LITTÉRATURE FRANÇAISE

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Cette page contient les nouvelles entrées de la section « Littérature française »
ainsi que les ouvrages des auteurs dont le nom commence par la lettre « A ».
Les ouvrages sont classés par ordre alphabétique de nom d'auteur.
Les biographies sont classées au nom de l'auteur étudié.

 

Nouvelle(s) entrée(s)

 

[BARBUSSE (Henri)]. Henri Barbusse. Écrivain et révolutionnaire. Paris, Éditions Sociales Internationales, 1935. In-8° agrafé, 44 p., un portrait en frontispice, rousseurs à la couverture, rare.
Table des matières :
   - Témoignages de J. Staline, Romain Rolland, Maxime Gorki, André Gide, Georges Dimitrov, Marcel Cachin, André Marty, Paul Vaillant-Couturier, Karl Radek, Michel Koltsov, Jean-Richard Bloch, Francis Jourdain, Victor Margueritte, Heinrich Mann, Martin Andersen-Nexö.
   - Dernières entrevues avec Barbusse :
      I. Michel Koltsov.
      II. Stefan Priacel.
   - Pravda.
   - Biographie.
   - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 26171 - vendu).

 

GUYOT (Charles) — La légende de la ville d'Ys d'après les anciens textes. Paris, Piazza, 1982. In-8° broché, 148 p., exemplaire en très bel état.
Avant-propos :
   La submersion de la ville d'Ys, advenue au Ve siècle, n'a pas eu la fortune d'inspirer plus tard un Chrestien de Troyes et de prendre place dans le trésor immense des romans du Moyen Âge.
   Ni la douce Marie de France chantant la départie amoureuse de Gradlon, ni le moine Albert de Morlaix narrant, dans la Vie des Saints de la Bretagne armorique, la juste perdition de la cité maudite, n'auraient sauvé leurs héros de l'oubli. Mais la tradition populaire, profondément attachée à son patrimoine poétique, n'a pas laissé périr la plus tragique de ses fables.
   Nous avons fait leur part, dans ce récit, aux différentes versions de la légende, en donnant à celle-ci tout le développement que méritent son importance et sa beauté.

12 euros (code de commande : 26159 - vendu).

 

MAURON (Marie) — Les Rocassiers. Illustrations de Jacques Boullaire. Paris, Laffont, 1945. In-4° en ff. sous chemise et étui (proprement restauré avec de l'adhésif) d'éditeur, 126 p., 19 illustrations (1 frontispice, 7 grandes vignettes dans le texte, 7 lettrines et 4 culs-de-lampe), exemplaire numéroté sur vélin de Rives (n° 184).
Ce recueil contient :
   - La solitude.
   - Maria-de-la-Joie.
   - Un astre dans le ciel.
   - Le premier.
   - Le verger et le clos.
   - L'âne des femmes.
   - Le vieil amandier.

25 euros (code de commande : 26167).

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ABA (Noureddine) — Montjoie Palestine ! ou L'an dernier à Jérusalem. Poème dramatique. Préface de Jack Daumal. Avec un témoignage de Jean-Luc Combaluzier. Honfleur, Oswald, 1970. In-12 collé, 69 p., (collection « Théâtre Africain », n° 10), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Noureddine Aba est né en 1921 à Sétif (Algérie) où il a fait ses études secondaires. Après une année de droit, il se tourne vers le journalisme. Stagiaire au Procès de Nuremberg. Collabore à de nombreux journaux et revues dont Présence Africaine où a paru son œuvre poétique la plus récente La Toussaint des Énigmes que Jean Pelegri définit, dans sa préface, comme « le chant de la souffrance dominée » et qui a fait écrire à J. Levi-Valensi et J.-E. Bencheikh (Diwan Algérien) : « Par son verbe, le poète a franchi toutes les frontières, effacé tout concept racial, confondu en un seul Dieu toutes les religions, pour faire appel du sort injuste que la violence impose aux siens. » Voilà qui pourrait aussi caractériser Montjoie Palestine ! dont Jack Daumal dit que s'il s'agit d'un « réquisitoire qui vient d'en haut, cette œuvre veut aussi présenter la question juive, si mal connue des masses, dans son ensemble ». Noureddine Aba a vu plusieurs de ses pièces jouées à l'O.R.T.F. Il est actuellement responsable de l'association « Présence de la Palestine ».

6 euros (code de commande : 14861).

 


ABSIRE (Alain) — Jean S. Roman. Paris, Fayard, 2004. In-8° collé, 583 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
   Le 8 septembre 1979 à Paris, deux motards découvrent le corps de Jean Seberg enroulé dans un plaid au fond d’une voiture. La jolie Patricia d’À bout de souffle est morte depuis dix jours.
   Vingt-cinq ans plus tard, Alain Absire, qui a connu l’actrice dans les dernières années de sa vie, écrit le roman tragique de l’égérie de la nouvelle vague, vedette de trente-huit films entre 1957 et 1979, partenaire de Jean-Paul Belmondo, Sean Connery et Clint Eastwood, amie des frères Kennedy et d’André Malraux.
   Tout commence par l’enfance d’une petite campagnarde qui rêve de gloire entre le drugstore paternel et les vastes plaines du Middle-West. Générosité à fleur de peau, goût précoce pour le théâtre, fascination pour Marlon Brando et Marilyn Monroe... Comment l’éducation luthérienne qu’elle a reçue l’aurait-elle préparée au mirage hollywoodien ? On connaît la légende : à dix-sept ans, Jean est choisie parmi dix-huit mille candidates pour jouer le rôle de Jeanne d’Arc dans un film d’Otto Preminger. Mais on ignore que, dès lors, cette fulgurante notoriété s’accompagne d’une lente descente aux enfers.
   Au fil des années, ses amours chaotiques, ses quatre mariages, son engagement aux côtés des Black Panthers, la haine implacable du FBI, la mort sordide de sa petite fille métisse, sa lutte contre l’alcoolisme et l’abus des neuroleptiques, entament sa raison. Obsédée par la volonté d’être parfaite et bonne envers le monde entier, Jean voit peu à peu son idéal s’effriter face à l’indifférence et au cynisme. Un séjour de trop en hôpital psychiatrique et une ultime liaison fatale achèvent de la détruire.
   Dans ce roman, aussi émouvant que lucide, entre intimité et image publique, Alain Absire met à nu la vérité d’une star déchue, morte à quarante ans dans des circonstances obscures, et restitue ce que fut vraiment l’une des figures emblématiques des années soixante.

13 euros (code de commande : 11017*).


ACREMANT (Germaine) — Ces dames aux chapeaux verts. Comédie en quatre actes, dont un prologue, tirée du roman de Germaine Acremant par Albert Acremant. Paris, Plon, 1929. In-8° broché, 122 p., couverture défraîchie.

5 euros (code de commande : 14863).

ACREMANT (Germaine) — Une petite qui voit grand. Paris, Plon, 1931. In-8° broché, 248 p.

5 euros (code de commande : 14942).

ACREMANT (Germaine) — Une petite qui voit grand. Paris, Plon, 1940. In-12 broché, 252 p., (collection « Nouvelle Bibliothèque Plon », n° 73), exemplaire en bel état.

6 euros (code de commande : 14862).

 


ADAMOV (Arthur) — Paolo Paoli. Paris, Gallimard, 1957. 5e édition. In-12 broché, 286 p., (collection « Le Manteau d’Arlequin »).
En quatrième de couverture :
   Le Ping-Pong annonçait un renouvellement de la dramaturgie d'Arthur Adamov. Au lieu des archétypes ou des figures oniriques qui peuplaient jusqu'alors son théâtre, les personnages du Ping-Pong témoignaient tous, à des degrés différents, d'une réalité sociale. Avec Paolo Paoli, ce renouvellement s'accomplit. Au Ping-Pong faisait encore défaut une société précise. Nous la trouvons maintenant dans Paolo Paoli : c'est la société de notre prétendue « belle époque ».
   Paolo Paoli n'est pas, bien sûr, une de ces pièces dites historiques où l'histoire ne sert que de prétexte à l'amusement ou au dépaysement du spectateur complice. À travers ses personnages qui, au départ, peuvent paraître frivoles, c'est la réalité sociale et historique elle-même de cette époque commencée en opérette et terminée en tragédie, par la guerre de 1914, que l'on reconnaîtra. Le trafic des plumes et des papillons révèle ici un autre trafic : celui des hommes, de leur travail, de leur temps et de leur sang.
   Ainsi à la comédie d'un langage petit-bourgeois qui se donne libre cours, répond un drame réel, daté et pourtant toujours actuel : celui d'un monde où tout s'échange et se vend dans le décor des beaux sentiments et des bonnes intentions.

10 euros (code de commande : 14860).


AFANASSIEV (Valery) Disparition. Roman. Paris, Seuil, 1983. In-8° broché, 377 p., ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Pour décrire une quelconque œuvre, qu'il s'agisse d'un haïku ou d'À la recherche du temps perdu, il faudrait composer une œuvre de plus ; pour décrire. cette nouvelle œuvre, il faudrait en composer une troisième et ainsi de suite. Un essayiste-romancier, désireux d'entreprendre cette série infinie, connaîtrait sans doute les souffrances de Vladimir qui reconstitue ici son histoire, à tous les niveaux possibles et imaginables (documentaire, poétique, psychologique, parapsychologique, psychanalytique, symbolique, mythologique, etc.), pour la revivre dans toute son ampleur. La présence de Friedrich von Hohenstaufen, de Wittgenstein, de personnages du théâtre Nô, d'habitants du village Bororo, d'Hélène de Troie... suggère une fertile exploration des existences antérieures.
   Visionnaire malgré lui, Vladimir est entraîné également vers le futur qui subit les conséquences du passé. Il est assis à la même place, en face du même miroir, comme si le cours de l'histoire suivait scrupuleusement la doctrine de l'Éternel Retour. Éternelle dans sa banalité (amour, il part, elle reste, dernier regard, solitude, roulement par terre, roulements de tambours, l'intrigue n'est autre que le canevas d'une spirale. Vladimir semble non seulement réduire le Temps aux dimensions de son fauteuil à bascule, mais, aussi, il se répand dans l'Univers comme s'il avait conçu, à l'instar d'un auteur borgesien, le démesuré! Projet d'écrire un livre où l'univers/ Serait dénombré. Avec un zèle infini/ Il rédigea l'énorme et difficile manuscrit (Borges, La Lune).
   Disparition est un livre d'une virtuosité hallucinante, au sens fort du terme, écrit avec une culture plus occidentale que nos plus extrêmes recherches. 

9 euros (code de commande : 9743).


Affaires de cœur. Textes de Abel Hermant, Abel Bonnard, Colette et Paul Morand. Illustrations d'Hermine David, Jean Berque, Deluermoz et Dignimont. Paris, Nativelle, 1934. In-8° broché, 86 p., 12 illustrations en couleurs hors texte (3 d'Hermine David), 3 de Jean Berque, 3 de Deluermoz et 3 de Dignimont), exemplaire sur vélin d'Arches en très bel état.
Ce volume contient :
   - Le cœur et la littérature, par Abel Hermant, illustré par Hermine David.
   - Le cœur sentimental, par Abel Bonnard, illustré par Jean Berque.
   - Le cœur des bêtes, par Colette, illustré par Deluermoz.
   - Le cœur moteur, par Paul Morand, illustré par Dignimont.

