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AGUSTÍN
(José) Acapulco 72. [Roman.]
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Jean-Luc Lacarrière.
Paris, La Différence, 1997. In-8° broché, 359
p., (collection « Les Voies du Sud »), jaquette,
exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
« La drogue aussi bien que son engagement politique ont
mené José Agustín pour un temps en prison, au début
des années 70. À n'en pas douter il fait vivre
aux cinq personnages principaux les expériences par lesquelles
il est lui-même passé.
Rafael, diseur de bonne aventure au Salon de thé Scorpio
à Mexico, va passer quelques jours chez son ami Virgilio,
petit dealer d'Acapulco. Ce qui devait être un voyage d'agrément
se transforme en un véritable voyage psychédélique
où l'alcool et la drogue deviennent des personnages à
part entière.
L'écriture d'Agustín parvenue à sa plénitude
sert bien sûr son sujet : les néologismes jalonnent
le texte, les langues s'entremêlent pour mieux dépeindre
la journée chaotique de Rafael et ses comparses qui s'achève
dans une folle course-poursuite avec la police de Tránsito.
Rarement le roman mexicain atteint un tel degré de vie
: à vingt-huit ans, âge auquel Agustín publie
ce livre, il est passé maître dans l'art de la transcrire
et de la condenser avec des mots.
Se está haciendo tarde a obtenu, en 1995, le prix
des Deux Océans, décerné lors du Festival
International de Biarritz. »
12,50 uros (code de commande
: 8361).
AMPARO ESCANDÓN (María)
Esperanza et ses saints. Roman. Traduit de l'américain et de l'espagnol
par Bernard Cohen. Paris, Robert Laffont, 1999. In-8° broché,
257 p., exemplaire à l'état de neuf.
11 euros (code de commande
: 7014).
ARENAS
(Reinaldo) Avant la nuit. Autobiographie.
Traduit de l'espagnol (Cuba)
par Liliane Hasson. Paris, Julliard, 1991. In-8° broché,
442 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
« Livre de « la fureur et du déchirement »,
sans lesquels, disait Reinaldo Arenas, il n'y a « pas de
littérature », Avant la nuit est, plus encore
qu'un brûlot contre le régime castriste vacillant,
le testament, superbe de violence et de sensualité lyrique,
d'un des plus grands écrivains cubains.
Ex-guérillero issu d'une pauvre famille paysanne, Arenas
aurait pu, grâce à son immense talent de romancier
et de poète, devenir l'enfant chéri de la Révolution.
Mais, homosexuel déclaré, il dénonce dès
son deuxième livre les méfaits de l'inquisition.
Dès lors il est traqué, interdit de publication.
Ses manuscrits sont confisqués ; il tente, vainement,
de s'évader de l'île. Procès, prison, camp
de rééducation. Une fois « libéré
», il vit d'expédients dans les bas-fonds de La
Havane, côtoyant d'autres exclus du système, truands,
prostituées, travelos, artistes de génie aussi.
Puis c'est l'exil, tant espéré, mais qui ne lui
ferme pas la bouche puisque, même en Amérique, il
refuse la neutralité discrète que l'intelligentsia
du monde libre attend d'un écrivain cubain en exil et
poursuit son combat.
Cette autobiographie que, se sachant atteint d'une « plaie
» mortelle, il a voulu achever « avant la nuit »,
il l'a désirée crue, féroce mais, par bonheur,
sans s'interdire des pages lumineuses sur les décors,
les êtres, les odeurs de son enfance et surtout sur sa
communion presque panthéiste avec la mer. Sa dernière
machine de guerre contre la dictature, l'intolérance et
l'hypocrisie est donc aussi un hymne brûlant à la
nature et à l'amour. »
9 euros (code de commande
: 7579).
ARGUEDAS
(José María) Ywar fiesta. [La fête du sang.] Traduit
de l'espagnol (Pérou) par Cécilia Hare et Dominique
Jaccottet. Paris, Métailié, 2001. In-8° broché,
201 p., (collection « Bibliothèque Hispano-Américaine
»).
En quatrième
de couverture :
« Les Andes, dans les années 30. Pour la fête
nationale, sur la place du village, les Indiens des communautés
de Puquio affrontent un taureau, à la dynamite, et se
font la plupart du temps encorner. Cette année-là,
un préfet « progressiste » décide que
la corrida sera moderne, à l'espagnole, avec un torero
venu de Lima. Les indiens, eux, vont ramener de la sierra un
taureau mythique, le « Misitu ».
J.M. Arguedas nous place au centre d'un conflit où s'affrontent
les civilisations et les classes sociales, la ville et la sierra.
Au-delà de l'argument, ce roman est remarquable par la
création d'une langue où s'invente une syntaxe
éclatée, mêlant quechuismes et mots espagnols
pour une voix plurielle comme un chur. »
8 euros (code de commande
: 8551).
BAROJA
(Pío) César ou rien. Roman. Traduit de l'espagnol par Raphaël
Carrasco. Lagrasse, Verdier, 1989. In-8° broché, 392
p., couverture rempliée.
En quatrième
de couverture :
« Comme le célèbre fils du Pape Alexandre
VI, César Moncada veut être César ou rien.
Que faire pour y parvenir ? Comme César Borgia, c'est
à Rome qu'il va chercher les sources du pouvoir, dans
la terrible Rome de l'Église toute-puissance. Mais le
XXe siècle n'est pas la Renaissance, aussi devra-t-il
adapter ses méthodes, pour réussir à mettre
en pratique ses idées sur l'individualisme révolutionnaire.
Élu ensuite député en Espagne, c'est dans
un gros bourg castillan qu'il devra désormais faire son
apprentissage politique. Il trouvera là une réalité
forte et urgente, révoltante. Il trouvera aussi l'amour.
Mais parvenu presque au sommet, César sera précipité
dans le fond, au terme d'un suspense implacable où la
montée de la violence est décrite de façon
magistrale. »
10 euros (code de commande
: 8979).
BIEDMA
(Jaime de) Un corps est le meilleur ami de l'homme.
[Titre original : Las
Personas del verbo.] Présenté et traduit de
l'espagnol par William Cliff. Monaco, Éditions
du Rocher, 2001. In-8° broché, 191 p., (collection
« Anatolia »).
En quatrième
de couverture :
« Jaime Gil de Biedma (1929 - 1990)
est le plus grand poète espagnol de l'après guerre.
Très tôt, il trouve sa voie, totalement neuve et
originale, au contact du poète catalan Gabriel Ferrater
et de son frère Joan qui formaient avec l'éditeur
Carlos Barral, héros de la « Gauche Divine »,
un « cercle intellectuel très imbibé »
des nuits de Barcelone. Fils de la grande bourgeoisie barcelonaise,
il est attiré un temps par les « idées
marxistes » mais le Parti communiste lui refuse son
entrée pour cause d'homosexualité.
