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Les ouvrages sont classés par ordre alphabétique de nom d'auteur.
Les biographies sont classées au nom de l'auteur étudié.

Nouvelle(s) entrée(s)

 

BORGES (Jorge Luis) — Les Conjurés précédé de Le Chiffre. [Titre original : La Cifra. Los Conjurados.] Traduit de l'espagnol par Claude Esteban. Paris, Gallimard, 1988. In-8° broché, 145 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
   « Nul ne s'étonnera si le premier des éléments, le feu, n'abonde guère dans le livre d'un homme qui a plus de quatre-vingts ans. À l'heure de sa mort, une reine dit qu'elle est air et feu ; je ressens, pour ma part, que je suis terre, terre lasse. Je continue, cependant, à écrire. Quelle autre chance me reste-t-il, quelle autre merveilleuse chance ? La fortune d'écrire ne se mesure pas aux vertus ou aux faiblesses de l'écriture. Toute œuvre humaine est périssable, affirme Carlyle, mais son exécution ne l'est pas. (...) J'ai remarqué, au cours des ans, que la beauté, tout comme le bonheur, est chose fréquente. Pas un jour ne s'écoule sans que nous ne vivions, un instant, au paradis. Pas un poète, si médiocre soit-il, qui n'ait écrit le meilleur vers de la littérature, mais aussi les plus déplorables. La beauté n'est pas l'apanage de quelques noms illustres. Il serait bien surprenant que ce livre, où se retrouvent une quarantaine de compositions, ne renferme pas une seule ligne secrète, digne de t'accompagner jusqu'à la fin. »

10 euros (code de commande : 14659 - vendu).

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AGUSTÍN (José) — Acapulco 72. [Roman.] Traduit de l'espagnol (Mexique) par Jean-Luc Lacarrière. Paris, La Différence, 1997. In-8° broché, 359 p., (collection « Les Voies du Sud »), jaquette, exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« La drogue aussi bien que son engagement politique ont mené José Agust
ín pour un temps en prison, au début des années 70. À n'en pas douter il fait vivre aux cinq personnages principaux les expériences par lesquelles il est lui-même passé.
Rafael, diseur de bonne aventure au Salon de thé Scorpio à Mexico, va passer quelques jours chez son ami Virgilio, petit dealer d'Acapulco. Ce qui devait être un voyage d'agrément se transforme en un véritable voyage psychédélique où l'alcool et la drogue deviennent des personnages à part entière.
L'écriture d'Agustín parvenue à sa plénitude sert bien sûr son sujet : les néologismes jalonnent le texte, les langues s'entremêlent pour mieux dépeindre la journée chaotique de Rafael et ses comparses qui s'achève dans une folle course-poursuite avec la police de Tránsito.
Rarement le roman mexicain atteint un tel degré de vie : à vingt-huit ans, âge auquel Agustín publie ce livre, il est passé maître dans l'art de la transcrire et de la condenser avec des mots.
Se está haciendo tarde a obtenu, en 1995, le prix des Deux Océans, décerné lors du Festival International de Biarritz. »

12,50 uros (code de commande : 8361).


AMPARO ESCANDÓN (María) — Esperanza et ses saints. Roman. Traduit de l'américain et de l'espagnol par Bernard Cohen. Paris, Robert Laffont, 1999. In-8° broché, 257 p., exemplaire à l'état de neuf.

11 euros (code de commande : 7014).


ARENAS (Reinaldo) — Avant la nuit. Autobiographie. Traduit de l'espagnol (Cuba) par Liliane Hasson. Paris, Julliard, 1991. In-8° broché, 442 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
« Livre de « la fureur et du déchirement », sans lesquels, disait Reinaldo Arenas, il n'y a « pas de littérature », Avant la nuit est, plus encore qu'un brûlot contre le régime castriste vacillant, le testament, superbe de violence et de sensualité lyrique, d'un des plus grands écrivains cubains.
Ex-guérillero issu d'une pauvre famille paysanne, Arenas aurait pu, grâce à son immense talent de romancier et de poète, devenir l'enfant chéri de la Révolution. Mais, homosexuel déclaré, il dénonce dès son deuxième livre les méfaits de l'inquisition. Dès lors il est traqué, interdit de publication. Ses manuscrits sont confisqués ; il tente, vainement, de s'évader de l'île. Procès, prison, camp de rééducation. Une fois « libéré », il vit d'expédients dans les bas-fonds de La Havane, côtoyant d'autres exclus du système, truands, prostituées, travelos, artistes de génie aussi. Puis c'est l'exil, tant espéré, mais qui ne lui ferme pas la bouche puisque, même en Amérique, il refuse la neutralité discrète que l'intelligentsia du monde libre attend d'un écrivain cubain en exil et poursuit son combat.
Cette autobiographie que, se sachant atteint d'une « plaie » mortelle, il a voulu achever « avant la nuit », il l'a désirée crue, féroce mais, par bonheur, sans s'interdire des pages lumineuses sur les décors, les êtres, les odeurs de son enfance et surtout sur sa communion presque panthéiste avec la mer. Sa dernière machine de guerre contre la dictature, l'intolérance et l'hypocrisie est donc aussi un hymne brûlant à la nature et à l'amour. »

9 euros (code de commande : 7579 - vendu).


ARGUEDAS (José María) — Ywar fiesta. [La fête du sang.] Traduit de l'espagnol (Pérou) par Cécilia Hare et Dominique Jaccottet. Paris, Métailié, 2001. In-8° broché, 201 p., (collection « Bibliothèque Hispano-Américaine »).
En quatrième de couverture :
« Les Andes, dans les années 30. Pour la fête nationale, sur la place du village, les Indiens des communautés de Puquio affrontent un taureau, à la dynamite, et se font la plupart du temps encorner. Cette année-là, un préfet « progressiste » décide que la corrida sera moderne, à l'espagnole, avec un torero venu de Lima. Les indiens, eux, vont ramener de la sierra un taureau mythique, le « Misitu ».
J.M. Arguedas nous place au centre d'un conflit où s'affrontent les civilisations et les classes sociales, la ville et la sierra.
Au-delà de l'argument, ce roman est remarquable par la création d'une langue où s'invente une syntaxe éclatée, mêlant quechuismes et mots espagnols pour une voix plurielle comme un chœur. »

8 euros (code de commande : 8551).