25 euros (code de commande : LF/5983).

 

 

            
Une des illustrations d'Hermine David (p. 16), de Jean Berque (p. 42), de Deluermoz (p. 64) et de Dignimont (p. 72).


AGUÉTANT (Pierre) — Les noces de la terre et de l'amour. Paris, La Pensée Française, 1924. In-8° broché, 222 p., couverture défraîchie.

4 euros (code de commande : 14938).


AHNNE (Pierre) Comment briser le cœur de sa mère. Paris, Fayard, 1997. In-8° broché, 127 p.
En quatrième de couverture :
   Une mère et son fils marchent dans la forêt. C'est une forêt de sapins. Ils avancent sur le bord de la route. Quand une voiture ou un camion arrivent, ils se mettent l'un devant l'autre et marchent sur le bas-côté. Après, ils reviennent sur la route proprement dite.
   Tout en marchant, la mère et l'enfant s'entretiennent du monde, de ses périls et de ses merveilles. Les Noirs sont moins à craindre que les Arabes. Oui, les Noirs, au fond, sont bien braves. Mais est-ce que les Arabes seraient encore pires que les Allemands ? Non, les Allemands sont encore pires que les Arabes.
   Quelle époque est la plus cruelle ? La mère et l'enfant en reviennent souvent à ce débat. Ils discutent pour savoir quelle époque est la plus cruelle ou, plus précisément, si le vingtième siècle est plus cruel que les siècles qui l'ont précédé, ou le contraire. La mère dit que, sous le rapport de cruauté, le vingtième siècle n'a rien à envier aux siècles précédents...

6,50 euros (code de commande : 9744).


AICARD (Jean) Arlette des Mayons. Roman de la terre et de l'école. 1917. Paris, Flammarion, 1917. In-8° demi-basane fauve à coins, dos lisse orné de filets et de roulettes dorés, pièce de titre bordeaux, 294 p., ex-libris Maurice Vander Linden.

   

12 euros (code de commande : 14924).


AJAR (Émile), voir Romain Gary     


ALAIN (voyez à la page Philosophie)

 


 

[ALAIN-FOUNIER]. Lettres d'Alain Fournier à sa famille. (1905-1914). Avant-propos d'Isabelle Rivière. Paris, Émile-Paul Frères, 1942. In-12 broché, 344 p., exemplaire numéroté sur Alfa anglais (n° 512), en grande partie non coupé.

15 euros (code de commande : 14871).

A

ALAIN-FOURNIER et RIVIÈRE (Jacques) — Correspondance. 1905-1914. (Tome 1 : janvier 1905- décembre 1906). Nouvelle édition revue et augmentée. 23e édition. Paris, Gallimard, 1948. In-8° broché, 442 p., bel exemplaire non coupé.

13 euros (code de commande : 14882).


ALECHINE (Ivan) — Paix Blanche et Murmures Noirs. 12 dessins de l'auteur. Paris, La Différence, 1979. Grand in-8° broché, 127 p., illustrations, (collection « La Planète Confuse », n° 5), ex-dono à la page de faux-titre et petites décharges d'adhésif aux pages de garde, épuisé.
Ce volume contient :
   - Seule la mort fait bouger.
   - Sans alcool.
   - Baby Peguy Titatata.
   - De pas dans les terres du matin.
   - Pretty Pretty Death.
   - Saisons d'instants.
   - Retour dans la ville.
   - Nous sommes.

25 euros (code de commande : 19008).


ALFROY (Jean-Marie) — La fugue du père. Roman. Paris, Gallimard, 1984. In-8° broché, 178 p., exemplaire en parfait état avec un hommage de l'auteur à Pierre Maury.
En quatrième de couverture :
   Âgé, veuf, isolé et malade, Gabriel a fini par céder aux instances de son médecin, et par entrer à l'hôpital où on le soumet à des examens interminables. Et voici que tout à coup le fantôme de sa tante Stéphanie lui apparaît, et lui conseille de prendre la fuite. Gabriel a toujours eu confiance en Stéphanie, qu'il a aimée dès son adolescence, et dont sur le tard il a même été l'amant. Alors Gabriel s'échappe, et entreprend de rentrer à pied dans son village. Voulant couper par la forêt, il y mourra d'épuisement mais libre et réconcilié avec lui-même, avec la vie...
   L'équipée de Gabriel est entrecoupée du récit de ses souvenirs, ceux d'une existence modeste et même obscure, sur laquelle Stéphanie a semé un peu de rêve et d'imprévu. Le coup de tête du vieil homme va' avoir en même temps des répercussions sur l'existence également monotone de sa fille et de sa petite-fille, amenant une crise qui mûrit la première et permet à l'autre de découvrir l'amour.
   Le raccourci de la forêt, pris par le vieil homme, est finalement un chemin initiatique où l'on retrouve la mémoire du corps et du cœur, le bonheur et la tristesse, la solitude et le partage.

7 euros (code de commande : 9756).


ALISIER (Jacques) — La dame hors de saison. « Journal de Satsuko » Roman. Paris, Seuil, 1989. In-8° collé, 389 p., dos passé.
En quatrième de couverture :
   Au cœur d'un merveilleux jardin japonais, un palais shinden, architecture paradisiaque du XIe siècle. Un gouverneur chenu, en ce palais provincial. Esthète fou. Et malade, horriblement. Et puis, Satsuko, sa blanche épouse de douze ans...
  Dans son journal, Satsuko calligraphie ses peines et ses joies. Son ennui. Son inavouable dégoût pour ce vieil époux malade et pervers. Et son rêve poignant : partir ! Voir Heian Kyô, et la Cour impériale...
   Mais sur l'ésotérique jardin où s'amarrent la nuit des navires imaginaires, les jours et les saisons passent si lentement que le temps semble s'immobiliser. Et Satsuko se prend à douter. Mille signes nourrissent son inquiétude. Rêves étranges que lui soufflent les esprits du jardin, étonnants présages, curieux conciliabules surpris derrière des paravents, peintures secrètes qu'elle découvre dans l'ombre du Dozo. Et puis, dans les fumées du vin de riz, qu'ils ont d'étranges manières les invités du gouverneur !
   Bientôt, il bascule, l'univers édénique du palais et, tandis qu'une sourde décomposition travaille les personnages et les lieux, dans des fêtes fastueuses, le gouverneur pourrissant et parfumé s'avance en grand apparat vers son but inavoué. Le dessein tortueux du seigneur Hatsuhira, Satsuko le découvrira-t-elle ?
   Par-delà un suave « journal poétique » japonais traditionnel, un roman diabolique d'une grinçante modernité.

9 euros (code de commande : 9757).


ALMIRA (Jacques) — Le Passage du Désir. Paris, Gallimard, 1978. In-8° broché, 232 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
   Si Jacques Moreau, jeune écrivain français, se laisse emporter par la passion de Gina Joker, éblouissante star de cinéma, c'est qu'il cherche à faire vivre l'obsession de son adolescence : être l'amant de Marilyn Monroe. Sans cesse le visage de l'actrice défunte s'interpose entre Jacques et Gina. Comme sous l'effet d'un obscur maléfice dont Hollywood serait le lieu, le jeu qui s'établit entre les deux êtres se déchaîne jusqu'à la tragédie.
   Sous l'alternance du soleil et des sunlights cette femme de trente-six ans, fouettée par l'angoisse de vieillir, terrifiée par la perspective de sa déchéance physique, s'interroge sur la vieillesse. Harcelée par la solitude physique et morale, la misère matérielle qui point déjà derrière la gloire, elle fait au cours de cet étrange mois d'août californien, le bilan de sa vie. Gina, abandonnée de tous, s'enfonce de plus en plus sauvagement dans les poisons de l'autodestruction : les somnifères, l'alcool, les amphétamines, une atroce impudeur physiologique.

4 euros (code de commande : 9758).

ALMIRA (Jacques) — Le Salon des Apogées ou la vie du prince Eugène de Savoie. Roman. Paris, Le Grand Livre du Mois, 1998. In-8° sous reliure souple d'éditeur, 361 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Eugène de Savoie (1663-1736), déçu dans ses ambitions par Louis XIV, offre alors ses services à Léopold, empereur d'Autriche. Il s'illustre dans le métier des armes, puis dans l'art de la diplomatie. Il sera ministre de la Guerre en 1700. Son intrépidité le rend célèbre. Dans toute l'Europe, le nom d'Eugène est synonyme de gloire. Richissime, populaire, esthète, il emploie ses quartiers d'hiver à faire construire, décorer et meubler de somptueux palais.
   Jacques Almira, biographe éclairé et romancier de l'Histoire  – La fuite à Constantinople (prix des Libraires 1987), Le bal de la guerre –, n'en est plus à son coup d'essai. À l'égal d'un historiographe de l'époque qui aurait suivi le prince Eugène comme son ombre, il propose ici, dans la langue du XVIIIe siècle, le portrait d'un personnage exemplaire doublé d'une fresque détaillée de la vie européenne du temps.

4 euros (code de commande : 14939).

ALMIRA (Jacques) — Le voyage à Naucratis. [Roman.] Paris, Gallimard, 1975. In-8° broché, 550 p., (collection « Le Chemin »).
En quatrième de couverture :
   Peut-on raconter selon les règles de la logique et de l'ordre mental la mécanique d'un corps ? Cela est impossible, et c'est tant mieux. La fureur attentive et joyeuse de celui qui s'observe lui-même de jour en jour, d'heure en heure, peut ainsi exploser à son aise.
   Le premier roman de Jacques Almira, jeune écrivain-sorcier possédé par la splendide et inguérissable maladie du discours, permet au lecteur d'accéder à son corps bourré d'organes, d'artères et de veines, de paquets de nerfs à vif. On ne peut que se laisser aller au flux sans commencement ni fin de cet admirable délire fonctionnel en suivant dans son voyage Jil le narrateur, substitut du Je et du Il. On ne peut que lui accorder foi, car il est vérité géniale, humour, lucidité mordante, et par-dessus tout jouissance.
   L'aventure de Jacques Almira nous entraîne au coeur de la littérature. L'auteur dit quelque part que son inconscient est une bibliothèque. Tandis que son livre s'élabore sous nos yeux, mille lectures viennent s'y réfléchir. Toute littérature, ici, est mise en scène dans un formidable jeu, fait de liberté et de hardiesse.

6 euros (code de commande : 9759).


AMAR (Marlène) — Des gens infréquentables. Roman. Paris, Gallimard, 1996. In-8° broché, 142 p.
En quatrième de couverture :
   Ils étaient juifs. Ils étaient nobles. Ils étaient princes, mécènes et bienfaiteurs. Chassé du Touat puis du Tafilalet, ils s'étaient réfugiés à Colomb-Béchar, aux confins du désert, et y avaient trouvé comme un peu de bonheur. Puis l'ardeur guerrière des hommes les ont une fois de plus obligés à partir et ils se sont installées en France.
   Après La femme sans tête, Marlène Amar recompose ici le monde bigarré, insolite et sauvage de ces voyageurs involontaires. Un mone aujourd'hui englouti, laminé par l'exil, le froid, le silence et la tiédeur ambiante des sentiments. Des gens infréquentables est son deuxième roman.

6,50 euros (code de commande : 9760).

