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Nouvelle(s) entrée(s)

 

SCHNITZLER (Arthur)Romans et nouvelles. Tomes I (1885-1908) et II (1909-1931). Édition préfacée, établie et annotée par Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent. Paris, Le Livre de Poche, 1994. Deux volumes in-8° collés, t. I : 1204, t. II : XIII, 1137 p., (collection « Classiques Modernes - La Pochotèque »), le tome II est épuisé au catalogue de l'éditeur.
Ces volumes contiennent :
   Tome I.
      - La Ronde - Ah, quelle mélodie ! - En attendant le dieu vaquant - L’Amérique - Un héritage - Mon ami Upsilon - Le prince est dans la salle - L’Autre - La Fortune - Le Fils Les Trois Élixirs - La Fiancée - Mourir - La Petite Comédie - Les Comédiennes - Fleurs - Le Veuf - Le Dernier Adieu - Un jeune homme sensible - La Femme d’un sage - L’Apothéose - Les morts se taisent - Pour une heure - La Suivante - La Dernière Lettre d’Andréas Thameyer - Frau Berta Garlan - Un succès - Le Sous-Lieutenant - Gustel Géronimo l’aveugle et son frère - Légende - Un bienfait n’est jamais perdu - La Cravate verte - L’Étrangère - Music-Hall - La Danseuse grecque - La Prédiction - Le Destin du baron de Leisenbohg - La Nouvelle Chanson - L’Ombre de Gabriel - Histoire d’un génie - La Mort du vieux garçon - Vienne au crépuscule.
   Tome II.
      - La Flûte de Pan - Le Triple Avertissement - L’Assassin - Le Journal de Redegonda - Frau Beate et son fils - Docteur Graesler, médecin thermaliste - Le Retour de Casanova - L’Appel des ténèbres - La Dernière Lettre d’un homme de lettres - Mademoiselle Else - La Femme du Juge - La Nouvelle rêvée - Les Dernières Cartes - La Révolte des Boxers - L’Aventurier - Thérèse. Chronique d’une vie de femme - Le Second.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 31399).

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BILLER (Maxim) — 24 heures dans la vie de Morcechaï Wind. Roman traduit de l'allemand par Philippe Giraudon. Paris, Denoël, 2001. In-8° broché, 413 p., (collection « Denoël & d'Ailleurs »)..
En quatrième de couverture :
« Mordechaï (Motti) Wind est israélien. Vétéran de la guerre du Liban, soldat d'un pays toujours au bord de l'explosion, c'est l'homme d'une passion : sa fille, qu'il n'a pas revue depuis qu'il s'est séparé de sa femme allemande, dix ans auparavant. Cette passion vire au cauchemar lorsqu'il croit la reconnaître dans une vidéo porno. Hanté par la figure de son enfant disparue, Motti mène l'enquête sans relâche, par-delà les limites de la raison. Mais malgré la folie obscène qui l'envahit, la complexité insoluble des rapports judéo-allemands qui le ronge, il ne veut pas, ne peut pas abandonner. Par amour il ira jusqu'au bout.
Avec ce premier roman puissant et sobre, Maxim Biller s'inscrit dans la lignée d'un Saul Bellow ou d'un Philip Rpth. Une plongée vertigineuse dans le monde labyrinthique du couple père-fille. »

12 euros (code de commande : 10093).


BÖLL (Heinrich) — Les enfants des morts. Traduit de l'allemand par Blanche Gidon. Paris, Seuil, 1955. In-8° broché, 283 p.

10 euros (code de commande : 45/70).


[BRENTANO (Clément)]. GARREAU (Albert) Clément Brentano. Paris, Desclee De Brouwer et Cie, s.d. In-8° broché, 290 p., illustrations hors texte, exemplaire non coupé, bande d'annonce.

15 euros (code de commande : 63/71).


CAROSSA (Hans) — Journal de guerre (Roumanie). Traduit de l'allemand par J. Leguèbe. Paris, Grasset, 1938. In-8° broché, 195 p., (collection « Romans Étrangers »), couverture un peu défraîchie.
En quatrième de couverture :
   À leur admiration pour l'œuvre de Hans Carossa, les Allemands attachent aujourd'hui un peu le même sens qu'au culte de Gœthe.
   Du chaos où leur âme se complaît et de l'incertitude qui l'agite sans cesse, Gœthe a su tirer quelques pages qui n'ont rien perdu de leur vérité allemande et humaine, un siècle plus tard. – Mais Gœthe est un être prométhéen. Il s'est d'abord insurgé contre l'ordre de la Nature et les lois de la vie, et ce n'est qu'au prix de grandes souffrances et de longs combats qu'il atteignit parfois à une forme éternelle.
   Carossa ne s'est jamais révolté contre les lois de la vie. La carrière de médecin qu'il choisit était bien celle qui convenait au parfait synchronisme de sa pensée et du mouvement de la Nature. Jamais Carossa n'a besoin de se faire violence ou de faire violence aux choses. Sa pensée et son verbe se développent tout naturellement, reconstruisant dans un poème ou un roman un morceau d'Allemagne éternelle. C'est ce qui fait de Carossa pour le Français une des plus précieuses sources de connaissance de l'Allemagne.
   Hans Carossa est né pendant l'hiver 1878 à Tölz en Haute-Bavière, dans une maison entourée d'un jardin. Tölz est une station balnéaire sur l'Isar, sous les premières pentes de verdure des Alpes. – Le père de Carossa était médecin. Toute la vie de Hans Carossa s'est ainsi déroulée au milieu de la douleur humaine, et cependant aucune amertume ne se mêle à son œuvre toute, faite de sensations formelles, colorées ou musicales et de profonde spiritualité.
   L'œuvre de Carossa se limite à quelques livres. Il n'a éprouvé le besoin d'écrire que ce qu'il a ressenti ou pensé. Il existe de lui une véritable histoire de la vie humaine, de l'enfance à la vie mûre.
   Dans Une enfance et les transformations d'une jeunesse, Carossa décrit sa propre enfance et ses premiers contacts avec la Nature. Dans le Docteur Gion, l'homme aborde quelques-uns des plus profonds mystères de la vie et pie la mort. Carossa n'a pu éviter la descente aux enfers « au royaume des Mères » que fit tout grand Allemand. Il lui faut pour être complet et comprendre la vie, avoir frémi au contact de la souffrance et de la mort. Cependant, même pendant ce voyage dans la nuit, Carossa ne perd jamais le sentiment des choses les plus simples et les plus délicates de la Nature et de l'homme.
   Dans Les mystères de la vie mûre, Carossa est reposé et serein, mais sa sensibilité reste la même.
   Et puis, il y a un recueil de poésies de 114 pages, des notations rapides, des impressions journalières, des sentiments familiers.
   À ces quelques livres se serait sans doute bornée son œuvre si la guerre n'était pas survenue. Hans Carossa, l'a faite comme médecin de bataillon. Il a vécu tout près des souffrances des soldats de première ligne. Il aurait pu nous rapporter un livre de guerre comme tant d'autres, ou un plaidoyer ou un tableau horrifiant et sans pudeur. Il a su profiter de l'épreuve de la guerre pour mieux dégager et développer sa personnalité. Dans le Journal de Guerre tout est plus net, plus clairement défini, le style comme les sentiments. « Ces heures angoissantes où la vie et la mort s'unissent étroitement, cela raffermit et rend plus lumineux l'être de chacun et, comme une mauvaise cloche de plomb trempée dans un acide pur rend le son d'une cloche d'argent, ainsi chacun se met à parler de propre parole. » La guerre paraît avoir délivré Carossa de ces gênes ressenties par tout Allemand lorsqu'il s'agit d'enfermer la pensée dans la forme comprimante d'un mot. Car Hans Carossa pense lui aussi que « les idées n'ont pas besoin de paroles ».
   Cette limpidité du Journal de Guerre ne lui fait pas perdre son profond caractère allemand. C'est pourquoi nous avons voulu le présenter tout d'abord au lecteur français.
   Il est une autre raison : à Carossa lui-même ce petit livre est un des plus chers. Carossa aime ses livres parce qu'ils sont des parties de sa propre vie et parce qu'il y reconnaît la forme qui assure l'Éternité. Il n'a aucun amour-propre littéraire, cependant il est le plus grand écrivain allemand contemporain.
   Plus allemand dans sa pensée et dans son expression que Thomas Mann toujours hanté par le désir d'être « humaniste » autant qu'allemand, Hans Carossa s'approche parfois avec plus de facilité de l'humain car il est d'une simplicité et d'une modestie étonnantes. Le traducteur doit quelquefois reculer devant une naïveté que le français n'admettrait pas.
   Cette grande modestie de Carossa l'a fait se tenir à l'écart de la politique et des tribunes. Il vit au bord du Danube, au milieu de ses chères forêts de Bavière, certain de ce qu'une longue vie de sagesse lui a permis d'accumuler de trésors.
   Il n'est pas l'écrivain de l'avant-garde de la jeunesse car cette jeunesse n'a pas toujours eu le temps de penser. Il est le conseiller, le maître de tous ceux qui se sont déjà heurtés à la vie. Il les conduit, avec la plus grande simplicité et la modestie à la sérénité.
   « Aujourd'hui, pour la première fois, nous avons bu de l'eau du nouveau puits. Elle est si pure et si rafraîchissante. Les voisines déjà viennent en puiser. Elles ne savent cependant pas encore si elles doivent croire que ma baguette n'était pas une baguette magique mais une simple branchette fourchue de coudrier. »
   Mais surtout qu'on ne se méprenne pas : Hans Carossa est profondément allemand. Il est pénétré, comme toute l'Allemagne, de l'idée de la grandeur de son pays et de sa Race.

