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[ANDERSEN (Hans Christian)]. BÖÖK
(Fredrik) Hans Christian Andersen. Traduit du suédois par T. Hammar et
M. Metzger. Paris, Je Sers, 1942. In-12 broché, 250 p.,
illustrations hors texte, (collection « Études de
Littérature, dArt et dHistoire »).
9 euros (code de commande
: 28).
[ANDERSEN
(Hans Christian)]. STIRLING (Monica) Le cygne sauvage.
Andersen et son temps. Traduit
de l'anglais par Claude Saunier. Paris, Pauvert, 1966. In-8°
broché, 422 p., illustrations hors texte.
Table des matières
:
Prologue
: Saisons à Copenhague.
I. Enfance à Odense, 1805-1819.
II. Adolescence à Copenhague, 1819-1822.
III. Dans la classe de Meisling, 1822-1830.
IV. Premier amour, 1830-1833.
V. Premiers voyages, 1833.
VI. Le voyage en Italie, 1833-1835.
VII. Le vilain petit canard, 1835-1840.
VIII. La malle volante, 1840-1843.
IX. Le rossignol, 1843-1844.
X. Secret, mais inoublié, 1844-1845.
XI. Amour de voyage, 1846-1847.
XII. L'habit neuf de l'empereur, 1848-1849.
XIII. Le phénix, 1850-1856.
XIV. Une visite à Dickens, 1857.
XV. Du matin au soir sans après-midi,
1857-1864.
XVI. L'orage fait tourner les enseignes,
1865-1867.
XVII. La chose la plus incroyable du inonde,
1867-1870.
XVIII. Ce que racontait la vieille Jeanne,
1870-1874.
XIX. Finale, 1874-1875.
Bibliographie.
Index.
12 euros (code de commande
: 18314).
BIENCZYK
(Marek) Terminal. Roman.
Traduit du polonais par Jean-Yves Erhel avec la précieuse
complicité de Teresa Janasz. Le texte français
a été revu par l'auteur. Paris, Gallimard, 1997.
In-8° broché, 199 p., (collection « Du Monde
Entier »).
En quatrième
de couverture :
« Je vais vous raconter quelque chose, nous explique le
narrateur, c'est pour ça que je vis, d'ailleurs la plume
ne tient pas à l'os nu, et vous, c'est peut-être
pour ça que vous avez acheté ce livre, pour savoir
ce qui se passe chez les autres, et c'est magnifique, sauf que
je ne me suis rien permis de bien nouveau, moi, et que je n'ai
l'intention d'aller nulle part. Mon histoire à moi parle
d'amour, je le dis tout de suite. »
Mais dans cette histoire d'amour, la manière de manger
le yaourt est aussi essentielle que le sens métaphorique
du tango ou l'exposé philosophique consacré au
visage. Le quotidien et l'étrange y forment un couple
aussi indissociable que ces amoureux qui, dans le décor
de la plus belle ville, vivent une passion restituée ici
avec autant de force et d'intensité que si cela se produisait
pour la première fois au monde... »
10 euros (code de commande
: 10184).
BRANDYS
(Kazimier Z) Carnets. Paris,
1985-1987. [Titre original :
Miesiace 1985-1987.] Traduit du polonais par Thérèse
Douchy. Paris, Gallimard, 1990. In-8° collé, 245 p.,
bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
« Ce que je fais dans Carnets
consiste à construire une narration avec des situations,
descriptions, faits et réflexions utilisés de manière
à former un récit de la vie d'un couple. Autrement
dit, un roman avec deux héros, un fond historique, des
personnages de deuxième et de troisième plan, un
temps d'action variable. Au fond, si je voulais m'en donner la
peine, je pourrais l'écrire comme un vrai roman, à
la troisième personne, en attribuant aux personnages des
noms fictifs. Mais je ne veux pas m'en donner la peine. Et le
fait que je ne le veuille pas et que je n'écrive pas à
la troisième personne recèle l'élément
important, essentiel, que j'appelle modification de la perspective
ou déplacement du point de vue, et qui correspond probablement
à un genre nouveau d'engagement vis-à-vis de la
réalité. D'un engagement qui se manifeste par le
rejet d'une littérature générée par
la forme, non par la vie. »
12 euros (code de commande
: 12879).
La
Brise au clair de lune. "Le deuxième livre de Génie".
Roman traduit du chinois
par Soulié de Morant. Paris, Grasset, 2004. In-8°
broché, 364 p., illustrations, (collection « Les
Cahiers Verts », n° 57), bel exemplaire non coupé.
Fac-similé de l'édition originale publiée
en 1925.
Introduction :
« Ce roman est à la fois
l'un des plus anciens et l'un des plus célèbres
de la Chine. Tous les lettrés assurent qu'il fut écrit
sous la dynastie Yuann (1277-1348). Mais un passage (au début
du chap. XVII) mentionne un Bureau d'astronomie sous le titre
de Tsrinn tiènn Tsiènn qu'il reçut
pour la première fois sous les Ming (1348-1662). Le roman
aurait donc été remanié vers la fin du XIVe
siècle.
Malgré son antiquité, le style
est celui de nos jours. Les murs et les idées sont
ce qu'elles étaient jusqu'à ce que la Révolution
de 1911 vînt tout bouleverser.
Rappelons qu'en dehors des romans grecs, la
première uvre européenne d'observation et
d'imagination, qualifiée de roman, est l'Astrée
que H. d'Urfé publia en 1610.
L'auteur est connu seulement par le pseudonyme
de Ming-tsiao tchong-jenn qui signifie littéralement « l'intermédiaire
de la Doctrine Célèbre » ; et aussi,
par une allusion connue, « le fils non titré
d'un prince ». On ignore tout de lui. Aucune autre
uvre n'est signée du même pseudonyme.
Ce fait n'est pas isolé. Les uvres
antonymes sont rares en Chine. C'est que les Chinois, pourtant
passionnés antiquaires, se sont rarement intéressés,
dans une uvre littéraire, à ce qui n'était
pas l'uvre elle-même. Peu leur importe l'auteur :
beaucoup d'ouvrages ne sont même pas signés. Peu
leur importe l'époque : le nom de la dynastie régnante
leur suffit.
Les belles-lettres, là-bas, doivent
briller par elles-mêmes d'une splendeur éternelle,
sans s'aider de ce respect que le passé toujours inspire,
sans s'orner faussement de la gloire acquise par l'auteur lui-même.
La vraie beauté, ainsi, se dégage, et n'entraîne
rien avec elle. Les uvres médiocres tombent et disparaissent.
Ajoutons que, jusqu'en 1914, il n'y avait ni droits d'auteur
ni droits d'éditeur.
En plus de son titre : Fong-yue tchoann
« Traditions de la brise au clair de lune »,
formule poétique qui veut dire « Une histoire d'amour
», ce roman est encore connu sous les titres de : Rao
tsiou tchoann « traditions d'un couple parfait »
; et de : Ti erl tsraé dze chou « Le Deuxième
Livre de génie », dans la célèbre
collection des meilleurs romans et pièces de théâtre
commencée dès 1644 par l'éditeur lettré
Tsinn Cheng-trann qui fut décapité en 1662, à
l'âge de 35 ans, pour la véhémence de ses
opinions. Ces tsraé dze chou « Livres de
génie » sont maintenant au nombre de dix.
II y a bientôt deux siècles, des
adaptations plus ou moins lointaines avaient été
faites de ce roman.
Vers 1750, en effet, Sir Thomas Percy, évêque
de Dromore, découvrit à Canton un ancien manuscrit
portugais donnant une traduction libre de la quatrième
partie de l'ouvrage. Il la traduisit en anglais, demandant à
un Écossais, Wilkinson, qui résidait alors à
Canton, de lui donner un aperçu des trois premières
parties. Le tout fut publié à Londres, en 1761,
sous le titre : « The pleasing union ».
