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ALAJMO
(Roberto) Un cur de mère. Roman traduit de l'italien par Danièle
Valin. Paris, Rivages, 2005. In-8° collé, 211 p.
En quatrième
de couverture :
« À Calcara, village de la Sicile intérieure,
la vie remue à peine. Sur la place les silhouettes noires
vont et viennent, lentes et furtives. Elles évitent Cosimo
censé jeter des sorts. Quelques hommes pourtant s'intéressent
à lui. Modeste, maigre et triste comme il est, ils le
trouvent parfait. Sa mère aussi le guette, de l'il
et du geste.
Dans cette immobilité parfaite, Cosimo, lui, attend. Seul,
inquiétant de passivité, sous une lumière
dantesque merveilleusement rendue par une écriture au
couteau ; il ignore qu'il va bientôt entrer en scène.
Né à Palerme en 1959, Roberto Alajmo est un écrivain
sicilien. Comme Luigi Pirandello, Leonardo Sciascia et Andrea
Camilleri qui a salué son cadet de ces mots : «
Cette farce noire est une splendide métaphore de la condition
humaine. »
10 euros (code de commande
: 10900).
BARBARO
(Paolo) La
maison aux lumières. Roman.
Traduit de l'italien par René De Ceccatty. Paris, Stock,
1996. In-8° broché sous jaquette, 207 p., (collection
« Nouveau Cabinet Cosmopolite »), ouvrage «
définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur.
Sur la jaquette :
« Un tout jeune homme, Roberto, croit pouvoir retarder
le moment de son entrée dans la vie. À quelques
mois de l'appel aux armées, il s'engage comme aide-soignant
dans un asile de vieillards : il espère ainsi échapper
au service militaire. Encore étudiant, hésitant
entre deux amies, il découvre auprès d'une très
vieille femme nommée Christa une réalité
qu'il ne soupçonnait pas : peut-être même,
tout simplement, la réalité. Christa, dont il a
la charge, est une Russe immigrée qui a suivi son mari
italien rencontré en Russie. Par son àge, son exotisme,
sa fantaisie et sa sagesse, elle révèle au jeune
homme une expérience de souffrance, mais aussi d'invention
et de liberté. Roberto, rebelle et rêveur, s'entend
magnifiquement avec cette femme qui, au fond, pose sur le monde
le même regard que lui. Peu à peu, tous les deux
se détachent des contingences et, dans l'univers clos
et terrible de cet hospice, antichambre de la mort, ils définissent
une forme de bonheur, une parenthèse d'amitié intense
et singulière. »
10 euros (code de commande
: 5443).
BARBERO
(Alessandro) Roman russe. « Pour présager
les tourments à venir. » Roman.
Traduit de l'italien par Thierry Laget. Paris, Gallimard, 2002.
In-8° broché, 505 p., (collection « Du Monde
Entier »), jaquette.
En quatrième
de couverture :
« Comment Viktor Nikolaïevitch Obiline, paisible Moscovite
et professeur d'histoire, peut-il se repentir d'avoir confié
à sa jeune étudiante, Tatiana Borisovna, une thèse
au sujet anodin : « Les cadres du Parti dans la région
de Bakou de 1945 à 1953 » ?
Nous sommes en 1988 : entre glasnost et perestroïka, Gorbatchev
a entrepris de réformer l'État, entrouvrant la
boîte de Pandore. L'immense échafaudage de l'empire
soviétique commence à vaciller. Dans les archives
officielles, la vigilance se relâche, la paresse fataliste
de l'âme russe se régénère après
les ivresses du socialisme, et des fissures lézardent
l'édifice du secret. C'est en s'y engouffrant que Tatiana
entre en contact par curiosité, par hasard, par
entêtement vengeur avec des vérités
embarrassantes, périlleuses, mortelles...
Comme elle, le juge Nazat Kallistratovitch Lappa, qui enquête
sur l'assassinat d'un imam, ne veut pas lâcher prise. Entre
Azéris, Arméniens et populations anxieuses, toujours
plus éloignées d'un centre qui se désintègre,
les puissants trament leurs complots : doublement compromis
lorsqu'ils étaient jeunes dans la répression stalinienne,
aujourd'hui avec les groupes armés intégristes
qui pullulent à la périphérie de l'empire
, ils organisent la lutte pour leur survie, en dépit
des lois et des intentions du Kremlin. Ils sont poussés
par de puissants mobiles : le pouvoir, l'argent, le pétrole,
Dieu...
« Pour présager les tourments à venir »,
dit un vers d'Ossip Mandelstam, le grand poète déporté
en Sibérie. Quels tourments se profilent derrière
les énigmes dont Alessandro Barbero tisse les fils avec
une habileté diabolique ? Avec des rebondissements incessants,
dans des tonalités inspirées des grands Russes,
de Gogol à Boulgakov, avec ce souffle à la fois
épique et familier qui rend sa lecture irrésistible,
le romancier pose une dernière fois les grandes questions
politiques et éthiques du XXe siècle. Derrière
les papiers poussiéreux des archives, il montre la chair
et le sang, les victimes et les assassins : des hommes qui ont
assassiné il y a cinquante ans et qui sont, aujourd'hui,
de nouveau prêts à tuer. »
15 euros (code de commande
: 8543).
BENNI
(Stefano) Hélianthe.
Roman traduit de l'italien
par Marguerite Pozzoli. Arles, Actes Sud, 1997. In-8° broché,
432 p., (collection « Cactus »).
En quatrième
de couverture :
« À travers la vie quotidienne des habitants de
Tristalia, Stefano Benni semble d'abord nous promettre une satire
fameusement pessimiste de notre société. Et puis
son roman prend la tournure d'un fabuleux voyage. De planète
en planète, au cur des Mondes Altéréens,
ses héros rivalisent dans la quête d'un élixir
aussi essentiel à la guérison d'Héliantbe
qu'au salut d'un monde dévoyé par l'argent et la
manipulation informative. C'est bel et bien à la résistance
que nous invite ce maître italien de la fantaisie langagière.
Une résistance en forme d'éclat de rire, de lucidité
et de poésie. »
12,50 euros (code de
commande : 5445).
BIAMONTI
(Francesco) Attente sur la mer. Roman. Traduit
de l'italien par François Maspero. Paris, Seuil, 1996.
In-8° broché, 139 p., jaquette.
En quatrième
de couverture :
« Pour la dernière fois, Edoardo décide de
quitter les chers paysages de sa Ligurie et la femme qui l'aime
et l'attend depuis trop longtemps. Il s'embarque sur un bateau
chargé d'armes en direction de l'ex-Yougoslavie : un départ
qui est aussi une fuite, un abandon aux charmes de la mer, au
pouvoir guérisseur de ses silences, aux lumières
qui l'imprègnent.
La navigation se déroule tranquillement, guidée
par les ordres des armateurs de Toulon qui assument la responsabilité
de la mission.
Mais soudain la radio s'interrompt et l'attente sur la mer commence.
L'exorcisme est fini, la traversée prend une dimension
tragique qui remue les consciences et oblige les hommes à
agir. »
10 euros (code de commande
: 7767).
CICOGNANI (Bruno) La Vélia.
Roman. Traduit de l'italien par Juliette Bertrand.
Paris, Calmann-Lévy, 1947. 3e édition. In-8°
broché, 282 p., (collection « Traduit de »).
Extrait du New York
Times Book Review (dimanche 24 juillet 1932) :
« Bruno Cicognani, although he has never succeeded in winning
a wide public, has been greatly esteemed in Italian literary
circles ever since he published his novel La Velia in 1921. This
has generally been considered to be the best Italian novel of
the post-war decade. Unfortunately he seemed for a while to have
said all he had to say and to be wandering around afterward to
little or no result. »
7,50 euros (code de commande
: 7838).
COCCIOLI (Carlo) Manuel
le mexicain. Roman. Paris, Plon, 1956. 6e mille. In-8° broché,
314 p., (collection « Feux Croisés »), petit
accroc à la couverture.
En quatrième
de couverture :
« À Tlatenalco, village du haut-plateau mexicain
où il est coutume de représenter chaque année
une Passion du Christ, Manuel, un adolescent qui se croit marqué
d'un signe, accepte le rôle du Sacrifié. Il est
accueilli
dans le pueblo comme un condamné à mort ; aux yeux
de tous, il passe pour un héros; sera-t-il le Christ parce
qu'il a sauvé une jeune fille du village d'une odieuse
agression ? Une accusation ignominieuse est soudain portée
contre lui : il serait non pas le sauveur, mais l'agresseur de
la jeune fille. Manuel cesse de « représenter »,
il « devisent », la victime. Avili à cause
d'un crime qu'il n'a peut-être pas commis, il est conduit
au supplice : n'est-ce qu'un simulacre, ou bien est-ce une conspiration
véritable où les vieux rites indiens se mêlent
à ceux d'un catholicisme violent, morbide, obsédant
?
Tel est le court prologue du plus extraordinaire roman de Carlo
Coccioli. Les deux sangs qui coulent dans les veines de Manuel
(son père, sorti d'un pueblo de pêcheurs de la côte
de Veracruz ; sa mère, fleur de la race indienne de Tepoztlán,
qui n'a point subi de contaminations) font de cet adolescent
sombre et ardent, triste et délicat, un reflet du Mexique
actuel ; celui qui n'est pas connu des voyageurs trop pressés.