 

 


 

AMIOT (Yves) — Les diamants de l'Argonne. Roman. Paris, Flammarion, 1988. In-8° broché, 189 p., (collection « Rue Racine »).
En quatrième de couverture :
   Le 20 septembre 1792, à Valmy, la vieille armée royale remporte la dernière victoire de la monarchie française. Cette bataille, où les adversaires se sont entendus d'avance, entraînera néanmoins la retraite de l'armée prussienne, sauvera la France de l'invasion et la Révolution de l'effondrement.
   Deux grands fauves dominent la scène : Dumouriez en Champagne, Danton à Paris. Pendant qu'un jeune avocat orgueilleux et candide, Billaud-Varenne, négocie avec le roi de Prusse et le duc de Brunswick, Danton organise, à Paris, les massacres de Septembre. Les stratagèmes et le sang.
   Des Diamants de l'Argonne se dégage une méditation terrible sur le pouvoir, les épreuves qu'il inflige à ceux qui veulent s'en saisir et le piège éternel qu'il tend aux esprits trop chimériques. La densité du récit et l'efficacité de l'écriture en font un roman historique exceptionnel.

5 euros (code de commande : 9761).


ANDRÉ (Philippe d') — Le cabanon. Roman. Paris, Laffont, 1980. In-12 broché, 288 p., ouvrage épuisé chez l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   « La maison était située à quelques kilomètres de Briancourt. » Phrase première, phrase-appel, phrase-cellule. Née d'une même pulsion, se déroulant d'une même coulée, une double aventure s'inaugure, celle du langage et celle du récit. L'écriture se développe au gré de ses mutations propres, sur le modèle d'une composition musicale. Mais ce déploiement est aussi narration. La maison écartée est un cabanon cerné de ronces. Un homme y soigne sa jambe malade. Il vit dans la hantise d'un cambriolage et, continuellement aux aguets, fortifie son territoire tandis que l'agresseur rôde...
   L'unité sensible du livre, cependant, ce par quoi il nous atteint et nous arrime, se tient en deçà, par en bas si l'on peut dire, et s'alimente à ce creuset originel où l'inconscient bat comme un cœur et projette ses images. Le travail de variation qui s'exerce sur l'écriture engendre un ralentissement du temps, où les gestes, les événements, les sensations se décomposent et s'amplifient jusqu'à l'étrange, jusqu'au fantastique, tels ces insectes familiers que le grossissement optique restitue à une sorte de barbarie native. Le récit se creuse, s'alourdit – comme la jambe malade du héros. L'envahit peu à peu la révélation progressive d'un Invisible où les antagonismes s'exaspèrent avant de se résoudre...
   Ainsi la démarche de Philippe d'André nous conduit-elle, tout naturellement, de l'ordre des mots, dans leur impassibilité apparente, au mystère brûlant des choses et du monde : s'il est un itinéraire littéraire exemplaire, c'est bien celui-là...

5 euros (code de commande : 9762).


ANGER (Henri) L'An quarante. Roman. Paris, Grasset, 1980. In-8° broché, 189 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   L'an quarante, c'est en plein exode que le narrateur le connaît, tandis que les blindés allemands foncent sur les routes encombrées de réfugiés. La guerre l'a surpris, en train de faire son métier de colporteur en livres érotiques, les œuvres de Nerciat et de Sade dans sa musette. Il s'est refusé à être soldat : ne devant sa vie qu'à une femme, il ne tient pas à la donner à une « Mère Patrie » à laquelle il ne croit pas. In ne croit d'ailleurs à rien : ni aux autres ni à lui-même.
   Puis, un jour, dans le troupeau qui se presse sur les chemins de Touraine, il vient au secours d'une toute jeune fille, Marietta, qui est sourde et muette. Au cœur de cette tragédie où règnent la peur et l'égoïsme, cet homme de trente-cinq ans est bouleversé par l'adolescente sereine et confiante que, bientôt, la Croix-Rouge va lui enlever. C'est alors qu'il connaît des jours et des nuits aux confins du rêve et de la réalité. Une réalité elle-même insolite. Il rencontre cinq jeunes femmes, employées du Trésor que leur administration « replie » sur Angoulême : Evelyne, Mathilde, Bertrande, Marie-Louise, Emma. Il y a aussi Tadeusz, jeune juif natif de Cracovie, spécialiste en renards argentés qui tenait boutique quartier du Sentier et veut partir pour l'Amérique...
   Avec ses compagnons de hasard et quelques autres, Henri continue, à pied, à bicyclette ou en train, passant du lit d'une fermière à des chambres d'auberge, sa petite épopée personnelle. Retrouvera-t-il Mariette, dont le fantôme, le fantasme le hantent ? A-t-elle été sa maîtresse ? A-t-elle seulement existé ? Pour l'instant, rendu à sa solitude, alors que les troupes allemandes l'ont ratrappé dans sa course absurde, il suspend à son cou un éloquent écriteau : « sourd et muet »...
   L'An quarante est un roman à mi-chemin du témoignage et du délire, de l'introspection impitoyable et de l'impressionnisme nervalien, du nihilisme goguenard et de l'effusion sentimentale. Une histoire d'amour. Une histoire de brigands. Une histoire à rêver debout.

5 euros (code de commande : 9765).

ANGER (Henri) Chatte allaitant un ourson. Roman. Paris, Grasset, 1979. In-8° broché, 182 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Précédé d'une chatte blanche, nommée Prudence, qu'on dirait échappée de chez Lewis Carroll, un collégien fugueux erre dans les bois, en pleine nuit. Après des années de solitude, l'adolescent n'a plus supporté, soudain, le pensionnat de province où il se morfondait. Fils unique et naturel d'une ballerine fantasque, pour qui la maternité s'est vite réduite à des retrouvailles épisodiques, des vacances éclair avec « son ourson », entre deux tournées lointaines, il a toujours souffert de ces perpétuelles éclipses. Même la correspondance qu'il entretient avec sa mère vagabonde et adorée n'a pas suffi à combler distance ni malentendus. Avec une tragédie manuscrite, les Métamorphoses d'Ovide et le précieux paquet des lettres maternelles dans sa besace, le voici en chemin : l'aventure – et Prudence – l'attendent au coin d'une maison apparemment inhabitée...
   Presque ingénu – mais comment ne pas l'être quand on écrit son premier roman à soixante et onze ans – Henri Anger a retrouvé la justesse de ton du Grand Meaulnes pour conter une histoire qui fait tout de suite rêver. La poésie, l'insolite, le charme de l'enfance, le sens du mystère y sont intégrés au réel avec la force d'évocation que seuls possèdent les livres nés de la tendresse ou du souvenir, et tout lecteur entend battre aussitôt son cœure d'enfant, miraculeusement ressuscité.

5 euros (code de commande : 9766).

ANGER (Henri) Une petite fille en colère. Roman. Paris, Gallimard, 1982. In-8° broché, 161 p.
En quatrième de couverture :
   À huit ans et demi, Angelina ouvre sur l'existence un regard naïf et hardi. Malgré sa mère qu'elle adore, son père qu'elle aimerait s'il était accessible, ses frères et sœur qui sont ses aînés de près de dix années, elle se sent étrangère dans la maison de Saint-Jean-les-Grands-Bois où les circonstances de la vie veulent qu'elle soit souvent livrée à elle-même, c'est-à-dire à un bon et mauvais petit diable. Logicienne, prenant tout à la lettre, elle s'imagine qu'elle est la fille du facteur ou la petite-fille d'Attila. Elle s'éprend d'un poney, dévaste la pelouse à laquelle son père consacre ses dimanches, se rend coupable de larcins tout à fait fous dans des supermarchés, et cela jusqu'au jour où Wladimir et Hilda, ses parents qui sont sur le point de se séparer, la confient, dans un esprit de démission, à une tante et à des cousines de province qu'elle déconcerte ou épouvante.
   Sa mère, ayant décidé de reprendre sa liberté et de travailler, s'installe avec elle en grande banlieue. Avec une assurance et un courage associés à beaucoup d'imprudence, l'enfant s'efforce de conquérir ou de reconquérir cette « mère à problèmes » qui la confiera, en désespoir de cause, à la femme d'un garde-forestier. Grâce à sa patience et à sa résolution, la petite rebelle trouvera pour finir le chemin d'un cœur.
   De façon drôle et émouvante, la voix menue d'Angelina plaide à sa manière pour les droits de l'enfance.

5 euros (code de commande : 9764).


ANGLADE (Jean) La foi et la montagne. Roman. Paris, Laffont, 1985. In-8° broché, 242 p., (collection « Bibliothèque Romanesque »), dos insolé, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Depuis dix ans, Arsenio Hernandez – riche notable d'une petite île des Philippines – a perdu le sommeil. Exactement depuis que, pendant la guerre, les Japonais l'ont contraint à un triple crime. Pour distraire sa conscience, en même temps que pour accroître sa fortune, don Arsenio conçoit le projet de construire une route qui atteindra le sommet d'un volcan, le Banlaon. Folle entreprise où il perdra quarante livres de sa chair, sa famille, ses biens, sans pour autant trouver la paix de l'âme. Il lui faut une pénitence exemplaire. Il lui reste à sanctifier cette route. Le triple chemin de croix de don Arsenio est commencé...
   « Jean Anglade a le génie de la belle histoire. De l'histoire pour elle-même, à laquelle on croit comme on croit à un fait divers apporté par l'actualité – une histoire qu'apporté le colporteur, que le trouvère vient chanter, que le conteur arabe interrompt pour ramasser des sous... Ici, je pense à Lord Jim, de Conrad ; même sujet : le remords et le rachat... C'est admirable. » (Alexandre Vialatte.)

5 euros (code de commande : 9768).


ANGOT (Christine) — L'inceste. Paris, Stock, 2000. In-8° collé, 207 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   « Toujours m'appuyer sur des choses annexes, faire des rapprochements, depuis que j'écris, il y a toujours eu d'autres voix, d'autres textes, d'autres choses, un autre angle sous lequel j'essaie de me montrer. Moi et autre chose, toujours. Il faut que je compte sur moi maintenant, le plus proche, le plus réel, pas grand-chose, avec l'inceste je ne peux pas nie sentir grand-chose, le corps, la vie, le lieu où je vis, la comédie que je me joue, dans mes angoisses mes crises de larmes, mes coups de fil, mon intelligence, etc., toutes mes limites, être juste sur ma limite, m'appuyer dessus, comme à la rampe qui monte chez l'avocat. Que tout le monde la voie, ma nullité, mon rien, mon minimum d'être humain, le tout petit écrivain que je suis. »

8 euros (code de commande : 14921).

ANGOT (Christine) — Léonore, toujours. Roman. Paris, Stock, 1997. In-12 collé, 155 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   « J'ai donné la vie. Ça m'a tuée, j'en avais une seule. Je n'écris plus. Depuis aujourd'hui. Ça, ça ne s'appelle pas écrire, ça s'appelle marquer. Je marquerai chaque jour quelque chose sur elle, au moins une ligne. Il n'y a qu'elle. Que ça. Que ça. Qui m'a tuée. »
   « Évidemment tout est vrai. Intime. J'ai décidé de publier mais ça reste vrai. Quand dans ces pages je confie un baiser comme place Garibaldi ou, radicalement différent, mes problèmes pour chier, surtout expulser, Auschwitz l'accouchement, mon vagin avec le nerf dans la couture et le sexe de Léonore, c'est comme dans l'amour quand on parle avec des mots vaches et les caresses de seins ou d'autres. Hors du lit, comme hors du livre. Fermé on n'en parle plus. Entre vous et moi c'est fait pour être lu. Le premier qui me dit « alors ce baiser place Garibaldi ? », je le tue. »

5 euros (code de commande : 14922).


