ÉCRIVAINS DE RUSSIE

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histoire de la Russie et des pays de l'Europe de l'Est

Nouvelle(s) entrée(s)

 

[BLOK]. BLOT (Jean) — Alexandre Blok. Le poète de la perspective Nevski. Biographie. Monaco, Éditions du Rocher, 2007. In-8° collé, 175 p., (collection « Biographie »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Chef de file de l'école symboliste, Alexandre Blok (1880-1921) occupe dans les lettres russes du XXe siècle, une place comparable à celle de Pouchkine au siècle précédent. Après avoir été le chantre de l'Éternel féminin, il devient celui de la révolution d'Octobre à laquelle il donne son plus beau poème : Les Douze. Il ne tarde pas à en être la victime. Par le récit de ses amours malheureuses, de sa philosophie brumeuse, de ses débauches, de son patriotisme exalté, en lui empruntant ses images et ses accents, Jean Blot nous fait entendre la voix de Blok et deviner son œuvre. À travers le portrait de celui que l'on a baptisé le poète de la perspective Nevski, il entreprend celui de Saint-Pétersbourg au moment tragique de son histoire et s'efforce de camper la figure du poète en tant que tel. »

11 euros (code de commande : 12562 - vendu).

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ALECHKOVSKI (Piotr) — Le Putois. Roman. Traduit du russe par Christophe Glogowski. Paris, Fayard, 1999. In-8° broché, 288 p., (collection « Littérature Étrangère »), couverture rempliée.
En quatrième de couverture :
   « Si Daniil, dit « le Putois », a vu lejour, c'est parce que sa mère, Zoïa, la marchande de légumes, n'a pas avorté à temps. Les premières années de sa vie, il les passe à la campagne auprès d'une grand-mère dévote, mais, à la mort de celle-ci, il retourne en ville. Ballotté entre sa mère alcoolique et les amants de cette dernière qu'il prend l'habitude de détrousser en douce, le Putois s'enfonce dans le mutisme. Taciturne et violent, il guette la faune des bas-fonds de la bourgade et, sans faire de bruit, se débarrasse du petit caïd local qui usait de sa copine... L'éducation de ce sauvageon russe est jalonnée d'une rencontre avec un prêtre mystique et homosexuel, d'une fuite dans les forêts du Grand Nord et d'une sorte d'initiation mystique chez un moine-ermite qui disparaît sans laisser de traces.
Mû par des instincts étrangers à la morale humaine et pourtant hanté par un intense besoin de spiritualité, ivre d'une quête typiquement russe qui passe par la fusion avec la nature sauvage, le Putois erre entre la forêt et la ville, comme s'il portait en lui la blessure d'un pays déchiré et mystérieusement inquiet.
   Né en 1957 à Moscou, archéologue de formation, Piotr Alechkovski est également l'auteur d'un recueil de nouvelles, Stargorod, et de larlequin, roman historique sur la vie de Trédiakovski, poète russe du dix-huitième siècle. »

11 euros (code de commande : LTR/5453 - vendu).


BERBEROVA (Nina) — Disparition de la bibliothèque de Tourgueniev. Traduit du russe par Luba Jurgenson. Arles, Actes Sud, 1990. In-8° broché, XIX + 31 p.
   
@ Cette nouvelle constitue la première partie (XIX p.) du catalogue Nouveautés automne 1990 des éditions Actes Sud.

5 euros (code de commande : LTR/7829 - vendu).