Cette version libre fut traduite en allemand
par de Murr, et publiée à Leipzig en 1766 sous
le titre « Hau Kiou choan ».
Un inconnu la traduisit de l'allemand en français,
et la publia, sous le même titre, la même année
1766, à Lyon.
Une refonte de style fut faite en anglais par
Davis, en 1829 et publiée à Londres comme «
The Fortunate Union » (2 vol.).
Cette seconde version fut traduite de l'anglais
en français par Gaillard d'Arcy et publiée à
Paris en 1842 sous le titre « Hao Khieou Tchouan, ou la
Femme accomplie ».
Ma traduction est donc la première faite
directement du chinois en français, avec tous les poèmes.
Les illustrations sont reproduites de celles que dessina au XVIe
siècle Ts'iou Yng (Che-tcheou), le plus célèbre
peintre de la dynastie Ming.
J'ai dû cependant couper, ça et
là, des répétitions de mots et de phrases,
et quelques longueurs, nécessaires en chinois, mais lassantes
en français. »
15 euros (code de commande
: 50002).
CHENG
(A) Chroniques. Traduit
du chinois par Noël Dutrait avec la collaboration de Liliane
Dutrait. La Tour d'Aigues, Éditions de l'Aube, 1992. In-8°
broché, 141 p., (collection « Regards Croisés
»).
En quatrième
de couverture :
« Depuis les États-Unis, A Cheng lance un regard
ironique et acerbe sur ses contemporains tels qu'il les a observés
pendant la période troublée de la Révolution
culturelle et les années qui ont suivi. Le fait politique,
la réalité sociale, les relations entre les êtres
humains sont évoqués en filigrane dans ces brèves
Chroniques. Dans une écriture qui saisit la réalité
sur le vif, A Cheng examine à la loupe des détails
insignifiants de la vie quotidienne, des habitudes, des tics
imperceptibles pour dresser un portrait aigre-doux des Chinois.
»
7 euros (code de commande
: 8438).
COSIC
(Bora) Le rôle de ma famille dans la révolution
mondiale. Roman. Traduit
du serbo-croate par Mireille Robin. Paris, Robert Laffont, 1995.
In-8° broché, 165 p., (collection « Pavillons
»), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
« Le narrateur un petit garçon de dix ans
nous donne sa vision de la Seconde Guerre mondiale et
de la révolution qui l'a suivie en racontant par le menu
la vie de sa famille. Une mère défaitiste, un père
alcoolique, un grand-père sceptique, un oncle coureur
de jupons et deux jeunes tantes qui rêvent devant les photos
de Tyrone Power font de leur mieux pour surmonter les tracas
domestiques qu'engendre la guerre, puis ceux qu'apporte la révolution
à laquelle ils aimeraient, pourtant, emboîter le
pas.
Hélas, après les réjouissances arrive le
désappointement le nouveau pouvoir conteste à la
famille son rôle dans la révolution et l'oblige
à quitter son vaste appartement pour une seule pièce
que les amis bientôt désertent...
En humoriste inspiré, utilisant le style des rédactions
d'école primaire, Cosic a réussi un tour de force
: dire en un raccourci kaléidoscopique, fait de dialogues
pleins de verve et de scènes à la Chaplin, l'essentiel
d'une époque qui, en même temps que l'ivresse du
grand changement, apportait le chaos total et la peur. »
10 euros (code de commande
: 8794).
DE
WINTER (Leon) La faim de Hoffman. Roman. Traduit du néerlandais par Philippe
Noble avec la collaboration de Daniel Cunin. Paris, Seuil, 1996.
In-8° broché, 296 p., jaquette, exemplaire à
l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
« En 1989, peu avant la chute du régime communiste,
Felix Hoffman est nommé ambassadeur des Pays-Bas à
Prague. C'est le couronnement tardif d'une carrière en
dents de scie : Hoffman, diplomate au langage peu diplomatique
et au comportement flamboyant, n'est pas très bien vu
de son ministère. Mais l'ambassadeur est surtout un homme
éprouvé par la vie. Juif, il a été
séparé de ses parents pendant la guerre et ne les
a jamais revus. Et le fragile bonheur qu'il a reconstruit sur
ces ruines a été brutalement anéanti : ses
deux filles. Esther et Mirjam, sont mortes à quinze ans
de distance, l'une de leucémie, l'autre d'overdose. Dans
la solitude de sa résidence, Hoffman passe ses nuits d'insomniaque
à finir les buffets des réceptions et à
lire des passages du Traité de la réforme de
l'entendement de Spinoza. Qu'espère-t-il encore ?
Du philosophe, une révélation tardive du sens de
la vie, et d'une femme improbable, d'ultimes instants d'amour.
Au moment où Hoffman s'installe à Prague, un touriste
californien boulimique et obèse. Freddy Mancini, visite
la ville. Une nuit, en quête de hamburgers, il assiste
par hasard à l'enlèvement d'un de ses compatriotes
par ce qui semble bien être les services secrets. Ainsi
un blanchisseur de San Diego, un garagiste du Wisconsin, un ambassadeur
des Pays-Bas, son épouse, et une troublante journaliste
de Rude Pravo seront-ils entraînés dans les
derniers soubresauts d'une guerre froide à l'agonie, acteurs
tragiques et dérisoires de la « fin du vingtième
siècle ».
Dans un récit construit avec brio et mené à
train d'enfer, Leon de Winter mêle avec une belle assurance
les palpitations d'un roman d'espionnage, l'émotion d'un
drame humain et la subtilité d'une quête métaphysique.
»
10 euros (code de commande
: 8786).
GHITANY
(Gamal) Le livre des illuminations. Roman présenté, traduit de l'arabe
(Égypte) et annoté par Khaled Osman. Paris,
Seuil, 2005. In-8° broché, 874 p., jaquette.
En quatrième
de couverture :
« De retour d'un voyage hors d'Égypte, le narrateur
apprend que son père est décédé durant
son absence; c'est l'occasion pour lui, après une période
de tourments, de se pencher sur ce que fut la vie de cet homme
modeste et digne, à l'occasion d'un long périple
intérieur. Déféré devant le Divan,
instance mystique qui régit les destinées du monde,
il reçoit l'autorisation de voyager en illumination, c'est-à-dire
de balayer les lieux et les époques en assistant à
diverses manifestations surnaturelles. Il a ainsi l'occasion
d'incarner des personnalités relevant d'autres temps,
de visionner des événements qu'il n'a pu vivre
dans son existence terrestre, ou encore de dialoguer avec des
êtres animés ou inanimés. Écrit dans
une langue à la fois simple et somptueuse, Le Livre
des illuminations est un chef-d'uvre par son invention
d'une forme romanesque spécifiquement arabe, à
la fois autobiographie poignante et conte polyphonique explorant
les méandres de l'âme égyptienne. »
20 euros (code de commande
: 10019).
GOMBROWICZ
(Witold) Les envoûtés. Roman traduit du polonais par Albert Mailles
et Hélène Wlodarczyk. Paris, Stock, 1977. In-8°
broché sous jaquette un peu défraîchie, 364 p.,
(collection « Le Cabinet Cosmopolite - Stock-Est »),
épuisé.
En quatrième
de couverture :
Ectoplasmes maléfiques, héroïnes
fatales, mages secourables, rivaux sordides, hobereaux décadents,
mères sensibles, beaux ténébreux ou savants
ingénus, aucun ingrédient du genre ne manque à
la fantastique alchimie qui s'élabore à l'entour
des murailles maudites de Myslocz. À une virtuosité
frénétique s'ajoutent une sincérité,
une passion pour le sujet qui le hissent au rang des plus évidents
chefs-d'uvre de la sombre galerie du roman d'épouvante.
Fascinante rencontre de la mythologie gothique et d'une des plus
fortes personnalités du roman contemporain européen.
