gothique. Le siècle de Charles V. Paris, Réunion des Musées Nationaux,
1981. In-4° carré broché, 461 p., nombreuses
illustrations en noir et en couleurs, dos ridé.
Ouvrage
publié à l'occasion de l'exposition éponyme
organisée aux Galeries Nationales du Grand Palais, à
Paris, du 9 octobre 1981 au 1er février 1982.
Table des matières :
- Introduction, par Jean Favier.
- Arbre généalogique.
- Repères chronologiques.
- Architecture.
- Sculptures.
- Objets d'art.
- Manuscrits.
- Peintures.
- Vitraux.
- Arts textiles.
- Armes et armures.
- Héraldique - Sigillographie.
- Céramique.
- Fer forgé.
- Répertoire des artistes.
- Bibliographie - Expositions - Manuscrits
exposés - Index.
20 euros (code de commande
: 14914).
FAVIER
(Jean) Lhistoire administrative et financière
du Moyen Âge occidental depuis dix ans. Paris,
1969. In-8° agrafé, [77] p., envoi de lauteur.
@ Extrait du t. CXXVI, 1968 de la Bibliothèque
de lÉcole des chartes, pp. 427-503 (Bibliogrtaphie).
Avant-propos :
« L'histoire est une, et tout cloisonnement
a ses défauts. Mais l'auteur d'un bulletin bibliographique
ne saurait tout embrasser, et force lui est de tracer des limites
en espérant qu'on les lui pardonnera, pour peu qu'elles
soient nettement définies. Avant de passer en revue les
principales publications qui nous sont parvenues depuis une dizaine
d'années, pour les domaines conjoints de l'histoire administrative
et de l'histoire financière médiévales,
nous préciserons donc les limites de notre entreprise.
Il s'agit ici, avant tout, de l'Europe occidentale.
Nous n'avons fait état, pour l'Europe centrale et orientale,
que de quelques publications ayant attiré notre attention.
Quant à Byzance et à l'Islam, nous les avons délibérément
exclus. Nous avons également restreint l'extension de
ce bulletin en laissant de côté les travaux touchant
à la nature de l'État, aux structures féodales
et au pouvoir monarchique, pour lesquels on se reportera aux
récentes mises au point publiées dans la Revue
historique, et ceux qui ressortissent à la numismatique,
pour lesquels on se reportera aux revues spécialisées.
Ont de même été omises les études
relatives au droit médiéval et à la justice,
malgré les connexions humaines et institutionnelles qui
existent entre les cours de justice et les administrations non
judiciaires.
En sens contraire, nous avons fait place à
l'histoire des institutions représentatives et de conseil,
bien que cette histoire soit notablement politique. Il nous a
semblé que l'on ne pouvait disjoindre des études
consacrées à l'impôt celles qui portent sur
les conditions de son octroi. »
La bibliographie est répartie en trois
: Les Sources ; Histoire de l'administration ;
Les finances publiques.
12 euros (code de commande
: 11749).
FLACH
(Jacques) Les origines de l'ancienne France. Xe et
XIe siècles. Tome
III : La renaissance de l'État. La royauté
et le principat. Paris, Librairie de la Société
du Recueil Général des Lois & des Arrêts,
1904. In-8° broché, VIII, 580 p.
@ Après l'introduction et la
bibliographie, ce volume contient :
Première partie : Les bases et les éléments
constitutifs de l'État.
1. Les bases de l'État.
1. Que la base essentielle de l'État
est la foi lige naturelle.
2. Le rôle du bénéfice
dans l'État (la largesse et l'honneur ; la lente
formation de l'État féodal).
3. Que les progrès de l'organisation
féodale de l'État sont en raison directe de l'homogénéité
politique et de la force du pouvoir.
Appendice : le fief languedocien
de 900 à 1071.
2. Les éléments constitutifs de l'État.
1. Que le groupement territorial est
clairsemé et secondaire.
2. La seigneurie personnelle.
3. Les groupements fondamentaux (les
groupements ethnique, familial, domanial, religieux).
Deuxième partie : Les organes gouvernementaux.
1. Le gouvernement laïque.
1. Aspect général.
2. La théorie historique
léguée par les feudistes.
3. Qu'aux quatre groupements fondamentaux
de l'État correspondent quatre caractères distincts
de la royauté et du principat.
2. La royauté.
1. Les destinées du droit royal
de Louis de Débonnaire à Hugues Capet.
2. Les quatre faces de la royauté.
3. L'indépendance de la couronne.
4. Les prérogatives et les attributs
de la royauté.
5. Les « compagnons en la
majesté royale ».
6. Les organes et les moyens d'action
de la royauté.
3. Le principat.
La genèse historique des grandes
principautés et leurs rapports avec la royauté.
La Francie (les principautés laïques ;
les principautés ecclésiastiques).
20 euros (code de commande
: 11500).
