LITTÉRATURE TRADUITE

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Les ouvrages sont classés par ordre alphabétique de nom d'auteur.
Les biographies sont classées au nom de l'auteur étudié.

Trois pages sont spécialement consacrées aux
écrivains russes
aux
écrivains anglophones
(Grande-Bretagne, Irlande, Canada, États-Unis, Indes, etc.)

aux
écrivains italiens
aux
écrivains germanophones
et aux
littératures ibérique et latino-américaine

Nouvelle(s) entrée(s)

 

GRIMM (Jacob et Wilhelm) — Les contes. Kinder- und Hausmärchen. Texte français et présentation par Armel Guerne. Paris, Flammarion, 1980. In-8° sous reliure d'éditeur, 1039 p., (collection « L'Âge d'Or »).
Préface :
   Dans l'énorme, patiente et laborieuse entreprise de leur vie de savants, qui abolit chez les frères Grimm toute autre forme d'existence : à savoir la restauration érudite des sources linguistiques et du passé littéraire de l'Allemagne (qu'ils menèrent pendant plus de vingt ans dans la morne et silencieuse petite ville provinciale de Cassel où ils étaient nés), la publication, en 1812, de leur recueil de contes populaires ne représentait pas grand-chose, à l'origine, et n'avait guère d'importance à leurs yeux.
   « Si tu peux déterminer là-bas (à Berlin) quelque libraire à publier les contes pour enfants que nous avons rassemblés, fais-le donc, écrivait Jacob Grimm à son ami romantique Achim d'Arnim ; nous irions jusqu'à renoncer à toute rétribution, réservant cela pour l'éventualité d'une seconde édition. Peu importe que l'impression et le papier soient bons ou mauvais : dans le dernier cas, le volume sera meilleur marché, donc plus aisé à écouler et plus léger ; nous n'avons qu'un souhait : c'est d'encourager par cet exemple des recueils du même genre... »
   Ce fut pourtant cet incident mineur de leur carrière d'érudits qui leur valut, comme par un coup de baguette magique, le succès immédiat et une gloire prolongée bien au delà des frontières allemandes, où l'on ignore assez généralement que leur Dictionnaire est pour la langue allemande l'équivalent de notre Littré, et où il n'y a guère que les spécialistes de la philologie romantique et germanique pour apprécier l'importance et la qualité de leurs arides travaux.
   De ces figures un peu tristes, un peu décourageantes aussi, de purs et minutieux savants, capables de consacrer une existence à l'étude méthodique de chaque lettre de l'alphabet dans chacune des langues germaniques, que fût-il resté, s'ils n'avaient pas eu le bonheur de naître avec le prodigieux élan romantique et d'être sentimentalement aimantés par ses poètes, façonnés, en quelque sorte, par leurs inspirations désordonnées, mais toujours enthousiastes et souvent visionnaires ? Que fût-il resté s'ils n'avaient pas eu, avec des qualités de méthode, de scrupule, de patience et de conscience scientifiques qu'ils avaient acquises à l'école de Savigny, la grâce de toucher aux contes, dont le merveilleux, à son tour, allait les transformer en poètes aux yeux de la postérité ?
   Pour ceux qui nient bêtement la vertu magique et le pouvoir merveilleux des contes, pour ceux qui haussent inconsidérément les épaules, cette impossible métamorphose et la célébrité même des frères Grimm doit se trouver bien difficile à expliquer ! Germanistes farouchement germaniques, inventeurs de la théorie « aryenne » en mythologie comparée, pionniers de la linguistique allemande, initiateurs du folklore germanique, investigateurs des runes allemandes, éditeurs scrupuleux et traducteurs avertis des monuments haut-allemands de la légende et de l'épopée, phonéticiens, étymologistes, lexicographes et grammairiens, illustrateurs fervents, dans leur immense érudition, de ce nationalisme patriotique qui devait être l'aboutissement fatal du trop large cosmopolitisme embrassé par les premiers romantiques allemands, c'est pourtant dans le monde entier que la gloire des frères Grimm a fait carrière sur les ailes du Conte, dont ils se sont, une fois dans leur vie, appliqués à parler le langage universel. Non pas le conte inventé, l'œuvre d'art chère à tous les poètes romantiques, mais le conte brut de la tradition ancestrale, l'humble fleur anonyme et mystérieuse que portaient encore, ici et là, les buissons épineux des dialectes et des patois, fidèlement, comme l'ultime fleur de cette poésie naturelle éclose avec les racines mêmes de la race, avant que naissent les premiers poètes, et beaucoup plus authentique qu'eux. Car telle était la conviction profonde de ces ardents scrutateurs du langage qui ne pouvaient douter, en connaissance de cause, d'une divine origine dont le peuple seul avait gardé, dans le secret de son instinct, le plus précieux dépôt. Les écrivains sont toujours embarrassés de pensées et de réflexions, de considérations esthétiques et philosophiques qui faussent les données ; le conte populaire, par contre, est antérieur à toute théorie et ne veut rien démontrer à personne : il n'a le souci d'aucun public, d'aucun temps, ni d'aucun lieu particuliers ; nul auteur ne l'a conçu, et il s'est implanté spontanément dans l'esprit des hommes. « Leur existence seule suffit à les défendre, écrit Guillaume Grimm au sujet des contes. Une chose qui a, d'une façon si diverse et toujours renouvelée, charmé, instruit, ému les hommes, porte en soi sa raison d'être nécessaire et vient nécessairement de cette source éternelle où baigne toute vie. Ce n'est peut-être qu'une petite goutte de rosée retenue au creux d'une feuille, mais cette goutte étincelle des feux de la première aurore. »
   L'idiote superstition moderne qui contraint la plupart des hommes – au nom d'une « réalité » qui se cogne à ses apparences comme un prisonnier fou aux murs de sa cellule – les oblige à déserter leur cœur, leur esprit et leur âme pour ne plus habiter que leur peau ; l'absurde quête, pour cette peau, d'un confort extérieur qui ne peut pas la consoler de son inconfort intérieur : voilà comment, pourquoi et quand nous nous sommes soudain arrachés à l'esprit d'enfance pour nous précipiter dans le fatal désespoir de l'adulte déçu, irrémédiablement déçu, parce que son enfance n'a rien su. Le deuil est là, indéniable : d'une génération à l'autre, tout d'un coup, nous avons atrocement mutilé l'enfance de nos enfants en cessant de leur raconter des contes, tout en veillant avec amour sur le nombre des calories et le compte des vitamines contenues dans leurs aliments, pour les jeter cruellement et le plus tôt possible dans toutes les cruautés de l'existence, armés tout au plus d'une panoplie d'astronaute. Hélas pour eux ! Et tant pis pour nous. Mais si les générations, de siècle en siècle, se sont transmis sans défaillance et comme un legs universel le patrimoine de ces Contes, c'est qu'il y avait en eux une respiration éternellement véritable et qui donnait du souffle, une sagesse qui se posait d'emblée, et sans même qu'elle le sût, dans l'innocence des âmes : une expérience préalable que rien ne pourra remplacer. Parmi les ogres terrifiants, chez les géants épouvantables, auprès des nains malicieux, devant ces fées, dont on ne sait pas trop si elles sont bonnes ou mauvaises, à l'écoute d'une nature où tout est encore vivant, où les pierres, les plantes, les animaux domestiques ou sauvages retrouvent leur vérité et dialoguent avec les hommes comme ils l'ont toujours fait dans les mythes qui nous parlent de l'âge d'or, en présence des bons et des mauvais sentiments qui s'empoignent et s'entre-déchirent, devant les triomphes enfin, d'autant plus souverains que la démarche qui y conduit est irrationnelle, oui, l'âme à peine éclose, un cœur encore muet mais souple comme il ne le sera plus jamais, un esprit qui devine sans avoir à apprendre, et qui comprend sans savoir ce qu'il sait : bref, un enfant tel que le sont encore et tel que l'ont toujours été les enfants des hommes, recevait sa leçon de vie, entrait dans le drame par tous ses pores, goûtait le charme jusque dans le battement secret de son sang. Et quel plus délicieux apprentissage que son refuge dans l'amour au moment des pires effrois ?
   Cet enfant-là, je vous le dis, faisait un tout autre homme, quand il avait grandi, que celui que nous ne craignons pas, dans notre barbarie, de jeter tout nu, dans sa peau, en proie aux monstres invisibles et aux fauves du monde.
   Voilà pourquoi, si les frères Grimm ont répondu justement à leur vocation philologique, en s'empressant de fixer par écrit, quand elle allait mourir, une tradition orale qui rejoignait intimement, en dépit des chaos de l'histoire, non seulement les fraîches sources des temps gothiques et romans, mais bien au delà, les eaux claires des plus hautes enfances de l'humanité ; nous répondons aussi à notre vocation et aux urgences poétiques en apportant ici, et aujourd'hui, pour réveiller de son engourdissement ou pour ressusciter une imagination qui se meurt, le jeu complet de ces images profondes dont il est démontré, critiquement parlant, qu'elles sont immortelles quand nous ne le sommes pas.
   La vérité a de tout temps été défaite par le mensonge ; et la vérité se refait toujours.

