LITTÉRATURE ITALIENNE
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Les ouvrages sont classés par ordre alphabétique de nom d'auteur.
Les biographies sont classées au nom de l'auteur étudié.

Nouvelles entrées

 

[MORAVIA (Alberto)]. MORAVIA (Alberto) et ELKANN (Alain) — Vita di Moravia. Traduit de l'italien par Jean-Marie Laclavetine. Paris, Flammarion, 2008. In-8° collé, 356 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   « Tu n'étais pas encore, à cette époque, ie célèbre Moravia, tu étais un enfant. Un enfant, oui.
   Tu pensais devenir un jour Moravia, ou tu en avais déjà la certitude ? J'écrivais Les Indifférents, mais je ne savais rien, je vivais au jour le jour. Mais tu pensais devenir un homme célèbre, un écrivain à succès ? Non, je ne pensais absolument rien. Je voulais écrire un roman, un point c'est tout. »
   Dans cet ouvrage publié pour la première fois en 1990, juste avant la mort d'Alberto Moravia, l'écrivain livre à son ami Alain Elkann avec lucidité, tendresse et ironie ses souvenirs et revient sur ses amours : la littérature d'abord et toujours, les trois femmes qui ont partagé sa vie, Elsa Morante, Dacia Maraini et Carmen Llera, mais aussi ses amis, au premier rang desquels Pier Paolo Pasolini.
   Vita di Moravia nous fait découvrir, au-delà de la vie du grand écrivain, dernier monument des lettres italiennes, la vision du monde d'un témoin à la fois timide et engagé.
   Né à Rome en 1907, Alberto Moravia publie en 1929 Les Indifférents, qui connaît un succès retentissant. Une trentaine d'ouvrages suivront jusqu'à sa mort en 1990, parmi lesquels Le Conformiste, L'Ennui ou encore Le Mépris, chefs-d'œuvre qui l'imposent comme l'un des maîtres incontestés des lettres italiennes.

13 euros (code de commande : 20206).

 

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[ALERAMO (Sibilla, pseudonyme de Rina Faccio)]. CECCATTY (René de) — Sibilla Aleramo. Monaco, Éditions du Rocher, 2004. In-8° collé, 414 p., (collection « Biographie »), exemplaire du Service de Presse.
En quatrième de couverture :
   Née en 1876, morte en 1960, Rina Faccio, qui signa ses livres sous le nom de Sibilla Aleramo, traversa le siècle, en participant à de nombreux mouvements politiques, artistiques et littéraires. Sa vie sentimentale tumultueuse lui fit croiser les destins d'écrivains et d'artistes qui l'aimèrent et qu'elle aima passionnément. Son autobiographie, Une femme, parue en 1906, quand elle n'a que trente ans, est considérée comme le livre fondateur du féminisme italien, par son ton de liberté et d'authenticité. Ses journaux intimes révélèrent l'envergure de cette femme solitaire et déterminée qui avait suscité l'admiration de Zweig, Gorki, Joyce, Rodin, D'Annunzio, Larbaud pour sa beauté et son intelligence exceptionnelles.
   Lors de sa première parution en 1992, cette biographie, traduite en plusieurs langues, a reçu un accueil critique très chaleureux en France et à l'étranger :
   « On ne saurait trop louer l'élégant travail de recherche et de création de René de Ceccatty. Comme si une partie de l'histoire de l'Italie se trouvait résumée et reflétée dans la biographie de cette femme belle et déchirée, ardente et paradoxale. À n'en pas douter, le plus bel hommage rendu à ce mythe. » (Alain Sarrabayrouse, Le Magazine littéraire.)
   « La vie de Sibilla Aleramo, c'est toute l'histoire intellectuelle de l'Italie début du siècle. » (Gérard Meudai, Libération.)
   « De ces nuits que Sibilla Aleramo passa auprès de ses amants comme en terre étrangère, René de Ceccatty a fait un récit sobre, beau, rythmé, un rien désabusé. » (Linda Le, Le Monde.)
   « C'est une Lou Andréas Salomé italienne et l'étude brillante de Ceccatty se lit comme le scénario d'un film de Visconti. » (James Kirkup, Times Literary Supplément.)

10 euros (code de commande : 17114).


ALOJA (Francesca d') — Le mauvais rêve. Roman. [Titre original : Il sogno cattivo.] Traduit de l'italien par Marie Causse. Paris, Gallimard, 2008. In-8° collé, 388 p., (collection « Du Monde Entier »), jaquette.
En quatrième de couverture :
   « Héroïnomane, Penelope a décroché, puis rencontré Edoardo avec qui elle mène à présent une existence paisible. Pour tourner définitivement la page, elle veut retrouver son amie Margherita, qui a disparu sans laisser de trace en 1978, à l'âge de dix-sept ans. Des années après, elle se rend chaque jour à la prison romaine de Rebibbia, sous prétexte d'écrire un livre consacré à l'univers carcéral, mais en réalité pour y rencontrer Riccardo Serventi, l'ancien chef de l'organisation terroriste dont son amie a fait partie. Au fil de ses visites, elle tisse un lien étroit avec cet intellectuel fascinant qui lui ressemble à bien des égards, et elle décide de partir également à la recherche d'Emanuele, le frère de Riccardo, celui qui l'a trahi et a refait sa vie sous un nouveau nom. Ces deux rencontres vont bouleverser la vie de la jeune femme : elles vont faire entrer de nouveau la joie et la souffrance dans une existence figée depuis trop longtemps, obliger Penelope à assumer ses propres fautes et lui offrir une forme de rachat.
   Mêlant histoire d'amour et sensibilité politique, Le mauvais rêve est le portrait magistral de quatre êtres poursuivis par leur passé. À travers leurs parcours, Francesca d'Aloja y dresse le bilan des années du terrorisme en Italie, un bilan sans concession aux forts accents de vérité. »

12 euros (code de commande : 13386).


[ARÉTIN]. REGLER (Gustav) — Le divin Arétin. La vie d'un séducteur. Traduit de l'allemand par Gaston Floquet. Paris, Club des Éditeurs, 1957. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, [14 (dossier)], 353, XLV p., (collection « Hommes et Faits de l'Histoire », n° 11).

13 euros (code de commande : 12922).


BENNI (Stefano) Hélianthe. Roman traduit de l'italien par Marguerite Pozzoli. Arles, Actes Sud, 1997. In-8° broché, 432 p., (collection « Cactus »).
En quatrième de couverture :
« À travers la vie quotidienne des habitants de Tristalia, Stefano Benni semble d'abord nous promettre une satire fameusement pessimiste de notre société. Et puis son roman prend la tournure d'un fabuleux voyage. De planète en planète, au cœur des Mondes Altéréens, ses héros rivalisent dans la quête d'un élixir aussi essentiel à la guérison d'Héliantbe qu'au salut d'un monde dévoyé par l'argent et la manipulation informative. C'est bel et bien à la résistance que nous invite ce maître italien de la fantaisie langagière. Une résistance en forme d'éclat de rire, de lucidité et de poésie. »

12,50 euros (code de commande : 5445).


BIAMONTI (Francesco) — Attente sur la mer. Roman. Traduit de l'italien par François Maspero. Paris, Seuil, 1996. In-8° broché, 139 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
« Pour la dernière fois, Edoardo décide de quitter les chers paysages de sa Ligurie et la femme qui l'aime et l'attend depuis trop longtemps. Il s'embarque sur un bateau chargé d'armes en direction de l'ex-Yougoslavie : un départ qui est aussi une fuite, un abandon aux charmes de la mer, au pouvoir guérisseur de ses silences, aux lumières qui l'imprègnent.
La navigation se déroule tranquillement, guidée par les ordres des armateurs de Toulon qui assument la responsabilité de la mission.
Mais soudain la radio s'interrompt et l'attente sur la mer commence. L'exorcisme est fini, la traversée prend une dimension tragique qui remue les consciences et oblige les hommes à agir. »

10 euros (code de commande : 7767).


BUFALINO (Gesualdo) — Calendes grecques. Souvenirs d'une vie imaginaire. [Titre original : Calende greche.] Traduit de l'italien par Jacques Michaut-Paterno. In-8° broché, 198 p., (collection « Terra d'Altri »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Comment rendre compte de sa propre vie ? Sur quelle page en inscrire la trace ? En sous-titrant son livre « Souvenirs d'une vie imaginaire », Gesualdo Bufalino affirme d'emblée, comme Calderon, que la vie est un songe. Mais que déchirent parfois les éclairs d'une réalité poignante. Dans une Sicile écrasée par la richesse de sa propre culture, le narrateur, composant son autobiographie, réelle ou prétendue – mais au fond ni plus ni moins que tout récit de soi –, laisse percer des accents de vérité que son ironie ne parvient pas à étouffer.
   Ses considérations sur la naissance en tant que mise à mort, sur les ambiguïtés de la maladie, souffrance et refuge, sur les infinies volutes de l'amour, sur le joyeux et terrible enfermement dans l'écriture, pourraient n'être que lieux communs ou prétexte à misanthropie. Mais toujours, dans cette bibliothèque infinie qu'il fut à l'égal de son personnage, Bufalino laisse entendre la nostalgie d'une communauté véritable entre les hommes, et une tendresse, une fragilité, qui refusent de transformer en cruauté le désespoir. Là prend source pour le lecteur, dans un scepticisme qui est une forme très haute de pudeur, dans une apparente solitude des confins, une présence au bout du compte fraternelle comme il en est peu.
   Gesualdo Bufalino, né à Comiso, dans le sud de la Sicile, en 1921, y mourut dans un accident d'automobile en 1996. Il apparaît aujourd'hui, avec Leonardo Sciascia et Vincenzo Consolo, qui furent ses amis, comme l'un des trois grands auteurs siciliens de la seconde moitié du XXe siècle.

9 euros (code de commande : 18868).

 

BUFALINO (Gesualdo) — Tommaso et le photographe aveugle ou Patatras. [Titre original : Tommaso e il fotografo cieco.] Traduit de l'italien par Bernard Simeone. In-8° broché, 184 p., (collection « Terra d'Altri »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Tommaso Mulè, ex-journaliste devenu gardien d'un immeuble inachevé dont il occupe le sous-sol comme le personnage de Dostoïevski, assiste au meurtre de son ami Tirésias, aveugle et photographe, un des paradoxes qui constituent le cœur du livre. Plus encore que l'intrigue – une affaire triviale de mœurs et de corruption – compte dans ce roman le microcosme de l'immeuble, répertoire à la Pérec revu par une misanthropie non dénuée de tendresse.
   Si Tommaso et le photographe aveugle, paru quelques jours avant la mort de son auteur, ne se déroule pas en Sicile mais aux portes de Rome, Bufalino demeure profondément sicilien : dans un cadre faussement réaliste, il mêle en virtuose énigmes et pastiches pour créer un jeu baroque éblouissant. Le raffinement voluptueux de son écriture contraste en permanence avec le caractère sordide des situations. Souvent proche du rictus mais refusant le cynisme, il livre à son lecteur une détresse vraie et la crainte que la littérature ne soit que drogue face à la folie du monde.
   Gesualdo Bufalino (1921-1996) n'a que rarement quitté sa ville natale de Comiso, dans le sud de la Sicile, où il fut enseignant. Ce n'est que la soixantaine venue qu'il publia son premier livre, Le Semeur de peste, qui l'imposa d'emblée comme un grand écrivain.

