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MAUROIS (André) Les derniers jours de Pompéi. Portrait de l'auteur par L. Madrasi. Lithographies d'Edy Legrand. Paris, Lapina, 1928. In-8° broché sous étui, 103 p., un portrait gravé à pointe sèche en frontispice un fac-similé des premières pages du manuscrit et 8 lithographies hors texte, (collection « Les Images du Temps », n° V), exemplaire numéroté sur vergé de Rives B.F.K. pur chiffon (n° 573), non coupé et en très bel état (malgré le dos insolé) auquel on joint le petit feuillet proposant le catalogue des éditions de Luxe des éditions Lapina.

25 euros (code de commande : 17654 - vendu).

MAUROIS
(André) Byron. Vignettes
de Hermine David. Tome premier et second (complet). Paris,
Émile-Paul, 1931. Deux volumes in-8° demi-maroquin
brun à coins, tête dorées, couvertures conservées
(reliure signée par G. Apers), tome I : VI, 290 p.,
1 portrait-frontispice en couleurs et 22 vignettes de tête
de chapitre, tome II : 280 p., 1 frontispice en couleurs
et 15 vignettes de tête de chapitre, exemplaire numéroté
sur vélin de Rives (n° 374), ex-libris J. J. Olinger,
reliures frottées, dos passés.
Préface :
Les
sources originales de toute Vie de Byron sont la correspondance
(les six volumes de l'édition de Lord Ernle et les deux
volumes complémentaires édités par Murray
en 1922), les Poèmes, la Vie de Byron par Moore, l'Astarté
de Lord Lovelace, et un certain nombre de Mémoires contemporains.
On trouvera dans les notes qui sont à la fin de cet ouvrage
les sources de chaque chapitre et les références
des citations.
Lady Lovelace a bien voulu m'autoriser à
consulter ses archives. L'abondance des matériaux quelles
contiennent est telle que la seule difficulté était
de choisir. Je me suis attaché surtout aux textes qui éclairaient
l'inquiétude religieuse de Byron et au journal inédit
de Lady Byron. À Harold Nicolson, grand érudit byronien
et confrère généreux, je dois la communication
d'un document remarquable : l'exemplaire de Moore qui appartenait
à Hobhouse, et qui a été annoté par
l'ami le plus intime de Byron. Ces notes de Hobhouse apportent
quelques anecdotes nouvelles et de curieuses indications sur la
formation morale de Byron. Je dois remercier aussi Lord Lansdowne,
qui m'a confié la correspondance inédite de Byron
et de Miss Elphinstone ; le Colonel Murray qui, avec beaucoup
de bonne grâce, a mis à ma disposition ses dossiers ;
la Comtesse Le Marais qui m'a communiqué une lettre de
l'Abbé de Brême sur Byron à Milan ; Lady
Airlie, Lady Jersey ; Mr Clément du Pontet, bibliothécaire
de Harrow ; Mr Brecknock, bibliothécaire de Hucknall
Torkard ; Mr Charles Ion Fraser, l'actuel propriétaire
de Newstead Abbey ; Mr Gordon George, qui a fait pour moi
des recherches parmi les rapports de police de Vienne ; M.
de Vivie de Régie, à qui l'on doit la publication
des documents sur Médora en France ; et enfin, en
Grèce, M. Camborouglou, M. Andréadès, et
le Maire de Missolonghi. Je n'ai pas besoin de dire ce que, comme
tous ceux qui étudient la vie et les uvres de Byron,
je dois à Lord Ernle.
Au temps de la publication d'Ariel, plusieurs
critiques m'avaient reproché l'absence de chronologie et
la place insuffisante donnée aux uvres dans cette
vie d'un poète. Ces deux observations me semblent justes ;
j'ai donc essayé ici de citer des dates aussi souvent que
cela était possible, et j'ai ajouté à la
fin du livre une chronologie byronienne. Pour les poèmes,
la grande difficulté est de les traduire. La traduction
en prose ne donne aucune idée de la miraculeuse coïncidence
du sens et du rythme par où se révèle le
génie d'un poète ; la traduction en vers est
presque impossible. J'ai fait de mon mieux pour transposer (surtout
dans la troisième partie, qui décrit la période
de grande production poétique de Byron) certains fragments
en prose rythmée.
Ayant déjà écrit une Vie
de Shelley, je ne pouvais guère raconter, une fois de plus,
des faits qui pourtant sont nécessaires à l'intelligence
de la vie de Byron. Je les ai rappelés brièvement.
Le lecteur qui en ignore les détails et souhaite les connaître,
les trouvera, soit dans la Vie de Shelley par Dowden, soit dans
la Vie, plus récente, de W. E. Peck.
