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[ANDERSEN]. BÖÖK (Fredrik)
Hans Christian Andersen.
Traduit du suédois par T. Hammar et M. Metzger. Paris,
Je Sers, 1942. In-12 broché, 250 p., illustrations hors
texte, (collection « Études de Littérature,
dArt et dHistoire »).
9 euros (code de commande
: 28).
BART
(Andrzej) Rien ne va plus. Traduit du polonais par Elisabeth Destrée-Van
Wilder. Montricher, Les Éditions Noir sur Blanc, 1993.
In-8° broché, 363 p., exemplaire à l'état
de neuf.
En quatrième
de couverture :
« Qui n'a jamais secrètement rêvé de
voir sans être vu, d'être présent tout en
étant absent ?
C'est ce qui arrive au héros picaresque de ce roman, un
prince italien joueur et libertin qui, en 1765, avant de mourir,
conclut un pacte diabolique avec un peintre. Celui-ci l'immortalise
au sens propre sur la toile, lui conférant
pour l'éternité la faculté de voir et d'entendre
tout ce qui va désormais se passer autour de lui (ou plutôt
: devant lui).
Emporté et ballotté en Pologne par les vicissitudes
des événements politiques, le tableau pérégrine
dans les régions de la géographie mais aussi dans
celles des classes sociales, des murs, de l'esthétique
et de la psychologie. Le prince se transforme en observateur
privilégié, en chroniqueur et en voyeur. Témoin
tour à tour ironique, faussement naïf, compatissant
et toujours émerveillé de l'histoire de la Pologne
des deux derniers siècles depuis l'époque
des partages jusqu'à la période moderne ,
il joue de manière subtilement euphémique avec
le décalage que lui confèrent son origine étrangère
et sa position statique. Sous l'il enregistreur et invisible
du portrait défile tout un kaléidoscope de scènes
de genre, érotiques et humoristiques, de petites histoires
burlesques mais aussi de grande Histoire dramatique.
Faire parler un tableau plutôt que de le donner à
voir : voilà le projet littéraire magistral et
le passionnant exercice de virtuosité contenus dans ce
premier roman ludique d'Andrzej Bart, unanimement remarqué
et salué par la critique polonaise. »
12,50 euros (code de
commande : 7550).
BIENCZYK
(Marek) Terminal. Roman.
Traduit du polonais par Jean-Yves Erhel avec la précieuse
complicité de Teresa Janasz. Le texte français
a été revu par l'auteur. Paris, Gallimard, 1997.
In-8° broché, 199 p., (collection « Du Monde
Entier »).
En quatrième
de couverture :
« Je vais vous raconter quelque chose, nous explique le
narrateur, c'est pour ça que je vis, d'ailleurs la plume
ne tient pas à l'os nu, et vous, c'est peut-être
pour ça que vous avez acheté ce livre, pour savoir
ce qui se passe chez les autres, et c'est magnifique, sauf que
je ne me suis rien permis de bien nouveau, moi, et que je n'ai
l'intention d'aller nulle part. Mon histoire à moi parle
d'amour, je le dis tout de suite. »
Mais dans cette histoire d'amour, la manière de manger
le yaourt est aussi essentielle que le sens métaphorique
du tango ou l'exposé philosophique consacré au
visage. Le quotidien et l'étrange y forment un couple
aussi indissociable que ces amoureux qui, dans le décor
de la plus belle ville, vivent une passion restituée ici
avec autant de force et d'intensité que si cela se produisait
pour la première fois au monde... »
10 euros (code de commande
: 10184).
CARPELAN
(Bo) Le vent des origines. Roman.
Traduit du suédois par C.G. Bjurström et Lucie Albertini.
Paris, Gallimard, 1997. In-8° broché, 302 p., (collection
« Du Monde Entier »).
En quatrième
de couverture :
« Daniel Urwind est seul pendant un an, sa femme, Marie,
ayant dû poursuivre ses travaux de chimiste aux États-Unis,
et leurs deux enfants étant déjà partis.
À Marie, il écrit une lettre par semaine, depuis
la librairie de livres d'occasion qu'il a héritée
de son père, et où il trouve refuge plus qu'il
n'y travaille. Son nom Urwind signifie «
le vent des origines », et le vent traverse effectivement
tout l'ouvrage, doux ou par bourrasques, réel ou non,
telle cette tempête qui fait s'envoler le lycée
détesté par la seule force du désir du jeune
Daniel. Urwind évoque aussi bien le présent dans
la boutique que l'enfance pendant la guerre ou son adolescence,
et des épisodes réels que des rêves, des
angoisses ou la Montagne Sainte-Victoire de Cézanne, emblématique
du chemin vers la sérénité, et que sa mère,
autrefois, s'efforçait de reproduire. C'est bientôt
toute son existence qu'il tisse ainsi, présent et passé
mêlés, réalité et rêve mêlés,
dans une langue chargée d'émotion et de poésie,
faisant revivre les figures de la généreuse et
fantasque tante Victoria, de la mémé qui prétendait
cacher un trésor sous son lit, du terrifiant gardien de
l'immeuble, ou de Fanny, le premier amour, jusqu'à l'épilogue
attendu et « banal » où, de retour après
un an d'absence, Marie, finalement, repartira, le laissant seul
dans le vent qui forcit. »
11 euros (code de commande
: 8833).
CHENG
(A) Chroniques. Traduit
du chinois par Noël Dutrait avec la collaboration de Liliane
Dutrait. La Tour d'Aigues, Éditions de l'Aube, 1992. In-8°
broché, 141 p., (collection « Regards Croisés
»).
En quatrième
de couverture :
« Depuis les États-Unis, A Cheng lance un regard
ironique et acerbe sur ses contemporains tels qu'il les a observés
pendant la période troublée de la Révolution
culturelle et les années qui ont suivi. Le fait politique,
la réalité sociale, les relations entre les êtres
humains sont évoqués en filigrane dans ces brèves
Chroniques. Dans une écriture qui saisit la réalité
sur le vif, A Cheng examine à la loupe des détails
insignifiants de la vie quotidienne, des habitudes, des tics
imperceptibles pour dresser un portrait aigre-doux des Chinois.
»
7 euros (code de commande
: 8438).
COSIC
(Bora) Le rôle de ma famille dans la révolution
mondiale. Roman. Traduit
du serbo-croate par Mireille Robin. Paris, Robert Laffont, 1995.
In-8° broché, 165 p., (collection « Pavillons
»), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
« Le narrateur un petit garçon de dix ans
nous donne sa vision de la Seconde Guerre mondiale et
de la révolution qui l'a suivie en racontant par le menu
la vie de sa famille. Une mère défaitiste, un père
alcoolique, un grand-père sceptique, un oncle coureur
de jupons et deux jeunes tantes qui rêvent devant les photos
de Tyrone Power font de leur mieux pour surmonter les tracas
domestiques qu'engendre la guerre, puis ceux qu'apporte la révolution
à laquelle ils aimeraient, pourtant, emboîter le
pas.
