LITTÉRATURE ITALIENNE
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Les ouvrages sont classés par ordre alphabétique de nom d'auteur.
Les biographies sont classées au nom de l'auteur étudié.

Nouvelles entrées

 

CAMON (Ferdinando) — La maladie humaine. [Titre original : La malattia chiamata uomo.] Récit. Traduit de l'italien par Yves Hersant. Paris, Gallimard, 1984. In-8° broché, 184 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
   Saignements de nez, intestins noués, calculs rénaux, vertèbres bloquées : le narrateur est mal en point. C'est pourtant sans complaisance ni pathos, mais avec acuité et humour, qu'il raconte ses errances de thérapeute en thérapeute, de ville en ville, d'hôpital en pharmacie – jusqu'à sa rencontre avec un psychanalyste, qui sept ans durant formera avec lui un couple fécond et conflictuel ; jamais cure n'a été décrite par le patient avec autant de précision et de drôlerie, avec une attention aussi narquoise aux menus propos et gestes rituels, aux petites ruses et grandes souffrances, aux phénomènes de somatisation et de transfert pour risquer deux mots qu'on chercherait en vain dans son récit. Mais non moins lucide et goguenarde est la description d'une société elle-même malade, où la famille se désagrège, où le mâle pâtit des triomphes du féminisme, où s'effacent notre mère l'Église et notre père le Parti.
   Plus profondément, c'est l'homme même qui est atteint d'un mal sans doute inguérissable : « Nous vivons plongés dans la maladie, et transmettons la maladie en transmettant la langue : si l'homme est malade de lui-même, la langue est le virus de sa maladie. Plus l'homme devient homme et se différencie de l'animal, plus son mal s'aggrave. » Aggravation que l'auteur analyse, en référence discrète à Nietzsche, avec une inquiétude d'où constamment jaillit le rire.

10 euros (code de commande : 14658).

 

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ALAJMO (Roberto) — Un cœur de mère. Roman traduit de l'italien par Danièle Valin. Paris, Rivages, 2005. In-8° collé, 211 p.
En quatrième de couverture :
« À Calcara, village de la Sicile intérieure, la vie remue à peine. Sur la place les silhouettes noires vont et viennent, lentes et furtives. Elles évitent Cosimo censé jeter des sorts. Quelques hommes pourtant s'intéressent à lui. Modeste, maigre et triste comme il est, ils le trouvent parfait. Sa mère aussi le guette, de l'œil et du geste.
Dans cette immobilité parfaite, Cosimo, lui, attend. Seul, inquiétant de passivité, sous une lumière dantesque merveilleusement rendue par une écriture au couteau ; il ignore qu'il va bientôt entrer en scène.
Né à Palerme en 1959, Roberto Alajmo est un écrivain sicilien. Comme Luigi Pirandello, Leonardo Sciascia et Andrea Camilleri qui a salué son cadet de ces mots : « Cette farce noire est une splendide métaphore de la condition humaine. »

10 euros (code de commande : 10900).


ALOJA (Francesca d') — Le mauvais rêve. Roman. [Titre original : Il sogno cattivo.] Traduit de l'italien par Marie Causse. Paris, Gallimard, 2008. In-8° collé, 388 p., (collection « Du Monde Entier »), jaquette.
En quatrième de couverture :
   « Héroïnomane, Penelope a décroché, puis rencontré Edoardo avec qui elle mène à présent une existence paisible. Pour tourner définitivement la page, elle veut retrouver son amie Margherita, qui a disparu sans laisser de trace en 1978, à l'âge de dix-sept ans. Des années après, elle se rend chaque jour à la prison romaine de Rebibbia, sous prétexte d'écrire un livre consacré à l'univers carcéral, mais en réalité pour y rencontrer Riccardo Serventi, l'ancien chef de l'organisation terroriste dont son amie a fait partie. Au fil de ses visites, elle tisse un lien étroit avec cet intellectuel fascinant qui lui ressemble à bien des égards, et elle décide de partir également à la recherche d'Emanuele, le frère de Riccardo, celui qui l'a trahi et a refait sa vie sous un nouveau nom. Ces deux rencontres vont bouleverser la vie de la jeune femme : elles vont faire entrer de nouveau la joie et la souffrance dans une existence figée depuis trop longtemps, obliger Penelope à assumer ses propres fautes et lui offrir une forme de rachat.
   Mêlant histoire d'amour et sensibilité politique, Le mauvais rêve est le portrait magistral de quatre êtres poursuivis par leur passé. À travers leurs parcours, Francesca d'Aloja y dresse le bilan des années du terrorisme en Italie, un bilan sans concession aux forts accents de vérité. »

12 euros (code de commande : 13386).


[ARÉTIN]. REGLER (Gustav) — Le divin Arétin. La vie d'un séducteur. Traduit de l'allemand par Gaston Floquet. Paris, Club des Éditeurs, 1957. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, [14 (dossier)], 353, XLV p., (collection « Hommes et Faits de l'Histoire », n° 11).

13 euros (code de commande : 12922).


BARBARO (Paolo) La maison aux lumières. Roman. Traduit de l'italien par René De Ceccatty. Paris, Stock, 1996. In-8° broché sous jaquette, 207 p., (collection « Nouveau Cabinet Cosmopolite »), ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur.
Sur la jaquette :
« Un tout jeune homme, Roberto, croit pouvoir retarder le moment de son entrée dans la vie. À quelques mois de l'appel aux armées, il s'engage comme aide-soignant dans un asile de vieillards : il espère ainsi échapper au service militaire. Encore étudiant, hésitant entre deux amies, il découvre auprès d'une très vieille femme nommée Christa une réalité qu'il ne soupçonnait pas : peut-être même, tout simplement, la réalité. Christa, dont il a la charge, est une Russe immigrée qui a suivi son mari italien rencontré en Russie. Par son àge, son exotisme, sa fantaisie et sa sagesse, elle révèle au jeune homme une expérience de souffrance, mais aussi d'invention et de liberté. Roberto, rebelle et rêveur, s'entend magnifiquement avec cette femme qui, au fond, pose sur le monde le même regard que lui. Peu à peu, tous les deux se détachent des contingences et, dans l'univers clos et terrible de cet hospice, antichambre de la mort, ils définissent une forme de bonheur, une parenthèse d'amitié intense et singulière. »

10 euros (code de commande : 5443).


BENNI (Stefano) Hélianthe. Roman traduit de l'italien par Marguerite Pozzoli. Arles, Actes Sud, 1997. In-8° broché, 432 p., (collection « Cactus »).
En quatrième de couverture :
« À travers la vie quotidienne des habitants de Tristalia, Stefano Benni semble d'abord nous promettre une satire fameusement pessimiste de notre société. Et puis son roman prend la tournure d'un fabuleux voyage. De planète en planète, au cœur des Mondes Altéréens, ses héros rivalisent dans la quête d'un élixir aussi essentiel à la guérison d'Héliantbe qu'au salut d'un monde dévoyé par l'argent et la manipulation informative. C'est bel et bien à la résistance que nous invite ce maître italien de la fantaisie langagière. Une résistance en forme d'éclat de rire, de lucidité et de poésie. »

12,50 euros (code de commande : 5445).


BIAMONTI (Francesco) — Attente sur la mer. Roman. Traduit de l'italien par François Maspero. Paris, Seuil, 1996. In-8° broché, 139 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
« Pour la dernière fois, Edoardo décide de quitter les chers paysages de sa Ligurie et la femme qui l'aime et l'attend depuis trop longtemps. Il s'embarque sur un bateau chargé d'armes en direction de l'ex-Yougoslavie : un départ qui est aussi une fuite, un abandon aux charmes de la mer, au pouvoir guérisseur de ses silences, aux lumières qui l'imprègnent.
La navigation se déroule tranquillement, guidée par les ordres des armateurs de Toulon qui assument la responsabilité de la mission.
Mais soudain la radio s'interrompt et l'attente sur la mer commence. L'exorcisme est fini, la traversée prend une dimension tragique qui remue les consciences et oblige les hommes à agir. »

10 euros (code de commande : 7767).


[BUZZATI]. SUFFRAN (Michel) et PANAFIEU (Yves) — Dino Buzzati. Suivi des entretiens Dino Buzzati-Yves Panafieu. Besançon, La Manufacture, 1991. In-8° collé, 334 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   « Un jeune officier, Drago, attend dans un fortin perdu au bord d'une frontière morte. Il attend l'invasion qui justifiera sa vie. Et toute sa vie va se consumer en cette attente. Lorsque l'invasion, enfin se déploie du fond de l'horizon vide, il est trop vieux et s'en va mourir à l'écart, solitaire. Alors, « dans l'obscurité, bien que personne ne le voie, il sourit. »
   On aura reconnu, résumé à grands traits, le roman le plus célèbre de Dino Buzzati (1906-1972). Mais sait-on assez que Le Désert des Tartares s'intègre dans une œuvre d'une parfaite cohérence, et qui constitue une incomparable méditation pascalienne sur la condition humaine ? Les thèmes abordés par Buzzati sont à la fois quotidiens et éternels : la solitude, l'angoisse, la mort, l'amour, la souffrance, la pitié... Mais le ton dont il les traite n'a rien de philosophique ni de dogmatique : il se veut et reste un conteur, un merveilleux inventeur d'histoires. Les formes qu'il utilise sont, elles-mêmes, d'une extrême variété : nouvelles, romans, contes, science-fiction, poésie, théâtre, journal intérieur, bande dessinée, reportages de presse.
   Complétée par d'importants extraits d'entretiens que Dino Buzzati eut, quelques mois avant sa mort, avec Yves Panafieu, l'approche de Michel Suffran est celle d'un lecteur passionné de celui qui, sous une transparente simplicité de regard et d'écriture, apparaît de plus en plus comme un contemporain capital, un témoin fraternel de notre aventure intérieure. »

10 euros (code de commande : 13838).