9 euros (code de commande : 18869).


 

BUONARROTI (Michelangelo) — Sonnets de Michel Ange Buonarroti. S.l., Maurice Darantière, 1928. In-4° broché, [80] p., (collection « À l'Enseigne du Raisin »), un des 125 exemplaires numérotés sur gros vélin blanc d'Auvergne (n° 127).
   Trente-deux sonnets sont réunis dans ce recueil ; le texte italien est regard de la traduction française de Paul Hazard.
Détail des sonnets :
   - La Grillanda - La Guirlande.
   - A Giovanni, a quel proprio de Pistoia - À Jean, je veux dire Jean de Pistoia.
   - A Papa Giulio II - Au pape Jules II.
   - In Roma - Rome.
   - A una donna - À une femme. (2 sonnets.)
   - A Tommaso Cavalieri - À Tommaso Cavalieri. (9 sonnets.)
   - A Vittoria Colonna - À Vittoria Colonna. (4 sonnets.)
   - Per la morte di Vittoria Colonna - Pour la mort de Vittoria Colonna. (2 sonnets.)
   - Dante - Dante. (2 sonnets.)
   - La notte - Sur la nuit. (2 sonnets.)
   - All' amore - À l'amour.
   - A Giorgio Vasari - À Georges Vasari.
   - A Dio - À Dieu. (2 sonnets.)
   - Al Cristo - Au Christ. (2 sonnets.)
   - A Monsignor Lodovico Beccadelli - À Monseigneur Ludovic Beccadelli.

80 euros (code de commande : 20157).


CALVINO (Italo) — Le baron perché. Adaptation pour la jeunesse. [Titre original : Il Barone rampante.] Traduit de l'italien par Juliette Bertrand. Illustrations de Michel Siméon. Paris, Gallimard, 1976. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 191 p., (collection « 1000 Soleils »).

10 euros (code de commande : 12926).


CICOGNANI (Bruno) — La Vélia. Roman. Traduit de l'italien par Juliette Bertrand. Paris, Calmann-Lévy, 1947. 3e édition. In-8° broché, 282 p., (collection « Traduit de »).
Extrait du New York Times Book Review (dimanche 24 juillet 1932) :
« Bruno Cicognani, although he has never succeeded in winning a wide public, has been greatly esteemed in Italian literary circles ever since he published his novel La Velia in 1921. This has generally been considered to be the best Italian novel of the post-war decade. Unfortunately he seemed for a while to have said all he had to say and to be wandering around afterward to little or no result. »

7,50 euros (code de commande : 7838).


COCCIOLI (Carlo) — Manuel le mexicain. Roman. Paris, Plon, 1956. 6e mille. In-8° broché, 314 p., (collection « Feux Croisés »), petit accroc à la couverture.
En quatrième de couverture :
« À Tlatenalco, village du haut-plateau mexicain où il est coutume de représenter chaque année une Passion du Christ, Manuel, un adolescent qui se croit marqué d'un signe, accepte le rôle du Sacrifié. Il est accueilli
dans le pueblo comme un condamné à mort ; aux yeux de tous, il passe pour un héros; sera-t-il le Christ parce
qu'il a sauvé une jeune fille du village d'une odieuse agression ? Une accusation ignominieuse est soudain portée contre lui : il serait non pas le sauveur, mais l'agresseur de la jeune fille. Manuel cesse de « représenter », il « devisent », la victime. Avili à cause d'un crime qu'il n'a peut-être pas commis, il est conduit au supplice : n'est-ce qu'un simulacre, ou bien est-ce une conspiration véritable où les vieux rites indiens se mêlent à ceux d'un catholicisme violent, morbide, obsédant ?
Tel est le court prologue du plus extraordinaire roman de Carlo Coccioli. Les deux sangs qui coulent dans les veines de Manuel (son père, sorti d'un pueblo de pêcheurs de la côte de Veracruz ; sa mère, fleur de la race indienne de Tepoztlán, qui n'a point subi de contaminations) font de cet adolescent sombre et ardent, triste et délicat, un reflet du Mexique actuel ; celui qui n'est pas connu des voyageurs trop pressés. Un Mexique qui n'a pas offert à Carlo Coccioli un simple décor ou un prétexte ; 1'auteur, semble-t-il, y a vraiment connu son personnage, et l'on pourra retrouver, à l'accent de ce livre magique, à son style assionnel, le sceau de ce qui constitue, à tous égards une rencontre. La rencontre d'un pays et d'un homme l'un à l'autre prédestinés ; la rencontre, par un des plus grands écrivains d'aujourd'hui, d'une aventure humaine d'où il a su tirer une inoubliable forme de beauté. »

6,50 euros (code de commande : 7841).


D'ANNUNZIO (Gabriele) L'enfant de volupté. Traduit de l'italien par G. Hérelle. Bruxelles, Le Club du Livre Sélectionné, s.s. In-8° sous reliure d'éditeur, 309 p., exemplaire numéroté, dos passé et charnière du second plat endommagée.

5 euros (code de commande : 7823).


 

DANTE (Dante Alighieri, Durante degli Alighieri, dit) — La Divine Comédie. L'Enfer. Traduction nouvelle et notes de L. Espinasse-Mongenet. Préface de Charles Maurras. Paris, Nouvelle Librairie Nationale, 1920. In-8° demi-chagrin brun, dos à 4 nerfs orné de fleurons dorés, couverture conservée, XLV, 451 p., édition juxtalinéaire italien-français, petit cachet ex-libris de Pierre Couneson à la couverture et à la page de faux-titre.
Extrait de la préface (à propos de la traductrice) :
   Venue de la Franche-Comté en ligne paternelle, Madame Espinasse-Mongenet est née en Savoie, où la famille de sa mère, après avoir longtemps servi la maison ducale, s'est divisée en branche italienne et branche française lorsque les derniers ducs nous ont abandonné le berceau et les tombeaux de leur dynastie. La Savoie a toujours été terre française. On parle à Chambéry, patrie de Vaugelas, un français d'une pureté délicieuse et qui fit autorité en Europe. Mais la langue toscane était aussi courante parmi ceux que leurs charges faisaient vivre à Turin. Madame Espinasse-Mongenet se trouvait donc si bien placée entre les deux versants de nos lettres latines qu'à dix-huit ans elle pouvait se demander si le livre qu'elle voulait écrire serait italien ou français. Elle savait déjà par cœur les Canzone et la Vita nuova, sans parler des Cantiques, approfondissait le Convivio et lisait aussi bien Del volgare eloquio que De Vulgari eloquio, car elle avait eu soin de compléter dans tous les sens sa culture naturelle, qui était la culture classique, sans oublier les lettres grecques, d'où tout descend. Mais c'est autour de Dante que ses préférences s'étaient fixées. Le désir de concevoir avec précision le mieux défini des poètes lui fit compulser une bibliothèque de commentateurs. Il faut donc appeler une bénédiction l'heureux penchant qui fit dériver vers la France, et, si je ne me trompe, jusqu'à la plaine de Toulouse, ce beau et riche tesoretto de l'intelligence dantesque.
   Aucun ami de Dante ne lira sans d'inexprimables plaisirs la version demi-explicative, demi-littérale, toujours fidèle, claire et vive, que Madame Espinasse-Mongenet a bien voulu se résoudre à écrire enfin. Mille problèmes de détail, jugés presque insolubles et qui avaient vaincu jusqu'ici tous nos traducteurs, ont été surmontés et tournés comme sans effort. L'inconvénient du décalque est complètement évité. Au moyen d'un très petit nombre d'inversions imperceptibles et très fluides, l'esprit rationnel de notre syntaxe se concilie avec les jeunes libertés d'un langage qui n'avait pas eu le temps de mûrir. À chaque vers italien, la ligne française répond en rivalisant avec lui de concision forte, de beau dessin, de couleur sobre et pure. Ce mot à mot, souvent littéral, n'arrête pas le cours naturel du langage, le vocabulaire français suffit à tout.

25 euros (code de commande : 19178).

[DANTE (Dante Alighieri, Durante degli Alighieri, dit)]. GUARDINI (Romano) — Dante, visionnaire de l'éternité. Traduit de l'allemand par Jeanne Ancelet-Hustache. Paris, Seuil, 1962. In-8° broché, 209 p., cachet d'apparteance au revers de la couverture et à la page de garde, quelques soulignements aux pages 27, 32 et 37.
En quatrième de couverture :
« Ce livre contient tous les textes de Romano Guardini sur l'œuvre de Dante. Il s'agit là de recherches que l'éminent penseur a poursuivies pendant plus de trente ans, concernant non pas la philologie et l'histoire, mais l'image philosophique et chrétienne du monde dans la Divine Comédie. Une étude sur l'ange lui permet dès l'abord de s'élever jusqu'aux principaux thèmes du poème et constitue ainsi une première esquisse de son interprétation.
La seconde partie de l'ouvrage est d'une extrême richesse. On en jugera par les titres de quelques chapitres : « L'élément visionnaire dans la Divine Comédie », « L'ordre de l'être et du mouvement », « Le paysage dans l'art de Dante », « Le phénomène de la lumière », « La conscience de l'histoire chez Dante », etc. Le lecteur trouvera ici l'équivalent des études du même auteur sur Socrate, Pascal, Dostoïevski, dont la traduction française, comme l'original, a connu un tel rayonnement.
Romano Guardini termine son livre par un « Epilogue subjectif ». Toute rencontre avec une grande œuvre ne pouvant être, nous dit-il, que le fruit d'une longue préparation, il explique comment il a trouvé accès à la Divine Comédie. Son ordinaire réserve sur tout ce qui a trait à sa vie et à sa pensée rend ce témoignage doublement précieux. »

9 euros (code de commande : 7843).

[DANTE (Dante Alighieri, Durante degli Alighieri, dit)]. SOLLERS (Philippe) — La Divine Comédie. Entretiens avec Benoît Chantre. Paris, Desclée de Brouwer, 2000. In-8° collé, 461 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
   « Dantesque » est devenu synonyme d'infernal. Les guerres sont « dantesques », les camps d'extermination aussi, les catastrophes naturelles ou les accidents sanglants... Tout se passe comme s'il fallait maintenir Dante en enfer. Curieuse obsession, qui exclut la possibilité même d'un purgatoire ou d'un paradis, alors qu'ils sont désormais là, à portée de main. Il faut rouvrir aujourd'hui La Divine Comédie.
   Les temps modernes nous cachaient Dante ; l'ère planétaire où nous sommes entrés le fait revenir dans toute son actualité. C'est l'idée qu'avance Philippe Sollers dans les entretiens qui constituent ce livre. Mais encore faut-il s'entendre sur les œuvres ou les pensées qui préludent à ce retour... Dialogue tendu, cette nouvelle Comédie se déploie de cercles infernaux en ciels paradisiaques, en passant par les corniches du purgatoire : y apparaissent Rimbaud, Apollinaire, Proust, Bataille, Heidegger, Bacon et Picasso, mais aussi Péguy, Simone Weil, Matisse ou Cézanne, Bach et Mozart, sans oublier le pape Jean Paul II. Chaque figure vient à son heure demander qu'on lui prête oreille et nous donner sa clé.
   La Divine Comédie peut alors être entendue et nous livrer toutes ses richesses. L'histoire entière est convoquée, avant le Jugement dernier, au tribunal de la justice et de l'amour. Les acteurs sont là, princes et ministres, papes coupables et martyrs, prostituées et bienheureuses, assassins et poètes – et nous aussi, lecteurs, perdus que nous sommes dans la forêt obscure. L'amour mène la danse. Libre à chacun de l'accepter ou de le refuser, de rester en enfer ou d'accéder au paradis. »

12 euros (code de commande : 13845).