BAROJA (Pío) — César ou rien. Roman. Traduit de l'espagnol par Raphaël Carrasco. Lagrasse, Verdier, 1989. In-8° broché, 392 p., couverture rempliée.
En quatrième de couverture :
« Comme le célèbre fils du Pape Alexandre VI, César Moncada veut être César ou rien. Que faire pour y parvenir ? Comme César Borgia, c'est à Rome qu'il va chercher les sources du pouvoir, dans la terrible Rome de l'Église toute-puissance. Mais le XXe siècle n'est pas la Renaissance, aussi devra-t-il adapter ses méthodes, pour réussir à mettre en pratique ses idées sur l'individualisme révolutionnaire. Élu ensuite député en Espagne, c'est dans un gros bourg castillan qu'il devra désormais faire son apprentissage politique. Il trouvera là une réalité forte et urgente, révoltante. Il trouvera aussi l'amour. Mais parvenu presque au sommet, César sera précipité dans le fond, au terme d'un suspense implacable où la montée de la violence est décrite de façon magistrale. »

10 euros (code de commande : 8979).


CABRERA INFANTE (Guillermo) — Premières Lueurs du jour sous les tropiques. [Récit.]. Traduit de l'espagnol (Cuba) par Alexandra Carrasco. S.l., Mille et Une Nuits, 2003. In-8° broché, 173 p., exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« Voici l'île, surgissant toujours et encore entre l'Océan et le golfe : la voici. (... ) Elle restera là. Comme l'a dit quelqu'un, cette longue île triste et malheureuse sera encore là après le dernier Indien et après le dernier Espagnol et après le dernier Africain et après le dernier Américain et après le dernier des Cubains, survivant à tous les naufrages et baignée à jamais par le courant du golfe : belle et verte, impérissable, éternelle. »
Depuis la formation géologique de l'île jusqu'à la révolution, en passant par la conquête, la colonisation, la guerre d'indépendance et la dictature de Batista, les images de l'histoire de Cuba défilent comme dans un diaporama. Au milieu de simples paysans assassinés ou de femmes en deuil, on reconnaît derrière tel ou tel comandante le Che déguisé en géologue étranger, Cienfuegos avec son chapeau de cow-boy, et même Fidel Castro...
Écrit en 1974, Premières lueurs du jour sous les tropiques compose une histoire de l'île par fragments, descriptions de gravures et de scènes saisies sur le vif : l'exécution d'un Indien, un esclave noir poursuivi par des chiens, une partie d'échecs en pleine guerre, le naufrage d'un radeau qui voulait atteindre la Floride... autant d'instants dramatiques, parfois cocasses, qui nous font sentir toute l'essence de la cubanité. »

7 euros (code de commande : 9571).


CARDOSO (Lúcio) — Inácio. Traduit du portugais (Brésil) et présenté par Mario Carelli. Paris, Métailié, 1991. In-8° broché, 128 p., (collection « Bibliothèque Brésilienne »).
En quatrième de couverture :
« Inácio est un de mes vieux cauchemars d'enfant » confia Lúcio Cardoso, et la force de ce personnage tient à ce caractère onirique.
Dans un monde sans Dieu, orphelin miné par l'alcool, étudiant qui a renoncé à ses livres, Rogério est malade de la médiocrité humaine. Par-delà une révolte aux accents nietzschéens, il recherche la pureté et la joie. Créature cauchemardesque, Inácio, « bellâtre vieillot et inconséquent », hante les nuits des bas-fonds de Rio de Janeiro, il ensorcelle le jeune homme qui part à sa recherche comme on cherche un père. Lúcio Cardoso donne ici un étrange exemple « d'expressionnisme tropical. »

6,50 euros (code de commande : 8606).


[CARPENTIER (Alejo)]. ABSIRE (Alain) — Alejo Carpentier. Paris, Julliard, 1994. In-8° broché, 175 p., illustrations, (collection « Écrivain / Écrivain »), couverture insolée.
En quatrième de couverture :
« Parmi les « grands » Latino-Américains, Alejo Carpentier, mort à Paris en 1980, me paraît tenir une place particulière. D'abord par ses origines mêlées, par ce vrai métissage de celui qui est né à La Havane d'un père français et d'une mère d'origine russe. Cette ambivalence détermine toute son œuvre. Nul mieux que lui n'exprime la déchirure de l'homme qui, appartenant à deux hémisphères, n'est plus de nulle part.
Réussite sans équivalent d'écriture baroque, Le Royaume de ce monde ou Le Siècle des lumières exaltent l'espoir de l'homme aux prises avec l'Histoire. Plus j'ai avancé dans la relecture d'Alejo Carpentier, plus de son exil d'étudiant révolutionnaire à Paris, dans les années trente, à son engagement dans la révolution castriste, j'ai vu se confondre la vie de l'auteur avec son œuvre. Prenant le parti des Indiens et des esclaves venus d'Afrique, ses romans et ses nouvelles nous mettent en face de nos conquêtes et de nos incertitudes. Hors de nos frontières romanesques habituelles, ils sentent le rhum et la poussière. Ils charrient l'odeur de l'or et du sang répandu. »

9 euros (code de commande : 9220).


CEPEDA SAMUDIO (Alvaro) — Le maître de La Gabriela. Roman. Traduit du colombien par Jacques Gilard. Préface de Gabriel Garcia Marquez. Paris, Belfond, 1984. In-8° broché, 138 p.
En quatrième de couverture :
« Une bourgade étouffante, construite sur une plage de la côte caraïbe colombienne, est devenue, par la volonté de la United Fruit Company, le grand port d'où sont expédiés les millions de régimes de bananes que produit « la Zone », dans l'arrière-pays. Un jour, la grève éclate. La société yankee appelle l'armée. Le sang coule dans les plantations, dans les hameaux, tout au long de la voie ferrée, et l'ordre règne à nouveau. Mais Le maître de la Gabriela ne s'en tient pas à cet épisode réel de l'histoire colombienne : ce roman fait revivre trois générations de la famille d'un planteur sans scrupules et sans remords. Un entrelacs de voix mystérieuses et de récits objectifs reconstitue, parcimonieusement, l'histoire de cette dynastie de tyrans et de rebelles, où chacun est prisonnier de son propre orgueil et victime de sa fidélité aux lois d'un sang implacable.
Le roman d'Alvaro Cepeda Samudio n'est pas seulement un classique colombien : avec lui commence l'histoire littéraire de tout un continent. Gabriel Garcia Marquez — qui fut l'ami de l'auteur — voit dans Le maître de la Gabriela « un formidable apport » à l'ensemble de la littérature latino-américaine. »

6,50 euros (code de commande : 8604).


