LITTÉRATURE TRADUITE

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Les ouvrages sont classés par ordre alphabétique de nom d'auteur.
Les biographies sont classées au nom de l'auteur étudié.

Trois pages sont spécialement consacrées aux
écrivains russes
aux
écrivains anglophones
(Grande-Bretagne, Irlande, Canada, États-Unis, Indes, etc.)

aux
écrivains italiens
aux
écrivains germanophones
et aux
littératures ibérique et latino-américaine

Nouvelle(s) entrée(s)

 

ZEAMI — La tradition secrète du Nô. Suivie de Une journée de Nô. Traduction et commentaires de René Sieffert. Paris, Gallimard, 1960. In-8° broché, 378 p., quelques illustrations, (collection « Connaissance de l'Orient »), quatre phrases soulignées à l'encre dans la préface.
En quatrième de couverture :
   « Fils et père d'acteurs, acteur et auteur lui-même, Zeami naît au Japon en 1365. Il meurt octogénaire après avoir composé de nombreux « Nô » et, quarante années durant, rédigé de nombreux traités sur son art, afin qu'ils soient transmis secrètement à un homme par génération. Découverts en 1909 après cinq siècles d'occultation, les voici enfin traduits en Occident. L'esthétique du « Nô », les recettes et les trucs du métier d'acteur nous sont enfin dévoilés.
   Pour illustrer ces traités, M. Sieffert, à qui nous devons déjà les Contes de pluie et de lune, a traduit également les cinq « Nô » et les quatre farces intercalées qui composent, selon les normes japonaises, une journée de « Nô » automnal.
   En pesant les mots, nous affirmons que voici l'une des plus importantes contributions de ce siècle au trésor de l'humanisme universel. Outre que les Traités de Zeami nous apprendront enfin à voir et à lire un « Nô », ils nous aideront à nous purger de la « japoniaiserie » et nous rendront le sens de la vraie dramaturgie. Les jeunes Japonais ont déjà compris : depuis 1945 ils reviennent au « Nô ».
   Un jour, peut-être, on écrira que le renouveau de la dramaturgie européenne date de 1960, année où M. Sieffert révéla aux Français la tradition secrète du « Nô ». Brecht ? soit ; mais Zeami, comment donc ! »

15 euros (code de commande : 12352).

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[ANDERSEN]. BÖÖK (Fredrik) — Hans Christian Andersen. Traduit du suédois par T. Hammar et M. Metzger. Paris, Je Sers, 1942. In-12 broché, 250 p., illustrations hors texte, (collection « Études de Littérature, d’Art et d’Histoire »).

9 euros (code de commande : 28).


BART (Andrzej) Rien ne va plus. Traduit du polonais par Elisabeth Destrée-Van Wilder. Montricher, Les Éditions Noir sur Blanc, 1993. In-8° broché, 363 p., exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« Qui n'a jamais secrètement rêvé de voir sans être vu, d'être présent tout en étant absent ?
C'est ce qui arrive au héros picaresque de ce roman, un prince italien joueur et libertin qui, en 1765, avant de mourir, conclut un pacte diabolique avec un peintre. Celui-ci l'immortalise — au sens propre — sur la toile, lui conférant pour l'éternité la faculté de voir et d'entendre tout ce qui va désormais se passer autour de lui (ou plutôt : devant lui).
Emporté et ballotté en Pologne par les vicissitudes des événements politiques, le tableau pérégrine dans les régions de la géographie mais aussi dans celles des classes sociales, des mœurs, de l'esthétique et de la psychologie. Le prince se transforme en observateur privilégié, en chroniqueur et en voyeur. Témoin tour à tour ironique, faussement naïf, compatissant et toujours émerveillé de l'histoire de la Pologne des deux derniers siècles — depuis l'époque des partages jusqu'à la période moderne —, il joue de manière subtilement euphémique avec le décalage que lui confèrent son origine étrangère et sa position statique. Sous l'œil enregistreur et invisible du portrait défile tout un kaléidoscope de scènes de genre, érotiques et humoristiques, de petites histoires burlesques mais aussi de grande Histoire dramatique.
Faire parler un tableau plutôt que de le donner à voir : voilà le projet littéraire magistral et le passionnant exercice de virtuosité contenus dans ce premier roman ludique d'Andrzej Bart, unanimement remarqué et salué par la critique polonaise. »

12,50 euros (code de commande : 7550).


BIENCZYK (Marek) — Terminal. Roman. Traduit du polonais par Jean-Yves Erhel avec la précieuse complicité de Teresa Janasz. Le texte français a été revu par l'auteur. Paris, Gallimard, 1997. In-8° broché, 199 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
« Je vais vous raconter quelque chose, nous explique le narrateur, c'est pour ça que je vis, d'ailleurs la plume ne tient pas à l'os nu, et vous, c'est peut-être pour ça que vous avez acheté ce livre, pour savoir ce qui se passe chez les autres, et c'est magnifique, sauf que je ne me suis rien permis de bien nouveau, moi, et que je n'ai l'intention d'aller nulle part. Mon histoire à moi parle d'amour, je le dis tout de suite. »
Mais dans cette histoire d'amour, la manière de manger le yaourt est aussi essentielle que le sens métaphorique du tango ou l'exposé philosophique consacré au visage. Le quotidien et l'étrange y forment un couple aussi indissociable que ces amoureux qui, dans le décor de la plus belle ville, vivent une passion restituée ici avec autant de force et d'intensité que si cela se produisait pour la première fois au monde... »

10 euros (code de commande : 10184).


CARPELAN (Bo) — Le vent des origines. Roman. Traduit du suédois par C.G. Bjurström et Lucie Albertini. Paris, Gallimard, 1997. In-8° broché, 302 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
« Daniel Urwind est seul pendant un an, sa femme, Marie, ayant dû poursuivre ses travaux de chimiste aux États-Unis, et leurs deux enfants étant déjà partis. À Marie, il écrit une lettre par semaine, depuis la librairie de livres d'occasion qu'il a héritée de son père, et où il trouve refuge plus qu'il n'y travaille. Son nom — Urwind — signifie « le vent des origines », et le vent traverse effectivement tout l'ouvrage, doux ou par bourrasques, réel ou non, telle cette tempête qui fait s'envoler le lycée détesté par la seule force du désir du jeune Daniel. Urwind évoque aussi bien le présent dans la boutique que l'enfance pendant la guerre ou son adolescence, et des épisodes réels que des rêves, des angoisses ou la Montagne Sainte-Victoire de Cézanne, emblématique du chemin vers la sérénité, et que sa mère, autrefois, s'efforçait de reproduire. C'est bientôt toute son existence qu'il tisse ainsi, présent et passé mêlés, réalité et rêve mêlés, dans une langue chargée d'émotion et de poésie, faisant revivre les figures de la généreuse et fantasque tante Victoria, de la mémé qui prétendait cacher un trésor sous son lit, du terrifiant gardien de l'immeuble, ou de Fanny, le premier amour, jusqu'à l'épilogue attendu et « banal » où, de retour après un an d'absence, Marie, finalement, repartira, le laissant seul dans le vent qui forcit. »

11 euros (code de commande : 8833).


