SURRÉALISME & ALENTOURS

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Nouvelle(s) entrée(s)

 

COLINET (Paul) — La manivelle du château. S.l., George Houyoux, 1954. In-8° broché, 79 p., (collection « La Tarasque »), ex-libris effacé à la page de titre, bel exemplaire.

15 euros (code de commande : 16285).

 

SCUTENAIRE (Louis) — Le fusil du boucher précédé de Paroles en fête, par Michel-Georges Bernard. Verviers, Temps Mêlés, 1974. In-12 collé, 69 p., exemplaire en très bel état.

20 euros (code de commande : 16286 - vendu).

 

SCUTENAIRE (Louis) — Les jours dangereux. Les nuits noires. Quatre dessins de Claudine Jamagne. Bruxelles, S.N., 1972. In-8° broché, 153 p., exemplaire en très bel état.

25 euros (code de commande : 16288 - vendu).

 

SCUTENAIRE (Louis) — Le monument de la guenon. Édition augmentée. Bruxelles, Brassa, [1979]. In-8° collé, 61 p., exemplaire en très bel état.
Avant-propos :
   Le monument de la guenon en édition originale épuisé à cause de son tirage modeste, mes amis ont voulu le rééditer. Décision louable. Malheureusement ils m'ont demandé un avant-propos. Malheureusement, car s'il est malaisé de valablement préfacer le livre d'autrui, il est impossible ou presque de se préfacer soi-même, cela pour des raisons diverses, les unes glorieuses, les autres non.
   Mes motifs à moi sont que je n'ai rien à dire d'intéressant à à propos du monument, qu'il s'agisse d'idées générales (les pires qui soient) ou d'idées particulières (qu'il est préférable de cacher).
   Puisqu'il faut néanmoins passer sous les fourches caudines, parlons de circonstances. Donc, nous étions en 1936, au mois de septembre. Les grandes démocraties occidentales se décomposaient comme elles persistent à le faire aujourd'hui. Je séjournais à La Haye des Pays-Bas. Comme Daniel de Foë fréquentait la boutique d'un vannier, je fréquentais, entre deux flâneries, la bibliothèque du Palais de la Paix, bâti entre la Soufi-kerk et l'orée du bois de Scheveningen. Outre son opulence en manuels juridiques, cet antre du savoir possédait des trésors, parmi lesquels la collection complète de la Revue des deux mondes, une aimable préposée de qui j'ai oublié le nom, des rames d'un beau papier ivoire richement filigrane, de plaisants crayons Caran d'Ache.
   Un matin, je ne sais quel diable me poussant, je pris des feuilles de papier, un crayon, et l'endemain je terminais Le monument de la guenon. Dans quoi on retrouve un coin de La Haye, diverses bonnes gens et bonnes choses que j'y avais rencontrées et moi-même, peut-être un rien gauchis. Voilà.
                                                                                                                                                                                         L.S.
Post-scriptum : Pour faire masse (révérence parler) mes éditeurs, qui ne reculent devant rien, ajoutent au monument de la guenon proprement dit deux ou trois textes contemporains de celui-ci et qui ont avec lui quelque relation.

25 euros (code de commande : 16287 - vendu).

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BALTHAZAR (André) — Les images virtuelles. Illustré par Reinhoud. Bruxelles, À la Pierre d'Alun, 1982. In-8° en feuillets, 73 p., exemplaire numéroté.

25 euros (code de commande : 11834).


BÉCHET (Achille) et BÉCHET (Christine) — Surréalistes wallons. Bruxelles, Labor, 1987. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 238 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   Faire une synthèse, mais surtout évoquer, confronter, suggérer ; donner à voir » telle est la pensée sous-jacente à la conception d'un ouvrage qui tente de faire le point sur ce que la Wallonie a engendré dans le sillage du Surréalisme. L'adhésion à la réflexion d'Eluard entraîne un ton qui, loin du confort historique, implique des choix nécessairement subjectifs.
   Dans cet esprit, les auteurs rappellent le contexte historique, social et politique dans lequel ont éclos les activités surréalistes. Ils précisent l'histoire des groupes ; leur spécificité, leur rayonnement, les liens qui les unissent aux amis – parfois ennemis – de Bruxelles, Paris, ou ailleurs. Ils évoquent des créateurs exilés, paradoxalement nés wallons. Et surtout ils proposent, pour la première fois, une carte de la situation après 1950 alors que la société a récupéré, neutralisé des images désormais banalisées pour les utiliser à son profit.
   Le propos s'est volontairement attaché à diverses formes d'expression : écriture, peinture, dessin, photographie, cinéma, musique. Il aborde le problème délicat du rôle de la femme dans la création surréaliste, évoque quelques personnalités de créatrices ou compagnes de route.
   Travail de découverte. Cheminement à travers l'univers apatride du Surréalisme avec pour postulat la recherche des Wallons qui se sont approchés du mouvement, l'ont alimenté, s'y sont nourris, l'ont prolongé, parfois renié. L'ouvrage rassemble de nombreux documents peu connus, tant sur le plan biographique que pictural ou poétique.
   Le défi relevé dans Surréalistes wallons – qui ne se prétend nullement exhaustif – tient de l'utopie. Le résultat séduira par la révélation de l'étonnante vitalité, l'extraordinaire diversité, la surprenante pérennité, que continuent à générer les Manifestes de Breton.

55 euros (code de commande : 15190*).


BLAVIER (André) — Le mal du pays ou les travaux forc(en)és. Avec Cinémas de quartier, La cantilène de la mal-baisée et le Remembrances du vieux barde idiot et un Complément de choix. Nouvelle édition revue et considérablement augmentée. Frontispice de Simone. S.l., Temps Mêlés - Yellow Now, 1993. In-8° broché, [160] p., (collection « Temps Mêlés », n° 150 + 53-56 - Hiver 1993), exemplaire en parfait état, bien complet du feuillet d'errata.
En quatrième de couverture :
   Ce volume regroupe, dans une version considérablement remaniée et quasiment doublée (jusqu'à atteindre aux 4002 vers, mais pauvrement décasyllabiques, de la Chanson de Roland, œuvre fondatrice de la poésie française) deux recueils précédemment parus en édition de luxe à tirage limité (La Pierre d'Alun, 1983 et Plein Chant, 1985) et un premier rassemblement des deux précédents (Yellow Now, 1986).
   En alexandrins classiques, mais parfois tortueux/torturés (l'ensemble n'est pas sans raison dédié à la mémoire de l'auteur de la P.C.P.), il s'agit au fond d'un seul poème didactique et moral alternant (on songe aux « dissonances » laforguiennes) les tons et les époques, les langues et leurs « niveaux », les mondes et le demi, sollicitations attendues et citations inattendues, lyrisme quintessencié, voire métaphysique et platitudes d'almanach. L'encyclopédisme (de surface) y est tel que les champs sémantiques cohérents « d'aventure en aventure » (celles-ci s'articulant selon un apparent caprice et de subtiles motivations) recouvrent : la sexualité d'abord et toujours, sous son aspect le plus charnel et donc le plus charmeur ; mais aussi la gastronomie, la navigation, l'économie politique (et la politique des économies), la médecine, le Moyen Âge et l'alchimie, les arts martiaux, l'hagiographie et, last but not least, la linguistique et la dentisterie.
   On y découvrira quelques-uns des plus beaux vers de la langue
: « Si Pine osa, freudien, Lacan foutit le Kant », « Je te vous nous vous elle et qui que qui dont spit » ou encore : « Le progrès, citoyens, est au fond de la cour ».
   La première partie est une sorte de catalogue désinvolte et souvent hâbleur clos sur une admonestation de l'auteur à lui-même et un sévère rappel de l'Ecclésiaste ; la seconde, ce que Ziegelmeyer en a dit très justement (« une évocation nostalgique ») et la troisième une ressassante déploration du Temps qui sépare plus encore qu'il ne passe. Le tout, un efficace effet/effort de récriture, qui serait volontiers polémique, si la récriture (et la polémique) n'étaient de l'ordre de la 'Pataphysique.

