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ABA (Noureddine) Montjoie
Palestine ! ou L'an dernier à Jérusalem. Poème dramatique. Préface
de Jack Daumal. Avec un témoignage de Jean-Luc
Combaluzier. Honfleur, Oswald, 1970. In-12 collé,
69 p., (collection « Théâtre Africain »,
n° 10), exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Noureddine Aba est né en 1921 à
Sétif (Algérie) où il a fait ses études
secondaires. Après une année de droit, il se tourne
vers le journalisme. Stagiaire au Procès de Nuremberg.
Collabore à de nombreux journaux et revues dont Présence
Africaine où a paru son uvre poétique
la plus récente La Toussaint des Énigmes
que Jean Pelegri définit, dans sa préface, comme
« le chant de la souffrance dominée »
et qui a fait écrire à J. Levi-Valensi et J.-E.
Bencheikh (Diwan Algérien) : « Par
son verbe, le poète a franchi toutes les frontières,
effacé tout concept racial, confondu en un seul Dieu toutes
les religions, pour faire appel du sort injuste que la violence
impose aux siens. » Voilà qui pourrait aussi
caractériser Montjoie Palestine ! dont Jack
Daumal dit que s'il s'agit d'un « réquisitoire
qui vient d'en haut, cette uvre veut aussi présenter
la question juive, si mal connue des masses, dans son ensemble ».
Noureddine Aba a vu plusieurs de ses pièces jouées
à l'O.R.T.F. Il est actuellement responsable de l'association
« Présence de la Palestine ».
6 euros (code
de commande : 14861).
ABÉCASSIS
(Armand) Rue des Synagogues. Paris, Laffont, 2008. In-8° collé, 358 p.,
exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
Reconnu comme l'une des plus hautes autorités
du judaïsme, spécialiste de la tradition biblique,
Armand Abécassis signe ici son livre le plus personnel :
un livre de souvenirs, entre hymne à un pays aimé,
le Maroc, et hommage à des figures croisées :
maître talmudique, épicier sans instruction ou projectionniste
haut en couleur silhouettes disparues, toutes dessinées
avec la plus grande tendresse.
Au fil des pages, il est question de Casablanca
à l'époque du protectorat français, d'une
rue où se trouvent dix synagogues, d'enfants juifs et
musulmans qui vivent, rient et pleurent ensemble les
uns souvent avec les autres, les uns parfois contre les autres.
Évocation d'une jeunesse passée
dans un dénuement ensoleillé, aventure de la découverte
d'une culture religieuse mais aussi républicaine, livre
de partage et d'espérance, Rue des Synagogues nous
entraîne dans le temps retrouvé d'un Maître.
10 euros (code
de commande : 13831).
ABOUT (Edmond)
L'homme
à l'oreille cassée. Illustrations de J.
Hémard. Paris, Hachette, [© 1934].
In-16 sous demi-toile rouge à coins, couveture conservée,
255 p., (collection « Bibliothèque de la Jeunesse
»).
1,50 euros (code
de commande : 9742).
ABSIRE (Alain) Jean S. Roman. Paris, Fayard, 2004. In-8°
collé, 583 p., jaquette.
En quatrième
de couverture :
Le 8 septembre 1979 à Paris, deux motards
découvrent le corps de Jean Seberg enroulé dans
un plaid au fond dune voiture. La jolie Patricia dÀ
bout de souffle est morte depuis dix jours.
Vingt-cinq ans plus tard, Alain Absire, qui
a connu lactrice dans les dernières années
de sa vie, écrit le roman tragique de légérie
de la nouvelle vague, vedette de trente-huit films entre 1957
et 1979, partenaire de Jean-Paul Belmondo, Sean Connery et Clint
Eastwood, amie des frères Kennedy et dAndré
Malraux.
Tout commence par lenfance dune
petite campagnarde qui rêve de gloire entre le drugstore
paternel et les vastes plaines du Middle-West. Générosité
à fleur de peau, goût précoce pour le théâtre,
fascination pour Marlon Brando et Marilyn Monroe... Comment léducation
luthérienne quelle a reçue laurait-elle
préparée au mirage hollywoodien ? On connaît
la légende : à dix-sept ans, Jean est choisie parmi
dix-huit mille candidates pour jouer le rôle de Jeanne
dArc dans un film dOtto Preminger. Mais on ignore
que, dès lors, cette fulgurante notoriété
saccompagne dune lente descente aux enfers.
Au fil des années, ses amours chaotiques,
ses quatre mariages, son engagement aux côtés des
Black Panthers, la haine implacable du FBI, la mort sordide de
sa petite fille métisse, sa lutte contre lalcoolisme
et labus des neuroleptiques, entament sa raison. Obsédée
par la volonté dêtre parfaite et bonne envers
le monde entier, Jean voit peu à peu son idéal
seffriter face à lindifférence et au
cynisme. Un séjour de trop en hôpital psychiatrique
et une ultime liaison fatale achèvent de la détruire.
Dans ce roman, aussi émouvant que lucide,
entre intimité et image publique, Alain Absire met à
nu la vérité dune star déchue, morte
à quarante ans dans des circonstances obscures, et restitue
ce que fut vraiment lune des figures emblématiques
des années soixante.
13 euros (code
de commande : 11017*).
ACREMANT (Germaine)
Ces dames aux chapeaux verts. Comédie en quatre actes, dont un prologue,
tirée du roman de Germaine Acremant par Albert
Acremant. Paris, Plon, 1929. In-8° broché, 122 p.,
couverture défraîchie.
5 euros (code
de commande : 14863).
ACREMANT (Germaine)
Une petite qui voit grand. Paris, Plon, 1931. In-8° broché, 248 p.
5 euros (code
de commande : 14942).
ACREMANT (Germaine)
Une petite qui voit grand. Paris, Plon, 1940. In-12 broché, 252 p.,
(collection « Nouvelle Bibliothèque Plon »,
n° 73), exemplaire en bel état.
6 euros (code
de commande : 14862).
ADAM (Paul) Lettres
de Malaisie.
Édition décorée
de compositions originales dessinées et gravées
sur bois par Maurice Becque. Portrait de lauteur
gravé par Paul Baudier. Paris, Crès, 1922.
In-8° broché, XII, 237 p., XXVII illustrations (1
frontispice et 13 bandeaux, 13 culs-de-lampes)), (collection
« Les Maîtres du Livre », n° 98),
exemplaire numéroté sur Rives (n° 1381)
et en bel état.
Avis de l'éditeur
:
Le texte du présent ouvrage a été
établi sur la seconde édition intitulée :
La Cité prochaine. Nous nous sommes crus autorisés,
toutefois, à reproduire le titre de l'édition originale
de 1898, plus conforme à la pensée de l'auteur.
Extrait de la préface :
Ce livre fut écrit avant que les Nord-Américains
eussent évincé de Cuba et des Philippines les fonctionnaires
espagnols dont l'administration fantaisiste lésait fort
les autochtones. Les Yankees n'ont guère amélioré
la situation des îles malaises, depuis leur victoire. Ils
souhaitent les vendre au Japon pour épargner à
sa flotte la gloire d'y aborder canons tonnants, avec un geste
libérateur des indigènes révoltés.
Bien qu'à l'exposition de Saint-Louis on ait pu voir,
en 1904, les cavaliers et les fantassins de Manille évoluer
en uniformes de l'Union, avec leur teint jaune et leur stature
gracile, aux îles, la sécurité, sur les routes
de l'intérieur cesse à vingt kilomètres
de la capitale. L'insurrection reste maîtresse de la brousse,
des forêts, des fleuves et de l'impénétrable
montagne. Même les peuplades se dispersèrent que
les moines avaient rassemblées et civilisées autour
de leurs couvents. Des millions de dollars furent inutilement
dépensés. La sauvage indépendance des Philippins
demeure incoercible. C'est pourquoi, en dépit de ces changements
historiques, la fable que l'on va lire n'a point perdu de sa
vraisemblance.
Comme je l'affirme plus bas, on ne saurait
découvrir ici un idéal de société
future. Plutôt ai-je voulu montrer l'une des formes possibles
qu'eut revêtue, dans la pratique, l'évolution des
efforts chers aux gens de 1848, à ceux qu'on nomma :
« les Vieilles Barbes ».

Frontispice et titre.

Couverture et bandeau de la p. 181.
15 euros (code
de commande : 14859).
ADAMOV
(Arthur) Paolo Paoli. Paris, Gallimard, 1957. 5e édition. In-12 broché,
286 p., (collection « Le Manteau dArlequin »).
En quatrième
de couverture :
Le Ping-Pong annonçait un renouvellement
de la dramaturgie d'Arthur Adamov. Au lieu des archétypes
ou des figures oniriques qui peuplaient jusqu'alors son théâtre,
les personnages du Ping-Pong témoignaient tous,
à des degrés différents, d'une réalité
sociale. Avec Paolo Paoli, ce renouvellement s'accomplit.
Au Ping-Pong faisait encore défaut une société
précise. Nous la trouvons maintenant dans Paolo Paoli :
c'est la société de notre prétendue « belle
époque ».
Paolo Paoli n'est pas, bien sûr,
une de ces pièces dites historiques où l'histoire
ne sert que de prétexte à l'amusement ou au dépaysement
du spectateur complice. À travers ses personnages qui,
au départ, peuvent paraître frivoles, c'est la réalité
sociale et historique elle-même de cette époque
commencée en opérette et terminée en tragédie,
par la guerre de 1914, que l'on reconnaîtra. Le trafic
des plumes et des papillons révèle ici un autre
trafic : celui des hommes, de leur travail, de leur temps
et de leur sang.
Ainsi à la comédie d'un langage
petit-bourgeois qui se donne libre cours, répond un drame
réel, daté et pourtant toujours actuel : celui
d'un monde où tout s'échange et se vend dans le
décor des beaux sentiments et des bonnes intentions.
10
euros (code de commande : 14860).
AFANASSIEV (Valery)
Disparition.
Roman. Paris, Seuil, 1983. In-8° broché, 377 p., ouvrage
épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
Pour décrire une quelconque uvre,
qu'il s'agisse d'un haïku ou d'À la recherche
du temps perdu, il faudrait composer une uvre de plus ;
pour décrire. cette nouvelle uvre, il faudrait en
composer une troisième et ainsi de suite. Un essayiste-romancier,
désireux d'entreprendre cette série infinie, connaîtrait
sans doute les souffrances de Vladimir qui reconstitue ici son
histoire, à tous les niveaux possibles et imaginables
(documentaire, poétique, psychologique, parapsychologique,
psychanalytique, symbolique, mythologique, etc.), pour la revivre
dans toute son ampleur. La présence de Friedrich von Hohenstaufen,
de Wittgenstein, de personnages du théâtre Nô,
d'habitants du village Bororo, d'Hélène de Troie...
suggère une fertile exploration des existences antérieures.
Visionnaire malgré lui, Vladimir est
entraîné également vers le futur qui subit
les conséquences du passé. Il est assis à
la même place, en face du même miroir, comme si le
cours de l'histoire suivait scrupuleusement la doctrine de l'Éternel
Retour. Éternelle dans sa banalité (amour, il part,
elle reste, dernier regard, solitude, roulement par terre, roulements
de tambours, l'intrigue n'est autre que le canevas d'une spirale.
Vladimir semble non seulement réduire le Temps aux dimensions
de son fauteuil à bascule, mais, aussi, il se répand
dans l'Univers comme s'il avait conçu, à l'instar
d'un auteur borgesien, le démesuré! Projet d'écrire
un livre où l'univers/ Serait dénombré.
Avec un zèle infini/ Il rédigea l'énorme
et difficile manuscrit (Borges, La Lune).
Disparition est un livre d'une virtuosité
hallucinante, au sens fort du terme, écrit avec une culture
plus occidentale que nos plus extrêmes recherches.
9 euros (code
de commande : 9743).
Affaires
de cur.
Textes de Abel Hermant, Abel Bonnard, Colette
et Paul Morand. Illustrations d'Hermine David,
Jean Berque, Deluermoz et Dignimont. Paris,
Nativelle, 1934. In-8° broché, 86 p., 12 illustrations
en couleurs hors texte (3 d'Hermine David), 3 de Jean Berque,
3 de Deluermoz et 3 de Dignimont), exemplaire sur vélin
d'Arches en très bel état.
Ce volume contient
:
- Le cur et la littérature,
par Abel Hermant, illustré par Hermine David.
- Le cur sentimental, par
Abel Bonnard, illustré par Jean Berque.
- Le cur des bêtes,
par Colette, illustré par Deluermoz.
- Le cur moteur, par Paul
Morand, illustré par Dignimont.
25 euros (code
de commande : LF/5983).

Une des illustrations d'Hermine David (p. 16), de Jean Berque
(p. 42), de Deluermoz (p. 64) et de Dignimont (p. 72).
AGUÉTANT (Pierre)
Les noces de la terre et de l'amour. Paris, La Pensée Française,
1924. In-8° broché, 222 p., couverture défraîchie.
4 euros (code
de commande : 14938).
AHNNE (Pierre)
Comment
briser le cur de sa mère. Paris, Fayard,
1997. In-8° broché, 127 p.
En quatrième
de couverture :
Une mère et son fils marchent dans la
forêt. C'est une forêt de sapins. Ils avancent sur
le bord de la route. Quand une voiture ou un camion arrivent,
ils se mettent l'un devant l'autre et marchent sur le bas-côté.
Après, ils reviennent sur la route proprement dite.
Tout en marchant, la mère et l'enfant
s'entretiennent du monde, de ses périls et de ses merveilles.
Les Noirs sont moins à craindre que les Arabes. Oui, les
Noirs, au fond, sont bien braves. Mais est-ce que les Arabes
seraient encore pires que les Allemands ? Non, les Allemands
sont encore pires que les Arabes.
Quelle époque est la plus cruelle ?
La mère et l'enfant en reviennent souvent à ce
débat. Ils discutent pour savoir quelle époque
est la plus cruelle ou, plus précisément, si le
vingtième siècle est plus cruel que les siècles
qui l'ont précédé, ou le contraire. La mère
dit que, sous le rapport de cruauté, le vingtième
siècle n'a rien à envier aux siècles précédents...
