Louis-Ferdinand
CÉLINE

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Nouvelle(s) entrée(s)

 

LEMAÎTRE (Maurice) — Louis-Ferdinand Céline, Maurice Lemaître et le lettrisme. Paris, Éditions Lettristes, 1977. Trois volumes in-4° agrafés, [70], [12] et [18] p.

      

Les trois volumes : 75 euros (code de commande : 15512 - vendu).

 

Cahiers Céline. 7. Céline et l'actualité 1933-1961. Textes réunis et présentés par Jean-Pierre Dauphin et Pascal Fouché. Préface de François Gibault. Paris, Gallimard, 1986. In-8° broché, 490 p., ex-dono à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   Le présent recueil est d'abord le complément immédiat des deux premiers Cahiers auxquels il ajoute deux sections nouvelles, « Questions d'actualité (1940-1944) » et « Plaidoyers (1946-1950) », qui réunissent des textes auxquels la critique, célinienne ou non, a souvent fait allusion ; voire sans les avoir lus trente-cinq ans après le procès en Cour de justice.
   Deux autres sections, « Sollicitations et retombées politiques (1933-1939) » et « Polémique et littérature (1948-1961) », donnent l'ensemble des manifestations exhumées depuis 1976. Ces ajoutés constituent une mise à jour très importante qui complète enfin le tableau des marginalia politico-littéraires d'un auteur dont ils demeurent bien inséparables de l'œuvre imprimée.
   Chaque section est accompagnée d'Appendices qui regroupent des textes peu accessibles, des documents ou des témoignages permettant de mieux cerner la période considérée. C'est le même souci qui a conduit à reproduire les présentations et les commentaires journalistiques dont était assortie la première publication de ces écrits.

20 euros (code de commande : 15511 - vendu).

 

Pour être informé des mises à jour de cette page

 

 

Casse pipe. Paris, Chambriand, 1949. In-8° broché, 150 p., édition originale, un des 100 exemplaires numérotés sur vélin des Papeteries de Renage (n° 130), couverture frottée et un peu salie avec un petit manque, mention manuscrite dans le coin inférieur droit de la couverture.

   

550 euros (code de commande : LFCel/003).

 

Casse-pipe. Suivi du Cuirassier Destouches. [Illustré par] Tardi. Paris, Gallimard/Futuropolis, 1989. In-4° sous reliure souple d'éditeur, 94 p., commentaire et signature d'appartenance sur la page de garde, dos légèrement passé, édition originale.
En quatrième de couverture :
   
Avant la guerre, il y avait eu la caserne (le quartier, en langage de cavalerie) ; avant Bardamu, il y avait Ferdinand. Dans Voyage au bout de la nuit, Bardamu, pour avoir emboîté le pas à un régiment en parade, se retrouvait pris au piège, mais ce premier moment ne durait que quelques lignes. Après cela, c'était l'errance.
   Casse-pipe, c'est le temps de l'enfermement, devenu interminable. Témoin la longueur de cette première nuit, qui occupe toute la première séquence, mais la suite est à l'avenant. L'agressivité du monde et des hommes y prend la forme de la nuit, du froid, de la pluie, de chevaux échappés qui courent dans tout cela, et un visage que Courteline et d'autres avaient déjà fait connaître en littérature, celui des gradés et des sous-officiers, d'autant plus charognes qu'ils sont eux-mêmes plus terrorisés.
   L'étonnant est que, du spectacle de tant d'écrasement, qui ne cesse pas d'être sensible, naisse ligne à ligne tant de comique. Céline est ici dans toute la maîtrise de ses moyens. Le discours et l'argot militaires sont un morceau de choix pour cette rencontre de langages qui est pour lui le commencement du style. « Et quand vous avez à la fois le tragique et le rire, vous avez gagné, n'est-ce pas... » C'est lui qui le dit, en parlant de Shakespeare.
   Casse-pipe est un roman inachevé, dont nous n'avons même pas tout ce qui avait été écrit. On trouvera ici l'ensemble des parties actuellement connues : les cinq séquences mises au point et les fragments retrouvés d'une première version, plus le seul récit que Céline ait fait de ce qui devait suivre. Une fois ces morceaux réunis, leur force est telle qu'ils font une œuvre à part entière.
   De cette transposition du vécu en mots, Tardi fait à son tour une transposition visuelle, avec la même fidélité à la sensibilité célinienne dont il avait déjà fait preuve dans son illustration de Voyage au bout de la nuit.

30 euros (code de commande : LFCel/002).


 

Céline en verve. Mots, propos, aphorismes. Présentation et choix de Claude Dubois. Paris, Pierre Horay, 1972. In-12 étroit broché, 122 p., (collection « En Verve », n° 14), cachet ex-libris sur la page de garde, en très bon état.

13 euros (code de commande : LFCel/019).


 

D'un château l'autre. [6e édition.] Paris, Gallimard, 1957. In-8° sous une modeste reliure de toile grise, 313 p., cachet de « Lectura. Bibliothèque Nouvelle. 76, R. de la Croix de Fer. Bruxelles » aux pages de garde, de faux-titre et à la page 7.

10 euros (code de commande : 12394).


 

Guignol's Band. Roman. Bruxelles, Toison d'Or, [1944]. In-8° broché, 348 p., couverture défraîchie, décharges d'adhésif sur les gardes.

15 euros (code de commande : 12395).


 

Lettres à Charles Deshayes 1947-1951. Introduction et notes par Pierre-Edmond Robert. Paris, Bibliothèque de Littérature Française Contemporaine de l'Université Paris 7, 1988. In-8° broché, 189 p., (collection « Bulletin de la Bibliothèque de Littérature Française Contemporaine », n° 18 - « Bibliothèque L.-F. Céline », n° 10), tirage limité à 750 exemplaires numérotés (n° 431), exemplaire en parfait état.
Résumé :
   
