LITTÉRATURE ITALIENNE
TRADUITE

 Page de la section "Littérature traduite"
proposée par la librairie
L'Oiseau-Lire
Pour commander
Retour à la page d'accueil de la littérature

Les ouvrages sont classés par ordre alphabétique de nom d'auteur.
Les biographies sont classées au nom de l'auteur étudié.

Nouvelle(s) entrée(s)

 

LUSSU (Emilio) — Les Hommes contre. [Titre original : Un anno sull'Altiplano.] Roman traduit de l'italien par Emmanuelle Genevois et Josette Monfort. Paris, Denoël, 2005. In-8° collé, 270 p., (collection « Denoël & d'Ailleurs »), ex-dono à la page de titre.
En quatrième de couverture :
   « Dans une fresque humaniste teintée d'un humour tragique, Emilio Lussu raconte l'année 1916-1917 sur le front de guerre entre l'Italie et l'Autriche-Hongrie. Parmi la neige et la rocaille des hauts plateaux alpins, soldats et officiers se débattent dans les mâchoires d'acier de la Grande Guerre. Les hommes tombent par milliers pour quelques mètres carrés de pierre et de boue. On croise des fantassins bouleversants d'humanité, un capitaine qui simule l'exécution d'un déserteur et le laisse fuir, mais aussi un général sanguinaire qui reproche au narrateur de ne pas s'être fait tuer au combat. Ce grand roman antimilitariste met en lumière la résistance de l'homme de troupe à travers la désertion, l'automutilation, le suicide et la mutinerie.
   Publié en Italie en 1938, adapté au cinéma par Francesco Rosi en 1970, Les Hommes contre est l'un des grands textes sur la Première Guerre mondiale. »

12 euros (code de commande : 12757 - vendu).

 

Pour être informé des mises à jour de cette page

 

 

ALAJMO (Roberto) — Un cœur de mère. Roman traduit de l'italien par Danièle Valin. Paris, Rivages, 2005. In-8° collé, 211 p.
En quatrième de couverture :
« À Calcara, village de la Sicile intérieure, la vie remue à peine. Sur la place les silhouettes noires vont et viennent, lentes et furtives. Elles évitent Cosimo censé jeter des sorts. Quelques hommes pourtant s'intéressent à lui. Modeste, maigre et triste comme il est, ils le trouvent parfait. Sa mère aussi le guette, de l'œil et du geste.
Dans cette immobilité parfaite, Cosimo, lui, attend. Seul, inquiétant de passivité, sous une lumière dantesque merveilleusement rendue par une écriture au couteau ; il ignore qu'il va bientôt entrer en scène.
Né à Palerme en 1959, Roberto Alajmo est un écrivain sicilien. Comme Luigi Pirandello, Leonardo Sciascia et Andrea Camilleri qui a salué son cadet de ces mots : « Cette farce noire est une splendide métaphore de la condition humaine. »

10 euros (code de commande : 10900).


BARBARO (Paolo) La maison aux lumières. Roman. Traduit de l'italien par René De Ceccatty. Paris, Stock, 1996. In-8° broché sous jaquette, 207 p., (collection « Nouveau Cabinet Cosmopolite »), ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur.
Sur la jaquette :
« Un tout jeune homme, Roberto, croit pouvoir retarder le moment de son entrée dans la vie. À quelques mois de l'appel aux armées, il s'engage comme aide-soignant dans un asile de vieillards : il espère ainsi échapper au service militaire. Encore étudiant, hésitant entre deux amies, il découvre auprès d'une très vieille femme nommée Christa une réalité qu'il ne soupçonnait pas : peut-être même, tout simplement, la réalité. Christa, dont il a la charge, est une Russe immigrée qui a suivi son mari italien rencontré en Russie. Par son àge, son exotisme, sa fantaisie et sa sagesse, elle révèle au jeune homme une expérience de souffrance, mais aussi d'invention et de liberté. Roberto, rebelle et rêveur, s'entend magnifiquement avec cette femme qui, au fond, pose sur le monde le même regard que lui. Peu à peu, tous les deux se détachent des contingences et, dans l'univers clos et terrible de cet hospice, antichambre de la mort, ils définissent une forme de bonheur, une parenthèse d'amitié intense et singulière. »

10 euros (code de commande : 5443).


BARBERO (Alessandro) — Roman russe. « Pour présager les tourments à venir. » Roman. Traduit de l'italien par Thierry Laget. Paris, Gallimard, 2002. In-8° broché, 505 p., (collection « Du Monde Entier »), jaquette.
En quatrième de couverture :
« Comment Viktor Nikolaïevitch Obiline, paisible Moscovite et professeur d'histoire, peut-il se repentir d'avoir confié à sa jeune étudiante, Tatiana Borisovna, une thèse au sujet anodin : « Les cadres du Parti dans la région de Bakou de 1945 à 1953 » ?
Nous sommes en 1988 : entre glasnost et perestroïka, Gorbatchev a entrepris de réformer l'État, entrouvrant la boîte de Pandore. L'immense échafaudage de l'empire soviétique commence à vaciller. Dans les archives officielles, la vigilance se relâche, la paresse fataliste de l'âme russe se régénère après les ivresses du socialisme, et des fissures lézardent l'édifice du secret. C'est en s'y engouffrant que Tatiana entre en contact — par curiosité, par hasard, par entêtement vengeur — avec des vérités embarrassantes, périlleuses, mortelles...
Comme elle, le juge Nazat Kallistratovitch Lappa, qui enquête sur l'assassinat d'un imam, ne veut pas lâcher prise. Entre Azéris, Arméniens et populations anxieuses, toujours plus éloignées d'un centre qui se désintègre, les puissants trament leurs complots : doublement compromis — lorsqu'ils étaient jeunes dans la répression stalinienne, aujourd'hui avec les groupes armés intégristes qui pullulent à la périphérie de l'empire —, ils organisent la lutte pour leur survie, en dépit des lois et des intentions du Kremlin. Ils sont poussés par de puissants mobiles : le pouvoir, l'argent, le pétrole, Dieu...
« Pour présager les tourments à venir », dit un vers d'Ossip Mandelstam, le grand poète déporté en Sibérie. Quels tourments se profilent derrière les énigmes dont Alessandro Barbero tisse les fils avec une habileté diabolique ? Avec des rebondissements incessants, dans des tonalités inspirées des grands Russes, de Gogol à Boulgakov, avec ce souffle à la fois épique et familier qui rend sa lecture irrésistible, le romancier pose une dernière fois les grandes questions politiques et éthiques du XXe siècle. Derrière les papiers poussiéreux des archives, il montre la chair et le sang, les victimes et les assassins : des hommes qui ont assassiné il y a cinquante ans et qui sont, aujourd'hui, de nouveau prêts à tuer. »

15 euros (code de commande : 8543).

 


BENNI (Stefano) Hélianthe. Roman traduit de l'italien par Marguerite Pozzoli. Arles, Actes Sud, 1997. In-8° broché, 432 p., (collection « Cactus »).
En quatrième de couverture :
« À travers la vie quotidienne des habitants de Tristalia, Stefano Benni semble d'abord nous promettre une satire fameusement pessimiste de notre société. Et puis son roman prend la tournure d'un fabuleux voyage. De planète en planète, au cœur des Mondes Altéréens, ses héros rivalisent dans la quête d'un élixir aussi essentiel à la guérison d'Héliantbe qu'au salut d'un monde dévoyé par l'argent et la manipulation informative. C'est bel et bien à la résistance que nous invite ce maître italien de la fantaisie langagière. Une résistance en forme d'éclat de rire, de lucidité et de poésie. »

12,50 euros (code de commande : 5445).


BIAMONTI (Francesco) — Attente sur la mer. Roman. Traduit de l'italien par François Maspero. Paris, Seuil, 1996. In-8° broché, 139 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
« Pour la dernière fois, Edoardo décide de quitter les chers paysages de sa Ligurie et la femme qui l'aime et l'attend depuis trop longtemps. Il s'embarque sur un bateau chargé d'armes en direction de l'ex-Yougoslavie : un départ qui est aussi une fuite, un abandon aux charmes de la mer, au pouvoir guérisseur de ses silences, aux lumières qui l'imprègnent.
La navigation se déroule tranquillement, guidée par les ordres des armateurs de Toulon qui assument la responsabilité de la mission.
Mais soudain la radio s'interrompt et l'attente sur la mer commence. L'exorcisme est fini, la traversée prend une dimension tragique qui remue les consciences et oblige les hommes à agir. »

10 euros (code de commande : 7767).

 


CICOGNANI (Bruno) — La Vélia. Roman. Traduit de l'italien par Juliette Bertrand. Paris, Calmann-Lévy, 1947. 3e édition. In-8° broché, 282 p., (collection « Traduit de »).
Extrait du New York Times Book Review (dimanche 24 juillet 1932) :
« Bruno Cicognani, although he has never succeeded in winning a wide public, has been greatly esteemed in Italian literary circles ever since he published his novel La Velia in 1921. This has generally been considered to be the best Italian novel of the post-war decade. Unfortunately he seemed for a while to have said all he had to say and to be wandering around afterward to little or no result. »

7,50 euros (code de commande : 7838).


