BERBEROVA (Nina) La Résurrection
de Mozart. Roman traduit
du russe par Luba Jurgenson. Arles, Actes Sud, 1988. In-8°
broché, 46 p., exemplaire en très bel état.
@ Ce texte fut d'abord publié
dans une édition hors commerce qui accompagnait le catalogue
de dixième anniversaire des éditions Actes Sud.
En quatrième de couverture :
« Mozart, bien sûr, personne d'autre
que Mozart, se dit-elle à nouveau. Et heureusement que
je suis plus très jeune et qu'à mon désir
ne se mêle aucune concupiscence. Il resterait avec nous
jusqu'au matin. Il jouerait du piano ou nous parlerait. Et tout
le monde viendrait le voir et l'écouter, le jardinier
des voisins avec sa femme, et le postier, et l'épicier
avec sa famille, et le chef de gare... Quelle joie ce serait !
»
2,50 euros (code de commande
: 10972).
BERBEROVA
(Nina) Le roseau révolté. Roman traduit du russe par Luba Jurgenson. Arles,
Actes Sud, 1988. In-8° broché, 70 p., petit cachet
d'appartenance à la page de garde, exemplaire en très
bel état.
En quatrième
de couverture :
« La guerre, en septembre 1939, sépare
ces amants. Lui, Einar, part pour Stockholm. Elle reste à
Paris, afin de soccuper dun vieux savant que les
Allemands finiront par arrêter. La paix revenue, elle écrit
à Einar, en Suède, des lettres qui reviennent :
destinataire inconnu. Jusquau jour où,
allant là-bas, elle découvre
Tel est lirrésistible talent de
Berberova : en quelques traits elle vous campe les personnages
dans leur vérité, puis vous précipite à
leurs trousses avec une efficacité toute cinématographique.
Cette fois, dans un récit sans doute plus que les autres
nourri de sa propre histoire, elle raconte des amours qui sont
de lordre de la tragédie et qui, parce quil
sen est fallu de si peu, pour longtemps vous hantent.
»
4 euros (code de commande
: 10974).
CHALAMOV
(Varlam) Kolyma. [Titre
original : Kolymskie Rasskazy.] Récits traduits
du russe par Catherine Fournier. Introduction d'Andrei Siniavski.
I. Paris, Maspero, 1980. In-8° broché, 326 p., (collection
« Actes et Mémoires du Peuple »),
bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
« Varlam Chalamov est, avec Soljénitsyne,
le plus grand écrivain russe des camps staliniens. Il
y a passé vingt-deux ans. Dans d'autres circonstances,
il eût été, tout simplement, l'un des lus
grands écrivains russes...
Il est né en 1907. Arrêté
pour la première fois en 1929, étudiant à
l'Université de Moscou, il est condamné à
cinq ans de camp. Après avoir purgé sa peine, il
est de nouveau condamné à cinq ans et envoyé,
au début de 1937, dans les camps de la Kolyma. En 1942,
il voit sa peine prolongée « jusqu'à
la fin de la guerre », mais en 1943, déjà,
une accusation nouvelle est lancée contre lui « propagande
antirévolutionnaire » parce qu'il
a parlé de Bounine, écrivain émigré,
comme d'un classique de la littérature russe. Sa peine
vient à expiration en 1953, année de la mort de
Staline. Abandonné par sa famille, il sombre dans la solitude
pour finir, malade, dans un asile de vieillards où il
vit encore aujourd'hui. Ses écrits seront refusés
par les rédactions des journaux et des maisons d'édition.
Quelques-uns paraissent à l'Ouest, dans des revues en
russe, mais sous une forme tronquée. Ils sont rassemblés
pour la première fois dans un recueil publié en
russe, à Londres, en 1978, avec une préface de
Michel Heller.
L'édition française de l'uvre
intégrale de Chalamov comprendra trois volumes. Ce premier
volume comporte une sélection de trente récits.
Andrei Siniavski, aujourd'hui émigré en France
après avoir fait lui aussi l'expérience des camps
à la fin des années soixante, présente ainsi
les écrits de Chalamov :
« Chalamov est aux antipodes de
toute la littérature qui existe sur les camps. Il est
aussi impitoyable à l'égard du lecteur, semble-t-il,
que la vie l'a été à son égard et
à celui des gens qu'il décrit. Et que Kolyma. D'où
un sentiment d'authenticité, d'adéquation du texte
au sujet. En cela réside la supériorité
particulière de Chalamov par rapport aux autres écrivains.