ANISSIMOV (Myriam) L'homme rouge des Tuileries. Roman. Paris, Julliard, 1979. In-8° broché, 176 p., dos insolé, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
Sur la couverture :
   Paris déserté. L'été.
   Les Tuileries, le Palais-Royal. Simson et Rebecca vivent ensemble depuis longtemps déjà. Elle s'éloigne de lui, il le sait, il erre à sa recherche quand elle s'en va ou tente de l'atteindre quand elle s'étend près de lui. Mais elle lui échappe, elle s'ennuie et fuit cet homme infirme qu'elle n'a sans doute jamais aimé mais qui fut un refuge.
   Un matin de chaleur moite, elle rencontre l'homme rouge des Tuileries. Dès l'instant où elle l'aimera, il deviendra pour elle mystère et silence, elle tremblera de le perdre comme Simson craint d'être quitté par elle. Ainsi va l'amour, toujours inégal car le « demandé » ne se retourne jamais vers le « demandeur ». La rencontre est improbable sinon impossible. Pour chaque couple, l'abandon ou la mort – les deux ensemble parfois – sont au bout du chemin.
   Les personnages de Myriam Anissimov n'ont plus de lien sur la terre, ils vont à la dérive en emportant leur mémoire et leur pesante culpabilité d'avoir survécu à l'holocauste.
   Orphelins de parents et d'enfants, isolés dans un monde hostile, ils sont à jamais solitaires. Seuls la tiédeur et la douceur de la chair et le bref plaisir des sexes joints rompent pendant quelques instants la solitude de ces naufragés.

7 euros (code de commande : 9769).

ANISSIMOV (Myriam) La soie et les cendres. Paris, Payot, 1989. In-8° broché, 345 p., (collection « Roman »), exemplaire du Service de Presse.
En quatrième de couverture :
   Il y a une guerre qui ne s'achèvera jamais : c'est celle que Hannah Kaganowski mène contre elle-même. Faut-il choisir entre le passé et le présent, le français et le yiddish, la mort anonyme et l'inexplicable survie ?
   Autant de questions inguérissables comme les blessures infligées aux siens. Élevée dans la soie, Hannah porte secrètement le deuil de son peuple dont les cendres sont mêlées à la terre polonaise.
   Quant à l'autre guerre, qui se mène en dentelles, elle connaît parfois une trêve, pour une nuit, pour un jour. Mais lorsque Hannah rencontre Moskovitch, le musicien, et son maître Sylviu, c'est l'éblouissement. Dans l'univers de la musique, Sylviu l'affirme, le temps, la souffrance et la mort sont abolis.
   Grave, étincelant, léger, ce roman suit l'itinéraire intérieur d'une jeune femme qui, de Paris à New York, de Varsovie à Jérusalem, de Munich au mont Moab, quitte un moment l'Histoire pour entrer dans sa propre histoire.

7 euros (code de commande : 9770).


ANOUILH (Jean) Becket ou L'Honneur de Dieu. Paris, La Table Ronde, 1965. In-8° broché, 209 p., (collection « Théâtre »), exemplaire en très bel état.

5 euros (code de commande : 14954).

ANOUILH (Jean) Pièces costumées. L'alouette - Becket ou l'Honneur de Dieu - La Foire d'empoigne. Paris, La Table Ronde, 1960. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 371 p., dessins de couverture de jean-Denis Malclès, édition originale de La Foire d'empoigne avec sa bande d'annonce, bel exemplaire.

13 euros (code de commande : 14923).

ANOUILH (Jean) — La vicomtesse d'Eristal n'a pas reçu son balai mécanique. Souvenirs d'un jeune homme. Paris, La Table Ronde, 1987. In-8° collé, 190 p., exemplaire du Service de Presse.
En quatrième de couverture :
   Jean Anouilh se défend d'avoir voulu écrire ses mémoires. Il n'est pas Saint-Simon, dit-il, ni Chateaubriand qui n'hésitait pas à embellir les épisodes de sa vie. Il est Jean Anouilh, tout simplement, l'homme de théâtre le plus présent sur nos scènes depuis cinquante ans.
   Il nous a fait rire, pleurer, il nous a serré la gorge. Nous avons vécu avec lui, et pourtant nous le connaissons à peine cet homme discret, effacé derrière son œuvre. Dans la Vicomtesse d'Eristal n'a pas reçu son balai mécanique il soulève un coin du voile. Ce n'est pas pour nous éblouir, c'est par un petit coup de tendresse moqueuse pour le jeune homme qu'il a été et qui découvrait la vie un peu à la manière d'un Buster Keaton. Il avoue avoir du mal à se reconnaître dans ce personnage ballotté par la vie, aux prises avec ces monstres pas toujours sacrés que sont les comédiens et les directeurs de théâtre, mais nous, nous savons bien que c'est déjà lui avec ses modesties et ses certitudes. Après tout, le monologue c'est encore du théâtre. Le rideau se lève sur une scène à peu près nue. Une petite fille dort dans une valise. Son papa écrit et n'a pas de quoi payer son loyer, mais sur la table s'accumulent les manuscrits peuplés de tous ces personnages qui ont accompagné sa vie imaginaire et sa vie réelle. L'homme de théâtre est un magicien.

6 euros (code de commande : 14966).

 


APOLLINAIRE (Guillaume) — Le Guetteur mélancolique. Préface d'André Salmon. Frontispice de Picasso. Poèmes inédits. Paris, Gallimard, 1952. In-12 sous cartonnage illustré d'après la maquette de Paul Bonet, Rhodoïd, 149 p., exemplaire numéroté sur vélin Labeur (n° 1019), en très bel état.

120 euros (code de commande : 22999).

 

APOLLINAIRE (Guillaume) Textes inédits. Avec une introduction de Jeanine Moulin. Genève - Lille, Droz - Giard, 1952. In-8° broché, XVIII, 194 p., (collection « Textes Littéraires Français »), étiquette et cachet de bibliothèque à la couverture, cachet de bibliothèque aux pages de titre, V, VII et 3.

6 euros (code de commande : 14967).

 

[APOLLINAIRE (Guillaume)]. PIRON (Maurice) — Guillaume Apollinaire et l'Ardenne. Frontispice de Jean Cocteau. Postface de Marcel Thiry. Bruxelles, Jacques Antoine, 1975. In-8° broché, 123 p., illustrations, exemplaire non coupé.
Avant-propos :
   Ce petit volume réunit trois études distinctes mais convergentes. Elles se proposent d'éclairer sous ses diverses faces l'une des périodes marquantes de la jeunesse d'Apollinaire.
   De ces trois études, la première seule est entièrement inédite. La deuxième, Le Cahier de Stavelot, est reprise, avec peu de changement, au Bulletin de l'« Académie royale de langue et de littérature françaises » où elle a paru dans le tome 36 avant d'être réunie à un article de Marcel Thiry Apollinaire Spadois ? dans un tirage à part intitulé Deux notes sur Apollinaire en Ardenne.
   Le troisième de ces textes est le remaniement d'une contribution donnée aux « Mélanges de linguistique française offerts à M. Charles Bruneau » où sont intégrés les éléments d'une note, Apollinaire et le wallon publiée dans le tome 30 de la « Revue de littérature comparée ».

20 euros (code de commande : 19718).


APPERY (Yann) Diabolus in musica. Roman. Paris, Grasset, 2000. In-8° broché, 318 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   «  Je ne suis pas en mesure de dire combien de ces jours affreux s'écoulèrent où le métronome battait en brèche mon âme vide comme l'éternel mendiant que je voyais, matin et soir, battre la semelle sur les quais. Quant aux nuits, elles ne donnaient pas cher de ma peau. Mes rêves étaient comme des étaux. Je ne pouvais m'en échapper qu'en me réveillant, parfois dans un cri. »
   Composer cet air qui l'obsède est le but que Moe Insanguine poursuit depuis qu'il a découvert, enfant, le Diabolus in musica, cet intervalle rebelle, qui, du Moyen Âge à l'ère du jazz, sème la discorde. À qui doit-il cette œuvre de musique et de mort qui peu à peu s'est imposée à lui ?

5 euros (code de commande : 9773).

                               

APPERY (Yann) Qui vive. Roman. Paris, Éditions de Minuit, 1997. In-12 broché, 251 p., exemplaire du Service de Presse, en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Un colonel rebelle dont la seule ambition est d'être couronné comme poète, une résistance qui abandonne son maquis pour se réfugier au couvent, une brute sanguinaire qui risque sa vie pour sauver des nouveau-nés, une religieuse qui élève un cheval, un amant comblé qui ne comprend rien à ce qui lui arrive sont quelques-uns des personnages de ce roman baroque qui dénote un juvénile appétit pour la nature, les animaux et les gens : la vie, quoi.

9 euros (code de commande : 9774).


ARAGON   


ARÈSE (Simone) — La fiancée du timbalier. Roman. Paris, Balland, 1987. In-8° broché, 188 p., exemplaire en très bel état, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Josette Hermier, quinze ans, fille unique d'un couple d'enseignants, s'ennuie : chez ses parents englués dans une quotidienneté pseudo-intellectuelle, au lycée où elle se trouve directement sous la coupe de sa mère, dans son village normand coincé entre l'autoroute grise, le fleuve pollué et la raffinerie nauséabonde. Elle s'ennuie surtout de grandir. Comme tous les adolescents du monde, elle vit mal le passage d'un âge à un autre.
   Sur ce thème intemporel, Simone Arèse, avec l'ironie qu'on lui connaît, a construit un roman à la fois grinçant et tendre où l'on voit une toute jeune fille qui, pour assouvir les passions naissantes qui la dévorent, n'a de ressources que de se jeter à la tête du premier godelureau venu et de l'entraîner dans une fugue échevelée et romanesque dont elle sortira un peu meurtrie mais enfin adulte.
   Après le succès de Mado, on retrouve avec plaisir l'écriture volontiers provocante de cet écrivain, qui signe ici son troisième roman.

6,50 euros (code de commande : 9791).


ARLAND (Marcel) — Antarès. 10e édition (mention de 14e édition en 4e page de couverture). Paris, Gallimard, 1945. In-8° broché, 157 p., ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur.

8 euros (code de commande : 9794).

                                                                          

ARLAND (Marcel) — La consolation du voyageur. Récit. Paris, Stock, 1952. In-8° broché, 353 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale.

9 euros (code de commande : 9798).

ARLAND (Marcel) — Les échanges. Paris, Gallimard, 1946. In-8° broché, 247 p., bel exemplaire.
Table des matières :
   - Le Promenoir de Tristan.
   - Sur Phèdre.
   - 
Mme de La Fayette et la Princesse de Clèves.
   - Esquisse d'un « Fénelon ».
   - Marivaux romancier.
   - Sur les Liaisons dangereuses.
   - Benjamin Constant écrit Adolphe.
   - Fromentin et
Dominique.
   - Sur le
Grand Meaulnes.

10 euros (code de commande : 14943).

