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Casse pipe. Paris, Chambriand, 1949.
In-8° broché, 150 p., édition originale,
un des 100 exemplaires numérotés sur vélin
des Papeteries de Renage (n° 130), couverture frottée
et un peu salie avec un petit manque, mention manuscrite dans
le coin inférieur droit de la couverture.
550 euros (code de commande
: LFCel/003).
Casse-pipe.
Suivi du Cuirassier
Destouches. [Illustré par] Tardi. Paris,
Gallimard/Futuropolis, 1989. In-4° sous reliure souple d'éditeur,
94 p., commentaire et signature d'appartenance sur la page de
garde, dos légèrement passé, édition
originale.
En quatrième
de couverture :
Avant
la guerre, il y avait eu la caserne (le quartier, en langage
de cavalerie) ; avant Bardamu, il y avait Ferdinand. Dans
Voyage au bout de la nuit, Bardamu, pour avoir emboîté
le pas à un régiment en parade, se retrouvait pris
au piège, mais ce premier moment ne durait que quelques
lignes. Après cela, c'était l'errance.
Casse-pipe, c'est le temps de l'enfermement,
devenu interminable. Témoin la longueur de cette première
nuit, qui occupe toute la première séquence, mais
la suite est à l'avenant. L'agressivité du monde
et des hommes y prend la forme de la nuit, du froid, de la pluie,
de chevaux échappés qui courent dans tout cela,
et un visage que Courteline et d'autres avaient déjà
fait connaître en littérature, celui des gradés
et des sous-officiers, d'autant plus charognes qu'ils sont eux-mêmes
plus terrorisés.
L'étonnant est que, du spectacle de
tant d'écrasement, qui ne cesse pas d'être sensible,
naisse ligne à ligne tant de comique. Céline est
ici dans toute la maîtrise de ses moyens. Le discours et
l'argot militaires sont un morceau de choix pour cette rencontre
de langages qui est pour lui le commencement du style. « Et
quand vous avez à la fois le tragique et le rire, vous
avez gagné, n'est-ce pas... » C'est lui qui
le dit, en parlant de Shakespeare.
Casse-pipe est un roman inachevé,
dont nous n'avons même pas tout ce qui avait été
écrit. On trouvera ici l'ensemble des parties actuellement
connues : les cinq séquences mises au point et les
fragments retrouvés d'une première version, plus
le seul récit que Céline ait fait de ce qui devait
suivre. Une fois ces morceaux réunis, leur force est telle
qu'ils font une uvre à part entière.
De cette transposition du vécu en mots,
Tardi fait à son tour une transposition visuelle, avec
la même fidélité à la sensibilité
célinienne dont il avait déjà fait preuve
dans son illustration de Voyage au bout de la nuit.
30 euros (code de commande
: LFCel/002).
Céline en verve. Mots,
propos, aphorismes. Présentation
et choix de Claude Dubois. Paris, Pierre Horay, 1972.
In-12 étroit broché, 122 p., (collection « En
Verve », n° 14), cachet ex-libris sur la
page de garde, en très bon état.
13 euros (code de commande
: LFCel/019).
D'un château
l'autre. [6e édition.]
Paris, Gallimard,
1957. In-8° sous une modeste reliure de toile grise, 313
p., cachet de « Lectura. Bibliothèque Nouvelle.
76, R. de la Croix de Fer. Bruxelles » aux pages de
garde, de faux-titre et à la page 7.
10 euros (code de commande
: 12394).
Guignol's Band.
Roman.
Bruxelles, Toison d'Or, [1944]. In-8° broché, 348
p., couverture défraîchie, décharges d'adhésif
sur les gardes.
15 euros (code de commande
: 12395).
Lettres
à Charles Deshayes 1947-1951. Introduction
et notes par Pierre-Edmond Robert. Paris, Bibliothèque
de Littérature Française Contemporaine de l'Université
Paris 7, 1988. In-8° broché, 189 p., (collection
« Bulletin de la Bibliothèque de Littérature
Française Contemporaine », n° 18 -
« Bibliothèque L.-F. Céline »,
n° 10), tirage limité à 750 exemplaires
numérotés (n° 431), exemplaire en parfait
état.
Résumé
:
De
juin 1947, date de sa libération par les autorités
danoises, jusquen juillet 1951 et son retour en France,
on sait que L.-F. Céline a écrit de son exil plusieurs
lettres par jour. Ses correspondants étaient aussi bien
des amis de plus ou moins longue date, comme Daragnès
ou Le Vigan ou dhorizons divers, tels Paul Marteau, Henri
Philippon ou André Pulicani que des nouveaux venus, auxquels
il a comparativement plus écrit : Albert Paraz, Pierre
Monnier, ou des correspondants temporaires comme Milton Hindus.
Parmi ceux-ci, le jeune journaliste lyonnais, Charles Deshayes,
à qui il a écrit, sans lavoir jamais rencontré,
au moins 144 lettres répertoriées, du 3 juin 1947
au 5 mars 1951. Deshayes, fervent admirateur de Céline,
sétait proposé de prendre sa défense
en réfutant les attaques parues dans la presse française,
et en préparant un mémoire : « LAffaire
Céline » qui ne fut jamais publié. Deshayes
a ainsi joué auprès de Céline un rôle
de même nature que ceux de Paraz et de Monnier, ce dernier
prenant à partir de septembre 1948 sa relève dans
les projets dédition et de réédition
des textes de Céline.
La lecture des lettres à Deshayes permet
donc une confrontation utile avec celles, déjà
parues, à Milton Hindus, Albert Paraz et Pierre Monnier,
car on y retrouve les mêmes thèmes, les mêmes
préoccupations. Celles-ci séloignent rarement
de la situation de leur auteur et les lettres sorganisent
autour des justifications mises en forme par Céline pour
sa défense dès le 5 mars 1946 et constamment reprises
par la suite. Ces justifications sinversent en attaques
contre les auteurs darticles hostiles dans la presse française,
le personnel politique de laprès-guerre, les confrères
en littérature. Mais Céline hésite sur la
forme et lopportunité des réponses à
apporter à ses adversaires lorsquelles lui paraissent
de nature à compromettre sa situation vis-à-vis
des autorités juridiques danoises ou françaises.