Il écrit comme s'il était mort. »
12 euros (code de commande
: 13343 - vendu).
DOSTOIEVSKI Les Démons. Traduction de Boris de Schloezer. Tomes I et
II (complet). Paris, Gallimard, 1932. Deux volumes in-8°
brochés, 485 et 512 p., ("In-Octavo - Oeuvres Complètes
de F. M. Dostoïevski"), exemplaire numéroté
sur chiffon de Bruges.
Les deux volumes : 50
euros (code de commande : 62/66).
EROFEEV
(Victor) La belle de Moscou. Roman.
Traduit du russe par Antoine Pingaud et Luba Jurgenson. Paris,
Albin Michel, 1990. In-8° broché, 326 p., (collection
« Les Grandes Traductions - Domaine Russe »).
En quatrième
de couverture :
« Irina, jeune femme aux mille visages,
s'abandonnant au premier venu mais rêvant d'un mari fidèle,
posant pour des photos pornos mais pudique dans l'âme,
méprisant les hommes mais ne pouvant s'en passer, passionnée
par l'Occident mais cherchant ses racines spirituelles dans le
peuple russe ; Irina, vulgaire et raffinée, sordide et
noble, mère inaccomplie et putain parfaite, est à
la mesure de la boulimie qui s'est emparée des lettres
soviétiques depuis que les schémas traditionnels
du roman socialiste ont éclaté, laissant place
à une nouvelle soif de transgression.
Sur fond de honte, de crasse, d'alcool, de
révolte et d'occultisme, bref sur fond d'authentiques
ténèbres russes, La Belle de Moscou est
un des premiers textes érotiques nés de cette récente
libéralisation. La réalité soviétique
d'aujourd'hui ne peut être montrée qu'à travers
la démesure et le grotesque. Victor Erofeev a choisi l'ironie,
cette ruse de la nouvelle génération d'écrivains
qui n'affirment que pour mieux nier et ne se dévoilent
que pour se moquer d'eux-mêmes. »
10 euros (code de commande
: 8285).
EROFEEV
(Victor) Le Labyrinthe des questions maudites. Essais traduits du russe. Paris, Albin
Michel, 1992. In-8° broché, 311 p., (collection «
Les Grandes Traductions »).
En
quatrième de couverture :
« Parce qu'il a commencé sa carrière
d'écrivain comme critique littéraire, l'auteur
de La Belle de Moscou a mis dans ces essais toute sa passion
pour la littérature du XXe siècle et les grands
devanciers dans lesquels peuvent se reconnaître les écrivains
d'une Russie désormais rendue à elle-même.
De Dostoïevski et Tolstoï à Brodski et Nabokov,
c'est toute la littérature russe « de l'intérieur
» et de l'exil que Victor Erofeev aborde en dévoilant
cette part de résistance et de liberté inhérente
à toute grande uvre
au-delà des frontières russes, celle du marquis
de Sade, « cher défunt » de la culture européenne,
en est une autre brillante illustration.
Écrivains russes et français se répondent
aussi dans une lecture qui va sans cesse d'une littérature
à l'autre, de Proust à Tolstoï, de Gogol à
Flaubert, de Maupassant à Tchekhov. Entre tradition et
modernité Victor Erofeev met en lumière correspondances
et filiations, et nous convainc que la littérature traverse
toutes les frontières et brave tous les interdits. »
@ Ce
volume contient : La foi et l'humanisme de Dostoïevski
(traduit par Jacques Catteau) ; « Il ne reste qu'une
chose : l'arbitraire ». Philosophie de la solitude. Le
message littéraire et esthétique de Léon
Chestov (traduit par Bernadette du Crest) ; Le métaroman
russe de Vladimir Nabokov ou À la recherche du paradis
perdu (traduit par Michèle Santucci) ; «
Poète, le langage loin l'entraîne...» Iossif
Brodski : liberté et solitude (traduit par Françoise
Lesourd) ; Le marquis de Sade. Le sadisme et le XXe siècle
(traduit par Any Bardia) ; La prose de Sartre (traduit
par Bernadette du Crest) ; Réflexions sur Camus
(traduit par André Cabaret) ; Le voyage de Céline
au bout de la nuit (traduit par Any Barda) ; « À
l'extrême de la démesure. » La médiocrité
et la mort dans l'uvre de Gogol et de Flaubert (traduit
par Bernadette du Crest) ; Poétique et éthique
de la nouvelle. Les styles de Tchekhov et de Maupassant (traduit
par Bernadette du Crest) ; Proust et Tolstoï (traduit
par Dimitri Sesemann).
