LITTÉRATURE DE BELGIQUE

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Littérature dialectale de Wallonie


MAELDERLICK (Maurice) Le chemin de Haute Croix. L'ouvrage contient un poème réparti en un prologue, quatre intermèdes et cinq chants, le tout en 1011 vers, ainsi que la reproduction de cinq gravures pleine page et de 44 enluminures de Frans MINNAERT. Tielt, Lannoo, 1978. In-4° sous reliure toilée d'éditeur, un des 500 exemplaires numérotés et signés par les auteurs.

19 euros (code de commande : LB/107).

 

MAETERLINCK (Maurice) — L'Oiseau bleu. Féérie en six actes et douze tableaux. Représentée pour la première fois, sur le Théâtre Artistique de Moscou, le 30 septembre 1908, et à Paris, sur la scène du Théâtre Réjane, le 2 mars 1911. Soixante-dix-huitième mille. Paris, Charpentier et Fasquelle, 1929. In-12 broché, VII + 273 p.

8 euros (code de commande : 8275 - vendu).

 

[MAETERLINCK]. BAILLY (Auguste) — Maeterlinck. Paris, Firmin-Didot, 1931. In-12 broché, 212 p., (collection "Visages Contemporains").

6,50 euros (code de commande : LB/108).

[MAETERLINCK]. COMPÈRE (Gaston) — Maurice Maeterlinck. Besançon, La Manufacture, 1991. In-8° broché, 238 p., un cahier d'illustrations.

6,50 euros (code de commande : LB/109).

MAGRITTE (René) et MARIËN (Marcel)Le jour nul des poètes. Avec un dessin de Marcel Mariën. Bruxelles, Les Lèvres Nues, 1972. In-4° en ff., [16 p.], un des 95 exemplaires numérotés, (collection « Le Fait Accompli », n° 57-58), titre en partie jauni, bon exemplaire non coupé.

120 euros (code de commande : 101/69).

 

MALVA (Constant) — Correspondance 1933-1968. Édition établie et annotée par Yves Vasseur. Préface de Michel Ragon. Postface de Jean Puissant. Bruxelles-Paris, Labor-Nathan, 1982. In-8° broché, 364 p., illustrations hors texte, (collection « Archives du Futur »).
En quatrième de couverture :
   « La correspondance de Constant Malva (1903-1969) éclaire de l'intérieur et en profondeur ce que furent la vie difficile et la singulière destinée d'une figure majeure de la littérature prolétarienne. Elle apporte des renseignements essentiels sur la genèse des œuvres du mineur devenu écrivain et sur ses rapports avec les différents milieux littéraires, dont celui de cette littérature prolétarienne dont elle retrace l'histoire de biais. Elle nous plonge également au cœur des grands drames de ce siècle, la misère de la classe ouvrière, ses espoirs déçus en la révolution, la deuxième guerre mondiale et son cortège de malheurs, l'après-guerre et ses désillusions.
   Écrites dans un style direct et incisif, ces lettres adressées par l'auteur de Ma Nuit au jour le jour à des amis proches ou à d'autres écrivains constituent un témoignage de premier ordre, non seulement sur l'homme et sur un secteur encore assez mal connu de la littérature, mais aussi sur notre Histoire récente.
 »

18 euros (code de commande : 13737).

MALVA (Constant) — Correspondance 1931-1969. Édition établie et annotée par Yves Vasseur. Préface de Michel Ragon. Postface de Jean Puissant. 2e édition revue et augmentée. Bruxelles, Labor, 1985. In-8° collé, 292 p., illustrations hors texte, (collection « Archives du Futur »).
En quatrième de couverture :
   « La correspondance de Constant Malva (1903-1969) éclaire de l'intérieur et en profondeur ce que furent la vie difficile et la singulière destinée d'une figure majeure de la littérature prolétarienne. Elle apporte des renseignements essentiels sur la genèse des œuvres du mineur devenu écrivain et sur ses rapports avec les différents milieux littéraires, dont celui de cette littérature prolétarienne dont elle retrace l'histoire de biais. Elle nous plonge également au cœur des grands drames de ce siècle, la misère de la classe ouvrière, ses espoirs déçus en la révolution, la deuxième guerre mondiale et son cortège de malheurs, l'après-guerre et ses désillusions.
   Écrites dans un style direct et incisif, ces lettres adressées par l'auteur de Ma Nuit au jour le jour à des amis proches ou à d'autres écrivains constituent un témoignage de premier ordre, non seulement sur l'homme et sur un secteur encore assez mal connu de la littérature, mais aussi sur notre Histoire récente.
 »

15 euros (code de commande : 13359).

MALVA (Constant) — Un ouvrier qui s'ennuie. Mon homme de coupe. Présenté par Michel Ragon. Genève, Slatkine, 1981. In-8° collé, VIII, 117, 158 p., (collection « Mémoire Populaire »).
En quatrième de couverture :
   Constant Malva (1903-1969), mineur de fond en Wallonie pendant vingt-trois ans, est un des plus authentiques et des plus émouvants écrivains prolétariens de langue française. Malgré tout, Malva sera peu connu jusqu'à ce que, en 1947, l'attention des milieux littéraires soit attirée sur lui par la publication par Jean-Paul Sartre, dans Les Temps Modernes, de larges extraits de Ma nuit au jour le jour, l'un des plus remarquables textes de Malva, écrit en 1937 et resté jusqu'alors sans éditeur.
   Les deux ouvrages de Malva que nous rééditons en un seul volume ont été publiés pour la première fois pendant la Seconde Guerre mondiale en Belgique et, jamais réédités, ils sont depuis longtemps introuvables. Un ouvrier qui s'ennuie, écrit d'août 1939 à janvier 1940, alors que Malva était encore bouveleur au fond de la mine, est sans doute le livre le plus désespéré de l'auteur qui n'attendait plus son salut que de la fuite. Car Malva ne cède pas au poncif ouvriériste du travail salvateur, ni au mythe du mineur amoureux de sa fosse et de son terril. Les ouvriers que nous montre Malva ne sont pas des héros du travail, mais des hommes accablés, désespérés par une tâche inhumaine. Mon homme de coupe, publié à Bruxelles en 1943, est un texte moins dramatique où d'autres traits de Malva apparaissent : une certaine bonhomie notamment et un goût de la camaraderie dans le travail.

15 euros (code de commande : 14528 - vendu).

[MARCEAU (Félicien)]. VANDROMME (Pol) — Félicien Marceau. Le défi d'un irrégulier. Paris, La Table Ronde, 1996. In-8° broché, 330 p.
En quatrième de couverture :
« Félicien Marceau est un irrégulier en révolte contre les lieux communs. Sa littérature est celle d'un réfractaire. Sur les rapports de nos contemporains avec l'amour, l'ambition, la politique et les affaires, il a écrit des livres implacables, posant un regard froid sur les vertiges des hommes et les abîmes du monde.
Dans ses romans comme dans son théâtre, c'est un auteur d'avant-garde qui joue avec le temps, fait cdfncider une grille de lecture balzacienne et une allégresse dans la tradition du XVIIIe italien de Casanova.
Dans cette biographie, Pol Vandromme décrit un personnage à l'opposé de l'image conventionnelle que l'on se fait de lui. Félicien Marceau n'est ni un écrivain académique, ni un conteur frivole, ni un amuseur boulevardier, mais un grand créateur au tempérament de condottiere. »

12 euros (code de commande : 7921).

MASSON (Arthur).

MELLOY (Camille) Une vie de chien. Nouvelle ornée de quatre pointes sèches par Jan van Ael. Anvers, Papegay, 1943. In-8° broché, 92 p., un des 225 exemplaires numérotés et nominatifs.

100 euros (code de commande : 89/66).

 

MERTENS (Pierre) — Une paix royale. Roman. Paris, Seuil, 1995. In-8° broché, 489 p., (collection « Fiction & Cie »).
@ Il s'agit de la première édition « non expurgée » de ce roman. Une version « diminuée » fut imprimée en exécution de l'ordonnance de référé rendue par le tribunal de grande instante de Paris, le 22 septembre 1995, suite à la requête de Liliane de Belgique et d'Alexandre de Belgique (les pages 295-296 et 304-305 furent modifiées).
En quatrième de couverture :
« Moi, Pierre Raymond, guide assermenté, je juré que ceci m'est réellement arrivé, qu'encore enfant, et juché sur mon vélo, j'ai été renversé par la voiture d'un roi – et même de deux: Léopold III et Baudouin de Belgique. Un épisode au moins de ce livre est donc vrai, et restera dans l'Histoire.
Quant au reste, comme c'est moi qui le raconte, il est permis de douter de tout : des circonstances de ma naissance ou de celles dans lesquelles le premier des deux rois a forgé son destin : éducation (à Eton), mariage, veuvage, capitulation, secondes noces, éloignement, abdication, explorations diverses...
Cela s'est donc passé dans un petit pays mais où on trouvait encore tout ce qu'il faut pour faire un monde : un monarque qui aurait perdu le pays et gagné le monde ; des ministres en exil et passant par des états d'âme ; des champions cyclistes qui pensent tout haut sur les faux plats des Flandres ; une grand-mère, la mienne, envahie, dans sa roulotte, par une douce misanthropie.
N'y aurait-il pas en chacun de nous un roi découronné ?
Et pouvons-nous y consentir ?
À la fin, par une légère anticipation qui nous mène au-delà de ce siècle, le pays devient plus petit encore. Au point qu'on pourra se demander s'il a jamais existé. »

15 euros (code de commande : 10056).

 

MICHAUX (Henri) — Face à ce qui se dérobe. Paris, Gallimard, 1975. In-12 broché, 148 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale, bande d'annonce.

15 euros (code de commande :88/70).