25 euros (code de commande : 15413 - vendu).

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[ANDERSEN]. BÖÖK (Fredrik) — Hans Christian Andersen. Traduit du suédois par T. Hammar et M. Metzger. Paris, Je Sers, 1942. In-12 broché, 250 p., illustrations hors texte, (collection « Études de Littérature, d’Art et d’Histoire »).

9 euros (code de commande : 28).


BIENCZYK (Marek) — Terminal. Roman. Traduit du polonais par Jean-Yves Erhel avec la précieuse complicité de Teresa Janasz. Le texte français a été revu par l'auteur. Paris, Gallimard, 1997. In-8° broché, 199 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
« Je vais vous raconter quelque chose, nous explique le narrateur, c'est pour ça que je vis, d'ailleurs la plume ne tient pas à l'os nu, et vous, c'est peut-être pour ça que vous avez acheté ce livre, pour savoir ce qui se passe chez les autres, et c'est magnifique, sauf que je ne me suis rien permis de bien nouveau, moi, et que je n'ai l'intention d'aller nulle part. Mon histoire à moi parle d'amour, je le dis tout de suite. »
Mais dans cette histoire d'amour, la manière de manger le yaourt est aussi essentielle que le sens métaphorique du tango ou l'exposé philosophique consacré au visage. Le quotidien et l'étrange y forment un couple aussi indissociable que ces amoureux qui, dans le décor de la plus belle ville, vivent une passion restituée ici avec autant de force et d'intensité que si cela se produisait pour la première fois au monde... »

10 euros (code de commande : 10184).


BRANDYS (Kazimier Z) — Carnets. Paris, 1985-1987. [Titre original : Miesiace 1985-1987.] Traduit du polonais par Thérèse Douchy. Paris, Gallimard, 1990. In-8° collé, 245 p., bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   « Ce que je fais dans Carnets consiste à construire une narration avec des situations, descriptions, faits et réflexions utilisés de manière à former un récit de la vie d'un couple. Autrement dit, un roman avec deux héros, un fond historique, des personnages de deuxième et de troisième plan, un temps d'action variable. Au fond, si je voulais m'en donner la peine, je pourrais l'écrire comme un vrai roman, à la troisième personne, en attribuant aux personnages des noms fictifs. Mais je ne veux pas m'en donner la peine. Et le fait que je ne le veuille pas et que je n'écrive pas à la troisième personne recèle l'élément important, essentiel, que j'appelle modification de la perspective ou déplacement du point de vue, et qui correspond probablement à un genre nouveau d'engagement vis-à-vis de la réalité. D'un engagement qui se manifeste par le rejet d'une littérature générée par la forme, non par la vie. »

12 euros (code de commande : 12879).


La Brise au clair de lune. "Le deuxième livre de Génie". Roman traduit du chinois par Soulié de Morant. Paris, Grasset, 2004. In-8° broché, 364 p., illustrations, (collection « Les Cahiers Verts », n° 57), bel exemplaire non coupé. Fac-similé de l'édition originale publiée en 1925.
Introduction :
   « Ce roman est à la fois l'un des plus anciens et l'un des plus célèbres de la Chine. Tous les lettrés assurent qu'il fut écrit sous la dynastie Yuann (1277-1348). Mais un passage (au début du chap. XVII) mentionne un Bureau d'astronomie sous le titre de Tsrinn tiènn Tsiènn qu'il reçut pour la première fois sous les Ming (1348-1662). Le roman aurait donc été remanié vers la fin du XIVe siècle.
   Malgré son antiquité, le style est celui de nos jours. Les mœurs et les idées sont ce qu'elles étaient jusqu'à ce que la Révolution de 1911 vînt tout bouleverser.
   Rappelons qu'en dehors des romans grecs, la première œuvre européenne d'observation et d'imagination, qualifiée de roman, est l'Astrée que H. d'Urfé publia en 1610.
   L'auteur est connu seulement par le pseudonyme de Ming-tsiao tchong-jenn qui signifie littéralement « l'intermédiaire de la Doctrine Célèbre » ; et aussi, par une allusion connue, « le fils non titré d'un prince ». On ignore tout de lui. Aucune autre œuvre n'est signée du même pseudonyme.
   Ce fait n'est pas isolé. Les œuvres antonymes sont rares en Chine. C'est que les Chinois, pourtant passionnés antiquaires, se sont rarement intéressés, dans une œuvre littéraire, à ce qui n'était pas l'œuvre elle-même. Peu leur importe l'auteur : beaucoup d'ouvrages ne sont même pas signés. Peu leur importe l'époque : le nom de la dynastie régnante leur suffit.
   Les belles-lettres, là-bas, doivent briller par elles-mêmes d'une splendeur éternelle, sans s'aider de ce respect que le passé toujours inspire, sans s'orner faussement de la gloire acquise par l'auteur lui-même. La vraie beauté, ainsi, se dégage, et n'entraîne rien avec elle. Les œuvres médiocres tombent et disparaissent. Ajoutons que, jusqu'en 1914, il n'y avait ni droits d'auteur ni droits d'éditeur.
   En plus de son titre : Fong-yue tchoann « Traditions de la brise au clair de lune », formule poétique qui veut dire « Une histoire d'amour », ce roman est encore connu sous les titres de : Rao tsiou tchoann « traditions d'un couple parfait » ; et de : Ti erl tsraé dze chou « Le Deuxième Livre de génie », dans la célèbre collection des meilleurs romans et pièces de théâtre commencée dès 1644 par l'éditeur lettré Tsinn Cheng-trann qui fut décapité en 1662, à l'âge de 35 ans, pour la véhémence de ses opinions. Ces tsraé dze chou « Livres de génie » sont maintenant au nombre de dix.
   II y a bientôt deux siècles, des adaptations plus ou moins lointaines avaient été faites de ce roman.
   Vers 1750, en effet, Sir Thomas Percy, évêque de Dromore, découvrit à Canton un ancien manuscrit portugais donnant une traduction libre de la quatrième partie de l'ouvrage. Il la traduisit en anglais, demandant à un Écossais, Wilkinson, qui résidait alors à Canton, de lui donner un aperçu des trois premières parties. Le tout fut publié à Londres, en 1761, sous le titre : « The pleasing union ».
   Cette version libre fut traduite en allemand par de Murr, et publiée à Leipzig en 1766 sous le titre « Hau Kiou choan ».
   Un inconnu la traduisit de l'allemand en français, et la publia, sous le même titre, la même année 1766, à Lyon.
   Une refonte de style fut faite en anglais par Davis, en 1829 et publiée à Londres comme « The Fortunate Union » (2 vol.).
   Cette seconde version fut traduite de l'anglais en français par Gaillard d'Arcy et publiée à Paris en 1842 sous le titre « Hao Khieou Tchouan, ou la Femme accomplie ».
   Ma traduction est donc la première faite directement du chinois en français, avec tous les poèmes.
Les illustrations sont reproduites de celles que dessina au XVIe siècle Ts'iou Yng (Che-tcheou), le plus célèbre peintre de la dynastie Ming.
   J'ai dû cependant couper, ça et là, des répétitions de mots et de phrases, et quelques longueurs, nécessaires en chinois, mais lassantes en français. »

15 euros (code de commande : 50002).


CARPELAN (Bo) — Le vent des origines. Roman. Traduit du suédois par C.G. Bjurström et Lucie Albertini. Paris, Gallimard, 1997. In-8° broché, 302 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
« Daniel Urwind est seul pendant un an, sa femme, Marie, ayant dû poursuivre ses travaux de chimiste aux États-Unis, et leurs deux enfants étant déjà partis. À Marie, il écrit une lettre par semaine, depuis la librairie de livres d'occasion qu'il a héritée de son père, et où il trouve refuge plus qu'il n'y travaille. Son nom — Urwind — signifie « le vent des origines », et le vent traverse effectivement tout l'ouvrage, doux ou par bourrasques, réel ou non, telle cette tempête qui fait s'envoler le lycée détesté par la seule force du désir du jeune Daniel. Urwind évoque aussi bien le présent dans la boutique que l'enfance pendant la guerre ou son adolescence, et des épisodes réels que des rêves, des angoisses ou la Montagne Sainte-Victoire de Cézanne, emblématique du chemin vers la sérénité, et que sa mère, autrefois, s'efforçait de reproduire. C'est bientôt toute son existence qu'il tisse ainsi, présent et passé mêlés, réalité et rêve mêlés, dans une langue chargée d'émotion et de poésie, faisant revivre les figures de la généreuse et fantasque tante Victoria, de la mémé qui prétendait cacher un trésor sous son lit, du terrifiant gardien de l'immeuble, ou de Fanny, le premier amour, jusqu'à l'épilogue attendu et « banal » où, de retour après un an d'absence, Marie, finalement, repartira, le laissant seul dans le vent qui forcit. »

11 euros (code de commande : 8833).


