LITTÉRATURE CLASSIQUE

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et à la Revue Belge de Philologie et d'Histoire.

 

Les collections « Les Portiques », « Budé » et « Classiques Garnier » sont l'objet d'un classement particulier.

Nouvelle(s) entrée(s)

 

CONSTANTIN VII PORPHYROGÉNÈTE — Le livre des cérémonies. Tome II. Livre I. Chapitres 47 (38) - 92 (83) (volume I : texte et traduction, volume II : commentaire). Texte établie et traduit par Albert Vogt. Paris, Les Belles Lettres, 1939-1940. Deux volumes in-8° brochés, volume I : XI, [370] p., volume II : XVI, 205 p., (collection « Byzantine »).
Introduction du volume de commentaire :
   Les chapitres 47 (38) à 92 (83) qui font l'objet de la présente édition sont, d'une part, la suite naturelle des 46 premiers chapitres que nous avons déjà publiés et, de l'autre, forment à eux seuls – sauf, peut-être, les chapitres 83 (76) à 92 (83) – un tout complet. Constantin VII, après avoir recueilli et mis relativement en ordre d'abord les protocoles concernant les fêtes religieuses, fait ensuite le même travail pour les solennités civiles.
   Comme il est aisé de le remarquer, cette seconde partie du Livre I des Cérémonies se trouve, en réalité, divisée en trois cycles distincts : 1. Promotions aux grandes dignités auliques. 2. Fêtes profanes, de Cour ou populaires, dont les plus importantes étaient les courses de l'Hippodrome. 3. Chapitres épars concernant divers événements, annuels ou non, rentrant mal dans les deux premières catégories, plus quelques types d'acclamations destinés à compléter, quelques-uns du moins, l'exposé protocolaire de cérémonies précédemment décrites. Ces derniers chapitres, plusieurs en tout cas, ne paraissent pas avoir été composés de façon aussi régulière et méthodique que les précédents et, comme ils viennent immédiatement avant l'extrait de Pierre Patrice et les deux Appendices, il n'est pas arbitraire de penser qu'en fait les Appendices commençaient, peut-être, déjà avec le chapitre 83 (74) Encore faut-il faire une exception pour le chapitre 87 (68) concernant la fête des vendanges à Hiéria et les chapitres 90 et 91 (81 et 82) qui pouvaient avoir leur place naturelle, l'un avant le chapitre 50 (4l) l'autre avant les gloses du même chapitre.
   Le premier cycle nous renseigne donc sur les promotions aux grandes dignités auliques. Comme de juste, il commence par la famille impériale et tout d'abord par l'empereur lui-même : son couronnement, celui de son épouse, le mariage et la naissance des enfants porphyrogénètes (où nous ne trouvons que les acclamations de la Cour). Il semble qu'ici, avant la nomination du ou des césars, on aurait pu placer tout de suite le chapitre 69 (60) sur les funérailles des souverains et des Auguslae pour en finir avec les cérémonies spécifiquement impériales. En réalité, on a rejeté ce chapitre à la fin des promotions auliques et c'est lui qui termine ce premier cycle. À la suite des cérémonies concernant l'empereur lui-même, vient toute la longue et curieuse série des promotions aux principales dignités de la Cour, depuis celles qui sont réservées à l'entourage immédiat du souverain et ne sont accessibles qu'à ses proches et parfois – affaire de caprice impérial – à un ami particulièrement dévoué, ou qu'on croit tel, jusqu'à celles des dignitaires, de moins haut rang, certes, mais ayant encore grande autorité. Le cycle compte ainsi seize protocoles différents, les césars compris, ou douze, si nous excluons les césars, les nobilissimes et le curopalate dont, généralement, les titres n'étaient conférés qu'à la famille impériale. Ces douze protocoles ont trait à la façon dont étaient octroyées les grandes dignités auliques et quelques fonctions civiles. Toutes les dignités et fonctions de l'Empire ne figurent pas, loin de là, dans ce cérémonial. Le Livre II, au chapitre 3, complétera quelque peu, mais assez rapidement, l'omission concernant les charges militaires, auxquelles on a joint l'une ou l'autre charge civile. Très peu, cependant, parce que, probablement, charges et fonctions rentraient dans le cadre général de la promotion d'un patrice-stratège, d'un patrice possédant une fonction et étaient données par simple édit ou d'un proconsul. Néanmoins, il semble étrange, à première vue, qu'il n'y ait pas de protocole pour le préfet du Caniclée, par exemple, fort grand personnage dont l'un des plus connus fut Bardas lui-même, le futur césar. Mais, – et ceci n'est pas sans importance – cette charge n'apparaît qu'au ixe siècle. N'est-ce pas une indication, au moins à retenir, qu'en général nombre de protocoles, dont nous avons ici le texte, ne dépassent pas beaucoup cette date ? Nous verrons, par ailleurs, qu'il est fait mention du corps des hicanales. Or, ce corps fut constitué par l'empereur Nicéphore au début du IXe siècle. Pour le moment, de ces faits, nous ne voulons rien conclure. Il fallait quand même les signaler au passage comme un indice, non relevé encore – le premier du moins – que nos protocoles, mises à part les adjonctions postérieures et les scolies, ne semblent pas dépasser, quant à leur fond, le ixe siècle et, en tout cas, le règne de Constantin VII.
   Ainsi qu'on l'a lait remarquer plus d'une fois, ces protocoles sont une compilation de plusieurs textes divers. Sans grand souci d'établir un modèle fixe et unique auquel, désormais, on devrait se référer, Constantin VII – ou un copiste ultérieur – a copié ce qu'il trouvait soit à droite, soit à gauche, concernant chaque cérémonie. Il est bien certain que, sous des titres qui semblent très précis, nous avons, en effet, plusieurs protocoles différents, qu'il s'agisse des mariages impériaux, de la création d'un ou de plusieurs césars, de l'élévation à la dignité de patrice, par exemple. Certes, il est presque toujours question de plusieurs souverains, surtout au début des chapitres ; mais, il n'est pas rare de ne plus voir paraître qu'un empereur au cours du récit. De même, il n'est pas sans exemple qu'on rencontre tout à coup la mention de telle dignité périmée au Xe siècle ou, au milieu d'un texte fort clair, quelques phrases parfaitement inintelligibles. Faut-il voir là toujours une contamination du texte ? Évidemment, la chose est facile à dire si l'on veut soutenir sa propre manière de voir ; elle n'en est pas plus certaine pour autant. Beaucoup plus sûre est, je crois, la constatation matérielle que nous sommes simplement en présence de plusieurs protocoles généralement assez mal amalgamés, du reste, s'échelonnant entre les trente dernières années du VIIIe siècle et les cinquante premières du Xe siècle, ce qui explique très bien l'incohérence, apparente ou réelle, de certaines pages. Au surplus, il y a autre chose. Autant et plus encore que dans la première partie de son œuvre concernant les cérémonies religieuses, Constantin VII s'est servi, pour parler de l'élévation aux grandes dignités, d'une part des protocoles existant encore dans les archives du personnel chargé de l'organisation et de la marche des cérémonies et, de l'autre, des protocoles propres aux dèmes pour leurs acclamations. Or, il s'est trouvé que ces deux protocoles, indépendants l'un de l'autre, ne concordaient pas toujours, soit parce qu'ils n'appartenaient pas à la même époque, soit parce qu'ils ne répondaient pas à la cérémonie aulique ayant fait l'objet du protocole transcrit. En mettant bout à bout ces deux sources de renseignements, il était fatal qu'une sorte de chevauchement s'ensuivît.
   Mais, il y a plus. On a fait grand état de la mention du singulier ou du pluriel en ce qui concerne particulièrement les souverains, les souveraines et les porphyrogénètes, soit dans le texte lui-même, soit dans les acclamations. Or, il semble bien qu'il ne faut pas attacher une trop stricte importance à ce fait. En réalité, Constantin VII a pu, dans les protocoles proprement dits, recopier, peut-être, en les modifiant quelque peu, des textes anciens et appartenant à des époques différentes. En fait, et surtout quand il parle du « grand » et du « petit » empereur, c'est à lui et à son fils qu'il pense. Si, comme je persiste à le croire, tout ce cycle entier de protocoles est antérieur à l'avènement réel de Constantin VII au pouvoir, on conçoit très bien que, dans ses loisirs forcés, il se soit amusé à recueillir ces divers protocoles qu'il pouvait trouver çà et là, donnant chaque fois, à lui, à son fils et à sa famille, la place à laquelle chacun avait droit.
   Pour les acclamations, il n'en va plus tout à fait de même. Ces dernières sont, en effet, presque toujours les mêmes et le moule dans lequel elles sont coulées est probablement fort ancien. Les poètes chargés de leur rédaction avaient sous les yeux un type à peu près unique qui se perpétuait de siècle en siècle quant à l'ensemble de sa facture. Dans ce cadre donné on ajoutait simplement, suivant la nature de la cérémonie ou selon les événements historiques du moment, quelques phrases plus circonstanciées. C'est pourquoi, sauf de bien rares exceptions, on acclamait ensemble le pouvoir royal, les souverains, les Augustae, quel qu'en fût le nombre, et les porphyrogénètes. Aussi, quitte à faire des vers faux et des entorses aux règles de la grammaire, les poètes se contentaient-ils, quand besoin était, de mettre des mots au pluriel alors que l'acclamation originelle ne connaissait que le singulier ou de mêler indistinctement singuliers et pluriels. C'est la raison pour laquelle on n'est jamais très sûr de ce que recouvrent les acclamations. Il est bien certain que, d'une façon générale, quand il est question des « souverains » c'est qu'il y a un empereur en litre, puis, un ou plusieurs co-empereurs ; mais il n'est pas exclu que sous ce vocable les factions n'acclamaient pas les fils, frères ou gendres de l'empereur et même peut-être, à certaines époques, quelque véritable chef de l'État, celui qui, en fait, gouvernait, au nom des souverains, sans compter les césars et les nobilissimes qu'on pouvait assimiler aux souverains.
   Le Livre des Cérémonies ne fait pas de distinction entre les souverains. Nous savons, en effet, par ailleurs, qu'il y avait tout un ordre hiérarchique dans les acclamations et que les factions saluaient les uns et les autres, chacun d'après son propre rang. Aussi, le fait que les acclamations, ou le protocole, parlent le plus sou vent des souverains et non de l'empereur seul, n'est-il pas, en soi, toujours une preuve absolue permettant de donner par là une date possible à tel chapitre déterminé. À plus forte raison peut-on dire la même chose quand il s'agit des Augustae et des porphyrogénètes. Sans doute, nous savons avec certitude par les historiens et les chroniqueurs qu'à certains moments, et le plus souvent, il y eut à la Cour plusieurs Augustae : impératrice en titre d'abord, puis, mère, filles, femmes, sœurs de souverains ayant reçu le titre d'Augusta ; mais, en nombre de cas, nous sommes privés de tout renseignement et rien ne nous prouve qu'on n'acclamait pas, par extension, comme Augusta des femmes non couronnées et ne portant pas légalement ce titre, simplement parce qu'elles étaient les épouses des souverains acclamés. Quant aux porphyrogénètes, je ne pense pas qu'il faille attribuer ce titre exclusivement aux seuls descendants directs du souverain. Étaient porphyrogénèles, pour la population, tous les membres issus de la famille impériale. Nés ou non dans la chambre de porphyre, ils portaient ce titre générique pour la raison que la Cour n'en avait pas d'autre à leur donner. Qu'on relise les acclamations du chapitre 51 (42) lors de la naissance d'un enfant porpliyrogénète. Pas une seule fois – chose curieuse – il n'est question de l'Augusta-mère. Les dèmes acclament les souverains, les Augustae, l'enfant nouveau-né et les autres porphyrogénètes, même s'il s'agit, ce qui peut être, d'un premier enfant. Cela semble bien prouver que le titre de porphyrogénète n'était pas très exclusif. C'était donc, vraisemblablement, d'une façon globale qu'on les saluait. Tout cela explique bien, ce semble, les pluriels si souvent employés et ne peuvent donc pas servir de critère absolu au point de vue chronologique.
   Ces acclamations, du reste, sont si bien modelées sur un type unique qu'il était parfois impossible d'y rien changer.
   Enfin, il importe de faire une dernière remarque générale. Nous avons ici les protocoles propres à la Cour et aux dèmes et point celui des cérémonies religieuses qui ne regardaient plus le « maître des cérémonies » (quel que soit le titre qu'il portât à un mornent déterminé de l'histoire). C'est pourquoi, tant aux cérémonies des fiançailles ou du mariage impérial, qu'au moment de la naissance d'un enfant porphyrogénète ou à l'occasion des funérailles du souverain et de l'Augusta, le protocole ne parle pas de l'ordre adopté par 1'Église pour ces sortes d'événements ou, s'il le fait, ce n'est qu'incidemment. Pour savoir comment se déroulaient ces cérémonies, ce n'est pas dans le Livre de Constantin VII qu'il faut aller chercher des renseignements, mais bien dans les livres liturgiques.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 18306).

