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[ABÉLARD
(Pierre)]. JOLIVET (Jean) Aspects de la pensée
médiévale : Abélard. Doctrines du langage.
Paris, Vrin, 1987. In-8°
broché, 314 p., (collection « Reprise »).
En quatrième
de couverture :
- Sur
quelques critiques de la théologie d'Abélard (Archives
d'histoire doctrinale et littéraire du Moyen Âge,
Vrin, année 1963, t. XXX, p. 7-51).
- Abélard et le Philosophe (Revue
de l'Histoire des Religions, P.U.F., 1963, CLXIV, p. 181-189).
- Éléments du concept de
nature chez Abélard (La fïlosofia dellia natura
nel Medioevo. Atti del III Congresso internationale di filosofia
medioevale, Vita e Pensiero, 1966, p. 297-304).
- Quelques cas de « platonisme grammatical
» du VIIe au XIIe siècle (Mélanges offerts
à René Crozet, Société d'Études
Médiévales, Poitiers, 1966, p. 93-99).
- Le traitement des autorités contraires
selon le Sic et non d'Abélard (J. Berque, J.P.
Charnay et autres, L'ambivalence dans la culture arabe,
Anthropos, 1968, p. 267-280).
- Grammaire et langage selon Boèce
de Dacie (Le Moyen Âge, 1970, n° 2, p. 307-322).
- Comparaison des théories du langage
chez Abélard et chez les nominalistes du XIVe siècle
(Mediaevalia Lovaniensia, Séries I, Studia II, Peter
Abélard, Leuven University et Martinus Nijhoff, 1974,
p. 163-178).
- Notes de lexicographie abélardienne
(Pierre Abélard, Pierre le Vénérable,
C.N.R.S., 1975, p. 531-543).
- Vues médiévales sur les
paronymes (Revue Internationale de Philosophie, 1975,
fasc. 3, n° 113 : Grabmann, p. 222-242).
- L'enjeu de la grammaire pour Godescalc
(Jean Scot Erigène et l'histoire de la philosophie,
C.N.R.S., 1977, p. 79-87).
- Abélard entre chien et loup (Cahiers
de civilisation médiévale, 1977, XX, n°
4, p. 307-322).
- Doctrines et figures de philosophes
chez Abélard (Petrus Abaelardus (1079-1142). Persan,
Werk und Wirkung, hrsg. V. R. Thomas, Trierer Theologische
Studien, Band 38, Paulinus Verlag, 1980, p. 103-120).
- Éléments pour une étude
des rapports entre la grammaire et l'ontologie au Moyen Âge
(Miscellanea Mediaevalia, Band 13/1, Sprache und Erkenntnis
im Mittelalter, hrsg. von A. Zimmermann, Walter de Gruyter,
1981, p. 135-164).
- Abélard et Guillaume d'Ockham,
lecteurs de Porphyre (Cahiers de la Revue de Théologie
et de Philosophie, N° 6, Abélard, 1981,
p. 31-54).
- Non-réalisme et platonisme chez
Abélard. Essai d'interprétation (Abélard
et son temps, Les Belles Lettres, 1981, p. 175-195).
- L'intellect et le langage selon Radulphus
Brito (Preuve et raisons à l'Université de Paris.
Logique, ontologie et théologie au XIVe siècle,
Z. Kaluza et P. Vignaux, éditeurs, Vrin, 1984, p. 83-95).
- Rhétorique et théologie
dans une page de Gilbert de Poitiers (Communication présentée
au 7ème Symposium européen de logique médiévale
: Aux origines de la logica modernorum : Gilbert de
Poitiers et ses contemporains, Poitiers, 17-22 juin 1985).
20 euros (code de commande
: 18272).
Actes
du colloque « 700 ans de franchises à Mons :
les privilèges de Jean d'Avesnes (1295) ».
Mons, 14 octobre 1995. Mons,
Cercle Archéologique de Mons, 1997. In-8° broché,
XXX, 235 p., illustrations hors texte dont certaine en couleurs,
bel exemplaire.
Ce volume constitue le tome 77 - 1996
des Annales du Cercle Archéologique de Mons.
Table des matières :
- Jean d'Avesnes, Mons et l'histoire,
par Jean-Marie Cauchies, 4 p.
- Jean d'Avesnes (1280-1304) et le
Hainaut : les traits forts d'un principat houleux, par Jean-Marie
Cauchies, 6 p.
- Jean d'Avesnes, comte de Hainaut
(1280-1304), législateur en son temps, par Jean-Marie
Cauchies, 14 p.
- Jean d'Avesnes et la ville de Mons
à la fin du XIIIe siècle, par Walter De
Keyzer, 114 p. (avec l'édition de 15 documents).
- Un instantané de la population
montoise à la fin du XIIIe siècle : les rôles
de perception de 1295, par Walter De Keyzer, 30 p.,
illustrations.
- Jean d'Avesnes, comte de Hollande
(1299-1304), par Antheun Janse, 20 p. (traduction
par Jean-Marie Cauchies).
- La langue des privilèges montois,
par Reine Mantou, 16 p.
- Mons, ville forte depuis la fin du
XIIIe siècle, par Christiane Piérard,
16 p., illustrations hors texte en noir et en couleurs.
- Sept cents ans de vie urbaine à
Mons, par Walter Prevenier, 17 p.
24 euros (code de commande
: 17171).
Anfänge
des Städtewesens an Schelde, Maas und Rhein bis zum Jahre
1000. Herausgegeben von
Adriaan Verhulst. Köln - Weimar - Wien, Böhlau
Verlag, 1996. In-8° sous reliure toilée d'éditeur,
XLI, 393 p., quelques illustrations, (collection « Städteforschung »,
Reihe A : « Darstellungen », n° 40),
exemplaire en très bel état.
Table des matières
:
- Zum Geleit, par Heinz Stoob.
- Bibliographische Übersicht über
die seit 1935 erschienenen Forschungen zur Entstehung und Frühgeschichte
der Städte in den Niederlanden vor dem Jahre 1000, par
Adriaan Verhulst.
- Apercu bibliographique des études
parues depuis la mort de Henri Pirenne (1935) sur l'origine et
l'histoire des villes dans les anciens Pays-Bas avant l'an mil,
par Adriaan Verhulst.
- Die Anfänge des mittelalterlichen
Städtewesens in den Niederlanden und dem angrenzenden Frankreich,
par Franz Petri.
- L'essor urbain entre Meuse et Mer
du Nord a l'époque mérovingienne, par Jean
Dhondt.
- Merowingerzeitliche Voraussetzungen
für die Entwicklung des Städtewesens zwischen Maas
und Nordsee, par Franz Petri.
- La vie urbaine entre Meuse et Loire
du VIe au IXe siècle, par Fernand Vercauteren.
- An aspect of the question of continuity
between Antiquity and Middle Ages : the origin of the Flemish
cities between the North Sea and the Scheldt, par Adriaan
Verhulst.
- Der Handelsplatz am Strand von Domburg,
par Herbert Jankuhn.
- Utrecht am Rhein. Mittelalterlicher
Rheinlauf und Entstehungsgeschichte der Stadt Utrecht, par
Johanna Maria van Winter.
- Die neuen Dorestad-Grabungen 1967-1972,
par W. A. van Es.
- Les problemes de Quentovic, par
Jean Dhondt.
- Les origines et l'histoire ancienne
de la ville de Bruges (IXe-XIIe siecle), par Adriaan Verhulst.
- Die Frühgeschichte der Stadt
Gent, par Adriaan Verhulst.
- Saint Bavon et les origines de Gand,
par Adriaan Verhulst.
- Neue Ansichten über die Entstehung
der flämischen Städte am Beispiel von Gent und Antwerpen,
par Adriaan Verhulst.
- Villes et campagnes aux IXe et Xe
siècles : l'exemple du Pays Mosan, par Georges
Despy.
- Phasen in der Entstehung von Kaufmannsniederlassungen
zwischen Maas und Nordsee in der Karolingerzeit, par Anton
C.-E Koch.
- La vie urbaine dans les anciens Pays-Bas
avant l'an mil, par Adriaan Verhulst.
- L'essor urbain du haut Moyen Âge,
par Georges Despy.
- Adriaan Verhulst
- Zur Entstehung der Städte in
Nordwest-Europa, par Adriaan Verhulst.
- Index der Orts- und Personennamen.
30 euros (code de commande
: 17979).
Annales
Egmundenses. Handuitgave
door O. Oppermann. Utrecht, Kemink en Zoon, 1933. In-8°
broché, 129 p., 3 planches dépliantes encartées,
(« Werken uitgegeven door het Historisch Genootschap (Gevestigd
te Utrecht) », derde serie, n° 61a), texte latin, introduction
et notes en néerlandais, bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
« Les
Annales Egmundenses, telles qu'elles sont consignées
dans le Codex Cottonianus Tiberius du British Museum,
ont été composées aux XIIe-XIIe siècles
dans le monastère d'Egmond fondé dans le Kennemerland
par les comtes de Hollande ; elles couvrent les années
640-789 et 875-1207. Le vide a été comblé
dans certains manuscrits par des emprunts aux Annales Xanteneses,
et il existe une continuation jusqu'en 1315. Prétendant
s'intéresser à l'ensemble du royaume franc et de
son héritage, elles ne peuvent s'empêcher de privilégier
les régions hollandaises. »
Bibliographie :
Lebecq (Stéphane), Marchands et navigateurs
frisons du haut Moyen Âge. Corpus des sources écrites,
p. 344.
20 euros (code de commande
: 18226).
BERNARD (Jacques) Trade
and Finance in the Middle Ages 900-1500. Translated by Edmund King. London - Glasgow,
Collins Clear, 1971. In-8° agrafé, 69 p., (collection
« The Fontana Economic History of Europe »,
Volume 1 - Section 7).
Table des matières
:
- Trade routes and commodities.
- The great commercial and financial centres.
- The machinery of trade and finance.
- Bibliography.
8 euros (code de commande
: 16012).
BISCHOFF
(Bernhard) Mittelalterliche Studien. Ausgewählte
Aufsätze zur Shriftkunde und Literaturgeschichte. Band III. Stuttgart, Hiersemann, 1981. In-8°
sous reliure d'éditeur, 346 p., planches hors texte,
bel exemplaire.
Table des matières
:
I. Die
karolingische Minuskel.
II. Panorama der Handschriftenüberlieferung
aus der Zeit Karls des Großen.
III. Irische Schreiber im Kardingerreich.
IV. Paläographie und frühmittelalterliche
Klassikerüberlieferung.
V. Paläographische Fragen deutscher
Denkmäler der Karolingerzeit.
VI. Die Schriftheimat der Münchener
Heliand-Handschrift.
VII. Übersicht über die nichtdiplomatischen
Geheimschriften des Mittelalters.
VIII. Die Hofbibliothek Karls des Großen.
IX. Die Hofbibliothek unter Ludwig
dem Frommen.
X. Bücher am Hofe Ludwigs des
Deutschen und die Privatbibliothek des Kanzlers Grimalt.
XI. Die Bibliothek im Dienste der Schule.
XII. À propos des Gloses de
Reichenau Entre Latin et Français.
XIII. Bannita : 1. Syllaba, 2. Littera.
XIV. Eine hiberno-lateinische Einleitung
zu den Evangelien.
XV. Das Thema des Poeta Saxo.
XVI. Living with the Satirists.
XVII. Ein lateinisches Gegenstück
zur Inschrift der Santissima Icone des Domes von Spoleto.
XVIII. Die Überlieferung der technischen
Literatur.
XIX. Über mittelalterliche
Handschriften in Wolfenbüttel.
Verzeichnis der Veröffentlichungen seit
1967 - Register der zitierten Handschriften - Register.
25 euros (code de commande
: 16555).
BOSSUAT
(Robert) Manuel bibliographique de la littérature
française du Moyen Âge. Melun,
Librairie d'Argences, 1951. In-8° sous reliure toilée
d'éditeur, XXXIV, 638 p., (collection « Bibliothèque
Elzévirienne - Nouvelle série : Études et
Documents »), cachet ex-libris du professeur M. A.
Arnould à la page de garde, bel exemplaire.
Extrait de l'introduction
:
La littérature française du Moyen
Âge tend à prendre aujourd'hui une place sans cesse
accrue dans les programmes universitaires et dans la curiosité
des milieux cultivés. Mais pour avoir été
plus tardivement entreprise, son étude est loin d'être
aussi avancée que celle des littératures anciennes.
Les instruments de travail, déjà nombreux, sont
encore insuffisants. Après avoir consacré dans
son Histoire de la littérature française
de substantiels chapitres au Moyen Âge, Gustave Lanson
n'a fait commencer son précieux Manuel bibliographique
qu'au XVIe siècle, laissant délibérément
de côté cinq siècles d'une production littéraire
dont il ne méconnaissait pas d'ailleurs l'importance.
C'est évidemment que ses propres travaux, axés
sur la littérature moderne, ne lui avaient pas fourni
l'occasion d'accumuler les matériaux nécessaires
et que, d'autre part, cette période historique n'intéressait
qu'accessoirement et dans une infime proportion les étudiants
de littérature française. Aussi le moment paraît-il
venu de combler cette lacune et de mettre à la disposition
des travailleurs un répertoire aussi complet que possible,
capable de les guider dans leurs recherches et de leur suggérer,
à l'occasion, de nouveaux sujets d'études.
En entreprenant son ouvrage, G. Lanson posait
en principe qu'il devait d'une part enregistrer les ouvrages
essentiels qui permettraient de retrouver aisément ceux
qu'il négligeait et, d'autre part, réunir un ensemble
d'informations correspondant à la culture et aux besoins
de la moyenne des étudiants. Nous n'avons pas cru pouvoir
nous en tenir à cette conception limitée et n'envisager
que l'intérêt d'une seule catégorie de travailleurs.
L'étude du Moyen Âge, moins avancée que celle
des autres siècles, met en uvre des connaissances
très diverses et qui ne sont pas exclusivement d'ordre
littéraire, mais relèvent aussi bien de l'histoire
et de ses sciences auxiliaires, de la philologie et de la linguistique
sous tous leurs aspects. Elle implique au surplus, pour les chercheurs,
l'obligation de ne pas se contenter de disserter sur les faits
acquis, mais de poursuivre la solution des problèmes que
posent et poseront longtemps encore les textes du Moyen Âge,
dont la tradition manuscrite est souvent précaire, la
langue primitive incertaine, l'origine obscure, la date imprécise.
Avant d'aboutir à de larges synthèses, la tâche
primordiale des médiévistes consiste toujours à
procurer de bonnes éditions, à multiplier les monographies
spéciales et les travaux d'exégèse.
Le premier objet d'une bibliographie doit être
avant tout de fournir à celui qui l'utilise une base de
départ, en lui révélant ce qui a été
écrit d'essentiel sur le sujet qui l'intéresse,
afin de lui éviter toute démarche inutile. Les
travaux relatifs à la littérature du Moyen Âge
sont extrêmement dispersés dans le temps et dans
l'espace. Il s'en faut de beaucoup que la majeure partie ait
été publiée en France. L'enseignement de
Frédéric Diez provoqua en Allemagne, dès
le début du XIXe siècle, un véritable engouement
pour les vestiges de l'ancienne littérature française,
que l'école romantique avait mise à la mode sans
toutefois se soucier d'en organiser l'étude. Ce fut le
grand mérite de Gaston Paris et de Paul Meyer d'introduire
en France les rigoureuses méthodes d'outre-Rhin en les
adaptant au tempérament national, et celui de leurs disciples
d'en perfectionner l'emploi. Bientôt, non seulement en
France, mais dans toute l'Europe et aux États-Unis, grâce
à l'action de maîtres éprouvés dont
la plupart avaient suivi les leçons de Gaston Paris, l'étude
de la littérature médiévale fut poursuivie
dans une féconde émulation et les résultats
d'innombrables recherches consignés pour la plupart dans
des revues spéciales où il n'est pas toujours aisé
de les découvrir. Si tous les périodiques étaient
pourvus de tables analytiques détaillées, la difficulté
serait résolue. Encore faudrait-il rassembler les éléments
épars de la documentation. En nous attachant à
ce double objet de regroupement et d'analyse nous espérons
satisfaire à la fois les besoins des chercheurs, ceux
des étudiants non spécialistes, désireux
seulement de connaître les éditions et les travaux
critiques indispensables à la préparation d'un
examen, ceux enfin du public lettré, curieux d'acquérir
des notions précises sur la littérature du Moyen
Âge.
C'est donc en ayant en vue ces trois catégories
de lecteurs éventuels que nous avons conçu et rédigé
le présent ouvrage et par là se justifie le choix
des matériaux qui le composent et les rubriques sous lesquelles
ils ont été répartis. Peut-être eût-il
été plus économique d'indiquer pour chaque
texte l'édition la plus récente et les dernières
études qui renvoient en principe ou devraient renvoyer
aux travaux antérieurs. Mais nous avons pensé que
les éditions successives de textes médiévaux
ne marquent pas toujours un progrès de l'une à
l'autre et que, dans plus d'un cas, il n'est point inutile de
recourir à d'anciennes publications qui offrent parfois
l'avantage de reproduire correctement un manuscrit négligé
par la suite. De même, les travaux critiques et même
les études d'ensemble ne fournissent pas toujours un exposé
complet et une bibliographie suffisante des questions qu'ils
abordent, de sorte qu'ils ne dispensent pas de consulter les
travaux qu'ils se proposent de compléter ou d'annuler.
Il est souvent nécessaire de suivre à travers une
série d'articles dont la publication s'échelonne
sur plusieurs dizaines d'années le développement
progressif des théories et des systèmes. Un guide
bibliographique, en traitant des chansons de geste, par exemple,
ne saurait se limiter aux Légendes épiques
de Joseph Bédier, sous prétexte qu'elles ont renouvelé
l'étude de ce genre littéraire, en négligeant
à la fois les hypothèses plus anciennes de Gaston
Paris, de Léon Gautier et de Pio Rajna ou celles, plus
récentes, de Maurice Wilmotte et d'Albert Pauphilet, de
MM. Ferdinand Lot et Robert Fawtier. Comme l'a justement écrit
M. J. Calmette, la bibliographie doit permettre « de
réunir sur un point donné les éléments
épars qui le concernent dans la production intellectuelle.
Elle seule fournit la possibilité de répondre aux
inévitables questions qui obsèdent, dès
l'abord, quiconque s'attelle à un labeur historique :
qu'a écrit tel auteur ? qu'a-t-on écrit à
son sujet ? »
II va de soi qu'un manuel bibliographique de
la littérature française du Moyen Âge, si
étendu qu'il soit, ne saurait répondre à
toutes ces questions. Destiné à fournir aux travailleurs
les premiers éléments d'une recherche, il ne peut
contenir qu'un nombre limité de références
arbitrairement choisies par son auteur. Il ne dispense pas de
recourir à des répertoires, vieux parfois de plusieurs
siècles, où se trouvent pourtant contenues de précieuses
indications.
40 euros (code de commande
: 15208).
BOUSSARD
(Jacques) Le gouvernement d'Henri II Plantegenêt.