CHENG (A) — Chroniques. Traduit du chinois par Noël Dutrait avec la collaboration de Liliane Dutrait. La Tour d'Aigues, Éditions de l'Aube, 1992. In-8° broché, 141 p., (collection « Regards Croisés »).
En quatrième de couverture :
« Depuis les États-Unis, A Cheng lance un regard ironique et acerbe sur ses contemporains tels qu'il les a observés pendant la période troublée de la Révolution culturelle et les années qui ont suivi. Le fait politique, la réalité sociale, les relations entre les êtres humains sont évoqués en filigrane dans ces brèves Chroniques. Dans une écriture qui saisit la réalité sur le vif, A Cheng examine à la loupe des détails insignifiants de la vie quotidienne, des habitudes, des tics imperceptibles pour dresser un portrait aigre-doux des Chinois. »

7 euros (code de commande : 8438).


COSIC (Bora) — Le rôle de ma famille dans la révolution mondiale. Roman. Traduit du serbo-croate par Mireille Robin. Paris, Robert Laffont, 1995. In-8° broché, 165 p., (collection « Pavillons »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« Le narrateur — un petit garçon de dix ans — nous donne sa vision de la Seconde Guerre mondiale et de la révolution qui l'a suivie en racontant par le menu la vie de sa famille. Une mère défaitiste, un père alcoolique, un grand-père sceptique, un oncle coureur de jupons et deux jeunes tantes qui rêvent devant les photos de Tyrone Power font de leur mieux pour surmonter les tracas domestiques qu'engendre la guerre, puis ceux qu'apporte la révolution à laquelle ils aimeraient, pourtant, emboîter le pas.
Hélas, après les réjouissances arrive le désappointement le nouveau pouvoir conteste à la famille son rôle dans la révolution et l'oblige à quitter son vaste appartement pour une seule pièce que les amis bientôt désertent...
En humoriste inspiré, utilisant le style des rédactions d'école primaire, Cosic a réussi un tour de force : dire en un raccourci kaléidoscopique, fait de dialogues pleins de verve et de scènes à la Chaplin, l'essentiel d'une époque qui, en même temps que l'ivresse du grand changement, apportait le chaos total et la peur. »

10 euros (code de commande : 8794).


DE WINTER (Leon) — La faim de Hoffman. Roman. Traduit du néerlandais par Philippe Noble avec la collaboration de Daniel Cunin. Paris, Seuil, 1996. In-8° broché, 296 p., jaquette, exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« En 1989, peu avant la chute du régime communiste, Felix Hoffman est nommé ambassadeur des Pays-Bas à Prague. C'est le couronnement tardif d'une carrière en dents de scie : Hoffman, diplomate au langage peu diplomatique et au comportement flamboyant, n'est pas très bien vu de son ministère. Mais l'ambassadeur est surtout un homme éprouvé par la vie. Juif, il a été séparé de ses parents pendant la guerre et ne les a jamais revus. Et le fragile bonheur qu'il a reconstruit sur ces ruines a été brutalement anéanti : ses deux filles. Esther et Mirjam, sont mortes à quinze ans de distance, l'une de leucémie, l'autre d'overdose. Dans la solitude de sa résidence, Hoffman passe ses nuits d'insomniaque à finir les buffets des réceptions et à lire des passages du Traité de la réforme de l'entendement de Spinoza. Qu'espère-t-il encore ? Du philosophe, une révélation tardive du sens de la vie, et d'une femme improbable, d'ultimes instants d'amour.
Au moment où Hoffman s'installe à Prague, un touriste californien boulimique et obèse. Freddy Mancini, visite la ville. Une nuit, en quête de hamburgers, il assiste par hasard à l'enlèvement d'un de ses compatriotes par ce qui semble bien être les services secrets. Ainsi un blanchisseur de San Diego, un garagiste du Wisconsin, un ambassadeur des Pays-Bas, son épouse, et une troublante journaliste de Rude Pravo seront-ils entraînés dans les derniers soubresauts d'une guerre froide à l'agonie, acteurs tragiques et dérisoires de la « fin du vingtième siècle ».
Dans un récit construit avec brio et mené à train d'enfer, Leon de Winter mêle avec une belle assurance les palpitations d'un roman d'espionnage, l'émotion d'un drame humain et la subtilité d'une quête métaphysique. »

10 euros (code de commande : 8786).


GHITANY (Gamal) — Le livre des illuminations. Roman présenté, traduit de l'arabe (Égypte) et annoté par Khaled Osman. Paris, Seuil, 2005. In-8° broché, 874 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
« De retour d'un voyage hors d'Égypte, le narrateur apprend que son père est décédé durant son absence; c'est l'occasion pour lui, après une période de tourments, de se pencher sur ce que fut la vie de cet homme modeste et digne, à l'occasion d'un long périple intérieur. Déféré devant le Divan, instance mystique qui régit les destinées du monde, il reçoit l'autorisation de voyager en illumination, c'est-à-dire de balayer les lieux et les époques en assistant à diverses manifestations surnaturelles. Il a ainsi l'occasion d'incarner des personnalités relevant d'autres temps, de visionner des événements qu'il n'a pu vivre dans son existence terrestre, ou encore de dialoguer avec des êtres animés ou inanimés. Écrit dans une langue à la fois simple et somptueuse, Le Livre des illuminations est un chef-d'œuvre par son invention d'une forme romanesque spécifiquement arabe, à la fois autobiographie poignante et conte polyphonique explorant les méandres de l'âme égyptienne. »

20 euros (code de commande : 10019).


GOMBROWICZ (Witold) — Les envoûtés. Roman traduit du polonais par Albert Mailles et Hélène Wlodarczyk. Paris, Stock, 1977. In-8° broché sous jaquette un peu défraîchie, 364 p., (collection « Le Cabinet Cosmopolite - Stock-Est »), épuisé.
En quatrième de couverture :
   Ectoplasmes maléfiques, héroïnes fatales, mages secourables, rivaux sordides, hobereaux décadents, mères sensibles, beaux ténébreux ou savants ingénus, aucun ingrédient du genre ne manque à la fantastique alchimie qui s'élabore à l'entour des murailles maudites de Myslocz. À une virtuosité frénétique s'ajoutent une sincérité, une passion pour le sujet qui le hissent au rang des plus évidents chefs-d'œuvre de la sombre galerie du roman d'épouvante. Fascinante rencontre de la mythologie gothique et d'une des plus fortes personnalités du roman contemporain européen.
   Le génie de Gombrowicz bouleverse et transfigure la donnée traditionnelle. Au mythe d'une féodalité assouvissant ses fantasmes et savourant ses poisons il substitue, avec une superbe désinvolture, sa propre légende: immaturité, dédoublement, amour-haine, répulsion, possession, et culpabilité.
   ... C'est avec les plus âpres pages des Hauts de Hurlevent que Les Envoûtés voisinent par leur farouche grandeur, et avec Le Manuscrit trouvé à Saragosse, par leur inlassable et aérienne imagination.

10 euros (code de commande : 14382).


HAMSUN (Knut) — La faim. Illustration de Paul Bour. Paris, Jonquières, 1927. Voir la description complète sur la page des Éditions Jonquières.

HAMSUN (Knut) — Mais la vie continue. Roman. Traduit du norvégien par Régis Boyer. (Titre original : Men livet lever.) Paris, Calmann-Lévy, 1993. In-8° broché, 384 p.
En quatrième de couverture :
« Mais pourquoi as-tu une bible russe ?
– Il y a plus de force dedans, dit August.
– Comment ça, plus de force ? Tu sens ça ?
– Elle est faite pour poser la main dessus quand tu prêtes serment, nos bibles ne sont pas faites pour cela. Et puis, elle sert à lier et à délier ».
« August n'est pas un innocent. Il sait que la sainteté passe par une certaine connaissance du mal. Voilà ce qu'il rapporte à Segelfoss de ses longs périples à travers le monde. August, solitaire, qui voit ce qui lie les hommes et qui ne peut s'empêcher de dénouer ces rapports faux, ces parentés extorquées, ces mensonges aux autres et à soi-même.
Au jour le jour, dans un récit d'une limpidité et d'une simplicité rares, Knut Hamsun opère une véritable rédemption de la vie quotidienne dont on ne sait jamais si August est l'agent ou la victime exemplaire.
Mais la vie continue est le troisième volet (traduit pour le première fois en français) d'une trilogie commencée avec Vagabonds et poursuivie avec Auguste le marin. »

12 euros (code de commande : 10284).

