|
Nouvelle(s)
entrée(s)
VERCORS
La bataille du silence. Souvenirs
de minuit. Paris, Éditions
de Minuit, 1992. In-8° broché, 349 p.
Texte de Jérôme
Lindon en quatrième de couverture :
« La bataille du silence parut
vingt-cinq ans après Le silence de la mer. Et il
se sera écoulé de nouveau vingt-cinq ans jusqu'à
ce que cette histoire racontée par Vercors des Éditions
de Minuit clandestines, publiée en 1967 aux Presses de
la Cité, reparaisse sous une couverture frappée
de l'étoile qu'il avait lui-même dessinée.
Voici donc refermée une parenthèse
restée béante un demi-siècle, jour pour
jour. Je souhaitais depuis longtemps que les Éditions
de Minuit soient aux côtés de Vercors pour cet anniversaire.
Il me semblait que c'était notre place. Il me semble que
c'est aussi la sienne. »
Sur la jaquette de l'édition de 1967 :
« Il y a un quart de siècle exactement
que paraissait, au nez de l'occupant nazi, le fameux Silence
de la Mer, provoquant dans le monde entier l'émotion
que l'on sait. Depuis, l'ouvrage n'a pas cessé de se trouver
en tête des best-sellers de la littérature contemporaine,
ni le nom de Vercors de symboliser la Résistance intellectuelle
française.
Vingt-cinq ans, c'est l'espace d'une génération.
C'est pourquoi il nous a paru nécessaire que soit écrite,
par celui-là même qui l'a vécue, l'histoire
de cette opposition farouche à la propagande hitlérienne,
avant que les témoins n'en soient tous disparus.
La Résistance armée s'est faite
dans le fracas des trains qui sautent, des guérillas à
la grenade et à la mitraillette. Ce qui domine l'histoire
de la Résistance spirituelle, c'est le silence. Silence
des écrivains qui refusent d'abord de rien publier sous
la botte nazie, silence plus tard sur le nom de ces mêmes
écrivains publiant leurs ouvrages de combat, au péril
de leur vie, dans les très clandestines Éditions
de Minuit, fondées avec quelques amis par un très
mystérieux Desvignes, dont personne ne sait qu'il est
aussi le mystérieux auteur du Silence de la Mer.
« Vercors, le secret le mieux gardé de la guerre
», dira son ami Aragon à la Libération. Et
en effet, ni la famille de l'écrivain, ni même le
général de Gaulle n'apprendront son identité
avant le départ des Allemands. Comment un tel silence
a pu être gardé, comment les Éditions de
Minuit ont pu, jusqu'à la fin, imprimer, brocher, distribuer
chaque mois un et parfois deux ouvrages, aussi dangereux qu'interdits,
sans que la Gestapo parvienne jamais à découvrir
les responsables, voilà ce que nous raconte Vercors avec
la discrétion mais combien suggestive qui
caractérise son écriture. Et derrière ce
récit sans bruit et sans fureur, souvent teinté
d'humour, c'est toute l'ambiance des années dramatiques
de l'occupation, une pathétique ambiance de tragédie,
d'espérance et de résolution que l'auteur fait
renaître sous nos yeux. »
12 euros (code de commande
: 12772 - vendu).
Pour être
informé des mises à jour de cette page |