BERBEROVA (Nina) — Le laquais et la putain. Roman traduit du russe par Lydia Chweitzer. Arles, Actes Sud, 1986. In-8° broché, 99 p., petit cachet d'appartenance à la page de garde, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   « Née à Saint-Pétersbourg dans une famille de fonctionnaires, l'ambitieuse, l’envieuse Tania est emmenée par son père à Irkoutsk et, après la révolution d’Octobre, au Japon où elle épouse un homme qu’elle a « enlevé » à sa sœur. Puis elle part avec lui pour Shanghai, et enfin s’installe à Paris où elle s’imagine trouver le bonheur qu’elle se représente par une combinaison élémentaire de sensualité et de réussite sociale. C’est le piège. La misère s’empare du couple, la folie a raison du mari. Au terme d’une effroyable errance, la « putain » rencontre le « laquais », un ancien de la Garde Impériale, Bologovski, qui sert le caviar et le chambertin dans un restaurant russe de l’Alma. Quand elle parle de l'inoubliable fin de ce drame, Nina Berberova se contente de murmurer que le cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois est l'un des plus grands du monde. Tous ceux qui ont aimé L'Accompagnatrice retrouveront ici l'écriture subtile et provocante d'un écrivain dont l'œuvre, qui s'inscrit dans la meilleure tradition dostoïevskienne, a été retenue pendant plus de trente ans sous le boisseau. Mais de surcroît ils découvriront dans l'impitoyable description des anti-héros du roman une nouvelle et fascinante dimension du talent de Berberova. »

4 euros (code de commande : 10971 - vendu).

BERBEROVA (Nina) — La Résurrection de Mozart. Roman traduit du russe par Luba Jurgenson. Arles, Actes Sud, 1988. In-8° broché, 46 p., exemplaire en très bel état.
   
@ Ce texte fut d'abord publié dans une édition hors commerce qui accompagnait le catalogue de dixième anniversaire des éditions Actes Sud.
En quatrième de couverture :
   « Mozart, bien sûr, personne d'autre que Mozart, se dit-elle à nouveau. Et heureusement que je suis plus très jeune et qu'à mon désir ne se mêle aucune concupiscence. Il resterait avec nous jusqu'au matin. Il jouerait du piano ou nous parlerait. Et tout le monde viendrait le voir et l'écouter, le jardinier des voisins avec sa femme, et le postier, et l'épicier avec sa famille, et le chef de gare... Quelle joie ce serait ! »

2,50 euros (code de commande : 10972).

BERBEROVA (Nina) — Le roseau révolté. Roman traduit du russe par Luba Jurgenson. Arles, Actes Sud, 1988. In-8° broché, 70 p., petit cachet d'appartenance à la page de garde, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   « La guerre, en septembre 1939, sépare ces amants. Lui, Einar, part pour Stockholm. Elle reste à Paris, afin de s’occuper d’un vieux savant que les Allemands finiront par arrêter. La paix revenue, elle écrit à Einar, en Suède, des lettres qui reviennent : destinataire inconnu.    Jusqu’au jour où, allant là-bas, elle découvre…
   Tel est l’irrésistible talent de Berberova : en quelques traits elle vous campe les personnages dans leur vérité, puis vous précipite à leurs trousses avec une efficacité toute cinématographique. Cette fois, dans un récit sans doute plus que les autres nourri de sa propre histoire, elle raconte des amours qui sont de l’ordre de la tragédie et qui, parce qu’il s’en est fallu de si peu, pour longtemps vous hantent. »

4 euros (code de commande : 10974).

BERBEROVA (Nina)Romans. L'accompagnatrice - Le laquais et la putain - Astachev à Paris - Le roseau révolté - La résurrection de Mozart. Traduction de Luba Jurgenson ou Lydia Chweitzer. Arles, Actes Sud, 1988-1989. Cinq volumes in-8° brochés sous coffret, 108, 78, 103, 70 et 46 p.

Le coffret : 15 euros (code de commande : 9281).


Contes yakoutes. Racontés par Souoiroun Omollon, traduits du russe et illustrés par les enfants de l'école sakha-belge (Kepteni, Russie), sous la direction de J.-C. Wagner et M.-F. Dujeux. Mons, Éditions du Coq, 2002. Petit in-8° broché (à la main par l'éditeur en personne !), 42 p., illustrations.
   
@ Pour plus d'informations voyez la page que nous avons réservée à cette publication.