De juin 1947, date de sa libération par les autorités danoises, jusqu’en juillet 1951 et son retour en France, on sait que L.-F. Céline a écrit de son exil plusieurs lettres par jour. Ses correspondants étaient aussi bien des amis de plus ou moins longue date, comme Daragnès ou Le Vigan ou d’horizons divers, tels Paul Marteau, Henri Philippon ou André Pulicani que des nouveaux venus, auxquels il a comparativement plus écrit : Albert Paraz, Pierre Monnier, ou des correspondants temporaires comme Milton Hindus. Parmi ceux-ci, le jeune journaliste lyonnais, Charles Deshayes, à qui il a écrit, sans l’avoir jamais rencontré, au moins 144 lettres répertoriées, du 3 juin 1947 au 5 mars 1951. Deshayes, fervent admirateur de Céline, s’était proposé de prendre sa défense en réfutant les attaques parues dans la presse française, et en préparant un mémoire : « L’Affaire Céline » qui ne fut jamais publié. Deshayes a ainsi joué auprès de Céline un rôle de même nature que ceux de Paraz et de Monnier, ce dernier prenant à partir de septembre 1948 sa relève dans les projets d’édition et de réédition des textes de Céline.
   La lecture des lettres à Deshayes permet donc une confrontation utile avec celles, déjà parues, à Milton Hindus, Albert Paraz et Pierre Monnier, car on y retrouve les mêmes thèmes, les mêmes préoccupations. Celles-ci s’éloignent rarement de la situation de leur auteur et les lettres s’organisent autour des justifications mises en forme par Céline pour sa défense dès le 5 mars 1946 et constamment reprises par la suite. Ces justifications s’inversent en attaques contre les auteurs d’articles hostiles dans la presse française, le personnel politique de l’après-guerre, les confrères en littérature. Mais Céline hésite sur la forme et l’opportunité des réponses à apporter à ses adversaires lorsqu’elles lui paraissent de nature à compromettre sa situation vis-à-vis des autorités juridiques danoises ou françaises. Si certains de ses amis comme le Dr Camus ou Daragnès lui conseillent la prudence, d’autres, comme Paraz, le poussent à réagir. Deshayes est parmi ces derniers. Céline approuve son action en sa faveur – lettres, articles, démarches – tantôt chaudement, tantôt ironiquement, l’appelant « Mon cher Indigné » dans une lettre du 5 mai 1949. Il le modère aussi : « J’ai toujours au cul un mandat d’arrêt en bonne et due forme » (20 juillet 1947) et, le 17 septembre 1947 : « Je suis prisonnier sur parole – et non réfugié politique. »

60 euros (code de commande : LFCel/023).


 

Mort à crédit. [Illustré par] Tardi. Paris, Gallimard/Futuropolis, 1991. In-4° sous reliure souple d'éditeur, 425 p., commentaire et signature (hachurée) d'appartenance, dos légèrement passé, édition originale.
En quatrième de couverture :
   
Mort à crédit c'est l'histoire d'un gamin solitaire, dans le Paris d'avant la Grande Guerre, élevé par des petits-bourgeois qui n'étaient ni riches ni intelligents ni ouverts au monde en marche, et qui se gonflaient pour paraître, pour avoir l'air de, pour ressembler aux riches qu'ils révéraient.
   Ce petit monde a été décrit par Céline avec une férocité, une truculence et un humour incomparables, qui sont des constantes de toute son œuvre.
   On y trouvera la démonstration du fait qu'il était incapable de dissocier la représentation de la vacherie des hommes du besoin qu'il avait d'en rire, passant tout naturellement de l'horreur au grotesque de cette manière si française, dénoncée par Beaumarchais, de prendre au sérieux les choses futiles et les vraies tragédies le plus comiquement possible.
   On y trouvera aussi l'ineffable portrait de Raoul Marquis, dit Henri de Graffigny, ingénieur, aérostier, inventeur, écrivain prolixe, faux marquis et vrai mythomane, dont Céline a fait le très rocambolesque Courtial des Pereires.
   Chacun connaît le talent et la manière de Tardi, son trait si particulier et la façon dont il a déjà rendu l'atmosphère tragi-comique de Voyage au bout de la nuit et de Casse-Pipe. Il était l'homme qu'il fallait pour illustrer ce livre dans lequel Céline, à force d'outrances, a donné de la société française de son temps une image plus vraie que nature, dans ce langage vivant, moderne et vert, qui a fait scandale, mais qui vaut à Mort à crédit, bientôt sexagénaire, de n'avoir pas pris une ride et de demeurer l'un des grands romans français du XXème siècle.

40 euros (code de commande : LFCel/004).


 

Nord. Paris, Gallimard, 1960 [achevé d'imprimer 13 mai]. In-8° broché, 461 p., une carte, petit cachet et signature d'appartenance sur la page de garde, exemplaire du tirage courant de l'édition originale.
En quatrième de couverture :
   
Céline au milieu de l'Allemagne en flammes, tel est le, sujet de Nord. Acteur, récitant et voyant à la fois, l'auteur se retrouve à Baden-Baden, dans les mois qui précédent l'effondrement du Reich. Étrange palace où le caviar, la bouillabaisse et le Champagne comptent plus que les bombardements. Étonnante baronne von Seckt, survivante d'un autre monde et qui juge Hitler : « Vous savez, Monsieur Céline, le triomphe du diable tient surtout à ce que les personnes qui le connaissaient bien ne sont plus là... »
   Puis c'est Berlin, aux maisons éventrées, l'étalage d'une organisation tracassière au milieu des ruines. Céline et ses compagnons d'infortune (sa femme Lili, l'acteur Le Vigan, le chat Bébert) sont envoyés à cent kilomètres de la capitale, à Krantzlin, dans une immense propriété régie par un fou. À l'est, la plaine s'étend jusqu'à l'Oural. Et autour des quatre Français (car Bébert compte bien pour un Français) vit une famille shakespearienne dans un pays habité par des Polonais, des prostituées berlinoises et des objecteurs de conscience, tous gras et robustes, auxquels le Reich fait fabriquer des cercueils.
   Céline se veut chroniqueur; mais il décrit l'Allemagne de la débâcle comme Dante visitait les cercles de son Enfer.
   D'un côté les grands de ce monde, toujours acharnés à profiter de la vie ; de l'autre, les misérables auxquels on jette un « idéal » comme un os à ronger. Et, sans cesse, « le monde des Grecs, le monde tragique, soucis tous les jours et toutes les nuits ».

45 euros (code de commande : LFCel/017).