Hélas, après les réjouissances arrive le
désappointement le nouveau pouvoir conteste à la
famille son rôle dans la révolution et l'oblige
à quitter son vaste appartement pour une seule pièce
que les amis bientôt désertent...
En humoriste inspiré, utilisant le style des rédactions
d'école primaire, Cosic a réussi un tour de force
: dire en un raccourci kaléidoscopique, fait de dialogues
pleins de verve et de scènes à la Chaplin, l'essentiel
d'une époque qui, en même temps que l'ivresse du
grand changement, apportait le chaos total et la peur. »
10 euros (code de commande
: 8794).
DE
WINTER (Leon) La faim de Hoffman. Roman. Traduit du néerlandais par Philippe
Noble avec la collaboration de Daniel Cunin. Paris, Seuil, 1996.
In-8° broché, 296 p., jaquette, exemplaire à
l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
« En 1989, peu avant la chute du régime communiste,
Felix Hoffman est nommé ambassadeur des Pays-Bas à
Prague. C'est le couronnement tardif d'une carrière en
dents de scie : Hoffman, diplomate au langage peu diplomatique
et au comportement flamboyant, n'est pas très bien vu
de son ministère. Mais l'ambassadeur est surtout un homme
éprouvé par la vie. Juif, il a été
séparé de ses parents pendant la guerre et ne les
a jamais revus. Et le fragile bonheur qu'il a reconstruit sur
ces ruines a été brutalement anéanti : ses
deux filles. Esther et Mirjam, sont mortes à quinze ans
de distance, l'une de leucémie, l'autre d'overdose. Dans
la solitude de sa résidence, Hoffman passe ses nuits d'insomniaque
à finir les buffets des réceptions et à
lire des passages du Traité de la réforme de
l'entendement de Spinoza. Qu'espère-t-il encore ?
Du philosophe, une révélation tardive du sens de
la vie, et d'une femme improbable, d'ultimes instants d'amour.
Au moment où Hoffman s'installe à Prague, un touriste
californien boulimique et obèse. Freddy Mancini, visite
la ville. Une nuit, en quête de hamburgers, il assiste
par hasard à l'enlèvement d'un de ses compatriotes
par ce qui semble bien être les services secrets. Ainsi
un blanchisseur de San Diego, un garagiste du Wisconsin, un ambassadeur
des Pays-Bas, son épouse, et une troublante journaliste
de Rude Pravo seront-ils entraînés dans les
derniers soubresauts d'une guerre froide à l'agonie, acteurs
tragiques et dérisoires de la « fin du vingtième
siècle ».
Dans un récit construit avec brio et mené à
train d'enfer, Leon de Winter mêle avec une belle assurance
les palpitations d'un roman d'espionnage, l'émotion d'un
drame humain et la subtilité d'une quête métaphysique.
»
10 euros (code de commande
: 8786).
GHITANY
(Gamal) Le livre des illuminations. Roman présenté, traduit de l'arabe
(Égypte) et annoté par Khaled Osman. Paris,
Seuil, 2005. In-8° broché, 874 p., jaquette.
En quatrième
de couverture :
« De retour d'un voyage hors d'Égypte, le narrateur
apprend que son père est décédé durant
son absence; c'est l'occasion pour lui, après une période
de tourments, de se pencher sur ce que fut la vie de cet homme
modeste et digne, à l'occasion d'un long périple
intérieur. Déféré devant le Divan,
instance mystique qui régit les destinées du monde,
il reçoit l'autorisation de voyager en illumination, c'est-à-dire
de balayer les lieux et les époques en assistant à
diverses manifestations surnaturelles. Il a ainsi l'occasion
d'incarner des personnalités relevant d'autres temps,
de visionner des événements qu'il n'a pu vivre
dans son existence terrestre, ou encore de dialoguer avec des
êtres animés ou inanimés. Écrit dans
une langue à la fois simple et somptueuse, Le Livre
des illuminations est un chef-d'uvre par son invention
d'une forme romanesque spécifiquement arabe, à
la fois autobiographie poignante et conte polyphonique explorant
les méandres de l'âme égyptienne. »
20 euros (code de commande
: 10019).
HAMSUN
(Knut) La faim. Illustration
de Paul Bour. Paris, Jonquières, 1927. Voir la
description complète sur la page des Éditions
Jonquières.
HAMSUN
(Knut) Mais la vie continue. Roman.
Traduit du norvégien par Régis Boyer. (Titre original
: Men livet lever.) Paris, Calmann-Lévy, 1993.
In-8° broché, 384 p.
En quatrième
de couverture :
« Mais pourquoi as-tu une bible russe ?
Il y a plus de force dedans, dit August.
Comment ça, plus de force ? Tu sens ça ?
Elle est faite pour poser la main dessus quand tu prêtes
serment, nos bibles ne sont pas faites pour cela. Et puis, elle
sert à lier et à délier ».
« August n'est pas un innocent. Il sait que la sainteté
passe par une certaine connaissance du mal. Voilà ce qu'il
rapporte à Segelfoss de ses longs périples à
travers le monde. August, solitaire, qui voit ce qui lie les
hommes et qui ne peut s'empêcher de dénouer ces
rapports faux, ces parentés extorquées, ces mensonges
aux autres et à soi-même.
Au jour le jour, dans un récit d'une limpidité
et d'une simplicité rares, Knut Hamsun opère une
véritable rédemption de la vie quotidienne dont
on ne sait jamais si August est l'agent ou la victime exemplaire.
Mais la vie continue est le troisième volet (traduit pour
le première fois en français) d'une trilogie commencée
avec Vagabonds et poursuivie avec Auguste le marin.
»
12 euros (code de commande
: 10284).
HAMSUN (Knut) Un
vagabond joue en sourdine. Nouvelle édition. Traduit du norvégien
par Georges Sautreau. Bruxelles, Les Éditions Universitaires,
1943. In-12 broché, 253 p., ex-libris.
7,50 euros (code de commande
: 5752).
[IBSEN]. LUGNÉ-POE
Ibsen. Paris, Rieder, 1936. In-8°
broché, 103 p., planches hors texte, (collection «Les
Maîtres des Littératures»).
13 euros (code de commande : 6052).
IDSTRÖM
(Annika) Lettres à Trinidad. Roman. Traduit du finnois par Gabriel Rebourcet.
Paris, Gallimard, 1996. In-8° broché, 178 p., (collection
« Du Monde Entier »).
En quatrième
de couverture :
« Seppo Sirèn est chef de service aux impôts
d'Helsinki. Il a épousé Élisabeth, sans
amour. Il a une fille, Ursula, trop grande, trop lente, attardée,
sans doute. Il ne l'écoute pas, ne la regarde pas, et
les médecins n'ont rien trouvé. Il est vrai qu'Élisabeth
ne sourit plus, mais Seppo s'est retiré dans sa chambre
avec ses ordinateurs et prétend maîtriser son existence.
Il est lisse, cruel sans le vouloir, par pure indifférence.