Épuisé

 


DOSTOIEVSKI

« In-Octavo - Oeuvres Complètes de F. M. Dostoïevski »,

Volumes de la collection publiés par les éditions Gallimard au format in-8° broché et numérotés sur chiffon de Bruges.

Crime et châtiment. Traduit par D. Ergaz. Suivi du Journal de Raskolnikov. Traduit par V. Pozner. Tomes I et II (complet). 1931. Deux volumes in-8° brochés, 425 et 387 p.

Les deux volumes : 50 euros (code de commande : 61/66).

Les Démons. Traduction de Boris de Schloezer. Tomes I et II (complet). 1932. Deux volumes in-8° brochés, 485 et 512 p.

Les deux volumes : 50 euros (code de commande : 62/66).

Nouvelles 1862-1865. Une fâcheuse histoire. Notes d'hiver sur des impressions d'été. Du fond du souterrain. Le crocodile. Traduites par H. Montgault et L. Desormonts. 1934. In-8° broché, 357 p.

25 euros (code de commande : 63/66).

Souvenirs de la Maison des morts (1862-1865). Première traduction intégrale et conforme au texte russe par Henri Montgault et Louise Desormonts. 1932. In-8° broché, 378 p.

25 euros (code de commande : 64/66).

FRANK (Joseph) — Dostoïevski. Les années miraculeuses 1865-1871. Biographie traduite de l'américain par Aline Weil avec la collaboration de l'auteur. Arles, Solin - Actes Sud, 1998. In-8° collé, 710 p., illustrations.
En quatrième de couverture :
   « Universitaire éminent, spécialiste internationalement reconnu de Dostoïevski, Joseph Frank a consacré sa carrière à l'étude de la vie et de l'œuvre du grand écrivain russe. La magistrale biographie qu'il signe compte dans sa version originale, chez Princeton University Press, cinq volumes . Couronné par plusieurs prix prestigieux aux États-Unis, cet extraordinaire travail critique restitue avec force le contexte social, politique, littéraire et culturel de la période qui a servi de matrice à l'œuvre.
   Dans la perspective de l'édition française, le biographe a choisi de recentrer son travail autour des années les plus productives de l'écrivain, de 1865 à 1871, ces « années miraculeuses » qui furent celles de Crime et Châtiment, du Joueur, de L'Idiot, de L'Éternel Mari et des Démons. Ces chefs-d'œuvre pourtant furent écrits dans des circonstances particulièrement tourmentées : la première femme et le frère de Dostoïevski meurent l'un après l'autre ; après une liaison tumultueuse et une rupture scandaleuse, il se remarie avec la jeune sténographe qui lui permet d'achever à temps Le Joueur, tous deux s'enfuient à l'étranger pour échapper à leurs nombreux créanciers. Leur séjour, qui devait durer quelques mois, se prolongera plus de quatre ans, et ces quatre années en Suisse, en Allemagne, en Italie... sont marquées par la pauvreté, les crises d'épilepsie, la mort de leur première enfant, un penchant croissant pour le jeu, et un travail acharné afin d'assurer quelques revenus à une famille qui s'agrandit. En prise à ces difficultés permanentes, Dostoïevski conçoit un amour de plus en plus grand pour sa patrie, doublé d'une haine pour les doctrines nihilistes russes, considérées comme une création européenne pervertissant l'âme russe.
   Joseph Frank, par l'ampleur de son érudition et la finesse de ses analyses littéraires, fait la preuve brillante de l'interaction profonde chez Dostoïevski entre vie et œuvre : ici, la biographie justifie l'œuvre autant que l'œuvre éclaire la biographie. »

17 euros (code de commande : 10838 - vendu).