Le génie de Gombrowicz bouleverse et
transfigure la donnée traditionnelle. Au mythe d'une féodalité
assouvissant ses fantasmes et savourant ses poisons il substitue,
avec une superbe désinvolture, sa propre légende:
immaturité, dédoublement, amour-haine, répulsion,
possession, et culpabilité.
... C'est avec les plus âpres pages
des Hauts de Hurlevent que Les Envoûtés
voisinent par leur farouche grandeur, et avec Le Manuscrit
trouvé à Saragosse, par leur inlassable et
aérienne imagination.
10 euros (code de commande
: 14382).
HAMSUN
(Knut) La faim. Illustration
de Paul Bour. Paris, Jonquières, 1927. Voir la
description complète sur la page des Éditions
Jonquières.
IBRAHIM
(Sonallah) Turbans et chapeaux. [Titre original : al-'Imâma wa al-qubba'a.]
Roman traduit de l'arabe (Égypte) par Richard Jacquemond.
Arles, Actes Sud, 2011. In-8° collé, 277 p.,
(collection « Mondes Arabes »), exemplaire
en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Ce roman se présente comme un récit
parallèle à la chronique de l'historien Jabarti,
témoin oculaire de la conquête de l'Égypte
par Bonaparte en 1798. Il serait l'uvre d'un jeune disciple
possédant quelques rudiments de français qui vont
lui permettre d'être recruté à l'Institut
d'Égypte, en tant que sous-bibliothécaire. Il peut
ainsi fréquenter des Français, observer de près
leurs murs, s'informer de leurs idées. Il note ce
qu'il voit et entend d'un ton généralement neutre,
parfois amusé, et n'hésite pas à consigner
ses émois amoureux. On apprend ainsi qu'une Française
et pas n'importe laquelle puisqu'il s'agit de Pauline
Fourès, la maîtresse de Bonaparte !
lui a accordé ses faveurs. Cependant, copiste et informateur
de Jabarti, il est aussi au courant de tout ce qui se passe en
Égypte, et ne manque pas de dénoncer les crimes
commis par les mamelouks et les Ottomans, ou les compromissions
des grands « turbans » locaux.
Roman historique, Turbans et chapeaux
n'en reste pas moins une uvre d'une brûlante actualité.
Écrit lors de l'invasion américaine de l'Irak,
il explore, avec la vigueur qui a fait la renommée de
Sonallah Ibrahim, l'histoire des relations orageuses entre les
Arabes et l'Occident depuis deux siècles.
12 euros (code de commande
: 18045 - vendu).
[IBSEN]. LUGNÉ-POE
Ibsen. Paris, Rieder, 1936. In-8°
broché, 103 p., planches hors texte, (collection «Les
Maîtres des Littératures»).
13 euros (code de commande : 6052).
KIERKEGAARD (Sören)
Le journal du séducteur. Traduction de Jean-J. Gateau.
Avant-propos de Georges Perros. Paris,
Le Club Français du Livre, 1962. In-8° sous
reliure et Rhodoïd d'éditeur (maquette de Jacques
Daniel), XV + 238 p., (collection « Romans »,
n° 278), exemplaire numéroté et à l'état
de neuf.
20 euros (code de commande
: 7976).
Kin Ping Mei ou La merveilleuse histoire de Hsi Men avec
ses six femmes. Version française de Jean-Pierre Porret.
Paris, Guy Le Prat, 1949. In-12 broché, 309 p.
10 euros (code de commande
: 468).
KONWICKI
(Tadeusz) Roman de gare contemporain. Roman. Traduit
du polonais par Maryla Laurent. Paris, Robert Laffont, 1994.
In-8° broché, 230 p., (collection « Pavillons
- Domaine de l'Est »), exemplaire à l'état
de neuf.
En quatrième
de couverture :
« Au lendemain d'une soirée trop arrosée,
le narrateur l'auteur luimême est réveillé
par des policiers qui l'accusent de meurtre. Dans sa chambre
gît, en effet, le corps d'une jeune femme. Serait-ce Véra,
sa conquête de la veille ? Le héros, pourtant, a
la certitude de ne pas l'avoir. tuée.
Arrêté, libéré, incapable de comprendre
ce qui lui arrive, il va s'efforcer de tirer au clair ce malentendu.
Mais son enquête n'aboutit qu'à la découverte
d'étranges virus, dont il se serait cru préservé.
Ce roman, dans sa légèreté, révèle
l'aspect confus et absurde de la réalité. Il pourrait
n'être qu'une parabole d'un grotesque grinçant ;
c'est avant tout un roman du désespoir, où les
failles que l'effondrement du communisme a provoquées
font vaciller une société : trafics et magouilles,
intrusion de la drogue, activisme des slavophiles, reconversion
des anciens indics de la Sûreté, impossibilité
de se définir dans un magma qui empêche toute forme
d'individualité.
Toujours attentif à ce qui l'entoure, Konwicki réussit
à saisir dans son uvre ce que voudrait ignorer la
vision commune : l'ère de l'après communisme a
bien du mal à s'ouvrir car l'Europe tout entière
souffre d'une même difficulté à trouver un
nouvel élan. »
11 euros (code de commande
: 7562).
LIEOU
NGO L'Odyssée de Lao Ts'An. Traduit du chinois par Cheng Tcheng. Avant-propos
de Jacques Reclus. Paris, Gallimard, 1964. In-8° broché,
280 p., (collection « Connaissance de l'Orient »,
n° 19).
En quatrième
de couverture :
« Né dans une famille
lettrée en 1854, Lieou Ngo, ou Lieou T'ie-yun, refusa
de passer les examens et s'adonna au négoce, à
la technique. En 1880, on lui confia les travaux du Fleuve Jaune ;
il réussit à lutter contre les inondations périodiques.
Il refusa pourtant les honneurs qu'on lui proposait. En 1894,
on le trouve aux Affaires Étrangères, où
il encourage la construction du chemin de fer reliant Pékin
au bas Yang Tseu. De ses deniers, il offrit à Nankin le
terrain du terminus. Durant la guerre des « Boxers »,
en 1900, il achète à vil prix les stocks de riz
qui en principe étaient propriété de l'empire
mandchou, et les fait distribuer à la population affamée.
Voilà quelques traits du caractère de l'homme qui,
en 1903-1906, dans les dernières années de la dynastie
mandchoue, compose L'Odyssée de Lao Ts'an. Curieux
personnage, aussi porté vers la réforme d'un empire
vermoulu que vers le maintien de certaines traditions chinoises.
Profondément chinois en ceci, en tout cas que sa vie intellectuelle
et morale s'ordonne selon des valeurs qu'il emprunte aussi bien
au Bouddha qu'à Confucius et au taoïsme. Yuan Che-kai,
son ennemi, qui deviendra le premier président de la République
chinoise et qui voudra rétablir l'Empire à son
profit, fait en 1908 déporter au Turkestan un homme entre
tous indépendant, et le plus grand des écrivains
de son époque. Il mourra en exil, à Ouroumichi,
en 1909.
Dans cette Odyssée de Lao Ts'an,
un homme intelligent et libre fait un tableau de la vieille Chine
corrompue devant laquelle il ne peut dissimuler son angoisse,
attaché qu'il est à certaines traditions. Pour
comprendre le communisme chinois, et contre quoi il réagit,
chaque Français devrait lire L'Odyssée de Lao
Ts'an. »
12 euros (code de commande
: 13416).
MELNIK
(Jaroslav) Les parias d'Éden. Traduit du russe par Christophe Glogowski. Paris,
Laffont, 1997. In-8° broché, 138 p., (collection «
Pavillons »).
En quatrième
de couverture :
« Peut-on s'éprendre d'amour tendre pour une truie
au point d'en faire la douce compagne de sa vie ?