Si certains de ses amis comme le Dr Camus ou Daragnès
lui conseillent la prudence, dautres, comme Paraz, le poussent
à réagir. Deshayes est parmi ces derniers. Céline
approuve son action en sa faveur lettres, articles,
démarches tantôt chaudement, tantôt
ironiquement, lappelant « Mon cher Indigné »
dans une lettre du 5 mai 1949. Il le modère aussi :
« Jai toujours au cul un mandat darrêt
en bonne et due forme » (20 juillet 1947) et, le 17
septembre 1947 : « Je suis prisonnier
sur parole et non réfugié politique. »
60 euros (code de commande
: LFCel/023).
Mort
à crédit. [Illustré
par] Tardi. Paris, Gallimard/Futuropolis, 1991.
In-4° sous reliure souple d'éditeur, 425 p., commentaire
et signature (hachurée) d'appartenance, dos légèrement
passé, édition originale.
En quatrième
de couverture :
Mort
à crédit c'est
l'histoire d'un gamin solitaire, dans le Paris d'avant la Grande
Guerre, élevé par des petits-bourgeois qui n'étaient
ni riches ni intelligents ni ouverts au monde en marche, et qui
se gonflaient pour paraître, pour avoir l'air de, pour
ressembler aux riches qu'ils révéraient.
Ce petit monde a été décrit
par Céline avec une férocité, une truculence
et un humour incomparables, qui sont des constantes de toute
son uvre.
On y trouvera la démonstration du fait
qu'il était incapable de dissocier la représentation
de la vacherie des hommes du besoin qu'il avait d'en rire, passant
tout naturellement de l'horreur au grotesque de cette manière
si française, dénoncée par Beaumarchais,
de prendre au sérieux les choses futiles et les vraies
tragédies le plus comiquement possible.
On y trouvera aussi l'ineffable portrait de
Raoul Marquis, dit Henri de Graffigny, ingénieur, aérostier,
inventeur, écrivain prolixe, faux marquis et vrai mythomane,
dont Céline a fait le très rocambolesque Courtial
des Pereires.
Chacun connaît le talent et la manière
de Tardi, son trait si particulier et la façon dont il
a déjà rendu l'atmosphère tragi-comique
de Voyage au bout de la nuit et de Casse-Pipe.
Il était l'homme qu'il fallait pour illustrer ce livre
dans lequel Céline, à force d'outrances, a donné
de la société française de son temps une
image plus vraie que nature, dans ce langage vivant, moderne
et vert, qui a fait scandale, mais qui vaut à Mort
à crédit, bientôt sexagénaire,
de n'avoir pas pris une ride et de demeurer l'un des grands romans
français du XXème siècle.
40 euros (code de commande
: LFCel/004).
Nord. Paris,
Gallimard, 1960 [achevé d'imprimer 13 mai]. In-8°
broché, 461 p., une carte, petit cachet et signature d'appartenance
sur la page de garde, exemplaire du tirage courant de l'édition
originale.
En quatrième
de couverture :
Céline
au milieu de l'Allemagne en flammes, tel est le, sujet de Nord.
Acteur, récitant et voyant à la fois, l'auteur
se retrouve à Baden-Baden, dans les mois qui précédent
l'effondrement du Reich. Étrange palace où le caviar,
la bouillabaisse et le Champagne comptent plus que les bombardements.
Étonnante baronne von Seckt, survivante d'un autre monde
et qui juge Hitler : « Vous savez, Monsieur Céline,
le triomphe du diable tient surtout à ce que les personnes
qui le connaissaient bien ne sont plus là... »
Puis c'est Berlin, aux maisons éventrées,
l'étalage d'une organisation tracassière au milieu
des ruines. Céline et ses compagnons d'infortune (sa femme
Lili, l'acteur Le Vigan, le chat Bébert) sont envoyés
à cent kilomètres de la capitale, à Krantzlin,
dans une immense propriété régie par un
fou. À l'est, la plaine s'étend jusqu'à
l'Oural. Et autour des quatre Français (car Bébert
compte bien pour un Français) vit une famille shakespearienne
dans un pays habité par des Polonais, des prostituées
berlinoises et des objecteurs de conscience, tous gras et robustes,
auxquels le Reich fait fabriquer des cercueils.
Céline se veut chroniqueur; mais il
décrit l'Allemagne de la débâcle comme Dante
visitait les cercles de son Enfer.
D'un côté les grands de ce monde,
toujours acharnés à profiter de la vie ; de
l'autre, les misérables auxquels on jette un « idéal »
comme un os à ronger. Et, sans cesse, « le
monde des Grecs, le monde tragique, soucis tous les jours et
toutes les nuits ».
45 euros (code de commande
: LFCel/017).
uvres. Édition présentée par
Frédéric Vitoux. Illustrations originales
de Raymond Moretti. Paris, Aux Éditions du Club
de l' Honnête homme, 1981-[1983]. Neuf grands volumes in-8°
sous reliure plein cuir brun foncé brun et étui
d'éditeur, plats décorés d'un entrelac doré,
tête dorée, édition réalisée
d'après les maquettes de Massin, illustrations
en couleurs hors texte, exemplaire numéroté sur
Vergé ivoire (n° 1161), très bel ensemble,
en parfait état, auquel on joint le prospectus publicitaire
ainsi que le volume de démonstration.
Voici le détail
des volumes :
Tome I : Voyage au bout de la nuit. 449 p.
Tome II : Qu'on s'explique - Hommage à Zola - L'église
-
Mort
à crédit. 357 p.
Tome III : Mort à crédit (Deuxième
partie). 340 p.
Tome IV : La vie et l'oeuvre de Philippe Ignace Semmelweis
-
Les
derniers jours de Semmelweis - Mea Culpa -
Casse-pipe
- Carnet du cuirassier Destouches -
Guignol's
band. 411 p. + 14 p. non chiffrées
d'un
fac-similé d'un fragment du manuscrit de
Casse-pipe.
Tome V : Le pont de Londres. 384 p.
Tome VI : Féerie pour une autre fois - Normance.
475 p.
Tome VII : Entretiens avec le Professeur Y. - Interview
avec
Madeleine Chapsal - Interview avec
Pierre
Dumayet - Entretien avec L.-A. Zbinden -
Louis-Ferdinand
Céline vous parle - D'un
château
l'autre. 414 p.
Tome VIII : Nord. 385 p.