 

EROFEEV (Victor) — La belle de Moscou. Roman. Traduit du russe par Antoine Pingaud et Luba Jurgenson. Paris, Albin Michel, 1990. In-8° broché, 326 p., (collection « Les Grandes Traductions - Domaine Russe »).
En quatrième de couverture :
   « Irina, jeune femme aux mille visages, s'abandonnant au premier venu mais rêvant d'un mari fidèle, posant pour des photos pornos mais pudique dans l'âme, méprisant les hommes mais ne pouvant s'en passer, passionnée par l'Occident mais cherchant ses racines spirituelles dans le peuple russe ; Irina, vulgaire et raffinée, sordide et noble, mère inaccomplie et putain parfaite, est à la mesure de la boulimie qui s'est emparée des lettres soviétiques depuis que les schémas traditionnels du roman socialiste ont éclaté, laissant place à une nouvelle soif de transgression.
   Sur fond de honte, de crasse, d'alcool, de révolte et d'occultisme, bref sur fond d'authentiques ténèbres russes, La Belle de Moscou est un des premiers textes érotiques nés de cette récente libéralisation. La réalité soviétique d'aujourd'hui ne peut être montrée qu'à travers la démesure et le grotesque. Victor Erofeev a choisi l'ironie, cette ruse de la nouvelle génération d'écrivains qui n'affirment que pour mieux nier et ne se dévoilent que pour se moquer d'eux-mêmes. »

10 euros (code de commande : 8285).

EROFEEV (Victor) — Le Labyrinthe des questions maudites. Essais traduits du russe. Paris, Albin Michel, 1992. In-8° broché, 311 p., (collection « Les Grandes Traductions »).
En quatrième de couverture :
   « Parce qu'il a commencé sa carrière d'écrivain comme critique littéraire, l'auteur de La Belle de Moscou a mis dans ces essais toute sa passion pour la littérature du XXe siècle et les grands devanciers dans lesquels peuvent se reconnaître les écrivains d'une Russie désormais rendue à elle-même. De Dostoïevski et Tolstoï à Brodski et Nabokov, c'est toute la littérature russe « de l'intérieur » et de l'exil que Victor Erofeev aborde en dévoilant cette part de résistance et de liberté inhérente à toute grande œuvre
au-delà des frontières russes, celle du marquis de Sade, « cher défunt » de la culture européenne, en est une autre brillante illustration.
Écrivains russes et français se répondent aussi dans une lecture qui va sans cesse d'une littérature à l'autre, de Proust à Tolstoï, de Gogol à Flaubert, de Maupassant à Tchekhov. Entre tradition et modernité Victor Erofeev met en lumière correspondances et filiations, et nous convainc que la littérature traverse toutes les frontières et brave tous les interdits. »
   
@ Ce volume contient : La foi et l'humanisme de Dostoïevski (traduit par Jacques Catteau) ; « Il ne reste qu'une chose : l'arbitraire ». Philosophie de la solitude. Le message littéraire et esthétique de Léon Chestov (traduit par Bernadette du Crest) ; Le métaroman russe de Vladimir Nabokov ou À la recherche du paradis perdu (traduit par Michèle Santucci) ; « Poète, le langage loin l'entraîne...» Iossif Brodski : liberté et solitude (traduit par Françoise Lesourd) ; Le marquis de Sade. Le sadisme et le XXe siècle (traduit par Any Bardia) ; La prose de Sartre (traduit par Bernadette du Crest) ; Réflexions sur Camus (traduit par André Cabaret) ; Le voyage de Céline au bout de la nuit (traduit par Any Barda) ; « À l'extrême de la démesure. » La médiocrité et la mort dans l'œuvre de Gogol et de Flaubert (traduit par Bernadette du Crest) ; Poétique et éthique de la nouvelle. Les styles de Tchekhov et de Maupassant (traduit par Bernadette du Crest) ; Proust et Tolstoï (traduit par Dimitri Sesemann).

12,50 euros (code de commande : LTR/6004).


GOGOLLes aventures de Tchitchikov ou les Âmes mortes. Poème. Traduit du russe par Madeleine Eristov, Gengis Khan et Boris de Schlœzer. Paris, Club Français du Livre, 1966. In-8° sous simili maroquin et Rhodoïd d'éditeur (maquette de Robert Massin), 352 p., illustré d'après les dessins de Gogol pour la deuxième édition des Âmes mortes, (n° 20).