12,50 euros (code de
commande : LTR/6004).
GOGOL
(N.) Tarass Boulba. Présentation de D.
Bisti. Moscou, Éditions Éditions en Langues Étrangères,
[1963]. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur,
160 p., (collection « Les Classiques Russes »).
7 euros (code de commande
: LTR/7834).
GROSSMAN (Vassili) Vie
et destin. Roman. Traduit du russe par Alexis Berelowitch avec
la collaboration de Anne Coldefy-Faucard. Préfacé
par Efim Etkind. Paris, Julliard - L'Âge d'Homme,
1983. Fort in-8° broché, 818 p.
En quatrième
de couverture :
« Voici un des grands livres du siècle.
Son auteur, Vassili Grossman, est un juif soviétique,
né à Berditchev en 1905. Pendant longtemps il fut
pour le régime un écrivain et un journaliste officiels
d'une orthodoxie absolue. Il vécut la Seconde Guerre mondiale,
la déroute des premiers mois, le déchirement des
destinées puis l'immense sursaut de la nation. Toujours
journaliste il suivit l'Armée Rouge jusqu'à Berlin
et entra dans l'enfer de Treblinka où fumaient encore
les cendres des victimes du génocide nazi.
Dès 1943, il avait conçu le projet
d'un grand ouvrage, une fresque en deux volumes, qui rendrait
compte de ce terrible séisme. Il avait choisi pour cela
la méthode de Tolstoï : une famille, avec ses ramifications,
ses générations étagées, ses divisions,
ses incompréhensions face à l'Histoire.
Le premier volume, Pour une juste cause,
parut en 1952.
Grossman commença tout de suite à
écrire le second, qui devait être intitulé
Vie et Destin.
Mais entre-temps
il avait traversé une crise profonde. Il avait assisté
au déchaînement de la campagne antisémite
de 1949-1953, aux arrestations de Juifs, au montage du procès
des médecins « empoisonneurs ». L'homme qui
écrit Vie et Destin n'est plus le même homme.
Il a connu une bouleversante conversion.
Conversion à quoi ? D'abord au peuple
juif dont il se sent solidaire dans la nouvelle persécution.
Et puis, et surtout, conversion à une nouvelle version
de l'Histoire. Frappé par la convergence de deux systèmes
politiques opposés qui aboutissent à créer
des camps de concentration, Grossman décide de repenser
toute l'histoire du siècle à la lumière
noire de Treblinka et de la Kolyma. Ses personnages qui s'entrecroisent
dans cette épopée de la survie humaine, devront
aller jusqu'au bout de cette question que Tolstoï n'avait
pas pu poser : comment l'avenir radieux et le démoniaque
Walhalla ont-ils pu se rejoindre dans l'entreprise concentrationnaire
?
Saisi par le KGB en 1960, ce livre n'a survécu
que par miracle. C'est le premier des grands livres de délivrance
russes. Ce n'est pas un livre documentaire, c'est plus qu'un
cri halluciné ou qu'une enquête vengeresse. C'est
une grande uvre classique, ordonnatrice et lumineuse, avocate
du bien et de la liberté, dressée contre les fabriques
modernes du mal et de l'esclavage. »
10 euros (code de commande
: 13857).
KALÉDINE (Sergueï)
La Quille. Traduit du
russe par Joëlle Aubert-Yong et Génia Lounguine. Préface
de Jean-Louis Curtis. Paris, Maren Sell, 1989. In-8°
broché, couverture rempliée, 95 p., (collection
« Petite Bibliothèque Européenne du XXe Siècle
»).
6,50 euros (code de commande
: LTR/6263).
MAXIMOV (Vladimir) Adieu de nulle part (livre deux). La coupe
de la fureur. Traduit du
russe par Alain Préhac. Paris, Fayard, 1984. In-8°
broché, couverture rempliée, 412 p., bande d'annonce.
En quatrième
de couverture :
« Né en 1930 à Léningrad,
Vladimir Maximov forme avec Soljénitsyne (fixé
aux États-Unis) et Zinoviev, arrivé,un peu plus
tard en Allemagne fédérale, le trio d'écrivains
le plus célèbre de l'émigration russe de
ces dix dernières années. De Paris où il
est installé, Maximov dirige en outre la grande revue
trimestrielle Continent, la plus importante de la diaspora
ex-soviétique.