Reste un sujet difficile, ou du moins que l'on
a rendu tel en le déformant. Sur la question de l'inceste,
tout biographe de Byron doit, qu'il le veuille ou non, prendre
parti. J'emploie le mot pour suivre la tradition, et bien qu'à
mon avis cet inceste soit un crime assez imaginaire. Non seulement
Augusta Leigh n'était que la demi-sur de Lord Byron,
mais il ne l'avait presque jamais vue avant le moment où,
en 1813, il la rencontra et l'aima. De la réalité
de cet amour j'avoue ne pas comprendre comment l'on peut douter
après la publication d'Astarté, des lettres
à Lady Melbourne, et de la Vie de Lady Byron.
Ce qui détermine ma conviction, c'est :
1° la correspondance avec Lady Melbourne dont personne ne
nie l'authenticité et qui est, si l'on n'admet pas l'inceste,
dépourvue de tout sens intelligible ; 2° les lettres
innombrables échangées entre Lady Byron, Augusta,
Mrs Villiers, Médora, Ada, et où l'amour de Byron
pour Mrs Leigh est traité comme un fait connu, indiscuté ;
3° les lettres de Mrs Leigh elle-même qui s'efforce
d'établir, non que les relations n'ont jamais existé,
mais seulement qu'elles n'ont pas continué après
le mariage de Byron, en quoi d'ailleurs elle dit la vérité,
et son témoignage est confirmé par celui de Byron ;
4° le livre de M. de Vivie de Régie sur Médora,
livre qui, en prouvant que Médora était une fille
de Byron, fixe de façon certaine à l'été
de 1813 le début de cette liaison.
J'espère, tout en traitant cet épisode
sans hypocrisie, avoir fait partager au lecteur les sentiments
d'admiration et de pitié que, me semble-t-il, doit inspirer
le caractère de Byron. Surtout je me suis attaché
à observer les proportions véritables et à
ne pas faire de ce thème secondaire le sujet central d'une
Vie de Byron. Le conflit qui est l'essence du byronisme existait
avant l'inceste, la cause de la séparation n'est pas l'inceste,
et dès 1818, Augusta Leigh n'est plus, dans la vie de Byron,
qu'une ombre légère et apaisée. On a souvent
cherché à opposer Lord Byron et sa femme l'un à
l'autre comme s'il était nécessaire que dans un
mariage manqué il y eût un coupable. Lord et Lady
Byron avaient tous deux des défauts irritants et de hautes
vertus. Ils n'étaient pas faits pour une vie commune, mais
on verra par les textes que je cite qu'ils avaient fini par se
rendre une mutuelle justice avec plus de lucide sérénité
que leurs champions posthumes.
Au lecteur qui souhaiterait, sur cette question,
former lui-même son jugement, je ne puis que conseiller
de lire : contre ma thèse, le livre de Mr Richard
Edgcumbe (Byron : the Last Phase) et ses articles ;
pour une thèse intermédiaire, celle du doute, la
première partie du livre de John Drinkwater et l'article
de Lord Ernle dans la Quarterly Review ; dans le même sens
que moi : Astarté, le Byron Mystery de Sir
John Fox, le Byron de mon ami Charles du Bos, et la Vie de
Lady Byron par Miss Ethel Colbum Mayne. Je ne veux pas citer
Miss Mayne sans la remercier d'avoir, dans sa préface,
rappelé si aimablement notre travail commun. J'ai conservé,
moi aussi, le meilleur souvenir de sa courtoisie en ces circonstances.
Je serais très heureux si ce livre avait
la fortune de ramener à l'uvre de Byron des lecteurs
anglais et français qui la jugent avec sévérité
sans la connaître.
La poésie de Byron avait été
celle d'une époque inquiète. La Révolution
Française avait fait naître de grands espoirs quelle
avait déçus. Les guerres napoléoniennes avaient
été l'occasion d'actes héroïques et
vains. Des millions d'hommes avaient éprouvé, comme
Byron, le sentiment de l'injustice et de la folie de l'univers.
Pour eux comme pour lui-même, ses poèmes avaient
été « le volcan dont l'éruption
empêche un tremblement de terre. »
Après 1830, la vie de l'Europe changea.
Les classes moyennes arrivaient au pouvoir ; la science mettait
au service des hommes des forces dont on n'apercevait pas encore
les limites. Époque d'espoirs bourgeois. Le Destin cédait.
Un poème sur Don Juan choquait à la fois des aristocrates
dévots et des boutiquiers triomphants. Les sujets de la
reine Victoria, qui fondaient un Empire, ne voulaient pas savoir
que les Empires se succèdent comme les vagues de la mer.
Carlyle, qui avait aimé Byron, se détachait de lui.