DE CARLO (Andrea) — Yucatan. Roman. Traduit de l'italien par Myriam Tanant. Paris, Grasset, 1989. In-8° broché, 239 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
« Un metteur en scène de cinéma, son assistant et le producteur partent des États-Unis en voiture pour réaliser au Mexique un film où il serait question de musique indienne et de sorcellerie. De mystérieux et inquiétants inconnus, qui ne se signalent que par des messages anonymes, se mettent en travers du projet. Tant mieux pour le roman, qui devient l'histoire, subtile et brillante, de la continuelle modification des rapports, sous l'influence de la curiosité et de la peur, entre les trois hommes et leurs compagnes occasionnelles. Un livre fait de rythmes internes, de parcours parallèles, de variations, de répétitions, d'assonances orchestrés dans un style qui utilise les possibilités de la musique autant que celles du langage.
Andrea De Carlo, un des meilleurs représentants de la nouvelle génération de romanciers italiens, donne ici les preuves d'une virtuosité élégante et désinvolte, inspirée des techniques du cinéma et de la télévision. Les scènes, les dialogues, les descriptions nettes et précises glissent sous les yeux du lecteur avec une lisse évidence et une rapidité fugitive qui lui donnent à peine le temps de s'apercevoir qu'ils ont déposé en lui tout un monde d'images et de sensations excitantes. »

7,50 euros (code de commande : 7751).


DE LUCA (Guido) — Critique du génie italien. [Bruxelles], Les Essais Humanistes, 1935. In-12 broché, 217 p., traces d'adhésif à la couverture.
Extrait de l'avant-propos :
« Une des tendances les plus nuisibles pour l'évolution de la pensée du XXe siècle est celle qui vise l'abandon de toute sérieuse recherche historique et philosophique, car les œuvres qu'on appelait autrefois « monumentales » sont disparues du domaine de la culture moderne et le goût littéraire se porte tout sur ce qui se passait aux marges de l'historiographie. La culture de 1900, si l'on excepte les branches scientifiques, se cristallise en formes académiques et maniérées, telles que les divers aspects du synthétisme littéraire, l'internationalisme réthorique
de l'art, le goût de plus en plus accentué pour une esthétique primitive d'inspiration décadente. Tout l'effort
d'origina1ité de la pensée s'oriente vers la déformation et le grotesque, ce qui permet à Erasme de reprendre sa
place parmi les maîtres les plus universels et écoutés de l'ironie humaniste de notre siècle.
En entreprenant une critique du génie italien et en adressant cette étude à la culture française et européenne, nous croyons pouvoir accomplir un effort utile et nouveau par rapport aux formes habituelles de l'érudition historique et littéraire, surtout nouveau en ce qui concerne l'analyse de l'originalité spirituelle italienne dans ses expressions les plus modernes et représentatives. »

6 euros (code de commande : 7845).


ECO (Umberto) — L'île du jour d'avant. Roman. [Titre original : L'Isola del giorno prima.] Traduit de l'italien par Jean-Noël Schifano. Paris, Grasset, 1996. In-8° collé, 461 p.
En quatrième de couverture :
« C'est entre le mois de juillet et le mois d'août 1643 que le jeune Roberto de la Grive fait naufrage en plein océan Pacifique. Et l'aventure commence dès les premières lignes : seul survivant d'un navire espion hollandais où le cardinal Mazarin l'a contraint à embarquer comme agent secret au service de la France, Roberto se retrouve naufragé sur un autre vaisseau, une flûte qui semble abandonnée par son équipage.Face à lui, une île ; entre l'Île et lui, le 180e méridien. Derrière lui : le mystère des longitudes...
Alors, entre le présent et le passé, se déroule un carrousel ininterrompu de personnages, d'événements, d'idées, de machines merveilleuses, où ne manquent, en pleine guerre de Trente Ans, à une époque où les découvertes d'autres mondes font chanceler les esprits, les religions, les arts et les lettres, ni les sièges et les assauts de forteresses, ni les duels de lames et de langues effilées jusqu'au frisson, ni les poudres et les onguents, ni les multiples trames d'espions, les sosies perfides, les libertins et les jésuites sans scrupules et brillant de leur science raffinée, ni les paysannes pulpeuses et batailleuses, ni les épidémies, ni les salons parisiens feutrés où s'ourdissent les complots du cœur et du pouvoir...
En un jeu magique de miroirs, Umberto Eco, l'enchanteur au gai sçavoir, nous fait renaître au siècle des Galilée, Monterdi, Caravage, Cervantès, Rubens, Bernin, Shakespeare, Vermeer, Campanella, Rembrandt, Marino, Molière, Gracián, Cyrano, Spinoza, Velasquez, Descartes, Borromini, Poussin, Gassendi, Basile, Milton, Racine, Pascal, dans le plus français, le plus universel et le plus subtilement autobiographique de ses romans. L'île du jour d'avant est l'histoire de notre langue en perpétuelle métamorphose, de notre temps qui se joue dans l'espace, où l'homme baroque d'aujourd'hui vit assiégé en sa virtuelle tour de Babel ; c'est un roman-encyclopédie, un roman de formation, un roman d'espionnage, un roman d'amour. C'est un roman-clef d'un millénaire qui s'achève, le nôtre. »

12 euros (code de commande : 11103).

ECO (Umberto) — Le pendule de Foucault. Roman. [Titre original : Il pendolo di Foucault.] Traduit de l'italien par Jean-Noël Schifano. Paris, Grasset, 1990. In-8° collé, 657 p.
En quatrième de couverture :
   « À Paris, le soir du 23 juin 1984, dans le conservatoire des arts et métiers où majestueusement oscille le pendule de Foucault, un homme observe avec révérence et crainte prémonitoire le prodige : c'est Casaubon, le narrateur, venu de Milan après l'appel angoissé de son ami Belbo qui se trouve en danger de mort. Casaubon se cache dans le gothique musée de la technique, s'y laisse enfermer, bien résolu à attendre que sonne l'heure du rendez-vous fatal...
   C'est ainsi que commence ce thriller au souffle gigantesque. L'abbaye du Nom de la rose a éclaté : notre terre entière est en jeu, à notre époque... Trois amis, travaillant dans une maison d'édition milanaise, ont publié, entre autres, des textes qui explorent le savoir ésotérique, hermétisme, alchimie, sciences occultes, sociétés secrètes... Et comme tous trois, jonglant avec l'histoire des Templiers, des Rose-Croix, des francs-maçons, les textes de la Kabbale, naviguant avec humour et ironie sur les courants souterrains qui parcourent la culture occidentale, sont beaucoup plus intelligents que leurs auteurs fanatiques, ils ont décidé, par jeu et pour déjouer l'ennui, d'imaginer un complot planétaire noué au fil des siècles pour la domination du monde. Mais un beau jour réapparaissent en chair et en os les chevaliers de la vengeance...
   D'Europe en Afrique, du Brésil au Proche-Orient, des parchemins cryptés aux computers, de Voltaire aux jésuites, de Descartes à Hitler, des druides aux druses, l'histoire, la science, les religions, tout notre savoir passe, avec une fluiditié géniale, dans ce roman d'initiation aux mille mystères, où ne manquent ni les rites sataniques et les meurtres rituels, ni les passions et les amours que font naître les inoubliables Lia, Amparo, Lorenza ; ni les maitiés fortes fondées sur la noblesse et la liesse de l'esprit... Immense livre où, sous une érudition universelle frappée au sceau final de la sagesse, bat le cœur de l'auteur qui accompagne, à travers l'espace et le temps, les fascinants mouvements du Pendule, quand la réalité dépasse et précède la fiction... »

10 euros (code de commande : 12927).


EVANGELISTI (Valerio) — Les Chaîne d'Eymerich. [Titre original : Le Catene di Eymerich.] Traduit de l'italien par Serge Quadruppani. Paris, Rivages, 1998. In-8° collé, 247 p. (collection « Fantasy »).
En quatrième de couverture :
   « Seconde aventure de Nicolas Eymerich, grand inquisiteur d'Aragon, Les Chaînes d'Eymerich nous entraîne en 1365, au cœur d'une période troublée où les croyances païennes n'ont pas encore plié devant l'inexorable machine de guerre chrétienne.
   Quel rapport existe-t-il entre l'enquête que mène le Grand Inquisiteur Eymerich, père dominicain pourfendeur des ennemis du Christ, sur la résurgence de l'hérésie cathare en Savoie, les manipulations génétiques de chercheurs déments au milieu des années 1930, et les charniers de Timisoara en Roumanie ?
   Seule la main de fer de Nicolas Eymerich pourra dénouer un à un les fils de cet écheveau diabolique et libérer la vérité de ses chaînes, si étroitement liées à travers les siècles.
   Dans cet entrelacs remarquable de coïncidences entre passé et futur se dessine une bien noire histoire de l'humanité, l'histoire de notre monde telle que l'imagine Valerio Evangelisti.
   Après avoir remporté le Prix Urania pour Nicolas Eymerich, inquisiteur, Valerio Evangelisti poursuit la saga du bras armé de la chrétienté dans ce deuxième roman, où il navigue astucieusement entre théorie scientifique et alchimie. C'est un Eymerich plus mûr, mais non moins redoutable, qui y affronte ses démons, cependant qu'en parallèle, au fil des siècles, l'humanité ne cesse de dévoiler sa face noire. »

7 euros (code de commande : 12928).


FERRANTE (Elena) — L'amour harcelant. Roman. Traduit de l'italien par Jean-Noël Schifano. Paris, Gallimard, 1995. In-8° broché, 181 p., (collection « Du Monde Entier »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
« Entre le corps d'Amalia, qui flotte dans la mer, à l'aube, mystérieusement noyé, et le corps de Delia, sa fille, exposé à la violence, au sang et à la pluie d'une Naples au ciel plombé et aux rues hostiles, se déroule ce thriller familial, sensuel et désespéré, dont les rebondissements vous griffent le cœur.
Qu'est-il arrivé à Amalia ? Qui se trouvait avec elle la nuit de sa mort ? Pourquoi n'est-elle vêtue que d'un soutien-gorge neuf quand on la retrouve ? A-t-elle vraiment été, comme le portent à penser les dernières heures de sa vie, la femme que sa fille a toujours imaginée, ambiguë et insatiable, prête à de secrètes déviations, capable d'échapper dans la ruse et la grâce à la surveillance obsédante de son mari ? Qui est Caserta, ce vieil ami d'Amalia, une victime ou un bourreau ? Quels sont ces hommes qui entravent et révèlent le destin de Delia ?
Le parcours qui conduira Delia des funérailles de sa mère à l'évocation toujours plus détaillée de la figure troublante de cette génitrice, et au dénouement imprévisible de l'histoire, est constellé de soubresauts de la mémoire, de gestes de répulsion et d'amour, de scènes glaçantes.
Dernier mystère : nul ne sait qui est l'auteur de ce livre. Nul n'a vu son visage. Elena Ferrante a longuement vécu à Naples, dit-on. Actuellement elle devrait résider en Grèce. Ce premier roman d'une plume sûre de soi a été mis en film par Mario Martone, sous le titre L'amour qui dérange.