FONTETTE (François de) Recherches sur la pratique de la
vente immobilière dans la région parisienne au
Moyen Âge (fin Xe - début XIVe siècle).
Paris, R. Pichon et R. Durand-Auzias, 1957. In-8° broché,
132 p., une carte dépliante hors texte.
15 euros (code de commande
: 163/69).
GAUSSIN (Pierre-Roger)
Le siècle des Cathédrales.
Paris, Fayard,
1967. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur,
244 p., illustrations, (collection « Résurrection
du Passé »).
13
euros (code de commande : 148/58).
GUENÉE
(Bernard) Tribunaux et gens de justice dans le bailliage
de Senlis à la fin du Moyen Âge (vers 1380-1550).
Strasbourg, Faculté
des Lettres de l'Université de Strasbourg, 1963. In-8°
broché, XII, 587 p., grande carte volante à
déplier du bailliage de Senlis, (collection « Publications
de la Faculté des Lettres de l'Université de Strasbourg »,
fascicule n° 144), couverture soigneusement plastifiée,
exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur
Jean-Jacques Hoebanx.
Table des matières
:
Introduction.
Chapitre I : Le problème.
Chapitre II : Les sources
et la bibliographie.
Chapitre III : Les temps
et les lieux.
Livre I : Les définitions :
conflits et évolutions.
Chapitre I : Les divisions :
bailliage, châtellenies, justices.
Chapitre II : Les justices :
conflits et évolutions.
Chapitre III : Les plaideurs :
contraintes et initiatives.
Chapitre IV : Les officiers :
fiefs, fermes et « offoces ».
Chapitre V : Les gens
de justice : avocats, procureurs et sergents.
Livre II : La pratique de la justice.
Chapitre I : La durée
des procès.
Chapitre II : Frais et
profits.
Chapitre III : L'efficacité.
Chapitre IV : Les milieux
judiciaires : Justices de village, châtellenies champêtres
et bonnes villes.
Livre III : Les gens de justice.
Chapitre I : Le temps
de Charles VI (vers 1380 - vers 1430).
Chapitre II : Le temps
de la reconstruction (vers 1450 - vers 1500).
Chapitre III : Le temps
de François Ier (vers 1500 - vers 1550).
Livre IV : Le bailliage de Senlis et
Paris.
Chapitre I : Parlement,
Requêtes du Palais et Châtelet.
Chapitre II : Les coutumes
de Senlis, Clermont et Valois.
Conclusion.
60 euros (code de commande
: 15051).
[GUILLAUME
LE CLERC DE NORMANDIE]. RUELLE (Pierre) Le Besant de
Dieu de Guillaume le Clerc de Normandie. Bruxelles, Éditions de lUniversité
de Bruxelles, 1973. In-8° broché, 287 p., (collection
«
Faculté de Philosophie et Lettres », n° LIV),
envoi de lauteur.
En quatrième
de couverture :
« Guillaume, Normand émigré
en Angleterre, Clerc marié, besogneux, lucide et véhément,
contemple la société de son temps (1226-1227) et
la juge sans indulgence. Le Besant de Dieu, pourtant,
dépasse les banalités des « états
du monde ». C'est que Guillaume essaie d'expliquer
les événements politiques, qu'il distribue aux
grands de ce monde, nommément désignés,
le blâme plus que la louange, qu'il fustige les hommes
en des vers sans grâce mais non sans force, où il
a déversé une érudition étonnante.
Le Besant est un musée où voisinent en grand
nombre, parmi les allusions bibliques, les thèmes de la
littérature morale du Moyen Âge : les trois
ennemis, le château des vertus, les filles d'Orgueil, l'homme
riche qui jette son or à la mer, l'ermite dans l'île,
les deux amants, les uvres de miséricorde, etc.
Cette disparate donne à l'uvre de Guillaume un étrange
relief. L'éditeur a multiplié les notes, s'efforçant
d'éclairer le lecteur sur toutes les difficultés
d'ordre linguistique, historique et psychologique de ce poème
rugueux et attachant. »
13 euros (code de commande
: 11811).
GUILLOT
(Olivier) Le comte d'Anjou et son entourage au XIe
siècle. Tome I :
Étude et appendices. Tome II : Catalogue
d'actes et index. Paris, Picard, 1972. Deux volumes in-8°
brochés, XXX, 470 et 355 p., carte à déplier
et illustrations hors texte au tome II, couvertures plastifiées,
marque manuscrites d'appartenance du professeur Jean-Jacques
Hoebanx aux pages de garde.
Table des matières
:
Tome I :
Introduction.
Sources et bibliographie.
Chapitre I : La place du comte
dans le royaume de France et l'Occident chrétien.
Section I : Geoffroy
Grisegonelle (vers 960-987).
Section II : Foulques
Nerra (987-1040).
A. Le
gouvernement personnel de Foulques Nerra (987-1031).
§
1. L'axe vendômois et les rapports du comte et du roi.
§
2. La politique de Foulques Nerra en Aquitaine et dans le
Nantais de 987 à 1031.