Un volcan ? Oui, pensait-il, Byron avait eu la force inutile
et dangereuse d'un volcan. « Et maintenant, écrivait
Carlyle, nous regardons tristement les cendres du cratère
qui, avant longtemps, se remplira de neige. »
Ainsi le prophète s'unissait au marchand
pour condamner Childe Harold. Ça et là, quelque
esprit plus hardi, Ruskin, Browning, reconnaissait sa force et
sa grandeur. En France, Flaubert se nourrissait de Byron et, au
cours d'un pèlerinage à Chilien, trouvait une joie
religieuse à voir ce nom gravé dans la pierre. « Tout
le temps j'ai songé à l'homme pâle qui un
jour est venu là, s'y est promené de long en large,
a écrit son nom sur la pierre et est reparti... Le nom
de Byron est gravé de côté et il est déjà
noir comme si on avait mis de l'encre dessus pour le faire ressortir ;
il brille en effet sur la colonne grise et jaillit à l'il
dès en entrant : au-dessous du nom la pierre est un
peu mangée comme si la main énorme qui s est appuyée
là l'avait usée par son poids. » Mais
les médiocres jouissaient de la déchéance
d'un génie. Le jeune Leconte de Lisle étant allé
voir Béranger, le chansonnier lui dit qu'il n'admirait
pas Byron : « Des vers comme les siens, peuh !
moi, tous les soirs, j'en fais en rêve, quand je dors. »
« Ah ! mon cher maître, répondit
Leconte de Lisle, que ne dormez-vous toujours ! »
Puis la réaction anti-byronienne atteignit
les meilleurs. En France comme en Angleterre, le réalisme
de la prose et la vulgarité de la vie inspirèrent
aux poètes le désir de chercher refuge dans la pureté
de la forme. À Byron on préféra Keats, Shelley,
Swinburne. En 1881, Matthew Arnold, dans une préface célèbre,
défendit Byron, loua l'impérissable excellence de
sa sincérité et de sa force, le mit au-dessus de
Keats mort trop jeune et de Shelley, « bel ange inefficace
qui bat en vain le vide de ses ailes lumineuses. »
Swinburne et ses amis protestèrent et triomphèrent.
Matthew Arnold avait prédit qu'en 1900, le premier nom
que prononcerait l'Angleterre, récapitulant les gloires
du siècle, serait celui de Byron. Il se trompait. En 1900
cette poésie ne rencontrait plus que la froide indifférence
des esthètes. On jugeait Byron sur le Corsaire, sur le
Giaour, sur des poèmes qu'il avait lui-même condamnés.
Assez rares étaient (et sont encore) ceux qui avaient lu
les derniers chants de Don Juan, le troisième chant de
Childe Harold, les courts poèmes lyriques, le Prométhée
et les admirables journaux en prose.
Une vie de Byron n'est pas une étude
critique sur la valeur poétique ou sur l'influence littéraire
de Byron. J'ai indiqué le sujet ; je ne l'ai pas traité.
À ceux qui souhaiteraient des idées complémentaires,
je conseille de lire la Préface de Mr Coleridge à
sa parfaite édition des Poèmes ; les conférences
du Professeur Grierson, d'Edimbourg, et (dès qu'elles auront
paru) les leçons professées à Cambridge par
Mr Desmond Mac Carthy. Sur l'influence de Byron en France, il
existe une thèse d'Estève : Byron et le
Romantisme Français.
Les deux volumes : 45 euros (code de commande : 17655 - vendu).
MAUROIS (André) Bernard Quesnay. Roman. Paris, Grasset, 1928. In-8° broché, 222 p., (collection « uvres de André Maurois » - « Bibliothèque Bernard Grasset », V), exemplaire numéroté sur vélin pur chiffon (n° 622), très bon exemplaire.

13 euros (code de commande : 17604).
MAUROIS (André) Nico. Le petit garçon changé en chien. Photographies de Gérald Maurois. Paris, Calmann-Lévy, 1955. In-4° broché, [48] p., petites déchirures sans manque sur les bords de la jaquette sinon bon exemplaire.

15 euros (code de commande : 17605).
MAUROIS (André) Une carrière. Paris, À la Cité des Livres, 1926. In-8° broché, 65 p., (collection « L'Alphabet des Lettres », n° M), un des 350 exemplaires numérotés sur vergé à la forme d'Arches (n° 254), exemplaire en très bel état malgré le dos un peu insolé.

15 euros (code de commande : 17603).
MAUROIS (André) Arabesques. [Paris]., Marcelle Lesage, 1925. In-12 broché, 72 p, deux reproductions d'extraits manuscrits contrecollés in-fine, (collection « La Folie du Sage », n° 1), un des 225 exemplaires numérotés sur Arches (n° 145), joli exemplaire.

20 euros (code de commande : 17553).
MAUROIS (André) Les silences du colonel Bramble. Grasset, 1928. In-8° broché, 256 p., (collection « Bibliothèque Bernard Grasset », n° 1 - « Oeuvres de André Maurois »), exemplaire numéroté sur vélin pur chiffon (n° C691), très bon exemplaire.

15 euros (code de commande : 17552 - vendu).
MAUROIS
(André) La machine à lire les pensées. Récit. Paris, Gallimard, 1937. In-8°
broché, 217 p., édition originale, exemplaire numéroté
sur Alfa (n° 441) en très bel état.
Extrait de l'Encyclopédie
de l'utopie et de la science-fiction, de Pierre Versins :
Du
début à la fin de sa carrière, [André
Maurois] s'est intéressé activement à la
conjecture, irrationnelle et, surtout, rationnelle.