Un Mexique qui n'a pas offert à Carlo Coccioli un simple
décor ou un prétexte ; 1'auteur, semble-t-il, y
a vraiment connu son personnage, et l'on pourra retrouver, à
l'accent de ce livre magique, à son style assionnel, le
sceau de ce qui constitue, à tous égards une rencontre.
La rencontre d'un pays et d'un homme l'un à l'autre prédestinés
; la rencontre, par un des plus grands écrivains d'aujourd'hui,
d'une aventure humaine d'où il a su tirer une inoubliable
forme de beauté. »
6,50 euros (code de commande
: 7841).
COMISSO
(Giovanni) Au vent de l'Adriatique. Traduit de l'italien par Marie-France Sidet.
Paris, Le Promeneur, 1990. In-8° broché, couverture
rempliée, 247 p., cachet à la page de garde, bel
exemplaire, épuisé au catalogue de l'éditeur.
Au pli de la couverture
:
« Au sortir de la Première Guerre mondiale, après
avoir suivi l'équipée du poète-soldat D'Annunzio,
Giovanni Comisso se laissa porter par son désir d'aventure
et par sa passion de l'errance. Il se mêla ainsi au petit
peuple des pêcheurs de l'Adriatique, dont il partagea la
vie durant plusieurs années. Éden lumineux qui
ne devait pas tarder à disparaître ; monde de sensations
intenses, à l'aimable « sauvagerie », au naturel
fascinant dont la nostalgie devait ensuite inspirer toute l'uvre
de l'écrivain et lui donner son style même.
Au vent de l'Adriatique dessine le tableau de cette expérience
dans un paysage mouvant de petites îles, de terres sableuses,
d'archipels touffus que parcourent des pêcheurs à
l'âme simple, diverses figures de la grace humaine, ou
encore ces silhouettes « penchées sur de blancs
ouvrages de dentelle comme sur l'apparition muette d'un corps
aimé. »
9 euros (code de commande
: 7553).
D'ANNUNZIO (Gabriele) L'enfant
de volupté. Traduit
de l'italien par G. Hérelle. Bruxelles, Le Club du Livre
Sélectionné, s.s. In-8° sous reliure d'éditeur,
309 p., exemplaire numéroté, dos passé et
charnière du second plat endommagée.
5 euros (code de commande
: 7823).

D'ANNUNZIO (Gabriele) L'Intrus.
Les Romans de la rose. Traduit de l'italien par G. Hérelle.
Paris, Calmann-Lévy, 1922. In-8° broché, 388
p., exemplaire numéroté sur vélin du Marais,
rousseurs.
12 euros (code de commande
: 7815).
[DANTE]. GUARDINI (Romano)
Dante, visionnaire de l'éternité. Traduit de l'allemand par Jeanne Ancelet-Hustache.
Paris, Seuil, 1962. In-8° broché, 209 p., cachet d'apparteance
au revers de la couverture et à la page de garde, quelques
soulignements aux pages 27, 32 et 37.
En quatrième
de couverture :
« Ce livre contient
tous les textes de Romano Guardini sur l'uvre de Dante.
Il s'agit là de recherches que l'éminent penseur
a poursuivies pendant plus de trente ans, concernant non pas
la philologie et l'histoire, mais l'image philosophique et chrétienne
du monde dans la Divine Comédie. Une étude
sur l'ange lui permet dès l'abord de s'élever jusqu'aux
principaux thèmes du poème et constitue ainsi une
première esquisse de son interprétation.
La seconde partie de l'ouvrage est d'une extrême richesse.
On en jugera par les titres de quelques chapitres : « L'élément
visionnaire dans la Divine Comédie », «
L'ordre de l'être et du mouvement », « Le paysage
dans l'art de Dante », « Le phénomène
de la lumière », « La conscience de l'histoire
chez Dante », etc. Le lecteur trouvera ici l'équivalent
des études du même auteur sur Socrate, Pascal, Dostoïevski,
dont la traduction française, comme l'original, a connu
un tel rayonnement.
Romano Guardini termine son livre par un « Epilogue subjectif
». Toute rencontre avec une grande uvre ne pouvant
être, nous dit-il, que le fruit d'une longue préparation,
il explique comment il a trouvé accès à
la Divine Comédie. Son ordinaire réserve
sur tout ce qui a trait à sa vie et à sa pensée
rend ce témoignage doublement précieux. »
9 euros (code de commande :
7843).
DE
CARLO (Andrea) Yucatan. Roman.
Traduit de l'italien par Myriam
Tanant. Paris, Grasset, 1989. In-8° broché, 239 p.,
jaquette.
En quatrième
de couverture :
« Un metteur en scène de cinéma, son assistant
et le producteur partent des États-Unis en voiture pour
réaliser au Mexique un film où il serait question
de musique indienne et de sorcellerie. De mystérieux et
inquiétants inconnus, qui ne se signalent que par des
messages anonymes, se mettent en travers du projet. Tant mieux
pour le roman, qui devient l'histoire, subtile et brillante,
de la continuelle modification des rapports, sous l'influence
de la curiosité et de la peur, entre les trois hommes
et leurs compagnes occasionnelles. Un livre fait de rythmes internes,
de parcours parallèles, de variations, de répétitions,
d'assonances orchestrés dans un style qui utilise les
possibilités de la musique autant que celles du langage.
Andrea De Carlo, un des meilleurs représentants de la
nouvelle génération de romanciers italiens, donne
ici les preuves d'une virtuosité élégante
et désinvolte, inspirée des techniques du cinéma
et de la télévision. Les scènes, les dialogues,
les descriptions nettes et précises glissent sous les
yeux du lecteur avec une lisse évidence et une rapidité
fugitive qui lui donnent à peine le temps de s'apercevoir
qu'ils ont déposé en lui tout un monde d'images
et de sensations excitantes. »
7,50 euros (code de commande
: 7751).
DE LUCA (Guido) Critique
du génie italien. [Bruxelles],
Les Essais Humanistes, 1935. In-12 broché, 217 p., traces
d'adhésif à la couverture.
Extrait de l'avant-propos
:
« Une des tendances les plus nuisibles pour l'évolution
de la pensée du XXe siècle est celle qui vise l'abandon
de toute sérieuse recherche historique et philosophique,
car les uvres qu'on appelait autrefois « monumentales
» sont disparues du domaine de la culture moderne et le
goût littéraire se porte tout sur ce qui se passait
aux marges de l'historiographie. La culture de 1900, si l'on
excepte les branches scientifiques, se cristallise en formes
académiques et maniérées, telles que les
divers aspects du synthétisme littéraire, l'internationalisme
réthorique
de l'art, le goût de plus en plus accentué pour
une esthétique primitive d'inspiration décadente.
Tout l'effort
d'origina1ité de la pensée s'oriente vers la déformation
et le grotesque, ce qui permet à Erasme de reprendre sa
place parmi les maîtres les plus universels et écoutés
de l'ironie humaniste de notre siècle.
En entreprenant une critique du génie italien et en adressant
cette étude à la culture française et européenne,
nous croyons pouvoir accomplir un effort utile et nouveau par
rapport aux formes habituelles de l'érudition historique
et littéraire, surtout nouveau en ce qui concerne l'analyse
de l'originalité spirituelle italienne dans ses expressions
les plus modernes et représentatives. »
6 euros (code de commande
: 7845).
ECO
(Umberto) L'île du jour d'avant. Roman. [Titre original : L'Isola del giorno
prima.] Traduit de l'italien par Jean-Noël Schifano.
Paris, Grasset, 1996. In-8° collé, 461 p.
En quatrième
de couverture :
« C'est entre le mois de juillet et le mois d'août
1643 que le jeune Roberto de la Grive fait naufrage en plein
océan Pacifique. Et l'aventure commence dès les
premières lignes : seul survivant d'un navire espion hollandais
où le cardinal Mazarin l'a contraint à embarquer
comme agent secret au service de la France, Roberto se retrouve
naufragé sur un autre vaisseau, une flûte qui semble
abandonnée par son équipage.Face à lui,
une île ; entre l'Île et lui, le 180e méridien.
Derrière lui : le mystère des longitudes...
Alors, entre le présent et le passé, se déroule
un carrousel ininterrompu de personnages, d'événements,
d'idées, de machines merveilleuses, où ne manquent,
en pleine guerre de Trente Ans, à une époque où
les découvertes d'autres mondes font chanceler les esprits,
les religions, les arts et les lettres, ni les sièges
et les assauts de forteresses, ni les duels de lames et de langues
effilées jusqu'au frisson, ni les poudres et les onguents,
ni les multiples trames d'espions, les sosies perfides, les libertins
et les jésuites sans scrupules et brillant de leur science
raffinée, ni les paysannes pulpeuses et batailleuses,
ni les épidémies, ni les salons parisiens feutrés
où s'ourdissent les complots du cur et du pouvoir...