ARLAND (Marcel) — Lumière du soir. Paris, Gallimard, 1983. In-8° broché, 164 p., exemplaire en parfait état de cet ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Au long des trois parties composant l'ouvrage (De l'aube à la nuit, L'instant et la vie, La procession), l'auteur âgé aujourd'hui de quatre-vingt-trois ans fait le point du temps, de l'espace et du cœur, que son agilité d'écriture nous livre confondus. C'est donc le paysage de sa vie tout entière qui se révèle ainsi. Son amour fou de la nature, partagé avec J. depuis cinquante ans, son enfance dans un village champenois auprès de sa mère, des amitiés profondes comme des rencontres fortuites, des excursions à travers l'Auvergne comme le recueillement dans sa maison de Brinville en construisent les plans essentiels. Mais ce qui rend par-dessus tout déchirante la succession de ses récits, c'est que la perspective de la mort et les souvenirs de sa jeunesse s'expriment en simultané : le vieil homme et l'enfant qu'il fut ne cessent de marcher côte à côte et d'échanger à voix basse mais vibrante des propos tour à tour tendres, douloureux, parfois tristes ou teintés d'humour, ou animés par un profond sentiment religieux. De telles confidences sont toutes reliées à leur expérience vécue, et leur violence pudique n'a d'égale que la délicatesse de style d'un de nos plus grands écrivains.

8 euros (code de commande : 9796).

ARLAND (Marcel) — Mais enfin qui êtes-vous ? Paris, Gallimard, 1981. In-8° broché, 247 p.
En quatrième de couverture :
   « Qui êtes-vous ? » Cette question, l'auteur se la pose à lui-même, mais non moins à chaque homme, au monde, à la vie, à la lumière, à la mort...
   La mort, il a récemment failli la connaître d'une façon plus intime, à la faveur d'un paysage élu entre tous – et d'un accident qui fut pour lui une sorte de signal.
   Donc, par textes brefs, tantôt fiction, tantôt autobiographie, il va creuser davantage les énigmes qui se posent à lui depuis toujours : comment et pourquoi ai-je vécu, créé, aimé, entretenu des amitiés merveilleuses ? Pourquoi l'angoisse jusque dans le bonheur ? Pourquoi vieillir, s'approcher avec une croissante surprise de son propre terme ? Pourquoi les souvenirs bouleversants liés à l'enfance, au père qui mourut très jeune, à la mère ? Et pourquoi les « honneurs » littéraires, la splendeur des arbres, la chaleur des rencontres ? Et pourquoi tant de voyages lumineux à travers une nature qui ne cesse d'émouvoir ?
   Si la réflexion se fait ici douloureuse, poétiquement scandée par un langage dont on sait la tension, la pudeur et la rigueur, elle est magnifiée sans cesse par l'expérience d'un homme dont l'unique souci est d'y voir clair et droit sur le problème de la solitude ainsi que celui, puissant, de son amour pour l'humanité.

8 euros (code de commande : 9792).

ARLAND (Marcel) — Où le cœur se partage. Deuxième édition. Paris, Gallimard, 1929. In-8° broché, 195 p.

6,50 euros (code de commande : 9793).

                                                               

ARLAND (Marcel) — Proche du silence. Paris, Gallimard, 1973. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 177 p., (collection « Soleil », n° 309), exemplaire numéroté et en très bel état.

10 euros (code de commande : 14955).


ARLIX (Éric) Mise à jour. Mercato / Groupetto / Free tour. Romainville, Al Dante, 2002. In-8° broché, 163 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Lire M.A.J. c'est bien.
   M.A.J. est un run/freeride/visite/shot/incruste au pays des flux énergisants combinant mélodies de l'ère de l'information (capitalisme phases 3 et 4), fictions divertissantes (entertainment et modèles fictionnalisants) et dynamiques d'interactions, d'optimisation, de motivation...

10 euros (code de commande : 9800).


ARNAUD (Georges) Le salaire de la peur. Roman. Paris, Julliard, 1953. In-8° broché, 203 p., jaquette illustrée.
En quatrième de couverture :
   Régions de pétrole : pays de Cocagne où l'on peut devenir millionnaire, plus souvent crever de faim. À mille dollars par tête, quatre gars, au volant de quelconques camions, partent, avec, sur la plate-forme, deux fûts de nitroglycérine destinée à « souffler » le pétrole qui flambe à cinq cents kilomètres plus loin, à la sortie d'un puits. Quatre gars, au travers des plaines arides, sur les routes défoncées où chaque cahot peut provoquer l'explosion, ont pris la mort en charge. Quatre gars qui ont peur. Leur existence était misérable : ils sont la « raclure » du continent ; mais ils veulent vivre, et ces mille dollars c'est l'avion ou le bateau, c'est l'évasion de cet enfer... Seulement « le destin prend son homme au berceau », il sait ce qu'il fait : dans ce tête-à-tête qu'il leur a ménagé avec la mort, ces gars jouent quitte ou double.

6 euros (code de commande : 9801).


ARNAUD (Pierre) L'oreille aveuglée et autres désordres. Nouvelles. Paris, Grasset, 1994. In-8° broché, 248 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Le monde est un vaste désordre où parfois s'insinue l'harmonie. Dans les cinq nouvelles de ce recueil, Pierre Arnaud a exploré certaines des passions qui viennent troubler l'ordre fragile de ce monde. On y voit comment la fatalité conduit les personnages à poursuivre, jusqu'à la destruction, leurs chimères, comme si chacun d'eux n'était fidèle qu'à ce qui l'égare. Ainsi les musiciens de L'oreille aveuglée, artistes géniaux, sont tellement habités par la terreur de perdre leur talent qu'ils appellent sur eux la fatalité tant redoutée. Quant à l'héroïne du Vendeur de temps, confrontée à son inexorable médiocrité, elle accepte de tenter un pari qui la plongera dans le pire des enfers. Le fou du roi et La fin du monde explorent l'univers de la folie tandis que dans Pile et Poil retentissent les accents beckettiens d'une haine aux confins de l'absurde.
   Drôle d'histoires tragiques contées avec un humour et une violence extrêmes qui donnent à ces textes écrits avec une maîtrise étonnante un charme grinçant et original.

7 euros (code de commande : 9802).


ARNOTHY (Christine) La dernière nuit avant l'an 2000. Paris, Plon, 1997. In-8° broché, 205 p., exemplaire en parfait état, ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Lors d'une nuit blanche à Los Angeles, décalage horaire et insomnie aidant, emportée dans un étrange univers entre la nuit et l'aube, je me laissais guider par les premières phrases d'un récit. Je compris bientôt qu'il serait totalement différent de tout ce que j'ai écrit jusqu'ici.
   « J'ai raté l'homme, dit Dieu à son fils. Tu dois retourner sur terre et, avant la nuit qui précède l'an 2000, trouver un juste. Alors je sauverai le monde. Tu prendras corps, tu partageras la vie quotidienne des hommes, leurs soucis. Ainsi je comprendrai pourquoi la haine l'emporte sur l'amour. À toi de faire entendre mon message. De quelle manière ? Cherche. »

4 euros (code de commande : 9805).

ARNOTHY (Christine) Une affaire d'héritage. Roman. Paris, Grasset, 1991. In-8° broché, 406 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
   « Depuis la mort de mon père, astrophysicien, abattu lors d'une réunion avec ses amis de jadis dans une taverne de Vienne, mon destin a basculé. Je suis devenu un personnage à supprimer. Je reçois des lettres de menace et j'ai l'impression de vivre sous une loupe. On me suit.
   La veille de mon départ de New York pour Vienne, une fille force la porte de mon cabinet médical. Elle s'apelle Carol ; prétend être amoureuse de mon père. « J'étais son élève. Je ne peux pas accepter sa mort. Vous, son fils, vous êtes médecin. Vous devez m'aider, je suis une personne en danger. » Je l'ai prise dans mon existence comme on ramasse une auto-stoppeuse. Pour reconstituer la vérité parcelle après parcelle, j'allais parcourir le monde avec elle, traverser Vienne, Salzbourg, la Thaïlande et découvrir le mystère de Miami Beach.
   Lorsqu'on voyage avec son propre destin, avec Carol dont le regard n'est que douceur et le corps tentation, il est évident qu'on tombe amoureux, même si elle représente tous les dangers. Alors seul le hasard peut vous sauver, ou la chance. J'ai toujours réussi à m'agripper à la chance... À l'attraper comme un train en marche. La preuve. J'écris ces lignes, donc j'existe. Mais pour combien de temps ? »

5 euros (code de commande : 9804).


ARNOUX (Alexandre) Carnet de route du juif errant. Mention de 12e édition au second feuillet de la couverture. Paris, Grasset, 1931. In-12 broché, 269 p., mention d'appartenance à la page de faux-titre.

9 euros (code de commande : 14935).

ARNOUX (Alexandre) La guerre meurt au printemps. Avec des vignettes de Maximilien Vox. Paris, Denoël, 1947. In-8° broché, 77 p., (collection « Le Jardin de Candide », I), édition originale, un des 950 exemplaires numérotés sur pur fil Johannot (n° 56), non coupé et en parfait état.
Ce volume contient :
   - Alexandre Arnoux, par Émile Henriot.
   I. Ruines de villes.
   II. Routes.
   III. Le Général De Lattre de Tassigny.
   IV. Croquis.
   V. Jeunesse de l'Armée Française.

30 euros (code de commande : 14934).

ARNOUX (Alexandre) La nuit de Saint-Avertin. Paris, Grasset, 1942 (2e édition). In-12 broché, 128 p., bel exemplaire.

8 euros (code de commande : 14933).

ARNOUX (Alexandre) Suite variée. Paris, Grasset, 1925. In-8° broché, 242 p., (collection « Les Cahiers Verts », n° 55), bon exemplaire numéroté sur vergé bouffant.
Ce volume contient :
   - Sextuor.
   - Cuisine d'âme.
   - L'Écran.
   - Louis et Louis.
   - La Malédiction de l'ovale.
   - Ismaël le Borgne.
   - Le thermomètre.
   - Histoire de Marie.
   - Redowa.
   - La Tour.
   - Bernard ou le Mort discourtois.
   - Deux contes pour Noël :

         I. Fortuné le Riche et Agricola le Pauvre.
         II. Le Pauvre.
   - Supplément aux voyages de Marco Polo.
   - Paravent trois feuilles :

         I. Confidences d'une ombre.
         II. Veillée avec un buste.
         III. Dissociation.
   - Le fauteuil.

7 euros (code de commande : 9803).