7,50 euros (code de commande : 7511).


FERRERO (Guglielmo) — Entre les Deux Mondes. Ouvrage traduit de l'italien par G. Hérelle. Paris, Plon, 1930. 7e édition. In-12 broché, IV + 418 p., mention manuscrite d'appartenance à la page de titre, peu courant.
Extrait de la préface :
« Tant qu'enfin, à force d'aller et venir mentalement, moi aussi, entre les deux mondes, je crois que je suis arrivé à comprendre quelle extraordinaire perturbation la découverte de l'Amérique a apportée dans la vieille histoire de l'humanité. Petite au début, cette perturbation a grandi dans le cours des siècles avec les découvertes de la science, avec les inventions, avec le triomphe de la liberté ; et il en est résulté une lutte ardente entre la quantité et la qualité, c'est-à-dire entre la force qui pousse les hommes à détruire toutes les limites pour prendre possession de la terre entière et pour en conquérir tous les trésors, et le besoin naturel qu'ont les hommes de se circonscrire dans des limites pour être cepables;de recounditre avec certitude le Bien, le Beau et le Vrai.
Et ainsi m'est venue finalement l'idée de représenter ce conflit des deux mondes — non pas seulement le conflit de l'Amérique et de 'Europe, mais celui qui met aux prises les anciennes civilisations limitées, encore vivantes dans un si grand nombre de traditions, avec les aspirations, les ambitions, les passions de cette civilisation nouvelle, impatiente de jeter bas toutes les 1imites, — en renouvelant une vieille forme littéraire. Qu'est-ce que ce livre ? Un roman ? un récit de voyage ? un drame ? un traité de philosophie ou de sociologie ? Non : c'est un dialogue. Chère aux anciens, cette forme littéraire, qui fut l'instrument favori de Platon et de Galilée, semble, au dire de Renan, faite exprès pour traiter les graves questions que l'esprit humain recommence toujours à discuter parce qu'il ne peut jamais en donner une solution définitive. »

10 euros (code de commande : 7847).


FO (Dario) — Le monde selon Fo. Conversations avec Giuseppina Manin. [Titre original : Il Mondo secondo Fo.] Traduit de l'italien par Dominique Vittoz. Paris, Fayard, 2008. In-8° collé, 201 p., quelques illustrations, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   « J'ai quatre-vingts ans mais en ai vécu cent cinquante. Si on compte l'âge de Franca de la même façon, nous cumulons à nous deux pas loin de trois siècles. C'est beaucoup pour deux vies mais il est vrai que toutes ces années, sans exception, ont été intenses et magnifiques. Les mois duraient soixante jours, les jours quarante-huit heures... Oui, nous avons vécu à deux une multitude de vies. »
   C'est aune délicieuse leçon de vie, de politique, de culture, d'espoir en l'intelligence des humbles que nous invitent ces conversations au ton alerte et simple. À travers le récit de son passé et de sa pratique théâtrale, Dario Fo laisse transparaître sa sensibilité, sa virulence contre les hypocrisies du pouvoir, sa maestria comique, sa profonde érudition. Sur le ton léger de l'anecdote souvent cocasse, il nous restitue tout un climat culturel : son Italie de l'après-guerre, sa fidélité aux idéaux de gauche, son combat contre toutes les formes de censure, son indépendance jamais démentie.

10 euros (code de commande : 16946).


GADDA (Carlo Emilio) — La connaissance de la douleur. Roman. Traduit de l'italien par Louis Bonalumi et François Wahl. Paris, Seuil, 1974. In-8° broché, 264 p., exemplaire du Service de Presse, quelques soulignements.
En quatrième de couverture :
« Amérique du Sud ou Lombardie, Alpes ou Cordillère des Andes : c'est dans un paysage de paix parmi les soubresauts de Commedia d'une contingence villageoise, que l'ingénieur-hidalgo Gonzalo Pirobutirro d'Eltino éclate en fureurs épouvantables : contre feu son père, sa mère, les péons, les propriétaires, l'enfance, toute la société maradagalaise : et surtout contre l'idée du moi.
« C'était le mal obscur dont les histoires, les lois, l'enseignement universel des grandes chaires persistent à ignorer et la cause et les modes : qu'on porte en soi tout au long de l'effritement foudroyé d'une vie, plus pesant chaque jour, sans remède. »
« Le mal invisible, peut-être : la fable de la maladie, l'étrange fable propagée par les conquistadores, auxquels il fut donné de la recueillir des mourantes paroles de l'Inca : selon qui la mort arrive pour rien, environnée de silence, comme une tacite, ultime, combinaison du penser. »
« Un grotesque comme celui-ci ne se niche pas dans la perversité machinante du foie de l'auteur de la Connaissance mais dans le foie machinateur de la réalité universelle . »

9 euros (code de commande : 7887).

[GADDA (Carlo Emilio)]. MANGANARO (Jean-Paul) — Le baroque et l'ingénieur. Essai sur l'écriture de Carlloo Emilio Gadda. Paris, Seuil, 1994. In-8° broché, 288 p., pliure à la couverture, (collection « Le Don des Langues »)

7,50 euros (code de commande : 7440).

[GADDA (Carlo Emilio)]. ROSCIONI (Gian Carlo) — La Disharmonie préétablie. Essai sur Gadda. Traduit de l'italien pâr Maurice Darmon. Paris, Seuil, 1993. In-8° broché, 172 p., (collection « Le Don des Langues »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
« Née comme « projet encyclopédique » de représentation totale de la réalité, l'œuvre de Carlo Emilio Gadda se heurte sans cesse à l'impossibilité de tout dire, de « spécifier la totalité », de « débrouiller l'écheveau » et, de là, à l'inachèvement ; aussi le texte est-il fait de répétitions, de réécritures, de reprises des mêmes motifs, stylistiques ou thématiques.
La Disharmonie préétablie offre une carte générale de l'œuvre et de la personnalité de Gadda, à travers une reconstruction de ses intérêts philosophiques et scientifiques : du background positiviste et des prédilections encyclopédiques vers un panorama inédit de la pensée, qui comprend des philosophes comme Bergson et Darwin, Leibniz et Spinoza, sur lesquels l'angoisse existentielle de Gadda eut tout le loisir de se former tandis que grandissait son destin littéraire. »

10 euros (code de commande : 7512).


[MACHIAVEL (Nicolas)]. PREZZOLINI (Giuseppe) — Vie de Nicolas Machiavel florentin. Traduit de l'italien par Marthe-Yvonne Lenoir. Paris, Plon, 1929. 7e édition. In-8° broché, 254 p., cachet à la page de garde, couverutre légèrement défraîchie.

5 euros (code de commande : 7870).

 


MANGANELLI (Giorgio) A et B. Traduit de l'italien par Lise Chapuis. Paris, Gallimard, 1995. In-8° broché, 214 p., collection "L'Arpenteur").

. 13 euros (code de commande : 7907).


MANZINI (Gianna) — Portrait en pied. Traduction de l'italien par Marilène Raiola. Postface de Bertrand Levergeois. S.l., Mille et Une Nuits, 2002. In-8° broché, 268 p.
En quatrième de couverture :
« Comment vit-on une enfance dans un petit village de Toscane au début du XXe siècle, lorsque sa mère appartient à la bourgeoisie industrielle, que son père mène des activités syndicales et défile dans la rue avec les anarchistes ? Gianna Manzini fut déchirée par la séparation de ses parents, ballottée entre le désir de combler les aspirations maternelles à la réconciliation familiale et l'admiration éperdue pour ce père superbe, à l'âme idéaliste et poétique. « Elle, elle me fait du chantage avec ses larmes, lui me fascine avec sa noblesse et sa douleur. Leur échapper est impossible. Sinon où pourraient-ils continuer à se rencontrer ? Moi seule peux leur servir de point de rencontre, de terrain de conflit. »
Au crépuscule d'une œuvre romanesque importante, celle qui fut l'amie d'Eugenio Montale et la traductrice italienne de Gide et de Larbaud revient sur sa blessure originelle et explore cet espace intérieur contradictoire, source de sa vocation littéraire. En une ultime tentative, elle cherche à se libérer de la culpabilité qui l'étouffe et à rendre, enfin, tout l'amour qu'elle doit à son père Giuseppe, mort loin d'elle, en exil, en 1925, après avoir été banni par le régime fasciste. »

12 euros (code de commande : 8986).


MARAINI (Dacia) — La vie silencieuse de Marianna Ucria. [Titre original : La lunga vita di Marianna Ucria.] Traduit de l'italien par Donatella Saulnier. Paris, Laffont, 2006. In-12 collé, 412 p., (collection « Pavillons Poche »).
En quatrième de couverture :
   « Sicile, XVIIIe siècle. La jeune Marianna Ucria, devenue sourde et muette à l'âge de cinq ans, brisée par un douloureux secret, vit murée dans son silence.
   Pour communiquer avec le monde, à défaut de parler et d'entendre, marianna choisit la lecture et la connaissance. Elle se réfugie dans la bibliothèque où, influencée par les idées des Lumières, elle découvre la vie. C'est dans ce savoir qu'elle trouvera le courage d'affronter la vérité sur son infirmité.
   Après des années de silence et de solitude, sur cette île où tout est extrême, la splendeur et la misère, la tendresse et la violence, Marianna Ucria se révélera et apprendra à conquérir sa liberté. »   

6 euros (code de commande : 12931).


MARIOTTI (Giovanni) — Musique dans la maison d'à côté. [Titre original : Musica nella casa accanto.] Roman. Traduit de l'italien par Chantal Moiroud. Paris, Gallimard, 1999. In-8° collé, 159 p., (collection « L'Arpenteur »), soulignements.
En quatrième de couverture :
   « D'habitude, les livres parlent d'amours brèves. Le roman de Giovanni Mariotti est dédié au long amour, celui qui défie le temps. Mais s'agit-il d'une victoire, ou l'amour lui-même ne devient-il pas prisonnier de sa propre durée ? Et que se passe-t-il quand l'un des deux vient à disparaître ?
   Dans ce roman où le silence devient magie, assourdissant les clameurs de la grande métropole, Giovanni Mariotti nous conduit avec une infinie délicatesse à la rencontre des spectres qui vivent en nous, à côté de nous. Nous pénétrons dans un espace empli de tristesse feutrée, de douceur poignante et désespérée. Cette pénombre parcourue de lueurs, qui pourrait dire si elle appartient déjà à l'autre monde, ou si elle nous retient encore ici-bas ? »

8 euros (code de commande : 12932).