MICHAUX (Henri) — Sitôt lus. Lettres à Franz Hellens (1922-1952). Édition et préambule établis par Leonardo Clerici. Paris, Fayard, 1999. In-4° collé, 177 p., quelques illustrations.
En quatrième de couverture :
   Ce livre de lettres, Sitôt lus, cet incunable exhumé, secret et intime de l'avant-garde éclaircit la genèse et la ramification de l'œuvre de Michaux, Les Rêves et la Jambe.
   La polémique violente de l'art moderne contre Freud, une dissémination textuelle et circulaire qui se cherche en puissance, marque l'époque de l'herméneutique en philosophie et la phénoménologie dans l'art (tachisme).
   L'angoisse de Michaux pour la pureté de la langue française s'épuise entre un Malherbe, Port-Royal, Rivarol, Paulhan, Valéry, Ponge, à la recherche de l'objet véritable de l'Institution littéraire, l'Académie française.
   Les 52 lettres de cette correspondance inédite couvrent la période de 1922 à 1952. Henri Michaux (1899-1984) découvre Mélusine (1920) de Franz Hellens (1881-1972), l'auteur de Les Hors le Vent (1909).
   Michaux s'engage, encouragé et soutenu par Hellens, dans sa revue le Disque Vert, qui lui ouvrira les portes de la critique et d'une autorité littéraire dans les milieux parisiens.
   Une photographie inconnue d'Ecuador, une riche documentation et la mise en page annotée, témoignent d'une fidélité philologique aux ambiguïtés sémantiques de la main d'un auteur voilé, qui « reparaisse et réapparaisse ».

20 euros (code de commande : 15049 - vendu).

 

MILO (Jean) — Le Marteau. Roman. [Bruxelles], Éditions des Artistes, 1956. In-12 broché, 235 p., exemplaire non coupé et nomminatif.

10 euros (code de commande : LB/117).

MILO (Jean) — Le Marteau. Roman. Bruxelles, Éditions des Artistes, 1956. In-8° broché, 235 p., exemplaire non coupé, avec sa bande d'annonce et à l'état de neuf.

9 euros (code de commande : 9013).

 

MOERMAN (Ernst) — Vie imaginaire de Jésus Christ. Poème. Paris, Corrêa, 1935. In-12 broché, 44 p., tirage limité à 375 exemplaires, un des 350 numérotés sur papier bouffant (n° 375).
@ « La Vie imaginaire de Jésus-Christ a été interprétée pour la première fois à Bruxelles, le 4 juin 1935, sur la scène de la Maison d'Art, avenue Louise, 185, par le Chœur parlé des Renaudins [...] sous la direction de Madame Renaud Thévenet. »

5 euros (code de commande : 9403).

MOERMAN (Ernst) — Œuvre poétique. Présentation de Carlos de Radzitzky et de Robert Goffin. Bruxelles, De Rache, 1970. In-8° broché, 172 p., exemplaire numéroté sur bouffant Da Costa (n° 299).

15 euros (code de commande : 13871).

 

MOREAU (Marcel) — Les arts viscéraux. Paris, Christian Bourgois, 1975. In-8° broché, 259 p., exemplaire du tirage courant de l’édition originale.

12 euros (code de commande : 123/72).

MORNIER (Diane de) — La petite arche. Contes imagés par Élisabeth Ivanovsky. Préface de F. Desonay. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1965. in-8° broché, 91 p., jaquette, ex-dono sur la page de titre.

12 euros (code de commande : 93/70).

MOUTON (Carl)La route d'Ardenne. Poèmes. Bruxelles, Éditions des Artistes, 1943. In-12 broché, 69 p., exemplaire numéroté sur Simili Japon.

12 euros (code de commande : 106/56).

 

MUNO (Jean) — Histoire exécrable d'un héros brabançon. Roman. Bruxelles, Société de Commercialisation des Éditions Jacques Antoine, 1986. In-8° broché, 282 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Nom : Papin.
   Nationalité : Belge mitoyen.
   Signes particuliers : porte un cartable.
   Papin scolarisé, Papin dans la Blitzkrieg
   Papin occulté, résistant, libéré le cavalier Papin le pied à l'étrier Golden Sixties Papin, Papin mai 68 Papintje reflamandisé par erreur le professeur Papin, membre du Cercle par inadvertance mon ami Papin, prête-moi ta plume : de la Belgique de papa à celle de Papin, du Bon Usage à la bande dessinée, une autobiographie qui se moque de l'autobiographie, le monologue du fantassin de troisième classe pour qui le rire, c'est la liberté.

10 euros (code de commande : 14477).

MUNO (Jean) — Histoires singulières. Bruxelles, Jacques Antoine, 1979. In-8° broché, 187 p., (collection « Écrits du Nord », n° 2), exemplaire en parfait état.
Ce recueil contient :
   - Le mal du pays.
   - Le gant de volupté.
   - La dame-au-chien.
   - La voix du sang.
   - La chaise.
   - Le médium.
   - Personne.
   - La goule.
   - Bande dessinée.
   - L'iguane.

10 euros (code de commande : 14452).

MUSIN (Louis)Silences de la terre. Paris, Seghers, 1953. in-8° agrafé, 39 p., (collection PS, 346).

5 euros (code de commande : LB/182).

MYTTENAERE (Chantal) — La vie désertée. Nouvelles. Grolley, Les Éditions de l'Hèbe, 1997. In-12 broché, 147 p.

5 euros (code de commande : LB/125).

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Littérature dialectale de Wallonie

 

NIZET (Henri) — Les Béotiens. Préface de Raymond Trousson. Bruxelles, Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises, 1993. In-12 broché, 301 p., (collection « Histoire Littéraire »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Né en 1863, disparu en 1925, aujourd'hui trop oublié, Henri Nizet semblait promis à une belle carrière. Engagé, un peu tard, dans les voies du naturalisme, il pratiqua le tableau de mœurs avec Bruxelles rigole ou l'étude clinique d'un cas d'aberration sexuelle avec Suggestion. Intégré au groupe des Jeunes Belgique, il dirigea contre eux ce roman amer et explosif, Les Béotiens, satire impitoyable des milieux littéraires et journalistiques qui fit scandale. Avec hargne, Nizet règle ses comptes dans un récit à clés qui, de Lemonnier à Rodenbach, n'épargne personne.

6 euros (code de commande : 14588).

 

Nord. Cahiers littéraires trimestriels publiés sous la direction de Franz Hellens. Premier cahier - Avril 1929. Deuxième cahier - Juillet 1929. Troisième cahier - 1930. Quatrième cahier - Novembre 1930. Bruxelles, Stols (pour les deux premiers cahiers) - Henriquez (pour les deux derniers cahiers), 1929-1930. Quatre volumes in-8° brochés, 377 p. (pagination continue), un des 500 exemplaires numérotés sur vélin (n° 310 pour le 1er cahier, 579 pour le deuxième cahier, 519 pour le troisième cahier et 904 pour le quatrième cahier dont 1100 furent imprimés sur vélin), rare collection complète en parfait état.
Tables des matières :
   Premier cahier - Avril 1929 :
   - L'égoïste, par Marcel Lecomte.
   - Chanson extraite des « Poèmes strophiques », par Sœur Hadewych.
   - Handji, par Robert Poulet.
   - Un Rite, par Paul Desmeth.
   - Les Chemins de la Passion, par André Gaillard.
   - Braadkadbar, par Henry Michaux.
   - Pierre ou les Bûcherons, par Odilon-Jean Périer.
   - Chronique du roman, par Georges Thialet.
   Deuxième cahier - Juillet 1929 :
   - Les conditions du roman et la question du « roman poétique », par Robert Poulet.
   - Sous le signe de la jeunesse, par Gille Anthelme.
   - La mystique de l'aventure, par Léon Duesberg.
   - Le « Domaine perdu ». Un monde romanesque, par Georges Thialet.
   - Importance et futilité du roman, par Robert Mathy.
   - Chronique du roman, par Georges Thialet.
   - Lettres étrangères, par Denis Marion.
   Troisième cahier - 1930 :
   - Caligula, par Gille Anthelme.
   - Poésies, par Karel van de Woestijne.
   - La visitation, par Léon Duesberg.
   - Si tu connaissais tes péchés... tu perdrais cœur, par Gaston Pullings.
   - Chronique romancée, par Robert Poulet et Georges Thialet.
   Quatrième cahier - Novembre 1930 - L'Affaire Verlaine-Rimbaud :
   - L'Affaire Verlaine, par Maurice Dullaert.
   - Alice assiste à un thé loufoque, par Lewis Caroll.
   - Chronique romancée : L'art et les hommes, par Georges Thialet.

Les quatre volumes : 250 euros (code de commande : 14611).

 

NORGE — Les oignons sont en fleur. Illustrations de Serge Creuz. Bruxelles, Jacques Antoine, 1979. In-8° broché, 159 p., exemplaire en très bel état.
Avant-dire :
   Mon grand-père, Elie Denis, qui fut forgeron devant l'Éternel, me racontait des histoires. Il est mort en 1913. Depuis lors, il ne reste que moi pour m'en raconter. C'était des tragédies et des farces interminables, des moralités filandreuses et toujours sans épilogue, j'avais d'ailleurs grand'peur qu'elles touchent à leur fin. Je crois un peu qu'il se les racontait à lui-même et se servait de moi parce qu'un inventeur de fables a besoin d'une oreille. Une grande affection nous liait et la mort de mon grand-père a été le drame de mon enfance.
   Ah ! quelle magie, ces contes improvisés à la promenade dans le grand parc sauvage qu'on appelait le Plateau. Au loin, des soldats faisaient l'exercice et souvent le clairon effrayait les moutons brouteurs. Parfois Bon-Papa me taillait un sifflet dans une branche de sureau, un « chuflot », disait-il, comme on dit à Godarville. J'ai toujours aux lèvres le goût de cette sève. Aujourd'hui encore, la saveur du sureau ravive mes souvenirs. Mon grand-père s'asseyait sur quelque tronc renversé et voilà suscités tous les conflits des deux dynasties, deux dynasties de fourmis. Les rouges, les noires se disputaient le pouvoir depuis des siècles. La canne de mon cher narrateur dessinait sur le sol d'impensables stratégies prédsait des intrigues de cour qui auraient ravi Balthazar Gracian. J'écoutais, fasciné. La conquête d'un morceau de sucre provoquait des passions, une épopée. Les amours d'une princesse noire avec un marquis rouge me coupaient le souffle. Quand il y avait beaucoup de nuages, la canne se levait et situait nos rêves dans une géographie céleste.
   Mon grand-père a fermé les yeux. C'était hier. Et souvent, j'essaie de me continuer ses fables. Un long chapelet d'oignons ornait la cuisine de mes grands-parents. Ces oignons me font penser à nos histoires, disait mon grand-père.