CACUCCI (Pino) — Outland Rock. Cinq thrillers. [Titre original : Outland Rock.] Traduit de l'italien par Benito Merlino. Paris, Bourgois, 1991. In-8° collé, 359 p.
En quatrième de couverture :
   « Cinq thrillers de haute tension.
   Cinq numéros d'acrobatie, sautant de l'humour à l'angoisse, corsant de gags des tranches de vie bien saignantes.
   Pino Cacucci, jeune romancier piémontais, brocarde les lois du genre et sème des peaux de banane sous les pas de ses héros. Aventuriers à la petite semaine, motards rêvant d'équipées sauvages, dentistes en rupture de carrière, tous se débattent dans le tourbillon vertigineux qui les emporte. Plus l'auteur les charrie, plus le lecteur en redemande. »

euros (code de commande : 12924).


CALVINO (Italo) — Le baron perché. Adaptation pour la jeunesse. [Titre original : Il Barone rampante.] Traduit de l'italien par Juliette Bertrand. Illustrations de Michel Siméon. Paris, Gallimard, 1976. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 191 p., (collection « 1000 Soleils »).

10 euros (code de commande : 12926).


CICOGNANI (Bruno) — La Vélia. Roman. Traduit de l'italien par Juliette Bertrand. Paris, Calmann-Lévy, 1947. 3e édition. In-8° broché, 282 p., (collection « Traduit de »).
Extrait du New York Times Book Review (dimanche 24 juillet 1932) :
« Bruno Cicognani, although he has never succeeded in winning a wide public, has been greatly esteemed in Italian literary circles ever since he published his novel La Velia in 1921. This has generally been considered to be the best Italian novel of the post-war decade. Unfortunately he seemed for a while to have said all he had to say and to be wandering around afterward to little or no result. »

7,50 euros (code de commande : 7838).


COCCIOLI (Carlo) — Manuel le mexicain. Roman. Paris, Plon, 1956. 6e mille. In-8° broché, 314 p., (collection « Feux Croisés »), petit accroc à la couverture.
En quatrième de couverture :
« À Tlatenalco, village du haut-plateau mexicain où il est coutume de représenter chaque année une Passion du Christ, Manuel, un adolescent qui se croit marqué d'un signe, accepte le rôle du Sacrifié. Il est accueilli
dans le pueblo comme un condamné à mort ; aux yeux de tous, il passe pour un héros; sera-t-il le Christ parce
qu'il a sauvé une jeune fille du village d'une odieuse agression ? Une accusation ignominieuse est soudain portée contre lui : il serait non pas le sauveur, mais l'agresseur de la jeune fille. Manuel cesse de « représenter », il « devisent », la victime. Avili à cause d'un crime qu'il n'a peut-être pas commis, il est conduit au supplice : n'est-ce qu'un simulacre, ou bien est-ce une conspiration véritable où les vieux rites indiens se mêlent à ceux d'un catholicisme violent, morbide, obsédant ?
Tel est le court prologue du plus extraordinaire roman de Carlo Coccioli. Les deux sangs qui coulent dans les veines de Manuel (son père, sorti d'un pueblo de pêcheurs de la côte de Veracruz ; sa mère, fleur de la race indienne de Tepoztlán, qui n'a point subi de contaminations) font de cet adolescent sombre et ardent, triste et délicat, un reflet du Mexique actuel ; celui qui n'est pas connu des voyageurs trop pressés. Un Mexique qui n'a pas offert à Carlo Coccioli un simple décor ou un prétexte ; 1'auteur, semble-t-il, y a vraiment connu son personnage, et l'on pourra retrouver, à l'accent de ce livre magique, à son style assionnel, le sceau de ce qui constitue, à tous égards une rencontre. La rencontre d'un pays et d'un homme l'un à l'autre prédestinés ; la rencontre, par un des plus grands écrivains d'aujourd'hui, d'une aventure humaine d'où il a su tirer une inoubliable forme de beauté. »

6,50 euros (code de commande : 7841).

 


D'ANNUNZIO (Gabriele) L'enfant de volupté. Traduit de l'italien par G. Hérelle. Bruxelles, Le Club du Livre Sélectionné, s.s. In-8° sous reliure d'éditeur, 309 p., exemplaire numéroté, dos passé et charnière du second plat endommagée.

5 euros (code de commande : 7823).


[DANTE]. GUARDINI (Romano) — Dante, visionnaire de l'éternité. Traduit de l'allemand par Jeanne Ancelet-Hustache. Paris, Seuil, 1962. In-8° broché, 209 p., cachet d'apparteance au revers de la couverture et à la page de garde, quelques soulignements aux pages 27, 32 et 37.
En quatrième de couverture :
« Ce livre contient tous les textes de Romano Guardini sur l'œuvre de Dante. Il s'agit là de recherches que l'éminent penseur a poursuivies pendant plus de trente ans, concernant non pas la philologie et l'histoire, mais l'image philosophique et chrétienne du monde dans la Divine Comédie. Une étude sur l'ange lui permet dès l'abord de s'élever jusqu'aux principaux thèmes du poème et constitue ainsi une première esquisse de son interprétation.
La seconde partie de l'ouvrage est d'une extrême richesse. On en jugera par les titres de quelques chapitres : « L'élément visionnaire dans la Divine Comédie », « L'ordre de l'être et du mouvement », « Le paysage dans l'art de Dante », « Le phénomène de la lumière », « La conscience de l'histoire chez Dante », etc. Le lecteur trouvera ici l'équivalent des études du même auteur sur Socrate, Pascal, Dostoïevski, dont la traduction française, comme l'original, a connu un tel rayonnement.
Romano Guardini termine son livre par un « Epilogue subjectif ». Toute rencontre avec une grande œuvre ne pouvant être, nous dit-il, que le fruit d'une longue préparation, il explique comment il a trouvé accès à la Divine Comédie. Son ordinaire réserve sur tout ce qui a trait à sa vie et à sa pensée rend ce témoignage doublement précieux. »

9 euros (code de commande : 7843).

[DANTE]. SOLLERS (Philippe) — La Divine Comédie. Entretiens avec Benoît Chantre. Paris, Desclée de Brouwer, 2000. In-8° collé, 461 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
   « Dantesque » est devenu synonyme d'infernal. Les guerres sont « dantesques », les camps d'extermination aussi, les catastrophes naturelles ou les accidents sanglants... Tout se passe comme s'il fallait maintenir Dante en enfer. Curieuse obsession, qui exclut la possibilité même d'un purgatoire ou d'un paradis, alors qu'ils sont désormais là, à portée de main. Il faut rouvrir aujourd'hui La Divine Comédie.
   Les temps modernes nous cachaient Dante ; l'ère planétaire où nous sommes entrés le fait revenir dans toute son actualité. C'est l'idée qu'avance Philippe Sollers dans les entretiens qui constituent ce livre. Mais encore faut-il s'entendre sur les œuvres ou les pensées qui préludent à ce retour... Dialogue tendu, cette nouvelle Comédie se déploie de cercles infernaux en ciels paradisiaques, en passant par les corniches du purgatoire : y apparaissent Rimbaud, Apollinaire, Proust, Bataille, Heidegger, Bacon et Picasso, mais aussi Péguy, Simone Weil, Matisse ou Cézanne, Bach et Mozart, sans oublier le pape Jean Paul II. Chaque figure vient à son heure demander qu'on lui prête oreille et nous donner sa clé.
   La Divine Comédie peut alors être entendue et nous livrer toutes ses richesses. L'histoire entière est convoquée, avant le Jugement dernier, au tribunal de la justice et de l'amour. Les acteurs sont là, princes et ministres, papes coupables et martyrs, prostituées et bienheureuses, assassins et poètes – et nous aussi, lecteurs, perdus que nous sommes dans la forêt obscure. L'amour mène la danse. Libre à chacun de l'accepter ou de le refuser, de rester en enfer ou d'accéder au paradis. »

12 euros (code de commande : 13845).


DE CARLO (Andrea) — Yucatan. Roman. Traduit de l'italien par Myriam Tanant. Paris, Grasset, 1989. In-8° broché, 239 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
« Un metteur en scène de cinéma, son assistant et le producteur partent des États-Unis en voiture pour réaliser au Mexique un film où il serait question de musique indienne et de sorcellerie. De mystérieux et inquiétants inconnus, qui ne se signalent que par des messages anonymes, se mettent en travers du projet. Tant mieux pour le roman, qui devient l'histoire, subtile et brillante, de la continuelle modification des rapports, sous l'influence de la curiosité et de la peur, entre les trois hommes et leurs compagnes occasionnelles. Un livre fait de rythmes internes, de parcours parallèles, de variations, de répétitions, d'assonances orchestrés dans un style qui utilise les possibilités de la musique autant que celles du langage.
Andrea De Carlo, un des meilleurs représentants de la nouvelle génération de romanciers italiens, donne ici les preuves d'une virtuosité élégante et désinvolte, inspirée des techniques du cinéma et de la télévision. Les scènes, les dialogues, les descriptions nettes et précises glissent sous les yeux du lecteur avec une lisse évidence et une rapidité fugitive qui lui donnent à peine le temps de s'apercevoir qu'ils ont déposé en lui tout un monde d'images et de sensations excitantes. »

7,50 euros (code de commande : 7751).


DE LUCA (Guido) — Critique du génie italien. [Bruxelles], Les Essais Humanistes, 1935. In-12 broché, 217 p., traces d'adhésif à la couverture.
Extrait de l'avant-propos :
« Une des tendances les plus nuisibles pour l'évolution de la pensée du XXe siècle est celle qui vise l'abandon de toute sérieuse recherche historique et philosophique, car les œuvres qu'on appelait autrefois « monumentales » sont disparues du domaine de la culture moderne et le goût littéraire se porte tout sur ce qui se passait aux marges de l'historiographie. La culture de 1900, si l'on excepte les branches scientifiques, se cristallise en formes académiques et maniérées, telles que les divers aspects du synthétisme littéraire, l'internationalisme réthorique
de l'art, le goût de plus en plus accentué pour une esthétique primitive d'inspiration décadente. Tout l'effort
d'origina1ité de la pensée s'oriente vers la déformation et le grotesque, ce qui permet à Erasme de reprendre sa
place parmi les maîtres les plus universels et écoutés de l'ironie humaniste de notre siècle.
En entreprenant une critique du génie italien et en adressant cette étude à la culture française et européenne, nous croyons pouvoir accomplir un effort utile et nouveau par rapport aux formes habituelles de l'érudition historique et littéraire, surtout nouveau en ce qui concerne l'analyse de l'originalité spirituelle italienne dans ses expressions les plus modernes et représentatives. »

6 euros (code de commande : 7845).