Peut-on consommer le corps de sa fiancée selon les recettes
de cuisine soigneusement élaborées par l'intéressée
elle-même, ou vivre une relation coupable avec sa mère,
sa sur et sa fille... sans se priver pour autant d'une
petite place au paradis ?
Au jardin d'Éden, l'auteur rencontre six personnes qui,
toutes, ont goûté à un fruit défendu.
Se réfugiant dans la déviance et la transgression
des tabous, elles ont ainsi échappé aux souffrances
de l'existence. Mais ont-elles échappé au poids
de leurs actes ? Et qu'est-ce que le Bien et le Mal quand les
limites de la liberté offerte par Dieu aux hommes sont
si imprécises ?
Armé d'une solide dose d'humour et de tendresse face aux
désordres de la nature humaine, Jaroslav Melnik nous entraîne
dans six contes immoraux, ou six récits philosophiques,
d'une rare liberté. »
10 euros (code de commande
: 7956).
[MICKIEWICZ (Adam)].
Adam Mickiewicz 1798-1855. Hommage de l'Unesco à l'occasion
du centième anniversaire de sa mort. Paris, Unesco
- Gallimard, 1955. In-12 broché, XII + 277 p., illustrations
hors texte, jaquette, cachets.
13
euros. (code de commande : 83/59).
MILOSZ (Czeslaw) Visions de la baie de San Francisco. Traduit du polonais par
Marie Bouvard. Paris, Fayard, 1986. In-8° broché,
228 p.
7,50 euros (code de commande : 6065).
MYRDAL
(Jan) Enfance en Suède. Récit traduit du suédois par Marc
de Gouvenain et Lena Grumbach. Arles, Actes Sud, 1988. In-8°
broché, 232 p., (collection « Lettres Scandinaves »),
ouvrage indisponible au catalogue de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
« Fils d'universitaires renommés,
Jan Myrdal raconte de quelle manière il fut traité
dans son enfance par des parents qu'obnubilait une brillante
carrière intellectuelle. Son père le méprisait
et se moquait de ses disgrâces. Sa mère, psychologue,
tenait le relevé exact des gestes et attitudes de ce garçon
qu'elle pensait attardé... En Suède, l'autobiographie
que voici a suscité une vive émotion. Jan Myrdal
est un observateur réputé des questions politiques :
on ne l'attendait pas sur un terrain si personnel. Or, au-delà
de son propre cas, il dénonce avec une impitoyable rigueur
les manquements des sociétés éclairées,
et révèle l'aveuglement d'une classe qui honore
l'esprit en lieu et place de l'affectif. L'enfance, note
ici Jan Myrdal, est une honte profonde qui demeure longtemps :
comme si de quelque indignité il lui fallait aujourd'hui
se délivrer. Sans doute est-ce pourquoi il a pris sur
lui, après cinquante ans de silence, d'être enfin
celui par qui le scandale arrive. »
9 euros (code de commande
: 11816).
NAKAGAMI
(Kenji) Mille ans de plaisir. Roman. Traduit
du japonais par Kan Miyabayashi et Véronique Perrin. Paris,
Fayard, 1988. In-8° broché, couverture rempliée,
286 p., petit accroc au dos, ouvrage épuisé au
catalogue l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
« Six récits composent ces Mille ans de plaisir
cette « extase millénaire »
où mille renvoie à « des milliers, des millions
d'années », et où le plaisir signifie à
la fois volupté et toutes les joies, liesses collectives
ou béatitude de l'âme , non à
la façon d'épisodes successifs, mais comme autant
de cercles qui tracent, hors du temps mesurable, dans la mémoire
d'une vieille accoucheuse qui a vécu cent « et même
mille ans », un espace de répétition où
chacun des six héros accomplit le même parcours
qui le conduit à la mort précoce. Mais toute cette
histoire n'est peut-être qu'un « rêve »
sans âge, rêvé par une fleur un soir d'été.
Une même erreur tient les six héros, tous issus
du clan Nakamoto : c'est l'ombre de la mort, leur lien avec l'autre
monde qui, pour la mère Oryù, se lit clairement
dans leurs actes accouplements bestiaux, vols,
meurtres, rêve de fonder un monde nouveau
marqués par la même intransigeance. Tous veulent
faire flamber la vie, la consumer, et n'ayant pas la lâcheté
de s'épargner, ils ont l'innocence de l'enfant. »
12 euros (code de commande
: 7514).
NAKAGAWA
(Yoichi) Les longues années. (Ten no yugao). Roman. Traduit du japonais
par M.R. Fukuda. Paris, Denoël, 1952. In-12 broché,
153 p., exemplaire en bon état bien muni de sa jaquette
illustrée.
Sur la jaquette :
« Le héros des Longues années aime
une femme mariée et, sans doute, en est aimé. La
jeune femme, de sept ans son aînée, se refuse à
lui par fidélité conjugale. Ils se rencontrent
à cinq reprises au cours de leur vie et cinq fois, volontairement,
s'arrachent l'un à l'autre.
Comment cette inclination de plus en plus éperdue se nourrit
et s'enivre d'elle-même, malgré l'interdit des usages,
de l'opinion publique, de la morale, de l'impérieux honneur,
c'est ce qu'on verra dans ce récit d'admirable tenue où
la pureté s'allie à la ferveur.
ainsi, pour la première fois peut-être, nous pourrons
suivre, jour par jour, tout au long de cette crise révélatrice,
la pensée et les sentiments d'un homme jaune.
Un forme merveilleusement dense et dépouillée donne
toute sa valeur à cette confession frénétique
qui met aux prises la dignité japonaise, héroïque
jusqu'au sacrifice, ardente jusqu'à la consomption, avec
le plus ancien, le plus enraciné, le plus universel des
sentiments humains. »
13 euros (code de commande
: 9085).
NOOTEBOOM
(Cees) Le Jour des Morts. Roman
traduit du néerlandais par Philippe Noble. Arles, Actes
Sud, 2001. In-8° collé, 367 p., (collection « Lettres
Néerlandaises »).
En quatrième
de couverture :
« Après laccident davion
qui emporta sa femme et son fils, Arthur Daane a quitté
Amsterdam pour sétablir à Berlin. Caméraman,
documentariste, cet homme-images est un nomade qui capture, au
détour de ses promenades berlinoises, lombre du
passé. Hanté par lindicible mémoire
des lieux, il observe le monde à travers le voile de sa
douloureuse solitude. Et la ville, si profondément ancrée
dans lHistoire, recompose ses regards.
Cest ainsi, dans cet état dâme
et desprit, quil croise Elik Orange. Attiré
par cette silhouette, cette aura, cette ombre, Arthur retrouve
enfin la voie du désir. Elik soffre à lui
puis se dérobe pour finalement lattirer dans la
lumière aveuglante de lEspagne
Ce livre est un roman damour pour une
femme inaccessible et pour une autre à jamais disparue.
Mais cest aussi le livre du Temps et de la mélancolie.
Dans une langue superbe, Cees Nooteboom lance ses personnages
bien au-delà de leur destin individuel et les inscrit
ainsi au cur des véritables enjeux de la littérature. »
10 euros (code de commande
: 11557).
O-OKA (Shôhei)
Les feux. Traduit du japonais par Selichi Motono. Paris,
Club des Éditeurs, 1957. In-8° sous reliure et Rhodoïd
d'éditeur (maquette de Jacques Darche), 204 p., exemplaire
numéroté sur alfa d'Avignon en parfait état.
10
euros (code de commande : 87/58).
PA KIN
Nuit glacée. Traduit du chinois par M.-J.
Lalitte. Préface d'Étiemble. Paris, Gallimard,
1978. In-8° broché sous jaquette, 327 p., (collection
« Du Monde Entier »).