6,50 euros (code
de commande : 9744).
AICARD (Jean) Arlette des Mayons. Roman de la terre et
de l'école. 1917. Paris, Flammarion, 1917. In-8° demi-basane fauve à coins,
dos lisse orné de filets et de roulettes dorés,
pièce de titre bordeaux, 294 p., ex-libris Maurice Vander
Linden.
12 euros (code
de commande : 14924).
AJAR
(Émile), voir Romain Gary 
ALAIN (voyez à la
page Philosophie)
ALAIN-FOURNIER Le
Grand Meaulnes. Paris,
Émile-Paul Frères, 1939. In-8 broché, 311
p., exemplaire numéroté sur Lafuma.
18 euros (code
de commande : 9752).
ALAIN-FOURNIER Le
Grand Meaulnes. [Mention
de nouvelle édition sur la couverture.] Paris, Émile-Paul
Frères, 1950. In-8 broché, 328 p., exemplaire numéroté.
10 euros (code
de commande : 14881).
ALAIN-FOURNIER Lettres
au petit B. précédées
de La fin de la jeunesse par Claude Aveline [et
par René Bichet, par Isabelle Rivière].
Paris, Émile-Paul, 1936. In-8° broché,
192 p., exemplaire numéroté.
8 euros (code
de commande : 9754).
[ALAIN-FOUNIER]. Lettres
d'Alain Fournier à sa famille. (1905-1914). Avant-propos d'Isabelle Rivière. Paris,
Émile-Paul Frères, 1942. In-12 broché, 344
p., exemplaire numéroté sur Alfa anglais (n°
512), en grande partie non coupé.
25 euros (code
de commande : 14871).
ALAIN-FOURNIER
Lettres d'Alain-Fournier à sa famille (1905-1914). Avant-propos par Isabelle Rivière. Paris,
Émile-Paul Frères, 1942. In-12 broché, 344
p., exemplaire numéroté, dos restauré.
10 euros (code
de commande : 1409).
ALAIN-FOURNIER et RIVIÈRE
(Jacques) Correspondance. 1905-1914. (Tome 1 : janvier 1905- décembre
1906). Nouvelle édition revue et augmentée.
23e édition. Paris, Gallimard, 1948. In-8° broché,
442 p., bel exemplaire non coupé.
13 euros (code
de commande : 14882).
[ALAIN-FOURNIER].
CLAUDE (Robert) Alain Fournier. Sa douloureuse attente.
Liège -
Paris, La Pensée Catholique - Casterman, 1937. In-12 agrafé,
32 p., (collection « Études Religieuse »,
n° 410).
Introduction :
De la jeunesse littéraire d'avant-guerre,
la Correspondance de Jacques Rivière et d'Alain-Fournier
restera un témoignage de première importance. Ces
écrivains ont été éminemment de leur
temps : tous deux ont subi les influences caractéristiques
et contradictoires d'un Gide et d'un Claudel et leurs âmes
douées d'une sensibilité merveilleusement fine
ont réagi aux touches les plus délicates de la
pensée littéraire du XXe siècle naissant.
Réactions, de plus, très différentes chez
l'un et chez l'autre : si Rivière est fortement sollicité
par la raison, c'est le sentiment qui enchante
l'âme mélancolique de son ami ; et ceci ne
peut qu'enrichir la valeur de leur déposition à
la barre de l'histoire.
Henri Fournier qui seul nous retiendra
aujourd'hui est né le 3 octobre 1886 sur les
confins de la Sologne et du Sancerrois ; en 1914, à
l'âge de vingt-sept ans, il est tué par une balle
allemande sur les Hauts de Meuse. Nous possédons de lui
une abondante correspondance : avec Rivière (4 vol.),
avec sa famille, avec le petit B., un recueil de courts essais
publié sous le titre : Miracles, enfin un
roman paru en 1913 et dont nous aurons à parler plus d'une
fois : Le Grand Meaulnes.
Doux et triste, tel apparut Fournier à
ceux qui l'approchèrent.
Pour un observateur du dehors, cette
tristesse s'expliquait aisément. Né à la
campagne, y ayant passé les belles années de son
enfance, Henri l'a aimée d'une ferveur naïve. Ses
chemins sinueux, le tapis immense de ses champs, ses ruisseaux
argentés, les paysages d'été et d'hiver,
tout cela, connu et goûté dans la griserie de la
liberté, a empli son âme rêveuse et admirablement
réceptive d'une douce et merveilleuse poésie. Et
voilà qu'il lui faut partir pour un lycée de Paris,
s'enfermer dans une salle d'étude, penché sur des
livres aux feuilles sans vie ! Et de plus subir échec
sur échec. « J'ai détesté Paris
d'une haine de paysan », écrit-il. Et
ailleurs : « Vais-je arriver à ce moment
où il n'y aura enfin plus rien avec moi que des histoires
de paysans, de paysans qui prennent le frais au pas de leurs
portes à la tombée de la nuit. Repos ! Repos !
Ne plus apprendre! penser ! »
Mais ici, pourquoi ne pas citer une page de
ce petit chef-d'uvre qu'est le Miracle de la Fermière ?
Ces lignes nous livrent avec bonheur l'art frais, délicat,
mélancolique et finement évocateur de Fournier :
il y a laissé les traits authentiques de son visage. Je
ne vois rien de mieux pour nous introduire dans cette atmosphère
« si bien à lui » et que connaissent
tous les lecteurs de Meaulnes : atmosphère
de sympathie sans laquelle est impossible l'intelligence d'un
cur.
« Certes, le petit Beaulande regretterait
les longues journées d'hiver aux Chevris, lorsque, enfermé
dans une étude moisie d'un lycée de Paris, il regarderait
la grande pluie de décembre plaquée par le vent
sur les vitres, ou lorsque prêtant l'oreille à quelque
voix perdue de ses souvenirs, il entendrait seulement monter
de la rue le morne cri captif des raccommodeurs et des marchands
d'oiseaux.
« II n'irait plus, les matins de
gelée blanche, à sept heures avec les autres, attendre
devant l'église que le curé sortît de son
presbytère en se frottant les mains, et vînt sonner
à la petite cloche les trois coups du catéchisme...
« Et parfois, le jeudi matin, il
découvrait en se levant toute la cour de la ferme et les
prés, là-bas, jusqu'à la ri-rivière
enfoncés dans la neige. Au loin, dans les creux du paysage,
on apercevait quelques métairies pareilles à celles
qu'on voit sur les images et les calendriers... Alors le petit
Claude se prenait à courir droit devant lui, en se retournant
de temps à autre pour regarder la trace de ses sabots ;
puis, choisissant sur le chemin l'endroit le plus blanc et le
plus scintillant, il s'y couchait de tout son long, le nez en
avant, pour y faire son portrait.
« Après midi, quand il revenait
au même endroit, le menton dans le cache-nez que sa mère
lui avait mis, le haut de sa rude petite figure fouetté
par le vent, il retrouvait intact le creux que son corps avait
fait dans la neige. Il lui semblait que personne ne passerait
là jamais plus ; qu'il était le maître
de tout ce pays blanc et il reprenait sa course à travers
le grand après-midi gelé, comme un patineur qui
s'élance sur un lac immense en poussant un cri de plaisir !
« Prisonnier, dans l'étude,
quand le veilleur viendrait allumer les lampes, avec quel regret
il se rappellerait les soirs purs et glacés qui, lentement,
descendaient sur ces belles journées d'hiver !...
Il s'en revenait alors, enrre les champs de neige, qui faisaient
sous la nuit tombante de grandes lueurs immobiles, vers la ferme
chaude et vivante où les travaux des hommes cessaient,
tandis que sa mère, avec les domestiques, préparait
le repas. Elle prenait le petit sur ses genoux, lui enlevait
ses bas humides, les glissait dans les hauts chenets de fer.
Puis, assise dans un coin de la vaste cheminée noire,
elle s'attardait un instant à faire chauffer les jambes
nues de son dernier-né... »
Pour un observateur du dedans, le cas
Fournier est loin d'être simple: il a suscité plus
d'une étude; malgré cela, maintes obscurités
demeurent. Nous n'avons pas d'autre prétention que de
projeter notre humble lumière sur la topographie de cette
âme. Peut-être y verra-t-on plus clair en confrontant
notre itinéraire avec d'autres. D'ailleurs, même
si cela n'était pas, l'aventure de Fournier est assez
universelle pour que les jugements que nous serons amené
à émettre débordent, et de beaucoup, le
cadre nécessairement étroit de sa sympathique personnalité. »
2,50 euros
(code de commande : 14889).
[ALAIN-FOURNIER].
LÉONARD (Albert) Alain-Fournier et le Grand
Meaulnes. Essai
d'interprétation littéraire et psychologique. Paris, Desclée de Brouwer,
1943. In-8° broché, 299 p., (collection « Temps
et Visages »).
Introduction :
L'uvre d'Alain-Fournier, bien qu'ayant
déjà suscité d'innombrables commentaires,
n'a pas encore été étudiée dans son
ensemble.
Une atmosphère de légende entoure
sa fuyante personnalité, mais sa figure commence cependant
à émerger, à se préciser. Après
vingt-cinq ans, il nous est permis d'essayer de faire le point,
d'analyser l'ensemble d'une uvre, de dégager le
sens véritable d'une individualité littéraire,
à la lumière des courants historiques et esthétiques.
Les deux ou trois livres qui ont déjà
été consacrés à l'auteur du Grand
Meaulnes ne soulignent point tous les caractères nécessaires
à une synthèse. Le petit livre d'Alice Chauvet,
Essai sur Jacques Rivière et Alain-Fournier, délicatement
pensé et écrit, ne dépasse guère
les limites restrictives d'une conférence.
Mlle Eva von der Wall nous a donné une
thèse, consciencieuse, mais qui laisse bien des choses
essentielles dans l'ombre, s'attachant surtout au côté
externe d'une uvre si lourde de profondeurs secrètes.
La récente publication des Images
d'Alain-Fournier par Mme Isabelle Rivière apporte
une aide précieuse à la connaissance détaillée
du Grand Meaulnes, nous livrant la matière vivante
et concrète d'une uvre, nous en expliquant en quelque
sorte la lente genèse.
Mme Isabelle Rivière a fait revivre un homme dans son
vrai climat, nous l'a montré tel qu'il était, grâce
à une biographie anecdotique et poétique d'une
délicatesse fragile. Si ce livre n'a aucune prétention
critique ou historique, il va loin cependant dans la vérité,
grâce à la lumière précieuse du souvenir.
Le travail que nous avons tâché
de mener à bien, n'a pas la prétention d'être
complet ni surtout définitif. Replaçant une uvre
dans l'atmosphère intellectuelle où elle est née,
un homme dans les remous des courants littéraires qu'il
a subis, nous nous sommes efforcé de réunir tous
les éléments, toutes les idées capables
d'avoir contribué à former une originalité.
Notre but a été, en partant des données
historiques, de comprendre un homme, de pénétrer
le fond véritable de son uvre, de voir clair dans
le mystère d'une âme et enfin d'expliquer une esthétique.
Il a fallu se résoudre, dans ce travail, à tenir
compte d'une façon toute particulière de la psychologie
d'un homme, de ses idées personnelles, de ses recherches
esthétiques qui conditionnent son uvre. Dans le
cas Alain-Fournier, nous avons opté pour l'originalité.
L'importance que nous avons attribuée
aux idées chez un auteur qui semble, au premier abord,
n'être qu'un romancier habile et un poète d'accent
spécial, provient de l'adéquation légitime
que nous avons établie entre l'homme et l'uvre.
Notre ouvrage tente À'éclaircir le mieux possible
les sources réelles du Grand Meaulnes, ses caractéristiques
spirituelles, littéraires et enfin ce que l'on est convenu
d'appeler son « originalité ».
La littérature n'est point que l'art
d'écrire et il nous semble très insuffisant d'expliquer
le cas du Grand Meaulnes, du seul point de vue de la forme.
Tout homme, conscient de son essence véritable, qui se
met à écrire et qui est un artiste, pose un acte
humain en écrivant et soulève de toute façon,
même inconsciemment, des problèmes philosophiques.
L'art n'engage point que l'artiste chez Alain-Fournier, il engage
l'homme tout entier. N'y aurait-il que notre propre conviction
en ce qui concerne ce problème, elle serait insuffisante
peut-être, mais la lecture de la Correspondance,
les témoignages divers existants, prouvent la véracité
d'une telle affirmation.
L'étude des influences présentait,
dans le cas présent, une difficulté. Montrer les
influences subies par un écrivain, dont précisément
l'unique but était de s'en dégager, demandait un
tact et une intuition sûrs. L'influence du symbolisme sur
Alain-Fournier ne saurait être niée. Celle des quelques
auteurs que nous avons mentionnés porte principalement
sur une intelligence qui se forme, sur une uvre qui déjà
existe à l'état non exprimé. Tout le secret
d'Alain-Fournier sera, finalement, de trouver une forme idéale,
exprimant le plus parfaitement possible son inspiration, d'arriver
à couler dans une langue appropriée son rêve
intérieur. Il s'ensuit que, chez les auteurs qui ont exercé
sur lui une attraction parfois extraordinaire, il prend ce qui
est nécessaire à son art, ce qui lui apparaît
réaliser ses propres désirs. Les influences vont-elles
jusqu'au texte ? Assurément, pour ce qui est des
quelques poèmes qu'il nous a laissés, mais l'affirmation
nous semble bien difficile à poser positivement en ce
qui concerne le Grand Meaulnes, uvre écrite
à une époque où Alain-Fournier s'est assimilé
complètement les maîtres admirés. On pourrait
écrire comme l'a fait André Gide : « Les
influences agissent par ressemblance. On les a comparées
à des sortes de miroirs qui nous montreraient, non point
ce que nous sommes déjà effectivement, mais ce
que nous sommes d'une façon latente. » Somme
toute, ces questions sont en fin de compte d'importance secondaire.
Il s'agit de montrer qu'une uvre est belle, qu'elle est
vraie, qu'elle est née d'un besoin profond d'une âme
désaxée.