ECO (Umberto) — L'île du jour d'avant. Roman. [Titre original : L'Isola del giorno prima.] Traduit de l'italien par Jean-Noël Schifano. Paris, Grasset, 1996. In-8° collé, 461 p.
En quatrième de couverture :
« C'est entre le mois de juillet et le mois d'août 1643 que le jeune Roberto de la Grive fait naufrage en plein océan Pacifique. Et l'aventure commence dès les premières lignes : seul survivant d'un navire espion hollandais où le cardinal Mazarin l'a contraint à embarquer comme agent secret au service de la France, Roberto se retrouve naufragé sur un autre vaisseau, une flûte qui semble abandonnée par son équipage.Face à lui, une île ; entre l'Île et lui, le 180e méridien. Derrière lui : le mystère des longitudes...
Alors, entre le présent et le passé, se déroule un carrousel ininterrompu de personnages, d'événements, d'idées, de machines merveilleuses, où ne manquent, en pleine guerre de Trente Ans, à une époque où les découvertes d'autres mondes font chanceler les esprits, les religions, les arts et les lettres, ni les sièges et les assauts de forteresses, ni les duels de lames et de langues effilées jusqu'au frisson, ni les poudres et les onguents, ni les multiples trames d'espions, les sosies perfides, les libertins et les jésuites sans scrupules et brillant de leur science raffinée, ni les paysannes pulpeuses et batailleuses, ni les épidémies, ni les salons parisiens feutrés où s'ourdissent les complots du cœur et du pouvoir...
En un jeu magique de miroirs, Umberto Eco, l'enchanteur au gai sçavoir, nous fait renaître au siècle des Galilée, Monterdi, Caravage, Cervantès, Rubens, Bernin, Shakespeare, Vermeer, Campanella, Rembrandt, Marino, Molière, Gracián, Cyrano, Spinoza, Velasquez, Descartes, Borromini, Poussin, Gassendi, Basile, Milton, Racine, Pascal, dans le plus français, le plus universel et le plus subtilement autobiographique de ses romans. L'île du jour d'avant est l'histoire de notre langue en perpétuelle métamorphose, de notre temps qui se joue dans l'espace, où l'homme baroque d'aujourd'hui vit assiégé en sa virtuelle tour de Babel ; c'est un roman-encyclopédie, un roman de formation, un roman d'espionnage, un roman d'amour. C'est un roman-clef d'un millénaire qui s'achève, le nôtre. »

12 euros (code de commande : 11103).

ECO (Umberto) — Le pendule de Foucault. Roman. [Titre original : Il pendolo di Foucault.] Traduit de l'italien par Jean-Noël Schifano. Paris, Grasset, 1990. In-8° collé, 657 p.
En quatrième de couverture :
   « À Paris, le soir du 23 juin 1984, dans le conservatoire des arts et métiers où majestueusement oscille le pendule de Foucault, un homme observe avec révérence et crainte prémonitoire le prodige : c'est Casaubon, le narrateur, venu de Milan après l'appel angoissé de son ami Belbo qui se trouve en danger de mort. Casaubon se cache dans le gothique musée de la technique, s'y laisse enfermer, bien résolu à attendre que sonne l'heure du rendez-vous fatal...
   C'est ainsi que commence ce thriller au souffle gigantesque. L'abbaye du Nom de la rose a éclaté : notre terre entière est en jeu, à notre époque... Trois amis, travaillant dans une maison d'édition milanaise, ont publié, entre autres, des textes qui explorent le savoir ésotérique, hermétisme, alchimie, sciences occultes, sociétés secrètes... Et comme tous trois, jonglant avec l'histoire des Templiers, des Rose-Croix, des francs-maçons, les textes de la Kabbale, naviguant avec humour et ironie sur les courants souterrains qui parcourent la culture occidentale, sont beaucoup plus intelligents que leurs auteurs fanatiques, ils ont décidé, par jeu et pour déjouer l'ennui, d'imaginer un complot planétaire noué au fil des siècles pour la domination du monde. Mais un beau jour réapparaissent en chair et en os les chevaliers de la vengeance...
   D'Europe en Afrique, du Brésil au Proche-Orient, des parchemins cryptés aux computers, de Voltaire aux jésuites, de Descartes à Hitler, des druides aux druses, l'histoire, la science, les religions, tout notre savoir passe, avec une fluiditié géniale, dans ce roman d'initiation aux mille mystères, où ne manquent ni les rites sataniques et les meurtres rituels, ni les passions et les amours que font naître les inoubliables Lia, Amparo, Lorenza ; ni les maitiés fortes fondées sur la noblesse et la liesse de l'esprit... Immense livre où, sous une érudition universelle frappée au sceau final de la sagesse, bat le cœur de l'auteur qui accompagne, à travers l'espace et le temps, les fascinants mouvements du Pendule, quand la réalité dépasse et précède la fiction... »

10 euros (code de commande : 12927).


EVANGELISTI (Valerio) — Les Chaîne d'Eymerich. [Titre original : Le Catene di Eymerich.] Traduit de l'italien par Serge Quadruppani. Paris, Rivages, 1998. In-8° collé, 247 p. (collection « Fantasy »).
En quatrième de couverture :
   « Seconde aventure de Nicolas Eymerich, grand inquisiteur d'Aragon, Les Chaînes d'Eymerich nous entraîne en 1365, au cœur d'une période troublée où les croyances païennes n'ont pas encore plié devant l'inexorable machine de guerre chrétienne.
   Quel rapport existe-t-il entre l'enquête que mène le Grand Inquisiteur Eymerich, père dominicain pourfendeur des ennemis du Christ, sur la résurgence de l'hérésie cathare en Savoie, les manipulations génétiques de chercheurs déments au milieu des années 1930, et les charniers de Timisoara en Roumanie ?
   Seule la main de fer de Nicolas Eymerich pourra dénouer un à un les fils de cet écheveau diabolique et libérer la vérité de ses chaînes, si étroitement liées à travers les siècles.
   Dans cet entrelacs remarquable de coïncidences entre passé et futur se dessine une bien noire histoire de l'humanité, l'histoire de notre monde telle que l'imagine Valerio Evangelisti.
   Après avoir remporté le Prix Urania pour Nicolas Eymerich, inquisiteur, Valerio Evangelisti poursuit la saga du bras armé de la chrétienté dans ce deuxième roman, où il navigue astucieusement entre théorie scientifique et alchimie. C'est un Eymerich plus mûr, mais non moins redoutable, qui y affronte ses démons, cependant qu'en parallèle, au fil des siècles, l'humanité ne cesse de dévoiler sa face noire. »

7 euros (code de commande : 12928).


FERRANTE (Elena) — L'amour harcelant. Roman. Traduit de l'italien par Jean-Noël Schifano. Paris, Gallimard, 1995. In-8° broché, 181 p., (collection « Du Monde Entier »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
« Entre le corps d'Amalia, qui flotte dans la mer, à l'aube, mystérieusement noyé, et le corps de Delia, sa fille, exposé à la violence, au sang et à la pluie d'une Naples au ciel plombé et aux rues hostiles, se déroule ce thriller familial, sensuel et désespéré, dont les rebondissements vous griffent le cœur.
Qu'est-il arrivé à Amalia ? Qui se trouvait avec elle la nuit de sa mort ? Pourquoi n'est-elle vêtue que d'un soutien-gorge neuf quand on la retrouve ? A-t-elle vraiment été, comme le portent à penser les dernières heures de sa vie, la femme que sa fille a toujours imaginée, ambiguë et insatiable, prête à de secrètes déviations, capable d'échapper dans la ruse et la grâce à la surveillance obsédante de son mari ? Qui est Caserta, ce vieil ami d'Amalia, une victime ou un bourreau ? Quels sont ces hommes qui entravent et révèlent le destin de Delia ?
Le parcours qui conduira Delia des funérailles de sa mère à l'évocation toujours plus détaillée de la figure troublante de cette génitrice, et au dénouement imprévisible de l'histoire, est constellé de soubresauts de la mémoire, de gestes de répulsion et d'amour, de scènes glaçantes.
Dernier mystère : nul ne sait qui est l'auteur de ce livre. Nul n'a vu son visage. Elena Ferrante a longuement vécu à Naples, dit-on. Actuellement elle devrait résider en Grèce. Ce premier roman d'une plume sûre de soi a été mis en film par Mario Martone, sous le titre L'amour qui dérange.

7,50 euros (code de commande : 7511).


FERRERO (Guglielmo) — Entre les Deux Mondes. Ouvrage traduit de l'italien par G. Hérelle. Paris, Plon, 1930. 7e édition. In-12 broché, IV + 418 p., mention manuscrite d'appartenance à la page de titre, peu courant.
Extrait de la préface :
« Tant qu'enfin, à force d'aller et venir mentalement, moi aussi, entre les deux mondes, je crois que je suis arrivé à comprendre quelle extraordinaire perturbation la découverte de l'Amérique a apportée dans la vieille histoire de l'humanité. Petite au début, cette perturbation a grandi dans le cours des siècles avec les découvertes de la science, avec les inventions, avec le triomphe de la liberté ; et il en est résulté une lutte ardente entre la quantité et la qualité, c'est-à-dire entre la force qui pousse les hommes à détruire toutes les limites pour prendre possession de la terre entière et pour en conquérir tous les trésors, et le besoin naturel qu'ont les hommes de se circonscrire dans des limites pour être cepables;de recounditre avec certitude le Bien, le Beau et le Vrai.
Et ainsi m'est venue finalement l'idée de représenter ce conflit des deux mondes — non pas seulement le conflit de l'Amérique et de 'Europe, mais celui qui met aux prises les anciennes civilisations limitées, encore vivantes dans un si grand nombre de traditions, avec les aspirations, les ambitions, les passions de cette civilisation nouvelle, impatiente de jeter bas toutes les 1imites, — en renouvelant une vieille forme littéraire. Qu'est-ce que ce livre ? Un roman ? un récit de voyage ? un drame ? un traité de philosophie ou de sociologie ? Non : c'est un dialogue. Chère aux anciens, cette forme littéraire, qui fut l'instrument favori de Platon et de Galilée, semble, au dire de Renan, faite exprès pour traiter les graves questions que l'esprit humain recommence toujours à discuter parce qu'il ne peut jamais en donner une solution définitive. »

10 euros (code de commande : 7847).