 

Œuvres. Édition présentée par Frédéric Vitoux. Illustrations originales de Raymond Moretti. Paris, Aux Éditions du Club de l' Honnête homme, 1981-[1983]. Neuf grands volumes in-8° sous reliure plein cuir brun foncé brun et étui d'éditeur, plats décorés d'un entrelac doré, tête dorée, édition réalisée d'après les maquettes de Massin, illustrations en couleurs hors texte, exemplaire numéroté sur Vergé ivoire (n° 1161), très bel ensemble, en parfait état, auquel on joint le prospectus publicitaire ainsi que le volume de démonstration.
Voici le détail des volumes :
Tome I : Voyage au bout de la nuit. 449 p.
Tome II : Qu'on s'explique - Hommage à Zola - L'église -
                Mort à crédit.
357 p.
Tome III : Mort à crédit (Deuxième partie). 340 p.
Tome IV : La vie et l'oeuvre de Philippe Ignace Semmelweis -
                 Les derniers jours de Semmelweis - Mea Culpa -
                 Casse-pipe - Carnet du cuirassier Destouches -
                 Guignol's band.
411 p. + 14 p. non chiffrées
                 d'un fac-similé d'un fragment du manuscrit de
                 Casse-pipe.
Tome V : Le pont de Londres. 384 p.
Tome VI : Féerie pour une autre fois - Normance. 475 p.
Tome VII : Entretiens avec le Professeur Y. - Interview
                   avec Madeleine Chapsal - Interview avec
                   Pierre Dumayet - Entretien avec L.-A. Zbinden -
                   Louis-Ferdinand Céline vous parle - D'un
                   château l'autre.
414 p.
Tome VIII : Nord. 385 p.
Tome IX : Rigodon - Des vagues - Progrès - 31, cité
                   d'Antin - Secrets dans l'île - Bezons à travers
                   les âges - A l'agité du bocal - Ballets sans
                   musique, sans personne, sans rien - Scandale
                   aux Abysses - La naissance d'une fée - Voyou Paul -
                   Brave Virginie - Van Bagaden - Foudres et flèches -
                  Vive l'amnistie, Monsieur.
412 p. La plupart de ces
                  textes est précédée d'une notice.
  Le volume de démonstration présente les différents types de reliures proposées aux souscripteurs ainsi que les 187 premières pages du Voyage au bout de la nuit.

Cavalier seul. Catalogue raisonné de l'œuvre typographique de Massin, 3, 1979-2000, p. 22.

   
Décor des plats des volumes et couverture du bulletin publicitaire.

L'ensemble : 600 euros (code de commande : LFCel/001).


 

Progrès. Paris, Mercure de France, 1978 (14 février). In-12 broché, [128] p., édition originale, exemplaire numéroté (n° 192).
Note de l'éditeur :
   
Madame Cécile Robert Denoël, la veuve de l'éditeur de Voyage au bout de la nuit, a bien voulu confier le manuscrit de ce texte que Céline lui-même lui avait offert au début de l'année 1933. Il s'agit d'un double dactylographique de cinquante-cinq feuillets numérotés de 2 à 54 sous couverture cartonnée et lacée. La page de couverture porte de la main de Céline le mot « Périclès », barré de trois traits transversaux et corrigé à côté en « Progrès ». En bas de page et à droite, sur deux lignes on peut lire : « Louis Destouches / 35 rue Vernet ».
   Cette adresse, qui figurait également sur le manuscrit de L'Église en octobre 1927, était celle du siège parisien de la Société des Nations. Louis Destouches y fit suivre son courrier après son départ définitif de Genève. Ce texte n'est donc certainement pas postérieur à décembre 1927. En outre, la rencontre d'Elizabeth Craig (ici « L'Américaine ») n'ayant eu lieu, au plus tôt, qu'à l'automne 1926, la rédaction ne remonte vraisemblablement guère au-delà du second ou troisième trimestre 1927. Les nombreux lapsus phonétiques de la dactylographie, en général immédiatement corrigés à la suite ou en interligne supérieur, et à la machine, font même penser à la transcription d'une sténographie. Cette hypothèse d'une dictée n'est pas contredite par la révision manuscrite qui se limite, pour l'essentiel, à un simple échenillage des fautes et omissions.
   Totalement inédit, ce texte a donc maintenant un demi-siècle. Très probablement contemporain de L'Église, il contribue avec la publication des recherches biographiques de François Gibault et celle des lettres d'Afrique à la connaissance de la formation intellectuelle et littéraire de Louis Destouches. Le cadre parisien, le milieu familial dont la transposition est évidente et certains personnages (dont le futur « Lempreinte » de Mort à Crédit) sont de véritables esquisses de l œuvre ultérieure. Exprimées ou allusives, bien des situations y figurent déjà (culte de la beauté plastique des danseuses, charme de la musique américaine, dégradation des mœurs, méfaits du progrès, hantise des dettes...) et, plus particulièrement, dans les tirades prêtées à « Gaston ». Enfin, dans les limites et sous le couvert de la fantaisie la moins élaborée, Progrès comporte quelques particularités de la conception dramaturgie des futurs Ballets : construction symétrique des tableaux impairs (longs et réalistes) et pairs (brefs et féeriques) ; intrigue cédant le pas au mouvement ; mariage des tons où la parodie permet à l'auteur de prendre quelque distance à l'égard de ses personnages.
   Comme dans « Des vagues », la tenue littéraire de ce texte imposait, tout à la fois, une publication intégrale et une présentation aussi lisible que possible. L'orthographe, quand elle avait échappé à la révision de l'auteur, a été rétablie ; la ponctuation, harmonisée en fonction des usages les plus courants de ce texte, mais les tirets qui n'avaient pas d'équivalence typographique évidente ont été maintenus. Le même impératif de clarté a fait uniformiser l'introduction des rubriques et la disposition des indications scéniques. Les quelques leçons ou réfections autographes, qui confirment l'authentification du manuscrit, ont été enregistrées dans le corps du texte. On trouvera, en bas de page, la dactylographie originale ; et éventuellement, entre crochets, l'indication de nature des ajoutés.

25 euros (code de commande : LFCel/018).


 

Le questionnaire Sandfort. Précédé de neuf lettres inédites de Céline à J.A. Sandfort. Textes et documents réunis, présentés et annotés par Michel Unyen et Peter Altena. Paris, Monnier, 1989. In-8° broché, 139 p.
En quatrième de couverture :
   « La Correspondance entre Céline et son traducteur hollandais J.A. Sandfort a duré une année, de septembre 1933 à septembre 1934. Pendant cette période Céline envoya neuf lettres et une trentaine de pages de réponses à des questions de traduction posées par Sandfort. Ce questionnaire constitue un documents [sic] très exceptionnel. Il éclaire de manière directe les difficultés que l'écriture célinienne pose à un traducteur. L'embarras de Sandfort, sa hantise du contresens, son désir de risquer des interprétations donnent parfois à ce questionnaire un caractère très cocasse. On ressent aussi l'agacement qu'éprouve Céline à devoir expliquer que le Chabanais n'est pas un jardin, et que la bistoquette n'est pas un nom propre. »

25 euros (code de commande : 13450 - vendu).


