HISTOIRE MÉDIÉVALE

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BLOCH (Marc) — Seigneurie française et manoir anglais. Préface de Georges Duby. Paris, Armand Colin, 1960. In-8° broché, 159 p., (collection « Cahiers des Annales », n° 16), bel exemplaire.
Table des matières :
   Préface de Georges Duby.
   Introduction :
      - Un contraste du présent : France et Angleterre.
      - Seigneurie et manoir.
      - Méthode d'étude.
   Première partie. Les origines : France carolingienne et Angleterre normande.
      Chapitre premier : La seigneurie carolingienne.
         - Les sources.
         - Le domaine.
         - Les manses.
         - La condition des personnes.

      Chapitre deuxième : Le manoir anglais au XIe siècle.
         - Caractères originaux de l'histoire rurale anglaise.
         - Le Domedday Book et le mot « manoir ».
         - Le statut des hommes.
         - Un régime seigneurial imposé.
   Deuxième partie. Du XIe au XIIIe siècle.
      Chapitre premier : Le Droit.
         - Les transformations du droit en France du IXe au XIIe siècle.
         - Les transformations de la condition juridique des paysans.

      Chapitre deuxième : La Justice.
         - En France.
         - En Angleterre.

      Chapitre troisième : L'évolution économique.
         - Corvées et redevances.
         - L'amenuisement du domaine.
   
Troisième partie. À partir du XIVe siècle.
       Chapitre premier : Les transformations économiques de la fin du Moyen Âge et du début des Temps modernes.
         - Les crises du XIVe et du XVe siècle.
         - L'aspect monétaire.
         - La révolution des prix.

      Chapitre deuxième : Les conséquences en Angleterre.
         - Le maintien du domaine.
         - La dégradation de la propriété paysanne.
         - Les forces politiques et sociales.
         - Les enclosures : généralités.
         - Les enclosures : histoire.
         - Les enclosures : conséquences.

      Chapitre troisième : Les conséquences en France.
         - Les transformations de la classe seigneuriale.
         - L'attitude de la monarchie.
         - La réaction seigneuriale.

   Orientation bibliographique.

20 euros (code de commande : 15549).

 

DUBY (Georges) — L'économie rurale et la vie des campagnes dans l'Occident médiéval (France, Angleterre, Empire, IXe-XVe siècles). Essai de synthèse et perspectives de recherches. Paris, Aubier, 1962. Deux volumes in-8° brochés, 822 p. (pagination continue), quelques planches hors texte, (collection « Historique »), couvertures plastifiées, marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde du tome I, quelques soulignements et annotations.
Avertissement :
   De toutes les civilisations du monde, aucune peut-être n'apparaît plus foncièrement rustique que ne le fut en réalité la civilisation médiévale. On la voit se former lorsque s'effondre le décor urbain que Rome avait un moment planté sur le fond de campagnes, de pâtures et de forêts, qui le cerna, le mina peu à peu et finit par le dissoudre. Pour qu'elle grandît, il fallut que les divers éléments de la société et de la culture citadines se fussent tout à fait ruralisés. Enfin, elle se désintégra à mesure que ses villes et ses bourgeoisies prirent de la vigueur, se dégagèrent de leur environnement champêtre et parvinrent à se l'assujettir. II paraît, dans ces conditions, paradoxal que l'on connaisse fort bien ses moines et ses prêtres, que l'on discerne la silhouette de ses guerriers et de ses marchands, tandis que le monde des campagnes, et spécialement ses structures économiques, demeurent plongés dans l'ombre. En fait, le paysan du Moyen Âge, trop souvent, n'a pas d'histoire. Non point, comme l'entendait Spengler, que les cadres de son existence fussent restés immobiles, à l'écart des mouvements et des progrès qui entraînaient les civilisations courtoises, cléricales ou citadines. Il est certain qu'ils suivirent. Beaucoup plus lentement certes et non sans de longs retards, ils changèrent aussi. Si ces transformations sont, au premier coup d'œil, indiscernables, cela tient aux sources qui permettent de les observer. Extrêmement sèches et clairsemées, elles proviennent à peu près toutes de milieux extérieurs au monde rural. Ce qui déforme et brouille l'image qu'elles en procurent. L'historien se sent désarmé, il tâtonne; il détourne son attention vers les cloîtres, les princes, les chantiers, les ateliers, les entrepôts urbains. Mal éclairé par les documents d'archives, le passé de la campagne européenne attend encore, en bien des points, les équipes de chercheurs qui viendront l'interroger.
   À vrai dire, nous savons aujourd'hui que l'histoire ne se fait pas seulement avec des textes. Celle des paysans et des seigneurs médiévaux doit s'appuyer plus que toute autre sur les vestiges du passé qui complètent les sources écrites. Elle requiert le concours assidu d'investigations auxiliaires, de l'archéologie et de la géographie agraires, voire de la botanique et de la pédologie. Il n'est guère possible de parler de l'archéologie de la vie matérielle, sinon pour déplorer le fâcheux relard qu'elle accuse dans les pays d'Europe occidentale. Rappelons du moins qu'en France les géographes ont apporté à la connaissance de la vie rurale au temps de Charlemagne ou de saint Louis, une contribution plus riche peut-être que celle des historiens stricto sensu. En tout cas, de cette déficience relative des documents écrits, il résulte que les progrès, dans l'histoire agraire médiévale, dépendent en grande partie de recherches conduites, si j'ose dire, au ras du sol. Choisir un pays de dimensions restreintes, où l'on sait que les fonds d'archives ne sont pas tout à fait vides ; commencer par l'observation minutieuse des paysages actuels et des conditions naturelles qui gouvernent les travaux paysans, de l'allure de son climat, de la fertilité de ses terres ; parcourir la campagne et pénétrer ainsi peu à peu dans son intime familiarité, jusqu'à déceler, sous les traits extérieurs de sa physionomie, ceux plus profonds mais souvent fort nets qu'imprima jadis le travail des hommes ; aborder alors les textes médiévaux, en poursuivre le dépouillement exhaustif, reconstituer par eux la société dans l'ensemble de ses liaisons, s'efforcer de saisir les rapports qu'entretenaient alors les villages et les hameaux avec les bourgs, les maisons paysannes avec la demeure du seigneur : cette méthode présente le décisif avantage de ne négliger aucune des relations qui unissent entre eux, pour former un paysage, la nature et les hommes, et de considérer ensemble tous les groupes sociaux qui, de près ou de loin, participèrent à l'exploitation de la terre. Comme à la phase maîtresse de toute recherche efficace, il paraît nécessaire de revenir toujours à de telles monographies régionales.
   Ce livre-ci procède, en vérité, d'un tout autre esprit, d'une volonté délibérée de très ample synthèse. Confronter les résultats des investigations locales les plus fécondes, tenter d'en dégager des enseignements moins circonscrits, telle est son intention première. Il prétend aussi s'évader des cadres nationaux qui ont longtemps emprisonné la recherche historique en Europe et qui la gardent encore souvent, qu'on le veuille ou non, captive. Il y a maintenant trente ans, Marc Bloch publiait un admirable livre qui, par un recours constant à l'histoire comparée, parvenait à dégager magistralement les caractères originaux de l'histoire rurale française. On doit à cet essai l'intérêt fort vif qui se porta aussitôt en France vers l'histoire agraire, et qui n'a pas faibli. Et l'on ne saurait trop déplorer l'absence, pour les divers autres pays d'Occident, d'ouvrages semblablement conçus. Toutefois, pour qui veut comprendre l'économie des campagnes médiévales et leur vie profonde, les frontières actuelles des États européens ne signifient rien. Elles risquent au contraire de barrer les véritables perspectives historiques. On ne peut douter, en effet, que des contingences, nées au XIXe siècle des divisions politiques, une organisation particulière des dépôts d'archives, des traditions érudites et universitaires dissemblables, l'influence surtout de chefs d'école qui ouvrirent certaines voies d'approche et engagèrent ensuite les chercheurs dans des itinéraires divergents, ont introduit, dans l'image que chaque nation se fait du passé de ses campagnes, de fortes disparités, dont beaucoup paraissent artificielles. Il convient de réduire celles-ci, pour mieux discerner les autres. Pour cela, l'horizon doit s'élargir. Et si l'on veut jalonner les limites vraies, celles qui commandaient dans la chrétienté médiévale les usages agraires et toute l'économie rurale, il faut briser d'abord les frontières arbitraires. Ce fut en dominant les histoires provinciales que Marc Bloch put esquisser les grandes lignes d'une géographie historique de la campagne française. On doit maintenant regarder plus loin encore, et étendre d'autant le champ d'observation.
   Il faut attendre de cette vue plus large, non seulement qu'elle rectifie l'image, mais encore qu'elle fasse apparaître les régions favorisées, profondément pénétrées par le travail historique et, par contraste, les secteurs retardataires. C'est-à-dire qu'elle propose des explorations nouvelles et qu'elle en prépare, par comparaison, l'itinéraire. Elle doit permettre aussi aux médiévistes de chaque nation de modifier leur plan d'enquête en fonction des résultats acquis ailleurs et des méthodes qui permirent de les atteindre. Montrer aux chercheurs français comment leurs confrères d'Angleterre sont parvenus à mettre en lumière les aspects topographiques, économiques, démographiques de la seigneurie du XIIIe siècle, attirer leur attention sur la manière dont les historiens allemands ont récemment abordé l'étude des terroirs de la fin du Moyen Âge, du retrait de l'espace cultivé qui s'y observe alors et des mutations économiques qu'il exprimait, n'est-ce pas orienter leur curiosité et leurs efforts dans des directions jusqu'ici peu suivies dans leur pays ? Tandis qu'inversement, l'exposé succinct de ce qu'ils ont eux-mêmes apporté à la connaissance des défrichements, par exemple, ou de l'exploitation par les seigneurs de leur pouvoir sur les hommes, peut inciter hors de France à renouveler certaines hypothèses de travail. L'espoir de stimuler de nouvelles recherches monographiques et de les rendre plus profitables peut seul justifier cet essai de synthèse.
   On pourra s'étonner alors qu'il néglige certains des pays rassemblés dans la chrétienté latine, qui participèrent à la civilisation médiévale. Mon ignorance des langues slaves et, partant, la difficulté de prendre un contact suffisant avec la littérature scientifique de ces pays, m'a contraint d'exclure la Pologne et la Bohême. Non sans un regret très vif. On sait que des conditions particulières – la rareté des sources écrites, mais aussi l'ardeur patriotique et la volonté tenace d'atteindre, jusque dans leurs racines, les antiquités nationales, enfin l'incitation du marxisme conviant à une observation plus minutieuse des conditions matérielles de l'existence quotidienne et des instruments de la production – ont promu depuis quinze ans dans ces pays le progrès rapide d'enquêtes archéologiques, attentives à exhumer non seulement les monuments de l'art, mais les plus humbles objets. Utile exemple pour ceux des historiens français qui s'intéressent à l'organisation des terroirs, aux villages et à leurs maisons, aux outils médiévaux. Il faudrait tout un autre livre pour le développer à leur usage.
   Des pays Scandinaves, l'obstacle linguistique m'a de même détourné. J'ajoute que les systèmes agraires médiévaux, et les structures rurales conjointes, présentèrent sur ces franges périphériques du monde civilisé des traits fort singuliers, ce qui explique que cette étude ait aussi laissé de côté, avec l'Écosse, les pays celtes des îles ou du continent. Quant aux deux péninsules méditerranéennes, l'ibérique et l'italienne, on sent bien que leurs aptitudes naturelles, les vicissitudes de leur histoire, le climat économique et social qui les baignait, les situaient alors dans un monde très étranger à ceux des pays d'Occident qui subirent peu ou prou l'emprise carolingienne. Il paraît préférable de mener séparément, au moins dans ses prospections préliminaires, l'histoire de leurs milieux ruraux, encore à peine esquissée.
   Restaient donc la France, l'Angleterre et les pays d'Empire : un champ immense. Le survoler d'un seul regard, réunir et comparer les principales études consacrées à l'histoire économique de ces campagnes alors si cloisonnées et si diverses, exige un rude effort, dont la témérité ne m'a point échappé. On ne se libère pas sans peine, comme il le faudrait pourtant dans une entreprise de cette sorte, de ses expériences antérieures, des habitudes de vision contractées en observant de près quelques-uns des secteurs qu'il devient nécessaire d'intégrer à leur juste place dans une vue d'ensemble. Nul ne s'étonnera de trouver dans ces pages des références plus nombreuses et plus précises aux paysans et aux seigneurs de France, aux provinces surtout dont le passé m'est plus familier, la Bourgogne, l'Île-de-France, la Provence. Ce regard porté sur l'Europe médiévale vient d'un Français, qui écrit d'abord pour des lecteurs français. Ceci dit pour parer d'avance les critiques que justifient les imperfections de cet essai, où l'on découvrira sans peine tel résultat local mal interprété, tel autre situé dans d'inexactes perspectives, et qui sans doute n'accorde pas toute l'attention qu'elles méritent à beaucoup d'études régionales.
   J'ajoute que ce domaine de la recherche historique m'a paru l'objet de prospections encore trop superficielles et clairsemées pour que j'ose tenter mieux que de disposer les lignes de départ d'enquêtes futures. C'est ainsi que le cadre chronologique dans lequel l'exposé s'ordonne, s'ajuste moins bien peut-être à l'allure vraie de l'évolution économique qu'à l'état de la documentation, à la position des controverses en cours et aux phases entre lesquelles on s'accorde à diviser l'histoire générale de la civilisation européenne. Prudemment, il se répartit en trois compartiments, l'un pour l'époque carolingienne, l'autre pour les XIe, XIIe et XIIIe siècles, le dernier correspondant à la période apparemment plus troublée comprise entre 1330 et le début du XVe siècle. Cadre commode, mais qui se veut provisoire – comme d'ailleurs toutes les conclusions d'un livre appelant, à chaque page, rectifications et dépassements, et qui souhaite en susciter. Je voudrais qu'on le considère comme le plan directeur d'un vaste chantier, utile à la découverte, mais que le travail, à mesure qu'il progresse, rend caduc. Le caractère de cet ouvrage imposait donc de lui adjoindre un guide bibliographique assez ample (on verra qu'il ménage, lui aussi, aux travaux français une place privilégiée) et de nombreux documents, cartes, tableaux, textes surtout, dont la plupart sont rapidement commentés. Il a semblé, en effet, qu'un contact direct avec les matériaux de cette histoire en pleine construction pourrait provoquer des réflexions, faire lever des questions, inviter à leur chercher de nouvelles réponses. Il eût fallu, aux pages qui suivent, des marges immenses, offertes aux corrections, aux additifs. Tout comme les inventaires des seigneuries médiévales, l'une des bases les moins fragiles de l'histoire économique des campagnes, et qu'à peine rédigés l'on couvrait de ratures, ce livre, s'il atteint son but, devrait être en peu de temps détruit par ceux mêmes qui s'en serviront.