COCCIOLI (Carlo) — Manuel le mexicain. Roman. Paris, Plon, 1956. 6e mille. In-8° broché, 314 p., (collection « Feux Croisés »), petit accroc à la couverture.
En quatrième de couverture :
« À Tlatenalco, village du haut-plateau mexicain où il est coutume de représenter chaque année une Passion du Christ, Manuel, un adolescent qui se croit marqué d'un signe, accepte le rôle du Sacrifié. Il est accueilli
dans le pueblo comme un condamné à mort ; aux yeux de tous, il passe pour un héros; sera-t-il le Christ parce
qu'il a sauvé une jeune fille du village d'une odieuse agression ? Une accusation ignominieuse est soudain portée contre lui : il serait non pas le sauveur, mais l'agresseur de la jeune fille. Manuel cesse de « représenter », il « devisent », la victime. Avili à cause d'un crime qu'il n'a peut-être pas commis, il est conduit au supplice : n'est-ce qu'un simulacre, ou bien est-ce une conspiration véritable où les vieux rites indiens se mêlent à ceux d'un catholicisme violent, morbide, obsédant ?
Tel est le court prologue du plus extraordinaire roman de Carlo Coccioli. Les deux sangs qui coulent dans les veines de Manuel (son père, sorti d'un pueblo de pêcheurs de la côte de Veracruz ; sa mère, fleur de la race indienne de Tepoztlán, qui n'a point subi de contaminations) font de cet adolescent sombre et ardent, triste et délicat, un reflet du Mexique actuel ; celui qui n'est pas connu des voyageurs trop pressés. Un Mexique qui n'a pas offert à Carlo Coccioli un simple décor ou un prétexte ; 1'auteur, semble-t-il, y a vraiment connu son personnage, et l'on pourra retrouver, à l'accent de ce livre magique, à son style assionnel, le sceau de ce qui constitue, à tous égards une rencontre. La rencontre d'un pays et d'un homme l'un à l'autre prédestinés ; la rencontre, par un des plus grands écrivains d'aujourd'hui, d'une aventure humaine d'où il a su tirer une inoubliable forme de beauté. »

6,50 euros (code de commande : 7841).


COMISSO (Giovanni) — Au vent de l'Adriatique. Traduit de l'italien par Marie-France Sidet. Paris, Le Promeneur, 1990. In-8° broché, couverture rempliée, 247 p., cachet à la page de garde, bel exemplaire, épuisé au catalogue de l'éditeur.
Au pli de la couverture :
« Au sortir de la Première Guerre mondiale, après avoir suivi l'équipée du poète-soldat D'Annunzio, Giovanni Comisso se laissa porter par son désir d'aventure et par sa passion de l'errance. Il se mêla ainsi au petit peuple des pêcheurs de l'Adriatique, dont il partagea la vie durant plusieurs années. Éden lumineux qui ne devait pas tarder à disparaître ; monde de sensations intenses, à l'aimable « sauvagerie », au naturel fascinant dont la nostalgie devait ensuite inspirer toute l'œuvre de l'écrivain et lui donner son style même.
Au vent de l'Adriatique dessine le tableau de cette expérience dans un paysage mouvant de petites îles, de terres sableuses, d'archipels touffus que parcourent des pêcheurs à l'âme simple, diverses figures de la grace humaine, ou encore ces silhouettes « penchées sur de blancs ouvrages de dentelle comme sur l'apparition muette d'un corps aimé. »

9 euros (code de commande : 7553).


D'ANNUNZIO (Gabriele) L'enfant de volupté. Traduit de l'italien par G. Hérelle. Bruxelles, Le Club du Livre Sélectionné, s.s. In-8° sous reliure d'éditeur, 309 p., exemplaire numéroté, dos passé et charnière du second plat endommagée.

5 euros (code de commande : 7823).

D'ANNUNZIO (Gabriele) — L'Intrus. Les Romans de la rose. Traduit de l'italien par G. Hérelle. Paris, Calmann-Lévy, 1922. In-8° broché, 388 p., exemplaire numéroté sur vélin du Marais, rousseurs.

12 euros (code de commande : 7815).


[DANTE]. GUARDINI (Romano) — Dante, visionnaire de l'éternité. Traduit de l'allemand par Jeanne Ancelet-Hustache. Paris, Seuil, 1962. In-8° broché, 209 p., cachet d'apparteance au revers de la couverture et à la page de garde, quelques soulignements aux pages 27, 32 et 37.
En quatrième de couverture :
« Ce livre contient tous les textes de Romano Guardini sur l'œuvre de Dante. Il s'agit là de recherches que l'éminent penseur a poursuivies pendant plus de trente ans, concernant non pas la philologie et l'histoire, mais l'image philosophique et chrétienne du monde dans la Divine Comédie. Une étude sur l'ange lui permet dès l'abord de s'élever jusqu'aux principaux thèmes du poème et constitue ainsi une première esquisse de son interprétation.
La seconde partie de l'ouvrage est d'une extrême richesse. On en jugera par les titres de quelques chapitres : « L'élément visionnaire dans la Divine Comédie », « L'ordre de l'être et du mouvement », « Le paysage dans l'art de Dante », « Le phénomène de la lumière », « La conscience de l'histoire chez Dante », etc. Le lecteur trouvera ici l'équivalent des études du même auteur sur Socrate, Pascal, Dostoïevski, dont la traduction française, comme l'original, a connu un tel rayonnement.
Romano Guardini termine son livre par un « Epilogue subjectif ». Toute rencontre avec une grande œuvre ne pouvant être, nous dit-il, que le fruit d'une longue préparation, il explique comment il a trouvé accès à la Divine Comédie. Son ordinaire réserve sur tout ce qui a trait à sa vie et à sa pensée rend ce témoignage doublement précieux. »

9 euros (code de commande : 7843).


DE CARLO (Andrea) — Yucatan. Roman. Traduit de l'italien par Myriam Tanant. Paris, Grasset, 1989. In-8° broché, 239 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
« Un metteur en scène de cinéma, son assistant et le producteur partent des États-Unis en voiture pour réaliser au Mexique un film où il serait question de musique indienne et de sorcellerie. De mystérieux et inquiétants inconnus, qui ne se signalent que par des messages anonymes, se mettent en travers du projet. Tant mieux pour le roman, qui devient l'histoire, subtile et brillante, de la continuelle modification des rapports, sous l'influence de la curiosité et de la peur, entre les trois hommes et leurs compagnes occasionnelles. Un livre fait de rythmes internes, de parcours parallèles, de variations, de répétitions, d'assonances orchestrés dans un style qui utilise les possibilités de la musique autant que celles du langage.
Andrea De Carlo, un des meilleurs représentants de la nouvelle génération de romanciers italiens, donne ici les preuves d'une virtuosité élégante et désinvolte, inspirée des techniques du cinéma et de la télévision. Les scènes, les dialogues, les descriptions nettes et précises glissent sous les yeux du lecteur avec une lisse évidence et une rapidité fugitive qui lui donnent à peine le temps de s'apercevoir qu'ils ont déposé en lui tout un monde d'images et de sensations excitantes. »

7,50 euros (code de commande : 7751).


DE LUCA (Guido) — Critique du génie italien. [Bruxelles], Les Essais Humanistes, 1935. In-12 broché, 217 p., traces d'adhésif à la couverture.
Extrait de l'avant-propos :
« Une des tendances les plus nuisibles pour l'évolution de la pensée du XXe siècle est celle qui vise l'abandon de toute sérieuse recherche historique et philosophique, car les œuvres qu'on appelait autrefois « monumentales » sont disparues du domaine de la culture moderne et le goût littéraire se porte tout sur ce qui se passait aux marges de l'historiographie. La culture de 1900, si l'on excepte les branches scientifiques, se cristallise en formes académiques et maniérées, telles que les divers aspects du synthétisme littéraire, l'internationalisme réthorique
de l'art, le goût de plus en plus accentué pour une esthétique primitive d'inspiration décadente. Tout l'effort
d'origina1ité de la pensée s'oriente vers la déformation et le grotesque, ce qui permet à Erasme de reprendre sa
place parmi les maîtres les plus universels et écoutés de l'ironie humaniste de notre siècle.
En entreprenant une critique du génie italien et en adressant cette étude à la culture française et européenne, nous croyons pouvoir accomplir un effort utile et nouveau par rapport aux formes habituelles de l'érudition historique et littéraire, surtout nouveau en ce qui concerne l'analyse de l'originalité spirituelle italienne dans ses expressions les plus modernes et représentatives. »

6 euros (code de commande : 7845).