En quatrième
de couverture :
Nuit
glacée fut
publié en 1946, sous la tyrannie de Tchang Kaï-chek,
et ce n'est qu'à la libération, dès 1949,
que Pa Kin sera condamné en fait au silence. Le livre
fut jugé trop pessimiste, sans doute. De fait, il faut
peut-être remonter au Huysmans d'En ménage
ou d'À vau-l'eau pour retrouver un écrivain
qu'inspira si fort la quotidienneté dans ce qu'elle a
de plus noir.
L'action se passe dans la cité surpeuplée
de Tchonngking, où les protagonistes ont trouvé
refuge devant l'avance des Japonais et où ils tentent
de vivre d'une vie précaire, déchirée de
surcroît par les mouvements de panique et d'espoir qu'engendrent
les faux bruits de l'arrière et dominée par la
certitude de vivre en tout cas les derniers moments d'une société
moribonde. Image de la condition misérable faite aux intellectuels
par les agents du Kouo-min-tang, Shüenn, le héros
humilié, corrige des épreuves pour un salaire de
famine dans le monde terrifiant d'une bureaucratie dont tous
les rouages sont faits de soupçon, de brimades et de hargne.
Gravement malade, faible et bon, il assiste impuissant au conflit
de générations, d'une brutalité inouïe,
qui se développe dans son propre foyer entre sa mère,
« belle-mère » à l'ancienne,
et sa jeune femme. Seul personnage porteur d'espoir, celle-là
finira par sacrifier ses attachements à la fragile possibilité
de dignité qu'elle aperçoit dans une « modernité »
dont elle cherche partout des signes. Elle abandonne sa famille.
Tels sont les éléments principaux d'un récit
traité avec une rare sensibilité par un écrivain
attentif et discret qui donne vie et présence à
tout ce qu'il touche. Tout y est juste et profond, amer et aigu
à la fois. Et c'est la réalité d'une Chine
qui ne date que d'hier, mais aujourd'hui totalement disparue
comme depuis des siècles, qui nous est restituée,
pour notre étonnement, par ce roman simple et beau.
10 euros (code de commande
: 15592).
La
Poésie japonaise. Anthologie des origines à nos
jours. Choix, préface
et traduction par Karl Petit. Paris, Seghers, 1959. In-8°
sous cartonnage, jaquette et Rhodoïd d'éditeur, 250
p., illustrations hors texte, (collection « Melior »).
Sur la couverture :
L'ancien Japon : Période de Yamato
- Période de Mara. Période de Heian. L'époque
féodale : Période de Kamakura. Période
de Hambokucho et de Morumachi. L'époque contemporaine
: L'Ère Meiji - L'Ère Taisho - L'Ère Showa.
Hitomaro - Akahito - Okura - Tabito - Yakamochi
- Narihira - Tsurayuki - Basho - Buson - Issa - Shimazaki Toson
- Kithara Hakushu - Kawaji Ryuko - Miki Rofu - Sakutaro - Saito
Mokichi - Nakano Shigeharu - Miyoshi Tatsuji et 130 poètes
japonais classiques et modernes.
15 euros (code de commande
: 13481).
REBULA
(Alojz) Demain le Jourdain. Traduit
du slovène par Zdenka timac. Paris, Éditions
du Cerf, 1997. In-8° broché, 484 p., trace de pliure
à un coin.
En quatrième
de couverture :
« Absalom, fils de Jéhu, aurait pu rester toute
sa vie un scribe zélé du temple d'Akhet, Am, à
la frontière de l'Egypte et de la Lybie. Il y menait une
vie un peu vide mais plus heureuse que celle des Hébreux
qui avaient les pieds dans la glaise des briqueteries du pharaon.
Merneptah. L'arrivée de l'équipage de la poste
change son destin quand il lui apprend la fuite de nombreux Israélites
: ceux-ci ont traversé la mer Rouge et les chars égyptiens
lancés à leur poursuite ont été défaits.
Lui, l'homme de l'écriture, va tout quitter pour rejoindre
cette Terre promise dont il a si longuement rêvé
et pour laquelle il se sent pris d'une inébranlable passion.
L'exode dura quarante ans selon la Bible. On en comprend mieux
les raisons en suivant les pas d'Absalom et ceux de son fils
Elidad. La nostalgie de l'Égypte et de la sécurité
d'un emploi servile mais nourricier travaille longtemps les esprits.
Elle est aussi à l'origine du complot de Mardochée
et des « Fils de l'Alliance » contre Moïse,
le « Fils du fleuve ». Le veau d'or et le bouc émissaire
divisent ceux qui n'ont pas encore compris la puissante liberté
que leur proposent la Loi et l'amour (surtout celui d'Absalom
pour Léa). Le campement des Israélites, avec le
nom de ses rues à l'enseigne des « dix Paroles »,
est lui-même le lieu d'un cheminement aventureux vers la
Terre promise.
Après de multiples rebondissements, un long séjour
par la Crète, île dominée par le culte du
taureau marquera plus fortement la rupture entre une terre païenne
stérile et « la terre où coulent le lait
et le miel », au-delà du Jourdain. »
13 euros (code de commande
: 9376).
RICHTER
(Sylvie) Second adieu. Roman.
Traduit du tchèque par
Nathalie Zanello-Kounovsky. Paris, Gallimard, 1999. In-8°
broché, 165 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième
de couverture :
« Rome, fin des années soixante-dix : après
avoir quitté Prague, où son père a disparu
dans les prisons du régime communiste, Marie tente de
refaire sa vie dans une communauté. Elle partage un grand
appartement avec Thomas, écologiste avant l'heure, poète
et homosexuel, et Anne, qui ne sait pas qui est le père
de son enfant et qui finira par partir dans une secte au Brésil,
et son lit avec Mels (qui s'est inventé ce prénom
en honneur de Marx, Engels, Lénine et Staline), révolutionnaire
exalté qui rêve d'envoyer tout le monde en camp
de rééducation, y compris la mère de Marie.
Marie entretient aussi une correspondance amoureuse avec Paul,
un ami de son père resté à Prague, qui sous
prétexte de lui adresser ses publications scientifiques
essaie d'écrire son autobiographie.
Plus tard, Jean, autre Tchèque en exil et compagnon de
Marie, tâchera de raconter la vie de la femme qu'il aime
: « J'ai ici quelques biographies de Marie, la biographie
de notre fils et la mienne propre, plus un nombre certain, à
savoir changeant, d'alter ego. Rien que des histoires intéressantes.
»
Sous forme d'un récit éclaté où plusieurs
narrateurs prennent tour à tour la parole, Second adieu
est un roman sur une génération désemparée,
sur la désillusion des utopies et sur l'exil. Mais Richter
sonde surtout très profondément la tragédie
de l'enfermement et décrit avec force la privation de
liberté en Europe centrale avant la chute du Mur. »
9 euros (code de commande
: 7529).
RICHTER
(Sylvie) Topographie. Roman.
Traduit du tchèque par
Nathalie Zanello-Kounovsky. Paris, Gallimard, 1995. In-8°
broché, 149 p., (collection « Du Monde Entier »),
ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
« Rien de plus simple que le départ en vacances
d'une famille hautement fantaisiste qui doit quitter la Tchécoslovaquie,
traverser la Hongrie, puis la Yougoslavie jusqu'à la mer.
L'escapade sera simplement soumise aux aléas d'un voyage
dans les pays de l'Est, au temps encore du communisme, où
un petit déjeuner familial s'obtient en échange
d'une chemise en nylon. Chacun évoque ses souvenirs :
le grand-père prisonnier de guerre et fusillé en
Allemagne, l'acquisition d'un vibromasseur, la vente ratée
d'un tableau de Dürer qui n'était qu'une vulgaire
copie. On croise des touristes français et allemands,
un écrivain américain qui tambourine sur une machine
à écrire posée sur le toit d'une jeep amphibie.