Avec une honnêteté remarquable,
le poète fera ce portrait de lui-même : « Je
gagne pas mal d'argent, mais je ne mets rien de côté.
J'ai été « de gauche » et
il est probable que je le sois encore, mais il y a un certain
temps maintenant que je ne pratique plus. »
10 euros (code de commande
: 11901 - vendu).
CABRERA
INFANTE (Guillermo) Premières Lueurs du jour
sous les tropiques. [Récit.].
Traduit de l'espagnol (Cuba) par Alexandra Carrasco. S.l., Mille
et Une Nuits, 2003. In-8° broché, 173 p., exemplaire
à l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
« Voici l'île, surgissant toujours et encore entre
l'Océan et le golfe : la voici. (... ) Elle restera là.
Comme l'a dit quelqu'un, cette longue île triste et malheureuse
sera encore là après le dernier Indien et après
le dernier Espagnol et après le dernier Africain et après
le dernier Américain et après le dernier des Cubains,
survivant à tous les naufrages et baignée à
jamais par le courant du golfe : belle et verte, impérissable,
éternelle. »
Depuis la formation géologique de l'île jusqu'à
la révolution, en passant par la conquête, la colonisation,
la guerre d'indépendance et la dictature de Batista, les
images de l'histoire de Cuba défilent comme dans un diaporama.
Au milieu de simples paysans assassinés ou de femmes en
deuil, on reconnaît derrière tel ou tel comandante
le Che déguisé en géologue étranger,
Cienfuegos avec son chapeau de cow-boy, et même Fidel Castro...
Écrit en 1974, Premières lueurs du jour
sous les tropiques compose une histoire de l'île par fragments,
descriptions de gravures et de scènes saisies sur le vif
: l'exécution d'un Indien, un esclave noir poursuivi par
des chiens, une partie d'échecs en pleine guerre, le naufrage
d'un radeau qui voulait atteindre la Floride... autant d'instants
dramatiques, parfois cocasses, qui nous font sentir toute l'essence
de la cubanité. »
7 euros (code de commande
: 9571).
CARDOSO
(Lúcio) Inácio. Traduit du portugais (Brésil) et présenté
par Mario Carelli. Paris, Métailié, 1991.
In-8° broché, 128 p., (collection « Bibliothèque
Brésilienne »).
En quatrième
de couverture :
« Inácio est un de mes vieux cauchemars d'enfant
» confia Lúcio Cardoso, et la force de ce personnage
tient à ce caractère onirique.
Dans un monde sans Dieu, orphelin miné par l'alcool, étudiant
qui a renoncé à ses livres, Rogério est
malade de la médiocrité humaine. Par-delà
une révolte aux accents nietzschéens, il recherche
la pureté et la joie. Créature cauchemardesque,
Inácio, « bellâtre vieillot et inconséquent
», hante les nuits des bas-fonds de Rio de Janeiro, il
ensorcelle le jeune homme qui part à sa recherche comme
on cherche un père. Lúcio Cardoso donne ici un
étrange exemple « d'expressionnisme tropical. »
6,50 euros (code de commande
: 8606).
[CARPENTIER
(Alejo)]. ABSIRE (Alain) Alejo Carpentier. Paris, Julliard, 1994. In-8° broché,
175 p., illustrations, (collection « Écrivain /
Écrivain »), couverture insolée.
En quatrième
de couverture :
« Parmi les « grands » Latino-Américains,
Alejo Carpentier, mort à Paris en 1980, me paraît
tenir une place particulière. D'abord par ses origines
mêlées, par ce vrai métissage de celui qui
est né à La Havane d'un père français
et d'une mère d'origine russe. Cette ambivalence détermine
toute son uvre. Nul mieux que lui n'exprime la déchirure
de l'homme qui, appartenant à deux hémisphères,
n'est plus de nulle part.
Réussite sans équivalent d'écriture baroque,
Le Royaume de ce monde ou Le Siècle des lumières
exaltent l'espoir de l'homme aux prises avec l'Histoire. Plus
j'ai avancé dans la relecture d'Alejo Carpentier, plus
de son exil d'étudiant révolutionnaire à
Paris, dans les années trente, à son engagement
dans la révolution castriste, j'ai vu se confondre la
vie de l'auteur avec son uvre. Prenant le parti des Indiens
et des esclaves venus d'Afrique, ses romans et ses nouvelles
nous mettent en face de nos conquêtes et de nos incertitudes.
Hors de nos frontières romanesques habituelles, ils sentent
le rhum et la poussière. Ils charrient l'odeur de l'or
et du sang répandu. »
9 euros (code de commande
: 9220).
CEPEDA
SAMUDIO (Alvaro) Le maître de La Gabriela. Roman. Traduit du colombien par Jacques Gilard.
Préface de Gabriel Garcia Marquez. Paris, Belfond,
1984. In-8° broché, 138 p.
En quatrième
de couverture :
« Une bourgade étouffante, construite sur une plage
de la côte caraïbe colombienne, est devenue, par la
volonté de la United Fruit Company, le grand port
d'où sont expédiés les millions de régimes
de bananes que produit « la Zone », dans l'arrière-pays.
Un jour, la grève éclate. La société
yankee appelle l'armée. Le sang coule dans les plantations,
dans les hameaux, tout au long de la voie ferrée, et l'ordre
règne à nouveau. Mais Le maître de la
Gabriela ne s'en tient pas à cet épisode réel
de l'histoire colombienne : ce roman fait revivre trois générations
de la famille d'un planteur sans scrupules et sans remords. Un
entrelacs de voix mystérieuses et de récits objectifs
reconstitue, parcimonieusement, l'histoire de cette dynastie
de tyrans et de rebelles, où chacun est prisonnier de
son propre orgueil et victime de sa fidélité aux
lois d'un sang implacable.
Le roman d'Alvaro Cepeda Samudio n'est pas seulement un classique
colombien : avec lui commence l'histoire littéraire de
tout un continent. Gabriel Garcia Marquez qui fut l'ami
de l'auteur voit dans Le maître de la Gabriela
« un formidable apport » à l'ensemble de la
littérature latino-américaine. »
6,50 euros (code de commande
: 8604).
CERVANTÈS Nouvelles exemplaires Traduction de Louis Viardot.
Paris, Club Français du Livre, 1967. In-8° sous reliure
plein simili d'éditeur, maquettes de Jacques Daniel,
622 p., (collection « Les Portiques », n° 83).
19 euros (code de commande
: 7583).
[CERVANTÈS]. DAIREAUX (Max)
Cervantès.
Paris, Desclée De Brouwer,
[1947]. In-8° broché, 294 p., (collection «
Temps et Visages »), exemplaire non coupé.
10 euros (code de commande
: 1447).
[CERVANTÈS].