 

collection Budé

Latins

HORACE — Satires. Texte établi et traduit par François Villeneuve. 7e tirage. 1966. 214 p., dos passé.

10 euros (code de commande : 13423).

PLAUTE — Comédies. Tome I : Amphitryon - Asinaria - Aulularia. Texte établi et traduit par Alfred Ernout. Cinquième tirage. 1963. XLI + 203 p., dos et couverture passés.

10 euros (codede commande : 13430).

PLAUTE — Comédies. Tome II : Bacchides - Captivi - Casina. Texte établi et traduit par Alfred Ernout. Quatrième tirage. 1964. 324 p., dos et couverture passés.

10 euros (codede commande : 13431).

PLAUTE — Comédies. Tome VII : Trinummus - Truculentus - Vidularia fragmenta. Texte établi et traduit par Alfred Ernout. Deuxième édition. 1961. 201 p.

10 euros (codede commande : 13433).

GRECS

DÉMOSTHÈNE — Harangues. Tome I. Sur les Symmories - Por les mégalopolitains - Première philippique - Pour la liberté des Rhodiens - Sur l'organisation financière - Olynthiennes. Texte établi et traduit par Maurice Croisset. 1955. XLVIII + 136 p., couverture un peu défraîchie.

9 euros (codede commande : 13442).

EURIPIDE — Les Bacchantes. Texte établi et traduit par Jules Meunier. Deuxième tirage. 1968. pp. 209-301. (Tome VI, 2), non coupé.

10 euros (codede commande : 13443).

LYSIAS — Discours. Tome I (I-XV). Texte établi et traduit par Louis Gernet et Marcel Bizos. Quatrième édition. 1959. 238 p., pliure à la couverture.

10 euros (codede commande : 13446).

PLATON — Cratyle. Texte établi et traduit par Louis Méridier. Troisième édition. 1961. 138 p., décharges d'adhésif.

10 euros (codede commande : 13448).

PLATON — Protagoras. Texte établi et traduit par Alfred Croiset, avec la collaboration de Louis Bodin. Sixième tirage. 1963. 86 p.

9 euros (codede commande : 13448).

 

Pour être informé des mises à jour de cette page

 

 

 

ARISTOPHANE — Lysistrata. Comédie traduite du grec par Louis Artaud. Illustrations par André Deslignères. Paris, A l'Enseigne du Pot Cassé, 1926. In-12 broché, 152 p., 6 bois gravés à pleine page, (collection « Scripta Manent », n° 6), un des 1950 exemplaire numérotés sur Chesterfield (n° 715), couverture un peu défraîchie.

   

20 euros (code de commande : 13438).

 

BARDON (Henry) — La littérature latine inconnue. Tome I : L'époque républicaine. Tome II : L'époque impériale. Paris, Klincksieck, 1952-1956. Deux volumes in-8° brochés, 382 et 338 p., couvertures jaunies et traces de mouillures dans les marges, rare.
Avant-propos :
   Il faut en convenir : nous ne connaissons pas la littérature latine.
   A. F. Wert constatait, il y aura bientôt cinquante ans, que, sur les 772 auteurs latins, dont nous avons gardé le souvenir, 276 ne sont que des noms ; pour 352 d'entre eux nous ne possédons que des fragments. Les 144 qui restent, – soit 20 % du nombre total, – nous ayons d'eux un ou plusieurs ouvrages. Les chiffres de Wert sont contestables, dans leur rigueur excessive ; mais la portée de sa remarque n'en est pas diminuée. Imaginons une littérature française où des bribes du serment de Strasbourg, quelques vers de Soties ou de Miracles, une centaine de citations du Roman de la Rose ou du Roman de Renart, une strophe de la Chanson de Roland représenteraient les écrivains du Moyen Âge ; pour le siècles classiques, point de Racine (je songe à Varius) ; pas davantage de Lamartine (je pense à Gallus) ; des genres entiers auraient disparu, sans qu'il en subsistât autre chose que quelques lignes atrophiées et suspectes. Bref, une brume de néant, d'où émergeraient, plus ou moins, quelques cimes. La comparaison, traditionnelle, fait sentir le dramatique de notre situation : cette vue supposée sur la littérature française, c'est celle que nous avons de la littérature latine. Nous nous en contentons : il le faut bien. Nous aurions tort de nous y complaire.
   Ce qui a sombré ne constitue pas seulement une lacune regrettable ; une telle disposition fausse la perspective en fonction de laquelle nous interprétons ce qui demeure. Aussi le présent volume vise-t-il un double but. Il est consacré à l'étude des auteurs latins de l'époque républicaine, qui ne sont connus que de nom, ou par des fragments de peu d'importance. Mais, en outre, nous nous sommes aidé de ce que nous discernions sur les auteurs oubliés pour replacer les écrivains, dont les ouvrages subsistent, dans une orientation plus exacte.
   En un travail de ce genre, la part du subjectif est grande. Il faut se garder d'échafauder, sur des lacunes, de brillantes, de séduisantes hypothèses : pareilles résurrections sont de secondes funérailles. Ensuite, il y a des risques à courir : nous n'insistons pas sur tel écrivain, que nous jugeons assez étudié, pour nous attarder sur tel autre, que nous estimons déshérité ; certains auraient fait le choix contraire, bien sûr. Nous citons des textes, qui nous semblent révélateurs : pourquoi ceux-là, plutôt que d'autres ? Dans les problèmes de datation, les incertitudes sont grandes ; et, parfois, nous plaçons dans un chapitre déterminé un « absent », qui figurerait sans illogisme dans un autre : outre nos ignorances, le déroulement des générations nous est un obstacle ; elles se succèdent en s'amalgamant ; nos divisions chronologiques ont une raideur, qui est une trahison.
   Il y a une objection, que je prévois, et dont la gravité n'est qu'apparente. « Comment ? dira-t-on, pâlir sur le néant ? n'existe-t-il pas assez de textes suffisamment longs et intacts pour que s'y exercent les philologues ? » Je répondrai qu'en ces matières l'« absence » n'est saisissable qu'à partir du moment où elle cesse d'être totale. Je répondrai que l'analyse minutieuse d'allusions et de fragments m'a permis d'apporter, dans ce noir, quelques lueurs, de distinguer des visages oubliés, et de mieux apprécier les figures connues.
   De plus, la fuite des générations, qui s'abolissent dans le néant, n'est-ce pas là un spectacle assez émouvant, pour que l'on tente de disputer aux ombres de l'oubli un peu de ce qui fut ? C'est pourquoi j'ai risqué cette entreprise étrange, ce dialogue avec le silence.
   J'y ai beaucoup appris. Enseignerai-je les autres ? Si, grâce à moi, quelques notions se sont précisées, tant mieux : j'aurai aidé à apprécier davantage l'admirable littérature latine. Si je n'ai convaincu, et intéressé, que moi-même, je m'en consolerai sans doute : tant j'ai pris de plaisir à rechercher l'insaisissable, à retrouver les disparus.