13 euros (code de commande : 21665).


EDSCHMID (Kasimir) — Destin allemand. Introduction et traduction de J. Benoist-Mechin. Paris, Plon, 1952. In-8° broché, XI + 458 p., (collection « Feux Croisés »)

10 euros (code de commande : 10097).


 

ENZENSBERGER (Hans Magnus) — Hammerstein ou l'intransigeance. Une histoire allemande. [Titre original : Hammerstein oder der Eigensinn.] Traduit de l'allemand par Bernard Lortholary. Paris, Gallimard, 2010. In-8° collé, 391 p., illustrations, (collection « Du Monde Entier »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « La peur n’est pas une vision du monde ». C’est par ces mots qu’en 1933, Kurt von Hammerstein, chef d’état-major général de la Reichswehr, résolut de tourner le dos à l’Allemagne nouvelle, et à Hitler devenu chancelier. Issu d’une très ancienne lignée d'aristocrates prussiens, Hammerstein méprisa profondément l’hystérie funeste où s’engageait son pays. On voulut ignorer son avertissement, et c’est en vain que le général, de complots en dissidences, tenta de freiner le désastre. Jusqu’à sa mort en 1943, Hammerstein aura préservé son indépendance, raidi dans une intransigeance devenue héroïque. Ses sept enfants eurent eux aussi des destins singuliers, prenant parti, contre tout réflexe de classe, pour la résistance intérieure.
   Le livre du grand écrivain allemand Hans Magnus Enzensberger n’est une biographie qu’en apparence. Car il s’agit d’« une histoire allemande », un récit tissant par mille moyens divers les destins individuels et le devenir collectif. Modeste devant la science historique, Enzensberger a choisi la liberté du narrateur : « même en dérapant à l’écart des faits, on peut tout à fait parvenir à des vues justes ». Et lorsqu’il dialogue avec les morts, Enzensberger en véritable sorcier invoque les esprits.
   À travers la multitude de ces vies qui se croisent, s’éveille le fantôme de la catastrophe allemande, révélant la décomposition de la République de Weimar, le passage de la vieille Prusse à l’ordre nouveau, la sournoise complicité de l’Allemagne avec l’Union soviétique, l’échec de la résistance, la folle association de l’idéologie la plus fanatique et du cynisme le plus froid.
   C’est parce qu’il a un sens aigu de ce qu’est un destin qu’Enzensberger nous offre ici un grand livre.

15 euros (code de commande : 28602).


FRENSSEN (Gustav) Le naufrage de l'Anna-Hollmann. Roman traduit de l'allemand par L. Servicen. Paris, Albin Michel, 1942. In-12 broché, 251 p., (« Collection des Maîtres de la Littérature Étrangère »).

7,50 euros (code de commande : 7509).


FÜHMANN (Franz) Vingt-deux jours ou la moitié de la vie. Traduit de l'allemand par Philippe Préaux. Paris, Flammarion, 1988. In-8° broché, 255 p., exemplaire du Service de Presse, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.

10 euros (code de commande : 10099).


FÜRNBERG (Louis) — Rencontre à Weimar. Traduit de l'allemand par Philippe Giraudon. Paris, [Le Promeneur], 1996. In-12 broché, 117 p., (collection « Le Cabinet des Lettrés »).

9 euros (code de commande : 10101).


GŒTHE  


GRASS (Günter) — Le Tambour. Roman. Traduit de l'allemand par Jean Amsler. Paris, France Loisirs, 1979. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 525 p.

5 euros (code de commande : 10104).

GRASS (Günter) — Le Turbot. Roman. Traduit de l'allemand par Jean Amsler. Paris, France Loisirs, 1980. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 533 p.

5 euros (code de commande : 10103).

GRASS (Günter) et KOHOUT (Pavel) — Lettres par-dessus la frontière. (Essai d'un dialogue Est-Ouest.) Préface de Dieter E. Zimmer. Traduction de Richard Denturck. Paris, Bourgois, 1969. In-8° broché, 152 p.
En quatrième de couverture :
« À la suite de la publication, en septembre 1967, d'un Manifeste des Écrivains tchécoslovaques sujet à caution, une correspondance s'instaura entre Günter Grass et le dramaturge tchèque Pavel Kohout et dura jusqu'en janvier 1968.
Réunie en volume et lue en septembre 1968, juste après l'été qui sonnait le glas du « printemps de Prague », cette confrontation entre deux hommes de gauche, qui faisait ressortir ce qui les unissait et ce qui les séparait, prenait un sens éclatant. Tant d'événements sont venus depuis disperser l'attention qu'on a peine à croire que ces lettres furent écrites il n'y a pas deux ans. Leur intérêt n'en reste pas moins certain par l'éclairage rétrospectif qu'elles jettent sur tout un mouvement de pensée qui devait remettre en cause une certaine forme de socialisme. »

6,50 euros (code de commande : 8718).


HANDKE (Peter)Les trente-six vues de la Sainte-Victoire. Jean-Christophe Ballot photographe. Peter Handke écrivain. Extrait de La leçon de la Sainte-Victoire (traduit de l'allemand par Georges-Arthur Goldschmidt). Préface de François Barré. Paris, Gallimard, 2010. In-8° oblong sous cartonnage d'éditeur, 127 p., reproductions photographiques en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   En quatre saisons, Jean-Christophe Ballot a arpenté la montagne Sainte-Victoire jusqu'à s'y fondre, s'y dissoudre, en quête d'une révélation.
   En écho aux Trente-six vues du mont Fuji gravées par Hokusai, l'artiste retient une séquence de 36 vues de la montagne, en 46 tableaux. Il y restitue les variations incessantes des jeux de l'air et de la lumière.
   Avant lui, en hommage à Paul Cézanne, Peter Handke avait traduit dans La leçon de la Sainte-Victoire la nécessité qui s'était imposée à lui de découvrir et d'interroger cette montagne provençale.
   En mêlant les images de Jean-Christophe Ballot à des extraits du texte de Peter Handke, l'ouvrage force la rencontre inédite de deux œuvres et de deux regards intemporels et poétiques sur un site inscrit dans le patrimoine naturel, culturel et vivant.

