NUMISMATIQUE
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NICOLAS (Abbé Joseph) L'argent des principautés belges pendant le moyen-âge et la période moderne. Tomes I et II (complet). Namur, Berhin-Maguin, 1933. Deux volumes in-8° brochés, 161 et 164 p., couvertures passées.
Introduction :
   « La numismatique est une science auxiliaire de l'histoire. Elle rend au chercheur les plus précieux services : sans elle, l'amant des siècles écoulés serait arrêté à chaque pas dans ses investigations, demandant vainement aux archives qu'il compulse l'énigmatique interprétation des évaluations bizarres dont il ignore l'importance.
   Pendant les sombres jours de l'occupation étrangère, qui souilla notre héroïque patrie de meurtres, d'incendies, des crimes de la bête ; tandis que là-bas, bien loin dans le brouillard, tonnait l'acier vengeur et se forgeait la victoire, nous passions en revue les reliures moisies d'une bibliothèque au repos, en guise de passe-temps, en quête de surprise, dans l'espoir d'une rencontre intéressante. Soudain, parmi le fouillis, une plaquette d'un gris de boche attire nos regards : papier jauni, caractères gothiques, gravures figurées et blasonnées : il n'en-faut pas davantage pour piquer notre curiosité...
   Nous venions de mettre la main sur l'Ordonantie des Coninghs op het Reglement van Sijne Munte, imprimée à Anvers en 1644.
   Ce document officiel, publié sous le nom du roi d'Espagne Philippe IV, porte la date du 31 mai 1644. Après l'exposé des motifs qui amènent le Gouvernement royal à modifier le placard du 28 août précédent, l'ordonnance spécifie toutes les espèces d'or, d'argent et de cuivre admises aux Pays-Bas, avec indication, de leur poids et du cours de change auquel elles peuvent être reçues ; elle réglemente l'importation du billon étranger, dont elle s'applique à enrayer la trop grande affluence ; enfin elle prohibe l'exportation de l'or et de l'argent, tout en sauvegardant les intérêts du commerce national.
   Pour assurer la parfaite observation des dispositions promulguées, le décret souverain arrête certaines mesures préventives et prononce des pénalités rigoureuses ; il se termine par la représentation au naturel (droit et revers) des 220 pièces d'or et des 62 monnaies d'argent coursables aux Pays-Bas.
   Tous comprennent aisément la haute valeur et l'importance considérable de cette pièce officielle : elle nous permet d'apprécier à leur juste estimation les monnaies variées qui agrémentent les contrats et les comptes sous le régime espagnol. En vérité, ce placard illustré, jadis à l'usage d'un commerçant ou d'un changeur flamand, ne constitue pas l'une de ces raretés documentaires, dont la découverte émeut le monde des travailleurs : on le rencontre dans les Placcaeten ende Ordonnantien vande Hertoghen van Brabandt, Princen van dese Neder-Landen, door Antonium Anselmo, tweede deel. Malheureusement, cette publication n'est guère abordable ; elle dort d'un sommeil de plomb dans la vénérable poussière de nos bibliothèques publiques, où elle est trop peu consultée. D'ailleurs, les placards de Brabant ne donnent qu'en partie l'ordonnance de 1644 ; et cela dans le dialecte thiois, inintelligible au plus grand nombre. Afin de mettre ce document à la portée de tous, même de ceux qui, n'ayant avec le nederduytsch que de faibles accointances, ne se reconnaissent point la patience d'interroger une langue qu'ils ignorent, nous donnerons en ces pages, avec le texte original de l'ordonnance, une traduction littérale, suffisante pour en saisir le gros sens. Le lecteur est averti : nous ne sommes pas linguiste, mais désireux d'être utile aux amis de l'Histoire.
   Le lecteur rencontrera dans l'ordonnance en question des termes techniques, avec lesquels il n'est peut-être pas assez familiarisé ; pour lui épargner tout labeur supplémentaire, nous rappellerons les notions essentielles concernant la fabrication des espèces monétaires. À cette fin, nous employerons la méthode intuitive, en commentant deux ordonnances des archiducs Albert et Isabelle : la première, du 14 août 1614, relative à la frappe des écus d'or; la seconde, du 22 août 1616, touchant le monnayage des pièces de trois patars.
   Nombre d'auteurs respectables, à la plume plus féconde que prudente, émaillent leurs monographies d'évaluations phantastiques, qu'ils attribuent avec une surprenante largesse aux monnaies courantes du moyen-âge. Sans indiquer sur quelle base ils appuyent leurs estimations, ils ne craignent d'écrire : en 1164-1168, une rente de 12 sous, environ 120 francs de notre monnaie ; ... en 1327, deux sous, environ 20 francs aujourd'hui ; ... en 1613, six gros (= 4 fr. 50) ; ... en 1709, 6 escalins = 3 fr. 40 c..., et deux esc. = 1 fr. 15, etc. À la rigueur, la traduction des escalins en argent moderne pourrait être acceptée ; mais la réduction des sous et des gros nous paraît de la plus haute fantaisie. L'éditeur du Compte de la recette de Chiny pour l'année 1378-1379 s'égare dans les mêmes exagérations ; mais il prend soin de nous livrer le secret de sa méthode : « à l'époque de ce compte, écrit-il, la livre parisis valait 12 francs de notre monnaie, le sou parisis 0 f. 60, et le denier 0 fr. 05.
   » Si l'on considère qu'au XIVe siècle l'argent était très rare et avait par suite, comme marchandise, une valeur que l'on peut estimer six fois plus forte, on doit, eu égard à ce pouvoir commercial, multiplier la valeur intrinsèque par 6 pour avoir la valeur moderne (Hagemans, Vie domestique d'un seigneur châtelain du moyen-âge) ».
   Si nous comprenons bien, les étonnantes déterminations, que nous venons de relever, ne sont que l'indication approximative de la puissance d'achat attribuée aux livres, sols, gros, escalins, etc., et rapportée à la valeur commerciale de nos francs et centimes. Il ne sera pas inutile de signaler les défauts d'un tel système et de suggérer une méthode plus rationnelle et plus satisfaisante.
   Pénétrant dans le domaine de l'application et de la réalité, nous esquisserons à grands traits l'histoire numismatique de nos anciennes provinces, depuis la conquête de la Gaule par les Francs jusqu'à la chute de la domination autrichienne ; nous signalerons les principales espèces d'or et d'argent que manièrent nos aïeux, sans négliger les monnaies de compte qui jouirent de la faveur du public. Guidé, dans la mesure du possible, par la bonté intrinsèque des espèces connues, éclairé par le cours officiel qui leur échut à travers les siècles, nous établirons la valeur en francs-or modernes de l'argent du moyen-âge. Le lecteur inquiet n'aura d'autre labeur que parcourir ces pages pour juger sainement des expressions monétaires que lui présenteront les archives de nos provinces, qui devaient former un jour les Pays de par-deçà.
   Notre travail comprendra dix chapitres : Chapitre Ier , notions générales sur la frappe des monnaies ; - Chapitre II, argent de compte ; - Chapitre III, systèmes particuliers de numération monétaire ; - Chapitre IV, valeur des monnaies ; - Chapitre V, monnaies franques et françaises jusqu'à l'apparition du marc ; Chapitre VI, le marc et les marcs ; - Chapitre VII, livres étrangères ; - Chapitre VIII, valeur moderne des espèces monétaires les plus en vogue du XIIIe au XIXe siècle ; - Chapitre IX, valeur moderne de la monnaie de compte depuis le moyen-âge jusqu'à la fin du XVIIIe siècle ; - Chapitre X, l'ordonnance royale du 31 mai 1644, sur le cours des monnaies. »