TRAPIELLO (Andrés) Les vies de Miguel de Cervantès.
Biographie traduite de l'espagnol
par Alice Déon. Paris, Buchet-Chastel, 2005. In-8°
broché, 314 p.
En quatrième
de couverture :
« Très probablement né le 29 septembre
1547 à Alcalá de Henares, Miguel de Cervantès
est mort à Madrid en 1616. Il est l'un des auteurs mondialement
connus sur lequel on a le plus écrit avec le moins de
certitudes ; sa vie reste un mystère malgré diverses
enquêtes lancées sur ses traces.
Andrés Trapiello, dans Les vies de Cervantes, raconte
la trajectoire de cet iùmmense écrivain avec érudition
et dextérité, mais surtout avec amour et respect
quand il nous entraîne sur l'étonnant parcours de
cet aventurier et homme de lettres.
Le romancier Trapiello se mue en biographe. Il sait nous communiquer
son admiration pour un aîné et, comme il l'écrit
lui-même, « accompagner le lecteur non initié
le long de l'obscur chemin de la vie de Cervantès pour
le laisser dans les bras des uvres de ce dernier. »
Paris plus que réussi ! »
10 euros (code de commande
: 10237).
CHIRBES
(Rafael) Mimoun. [Titre
original : Mimoun.] Traduit de l'espagnol par Denise
Laroutis. Paris, Rivages, 2003. In-8° collé, 144 p.
En quatrième
de couverture :
« Fuyant Madrid, l'alcool et un
mal-être général, Manuel, un jeune professeur
espagnol, part vivre au Maroc. Il s'installe à Mimoun,
un village de l'Atlas. Manuel espère y trouver, avec l'isolement
et la paix, un environnement propice à l'écriture
d'un livre, et une « authenticité »
qui lui permettra de reprendre pied.
C'est un très beau « roman
d'apprentissage » que ce premier livre de Rafael Chirbes,
dans lequel se reconnaîtront tous ceux qui, un jour, ont
voulu couper les ponts. Paru en 1988, il avait retenu l'attention
des critiques et rencontré un grand succès auprès
du public. »
6 euros (code de commande
: 11899).
COSTA GOMES (Luísa)
Vie de Ramón, le docteur illuminé. Traduit du portugais par Violante de Canto
et Yves Coleman. Paris, Gallimard, 1995. In-8° broché,
313 p., exemplaire à l'état de neuf.
11 euros (code de commande
: 7020).
COUTO (Mia) Terre somnambule.
Roman. Traduit du portugais par Maryvonne Lapouge-Pettorelli.
Paris, Albin Michel, 1994. In-8° broché, 250 p., (collection
« Les Grandes Traductions »).
En quatrième
de couverture :
Salué comme
la révélation de la littérature portugaise
contemporaine, Terre somnambule est le premier roman prometteur
du jeune écrivain mozambicain Mia Couto.
Sur une route déserte, un vieil homme et un enfant marchent,
épuisés. Alentour, un Mozambique déchiré
entre troupes régulières et bandes armées.
Devant eux, un car-brousse, ou ce qu'il en reste : tôles
incendiées, corps pêle-mêle ; un asile, pourtant,
où le vieillard et l'enfant vont faire halte et découvrir,
miraculeusement intacts, les cahiers d'un certain Kindzu. Le
récit de cet homme parti vers l'inconnu pour renouer avec
l'esprit des sorciers et des guerriers sacrés leur livrera
peu à peu la clé de leur destin.
Épopée fascinante et douloureuse d'un peuple en
proie aux guerres civiles, qui survit enraciné dans ses
traditions ancestrales et ses mythes plus forts que toute réalité
barbare, cette oeuvre magique puise dans l'imaginaire africain
et rejoint, par la beauté surprenante de son style, la
grande tradition des romanciers de langue portugaise, de João
Guimarães-Rosa à José Saramago.
12,50 euros (code de
commande : 7407).
DE
AZÚA (Félix) Quelques questions de trop.
Roman. Traduit de l'espagnol
par Éric Beaumatin malgré la collaboration de
l'auteur. Paris, Seuil, 1995. In-8° broché, 202
p., exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
« Madrid 1980 : l'Espagne cesse d'être post-franquiste
pour entrer dans la néo-démocratie, les films d'Almodovar
et la movida cherchent à exorciser le fascisme et à
célébrer la post-modemité. Mais, derrière
le rideau de fumée de la fête, une jeunesse meurt
à force de poser des questions qui restent sans réponse.
Mourir à Madrid en 1980, en écoutant du rock, en
roulant en moto, en se droguant, ne relève pas, comme
en 1939, d'un engagement, mais d'un vide. Ceux qui ont voulu
changer le monde seraient-ils restés aveugles et sourds
à ce qu'ils avaient de plus proche ? N'auraient-ils laissé
à leurs enfants, pour tout héritage, que cela:
le vide ?
Trop de questions que posent une jeune fille et son compagnon
dans cette tragi-comédie philosophique du déséquilibre,
où la philologie et le roman populaire sont déboutés
par une histoire qui ressemble fort à une bande dessinée
de notre époque. Questions que Félix de Azúa
lance comme autant de défis aux acteurs de l'histoire
de notre siècle, avec la causticité et l'intelligence
qui ont fait de lui l'un des écrivains les plus brillants
et originaux d'Espagne et d'ailleurs. »
9 euros (code de commande
: 8404).
FAJARDO
(José Manuel) Les Imposteurs. Traduit de l'espagnol par Claude Bleton. Paris,
Métailié, 2000. In-8° broché, 331 p.,
(collection « Bibliothèque Hispanique »).
En quatrième
de couverture :
« La Havane 1622. Deux jeunes hommes embarquent pour l'Europe
sur un galion : un mystérieux aventurier anglais et un
jeune juif converti qui cache ses origines. Sur le galion voyage
aussi une femme... Les deux jeunes gens recherchent la liberté
mais ils vont devenir flibustiers et être confrontés
aux limites de cette liberté et à la cruauté.
Ils ont en commun le sentiment de l'exil physique et moral, et
au fil de leurs aventures leur amitié grandit. Poussé
par les vents de l'imposture, leur navire aborde un univers d'énigmes,
de naufrages, d'enlèvements, d'amours, de chagrins d'amour,
d'amitié.
En hommage à Stevenson et à Conrad, José
Manuel Fajardo écrit un roman d'aventures brillant où
tous les éléments romanesques se transforment avec
légèreté en un monde d'idées et d'émotions.
Une lecture passionnante mais aussi une réflexion sur
le mensonge et les limites de la recherche du bonheur. »
12 euros (code de commande
: 8417).
FERREIRA DE CASTRO Les
brebis du Seigneur. Roman traduit du portugais par Louise Delapierre.