En un jeu magique de miroirs, Umberto Eco, l'enchanteur au gai
sçavoir, nous fait renaître au siècle des
Galilée, Monterdi, Caravage, Cervantès, Rubens,
Bernin, Shakespeare, Vermeer, Campanella, Rembrandt, Marino,
Molière, Gracián, Cyrano, Spinoza, Velasquez, Descartes,
Borromini, Poussin, Gassendi, Basile, Milton, Racine, Pascal,
dans le plus français, le plus universel et le plus subtilement
autobiographique de ses romans. L'île du jour d'avant
est l'histoire de notre langue en perpétuelle métamorphose,
de notre temps qui se joue dans l'espace, où l'homme baroque
d'aujourd'hui vit assiégé en sa virtuelle tour
de Babel ; c'est un roman-encyclopédie, un roman de formation,
un roman d'espionnage, un roman d'amour. C'est un roman-clef
d'un millénaire qui s'achève, le nôtre. »
12 euros (code de commande
: 11103).
FERRANTE
(Elena) L'amour harcelant. Roman. Traduit
de l'italien par Jean-Noël Schifano. Paris, Gallimard, 1995.
In-8° broché, 181 p., (collection « Du Monde
Entier »), exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
« Entre le corps d'Amalia, qui flotte dans la mer, à
l'aube, mystérieusement noyé, et le corps de Delia,
sa fille, exposé à la violence, au sang et à
la pluie d'une Naples au ciel plombé et aux rues hostiles,
se déroule ce thriller familial, sensuel et désespéré,
dont les rebondissements vous griffent le cur.
Qu'est-il arrivé à Amalia ? Qui se trouvait avec
elle la nuit de sa mort ? Pourquoi n'est-elle vêtue que
d'un soutien-gorge neuf quand on la retrouve ? A-t-elle vraiment
été, comme le portent à penser les dernières
heures de sa vie, la femme que sa fille a toujours imaginée,
ambiguë et insatiable, prête à de secrètes
déviations, capable d'échapper dans la ruse et
la grâce à la surveillance obsédante de son
mari ? Qui est Caserta, ce vieil ami d'Amalia, une victime ou
un bourreau ? Quels sont ces hommes qui entravent et révèlent
le destin de Delia ?
Le parcours qui conduira Delia des funérailles de sa mère
à l'évocation toujours plus détaillée
de la figure troublante de cette génitrice, et au dénouement
imprévisible de l'histoire, est constellé de soubresauts
de la mémoire, de gestes de répulsion et d'amour,
de scènes glaçantes.
Dernier mystère : nul ne sait qui est l'auteur de ce livre.
Nul n'a vu son visage. Elena Ferrante a longuement vécu
à Naples, dit-on. Actuellement elle devrait résider
en Grèce. Ce premier roman d'une plume sûre de soi
a été mis en film par Mario Martone, sous le titre
L'amour qui dérange.
7,50 euros (code de commande
: 7511).
FERRERO (Guglielmo) Entre
les Deux Mondes. Ouvrage
traduit de l'italien par G. Hérelle. Paris, Plon, 1930.
7e édition. In-12 broché, IV + 418 p., mention
manuscrite d'appartenance à la page de titre, peu courant.
Extrait de la préface
:
« Tant qu'enfin, à force d'aller et venir mentalement,
moi aussi, entre les deux mondes, je crois que je suis arrivé
à comprendre quelle extraordinaire perturbation la découverte
de l'Amérique a apportée dans la vieille histoire
de l'humanité. Petite au début, cette perturbation
a grandi dans le cours des siècles avec les découvertes
de la science, avec les inventions, avec le triomphe de la liberté
; et il en est résulté une lutte ardente entre
la quantité et la qualité, c'est-à-dire
entre la force qui pousse les hommes à détruire
toutes les limites pour prendre possession de la terre entière
et pour en conquérir tous les trésors, et le besoin
naturel qu'ont les hommes de se circonscrire dans des limites
pour être cepables;de recounditre avec certitude le Bien,
le Beau et le Vrai.
Et ainsi m'est venue finalement l'idée de représenter
ce conflit des deux mondes non pas seulement le conflit
de l'Amérique et de 'Europe, mais celui qui met aux prises
les anciennes civilisations limitées, encore vivantes
dans un si grand nombre de traditions, avec les aspirations,
les ambitions, les passions de cette civilisation nouvelle, impatiente
de jeter bas toutes les 1imites, en renouvelant une vieille
forme littéraire. Qu'est-ce que ce livre ? Un roman ?
un récit de voyage ? un drame ? un traité de philosophie
ou de sociologie ? Non : c'est un dialogue. Chère aux
anciens, cette forme littéraire, qui fut l'instrument
favori de Platon et de Galilée, semble, au dire de Renan,
faite exprès pour traiter les graves questions que l'esprit
humain recommence toujours à discuter parce qu'il ne peut
jamais en donner une solution définitive. »
10 euros (code de commande
: 7847).
FERRERO
(Sergio) Dans l'ombre. Traduit
de l'italien par Danièle Valin. Paris, Rivages, 2000.
In-8° broché, 261 p.
En quatrième
de couverture :
« C'est dans une ville de la province italienne qu revient
Sergio Ferrero : il franchit le mur de clôture d'un parc,
traverse des prairies plantées d'arbres antiques et ombreux,
effleure des gloriettes et des massifs, et, avec un art de conteur
précis, nuancé de murmures, il lève le voile
qui entoure le palais néoclassique de San Martino, où
s'écoule la vie composite d'une famille. C'est l'époque
des années fascistes et de ses tranquilles apparences
que ne troublent pas encore les signes annonciateurs de l'imminent
incendie. La vie tourne autour d'une vieille dame anglaise au
comportement un peu excentrique, de son héritier Pietro,
fils gâté, et d'un couple qui lui est lié.
Au centre grandit une petite fille à la naissance obscure
et discutée, Chiara. Avec un dosage très sûr
d'ombres et de lumières, Ferrero tisse un récit
qui est à la fois policier et visionnaire, sans renoncer
à l'impitoyable analyse de la décadence d'une famille.
»
10 euros (code de commande
: 8610).
FERRERO
(Sergio) Paysages dérobés. Roman traduit de l'italien par Danièle
Valin. Paris, Rivages, 2004. In-8° broché, 151 p.,
exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
« Pourquoi John, un jeune Américain, décide-t-il
d'emboîter le pas d'un professeur italien à la retraite
? Par ennui sans doute, pour la beauté de l'art peut-être.
Tous deux sont intrîgués par Léon Grand,
un peintre du XIXe siècle dont les paysages urbains précédent
de trente ans la peinture métaphysique de Chirico. Leurs
goûts communs les mènent à Loussac, une petite
ville de province, écrasée par la chaleur de l'été,
où plusieurs toile de Léon Grand sont censées
être conservées. À peine descendus du train,
ils sont saisis d'une inquiétude diffuse. Le lieu est
étrange, les habitants tout autant.
Nimbé de mystère, vertigineusement construit entre
ombre et lumière, le quatrième roman de Sergio
Ferrero traduit en français met en scène une double
quête existentielle. Celle d'un jeune homme avide de vivre,
celle d'un vieil homme sous les pieds duquel le sol se dérobe.
»
9 euros (code de commande
: 8909).
GADDA (Carlo Emilio) La
connaissance de la douleur. Roman.
Traduit de l'italien par Louis
Bonalumi et François Wahl. Paris, Seuil, 1974. In-8°
broché, 264 p., exemplaire du Service de Presse, quelques
soulignements.
En quatrième
de couverture :
« Amérique du Sud ou Lombardie, Alpes ou Cordillère
des Andes : c'est dans un paysage de paix parmi les soubresauts
de Commedia d'une contingence villageoise, que l'ingénieur-hidalgo
Gonzalo Pirobutirro d'Eltino éclate en fureurs épouvantables
: contre feu son père, sa mère, les péons,
les propriétaires, l'enfance, toute la société
maradagalaise : et surtout contre l'idée du moi.
« C'était le mal obscur dont les histoires, les
lois, l'enseignement universel des grandes chaires persistent
à ignorer et la cause et les modes : qu'on porte en soi
tout au long de l'effritement foudroyé d'une vie, plus
pesant chaque jour, sans remède. »
« Le mal invisible, peut-être : la fable de la maladie,
l'étrange fable propagée par les conquistadores,
auxquels il fut donné de la recueillir des mourantes paroles
de l'Inca : selon qui la mort arrive pour rien, environnée
de silence, comme une tacite, ultime, combinaison du penser.
»
« Un grotesque comme celui-ci ne se niche pas dans la perversité
machinante du foie de l'auteur de la Connaissance mais
dans le foie machinateur de la réalité universelle
. »
9 euros (code de commande
: 7887).
GADDA
(Carlo Emilio) Éros et Priape. De la fureur aux cendres.
Traduit de l'italien par Giovanni Clerico. Paris, Bourgois, 1990.
In-8° broché, 301 p., (collection « Les Derniers
Mots »), cachet d'appartenance à la page de garde.
En quatrième
de couverture :
« Pour exorciser le mal dans son existence sous le régime,
tout comme le choix de cet engagement, il lui était nécessaire
de recréer et de représenter l'époque fasciste
sous les aspects les plus obscènes et monstrueux... Le
fascisme, et Mussolini en particulier, servent à indiquer
non seulement une tragédie politique mais une incarnation
grotesque de forces psychiques déchaînées...