Si dans l'interprétation de l'uvre
d'Alain-Fournier nous nous sommes laissé aller à
un certain impressionnisme, nous avons tâché de
le limiter, surtout de le dépasser, ne nous contentant
pas d'une étude qui négligerait le côté
historique et externe. Mais interpréter le Grand Meaulnes
est une tâche où il entre fatalement une part de
subjectivisme que nous croyons tout de même légitime.
Pour éviter les affirmations gratuites
nous n'avons pas hésité à recourir le plus
souvent possible au texte, puisque celui-ci exprime clairement
ce que nous découvrons chez un auteur, tant du point de
vue des idées que de celui de la forme ou de la technique
romanesque. Ainsi, soucieux de placer Alain-Fournier et son uvre
dans le milieu historique, avons-nous essayé de dégager
son originalité en nous efforçant d'obéir
à l'attitude de l'historien que Gustave Lanson définissait
de la façon suivante : « Distinguer « savoir »
de « sentir », ce qu'on peut savoir de
ce qu'on doit sentir, ne pas sentir où l'on peut savoir,
et ne pas croire qu'on sait quand on sent : je crois bien
qu'à cela se réduit la méthode scientifique
de l'histoire littéraire. »
10 euros (code
de commande : 7941).
ALARY
(E.) Monologues pour hommes. Paris, Albin Michel, s.d. In-12 broché, 60 p.
Ce volume contient
:
- La barbe de l'Anglais.
- Un gros lot.
- Oh ! Ces aviateurs !
- L'avaleur de sabres.
- Le suburbain.
- L'hypnotiseur.
- Un nouveau Sherlock-Holmes.
- Mon premier roman.
- Maman Fercot (pièce en 1 acte, en prose).
5 euros (code
de commande : 14890).
ALECHINE
(Ivan) Paix Blanche et Murmures Noirs. 12 dessins de l'auteur. Paris, La
Différence, 1979. Grand in-8° broché, 127 p.,
illustrations, (collection « La Planète Confuse »,
n° 5), ex-dono à la page de faux-titre et petites
décharges d'adhésif aux pages de garde.
Ce volume contient
:
- Seule la mort fait bouger.
- Sans alcool.
- Baby Peguy Titatata.
- De pas dans les terres du matin.
- Pretty Pretty Death.
- Saisons d'instants.
- Retour dans la ville.
- Nous sommes.
10 euros (code
de commande : 14892).
ALEGRIA
(Raphaël) Rue Saint-Denis ou La Revanche de Bolotnikov. Paris, Minuit, 1983. In-12 broché,
207 p.
En quatrième
de couverture :
Gioacchino rencontre Ingrid et Maud, deux filles
de la rue Saint-Denis. Elles le prostituent. Dans son corps livré
au calcul des passes, elles saluent l'éclat de leur propre
histoire
En Russie, au dix-septième siècle,
un chef de gueux, le célèbre Bolotnikov, vient
d'être mis à mort par ordre du tsar. Une fée
des eaux le rebande et l'entraîne à la reconquête
de son supplice
Unissant les partouzes glacées d'Ingrid,
Maud et Gioacchino, à la quête obscène de
Boltnikov, Rue Saint-Denis parle la langue de tout désir,
de toute souffrance.
5 euros (code
de commande : 13333 -
vendu).
ALEXAKIS (Vassilis)
Les mots étrangers. Roman. Paris, Stock, 2002. In-8° broché,
320 p.
En quatrième
de couverture :
Grec par ses parents,
Français par ses enfants, Vassilis Alexakis se promène
depuis bientôt trente ans d'une langue et d'un pays à
l'autre.
Pourquoi a-t-il donc éprouvé
un jour le besoin d'apprendre et d'écrire une langue supplémentaire :
le sango, langue africaine peu connue, parlée en Centrafrique ?
Il espère sans doute que cette troisième langue
finira par le rajeunir. Il souhaite qu'elle l'aide à retrouver
ses sensations d'enfant quand l'alphabet et la grammaire grecs
l'impressionnaient. Et ses élans de jeune homme que le
français a aussitôt enchanté et ravi.
Il doit bien y avoir encore une autre raison,
plus secrète, la vraie raison qui l'aura décidé
à mener aussi sérieusement ce projet, de Paris
à Bangui, d'une île des Cyclades au lac des Sorciers.
Vassilis Alexakis a beau se lancer dans l'apprentissage
du sango sous le signe du Tarzan de Burroughs, on devine très
vite qu'il n'a pas choisi l'Afrique par hasard. Ce pays et cette
langue sont bien inscrits dans son histoire intime et familiale.
Le premier mot qu'il apprend est baba qui signifie
le père. En écrivant baba ti mbi a kui,
la nouvelle de la mort de son père paraît moins
grave, son chagrin moins lourd. Peut-être que si baba
meurt en sango il continuera de vivre dans les deux autres langues.
8 euros (code
de commande : 9755 - vendu).
ALFROY
(Jean-Marie) La fugue du père. Roman. Paris, Gallimard, 1984. In-8°
broché, 178 p., exemplaire en parfait état avec
un hommage de l'auteur à Pierre Maury.
En quatrième
de couverture :
Âgé, veuf, isolé et malade,
Gabriel a fini par céder aux instances de son médecin,
et par entrer à l'hôpital où on le soumet
à des examens interminables. Et voici que tout à
coup le fantôme de sa tante Stéphanie lui apparaît,
et lui conseille de prendre la fuite. Gabriel a toujours eu confiance
en Stéphanie, qu'il a aimée dès son adolescence,
et dont sur le tard il a même été l'amant.
Alors Gabriel s'échappe, et entreprend de rentrer à
pied dans son village. Voulant couper par la forêt, il
y mourra d'épuisement mais libre et réconcilié
avec lui-même, avec la vie...
L'équipée de Gabriel est entrecoupée
du récit de ses souvenirs, ceux d'une existence modeste
et même obscure, sur laquelle Stéphanie a semé
un peu de rêve et d'imprévu. Le coup de tête
du vieil homme va' avoir en même temps des répercussions
sur l'existence également monotone de sa fille et de sa
petite-fille, amenant une crise qui mûrit la première
et permet à l'autre de découvrir l'amour.
Le raccourci de la forêt, pris par le
vieil homme, est finalement un chemin initiatique où l'on
retrouve la mémoire du corps et du cur, le bonheur
et la tristesse, la solitude et le partage.
7 euros (code
de commande : 9756).
ALISIER (Jacques)
La dame hors de saison. « Journal de Satsuko » Roman.
Paris, Seuil, 1989. In-8° collé, 389 p., dos passé.
En quatrième
de couverture :
Au cur d'un
merveilleux jardin japonais, un palais shinden, architecture
paradisiaque du XIe siècle. Un gouverneur chenu, en ce
palais provincial. Esthète fou. Et malade, horriblement.
Et puis, Satsuko, sa blanche épouse de douze ans...
Dans son journal, Satsuko calligraphie ses peines
et ses joies. Son ennui. Son inavouable dégoût pour
ce vieil époux malade et pervers. Et son rêve poignant :
partir ! Voir Heian Kyô, et la Cour impériale...
Mais sur l'ésotérique jardin
où s'amarrent la nuit des navires imaginaires, les jours
et les saisons passent si lentement que le temps semble s'immobiliser.
Et Satsuko se prend à douter. Mille signes nourrissent
son inquiétude. Rêves étranges que lui soufflent
les esprits du jardin, étonnants présages, curieux
conciliabules surpris derrière des paravents, peintures
secrètes qu'elle découvre dans l'ombre du Dozo.
Et puis, dans les fumées du vin de riz, qu'ils ont d'étranges
manières les invités du gouverneur !
Bientôt, il bascule, l'univers édénique
du palais et, tandis qu'une sourde décomposition travaille
les personnages et les lieux, dans des fêtes fastueuses,
le gouverneur pourrissant et parfumé s'avance en grand
apparat vers son but inavoué. Le dessein tortueux du seigneur
Hatsuhira, Satsuko le découvrira-t-elle ?
Par-delà un suave « journal poétique
» japonais traditionnel, un roman diabolique d'une grinçante
modernité.
9 euros (code
de commande : 9757).
ALMIRA
(Jacques) Le Passage du Désir. Paris, Gallimard, 1978. In-8°
broché, 232 p., jaquette.
En quatrième
de couverture :
Si
Jacques Moreau, jeune écrivain français, se laisse
emporter par la passion de Gina Joker, éblouissante star
de cinéma, c'est qu'il cherche à faire vivre l'obsession
de son adolescence : être l'amant de Marilyn Monroe.
Sans cesse le visage de l'actrice défunte s'interpose
entre Jacques et Gina. Comme sous l'effet d'un obscur maléfice
dont Hollywood serait le lieu, le jeu qui s'établit entre
les deux êtres se déchaîne jusqu'à
la tragédie.
Sous l'alternance du soleil et des sunlights
cette femme de trente-six ans, fouettée par l'angoisse
de vieillir, terrifiée par la perspective de sa déchéance
physique, s'interroge sur la vieillesse. Harcelée par
la solitude physique et morale, la misère matérielle
qui point déjà derrière la gloire, elle
fait au cours de cet étrange mois d'août californien,
le bilan de sa vie. Gina, abandonnée de tous, s'enfonce
de plus en plus sauvagement dans les poisons de l'autodestruction :
les somnifères, l'alcool, les amphétamines, une
atroce impudeur physiologique.
4 euros (code
de commande : 9758).
ALMIRA (Jacques) Le Salon
des Apogées ou la vie du prince Eugène de Savoie.
Roman. Paris,
Le Grand Livre du Mois, 1998. In-8° sous reliure souple d'éditeur,
361 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième
de couverture :
Eugène de Savoie (1663-1736), déçu
dans ses ambitions par Louis XIV, offre alors ses services à
Léopold, empereur d'Autriche. Il s'illustre dans le métier
des armes, puis dans l'art de la diplomatie. Il sera ministre
de la Guerre en 1700. Son intrépidité le rend célèbre.
Dans toute l'Europe, le nom d'Eugène est synonyme de gloire.
Richissime, populaire, esthète, il emploie ses quartiers
d'hiver à faire construire, décorer et meubler
de somptueux palais.
Jacques Almira, biographe éclairé
et romancier de l'Histoire La fuite à
Constantinople (prix des Libraires 1987), Le bal de la
guerre , n'en est plus à son coup d'essai.
À l'égal d'un historiographe de l'époque
qui aurait suivi le prince Eugène comme son ombre, il
propose ici, dans la langue du XVIIIe siècle, le portrait
d'un personnage exemplaire doublé d'une fresque détaillée
de la vie européenne du temps.
4 euros (code
de commande : 14939).
ALMIRA
(Jacques) Le voyage à Naucratis. [Roman.] Paris, Gallimard, 1975.
In-8° broché, 550 p., (collection « Le Chemin
»).
En quatrième
de couverture :
Peut-on
raconter selon les règles de la logique et de l'ordre
mental la mécanique d'un corps ? Cela est impossible,
et c'est tant mieux. La fureur attentive et joyeuse de celui
qui s'observe lui-même de jour en jour, d'heure en heure,
peut ainsi exploser à son aise.
Le premier roman de Jacques Almira, jeune écrivain-sorcier
possédé par la splendide et inguérissable
maladie du discours, permet au lecteur d'accéder à
son corps bourré d'organes, d'artères et de veines,
de paquets de nerfs à vif. On ne peut que se laisser aller
au flux sans commencement ni fin de cet admirable délire
fonctionnel en suivant dans son voyage Jil le narrateur, substitut
du Je et du Il. On ne peut que lui accorder foi,
car il est vérité géniale, humour, lucidité
mordante, et par-dessus tout jouissance.
L'aventure de Jacques Almira nous entraîne
au coeur de la littérature. L'auteur dit quelque part
que son inconscient est une bibliothèque. Tandis que son
livre s'élabore sous nos yeux, mille lectures viennent
s'y réfléchir. Toute littérature, ici, est
mise en scène dans un formidable jeu, fait de liberté
et de hardiesse.
6 euros (code
de commande : 9759).
AMAR
(Marlène) Des gens infréquentables. Roman. Paris, Gallimard, 1996. In-8°
broché, 142 p.
En quatrième
de couverture :
Ils étaient juifs. Ils étaient
nobles. Ils étaient princes, mécènes et
bienfaiteurs. Chassé du Touat puis du Tafilalet, ils s'étaient
réfugiés à Colomb-Béchar, aux confins
du désert, et y avaient trouvé comme un peu de
bonheur. Puis l'ardeur guerrière des hommes les ont une
fois de plus obligés à partir et ils se sont installées
en France.
Après La femme sans tête,
Marlène Amar recompose ici le monde bigarré, insolite
et sauvage de ces voyageurs involontaires. Un mone aujourd'hui
englouti, laminé par l'exil, le froid, le silence et la
tiédeur ambiante des sentiments. Des gens infréquentables
est son deuxième roman.
6,50 euros
(code de commande : 9760).
[AMIEL (Henri-Frédéric)].
MARANON (Grégorio) Amiel. Une étude sur
la timidité. Traduit
de l'espagnol par Louis Parrot. Sixième édition.
Paris, Gallimard, 1938. In-8° broché, 225 p.,
illustrations hors texte.
Table des matières
:
Prologue à l'édition française.
Chapitre I : Une fenêtre
et un intérieur.
Chapitre II : Biographie - Amiel
et l'Espagne - L'éminent professeur - L'apôtre et
l'homme - Mort et résurrection.
Chapitre III : Biographie littéraire
et biographie humaine - Degrés de la timidité -
Mécanismes de la timidité.
Chapitre IV : Le timide sur-différencié
- Processus de différenciation de l'objet sexuel - Évolution
de l'objet sexuel chez l'homme - Monogamie pure et monogamie
de groupe - Schéma du processus de différenciation.
Chapitre V : Progrès, différenciation
et famille - Pathologie de la spécification de l'instinct
- Donjuanisme et timidité - Le fétichisme de l'idéal.
Chapitre VI : Diagnostics - L'enfance
maladive - La mère et le père - Léonard
et Amiel - Aversion envers l'amour physique - L'ambiance puritaine.