B. Les
initiatives de Geoffroy Martel aux dernières années
de la vie de Foulques Nerra (1032-1040).
§
1. La seigneurie sur le Vendômois et le mariage avec
Agnès.
§
2. La main-mise sur le Vendômois et sur la Maison d'Aquitaine.
Section III : Geoffroy
Martel (1040-1060).
§
1. 1040-1043. Le sauvetage d'Henri Ier et l'alliance impériale.
§
2. L'isolement diplomatique de Geoffroy Martel (1043-1048).
§
3. La campagne de Henri Ier contre Geoffroy Martel.
§
4. La réconciliation de Geoffroy Martel et d'Henri
Ier (1052-1060).
Section IV : Geoffroy
le Barbu (1060-1068).
Section V : Foulques
le Réchin (1067/1068-1109).
Chapitre II : Le monachisme.
Section I : L'abbaye
Saint-Aubin.
A. Liaison
de l'abbatial laïque au titre comtal.
B. Réforme
de l'abbaye.
C. Application
première de la réforme.
D. Application
seconde de la réforme ; sa contestation.
E. Symptômes
d'une réforme d'inspiration grégorienne.
Section II : Les
autres abbayes.
A. Les
droits du comte comme ancien abbé laïque.
B. Influence
de Marmoutier avant la réforme pré-grégorienne.
§
1. Le statut de Marmoutier.
§
2. Influence de Marmoutier sur les monastères angevins.
C. Marmoutier
et la pré-réforme grégorienne.
Chapitre III : L'évêché
d'Angers.
Section I : Le
fondement de la prérogative du comte d'Anjou sur la collation
de l'évêché.
Section II : Les
épiscopats de Renaud et Hubert.
§
1. L'évêque Renaud (973-1005).
§
2. L'évêque Hubert (1006-1047).
Section III : Les
évêques et le comte, de l'avènement de l'évêque
Eusèbe (1047) à la mort du comte Foulques le Réchin
(1109).
§
1. Le choix de l'évêque de 1047 à 1102.
§
2. L'essor de l'autorité épiscopale, dans l'entente
avec le comte.
Chapitre IV : Les châteaux.
Section I : Les châteaux
comtaux.
§
1. Dénombrement des châteaux comtaux.
§
2. La commise, appliquée dans le cadre des châteaux
comtaux.
Section II : Les
seigneuries châtelaines.
§
1. L'apparition des seigneuries châtelaines.
§
2. Les rapports du comte avec les seigneuries châtelaines.
Chapitre V : Les caractères
spécifiques du pouvoir comtal.
Section I : La conception
du pouvoir.
Section II : Les prérogatives
spécifiques du comte.
§
1. Le comte et la coutume.
§
2. Les différentes prérogatives spécifiques
du comte.
Section III : Le personnel
comtal.
§
1. La représentation locale du pouvoir comtal.
§
2. Les services spécialisés attachés
au comte.
Conclusion.
Appendice I : Les parties les plus
anciennes du cartulaire de Saint-Aubin.
Appendice II : Répertoire
des seigneuries châtelaines.
Pièce justificative - Errata.
Tome II :
Introduction au catalogue d'actes.
Actes reconnus authentiques.
Actes faux.
Index.
Les deux volumes : 80
euros (code de commande : 15510).
[HENRI I].
SMETS (Georges) Henri I, duc de Brabant 1190-1235.
Thèse présentée
à la faculté de philosophie et lettres de l'Université
libre de Bruxelles pour l'obtention du grade de docteur spécial
en histoire. Bruxelles, Lamertin,
1908. In-8° demi-simili chagrin bleu, XXII, 340 p.,
couverture soigneusement plastifiée, exemplaire provenant
de la bibliothèque du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Préface :
Le sujet de cette dissertation m'a élé
indiqué par mon maître Léon Vanderkindere,
qui m'a aidé de ses conseils dans la première élaboration
d'une partie de ce travail. C'est à son savant enseignement
que je dois la plupart des connaissances et la méthode
sans lesquelles je n'aurais pu ni l'entreprendre ni l'achever.
J'aurais voulu lui dédier ce livre, mais il a disparu
trop tôt pour en recevoir l'hommage, et je ne puis qu'exprimer
ici la vénération que j'ai pour sa mémoire.
Je me suis proposé d'étudier
la politique du duc de Brabant Henri I, qui, associé
au gouvernement dès 1183, régna de 1190 à
1235.
La forme biographique, qui s'impose aux travaux
d'histoire politique relatifs au haut Moyen Âge, est encore
celle qui convient le mieux aux monographies consacrées
à la fin du XIIe et au début du XIIIe siècle :
les sources, textes narratifs et documents diplomatiques, se
rapportent toutes à l'activité des princes, et
c'est autour de quelque haute personnalité que se groupent
le plus naturellement les renseignements qu'elles fournissent.