 

Rigodon. Préface de François Gibault. Paris, Gallimard, 1969 [achevé d'imprimer 4 février]. In-8° broché, 318 p., jaquette, exemplaire du tirage courant de l'édition originale, cahet ex-libris sur la page de faux-titre.
Sur la jaquette :
   
Après D'un château l'autre et Nord, Céline achève avec Rigodon, auquel il consacra les derniers mois de sa vie, la chronique fantastique qui nous entraîne sans transition de sa retraite de Meudon aux routes de l'Allemagne de 1944 en pleine débâcle. Qu'arrivent enfin « les Chinois » qui vont tout balayer, religions, politiques, littératures jeunes et vieilles !
   Et sur un rythme de danse burlesque et macabre, « Par-ci ! Vite ! Par-là ! », Céline évoque de façon saisissante la fin de son périple à travers les derniers soubresauts de la guerre avec sa femme, Lili, et le chat Bébert.
   De Rostock à la Baltique, de Ulm à Hambourg, et jusqu'au Danemark, trains bondés de soldats, de réfugiés, pilonnés par les bombes, les villes, monceaux de ruines brûlés au phosphore où dansent encore des flammes « vertes ou rosés », dessinent un décor hallucinant, peuplé de personnages grotesques ou émouvants. Et le plus étrange est sans doute Céline, clopinant sur ses cannes avec son chat dans sa musette, qui se moque, se plaint, injurie, rabâche ses malheurs, et interrompt à chaque instant son récit par des réflexions arrières ou féroces.
   Ce voyage sans espoir au bout des horreurs de la guerre est la dernière expression de ce don d'imagination visionnaire souligné déjà par la remarque d'André Gide : « Ce n'est pas la réalité que dépeint Céline, c'est l'hallucination que la réalité provoque. »

30 euros (code de commande : LFCel/006).


 

Textes et documents, 1. Réunis et présentés par Jean-Pierre Dauphin et Henri Godard. Paris, Bibliothèque L.-F. Céline de l'Université Paris 7, 1979. In-8° collé, 183 p., tirage limité à 250 exemplaires numérotés (n° 187), exemplaire en parfait état.
Sommaire :
   - Supplément 1929-1960 à Céline et l'actualité littéraire.
   - Supplément 1930 à Semmelweis et autres écrits médicaux.
   - Correspondances 1926-1950.
   - Fragments de lettres 1932-1960.
   - Enquête : Recherches sur le séjour à Campo de L. Destouches en 1916-1917, par Roland Grillot.
   - Sélection bibliographique 1978-1979.
   - Index et tables.

70 euros (code de commande : LFCel/020).


 

Textes et documents, 2. Réunis et présentés par Jean-Pierre Dauphin et Henri Godard et Jean-Paul Louis avec la collaboration de Marie-Christine Bellosta, Pascal Fouché et Roland Grillot. Paris, Bibliothèque de Littérature Française Contemporaine de l'Université Paris 7, 1974. In-8° broché, 174 p., (collection « Bulletin Intérieur de la Bibliothèque L.-F. Céline & de la Société d'Études Céliniennes », n° 6), tirage limité à 250 exemplaires numérotés (n° 177), exemplaire en parfait état.
Sommaire :
   - Supplément 1936-1961 à Céline et l'actualité littéraire.
   - Correspondances 1932-1951.
   - Enquête : Recherches sur la biographie du lieutenant Max Delestrée chef de poste à Campo lors du séjour de Louis Destouches en 1916-1917, par Roland Grillot.
   - Index et tables.

70 euros (code de commande : LFCel/021).


 

Textes et documents, 3. Réunis et présentés par Jean-Pierre Dauphin et Pascal Fouché, avec la collaboration de Marie-Christine Bellosta, Leslie Davis, François Gibault, Henri Godard, Roland Grillot, Penny Heuston, Jean-Paul Louis, Marc Laudelout et Éric Mazet. Paris, Bibliothèque de Littérature Française Contemporaine de l'Université Paris 7, 1984. In-8° broché, 214 p., (collection « Bulletin de la Bibliothèque de Littérature Française Contemporaine », n° 11 - « Bibliothèque L.-F. Céline », n° 9), tirage limité à 400 exemplaires numérotés (n° 155), exemplaire en parfait état.
Sommaire :
   - Supplément 1936-1961 à Céline et l'actualité littéraire.
   - Correspondances 1932-1951.
   - Fragments de lettres à Clément Camus.
   - Enquête : Céline au Cameroun (1916-1917), par Roland Grillot, introduction par François Gibault.
   - Index et tables.

50 euros (code de commande : LFCel/022).


À PROPOS DE
LOUIS-FERDINAND CÉLINE

 

ALMÉRAS (Philippe) — Céline entre haines et passion. Paris, Robert Laffont, 1994. In-8° collé, 476 p., deux cahiers d'illustrations hors texte, (collection « Biographies sans Masques »).
En quatrième de couverture :
   
Céline a joué sa vie sur ses haines. Elles sous-tendent son œuvre. Son antisémitisme n'est que l'aspect grimaçant d'un racisme biologique auquel il a adhéré de toute sa force par-delà les comédies et les palinodies. Sûr d'avoir l'horrible vérité pour lui, il s'est très tôt convaincu qu'on voulait sa mort physique, littéraire. Cela l'autorisait à vouloir celle des autres et justifie tous les travestissements.
   Cent ans après la naissance de Louis Destouches, il est enfin possible de faire la part du vécu et du transposé. Réapparues, Elisabeth Craig, Karen Marie Jensen racontent la genèse du Voyage au bout de la nuit, les ruptures, l'or du Danemark. La masse de lettres qu'il a écrites permettent de suivre sa vie – souvent au jour le jour. Chacun les a gardées. On les a retrouvées en Australie, à Londres, au Maroc, en Californie ou chez ses éditeurs ; celles aussi adressées à Le Vigan, qui fut forcé de les vendre, ou celles encore que Je suis partout renonçait à publier en 1942 et 1943, pour « excès racistes ». Sentiments, passions, argent, ces lettres racontent une histoire bien différente de celles qu'il a écrites ou inspirées. Ni peuple ni pauvre, Céline, mais « accablé d'orgueil » et constamment humilié. Aussi désireux de réussite que de revanche.
   De Baden-Baden à Sigmaringen, en passant par Rambouillet, la caserne, la prison, les toits de Copenhague ou le château Scherz, voici le tissu de la fiction, et comment se crée la biographie imaginaire où Ferdinand raconte ce que sent Louis Destouches : son histoire symbolique. Mais cet ouvrage est en même temps la première biographie critique de Céline. Elle suit le rythme du vécu, jusqu'à la dernière mise en scène, à Meudon.
   Ni fou, ni saint, mais persécuteur persécuté. Un grand écrivain, au style nourri de passions et de phobies, le seul qui, par le miracle de la langue au-delà des options politiques, unisse gens de culture et grand public. À travers Céline, le siècle se raconte ; il est le seul à en avoir rendu les débats, les déchirements, les drames et les bonheurs.