Quand il part en vacances en Israël, avec sa femme et sa
fille, il prévoit que le voyage ne sera, dans sa vie ordinaire,
qu'« une étrange exception, rien de plus, une sorte
de caprice du hasard qu'il compte oublier ».
Et c'est une explosion de violence. Violence de son désir,
du désir d'Élisabeth qui le trompe, de la haine
d'Élisabeth pour sa fille, violence du monde extérieur
et de la vérité révélée. Seule,
Ursula a foi en la vie. Elle sera une victime expiatoire. De
retour à Helsinki, Seppo trouve des messages d'amour qu'Ursula
avait glissés dans son ordinateur parce qu'il n'avait
pas lu ses lettres, qui étaient donc restées aussi
inefficaces que si elle les avait envoyées à Trinidad.
»
7,50 euros (code de commande
: 8717).
KAZANTZAKI (Nikos) Le Christ
recrucifié. Traduit
du grec par Pierre Amandry. Paris, Le Club du Meilleur Livre,
1956. In-8° sous reliure toilée d'éditeur et
Rhodoïd, 418 p.
7,50 euros (code
de commande : 6769).
KIERKEGAARD (Sören)
Le journal du séducteur. Traduction de Jean-J. Gateau.
Avant-propos de Georges Perros. Paris,
Le Club Français du Livre, 1962. In-8° sous
reliure et Rhodoïd d'éditeur (maquette de Jacques
Daniel), XV + 238 p., (collection « Romans »,
n° 278), exemplaire numéroté et à l'état
de neuf.
20 euros (code de commande
: 7976).
Kin Ping Mei ou La merveilleuse histoire de Hsi Men avec
ses six femmes. Version française de Jean-Pierre Porret.
Paris, Guy Le Prat, 1949. In-12 broché, 309 p.
10 euros (code de commande
: 468).
KONRÀD
(György) Les fondateurs. Roman. Traduit du hongrois par Véronique
Charaire. Paris, Seuil, 1976. In-8° broché, 220 p.
En quatrième
de couverture :
« Un pays socialiste dont le nom n'est pas précisé,
un narrateur las, solitaire et qui sent la mort le gagner.
Architecte héréditaire sur ordre du nouveau
régime, il démolit l'usine que son père
avait construite, pour en ériger une, autre , il
nous convie à une méditation sombre et lyrique
sur sa ville et ses amours, son passé comme son avenir,
et, Fondateur dérisoire, se prépare à un
échec parallèle à celui de son père.
Pourtant son amertume et sa déception n'excluent pas l'espoir.
Ses dialogues avec Dieu et le diable prouvent qu'il ne les nie
pas irrévocablement. Et s'il s'attaque à l'ordre
social, c'est qu'il croit à une amélioration possible,
s'il se révolte contre la mort, c'est qu'il aime avant
tout passionnément la vie. Alors sous sa plume se bousculent
descriptions oniriques, critiques scientifiques, images jaillies
du subconscient reflétant les préoccupations d'un
sociologue, d'un urbaniste, d'un homme enfin qui sait encore
dénoncer avec vigueur, exiger avec ferveur, rêver
avec passion. »
9 euros (code de commande
: 9291).
KONWICKI
(Tadeusz) Roman de gare contemporain. Roman. Traduit
du polonais par Maryla Laurent. Paris, Robert Laffont, 1994.
In-8° broché, 230 p., (collection « Pavillons
- Domaine de l'Est »), exemplaire à l'état
de neuf.
En quatrième
de couverture :
« Au lendemain d'une soirée trop arrosée,
le narrateur l'auteur luimême est réveillé
par des policiers qui l'accusent de meurtre. Dans sa chambre
gît, en effet, le corps d'une jeune femme. Serait-ce Véra,
sa conquête de la veille ? Le héros, pourtant, a
la certitude de ne pas l'avoir. tuée.
Arrêté, libéré, incapable de comprendre
ce qui lui arrive, il va s'efforcer de tirer au clair ce malentendu.
Mais son enquête n'aboutit qu'à la découverte
d'étranges virus, dont il se serait cru préservé.
Ce roman, dans sa légèreté, révèle
l'aspect confus et absurde de la réalité. Il pourrait
n'être qu'une parabole d'un grotesque grinçant ;
c'est avant tout un roman du désespoir, où les
failles que l'effondrement du communisme a provoquées
font vaciller une société : trafics et magouilles,
intrusion de la drogue, activisme des slavophiles, reconversion
des anciens indics de la Sûreté, impossibilité
de se définir dans un magma qui empêche toute forme
d'individualité.
Toujours attentif à ce qui l'entoure, Konwicki réussit
à saisir dans son uvre ce que voudrait ignorer la
vision commune : l'ère de l'après communisme a
bien du mal à s'ouvrir car l'Europe tout entière
souffre d'une même difficulté à trouver un
nouvel élan. »
11 euros (code de commande
: 7562).
KROSS
(Jaan) Le départ du professeur Martens. Roman. Traduit de l'estonien par Jean-Luc Moreau.
Paris, Robert Laffont, 1990. In-8° broché, 331 p.,
(collection « Pavillons - Domaine de l'Est »).
En quatrième
de couverture :
« Au matin d'un voyage qui sera pour lui le dernier, Frédéric
Frommhold de Martens (1845-1909), juriste d'origine estonienne
et de renommée mondiale, expert en droit international,
conseiller et serviteur fidèle de trois tsars, dresse
le bilan de sa vie. Il la met en parallèle avec celle
de son homologue, homonyme et devancier Georg Friedrich von Martens,
qui, dans l'éphémère royaume westphalien
de Jérôme Bonaparte, ne refusa pas de collaborer
avec l'occupant.
Amère méditation ! La carrière du professeur
Martens est en apparence une réussite : appréciés
par tous les grands de ce monde, ses arbitrages font autorité,
il a tiré la Russie de plus d'un mauvais pas, et la postérité,
penchée sur ses livres devenus des usuels, gardera le
souvenir de son nom. Pourtant, sur la scène de l'Histoire,
a-t-il jamais joué autre chose que les utilités
? La raison d'État, à laquelle il a parfois sacrifié,
n'a-t-elle pas couvert chez lui des ambitions plus mesquines
? L'« emprunt russe », qu'il a obtenu de Poincaré
pour écarter le spectre de la famine, n'aurait-il pas
servi aussi à payer les chaines des forçats ? N'a-t-il
pas, dans sa vie intime, payé bien cher de vains lauriers
? Enfin et surtout : peut-on, en uvrant au sein d'un système
despotique, contribuer utilement à l'avènement
du droit ?
Ceux qui naguère en Estonie, en Union soviétique...
préparaient patiemment les bouleversements d'aujourd'hui
ont bien dû, à leur manière, se poser plus
d'une fois semblables questions. »
7,50 euros (code de commande
: 8715).
LAGERLÖF
(Selma) Les liens invisibles. Nouvelles traduites du suédois
avec l'autorisation de l'auteur et précédées
d'une préface d'André Bellesort. Paris, Perrin,
1920. In-12 broché, XVI + 346 p.
9
euros (code de commande : 73/58).
