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Chalet 1. Paris, Rieder et Cie, 1926.
In-12 broché, 214 p.
@ Édition originale. Tirage
limité à 375 exemplaires ; celui-ci est l'un des
300 numérotés sur vélin pur fil des papeteries
Lafuma (n° 173), rousseurs.
& André
Baillon 1875-1932, p. 88, n° 7.
80 euros (code de commande
: 7914).
La Dupe. Le Pénitent exaspéré.
Texte établie et
commenté par Raymond Trousson. Bruxelles, Labor,
1988. In-8° broché, 211 p., collection « Archives
du Futur »), couverture poussiéreuse.
En quatrième
de couverture :
On trouvera réunies dans ce volume la
première et la dernière uvres romanesques
d'André Baillon.
Presque terminée à la mort de
l'écrivain, en 1932, publiée en 1944 et depuis
longtemps introuvable, La Dupe appartient au même
cycle autobiographique que Le Neveu de Mlle Autorité
et Roseau. Contrairement au ton de ces deux livres, qui
se voulait démystifiant, Baillon prête au personnage
à peine transposé de Daniel Haudoin la candeur
et les sentiments d'échec répétés
de son enfance et de son adolescence. Le point culminant du récit
sera la liaison du jeune étudiant avec Rosine, l'ouvrière
sans scrupules et avide de plaisir, dont il sera « la
dupe » consentante.
Quant au Pénitent exaspéré,
qui date de 1915, le texte, établi et commenté
ici par Raymond Trousson, en était resté inédit.
Aboutissement des écrits de jeunesse, ce premier roman
relate une passion perverse où le narrateur finit par
assassiner Jeannine, la prostituée, qui a accepté
de « l'aimer jusque dans la mort ». Dans
ce document essentiel pour qui s'intéresse à la
formation et à l'évolution de l'écrivain,
une emphase et une morbidité encore très marquées
par la littérature décadente alternent singulièrement
avec la sobriété et l'ironie qui seront celles
des grandes uvres de la maturité.
12 euros (code de commande
: 14303).
En sabots.
Préface de Franz Hellens.
Illustrations de Jean Donnay. S.l., Les Lettres Belges,
[1959]. In-8°
(164 x 13 mm.) broché, 311, [1.] p., 13 illustrations
dans le texte, ouvrage imprimé en deux tons sur papier
crème Original Renage's Mill, dos et couverture un peu
jaunis, exemplaire numéroté
L'achevé
d'imprimer est daté du 10 mars 1959.
15 euros (code de commande
: 17500).
Histoire
d'une Marie. Loverval, Labor,
2006. In-8° collé, 352 p. (collection « Passé
Présent »), exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Marie est une fille toute simple. Pure et bonne.
Une fille de la terre qui, un jour, se laisse séduire
par la ville et les hommes. Mais très vite le charme se
rompt. La dureté de la vie et la méchanceté
du monde entraînent la jeune femme vers la prostitution.
Son cur, pourtant, ne demande qu'à aimer. Et c'est
ainsi qu'elle s'éprend d'Henry Boulant, écrivain
torturé, égoïste, qui la persécute
autant qu'il se persécute lui-même.
De son ton inimitable, résolument moderne,
André Bâillon nous raconte l'histoire de cette femme
à l'âme limpide, et s'il le fait si bien, avec de
tels accents de vérité, c'est parce que ce récit
puise aux sources de sa propre vie.
15 euros (code de commande
: 14480 - vendu).
DENISSEN
(Frans) André Baillon. Le gigolo d'Irma
Idéal. Traduit
du néerlandais par Charles Franken. Bruxelles, Labor,
2001. In-8° broché, 366 p., (collection « Archives
du Futur »).
En quatrième
de couverture :
Après le suicide d'André Baillon
(1875-1932), les historiens de la littérature eurent tôt
fait de reléguer cet auteur dans leur cabinet de curiosités.
Cinquante ans plus tard, des critiques réhabilitent l'écrivain
dont l'uvre et la vie exercent une grande fascination.