CERVANTÈSNouvelles exemplaires Traduction de Louis Viardot. Paris, Club Français du Livre, 1967. In-8° sous reliure plein simili d'éditeur, maquettes de Jacques Daniel, 622 p., (collection « Les Portiques », n° 83).

19 euros (code de commande : 7583).

[CERVANTÈS]. DAIREAUX (Max) — Cervantès. Paris, Desclée De Brouwer, [1947]. In-8° broché, 294 p., (collection « Temps et Visages »), exemplaire non coupé.

10 euros (code de commande : 1447).

[CERVANTÈS]. TRAPIELLO (Andrés) — Les vies de Miguel de Cervantès. Biographie traduite de l'espagnol par Alice Déon. Paris, Buchet-Chastel, 2005. In-8° broché, 314 p.
En quatrième de couverture :
« Très probablement né le 29 septembre 1547 à Alcalá de Henares, Miguel de Cervantès est mort à Madrid en 1616. Il est l'un des auteurs mondialement connus sur lequel on a le plus écrit avec le moins de certitudes ; sa vie reste un mystère malgré diverses enquêtes lancées sur ses traces.
Andrés Trapiello, dans Les vies de Cervantes, raconte la trajectoire de cet iùmmense écrivain avec érudition et dextérité, mais surtout avec amour et respect quand il nous entraîne sur l'étonnant parcours de cet aventurier et homme de lettres.
Le romancier Trapiello se mue en biographe. Il sait nous communiquer son admiration pour un aîné et, comme il l'écrit lui-même, « accompagner le lecteur non initié le long de l'obscur chemin de la vie de Cervantès pour le laisser dans les bras des œuvres de ce dernier. »
Paris plus que réussi ! »

10 euros (code de commande : 10237).


CHIRBES (Rafael) — Mimoun. [Titre original : Mimoun.] Traduit de l'espagnol par Denise Laroutis. Paris, Rivages, 2003. In-8° collé, 144 p.
En quatrième de couverture :
   « Fuyant Madrid, l'alcool et un mal-être général, Manuel, un jeune professeur espagnol, part vivre au Maroc. Il s'installe à Mimoun, un village de l'Atlas. Manuel espère y trouver, avec l'isolement et la paix, un environnement propice à l'écriture d'un livre, et une « authenticité » qui lui permettra de reprendre pied.
   C'est un très beau « roman d'apprentissage » que ce premier livre de Rafael Chirbes, dans lequel se reconnaîtront tous ceux qui, un jour, ont voulu couper les ponts. Paru en 1988, il avait retenu l'attention des critiques et rencontré un grand succès auprès du public. »

6 euros (code de commande : 11899).


COSTA GOMES (Luísa) — Vie de Ramón, le docteur illuminé. Traduit du portugais par Violante de Canto et Yves Coleman. Paris, Gallimard, 1995. In-8° broché, 313 p., exemplaire à l'état de neuf.

11 euros (code de commande : 7020).


COUTO (Mia) — Terre somnambule. Roman. Traduit du portugais par Maryvonne Lapouge-Pettorelli. Paris, Albin Michel, 1994. In-8° broché, 250 p., (collection « Les Grandes Traductions »).
En quatrième de couverture :
Salué comme la révélation de la littérature portugaise contemporaine, Terre somnambule est le premier roman prometteur du jeune écrivain mozambicain Mia Couto.
Sur une route déserte, un vieil homme et un enfant marchent, épuisés. Alentour, un Mozambique déchiré entre troupes régulières et bandes armées. Devant eux, un car-brousse, ou ce qu'il en reste : tôles incendiées, corps pêle-mêle ; un asile, pourtant, où le vieillard et l'enfant vont faire halte et découvrir, miraculeusement intacts, les cahiers d'un certain Kindzu. Le récit de cet homme parti vers l'inconnu pour renouer avec l'esprit des sorciers et des guerriers sacrés leur livrera peu à peu la clé de leur destin.
Épopée fascinante et douloureuse d'un peuple en proie aux guerres civiles, qui survit enraciné dans ses traditions ancestrales et ses mythes plus forts que toute réalité barbare, cette oeuvre magique puise dans l'imaginaire africain et rejoint, par la beauté surprenante de son style, la grande tradition des romanciers de langue portugaise, de João Guimarães-Rosa à José Saramago.

12,50 euros (code de commande : 7407).


DE AZÚA (Félix) — Quelques questions de trop. Roman. Traduit de l'espagnol par Éric Beaumatin malgré la collaboration de l'auteur. Paris, Seuil, 1995. In-8° broché, 202 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
« Madrid 1980 : l'Espagne cesse d'être post-franquiste pour entrer dans la néo-démocratie, les films d'Almodovar et la movida cherchent à exorciser le fascisme et à célébrer la post-modemité. Mais, derrière le rideau de fumée de la fête, une jeunesse meurt à force de poser des questions qui restent sans réponse. Mourir à Madrid en 1980, en écoutant du rock, en roulant en moto, en se droguant, ne relève pas, comme en 1939, d'un engagement, mais d'un vide. Ceux qui ont voulu changer le monde seraient-ils restés aveugles et sourds à ce qu'ils avaient de plus proche ? N'auraient-ils laissé à leurs enfants, pour tout héritage, que cela: le vide ?
Trop de questions que posent une jeune fille et son compagnon dans cette tragi-comédie philosophique du déséquilibre, où la philologie et le roman populaire sont déboutés par une histoire qui ressemble fort à une bande dessinée de notre époque. Questions que Félix de Azúa lance comme autant de défis aux acteurs de l'histoire de notre siècle, avec la causticité et l'intelligence qui ont fait de lui l'un des écrivains les plus brillants et originaux d'Espagne et d'ailleurs. »

9 euros (code de commande : 8404).


FAJARDO (José Manuel) — Les Imposteurs. Traduit de l'espagnol par Claude Bleton. Paris, Métailié, 2000. In-8° broché, 331 p., (collection « Bibliothèque Hispanique »).
En quatrième de couverture :
« La Havane 1622. Deux jeunes hommes embarquent pour l'Europe sur un galion : un mystérieux aventurier anglais et un jeune juif converti qui cache ses origines. Sur le galion voyage aussi une femme... Les deux jeunes gens recherchent la liberté mais ils vont devenir flibustiers et être confrontés aux limites de cette liberté et à la cruauté. Ils ont en commun le sentiment de l'exil physique et moral, et au fil de leurs aventures leur amitié grandit. Poussé par les vents de l'imposture, leur navire aborde un univers d'énigmes, de naufrages, d'enlèvements, d'amours, de chagrins d'amour, d'amitié.
En hommage à Stevenson et à Conrad, José Manuel Fajardo écrit un roman d'aventures brillant où tous les éléments romanesques se transforment avec légèreté en un monde d'idées et d'émotions. Une lecture passionnante mais aussi une réflexion sur le mensonge et les limites de la recherche du bonheur. »

12 euros (code de commande : 8417).