ECO (Umberto) — L'île du jour d'avant. Roman. [Titre original : L'Isola del giorno prima.] Traduit de l'italien par Jean-Noël Schifano. Paris, Grasset, 1996. In-8° collé, 461 p.
En quatrième de couverture :
« C'est entre le mois de juillet et le mois d'août 1643 que le jeune Roberto de la Grive fait naufrage en plein océan Pacifique. Et l'aventure commence dès les premières lignes : seul survivant d'un navire espion hollandais où le cardinal Mazarin l'a contraint à embarquer comme agent secret au service de la France, Roberto se retrouve naufragé sur un autre vaisseau, une flûte qui semble abandonnée par son équipage.Face à lui, une île ; entre l'Île et lui, le 180e méridien. Derrière lui : le mystère des longitudes...
Alors, entre le présent et le passé, se déroule un carrousel ininterrompu de personnages, d'événements, d'idées, de machines merveilleuses, où ne manquent, en pleine guerre de Trente Ans, à une époque où les découvertes d'autres mondes font chanceler les esprits, les religions, les arts et les lettres, ni les sièges et les assauts de forteresses, ni les duels de lames et de langues effilées jusqu'au frisson, ni les poudres et les onguents, ni les multiples trames d'espions, les sosies perfides, les libertins et les jésuites sans scrupules et brillant de leur science raffinée, ni les paysannes pulpeuses et batailleuses, ni les épidémies, ni les salons parisiens feutrés où s'ourdissent les complots du cœur et du pouvoir...
En un jeu magique de miroirs, Umberto Eco, l'enchanteur au gai sçavoir, nous fait renaître au siècle des Galilée, Monterdi, Caravage, Cervantès, Rubens, Bernin, Shakespeare, Vermeer, Campanella, Rembrandt, Marino, Molière, Gracián, Cyrano, Spinoza, Velasquez, Descartes, Borromini, Poussin, Gassendi, Basile, Milton, Racine, Pascal, dans le plus français, le plus universel et le plus subtilement autobiographique de ses romans. L'île du jour d'avant est l'histoire de notre langue en perpétuelle métamorphose, de notre temps qui se joue dans l'espace, où l'homme baroque d'aujourd'hui vit assiégé en sa virtuelle tour de Babel ; c'est un roman-encyclopédie, un roman de formation, un roman d'espionnage, un roman d'amour. C'est un roman-clef d'un millénaire qui s'achève, le nôtre. »

12 euros (code de commande : 11103).


FERRANTE (Elena) — L'amour harcelant. Roman. Traduit de l'italien par Jean-Noël Schifano. Paris, Gallimard, 1995. In-8° broché, 181 p., (collection « Du Monde Entier »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
« Entre le corps d'Amalia, qui flotte dans la mer, à l'aube, mystérieusement noyé, et le corps de Delia, sa fille, exposé à la violence, au sang et à la pluie d'une Naples au ciel plombé et aux rues hostiles, se déroule ce thriller familial, sensuel et désespéré, dont les rebondissements vous griffent le cœur.
Qu'est-il arrivé à Amalia ? Qui se trouvait avec elle la nuit de sa mort ? Pourquoi n'est-elle vêtue que d'un soutien-gorge neuf quand on la retrouve ? A-t-elle vraiment été, comme le portent à penser les dernières heures de sa vie, la femme que sa fille a toujours imaginée, ambiguë et insatiable, prête à de secrètes déviations, capable d'échapper dans la ruse et la grâce à la surveillance obsédante de son mari ? Qui est Caserta, ce vieil ami d'Amalia, une victime ou un bourreau ? Quels sont ces hommes qui entravent et révèlent le destin de Delia ?
Le parcours qui conduira Delia des funérailles de sa mère à l'évocation toujours plus détaillée de la figure troublante de cette génitrice, et au dénouement imprévisible de l'histoire, est constellé de soubresauts de la mémoire, de gestes de répulsion et d'amour, de scènes glaçantes.
Dernier mystère : nul ne sait qui est l'auteur de ce livre. Nul n'a vu son visage. Elena Ferrante a longuement vécu à Naples, dit-on. Actuellement elle devrait résider en Grèce. Ce premier roman d'une plume sûre de soi a été mis en film par Mario Martone, sous le titre L'amour qui dérange.

7,50 euros (code de commande : 7511).


FERRERO (Guglielmo) — Entre les Deux Mondes. Ouvrage traduit de l'italien par G. Hérelle. Paris, Plon, 1930. 7e édition. In-12 broché, IV + 418 p., mention manuscrite d'appartenance à la page de titre, peu courant.
Extrait de la préface :
« Tant qu'enfin, à force d'aller et venir mentalement, moi aussi, entre les deux mondes, je crois que je suis arrivé à comprendre quelle extraordinaire perturbation la découverte de l'Amérique a apportée dans la vieille histoire de l'humanité. Petite au début, cette perturbation a grandi dans le cours des siècles avec les découvertes de la science, avec les inventions, avec le triomphe de la liberté ; et il en est résulté une lutte ardente entre la quantité et la qualité, c'est-à-dire entre la force qui pousse les hommes à détruire toutes les limites pour prendre possession de la terre entière et pour en conquérir tous les trésors, et le besoin naturel qu'ont les hommes de se circonscrire dans des limites pour être cepables;de recounditre avec certitude le Bien, le Beau et le Vrai.
Et ainsi m'est venue finalement l'idée de représenter ce conflit des deux mondes — non pas seulement le conflit de l'Amérique et de 'Europe, mais celui qui met aux prises les anciennes civilisations limitées, encore vivantes dans un si grand nombre de traditions, avec les aspirations, les ambitions, les passions de cette civilisation nouvelle, impatiente de jeter bas toutes les 1imites, — en renouvelant une vieille forme littéraire. Qu'est-ce que ce livre ? Un roman ? un récit de voyage ? un drame ? un traité de philosophie ou de sociologie ? Non : c'est un dialogue. Chère aux anciens, cette forme littéraire, qui fut l'instrument favori de Platon et de Galilée, semble, au dire de Renan, faite exprès pour traiter les graves questions que l'esprit humain recommence toujours à discuter parce qu'il ne peut jamais en donner une solution définitive. »

10 euros (code de commande : 7847).


FERRERO (Sergio) — Dans l'ombre. Traduit de l'italien par Danièle Valin. Paris, Rivages, 2000. In-8° broché, 261 p.
En quatrième de couverture :
« C'est dans une ville de la province italienne qu revient Sergio Ferrero : il franchit le mur de clôture d'un parc, traverse des prairies plantées d'arbres antiques et ombreux, effleure des gloriettes et des massifs, et, avec un art de conteur précis, nuancé de murmures, il lève le voile qui entoure le palais néoclassique de San Martino, où s'écoule la vie composite d'une famille. C'est l'époque des années fascistes et de ses tranquilles apparences que ne troublent pas encore les signes annonciateurs de l'imminent incendie. La vie tourne autour d'une vieille dame anglaise au comportement un peu excentrique, de son héritier Pietro, fils gâté, et d'un couple qui lui est lié. Au centre grandit une petite fille à la naissance obscure et discutée, Chiara. Avec un dosage très sûr d'ombres et de lumières, Ferrero tisse un récit qui est à la fois policier et visionnaire, sans renoncer à l'impitoyable analyse de la décadence d'une famille. »

10 euros (code de commande : 8610).

FERRERO (Sergio) — Paysages dérobés. Roman traduit de l'italien par Danièle Valin. Paris, Rivages, 2004. In-8° broché, 151 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
« Pourquoi John, un jeune Américain, décide-t-il d'emboîter le pas d'un professeur italien à la retraite ? Par ennui sans doute, pour la beauté de l'art peut-être. Tous deux sont intrîgués par Léon Grand, un peintre du XIXe siècle dont les paysages urbains précédent de trente ans la peinture métaphysique de Chirico. Leurs goûts communs les mènent à Loussac, une petite ville de province, écrasée par la chaleur de l'été, où plusieurs toile de Léon Grand sont censées être conservées. À peine descendus du train, ils sont saisis d'une inquiétude diffuse. Le lieu est étrange, les habitants tout autant.
Nimbé de mystère, vertigineusement construit entre ombre et lumière, le quatrième roman de Sergio Ferrero traduit en français met en scène une double quête existentielle. Celle d'un jeune homme avide de vivre, celle d'un vieil homme sous les pieds duquel le sol se dérobe. »

9 euros (code de commande : 8909).


GADDA (Carlo Emilio) — La connaissance de la douleur. Roman. Traduit de l'italien par Louis Bonalumi et François Wahl. Paris, Seuil, 1974. In-8° broché, 264 p., exemplaire du Service de Presse, quelques soulignements.
En quatrième de couverture :
« Amérique du Sud ou Lombardie, Alpes ou Cordillère des Andes : c'est dans un paysage de paix parmi les soubresauts de Commedia d'une contingence villageoise, que l'ingénieur-hidalgo Gonzalo Pirobutirro d'Eltino éclate en fureurs épouvantables : contre feu son père, sa mère, les péons, les propriétaires, l'enfance, toute la société maradagalaise : et surtout contre l'idée du moi.
« C'était le mal obscur dont les histoires, les lois, l'enseignement universel des grandes chaires persistent à ignorer et la cause et les modes : qu'on porte en soi tout au long de l'effritement foudroyé d'une vie, plus pesant chaque jour, sans remède. »
« Le mal invisible, peut-être : la fable de la maladie, l'étrange fable propagée par les conquistadores, auxquels il fut donné de la recueillir des mourantes paroles de l'Inca : selon qui la mort arrive pour rien, environnée de silence, comme une tacite, ultime, combinaison du penser. »
« Un grotesque comme celui-ci ne se niche pas dans la perversité machinante du foie de l'auteur de la Connaissance mais dans le foie machinateur de la réalité universelle . »

9 euros (code de commande : 7887).