Issu du peuple, Maximov diffère de la
plupart des-autres écrivains en ce qu'il s'est entièrement
formé lui-même, sans études préalables.
Ses « universités » à lui (pour reprendre
l'expression de Gorki), ce furent essentiellement les multiples
camps de redressement pour adolescents trop fiers, puis l'usine
et l'immense Sibérie.
L'époque khrouchtchévienne, en
même temps qu'elle révélait Soljénitsyne
permit à Maximov de publier ses premières uvres
(poésie, nouvelles, théâtre). Mais, tout
comme l'auteur du Premier cercle, Maximov ne put faire
éditer ses premiers romans en URSS : Les sept jours
de la création, La quarantaine durent paraître
à l'étranger, « clandestinement. »
C'est toute cette époque de combats
incessants que révèle l'autobiographie dont nous
publions aujourd'hui le deuxième volet. Adieu de nulle
part (traduction française, 1977) décrivait
l'adolescence douloureuse et les débuts littéraires,
riches en déceptions et en déboires. La Coupe
de la fureur dépeint l'installation progressive chez
l'auteur, entre 1954 et l'émigration de 1974, d'un sentiment
de révolte,contre l'ordre établi, parallèlement
à la montée de la pitié pour les humbles
et à la révélation lumineuse de ce Dieu
dont le pouvoir soviétique avait un peu trop rapidement
décrété la mort.
Cette analyse passionnée de la mutation
psychologique d'un homme et de toute une couche sociale éclairée
témoignant pour le pays tout entier de la perte progressive
des illusions (mais non de lde l'espoir), aucune autre uvre
de la littérature russe post-stalinienne ne nous l'avait
jusqu'alors donnée. Son importance est considérable
pour qui veut comprendre l'URSS contemporaine et ce que ressent
profondément le grand peuple qui l'habite. »
8 euros (code de commande
: 7694).
NABOKOV
(Vladimir) Nouvelles. Traduite de l'anglais
par Maurice et Yvonne Couturier, Gérard-Henri Durand.
Traduites du russe par Bernard Kreise, Laure Troubetzkoy. Préface
de Dmitri Nabokov. Traduite de l'anglais par Pierre-Emmanuel
Dauzat. Paris, Laffont, 1999. In-8° sous reliure d'éditeur,
778 p.
En quatrième
de couverture :
« On connaît surtout Nabokov
pour ses romans : Lolita, Pnine, Feu pâle
ou Ada... On ignore souvent qu'il est l'auteur d'une soixantaine
de nouvelles. Textes de jeunesse écrits dans les années
20, en exil, loin de la Russie, textes de la maturité
écrits en anglais, jusqu'au milieu des années 50
époque où il abandonna le genre de
la nouvelle , contes de fées pleins de fantaisie,
éblouissants tours de passe-passe, puzzles ingénieux,
délicieux portraits, récits obsédants, mélancoliques,
nourris d'étranges ambiguïtés, ces soixante-six
histoires, classées ici selon un ordre chronologique,
reflètent l'éventail des dons, l'inventivité
technique et stylistique de l'une des plus grandes gloires littéraires
de ce siècle. »
19 euros (code de commande
: 12537).
PASTERNAK (Boris) Le docteur
Jivago. Paris, Gallimard,
1958. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur,
652 p., (collection « Soleil », n°
19).
13 euros (code
de commande : LTR/5947).
[PASTERNAK (Boris)].
FLEISCHMANN (Ivo)
Boris Pasternak. Paris, Atelier
Marcel Jullian, 1978. In-8° broché, 89 p., illustrations.
@ Il s'agit du n° 5 (décembre
1978) de la revue Vagabondages. Ce numéro spécial
dirigé par Ivo Fleischmann contient, par ce dernier, La
visite chez le poète ; Moscou l'invisible,
par Vitezslav Nezval ; des Poèmes inédits
et des extraits de Sauf conduit, de Boris Pasternak.
5 euros (code de commande
: 8972).
SOLJÉNITSYNE (Alexandre) Zacharie
l'escarcelle et autres
récits. Traductions
de Lucille Nivat, Georges Nivat et Alfreda Aucouturier. Paris,
Julliard, 1971. In-8° broché, couverture rempliée,
139 p.