MELNIK
(Jaroslav) Les parias d'Éden. Traduit du russe par Christophe Glogowski. Paris,
Laffont, 1997. In-8° broché, 138 p., (collection «
Pavillons »).
En quatrième
de couverture :
« Peut-on s'éprendre d'amour tendre pour une truie
au point d'en faire la douce compagne de sa vie ?
Peut-on consommer le corps de sa fiancée selon les recettes
de cuisine soigneusement élaborées par l'intéressée
elle-même, ou vivre une relation coupable avec sa mère,
sa sur et sa fille... sans se priver pour autant d'une
petite place au paradis ?
Au jardin d'Éden, l'auteur rencontre six personnes qui,
toutes, ont goûté à un fruit défendu.
Se réfugiant dans la déviance et la transgression
des tabous, elles ont ainsi échappé aux souffrances
de l'existence. Mais ont-elles échappé au poids
de leurs actes ? Et qu'est-ce que le Bien et le Mal quand les
limites de la liberté offerte par Dieu aux hommes sont
si imprécises ?
Armé d'une solide dose d'humour et de tendresse face aux
désordres de la nature humaine, Jaroslav Melnik nous entraîne
dans six contes immoraux, ou six récits philosophiques,
d'une rare liberté. »
10 euros (code de commande
: 7956).
[MICKIEWICZ (Adam)].
Adam Mickiewicz 1798-1855. Hommage de l'Unesco à l'occasion
du centième anniversaire de sa mort. Paris, Unesco
- Gallimard, 1955. In-12 broché, XII + 277 p., illustrations
hors texte, jaquette, cachets.
13
euros. (code de commande : 83/59).
MILOSZ (Czeslaw) Visions de la baie de San Francisco. Traduit du polonais par
Marie Bouvard. Paris, Fayard, 1986. In-8° broché,
228 p.
7,50 euros (code de commande : 6065).
MYRDAL
(Jan) Enfance en Suède. Récit traduit du suédois par Marc
de Gouvenain et Lena Grumbach. Arles, Actes Sud, 1988. In-8°
broché, 232 p., (collection « Lettres Scandinaves »),
ouvrage indisponible au catalogue de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
« Fils d'universitaires renommés,
Jan Myrdal raconte de quelle manière il fut traité
dans son enfance par des parents qu'obnubilait une brillante
carrière intellectuelle. Son père le méprisait
et se moquait de ses disgrâces. Sa mère, psychologue,
tenait le relevé exact des gestes et attitudes de ce garçon
qu'elle pensait attardé... En Suède, l'autobiographie
que voici a suscité une vive émotion. Jan Myrdal
est un observateur réputé des questions politiques :
on ne l'attendait pas sur un terrain si personnel. Or, au-delà
de son propre cas, il dénonce avec une impitoyable rigueur
les manquements des sociétés éclairées,
et révèle l'aveuglement d'une classe qui honore
l'esprit en lieu et place de l'affectif. L'enfance, note
ici Jan Myrdal, est une honte profonde qui demeure longtemps :
comme si de quelque indignité il lui fallait aujourd'hui
se délivrer. Sans doute est-ce pourquoi il a pris sur
lui, après cinquante ans de silence, d'être enfin
celui par qui le scandale arrive. »
9 euros (code de commande
: 11816).
NAKAGAMI
(Kenji) Mille ans de plaisir. Roman. Traduit
du japonais par Kan Miyabayashi et Véronique Perrin. Paris,
Fayard, 1988. In-8° broché, couverture rempliée,
286 p., petit accroc au dos, ouvrage épuisé au
catalogue l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
« Six récits composent ces Mille ans de plaisir
cette « extase millénaire »
où mille renvoie à « des milliers, des millions
d'années », et où le plaisir signifie à
la fois volupté et toutes les joies, liesses collectives
ou béatitude de l'âme , non à
la façon d'épisodes successifs, mais comme autant
de cercles qui tracent, hors du temps mesurable, dans la mémoire
d'une vieille accoucheuse qui a vécu cent « et même
mille ans », un espace de répétition où
chacun des six héros accomplit le même parcours
qui le conduit à la mort précoce. Mais toute cette
histoire n'est peut-être qu'un « rêve »
sans âge, rêvé par une fleur un soir d'été.
Une même erreur tient les six héros, tous issus
du clan Nakamoto : c'est l'ombre de la mort, leur lien avec l'autre
monde qui, pour la mère Oryù, se lit clairement
dans leurs actes accouplements bestiaux, vols,
meurtres, rêve de fonder un monde nouveau
marqués par la même intransigeance. Tous veulent
faire flamber la vie, la consumer, et n'ayant pas la lâcheté
de s'épargner, ils ont l'innocence de l'enfant. »
12 euros (code de commande
: 7514).
NAKAGAWA
(Yoichi) Les longues années. (Ten no yugao). Roman. Traduit du japonais
par M.R. Fukuda. Paris, Denoël, 1952. In-12 broché,
153 p., exemplaire en bon état bien muni de sa jaquette
illustrée.
Sur la jaquette :
« Le héros des Longues années aime
une femme mariée et, sans doute, en est aimé. La
jeune femme, de sept ans son aînée, se refuse à
lui par fidélité conjugale. Ils se rencontrent
à cinq reprises au cours de leur vie et cinq fois, volontairement,
s'arrachent l'un à l'autre.
Comment cette inclination de plus en plus éperdue se nourrit
et s'enivre d'elle-même, malgré l'interdit des usages,
de l'opinion publique, de la morale, de l'impérieux honneur,
c'est ce qu'on verra dans ce récit d'admirable tenue où
la pureté s'allie à la ferveur.
ainsi, pour la première fois peut-être, nous pourrons
suivre, jour par jour, tout au long de cette crise révélatrice,
la pensée et les sentiments d'un homme jaune.
Un forme merveilleusement dense et dépouillée donne
toute sa valeur à cette confession frénétique
qui met aux prises la dignité japonaise, héroïque
jusqu'au sacrifice, ardente jusqu'à la consomption, avec
le plus ancien, le plus enraciné, le plus universel des
sentiments humains. »
13 euros (code de commande
: 9085).
).
NOOTEBOOM
(Cees) Le Jour des Morts. Roman
traduit du néerlandais par Philippe Noble. Arles, Actes
Sud, 2001. In-8° collé, 367 p., (collection « Lettres
Néerlandaises »).
En quatrième
de couverture :
« Après laccident davion
qui emporta sa femme et son fils, Arthur Daane a quitté
Amsterdam pour sétablir à Berlin. Caméraman,
documentariste, cet homme-images est un nomade qui capture, au
détour de ses promenades berlinoises, lombre du
passé. Hanté par lindicible mémoire
des lieux, il observe le monde à travers le voile de sa
douloureuse solitude. Et la ville, si profondément ancrée
dans lHistoire, recompose ses regards.