HAMSUN (Knut) — Un vagabond joue en sourdine. Nouvelle édition. Traduit du norvégien par Georges Sautreau. Bruxelles, Les Éditions Universitaires, 1943. In-12 broché, 253 p., ex-libris.

7,50 euros (code de commande : 5752).


IBN HAZM — De l'amour et des amants. Tawq al-hamâma fî-l-ulfa wa-ullâf (Collier de la colombe sur l'amour et les amants). Traduit de l'arabe, présenté et annoté par Gabriel Martinez-Gros. Paris, Sindbad, 1992. In-8° broché, 260 p., (collection « La Bibliothèque Arabe »), exemplaire sur papier vergé, épuisé.
En quatrième de couverture :
   L'amour est une fitna, une sédition, une guerre civile. Aimer, c'est choisir, contre tous les autres, un seul qu'on en distingue et qui vous en distingue par l'amour même qu'on lui porte. C'est donner un sens singulier aux gestes, aux signes, aux mots. Car l'amant est un étranger au pays du partage, un barbare travesti dans la cité, hostile à ses lois, à ses usages. Et quelle force, sinon l'amour, serait en mesure de tisser dans la mémoire des liens qui uniraient les hommes, après avoir su rompre ceux du quotidien ? Dans ce traité sur l'amour, l'auteur est dans tous les rôles, esthète et ascète, naïf et roué, enfant et vieillard.

20 euros (code de commande : 14286 - vendu).


[IBSEN]. LUGNÉ-POE Ibsen. Paris, Rieder, 1936. In-8° broché, 103 p., planches hors texte, (collection «Les Maîtres des Littératures»).

13 euros (code de commande : 6052).


IDSTRÖM (Annika) — Lettres à Trinidad. Roman. Traduit du finnois par Gabriel Rebourcet. Paris, Gallimard, 1996. In-8° broché, 178 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
« Seppo Sirèn est chef de service aux impôts d'Helsinki. Il a épousé Élisabeth, sans amour. Il a une fille, Ursula, trop grande, trop lente, attardée, sans doute. Il ne l'écoute pas, ne la regarde pas, et les médecins n'ont rien trouvé. Il est vrai qu'Élisabeth ne sourit plus, mais Seppo s'est retiré dans sa chambre avec ses ordinateurs et prétend maîtriser son existence. Il est lisse, cruel sans le vouloir, par pure indifférence. Quand il part en vacances en Israël, avec sa femme et sa fille, il prévoit que le voyage ne sera, dans sa vie ordinaire, qu'« une étrange exception, rien de plus, une sorte de caprice du hasard qu'il compte oublier ».
Et c'est une explosion de violence. Violence de son désir, du désir d'Élisabeth qui le trompe, de la haine d'Élisabeth pour sa fille, violence du monde extérieur et de la vérité révélée. Seule, Ursula a foi en la vie. Elle sera une victime expiatoire. De retour à Helsinki, Seppo trouve des messages d'amour qu'Ursula avait glissés dans son ordinateur parce qu'il n'avait pas lu ses lettres, qui étaient donc restées aussi inefficaces que si elle les avait envoyées à Trinidad. »

7,50 euros (code de commande : 8717).


KAZANTZAKI (Nikos) — Le Christ recrucifié. Traduit du grec par Pierre Amandry. Paris, Le Club du Meilleur Livre, 1956. In-8° sous reliure toilée d'éditeur et Rhodoïd, 418 p.

7,50 euros (code de commande : 6769).


KIERKEGAARD (Sören) Le journal du séducteur. Traduction de Jean-J. Gateau. Avant-propos de Georges Perros. Paris, Le Club Français du Livre, 1962. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur (maquette de Jacques Daniel), XV + 238 p., (collection « Romans », n° 278), exemplaire numéroté et à l'état de neuf.

20 euros (code de commande : 7976).


Kin P’ing Mei ou La merveilleuse histoire de Hsi Men avec ses six femmes. Version française de Jean-Pierre Porret. Paris, Guy Le Prat, 1949. In-12 broché, 309 p.

10 euros (code de commande : 468).


KONWICKI (Tadeusz) — Roman de gare contemporain. Roman. Traduit du polonais par Maryla Laurent. Paris, Robert Laffont, 1994. In-8° broché, 230 p., (collection « Pavillons - Domaine de l'Est »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« Au lendemain d'une soirée trop arrosée, le narrateur — l'auteur luimême — est réveillé par des policiers qui l'accusent de meurtre. Dans sa chambre gît, en effet, le corps d'une jeune femme. Serait-ce Véra, sa conquête de la veille ? Le héros, pourtant, a la certitude de ne pas l'avoir. tuée.
Arrêté, libéré, incapable de comprendre ce qui lui arrive, il va s'efforcer de tirer au clair ce malentendu. Mais son enquête n'aboutit qu'à la découverte d'étranges virus, dont il se serait cru préservé.
Ce roman, dans sa légèreté, révèle l'aspect confus et absurde de la réalité. Il pourrait n'être qu'une parabole d'un grotesque grinçant ; c'est avant tout un roman du désespoir, où les failles que l'effondrement du communisme a provoquées font vaciller une société : trafics et magouilles, intrusion de la drogue, activisme des slavophiles, reconversion des anciens indics de la Sûreté, impossibilité de se définir dans un magma qui empêche toute forme d'individualité.
Toujours attentif à ce qui l'entoure, Konwicki réussit à saisir dans son œuvre ce que voudrait ignorer la vision commune : l'ère de l'après communisme a bien du mal à s'ouvrir car l'Europe tout entière souffre d'une même difficulté à trouver un nouvel élan. »

11 euros (code de commande : 7562).


LIEOU NGO — L'Odyssée de Lao Ts'An. Traduit du chinois par Cheng Tcheng. Avant-propos de Jacques Reclus. Paris, Gallimard, 1964. In-8° broché, 280 p., (collection « Connaissance de l'Orient », n° 19).
En quatrième de couverture :
    « Né dans une famille lettrée en 1854, Lieou Ngo, ou Lieou T'ie-yun, refusa de passer les examens et s'adonna au négoce, à la technique. En 1880, on lui confia les travaux du Fleuve Jaune ; il réussit à lutter contre les inondations périodiques. Il refusa pourtant les honneurs qu'on lui proposait. En 1894, on le trouve aux Affaires Étrangères, où il encourage la construction du chemin de fer reliant Pékin au bas Yang Tseu. De ses deniers, il offrit à Nankin le terrain du terminus. Durant la guerre des « Boxers », en 1900, il achète à vil prix les stocks de riz qui en principe étaient propriété de l'empire mandchou, et les fait distribuer à la population affamée. Voilà quelques traits du caractère de l'homme qui, en 1903-1906, dans les dernières années de la dynastie mandchoue, compose L'Odyssée de Lao Ts'an. Curieux personnage, aussi porté vers la réforme d'un empire vermoulu que vers le maintien de certaines traditions chinoises. Profondément chinois en ceci, en tout cas que sa vie intellectuelle et morale s'ordonne selon des valeurs qu'il emprunte aussi bien au Bouddha qu'à Confucius et au taoïsme. Yuan Che-kai, son ennemi, qui deviendra le premier président de la République chinoise et qui voudra rétablir l'Empire à son profit, fait en 1908 déporter au Turkestan un homme entre tous indépendant, et le plus grand des écrivains de son époque. Il mourra en exil, à Ouroumichi, en 1909.
   Dans cette Odyssée de Lao Ts'an, un homme intelligent et libre fait un tableau de la vieille Chine corrompue devant laquelle il ne peut dissimuler son angoisse, attaché qu'il est à certaines traditions. Pour comprendre le communisme chinois, et contre quoi il réagit, chaque Français devrait lire L'Odyssée de Lao Ts'an. »

12 euros (code de commande : 13416).


MELNIK (Jaroslav) — Les parias d'Éden. Traduit du russe par Christophe Glogowski. Paris, Laffont, 1997. In-8° broché, 138 p., (collection « Pavillons »).
En quatrième de couverture :
« Peut-on s'éprendre d'amour tendre pour une truie au point d'en faire la douce compagne de sa vie ?
Peut-on consommer le corps de sa fiancée selon les recettes de cuisine soigneusement élaborées par l'intéressée elle-même, ou vivre une relation coupable avec sa mère, sa sœur et sa fille... sans se priver pour autant d'une petite place au paradis ?
Au jardin d'Éden, l'auteur rencontre six personnes qui, toutes, ont goûté à un fruit défendu. Se réfugiant dans la déviance et la transgression des tabous, elles ont ainsi échappé aux souffrances de l'existence. Mais ont-elles échappé au poids de leurs actes ? Et qu'est-ce que le Bien et le Mal quand les limites de la liberté offerte par Dieu aux hommes sont si imprécises ?
Armé d'une solide dose d'humour et de tendresse face aux désordres de la nature humaine, Jaroslav Melnik nous entraîne dans six contes immoraux, ou six récits philosophiques, d'une rare liberté. »

10 euros (code de commande : 7956).