FERREIRA DE CASTRO — Les brebis du Seigneur. Roman traduit du portugais par Louise Delapierre. Préface de Henri Poulaille. S.l., Club des Libraires de France, 1956. In-8° sous reliure d’éditeur, 347 p., dos passé.

9 euros (code de commande : 1456).


GARCÍA CALDERON (Ventura) La Vengeance du Condor. Bois en couleurs de Marcel Bovis. Édition établie par Henri Jonquières. Paris, Henri Lefèbvre, 1941. In-8° demi-chagrin brun à coins, tête dorée, couverture conservée (R. Laurent), 164 p., 20 illustrations en couleurs dans le texte, (collection « La Renaissance », n° 1), exemplaire numéroté sur pur chiffon de Lana (n° 710), quelques petites éraflures au dos passé.
@ Ce recueil contient : La Momie, La Vengeance du Condor, Les Cochons maigres, La Forêt des poisons, traduits par Francis de Miomandre ; Yacou-Mama, La mort de Jacinto Vargas, Mort dans sa loi, Chamico, L'Aube ardente, Sacrilège, Le Lama blanc, Don Vidal Samanès, Amour indigène, Le noyé, L'Homme aux quarante-huit enfants, L'Homme qui soulage la mort, Vendredi saint, Ce fut au Pérou, traduits par Max Daireaux et Histoires de cannibales, Lune de miel traduits par Victor Flama.

80 euros (code de commande : 66/70).


GARCIA LORCA (Federico)Théâtre. Illustrations de G. Wakhevitch. Paris, Gallimard, 1967. In-8° sous reliure, Rhodoïd et étui d'éditeur (d'après la maquette de Hollenstein), 334p., exemplaire numéroté en très belle condition.

65 euros (code de commande : 6620).


GOLDEMBERG (Isaac) — La Vie à crédit de don Jacobo Lerner. Roman. Traduit de l'espagnol par Catherine Martin-Gevers. Monaco, Éditions du Rocher, 2005. In-8° broché, 341 p., (collection « Anatolia »).
En quatrième de couverture :
« Quelques années avant la Seconde Guerre mondiale, deux amis d'enfance, Jacobo Lerner et Léon Minsky, arrivent à San Sebastian, en provenance d'un village du fin fond de la Russie. Ils y découvrent un pays dans le chaos, où l'on accuse les Juifs tantôt d'être des capitalistes tantôt d'être des communistes, en les rendant ainsi responsables de la débâcle économique.
Leurs vies s'organisent peu à peu, puis elles seront bouleversées, et Minsky se laissera glisser dans la folie, au grand effroi de Jacobo. Les harangues de son ami devant l'église du village suscitent les moqueries et la haine de ses habitants. C'est dans ce contexte que le drame se déroulera, histoire d'amour et recréation du Juif errant tout à la fois. »

12 euros (code de commande : 9296).


IBARGÜENGOITIA (Jorge) — Ces ruines que tu vois. Roman. Traduit de l'espagnol (Mexique) par François Gaudry. Paris, Phébus, 2001. In-8° broché, 181 p., (collection « D'Aujourd'hui - Étranger »).
En quatrième de couverture :
« Les lecteurs de langue française sont en train de découvrir, non sans quelque retard, l'œuvre d'Ibargüengoitia (mort bêtement dans un accident d'avion il y a une quinzaine d'années), considéré aujourd'hui dans le monde entier — par l'admirable Alvaro Mutis entre autres — comme l'un des plus grands romanciers du Mexique. Et comme un prince de l'irrespect.
Ces ruines que tu vois (1974), ce sont celles du Mexique éternel, vues à travers le prisme d'une petite ville imaginaire plus vraie que nature. Celles aussi que la vie laisse après elle où qu'on soit... et pas seulement au Mexique. Vachardise, dérision, nostalgie, fraternité, humour rose et humour noir : un cocktail plutôt fort en tequila, concocté par un barman virtuose. »

9 euros (code de commande : 9572).


JIMENEZ (Juan Ramon) — Platero et moi. (Traduction de Claude Couffon. Illustrations de Baltasar Lobo). Paris, Seghers, 1956. In-12 broché, 137 p.

10 euros (code de commande : 61/65).


LANDERO (Luis) — Gentilshommes de fortune. Roman. Traduit de l'espagnol par Françoise Rosset. Paris, Gallimard, 1997. In-8° broché, 314 p., (collection « Du Monde Entier »).

12 euros (code de commande : 7117).


LITTÍN (Miguel) — Le Voyageur byzantin. Traduit de l'espagnol (Chili) par Bertille Hausberg. Paris, Métaillé, 1998. In-8° broché, 259 p., (collection « Bibliothèque Hispano-Américaine »).
En quatrième de couverture :
« Sur le bateau qui l'emmène loin du monastère et des massacres des Turcs, Kristos, le Grec, est devenu le sauveur des 39 fiancées palestiniennes du village Beith Sahur. Chaque soir une femme douce et inconnue se glisse dans son lit pour le remercier de sa protection, mais elles l'empêchent de débarquer à Cuba et l'obligent à les conduire au Chili et à les remettre l'une après l'autre aux hommes que le village leur a destinés. À Palmilla, Mijail le Chasseur épouse la trente-neuvième.
À Palmilla aussi, Kristos va vivre et aimer, tout en écoutant sur son gramophone les disques de musique grecque qu'il transmettra à son petit-fils.
Miguel Littín porte un regard de cinéaste sur une émigration qui amène la tragédie méditerranéenne sur les rives du Pacifique et où les fantômes du passé refusent de se laisser écarter et habitent les personnages comme une part inéluctable de leur être. »

11 euros (code de commande : 8712).