Les deux volumes : 40 euros (code de commande : 12762 - vendu).

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   BÓGAERT (A.). A. Bógaerts Roomsche Monarchy, ...
   
Amsterdam, Joannes Oosterwyk, 1718.

   Très bel exemplaire, bien complet de toutes ses gravures.
   Pour en savoir plus....

300 euros (code de commande : 9057/M).

 

DE BARTHÉLEMY (A) — Nouveau manuel de numismatique ancienne. Ouvrage accompagné d'un atlas renfermant douze planches. Paris, Malfère, 1929. Deux volumes in-12 et in-12° oblong (atlas) demi-simili brun à coins, 483 p. et 23 p., 12 planches, bon exemplaire bien complet..
Extrait de l'avant-propos :
« Le Nouveau Manuel de Numismatique ancienne dont nous offrons une nouvelle édition, n'est pas un ouvrage scientifique, à proprement parler : notre but a été de résumer, dans le plus modeste format possible, les notions indispensables à ceux qui veulent s'occuper de l'étude des anciennes monnaies. Les ouvrages spéciaux sont tellement nombreux et considérables, aujourd'hui, qu'il nous a paru utile de résumer ce qu'ils contiennent, de manière à faire un petit livre qui fût en quelque sorte le vade-mecum des archéologues et des voyageurs.
Dans notre Manuel, on apprendra pas la numismatique, mais au moins on y trouvera les moyens de chercher utilement. Nous espérons que, plus d'une fois, notre ouvrage donnera des points de repère utiles. »

Les deux volumes : 100 euros (code de commande : 11024).