Les deux volumes : 25 euros (code de commande : 15536 - vendu).

 

FOLZ (Robert) — De l'Antiquité au monde médiéval. Avec la collaboration de André Guillou, Lucien Musset, Dominique Sourdel. Paris, Presses Universitaires de France, 1972. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 657 p., (collection « Peuples et Civilisations », n° V), marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de faux-titre.
Introduction :
   L'objet de ce volume est de suivre les transformations du monde antique qui ont abouti à la formation du monde médiéval. L'Empire romain a cessé d'exister en Occident à la fin du Ve siècle, alors qu'il a continué, tout en se modifiant profondément, à survivre un millénaire en Orient : il importera donc de saisir les moyens qui lui permirent de poursuivre sa longue existence. Bien que bouleversé par les invasions germaniques qui substituèrent à l'unité d'autrefois la pluralité de dominations nouvelles, l'Occident romain conserva, de son côté, une partie au moins de ses structures profondes. Sa carte se simplifia au cours du VIIIe siècle, lors de la formation de l'Empire carolingien, mais déjà de vastes secteurs échappaient à celui-ci, l'Afrique et l'Espagne qui, conquises par l'Islam, s'intégrèrent avec une partie de l'Empire romain d'Orient dans un nouveau monde, le domaine musulman. L'histoire de ces trois mondes à partir du IXe siècle est celle de leur décomposition intérieure et du regroupement de certains de leurs territoires dans des formations politiques qui annoncent les futurs États du Moyen Âge. Ce processus a été, à coup sûr, largement conditionné par l'arrivée de peuples nouveaux qui s'installèrent dans le cadre du monde antique en marge duquel ils avaient vécu antérieurement et contribuèrent singulièrement à l'élargir : Germains qui se répandirent dans l'ouest et le sud de l'Empire romain, Slaves qui se fixèrent dans l'est surtout et bien au-delà des limites de l'ancien monde; la pression qu'exercèrent sur les uns et sur les autres des peuples asiatiques (Huns, Avars) n'est pas étrangère à leurs migrations successives. D'autres vagues vinrent ensuite : Arabes conquérants de l'« Empire du croissant », du golfe de Biscaye à l'Indus ; Scandinaves qui de leur péninsule glissèrent vers l'ouest et vers l'est ; Hongrois que leur migration conduisit au cœur même de l'Europe ; Bulgares qui devinrent pour Byzance un voisin fort incommode ; Turcs enfin, dont le XIe siècle vit la progression en direction de l'Empire byzantin. Tous ces peuples s'adaptèrent plus ou moins aux formes de vie collective qu'ils trouvèrent là où ils s'installèrent ; ils surent aussi en créer de nouvelles. Aussi bien, dépassant le plan des faits qu'il est indispensable de connaître, cet ouvrage se propose-t-il de consacrer une large place à l'histoire institutionnelle, sociale et économique, religieuse et culturelle de la période soumise à son analyse : peut-être sera-t-il possible ainsi de saisir quelques traits essentiels de la civilisation du monde nouveau en voie d'élaboration.
   Nouvelle rédaction de l'ancien tome V de la collection « Peuples et Civilisations », ce volume répartit le sujet en trois livres. Le premier retrace la crise du monde antique qui ne meurt cependant pas entièrement (Ve-VIe siècles). Le second s'efforce de suivre les mutations des formes politiques et de la civilisation héritées de l'Antiquité ainsi que les créations nouvelles qui apparaissent aux VIIe et VIIIe siècles. Le troisième enfin met en place les grands ensembles constitutifs du monde médiéval (IXe-XIe siècles). Ce cadre chronologique a été respecté dans toute la mesure du possible. On notera toutefois que le chapitre X du livre II (« L'Empire byzantin au temps de la querelle des Images ») s'étend de 711 à 842 et empiète donc sur le IXe siècle réservé en principe au livre III. Il n'a pas été possible de faire autrement, sous peine de rompre l'unité très nette de toute une période de l'histoire byzantine. D'autre part, des raisons de logique ont fait placer la formation de l'Empire de Charlemagne en tête du livre III qui, en ce qui concerne l'Occident, traite particulièrement des vicissitudes du monde carolingien. Il est enfin à peine besoin de remarquer que ce même livre III ne peut pas ne pas s'arrêter à des dates qui diffèrent selon les secteurs qu'il étudie. Si en Occident des faits politiques (dislocation des structures carolingiennes et mise en place de l'ordre féodal), économiques (début d'un certain éveil) et religieux (ampleur croissante de la réforme de l'Église) permettent de reconnaître un tournant de l'histoire médiévale vers la fin du premier tiers du XIe siècle, l'exposé a dû être poussé pour l'Orient jusqu'à la bataille de Mantzikert (1071) qui ouvrit aux Turcs l'Asie Mineure, la Syrie et la Palestine.
   À l'intérieur de chaque livre, les différents chapitres ont été articulés en paragraphes accompagnés de notes bibliographiques. Afin de ne pas trop alourdir ces dernières, il a paru bon de placer une bibliographie générale en tête du volume. Sur ce point, des choix ont été nécessaires ; sauf exceptions notoires on n'a retenu que des ouvrages et des articles postérieurs à 1930 et écrits dans les langues occidentales. On trouvera dans les références concernant les peuples slaves, les peuples de la steppe, les peuples musulmans, le moyen d'accéder aux publications des spécialistes, rédigées dans leur propre langue.

18 euros (code de commande : 15534 - vendu).

 