CHENG (A) — Chroniques. Traduit du chinois par Noël Dutrait avec la collaboration de Liliane Dutrait. La Tour d'Aigues, Éditions de l'Aube, 1992. In-8° broché, 141 p., (collection « Regards Croisés »).
En quatrième de couverture :
« Depuis les États-Unis, A Cheng lance un regard ironique et acerbe sur ses contemporains tels qu'il les a observés pendant la période troublée de la Révolution culturelle et les années qui ont suivi. Le fait politique, la réalité sociale, les relations entre les êtres humains sont évoqués en filigrane dans ces brèves Chroniques. Dans une écriture qui saisit la réalité sur le vif, A Cheng examine à la loupe des détails insignifiants de la vie quotidienne, des habitudes, des tics imperceptibles pour dresser un portrait aigre-doux des Chinois. »

7 euros (code de commande : 8438).


COSIC (Bora) — Le rôle de ma famille dans la révolution mondiale. Roman. Traduit du serbo-croate par Mireille Robin. Paris, Robert Laffont, 1995. In-8° broché, 165 p., (collection « Pavillons »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« Le narrateur — un petit garçon de dix ans — nous donne sa vision de la Seconde Guerre mondiale et de la révolution qui l'a suivie en racontant par le menu la vie de sa famille. Une mère défaitiste, un père alcoolique, un grand-père sceptique, un oncle coureur de jupons et deux jeunes tantes qui rêvent devant les photos de Tyrone Power font de leur mieux pour surmonter les tracas domestiques qu'engendre la guerre, puis ceux qu'apporte la révolution à laquelle ils aimeraient, pourtant, emboîter le pas.
Hélas, après les réjouissances arrive le désappointement le nouveau pouvoir conteste à la famille son rôle dans la révolution et l'oblige à quitter son vaste appartement pour une seule pièce que les amis bientôt désertent...
En humoriste inspiré, utilisant le style des rédactions d'école primaire, Cosic a réussi un tour de force : dire en un raccourci kaléidoscopique, fait de dialogues pleins de verve et de scènes à la Chaplin, l'essentiel d'une époque qui, en même temps que l'ivresse du grand changement, apportait le chaos total et la peur. »

10 euros (code de commande : 8794).


DE WINTER (Leon) — La faim de Hoffman. Roman. Traduit du néerlandais par Philippe Noble avec la collaboration de Daniel Cunin. Paris, Seuil, 1996. In-8° broché, 296 p., jaquette, exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« En 1989, peu avant la chute du régime communiste, Felix Hoffman est nommé ambassadeur des Pays-Bas à Prague. C'est le couronnement tardif d'une carrière en dents de scie : Hoffman, diplomate au langage peu diplomatique et au comportement flamboyant, n'est pas très bien vu de son ministère. Mais l'ambassadeur est surtout un homme éprouvé par la vie. Juif, il a été séparé de ses parents pendant la guerre et ne les a jamais revus. Et le fragile bonheur qu'il a reconstruit sur ces ruines a été brutalement anéanti : ses deux filles. Esther et Mirjam, sont mortes à quinze ans de distance, l'une de leucémie, l'autre d'overdose. Dans la solitude de sa résidence, Hoffman passe ses nuits d'insomniaque à finir les buffets des réceptions et à lire des passages du Traité de la réforme de l'entendement de Spinoza. Qu'espère-t-il encore ? Du philosophe, une révélation tardive du sens de la vie, et d'une femme improbable, d'ultimes instants d'amour.
Au moment où Hoffman s'installe à Prague, un touriste californien boulimique et obèse. Freddy Mancini, visite la ville. Une nuit, en quête de hamburgers, il assiste par hasard à l'enlèvement d'un de ses compatriotes par ce qui semble bien être les services secrets. Ainsi un blanchisseur de San Diego, un garagiste du Wisconsin, un ambassadeur des Pays-Bas, son épouse, et une troublante journaliste de Rude Pravo seront-ils entraînés dans les derniers soubresauts d'une guerre froide à l'agonie, acteurs tragiques et dérisoires de la « fin du vingtième siècle ».
Dans un récit construit avec brio et mené à train d'enfer, Leon de Winter mêle avec une belle assurance les palpitations d'un roman d'espionnage, l'émotion d'un drame humain et la subtilité d'une quête métaphysique. »

10 euros (code de commande : 8786).


GHITANY (Gamal) — Le livre des illuminations. Roman présenté, traduit de l'arabe (Égypte) et annoté par Khaled Osman. Paris, Seuil, 2005. In-8° broché, 874 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
« De retour d'un voyage hors d'Égypte, le narrateur apprend que son père est décédé durant son absence; c'est l'occasion pour lui, après une période de tourments, de se pencher sur ce que fut la vie de cet homme modeste et digne, à l'occasion d'un long périple intérieur. Déféré devant le Divan, instance mystique qui régit les destinées du monde, il reçoit l'autorisation de voyager en illumination, c'est-à-dire de balayer les lieux et les époques en assistant à diverses manifestations surnaturelles. Il a ainsi l'occasion d'incarner des personnalités relevant d'autres temps, de visionner des événements qu'il n'a pu vivre dans son existence terrestre, ou encore de dialoguer avec des êtres animés ou inanimés. Écrit dans une langue à la fois simple et somptueuse, Le Livre des illuminations est un chef-d'œuvre par son invention d'une forme romanesque spécifiquement arabe, à la fois autobiographie poignante et conte polyphonique explorant les méandres de l'âme égyptienne. »

20 euros (code de commande : 10019).


HAMSUN (Knut) — La faim. Illustration de Paul Bour. Paris, Jonquières, 1927. Voir la description complète sur la page des Éditions Jonquières.

 

HAMSUN (Knut) — Mais la vie continue. Roman. Traduit du norvégien par Régis Boyer. (Titre original : Men livet lever.) Paris, Calmann-Lévy, 1993. In-8° broché, 384 p.
En quatrième de couverture :
« Mais pourquoi as-tu une bible russe ?
– Il y a plus de force dedans, dit August.
– Comment ça, plus de force ? Tu sens ça ?
– Elle est faite pour poser la main dessus quand tu prêtes serment, nos bibles ne sont pas faites pour cela. Et puis, elle sert à lier et à délier ».
« August n'est pas un innocent. Il sait que la sainteté passe par une certaine connaissance du mal. Voilà ce qu'il rapporte à Segelfoss de ses longs périples à travers le monde. August, solitaire, qui voit ce qui lie les hommes et qui ne peut s'empêcher de dénouer ces rapports faux, ces parentés extorquées, ces mensonges aux autres et à soi-même.
Au jour le jour, dans un récit d'une limpidité et d'une simplicité rares, Knut Hamsun opère une véritable rédemption de la vie quotidienne dont on ne sait jamais si August est l'agent ou la victime exemplaire.
Mais la vie continue est le troisième volet (traduit pour le première fois en français) d'une trilogie commencée avec Vagabonds et poursuivie avec Auguste le marin. »

12 euros (code de commande : 10284).