Le Brabant était un territoire considérable,
situé au cur des Pays-Bas, entre les deux centres
économiques du Rhin et de la Flandre ; il renfermait
des seigneuries puissantes, de riches abbayes, des villes en
voie de formation. Prince d'empire, Henri I fut, en cette
qualité, intimement mêlé aux affaires politiques
de l'Allemagne ; au moment où il entra dans la vie
active, la classe des princes d'empire venait de se constituer ;
quand il mourut, elle avait réussi à soumettre
le gouvernement central à son influence prépondérante.
Pendant plus de quarante ans, il vit l'empire en lutte avec la
papauté et la France avec l'Angleterre.
Sa politique extérieure reflète
tous les événements de son temps ; sa politique
intérieure se ressent des grandes transformations sociales
de son époque.
Pour donner de l'une et de l'autre un tableau
complet et cohérent, il m'a fallu être souvent extrêmement
minutieux et faire de nombreuses conjectures.
J'ai recherché les mobiles des actes
du duc dans ses intérêts personnels, dans ceux de
sa dynastie et dans ceux de sa caste. La psychologie du personnage
m'a peu arrêté ; les caractères ne s'accusent
guère dans les documents du Moyen Âge. De plus,
les traits individuels me paraissent moins intéressants
que ce qui, dans l'activité d'un homme, est l'effet des
circonstances ou est commun au groupe dont il fait partie
J'ai indiqué soigneusement mes sources,
mais je ne me suis pas attaché à citer toujours
ceux qui ont, avant moi, abordé le même sujet. Je
sais ce que je dois à tous mes devanciers, depuis Butkens
jusqu'à Wauters et jusqu'à M. H. Pirenne ;
mais j'ai cru qu'il suffirait de le dire ici sans m'astreindre
à répéter les mêmes noms à
toutes les pages. Je les ai nommés quand je me séparais
d'eux et quand je m'appuyais sur eux, mais non chaque fois que
je me rencontrais avec eux.
La bibliographie qu'on trouvera plus loin n'a
pas la prétention d'être complète. Je ne
pouvais mentionner tous les articles qui touchent par quelque
point aux questions que j'ai traitées, ni tous les recueils
où sont éparpillés les nombreux actes d'Henri I
et de ses contemporains. Je n'y ai fait figurer, en dehors de
quelques auteurs fondamentaux, que les ouvrages cités,
souvent en abrégé, dans les notes qui accompagnent
le texte.
J'ai cru devoir différer la publication
du catalogue des actes d'Henri I, qui pourra par là
s'enrichir de quelques numéros ; car de récents
travaux d'édition, comme ceux de MM. de Moreau et de Troostembergh,
font prévoir l'apparition prochaine de plus d'un document
inédit qui devra y être mentionné.
35 euros (code de commande
: 14887).
HUIZINGA (J.)
Le déclin du Moyen Âge.
Traduit du
hollandais par J. Bastin. Préface de Gabriel Hanotaux.
Paris, Club du Meilleur Livre, 1958. In-8° sous reliure de
soie bleue un peu passée et Rhodoïd d'éditeur,
386 p., illustrations hors texte, (collection « Historia
», n° XIV).
15
euros (code de commande : 225/68).
LAUER (Ph.) Robert
Ier et Raoul de Bourgogne rois de France (923-936). Paris, Champion, 1910. In-8° broché,
IV, 115 p., (« Annales de l'Histoire de France à
l'Époque Carolingienne »).
20
euros (code de commande : 206/65).
LE
ROY LADURIE (Emmanuel) Montaillou, village occitan
de 1294 à 1324. Paris,
Gallimard, 1976. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur,
642 p., illustrations hors texte.
Sur la jaquette :
En 1320, Jacques Fournier. évêque
de Pamiers, plus tard pape d'Avignon, enquête comme inquisiteur
sur un village tle Haute Ariège à 1300 mètres
d'altitude : Montaillou, 250 habitants, petite communauté
occitane et pyrénéenne de montagnards et de bergers.
Simple épisode de la lutte contre le
catharisme ? Mais la conscience ethnologique et policière
de l'enquêteur est telle que, Maigret avant la lettre,
il finit par déterrer tous les secrets du village, petits
ou grands. Et Dieu sait s'il y en a ! Rien n'échappe à
cet évêque fureteur, ni la vie intime et ambulatoire
du berger Maury, ni les nombreux amours du truculent curé
de la paroisse,, mouchard, paillard et cathare, ni les passions
romantiques de la châtelaine Béatrice de Planissoles.
Mais ce sont aussi les drames et la vie quotidienne
de Montaillou, opprimé par un clergé dominateur
et par le clan tyrannique des Clergue qui forment la trame de
cette étude à la fois monographique et globale
; l'enfance et la mort, la culture et la famille, les luttes
des maffias paysannes, l'obsession du salut et la magie, l'irréligion
et l'hérésie rustiques, la morale et le crime,
le folklore, les mythes et les revenants.