18 euros (code de commande : LFCel/023).


 

BARDÊCHE (Maurice) — Louis-Ferdiand Céline. Paris, La Table Ronde, 1987. In-8° collé, 367 p., exemplaire un peu jauni.
En quatrième de couverture :
   « Cette biographie vivante et pittoresque rejette à la fois le portrait d'un énergumène inconscient et l'image plus élaborée d'un Céline révolté. Établie d'après des documents nouveaux, elle montre un Céline inattendu, plus humain et plus dramatique. Elle est illustrée par une présentation de son œuvre qui refuse de réduire l'originalité de Céline à l'invention d'un certain langage, à la truculence ou au mouvement de la phrase. Cette œuvre mérite d'être soumise à un jugement plus complet. Peut-on le prononcer impartialement malgré les passions que son nom soulève encore ?
   Cet essai propose, en réponse à cette question, une interprétation sans complaisance qui cherche à restituer à Céline son véritable visage et sa place au-delà des préventions politiques ou du conformisme littéraire. »

15 euros (code de commande : LFCel/007 - vendu).


 

BONNEFIS (Philippe) — Céline. Le rappel des oiseaux. Lille, Presses Universitaires de Lille, 1992. In-8° collé, 219 p., (collection « Objet »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
    Que veut dire rappel ? Et puis ce rappel, qui donc ici le bat ? Sont-ce les oiseaux qui se rappellent, qui s'appellent entre eux ? Ou l'oiseleur qui s'essaie aux gazouillis ?
   Touit-Touit, piouït ! piouït ! tuii... tui !...
   Appel ou appeau ? Qui appelle qui et pourquoi ? De tous les titres rassemblés dans la première des quatre grandes suites de clavecin que composa Jean-Philippe Rameau, Le Rappel des Oiseaux est sans doute le plus mystérieux.
   Ce n'est pas à dire que ce livre est sans objet. Des objets, il en a, et de toutes les sortes. Des petits et des grands. De bruyants comme les ponts (pont, pont, pont, pont : Ludwig Van et Bibici. Combien de décibels ?). De muets, comme la danse et comme le cinéma...
   Beaucoup d'objets, mais un seul souci. La musique, où s'exprime le caractère amoureusement désespéré de la relation de Céline au monde. Attendant, pour se lier, que les êtres ou les choses ne tiennent plus que par un fil. Qu'il laisse alors filer, de peur qu'il ne se rompe.
   Mais filer comme on fait d'une ligne. À petits coups, d'un mouvement souple du poignet. Mouvement d'autant plus étudié que, enfin libéré de l'urgence de la prise, il le travaille, en somme, pour la beauté du geste.

18 euros (code de commande : 15390).


 

CHANTEMERLE (Isabelle) — Céline. Paris, Artefact, 1987. In-4° broché, 179 p., nombreuses illustrations, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Céline tel que je ne l'ai pas vu.
   - Écrivain biologiquement n'a pas de sens.
   - L'émotion - Les entretiens avec le professeur Y.
   - Style et métaphore : La peinture - L'architecture - La danse - La poésie - La musique - Place de la métaphore dans son objet - Place de la métaphore dans le style - Le style.
   - Parti pris - Féerie pour une autre fois : Féerie I - Céline, le récit, le lecteur - Tranche anatomique d'un texte - Obsessions - Image d'une rencontre - Œuvre et manœuvre.
   - Repères biographiques L.-F. Céline.
   - Repère bibliographiques :
      - L.-F. Céline - Œuvres.
      - Céline - Correspondances - Interviews.

25 euros (code de commande : 15350 - vendu).


 

CRESCIUCCI (Alain) — Les territoires céliniens. Expression dans l'espace et expérience du monde dans les romans de L. F. Céline. Paris, Aux Amateurs de Livres - Klincksieck, 1990. In-8° broché, 351 p., exemplaire en parfait état.
Extrait de l'introduction :
   
Dans cette étude nous nous fixerons sur deux éléments inséparables. D'abord l'expression de l'espace. C'est en quelque sorte l'étude de la surface... Comment le narrateur parle-t-il du monde qu'il parcourt ? On peut dire de tous les romans qu'ils se passent quelque part, mais les lieux n'ont pas la même importance dans tous. Il ne vient à l'idée de personne de penser que les lieux ne sont qu'un décor nécessaire à l'action. Le Dublin de Joyce, le Petersbourg de Biely, le Berlin de Döblin ou le Sud de Faulkner ne sont pas de simples toiles de fond. La littérature ne s'absorbe pas dans une ambition dénotative comme un savoir-faire supérieur qui permettrait à l'artiste de mieux restituer le réel. Faut-il insister sur le fait que le romancier a son réel, qu'il opère, en partie inconsciemment, des choix ? Ce qui nous intéresse, c'est la manière dont se compose un monde romanesque. C'est pourquoi, si nous nous attachons aux notations référentielles ce ne sera pas uniquement pour retrouver les données de l'expérience – à quoi s'attache une critique des sources – mais pour rendre compte du fait littéraire. Ensuite, il s'agit de comprendre pourquoi Céline distingue dans ses territoires tel ou tel aspect et en quoi ces distinctions, ces élections témoignent d'un itinéraire personnel. Ces raisons, nous les étudierons à la fois du point de vue de l'imaginaire et du point de vue de l'économie romanesque, c'est-à-dire en tenant compte des composantes structurelles.
   Nous pensons, comme Gilbert Durand, que « l'espace semble bien être la forme a priori où se dessine tout trajet imaginaire... » C'est en quoi l'œuvre de Céline nous paraît relever d'une topologie, car peu d'œuvres sont, comme celle-là, articulées autour de la notion d'itinéraire dans le double sens de déplacement physique d'un lieu à un autre et d'expérience intérieure.
   Cette idée de trajet imaginaire nous retient. L'univers romanesque est un univers imaginaire. Mais aussitôt se pose la question de savoir ce que recouvre ce concept si vaste d'imagination. Ce n'est pas la simple saisie ou la simple recréation d'objets hors de leur présence, mais l'advenue de figures, de thèmes particulièrement investis par l'affectivité. L'imagination relève, pour nous, de l'activité fantasmatique, c'est-à-dire de la mise en scène de l'objet... En aucun cas nous ne saurions nous contenter d'un inventaire, d'une simple description. Le choix des lieux céliniens, le monde de Céline, n'a de valeur que si nous en recherchons la signification. Il existe des partis-pris obsessionnels, des angoisses qui ne parviennent à la formulation qu'après le déchiffrage de la dramaturgie de l'imaginaire... Toute œuvre est nourrie par des courants de sensations, par la prédilection positive ou négative pour des rêveries, par l'attachement à des constantes qu'on pourrait dire topologiques et qui balisent un itinéraire intérieur grâce auquel s'édifie le monde romanesque.