Chapitre VII : Féminité
et efféminement - Caractères des deux catégories
de timides - Les portraits d'Amiel - Le prestige physique.
Chapitre VIII : L'obsession et
la compagnie féminine - La recherche de l'idéal
- Peur de la vie en commun.
Chapitre IX : La tentation de
la chair - La décision de connaître - Sérénité
devant la révélation - Le préjugé
confirmé - Fin de l'aventure.
Chapitre X : Le don de la femme
- La folie d'amour - L'estomac en « pantoufles ».
Chapitre XI : Ombres féminines
- L'âge critique - Fanny, la vierge veuve - Le serpent
entre les fleurs - Berthe, la filleule - Secrétaire et
fiancée - Prestidigitation amoureuse.
Chapitre XII : La muse vengeresse
- La tactique déjouée - Années de tempêtes
- Le voyageur désillusionné - Révolte et
adieu - Yago.
Chapitre XIII : Le secret de l'attraction
- Accord des instincts - Indifférence et irritation du
milieu.
Chapitre XIV : Erreur de l'interprétation
donjuanesque - Hostilité des hommes - Amiel et Casanova
- Catégorie des femmes d'Amiel - Le confesseur - Le médecin
- La préoccupation du temps - Paysage et sexualité.
Chapitre XV : Le carrefour du narcissisme
- La légende de l'efféminement - La femme forte
et sa signification - Psychologie du Journal - Journal
intime et ménage - La tendresse envers les enfants - Idéal
et action.
Chapitre XVI : Épilogue.
8 euros (code
de commande : 15457).
AMIOT
(Yves) Les diamants de l'Argonne. Roman. Paris, Flammarion, 1988.
In-8° broché, 189 p., (collection « Rue Racine
»).
En quatrième
de couverture :
Le 20 septembre 1792, à Valmy, la vieille
armée royale remporte la dernière victoire de la
monarchie française. Cette bataille, où les adversaires
se sont entendus d'avance, entraînera néanmoins
la retraite de l'armée prussienne, sauvera la France de
l'invasion et la Révolution de l'effondrement.
Deux grands fauves dominent la scène
: Dumouriez en Champagne, Danton à Paris. Pendant qu'un
jeune avocat orgueilleux et candide, Billaud-Varenne, négocie
avec le roi de Prusse et le duc de Brunswick, Danton organise,
à Paris, les massacres de Septembre. Les stratagèmes
et le sang.
Des Diamants de l'Argonne se dégage
une méditation terrible sur le pouvoir, les épreuves
qu'il inflige à ceux qui veulent s'en saisir et le piège
éternel qu'il tend aux esprits trop chimériques.
La densité du récit et l'efficacité de l'écriture
en font un roman historique exceptionnel.
5 euros (code
de commande : 9761).
ANDRÉ
(Philippe d') Le cabanon. Roman. Paris, Laffont, 1980. In-12 broché,
288 p., ouvrage épuisé chez l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
« La maison était située
à quelques kilomètres de Briancourt. »
Phrase première, phrase-appel, phrase-cellule. Née
d'une même pulsion, se déroulant d'une même
coulée, une double aventure s'inaugure, celle du langage
et celle du récit. L'écriture se développe
au gré de ses mutations propres, sur le modèle
d'une composition musicale. Mais ce déploiement est aussi
narration. La maison écartée est un cabanon cerné
de ronces. Un homme y soigne sa jambe malade. Il vit dans la
hantise d'un cambriolage et, continuellement aux aguets, fortifie
son territoire tandis que l'agresseur rôde...
L'unité sensible du livre, cependant,
ce par quoi il nous atteint et nous arrime, se tient en deçà,
par en bas si l'on peut dire, et s'alimente à ce creuset
originel où l'inconscient bat comme un cur et projette
ses images. Le travail de variation qui s'exerce sur l'écriture
engendre un ralentissement du temps, où les gestes, les
événements, les sensations se décomposent
et s'amplifient jusqu'à l'étrange, jusqu'au fantastique,
tels ces insectes familiers que le grossissement optique restitue
à une sorte de barbarie native. Le récit se creuse,
s'alourdit comme la jambe malade du héros.
L'envahit peu à peu la révélation progressive
d'un Invisible où les antagonismes s'exaspèrent
avant de se résoudre...
Ainsi la démarche de Philippe d'André
nous conduit-elle, tout naturellement, de l'ordre des mots, dans
leur impassibilité apparente, au mystère brûlant
des choses et du monde : s'il est un itinéraire littéraire
exemplaire, c'est bien celui-là...
5 euros (code
de commande : 9762).
ANET (Claude)
Quand la
Terre trembla... 52 bois originaux de Jean Lébédeff.
Paris, Fayard, 1948. Grand in-8° broché, 125 p., il
y a en réalité 62 illustrations dont 1 frontispice,
16 vignettes, 15 bandeaux de tête de chapitre, 15 lettrines
et 15 culs-de-lampe, (collection « Le Livre de Demain »,
n° 42), bel exemplaire.

Couverture,
frontispice et page de titre.
7 euros (code
de commande : 9763).
ANGER (Henri)
L'An quarante.
Roman. Paris, Grasset, 1980. In-8° broché, 189 p.,
exemplaire en très bel état.
En quatrième
de couverture :
L'an quarante, c'est en plein exode que le
narrateur le connaît, tandis que les blindés allemands
foncent sur les routes encombrées de réfugiés.
La guerre l'a surpris, en train de faire son métier de
colporteur en livres érotiques, les uvres de Nerciat
et de Sade dans sa musette. Il s'est refusé à être
soldat : ne devant sa vie qu'à une femme, il ne tient
pas à la donner à une « Mère
Patrie » à laquelle il ne croit pas. In ne
croit d'ailleurs à rien : ni aux autres ni à lui-même.
Puis, un jour, dans le troupeau qui se presse
sur les chemins de Touraine, il vient au secours d'une toute
jeune fille, Marietta, qui est sourde et muette. Au cur
de cette tragédie où règnent la peur et
l'égoïsme, cet homme de trente-cinq ans est bouleversé
par l'adolescente sereine et confiante que, bientôt, la
Croix-Rouge va lui enlever. C'est alors qu'il connaît des
jours et des nuits aux confins du rêve et de la réalité.
Une réalité elle-même insolite. Il rencontre
cinq jeunes femmes, employées du Trésor que leur
administration « replie » sur Angoulême : Evelyne,
Mathilde, Bertrande, Marie-Louise, Emma. Il y a aussi Tadeusz,
jeune juif natif de Cracovie, spécialiste en renards argentés
qui tenait boutique quartier du Sentier et veut partir pour l'Amérique...
Avec ses compagnons de hasard et quelques autres,
Henri continue, à pied, à bicyclette ou en train,
passant du lit d'une fermière à des chambres d'auberge,
sa petite épopée personnelle. Retrouvera-t-il Mariette,
dont le fantôme, le fantasme le hantent ? A-t-elle été
sa maîtresse ? A-t-elle seulement existé ? Pour
l'instant, rendu à sa solitude, alors que les troupes
allemandes l'ont ratrappé dans sa course absurde, il suspend
à son cou un éloquent écriteau :
« sourd et muet »...
L'An quarante est un roman à
mi-chemin du témoignage et du délire, de l'introspection
impitoyable et de l'impressionnisme nervalien, du nihilisme goguenard
et de l'effusion sentimentale. Une histoire d'amour. Une histoire
de brigands. Une histoire à rêver debout.
5 euros (code
de commande : 9765).
ANGER (Henri)
Chatte allaitant
un ourson. Roman. Paris, Grasset, 1979. In-8° broché,
182 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième
de couverture :
Précédé d'une chatte blanche,
nommée Prudence, qu'on dirait échappée de
chez Lewis Carroll, un collégien fugueux erre dans les
bois, en pleine nuit. Après des années de solitude,
l'adolescent n'a plus supporté, soudain, le pensionnat
de province où il se morfondait. Fils unique et naturel
d'une ballerine fantasque, pour qui la maternité s'est
vite réduite à des retrouvailles épisodiques,
des vacances éclair avec « son ourson », entre
deux tournées lointaines, il a toujours souffert de ces
perpétuelles éclipses. Même la correspondance
qu'il entretient avec sa mère vagabonde et adorée
n'a pas suffi à combler distance ni malentendus. Avec
une tragédie manuscrite, les Métamorphoses
d'Ovide et le précieux paquet des lettres maternelles
dans sa besace, le voici en chemin : l'aventure et Prudence
l'attendent au coin d'une maison apparemment inhabitée...
Presque ingénu mais comment ne
pas l'être quand on écrit son premier roman à
soixante et onze ans Henri Anger a retrouvé la
justesse de ton du Grand Meaulnes pour conter une histoire
qui fait tout de suite rêver. La poésie, l'insolite,
le charme de l'enfance, le sens du mystère y sont intégrés
au réel avec la force d'évocation que seuls possèdent
les livres nés de la tendresse ou du souvenir, et tout
lecteur entend battre aussitôt son cure d'enfant,
miraculeusement ressuscité.
5 euros (code
de commande : 9766).
ANGER (Henri)
Une petite
fille en colère. Roman. Paris, Gallimard, 1982.
In-8° broché, 161 p.
En quatrième
de couverture :
À huit ans et demi, Angelina ouvre sur
l'existence un regard naïf et hardi. Malgré sa mère
qu'elle adore, son père qu'elle aimerait s'il était
accessible, ses frères et sur qui sont ses aînés
de près de dix années, elle se sent étrangère
dans la maison de Saint-Jean-les-Grands-Bois où les circonstances
de la vie veulent qu'elle soit souvent livrée à
elle-même, c'est-à-dire à un bon et mauvais
petit diable. Logicienne, prenant tout à la lettre, elle
s'imagine qu'elle est la fille du facteur ou la petite-fille
d'Attila. Elle s'éprend d'un poney, dévaste la
pelouse à laquelle son père consacre ses dimanches,
se rend coupable de larcins tout à fait fous dans des
supermarchés, et cela jusqu'au jour où Wladimir
et Hilda, ses parents qui sont sur le point de se séparer,
la confient, dans un esprit de démission, à une
tante et à des cousines de province qu'elle déconcerte
ou épouvante.
Sa mère, ayant décidé
de reprendre sa liberté et de travailler, s'installe avec
elle en grande banlieue. Avec une assurance et un courage associés
à beaucoup d'imprudence, l'enfant s'efforce de conquérir
ou de reconquérir cette « mère à
problèmes » qui la confiera, en désespoir
de cause, à la femme d'un garde-forestier. Grâce
à sa patience et à sa résolution, la petite
rebelle trouvera pour finir le chemin d'un cur.
De façon drôle et émouvante,
la voix menue d'Angelina plaide à sa manière pour
les droits de l'enfance.
5 euros (code
de commande : 9764).
ANGLADE (Jean)
La foi et
la montagne. Roman. Paris, Laffont, 1985. In-8° broché,
242 p., (collection « Bibliothèque Romanesque »),
dos insolé, ouvrage épuisé au catalogue
de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
Depuis dix ans, Arsenio Hernandez riche
notable d'une petite île des Philippines a
perdu le sommeil. Exactement depuis que, pendant la guerre, les
Japonais l'ont contraint à un triple crime. Pour distraire
sa conscience, en même temps que pour accroître sa
fortune, don Arsenio conçoit le projet de construire une
route qui atteindra le sommet d'un volcan, le Banlaon. Folle
entreprise où il perdra quarante livres de sa chair, sa
famille, ses biens, sans pour autant trouver la paix de l'âme.
Il lui faut une pénitence exemplaire. Il lui reste à
sanctifier cette route. Le triple chemin de croix de don Arsenio
est commencé...
« Jean Anglade a le génie
de la belle histoire. De l'histoire pour elle-même, à
laquelle on croit comme on croit à un fait divers apporté
par l'actualité une histoire qu'apporté
le colporteur, que le trouvère vient chanter, que le conteur
arabe interrompt pour ramasser des sous... Ici, je pense à
Lord Jim, de Conrad ; même sujet : le
remords et le rachat... C'est admirable. » (Alexandre
Vialatte.)
5 euros (code
de commande : 9768).
ANGOT (Christine) L'inceste.
Paris, Stock,
2000. In-8° collé, 207 p., exemplaire en très
bel état.
En quatrième
de couverture :
« Toujours m'appuyer sur des choses
annexes, faire des rapprochements, depuis que j'écris,
il y a toujours eu d'autres voix, d'autres textes, d'autres choses,
un autre angle sous lequel j'essaie de me montrer. Moi et autre
chose, toujours. Il faut que je compte sur moi maintenant, le
plus proche, le plus réel, pas grand-chose, avec l'inceste
je ne peux pas nie sentir grand-chose, le corps, la vie, le lieu
où je vis, la comédie que je me joue, dans mes
angoisses mes crises de larmes, mes coups de fil, mon intelligence,
etc., toutes mes limites, être juste sur ma limite, m'appuyer
dessus, comme à la rampe qui monte chez l'avocat. Que
tout le monde la voie, ma nullité, mon rien, mon minimum
d'être humain, le tout petit écrivain que je suis. »
8 euros (code
de commande : 14921).
ANGOT (Christine) Léonore,
toujours. Roman.
Paris, Stock, 1997. In-12 collé, 155 p.,
exemplaire en très bel état.
En quatrième
de couverture :
« J'ai donné la vie. Ça
m'a tuée, j'en avais une seule. Je n'écris plus.
Depuis aujourd'hui. Ça, ça ne s'appelle pas écrire,
ça s'appelle marquer. Je marquerai chaque jour quelque
chose sur elle, au moins une ligne. Il n'y a qu'elle. Que ça.
Que ça. Qui m'a tuée. »
« Évidemment tout est vrai. Intime.
J'ai décidé de publier mais ça reste vrai.
Quand dans ces pages je confie un baiser comme place Garibaldi
ou, radicalement différent, mes problèmes pour
chier, surtout expulser, Auschwitz l'accouchement, mon vagin
avec le nerf dans la couture et le sexe de Léonore, c'est
comme dans l'amour quand on parle avec des mots vaches et les
caresses de seins ou d'autres. Hors du lit, comme hors du livre.