FOURQUIN (Guy) — Histoire économique de l'Occident médiéval. Troisième édition, mise à jour. Paris, Armand Colin, 1979. In-8° broché, 341 p., (collection « U »), couverture plastifiée, marque manuscrite du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de faux-titre.
En quatrième de couverture :
   Avant propos de la troisième édition.
   Première partie : L'économie des temps obscurs (du Ve au Xe siècle).
      1. Vue d'ensemble. L'élaboration d'un nouvel espace économique en Occident.
         1. Fin du monde antique.
         2. Première reconstruction.
         3. Les Carolingiens et la morale économique.
      2. Faiblesse et dispersion des sources économiques.
         1. Les sources écrites (Les écrits et la vie rurale - Les écrits et l'activité d'échanges).
         2. Les autres types de sources économiques.
      3. Les facteurs de la production au cours du premier Moyen Âge.
         1. Le facteur naturel et la conquête du milieu (La domination des conditions naturelles - La domination de l'espace).
         2. Le facteur « instrumental ». Formation et emploi du capital : la monnaie et les investissements (La monnaie - Les investissements).
         3. Le facteur humain.
      4. La terre et l'économie rurale.
         1. Avant l'époque carolingienne.
         2. La « villa » classique de l'époque carolingienne (Les éléments constitutifs de la villa : la réserve - Les éléments constitutifs de la villa : les manses - Les charges du manse).
         3. Administration et rôle économique de la « villa ».
         4. Les domaines non « classiques ».
      5. L'économie d'échanges.
         1. Des grandes migrations au milieu du VIIIe siècle (Les villes - Marchands, marchandises, voies commerciales).
         2. Du milieu du VIIIe siècle à la fin du Xe siècle (Les villes - Marchands, marchandises, voies commerciales).
   Deuxième partie : L'âge de l'expansion (du XIe au XIIIe siècle).
      6. Vue d'ensemble. L'Occident s'anime et devient conquérant.
      7. L'expansion économique et les facteurs de la production.
         1. Le problème de la croissance économique au Moyen Âge.
         2. Progrès économique et conquête du milieu naturel (Les progrès dans la domination des conditions naturelles - Les progrès dans la domestication des êtres vivants - Les progrès dans la domination de l'espace).
         3. Le dynamisme de la démographie.
         4. L'expansion monétaire et les investissements.
      8. Le secteur d'activité primaire. L'économie rurale.
         1. Aspects économiques de la seigneurie (La seigneurie foncière - La seigneurie banale - La réaction paysanne : franchises et nouvelles tenures).
         2. La commercialisation des produits agricoles.
         3. Les exploitations rurales au XIIIe siècle (Les exploitations seigneuriales et les ressources des grands possédants - Les exploitations paysannes).
      9. Les villes et le secteur secondaire.
         1. L'essor urbain du XIe au XIIIe siècle (Les causes de l'essor urbain : faits et hypothèses - Diversité des aspects et des destins urbains).
         2. L'artisanat et les métiers (L'organisation des métiers : apparence et réalité - La draperie - Deux exemples : les Pays-Bas et Florence).
      10. Le secteur tertiaire.
         1. Les techniques commerciales (Le négoce itinérant et les foires - Le crédit et la banque - Les sociétés de commerce).
         2. Hiérarchie des marchandises, des courants et des pôles commerciaux (Les épices et la draperie : Italie et Pays-Bas - Un nouveau pôle de développement, la Hanse teutonique - Laine, vin et sel, produits dominants. Allemagne continentale, Angleterre, France, péninsule Ibérique, économies dominées ?).
         3. L'expansion médiévale fut-elle pré-capitaliste ?
   Troisième partie : L'âge des mutations (XIVe et XVe siècles).
      11. Vue d'ensemble. Extension ou rétrécissement de l'Occident ?
      12. La naissance des pré-statistiques et les débuts de l'histoire de la conjoncture.
         1. Les pré-statistiques et l'offre (La production agricole - La production artisanale - Les échanges).
         2. Les pré-statistiques et la demande (La démographie - La mesure du niveau de vie).
         3. Les pré-statistiques et les prix.
      13. La Grande Dépression de la fin du Moyen Âge et ses limites.
         1. La crise de 1315 et ses prolongements.
         2. Épidémies et dépression démographique.
         3. Le poids des guerres.
         4. La durée et les limites de la Grande Dépression.
      14. Les difficultés et les modifications du secteur primaire.
         1. Les difficultés agricoles du long XIVe siècle (1300-1450) (La transformation des paysages agraires - L'ébranlement de la seigneurie : son ampleur et ses limites - La commercialisation des produits agricoles).
         2. Convalescence et reconversion agricoles (du milieu du XVe siècle au début du XVIe siècle) (La convalescence agricole en France - Les transformations de l'économie rurale).
      15. Les transformations du secteur secondaire.
         1. Les transformations de l'artisanat.
         2. Les activités textiles (Les procédés techniques - La géographie des industries textiles).
         3. Nouveaux procédés : nouvelles techniques ; nouveaux métiers.
         4. Au-delà de l'artisanat ; vers un pré-capitalisme industriel.
      16. Les progrès du secteur tertiaire.
         1. Les techniques marchandes et financières (Les transports - Les techniques proprement financières : écritures, change et banque, monnaies - Les sociétés commerciales - Les grandes foires « internationales »).
         2. Hiérarchie des produits, des courants et des pôles commerciaux (Produits et commerces dominants - Nouveaux et anciens pôles de développement).
   Conclusion : Du Moyen Âge à la Renaissance : continuité ou bouleversement économique ?
   Aperçu bibliographique - Glossaire simplifié des termes économiques.

13 euros (code de commande : 15546).

 

PAUL (Jacques) — Histoire intellectuelle de l'Occident médiéval. Paris, Armand Colin, 1973. In-8° broché, 517 p., (collection « U »), couverture plastifiée, marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de faux-titre.
En quatrième de couverture :
   De la fin de l'Antiquité jusqu'à la Renaissance, voici l'histoire de la culture littéraire et théologique, de la pensée juridique, savante et philosophique et de leur diffusion. C'est dans ces domaines que les œuvres sont les plus abondantes. C'est là aussi que les grands problèmes de l'homme et de la société trouvent en ce temps leur expression la plus cohérente.
   Dans cette histoire des mentalités, du goût et de la sensibilité, les champs nouveaux qui s'ouvrent au chercheur sont soigneusement explorés pour qu'à travers les œuvres on découvre le public, c'est-à-dire les hommes et leurs curiosités, leurs inquiétudes, leurs enthousiasmes et leurs croyances.
   Les commentaires de textes dont l'ouvrage est illustré s'efforcent de dégager cette image que les divers groupes sociaux avaient d'eux-mêmes, de leur fonction et de leur destin.

15 euros (code de commande : 15533 - vendu).

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BOSSUAT (Robert) — Manuel bibliographique de la littérature française du Moyen Âge. Melun, Librairie d'Argences, 1951. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, XXXIV, 638 p., (collection « Bibliothèque Elzévirienne - Nouvelle série : Études et Documents »), cachet ex-libris du professeur M. A. Arnould à la page de garde, bel exemplaire.
Extrait de l'introduction :
   La littérature française du Moyen Âge tend à prendre aujourd'hui une place sans cesse accrue dans les programmes universitaires et dans la curiosité des milieux cultivés. Mais pour avoir été plus tardivement entreprise, son étude est loin d'être aussi avancée que celle des littératures anciennes. Les instruments de travail, déjà nombreux, sont encore insuffisants. Après avoir consacré dans son Histoire de la littérature française de substantiels chapitres au Moyen Âge, Gustave Lanson n'a fait commencer son précieux Manuel bibliographique qu'au XVIe siècle, laissant délibérément de côté cinq siècles d'une production littéraire dont il ne méconnaissait pas d'ailleurs l'importance. C'est évidemment que ses propres travaux, axés sur la littérature moderne, ne lui avaient pas fourni l'occasion d'accumuler les matériaux nécessaires et que, d'autre part, cette période historique n'intéressait qu'accessoirement et dans une infime proportion les étudiants de littérature française. Aussi le moment paraît-il venu de combler cette lacune et de mettre à la disposition des travailleurs un répertoire aussi complet que possible, capable de les guider dans leurs recherches et de leur suggérer, à l'occasion, de nouveaux sujets d'études.
   En entreprenant son ouvrage, G. Lanson posait en principe qu'il devait d'une part enregistrer les ouvrages essentiels qui permettraient de retrouver aisément ceux qu'il négligeait et, d'autre part, réunir un ensemble d'informations correspondant à la culture et aux besoins de la moyenne des étudiants. Nous n'avons pas cru pouvoir nous en tenir à cette conception limitée et n'envisager que l'intérêt d'une seule catégorie de travailleurs. L'étude du Moyen Âge, moins avancée que celle des autres siècles, met en œuvre des connaissances très diverses et qui ne sont pas exclusivement d'ordre littéraire, mais relèvent aussi bien de l'histoire et de ses sciences auxiliaires, de la philologie et de la linguistique sous tous leurs aspects. Elle implique au surplus, pour les chercheurs, l'obligation de ne pas se contenter de disserter sur les faits acquis, mais de poursuivre la solution des problèmes que posent et poseront longtemps encore les textes du Moyen Âge, dont la tradition manuscrite est souvent précaire, la langue primitive incertaine, l'origine obscure, la date imprécise. Avant d'aboutir à de larges synthèses, la tâche primordiale des médiévistes consiste toujours à procurer de bonnes éditions, à multiplier les monographies spéciales et les travaux d'exégèse.
   Le premier objet d'une bibliographie doit être avant tout de fournir à celui qui l'utilise une base de départ, en lui révélant ce qui a été écrit d'essentiel sur le sujet qui l'intéresse, afin de lui éviter toute démarche inutile. Les travaux relatifs à la littérature du Moyen Âge sont extrêmement dispersés dans le temps et dans l'espace. Il s'en faut de beaucoup que la majeure partie ait été publiée en France. L'enseignement de Frédéric Diez provoqua en Allemagne, dès le début du XIXe siècle, un véritable engouement pour les vestiges de l'ancienne littérature française, que l'école romantique avait mise à la mode sans toutefois se soucier d'en organiser l'étude. Ce fut le grand mérite de Gaston Paris et de Paul Meyer d'introduire en France les rigoureuses méthodes d'outre-Rhin en les adaptant au tempérament national, et celui de leurs disciples d'en perfectionner l'emploi. Bientôt, non seulement en France, mais dans toute l'Europe et aux États-Unis, grâce à l'action de maîtres éprouvés dont la plupart avaient suivi les leçons de Gaston Paris, l'étude de la littérature médiévale fut poursuivie dans une féconde émulation et les résultats d'innombrables recherches consignés pour la plupart dans des revues spéciales où il n'est pas toujours aisé de les découvrir. Si tous les périodiques étaient pourvus de tables analytiques détaillées, la difficulté serait résolue. Encore faudrait-il rassembler les éléments épars de la documentation. En nous attachant à ce double objet de regroupement et d'analyse nous espérons satisfaire à la fois les besoins des chercheurs, ceux des étudiants non spécialistes, désireux seulement de connaître les éditions et les travaux critiques indispensables à la préparation d'un examen, ceux enfin du public lettré, curieux d'acquérir des notions précises sur la littérature du Moyen Âge.
   C'est donc en ayant en vue ces trois catégories de lecteurs éventuels que nous avons conçu et rédigé le présent ouvrage et par là se justifie le choix des matériaux qui le composent et les rubriques sous lesquelles ils ont été répartis. Peut-être eût-il été plus économique d'indiquer pour chaque texte l'édition la plus récente et les dernières études qui renvoient en principe ou devraient renvoyer aux travaux antérieurs. Mais nous avons pensé que les éditions successives de textes médiévaux ne marquent pas toujours un progrès de l'une à l'autre et que, dans plus d'un cas, il n'est point inutile de recourir à d'anciennes publications qui offrent parfois l'avantage de reproduire correctement un manuscrit négligé par la suite. De même, les travaux critiques et même les études d'ensemble ne fournissent pas toujours un exposé complet et une bibliographie suffisante des questions qu'ils abordent, de sorte qu'ils ne dispensent pas de consulter les travaux qu'ils se proposent de compléter ou d'annuler. Il est souvent nécessaire de suivre à travers une série d'articles dont la publication s'échelonne sur plusieurs dizaines d'années le développement progressif des théories et des systèmes. Un guide bibliographique, en traitant des chansons de geste, par exemple, ne saurait se limiter aux Légendes épiques de Joseph Bédier, sous prétexte qu'elles ont renouvelé l'étude de ce genre littéraire, en négligeant à la fois les hypothèses plus anciennes de Gaston Paris, de Léon Gautier et de Pio Rajna ou celles, plus récentes, de Maurice Wilmotte et d'Albert Pauphilet, de MM. Ferdinand Lot et Robert Fawtier. Comme l'a justement écrit M. J. Calmette, la bibliographie doit permettre « de réunir sur un point donné les éléments épars qui le concernent dans la production intellectuelle. Elle seule fournit la possibilité de répondre aux inévitables questions qui obsèdent, dès l'abord, quiconque s'attelle à un labeur historique : qu'a écrit tel auteur ? qu'a-t-on écrit à son sujet ? »
   II va de soi qu'un manuel bibliographique de la littérature française du Moyen Âge, si étendu qu'il soit, ne saurait répondre à toutes ces questions. Destiné à fournir aux travailleurs les premiers éléments d'une recherche, il ne peut contenir qu'un nombre limité de références arbitrairement choisies par son auteur. Il ne dispense pas de recourir à des répertoires, vieux parfois de plusieurs siècles, où se trouvent pourtant contenues de précieuses indications.