20 euros (code de commande : 14650).


[BRETON]. MAURIAC (Claude) — André Breton. Essai. Paris, Flore, 1949. In-8° broché, 358 p., bel exemplaire en grande partie non coupé.

15 euros (code de commande : 13340).


CHAVÉE (Achille) L'éléphant blanc. (Deuxième édition.) La Louvière, Daily Bul, 1983. In-12 broché, (58 p.).

18 euros (code de commande : 32/62).


COLINET (Paul) — Œuvres. Les histoires de la lampe - La nuit blanche - La manivelle du château - Autres textes. [Préface de Louis Scutenaire.] [Bruxelles], Lebeer Hossmann, 1980. In-8° broché, 205 p., illustrations, édition en partie originale.

15 euros (code de commande : 13044).

COLINET (Paul) — Vilaine et Réséda. La Louvière, Le Daily-Bul, s.d. In-16 agrafé, 12 feuillets, (collection « Les Poquettes Volantes », n° 1), exemplaire numéroté.

15 euros (code de commande : 11942).

COLINET (Paul) et MARIËN (Marcel) — L'histoire des deux lampes. Dessins de Paul Colinet. Bruxelles, Les Lèvres Nues, 1990. In-8° broché, 175 p.
En quatrième de couverture :
   La première lampe s'explique par l'intérêt que Colinet paraissait porter à cet objet, au point d'en écrire les histoires.
   La seconde me concerne. Elle remonte au jour où je fis, en même temps, la connaissance de Colinet et de Magritte. Il me fut rapporté, qu'après mon départ, Colinet me décrivit à Magritte comme une lampe à eau, évocation que je crois assez juste de mon aspect « éteint », aspect que je crois avoir conservé, bien qu'aujourd'hui coloré d'une sorte de maussaderie excédée.

30 euros (code de commande : 14509).


[DAILY-BUL]. DAVID (Claudette) — Station debout pénible. 1957. In-16 agrafé, 16 ff. non chiffrés, illustrations, (collection « Pour mieux entendre la Pensée Bùl »), tirage limité à 500 exemplaires, rare.

20 euros (code de commande : 11852).

 


[DALI]. Dali. De Draeger. Max Gérard a recueilli le propos de ce livre. S.l., Le Soleil Noir, 1968. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, [256] p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Sur la jaquette :
« Nous traversions le hall d'exposition de l'imprimerie lorsque brusquement Dali s'arrêta, revint de trois pas en arrière et, montrant l'habillage d'une boîte timbrée aux armes de la marquise de Sévigné, s'écria : « Voilà comment devrait être la couverture de notre livre ! » D'un regard il venait d'inventer la plus surréaliste et la plus commerciale des jaquettes.
C'est pourquoi vous avez dans les mains un ouvrage vêtu de la somptueuse tenue d'or réservée habituellement aux boîtes de chocolat ; c'est pourquoi vous dégusterez bientôt des friandises en forme de montres molles ; c'est ainsi que l'imagination de notre imaginatif ami servait d'un coup deux passions chères à son cœur : l'art et la gastronomie. »

100 euros (code de commande : 10499).


 

DEHARME (Lise) — Le pot de mousse. Roman. Paris, Gallimard, 1952. In-12 broché, 128 p., épuisé.

13 euros (code de commande : 15705).


 

DOTREMONT (Guy) — Aberration d'une biographie de Christian Dotremont, l'inventeur de « Cobra », par Françoise Lalande (Stock, 1998). Bruxelles, Devillez, 2000. In-8° broché, 203 p.
Sur la couverture :
   Les pages qui vont suivre, jamais je n'aurais imaginé devoir les écrire. J'avais, le 29 octobre 1992, rencontré Françoise Lalande et lui avais demandé si elle accepterait d'écrire la biographie de mon frère, Christian Dotremont. [...] Ma proposition ayant été acceptée, je promis à Françoise Lalande toute mon aide, et je la lui fournis, sans aucune réticence, lui laissant, comme elle me l'avait demandé, exigé même, toute sa « liberté de plume », l'ouvrage devant paraître, comme elle me l'avait demandé aussi, sous sa seule signature. Mais le résultat de cette entreprise a été, quand il s'est agi de mes parents, choquant, contraire à la vérité historique. Pour mon frère Christian lui-même, des accusations sont contraires à cette vérité. Alors, pour l'honneur des miens, j'ai pensé devoir rétablir cette vérité. Ce travail a exigé les longs développements qu'on lira ci-après, je crois avec intérêt, en dehors même du cadre dans lequel ils se présentent.
   J'ai constaté, d'autre part, chemin faisant, une disproportion fréquente entre l'intérêt accordé par l'auteur de la biographie à telles ou telles œuvres de Christian Dotremont, dont il n'est rien ou quasi rien dit, et celui porté à des faits de sa vie qui, manifestement, indéniablement, n'ont été dans celle-ci qu'anecdotes, ou à des personnes qui, quoique croisées sur son chemin, n'ont participé qu'extérieurement, dirais-je, à la vie de mon frère. « Sa vie est un roman », dit Françoise Lalande (page 10 de la biographie), certes, mais ne fut-elle pas suffisamment riche en faits importants et véritables rencontres que pour s'y attacher de la sorte ? J'ai constaté aussi dans la biographie qui nous est donnée des inexactitudes, si nombreuses qu'elles ne me paraissent pas s'accorder avec le caractère « scientifique » que l'auteur a voulu donner à son travail ; la biographie « de type anglo-saxon, très méticuleuse » (interview parue dans Le Matin du 22 décembre 1998) qu'a voulu faire Françoise Lalande, abondante de détails, n'autorise pas le roman à prendre le pas sur la rigueur de l'information, comme tel est trop souvent le cas. [...]

10 euros (code de commande : 15401).


[DUCHAMP (Marcel)]. Étant donné. Marcel Duchamp. Baby, Association pour l'Étude de Marcel Duchamp, 1999. In-4° broché, 154 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (revue « Étant Donné », n° 1).

25 euros (code de commande : 11861).


[DUMONT (Fernand)]. CANONNE (Xavier) — Fernand Dumont 1906-1945. Aux cailloux des chemins. Loverval, Labor, 2006. In-8° broché, 87 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire à l'état de neuf.
   Cet ouvrage fut publié à l'occasion de l'exposition éponyme orgabnisée à la Salle Saint-Georges, à Mons, du 13 octobre au 24 décembre 2006.
Avant-propos :