Utilisant cet extraordinaire document qu'est
le « registre d'Inquisition » de Jacques Fournier,
sorte de roman vrai du petit peuple du XIVe siècle, ce
Montaillou ressuscite, dans l'esprit des méthodes
historiques et ethnographiques les plus actuelles, la réalité
cathare et occitane, d'il y a six cent cinquante ans, avec la
fraîcheur et le tremblement du vécu.
10 euros (code de commande
: 14733).
LEVY
(Raphaël) Chronologie approximative de la littérature
française du Moyen Âge. Tübingen,
Niemeyer, 1957. In-8° broché, 59 p., (collection
« Beihefte zue Zeitschrift für Romanische Philologie »,
n° 98).
Extrait de l'introduction
:
« Celui qui essayerait de dresser
un tableau chronologique de la littérature française
du Moyen Âge serait très téméraire
et trop positif, et c'est précisément la tâche
que je m'impose ici. Bon nombre d'études aussi longues
que celle-ci ont paru dans les revues savantes et elles n'ont
d'autre but que celui de préciser la date d'une seule
uvre. Même quand ce problème est résolu
complètement à l'égard des uvres modernes,
on peut concentrer son attention sur un fait quelconque dans
la biographie de l'écrivain. Prenons, par exemple, la
vie de John Keats où il n'y a plus la moindre ombre d'un
doute sur l'année de sa naissance ni sur l'année
de sa mort. Or, grâce aux recherches approfondies du professeur
H. E. Briggs, qui résument celles de trois générations
de critiques, on a abouti à constater que le poète
anglais n'est pas né le 29 octobre 1795 mais le 31 octobre
1795 et qu'il n'est pas mort le 24 février 1821 mais le
23 février 1821 entre 4 heures 30 et n heures
du soir. Ce problème est sérieux car, pour citer
le professeur Briggs mot à mot, « if we do
not even know when our poet was born or when he died, at times
we feel that we know nothing about him ; the life floats
vaguely, with no comforting fact at either end to tie it down ».
S'il en est ainsi toujours, comment peut-on espérer apprécier
une uvre médiévale dont l'auteur devra rester
absolument inconnu et dont la date de composition est tout à
fait incertaine ?
Dans le Mod. Lang.Quart., I (1940), p. 338, on a fait
appel aux savants américains qui connaissent la littérature
écrite en vieux français pour organiser une équipe
en vue de rectifier et de compléter le Tableau Chronologique
dressé par Gaston Paris en 1888. Ce tableau paraît
dans toutes les éditions de La Littérature française
au Moyen Âge. J'ignore la date d'un exemplaire de la
neuvième impression dont je me suis servi, mais elle reproduit
l'avertissement de la cinquième édition qui date
de 1913. Là Paul Meyer renseigne le lecteur d'une façon
négative : « On pourra aussi trouver utile
de corriger ça et là le précieux Tableau
Chronologique qui précède les Notes Bibliographiques.
C'est avec hésitation que Paris présentait ce tableau,
qu'il était bien difficile de former en 1888 et qui, maintenant
encore, présente bien des difficultés. Sans doute,
en certains cas, les dates sont mieux connues actuellement qu'autrefois.
Toutefois c'est là son uvre tellement personnelle
que je me serais fait scrupule d'y rien changer. »
Autrement dit le Tableau Chronologique reste tel qu'il a paru
dans la première édition de La Littérature
française au Moyen Âge. Pendant les soixante
dernières années on y avait recours souvent avec
profit, mais au fur et à mesure que les études
critiques ont paru elles ont diminué le profit qu'on peut
en tirer. Aujourd'hui les données de ce tableau, qui n'occupent
qu'une dizaine de pages, semblent manquer de précision
presque toujours. Le moment est venu d'assembler les résultats
de la recherche scientifique pour le mettre à jour. »
8 euros (code de commande
: 14210).
LOT (Ferdinand) La France
des origines à la Guerre de Cent ans. 8e édition. Paris, Gallimard, 1941.
In-8° broché, 277 p., ex dono.
13 euros (code de commande
: 229/63).
[NIERMEYER
(Jan Frederik)]. Miscellanea Mediaevalia in memoriam Jan Frederik
Niermeyer. Groningen, Wolters,
1967. In-8° sous reliure d'éditeur, XXXIX, 440 p.,
couverture plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque
du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Table des matières
:
- Ten geleide.
- Jan Frederik Niermeyer, par C.
van de Kieft, avec une version française.
- Valeur de la personne ou sens du
concret. À la base de la soeiété du haut
Moyen Âge, par L. Genicot.
- Note sur la preuve dans la procédure
en cas de flagrant délit en droit franc, par F. L.
Ganshof.
- Les formules de droit rornain dans
les actes privés du haut Moyen Âge, par D.
P. Blok.
- Development periods of medieval Latin,
par M. Plezia.
- Translatio Studii : les avatars
d'un thème médiéval, par A. G. Jongkees.