[MICKIEWICZ (Adam)]. Adam Mickiewicz 1798-1855. Hommage de l'Unesco à l'occasion du centième anniversaire de sa mort. Paris, Unesco - Gallimard, 1955. In-12 broché, XII + 277 p., illustrations hors texte, jaquette, cachets.

13 euros. (code de commande : 83/59).


MILOSZ (Czeslaw)Visions de la baie de San Francisco. Traduit du polonais par Marie Bouvard. Paris, Fayard, 1986. In-8° broché, 228 p.

7,50 euros (code de commande : 6065).


MYRDAL (Jan) — Enfance en Suède. Récit traduit du suédois par Marc de Gouvenain et Lena Grumbach. Arles, Actes Sud, 1988. In-8° broché, 232 p., (collection « Lettres Scandinaves »), ouvrage indisponible au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   « Fils d'universitaires renommés, Jan Myrdal raconte de quelle manière il fut traité dans son enfance par des parents qu'obnubilait une brillante carrière intellectuelle. Son père le méprisait et se moquait de ses disgrâces. Sa mère, psychologue, tenait le relevé exact des gestes et attitudes de ce garçon qu'elle pensait attardé... En Suède, l'autobiographie que voici a suscité une vive émotion. Jan Myrdal est un observateur réputé des questions politiques : on ne l'attendait pas sur un terrain si personnel. Or, au-delà de son propre cas, il dénonce avec une impitoyable rigueur les manquements des sociétés éclairées, et révèle l'aveuglement d'une classe qui honore l'esprit en lieu et place de l'affectif. L'enfance, note ici Jan Myrdal, est une honte profonde qui demeure longtemps : comme si de quelque indignité il lui fallait aujourd'hui se délivrer. Sans doute est-ce pourquoi il a pris sur lui, après cinquante ans de silence, d'être enfin celui par qui le scandale arrive. »

9 euros (code de commande : 11816).


NAKAGAMI (Kenji) — Mille ans de plaisir. Roman. Traduit du japonais par Kan Miyabayashi et Véronique Perrin. Paris, Fayard, 1988. In-8° broché, couverture rempliée, 286 p., petit accroc au dos, ouvrage épuisé au catalogue l'éditeur.
En quatrième de couverture :
« Six récits composent ces Mille ans de plaisir cette « extase millénaire » où mille renvoie à « des milliers, des millions d'années », et où le plaisir signifie à la fois volupté et toutes les joies, liesses collectives ou béatitude de l'âme , non à la façon d'épisodes successifs, mais comme autant de cercles qui tracent, hors du temps mesurable, dans la mémoire d'une vieille accoucheuse qui a vécu cent « et même mille ans », un espace de répétition où chacun des six héros accomplit le même parcours qui le conduit à la mort précoce. Mais toute cette histoire n'est peut-être qu'un « rêve » sans âge, rêvé par une fleur un soir d'été.
Une même erreur tient les six héros, tous issus du clan Nakamoto : c'est l'ombre de la mort, leur lien avec l'autre monde qui, pour la mère Oryù, se lit clairement dans leurs actes accouplements bestiaux, vols, meurtres, rêve de fonder un monde nouveau marqués par la même intransigeance. Tous veulent faire flamber la vie, la consumer, et n'ayant pas la lâcheté de s'épargner, ils ont l'innocence de l'enfant. »

12 euros (code de commande : 7514).


NAKAGAWA (Yoichi) — Les longues années. (Ten no yugao). Roman. Traduit du japonais par M.R. Fukuda. Paris, Denoël, 1952. In-12 broché, 153 p., exemplaire en bon état bien muni de sa jaquette illustrée.
Sur la jaquette :
« Le héros des Longues années aime une femme mariée et, sans doute, en est aimé. La jeune femme, de sept ans son aînée, se refuse à lui par fidélité conjugale. Ils se rencontrent à cinq reprises au cours de leur vie et cinq fois, volontairement, s'arrachent l'un à l'autre.
Comment cette inclination de plus en plus éperdue se nourrit et s'enivre d'elle-même, malgré l'interdit des usages, de l'opinion publique, de la morale, de l'impérieux honneur, c'est ce qu'on verra dans ce récit d'admirable tenue où la pureté s'allie à la ferveur.
ainsi, pour la première fois peut-être, nous pourrons suivre, jour par jour, tout au long de cette crise révélatrice, la pensée et les sentiments d'un homme jaune.
Un forme merveilleusement dense et dépouillée donne toute sa valeur à cette confession frénétique qui met aux prises la dignité japonaise, héroïque jusqu'au sacrifice, ardente jusqu'à la consomption, avec le plus ancien, le plus enraciné, le plus universel des sentiments humains. »

13 euros (code de commande : 9085).


NOOTEBOOM (Cees) — Le Jour des Morts. Roman traduit du néerlandais par Philippe Noble. Arles, Actes Sud, 2001. In-8° collé, 367 p., (collection « Lettres Néerlandaises »).
En quatrième de couverture :
   « Après l’accident d’avion qui emporta sa femme et son fils, Arthur Daane a quitté Amsterdam pour s’établir à Berlin. Caméraman, documentariste, cet homme-images est un nomade qui capture, au détour de ses promenades berlinoises, l’ombre du passé. Hanté par l’indicible mémoire des lieux, il observe le monde à travers le voile de sa douloureuse solitude. Et la ville, si profondément ancrée dans l’Histoire, recompose ses regards.
   C’est ainsi, dans cet état d’âme et d’esprit, qu’il croise Elik Orange. Attiré par cette silhouette, cette aura, cette ombre, Arthur retrouve enfin la voie du désir. Elik s’offre à lui puis se dérobe pour finalement l’attirer dans la lumière aveuglante de l’Espagne…
   Ce livre est un roman d’amour pour une femme inaccessible et pour une autre à jamais disparue. Mais c’est aussi le livre du Temps et de la mélancolie. Dans une langue superbe, Cees Nooteboom lance ses personnages bien au-delà de leur destin individuel et les inscrit ainsi au cœur des véritables enjeux de la littérature. »

10 euros (code de commande : 11557).


O-OKA (Shôhei) Les feux. Traduit du japonais par Selichi Motono. Paris, Club des Éditeurs, 1957. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur (maquette de Jacques Darche), 204 p., exemplaire numéroté sur alfa d'Avignon en parfait état.

10 euros (code de commande : 87/58).


La Poésie japonaise. Anthologie des origines à nos jours. Choix, préface et traduction par Karl Petit. Paris, Seghers, 1959. In-8° sous cartonnage, jaquette et Rhodoïd d'éditeur, 250 p., illustrations hors texte, (collection « Melior »).
Sur la couverture :
   L'ancien Japon : Période de Yamato - Période de Mara. Période de Heian. L'époque féodale : Période de Kamakura. Période de Hambokucho et de Morumachi. L'époque contemporaine : L'Ère Meiji - L'Ère Taisho - L'Ère Showa.
   Hitomaro - Akahito - Okura - Tabito - Yakamochi - Narihira - Tsurayuki - Basho - Buson - Issa - Shimazaki Toson - Kithara Hakushu - Kawaji Ryuko - Miki Rofu - Sakutaro - Saito Mokichi - Nakano Shigeharu - Miyoshi Tatsuji et 130 poètes japonais classiques et modernes.

15 euros (code de commande : 13481).


REBULA (Alojz) — Demain le Jourdain. Traduit du slovène par Zdenka Štimac. Paris, Éditions du Cerf, 1997. In-8° broché, 484 p., trace de pliure à un coin.
En quatrième de couverture :
« Absalom, fils de Jéhu, aurait pu rester toute sa vie un scribe zélé du temple d'Akhet, Am, à la frontière de l'Egypte et de la Lybie. Il y menait une vie un peu vide mais plus heureuse que celle des Hébreux qui avaient les pieds dans la glaise des briqueteries du pharaon. Merneptah. L'arrivée de l'équipage de la poste change son destin quand il lui apprend la fuite de nombreux Israélites : ceux-ci ont traversé la mer Rouge et les chars égyptiens lancés à leur poursuite ont été défaits. Lui, l'homme de l'écriture, va tout quitter pour rejoindre cette Terre promise dont il a si longuement rêvé et pour laquelle il se sent pris d'une inébranlable passion.
L'exode dura quarante ans selon la Bible. On en comprend mieux les raisons en suivant les pas d'Absalom et ceux de son fils Elidad. La nostalgie de l'Égypte et de la sécurité d'un emploi servile mais nourricier travaille longtemps les esprits. Elle est aussi à l'origine du complot de Mardochée et des « Fils de l'Alliance » contre Moïse, le « Fils du fleuve ». Le veau d'or et le bouc émissaire divisent ceux qui n'ont pas encore compris la puissante liberté que leur proposent la Loi et l'amour (surtout celui d'Absalom pour Léa). Le campement des Israélites, avec le nom de ses rues à l'enseigne des « dix Paroles », est lui-même le lieu d'un cheminement aventureux vers la Terre promise.
Après de multiples rebondissements, un long séjour par la Crète, île dominée par le culte du taureau marquera plus fortement la rupture entre une terre païenne stérile et « la terre où coulent le lait et le miel », au-delà du Jourdain. »

13 euros (code de commande : 9376).