En quatrième
de couverture :
« Zachariel'escarcelle est le
récit d'une randonnée à bicyclette vers
un des hauts lieux de l'histoire russe, le mamelon entre le fleuve
Don et la rivière Nepriadva où, en 1380, le grand
prince de Moscou mit en fuite la horde mongole. Les morts gisent
là, par deux mètres de profondeur. Le mémorial
est gardé par Zacharie, une sorte de bon-à-rien,
hâbleur et dépenaillé, mais cachant peut-être
un trésor de bonté. La légende masque les
souffrances et les revers. Et l'humble Zacharie recèle
peut-être la grande vertu de la Russie.
Les études et miniatures, ou poèmes en prose,
sont des pensées métaphoriques liées aux
grands thèmes des romans soljénitsyniens. Leur
forme est héritée de Tourgueniev.
La main droite enfin s'apparente étroitement
au Pavillon des cancéreux. C'est, avec La maison
de Matriona, un chef-d'uvre du récit court.
»
6 euros (code de commande
: LTR/7693).
[SOLJÉNITSYNE (Alexandre)]. L'affaire
Soljenitsyne. Paris, L'Herne, 1995. In-12 broché, 256
p., (collection « Confidences »).
En
quatrième de couverture :
« L'affaire Soljenitsyne » rassemble
l'ensemble des documents officiels concernant l'exclusion de
Soljenitsyne de l'Union des écrivains soviétiques
en 1969.
Depuis la soumission de son manuscrit Le
Pavillon des cancéreux à la section de prose
de l'Union des écrivains soviétiques, jusqu'à
son exclusion finale à la suite de sa fameuse lettre de
protestation qui fit le tour du monde, chaque débat est
minutieusement rapporté et jette un regard précieux
sur l'esprit qui régnait alors autour de Soljenitsyne
dans l'ex-Union Soviétique. »
9 euros (code de commande
: LTR/6273).
[SOLJÉNITSYNE (Alexandre)]. BOSQUET
(Alain) Pas d'accord Soljenitsyne ! Paris, Filipacchi,
1974. In-8° broché, 70 p., (collection « Contre-Courant
», n° 1), soulignements à l'encre.
4 euros (code de commande :
LTR/6272).
SOLOVIOV
(Leonid) Nikouline marin russe. Roman. Paris, Robert Laffont, 1945. In-8°
broché, 219 p.
8 euros (code de commande
: 8988).
SOROKINE
(Vladimir) Le cur des quatre. Roman. Traduit du russe par Wladimir Berelowitch.
Paris, Gallimard, 1997. In-8° broché, 208 p., (collection
« Du Monde Entier »).
En
quatrième de couverture :
« Une jeune championne de tir au pistolet
qui ne se prive pas d"exercer son talent ; un jeune garçon
qui s'émancipe de ses parents au point de prendre part
à leur assassinat ; un vieux qui, tout en participant
au gigantesque jeu de massacre, assure que l'innocence et la
morale ne lui sont pas étrangères ; et le chef,
solide, peu loquace, doué d'une volonté de fer
qui conduit le groupe à la réussite d'une mission
mystérieuse à première vue très subversive,
dont la teneur ne s'éclaire qu'à la toute deinière
ligne du roman.
Tout, dans ce roman de Vladimir Sorokine, est
parodique et déroutant. Parodique, au premier chef, car
cette abracadabrante histoire tient à la fois du roman
d'espionnage et du roman réaliste socialiste, comme si
les bons héros soviétiques s'étaient convertis
en James Bond. Enlèvements, armes secrètes, installations
clandestines en Sibérie, ennemis idéologiques,
meurtres, sexe et même cannibalisme, rien ne manque à
l'appel. Déroutant, car cette parodie est détournée
de toutes les façons par l'absurdité et que le
mystère général qui entoure les personnages,
leur mission, leurs actes, et jusqu'aux objets et aux mots qu'ils
utilisent génère une impression d'irréel,
une sorte d'implosion de la réalité. »
10 euros (code
de commande : LTR/5653).
SVIRSKI
(Grigori) Écrivains de la liberté. La résistance littéraire en Union
Soviétique depuis la guerre.
Texte français de Daria Olivier. Préface d'Efim
Etkind : L'Art de la résistance. Paris,
Gallimard, 1981. In-8° broché, 496 p., illustrations
hors texte, (collection « Bibliothèque des
Idées »).