[En 1937 paraît le dernier de ses] romans
conjecturaux, La machine à lire les pensées,
dont le thème, encore, n'était pas très neuf.
La morale de l'histoire tient en cette citation : « Cent
fois, j'ai assisté à ceci : par un psychogramme
honnêtement enregistré, je prouvais à tel
partisan fanatique que l'un de ses adversaires était, malgré
ses opinions, un citoyen loyal et qui aimait de tout cur
son pays. Le premier effet était de surprise incrédule
; suivait un temps assez long de silence, de malaise et de mécontentement
; puis l'orage éclatait et j'étais accusé
de dissocier le parti (quel qu'il fût) par une propagande
malsaine... »
15 euros (code de commande : 17533).
[VALÉRY
(Paul)]. MAUROIS (André) Introduction à
la méthode de Paul Valéry. Paris, Éditions des Cahiers Libres, 1933.
In-8° broché, 109 p., exemplaire numéroté
sur Lafuma (n° 304), envoi de l'auteur, bel exemplaire.
Ce
texte est celui d'une conférence prononcée à
l'Université des Annales, le 13 décembre 1932.
35 euros (code de commande : 17534 - vendu).
[DICKENS
(Charles)]. MAUROIS (André) Un essai sur Dickens.
Paris, Grasset, 1927. In-4°
tellière broché sous chemise et étui d'éditeur,
240 p., (collection « Les Cahiers Verts », deuxième
série, n° 3), un des 250 exemplaires réimposés
et numérotés sur vélin d'Arches (n° 101),
exemplaire en très bel état.
Note :
Cet
essai est fait de quatre conférences et c'est un texte
dicté, non écrit. Il a les défauts de l'improvisation,
comme il en a peut-être le mouvement. Il me semble qu'il
eût été à la fois artificiel et vain
d'entreprendre de lui enlever ce caractère, qui est le
sien.
Les quatre conférences sont :
- La vie et les uvres.
- La vie et les uvres (suite).
- Dickens et l'art du roman.
- La philosophie de Dickens.
40 euros (code de commande : 17472 - vendu).
MAUROIS
(André) Ni ange, ni bête. Illustrations de Pierre Gandon. Paris,
Trémois, 1927. In-8° broché, 200 p., 39 illustrations
(3 portraits hors texte, 27 vignettes de tête de chapitre,
9 culs-de-lampes), exemplaire numéroté sur Vélin
pur fil Lafuma (n° 416), bon exemplaire.
Préface :
Étrange
expérience, pour un écrivain, que de relire un de
ses premiers livres. Il s'y retrouve et ne s'y retrouve pas. Il
souhaiterait effacer, reprendre et pourtant cet ouvrage si imparfait,
il le sent tout proche de lui. Il se dit : « De quels
matériaux avais-je fait cette scène ?... De quels
êtres réels, ce vieillard, cette femme ?... Pourquoi
avais-je choisi ce thème, cette période ?... »
II rêve et le souvenir réel vient lentement se placer
sous l'apparence transposée.
1918. J'étais à Abbeville. Mon
travail militaire ne m'occupait qu'une partie du jour. J'avais
achevé de rédiger les notes qui devaient former
le colonel Bramble. Je ne souhaitais pas les publier, mais voulais
continuer à écrire. Je traversais cette période
inquiète et difficile où l'esprit se pose sur mille
sujets sans se décider au choix qui le délivrerait.
Depuis longtemps je pensais à une Vie de Shelley ; il me
semblait que j'y pourrais exprimer des sentiments que j'avais
éprouvés et qui me troublaient encore. Du lycée,
j'étais sorti socialiste ; brusquement transforme en industriel,
j'avais trouvé mes idées en conflit avec mes actions.
Théoricien rigide, j'avais voulu appliquer, dans ma vie
sentimentale, des systèmes rationnels ; j'avais rencontré
de tous côtés une matière vivante et sensible,
qui ne se pliait pas à ma logique. J'avais fait souffrir
et j'avais souffert. J'étais irrité contre l'adolescent
que j'avais été, et indulgent parce que je savais
qu'il n'aurait pu être différent. Je souhaitais à
la fois l'exposer, le condamner et l'expliquer. Or Shelley avait
connu les mêmes échecs, avec cent fois plus de grandeur
et de grâce, mais pour des raisons assez voisines. L'attitude
de Shelley envers Harriet, son impuissance à comprendre
et a respecter la frivolité de cette femme-enfant, ses
leçons de mathématiques et ses cours de morale,
ses prédications à l'Irlande, je savais que, dans
les mêmes circonstances et au même âge, j'aurais
commis les mêmes erreurs. À l'orgueil et aux certitudes
de mon adolescence succédait en moi un besoin vif de pitié,
d'humilité, et la aussi je retrouvais les traces de Shelley,
celles de ses derniers jours. Oui, vraiment, le sujet me semblait
admirable.
Mais j'habitais Abbeville, sans bibliothèque
anglaise, sans document et tout le travail préparatoire
nécessaire à une telle entreprise m'était
évidemment interdit aussi longtemps que durerait la guerre.