40 euros (code de commande : 15208).


[CAHIER (Ch.) et MARTIN (Arth.)]. Nouveaux mélanges d'archéologie, d'histoire et de littérature sur le Moyen Âge.
Tomes I, II, III et IV (complet).
Paris, Firmin Didot Frères, Fils et Cie, 1874-1877.
Bel ensemble de ce complément aux Mélanges d'archéologie, d'histoire et de littérature parus de 1848 à 1859.
Pour en savoir plus...

L'ensemble : 500 euros (code de commande : 10124).

 

[CHARLEMAGNE]. BAKE R (G.-P.) Charlemagne créateur d'empire. Traduit de l'anglais par A. Lageix. Paris, Payot, 1936. In-8° broché, 308 p., (collection « Bibliothèque Historique »).

15 euros (code de commande : 138/66).

[CHARLEMAGNE]. MABILLE DE PONCHEVILLE. (A.) — Charlemagne européen. Paris, Mercure de France, 1943. In-12 broché, 153 p., signature sur la couverture.

7,50 euros (code de commande : 2307).

 

[CHARLES-LE-SIMPLE]. BORGNET — Étude sur le règne de Charles-le-Simple. [Bruxelles], [Académie Royale des Sciences et Belles-Lettres de Bruxelles], [1844]. In-4° broché sous une couverture factice, 51 p.
   
@ Il s'agit d'un extrait du tome XVII des Nouveaux Mémoires de l'Académie Royale des Sciences et Belles-lettres de Bruxelles..
Extrait :
   « La rapide décadence des deux premières dynasties françaises, pour nous servir d'une expression inexacte mais consacrée par l'usage, est un des faits les plus curieux que présente l'histoire des temps modernes. Après avoir eu leurs jours de gloire et de splendeur, toutes deux tombèrent victimes du mouvement aristocratique qui finit par produire la féodalité, et leur agonie parcourut un intervalle de temps à peu près semblable.
   Il ne faut pas néanmoins exagérer ces points de conformité.
   L'abâtardissement qui atteignit la race de Clovis, la frappa au physique et an moral. Livrés jeunes aux plaisirs des sens, énervés par la politique des maires du palais, les derniers Mérovingiens restèrent dans une enfance prolongée à dessein ; nul d'eux ne parvint à l'âge d'homme. Quand on les traînait au Champ-de-Mars sur un chariot attelé de deux bœufs, leur longue chevelure, emblème d'une noble origine, leur barbe épaisse, présomption légale de virilité chez les barbares, n'étaient que des signes mensongers, des ornements d'emprunt dont on les affublait.
   Les derniers Carlovingiens n'ont pas subi ce complet abâtardissement. S'ils n'ont pas été à la hauteur de leur position, on n'a pas assez tenu compte aussi des difficultés avec lesquelles ils eurent à lutter ; on a voulu les comparer aux fondateurs de leur dynastie, et comme un parallèle n'était pas possible, ils sont restés écrasés sous le rapprochement. Parmi eux, Charles-le-Gros fut sans doute le moins capable, et cependant il ne montra pas encore cette double incapacité physique et morale qui fut l'apanage des derniers Mérovingiens. En retraçant les désastres de son règne, qu'il y aurait à dire en faveur de ce malheureux empereur forcé de souscrire à sa propre ruine, de renvoyer le seul conseiller qui restât à cette tête affaiblie par les chagrins domestiques !
   Il serait sans doute étrangement paradoxal de faire des descendants de Charlemagne, de grands et énergiques caractères ; on peut au moins soutenir que, dans l'appréciation de leurs actes, l'histoire n'a pas écouté la voix d'une rigoureuse impartialité. Nous voulons essayer la réhabilitation de Charles-le-Simple, celui d'entre eux auquel un outrageant surnom semble avoir attaché un caractère de stupidité notoire. »

15 euros (code de commande : 12680).

[CHARLES LE SIMPLE]. ECKEL (Auguste)Charles le Simple. Paris, Émile Bouillon, 1899. In-8° broché, XXII + 168 p., (collection « Annales de l'Histoire de France à l'Époque Carolingienne »).

25 euros (code de commande : 15/65).

 

CHEVALIER (Ulysse) Répertoire des sources historiques du Moyen Âge. Bio-bibliographie. Premier volume : A-I. Deuxième volume : J-Z. Paris, Picard et Fils, 1905-1907. Deux forts volumes in-8° brochés, [2416 p], texte sur deux colonnes.

Les deux volumes : 300 euros (code de commande : 142/66).

 

COHEN (Gustave) — Histoire de la mise en scène dans le théâtre religieux français du Moyen Âge. Nouvelle édition, revue et augmentée. Paris, Champion, 1951. In-8° broché, LVI + 354 p., illustrations hors texte, rousseurs à la couverture.

30 euros (code de commande : 165/63).

 

Collection
Histoire générale
publiée sous la direction de Gustave Glotz

Cette grande série a été publiée aux Presses Universitaires de France dans les années trente. Les titres proposés ici sont de format in-8° demi-reliure de percaline beige à coins, les dos sont lisses et ornés d'un fleuron, du titre et tomaison dorés. Les couvertures sont conservées. Ils sont en très bon état.

Histoire du Moyen Âge. Tome III. Le Monde oriental de 395 à 1081 par Charles Diehl et Georges Marçais. 1936. XXIII + 627 p. 25 euros (code de commande : 223/61).

Histoire du Moyen Âge. Tome VII. Deuxième partie. Les premières grandes puissances par Joseph Calmette et Eugène Déprez. 1939. 646 p. 25 euros (code de commande : 228/61).

Histoire du Moyen Âge. Tome VIII. La civilisation occidentale au moyen âge du XIe au milieu de XVe siècle par Henri Pirenne, Gustave Cohen et Henri Focillon. 1933. 705 p. 30 euros (code de commande : 229/61).

 

DÉCARREAUX (Jean) Les moines et la civilisation en Occident. Des invasions à Charlemagne. Paris, Arthaud, 1962. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 396 p., 20 héliogravures hors texte et 5 cartes, (collection « Signe des Temps », XIII).
Extrait de la préface :
« Le lecteur bienveillant trouvera dans ces pages un essai sur l'institution monastique dans ses rapports avec la civilisation en Occident. L'œuvre de formation et d'éducation qui en est résultée a été menée à la lois par des chefs de grand style et par les foyers de sainteté et de culture qu'ils ont créés autour d'eux. C'est Pourquoi l'on a surtout insisté sur les formes collectives du monachisme. Les formules de vie individuelle, pratiquées par exemple chez les ermites et les reclus, si elles ont produit des saints, ont peu apporté à la civilisation : elles n'ont été qu'indiquées en passant et dans la mesure où elles éclairaient le sujet. Pour des raisons analogues, il a été peu question des monastères de femmes. En revanche, on a tenu, chaque fois qu'il était utile, à replacer le récit dans son contexte d'histoire ecclésiastique et même, politique : quoique séparés du monde, les moines sont de leur temps, et certains d'entre eux y ont été directement mêlés. »

15 euros (code de commande : 7709).

 

DE STURLER (J.) — Les relations politiques et les échanges commerciaux entre le duché de Brabant et l'Angleterre au Moyen Âge. L'étape des laines anglaises en Brabant et les origines du développement du port d'Anvers. Paris, Droz, 1936. In-8° sous reliure de toile verte, 543 p., hommage de l'auteur à Félicien Favresse, couverture plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Il s'agit de la publication de la thèse que Jean De Sturler présenta à la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Bruxelles.
Extrait de l'avant-propos :