 

DUPRIEZ (Ch.) — Monnaies et médailles du VIIe siècle avant J.-C. jusqu'à nos jours. Bruxelles, 1928. In-8° broché, 32 p., 2 planches hors texte.
Préface :
   « Notre précédente brochure, tirée à 5000 exemplaires en 1927, a provoqué de nombreuses demandes de renseignements sur les moyens de discerner les pièces fausses des originales.
   Comme cette question est à peine effleurée dans les manuels de numismatique, nous publions aujourd'hui, pour répondre aux demandes qui nous ont été faites, une seconde édition donnant, en sus du texte et des planches contenus dans la première, un aperçu des caractères généraux des pièces fausses et les preuves de l'authenticité des autres. »

8 euros (code de commande :12399).

 

Mille ans de monnayage bruxellois. 965-1965. Bruxelles, Bibliothèque Royale, 1965. In-8° broché, XV, 107 p., planches hors texte.
   
@ Catalogue de l'exposition éponyme organisée à l'occasion du millénaire de l'atelier monétaire de Bruxelles du 2 au 31 octobre 1965..
Table des matières :
   I. L'atelier de Bruxelles.
   II. Le monnayage de Bruxelles aux Xe et XIe siècles.
   III. La maison de Louvain jusqu'à l'avènement de Jean Ier le Victorieux.
   IV. L'apparition de la grosse monnaie.
   V. La maison de Bourgogne.
   VI. La période espagnole.
   VII. La domination autrichienne.
   VIII. Le royaume des Pays-Bas.
   IX. Le royaume de Belgique.
   X. Les monnaies étrangères et coloniales frappées à Bruxelles.
   XI. L'évolution des techniques de frappe.

15 euros (code de commande : 12694 - vendu).

 

SAMBON (Arthur) — Collection Martinetti et Nervegna. Médailles grecques et romaines. Aes grave. Vente aux enchères publiques galerie Sangiorgi, Palais Borghèse à Rome le lundi 18 novembre 1907. Rome, Hôtel des Ventes, 1907. Grand in-8° broché, 254 p., XLIII planches hors texte in fine, dos passé.
Préface :
« Les prix élevés qu'atteignent aujourd'hui les médailles antiques décident les héritiers des grandes collections italiennes restées encore invendues à les apporter sur le marché. Après la collection Strozzi, voici deux des plus célèbres collections : l'une de Rome, l'autre de l'Italie du Sud, qui vont être dispersées dans cet historique Palais Borghèse, où planent tant de vieux souvenirs.
Une de ces collections a été formée par Francesco Martinetti. L'histoire de la recherche des objets d'art, pendant la seconde moitié du siècle passé, peut se résumer par deux noms, Alessandro Castellani et Francesco Martinelli. Tous les deux étaient des marchands d'antiquités ; mais ce terme, qui pour certains voisine celui de brocanteur, pour eux était un litre de gloire.
S'ils étaient marchands, c'était parce que leur condition ne leur permettait pas le luxe de former des collections à la hauteur de leur goût ; mais ils avaient tous deux une sensibilité extrême du Beau, et l'avidité intense et fébrile de posséder, ne fût-ce que pour quelques heures, les objets qui leur procuraient de fortes émotions artistiques. À eux deux ils ont peuplé les musées de chefs-d'œuvre ; ils ont sauvé maint objet d'art de la destruction à laquelle il était voué par l'ignorance ; ils ont créé autour d'eux un large rayonnement de goût.
Francesco Martinetti avait commencé sa carrière en qualité de graveur en pierres fines ; mais au séminaire, où il avait reçu une solide instruction, il acquit le goût des médailles antiques, et quand, dans la suite, il se lança à la recherche des sculptures anciennes, il se plaisait à répéter que la médaille, en fait d'art, était pour lui le dictionnaire qu'il feuilletait chaque fois qu'il était embarrassé.
Francesco Martinetti avait aussi un culte pour la ville de Rome, et sa collection est l'expression de ce culte. Les médailles qu'il a laissées racontent presque toutes les gloires de la Ville Éternelle et forment le plus beau livre illustré de Rome que l'on puisse rêver.
Giuseppe Nervegna présente un contraste frappant avec Martinetti. C'est le tranquille et patient collectionneur de province. Venu très jeune de Trieste dans la paisible petite ville de Brindes, il est ravi de la beauté incomparable des monnaies anciennes de la réqion qu'il vient habiter et les recherche avec passion ; pour une longue suite d'années, jusqu'à un âge très avancé, il recueille tout ce qui se trouve dans les environs de Brindes. De manière que sa collection n'intéresse pas seulement au point de vue des pièces historiques uniques ou des fleurons d'art ; mais encore par le précieux enseignement que peut fournir une collection formée uniquement par des trouvailles de la région. Aussi la série des monnaies de Tarente de cette collection est-elle d'une inestimable valeur. »

60 euros (code de commande : 11044).