Mais voilà que ce périple est suspendu aux voyages
de deux exilés : Antonin, qui part de New York, traverse
la Belgique pour retrouver, à Cologne, un ami qui vient
de rentrer à Prague... Et Anatolij Antonov qui arrive
de Moscou à Rome, où il doit annoncer que l'empire
soviétique menace le monde, mais on est samedi soir et
les Romains dînent...
Le voyage vers la mer peut-il avoir lieu s 'il dépend
de tant d'autres destinées, s'inscrit désormais
dans une si large topographie, et si la famille n'arrive même
pas à se réunir autour d'une table ? »
10 euros (code de commande
: 7528).
RYLSKI
(Eustachy) Le Retour. Traduit
du polonais par Robert Bourgeois. Montricher, Noir sur Blanc,
1996. In-8° broché, 251 p., exemplaire du Service
de Presse.
En quatrième
de couverture :
« Il y a la main tendue d'un père à son fils
et, quelques années plus tôt, celle d'un autre père
à un autre fils. Dans les deux cas, un mur d'incommunication,
un gouffre d'indifférence ou d'incompréhension.
Il y a aussi, d'un côté, cinq années de violence
en Russie, de 1915 à 1920, avec leurs atrocités
infligées, subies ou observées, et, de l'autre,
une simple journée, celle du difficile retour au pays
et à la vie civile.
Entre ces deux plateaux d'une balance déséquilibrée,
il y a l'évocation des quatre générations
de Rogoyski qui, partis de rien, avec une insolente bonne santé,
ont acquis un immense domaine terrien au grand dam de la noblesse
polonaise locale.
Pour relier le tout, il y a la futilité de la guerre et
de la mort, le dérisoire de la vie et de la paix, l'inanité
de toute entreprise, l'atavisme d'une schizophrénie rampante.
Avec, pourtant, la volonté explosive de chaque Rogoyski
de se réaliser pleinement.
Les retours ne sont pas seulement géographiques ou spatiaux
: ils finissent toujours par déboucher sur l'intemporalité
du retour à soi-même. « D'une manière
ou d'une autre, nous revenons tous », dit un personnage.
Ce à quoi répond un autre, comme en contrepoint
: « Il n'y a pas de retour si on ne vient de nulle part.
» C'est bien entre ces deux constats apparemment inconciliables
qu'oscille le mystère du présent ouvrage, tour
à tour cruel, feutré, serein, impitoyable comme
une démonstration mais émouvant comme une saga.
»
11 euros (code de commande
: 7962).
La Saga de Gunnlaug. Langue de
serpent. Traduite de l'ancien
islandais par F. Wagner. Bois originaux de V. Stuyvaert.
Gand, Éditions du Lynx, 1925. Petit in-8° broché,
[90 p.], un des 500 exemplaires numérotés sur papier
de Tai-Wan « genre Japon ».
35 euros (code de commande
: 104/63).
SELENIC
(Slobodan) Meurtre avec préméditation.
Roman. Traduit du serbe
par Gojko Lukic et Gabriel Iaculli. Paris, Gallimard, 1996. In-8°
broché, 235 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième
de couverture :
« Meurtre avec préméditation évoque
les destins, écrasés par le pas martial de l'histoire,
de deux femmes qu'un demi-siècle sépare : une jeune
fille, notre contemporaine, qui cache sa tendresse sous un parler
loubard et des manières de bouledogue, dans une Belgrade
déprimée, cernée par la guerre, et sa grand-mère,
beauté ravageuse d'une autre époque, héroïne
d'amours troubles, victime d'une autre guerre. La petite-fille
« bricole » un livre sur la vie amoureuse et tragique
de son aïeule, et tandis qu'elle tâche d'en percer
les mystères, sa propre histoire d'amour s'emballe. »
10 euros (code de commande
: 10059).
SHINJI
(Tajima) The Legend of Planet Surprise and Other Stories. Translated
from the Japanese by T.M. Hoffman. Tokyo, Baobab Books, [1988].
In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 150 p.,
illustrations.
Avant-propos :
« Profound sensitivity, depth of compassion, and the awareness
of the follies of some of our endeavours such qualities
are displayed by the author in these short stories full of wisdom
and foresight. In our era of mindless growth, much of it marked
by selfish greed and lack of fellow feeling, this timely book
of short stories by author Shinji Tajima has something for all
of us. A message that in a human life, encompassing much more
than material success, ambition untempered by love can destroy
the soul. A warning that efforts to reach the pinnacle of our
dreams without concem for the totality of things that make human
existence beautiful can destroy us all.
The five short stories in this book depict différent aspects
of human existence. Not only does the author point out pitfalls
that many of our actions suffer from, but he also illustrates
the need for struggle and commitment if we hope to overcome the
obstacles that prevent us from making our lives beautiful.
This book of short stories can serve as our consciencekeeper
at a stage in the history of mankind when intolérance,
aggression, violence and war threaten to lead us towards the
destruction of those fondamental qualifies which make human life
beautiful and worth living. »
Les illustrateurs de cinq nouvelles contenues dans ce volume
sont : A. Ramachandran (Konkichi Homehill), Liu Jae-Soo
(Someone), Tajima Kazuko (The Legen of the Planet Surprise),
Kang Woo-Hyun (The Dinosaur of the Desert) et Tsuda Rotoh
(Where Does Spring Come From ?).
25 euros (code de commande
: 10156).
Le signe de
patience et autres pièces du théâtre des
Yuan.
Traduction, introduction et notes de Li Tche-Houa. Paris,
Gallimard, 1963. In-8° broché, 373 p., (collection
"Connaissance de l'Orient", 18).
12
euros (code de commande : 42/62).
STAROVA
(Luan) Le temps des chèvres. Traduit du macédonien par Clément
d'Içartéguy. Paris, Fayard, 1997. In-8° broché,
273 p., (collection « Littértature Étrangère
»), couverture rempliée.
En quatrième
de couverture :
« Ce roman de Luan Starova ne nous permet pas seulement
de découvrir un grand écrivain balkanique, il nous
livre une clé susceptible de nous aider à mieux
déchiffrer, chez ces voisins de l'Europe du Sud-Est à
la fois si proches et mystérieux, la force des traditions,
jadis dans la lutte contre le joug ottoman, plus récemment
dans la résistance à l'obscurantisme et à
la dictature communistes.
Le Temps des chèvres évoque la période
de l'immédiat après-Seconde Guerre mondiale, quand
le nouveau régime, dans le souci de créer une nouvelle
classe de prolétaires, demande aux bergers de quitter
leurs montagnes et de venir s'installer en ville. Ainsi, un beau
jour, la Grand-Place de Skopje, le Plochtad, devient toute blanche,
envahie par les chèvres que les bergers refusent d'abandonner.
Mais rapidement, l'euphorie tourne à la tragédie
lorsque le pouvoir décide l'extermination des bêtes.
Si l'allégorie brossée par l'auteur constitue par
certains côtés une roborative leçon d'espoir,
elle n'en demeure pas moins avant tout une réflexion sur
la dangereuse vanité des idéologies qui aspirent
à façonner un « homme nouveau » et
une salutaire méditation sur l'impermanence des choses
en général, en particulier sur la précarité
que revêt dans les Balkans ce qui paraît définitivement
acquis. »
11 euros (code de commande
: 7963).
[STRINDBERG]. August Strindberg
l'insurgé. Notes et poèmes inédits.
L'île des morts - Le paria - Des arts nouveaux. Études
et commentaires sur la mise en scène et la peinture. Bruxelles,
Louis Musin, 1974. In-4° broché, 63 p., illustrations.
@ Il s'agit du premier numéro
de la revue trimestrielle La Fenêtre ardente.
12
euros (code de commande : 133/65).
't
HART (Maarten) La colère du monde entier. Roman.]