GADDA (Carlo Emilio) — Éros et Priape. De la fureur aux cendres. Traduit de l'italien par Giovanni Clerico. Paris, Bourgois, 1990. In-8° broché, 301 p., (collection « Les Derniers Mots »), cachet d'appartenance à la page de garde.
En quatrième de couverture :
« Pour exorciser le mal dans son existence sous le régime, tout comme le choix de cet engagement, il lui était nécessaire de recréer et de représenter l'époque fasciste sous les aspects les plus obscènes et monstrueux... Le fascisme, et Mussolini en particulier, servent à indiquer non seulement une tragédie politique mais une incarnation grotesque de forces psychiques déchaînées... La représentation s'incarne dans une métaphore prolongée du stupre collectif : le Duce a perverti le rythme naturel du développement humain et de sa personne émanent des rayons d'énergie narcissique qui prouvent l'éternelle présence de la phase auto-érotique de sa psyché. »

8 euros (code de commande : 7849).

GADDA (Carlo Emilio) — Le palais des ors. Traduit de l'italien par Béatrice Sayhi-Périgot. Paris, Quai Voltaire, 1989. In-8° broché, 142 p., couverture rempliée, cachet d'apparatenance à la page de garde.
Au pli de la couverture :
« Issu de la même poussée créatrice qui devait donner l'Affreux Pastis de la rue des Merles, le Palais des ors n'en est pas moins une œuvre à la logique propre, dont le dénouement diffère de celui du roman tout en en reprenant les thèmes majeurs. Ce qui se diffracte, se ramifie, se perd en incidentes, ou digressions baroques dans le roman est ici ramassé, resserré dans ce qui a l'apparence d'un scénario ou « traitement cinématographique » mais ne vit jamais le jour sous cette forme.
Texte pur et souple donc, où l'on retrouve dans sa saveur, sa richesse, le style « kaléïdoscopique » d'un romancier au pessimisme noir et ludique dont la moindre note regorge de trouvailles et dont rien ne peut laisser indifférent. »

6,50 euros (code de commande : 7848).

[GADDA (Carlo Emilio)]. MANGANARO (Jean-Paul) — Le baroque et l'ingénieur. Essai sur l'écriture de Carlloo Emilio Gadda. Paris, Seuil, 1994. In-8° broché, 288 p., pliure à la couverture, (collection « Le Don des Langues »)

7,50 euros (code de commande : 7440).

[GADDA (Carlo Emilio)]. ROSCIONI (Gian Carlo) — La Disharmonie préétablie. Essai sur Gadda. Traduit de l'italien pâr Maurice Darmon. Paris, Seuil, 1993. In-8° broché, 172 p., (collection « Le Don des Langues »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
« Née comme « projet encyclopédique » de représentation totale de la réalité, l'œuvre de Carlo Emilio Gadda se heurte sans cesse à l'impossibilité de tout dire, de « spécifier la totalité », de « débrouiller l'écheveau » et, de là, à l'inachèvement ; aussi le texte est-il fait de répétitions, de réécritures, de reprises des mêmes motifs, stylistiques ou thématiques.
La Disharmonie préétablie offre une carte générale de l'œuvre et de la personnalité de Gadda, à travers une reconstruction de ses intérêts philosophiques et scientifiques : du background positiviste et des prédilections encyclopédiques vers un panorama inédit de la pensée, qui comprend des philosophes comme Bergson et Darwin, Leibniz et Spinoza, sur lesquels l'angoisse existentielle de Gadda eut tout le loisir de se former tandis que grandissait son destin littéraire. »

10 euros (code de commande : 7512).


JAEGGY (Fleur) — La peur du ciel. Nouvelles. Traduit de l'italien par Jean-Paul Manganaro. Paris, Gallimard, 1997. In-8° broché, 110 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
« Après Les années bienheureuses du châtiment, le roman dont Joseph Brodsky a dit : « Temps de lecture : environ quatre heures. Temps du souvenir : toute une vie », Fleur Jaeggy a écrit sept histoires obscurément complices, rapides et dépouillées, comme gravées par un burin. Une terreur subtile, un gel secret, un penchant sournois pour le délire se nichent dans les gestes et dans les lieux de ces récits ironiques et violents. L'air y est trompeur, il vibre à peine sous le souffle du fiihn, le zéphyr, un vent « doucement dangereux », qui induit au spleen et à la peur du ciel.
« Que de femmes tueraient ainsi leur mari, sans être des criminelles. Au fond elle l'a aidé dans son rêve. Dans la réalisation d'un rêve. Kurt voulait voler. Et pour voler, dit Verena dans la salle d'un ton sec, il faut tomber. »

7,50 euros (code de commande : 7771).


LEOPARDI (Giacomo) — Pensées. Traduit de l'italien par Joël Gayraud. Paris, Allia, 1992. In-8° broché, 90 p., ouvrage épuisé sous cette forme au catalogue de l'éditeur.
Sur la couverture :
   « Né en 1798 à Recanati, petite ville des États de l'Église, et mort en 1837 à Naples, Giacomo Leopardi a laissé une œuvre considérable. D'une précocité prodigieuse (il apprend seul une demi-douzaine de langues dont le grec et l'hébreu), il mène dès l'adolescence des travaux philologiques qui lui valent l'admiration des plus grands érudits de l'époque. Poète Lyrique, il renouvelle par ses Chants la poésie italienne, lui donnant ses plus beaux vers depuis Dante et, surtout, la faisant accéder d'un coup à la modernité tragique de sont temps. Moraliste et philosophe, il accomplit dans ses Œuvres morales et dans Zibaldone, vaste journal littéraire intime foisonnant de réflexions sur les sujets les plus divers, une œuvre critique le rattachant par son matérialisme et son sensualisme à la philosophie des Lumières, mais qui inaugure, par son pessimisme radical, un complet renversement de sens, qui marquera sans doute moins son siècle que le nôtre, et dans lequel Nietzsche, qui ne cessera de rendre hommage à Léopardi, s'engagera à son tour. Dans une lettre du 2 mars 1837, Leopardi annonce son intention d'écrire un recueil de Pensées sur les caractères des hommes et leur conduite dans la société. Ce recueil ne sera publié que quelques années après sa mort, en 1845, sous le titre abrégé de Pensées. On y trouve sous forme d'aphorismes, d'anecdotes significatives ou de sentences lapidaires l'essentiel des conclusions léopardiennes sur la morale. En appliquant à la vie privée les principes et les vérités exposés par Machiavel en termes politiques, Leopardi démonte les ressorts cachés des passions les plus nobles, stigmatise l'imposture en tant que base de la vie sociale, déplore l'éducation donnée à la jeunesse qu'il assimile à un complot tramé par la faiblesse contre la force, par les vieillards contre les jeunes gens, et décrit le monde comme le champ d'action des scélérats contre les hommes de bien, des lâches contre les courageux, de l'hypocrisie et du mensonge contre la sincérité. De tous les sentiments humains que l'auteur soumet au scalpel de sa critique, seul l'ennui, « apanage des gens d'esprit », trouve grâce à ses yeux. Tout le reste n'est qu'illusion et douleur, car « les hommes, qui sont malheureux par essence, veulent croire qu'ils le sont par accident. » La présente édition constitue la première traduction française intégrale des Pensées. »

10 euros (code de commande : 12203).

[LEOPARDI (Giacomo)]. SOLMI (Sergio) La vie et la pensée de Leopardi. Traduit de l'italien par Monique Baccelli. Paris, Allia, 1993. In-8° broché, 58 p., couverture rempliée.
Au pli de la couverture :
« De ses innombrables vagabondages à travers la littérature de tous les temps, la fréquentation de Leopardi fut, pour Sergio Solmi, le plus constant et le plus fructueux. Durant plus de trente ans, en essayiste curieux et attentif, en lecteur insatiable, il scruta cette œuvre dans ses aspects les plus divers. Mais Solmi n'entretint pas seulement avec Leopardi un rapport fondé sur sa perspicacité et son émotion de lecteur : il s'agit, plus profondément, d'une concordance, d'un dialogue, entre deux auteurs. Tous les textes consacrés par Solmi à l'auteur des Petites Œuvres morales furent rassemblés dans les Études leopardiennes, dont est extrait La Vie et la pensée de Leopardi. Ces pages denses et limpides parviennent à saisir et à transmettre la richesse de la pensée de Leopardi en même temps qu'elles offrent un aperçu biographique de sa douloureuse existence. Ce petit livre constitue la meilleure introduction possible — la seule disponible en France actuellement — pour qui voudrait découvrir l'univers d'un des plus importants écrivains italiens. »

5 euros (code de commande : 7894).


[MACHIAVEL (Nicolas)]. PREZZOLINI (Giuseppe) — Vie de Nicolas Machiavel florentin. Traduit de l'italien par Marthe-Yvonne Lenoir. Paris, Plon, 1929. 7e édition. In-8° broché, 254 p., cachet à la page de garde, couverutre légèrement défraîchie.

5 euros (code de commande : 7870).


MALAPARTE (Curzio) La peau. Roman. Traduit de l'italien par René Novella. Paris, Denoël, 1958. In-12 broché, 504 p., rousseurs sur la couverture.

. 10 euros (code de commande : 7908).