Préface de Henri Poulaille. S.l., Club des Libraires
de France, 1956. In-8° sous reliure déditeur,
347 p., dos passé.
9 euros (code de commande
: 1456).
GARCÍA CALDERON (Ventura) La Vengeance du Condor.
Bois en couleurs de Marcel Bovis. Édition établie
par Henri Jonquières. Paris, Henri Lefèbvre,
1941. In-8° demi-chagrin brun à coins, tête
dorée, couverture conservée (R. Laurent),
164 p., 20 illustrations en couleurs dans le texte, (collection
« La
Renaissance », n° 1), exemplaire numéroté
sur pur chiffon de Lana (n° 710), quelques petites éraflures
au dos passé.
@ Ce recueil contient : La Momie,
La Vengeance du Condor, Les Cochons maigres, La
Forêt des poisons, traduits par Francis de Miomandre
; Yacou-Mama, La mort de Jacinto Vargas, Mort
dans sa loi, Chamico, L'Aube ardente, Sacrilège,
Le Lama blanc, Don Vidal Samanès, Amour
indigène, Le noyé, L'Homme aux quarante-huit
enfants, L'Homme qui soulage la mort, Vendredi
saint, Ce fut au Pérou, traduits par Max Daireaux
et Histoires de cannibales, Lune de miel traduits
par Victor Flama.
80 euros (code de commande
: 66/70).
GARCIA LORCA (Federico) Théâtre. Illustrations de G.
Wakhevitch. Paris, Gallimard, 1967. In-8° sous reliure,
Rhodoïd et étui d'éditeur (d'après
la maquette de Hollenstein), 334p., exemplaire numéroté
en très belle condition.
65 euros (code de commande
: 6620).
GARCIA LORCA (Federico) Théâtre
II. Noces de sang. -
Yerma. - Dona Rosita. Traduit de lespagnol par Marcelle
Auclair en collaboration avec Jean Prevost, Michel Prevost et
Paul Lorenz. Huitième édition. Paris, Gallimard,
1953. In-12 broché, 295 p.
8 euros (code de commande
: 2543).
GOLDEMBERG
(Isaac) La Vie à crédit de don Jacobo
Lerner. Roman. Traduit de
l'espagnol par Catherine Martin-Gevers. Monaco, Éditions
du Rocher, 2005. In-8° broché, 341 p., (collection
« Anatolia »).
En quatrième
de couverture :
« Quelques années avant la Seconde Guerre mondiale,
deux amis d'enfance, Jacobo Lerner et Léon Minsky, arrivent
à San Sebastian, en provenance d'un village du fin fond
de la Russie. Ils y découvrent un pays dans le chaos,
où l'on accuse les Juifs tantôt d'être des
capitalistes tantôt d'être des communistes, en les
rendant ainsi responsables de la débâcle économique.
Leurs vies s'organisent peu à peu, puis elles seront bouleversées,
et Minsky se laissera glisser dans la folie, au grand effroi
de Jacobo. Les harangues de son ami devant l'église du
village suscitent les moqueries et la haine de ses habitants.
C'est dans ce contexte que le drame se déroulera, histoire
d'amour et recréation du Juif errant tout à la
fois. »
12 euros (code de commande
: 9296).
IBARGÜENGOITIA
(Jorge) Ces ruines que tu vois. Roman. Traduit de l'espagnol (Mexique) par François
Gaudry. Paris, Phébus, 2001. In-8° broché,
181 p., (collection « D'Aujourd'hui - Étranger »).
En quatrième
de couverture :
« Les lecteurs de langue française sont en train
de découvrir, non sans quelque retard, l'uvre d'Ibargüengoitia
(mort bêtement dans un accident d'avion il y a une quinzaine
d'années), considéré aujourd'hui dans le
monde entier par l'admirable Alvaro Mutis entre autres
comme l'un des plus grands romanciers du Mexique. Et comme
un prince de l'irrespect.
Ces ruines que tu vois (1974), ce sont celles du Mexique
éternel, vues à travers le prisme d'une petite
ville imaginaire plus vraie que nature. Celles aussi que la vie
laisse après elle où qu'on soit... et pas seulement
au Mexique. Vachardise, dérision, nostalgie, fraternité,
humour rose et humour noir : un cocktail plutôt fort en
tequila, concocté par un barman virtuose. »
9 euros (code de commande
: 9572).
JIMENEZ (Juan
Ramon) Platero et moi. (Traduction de Claude Couffon. Illustrations
de Baltasar Lobo). Paris, Seghers, 1956. In-12 broché,
137 p.
10
euros (code de commande : 61/65).
LANDERO (Luis) Gentilshommes
de fortune. Roman. Traduit
de l'espagnol par Françoise Rosset. Paris, Gallimard,
1997. In-8° broché, 314 p., (collection « Du
Monde Entier »).
12 euros (code de commande
: 7117).
La Littérature catalane.
Paris, Europe, 1981. In-8°
broché, 251 p., couverture originale de Tapiès.
@ Il s'agit
du n° 621-622, de juin-février 1981 de la revue Europe.
10 euros (code de commande
: 8838 - vendu).
LITTÍN (Miguel) Le
Voyageur byzantin. Traduit
de l'espagnol (Chili) par Bertille Hausberg. Paris, Métaillé,
1998. In-8° broché, 259 p., (collection « Bibliothèque
Hispano-Américaine »).
En quatrième de couverture
:
« Sur le bateau qui l'emmène loin du monastère
et des massacres des Turcs, Kristos, le Grec, est devenu le sauveur
des 39 fiancées palestiniennes du village Beith Sahur.
Chaque soir une femme douce et inconnue se glisse dans son lit
pour le remercier de sa protection, mais elles l'empêchent
de débarquer à Cuba et l'obligent à les
conduire au Chili et à les remettre l'une après
l'autre aux hommes que le village leur a destinés. À
Palmilla, Mijail le Chasseur épouse la trente-neuvième.
À Palmilla aussi, Kristos va vivre et aimer, tout en écoutant
sur son gramophone les disques de musique grecque qu'il transmettra
à son petit-fils.
Miguel Littín porte un regard de cinéaste sur une
émigration qui amène la tragédie méditerranéenne
sur les rives du Pacifique et où les fantômes du
passé refusent de se laisser écarter et habitent
les personnages comme une part inéluctable de leur être.
»
11 euros (code de commande
: 8712).
MARSÉ
(Juan) L'obscure histoire de ma cousine Montsé.
Traduit de l'espagnol par
Michèle Gazier. Paris, Le Sycomore, 1981. In-8° broché,
275 p.