Paris, Librairie d'Argences,
1956. In-8° broché, LXVIII, 687 p., cartes hors
texte, (collection « Bibliothèque Elzevirienne
- Nouvelle série - Études et Documents »),
couverture plastifiée, marque manuscrite du professeur
Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde.
Avant-propos :
L'histoire d'Henri II Plantegenêt
et de son règne a été maintes fois écrite.
Outre les ouvrages d'ensemble qui lui ont été consacrés
depuis soixante ans, comme ceux de Miss Kate Norgate et de Sir
James Ramsay, sans compter les chapitres qui en traitent dans
de grandes synthèses comme l'History of England
de Davis ou la Cambridge médiéval history,
maintes études particulières nous ont donné
de cette période une connaissance plus précise.
L'exploration des archives, l'histoire féodale, juridique,
administrative ont considérablement progressé ;
des documents nouveaux ont été mis au jour, des
éditions savantes ont été procurées
pour les principaux textes, l'uvre des historiens anglais,
français, allemands, américains a renouvelé
l'étude, de ce règne. Pendant les dernières
décades, nous avons vu paraître les travaux de Reginald
Lane Poole sur l'histoire financière, de Sir Frank Stenton
et de Mr. Austin Lane Poole sur la féodalité et
la société anglaises, de MM. Sayles et Richardson
sur l'histoire du droit, d'A. Ballard et James Tait sur l'histoire
urbaine, de Mlle Foreville sur l'histoire ecclésiastique,
de Ch. Petit-Dutaillis sur la société anglaise
et française des XIe, XIIe et XIIIe siècles, de
Mr. S. K. Mitchell sur l'organisation fiscale, de MM. Kienast
et F. E. Schramm sur la place et les prérogatives de la
royauté anglaise.
Mais si l'histoire du temps d'Henri II
a ainsi bénéficié d'apports nouveaux, il
faut avouer qu'aucun de ces livres, exception faite de la tentative
de Ch. Petit-Dutaillis, particulièrement suggestive, mais
réalisée à trop grande échelle pour
donner une, solution aux problèmes qu'elle pose, ne traite
l'uvre d'Henri II dans son ensemble, en conservant
les justes proportion entre l'importance du royaume et celle
des terres d'outre-mer. Des deux côtés de la Manche,
les historiens, coupés les uns des autres par une séparation
qui remonte à la scission de l'empire Plantegenêt
en 1204, ont été surtout préoccupés
par l'aspect national des problèmes.
Pourtant, Henri II n'est pas seulement
un roi anglais ou le rival des Capétiens. L'histoire de
son empire est celle d'un État qui n'est ni anglais ni
français, et c'est un contresens de la traiter suivant
un point de vue national, qui était fort étranger
aux hommes de son temps. C'est l'histoire d'un État féodal
fondé par un homme, au moyen de liens d'homme à
homme, les seuls qui fussent connus au XIIe siècle, et
non pas celle d'un groupe de territoires unifiés ou irréductiblement
hostiles pour des raisons ethniques ou patriotiques. Pas plus
que Charlemagne n'est français ou allemand, le personnage
d'Henri II n'appartient en propre à l'Angleterre
ou à la France. Il fait partie du régime féodal
qui, en Angleterre, en Allemagne, en France et dans l'Espagne
chrétienne, ne diffère que par des nuances. Par
une simplification regrettable et génératrice d'anachronismes,
on a fait de la rivalité des Plantegenêts et des
Capétiens une « première Guerre de Cent
ans » qui a rejeté Henri II et ses fils
dans le camp des souverains étrangers, adversaires de
la dynastie nationale, et on a mis la personne et l'uvre
de ce prince en-dehors des préoccupations historiques
de notre pays ; son histoire n'est mentionnée que
dans la mesure où elle est mêlée à
l'expansion des Capétiens et à leurs luttes, de
même qu'en Angleterre, la partie continentale de son empire
passe pour une sorte de dominion dont l'importance n'est qu'accessoire.
Cependant, les cinquante ans pendant lesquels l'Angleterre, la
Normandie, la Bretagne, l'Anjou, le Maine et l'Aquitaine furent
réunis dans la main d'un même prince, eurent une
importance capitale dans l'histoire de l'Occident. Les échanges
qui s'établirent, les influences qui se pénétrèrent
de l'Écosse aux Pyrénées, ont donné
à l'empire Plantegenêt un rôle de premier
plan dans la formation de la France et de l'Angleterre du XIIIe
siècle, c'est-à-dire dans l'achèvement et
la réalisation parfaite du régime féodal.
On ne peut comprendre le temps de saint Louis et d'Henri III
sans une étude aussi poussée et aussi minutieuse
que possible de l'uvre d'Henri II. C'est l'époque
où le chaos né des guerres privées et de
l'établissement du pouvoir seigneurial, se décante
et s'organise sous l'impulsion simultanée d'une obscure
conscience populaire et de l'action d'hommes énergiques
et clairvoyants, pour aboutir à la création d'un
État véritablement organisé, point de départ
des monarchies modernes.
Mon but a été de rechercher quelle
était la situation de l'Europe occidentale au moment où
Henri II prit le pouvoir, ce qu'étaient les cellules
de la société féodale, fiefs, baronnies,
comtés et duchés, quelles étaient les ressources
des seigneurs et celles du prince, quels organes de gouvernement
existaient à tous les échelons de cette société,
quels étaient les principes juridiques et les caractères
de l'autorité ; enfin, quelle fut réellement
l'uvre d'Henri II et de son entourage dans la grande
transformation qui s'opéra entre 1154 et 1189, de quelles
difficultés triompha ce prince, à quelles forces
il se heurta. J'ai voulu mettre en lumière ce moment de
l'histoire de l'Occident.
Il fallait d'abord savoir au juste ce que représentaient
les grands fiefs composant l'empire et serrer de très
près les problèmes de géographie historique :
pour l'Angleterre, presque rien n'était fait dans ce domaine ;
pour les terres continentales, sauf pour l'Anjou et l'Angoumois,
aucune étude approfondie n'existait.
Il fallait ensuite, dans le cadre géographique
ainsi reconstitué, tenter de voir quelle était
la puissance du seigneur suprême comparée à
celle des dynastes locaux, car l'étendue territoriale
d'un État féodal, grand ou petit, n'est qu'accessoire :
ce qui importe, c'est de connaître la puissance réelle
de son maître au point de vue économique et au point
de vue de la prise qu'il a sur les hommes. Il fallait donc étudier
la structure de ces États disparates et définir
les moyens dont disposaient les chefs pour asseoir et maintenir
leur domination. Enfin, il fallait reconstituer dans l'ensemble
de ces territoires, les cadres administratifs qui formèrent
l'armature institutionnelle grâce à laquelle put
se développer l'expansion du pouvoir central : matière
changeante et mouvante, pour laquelle nos connaissances sont
tributaires de l'imprécision des documents d'archives,
écrits pour servir non à l'histoire, mais à
la vie quotidienne, et dont la rareté ou l'abondance relatives
peuvent être des sources d'erreur. Il fallait enfin, pour
comprendre, passer sans cesse d'une période à l'autre
et saisir une évolution continue qu'on aurait voulu pouvoir
présenter par stades successifs, mais dont l'étude
défie tout exposé trop systématique. Ici
encore, si l'Angleterre du XIIe siècle est relativement
bien connue, parce qu'elle présente une unité et
que des recherches très précises ont été
faites, l'histoire des institutions de la France de l'Ouest présentait
des lacunes énormes parce que les historiens se sont,
pour la plupart, intéressés seulement aux institutions
centrales, sans tenir un compte suffisant de l'infinie variété
de cet agrégat de provinces qui a fini par former la France.
C'est alors seulement que l'on pouvait passer
à l'étude de l'uvre d'Henri II et de
l'histoire même de son règne. On me pardonnera de
n'avoir pas, une fois de plus, cherché à retracer
un portrait psychologique de ce prince et de n'avoir exposé
les querelles de sa famille ou sa lutte avec les Capétiens,
que dans la mesure où elles intéressaient la formation
de l'État qu'il créa. J'ai voulu étudier
son uvre intérieure, la formation de son empire,
son organisation, à laquelle il imprima sa marque personnelle,
mais qui s'élabora aussi, en même temps que sous
son impulsion, par suite de l'évolution inéluctable
et inconsciente de la société qui en est le fondement.
C'est la double influence de l'homme et de la société
et la réalisation née de ces forces diverses, que
j'ai cherché à mettre en lumière.
45 euros (code de commande
: 15714).
[CAHIER (Ch.)
et MARTIN (Arth.)]. Nouveaux mélanges d'archéologie,
d'histoire et de littérature sur le Moyen Âge.
Tomes I, II, III et IV (complet).
Paris, Firmin Didot Frères,
Fils et Cie, 1874-1877.
Bel ensemble de
ce complément aux Mélanges d'archéologie,
d'histoire et de littérature parus de 1848 à
1859.
[CHARLEMAGNE].
BAKE R (G.-P.) Charlemagne créateur
d'empire. Traduit de l'anglais par A. Lageix. Paris,
Payot, 1936. In-8° broché, 308 p., (collection «
Bibliothèque Historique »).
15 euros (code de commande
: 138/66).
[CHARLEMAGNE]. MABILLE DE PONCHEVILLE.
(A.) Charlemagne européen. Paris, Mercure
de France, 1943. In-12 broché, 153 p., signature sur la
couverture.
7,50 euros (code de commande
: 2307).
CHEVALIER (Ulysse) Répertoire des sources historiques
du Moyen Âge. Bio-bibliographie. Premier
volume : A-I. Deuxième volume : J-Z. Paris,
Picard et Fils, 1905-1907. Deux forts volumes in-8° brochés,
[2416 p], texte sur deux colonnes.
Les deux volumes : 300
euros (code de commande : 142/66).
COHEN (Gustave) Histoire
de la mise en scène dans le théâtre religieux
français du Moyen Âge. Nouvelle
édition, revue et augmentée. Paris, Champion, 1951.
In-8° broché, LVI + 354 p., illustrations hors texte,
rousseurs à la couverture.
30 euros (code de commande
: 165/63).
Collection
Histoire générale
publiée sous la direction de Gustave Glotz
Cette grande série
a été publiée aux Presses Universitaires
de France dans les années trente. Les titres proposés
ici sont de format in-8° demi-reliure de percaline beige
à coins, les dos sont lisses et ornés d'un fleuron,
du titre et tomaison dorés. Les couvertures sont conservées.
Ils sont en très bon état.
Histoire du
Moyen Âge. Tome
III. Le Monde oriental de 395 à 1081 par
Charles Diehl et Georges Marçais. 1936. XXIII + 627 p. 25 euros (code de commande
: 223/61).
Histoire du
Moyen Âge. Tome
VII. Deuxième partie. Les premières grandes
puissances par Joseph Calmette et Eugène Déprez.
1939. 646 p.
25 euros (code de commande : 228/61). |
COULET (Noël) Les visites pastorales.
Turnhout, Brepols, 1977.
In-8° collé, 86 p., (collection « Université
Catholique de Louvain - Institut d'Études Médiévales
- Typologie des Sources du Moyen Âge Occidental »,
fasc. 23), ex-libris manuscrit au crayon du professeur Jean-Jacques
Hoebanx.
Extrait de l'avant-propos
:
« L'intérêt
des visites pastorales n'est plus à démontrer ».
L'évidence sur laquelle Marc Venard et Dominique Julia
s'appuyaient, en 1968, dans la phrase liminaire de leur article
- programme Pour un répertoire des visites pastorales,
est, en fait, une conquête récente de la recherche.
Ce n'est qu'au milieu du XIXe siècle que l'attention des
historiens s'est portée sur ce type de source. C'est alors
que les érudits français découvrirent le
« livre des visites » d'Eudes Rigaud, tandis
que commençait en Grande-Bretagne la publication de l'abondante
série des registres épiscopaux qui recèlent
de nombreux actes relatifs à la visite canonique.
Le mouvement ainsi déclenché
fut lent à porter ses fruits. En 1935, C. R. Cheney dressait
un bilan encore peu optimiste : il déplorait le silence
qui avait accueilli en France la publication, en 1874, des Visites
pastorales et ordinations des évêques de Grenoble
par U. Chevalier, et constatait que l'important labeur effectué
en Angleterre pour l'édition des registres épiscopaux
était encore très en avance sur la « digestion »
de ce matériel documentaire.
La place aujourd'hui reconnue aux visites pastorales
parmi les sources d'une histoire totale doit beaucoup aux perspectives
d'une sociologie historique du christianisme qu'ont ouvertes
les travaux de G. Le Bras, notamment ce « discours
de la méthode de la sociologie de la pratique »
qu'est l'Introduction à l'étude de l'histoire
de la pratique religieuse en France. Le projet d'enquête
que ce grand savant ébaucha en 1949 est tout près
d'aboutir avec la prochaine parution d'un « Répertoire
des visites pastorales françaises ». Le renouveau
des études sur le Concile de Trente et la Réforme
catholique a, dans le même temps, donné aux recherches
sur les visites pastorales une nouvelle impulsion dont les médiévistes
sont bénéficiaires.
La visite pastorale n'est pas, à proprement
parler, un genre de source. Elle est un devoir de l'évêque,
ou de ses auxiliaires, et un acte par lequel s'exerce dans l'Église
le ministère de l'unité. Il a donc paru nécessaire
de présenter le fait de la visite avant d'examiner les
documents divers qui en procèdent et en gardent la mémoire.
Le terme de « visite pastorale »
dans le titre de cette notice correspond à l'anglais Visitation
documents ou à l'allemand Visitationsakten, pour
lesquels n'existe aucun équivalent français. En
effet, sans prétendre couvrir un champ aussi vaste que
le précieux répertoire de Zeeden et Molitor et
présenter, comme eux, tous les actes en relation avec
le projet, la réalisation et l'exploitation de la visite,
il convient, au moins, d'aborder les programmes et questionnaires
préalables, les procès-verbaux et les ordonnances
après visite, autant de documents qui peuvent exister
séparément ou être rassemblés dans
l'unité d'une même forme.
La diversité de ce matériel documentaire
se laisse malaisément réduire à l'unité
d'une typologie, d'autant que les sources disponibles sont très
inégalement réparties dans le temps et, plus encore,
dans l'espace. De surcroît, les visites pastorales publiées,
à l'exception de l'Angleterre, sont encore en petit nombre
et le recensement des documents de ce type actuellement conservés
dans les fonds d'archives est, à l'exception de la France,
fort loin d'avoir été effectué. C'est sans
doute à cet état de l'information qu'il faut attribuer
l'absence d'une bonne étude d'ensemble de la visite pastorale
dans l'Occident médiéval. La plupart des travaux
consacrés aux procès-verbaux de visite ou inspirés
par eux ont été conduits dans un cadre diocésain
ou, au mieux, national, sans perspective comparatiste. Les remarques
que formulait tout récemment L. Binz à propos de
la pratique du contrôle canonique : « l'histoire
de cette institution n'est pas faite et les études disparates
qui existent ne permettent que quelques remarques isolées »,
s'appliquent tout autant aux documents de visite et incitent
à la même prudence dans leur traitement.
Cet état présent de la recherche
nous a conduit à étoffer la bibliographie sélective
initiale et, comme dans le fascicule précédemment
consacré aux statuts synodaux, à adjoindre
au chapitre Éditions une rubrique Répertoires.
De la même manière, nous avons été
amené à des répétitions dans les
citations d'ouvrages ou d'articles dans la mesure où de
nombreuses études consacrées aux visites pastorales
s'accompagnent de publications fragmentaires ou intégrales
des sources utilisées.
Ce fascicule traite le lecteur
voudra bien en tenir compte exclusivement des visites
épiscopales et archidiaconales. Un autre sera consacré
aux autres formes de visite canonique, en particulier, aux visites
des monastères et couvents par les légats pontificaux
ou les délégués des chapitres généraux.
10 euros (code de commande
: 16538).
DE
STURLER (J.) Les relations politiques et les échanges
commerciaux entre le duché de Brabant et l'Angleterre
au Moyen Âge. L'étape
des laines anglaises en Brabant et les origines du développement
du port d'Anvers. Paris, Droz,
1936. In-8° sous reliure de toile verte, 543 p., hommage
de l'auteur à Félicien Favresse, couverture plastifiée,
exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur
Jean-Jacques Hoebanx.
Il s'agit de la publication
de la thèse que Jean De Sturler présenta à
la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université
de Bruxelles.
Extrait de l'avant-propos :
Nous nous sommes proposé d'étudier
les relations commerciales et politiques qui s'établirent
au Moyen Âge entre le duché de Brabant et le royaume
d'Angleterre.
Nous préciserons d'abord quels sont
les territoires que nous avons compris sous ces dénominations.
Nous avons considéré comme Brabançons ceux
qui firent partie de l'ancien duché de Brabant, tel qu'il
apparaît constitué aux XIIIe et XIVe siècles :
la plus grande partie des provinces belges d'Anvers et de Brabant
et certaines extrémités contiguës des provinces
de Hainaut, de Namur et de Liège, la province néerlandaise
du Brabant septentrional et l'extrémité méridionale
de celle de Gueldre. Nous y avons rattaché les seigneuries
enclavées de Malines et de Diest, incontestablement solidaires
de l'économie brabançonne et dont les habitants
ne cessèrent d'ailleurs, à de rares exceptions
près, d'être assimilés en Angleterre aux
sujets des ducs de Brabant. Nous n'avons pas exclu du champ de
nos investigations les territoires qui constituaient l'ancien
duché de Limbourg, les terres d'Outremeuse, le fief de
Maestricht, les villages dits de Saint-Servais et le comté
de Vroenhoven ; en fait cependant les données qu'il
a été possible de recueillir touchant ces possessions
des princes brabançons, ne présentent pas la continuité
de celles qui concernent le duché de Brabant proprement
dit.
Nous avons étudié les relations
qui existèrent entre l'ensemble de ces territoires d'une
part, et d'autre part le royaume d'Angleterre, à l'exclusion
de la partie de la Grande-Bretagne soumise aux rois d'Écosse,
de l'île de Man, de l'Irlande, des îles anglo-normandes
et des possessions continentales des souverains anglais.
Le sujet que nous nous étions primitivement
assigné pour tâche de traiter se limitait à
l'étude des relations commerciales des deux pays. On remarquera
d'ailleurs que c'est aux divers aspects de celles-ci que sont
consacrés les principaux développements que comporte
la présente étude. Toutefois, en poursuivant nos
recherches dans ce domaine, il nous a paru opportun, voire indispensable,
de considérer également l'évolution parallèle
des relations politiques.
Nous avons adopté ce parti pour deux
raisons. La première réside dans l'interdépendance
des échanges commerciaux et des rapports politiques internationaux
au Moyen Âge. On sait combien la subordination des intérêts
commerciaux aux besoins de la politique extérieure des
souverains, y est générale et constante ;
ce trait est d'ailleurs particulièrement marqué
dans l'histoire commerciale de l'Angleterre médiévale.
Il n'est pas moins certain que la nécessité de
maintenir des rapports commerciaux assidus, essentiels à
la vie économique de la nation, est susceptible d'influencer
dans une large mesure la conduite politique du prince qui la
gouverne : cette observation s'applique notamment au cas
des principautés néerlandaises dont l'industrie
dépend étroitement de l'importation d'une matière
première provenant de l'Angleterre.