RICHTER (Sylvie) — Second adieu. Roman. Traduit du tchèque par Nathalie Zanello-Kounovsky. Paris, Gallimard, 1999. In-8° broché, 165 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
« Rome, fin des années soixante-dix : après avoir quitté Prague, où son père a disparu dans les prisons du régime communiste, Marie tente de refaire sa vie dans une communauté. Elle partage un grand appartement avec Thomas, écologiste avant l'heure, poète et homosexuel, et Anne, qui ne sait pas qui est le père de son enfant et qui finira par partir dans une secte au Brésil, et son lit avec Mels (qui s'est inventé ce prénom en honneur de Marx, Engels, Lénine et Staline), révolutionnaire exalté qui rêve d'envoyer tout le monde en camp de rééducation, y compris la mère de Marie.
Marie entretient aussi une correspondance amoureuse avec Paul, un ami de son père resté à Prague, qui sous prétexte de lui adresser ses publications scientifiques essaie d'écrire son autobiographie.
Plus tard, Jean, autre Tchèque en exil et compagnon de Marie, tâchera de raconter la vie de la femme qu'il aime : « J'ai ici quelques biographies de Marie, la biographie de notre fils et la mienne propre, plus un nombre certain, à savoir changeant, d'alter ego. Rien que des histoires intéressantes. »
Sous forme d'un récit éclaté où plusieurs narrateurs prennent tour à tour la parole, Second adieu est un roman sur une génération désemparée, sur la désillusion des utopies et sur l'exil. Mais Richter sonde surtout très profondément la tragédie de l'enfermement et décrit avec force la privation de liberté en Europe centrale avant la chute du Mur. »

9 euros (code de commande : 7529).

RICHTER (Sylvie) — Topographie. Roman. Traduit du tchèque par Nathalie Zanello-Kounovsky. Paris, Gallimard, 1995. In-8° broché, 149 p., (collection « Du Monde Entier »), ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
« Rien de plus simple que le départ en vacances d'une famille hautement fantaisiste qui doit quitter la Tchécoslovaquie, traverser la Hongrie, puis la Yougoslavie jusqu'à la mer. L'escapade sera simplement soumise aux aléas d'un voyage dans les pays de l'Est, au temps encore du communisme, où un petit déjeuner familial s'obtient en échange d'une chemise en nylon. Chacun évoque ses souvenirs : le grand-père prisonnier de guerre et fusillé en Allemagne, l'acquisition d'un vibromasseur, la vente ratée d'un tableau de Dürer qui n'était qu'une vulgaire copie. On croise des touristes français et allemands, un écrivain américain qui tambourine sur une machine à écrire posée sur le toit d'une jeep amphibie. Mais voilà que ce périple est suspendu aux voyages de deux exilés : Antonin, qui part de New York, traverse la Belgique pour retrouver, à Cologne, un ami qui vient de rentrer à Prague... Et Anatolij Antonov qui arrive de Moscou à Rome, où il doit annoncer que l'empire soviétique menace le monde, mais on est samedi soir et les Romains dînent...
Le voyage vers la mer peut-il avoir lieu s 'il dépend de tant d'autres destinées, s'inscrit désormais dans une si large topographie, et si la famille n'arrive même pas à se réunir autour d'une table ? »

10 euros (code de commande : 7528).


RYLSKI (Eustachy) — Le Retour. Traduit du polonais par Robert Bourgeois. Montricher, Noir sur Blanc, 1996. In-8° broché, 251 p., exemplaire du Service de Presse.
En quatrième de couverture :
« Il y a la main tendue d'un père à son fils et, quelques années plus tôt, celle d'un autre père à un autre fils. Dans les deux cas, un mur d'incommunication, un gouffre d'indifférence ou d'incompréhension.
Il y a aussi, d'un côté, cinq années de violence en Russie, de 1915 à 1920, avec leurs atrocités infligées, subies ou observées, et, de l'autre, une simple journée, celle du difficile retour au pays et à la vie civile.
Entre ces deux plateaux d'une balance déséquilibrée, il y a l'évocation des quatre générations de Rogoyski qui, partis de rien, avec une insolente bonne santé, ont acquis un immense domaine terrien au grand dam de la noblesse polonaise locale.
Pour relier le tout, il y a la futilité de la guerre et de la mort, le dérisoire de la vie et de la paix, l'inanité de toute entreprise, l'atavisme d'une schizophrénie rampante. Avec, pourtant, la volonté explosive de chaque Rogoyski de se réaliser pleinement.
Les retours ne sont pas seulement géographiques ou spatiaux : ils finissent toujours par déboucher sur l'intemporalité du retour à soi-même. « D'une manière ou d'une autre, nous revenons tous », dit un personnage. Ce à quoi répond un autre, comme en contrepoint : « Il n'y a pas de retour si on ne vient de nulle part. » C'est bien entre ces deux constats apparemment inconciliables qu'oscille le mystère du présent ouvrage, tour à tour cruel, feutré, serein, impitoyable comme une démonstration mais émouvant comme une saga. »

11 euros (code de commande : 7962).


La Saga de Gunnlaug. Langue de serpent. Traduite de l'ancien islandais par F. Wagner. Bois originaux de V. Stuyvaert. Gand, Éditions du Lynx, 1925. Petit in-8° broché, [90 p.], un des 500 exemplaires numérotés sur papier de Tai-Wan « genre Japon ».

35 euros (code de commande : 104/63).


SELENIC (Slobodan) — Meurtre avec préméditation. Roman. Traduit du serbe par Gojko Lukic et Gabriel Iaculli. Paris, Gallimard, 1996. In-8° broché, 235 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
« Meurtre avec préméditation évoque les destins, écrasés par le pas martial de l'histoire, de deux femmes qu'un demi-siècle sépare : une jeune fille, notre contemporaine, qui cache sa tendresse sous un parler loubard et des manières de bouledogue, dans une Belgrade déprimée, cernée par la guerre, et sa grand-mère, beauté ravageuse d'une autre époque, héroïne d'amours troubles, victime d'une autre guerre. La petite-fille « bricole » un livre sur la vie amoureuse et tragique de son aïeule, et tandis qu'elle tâche d'en percer les mystères, sa propre histoire d'amour s'emballe. »

10 euros (code de commande : 10059).


SHINJI (Tajima) — The Legend of Planet Surprise and Other Stories. Translated from the Japanese by T.M. Hoffman. Tokyo, Baobab Books, [1988]. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 150 p., illustrations.
Avant-propos :
« Profound sensitivity, depth of compassion, and the awareness of the follies of some of our endeavours – such qualities are displayed by the author in these short stories full of wisdom and foresight. In our era of mindless growth, much of it marked by selfish greed and lack of fellow feeling, this timely book of short stories by author Shinji Tajima has something for all of us. A message that in a human life, encompassing much more than material success, ambition untempered by love can destroy the soul. A warning that efforts to reach the pinnacle of our dreams without concem for the totality of things that make human existence beautiful can destroy us all.
The five short stories in this book depict différent aspects of human existence. Not only does the author point out pitfalls that many of our actions suffer from, but he also illustrates the need for struggle and commitment if we hope to overcome the obstacles that prevent us from making our lives beautiful.
This book of short stories can serve as our consciencekeeper at a stage in the history of mankind when intolérance, aggression, violence and war threaten to lead us towards the destruction of those fondamental qualifies which make human life beautiful and worth living. »
Les illustrateurs de cinq nouvelles contenues dans ce volume sont : A. Ramachandran (Konkichi Homehill), Liu Jae-Soo (Someone), Tajima Kazuko (The Legen of the Planet Surprise), Kang Woo-Hyun (The Dinosaur of the Desert) et Tsuda Rotoh (Where Does Spring Come From ?).

25 euros (code de commande : 10156).


Le signe de patience et autres pièces du théâtre des Yuan. Traduction, introduction et notes de Li Tche-Houa. Paris, Gallimard, 1963. In-8° broché, 373 p., (collection "Connaissance de l'Orient", 18).

12 euros (code de commande : 42/62).