Un jour l'idée me vint que peut-être il serait possible
de faire, de cette vie réelle, un roman. Seulement était-il
vraisemblable de transporter l'histoire de Shelley, de Harriet
et de Mary dans la vie moderne ? Tant de romantisme serait-il
supportable hors de la période romantique ? Le problème
m'occupa longtemps. Je l'aurais plus vite résolu si je
n'avais été retenu par un farouche refus de mettre
en uvre ma propre expérience. Autant je me sentais
libre de m'exprimer sous le masque de personnages évidemment
détachés de moi, autant je me sentais incapable
d'écrire un livre qui pût être considéré
comme une confession. Incapable de confronter mon héros,
jeune homme de 1905, de 1910, avec les problèmes réels
qui avaient été les miens, je dus reconnaître
qu'il était absurde de lui proposer les problèmes
de Shelley. Je me souviens que je faisais alors des promenades
à cheval dans la vallée de la Somme et je ne puis
penser à cette rivière tranquille, aux arbres qui
la bordent, aux chemins de halage, sans évoquer aussi mes
hésitations et mon anxiété d'alors. C'était
irritant. Je connaissais la direction générale,
le ton sentimental et comme l'attitude de mon roman, mais je n'arrivais
pas à en fixer le sujet.
J'aimais beaucoup la ville où les hasards
de la guerre me faisaient vivre ; j'aimais ses églises,
les belles cours pavées de ses vieux hôtels et ses
maisons de bois sculpté. Je me mis à lire des histoires
d'Abbeville et, entre autres, la correspondance de Boucher de
Perthes, érudit abbevillois assez connu par ses travaux
sur la préhistoire. L'homme écrivait de façon
agréable et l'époque m'intéressait. C'était
la un du règne de Louis-Philippe, la Révolution
de 48 et le début du Second Empire. Je ne me souviens plus
du texte exact qui m'éclaira, mais brusquement je crus
comprendre que 48 était l'époque a laquelle il convenait
de situer, en France, un Shelley. Ses sentiments, sa grandiloquence,
son idéalisme pur, devenaient alors vraisemblables. Et,
puisque j'aimais tant Abbeville, pourquoi ne pas le faire vivre
à Abbeville ? Boucher de Perthes me fournissait l'image
d'un monde conservateur, en opposition parfaite avec mon héros.
Tout cela semblait excellent. Restait à voir ce qu'avait
été la Révolution à Abbeville.
J'obtins du sous-préfet la permission
de feuilleter ses archives et là, tout de suite, je tombai
sur le dossier des Ponts et Chaussées. On y pouvait suivre
les déboires d'un malheureux ingénieur aux prises
avec la mer et dont les travaux les plus soigneusement calculés
s'étaient trouvés sans cesse détruits par
les vagues. Le symbole me plut (il me plaît encore) ; je
décidai que mon Shelley serait ingénieur. À
partir de ce moment, le roman s'organisa avec une rapidité
qui me surprit. Un lit étant creusé, les souvenirs
et les émotions s'y précipitaient. Dans le plan
primitif, Philippe Vinies (mon héros) devait d'abord aimer
et enlever Clotilde, fuie d'un cabaretier d'Abbeville, et cet
épisode aurait correspondu à l'histoire d'Harriet
dans la vie de Shelley. Mais je reconnus assez vite que je ne
connaissais pas Clotilde et que je n'avais rien à dire
sur elle. Geneviève, au contraire, me plaisait parfaitement
et ce fut autour d'elle que cristallisèrent tous les événements
sentimentaux. Il restait à trouver un personnage qui fût
à Philippe Viniès ce que Hogg avait été
à Shelley, c'est-à-dire l'ami cynique et infidèle.
Je cherchai longtemps le moyen de l'introduire. Comme je m'étais
mis à lire quantité de mémoires sur la Révolution
de 48, je découvris ce Lucien Delaborde, qui fut à
la fois agent secret de la police Royale et membre influent de
sociétés révolutionnaires. C'était
l'homme qu'il me fallait et il devint Lucien Malessart. Le lecteur
qui s'intéresse à ces détails techniques
pourra voir que la scène où Lucien cherche à
séduire Geneviève et la scène qui suit, entre
Lucien et Philippe, sont, transposées (et très maladroitement
d'ailleurs), les scènes entre Harriet, Hogg et Shelley
à York.
Bertrand d'Ouville est naturellement Boucher
de Perthes. Lecardonnel est un être dont la naissance m'a
toujours étonné, car il est fait entièrement
de la silhouette du vieux Lachelier, le philosophe entrevu par
moi pendant une heure, un jour qu'il nous inspectait. Mais cette
grosse tête inclinée, ce nez enfoui dans un grand
mouchoir jaune m'avaient frappé et surgirent au premier
appel, dès que j'eus besoin d'un chef pour Philippe Viniès.