24 euros (code de commande : LTR/7215).

GOGOL (N.)Tarass Boulba. Présentation de D. Bisti. Moscou, Éditions Éditions en Langues Étrangères, [1963]. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 160 p., (collection « Les Classiques Russes »).

7 euros (code de commande : LTR/7834).


KALÉDINE (Sergueï) — La Quille. Traduit du russe par Joëlle Aubert-Yong et Génia Lounguine. Préface de Jean-Louis Curtis. Paris, Maren Sell, 1989. In-8° broché, couverture rempliée, 95 p., (collection « Petite Bibliothèque Européenne du XXe Siècle »).

6,50 euros (code de commande : LTR/6263).


MAKANINE (Vladimir) — Le précurseur. Roman traduit du russe par Catherine Mazel. Arles, Actes Sud, 1989. In-8° broché, 429 p., (collection « Lettres Soviétiques »).
En quatrième de couverture :
   « Guérisseur et oracle, marginal inspiré, patriarche d'une famille dispersée, le vieux Yakouchkine déambule sans trêve dans la banlieue de Moscou. Son passé porte la marque d'une peine purgée en Sibérie, sa mémoire garde la douceur de bonheurs domestiques révolus. Et tandis que s'affirment les dons de ce Raspoutine contemporain, une horde de gueux et de parasites vient jouir de ses talents, profite de ses découvertes, puis l'abandonne à une errance hallucinée qui s'achèvera tragiquement... on l'aura compris, Le Précurseur est de ces romans que hantent les figures tutélaires de la littérature russe. Entre satire sociale, comédie bouffonne et récit philosophique, c'est une humanité dérisoire qui, comme chez Dostoïevski, gravite autour d'un héros récalcitrant. Mais Vladimir Makanine renouvelle la tradition et, rivalisant de réalisme, nous précipite, à la suite de ces égarés, dans le plus pathétique des univers. Aussi revient-on de cette escapade moscovite avec, de la capitale, de ses actuels bas-fonds
et plus encore de ce qui s'y chuchote , une vision absolument insoupçonnée. »

12,50 euros (code de commande : LTR/6266).


MAXIMOV (Vladimir) — Adieu de nulle part (livre deux). La coupe de la fureur. Traduit du russe par Alain Préhac. Paris, Fayard, 1984. In-8° broché, couverture rempliée, 412 p., bande d'annonce.
En quatrième de couverture :
   « Né en 1930 à Léningrad, Vladimir Maximov forme avec Soljénitsyne (fixé aux États-Unis) et Zinoviev, arrivé,un peu plus tard en Allemagne fédérale, le trio d'écrivains le plus célèbre de l'émigration russe de ces dix dernières années. De Paris où il est installé, Maximov dirige en outre la grande revue trimestrielle Continent, la plus importante de la diaspora ex-soviétique.
   Issu du peuple, Maximov diffère de la plupart des-autres écrivains en ce qu'il s'est entièrement formé lui-même, sans études préalables. Ses « universités » à lui (pour reprendre l'expression de Gorki), ce furent essentiellement les multiples camps de redressement pour adolescents trop fiers, puis l'usine et l'immense Sibérie.
   L'époque khrouchtchévienne, en même temps qu'elle révélait Soljénitsyne permit à Maximov de publier ses premières œuvres (poésie, nouvelles, théâtre). Mais, tout comme l'auteur du Premier cercle, Maximov ne put faire éditer ses premiers romans en URSS : Les sept jours de la création, La quarantaine durent paraître à l'étranger, « clandestinement. »
   C'est toute cette époque de combats incessants que révèle l'autobiographie dont nous publions aujourd'hui le deuxième volet. Adieu de nulle part (traduction française, 1977) décrivait l'adolescence douloureuse et les débuts littéraires, riches en déceptions et en déboires. La Coupe de la fureur dépeint l'installation progressive chez l'auteur, entre 1954 et l'émigration de 1974, d'un sentiment de révolte,contre l'ordre établi, parallèlement à la montée de la pitié pour les humbles et à la révélation lumineuse de ce Dieu dont le pouvoir soviétique avait un peu trop rapidement décrété la mort.
   Cette analyse passionnée de la mutation psychologique d'un homme et de toute une couche sociale éclairée témoignant pour le pays tout entier de la perte progressive des illusions (mais non de lde l'espoir), aucune autre œuvre de la littérature russe post-stalinienne ne nous l'avait jusqu'alors donnée. Son importance est considérable pour qui veut comprendre l'URSS contemporaine et ce que ressent profondément le grand peuple qui l'habite. »