18 euros (code de commande : 25140).


[HOFFMANN] (E.T.A.) — L'Ombre de soi-même. E.T.A. Hoffmann une biographie. Paris, Phébus, 1992. In-8° broché, 237 p., exemplaire du Service de Presse.

11 euros (code de commande : 7113).


HOFMANN (Gert) — La petite marchande de fleurs. Roman traduit de l'allemand par Susi et Michel Breitman. Paris, Laffont, 1996. In-8° broché, 247 p., (collection « Pavillons »).

10 euros (code de commande : 10108).


[JAHNN (Hans Henny)]. MUSCHG (Walter) — Entretiens avec Han Henny Jahnn. Traduit par Huguette et René Radrizzani. Paris, Corti, 1995. In-8° broché, 203 p.
En quatrième de couverture :
« C'est à Walter Muschg, alors jeune assistant à l'Université de Zurich, que nous devons ce document unique : l'autobiographie d'un des auteurs les plus étonnants du siècle.
À défaut d'être un récit objectif, ce texte montre comment Jahnn lui-même voyait son évolution et désirait être vu par autrui. Nous y trouvons tous ses fantasmes, toutes ses phobies.
Marginal et replié sur lui-même, Jahnn se crée un extraordinaire monde intérieur : ses efforts pour le transposer dans la réalité extérieure, dans une « communauté de foi », étaient nécessairement voués à l'échec. Meurtri et résigné, il bâtira dorénavant ses cathédrales dans son œuvre littéraire : les romans Perrudja et Fleuve sans rives. C'est là que ses visions s'incarnent, avec une force hallucinante, incantatoire, onirique. Cette tentative d'extérioriser et de communiquer une vision intérieure, très personnelle, se reflète dans le style de l'auteur qui cherche constamment à justifier rationnellement un irrationalisme foncier, et dans la nécessité de faire la conquête d'un langage authentique.
En effet, la forme, la langue, sont uniques, incomparables. Le langage du grand auteur n'est pas celui de la facilité, mais le résultat d'une lutte perpétuelle : incapable de s'exprimer au moyen des clichés d'une langue conventionnelle, figée, il doit, à chaque fois, retrouver le mot juste, originel, le puiser à la source, pour exprimer sa vision originale. »

11 euros (code de commande : 9375).


JÜNGER (Ernst) — Héliopolis. Vue d'une ville disparue. Traduit de l'allemand par Henri Plard. Paris, Plon, 1952. In-8° broché, 383 p., (collection « Feux Croisés »).

7,50 euros (code de commande : 6007).


 

KAFKA (Franz) L'Amérique. [Titre original : Amerika.] Traduit de l'allemand par Alexandre Vialatte. Postface de Max Brod. Paris, Gallimard, 1949 (mention de 25e édition). In-8° broché, 339 p., papier très jauni.
   
La première édition est parue en 1946.
Postface :
   Le manuscrit de Franz Kafka ne porte aucun titre. Quand il en parlait, il l'appelait son « roman américain » ; plus tard, lorsque (en 1913) le premier chapitre eut paru sous forme de nouvelle détachée, il disait « Le Chauffeur » pour le tout comme pour le premier chapitre. Il travaillait à cette œuvre avec un immense plaisir, le soir la plupart du temps et jusqu'au cœur de la nuit ; les feuillets présentent étonnamment peu de corrections et de ratures. Kafka avait conscience, il le disait souvent, que ce roman était plus gai, plus lumineux que tout le reste de son œuvre. – Je note ici qu’il aimait les mémoires et les relations de voyage, que là biographie de Franklin était un de ses ouvrages préférés, qu’il en lisait volontiers des passages à ses amis et qu’il a toujours éprouvé la nostalgie de la liberté et l'amour des pays lointains. Il n'a cependant jamais dépassé la France ou l'Italie septentrionale ; c'est l'aurore de l'imagination qui donne sa couleur particulière à ce récit d'aventures.
   Kafka cessa soudain d'y travailler de la façon la plus inattendue. L’ouvrage resta inachevé. Je sais, par des conversations, que le chapitre incomplet du « Théâtre d'Oklahoma » dont il aimait particulièrement l'introduction et qu'il lisait de façon très émouvante, devait former le chapitre final et nous réconcilier avec la destinée. Kafka semblait promettre en souriant que son jeune héros trouverait comme par miracle, dans ce théâtre presque illimité, une profession, la liberté, un soutien et ses parents. [...]
   Il est évident que ce roman est en étroite relation avec Le Procès et Le Château, dont il inaugure chronologiquement la série. C’est une trilogie de la solitude que Kafka nous a laissée là. L'isolement de l'individu parmi les hommes, l'étonnement de cet individu perdu au milieu d'eux, voilà le thème essentiel de ses récits. La situation de l'accuse dans Le Procès, dans Le Château celle de l'étranger qui n'a pas été invité, et, dans Amerika, la détresse d'un enfant sans expérience, égaré au sein d'un pays où la vie fait rage, voilà trois données fondamentales dont la mystérieuse parenté ressort clairement de l'art si net et si symbolique de Kafka, bien qu’il ne s'exprime jamais dans le langage ordinaire du symbole et n'use que du mode d'expression le plus simple. Chacun de ses romans aide donc à comprendre les autres ; ils nous ramènent tous à un seul et même centre. Il s'agit dans tous trois d'assigner à l'individu sa place dans une communauté humaine et, comme ce classement doit être opéré avec une justice suprême, de lui marquer aussi sa place dans un royaume de Dieu. Kafka nous montre les formidables résistances auxquelles cette opération expose précisément l’homme juste et scrupuleux. Dans Le Procès et Le Château, ce sont les résistances qui l'emportent, et ceci confère à ces deux ouvrages la valeur de tragiques documents. Mais dans Amerika, l'innocence enfantine, la touchante naïveté et la pureté du héros, parviennent au dernier moment à faire échec à la fatalité. Nous sentons que ce brave Karl, qui a vite gagné notre affection, réussira à atteindre son but malgré toutes les fausses amitiés et les hostilités perfides, qu’il fera un galant homme et se réconciliera avec ses parents. [...] Mais la voie qui mène à ce but est coupée de mille difficultés et de souffrances formidables. « Il est impossible de se défendre si les autres n'y mettent pas de la bonne volonté », dit encore ici Kafka avec tristesse et reproche dans cet interrogatoire chez le gérant qui présente tant de démonismes communs avec ceux qui apparaissent dans le jugement décrit par Le Procès. Mais ici, la lutte pour le vrai se trouve conduite avec une conscience plus calme et avec une juvénile énergie. À voir ce héros incessamment blackboulé chercher en vain un poste inaccessible à travers les ironies du destin, on songe aux tentatives désespérées de l'expert du Château ; mais ici, dans Anierika, malgré les circonstances qui en affaibliront l'effet, Karl finira par trouver l'engagement rédempteur.
   Kafka n'épargne pas plus ce Karl que les personnages centraux de ses deux autres romans dont l'initiale du nom est également K – comme celle de Kafka lui-même. Car, bien qu'on en ait pensé dans certaines de leurs critiques, la langue transparente et sans fleurs de ces deux œuvres ne dissimule pas une froideur de l’auteur mais seulement une infinie sévérité, indissolublement liée à une pitié infinie qui sait faire jouer avec une extrême délicatesse les soupapes les plus compliquées. Il semble cependant que dans Amerika, Kafka se soit trouvé plus libre avec son brave et honnête héros. Il cache moins sa sympathie, il s'y laisse aller carrément. Son cœur saigne à chaque injustice que l'on fait à cet innocent désarmé. Il y a dans ce livre (et surtout dans les scènes du faubourg, que j’ai intitulées Asile) des passages qui rappellent irrésistiblement Chaplin, mais il s'agirait de films si beaux qu'ils n'ont évidemment jamais été écrits ; il ne faut pas oublier cependant qu’à l'époque où Kafka rédigeait ce roman (avant la guerre de 1914) Charlot était encore inconnu et n'avait peut-être même rien donné.
   Il est possible qu’Amerika soit précisément le roman qu'il fallait pour amener à Kafka par une nouvelle voie – par la voie de l’humanité, de la simplicité et de la compassion – et que sa publication permette désormais aux autres œuvres de Kafka déjà parues, spécialement à ses deux autres grands romans posthumes, d'atteindre leur effet d'eux-mêmes sans aucune interprétation. Je remarque d'après les lettres et les essais critiques qui me parviennent de plus en plus abondamment qu'on se met à reconnaître et à aimer de plus en plus la grandeur de l'œuvre de Kafka, une œuvre unique et qui impose le respect. Ses écrits posthumes comprennent encore deux grandes nouvelles inachevées mais dont le plan apparaît nettement, une ébauche de drame, une série d'aphorismes complète sur le thème du péché et du rachat, de nombreux fragments et un journal très détaillé dont bien des parties peuvent être considérées comme définitives. Quand tout cela sera imprimé, il se pourrait que Kafka devint essentiel ; on ne saurait encore, tant s'en faut, imaginer quelle importance il peut avoir.