Cest ainsi, dans cet état dâme
et desprit, quil croise Elik Orange. Attiré
par cette silhouette, cette aura, cette ombre, Arthur retrouve
enfin la voie du désir. Elik soffre à lui
puis se dérobe pour finalement lattirer dans la
lumière aveuglante de lEspagne
Ce livre est un roman damour pour une
femme inaccessible et pour une autre à jamais disparue.
Mais cest aussi le livre du Temps et de la mélancolie.
Dans une langue superbe, Cees Nooteboom lance ses personnages
bien au-delà de leur destin individuel et les inscrit
ainsi au cur des véritables enjeux de la littérature. »
10 euros (code de commande
: 11557).
O-OKA (Shôhei)
Les feux. Traduit du japonais par Selichi Motono. Paris,
Club des Éditeurs, 1957. In-8° sous reliure et Rhodoïd
d'éditeur (maquette de Jacques Darche), 204 p., exemplaire
numéroté sur alfa d'Avignon en parfait état.
10
euros (code de commande : 87/58).
REBULA
(Alojz) Demain le Jourdain. Traduit
du slovène par Zdenka timac. Paris, Éditions
du Cerf, 1997. In-8° broché, 484 p., trace de pliure
à un coin.
En quatrième
de couverture :
« Absalom, fils de Jéhu, aurait pu rester toute
sa vie un scribe zélé du temple d'Akhet, Am, à
la frontière de l'Egypte et de la Lybie. Il y menait une
vie un peu vide mais plus heureuse que celle des Hébreux
qui avaient les pieds dans la glaise des briqueteries du pharaon.
Merneptah. L'arrivée de l'équipage de la poste
change son destin quand il lui apprend la fuite de nombreux Israélites
: ceux-ci ont traversé la mer Rouge et les chars égyptiens
lancés à leur poursuite ont été défaits.
Lui, l'homme de l'écriture, va tout quitter pour rejoindre
cette Terre promise dont il a si longuement rêvé
et pour laquelle il se sent pris d'une inébranlable passion.
L'exode dura quarante ans selon la Bible. On en comprend mieux
les raisons en suivant les pas d'Absalom et ceux de son fils
Elidad. La nostalgie de l'Égypte et de la sécurité
d'un emploi servile mais nourricier travaille longtemps les esprits.
Elle est aussi à l'origine du complot de Mardochée
et des « Fils de l'Alliance » contre Moïse,
le « Fils du fleuve ». Le veau d'or et le bouc émissaire
divisent ceux qui n'ont pas encore compris la puissante liberté
que leur proposent la Loi et l'amour (surtout celui d'Absalom
pour Léa). Le campement des Israélites, avec le
nom de ses rues à l'enseigne des « dix Paroles »,
est lui-même le lieu d'un cheminement aventureux vers la
Terre promise.
Après de multiples rebondissements, un long séjour
par la Crète, île dominée par le culte du
taureau marquera plus fortement la rupture entre une terre païenne
stérile et « la terre où coulent le lait
et le miel », au-delà du Jourdain. »
13 euros (code de commande
: 9376).
RICHTER
(Sylvie) Second adieu. Roman.
Traduit du tchèque par
Nathalie Zanello-Kounovsky. Paris, Gallimard, 1999. In-8°
broché, 165 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième
de couverture :
« Rome, fin des années soixante-dix : après
avoir quitté Prague, où son père a disparu
dans les prisons du régime communiste, Marie tente de
refaire sa vie dans une communauté. Elle partage un grand
appartement avec Thomas, écologiste avant l'heure, poète
et homosexuel, et Anne, qui ne sait pas qui est le père
de son enfant et qui finira par partir dans une secte au Brésil,
et son lit avec Mels (qui s'est inventé ce prénom
en honneur de Marx, Engels, Lénine et Staline), révolutionnaire
exalté qui rêve d'envoyer tout le monde en camp
de rééducation, y compris la mère de Marie.
Marie entretient aussi une correspondance amoureuse avec Paul,
un ami de son père resté à Prague, qui sous
prétexte de lui adresser ses publications scientifiques
essaie d'écrire son autobiographie.
Plus tard, Jean, autre Tchèque en exil et compagnon de
Marie, tâchera de raconter la vie de la femme qu'il aime
: « J'ai ici quelques biographies de Marie, la biographie
de notre fils et la mienne propre, plus un nombre certain, à
savoir changeant, d'alter ego. Rien que des histoires intéressantes.
»
Sous forme d'un récit éclaté où plusieurs
narrateurs prennent tour à tour la parole, Second adieu
est un roman sur une génération désemparée,
sur la désillusion des utopies et sur l'exil. Mais Richter
sonde surtout très profondément la tragédie
de l'enfermement et décrit avec force la privation de
liberté en Europe centrale avant la chute du Mur. »
9 euros (code de commande
: 7529).
RICHTER
(Sylvie) Topographie. Roman.
Traduit du tchèque par
Nathalie Zanello-Kounovsky. Paris, Gallimard, 1995. In-8°
broché, 149 p., (collection « Du Monde Entier »),
ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
« Rien de plus simple que le départ en vacances
d'une famille hautement fantaisiste qui doit quitter la Tchécoslovaquie,
traverser la Hongrie, puis la Yougoslavie jusqu'à la mer.
L'escapade sera simplement soumise aux aléas d'un voyage
dans les pays de l'Est, au temps encore du communisme, où
un petit déjeuner familial s'obtient en échange
d'une chemise en nylon. Chacun évoque ses souvenirs :
le grand-père prisonnier de guerre et fusillé en
Allemagne, l'acquisition d'un vibromasseur, la vente ratée
d'un tableau de Dürer qui n'était qu'une vulgaire
copie. On croise des touristes français et allemands,
un écrivain américain qui tambourine sur une machine
à écrire posée sur le toit d'une jeep amphibie.
Mais voilà que ce périple est suspendu aux voyages
de deux exilés : Antonin, qui part de New York, traverse
la Belgique pour retrouver, à Cologne, un ami qui vient
de rentrer à Prague... Et Anatolij Antonov qui arrive
de Moscou à Rome, où il doit annoncer que l'empire
soviétique menace le monde, mais on est samedi soir et
les Romains dînent...
Le voyage vers la mer peut-il avoir lieu s 'il dépend
de tant d'autres destinées, s'inscrit désormais
dans une si large topographie, et si la famille n'arrive même
pas à se réunir autour d'une table ? »
10 euros (code de commande
: 7528).
RYLSKI
(Eustachy) Le Retour. Traduit
du polonais par Robert Bourgeois. Montricher, Noir sur Blanc,
1996. In-8° broché, 251 p., exemplaire du Service
de Presse.
En quatrième
de couverture :
« Il y a la main tendue d'un père à son fils
et, quelques années plus tôt, celle d'un autre père
à un autre fils. Dans les deux cas, un mur d'incommunication,
un gouffre d'indifférence ou d'incompréhension.