MANZINI (Gianna) — Portrait en pied. Traduction de l'italien par Marilène Raiola. Postface de Bertrand Levergeois. S.l., Mille et Une Nuits, 2002. In-8° broché, 268 p.
En quatrième de couverture :
« Comment vit-on une enfance dans un petit village de Toscane au début du XXe siècle, lorsque sa mère appartient à la bourgeoisie industrielle, que son père mène des activités syndicales et défile dans la rue avec les anarchistes ? Gianna Manzini fut déchirée par la séparation de ses parents, ballottée entre le désir de combler les aspirations maternelles à la réconciliation familiale et l'admiration éperdue pour ce père superbe, à l'âme idéaliste et poétique. « Elle, elle me fait du chantage avec ses larmes, lui me fascine avec sa noblesse et sa douleur. Leur échapper est impossible. Sinon où pourraient-ils continuer à se rencontrer ? Moi seule peux leur servir de point de rencontre, de terrain de conflit. »
Au crépuscule d'une œuvre romanesque importante, celle qui fut l'amie d'Eugenio Montale et la traductrice italienne de Gide et de Larbaud revient sur sa blessure originelle et explore cet espace intérieur contradictoire, source de sa vocation littéraire. En une ultime tentative, elle cherche à se libérer de la culpabilité qui l'étouffe et à rendre, enfin, tout l'amour qu'elle doit à son père Giuseppe, mort loin d'elle, en exil, en 1925, après avoir été banni par le régime fasciste. »

12 euros (code de commande : 8986).


MENEGHELLO (Luigi) — Colin-maillard. Traduit de l'italien par Soula Aghion. Paris, Le Promeneur, 1991. In-8° broché, 223 p.
Au pli de la couverture :
« L'italie de l'immédiate après-guerre: espérances aberrantes, succès rapides, enthousiasmes naïfs, petites aventures : les amis, les filles, les motos, les idées, une brusque ouverture sur la culture européenne: une période brève, intense, unique où tout semblait à nouveau possible, et problématique.
Dans un coli-maillard avec les vintg ans qui étaient alors les siens, Luigi Meneghello, écrivain hybride qui se partage entre un petit volage de la Vénétie et Londres, raconte dans une langue savoureuse ce moment reve et tout ce qui pouvait alors apparàltre grave et solennel à un jeune homme à peine sorti de l'expérience partisane, plongé dans un climat d'espoir et d'attente, d'innovations publiques et privées, se teinte, avec le recul, d'ironique nostalgie et d'une ombre de comique. »

10 euros (code de commande : 7879).


MONTEFOSCHI (Giorgio) — La troisième femme. Traduction de Nathalie Castagné. Paris, La Manufacture, 1990. In-8° broché, 334 p., (collection « Les Étrangères »), ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
« J'avais l'enfer dans le cœur et je ne le savais pas. » Rarement, le portrait d'un homme à la dérive aura été aussi bien tracé que dans le roman de Giorgio Montefoschi, La Troisième Femme. De page en page, l'auteur explore les arcanes du couple formé par Federico et Laura Trotta, couple cimenté par l'amour et déchiré par une incompréhension mutuelle. Ce dernier thème, comme dans les meilleurs films d'Antonioni, trouve, dans La Troisième Femme, son expression la plus haute. Et Rome, haut lieu du roman, a la réalité d'un personnage. Construit sur le modèle de L'Odyssée, La Troisième Femme est le récit d'un voyage jalonné d'épreuves
et conclu par la mort.
Le roman de Giorgio Montefoschi se situe dans la lignée de la prestigieuse tradition romanesque qu'illustrent
Cesare Pavese et Goffredo Parise. »

10 euros (code de commande : 7880).


MONTESANO (Giuseppe) — Cette vie mensongère. Traduit de l'italien par Serge Quadruppani. Paris, Métailié, 2005. In-8° broché, 209 p., (collection « Bibliothèque Italienne »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« Dégoûté par la mesquinerie et la vulgarité de sa famille petite-bourgeoise, Roberto se met au service de Cardano, un artiste bohème marié à l'une des filles d'une grande famille de Naples. Tandis que « l'artiste » l'abreuve de discours nourris de la littérature décadente de la fin du XIXe siècle, il découvre les projets monstrueux des Negromonte, un clan d'entrepreneurs rapaces : transformer Naples tout entière en parc de loisir, s'approprier musées et monuments, faire de tout Napolitain un comédien jouant les Napolitains pour le plus grand plaisir des touristes et le plus grand bénéfice du clan. Mais avec l'aide d'une fillette en guenilles, Andrea, le cadet de la famille, fomente une révolte.
Banquets gargantuesques, délires mêlant culture populaire et raffinement littéraire, résurgence du passé d'une ville-monde, carnaval des gueux : ce livre-maelström, entre fantastique et réalisme Social, tend un miroir à notre époque. Les lecteurs l'y reconnaîtront, à peine déformée, avec ses grimaces les plus dangereuses et les plus effrayantes. »

10 euros (code de commande : 10144).


MORANTE (Elsa) — Aracoeli. Roman. Traduit de l'italien par Jean-Noël Schifano.. Paris, Gallimard, 1984. In-8° broché, 400 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
« Ma mère était andalouse. Le hasard rit que de naissance ses parents portaient l'un et l'autre le même nom de famille, Muñoz : si bien que selon l'usage espagnol, elle portait le double nom Muñoz Muñoz. De son nom de baptême, elle s'appelait Aracoeli.
Mon teint, mes traits, c'est à elle que je ressemblais, tandis que la couleur de mes yeux venait de mon père (Italien du Piémont). De ce temps où j'étais beau, me revient à l'oreille une chanson douce que l'on chantait seulement les soirs de pleine lune, et dont je ne me lassais jamais. Et elle, pleine de joie, me la répétait, en me faisant sauter vers la lune, comme pour m'exhiber devant ma sœur jumelle, là-haut dans le ciel... »

8 euros (code de commande : 9228).

MORANTE (Elsa) — Le monde sauvé par les gamins. Traduit de l'italien par Jean-Noël Schifano. Paris, Gallimard, 1991. In-8° broché, 282 p., (collection « Du Monde Entier »), ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
Extrait de l'introduction :
« Le monde sauvé par les gamins, écrit en grande partie courant 1966 et terminé pendant l'été 1967, est sorti dans sa première édition [italienne] au printemps 1968. Ce sont les années cruciales du grand mouvement juvénile contre les funèbres machinations du monde organisé actuel : et la correspondance des dates ,'est pas fortuite. Une révolte analogue, désespérée et inextinguible (qui se définit, selon ses termes réels, « révolte contre la mort ») est aux origines de ce livre et en dessine le destin : aboutissant, comme son thème libératoire (unique réponse possible aux questions), dans l'Allegro de sa troisième partie, les « Chansons populaires », parmi lesquelles se trouve la suite de chansons qui donne son titre à ce volume. »

10 euros (code de commande : 7882).

MORANTE (Elsa) — La Storia. Roman. Traduit de l'italien par Michel Arnaud. Paris, Gallimard, 1977. In-8° broché, 615 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
« En Italie d'abord où il provoqua un véritable débat national, puis partout où il a été publié dans le monde, le livre d'Elsa Morante a immédiatement été reçu comme l'un des grands romans du siècle : un pendant de La Guerre et la Paix.
Il est remarquable que cette audience universelle ne soit en rien fortuite. Le propos déclaré de l'auteur — non sans audace — était de « parler à tous, dans un langage commun, accessible à tous ». Et cela, non point pour retrouver les facilités du « roman populaire » même au sens noble du XIXe siècle, mais bien parce qu'il était question pour elle — non sans audace encore — de s'en prendre à l'Histoire elle-même. L'Histoire en son sens double, celle du Pouvoir, de ceux qui « font » l'Histoire, et d'autre part celle des hommes qui ne font que subir l'« interminable assassinat » qu'elle est. Ici, plus que Tolstoï, c'est le Victor Hugo des Misérables qu'il faut évoquer, et le grand Michelet : la certitude passionnée que les innombrables victimes de l'histoire en sont les héros véritables et cachés.
Il est tout à fait impossible de résumer d'aucune façon l'action de cette vaste « saga d'innocence, de persécution et de mort » — dont le fil conducteur est la mère, Iduzza, et son fils, l'inoubliable Useppe. Cela est d'autant moins possible que le récit « historique » et ses personnages les plus positifs ne cessent d'être reliés au monde de l'imagination poétique où leur appartenance au sacré se retrouve, où malheur et félicité s'équivalent, où la mort d'une chienne n'importe pas moins que les,« grandes actions » officielles.
Relevons qu'à l'inverse de la plupart des romans « modernes » où il est de convention que l'auteur joue l'inexistence, ce livre possède un narrateur avoué qui intervient dans le récit, par exemple pour dire son incertitude, ou s'excuser de s'étendre sur tel épisode. Il est remarquable que ces interventions du narrateur, loin d'apparaître comme indiscrètes, sont le signe de sa plus parfaite humilité. Il faut sans doute y voir un autre trait de l'audace dont a su faire preuve Elsa Morante dans sa volonté de surmonter la séparation (« moderne » elle aussi) entre auteur et lecteurs.
Le roman ne serait donc pas mort. C'est sur ce thème qu'un critique italien, Cesare Garboli, a pu faire ce bel éloge de La Storia : « Maintenant que le roman est revenu parmi nous, nous prenons conscience que seule une femme était capable de lui redonner vie. »

9 euros (code de commande : 7883 - vendu).