   Nous nous sommes proposé d'étudier les relations commerciales et politiques qui s'établirent au Moyen Âge entre le duché de Brabant et le royaume d'Angleterre.
   Nous préciserons d'abord quels sont les territoires que nous avons compris sous ces dénominations. Nous avons considéré comme Brabançons ceux qui firent partie de l'ancien duché de Brabant, tel qu'il apparaît constitué aux XIIIe et XIVe siècles : la plus grande partie des provinces belges d'Anvers et de Brabant et certaines extrémités contiguës des provinces de Hainaut, de Namur et de Liège, la province néerlandaise du Brabant septentrional et l'extrémité méridionale de celle de Gueldre. Nous y avons rattaché les seigneuries enclavées de Malines et de Diest, incontestablement solidaires de l'économie brabançonne et dont les habitants ne cessèrent d'ailleurs, à de rares exceptions près, d'être assimilés en Angleterre aux sujets des ducs de Brabant. Nous n'avons pas exclu du champ de nos investigations les territoires qui constituaient l'ancien duché de Limbourg, les terres d'Outremeuse, le fief de Maestricht, les villages dits de Saint-Servais et le comté de Vroenhoven ; en fait cependant les données qu'il a été possible de recueillir touchant ces possessions des princes brabançons, ne présentent pas la continuité de celles qui concernent le duché de Brabant proprement dit.
   Nous avons étudié les relations qui existèrent entre l'ensemble de ces territoires d'une part, et d'autre part le royaume d'Angleterre, à l'exclusion de la partie de la Grande-Bretagne soumise aux rois d'Écosse, de l'île de Man, de l'Irlande, des îles anglo-normandes et des possessions continentales des souverains anglais.
   Le sujet que nous nous étions primitivement assigné pour tâche de traiter se limitait à l'étude des relations commerciales des deux pays. On remarquera d'ailleurs que c'est aux divers aspects de celles-ci que sont consacrés les principaux développements que comporte la présente étude. Toutefois, en poursuivant nos recherches dans ce domaine, il nous a paru opportun, voire indispensable, de considérer également l'évolution parallèle des relations politiques.
   Nous avons adopté ce parti pour deux raisons. La première réside dans l'interdépendance des échanges commerciaux et des rapports politiques internationaux au Moyen Âge. On sait combien la subordination des intérêts commerciaux aux besoins de la politique extérieure des souverains, y est générale et constante ; ce trait est d'ailleurs particulièrement marqué dans l'histoire commerciale de l'Angleterre médiévale. Il n'est pas moins certain que la nécessité de maintenir des rapports commerciaux assidus, essentiels à la vie économique de la nation, est susceptible d'influencer dans une large mesure la conduite politique du prince qui la gouverne : cette observation s'applique notamment au cas des principautés néerlandaises dont l'industrie dépend étroitement de l'importation d'une matière première provenant de l'Angleterre.
   D'autre part, nous ne voyons pas que les rapports extra-commerciaux du Brabant et de l'Angleterre, antérieurement du moins à la guerre de Cent-Ans, aient déjà été mis en lumière, ni que l'on ait pris la peine d'en indiquer la signification au point de vue de l'histoire politique des Pays-Bas et de l'Empire. C'est donc une véritable lacune que cette partie de notre exposé peut contribuer à combler. Cette considération nous a également porté à élargir dans ce sens le champ de notre enquête.
   Le titre de notre étude ne précise évidemment pas le sens dans lequel nous avons été amené à l'orienter ; il convient de nous expliquer un instant à ce sujet. Il nous paraît évident que les limites géographiques dans lesquelles se sont renfermées nos investigations, sont faites pour restreindre considérablement la portée des constatations auxquelles elles ont pu mener ; que l'interprétation des résultats obtenus ne peut offrir ce que l'on est en droit d'en attendre qu'à la condition de se rattacher à l'observation de phénomènes plus généraux, d'une signification internationale plus large, pour ne pas dire européenne. Nous nous sommes d'ailleurs efforcé de réduire au minimum les effets de cette limitation : nous avons multiplié les rapprochements de tout ordre et nous avons toujours pris soin de situer l'ensemble restreint des faits que nous avons dégagés dans les cadres plus généraux de l'histoire économique de l'Angleterre ou des Pays-Bas, de l'histoire politique de l'Europe, de l'histoire des routes commerciales et des échanges internationaux. Il n'en est pas moins vrai que notre étude se renferme dans un champ limité et nous n'avons pas cherché à lui ôter ce caractère.
   Nous nous efforcerons même de le justifier dans une certaine mesure. Il est certain que, pour échapper entièrement aux inconvénients inhérents à semblable limitation, l'histoire des relations commerciales anglo-néerlandaises devrait être conçue sur une base beaucoup plus large ; peut-être devrait-elle être rattachée à une étude d'ensemble des échanges commerciaux entre les régions formant ce qu'on pourrait nommer le bassin de la mer du Nord : le nord-est de la France, les Pays-Bas méridionaux et septentrionaux, l'Allemagne septentrionale, le Danemark et la Scandinavie, la Grande-Bretagne. Ce vaste ensemble géographique qui se trouve en quelque sorte disposé en éventail par rapport aux Iles Britanniques, paraît avoir été doué au Moyen Âge d'une unité réelle et d'une vie économique propre. L'étude en serait d'une inestimable valeur pour la connaissance du passé commercial de tout l'occident européen. Mais il va de soi que pareille entreprise suppose l'existence préalable de travaux préliminaires, d'études plus ou moins approfondies dans des domaines particuliers. Nous ajouterons que l'exceptionnelle richesse des dépôts britanniques – trop souvent ignorée des chercheurs étrangers – permettrait de donner à ces travaux d'approche beaucoup d'exactitude et de précision, possibilité qu'il serait sans doute regrettable de négliger. Mais on reconnaîtra dès lors que pour cette raison même, ici plus que partout ailleurs peut-être, l'analyse doit précéder la synthèse. Aussi bien notre étude ne constitue-t-elle qu'une monographie, une simple contribution à la connaissance d'une réalité historique singulièrement vaste et complexe. Nous espérons qu'elle pourra prendre place à côté de travaux similaires dus à nos devanciers et que, dans un avenir proche ou lointain, de nouveaux apports viendront peut-être accroître cet effectif, malheureusement encore restreint.
   Nous avons donc cherché à donner une image des relations particulières d'une principauté des Pays-Bas avec l'Angleterre. Nous nous sommes efforcé de rendre cette image aussi complète – faute de pouvoir dire : aussi typique – que possible. Aussi n'avons-nous pas hésité à présenter successivement les mêmes faits sous leurs différents aspects. C'est dans cet esprit que nous avons, par exemple, cru devoir nous étendre, autant que les sources le permettaient, sur la condition et le traitement effectif des Brabançons en Angleterre, quoique nous concevions que pareil développement puisse paraître hors de propos ou démesuré à d'autres points de vue que le nôtre.

25 euros (code de commande : 15057).

 

DUBY (Georges) — Hommes et structures du Moyen Âge. Recueil d'articles. Paris - La Haye, Mouton, 1973. In-8° broché, 424 p., (collection « École Pratique des Hautes Études - Sorbonne, VIe Section : Sciences Économiques et Sociales – Le Savoir Historique », n° 1), couverture plastifiée, marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de faux-titre.
Table des matières :
   I. Recherches sur l'évolution des institutions judiciaires pendant le Xe et le XIe siècle dans le Sud de la Bourgogne.
   IL Le budget de l'abbaye de Cluny entre 1080 et 1155. Économie domaniale et économie monétaire.
   III. Géographie ou chronologie du servage ? Note sur les « servi » en Forez et en Mâconnais du Xe au XIIe siècle.
   IV. Un inventaire des profits de la seigneurie clunisienne à la mort de Pierre le Vénérable.
   V. La féodalité ? Une mentalité médiévale.
   VI. Les villes du Sud-Est de la Gaule du VIIIe au XIe siècle.
   VIL Le grand domaine de la fin du Moyen Âge en France.
   VIII. La noblesse dans la France médiévale. Une enquête à poursuivre.
   IX. La seigneurie et l'économie paysanne. Alpes du Sud, 1338.
   X. Les chanoines réguliers et la vie économique des XIe et XIIe siècles.
   XI. Les « jeunes » dans la société aristocratique dans la France du Nord-Ouest au XIIe siècle.
   XII. Les laïcs et la paix de Dieu.
   XIII. Le problème des techniques agricoles.
   XIV. Recherches récentes sur la vie rurale en Provence au XIVe siècle.
   XV. Structures de parenté et noblesse dans la France du Nord aux XIe et XIIe siècles.
   XVI. Remarques sur la littérature généalogique en France aux XIe et XIIe siècles.
   XVII. La vulgarisation des modèles culturels dans la société féodale.
   XVIII. Démographie et villages désertés.
   XIX. Les origines de la chevalerie.
   XX. Situation de la noblesse en France au début du XIIIe siècle.
   XXI. Histoire et sociologie de l'Occident médiéval. Résultats et recherches.
   XXII. Les sociétés médiévales. Une approche d'ensemble.
   XXIII. Le monachisme et l'économie rurale.
   XXIV. Lignage, noblesse et chevalerie au XIIe siècle dans la région mâconnaise. Une révision.

25 euros (code de commande : 15245).

 

Études sur la sensibilité au moyen âge. Actes du 102e con-grès national des société savantes - Limoges, 1977. Paris, Bibliothèque Nationale, 1979. In-8° broché, 290 p., (« Section de Philologie et Histoire jusqu'à 1610 », tome II).

20 euros (code de commande : 161/62).

 

Les Fastes du Gothique. Le siècle de Charles V. Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1981. In-4° carré broché, 461 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, dos ridé.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux Galeries Nationales du Grand Palais, à Paris, du 9 octobre 1981 au 1er février 1982.
Table des matières :

   - Introduction, par Jean Favier.
   - Arbre généalogique.
   - Repères chronologiques.
   - Architecture.
   - Sculptures.
   - Objets d'art.
   - Manuscrits.
   - Peintures.
   - Vitraux.
   - Arts textiles.
   - Armes et armures.
   - Héraldique - Sigillographie.
   - Céramique.
   - Fer forgé.
   - Répertoire des artistes.
   - Bibliographie - Expositions - Manuscrits exposés - Index.

20 euros (code de commande : 14914).

 

FAVIER (Jean) — L’histoire administrative et financière du Moyen Âge occidental depuis dix ans. Paris, 1969. In-8° agrafé, [77] p., envoi de l’auteur.
@ Extrait du t. CXXVI, 1968 de la Bibliothèque de l’École des chartes, pp. 427-503 (Bibliogrtaphie).
Avant-propos :
   « L'histoire est une, et tout cloisonnement a ses défauts. Mais l'auteur d'un bulletin bibliographique ne saurait tout embrasser, et force lui est de tracer des limites en espérant qu'on les lui pardonnera, pour peu qu'elles soient nettement définies. Avant de passer en revue les principales publications qui nous sont parvenues depuis une dizaine d'années, pour les domaines conjoints de l'histoire administrative et de l'histoire financière médiévales, nous préciserons donc les limites de notre entreprise.
   Il s'agit ici, avant tout, de l'Europe occidentale. Nous n'avons fait état, pour l'Europe centrale et orientale, que de quelques publications ayant attiré notre attention. Quant à Byzance et à l'Islam, nous les avons délibérément exclus. Nous avons également restreint l'extension de ce bulletin en laissant de côté les travaux touchant à la nature de l'État, aux structures féodales et au pouvoir monarchique, pour lesquels on se reportera aux récentes mises au point publiées dans la Revue historique, et ceux qui ressortissent à la numismatique, pour lesquels on se reportera aux revues spécialisées. Ont de même été omises les études relatives au droit médiéval et à la justice, malgré les connexions humaines et institutionnelles qui existent entre les cours de justice et les administrations non judiciaires.
   En sens contraire, nous avons fait place à l'histoire des institutions représentatives et de conseil, bien que cette histoire soit notablement politique. Il nous a semblé que l'on ne pouvait disjoindre des études consacrées à l'impôt celles qui portent sur les conditions de son octroi. »
   La bibliographie est répartie en trois : Les Sources ; Histoire de l'administration ; Les finances publiques.

12 euros (code de commande : 11749).

 

FLACH (Jacques) — Les origines de l'ancienne France. Xe et XIe siècles. Tome III : La renaissance de l'État. La royauté et le principat. Paris, Librairie de la Société du Recueil Général des Lois & des Arrêts, 1904. In-8° broché, VIII, 580 p.
@ Après l'introduction et la bibliographie, ce volume contient :
Première partie : Les bases et les éléments constitutifs de l'État.
1. Les bases de l'État.
    1. Que la base essentielle de l'État est la foi lige naturelle.
    2. Le rôle du bénéfice dans l'État (la largesse et l'honneur ; la lente formation de l'État féodal).
    3. Que les progrès de l'organisation féodale de l'État sont en raison directe de l'homogénéité politique et de la force du pouvoir.
    Appendice : le fief languedocien de 900 à 1071.
2. Les éléments constitutifs de l'État.
    1. Que le groupement territorial est clairsemé et secondaire.
    2. La seigneurie personnelle.
    3. Les groupements fondamentaux (les groupements ethnique, familial, domanial, religieux).
Deuxième partie : Les organes gouvernementaux.
1. Le gouvernement laïque.
    1. Aspect général.
    2. La théorie historique léguée par les feudistes.
    3. Qu'aux quatre groupements fondamentaux de l'État correspondent quatre caractères distincts de la royauté et du principat.
2. La royauté.
    1. Les destinées du droit royal de Louis de Débonnaire à Hugues Capet.
    2. Les quatre faces de la royauté.
    3. L'indépendance de la couronne.
    4. Les prérogatives et les attributs de la royauté.
    5. Les « compagnons en la majesté royale ».
    6. Les organes et les moyens d'action de la royauté.
3. Le principat.
    La genèse historique des grandes principautés et leurs rapports avec la royauté.
    La Francie (les principautés laïques ; les principautés ecclésiastiques).