HAMSUN (Knut) — Un vagabond joue en sourdine. Nouvelle édition. Traduit du norvégien par Georges Sautreau. Bruxelles, Les Éditions Universitaires, 1943. In-12 broché, 253 p., ex-libris.

7,50 euros (code de commande : 5752).

 


[IBSEN]. LUGNÉ-POE Ibsen. Paris, Rieder, 1936. In-8° broché, 103 p., planches hors texte, (collection «Les Maîtres des Littératures»).

13 euros (code de commande : 6052).


IDSTRÖM (Annika) — Lettres à Trinidad. Roman. Traduit du finnois par Gabriel Rebourcet. Paris, Gallimard, 1996. In-8° broché, 178 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
« Seppo Sirèn est chef de service aux impôts d'Helsinki. Il a épousé Élisabeth, sans amour. Il a une fille, Ursula, trop grande, trop lente, attardée, sans doute. Il ne l'écoute pas, ne la regarde pas, et les médecins n'ont rien trouvé. Il est vrai qu'Élisabeth ne sourit plus, mais Seppo s'est retiré dans sa chambre avec ses ordinateurs et prétend maîtriser son existence. Il est lisse, cruel sans le vouloir, par pure indifférence. Quand il part en vacances en Israël, avec sa femme et sa fille, il prévoit que le voyage ne sera, dans sa vie ordinaire, qu'« une étrange exception, rien de plus, une sorte de caprice du hasard qu'il compte oublier ».
Et c'est une explosion de violence. Violence de son désir, du désir d'Élisabeth qui le trompe, de la haine d'Élisabeth pour sa fille, violence du monde extérieur et de la vérité révélée. Seule, Ursula a foi en la vie. Elle sera une victime expiatoire. De retour à Helsinki, Seppo trouve des messages d'amour qu'Ursula avait glissés dans son ordinateur parce qu'il n'avait pas lu ses lettres, qui étaient donc restées aussi inefficaces que si elle les avait envoyées à Trinidad. »

7,50 euros (code de commande : 8717).


KAZANTZAKI (Nikos) — Le Christ recrucifié. Traduit du grec par Pierre Amandry. Paris, Le Club du Meilleur Livre, 1956. In-8° sous reliure toilée d'éditeur et Rhodoïd, 418 p.

7,50 euros (code de commande : 6769).


KIERKEGAARD (Sören) Le journal du séducteur. Traduction de Jean-J. Gateau. Avant-propos de Georges Perros. Paris, Le Club Français du Livre, 1962. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur (maquette de Jacques Daniel), XV + 238 p., (collection « Romans », n° 278), exemplaire numéroté et à l'état de neuf.

20 euros (code de commande : 7976).


Kin P’ing Mei ou La merveilleuse histoire de Hsi Men avec ses six femmes. Version française de Jean-Pierre Porret. Paris, Guy Le Prat, 1949. In-12 broché, 309 p.

10 euros (code de commande : 468).


KONRÀD (György) — Les fondateurs. Roman. Traduit du hongrois par Véronique Charaire. Paris, Seuil, 1976. In-8° broché, 220 p.
En quatrième de couverture :
« Un pays socialiste dont le nom n'est pas précisé, un narrateur las, solitaire et qui sent la mort le gagner.
Architecte héréditaire — sur ordre du nouveau régime, il démolit l'usine que son père avait construite, pour en ériger une, autre —, il nous convie à une méditation sombre et lyrique sur sa ville et ses amours, son passé comme son avenir, et, Fondateur dérisoire, se prépare à un échec parallèle à celui de son père.
Pourtant son amertume et sa déception n'excluent pas l'espoir. Ses dialogues avec Dieu et le diable prouvent qu'il ne les nie pas irrévocablement. Et s'il s'attaque à l'ordre social, c'est qu'il croit à une amélioration possible, s'il se révolte contre la mort, c'est qu'il aime avant tout passionnément la vie. Alors sous sa plume se bousculent descriptions oniriques, critiques scientifiques, images jaillies du subconscient reflétant les préoccupations d'un sociologue, d'un urbaniste, d'un homme enfin qui sait encore dénoncer avec vigueur, exiger avec ferveur, rêver avec passion. »

9 euros (code de commande : 9291).


KONWICKI (Tadeusz) — Roman de gare contemporain. Roman. Traduit du polonais par Maryla Laurent. Paris, Robert Laffont, 1994. In-8° broché, 230 p., (collection « Pavillons - Domaine de l'Est »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« Au lendemain d'une soirée trop arrosée, le narrateur — l'auteur luimême — est réveillé par des policiers qui l'accusent de meurtre. Dans sa chambre gît, en effet, le corps d'une jeune femme. Serait-ce Véra, sa conquête de la veille ? Le héros, pourtant, a la certitude de ne pas l'avoir. tuée.
Arrêté, libéré, incapable de comprendre ce qui lui arrive, il va s'efforcer de tirer au clair ce malentendu. Mais son enquête n'aboutit qu'à la découverte d'étranges virus, dont il se serait cru préservé.
Ce roman, dans sa légèreté, révèle l'aspect confus et absurde de la réalité. Il pourrait n'être qu'une parabole d'un grotesque grinçant ; c'est avant tout un roman du désespoir, où les failles que l'effondrement du communisme a provoquées font vaciller une société : trafics et magouilles, intrusion de la drogue, activisme des slavophiles, reconversion des anciens indics de la Sûreté, impossibilité de se définir dans un magma qui empêche toute forme d'individualité.
Toujours attentif à ce qui l'entoure, Konwicki réussit à saisir dans son œuvre ce que voudrait ignorer la vision commune : l'ère de l'après communisme a bien du mal à s'ouvrir car l'Europe tout entière souffre d'une même difficulté à trouver un nouvel élan. »

11 euros (code de commande : 7562).