18 euros (code de commande : 14389*).

 

NOTHOMB (Pierre) — Michelange suivi de Surlimbes. S.l., Éditions des Artistes, 1953. In-12 broché, 104 p.

7,50 euros (code de commande : LB/128).

 

NOUGÉ (Paul) La conférence de Charleroi. Bruxelles, Le Miroir Infidèle, 1946. In-16 broché, 76 p.

45 euros (code de commande : 112/69).

 

NOUGÉ (Paul) — L'expérience continue. Bruxelles, Éditions de la revue Les Lèvres nues, 1966. In-8° broché, 435 p., exemplaire non coupé du tirage ordinaire de l'édition originale, après 50 exemplaires comprenant seuls le texte Georgette, 5 sur Hollande et 45 sur vélin.

60 euros (code de commande : LB/129).

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Littérature dialectale de Wallonie

OTTE (Jean-Pierre) — L'amour en forêt. Paris, Julliard, 2001. In-8° broché, 212 p.
En quatrième de couverture :
« Si les blaireaux se plaisent dans la monogamie tranquille, les cerfs par contre entrent en tournoi singulier, les renards se montrent infidèles, les sangliers soumettent leurs partenaires par un cri terrible et un lot de caresses rudes, les lapines inventent les programmes de la lascivité. Mais comment fait-on l'amour quand on est hérisson ?
Après L'Amour en eaux dormantes et La Sexualité d'un plateau de fruits de mer, Jean-Pierre Otte nous entraîne en forêt, dans les coulées et à l'affût, pour surprendre les rites amoureux du gibier à poil et à plume. Il nous rapporte des stratégies, des cérémonies de l'amour où nous pouvons reconnaître les nôtres, pourtant dans une différence que l'on souhaiterait toujours ouverte à l'innovation. On retrouve ici la sensibilité, le lyrisme méticuleux, l'érudition passionnée qui donnent aux livres de Jean-Pierre Otte ce ton unique dans la littérature contemporaine. »

10 euros (code de commande : 7734).

OTTE (Jean-Pierre) — Les aubes sauvages. Les mythes de la création du cercle polaire à l'Océanie. Paris,Seghers, 1994. In-8° broché, 116 p.

10 euros (code de commande : LB/130).

 

OUTERS (Jean-Pierre) — La tête ailleurs (Années chinoises). S.l., Talus d'Approche, 1995. In-8° broché, 135 p.

6,50 euros (code de commande : LB/132).

OUTERS (Jean-Luc) La place du mort. Paris, La Différence, 1995. In-8° broché, 211 p.

6,50 euros (code de commande : LB/133).

 

OWEN (Thomas) Les Espalard. 2e édition. Roman. Avec un frontispice de Pringels. Bruxelles, De Kogge, 1943. In-12 broché, 189 p., exemplaire non coupé.
@ Ce roman psychologique occupe une place particulière dans la carrière littéraire de Thomas Owen puisqu'il fut édité après une série de récrits policiers et la même année que son premier roman fantastique : Les Chemins étranges.
& Gabriel Thoveron, dans Dictionnaire des littératures policières (Cl. Mesplède dir.), t. II, pp. 416-417.

13 euros (code de commande : 10392).

OWEN (Thomas) Le jeu secret. Dessins de Anna Staritsky. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1950. In-8° broché, 174 p., (collection « Miroirs »), exemplaire du Service de Presse, non coupé.

20 euros (code de commande : 113/68).

 

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Littérature dialectale de Wallonie

PASQUIER (Alex) — Arc en ciel en Amérique. Bruxelles, Éditions de Belgique, 1937. In-12 broché, 191 p., exemplaire non coupé, hommage de l'auteur.

13 euros (code de commande : 231/65).

 

PÉRIER (Odilon-Jean)Les poèmes d'Odilon-Jean Périer. Avec six lithographies originales d'Albert Crommelynck. Bruxelles, Éditions des Artistes, 1937. In-4° broché sous étui, 231 p., exemplaire numéroté sur simili-Japon, non coupé.

50 euros (code de commande : 111/64).

 

PÉRIER (Gaston-Denys) Petite histoire des Lettres Coloniales de Belgique. Deuxième édition. Bruxelles, Office de Publicité, 1944. In-8° broché, 111 p., (« Collection Nationale » n° 13), dos défraîchi et traces d'adhésif à la couverture.

7,50 euros (code de commande : 97/66).


[PICARD (Ed.)] — Edmond Picard. 2e édition. Bruxelles, Éditions de l’Association des Écrivains Belges, 1903. In-12 sous reliure d’éditeur, 124 p., (collection « Anthologie des Écrivains Belges de Langue Française »).

9 euros (code de commande : LB/138).

PIRMEZ (Octave) Sur la contemplation. Suivi de Réflexions philosophiques. Bruxelles, Les Amis de l'Institut Supérieur des Arts Décoratifs, s.d. In-4° broché, 52 p., (collection « Série des Auteurs Belges », n° 1), tirage limité à 520 exemplaires, quelques rousseurs.

40 euros (code de commande : 114/68).

 

PIRON (Maurice) — Clarté sur les lettres wallonnes contemporaines. Tournai, Casterman, s.d. In-12 broché, 164 p.

5 euros (code de commande : LB/3506).

 

PLISNIER (Charles) — Meurtres. Tomes I à V (complet). Paris, Corrêa, 1939-1941. Cinq volumes in-8° brochés, 344, 371, 410, 436 et 439 p., signature d'appartenance sur les couvertures sinon bon exemplaire.

Les cinq volumes : 40 euros (code de commande : 6728).

 

PLISNIER (Charles) — Oeuvres poétiques complètes. Tomes I à III (complet). Bruxelles, Académie de langue et de Littérature françaises, 2000. In-8° brochés, 409, 394, 298 p., en très bon état.

Les trois volumes : 25 euros (code de commande : 6729).

 

[PLISNIER (Charles)]. Écriture et engagement, actualité de Charles Plisnier. Actes du colloque organisé à Mons les 24 et 25 janvier 1997. Mons, Cahiers Internationaux du Symbolisme, 1998. In-8° broché, 260 p., (nos 89-90-91).

10 euros (code de commande : LB/3506*).

 

[PLISNIER]. DANNEAUX (Maryline) — La bourgeoise et la révolutionnaire dans l'œuvre romanesque de Charles Plisnier. S.l., 1977. A4 collé dactylographié, 150, 16 p.
   Mémoire présenté en vue de l'obtention du grade de licenciée en philologie romane à la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Liège (année académique 1976-1977), sous la direction de Jean-Marie Klinkenberg.
Extrait de l'introduction :

   « Dans le cadre de ce mémoire, je m'efforcerai d'analyser les personnages féminins de l'œuvre romanesque de Charles Plisnier (1896-1952). Les six romans et trois recueils de nouvelles rendent compte de la dualité de la fiction ; en effet, deux types de femmes s'en dégagent, en totale opposition, l'une par rapport à l'autre : il s'agit de la bourgeoise et de la révolutionnaire. Les différents chapitres (L'être et l'agir, Le couple, La maternité, La société) révéleront aussi une dichotomie essentielle au sein de l'œuvre romanesque de l'écrivain belge.
   En conclusion, il apparaîtra que Plisnier est un écrivain à la recherche de son identité d'homme. Projetant ses propres fantasmes dans son œuvre, il est à la poursuite de son « moi ». En fait, si la littérature peut parfois être considérée comme simple divertissement aux yeux du lecteur, elle est aussi un salut pour l'auteur divisé dans son être : il imprime d'une façon concrète – noir sur blanc – sa personnalité fuyante. En outre, dans la dialectique de l'être et du paraître, l'écrivain se sert des autres, en l'occurrence personnages et lecteurs, pour se voir comme dans un miroir. Il conviendra de différencier, en fin de mémoire, le rôle du personnage fictif, du lecteur réel. »

10 euros (code de commande : 13922).

 

POULET (Robert) L'Enfer-Ciel. Journal d'un condamné à mort. Paris, Plon, 1952. In-12 broché, 252 p., exemplaire non coupé et en parfait état, rare.

25 euros (code de commande : 7447).

PRÉVOT (Gérard)

 

PROUMEN (Henri) — Annik et Poutinet. Contes. Illustrations d'Oswald POREAU. Bruxelles, Vanderlinden, s.d. In-8° broché, 171 p.

10 euros (code de commande : LB/141).

PROUMEN (Henri) — Monsieur Coq-en-pâte. Contes. Illustrations de Maria Bastin. Bruxelles, Vanderlinden;, s.d. In-8° broché, 210 p.

10 euros (code de commande : LB/140).

 

PROUMEN (Henri) — L'Homme qui a été mangé et autres récits d'anticipation. Illustrations d'OLGER. Bruxelles, Office de Publicité, 1950. In-8° broché, 91 p., quelques rousseurs sur la couverture.

13 euros (code de commande : LB/142).

PROUMEN (Henri-Jacques) — Le sceptre volé aux hommes. Paris, La Renaissance du Livre, s.d. In-12 broché, 250 p., exemplaire non coupé.