Tome IX : Rigodon - Des vagues - Progrès - 31, cité
d'Antin
- Secrets dans l'île - Bezons à travers
les
âges - A l'agité du bocal - Ballets sans
musique,
sans personne, sans rien - Scandale
aux
Abysses - La naissance d'une fée - Voyou Paul -
Brave
Virginie - Van Bagaden - Foudres et flèches -
Vive
l'amnistie, Monsieur. 412 p. La plupart de ces
textes
est précédée d'une notice.
Le volume de démonstration présente
les différents types de reliures proposées aux
souscripteurs ainsi que les 187 premières pages du Voyage
au bout de la nuit.
Cavalier
seul. Catalogue raisonné de l'uvre typographique
de Massin, 3, 1979-2000, p. 22.

Décor des plats
des volumes et couverture du bulletin publicitaire.
L'ensemble : 600 euros
(code de commande : LFCel/001).
Progrès.
Paris, Mercure de France,
1978 (14 février). In-12 broché, [128] p.,
édition originale, exemplaire numéroté (n° 192).
Note de l'éditeur
:
Madame
Cécile Robert Denoël, la veuve de l'éditeur
de Voyage au bout de la nuit, a bien voulu confier le
manuscrit de ce texte que Céline lui-même lui avait
offert au début de l'année 1933. Il s'agit d'un
double dactylographique de cinquante-cinq feuillets numérotés
de 2 à 54 sous couverture cartonnée et lacée.
La page de couverture porte de la main de Céline le mot
« Périclès », barré
de trois traits transversaux et corrigé à côté
en « Progrès ». En bas de page et
à droite, sur deux lignes on peut lire : « Louis
Destouches / 35 rue Vernet ».
Cette adresse, qui figurait également
sur le manuscrit de L'Église en octobre 1927, était
celle du siège parisien de la Société des
Nations. Louis Destouches y fit suivre son courrier après
son départ définitif de Genève. Ce texte
n'est donc certainement pas postérieur à décembre
1927. En outre, la rencontre d'Elizabeth Craig (ici « L'Américaine »)
n'ayant eu lieu, au plus tôt, qu'à l'automne 1926,
la rédaction ne remonte vraisemblablement guère
au-delà du second ou troisième trimestre 1927.
Les nombreux lapsus phonétiques de la dactylographie,
en général immédiatement corrigés
à la suite ou en interligne supérieur, et à
la machine, font même penser à la transcription
d'une sténographie. Cette hypothèse d'une dictée
n'est pas contredite par la révision manuscrite qui se
limite, pour l'essentiel, à un simple échenillage
des fautes et omissions.
Totalement inédit, ce texte a donc maintenant
un demi-siècle. Très probablement contemporain
de L'Église, il contribue avec la publication des
recherches biographiques de François Gibault et celle
des lettres d'Afrique à la connaissance de la formation
intellectuelle et littéraire de Louis Destouches. Le cadre
parisien, le milieu familial dont la transposition est évidente
et certains personnages (dont le futur « Lempreinte »
de Mort à Crédit) sont de véritables
esquisses de l uvre ultérieure. Exprimées
ou allusives, bien des situations y figurent déjà
(culte de la beauté plastique des danseuses, charme de
la musique américaine, dégradation des murs,
méfaits du progrès, hantise des dettes...) et,
plus particulièrement, dans les tirades prêtées
à « Gaston ». Enfin, dans les limites
et sous le couvert de la fantaisie la moins élaborée,
Progrès comporte quelques particularités
de la conception dramaturgie des futurs Ballets :
construction symétrique des tableaux impairs (longs et
réalistes) et pairs (brefs et féeriques) ;
intrigue cédant le pas au mouvement ; mariage des
tons où la parodie permet à l'auteur de prendre
quelque distance à l'égard de ses personnages.
Comme dans « Des vagues », la tenue
littéraire de ce texte imposait, tout à la fois,
une publication intégrale et une présentation aussi
lisible que possible. L'orthographe, quand elle avait échappé
à la révision de l'auteur, a été
rétablie ; la ponctuation, harmonisée en fonction
des usages les plus courants de ce texte, mais les tirets qui
n'avaient pas d'équivalence typographique évidente
ont été maintenus. Le même impératif
de clarté a fait uniformiser l'introduction des rubriques
et la disposition des indications scéniques. Les quelques
leçons ou réfections autographes, qui confirment
l'authentification du manuscrit, ont été enregistrées
dans le corps du texte. On trouvera, en bas de page, la dactylographie
originale ; et éventuellement, entre crochets, l'indication
de nature des ajoutés.
25 euros (code de commande
: LFCel/018).
Le
questionnaire Sandfort. Précédé
de neuf lettres inédites de Céline à J.A.
Sandfort. Textes et documents réunis, présentés
et annotés par Michel Unyen et Peter Altena.
Paris, Monnier, 1989. In-8° broché, 139 p.
En quatrième
de couverture :
« La Correspondance entre Céline
et son traducteur hollandais J.A. Sandfort a duré une
année, de septembre 1933 à septembre 1934. Pendant
cette période Céline envoya neuf lettres et une
trentaine de pages de réponses à des questions
de traduction posées par Sandfort. Ce questionnaire constitue
un documents [sic] très exceptionnel. Il éclaire
de manière directe les difficultés que l'écriture
célinienne pose à un traducteur. L'embarras de
Sandfort, sa hantise du contresens, son désir de risquer
des interprétations donnent parfois à ce questionnaire
un caractère très cocasse. On ressent aussi l'agacement
qu'éprouve Céline à devoir expliquer que
le Chabanais n'est pas un jardin, et que la bistoquette n'est
pas un nom propre. »
25 euros (code de commande
: 13450 - vendu).
Rigodon. Préface
de François Gibault. Paris, Gallimard, 1969 [achevé
d'imprimer 4 février]. In-8° broché, 318 p.,
jaquette, exemplaire du tirage courant de l'édition originale,
cahet ex-libris sur la page de faux-titre.
Sur la jaquette :
Après
D'un château l'autre et Nord, Céline
achève avec Rigodon, auquel il consacra les derniers
mois de sa vie, la chronique fantastique qui nous entraîne
sans transition de sa retraite de Meudon aux routes de l'Allemagne
de 1944 en pleine débâcle. Qu'arrivent enfin « les
Chinois » qui vont tout balayer, religions, politiques,
littératures jeunes et vieilles !