30 euros (code de commande : LFCel/025).


 

DAUPHIN (Jean-Pierre) & FOUCHÉ (Pascal) — Bibliographie des écrits de Louis-Ferdinand Céline (1918-1984). Paris, Bibliothèque de Littérature Française Contemporaine de l'Université Paris 7, 1985. In-8° broché, [654] p., illustrations, (collection « Le Graphomane », n° 1), tirage limité à huit cents exemplaires numérotés (n° 678), petit coup (bien apparent sur la photo) sur le coin supérieur gauche du premier feuillet de couverture, rare.
Avertissement :
   
Il y eut de la démesure dans le projet de cette recherche et des contradictions dans sa conduite. Son aboutissement en porte les traces.
   Cette bibliographie devait être exhaustive, elle en approche au prix d'une pléthore qui ne manquera pas de faire sourire plus d'un. Et si le souci de simplicité a fait abandonner les canons de la « descriptive » au profit d'une observation plus réaliste, plus conforme aussi aux livres d'aujourd'hui, ce dépouillement pourrait bien passer pour pauvreté. Le bon sens exigeait de ne pas décrire dix fois, souvent plus, tel texte inlassablement repris dans la presse : l'entrée se fait donc à la date de première publication (qui contient les informations ou les renvois relatifs aux suivantes), mais ce système implique une codification autrement rébarbative, et dont le même bon sens aurait pu souhaiter faire l'économie.
   Ainsi de la montagne et de la souris. Car les contraintes recherchées se seront révélées de trop rudes alliées : une entreprise menée durant une période abusivement longue ; une conception technique remaniée par trois fois et jusqu'à la sophistication ; un souci très constant de rigueur et de méthodologie achoppant, tout aussi constamment, sur le cas d'espèce, la particularité aberrante, l'exception jouant la règle ; l'envergure d'une enquête dont l'excès pourrait bien, finalement, appareiller l'essentiel et le frivole. En tous sens, coûteuse opiniâtreté.
   Pourtant, à voir l'indigence de la bibliographie contemporaine, la nullité des échanges, les vanités de la découverte d'autant plus affirmée qu'elle est de seconde main, il ne faut pas bouder son plaisir. C'est bien de bibliographie qu'il s'agit ici. L'un de ces objets têtus, toujours contredits et qui, fort gracieusement, donnent à partager – sans mensonge comme sans réticence. Et le plaisir est double en constatant, sur vingt ans exactement, de combien de générosités, de désintéressement, de secours s'est tissé l'instrument.
   Il y a du bonheur à dire tout ce que l'on doit en matière de sources, ces « crédits de recherche » qui n'auront pas été de vains mots. Il y en a également, ayant beaucoup co-signé, à dire tout ce que l'on doit au co-auteur, bien réel cette fois, et qui depuis 1977 a si bien fait que l'ouvrage peut paraître.

350 euros (code de commande : LFCel/024).


 

Magazine littéraire. N° 292 - octobre 1991. Louis-Ferdinand Céline. Paris, Magazine Littéraire, 1991. In-4° agrafé, 122 p., illustrations.
La partie de ce numéro consacré au « Dossier Céline » (pp. 18-60) contient :
   - Chronologie, par Pierre-Edmond Robert.
   - Céline et les éditions Denoël, par André Derval.
   - La féerie anglaise, par Frédéric Vitoux.
   - Stratégie de Céline, les lettres à la N.R.F., par Philippe Sollers.
   - Rabelais ou la crudité juste, entretien avec Louis-Ferdinand Céline, propos recueillis par Guy Bechtel.
   - Un théoricien de la littérature, par Pierre-Edmond Robert.
   - Rééditer les pamphlets ?, par Marie-Christine Bellosta.
   - « Je suis tout à la danse », par André Derval.
   - Tableaux choisis, par Marc Hanrez.
   - Bibliographie.

9 euros (code de commande : 15388).


 

Revue Romane. XIV 1 - 1979. Copenhague, Akademisk Forlag, 1979. In-8° collé, 171 p.
Table des matières :
   In memoriam : Sven Skydsgaard.
   Articles :
      - Puissance et impuissance du langage dans Voyage au bout de la nuit de Céline, par Anne-Lisa Amadou.
      - Les niveaux fonctionnels du subjonctif en espagnol, en français et en italien, par Kolbjørn Blücher.
      - Une phrase / un récit : Le jeu du feu dans La fille aux yeux d'or de Balzac, par Juliette Frølich.
      - Une étude sur le suffixe -ation en français, par Emmanuel N. Kwofie.
      - El dinero en el Quijote, par Federico Latorre.
   Mélanges :
      - Six verbes français: la catégorie -
AIRE, par Alfred Bolbjerg.
      - À propos de : Linda Orr : Jules Michelet. Nature, History, and Language, par Eric Eggli.
      - À propos de l'imparfait, par Odile Halmøy.
   Thèse :
      - Sven Skydsgaard : La combinatoria sintáctica del infinitivo español I-II, par Jørgen Schmitt Jensen et Ebbe Spang-Hanssen.
   Comptes rendus :
   - Littératures romanes :
      - Anne Maria Clausen : Le origini della poesia lirica in Provenza e in Italia. Un confronto sulla base di alcune osservazioni sociologiche, par B. Munk Olsen.
      - Herman H. Wetzel : Die romanische Novelle bis Cervantes, par Michel Olsen.
   - Langue française :
      - Robert Martin : Inférence, antonymie et paraphrase, par Oswald Ducrot.
      - Bente Maegaard et Ebbe Spang-Hanssen : La segmentation automatique du français écrit, par Suzanne Hanon.
      - Conrad Sabourn et John Chandioux : L'adverbe français : essai de catégorisation, par Ole Mørdrup et Henning Nølke.
      - Jonna Kjær : Brisebare : Le Plait de l'Evesque et de Droit, par Povl Skarup.
      - Prudence Mary O'Hara Tobin : Les lais anonvmes des XIIe et XIIIe siècles. Édition critique de quelques lais bretons, par Povl Skarup.
   - Littérature française :
      - Georges Poulet : Entre moi et moi. Essais critiques sur la conscience de soi, par Hans Boll-Johansen.
      - Pierre Testud : Rétif de la Bretonne et la Création littéraire, par Merete Grevlund.
   - Langue italienne :
      - Anna Laura Lepschy et Guido Lepschy : The Italian Language Today, par Magnus Ulleland.