10 euros (code de commande : LB/143).

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QUAGHEBEUR (Marc) — Lettres belges entre absence et magie. Bruxelles, Labor, 1990. In-8° broché, 479 p., (collection « Archives du Futur »).
En quatrième de couverture :
   En vingt et une études, dont cinq concernent un genre, une époque ou une thématique, Marc Quaghebeur a regroupé dans le présent ouvrage sur les lettres belges de langue française une bonne part des études qu'il a rédigées au cours de ces dix dernières années. Souvent publiés dans des revues étrangères, la plupart de ces textes étaient inconnus du grand public francophone, et même de nombre de chercheurs.
   Leur rassemblement permet de prendre la mesure d'un parcours critique qui a modifié la perception que l'on se faisait généralement des lettres belges. L'auteur y montre comment, dans l'histoire d'un pays, les phénomènes littéraires se trouvent liés aux facteurs sociaux et historiques qui les déterminent et qu'ils transforment en mythes et en mots. Permettant ainsi de découvrir mille facettes d'une des plus importantes littératures francophones, il amène le lecteur à regarder sous des aspects nouveaux des œuvres aussi célèbres que celles de Verhaeren ou Maeterlinck ; à pénétrer dans ces territoires réservés que sont les œuvres des surréalistes belges ; à se confronter à des contemporains tels Jean Louvet ou Claire Lejeune, René Kalisky ou Christian Dotremont. Toujours, il s'efforce d'analyser comment un rapport à l'histoire et au monde, différent de celui qui prévaut en France, a entraîné, au sein de la même langue, des rapports aux formes, aux mots et à la phrase, qui ne sont pas ceux des modèles français.

10 euros (code de commande : 14535).

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RANSONNET (Jean-Pierre) — Lierneux. « Les lieux et les liens » (1944-1968). Autoportrait. S.l., L'auteur - Temps Mêlés - Yellow Now, 1976. In-8° collé, [48] p., illustrations.
   Cet ouvrage constitue le n° 140 de la revue Temps Mêlés.

12 euros (code de commande : 14240).

 

REMY (Marcel) — Les ceux de chez nous. Contes. Étude-préface de Maurice Kunel. Liège, Bénard, 1941. In-8° broché, 290 p., portrait de l'auteur en frontispice et 21 illustrations en couleurs hors texte.

   
Couverture et illustration en regard de la p. 38.

25 euros (code de commande : 14108).

 

RAY (Jean) Harry Dickson. Tome 2. Verviers, Gérard, 1966. In-12 broché, 411 p., (collection « Bibliothèque Marabout Géant », n° 265), mention manuscrite d'appartenance à la première page.
@ Les cinq aventures contenues dans ce volume sont : La Résurrection de la Gorgone ; L'étrange Lueur verte ; Le Chemin des Dieux ; Les Énigmes de la maison Rules et La Pieuvre noire.

8 euros (code de commande : JR/2).

REISDORFF (Ivan) L'homme qui demanda du feu. Paris-Bruxelles, Pierre de Méyère, 1978. In-8° broché, XIV + 318 p., exemplaire à l'état de neuf.

15 euros (code de commande : LB/58/96).

REMY (Philippe) — Le jour du dernier pape. Genève, Melchio, 1999. In-8° broché, 284 p., envoi de l'auteur.

5 euros (code de commande : LB/151).

RENCY (Georges)Les livres et la vie. (Première série). Chez nous: Littérature belge - La Jeune Belgique - Francis Naudet - Camille Lemonnier - Henri Nize - Georges Rodenbach - Emile Verhaeren - Iwan Gilkin - Charles Van Lerberghe - Fernand Séverin - Maurice Maeterlinck - Hubert Krains - Gustave Vanzype - Louis Delattre. Ailleurs: Gœthe - Byron - Tolstoï - Gogol - Tourguénieff - Dostoïevski - Nietzche - Ibsen. Louvain, Éditions Styx, 1941. In-8° broché, 301 p., (collection «Le Sablier», 2).

9 euros (code de commande : LB/6078).

RENCY (Georges) — Souvenirs de ma vie littéraire. Bruxelles, Vanderlinden, 1940. In-8° broché, 182 p., illustrations hors texte, exemplaire non coupé, rousseurs sur la couverture.

12 euros (code de commande : 123/65).

[REVUE]. La Revue Sincère. Numéro 5. Bruxelles, 1929. In-12 broché, pp. 221-280.
@ Contient e.a : Poèmes, par R. Bodart ; Terreur, par S.-A. Steeman ; La censure et le « Rouge et le Noir », par F. Desonay.

8 euros (code de commande : 59/99).

 

[REVUE]. Schismes. Numéro 7. Bruxelles, septembre 1965. In-8° broché, 46 p., illustrations, couverture de Lismonde.
@ Contient e.a : Révolte et révolution, par J. Terrasse ; Poésie et politique, par J. Sojcher, Trois lettres inédites de René Verboom, par J. Warmoes ; Lettre ouverte au pop-artiste Marcel Broothaers, par J. Marti.

10 euros (code de commande : 59/101).

 

RODENBACH (Georges) — Le carillonneur. Préface de Werner Lambersy. Bruxelles, Les Éperonniers, 1987. In-8° broché, [5 (préface)], 325, [14 (dossier bio-bibliographique] p., (collection « Passé Présent », n° 55).
Présentation de l'éditeur :
   Dans Le Carillonneur, Georges Rodenbach nous propose une véritable identification entre un homme et Bruges, sa ville. À travers la description de « l'action » dans les méandres de la ville, l'auteur nous fait assister au cheminement conscient et inconscient de ses personnages.

10 euros (code de commande : 14451).

 

ROEGIERS (Patrick) — L'oculiste noyé. Récits. Paris, Seuil, 2001. In-8° broché, 216 p., (collection « Fiction & Cie »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« L'Oculiste noyé raconte l'histoire d'une heure, en quinze récits tragi-comiques inspirés d'événements vrais mais totalement réinventés, qui se succèdent donc toutes les quatre minutes.
Muant le fait divers en fait littéraire, ce livre mosaïque, conçu comme un hommage riant à quelques grands auteurs européens du siècle passé — Perec, Michaux, Cioran, Pessoa, Bernhard, Calvino, Beckett, Kafka, Joyce, Zorn, Pavese, Gombrowicz, Karinthy, Achternbusch, Hamsun —, dresse une cartographie singulière et parfois terrifiante des mœurs contemporaines.
La vertu supposée du hasard, l'ordre des circonstances et l'enchaînement des catastrophes, liés aux manies, lubies, phobies, folles, jeux et records en tous genres, forment la trame de cette tapisserie aussi bizarre qu'érudite.
Porté par un humour mordant et un sens jubilant de la langue, Patrick Roegiers donne à lire la vie comme si elle était vraiment un livre. Et invente, avec L'Oculiste noyé, un nouveau genre : le « burlesque crépitant ».

9 euros (code de commande : 9214).

 

ROLIN (Dominique) — Le futur immédiat. Roman. Paris, Gallimard, 2002. In-8° broché, 114 p., exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« L'auteur du Journal amoureux nous parle avec une liberté insolente de la « divine comédie du bonheur de vivre ». De la célébration de trois Fêtes majeures : le vin, la musique, le sommeil.
Elle réduit son ennemi le Temps à ce qu'elle appelle « le futur immédiat », c'est-à-dire des illuminations, des instantanés « insaisissables à première vue, jaillis en direct du fond de ma tête sans qu'il soit possible de les prévoir. Mais il faut faire vite : ils s'éteignent presque aussitôt pour me faire mal ou m'humilier. Aucun d'entre-eux n'a le pouvoir de se fixer, fût-ce en éclair, dans un compartiment de ma mémoire. Ils veulent m'échapper, telle est leur vocation joueuse, malsaine : faire éclater à mon insu tout ce qui se dit, se tait par passion du mensonge ou de la vérité. »

7 euros (code de commande : 8402).

ROLIN (Dominique) — Lette à Lise. Roman. Paris, Gallimard, 2003. In-8° broché, 109 p.
En quatrième de couverture :
« Le Temps qui passe a posé sur mes lèvres un léger baiser, et le voilà qui se met à rire : à moins que ce ne soit moi, Dominique, en train de rire à travers ce misérable suppôt du Diable. Entre le Temps qui passe et moi, maintenant, circule un tourbillon de violence. Je le mords. Il pousse un cri. Il tombe. Avec précaution, j'avance le pied sur le tapis de ma grande pièce pour m'assurer que je l'ai bien tué. Oui, il a disparu sans laisser la moindre trace de son passage en éclair. Mon triomphe m'a mise en appétit. Boire un café bien chaud et savourer deux tranches de pain beurré, cela suffit à me ramener dans la zone voluptueuse du Temps qui ne passe pas, qui ne passera jamais. Pourquoi ? »

7 euros (code de commande : 9327).