Fermé on n'en parle plus. Entre vous et moi c'est fait
pour être lu. Le premier qui me dit « alors
ce baiser place Garibaldi ? », je le tue. »
5 euros (code
de commande : 14922).
ANISSIMOV (Myriam)
L'homme
rouge des Tuileries. Roman. Paris, Julliard, 1979. In-8°
broché, 176 p., dos insolé, ouvrage épuisé
au catalogue de l'éditeur.
Sur la couverture :
Paris déserté. L'été.
Les Tuileries, le Palais-Royal. Simson et Rebecca
vivent ensemble depuis longtemps déjà. Elle s'éloigne
de lui, il le sait, il erre à sa recherche quand elle
s'en va ou tente de l'atteindre quand elle s'étend près
de lui. Mais elle lui échappe, elle s'ennuie et fuit cet
homme infirme qu'elle n'a sans doute jamais aimé mais
qui fut un refuge.
Un matin de chaleur moite, elle rencontre l'homme
rouge des Tuileries. Dès l'instant où elle l'aimera,
il deviendra pour elle mystère et silence, elle tremblera
de le perdre comme Simson craint d'être quitté par
elle. Ainsi va l'amour, toujours inégal car le « demandé »
ne se retourne jamais vers le « demandeur ».
La rencontre est improbable sinon impossible. Pour chaque couple,
l'abandon ou la mort les deux ensemble parfois
sont au bout du chemin.
Les personnages de Myriam Anissimov n'ont plus
de lien sur la terre, ils vont à la dérive en emportant
leur mémoire et leur pesante culpabilité d'avoir
survécu à l'holocauste.
Orphelins de parents et d'enfants, isolés
dans un monde hostile, ils sont à jamais solitaires. Seuls
la tiédeur et la douceur de la chair et le bref plaisir
des sexes joints rompent pendant quelques instants la solitude
de ces naufragés.
7 euros (code
de commande : 9769).
ANISSIMOV (Myriam)
La soie
et les cendres. Paris, Payot, 1989. In-8° broché,
345 p., (collection « Roman »), exemplaire du Service
de Presse.
En quatrième
de couverture :
Il y a une guerre qui ne s'achèvera
jamais : c'est celle que Hannah Kaganowski mène contre
elle-même. Faut-il choisir entre le passé et le
présent, le français et le yiddish, la mort anonyme
et l'inexplicable survie ?
Autant de questions inguérissables comme
les blessures infligées aux siens. Élevée
dans la soie, Hannah porte secrètement le deuil de son
peuple dont les cendres sont mêlées à la
terre polonaise.
Quant à l'autre guerre, qui se mène
en dentelles, elle connaît parfois une trêve, pour
une nuit, pour un jour. Mais lorsque Hannah rencontre Moskovitch,
le musicien, et son maître Sylviu, c'est l'éblouissement.
Dans l'univers de la musique, Sylviu l'affirme, le temps, la
souffrance et la mort sont abolis.
Grave, étincelant, léger, ce
roman suit l'itinéraire intérieur d'une jeune femme
qui, de Paris à New York, de Varsovie à Jérusalem,
de Munich au mont Moab, quitte un moment l'Histoire pour entrer
dans sa propre histoire.
7 euros (code
de commande : 9770).
ANOUILH (Jean) Becket ou L'Honneur de
Dieu. Paris, La Table Ronde, 1965. In-8° broché,
209 p., (collection « Théâtre »),
exemplaire en très bel état.
5 euros (code
de commande : 14954).
ANOUILH (Jean) Pièces costumées.
L'alouette - Becket ou l'Honneur de Dieu - La Foire d'empoigne.
Paris, La Table Ronde, 1960. In-8° sous reliure et Rhodoïd
d'éditeur, 371 p., dessins de couverture de jean-Denis
Malclès, édition originale de La Foire d'empoigne
avec sa bande d'annonce, bel exemplaire.
13 euros (code
de commande : 14923).
ANOUILH (Jean) La vicomtesse
d'Eristal n'a pas reçu son balai mécanique. Souvenirs
d'un jeune homme.
Paris, La Table Ronde, 1987. In-8° collé, 190 p.,
exemplaire du Service de Presse.
En quatrième
de couverture :
Jean Anouilh se défend d'avoir voulu
écrire ses mémoires. Il n'est pas Saint-Simon,
dit-il, ni Chateaubriand qui n'hésitait pas à embellir
les épisodes de sa vie. Il est Jean Anouilh, tout simplement,
l'homme de théâtre le plus présent sur nos
scènes depuis cinquante ans.
Il nous a fait rire, pleurer, il nous a serré
la gorge. Nous avons vécu avec lui, et pourtant nous le
connaissons à peine cet homme discret, effacé derrière
son uvre. Dans la Vicomtesse d'Eristal n'a pas reçu
son balai mécanique il soulève un coin du voile.
Ce n'est pas pour nous éblouir, c'est par un petit coup
de tendresse moqueuse pour le jeune homme qu'il a été
et qui découvrait la vie un peu à la manière
d'un Buster Keaton. Il avoue avoir du mal à se reconnaître
dans ce personnage ballotté par la vie, aux prises avec
ces monstres pas toujours sacrés que sont les comédiens
et les directeurs de théâtre, mais nous, nous savons
bien que c'est déjà lui avec ses modesties et ses
certitudes. Après tout, le monologue c'est encore du théâtre.
Le rideau se lève sur une scène à peu près
nue. Une petite fille dort dans une valise. Son papa écrit
et n'a pas de quoi payer son loyer, mais sur la table s'accumulent
les manuscrits peuplés de tous ces personnages qui ont
accompagné sa vie imaginaire et sa vie réelle.
L'homme de théâtre est un magicien.
6 euros (code
de commande : 14966).
ANSELME (Daniel) Le
compagnon secret. Roman. Paris, Laffont, 1997. In-8°
broché, 259 p.
En quatrième
de couverture :
Un homme se souvient du temps où, impatient,
il faisait son entrée dans le monde, dans les rangs de
l'étonnante armée française née de
la Libération. Durant quelques mois, il y côtoie
un personnage énigmatique, qui l'intimide, le fascine,
et qui meurt peu après : le sergent-chef Gilles Gras,
dit Crabe. Pensant lui rendre un dernier service, somme toute
anodin, il se rend dans la Creuse. La Fortune, qui a son mot
à dire, transforme ce déplacement en voyage initiatique,
au cours duquel le secret du mort lui est révélé.
Au lieu de s'effacer avec le temps, le souvenir de cette rencontre
et de ce secret s'impose à lui par la suite, au point
de faire du personnage disparu le « compagnon secret »
de toute une vie. Ce n'est que trente ans plus tard, un matin
d'été, en Grèce, qu'ils se sépareront.
Le Compagnon secret est une peinture
surprenante, cocasse, d'une période où la société
française, brisée en mille morceaux, sort à
peine de la guerre, encore tremblante du séisme. C'est
aussi le portrait émouvant d'un de ces « enfants
volés » volés à leur
propre vie avec lesquels la société
fait « ses » soldats.
Né à Paris en 1927, de parents
russe et hollandais, Daniel Anselme a fait des débuts
remarqués dans les lettres avec La Permission (Julliard,
1951) et Les Relations (Robert Laffont, 1964). Son uvre
se nourrit de ce qu'il a connu, découvert, vécu.
Très jeune, il a participé à la Résistance
et à la guerre (Le Compagnon secret se fait l'écho
de cette époque de sa vie). Dès 1955, il s'est
engagé contre la guerre d'Algérie ; il a collaboré
avec Ben Barka au secrétariat de la Tricontinentale, fondé
et animé Les Cahiers de Mai de 1968 à 1974,
pris part à la lutte des travailleurs de Lip à
Besançon, avant d'être l'un des animateurs de Radio-Solidarnosc
à Paris, en 1981 et 1982.
Le Compagnon secret a fait l'objet d'une
adaptation télévisuelle produite par Arte sous
le titre Compagnons secrets.
10 euros (code
de commande : 9772).
APOLLINAIRE (Guillaume) Alcools. Poèmes
1898-1913. Cent trente-huitième édition.
Paris, Gallimard, 1959. In-8° broché, 173 p.
8 euros (code
de commande : 14968).
APOLLINAIRE (Guillaume) Le Bestiaire
ou Cortège d'Orphée. Illustré par
Raoul Dufy. S.l., Bibliothèque de l'Image, 1997.
In-8° broché, [68] p., exemplaire en parfait état,
ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
12,50 euros
(code de commande : 9777).
APOLLINAIRE (Guillaume) Textes inédits.
Avec une introduction de Jeanine Moulin. Genève
- Lille, Droz - Giard, 1952. In-8° broché, XVIII,
194 p., (collection « Textes Littéraires
Français »), étiquette et cachet de
bibliothèque à la couverture, cachet de bibliothèque
aux pages de titre, V, VII et 3.
6 euros (code
de commande : 14967).
APPERY (Yann)
Diabolus
in musica. Roman. Paris, Grasset, 2000. In-8° broché,
318 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
« Je ne suis pas en mesure
de dire combien de ces jours affreux s'écoulèrent
où le métronome battait en brèche mon âme
vide comme l'éternel mendiant que je voyais, matin et
soir, battre la semelle sur les quais. Quant aux nuits, elles
ne donnaient pas cher de ma peau. Mes rêves étaient
comme des étaux. Je ne pouvais m'en échapper qu'en
me réveillant, parfois dans un cri. »
Composer cet air qui l'obsède est le
but que Moe Insanguine poursuit depuis qu'il a découvert,
enfant, le Diabolus in musica, cet intervalle rebelle,
qui, du Moyen Âge à l'ère du jazz, sème
la discorde. À qui doit-il cette uvre de musique
et de mort qui peu à peu s'est imposée à
lui ?
5 euros (code
de commande : 9773).
APPERY (Yann)
Qui vive.
Roman. Paris, Éditions de Minuit, 1997. In-12 broché,
251 p., exemplaire du Service de Presse, en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Un colonel rebelle dont la seule ambition est
d'être couronné comme poète, une résistance
qui abandonne son maquis pour se réfugier au couvent,
une brute sanguinaire qui risque sa vie pour sauver des nouveau-nés,
une religieuse qui élève un cheval, un amant comblé
qui ne comprend rien à ce qui lui arrive sont quelques-uns
des personnages de ce roman baroque qui dénote un juvénile
appétit pour la nature, les animaux et les gens : la vie,
quoi.
9 euros (code
de commande : 9774).
ARAGON 
ARÈSE
(Simone) La fiancée du timbalier. Roman. Paris, Balland, 1987. In-8°
broché, 188 p., exemplaire en très bel état,
ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
Josette Hermier, quinze ans, fille unique d'un
couple d'enseignants, s'ennuie : chez ses parents englués
dans une quotidienneté pseudo-intellectuelle, au lycée
où elle se trouve directement sous la coupe de sa mère,
dans son village normand coincé entre l'autoroute grise,
le fleuve pollué et la raffinerie nauséabonde.
Elle s'ennuie surtout de grandir. Comme tous les adolescents
du monde, elle vit mal le passage d'un âge à un
autre.
Sur ce thème intemporel, Simone Arèse,
avec l'ironie qu'on lui connaît, a construit un roman à
la fois grinçant et tendre où l'on voit une toute
jeune fille qui, pour assouvir les passions naissantes qui la
dévorent, n'a de ressources que de se jeter à la
tête du premier godelureau venu et de l'entraîner
dans une fugue échevelée et romanesque dont elle
sortira un peu meurtrie mais enfin adulte.
Après le succès de Mado,
on retrouve avec plaisir l'écriture volontiers provocante
de cet écrivain, qui signe ici son troisième roman.
6,50 euros (code
de commande : 9791).
ARLAND (Marcel)
Antarès.
10e édition (mention de 14e édition en 4e page
de couverture). Paris, Gallimard, 1945. In-8° broché,
157 p., ouvrage « définitivement indisponible »
au catalogue de l'éditeur.
8 euros (code
de commande : 9794).
ARLAND (Marcel)
La consolation du voyageur. Récit. Paris, Stock, 1952. In-8° broché,
353 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale.
9 euros (code
de commande : 9798).
ARLAND
(Marcel) Les échanges. Paris, Gallimard, 1946. In-8° broché,
247 p., bel exemplaire.
Table des matières
:
- Le Promenoir de Tristan.
- Sur Phèdre.
- Mme de La Fayette et la Princesse
de Clèves.
- Esquisse d'un « Fénelon ».
- Marivaux romancier.
- Sur les Liaisons dangereuses.
- Benjamin Constant écrit Adolphe.
- Fromentin et Dominique.
- Sur le Grand Meaulnes.
10 euros (code
de commande : 14943).
ARLAND
(Marcel) Lumière du soir. Paris, Gallimard,
1983. In-8° broché, 164 p., exemplaire en parfait
état de cet ouvrage épuisé au catalogue
de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
Au long des trois parties composant l'ouvrage
(De l'aube à la nuit, L'instant et la vie,
La procession), l'auteur âgé aujourd'hui
de quatre-vingt-trois ans fait le point du temps, de l'espace
et du cur, que son agilité d'écriture nous
livre confondus. C'est donc le paysage de sa vie tout entière
qui se révèle ainsi. Son amour fou de la nature,
partagé avec J. depuis cinquante ans, son enfance dans
un village champenois auprès de sa mère, des amitiés
profondes comme des rencontres fortuites, des excursions à
travers l'Auvergne comme le recueillement dans sa maison de Brinville
en construisent les plans essentiels. Mais ce qui rend par-dessus
tout déchirante la succession de ses récits, c'est
que la perspective de la mort et les souvenirs de sa jeunesse
s'expriment en simultané : le vieil homme et l'enfant
qu'il fut ne cessent de marcher côte à côte
et d'échanger à voix basse mais vibrante des propos
tour à tour tendres, douloureux, parfois tristes ou teintés
d'humour, ou animés par un profond sentiment religieux.
De telles confidences sont toutes reliées à leur
expérience vécue, et leur violence pudique n'a
d'égale que la délicatesse de style d'un de nos
plus grands écrivains.
8 euros (code
de commande : 9796).