FERRERO (Sergio) — Dans l'ombre. Traduit de l'italien par Danièle Valin. Paris, Rivages, 2000. In-8° broché, 261 p.
En quatrième de couverture :
« C'est dans une ville de la province italienne qu revient Sergio Ferrero : il franchit le mur de clôture d'un parc, traverse des prairies plantées d'arbres antiques et ombreux, effleure des gloriettes et des massifs, et, avec un art de conteur précis, nuancé de murmures, il lève le voile qui entoure le palais néoclassique de San Martino, où s'écoule la vie composite d'une famille. C'est l'époque des années fascistes et de ses tranquilles apparences que ne troublent pas encore les signes annonciateurs de l'imminent incendie. La vie tourne autour d'une vieille dame anglaise au comportement un peu excentrique, de son héritier Pietro, fils gâté, et d'un couple qui lui est lié. Au centre grandit une petite fille à la naissance obscure et discutée, Chiara. Avec un dosage très sûr d'ombres et de lumières, Ferrero tisse un récit qui est à la fois policier et visionnaire, sans renoncer à l'impitoyable analyse de la décadence d'une famille. »

10 euros (code de commande : 8610).

FERRERO (Sergio) — Paysages dérobés. Roman traduit de l'italien par Danièle Valin. Paris, Rivages, 2004. In-8° broché, 151 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
« Pourquoi John, un jeune Américain, décide-t-il d'emboîter le pas d'un professeur italien à la retraite ? Par ennui sans doute, pour la beauté de l'art peut-être. Tous deux sont intrîgués par Léon Grand, un peintre du XIXe siècle dont les paysages urbains précédent de trente ans la peinture métaphysique de Chirico. Leurs goûts communs les mènent à Loussac, une petite ville de province, écrasée par la chaleur de l'été, où plusieurs toile de Léon Grand sont censées être conservées. À peine descendus du train, ils sont saisis d'une inquiétude diffuse. Le lieu est étrange, les habitants tout autant.
Nimbé de mystère, vertigineusement construit entre ombre et lumière, le quatrième roman de Sergio Ferrero traduit en français met en scène une double quête existentielle. Celle d'un jeune homme avide de vivre, celle d'un vieil homme sous les pieds duquel le sol se dérobe. »

9 euros (code de commande : 8909).


GADDA (Carlo Emilio) — La connaissance de la douleur. Roman. Traduit de l'italien par Louis Bonalumi et François Wahl. Paris, Seuil, 1974. In-8° broché, 264 p., exemplaire du Service de Presse, quelques soulignements.
En quatrième de couverture :
« Amérique du Sud ou Lombardie, Alpes ou Cordillère des Andes : c'est dans un paysage de paix parmi les soubresauts de Commedia d'une contingence villageoise, que l'ingénieur-hidalgo Gonzalo Pirobutirro d'Eltino éclate en fureurs épouvantables : contre feu son père, sa mère, les péons, les propriétaires, l'enfance, toute la société maradagalaise : et surtout contre l'idée du moi.
« C'était le mal obscur dont les histoires, les lois, l'enseignement universel des grandes chaires persistent à ignorer et la cause et les modes : qu'on porte en soi tout au long de l'effritement foudroyé d'une vie, plus pesant chaque jour, sans remède. »
« Le mal invisible, peut-être : la fable de la maladie, l'étrange fable propagée par les conquistadores, auxquels il fut donné de la recueillir des mourantes paroles de l'Inca : selon qui la mort arrive pour rien, environnée de silence, comme une tacite, ultime, combinaison du penser. »
« Un grotesque comme celui-ci ne se niche pas dans la perversité machinante du foie de l'auteur de la Connaissance mais dans le foie machinateur de la réalité universelle . »

9 euros (code de commande : 7887).

[GADDA (Carlo Emilio)]. MANGANARO (Jean-Paul) — Le baroque et l'ingénieur. Essai sur l'écriture de Carlloo Emilio Gadda. Paris, Seuil, 1994. In-8° broché, 288 p., pliure à la couverture, (collection « Le Don des Langues »)

7,50 euros (code de commande : 7440).

[GADDA (Carlo Emilio)]. ROSCIONI (Gian Carlo) — La Disharmonie préétablie. Essai sur Gadda. Traduit de l'italien pâr Maurice Darmon. Paris, Seuil, 1993. In-8° broché, 172 p., (collection « Le Don des Langues »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
« Née comme « projet encyclopédique » de représentation totale de la réalité, l'œuvre de Carlo Emilio Gadda se heurte sans cesse à l'impossibilité de tout dire, de « spécifier la totalité », de « débrouiller l'écheveau » et, de là, à l'inachèvement ; aussi le texte est-il fait de répétitions, de réécritures, de reprises des mêmes motifs, stylistiques ou thématiques.
La Disharmonie préétablie offre une carte générale de l'œuvre et de la personnalité de Gadda, à travers une reconstruction de ses intérêts philosophiques et scientifiques : du background positiviste et des prédilections encyclopédiques vers un panorama inédit de la pensée, qui comprend des philosophes comme Bergson et Darwin, Leibniz et Spinoza, sur lesquels l'angoisse existentielle de Gadda eut tout le loisir de se former tandis que grandissait son destin littéraire. »

10 euros (code de commande : 7512).

 


LEOPARDI (Giacomo) — Pensées. Traduit de l'italien par Joël Gayraud. Paris, Allia, 1992. In-8° broché, 90 p., ouvrage épuisé sous cette forme au catalogue de l'éditeur.
Sur la couverture :
   « Né en 1798 à Recanati, petite ville des États de l'Église, et mort en 1837 à Naples, Giacomo Leopardi a laissé une œuvre considérable. D'une précocité prodigieuse (il apprend seul une demi-douzaine de langues dont le grec et l'hébreu), il mène dès l'adolescence des travaux philologiques qui lui valent l'admiration des plus grands érudits de l'époque. Poète Lyrique, il renouvelle par ses Chants la poésie italienne, lui donnant ses plus beaux vers depuis Dante et, surtout, la faisant accéder d'un coup à la modernité tragique de sont temps. Moraliste et philosophe, il accomplit dans ses Œuvres morales et dans Zibaldone, vaste journal littéraire intime foisonnant de réflexions sur les sujets les plus divers, une œuvre critique le rattachant par son matérialisme et son sensualisme à la philosophie des Lumières, mais qui inaugure, par son pessimisme radical, un complet renversement de sens, qui marquera sans doute moins son siècle que le nôtre, et dans lequel Nietzsche, qui ne cessera de rendre hommage à Léopardi, s'engagera à son tour. Dans une lettre du 2 mars 1837, Leopardi annonce son intention d'écrire un recueil de Pensées sur les caractères des hommes et leur conduite dans la société. Ce recueil ne sera publié que quelques années après sa mort, en 1845, sous le titre abrégé de Pensées. On y trouve sous forme d'aphorismes, d'anecdotes significatives ou de sentences lapidaires l'essentiel des conclusions léopardiennes sur la morale. En appliquant à la vie privée les principes et les vérités exposés par Machiavel en termes politiques, Leopardi démonte les ressorts cachés des passions les plus nobles, stigmatise l'imposture en tant que base de la vie sociale, déplore l'éducation donnée à la jeunesse qu'il assimile à un complot tramé par la faiblesse contre la force, par les vieillards contre les jeunes gens, et décrit le monde comme le champ d'action des scélérats contre les hommes de bien, des lâches contre les courageux, de l'hypocrisie et du mensonge contre la sincérité. De tous les sentiments humains que l'auteur soumet au scalpel de sa critique, seul l'ennui, « apanage des gens d'esprit », trouve grâce à ses yeux. Tout le reste n'est qu'illusion et douleur, car « les hommes, qui sont malheureux par essence, veulent croire qu'ils le sont par accident. » La présente édition constitue la première traduction française intégrale des Pensées. »

10 euros (code de commande : 12203).

LEOPARDI (Giacomo) — Petites œuvres morales. Traduit de l'italien par Joël Gayraud. Introduction de Giorgio Colli. Paris, Allia, 1992. In-8° broché, XIII, 252 p.
Sur la couverture :
   « Les vérités de Leopardi sont tout autant incommodes qu'incontestables. Parce que la vie et la nature sont justement telles qu'il les décrit, et personne, mis au pied du mur, ne saurait le nier. S'il en est ainsi, il a eu un sort qu'il n'imaginait peut-être même pas, ce fut d'être l'un des rares hommes qui obligent les autres – pour les fondements moraux de leur existence – à choisir entre la lâcheté et le courage. Celui qui a lu ses œuvres avec un esprit pas tout à fait démuni et a poursuivi son chemin en haussant les épaules porte en lui le tourment d'une lâcheté morale, ce qui n'est pas négligeable. Tut esprit bien né, face à ces révélations, est contraint à de longues méditations décisives, d'où il ne peut ressortir qu'avec la volonté têtue de découvrir d'autres vérités, au-delà des vérités leopardiennes. »

10 euros (code de commande : 12898).

 


[MACHIAVEL (Nicolas)]. PREZZOLINI (Giuseppe) — Vie de Nicolas Machiavel florentin. Traduit de l'italien par Marthe-Yvonne Lenoir. Paris, Plon, 1929. 7e édition. In-8° broché, 254 p., cachet à la page de garde, couverutre légèrement défraîchie.

5 euros (code de commande : 7870).


MALAPARTE (Curzio) La peau. Roman. Traduit de l'italien par René Novella. Paris, Denoël, 1958. In-12 broché, 504 p., rousseurs sur la couverture.

. 10 euros (code de commande : 7908).


MANGANELLI (Giorgio) A et B. Traduit de l'italien par Lise Chapuis. Paris, Gallimard, 1995. In-8° broché, 214 p., collection "L'Arpenteur").

. 13 euros (code de commande : 7907).