MORAVIA (Alberto)L'amour conjugal. Roman. [Traduit de l'italien par Claude Poncet.] Lausanne, La Guilde du Livre, 1962. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, 184 p., une illustration en frontispice, exemplaire numéroté.

9 euros (code de commande : 56/69).

[MORAVIA (Alberto]. MORAVIA (Alberto) ELKANN (Alain) — Vita di Moravia. Traduit de l'italien par Jean-Marie Laclavetine. Paris, Bourgois, 1991. In-8° broché, 346 p., illustrations hors texte, ouvrage à l'état de neuf et épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
« Alberto Moravia à longtemps proclamé que la vie privée d'un écrivain ne regarde que lui-même : que seule compte la réalité des livres qu'il a écrits, des personnages qu'il a créés. Il aura fallu la curiosité passionnée et l'obstination d'un ami cher, le romancier Alain Elkann, pour vaincre cette pudeur, cette tendance de Moravia à se réfugier de ce qui peut être saisi et analysé par la pensée. Voici donc l'écrivain vieillissant mais plus que jamais animé d'une ironique lucidité retraçant son itinéraire, celui d'un protagoniste essentiel de notre siècle : l'enfance solitaire, la maladie et le sanatorium, le succès précoce, le nomadisme effréné de l'âge adulte. Mais le livre qui résulte de ce long entretien avec Alain Elkann est peut-être, avant tout, un livre d'amour : amour pour la littérature, d'abord, et pour les trois femmes qui ont habité sa vie : Elsa Morante, Dacia Maraini, carmen Liera. Amour pour les amis - au premier donne lieu aux passages les plus poignants du livre. Amour enfin pour la vie elle-même vue par étonnement ceux qui ne voyaient net en Moravia que l'écrivain diva, le témoin omniprésent de son époque, le dernier grand monument des lettres italiennes. »

10 euros (code de commande : 7909).


NIGRO (Raffaele) — La baronne de l'Olivento. Roman. Traduit de l'italien par Hélène Leroy. (titre original : La baronessa dell'Olivento.) Paris, Verdier, 1996. In-8° broché, 250 p., (collection « Terra d'Altri »).
En quatrième de couverture :
« Les Feux du Basento, le premier roman de Raffaele Nigro, faisait revivre le mythe d'une république paysanne dans le Sud italien. Une autre utopie donne son sens à La Baronne de l'Olivento : celle d'une civilisation adriatique menacée par les violences de l'histoire, à l'aube des temps modernes. Situé, entre 1440 et 1494, en Albanie et dans les trois régions de la péninsule dont l'auteur s'est fait le chantre, Campanie, Pouilles et Basilicate, ce second roman conte l'amour d'un frère et d'une sœur, Stanislas et Vlaïka Brentano, alors que Skanderbeg lutte contre le joug ottoman, que Gutenberg impose son invention et que des communautés albanaises s'installent au sud de l'Italie.
Une étrange procuration unit frère et sœur, Stanislas fougueux poursuivant son rêve de culture de part et d'autre de la mer, et Vlaïka née privée de membres mais habitée par la puissance de la vision et du rêve. À l'image de ces deux êtres, proches et dissemblables comme le sont l'acteur et le témoin, le roman mêle la fable et la chronique, les personnages historiques et inventés, les créatures réelles et fantastiques. Nombre de conflits donnent à l'épopée son rythme : la guerre entre les chrétiens et les Turcs, le complot des barons au sein du royaume de Naples, les joutes entre clercs et hommes de science, entre tenants d'Aristote et de Platon.
La Baronne de l'Olivento est un livre de conteur, nourri d'une érudition vive, d'une connaissance profonde des cultures, qu'elles soient de cour ou populaires, et tout entier porté par le désir de transfigurer le réel sans renoncer à le comprendre. »

10 euros (code de commande : 10953*).


PAZZI (Roberto) La princesse et le dragon. Roman. Traduit de l'italien par Myriem Bouzaher. Paris, Grasset, 1989. In-8° broché, 229 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
« Un jeune prince russe, prisonnier de deux solitudes — la maladie et le pouvoir dû à son rang —, espère et recherche obstinément l'évasion vers la vie que seule Hélène, son amour impossible parce qu'interdit au nom d'obscures raisons politiques, pourra et saura lui offrir.
Son nom, sa situation, une partie de ses aventures appartiennent à un personnage ayant réellement existé : le grand-duc Georges Alexandrovitch Romanov, frère du dernier tsar.
Or ce voyage, « historique » à bien des égards, est avant tout une quête initiatique à la découverte de soi-même, dont l'issue ne peut être qu'un long sommeil profond, prélude à la mort libératrice qu'Hélène, parvenue enfin jusqu'à Georges, lui donnerait, en un ultime et sublime acte d'amour. »

7,50 euros (code de commande : 7889).


PETRARQUE — Sonnets. Burins et bois originaux de Marc Dautry. Paris, Éditions d'Art les Heures Claires, 1977. In-folio (300 ´ 400 mm.) en ff. sous chemise et étui d'éditeur, 158 p., illustrations dans le texte et 16 planches à pleine page, un des 200 exemplaires numérotés sur grand vélin d'Arches.
@ « La composition et l'impression de la typographie cet ouvrage ainsi que l'impression des ornements gravés par Marc Dautry et Jean Taricco ont été entièrement réalisés dans l'atelier des Éditions d'Art les Heures Claires. Le tirage des burins de Marc Dautry a été effectué sur les presses à bras de Manuel Robbe. »

300 euros (code de commande : 11280).


PETRIGNANI (Sandra) La navigation de Circé. Roman. Traduit de l'italien par Marguerite Pozzoli. Paris, Flammarion, 1997. In-8° broché, 154 p., exemplaire du Service de Presse, dos insolé, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
« Circé est une magicienne. Sur son île blanche et bleue, sa vie s'écoule à un rythme paisible, entre les feuillets qu'elle remplit chaque jour et... ses hommes. Car Circé est aussi une femme moderne. Amadouant ses amants qui, d'eux-même, s'enferment dans une cage lorsque... eh bien, lorsqu'ils ne font plus l'affaire. Mais l'arrivée d'Ulysse bouleverse ses saines habitudes. Et la trouble au point qu'elle ne désire plus que lui, s'obstinant à le retenir. Ulysse cependant résiste, et Circé se voit obligée de déployer tous ses dons de sorcellerie.
La Navigation de Circé allie en un équilibre délicieux légende et réalité. Car ne nous y trompons pas, ce récit « hors du temps » traite d'un sujet bien contemporain, les relations entre hommes et femmes, où il ne faut pas moins que les fantaisies de la fable pour adoucir l'amertume ... de certaines vérités. »

7,50 euros (code de commande : 7891).


PIOVENE (Guido)Pitié contre pitié. Pietà contro Pietà. Traduit de l'italien par Suzanne Hotelier et Paul-Henri Michel. Paris, Laffont, 1947 (8e édition). In-12 broché, 316 p., (collection « Pavillons »), exemplaire non coupé.

9 euros (code de commande : 114/64).


POLO (Marco) : voyez la page voyages.


PONTIGGIA (Giuseppe) Vie des hommes non illustres. Traduit de l'italien par François bouchard. Paris, Albin Michel, 1995. In-8° broché, 314 p., (collection « Les Grandes Traductions »).
En quatrième de couverture :
« Il n'est pas d'homme dont la vie ne soit riche de violences, de bouleversements dramatiques et de situations comiques, de moments grandioses, de déchéances et de rédemptions. Giuseppe Pontiggia en apporte une brillante illustration à travers ces dix-huit biographies imaginaires. Dix-huit personnages, hommes ou femmes du XXe siècle, d'origines et de professions diverses, dont il évoque avec une précision d'historien les expériences les plus mémorables : émotions, rencontres, amours, manies, rêves, mésaventures, angoisses, bonheurs.
Au fil de ces brèves chroniques intimes, une constante se fait jour : les événements décisifs d'une existence ne peuvent être réduits à des faits ; ils ressortissent à une mythologie familière et personnelle, à un entrelacs sous-jacent de sentiments, de souvenirs et de désirs secrets, une vie parallèle, souvent clandestine et ignorée. Jouant non sans humour les anti-Plutarque, l'auteur de La Comptabilité céleste, du Rayon d'ombre et du Joueur invisible s'est plu à souligner le caractère exceptionnel de toute vie humaine, même la plus ordinaire. Avec ce livre inventif et novateur, d'une écriture raffinée, à la fois limpide et complexe, Pontiggia confirme sa place prépondérante dans la littérature italienne contemporaine. »

12,50 euros (code de commande : 7892).