Traduit du néerlandais par Xavier Hanotte. Paris, Belfond,
1999. In-8° broché, 358 p.
En quatrième
de couverture :
« Alexander Goudveyl grandit dans les années cinquante
à 't Hoofd, petit port des environs de Rotterdam. Le jeune
garçon souffre de l'univers de ses parents un couple
âgé de chiffonniers, vivants portraits de l'avarice
et suppôts prétendus de l'austère morale
calviniste.
Souvent en proie aux tracasseries de ses camarades de classe,
obsédé par l'irrationnelle certitude que, comme
Moïse dans l'Exode, Dieu cherche à le tuer, Alexander
trouve son seul réconfort dans la musique, qu'il apprend
en autodidacte, avec un réel succès.
Un jour, un meurtre est commis dans l'entrepôt des Goudveyl.
Pour Alexander, qui a entr'aperçu le mystérieux
assassin et qui croit une fois encore sa vie menacée,
ce fait divers dont la police a échoué à
élucider le mystère marque le commencement
d'une enquête opiniâtre qui conduira à de
bien surprenantes révélations...
Tour à tour drôle ou mélancolique, ce roman
d'apprentissage ne s'embarrasse d'aucune limite : réjouissante
satire des excès de la foi calviniste, étude psychologique,
esquisse métaphysique de la solitude de l'homme, La
Colère du monde entier est aussi un passionnant polar
qui maîtrise à la perfection l'art du rebondissement
et du coup de théâtre. »
10 euros (code de commande
: 8835).
TOIU
(Constantin) L'exclu. Roman.
Traduit du roumain par Georges Barthouil et Ilinca Barthouil-Ionesco.
Présentation de Georges Barthouil. Genève,
Nagel, 1981. In-8° broché, 313 p., (« Ccollection
Unesco d'uvres Représentatives »), exemplaire
non coupé.
Extrait de la présentation
:
« Constantin Toiu parle lui-même de son roman. Son
livre, selon lui, est le fruit d'une obsession dont il voulait
se libérer. C'est aussi le fruit de la patience. C'est
un roman-témoignage ; aussi un roman-testament (provisoire
bien sûr) ; c'est enfin un roman pour l'avenir. On comprend
donc que, lieu de l'obsession et du volontarisme, c'est un foyer
de signification et de chatoyante ambiguïté, car
cette dernière foisonne là où on se pose
des questions auxquelles personne ne peut répondre sinon
nous-mêmes qui sommes sans certitude. Et le livre devient
le lieu privilégié de l'interrogation, de la confession
et de la solitude puisque le confesseur se dérobe. Toiu
nous dit : « J'ai longtemps rêvé ce roman,
au sens propre (...). Ce roman, que j'ai ruminé pendant
dix ans, que j'ai écrit en trois ans, est le fruit d'une
double patience : la mienne envers moi-même et celle que
le temps social a envers nous tous. » Livre de patience.
Livre qu'on veut remplir de signification, de gravité
: « Devant bien des phrases, avant d'y mettre le point
final, je songeais : mais si je meurs à présent
et que cette phrase soit la dernière ?... » Il s'interroge
: « Le roman comme témoignage (...) Le roman...
Quelque chose de fini mais qui suggère l'infini... L'idée
que la prose est un fini dans lequel entre un infini (...) La
conscience, oreille immense, quelque chose qui capte, qui vous
fait parler, témoigner... ». On voit quelle est
l'urgence morale, le sentiment d'un devoir : témoigner
comme si l'on allait mourir. Témoigner devant l'avenir
et pour lui : « ... j'avais l'ambition d'être compris
aussi par les lecteurs de l'an 2073, disons. Si les lecteurs
de l'an 2073 me lisent sans dictionnaire et surtout sans rire,
ce sera une grande victoire. Et pas tant la mienne que celle
de notre langue, de notre littérature et de notre époque...
»
15 euros (code de commande
: 10058).
TSEPENEAG
(Dumitru) Hôtel Europa. Roman traduit du roumain par Alain Paruit. Paris,
P.O.L., 1996. In-8° broché, 394 p.
En quatrième
de couverture :
« Onirisme et hyperréalisme, histoire et humour
font bon ménage dans ce roman aux rebondissements picaresques,
où les fantasmes animaliers de Dumitru Tsepeneag accompagnent
l'interminable accouchement d'un monde postcommuniste avec lequel
l'Ouest rechigne à partager ses richesses.
Pourtant comme des milliers d'autres jeunes attirés par
le mirage occidental, Ion s'est lancé à l'aventure.
Il erre sur les chemins de traverse tracés par la plume
narquoise de Tsepeneag, dans l'hôtel louche qu'est l'Europe
de notre fin de siècle. Traqué par des truands
moscovites et des justiciers extraterrestres, ne trouvant de
repos que dans des bras pas toujours féminins, quel péché
doit-il expier ? Dans quelles serres finira-t-il son voyage.
En roumain, il y a un seul mot pour aigle et vautour. »
11 euros (code de commande
: 7965).
TSERNIANSKI
(Milos) Ithaque. Poèmes
et commentaires. Traduit du
serbe par V.A. Cejovic et A. Renoue. Lausanne, L'Âge d'Homme,
1992. In-8° broché, 233 p., (collection « Classiques
Slaves »), accroc au second feuillet de couverture.
En quatrième
de couverture :
« Milos Tsernianski (1893-1978),
l'auteur de deux des plus beaux romans du monde Migrations
et Le Roman de Londres fut également
essayiste, publiciste, critique d'art, voyageur, poète...
bref, l'un des Européens les plus accomplis de sa génération.
Il est sans nul doute, par la force et la richesse de son expression,
la variété de ses thèmes, la fulgurance
de ses visions, le plus grand écrivain yougoslave du siècle.
Né à Csongrad, en Hongrie, dans
une famille orthodoxe serbe, Tsernianski fut incorporé
à l'armée austro-hongroise durant la Première
Guerre mondiale, envoyé au front de l'Est, blessé,
malade... Durant ses convalescences, il rédigea le célèbre
Journal de Tcharnoievitch ainsi que des poèmes
qui entreront plus tard dans le présent recueil.
Au lendemain de la guerre, Tsernianski s'installe
à Belgrade, où il devient rapidement l'une des
figures de proue de l'avant-garde esthétique et littéraire.
En 1928, il entre dans la carrière diplomatique et suscite
une vive polémique avec le premier livre de Migrations.
Dans les années trente, il s'illustre dans le récit
de voyage, l'essai politique et la critique esthétique.
Il est attiré aussi bien par la poésie du Nord
(Chez les Hyperboréens) que par la culture du Sud
(Le Livre sur Michel-Ange, L'Amour en Toscane).
En poste à Rome à la veille de la Deuxième
Guerre mondiale, il gagne Londres dès 1941. La déception
vis-à-vis du monde anglo-saxon, profiteur et froid, la
misère et la nostalgie imprègnent son douloureux
Roman de Londres. En 1949, il entame, dans l'exil, le
Deuxième livre de Migrations. En 1953, dans une
vision hallucinée, il compose d'un seul trait le bouleversant
Lamento pour Belgrade. Malgré sa haine viscérale
du communisme, il retourne à Belgrade en 1965 avec son
épouse, et achèvera ses jours dans la ville qui
aura été son phare dans la pérégrination
et l'exil.
Européen, cosmopolite, plume subtile
et raffinée, Tsernianski était indissolublement
lié à son peuple, à sa mystique et à
son histoire. Sa poésie, en vers et en prose, musicale
et insolite, a composé le plus beau témoignage
sur la destinée du peuple serbe au XXe siècle.