ARLAND
(Marcel) Mais enfin qui êtes-vous ? Paris,
Gallimard, 1981. In-8° broché, 247 p.
En quatrième
de couverture :
« Qui êtes-vous ? »
Cette question, l'auteur se la pose à lui-même,
mais non moins à chaque homme, au monde, à la vie,
à la lumière, à la mort...
La mort, il a récemment failli la connaître
d'une façon plus intime, à la faveur d'un paysage
élu entre tous et d'un accident qui fut pour
lui une sorte de signal.
Donc, par textes brefs, tantôt fiction,
tantôt autobiographie, il va creuser davantage les énigmes
qui se posent à lui depuis toujours : comment et
pourquoi ai-je vécu, créé, aimé,
entretenu des amitiés merveilleuses ? Pourquoi l'angoisse
jusque dans le bonheur ? Pourquoi vieillir, s'approcher
avec une croissante surprise de son propre terme ? Pourquoi
les souvenirs bouleversants liés à l'enfance, au
père qui mourut très jeune, à la mère ?
Et pourquoi les « honneurs » littéraires,
la splendeur des arbres, la chaleur des rencontres ? Et
pourquoi tant de voyages lumineux à travers une nature
qui ne cesse d'émouvoir ?
Si la réflexion se fait ici douloureuse,
poétiquement scandée par un langage dont on sait
la tension, la pudeur et la rigueur, elle est magnifiée
sans cesse par l'expérience d'un homme dont l'unique souci
est d'y voir clair et droit sur le problème de la solitude
ainsi que celui, puissant, de son amour pour l'humanité.
8 euros (code
de commande : 9792).
ARLAND (Marcel)
Où le cur se partage. Deuxième édition. Paris, Gallimard,
1929. In-8° broché, 195 p.
6,50 euros (code
de commande : 9793).
ARLAND (Marcel)
Proche du silence. Paris,
Gallimard, 1973. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur,
177 p., (collection « Soleil », n° 309),
exemplaire numéroté et en très bel état.
10 euros (code
de commande : 14955).
ARLIX
(Éric) Mise à
jour.
Mercato / Groupetto / Free tour. Romainville, Al Dante,
2002. In-8° broché, 163 p., exemplaire en parfait
état.
En quatrième
de couverture :
Lire M.A.J. c'est bien.
M.A.J. est un run/freeride/visite/shot/incruste
au pays des flux énergisants combinant mélodies
de l'ère de l'information (capitalisme phases 3 et 4),
fictions divertissantes (entertainment et modèles fictionnalisants)
et dynamiques d'interactions, d'optimisation, de motivation...
10
euros (code de commande : 9800).
ARNAUD
(Georges) Le salaire de
la peur.
Roman. Paris, Julliard, 1953. In-8° broché, 203 p.,
jaquette illustrée.
En quatrième
de couverture :
Régions de pétrole : pays
de Cocagne où l'on peut devenir millionnaire, plus souvent
crever de faim. À mille dollars par tête, quatre
gars, au volant de quelconques camions, partent, avec, sur la
plate-forme, deux fûts de nitroglycérine destinée
à « souffler » le pétrole
qui flambe à cinq cents kilomètres plus loin, à
la sortie d'un puits. Quatre gars, au travers des plaines arides,
sur les routes défoncées où chaque cahot
peut provoquer l'explosion, ont pris la mort en charge. Quatre
gars qui ont peur. Leur existence était misérable :
ils sont la « raclure » du continent ;
mais ils veulent vivre, et ces mille dollars c'est l'avion ou
le bateau, c'est l'évasion de cet enfer... Seulement « le
destin prend son homme au berceau », il sait ce qu'il
fait : dans ce tête-à-tête qu'il leur a ménagé
avec la mort, ces gars jouent quitte ou double.
6
euros (code de commande : 9801).
ARNAUD
(Pierre) L'oreille aveuglée et autres désordres. Nouvelles. Paris,
Grasset, 1994. In-8° broché, 248 p., exemplaire en
parfait état.
En quatrième
de couverture :
Le monde est un vaste désordre où
parfois s'insinue l'harmonie. Dans les cinq nouvelles de ce recueil,
Pierre Arnaud a exploré certaines des passions qui viennent
troubler l'ordre fragile de ce monde. On y voit comment la fatalité
conduit les personnages à poursuivre, jusqu'à la
destruction, leurs chimères, comme si chacun d'eux n'était
fidèle qu'à ce qui l'égare. Ainsi les musiciens
de L'oreille aveuglée, artistes géniaux,
sont tellement habités par la terreur de perdre leur talent
qu'ils appellent sur eux la fatalité tant redoutée.
Quant à l'héroïne du Vendeur de temps,
confrontée à son inexorable médiocrité,
elle accepte de tenter un pari qui la plongera dans le pire des
enfers. Le fou du roi et La fin du monde explorent
l'univers de la folie tandis que dans Pile et Poil retentissent
les accents beckettiens d'une haine aux confins de l'absurde.
Drôle d'histoires tragiques contées
avec un humour et une violence extrêmes qui donnent à
ces textes écrits avec une maîtrise étonnante
un charme grinçant et original.
7
euros (code de commande : 9802).
ARNOTHY
(Christine) La dernière
nuit avant l'an 2000. Paris, Plon, 1997. In-8° broché,
205 p., exemplaire en parfait état, ouvrage « définitivement
indisponible » au catalogue de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
Lors d'une nuit blanche à Los Angeles,
décalage horaire et insomnie aidant, emportée dans
un étrange univers entre la nuit et l'aube, je me laissais
guider par les premières phrases d'un récit. Je
compris bientôt qu'il serait totalement différent
de tout ce que j'ai écrit jusqu'ici.
« J'ai raté l'homme, dit Dieu
à son fils. Tu dois retourner sur terre et, avant la nuit
qui précède l'an 2000, trouver un juste. Alors
je sauverai le monde. Tu prendras corps, tu partageras la vie
quotidienne des hommes, leurs soucis. Ainsi je comprendrai pourquoi
la haine l'emporte sur l'amour. À toi de faire entendre
mon message. De quelle manière ? Cherche. »
4
euros (code de commande : 9805).
ARNOTHY
(Christine) Une affaire d'héritage. Roman. Paris,
Grasset, 1991. In-8° broché, 406 p., jaquette.
En quatrième
de couverture :
« Depuis la
mort de mon père, astrophysicien, abattu lors d'une réunion
avec ses amis de jadis dans une taverne de Vienne, mon destin
a basculé. Je suis devenu un personnage à supprimer.
Je reçois des lettres de menace et j'ai l'impression de
vivre sous une loupe. On me suit.
La veille de mon départ de New York
pour Vienne, une fille force la porte de mon cabinet médical.
Elle s'apelle Carol ; prétend être amoureuse de
mon père. « J'étais son élève.
Je ne peux pas accepter sa mort. Vous, son fils, vous êtes
médecin. Vous devez m'aider, je suis une personne en danger.
» Je l'ai prise dans mon existence comme on ramasse une
auto-stoppeuse. Pour reconstituer la vérité parcelle
après parcelle, j'allais parcourir le monde avec elle,
traverser Vienne, Salzbourg, la Thaïlande et découvrir
le mystère de Miami Beach.
Lorsqu'on voyage avec son propre destin, avec
Carol dont le regard n'est que douceur et le corps tentation,
il est évident qu'on tombe amoureux, même si elle
représente tous les dangers. Alors seul le hasard peut
vous sauver, ou la chance. J'ai toujours réussi à
m'agripper à la chance... À l'attraper comme un
train en marche. La preuve. J'écris ces lignes, donc j'existe.
Mais pour combien de temps ? »
5
euros (code de commande : 9804).
ARNOUX
(Alexandre) Carnet de route
du juif errant. Mention de 12e édition au second
feuillet de la couverture. Paris, Grasset, 1931. In-12 broché,
269 p., mention d'appartenance à la page de faux-titre.
9
euros (code de commande : 14935).
ARNOUX
(Alexandre) La guerre
meurt au printemps. Avec des vignettes de Maximilien
Vox. Paris, Denoël, 1947. In-8° broché, 77 p.,
(collection « Le Jardin de Candide », I), édition
originale, un des 950 exemplaires numérotés
sur pur fil Johannot (n° 56), non coupé et en
parfait état.
Ce volume contient
:
- Alexandre Arnoux, par Émile
Henriot.
I. Ruines de villes.
II. Routes.
III. Le Général De Lattre
de Tassigny.
IV. Croquis.
V. Jeunesse de l'Armée Française.
30
euros (code de commande : 14934).
ARNOUX
(Alexandre) La nuit
de Saint-Avertin. Paris, Grasset, 1942 (2e édition).
In-12 broché, 128 p., bel exemplaire.
8
euros (code de commande : 14933).
ARNOUX
(Alexandre) Suite variée. Paris, Grasset,
1925. In-8° broché, 242 p., (collection « Les
Cahiers Verts », n° 55), bon exemplaire numéroté
sur vergé bouffant.
Ce volume contient
:
- Sextuor.
- Cuisine d'âme.
- L'Écran.
- Louis et Louis.
- La Malédiction de l'ovale.
- Ismaël le Borgne.
- Le thermomètre.
- Histoire de Marie.
- Redowa.
- La Tour.
- Bernard ou le Mort discourtois.
- Deux contes pour Noël :
I. Fortuné
le Riche et Agricola le Pauvre.
II. Le
Pauvre.
- Supplément aux voyages de Marco
Polo.
- Paravent trois feuilles :
I. Confidences
d'une ombre.
II. Veillée
avec un buste.
III. Dissociation.
- Le fauteuil.
7
euros (code de commande : 9803).
ARROU-VIGNOD
(Jean-Philippe) La lettre italienne. Paris, Belfond,
1994. In-8° broché, 168 p., ouvrage « définitivement
indisponible » au catalogue de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
Thomas,
âgé de dix ans, accompagne sa mère à
Florence. Au gré des promenades et des visites remontent
les souvenirs d'un bonheur depuis longtemps perdu. Entre la mère
et l'enfant plane l'ombre du père absent, savant fragile
et doux dont chaque lieu garde encore obscurément la trace.
Un étrange capitaine, une fillette insaisissable,
un couple de Français trop envahissant, un riche industriel :
il faudra à Thomas le hasard des rencontres dans une ville
étrangère pouf que se lève le voile jeté
sur cette absence, le libérant enfin des sortilèges
de l'enfance. . .
Mais au prix de quelles trahisons entre-t-on
dans le monde des adultes ?
La Lettre italienne est un roman subtil
et grave sur le silence, la culpabilité et les dettes
contractées dans l'enfance sous le poids des choses tues.
5
euros (code de commande : 9806).
[ARTAUD]. MAEDER (Thomas) Antonin
Artaud. Traduit
de l'américain par Janine Delpech. Paris, Plon, 1978.
In-8° broché, 314 p., illustrations hors texte.
En quatrième
de couverture :
« Comédien
inspiré ou histrion sans envergure, metteur en scène
génial ou provocateur en mal de publicité, poète
fou ou simulateur adroit..., que n'a-t-on pas dit et écrit
sur Antonin Artaud ! Depuis sa mort en 1948, il exerce la
même fascination sur ses disciples et des détracteurs,
et chaque année voit au moins une publication lui être
consacrée. Un jeune universitaire américain, Thomas
Maeder, intrigué par le phénomène, cherchant
à le comprendre, subit à son tour cette fascination.
Durant deux années, il a vécu en France, interrogeant
tous ceux qui ont connu Artaud, s'imprégnant de son uvre,
retrouvant des lettres inédites. Avec une tendresse filiale,
sans chercher pourtant à voiler ses errements, Thomas
Maeder retrace la vie du poète maudit : ses relations
avec toute l'intelligentsia parisienne entre 1920 et 1948, la
création du théâtre Jarry, les manifestations
du surréalisme, l'existence affreuse des internés
dans les asiles d'aliénés durant la guerre, les
amitiés fidèles qu'il suscita.
Qui était Artaud ? Ses traits sont
restés familiers aux cinéphiles. Mais sa véritable
nature transparaît-elle derrière le masque grimaçant
de Marat, dans le Napoléon d'Abel Gance, ou derrière
le visage lumineux de Frère Massieu dans la Passion
de Jeanne d'Arc de Carl Dreyer ? Thomas Maeder s'est
efforcé de répondre en toute lucidité :
ni ange ni démon, Artaud n'était qu'un homme, mais
un homme qui choisit de vivre toutes les passions jusqu'à
l'absolu. »
13 euros (code
de commande : 14255 -
vendu).
AUBIGNÉ
(Agrippa d') Prose. [Introduction
et notes par Marcel Raymond] [Neuchâtel], Ides et
Calendes, 1943. In-8° broché, 199 p., exemplaire numéroté
sur vergé de Biberist (n° 326), couverture défraîchie
(décharges d'adhésif), exemplaire non coupé.
Table
des matières :
D'Aubigné et son uvre.
Sa vie à ses enfants :
De la préface -
Enfances - Le serment d'Amboise - Les études - Enfant
de troupe - Liberté trop affectée - Les amours
- Un mauvais mot - Les premières clauses des Tragiques
- Maître et écuyer - Une injuste pensée -
Paroles et prophétie au Roi - L'exil Remariage à
Genève - Père et fils.
Son testament.
Lettres :
À Madame de Villette
- À mes enfans - À mes filles touchant les femmes
doctes de nostre siècle - À Constant d'Aubigné
- À M. de la Rivière, premier médecin du
roy - À M... - À M. de Loménie - À
M. de Touverac, mon lieutenant à Maillezais - Au prince
de Condé - À Messieurs les très honorez
et magnifiques seigneurs de la République de Genève
- À M. Manuel - Au roy de la Grande Bretagne - Au roy
Louys XIII - Lettre à Madame, sur unique du roy.
Méditation sur le Psaume LXXXVIII
:
Préface - Occasion
et argument. Psaume LXXXVIII - Méditation.
Du devoir mutuel des rois et des sujets
:
D'un contrat - La Royauté
et ses correctifs - Le Roi n'a de droit que celui que le peuple
lui a donné - Les consciences n'appartiennent qu'au Dieu
souverain - Justification de la prise d'armes - Par delà
la souffrance.