20 euros (code de commande : 11500).

 

FONTETTE (François de) Recherches sur la pratique de la vente immobilière dans la région parisienne au Moyen Âge (fin Xe - début XIVe siècle). Paris, R. Pichon et R. Durand-Auzias, 1957. In-8° broché, 132 p., une carte dépliante hors texte.

15 euros (code de commande : 163/69).

 

GAUSSIN (Pierre-Roger) Le siècle des Cathédrales. Paris, Fayard, 1967. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 244 p., illustrations, (collection « Résurrection du Passé »).

13 euros (code de commande : 148/58).

 

GUENÉE (Bernard) — Tribunaux et gens de justice dans le bailliage de Senlis à la fin du Moyen Âge (vers 1380-1550). Strasbourg, Faculté des Lettres de l'Université de Strasbourg, 1963. In-8° broché, XII, 587 p., grande carte volante à déplier du bailliage de Senlis, (collection « Publications de la Faculté des Lettres de l'Université de Strasbourg », fascicule n° 144), couverture soigneusement plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Table des matières :
   Introduction.
      Chapitre I : Le problème.
      Chapitre II : Les sources et la bibliographie.
      Chapitre III : Les temps et les lieux.
   Livre I : Les définitions : conflits et évolutions.
      Chapitre I : Les divisions : bailliage, châtellenies, justices.
      Chapitre II : Les justices : conflits et évolutions.
      Chapitre III : Les plaideurs : contraintes et initiatives.
      Chapitre IV : Les officiers : fiefs, fermes et « offoces ».
      Chapitre V : Les gens de justice : avocats, procureurs et sergents.
   Livre II : La pratique de la justice.
      Chapitre I : La durée des procès.
      Chapitre II : Frais et profits.
      Chapitre III : L'efficacité.
      Chapitre IV : Les milieux judiciaires : Justices de village, châtellenies champêtres et bonnes villes.
   Livre III : Les gens de justice.
      Chapitre I : Le temps de Charles VI (vers 1380 - vers 1430).
      Chapitre II : Le temps de la reconstruction (vers 1450 - vers 1500).
      Chapitre III : Le temps de François Ier (vers 1500 - vers 1550).
   Livre IV : Le bailliage de Senlis et Paris.
      Chapitre I : Parlement, Requêtes du Palais et Châtelet.
      Chapitre II : Les coutumes de Senlis, Clermont et Valois.
   Conclusion.

60 euros (code de commande : 15051).

 

[GUILLAUME LE CLERC DE NORMANDIE]. RUELLE (Pierre) — Le Besant de Dieu de Guillaume le Clerc de Normandie. Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, 1973. In-8° broché, 287 p., (collection « Faculté de Philosophie et Lettres », n° LIV), envoi de l’auteur.
En quatrième de couverture :
   « Guillaume, Normand émigré en Angleterre, Clerc marié, besogneux, lucide et véhément, contemple la société de son temps (1226-1227) et la juge sans indulgence. Le Besant de Dieu, pourtant, dépasse les banalités des « états du monde ». C'est que Guillaume essaie d'expliquer les événements politiques, qu'il distribue aux grands de ce monde, nommément désignés, le blâme plus que la louange, qu'il fustige les hommes en des vers sans grâce mais non sans force, où il a déversé une érudition étonnante. Le Besant est un musée où voisinent en grand nombre, parmi les allusions bibliques, les thèmes de la littérature morale du Moyen Âge : les trois ennemis, le château des vertus, les filles d'Orgueil, l'homme riche qui jette son or à la mer, l'ermite dans l'île, les deux amants, les œuvres de miséricorde, etc. Cette disparate donne à l'œuvre de Guillaume un étrange relief. L'éditeur a multiplié les notes, s'efforçant d'éclairer le lecteur sur toutes les difficultés d'ordre linguistique, historique et psychologique de ce poème rugueux et attachant. »

13 euros (code de commande : 11811).

 

GUILLOT (Olivier) — Le comte d'Anjou et son entourage au XIe siècle. Tome I : Étude et appendices. Tome II : Catalogue d'actes et index. Paris, Picard, 1972. Deux volumes in-8° brochés, XXX, 470 et 355 p., carte à déplier et illustrations hors texte au tome II, couvertures plastifiées, marque manuscrites d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx aux pages de garde.
Table des matières :
   Tome I :
   Introduction.
   Sources et bibliographie.
   Chapitre I : La place du comte dans le royaume de France et l'Occident chrétien.
      Section I : Geoffroy Grisegonelle (vers 960-987).
      Section II : Foulques Nerra (987-1040).
         A. Le gouvernement personnel de Foulques Nerra (987-1031).
            § 1. L'axe vendômois et les rapports du comte et du roi.
            § 2. La politique de Foulques Nerra en Aquitaine et dans le Nantais de 987 à 1031.
         B. Les initiatives de Geoffroy Martel aux dernières années de la vie de Foulques Nerra (1032-1040).
            § 1. La seigneurie sur le Vendômois et le mariage avec Agnès.
            § 2. La main-mise sur le Vendômois et sur la Maison d'Aquitaine.
      Section III : Geoffroy Martel (1040-1060).
            § 1. 1040-1043. Le sauvetage d'Henri Ier et l'alliance impériale.
            § 2. L'isolement diplomatique de Geoffroy Martel (1043-1048).
            § 3. La campagne de Henri Ier contre Geoffroy Martel.
            § 4. La réconciliation de Geoffroy Martel et d'Henri Ier (1052-1060).
      Section IV : Geoffroy le Barbu (1060-1068).
      Section V : Foulques le Réchin (1067/1068-1109).
   Chapitre II : Le monachisme.
      Section I : L'abbaye Saint-Aubin.
         A. Liaison de l'abbatial laïque au titre comtal.
         B. Réforme de l'abbaye.
         C. Application première de la réforme.
         D. Application seconde de la réforme ; sa contestation.
         E. Symptômes d'une réforme d'inspiration grégorienne.
      Section II : Les autres abbayes.
         A. Les droits du comte comme ancien abbé laïque.
         B. Influence de Marmoutier avant la réforme pré-grégorienne.
            § 1. Le statut de Marmoutier.
            § 2. Influence de Marmoutier sur les monastères angevins.
         C. Marmoutier et la pré-réforme grégorienne.
   Chapitre III : L'évêché d'Angers.
      Section I : Le fondement de la prérogative du comte d'Anjou sur la collation de l'évêché.
      Section II : Les épiscopats de Renaud et Hubert.
            § 1. L'évêque Renaud (973-1005).
            § 2. L'évêque Hubert (1006-1047).
      Section III : Les évêques et le comte, de l'avènement de l'évêque Eusèbe (1047) à la mort du comte Foulques le Réchin (1109).
            § 1. Le choix de l'évêque de 1047 à 1102.
            § 2. L'essor de l'autorité épiscopale, dans l'entente avec le comte.
   Chapitre IV : Les châteaux.
      Section I : Les châteaux comtaux.
            § 1. Dénombrement des châteaux comtaux.
            § 2. La commise, appliquée dans le cadre des châteaux comtaux.
      Section II : Les seigneuries châtelaines.
            § 1. L'apparition des seigneuries châtelaines.
            § 2. Les rapports du comte avec les seigneuries châtelaines.
   Chapitre V : Les caractères spécifiques du pouvoir comtal.
      Section I : La conception du pouvoir.
      Section II : Les prérogatives spécifiques du comte.
            § 1. Le comte et la coutume.
            § 2. Les différentes prérogatives spécifiques du comte.
      Section III : Le personnel comtal.
            § 1. La représentation locale du pouvoir comtal.
            § 2. Les services spécialisés attachés au comte.
   Conclusion.
   Appendice I : Les parties les plus anciennes du cartulaire de Saint-Aubin.
   Appendice II : Répertoire des seigneuries châtelaines.
   Pièce justificative - Errata.
   Tome II :
   Introduction au catalogue d'actes.
   Actes reconnus authentiques.
   Actes faux.
   Index.

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 15510).

 

[HENRI I]. SMETS (Georges) — Henri I, duc de Brabant 1190-1235. Thèse présentée à la faculté de philosophie et lettres de l'Université libre de Bruxelles pour l'obtention du grade de docteur spécial en histoire. Bruxelles, Lamertin, 1908. In-8° demi-simili chagrin bleu, XXII, 340 p., couverture soigneusement plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Préface :
   Le sujet de cette dissertation m'a élé indiqué par mon maître Léon Vanderkindere, qui m'a aidé de ses conseils dans la première élaboration d'une partie de ce travail. C'est à son savant enseignement que je dois la plupart des connaissances et la méthode sans lesquelles je n'aurais pu ni l'entreprendre ni l'achever. J'aurais voulu lui dédier ce livre, mais il a disparu trop tôt pour en recevoir l'hommage, et je ne puis qu'exprimer ici la vénération que j'ai pour sa mémoire.
   Je me suis proposé d'étudier la politique du duc de Brabant Henri I, qui, associé au gouvernement dès 1183, régna de 1190 à 1235.
   La forme biographique, qui s'impose aux travaux d'histoire politique relatifs au haut Moyen Âge, est encore celle qui convient le mieux aux monographies consacrées à la fin du XIIe et au début du XIIIe siècle : les sources, textes narratifs et documents diplomatiques, se rapportent toutes à l'activité des princes, et c'est autour de quelque haute personnalité que se groupent le plus naturellement les renseignements qu'elles fournissent.
   Le Brabant était un territoire considérable, situé au cœur des Pays-Bas, entre les deux centres économiques du Rhin et de la Flandre ; il renfermait des seigneuries puissantes, de riches abbayes, des villes en voie de formation. Prince d'empire, Henri I fut, en cette qualité, intimement mêlé aux affaires politiques de l'Allemagne ; au moment où il entra dans la vie active, la classe des princes d'empire venait de se constituer ; quand il mourut, elle avait réussi à soumettre le gouvernement central à son influence prépondérante. Pendant plus de quarante ans, il vit l'empire en lutte avec la papauté et la France avec l'Angleterre.
   Sa politique extérieure reflète tous les événements de son temps ; sa politique intérieure se ressent des grandes transformations sociales de son époque.
   Pour donner de l'une et de l'autre un tableau complet et cohérent, il m'a fallu être souvent extrêmement minutieux et faire de nombreuses conjectures.
   J'ai recherché les mobiles des actes du duc dans ses intérêts personnels, dans ceux de sa dynastie et dans ceux de sa caste. La psychologie du personnage m'a peu arrêté ; les caractères ne s'accusent guère dans les documents du Moyen Âge. De plus, les traits individuels me paraissent moins intéressants que ce qui, dans l'activité d'un homme, est l'effet des circonstances ou est commun au groupe dont il fait partie
   J'ai indiqué soigneusement mes sources, mais je ne me suis pas attaché à citer toujours ceux qui ont, avant moi, abordé le même sujet. Je sais ce que je dois à tous mes devanciers, depuis Butkens jusqu'à Wauters et jusqu'à M. H. Pirenne ; mais j'ai cru qu'il suffirait de le dire ici sans m'astreindre à répéter les mêmes noms à toutes les pages. Je les ai nommés quand je me séparais d'eux et quand je m'appuyais sur eux, mais non chaque fois que je me rencontrais avec eux.
   La bibliographie qu'on trouvera plus loin n'a pas la prétention d'être complète. Je ne pouvais mentionner tous les articles qui touchent par quelque point aux questions que j'ai traitées, ni tous les recueils où sont éparpillés les nombreux actes d'Henri I et de ses contemporains. Je n'y ai fait figurer, en dehors de quelques auteurs fondamentaux, que les ouvrages cités, souvent en abrégé, dans les notes qui accompagnent le texte.
   J'ai cru devoir différer la publication du catalogue des actes d'Henri I, qui pourra par là s'enrichir de quelques numéros ; car de récents travaux d'édition, comme ceux de MM. de Moreau et de Troostembergh, font prévoir l'apparition prochaine de plus d'un document inédit qui devra y être mentionné.