PRATOLINI (Vasco) Chronique des pauvres amants. (Chronache di poveri amanti.) Traduit de l'italien par Gennie Luccioni. Préface d'Armand Pierhal. Paris, Albin Michel, 1950. [2e mille.] In-8° broché, 413 p., exemplaire non coupé et à l'état de neuf.
Extrait de l'introduction :
« À la vérité, ce sont quatre romans que nous offrent ces Cronache, où s'entrelacent quatre destins d'amoureuses. Le lecteur soucieux de méthode pourra relever leurs noms vers la fin du chapitre premier : Aurora Cecchi, fille d'un balayeur ; Milena Bellini, fille d'un petit fonctionnaire judiciaire ; Bianca Quagliolti, fille d'un confiseur ambulant ; Clara Lucatelli, fille d'un terrassier. Humbles, pauvres amantes comme on voit. Et leurs amoureux ne sont guère situés plus haut sur l'échelle sociale. Le plus fortuné tiendra une épicerie achalandée, qui sera d'ailleurs à l'origine de son malheur ; un autre est apprenti typographe ; un troisième, employé de chemin de fer. Les filles sont à cet âge où l'amour est la grande, la seule affaire de la vie. La plus jeune a 17 ans, l'aînée a vu fleurir à peine plus de vingt printemps, lorsque commence l'histoire, par une étouffante soirée de juin 1925.
Car les événements privés que celle chronique relate s'insèrent dans un laps déterminé de la durée historique : les années 1925 et 1926. C'est l'époque où le régime fasciste établi depuis bientôt trois ans, s'occupe activement de consolider son pouvoir ; où il matraque encore les récalcitrants, mais déjà de moins bon cœur, désavouant ostensiblement la violence. Il ne rencontre d'adversaire sérieux sur sa route que le parti communiste, réfugié dans la clandestinité. Mais on se méprendrait en voyant dans les Cronache un roman politique. C'est l'incidence des événements politiques sur la vie de ses personnages qui intéresse le romancier. Son tableau n'eût pas été complet s'il en avait omis la politique, alors qu'elle intervient d'une manière si directe dans la vie des gens.
Il n'est pas douteux que l'auteur témoigne à son héros communiste une affection particulière ; c'est qu'il incarnait alors la lutte la plus active et courageuse pour la liberté de l'bomme. L'apostrophant quelque part, il s'écrie : « Tu n'as peut-être jamais lu une ligne du Capital ; rien qu'à le voir, ce livre, on s'endort. Est-ce à cause de la théorie de la plus-value, ou parce que ton cœur est blessé, que tu es devenu communiste ? » D'autre part, il ne noircit pas inutilement ses persannages fascistes, il ne les charge pas jusqu'à la caricature, ils restent humains et d'une parfaite « véridicité ». Encore une fois, Pratolini est avant tout un romancier. »

10 euros (code de commande : 7906).


PRAZ (Mario) Le monde que j'ai vu. Traduit de l'italien par Jacques Michaut-Paternò. Préface de Marc Fumaroli. Paris, Julliard, 1988. In-8° broché, XX, 446 p., cachet d'appartenance à la page de garde.
En quatrième de couverture d'une édition postérieure :
« Praz en voyage ! J'ai été le premier surpris quand j'ai découvert dans ce livre cette face cachée du personnage et de l'écrivain. Je l'imaginais sédentaire, enfermé même. Il avait donc couru le monde, si souvent, si loin, et avec quel appétit ! Comment avait-il trouvé le temps de faire tant de livres, de voyager autant, et d'écrire autant de récits de voyage ? J'avais sous-estimé sa mémoire prodigieuse, qui lui rendait l'érudition facile, qui faisait de lui une sorte de Borges italien, une corne d'abondance.
Il était fatal qu'un historien à ce point pénétré de la civilisation du XIXe siècle l'eût continuée dans l'un des exercices spirituels qui lui furent les plus chers, et qu'elle porta à la hauteur d'un grand art : le voyage et le récit de voyage.
Dans ce livre qui est une véritable petite bibliothèque des voyages en même temps qu'un art de voyager, la sensibilité esthétique, quand elle est à ce degré avertie, se révèle un style vigilant d'être au monde, et l'un des modes les plus rigoureux de l'amour. Une « gaie science » qui sait ravaler ses larmes. »

10 euros (code de commande : 7898).

PRAZ (Mario) — Le pacte avec le serpent. Tome II. Traduit de l'italien par Constance Thompson Pasquali. Paris, Christian Bourgois, 1990. In-8° broché, 343 p., (collection « Les Derniers Mots »), cachet d'appartenance à la page de garde.
En quatrième de couverture :
« Wyndham Lewis l'a désigné, comme son « Prince diabolique » et Edmund Wilson l'a salué chapeau bas. Alberto Arbasino l'a qualifié d'anglologue et s'est exclamé : « Voici donc un érudit qui est aussi un écrivain : classificateur, styliste, adonné non pas à la mode, mais au goût..., au fascinant caprice, à l'excentricité enchanteresse. » Et Italo Calvino a décrit avec admiration sa vocation qui s'est forgée « dans la fréquentation des Anglais excentriques qui séjournaient jadis en Italie..., dans ses promenades à travers Londres, en quête des lieux décrits par Charles Lamb. »
Dans ce second volume du Pacte avec le serpent, Praz nous incite à redécouvrir les écrivains britanniques les plus singuliers, de Walter Pater à Max Beerbohm, d'Oscar Wilde à George Moore. Puis il nous révèle les visages déconcertants de Gabriele D'Annunzio, tel qu'en lui-même la légende le change. »

10 euros (code de commande : 8569).

PRAZ (Mario) — Le pacte avec le serpent. Tome III. Traduit de l'italien par Constance Thompson Pasquali. Paris, Christian Bourgois, 1991. In-8° broché, 206 p., (collection « Les Derniers Mots »), marque manuscrite d'appartenance au verso de la couverture.
En quatrième de couverture :
« Il y a, depuis la Renaissance, au sein de l'intelligentsia occidentale une famille attachante, à peine secrète, dont les membres se font des signes à travers les âges ; ils se lisent et se commentent volontiers les uns les autres, (... ) toujours tentés de remonter aux origines païennes, obscures, cruelles, des cultes et des croyances, à bonne distance du présent et de ses vicissitudes incompréhensibles (... ) ; bref, des espèces de sages-malgré-eux défendus contre la grandiloquence des philosophes par l'ironie, contre les naïvetés des doctrinaires par la recherche savante, la philologie, et contre les facilités de la narration historique accréditée par une exigence critique intraitable généralement souriante, mais souvent moqueuse ; c'est la famille des « libertins érudits », la famille de Mario Praz. » (André Chastel)
Dans ce dernier tome du Pacte avec le serpent, Mario Praz s'attache à deux grandes démarches esthétiques : celle de Gabriele D'Annunzio et celle de Marcel Proust. »

5 euros (code de commande : 8570).


SABA (Umberto)Il Canzioniere. Traduit de l'italien parr Odette Kaan, Nathalie Castagné, Laïla et Moënis Taha-Hussein et René de Ceccaty. Lausanne, L'Âge d'Homme, 1988. Fort in-8° broché, 621 p.

15 euros (code de commande : 130/64).

SABA (Umberto) — Ombre des jours. Aphorismes et nouvelles. Traduit de l'italien par René de Ceccatty. Paris, Rivages, 1990. In-8° broché, 198 p., couverture rempliée, exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« Écrits pour la plupart après la guerre, et publiés en revue, ces nouvelles et aphorismes furent présentés au public comme de « brèves compositions en prose, d'une coupe écourtée et incisive, qui ont l'inflexion du poème et la rigueur de l'aphorisme. C'est presque un genre nouveau, qui, certes, est propre à Saba et qu'il appelle "Raccourcis" parce que, d'une façon elliptique et rapide, ils lui permettent d'arriver à des conclusions lointaines et souvent surprenantes. » Saba commente alors cette définition, en précisant : « Ils étaient — du reste — dans l'air ; il suffisait pour "les capter" et "les enregistrer", d'avoir un peu d'oreille pour certaines réalités profondes, auxquelles nos excellents philosophes (c'est là que le bât blesse) répondent soit en niant leur existence, soit par un "Vade retro, Satana" ! Mais Satan ne demande pas mieux que de rester caché. »
Ce recueil a la tendresse ironique, l'intelligence vive et dense que l'on connaît au grand poète triestin, mais avec, ici, la blessure encore ouverte de la guerre, de l'Holocauste, une sorte de désenchantement définitif. Jugements politiques, portraits impitoyables ou chaleureux, tableaux poétiques alternent dans ces carnets secrets qui, pour certains spécialistes de Saba, représentent l'essence de son art. »

9 euros (code de commande : 8956).


SILONE (Ignazio) Le grain sous la neige. Traduction définitive de Jean-Paul Samson. Paris, Grasset, 1950. In-8 broché, 563 p., exemplaire non coupé et à l'état de neuf.

13 euros (code de commande : 6852).