D'autre part, nous ne voyons pas que les rapports
extra-commerciaux du Brabant et de l'Angleterre, antérieurement
du moins à la guerre de Cent-Ans, aient déjà
été mis en lumière, ni que l'on ait pris
la peine d'en indiquer la signification au point de vue de l'histoire
politique des Pays-Bas et de l'Empire. C'est donc une véritable
lacune que cette partie de notre exposé peut contribuer
à combler. Cette considération nous a également
porté à élargir dans ce sens le champ de
notre enquête.
Le titre de notre étude ne précise
évidemment pas le sens dans lequel nous avons été
amené à l'orienter ; il convient de nous expliquer
un instant à ce sujet. Il nous paraît évident
que les limites géographiques dans lesquelles se sont
renfermées nos investigations, sont faites pour restreindre
considérablement la portée des constatations auxquelles
elles ont pu mener ; que l'interprétation des résultats
obtenus ne peut offrir ce que l'on est en droit d'en attendre
qu'à la condition de se rattacher à l'observation
de phénomènes plus généraux, d'une
signification internationale plus large, pour ne pas dire européenne.
Nous nous sommes d'ailleurs efforcé de réduire
au minimum les effets de cette limitation : nous avons multiplié
les rapprochements de tout ordre et nous avons toujours pris
soin de situer l'ensemble restreint des faits que nous avons
dégagés dans les cadres plus généraux
de l'histoire économique de l'Angleterre ou des Pays-Bas,
de l'histoire politique de l'Europe, de l'histoire des routes
commerciales et des échanges internationaux. Il n'en est
pas moins vrai que notre étude se renferme dans un champ
limité et nous n'avons pas cherché à lui
ôter ce caractère.
Nous nous efforcerons même de le justifier
dans une certaine mesure. Il est certain que, pour échapper
entièrement aux inconvénients inhérents
à semblable limitation, l'histoire des relations commerciales
anglo-néerlandaises devrait être conçue sur
une base beaucoup plus large ; peut-être devrait-elle être
rattachée à une étude d'ensemble des échanges
commerciaux entre les régions formant ce qu'on pourrait
nommer le bassin de la mer du Nord : le nord-est de la France,
les Pays-Bas méridionaux et septentrionaux, l'Allemagne
septentrionale, le Danemark et la Scandinavie, la Grande-Bretagne.
Ce vaste ensemble géographique qui se trouve en quelque
sorte disposé en éventail par rapport aux Iles
Britanniques, paraît avoir été doué
au Moyen Âge d'une unité réelle et d'une
vie économique propre. L'étude en serait d'une
inestimable valeur pour la connaissance du passé commercial
de tout l'occident européen. Mais il va de soi que pareille
entreprise suppose l'existence préalable de travaux préliminaires,
d'études plus ou moins approfondies dans des domaines
particuliers. Nous ajouterons que l'exceptionnelle richesse des
dépôts britanniques trop souvent ignorée
des chercheurs étrangers permettrait de donner
à ces travaux d'approche beaucoup d'exactitude et de précision,
possibilité qu'il serait sans doute regrettable de négliger.
Mais on reconnaîtra dès lors que pour cette raison
même, ici plus que partout ailleurs peut-être, l'analyse
doit précéder la synthèse. Aussi bien notre
étude ne constitue-t-elle qu'une monographie, une simple
contribution à la connaissance d'une réalité
historique singulièrement vaste et complexe. Nous espérons
qu'elle pourra prendre place à côté de travaux
similaires dus à nos devanciers et que, dans un avenir
proche ou lointain, de nouveaux apports viendront peut-être
accroître cet effectif, malheureusement encore restreint.
Nous avons donc cherché à donner
une image des relations particulières d'une principauté
des Pays-Bas avec l'Angleterre. Nous nous sommes efforcé
de rendre cette image aussi complète faute
de pouvoir dire : aussi typique que possible.
Aussi n'avons-nous pas hésité à présenter
successivement les mêmes faits sous leurs différents
aspects. C'est dans cet esprit que nous avons, par exemple, cru
devoir nous étendre, autant que les sources le permettaient,
sur la condition et le traitement effectif des Brabançons
en Angleterre, quoique nous concevions que pareil développement
puisse paraître hors de propos ou démesuré
à d'autres points de vue que le nôtre.
25 euros (code de commande
: 15057).
DUBY
(Georges) Hommes et structures du Moyen Âge.
Recueil d'articles. Paris
- La Haye, Mouton, 1973. In-8° broché, 424 p.,
(collection « École Pratique des Hautes Études
- Sorbonne, VIe Section : Sciences Économiques et
Sociales Le Savoir Historique », n° 1),
couverture défraîchie.
Table des matières
:
I. Recherches sur l'évolution des
institutions judiciaires pendant le Xe et le XIe siècle
dans le Sud de la Bourgogne.
IL Le budget de l'abbaye de Cluny entre
1080 et 1155. Économie domaniale et économie monétaire.
III. Géographie ou chronologie du
servage ? Note sur les « servi » en
Forez et en Mâconnais du Xe au XIIe siècle.
IV. Un inventaire des profits de la seigneurie
clunisienne à la mort de Pierre le Vénérable.
V. La féodalité ? Une mentalité
médiévale.
VI. Les villes du Sud-Est de la Gaule du
VIIIe au XIe siècle.
VIL Le grand domaine de la fin du Moyen
Âge en France.
VIII. La noblesse dans la France médiévale.
Une enquête à poursuivre.
IX. La seigneurie et l'économie paysanne.
Alpes du Sud, 1338.
X. Les chanoines réguliers et la
vie économique des XIe et XIIe siècles.
XI. Les « jeunes » dans la société
aristocratique dans la France du Nord-Ouest au XIIe siècle.
XII. Les laïcs et la paix de Dieu.
XIII. Le problème des techniques
agricoles.
XIV. Recherches récentes sur la vie
rurale en Provence au XIVe siècle.
XV. Structures de parenté et noblesse
dans la France du Nord aux XIe et XIIe siècles.
XVI. Remarques sur la littérature
généalogique en France aux XIe et XIIe siècles.
XVII. La vulgarisation des modèles
culturels dans la société féodale.
XVIII. Démographie et villages désertés.
XIX. Les origines de la chevalerie.
XX. Situation de la noblesse en France au
début du XIIIe siècle.
XXI. Histoire et sociologie de l'Occident
médiéval. Résultats et recherches.
XXII. Les sociétés médiévales.
Une approche d'ensemble.
XXIII. Le monachisme et l'économie
rurale.
XXIV. Lignage, noblesse et chevalerie au
XIIe siècle dans la région mâconnaise. Une
révision.
25 euros (code de commande
: 17902).
DUBY
(Georges) La société aux XIe et XIIe
siècles dans la région mâconnaise. Paris, S.E.V.P.E.N., 1971. In-8° broché,
525 p., (collection « Bibliothèque Générale
de l'École Pratique des Hautes Études »,
VIe Section), couverture partiellement insolée.
Extrait de l'introduction
:
Voulant observer la société et
plus spécialement la société laïque
pendant les deux grands siècles féodaux, j'ai volontairement
conduit mes recherches dans le cadre étroit d'une petite
province. La méthode des monographies régionales
permet en effet d'approcher directement les hommes sans les isoler
de leur milieu, de suivre de très près l'histoire
des familles et des fortunes, de mener de front l'étude
des activités et des institutions diverses et de saisir
les liens qui les unissent. Elle seule peut préparer les
grandes synthèses et l'on sait quel progrès lui
doivent déjà en France la science géographique
et, dans le domaine des études médiévales,
l'histoire des principautés politiques ou celle des villes.
De récents travaux d'histoire sociale m'ont encouragé
à l'appliquer et j'ai tenté de faire revivre au
XIe et au XIIe siècle toute la population d'une contrée,
seigneurs et prévôts, paysans et marchands. J'ai
choisi la région mâconnaise parce que l'important
ouvrage du regretté Déléage sur la vie rurale
en Bourgogne avant le XIe siècle offrait un point de départ
solide et simplifiait beaucoup les recherches préliminaires.
Et aussi parce qu'en Maçonnais l'historien de la société
féodale a le très rare avantage de pouvoir s'appuyer
sur les cartulaires du Xe siècle et de connaître
par conséquent les ancêtres des hommes et les formes
primitives des institutions qu'il étudie.
Dans l'espace, je n'ai pas voulu a priori fixer
exactement les limites de mes recherches. En effet, ni le climat,
ni le sol, ni l'aspect des installations humaines ne tracent
autour du Maçonnais actuel des bornes bien nettes ; on
passe par transitions insensibles à la Bourgogne, à
la Bresse, au Lyonnais, aux pays de la Loire. Quant aux cadres
anciens de la géographie politique, ils m'ont paru aussi
arbitraires que ceux d'aujourd'hui. Le vieux pagus matisconensis,
puis la seigneurie des comtes de Maçon s'étendaient
capricieusement de la Saône à la Loire et leurs
frontières sinueuses n'exercèrent jamais qu'une
influence secondaire sur le comportement des contemporains et
sur l'aménagement des relations sociales. J'ai préféré
me laisser guider par l'état de la documentation et, refusant
de m'aventurer dans les cantons dont on ignorera toujours l'histoire,
m'arrêter seulement à ceux où la lumière
est suffisamment vive. Toutefois, je ne me suis pas interdit
d'utiliser des documents isolés, légèrement
à l'écart de ma zone de recherches lorsqu'ils pouvaient
apporter quelques indications sur l'évolution de la société
régionale. Or, les sources les plus abondantes sont à
Cluny d'abord, puis à Maçon, à Tournus et
à Beaujeu et, autour de ces quatre centres, les textes
sont très nombreux et assez également répartis
dans une région qui englobe environ cent cinquante paroisses
; ils sont particulièrement denses dans les cinquante
villages les plus voisins de Cluny. Le Clunisois et le Maçonnais
proprement dit, la rive bressanne de la Saône, le Sud du
Chalonnais, les collines à l'Est de Charolles et de Mont-Saint-Vincent,
la montagne beaujolaise seront donc mon champ d'observation.
Dans ce cadre, je tâcherai de montrer comment les principautés
féodales trouvèrent leurs frontières et
comment s'affirmèrent les particularismes locaux.
Dans le temps, par contre, les limites se sont
nettement imposées. Deux grandes transformations encadrent
un moment de l'histoire sociale et les dater fut précisément
l'un des objets de mes investigations. Vers 980 apparaissent
simultanément la plupart des caractères de la structure
communément appelée féodale ; ils commencent
à s'altérer à partir de 1160 et, vers 1220,
font décidément place à de nouveaux traits.
Mon exposé s'inscrit donc entre ces termes. Il s'ouvre
par une description de l'état social à la fin du
Xe siècle et suit, dans sa dernière partie, les
changements économiques, politiques et sociaux du début
du XIIIe siècle.
35 euros (code de commande
: 17925).
D'une
déposition à un couronnement 476-800 (Rupture ou
continuité dans la naissance de l'Occident médiéval).
Colloque organisé
par l'Institut des Hautes Études de Belgique les 4 et
5 juin 1975. Bruxelles, Institut
des Hautes Études de Belgique, 1975. In-8° broché,
163 p., une planche hors texte.
Table des matières
:
- Présentation du thème.
- Allocution du recteur Foriers.
- Introduction, par Jacques Pohl.
- Continuité romaine et réveil
évangélique aux origines de la chrétienté
médiévale, par François Masai.
- Les inscriptions latines païennes
et chrétiennes symbiose ou métabolisme ?,
par Gabriel Sanders.
- Latin mérovingien, latin carolingie
et rustica romana lingua : continuité ou discontinuité ?,
par Marc Van Uytfanghe.
- Quelques remarques à propos
des corvées de colons à l'époque du Bas-Empire
et du Haut Moyen Âge, par Adriaan Verhulst.
- Romanen und Franken am Niederrhein
die Kontinuitätsfrage im Spiegel der Grabfunde von
Krefeld-Gellep, par Renate Pirling.
- La trace du droit romain dans les
actes privés du Haut Moyen Âge, par Jacques-Henri
Michel.
- La nécropole mérovingienne
de Lavoye (Meuse), par René Joffroy.
- Le superstrat francique le
peuplement franc, par Max Pfister.
- Le rôle des Celtes dans l'Europe
du Haut Moyen Âge, par Léon Fleuriot.
- Épilogue, par Georges Despy.
20 euros (code de commande
: 15862).
Études
sur la sensibilité au moyen âge. Actes du 102e con-grès
national des société savantes - Limoges, 1977.
Paris, Bibliothèque Nationale, 1979. In-8° broché,
290 p., (« Section de Philologie et Histoire jusqu'à
1610 », tome II).
20
euros (code de commande : 161/62).
FAVIER
(Jean) Lhistoire administrative et financière
du Moyen Âge occidental depuis dix ans. Paris,
1969. In-8° agrafé, [77] p., envoi de lauteur.
Extrait du t. CXXVI, 1968 de la Bibliothèque
de lÉcole des chartes, pp. 427-503 (Bibliogrtaphie).
Avant-propos :
« L'histoire est une, et tout cloisonnement
a ses défauts. Mais l'auteur d'un bulletin bibliographique
ne saurait tout embrasser, et force lui est de tracer des limites
en espérant qu'on les lui pardonnera, pour peu qu'elles
soient nettement définies. Avant de passer en revue les
principales publications qui nous sont parvenues depuis une dizaine
d'années, pour les domaines conjoints de l'histoire administrative
et de l'histoire financière médiévales,
nous préciserons donc les limites de notre entreprise.
Il s'agit ici, avant tout, de l'Europe occidentale.
Nous n'avons fait état, pour l'Europe centrale et orientale,
que de quelques publications ayant attiré notre attention.
Quant à Byzance et à l'Islam, nous les avons délibérément
exclus. Nous avons également restreint l'extension de
ce bulletin en laissant de côté les travaux touchant
à la nature de l'État, aux structures féodales
et au pouvoir monarchique, pour lesquels on se reportera aux
récentes mises au point publiées dans la Revue
historique, et ceux qui ressortissent à la numismatique,
pour lesquels on se reportera aux revues spécialisées.
Ont de même été omises les études
relatives au droit médiéval et à la justice,
malgré les connexions humaines et institutionnelles qui
existent entre les cours de justice et les administrations non
judiciaires.
En sens contraire, nous avons fait place à
l'histoire des institutions représentatives et de conseil,
bien que cette histoire soit notablement politique. Il nous a
semblé que l'on ne pouvait disjoindre des études
consacrées à l'impôt celles qui portent sur
les conditions de son octroi. »
La bibliographie est répartie en trois
: Les Sources ; Histoire de l'administration ;
Les finances publiques.
12 euros (code de commande
: 11749).
FAVIER
(Jean) Histoire de France. Tome II :
Le temps des principautés de l'an mil à 1515.
Paris, Fayard, 1991. In-8°
broché, 499 p.
En quatrième
de couverture :
De
l'an mil aux débuts de la Renaissance, c'est l'histoire
de cinq siècles aux couleurs bien diverses. C'est le temps
des dynamismes que manifestent les défrichements, le réveil
des villes, l'élargissement des horizons politiques, la
floraison des ordres monastiques, la naissance des universités
et l'ampleur nouvelle des grandes cathédrales. C'est aussi
le temps des épreuves et des maturations, des crises et
des épidémies, des guerres et des luttes civiles.
La France passe de l'anarchie féodale à l'absolutisme
monarchique, à travers la construction politique des grandes
principautés. Et l'on va, dans ce même temps, des
chansons de geste aux premiers fruits de l'humanisme en passant
par l'aristotélisme de Thomas d'Aquin et l'universalisme
encyclopédique du Roman de la Rose.
12 euros (code de commande
: 16674).
FLACH
(Jacques) Les origines de l'ancienne France. Xe et
XIe siècles. Tome
III : La renaissance de l'État. La royauté
et le principat. Paris, Librairie de la Société
du Recueil Général des Lois & des Arrêts,
1904. In-8° broché, VIII, 580 p.
Après
l'introduction et la bibliographie, ce volume contient :
Première partie : Les bases et les éléments
constitutifs de l'État.
1. Les bases de l'État.
1. Que la base essentielle de l'État
est la foi lige naturelle.
2. Le rôle du bénéfice
dans l'État (la largesse et l'honneur ; la lente
formation de l'État féodal).
3. Que les progrès de l'organisation
féodale de l'État sont en raison directe de l'homogénéité
politique et de la force du pouvoir.
Appendice : le fief languedocien
de 900 à 1071.
2. Les éléments constitutifs de l'État.
1. Que le groupement territorial est
clairsemé et secondaire.
2. La seigneurie personnelle.
3. Les groupements fondamentaux (les
groupements ethnique, familial, domanial, religieux).
Deuxième partie : Les organes gouvernementaux.
1. Le gouvernement laïque.
1. Aspect général.
2. La théorie historique
léguée par les feudistes.
3. Qu'aux quatre groupements fondamentaux
de l'État correspondent quatre caractères distincts
de la royauté et du principat.
2. La royauté.
1. Les destinées du droit royal
de Louis de Débonnaire à Hugues Capet.
2. Les quatre faces de la royauté.
3. L'indépendance de la couronne.
4. Les prérogatives et les attributs
de la royauté.
5. Les « compagnons en la
majesté royale ».
6. Les organes et les moyens d'action
de la royauté.
3. Le principat.
La genèse historique des grandes
principautés et leurs rapports avec la royauté.
La Francie (les principautés laïques ;
les principautés ecclésiastiques).
20 euros (code de commande
: 11500).
FONTETTE (François de) Recherches sur la pratique de la
vente immobilière dans la région parisienne au
Moyen Âge (fin Xe - début XIVe siècle).
Paris, R. Pichon et R. Durand-Auzias, 1957. In-8° broché,
132 p., une carte dépliante hors texte.
15 euros (code de commande
: 163/69).
FOSSIER
(Robert) Polyptyques et censiers. Turnhout, Brepols, 1978. In-8° collé,
70 p., un tableau hors texte à déplier, (collection
« Université Catholique de Louvain - Institut
d'Études Médiévales - Typologie des Sources
du Moyen Âge Occidental », fasc. 28).
Introduction :
Censier,
terrier, Urbar, polyptyque, ces types documentaires, quand même
il faudrait discuter de leur réel contenu, sont familiers
aux médiévistes ; ils évoquent des
choses essentielles et simples : la terre, les hommes, les
rapports seigneuriaux ; il y a longtemps que les érudits
en usent et ce genre ne sera pas présenté dans
la Typologie, au contraire de bien d'autres, comme une terra
incognita. Qu'on ne s'attende donc ici qu'à une présentation
de tradition.
Cependant ce n'est pas sans soulever divers
problèmes ; de définition tout d'abord parce
que les documents de ce type sont désignés, au
Moyen Âge, par une grande variété de termes
et qui nécessitent explication ; d'évolution
ensuite puisque, conservant le souvenir d'une situation économique
ou sociale donnée, ils ont, en mille ans, connu autant
d'avatars qu'il y eut d'états successifs de production
ou de rapports sociaux. C'est pourquoi, tout en offrant peut-être
autant de questions critiques que d'autres sources, ils exigent
en outre du chercheur une observation ou une enquête qui
leur soient propres. Enfin l'historien d'aujourd'hui, s'il veut
les interroger à nouveau sans se borner à répéter
ses devanciers, peut espérer les soumettre à une
ordination de données à laquelle leur structure
et leur destination paraissent les rendre particulièrement
aptes.