MANZINI (Gianna) — Portrait en pied. Traduction de l'italien par Marilène Raiola. Postface de Bertrand Levergeois. S.l., Mille et Une Nuits, 2002. In-8° broché, 268 p.
En quatrième de couverture :
« Comment vit-on une enfance dans un petit village de Toscane au début du XXe siècle, lorsque sa mère appartient à la bourgeoisie industrielle, que son père mène des activités syndicales et défile dans la rue avec les anarchistes ? Gianna Manzini fut déchirée par la séparation de ses parents, ballottée entre le désir de combler les aspirations maternelles à la réconciliation familiale et l'admiration éperdue pour ce père superbe, à l'âme idéaliste et poétique. « Elle, elle me fait du chantage avec ses larmes, lui me fascine avec sa noblesse et sa douleur. Leur échapper est impossible. Sinon où pourraient-ils continuer à se rencontrer ? Moi seule peux leur servir de point de rencontre, de terrain de conflit. »
Au crépuscule d'une œuvre romanesque importante, celle qui fut l'amie d'Eugenio Montale et la traductrice italienne de Gide et de Larbaud revient sur sa blessure originelle et explore cet espace intérieur contradictoire, source de sa vocation littéraire. En une ultime tentative, elle cherche à se libérer de la culpabilité qui l'étouffe et à rendre, enfin, tout l'amour qu'elle doit à son père Giuseppe, mort loin d'elle, en exil, en 1925, après avoir été banni par le régime fasciste. »

12 euros (code de commande : 8986).


MARAINI (Dacia) — La vie silencieuse de Marianna Ucria. [Titre original : La lunga vita di Marianna Ucria.] Traduit de l'italien par Donatella Saulnier. Paris, Laffont, 2006. In-12 collé, 412 p., (collection « Pavillons Poche »).
En quatrième de couverture :
   « Sicile, XVIIIe siècle. La jeune Marianna Ucria, devenue sourde et muette à l'âge de cinq ans, brisée par un douloureux secret, vit murée dans son silence.
   Pour communiquer avec le monde, à défaut de parler et d'entendre, marianna choisit la lecture et la connaissance. Elle se réfugie dans la bibliothèque où, influencée par les idées des Lumières, elle découvre la vie. C'est dans ce savoir qu'elle trouvera le courage d'affronter la vérité sur son infirmité.
   Après des années de silence et de solitude, sur cette île où tout est extrême, la splendeur et la misère, la tendresse et la violence, Marianna Ucria se révélera et apprendra à conquérir sa liberté. »   

6 euros (code de commande : 12931).


MARIOTTI (Giovanni) — Musique dans la maison d'à côté. [Titre original : Musica nella casa accanto.] Roman. Traduit de l'italien par Chantal Moiroud. Paris, Gallimard, 1999. In-8° collé, 159 p., (collection « L'Arpenteur »), soulignements.
En quatrième de couverture :
   « D'habitude, les livres parlent d'amours brèves. Le roman de Giovanni Mariotti est dédié au long amour, celui qui défie le temps. Mais s'agit-il d'une victoire, ou l'amour lui-même ne devient-il pas prisonnier de sa propre durée ? Et que se passe-t-il quand l'un des deux vient à disparaître ?
   Dans ce roman où le silence devient magie, assourdissant les clameurs de la grande métropole, Giovanni Mariotti nous conduit avec une infinie délicatesse à la rencontre des spectres qui vivent en nous, à côté de nous. Nous pénétrons dans un espace empli de tristesse feutrée, de douceur poignante et désespérée. Cette pénombre parcourue de lueurs, qui pourrait dire si elle appartient déjà à l'autre monde, ou si elle nous retient encore ici-bas ? »

8 euros (code de commande : 12932).

 


MONTALE (Eugenio) — Poésies VI. Derniers poèmes. Édition bilingue. Avant-propos, choix, traduction de l'italien et notes de Patrice Dyerval Angelini. Paris, Gallimard, 1988. In-8° broché, 333 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
   « Ce sixième et ultime volume des Poésies de Montale, bilingue comme les précédents, contient de larges extraits des deux derniers recueils de l'auteur (Cahier de poésie 1973-1977 et Autres vers), parus de son vivant.
   Le choix a porté principalement sur les poèmes autobiographiques, prépondérants dans ces recueils – sans qu'on s'interdie de montrer parfois le poète commentant l'actualité à sa façon, voire s'interrogeant sur le sens de la vie et de l'après-vie, afin de compléter son autoportrait. La vision que l'écrivain offre de lui-même et du monde – d'aujourd'hui ou d'hier –, qu'il évoque, critique, illustre ou met en doute, mêle tendresse et dérision, ironie et humour, véhémence et pudeur, compassion pour l'humanité et rappel constant à une leçon de « décence quotidienne ». On retrouvera, ici encore, un Montale désormais installé dans son rôle, émouvant et magistral, de poète anti-poète au lyrisme faussement prosaïque. En outre, la comparaison entre des textes de jeunesse insérés dans Autres vers et les compositions tardives permettra de retrouver l'unité fondamentale d'un tempérament poétique qui, à travers trois recueuils « classiques » et quatre recueuils « contemporains », n'a cessé d'être fidèle à lui-même. »

13 euros (code de commande : 12934).


MONTEFOSCHI (Giorgio) — La troisième femme. Traduction de Nathalie Castagné. Paris, La Manufacture, 1990. In-8° broché, 334 p., (collection « Les Étrangères »), ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
« J'avais l'enfer dans le cœur et je ne le savais pas. » Rarement, le portrait d'un homme à la dérive aura été aussi bien tracé que dans le roman de Giorgio Montefoschi, La Troisième Femme. De page en page, l'auteur explore les arcanes du couple formé par Federico et Laura Trotta, couple cimenté par l'amour et déchiré par une incompréhension mutuelle. Ce dernier thème, comme dans les meilleurs films d'Antonioni, trouve, dans La Troisième Femme, son expression la plus haute. Et Rome, haut lieu du roman, a la réalité d'un personnage. Construit sur le modèle de L'Odyssée, La Troisième Femme est le récit d'un voyage jalonné d'épreuves
et conclu par la mort.
Le roman de Giorgio Montefoschi se situe dans la lignée de la prestigieuse tradition romanesque qu'illustrent
Cesare Pavese et Goffredo Parise. »

10 euros (code de commande : 7880).


MONTESANO (Giuseppe) — Cette vie mensongère. Traduit de l'italien par Serge Quadruppani. Paris, Métailié, 2005. In-8° broché, 209 p., (collection « Bibliothèque Italienne »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« Dégoûté par la mesquinerie et la vulgarité de sa famille petite-bourgeoise, Roberto se met au service de Cardano, un artiste bohème marié à l'une des filles d'une grande famille de Naples. Tandis que « l'artiste » l'abreuve de discours nourris de la littérature décadente de la fin du XIXe siècle, il découvre les projets monstrueux des Negromonte, un clan d'entrepreneurs rapaces : transformer Naples tout entière en parc de loisir, s'approprier musées et monuments, faire de tout Napolitain un comédien jouant les Napolitains pour le plus grand plaisir des touristes et le plus grand bénéfice du clan. Mais avec l'aide d'une fillette en guenilles, Andrea, le cadet de la famille, fomente une révolte.
Banquets gargantuesques, délires mêlant culture populaire et raffinement littéraire, résurgence du passé d'une ville-monde, carnaval des gueux : ce livre-maelström, entre fantastique et réalisme Social, tend un miroir à notre époque. Les lecteurs l'y reconnaîtront, à peine déformée, avec ses grimaces les plus dangereuses et les plus effrayantes. »

10 euros (code de commande : 10144).


MORANTE (Elsa) — Aracoeli. Roman. Traduit de l'italien par Jean-Noël Schifano.. Paris, Gallimard, 1984. In-8° broché, 400 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
« Ma mère était andalouse. Le hasard rit que de naissance ses parents portaient l'un et l'autre le même nom de famille, Muñoz : si bien que selon l'usage espagnol, elle portait le double nom Muñoz Muñoz. De son nom de baptême, elle s'appelait Aracoeli.
Mon teint, mes traits, c'est à elle que je ressemblais, tandis que la couleur de mes yeux venait de mon père (Italien du Piémont). De ce temps où j'étais beau, me revient à l'oreille une chanson douce que l'on chantait seulement les soirs de pleine lune, et dont je ne me lassais jamais. Et elle, pleine de joie, me la répétait, en me faisant sauter vers la lune, comme pour m'exhiber devant ma sœur jumelle, là-haut dans le ciel... »

8 euros (code de commande : 9228).

MORANTE (Elsa) — Le monde sauvé par les gamins. Traduit de l'italien par Jean-Noël Schifano. Paris, Gallimard, 1991. In-8° broché, 282 p., (collection « Du Monde Entier »), ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
Extrait de l'introduction :
« Le monde sauvé par les gamins, écrit en grande partie courant 1966 et terminé pendant l'été 1967, est sorti dans sa première édition [italienne] au printemps 1968. Ce sont les années cruciales du grand mouvement juvénile contre les funèbres machinations du monde organisé actuel : et la correspondance des dates ,'est pas fortuite. Une révolte analogue, désespérée et inextinguible (qui se définit, selon ses termes réels, « révolte contre la mort ») est aux origines de ce livre et en dessine le destin : aboutissant, comme son thème libératoire (unique réponse possible aux questions), dans l'Allegro de sa troisième partie, les « Chansons populaires », parmi lesquelles se trouve la suite de chansons qui donne son titre à ce volume. »

10 euros (code de commande : 7882).