La représentation s'incarne dans une métaphore
prolongée du stupre collectif : le Duce a perverti le
rythme naturel du développement humain et de sa personne
émanent des rayons d'énergie narcissique qui prouvent
l'éternelle présence de la phase auto-érotique
de sa psyché. »
8 euros (code de commande
: 7849).
GADDA (Carlo Emilio) Le
palais des ors. Traduit
de l'italien par Béatrice Sayhi-Périgot. Paris,
Quai Voltaire, 1989. In-8° broché, 142 p., couverture
rempliée, cachet d'apparatenance à la page de garde.
Au pli de la couverture
:
« Issu de la même poussée créatrice
qui devait donner l'Affreux Pastis de la rue des Merles,
le Palais des ors n'en est pas moins une uvre à
la logique propre, dont le dénouement diffère de
celui du roman tout en en reprenant les thèmes majeurs.
Ce qui se diffracte, se ramifie, se perd en incidentes, ou digressions
baroques dans le roman est ici ramassé, resserré
dans ce qui a l'apparence d'un scénario ou « traitement
cinématographique » mais ne vit jamais le jour sous
cette forme.
Texte pur et souple donc, où l'on retrouve dans sa saveur,
sa richesse, le style « kaléïdoscopique »
d'un romancier au pessimisme noir et ludique dont la moindre
note regorge de trouvailles et dont rien ne peut laisser indifférent.
»
6,50 euros (code de commande
: 7848).
[GADDA (Carlo Emilio)]. MANGANARO
(Jean-Paul) Le baroque et l'ingénieur. Essai sur l'écriture de Carlloo Emilio
Gadda. Paris, Seuil, 1994. In-8°
broché, 288 p., pliure à la couverture, (collection
« Le Don des Langues »)
7,50 euros (code de commande
: 7440).
[GADDA
(Carlo Emilio)]. ROSCIONI (Gian Carlo) La Disharmonie
préétablie. Essai sur Gadda. Traduit de l'italien pâr Maurice Darmon.
Paris, Seuil, 1993. In-8° broché, 172 p., (collection
« Le Don des Langues »), exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
« Née comme « projet encyclopédique
» de représentation totale de la réalité,
l'uvre de Carlo Emilio Gadda se heurte sans cesse à
l'impossibilité de tout dire, de « spécifier
la totalité », de « débrouiller l'écheveau
» et, de là, à l'inachèvement ; aussi
le texte est-il fait de répétitions, de réécritures,
de reprises des mêmes motifs, stylistiques ou thématiques.
La Disharmonie préétablie offre une carte
générale de l'uvre et de la personnalité
de Gadda, à travers une reconstruction de ses intérêts
philosophiques et scientifiques : du background positiviste et
des prédilections encyclopédiques vers un panorama
inédit de la pensée, qui comprend des philosophes
comme Bergson et Darwin, Leibniz et Spinoza, sur lesquels l'angoisse
existentielle de Gadda eut tout le loisir de se former tandis
que grandissait son destin littéraire. »
10 euros (code de commande
: 7512).
JAEGGY
(Fleur) La peur du ciel. Nouvelles.
Traduit de l'italien par Jean-Paul
Manganaro. Paris, Gallimard, 1997. In-8° broché, 110
p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième
de couverture :
« Après Les années bienheureuses du châtiment,
le roman dont Joseph Brodsky a dit : « Temps de lecture
: environ quatre heures. Temps du souvenir : toute une vie »,
Fleur Jaeggy a écrit sept histoires obscurément
complices, rapides et dépouillées, comme gravées
par un burin. Une terreur subtile, un gel secret, un penchant
sournois pour le délire se nichent dans les gestes et
dans les lieux de ces récits ironiques et violents. L'air
y est trompeur, il vibre à peine sous le souffle du fiihn,
le zéphyr, un vent « doucement dangereux »,
qui induit au spleen et à la peur du ciel.
« Que de femmes tueraient ainsi leur mari, sans être
des criminelles. Au fond elle l'a aidé dans son rêve.
Dans la réalisation d'un rêve. Kurt voulait voler.
Et pour voler, dit Verena dans la salle d'un ton sec, il faut
tomber. »
7,50 euros (code de commande
: 7771).
LEOPARDI
(Giacomo) Pensées. Traduit
de l'italien par Joël Gayraud. Paris, Allia, 1992. In-8°
broché, 90 p., ouvrage épuisé sous cette
forme au catalogue de l'éditeur.
Sur la couverture :
« Né en 1798 à Recanati,
petite ville des États de l'Église, et mort en
1837 à Naples, Giacomo Leopardi a laissé une uvre
considérable. D'une précocité prodigieuse
(il apprend seul une demi-douzaine de langues dont le grec et
l'hébreu), il mène dès l'adolescence des
travaux philologiques qui lui valent l'admiration des plus grands
érudits de l'époque. Poète Lyrique, il renouvelle
par ses Chants la poésie italienne, lui donnant
ses plus beaux vers depuis Dante et, surtout, la faisant accéder
d'un coup à la modernité tragique de sont temps.
Moraliste et philosophe, il accomplit dans ses uvres
morales et dans Zibaldone, vaste journal littéraire
intime foisonnant de réflexions sur les sujets les plus
divers, une uvre critique le rattachant par son matérialisme
et son sensualisme à la philosophie des Lumières,
mais qui inaugure, par son pessimisme radical, un complet renversement
de sens, qui marquera sans doute moins son siècle que
le nôtre, et dans lequel Nietzsche, qui ne cessera de rendre
hommage à Léopardi, s'engagera à son tour.
Dans une lettre du 2 mars 1837, Leopardi annonce son intention
d'écrire un recueil de Pensées sur les caractères
des hommes et leur conduite dans la société.
Ce recueil ne sera publié que quelques années après
sa mort, en 1845, sous le titre abrégé de Pensées.
On y trouve sous forme d'aphorismes, d'anecdotes significatives
ou de sentences lapidaires l'essentiel des conclusions léopardiennes
sur la morale. En appliquant à la vie privée les
principes et les vérités exposés par Machiavel
en termes politiques, Leopardi démonte les ressorts cachés
des passions les plus nobles, stigmatise l'imposture en tant
que base de la vie sociale, déplore l'éducation
donnée à la jeunesse qu'il assimile à un
complot tramé par la faiblesse contre la force, par les
vieillards contre les jeunes gens, et décrit le monde
comme le champ d'action des scélérats contre les
hommes de bien, des lâches contre les courageux, de l'hypocrisie
et du mensonge contre la sincérité. De tous les
sentiments humains que l'auteur soumet au scalpel de sa critique,
seul l'ennui, « apanage des gens d'esprit »,
trouve grâce à ses yeux. Tout le reste n'est qu'illusion
et douleur, car « les hommes, qui sont malheureux
par essence, veulent croire qu'ils le sont par accident. »
La présente édition constitue la première
traduction française intégrale des Pensées. »
10 euros (code de commande
: 12203).
[LEOPARDI (Giacomo)].
SOLMI (Sergio) La vie et la pensée
de Leopardi. Traduit
de l'italien par Monique Baccelli. Paris, Allia, 1993. In-8°
broché, 58 p., couverture rempliée.
Au pli de la couverture
:
« De ses innombrables vagabondages à travers la
littérature de tous les temps, la fréquentation
de Leopardi fut, pour Sergio Solmi, le plus constant et le plus
fructueux. Durant plus de trente ans, en essayiste curieux et
attentif, en lecteur insatiable, il scruta cette uvre dans
ses aspects les plus divers. Mais Solmi n'entretint pas seulement
avec Leopardi un rapport fondé sur sa perspicacité
et son émotion de lecteur : il s'agit, plus profondément,
d'une concordance, d'un dialogue, entre deux auteurs. Tous les
textes consacrés par Solmi à l'auteur des Petites
uvres morales furent rassemblés dans les Études
leopardiennes, dont est extrait La Vie et la pensée
de Leopardi. Ces pages denses et limpides parviennent à
saisir et à transmettre la richesse de la pensée
de Leopardi en même temps qu'elles offrent un aperçu
biographique de sa douloureuse existence. Ce petit livre constitue
la meilleure introduction possible la seule disponible
en France actuellement pour qui voudrait découvrir
l'univers d'un des plus importants écrivains italiens.
»
5
euros (code de commande : 7894).
[MACHIAVEL (Nicolas)]. PREZZOLINI
(Giuseppe) Vie de Nicolas Machiavel florentin. Traduit de l'italien par Marthe-Yvonne Lenoir.
Paris, Plon, 1929. 7e édition. In-8° broché,
254 p., cachet à la page de garde, couverutre légèrement
défraîchie.
5 euros (code de commande
: 7870).
MALAPARTE (Curzio)
La peau. Roman. Traduit
de l'italien par René Novella. Paris, Denoël, 1958.
In-12 broché, 504 p., rousseurs sur la couverture.
. 10 euros (code de commande
: 7908).
MANZINI
(Gianna) Portrait en pied. Traduction
de l'italien par Marilène Raiola. Postface de Bertrand
Levergeois. S.l., Mille et Une Nuits, 2002. In-8° broché,
268 p.