Les poèmes d'Ithaque sont le
fruit d'un contexte et d'une époque uniques. La fureur
et les souffrances de la Grande Guerre, l'ivresse d'une victoire
triomphale sur les orgueilleux empires centraux, les espérances
pan-yougoslaves, le pressentiment d'un âge nouveau, les
prémices de l'esthétique futuriste... tout concourt
ici à l'élaboration d'une poésie vive, tranchante,
hyperbolique. À ce recueil dont l'inspiration fondamentale
est patriotique Ithaque étant, bien
entendu, la Serbie rêvée , l'auteur ajoutera,
quelques années plus tard, d'éclairants Commentaires
intégrant aussi bien les notices autobiographiques que
les retours critiques sur son oeuvre sur l'esprit du temps. Ithaque,
poèmes et commentaires nous offre ainsi un captivant
coup de sonde dans une époque frénétique
et complexe. »
10 euros (code de commande
: 13434).
UGREIC (Dubravka) Dans la gueule
de la vie. Nouvelles.
Traduit du serbo-croate par
Mireille Robin. Paris, Plon, 1997. In-8° broché, 304
p., (collection « Feux Croisés »), exemplaire
en parfait état.
En quatrième
de couverture :
« Un écrivain macho qui perd son sexe au lendemain
d'une nuit d'amour, une stagiaire en chirurgie esthétique
qui retrouve « l'objet » déguisé en
hot-dog, un écrivain qui demande à la narratrice
« prête-moi ton personnage » pour lui faire
jouer une scène chaude avec le héros de son livre,
ou encore une dactylo dépressive qui en écossant
des petits pois se rend compte que quelque chose cloche dans
sa vie, tous ces personnages inattendus traversent ce recueil
avec une vitalité débridée.
L'auteur s'amuse avec eux, elle les manipule tel un marionnettiste,
elle distribue les rôles dans une mise en scène
pleine de brio pour parodier jusqu'à l'absurde tous les
genres littéraires, du roman populaire féminin
aux plus grands classiques. Elle pastiche et rend hommage à
des auteurs aussi variés que Lewis Carroll et Tolstoï.
»
12,50 euros (code de
commande : 7516).
UNDSET (Sigrid) Printemps. Traduit du norvégien par Elna Cornet.
Paris, Club Mondial du Livre, s.d. In-8° sous reliure et
Rhodoïd d'éditeur, 367 p., exemplaire numéroté.
10 euros (code de commande
: 86/67).
VASSILIKOS
(Vassilis) Z. Traduit
du grec par Pierre Comberousse. Paris, Gallimard, 1969. In-8°
broché, 341 p., (collection « Du Monde Entier »),
couverture rempliée, jaquette.
En quatrième
de couverture :
Il y a quatre ans, les murs d'Athènes
se couvraient d'innombrables Z maladroitement tracés.
Z pour zei il vit. Il s'agissait du député
de gauche Lambrakis, assassiné en pleine rue à
Salonique, où il venait de présider une réunion
pacifiste.
Certains morts éveillent dans un peuple entier des échos
si prolongés, suscitent des remous si profonds et si durables,
qu'ils prennent figure de symbole. Ce fut le cas de Lambrakis.
En supprimant un orateur gênant, les assassins avaient
créé un héros. En lui prenant la vie, ils
lui avaient conféré l'immortalité. Les 400.000
personnes qui suivirent en silence, à Athènes,
le cortège funéraire étaient venues affirmer
que sa volonté, sa présence restaient inaltérées.
C'est pourquoi Vassilis Vassilikos, décidé à
entreprendre l'autopsie de ce crime politique, choisit pour titre
la lettre Z, lettre symbole de vie et de résurrection.
Personne ne pouvait être mieux désigné
pour s'attaquer à cette tâche que le jeune romancier
Vassilis Vassilikos. Natif de Salonique, où il vivait
récemment encore, il en connaît lés misères
et les connivences. Mais surtout, il porte en lui les souvenirs
terribles qui hantent cette ville, autour de laquelle se déroulait,
il y a vingt ans, l'implacable lutte fratricide entre communistes
et nationalistes, à la fin de la seconde Guerre mondiale.
Fort de cette expérience vécue
des lieux et des protagonistes du crime, l'auteur a entrepris
l'étude minutieuse des cinq mille pages dactylographiées
de l'instruction et du procès, traquant le mécanisme
qui fait d'un homme un assassin et de toute une caste, ses complices.
Désireux de publier son livre en Grèce, Vassilis
Vassilikos a préféré modifier les noms des
principaux protagonistes. (Paru en grec en novembre 1966, Z
fut interdit en avril 1967.) Nous avons tenu à respecter
ce geste en maintenant les pseudonymes dans la version française.
Témoignage essentiel sur la Grèce d'aujourd'hui,
Z est infiniment plus qu'une simple analyse : c'est une
uvre littéréraire, admirable, où des
pages d'un lyrisme poignant nous livrent le cheminement secret
des angoisses et des passions, le chant intérieur de Lambrakis,
celui d'une terre tragique et d'un peuple déchiré.
7,50 euros (code de commande
: 8420).
VESTDIJK (Simon) Les
voyageurs (De Kellner en de Levenden). Traduit
du néerlandais par Louis Roelandt. Paris, Éditions
Universitaires, 1966. In-8° broché, 328 p., dédicacé
par le traducteur. On joint une belle lettre autographe signée
du traducteur.
19 euros (code de commande
: 5799).
[WEDEKIND (Frank)] Lulu. Numéro de la revue Obliques.
Dirigé par Lionel Richard. Nyons, Roger Borderie,
1979. In-4° agrafé, 32 p., illustrations.
10 euros (code de commande
: 4732).
WENXING
(Wang) La Fête de la déesse Matsu. Traduit du chinois (Taiwan) par Camille Loivier.
[Paris], Zulma, 2004. In-8° broché, 164 p.
En quatrième
de couverture :
« Un garnement prétend lire l'avenir de ses camarades
de classe dans les lignes de la main. Il prédit à
Gao Xiaoming une mort prématurée à trente
ans. Le petit garçon est accablé. Car son rêve
le plus cher est d'écrire toute une uvre
qu'il a justement prévu de ne commencer qu'à trente
ans, l'âge pour lui de la maturité. Désespéré,
Gao Xiaoming rallonge d'un trait de canif cette maudite ligne
si avare de vie...
Dans les huit nouvelles ici rassemblées, on retrouve le
regard tour à tour inquiet ou émerveillé
de l'enfant, de l'adolescent puis du jeune-homme confronté
à l'amour, à l'idéal, aux fêtes de
l'existence. »
9 euros (code de commande
: 10193).
ZANGWILL (Israël) Les
Affranchis du ghetto.
Traduction
de Jenny Serruys. Paris, Crès, 1923. In-12 broché,
346 p., (collection « Anglia »), couverture illustrée
par L. Men.
12
euros (code de commande : 144/65).
ZANGWILL (Israël) Les
Enfants du ghetto.
Traduction
de Pierre Mille. Paris, Crès, 1921. In-12 broché,
356 p., (collection « Anglia »), manque à
la couverture.
10
euros (code de commande : 145/65).
ZANGWILL (Israël) Les
Rêveurs du ghetto.
Traduction
de madame Marcel Girette. Tomes I : Un enfant du Ghetto
- Joseph le rêveur - Uriel Acosta - Le polisseur de verres.
Tome II : Le messie turc - Le maître du nom - La tombe
anticipée - Le sauveur du peuple - Le sphinx aux primevères
- Rêveurs en congrès. Tome III : Maimon le
simple et Nathan le sage - Le pèlerin de Palestine - Le
conciliateur de la chrétienté - Le joyeux camarade
- `Had gadya - Un scribe moderne à Jérusalem -
Yahveh. Paris, Crès, 1921-1923 (mention d'édition).
Trois volumes in-12 brochés, 265, 411 et 227 p., (collection
« Anglia »), manque à la quatrième
de couverture du tome II.
Les
trois volumes (complet) : 30 euros (code de commande : 146/65). |