MARSÉ (Juan) — L'obscure histoire de ma cousine Montsé. Traduit de l'espagnol par Michèle Gazier. Paris, Le Sycomore, 1981. In-8° broché, 275 p.
En quatrième de couverture :
« C'était un samedi torride de juillet. Tandis que de l'autre côté du mur les pelles s'efforçaient de creuser la terre dans un vrombissement vengeur, gémissant sur les raidillons, nous, deux voix chuchotantes perdues dans le temps, deux évocations différentes qui luttaient en vain pour s'accorder, nous gisions sur le lit, dans la pénombre phosphorescente où flottait le voile rosé d'une poussière persistante et irréelle qui filtrait à travers les fenêtres et nous recouvrait. On eût dit – je ne pouvais m'empêcher d'y penser – le linceul que quelqu'un (une prostituée encore adolescente poussée par la misère et l'abandon, souffla une voix, par son penchant naturel pour le mal, souffla l'autre ; une fille aux yeux de cendre malicieux, vêtue d'un tablier court et blanc, qui nous observait accroupie au bord d'un terrain de basket) avait commencé à tisser pour nos dépouilles depuis déjà dix ans. Soudain, en revoyant ce personnage flou que Nuria évoquait à mes côtés d'une voix rancunière, je me demandai si par hasard je n'étais pas revenu, après huit ans d'absence, pour retomber dans le piège. Et en roulant comme un tronc sur le lit, je touchai le dos tiède de ma cousine. »

10 euros (code de commande : 10216).


MATHIAS (Marcello) — Pablo la Nuit. Roman. Traduit du portugais par Maria Teresa Planadevall. Paris, Robert Laffont, 1976. In-8° broché, 313 p., (collection « Pavillons »).
En quatrième de couverture :
« Dans la grande tradition du roman picaresque espagnol (tradition très voisine de l'auteur, en l'occurrence, puisqu'il est portugais), Pablo la Nuit est le livre de l'inquiétude de notre temps. Les aventures du héros à travers le monde et les hommes forment, en le conduisant de lui-même à Dieu, un périple parfait. Car ce Dieu que Pablo avait quitté dans sa jeunesse, après être d'abord entré au séminaire, qu'est-il donc si ce n'est la connaissance de soi ramenant l'homme, allégé beaucoup plus qu'alourdi d'expérience, à soi-même, à un juste soi-même ? Mais, avant d'y parvenir, il lui faudra essayer presque tout ce que le monde peut offrir à la longue quête de l'insatisfaction humaine, qui est le seul chemin de vérité. Il y aura l'amour et l'argent, bien sûr, la puissance, la réussite matérielle, à peine obtenus, aussitôt rejetés. Et donc aussi la pauvreté, l'obscurité volontaires, et la ruine. Ce que l'on appelle, en somme, une vie pleine, si l'on admet qu'une telle plénitude débouche sur le vide.
Publié il y a deux ans sous un pseudonyme dont le secret fut bien gardé, Pablo la Nuit a été aussitôt salué, tant en Amérique du Sud qu'au Portugal, comme une révélation et un chef-d'œuvre de la littérature portugaise, tant pour l'extrême élégance de son style et la pureté de sa langue que pour l'actualité de la pensée. »

5 euros (code de commande : 8547).


MENDICUTTI (Eduardo) — Le pigeon boiteux. Traduit de l'espagnol par Denise Laroutis. Paris, Bourgois, 1995. In-8° broché, 271 p.
En quatrième de couverture :
« Un été, c'est le temps qu'il faut à un garçon pour découvrir sa vraie nature. Apprendre à vivre aussi, et tomber amoureux. Les surprises du désir le guettent derrière les portes de la maison andalouse — chaleur, lumière, odeurs de vin et de fleurs, joie du quotidien —, habitée d'êtres étranges et comiques qui exécutent tous un grotesque ballet. Conduit par son regard étonné et lucide, par sa parole hésitante et fleurie, le lecteur accompagne le garçon qui se cherche — n'est-il pas, comme le pigeon boiteux, un être à part, beau et blessé ? — et qui fera le choix du rêve et des mots, de la beauté des hommes, de la vie en marge et de la liberté, pour toujours. »

15 euros (code de commande : 7782).


MENDOZA (Eduardo) — L’artiste des dames. Traduit de l’espagnol par François Maspero. Paris, Seuil, 2002. In-8° broché, 300 p., jaquette.

10 euros (code de commande : 116/72).


MONTALBÁN (Manuel Vásquez) — L’étrangleur. Traduit de l’espagnol par Bernard Cohen. Paris, Seuil, 1996. In-8° broché, 264 p., jaquette.

10 euros (code de commande : 121/72 - vendu).

MONTALBAN (Manuel) — L'Homme de ma vie. Le retour de Pepe Carvalho. Traduit de l'espagnol par Denise Laroutis. (Titre original : El hombre de mi vida.) Paris, Bourgois, 2002. In-8° broché, 297 p., épuisé sous cette forme.
En quatrième de couverture :
« Pepe Carvalho termine son millénaire et attaque le nouveau avec sa fine équipe : Charo, revenue d'Andorre où elle a tenu un hôtel pendant sept longues années, et Biscuter, qui commence une plongée inattendue dans l'univers des sectes. Quant à Pepe, un peu fauché mais toujours soucieux de vieillir avec dignité, revenu de toutes les illusions, il lui faut bien se rendre à l'évidence : la vie est une succession de surprises, et le retour dans la sienne de la belle Yes, la fille de rêve, vingt ans après Les Oiseaux de Bangkok, en est une de taille.
L'intrigue se noue sur un fond politique d'extrême urgence : les nouveaux enjeux des petites nations, dites nations sans États, sur l'échiquier européen. Quimet, Catalan très influent, et néanmoins client de Charo « de toute la vie », envisage de mettre en place des services de renseignements très secrets au sein d'un réseau européen. Qui mieux que le privé le plus célèbre de Barcelone pourrait conseiller une telle entreprise, éclose dans les têtes d'hommes politiques et militants nationalistes placides mais retors et d'activistes prêts à tout ? »

12 euros (code de commande : 10257 - vendu).