Il y a aussi, d'un côté, cinq années de violence
en Russie, de 1915 à 1920, avec leurs atrocités
infligées, subies ou observées, et, de l'autre,
une simple journée, celle du difficile retour au pays
et à la vie civile.
Entre ces deux plateaux d'une balance déséquilibrée,
il y a l'évocation des quatre générations
de Rogoyski qui, partis de rien, avec une insolente bonne santé,
ont acquis un immense domaine terrien au grand dam de la noblesse
polonaise locale.
Pour relier le tout, il y a la futilité de la guerre et
de la mort, le dérisoire de la vie et de la paix, l'inanité
de toute entreprise, l'atavisme d'une schizophrénie rampante.
Avec, pourtant, la volonté explosive de chaque Rogoyski
de se réaliser pleinement.
Les retours ne sont pas seulement géographiques ou spatiaux
: ils finissent toujours par déboucher sur l'intemporalité
du retour à soi-même. « D'une manière
ou d'une autre, nous revenons tous », dit un personnage.
Ce à quoi répond un autre, comme en contrepoint
: « Il n'y a pas de retour si on ne vient de nulle part.
» C'est bien entre ces deux constats apparemment inconciliables
qu'oscille le mystère du présent ouvrage, tour
à tour cruel, feutré, serein, impitoyable comme
une démonstration mais émouvant comme une saga.
»
11 euros (code de commande
: 7962).
La Saga de Gunnlaug. Langue de
serpent. Traduite de l'ancien
islandais par F. Wagner. Bois originaux de V. Stuyvaert.
Gand, Éditions du Lynx, 1925. Petit in-8° broché,
[90 p.], un des 500 exemplaires numérotés sur papier
de Tai-Wan « genre Japon ».
35 euros (code de commande
: 104/63).
SARAJA (Viljo) La patrie
rachetée. Récit de guerre. Traduit du finnois par Harry Svartström
et Sulev J. Kaja. Bruxelles-Paris, Éditions les Écrits,
1943. In-12 broché, 185 p.
9 euros (code de commande
: 81/67).
SELENIC
(Slobodan) Meurtre avec préméditation.
Roman. Traduit du serbe
par Gojko Lukic et Gabriel Iaculli. Paris, Gallimard, 1996. In-8°
broché, 235 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième
de couverture :
« Meurtre avec préméditation évoque
les destins, écrasés par le pas martial de l'histoire,
de deux femmes qu'un demi-siècle sépare : une jeune
fille, notre contemporaine, qui cache sa tendresse sous un parler
loubard et des manières de bouledogue, dans une Belgrade
déprimée, cernée par la guerre, et sa grand-mère,
beauté ravageuse d'une autre époque, héroïne
d'amours troubles, victime d'une autre guerre. La petite-fille
« bricole » un livre sur la vie amoureuse et tragique
de son aïeule, et tandis qu'elle tâche d'en percer
les mystères, sa propre histoire d'amour s'emballe. »
10 euros (code de commande
: 10059).
SHINJI
(Tajima) The Legend of Planet Surprise and Other Stories. Translated
from the Japanese by T.M. Hoffman. Tokyo, Baobab Books, [1988].
In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 150 p.,
illustrations.
Avant-propos :
« Profound sensitivity, depth of compassion, and the awareness
of the follies of some of our endeavours such qualities
are displayed by the author in these short stories full of wisdom
and foresight. In our era of mindless growth, much of it marked
by selfish greed and lack of fellow feeling, this timely book
of short stories by author Shinji Tajima has something for all
of us. A message that in a human life, encompassing much more
than material success, ambition untempered by love can destroy
the soul. A warning that efforts to reach the pinnacle of our
dreams without concem for the totality of things that make human
existence beautiful can destroy us all.
The five short stories in this book depict différent aspects
of human existence. Not only does the author point out pitfalls
that many of our actions suffer from, but he also illustrates
the need for struggle and commitment if we hope to overcome the
obstacles that prevent us from making our lives beautiful.
This book of short stories can serve as our consciencekeeper
at a stage in the history of mankind when intolérance,
aggression, violence and war threaten to lead us towards the
destruction of those fondamental qualifies which make human life
beautiful and worth living. »
Les illustrateurs de cinq nouvelles contenues dans ce volume
sont : A. Ramachandran (Konkichi Homehill), Liu Jae-Soo
(Someone), Tajima Kazuko (The Legen of the Planet Surprise),
Kang Woo-Hyun (The Dinosaur of the Desert) et Tsuda Rotoh
(Where Does Spring Come From ?).
25 euros (code de commande
: 10156).
Le signe de
patience et autres pièces du théâtre des
Yuan.
Traduction, introduction et notes de Li Tche-Houa. Paris,
Gallimard, 1963. In-8° broché, 373 p., (collection
"Connaissance de l'Orient", 18).
12
euros (code de commande : 42/62).
STAROVA
(Luan) Le temps des chèvres. Traduit du macédonien par Clément
d'Içartéguy. Paris, Fayard, 1997. In-8° broché,
273 p., (collection « Littértature Étrangère
»), couverture rempliée.
En quatrième
de couverture :
« Ce roman de Luan Starova ne nous permet pas seulement
de découvrir un grand écrivain balkanique, il nous
livre une clé susceptible de nous aider à mieux
déchiffrer, chez ces voisins de l'Europe du Sud-Est à
la fois si proches et mystérieux, la force des traditions,
jadis dans la lutte contre le joug ottoman, plus récemment
dans la résistance à l'obscurantisme et à
la dictature communistes.
Le Temps des chèvres évoque la période
de l'immédiat après-Seconde Guerre mondiale, quand
le nouveau régime, dans le souci de créer une nouvelle
classe de prolétaires, demande aux bergers de quitter
leurs montagnes et de venir s'installer en ville. Ainsi, un beau
jour, la Grand-Place de Skopje, le Plochtad, devient toute blanche,
envahie par les chèvres que les bergers refusent d'abandonner.
Mais rapidement, l'euphorie tourne à la tragédie
lorsque le pouvoir décide l'extermination des bêtes.
Si l'allégorie brossée par l'auteur constitue par
certains côtés une roborative leçon d'espoir,
elle n'en demeure pas moins avant tout une réflexion sur
la dangereuse vanité des idéologies qui aspirent
à façonner un « homme nouveau » et
une salutaire méditation sur l'impermanence des choses
en général, en particulier sur la précarité
que revêt dans les Balkans ce qui paraît définitivement
acquis. »
11 euros (code de commande
: 7963).
[STRINDBERG]. August Strindberg
l'insurgé. Notes et poèmes inédits.
L'île des morts - Le paria - Des arts nouveaux. Études
et commentaires sur la mise en scène et la peinture. Bruxelles,
Louis Musin, 1974. In-4° broché, 63 p., illustrations.
@ Il s'agit du premier numéro
de la revue trimestrielle La Fenêtre ardente.
12
euros (code de commande : 133/65).
't
HART (Maarten) La colère du monde entier. Roman.]