 

MORANTE (Elsa) — La Storia. Roman. Traduit de l'italien par Michel Arnaud. Paris, Gallimard, 1977. In-8° broché, 615 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
   « En Italie d'abord où il provoqua un véritable débat national, puis partout où il a été publié dans le monde, le livre d'Elsa Morante a immédiatement été reçu comme l'un des grands romans du siècle : un pendant de La Guerre et la Paix.
   Il est remarquable que cette audience universelle ne soit en rien fortuite. Le propos déclaré de l'auteur – non sans audace – était de « parler à tous, dans un langage commun, accessible à tous ». Et cela, non point pour retrouver les facilités du « roman populaire » même au sens noble du XIXe siècle, mais bien parce qu'il était question pour elle – non sans audace encore – de s'en prendre à l'Histoire elle-même. L'Histoire en son sens double, celle du Pouvoir, de ceux qui « font » l'Histoire, et d'autre part celle des hommes qui ne font que subir l'« interminable assassinat » qu'elle est. Ici, plus que Tolstoï, c'est le Victor Hugo des Misérables qu'il faut évoquer, et le grand Michelet : la certitude passionnée que les innombrables victimes de l'histoire en sont les héros véritables et cachés.
   Il est tout à fait impossible de résumer d'aucune façon l'action de cette vaste « saga d'innocence, de persécution et de mort » – dont le fil conducteur est la mère, Iduzza, et son fils, l'inoubliable Useppe. Cela est d'autant moins possible que le récit « historique » et ses personnages les plus positifs ne cessent d'être reliés au monde de l'imagination poétique où leur appartenance au sacré se retrouve, où malheur et félicité s'équivalent, où la mort d'une chienne n'importe pas moins que les,« grandes actions » officielles.
   Relevons qu'à l'inverse de la plupart des romans « modernes » où il est de convention que l'auteur joue l'inexistence, ce livre possède un narrateur avoué qui intervient dans le récit, par exemple pour dire son incertitude, ou s'excuser de s'étendre sur tel épisode. Il est remarquable que ces interventions du narrateur, loin d'apparaître comme indiscrètes, sont le signe de sa plus parfaite humilité. Il faut sans doute y voir un autre trait de l'audace dont a su faire preuve Elsa Morante dans sa volonté de surmonter la séparation (« moderne » elle aussi) entre auteur et lecteurs.
   Le roman ne serait donc pas mort. C'est sur ce thème qu'un critique italien, Cesare Garboli, a pu faire ce bel éloge de La Storia : « Maintenant que le roman est revenu parmi nous, nous prenons conscience que seule une femme était capable de lui redonner vie. »

9 euros (code de commande : 13873).


MORAVIA (Alberto)L'amour conjugal. Roman. [Traduit de l'italien par Claude Poncet.] Lausanne, La Guilde du Livre, 1962. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, 184 p., une illustration en frontispice, exemplaire numéroté.

9 euros (code de commande : 56/69).

[MORAVIA (Alberto]. MORAVIA (Alberto) ELKANN (Alain) — Vita di Moravia. Traduit de l'italien par Jean-Marie Laclavetine. Paris, Bourgois, 1991. In-8° broché, 346 p., illustrations hors texte, ouvrage à l'état de neuf et épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
« Alberto Moravia à longtemps proclamé que la vie privée d'un écrivain ne regarde que lui-même : que seule compte la réalité des livres qu'il a écrits, des personnages qu'il a créés. Il aura fallu la curiosité passionnée et l'obstination d'un ami cher, le romancier Alain Elkann, pour vaincre cette pudeur, cette tendance de Moravia à se réfugier de ce qui peut être saisi et analysé par la pensée. Voici donc l'écrivain vieillissant mais plus que jamais animé d'une ironique lucidité retraçant son itinéraire, celui d'un protagoniste essentiel de notre siècle : l'enfance solitaire, la maladie et le sanatorium, le succès précoce, le nomadisme effréné de l'âge adulte. Mais le livre qui résulte de ce long entretien avec Alain Elkann est peut-être, avant tout, un livre d'amour : amour pour la littérature, d'abord, et pour les trois femmes qui ont habité sa vie : Elsa Morante, Dacia Maraini, carmen Liera. Amour pour les amis - au premier donne lieu aux passages les plus poignants du livre. Amour enfin pour la vie elle-même vue par étonnement ceux qui ne voyaient net en Moravia que l'écrivain diva, le témoin omniprésent de son époque, le dernier grand monument des lettres italiennes. »

10 euros (code de commande : 7909).


NATOLI (Luigi) — Le Bâtard de Palerme. Histoire des Beati Paoli I. [Titre original : I Beati Paoli.] Traduit de l'italien par Maruzza Loria et Serge Quadruppani. Paris, Métaillé, 1990. In-8° collé, 777 p.
En quatrième de couverture :
   « Septembre 1713. Juché sur une étique rossinante, la râpière au côté, Blasco de Castiglione, cœur tendre, joyeux drille et tête brûlée, entre dans Palerme. En quête du secret de sa naissance, il va rencontrer Don Raimondo de la Motta, qui a commis tous les crimes pour ceindre la couronne ducale, l'éblouissante et tumultueuse Donna Gabriella, qui sait ce qu'aimer à mort veut dire, le sbire Matteo Lo Vecchio, maître ès scélératesses, Violante, belle comme un rêve de pureté, le séduisant et mystérieux Coriolano de la Floresta, et tout un petit peuple pittoresque et rebelle. Il rencontre aussi une ville de palais arabes, d'églises espagnoles, de châteaux forts normands, avec ses quartiers misérables et ses catacombes où se réunit la secte des Beati Paoli dont l'idéal de justice sera défiguré par la mafia...
   Cavalcades, duels, courses en mers, fêtes grandioses, intrigues de cour, enlèvement au couvent, chocs des armées et des ambitions, sublimes amours et combinaisons ténébreuses, toutes les séductions du roman historique sont là, réunies dans la lumière sicilienne qui rend les emportements plus violents et plus mélancolique le bonheur. »

8 euros (code de commande : 12935).

 


NIGRO (Raffaele) — La baronne de l'Olivento. Roman. Traduit de l'italien par Hélène Leroy. (titre original : La baronessa dell'Olivento.) Paris, Verdier, 1996. In-8° broché, 250 p., (collection « Terra d'Altri »).
En quatrième de couverture :
« Les Feux du Basento, le premier roman de Raffaele Nigro, faisait revivre le mythe d'une république paysanne dans le Sud italien. Une autre utopie donne son sens à La Baronne de l'Olivento : celle d'une civilisation adriatique menacée par les violences de l'histoire, à l'aube des temps modernes. Situé, entre 1440 et 1494, en Albanie et dans les trois régions de la péninsule dont l'auteur s'est fait le chantre, Campanie, Pouilles et Basilicate, ce second roman conte l'amour d'un frère et d'une sœur, Stanislas et Vlaïka Brentano, alors que Skanderbeg lutte contre le joug ottoman, que Gutenberg impose son invention et que des communautés albanaises s'installent au sud de l'Italie.
Une étrange procuration unit frère et sœur, Stanislas fougueux poursuivant son rêve de culture de part et d'autre de la mer, et Vlaïka née privée de membres mais habitée par la puissance de la vision et du rêve. À l'image de ces deux êtres, proches et dissemblables comme le sont l'acteur et le témoin, le roman mêle la fable et la chronique, les personnages historiques et inventés, les créatures réelles et fantastiques. Nombre de conflits donnent à l'épopée son rythme : la guerre entre les chrétiens et les Turcs, le complot des barons au sein du royaume de Naples, les joutes entre clercs et hommes de science, entre tenants d'Aristote et de Platon.
La Baronne de l'Olivento est un livre de conteur, nourri d'une érudition vive, d'une connaissance profonde des cultures, qu'elles soient de cour ou populaires, et tout entier porté par le désir de transfigurer le réel sans renoncer à le comprendre. »

10 euros (code de commande : 10953*).


PAZZI (Roberto) La princesse et le dragon. Roman. Traduit de l'italien par Myriem Bouzaher. Paris, Grasset, 1989. In-8° broché, 229 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
« Un jeune prince russe, prisonnier de deux solitudes — la maladie et le pouvoir dû à son rang —, espère et recherche obstinément l'évasion vers la vie que seule Hélène, son amour impossible parce qu'interdit au nom d'obscures raisons politiques, pourra et saura lui offrir.
Son nom, sa situation, une partie de ses aventures appartiennent à un personnage ayant réellement existé : le grand-duc Georges Alexandrovitch Romanov, frère du dernier tsar.
Or ce voyage, « historique » à bien des égards, est avant tout une quête initiatique à la découverte de soi-même, dont l'issue ne peut être qu'un long sommeil profond, prélude à la mort libératrice qu'Hélène, parvenue enfin jusqu'à Georges, lui donnerait, en un ultime et sublime acte d'amour. »

7,50 euros (code de commande : 7889).


PETRIGNANI (Sandra) La navigation de Circé. Roman. Traduit de l'italien par Marguerite Pozzoli. Paris, Flammarion, 1997. In-8° broché, 154 p., exemplaire du Service de Presse, dos insolé, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
« Circé est une magicienne. Sur son île blanche et bleue, sa vie s'écoule à un rythme paisible, entre les feuillets qu'elle remplit chaque jour et... ses hommes. Car Circé est aussi une femme moderne. Amadouant ses amants qui, d'eux-même, s'enferment dans une cage lorsque... eh bien, lorsqu'ils ne font plus l'affaire. Mais l'arrivée d'Ulysse bouleverse ses saines habitudes. Et la trouble au point qu'elle ne désire plus que lui, s'obstinant à le retenir. Ulysse cependant résiste, et Circé se voit obligée de déployer tous ses dons de sorcellerie.
La Navigation de Circé allie en un équilibre délicieux légende et réalité. Car ne nous y trompons pas, ce récit « hors du temps » traite d'un sujet bien contemporain, les relations entre hommes et femmes, où il ne faut pas moins que les fantaisies de la fable pour adoucir l'amertume ... de certaines vérités. »

7,50 euros (code de commande : 7891).


PIOVENE (Guido)Pitié contre pitié. Pietà contro Pietà. Traduit de l'italien par Suzanne Hotelier et Paul-Henri Michel. Paris, Laffont, 1947 (8e édition). In-12 broché, 316 p., (collection « Pavillons »), exemplaire non coupé.

9 euros (code de commande : 114/64).


POLO (Marco) : voyez la page voyages.