ROLIN (Dominique) — Plaisirs. Entretiens avec Patricia Boyer de Latour. Paris, Gallimard, 2001. In-8° broché, 218 p., (collection « L'Infini »).
Avertissement :
« Le hasard existe-t-il ? Pas sûr. La chance, si. Encore faut-il être en éveil quand elle passe et revient, puisqu'elle a quelquefois la grâce d'insister. J'avais lu Trente ans d'amour fou, Le jardin d'agrément et L'accoudoir quand j'ai rencontré Dominique Rolin pour la première fois au milieu des années quatre-vingt-dix. Ce fut d'abord une voix au téléphone, jaillissante et gaie ; puis une présence immédiatement inoubliable... Un soir de septembre 1998, nous nous sommes revues. Il faisait doux, Tiepolo avait imaginé le ciel, des anges veillaient. Un an se passe encore, avec, de temps en temps, un coup de fil ou un petit mot, comme un signe.
Depuis octobre 1999, nous nous sommes vues régulièrement. Le rituel a été immuable, j'arrive à l'heure, je branche le magnétophone, et c'est parti. À ma demande, c'est elle qui a fixé les thèmes de nos rencontres : le doute, la question du double, les visages, l'amour... D'autres se sont présentés au fur et à mesure : la gourmandise, les chansons, des apparences... Elle m'avait dit au début : « On va faire un livre vrai », et, plus tard : « C'est une promenade dans un jardin. » Nous avons échappé au jeu des réponses prévisibles aux questions convenues, nous avons pris tous les détours, laissé entrer le silence et les rires. Qui parle de travail ? Personne. Plaisirs, donc. Effervescence radieuse, légèreté. Pas de leçon de vie, un art de la conversation. Pas de théorie, l'expérience à travers les sensations, les impressions. Aucune certitude, un chemin de vérité. Beaucoup de vaillance aussi, sans que ce soit dit. Et ce goût de la liberté qui emporte tout. »

8 euros (code de commande : 9328).

ROLIN (Dominique) — Le souffle. Roman. Paris, Seuil, 1952. In-8° broché, 250 p., rousseurs à la couverture.

6,50 euros (code de commande : LB/154).

 

ROMBAUT (Marc)Le chat noir laqué. Paris, Seuil, 1996. In-8° broché, 170 p., (collection « Fiction & Cie »).

6,50 euros (code de commande : LB/153).

 

ROSNY (J.-H. Aîné) — Au temps du roi Léopold. Frontispice de Lucien Boucher. Paris, Plon, 1944. In-8° broché, 239 p., (collection « Originales »), exemplaire numéroté (n° 443), rousseurs.

   

20 euros (code de commande : 13926).

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Littérature dialectale de Wallonie

 

SART (Jean de) — La réponse d'Aphrodite. Illustrations de Robert Nibes. Liège, Édition « Pro Arte », 1948. In-12 broché, 159 p., (collection « Jane Vignaux »), un des 200 exemplaires sur vélin de Hollande (n° 198) illustrés de sept pointes sèches signées par l'artiste.

   

 vendu.

 

SCHEINERT (David)Feuilles de vie. Poèmes/ Gedichten. Vertaling : Guy Commerman. Antwerpen, Paradox Pers, 1995. In-12 broché, 67 p., édition bilingue, tirage limité à 500 exemplaires, bel envoi de l'auteur.

10 euros (code de commande : 133/64).

SCHEINERT (David) — Et la lumière chanta. Paris, Seghers, 1954. In-12 agrafé, 33 p., (collection « P.S. », 433).

8 euros (code de commande : 128/65).

SIGRID (Jean) Théâtre. Bijoux de famille - Les beaux gestes - L'homme à la branche - Pitié pour Violette. Bruxelles, De Visscher, 1954. In-12 broché, 213 p., un des 50 exemplaires hors commerce, non coupé et dédicacé par l'auteur.

20 euros (code de commande 156/57).

 

SIMENON (Georges)

 

SOJCHER (Jacques)Essai de n'être pas mort. Frontispice de Leonardo Cremonini. S.l., Fata Morgana, 1984. In-8° broché, 109 p., belle dédicace de l'auteur.

15 euros (code de commande : 81/69).

 

SPAAK (Paul)Kaatje. Préface d'Émile VERHAEREN. [Suivi de] Diadesté. Bruxelles, Lamertin, 1932. In-12 broché, 207 p.

9 euros (code de commande : LB/6083).

STAVAUX (Michel) Le Maître du Hasard. Illustrations d'Armand SIMON. Bruxelles, André De Rache, 1975. In-folio en ff. sous coffret d'éditeur, 59 p., tirage limité à 34 exemplaires dont 9 hors commerce réservés aux collaborateurs et marqués H.C. et 25 sur vélin d'Arches pur chiffon, numérotés de I à XXV accompagnés d'un dessin original d'Armand SIMON, notre exemplaire porte le numéro XX.
@ Armand Simon (1906-1981) était l'ami d'Achille Chavée et de Fernand Dumont. Très impressionné par Les Chants de Maldoror qu'il découvre en 1923, il réalise ses premiers dessins d'inspiration surréaliste en 1933. « Il adhère au groupe Rupture en 1936 et suit ses amis Chavée et Dumont dans le Groupe surréaliste de Hainaut sans accorder grande importance aux querelle politiques. » Armand Simon était apprécié par Christian Dotremont, Hans Bellmer, Marcel Brion et Yves Bonnefoy. L'érotisme est omniprésent dans son œuvre et, à propos de sa représentation de la femme, Xavier Canonne le rapproche de Bellmer en notant qu'« Il y a chez les deux artistes l'idée commune d'un assemblage qui recompose le corps, la notion d'une fusion totale des amants, d'un corps imaginaire et sans cesse imaginé, incessante reconstruction du corps de la femme ». (Achille Béchet et Chrisitne Béchet, Surréalistes wallons).

625 euros (code de commande : LB/159).

STERNBERG (Jacques) — Sophie, la mer et la nuit. Roman. Paris, Albin Michel, 1975. In-8° broché, 303 p., jaquette.

10 euros (code de commande : 110/70).

 

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Littérature dialectale de Wallonie

Terre d'écarts. Écrivains français de Belgique. Bruxelles, Éditions Universitaires, 1980. In-8° broché, 371 p., illustrations, couverture un peu défraîchie.

13 euros (code de commande : LB/6087).

TEUGELS (Jean) — L'Unité. Avec six dessins d'Aubin PASQUE. Anvers, Ça Ira, 1950. In-8° broché, 176 p., exemplaire numéroté.

20 euros (code de commande : LB/164).

THINÈS (Georges) La leçon interrompue. Récit. Bruxelles, CFC-Editions, 1998. In-8° broché, 64 p.

4 euros (code de commande : LB/165).

THINÈS (Georges) L'homme troué. Bruxelles, Le Cri, 1981. In-8° broché, 238 p., jaquette.

7,50 euros (code de commande : LB/166).

 

THIRY (Marcel) Échec au temps. Roman. Préface de Roger Caillois. Bruxelles, Société de Commercialisation des Éditions Jacques Antoine, 1986. In-8° broché, 222, [28 (dossier bio-bibliographique)] p., (collection « Passé & Présent », n° 47), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Non assouvi par la poésie du quotidien, Marcel Thiry va aussi la chercher dans les sciences exactes : l'astronomie, la physique puis la biologie lui fourniront des thèmes qu'il traitera souvent parallèlement en vers et en prose.
   Échec au temps en est l'un des premiers exemples. Il fut élaboré vers 1937 au cours de conversations avec son ami Georges Adam, ingénieur des mines et poète, et avec son cousin, Bob de Man, constructeur d'appareils de radiologie et violoniste.

10 euros (code de commande : 14391).

THIRY (Marcel) — Grandes proses. Présentées par Charles Bertin. Arles, Actes Sud, 2002. In-8° broché, 123 p., (collection « Un Endroit où aller »).
En quatrième de couverture :
« Le propos de ce petit livre est de rendre justice à un grand écrivain du XXe siècle tout à fait méconnu et d'arracher la production littéraire de Marcel Thiry à l'obscurité dans laquelle elle est tenue, qui est une véritable injure pour l'esprit.
Il faut bien admettre qu'en dehors d'un certain nombre de lecteurs que le sort a fait naître dans notre réduit picard et wallon des marches du Nord (que Marcel Thiry lui-même appelait « le cap le plus nord-nord-est de la France »), rares sont les lettrés de langue française qui connaissent les livres de l'auteur de Toi qui pâlis au nom de Vancouver. Plus rares encore sont ceux qui le situent à sa place véritable, qui est celle d'un des plus hauts poètes qui aient écrit dans notre langue au XXe siècle. »

7 euros (code de commande : 9326).

THIRY (Marcel) Marchands. Liège, Éditions du Balancier, 1936. In-8° broché, 185 p., édition originale, un des 150 exemplaires hors commerce numérotés sur vélin, on joint le bulletin de souscription.

45 euros (code de commande : 100/62).

THIRY (Marcel) Vie. Poésie. Poèmes. Bruxelles, De Rache, 1961. In-8 broché, 87 p., exemplaire numéroté.

10 euros (code de commande : LB/167).

[THIRY (Marcel)]. DRESSE (Paul) Marcel Thiry, évolution d'un poète. Lithographie par Auguste Mambour. Liège, Éditions du Balancier, 1934. In-8° broché, 52 p., un des 30 exemplaires hors commerce numérotés sur Hollande.

65 euros (code de commande : 101/62).

 

TOETENEL (Albert) Révoltes ! Tome I : L'enfer. Tome II : Frénésies. Illustrations de P. Leclerc. Bruxelles, Bersimonial, 1937-1939. Deux volumes in-8° brochés, 143 et 189 p., exemplaire numéroté sur vélin, on joint deux feuillets dactylographiés contenant le poème Les Saisons avec un envoi de l'auteur.

Les deux volumes : 25 euros (code de commande : 59/107).

TORDEUR (Jean) La Corde. Suivi de Lazare. S.l., A l'Enseigne du Plomb qui fond, 1949. In-8° broché, 92 p., un des 550 exemplaires sur vélin numérotés, non coupé.

9 euros (code de commande : LB/169).

 

TOUSSEUL (Jean) — L'Éclaircie. Quatrième édition. Paris, Rieder, 1931. In-8° broché, 201 p., exemplaire dédicacé par l'auteur.
   
@ L'ouvrage est revêtu de la couverture des Éditions de Belgique, à Bruxelles ; elle porte la mention de 6e édition.

15 euros (code de commande : 13572).

TOUSSEUL (Jean) — L'Épine blanche. [4e mille.] Bruxelles, Éditions de Belgique, 1939. In-8° broché, 212 p., exemplaire non coupé.