En quatrième
de couverture :
« Comment vit-on une enfance dans un petit village de Toscane
au début du XXe siècle, lorsque sa mère
appartient à la bourgeoisie industrielle, que son père
mène des activités syndicales et défile
dans la rue avec les anarchistes ? Gianna Manzini fut déchirée
par la séparation de ses parents, ballottée entre
le désir de combler les aspirations maternelles à
la réconciliation familiale et l'admiration éperdue
pour ce père superbe, à l'âme idéaliste
et poétique. « Elle, elle me fait du chantage avec
ses larmes, lui me fascine avec sa noblesse et sa douleur. Leur
échapper est impossible. Sinon où pourraient-ils
continuer à se rencontrer ? Moi seule peux leur servir
de point de rencontre, de terrain de conflit. »
Au crépuscule d'une uvre romanesque importante,
celle qui fut l'amie d'Eugenio Montale et la traductrice italienne
de Gide et de Larbaud revient sur sa blessure originelle et explore
cet espace intérieur contradictoire, source de sa vocation
littéraire. En une ultime tentative, elle cherche à
se libérer de la culpabilité qui l'étouffe
et à rendre, enfin, tout l'amour qu'elle doit à
son père Giuseppe, mort loin d'elle, en exil, en 1925,
après avoir été banni par le régime
fasciste. »
12 euros (code de commande
: 8986).
MENEGHELLO
(Luigi) Colin-maillard.
Traduit de l'italien par Soula
Aghion. Paris, Le Promeneur, 1991. In-8° broché, 223
p.
Au pli de la couverture
:
« L'italie de l'immédiate après-guerre: espérances
aberrantes, succès rapides, enthousiasmes naïfs,
petites aventures : les amis, les filles, les motos, les idées,
une brusque ouverture sur la culture européenne: une période
brève, intense, unique où tout semblait à
nouveau possible, et problématique.
Dans un coli-maillard avec les vintg ans qui étaient alors
les siens, Luigi Meneghello, écrivain hybride qui se partage
entre un petit volage de la Vénétie et Londres,
raconte dans une langue savoureuse ce moment reve et tout ce
qui pouvait alors apparàltre grave et solennel à
un jeune homme à peine sorti de l'expérience partisane,
plongé dans un climat d'espoir et d'attente, d'innovations
publiques et privées, se teinte, avec le recul, d'ironique
nostalgie et d'une ombre de comique. »
10 euros (code de commande
: 7879).
MONTEFOSCHI (Giorgio) La
troisième femme.
Traduction de Nathalie Castagné.
Paris, La Manufacture, 1990. In-8° broché, 334 p.,
(collection « Les Étrangères »), ouvrage
épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
« J'avais l'enfer dans le cur et je ne le savais
pas. » Rarement, le portrait d'un homme à la dérive
aura été aussi bien tracé que dans le roman
de Giorgio Montefoschi, La Troisième Femme. De
page en page, l'auteur explore les arcanes du couple formé
par Federico et Laura Trotta, couple cimenté par l'amour
et déchiré par une incompréhension mutuelle.
Ce dernier thème, comme dans les meilleurs films d'Antonioni,
trouve, dans La Troisième Femme, son expression
la plus haute. Et Rome, haut lieu du roman, a la réalité
d'un personnage. Construit sur le modèle de L'Odyssée,
La Troisième Femme est le récit d'un voyage
jalonné d'épreuves
et conclu par la mort.
Le roman de Giorgio Montefoschi se situe dans la lignée
de la prestigieuse tradition romanesque qu'illustrent
Cesare Pavese et Goffredo Parise. »
10 euros (code de commande
: 7880).
MONTESANO
(Giuseppe) Cette vie mensongère. Traduit de l'italien par Serge Quadruppani.
Paris, Métailié, 2005. In-8° broché,
209 p., (collection « Bibliothèque Italienne »),
exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
« Dégoûté par la mesquinerie et la
vulgarité de sa famille petite-bourgeoise, Roberto se
met au service de Cardano, un artiste bohème marié
à l'une des filles d'une grande famille de Naples. Tandis
que « l'artiste » l'abreuve de discours nourris de
la littérature décadente de la fin du XIXe siècle,
il découvre les projets monstrueux des Negromonte, un
clan d'entrepreneurs rapaces : transformer Naples tout entière
en parc de loisir, s'approprier musées et monuments, faire
de tout Napolitain un comédien jouant les Napolitains
pour le plus grand plaisir des touristes et le plus grand bénéfice
du clan. Mais avec l'aide d'une fillette en guenilles, Andrea,
le cadet de la famille, fomente une révolte.
Banquets gargantuesques, délires mêlant culture
populaire et raffinement littéraire, résurgence
du passé d'une ville-monde, carnaval des gueux : ce livre-maelström,
entre fantastique et réalisme Social, tend un miroir à
notre époque. Les lecteurs l'y reconnaîtront, à
peine déformée, avec ses grimaces les plus dangereuses
et les plus effrayantes. »
10 euros (code de commande
: 10144).
MORANTE
(Elsa) Aracoeli. Roman.
Traduit de l'italien par Jean-Noël Schifano.. Paris, Gallimard,
1984. In-8° broché, 400 p., (collection « Du
Monde Entier »).
En quatrième
de couverture :
« Ma mère était andalouse. Le hasard rit
que de naissance ses parents portaient l'un et l'autre le même
nom de famille, Muñoz : si bien que selon l'usage espagnol,
elle portait le double nom Muñoz Muñoz. De son
nom de baptême, elle s'appelait Aracoeli.
Mon teint, mes traits, c'est à elle que je ressemblais,
tandis que la couleur de mes yeux venait de mon père (Italien
du Piémont). De ce temps où j'étais beau,
me revient à l'oreille une chanson douce que l'on chantait
seulement les soirs de pleine lune, et dont je ne me lassais
jamais. Et elle, pleine de joie, me la répétait,
en me faisant sauter vers la lune, comme pour m'exhiber devant
ma sur jumelle, là-haut dans le ciel... »
8 euros (code de commande
: 9228).
MORANTE (Elsa) Le monde
sauvé par les gamins.
Traduit de l'italien par Jean-Noël
Schifano. Paris, Gallimard, 1991. In-8° broché, 282
p., (collection « Du Monde Entier »), ouvrage épuisé
au catalogue de l'éditeur.
Extrait de l'introduction
:
« Le monde sauvé par les gamins, écrit
en grande partie courant 1966 et terminé pendant l'été
1967, est sorti dans sa première édition [italienne]
au printemps 1968. Ce sont les années cruciales du grand
mouvement juvénile contre les funèbres machinations
du monde organisé actuel : et la correspondance des dates
,'est pas fortuite. Une révolte analogue, désespérée
et inextinguible (qui se définit, selon ses termes réels,
« révolte contre la mort ») est aux origines
de ce livre et en dessine le destin : aboutissant, comme son
thème libératoire (unique réponse possible
aux questions), dans l'Allegro de sa troisième partie,
les « Chansons populaires », parmi lesquelles se
trouve la suite de chansons qui donne son titre à ce volume.
»
10 euros (code de commande
: 7882).
MORANTE
(Elsa) La Storia.
Roman. Traduit de l'italien
par Michel Arnaud. Paris, Gallimard, 1977. In-8° broché,
615 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième
de couverture :
« En Italie d'abord où il provoqua un véritable
débat national, puis partout où il a été
publié dans le monde, le livre d'Elsa Morante a immédiatement
été reçu comme l'un des grands romans du
siècle : un pendant de La Guerre et la Paix.
Il est remarquable que cette audience universelle ne soit en
rien fortuite. Le propos déclaré de l'auteur
non sans audace était de « parler à
tous, dans un langage commun, accessible à tous ».
Et cela, non point pour retrouver les facilités du «
roman populaire » même au sens noble du XIXe siècle,
mais bien parce qu'il était question pour elle
non sans audace encore de s'en prendre à l'Histoire
elle-même. L'Histoire en son sens double, celle du Pouvoir,
de ceux qui « font » l'Histoire, et d'autre part
celle des hommes qui ne font que subir l'« interminable
assassinat » qu'elle est. Ici, plus que Tolstoï, c'est
le Victor Hugo des Misérables qu'il faut évoquer,
et le grand Michelet : la certitude passionnée que les
innombrables victimes de l'histoire en sont les héros
véritables et cachés.
Il est tout à fait impossible de résumer d'aucune
façon l'action de cette vaste « saga d'innocence,
de persécution et de mort » dont le fil conducteur
est la mère, Iduzza, et son fils, l'inoubliable Useppe.
Cela est d'autant moins possible que le récit «
historique » et ses personnages les plus positifs ne cessent
d'être reliés au monde de l'imagination poétique
où leur appartenance au sacré se retrouve, où
malheur et félicité s'équivalent, où
la mort d'une chienne n'importe pas moins que les,« grandes
actions » officielles.
Relevons qu'à l'inverse de la plupart des romans «
modernes » où il est de convention que l'auteur
joue l'inexistence, ce livre possède un narrateur avoué
qui intervient dans le récit, par exemple pour dire son
incertitude, ou s'excuser de s'étendre sur tel épisode.