PONTIGGIA (Giuseppe) Vie des hommes non illustres. Traduit de l'italien par François bouchard. Paris, Albin Michel, 1995. In-8° broché, 314 p., (collection « Les Grandes Traductions »).
En quatrième de couverture :
« Il n'est pas d'homme dont la vie ne soit riche de violences, de bouleversements dramatiques et de situations comiques, de moments grandioses, de déchéances et de rédemptions. Giuseppe Pontiggia en apporte une brillante illustration à travers ces dix-huit biographies imaginaires. Dix-huit personnages, hommes ou femmes du XXe siècle, d'origines et de professions diverses, dont il évoque avec une précision d'historien les expériences les plus mémorables : émotions, rencontres, amours, manies, rêves, mésaventures, angoisses, bonheurs.
Au fil de ces brèves chroniques intimes, une constante se fait jour : les événements décisifs d'une existence ne peuvent être réduits à des faits ; ils ressortissent à une mythologie familière et personnelle, à un entrelacs sous-jacent de sentiments, de souvenirs et de désirs secrets, une vie parallèle, souvent clandestine et ignorée. Jouant non sans humour les anti-Plutarque, l'auteur de La Comptabilité céleste, du Rayon d'ombre et du Joueur invisible s'est plu à souligner le caractère exceptionnel de toute vie humaine, même la plus ordinaire. Avec ce livre inventif et novateur, d'une écriture raffinée, à la fois limpide et complexe, Pontiggia confirme sa place prépondérante dans la littérature italienne contemporaine. »

12,50 euros (code de commande : 7892).


PRATOLINI (Vasco) Chronique des pauvres amants. (Chronache di poveri amanti.) Traduit de l'italien par Gennie Luccioni. Préface d'Armand Pierhal. Paris, Albin Michel, 1950. [2e mille.] In-8° broché, 413 p., exemplaire non coupé et à l'état de neuf.
Extrait de l'introduction :
« À la vérité, ce sont quatre romans que nous offrent ces Cronache, où s'entrelacent quatre destins d'amoureuses. Le lecteur soucieux de méthode pourra relever leurs noms vers la fin du chapitre premier : Aurora Cecchi, fille d'un balayeur ; Milena Bellini, fille d'un petit fonctionnaire judiciaire ; Bianca Quagliolti, fille d'un confiseur ambulant ; Clara Lucatelli, fille d'un terrassier. Humbles, pauvres amantes comme on voit. Et leurs amoureux ne sont guère situés plus haut sur l'échelle sociale. Le plus fortuné tiendra une épicerie achalandée, qui sera d'ailleurs à l'origine de son malheur ; un autre est apprenti typographe ; un troisième, employé de chemin de fer. Les filles sont à cet âge où l'amour est la grande, la seule affaire de la vie. La plus jeune a 17 ans, l'aînée a vu fleurir à peine plus de vingt printemps, lorsque commence l'histoire, par une étouffante soirée de juin 1925.
Car les événements privés que celle chronique relate s'insèrent dans un laps déterminé de la durée historique : les années 1925 et 1926. C'est l'époque où le régime fasciste établi depuis bientôt trois ans, s'occupe activement de consolider son pouvoir ; où il matraque encore les récalcitrants, mais déjà de moins bon cœur, désavouant ostensiblement la violence. Il ne rencontre d'adversaire sérieux sur sa route que le parti communiste, réfugié dans la clandestinité. Mais on se méprendrait en voyant dans les Cronache un roman politique. C'est l'incidence des événements politiques sur la vie de ses personnages qui intéresse le romancier. Son tableau n'eût pas été complet s'il en avait omis la politique, alors qu'elle intervient d'une manière si directe dans la vie des gens.
Il n'est pas douteux que l'auteur témoigne à son héros communiste une affection particulière ; c'est qu'il incarnait alors la lutte la plus active et courageuse pour la liberté de l'bomme. L'apostrophant quelque part, il s'écrie : « Tu n'as peut-être jamais lu une ligne du Capital ; rien qu'à le voir, ce livre, on s'endort. Est-ce à cause de la théorie de la plus-value, ou parce que ton cœur est blessé, que tu es devenu communiste ? » D'autre part, il ne noircit pas inutilement ses persannages fascistes, il ne les charge pas jusqu'à la caricature, ils restent humains et d'une parfaite « véridicité ». Encore une fois, Pratolini est avant tout un romancier. »

10 euros (code de commande : 7906).


[PRATT (Hugo)]. GUILBERT (Jean-Claude) — Hugo Pratt. La traversée du labyrinthe. [Biographie illustrée.] Paris, Presses de la Renaissance, 2006. In-8° broché, 505 p., illustrations en noir et en couleurs.
En quatrième de couverture :
   « Voyage initiatique en cinq étapes qui correspondent aux cinq parcours secrets d'un labyrinthe intime, le livre de Jean-Claude Guilbert comble un vide. Car à l'instar de Corto Maltese, son personnage emblématique, Hugo Pratt est un mystère. Son univers – où s'entremêlent sources d'inspiration livresques et destins réels de perdants magnifiques, plongés dans des aventures improbables aux marges de la grande histoire – est si touffu, si codé, que ses nombreux fans ne cessent de s'interroger sur le dessein caché de tant de pistes à peine visibles. Chez Pratt, un épisode en apparence anodin nous entraîne souvent dans un tourbillon de poésie à l'imaginaire si puissant qu'il n'est pas toujours aisé d'en sortir. C'est ainsi que la fascination opère chez cet auteur hors norme de la bande dessinée qui n'a cessé d'agir en démiurge.
   Ami très proche du grand Hugo, Jean-Claude Guilbert nous convie ici à un périple dont la trame déborde les limites traditionnelles de la biographie. D'une originalité affirmée, libéré des conventions du genre, illustré de nombreux documents iconographiques, le présent ouvrage est à bien des égards le livre définitif consacré à l'un des génies les plus influents de la BD. Mélange de bribes de vie, d'aventures vraiment vécues et d'autres vécues tout aussi intensément mais dans un monde irréel, La traversée du labyrinthe renouvelle le genre biographique pour entrer de plain-pied dans l'évocation littéraire. Car le talent d'écrivain de Jean-Claude Guilbert est un élément essentiel de cet exercice d'admiration. »

12 euros (code de commande : 12938).


PRAZ (Mario) Le monde que j'ai vu. Traduit de l'italien par Jacques Michaut-Paternò. Préface de Marc Fumaroli. Paris, Julliard, 1988. In-8° broché, XX, 446 p., cachet d'appartenance à la page de garde.
En quatrième de couverture d'une édition postérieure :
« Praz en voyage ! J'ai été le premier surpris quand j'ai découvert dans ce livre cette face cachée du personnage et de l'écrivain. Je l'imaginais sédentaire, enfermé même. Il avait donc couru le monde, si souvent, si loin, et avec quel appétit ! Comment avait-il trouvé le temps de faire tant de livres, de voyager autant, et d'écrire autant de récits de voyage ? J'avais sous-estimé sa mémoire prodigieuse, qui lui rendait l'érudition facile, qui faisait de lui une sorte de Borges italien, une corne d'abondance.
Il était fatal qu'un historien à ce point pénétré de la civilisation du XIXe siècle l'eût continuée dans l'un des exercices spirituels qui lui furent les plus chers, et qu'elle porta à la hauteur d'un grand art : le voyage et le récit de voyage.
Dans ce livre qui est une véritable petite bibliothèque des voyages en même temps qu'un art de voyager, la sensibilité esthétique, quand elle est à ce degré avertie, se révèle un style vigilant d'être au monde, et l'un des modes les plus rigoureux de l'amour. Une « gaie science » qui sait ravaler ses larmes. »

10 euros (code de commande : 7898).

PRAZ (Mario) — Le pacte avec le serpent. Tome II. Traduit de l'italien par Constance Thompson Pasquali. Paris, Christian Bourgois, 1990. In-8° broché, 343 p., (collection « Les Derniers Mots »), cachet d'appartenance à la page de garde.
En quatrième de couverture :
« Wyndham Lewis l'a désigné, comme son « Prince diabolique » et Edmund Wilson l'a salué chapeau bas. Alberto Arbasino l'a qualifié d'anglologue et s'est exclamé : « Voici donc un érudit qui est aussi un écrivain : classificateur, styliste, adonné non pas à la mode, mais au goût..., au fascinant caprice, à l'excentricité enchanteresse. » Et Italo Calvino a décrit avec admiration sa vocation qui s'est forgée « dans la fréquentation des Anglais excentriques qui séjournaient jadis en Italie..., dans ses promenades à travers Londres, en quête des lieux décrits par Charles Lamb. »
Dans ce second volume du Pacte avec le serpent, Praz nous incite à redécouvrir les écrivains britanniques les plus singuliers, de Walter Pater à Max Beerbohm, d'Oscar Wilde à George Moore. Puis il nous révèle les visages déconcertants de Gabriele D'Annunzio, tel qu'en lui-même la légende le change. »

10 euros (code de commande : 8569).

PRAZ (Mario) — Le pacte avec le serpent. Tome III. Traduit de l'italien par Constance Thompson Pasquali. Paris, Christian Bourgois, 1991. In-8° broché, 206 p., (collection « Les Derniers Mots »), marque manuscrite d'appartenance au verso de la couverture.
En quatrième de couverture :
« Il y a, depuis la Renaissance, au sein de l'intelligentsia occidentale une famille attachante, à peine secrète, dont les membres se font des signes à travers les âges ; ils se lisent et se commentent volontiers les uns les autres, (... ) toujours tentés de remonter aux origines païennes, obscures, cruelles, des cultes et des croyances, à bonne distance du présent et de ses vicissitudes incompréhensibles (... ) ; bref, des espèces de sages-malgré-eux défendus contre la grandiloquence des philosophes par l'ironie, contre les naïvetés des doctrinaires par la recherche savante, la philologie, et contre les facilités de la narration historique accréditée par une exigence critique intraitable généralement souriante, mais souvent moqueuse ; c'est la famille des « libertins érudits », la famille de Mario Praz. » (André Chastel)
Dans ce dernier tome du Pacte avec le serpent, Mario Praz s'attache à deux grandes démarches esthétiques : celle de Gabriele D'Annunzio et celle de Marcel Proust. »

5 euros (code de commande : 8570).


SABA (Umberto)Il Canzioniere. Traduit de l'italien parr Odette Kaan, Nathalie Castagné, Laïla et Moënis Taha-Hussein et René de Ceccaty. Lausanne, L'Âge d'Homme, 1988. Fort in-8° broché, 621 p.

15 euros (code de commande : 130/64).