12 euros (code de commande : 13573).

TOUSSEUL (Jean) — La Fée Claudine ou Les Délices de Mariemont. Bruxelles, Éditions de Belgique, 1942. In-8° broché, 253 p.

12 euros (code de commande : 13574).

TOUSSEUL (Jean) — La Fée Claudine ou Les Délices de Mariemont. [5e mille.] Rixensart, Éditions de Belgique, 1946. In-8° broché, 187 p., couverture défraîchie, dos fendu avec un manque à la queue.

8 euros (code de commande : 13575).

   

TOUSSEUL (Jean) — Jean Clarambaux II. Le Retour. Rixensart, Éditions de Belgique, 1943. In-8° broché, 181 p., exemplaire non coupé.

12 euros (code de commande : 13577).

TOUSSEUL (Jean) — Jean Clarambaux IV. La Rafale. Bruxelles, Éditions de Belgique, 1933. In-8° broché, 254 p., couverture très défraîchie.

8 euros (code de commande : 13578).

TOUSSEUL (Jean) — Jean Clarambaux V. Le Testament. [3e mille.] Bruxelles, Éditions de Belgique, 1942. In-8° broché, 193 p., couverture un peu défraîchie.

8 euros (code de commande : 13579).

TOUSSEUL (Jean) — Le Livre de Raison. Bruxelles, Éditions de Belgique, 1939. In-8° broché, 184 p., couverture un peu défraîchie, cachets de bibliothèque aux pages de garde, de titre et 7.

8 euros (code de commande : 13580).

TOUSSEUL (Jean) — La Parabole du Franciscain. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1928. In-12 broché, 205 p., couverture un peu défraîchie.
   
@ Bien que la page de titre porte la date de 1928, l'achevé d'imprimer est daté du 20 octobre 1927.

8 euros (code de commande : 13581).

TOUSSEUL (Jean) — Le Passé. Bruxelles, Éditions de Belgique, 1933. In-8° broché, 195 p., rousseurs à la couverture.

9 euros (code de commande : 13582).

TOUSSEUL (Jean) — Le Village gris. Édition définitive. [10e mille.] Bruxelles, Éditions de Belgique, 1939. In-8° broché, 203 p.

10 euros (code de commande : 13584).

[TOUSSEUL]. DEMEUSE (Pierre) — Introduction à Jean Tousseul. 2e édition. Rixensart, Éditions de Belgique, 1944. In-8° broché, 225 p., portrait photographique de Jean Tousseul en frontispice, bel exemplaire.

10 euros (code de commande : 13585).

[TOUSSEUL]. DENUIT (Désiré) — Jean Tousseul. Bruxelles, Éditions de Belgique, 1937. In-8° broché, 172 p., portrait photographique de Jean Tousseul en frontispice, (« Collection d'Études et de Critique »), envoi de l'auteur, bon exemplaire.

10 euros (code de commande : 13586).

 Cahiers Jean Tousseul.

Cette revue littéraire créée en 1945 s'attacha à promouvoir la littérature et surtout la poésie belge. Nous y retrouvons donc les noms bien connus de notre patrimoine littéraire.Elle se présente de format in-8° agrafé comportant une cinquantaine de page et des illustrations. ll nous est impossible de détailler les sommaires ici. Pour plus d'information, n'hésitez pas à nous contacter.

2,50 euros le numéro

Nous disposons de numéros suivants :
 9e année 1954, n° 4  18e année 1963, n° 1, 3, 4
 10e année 1955, n° 1, 2, 3, 4  19e année 1964, n° 1
 11e année 1956, n° 1, 2  21e année 1966, n° 2
 12e année 1957, n° 1  22e année 1967, n° 3, 4
 15e année 1960, n° 3  23e année 1968, n° 1, 3, 4
 16e année 1961, n° 3, 4  24e année 1969, n° 1, 2, 4,
 17e année 1962, n° 2, 3, 4  25e année 1970, n° 3
:

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URSEL (Laurent d') — Anticorps précédé de La Répétition. Bruxelles, Ercée, 1991. In-8° broché, 366 p.

7,50 euros (code de commande : LB/191).

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VAN CRUGTEN (Alain) — Des fleuves impassibles. Roman. Lausanne, L'Âge l'Homme, 1997. In-8° broché, 310 p., (collection « Contemporains »).
En quatrième de couverture :
« Je meurs, je me décompose dans la platitude, dans la mauvaiseté, dans la grisaille. Que voulez-vous, je m'entête affreusement à adorer la liberté libre (... ) ». Voilà ce qu'écrivait le jeune Rimbaud à Georges Izambard, le 2 novembre 1870, voilà ce qu'aurait pu écrire Gérard van Melick, le héros de ce roman entièrement sous le signe de l'eau et de la littérature.
De la Meuse au canal de l'Escaut, de Roermond, ville frontière des Pays-Bas méridionaux de la fin du XIXe siècle, à Liège puis à Bruxelles, Alain van Crugten retrace le cheminement initiatique d'un homme, ce grand-père inconnu qui décida un jour d'être libre, de penser et de vivre. Dans la tradition des récits de formation, Des Fleuves impassibles est le roman de la difficile conquête de soi, dans un univers où la réflexion est muselée par l'inflexibilité du dogme, condamnée par les préjugés imbéciles d'un père autoritaire muré dans ses certitudes.
Destiné à la prêtrise dès l'âge de treize ans, Gérard suit le chemin qu'on a tracé pour lui. Il apprend à dompter un caractère spontané et ironique, à faire taire les élans affectueux qui le portent vers sa mère, afin de devenir l'enfant sérieux et docile qui sera la fierté de la famille : on ne rit pas chez les van Melick, on ne tutoie pas non plus ! Sensible et rêveur, ses pensées le portent pourtant loin du petit séminaire, sur le cours de la Roer et de la Meuse : « Tu vois, si nous étions deux de ces milliards de gouttes qui passent si lentement devant nous, il suffirait de se laisser porter pour voir le monde... »
L'épreuve de la maladie, les angoisses et les émois de l'adolescence ébranlent peu à peu la résignation passive qui lui faisait accepter un avenir sans surprise, les interrogations et les incompréhensions se multiplient dans la tête de ce jeune homme indécis qui sent monter en lui une incroyable envie d'exister. C'est là que surviendra la révélation : il connaissait Le Livre, il découvre la littérature, il étudiait la Bible et découvre Les Illuminations. Sa vie, désormais, deviendra un combat pour gagner les incroyables Florides. »

9 euros (code de commande : 8283).

VANDERCAMMEN (Edmond) — Le jour est provisoire. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1965. In-8° broché, 97 p., exemplaire numéroté et dédicacé par l'auteur.

12 euros (code de commande : 139/65).

 

VERHAEREN (Émile)Hélène de Sparte. Tragédie en quatre actes (4e édition). Paris, Nouvelle Revue Française Marcel Rivière et Cie, 1912. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 130 p., charnières fragiles, coupure de presse (critique de la pièce par Laurent Tailhade, parue dans Cœmedia du mardi 21 mai 1912) collée proprement aux derniers feuillets, peu courant sous cette forme.

40 euros (code de commande : 142/64).

VERHAEREN (Émile)Impressions. Deuxième série. Racine et le classicisme. Hugo et le romantisme. Barbey d'Aurevilly et Zola. Le génie. Paris, Mercure de France, 1927. In-8° broché, 231 p., un des 745 exemplaires numérotés sur vergé, exemplaire non coupé.

40 euros (code de commande : 143/64).

[VERHAEREN (Émile)]. Salon Émile Verhaeren. Donation du président René Vandevoir. Anvers, Musée Plantin-Moretus, 1966. In-4 broché, 43 p., illustrations en noir et en couleurs, petite déchirure à la couverture.

12 euros (code de commande 163/57).

[VERHAEREN (Émile)]. VERMEULEN (François) — Les débuts d'Émile Verhaeren. Bruxelles, Office de Publicité, 1948. In-12 broché, 91 p., un portrait de Verhaeren en frontispice, (« Collection Nationale », 8e série, n° 93), exemplaire du Service de Presse.

8 euros (code de commande : 123/70).

VERHEYEN (Rogier) Adinda's Stemmingen. Maastricht & Brussel, Stols, 1935. In-8° broché, 61 p., un des 125 exemplaires numérotés sur Featherweight, exemplaire dédicacé par l'auteur, rousseurs.

15 euros (code de commande : 151/71).

 

VILLERS (André) — Drôles de bêtes ! 60 illustrations de Jean DRATZ. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1953. In-8° broché, 109 p., exemplaire dédicacé par l'auteur.

15 euros (code de commande : LB/177).

 

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Littérature dialectale de Wallonie

[WACKEN (Édouard)]. RECHT (Igor) — Édouard Wacken et le théâtre romantique en Belgique. Bruxelles, Office de Publicité, 1943. In-12 broché, 106 p., (« Collection Nationale », n° 41).

6,50 euros (code de commande : LB/179).

[WALLER (Max)]. Max Waller. Bruxelles, Éditions de l'Association des Écrivains Belges, 1908. In-8° broché, 126 p., (collection « Anthologie des Écrivains Belges de Langue Française »).

9 euros (code de commande : 132/70).

WALSCHAP (Gérard) — Célibat. Traduit du néerlandais par Guido Eeckels. Paris, Éditions Universitaires, 1968. In-8° broché, 142 p., (collection « Pays-Bas/Flandre »).

9 euros (code de commande : 133/70).

WALSCHAP (Gérard) — Homme et femme. Traduit du flamand par Roger Verheyen. Paris, Les Écrits, 1943. In-8° broché, 196 p., (collection « Traductions Choisies »).

10 euros (code de commande : 134/70).

WASNAIR (Émile)Il est venu parmi nous. Roman. Mons, Éditions Denise, 1961. In-8° broché, 160 p., un des 50 exemplaires numérotés sur Hollande.