Ni Ange, Ni Bête fut publié
au début de 1919 et n'eut à peu près aucun
succès. Pourtant quelques-uns de mes amis (et le plus sévère
d'entre eux, mon maître Alain) en aimèrent certaines
parties, ce qui m'empêcha de perdre confiance. Mon éditeur
accusa un titre mal choisi et le moment de la publication, II
me sembla qu'un échec aussi complet devait avoir des causes
plus profondes. Je résolus d'essayer de refaire le livre
en peignant cette fois Mary, Harriet et Hogg sous leurs traits
véritables, c'est-à-dire d'écrire une Vie
de Shelley.
Je viens de relire Ni Ange, Ni Bête
que j'avais tout à fait oublié et, à mon
avis, le grand défaut du livre, c'est qu'il n'a pas de
héros. Les lois du romanesque exigent que le lecteur se
puisse attacher à un personnage. Ici je poursuivais en
Philippe Viniès un ancien « moi » auquel j'étais
hostile et j'avais pour lui trop peu de sympathie pour être
capable de le rendre sympathique. La véritable héroïne
eût été, si j'avais mieux su mon métier,
Geneviève. Le livre aurait porté son nom et l'histoire
de son ménage aurait été beaucoup plus développée.
Ou bien encore, il était possible de transformer Viniès
en héros, mais en l'aimant davantage et en le comprenant
plus profondément. Il faut, pour faire un romancier, générosité
et impartialité. Voyez comme Tosltoï traite Karénine
et le vieux Prince Bolkonsky. Et Stendhal, qui guillotine Sorel,
il l'aime bien mieux que je n'aimais ce Philippe. Sa récompense
: Le Rouge et le Noir.
20 euros (code de commande : 17469).
MAUROIS (André) Contact. Frontispice de Bernard Boutet de Monvel. Maastricht, Stols, 1928. In-8° broché, 144 p., (collection « Les Belles Heures », n° III), un des 400 exemplaires numérotés sur vélin anglais (n° 16), bel exemplaire.

50 euros (code de commande : 17417 - vendu).
[BYRON
(George Gordon)]. MAUROIS (André)
Byron. Tomes I et II (complet). Paris, Grasset,
1930. Deux volumes in-4° tellière brochés sous
chemises et étui d'éditeur, 364 et 361 p., (collection
« Les Cahiers Verts », quatrième
série, n° 7 et n° 8), un des 35 exemplaires
réimposés et numérotés sur Or Turner
(n° 30), étui partiellement insolé
et petites taches sur les dos des chemises, bon exemplaire non
coupé.
Préface :
Les
sources originales de toute Vie de Byron sont la correspondance
(les six volumes de l'édition de Lord Ernle et les deux
volumes complémentaires édités par Murray
en 1922), les Poèmes, la Vie de Byron par Moore, l'Astarté
de Lord Lovelace, et un certain nombre de Mémoires contemporains.
On trouvera dans les notes qui sont à la fin de cet ouvrage
les sources de chaque chapitre et les références
des citations.
Lady Lovelace a bien voulu m'autoriser à
consulter ses archives. L'abondance des matériaux quelles
contiennent est telle que la seule difficulté était
de choisir. Je me suis attaché surtout aux textes qui éclairaient
l'inquiétude religieuse de Byron et au journal inédit
de Lady Byron. À Harold Nicolson, grand érudit byronien
et confrère généreux, je dois la communication
d'un document remarquable : l'exemplaire de Moore qui appartenait
à Hobhouse, et qui a été annoté par
l'ami le plus intime de Byron. Ces notes de Hobhouse apportent
quelques anecdotes nouvelles et de curieuses indications sur la
formation morale de Byron. Je dois remercier aussi Lord Lansdowne,
qui m'a confié la correspondance inédite de Byron
et de Miss Elphinstone ; le Colonel Murray qui, avec beaucoup
de bonne grâce, a mis à ma disposition ses dossiers ;
la Comtesse Le Marais qui m'a communiqué une lettre de
l'Abbé de Brême sur Byron à Milan ; Lady
Airlie, Lady Jersey ; Mr Clément du Pontet, bibliothécaire
de Harrow ; Mr Brecknock, bibliothécaire de Hucknall
Torkard ; Mr Charles Ion Fraser, l'actuel propriétaire
de Newstead Abbey ; Mr Gordon George, qui a fait pour moi
des recherches parmi les rapports de police de Vienne ; M.
de Vivie de Régie, à qui l'on doit la publication
des documents sur Médora en France ; et enfin, en
Grèce, M. Camborouglou, M. Andréadès, et
le Maire de Missolonghi. Je n'ai pas besoin de dire ce que, comme
tous ceux qui étudient la vie et les uvres de Byron,
je dois à Lord Ernle.