   1906-1945. Deux dates pour une tombe qui n'existera pas plus à Mons en Belgique, qu'à Bergen – ironie du sort – près d'Hanovre en Allemagne où la maladie – le typhus probablement – acheva Fernand Dumont en mars 1945, un mois avant la libération de ce camp de concentration où mourait aussi Anne Frank.
   La liberté, « tant rêvée si longtemps défendue et si souvent servie et tellement aimée » ne s'offrira à lui que dans la mort, après trois longues années de captivité et d'isolement parmi tant d'autres anonymes écrasés dans l'horreur d'un temps.
   Une existence trop brève, trente-neuf années à peine, pour trouver dans l'écriture, et par elle, la maturité et la plénitude, pour tenter de fléchir le quotidien vers quoi tout semblait porter ce fils de notable, et accomplir une existence choisie plutôt que subie. Trois livres publiés de son vivant, À ciel ouvert en 1937, La Région du cœur en 1939 et le Traité des Fées en 1942, les quelques autres posthumes que rassemble la Dialectique du hasard au service du désir qui serait l'anneau d'un premier cycle avant un autre à peine ébauché que la captivité empêchera, La Liberté, écrit en juin 1942 à la prison de Mons, résonnant comme le chant du cygne.
   Et pourtant, la minceur de cette œuvre ne la rend ni dérisoire, ni secondaire ; c'est qu'un ton la caractérise, une musique comme une mélopée, une confession récitée à voix basse à la tombée du jour. La chanson de l'attente, le front à la fenêtre qu'est À ciel ouvert, l'écriture précieuse, ciselée de La Région du cœur, l'élégance amusée du Traité des Fées, le chant clair, bouleversant, aux accents d'Eluard de La Liberté en font un auteur à part entière dans le surréalisme et la littérature française de Belgique. Même l'exercice mimétique – parfois laborieux – de la démarche d'André Breton entrepris avec la Dialectique du hasard au service du désir, tentant de prouver dans une démonstration clinique que le désir vient déterminer le hasard, celui-ci n'existant dès lors pas puisque tout est annoncé et explicable, échappe à la comparaison sévère entre l'œuvre du maître et celle du disciple, tant la sincérité de l'auteur commande l'indulgence.
   Prose, poésie, écriture automatique, récit même avec l'Étoile du Berger rédigé dans les geôles de Mons et de Louvain entre juillet et décembre 1942, sorte de plongée dans les amours de l'adolescence, Fernand Dumont aura adopté tous les genres, les unifiant d'une tonalité si particulière de bleu-gris et de vieil or, qui tient autant du romantisme que du surréalisme. En sa brève carrière littéraire – dix années si l'on tient compte des textes publiés –, il séduit jusqu'en ses « faiblesses nécessaires » nous laissant pour toujours songeurs quant au tour qu'aurait pris son œuvre, entre le « sur-romantisme » – un terme qu'il appréciait – de La Région du cœur et le dépouillement de La Grande Nocturne. Les fées n'auraient sans doute cessé de la traverser, êtres d'exception plutôt que personnages de contes populaires, messagères de l'amour, seul sentiment capable, comme dans une expérience chimique, de transgresser le quotidien pour atteindre l'air pur des lieux secrets dont elles détiennent la clé, et avec elles, cette quête éperdue du bonheur, de la liberté vers quoi tout le porta. Ce qui rend Fernand Dumont touchant hors son écriture, c'est de voir cet homme éternellement jeune s'enrober de légende au seuil des possibles, la porte entrouverte sur un monde où il nous faut à présent l'inventer.
   Rares sont aujourd'hui ceux qui ont connu Fernand Dumont. Le souvenir de sa silhouette juvénile et de sa désormais légendaire canne à pommeau d'argent se confond avec les photographies et les témoignages écrits de ceux qui le côtoyèrent ou partagèrent sa vie. Par extraits, par témoignages croisés, nous ouvrons ces pages à ses proches, Christine, Georgette, Max Servais, Louis Scutenaire, Paul Colinet, Armand Simon, Achille Chavée ou Marcel Lefrancq pour tenter de cerner au mieux celui qui fut leur ami. Mais c'est avant tout à lui, par ses lettres et ses écrits qu'il appartiendra de nous dire l'homme qu'il était, quel fut son chemin difficile, parfois contradictoire, entre l'amour, la poésie, l'amitié, l'engagement politique dans cette époque si complexe où tout semblait se précipiter mais où la vraie vie, pour quelques hommes, était ailleurs.
   On lira, on relira les textes de Fernand Dumont, en espérant voir un jour exhumés ceux qu'il évoque en sa correspondance et qui ont disparu. On se persuadera que cette petite flamme dans la nuit, ce feu-follet, n'est pas près de s'éteindre et que le vaisseau fantôme croise encore au grand large. On comprendra alors qu'au-delà de certaines rancœurs et interdits familiaux, Mons, sa ville natale, sa ville aimée au point de lui emprunter son pseudonyme, ait tenu du haut de son beffroi à allumer un feu pour le saluer.

7 euros (code de commande : 14397*).


[ELIAS (Etienne)]. Elias. Antwerpen, Lens Fine Art, 1974. In-12 carré broché, [48] p., illustrations en noir et en couleurs, on joint le carton d'invitation au vernissage et le prospectus de vente d'une sérigraphie.
@ Catalogue de l'exposition, texte de Jasia Reichardt.

12 euros (code de commande : 11824).


FERRUA (Pietro) — Surréalisme et anarchisme. Texte intégral de la communication présentée lors de l'inauguration de l'Institut Anarchos, le 5 juin 1982, à l'Université de Montréal. Suivi de Fac-similé d'une lettre de Sir Herbert Read. Fac-similé du manifeste « Surréalisme et Anarchisme. Déclaration préalable » Le Libertaire, 12 octobre 1951, p. 3. [Paris], Le Monde Libertaire, 1982. In-8° agrafé, [24] p.

20 euros (code de commande : 14130).


FRANÇOIS (Georges) — Des première[s] vapeurs Voodoo au zéro pour Glauzen. S.l., Temps Mêlés, s.d. In-8° agrafé, [56] p., bel exemplaire.

10 euros (code de commande : 14772).


HAVRENNE (Marcel) — Du pain noir et des roses. Avant-propos de Jean Paulhan. Bruxelles, Houyoux, 1957. In-8° broché, 88 p., (collection « La Tarasque », n° 9), exemplaire en très bel état.
Avant-propos :
   Suis-je naïf ? Je n'entends jamais sans être ému, au cours d'une discussion, l'un des disputeurs prononcer sur un ton nouveau : Assez de mots ! Assez d'opinions et d'idées ! Les faits sont là. Or, c'est un fait que...
   Aussitôt je vois en effet les mots se disperser et s'évanouir les idées. Pour faire place à quoi ? (La suite, il faut l'avouer, est le plus souvent décevante.)
   C'est dans une émotion voisine que me jettent, dès le début, les propos de Marcel Havrenne. Mais ce qui suit ne me déçoit pas.

25 euros (code de commande : 15172).


HELLENS (Franz) — Échappements. Illustré par Pierre Alechinsky. Bruxelles, À la Pierre d'Alun, 1999. In-8° en feuillets, 74 p., (collection « La Pierre d'Alun », n° 34), un des quelques exemplaires marqués « S.P. ».
   
@ Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition Il n'y de mots sans images à la Bibliotheca Wittockiana, à Bruxelles.

50 euros (code de commande : 11823).


[JARRY]. ARRIVÉ (Michel) — Lire Jarry. Bruxelles, Complexes, 1976. In-8° broché, 172 p., illustrations, (collection « Dialectiques »).
En quatrième de couverture :
   « Lire Jarry, et, surtout, écrire sa lecture de Jarry : la tâche est spécialement difficile. Le texte oscille en effet entre la lisibilité apparemment immédiate – quoi de plus transparent, en première lecture, que le texte d'Ubu roi ? – et l'illisibilité absolue : les énigmatiques emplois de la lettre x dans les Minutes de sable mémorial, les mots des « Assassins » dans Les Jours et les Nuits, ne peuvent en aucune façon être l'objet du lire traditionnel.
   Lire Jarry : nul, sans doute, n'était mieux qualifié que Michel Arrivé pour entreprendre cette tâche. Simultanément éditeur de Jarry et théoricien de la sémiotique textuelle, il donne dans cet ouvrage l'un des premiers exemples d'application des méthodes sémiotiques à la description d'un texte « littéraire » – et pictural : la métaphore du texte s'impose pour les peintures, gravures et dessins de Jarry, dont plusieurs sont ici reproduits et analysés.
  Mais les concepts de la sémiotique sont mis à la question : le problème central que pose le texte de Jarry est celui des relations entre le signe (objet du discours sémiotique) et la lettre (objet du discours analytique). C'est cette dialectique du signe et de la lettre qui est engagée dans Lire Jarry. »

15 euros (code de commande : 13971).


[LAM]. LEIRIS (Michel) — Wifredo Lam. Edition établie et annotée par Jean Jamin. Avant-propos de Pierre Vilar. Bruxelles, Devillez, 1997. In-8° broché, 71 p., illustrations, un des 80 exemplaires numérotés sur Rives Classic (n° 55), exemplaire non coupé et à l'état de neuf.