SAMBON (Arthur) — Collection Strozzi. Médailles grecques et romaines. Aes grave. Paris, Bibliothèque du Musée, 1907. Grand in-8° broché, 197 p., XXI planches hors texte in fine, exemplaire non coupé.
Préface :
« C'est avec le plus grand plaisir que, sur la demande de M. Sangiorgi, de Rome, j'ai accepté de rédiger le catalogue de la collection Strozzi. En effet, peu de colleclions privées sont aussi instructives que celle-ci, et je déplore vivement de n'avoir eu à ma dispositon qu'un laps de temps trop court pour examiner les incomparables séries de l'Étrurie et de la Grande Grèce.
J'ai tenté néanmoins de donner quelques indications précises, et j'espère que mon catalogue ne sera pas complètement inutile lorsqu'aura été dispersée cette magnifique collection.
Le Marquis Carlo Strozzi fut un enthousiaste des études classiques et un mécène éclairé. Il eut une grande influence sur le mouvement scientifique de la numismatique en Italie, qui reçut à cette époque une grande impulsion. Il fonda, après les essais trop spécialisés d'Olivieri et de Caucich, la première revue générale de numismatique qui ait paru en Italie. Cette revue, intitulée : Periodico di numismatica e sfragistica per la storia d'Italia, fut publiée de 1868 à 1874, et réunit des études de Brambilla, Gamurrini, Garrucci, Pigorini, Kunz, J.-B. de Rossi, G. Riccio, Pellegrino Tonini, A. Salinas. Ce fut en s'inspirant de son œuvre que Gnecchi et Ambrosoli fondèrent la Rivista Italiana di numismatica qui, avec tant de succès, dirige actuellement le mouvement scientifique en Italie.
Carto Strozzi avait commencé par former, vers le milieu du siècle passé, une collection incomparable d'aes grave et de monnaies étrusques. Les trouvailles principales de l'époque vinrent successivement enrichir ces séries, notamment celles de Quingento, de Fabbri, de Tarquinia, de Volterra, de Bieda, de Chiusi, de Vicarello et de Vulci.
Attiré peu à peu par ses goûts artistiques vers les monnaies de la Grande Grèce et de la Sicile, le Marquis Strozzi en réunit un nombre considérable, faisant preuve, dans le choix des pièces, d'un grand discernement. Ici encore quelques trouvailles importantes vinrent ajouter des fleurons.
La célèbre trouvaille de monnaies romaines en or, faite à Cumes en 1868, et publiée dans le Periodico par Gennaro Riccio, le décida à entreprendre une collection de monnaies romaines. Cette nouvelle série devint bien vite célèbre, et il suffit de jeter un coup-d'œil sur nos planches pour en comprendre tout l'intérêt.
Nous vouons que le savant napolitain n'avait pas tort en disant que cette trouvaille avait fourni des « joyaux comme jamais on n'en avait vu » ( « dei fior di conio come mai si è visto » ).
La Collection Strozzi est restée plus de vingt ans sous scellés, et quoique, dans ces dernières années, un Strozzi ait un moment paru vouloir continuer à l'enrichir, voici qu'elle subit aujourd'hui le sort de presque toutes les collections privées ; mais, s'il est toujours douloureux de voir disperser les richesses artistiques d'un homme d'élite, on est heureux de penser que ces belles médailles sortiront de leur long sommeil, pour apporter dans les musées le précieux secours de leur documentation, et dans les collections privées la grâce et la beauté sévère de leur ornementation. »

75 euros (code de commande : 11045).


CATALOGUES DE VENTES

 

Monnaies antiques modernes, médailles, jetons, livres numismatiques. Bruxelles, B. Franceschi, 1967. In-8° broché, 89 p., [13] planches hors texte.
   @ Catalogue de vente à prix marqués présentant 1521 numéros.

5 euros (code de commande : Num/001).

 

Monnaies antiques modernes, médailles, jetons, livres numismatiques. Bruxelles, B. Franceschi, 1968. In-8° broché, 53 p., [7] planches hors texte.
   @ Catalogue de vente à prix marqués présentant 1224 numéros.

4 euros (code de commande : Num/002).


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