Traduit du néerlandais par Xavier Hanotte. Paris, Belfond,
1999. In-8° broché, 358 p.
En quatrième
de couverture :
« Alexander Goudveyl grandit dans les années cinquante
à 't Hoofd, petit port des environs de Rotterdam. Le jeune
garçon souffre de l'univers de ses parents un couple
âgé de chiffonniers, vivants portraits de l'avarice
et suppôts prétendus de l'austère morale
calviniste.
Souvent en proie aux tracasseries de ses camarades de classe,
obsédé par l'irrationnelle certitude que, comme
Moïse dans l'Exode, Dieu cherche à le tuer, Alexander
trouve son seul réconfort dans la musique, qu'il apprend
en autodidacte, avec un réel succès.
Un jour, un meurtre est commis dans l'entrepôt des Goudveyl.
Pour Alexander, qui a entr'aperçu le mystérieux
assassin et qui croit une fois encore sa vie menacée,
ce fait divers dont la police a échoué à
élucider le mystère marque le commencement
d'une enquête opiniâtre qui conduira à de
bien surprenantes révélations...
Tour à tour drôle ou mélancolique, ce roman
d'apprentissage ne s'embarrasse d'aucune limite : réjouissante
satire des excès de la foi calviniste, étude psychologique,
esquisse métaphysique de la solitude de l'homme, La
Colère du monde entier est aussi un passionnant polar
qui maîtrise à la perfection l'art du rebondissement
et du coup de théâtre. »
10 euros (code de commande
: 8835).
TODE
(Emil) Pays frontière. Roman. Traduit de l'estonien par Antoine Chalvin.
Paris, Gallimard, 1997. In-8° broché, 160 p., (collection
« Du Monde Entier »).
En quatrième
de couverture :
« Quand on vient d'un petit pays d'Europe orientale émergeant
à peine de la grisaille soviétique et qu'on s'installe
à Paris pour traduire une anthologie de la poésie
française, il est facile de céder à toutes
sortes de tentations, par exemple aux avances d'un professeur
de philosophie. Facile aussi de remarquer les travers et les
ridicules de son compagnon et de laisser peu à peu monter
en soi le mépris et la révolte...
À travers la confession d'un personnage ambigu et désabusé,
Emil Tode porte un regard pénétrant sur la société
occidentale et propose une illustration littéraire originale
du fossé économique et humain qui sépare
encore les deux moitiés de notre continent. »
7,50 euros (code de commande
: 9377).
TOIU
(Constantin) L'exclu. Roman.
Traduit du roumain par Georges Barthouil et Ilinca Barthouil-Ionesco.
Présentation de Georges Barthouil. Genève,
Nagel, 1981. In-8° broché, 313 p., (« Ccollection
Unesco d'uvres Représentatives »), exemplaire
non coupé.
Extrait de la présentation
:
« Constantin Toiu parle lui-même de son roman. Son
livre, selon lui, est le fruit d'une obsession dont il voulait
se libérer. C'est aussi le fruit de la patience. C'est
un roman-témoignage ; aussi un roman-testament (provisoire
bien sûr) ; c'est enfin un roman pour l'avenir. On comprend
donc que, lieu de l'obsession et du volontarisme, c'est un foyer
de signification et de chatoyante ambiguïté, car
cette dernière foisonne là où on se pose
des questions auxquelles personne ne peut répondre sinon
nous-mêmes qui sommes sans certitude. Et le livre devient
le lieu privilégié de l'interrogation, de la confession
et de la solitude puisque le confesseur se dérobe. Toiu
nous dit : « J'ai longtemps rêvé ce roman,
au sens propre (...). Ce roman, que j'ai ruminé pendant
dix ans, que j'ai écrit en trois ans, est le fruit d'une
double patience : la mienne envers moi-même et celle que
le temps social a envers nous tous. » Livre de patience.
Livre qu'on veut remplir de signification, de gravité
: « Devant bien des phrases, avant d'y mettre le point
final, je songeais : mais si je meurs à présent
et que cette phrase soit la dernière ?... » Il s'interroge
: « Le roman comme témoignage (...) Le roman...
Quelque chose de fini mais qui suggère l'infini... L'idée
que la prose est un fini dans lequel entre un infini (...) La
conscience, oreille immense, quelque chose qui capte, qui vous
fait parler, témoigner... ». On voit quelle est
l'urgence morale, le sentiment d'un devoir : témoigner
comme si l'on allait mourir. Témoigner devant l'avenir
et pour lui : « ... j'avais l'ambition d'être compris
aussi par les lecteurs de l'an 2073, disons. Si les lecteurs
de l'an 2073 me lisent sans dictionnaire et surtout sans rire,
ce sera une grande victoire. Et pas tant la mienne que celle
de notre langue, de notre littérature et de notre époque...
»
15 euros (code de commande
: 10058).
TSEPENEAG
(Dumitru) Hôtel Europa. Roman traduit du roumain par Alain Paruit. Paris,
P.O.L., 1996. In-8° broché, 394 p.
En quatrième
de couverture :
« Onirisme et hyperréalisme, histoire et humour
font bon ménage dans ce roman aux rebondissements picaresques,
où les fantasmes animaliers de Dumitru Tsepeneag accompagnent
l'interminable accouchement d'un monde postcommuniste avec lequel
l'Ouest rechigne à partager ses richesses.
Pourtant comme des milliers d'autres jeunes attirés par
le mirage occidental, Ion s'est lancé à l'aventure.
Il erre sur les chemins de traverse tracés par la plume
narquoise de Tsepeneag, dans l'hôtel louche qu'est l'Europe
de notre fin de siècle. Traqué par des truands
moscovites et des justiciers extraterrestres, ne trouvant de
repos que dans des bras pas toujours féminins, quel péché
doit-il expier ? Dans quelles serres finira-t-il son voyage.
En roumain, il y a un seul mot pour aigle et vautour. »
11 euros (code de commande
: 7965).
UGREIC (Dubravka) Dans la gueule
de la vie. Nouvelles.
Traduit du serbo-croate par
Mireille Robin. Paris, Plon, 1997. In-8° broché, 304
p., (collection « Feux Croisés »), exemplaire
en parfait état.
En quatrième
de couverture :
« Un écrivain macho qui perd son sexe au lendemain
d'une nuit d'amour, une stagiaire en chirurgie esthétique
qui retrouve « l'objet » déguisé en
hot-dog, un écrivain qui demande à la narratrice
« prête-moi ton personnage » pour lui faire
jouer une scène chaude avec le héros de son livre,
ou encore une dactylo dépressive qui en écossant
des petits pois se rend compte que quelque chose cloche dans
sa vie, tous ces personnages inattendus traversent ce recueil
avec une vitalité débridée.
L'auteur s'amuse avec eux, elle les manipule tel un marionnettiste,
elle distribue les rôles dans une mise en scène
pleine de brio pour parodier jusqu'à l'absurde tous les
genres littéraires, du roman populaire féminin
aux plus grands classiques. Elle pastiche et rend hommage à
des auteurs aussi variés que Lewis Carroll et Tolstoï.