10 euros (code de commande : LB//6092).

WEYERGANS (Franz) — Lettres à un jeune vivant. Bruxelles, Éditions du Chant d'Oiseau, 1944. In-12 broché, 106 p., exemplaire non coupé.

10 euros (code de commande : 135/70).

 

WILLEMS (Paul) — La cathédrale de brume. Bois gravés de Max Elskamp. [Saint-Clément], Fata Morgana, 2000. In-8° broché, 54 p., exemplaire non coupé et à l'état de neuf.

9 euros (code de commande : 14487).

[WILLEMS (Paul)]. Le monde de Paul Willems. Textes, entretiens, études rassemblés par Paul Emond, Henri Ronse et Fabrice van de Kerckhove. Bruxelles, Labor, 1984. In-8° broché, 333 p., illustrations, (collection « Archives du Futur »).
En quatrième de couverture :
   Mais si la littérature, c'était aussi, c'était déjà tout ce qui fait des livres l'arrière-pays ? Si c'était aussi la vie rêvée de leur auteur, la façon dont il se raconte son monde avant et pendant qu'il l'écrit et le murmure de ce récit au sein même de l'écriture ? Si la littérature, c'était le va-et-vient des textes au vécu qui les porte, ce grand halo de résonances, souvenirs, fantasmes et sensations multiples qui entoure l'œuvre et la véhicule, ce matériau informe où elle puise à volonté, qu'elle brasse selon sa règle spécifique et secrète pour aboutir aux objets accomplis qu'elle nous propose ? Pourquoi, pour une fois, ne pas considérer ensemble texte et monde alentour, pour le seul plaisir des échos et des vibrations qui se feraient entendre, et ce sans souci d'aucun ordonnancement hiérarchique, sans imaginer aussitôt des rapports de cause à effet à l'instar de ce que l'on a appelé la critique biographique et la critique des sources ? Il s'agira justement d'une intention inverse de celle qui préside à pareilles démarches. Non pas canaliser l'œuvre en fonction d'une explication déterminante, mais l'appréhender au contraire dans son plus grand foisonnement, alors que, plongée encore dans son environnement, elle mêle sans ordre ses thèmes les plus marquants et ses alluvions plus discrètes.

10 euros (code de commande : 14473a).

[WILLEMS (Paul)]. Le monde de Paul Willems. Textes, entretiens, études rassemblés par Paul Emond, Henri Ronse et Fabrice van de Kerckhove. Bruxelles, Labor, 1992. In-8° broché, 333 p., illustrations, (collection « Archives du Futur »).
En quatrième de couverture :
   Mais si la littérature, c'était aussi, c'était déjà tout ce qui fait des livres l'arrière-pays ? Si c'était aussi la vie rêvée de leur auteur, la façon dont il se raconte son monde avant et pendant qu'il l'écrit et le murmure de ce récit au sein même de l'écriture ? Si la littérature, c'était le va-et-vient des textes au vécu qui les porte, ce grand halo de résonances, souvenirs, fantasmes et sensations multiples qui entoure l'œuvre et la véhicule, ce matériau informe où elle puise à volonté, qu'elle brasse selon sa règle spécifique et secrète pour aboutir aux objets accomplis qu'elle nous propose ? Pourquoi, pour une fois, ne pas considérer ensemble texte et monde alentour, pour le seul plaisir des échos et des vibrations qui se feraient entendre, et ce sans souci d'aucun ordonnancement hiérarchique, sans imaginer aussitôt des rapports de cause à effet à l'instar de ce que l'on a appelé la critique biographique et la critique des sources ? Il s'agira justement d'une intention inverse de celle qui préside à pareilles démarches. Non pas canaliser l'œuvre en fonction d'une explication déterminante, mais l'appréhender au contraire dans son plus grand foisonnement, alors que, plongée encore dans son environnement, elle mêle sans ordre ses thèmes les plus marquants et ses alluvions plus discrètes.

10 euros (code de commande : 14473b).

 

WOUTERS (Liliane) — Panorama de la poésie française de Belgique. Bruxelles, Jacques Antoine, 1976. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 453 p., illustrations hors texte, exemplaire en parfait état.
Avant-propos :
   Lorsque Jacques Antoine m'a demandé de composer une anthologie, je crains bien, au départ, avoir eu l'intention de cueillir des myrtilles. Les spécialistes le savent : un bon cueilleur de myrtilles n'a guère de raisons pour lever les yeux. Mieux vaut les garder au ras du sol. De même le faiseur d'anthologies : il doit pencher le front pour déchiffrer les pierres tombales. Ce qui lui permet ensuite d'élever un nouveau mausolée, en tous points pareil aux précédents.
   J'ai donc levé les yeux. Mon embarras fut égal à celui du cueilleur de myrtilles. Il comptait revenir, son panier plein, et le voici perdu dans la forêt. Connaît-il seulement le nom des arbres ? « Mister Verhaeren, I présume ? » Et si nous laissions de côté les noms ? Si nous retournions tout bonnement aux textes ?
   Pour étrange que cela paraisse, le faiseur d'anthologies part généralement de noms. Il ne juge pas l'arbre à ses fruits, il décide des fruits à partir de l'arbre. Il oublie, bien sûr, que le chêne donne des glands : c'est le chêne. Voilà pourquoi, des années durant, tels poètes mineurs – pour ne pas dire minables – apparaissent régulièrement dans tous les florilèges – au détriment d'autres plus authentiques. Nos Giraud, Gille et autres Gilkin cachèrent longtemps l'admirable Max Elskamp. Mais le temps, niveleur d'élite, finit toujours par remettre les choses en place. Il abat les châteaux de plâtre, épargne la pierre noble. « Ne désespérez jamais, faites infuser davantage » dit quelque part Henri Michaux.
   Donc, les textes. Mais à partir de quels critères ? Ou pis : suivant quelle humeur ?
   Je pourrais citer Hölderlin : « Est-il sur terre une mesure ? » II n'existe pas de système métrique applicable à la poésie. Un seul impératif m'a guidée : montrer – tenter de montrer – sous tous les angles possibles le visage présent de la poésie française de Belgique. Présent, c'est-à-dire lisible pour l'homme d'aujourd'hui. On a marché sur la lune n'est plus seulement une bande dessinée due à un certain Hergé. On a bel et bien marché sur la lune. Et sur les plates-bandes réservées du langage.
   Non qu'il faille absolument être de son époque : c'est le meilleur moyen d'y rester. Mais il faut admettre, avec Jean Paulhan, que « Nos arts littéraires sont faits de refus. Il y a eu un temps où il était poétique de dire : onde, coursier et vespéral. Mais il est aujourd'hui poétique de ne pas dire onde, coursier et vespéral. »
   Quel lecteur sérieux pourrait, en 1976, lire sans sourire ces vers de Fernand Séverin (encore ai-je choisi les moins larmoyants) : « en moi je sens mourir un cœur prédestiné / meurtri de tout l'amour qu'il n'aura pas donné / mourir, sans en rien dire, entre les mains des anges / à la simple façon d'un enfant dans ses langes... »
   À la même époque, pourtant, Jean de Boschère écrivait : « et puis, enfin, un midi, et à jeun, / la pensée se fend et s'ouvre. »
   Cette pensée ouverte, fendue, serait-ce l'une des mille définitions possibles de la poésie, et singulièrement de la poésie actuelle ? Peut-être. Sans doute. C'est du moins la pierre de touche qui nous permet de nommer tel texte « poème » sans que nous puissions davantage préciser en quoi il est poétique, et bien que, de plus en plus souvent, il donne l'impression d'être aux antipodes de ce que le commun des mortels appelle « poésie ».
   L'amateur de beaux vers, de jolies images, de phrases musicales sera probablement déçu par ce livre. Les tenants de la « désécriture » ne le seront pas moins. C'est qu'il s'agissait, avant tout, de faire une coupe dans le temps et dans l'espace. Hic et nunc.
   Point d'étiquettes, point d'écoles – nous ne sommes pas au jardin botanique. Je pense à la réponse de Magritte quand on lui proposa de participer à une exposition d'artistes wallons : les groupements d'artistes parce qu'ils sont « wallons » ou parce qu'ils seraient par exemple « végétariens » ne m'intéressent en aucune façon (quoique des artistes « végétariens » auraient une petite supériorité sur les artistes « wallons » : un comique appréciable).
   Un siècle sépare le plus âgé de ces poètes et le plus jeune d'entre eux. Émile Verhaeren est né en 1855, Eugène Savitzkaya en 1955. Entre ces deux noms, quelque cent cinquante autres. On m'objectera sans doute que c'est beaucoup. Existe-t-il tant de poètes en Belgique ? Encore s'agit-il uniquement de ceux chez qui l'esprit souffle en français...
   Rilke affirme qu'il ne peut exister trois cents poètes. En un sens, il a raison. Comme il n'existe pas trois cents points culminants – l'Éverest, d'ailleurs, vient d'être détrôné par le Chimborazo – sujet troublant que je livre aux méditations – comme il n'existe pas trois cents abysses. L'air rare ne se trouve qu'à certaines hauteurs ou profondeurs. Chaque siècle ne donne pas un Rimbaud. Mais chaque siècle voit naître de nombreux témoins qui l'« habitent » en poètes. Avec plus ou moins de bonheur. Serge Essine ne dit-il pas que : « tout le monde peut chanter » – mais il s'empresse d'ajouter qu'« il n'est pas donné à chacun de tomber comme une pomme aux pieds des autres ».
   Pour tomber comme une pomme, il suffit d'un seul vers. « Je deviens verte comme l'herbe », est à peu près tout ce qui reste de Sappho. Les cent cinquante poètes rassemblés ici laisseront-ils chacun au moins un vers ? Il est permis d'en douter. Dès lors, pourquoi les avoir retenus ? Et – question plus grave – pourquoi écrivent-ils ?
   Sans doute existe-t-il bien des réponses à cette question. Je ne veux rappeler que celle d'Edmond Jabès : « II y a ceux qui s'imaginent fonder leur avenir sur une certitude et ceux qui savent, à l'avance, qu'ils bâtiront sur le sable. Écoute. Le vent est revenu. Écoute le vent. »

15 euros (code de commande : 14812).