En quatrième
de couverture :
« C'était un samedi torride de juillet. Tandis que
de l'autre côté du mur les pelles s'efforçaient
de creuser la terre dans un vrombissement vengeur, gémissant
sur les raidillons, nous, deux voix chuchotantes perdues dans
le temps, deux évocations différentes qui luttaient
en vain pour s'accorder, nous gisions sur le lit, dans la pénombre
phosphorescente où flottait le voile rosé d'une
poussière persistante et irréelle qui filtrait
à travers les fenêtres et nous recouvrait. On eût
dit je ne pouvais m'empêcher d'y penser le
linceul que quelqu'un (une prostituée encore adolescente
poussée par la misère et l'abandon, souffla une
voix, par son penchant naturel pour le mal, souffla l'autre ;
une fille aux yeux de cendre malicieux, vêtue d'un tablier
court et blanc, qui nous observait accroupie au bord d'un terrain
de basket) avait commencé à tisser pour nos dépouilles
depuis déjà dix ans. Soudain, en revoyant ce personnage
flou que Nuria évoquait à mes côtés
d'une voix rancunière, je me demandai si par hasard je
n'étais pas revenu, après huit ans d'absence, pour
retomber dans le piège. Et en roulant comme un tronc sur
le lit, je touchai le dos tiède de ma cousine. »
10 euros (code de commande
: 10216).
MATHIAS
(Marcello) Pablo la Nuit. Roman.
Traduit du portugais par Maria Teresa Planadevall. Paris, Robert
Laffont, 1976. In-8° broché, 313 p., (collection «
Pavillons »).
En quatrième
de couverture :
« Dans la grande tradition du roman picaresque espagnol
(tradition très voisine de l'auteur, en l'occurrence,
puisqu'il est portugais), Pablo la Nuit est le livre de
l'inquiétude de notre temps. Les aventures du héros
à travers le monde et les hommes forment, en le conduisant
de lui-même à Dieu, un périple parfait. Car
ce Dieu que Pablo avait quitté dans sa jeunesse, après
être d'abord entré au séminaire, qu'est-il
donc si ce n'est la connaissance de soi ramenant l'homme, allégé
beaucoup plus qu'alourdi d'expérience, à soi-même,
à un juste soi-même ? Mais, avant d'y parvenir,
il lui faudra essayer presque tout ce que le monde peut offrir
à la longue quête de l'insatisfaction humaine, qui
est le seul chemin de vérité. Il y aura l'amour
et l'argent, bien sûr, la puissance, la réussite
matérielle, à peine obtenus, aussitôt rejetés.
Et donc aussi la pauvreté, l'obscurité volontaires,
et la ruine. Ce que l'on appelle, en somme, une vie pleine,
si l'on admet qu'une telle plénitude débouche sur
le vide.
Publié il y a deux ans sous un pseudonyme dont le secret
fut bien gardé, Pablo la Nuit a été
aussitôt salué, tant en Amérique du Sud qu'au
Portugal, comme une révélation et un chef-d'uvre
de la littérature portugaise, tant pour l'extrême
élégance de son style et la pureté de sa
langue que pour l'actualité de la pensée. »
5 euros (code de commande
: 8547).
MENDICUTTI (Eduardo) Le pigeon boiteux.
Traduit de l'espagnol par
Denise Laroutis. Paris, Bourgois, 1995. In-8° broché,
271 p.
En quatrième
de couverture :
« Un été, c'est le temps qu'il faut à
un garçon pour découvrir sa vraie nature. Apprendre
à vivre aussi, et tomber amoureux. Les surprises du désir
le guettent derrière les portes de la maison andalouse
chaleur, lumière, odeurs de vin et de fleurs, joie
du quotidien , habitée d'êtres étranges
et comiques qui exécutent tous un grotesque ballet. Conduit
par son regard étonné et lucide, par sa parole
hésitante et fleurie, le lecteur accompagne le garçon
qui se cherche n'est-il pas, comme le pigeon boiteux,
un être à part, beau et blessé ? et
qui fera le choix du rêve et des mots, de la beauté
des hommes, de la vie en marge et de la liberté, pour
toujours. »
15 euros (code de commande
: 7782).
MENDOZA (Eduardo) Lartiste
des dames. Traduit de lespagnol
par François Maspero. Paris, Seuil, 2002. In-8° broché,
300 p., jaquette.
10 euros (code de commande
: 116/72).
MONTALBÁN (Manuel Vásquez)
Létrangleur. Traduit
de lespagnol par Bernard Cohen. Paris, Seuil, 1996. In-8°
broché, 264 p., jaquette.
10 euros (code de commande
: 121/72).
MONTALBAN
(Manuel) L'Homme de ma vie. Le retour de Pepe Carvalho.
Traduit de l'espagnol par Denise Laroutis. (Titre original :
El hombre de mi vida.) Paris, Bourgois, 2002. In-8°
broché, 297 p., épuisé sous cette forme.
En quatrième
de couverture :
« Pepe Carvalho termine son millénaire et attaque
le nouveau avec sa fine équipe : Charo, revenue d'Andorre
où elle a tenu un hôtel pendant sept longues années,
et Biscuter, qui commence une plongée inattendue dans
l'univers des sectes. Quant à Pepe, un peu fauché
mais toujours soucieux de vieillir avec dignité, revenu
de toutes les illusions, il lui faut bien se rendre à
l'évidence : la vie est une succession de surprises, et
le retour dans la sienne de la belle Yes, la fille de rêve,
vingt ans après Les Oiseaux de Bangkok, en est
une de taille.
L'intrigue se noue sur un fond politique d'extrême urgence
: les nouveaux enjeux des petites nations, dites nations sans
États, sur l'échiquier européen. Quimet,
Catalan très influent, et néanmoins client de Charo
« de toute la vie », envisage de mettre en place
des services de renseignements très secrets au sein d'un
réseau européen. Qui mieux que le privé
le plus célèbre de Barcelone pourrait conseiller
une telle entreprise, éclose dans les têtes d'hommes
politiques et militants nationalistes placides mais retors et
d'activistes prêts à tout ? »
12 euros (code de commande
: 10257).
MONTALBAN
(Manuel Vasquez) La joyeuse bande d'Atzavara. Roman. [Titre original : Los alegres
muchachos de Atzavara.] Traduit de l'espagnol par Bernard
Cohen. Paris, Seuil, 1989. In-8° collé, 319 p.
En quatrième
de couverture :
« Eté 1974 : pendant que Franco agonise,
un groupe de bourgeois barcelonais, « intellectuels »
ou « artistes », non conformistes, avides
de connaître la libération des murs avant
qu'il ne soit trop tard pour eux, passe des vacances à
Atzavara, un ancien village paysan retapé, non loin de
la mer. On boit, beaucoup, on s'enhardit à afficher son
homosexualité, on se baigne nus, on partouse un peu. Au
fond, on a peur de l'avenir, d'une liberté inconnue, de
la vieillesse qui vient, on est cruels en feignant de s'aimer,
tristes sous le masque de la gaieté. Dix ans plus tard,
quatre des protagonistes de cet été-là,
dont un jeune prolétaire débarqué par hasard
dans la « joyeuse bande » comme sur une
planète inconnue, font le récit de ces jours anciens :
quatre visions absolument différentes, peut-être
aussi vraies les unes que les autres, si tout n'était
qu'illusion. Il n'est pas interdit de voir dans le village imaginaire
d'Atzavara une métaphore de l'Espagne et, au-delà,
de l'Europe contemporaine. »
10 euros (code de commande
: 11478).