10 euros (code de commande : 30307).

 

KAFKA (Franz) La Muraille de Chine et autres récits. Traduit de l'allemand par J. Carrive et Alexandre Vialatte. Paris, Gallimard, 1950 (mention de douzième édition, achevé d'imprimer en février 1950). In-8° broché, 280 p., (collection « Du Monde Entier »), papier très jauni.
Extrait de la préface de Jean Carrive pour de l'édition de 1944 :
   À l'exception d'Un Vieux Parchemin et du Message Impérial, que Kafka a publiés en 1920 parmi les récits du Médecin de Campagne, les textes suivants font tous partie des papiers posthumes. J'ai rassemblé ici, épars dans trois des tomes des Œuvres Complètes, toutes les esquisses se rapportant à « la Muraille de Chine », et que des siècles auraient sans doute séparées, si le récit n'était resté à l'état de simple ébauche. Kafka y travaillait dans les années 1918-1920 ; il en a lui-même détruit une grande partie.
   Les fragments qui nous restent révèlent une des formes de la question où s'est trouvée engagée la pensée de Franz Kafka avec une intensité particulière : l'Homme aux prises avec le Transcendant, c'est-à-dire dans la période nietzschéenne de « la Mort de Dieu », avec la négativité, en quelque sorte, du Transcendant. Car, chez Kafka, Dieu reste innommé et n'apparaît pas (ou à peine, comme ici, dans d'obscures allégories). Comme une « Ombre Monstrueuse », il demeure à l'arrière-plan. Présent par Son Absence même, Il se révèle autant dans un insupportable sentiment de culpabilité que dans l'angoisse d'un inexplicable vide ou dans l'indéfinissable pressentiment d'un Oubli catastrophique– d'où l'ambiance de rêve, l'atmosphère d'inconditionné où baignent les créatures kafkaïennes.

10 euros (code de commande : 30306).


KAMINSKI (André) L'année prochaine à Jérusalem. Roman. Traduit de l'allemand par Jean-Claude Capèle. Paris, Julliard, 1986. In-8° broché, 310 p., ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.

7,50 euros (code de commande : 10111).


KLEIST [(Heinrich von)] — Le prince de Hombourg. Traduit et présenté par André Robert. Paris, Aubier, 1951. Petit in-8° broché, XLIV + 2 x 89 p. + pp. 91-110, (« Collection Bilingue des Classiques Étrangers »), exemplaire non coupé.

6,50 euros (code de commande : 5059).

 

[KLEIST (Heinrich von)]. MAASS (Joachim) — Heinrich von Kleist. Histoire de sa vie. [Titre original : Kleist - Die Geschichte Seines Lebens.] Traduit de l'allemand par Jean Ruffet. Paris, Payot, 1989. In-8° collé, 271 p., (collection « Biographies »), quelques soulignements crayonnés, exemplaire du Service de Presse.
En quatrième de couverture :
   « Il vécut, chanta et souffrit en une époque trouble et difficile. Il vint ici chercher la mort et y trouva l'immortalité. » Ces deux phrases gravées sur sa tombe illustrent bien la vie de Heinrich von Kleist (1777-1811).
   En proie au mal de vivre, ses voyages incessants sont autant de tentatives pour s'évader d'une réalité qu'il supporte de moins en moins. Son errance s'achève sur les bords du Wannsee. C'est là qu'il se donne la mort, en compagnie d'une jeune femme, à l'âge de trente-quatre ans.
   Contemporain des romantiques, né dans un siècle soumis à la double dictature de Goethe et de Schiller, Kleist échappe à l'influence des uns et des autres. Son œuvre – une mosaïque de drames, de nouvelles et de courts essais – témoigne du combat qu'il poursuit sans trêve. Cet effort de libération qui traverse tous ses textes en fait un auteur toujours d'actualité.
   Parmi tous les ouvrages consacrés à Kleist, la biographie de Joachim Maass, enfin traduite en français, constitue une œuvre majeure. Elle réussit à cerner au plus près le cheminement de ce génie de la langue allemande et donne les clés d'un destin lourd en drames et en mystères.

12 euros (code de commande : 17621).


 

KLUGE (Alexander) — Chronique des sentiments. Livre I. Histoires de base. Textes traduits de l'allemand par Anne Gaudu, Kza Han, Herbet Holl, Hilda Inderwildi, Jean-Pierre Morel, Alexander Neumann et Vincent Pauval. Livre II. Inquiétance du temps. Textes traduits de l'allemand par Anne Gaudu, Kza Han, Herbert Holl, Arthur Lochmann et Vincent Pauval. Édition dirigée par Vincent Pauval. Paris, P.O.L., 2013 - 2018. Deux forts volumes in-8° collés, 1132 et 1181 p., illustrations, exemplaires en bon état.
Présentation par l'éditeur :
   « Les sentiments sont les véritables occupants des vies humaines. On peut dire d’eux ce que l’on a dit des Celtes (nos ancêtres, pour la plupart d’entre nous) : ils sont partout, seulement on ne les voit pas. Les sentiments font vivre (et forment) les institutions, ils sont impliqués dans les lois contraignantes, les hasards heureux, se manifestent à nos horizons, pour s’élever au-delà vers les galaxies. On les trouve dans tout ce qui nous concerne. »
   Alexander Kluge est relativement connu, en France, pour sa filmographie, abondante et variée, qui a d’ailleurs fait l’objet d’une large rétrospective à la Cinémathèque Française en 2013. L’écrivain est en revanche ici pratiquement ignoré, sinon des germanistes, alors qu’il est une des figures les plus célèbres de la littérature allemande contemporaine et salué comme tel par les médias allemands, le public, l’édition.
   Son originalité réside dans une manière de parler de la réalité contemporaine allemande en s’appuyant aussi bien sur son immense culture classique que sur un maniement très original de la fiction, à travers, le plus souvent, de brèves séquences qui sont autant d’apologues dont la juxtaposition et l’accumulation finissent par composer une véritable fresque de l’histoire de son pays et, au-delà, de celle de la pensée et de la sensibilité occidentales.
   Cette écriture, cette démarche si originales sont actuellement absentes du paysage littéraire français, c’est la raison pour laquelle une traduction de l’ensemble de cette gigantesque entreprise qu’est Chronique des sentiments nous a paru indispensable.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 30025).