En quatrième
de couverture :
« ... Nous sommes si accoutumés
au mensonge que parfois nous n'avons plus le souci de la moindre
vraisemblance. Nous entraînons dans le mensonge les écrivains
eux-mêmes, qui se voient obligés de dire le contraire
de la vérité, de mentir selon une discipline supérieure,
comme on dit... » Cette apostrophe fut lancée
au cours d'une assemblée de l'Union des Écrivains
de l'U.R.S.S., en janvier 1968, par l'écrivain dissident
Grigori Svirski. Il attaquait sous le feu, n'ignorant rien du
danger qu'il courait.
Aujourd'hui, émigré au Canada,
Svirski peut parler librement et évoquer ses nombreux
confrères prosateurs, poètes, dramaturges ,
qui risquèrent le Goulag ou l'asile psychiatrique au nom
de la vérité. Il les a tous connus : Paoustovski,Victor
Nekrassov, Vladimir Pomérantzev, Lydia Tchoukovskaïa
et son père, Kornéï Tchoukovski, et, naturellement,
Soljénitsyne. Il les a admirés, il a participé
avec eux à cette « littérature de la
résistance morale » qui connut désastres
et triomphes, périls et gloire souvent posthume. Puisant
dans ses souvenirs des trente dernières années,
dans ses expériences, à la fois témoin,
conteur et peintre, il nous donne une vaste toile de fond et
des portraits vivants. Ces portraits ne sont pas seulement ceux
des écrivains qu'il admire : en face d'eux, contre
eux, il dépeint ceux qu'il nomme les « exécuteurs »,
les « fonctionnaires de la littérature »,
serviteurs d'un État implacable, oppresseurs de ceux qui
veulent écrire vrai.
Grigori Svirski est un mémorialiste,
un polémiste et un pamphlétaire. Il sait recréer
un climat, rapporter des « propos de table »,
faire alterner le drame et la dérision. Tour à
tour violent ou ému, atterré ou persifleur, il
nous fait comprendre comment la littérature officielle,
protégée, a été conduite dans
une impasse, tandis que la littérature véritable
a su rompre ses liens et porter un message aux pays d'Occident. »
12 euros (code de commande
: 13525).
TOLSTOÏ
[Léon] Résurrection. Illustrations rehaussées de pochoirs,
bandeaux et lettrine d'après les planches originales de
Derambure. Paris, Athêna, 1964. In-8° broché,
299 p., illustrations hors texte, (collection « Athêna-Luxe
»).
15 euros (code de commande
: LTR/7825).
TOLSTOÏ (Comte
Léon)
La sonate à Kreutzer.
Suivi d'un Essai sur la question sexuelle. Traduit du
russe par Wladimir Bienstock. Portrait de l'auteur par Berthold
Mahn gravé sur bois par Paul Baudier. Paris, Crès,
1922. In-8° broché, XIV + 301 p., exemplaire numéroté
sur vélin de Rives, (collection « Les Maîtres
du Livre », n° 92).
20
euros (code de commande : 136/61).
[TOLSTOÏ (Léon)].
GILLÈS (Daniel)
Tolstoi. Paris, Julliard, 1959.
In-8° broché, 327 p.
En
quatrième de couverture :
« Une biographie écrite comme
elles le sont habituellement, passant sous silence tout le côté
vicieux et coupable de ma vie, serait fausse, et si elle doit
être écrite, l'entière vérité
doit être dite... »
Ainsi s'exprimait Léon Tolstoï,
parlant de lui-même. En reprenant de fond en comble tous
les matériaux biographiques sur Tolstoï, Daniel Gillès
n'a pas voulu seulement parler, bien en tendu, de la culpabilité
toistoïenne. Tolstoï a connu bien des défaillances,
mais il est surtout un magnifique patriarche et un prodigieux
exemple d'écrivain prométhéen, comme le
fut Victor Hugo ou, dans un autre domaine, Beethoven. Ces géants,
ces « phares » représentent une source d'inspiration
intarissable, et au moment où l'on célèbre
le cinquantenaire de la mort de Tolstoï, le livre de Daniel
Gillès apparaît comme un prodigieux tableau, ressuscitant
toute une époque et montrant comment Tolstoï sut
concilier le rôle écrasant d'écrivain de
génie, d'homme exemplaire et de prophète inspiré.
»
12 euros (code de commande
: LTR/7245).
[TOLSTOÏ
(Léon)]. PORCHÉ (François) Portrait psychologique
de Tolstoï
(de la naissance à la mort) 1828-1910. Paris, Flammarion, 1935.