SOLDATI (Mario) — Les lettres de Capri. Traduit de l'italien par Paul-Henri Michel. Paris, Plon, 1956. 8e mille. In-12 broché, 309 p., (collection « Feux Croisés »), ex-lbris dessiné par Francis André.
En quatrième de couverture :
« Les protagonistes des Lettres de Capri sont deux epoux américains, unis par une estime réciproque, mais sans amour. En Italie, aux temps troublés de la libération, ils avaient connu l'un et l'autre, Harry auprès d'une belle Romaine de mœurs faciles et Jane auprès d'un jeune Italien dont on ne remarque d'abord que les bracelets et les bagues, tous les émois de la sensualité. Le mariage ne les assagit guère. Dans le secret, dans le mensonge, dans la terreur obsédante d'un chantage et dans le sentiment aigu de leur culpabilité, ils continuent de vivre — ou de rêver — chacun de son côté l'aventure de leur vie. Tout cela aboutit, d'abord, à deux confessions : l'une, celle de l'épouse, entière et dramatique, l'autre, celle du mari, réticente et à peine esquissée ; puis à deux épilogues où apparaissent, bien différentes pour chacun des deux coupables, les punitions du destin.
L'analyse psychologique de ce roman magistral est servie par une parfaite technique romanesque et un style éblouissant. Les Lettres de Capri ont valu à Mario Soldati le Prix Striga 1956, qui est l'équivalent du Goncourt. »

7,50 euros (code de commande : 5792).

SOLDATI (Mario) — Les lettres de Capri. Roman. [Titre original : Le Lettere da Capri.] Traduit de l'italien par Paul-Henri Michel. Paris, Plon, 1968. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 328 p., (collection « Feux Croisés »).
En quatrième de couverture :
« À Rome en 1945, Harry Brant, fonctionnaire du gouvernement américain, connaît, en même temps que sa future femme, Jane, une florissante prostituée italienne, Dora. Effrayé par les démons charnels – anti-américains au possible – que Dora a déchaînés en lui, il se hâte d'épouser la sage et puritaine Jane. Pas si sage ni si puritaine toutefois qu'elle ne fasse avec un jeune Italien, Aldo, une expérience assez semblable à celle que poursuit secrètement son mari avec Dora.
Harry et Dora, Jane et Aldo, c'est la rencontre de la jeune et pure Amérique avec le vieux monde latin corrompu et délicieux, pétri de péché et de pardon. C'est aussi une histoire scabreuse et drolatique, dont la gravité finit par percer le masque mi-faunesque, mi-pharisien derrière lequel se cachent les personnages.
C'est enfin une évocation d'atmosphère italienne, américaine et parisienne dont la force place ce livre parmi les classiques des lettres contemporaines. »

9 euros (code de commande : 11432).


SVEVO (Italo)Court voyage sentimental et autres récits. Textes choisis et présentés par Mario Fusco. Traduits de l'italien par Soula Aghion, Roger Dadoun et Jean-Noël Schifano. Paris, Gallimard, 1985. In-8° broché, 346 p., (collection « Du Monde Entier »).

9 euros (code de commande : 136/64).

[SVEVO (Italo)]. Italo Svevo et Trieste. Paris, Centre Pompidou, 1987. In-8° broché, 376 p., illustrations., (collection « Cahiers pour un Temps »).
@ « Une série de texte porte sur Svevo lui-même (M. Fusco, G. Piroué, N. Frank, C.Magris), les autres donnent une idée de la richesse littéraire de Trieste et ce à travers des études (G. Bosetti, Y. Hersant, E. Bavcar) et des inédits en français (R. Bazlen, U.Sba, C. Michelstaedter et E. Montale). »

15 euros (code de commande : 138/64).


TASSE (Torquato Tasso dit Le) La Jérusalem délivrée. Gand, La Sixaine, 1947. In-8° broché, 116 p., couverture rempliée, exemplaire numéroté et non coupé.

10 euros (code de commande : 5262).


[TRILUSSA (pseudonyme de Carlo Alberto Salustri)]. CHAZAI (Louis) Un fabuliste italien. Trilussa. Genève, Pierre Cailler, 1949. In-8° broché, 45 p., couverture rempliée, (« Collection d'Études et de Documents Littéraires », n° 7), tirage limité à 500 exemplaires numérotés, peu courant.
Extrait :
« Qui est donc ce Trilussa, dont on peut affirmer qu'il mérite infiniment plus d'être connu ici que maints écrivailleurs italiens dont les ouvrages ont eu en pays de langue française de nombreuses traductions ? Il mérite d'être connu ici car ses boutades cinglantes, ses mordantes satires, ses fines railleries, l'apparentent à ce que l'humorisme français a de meilleur.
Trilussa est un pseudonyme. Le poète s'appelle en réalité Carlo Alberto Salustri (Trilussa est l'anagramme de ce nom). Il nacquit à Rome en 1873. Il fit ses études dans un établissement dirigé par des Pères, ce qui ne l'empécha pas plus tard de leur décocher quelques-unes de ses flèches les plus affilées. Ses premières poésies lui valurent tout de suite une certaine notoriété : elles se ressentent fortement du milieu petit bourgeois où vivait leur auteur, mais sont cependant différentes de celles de ses prédécesseurs. [...] »

8 euros (code de commande : 7902).


[UNGARETTI]. Giuseppe Ungaretti, vie d'un homme. Poésie 1917-1970. Traduit de l'italien par Ph. Jaccottet, P.-J. Jouve, J. Lescure, A. Pieyre de Mandiargues, F. Ponge et Armand Robin. Préface de Ph. Jaccottet. Paris, Éditions de Minuit/Gallimard, 1973. In-8° broché, 358 p.

13 euros (code de commande : 7446).


VERALDI (Attilio) — Pour service rendu. Traduit de l'italien par Bruno Granazio et Dominique Blanckaert. S.l., Audibert, 2004. In-8° broché, 343 p..
En quatrième de couverture :
« Naples, 1976. Pourquoi Giulia Miletti, la fille de l'homme le plus riche et le plus corrompu de la ville a-t-elle pris la fuite ? De quel document compromettant s'est-elle emparé avant de disparaître ? Qui a noyé dans sa baignoire Tina, la quatrième femme de Don Michele, et égorgé son amant Pino Gargiulo ? Que sait au juste Casali, l'associé et le rival de Don Michele du fabuleux contrat de 5 milliards de lires dont son partenaire ne lui a soufflé mot ? C'est Alessandro Iovine, dit Sasà, un avocaillon fiscaliste, que Don Michele charge de découvrir la vérité, de lui rendre un ultime service. Mais la piste de Giulia est jonchée de cadavres... Et notre détective ne court pas seulement après la fin mot de l'affaire. S'il réussit, une belle somme d'argent l'attend, en Suisse. On lira avec passion ce superbe roman chandlerien à l'italienne, mieux... à la napolitaine ! »

12 euros (code de commande : 8883).


VIGEVANI (Alberto) — Le tablier rouge. Traduit de l'italien par Claude Bonnafont. Paris, Liana Levi, 1991. In-8° broché, 219 p., exemplaire du Service de Presse.
En quatrième de couverture :
« Qu'est-il arrivé à Giulio ? » s'interroge le narrateur, libraire-antiquaire, devant un étrange client, bruyant, dérangeant, toqué de livres anciens, dont le premier achat, symbolique, est une rarissime édition ancienne de La Divine Comédie.
Giulio ne joue ni de ses disgrâces, ni de ses atouts. Sa bosse discrète et ses sourires radieux, son récent titre de comte, ses chèques d'héritier milanais, sa logorrhée brouillonne et ses extravagances ne sont qu'épiphénomènes greffés sur une sensibilité maladive. Sa collection de portraits de fillettes au regard inquisiteur serait-elle la clef du mystère ?
De même que Virgile guide Dante au neuvième cercle de l'Enfer, le narrateur accompagne Giulio dans sa quête, vers les racines de son enfer. Jusqu'au retournement final, inattendu, surprenant. »

10 euros (code de commande : 7780).

 



Retour au début


Si vous souhaitez recevoir les avis de mise à jour de la page
Littérature italienne traduite
indiquez ci-dessous vos références :
prénom et nom :
adresse électronique :
pays de résidence :
et cliquez sur

La fréquence de mise à jour est bien évidemment aléatoire et dépend des achats que nous réalisons...

N.B. : les informations que vous nous donnerez ne seront en aucun cas communiquées à des tiers.

Retour au début

COMMANDE DE LIVRES

Si vous souhaitez commander un des ouvrages présentés sur cette page, copiez le code de commande et collez-le dans un courrier que vous adresserez à courrier@loiseaulire.com ; en réponse, nous vous indiquerons si le livre est bien disponible, nous vous donnerons l'évaluation des frais de port (en fonction du pays de destination de la commande) et nous vous communiquerons les modalités de paiement (chèque, carte de crédit, versement bancaire...).

 
CONDITIONS DE VENTE

Les prix sont exprimés en euros (toutes taxes comprises). Les éventuels frais de port sont pris en charge par le destinataire et les ouvrages voyagent aux risques et périls de celui-ci.
Pour nos clients résidant en Belgique, les factures seront réglées par virement bancaire.
Pour nos clients résidant à l'étranger, les factures seront réglées en euros de préférence par carte de crédit ("Visa" ou "Eurocard"). Il est également possible d'utiliser le mandat postal international ou le virement postal international ; dans ce cas,
nous rappelons que nous ne pouvons pas nous permettre d'assumer les éventuels frais réclamés par la poste ou par les banques et que ceux-ci sont pris en charge par le client (en règle générale, la commission retenue par les banques est de 4,54 euros).
Nos clients français pourront également (et sans frais) effectuer leurs paiements par chèques libellés en euros.

Notre adresse :
Librairie L'Oiseau-Lire,
rue du Hautbois 36,
B-7000 MONS (Belgique).
Téléphone et télécopie : (32) (0)65 31 28 73.