KRAUSS (Angela) — À tire-d'aile. Traduit de l'allemand par Nicole Bary. Paris, Métailié, 2000. In-8° broché, 115 p., (collection « Bibliothèque Allemande »).
En quatrième de couverture :
« Leipzig après les grands changements de 1989. Dans son minuscule appartement dont les fenêtres s'ouvrent sur les voies ferrées de la gare de marchandises, la narratrice s'aperçoit tout à coup que l'univers qui lui était familier est en train de changer. Par une chaude nuit d'été, elle commence à arracher des murs de sa chambre les couches de papiers peints que des générations successives ont posées sur les murs, les unes sur les autres, depuis la construction de la maison. Rien ne résiste à son désir de déconstruction, pas même le canapé, héritage de sa grand-mère et lieu privilégié de ses aventures amoureuses.
Elle veut s'envoler et survoler le monde. Vers l'Ouest d'abord, aux États-Unis, pour jouir des frontières désormais ouvertes et de la liberté retrouvée, puis « jusqu'à ce que l'Ouest devienne l'Est », jusqu'à la Russie chaotique du début des années 90, où elle retrouve son amie Toma qui a quitté la petite ville de l'Oural où elle vivait pour Moscou. Les temps ont changé. Devant sa porte, une Chrysler avec chauffeur et téléphone cellulaire l'attend.
Angela Krauss ne raconte pas. Par petites touches, elle évoque les êtres et les choses dans un monde qui se métamorphose. »

6,50 euros (code de commande : 10114).


LANGE (Hartmut) — Une fatigue. Suivi de La promenade sur la grève. Récits traduits de l'allemand par Dominique Tassel. Paris, Fayard, 1989. In-8° broché, 205 p., (collection « Littérature Étrangère »).
En quatrième de couverture :
« Une même impossibilité de vivre ce qui, pourtant, paraît à portée de la main unit les personnages de ces deux récits, qu'ils se tiennent sur le versant, menacé, de la normalité, ou sur celui où l'on cède au délire.
Dans Une fatigue, une femme ne peut faire le deuil de son mari et lui confère, dans la maison où elle vit avec son père, une présence réelle, quoique imaginaire, qui la rend étrangère à son entourage. Ni son père ni surtout un ami médecin qui l'aime ne peuvent, dans la simplicité parfois excessive de leur sollicitude, répondre à cette étrangeté. Dans La Promenade sur la grève, un libraire sujet à des accès d'exaltation et d'hallucination essaie d'aller au bout d'une promenade sur ces bancs de sable et de vase, doux et menaçants, que la mer du Nord laisse en se retirant. Ni son ami d'enfance, psychiatre berlinois auquel il recourt de temps à autre, ni la jeune femme qui l'aime – et qu'il aime peut-être, mais sans se décider à vivre réellement cet amour – ne réussissent à dissiper le brouillard dans lequel il cherche à tâtons une issue à sa vie. Et c'est toujours sur la présence d'un autre, mort ou imaginé, que tous ces personnages tentent de régler leur pas.
Soucieuse et circonstanciée, la phrase de Hartmut Lange traduit avec une délicatesse de vieil Européen la dérive mélancolique de ces êtres que l'inintelligibilité des cérémonies quotidiennes du monde menace de noyer. »

9 euros (code de commande : 10115).


LEWINSKY (Charles) — Melnitz. Roman. Traduit de l'allemand par Léa Marcou. Paris, Grasset, 2009. In-8° collé sous jaquette, 776 p.
En quatrième de couverture :
   Melnitz renoue avec la tradition du grand roman familial du XIXe siècle tissé de bonheurs et de drames, de succès et d'échecs, d'amours et de convulsions, au gré de la grande Histoire qui vient sans cesse bousculer la petite. La saga des Meijer, une famille juive suisse, court sur cinq générations, de la guerre franco-prussienne à la Deuxième Guerre mondiale.
   1871 : le patriarche Salomon, marchand de bestiaux, vit à Endingen, l'une des seules bourgades helvétiques où les juifs sont autorisés à résider. À partir de ce berceau des origines, la famille commence son ascension sociale, sans jamais parvenir à s'affranchir du destin des exclus : ce sera Baden puis Zurich, puis l'entrée dans la modernité fracassée par la guerre de 14-18. La famille éclate : le syndicalisme militant aux États-Unis pour l'un, l'étude talmudique au fin fond d'une Galicie menacée par les Cosaques pour un autre, l'armée sous uniforme français pour un troisième. La roue de l'Histoire tourne...
   1945 : l'oncle Melnitz, revenu d'entre les morts, raconte. Lui qui sait tout – Melnitz, ou la mémoire – est le grand récitant de cette admirable fresque, hommage au monde englouti de la culture et de l'humour yiddish, tour de force romanesque salué comme un chef-d'œuvre par une critique unanime, et devenue un best-seller immédiat dans tous les pays où elle a été publiée.

13 euros (code de commande : 22216).


Mémoires d'une chanteuse allemande. Paris, Allia, 1995. In-8° broché, 233 p., ouvrage abondamment souligné à l'encre rouge.

2,50 euros (code de commande : 10119).


MONIKOVA (Libuse) Les glaces dérivantes. Traduit de l'allemand par Nicole Casanova. Paris, Belfond, 1994. In-8° broché, 236 p., exemplaire du Service de Presse, ouvrage « définivement indisponible » au catalogue de l'éditeur.

11 euros (code de commande : 10120).


MORSHÄUSER (Bodo) Berlin simulation. Traduit de l'allemand par Marie-Victoire Von Friedberg. [Nîmes], Chambon, 1988. In-8° broché, 124 p., ouvrage épuisé sous cette forme au catalogue de l'éditeur.

6 euros (code de commande : 10121).


Les portes de feutre. Épopées kirghiz et sagaï Sibérie du sud. Textes recueillis par Wilhelm Radloff. Traduit de l'allemand et présenté par Alessandro Corsi et Yankel Karro. Paris, Gallimard, 1999. In-8° broché, 205 p., (collection « L'Aube des Peuples »).

13 euros (code de commande : 5481).


 

RILKE (Rainer Maria)Chant de l'amour et de la mort du cornette Christoph Rilke. Traduction de Maurice Betz. Frontispice de Jacques Ernotte. Paris, Émile-Paul, 1948. In-8° broché, XXVII, 42 p., exemplaire numéroté sur vélin pur fil Johannot (n° 1460), non coupé et en très bel état.


   Couverture, frontispice et titre.

20 euros (code de commande : 22740).


 

[ROMANTISME]. Les Romantiques allemands. Texte français par Armel Guerne. Avec des traductions de MM. Albert Béguin, Lou Bruder, J.-F Chabrun, René Jaudon, Robert Valançay, Mme Klee-Palvi et G. Socard. Paris, Desclée de Brouwer, 1963. In-12 sous reliure, jaquette et Rhodoïd d'éditeur, 804 p., ("Bibliothèque européenne"), bon exemplaire.
En quatrième de couverture de la réédition chez Phébus en 2004 :
   Publié pour la première fois sous sa forme complète en 1963, ce recueil mythique manquait à tous les amoureux du Romantisme allemand. Hölderlin, Jean-Paul, Tieck, Novalis, les frères Schlegel, Chamisso, Hoffmann, La Motte-Fouqué, Kleist, soit les plus grands, sont bien sûr ici sur le devant de la scène, représentés chacun par un ou plusieurs de leurs textes majeurs. Mais l'on découvrira aussi quelques-uns de leurs compagnons injustement oubliés : Wackenroder, Contessa, Bettina von Arnim et la touchante Caroline von Günderode (la suicidée des bords du Rhin). Sans oublier le cortège des romantiques dits tardifs, où brillent encore plusieurs inoubliables : Eichendorff, Büchner, Grabbe, Mörike...
   Un florilège unique en notre langue, tant par son abondance que par la qualité des traductions retenues, notamment celles d'Albert Béguin et d'Armel Guerne lui-même.