35 euros (code de commande : 11836).


LAUTRÉAMONT


LECOMTE (Marcel) — Connaissance des Degrés. [Texte établi par Philippe Dewolf.] Bruxelles, Le Cormier, 1986. In-8° broché, 55 p..
Note de l'éditeur :
   En 1965, Marcel Lecomte et le peintre J.-G. Lempereur étaient sur le point de publier Connaissance des Degrés, un ensemble de vingt-deux textes et vingt-deux dessins sur les lames des tarots présentés en cahiers. Ce projet semble avoir été limité au tirage d'épreuves de la couverture, du titre, de trois textes, de trois dessins et de l'achevé d'imprimer, ainsi que d'un bulletin de souscription.
   Nous avons été obligeamment autorisé à publier ces textes selon la mise en pages qu'en avait réalisée l'artiste et avons pu tout récemment la confronter au manuscrit autographe, ce qui nous a notamment permis de respecter la ponctuation prévue par l'auteur.
   Marcel Lecomte a publié deux de ces textes, sans titre, dans Le Journal des Poètes (n° 1 - janvier 1965). Quelques feuillets manuscrits et dactylographiés sont également déposés aux Archives de l'Art contemporain de Bruxelles.

9 euros (code de commande : 15301).


LIÉNARD (François) — La vie pratique (suite et fin). [Bruxelles], Éditions des Côtes de Luberon, 2001. In-8° agrafé, [20] p., illustrations, tirage limité à 120 exemplaires numérotés (n° 85).

6 euros (code de commande : 14774).


MAGRITTE (René) — Croquer les idées. Avertissement de Marcel Mariën. Bruxelles, Les Lèvres Nues, 1978. In-4° broché, 82 p., illustrations.
Avertissement :
   Je fréquentais René Magritte depuis cinq mois lorsqu'il me fit don, le 19 décembre 1937, des deux cahiers de croquis reproduits ci-après, dans leur format original.
   À peine avais-je fait sa connaissance, un dimanche d'été, que je fus invité à participer aux recherches de ce qu'il appelait « le problème », et qui visaient l'enrichissement pathétique des objets de la vie courante, les plus familiers, quelle que fût leur taille, du verre d'eau à la chaîne de montagnes, de l'œuf au ciel étoile.
   Paul Colinet que j'avais rencontré également ce premier jour, avait relevé dans les poèmes que je montrais, ces deux vers :
            Et la pluie fine
            Qui tombe sans arrêt sur un ventre nu.

   Magritte réagit en posant tout de go le problème de la pluie, c'est-à-dire le projet d'un tableau qui montrât la solution idéale, celle de l'objet sur quoi la pluie eût à tomber puisqu'aussi bien – selon ses dires – ... ces recherches ne pouvant donner pour chaque objet qu'une seule réponse exacte, mes investigations ressemblaient à la poursuite de la solution d'un problème dont j'avais trois données: l'objet, la chose attachée à lui dans l'ombre de ma conscience et la lumière où cette chose devait parvenir.
   Il fallut quand même quelques mois avant que lui fût dévoilée cette évidence aveuglante : la pluie tombant à verse sur des nuages jonchant la campagne entre des maisons clairsemées. Il en existe trois versions : La sélection naturelle, L'union libre et Le chant de l'orage, ces deux dernières figurant déjà à l'exposition Magritte-Man Ray-Tanguy au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, en décembre 1937, tandis que Mesens avait emporté la première à Londres.
   On trouve dans les cahiers des croquis de cette recherche dès le début (page 17) tandis qu'en page 23, Magritte dresse la liste des objets envisagés puis rejetés comme en témoignent les ratures : un livre, un hareng saur, un pain, un lion, un sac, un parapluie (on brûle presque), un chapeau, un violon (?), un costume, un lit, un appartement, un piano, un œuf, une bouteille.
   Dans le second cahier, la pluie reprend de plus belle, comme on peut voir, appelant à la rescousse un corps à corps de ce qui paraît bien être des nuages (page 64), par quoi le peintre frôle la solution sans encore le savoir puisque, jusqu'à la dernière page, il continue de pleuvoir sans répit.
   Mais le premier cahier s'ouvre aussi sur l'interrogation du cheval, bien plus laborieuse car elle ne fut résolue qu'en février 1938 dans La chaîne sans fin, tableau où l'on voit notre noble conquête caracolant sous le poids de trois cavaliers incarnant l'Histoire : un homme de l'Antiquité, un mousquetaire et un cavalier en tenue d'équitation moderne. Magritte a lui-même détaillé les étapes de cette recherche dans la conférence déjà citée.
   Si le paysan labourant avec une charrue tirée par un squelette de cheval ne fut pas retenu, il est intéressant de reconnaître en marge, l'ébauche de la couverture de Minotaure dont Magritte fut invité à illustrer le numéro 10 (hiver 1937), et qui offre sur les autres l'avantage, au défaut des somptueuses prouesses plastiques, d'apporter une « idée », celle d'exhiber le squelette d'un héros mythologique ; et cela devant le panorama de Paris où, pour une fois, il n'est peut-être pas inopportun d'évoquer Fantômas.
   D'autres tableaux surgissent encore, au fil de ces pages, et dans leur conception initiale :
   - La race blanche, ce terrifiant échafaudage de nez, de bouche, d'oreille et d'œil, et qui aura quatre variantes, deux gouaches et deux toiles.
   - Le printemps éternel, où une danseuse en tutu remplace le sexe d'un hercule couché, figure empruntée à Rubens, dont Magritte fera en 1943 une version renouvelée dans la technique des impressionnistes, et que Nougé intitulera : L'océan.
   - Enfin, le portrait de Georgette, d'une approche entre toutes difficile puisque selon Magritte lui-même, la toile réalisée, bien que poussée très loin, ne fut jamais véritablement achevée. En quoi il est fidèle, si l'on veut, au mot « vague » tracé sur un fragment de papier et figurant parmi les objets suspendus alentour du modèle central, présenté en médaillon.
   Tels sont quelques aspects de l'élaboration d'une œuvre dont Nougé devait écrire, en 1939, – c'est-à-dire au sein de l'indifférence ou du sarcasme le plus complet – qu'elle constitue, au regard de l'histoire de l'esprit humain au XXe siècle, un événement de première grandeur.
   Le présent document, dans son dépouillement originel, est à vrai dire révélateur d'une recherche profonde dont les ambages, les ressauts, les spires, les zigzags ne sont souvent que le plus court chemin vers la solution heureuse.
   Il est peut-être aussi le seul du genre, Magritte ayant la plupart du temps enregistré ces étapes sur les bouts de papier qui traînaient à portée de sa main, allant même quand ceux-ci lui manquaient, jusqu'à « abîmer » une page d'une édition originale qu'on venait de lui adresser ou la missive de quelque ami célèbre.
   Enfin, il contraste avec les résumés synoptiques qui ont été publiés ça et là, et que le peintre se plaisait à offrir à quelque amateur pour expliquer la suite des inspirations qui l'avaient mené jusqu'à l'image finale.
   Tout au contraire, ici, et de la façon la plus naïve, l'esprit progresse à tâtons dans le désert des pages successives. La main prend la tête puis la tête pousse la main à chercher avec elle. Et à trouver.

40 euros (code de commande : 15300).