 

MONTALE (Eugenio) — Papillon de Dinard. Traduit de l'italien par Mario Fusco. Lagrasse, Verdier, 2010. In-8° broché, 217 p., (collection « Terra d'Altri »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Les proses de Papillon de Dinard frappent par la variété de leur inspiration : on y trouve successivement des évocations de l'enfance et de l'adolescence au soleil ligure, des chroniques florentines, des portraits de femmes ainsi que les pages d'un carnet de voyage comme arrachées à un bottin mondain. Et pourtant, au fil de cette cinquantaine de récits, on entend monter la voix du poète, de plus en plus intime, de plus en plus étrange, de plus en plus énigmatique.
   On ne met pas longtemps à se convaincre que l'un des plus grands poètes du siècle (prix Nobel en 1975) fut un prosateur hors pair et parfaitement singulier. L'écriture épouse la circonstance comme le poème les « occasions » : parfois elle concentre tout dans une pure potentialité qui intrigue, parfois elle a la netteté du symbole.
   On ferait volontiers de ces petits poèmes en prose un « spleen d'Italie » s'ils n'étaient aussi traversés par l'humour, par la drôlerie et le gag – on découvrira notamment comment un couple lutte contre une chauve-souris ou comment une comparaison malheureuse rend difficile une soirée en gondole. Enfin il y a ici tant d'animaux, du gros rat à la soubuse, de la limace à l'okapi, qu'il n'est pas faux de lire cette étrange phénoménologie de la mémoire comme un zodiaque que dominerait un étrange effet papillon.

10 euros (code de commande : 19396).

 

MONTALE (Eugenio) — Poésies VI. Derniers poèmes. Édition bilingue. Avant-propos, choix, traduction de l'italien et notes de Patrice Dyerval Angelini. Paris, Gallimard, 1988. In-8° broché, 333 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
   « Ce sixième et ultime volume des Poésies de Montale, bilingue comme les précédents, contient de larges extraits des deux derniers recueils de l'auteur (Cahier de poésie 1973-1977 et Autres vers), parus de son vivant.
   Le choix a porté principalement sur les poèmes autobiographiques, prépondérants dans ces recueils – sans qu'on s'interdie de montrer parfois le poète commentant l'actualité à sa façon, voire s'interrogeant sur le sens de la vie et de l'après-vie, afin de compléter son autoportrait. La vision que l'écrivain offre de lui-même et du monde – d'aujourd'hui ou d'hier –, qu'il évoque, critique, illustre ou met en doute, mêle tendresse et dérision, ironie et humour, véhémence et pudeur, compassion pour l'humanité et rappel constant à une leçon de « décence quotidienne ». On retrouvera, ici encore, un Montale désormais installé dans son rôle, émouvant et magistral, de poète anti-poète au lyrisme faussement prosaïque. En outre, la comparaison entre des textes de jeunesse insérés dans Autres vers et les compositions tardives permettra de retrouver l'unité fondamentale d'un tempérament poétique qui, à travers trois recueuils « classiques » et quatre recueuils « contemporains », n'a cessé d'être fidèle à lui-même. »

13 euros (code de commande : 12934).


MONTEFOSCHI (Giorgio) — La troisième femme. Traduction de Nathalie Castagné. Paris, La Manufacture, 1990. In-8° broché, 334 p., (collection « Les Étrangères »), ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
« J'avais l'enfer dans le cœur et je ne le savais pas. » Rarement, le portrait d'un homme à la dérive aura été aussi bien tracé que dans le roman de Giorgio Montefoschi, La Troisième Femme. De page en page, l'auteur explore les arcanes du couple formé par Federico et Laura Trotta, couple cimenté par l'amour et déchiré par une incompréhension mutuelle. Ce dernier thème, comme dans les meilleurs films d'Antonioni, trouve, dans La Troisième Femme, son expression la plus haute. Et Rome, haut lieu du roman, a la réalité d'un personnage. Construit sur le modèle de L'Odyssée, La Troisième Femme est le récit d'un voyage jalonné d'épreuves
et conclu par la mort.
Le roman de Giorgio Montefoschi se situe dans la lignée de la prestigieuse tradition romanesque qu'illustrent
Cesare Pavese et Goffredo Parise. »

10 euros (code de commande : 7880).


MONTESANO (Giuseppe) — Cette vie mensongère. Traduit de l'italien par Serge Quadruppani. Paris, Métailié, 2005. In-8° broché, 209 p., (collection « Bibliothèque Italienne »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
« Dégoûté par la mesquinerie et la vulgarité de sa famille petite-bourgeoise, Roberto se met au service de Cardano, un artiste bohème marié à l'une des filles d'une grande famille de Naples. Tandis que « l'artiste » l'abreuve de discours nourris de la littérature décadente de la fin du XIXe siècle, il découvre les projets monstrueux des Negromonte, un clan d'entrepreneurs rapaces : transformer Naples tout entière en parc de loisir, s'approprier musées et monuments, faire de tout Napolitain un comédien jouant les Napolitains pour le plus grand plaisir des touristes et le plus grand bénéfice du clan. Mais avec l'aide d'une fillette en guenilles, Andrea, le cadet de la famille, fomente une révolte.
Banquets gargantuesques, délires mêlant culture populaire et raffinement littéraire, résurgence du passé d'une ville-monde, carnaval des gueux : ce livre-maelström, entre fantastique et réalisme Social, tend un miroir à notre époque. Les lecteurs l'y reconnaîtront, à peine déformée, avec ses grimaces les plus dangereuses et les plus effrayantes. »

10 euros (code de commande : 10144).


MORANTE (Elsa) — Aracoeli. Roman. Traduit de l'italien par Jean-Noël Schifano.. Paris, Gallimard, 1984. In-8° broché, 400 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
« Ma mère était andalouse. Le hasard rit que de naissance ses parents portaient l'un et l'autre le même nom de famille, Muñoz : si bien que selon l'usage espagnol, elle portait le double nom Muñoz Muñoz. De son nom de baptême, elle s'appelait Aracoeli.
Mon teint, mes traits, c'est à elle que je ressemblais, tandis que la couleur de mes yeux venait de mon père (Italien du Piémont). De ce temps où j'étais beau, me revient à l'oreille une chanson douce que l'on chantait seulement les soirs de pleine lune, et dont je ne me lassais jamais. Et elle, pleine de joie, me la répétait, en me faisant sauter vers la lune, comme pour m'exhiber devant ma sœur jumelle, là-haut dans le ciel... »

8 euros (code de commande : 9228).

 

MORANTE (Elsa) — La Storia. Roman. Traduit de l'italien par Michel Arnaud. Paris, Gallimard, 1977. In-8° broché, 615 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
   « En Italie d'abord où il provoqua un véritable débat national, puis partout où il a été publié dans le monde, le livre d'Elsa Morante a immédiatement été reçu comme l'un des grands romans du siècle : un pendant de La Guerre et la Paix.
   Il est remarquable que cette audience universelle ne soit en rien fortuite. Le propos déclaré de l'auteur – non sans audace – était de « parler à tous, dans un langage commun, accessible à tous ». Et cela, non point pour retrouver les facilités du « roman populaire » même au sens noble du XIXe siècle, mais bien parce qu'il était question pour elle – non sans audace encore – de s'en prendre à l'Histoire elle-même. L'Histoire en son sens double, celle du Pouvoir, de ceux qui « font » l'Histoire, et d'autre part celle des hommes qui ne font que subir l'« interminable assassinat » qu'elle est. Ici, plus que Tolstoï, c'est le Victor Hugo des Misérables qu'il faut évoquer, et le grand Michelet : la certitude passionnée que les innombrables victimes de l'histoire en sont les héros véritables et cachés.
   Il est tout à fait impossible de résumer d'aucune façon l'action de cette vaste « saga d'innocence, de persécution et de mort » – dont le fil conducteur est la mère, Iduzza, et son fils, l'inoubliable Useppe. Cela est d'autant moins possible que le récit « historique » et ses personnages les plus positifs ne cessent d'être reliés au monde de l'imagination poétique où leur appartenance au sacré se retrouve, où malheur et félicité s'équivalent, où la mort d'une chienne n'importe pas moins que les,« grandes actions » officielles.
   Relevons qu'à l'inverse de la plupart des romans « modernes » où il est de convention que l'auteur joue l'inexistence, ce livre possède un narrateur avoué qui intervient dans le récit, par exemple pour dire son incertitude, ou s'excuser de s'étendre sur tel épisode. Il est remarquable que ces interventions du narrateur, loin d'apparaître comme indiscrètes, sont le signe de sa plus parfaite humilité. Il faut sans doute y voir un autre trait de l'audace dont a su faire preuve Elsa Morante dans sa volonté de surmonter la séparation (« moderne » elle aussi) entre auteur et lecteurs.
   Le roman ne serait donc pas mort. C'est sur ce thème qu'un critique italien, Cesare Garboli, a pu faire ce bel éloge de La Storia : « Maintenant que le roman est revenu parmi nous, nous prenons conscience que seule une femme était capable de lui redonner vie. »

9 euros (code de commande : 13873).


MORAVIA (Alberto)L'amour conjugal. Roman. [Traduit de l'italien par Claude Poncet.] Lausanne, La Guilde du Livre, 1962. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, 184 p., une illustration en frontispice, exemplaire numéroté.

9 euros (code de commande : 56/69).

[MORAVIA (Alberto]. MORAVIA (Alberto) ELKANN (Alain) — Vita di Moravia. Traduit de l'italien par Jean-Marie Laclavetine. Paris, Bourgois, 1991. In-8° broché, 346 p., illustrations hors texte, ouvrage à l'état de neuf et épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
« Alberto Moravia à longtemps proclamé que la vie privée d'un écrivain ne regarde que lui-même : que seule compte la réalité des livres qu'il a écrits, des personnages qu'il a créés. Il aura fallu la curiosité passionnée et l'obstination d'un ami cher, le romancier Alain Elkann, pour vaincre cette pudeur, cette tendance de Moravia à se réfugier de ce qui peut être saisi et analysé par la pensée. Voici donc l'écrivain vieillissant mais plus que jamais animé d'une ironique lucidité retraçant son itinéraire, celui d'un protagoniste essentiel de notre siècle : l'enfance solitaire, la maladie et le sanatorium, le succès précoce, le nomadisme effréné de l'âge adulte. Mais le livre qui résulte de ce long entretien avec Alain Elkann est peut-être, avant tout, un livre d'amour : amour pour la littérature, d'abord, et pour les trois femmes qui ont habité sa vie : Elsa Morante, Dacia Maraini, carmen Liera. Amour pour les amis - au premier donne lieu aux passages les plus poignants du livre. Amour enfin pour la vie elle-même vue par étonnement ceux qui ne voyaient net en Moravia que l'écrivain diva, le témoin omniprésent de son époque, le dernier grand monument des lettres italiennes. »

10 euros (code de commande : 7909).


NATOLI (Luigi) — Le Bâtard de Palerme. Histoire des Beati Paoli I. [Titre original : I Beati Paoli.] Traduit de l'italien par Maruzza Loria et Serge Quadruppani. Paris, Métaillé, 1990. In-8° collé, 777 p.
En quatrième de couverture :
   « Septembre 1713. Juché sur une étique rossinante, la râpière au côté, Blasco de Castiglione, cœur tendre, joyeux drille et tête brûlée, entre dans Palerme. En quête du secret de sa naissance, il va rencontrer Don Raimondo de la Motta, qui a commis tous les crimes pour ceindre la couronne ducale, l'éblouissante et tumultueuse Donna Gabriella, qui sait ce qu'aimer à mort veut dire, le sbire Matteo Lo Vecchio, maître ès scélératesses, Violante, belle comme un rêve de pureté, le séduisant et mystérieux Coriolano de la Floresta, et tout un petit peuple pittoresque et rebelle. Il rencontre aussi une ville de palais arabes, d'églises espagnoles, de châteaux forts normands, avec ses quartiers misérables et ses catacombes où se réunit la secte des Beati Paoli dont l'idéal de justice sera défiguré par la mafia...
   Cavalcades, duels, courses en mers, fêtes grandioses, intrigues de cour, enlèvement au couvent, chocs des armées et des ambitions, sublimes amours et combinaisons ténébreuses, toutes les séductions du roman historique sont là, réunies dans la lumière sicilienne qui rend les emportements plus violents et plus mélancolique le bonheur. »

8 euros (code de commande : 12935).