Au temps de la publication d'Ariel, plusieurs
critiques m'avaient reproché l'absence de chronologie et
la place insuffisante donnée aux uvres dans cette
vie d'un poète. Ces deux observations me semblent justes ;
j'ai donc essayé ici de citer des dates aussi souvent que
cela était possible, et j'ai ajouté à la
fin du livre une chronologie byronienne. Pour les poèmes,
la grande difficulté est de les traduire. La traduction
en prose ne donne aucune idée de la miraculeuse coïncidence
du sens et du rythme par où se révèle le
génie d'un poète ; la traduction en vers est
presque impossible. J'ai fait de mon mieux pour transposer (surtout
dans la troisième partie, qui décrit la période
de grande production poétique de Byron) certains fragments
en prose rythmée.
Ayant déjà écrit une Vie
de Shelley, je ne pouvais guère raconter, une fois de plus,
des faits qui pourtant sont nécessaires à l'intelligence
de la vie de Byron. Je les ai rappelés brièvement.
Le lecteur qui en ignore les détails et souhaite les connaître,
les trouvera, soit dans la Vie de Shelley par Dowden, soit dans
la Vie, plus récente, de W. E. Peck.
Reste un sujet difficile, ou du moins que l'on
a rendu tel en le déformant. Sur la question de l'inceste,
tout biographe de Byron doit, qu'il le veuille ou non, prendre
parti. J'emploie le mot pour suivre la tradition, et bien qu'à
mon avis cet inceste soit un crime assez imaginaire. Non seulement
Augusta Leigh n'était que la demi-sur de Lord Byron,
mais il ne l'avait presque jamais vue avant le moment où,
en 1813, il la rencontra et l'aima. De la réalité
de cet amour j'avoue ne pas comprendre comment l'on peut douter
après la publication d'Astarté, des lettres
à Lady Melbourne, et de la Vie de Lady Byron.
Ce qui détermine ma conviction, c'est :
1° la correspondance avec Lady Melbourne dont personne ne
nie l'authenticité et qui est, si l'on n'admet pas l'inceste,
dépourvue de tout sens intelligible ; 2° les lettres
innombrables échangées entre Lady Byron, Augusta,
Mrs Villiers, Médora, Ada, et où l'amour de Byron
pour Mrs Leigh est traité comme un fait connu, indiscuté ;
3° les lettres de Mrs Leigh elle-même qui s'efforce
d'établir, non que les relations n'ont jamais existé,
mais seulement qu'elles n'ont pas continué après
le mariage de Byron, en quoi d'ailleurs elle dit la vérité,
et son témoignage est confirmé par celui de Byron ;
4° le livre de M. de Vivie de Régie sur Médora,
livre qui, en prouvant que Médora était une fille
de Byron, fixe de façon certaine à l'été
de 1813 le début de cette liaison.
J'espère, tout en traitant cet épisode
sans hypocrisie, avoir fait partager au lecteur les sentiments
d'admiration et de pitié que, me semble-t-il, doit inspirer
le caractère de Byron. Surtout je me suis attaché
à observer les proportions véritables et à
ne pas faire de ce thème secondaire le sujet central d'une
Vie de Byron. Le conflit qui est l'essence du byronisme existait
avant l'inceste, la cause de la séparation n'est pas l'inceste,
et dès 1818, Augusta Leigh n'est plus, dans la vie de Byron,
qu'une ombre légère et apaisée. On a souvent
cherché à opposer Lord Byron et sa femme l'un à
l'autre comme s'il était nécessaire que dans un
mariage manqué il y eût un coupable. Lord et Lady
Byron avaient tous deux des défauts irritants et de hautes
vertus. Ils n'étaient pas faits pour une vie commune, mais
on verra par les textes que je cite qu'ils avaient fini par se
rendre une mutuelle justice avec plus de lucide sérénité
que leurs champions posthumes.
Au lecteur qui souhaiterait, sur cette question,
former lui-même son jugement, je ne puis que conseiller
de lire : contre ma thèse, le livre de Mr Richard
Edgcumbe (Byron : the Last Phase) et ses articles ;
pour une thèse intermédiaire, celle du doute, la
première partie du livre de John Drinkwater et l'article
de Lord Ernle dans la Quarterly Review ; dans le même sens
que moi : Astarté, le Byron Mystery de Sir
John Fox, le Byron de mon ami Charles du Bos, et la Vie de
Lady Byron par Miss Ethel Colbum Mayne. Je ne veux pas citer
Miss Mayne sans la remercier d'avoir, dans sa préface,
rappelé si aimablement notre travail commun. J'ai conservé,
moi aussi, le meilleur souvenir de sa courtoisie en ces circonstances.
Je serais très heureux si ce livre avait
la fortune de ramener à l'uvre de Byron des lecteurs
anglais et français qui la jugent avec sévérité
sans la connaître.
La poésie de Byron avait été
celle d'une époque inquiète. La Révolution
Française avait fait naître de grands espoirs quelle
avait déçus. Les guerres napoléoniennes avaient
été l'occasion d'actes héroïques et
vains. Des millions d'hommes avaient éprouvé, comme
Byron, le sentiment de l'injustice et de la folie de l'univers.
Pour eux comme pour lui-même, ses poèmes avaient
été « le volcan dont l'éruption
empêche un tremblement de terre. »
Après 1830, la vie de l'Europe changea.