Et sur un rythme de danse burlesque et macabre,
« Par-ci ! Vite ! Par-là ! »,
Céline évoque de façon saisissante la fin
de son périple à travers les derniers soubresauts
de la guerre avec sa femme, Lili, et le chat Bébert.
De Rostock à la Baltique, de Ulm à
Hambourg, et jusqu'au Danemark, trains bondés de soldats,
de réfugiés, pilonnés par les bombes, les
villes, monceaux de ruines brûlés au phosphore où
dansent encore des flammes « vertes ou rosés »,
dessinent un décor hallucinant, peuplé de personnages
grotesques ou émouvants. Et le plus étrange est
sans doute Céline, clopinant sur ses cannes avec son chat
dans sa musette, qui se moque, se plaint, injurie, rabâche
ses malheurs, et interrompt à chaque instant son récit
par des réflexions arrières ou féroces.
Ce voyage sans espoir au bout des horreurs
de la guerre est la dernière expression de ce don d'imagination
visionnaire souligné déjà par la remarque
d'André Gide : « Ce n'est pas la réalité
que dépeint Céline, c'est l'hallucination que la
réalité provoque. »
30 euros (code de commande
: LFCel/006).
Textes
et documents, 1. Réunis
et présentés par Jean-Pierre Dauphin et
Henri Godard. Paris, Bibliothèque L.-F. Céline
de l'Université Paris 7, 1979. In-8° collé,
183 p., tirage limité à 250 exemplaires
numérotés (n° 187), exemplaire en parfait
état.
Sommaire :
- Supplément
1929-1960 à Céline et l'actualité littéraire.
- Supplément 1930 à Semmelweis
et autres écrits médicaux.
- Correspondances 1926-1950.
- Fragments de lettres 1932-1960.
- Enquête : Recherches sur le
séjour à Campo de L. Destouches en 1916-1917,
par Roland Grillot.
- Sélection bibliographique 1978-1979.
- Index et tables.
70 euros (code de commande
: LFCel/020).
Textes et documents, 2. Réunis et présentés par
Jean-Pierre Dauphin et Henri Godard et Jean-Paul
Louis avec la collaboration de Marie-Christine Bellosta,
Pascal Fouché et Roland Grillot. Paris,
Bibliothèque de Littérature Française Contemporaine
de l'Université Paris 7, 1974. In-8° broché,
174 p., (collection « Bulletin Intérieur de
la Bibliothèque L.-F. Céline & de la Société
d'Études Céliniennes », n° 6),
tirage limité à 250 exemplaires numérotés
(n° 177), exemplaire en parfait état.
Sommaire :
- Supplément
1936-1961 à Céline et l'actualité littéraire.
- Correspondances 1932-1951.
- Enquête : Recherches sur la
biographie du lieutenant Max Delestrée chef de poste à
Campo lors du séjour de Louis Destouches en 1916-1917,
par Roland Grillot.
- Index et tables.
70 euros (code de commande
: LFCel/021).
Textes et documents, 3. Réunis et présentés par
Jean-Pierre Dauphin et Pascal Fouché, avec
la collaboration de Marie-Christine Bellosta, Leslie
Davis, François Gibault, Henri Godard,
Roland Grillot, Penny Heuston, Jean-Paul Louis,
Marc Laudelout et Éric Mazet. Paris, Bibliothèque
de Littérature Française Contemporaine de l'Université
Paris 7, 1984. In-8° broché, 214 p., (collection
« Bulletin de la Bibliothèque de Littérature
Française Contemporaine », n° 11 -
« Bibliothèque L.-F. Céline »,
n° 9), tirage limité à 400 exemplaires
numérotés (n° 155), exemplaire en parfait
état.
Sommaire :
- Supplément
1936-1961 à Céline et l'actualité littéraire.
- Correspondances 1932-1951.
- Fragments de lettres à Clément
Camus.
- Enquête : Céline au
Cameroun (1916-1917), par Roland Grillot, introduction
par François Gibault.
- Index et tables.
50 euros (code de commande
: LFCel/022).
À PROPOS
DE
LOUIS-FERDINAND CÉLINE
ALMÉRAS
(Philippe) Céline entre haines et passion.
Paris, Robert Laffont, 1994.
In-8° collé, 476 p., deux cahiers d'illustrations
hors texte, (collection « Biographies sans Masques »).
En quatrième
de couverture :
Céline
a joué sa vie sur ses haines. Elles sous-tendent son uvre.
Son antisémitisme n'est que l'aspect grimaçant
d'un racisme biologique auquel il a adhéré de toute
sa force par-delà les comédies et les palinodies.
Sûr d'avoir l'horrible vérité pour lui, il
s'est très tôt convaincu qu'on voulait sa mort physique,
littéraire. Cela l'autorisait à vouloir celle des
autres et justifie tous les travestissements.
Cent ans après la naissance de Louis
Destouches, il est enfin possible de faire la part du vécu
et du transposé. Réapparues, Elisabeth Craig, Karen
Marie Jensen racontent la genèse du Voyage au bout
de la nuit, les ruptures, l'or du Danemark. La masse de lettres
qu'il a écrites permettent de suivre sa vie souvent
au jour le jour. Chacun les a gardées. On les a retrouvées
en Australie, à Londres, au Maroc, en Californie ou chez
ses éditeurs ; celles aussi adressées à
Le Vigan, qui fut forcé de les vendre, ou celles encore
que Je suis partout renonçait à publier
en 1942 et 1943, pour « excès racistes ».
Sentiments, passions, argent, ces lettres racontent une histoire
bien différente de celles qu'il a écrites ou inspirées.
Ni peuple ni pauvre, Céline, mais « accablé
d'orgueil » et constamment humilié. Aussi désireux
de réussite que de revanche.
De Baden-Baden à Sigmaringen, en passant
par Rambouillet, la caserne, la prison, les toits de Copenhague
ou le château Scherz, voici le tissu de la fiction, et
comment se crée la biographie imaginaire où Ferdinand
raconte ce que sent Louis Destouches : son histoire symbolique.
Mais cet ouvrage est en même temps la première biographie
critique de Céline. Elle suit le rythme du vécu,
jusqu'à la dernière mise en scène, à
Meudon.
Ni fou, ni saint, mais persécuteur persécuté.
Un grand écrivain, au style nourri de passions et de phobies,
le seul qui, par le miracle de la langue au-delà des options
politiques, unisse gens de culture et grand public. À
travers Céline, le siècle se raconte ; il
est le seul à en avoir rendu les débats, les déchirements,
les drames et les bonheurs.