8 euros (code de commande : 7694).


NABOKOV (Vladimir) — Nouvelles. Traduite de l'anglais par Maurice et Yvonne Couturier, Gérard-Henri Durand. Traduites du russe par Bernard Kreise, Laure Troubetzkoy. Préface de Dmitri Nabokov. Traduite de l'anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat. Paris, Laffont, 1999. In-8° sous reliure d'éditeur, 778 p.
En quatrième de couverture :
   « On connaît surtout Nabokov pour ses romans : Lolita, Pnine, Feu pâle ou Ada... On ignore souvent qu'il est l'auteur d'une soixantaine de nouvelles. Textes de jeunesse écrits dans les années 20, en exil, loin de la Russie, textes de la maturité écrits en anglais, jusqu'au milieu des années 50 – époque où il abandonna le genre de la nouvelle –, contes de fées pleins de fantaisie, éblouissants tours de passe-passe, puzzles ingénieux, délicieux portraits, récits obsédants, mélancoliques, nourris d'étranges ambiguïtés, ces soixante-six histoires, classées ici selon un ordre chronologique, reflètent l'éventail des dons, l'inventivité technique et stylistique de l'une des plus grandes gloires littéraires de ce siècle. »

19 euros (code de commande : 12537).


PASTERNAK (Boris) — Le docteur Jivago. Paris, Gallimard, 1958. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 652 p., (collection « Soleil », n° 19).

13 euros (code de commande : LTR/5947).

[PASTERNAK (Boris)]. FLEISCHMANN (Ivo) Boris Pasternak. Paris, Atelier Marcel Jullian, 1978. In-8° broché, 89 p., illustrations.
   
@ Il s'agit du n° 5 (décembre 1978) de la revue Vagabondages. Ce numéro spécial dirigé par Ivo Fleischmann contient, par ce dernier, La visite chez le poète ; Moscou l'invisible, par Vitezslav Nezval ; des Poèmes inédits et des extraits de Sauf conduit, de Boris Pasternak.

5 euros (code de commande : 8972).


SOLJÉNITSYNE (Alexandre) — La Roue rouge. Récit en segment de durée. Paris, Fayard, 1983. Fort in-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 907 p.
Sur la jaquette :
   « L'amère histoire d'un monde qui s'écroule. Une armée abandonnée au massacre et à la captivité par un haut commandement irresponsable. Une société qui court à l'abîme, fascinée par ses illusions. La première partie du roman narre le destin de l'armée de Samsonov, encerclée et décimée en août 1914 parmi les lacs et les forêts de Prusse orientale. La seconde montre le glissement d'un pays riche et prospère vers le chaos, à partir de 1905 et en dépit du redressement opéré par le grand homme d'État que fut Stolypine, victime du terrorisme.
   Un livre d'histoire, d'abord : celui qui manquait à la Russie depuis qu'elle a eu « son histoire rompue, sa mémoire cassée, ses historiens exterminés ». Un livre qui relate des faits et où la plupart des personnages figurent sous leur vrai nom.
   Un roman, aussi, parce que les hommes sont là, du paysan-soldat au tsar faible et résigné, dans l'infinie variété de leurs destins et de leurs mondes intérieurs. Inscrits dans cette épaisseur de réalité, les événements s'imposent au lecteur dans tout leur tragique relief originel.
   Un miroir, enfin, que l'auteur tend à notre propre époque. Cette « société » qui adule les terroristes et appelle « exécutions » des assassinats, qui applaudit aux défaites militaires, vocifère à la Chambre et publie dans ses journaux n'importe quel mensonge pourvu qu'il affaiblisse le gouvernement, — ce passé ne reflète-t-il pas par bien des traits le présent et l'avenir de l'Occident ?
   La Roue rouge — cette meule de l'Histoire, ce tourbillon de feu qui finit par tout emporter, jusqu'aux révolutionnaires eux-mêmes — est une vaste épopée qui doit conduire le lecteur jusqu'en 1922. Le présent volume — dont une version très incomplète avait paru en 1972 — est le premier de ceux consacrés aux causes et au déroulement de la révolution. Amorcée par Alexandre Soljénitsyne dès 1936 — il avait dix-huit ans — cette immense fresque (une vingtaine de « nœuds » sont prévus) s'annonce incontestablement comme la grande œuvre de sa vie. »