KROSS (Jaan) — Le départ du professeur Martens. Roman. Traduit de l'estonien par Jean-Luc Moreau. Paris, Robert Laffont, 1990. In-8° broché, 331 p., (collection « Pavillons - Domaine de l'Est »).
En quatrième de couverture :
« Au matin d'un voyage qui sera pour lui le dernier, Frédéric Frommhold de Martens (1845-1909), juriste d'origine estonienne et de renommée mondiale, expert en droit international, conseiller et serviteur fidèle de trois tsars, dresse le bilan de sa vie. Il la met en parallèle avec celle de son homologue, homonyme et devancier Georg Friedrich von Martens, qui, dans l'éphémère royaume westphalien de Jérôme Bonaparte, ne refusa pas de collaborer avec l'occupant.
Amère méditation ! La carrière du professeur Martens est en apparence une réussite : appréciés par tous les grands de ce monde, ses arbitrages font autorité, il a tiré la Russie de plus d'un mauvais pas, et la postérité, penchée sur ses livres devenus des usuels, gardera le souvenir de son nom. Pourtant, sur la scène de l'Histoire, a-t-il jamais joué autre chose que les utilités ? La raison d'État, à laquelle il a parfois sacrifié, n'a-t-elle pas couvert chez lui des ambitions plus mesquines ? L'« emprunt russe », qu'il a obtenu de Poincaré pour écarter le spectre de la famine, n'aurait-il pas servi aussi à payer les chaines des forçats ? N'a-t-il pas, dans sa vie intime, payé bien cher de vains lauriers ? Enfin et surtout : peut-on, en œuvrant au sein d'un système despotique, contribuer utilement à l'avènement du droit ?
Ceux qui naguère — en Estonie, en Union soviétique... — préparaient patiemment les bouleversements d'aujourd'hui ont bien dû, à leur manière, se poser plus d'une fois semblables questions. »

7,50 euros (code de commande : 8715).


LAGERLÖF (Selma) Les liens invisibles. Nouvelles traduites du suédois avec l'autorisation de l'auteur et précédées d'une préface d'André Bellesort. Paris, Perrin, 1920. In-12 broché, XVI + 346 p.

9 euros (code de commande : 73/58).


MELNIK (Jaroslav) — Les parias d'Éden. Traduit du russe par Christophe Glogowski. Paris, Laffont, 1997. In-8° broché, 138 p., (collection « Pavillons »).
En quatrième de couverture :
« Peut-on s'éprendre d'amour tendre pour une truie au point d'en faire la douce compagne de sa vie ?
Peut-on consommer le corps de sa fiancée selon les recettes de cuisine soigneusement élaborées par l'intéressée elle-même, ou vivre une relation coupable avec sa mère, sa sœur et sa fille... sans se priver pour autant d'une petite place au paradis ?
Au jardin d'Éden, l'auteur rencontre six personnes qui, toutes, ont goûté à un fruit défendu. Se réfugiant dans la déviance et la transgression des tabous, elles ont ainsi échappé aux souffrances de l'existence. Mais ont-elles échappé au poids de leurs actes ? Et qu'est-ce que le Bien et le Mal quand les limites de la liberté offerte par Dieu aux hommes sont si imprécises ?
Armé d'une solide dose d'humour et de tendresse face aux désordres de la nature humaine, Jaroslav Melnik nous entraîne dans six contes immoraux, ou six récits philosophiques, d'une rare liberté. »

10 euros (code de commande : 7956).


[MICKIEWICZ (Adam)]. Adam Mickiewicz 1798-1855. Hommage de l'Unesco à l'occasion du centième anniversaire de sa mort. Paris, Unesco - Gallimard, 1955. In-12 broché, XII + 277 p., illustrations hors texte, jaquette, cachets.

13 euros. (code de commande : 83/59).


MILOSZ (Czeslaw)Visions de la baie de San Francisco. Traduit du polonais par Marie Bouvard. Paris, Fayard, 1986. In-8° broché, 228 p.

7,50 euros (code de commande : 6065).


MYRDAL (Jan) — Enfance en Suède. Récit traduit du suédois par Marc de Gouvenain et Lena Grumbach. Arles, Actes Sud, 1988. In-8° broché, 232 p., (collection « Lettres Scandinaves »), ouvrage indisponible au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   « Fils d'universitaires renommés, Jan Myrdal raconte de quelle manière il fut traité dans son enfance par des parents qu'obnubilait une brillante carrière intellectuelle. Son père le méprisait et se moquait de ses disgrâces. Sa mère, psychologue, tenait le relevé exact des gestes et attitudes de ce garçon qu'elle pensait attardé... En Suède, l'autobiographie que voici a suscité une vive émotion. Jan Myrdal est un observateur réputé des questions politiques : on ne l'attendait pas sur un terrain si personnel. Or, au-delà de son propre cas, il dénonce avec une impitoyable rigueur les manquements des sociétés éclairées, et révèle l'aveuglement d'une classe qui honore l'esprit en lieu et place de l'affectif. L'enfance, note ici Jan Myrdal, est une honte profonde qui demeure longtemps : comme si de quelque indignité il lui fallait aujourd'hui se délivrer. Sans doute est-ce pourquoi il a pris sur lui, après cinquante ans de silence, d'être enfin celui par qui le scandale arrive. »

9 euros (code de commande : 11816).


NAKAGAMI (Kenji) — Mille ans de plaisir. Roman. Traduit du japonais par Kan Miyabayashi et Véronique Perrin. Paris, Fayard, 1988. In-8° broché, couverture rempliée, 286 p., petit accroc au dos, ouvrage épuisé au catalogue l'éditeur.
En quatrième de couverture :
« Six récits composent ces Mille ans de plaisir cette « extase millénaire » où mille renvoie à « des milliers, des millions d'années », et où le plaisir signifie à la fois volupté et toutes les joies, liesses collectives ou béatitude de l'âme , non à la façon d'épisodes successifs, mais comme autant de cercles qui tracent, hors du temps mesurable, dans la mémoire d'une vieille accoucheuse qui a vécu cent « et même mille ans », un espace de répétition où chacun des six héros accomplit le même parcours qui le conduit à la mort précoce. Mais toute cette histoire n'est peut-être qu'un « rêve » sans âge, rêvé par une fleur un soir d'été.
Une même erreur tient les six héros, tous issus du clan Nakamoto : c'est l'ombre de la mort, leur lien avec l'autre monde qui, pour la mère Oryù, se lit clairement dans leurs actes accouplements bestiaux, vols, meurtres, rêve de fonder un monde nouveau marqués par la même intransigeance. Tous veulent faire flamber la vie, la consumer, et n'ayant pas la lâcheté de s'épargner, ils ont l'innocence de l'enfant. »

12 euros (code de commande : 7514).


NAKAGAWA (Yoichi) — Les longues années. (Ten no yugao). Roman. Traduit du japonais par M.R. Fukuda. Paris, Denoël, 1952. In-12 broché, 153 p., exemplaire en bon état bien muni de sa jaquette illustrée.
Sur la jaquette :
« Le héros des Longues années aime une femme mariée et, sans doute, en est aimé. La jeune femme, de sept ans son aînée, se refuse à lui par fidélité conjugale. Ils se rencontrent à cinq reprises au cours de leur vie et cinq fois, volontairement, s'arrachent l'un à l'autre.
Comment cette inclination de plus en plus éperdue se nourrit et s'enivre d'elle-même, malgré l'interdit des usages, de l'opinion publique, de la morale, de l'impérieux honneur, c'est ce qu'on verra dans ce récit d'admirable tenue où la pureté s'allie à la ferveur.
ainsi, pour la première fois peut-être, nous pourrons suivre, jour par jour, tout au long de cette crise révélatrice, la pensée et les sentiments d'un homme jaune.
Un forme merveilleusement dense et dépouillée donne toute sa valeur à cette confession frénétique qui met aux prises la dignité japonaise, héroïque jusqu'au sacrifice, ardente jusqu'à la consomption, avec le plus ancien, le plus enraciné, le plus universel des sentiments humains. »

13 euros (code de commande : 9085).