18 euros (code de commande
: LFCel/023).
BARDÊCHE (Maurice) Louis-Ferdiand
Céline. Paris, La
Table Ronde, 1987. In-8° collé, 367 p., exemplaire
un peu jauni.
En quatrième
de couverture :
« Cette biographie vivante et pittoresque
rejette à la fois le portrait d'un énergumène
inconscient et l'image plus élaborée d'un Céline
révolté. Établie d'après des documents
nouveaux, elle montre un Céline inattendu, plus humain
et plus dramatique. Elle est illustrée par une présentation
de son uvre qui refuse de réduire l'originalité
de Céline à l'invention d'un certain langage, à
la truculence ou au mouvement de la phrase. Cette uvre
mérite d'être soumise à un jugement plus
complet. Peut-on le prononcer impartialement malgré les
passions que son nom soulève encore ?
Cet essai propose, en réponse à
cette question, une interprétation sans complaisance qui
cherche à restituer à Céline son véritable
visage et sa place au-delà des préventions politiques
ou du conformisme littéraire. »
15 euros (code de commande
: LFCel/007 - vendu).
BONNEFIS
(Philippe) Céline. Le rappel des oiseaux. Lille, Presses Universitaires de Lille, 1992.
In-8° collé, 219 p., (collection « Objet »),
exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Que veut dire rappel ? Et puis ce rappel,
qui donc ici le bat ? Sont-ce les oiseaux qui se rappellent,
qui s'appellent entre eux ? Ou l'oiseleur qui s'essaie aux
gazouillis ?
Touit-Touit, piouït ! piouït !
tuii... tui !...
Appel ou appeau ? Qui appelle qui et pourquoi ?
De tous les titres rassemblés dans la première
des quatre grandes suites de clavecin que composa Jean-Philippe
Rameau, Le Rappel des Oiseaux est sans doute le plus mystérieux.
Ce n'est pas à dire que ce livre est
sans objet. Des objets, il en a, et de toutes les sortes. Des
petits et des grands. De bruyants comme les ponts (pont, pont,
pont, pont : Ludwig Van et Bibici. Combien de décibels ?).
De muets, comme la danse et comme le cinéma...
Beaucoup d'objets, mais un seul souci. La musique,
où s'exprime le caractère amoureusement désespéré
de la relation de Céline au monde. Attendant, pour se
lier, que les êtres ou les choses ne tiennent plus que
par un fil. Qu'il laisse alors filer, de peur qu'il ne se rompe.
Mais filer comme on fait d'une ligne. À
petits coups, d'un mouvement souple du poignet. Mouvement d'autant
plus étudié que, enfin libéré de
l'urgence de la prise, il le travaille, en somme, pour la beauté
du geste.
18 euros (code de commande
: 15390).
CHANTEMERLE
(Isabelle) Céline. Paris,
Artefact, 1987. In-4° broché, 179 p., nombreuses
illustrations, exemplaire en très bel état.
Table des matières
:
- Céline tel que je ne l'ai
pas vu.
- Écrivain biologiquement n'a pas
de sens.
- L'émotion - Les entretiens avec
le professeur Y.
- Style et métaphore : La peinture
- L'architecture - La danse - La poésie - La musique -
Place de la métaphore dans son objet - Place de la métaphore
dans le style - Le style.
- Parti pris - Féerie pour une
autre fois : Féerie I - Céline, le récit,
le lecteur - Tranche anatomique d'un texte - Obsessions - Image
d'une rencontre - uvre et manuvre.
- Repères biographiques L.-F. Céline.
- Repère bibliographiques :
- L.-F. Céline
- uvres.
- Céline - Correspondances
- Interviews.
25 euros (code de commande
: 15350 - vendu).
CRESCIUCCI
(Alain) Les territoires céliniens. Expression dans l'espace et expérience
du monde dans les romans de L. F. Céline. Paris, Aux
Amateurs de Livres - Klincksieck, 1990. In-8° broché,
351 p., exemplaire en parfait état.
Extrait de l'introduction
:
Dans
cette étude nous nous fixerons sur deux éléments
inséparables. D'abord l'expression de l'espace. C'est
en quelque sorte l'étude de la surface... Comment le narrateur
parle-t-il du monde qu'il parcourt ? On peut dire de tous
les romans qu'ils se passent quelque part, mais les lieux n'ont
pas la même importance dans tous. Il ne vient à
l'idée de personne de penser que les lieux ne sont qu'un
décor nécessaire à l'action. Le Dublin de
Joyce, le Petersbourg de Biely, le Berlin de Döblin ou le
Sud de Faulkner ne sont pas de simples toiles de fond. La littérature
ne s'absorbe pas dans une ambition dénotative comme un
savoir-faire supérieur qui permettrait à l'artiste
de mieux restituer le réel. Faut-il insister sur le fait
que le romancier a son réel, qu'il opère, en partie
inconsciemment, des choix ? Ce qui nous intéresse,
c'est la manière dont se compose un monde romanesque.
C'est pourquoi, si nous nous attachons aux notations référentielles
ce ne sera pas uniquement pour retrouver les données de
l'expérience à quoi s'attache une critique
des sources mais pour rendre compte du fait littéraire.
Ensuite, il s'agit de comprendre pourquoi Céline distingue
dans ses territoires tel ou tel aspect et en quoi ces distinctions,
ces élections témoignent d'un itinéraire
personnel. Ces raisons, nous les étudierons à la
fois du point de vue de l'imaginaire et du point de vue de l'économie
romanesque, c'est-à-dire en tenant compte des composantes
structurelles.
Nous pensons, comme Gilbert Durand, que « l'espace
semble bien être la forme a priori où se
dessine tout trajet imaginaire... » C'est en quoi
l'uvre de Céline nous paraît relever d'une
topologie, car peu d'uvres sont, comme celle-là,
articulées autour de la notion d'itinéraire dans
le double sens de déplacement physique d'un lieu à
un autre et d'expérience intérieure.
Cette idée de trajet imaginaire nous
retient. L'univers romanesque est un univers imaginaire. Mais
aussitôt se pose la question de savoir ce que recouvre
ce concept si vaste d'imagination. Ce n'est pas la simple saisie
ou la simple recréation d'objets hors de leur présence,
mais l'advenue de figures, de thèmes particulièrement
investis par l'affectivité. L'imagination relève,
pour nous, de l'activité fantasmatique, c'est-à-dire
de la mise en scène de l'objet... En aucun cas nous ne
saurions nous contenter d'un inventaire, d'une simple description.