MONTALBAN (Manuel Vasquez) — La joyeuse bande d'Atzavara. Roman. [Titre original : Los alegres muchachos de Atzavara.] Traduit de l'espagnol par Bernard Cohen. Paris, Seuil, 1989. In-8° collé, 319 p.
En quatrième de couverture :
« Eté 1974 : pendant que Franco agonise, un groupe de bourgeois barcelonais, « intellectuels » ou « artistes », non conformistes, avides de connaître la libération des mœurs avant qu'il ne soit trop tard pour eux, passe des vacances à Atzavara, un ancien village paysan retapé, non loin de la mer. On boit, beaucoup, on s'enhardit à afficher son homosexualité, on se baigne nus, on partouse un peu. Au fond, on a peur de l'avenir, d'une liberté inconnue, de la vieillesse qui vient, on est cruels en feignant de s'aimer, tristes sous le masque de la gaieté. Dix ans plus tard, quatre des protagonistes de cet été-là, dont un jeune prolétaire débarqué par hasard dans la « joyeuse bande » comme sur une planète inconnue, font le récit de ces jours anciens : quatre visions absolument différentes, peut-être aussi vraies les unes que les autres, si tout n'était qu'illusion. Il n'est pas interdit de voir dans le village imaginaire d'Atzavara une métaphore de l'Espagne et, au-delà, de l'Europe contemporaine. »

10 euros (code de commande : 11478 - vendu).

MONTALBÁN (Manuel Vásquez) — Manifeste subnormal. [Titre original : Manifesto Subnormal.] Traduit de l'espagnol par Georges Tyras. Paris, Bourgois, 1994. In-8° collé, 176 p., exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« Un Manifeste? Manuel Vàzquez Montalbàn, le créateur du célèbre détective Pepe Carvalho, aurait commis en 1969 un texte programmatique, comme on le faisait du temps des avant-gardes ou des certitudes idéologiques ? Eh bien oui: juste prix que l'engagement doit payer à la dérision, quand la lucidité devient subnormale.
En Espagne, à la fin des années soixante, le régime franquiste fait flèche de tous les bois du discours de propagande pour masquer sa dégénérescence et son imposture. A ce moment, explique l'auteur, «la condition de subnormalité était déterminée par Franco lui-même. Cette sensation de stupidité collective et de sous-développement mental créait un état de surréalisme total ». Face à quoi la seule réponse esthétiquement viable et éthiquement acceptable passe par l'invention de ce contre-langage ironique et accusateur qui instaure un genre nouveau, celui des Écrits subnormaux.
Texte fondateur, le Manifeste subnormal affirme une cohérence qui cimente l'écriture montalbanéenne depuis ses premiers jaillissements. Il y a là matière à lire, et aussi à rire. D'un rire souvent grinçant. Voire subnormal... ».

9 euros (code de commande : 11342 - vendu).

MONTALBÁN (Manuel Vásquez) — Moi, Franco. Traduit de l’espagnol par Bernard Cohen. Chronologie et index par Carlos Serrano. Paris, Seuil, 1994. In-8° broché, 578 p., jaquette.

13 euros (code de commande : 122/72 - vendu).

MONTALBAN (Manuel Vasquez) — Le pianiste. Roman. [Titre original : El Pianista.] Traduit de l'espagnol par Michèle Gazier. Paris, Seuil, 1988. In-8° collé, 316 p.
En quatrième de couverture :
« Une boîte de travestis de la Barcelone contemporaine. Dans le public, des paumés, de faux snobs, d'anciens étudiants qui se souviennent, non sans amertume, du temps où ils étaient jeunes et se croyaient révolutionnaires, des têtes connues, un ministre branché, et surtout, centre de toutes les attentions, Luis Doria, musicien internationalement célèbre, artiste extravagant, vieillard superbe et provocant, au milieu de sa cour. Or – est-ce de l'affectation, de l'ironie, ou bien l'effet d'un mystère plus grave ? – celui vers qui convergent tous les regards semble lui-même fasciné par un petit homme absent, mal fagoté, dont les doigts sur le clavier accompagnent les anciens forts des Halles devenus chanteuses de charme : don Alberto Rosell, le pianiste.
   Quarante ans plus tôt, dans le Paris du Front populaire, deux jeunes musiciens catalans, Luis et Alberto, l'un histrionesque, l'autre timide, chacun une parcelle de génie, sortent de chez Darius Milhaud. La guerre d'Espagne va éclater, leurs destins vont se séparer... »

10 euros (code de commande : 11477).


MUÑOZ PUELLES (Vicente) — Ombres Siamoises. Roman. Traduit de l'espagnol par Gabriel Iaculli. Paris, Seuil, 1991. In-8° broché, 245 p.
En quatrième de couverture :
« En 1829, deux jumeaux originaires du Siam et attachés l'un à l'autre par deux parties homologues de leurs corps furent présentés en Europe où ils éveillèrent la curiosité de la médecine et soulevèrent l'enthousiasme des foules. Cet événement pourrait être le point de départ de l'histoire imaginaire d'Ang et Eng, telle que nous la livre Vicente Mufioz Puelles : celle d'une personnalité à la fois double et une, jalonnée d'aventures toutes plus fabuleuses les unes que les autres qui rappellent par bien des côtés la littérature fantastique de Lovecraft. Nés à Hawaii, dans ces îles chères à Conrad, adoptés par l'empereur du Siam, enlevés par un marin anglais, ces frères siamois passeront une bonne partie de leur vie sur des scènes de théâtre et des pistes de cirque, fréquenteront princes et rois, connaîtront Geoffroy Saint-Hilaire et Edgar Allan Poe, se lieront d'amitié avec Balzac et les frères Grimm, seront témoins d'assassinats en tous genres et manqueront périr dans la fabrique de monstres du docteur Bela Mann après avoir participé, en pères de famille, à la grande aventure du sud des États-Unis.
Ombres siamoises reprend, sur le mode agile et véloce de la bande dessinée ou du vidéo-clip, les grandes traditions littéraires d'autrefois : roman d'aventures et récit de voyages, conte fantastique et fable philosophique, il nous invite à plonger non sans quelque frisson dans le monde de l'étrange et du merveilleux. »

7,50 euros (code de commande : 7911).


OROZCO MUÑOZ (Francisco) — ¡ Oh, tú, que comienzas a tener un pasado !... (Pequeños Poemas). Bruselas, 1932. In-8° broché, 51 p., deux gravures de Suzanne Cocq, un des 370 exemplaires numérotés sur Hollande Pannekoek, dédicacé par l'auteur.
@ Suzanne Cocq fut l’élève de Constant Montald, épouse du lithographe et aquafortiste Maurice Brocas, elle se distingue par ses gravures et plus particulièrement par ses eaux-fortes.

65 euros (code de commande : 4258).