- Zullestein, ein karolingischer « portus »
bei Worrns, par H. Büttner.
- Note sur le « portus »
de Dinant aux IXe et Xe siècles, par G. Despy.
- Note sur la date de la donation de Charles
Ie Chauve pour l'abbaye de Saint-Bertin, par R. C. van Caenegem.
- Saint-Wandrille et Saint-Pierre de
Gand (IXe et Xe siècles), par H. van Werveke.
- Note critique sur un diplôme
du roi de France Charles Ie Simple du 20 décembre 911,
par F. Vercauteren.
- Die Grafschaft Masalant, par
J. K. de Cock.
- « Uxorem de militari ordine
sibi imparem », par J. M. van Winter.
- Autour de la date du sacre d'Hugues
Capet (1er juin ou 3 juillet 987 ?), par J. F. Lemarignier.
- Une crise du pouvoir capétien
1032-1034, par J. Dhondt.
- Structures de parenté et noblesse.
France du nord IXe-XIIe siècles, par G. Duby.
- La seigneurie de l'abbaye de Saint-Jean
d'Angély au milieu du Xle siècle, par C.
van de Kieft.
- Aux origines de Varsovie, par
A. Gieysztor.
- Some Oxford Borough Customs,
par M. D. Lobel.
- The charter of 1083 and the history
of diplomatic in the Netherlands, par F. W. N. Hugenholtz.
- Die Datierung des Vertrags Friedrichs I.,
Erzbischofs von Hamburg, mit den hollandischen Ansiedlern bei
Bremen, par A. C. F. Koch.
- Conversion d'alleux en censives et
pratiques testamentaires dans la région liégeoise
au XIIe siècle, par A. Joris.
- Initiative comtale et développement
économique en Flandre au XIIe siècle : le
rôle de Thierry et de Philippe d'Alsace (1128-1191),
par A. Verhulst.
- Notes sur « carruca »
chez Suger, par Ch. Higounet.
- Du style de Noël au style de
Paques dans la Chancellerie des comtes de Hainaut et dans le
« Chronicon Hanoniense » de Gislebert de
Mons (1171-1205), par W. Prevenier.
- Une charte probablement romane du
XIIe siècle (Chièvres, 1195), par M. A.
Arnould.
- Ein Register des Lausanner Domkapitels
aus dem 13. Jhdt, par A. Bruckner.
- « Vernasatura »
ou « Vernisatura ». Note sur un procédé
de conservation des actes au Moyen Âge, par J. Stiennon.
- De oudste stedelijke oorkonden van
Nijmegen 1233-1291, par F. Ketner.
- Du « vestgeld »
aux droits d'usage concédés sur les premiers remparts
des grandes villes brabançonnes au Moyen Âge,
par M. Martens.
- Het stadsrecht van Haarlem, opnieuw
bezien, par H. P. H. Camps.
- The financial policies of the town
of Kampen during the early fourteenth century, par J.
Kossmann-Putto.
- Het eerste Kabeljauwse jaar in Holland
en de rekening van Philips Persoenressone (1351), par H.
P. H. Jansen.
- Fortunes et genres de vie dans les
villages du Toulousain aux XlVe et XVe siècles, par
Ph. Wolff.
- Azzurro della Magna, par H.
Ammann.
- Un document historico-démographique
concernant le plat pays de Hollande (environ 1370), par T.
S. Jansma.
- Some economic developments in fifteenth-century
Friesland, par S. J. Fockema Andreae.
- Les débuts de la traite portugaise
en Afrique (1433-1448), par Ch. Verlinden.
- Coinage in the Cely Papers, par
Ph. Grierson.
- Zur Patrozinienforschung in den Niederlanden,
par H. J. Kok.
- Lijst der geschriften van Jan Frederik
Niermeyer (Bibliographie des travaux de Jan Frederik Niermeyer).
- Proefschriften tot stand gekomen onder
leiding van Jan Frederik Niermeyer (Thèses accomplies
sous la direction de Jan Frederik Niermeyer).
30 euros (code de commande
: 15095).
ORIGO
(Iris) Le marchand de Prato. Francesco Di Marco Datini. [La vie d'un banquier toscan au XIVe siècle.]
Traduit de l'anglais par Jane Fillion. Paris, Albin Michel,
1989. In-8° broché, 360 p.
En quatrième
de couverture :
« Francesco di Marco, grand drapier
et marchand italien, mort en 1410 à Prato, près
de Florence, laissa par testament des instructions pour que soient
conservées dans la demeure qu'il léguait
aux pauvres du Christ ses archives, tant commerciales
que privées. On les retrouva, quatre cents ans plus tard,
dans un réduit, miraculeusement préservées.
Quelque quinze mille lettres, plus de cinq cents registres et
livres de compte, d'innombrables contrats, lettres de change,
qui constituent une documentation inappréciable, voire
unique, sur le commerce au Moyen Âge.