9 euros (code de commande : LTR/7692).

SOLJÉNITSYNE (Alexandre) — Le premier cercle. Traduit du russe par Henri-Gabriel Kybarthi. S.l., Service Culturel de France, 1974. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 576 p.

9 euros (code de commande : LTR/6270).


SOLJÉNITSYNE (Alexandre) — Une journée d’Ivan Denissovitch. Récit traduit par M. Decaillot. Préface de Pierre Daix. Paris, Julliard, 1963. In-8° broché, 221 p., tirage courant de l’édition originale de la traduction française.

7,50 euros (code de commande : LTR/3792).

SOLJÉNITSYNE (Alexandre) — Zacharie l'escarcelle et autres récits. Traductions de Lucille Nivat, Georges Nivat et Alfreda Aucouturier. Paris, Julliard, 1971. In-8° broché, couverture rempliée, 139 p.
En quatrième de couverture :
   « Zachariel'escarcelle est le récit d'une randonnée à bicyclette vers un des hauts lieux de l'histoire russe, le mamelon entre le fleuve Don et la rivière Nepriadva où, en 1380, le grand prince de Moscou mit en fuite la horde mongole. Les morts gisent là, par deux mètres de profondeur. Le mémorial est gardé par Zacharie, une sorte de bon-à-rien, hâbleur et dépenaillé, mais cachant peut-être un trésor de bonté. La légende masque les souffrances et les revers. Et l'humble Zacharie recèle peut-être la grande vertu de la Russie.
Les études et miniatures, ou poèmes en prose, sont des pensées métaphoriques liées aux grands thèmes des romans soljénitsyniens.    Leur forme est héritée de Tourgueniev.
   La main droite enfin s'apparente étroitement au Pavillon des cancéreux. C'est, avec La maison de Matriona, un chef-d'œuvre du récit court. »

6 euros (code de commande : LTR/7693).

[SOLJÉNITSYNE (Alexandre)]. L'affaire Soljenitsyne. Paris, L'Herne, 1995. In-12 broché, 256 p., (collection « Confidences »).
En quatrième de couverture :
   « L'affaire Soljenitsyne » rassemble l'ensemble des documents officiels concernant l'exclusion de Soljenitsyne de l'Union des écrivains soviétiques en 1969.
   Depuis la soumission de son manuscrit Le Pavillon des cancéreux à la section de prose de l'Union des écrivains soviétiques, jusqu'à son exclusion finale à la suite de sa fameuse lettre de protestation qui fit le tour du monde, chaque débat est minutieusement rapporté et jette un regard précieux sur l'esprit qui régnait alors autour de Soljenitsyne dans l'ex-Union Soviétique. »

9 euros (code de commande : LTR/6273).


[SOLJÉNITSYNE (Alexandre)]. BOSQUET (Alain) — Pas d'accord Soljenitsyne ! Paris, Filipacchi, 1974. In-8° broché, 70 p., (collection « Contre-Courant », n° 1), soulignements à l'encre.