STAROVA (Luan) — Le temps des chèvres. Traduit du macédonien par Clément d'Içartéguy. Paris, Fayard, 1997. In-8° broché, 273 p., (collection « Littértature Étrangère »), couverture rempliée.
En quatrième de couverture :
« Ce roman de Luan Starova ne nous permet pas seulement de découvrir un grand écrivain balkanique, il nous livre une clé susceptible de nous aider à mieux déchiffrer, chez ces voisins de l'Europe du Sud-Est à la fois si proches et mystérieux, la force des traditions, jadis dans la lutte contre le joug ottoman, plus récemment dans la résistance à l'obscurantisme et à la dictature communistes.
Le Temps des chèvres évoque la période de l'immédiat après-Seconde Guerre mondiale, quand le nouveau régime, dans le souci de créer une nouvelle classe de prolétaires, demande aux bergers de quitter leurs montagnes et de venir s'installer en ville. Ainsi, un beau jour, la Grand-Place de Skopje, le Plochtad, devient toute blanche, envahie par les chèvres que les bergers refusent d'abandonner. Mais rapidement, l'euphorie tourne à la tragédie lorsque le pouvoir décide l'extermination des bêtes.
Si l'allégorie brossée par l'auteur constitue par certains côtés une roborative leçon d'espoir, elle n'en demeure pas moins avant tout une réflexion sur la dangereuse vanité des idéologies qui aspirent à façonner un « homme nouveau » et une salutaire méditation sur l'impermanence des choses en général, en particulier sur la précarité que revêt dans les Balkans ce qui paraît définitivement acquis. »

11 euros (code de commande : 7963).


[STRINDBERG]. August Strindberg l'insurgé. Notes et poèmes inédits. L'île des morts - Le paria - Des arts nouveaux. Études et commentaires sur la mise en scène et la peinture. Bruxelles, Louis Musin, 1974. In-4° broché, 63 p., illustrations.
@ Il s'agit du premier numéro de la revue trimestrielle La Fenêtre ardente.

12 euros (code de commande : 133/65).


't HART (Maarten) — La colère du monde entier. Roman.] Traduit du néerlandais par Xavier Hanotte. Paris, Belfond, 1999. In-8° broché, 358 p.
En quatrième de couverture :
« Alexander Goudveyl grandit dans les années cinquante à 't Hoofd, petit port des environs de Rotterdam. Le jeune garçon souffre de l'univers de ses parents — un couple âgé de chiffonniers, vivants portraits de l'avarice et suppôts prétendus de l'austère morale calviniste.
Souvent en proie aux tracasseries de ses camarades de classe, obsédé par l'irrationnelle certitude que, comme Moïse dans l'Exode, Dieu cherche à le tuer, Alexander trouve son seul réconfort dans la musique, qu'il apprend en autodidacte, avec un réel succès.
Un jour, un meurtre est commis dans l'entrepôt des Goudveyl. Pour Alexander, qui a entr'aperçu le mystérieux assassin et qui croit une fois encore sa vie menacée, ce fait divers — dont la police a échoué à élucider le mystère — marque le commencement d'une enquête opiniâtre qui conduira à de bien surprenantes révélations...
Tour à tour drôle ou mélancolique, ce roman d'apprentissage ne s'embarrasse d'aucune limite : réjouissante satire des excès de la foi calviniste, étude psychologique, esquisse métaphysique de la solitude de l'homme, La Colère du monde entier est aussi un passionnant polar qui maîtrise à la perfection l'art du rebondissement et du coup de théâtre. »

10 euros (code de commande : 8835).


TOIU (Constantin) — L'exclu. Roman. Traduit du roumain par Georges Barthouil et Ilinca Barthouil-Ionesco. Présentation de Georges Barthouil. Genève, Nagel, 1981. In-8° broché, 313 p., (« Ccollection Unesco d'Œuvres Représentatives »), exemplaire non coupé.
Extrait de la présentation :
« Constantin Toiu parle lui-même de son roman. Son livre, selon lui, est le fruit d'une obsession dont il voulait se libérer. C'est aussi le fruit de la patience. C'est un roman-témoignage ; aussi un roman-testament (provisoire bien sûr) ; c'est enfin un roman pour l'avenir. On comprend donc que, lieu de l'obsession et du volontarisme, c'est un foyer de signification et de chatoyante ambiguïté, car cette dernière foisonne là où on se pose des questions auxquelles personne ne peut répondre sinon nous-mêmes qui sommes sans certitude. Et le livre devient le lieu privilégié de l'interrogation, de la confession et de la solitude puisque le confesseur se dérobe. Toiu nous dit : « J'ai longtemps rêvé ce roman, au sens propre (...). Ce roman, que j'ai ruminé pendant dix ans, que j'ai écrit en trois ans, est le fruit d'une double patience : la mienne envers moi-même et celle que le temps social a envers nous tous. » Livre de patience. Livre qu'on veut remplir de signification, de gravité : « Devant bien des phrases, avant d'y mettre le point final, je songeais : mais si je meurs à présent et que cette phrase soit la dernière ?... » Il s'interroge : « Le roman comme témoignage (...) Le roman... Quelque chose de fini mais qui suggère l'infini... L'idée que la prose est un fini dans lequel entre un infini (...) La conscience, oreille immense, quelque chose qui capte, qui vous fait parler, témoigner... ». On voit quelle est l'urgence morale, le sentiment d'un devoir : témoigner comme si l'on allait mourir. Témoigner devant l'avenir et pour lui : « ... j'avais l'ambition d'être compris aussi par les lecteurs de l'an 2073, disons. Si les lecteurs de l'an 2073 me lisent sans dictionnaire et surtout sans rire, ce sera une grande victoire. Et pas tant la mienne que celle de notre langue, de notre littérature et de notre époque... »

15 euros (code de commande : 10058).


TSEPENEAG (Dumitru) — Hôtel Europa. Roman traduit du roumain par Alain Paruit. Paris, P.O.L., 1996. In-8° broché, 394 p.
En quatrième de couverture :
« Onirisme et hyperréalisme, histoire et humour font bon ménage dans ce roman aux rebondissements picaresques, où les fantasmes animaliers de Dumitru Tsepeneag accompagnent l'interminable accouchement d'un monde postcommuniste avec lequel l'Ouest rechigne à partager ses richesses.
Pourtant comme des milliers d'autres jeunes attirés par le mirage occidental, Ion s'est lancé à l'aventure. Il erre sur les chemins de traverse tracés par la plume narquoise de Tsepeneag, dans l'hôtel louche qu'est l'Europe de notre fin de siècle. Traqué par des truands moscovites et des justiciers extraterrestres, ne trouvant de repos que dans des bras pas toujours féminins, quel péché doit-il expier ? Dans quelles serres finira-t-il son voyage. En roumain, il y a un seul mot pour aigle et vautour. »

11 euros (code de commande : 7965).


TSERNIANSKI (Milos) — Ithaque. Poèmes et commentaires. Traduit du serbe par V.A. Cejovic et A. Renoue. Lausanne, L'Âge d'Homme, 1992. In-8° broché, 233 p., (collection « Classiques Slaves »), accroc au second feuillet de couverture.
En quatrième de couverture :
    « Milos Tsernianski (1893-1978), l'auteur de deux des plus beaux romans du monde – Migrations et Le Roman de Londres – fut également essayiste, publiciste, critique d'art, voyageur, poète... bref, l'un des Européens les plus accomplis de sa génération. Il est sans nul doute, par la force et la richesse de son expression, la variété de ses thèmes, la fulgurance de ses visions, le plus grand écrivain yougoslave du siècle.
   Né à Csongrad, en Hongrie, dans une famille orthodoxe serbe, Tsernianski fut incorporé à l'armée austro-hongroise durant la Première Guerre mondiale, envoyé au front de l'Est, blessé, malade... Durant ses convalescences, il rédigea le célèbre Journal de Tcharnoievitch ainsi que des poèmes qui entreront plus tard dans le présent recueil.
   Au lendemain de la guerre, Tsernianski s'installe à Belgrade, où il devient rapidement l'une des figures de proue de l'avant-garde esthétique et littéraire. En 1928, il entre dans la carrière diplomatique et suscite une vive polémique avec le premier livre de Migrations. Dans les années trente, il s'illustre dans le récit de voyage, l'essai politique et la critique esthétique. Il est attiré aussi bien par la poésie du Nord (Chez les Hyperboréens) que par la culture du Sud (Le Livre sur Michel-Ange, L'Amour en Toscane). En poste à Rome à la veille de la Deuxième Guerre mondiale, il gagne Londres dès 1941. La déception vis-à-vis du monde anglo-saxon, profiteur et froid, la misère et la nostalgie imprègnent son douloureux Roman de Londres. En 1949, il entame, dans l'exil, le Deuxième livre de Migrations. En 1953, dans une vision hallucinée, il compose d'un seul trait le bouleversant Lamento pour Belgrade. Malgré sa haine viscérale du communisme, il retourne à Belgrade en 1965 avec son épouse, et achèvera ses jours dans la ville qui aura été son phare dans la pérégrination et l'exil.
   Européen, cosmopolite, plume subtile et raffinée, Tsernianski était indissolublement lié à son peuple, à sa mystique et à son histoire. Sa poésie, en vers et en prose, musicale et insolite, a composé le plus beau témoignage sur la destinée du peuple serbe au XXe siècle.
   Les poèmes d'Ithaque sont le fruit d'un contexte et d'une époque uniques. La fureur et les souffrances de la Grande Guerre, l'ivresse d'une victoire triomphale sur les orgueilleux empires centraux, les espérances pan-yougoslaves, le pressentiment d'un âge nouveau, les prémices de l'esthétique futuriste... tout concourt ici à l'élaboration d'une poésie vive, tranchante, hyperbolique. À ce recueil dont l'inspiration fondamentale est patriotique – Ithaque étant, bien entendu, la Serbie rêvée –, l'auteur ajoutera, quelques années plus tard, d'éclairants Commentaires intégrant aussi bien les notices autobiographiques que les retours critiques sur son oeuvre sur l'esprit du temps. Ithaque, poèmes et commentaires nous offre ainsi un captivant coup de sonde dans une époque frénétique et complexe.  »

10 euros (code de commande : 13434).