NIGRO (Raffaele) — La baronne de l'Olivento. Roman. Traduit de l'italien par Hélène Leroy. (titre original : La baronessa dell'Olivento.) Paris, Verdier, 1996. In-8° broché, 250 p., (collection « Terra d'Altri »).
En quatrième de couverture :
« Les Feux du Basento, le premier roman de Raffaele Nigro, faisait revivre le mythe d'une république paysanne dans le Sud italien. Une autre utopie donne son sens à La Baronne de l'Olivento : celle d'une civilisation adriatique menacée par les violences de l'histoire, à l'aube des temps modernes. Situé, entre 1440 et 1494, en Albanie et dans les trois régions de la péninsule dont l'auteur s'est fait le chantre, Campanie, Pouilles et Basilicate, ce second roman conte l'amour d'un frère et d'une sœur, Stanislas et Vlaïka Brentano, alors que Skanderbeg lutte contre le joug ottoman, que Gutenberg impose son invention et que des communautés albanaises s'installent au sud de l'Italie.
Une étrange procuration unit frère et sœur, Stanislas fougueux poursuivant son rêve de culture de part et d'autre de la mer, et Vlaïka née privée de membres mais habitée par la puissance de la vision et du rêve. À l'image de ces deux êtres, proches et dissemblables comme le sont l'acteur et le témoin, le roman mêle la fable et la chronique, les personnages historiques et inventés, les créatures réelles et fantastiques. Nombre de conflits donnent à l'épopée son rythme : la guerre entre les chrétiens et les Turcs, le complot des barons au sein du royaume de Naples, les joutes entre clercs et hommes de science, entre tenants d'Aristote et de Platon.
La Baronne de l'Olivento est un livre de conteur, nourri d'une érudition vive, d'une connaissance profonde des cultures, qu'elles soient de cour ou populaires, et tout entier porté par le désir de transfigurer le réel sans renoncer à le comprendre. »

10 euros (code de commande : 10953*).


PAZZI (Roberto) La princesse et le dragon. Roman. Traduit de l'italien par Myriem Bouzaher. Paris, Grasset, 1989. In-8° broché, 229 p., jaquette.
En quatrième de couverture :
« Un jeune prince russe, prisonnier de deux solitudes — la maladie et le pouvoir dû à son rang —, espère et recherche obstinément l'évasion vers la vie que seule Hélène, son amour impossible parce qu'interdit au nom d'obscures raisons politiques, pourra et saura lui offrir.
Son nom, sa situation, une partie de ses aventures appartiennent à un personnage ayant réellement existé : le grand-duc Georges Alexandrovitch Romanov, frère du dernier tsar.
Or ce voyage, « historique » à bien des égards, est avant tout une quête initiatique à la découverte de soi-même, dont l'issue ne peut être qu'un long sommeil profond, prélude à la mort libératrice qu'Hélène, parvenue enfin jusqu'à Georges, lui donnerait, en un ultime et sublime acte d'amour. »

7,50 euros (code de commande : 7889).


PEREGALLI (Roberto) — La Cuirasse brodée. Les Grecs et l'invisible. [Titre original : La Corazza ricamata.] Traduit de l'italien par Todaro Tradito. Illustrations de Pierre Le-Tan. Paris, Le Promeneur, 2009. In-12 broché, 177 p., (collection « Le Cabinet des Lettrés »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Pour Homère, pour les présocratiques, pour Hérodote, pour Hippocrate, la connaissance concerne le visible, elle équivaut à voir ou, mieux, à dévoiler ce qui en réalité est déjà manifeste.
   À partir de Platon, au contraire, il ne s'agit plus de rendre évident ce qui se cache à la surface, mais de s'attacher à scruter cet invisible, auquel s'identifie le vrai, et qui renvoie à sa vacuité la tromperie du visible. C'est une révolution complète, où se perd la notion originaire de vérité comme dévoilement.
   À travers l'évocation des mystères de la Grèce archaïque, du mythe d'Œdipe – où les thèmes de la vue et de la cécité jouent évidemment un rôle central – ainsi que de celui des Sirènes, ce livre s'interroge sur le rapport essentiel qui noue le savoir et le voir, remontant aux racines anciennes de problématiques qui sont toujours les nôtres.
   À mi-chernin de la philosophie et de la littérature, cet essai à l'érudition légère et rigoureuse est accompagné de douze illustrations originales de Pierre Lé-Tan, spécialement exécutées pour ce volume.

12 euros (code de commande : 18333).


PETRIGNANI (Sandra) La navigation de Circé. Roman. Traduit de l'italien par Marguerite Pozzoli. Paris, Flammarion, 1997. In-8° broché, 154 p., exemplaire du Service de Presse, dos insolé, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
« Circé est une magicienne. Sur son île blanche et bleue, sa vie s'écoule à un rythme paisible, entre les feuillets qu'elle remplit chaque jour et... ses hommes. Car Circé est aussi une femme moderne. Amadouant ses amants qui, d'eux-même, s'enferment dans une cage lorsque... eh bien, lorsqu'ils ne font plus l'affaire. Mais l'arrivée d'Ulysse bouleverse ses saines habitudes. Et la trouble au point qu'elle ne désire plus que lui, s'obstinant à le retenir. Ulysse cependant résiste, et Circé se voit obligée de déployer tous ses dons de sorcellerie.
La Navigation de Circé allie en un équilibre délicieux légende et réalité. Car ne nous y trompons pas, ce récit « hors du temps » traite d'un sujet bien contemporain, les relations entre hommes et femmes, où il ne faut pas moins que les fantaisies de la fable pour adoucir l'amertume ... de certaines vérités. »

7,50 euros (code de commande : 7891).


PIOVENE (Guido)Pitié contre pitié. Pietà contro Pietà. Traduit de l'italien par Suzanne Hotelier et Paul-Henri Michel. Paris, Laffont, 1947 (8e édition). In-12 broché, 316 p., (collection « Pavillons »), exemplaire non coupé.

9 euros (code de commande : 114/64).

 


POLO (Marco) : voyez la page voyages.


PONTIGGIA (Giuseppe) Vie des hommes non illustres. Traduit de l'italien par François bouchard. Paris, Albin Michel, 1995. In-8° broché, 314 p., (collection « Les Grandes Traductions »).
En quatrième de couverture :
« Il n'est pas d'homme dont la vie ne soit riche de violences, de bouleversements dramatiques et de situations comiques, de moments grandioses, de déchéances et de rédemptions. Giuseppe Pontiggia en apporte une brillante illustration à travers ces dix-huit biographies imaginaires. Dix-huit personnages, hommes ou femmes du XXe siècle, d'origines et de professions diverses, dont il évoque avec une précision d'historien les expériences les plus mémorables : émotions, rencontres, amours, manies, rêves, mésaventures, angoisses, bonheurs.
Au fil de ces brèves chroniques intimes, une constante se fait jour : les événements décisifs d'une existence ne peuvent être réduits à des faits ; ils ressortissent à une mythologie familière et personnelle, à un entrelacs sous-jacent de sentiments, de souvenirs et de désirs secrets, une vie parallèle, souvent clandestine et ignorée. Jouant non sans humour les anti-Plutarque, l'auteur de La Comptabilité céleste, du Rayon d'ombre et du Joueur invisible s'est plu à souligner le caractère exceptionnel de toute vie humaine, même la plus ordinaire. Avec ce livre inventif et novateur, d'une écriture raffinée, à la fois limpide et complexe, Pontiggia confirme sa place prépondérante dans la littérature italienne contemporaine. »

12,50 euros (code de commande : 7892).


PRATOLINI (Vasco) Chronique des pauvres amants. (Chronache di poveri amanti.) Traduit de l'italien par Gennie Luccioni. Préface d'Armand Pierhal. Paris, Albin Michel, 1950. [2e mille.] In-8° broché, 413 p., exemplaire non coupé et à l'état de neuf.
Extrait de l'introduction :
« À la vérité, ce sont quatre romans que nous offrent ces Cronache, où s'entrelacent quatre destins d'amoureuses. Le lecteur soucieux de méthode pourra relever leurs noms vers la fin du chapitre premier : Aurora Cecchi, fille d'un balayeur ; Milena Bellini, fille d'un petit fonctionnaire judiciaire ; Bianca Quagliolti, fille d'un confiseur ambulant ; Clara Lucatelli, fille d'un terrassier. Humbles, pauvres amantes comme on voit. Et leurs amoureux ne sont guère situés plus haut sur l'échelle sociale. Le plus fortuné tiendra une épicerie achalandée, qui sera d'ailleurs à l'origine de son malheur ; un autre est apprenti typographe ; un troisième, employé de chemin de fer. Les filles sont à cet âge où l'amour est la grande, la seule affaire de la vie. La plus jeune a 17 ans, l'aînée a vu fleurir à peine plus de vingt printemps, lorsque commence l'histoire, par une étouffante soirée de juin 1925.
Car les événements privés que celle chronique relate s'insèrent dans un laps déterminé de la durée historique : les années 1925 et 1926. C'est l'époque où le régime fasciste établi depuis bientôt trois ans, s'occupe activement de consolider son pouvoir ; où il matraque encore les récalcitrants, mais déjà de moins bon cœur, désavouant ostensiblement la violence. Il ne rencontre d'adversaire sérieux sur sa route que le parti communiste, réfugié dans la clandestinité. Mais on se méprendrait en voyant dans les Cronache un roman politique. C'est l'incidence des événements politiques sur la vie de ses personnages qui intéresse le romancier. Son tableau n'eût pas été complet s'il en avait omis la politique, alors qu'elle intervient d'une manière si directe dans la vie des gens.
Il n'est pas douteux que l'auteur témoigne à son héros communiste une affection particulière ; c'est qu'il incarnait alors la lutte la plus active et courageuse pour la liberté de l'bomme. L'apostrophant quelque part, il s'écrie : « Tu n'as peut-être jamais lu une ligne du Capital ; rien qu'à le voir, ce livre, on s'endort. Est-ce à cause de la théorie de la plus-value, ou parce que ton cœur est blessé, que tu es devenu communiste ? » D'autre part, il ne noircit pas inutilement ses persannages fascistes, il ne les charge pas jusqu'à la caricature, ils restent humains et d'une parfaite « véridicité ». Encore une fois, Pratolini est avant tout un romancier. »

10 euros (code de commande : 7906).