MONTALBÁN
(Manuel Vásquez) Manifeste subnormal. [Titre original : Manifesto Subnormal.]
Traduit de l'espagnol par Georges Tyras. Paris, Bourgois, 1994.
In-8° collé, 176 p., exemplaire à l'état
de neuf.
En quatrième
de couverture :
« Un Manifeste? Manuel Vàzquez Montalbàn,
le créateur du célèbre détective
Pepe Carvalho, aurait commis en 1969 un texte programmatique,
comme on le faisait du temps des avant-gardes ou des certitudes
idéologiques ? Eh bien oui: juste prix que l'engagement
doit payer à la dérision, quand la lucidité
devient subnormale.
En Espagne, à la fin des années soixante, le régime
franquiste fait flèche de tous les bois du discours de
propagande pour masquer sa dégénérescence
et son imposture. A ce moment, explique l'auteur, «la condition
de subnormalité était déterminée
par Franco lui-même. Cette sensation de stupidité
collective et de sous-développement mental créait
un état de surréalisme total ». Face à
quoi la seule réponse esthétiquement viable et
éthiquement acceptable passe par l'invention de ce contre-langage
ironique et accusateur qui instaure un genre nouveau, celui des
Écrits subnormaux.
Texte fondateur, le Manifeste subnormal affirme une cohérence
qui cimente l'écriture montalbanéenne depuis ses
premiers jaillissements. Il y a là matière à
lire, et aussi à rire. D'un rire souvent grinçant.
Voire subnormal... ».
9 euros (code de commande
: 11342).
MONTALBÁN (Manuel Vásquez)
Moi, Franco. Traduit
de lespagnol par Bernard Cohen. Chronologie et index par
Carlos Serrano. Paris, Seuil, 1994. In-8° broché,
578 p., jaquette.
13 euros (code de commande
: 122/72).
MONTALBAN
(Manuel Vasquez) Le pianiste. Roman. [Titre original : El Pianista.]
Traduit de l'espagnol par Michèle Gazier. Paris, Seuil,
1988. In-8° collé, 316 p.
En quatrième
de couverture :
« Une boîte de travestis de la Barcelone contemporaine.
Dans le public, des paumés, de faux snobs, d'anciens étudiants
qui se souviennent, non sans amertume, du temps où ils
étaient jeunes et se croyaient révolutionnaires,
des têtes connues, un ministre branché, et surtout,
centre de toutes les attentions, Luis Doria, musicien internationalement
célèbre, artiste extravagant, vieillard superbe
et provocant, au milieu de sa cour. Or est-ce de
l'affectation, de l'ironie, ou bien l'effet d'un mystère
plus grave ? celui vers qui convergent tous
les regards semble lui-même fasciné par un petit
homme absent, mal fagoté, dont les doigts sur le clavier
accompagnent les anciens forts des Halles devenus chanteuses
de charme : don Alberto Rosell, le pianiste.
Quarante ans plus tôt, dans le Paris
du Front populaire, deux jeunes musiciens catalans, Luis et Alberto,
l'un histrionesque, l'autre timide, chacun une parcelle de génie,
sortent de chez Darius Milhaud. La guerre d'Espagne va éclater,
leurs destins vont se séparer... »
10 euros (code de commande
: 11477).
MUÑOZ
PUELLES (Vicente) Ombres Siamoises. Roman. Traduit
de l'espagnol par Gabriel Iaculli. Paris, Seuil, 1991. In-8°
broché, 245 p.
En quatrième
de couverture :
« En 1829, deux jumeaux originaires du Siam et attachés
l'un à l'autre par deux parties homologues de leurs corps
furent présentés en Europe où ils éveillèrent
la curiosité de la médecine et soulevèrent
l'enthousiasme des foules. Cet événement pourrait
être le point de départ de l'histoire imaginaire
d'Ang et Eng, telle que nous la livre Vicente Mufioz Puelles
: celle d'une personnalité à la fois double et
une, jalonnée d'aventures toutes plus fabuleuses les unes
que les autres qui rappellent par bien des côtés
la littérature fantastique de Lovecraft. Nés à
Hawaii, dans ces îles chères à Conrad, adoptés
par l'empereur du Siam, enlevés par un marin anglais,
ces frères siamois passeront une bonne partie de leur
vie sur des scènes de théâtre et des pistes
de cirque, fréquenteront princes et rois, connaîtront
Geoffroy Saint-Hilaire et Edgar Allan Poe, se lieront d'amitié
avec Balzac et les frères Grimm, seront témoins
d'assassinats en tous genres et manqueront périr dans
la fabrique de monstres du docteur Bela Mann après avoir
participé, en pères de famille, à la grande
aventure du sud des États-Unis.
Ombres siamoises reprend, sur le mode agile et véloce
de la bande dessinée ou du vidéo-clip, les grandes
traditions littéraires d'autrefois : roman d'aventures
et récit de voyages, conte fantastique et fable philosophique,
il nous invite à plonger non sans quelque frisson dans
le monde de l'étrange et du merveilleux. »
7,50 euros (code de commande
: 7911).
OROZCO
MUÑOZ (Francisco) ¡ Oh, tú, que
comienzas a tener un pasado !...
(Pequeños Poemas). Bruselas,
1932. In-8° broché, 51 p., deux gravures de Suzanne
Cocq, un des 370 exemplaires numérotés sur
Hollande Pannekoek, dédicacé par l'auteur.
@ Suzanne Cocq fut lélève de Constant
Montald, épouse du lithographe et aquafortiste Maurice
Brocas, elle se distingue par ses gravures et plus particulièrement
par ses eaux-fortes.
65 euros (code de commande
: 4258).
RUY-SÁNCHEZ (Alberto)
Les Lèvres de l'eau. Roman.
Traduit de l'espagnol (Mexique) par Gabriel Iaculli. [Monaco],
Éditions du Rocher, 1999. In-8° broché, 195
p., jaquette, exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture
:
« Je m'étais plongé comme un fou dans les
profondeurs de la chair de huit femmes, dans leurs eaux, celles
de leur peau, de leur voix, de leurs désirs. Une manquait,
pour arriver à neuf, le chiffre magique qui accompagnait
mes pas. Les neuf évocations d'Aziz les unissaient et
leur faisaient épouser le mouvement de la spirale, du
tourbillon, d'un rêve étrange dans la trame de rêves
qui ne m'étaient pas étrangers. Certaines de ces
femmes m'avaient laissé des cicatrices profondes, et d'autres,
des blessures plus légères. Avec chacune d'elles,
j'avais graduellement pris conscience de ma condition de Somnambule.