In-12 demi-simili brun à coins dos muet, 450 p.
10 euros (code de commande
: LTR/7857).
[TOLSTOÏ
(Léon)]. ROLLAND (Romain) Vie de Tolstoï. Quinzième édition
37e mille. Paris, Hachette, 1946. In-8° broché, 241
p., (collection « Vie des Hommes Illustres »).
6 euros (code de commande
: LTR/7858).
[TOLSTOÏ].
TOLSTOÏ (Alexandra) Léon Tolstoï mon
père. Traduit du
russe par Edmond Cary. Paris, Amiot-Dumont, 1956. In-8° broché,
495 p., (collection « Artistes et Écrivains »).
Extrait de la préface
:
« Née en 1884, établie
loin de son pays natal, Alexandra Tolstoï s'est trouvée,
par la force des circonstances, placée en face de son
personnage dans la situation d'un historien. Elle a bénéficié
du recul voulu, en même temps qu'elle s'astreignait à
un labeur méthodique et scrupuleux de compilation bibliographique.
Directrice de la publication des uvres de son père
au lendemain de la mort de celui-ci et pendant les premières
années du régime soviétique, elle a eu accès
aux sources inédites aussi bien qu'imprimées ;
la documentation qu'elle a réunie embrasse des ouvrages
russes aussi bien qu'étrangers.
En revanche, non seulement elle a pu profiter
encore des récits des témoins oculaires, mais elle
est elle-même un de ceux-ci, et plus intimement lié
que nul autre aux années cruciales de la vie de Tolstoï.
Elle fut sa secrétaire et sa confidente.
Elle est sa fille. Voilà, peut-être, qui eût
pu invalider l'entreprise entière. Les trente dernières
années de la vie de Tolstoï ont été
dominées par un conflit familial dans lequel tous les
proches ont été contraints de prendre parti. Alexandra,
de fait, s'est heurtée de front à sa mère.
À certains de ses frères et surs l'a opposée
un antagonisme plus ou moins avoué. Le temps le
recul dont nous parlions lui a permis de surmonter
l'amertume léguée par les premières années
de sa vie et de délier les entraves qu'avaient pu lui
imposer naguère ses sentiments.
Si elle s'affranchissait de la partialité,
elle s'est néanmoins trouvée préservée
de la pire malédiction qui puisse guetter un biographe
de Tolstoï : l'indifférence. Elle avoue avoir
beaucoup compris, appris l'objectivité et l'indulgence,
pratiqué la sévérité envers elle-même
et connu le repentir. Mais elle a conservé le feu de l'âme,
qui brûle alors même qu'on sait qu'il n'y a pas de
bourreaux mais seulement des victimes. En elle vit la flamme
qui ne peut s'allumer qu'a contact du réel, de l'humain,
et que rien ne remplacent ni n'alimentent les plus hautes piles
de papier imprimé. Car il faut avoir soi-même été
giflé sur le seuil de la maison qu'on décrit, avoir
soi-même souffert et fait souffrir pour avoir le droit
de parler de certains drames. Il faut ensuite avoir pardonné
et avoir pleuré sur ses propres torts pour parler valablement.
Celui qui ne fait que lire ne saura jamais que redire et décrire.
La vie vraie, celle que Tolstoï a vénérée,
sera absente.
À moins, sans doute, que le biographe
ne soit un très grand écrivain. Certains hommes
possèdent le pouvoir redoutable de faire vivre et revivre.
Ils en usent et en abusent. Le grand écrivain est assurément
le plus dangereux des biographes. L'ouvrage d'art est toujours
suspect d'artifice. Quand le modèle se tait ou se dérobe
quelle tentation pour l'écrivain de se substituer subrepticement
à lui et d'expliquer ce que lui-même ne comprend
plus.
Alexandra Tolstoï ne nourrit aucune ambition
littéraire. On se moquait jadis de l'aîné
des fils de la famille, du lion qui n'avait pas hérité
des griffes paternelles et qui se voulait écrivain. Alexandra
n'a pas commis le péché des écrits « artistes ».
Elle n'est pas douée, non plus, de cette séduisante
aisance qui fut l'apanage des Tatiana de la famille, à
commencer par sa tante Tatiana Behrs-Kouzminski. et qui s'était
transmise à sa sur Tatiana Tolstoï-Soukhotine.