Le choix des lieux céliniens, le monde de Céline,
n'a de valeur que si nous en recherchons la signification. Il
existe des partis-pris obsessionnels, des angoisses qui ne parviennent
à la formulation qu'après le déchiffrage
de la dramaturgie de l'imaginaire... Toute uvre est nourrie
par des courants de sensations, par la prédilection positive
ou négative pour des rêveries, par l'attachement
à des constantes qu'on pourrait dire topologiques et qui
balisent un itinéraire intérieur grâce
auquel s'édifie le monde romanesque.
30 euros (code de commande
: LFCel/025).
DAUPHIN
(Jean-Pierre) & FOUCHÉ (Pascal) Bibliographie
des écrits de Louis-Ferdinand Céline (1918-1984).
Paris, Bibliothèque
de Littérature Française Contemporaine de l'Université
Paris 7, 1985. In-8° broché, [654] p., illustrations,
(collection « Le Graphomane », n° 1),
tirage limité à huit cents exemplaires numérotés
(n° 678), petit coup (bien apparent sur la photo) sur
le coin supérieur gauche du premier feuillet de couverture,
rare.
Avertissement :
Il
y eut de la démesure dans le projet de cette recherche
et des contradictions dans sa conduite. Son aboutissement en
porte les traces.
Cette bibliographie devait être exhaustive,
elle en approche au prix d'une pléthore qui ne manquera
pas de faire sourire plus d'un. Et si le souci de simplicité
a fait abandonner les canons de la « descriptive »
au profit d'une observation plus réaliste, plus conforme
aussi aux livres d'aujourd'hui, ce dépouillement pourrait
bien passer pour pauvreté. Le bon sens exigeait de ne
pas décrire dix fois, souvent plus, tel texte inlassablement
repris dans la presse : l'entrée se fait donc à
la date de première publication (qui contient les informations
ou les renvois relatifs aux suivantes), mais ce système
implique une codification autrement rébarbative, et dont
le même bon sens aurait pu souhaiter faire l'économie.
Ainsi de la montagne et de la souris. Car les
contraintes recherchées se seront révélées
de trop rudes alliées : une entreprise menée
durant une période abusivement longue ; une conception
technique remaniée par trois fois et jusqu'à la
sophistication ; un souci très constant de rigueur
et de méthodologie achoppant, tout aussi constamment,
sur le cas d'espèce, la particularité aberrante,
l'exception jouant la règle ; l'envergure d'une enquête
dont l'excès pourrait bien, finalement, appareiller l'essentiel
et le frivole. En tous sens, coûteuse opiniâtreté.
Pourtant, à voir l'indigence de la bibliographie
contemporaine, la nullité des échanges, les vanités
de la découverte d'autant plus affirmée qu'elle
est de seconde main, il ne faut pas bouder son plaisir. C'est
bien de bibliographie qu'il s'agit ici. L'un de ces objets têtus,
toujours contredits et qui, fort gracieusement, donnent à
partager sans mensonge comme sans réticence.
Et le plaisir est double en constatant, sur vingt ans exactement,
de combien de générosités, de désintéressement,
de secours s'est tissé l'instrument.
Il y a du bonheur à dire tout ce que
l'on doit en matière de sources, ces « crédits
de recherche » qui n'auront pas été
de vains mots. Il y en a également, ayant beaucoup co-signé,
à dire tout ce que l'on doit au co-auteur, bien réel
cette fois, et qui depuis 1977 a si bien fait que l'ouvrage peut
paraître.
350 euros (code de commande
: LFCel/024).
Magazine
littéraire. N° 292 - octobre 1991. Louis-Ferdinand
Céline. Paris, Magazine
Littéraire, 1991. In-4° agrafé, 122 p.,
illustrations.
La partie de ce numéro
consacré au « Dossier Céline »
(pp. 18-60) contient :
- Chronologie, par Pierre-Edmond
Robert.
- Céline et les éditions
Denoël, par André Derval.
- La féerie anglaise, par
Frédéric Vitoux.
- Stratégie de Céline,
les lettres à la N.R.F., par Philippe Sollers.
- Rabelais ou la crudité juste,
entretien avec Louis-Ferdinand Céline, propos recueillis
par Guy Bechtel.
- Un théoricien de la littérature,
par Pierre-Edmond Robert.
- Rééditer les pamphlets
?, par Marie-Christine Bellosta.
- « Je suis tout à la
danse », par André Derval.
- Tableaux choisis, par Marc
Hanrez.
- Bibliographie.
9 euros (code de commande
: 15388).
Revue
Romane. XIV 1 - 1979. Copenhague, Akademisk Forlag, 1979.
In-8° collé, 171 p.
Table des matières
:
In memoriam : Sven Skydsgaard.
Articles :
- Puissance et impuissance
du langage dans Voyage au bout de la nuit de Céline,
par Anne-Lisa Amadou.
- Les niveaux fonctionnels
du subjonctif en espagnol, en français et en italien,
par Kolbjørn Blücher.
- Une phrase / un
récit : Le jeu du feu dans La fille aux yeux
d'or de Balzac, par Juliette Frølich.
- Une étude
sur le suffixe -ation en français, par Emmanuel
N. Kwofie.
- El dinero en el
Quijote, par Federico Latorre.
Mélanges :
- Six verbes français:
la catégorie -AIRE, par Alfred Bolbjerg.
- À propos
de : Linda Orr : Jules Michelet. Nature, History,
and Language, par Eric Eggli.
- À propos de
l'imparfait, par Odile Halmøy.
Thèse :
- Sven Skydsgaard :
La combinatoria sintáctica del infinitivo español
I-II, par Jørgen Schmitt Jensen et Ebbe
Spang-Hanssen.
Comptes rendus :
- Littératures romanes :
- Anne Maria Clausen :
Le origini della poesia lirica in Provenza e in Italia. Un
confronto sulla base di alcune osservazioni sociologiche,
par B. Munk Olsen.
- Herman H. Wetzel
: Die romanische Novelle bis Cervantes, par Michel
Olsen.
- Langue française :
- Robert Martin :
Inférence, antonymie et paraphrase, par Oswald
Ducrot.