MAGRITTE (René) et TORCZYNER (Harry) — Magritte-Torczyner. Letters Between Friends. Translated from the French by Richard Miller. With an Introduction by Sam Hunter. New York, Abrams, 1994. In-8° broché, 159 p., illustrations en noir, exemplaire en parfait état.
Sur la couverture :
   René Magritte (1898-1967) did not keep copies of his letters, nor did he generally save those he received. But Harry Torczyner, Magritte's confidant, friend, and attorney, cherished the letters he received from the great Belgian Surrealist artist between 1957 and 1967, and kept them all – along with duplicates of his own responses. Here, selections from this lively correspondence are reproduced and set in context by Torczyner's notes.
   In his letters, Magritte dealt candidly with the daily concerns of his art. He revealed the workings of his own creative process in words and, frequently, in drawings.
   Although they belonged to different worlds, Magritte the painter and Torczyner the lawyer shared similar mental inclinations and a vivid curiosity. They were both hostile to obligatory sentiments ; boredom was deemed to be the supreme menace, and they remained mutually critical in their correspondence and in their encounters – while remaining friends. The Magritte-Torczyner connection had its special tone, which this book faithfully reflects.
   Illustrated with reproductions of paintings mentioned in the letters, as well as with personal photographs of both men, this intriguing book offers fresh insights into the last ten years of Magritte's life and work.
   An intimate of Magritte and his circle, Harry Torczyner is the author of Abrams' 1977 book Magritte : Ideas and Images, two volumes of poetry in French, and coauthor of Forgery in Art and the Law. Sam Hunter, who has provided an introduction to this volume, is emeritus professor of art history at Princeton University. His many publications on modern art and artists include Abrams' recent Marino Manni and, with John Jacobus, Modern Art : Painting - Sculpture - Architecture, now in its third edition.

10 euros (code de commande : 14651).

[MAGRITTE]. GABLIK (Suzi) — Magritte. Traduit de l'anglais par Evelyne De Knop-Kornelis. Bruxelles, Cosmos Monographies, 1978. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 216 p., illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   « Cette étude du grand peintre surréaliste belge repose sur une connaissance approfondie de l'œuvre magrittienne, acquise au cours de dix années de recherches par l'auteur, qui séjourna, en 1959-1960, dans la maison de l'artiste à Bruxelles.
   Dans son ouvrage, Suzi Gablik présente Magritte comme un peintre philosophe, dont le propos est de questionner et de révéler la nature mystérieuse de la pensée, au moyen du paradoxe et du choc mental. Ses tableaux, par leur juxtaposition inattendue d'objets, défient délibérément le sens commun ; il utilise un réalisme froid et inquiétant pour produire un discours paradoxal qui ne pourrait trouver d'autre expression qu'en des termes visuels.
   Suzi Gablik subdivise l'œuvre de Magritte en groupes d'images apparentées, afin d'élucider ses thèmes majeurs. Chaque tableau autonome possède une valeur de position à l'intérieur d'une séquence, en plus de celle qui lui est intrinsèque ; il participe à un effort relationnel vers la solution d'un problème spécifique. Les thèmes-clés parcourant l'œuvre de Magritte sont le plus clairement perçus comme un ensemble de multiples variations, références interconnectées, combinaisons, transformations et synthèses.
   L'œuvre de Magritte fait aussi l'objet d'un examen dans le contexte historique du Surréalisme dont elle est issue, et du Pop Art, qu'elle préfigure en quelque sorte. Magritte ne fut jamais concerné par les techniques expérimentales et les innovations stylistiques des autres surréalistes ; son œuvre comporte de ce fait plus d'ouvertures sur l'avenir. En focalisant la tension entre réalité et illusion, sa peinture débouche directement sur la chaîne entière des problèmes dont les solutions conduisent à la donnée fondamentale de l'art du vingtième siècle l'effondrement de la représentation illusionniste. »

25 euros (code de commande : 11859).

[MAGRITTE]. MARCADÉ (Bernard) — René Magritte. Tentative de l'Impossible. Bruxelles, Labor - Galerie Isy Brachot, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 71 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Œuvres Ouvertes »), bel exemplaire.
Sur la jaquette :
   Le tableau « Tentative de l'Impossible » a été peint par René Magritte (1898-1967) en 1928 lors de son séjour en France au Perreux-sur-Marne. Cette période de sa création fut particulièrement fructueuse et déterminante pour le jeune artiste. Il y affirma l'identité et l'originalité de son appartenance au surréalisme.    « Tentative de l'Impossible » est l'un des chefs d'œuvre de René Magritte et une œuvre charnière dans l'histoire de l'art au XXème siècle.
   Bernard Marcadé s'est attaché dans ce livre, en une suite de huit chapitres, à décrypter la signification de l'œuvre, à « en vider un à un les éléments constitutifs », et à montrer les relations de cette « impossible transaction » avec d'autres tableaux de cette période de Magritte, mais aussi avec son travail photographique encore trop méconnu.
   La mise en détails du tableau par le texte et l'image interroge le sens et la signification de la représentation chez Magritte en préservant « l'innommable mystère » que recèle ce chef d'œuvre.

20 euros (code de commande : 14485*).

[MAGRITTE]. SCUTENAIRE (Louis) — Avec Magritte. Bruxelles, Lebeer-Hossmann, 1977. Grand in-8° broché, 177 p., illustrations en noir, (collection « Le Fil Rouge »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   « Louis Scutenaire a rassemblé ici tous ou presque tous les textes qu'il a écrits sur la vie et l'œuvre de René Magritte, dont il fut l'ami – et le complice au sein du mouvement surréaliste – pendant plus de quarante années.
   Ce livre se veut différent d'un « livre d'art ». Il souhaite aider à comprendre ce que fut la vie de Magritte, ses habitudes mentales, son existence de tous les jours, son humour et ses humeurs, ses plaisirs et ses ennuis. Aussi les difficultés de sa jeunesse qui ressemblent singulièrement aux difficultés de son âge mûr : celles d'un homme en lutte avec ses pouvoirs dans le désir de les dépasser.
   Le texte de l'écrivain est accompagné de quelques reproductions de toiles du peintre, mais aussi de nombreux dessins, croquis et documents jusqu'ici inédits. »

15 euros (code de commande : 11847).

[MAGRITTE]. SYLVESTER (David) — Magritte. Traduit de l'anglais par Jeanne Bouniort. Houston - Anvers, Menil foundation - Fonds Mercator, 1992. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 440 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
« René Magritte (1898-1967) a été et demeure sans aucun doute une des figures de premier plan du surréalisme. Depuis les années 1960, son œuvre exerce une influence continue et chaque jour plus large, non seulement sur l'art mais sur l'imagerie de la culture de masse.
Dans cette monographie, David Sylvester parcourt le monde de pensées étranges et la créativité hors du commun du grand surréaliste belge. Son récit de la vie de l'artiste, pour la première fois bâti sur une exploitation méthodique des archives, décrit l'ironie d'une carrière pleine de déceptions, les amitiés inégales avec les autres surréalistes, la relation toujours problématique avec le commerce de l'art, la réalité d'un mariage légendaire. Son analyse de l'œuvre reflète une compréhension sans pareille des obsessions et attitudes sans cesse récurrentes de l'artiste, tout en mettant l'accent sur des aspects de l'œuvre méconnus comme en témoigne le tableau reproduit en couverture. Le présent livre rend l'œuvre mystérieuse de Magritte encore plus fascinante et peut être considéré comme l'ouvrage de référence définitif consacré à ce maître du surréalisme. Les nombreuses illustrations comprennent plusieurs œuvres importantes reproduites pour la première fois. »

75 euros (code de commande : 9660).