10 euros (code de commande : 15348).


 

ROUAYRENC (Catherine) — « C'est mon secret ». La technique de l'écriture « populaire » dans Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit. Tusson, Du Lérot, 1994. In-8° broché, 203 p., exemplaire non coupé et à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   Ce livre situe l'écriture de Céline dans ses deux premiers romans par rapport au code du langage « populaire » tel qu'il peut être défini à travers les œuvres de ses contemporains (Barbusse, Dabit, Peisson, Lemonnier, Thérive, Ramuz, Poulaille...). Il montre comment Céline utilise certes ce code, auquel il ne peut complètement échapper, mais fort peu et en l'adaptant. L'essentiel est ailleurs, dans la transposition du parlé dans l'écrit.
   L'accent est donc mis sur les procédés grâce auxquels, à travers le lexique, la morphosyntaxe, la syntaxe, renonciation, la narration, Céline a une certaine « façon de forcer les phrases à sortir légèrement de leur signification habituelle, de les sortir des gonds pour ainsi dire, les déplacer [...]. Mais très légèrement ! Oh ! très légèrement ! » C'est une ambiguïté constante et présente à tous les niveaux qui fonde le style célinien.

20 euros (code de commande : 15391).


 

TURPIN (Jean-Marie) — Le chevalier Céline ou La première marche de l'Atlantide. Lausanne, L'Âge d'Homme, 1990. In-8° collé, 150 p., (collection « Essais »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   De qui Louis-Ferdinand des Touches de Lantillières, en littérature Céline, tenait-il ce don d'imprécation qui, « au monde où il fait jour », l'a conduit à proférer « l'absolu refus d'espérer qu'il existe quelque chose comme la possibilité d'actes et de sens » ? Il appartenait légitimement à son petit-fils, et sans doute à lui seul, de remonter le courant d'une généalogie qui, aux méandres des filières bretonnes et normandes, mène très sûrement à ce chevalier chouan que rencontra Barbey d'Aurevilly à l'hospice du Bon Sauveur de Caen, en 1856, et qui « déçut d'un mélange d'insultes et d'eschatologie son mémorialiste ».
   Mais quand ce petit-fils s'appelle Jean-Marie Turpin, il est vain d'espérer une hagiographie propre à contenter les « célinolâtres ». Pour le romancier des Runes, de Sol, ou de la Seconde Église, pour l'enlumineur de l'Apocalypse de Jean et des lieux du Graal, pour le métaphysicien des Nuits de l'entendement, il y a bien « quelque chose de sacré » aux racines de l'œuvre célinien, mais si le sentiment d'un « abandon absolu » prévaut douloureusement dans le Voyage, et si ce sentiment participe fondamentalement de la détresse du Christ au Mont des Oliviers, force lui est de constater qu'il a fallu à Céline « vautrer sa détresse avec les porcs ». Pourquoi ? Pourquoi cette déchéance et pourquoi, peut-être, cette prédestination au mal et à l'« irrémission » de la « haine célinienne » ? Poète et théologien ensemble, Jean-Marie Turpin ne balance pas sa réponse : Céline était un possédé dont toutes les vociférations sont « un credo silencieux à la vérité éternelle du Mal et à sa seule réalité », une « offrande insensée de la Douleur existentielle adressée au Mal absolu ».
   Cependant jamais le petit-fils ne condamne, le Diable fût-il à la manœuvre dans les « ensorcelleries » de l'aïeul et de ses funestes héros. Au contraire, Jean-Marie Turpin qui, à l'occasion, nous révèle la profondeur pathétique des liens qui, jusqu'à sa fin, unirent le chevalier Céline à sa première épouse Edith Follet, dépeint avec une compassion digne des imagiers des enclos paroissiaux bretons la tragédie d'un écrivain dont la damnation fut « d'éprouver dans sa chair la mort de la vie » et qui, en coopérant à « l'Avènement de la révélation du Mal », nous a laissé une formidable leçon de Ténèbres.

12 euros (code de commande : 15436).


 

VANDROMME (Pol) Du côté de Céline, Lili. Bruxelles, La Revue Célinienne, 1983. In-8° broché, 152 p., un des 15 exemplaires numérotés sur vélin de Lana (n° VIII), non coupé.
En quatrième de couverture :
   « Lili, la compagne fidèle, hante les derniers romans de Céline et, en particulier ceux de la trilogie allemande.
   Pol Vandromme l'évoque avec la volonté de détecter la source d'un personnage et la façon du grand écrivain de l'intégrer à son œuvre. On trouvera donc dans son essai quelques-uns des secrets d'un imaginaire et d'une manière romanesques. Plus largement et plus précisément encore, on s'approchera de ce que fut, à travers l'idéal de la danseuse, la conception célinienne de la femme.
   Aussi cet essai va-t-il à l'essentiel d'un écrivain et d'une œuvre, les expliquant l'un et l'autre après les avoir devinés. L'information la plus méthodique et l'intuition la plus vive s'associent pour rendre clair le monde obscur de Céline.
   Pol Vandromme trace de Lili un portrait qui fera rêver, et nourrit une étude qui introduit à une connaissance plus aiguë de Céline. »

40 euros (code de commande : 14072).