UGREŠIC (Dubravka) — Dans la gueule de la vie. Nouvelles. Traduit du serbo-croate par Mireille Robin. Paris, Plon, 1997. In-8° broché, 304 p., (collection « Feux Croisés »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
« Un écrivain macho qui perd son sexe au lendemain d'une nuit d'amour, une stagiaire en chirurgie esthétique qui retrouve « l'objet » déguisé en hot-dog, un écrivain qui demande à la narratrice « prête-moi ton personnage » pour lui faire jouer une scène chaude avec le héros de son livre, ou encore une dactylo dépressive qui en écossant des petits pois se rend compte que quelque chose cloche dans sa vie, tous ces personnages inattendus traversent ce recueil avec une vitalité débridée.
L'auteur s'amuse avec eux, elle les manipule tel un marionnettiste, elle distribue les rôles dans une mise en scène pleine de brio pour parodier jusqu'à l'absurde tous les genres littéraires, du roman populaire féminin aux plus grands classiques. Elle pastiche et rend hommage à des auteurs aussi variés que Lewis Carroll et Tolstoï. »

12,50 euros (code de commande : 7516).


UNDSET (Sigrid) — Printemps. Traduit du norvégien par Elna Cornet. Paris, Club Mondial du Livre, s.d. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 367 p., exemplaire numéroté.

10 euros (code de commande : 86/67).


VASSILIKOS (Vassilis) — Z. Traduit du grec par Pierre Comberousse. Paris, Gallimard, 1969. In-8° broché, 341 p., (collection « Du Monde Entier »), couverture rempliée, jaquette.
En quatrième de couverture :
   Il y a quatre ans, les murs d'Athènes se couvraient d'innombrables Z maladroitement tracés. Z pour zei — il vit. Il s'agissait du député de gauche Lambrakis, assassiné en pleine rue à Salonique, où il venait de présider une réunion pacifiste.
Certains morts éveillent dans un peuple entier des échos si prolongés, suscitent des remous si profonds et si durables, qu'ils prennent figure de symbole. Ce fut le cas de Lambrakis. En supprimant un orateur gênant, les assassins avaient créé un héros. En lui prenant la vie, ils lui avaient conféré l'immortalité. Les 400.000 personnes qui suivirent en silence, à Athènes, le cortège funéraire étaient venues affirmer que sa volonté, sa présence restaient inaltérées. C'est pourquoi Vassilis Vassilikos, décidé à entreprendre l'autopsie de ce crime politique, choisit pour titre la lettre Z, lettre symbole de vie et de résurrection.
   Personne ne pouvait être mieux désigné pour s'attaquer à cette tâche que le jeune romancier Vassilis Vassilikos. Natif de Salonique, où il vivait récemment encore, il en connaît lés misères et les connivences. Mais surtout, il porte en lui les souvenirs terribles qui hantent cette ville, autour de laquelle se déroulait, il y a vingt ans, l'implacable lutte fratricide entre communistes et nationalistes, à la fin de la seconde Guerre mondiale.
   Fort de cette expérience vécue des lieux et des protagonistes du crime, l'auteur a entrepris l'étude minutieuse des cinq mille pages dactylographiées de l'instruction et du procès, traquant le mécanisme qui fait d'un homme un assassin et de toute une caste, ses complices.
Désireux de publier son livre en Grèce, Vassilis Vassilikos a préféré modifier les noms des principaux protagonistes. (Paru en grec en novembre 1966, Z fut interdit en avril 1967.) Nous avons tenu à respecter ce geste en maintenant les pseudonymes dans la version française.
Témoignage essentiel sur la Grèce d'aujourd'hui, Z est infiniment plus qu'une simple analyse : c'est une œuvre littéréraire, admirable, où des pages d'un lyrisme poignant nous livrent le cheminement secret des angoisses et des passions, le chant intérieur de Lambrakis, celui d'une terre tragique et d'un peuple déchiré.

7,50 euros (code de commande : 8420).


VESTDIJK (Simon) — Les voyageurs (De Kellner en de Levenden). Traduit du néerlandais par Louis Roelandt. Paris, Éditions Universitaires, 1966. In-8° broché, 328 p., dédicacé par le traducteur. On joint une belle lettre autographe signée du traducteur.

19 euros (code de commande : 5799).


[WEDEKIND (Frank)] — Lulu. Numéro de la revue Obliques. Dirigé par Lionel Richard. Nyons, Roger Borderie, 1979. In-4° agrafé, 32 p., illustrations.

10 euros (code de commande : 4732).


WENXING (Wang) — La Fête de la déesse Matsu. Traduit du chinois (Taiwan) par Camille Loivier. [Paris], Zulma, 2004. In-8° broché, 164 p.
En quatrième de couverture :
« Un garnement prétend lire l'avenir de ses camarades de classe dans les lignes de la main. Il prédit à Gao Xiaoming une mort prématurée à trente ans. Le petit garçon est accablé. Car son rêve le plus cher est d'écrire – toute une œuvre qu'il a justement prévu de ne commencer qu'à trente ans, l'âge pour lui de la maturité. Désespéré, Gao Xiaoming rallonge d'un trait de canif cette maudite ligne si avare de vie...
Dans les huit nouvelles ici rassemblées, on retrouve le regard tour à tour inquiet ou émerveillé de l'enfant, de l'adolescent puis du jeune-homme confronté à l'amour, à l'idéal, aux fêtes de l'existence. »

9 euros (code de commande : 10193).


ZANGWILL (Israël) — Les Affranchis du ghetto. Traduction de Jenny Serruys. Paris, Crès, 1923. In-12 broché, 346 p., (collection « Anglia »), couverture illustrée par L. Men.

12 euros (code de commande : 144/65).

ZANGWILL (Israël) — Les Enfants du ghetto. Traduction de Pierre Mille. Paris, Crès, 1921. In-12 broché, 356 p., (collection « Anglia »), manque à la couverture.

10 euros (code de commande : 145/65).

ZANGWILL (Israël) — Les Rêveurs du ghetto. Traduction de madame Marcel Girette. Tomes I : Un enfant du Ghetto - Joseph le rêveur - Uriel Acosta - Le polisseur de verres. Tome II : Le messie turc - Le maître du nom - La tombe anticipée - Le sauveur du peuple - Le sphinx aux primevères - Rêveurs en congrès. Tome III : Maimon le simple et Nathan le sage - Le pèlerin de Palestine - Le conciliateur de la chrétienté - Le joyeux camarade - `Had gadya - Un scribe moderne à Jérusalem - Yahveh. Paris, Crès, 1921-1923 (mention d'édition). Trois volumes in-12 brochés, 265, 411 et 227 p., (collection « Anglia »), manque à la quatrième de couverture du tome II.

Les trois volumes (complet) : 30 euros (code de commande : 146/65).


ZICHENG (Hong) — Propos sur la racine des légumes. Traduit du chinois et présenté par Martine Vallette-Hémery. Cadeilhan, Zulma, 2002. Petit in-8° broché, 171 p.
En quatrième de couverture :
« Observation des mœurs et méditation mystique, discours mondain et vocabulaire religieux, réflexion sur les rapports humains et introspection, respect de la raison comme des élans du cœur participent chez Hong Zicheng d'une philosophie issue de la fin de la dynastie des Ming. On retrouve ainsi dans ses Propos sur la racine des légumes un idéal de liberté qui n'exclut pas la quête d'une maîtrise de soi, une adhésion à la nature aussi bien qu'un art de vivre en société.
Par leur richesse et leur originalité, ces maximes parues en Chine au début du XVIIe siècle portent à un très haut degré de raffinement l'une des traditions de l'écriture chinoise. Elles sont la quintessence même de l'art lettré. Un viatique pour la sérénité. »

6 euros (code de commande : 8608).


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