SABA (Umberto) — Ombre des jours. Aphorismes et nouvelles. Traduit de l'italien par René de Ceccatty. Paris, Rivages, 1990. In-8° broché, 198 p., couverture rempliée, exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« Écrits pour la plupart après la guerre, et publiés en revue, ces nouvelles et aphorismes furent présentés au public comme de « brèves compositions en prose, d'une coupe écourtée et incisive, qui ont l'inflexion du poème et la rigueur de l'aphorisme. C'est presque un genre nouveau, qui, certes, est propre à Saba et qu'il appelle "Raccourcis" parce que, d'une façon elliptique et rapide, ils lui permettent d'arriver à des conclusions lointaines et souvent surprenantes. » Saba commente alors cette définition, en précisant : « Ils étaient — du reste — dans l'air ; il suffisait pour "les capter" et "les enregistrer", d'avoir un peu d'oreille pour certaines réalités profondes, auxquelles nos excellents philosophes (c'est là que le bât blesse) répondent soit en niant leur existence, soit par un "Vade retro, Satana" ! Mais Satan ne demande pas mieux que de rester caché. »
Ce recueil a la tendresse ironique, l'intelligence vive et dense que l'on connaît au grand poète triestin, mais avec, ici, la blessure encore ouverte de la guerre, de l'Holocauste, une sorte de désenchantement définitif. Jugements politiques, portraits impitoyables ou chaleureux, tableaux poétiques alternent dans ces carnets secrets qui, pour certains spécialistes de Saba, représentent l'essence de son art. »

9 euros (code de commande : 8956).


SATTA (Salvatore) — Le jour du jugement. [Titre original : Il giorno del giudizio.] Traduit de l'italien par Nino Frank. Paris, Gallimard, 1981. In-8° broché, 321 p., (collection « Du Monde Entier »), couverture légèrement défraîchie.
En quatrième de couverture :
   « Comme Le guêpard de Lampedusa, ce livre est d'un homme venu à la littérature sur le tard, dans le but de sauver de l'oubli un passé qui lui tient à cœur : celui de sa ville natale, Nuoro, au centre de cette Sardaigne où les Italiens sont considérés comme des sortes d'étrangers.
   La saga de Nuoro, qui se déroule à la fin du siècle dernier et au début du nôtre, est dominée par la figure du notaire Don Sebastiano Sanna. Il est le témoin privilégié du narrateur puisque sa position lui permet de tout savoir de la petite ville surplombant comme une acropole son cimetière, le seul lieu de réunion véritable pour ses habitants qu'une vitalité fébrile submerge dès que le glas sonne pour l'un d'entre eux.
   Hors d'atteinte des événements historiques et presque hors du temps, Nuoro grouille d'une humanité livrée sans trêve aux passions de la haine ou de l'amour mûries lentement dans la solitude et la méfiance : notables et bergers, voleurs de troupeaux et gens d'Église, instituteurs, mendiants, avocats et prostituées. De sorte que, débordant la chronique familiale du notaire, des scènes d'une rigoureuse précision imposent au fil des pages des personnages hauts en couleurs : tel qui réussit à déshériter les siens au profit de l'hôpital ; et tel autre qui, enrichi par un héritage, part pour Milan et ne tarde pas à revenir démuni au pays, où, escorté par tous les morts qu'il a connus, il va se pendre à un arbre du cimetière. Il y a aussi le boutiquier, socialiste par rancune, qui rêve de devenir député, et la sœur du curé qui perd la foi et devient folle le jour où, avec la mort de son frère chanoine, Dieu semble déserter la maison...
   Avec eux, et bien d'autres, toute une culture, avec ses caractéristiques sociales et géographiques, ses structures économiques, ses mœurs ancestrales, se trouve ressuscitée avec ferveur et minutie. Et l'on ne dit rien de l'art avec lequel les silhouettes inclinées du passé se redressent vers le soleil de la mémoire pour affronter le jugement dernier du romancier, qui demeure imperturbable et implacable, au milieu d'une sarabande où chacun, à la vitesse de ses pulsions, court, se perd et se damne. »

8 euros (code de commande : 12939).

 


SOLDATI (Mario) — Les lettres de Capri. Traduit de l'italien par Paul-Henri Michel. Paris, Plon, 1956. 8e mille. In-12 broché, 309 p., (collection « Feux Croisés »), ex-lbris dessiné par Francis André.
En quatrième de couverture :
« Les protagonistes des Lettres de Capri sont deux epoux américains, unis par une estime réciproque, mais sans amour. En Italie, aux temps troublés de la libération, ils avaient connu l'un et l'autre, Harry auprès d'une belle Romaine de mœurs faciles et Jane auprès d'un jeune Italien dont on ne remarque d'abord que les bracelets et les bagues, tous les émois de la sensualité. Le mariage ne les assagit guère. Dans le secret, dans le mensonge, dans la terreur obsédante d'un chantage et dans le sentiment aigu de leur culpabilité, ils continuent de vivre — ou de rêver — chacun de son côté l'aventure de leur vie. Tout cela aboutit, d'abord, à deux confessions : l'une, celle de l'épouse, entière et dramatique, l'autre, celle du mari, réticente et à peine esquissée ; puis à deux épilogues où apparaissent, bien différentes pour chacun des deux coupables, les punitions du destin.
L'analyse psychologique de ce roman magistral est servie par une parfaite technique romanesque et un style éblouissant. Les Lettres de Capri ont valu à Mario Soldati le Prix Striga 1956, qui est l'équivalent du Goncourt. »

7,50 euros (code de commande : 5792).


[SVEVO (Italo)]. Italo Svevo et Trieste. Paris, Centre Pompidou, 1987. In-8° broché, 376 p., illustrations., (collection « Cahiers pour un Temps »).
@ « Une série de texte porte sur Svevo lui-même (M. Fusco, G. Piroué, N. Frank, C.Magris), les autres donnent une idée de la richesse littéraire de Trieste et ce à travers des études (G. Bosetti, Y. Hersant, E. Bavcar) et des inédits en français (R. Bazlen, U.Sba, C. Michelstaedter et E. Montale). »

15 euros (code de commande : 138/64).


TASSE (Torquato Tasso dit Le) La Jérusalem délivrée. Gand, La Sixaine, 1947. In-8° broché, 116 p., couverture rempliée, exemplaire numéroté et non coupé.

10 euros (code de commande : 5262).


[TRILUSSA (pseudonyme de Carlo Alberto Salustri)]. CHAZAI (Louis) Un fabuliste italien. Trilussa. Genève, Pierre Cailler, 1949. In-8° broché, 45 p., couverture rempliée, (« Collection d'Études et de Documents Littéraires », n° 7), tirage limité à 500 exemplaires numérotés, peu courant.
Extrait :
« Qui est donc ce Trilussa, dont on peut affirmer qu'il mérite infiniment plus d'être connu ici que maints écrivailleurs italiens dont les ouvrages ont eu en pays de langue française de nombreuses traductions ? Il mérite d'être connu ici car ses boutades cinglantes, ses mordantes satires, ses fines railleries, l'apparentent à ce que l'humorisme français a de meilleur.
Trilussa est un pseudonyme. Le poète s'appelle en réalité Carlo Alberto Salustri (Trilussa est l'anagramme de ce nom). Il nacquit à Rome en 1873. Il fit ses études dans un établissement dirigé par des Pères, ce qui ne l'empécha pas plus tard de leur décocher quelques-unes de ses flèches les plus affilées. Ses premières poésies lui valurent tout de suite une certaine notoriété : elles se ressentent fortement du milieu petit bourgeois où vivait leur auteur, mais sont cependant différentes de celles de ses prédécesseurs. [...] »

8 euros (code de commande : 7902).


[UNGARETTI]. Giuseppe Ungaretti, vie d'un homme. Poésie 1917-1970. Traduit de l'italien par Ph. Jaccottet, P.-J. Jouve, J. Lescure, A. Pieyre de Mandiargues, F. Ponge et Armand Robin. Préface de Ph. Jaccottet. Paris, Éditions de Minuit/Gallimard, 1973. In-8° broché, 358 p.

13 euros (code de commande : 7446).


VERALDI (Attilio) — Pour service rendu. Traduit de l'italien par Bruno Granazio et Dominique Blanckaert. S.l., Audibert, 2004. In-8° broché, 343 p..
En quatrième de couverture :
« Naples, 1976. Pourquoi Giulia Miletti, la fille de l'homme le plus riche et le plus corrompu de la ville a-t-elle pris la fuite ? De quel document compromettant s'est-elle emparé avant de disparaître ? Qui a noyé dans sa baignoire Tina, la quatrième femme de Don Michele, et égorgé son amant Pino Gargiulo ? Que sait au juste Casali, l'associé et le rival de Don Michele du fabuleux contrat de 5 milliards de lires dont son partenaire ne lui a soufflé mot ? C'est Alessandro Iovine, dit Sasà, un avocaillon fiscaliste, que Don Michele charge de découvrir la vérité, de lui rendre un ultime service. Mais la piste de Giulia est jonchée de cadavres... Et notre détective ne court pas seulement après la fin mot de l'affaire. S'il réussit, une belle somme d'argent l'attend, en Suisse. On lira avec passion ce superbe roman chandlerien à l'italienne, mieux... à la napolitaine ! »

12 euros (code de commande : 8883).


VIGEVANI (Alberto) — Le tablier rouge. Traduit de l'italien par Claude Bonnafont. Paris, Liana Levi, 1991. In-8° broché, 219 p., exemplaire du Service de Presse.
En quatrième de couverture :
« Qu'est-il arrivé à Giulio ? » s'interroge le narrateur, libraire-antiquaire, devant un étrange client, bruyant, dérangeant, toqué de livres anciens, dont le premier achat, symbolique, est une rarissime édition ancienne de La Divine Comédie.
Giulio ne joue ni de ses disgrâces, ni de ses atouts. Sa bosse discrète et ses sourires radieux, son récent titre de comte, ses chèques d'héritier milanais, sa logorrhée brouillonne et ses extravagances ne sont qu'épiphénomènes greffés sur une sensibilité maladive. Sa collection de portraits de fillettes au regard inquisiteur serait-elle la clef du mystère ?
De même que Virgile guide Dante au neuvième cercle de l'Enfer, le narrateur accompagne Giulio dans sa quête, vers les racines de son enfer. Jusqu'au retournement final, inattendu, surprenant. »

10 euros (code de commande : 7780).

 



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