Il est remarquable que ces interventions du narrateur, loin d'apparaître
comme indiscrètes, sont le signe de sa plus parfaite humilité.
Il faut sans doute y voir un autre trait de l'audace dont a su
faire preuve Elsa Morante dans sa volonté de surmonter
la séparation (« moderne » elle aussi) entre
auteur et lecteurs.
Le roman ne serait donc pas mort. C'est sur ce thème qu'un
critique italien, Cesare Garboli, a pu faire ce bel éloge
de La Storia : « Maintenant que le roman est revenu
parmi nous, nous prenons conscience que seule une femme était
capable de lui redonner vie. »
9 euros (code de commande
: 7883 - vendu).
MORAVIA (Alberto) L'amour conjugal. Roman.
[Traduit de l'italien par Claude Poncet.] Lausanne, La Guilde
du Livre, 1962. In-8° sous reliure toilée d'éditeur,
184 p., une illustration en frontispice, exemplaire numéroté.
9 euros (code de commande
: 56/69).
[MORAVIA (Alberto]. MORAVIA (Alberto)
ELKANN (Alain) Vita di Moravia. Traduit de l'italien par Jean-Marie Laclavetine.
Paris, Bourgois, 1991. In-8° broché, 346 p., illustrations
hors texte, ouvrage à l'état de neuf et épuisé
au catalogue de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
« Alberto Moravia à longtemps proclamé que
la vie privée d'un écrivain ne regarde que lui-même
: que seule compte la réalité des livres qu'il
a écrits, des personnages qu'il a créés.
Il aura fallu la curiosité passionnée et l'obstination
d'un ami cher, le romancier Alain Elkann, pour vaincre cette
pudeur, cette tendance de Moravia à se réfugier
de ce qui peut être saisi et analysé par la pensée.
Voici donc l'écrivain vieillissant mais plus que jamais
animé d'une ironique lucidité retraçant
son itinéraire, celui d'un protagoniste essentiel de notre
siècle : l'enfance solitaire, la maladie et le sanatorium,
le succès précoce, le nomadisme effréné
de l'âge adulte. Mais le livre qui résulte de ce
long entretien avec Alain Elkann est peut-être, avant tout,
un livre d'amour : amour pour la littérature, d'abord,
et pour les trois femmes qui ont habité sa vie : Elsa
Morante, Dacia Maraini, carmen Liera. Amour pour les amis - au
premier donne lieu aux passages les plus poignants du livre.
Amour enfin pour la vie elle-même vue par étonnement
ceux qui ne voyaient net en Moravia que l'écrivain diva,
le témoin omniprésent de son époque, le
dernier grand monument des lettres italiennes. »
10 euros (code de commande
: 7909).
NIGRO
(Raffaele) La baronne de l'Olivento. Roman. Traduit de l'italien par Hélène
Leroy. (titre original : La baronessa dell'Olivento.)
Paris, Verdier, 1996. In-8° broché, 250 p., (collection
« Terra d'Altri »).
En quatrième
de couverture :
« Les Feux du Basento, le premier roman de Raffaele
Nigro, faisait revivre le mythe d'une république paysanne
dans le Sud italien. Une autre utopie donne son sens à
La Baronne de l'Olivento : celle d'une civilisation adriatique
menacée par les violences de l'histoire, à l'aube
des temps modernes. Situé, entre 1440 et 1494, en Albanie
et dans les trois régions de la péninsule dont
l'auteur s'est fait le chantre, Campanie, Pouilles et Basilicate,
ce second roman conte l'amour d'un frère et d'une sur,
Stanislas et Vlaïka Brentano, alors que Skanderbeg lutte
contre le joug ottoman, que Gutenberg impose son invention et
que des communautés albanaises s'installent au sud de
l'Italie.
Une étrange procuration unit frère et sur,
Stanislas fougueux poursuivant son rêve de culture de part
et d'autre de la mer, et Vlaïka née privée
de membres mais habitée par la puissance de la vision
et du rêve. À l'image de ces deux êtres, proches
et dissemblables comme le sont l'acteur et le témoin,
le roman mêle la fable et la chronique, les personnages
historiques et inventés, les créatures réelles
et fantastiques. Nombre de conflits donnent à l'épopée
son rythme : la guerre entre les chrétiens et les Turcs,
le complot des barons au sein du royaume de Naples, les joutes
entre clercs et hommes de science, entre tenants d'Aristote et
de Platon.
La Baronne de l'Olivento est un livre de conteur, nourri
d'une érudition vive, d'une connaissance profonde des
cultures, qu'elles soient de cour ou populaires, et tout entier
porté par le désir de transfigurer le réel
sans renoncer à le comprendre. »
10 euros (code de commande
: 10953*).
PAZZI
(Roberto) La princesse et le dragon. Roman. Traduit de l'italien par Myriem Bouzaher.
Paris, Grasset, 1989. In-8° broché, 229 p., jaquette.
En quatrième
de couverture :
« Un jeune prince russe, prisonnier de deux solitudes
la maladie et le pouvoir dû à son rang , espère
et recherche obstinément l'évasion vers la vie
que seule Hélène, son amour impossible parce qu'interdit
au nom d'obscures raisons politiques, pourra et saura lui offrir.
Son nom, sa situation, une partie de ses aventures appartiennent
à un personnage ayant réellement existé
: le grand-duc Georges Alexandrovitch Romanov, frère du
dernier tsar.
Or ce voyage, « historique » à bien des égards,
est avant tout une quête initiatique à la découverte
de soi-même, dont l'issue ne peut être qu'un long
sommeil profond, prélude à la mort libératrice
qu'Hélène, parvenue enfin jusqu'à Georges,
lui donnerait, en un ultime et sublime acte d'amour. »
7,50
euros (code de commande : 7889).
PETRARQUE Sonnets. Burins et bois originaux de Marc Dautry.
Paris, Éditions d'Art les Heures Claires, 1977. In-folio
(300 ´ 400 mm.) en ff. sous chemise et étui
d'éditeur, 158 p., illustrations dans le texte et 16 planches
à pleine page, un des 200 exemplaires numérotés
sur grand vélin d'Arches.
@ «
La composition et l'impression de la typographie cet ouvrage
ainsi que l'impression des ornements gravés par Marc
Dautry et Jean Taricco ont été entièrement
réalisés dans l'atelier des Éditions d'Art
les Heures Claires. Le tirage des burins de Marc Dautry a été
effectué sur les presses à bras de Manuel Robbe.
»
300 euros (code de commande
: 11280).
PETRIGNANI
(Sandra) La navigation de Circé. Roman. Traduit de l'italien par Marguerite Pozzoli.
Paris, Flammarion, 1997. In-8° broché, 154 p., exemplaire
du Service de Presse, dos insolé, ouvrage épuisé
au catalogue de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
« Circé est une magicienne. Sur son île blanche
et bleue, sa vie s'écoule à un rythme paisible,
entre les feuillets qu'elle remplit chaque jour et... ses hommes.
Car Circé est aussi une femme moderne. Amadouant ses amants
qui, d'eux-même, s'enferment dans une cage lorsque... eh
bien, lorsqu'ils ne font plus l'affaire. Mais l'arrivée
d'Ulysse bouleverse ses saines habitudes. Et la trouble au point
qu'elle ne désire plus que lui, s'obstinant à le
retenir. Ulysse cependant résiste, et Circé se
voit obligée de déployer tous ses dons de sorcellerie.
La Navigation de Circé allie en un équilibre
délicieux légende et réalité. Car
ne nous y trompons pas, ce récit « hors du temps
» traite d'un sujet bien contemporain, les relations entre
hommes et femmes, où il ne faut pas moins que les fantaisies
de la fable pour adoucir l'amertume ... de certaines vérités.
»
7,50
euros (code de commande : 7891).
PIOVENE (Guido) Pitié
contre pitié. Pietà contro Pietà. Traduit de l'italien par Suzanne Hotelier
et Paul-Henri Michel. Paris, Laffont, 1947 (8e édition).
In-12 broché, 316 p., (collection « Pavillons »),
exemplaire non coupé.
9 euros (code de commande
: 114/64).
POLO (Marco) :
voyez la page voyages.
PONTIGGIA
(Giuseppe) Vie des hommes non illustres. Traduit de l'italien par
François bouchard. Paris, Albin Michel, 1995. In-8°
broché, 314 p., (collection « Les Grandes Traductions
»).
En quatrième
de couverture :
« Il n'est pas d'homme dont la vie ne soit riche de violences,
de bouleversements dramatiques et de situations comiques, de
moments grandioses, de déchéances et de rédemptions.
Giuseppe Pontiggia en apporte une brillante illustration à
travers ces dix-huit biographies imaginaires. Dix-huit personnages,
hommes ou femmes du XXe siècle, d'origines et de professions
diverses, dont il évoque avec une précision d'historien
les expériences les plus mémorables : émotions,
rencontres, amours, manies, rêves, mésaventures,
angoisses, bonheurs.