).


NOOTEBOOM (Cees) — Le Jour des Morts. Roman traduit du néerlandais par Philippe Noble. Arles, Actes Sud, 2001. In-8° collé, 367 p., (collection « Lettres Néerlandaises »).
En quatrième de couverture :
   « Après l’accident d’avion qui emporta sa femme et son fils, Arthur Daane a quitté Amsterdam pour s’établir à Berlin. Caméraman, documentariste, cet homme-images est un nomade qui capture, au détour de ses promenades berlinoises, l’ombre du passé. Hanté par l’indicible mémoire des lieux, il observe le monde à travers le voile de sa douloureuse solitude. Et la ville, si profondément ancrée dans l’Histoire, recompose ses regards.
   C’est ainsi, dans cet état d’âme et d’esprit, qu’il croise Elik Orange. Attiré par cette silhouette, cette aura, cette ombre, Arthur retrouve enfin la voie du désir. Elik s’offre à lui puis se dérobe pour finalement l’attirer dans la lumière aveuglante de l’Espagne…
   Ce livre est un roman d’amour pour une femme inaccessible et pour une autre à jamais disparue. Mais c’est aussi le livre du Temps et de la mélancolie. Dans une langue superbe, Cees Nooteboom lance ses personnages bien au-delà de leur destin individuel et les inscrit ainsi au cœur des véritables enjeux de la littérature. »

10 euros (code de commande : 11557).


O-OKA (Shôhei) Les feux. Traduit du japonais par Selichi Motono. Paris, Club des Éditeurs, 1957. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur (maquette de Jacques Darche), 204 p., exemplaire numéroté sur alfa d'Avignon en parfait état.

10 euros (code de commande : 87/58).


REBULA (Alojz) — Demain le Jourdain. Traduit du slovène par Zdenka Štimac. Paris, Éditions du Cerf, 1997. In-8° broché, 484 p., trace de pliure à un coin.
En quatrième de couverture :
« Absalom, fils de Jéhu, aurait pu rester toute sa vie un scribe zélé du temple d'Akhet, Am, à la frontière de l'Egypte et de la Lybie. Il y menait une vie un peu vide mais plus heureuse que celle des Hébreux qui avaient les pieds dans la glaise des briqueteries du pharaon. Merneptah. L'arrivée de l'équipage de la poste change son destin quand il lui apprend la fuite de nombreux Israélites : ceux-ci ont traversé la mer Rouge et les chars égyptiens lancés à leur poursuite ont été défaits. Lui, l'homme de l'écriture, va tout quitter pour rejoindre cette Terre promise dont il a si longuement rêvé et pour laquelle il se sent pris d'une inébranlable passion.
L'exode dura quarante ans selon la Bible. On en comprend mieux les raisons en suivant les pas d'Absalom et ceux de son fils Elidad. La nostalgie de l'Égypte et de la sécurité d'un emploi servile mais nourricier travaille longtemps les esprits. Elle est aussi à l'origine du complot de Mardochée et des « Fils de l'Alliance » contre Moïse, le « Fils du fleuve ». Le veau d'or et le bouc émissaire divisent ceux qui n'ont pas encore compris la puissante liberté que leur proposent la Loi et l'amour (surtout celui d'Absalom pour Léa). Le campement des Israélites, avec le nom de ses rues à l'enseigne des « dix Paroles », est lui-même le lieu d'un cheminement aventureux vers la Terre promise.
Après de multiples rebondissements, un long séjour par la Crète, île dominée par le culte du taureau marquera plus fortement la rupture entre une terre païenne stérile et « la terre où coulent le lait et le miel », au-delà du Jourdain. »

13 euros (code de commande : 9376).


RICHTER (Sylvie) — Second adieu. Roman. Traduit du tchèque par Nathalie Zanello-Kounovsky. Paris, Gallimard, 1999. In-8° broché, 165 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
« Rome, fin des années soixante-dix : après avoir quitté Prague, où son père a disparu dans les prisons du régime communiste, Marie tente de refaire sa vie dans une communauté. Elle partage un grand appartement avec Thomas, écologiste avant l'heure, poète et homosexuel, et Anne, qui ne sait pas qui est le père de son enfant et qui finira par partir dans une secte au Brésil, et son lit avec Mels (qui s'est inventé ce prénom en honneur de Marx, Engels, Lénine et Staline), révolutionnaire exalté qui rêve d'envoyer tout le monde en camp de rééducation, y compris la mère de Marie.
Marie entretient aussi une correspondance amoureuse avec Paul, un ami de son père resté à Prague, qui sous prétexte de lui adresser ses publications scientifiques essaie d'écrire son autobiographie.
Plus tard, Jean, autre Tchèque en exil et compagnon de Marie, tâchera de raconter la vie de la femme qu'il aime : « J'ai ici quelques biographies de Marie, la biographie de notre fils et la mienne propre, plus un nombre certain, à savoir changeant, d'alter ego. Rien que des histoires intéressantes. »
Sous forme d'un récit éclaté où plusieurs narrateurs prennent tour à tour la parole, Second adieu est un roman sur une génération désemparée, sur la désillusion des utopies et sur l'exil. Mais Richter sonde surtout très profondément la tragédie de l'enfermement et décrit avec force la privation de liberté en Europe centrale avant la chute du Mur. »

9 euros (code de commande : 7529).

RICHTER (Sylvie) — Topographie. Roman. Traduit du tchèque par Nathalie Zanello-Kounovsky. Paris, Gallimard, 1995. In-8° broché, 149 p., (collection « Du Monde Entier »), ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
« Rien de plus simple que le départ en vacances d'une famille hautement fantaisiste qui doit quitter la Tchécoslovaquie, traverser la Hongrie, puis la Yougoslavie jusqu'à la mer. L'escapade sera simplement soumise aux aléas d'un voyage dans les pays de l'Est, au temps encore du communisme, où un petit déjeuner familial s'obtient en échange d'une chemise en nylon. Chacun évoque ses souvenirs : le grand-père prisonnier de guerre et fusillé en Allemagne, l'acquisition d'un vibromasseur, la vente ratée d'un tableau de Dürer qui n'était qu'une vulgaire copie. On croise des touristes français et allemands, un écrivain américain qui tambourine sur une machine à écrire posée sur le toit d'une jeep amphibie. Mais voilà que ce périple est suspendu aux voyages de deux exilés : Antonin, qui part de New York, traverse la Belgique pour retrouver, à Cologne, un ami qui vient de rentrer à Prague... Et Anatolij Antonov qui arrive de Moscou à Rome, où il doit annoncer que l'empire soviétique menace le monde, mais on est samedi soir et les Romains dînent...
Le voyage vers la mer peut-il avoir lieu s 'il dépend de tant d'autres destinées, s'inscrit désormais dans une si large topographie, et si la famille n'arrive même pas à se réunir autour d'une table ? »

10 euros (code de commande : 7528).