[PRATT (Hugo)]. GUILBERT (Jean-Claude) — Hugo Pratt. La traversée du labyrinthe. [Biographie illustrée.] Paris, Presses de la Renaissance, 2006. In-8° broché, 505 p., illustrations en noir et en couleurs.
En quatrième de couverture :
   « Voyage initiatique en cinq étapes qui correspondent aux cinq parcours secrets d'un labyrinthe intime, le livre de Jean-Claude Guilbert comble un vide. Car à l'instar de Corto Maltese, son personnage emblématique, Hugo Pratt est un mystère. Son univers – où s'entremêlent sources d'inspiration livresques et destins réels de perdants magnifiques, plongés dans des aventures improbables aux marges de la grande histoire – est si touffu, si codé, que ses nombreux fans ne cessent de s'interroger sur le dessein caché de tant de pistes à peine visibles. Chez Pratt, un épisode en apparence anodin nous entraîne souvent dans un tourbillon de poésie à l'imaginaire si puissant qu'il n'est pas toujours aisé d'en sortir. C'est ainsi que la fascination opère chez cet auteur hors norme de la bande dessinée qui n'a cessé d'agir en démiurge.
   Ami très proche du grand Hugo, Jean-Claude Guilbert nous convie ici à un périple dont la trame déborde les limites traditionnelles de la biographie. D'une originalité affirmée, libéré des conventions du genre, illustré de nombreux documents iconographiques, le présent ouvrage est à bien des égards le livre définitif consacré à l'un des génies les plus influents de la BD. Mélange de bribes de vie, d'aventures vraiment vécues et d'autres vécues tout aussi intensément mais dans un monde irréel, La traversée du labyrinthe renouvelle le genre biographique pour entrer de plain-pied dans l'évocation littéraire. Car le talent d'écrivain de Jean-Claude Guilbert est un élément essentiel de cet exercice d'admiration. »

12 euros (code de commande : 12938).


PRAZ (Mario) Le monde que j'ai vu. Traduit de l'italien par Jacques Michaut-Paternò. Préface de Marc Fumaroli. Paris, Julliard, 1988. In-8° broché, XX, 446 p., cachet d'appartenance à la page de garde.
En quatrième de couverture d'une édition postérieure :
« Praz en voyage ! J'ai été le premier surpris quand j'ai découvert dans ce livre cette face cachée du personnage et de l'écrivain. Je l'imaginais sédentaire, enfermé même. Il avait donc couru le monde, si souvent, si loin, et avec quel appétit ! Comment avait-il trouvé le temps de faire tant de livres, de voyager autant, et d'écrire autant de récits de voyage ? J'avais sous-estimé sa mémoire prodigieuse, qui lui rendait l'érudition facile, qui faisait de lui une sorte de Borges italien, une corne d'abondance.
Il était fatal qu'un historien à ce point pénétré de la civilisation du XIXe siècle l'eût continuée dans l'un des exercices spirituels qui lui furent les plus chers, et qu'elle porta à la hauteur d'un grand art : le voyage et le récit de voyage.
Dans ce livre qui est une véritable petite bibliothèque des voyages en même temps qu'un art de voyager, la sensibilité esthétique, quand elle est à ce degré avertie, se révèle un style vigilant d'être au monde, et l'un des modes les plus rigoureux de l'amour. Une « gaie science » qui sait ravaler ses larmes. »

10 euros (code de commande : 7898).

PRAZ (Mario) — Le pacte avec le serpent. Tome II. Traduit de l'italien par Constance Thompson Pasquali. Paris, Christian Bourgois, 1990. In-8° broché, 343 p., (collection « Les Derniers Mots »), cachet d'appartenance à la page de garde.
En quatrième de couverture :
« Wyndham Lewis l'a désigné, comme son « Prince diabolique » et Edmund Wilson l'a salué chapeau bas. Alberto Arbasino l'a qualifié d'anglologue et s'est exclamé : « Voici donc un érudit qui est aussi un écrivain : classificateur, styliste, adonné non pas à la mode, mais au goût..., au fascinant caprice, à l'excentricité enchanteresse. » Et Italo Calvino a décrit avec admiration sa vocation qui s'est forgée « dans la fréquentation des Anglais excentriques qui séjournaient jadis en Italie..., dans ses promenades à travers Londres, en quête des lieux décrits par Charles Lamb. »
Dans ce second volume du Pacte avec le serpent, Praz nous incite à redécouvrir les écrivains britanniques les plus singuliers, de Walter Pater à Max Beerbohm, d'Oscar Wilde à George Moore. Puis il nous révèle les visages déconcertants de Gabriele D'Annunzio, tel qu'en lui-même la légende le change. »

10 euros (code de commande : 8569).

PRAZ (Mario) — Le pacte avec le serpent. Tome III. Traduit de l'italien par Constance Thompson Pasquali. Paris, Christian Bourgois, 1991. In-8° broché, 206 p., (collection « Les Derniers Mots »), marque manuscrite d'appartenance au verso de la couverture.
En quatrième de couverture :
« Il y a, depuis la Renaissance, au sein de l'intelligentsia occidentale une famille attachante, à peine secrète, dont les membres se font des signes à travers les âges ; ils se lisent et se commentent volontiers les uns les autres, (... ) toujours tentés de remonter aux origines païennes, obscures, cruelles, des cultes et des croyances, à bonne distance du présent et de ses vicissitudes incompréhensibles (... ) ; bref, des espèces de sages-malgré-eux défendus contre la grandiloquence des philosophes par l'ironie, contre les naïvetés des doctrinaires par la recherche savante, la philologie, et contre les facilités de la narration historique accréditée par une exigence critique intraitable généralement souriante, mais souvent moqueuse ; c'est la famille des « libertins érudits », la famille de Mario Praz. » (André Chastel)
Dans ce dernier tome du Pacte avec le serpent, Mario Praz s'attache à deux grandes démarches esthétiques : celle de Gabriele D'Annunzio et celle de Marcel Proust. »

5 euros (code de commande : 8570).


SATTA (Salvatore) — Le jour du jugement. [Titre original : Il giorno del giudizio.] Traduit de l'italien par Nino Frank. Paris, Gallimard, 1981. In-8° broché, 321 p., (collection « Du Monde Entier »), couverture légèrement défraîchie.
En quatrième de couverture :
   « Comme Le guêpard de Lampedusa, ce livre est d'un homme venu à la littérature sur le tard, dans le but de sauver de l'oubli un passé qui lui tient à cœur : celui de sa ville natale, Nuoro, au centre de cette Sardaigne où les Italiens sont considérés comme des sortes d'étrangers.
   La saga de Nuoro, qui se déroule à la fin du siècle dernier et au début du nôtre, est dominée par la figure du notaire Don Sebastiano Sanna. Il est le témoin privilégié du narrateur puisque sa position lui permet de tout savoir de la petite ville surplombant comme une acropole son cimetière, le seul lieu de réunion véritable pour ses habitants qu'une vitalité fébrile submerge dès que le glas sonne pour l'un d'entre eux.
   Hors d'atteinte des événements historiques et presque hors du temps, Nuoro grouille d'une humanité livrée sans trêve aux passions de la haine ou de l'amour mûries lentement dans la solitude et la méfiance : notables et bergers, voleurs de troupeaux et gens d'Église, instituteurs, mendiants, avocats et prostituées. De sorte que, débordant la chronique familiale du notaire, des scènes d'une rigoureuse précision imposent au fil des pages des personnages hauts en couleurs : tel qui réussit à déshériter les siens au profit de l'hôpital ; et tel autre qui, enrichi par un héritage, part pour Milan et ne tarde pas à revenir démuni au pays, où, escorté par tous les morts qu'il a connus, il va se pendre à un arbre du cimetière. Il y a aussi le boutiquier, socialiste par rancune, qui rêve de devenir député, et la sœur du curé qui perd la foi et devient folle le jour où, avec la mort de son frère chanoine, Dieu semble déserter la maison...
   Avec eux, et bien d'autres, toute une culture, avec ses caractéristiques sociales et géographiques, ses structures économiques, ses mœurs ancestrales, se trouve ressuscitée avec ferveur et minutie. Et l'on ne dit rien de l'art avec lequel les silhouettes inclinées du passé se redressent vers le soleil de la mémoire pour affronter le jugement dernier du romancier, qui demeure imperturbable et implacable, au milieu d'une sarabande où chacun, à la vitesse de ses pulsions, court, se perd et se damne. »

8 euros (code de commande : 12939).


SAVINIO (Alberto) — Enfance de Nivasio Dolcemare. Récit autobiographique. [Titre original : Infanzia di Nivasio Dolcemare.] Traduit de l'italien par Ariel Piasecki. Paris, Gallimard, 1989. In-8° collé, 167 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
   Ce livre n'est pas une autobiographie, mais une rêverie délibérée que l'auteur, né cinquante ans auparavant à Athènes, laisse se dérouler au sujet de son enfance. Ici, c'est l'imagination qui dévide l'écheveau du souvenir, de sorte que les grandes ombres de l'Olympe croisent, au fil des pages, les représentants les plus en vue d'une Europe cosmopolite en transit dans la capitale grecque.
   Des aristocrates, des diplomates, des dames jupitériennes qui incarnent l'éternel féminin, des artistes en tout genre défilent ou se produisent dans les salons de la villa Dolcemare. Savinio les évoque avec une sorte de cocasserie qui en fait de sautillantes marionnettes de Labiche.
   Par ailleurs, il y a ce Dieu de l'église orthodoxe que l'enfant suppose caché derrière le rideau rouge, au centre de l'iconostase, et à qui il rend visite à l'insu de ses parents et, surtout, de son Dieu à lui, qui est catholique... Mais la scène capitale du passé est peut-être celle de la vision des seins de Cléopâtre, la jeune domestique : elle a suscité en lui l'éveil des sens. Et marqué, par là même, la fin de l'enfance.

7 euros (code de commande : 19612).


SCARPA (TIziano) — Stabat Mater. Traduit de l'italien par Dominique Vittoz. Paris, Bourgois, 2011. In-8° collé, 141 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Cecilia vit dans l'orphelinat abrité par l'hospice de la Pietà, à Venise, où elle a été recueillie à sa naissance, quand sa mère l'a abandonnée. Elle y mène une vie rangée, partagée entre la routine rigoureuse du pensionnat et le violon qu'elle joue chaque jour à l'église. Dans cet univers confiné et reclus où Cecila évolue, la musique est sa seule source de joie et de réconfort, tandis que chaque nuit l'absence de sa mère la fait cruellement souffrir. Mais tout change l'année de ses seize ans, lorsqu'un nouveau professeur de musique vient remplacer le vieil abbé besogneux qui officiait auparavant : un jeune prêtre aux cheveux roux qui n'est autre qu'Antonio Vivaldi. Rendant compte du destin de nombreuses jeunes filles ayant appartenu à la maîtrise instrumentale de la Pietà, renommée à travers toute l'Europe, Tiziano Scarpa bâtit une fiction poignante qui est tout autant une enquête qu'un hommage au compositeur de génie qu'il admire depuis son enfance, ainsi qu'à ses brillantes interprètes.

8 euros (code de commande : 18850).