»
12,50 euros (code de
commande : 7516).
UNDSET (Sigrid) Printemps. Traduit du norvégien par Elna Cornet.
Paris, Club Mondial du Livre, s.d. In-8° sous reliure et
Rhodoïd d'éditeur, 367 p., exemplaire numéroté.
10 euros (code de commande
: 86/67).
VASSILIKOS
(Vassilis) Z. Traduit
du grec par Pierre Comberousse. Paris, Gallimard, 1969. In-8°
broché, 341 p., (collection « Du Monde Entier »),
couverture rempliée, jaquette.
En quatrième
de couverture :
« Il y a quatre ans, les murs d'Athènes se couvraient
d'innombrables Z maladroitement tracés. Z
pour zei il vit. Il s'agissait du député
de gauche Lambrakis, assassiné en pleine rue à
Salonique, où il venait de présider une réunion
pacifiste.
Certains morts éveillent dans un peuple entier des échos
si prolongés, suscitent des remous si profonds et si durables,
qu'ils prennent figure de symbole. Ce fut le cas de Lambrakis.
En supprimant un orateur gênant, les assassins avaient
créé un héros. En lui prenant la vie, ils
lui avaient conféré l'immortalité. Les 400.000
personnes qui suivirent en silence, à Athènes,
le cortège funéraire étaient venues affirmer
que sa volonté, sa présence restaient inaltérées.
C'est pourquoi Vassilis Vassilikos, décidé à
entreprendre l'autopsie de ce crime politique, choisit pour titre
la lettre Z, lettre symbole de vie et de résurrection.
Personne ne pouvait être mieux désigné pour
s'attaquer à cette tâche que le jeune romancier
Vassilis Vassilikos. Natif de Salonique, où il vivait
récemment encore, il en connaît lés misères
et les connivences. Mais surtout, il porte en lui les souvenirs
terribles qui hantent cette ville, autour de laquelle se déroulait,
il y a vingt ans, l'implacable lutte fratricide entre communistes
et nationalistes, à la fin de la seconde Guerre mondiale.
Fort de cette expérience vécue des lieux et des
protagonistes du crime, l'auteur a entrepris l'étude minutieuse
des cinq mille pages dactylographiées de l'instruction
et du procès, traquant le mécanisme qui fait d'un
homme un assassin et de toute une caste, ses complices.
Désireux de publier son livre en Grèce, Vassilis
Vassilikos a préféré modifier les noms des
principaux protagonistes. (Paru en grec en novembre 1966, Z
fut interdit en avril 1967.) Nous avons tenu à respecter
ce geste en maintenant les pseudonymes dans la version française.
Témoignage essentiel sur la Grèce d'aujourd'hui,
Z est infiniment plus qu'une simple analyse : c'est une
uvre littéréraire, admirable, où des
pages d'un lyrisme poignant nous livrent le cheminement secret
des angoisses et des passions, le chant intérieur de Lambrakis,
celui d'une terre tragique et d'un peuple déchiré.
»
7,50 euros (code de commande
: 8420).
VESTDIJK (Simon) Les
voyageurs (De Kellner en de Levenden). Traduit
du néerlandais par Louis Roelandt. Paris, Éditions
Universitaires, 1966. In-8° broché, 328 p., dédicacé
par le traducteur. On joint une belle lettre autographe signée
du traducteur.
19 euros (code de commande
: 5799).
[WEDEKIND (Frank)] Lulu. Numéro de la revue Obliques.
Dirigé par Lionel Richard. Nyons, Roger Borderie,
1979. In-4° agrafé, 32 p., illustrations.
10 euros (code de commande
: 4732).
WENXING
(Wang) La Fête de la déesse Matsu. Traduit du chinois (Taiwan) par Camille Loivier.
[Paris], Zulma, 2004. In-8° broché, 164 p.
En quatrième
de couverture :
« Un garnement prétend lire l'avenir de ses camarades
de classe dans les lignes de la main. Il prédit à
Gao Xiaoming une mort prématurée à trente
ans. Le petit garçon est accablé. Car son rêve
le plus cher est d'écrire toute une uvre
qu'il a justement prévu de ne commencer qu'à trente
ans, l'âge pour lui de la maturité. Désespéré,
Gao Xiaoming rallonge d'un trait de canif cette maudite ligne
si avare de vie...
Dans les huit nouvelles ici rassemblées, on retrouve le
regard tour à tour inquiet ou émerveillé
de l'enfant, de l'adolescent puis du jeune-homme confronté
à l'amour, à l'idéal, aux fêtes de
l'existence. »
9 euros (code de commande
: 10193).
ZANGWILL (Israël) Les
Affranchis du ghetto.
Traduction
de Jenny Serruys. Paris, Crès, 1923. In-12 broché,
346 p., (collection « Anglia »), couverture illustrée
par L. Men.
12
euros (code de commande : 144/65).
ZANGWILL (Israël) Les
Enfants du ghetto.
Traduction
de Pierre Mille. Paris, Crès, 1921. In-12 broché,
356 p., (collection « Anglia »), manque à
la couverture.
10
euros (code de commande : 145/65).
ZANGWILL (Israël) Les
Rêveurs du ghetto.
Traduction
de madame Marcel Girette. Tomes I : Un enfant du Ghetto
- Joseph le rêveur - Uriel Acosta - Le polisseur de verres.
Tome II : Le messie turc - Le maître du nom - La tombe
anticipée - Le sauveur du peuple - Le sphinx aux primevères
- Rêveurs en congrès. Tome III : Maimon le
simple et Nathan le sage - Le pèlerin de Palestine - Le
conciliateur de la chrétienté - Le joyeux camarade
- `Had gadya - Un scribe moderne à Jérusalem -
Yahveh. Paris, Crès, 1921-1923 (mention d'édition).
Trois volumes in-12 brochés, 265, 411 et 227 p., (collection
« Anglia »), manque à la quatrième
de couverture du tome II.
Les
trois volumes (complet) : 30 euros (code de commande : 146/65).
ZICHENG
(Hong) Propos sur la racine des légumes. Traduit du chinois et présenté
par Martine Vallette-Hémery. Cadeilhan, Zulma,
2002. Petit in-8° broché, 171 p.
En quatrième
de couverture :
« Observation des murs et méditation mystique,
discours mondain et vocabulaire religieux, réflexion sur
les rapports humains et introspection, respect de la raison comme
des élans du cur participent chez Hong Zicheng d'une
philosophie issue de la fin de la dynastie des Ming. On retrouve
ainsi dans ses Propos sur la racine des légumes un
idéal de liberté qui n'exclut pas la quête
d'une maîtrise de soi, une adhésion à la
nature aussi bien qu'un art de vivre en société.
Par leur richesse et leur originalité, ces maximes parues
en Chine au début du XVIIe siècle portent à
un très haut degré de raffinement l'une des traditions
de l'écriture chinoise. Elles sont la quintessence même
de l'art lettré. Un viatique pour la sérénité.
»
6 euros (code de commande
: 8608). |