RYLSKI (Eustachy) — Le Retour. Traduit du polonais par Robert Bourgeois. Montricher, Noir sur Blanc, 1996. In-8° broché, 251 p., exemplaire du Service de Presse.
En quatrième de couverture :
« Il y a la main tendue d'un père à son fils et, quelques années plus tôt, celle d'un autre père à un autre fils. Dans les deux cas, un mur d'incommunication, un gouffre d'indifférence ou d'incompréhension.
Il y a aussi, d'un côté, cinq années de violence en Russie, de 1915 à 1920, avec leurs atrocités infligées, subies ou observées, et, de l'autre, une simple journée, celle du difficile retour au pays et à la vie civile.
Entre ces deux plateaux d'une balance déséquilibrée, il y a l'évocation des quatre générations de Rogoyski qui, partis de rien, avec une insolente bonne santé, ont acquis un immense domaine terrien au grand dam de la noblesse polonaise locale.
Pour relier le tout, il y a la futilité de la guerre et de la mort, le dérisoire de la vie et de la paix, l'inanité de toute entreprise, l'atavisme d'une schizophrénie rampante. Avec, pourtant, la volonté explosive de chaque Rogoyski de se réaliser pleinement.
Les retours ne sont pas seulement géographiques ou spatiaux : ils finissent toujours par déboucher sur l'intemporalité du retour à soi-même. « D'une manière ou d'une autre, nous revenons tous », dit un personnage. Ce à quoi répond un autre, comme en contrepoint : « Il n'y a pas de retour si on ne vient de nulle part. » C'est bien entre ces deux constats apparemment inconciliables qu'oscille le mystère du présent ouvrage, tour à tour cruel, feutré, serein, impitoyable comme une démonstration mais émouvant comme une saga. »

11 euros (code de commande : 7962).


La Saga de Gunnlaug. Langue de serpent. Traduite de l'ancien islandais par F. Wagner. Bois originaux de V. Stuyvaert. Gand, Éditions du Lynx, 1925. Petit in-8° broché, [90 p.], un des 500 exemplaires numérotés sur papier de Tai-Wan « genre Japon ».

35 euros (code de commande : 104/63).


SARAJA (Viljo) — La patrie rachetée. Récit de guerre. Traduit du finnois par Harry Svartström et Sulev J. Kaja. Bruxelles-Paris, Éditions les Écrits, 1943. In-12 broché, 185 p.

9 euros (code de commande : 81/67).


SELENIC (Slobodan) — Meurtre avec préméditation. Roman. Traduit du serbe par Gojko Lukic et Gabriel Iaculli. Paris, Gallimard, 1996. In-8° broché, 235 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
« Meurtre avec préméditation évoque les destins, écrasés par le pas martial de l'histoire, de deux femmes qu'un demi-siècle sépare : une jeune fille, notre contemporaine, qui cache sa tendresse sous un parler loubard et des manières de bouledogue, dans une Belgrade déprimée, cernée par la guerre, et sa grand-mère, beauté ravageuse d'une autre époque, héroïne d'amours troubles, victime d'une autre guerre. La petite-fille « bricole » un livre sur la vie amoureuse et tragique de son aïeule, et tandis qu'elle tâche d'en percer les mystères, sa propre histoire d'amour s'emballe. »

10 euros (code de commande : 10059).


SHINJI (Tajima) — The Legend of Planet Surprise and Other Stories. Translated from the Japanese by T.M. Hoffman. Tokyo, Baobab Books, [1988]. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 150 p., illustrations.
Avant-propos :
« Profound sensitivity, depth of compassion, and the awareness of the follies of some of our endeavours – such qualities are displayed by the author in these short stories full of wisdom and foresight. In our era of mindless growth, much of it marked by selfish greed and lack of fellow feeling, this timely book of short stories by author Shinji Tajima has something for all of us. A message that in a human life, encompassing much more than material success, ambition untempered by love can destroy the soul. A warning that efforts to reach the pinnacle of our dreams without concem for the totality of things that make human existence beautiful can destroy us all.
The five short stories in this book depict différent aspects of human existence. Not only does the author point out pitfalls that many of our actions suffer from, but he also illustrates the need for struggle and commitment if we hope to overcome the obstacles that prevent us from making our lives beautiful.
This book of short stories can serve as our consciencekeeper at a stage in the history of mankind when intolérance, aggression, violence and war threaten to lead us towards the destruction of those fondamental qualifies which make human life beautiful and worth living. »
Les illustrateurs de cinq nouvelles contenues dans ce volume sont : A. Ramachandran (Konkichi Homehill), Liu Jae-Soo (Someone), Tajima Kazuko (The Legen of the Planet Surprise), Kang Woo-Hyun (The Dinosaur of the Desert) et Tsuda Rotoh (Where Does Spring Come From ?).

25 euros (code de commande : 10156).


Le signe de patience et autres pièces du théâtre des Yuan. Traduction, introduction et notes de Li Tche-Houa. Paris, Gallimard, 1963. In-8° broché, 373 p., (collection "Connaissance de l'Orient", 18).

12 euros (code de commande : 42/62).


STAROVA (Luan) — Le temps des chèvres. Traduit du macédonien par Clément d'Içartéguy. Paris, Fayard, 1997. In-8° broché, 273 p., (collection « Littértature Étrangère »), couverture rempliée.
En quatrième de couverture :
« Ce roman de Luan Starova ne nous permet pas seulement de découvrir un grand écrivain balkanique, il nous livre une clé susceptible de nous aider à mieux déchiffrer, chez ces voisins de l'Europe du Sud-Est à la fois si proches et mystérieux, la force des traditions, jadis dans la lutte contre le joug ottoman, plus récemment dans la résistance à l'obscurantisme et à la dictature communistes.
Le Temps des chèvres évoque la période de l'immédiat après-Seconde Guerre mondiale, quand le nouveau régime, dans le souci de créer une nouvelle classe de prolétaires, demande aux bergers de quitter leurs montagnes et de venir s'installer en ville. Ainsi, un beau jour, la Grand-Place de Skopje, le Plochtad, devient toute blanche, envahie par les chèvres que les bergers refusent d'abandonner. Mais rapidement, l'euphorie tourne à la tragédie lorsque le pouvoir décide l'extermination des bêtes.
Si l'allégorie brossée par l'auteur constitue par certains côtés une roborative leçon d'espoir, elle n'en demeure pas moins avant tout une réflexion sur la dangereuse vanité des idéologies qui aspirent à façonner un « homme nouveau » et une salutaire méditation sur l'impermanence des choses en général, en particulier sur la précarité que revêt dans les Balkans ce qui paraît définitivement acquis. »

11 euros (code de commande : 7963).