L'aspect strictement commercial de ces archives
a déjà été étudié par
des économistes italiens, mais c'est à Iris Origo
qu'il revient d'en avoir éclairé le côté
humain. En dépouillant cette énorme correspondance,
avec un réel talent de biographe et une sensibilité
aiguë, elle nous brosse ici de Francesco Datini, de son
épouse Margherita, de leurs amis et serviteurs un vivant
portrait, en même temps qu'un tableau très coloré
de la vie quotidienne dans une petite ville d'Italie au XIVe
siècle.
Au-delà du document, une époque
entière surgit, hantée par la peste noire, par
la peur de l'Enfer, dominée par l'Église, et pourtant
étonnamment libre. »
10 euros (code de commande
: 11740).
PACAUT (Marcel)
et ROSSIAUD (Jacques) L'âge roman.
Paris, Fayard,
1969. In-8° sous reliure d'éditeur, 249 p., illustrations,
(collection « Résurrection du Passé »).
13
euros (code de commande : 196/58).
ROMEIN
(Jan) Geschiedenis van de Noord-Nederlandsche geschiedschrijving
in de Middeleeuwen. Haarlem, Tjeenk Willink & Zn,
1932. In-8° sous cartonnage déditeur, XXXI,
248 p.
Table des matières
:
Hoofdstuk I : De Utrechtsche School
ca. 800-1350.
Hoofdstuk II : De Egmondsche Kring
ca. 1125-1325.
Hoofdstuk III : De Friesche Kring ca
1200-1300.
Hoofdstuk IV : De Hollandsch-Utrechtsche
Kring ca. 1350-1480.
Hoofdstuk V : Hollandsche Geschiedschrijving
in de late Middeleeuwen ca. 1350-1490.
Hoofdstuk VI : De Geldersche Kring
ca. 1420-1515.
Hoofdstuk VII : Friesche Geschiedschriiving
in de late Middeleeuwen ca. 1400-1517.
Hoofdstuk VIII : De Kring der moderne
devotie ca. 1440-1517.
Hoofdstuk IX : Adelskronieken.
Hoofdstuk X : Stadskronieken.
25 euros (code de commande
: 11742).
ROSKELL (J.S.) The Commons
in the Parliament of 1422.
English Society and Parliamentary Representation under the Lancastrians. Manchester, Manchester University Press, 1954.
In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, VIII + 266
p., jaquette un peu salie.
s12
euros (code de commande : 258/63)...
RUELLE (Pierre) Le Besant
de Dieu. De Guillaume
le Clerc de Normandie. Bruxelles,
Éditions de l'Université de Bruxelles, 1973. In-8°
broché, 287 p., (collection « Faculté de
Philosophie et Lettres », LIV).
9 euros (code de commande
: 1360).
[SAVONAROLE (Girolamo)].
RIDOLFI (Roberto) Savonarole. Vita di Girolamo
Savonarola.
Traduit de l'italien par Fernand Hayward. Paris, Fayard, 1957.
In-8 broché, 320 p., (collection « Les Temps et
les Destins »), exemplaire non coupé et à
l'état de neuf.
9 euros (code de commande
: 7453).
SCHOONJANS (Jean) LInquisition. Bruxelles, Éditions de la Cité
Chrétienne, 1932. In-12 broché, 171 p., exemplaire
non coupé.
10 euros (code de commande
: 209).
Le
Servage. Société
Jean Bodin. Réunions des 16, 17 et 18 octobre 1936. Bruxelles.
Bruxelles, Falk Fils, 1937.
In-8° broché, 332 p.
@ Ce volume
publié à l'initiative de l'Institut de Sociologie
Solvay, à l'Université Libre de Bruxelles, contient
: Le servage dans l'Égypte ancienne sous les XXIe-XXVe
dynasties, par Jacques Pirenne ; Les modalités
de l'attache à la glèbe dans l'Égypte grecque
et romaine, par Claire Préaux ; Le type dorien
du servage, par Werner Kamps ; Le colonat dans l'Empire
romain, par Paul Collinet ; Paysannerie et grands domaines
dans l'Empire byzantin, par Ernest Stein ; L'aspect iranien
du servage, par Nicolas Adontz ; L'évolution du
servage dans la France coutumière du XIe au XIVe siècle,
par Pierre Petot ; La condition des populations rurales dans
l'Espagne médiévale, par Charles Verlinden
; Le vilainage anglais et le servage réel et personnel
dans la période 1066-1485, par F. Jouon des Longrais
; L'asservissement du paysan russe, par Alexandre Eck
; Les régimes fonciers en Chine, par Henri Maspero
; Le servage dans l'Empire du Japon, par André
Gonthier et La notion du servage à la lumière
de la méthode comparative, par Alexandre Eck.
30 euros (code de commande
: 11046).