Les deux volumes : 100 euros (code de commande : 17987 - vendu).

 

COLLECTION DES AUTEURS LATINS

Publiée à Paris, chez Firmin-Didot et Cie, sous la direction de M. Nisard, les volumes sont au format grand in-8° sous une demi-reliure de toile chagrinée. Ils contiennent en général une introduction sur la vie et l'œuvre de l'auteur ainsi qu'un appareil de notes. Les textes sont imprimés sur deux colonnes et le texte latin est en dessous de la traduction. La liste des traducteurs est trop importante pour être détaillée ici.

CORNÉLIUS NÉPOS, QUINTE-CURCE, JUSTIN, VALÈRE MAXIME, JULIUS OBSEQUENS Œuvres complètes. 1864. 656 p., cachet sur la page de titre, rousseurs.

50 euros (code de commande : 32/65).

HORACE, JUVÉNAL, PERSE, SULPICIA, TURNUS, CATULLE, PROPERCE, GALLUS et MAXIMIENŒuvres complètes. 1869. 819 p., coupes et mors frottés, rousseurs éparses, cachet à la page de faux-titre.

60 euros (code de commande : 33/65).

SALLUSTE, JULES CÉSAR, C. VELLÉIUS PATERCULUS et A. FLORUSŒuvres complètes. 1861. 727 p, mors et coupes frottés, rousseurs.

45 euros (code de commande : 36/65).

TITE-LIVEHistoire romaine. Tome second. Livres 27 à 45. 1869. 911 p., mors et coupes frottés, cachet sur la page de faux-titre, rousseurs.

40 euros (code de commande : 39/65).

 

[ESCHYLE]. BONNARD (André) — Prométhée enchaîné. Tragédie d’Eschyle. Lausanne, Mermod, 1946. In-8° broché, 64 p., exemplaire numéroté.

9 euros (code de commande : 4628).

 

FLACELIÈRE (Robert) — Histoire littéraire de la Grèce. Paris, Fayard, 1962. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, 476 p., une carte, (collection « Les Grandes Études Littéraires »), auréoles sur la couverture.

7,50 euros (code de commande : 2729).

 

La guirlande d'Aphrodite. Recueil d'épigrammes amoureuses de l'anthologie grecque, par A.-Ferdiand Herold. Paris, Piazza, 1923. Dix-huitième édition. In-12 broché, 155 p., frontispice illustré par Carlos Schwab, (collection « Ex Oriente Lux », n° 6), bel exemplaire.

   
Couverture et frontispice.

15 euros (code de commande : 15916).

 

HOMÈRE — L'Iliade. Tomes I et II. L'Odyssée. Tomes I et II. Traduction nouvelle de Mario Meunier. Illustrations de Berthold Mahn. Paris, Union Latine d'Éditions, 1943. Quatre volumes in-8° brochés sous chemises et étuis d'éditeur, XI, 330, 354, 283 et 271 p., 196 illustrations (48 vignettes de tête de chapitre en deux couleurs, 118 vignettes dans le texte, 30 illustrations à pleine page), exemplaire numéroté sur vélin de chiffon, rousseurs sur les dos des chemises.


Couverture et illustration des pp. 140-141 du tome II de l'Iliade.

Les quatre volumes : 100 euros (code de commande : 15769).

 

[HOMÈRE]. BÉRARD (Victor) Un mensonge de la science allemande. Les « Prolégomènes à Homère » de Frédéric-Auguste Wolf. Deuxième édition. Paris, Hachette et Cie, 1917. In-12 broché, 288 p., couverture défraîchie, manque au dos, rare.

25 euros (code de commande : 45/69).

 

[HOMÈRE]. ENGELMANN (R.) — L'œuvre d'Homère illustrée par l'art des anciens. Traduit de l'allemand. Trente six planches précédées d'un texte explicatif et d'un avant-propos de L. Benloew. Paris, Reinwald & Cie, 1891. In-4° oblong sous couverture imprimée, [1 (titre)], [1 bl.], [2 (avant-propos)], 11, XX (planches), 12, XVI (planches), [1 (liste des abréviations)] p., cachet d'appartenance au premier contreplat, bon exemplaire.

25 euros (code de commande : 12298).

 

[HORACE]. DUPOUY (Auguste) — Horace. Paris, Grasset, 1928. In-8° broché, 266 p., (collection « Les Heures Antiques », n° 3), cachet d'appartenance à la couverture et à la page de titre.

8 euros (code de commande : 76/63).

 

LELOIR (Léon)Poésies lyriques grecques. Texte et traduction rythmée. Seconde édition. Bruxelles, Office de Publicité, 1960. In-12 broché, 124 p., (« Collection Lebègue et Nationale », n° 71).

8 euros (code de commande : 49/69).

 

LODS (Adolphe) — Histoire de la littérature hébraïque et juive depuis les origines jusqu'à la ruine de l'État juif (135 après J.-C.). Préface d'André Parrot. Paris, Payot, 1950. In-8° broché, 1054 p., (collection « Bibliothèque Historique »), exemplaire non coupé.
Table des matières :
   Préface.
   Introduction.
   Première période. Avant les grands prophètes (760). L'Âge des poésies populaires et des traditions nationales.
      Section I. Les poésies hébraïques.
         Chapitre I. La poésie antérieure à la prose.
         Chapitre II. Les genres poétiques cultivés en Israël.
         Chapitre III. Les règles de la poésie hébraïque.
      Section II. Les traditions nationales.
         Chapitre I. Critique des sources.
         Chapitre II. La tradition orale.
         Chapitre III. Les premiers documents écrits.
         Chapitre IV. Les principaux recueils de traditions nationales. École Yahviste et École Élohiste.
         Chapitre V. Documents sur l'époque d'Élie et d'Élisée.
      Section III. Le Droit.
         Chapitre I. Le droit oral. Coutume et Tôra.
         Chapitre II. Premiers textes législatifs. Cycle J. Deuxième décalogue.
         Chapitre III. Textes législatifs du cycle E. Le livre de l'Alliance.
   Deuxième période. Les débuts du grand prophétisme. Depuis Amos (vers 760) jusqu'à la réforme de Josias (622).
      Section I. La littérature prophétique.
         Chapitre I. Introduction.
         Chapitre II. Amos.
         Chapitre III. Osée.
         Chapitre IV. Esaïe.
         Chapitre V. Michée.
         Chapitre VI. Michée 6, 1-8 et le règne de Manassé.
         Chapitre VII. Sophonie et les invasions scythes.
      Section II. L'historiographie influencée par les grands prophètes.
         Chapitre I. Remaniement et enrichissement des collections yahviste et élohiste.
         Chapitre II. Fusion des collections yahviste et élohiste.
         Chapitre III. Ouvrages d'histoire contemporaine.
      Section III. Le droit.
         Chapitre I. Cycle J. Instructions sur la Pâque, les Pains sans levain et les premiers-nés.
         Chapitre II. Cycle E. Le premier décalogue.
   Troisième période. L'époque du Deutéronome. De la réforme de Josias (622) à l'exil (586).
      Section I. Le droit.
         Chapitre unique. Le Deutéronome.
      Section II. L'historiographie deutéronomiste.
         Chapitre I. Caractéristiques générales.
         Chapitre II. Insertion du Deutéronome dans la vie de Moïse.
         Chapitre III. Remaniement de l'ouvrage J.-E.
         Chapitre IV. Le livre des Rois.
      Section III. La littérature prophétique.
         Chapitre I. Le livre de Nahoum.
         Chapitre II. Jérémie.
   Quatrième période. L'exil (586-538). Déclin du prophétisme et début de la formation de la loi sacerdotale.
      Section I. La littérature prophétique.
         Chapitre I. Ezéchiel.
         Chapitre II. Habaquq.
         Chapitre III. Prophéties diverses de l'époque de l'exil.
         Chapitre IV. Le second Esaïe.
      Section II. Poésies de l'époque de l'exil.
      Section III. L'œuvre des légistes sacerdotaux à l'époque de l'exil.
         Chapitre I. Le projet de législation du livre d'Eséchiel.
         Chapitre II. Le Code de sainteté et les lois sacerdotales les plus anciennes.
   Cinquième période. La restauration. De l'exil à Esdras (538-400 environ).
      Section I. La littérature prophétique.
         Chapitre I. Discussion sur l'opportunité de la reconstruction du Temple.
         Chapitre II. Les prophètes Aggéée et Zacharie.
         Chapitre III. Prophéties diverses de l'époque de la restauration.
         Chapitre IV. Oracles contre les nations.
         Chapitre V. Malachie.
      Section II. La littérature législative. Achèvement de la loi sacerdotale.
         Chapitre I. L'ouvrage historico-légal.
         Chapitre II. Lois sacerdotales rédigées ultérieurement. Achèvement du Pentateuque.
      Section III. La littérature historique.
         Chapitre I. Les pièces officielles d'Esdras et Néhémie.
         Chapitre II. Les mémoires d'Esdras et ceux de Néhémie.
         Chapitre III. Les papyrus d'Éléphantine.
         Chapitre IV. Les tablettes de Nippour.
      Section IV. La Haggada ou littérature d'imagination.
         Chapitre I. Le livre de Ruth.
         Chapitre II. Le livre de Jonas.
         Chapitre III. Le roman d'Ahiqar.
         Chapitre IV. Le livre de Tobit.
         Chapitre V. Autres midrachim de la même époque.
   Sixième période. D'Esdras à l'insurrection des Maccabées (de 400 environ à 167 av. J.-C.).i
         Aperçu chronologique de cette période. Les caractères généraux.