35 euros (code de commande : 14887).

 

HUIZINGA (J.) Le déclin du Moyen Âge. Traduit du hollandais par J. Bastin. Préface de Gabriel Hanotaux. Paris, Club du Meilleur Livre, 1958. In-8° sous reliure de soie bleue un peu passée et Rhodoïd d'éditeur, 386 p., illustrations hors texte, (collection « Historia », n° XIV).

15 euros (code de commande : 225/68).

 

LAUER (Ph.) — Robert Ier et Raoul de Bourgogne rois de France (923-936). Paris, Champion, 1910. In-8° broché, IV, 115 p., (« Annales de l'Histoire de France à l'Époque Carolingienne »).

20 euros (code de commande : 206/65).

 

LE ROY LADURIE (Emmanuel) — Montaillou, village occitan de 1294 à 1324. Paris, Gallimard, 1976. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 642 p., illustrations hors texte.
Sur la jaquette :
   En 1320, Jacques Fournier. évêque de Pamiers, plus tard pape d'Avignon, enquête comme inquisiteur sur un village tle Haute Ariège à 1300 mètres d'altitude : Montaillou, 250 habitants, petite communauté occitane et pyrénéenne de montagnards et de bergers.
   Simple épisode de la lutte contre le catharisme ? Mais la conscience ethnologique et policière de l'enquêteur est telle que, Maigret avant la lettre, il finit par déterrer tous les secrets du village, petits ou grands. Et Dieu sait s'il y en a ! Rien n'échappe à cet évêque fureteur, ni la vie intime et ambulatoire du berger Maury, ni les nombreux amours du truculent curé de la paroisse,, mouchard, paillard et cathare, ni les passions romantiques de la châtelaine Béatrice de Planissoles.
   Mais ce sont aussi les drames et la vie quotidienne de Montaillou, opprimé par un clergé dominateur et par le clan tyrannique des Clergue qui forment la trame de cette étude à la fois monographique et globale ; l'enfance et la mort, la culture et la famille, les luttes des maffias paysannes, l'obsession du salut et la magie, l'irréligion et l'hérésie rustiques, la morale et le crime, le folklore, les mythes et les revenants.
   Utilisant cet extraordinaire document qu'est le « registre d'Inquisition » de Jacques Fournier, sorte de roman vrai du petit peuple du XIVe siècle, ce Montaillou ressuscite, dans l'esprit des méthodes historiques et ethnographiques les plus actuelles, la réalité cathare et occitane, d'il y a six cent cinquante ans, avec la fraîcheur et le tremblement du vécu.

10 euros (code de commande : 14733).

 

LEVY (Raphaël) — Chronologie approximative de la littérature française du Moyen Âge. Tübingen, Niemeyer, 1957. In-8° broché, 59 p., (collection « Beihefte zue Zeitschrift für Romanische Philologie », n° 98).
Extrait de l'introduction :
   « Celui qui essayerait de dresser un tableau chronologique de la littérature française du Moyen Âge serait très téméraire et trop positif, et c'est précisément la tâche que je m'impose ici. Bon nombre d'études aussi longues que celle-ci ont paru dans les revues savantes et elles n'ont d'autre but que celui de préciser la date d'une seule œuvre. Même quand ce problème est résolu complètement à l'égard des œuvres modernes, on peut concentrer son attention sur un fait quelconque dans la biographie de l'écrivain. Prenons, par exemple, la vie de John Keats où il n'y a plus la moindre ombre d'un doute sur l'année de sa naissance ni sur l'année de sa mort. Or, grâce aux recherches approfondies du professeur H. E. Briggs, qui résument celles de trois générations de critiques, on a abouti à constater que le poète anglais n'est pas né le 29 octobre 1795 mais le 31 octobre 1795 et qu'il n'est pas mort le 24 février 1821 mais le 23 février 1821 – entre 4 heures 30 et n heures du soir. Ce problème est sérieux car, pour citer le professeur Briggs mot à mot, « if we do not even know when our poet was born or when he died, at times we feel that we know nothing about him ; the life floats vaguely, with no comforting fact at either end to tie it down ». S'il en est ainsi toujours, comment peut-on espérer apprécier une œuvre médiévale dont l'auteur devra rester absolument inconnu et dont la date de composition est tout à fait incertaine ?
Dans le Mod. Lang.Quart., I (1940), p. 338, on a fait appel aux savants américains qui connaissent la littérature écrite en vieux français pour organiser une équipe en vue de rectifier et de compléter le Tableau Chronologique dressé par Gaston Paris en 1888. Ce tableau paraît dans toutes les éditions de La Littérature française au Moyen Âge. J'ignore la date d'un exemplaire de la neuvième impression dont je me suis servi, mais elle reproduit l'avertissement de la cinquième édition qui date de 1913. Là Paul Meyer renseigne le lecteur d'une façon négative : « On pourra aussi trouver utile de corriger ça et là le précieux Tableau Chronologique qui précède les Notes Bibliographiques. C'est avec hésitation que Paris présentait ce tableau, qu'il était bien difficile de former en 1888 et qui, maintenant encore, présente bien des difficultés. Sans doute, en certains cas, les dates sont mieux connues actuellement qu'autrefois. Toutefois c'est là son œuvre tellement personnelle que je me serais fait scrupule d'y rien changer. » Autrement dit le Tableau Chronologique reste tel qu'il a paru dans la première édition de La Littérature française au Moyen Âge. Pendant les soixante dernières années on y avait recours souvent avec profit, mais au fur et à mesure que les études critiques ont paru elles ont diminué le profit qu'on peut en tirer. Aujourd'hui les données de ce tableau, qui n'occupent qu'une dizaine de pages, semblent manquer de précision presque toujours. Le moment est venu d'assembler les résultats de la recherche scientifique pour le mettre à jour. »

8 euros (code de commande : 14210).

 

LOT (Ferdinand) — La France des origines à la Guerre de Cent ans. 8e édition. Paris, Gallimard, 1941. In-8° broché, 277 p., ex dono.

13 euros (code de commande : 229/63).

 

[NIERMEYER (Jan Frederik)]. Miscellanea Mediaevalia in memoriam Jan Frederik Niermeyer. Groningen, Wolters, 1967. In-8° sous reliure d'éditeur, XXXIX, 440 p., couverture plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Table des matières :
   - Ten geleide.
   - Jan Frederik Niermeyer, par C. van de Kieft, avec une version française.
   - Valeur de la personne ou sens du concret. À la base de la soeiété du haut Moyen Âge, par L. Genicot.
   - Note sur la preuve dans la procédure en cas de flagrant délit en droit franc, par F. L. Ganshof.
   - Les formules de droit rornain dans les actes privés du haut Moyen Âge, par D. P. Blok.
   - Development periods of medieval Latin, par M. Plezia.
   - Translatio Studii : les avatars d'un thème médiéval, par A. G. Jongkees.
   - Zullestein, ein karolingischer « portus » bei Worrns, par H. Büttner.
   - Note sur le « portus » de Dinant aux IXe et Xe siècles, par G. Despy.
   - Note sur la date de la donation de Charles Ie Chauve pour l'abbaye de Saint-Bertin, par R. C. van Caenegem.
   - Saint-Wandrille et Saint-Pierre de Gand (IXe et Xe siècles), par H. van Werveke.
   - Note critique sur un diplôme du roi de France Charles Ie Simple du 20 décembre 911, par F. Vercauteren.
   - Die Grafschaft Masalant, par J. K. de Cock.
   - « Uxorem de militari ordine sibi imparem », par J. M. van Winter.
   - Autour de la date du sacre d'Hugues Capet (1er juin ou 3 juillet 987 ?), par J. F. Lemarignier.
   - Une crise du pouvoir capétien 1032-1034, par J. Dhondt.
   - Structures de parenté et noblesse. France du nord IXe-XIIe siècles, par G. Duby.
   - La seigneurie de l'abbaye de Saint-Jean d'Angély au milieu du Xle siècle, par C. van de Kieft.
   - Aux origines de Varsovie, par A. Gieysztor.
   - Some Oxford Borough Customs, par M. D. Lobel.
   - The charter of 1083 and the history of diplomatic in the Netherlands, par F. W. N. Hugenholtz.
   - Die Datierung des Vertrags Friedrichs I., Erzbischofs von Hamburg, mit den hollandischen Ansiedlern bei Bremen, par A. C. F. Koch.
   - Conversion d'alleux en censives et pratiques testamentaires dans la région liégeoise au XIIe siècle, par A. Joris.
   - Initiative comtale et développement économique en Flandre au XIIe siècle : le rôle de Thierry et de Philippe d'Alsace (1128-1191), par A. Verhulst.
   - Notes sur « carruca » chez Suger, par Ch. Higounet.
   - Du style de Noël au style de Paques dans la Chancellerie des comtes de Hainaut et dans le « Chronicon Hanoniense » de Gislebert de Mons (1171-1205), par W. Prevenier.
   - Une charte probablement romane du XIIe siècle (Chièvres, 1195), par M. A. Arnould.
   - Ein Register des Lausanner Domkapitels aus dem 13. Jhdt, par A. Bruckner.
   - « Vernasatura » ou « Vernisatura ». Note sur un procédé de conservation des actes au Moyen Âge, par J. Stiennon.
   - De oudste stedelijke oorkonden van Nijmegen 1233-1291, par F. Ketner.
   - Du « vestgeld » aux droits d'usage concédés sur les premiers remparts des grandes villes brabançonnes au Moyen Âge, par M. Martens.
   - Het stadsrecht van Haarlem, opnieuw bezien, par H. P. H. Camps.
   - The financial policies of the town of Kampen during the early fourteenth century, par J. Kossmann-Putto.
   - Het eerste Kabeljauwse jaar in Holland en de rekening van Philips Persoenressone (1351), par H. P. H. Jansen.
   - Fortunes et genres de vie dans les villages du Toulousain aux XlVe et XVe siècles, par Ph. Wolff.
   - Azzurro della Magna, par H. Ammann.
   - Un document historico-démographique concernant le plat pays de Hollande (environ 1370), par T. S. Jansma.
   - Some economic developments in fifteenth-century Friesland, par S. J. Fockema Andreae.
   - Les débuts de la traite portugaise en Afrique (1433-1448), par Ch. Verlinden.
   - Coinage in the Cely Papers, par Ph. Grierson.
   - Zur Patrozinienforschung in den Niederlanden, par H. J. Kok.
   - Lijst der geschriften van Jan Frederik Niermeyer (Bibliographie des travaux de Jan Frederik Niermeyer).
   - Proefschriften tot stand gekomen onder leiding van Jan Frederik Niermeyer (Thèses accomplies sous la direction de Jan Frederik Niermeyer).