[MAGRITTE]. Magritte en compagnie. Du bon usage de l'irrévérence. [Bruxelles], Labor - Ministère de la Communauté Française de Belgique, 1997. In-4° broché, 175 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   @  Il s'agit du catalogue de l'exposition éponyme présentée au Centre culturel de la Communauté française Le Botanique, à Bruxelles, du 23 mai au 3 août 1997.
En quatrième de couverture :
   « L'exposition « Magritte en Compagnie » met en évidence un choix d'œuvres issues des collections de la Communauté française de Belgique, depuis Magritte jusqu'aux artistes contemporains. Plus qu'une rétrospective de certains aspects de l'art de notre siècle, elle se présente comme une vision prospective, une traversée des collections de la Communauté française permettant de développer un thème constamment renouvelé chez les artistes : celui de l'irrévérence.
   Il est en effet avant tout question dans cette exposition d'affinités, de connivences, de rencontres artistiques qui, à l'instar de Magritte et ensuite de Broodthaers, et parallèlement à eux, permettent de « rendre visible la pensée ». Prenant pour principal point de départ les œuvres de Magritte, cet ouvrage présente un voyage au travers de ce siècle proposant au public des rencontres ou des mises en relation autant que des étapes artistiques par le jeu des différences et des rapprochements entre les artistes et leurs œuvres. En quoi René Magritte, mais aussi Marcel Broodthaers, E.L.T. Mesens, Marcel Marien et bien d'autres, par-delà ce qui les distingue ou les rassemble, restent-ils nos contemporains ? Pourquoi Pascal Bernier, Jacques Charlier, Patrick Corillon, Jacques Lizène, Johan Muyle, Jacques-Louis Nyst, Juan d'Oultremont, Vincent Strebell, Angel Vergara ou et d'autres encore qui sont exposés, font-ils preuve aujourd'hui dans leur originalité respective de langage et d'attitude, d'une exigence artistique et intellectuelle identique à l'esprit qui inspirait leurs prédécesseurs ? Les mots et les images se croisent pour donner libre cours au rire de la pensée de nombreux artistes, à la pertinence de leur irrévérence, à leur curiosité littéraire, mais aussi aux références irréductibles, aux irrégularités d'inspiration, aux mystères du langage.
   Les œuvres – des tableaux, des photographies, des documents, des installations... – y posent des questions ou apportent des réponses ou des propositions dont la confrontation et la mise en perspective tenteront d'éclairer l'humour et la vitalité revigorante d'une irrévérence comprise comme un bon usage de l'intelligence, sans cesse réactualisée par les artistes afin de continuer à produire du sens. »

20 euros (code de commande : 13517*).


[MENDELSON (Marc)]. Marc Mendelson. Antwerpen, Lens Fine Art, 1977. Pochette in-8° contenant 10 reproductions d'œuvres et deux feuillets contenant un texte de G. Brys-Chatan et deux feuillets contenant la liste des œuvres exposées, envoi de l'artiste, on joint le carton d'invitation au vernissage.

20 euros (code de commande : 11846).


MOERMAN (Ernst) — Œuvre poétique. Présentation de Carlos de Radzitzky et de Robert Goffin. Bruxelles, De Rache, 1970. In-8° broché, 172 p., exemplaire numéroté sur bouffant Da Costa (n° 299).

15 euros (code de commande : 13871).


[MORRIS (Desmond)]. REMY (Michel) — L'univers surréaliste de Desmond Morris ou L'origine des espèces. Préface de José Pierre. Paris, Souffles, 1991. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 212 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   « Desmond Morris, auteur d'une trentaine de livres sur le comportement humain et animal, est connu du monde entier. Mais peu sont ceux qui savent que - tout en assumant le rôle d’un homme du grand public - Morris a aussi soutenu une activité intense de peintre surréaliste, produisant quelque 1000 tableaux sur une période de quarante-cinq ans. Sa première exposition, qui eut lieu à Londres en 1950, le vit aux côtés de Joan Miró.
   Les œuvres de Desmond Morris nous transportent dans un paysage surréel peuplé de « biomorphes » qui évoluent de toile en toile. Ce monde très personnel, fait de drames ambigus, de rencontres ahurissantes, de sexualité, d’humour, de joies et de violences, a été soigneusement étudié par l'historien 'art français Michel Remy.
   Richement illustré, le livre qui est le fruit de ses études couvre la totalité de l’œuvre de Morris et retrace la lente gestation de son merveilleux univers surréaliste dans toute sa complexité. »

45 euros (code de commande : 11849).


NADEAU (Maurice) — Histoire du surréalisme. Paris, Seuil, 1960. In-8° broché, 358 p., planches en noir in fine, (collection « Pierres Vives »), exemplaire non coupé.
Avertissement :
   « Une histoire du surréalisme ! Le surréalisme est donc mort ! Telle n'est pas notre pensée. L'état d'esprit surréaliste, il vaudrait mieux dire : le comportement surréaliste, est éternel. Entendu comme une certaine disposition, non pas de transcender le réel, mais de l'approfondir, de « prendre une conscience toujours plus nette en même temps que toujours plus passionnée du monde sensible », but de toutes les philosophies qui n'ont pas seulement pour objet la conservation du monde tel qu'il est, soif éternellement inapaisée au cœur de l'homme. C'est dans ce sens que Breton a pu dire qu'« Héraclite est surréaliste dans la dialectique... Lulle dans la définition... Baudelaire dans la morale... Rimbaud dans la pratique de la vie, et ailleurs »...
   Toutefois, il y eut, à proprement parler un mouvement surréaliste, dont la naissance coïncide, en gros, avec la fin de la Première Guerre mondiale, la mort avec le déclenchement de la deuxième ; vécu par des hommes s'exprimant par la poésie, la peinture, l'essai ou la conduite particulière de leur vie, en tant que succession de faits, il appartient à l'histoire, parce qu'il est une suite de manifestations dans le temps. C'est l'histoire de ce mouvement que nous avons tentée.
   Nullement pour le simple Plaisir de nous plonger dans le passé, si prestigieux fût-il ; pas entièrement pour en fixer une image aussi exacte que possible, avant qu'il ne devienne sujet de thèse (universitaire) ; pas davantage parce que cette tentative de complète libération de l'esprit est exaltante, mais aussi pour en marquer les limites, pour montrer que sur le plan de l'esprit il est difficile d'aller plus loin et plus profondément, que si le surréalisme aboutit, malgré lui, à une magnifique explosion artistique, il mène aussi à un cul-de-sac idéologique, et qu'il doit être « surmonté et dépassé » par ses continuateurs. (Nous n'avons naturellement pas en vue l'art « d'avant-garde », et en particulier « la jeune poésie » d'aujourd'hui, qui malgré le bruit fait autour d'elle n'a rien apporté de spécifiquement neuf.)
   Par quelle dialectique s'effectuera ce mouvement ? C'est ce qu'il importera de déterminer. Probablement en abandonnant complètement le plan de l'art. Car en fin de compte, et c'est ce qui donne sujet à se cogner la tête contre les murs, ce mouvement anti-littéraire, anti-poétique, anti-artistique, qui même ne se disait ni pour -ni contre, mais en dehors, mais au-dessus, n'aboutit qu'à une nouvelle littérature, une nouvelle poésie, et une nouvelle peinture, infiniment précieuses certes, mais différant de ce qu'on nous avait promis. Tant d'énergie, tant de foi, tant d'ardeur, tant de pureté, menant à quelques nouveaux noms sur un manuel d'histoire littéraire et à l'enrichissement de quelques marchands de tableaux ? Nous sommes loin de compte avec la transformation totale de la vie qu'on se donnait pour fin ! La faute, est-il besoin de le dire, n'en incombe pas aux seuls surréalistes. Et Breton avait le sentiment de ce demi-échec, lui qui lançait dans le Deuxième Manifeste le S.O.S. : « C'est à l'innocence, à la colère de quelques hommes à venir qu'il appartiendra de dégager du surréalisme ce qui ne peut manquer d'être encore vivant, de le restituer, au prix d'un assez beau saccage à son but propre. » Cette tâche fixée par Breton n'est pas Présentement la nôtre. Nous nous sommes borné à raconter, à revivre des expériences qui ne resteront pas sans lendemain. Nous avons voulu les décrire, telles qu'elles se sont effectuées, avec le moins d'inexactitude possible.
   Car pour sa part, l'auteur n'a pas vécu du dedans la vie surréaliste, et son travail paraîtra incomplet et insuffisant à ceux qui en ont été les protagonistes. C'est inévitable. Mais si, bien qu'en marge de ce mouvement, il a choisi d'en parler tout de même, c'est que sa position comporte aussi des avantages : ne serait-ce que celui de l'objectivité qui passe celui du pur témoignage. Non pas quant au dessein général (certains trouveront même peut-être gênantes la sympathie et l'admiration manifestées pour le surréalisme et les surréalistes), mais quant aux personnes, à leurs rapports et aux faits qui en découlèrent. L'auteur a eu néanmoins l'occasion de connaître et de travailler avec Breton et ses amis, au moment où l'orage de la Deuxième Guerre mondiale commençait à rouler sur l'horizon, sous le couvert des destinées de l'art, bien que ce fussent surtout celles de l'homme qui les préoccupassent. Il a la chance d'avoir pour ami un de ceux qui furent pour beaucoup dans la naissance du surréalisme et son évolution. Il s'honore aussi de l'amitié de celui à qui est dédié cet ouvrage. Il a rencontré d'autre part, en vue de ce travail, des hommes ayant vécu le mouvement à des époques différentes et qui, tels Georges Hugnet et Raymond Queneau, ont bien voulu mettre à sa disposition leur bibliothèque et leurs documents, sans parler de leurs conseils et avis encore plus précieux. Il s'est entretenu avec Michel Leiris, Jacques Prévert, J.-A. Boiffard. Il n'a pas été un témoin oculaire, du moins ses documents sont-ils puisés à bonne source. S'ils ont été bien ou mal utilisés, c'est une autre affaire.
   Il y a toujours, certes, des inconvénients à parler de gens encore bien vivants, à porter des jugements sur eux, à établir à propos d'eux des préférences qui ne peuvent être que personnelles. Il est vrai que le bruit des querelles s'apaise, que tous ont le sentiment, maintenant, d'avoir vécu une période importante de leur vie et d'avoir participé à un mouvement qui, même pour ceux qui l'ont renié, doit rester leur orgueil.
   Qu'ils soient persuadés, et le lecteur avec eux, de notre honnêteté. Nous avons toutefois le devoir de mettre ce dernier en garde : qu'il ne cherche pas dans cet ouvrage ce qui ne saurait s'y trouver. L'auteur a eu la faiblesse de prendre le surréalisme au sérieux. Il n'a pas la naïveté de croire que tout y fut sérieux, mais le burlesque même et la farce ont un sens qui les dépasse. C'est lui qu'il fallait retrouver. »