»
Sur les traces d'Aziz al-Ghazâlî, maître calligraphe
de Mogador et auteur d'un traité amoureux aujourd'hui
perdu, La Spirale des songes, un homme va consacrer sa
vie au désir, faisant renaître la mystérieuse
caste des Somnambules. Neuf chapitres scandés par les
neuf songes du traité d'Aziz tracent un véritable
blason du corps féminin, vertigineux et poétique.
Après Les Visages de l'air, Les Lèvres
de l'eau est le deuxième roman d'un cycle portant
sur les quatre éléments. »
10 euros (code de commande
: 8366).
SCORZA (Manuel) Roulements de tambours
pour Rancas. Roman péruvien.
Traduit par Claude Couffon. Paris, Belfond, 1979. In-8° broché,
302 p.
Texte de Max-Pol Fouchet
en quatrième de couverture :
« Roulements de tambours pour Rancas, nous dit Manuel
Scorza, « est la chronique désespérément
vraie d'un combat solitaire : celui que livrèrent, dans
les Andes centrales, entre 1950 et 1962, les hommes de quelques
villages visibles seulement sur les cartes d'état-major
des troupes qui les rasèrent. » Les paysans de Rancas
tentent de s'opposer aux menées de la Cerro de Pasco Corporation,
une société minière américaine qui
veut clôturer un million d'hectares pour élever
le bétail de sa section agricole. Le livre se termine
par le massacre des comuneros. Tous les personnages évoqués
sont réels : le tout-puissant Dr Montenegro, juge et propriétaire
terrien, qui vole impunément les communautés paysannes,
et son adversaire, l'Indien Hector Chacón, chef de la
révolte populaire (qui, en juillet 1971, a été
libéré après onze ans d'emprisonnement,
grâce au livre de Scorza).
Roulements de tambours pour Rancas est aussi un roman
où tout est élevé à la dimension
du mythe et de l'imaginaire : les interminables barbelés
de la Cerro de Pasco Corporation deviennent pour les Indiens
l'Enclos maudit qui enserre le monde dans ses griffes, les chevaux
parlent et participent à la lutte des comuneros,
les rebelles sont doués de pouvoirs surnaturels, les morts,
après le massacre, conversent entre eux sous la terre.
Le fantastique est ici le fidèle reflet d'une réalité
tragique et convulsée, celle du monde andin. « Misère
et mystère, révolte et rêve, tels sont les
deux plans sur lesquels se développe ce livre incomparable.
On sort de sa lecture tout ruisselant d'images, tout enrichi
de force... Un des plus grands livres parus depuis longtemps.
»
9 euros (code de commande
: 9097).
SOLER
(Antonio) Les héros de la frontière.
Roman. Traduit de l'espagnol
par Françoise Rosset. Paris, Albin Michel, 1999. In-8°
broché, 229 p., (collection « Les Grandes Traductions
»).
En quatrième
de couverture :
« Dans un quartier populaire d'une ville d'Espagne, Solé,
un hommne d'âge mûr, vit misérablement en
exerçant le métier d'écrivain public dans
l'échoppe d'un coiffeur. Il est hanté par les souvenirs
d'un passé plus glorieux et d'une femme, Laura, qui l'a
quitté. Les après-midi se passent au café
où il lit le journal a voix haute pour l'aveugle Rinela,
un vendeur de billets de loterie que tout le monde semble détester.
Rinela raconte à Solé conunent il occupe son temps
l'oreille collée au mur de sa chambre, à écouter
sa voisine Rosaura faire l'amour avec sa brute de mari, le chiffonnier
Chacon, tout contre la cloison mitoyenne. Il ne perd rien de
leurs ébats. Son ouïe très fîne remplace
à merveille ses yeux morts. Il sait tout de Rosaura, il
la désire.
Lorsque, témoin d'un acte criminel commis chez ses voisins,
Rinela trouve l'occasion d'un chantage et, surtout, d'un contact
réel avec Rosaura, c'est au tour de Solé de se
faire voyeur et d'épier les faits et gestes de l'aveugle,
avec un mélange de répulsion et de fascination.
Jusqu'au drame final.
Servi par une prose intense, exubérante et parfaitement
maîtrisée, Les héros de la frontière
aspire le lecteur hypnotisé dans un univers incertain
et oppressant, entre vision réelle et vision intérieure,
transparence et opacité. »
7 euros (code de commande
: 8713).
SOUZA
(Márcio) Le Brésilien volant. Roman plus-léger-que-l'air. Traduit du portugais (Brésil) par Lyne
Strouc. Paris, Belfond, 1991. In-8° broché, 282 p.,
jaquette, rousseurs, définitivement indisponible chez
l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
« Roman plus-léger-que-l'air », Le Brésilien
volant est tout à la fois l'histoire d'un inventeur
farfelu et passionné qui réalise son rêve,
faire que l'homme vole par ses propres moyens, et la chronique
d'une véritable révolution scientifique, dont les
illustres protagonistes ont pour nom Santos-Dumont, Blériot,
Voisin, Wright.
Ici le lecteur sera entraîné à bord des plus
gracieux aéronefs à la suite d'Alberto Santos-Dumont,
pionnier de l'aérostation. Il naviguera dans les cieux
de la Ville lumière et éprouvera toutes les joies
de la découverte la plus fabuleuse de notre siècle.
Il aura aussi à souffrir des jalousies et de l'envie,
devra frayer avec cocottes et marlous... D'aventure en mésaventure,
il s'attachera à ce petit Brésilien qui regardait
le monde de haut. »
12 euros (code de commande
: 8669).
VALDÉS
(Zoé) Cher premier amour. Roman traduit de l'espagnol (Cuba) par Liliane
Hasson. Arles, Actes Sud, 2000. In-8° broché, 331
p., (collection « Lettres Latino-Américaines »),
exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
« Un train quitte la gare centrale de La Havane et roule,
bringuebalant, vers le tréfonds de la mémoire pour
atteindre une mystérieuse vallée qui porte un secret
d'amour.
Il emmène Danaé depuis longtemps
perdue dans l'asphalte brûlant de la ville et les semblants
de bonheur domestique à la recherche des
paradis de sa jeunesse.
C'est l'été de ses treize ans et de sa première
école aux champs. Au sein de la joyeuse cohorte d'adolescents
qui fait l'expérience patriotique des travaux agricoles
occasion de bien truculentes anecdotes ,
Danaé découvre l'amour interdit avec une sauvageonne
indienne qui habite ce lieu autant qu'il l'habite. Cette Terre
qui n'est pas qu'allégorie, dessille les yeux de la jeune
citadine et éveille ses sens à toutes les formes
de vie, des algues de la lagune aux vibrantes cimes des palmiers,
ouvrant à Danaé le monde du merveilleux.