La démarche de l'historien se trouve,
de surcroît, facilitée par une série non
négligeable d'études théoriques sur la nature
et la valeur de ces documents : on verra, au travers de
la bibliographie qui suit, que, depuis cent ans et plus, les
guides ne manquent pas au chercheur ; les exemples non plus,
car on peut, certes, ici comme en d'autres domaines, déplorer
rituellement l'insuffisance ou le retard des éditions
savantes : mais en réalité nous disposons,
de Benjamin Guérard à nos jours, d'un éventail
de près de deux cents documents fort divers, convenablement
présentés au public, et c'est pure coquetterie
que de s'estimer mal informé.
Table des matières :
Introduction.
Bibliographie.
Chapitre I : Définition du genre.
1. L'aire documentaire.
2. Les « livres
fonciers ».
3. Les termes en
usage au Moyen Âge.
Chapitre II : Évolution du
genre.
1. L'origine des
« livres fonciers » médiévaux.
2. Les polyptyques
carolingiens.
3. Les « livres
fonciers » seigneuriaux.
4. Les « terriers
» de la fin du Moyen Âge.
Chapitre III : Règles de critique.
1. Sincérité
(a. Origine - b. Structure).
2. Tradition.
3. Portée
(a. Limites spatiales, temporelles, logiques - b. Vraisemblance
historique).
Chapitre IV : Domaines concernés.
1. Apport historique des
« livres fonciers ».
2. Leur exploitation.
Appendice.
15 euros (code de commande
: 16553).
GENICOT
(Léopold) Les lignes de faîte du Moyen
Âge. Tournai - Paris,
Casterman, 1951. In-8° broché, XII, 394 p., (collection
« Lovanium »), couverture plastifiée,
ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Avant-propos :
Le tourment de la synthèse, tout historien
le connaît. Autant il éprouve de satisfaction à
dépouiller les textes, autant il se prend d'inquiétude
lorsqu'il lui faut dégager des lignes générales.
Aussi longtemps que, selon toutes les exigences d'une méthode
éprouvée, il établit patiemment les faits,
l'un après l'autre, il uvre dans une atmosphère
sereine où se mêlent le plaisir de la découverte,
un sentiment de grande sécurité et la conscience
d'être dans le vrai. Mais dès qu'il s'agit d'ordonner,
d'expliquer, de résumer surtout, son climat change du
tout au tout. Il a maintenant l'impression désagréable
de perdre le contact avec la réalité et de sombrer
dans l'artificiel, voire l'arbitraire. Il n'a pas si tôt
tracé un mot qu'il songe à le biffer parce qu'il
l'estime tantôt trop vague et tantôt trop précis.
Au lieu d'une ligne, il en voudrait écrire dix ou vingt
pour marquer davantage les nuances, noter les exceptions, spécifier
le degré de certitude de chaque conclusion. Et plus la
synthèse est ambitieuse, plus grave est le malaise.
Pourtant la synthèse est nécessaire.
Même la grande synthèse, celle qui se propose de
toucher un public assez large et ne peut l'atteindre qu'en condensant
en quelques centaines de pages plusieurs centaines d'années.
L'histoire ne doit pas rester confinée dans ses temples,
perpétuellement cachée aux profanes. Après
avoir, au prix d'un long labeur, découvert la vérité,
les savants ont pour obligation impérieuse de la diffuser.
Sacrifier les détails et renoncer aux
nuances pour ne retenir que ce qui est général
et essentiel, est-ce, d'ailleurs, vraiment manquer à la
vérité ? Regardons un instant opérer
un spécialiste de la conjoncture économique. Au
point de départ, il a devant lui des séries statistiques
complètes et précises qui, traduites en graphiques,
dessinent des courbes capricieuses, reflet fidèle d'une
réalité complexe. Mais que fait-il ? Il analyse
les séries et décompose les courbes. Pour chacune,
il repère et isole successivement les pointes erratiques,
les variations saisonnières, les variations cycliques,
la tendance de longue durée. S'il désire se faire
une idée d'ensemble, il compare alors les tendances dans
les divers secteurs de l'activité économique et
obtient ainsi la tendance normale de l'époque considérée.
Cette tendance, dira-t-on qu'elle est pure abstraction et n'existe
que dans l'esprit du chercheur ? Non certes. Elle n'est
pas toute la réalité. Mais elle en est un élément,
sans aucun doute et même l'élément fondamental.
C'est précisément la ligne de tendance de l'histoire
médiévale que nous nous sommes efforcés
d'établir.
Le travail a donc comporté deux étapes.
Au cours de la première, nous avons passé en revue
les différents aspects de la vie et de la civilisation
médiévales et reconstitué l'évolution
des conceptions et des institutions politiques et administratives,
des systèmes économiques et des structures sociales,
des croyances religieuses et de leur incarnation dans les individus
et les collectivités, des ambitions et des réalisations
scientifiques, des idéaux et des productions artistiques
et littéraires. Nous avons obtenu ainsi une riche série
de courbes, aussi diverses que celles de la démographie
et des études canoniques, et nous en avons recherché
les tendances. Durant une seconde phase, nous avons superposé
ces dernières pour juger de leur concordance. Et, comme
celle-ci était nette, nous avons pu induire de ce parallèle
une ligne de tendance unique que les pages que voici se bornent
à dessiner et commenter brièvement.
Est-il besoin de le dire, cette besogne dont
le lecteur ne verra que les résultats a été
longue et n'a pu être menée à son terme que
grâce à la consultation de quantité d'ouvrages
et aux conseils de maints amis spécialistes. Au XIIe siècle
déjà, un des maîtres de l'École de
Chartres reconnaissait, en une image célèbre, la
dette qu'il avait contractée envers ses devanciers. « Nous
sommes, disait-il, à ce que rapporte Jean de Salisbury,
comme des nains assis sur les épaules de géants.
Nous voyons donc plus de choses que les anciens et de plus éloignées,
non par la pénétration de notre propre vue ou par
l'élévation de notre taille, mais parce qu'ils
nous soulèvent et nous exhaussent de toute leur hauteur
gigantesque. » L'idée demeure vraie, mais elle
doit aujourd'hui être complétée. Le chercheur
n'est plus seulement, maintenant, héritier d'une foule
de prédécesseurs. Il est encore, depuis que, pour
répondre aux exigences croissantes de la critique moderne,
la division du travail scientifique a été développée
à l'extrême, tributaire de beaucoup de ses contemporains
et sans leur concours large et généreux, il ne
peut guère produire quoi qui vaille.
De la nature et des objectifs de l'uvre
découlent encore d'autres conséquences. Il n'y
faut point, d'abord, attacher aux dates une signification trop
précise. La tendance, en économie, ne se transforme
pas brutalement ; elle ne se modifie ou ne se renverse que
progressivement, au cours d'une période de transition
parfois assez longue. De même en histoire et notamment
ici : les grands mouvements qu'on s'est attaché à
déceler ont évolué lentement et c'est uniquement
pour éviter trop de flou dans l'exposé qu'on les
a jalonnés de dates rigoureuses. Par ailleurs, il ne sera
guère question ici que de Moyen Âge. Non que celui-ci
ait rempli absolument seul les douze siècles qui séparent
la fondation de Constantinople de la Renaissance. Ni qu'à
travers toute cette longue période, ses productions aient
été strictement les seules dignes d'intérêt.
L'esprit moderne, notamment, a, dès 1300, engendré
des uvres remarquables. Dès ce moment, ses premiers
représentants ont justement attiré l'attention
sur des aspects de la réalité et des valeurs de
vie précédemment négligées ou méconnues.
Plus clairement et plus énergiquement qu'aucun médiéval,
ils ont affirmé les droits de la raison en face de ceux
de la tradition, revendiqué la liberté de l'individu
au sein de la collectivité et souligné la bonté
et la beauté de la nature et de la création non
pas simplement en tant que symboles d'un incréé
mais in se. Toutefois, parler longuement de cet esprit
et de ces hommes eut été sortir du cadre de ces
pages. Ce qu'elles veulent narrer, ce n'est ni la fin du monde
antique, ni les débuts des temps modernes, mais bien la
naissance, l'épanouissement et le déclin du Moyen
Âge. Du reste, elles ne forment pas un tableau achevé
de l'Occident médiéval. Elles ne tracent que des
lignes générales concrétisées par
quelques exemples empruntés tantôt à tel
domaine, tantôt à tel autre. Leur seule ambition
est de fournir au lecteur des cadres dans lesquels, s'il désire
pousser davantage l'étude, il puisse commodément
enchâsser des données plus détaillées.
Pour l'aider dans ses recherches ultérieures, les notes
bibliographiques sont, compte tenu du genre de l'uvre,
relativement abondantes. Comme elles s'adressent à un
public profane de langue française, elles renvoient de
préférence, chaque fois qu'il s'en trouve, à
des ouvrages rédigés dans cette langue et tout
ensemble récents, sûrs, clairs et concis. On ne
nous en voudra pas d'y avoir fait la part belle aux travaux de
cette École historique belge si brillante depuis Kurth,
Frédéricq, Cauchie et Pirenne et ou, souvent, la
méticulosité germanique rejoint la clarté
latine.
10 euros (code de commande
: 16113).
GILSON
(Étienne) La philosophie au Moyen Âge.
Des origines patristiques
à la fin du XIVe siècle.
Deuxième édition revue et augmentée. Paris,
Payot, 1944. In-8° demi-toile beige à coins (reliure
de Robert Stevens, à Bruxelles),782 p., (collection
« Bibliothèque Historique »), reliure
défraîchie.
Table des matières
:
Préface.
Introduction.
Chapitre I. Les pères grecs et
la philosophie.
1. Les Pères Apologistes.
2. Le Gnosticisme et ses
adversaires.
3. L'École d'Alexandrie.
4. Des Cappadociens à
Théodoret.
5. Denys, Maxime, Jean
Damascène.
Chapitre II. Les pères latins
et la philosophie.
1. Des Apologistes à
saint Ambroise.
2. Le platonisme latin
du IVe siècle.
3. De Boèce à
Grégoire le Grand.
4. Église et société.
5. La culture patristique
latine.
Chapitre III. De l'essor carolingien
au Xe siècle.
1. La transmission de
la culture latine.
2. Jean Scot Erigène.
3. D'Heiric d'Auxerre
à Gerbert d'Aurillac.
Chapitre IV. La philosophie au XIe siècle.
1. Dialecticiens et théologiens.
2. Roscelin et le nominalisme.
3. Anselme de Cantorbéry.
4. Chrétienté
et Société.
Chapitre V. La philosophie au XIIe siècle.
1. L'École de Chartres.
2. Pierre Abélard.
3. La mystique spéculative.
4. Alain de Lille et Nicolas
d'Amiens.
5. L'univers du XIIe siècle.
6. Sacerdoce et Royauté.
7. Le bilan du XIIe siècle.
Chapitre VI. Les philosophies orientales.
1. La philosophie arabe.
2. La philosophie juive.
Chapitre VII. L'influence gréco-arabe
au XIIIe siècle et la fondation des universités.
1. L'influence gréco-arabe.
2. La fondation des Universités.
3. L'exil des Belles-Lettres.
Chapitre VIII. La philosophie au XIIIe
siècle.
1. De Guillaume d'Auvergne
à Henri de Gand.
2. D'Alexandre de Haies
à Raymond Lulle.
3. De Robert Grosseteste
à Jean Peckham (Les maîtres d'Oxford - Une Sumna
philosophiae du XIIIe siècle).
4. D'Albert le Grand à
Dietrich de Freiberg.
5. De Thomas d'Aquin à
Gilles de Rome.
6. Du péripatétisme
à l'averroïsme.
7. Sagesse et société.
8. Le bilan du XIIIe siècle.
Chapitre IX. La philosophie au XIVe siècle.
1. Duns Scot et les réalistes
du XIVe siècle.
2. De Jacques de Metz
à Gui Terrena.
3. Guillaume d'Ockham.
4. Le mouvement ockhamiste.
5. L'averroïsme philosophique
et politique.
6. Le mysticisme spéculatif.
7. Jean Gerson et le bilan
du XIVe siècle.
Chapitre X. Le retour des Belles Lettres
et le bilan du Moyen Âge.
1. Le retour des Lettres
en Italie.
2. Le retour des Lettres
en France.
3. Le bilan de la pensée
médiévale.
Table des noms de personnes.
15 euros (code de commande
: 18092).
GRABAR
(André) et NORDENFALK (Carl) La peinture romane
du onzième au treizième siècle. Lausanne, Skira, 1958. In-4° sous reliure
et jaquette (défraîchie) d'éditeur,
229 p., nombreuses illustrations contrecollées en
couleurs, (collection « Les Grands Siècles
de la Peinture »).
Sur la jaquette :
Notre précédent volume consacré
à la peinture du haut Moyen Âge retraçait
à travers les mosaïques, les fresques et les enluminures
de manuscrits antérieures à l'an mil la lente maturation
d'un art nouveau succédant à la vision antique.
De ce cheminement complexe traversé d'influences multiples
est née la peinture romane qui s'épanouit en Europe
du XIe au XIIIe siècle avec une incontestable unité
sous ses riches variations. Le présent ouvrage, qui en
étudie le style et la technique, le programme iconographique,
la fonction religieuse et sociale, permet de suivre son prodigieux
développement dans ses deux branches majeures : la
composition murale et la peinture de manuscrits. Non moins révélatrice
est la confrontation des uvres romanes de tous les pays
d'Occident qui constitue la nouveauté décisive
de ce livre. Jamais encore, en effet, la peinture romane n'avait
été présentée dans sa double manifestation
et surtout dans la totalité de son expansion géographique.
Il a fallu vaincre les difficultés dues à la dispersion
des uvres et au manque de coordination critique. Mais ce
vaste effort de synthèse rend désormais sensible
tout ce qui a fait de l'esthétique romane la première
expérience commune à l'ensemble de l'Occident en
différenciant mieux encore par contre-coup l'originalité
des versions nationales et régionales. Nullement inférieure
à l'architecture et à la sculpture de son temps,
la peinture romane est aussi l'expression complète d'une
admirable civilisation, dont elle nous fait pénétrer
à la fois la grandeur et l'intimité. Nous sommes
bouleversés par la monumentalité si moderne des
compositions murales, fascinés par la verve et l'invention
formelle des enluminures de manuscrits. Les auteurs encore inconnus
de ces chefs-d'uvre révèlent de mieux en
mieux leur individualité. Sur les miniatures des livres
à l'inaltérable fraîcheur, ils se représentent
souvent au travail et dans leur cadre familier. Ainsi s'offre
à nous cette haute époque dans l'intense ferveur
de sa pensée comme dans le charme ingénu de sa
vie quotidienne.
30 euros (code de commande
: 15991).
[GUILLAUME
LE CLERC DE NORMANDIE]. RUELLE (Pierre) Le Besant de
Dieu de Guillaume le Clerc de Normandie. Bruxelles, Éditions de lUniversité
de Bruxelles, 1973. In-8° broché, 287 p., (collection
«
Faculté de Philosophie et Lettres », n° LIV),
envoi de lauteur.
En quatrième
de couverture :
« Guillaume, Normand émigré
en Angleterre, Clerc marié, besogneux, lucide et véhément,
contemple la société de son temps (1226-1227) et
la juge sans indulgence. Le Besant de Dieu, pourtant,
dépasse les banalités des « états
du monde ». C'est que Guillaume essaie d'expliquer
les événements politiques, qu'il distribue aux
grands de ce monde, nommément désignés,
le blâme plus que la louange, qu'il fustige les hommes
en des vers sans grâce mais non sans force, où il
a déversé une érudition étonnante.
Le Besant est un musée où voisinent en grand
nombre, parmi les allusions bibliques, les thèmes de la
littérature morale du Moyen Âge : les trois
ennemis, le château des vertus, les filles d'Orgueil, l'homme
riche qui jette son or à la mer, l'ermite dans l'île,
les deux amants, les uvres de miséricorde, etc.
Cette disparate donne à l'uvre de Guillaume un étrange
relief. L'éditeur a multiplié les notes, s'efforçant
d'éclairer le lecteur sur toutes les difficultés
d'ordre linguistique, historique et psychologique de ce poème
rugueux et attachant. »
13 euros (code de commande
: 11811).
GUILLOT
(Olivier) Le comte d'Anjou et son entourage au XIe
siècle. Tome I :
Étude et appendices. Tome II : Catalogue
d'actes et index. Paris, Picard, 1972. Deux volumes in-8°
brochés, XXX, 470 et 355 p., carte à déplier
et illustrations hors texte au tome II, couvertures plastifiées,
marque manuscrites d'appartenance du professeur Jean-Jacques
Hoebanx aux pages de garde.
Table des matières
:
Tome I :
Introduction.
Sources et bibliographie.
Chapitre I : La place du comte
dans le royaume de France et l'Occident chrétien.
Section I : Geoffroy
Grisegonelle (vers 960-987).
Section II : Foulques
Nerra (987-1040).
A. Le
gouvernement personnel de Foulques Nerra (987-1031).
§
1. L'axe vendômois et les rapports du comte et du roi.
§
2. La politique de Foulques Nerra en Aquitaine et dans le
Nantais de 987 à 1031.
B. Les
initiatives de Geoffroy Martel aux dernières années
de la vie de Foulques Nerra (1032-1040).
§
1. La seigneurie sur le Vendômois et le mariage avec
Agnès.
§
2. La main-mise sur le Vendômois et sur la Maison d'Aquitaine.
Section III : Geoffroy
Martel (1040-1060).
§
1. 1040-1043. Le sauvetage d'Henri Ier et l'alliance impériale.
§
2. L'isolement diplomatique de Geoffroy Martel (1043-1048).
§
3. La campagne de Henri Ier contre Geoffroy Martel.
§
4. La réconciliation de Geoffroy Martel et d'Henri
Ier (1052-1060).
Section IV : Geoffroy
le Barbu (1060-1068).
Section V : Foulques
le Réchin (1067/1068-1109).
Chapitre II : Le monachisme.
Section I : L'abbaye
Saint-Aubin.
A. Liaison
de l'abbatial laïque au titre comtal.
B. Réforme
de l'abbaye.
C. Application
première de la réforme.
D. Application
seconde de la réforme ; sa contestation.
E. Symptômes
d'une réforme d'inspiration grégorienne.
Section II : Les
autres abbayes.
A. Les
droits du comte comme ancien abbé laïque.
B. Influence
de Marmoutier avant la réforme pré-grégorienne.
§
1. Le statut de Marmoutier.
§
2. Influence de Marmoutier sur les monastères angevins.
C. Marmoutier
et la pré-réforme grégorienne.
Chapitre III : L'évêché
d'Angers.
Section I : Le
fondement de la prérogative du comte d'Anjou sur la collation
de l'évêché.
Section II : Les
épiscopats de Renaud et Hubert.