La confession du Sieur de Sancy :
De la réunion
des religions - Suivre toujours même but - De ménager
sa conscience.
Les aventures du baron de Faeneste :
Préface du premier
Livre - Les moyens de paraître à la Cour - Le songe
du Connétable - Des résolutions de Faeneste - Description
du « grotesque de la terne » - Triomphe
de l'impiété.
Histoire universelle :
Dialogue nocturne de Coligny
& de Charlotte de Laval - L'agonie de Charles IX - D'Aubigné
parle - Le roi de Navarre rejoint les siens - Un prodige - Assassinat
du Duc de Guise - Oraison funèbre d'Henri III - Conversion
d'Henri IV - L'Escalade de Genève - La mort d'Henri IV.
11
euros (code de commande : 9809).
[AUBIGNÉ
(Agrippa d')]. DESCHODT (Éric) Agrippa d'Aubigné.
Le guerrier inspiré. Paris, Laffont, 1995. In-8° collé, 358 p.,
exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
« Cet homme, l'un des plus grands
poètes français, a vécu avec une folle passion
l'une des plus folles et passionnées époques de
l'histoire de France : les guerres de Religion. Cet homme,
l'auteur des Tragiques, est un héros, tout droit
sorti des chants homériques.
D'un personnage de cette envergure, on ne peut
écrire une biographie académique. Lui-même
s'y oppose, qui bouscule tous les genres établis. Pour
lui redonner vie, on ne peut que s'identifier à lui, épouser
sa foi (protestante), ses élans, ses combats (innombrables :
grand homme de guerre, il fut de cent batailles et de mille escarmouches),
sa rigueur, sa fidélité (envers Henri de Navarre,
demain Henri IV), ses excès sa grandeur
et sa noblesse hors du commun.
Pour dire ce que fut la vie d'Agrippa d'Aubigné,
Eric Deschodt a dû quitter les chemins de la biographie
traditionnelle et rejoindre la grande voie du récit historique
à la Dumas. Et c'est là qu'il retrouve la vérité
d'un homme et d'une époque dignes des grands tragiques. »
10 euros (code
de commande : 12016).
AUBRY (Octave)
Le
grand amour caché
de Napoléon (Marie
Walewska). Dix hors-texte d'Edou Martin.
Lettrines et culs de lampe de Robert Garnier. Paris, Éditions
du Panthéon, 1947. In-8° broché, 325 p., exemplaire
numéroté.

Couverture,
frontispice et page de titre.
19 euros (code
de commande : 14944).
Aucassin
et Nicolette. Chantefable. Berte aux grands pieds
de Ardenet, le roi des ménestrels. [Avant-propos de
Maurice Teissier.] Illustrations de J.-J. Philippon.
Paris, Lanore, 1959. In-8° broché, 145 p., mouillures
au second feuillet de couverture.
8
euros (code de commande : 9810).
AUCLAIR
(Georges) Une vie barrée. Roman. Paris,
Gallimard, 1953. In-8° broché, 174 p., bel exemplaire
en grande partie non coupé.
En quatrième
de couverture :
Au cours d'une scène avec sa maîtresse,
Lila, le peintre Octave Larbouet parle de se tuer. Sans y penser
sérieusement, semble-t-il. Mais dans la lettre où
il raconte l'incident à Koberte, son amie, il affirme
qu'il éprouve « le désir confus de disparaître ».
C'est l'été ; ses amis, pour la plupart, ont
quitté Paris ; le voici astreint à leur écrire
pour tromper sa solitude. À chacun il donne avec une trouble
complaisance une interprétation différente de son
angoisse. À Saillu, dont il a trahi la confiance, il explique
que son uvre est une tricherie. À son frère,
que leurs sentiments, à l'un et à l'autre, sont
pourris. À Roberte, désespérée comme
lui, mais sereine, qu'il tenterait en vain d'atteindre au détachement.
Ses lettres ne sont pas seulement des méditations
passionnées sur lui-même : il veut agir sur
les autres et, s'il raconte ses aventures, ses marches épuisantes
dans les villes qu'il traverse et le long de la mer, il cherche
aussi à convaincre, il insulte, il supplie...
Cependant il cause la mort de Roberte :
traqué, près de la folie, il a un moment l'illusion
de se survivre. Il retrouve alors Lila, comprend qu'il s'est
trompé sur son compte comme sur celui de ses amis. Le
livre se ferme sur une énigme : Octave Larbouet va-t-il
se tuer ? ... Toutes les issues sont-elles fermées ?
4
euros (code de commande : 11607).
AUCLAIR
(Marcelle) Anne Fauvet
ou L'Assortiment difficile. Paris, Gallimard, 1931. In-8°
broché, 226 p., édition originale, un des
600 exemplaires numérotés sur vélin pur
fil Lafuma-Navarre (n° 480), en très bel état.
18
euros (code de commande : 14937).
AUCLAIR
(Marcelle) Toya. Paris, Gallimard,
1927. In-8° broché, 221 p., édition originale,
un des 850 exemplaires numérotés sur vélin
pur fil Lafuma-Navarre destinés aux Amis de l'Édition
Originale (n° 715), très bel exemplaire.
18
euros (code de commande : 14936).
AUDIBERTI
(Marie-Louise) Viens, il y
aura des hommes. Paris, Stock, 1976. In-8° broché,
257 p., ouvrage « définitivement indisponible »
au catalogue de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
« Je ne me suis pas suicidée,
pas assez jolie pour ça, je n'ai pas fait de voyages,
je n'ai pas eu de maladie grave. Je me suis contentée
d'écrire ma vie avec mon corps. Des pleins et des déliés. »
Ainsi parle Abigaïl...
Une femme, un homme. L'amour glisse de l'un
à l'autre, versatile et véhément. Ils en
rient, ils en pleurent. Chacun pour soi. Abigaïl et Romain
vivent désespérément sous le signe du contretemps.
Et tour à tour ils lancent leur complainte douce-amère,
lucide, souvent drolatique. Leur amour déphasé
est un ballet-poursuite sur le pavé de Paris, d'où
surgissent, fragiles ou redoutables, les figurants de leur paysage
quotidien.
À trente-cinq ans, Abigaïl avait
renoncé aux hommes : c'est-à-dire qu'il y
en avait beaucoup dans sa vie. Comment aurait-elle pressenti
que Romain, ce clown facétieux, pernicieux, aurait pour
elle le visage de l'amour et de la souffrance ? Comment
Romain aurait-il su qu'un jour, plus tard, Abigaïl lui manquerait
de façon intolérable ? Vont-ils se trouver
ou se retrouver au détour du chemin où les ramène
sans cesse le besoin obsédant d'interroger leur passion ?
Dans Viens, il y aura des hommes, l'écriture
se moque d'elle-même, cédant parfois au rêve
et parfois au calembour. Un livre impertinent, grave, acide,
tendre, où les mots sont pris, emportés dans une
sorte de joute âpre et scintillante.
6
euros (code de commande : 9811).
AUDOUARD
(Antoine) La peau à
l'envers.
Roman. Paris, Gallimard, 2003. In-8° broché sous jaquette,
250 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième
de couverture :
« Le matin, avant d'ouvrir les yeux,
elle me demandais si je l'aimais.
Je ne lui répondais pas toujours mais
je la prenais dans mes bras et je la serrais. Plus fort ne lui
faisait jamais mal, plus fort n'était jamais assez. Le
visage encore froissé de sommeil, elle murmurait de ces
petits mots-là, et puis elle s'embrassait l'épaule
avant de battre des mains en se répétant «
Mon dieu, que tu es belle ! »
Après, elle roulait hors du lit et la
journée pouvait commencer.
C'était une chambre sans espace et sans
rien, un sous les toits d'où l'eau gouttait les jours
de pluie, avec juste un matelas et une télé que
je regardais la nuit, quand elle dormait.
Tu m'aimes ?
Son regard bleu s'attarda sur moi et sa main
me caressa le nez, la joue, avant de se poser sur un coin chiffonnéde
lit.
J'avais envie de dire oui mais ça restait
bloqué au fond de la gorge. J'esquissai un mouvement pour
l'embrasser mais elle me rapoussa.
Tu m'aimes ?
Tu ne le demandas plus. Tu glissas le long
de moi et tu restas ainsi en bois mort malgré ma main
qui essayait de te réchauffer en te broyant la hanche.
Le soir même nous allions nous séparer
mais je ne le savais pas. »
8
euros (code de commande : 9812).
AUDOUARD
(Yvan) Le sabre de
mon père. Récit. Paris, Laffont, 1999. In-8°
broché, 175 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Marseille 1917. Le petit garçon habite
une maison du quartier populaire de Saint-Mauront. Sous la protection
de la Bonne Mère, Baptistine, sa maman, et la tante Joséphine
veillent sur lui avec un amour exigeant. De sa fenêtre,
il est le spectateur des turbulences de la rue et jalouse les
enfants qui jouent en liberté.
Autour de cette forteresse d'innocence, Marseille n'est qu'une
rumeur qui monte jusqu'à lui. Sous le soleil du Sud, c'est
l'année des femmes en noir, l'année du doute, la
guerre ne finira jamais.
Le petit garçon, lui, demeure persuadé
de la victoire. Son père a pour métier de sauver
la France. Il regarde la photo du héros en uniforme de
l'armée coloniale et son sabre, accroché au mur.
Quand l'absence est trop lourde, le petit garçon décroche
le sabre et le couche dans son lit. Il s'endort, sabre au côté.
Dans ce récit d'enfance, Yvan Audouard
n'hésite pas à laisser paraître derrière
la drôlerie, la tendresse et l'émotion qui l'habitent.
7,50
euros (code de commande : 9814).
AUGIÉRAS
(François)
Domme ou L'essai d'occupation.
[Avant-propos de Jean Chalon.] S.l., Fata Morgana, 1982.
In-8° broché, 177 p., exemplaire du tirage courant
de l'édition originale imprimé sur vélin
teinté.
Avant-propos :
Un médium, un suspect, un précurseur.
Avec Domme ou L'essai d'occupation,
François Augiéras devrait connaître cette
gloire posthume qui passe, absurdement, pour être la récompense
des écrivains méconnus, rejetés par leur
époque.
De son propre aveu, Augiéras savait
qu'il était en avance sur son temps. Il en paya le prix :
le refus de Domme par plusieurs éditeurs dont je
tairai pudiquement le nom. Il s'en affecta. Un mois avant sa
mort, en décembre 1971, dans un hospice où il avait
trouvé refuge après une vie d'aventures, de dénuements
et d'exaltations multiples, il s'interrogeait encore sur les
raisons de l'échec de Domme et m'écrivait
:
Ce texte est-il vraiment maudit ?
Domme est-il impubliable ? J'imagine ce texte comme
étant le plus lisible de mes livres, le plus clair, le
mieux construit...
Il ne se trompait pas. En effet, c'est le plus
lisible, le plus clair, le mieux construit de toute son uvre.
Son chef-d'uvre, à mon avis, et un dangereux chef-d'uvre
dont les séductions, les enseignements, les initiatives
vous entraîneront plus loin que vous n'avez jamais osé
l'espérer.
Je n'ai jamais rencontré François
Augiéras, hélas. Je peux maintenant répéter
cet « hélas » jusqu'à la
fin de mes jours. Je me contentais d'admirer ses livres avec
passion, craignant, stupidement, que l'homme soit inférieur
à l'auteur du Vieillard et l'enfant ou du Voyage
au Mont Athos alors que les lettres qu'il m'adressait me
prouvaient le contraire. L'homme et l'écrivain, pour une
fois, étaient à égalité. Il m'écrivait :
« Je suis un médium au dernier degré,
possédé, hanté. Je me sens surveillé :
on ne me reproche rien, mais je suis suspect de tout »,
ou « Venue d'Europe Centrale et Orientale, une première
vague d'artistes, de musiciens semble avoir apporté un
sang neuf à l'Occident au début de ce siècle.
Je me demande parfois si je ne suis pas le précurseur
d'une seconde vague, venant, elle aussi, de l'Est des steppes ».
Ce médium, ce suspect, ce précurseur
ressemble comme un frère au narrateur de Domme.
Et puisque nous vivons sous le règne du Saint Document,
je vous dirai que chaque chapitre de Domme a été
vécu. De lettre en lettre, Augiéras me contait
les événements, les rencontres qui formèrent
cet essai d'occupation. Quand il mit le point final à
ce livre, c'est aussi sa vie qu'il achevait. Il ne l'ignorait
pas. L'une de ses dernières lettres, reçue le 9
novembre 1971, pourrait servir de préface à Domme.
La voici :
« Je t'ai écrit hier, je
t'écris aujourd'hui pour le plaisir, n'ayant aucune nouvelle
bien remarquable à te donner. Je demeure désolé
de ne pas te voir en
Périgord...
Au désert, on oublie vite la civilisation,
le temps : de retour en France, j'ai acheté des revues,
des journaux. À nouveau dans mon siècle je me rends
compte à quel point Domme est actuel.
Ce texte est en plein dans l'époque !
(...) Qu'il est actuel le récit de cet
être, a-social, mutant, extra-terrestre ou non, peut-être
fou, qui, à l'hospice de Domme, au fond des bois du Périgord,
décide, non seulement de fuir une civilisation qui lui
est étrangère, mais encore décide d'inventer
à lui seul une civilisation différente, et de vivre
comme bon lui semble dans les cavernes dominant la rivière.
Avec ou sans l'approbation de la gendarmerie !
C'est de la contestation agressive, et cela
va au-delà de la contestation ; car il invente un
autre monde, un art, une musique, une civilisation inconnus...
Qui plus est, l'histoire est vraie. Étienne
Lalou, Christian Bourgois, toi-même, avez été
alertés par moi, il y a deux ans, quand on a tenté
de m'interner. On m'a cru fou, avant d'admettre que je jouissais
de la plénitude de mes facultés mentales, mais
que l'électro-encéphalogramme révélait
parfois une activité psychique inconnue...
(...) Loin de moi la pensée d'influencer
les « lecteurs en maison » d'édition,
ni ton propre jugement sur ce manuscrit... ; simplement,
je vois que je suis de mon siècle, parfois... en avance
sur mon siècle et j'avais à cur de le dire.