25 euros (code de commande : 30733).


 

SACHER-MASOCH (Leopold von) — L'amour de Platon. Roman. [Titre original : Die Liebe des Plato.] Traduit de l'allemand par Jean-François Boutout. Lagrasse, Verdier, 1991. In-8° broché sous couverture rempliée, 105 p., (collection « Der Doppelgänger »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Souvent cité, jamais traduit en France, ce texte constitue, dans l'œuvre de Sacher-Masoch, le symétrique et l'antithèse de la célèbre Vénus à la fourrure sans lequel celle-ci ne saurait se comprendre tout à fait.
   Après la « perversion matérialiste », ce roman décrit la « perversion idéaliste » d'un amour qui refuse entièrement le corps. Un jeune officier, résolu à fuir toutes les femmes et tout contact charnel, raconte à sa mère, à la fois juge et confidente, sa lente et ironique initiation à l'amour, qui passe par la rencontre d'un troublant androgyne.
   Méditation sur le mystère de la féminité, où la référence à Platon ne va pas sans malice, ce roman est aussi, au second degré, l'un des plus critiques qu'ait produit le romantisme sur la notion de nature, avec un mélange de jubilation romanesque et de pessimisme qui confère à ces pages leur étrange beauté.
   L'œuvre du romancier et conteur galicien Leopold von Sacher-Masoch (1835-1895), longtemps occultée par la notion purement clinique d'un « masochisme » dont elle offrirait le meilleur exemple, fait aujourd'hui l'objet de nombreuses réévaluations. Elle reflète notamment, par ses contradictions et son extrême diversité, la complexité du mélange des traditions culturelles qui caractérisèrent, jusqu'au début du XXe siècle, l'empire austro-hongrois.

8 euros (code de commande : 28920).

 

SACHER-MASOCH (Leopold von) — La pêcheuse d'âmes. [Titre original : Die Seelenfängerin.] Préface de Jean-Paul Corsetti. Seyssel, Champ Vallon, 1991. In-8° broché, 392 p., (collection « Dix-Neuvième »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Du bonheur, beaucoup de bonheur, murmura-t-elle en secouant la tête, mais tout cela est bien loin. De grands dangers te menacent, et de puissants obstacles s'entassent autour de toi. Tu triompheras de tout, si tu es sage, fidèle et courageux. Deux femmes se tiennent sur le chemin de ta vie ; tu les aimeras toutes deux, et toutes deux te donneront leur cœur. Pourtant, il en est une dont tu dois te garder ; elle menacera ta vie, et si tu n'es pas prévoyant, elle t'apportera la mort. Mais un ange veille sur toi et te montrera le chemin du salut » (...)
   En ce moment on entendit comme une plainte mystérieuse flottant à travers les cimes des arbres.
   « Qu'est-ce ?
   – Ferme tes oreilles et tes yeux, dit la bohémienne, il n'est pas bon d'être dans le voisinage, quand ils passent.
   – De qui parles-tu ?
   – Entends-tu le psaume de la pénitence ? Ce sont les dévots pèlerins de cette secte que l'on nomme les Dispensateurs du ciel. Il y a une odeur de sang dans l'air. Prends garde ! »
   Surtout connu du grand public pour son sulfureux roman La Vénus à la fourrure, Leopold von Sacher-Masoch (1836-1895) figure parmi les plus prestigieux écrivains slaves du post-romantisme. Si l'auteur du Legs de Caïn, père accidentel du « masochisme » tout comme Sade le fut du « sadisme » ou Nabokov du « lolitisme », demeure associé à la mise en scène littéraire d'une « perversion », celle-ci ne doit pas faire oublier l'originalité et la singularité de ses nombreux récits, contes et nouvelles. En témoignent La Mère de Dieu et La Pêcheuse d'âmes, deux de ses meilleurs romans, enfin disponibles après un siècle de silence, accompagnés d'une préface et d'un important dossier bio-bibliographique de Jean-Paul Corsetti.

10 euros (code de commande : 28921).

 

SACHER-MASOCH (Leopold von) — Histoires galiciennes. Don Juan de Koloméa. Frinko Balaban. Clair de lune. La justice des paysans. Le mariage de Valérien Kochanski. [Traduction de Th. Bentzon.] Paris, Le Club Français du Livre, 1963. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 308 p., maquettes de Jacques Daniel, (collection « Récits », n° 44), exemplaire numéroté.

19 euros (code de commande : 9129*).


 

SCHICKELE (René) — Mon amie Lo. Roman. Traduit de l'allemand par Sibylle Muller. Strasbourg, Circé, 2010. In-8° collé, 121 p.
En quatrième de couverture :
   « Lo est actrice au Grand-Guignol, elle est jeune, jolie, et maîtrise à la perfection les arts du plaisir. Quant au plaisir, il ne se voit pas encore sur elle de façon aussi éclatante que plus tard, quand la carrière de Lo s'envolera ; on ne peut pas dire qu'elle est entretenue, elle s'habille avec simplicité, mais mieux que ses collègues qui ont plus de succès, et sa célébrité, qui lui vient de ses qualités de cœur, est grande sur la rive droite de la Seine comme sur la rive gauche. Tout en elle promet de durer. C'est probablement parce qu'elle veille sur elle-même avec beaucoup d'attention. Elle n'est jamais naïve, sauf dans les idées bien à elles qui lui traversent soudain l'esprit, et dans la patience des sentiments amoureux. L'actrice vaut 6 000 francs, la femme, pour très peu de temps encore, n'est pas cotée. Quel printemps pour des garçons pas très fortunés ! »

8 euros (code de commande : 21258).

 

SCHICKELE (René) — Paysages du ciel. (Titre original : Himmlische Landschaft.) Traduit de l'allemand par Irène Kuhn et Maryse Staiber. Orbey, Arfuyen, 2010. In-8° collé, 127 p., exemplaire en parfait état.
Note de l'éditeur :
   
Paysages du ciel est traduit pour la première fois en français. À travers cette sorte de journal de bord où sont consignées impressions, souvenirs et anecdotes, il est possible de découvrir un autre Schickele, attachant de simplicité et proche des réalités du quotidien.
   C’est un ami peintre qui lui fait découvrir Badenweiler, au pied de la Forêt-Noire. En sa compagnie, l’écrivain alsacien retrouve les paysages de son enfance, avec leurs collines, leurs forêts et leurs vignes. C’est l’esprit même du pays alémanique qui lui apparaît de façon symbolique : Schickele y voit un seul et « grand jardin ». Son regard porte loin vers les Vosges, la Suisse et même jusqu’en Provence – il s’agit d’un « paysage ouvert ».
   Rétrospectivement, ces pages prennent une signification prophétique : face à la montée du national-socialisme, Schickele quittera Badenweiler dès l’automne 1932 pour ne plus jamais y revenir. Il passera les dernières années de sa vie dans le Sud de la France où il mourra, à Vence, en janvier 1940. Les dernières pages de Himmlische Landschaft s’intitulent précisément L’Adieu. Lorsque paraîtra Himmlische Landschaft à Berlin en 1933, Schickele aura déjà quitté Badenweiler et son « arche » en pays alémanique, prise une fois de plus au cœur de la tempête.

8 euros (code de commande : 21218).


SEIDEL (Ina) Notre ami Pérégrin. Frontispice de Maurice Brocas. Traduit de l'allemand par Edith Vincent. Bruxelles, Éditions de la Mappemonde, 1944. In-12 broché, 167 p., (collection «Frontispice »), exemplaire numéroté.

10 euros (code de commande : 5257).