ARRABAL (Fernando) — Théâtre. Guernica - Le Labyrinthe - Le Tricycle - Pique-nique en campagne - La Bicyclette du condamné. Préface de Geneviève Serreau. Paris, Julliard, 1961. In-8° broché, 237 p., (collection « Les Lettres Nouvelles », n° 20).
En quatrième de couverture :
   Publié il y a trois ans, le premier tome du Théâtre d'Arrabal suscita immédiatement – et surtout à l'étranger – un très vif mouvement de curiosité et d'intérêt.
   Ce deuxième tome (entre-temps Arrabal a publié deux romans : Baal Babylone et l'Enterrement de la sardine) groupe deux pièces importantes : le Tricycle et le Labyrinthe, et trois pièces plus courtes dont ce Pique-nique en campagne (publié en mars 1958 dans la revue L. N.) jouée un peu partout en Europe et aux U. S. A. et qui dénonce l'absurdité de la guerre.
   Écrivain de langue française, Arrabal est espagnol ; il est né au début de la guerre civile et a grandi en même temps que la dictature militaire. On ne s'étonnera pas que toutes ses pièces s'inscrivent sur un fond de cauchemar policier et clérical et s'insurgent – par les voies détournées d'un comique noir très personnel – contre les Valeurs Établies. Le héros arrabalien, dénominateur commun de tout ce théâtre n'a pas d'âge, il parle le langage dénudé de l'enfance où transparaît par instant une sorte de sagesse intemporelle ; tel le Chariot des premiers films muets, il est en même temps cruel, tendre, sadique et pitoyable.
   Au service de cet univers comique-onirique à la limite de la naïveté et du sadisme (il n'est pas sans affinités avec ceux de Jarry, Kafka, Vitrac, Beckett...), Arrabal apporte sa science du contrepoint, son langage de poète, nu et juste, où les mots jouent à vif. Souhaitons que le public français ne soit pas le dernier à entendre cette voix venue d'outre-Pyrénées lui parler dans sa langue de ce « monde idiotisé dans le bruit et la fureur », comme dit Ionesco, qui est aujourd'hui le nôtre.

10 euros (code de commande : 20573).


[ARTAUD (Antonin)]. BORIE (Monique) — Antonin Artaud. Le théâtre et le retour aux sources. Une approche anthropologique. Paris, Gallimard, 1989. In-8° broché, 354 p., (collection « Bibliothèque des Idées »).
En quatrième de couverture :
   De ce travail d'une grande originalité d'approche et d'une vraie nouveauté émerge un autre Antonin Artaud, qui n'est plus le « fou » ou le « littérateur » entre lesquels oscille l'hagiographie artaudienne, mais un anthropologue qui se consacre à l'exploration intérieure des « sources » : sources imaginaires ou plutôt sources de l'imaginaire, les « mondes perdus » tels les Galapagos de la légende, sources historiques (Rome et la Syrie de Héhogabale), mythes des origines et, enfin, terre réelle, celle des Tarahumaras.
   Ce retour aux sources, Artaud l'accomplit parce qu'il a d'abord rejeté le matérialisme et la technologie de l'Occident, l'idéologie du progrès, le faux rationalisme qui devient une pensée séparatrice. Et que l'exercice de la création, en peinture, en poésie, au théâtre, converge avec l'« ethnologie combattante » qui va s'accomplir dans l'expérience du Mexique et « l'impossible voyage vers les sources ». Le théâtre réalisant toutes les potentialités que la démarche d'Artaud a explorées.
   C'est par là que le point de vue de Monique Borie – ne pas s'attarder sur la démence – et ses recherches, notamment sur la peinture d'Artaud, ses rapports avec l'alchimie et l'ésotérisme occidental, renouvellent profondément la critique d'Artaud. C'est sans artifice ni violence que l'auteur restitue à son œuvre une cohérence et une profondeur que la légende et les polémiques ont souvent empêché de saisir.

15 euros (code de commande : 17120).


ASTORG (Bertrand d') — Le mythe de la Dame à la Licorne. Paris, Seuil, 1963. In-8° broché, 197 p., illustrations hors texte, (collection « Pierres Vives »).
En quatrième de couverture :
   Un homme de la ville vit dans l'attente et l'amour de la forêt et s'interroge sur le sens que peut avoir pour chacun le paysage fondamental, le paysage imaginaire où s'apaise son angoisse d'être. La forêt, préservatrice de ma solitude et de mon secret... lorsqu'à ce point de la réflexion, entre les arbres surgit l'animal médiateur : licorne.
   Curieuse rencontre à notre époque, qui a exploré bien des mythes et rôdé autour de la bête unicorne mais sans avoir tenté vraiment de la capturer, comme si la préservait encore sa réputation d'animal sauvage et intouchable, venue du fond des temps. Seule une vierge peut porter sa main sur la corne redoutable, sans être par elle déchirée...
   Vierge, qu'est-ce à dire ? Au cours d'une nuit dramatique, une longue initiation, à partir des deux séries fameuses de tapisseries (celle de Cluny, celle des Cloisters), enseigne à l'homme de la forêt que la licorne est une figure de l'ambiguïté de la femme et la révèle, avant mais aussi dans le mariage, comme la dame-demoiselle. Nature contradictoire de la femme-jeune fille, vivant dans l'attente d'une résolution qu'a tenté de lui apporter un certain amour apparu, comme une maladie, au XIIe siècle et connu sous le nom tantôt d'amour-courtois, tantôt d'amour-passion.
   Un document, tombé entre les mains de l'auteur, établit la permanence de ce mythe à travers huit siècles de littérature française : la Princesse de Clèves, Julie d'Étanges, Atala, surtout Henriette de Mortsauf du « Lys dans la Vallée », Dona Prouhèze, autant de femmes-licornes, données et retenues, inatteignables par d'autres voies que celles de la littérature. Et la littérature apparaît alors dans sa fonction d'incantation : nous consoler de ce que l'amour est (heureusement) impossible...

15 euros (code de commande : 17046).


AUBIGNÉ (Agrippa d') Prose. [Introduction et notes par Marcel Raymond] [Neuchâtel], Ides et Calendes, 1943. In-8° broché, 199 p., exemplaire numéroté sur vergé de Biberist (n° 326), couverture défraîchie (décharges d'adhésif), exemplaire non coupé.
   
Table des matières :
   D'Aubigné et son œuvre.
   Sa vie à ses enfants :
      De la préface - Enfances - Le serment d'Amboise - Les études - Enfant de troupe - Liberté trop affectée - Les amours - Un mauvais mot - Les premières clauses des Tragiques - Maître et écuyer - Une injuste pensée - Paroles et prophétie au Roi - L'exil Remariage à Genève - Père et fils.
   Son testament.
   Lettres :

      À Madame de Villette - À mes enfans - À mes filles touchant les femmes doctes de nostre siècle - À Constant d'Aubigné - À M. de la Rivière, premier médecin du roy - À M... - À M. de Loménie - À M. de Touverac, mon lieutenant à Maillezais - Au prince de Condé - À Messieurs les très honorez et magnifiques seigneurs de la République de Genève - À M. Manuel - Au roy de la Grande Bretagne - Au roy Louys XIII - Lettre à Madame, sœur unique du roy.
   Méditation sur le Psaume LXXXVIII :
      Préface - Occasion et argument. Psaume LXXXVIII - Méditation.
   Du devoir mutuel des rois et des sujets :
      D'un contrat - La Royauté et ses correctifs - Le Roi n'a de droit que celui que le peuple lui a donné - Les consciences n'appartiennent qu'au Dieu souverain - Justification de la prise d'armes - Par delà la souffrance.
   La confession du Sieur de Sancy :
      De la réunion des religions - Suivre toujours même but - De ménager sa conscience.
   Les aventures du baron de Faeneste :
      Préface du premier Livre - Les moyens de paraître à la Cour - Le songe du Connétable - Des résolutions de Faeneste - Description du « grotesque de la terne » - Triomphe de l'impiété.
   Histoire universelle :
      Dialogue nocturne de Coligny & de Charlotte de Laval - L'agonie de Charles IX - D'Aubigné parle - Le roi de Navarre rejoint les siens - Un prodige - Assassinat du Duc de Guise - Oraison funèbre d'Henri III - Conversion d'Henri IV - L'Escalade de Genève - La mort d'Henri IV.

11 euros (code de commande : 9809).

[AUBIGNÉ (Agrippa d')]. DESCHODT (Éric) — Agrippa d'Aubigné. Le guerrier inspiré. Paris, Laffont, 1995. In-8° collé, 358 p., exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   « Cet homme, l'un des plus grands poètes français, a vécu avec une folle passion l'une des plus folles et passionnées époques de l'histoire de France : les guerres de Religion. Cet homme, l'auteur des Tragiques, est un héros, tout droit sorti des chants homériques.
   D'un personnage de cette envergure, on ne peut écrire une biographie académique. Lui-même s'y oppose, qui bouscule tous les genres établis. Pour lui redonner vie, on ne peut que s'identifier à lui, épouser sa foi (protestante), ses élans, ses combats (innombrables : grand homme de guerre, il fut de cent batailles et de mille escarmouches), sa rigueur, sa fidélité (envers Henri de Navarre, demain Henri IV), ses excès – sa grandeur et sa noblesse hors du commun.
   Pour dire ce que fut la vie d'Agrippa d'Aubigné, Eric Deschodt a dû quitter les chemins de la biographie traditionnelle et rejoindre la grande voie du récit historique à la Dumas. Et c'est là qu'il retrouve la vérité d'un homme et d'une époque dignes des grands tragiques. »

10 euros (code de commande : 12016).

 


Aucassin et Nicolette. Chantefable. Berte aux grands pieds de Ardenet, le roi des ménestrels. [Avant-propos de Maurice Teissier.] Illustrations de J.-J. Philippon. Paris, Lanore, 1959. In-8° broché, 145 p., mouillures au second feuillet de couverture.

8 euros (code de commande : 9810).


AUCLAIR (Georges) Une vie barrée. Roman. Paris, Gallimard, 1953. In-8° broché, 174 p., bel exemplaire en grande partie non coupé.
En quatrième de couverture :
   Au cours d'une scène avec sa maîtresse, Lila, le peintre Octave Larbouet parle de se tuer. Sans y penser sérieusement, semble-t-il. Mais dans la lettre où il raconte l'incident à Koberte, son amie, il affirme qu'il éprouve « le désir confus de disparaître ». C'est l'été ; ses amis, pour la plupart, ont quitté Paris ; le voici astreint à leur écrire pour tromper sa solitude. À chacun il donne avec une trouble complaisance une interprétation différente de son angoisse. À Saillu, dont il a trahi la confiance, il explique que son œuvre est une tricherie. À son frère, que leurs sentiments, à l'un et à l'autre, sont pourris. À Roberte, désespérée comme lui, mais sereine, qu'il tenterait en vain d'atteindre au détachement.
   Ses lettres ne sont pas seulement des méditations passionnées sur lui-même : il veut agir sur les autres et, s'il raconte ses aventures, ses marches épuisantes dans les villes qu'il traverse et le long de la mer, il cherche aussi à convaincre, il insulte, il supplie...
   Cependant il cause la mort de Roberte : traqué, près de la folie, il a un moment l'illusion de se survivre. Il retrouve alors Lila, comprend qu'il s'est trompé sur son compte comme sur celui de ses amis. Le livre se ferme sur une énigme : Octave Larbouet va-t-il se tuer ? ... Toutes les issues sont-elles fermées ?

4 euros (code de commande : 11607).


AUCLAIR (Marcelle) Anne Fauvet ou L'Assortiment difficile. Paris, Gallimard, 1931. In-8° broché, 226 p., édition originale, un des 600 exemplaires numérotés sur vélin pur fil Lafuma-Navarre (n° 480), en très bel état.

18 euros (code de commande : 14937).

AUCLAIR (Marcelle) Toya. Paris, Gallimard, 1927. In-8° broché, 221 p., édition originale, un des 850 exemplaires numérotés sur vélin pur fil Lafuma-Navarre destinés aux Amis de l'Édition Originale (n° 715), très bel exemplaire.

18 euros (code de commande : 14936).