Résolument animiste, Cher premier amour puise aux
sources poétiques des règnes minéral, animal
ou végétal les voix fantastiques de la narration
pour les fondre en un choeur célébrant la terre
cubaine et sa culture métisse. »
12,50 euros (code de
commande : 8362).
VALDÉS
(Zoé) Le pied de mon père. Traduit de l'espagnol (Cuba) par Carmen Val
Julián. Paris, Gallimard, 2000. Petit in-8° broché,
201 p., (collection « Haute Enfance »), jaquette.
En quatrième
de couverture :
« Alma Desamparada songea à son père. Pourquoi
était-il allé fourrer sa queue dans la chatte de
sa mère ? Pourquoi avoir craché sa sauce dedans
? Pourquoi sa mère avait-elle ouvert les jambes ? Pour
l'avoir, elle ? Mettre au monde une crève-la-faim ? [...
] Plus d'une fois on lui avait présenté tel ou
tel type comme étant son père.
Voilà ton père, ton foutu père, lui
avait dit sa mère le jour de ses six ans, alors que son
parrain débarquait avec un gâteau trop sucré.
Alma aurait donné n'importe quoi à présent
pour une miette d'un gâteau pareil, même rance. Un
sirop fruité imaginaire coula dans ses veines fragiles.
Il avait été question si souvent de l'identité
véritable de ce maudit père. Le coup des poubelles
ou du panier abandonné devant la porte, elle n'y croyait
plus. Si le type du gâteau était son père,
elle s'en foutait purement et simplement. »
7,50 euros (code de commande
: 8532).
VALLEJO
(Fernando) La Vierge des tueurs. Traduit de l'espagnol (Colombie) par Michel
Bibard. Paris, Belfond, 1997. In-8° broché, 193 p.
En quatrième
de couverture :
« Sans équivalent dans la littérature contemporaine,
La Vierge des tueurs est sans doute l'un des romans les
plus singuliers publiés ces dernières années.
Une uvre scandaleuse, dévastatrice, qui a consacré
son auteur comme le principal représentant d'une nouvelle
littérature aux antipodes du « réalisme magique
». L'histoire d'un amour halluciné dans Medellin,
la capitale de la haine, qui entraîne le lecteur au fil
d'une vertigineuse descente aux enfers, dans la turbulence d'une
prose extraordinairement évocatrice, marquée du
sceau de l'urgence et de la nécessité. »
7,50 euros (code de commande
: 8649).
VICENT
(Manuel) La ballade de Caïn. Roman. Traduit de l'espagnol par Chantal Mairot
et Eduardo Jiménez. Paris, Robert Laffont, 1990. In-8°broché,
188 p., (collection « Pavillons »).
En quatrième
de couverture :
« Caïn joue du jazz dans une boîte new-yorkaise,
Abel danse en offrant son corps aux regards concupiscents. À
travers l'errance de ces deux personnages, la Ballade de Caïn
nous invite d'abord à un double voyage : dans l'espace,
du paradis terrestre, où un Dieu colérique et débonnaire
laisse libre cours à son à tempérament de
matamore, des sables d'un désert aveuglé de soleil,
des grandes cités mythiques et marchandes du Moyen-Orient,
à une jungle urbaine peuplée d'êtres fantomatiques
ou insolites ; dans le temps aussi, depuis les premiers temps
de la Genèse jusqu'à un monde contemporain ponctué
par le fracas des explosions et des sirènes de police.
Manuel Vicent guide ainsi nos pas, dans une langue baroque, plus
proche de l'exubérance latino-américaine que de
la gravité espagnole, teintée d'humour et de tendresse,
le long d'une sorte de parcours initiatique où le thème
de la culpabilité de Cain, coupable d'avoir osé
se mesurer à Dieu, renvoie sans cesse à celui de
la condition humaine. »
9 euros (code de commande
: 8531).
VILA-MATAS
(Enrique) Loin de Veracruz. Traduit
de l'espagnol par Denise Laroutis. Paris, Bourgois, 2000. In-8°
broché, 273 p.
En quatrième
de couverture :
« Loin de Veracruz est un texte saoul et insomniaque
que Enrique Vila-Matas maîtrise avec brio et fantaisie.
Roman du voyage immobile dans une géographie de rêve,
à la fois vraie et fantasmée. Des êtres inattendus
une belle chanteuse de boléro meurtrière,
un dentiste alcoolique, un maquereau, un coiffeur fasciste, l'écrivain
mexicain Sergio Pitol gravitent autour de trois frères
rivaux en amours, en arts, en vies, et qui, comme Don Juan, portent
le nom de Tenerio. Vila-Matas une fois encore nous démontre
que le réel n'est supportable que transmué par
les pièges de la littérature. »
13 euros (code de commande
: 8789).
WACQUEZ
(Mauricio) Face à un homme armé. Chasses de 1848.
Traduit de l'espagnol (Chili) par Jean-Marie Saint-Lu. Paris,
Presses de la Renaissance, 1986. In-8° broché, 231
p., exemplaire du Service de Presse.
En quatrième
de couverture :
« La prose étincelante du grand écrivain
chilien Mauricio Wacquez ne doit rien au baroquisme d'un Garcia
Marquez. Comme Borges, Sabato ou son compatriote José
Donoso, il trouve davantage ses racines littéraires dans
la culture européenne. Aussi provocateur et audacieux
soit-il, Wacquez relève du classicisme dans le sens où,
chez lui, le raffinement de la forme épouse la subtilité
de la pensée.
Qui est juan de Warni, son héros et narrateur ? Un traître,
un assassin, un mercenaire, un sodomite... ? Ou plus simplement
un jeune homme de bonne famille qui, à la fin de la dernière
guerre, rentre au manoir ancestral de Périer en Périgord,
prince déchu en proie aux assauts d'une imagination trop
douloureuse ? Aux souvenirs de sa propre enfance se mêlent
ceux de son père et de son grand-père. Couvrant
plus d'un siècle, le récit se divise et se ramifie,
ponctué de scènes de chasse et de guerre d'une
force d'expression, d'une passion verbale peu communes. juan
chasse en compagnie d'Alexandre, sonjeune serviteur. Qui des
deux est le maître ou l'esclave, le possesseur ou le possédé
? Tel est l'enjeu d'un combat « monstrueux » où,
en définitive, le narrateur s'oppose d'abord à
lui-même.
Recherche de soi, méditation sur la personnalité
déchirée de l'homme moderne, Face à un
homme armé est aussi une parodie de feuilleton romantique,
une chronique stendhalienne, une sonate pathétique et
intemporelle... »
9 euros (code de commande
: 8714). |