      Section I. La littérature historique.
         Chapitre I. Les compilations sur l'histoire de la restauration antérieures à celle du Chroniqueur.
         Chapitre II. Le livre actuel Esdras-Néhémie, seconde partie de l'ouvrage du Chroniqueur.
         Chapitre III. Le livre des Chroniques, première partie de l'œuvre du Chroniqueur.
      Section II. Le genre gnomique.
         Chapitre I. Le livre des proverbes.
         Chapitre II. Le livre de Job.
         Chapitre III. L'Ecclésiaste.
         Chapitre IV. La sagesse du fils de Sirach ou Ecclésiastique.
      Section III. La poésie lyrique.
         Chapitre I. La poésie lyrique religieuse. Le livre des Psaumes.
         Chapitre II. Le Cantique des Cantiques.
      Section IV. Les derniers échos de la littérature prophétique.
         Chapitre I. Le livre de Joel.
         Chapitre II. Zacharie 9-14.
   Septième période. L'époque hasmonéenne (167-63 av. J.-C.).i
         Aperçu chronologique de cette période.

      Première partie. Judaïsme palestinien.
      Section I. La littérature historique.
         Chapitre unique. Le premier livre des Maccabées.
      Section II. La Haggada.
         Chapitre I. Le livre de Judith.
         Chapitre II. Esther.
         Chapitre III. Le livre des Jubilés.
      Section III. Ouvrages de morale et d'édification.
         Chapitre unique. Les Testaments des douze patriarches.
      Section IV. La littérature apocalyptique.
         Chapitre I. Les apocalypses.
         Chapitre II. Le livre de Daniel.
         Chapitre III. Esaïe.
         Chapitre IV. Les parties anciennes du livre D'Hénoch (Hénoch éthiopien).
         Chapitre V. Les Paraboles d'Hénoch.
      Deuxième partie. Judaïsme hellénistique.
      Section I. L'historiographie.
         Chapitre I. Ouvrages sur l'histoire ancienne.
         Chapitre II. Histoire contemporaine. Le deuxième livre des Maccabées.
      Section III. Ouvrages de morale, d'édification et de polémique.
         Chapitre I. Oracles sybillins.
         Chapitre II. Vers et fragments d'écrits juifs placés sous le nom de poètes et d'historiens grecs.
   Huitième période. L'époque hérodienne et romaine jusqu'à la ruine de Jérusalem (63 av.-70 apr. J.-C.).i
         Aperçu chronologique de cette période.

      Première partie. Judaïsme palestinien.
      Section I. Ouvrages d'édification.
         Chapitre I; Les Psaumes de Salomon.
         Chapitre II. Fragments d'un écrit sadoqite.
      Section II. La Haggada.
         Chapitre I. La vie d'Adam et d'Ève.
         Chapitre II. Martyre d'Esaïe et autres midrachim de la même époque.
      Section III. La littérature apocalyptique.
         Chapitre I. L'assomption de Moïse.
         Chapitre II; Le livre slave d'Hénoch ou livre des secrets d'Hénoch.
         Chapitre III. Apocalypses d'Élie, de Sophonie, d'Abraham.
      Deuxième partie. Judaïsme hellénistique.
      Section I. La littérature narrative.
         Chapitre I. Le troisième livre d'Esdras ou Esdras grec.
         Chapitre II. Les additions au livre d'Esther.
         Chapitre III. Les additions au livre de Daniel.
         Chapitre IV. La prière de Manassé.
         Chapitre V. Le troisième livre des Maccabées.
      Section II. La littérature prophétique.
         Chapitre unique. Le livre de Baruch.
      Section III. Morale, édification, polémique.
         Chapitre I. Pseudépigraphes sous des noms païens.
         Chapitre II. Pseudo-Aristobule.
         Chapitre III. L'épître de Jérémie.
         Chapitre IV. La Sagesse de Salomon.
         Chapitre V. Le quatrième livre des Maccabées.
   Neuvième période. Après la ruine de Jérusalem (70-135 apr. J.-C.).
      Première partie. La littérature apocalyptique.
         Chapitre I. Le quatrième livre d'Esdras.
         Chapitre II. L'apocalypse syriaque de Baruch et les autres écrits se rapportant à Baruch.
      Deuxième partie. La formation du canon de l'Ancien Testament.
   Addendum. Les manuscrits du désert de Juda, par andré Parrot.
   Compléments bibliographiques, par andré Parrot.

40 euros (code de commande : 18097).

 