AUDIBERTI (Marie-Louise) Viens, il y aura des hommes. Paris, Stock, 1976. In-8° broché, 257 p., ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   « Je ne me suis pas suicidée, pas assez jolie pour ça, je n'ai pas fait de voyages, je n'ai pas eu de maladie grave. Je me suis contentée d'écrire ma vie avec mon corps. Des pleins et des déliés. » Ainsi parle Abigaïl...
   Une femme, un homme. L'amour glisse de l'un à l'autre, versatile et véhément. Ils en rient, ils en pleurent. Chacun pour soi. Abigaïl et Romain vivent désespérément sous le signe du contretemps. Et tour à tour ils lancent leur complainte douce-amère, lucide, souvent drolatique. Leur amour déphasé est un ballet-poursuite sur le pavé de Paris, d'où surgissent, fragiles ou redoutables, les figurants de leur paysage quotidien.
   À trente-cinq ans, Abigaïl avait renoncé aux hommes : c'est-à-dire qu'il y en avait beaucoup dans sa vie. Comment aurait-elle pressenti que Romain, ce clown facétieux, pernicieux, aurait pour elle le visage de l'amour et de la souffrance ? Comment Romain aurait-il su qu'un jour, plus tard, Abigaïl lui manquerait de façon intolérable ? Vont-ils se trouver ou se retrouver au détour du chemin où les ramène sans cesse le besoin obsédant d'interroger leur passion ?
   Dans Viens, il y aura des hommes, l'écriture se moque d'elle-même, cédant parfois au rêve et parfois au calembour. Un livre impertinent, grave, acide, tendre, où les mots sont pris, emportés dans une sorte de joute âpre et scintillante.

6 euros (code de commande : 9811).


AUDOUARD (Antoine) La peau à l'envers. Roman. Paris, Gallimard, 2003. In-8° broché sous jaquette, 250 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   « Le matin, avant d'ouvrir les yeux, elle me demandais si je l'aimais.
   Je ne lui répondais pas toujours mais je la prenais dans mes bras et je la serrais. Plus fort ne lui faisait jamais mal, plus fort n'était jamais assez. Le visage encore froissé de sommeil, elle murmurait de ces petits mots-là, et puis elle s'embrassait l'épaule avant de battre des mains en se répétant « Mon dieu, que tu es belle ! »
   Après, elle roulait hors du lit et la journée pouvait commencer.
   C'était une chambre sans espace et sans rien, un sous les toits d'où l'eau gouttait les jours de pluie, avec juste un matelas et une télé que je regardais la nuit, quand elle dormait.
   –  Tu m'aimes ?
   Son regard bleu s'attarda sur moi et sa main me caressa le nez, la joue, avant de se poser sur un coin chiffonnéde lit.
   J'avais envie de dire oui mais ça restait bloqué au fond de la gorge. J'esquissai un mouvement pour l'embrasser mais elle me rapoussa.
   – Tu m'aimes ?
   Tu ne le demandas plus. Tu glissas le long de moi et tu restas ainsi en bois mort malgré ma main qui essayait de te réchauffer en te broyant la hanche.
   Le soir même nous allions nous séparer mais je ne le savais pas. »

8 euros (code de commande : 9812).


AUDOUARD (Yvan) Le sabre de mon père. Récit. Paris, Laffont, 1999. In-8° broché, 175 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Marseille 1917. Le petit garçon habite une maison du quartier populaire de Saint-Mauront. Sous la protection de la Bonne Mère, Baptistine, sa maman, et la tante Joséphine veillent sur lui avec un amour exigeant. De sa fenêtre, il est le spectateur des turbulences de la rue et jalouse les enfants qui jouent en liberté.
Autour de cette forteresse d'innocence, Marseille n'est qu'une rumeur qui monte jusqu'à lui. Sous le soleil du Sud, c'est l'année des femmes en noir, l'année du doute, la guerre ne finira jamais.
   Le petit garçon, lui, demeure persuadé de la victoire. Son père a pour métier de sauver la France. Il regarde la photo du héros en uniforme de l'armée coloniale et son sabre, accroché au mur. Quand l'absence est trop lourde, le petit garçon décroche le sabre et le couche dans son lit. Il s'endort, sabre au côté.
   Dans ce récit d'enfance, Yvan Audouard n'hésite pas à laisser paraître derrière la drôlerie, la tendresse et l'émotion qui l'habitent.

7,50 euros (code de commande : 9814).


AUGIÉRAS (François) Domme ou L'essai d'occupation. [Avant-propos de Jean Chalon.] S.l., Fata Morgana, 1982. In-8° broché, 177 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale imprimé sur vélin teinté.
Avant-propos : Un médium, un suspect, un précurseur.
   Avec Domme ou L'essai d'occupation, François Augiéras devrait connaître cette gloire posthume qui passe, absurdement, pour être la récompense des écrivains méconnus, rejetés par leur époque.
   De son propre aveu, Augiéras savait qu'il était en avance sur son temps. Il en paya le prix : le refus de Domme par plusieurs éditeurs dont je tairai pudiquement le nom. Il s'en affecta. Un mois avant sa mort, en décembre 1971, dans un hospice où il avait trouvé refuge après une vie d'aventures, de dénuements et d'exaltations multiples, il s'interrogeait encore sur les raisons de l'échec de Domme et m'écrivait :
   – Ce texte est-il vraiment maudit ? Domme est-il impubliable ? J'imagine ce texte comme étant le plus lisible de mes livres, le plus clair, le mieux construit...
   Il ne se trompait pas. En effet, c'est le plus lisible, le plus clair, le mieux construit de toute son œuvre. Son chef-d'œuvre, à mon avis, et un dangereux chef-d'œuvre dont les séductions, les enseignements, les initiatives vous entraîneront plus loin que vous n'avez jamais osé l'espérer.
   Je n'ai jamais rencontré François Augiéras, hélas. Je peux maintenant répéter cet « hélas » jusqu'à la fin de mes jours. Je me contentais d'admirer ses livres avec passion, craignant, stupidement, que l'homme soit inférieur à l'auteur du Vieillard et l'enfant ou du Voyage au Mont Athos alors que les lettres qu'il m'adressait me prouvaient le contraire. L'homme et l'écrivain, pour une fois, étaient à égalité. Il m'écrivait : « Je suis un médium au dernier degré, possédé, hanté. Je me sens surveillé : on ne me reproche rien, mais je suis suspect de tout », ou « Venue d'Europe Centrale et Orientale, une première vague d'artistes, de musiciens semble avoir apporté un sang neuf à l'Occident au début de ce siècle. Je me demande parfois si je ne suis pas le précurseur d'une seconde vague, venant, elle aussi, de l'Est des steppes ».
   Ce médium, ce suspect, ce précurseur ressemble comme un frère au narrateur de Domme. Et puisque nous vivons sous le règne du Saint Document, je vous dirai que chaque chapitre de Domme a été vécu. De lettre en lettre, Augiéras me contait les événements, les rencontres qui formèrent cet essai d'occupation. Quand il mit le point final à ce livre, c'est aussi sa vie qu'il achevait. Il ne l'ignorait pas. L'une de ses dernières lettres, reçue le 9 novembre 1971, pourrait servir de préface à Domme. La voici :
   « Je t'ai écrit hier, je t'écris aujourd'hui pour le plaisir, n'ayant aucune nouvelle bien remarquable à te donner. Je demeure désolé de ne pas te voir en
Périgord...
   Au désert, on oublie vite la civilisation, le temps : de retour en France, j'ai acheté des revues, des journaux. À nouveau dans mon siècle je me rends compte à quel point Domme est actuel.
   Ce texte est en plein dans l'époque !
   (...) Qu'il est actuel le récit de cet être, a-social, mutant, extra-terrestre ou non, peut-être fou, qui, à l'hospice de Domme, au fond des bois du Périgord, décide, non seulement de fuir une civilisation qui lui est étrangère, mais encore décide d'inventer à lui seul une civilisation différente, et de vivre comme bon lui semble dans les cavernes dominant la rivière.
   Avec ou sans l'approbation de la gendarmerie !
   C'est de la contestation agressive, et cela va au-delà de la contestation ; car il invente un autre monde, un art, une musique, une civilisation inconnus...
   Qui plus est, l'histoire est vraie. Étienne Lalou, Christian Bourgois, toi-même, avez été alertés par moi, il y a deux ans, quand on a tenté de m'interner. On m'a cru fou, avant d'admettre que je jouissais de la plénitude de mes facultés mentales, mais que l'électro-encéphalogramme révélait parfois une activité psychique inconnue...
   (...) Loin de moi la pensée d'influencer les « lecteurs en maison » d'édition, ni ton propre jugement sur ce manuscrit... ; simplement, je vois que je suis de mon siècle, parfois... en avance sur mon siècle et j'avais à cœur de le dire.
   Au reste, cette rapide analyse peut t'aider à décider un éditeur. »
   On connaît la suite. Je ne parvins à décider aucun éditeur. Et François Augiéras est mort le 13 décembre 1971 sans avoir tenu entre ses mains un exemplaire de ce Domme ou L'essai d'occupation que Fata Morgana publie aujourd'hui.

25 euros (code de commande : 9816).