30 euros (code de commande : 15095).

 

ORIGO (Iris) — Le marchand de Prato. Francesco Di Marco Datini. [La vie d'un banquier toscan au XIVe siècle.] Traduit de l'anglais par Jane Fillion. Paris, Albin Michel, 1989. In-8° broché, 360 p.
En quatrième de couverture :
   « Francesco di Marco, grand drapier et marchand italien, mort en 1410 à Prato, près de Florence, laissa par testament des instructions pour que soient conservées – dans la demeure qu'il léguait aux pauvres du Christ – ses archives, tant commerciales que privées. On les retrouva, quatre cents ans plus tard, dans un réduit, miraculeusement préservées. Quelque quinze mille lettres, plus de cinq cents registres et livres de compte, d'innombrables contrats, lettres de change, qui constituent une documentation inappréciable, voire unique, sur le commerce au Moyen Âge.
   L'aspect strictement commercial de ces archives a déjà été étudié par des économistes italiens, mais c'est à Iris Origo qu'il revient d'en avoir éclairé le côté humain. En dépouillant cette énorme correspondance, avec un réel talent de biographe et une sensibilité aiguë, elle nous brosse ici de Francesco Datini, de son épouse Margherita, de leurs amis et serviteurs un vivant portrait, en même temps qu'un tableau très coloré de la vie quotidienne dans une petite ville d'Italie au XIVe siècle.
   Au-delà du document, une époque entière surgit, hantée par la peste noire, par la peur de l'Enfer, dominée par l'Église, et pourtant étonnamment libre. »

10 euros (code de commande : 11740).

 

PACAUT (Marcel) et ROSSIAUD (Jacques) L'âge roman. Paris, Fayard, 1969. In-8° sous reliure d'éditeur, 249 p., illustrations, (collection « Résurrection du Passé »).

13 euros (code de commande : 196/58).

 

ROMEIN (Jan) — Geschiedenis van de Noord-Nederlandsche geschiedschrijving in de Middeleeuwen. Haarlem, Tjeenk Willink & Zn, 1932. In-8° sous cartonnage d’éditeur, XXXI, 248 p.
Table des matières :
   Hoofdstuk I : De Utrechtsche School ca. 800-1350.
   Hoofdstuk II : De Egmondsche Kring ca. 1125-1325.
   Hoofdstuk III : De Friesche Kring ca 1200-1300.
   Hoofdstuk IV : De Hollandsch-Utrechtsche Kring ca. 1350-1480.
   Hoofdstuk V : Hollandsche Geschiedschrijving in de late Middeleeuwen ca. 1350-1490.
   Hoofdstuk VI : De Geldersche Kring ca. 1420-1515.
   Hoofdstuk VII : Friesche Geschiedschriiving in de late Middeleeuwen ca. 1400-1517.
   Hoofdstuk VIII : De Kring der moderne devotie ca. 1440-1517.
   Hoofdstuk IX : Adelskronieken.
   Hoofdstuk X : Stadskronieken.

25 euros (code de commande : 11742).

 

ROSKELL (J.S.) — The Commons in the Parliament of 1422. English Society and Parliamentary Representation under the Lancastrians. Manchester, Manchester University Press, 1954. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, VIII + 266 p., jaquette un peu salie.

s12 euros (code de commande : 258/63)...

 

RUELLE (Pierre) — Le Besant de Dieu. De Guillaume le Clerc de Normandie. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1973. In-8° broché, 287 p., (collection « Faculté de Philosophie et Lettres », LIV).

9 euros (code de commande : 1360).

 

[SAVONAROLE (Girolamo)]. RIDOLFI (Roberto) Savonarole. Vita di Girolamo Savonarola. Traduit de l'italien par Fernand Hayward. Paris, Fayard, 1957. In-8 broché, 320 p., (collection « Les Temps et les Destins »), exemplaire non coupé et à l'état de neuf.

9 euros (code de commande : 7453).

 

SCHOONJANS (Jean) — L’Inquisition. Bruxelles, Éditions de la Cité Chrétienne, 1932. In-12 broché, 171 p., exemplaire non coupé.

10 euros (code de commande : 209).

 

Le Servage. Société Jean Bodin. Réunions des 16, 17 et 18 octobre 1936. Bruxelles. Bruxelles, Falk Fils, 1937. In-8° broché, 332 p.
@ Ce volume publié à l'initiative de l'Institut de Sociologie Solvay, à l'Université Libre de Bruxelles, contient : Le servage dans l'Égypte ancienne sous les XXIe-XXVe dynasties, par Jacques Pirenne ; Les modalités de l'attache à la glèbe dans l'Égypte grecque et romaine, par Claire Préaux ; Le type dorien du servage, par Werner Kamps ; Le colonat dans l'Empire romain, par Paul Collinet ; Paysannerie et grands domaines dans l'Empire byzantin, par Ernest Stein ; L'aspect iranien du servage, par Nicolas Adontz ; L'évolution du servage dans la France coutumière du XIe au XIVe siècle, par Pierre Petot ; La condition des populations rurales dans l'Espagne médiévale, par Charles Verlinden ; Le vilainage anglais et le servage réel et personnel dans la période 1066-1485, par F. Jouon des Longrais ; L'asservissement du paysan russe, par Alexandre Eck ; Les régimes fonciers en Chine, par Henri Maspero ; Le servage dans l'Empire du Japon, par André Gonthier et La notion du servage à la lumière de la méthode comparative, par Alexandre Eck.

30 euros (code de commande : 11046).

 

[TAMERLAN]. BRION (Marcel) — Tamerlan. Paris, Club des Libraires de France, 1963. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 378 p., illustrations, (« Mémorial des Siècles, 14e siècle - Les Hommes »).

13 euros (code de commande : 7064).

 

VAN CAENEGEM (R.C.) — Guide to the sources of medieval history. With the collaboration of F. L. Ganshof. Amsterdam - New York - Oxford, North-Holland Publishing Company, 1978. In-8° sous reliure d'éditeur, XV, 428 p., (collection « Europe in the Middle Ages Selected Studies », volume 2), couverture soigneusement plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Avis de l'éditeur :
   The Guide to the sources of medieval history is emphatically not a translation of its 1964 predecessor the Kurze Quellenkunde des westeuropäischen Mittelalters, still less of the author's original Encyclopedie van de Geschiedenis der Middeleeuwen. It is a new up-to-date work aimed at providing students and teachers of medieval history everywhere with ail the bibliographical and other information they need to pursue their interests as effectively as possible. As Professor of Medieval History in Ghent the author was directly preceded by Professors Ganshof and Pirenne, and his book is firmly based on the generations of expertise in medieval history which has made this University justly famous. In compiling it, Professer van Caenegem has been ably assisted by other scholars and by his English wife, herself an author of historical works.
Extrait de la préface :
   When, in 1955, in the University of Ghent, I started giving an annual course of lectures called « Encyclopaedia of the Middle Ages » and conceived as an Introduction to the written sources of medieval history and related auxiliary sciences, I was greatly helped by the abundant material which my predecessor, F. L. Ganshof, put at my disposal. After a few years of teaching, I published a text-book, with Ganshof's collaboration, which students and others interested in direct contact with medieval chronicles and charters found useful. Shortly afterwards a German version appeared, brought up to date and containing some additional German material.
   The desirability of an English version was suggested from several quarters, not only to help scholars and students in Anglo-Saxon countries but also elsewhere in the world, where a knowledge of English is widespread and curiosity about Europe's medieval past considerable. It is with pleasure, therefore, that I put before the English reading public the present Guide to the sources of medieval history, in an up to date version, including publications up to 1975 (but always excluding mere reprints), and enriched with chapters on historical metrology and the use of computers in medieval studies.

40 euros (code de commande : 14886).

 

La vie quotidienne des femmes au Moyen Âge. Traduit de l'italien par Catherine Dalarum-Mitrovitsa et Jacques Dalarum. Paris, Hachette, 1991. In-8° collé, 290 p., (collection « La Vie Quotidienne »), cachet d'appartenance à la page de titre.
En quatrième de couverture :
   Une brume épaisse s'est peu à peu répandue sur les activités des femmes du Moyen Âge qui n'appartenaient pas à la haute aristocratie ou à l'Église. De ces fragments de vies de quelques princesses, nonnes pour la plupart, on ne connaissait de surcroît que la version donnée par des scribes masculins. Le projet d'écrire une Vie quotidienne des femmes au Moyen Âge ressemblait donc à une gageure et exigeait autant d'audace que de prudence. Ne retenant pour matériaux que des écrits de femmes, notamment autobiographiques, redonnant à l'époque médiévale sa juste ampleur, du IVe au XIVe siècle, et son vrai cadre géographique, l'Europe, les auteurs ont choisi de restituer huit destins de femmes. Rien d'arbitraire à ce choix : chacune symbolise un siècle, une catégorie sociale, un itinéraire humain. Égérie, Baudonivie, Dhuoda, Hrosvitha, Trotula, Héloïse, Hildegarde et Catherine de Sienne nous permettent enfin de dissiper nos ignorances et de remettre en cause, par leurs témoignages directs, les stéréotypes en vigueur.
Table des matières :
   Préface, par Guy Lobrichon.
   Introduction, par Ferruccio Bertini.
   Chapitre I : Égérie la pèlerine, par Franco Cardini.
   Chapitre II : Baudonivie la biographe, par Claudio Leonardi.
   Chapitre III : Dhuoda la mère, par Franco Cardini.
   Chapitre IV : Hrosvitha la poétesse, par Ferruccio Bertini.
   Chapitre V : Trotula le médecin, par Ferruccio Bertini.
   Chapitre VI : Héloïse l'intellectuelle, par Mariateresa Fumagalli Beonio Brocchieri.
   Chapitre VII : Hildegarde la prophétesse, par Mariateresa Fumagalli Beonio Brocchieri.
   Chapitre VIII : Catherine la mystique, par Claudio Leonardi.

10 euros (code de commande : 14489).

 

Visages d'éternité. Pierres gravées du Moyen Age par Charles Prost. Préface de Georges Duby. S.l., Joël Guénot, 1980. In-4° sous reliure d'éditeur, 70 p., jaquette.

11 euros (code de commande : 2896).


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