§
1. L'évêque Renaud (973-1005).
§
2. L'évêque Hubert (1006-1047).
Section III : Les
évêques et le comte, de l'avènement de l'évêque
Eusèbe (1047) à la mort du comte Foulques le Réchin
(1109).
§
1. Le choix de l'évêque de 1047 à 1102.
§
2. L'essor de l'autorité épiscopale, dans l'entente
avec le comte.
Chapitre IV : Les châteaux.
Section I : Les châteaux
comtaux.
§
1. Dénombrement des châteaux comtaux.
§
2. La commise, appliquée dans le cadre des châteaux
comtaux.
Section II : Les
seigneuries châtelaines.
§
1. L'apparition des seigneuries châtelaines.
§
2. Les rapports du comte avec les seigneuries châtelaines.
Chapitre V : Les caractères
spécifiques du pouvoir comtal.
Section I : La conception
du pouvoir.
Section II : Les prérogatives
spécifiques du comte.
§
1. Le comte et la coutume.
§
2. Les différentes prérogatives spécifiques
du comte.
Section III : Le personnel
comtal.
§
1. La représentation locale du pouvoir comtal.
§
2. Les services spécialisés attachés
au comte.
Conclusion.
Appendice I : Les parties les plus
anciennes du cartulaire de Saint-Aubin.
Appendice II : Répertoire
des seigneuries châtelaines.
Pièce justificative - Errata.
Tome II :
Introduction au catalogue d'actes.
Actes reconnus authentiques.
Actes faux.
Index.
Les deux volumes : 80
euros (code de commande : 15510).
[HENRI
Ier DE BRABANT]. SMETS (Georges) Henri I, duc
de Brabant 1190-1235. Thèse
présentée à la faculté de philosophie
et lettres de l'Université libre de Bruxelles pour l'obtention
du grade de docteur spécial en histoire. Bruxelles, Lamertin, 1908. In-8° broché,
XXII, 340 p.
Préface :
Le sujet de cette dissertation m'a été
indiqué par mon maître Léon Vanderkindere,
qui m'a aidé de ses conseils dans la première élaboration
d'une partie de ce travail. C'est à son savant enseignement
que je dois la plupart des connaissances et la méthode
sans lesquelles je n'aurais pu ni l'entreprendre ni l'achever.
J'aurais voulu lui dédier ce livre, mais il a disparu
trop tôt pour en recevoir l'hommage, et je ne puis qu'exprimer
ici la vénération que j'ai pour sa mémoire.
Je me suis proposé d'étudier
la politique du duc de Brabant Henri I, qui, associé
au gouvernement dès 1183, régna de 1190 à
1235.
La forme biographique, qui s'impose aux travaux
d'histoire politique relatifs au haut Moyen Âge, est encore
celle qui convient le mieux aux monographies consacrées
à la fin du XIIe et au début du XIIIe siècle :
les sources, textes narratifs et documents diplomatiques, se
rapportent toutes à l'activité des princes, et
c'est autour de quelque haute personnalité que se groupent
le plus naturellement les renseignements qu'elles fournissent.
Le Brabant était un territoire considérable,
situé au cur des Pays-Bas, entre les deux centres
économiques du Rhin et de la Flandre ; il renfermait
des seigneuries puissantes, de riches abbayes, des villes en
voie de formation. Prince d'empire, Henri I fut, en cette
qualité, intimement mêlé aux affaires politiques
de l'Allemagne ; au moment où il entra dans la vie
active, la classe des princes d'empire venait de se constituer ;
quand il mourut, elle avait réussi à soumettre
le gouvernement central à son influence prépondérante.
Pendant plus de quarante ans, il vit l'empire en lutte avec la
papauté et la France avec l'Angleterre.
Sa politique extérieure reflète
tous les événements de son temps ; sa politique
intérieure se ressent des grandes transformations sociales
de son époque.
Pour donner de l'une et de l'autre un tableau
complet et cohérent, il m'a fallu être souvent extrêmement
minutieux et faire de nombreuses conjectures.
J'ai recherché les mobiles des actes
du duc dans ses intérêts personnels, dans ceux de
sa dynastie et dans ceux de sa caste. La psychologie du personnage
m'a peu arrêté ; les caractères ne s'accusent
guère dans les documents du Moyen Âge. De plus,
les traits individuels me paraissent moins intéressants
que ce qui, dans l'activité d'un homme, est l'effet des
circonstances ou est commun au groupe dont il fait partie
J'ai indiqué soigneusement mes sources,
mais je ne me suis pas attaché à citer toujours
ceux qui ont, avant moi, abordé le même sujet. Je
sais ce que je dois à tous mes devanciers, depuis Butkens
jusqu'à Wauters et jusqu'à M. H. Pirenne ;
mais j'ai cru qu'il suffirait de le dire ici sans m'astreindre
à répéter les mêmes noms à
toutes les pages. Je les ai nommés quand je me séparais
d'eux et quand je m'appuyais sur eux, mais non chaque fois que
je me rencontrais avec eux.
La bibliographie qu'on trouvera plus loin n'a
pas la prétention d'être complète. Je ne
pouvais mentionner tous les articles qui touchent par quelque
point aux questions que j'ai traitées, ni tous les recueils
où sont éparpillés les nombreux actes d'Henri I
et de ses contemporains. Je n'y ai fait figurer, en dehors de
quelques auteurs fondamentaux, que les ouvrages cités,
souvent en abrégé, dans les notes qui accompagnent
le texte.
J'ai cru devoir différer la publication
du catalogue des actes d'Henri I, qui pourra par là
s'enrichir de quelques numéros ; car de récents
travaux d'édition, comme ceux de MM. de Moreau et de Troostembergh,
font prévoir l'apparition prochaine de plus d'un document
inédit qui devra y être mentionné.
30 euros (code de commande
: 17192).
HUBERT (J.), PORCHER (J.) et VOLBACH (W. F.)
L'Europe des invasions. Préface
de Jean Porcher. Paris, Gallimard, 1967. In-4° sous
reliure toilée (une tache en haut du dos), jaquette et
étui d'éditeur, XIII, 389 p., nombreuses illustrations
en noir et en couleurs, cartes hors texte à déplier,
(collection « L'Univers des Formes », n° 12),
ex-libris manuscrit recouvert de correcteur blanc à la
page de titre.
Sur le rabat de la
jaquette :
Avant
l'événement prodigieux que fut, au Ve siècle,
la conquête et l'occupation d'une grande partie de l'Empire
romain par les Barbares, le jeune art chrétien avait connu
un éclat et une unité remarquables. Cette unité
fut rompue par les grandes invasions, mais les Barbares se mirent
à l'école de ceux qu'ils avaient vaincus. Ils adoptèrent
leur religion et leur civilisation, tout en marquant celle-ci
de traits originaux correspondant à leurs propres traditions.
Leurs sépultures ont livré de merveilleux objets
de parure qui montrent l'essor de l'orfèvrerie dans la
nouvelle Europe dès la fin du VIe siècle. Le développement
surprenant que connut le monachisme à partir de la même
époque, particulièrement dans le nord-est de la
Gaule, aura d'heureuses conséquences pour l'art et la
culture. Les manuscrits enluminés de ce temps sont assez
beaux pour être conservés aujourd'hui comme de véritables
trésors dans nos bibliothèques publiques. La sculpture
sur pierre produit déjà les chefs-d'uvre
que sont les tombeaux des cryptes de Jouarre. Au cours du VIIIe
siècle, l'architecture monastique accomplit des progrès
qui préparent directement les réalisations de la
renaissance carolingienne.
40 euros (code de commande
: 18151 - vendu).
HUIZINGA (J.)
Le déclin du Moyen Âge.
Traduit du
hollandais par J. Bastin. Préface de Gabriel Hanotaux.
Paris, Club du Meilleur Livre, 1958. In-8° sous reliure de
soie bleue un peu passée et Rhodoïd d'éditeur,
386 p., illustrations hors texte, (collection « Historia
», n° XIV).
15
euros (code de commande : 225/68).
[JEANNE
D'ARC]. 1412-1431.
Jehanne d'Arc. Quarante-cinq documents originaux et iconographiques
réunis par Daniel Jacomet. Précédés d'une introduction
par le colonel de Maleissye-Melun. Paris, Floury, 1933.
In-4° broché sous étui, 47 p., bien complet
de toutes les planches hors texte, tirage limité à
1000 exemplaires numérotés (n° 167).
Avis de l'éditeur
:
Il
est des événements, des personnalités historiques
qui revivent par les documents. D'autres, par contre, ont besoin
du talent d'un écrivain pour être révélés.
Mais dans le premier cas, les pièces présentées
doivent pour être évocatrices avoir un aspect réel :
elles doivent parler aux yeux, à l'imagination. Qui n'est
ému autant qu'intéressé quand il voit dans
les vitrines des Archives les parchemins, les textes authentiques
consacrant les résultats de succès ou de revers,
la grandeur ou la faiblesse du pays, et au bas de ces actes qui
réglèrent pour un temps la destinée de nos
aïeux et même la nôtre, les signatures des serviteurs
de la France, Rois, hommes d'État, où un peu de
leur âme semble s'être fixée ?
C'est de cette pensée que s'inspire
« Le Document » quand par ses procédés
artistiques et ses fac-similés absolus de vérité
il veut faire revivre à nos yeux tel personnage, tel événement,
dont le récit seulement était venu jusqu'à
nous.
Sa première reconstitution historique
est consacrée à Jehanne d'Arc, à la Sainte
de la Patrie « qu'Anglois brûlèrent à
Rouen », dont nulle relique ne subsiste sauf les Lettres
sur lesquelles sa main s'appuya pour signer.
Il s'agit de nous la faire connaître
par des pièces authentiques, reproductions de lieux où
se déroulèrent sa vie et sa mission, documents
la concernant ou provenant d'elle, effigies enfin montrant les
aspects sous lesquels elle fut représentée depuis
le XVIe siècle jusqu'au XIXe siècle.
30
euros (code de commande : 16985).
LEMARIGNIER
(Jean-François) Recherches sur l'hommage en
marche et les frontières féodales. Lille, Bibliothèque Universitaire, 1945.
In-8° broché, XX, 191 p., cartes hors texte à
déplier, (collection « Travaux et Mémoires
de l'Université de Lille », Nouvelle Série
- Droit et Lettre - XXIV).
Table des matières
:
Avant-propos.
Sources et bibliographie.
Introduction.
Chapitre I : Les frontières de la
Normandie et la formation du duché (911-933).
Chapitre II : Les frontières de la
Normandie de 911-933 à 1204.
Chapitre III : L'hommage en marche aux frontières
de la Normandie.
Chapitre IV : La frontière de la
Champagne et de la Bourgogne.
Chapitre V : L'hommage en marche aux frontières
de la Champagne et de la Bourgogne.
Conclusion générale.
Index.xxx
25 euros (code de commande
: 17642).
Le
Moyen Âge. Revue
d'Histoire et de Philologie. Tome
LXXIII (4e série - tome XXII). N° 3-4. 1967. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1967. In-8°
broché, [274] p.
Articles
:
- L'avant-corps ottonien d'Amay, par L. Fr. Genicot (pp. 349-374).
- Le temps et la durée dans
les romans de Chrétien de Troyes, par Ph. Ménard
(pp. 375-402).
- L'éloge des personnes et l'idéal
humain au XIIIe sècle, d'après la chronique de
Fra Salimbene, par J. Paul (pp. 403-430).
- Noms de saints et mentalité
populaire à Gênes au XIVe siècle, par
B.Z. Kedar (pp. 431-446).
- Émeutes et troubles d'origine
fiscale pendant le règne de Louis XI, par A. Legual
(pp. 447-487).
Bibliographie :
- Pèlerinage de Charlemagne
à Jérusalem et à Constantinople, par
J. Horrent (pp. 489-494).
- La Civilisation de l'Occident médiéval,
par Brygida Kurbis (pp. 495-507).
- Travaux relatifs à l'histoire du
Moyen Âge (1966) (pp. 509-517).
Comptes rendus :
- F. Graus, Volk, Herrscher und Heiliger
im Reich der Merowinger, par P. Riche.
- L. Dasberg, Untersuchungen iïber
die Entwertung des Judenstatus im XIe Jahrhundert, par B.
Blumenkranz.
- Cl. Sanchez-Albornoz, Despoblacion
y repoblacion del valle del Duero, par J. Gautier Dalché.
- S. Nys, Le chapitre de Saint-Pierre
d'Anderlecht des origines à la fin du XIIIe siècle,
par A. Uyttebrouck.
- Blancandin et l'Orgueilleuse d'amour.
Roman d'aventure du XIIIe siècle, éd. F.P.
Sweetser, par J.C. Payen.
- J.L. Charles, La ville de Saint-Trond
au Moyen Âge, par A. Joris.
- M.J. Stallings, Meditaciones de Passione
Christi olim Sancto Bonaventurae attributae, par A. Vauchez.
- A.N. Zahareas, The Art of Juan Ruiz,
Archpriest of Hita, par J. Joset.
- El libro de los Cien Capitules,
éd A. Rey, par J. Joset.
- G. Gentile, Studi su Dante, par
Cl. Margueron.
- The Travels of sir John Mandeville,
introd. A.W. Pollard, par J.C. Payen.
- J. Valdéon Baruque, Enrique
II de Castilla, par J. Gautier Dalché.
- D. Girgensohn, Peter von Pulkau und
die Wiedereinfiihrung des Laienkelches, par F. Rapp.
- E. Delaruelle, E.R. Labande, P. Ourliac,
L'Église au temps du Grand Schisme et de la crise conciliaire
1378-1449, par A. Vauchez.
- J.S. Roskell, The Gommons and their
Speakers in English Parliaments 1376-1523, par R. Van
Caenegem.
- M.A. Ladero Quesada, Milica y Economia
en la guerra de Granada : el cerco de Baza, par J. Gautier
Dalché.
- Ch. G. Nauert Jr, Agrippa and the crisis
of Renaissance Thought, par J.P. Massaut.
- C.M. Cipolla, Guns and sails in the
early phase of European expansion : 1400-1700, par Cl.
Gaier.
- J. Colpaert, Avelgem voor 1500,
par E. Warlop.
- H. Ahrweiler, Byzance et la mer,
par G. Dagron.
- G. Haase, Die Entstehung der westfalischen
Stadte, par A. Joris.
- J.M. Van Winter, Ridderschap. Ideaal
en Werkelijkheid, par L. Milis.
- Hommage au professeur Paul Bonenfant
1899-1965, par Ed. Perroy.
- L. Benoist, Le compagnonnage et les
métiers, par R. Van Santbergen.
- Biographie Nationale XXXII-XXXIII,
par Cl. Gaier.
Nécrologie :
- Georges Gaillard (1900-1967),
par R. Crozet.
10 euros (code de commande
: 18253 - vendu).
LEVY
(Raphaël) Chronologie approximative de la littérature
française du Moyen Âge. Tübingen,
Niemeyer, 1957. In-8° broché, 59 p., (collection
« Beihefte zue Zeitschrift für Romanische Philologie »,
n° 98).
Extrait de l'introduction
:
« Celui qui essayerait de dresser
un tableau chronologique de la littérature française
du Moyen Âge serait très téméraire
et trop positif, et c'est précisément la tâche
que je m'impose ici. Bon nombre d'études aussi longues
que celle-ci ont paru dans les revues savantes et elles n'ont
d'autre but que celui de préciser la date d'une seule
uvre. Même quand ce problème est résolu
complètement à l'égard des uvres modernes,
on peut concentrer son attention sur un fait quelconque dans
la biographie de l'écrivain. Prenons, par exemple, la
vie de John Keats où il n'y a plus la moindre ombre d'un
doute sur l'année de sa naissance ni sur l'année
de sa mort. Or, grâce aux recherches approfondies du professeur
H. E. Briggs, qui résument celles de trois générations
de critiques, on a abouti à constater que le poète
anglais n'est pas né le 29 octobre 1795 mais le 31 octobre
1795 et qu'il n'est pas mort le 24 février 1821 mais le
23 février 1821 entre 4 heures 30 et n heures
du soir. Ce problème est sérieux car, pour citer
le professeur Briggs mot à mot, « if we do
not even know when our poet was born or when he died, at times
we feel that we know nothing about him ; the life floats
vaguely, with no comforting fact at either end to tie it down ».
S'il en est ainsi toujours, comment peut-on espérer apprécier
une uvre médiévale dont l'auteur devra rester
absolument inconnu et dont la date de composition est tout à
fait incertaine ?
Dans le Mod. Lang.Quart., I (1940), p. 338, on a fait
appel aux savants américains qui connaissent la littérature
écrite en vieux français pour organiser une équipe
en vue de rectifier et de compléter le Tableau Chronologique
dressé par Gaston Paris en 1888. Ce tableau paraît
dans toutes les éditions de La Littérature française
au Moyen Âge. J'ignore la date d'un exemplaire de la
neuvième impression dont je me suis servi, mais elle reproduit
l'avertissement de la cinquième édition qui date
de 1913. Là Paul Meyer renseigne le lecteur d'une façon
négative : « On pourra aussi trouver utile
de corriger ça et là le précieux Tableau
Chronologique qui précède les Notes Bibliographiques.
C'est avec hésitation que Paris présentait ce tableau,
qu'il était bien difficile de former en 1888 et qui, maintenant
encore, présente bien des difficultés. Sans doute,
en certains cas, les dates sont mieux connues actuellement qu'autrefois.
Toutefois c'est là son uvre tellement personnelle
que je me serais fait scrupule d'y rien changer. »
Autrement dit le Tableau Chronologique reste tel qu'il a paru
dans la première édition de La Littérature
française au Moyen Âge. Pendant les soixante
dernières années on y avait recours souvent avec
profit, mais au fur et à mesure que les études
critiques ont paru elles ont diminué le profit qu'on peut
en tirer. Aujourd'hui les données de ce tableau, qui n'occupent
qu'une dizaine de pages, semblent manquer de précision
presque toujours. Le moment est venu d'assembler les résultats
de la recherche scientifique pour le mettre à jour. »
8 euros (code de commande
: 14210).
LOMBARD
(Maurice) La route de la Meuse et les relations lointaines
des pays mosans entre le VIIIe et le XIe siècle. Paris, Bibliothèque Générale
de l'École Pratique des Hautes Études, 1953. In-8°
agrafé, [20] p., une carte hors texte à déplier,
envoi de l'auteur.
Extrait
de L'Art mosan, pp. 9-28.
Introduction :
Ces quelques notes qui sont
plus des interrogations lancées par l'historien à
l'archéologue que des mises au point qui se voudraient
définitives permettront, peut-être,
de lier quelques problèmes d'histoire de l'art mosan par
le commun dénominateur de la route : route commerciale,
guerrière, religieuse où, en même temps que
les hommes, les marchandises, les monnaies, ont passé
les idées, les techniques, les formules architectoniques,
les répertoires décoratifs.