SILONE (Ignazio) — Une poignée de mûres. [Titre original : Una manciata di more.] Traduit de l'italien par Jean-Paul Samson. Paris, Club Français du Livre, 1954. In-8° sous reliure d'éditeur et composé d'après les maquettes de Jacques Darche, 375, [8 (notice biographique)] p., un portrait, (collection « Romans », n° 162), exemplaire numéroté (n° 6569).
Extrait de la notice biographique :
   En 1953, avec Une Poignée de mûres, Ignazio Silone donne son chef-d'œuvre. Dans un coin des Abruzzes, coin misérable et sauvage, à l'écart de tous les changements, quelques familles possèdent ancestralement la terre, unique forme de richesse. Par violence et par ruse, avec la complicité de tous les pouvoirs successifs, elles maintiennent à travers les âges leur domination sur les paysans pauvres, sur les cafoni. Les cafoni, dans ce monde à part, forment une classe à part. Ignazio Silone qui parle comme l'un d'eux à tous les autres, les décrit sans complaisance, ignorants, crédules, attardés mais non pas passifs, car le moindre d'entre eux garde, à tout instant, le sentiment obstiné de son droit et la certitude religieuse que l'heure de la justice sonnera un jour.
   Au moment où commence Une Poignée de mûres, cette heure semble enfin venue. Le fascisme s'écroule, la libération survient, la guerre finit. À la faveur des bouleversements dont leur parvient l'écho lointain, les cafoni tentent d'agir selon leur conscience et établissent un socialisme spontané. Mais les chefs communistes officiels, étrangers venus des villes, bardés de théories – et d'arrière-pensées – accaparent le mouvement et en tarissent la source vive. Bientôt, sacrifiant les plus pauvres, ils pactisent avec l'ancienne tyrannie.
   Rien n'est changé pour les malheureux cafoni. L'histoire qui les a effleurés les laisse dans leur solitude.
   Ce drame d'une occasion manquée, d'une duperie historique est pourtant plein d'espérance.
   La foi des cafoni résiste à toute désillusion ; déçue elle ne meurt pas, mais s'en remet à l'avenir. Ainsi, quand le vieux juif exilé meurt, tandis que sa fille lit à voix haute le Livre de Job, il demande au prêtre catholique de lui parler de la « commune filiation du genre humain ». Ainsi Lazare, le vieux cafone en qui se retrouvent tous ses frères. Une première fois, sous le fascisme, il a caché le clairon qui sert à rassembler les cafoni et qui est pour eux le symbole de la liberté. Après la trahison du communisme officiel, il faut à nouveau cacher l'instrument.
   — Dans combien de temps pourra-t-il reparaître ? demande à Lazare une jeune femme, et il répond :
   — Comment le saurais-je ? Ça ne dépend pas de moi. Peut-être dans un an ou dans vingt ou dans mille.
   « Dans ce livre, a écrit André Rousseaux, le romancier n'épilogue point sur les problèmes spirituels de l'époque. Il n'explique ni n'interprète rien. »
   Une grande leçon serait sans portée si elle n'était servie par un grand art. C'est encore à son pays que Silone a emprunté le sien.
   « Il consiste, en a-t-il dit lui-même, à mettre une parole après l'autre, une phrase après l'autre, une figure après l'autre, à exposer chaque chose à son tour, sans allusion, sans sous-entendu, en appelant le pain du pain, le vin du vin et l'ancien art de tisser, l'ancien art de mettre un fil après l'autre, une couleur après l'autre, avec insistance, clairement. »

13 euros (code de commande : 18545).


SOLDATI (Mario) — Les lettres de Capri. Traduit de l'italien par Paul-Henri Michel. Paris, Plon, 1956. 8e mille. In-12 broché, 309 p., (collection « Feux Croisés »), ex-lbris dessiné par Francis André.
En quatrième de couverture :
« Les protagonistes des Lettres de Capri sont deux epoux américains, unis par une estime réciproque, mais sans amour. En Italie, aux temps troublés de la libération, ils avaient connu l'un et l'autre, Harry auprès d'une belle Romaine de mœurs faciles et Jane auprès d'un jeune Italien dont on ne remarque d'abord que les bracelets et les bagues, tous les émois de la sensualité. Le mariage ne les assagit guère. Dans le secret, dans le mensonge, dans la terreur obsédante d'un chantage et dans le sentiment aigu de leur culpabilité, ils continuent de vivre — ou de rêver — chacun de son côté l'aventure de leur vie. Tout cela aboutit, d'abord, à deux confessions : l'une, celle de l'épouse, entière et dramatique, l'autre, celle du mari, réticente et à peine esquissée ; puis à deux épilogues où apparaissent, bien différentes pour chacun des deux coupables, les punitions du destin.
L'analyse psychologique de ce roman magistral est servie par une parfaite technique romanesque et un style éblouissant. Les Lettres de Capri ont valu à Mario Soldati le Prix Striga 1956, qui est l'équivalent du Goncourt. »

7,50 euros (code de commande : 5792).


STARNONE (Domenico) — Via Gemito. Roman. Traduit de l'italien par Alain Sarrabayrouse. Paris, Fayard, 2004. In-8° collé, 364 p., (collection « Littérature Étrangère »).
En quatrième de couverture :
   À la mort de son père Federi, le narrateur entreprend de retracer la vie de cet homme fantasque et impulsif, cheminot le jour, artiste peintre le soir, faisant progressivement émerger le portrait en clair-obscur d'un personnage à la fois effrayant et fascinant, excessif et passionné, dans la Naples des années cinquante. Son fils aîné rend un hommage ambivalent à cette figure paternelle omniprésente dans le récit comme elle le fut dans la famille, tout entière soumise à son bon vouloir et à ses caprices. Violent, mégalomane et paranoïaque, Federi est un artiste illuminé, dévoré par la flamme de son art, auquel il soumet tout le reste – sa vie, mais aussi celle de sa famille, écrasée par sa volonté tyrannique. La belle Rusinè, sa femme, volubile et charmante, et à qui Federi ne cesse de reprocher sa séduction, en est la première victime.
   Par touches et retouches successives des différentes strates de souvenirs qui affleurent à sa mémoire, le narrateur ouvre une à une les fenêtres de son passé, de cet appartement de la via Gemito où il vécut entouré d'une famille nombreuse et haute en couleur, et revit ainsi son enfance marquée par l'inquiétude, le respect et la terreur que lui inspira Federi. Un requiem baroque, imprégné de la verdeur du dialecte napolitain, pour un père qui refuse de mourir tout à fait.

10 euros (code de commande : 19399).


[SVEVO (Italo)]. Italo Svevo et Trieste. Paris, Centre Pompidou, 1987. In-8° broché, 376 p., illustrations., (collection « Cahiers pour un Temps »).
@ « Une série de texte porte sur Svevo lui-même (M. Fusco, G. Piroué, N. Frank, C.Magris), les autres donnent une idée de la richesse littéraire de Trieste et ce à travers des études (G. Bosetti, Y. Hersant, E. Bavcar) et des inédits en français (R. Bazlen, U.Sba, C. Michelstaedter et E. Montale). »

15 euros (code de commande : 138/64).


TASSE (Torquato Tasso dit Le) La Jérusalem délivrée. Gand, La Sixaine, 1947. In-8° broché, 116 p., couverture rempliée, exemplaire numéroté et non coupé.

10 euros (code de commande : 5262).


[TRILUSSA (pseudonyme de Carlo Alberto Salustri)]. CHAZAI (Louis) Un fabuliste italien. Trilussa. Genève, Pierre Cailler, 1949. In-8° broché, 45 p., couverture rempliée, (« Collection d'Études et de Documents Littéraires », n° 7), tirage limité à 500 exemplaires numérotés, peu courant.
Extrait :
« Qui est donc ce Trilussa, dont on peut affirmer qu'il mérite infiniment plus d'être connu ici que maints écrivailleurs italiens dont les ouvrages ont eu en pays de langue française de nombreuses traductions ? Il mérite d'être connu ici car ses boutades cinglantes, ses mordantes satires, ses fines railleries, l'apparentent à ce que l'humorisme français a de meilleur.
Trilussa est un pseudonyme. Le poète s'appelle en réalité Carlo Alberto Salustri (Trilussa est l'anagramme de ce nom). Il nacquit à Rome en 1873. Il fit ses études dans un établissement dirigé par des Pères, ce qui ne l'empécha pas plus tard de leur décocher quelques-unes de ses flèches les plus affilées. Ses premières poésies lui valurent tout de suite une certaine notoriété : elles se ressentent fortement du milieu petit bourgeois où vivait leur auteur, mais sont cependant différentes de celles de ses prédécesseurs. [...] »

8 euros (code de commande : 7902).


[UNGARETTI]. Giuseppe Ungaretti, vie d'un homme. Poésie 1917-1970. Traduit de l'italien par Ph. Jaccottet, P.-J. Jouve, J. Lescure, A. Pieyre de Mandiargues, F. Ponge et Armand Robin. Préface de Ph. Jaccottet. Paris, Éditions de Minuit/Gallimard, 1973. In-8° broché, 358 p.

13 euros (code de commande : 7446).


VERALDI (Attilio) — Pour service rendu. Traduit de l'italien par Bruno Granazio et Dominique Blanckaert. S.l., Audibert, 2004. In-8° broché, 343 p..
En quatrième de couverture :
« Naples, 1976. Pourquoi Giulia Miletti, la fille de l'homme le plus riche et le plus corrompu de la ville a-t-elle pris la fuite ? De quel document compromettant s'est-elle emparé avant de disparaître ? Qui a noyé dans sa baignoire Tina, la quatrième femme de Don Michele, et égorgé son amant Pino Gargiulo ? Que sait au juste Casali, l'associé et le rival de Don Michele du fabuleux contrat de 5 milliards de lires dont son partenaire ne lui a soufflé mot ? C'est Alessandro Iovine, dit Sasà, un avocaillon fiscaliste, que Don Michele charge de découvrir la vérité, de lui rendre un ultime service. Mais la piste de Giulia est jonchée de cadavres... Et notre détective ne court pas seulement après la fin mot de l'affaire. S'il réussit, une belle somme d'argent l'attend, en Suisse. On lira avec passion ce superbe roman chandlerien à l'italienne, mieux... à la napolitaine ! »

12 euros (code de commande : 8883).

 



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Les prix sont exprimés en euros (toutes taxes comprises). Les éventuels frais de port sont pris en charge par le destinataire. Nous garantissons un emballage approprié, cependant les ouvrages voyagent aux risques et périls du destinataire et nous ne pourrons intervenir en cas de détérioration ou de perte.

Les livres sont réservés 14 jours, passé ce délai, ils seront remis en vente.

Le paiement est exigible à la commande : le client non satisfait a un délai de 14 jours s'il veut renvoyer son achat.

Pour nos clients belges, les factures seront réglées par virement bancaire.

Pour nos clients résidant à l'étranger, les factures seront réglées en euros de préférence par carte de crédit (« Visa » ou « Eurocard ») ou par virement bancaire international (IBAN).

Nous disposons d'un C.C.P. en France, nos clients français pourront (sans frais) effectuer leurs paiements par chèques libellés en euros.

En cas de non paiement de la facture dans le délai prescrit, il sera dû à partir de la date d'échéance, de plein droit et sans mise en demeure préalable, un intérêt de retard égal au taux légal. En outre, il sera du une indemnité forfaitaire de 10% du montant total de la facture.

Tant que les biens n'ont pas été payés, ils restent propriété du vendeur.

Toutes les informations sur les taux de change peuvent être obtenues sur le site : The XE.com Universal Currency Converter

Notre numéro de T.V.A. : BE0619836631.