PEREZ REVERTE (Arturo) — Le peintre de batailles. Roman. Traduit de l'espagnol par François Maspero. [Titre original : El pintor de batallas.] Paris, Seuil, 2007. In-8° broché sous jaquette, 282 p.
En quatrième de couverture :
   « Dans une ancienne tour sur les bords de la Méditerranée, où il vit retiré du monde, Faulques, un ancien photographe de guerre, compose une grande fresque circulaire et tente de restituer ce que ni son œil ni son appareil n'ont jamais pu saisir : le paysage intemporel d'une bataille. Au bout de ses pinceaux l'accompagne l'ombre d'une femme morte dix ans auparavant. Jusqu'au jour où surgit Ivo Markovic, un Croate qui a survécu à la guerre en Bosnie et dont la photo prise par Faulques a fait le tour du monde. Markovic est venu exiger le paiement d'une dette mortelle.
   Entre ces deux personnages, l'un témoin, l'autre victime de l'horreur humaine, se noue alors un drame qui pose la question essentielle de la responsabilité. Quelle part ont-ils prise à l'engrenage infernal du désordre du monde ? Ne sont-ils que les jouets d'un chaos obéissant non pas au caprice des dieux, mais à une implacable géométrie à laquelle il serait vain de vouloir se soustraire et que la science et l'art peuvent, peut-être, permettre de comprendre ? Jusqu'à quel point l'amour et la lucidité peuvent-ils aider à assumer le fait que nul n'est innocent ?
   Arturo Pérez-Reverte nous livre ici son roman le plus intense et le plus dérangeant, et sans doute la clé de toute son œuvre.

10 euros (code de commande : 13875).


SCORZA (Manuel) — Roulements de tambours pour Rancas. Roman péruvien. Traduit par Claude Couffon. Paris, Belfond, 1979. In-8° broché, 302 p.
Texte de Max-Pol Fouchet en quatrième de couverture :
« Roulements de tambours pour Rancas, nous dit Manuel Scorza, « est la chronique désespérément vraie d'un combat solitaire : celui que livrèrent, dans les Andes centrales, entre 1950 et 1962, les hommes de quelques villages visibles seulement sur les cartes d'état-major des troupes qui les rasèrent. » Les paysans de Rancas tentent de s'opposer aux menées de la Cerro de Pasco Corporation, une société minière américaine qui veut clôturer un million d'hectares pour élever le bétail de sa section agricole. Le livre se termine par le massacre des comuneros. Tous les personnages évoqués sont réels : le tout-puissant Dr Montenegro, juge et propriétaire terrien, qui vole impunément les communautés paysannes, et son adversaire, l'Indien Hector Chacón, chef de la révolte populaire (qui, en juillet 1971, a été libéré après onze ans d'emprisonnement, grâce au livre de Scorza).
Roulements de tambours pour Rancas est aussi un roman où tout est élevé à la dimension du mythe et de l'imaginaire : les interminables barbelés de la Cerro de Pasco Corporation deviennent pour les Indiens l'Enclos maudit qui enserre le monde dans ses griffes, les chevaux parlent et participent à la lutte des comuneros, les rebelles sont doués de pouvoirs surnaturels, les morts, après le massacre, conversent entre eux sous la terre. Le fantastique est ici le fidèle reflet d'une réalité tragique et convulsée, celle du monde andin. « Misère et mystère, révolte et rêve, tels sont les deux plans sur lesquels se développe ce livre incomparable. On sort de sa lecture tout ruisselant d'images, tout enrichi de force... Un des plus grands livres parus depuis longtemps. »

9 euros (code de commande : 9097).


SOLER (Antonio) — Les héros de la frontière. Roman. Traduit de l'espagnol par Françoise Rosset. Paris, Albin Michel, 1999. In-8° broché, 229 p., (collection « Les Grandes Traductions »).
En quatrième de couverture :
« Dans un quartier populaire d'une ville d'Espagne, Solé, un hommne d'âge mûr, vit misérablement en exerçant le métier d'écrivain public dans l'échoppe d'un coiffeur. Il est hanté par les souvenirs d'un passé plus glorieux et d'une femme, Laura, qui l'a quitté. Les après-midi se passent au café où il lit le journal a voix haute pour l'aveugle Rinela, un vendeur de billets de loterie que tout le monde semble détester.
Rinela raconte à Solé conunent il occupe son temps l'oreille collée au mur de sa chambre, à écouter sa voisine Rosaura faire l'amour avec sa brute de mari, le chiffonnier Chacon, tout contre la cloison mitoyenne. Il ne perd rien de leurs ébats. Son ouïe très fîne remplace à merveille ses yeux morts. Il sait tout de Rosaura, il la désire.
Lorsque, témoin d'un acte criminel commis chez ses voisins, Rinela trouve l'occasion d'un chantage et, surtout, d'un contact réel avec Rosaura, c'est au tour de Solé de se faire voyeur et d'épier les faits et gestes de l'aveugle, avec un mélange de répulsion et de fascination. Jusqu'au drame final.
Servi par une prose intense, exubérante et parfaitement maîtrisée, Les héros de la frontière aspire le lecteur hypnotisé dans un univers incertain et oppressant, entre vision réelle et vision intérieure, transparence et opacité. »

7 euros (code de commande : 8713 - vendu).


SOUZA (Márcio) — Le Brésilien volant. Roman plus-léger-que-l'air. Traduit du portugais (Brésil) par Lyne Strouc. Paris, Belfond, 1991. In-8° broché, 282 p., jaquette, rousseurs, définitivement indisponible chez l'éditeur.
En quatrième de couverture :
« Roman plus-léger-que-l'air », Le Brésilien volant est tout à la fois l'histoire d'un inventeur farfelu et passionné qui réalise son rêve, faire que l'homme vole par ses propres moyens, et la chronique d'une véritable révolution scientifique, dont les illustres protagonistes ont pour nom Santos-Dumont, Blériot, Voisin, Wright.
Ici le lecteur sera entraîné à bord des plus gracieux aéronefs à la suite d'Alberto Santos-Dumont, pionnier de l'aérostation. Il naviguera dans les cieux de la Ville lumière et éprouvera toutes les joies de la découverte la plus fabuleuse de notre siècle. Il aura aussi à souffrir des jalousies et de l'envie, devra frayer avec cocottes et marlous... D'aventure en mésaventure, il s'attachera à ce petit Brésilien qui regardait le monde de haut. »

12 euros (code de commande : 8669).