Comment, en effet, sans une étude géographique,
chronologique, économique des routes, poser correctement
la question des origines de l'art mosan, de l'autonomie, de l'antériorité
des uvres sorties des ateliers de la Meuse par rapport
aux régions voisines de la Moselle et du Rhin qui forment,
avec la région mosane elle-même, ce qu'on pourrait
appeler le complexe historique, économique et artistique
lotharingien ? Comment faire la part des traditions locales et
des influences extérieures, proches ou lointaines, qui
ont donné à l'art mosan sa sensibilité particulière,
sans situer la Meuse dans le réseau de relations générales
qui la lie et combien fortement ! nous le verrons
au reste du monde médiéval ? Sans préciser
la valeur de position qui donne aux Pays de la Meuse leur vertu
de réceptivité et leur force de rayonnement : entre,
à l'Ouest, la Francia occidentalis, Reims et Saint-Denis,
et, à l'est, les Pays rhénans, les confins germano-slaves
et, plus loin dans cette direction, par-dessus le liseré
germanique et l'immensité du monde slave, aux terminus
des pistes forestières de l'Europe centrale et orientale,
les puissantes civilisations de Byzance et de l'Orient musulman
; entre, au nord, l'ouverture du delta rhéno-mosan sur
la Mer du Nord, les Iles Britanniques et les voies maritimes
ou fluviales qui aboutissent, elles aussi, à l'Empire
byzantin et au monde musulman, et, au sud, l'éventail
des routes vers la France du Midi, l'Espagne, l'Italie et, enfin,
la Méditerranée byzantine et musulmane ?
Conservation des traditions antiques, romaines
et gauloises par delà la Gaule romaine ; apports barbares
dans le travail du bois et du métal ; arrivée d'influences
lointaines procédés techniques et parti-pris
décoratifs issues de l'Orient byzantin et
du monde musulman ; puis diffusion des formes particulières
ainsi élaborées vers l'Angleterre, vers les ateliers
dionysiens et limousins, vers la Bohème et la Pologne...
Réception, puis rayonnement : à l'un et à
l'autre moment, les routes sont les mêmes, inscrites dans
la nature et dans l'histoire. Mais les courants qui les suivent
sont plus ou moins intenses, leur débit gens,
choses et idées se gonfle ou s'amenuise suivant
le déplacement des centres moteurs de l'économie
et de la civilisation.
Or, la période qui s'étend entre
le VIIIe et le XIe siècle et correspond à la formation,
aux premiers chefs-d'uvre et au début de l'expansion
de l'art mosan, représente pour l'Occident un moment capital,
celui de l'éveil : éveil économique et urbain,
renouveau de la civilisation matérielle et de la civilisation
tout court. Sous l'influence de l'appel parti des riches métropoles
du monde musulman en plein développement, le commerce
extérieur de l'Occident barbare a changé de sens
et d'acteurs : d'importateur il est devenu exportateur et, de
passif, actif. L'or qui fuyait vers l'Orient pour payer les marchandises
précieuses, soieries, ivoires, épices... qu'importaient
les marchands levantins, les « Syri », afflue maintenant
en Occident pour acheter les esclaves, les armes, les fourrures...
que les marchands occidentaux et nordiques, les Juifs de l'Empire
carolingien, les Italiens, les Anglo-Saxons, les Scandinaves
exportent vers le monde musulman.
Cette reprise commerciale, cette profonde transformation
dans la structure des échanges se sont traduites par une
activité plus grande des relations à longue distance
et l'organisation d'un vaste réseau de routes où
ont largement circulé les influences les plus diverses,
carolingiennes, byzantines, musulmanes, qui devaient aboutir
à « l'internationalisme » du premier art roman.
Et il n'est pas indifférent de remarquer, d'entrée,
que toutes ces routes routes de commerce et de civilisation
viennent confluer dans la région mosane.
5 euros (code de commande
: 17683).
LOT (Ferdinand) La France
des origines à la Guerre de Cent ans. 8e édition. Paris, Gallimard, 1941.
In-8° broché, 277 p., ex dono.
13 euros (code de commande
: 229/63).
MARCHAL-VERDOODT
(Monique) Table des noms de personnes et de lieux mentionnés
dans les plus anciens comptes de la recette générale
de Philippe le Hardi, duc de bourgogne (1383-1389). Bruxelles, Palais des Académies, 1971.
In-8° sous reliure d'éditeur, 400 p., (collection
« commission Royale d'Histoire »), exemplaire
en parfait état.
Introduction :
L'intérêt de la série des
comptes de la recette générale des ducs de Bourgogne
est bien connu ; dans des études récentes, Monsieur
M. Mollat en a souligné la remarquable continuité,
qui n'est guère interrompue que pendant quelques années
du règne de Jean sans Peur.
Pour faciliter aux historiens l'accès
à cette abondante source d'information, la Commission
Interuniversitaire du Microfilm en a décidé le
microfilmage, et depuis 1952, un exemplaire de ces microfilms
se trouve à la disposition des étudiants et du
public aux Archives Générales du Royaume et dans
chacune des quatre universités. Le Bureau du Microfilm
du Fonds National de la Recherche Scientifique a publié
un relevé des chapitres des comptes de la recette générale
des ducs de Bourgogne.
Ce travail ne constituait cependant qu'une
première étape, et il importait d'éviter
désormais que chaque chercheur intéressé
par ces comptes eût à refeuilleter la série
entière pour en extraire les éléments utiles
à son optique particulière. Aussi, la Commission
Royale d'Histoire a-t-elle, dans sa séance du 14 janvier
1956, décidé la confection d'une table des noms
de personnes et de lieux figurant dans ces comptes, en estimant
que leur édition ne s'imposait plus depuis qu'ils avaient
été microfilmés.
Sans doute pourrait-on envisager toutefois
l'édition partielle ou intégrale de certains de
ces comptes. Des éditions partielles en ont été
entreprises au siècle passé et au début
de ce siècle, par de Laborde, Dehaisnes ou Prost, toujours
au point de vue de l'histoire de l'art. De telles publications
sont fort utiles mais ne peuvent échapper au reproche
de l'arbitraire du choix, ni parfois, à la tentation du
pittoresque.
Quant à l'édition d'un de ces
comptes, un modèle nous était offert par la publication
du compte de Pierre Gorremont, receveur général
du royaume de France, réalisée par Monsieur Pocquet
du Haut-Jussé. Mais ce compte est, pour le royaume, le
seul qui subsiste, et il couvre une période 1418-1420
particulièrement troublée et, par conséquent,
intéressante du point de vue politique.
Dernièrement, Monsieur M. Mollat a publié
in extenso trois comptes de la recette générale,
couvrant les années 1419 à 1421. Dans l'introduction,
l'auteur insiste sur l'importance de ces documents encore peu
exploités d'une façon méthodique.
Soulignons toutefois, comme l'a fait Monsieur
P. Cockshaw, que cet ouvrage ne présente pas d'index de
noms de personnes et de lieux. Cette édition récente
de certains comptes de la recette générale des
ducs de Bourgogne, à titre d'exemple, ne constitue pas,
à notre avis, une entreprise aussi fructueuse que ne le
serait l'édition de comptes du domaine et de recettes
locales. Ces derniers, en effet, sont des comptes des rentrées
dans les caisses ducales. Les données qu'ils fournissent
sont intéressantes surtout du point de vue de l'histoire
du droit et de la constitution du domaine ducal, tandis que la
recette générale intéresse avant tout l'histoire
politique et l'histoire économique et sociale. De plus,
établis selon un plan rigide, ces comptes locaux ne varient
qu'imperceptiblement d'une année à l'autre ; aussi
la publication d'une ou deux années, acquiert-elle une
valeur exemplative pour une longue période.
Les comptes de la recette générale,
au contraire, sont remarquables surtout par la diversité
des renseignements que l'on peut y trouver. Cela tient au fait
que ces comptes sont d'abord des comptes de dépenses qui
en constituent l'élément déterminant, les
recettes n'étant là que pour y faire face.
Le receveur général, en effet,
accompagnait le duc dans ses déplacements et subvenait
à ses dépenses, en suivant les directives du trésorier
ou gouverneur des finances.
Ces recettes sont constituées, en ordre
principal, par les dons du roi et par les apports des receveurs
généraux de Bourgogne et de Flandre, ceux de certains
receveurs particuliers, ceux encore des receveurs d'aides ducales
ou royales.
Ces recettes sont groupées dans les
comptes par principautés : durant le règne de Philippe
le Hardi, d'abord celles des receveurs du duché de Bourgogne
et de Franche-Comté, ensuite viennent les comtés
de Nevers, de Flandre, d'Artois et de Rethel.
Les aides et les recettes extraordinaires figurent
in fine. Les contributions des receveurs ducaux se font
le plus souvent sous la forme de décharges, des receveurs
acquittant des dépenses au nom du receveur général
de toutes les finances.
Les dépenses sont classées par
chapitres. Toujours en tête, vient celui des « deniers
baillés à des officiers qui en doivent compter
». Du point de vue comptable, c'est le plus intéressant,
puisqu'il permet de se rendre compte dans quelle mesure les autres
comptes de dépenses (hôtel, argenterie, constructions,
etc...) étaient subordonnés à la recette
générale.
Le principal bénéficiaire de
ces versements était le maître de la chambre aux
deniers, chargé de la comptabilité de l'hôtel
ducal.
Ensuite, l'on rencontre dans un ordre assez
constant les chapitres des pensions et gages, des dons, des missions
et ambassades, des achats de joyaux, draps, fourrures, vins,
épices, chevaux, les messageries, les « dépenses
communes », enfin, exceptionnellement, des dépenses
militaires. Les motifs des achats sont, heureusement pour nous,
le plus souvent détaillés dans les comptes, dont
la rédaction s'inspire des mandements ducaux ordonnant
les dépenses. Ces chapitres des dépenses sont d'autant
plus intéressants que, selon un usage général
à l'époque, et ainsi que l'ont souligné
Messieurs Pocquet du Haut-Jussé et M. Mollat, la confusion
entre les dépenses propres à la personne du duc
ou à son hôtel, d'autre part, y est complète,
et qu'elle y subsiste toujours.
La constitution de la table des comptes fut
confiée par la Commission Royale d'Histoire à Mademoiselle
Van Nieuwenhuysen, qui dépouilla le premier compte, contemporain
à l'accession des ducs de Bourgogne dans nos régions.
Nous avons poursuivi le travail et mis le volume au point. Ces
premiers comptes couvrent une période de cinq années
et huit mois et correspondent au premier quart du règne
de Philippe le Hardi en Flandre.
La table a été élaborée
suivant les directives de la Commission Royale d'Histoire. Nous
avons également englobé dans l'inventaire de la
recette générale, trois comptes qui n'en font pas
partie. Il s'agit de deux comptes de l'argentier du duc et d'un
compte du maître de la chambre aux deniers de la duchesse.
Tableau
des comptes dépouillés, conservés aux Archives
départementales de la Côte d'Or, à Dijon
B 1461 10e
compte d'Amiot Arnaut 1er juin 1383-1er juin 1384 173 fol.
B 1463 11e compte
d'Amiot Arnaut 1er juin 1384-1er juin 1385 176 fol.
B 1462 12e compte d'Amiot
Arnaut 1er juin 1385-1er juin 1386 165 fol.
B 1465 Ier compte
d'Oudot Douai 1er juin 1386-1er juin 1387 127 fol.
B 1466 Ier compte
de Josset de Halle 22 juin 1386-30 juin 1387 34 fol.
B 1467 Ier compte
de Pierre du Celier 22 janv. 1387-31 janv. 1388 86 fol.
B 1469bis Ier
compte de Jean de Vrechy juin 1387-janv. 1389 50 fol.
B 1471 2e compte
de Josset de Halle 1er juil. 1387-1er fév. 1389 66 fol.
B 1469 2e compte
de Pierre du Celier 1er fév. 1388-1er fév. 1389
94 fol.
On notera que les trois premiers comptes, ceux
d'Amiot Arnaut, sont ceux d'un receveur général
de Bourgogne qui, en quelque sorte par la force des choses, a
été amené à percevoir des recettes
des autres principautés, à partir du moment où
son maître recueillit l'héritage de Louis de Mâle.
Le poste de « receveur général
de toutes les finances » n'existe en titre qu'à
partir de la réorganisation des finances ducales, qui
eut lieu en 1386.
Les lettres de provision de Pierre du Celier
sont datées du 22 janvier 1387 ; huit mois auparavant
avait été créée une recette générale
de Bourgogne - Franche-Comté.
15 euros (code de commande
: 17920).
Le
Ménagier de Paris. Traité
de morale et d'économie domestique composé vers
1393 par un bourgeois parisien.
Édition présentée par Jérôme
Pichon. Tomes I et II (complet), Lille, Lehoucq, 1992. Deux
volumes in-8° brochés, LXXXVIII, 240 et 382 p.,
couvertures partiellement insolées, exemplaire sur vergé
de Rives, bel exemplaire en partie non coupé.
Reproduction en fac-similé
de l'édition de 1846-1847 publiée à Paris,
chez Crapelet, par la Société des Bibliophiles
François.
Table des matières :
Prologue de l'auteur.
Première distinction.
Article I : Saluer et
regracier Dieu à son esveiller et à son lever,
et s'atourner convenablement.
Article II : S'accompagner
convenablement.
Article III : Aimer Dieu,
le servir et se tenir en sa grâce (De la messe -
Contrition - Confession - Des péchés mortels -
Des sept vertus.)
Article IV : Garder continence
et vivre chastement (De Susanne - De Raymonde - De Lucrèce
- Des reines de France.)
Article V : Être
amoureuse de son mari (D'Ève - De Sara - De Rachel - Du
chien Maquaire - Du chien de Niort).
Article VI : Être
humble et obéissante à son mari (Histoire de Griselidis
- Femme laissant noyer son mari - D'Ève - De Lucifer -
D'une bourgeoise - Du bailly de Tournay - Des abbés et
des mariés - De madame d'Andresel - Des maris de Bar-sur-Aube
- D'une cousine de la femme de l'auteur - De la Romaine.
Article VII : Être
curieuse et soigneuse de la personne de son mari (Bons traitemens
- Des puces - Des mouches).
Article VIII : Être
discrète (De Papirius - De la femme qui pond un uf
- Des mariés de Venise - D'un sage homme parisien trompé
par sa femme - D'un notable avocat).
Article IX : Reprendre
doucement son mari dans ses erreurs (Histoire de Mellibée
- De Jehanne la Quentine).
Seconde distinction.
Article I : Avoir soin
de son mesnage, diligence et persévérance - Le
chemin de pauvreté et de richesse, par Jean Bruyant.
Article II : Du jardinage.
Article III : Choisir
varlets, aides et chambrières, et les mettre en uvre
(Jeune femme parlant grossièrement - Soins de la maison
- Vie à la campagne - Recettes diverses - Des domestiques
- Des chevaux).
Article IV : Savoir ordonner
dîners et soupers (Le fait des bouchers et poulaillers
- Termes généraux de cuisine - Dîners et
soupers - Aucuns incidens servans à ce propos (repas de
l'abbé de Lagny, noces, etc.)).
Article V : Commander,
deviser et faire faire toutes manières de potaiges, etc.,
et autres viandes (Termes généraux de cuisine -
Potages communs sans espices et non lians - Potages qui sont
à espices et non lians - Potages lians de char - Potages
lians sans char - Rost de char - Pastés - Poisson d'eaue
doulce - Poisson de mer ront - Poisson de mer plat - ufs
de divers appareils - Entremès, fritures et dorures -
Autres entremès - Saulces non boulies - Saulces boulies
- Buvrages pour malades - Potages pour malades - Autres menues
choses qui ne sont de nécessité - Autres menues
choses diverses qui ne désirent point de chappitre).
Appendice à l'article
V : Recettes d'Hotin, cuisinier de monseigneur de Roubais.
Troisième distinction.
Article II (et unique) :
Savoir nourrir et faire voler l'esprevier (Chiens espaignols
- Éperviers niais - Plumage de l'épervier - Affaitement
de l'épervier - Vol des champs - Chasse en août
- Chasse en septembre - Épervier en mue - Épervier
branchier et mué de haie - Mué et hagart - Maladies
de l'épervier - De l'autour - Autres oiseaux de proie
- Maladies des oiseaux).
Les deux volumes : 75
euros (code de commande : 16206).
MICHAUD
(Joseph François) et POUJOULAT (Baptistin) Histoire
des croisades abrégée
à l'usage de la jeunesse par MM. Michaud de l'Académie
française et Poujoulat. Tours,
Mame, 1858. [Tours, Ad.
Mame et Cie, Imprimeurs-Libraires. M DCCC LVIII.] In-8°plein chagrin vert, dos à 4
nerfs orné de fers dorés, plaque à froid
encadrée par un filet doré sur les plats, [3 (faux-titre,
mention de droits, titre)], [1 bl.], 388 p., quatre gravures
dont un frontispice par Th. Ruhierre d'après K.
Girardet, cachet de bibliothèque.
En quatrième
de couverture :
M.
Michaud a voulu que je prisse la plume en tète de cette
Abrégé de l'Histoire des Croisades, où
nous figurons tous les deux pour notre part de travail. Cet ouvrage,
dernier fruit d'une association si honorable pour moi, m'inspire
des sentiments particuliers de reconnaissance et de fierté.
Il ne s'agissait point ici de permettre à un obscur jeune
homme de mêler ses récits de pèlerin aux
récits de l'écrivain poëte dont l'Europe savait
le nom ; ces familiarités-là s'expliquent par le
laissez-aller des lointains voyages. Il ne s'agissait pas non
plus d'entreprendre en commun une publication et une appréciation
nouvelle de nos principaux monuments historiques ; dans
ces sortes de travaux il est naturel que la jeunesse vienne en
aide à l'âge avancé ; quand il y a beaucoup
de livres et de gros livres à remuer, on ne peut guère
négliger le secours des mains vigoureuses. Mais du moment
qu'il était question des croisades, M. Michaud ne devait
partager avec personne ; les croisades sont devenues sa propriété
par droit de science et de talent, et lorsqu'il parle de ces
époques héroïques, M. Michaud peut dire comme
cet ancien : Terra quam camco mea est (la terre que je
foule est à moi).
Ceci me remet en mémoire les commencements
de mon union littéraire avec l'historien des guerres de
la croix. Il y a déjà onze ans que mon heureux
destin me mit pour la première fois sur le chemin de l'homme
qui m'avait appris, dans mon enfance, à gémir sur
les proscrits et avait charmé mes heures de collège
par le récit des grandes aventures de nos preux chrétiens.
Les chroniques du onzième et du douzième siècle
furent la pâture offerte à mon imagination de dix-neuf
ans, et je dois avouer ici que ces chroniques n'eurent pas d'abord
un puissant attrait pour moi. J'admirais volontiers Godefroid,
Tancréde, Baudouin, les deux Robert, Raymond de Toulouse,
mais je sentais parfois mon courage défaillir devant la
sécheresse et le latin barbare de Raymond d'Agiles, du
moine Robert, de Tudebode et de Baudry. L'énergie de la
volonté fit tomber peu à peu la rébellion
de l'esprit ; je m'accoutumai à l'allure, au langage de
ces narrateurs du Moyen Âge, et quand la Bibliothèque
des Croisades, uvre de vaste et curieuse érudition,
fut terminée, je ne reconnus point sans plaisir quelques
pierres que j'avais laborieusement amassées, sous l'il
du maître, pour la construction de ce monument.