AUGIÉRAS (François) Le voyage des morts. S.l., Fata Morgana, 1979. In-8° broché, 216 p., édition originale sur papier vergé, mention manuscrite sur la page de garde.
Préface :
   J'ai commencé d'écrire en Afrique, la nuit, sur les toits de terre sèche. Cette volonté de survivre à travers une œuvre d'Art, à l'occasion d'une aventure imprévisible, n'aurait eu en soi rien de dramatique, si elle n'avait été le fait d'un être aussi primaire ; je n'étais rien, je ne savais rien, je craignais de mourir ; j'appris le français mot par mot.
   Ce premier livre fut écrit au nord de l'oasis d'El Goléa dans des conditions d'une cruauté peu commune. Me sauvèrent le goût du jeu, une gaieté féroce un peu dansante ; je ne voulus voir dans le thème du Vieillard et l'enfant qu'un jeu barbare sous le ciel étoile, qu'une admirable partie d'échecs. Au Sahara j'habitais dans un fort ; sous la splendeur des astres étais-je à tout jamais coupé des autres hommes, devais-je survivre, atteindre mon époque ? J'écrivais chaque soir à la lueur d'une petite lampe ; désespéré, sans une réponse humaine, je commençais d'être un artiste qui regardait le ciel, qui rencontrait l'Éternel au plus profond de son destin, parmi les sables du désert. La flamme sereine de ma lampe approfondissait le charme des ténèbres ; dans le silence de la fin de la nuit je conçus bien que l'aventure de mes livres en couleur, d'Afrique expédiés partout jusqu'à l'Océanie, serait un jour envisagée comme un trait d'une rare audace, comme un accord secret avec le monde, comme une agression autrement plus émouvante que l'Art Moderne agonisant. M'enchantait l'éblouissante cruauté de ma vie.
   J'allais vers la conquête d'un style. Qu'avais-je lu ? Nietzsche, Sade, Rimbaud. Qu'avais-je vu ? Le Musée de l'Homme. Si l'on veut bien se souvenir de cette pauvreté d'une part, et de l'autre considérer ma solitude en Afrique, l'on peut concevoir à quel point j'étais, hors de l'Europe, au cœur même, sans le savoir, de la culture actuelle. Disons une expérience involontaire, une équation aux données d'une simplicité jamais réalisée, aux conséquences dont l'orientation serait décisive. Pour moi d'abord. Si Le vieillard et l'enfant n'avait été qu'un jeu barbare, Le voyage des morts devait être une conquête, la résolution de l'équation.
   Une erreur assez remarquable fut alors la mienne. Au Soudan, lisant Les voix du silence, je fus persuadé que la pensée de Malraux était celle de l'Europe que j'ignorais parfaitement, d'une élite héritière de la noblesse des hommes, modifiée, atteinte par Sumer, par l'Égypte, par le message des morts, par la présence des dieux. L'Occident fut pour moi : Sade, Nietzsche, Rimbaud, ET la Résurrection. Tant d'appels ne firent qu'approfondir ma solitude sous le ciel étoile, j'acceptai ma part d'éternité, ce qui me séparait des hommes, m'accordait à l'au-delà.
   Dois-je regretter mon erreur, ma solitude maintenant désespérée : l'élite pour laquelle j'écrivais n'existe pas. L'Europe sans âme, avec Malraux, qui ressuscite les Dieux à l'usage des lecteurs des numéros d'été de la nouvelle N.R.F. ne me pardonnera jamais de l'avoir crue hantée ; d'avoir été atteint par la Résurrection qui l'honore et la dépasse, dont elle ne sait que faire ; d'avoir gravi, meurtri, sanglant mais victorieux, marche à marche, mon escalier vers les astres ; d'avoir cru en l'au-delà clamé par tous les resurgis des nécropoles ; d'avoir refusé de me soumettre à la civilisation de Paris. S'il me fallait la définir, je serais tenté de répondre : la seule qui n'incarne pas les valeurs qu'elle prétend siennes.
   Il est beau que du désert une voix se soit élevée, assez humble pour n'être pas indigne de la Résurrection des Dieux.
   L'Europe demeure ce qu'elle était sous les César, grossièrement coupée de l'Éternel. Contre elle j'ai conquis mon style et ma survie ; jadis j'aurais lutté contre Rome. D'abord un style de vie, des mœurs datant des premiers temps du Monde ; je perdis jusqu'au souvenir que j'avais de l'Occident, et je tremblais de joie. Mon écriture aussi : agressive, émue. J'ai cru à mon âme éternelle, à mon double. Mot par mot j'ai conquis ma liberté, qui m'accordait à Dieu. Devinant pourtant que cette panique, si émouvante qu'elle soit, me faisait passer à côté d'un admirable sujet.
   À côté d'une réalité si puissante qu'elle participait de l'Éternel. Quand l'ai-je acceptée sans réserve ? Je n'en sais rien, de même qu'il m'est impossible de savoir à quel endroit mes livres ont commencé de n'être plus d'un enfant. Étais-je un écrivain ? Que l'être assez primaire que j'ai toujours été signifia surtout par sa vie : lorsque j'en fus persuadé je devinai quelle victoire pourrait être la mienne, à quel point serait moderne la notion de réalité si forte qu'elle atteint l'au-delà. En fait une modification volontaire du destin individuel serait proprement géniale, après l'acceptation cohérente des conséquences de la culture actuelle.
   Le voyage des morts : il y a dans ce livre toute une mentalité, autant de candeur que de férocité orientées vers les astres, une irrémédiable sauvagerie ; je me suis parfois demandé qui pourrait aimer ça, quand je rencontrai la solitude, le silence et la mort.

20 euros (code de commande : 14910).

AUGIÉRAS (François) Un voyage au mont Athos. Paris, Grasset, 1996. In-12 collé, 279 p., (collection « Les Cahiers Rouges»), très bel exemplaire, ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Un voyage au Mont Athos est le récit d'une double initiation, mystique et sensuelle. Allant de monastère en monastère sur la Montagne Sainte, le voyageur prend peu à peu conscience de son véritable Moi. Refusant de revenir chez les mortels, il se retire dans la région des cavernes où il accède enfin à cet État pur que l'Occident s'obstine à vouloir appeler Dieu. Mais l'esprit habite la matière et ce qu'Augiéras appelle la Claire Lumière Primordiale illumine autant les secrets de la nature que les mystères de l'âme.
   François Augiéras appartenait à ces esprits libérés des contingences qui forgent leurs propres mythes et leurs propres religions dans une solitude sommitale et dont l'œuvre se crée hors de toutes modes comme de tous dogmes. 

4,50 euros (code de commande : 11608).

 


AVRIL (Nicole) Il y a longtemps que je t'aime. Paris, Flammarion, 1991. In-8° broché sous jaquette, 262 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   J'écris en 2010 et je m'appelle Antoine. Ma jeunesse s'est passée dans les années 80-90. En fait, c'est toute ma vie qui s'est jouée à ce moment-là.
   Ma mère venait de me mettre à la porte et j'avais trouvé refuge chez mon père. Il habitait près de la tour Eiffel une grande maison dont les étages supérieurs formaient un immense atelier. Le domaine de Pauline, la fée Lumière. Elle était photographe. Elle était la femme de mon père. Je croyais la détester, mais je l'observais sans cesse dans sa cage phosphorescente.
   Nous vivions au temps de la futilité. Une image chassait l'autre. On effleurait les jours. Jusqu'aux sports à la mode qui étaient de glisse. Ces années 80-90, je les ai aimées, Pauline, parce que je t'aimais. 

4 euros (code de commande : 9820).

AVRIL (Nicole) Monsieur de Lyon. Roman. Paris, Albin Michel, 1979. In-8° broché, 279 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
   Lorsqu'en 1756, à Lyon, un beau jeune homme étranger à la ville vient solliciter la charge d'exécuteur des hautes œuvres, ces messieurs de la justice l'acceptent avec un certain soulagement. C'est qu'une malédiction semble peser sur les bourreaux de Lyon. Frappés de fièvre maligne ou assassinés dans leur sommeil, ils ne font pas de vieux os dans la carrière.
   Le jeune homme accomplit sa fonction à merveille. Les exécutions attirent une foule immense et les dames de la bonne société lyonnaise ne sont pas les dernières à frissonner... Car, si le seul fait de toucher le bourreau porte malheur, celui-là montre dans son regard et dans chacun de ses gestes une douceur qui surprend et captive.
   Cet étrange et séduisant « monstre à visage de femme » n'est-il qu'un être de mort ? N'est-ce pas plutôt l'amour qui l'anime ? La passion ne serait-elle pas son seul guide ?...
   Nicole Avril, dont le talent ne cesse de s'affirmer et de s'épanouir, compte désormais parmi nos meilleures romancières. Ses prédents livres, Les Gens de Misar, Les Remparts d'Adrien, Le Jardin des absents, ont connu un très grand succès. Avec Monsieur de Lyon, sans rien renier des sortilèges qui marquent son écriture et sa personnalité, elle nous donne une œuvre tout à fait différente, un roman vif, fougueux, haletant, qui emporte le lecteur dans un foisonnement de personnages et d'aventures. Le récit, qui d'ailleurs part d'un curieux fait historique, caracole comme dans un roman de Dumas, serpente sur les routes du Tendre et du plaisir à la rencontre de Casanova, joue avec l'ambiguïté et le mystère, et mêle avec bonheur l'éclat souriant de la vie à la violence des sentiments. 

5 euros (code de commande : 9819).

AVRIL (Nicole) La première alliance. Roman. Paris, Flammarion, 1986. In-8° broché, 291 p., jaquette, exemplaire dédicacé par l'auteur à Jean Tordeur.
En quatrième de couverture :
   Sonia Salzères est de retour. Son père, le grand soyeux lyonnais, revit soudain. Elle a découvert le monde, connu le plaisir de quelques étreintes... Qu'importé tout cela ? Leur alliance aussitôt se ressoude, intacte, sans faille.
   Seuls survivants d'une dynastie ravagée par la guerre et les haines, le père et la fille n'ont cessé de vivre une passion réciproque, jalouse et inaccomplie. Autour de ce couple ambigu, d'autres êtres tentent d'exister, de participer à leur entente ou de briser cet amour des origines. N'est-ce pas en vain ?
   Les cernant tous, Lyon, belle et ombrageuse, la cité des passions tues, exacerbées.
   Qu'est donc cette première alliance qui unit le père et sa fille ? Une fatalité tragique et innocente qui écrase les uns et fait courir les autres à leur propre perte ? Une prison ? Ou bien un bonheur fou ? 

9 euros (code de commande : 9818).


AXELARD (Catherine) L'homme au car VW blanc de ma jeunesse. Roman. Paris, Gallimard, 1988. In-8° broché, 143 p., exemplaire en très bel état malgré le dos insolé.
En quatrième de couverture :
   « Aujourd'hui que l'homme au car VW blanc de ma jeunesse est devenu l'homme à la R 25 gris métallisé et aux costumes d'une coupe impeccable, il faudra bien parler des Corbières où je lui avais rendu visite, de la petite rue parisienne où Lena n'avait jamais cessé d'habiter, et de l'escalier de bois terne en haut duquel se trouvaient l'appartement incognito et le petit passage secret que je n'ai jamais franchi. »

6,50 euros (code de commande : 9821).


AYMÉ (Marcel) — La Jument Verte. Deux cent soixante-sixième édition. Paris, Gallimard, 1943. In-8° broché, 303 p., bel exemplaire non coupé.

9 euros (code de commande : 14940).

AYMÉ (Marcel) — Lucienne et le boucher. Paris, Club Français du Livre, 1959. In-8° sous reliure d'éditeur et composé d'après les maquettes de Jacques Daniel, 331 p., (collection « Théâtre », n° 17), exemplaire numéroté (n° 2379) en bel état.
   L'illustration de la couverture est la Nature morte à la tête de veau par Bernard Buffet.

13 euros (code de commande : 18520).

AYMÉ (Marcel) — Travelingue. Roman. Trente-neuvième édition. Paris, Gallimard, 1942. In-8° broché, 263 p.

4 euros (code de commande : 14941).

AYMÉ (Marcel) — La Vouivre. Paris, Gallimard, 1959. In-8° reliure toilée et Rhodoïd d'éditeur, 251 p., dos passé, (collection « Soleil », n° 32), exemplaire numéroté, en très bel état.

10 euros (code de commande : 14903).

 

AYMÉ (Marcel) — Lettres d'une vie. Réunies et présentées par Christiane et Michel Lécureur. Paris, Les Belles Lettre / Archimbaud, 2001. In-8° broché, 284 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Il faut lire ces lettres de Marcel Aymé réunies pour la première fois en volume. Outre de nombreuses informations sur sa création et sa carrière littéraires qui lui firent fréquenter Anouilh, Barsacq, Brasillach, Emmanuel Bove, Crémieux, Derain, Paulhan, Queneau, Paraz, Varillon ou Vlaminck, elles précisent les relations qui l'ont uni au reste de sa famille. Quatre figures apparaissent alors comme essentielles à la bonne compréhension du romancier : celle de sa tante Léa, celles de son frère et de sa sœur, Georges et Camille, ainsi que celle de Suzanne, sa plus jeune sœur. La première, mercière à Dole, dans le Jura, lui apporta beaucoup pour remplacer sa mère décédée alors qu'il n'avait que deux ans. Le Général Georges Aymé fut son agent littéraire, mais aussi un conseiller attentif, comme Camille, elle-même femme de lettres. Suzanne, de deux ans son aînée, fut une compagne de jeux et une confidente au début de sa vie. Prodigieuse famille que celle des Aymé-Monamy ! Issus de milieux populaires, ils ont connu une belle évolution sociale.

12 euros (code de commande : 26041).



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