Au reste, cette rapide analyse peut t'aider
à décider un éditeur. »
On connaît la suite. Je ne parvins à
décider aucun éditeur. Et François Augiéras
est mort le 13 décembre 1971 sans avoir tenu entre ses
mains un exemplaire de ce Domme ou L'essai d'occupation
que Fata Morgana publie aujourd'hui.
25 euros (code
de commande : 9816).
AUGIÉRAS
(François)
Le voyage des morts. S.l., Fata Morgana,
1979. In-8° broché, 216 p., édition originale
sur papier vergé, mention manuscrite sur la page de garde.
Préface :
J'ai commencé d'écrire en Afrique,
la nuit, sur les toits de terre sèche. Cette volonté
de survivre à travers une uvre d'Art, à l'occasion
d'une aventure imprévisible, n'aurait eu en soi rien de
dramatique, si elle n'avait été le fait d'un être
aussi primaire ; je n'étais rien, je ne savais rien,
je craignais de mourir ; j'appris le français mot par
mot.
Ce premier livre fut écrit au nord de
l'oasis d'El Goléa dans des conditions d'une cruauté
peu commune. Me sauvèrent le goût du jeu, une gaieté
féroce un peu dansante ; je ne voulus voir dans le
thème du Vieillard et l'enfant qu'un jeu barbare
sous le ciel étoile, qu'une admirable partie d'échecs.
Au Sahara j'habitais dans un fort ; sous la splendeur des
astres étais-je à tout jamais coupé des
autres hommes, devais-je survivre, atteindre mon époque ?
J'écrivais chaque soir à la lueur d'une petite
lampe ; désespéré, sans une réponse
humaine, je commençais d'être un artiste qui regardait
le ciel, qui rencontrait l'Éternel au plus profond de
son destin, parmi les sables du désert. La flamme sereine
de ma lampe approfondissait le charme des ténèbres ;
dans le silence de la fin de la nuit je conçus bien que
l'aventure de mes livres en couleur, d'Afrique expédiés
partout jusqu'à l'Océanie, serait un jour envisagée
comme un trait d'une rare audace, comme un accord secret avec
le monde, comme une agression autrement plus émouvante
que l'Art Moderne agonisant. M'enchantait l'éblouissante
cruauté de ma vie.
J'allais vers la conquête d'un style.
Qu'avais-je lu ? Nietzsche, Sade, Rimbaud. Qu'avais-je vu ?
Le Musée de l'Homme. Si l'on veut bien se souvenir de
cette pauvreté d'une part, et de l'autre considérer
ma solitude en Afrique, l'on peut concevoir à quel point
j'étais, hors de l'Europe, au cur même, sans
le savoir, de la culture actuelle. Disons une expérience
involontaire, une équation aux données d'une simplicité
jamais réalisée, aux conséquences dont l'orientation
serait décisive. Pour moi d'abord. Si Le vieillard
et l'enfant n'avait été qu'un jeu barbare,
Le voyage des morts devait être une conquête,
la résolution de l'équation.
Une erreur assez remarquable fut alors la mienne.
Au Soudan, lisant Les voix du silence, je fus persuadé
que la pensée de Malraux était celle de l'Europe
que j'ignorais parfaitement, d'une élite héritière
de la noblesse des hommes, modifiée, atteinte par Sumer,
par l'Égypte, par le message des morts, par la présence
des dieux. L'Occident fut pour moi : Sade, Nietzsche, Rimbaud,
ET la Résurrection. Tant d'appels ne firent qu'approfondir
ma solitude sous le ciel étoile, j'acceptai ma part d'éternité,
ce qui me séparait des hommes, m'accordait à l'au-delà.
Dois-je regretter mon erreur, ma solitude maintenant
désespérée : l'élite pour laquelle
j'écrivais n'existe pas. L'Europe sans âme, avec
Malraux, qui ressuscite les Dieux à l'usage des lecteurs
des numéros d'été de la nouvelle N.R.F.
ne me pardonnera jamais de l'avoir crue hantée ;
d'avoir été atteint par la Résurrection
qui l'honore et la dépasse, dont elle ne sait que faire ;
d'avoir gravi, meurtri, sanglant mais victorieux, marche à
marche, mon escalier vers les astres ; d'avoir cru en l'au-delà
clamé par tous les resurgis des nécropoles ;
d'avoir refusé de me soumettre à la civilisation
de Paris. S'il me fallait la définir, je serais tenté
de répondre : la seule qui n'incarne pas les valeurs
qu'elle prétend siennes.
Il est beau que du désert une voix se
soit élevée, assez humble pour n'être pas
indigne de la Résurrection des Dieux.
L'Europe demeure ce qu'elle était sous
les César, grossièrement coupée de l'Éternel.
Contre elle j'ai conquis mon style et ma survie ; jadis
j'aurais lutté contre Rome. D'abord un style de vie, des
murs datant des premiers temps du Monde ; je perdis
jusqu'au souvenir que j'avais de l'Occident, et je tremblais
de joie. Mon écriture aussi : agressive, émue.
J'ai cru à mon âme éternelle, à mon
double. Mot par mot j'ai conquis ma liberté, qui m'accordait
à Dieu. Devinant pourtant que cette panique, si émouvante
qu'elle soit, me faisait passer à côté d'un
admirable sujet.
À côté d'une réalité
si puissante qu'elle participait de l'Éternel. Quand l'ai-je
acceptée sans réserve ? Je n'en sais rien,
de même qu'il m'est impossible de savoir à quel
endroit mes livres ont commencé de n'être plus d'un
enfant. Étais-je un écrivain ? Que l'être
assez primaire que j'ai toujours été signifia surtout
par sa vie : lorsque j'en fus persuadé je devinai
quelle victoire pourrait être la mienne, à quel
point serait moderne la notion de réalité si forte
qu'elle atteint l'au-delà. En fait une modification volontaire
du destin individuel serait proprement géniale, après
l'acceptation cohérente des conséquences de la
culture actuelle.
Le voyage des morts : il y a dans
ce livre toute une mentalité, autant de candeur que de
férocité orientées vers les astres, une
irrémédiable sauvagerie ; je me suis parfois
demandé qui pourrait aimer ça, quand je rencontrai
la solitude, le silence et la mort.
20 euros (code
de commande : 14910).
AUGIÉRAS
(François)
Un voyage au mont Athos. Paris, Grasset,
1996. In-12 collé, 279 p., (collection « Les
Cahiers Rouges»), très bel exemplaire, ouvrage « définitivement
indisponible » au catalogue de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
Un voyage au Mont Athos est le récit
d'une double initiation, mystique et sensuelle. Allant de monastère
en monastère sur la Montagne Sainte, le voyageur prend
peu à peu conscience de son véritable Moi. Refusant
de revenir chez les mortels, il se retire dans la région
des cavernes où il accède enfin à cet État
pur que l'Occident s'obstine à vouloir appeler Dieu. Mais
l'esprit habite la matière et ce qu'Augiéras appelle
la Claire Lumière Primordiale illumine autant les secrets
de la nature que les mystères de l'âme.
François Augiéras appartenait
à ces esprits libérés des contingences qui
forgent leurs propres mythes et leurs propres religions dans
une solitude sommitale et dont l'uvre se crée hors
de toutes modes comme de tous dogmes.
4,50 euros
(code de commande : 11608).
AUGIÉRAS
(François - Abdallah Chaamba) Le vieillard et
l'enfant. Nouvelle
édition. Paris, Minuit, 1985. In-12 broché, 80 p.
Avis de l'éditeur
:
Le vieillard et l'enfant a fait l'objet
de quatre éditions successives.
La première, publiée à
compte d'auteur au cours des années 50-52 sous la signature
d'Abdallah Chaamba, se présentait sous forme de trois
opuscules qui furent adressés à diverses personnalités
de la littérature et des arts. Cette édition ne
fut pas mise dans le commerce.
La deuxième, reprenant en un volume
le texte des trois brochures, parut aux Éditions de Minuit
en 1954.
La troisième, établie en 1958
et sensiblement réduite par rapport à la précédente,
fit l'objet par les soins de l'auteur d'un tirage hors commerce
à deux cents exemplaires.
La même édition, augmentée
d'une préface de 1963, sera cette fois signée François
Augiéras. Augmentée de la présente notice,
c'est celle que le lecteur a sous les yeux.
François Augiéras est mort en
1971, à l'âge de quarante-six ans.
5 euros (code
de commande : 13780).
AVRIL
(Nicole)
Il y a longtemps que je t'aime. Paris, Flammarion,
1991. In-8° broché sous jaquette, 262 p., exemplaire
en très bel état.
En quatrième
de couverture :
J'écris en 2010 et je m'appelle Antoine.
Ma jeunesse s'est passée dans les années 80-90.
En fait, c'est toute ma vie qui s'est jouée à ce
moment-là.
Ma mère venait de me mettre à
la porte et j'avais trouvé refuge chez mon père.
Il habitait près de la tour Eiffel une grande maison dont
les étages supérieurs formaient un immense atelier.
Le domaine de Pauline, la fée Lumière. Elle était
photographe. Elle était la femme de mon père. Je
croyais la détester, mais je l'observais sans cesse dans
sa cage phosphorescente.
Nous vivions au temps de la futilité.
Une image chassait l'autre. On effleurait les jours. Jusqu'aux
sports à la mode qui étaient de glisse. Ces années
80-90, je les ai aimées, Pauline, parce que je t'aimais.
4 euros (code
de commande : 9820).
AVRIL (Nicole) Monsieur de Lyon.
Roman. Paris, Albin Michel, 1979. In-8° broché,
279 p., jaquette.
En quatrième
de couverture :
Lorsqu'en 1756, à Lyon, un beau jeune
homme étranger à la ville vient solliciter la charge
d'exécuteur des hautes uvres, ces messieurs de la
justice l'acceptent avec un certain soulagement. C'est qu'une
malédiction semble peser sur les bourreaux de Lyon. Frappés
de fièvre maligne ou assassinés dans leur sommeil,
ils ne font pas de vieux os dans la carrière.
Le jeune homme accomplit
sa fonction à merveille. Les exécutions attirent
une foule immense et les dames de la bonne société
lyonnaise ne sont pas les dernières à frissonner...
Car, si le seul fait de toucher le bourreau porte malheur, celui-là
montre dans son regard et dans chacun de ses gestes une douceur
qui surprend et captive.
Cet étrange et séduisant « monstre
à visage de femme » n'est-il qu'un être
de mort ? N'est-ce pas plutôt l'amour qui l'anime ?
La passion ne serait-elle pas son seul guide ?...
Nicole Avril, dont le talent ne cesse de s'affirmer
et de s'épanouir, compte désormais parmi nos meilleures
romancières. Ses prédents livres, Les Gens de
Misar, Les Remparts d'Adrien, Le Jardin des absents,
ont connu un très grand succès. Avec Monsieur
de Lyon, sans rien renier des sortilèges qui marquent
son écriture et sa personnalité, elle nous donne
une uvre tout à fait différente, un roman
vif, fougueux, haletant, qui emporte le lecteur dans un foisonnement
de personnages et d'aventures. Le récit, qui d'ailleurs
part d'un curieux fait historique, caracole comme dans un roman
de Dumas, serpente sur les routes du Tendre et du plaisir à
la rencontre de Casanova, joue avec l'ambiguïté et
le mystère, et mêle avec bonheur l'éclat
souriant de la vie à la violence des sentiments.
5 euros (code
de commande : 9819).
AVRIL
(Nicole)
La première alliance. Roman. Paris, Flammarion,
1986. In-8° broché, 291 p., jaquette, exemplaire dédicacé
par l'auteur à Jean Tordeur.
En quatrième
de couverture :
Sonia Salzères est de retour. Son père,
le grand soyeux lyonnais, revit soudain. Elle a découvert
le monde, connu le plaisir de quelques étreintes... Qu'importé
tout cela ? Leur alliance aussitôt se ressoude, intacte,
sans faille.
Seuls survivants d'une dynastie ravagée
par la guerre et les haines, le père et la fille n'ont
cessé de vivre une passion réciproque, jalouse
et inaccomplie. Autour de ce couple ambigu, d'autres êtres
tentent d'exister, de participer à leur entente ou de
briser cet amour des origines. N'est-ce pas en vain ?
Les cernant tous, Lyon, belle et ombrageuse,
la cité des passions tues, exacerbées.
Qu'est donc cette première alliance
qui unit le père et sa fille ? Une fatalité
tragique et innocente qui écrase les uns et fait courir
les autres à leur propre perte ? Une prison ?
Ou bien un bonheur fou ?
9 euros (code
de commande : 9818).
AXELARD (Catherine) L'homme au car
VW blanc de ma jeunesse. Roman. Paris, Gallimard, 1988.
In-8° broché, 143 p., exemplaire en très bel
état malgré le dos insolé.
En quatrième
de couverture :
« Aujourd'hui que l'homme au car
VW blanc de ma jeunesse est devenu l'homme à la R 25 gris
métallisé et aux costumes d'une coupe impeccable,
il faudra bien parler des Corbières où je lui avais
rendu visite, de la petite rue parisienne où Lena n'avait
jamais cessé d'habiter, et de l'escalier de bois terne
en haut duquel se trouvaient l'appartement incognito et le petit
passage secret que je n'ai jamais franchi. »
6,50 euros
(code de commande : 9821).
AYMÉ (Marcel)
La Jument Verte. Deux
cent soixante-sixième édition. Paris, Gallimard,
1943. In-8° broché, 303 p., bel exemplaire non
coupé.
9 euros (code
de commande : 14940).
AYMÉ (Marcel)
Travelingue. Roman.
Trente-neuvième édition. Paris, Gallimard, 1942.
In-8° broché, 263 p.
4 euros (code
de commande : 14941).
AYMÉ (Marcel)
La Vouivre.
Paris, Gallimard, 1959. In-8° reliure toilée et Rhodoïd
d'éditeur, 251 p., dos passé, (collection
« Soleil », n° 32),
exemplaire numéroté, en très bel état.
10 euros (code
de commande : 14903). |