MARTIN (René) — Recherches sur les agronomes latins et leurs conceptions économiques et sociales. Paris, Les Belles Lettres, 1971. In-8° sous reliure d'éditeur de toile rouge, XV, 418 p., (« Collection d'Études Anciennes »), couverture soigneusement plastifiée, marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde.
Préface :
   Que le problème de la terre ait dominé, tant en Grèce qu'en Italie, toutes les relations sociales des Anciens, toute leur vie aussi bien publique que privée, c'est l'évidence même. Mais il est non moins évident que ce problème s'est posé en des termes très différents dans les diverses périodes de l'Antiquité et dans les diverses régions du monde antique.
  Lorsqu'on entreprend d'y réfléchir à propos du monde romain des siècles « classiques », on se heurte dès l'abord à deux « clichés », qui pour être contradictoires n'en sont pas moins enracinés dans l'esprit de tout homme quelque peu cultivé : le premier de ces clichés, c'est celui qui présente les Romains comme étant « un peuple de paysans », fondamentalement terrien, et s'opposant par là à ces peuples de commerçants et de navigateurs qu'ont été les peuples phénicien, grec (à Athènes et Corinthe tout au moins) et carthaginois ; le second, c'est celui qui nous montre une Rome constamment contrainte d'avoir recours à des importations alimentaires, et ces mêmes Romains paysans se reparaissant, en fait, entre une plèbe qui ne songe qu'à abandonner l'agriculture pour venir grossir intra moenia la foule des chômeurs professionnels nourris aux frais de l'État, et une aristocratie de propriétaires latifondiaires régnant sur d'immenses domaines, qu'ils connaissent à peine et qu'ils se soucient peu de mettre en valeur.
   Comme tous les clichés, ces deux-là comportent sans doute l'un et l'autre une part de vérité, mais comme tous les clichés, ils ne font aussi que masquer une réalité infiniment plus complexe. Pour essayer de découvrir cette réalité, il nous a semblé que le mieux était encore d'interroger ceux des écrivains latins qui apparaissent comme des spécialistes de la res rustica, à savoir ceux que l'on regroupe traditionnellement sous le nom d'Agronomes latins, dans lesquels nous avons cru devoir inclure – ce que certains nous reprocheront sans doute – le Virgile des Géorgiques et même dans une certaine mesure celui des Bucoliques, ainsi que Pline l'Ancien, dont l'Histoire Naturelle comprend plusieurs livres consacrés à l'agriculture.
   Ce sont les résultats – ou plus exactement quelques-uns des résultats – de cette enquête que nous présentons dans cet ouvrage. Mais il y avait plusieurs façons possibles d'interroger les Agronomes latins, et si nombreuses étaient les questions susceptibles de leur être posées, qu'il a bien fallu opérer un choix.
   Un premier point de vue eût consisté à étudier de manière exhaustive un Agronome, et à lui consacrer une monographie de caractère descriptif qui eût permis d'examiner, à travers son œuvre, les divers aspects de l'économie rurale dans l'Italie antique, un peu à la manière dont a procédé R. Billiard dans son ouvrage bien connu sur L'agriculture dans l'Antiquité d'après les « Géorgiques » de Virgile. Ce point de vue nous est très rapidement apparu peu satisfaisant : outre qu'il nous aurait inévitablement conduit à répéter sur la plupart des points l'ouvrage de Billiard, nous avons pensé que la confrontation entre eux des différents Agronomes latins, dont les traités constituent une sorte de chaîne, était infiniment plus intéressante que l'étude d'un maillon de cette chaîne considéré isolément des autres.
   Un deuxième point de vue eût donc consisté à étudier l'économie rurale de l'Italie antique, notamment sous son aspect technique, à travers l'ensemble des Agronomes latins. Mais cela constituait un sujet si vaste qu'il ne pouvait être question de lui consacrer une monographie : il eût fallu le traiter en plusieurs étapes successives, consacrées chacune à une branche et une seule de l'économie rurale : la céréaliculture, la viticulture, l'élevage des bovins, des ovins, etc. Ce point de vue a été néanmoins le nôtre pendant un certain temps, mais il nous est vite apparu qu'une telle étude, pour être sérieuse, exigeait une somme de connaissances – en particulier sur le plan scientifique et agronomique – qui, à notre époque de spécialisation, ne saurait se trouver chez un seul homme, et impliquait par conséquent un travail d'équipe interdisciplinaire, dont il est du reste infiniment souhaitable qu'il soit entrepris un jour.
   Un troisième point de vue consistait à partir de la constatation du fait que les Agronomes latins ne sont pas seulement des techniciens, mais aussi, dans une large mesure, des théoriciens de l'économie, et aussi des écrivains « engagés », dont les ouvrages expriment ou impliquent toute une idéologie, tant philosophique que politique, d'autant plus intéressante qu'elle permet sinon de résoudre, du moins de poser et d'étudier le vaste et difficile problème des rapports qui ont pu exister, dans cette période de l'histoire, entre ce que l'on appelle parfois les « superstructures » idéologiques et les « infrastructures » économico-sociales.
   C'est donc ce troisième point de vue que nous avons finalement adopté, dans l'espoir qu'il nous permettrait d'aborder chemin faisant, et peut-être d'éclairer de façon nouvelle, un certain nombre des grandes questions qui se posent à l'historien de Rome. Ce n'est pas à l'histoire des techniques agricoles que nous avons entendu apporter notre contribution, mais avant tout à celle des idées économiques, ainsi qu'à celle de la pensée romaine en général, dans la mesure où les structures de pensée nous semblent inséparables des structures économico-sociales – sans en constituer pour autant, comme certains se l'imaginent, un simple « reflet ». Toute tentative visant à faire « découler » l'idéologique de l'économique nous paraît vaine et vouée à l'échec ; mais inversement il nous paraît tout aussi vain, et fâcheusement « idéaliste », de prétendre séparer deux domaines, qui sont à chaque époque inextricablement mêlés.
   C'est cette perspective qui assure, pensons-nous, l'unité de notre ouvrage, lequel présente par ailleurs, en raison du nombre des auteurs et des problèmes qui y sont étudiés, une grande diversité. On nous reprochera peut-être cette dernière, et d'avoir écrit un livre dont il pourra sembler que les différents chapitres auraient pu, au prix de quelques modifications, être publiés séparément sous forme d'articles.
   Nous ne pensons pas qu'un tel reproche serait fondé : certes le contenu de chacun de nos chapitres aurait pu théoriquement constituer la matière d'un article distinct ; certes chacun possède une certaine « autonomie », qui peut donner l'impression qu'il se suffît à lui-même. Mais ce n'est là qu'une apparence, et l'on se rendra vite compte qu'ils sont, en réalité, étroitement tributaires et solidaires les uns des autres, et que chacun n'est valable qu'intégré dans l'ensemble qu'ils constituent à eux tous : nous n'en voulons pour preuve que les « renvois » qu'à tout moment nous avons été amenés à faire à ce qui suit ou à ce qui précède, et la conclusion générale de notre ouvrage, qui montre bien que nos diverses études, en dépit de leurs contrastes, sont en fin de compte convergentes et s'épaulent mutuellement, pour aboutir à une vision d'ensemble de l'évolution du monde rural dans l'Italie antique, depuis les dernières décennies de la République jusqu'à la fin de la dynastie julio-claudienne.
   Il est possible que l'on nous reproche également d'avoir conduit dans un même ouvrage deux sortes de recherches, entre lesquelles il y a comme une différence de nature : d'une part nous nous sommes attaché, dans certains chapitres, à étudier et à analyser, de façon parfois purement descriptive, les conceptions de tel ou tel Agronome ; d'autre part nous avons, dans d'autres chapitres, posé des problèmes que l'on est en droit de considérer comme insolubles, et sur lesquels nos recherches ne pouvaient guère aboutir qu'à des « hypothèses de travail » : c'est le cas, notamment, de nos trois chapitres consacrés à Virgile, ainsi que des pages qui concernent la signification économique, sociale et politique de l'épicurisme et du stoïcisme. Il en résulte que notre thèse présente deux sortes de conclusions : les unes sont, sinon certaines, du moins probables et, pensons-nous, aisément acceptables par tous ; les autres, hypothétiques, sont présentées par nous-même à grand renfort de points d'interrogations, et ne sauraient par conséquent, bien que formulées dans le même livre, être placées sur le même plan que les premières.
   C'est surtout par là, effectivement, que notre thèse peut être considérée comme manquant d'unité ; c'est aussi parce qu'elle aborde des problèmes entre lesquels il existe également – tout au moins selon la conception traditionnelle, qui n'en voit pas assez la liaison – une véritable différence de nature : problèmes économiques, problèmes philosophiques, problèmes littéraires. Cette impression de disparité, que certains éprouveront en lisant notre thèse, c'est finalement Virgile qui en est responsable : Bucoliques et Géorgiques ont beau être des livres où la res rustica est au premier plan, les problèmes que suscitent deux œuvres poétiques – et qui plus est sans cesse remises sur le métier des commentateurs et des critiques depuis près de vingt siècles – n'en sont pas moins sans commune mesure avec ceux que posent des traités techniques. Et il ne nous échappe pas que nos trois chapitres « virgiliens » sont un peu dans notre thèse comme le Conte d'Amour et de Psyché dans les Métamorphoses d'Apulée : non sans liens, certes, avec le reste de l'ouvrage, mais néanmoins « à part », et nettement différents des autres chapitres.
   Fallait-il donc renoncer à ce que certains considéreront, de ce fait, comme une idée contestable : inclure Virgile parmi les « Agronomes latins » ? Nous l'avons un moment pensé, suivant en cela Sénèque, qui estimait que les Géorgiques avaient été écrites non pour former à leur métier les exploitants agricoles, mais pour charmer l'esprit des amateurs de poésie. Mais à l'opinion de Sénèque s'opposait, pour une fois, celle de son ami Columelle, qui considérait Virgile comme étant avec Magon de Carthage son grand maître es travaux agricoles, et qui le cite, tout au long de son traité, plus fréquemment encore que les auteurs techniques. Et cela sans parler de l'influence en quelque sorte idéologique exercée par le poète sur l'agronome : c'est un fait que tout le chapitre que nous avons consacré à la pensée philosophique et politique de Columelle ne peut se lire qu'en étroite relation avec ceux que nous avons consacrés à Virgile.
   En ce qui concerne ce dernier, il est un autre problème qui nous a tracassé, et qui nous a fait longuement hésiter à lui accorder une place dans notre thèse : n'était-il pas outrecuidant ou tout au moins téméraire de prétendre, de nos jours, apporter du neuf sur un écrivain à propos duquel tout semble avoir été dit ? À cet égard les avertissements ne nous manquaient pas : au début d'une étude qu'il consacrait, en 1930, au poète mantouan, un de nos meilleurs érudits écrivait, non sans sagesse : « Qu'on ne s'attende pas à trouver dans cette modeste étude du nouveau sur Virgile. Depuis dix-neuf cent cinquante ans que le poète est mort, tout a été dit sur lui. Tout vient d'être redit à l'occasion du second millénaire de sa naissance ». Et tout récemment, d'une façon plus catégorique encore, M. J.-P. Brisson commençait ainsi son beau livre sur Virgile, son temps et le nôtre : « Naïveté ou présomption que d'écrire un livre de plus sur Virgile ? Ce poète n'a-t-il pas assez payé son tribut à la critique ? Son œuvre n'a-t-elle pas été assez triturée, analysée, commentée ? Il suffit de parcourir une bibliographie virgilienne pour se persuader que l'essentiel a été dit, et qu'il ne reste place seulement que pour de minutieuses études sur les sources grecques ou l'interpolation possible de quelques vers considérés isolément. Prétendre apporter du neuf sur le sujet ne peut être que le fait d'un ignorant maladroit qui découvre l'Amérique en plein XXe siècle, ou d'un esprit étonnamment perspicace qui saurait déceler ce que tant d'autres avant lui auraient omis d'apercevoir. »
   M. Brisson ajoutait : « Je ne crois être pourtant ni l'un ni l'autre. » Nous permettra-t-on de reprendre ici ces mots à notre compte ? En ce qui concerne les Bucoliques et les Géorgiques, sur lesquelles tant de choses parfaitement contradictoires ont été écrites, ce que nous avons voulu avant tout, c'est essayer de « faire le point » : plutôt que de proposer des solutions vraiment inédites aux problèmes innombrables que posent ces deux œuvres, nous avons tenté, d'une part d'opérer un choix entre les diverses solutions proposées par nos devanciers, d'autre part d'apporter, à l'appui de celles que nous retenions, des arguments auxquels leurs auteurs, tout simplement parce qu'ils étaient conditionnés par l'époque et l'atmosphère intellectuelle dans laquelle ils vivaient, n'avaient pas toujours songé. Mais, en réunissant ensemble des idées dont aucune n'est neuve en soi, on aboutit souvent à une nouvelle vision des choses, et c'est sans doute ce qui explique que notre « portrait » de Virgile apparaisse, par rapport à celui de la tradition universitaire, comme quelque peu « révolutionnaire ». Du reste est-il jamais possible d'affirmer que « tout est dit » sur un auteur ou un sujet donné ? Il est en tout cas une chose qui est toujours susceptible de changer : c'est l'éclairage que l'on projette sur l'objet de son étude ; et des éclairages nouveaux, que le chercheur utilise non pas du tout parce qu'il est plus « perspicace » que ses devanciers, mais tout simplement parce qu'ils lui sont fournis par son époque, permettent parfois d'apercevoir des aspects du passé jusque-là laissés dans l'ombre. C'est ainsi que nous avons tenté de projeter sur Virgile l'éclairage de certaines analyses sartriennes : il fallait bien faire l'expérience, et elle nous a semblé concluante. Il est vrai que Sartre ne fait pas partie des auteurs que l'on cite souvent dans les thèses de latin ; mais l'existentialisme, comme le marxisme et le freudisme, a dans une large mesure « révolutionné » notre univers mental, et dans la deuxième moitié du XXe siècle on n'a plus le droit de lire les auteurs anciens sans tenir compte de ce que ces trois courants de pensée, complémentaires beaucoup plus qu'opposés, nous ont apporté, à tel point qu'ignorer l'un ou l'autre constituerait, pour le spécialiste de l'Antiquité, une lacune à peu près aussi grave que le serait l'ignorance du « Daremberg et Saglio », du « Pauly-Wissowa » ou de tout autre grand « classique ».
   Mais nos chapitres « virgiliens », que nous nous attendons à voir vivement discutés, et dont on dira peut-être qu'ils appartiennent au genre de l'essai littéraire plutôt qu'à celui de la thèse, ne sont certainement pas les seuls qui susciteront des réserves, et il est bien d'autres points sur lesquels il est probable que nos conclusions n'emporteront pas l'adhésion de tous nos lecteurs : l'élaboration du traité de Varron a-t-elle bien été aussi étendue dans le temps que nous le supposons ? La reconstitution que nous tentons de la vie et de l'œuvre de Tremelius Scrofa est-elle légitime ? Le domaine columellien est-il vraiment le grand domaine d'un millier d'hectares que nous avons cru discerner dans son traité ? L'opposition entre agriculture et élevage était-elle aussi nette que nous le pensons ? Sur tous ces points, et sur d'autres, nous sommes le premier à considérer que nos conclusions ne sont ni certaines ni définitives — si tant est que l'on puisse, en pareille matière, aboutir à du certain et à du définitif. Mais il nous a semblé vain de nous borner à des études de caractère descriptif, qui nous auraient conduit à paraphraser, sans profit pour personne, les traités des Agronomes latins : pour savoir ce qu'ils disent, ce sont eux qu'il faut lire, non un livre écrit sur eux. Aussi avons-nous jugé préférable de prendre des risques, et de poser clairement tous les problèmes que nous rencontrions, même lorsque nous les jugions pratiquement insolubles : notre ambition n'est donc pas de les avoir tous résolus, mais, plus modestement, d'avoir contribué à leur solution éventuelle en proposant certaines réponses et en formulant certaines hypothèses de travail, qui pourront servir de point de départ à d'autres enquêtes, complémentaires ou contradictoires. Et nous serions comblé si certaines de nos hypothèses devaient stimuler la recherche, dût cette recherche nous convaincre d'erreur : car c'est à coup d'erreurs qu'on approche de la vérité.