Les classes moyennes arrivaient au pouvoir ; la science mettait
au service des hommes des forces dont on n'apercevait pas encore
les limites. Époque d'espoirs bourgeois. Le Destin cédait.
Un poème sur Don Juan choquait à la fois des aristocrates
dévots et des boutiquiers triomphants. Les sujets de la
reine Victoria, qui fondaient un Empire, ne voulaient pas savoir
que les Empires se succèdent comme les vagues de la mer.
Carlyle, qui avait aimé Byron, se détachait de lui.
Un volcan ? Oui, pensait-il, Byron avait eu la force inutile
et dangereuse d'un volcan. « Et maintenant, écrivait
Carlyle, nous regardons tristement les cendres du cratère
qui, avant longtemps, se remplira de neige. »
Ainsi le prophète s'unissait au marchand
pour condamner Childe Harold. Ça et là, quelque
esprit plus hardi, Ruskin, Browning, reconnaissait sa force et
sa grandeur. En France, Flaubert se nourrissait de Byron et, au
cours d'un pèlerinage à Chilien, trouvait une joie
religieuse à voir ce nom gravé dans la pierre. « Tout
le temps j'ai songé à l'homme pâle qui un
jour est venu là, s'y est promené de long en large,
a écrit son nom sur la pierre et est reparti... Le nom
de Byron est gravé de côté et il est déjà
noir comme si on avait mis de l'encre dessus pour le faire ressortir ;
il brille en effet sur la colonne grise et jaillit à l'il
dès en entrant : au-dessous du nom la pierre est un
peu mangée comme si la main énorme qui s est appuyée
là l'avait usée par son poids. » Mais
les médiocres jouissaient de la déchéance
d'un génie. Le jeune Leconte de Lisle étant allé
voir Béranger, le chansonnier lui dit qu'il n'admirait
pas Byron : « Des vers comme les siens, peuh !
moi, tous les soirs, j'en fais en rêve, quand je dors. »
« Ah ! mon cher maître, répondit
Leconte de Lisle, que ne dormez-vous toujours ! »
Puis la réaction anti-byronienne atteignit
les meilleurs. En France comme en Angleterre, le réalisme
de la prose et la vulgarité de la vie inspirèrent
aux poètes le désir de chercher refuge dans la pureté
de la forme. À Byron on préféra Keats, Shelley,
Swinburne. En 1881, Matthew Arnold, dans une préface célèbre,
défendit Byron, loua l'impérissable excellence de
sa sincérité et de sa force, le mit au-dessus de
Keats mort trop jeune et de Shelley, « bel ange inefficace
qui bat en vain le vide de ses ailes lumineuses. »
Swinburne et ses amis protestèrent et triomphèrent.
Matthew Arnold avait prédit qu'en 1900, le premier nom
que prononcerait l'Angleterre, récapitulant les gloires
du siècle, serait celui de Byron. Il se trompait. En 1900
cette poésie ne rencontrait plus que la froide indifférence
des esthètes. On jugeait Byron sur le Corsaire, sur le
Giaour, sur des poèmes qu'il avait lui-même condamnés.
Assez rares étaient (et sont encore) ceux qui avaient lu
les derniers chants de Don Juan, le troisième chant de
Childe Harold, les courts poèmes lyriques, le Prométhée
et les admirables journaux en prose.
Une vie de Byron n'est pas une étude
critique sur la valeur poétique ou sur l'influence littéraire
de Byron. J'ai indiqué le sujet ; je ne l'ai pas traité.
À ceux qui souhaiteraient des idées complémentaires,
je conseille de lire la Préface de Mr Coleridge à
sa parfaite édition des Poèmes ; les conférences
du Professeur Grierson, d'Edimbourg, et (dès qu'elles auront
paru) les leçons professées à Cambridge par
Mr Desmond Mac Carthy. Sur l'influence de Byron en France, il
existe une thèse d'Estève : Byron et le
Romantisme Français.
Le coffret : 150 euros (code de commande : 16552 - vendu).
Le côté de Chelsea. Paris, Gallimard, 1932. [Mention de 25e édition.] In-12 broché, 120 p.
7,50 euros (code de commande : LF/3085).
La conversation. Notes et maximes. Paris, Hachette, 1964. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 90 p., envoi de l'auteur.
25 euros (code de commande : 94/68).
Fragment dun journal (août-septembre
1930). Relativisme suite.
Paris, Éditions du Sagittaire,
1931. In-12 broché, 190 p., (collection « Regards
», n° 3), un des 212 exemplaires hors commerce numérotés.
15 euros (code de commande : 93/60).
Mes songes que voici. Paris, Grasset, 1932. In-12 broché, 271 p.
7,50 euros (code de commande : 84/63).
Ni ange, ni bête. S.l., Club du Livre du Mois, 1953. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, 230 p., une illustration en frontispice, exemplaire numéroté.
7,50 euros (code de commande : 6420).
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une page lui est cependant consacrée sur le site de l'Académie française. et une autre sur le site de la commune de Bischwiller. |
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