- Bente Maegaard
et Ebbe Spang-Hanssen : La segmentation automatique
du français écrit, par Suzanne Hanon.
- Conrad Sabourn
et John Chandioux : L'adverbe français :
essai de catégorisation, par Ole Mørdrup
et Henning Nølke.
- Jonna Kjær :
Brisebare : Le Plait de l'Evesque et de Droit, par
Povl Skarup.
- Prudence Mary O'Hara
Tobin : Les lais anonvmes des XIIe et XIIIe siècles.
Édition critique de quelques lais bretons, par Povl
Skarup.
- Littérature française :
- Georges Poulet :
Entre moi et moi. Essais critiques sur la conscience de soi,
par Hans Boll-Johansen.
- Pierre Testud :
Rétif de la Bretonne et la Création littéraire,
par Merete Grevlund.
- Langue italienne :
- Anna Laura Lepschy
et Guido Lepschy : The Italian Language Today,
par Magnus Ulleland.
10 euros (code de commande
: 15348).
ROUAYRENC
(Catherine) « C'est mon secret ».
La technique de l'écriture « populaire »
dans Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit.
Tusson, Du Lérot,
1994. In-8° broché, 203 p., exemplaire non coupé
et à l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
Ce livre situe l'écriture de Céline
dans ses deux premiers romans par rapport au code du langage
« populaire » tel qu'il peut être
défini à travers les uvres de ses contemporains
(Barbusse, Dabit, Peisson, Lemonnier, Thérive, Ramuz,
Poulaille...). Il montre comment Céline utilise certes
ce code, auquel il ne peut complètement échapper,
mais fort peu et en l'adaptant. L'essentiel est ailleurs, dans
la transposition du parlé dans l'écrit.
L'accent est donc mis sur les procédés
grâce auxquels, à travers le lexique, la morphosyntaxe,
la syntaxe, renonciation, la narration, Céline a une certaine
« façon de forcer les phrases à sortir
légèrement de leur signification habituelle, de
les sortir des gonds pour ainsi dire, les déplacer [...].
Mais très légèrement ! Oh ! très
légèrement ! » C'est une ambiguïté
constante et présente à tous les niveaux qui fonde
le style célinien.
20 euros (code de commande
: 15391).
TURPIN (Jean-Marie) Le chevalier Céline
ou La première marche de l'Atlantide. Lausanne, L'Âge d'Homme, 1990. In-8°
collé, 150 p., (collection « Essais »),
exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
De qui Louis-Ferdinand des Touches de Lantillières,
en littérature Céline, tenait-il ce don d'imprécation
qui, « au monde où il fait jour »,
l'a conduit à proférer « l'absolu refus
d'espérer qu'il existe quelque chose comme la possibilité
d'actes et de sens » ? Il appartenait légitimement
à son petit-fils, et sans doute à lui seul, de
remonter le courant d'une généalogie qui, aux méandres
des filières bretonnes et normandes, mène très
sûrement à ce chevalier chouan que rencontra Barbey
d'Aurevilly à l'hospice du Bon Sauveur de Caen, en 1856,
et qui « déçut d'un mélange d'insultes
et d'eschatologie son mémorialiste ».
Mais quand ce petit-fils s'appelle Jean-Marie
Turpin, il est vain d'espérer une hagiographie propre
à contenter les « célinolâtres ».
Pour le romancier des Runes, de Sol, ou de la Seconde
Église, pour l'enlumineur de l'Apocalypse de Jean
et des lieux du Graal, pour le métaphysicien des Nuits
de l'entendement, il y a bien « quelque chose
de sacré » aux racines de l'uvre célinien,
mais si le sentiment d'un « abandon absolu »
prévaut douloureusement dans le Voyage, et si ce
sentiment participe fondamentalement de la détresse du
Christ au Mont des Oliviers, force lui est de constater qu'il
a fallu à Céline « vautrer sa détresse
avec les porcs ». Pourquoi ? Pourquoi cette déchéance
et pourquoi, peut-être, cette prédestination au
mal et à l'« irrémission »
de la « haine célinienne » ?
Poète et théologien ensemble, Jean-Marie Turpin
ne balance pas sa réponse : Céline était
un possédé dont toutes les vociférations
sont « un credo silencieux à la vérité
éternelle du Mal et à sa seule réalité »,
une « offrande insensée de la Douleur existentielle
adressée au Mal absolu ».
Cependant jamais le petit-fils ne condamne,
le Diable fût-il à la manuvre dans les « ensorcelleries »
de l'aïeul et de ses funestes héros. Au contraire,
Jean-Marie Turpin qui, à l'occasion, nous révèle
la profondeur pathétique des liens qui, jusqu'à
sa fin, unirent le chevalier Céline à sa première
épouse Edith Follet, dépeint avec une compassion
digne des imagiers des enclos paroissiaux bretons la tragédie
d'un écrivain dont la damnation fut « d'éprouver
dans sa chair la mort de la vie » et qui, en coopérant
à « l'Avènement de la révélation
du Mal », nous a laissé une formidable leçon
de Ténèbres.
12 euros (code de commande
: 15436).
VANDROMME
(Pol) Du côté
de Céline, Lili. Bruxelles, La Revue Célinienne,
1983. In-8° broché, 152 p., un des 15 exemplaires
numérotés sur vélin de Lana (n° VIII),
non coupé.
En quatrième
de couverture :
« Lili, la compagne fidèle,
hante les derniers romans de Céline et, en particulier
ceux de la trilogie allemande.
Pol Vandromme l'évoque avec la volonté
de détecter la source d'un personnage et la façon
du grand écrivain de l'intégrer à son uvre.
On trouvera donc dans son essai quelques-uns des secrets d'un
imaginaire et d'une manière romanesques. Plus largement
et plus précisément encore, on s'approchera de
ce que fut, à travers l'idéal de la danseuse, la
conception célinienne de la femme.
Aussi cet essai va-t-il à l'essentiel
d'un écrivain et d'une uvre, les expliquant l'un
et l'autre après les avoir devinés. L'information
la plus méthodique et l'intuition la plus vive s'associent
pour rendre clair le monde obscur de Céline.
Pol Vandromme trace de Lili un portrait qui
fera rêver, et nourrit une étude qui introduit à
une connaissance plus aiguë de Céline. »
40 euros (code de commande
: 14072).