35 euros (code de commande : 14734).

 

MEILLET (Antoine) — Esquisse d'une histoire de la langue latine. Bibliographie complétée par Jean Perrot. Paris, Klincksieck, 2004. In-8° collé, XIII, 298 p., (collection « Série Linguistique »), cachet ex-libris et date manuscrite à la page de faux-titre.
En quatrième de couverture :
   Langue d'un grand empire, le latin a fourni à la civilisation moderne la base de son expression linguistique. Si le grec a servi d'organe au développement de la pensée rationnelle, le latin, lui, est à l'origine de notre idée de l'État et du droit.
   Comment le latin s'est-il détaché de l'indo-européen ? Sous quelles actions est-il devenu une grande langue de civilisation ? Comment enfin le parler courant s'est-il brisé pour donner naissance aux langues romanes ? Quelle fut l'influence des événements historiques sur cette langue illustre ? Telles sont les questions auxquelles le lecteur qu'il soit linguiste, latiniste ou simplement curieux, trouvera la réponse dans cette esquisse, devenue, aujourd'hui indispensable.

15 euros (code de commande : 16402).

 

Philosophie du langage et grammaire dans l'Antiquité. Bruxelles - Grenoble, Ousia - Université des Sciences Sociales de Grenoble, 1986. In-8° broché, 464 p., (collection « Cahiers de Philosophie Ancienne », n° 5, « Cahiers du Groupe de Recherches sur la Philosophie et le Langage », n° 6-7).
Table des matières :
   - Avant-Propos, par Henri Joly.
   - Les mots et les choses : La philosophie du langage chez Démocrite, par Aldo Brancacci.
   - Dire et savoir (legein - eidenai) chez Xénophane et Parménide, par Anna Kélessidou.
   - Observations concernant legein et logos chez Heraclite, par François Heidsiegk.
   - Théorie et langage. Le langage comme logos théorètikos, par Georges Antonopoulos.
   - Comment faire des choses avec des mots grecs. Les actes de langage dans la langue grecque, par Françoise Létoublon.
   - Les mots et les formes dans le Cratyle de Platon, par Charles Kahn.
   - Platon entre le maître d'École et le fabriquant de mots. Remarques sur les grammata, par Henri Joly.
   - Discours des vieillards et discours sur la vieilleusse chez Platon et aujourd'hui, par Michel Philibert.
   - Isocrate et le langage de la culture, par Jean-François de Raymond.
   - Logos-phrase et logos-texte chez Platon et Aristote, par Anna Maria Thornton.
   - Structure sémantique et forme logique d'après l'analyse aristotélicienne des phrases d'action, par Pascal Engel.
   - Symbole et signe dans le De Interpretatione, par Curzio Chiesa.
   - Legomenon et Katègoroumenon chez Aristote, par Lambros Couloubaritsis.
   - Paradoxes linguistiques. À propos de lexis chez Aristote, par Denis Zaslawsky.
   - Pour une réinterprétation des catégories stoïciennes, par Claude Imbert.
   - Remarques sur la classification des propositions simples dans les logiques hellénistiques, par Jacques Brunschwig.
   - Le problème de l'expression et de la communication dans le scepticisme grec, par Françoise Caujolle-Zaslawsky.
   - Critique de la théorie du signe et langage chez Sextus Empiricus, par Venant Cauchy.
   - Elementa. Remarques sur le rôle de l'écriture dans la linguistique antique, par Françoise Desbordes.
   - Pecus / pecunia. Un acte de parole, par Claire Feuvrier-Prévotat.
   - La sémantique de S. Augustin est-elle vraiment mentaliste ?, par Frédéric Nef.
   - L'éclectisme et le développement de la grammaire hellénistique et romaine : les unités du discours, par François Charpin.
   - L'ordre de la langue. Observations sur la théorie grammaticale d'Apollonius Dyscole, par Jean Lallot.
   - The treatment of the greek middle voice by the Ancient Grammarians, par A. Rijksbaron.
   - Donat ou Priscien ? Syntaxe et figure de construction dans la grammaire latine au XVIe siècle, par Bernard Colombat.

15 euros (code de commande : 17413).

 

SAPPHO — Poésies de Sappho. Suivies des Odes d'Anacréon et des Anacréontiques. Traduction nouvelle de Mario Meunier avec es illustrations de Sylvain Sauvage. Paris, Chamontin, 1941. In-8° broché, 123 p., xx illustration (3 vignettes de tête de chapitre, 3 culs-de-lampe et 10 hors texte en couleurs), exemplaire numéroté sur vélin blanc des papeteries Navarre (n° 2426), exemplaire en bel état.

   
Couverture, illustration de frontispice et titre.

40 euros (code de commande : 17100).

 

[VIRGILE]. BELLESORT (André) — Virgile. Son œuvre et son temps. Paris, Perrin, 1934. In-12 broché, IX + 341 p., une carte. Morceau d'adhésif au bas du dos.

8 euros (code de commande : 2468).

 

WILLEM (Albert) — Melpomène. Histoire de la tragédie grecque. Liège, H. Dessain, 1932. In-8° broché, IX, 503 p.
Avant-propos :
   « La tâche que j'ai, entreprise en composant ce livre paraîtra peut-être téméraire à beaucoup de gens. Faire une histoire complète de la tragédie grecque n'est pas, à première vue, une besogne aisée : la somme énorme des documents à consulter, l'incertitude de tant de textes fragmentaires, les controverses qu'ont suscitées une foule de questions rendent surtout les travaux d'approche lents et pénibles. J'ai cependant essayé : le temps a été mon principal auxiliaire.
   Le présent ouvrage était, d'ailleurs, contenu en germe dans ma Notice sur la Tragédie grecque, qui n'était elle-même que la reproduction à peu près intégrale de l'introduction à mes éditions de l'Œdipe Roi de Sophocle et de l'Hécube et de l'Iphigénie à Aulis d'Euripide. Ce sont ces quelques pages que j'ai amplifiées. J'ai peu changé la partie qui concerne les origines et le côté matériel du théâtre ; j'avais donné l'essentiel à ce sujet. Mais j'ai élargi le plan et le cadre de la partie littéraire et j'étudie le genre tragique depuis Thespis jusqu'aux dernières productions dont le souvenir nous est parvenu.
   Je me suis efforcé de présenter mon livre de façon qu'îl puisse s'adresser à toutes les catégories de lecteurs. Les « profanes », je l'espère, ne le trouveront pas trop pédant, les intellectuels pourront le lire sans fatigue et les philologues ne m'en voudront pas trop (du moins, j'ose en émettre le vœu !) si l'érudition n'y éclate pas constamment et si le bas des pages n'est pas criblé de références. Je n'ai pas voulu donner à mon modeste travail un air trop savant. Je n'ai cependant pas non plus désiré en faire un livre de pure vulgarisation. J'y ai donc introduit un minimum de notes, celles qui m'ont paru indispensables pour permettre au lecteur de contrôler mes sources et de ne pas s'égarer. J'ai cru, par exemple, inutile de renvoyer chaque fois aux pages des ouvrages de critique que j'ai souvent à citer. Le lecteur averti retrouvera le passage précis sans la moindre difficulté.
   Je me suis d'ailleurs astreint à relire toutes les œuvres des tragiques grecs et je les analyse toutes dans le présent ouvrage, car j'ai voulu être complet. Je me suis livré aussi à une étude attentive de tous les fragments que nous avons conservés des pièces perdues. Mes principales sources sont donc les textes eux-mêmes. Mais, bien entendu, comme je l'ai dit plus haut, je n'ai pas manqué d'étudier les ouvrages principaux écrits sur la matière et je me suis particulièrement reporté aux travaux les plus récents de façon à mettre le lecteur au courant des dernières trouvailles de la philologie.
   À côté des livres que je cite, il est clair que je me suis inspiré de tous les ouvrages importants qui traitent de la matière. Je me bornerai à citer ici les noms de quelques-uns des auteurs qui m'ont le plus aidé. Rappelons, par exemple, O. Navarre, P. Foucart, M. Croiset, O. Müller, W. Dörpfeld, E. Bethe, Weeklein, Wilamowitz, Weil, Jebb, Tournier, Zielinski, etc.
   Je dois également beaucoup au livre de H. Patin : Études sur les Tragiques grecs, qui reste le meilleur ouvrage à portée générale écrit en français sur ce sujet et l'on verra que j'y ai fait de fréquents emprunts. Il serait impossible, d'ailleurs, de ne pas tomber d'accord avec H. Patin sur la plupart des points. Dans le même ordre d'idées, je tiens à déclarer que je n'ai pas eu un seul instant la prétention de faire œuvre originale. J'estime que, dans l'état actuel de nos connaissances, le devoir du critique est de faire une bonne mise au point. C'est ce que je me suis efforcé de réaliser : j'ai voulu montrer tout ce qu'on peut savoir de certain et d'essentiel sur la tragédie grecque. Aussi je n'ai jamais hésité à avouer, notre ignorance sur certains points : il est prudent de ne rien affirmer quand on en est réduit aux conjectures et quand on n'est pas sûr d'avoir trouvé la vérité. La philologie du siècle dernier avait singulièrement abusé des hypothèses hasardeuses et notre rôle consiste maintenant à réagir avec pondération et toutefois sans parti pris contre ces tendances aventureuses et souvent fantaisistes.
   Les lecteurs auxquels je m'adresse avant tout, ce sont les jeunes gens qui font ou qui terminent leurs études d'humanités. J'espère que les jeunes philologues y trouveront des renseignements qui leur faciliteront des recherches souvent ingrates. À leur intention, j'ai fait suivre le livre d'un index des noms propres et des titres des œuvres mentionnées, qui leur rendra, j'ose encore l'espérer, de réels services. Ici je me plais à remercier sincèrement M. J. Troisfontaines, professeur à l'Athénée de Liège, qui a bien voulu assumer la tâche ingrate de .la partie matérielle de cet index.
   Ce qui m'a particulièrement incité à écrire Melpomène, histoire de la Tragédie grecque, c'est que, en dehors du livre de H. Patin que j'ai cité plus haut, il n'existe pas actuellement en français de travail d'ensemble sur la matière. Et encore les Études de H. Patin sont-elles conçues sur un autre plan. Des œuvres similaires existent dans d'autres langues, par exemple les beaux ouvrages de Geffken, de Haigh et de G. Norwood, que j'indique plus loin. Mais ils ne traitent pas tout le sujet d'un bout à l'autre. J'ai voulu être méthodique et suivre purement et simplement l'ordre chronologique, de façon à guider le lecteur pas à pas dans l'histoire du développement dela tragédie grecque.
   Parmi les ouvrages les plus récents, j'ai puisé largement dans les excellentes éditions des Universités de France publiées sous le patronage de l'Association Guillaume Budé, et particulièrement dans leurs notices. Je dois ainsi une grande partie de ma documentation la plus récente à MM. Mazon (pour Eschyle), Masqueray (pour Sophocle), Méridier et H. Grégoire, ainsi qu'à mon maître regretté, L. Parmentier (pour Euripide).
   Pour les pièces fragmentaires, indépendamment des Tragicorum graecorurn Fragmenta de Nauck (Leipzig, Teubner, 1889), je me suis surtout référé aux travaux d'Ahrens (édition des Tragiques grecs, Paris, Didot, 1849), particulièrement pour Eschyle, de Pearson (Sophocles) pour Sophocle et de Hartung (Euripides restitutus, Hambourg, Perthes, 1843) pour Euripide.
   J'ai corrigé ce que ceux du premier et du troisième avaient de suranné en m'aidant, entre autres livres et articles de revue récents, du magistral ouvrage de M. L. Séchan intitulé Études sur la tragédie grecque dans ses rapports avec la céramique. (Paris, Champion, 1926), qui venait précisément de paraître quand j'ai commencé le présent livre.
   Pour les auteurs qui viennent après les trois grands tragiques ou qui ont été leurs contemporains, outre l'ouvrage cité de Nauck et un certain nombre d'articles, j'ai mis largement à profit l'intéressant livre de A. E. Haigh, The tragic drama of the Greeks (Oxford, Clarendon, 1896). J'ai eu constamment sous les yeux également Die griechische Tragödie de J. Geffken (Leipzig & Berlin, Teubner, 1921) et Greek Tragedy de G. Norwood (Londres, Methuen, 1920).
   Évidemment je ne me dissimule pas que, malgré tout le temps et tous les soins que je lui ai consacrés, mon livre est loin d'être parfait. Aussi est-ce avec reconnaissance que je recevrai les remarques qui me seront adressées en vue de son amélioration.
   Je sais aussi que c'est une Melpomène bien mutilée, bien incomplète que je présente ici. Elle a malheureusement subi les dégradations du temps comme, hélas ! la plupart des œuvres d'art que l'antiquité nous a léguées ! Mais il faut bien se résigner à la laisser dans cet état, à moins que la papyrologie, par exemple, ne nous révèle quelque jour les productions que nous considérons aujourd'hui comme perdues à jamais.
   J'espère toutefois que mes lecteurs pourront se faire une idée au moins approximative de ce que fut cette éclosion gigantesque, grandiose, prestigieuse, d'œuvres pleines de mouvement, de vie, de couleur et de beauté. »