Baillon est considéré tantôt comme un personnage
profondément tragique, tantôt comme un comique de
grand talent ; plusieurs de ses contemporains le trouvaient
en retard sur son époque mais beaucoup de ses admirateurs
actuels voient en lui un grand précurseur ; les uns
estiment qu'il était fou, d'autres qu'il était
lucide. En un mot, cet homme avait le don de se trouver perpétuellement
assis entre deux chaises. Tout le monde s'accorde à reconnaître
le caractère autobiographique de son uvre mais,
après sa mort, pas moins de cinq biographies, souvent
contradictoires, lui ont été consacrées.
Après avoir découvert par hasard
l'uvre de Baillon en 1985, Frans Denissen a traduit huit
de ses romans en néerlandais. Tombé sous le charme
de cette personnalité, il a dépouillé des
archives jamais exploitées, visité les dizaines
de lieux où l'auteur a séjourné au cours
de sa vie agitée et tenté d'entrer en contact avec
des témoins vivants. Ce volume est le fruit de ses recherches,
semblables à une investigation policière, et de
sa fréquentation des textes de Bâillon. Loin des
biographies conventionnelles et des essais classiques, l'ouvrage
se présente comme une passionnante quête de la vérité
au cur de l'existence mythique d'un homme de lettres.
15 euros (code de commande
: 14302).
WILLAM
(Maurice) La Haute Solitude de André Baillon
précurseur de l'existentialisme.
Préface de Charles Vildrac. Bruxelles, Labor, 1951.
In-8° broché, 221 p., hommage de l'auteur, rousseurs
sur la couverture.
Postface :
Ceci pourrait tout aussi bien être une
préface. Mais de toute façon ces quelques lignes
au fil desquelles un auteur tente de préciser ses intentions
ne sont que rarement lues avant l'ouvrage lui-même. Aussi
paradoxal que cela puisse paraître, ce serait, dans ce
cas, atteler la charrue avant les bufs. Ainsi avons-nous
décidé d'écrire une postface. Ce n'était
pas indispensable ? Evidemment. Je possède d'ailleurs
un ami qui maintes et maintes fois m'a répété
que dans la vie rien n'était indispensable... pas même
la vie elle-même. Comme la gratuité du geste en
augmente la valeur, nous avons décidé de poser
celui-ci.
Cet essai, nous pourrions le qualifier de voyage
de découverte. Et cette expédition a duré
quelque temps. Ayant reçu la révélation
de la valeur de Bâillon aux temps sombres de l'oppression,
voici qu'aujourd'hui je m'arrête à une première
étape. Car ce n'est qu'un arrêt temporaire. Nous
n'avons pas, en effet, pénétré tous les
recoins de cette personnalité si attachante. Tout n'est
pas dit sur un des plus grands écrivains belges, le «
seul grand styliste » que la Belgique ait possédé,
a consenti à dire Debatty. Nous avons tenté d'embrasser
le plus largement possible l'homme et sa production. Que certains
points méritent d'être encore approfondis, j'en
conviens aisément. Ce sera le labeur de demain.
Mais nous avons, en toutes circonstances, tenté
de donner du littérateur des aperçus originaux
en insistant sur la formation de l'homme et de l'écrivain
ainsi que sur ses prolongements insoupçonnés. C'est
pourquoi nous ne nous sommes point appesantis sur tous les ouvrages
écrits par Bâillon. Avant nous, Roger de Lanhiay
qu'hélas cette chose indigne des hommes qu'on nomme la
guerre nous enleva, les avait étudiés avec un talent
et une perspicacité remarquables. Nous n'aurions pu, en
de nombreuses occasions, que répéter ce qu'il avait
dit.
Ces choses originales que nous avons cru découvrir
seront-elles admises par tous ceux qui nous liront ? Ce
serait un miracle. Enfin si certains éléments de
cet ouvrage provoquaient quelques discussions nous nous estimerions
payés de nos efforts et cela signifierait qu'il aurait
suscité un peu d'intérêt. Et aussi que nous
aurions contribué à rappeler la figure de ce grand
écrivain nous ne voulons pas lui donner d'autre
titre et la place qu'il tient dans notre littérature...
13 euros (code de commande
: 14673). |