15 euros (code de commande : 13478).


Petite anthologie poétique du surréalisme. Introduction par Georges Hugnet. Paris, Éditions Jeanne Bucher, 1934. In-8° broché, 166 p., 8 planches hors texte, nombreuses rousseurs et important manque au dos, couverture passée, rare.

45 euros (code de commande : 11841).


Phantomas. Numéro 112-123. Année tachycardiste. Bruxelles, 1977. In-8° broché, 20, 42, 55, 252 p., illustrations, couverture frottée.
Ce volume contient :
   
Point d'orgue programmatique pour jeune orang-outang, par Clément Pansaers.
   - Ça n'a encore une fois pas marché, par Paul Neuhuys.
   - Le cygne d'étang, par Louis Scutenaire.
   - Les petits souliers ; Chez les durs d'oreille, par Pierre Puttemans.
   - 1,6 rnach laine et coton, par Daniel Fano.
   - Le chemin des dames, par X et Y.
   - Ce sans-cœur de Rimbaud, par Alain Borer.
   - Savoir par le cœur ; Tristes affaires de cœur ; Cœur d'artichaut ; Cadrillogramme, par Théodore Koenig.
   - Monsieur cœur, par André Verdet.
   - Alice Kateketa ; Le nègre Petepet, par Georges Dulonge.
   - J'ai des polypes sur la glotte, par Jacob Teillard.
   - Camaïeu, par Marcel et Gabriel Piqueray.
   - Recul devant le bistouri ; Glose sentimentale, par Jean Raine.
   - Le gros champignon, par Yvan Alechine.
   - Femmes, par Désiré Viardot.
   - Deux cœurs dans un faubourg de Leers, par Luigi Pelissari.
   - Électrocardiogramme, par Serge Vialbos.
   - Le cœur au cœur du langage ; Images et langages du cœur ; L'écho râleur ; Série noire (1900) ; Circé ; Optique de la gloire, par Paul Kervan.
   - Dans la chambre du rêve, par Marcel Lecomte.
   - Le 48 août, par Sergio Dangelo.
   - Il existe à Londres, par Robert Filliou.
   - De bon cœur elle, par Salvatore Passarella.
   - Le cœur mis à nu comme organe mécanique, par Joseph Noiret.
   - Silence, par Barbara Y. Flamand.
   - Nous deux, par Martino et Anna Oberto.
   - Corallinade d'un cœur innombrable, par Paul Dewalhens.
   - Dossier Jeanne Duval (C.C.G.H.).
   - La bande, par Michel Vachey.
   - Au cœur du labyrinthe, par Dominique Allan.
   - Ferdi's fantastic lovers ail arond, par Jacques Meuris.
   - Le cœur gris, par Louis Scutenaire.
   - La destruction du temple, par Patrice Covo.
   - Thé au riz cardiaque, par Jacques J. Halber.
   - Le cœur, centre du monde, par Daniel Giraud.
   - Refaire le tracé du sang, par Alain Anseeuw.
   - Cœur, par Luis Campodonico.
   - Manigances du cœur, par Jean Warmoes.
   - Deux poèmes contenant le mot cœur ; Printemps très contraint, par Madeleine Biefnot.
   - Lorsque, par François Jacqmin.
   - Cinquante emblèmes pour une saison impatiente, par Domenico Cara.
   - De quelques définitions..., par Georges Gronier.
   - Questionnaire pour les dames. Quelques réponses par Joan C. Prick, Barbara Y. Flamand, Femme de Roma, Votre Irine, Claudia Gandel, Raïna, Yvonne Piqueray, Fernande Meuris, Femme de Rome, Josette Dufrane, Clitorisette Cardiopythie, Sanky, P. Coquelet, Fausca, Gigi de Radzitzky, Le Sphinx, Jeannette Raine, Marie, Gilberte Bogaert, Madeleine Biefnot, Marion Koenig.
   Orbites et orbitules : Obscénité et société, par Claude Javeau.
   Les arts en visite : L'île déserte, par Pierre Putemans.
   Les visites en art. Tête d'une jetée. Aristarkophilies :
      - Cobra, par Joseph Noiret ; Divertimento, par Raïna ; Les songes de Daoud et Désespérante, par Patrice Covo ; Images de Lautréamont, par Franz de Haes ; Livres d'Art et livres sur l'Art, par Théodore Koenig.
      - Bruxelles 1890-1970. Guide d'Architecture ; Purs fils lafumas, par Pierre Putemans.
      - Théophile Gauthier, par Serge Fauchereau ; Distorsion et Relation brisée, par Émile Kesteman ; Chronique rimée (l'Anti-Perrault), par Paul Kervan.
      - Avis au Lord-Maire ; Les cartes transparentes, par Paul Nougé, par Paul Bourgoignie.
      - Dieci modi nell'arte di considerare la vacca, de Théodore Koenig ; Trattato délia pittura ad olio e aceta de Marcel Marien ; Nietzsche, la question et le sens, de Jacques Sojcher ; L'art à bicyclette et la révolution à cheval, de Pol Bury ; Mass moving, par Joseph Noiret.
      - Graver au vif, par Philippe Jones, par François Jacqmin.
      - Les jours dangereux, les nuits noires et mon ami Mesens, par Louis Scutenaire, par Pierre Puttemans.
   À propos de l'Anthologie du Surréalisme en Belgique, par Christian Bussy :
      - L'Anthologie, par Marcel Piqueray.
      - Trois millards de surréalistes, par Pierre Puttemans.
      - La canne blanche, par André Balthazar.
      - Enfin, tout de même, par Joseph Noiret.
      - Le miroir trop fidèle, par Rik Sauwen.
      - Anthologie, par Paul Kervan.
      - Un soin particulier, par Théodore Koenig.
      - Non péjoratif, par André Blavier.
      - Un livre précieux et injuste ou les aventures d'un critique trop modeste et trop influençable, par Jacques Sojcher.
      - « Quand j'entends de mot culture, je sors mon revolver », par Gabriel Piqueray.
   Échos - Soupirs.