Au fil de ces brèves chroniques intimes, une constante
se fait jour : les événements décisifs d'une
existence ne peuvent être réduits à des faits
; ils ressortissent à une mythologie familière
et personnelle, à un entrelacs sous-jacent de sentiments,
de souvenirs et de désirs secrets, une vie parallèle,
souvent clandestine et ignorée. Jouant non sans humour
les anti-Plutarque, l'auteur de La Comptabilité céleste,
du Rayon d'ombre et du Joueur invisible s'est plu
à souligner le caractère exceptionnel de toute
vie humaine, même la plus ordinaire. Avec ce livre inventif
et novateur, d'une écriture raffinée, à
la fois limpide et complexe, Pontiggia confirme sa place prépondérante
dans la littérature italienne contemporaine. »
12,50
euros (code de commande : 7892).
PRATOLINI (Vasco)
Chronique des pauvres amants. (Chronache
di poveri amanti.) Traduit
de l'italien par Gennie Luccioni. Préface d'Armand
Pierhal. Paris, Albin Michel, 1950. [2e mille.] In-8°
broché, 413 p., exemplaire non coupé et à
l'état de neuf.
Extrait de l'introduction
:
« À la vérité, ce sont quatre romans
que nous offrent ces Cronache, où s'entrelacent
quatre destins d'amoureuses. Le lecteur soucieux de méthode
pourra relever leurs noms vers la fin du chapitre premier : Aurora
Cecchi, fille d'un balayeur ; Milena Bellini, fille d'un petit
fonctionnaire judiciaire ; Bianca Quagliolti, fille d'un confiseur
ambulant ; Clara Lucatelli, fille d'un terrassier. Humbles, pauvres
amantes comme on voit. Et leurs amoureux ne sont guère
situés plus haut sur l'échelle sociale. Le plus
fortuné tiendra une épicerie achalandée,
qui sera d'ailleurs à l'origine de son malheur ; un autre
est apprenti typographe ; un troisième, employé
de chemin de fer. Les filles sont à cet âge où
l'amour est la grande, la seule affaire de la vie. La plus jeune
a 17 ans, l'aînée a vu fleurir à peine plus
de vingt printemps, lorsque commence l'histoire, par une étouffante
soirée de juin 1925.
Car les événements privés que celle chronique
relate s'insèrent dans un laps déterminé
de la durée historique : les années 1925 et 1926.
C'est l'époque où le régime fasciste établi
depuis bientôt trois ans, s'occupe activement de consolider
son pouvoir ; où il matraque encore les récalcitrants,
mais déjà de moins bon cur, désavouant
ostensiblement la violence. Il ne rencontre d'adversaire sérieux
sur sa route que le parti communiste, réfugié dans
la clandestinité. Mais on se méprendrait en voyant
dans les Cronache un roman politique. C'est l'incidence
des événements politiques sur la vie de ses personnages
qui intéresse le romancier. Son tableau n'eût pas
été complet s'il en avait omis la politique, alors
qu'elle intervient d'une manière si directe dans la vie
des gens.
Il n'est pas douteux que l'auteur témoigne à son
héros communiste une affection particulière ; c'est
qu'il incarnait alors la lutte la plus active et courageuse pour
la liberté de l'bomme. L'apostrophant quelque part, il
s'écrie : « Tu n'as peut-être jamais lu une
ligne du Capital ; rien qu'à le voir, ce livre,
on s'endort. Est-ce à cause de la théorie de la
plus-value, ou parce que ton cur est blessé, que
tu es devenu communiste ? » D'autre part, il ne noircit
pas inutilement ses persannages fascistes, il ne les charge pas
jusqu'à la caricature, ils restent humains et d'une parfaite
« véridicité ». Encore une fois, Pratolini
est avant tout un romancier. »
10
euros (code de commande : 7906).
PRAZ (Mario)
Le monde que j'ai vu. Traduit de l'italien par Jacques Michaut-Paternò.
Préface de Marc Fumaroli. Paris, Julliard, 1988.
In-8° broché, XX, 446 p., cachet d'appartenance
à la page de garde.
En quatrième
de couverture d'une édition postérieure :
« Praz en voyage ! J'ai été le premier surpris
quand j'ai découvert dans ce livre cette face cachée
du personnage et de l'écrivain. Je l'imaginais sédentaire,
enfermé même. Il avait donc couru le monde, si souvent,
si loin, et avec quel appétit ! Comment avait-il trouvé
le temps de faire tant de livres, de voyager autant, et d'écrire
autant de récits de voyage ? J'avais sous-estimé
sa mémoire prodigieuse, qui lui rendait l'érudition
facile, qui faisait de lui une sorte de Borges italien, une corne
d'abondance.
Il était fatal qu'un historien à ce point pénétré
de la civilisation du XIXe siècle l'eût continuée
dans l'un des exercices spirituels qui lui furent les plus chers,
et qu'elle porta à la hauteur d'un grand art : le voyage
et le récit de voyage.
Dans ce livre qui est une véritable petite bibliothèque
des voyages en même temps qu'un art de voyager, la sensibilité
esthétique, quand elle est à ce degré avertie,
se révèle un style vigilant d'être au monde,
et l'un des modes les plus rigoureux de l'amour. Une «
gaie science » qui sait ravaler ses larmes. »
10 euros (code de commande
: 7898).
PRAZ
(Mario) Le pacte avec le serpent. Tome II. Traduit de l'italien par Constance
Thompson Pasquali. Paris, Christian Bourgois, 1990. In-8°
broché, 343 p., (collection « Les Derniers Mots
»), cachet d'appartenance à la page de garde.
En quatrième
de couverture :
« Wyndham Lewis l'a désigné, comme son «
Prince diabolique » et Edmund Wilson l'a salué chapeau
bas. Alberto Arbasino l'a qualifié d'anglologue
et s'est exclamé : « Voici donc un érudit
qui est aussi un écrivain : classificateur, styliste,
adonné non pas à la mode, mais au goût...,
au fascinant caprice, à l'excentricité enchanteresse.
» Et Italo Calvino a décrit avec admiration sa vocation
qui s'est forgée « dans la fréquentation
des Anglais excentriques qui séjournaient jadis en Italie...,
dans ses promenades à travers Londres, en quête
des lieux décrits par Charles Lamb. »
Dans ce second volume du Pacte avec le serpent, Praz nous
incite à redécouvrir les écrivains britanniques
les plus singuliers, de Walter Pater à Max Beerbohm, d'Oscar
Wilde à George Moore. Puis il nous révèle
les visages déconcertants de Gabriele D'Annunzio, tel
qu'en lui-même la légende le change. »
10 euros (code de commande
: 8569).
PRAZ (Mario) Le pacte avec le serpent.
Tome III. Traduit de l'italien
par Constance Thompson Pasquali. Paris, Christian Bourgois, 1991.
In-8° broché, 206 p., (collection « Les Derniers
Mots »), marque manuscrite d'appartenance au verso de la
couverture.
En quatrième
de couverture :
« Il y a, depuis la Renaissance, au sein de l'intelligentsia
occidentale une famille attachante, à peine secrète,
dont les membres se font des signes à travers les âges
; ils se lisent et se commentent volontiers les uns les autres,
(... ) toujours tentés de remonter aux origines païennes,
obscures, cruelles, des cultes et des croyances, à bonne
distance du présent et de ses vicissitudes incompréhensibles
(... ) ; bref, des espèces de sages-malgré-eux
défendus contre la grandiloquence des philosophes par
l'ironie, contre les naïvetés des doctrinaires par
la recherche savante, la philologie, et contre les facilités
de la narration historique accréditée par une exigence
critique intraitable généralement souriante, mais
souvent moqueuse ; c'est la famille des « libertins érudits
», la famille de Mario Praz. » (André Chastel)
Dans ce dernier tome du Pacte avec le serpent, Mario Praz
s'attache à deux grandes démarches esthétiques
: celle de Gabriele D'Annunzio et celle de Marcel Proust. »
5 euros (code de commande
: 8570).
SABA (Umberto) Il Canzioniere.
Traduit de l'italien parr
Odette Kaan, Nathalie Castagné, Laïla et Moënis
Taha-Hussein et René de Ceccaty. Lausanne, L'Âge
d'Homme, 1988. Fort in-8° broché, 621 p.
15 euros (code de commande
: 130/64).
SABA
(Umberto) Ombre des jours. Aphorismes
et nouvelles. Traduit de l'italien par René de Ceccatty.
Paris, Rivages, 1990. In-8° broché, 198 p., couverture
rempliée, exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
« Écrits pour la plupart après la guerre,
et publiés en revue, ces nouvelles et aphorismes furent
présentés au public comme de « brèves
compositions en prose, d'une coupe écourtée et
incisive, qui ont l'inflexion du poème et la rigueur de
l'aphorisme. C'est presque un genre nouveau, qui, certes, est
propre à Saba et qu'il appelle "Raccourcis"
parce que, d'une façon elliptique et rapide, ils lui permettent
d'arriver à des conclusions lointaines et souvent surprenantes.