10 euros (code de commande : 1817*).

 

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Collection « Les Portiques »
Ces volumes publiés au Club français du Livre sont tous au format in-8°,
sous reliure simili maroquin sous Rhodoïd en très bon état.

ESCHYLETragédies. (Les Suppliantes. Les Perses. Les sept contre Thèbes. Prométhée enchaîné. Orestie. Traduction de Paul Mazon. 1965. Maquettes de Pierre Faucheux, XXIII + 476 p., un portrait en frontispice, (n° 39).

19 euros (code de commande : 7213)

EURIPIDELes Troyennes. Iphigénie en Tauride. Électre. Traduction de Léon Parmentier et Henri Grégoire. Hélène. Traduction de Henri Grégoire. Le Cyclope. Les Phéniciennes. Oreste. Traduction de Louis Méridier. Iphigénie à Aulis. Traduction de Gustave Hinstin. Les Bacchantes. Traduction de Yves Florenne. Introduction et notes par Yves Florenne. 1962. Maquettes de Jacques Daniel, XVI + 592 p., un portrait en frontispice, (n° 71).

19 euros (code de commande : 7214)

LUCRÈCEDe la nature. Texte établi et traduit par Alfred Ernout. 1968. Maquettes de Jacques Daniel, 6 + 288 p., (n° 90).

19 euros (code de commande : 7218)

PLINE LE JEUNELettres. Texte établi et traduit par Anne-Marie Guillemin Panégyrique de Trajan. Texte établi et traduit par Marcel Durry. 1969. Maquettes de Jacques Daniel, XXIV + 665 p., (n° 94).

19 euros (code de commande : 7218)

SOPHOCLE — Tragédies. Les Trachiniennes, Antigone, Ajax, Œdipe Roi, Électre, Philoctète, Œdipe à Colone. Traduction de Paul Mazon. 1963. Maquettes de Jacques Daniel, 659 p., un portrait en frontispice, (n° 27).

19 euros (code de commande : 7219)

 

SUETONEVie des douze césars. Traduction et présentation de Pierre Klossowski. 1959. Maquettes de Jacques Daniel, 558 p., un tableau hors texte, (n° 61).

19 euros (code de commande : 7227)

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 Quelques classiques grecs et latins
dans la collection Budé

 

 

ARISTOTE — Physique (V-VIII) Tome second. Texte établi et traduit par Henri Carteron. Paris, Les Belles Lettres, 1931. In-8° broché, [308] p., (« Collection des Universités de France publiée sous le patronage de l'Association Guillaume Budé »), texte grec en regard de la traduction, exemplaire non coupé.

12 euros (code de commande : 12613).

 

ARISTOPHANE — Tome I. Les Acharniens - Les Cavaliers - Les Nuées. Texte établi par Victor Coulon et traduit par Hilaire Van Daele. Paris, Les Belles Lettres, 1923. In-8° broché, XXXII, [468] p., (« Collection des Universités de France publiée sous le patronage de l'Association Guillaume Budé »), texte grec en regard de la traduction, couverture un peu défraîchie (décharges d'adhésif), ex-libris.

12 euros (code de commande : 12614).

 

CICÉRON Discours. Tome VII. Pour M. Fonteius - Pour A. Cécina - Sur les pouvoirs de Pompée. Traduit par André Boulanger. 1930. 25 + 194 p., traduction française seule.

4 euros (code de commande : 4102).

 

CICÉRON — Discours. Tome XIV. Pour Sestius. Contre Vatinius. Texte établi et traduit par Jean Cousin. Paris, Les Belles Lettres, 1965. In-8° broché, [432] p., (« Collection des Universités de France publiée sous le patronage de l'Association Guillaume Budé »), texte latin en regard de la traduction, quelques soulignements.

12 euros (code de commande : 12616).

 

CICÉRON — Discours. Tome XVI - 1re partie. Contre L. Pison. Texte établi et traduit par Pierre Grimal. Paris, Les Belles Lettres, 1966. In-8° broché, [270] p., une carte dépliante hors texte, (« Collection des Universités de France publiée sous le patronage de l'Association Guillaume Budé »), texte latin en regard de la traduction, quelques soulignements.

9 euros (code de commande : 12617 - vendu).

 

DÉMOSTHÈNE — Harangues. Tome II. Sur la paix - Seconde philippique - Sur l'Halonnèse - Sur les affaires de la Chersonèse - Troisième philippique - Quatrième philippique - Lettre de Philippe - Réponse à Philippe - Sur le traité avec Alexandre. Texte établi et traduit par Maurice Croiset. Paris, Les Belles Lettres, 1967. In-8° broché, [308] p., (« Collection des Universités de France publiée sous le patronage de l'Association Guillaume Budé »), texte grec en regard de la traduction, annotations aux pp. 64-67, 70-71, 93-95, 98-108, 110.

10 euros (code de commande : 12619).

 

HOMÈRE — Iliade. Tome II (Chants VII-XII). Texte établi et traduit par Paul Mazon avec la collaboration de Pierre Chantraine et Paul Collart. Paris, Les Belles Lettres, 1947. In-8° broché, XI, [312] p., (« Collection des Universités de France publiée sous le patronage de l'Association Guillaume Budé »), texte grec en regard de la traduction.

10 euros (code de commande : 12620).

HOMÈRE — Iliade. Tome IV (Chants XIX-XXIV). Texte établi et traduit par Paul Mazon avec la collaboration de Pierre Chantraine, Paul Collart et René Langumier. Paris, Les Belles Lettres, 1945. In-8° broché, XI, [426] p., (« Collection des Universités de France publiée sous le patronage de l'Association Guillaume Budé »), texte grec en regard de la traduction, couverture défraîchie.

10 euros (code de commande : 12621).

 

[HOMÈRE]. BÉRARD (Victor) Introduction à l'Odyssée. Tome III. Le poème édité - Le poème transmis. Deuxième édition. 1933.

7,50 euros (code de commande : 2514).

 

PLATON — Œuvres complètes. Tome III. Hippias Majeur - Charmide - Lachès - Lysis. Texte établi et traduit par Alfred Croiset. Paris, Les Belles Lettres, 1921. In-8° broché, [310] p., (« Collection des Universités de France publiée sous le patronage de l'Association Guillaume Budé »), texte grec en regard de la traduction, un des 150 exemplaires numérotés sur vélin pur chiffon Lafuma (n° 2).