[TAMERLAN]. BRION (Marcel)
Tamerlan. Paris, Club
des Libraires de France, 1963. In-8° sous reliure et Rhodoïd
d'éditeur, 378 p., illustrations, (« Mémorial
des Siècles, 14e siècle - Les Hommes »).
13 euros (code de commande
: 7064).
VAN
CAENEGEM (R.C.) Guide to the sources of medieval history.
With the collaboration of
F. L. Ganshof. Amsterdam - New York - Oxford, North-Holland
Publishing Company, 1978. In-8° sous reliure d'éditeur,
XV, 428 p., (collection « Europe in the Middle
Ages Selected Studies », volume 2), couverture
soigneusement plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque
du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Avis de l'éditeur
:
The Guide to the sources of medieval history
is emphatically not a translation of its 1964 predecessor the
Kurze Quellenkunde des westeuropäischen Mittelalters,
still less of the author's original Encyclopedie van de Geschiedenis
der Middeleeuwen. It is a new up-to-date work aimed at providing
students and teachers of medieval history everywhere with ail
the bibliographical and other information they need to pursue
their interests as effectively as possible. As Professor of Medieval
History in Ghent the author was directly preceded by Professors
Ganshof and Pirenne, and his book is firmly based on the generations
of expertise in medieval history which has made this University
justly famous. In compiling it, Professer van Caenegem has been
ably assisted by other scholars and by his English wife, herself
an author of historical works.
Extrait de la préface :
When, in 1955, in the University of Ghent,
I started giving an annual course of lectures called « Encyclopaedia
of the Middle Ages » and conceived as an Introduction
to the written sources of medieval history and related auxiliary
sciences, I was greatly helped by the abundant material which
my predecessor, F. L. Ganshof, put at my disposal. After a few
years of teaching, I published a text-book, with Ganshof's collaboration,
which students and others interested in direct contact with medieval
chronicles and charters found useful. Shortly afterwards a German
version appeared, brought up to date and containing some additional
German material.
The desirability of an English version was
suggested from several quarters, not only to help scholars and
students in Anglo-Saxon countries but also elsewhere in the world,
where a knowledge of English is widespread and curiosity about
Europe's medieval past considerable. It is with pleasure, therefore,
that I put before the English reading public the present Guide
to the sources of medieval history, in an up to date version,
including publications up to 1975 (but always excluding mere
reprints), and enriched with chapters on historical metrology
and the use of computers in medieval studies.
40 euros (code de commande
: 14886).
La
vie quotidienne des femmes au Moyen Âge. Traduit de l'italien par Catherine Dalarum-Mitrovitsa
et Jacques Dalarum. Paris, Hachette, 1991. In-8° collé,
290 p., (collection « La Vie Quotidienne »),
cachet d'appartenance à la page de titre.
En quatrième
de couverture :
Une brume épaisse s'est peu à
peu répandue sur les activités des femmes du Moyen
Âge qui n'appartenaient pas à la haute aristocratie
ou à l'Église. De ces fragments de vies de quelques
princesses, nonnes pour la plupart, on ne connaissait de surcroît
que la version donnée par des scribes masculins. Le projet
d'écrire une Vie quotidienne des femmes au Moyen Âge
ressemblait donc à une gageure et exigeait autant d'audace
que de prudence. Ne retenant pour matériaux que des écrits
de femmes, notamment autobiographiques, redonnant à l'époque
médiévale sa juste ampleur, du IVe au XIVe siècle,
et son vrai cadre géographique, l'Europe, les auteurs
ont choisi de restituer huit destins de femmes. Rien d'arbitraire
à ce choix : chacune symbolise un siècle, une catégorie
sociale, un itinéraire humain. Égérie, Baudonivie,
Dhuoda, Hrosvitha, Trotula, Héloïse, Hildegarde et
Catherine de Sienne nous permettent enfin de dissiper nos ignorances
et de remettre en cause, par leurs témoignages directs,
les stéréotypes en vigueur.
Table des matières :
Préface, par Guy Lobrichon.
Introduction, par Ferruccio Bertini.
Chapitre I : Égérie la pèlerine,
par Franco Cardini.
Chapitre II : Baudonivie la biographe,
par Claudio Leonardi.
Chapitre III : Dhuoda la mère,
par Franco Cardini.
Chapitre IV : Hrosvitha la poétesse,
par Ferruccio Bertini.
Chapitre V : Trotula le médecin,
par Ferruccio Bertini.
Chapitre VI : Héloïse l'intellectuelle,
par Mariateresa Fumagalli Beonio Brocchieri.
Chapitre VII : Hildegarde la prophétesse,
par Mariateresa Fumagalli Beonio Brocchieri.
Chapitre VIII : Catherine la mystique,
par Claudio Leonardi.
10 euros (code de commande
: 14489).
Visages d'éternité. Pierres
gravées du Moyen Age par
Charles Prost. Préface de Georges Duby.
S.l., Joël Guénot, 1980. In-4° sous reliure d'éditeur,
70 p., jaquette.
11 euros (code de commande
: 2896). |