VANDROMME (Pol) La France vacharde. Pastiche célinien. Bruxelles, La Revue Célinienne, 1982. In-8 broché, 131 p., un des 10 exemplaires numérotés sur vélin de Rives (n° IV), dédicacé par l'auteur et non coupé.
En quatrième de couverture :
   « Pour la première fois, un écrivain prend le risque de consacrer un volume entier de pastiche à un seul modèle. La difficulté d'une pareille entreprise explique que l'on s'y soit dérobé jusqu'ici.
   La réussite de Pol Vandromme est d'autant plus rare. L'imitation de Céline, à la fois selon sa manière et selon son esprit, brûle les yeux. Les morceaux de bravoure, d'une drôlerie acérée, se succèdent dans un exercice de style qui se déploie comme un essai de critique interne. Cela jubile de cocasserie avec un. brio intarissable. En même temps, cela ne dissimule pas une amertume presque sauvage.
   Le guignolo's band de La France vacharde porte la marque du nihilisme célinien. De Pétain à Mitterrand, en passant par de Gaulle, Pompidou et Giscard, le jeu de massacre burlesque et torrentiel n'épargne personne, radioscopiant à la perfection l'hydre française aux têtes de veaux innombrables. »

35 euros (code de commande : 14068).

VANDROMME (Pol) Marcel, Roger et Ferdinand. Bruxelles, La Revue Célinienne, 1984. In-8° broché, 193 p., couverture ornée de trois portraits dessinés par Aramis, un des 10 exemplaires numérotés sur vélin de Lana (n° V), dédicacé et non coupé.
En quatrième de couverture :
   « Marcel Aymé et Roger Nimier montèrent une garde fidèle et amicale autour de Céline.
   Quels liens personnels se nouèrent-ils et quels rapports littéraires s'établirent-ils entre les trois écrivains ? L'essai de Pol Vandromme répond à ces questions, et il le fait en s'appuyant sur une connaissance intime aussi bien des hommes que de leurs œuvres.
   Cela nous vaut un panorama qui ouvre des perspectives nouvelles sur un vaste secteur de la littérature contemporaine. Une matière riche et diverse, dominée avec aisance, éclairée par un sens aigu de l'analyse et par une écriture d'une totale liberté. »

45 euros (code de commande : 14071 - vendu).


 

VERDAGUER (Pierre) — L'univers de la cruauté. Une lecture de Céline. Genève, Droz, 1988. In-8° broché, 217 p., (collection « Histoire des Idées et Critique Littéraire », n° 260), exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   Introduction : Comment dire le mal.
   Première partie : L'art du tableau selon Céline.
      Chapitre I : La géographie célinienne.
         - Le spectacle du monde.
         - L'unité de lieu.
         - La structure microcosmique.
         - Perversion et mise en abyme : exemple de la nature.
         - L'universalité du décor : exemple des paysages urbains.

      Chapitre II : Les composantes essentielles du décor.
         - Les substances aqueuses et leur dynamique (La boue et le principe d'uniformisation - L'eau et la dynamique de la fusion - Les forces de la fusion universelle - Ambivalence de la boue - La maladie aqueuse du monde - Corps et décor, intérieur et extérieur).
         - Les substances corporelles (L'urine - Les excréments - Le sang).

      Chapitre III : Les composantes annexes du décor.
         - Les miasmes de l'univers aqueux.
         - La chaleur et la violence.
         - Le rayonnement solaire.
         - La poussière.
         - Le feu.

      Chapitre IV : Topographie et faune.
         - Le souterrain et le labyrinthe.
         - La descente au tombeau.
         - Le principe de la codification géographique.
         - L'éclairage souterrain.
         - Le monde larvaire.
         - Le bestiaire de la violence.
   Deuxième partie : Le cul-de-sac.
      Chapitre V : Prisons, pièges et mondes de la lourdeur.
         - Du labyrinthe à la souricière.
         - Les lieux étroits.
         - La prison flottante.
         - Les maux de la claustration.
         - L'alourdissement (Coagulation et pesanteur - Angoisse existentielle et responsabilité - Les forces alourdissantes du
Voyage).
      Chapitre VI : La quête du refuge et l'évasion.
         - Le besoin d'ailleurs.
         - L'errance et la quête pervertie.
         - La fuite.
         - Les évasions de Bardamu.
         - Robinson et la fonction du double.
         - La vie immobile.

      Chapitre VII : Refuges et faux refuges.
         - La galère.
         - Le bordel.
         - L'hôpital et la prison.
         - Le cimetière.
         - L'asile d'aliénés.
         - La beauté interdite.
         - Les faux asiles (Le Tarapout - La péniche).
   Troisième partie : Les forces du chaos.
      Chapitre VIII : Le décor de la maladie.
         - La contagion universelle.
         - Le sursis microbien.
         - Les symptômes du mal.
         - Perversion et infection : le salut et l'amour.
         - La maladie des lieux et le dérapage allégorique.
         - L'hypertrophie malsaine.
         - Horreur objective et maladive.

      Chapitre IX : Le décor de la guerre.
         - Armageddon (L'obsession apocalyptique - la viande humaine consommable - L'étripage).
         - La fête macabre (La foire et le décor du mal - Perversion et grotesque - Célébrer la violence et la mort - Célébrer le faux).
         - La guerre (Ludus et Thanatos - La belle mort.)

   Conclusion.
   Bibliographie - Index.

25 euros (code de commande : 15434).


Vouloir. Revue culturelle pluridisciplinaire trimestrielle. N° 109/110/111/112/113 - octobre-décembre 1993. Céline et Israël. Bruxelles, Vouloir, 1993. In-4° agrafé, [44] p., illustrations.
La partie de ce numéro consacré au « Dossier Céline » (pp. 43-56) contient :
   - Itinéraire, par Marc Laudelout.
   - Hommage à Céline, par Choron-Gourewitz.
   - Paul Lévy, le juif qui défendit Céline, par Pierre Monnier.
   - Quand j'ai rencontré Céline, par Jacques Ovadia.
   - Ânes s'abstenir, par Stéphane Zagdanski.
   - Bibliographie célinienne, par Marc Laudelout.

10 euros (code de commande : 15389).


LIENS :

L.F. Céline

biographie, bibliographie, commentaires, actualité célinienne, etc. : un site complet et efficace, régulièrement mis à jour par son administrateur, David Desvérité.
On y trouve également un lien avec le
Bulletin célinien
animé par Marc Laudelout.

 

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