 

25 euros (code de commande : 12624).

PLATON — Œuvres complètes. Tome III - 2e Partie. Gorgias - Ménon. Texte établi et traduit par Alfred Croiset avec la collaboration de Louis Bodin. Paris, Les Belles Lettres, 1923. In-8° broché, [374] p., (« Collection des Universités de France publiée sous le patronage de l'Association Guillaume Budé »), texte grec en regard de la traduction, un des 200 exemplaires numérotés sur pur fil Lafuma (n° 126).

25 euros (code de commande : 12625).

PLATON — Œuvres complètes. Tome III - 2e Partie. Gorgias - Ménon. Texte établi et traduit par Alfred Croiset avec la collaboration de Louis Bodin. Douzième tirage. Paris, Les Belles Lettres, 1968. In-8° broché, [374] p., (« Collection des Universités de France publiée sous le patronage de l'Association Guillaume Budé »), texte grec en regard de la traduction.

12 euros (code de commande : 12626 - vendu).

PLATON — Œuvres complètes. Tome XIII - 1re Partie. Lettres. Texte établi et traduit par Joseph Souilhé. Paris, Les Belles Lettres, 1926. In-8° broché, CII, [171] p., (« Collection des Universités de France publiée sous le patronage de l'Association Guillaume Budé »), texte grec en regard de la traduction, un des 200 exemplaires numérotés sur pur fil Lafuma (n° 110).

25 euros (code de commande : 12627).

 

XÉNOPHON — Helléniques. Tome I (Livres I-III). Texte établi et traduit par J. Hatzfeld. Cinquième édition. Paris, Les Belles Lettres, 1966. In-8° broché, [288] p., (« Collection des Universités de France publiée sous le patronage de l'Association Guillaume Budé »), texte grec en regard de la traduction.

10 euros (code de commande : 12633).

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« Classiques Garnier »

Nous vous proposons un choix de titres de la collection classique Garnier.
Il s'agit des éditions juxtalinéaires, sauf indication contraire.

 

AULU-GELLE — Les nuits attiques. I. Livres I-V. II. Livres VI-XIII. III. Livres XIV-XX. (complet.) Traduction nouvelle avec introduction et notes par Maurice Mignon. 1934. XXX + 370, 420 et 445 p., index.

Les trois volumes : 50 euros (code de commande : CGC/1).

 

CALLIMAQUE — Œuvres suivies des Mime d'Hérondas et du chant III des Argonautiques d'Apollonios de Rhodes. Traduction nouvelle avec notices et notes de Joseph Trabucco. 1933. 202 p., traduction française seule.

10 euros (code de commande : CGC/27).

 

CICÉRON — Brutus et la perfection oratoire. Texte établi, traduit et annoté par François Richard. 1934. 291 p.

12 euros (code de commande : Ciceron/1).

CICÉRON — De la nature des Dieux. Traduction nouvelle avec notices et notes par Charles Appuhn. 1935. 424 p.

15 euros (code de commande : Ciceron/2).

CICÉRON — Discours pour Sestius, contre Vatinius, pour Célius, sur les provinces consulaires. Texte revu et traduit avec introduction et notes par Henri Bornecque. 1932. 349 p.

13 euros (code de commande : Ciceron/7).

CICÉRON — Œuvres complètes. Tome V. Discours pour Roscius d'Amérie, pour Publius Quintus, pour Q. Roscius le comédien. Refondue par M. Charpentier. Discours contre Cécilius, première action contre Verrès, seconde action contre Verres. Revue et refaite en partie par M. Gréard. S.d. (ca 1920). XIX + 421 p. Le texte latin est ici en dessous de la traduction française.

12 euros (code de commande : Ciceron/10).

CICÉRON — Œuvres complètes. Tome VII. Seconde action contre Verres (suite et fin). Des supplices. Traduction de Gueroult revue et refaite par M. Gréard. Discours pour Cecina, pour Ponteius, Pour la loi Manilia, sur la loi agraire, pour Rabirius. Traductions revues et refondues par M. Cabaret-Dupaty. 1921. 568 p. Le texte latin est ici en dessous de la traduction française.

12 euros (code de commande : Ciceron/11).

CICÉRON — Œuvres complètes. Tome IX. Discours pour sa maison, pour Sextius. Traductions revues et refondues par M. Cabaret-Dubaty. Contre Vatinius, sur la réponse des auspices sur les provinces consulaires, pour Cornelis Balbus, pour Marcus Celius Rufus. Traductions revues par M. Héguin de Guerle. 1919. XV + 485 p. Le texte latin est ici en dessous de la traduction française.

12 euros (code de commande : Ciceron/12).

CICÉRON — Œuvres complètes. Tome XI. Discours contre Marc Antoine. Deuxième à quatorzième Philippiques. Traductions revues par M. Héguin de Guerle. 1920. 452 p. Le texte latin est ici en dessous de la traduction française.

12 euros (code de commande : Ciceron/13).

CICÉRON — Œuvres complètes. Tome XVI. Les Académiques, des vrais biens et des vrais maux, les paradoxes. Traductions de Delcasso et Stiévenart, Péricaud et Chevalier revues par J.P. Charpentier. S.d. (ca 1920). 477 p. Le texte latin est ici en dessous de la traduction française.

12 euros (code de commande : Ciceron/14).

CICÉRON — Œuvres complètes. Tome XVIII. Les devoirs, sur la vieillesse, de la nature des dieux. Traductions de Stiévenart, Pierrot, Pommier, d'Olivet et Le Clerc revues par Gréard et Crouslé.1923. 518 p., coupé. Le texte latin est ici en dessous de la traduction française.

12 euros (code de commande : Ciceron/15).

 

DIOGÈNE LAËRCE — Vie, doctrines et sentences des philosophes illustres. Traduction nouvelle avec notice, introduction et notes par Robert Genaille. Tomes I et II (complet). 1933. 282 et 290 p.

Les deux volumes : 25 euros (code de commande : CGC/6).

 

EURIPIDE — Théâtre. Tomes I-IV (complet). Traduction nouvelle avec introduction et notes par Henri Berquin et Georges Duclos. 1935. XXIV + 305, 350, 281 et 432 p., traduction française seule.

Les quatre volumes : 30 euros (code de commande : CGC/28).

 

HÉRODOTE — L'enquête de Hérodote d'Halicarnasse ou les neuf livres de ses enquêtes qui portent les noms des muses. Tomes I et II (complet). Traduction nouvelle avec introduction et notes par Henri Berquin. 1932. XXII + 397 et 402 p., index, traduction française seule.

Les deux volumes : 25 euros (code de commande : CGC/29).

 

HOMÈRE — L'Odyssée. Traduction nouvelle avec introduction, notes et index par M. Dufour et J. Raison. 1935. XII + 406 p., traduction française seule.

9 euros (code de commande : CGC/30).

 

JUSTIN Abrégé des histoires philippiques de Trogue Pompée et prologues de Trogue Pompée. Texte latin et traduction nouvelle par E. Chambry et Lucienne Thiély-Chambry. Tomes I et II (complet). 1936. XV + 417 et 373 p.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : CGC/9).

 

MARC-AURÈLE Pensées pour moi-même suivies du Manuel d'Épictète et du tableau de Cébès. Traduction nouvelle avec prolégomènes et notes par Mario Meunier. 1933. 299 p., coupé.

12 euros (code de commande : CGC/10).

 

PLATON — Œuvres complètes. Tome IV. La République. Traduction nouvelle avec introduction et notes par Robert Baccou. 1936. LXXXV + 528 p., index, traduction française seule.

9 euros (code de commande : CGC/31).

 

PLAUTE Théâtre. Tome I. Texte établi, traduit d'après Naudet, avec introduction, notices et notes par Henri Clouard. 1935. VIII + 567 p., en partie coupé.

9 euros (code de commande : CGC/13).

PLAUTE Théâtre. Tome III. Texte établi, traduit d'après Naudet, avec introduction, notices et notes par Henri Clouard. 1935. 608 p.

9 euros (code de commande : CGC/14).

PLAUTE Théâtre. Tome IV. Texte établi, traduit d'après Naudet, avec introduction, notices et notes par Henri Clouard. 1936. 571 p.

9 euros (code de commande : CGC/15).

QUINTILIEN Institution oratoire. Tomes I à IV. Texte revu et traduit avec introduction et notes par Henri Bornecque. 1933. XII + 446, 404, 447 et 401 p.

Les quatre volumes : 45 euros (code de commande : CGC/17).

 

Rhétorique à Hérennius. Ouvrage longtemps attribué à Cicéron. Texte revu et traduit avec introduction et notes par Henri Bornecque. 1932. XX + 288 p., manque au dos.

12 euros (code de commande : CGC/18).

 

Romans Grecs. Les Éthiopiques ou Théagène et Chariclée d'Héliodore. Traduction nouvelle avec préface et notes par E. Bergougnan. Suivi de Daphnis et Chloé de Longus. Traduction d'Amyot revue par P.-L. Courier. 1932. XIX + 426 p., index, traduction française seule.

10 euros (code de commande : CGC/32).

 

SALLUSTE Conjuration de Catilina - Guerre de Jugurtha - Fragments des Histoires. Texte établi, traduit et annoté par François Richard. 1933. XIII + 382 p.

10 euros (code de commande : CGC/19).

 

SOPHOCLE Théâtre. Traduction nouvelle avec introduction et notes par Robert Pignarre. 1933. XVII + 441 p.

10 euros (code de commande : CGC/20).

 

STACE — Silves. Traduction nouvelle avec introduction et notes par Henri Clouard. 1935. VII + 312 p.

12 euros (code de commande : CGC/22).

 

TACITE — Annales. Tome premier. Texte établi d'après Burnouf traduit par Henri Bornecque. 1933. XXII + 514 p.

9 euros (code de commande : CGC/23).

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N° 4123