SPITTELER (Carl) — Gustave. Traduction de E. Desfeuilles. Préface de G. De Reynold. Paris - Genève, Crès - Georg, 1920. In-12 broché, 192 p., (collection « Helvétique »), exemplaire numéroté, rousseurs.
@ Cet ouvrage contient un portrait dessiné et gravé par Vibert et deux bois originaux de Francillon.

15 euros (code de commande : 4719).


STERNHEIM (Carl) — Napoléon et autres récits. Traduits de l'allemand par Jean Launay et Maurice Betz. Suivis de Carl Sternheim, par Jean Launay. Paris, Mercure de France, 1978. In-8° broché, 248 p.
En quatrième de couverture :
   Napoléon n'est pas Napoléon. C'est un petit garçon, né en 1820 à Waterloo, dans une famille pauvre sans doute puisqu'à douze ans il est placé par son père dans une auberge de Bruxelles, apprenti marmiton.
   À Paris, Napoléon écoutera d'une oreille les secrets de la politique française, il sera devenu le propriétaire d'un restaurant où déjeunent et dînent les ministres, mais la guerre de 1870 et le siège de Paris rendront les menus plus sévères.
   Chaque histoire de Carl Sternheim, quel qu'en soit le protagoniste – Napoléon, gardien de la paix, banquier, musicien, servante –, entraîne le lecteur dans une incroyable équipée que celui-ci partage de tout son être, comme physiquement, car la tension nerveuse, sans aucun exemple, de l'écriture de Sternheim, est contagieuse.
   Carl Sternheim, mort en exil en 1942, à soixante-quatre ans, est l'un des premiers écrivains allemands. Jean Launay raconte ici sa vie, presque plus fiévreuse, abracadabrante, et comique, que la plus folle de ses nouvelles.

15 euros (code de commande : 26386).


STRAUSS (Botho) — Théorie de la menace. Précédé de La Sœur de Marlene. [Titre original : Marlenes Schwester. Zwei Erzählungen.] Traduction de l'allemand et postface par Aglaia I. Hartig et Philippe Ivernel. Paris, Seuil, 1988. In-8° broché, 120 p., (collection « Fiction & Cie »).
En quatrième de couverture :
   Écrits au milieu des années soixante-dix, ces deux récits ont révélé un écrivain. On y rencontre des personnages aux origines indécises, qui surgissent et s'évanouissent de façon mystérieuse, se métamorphosent dans d'étranges circonstances où apparaissent crûment l'illusion de l'identité, la stérilité de l'union et la formidable vanité attachée au sentiment de soi.
   Dans Théorie de la menace, une femme crie le nom d'un homme qu'elle n'a, semble-t-il, jamais connu. Cet homme en tout cas ne se souvient pas d'avoir vécu avec elle. Et pourtant les souvenirs de Léa sont si précis... Il écrit sur elle : le sentiment d'aimer Léa n'est autre, dit-il, que le sentiment de commencer un livre. Pour aimer Léa, il partira en Cornouailles, là-bas où d'autres fantômes l'attendent. Car aimer Léa, c'est se laisser envahir par l'angoisse et accepter au bout du compte de risquer sa vie pour en atteindre le principe: la séparation.
   Marlene, dans le second récit, se sépare de sa sœur dont la présence à ses côtés l'opprime. Elle dérive, inaccessible au monde, et se dissout lentement. La Sœur de Marlene est le conte fantastique de la séparation et de la perte d'identité qui en découle.
   La prose ciselée de ces deux récits, véritables matrices de l'œuvre, est celle du Botho Strauss que nous lisons aujourd'hui, l'un des plus grands écrivains allemands contemporains.

10 euros (code de commande : 20585).


TROJANOW (Ilija) — Le collectionneur de mondes. [Titre original : Der Weltensammler.] Roman traduit de l'allemand par Dominique Venard. Paris, Buchet-Chastel, 2008. In-8° collé, 583 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   Majestueuse invitation au voyage, Le Collectionneur de mondes est une ouverture à l'autre dans ce qu'il a de plus exotique, dé plus dérangeant, de plus étranger. Quand il débarque en 1842 dans le Bombay des marchands d'opium et des courtisanes à la peau de cuivre et aux doigts agiles, Richard Francis Burton est un jeune officier anglais de vingt et un ans à peine...
   À sa mort en 1890 à Trieste, il est devenu l'aventurier le plus extravagant, le plus énigmatique et le plus captivant du XIXe siècle ; linguiste orientaliste maîtrisant vingt-neuf langues, grand amateur de perversions et de passions humaines, Burton est l'auteur de la traduction originelle (inégalée à ce jour) des Mille et Une Nuits. Espion et génie du déguisement, il est le premier voyageur occidental à être entré dans La Mecque et Médine. Explorateur téméraire, il remonte les sources du Nil au péril de sa vie...
   L'écriture sensuelle et poétique d'Ilija Trojanow nous convie à la découverte de l'existence inouïe de Richard Francis Burton ; il nous livre un formidable roman tout à la fois historique et d'aventures, librement inspiré de la vie de cet insatiable curieux.

10 euros (code de commande : 22641).


TZARA (Tristan) — Chronique zurichoise 1915-1919. Crisnée, Yellow Now, 1979. In-8° agrafé, 26 p., (collection « Transjectoires »).
En quatrième de couverture :
« Ces trente pages éblouissantes de Tristan Tzara, publiées originalement en 1920 à Berlin dans « Dada Almanach » sont la chronique d'un événement majeur de la modernité : la naissance de la revue et du mouvement Dada au Cabaret Voltaire à Zurich en 1916.
Ses fondateurs, Hans Arp, Hugo Ball, Emmy Hennings, Richard Huelsenbeck, Marcel Janco y sont mis en scène par le plus actif d'entre eux, Tristan Tzara, venu de Bucarest à Zurich en 1915, avant de repartir lancer Dada à Paris en 1920.
C'est à Zurich en effet que paraissent les premiers volumes de Tzara, que sont inventés la musique bruitiste et le poème simultané, récités des chants nègres aux soirées du Cabaret Voltaire, tandis que sur les presses de l'imprimeur anarchiste Heuberger paraît la revue Dada. ».

13 euros (code de commande : 9524).


VON ARNIM (Joachim) Chronique d'un majorat. Traduit et illustré de bois par Charles Beckenhaupt. Bruxelles, Éditions des Artistes, 1939. In-8° broché, 162 p., exemplaire numéroté sur Vergé.

12,50 euros (code de commande : 5269).


VON EICHENDORFF (J.) Les chevaliers de fortune. Traduit et illustré de bois par Charles Beckenhaupt. Bruxelles, Éditions des Artistes, 1937. In-8° broché, 152 p., rousseurs éparses, exemplaire numéroté sur Vergé.

12,50 euros (code de commande : 5270).


VON KEYSERLING (Eduard) — Été brûlant. [Titre original : Schwüle Tage.] Roman traduit de l'allemand par Jacqueline Chambon et Peter Krauss. Arles, Actes Sud, 1986. In-8° broché, 90 p., petit cachet d'appartenance à la page de garde, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
« Cet été-là, le jeune comte Bill, qui venait d’échouer au baccalauréat, devait découvrir, en même temps que les émois et les consolations de la chair, les exigences cruelles de la passion. Et une trop belle cousine allait, par son soudain mariage, précipiter le jeune comte et son père dans la tragédie. Comme si les promesses de l’été n’étaient qu’un piège perfide. »

4 euros (code de commande : 10989).