» Saba commente alors cette définition, en précisant
: « Ils étaient du reste dans l'air
; il suffisait pour "les capter" et "les enregistrer",
d'avoir un peu d'oreille pour certaines réalités
profondes, auxquelles nos excellents philosophes (c'est là
que le bât blesse) répondent soit en niant leur
existence, soit par un "Vade retro, Satana" ! Mais
Satan ne demande pas mieux que de rester caché. »
Ce recueil a la tendresse ironique, l'intelligence vive et dense
que l'on connaît au grand poète triestin, mais avec,
ici, la blessure encore ouverte de la guerre, de l'Holocauste,
une sorte de désenchantement définitif. Jugements
politiques, portraits impitoyables ou chaleureux, tableaux poétiques
alternent dans ces carnets secrets qui, pour certains spécialistes
de Saba, représentent l'essence de son art. »
9 euros (code de commande
: 8956).
SILONE (Ignazio) Le grain sous la neige.
Traduction définitive de Jean-Paul Samson. Paris, Grasset,
1950. In-8 broché, 563 p., exemplaire non coupé
et à l'état de neuf.
13 euros (code de commande
: 6852).
SOLDATI (Mario) Les
lettres de Capri.
Traduit de l'italien par Paul-Henri Michel. Paris, Plon, 1956.
8e mille. In-12 broché, 309 p., (collection « Feux
Croisés »), ex-lbris dessiné par Francis
André.
En quatrième
de couverture :
« Les protagonistes des Lettres de Capri sont deux
epoux américains, unis par une estime réciproque,
mais sans amour. En Italie, aux temps troublés de la libération,
ils avaient connu l'un et l'autre, Harry auprès d'une
belle Romaine de murs faciles et Jane auprès d'un
jeune Italien dont on ne remarque d'abord que les bracelets et
les bagues, tous les émois de la sensualité. Le
mariage ne les assagit guère. Dans le secret, dans le
mensonge, dans la terreur obsédante d'un chantage et dans
le sentiment aigu de leur culpabilité, ils continuent
de vivre ou de rêver chacun de son côté
l'aventure de leur vie. Tout cela aboutit, d'abord, à
deux confessions : l'une, celle de l'épouse, entière
et dramatique, l'autre, celle du mari, réticente et à
peine esquissée ; puis à deux épilogues
où apparaissent, bien différentes pour chacun des
deux coupables, les punitions du destin.
L'analyse psychologique de ce roman magistral est servie par
une parfaite technique romanesque et un style éblouissant.
Les Lettres de Capri ont valu à Mario Soldati le
Prix Striga 1956, qui est l'équivalent du Goncourt. »
7,50 euros (code de commande
: 5792).
SOLDATI
(Mario) Les lettres de Capri. Roman. [Titre original : Le Lettere da Capri.]
Traduit de l'italien par Paul-Henri Michel. Paris, Plon, 1968.
In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 328 p.,
(collection « Feux Croisés »).
En quatrième
de couverture :
« À Rome en 1945, Harry Brant, fonctionnaire du
gouvernement américain, connaît, en même temps
que sa future femme, Jane, une florissante prostituée
italienne, Dora. Effrayé par les démons charnels
anti-américains au possible que Dora a déchaînés
en lui, il se hâte d'épouser la sage et puritaine
Jane. Pas si sage ni si puritaine toutefois qu'elle ne fasse
avec un jeune Italien, Aldo, une expérience assez semblable
à celle que poursuit secrètement son mari avec
Dora.
Harry et Dora, Jane et Aldo, c'est la rencontre de la jeune et
pure Amérique avec le vieux monde latin corrompu et délicieux,
pétri de péché et de pardon. C'est aussi
une histoire scabreuse et drolatique, dont la gravité
finit par percer le masque mi-faunesque, mi-pharisien derrière
lequel se cachent les personnages.
C'est enfin une évocation d'atmosphère italienne,
américaine et parisienne dont la force place ce livre
parmi les classiques des lettres contemporaines. »
9 euros (code de commande
: 11432).
SVEVO (Italo) Court voyage
sentimental et autres récits.
Textes choisis et présentés
par Mario Fusco. Traduits de l'italien par Soula Aghion,
Roger Dadoun et Jean-Noël Schifano. Paris, Gallimard,
1985. In-8° broché, 346 p., (collection « Du
Monde Entier »).
9 euros (code de commande
: 136/64).
[SVEVO (Italo)]. Italo Svevo et
Trieste. Paris, Centre Pompidou,
1987. In-8° broché, 376 p., illustrations., (collection
« Cahiers pour un Temps »).
@
« Une série
de texte porte sur Svevo lui-même (M. Fusco,
G. Piroué, N. Frank, C.Magris), les autres donnent une
idée de la richesse littéraire de Trieste et ce
à travers des études (G. Bosetti, Y. Hersant, E.
Bavcar) et des inédits en français (R. Bazlen,
U.Sba, C. Michelstaedter et E. Montale). »
15 euros (code de commande
: 138/64).
TASSE (Torquato
Tasso dit Le)
La Jérusalem délivrée. Gand, La Sixaine, 1947.
In-8° broché, 116 p., couverture rempliée,
exemplaire numéroté et non coupé.
10 euros (code de commande
: 5262).
[TRILUSSA (pseudonyme
de Carlo Alberto Salustri)]. CHAZAI (Louis) Un fabuliste italien.
Trilussa.
Genève, Pierre Cailler, 1949. In-8° broché, 45 p., couverture
rempliée, (« Collection d'Études et de Documents
Littéraires », n° 7), tirage limité à
500 exemplaires numérotés, peu courant.
Extrait :
« Qui est donc ce Trilussa, dont on peut affirmer qu'il
mérite infiniment plus d'être connu ici que maints
écrivailleurs italiens dont les ouvrages ont eu en pays
de langue française de nombreuses traductions ? Il mérite
d'être connu ici car ses boutades cinglantes, ses mordantes
satires, ses fines railleries, l'apparentent à ce que
l'humorisme français a de meilleur.
Trilussa est un pseudonyme. Le poète s'appelle en réalité
Carlo Alberto Salustri (Trilussa est l'anagramme de ce nom).
Il nacquit à Rome en 1873. Il fit ses études dans
un établissement dirigé par des Pères, ce
qui ne l'empécha pas plus tard de leur décocher
quelques-unes de ses flèches les plus affilées.
Ses premières poésies lui valurent tout de suite
une certaine notoriété : elles se ressentent fortement
du milieu petit bourgeois où vivait leur auteur, mais
sont cependant différentes de celles de ses prédécesseurs.
[...] »
8
euros (code de commande : 7902).
[UNGARETTI]. Giuseppe Ungaretti,
vie d'un homme. Poésie 1917-1970. Traduit de l'italien par Ph. Jaccottet, P.-J.
Jouve, J. Lescure, A. Pieyre de Mandiargues, F. Ponge et Armand
Robin. Préface de Ph. Jaccottet. Paris, Éditions
de Minuit/Gallimard, 1973. In-8° broché, 358 p.
13
euros (code de commande : 7446).
VERALDI
(Attilio) Pour service rendu. Traduit de l'italien par Bruno Granazio et Dominique
Blanckaert. S.l., Audibert, 2004. In-8° broché, 343
p..
En quatrième
de couverture :
« Naples, 1976. Pourquoi Giulia Miletti, la fille de l'homme
le plus riche et le plus corrompu de la ville a-t-elle pris la
fuite ? De quel document compromettant s'est-elle emparé
avant de disparaître ? Qui a noyé dans sa baignoire
Tina, la quatrième femme de Don Michele, et égorgé
son amant Pino Gargiulo ? Que sait au juste Casali, l'associé
et le rival de Don Michele du fabuleux contrat de 5 milliards
de lires dont son partenaire ne lui a soufflé mot ? C'est
Alessandro Iovine, dit Sasà, un avocaillon fiscaliste,
que Don Michele charge de découvrir la vérité,
de lui rendre un ultime service. Mais la piste de Giulia est
jonchée de cadavres... Et notre détective ne court
pas seulement après la fin mot de l'affaire. S'il réussit,
une belle somme d'argent l'attend, en Suisse. On lira avec passion
ce superbe roman chandlerien à l'italienne, mieux... à
la napolitaine ! »
12 euros (code de commande
: 8883).
VIGEVANI (Alberto) Le tablier rouge.
Traduit de l'italien par
Claude Bonnafont. Paris, Liana Levi, 1991. In-8° broché,
219 p., exemplaire du Service de Presse.
En quatrième
de couverture :
« Qu'est-il arrivé à Giulio ? » s'interroge
le narrateur, libraire-antiquaire, devant un étrange client,
bruyant, dérangeant, toqué de livres anciens, dont
le premier achat, symbolique, est une rarissime édition
ancienne de La Divine Comédie.
Giulio ne joue ni de ses disgrâces, ni de ses atouts. Sa
bosse discrète et ses sourires radieux, son récent
titre de comte, ses chèques d'héritier milanais,
sa logorrhée brouillonne et ses extravagances ne sont
qu'épiphénomènes greffés sur une
sensibilité maladive. Sa collection de portraits de fillettes
au regard inquisiteur serait-elle la clef du mystère ?
De même que Virgile guide Dante au neuvième cercle
de l'Enfer, le narrateur accompagne Giulio dans sa quête,
vers les racines de son enfer. Jusqu'au retournement final, inattendu,
surprenant. »
10 euros (code de commande
: 7780). |