Revenus de ce long voyage à travers
les vieux siècles de notre histoire, nous entreprîmes
un autre voyage à travers les contrées où
s'étaient accomplis les événements que nous
venions de repasser. Je continuai sur la terre d'Orient les études
commencées dans les collections de Bongars et de Martenne,
et M. Michaud cherchait au delà des mers le dernier mot
de ce qu'il avait étudié pendant vingt-cinq ans :
nous interrogions les chroniques sous les murs de Constantinople,
de Saint-Jean-d'Acre et de Jérusalem comme nous les avions
interrogées à Paris, quelque temps auparavant,
dans la solitude du cabinet. Le 20 février 1831, écrivant
de la ville sainte à M. Michaud qui avait pris le chemin
de l'Égypte, je lui disais : « Savez-vous ce qui
m'a le plus frappé dans mes voyages avec vous ? C'est
votre promenade historique autour des murailles de Jérusalem.
Après avoir raconté la conquête de la ville
sainte, vous êtes venu chercher sur les lieux l'éclaircissement
de quelques doutes, la solution d'un dernier problème ;
vous avez voulu déterminer d'une manière précise,
par quel point Godefroid et Tancréde sont entrés
dans la cité de David. Vous donnez au monde littéraire
un grand spectacle, un spectacle nouveau ; c'est la première
fois que la muse de l'histoire a passé les mers pour corriger
ses fautes. Hérodote et quelques autres historiens de
l'antiquité ont voyagé, mais c'était pour
recueillir des faits, et non point pour améliorer un livre
déjà achevé. »
La cinquième édition de l'Histoire
des Croisades, publiée en ce moment, renferme les
améliorations que promettait la vue du lointain théâtre
des guerres saintes ; le voyageur complète ici la tâche
de l'historien. Indépendamment des rectifications géographiques
et des couleurs qui distinguent cette dernière édition,
on y trouve une connaissance plus approfondie des faits, de l'esprit
de l'époque. Dans les destinées de l'écrivain,
il n'est rien de plus intéressant, de plus heureux que
de suivre son uvre à travers le temps, de lui voir
subir les épreuves décisives des révolutions
qui changent ou modifient le goût, les murs, les
institutions, de le mettre d'année en année au
niveau de toute appréciation, de toute découverte,
de toute science, d'y revenir sans cesse pour le fortifier de
l'expérience de l'étude et de la réflexion
des longs jours, et d'être à la fin soi-même
comme la postérité de son propre ouvrage ! Bien
souvent, au déclin de la vie, l'homme ramenant sa pensée
vers les ans évanouis, s'arrête aux principaux actes
de sa carrière et surprend dans son cur le regret
de ne pouvoir refaire ce qui a été fait, de ne
pouvoir repasser par le même chemin , car l'expérience
qui épargne les fautes a coutume de placer sa demeure
au bout de la route : inutile regret ! Il n'est donné
à personne de recommencer la vie, et ce qui est écrit
dans le livre des jours ne peut ni s'effacer ni se corriger !
Le bonheur littéraire de M. Michaud, c'est d'avoir tenu
longtemps son ouvrage dans les mains et de le tenir encore pour
lui donner ces désirables perfections que le temps seul
amène. Ces pieux et constants efforts dont le but est
l'amélioration d'une uvre, appartiennent peu aux
habitudes de notre temps ; nous coudoyons chaque jour des gens
qui improvisent des chefs d'uvre, nous sommes encombrés
de renommées qui, d'un seul bond, portent leur tête
dans les cieux, et on s'étonne que l'apparition de tant
de génies n'ait pas facilité les admirations contemporaines
: toutefois, ce me semble, un secret instinct avertit le public
que la plupart de ces immortalités littéraires
ont leurs jours comptés, que, dans dix ans, bon nombre
de ces dieux seront cendre et poussière, et que la vérité
si méprisée se verra à la fin vengée
par la gloire.
L'Abrégé de l'Histoire des
Croisades qu'on va lire est un travail tout à fait
distinct de la grande Histoire. Dans ce grand ouvrage, les expéditions
de la croix sont présentées avec l'imposant développement
de leur origine et de leur explosion, de leur durée et
de leur décadence ; c'est une vaste explication autant
qu'un récit des mouvements belliqueux de la vieille Europe
contre l'Asie. Les traits de murs qui caractérisent
les personnages et les nations, les détails qui jettent
le mouvement dans les tableaux, les couleurs, les variétés,
les physionomies infinies par lesquelles tout un monde ressuscite
dans un livre d'histoire, tout cela donne à l'ouvrage
de M. Michaud une importance , une hauteur, une plénitude
de vie et d'intérêt que rien ne saurait remplacer.
Cependant un abrégé des grandes choses renfermées
dans ce livre était dans les vux du public ; la
jeunesse des écoles qui n'a ni le loisir ni la patience
de lire de longs travaux, et dont les studieux penchants ne peuvent
pas surmonter d'ailleurs l'obstacle d'un prix d'ouvrage trop
élevé ; les gens du monde qui, n'ayant pas beaucoup
de temps et d'attention à dépenser pour la science,
veulent s'instruire rapidement et sans efforts ; enfin les nombreux
lecteurs appartenant aux humbles fortunes, demandaient qu'on
leur retraçât dans une narration rapide les curieux
et beaux souvenirs de nos croisades.
Cet Abrégé, longtemps attendu,
le voilà fait ; le maître et le disciple se sont
chargés de cette tâche. M. Michaud m'a confié
le soin du récit, depuis le commencement des pèlerinages
jusqu'à la quatrième croisade ; lui-même,
ne voulant point permettre à mon amitié de le soulager
de l'autre moitié du fardeau, a poursuivi le travail jusqu'à
la fin. L'habitude du sujet nous a mis à même de
faire entrer beaucoup de choses en peu de pages ; nous n'avons
point négligé nos souvenirs et nos études
de voyageurs pour éclaircir les faits ou colorer les tableaux,
et nous pensons que cet Abrégé donne une idée
assez nette de l'ensemble des croisades. Pourtant il faudra toujours
recourir à la grande Histoire, si on veut contempler le
spectacle de ces guerres dans ses poétiques et majestueuses
proportions.
Notre Abrégé, destiné
à populariser le sujet des expéditions saintes,
nous paraît devoir prendre un grand caractère d'utilité
et d'intérêt dans le temps présent où
les peuples de l'Occident se tournent de nouveau vers les régions
orientales. Les esprits, en Europe, sont maintenant appelés
à comprendre, mieux qu'on ne l'a fait jusqu'à ce
jour, tout ce qu'il y eut de beau et de social dans les croisades.
Il y aurait une déplorable pauvreté de jugement
à ne voir dans ces événements que des superstitions
grossières, une piété aveugle mêlée
à d'inutiles exploits. Le moyen âge s'arma tout
à coup au nom de la religion, seul patriotisme de ces
vieux temps, pour aller refouler au cur de l'Asie les innombrables
peuplades musulmanes qui menaçaient l'Europe dune effroyable
invasion ; le Moyen Âge s'arma pour sauver la croix, radieux
symbole de la civilisation moderne. Sa grande ambition fut d'abord
de délivrer Jérusalem, parce que Jérusalem
formait comme le centre moral d'où la vérité
s'était répandue dans le monde, et l'affranchissement
du Calvaire devait être la grande victoire remportée
sur les barbares enfants de la nuit. La sublime espérance
des croisades c'était la conquête de l'Orient au
profit du christianisme ; c'était l'unité chrétienne
s'établissant sur toute la terre, et conduisant la grande
famille humaine à la charité, à la paix,
à la lumière. La réalisation de cette unité
religieuse aurait présenté un spectacle bien autrement
beau que l'unité politique dans l'univers romain.
Les peuples partant sous les saintes bannières,
ne savaient pas toute l'étendue de la mission qu'ils accomplissaient ;
car les peuples comme les hommes n'ont jamais le secret des révolutions
dont ils sont les instruments providentiels, et le sens véritable
de ces révolutions ne se révèle qu'à
la postérité. Mais toujours faut-il que le respect
des âges monte fidèlement au pied des générations
choisies pour enfanter les grandes choses. Les expéditions
saintes n'ont pas obtenu un triomphe complet, et la moitié
du monde est restée barbare. Mais rendez grâce aux
croisades, si les pays de France, d'Italie, de Belgique et d'Allemagne
n'ont point subi le sort de l'Orient musulman, si vous avez une
civilisation chrétienne, une indépendante nationalité
; rendez grâce aux guerriers qui, pendant deux siècles,
ont combattu pour la croix ; remerciez les pèlerins martyrs
dont l'Asie a gardé la poudre héroïque, si
l'islamisme n'a pas changé en déserts vos riches
plaines et vos fécondes vallées, si l'Europe n'a
pas été précipitée dans la nuit.
Ce fut France, pays d'intelligence et de bravoure,
qui donna le signal des croisades, et entraîna le reste
de l'Europe sur la route du saint tombeau. Les croisades furent
des guerres toutes françaises, et nous trouvons dans les
expéditions sacrées la partie la plus héroïque
de notre histoire. C'est la France qui a fourni le plus de guerriers
illustres dans ces gigantesques luttes d'outremer; elle a eu
l'honneur de donner des rois à la Jérusalem latine.
Le nom Franc qui, dans les langues d'Orient, désigne
les peuples de l'Europe, est un reste glorieux de cette époque
où, pour les nations asiatiques, l'Occident était
la France. Notre pays, en se plaçant, il y a sept siècles,
à la tète de la révolution des croisades,
s'était constitué le défenseur de la civilisation
moderne, et avait saisi cet empire intellectuel qu'il n'a point
perdu.
Au temps où nous vivons, par un mystérieux
retour des mêmes lois dans l'humanité, la politique
et l'industrie d'Europe semblent vouloir reprendre en Orient
l'entreprise des armées chrétiennes. Les diverses
contrées qui furent le théâtre des guerres
de la croix, sont redevenues parmi nous l'objet de l'attention
universelle. On s'occupe aujourd'hui de la Syrie, de l'Afrique,
de l'Égypte et de Constantinople, comme au douzième
et au treizième siècles. Le génie de l'Occident
et le génie de l'Orient se sont rencontrés une
seconde fois, et l'invasion des idées remplace l'invasion
des armes. La Méditerranée qui, dans l'antiquité,
fut le passage et le lien de toute pensée de civilisation,
avait vu au moyen âge les différentes nations de
l'Europe échanger leurs lumières; les saintes bannières
avaient flotté sur cette mer déjà veuve
alors des merveilles de l'ancien monde, et les efforts de civilisation
se poursuivaient à l'ombre de la croix. Mais après
la chute des colonies chrétiennes, la Méditerranée
retomba au pouvoir de la nuit. De nos jours, la lutte entre la
lumière et les ténèbres a recommencé
sur les mêmes rivages. La conquête d'Alger en 1830,
et les récentes campagnes d'Afrique, ne sont autre chose
que des croisades. Si l'expédition de saint Louis, à
Tunis avait réussi, Charles X n'aurait pas eu besoin d'envoyer
ses armées dans les parages africains. La réforme
européenne dans l'empire turc, les tentatives de nos contemporains
pour ouvrir des routes commerciales à travers les plus
lointaines contrées de l'Asie, les courses intrépides
des voyageurs pour mettre la science en possession de cette admirable
portion du globe, tous ces hardis efforts sont autant de croisades
contre la barbarie musulmane. Si les expéditions latines
du douzième siècle avaient pu atteindre parfaitement
leur but, l'Orient aurait été pour le génie
de l'Europe moderne, non pas un monde à conquérir,
mais un héritage à garder.
Eh écrivant cette Abrégé
de l'Histoire des Croisades, nous avons eu particulièrement
en vue la jeunesse ; c'est pour elle surtout que nous avons travaillé.
Ce qui distingue la France d'aujourd'hui, ce n'est pas le patriotisme ;
cette triste absence du patriotisme provient du peu d'amour pour
les aïeux. La patrie, ce n'est point l'espace de terre où
l'homme s'agite et meurt, c'est le passé avec ses rudes
travaux, avec ses sanglants sacrifices et ses gloires impérissables.
Il ne faut donc pas renfermer nos destinées entre hier
et aujourd'hui ; nous avons derrière nous des autels et
des tombeaux, et dans les débris des siècles se
trouve une illustre poussière qui a droit à notre
culte : les récits des grandes choses du vieux temps seront
pour la jeunesse des leçons de patriotisme. Les croisades
sont la grande épopée de la foi : dans un siècle
qui se traîne à travers les pâles solitudes
du doute, il est bon de montrer tout ce que la foi peut enfanter
d'audace, d'énergie et de puissance.
25 euros (code de commande
: 17598).
ORIGO
(Iris) Le marchand de Prato. Francesco Di Marco Datini. [La vie d'un banquier toscan au XIVe siècle.]
Traduit de l'anglais par Jane Fillion. Paris, Albin Michel,
1989. In-8° broché, 360 p.
En quatrième
de couverture :
« Francesco di Marco, grand drapier
et marchand italien, mort en 1410 à Prato, près
de Florence, laissa par testament des instructions pour que soient
conservées dans la demeure qu'il léguait
aux pauvres du Christ ses archives, tant commerciales
que privées. On les retrouva, quatre cents ans plus tard,
dans un réduit, miraculeusement préservées.
Quelque quinze mille lettres, plus de cinq cents registres et
livres de compte, d'innombrables contrats, lettres de change,
qui constituent une documentation inappréciable, voire
unique, sur le commerce au Moyen Âge.
L'aspect strictement commercial de ces archives
a déjà été étudié par
des économistes italiens, mais c'est à Iris Origo
qu'il revient d'en avoir éclairé le côté
humain. En dépouillant cette énorme correspondance,
avec un réel talent de biographe et une sensibilité
aiguë, elle nous brosse ici de Francesco Datini, de son
épouse Margherita, de leurs amis et serviteurs un vivant
portrait, en même temps qu'un tableau très coloré
de la vie quotidienne dans une petite ville d'Italie au XIVe
siècle.
Au-delà du document, une époque
entière surgit, hantée par la peste noire, par
la peur de l'Enfer, dominée par l'Église, et pourtant
étonnamment libre. »
10 euros (code de commande
: 11740).
PACAUT (Marcel)
et ROSSIAUD (Jacques) L'âge roman.
Paris, Fayard,
1969. In-8° sous reliure d'éditeur, 249 p., illustrations,
(collection « Résurrection du Passé »).
13
euros (code de commande : 196/58).
[PHILIPPE-LE-BON].
BONENFANT (Paul) Philippe-le-Bon. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1943. In-12
broché, 127 p., une illustration en frontispice,
(collection « Notre Passé », deuxième
série, n° IV), ex-libris manuscrit du professeur
Jean-Jacques Hoebanx à la couverture et cachet ex-libris
du même à la troisième page de couverture,
couverture un peu défraîchie.
Table des matières
:
- L'héritage de Philippe.
- La personnalité de Philippe.
- L'alliance anglaise et la pénétration
dans l'Empire.
- Le rétablissement de la paix.
- La paix : projets et réalisations.
- Les dernières années.
- L'uvre de Philippe.
- Note bibliographique.
8 euros (code de commande
: 16153*).
ROMEIN
(Jan) Geschiedenis van de Noord-Nederlandsche geschiedschrijving
in de Middeleeuwen. Haarlem, Tjeenk Willink & Zn,
1932. In-8° sous cartonnage déditeur, XXXI,
248 p.
Table des matières
:
Hoofdstuk I : De Utrechtsche School
ca. 800-1350.
Hoofdstuk II : De Egmondsche Kring
ca. 1125-1325.
Hoofdstuk III : De Friesche Kring ca
1200-1300.
Hoofdstuk IV : De Hollandsch-Utrechtsche
Kring ca. 1350-1480.
Hoofdstuk V : Hollandsche Geschiedschrijving
in de late Middeleeuwen ca. 1350-1490.
Hoofdstuk VI : De Geldersche Kring
ca. 1420-1515.
Hoofdstuk VII : Friesche Geschiedschriiving
in de late Middeleeuwen ca. 1400-1517.
Hoofdstuk VIII : De Kring der moderne
devotie ca. 1440-1517.
Hoofdstuk IX : Adelskronieken.
Hoofdstuk X : Stadskronieken.
25 euros (code de commande
: 11742).
ROSKELL (J.S.) The Commons
in the Parliament of 1422.
English Society and Parliamentary Representation under the Lancastrians. Manchester, Manchester University Press, 1954.
In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, VIII + 266
p., jaquette un peu salie.
s12
euros (code de commande : 258/63).
ROUSSEAU
(Félix) Henri l'Aveugle. Comte de Namur et de Luxembourg 1136-1196. Liège - Paris, Vaillant-Carmanne - Champion,
1921. In-8° broché, 125 p., (collection « Bibliothèque
de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université
de Liège », fascicule XXVII), peu courant.
Article de François-Louis
Ganshof (in Revue
Belge de Philologie et d'Histoire, vol. 2, fasc. 2, année
1923, pp. 364 et 366) :
Il n'est guère nécessaire
d'insister sur l'utilité que présentent pour l'histoire
de la Belgique au Moyen Âge de bonnes monographies consacrées
au règne d'un prince déterminé. On connaît
les services que rendent notamment l'Henri Ier, duc de Brabant,
de M. G. Smets, et les travaux des élèves de feu
Godefroid Kurth sur les Princes-Évêques de Liège.
Le récent ouvrage de M. Rousseau sera non moins précieux
aux historiens. Le rôle d'Henri l'Aveugle, s'il n'a guère
été marquant dans l'histoire universelle, a cependant
une réelle importance pour le passé de notre pays.
Sous son règne, la situation marquante occupée
par le Namurois en Lotharingie prend fin ; désormais
le comté se trouvera entraîné dans l'orbite
du Hainaut.
M. Rousseau donne des événements
du règne d'Henri Ier une relation fidèle. Le récit
n'a pas été aisé à établir.
Sans doute, l'auteur a pu se livrer à des dépouillements
étendus ; mais peu de sources cependant lui ont fourni
une documentation vraiment abondante.
Pour toute la première partie du règne,
marquée par la lutte du comte Henri contre les prélats
impériaux de Liège et de Trêves, M. Rousseau
a dû reconstituer la suite des événements
à l'aide de fragments relevant de 1 historiographie liégeoise
et à l'aide de documents diplomatiques.
En ce qui concerne la deuxième partie
du règne (1152-1496), occupée par les incidents
relatifs à la question de la succession du comté
de Namur, l'auteur avait, par contre, à sa disposition
cette source admirable que constitue la chronique de Gislebert
de Mons ; on la retrouve citée presque au bas de
chaque page. On n'ignore pas, il est vrai, la partialité
dont Gislebert faisait montre en faveur de son maître,
le comte de Hainaut, Baudouin V ; mais M. Rousseau, grâce
à un sens critique fort averti, est parvenu, croyons-nous,
à rétablir les faits sous leur véritable
aspect, bien que l'absence presque complète de sources
narratives namuroises rendît sa tâche passablement
malaisée.