[STRINDBERG]. August Strindberg l'insurgé. Notes et poèmes inédits. L'île des morts - Le paria - Des arts nouveaux. Études et commentaires sur la mise en scène et la peinture. Bruxelles, Louis Musin, 1974. In-4° broché, 63 p., illustrations.
@ Il s'agit du premier numéro de la revue trimestrielle La Fenêtre ardente.

12 euros (code de commande : 133/65).


't HART (Maarten) — La colère du monde entier. Roman.] Traduit du néerlandais par Xavier Hanotte. Paris, Belfond, 1999. In-8° broché, 358 p.
En quatrième de couverture :
« Alexander Goudveyl grandit dans les années cinquante à 't Hoofd, petit port des environs de Rotterdam. Le jeune garçon souffre de l'univers de ses parents — un couple âgé de chiffonniers, vivants portraits de l'avarice et suppôts prétendus de l'austère morale calviniste.
Souvent en proie aux tracasseries de ses camarades de classe, obsédé par l'irrationnelle certitude que, comme Moïse dans l'Exode, Dieu cherche à le tuer, Alexander trouve son seul réconfort dans la musique, qu'il apprend en autodidacte, avec un réel succès.
Un jour, un meurtre est commis dans l'entrepôt des Goudveyl. Pour Alexander, qui a entr'aperçu le mystérieux assassin et qui croit une fois encore sa vie menacée, ce fait divers — dont la police a échoué à élucider le mystère — marque le commencement d'une enquête opiniâtre qui conduira à de bien surprenantes révélations...
Tour à tour drôle ou mélancolique, ce roman d'apprentissage ne s'embarrasse d'aucune limite : réjouissante satire des excès de la foi calviniste, étude psychologique, esquisse métaphysique de la solitude de l'homme, La Colère du monde entier est aussi un passionnant polar qui maîtrise à la perfection l'art du rebondissement et du coup de théâtre. »

10 euros (code de commande : 8835).


TODE (Emil) — Pays frontière. Roman. Traduit de l'estonien par Antoine Chalvin. Paris, Gallimard, 1997. In-8° broché, 160 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
« Quand on vient d'un petit pays d'Europe orientale émergeant à peine de la grisaille soviétique et qu'on s'installe à Paris pour traduire une anthologie de la poésie française, il est facile de céder à toutes sortes de tentations, par exemple aux avances d'un professeur de philosophie. Facile aussi de remarquer les travers et les ridicules de son compagnon et de laisser peu à peu monter en soi le mépris et la révolte...
À travers la confession d'un personnage ambigu et désabusé, Emil Tode porte un regard pénétrant sur la société occidentale et propose une illustration littéraire originale du fossé économique et humain qui sépare encore les deux moitiés de notre continent. »

7,50 euros (code de commande : 9377).


TOIU (Constantin) — L'exclu. Roman. Traduit du roumain par Georges Barthouil et Ilinca Barthouil-Ionesco. Présentation de Georges Barthouil. Genève, Nagel, 1981. In-8° broché, 313 p., (« Ccollection Unesco d'Œuvres Représentatives »), exemplaire non coupé.
Extrait de la présentation :
« Constantin Toiu parle lui-même de son roman. Son livre, selon lui, est le fruit d'une obsession dont il voulait se libérer. C'est aussi le fruit de la patience. C'est un roman-témoignage ; aussi un roman-testament (provisoire bien sûr) ; c'est enfin un roman pour l'avenir. On comprend donc que, lieu de l'obsession et du volontarisme, c'est un foyer de signification et de chatoyante ambiguïté, car cette dernière foisonne là où on se pose des questions auxquelles personne ne peut répondre sinon nous-mêmes qui sommes sans certitude. Et le livre devient le lieu privilégié de l'interrogation, de la confession et de la solitude puisque le confesseur se dérobe. Toiu nous dit : « J'ai longtemps rêvé ce roman, au sens propre (...). Ce roman, que j'ai ruminé pendant dix ans, que j'ai écrit en trois ans, est le fruit d'une double patience : la mienne envers moi-même et celle que le temps social a envers nous tous. » Livre de patience. Livre qu'on veut remplir de signification, de gravité : « Devant bien des phrases, avant d'y mettre le point final, je songeais : mais si je meurs à présent et que cette phrase soit la dernière ?... » Il s'interroge : « Le roman comme témoignage (...) Le roman... Quelque chose de fini mais qui suggère l'infini... L'idée que la prose est un fini dans lequel entre un infini (...) La conscience, oreille immense, quelque chose qui capte, qui vous fait parler, témoigner... ». On voit quelle est l'urgence morale, le sentiment d'un devoir : témoigner comme si l'on allait mourir. Témoigner devant l'avenir et pour lui : « ... j'avais l'ambition d'être compris aussi par les lecteurs de l'an 2073, disons. Si les lecteurs de l'an 2073 me lisent sans dictionnaire et surtout sans rire, ce sera une grande victoire. Et pas tant la mienne que celle de notre langue, de notre littérature et de notre époque... »

15 euros (code de commande : 10058).


TSEPENEAG (Dumitru) — Hôtel Europa. Roman traduit du roumain par Alain Paruit. Paris, P.O.L., 1996. In-8° broché, 394 p.
En quatrième de couverture :
« Onirisme et hyperréalisme, histoire et humour font bon ménage dans ce roman aux rebondissements picaresques, où les fantasmes animaliers de Dumitru Tsepeneag accompagnent l'interminable accouchement d'un monde postcommuniste avec lequel l'Ouest rechigne à partager ses richesses.
Pourtant comme des milliers d'autres jeunes attirés par le mirage occidental, Ion s'est lancé à l'aventure. Il erre sur les chemins de traverse tracés par la plume narquoise de Tsepeneag, dans l'hôtel louche qu'est l'Europe de notre fin de siècle. Traqué par des truands moscovites et des justiciers extraterrestres, ne trouvant de repos que dans des bras pas toujours féminins, quel péché doit-il expier ? Dans quelles serres finira-t-il son voyage. En roumain, il y a un seul mot pour aigle et vautour. »

11 euros (code de commande : 7965).


UGREŠIC (Dubravka) — Dans la gueule de la vie. Nouvelles. Traduit du serbo-croate par Mireille Robin. Paris, Plon, 1997. In-8° broché, 304 p., (collection « Feux Croisés »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
« Un écrivain macho qui perd son sexe au lendemain d'une nuit d'amour, une stagiaire en chirurgie esthétique qui retrouve « l'objet » déguisé en hot-dog, un écrivain qui demande à la narratrice « prête-moi ton personnage » pour lui faire jouer une scène chaude avec le héros de son livre, ou encore une dactylo dépressive qui en écossant des petits pois se rend compte que quelque chose cloche dans sa vie, tous ces personnages inattendus traversent ce recueil avec une vitalité débridée.
L'auteur s'amuse avec eux, elle les manipule tel un marionnettiste, elle distribue les rôles dans une mise en scène pleine de brio pour parodier jusqu'à l'absurde tous les genres littéraires, du roman populaire féminin aux plus grands classiques. Elle pastiche et rend hommage à des auteurs aussi variés que Lewis Carroll et Tolstoï. »

12,50 euros (code de commande : 7516).