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YOURCENAR (Marguerite) — Feux. Paris, Plon, 1957. In-12 broché, 209 p.
@ Il s’agit de la seconde édition avec un nouvel avertissement de l'édition qui parut en 1936.

30 euros (code de commande : LB/183).

YOURCENAR (Marguerite) — Le Labyrinthe du Monde. Tome I : Souvenirs Pieux. Paris, Gallimard, 1974. In-8° broché, 302 p., découpe à la page de garde, jaquette.

7,50 euros (code de commande : LB/185).


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LITTÉRATURE DIALECTALE DE WALLONIE

 

ATTENELLE (Léon) De ceci De cela. Illustrations de Fernand URBAIN. Préface de Marius RENARD. Bruxelles, Charles Bulens, 1944. In-4° broché, 230 p., exemplaire non coupé.

15 euros (code de commande : 6364).


MAQUET (Albert)Théâtre en wallon liégeois. Ratakans, Mès-éfants, Califice, l'Ome di nole, På et d'ine sawice, Li Paletot. Liège, Société de Langue et de Littératures Wallonnes, 1987. In-8° broché, 186 p., glossaire.

7,50 euros (code de commande : 6240).

MOUTON (R.) — Causans wallon. Vingt-quatre textes en wallon de la région de Neufchâteau. Avec un glossaire. Neufchâteau, 1977. In-8° agrafé, 53 p., ("Terre de Neufchâteau", 11).

7,50 euros (code de commande : 1703).

 

PETREZ (Henri) — Fôves du baron d'Fleuru. Fleurus, 1928. In-8° broché, V, 241 p., illustrations in et hors texte en noir et en couleurs de Benjamin Rabier et de Forgeur, le texte wallon est sur les pages paires, la traduction française sur les pages impaires, petit cachet ex-libris sur la page de titre.
Avant-propos de Jules Vandereuse :
« La fable est un court récit, ordinairement en vers, qui cache une moralité sous le voile d'une fiction naïve et ingénieuse.
Pour déguiser la leçon qu'il voulait donner au puissant, l'esclave était contraint d'avoir recours à des personnages représentés par des animaux ou des êtres inanimés. Jadis, on disait que c'était là l'origine de la fable, mais des ethnographes et des folkloristes lui attribuent une autre naissance. Les peuples les plus primitifs font parler les animaux, et il faut rattacher cette croyance – car c'en était une – au culte du totem.
Quoi qu'il en soit des origines, et bien que la croyance ait disparu depuis longtemps de nos traditions, cette coutume de mettre en scène le lion et le renard, le corbeau et la chauve-souris, agissant et parlant comme des hommes, a survécu dans la littérature de l'Europe occidentale.
La fable moderne emprunte encore ses personnages au règne animal ou végétal ou minéral. On nous dépeint sous les traits de nos semblables – le conte –, ou sous le nom d'êtres surnaturels – c'est l'allégorie. Mais quand l'écrivain nous représente sous la figure symbolique des animaux, que le poète fait agir et parler à notre manière, il exploite le genre traditionnel de la fable. C'est celui dans lequel excelle Henri Pétrez.
C'est cette fiction qui a fait dire à La Fontaine : « Les fables ne sont pas ce qu'elles semblent être / Le plus simple animal nous y tient lieu de maître. »
Sous une forme plaisante et agréable, la fable doit mettre en lumière une vérité qui doit paraître incontestable. La Fontaine dit excellemment que la moralité est l'âme de la fable et que le récit en est le corps.
En règle générale, les fables de Pétrez répondent à cette conception. Certaines des œuvres de ce fabuliste sont dénuées de morale, telles, notamment « Les clokes de Rome », et « On n'sauréve continter
tout l'monde ». À proprement parler, ce sont des contes et non des fables.
Jadis, on estimait que la fable devait être racontée en peu de mots, il n'en n'est plus de même de nos jours. On lui laisse la franchise et le naturel de son allure. Tout ce qu'on demande au fabuliste, c'est de paraître convaincu de ce qu'il avance, de présenter sa persuasion sous une forme amusante et, enfin, de rendre cet amusement utile. Pour cela, il doit respecter les mœurs réelles ou supposées de ses personnages et observer les convenances. En un mot, le récit doit être vraisemblable.
Boileau a dit à ce propos : « Rien n'est beau que le vrai, le vrai seul est aimable, / Il doit régner partout, et même dans la fable. »
En ce qui concerne notre fabuliste fleurusien, comment douter de la véracité de ses écrits quand il nous cite les personnes qui en furent les acteurs ou les témoins ? Dans telle fable, c'est le « Cacheû », le meilleur tendeur de la cité des bernardins qu'il met à la scène ; dans telle autre, l'action se passe près du ruisseau de Plomcot ou encore sur la route de Fleurus à Saint-Amand.
Par esprit d'imitation peut-être, bon nombre de nos patoisants ont essayé leur muse dans la traduction des fables du bonhomme La Fontaine. Pétrez n'a pas voulu suivre cette voie par trop facile. Il a préféré faire œuvre originale. Le lecteur dira qu'il a réussi.
L'œuvre de notre ami est empreinte de simplicité, de bonhomie, de naturel. Un brin de naïveté ajoute encore au charme qui s'en dégage.
De toutes ses fables découle une morale simple. Tantôt, il raille ou critique l'ambitieuse (Les pouyes èt l'môde), la vaniteuse (Li Mam'zèle), le présomptueux (Les deûs pinsons), le prétentieux (Li baudet èt l'pur sang), l'envieux (Les mouchons tchanteûs èt l' lumçon), l'égoïste (L'alouwète èt l'fouyant), le vantard (Les deûs pidjons), le colérique (Pièrot, Tchén èt Tchèt fèy'nut bon min-nadje) ; tantôt, d'une façon plaisante, il nous fait comprendre que la colère est mauvaise conseillère (Li Pèroquet, li Cwaye èt l' Pièrot), qu'il faut savoir se contenter de son sort (Li girafe èt l' Tortuwe rèclam'nut), qu'il faut aimer les animaux (Li Tchén), que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute (Li Famîye Coq), que l'âpreté au
gain conduit le monde à sa perte (Li Pècheû d'audjourdu), etc.
Dans Au Payis des Tchéns, il expose d'une façon originale, la question linguistique en Belgique. Dans In congrès d'mouchons walons, c'est la suppression des prirnes d'encouragement gouvernementales, qu'il critique. Histwêre di mouches à miel lui est prétexte à flétrir le Boche et à magnifier le rôle de nos soldats. C'est également la bonté de notre bien aimée Reine qu'il exalte dans Rin-n èt Reine.
Bien des images qu'il emploie sont à signaler. Veut-il nous dépeindre le profond silence qui régnait dans un grenier ?
Su l'dos d'in tchèt pèlé / On ètindréve in pû saut'ler et, ailleurs, en parlant du chat aux aguets : ...i n'drouve qu'èn' ouy' / Peû d'fé du brût.
Pétrez connait son dialecte à fond. Dans ses fables, il a employé une langue pure. Il a eu l'excellente idée d'abandonner les graphies un peu fantaisistes du passé pour adopter les règles d'orthographe wallonne proposées par Monsieur Jules Feller et admises par la grande majorité des écrivains patoisants.
Pour permettre aux lecteurs non familiarisés avec le dialecte dont ils se sont servis, certains auteurs font suivre leurs œuvres d'un glossaire. Pétrez a voulu faire mieux. En regard de chaque fable originale, il en donne une adaptation française aussi exacte que possible. Notre ami n'a pas toujours recherché le mot propre correspondant, il ne pose pas au linguiste. Ce qu'il a voulu, c'est s'efforcer de traduire clairement sa pensée, tout en rendant agréable la lecture de son adaptation.
J'ajouterai, enfin, que le nouveau recueil de Pétrez, imprimé par notre confrère et ami Lucien Hacquart, est d'une belle tenue typographique et qu'il a été abondamment illustré par le grand artiste animalier français Benjamin Rabier et l'excellent caricaturiste liégeois Forgeur.
Bref, les wallonisants doivent être reconnaissants à Pétrez et à son excellent cercle « La Gaieté Fleurusienne », d'avoir eu la bonne idée d'éditer le présent volume. Trop d'œuvres patoises sont ignorées
du grand public et se perdent parce que leurs auteurs ont négligé de les rassembler, et de les publier en volume. Puisse cet exemple être suivi par ceux de nos écrivains du terroir qui ont semé leurs œuvres au hasard des publications, dans nos journaux wallons où elles gisent éparses. »

20 euros (code de commande : 11149).

 


Nous vous invitons à visiter le site de la
Fédération Royale Namuroise

La Fédération Royale Namuroise est un des piliers de l’Union Culturelle Wallonne (UCW). Elle regroupe en son sein des cercles et associations ayant pour point commun la culture wallonne, et issus de la province de Namur. Si on y retrouve des membres ayant une vocation littéraire ou folklorique, la majorité des cercles fédérés mènent des activités théâtrales en wallon. Ils sont tous composés d’amateurs et bénévoles.

Les buts principaux de la Fédération Royale Namuroise de l’UCW sont de défendre, d'aider les cercles fédérés et de leur apporter tout soutien ou aide qui leur permettent d’exercer leurs activités avec le plus de facilité, efficacité, qualité et bonheur. Cette aide va de la mise à disposition d’une bibliothèque où les membres peuvent trouver les pièces de la dramaturgie wallonne, à l’organisation de stages de formation (avec éventuellement le concours de l’UCW).

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