 

VON KEYSERLING (Eduard) — Versant sud. [Titre original : Am Südhang.] Roman traduit de l'allemand par Jacqueline Chambon et Peter Krauss. Arles, Actes Sud, 1986. In-8° broché, 120 p., petit cachet d'appartenance à la page de garde, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
« Les vacances s’annonçaient belles pour le lieutenant Karl Erdmann von Wallbaum. Il allait retrouver la quiétude du château familial, la chasse au gibier d’eau et sans doute l’amour de Daniela, la séduisante amie de sa mère. Il y avait bien ce duel auquel il s’était engagé, mais sa victoire ne ferait-elle pas de lui le héros de l’été ? Or le destin en avait décidé autrement… »

5 euros (code de commande : 10992).


VON UNRUH (Fritz)Verdun (Opfergang). Traduit par Benoist-Méchin (version définitive). Paris, Éditions du Sagittaire, 1925. In-12 broché, 235 p., un portrait en frontispice, (collection de la « Revue Européenne », n° 5), couverture défraîchie.
   Roman pacifiste d'un officier de cavalerie allemand.
Extrait de la préface :
   Toi, livre, témoin des combats dans lesquels nous sentîmes le souffle vivant profané par la guerre aux mains barbelées d'aiguillons, toi né devant les tours de Verdun, gelant sous les neiges de février, vis-à-vis de mes frères mis en pièces, – toi, mémoires d'une marche au sacrifice, chronique de l'holocauste, – pourrais-tu aider à cette paix entrevue au delà de telle colline, consacrée par la mort de camarades – lorsque j'étais debout dans Beaumont, au milieu de la rue du village en flammes, ou que j'errais comme un perdu dans le ravin de Chauffour – agenouillé auprès des cadavres, fixant toute créature en son œil devenu vitreux, – à cette paix qui exhala son premier amen dans le serment de soldats mourants, – le serment de paix que j'ai conservé dans mon cœur ?
   Huit ans, depuis lors, sont passés. – Les Cavaliers de l'Apocalypse sont encore partout en selle ; mais leur violence décomposée n'a point prévalu sur notre décision ; – ni sur la mienne, – ni sur la tienne, – ni sur aucun de ceux qui, sous la voûte d'obus du Mort-Homme, levèrent leur âme vers Dieu, parmi les forêts de racines !
   Camarades, – et comment ferait-on pour éteindre notre Foi ?

10 euros (code de commande : 21298).

 


WINKLER (Josef) — Cimetière des oranges amères. Roman. [Titre original : Friedhof der bitteren Orangen.] Traduit de l'allemand par Éric Dortu. Lagrasse, Verdier, 1998. In-8° broché, 411 p., (collection « Der Doppelgänger »), couverture légèrement défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Fuyant son village natal de Carinthie, dans le sud de l'Autriche, dont il décrivait l'intolérance et la cruauté dans Le Serf, Josef Winkler se réfugie en Italie et tente, par l'écriture, de lutter contre les démons de son enfance. Peine perdue : qu'il soit romain ou autrichien, le catholicisme, sous le faste de ses rites, semble devoir engendrer partout le même obscurantisme et la même cruauté. Aussi la splendeur des processions en l'honneur de la Vierge et des saints, la profusion ridicule des magasins de bondieuseries, la superstition partout répandue, sont-elles pour Winkler une source inépuisable de délectation qui alimente sa verve blasphématoire.
   Mais le regard de l'écrivain ne s'en tient pas à la pure satire. Dans les gares, sur les marchés, dans les jardins publics de Naples
et de Rome, la vue des mendiants et des travestis ou le contact avec les jeunes prostitués et les voyous suscitent chez Josef Winkler une connivence mêlée d'inquiétude, l'obligeant à prendre conscience de sa fraternité avec toutes les formes de marginalité, en même temps que remonte en lui le souvenir obsédant des prières de son enfance. « Je suis contre la prière, mais je prie. Je suis contre l'amour et contre la haine, mais je hais et j'aime, je suis aimé et haï. »
   Brassant un monde où l'imaginaire, l'histoire et l'autobiographie sont étroitement mêlés, ce grand livre baroque composé dans une langue éblouissante, tel un nouveau Triomphe de la mort oscillant sans cesse entre la précision de l'observation et l'incantation extasiée, se veut à l'image du Cimetière des oranges amères de Naples, cette orangeraie plantée sur une ancienne fosse commune : le tombeau tragique et somptueux de tous les laissés-pour-compte de notre temps.

14 euros (code de commande : 22226).

 

WINKLER (Josef) — Sur la rive du Gange. Domra. Roman. [Titre original : Domra, Am Ufer des Ganges.] Traduit de l'allemand par Éric Dortu. Lagrasse, Verdier, 2004. In-8° broché, 247 p., (collection « Der Doppelgänger »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Sur la rive du Gange, depuis des temps immémoriaux, se déroule chaque jour le rituel immuable de l'incinération des morts, ou celui, réservé aux êtres purs – enfants et saints – de l'immersion dans le fleuve. De ces cérémonies, les domras sont les officiants : leur caste veille sur le feu sacré qui sert à allumer tous les bûchers.
   Sur les Ghâts où ont lieu les crémations, il est interdit de filmer, de photographier et même de dessiner, quoique les animaux y circulent librement et que les cendres des morts, une fois les bûchers éteints, ne fassent l'objet d'aucun soin particulier.
   Il n'est pas interdit de prendre des notes ; pourtant, en décrivant minutieusement les spectacles terribles et grandioses qui s'offrent à lui, mêlés aux réalités les plus triviales de la vie quotidienne, le narrateur fasciné sait qu'il ruse avec l'interdit.
   Comme à Naples et à Rome dans Cimetière des oranges amères et Natura morta, ses précédents livres, Josef Winkler emporte en Inde le memento mori qui traverse toute son œuvre. Écrit à la lueur des bûchers funèbres, Sur la rive du Gange est un grand livre sur l'Inde, baigné de joie tragique, où le romancier relève le défi qu'il s'est lancé depuis qu'il écrit : celui de ne jamais fermer les yeux face aux réalités les plus terribles de la vie.

10 euros (code de commande : 19395).


[ZWEIG (Stefan)]. NIÉMETZ (Serge) — Stefan Zweig. Le voyageur et ses mondes. Biographie. Paris, Belfond, 1996. In-8° sous reliure souple d'éditeur, 599 p., illustrations hors texte, cachet ex-libris et étiquette de librairie à la page de garde, épuisé.
En quatrième de couverture :
« Au-delà de l'écrivain à l'immense succès toujours renouvelé, l'homme Zweig – si proche, si lointain – éveille la curiosité de ses lecteurs, qui se tournent vers lui comme vers un ami rescapé d'un temps révolu ou d'un lieu englouti.
En le suivant pas à pas dans ses voyages d'un monde à l'autre, en évoquant les grands problèmes historiques et sociaux de la première moitié de notre siècle, qui l'ont finalement brisé, en montrant comment il a tenté de se définir en tant qu'autrichien, juif, écrivain, humaniste et pacifiste, Serge Niémetz nous rend familier un personnage infiniment tourmenté et complexe.
Voici Zweig, parvenu et paria, généreux et odieux, dévoué et égoïste, fondamentalement apolitique et requis cependant de s'engager. Voici l'enfant gâté de la bourgeoisie juive de Vienne, les succès précoces, l'épreuve de 1914 qui brise le rêve d'Icare, la carrière du grand écrivain parfaitement maître de tous les aspects de son métier, puis la montée des périls, l'exil d'un homme qui se sent traqué jusqu'au bout du monde, jusqu'à sa « mort libre » en 1942, au Brésil. Et voici, sauvés du naufrage, l'œuvre, l'exemple et peut-être l'espoir qu'il nous lègue.
Dans cette somme biographique, Serge Niémetz, au terme de cinq ans de travail, raconte le « roman vrai » d'une vie profondément liée aux grands bouleversements du XXe siècle, et jette un éclairage nouveau sur l'un des « classiques » les plus passionnants de notre siècle. »

15 euros (code de commande : 10353).


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