Elle est restée d'une humilité totale devant le
tableau qu'elle entreprenait de peindre, rejetant d'avance les
trucs et les procédés et s'effaçant dans
toute la mesure du possible devant sa narration. Sa vie avait
commencé par où s'était achevée celle
de son père, par l'action et le service. Secrétaire,
exécutrice des volontés paternelles, organisatrice,
aux États-Unis, de la Tolstoy Foundation d'aide aux réfugiés
russes, c'est au soir de sa vie qu'elle a pris la plume pour
dresser cette uvre, qui devient son uvre maîtresse.
Elle ne cherche pas à briller, elle
n'est pas « femme de lettres ». Elle se
veut tout bonnement biographe. Soit style est sans affectation
ni prétention. Le lecteur français sourira peut-être
de de ces mots comme d'une impertinence. Alexandra Tolstoï
les lira certainement sans sourciller. Le problème que
nous abordons là dépasse, à vrai dire, le
cadre du présent ouvrage. Il est capital pour intelligence
de Tolstoï, voire des lettres russes en général. »
13 euros (code de commande
: 13527).
TOLSTOI
(Tatiana) Le Slynx. Traduit
du russe par Christophe Glogowski. Paris, Laffont, 2002. In-8°
collé, 407 p., (collection « Pavillons - Domaine
de l'Est »), exemplaire à l'état de
neuf.
En quatrième
de couverture :
« Trois siècles après
une explosion nucléaire, le monde bascule dans un nouvel
âge de fer. L'humanité subit d'étranges mutations...
Certains individus ont l'apparence de centaures, d'autres crachent
le feu à volonté, ou sont couverts de crêtes
de coq... Frustes, méchants, ils vivent dans la saleté
et se nourrissent de souris. Dans cet univers d'ignorance, qui
pourrait fort bien évoquer la Russie de l'après-perestroïka,
il est interdit de posséder des livres, décrétés
radioactifs par le régime totalitaire du « Grand
Mourza ». La passion de lecture d'un jeune lettré,
Benedikt, va le conduire dans une quête acharnée
d'ouvrages anciens. Au fur et à mesure de son ascension,
il sera rongé par une peur irrationnelle : celle
d'être la victime du Slynx, un félin imaginaire,
métaphore de la cruauté, de l'égocentrisme
et de l'aveuglement moral qui peuvent dévorer les hommes.
Mêlant murs, légendes et
superstitions de l'ancienne Russie, servi par une écriture
truculente, ce roman relève également du fantastique
et de la science-fiction dans la meilleure veine des classiques
anglo-saxons. »
12 euros (code de commande
: 11738 - vendu).
URSS,
littérature et pérestroika. Paris, Europe, 1989. In-8° broché,
221 p., une petite déchirue sans perteet trace de pliure
à la couverture.
@ Il s'agit du numéro 722-723 - Juin-Juillet
1989 de cette revue mensuelle.
Sommaire :
- Ouskarenié, par Charles
Dobzynski.
- Une révolution de l'esprit,
par Claude Frioux.
- Le lait des vaches Kostroma,
par Jean-Loup Trassard.
- Images, questions d'URSS, par
Annie Ernaux.
- Un voyage en avril, par Pierre
Garnier.
- Les heures de Moscou, par Charles
Dobzynski.
- Souvenir de Iouri Kazakov, par
Victor Konetski.
- La nouvelle vague poétique,
par Christine Zeytounian.
Poèmes de Arseni Tarkovski, Boulat
Okoudjava, Henri Sapguir, Evgueni Evtouchenko,
Parouir Sévak, Natalia Gorbanevskaïa,
Othar Tchiladzé, Grigory Borodouline, Victor
Sosnora, Gregor Viérou, Viatcheslav Kouprianov,
Alexandre Kouchner, Lev Berinski, Alexandre
Eremenko, Dimitri Prigov, Valentin Prov, Edouard
Limonov, Victor Krivouline, Maria Avvakoumova,
Leonid Goubanov, Ivan Jdanov, Alexandre Lavrine,
Elena Schwarz, Victor Korkia, Alexeï Parchtchikov,
Vladimir Aleinikov, Vladimir Drouk, Klav Elsberg,
Iouris Kounnos, Amanda Aizpouriete, Nina Iskrenko,
Vladimir Tchernine, Oleg Khlebnikov, Iulia Nemirovskaïa,
Jonas Maironis, Salomeja Neris, Marcelijus Martinaitis.
13 euros (code de commande
: 13531). |