Le mérite principal du livre dont nous
rendons compte réside dans cet exposé clair et
exact des faits du règne d'Henri l'Aveugle. Mais on y
trouve autre chose encore : une étude sérieuse
que la pénurie de sources a malheureusement
réduite à de faibles proportions sur
les institutions et les conditions sociales dans le Namurois
au début du XIIe siècle. Cet exposé contient
des indications précises sur la classe rurale, sur les
premières chartes-lois, sur la noblesse. M. Rousseau y
consacre aussi quatre pages, étudiées avec un soin
tout particulier, aux ministerielles, auxquels il refuse dans
le Namurois le caractère de classe sociale. Nous avouons
qu'il nous est impossible de nous rallier à cette manière
de voir : l'espace réservé à un compte rendu
est trop restreint pour permettre une discussion sur ce point ;
mais nous y reviendrons. Louons enfin M. Rousseau d'avoir fait
précéder son travail d'une bonne bibliographie
et de l'avoir fait suivre de quelques pièces justificatives
intéressantes ainsi que d'un très bon index alphabétique
des noms de lieux et de personnes. L'excellent volume qu'il a
consacré à Henri l'Aveugle nous fait désirer
vivement la publication prochaine des Actes des Comtes de
Namur que nous fait espérer M. Rousseau.
25 euros (code de commande
: 18114).
RUELLE (Pierre) Le Besant
de Dieu. De Guillaume
le Clerc de Normandie. Bruxelles,
Éditions de l'Université de Bruxelles, 1973. In-8°
broché, 287 p., (collection « Faculté de
Philosophie et Lettres », LIV).
9 euros (code de commande
: 1360).
[SAVONAROLE (Girolamo)].
RIDOLFI (Roberto) Savonarole. Vita di Girolamo
Savonarola.
Traduit de l'italien par Fernand Hayward. Paris, Fayard, 1957.
In-8 broché, 320 p., (collection « Les Temps et
les Destins »), exemplaire non coupé et à
l'état de neuf.
9 euros (code de commande
: 7453).
SCHOONJANS (Jean) LInquisition. Bruxelles, Éditions de la Cité
Chrétienne, 1932. In-12 broché, 171 p., exemplaire
non coupé.
10 euros (code de commande
: 209).
Le
Servage. Société
Jean Bodin. Réunions des 16, 17 et 18 octobre 1936. Bruxelles.
Bruxelles, Falk Fils, 1937.
In-8° broché, 332 p.
@ Ce volume
publié à l'initiative de l'Institut de Sociologie
Solvay, à l'Université Libre de Bruxelles, contient
: Le servage dans l'Égypte ancienne sous les XXIe-XXVe
dynasties, par Jacques Pirenne ; Les modalités
de l'attache à la glèbe dans l'Égypte grecque
et romaine, par Claire Préaux ; Le type dorien
du servage, par Werner Kamps ; Le colonat dans l'Empire
romain, par Paul Collinet ; Paysannerie et grands domaines
dans l'Empire byzantin, par Ernest Stein ; L'aspect iranien
du servage, par Nicolas Adontz ; L'évolution du
servage dans la France coutumière du XIe au XIVe siècle,
par Pierre Petot ; La condition des populations rurales dans
l'Espagne médiévale, par Charles Verlinden
; Le vilainage anglais et le servage réel et personnel
dans la période 1066-1485, par F. Jouon des Longrais
; L'asservissement du paysan russe, par Alexandre Eck
; Les régimes fonciers en Chine, par Henri Maspero
; Le servage dans l'Empire du Japon, par André
Gonthier et La notion du servage à la lumière
de la méthode comparative, par Alexandre Eck.
30 euros (code de commande
: 11046).
[TAMERLAN]. BRION (Marcel)
Tamerlan. Paris, Club
des Libraires de France, 1963. In-8° sous reliure et Rhodoïd
d'éditeur, 378 p., illustrations, (« Mémorial
des Siècles, 14e siècle - Les Hommes »).
13 euros (code de commande
: 7064).
VALLEZ
(A.) La construction du comté d'Alençon
(1269-1380). Essai de
géographie historique. Rouen,
Annales de Normandie, 1972. In-8° broché, [36] p.,
une grande carte en couleurs à déplier.
Extrait de la revue les Annales
de Normandie, revue trimestrielle d'études régionales,
22e année - n° 1 - Mars 1972, pp. 11-46.
Introduction :
Lorsque deux érudits de qualité,
Gilles Bry en 1620, puis Odolant Desnos en 1787, publient chacun
une histoire du duché d'Alençon, ils retracent
minutieusement l'histoire des comtes puis ducs d'Alençon,
narrent leurs hauts faits ou leurs malheurs, éclairent
leur rôle dans l'histoire du royaume ; mais ces chroniques
solidement documentées, qui utilisèrent plusieurs
sources aujourd'hui disparues, laissent trop souvent dans l'ombre
le comté lui-même dont la croissance est, chemin
faisant, brièvement mentionnée, sans qu'elle soit
inscrite dans l'espace.
Nous nous proposons, au contraire, de restituer
l'assise territoriale du comté d'Alençon, de chercher
l'origine du noyau initial dont fut pourvu Pierre d'Alençon,
de suivre les étapes de son extension tout au long du
XIVe siècle et de peser ainsi son importance au sein de
l'ensemble normand.
5 euros (code de commande
: 17682).
VAN
CAENEGEM (R.C.) Guide to the sources of medieval history.
With the collaboration of
F. L. Ganshof. Amsterdam - New York - Oxford, North-Holland
Publishing Company, 1978. In-8° sous reliure d'éditeur,
XV, 428 p., (collection « Europe in the Middle
Ages Selected Studies », volume 2), couverture
soigneusement plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque
du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Avis de l'éditeur
:
The Guide to the sources of medieval history
is emphatically not a translation of its 1964 predecessor the
Kurze Quellenkunde des westeuropäischen Mittelalters,
still less of the author's original Encyclopedie van de Geschiedenis
der Middeleeuwen. It is a new up-to-date work aimed at providing
students and teachers of medieval history everywhere with ail
the bibliographical and other information they need to pursue
their interests as effectively as possible. As Professor of Medieval
History in Ghent the author was directly preceded by Professors
Ganshof and Pirenne, and his book is firmly based on the generations
of expertise in medieval history which has made this University
justly famous. In compiling it, Professer van Caenegem has been
ably assisted by other scholars and by his English wife, herself
an author of historical works.
Extrait de la préface :
When, in 1955, in the University of Ghent,
I started giving an annual course of lectures called « Encyclopaedia
of the Middle Ages » and conceived as an Introduction
to the written sources of medieval history and related auxiliary
sciences, I was greatly helped by the abundant material which
my predecessor, F. L. Ganshof, put at my disposal. After a few
years of teaching, I published a text-book, with Ganshof's collaboration,
which students and others interested in direct contact with medieval
chronicles and charters found useful. Shortly afterwards a German
version appeared, brought up to date and containing some additional
German material.
The desirability of an English version was
suggested from several quarters, not only to help scholars and
students in Anglo-Saxon countries but also elsewhere in the world,
where a knowledge of English is widespread and curiosity about
Europe's medieval past considerable. It is with pleasure, therefore,
that I put before the English reading public the present Guide
to the sources of medieval history, in an up to date version,
including publications up to 1975 (but always excluding mere
reprints), and enriched with chapters on historical metrology
and the use of computers in medieval studies.
40 euros (code de commande
: 14886).
[VERHULST
(Adriaan)]. Peasants & Townsmen in Medieval Europe. Studia
in honorem Adriaan Verhulst.
Edited by Jean-Marie Duvosquel and Erik Thoen.
Gent, Snoeck-Ducaju & Zoon, 1995. In-8° broché,
787 p., illustrations, pli à la couverture.
Table des matières
:
- Foreword - Avant-propos - Woord vooraf.
I. The Research of Adriaan Verhulst.
- The scholarly career
of Adriaan Verhulst, par Walter Prevenier et Erik
Thoen.
- A Bibliography
of Adriaan Verhulst, établie par Georges Declercq.
II. Towns and Commercial Activity.
- Juifs et Syriens.
À propos de la géographie économique de
la Gaule au haut Moyen Âge, par Jean-Pierre Devroey.
- L'Emporium
proto-médiéval de Walcheren-Domburg : une mise
en perspective, par Stéphane Lebecq.
- De Oude Leien te
Gent, par Maurits Gysseling.
- The Origins of
Towns in Médieval Ireland. The European Context, par
Anngret Simms.
- Les origines et
l'histoire ancienne de Bruges : l'état de la question
et quelques données nouvelles, par Marc Ryckaert.
- Le développement
urbanistique oriental de Bologne (Xe-XIIe siècle),
par Francesca Bocchi.
- Le règlement
de Philippe d'Alsace concernant les droits respectifs des «
Quatre Seigneurs » sur le ton-lieu de la ville d'Amiens.
Notes préparatoires à une étude critique,
par Thérèse De Hemptinne et Lieve De
Mey.
- How Urbanized was
Médieval England ?, par Christopher Dyer.
- Les ordonnances
des autorités urbaines au Moyen Âge. Leur apport
à la technique législative, par Philippe
Godding.
- De ontwikkeling
van vollerslonen in enkele laat-middeleeuwse textielcentra in
de Nederlanden. Een poging tot reconstructie, par Hanno
Brand et Peter Stabel.
- Small Towns and
the Metropolis : the Experience of Medieval England, par
Derek Keene.
- Finances communales
et dette publique. Le cas de Bruges à la fin du XIIIe
siècle, par Jean-Pierre Sosson.
- Stages of Economie
Decline : Late Medieval Bruges, par Raymond Van Uytven.
- Industry in Medieval
Towns : the Archeological Problem. An Essay, par Frans
Verhaeghe.
III. The Countryside.
- Mehring ein Prümer
Winzerdorf um 900, par Franz Irsigler.
- De « Capitula
adhuc conferenda » van Lodewijk de Vrome en de domeinen
van de Gentse Sint-Baafsabdij in Noord-Frankrijk, par Georges
Declercq.
- « In
ebdomada operatur, quicquit precipitur ei » (Le polyptyque
de Prüm, X) : service arbitraire ou service hebdomadaire
? Une contribution à l'étude de la corvée
au haut Moyen Âge, par Yoshiki Morimoto.
- Quelques réflexions
sur l'abbaye de Saint-Trond à la fin du IXe et au Xe siècle,
par Alain Dierkens.
- Saint-Bavon en
Zélande, par Cornelis Dekker.
- La villa de Deûlémont
partagée par Baudouin de Flandre entre le chapitre de
Lille et l'abbaye de Messines en 1066. Cartographie d'un domaine
comtal, par Jean-Marie Duvosquel.
- Un défrichement
en Bretagne à la fin du XIe siècle : histoire économique
et géographie féodale, par André
Chédeville.
- Du manse à
la censive : Picardie, IXe-XIIIe siècle, par Robert
Fossier. 445
- Châteaux
et paysage dans le Hainaut médiéval, par Michel
de Waha.
- La gestion domaniale
d'une gande abbaye périurbaine : Forest à la fin
du Moyen Âge, par Claire Billen.
- Frühe Gezeitenmühlen
besonders im flandrischen Amt Hulst, par Dietrich Lohrmann.
- À l'origine
du bail à ferme dans le nord de la France : le rôle
des chanoines séculiers (fin du XIIe-début du XIIIe
siècle), par Bernard Delmaire.
- Progressiveness
and Backwardness in Thirteenth-and Early Fourteenth-Century English
Agriculture : the Verdict of Recent Research, par Bruce
M.S. Campbell.
- La conjoncture
cambrésienne au XIVe siècle, par Alain Derville.
- Historical Demography
in Late Medieval Rural Flanders : Recent Results and Hypotheses,
par Erik Thoen.
- « Mon dit Seigneur
y a bien peu du sien » : revenus domaniaux et relations
sociales à travers les enquêtes concernant la gestion
des « moeres » ducaux dans les Quatre-Métiers
(1424-1425), par Marc Boone.
IV. Rural-Urban Relations and Social History
of the Middle Ages.
- « Quae
ad profectum et utilitatem pertinent. » Normen und
Maximen zur « Innen- und Aussenpolitik »
in der divisio regnorum von 806, par Dicter Hagermann.
- Notes on Galbert
of Bruges and his Translators, par Raoul C. Van Caenegem.
- Franchises urbaines
et rurales : les ducs de Brabant et l'ancien comté de
Brugeron aux XIIe et XIIIe siècles, par Georges
Despy.
- Topsy-turvy Morality
: Obedience as a Regulator of Social Behavior, par Ludo
Milis.
- Aspekte der Stadt-Land-Beziehungen
im spâtmittelalter-lichen Deutschland, par Werner
Rösener.
- Mandatory Celibacy
and Priestly Ministry in the Diocese of Tournai at the End of
the Middle Ages, par Monique Vleeschouwers-Van Melkbeek.
- The Dividends from
War in the Low Countries (1338-1340), par Bryce Lyon.
- Privaat en openbaar
domein. Hollandse ambtenaren voor de rechter onder de Bourgondiërs,
par Wim Blockmans.
- La sécularisation
de l'enseignement aux anciens Pays-Bas au Moyen Âge et
à la Renaissance, par Hilde De Ridder-Symoens.
- Première
attaque de la peste en Lorraine du nord : de la ville à
la campagne ?, par René Noël.
- Ville et campagne
dans l'industrie linière à Alost et dans ses environs
(fin du Moyen Âge -Temps modernes), par Herman Van
Der Wee et Peter d'Haeseleer.
- Histoire et archéologie
médiévales : quelques considérations actuelles,
par Pierre Toubert.
40 euros (code de commande
: 17914).
VERRIEST
(Léo) Le servage dans le comté de Hainaut. Les sainteurs - Le meilleur catel. Bruxelles, Hayez, 1910. In-8° broché
sous une couverture factice muette, 735 p., (collection «
Mémoires de la Classe des Lettres et des Sciences morales
et politique et Classe des Beaux-Arts, deuxième série,
tome VI).
Préface :
On demande une étude sur les conditions
dans lesquelles s'est réalisée, dans une région
déterminée de la Belgique, l'extinction du servage.
« Le, mémoire indiquera ce
qu'était le servage dans l'un des anciens territoires
de la Belgique. Il mettra en relief les efforts accomplis pour
l'adoucir et le faire disparaître. Il insistera particulièrement
sur les droits et prestations successivement établis jusqu'à
la fin du XVIIIe siècle en remplacement ou en représentation
de la servitude. Le mémoire mentionnera également
les mesures qui furent prises pour arriver à la suppression
de ces droits et prestations, lors de l'application en Belgique
des lois abolitives de la féodalité. »
En proposant ce sujet, l'Académie de
Belgique a évidemment eu en vue combler une lacune de
notre littérature historique. Tandis qu'en France et en
Allemagne d'assez nombreux travaux de valeur inégale,
il est vrai ont été consacrés
à la classe servile et, en général, aux
classes rurales, on ne possède chez nous aucune étude
spéciale concernant le servage proprement dit,
à part l'insipide et grotesque livre qu'a écrit,
en 1819, Hoverlant de Beauwelaere.
Cet ouvrage embrassait l'ensemble des anciennes
provinces des Pays-Bas. L'Académie a pensé avec
infiniment de raison qu'il fallait renoncer à
envisager le servage dans un cadre aussi vaste, et c'est pourquoi
elle a limité la question à « l'un des
anciens territoires de la Belgique ».
Nous avons choisi le Comté de Hainaut.
Le Hainaut se prêtait admirablement,
nous semblait-il, à l'étude du servage : d'une
part, une région essentiellement agricole devait être
préférée à toute autre, afin qu'on
eût chance de suivre la classe servile jusque dans des
temps assez rapprochés de nous pour pouvoir observer de
près son évolution finale ; d'autre part,
les documents s'offraient aussi nombreux que variés ;
enfin, on disposait d'importantes publications de textes parmi
lesquelles figuraient en première ligne celles de M. Charles
Duvivier : le volumineux Codex diplomaticus annexé
aux Recherches sur le Hainaut ancien et le tome II des
Actes et documents anciens, notamment, constituaient en
effet des sources extrêmement précieuses. Nous n'avons
pas manqué d'y puiser à pleines mains.
Il s'agissait donc de rechercher « ce
qu'était le servage » dans le comté
de Hainaut et comment il avait disparu. Pour cela, un travail
préalable s'imposait : les serfs ne pouvant être
étudiés isolément, il importait de reconstituer
tout d'abord le milieu dans lequel la classe servile avait vécu
et devait parcourir son évolution ; c'est pourquoi
nous avons consacré notre première partie à
une vue d'ensemble de l'état des classes rurales du XII
au XIVe siècle : nous y envisageons, d'une part,
le régime seigneurial tel qu'il s'était
progressivement établi sur les ruines de l'Empire carolingien
et, d'autre part, les modifications essentielles apportées
à ce régime, entre le XIIe, et le XIVe siècle,
grâce à l'évolution du droit domanial
et de par les chartes rurales.
Avec notre deuxième partie, nous
entrons dans le cur de notre sujet : nous y étudions
le servage sous ses différents aspects, en mettant en
relief les règles de ce qu'on pourrait appeler le droit
servile qui offre des caractères nettement
distincts dans l'ensemble du droit domanial
et en ne perdant jamais de vue le but principal qui nous est
assigné montrer comment et pourquoi le servage a disparu.
Notre troisième partie est consacrée
aux Sainteurs : une étude de cette classe
de personnes s'imposait, non pas parce que, comme on le croit
communément, les sainteurs étaient de véritables
serfs [d'église], aucune comparaison n'est,
en effet, possible entre la condition juridique des premiers
et celle des seconds , mais uniquement parce qu'ils
ont été recrutés en partie parmi les serfs
affranchis. Dans la classe des sainteurs, il était
impossible de séparer les anciens serfs des autres éléments
qui l'avaient constituée : nous avons donc fait une
étude détaillée de l'ensemble de cette classe
et nous en avons suivi les destinées jusqu'à la
fin de l'ancien régime.
Enfin, notre quatrième partie
traite du meilleur catel. Là., nous avons élargi
considérablement le cadre de la question posée
par l'Académie : en effet, nous avons été
amené à envisager le meilleur catel, non pas seulement
en tant que redevance personnelle dérivant de la
condition servile, mais aussi comme redevance réelle
et comme droit seigneurial. Des considérations
scientifiques justifient cette extension. Au reste, si nous avions
dû renoncer à traiter du droit seigneurial
de meilleur catel, la question, telle qu'elle a été
formulée par l'Académie, n'eût semblé
résolue qu'en partie, attendu que, comme on le verra,
le droit de meilleur catel établi en représentation
de la servitude a disparu dans la pratique bien avant la
fin du XVIIIe siècle et que, par conséquent, il
n'eût pu être question de s'occuper de sa suppression
lors de l'application en Belgique des lois abolitives de la
féodalilé.
Nous avons tenu à illustrer par des
exemples et à étayer de preuves nombreux, toutes
les règles juridiques que nous avons énoncées
et toutes les théories que nous avons formulées :
il nous a semblé que l'abondance des notes en
témoignent des efforts que nous avons faits pour ne laisser
échapper aucune source d'information s'imposait
dans un travail consacré en grande partie au Moyen Âge.
35 euros (code de commande
: 17486).
Visages d'éternité. Pierres
gravées du Moyen Age par
Charles Prost. Préface de Georges Duby.
S.l., Joël Guénot, 1980. In-4° sous reliure d'éditeur,
70 p., jaquette.
11 euros (code de commande
: 2896). |