VALDÉS (Zoé) — Cher premier amour. Roman traduit de l'espagnol (Cuba) par Liliane Hasson. Arles, Actes Sud, 2000. In-8° broché, 331 p., (collection « Lettres Latino-Américaines »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« Un train quitte la gare centrale de La Havane et roule, bringuebalant, vers le tréfonds de la mémoire pour atteindre une mystérieuse vallée qui porte un secret d'amour.
Il emmène Danaé — depuis longtemps perdue dans l'asphalte brûlant de la ville et les semblants de bonheur domestique — à la recherche des paradis de sa jeunesse.
C'est l'été de ses treize ans et de sa première école aux champs. Au sein de la joyeuse cohorte d'adolescents qui fait l'expérience patriotique des travaux agricoles — occasion de bien truculentes anecdotes —, Danaé découvre l'amour interdit avec une sauvageonne indienne qui habite ce lieu autant qu'il l'habite. Cette Terre qui n'est pas qu'allégorie, dessille les yeux de la jeune citadine et éveille ses sens à toutes les formes de vie, des algues de la lagune aux vibrantes cimes des palmiers, ouvrant à Danaé le monde du merveilleux.
Résolument animiste, Cher premier amour puise aux sources poétiques des règnes minéral, animal ou végétal les voix fantastiques de la narration pour les fondre en un choeur célébrant la terre cubaine et sa culture métisse. »

12,50 euros (code de commande : 8362).

VALDÉS (Zoé) — Le pied de mon père. Traduit de l'espagnol (Cuba) par Carmen Val Julián. Paris, Gallimard, 2000. Petit in-8° broché, 201 p., (collection « Haute Enfance »), jaquette.
En quatrième de couverture :
« Alma Desamparada songea à son père. Pourquoi était-il allé fourrer sa queue dans la chatte de sa mère ? Pourquoi avoir craché sa sauce dedans ? Pourquoi sa mère avait-elle ouvert les jambes ? Pour l'avoir, elle ? Mettre au monde une crève-la-faim ? [... ] Plus d'une fois on lui avait présenté tel ou tel type comme étant son père.
— Voilà ton père, ton foutu père, lui avait dit sa mère le jour de ses six ans, alors que son parrain débarquait avec un gâteau trop sucré.
Alma aurait donné n'importe quoi à présent pour une miette d'un gâteau pareil, même rance. Un sirop fruité imaginaire coula dans ses veines fragiles. Il avait été question si souvent de l'identité véritable de ce maudit père. Le coup des poubelles ou du panier abandonné devant la porte, elle n'y croyait plus. Si le type du gâteau était son père, elle s'en foutait purement et simplement. »

7,50 euros (code de commande : 8532).


VALLEJO (Fernando) — La Vierge des tueurs. Traduit de l'espagnol (Colombie) par Michel Bibard. Paris, Belfond, 1997. In-8° broché, 193 p.
En quatrième de couverture :
« Sans équivalent dans la littérature contemporaine, La Vierge des tueurs est sans doute l'un des romans les plus singuliers publiés ces dernières années. Une œuvre scandaleuse, dévastatrice, qui a consacré son auteur comme le principal représentant d'une nouvelle littérature aux antipodes du « réalisme magique ». L'histoire d'un amour halluciné dans Medellin, la capitale de la haine, qui entraîne le lecteur au fil d'une vertigineuse descente aux enfers, dans la turbulence d'une prose extraordinairement évocatrice, marquée du sceau de l'urgence et de la nécessité. »

7,50 euros (code de commande : 8649 - vendu).


VICENT (Manuel) — La ballade de Caïn. Roman. Traduit de l'espagnol par Chantal Mairot et Eduardo Jiménez. Paris, Robert Laffont, 1990. In-8°broché, 188 p., (collection « Pavillons »).
En quatrième de couverture :
« Caïn joue du jazz dans une boîte new-yorkaise, Abel danse en offrant son corps aux regards concupiscents. À travers l'errance de ces deux personnages, la Ballade de Caïn nous invite d'abord à un double voyage : dans l'espace, du paradis terrestre, où un Dieu colérique et débonnaire laisse libre cours à son à tempérament de matamore, des sables d'un désert aveuglé de soleil, des grandes cités mythiques et marchandes du Moyen-Orient, à une jungle urbaine peuplée d'êtres fantomatiques ou insolites ; dans le temps aussi, depuis les premiers temps de la Genèse jusqu'à un monde contemporain ponctué par le fracas des explosions et des sirènes de police.
Manuel Vicent guide ainsi nos pas, dans une langue baroque, plus proche de l'exubérance latino-américaine que de la gravité espagnole, teintée d'humour et de tendresse, le long d'une sorte de parcours initiatique où le thème de la culpabilité de Cain, coupable d'avoir osé se mesurer à Dieu, renvoie sans cesse à celui de la condition humaine. »

9 euros (code de commande : 8531).


WACQUEZ (Mauricio) — Face à un homme armé. Chasses de 1848. Traduit de l'espagnol (Chili) par Jean-Marie Saint-Lu. Paris, Presses de la Renaissance, 1986. In-8° broché, 231 p., exemplaire du Service de Presse.
En quatrième de couverture :
« La prose étincelante du grand écrivain chilien Mauricio Wacquez ne doit rien au baroquisme d'un Garcia Marquez. Comme Borges, Sabato ou son compatriote José Donoso, il trouve davantage ses racines littéraires dans la culture européenne. Aussi provocateur et audacieux soit-il, Wacquez relève du classicisme dans le sens où, chez lui, le raffinement de la forme épouse la subtilité de la pensée.
Qui est juan de Warni, son héros et narrateur ? Un traître, un assassin, un mercenaire, un sodomite... ? Ou plus simplement un jeune homme de bonne famille qui, à la fin de la dernière guerre, rentre au manoir ancestral de Périer en Périgord, prince déchu en proie aux assauts d'une imagination trop douloureuse ? Aux souvenirs de sa propre enfance se mêlent ceux de son père et de son grand-père. Couvrant plus d'un siècle, le récit se divise et se ramifie, ponctué de scènes de chasse et de guerre d'une force d'expression, d'une passion verbale peu communes. juan chasse en compagnie d'Alexandre, sonjeune serviteur. Qui des deux est le maître ou l'esclave, le possesseur ou le possédé ? Tel est l'enjeu d'un combat « monstrueux » où, en définitive, le narrateur s'oppose d'abord à lui-même.
Recherche de soi, méditation sur la personnalité déchirée de l'homme moderne, Face à un homme armé est aussi une parodie de feuilleton romantique, une chronique stendhalienne, une sonate pathétique et intemporelle... »

9 euros (code de commande : 8714).



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