45 euros (code de commande : 15366).

[PHANTOMAS]. Anthologie pratique des sept types en or. Paul Bourgoignie, François Jacqmin, Théodore Kœnig, Joseph Noiret, Gabriel Piqueray, Marcel Piqueray, Pierre Puttemans. Présentation Alain Borer. Portraits par Paul Franck. Paris, Groupe de Recherches Polypoétiques, 1986. In-8° broché, 103 p.
En quatrième de couverture :
   Alain Borer, le meilleur spécialiste de Rimbaud présente – nouvelle Pléiade –, les sept piliers d'une sagesse poétique propre à Phantomas, la revue belge de Littérature et d'Art qui érigea durant un tiers de siècle et dont ramilles et rejetons n'arrêtent point de bourgeonner.
   La belle Phantomas n'a ressemblé à quiconque.
   À qui cependant introduirait une recherche en paternité, l'on pourrait sussurer, se fiant à la perspicacité d'aucuns, qui la voient en lointaine nièce de la Revue Blanche de Félix Fénéon et encore, en demi-teinte, voisine du Grand Jeu de René Daumal et Roger Gilbert-Lecomte.

20 euros (code de commande : 15195).


[PIRON (Luc)]. Luc Piron. Antwerpen, Lens Fine Art, 1976. In-12 carré broché, [30] p., illustrations en noir.
@ Catalogue de l'exposition avec un texte de Chris Lenaerts et Claude Devos.

12 euros (code de commande : 11843*).


Positionen heutiger Kunst. [Serra, Twombly, Paik, Stella, Kounellis, Merz.] Berlin, Nationalgalerie, 1988. In-4° broché, 168 p., illustrations en noir et en couleurs.
@ Catalogue de l'exposition éponyme organisée à Berlin du 23 juin au 18 septembre 1988.

25 euros (code de commande : 11860).


RAÏNA — Divertimento. Illustré de deux monotypes à la gouache de Raïna ainsi que la gouache de la couverture. Nice, 1972. In-12, broché, [76] p., un des 150 exemplaires numérotés sur Blanc de Rives (n° 161), belle dédicace.

  

15 euros (code de commande : 11854).


 

SCUTENAIRE (Louis) — Mes inscriptions 1945-1963. Paris, Allia, 1984. In-8° broché, 297 p.

           

20 euros (code de commande : 15579).

SCUTENAIRE (Louis) — La Bonne Semaine. Dessins de Marcel Mariën. Bruxelles, Les Lèvres Nues, 1978. In-8° broché, 23 p.

20 euros (code de commande : 14771).


[SIMON (Armond)]. STAVAUX (Michel) Le Maître du Hasard. Illustrations d'Armand SIMON. Bruxelles, André De Rache, 1975. In-folio (335 ´ 430 mm.) en ff. sous coffret d'éditeur, 59 p., tirage limité à 34 exemplaires dont 9 hors commerce réservés aux collaborateurs et marqués H.C. et 25 sur vélin d'Arches pur chiffon, numérotés de I à XXV accompagnés d'un dessin original d'Armand SIMON, notre exemplaire porte le numéro XXIV.
   
@ Armand Simon (1906-1981) était l'ami d'Achille Chavée et de Fernand Dumont. Très impressionné par Les Chants de Maldoror qu'il découvre en 1923, il réalise ses premiers dessins d'inspiration surréaliste en 1933. « Il adhère au groupe Rupture en 1936 et suit ses amis Chavée et Dumont dans le Groupe surréaliste de Hainaut sans accorder grande importance aux querelle politiques. » Armand Simon était apprécié par Christian Dotremont, Hans Bellmer, Marcel Brion et Yves Bonnefoy. L'érotisme est omniprésent dans son œuvre et, à propos de sa représentation de la femme, Xavier Canonne le rapproche de Bellmer en notant qu'« Il y a chez les deux artistes l'idée commune d'un assemblage qui recompose le corps, la notion d'une fusion totale des amants, d'un corps imaginaire et sans cesse imaginé, incessante reconstruction du corps de la femme ». (Achille Béchet et Chrisitne Béchet, Surréalistes wallons).

625 euros (code de commande : 11863).

 

[SIMON (Armand)]. VANDEPUTTE (Jean) — La bibliothèque d'Armand Simon surréaliste hainuyer. Catalogue des éditions anciennes (1640-1830). Avec un texte inédit et sept reproduction d'œuvres de l'artiste. Mons, Université de Mons-Hainaut, 2001. In-8° collé, XXXV, 87 p., (collection « Répertoires », n° 4).
Table des matières :
   - Introduction au texte d'Armand Simon.
   - Texte inédit d'Armand Simon (1972) : À toutes fins utiles.
   - Sept reproduction d'œuvres de l'artiste.
   - Introduction :
      - Traits marquants de la vie d'Armand Simon.
      - Dispersion des œuvres, archives et biens.
      - Contenu de sa bibliothèque.
      - Contenu du présent catalogue.
      - Méthodologie.
   - Catalogue :
      - Philosophie, logique et morale.
      - Théologie et religions.
      - Sciences sociales.
      - Architecture et peinture.
      - Musique et chansons.
      - Philologie et langues.
      - Littérature (généralités).
      - Œuvres littéraires.
      - Collections diverses de pièces de théâtre.
      - Voyages.
      - Histoire et biographie.
   Index.

12 euros (code de commande : 13260).


Surréalisme en Hainaut. 1932-1945. Bruxelles, Direction des Arts et Lettres, 1980. In-8° broché, 165 p., illustrations, bel exemplaire.
Cet ouvrage fut publié à l'occasion de l’exposition éponyme qui a été présentée à l'Institut des Arts et Métiers, à La Louvière, du 21 septembre au 14 octobre 1979, au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 16 janvier au 20 février 1980 et au Centre Culturel de la Communauté française de Belgique à Paris puis à Marseille en mars et en octobre 1980.
Table des matières :
   - Préface, par Paul Willems.
   - Tableaux d'une exposition, par Alberte Spinette.
   - Un groupe surréaliste en Hainaut ?, par Jean Puissant.
   - Avant-Propos de Mauvais Temps 1935.
   - Note sur le Front littéraire gauche, par Michel Gheude.
   - Cristallisation d'une dynamique surréalisante en Hainaut, par Marc Quaghebeur.
   - De la dictée du texte au hasard apprivoisé. L'œuvre de Fernand Dumont, par Paul Emond.
   - Le mineur et les poètes. Constant Malva, par Michel Gheude.
   - Achille Chavée et la petite mère des peuples, par Alexis Gayo.
   - Achille Chavée ou l'obsession de la pureté, par Jacques Sojcher.
   - Bref portrait de Marcel Havrenne, par André Lorent.
   - Tableaux synoptiques.
   - Rééditions. Fernand Dumont : La région du cœur - La notion de famille - La grande nocturne - Film surréaliste.

20 euros (code de commande : 14845).


Surréalisme international. Paris, Georges Fall, 1970. In-8° collé, 176 p., nombreuses illustrations en noir.
@ Il s'agit du numéro 19/20 de la revue Opus international d'octobre 1970. On y retrouve toutes les signatures belges (Scutenaire, Bussy, Colinet, Nougé, etc.) et étrangères (Jouffroy, Noël, Fuentes, etc.) de l'époque.

35 euros (code de commande : 11842).



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