UNDSET (Sigrid) — Printemps. Traduit du norvégien par Elna Cornet. Paris, Club Mondial du Livre, s.d. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 367 p., exemplaire numéroté.

10 euros (code de commande : 86/67).


VASSILIKOS (Vassilis) — Z. Traduit du grec par Pierre Comberousse. Paris, Gallimard, 1969. In-8° broché, 341 p., (collection « Du Monde Entier »), couverture rempliée, jaquette.
En quatrième de couverture :
« Il y a quatre ans, les murs d'Athènes se couvraient d'innombrables Z maladroitement tracés. Z pour zei — il vit. Il s'agissait du député de gauche Lambrakis, assassiné en pleine rue à Salonique, où il venait de présider une réunion pacifiste.
Certains morts éveillent dans un peuple entier des échos si prolongés, suscitent des remous si profonds et si durables, qu'ils prennent figure de symbole. Ce fut le cas de Lambrakis. En supprimant un orateur gênant, les assassins avaient créé un héros. En lui prenant la vie, ils lui avaient conféré l'immortalité. Les 400.000 personnes qui suivirent en silence, à Athènes, le cortège funéraire étaient venues affirmer que sa volonté, sa présence restaient inaltérées. C'est pourquoi Vassilis Vassilikos, décidé à entreprendre l'autopsie de ce crime politique, choisit pour titre la lettre Z, lettre symbole de vie et de résurrection.
Personne ne pouvait être mieux désigné pour s'attaquer à cette tâche que le jeune romancier Vassilis Vassilikos. Natif de Salonique, où il vivait récemment encore, il en connaît lés misères et les connivences. Mais surtout, il porte en lui les souvenirs terribles qui hantent cette ville, autour de laquelle se déroulait, il y a vingt ans, l'implacable lutte fratricide entre communistes et nationalistes, à la fin de la seconde Guerre mondiale.
Fort de cette expérience vécue des lieux et des protagonistes du crime, l'auteur a entrepris l'étude minutieuse des cinq mille pages dactylographiées de l'instruction et du procès, traquant le mécanisme qui fait d'un homme un assassin et de toute une caste, ses complices.
Désireux de publier son livre en Grèce, Vassilis Vassilikos a préféré modifier les noms des principaux protagonistes. (Paru en grec en novembre 1966, Z fut interdit en avril 1967.) Nous avons tenu à respecter ce geste en maintenant les pseudonymes dans la version française.
Témoignage essentiel sur la Grèce d'aujourd'hui, Z est infiniment plus qu'une simple analyse : c'est une œuvre littéréraire, admirable, où des pages d'un lyrisme poignant nous livrent le cheminement secret des angoisses et des passions, le chant intérieur de Lambrakis, celui d'une terre tragique et d'un peuple déchiré.
»

7,50 euros (code de commande : 8420).


VESTDIJK (Simon) — Les voyageurs (De Kellner en de Levenden). Traduit du néerlandais par Louis Roelandt. Paris, Éditions Universitaires, 1966. In-8° broché, 328 p., dédicacé par le traducteur. On joint une belle lettre autographe signée du traducteur.

19 euros (code de commande : 5799).


[WEDEKIND (Frank)] — Lulu. Numéro de la revue Obliques. Dirigé par Lionel Richard. Nyons, Roger Borderie, 1979. In-4° agrafé, 32 p., illustrations.

10 euros (code de commande : 4732).


WENXING (Wang) — La Fête de la déesse Matsu. Traduit du chinois (Taiwan) par Camille Loivier. [Paris], Zulma, 2004. In-8° broché, 164 p.
En quatrième de couverture :
« Un garnement prétend lire l'avenir de ses camarades de classe dans les lignes de la main. Il prédit à Gao Xiaoming une mort prématurée à trente ans. Le petit garçon est accablé. Car son rêve le plus cher est d'écrire – toute une œuvre qu'il a justement prévu de ne commencer qu'à trente ans, l'âge pour lui de la maturité. Désespéré, Gao Xiaoming rallonge d'un trait de canif cette maudite ligne si avare de vie...
Dans les huit nouvelles ici rassemblées, on retrouve le regard tour à tour inquiet ou émerveillé de l'enfant, de l'adolescent puis du jeune-homme confronté à l'amour, à l'idéal, aux fêtes de l'existence. »

9 euros (code de commande : 10193).


ZANGWILL (Israël) — Les Affranchis du ghetto. Traduction de Jenny Serruys. Paris, Crès, 1923. In-12 broché, 346 p., (collection « Anglia »), couverture illustrée par L. Men.

12 euros (code de commande : 144/65).

ZANGWILL (Israël) — Les Enfants du ghetto. Traduction de Pierre Mille. Paris, Crès, 1921. In-12 broché, 356 p., (collection « Anglia »), manque à la couverture.

10 euros (code de commande : 145/65).

ZANGWILL (Israël) — Les Rêveurs du ghetto. Traduction de madame Marcel Girette. Tomes I : Un enfant du Ghetto - Joseph le rêveur - Uriel Acosta - Le polisseur de verres. Tome II : Le messie turc - Le maître du nom - La tombe anticipée - Le sauveur du peuple - Le sphinx aux primevères - Rêveurs en congrès. Tome III : Maimon le simple et Nathan le sage - Le pèlerin de Palestine - Le conciliateur de la chrétienté - Le joyeux camarade - `Had gadya - Un scribe moderne à Jérusalem - Yahveh. Paris, Crès, 1921-1923 (mention d'édition). Trois volumes in-12 brochés, 265, 411 et 227 p., (collection « Anglia »), manque à la quatrième de couverture du tome II.

Les trois volumes (complet) : 30 euros (code de commande : 146/65).


ZICHENG (Hong) — Propos sur la racine des légumes. Traduit du chinois et présenté par Martine Vallette-Hémery. Cadeilhan, Zulma, 2002. Petit in-8° broché, 171 p.
En quatrième de couverture :
« Observation des mœurs et méditation mystique, discours mondain et vocabulaire religieux, réflexion sur les rapports humains et introspection, respect de la raison comme des élans du cœur participent chez Hong Zicheng d'une philosophie issue de la fin de la dynastie des Ming. On retrouve ainsi dans ses Propos sur la racine des légumes un idéal de liberté qui n'exclut pas la quête d'une maîtrise de soi, une adhésion à la nature aussi bien qu'un art de vivre en société.
Par leur richesse et leur originalité, ces maximes parues en Chine au début du XVIIe siècle portent à un très haut degré de raffinement l'une des traditions de l'écriture chinoise. Elles sont la quintessence même de l'art lettré. Un viatique pour la sérénité. »

6 euros (code de commande : 8608).


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