VANDROMME
(Pol) La France
vacharde. Pastiche célinien. Bruxelles,
La Revue Célinienne, 1982. In-8 broché, 131 p.,
un des 10 exemplaires numérotés sur vélin
de Rives (n° IV), dédicacé par l'auteur
et non coupé.
En quatrième
de couverture :
« Pour la première fois,
un écrivain prend le risque de consacrer un volume entier
de pastiche à un seul modèle. La difficulté
d'une pareille entreprise explique que l'on s'y soit dérobé
jusqu'ici.
La réussite de Pol Vandromme est d'autant
plus rare. L'imitation de Céline, à la fois selon
sa manière et selon son esprit, brûle les yeux.
Les morceaux de bravoure, d'une drôlerie acérée,
se succèdent dans un exercice de style qui se déploie
comme un essai de critique interne. Cela jubile de cocasserie
avec un. brio intarissable. En même temps, cela ne dissimule
pas une amertume presque sauvage.
Le guignolo's band de La France vacharde
porte la marque du nihilisme célinien. De Pétain
à Mitterrand, en passant par de Gaulle, Pompidou et Giscard,
le jeu de massacre burlesque et torrentiel n'épargne personne,
radioscopiant à la perfection l'hydre française
aux têtes de veaux innombrables. »
35 euros (code de commande
: 14068).
VANDROMME
(Pol) Marcel, Roger
et Ferdinand. Bruxelles, La Revue Célinienne,
1984. In-8° broché, 193 p., couverture ornée
de trois portraits dessinés par Aramis, un des 10 exemplaires
numérotés sur vélin de Lana (n° V),
dédicacé et non coupé.
En quatrième
de couverture :
« Marcel Aymé et Roger Nimier
montèrent une garde fidèle et amicale autour de
Céline.
Quels liens personnels se nouèrent-ils
et quels rapports littéraires s'établirent-ils
entre les trois écrivains ? L'essai de Pol Vandromme
répond à ces questions, et il le fait en s'appuyant
sur une connaissance intime aussi bien des hommes que de leurs
uvres.
Cela nous vaut un panorama qui ouvre des perspectives
nouvelles sur un vaste secteur de la littérature contemporaine.
Une matière riche et diverse, dominée avec aisance,
éclairée par un sens aigu de l'analyse et par une
écriture d'une totale liberté. »
45 euros (code de commande
: 14071 - vendu).
VERDAGUER
(Pierre) L'univers de la cruauté. Une lecture
de Céline. Genève,
Droz, 1988. In-8° broché, 217 p., (collection
« Histoire des Idées et Critique Littéraire »,
n° 260), exemplaire en parfait état.
Table des matières
:
Introduction : Comment dire le mal.
Première partie : L'art du
tableau selon Céline.
Chapitre I : La géographie
célinienne.
- Le
spectacle du monde.
- L'unité
de lieu.
- La
structure microcosmique.
- Perversion
et mise en abyme : exemple de la nature.
- L'universalité
du décor : exemple des paysages urbains.
Chapitre II : Les
composantes essentielles du décor.
- Les
substances aqueuses et leur dynamique (La boue et le principe
d'uniformisation - L'eau et la dynamique de la fusion - Les forces
de la fusion universelle - Ambivalence de la boue - La maladie
aqueuse du monde - Corps et décor, intérieur et
extérieur).
- Les
substances corporelles (L'urine - Les excréments - Le
sang).
Chapitre III : Les
composantes annexes du décor.
- Les
miasmes de l'univers aqueux.
- La
chaleur et la violence.
- Le
rayonnement solaire.
- La
poussière.
- Le
feu.
Chapitre IV : Topographie
et faune.
- Le
souterrain et le labyrinthe.
- La
descente au tombeau.
- Le
principe de la codification géographique.
- L'éclairage
souterrain.
- Le
monde larvaire.
- Le
bestiaire de la violence.
Deuxième partie : Le
cul-de-sac.
Chapitre V : Prisons,
pièges et mondes de la lourdeur.
- Du
labyrinthe à la souricière.
- Les
lieux étroits.
- La
prison flottante.
- Les
maux de la claustration.
- L'alourdissement
(Coagulation et pesanteur - Angoisse existentielle et responsabilité
- Les forces alourdissantes du Voyage).
Chapitre VI : La
quête du refuge et l'évasion.
- Le
besoin d'ailleurs.
- L'errance
et la quête pervertie.
- La
fuite.
- Les
évasions de Bardamu.
- Robinson
et la fonction du double.
- La
vie immobile.
Chapitre VII : Refuges
et faux refuges.
- La
galère.
- Le
bordel.
- L'hôpital
et la prison.
- Le
cimetière.
- L'asile
d'aliénés.
- La
beauté interdite.
- Les
faux asiles (Le Tarapout - La péniche).
Troisième partie : Les forces
du chaos.
Chapitre VIII :
Le décor de la maladie.
- La
contagion universelle.
- Le
sursis microbien.
- Les
symptômes du mal.
- Perversion
et infection : le salut et l'amour.
- La
maladie des lieux et le dérapage allégorique.
- L'hypertrophie
malsaine.
- Horreur
objective et maladive.
Chapitre IX : Le décor
de la guerre.
- Armageddon
(L'obsession apocalyptique - la viande humaine consommable -
L'étripage).
- La
fête macabre (La foire et le décor du mal - Perversion
et grotesque - Célébrer la violence et la mort
- Célébrer le faux).
- La
guerre (Ludus et Thanatos - La belle mort.)
Conclusion.
Bibliographie - Index.
25 euros (code de commande
: 15434).
Vouloir.
Revue culturelle pluridisciplinaire trimestrielle. N° 109/110/111/112/113
- octobre-décembre 1993. Céline et Israël. Bruxelles, Vouloir, 1993. In-4° agrafé,
[44] p., illustrations.
La partie de ce numéro
consacré au « Dossier Céline »
(pp. 43-56) contient :
- Itinéraire, par Marc
Laudelout.
- Hommage à Céline,
par Choron-Gourewitz.
- Paul Lévy, le juif qui défendit
Céline, par Pierre Monnier.
- Quand j'ai rencontré Céline,
par Jacques Ovadia.
- Ânes s'abstenir, par Stéphane
Zagdanski.
- Bibliographie célinienne,
par Marc Laudelout.
10 euros (code de commande
: 15389). |