4 euros (code de commande : LTR/6272).


SOLOVIOV (Leonid) — Nikouline marin russe. Roman. Paris, Robert Laffont, 1945. In-8° broché, 219 p.

8 euros (code de commande : 8988).


SOROKINE (Vladimir) — Le cœur des quatre. Roman. Traduit du russe par Wladimir Berelowitch. Paris, Gallimard, 1997. In-8° broché, 208 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
   « Une jeune championne de tir au pistolet qui ne se prive pas d"exercer son talent ; un jeune garçon qui s'émancipe de ses parents au point de prendre part à leur assassinat ; un vieux qui, tout en participant au gigantesque jeu de massacre, assure que l'innocence et la morale ne lui sont pas étrangères ; et le chef, solide, peu loquace, doué d'une volonté de fer qui conduit le groupe à la réussite d'une mission mystérieuse à première vue très subversive, dont la teneur ne s'éclaire qu'à la toute deinière ligne du roman.
   Tout, dans ce roman de Vladimir Sorokine, est parodique et déroutant. Parodique, au premier chef, car cette abracadabrante histoire tient à la fois du roman d'espionnage et du roman réaliste socialiste, comme si les bons héros soviétiques s'étaient convertis en James Bond. Enlèvements, armes secrètes, installations clandestines en Sibérie, ennemis idéologiques, meurtres, sexe et même cannibalisme, rien ne manque à l'appel. Déroutant, car cette parodie est détournée de toutes les façons par l'absurdité et que le mystère général qui entoure les personnages, leur mission, leurs actes, et jusqu'aux objets et aux mots qu'ils utilisent génère une impression d'irréel, une sorte d'implosion de la réalité. »

10 euros (code de commande : LTR/5653).


TOLSTOÏ [Léon] Résurrection. Illustrations rehaussées de pochoirs, bandeaux et lettrine d'après les planches originales de Derambure. Paris, Athêna, 1964. In-8° broché, 299 p., illustrations hors texte, (collection « Athêna-Luxe »).

15 euros (code de commande : LTR/7825).

TOLSTOÏ (Comte Léon) La sonate à Kreutzer. Suivi d'un Essai sur la question sexuelle. Traduit du russe par Wladimir Bienstock. Portrait de l'auteur par Berthold Mahn gravé sur bois par Paul Baudier. Paris, Crès, 1922. In-8° broché, XIV + 301 p., exemplaire numéroté sur vélin de Rives, (collection « Les Maîtres du Livre », n° 92).

20 euros (code de commande : 136/61).

[TOLSTOÏ (Léon)]. GILLÈS (Daniel)Tolstoi. Paris, Julliard, 1959. In-8° broché, 327 p.
En quatrième de couverture :
   « Une biographie écrite comme elles le sont habituellement, passant sous silence tout le côté vicieux et coupable de ma vie, serait fausse, et si elle doit être écrite, l'entière vérité doit être dite... »
   Ainsi s'exprimait Léon Tolstoï, parlant de lui-même. En reprenant de fond en comble tous les matériaux biographiques sur Tolstoï, Daniel Gillès n'a pas voulu seulement parler, bien en tendu, de la culpabilité toistoïenne. Tolstoï a connu bien des défaillances, mais il est surtout un magnifique patriarche et un prodigieux exemple d'écrivain prométhéen, comme le fut Victor Hugo ou, dans un autre domaine, Beethoven. Ces géants, ces « phares » représentent une source d'inspiration intarissable, et au moment où l'on célèbre le cinquantenaire de la mort de Tolstoï, le livre de Daniel Gillès apparaît comme un prodigieux tableau, ressuscitant toute une époque et montrant comment Tolstoï sut concilier le rôle écrasant d'écrivain de génie, d'homme exemplaire et de prophète inspiré. »

12 euros (code de commande : LTR/7245).

[TOLSTOÏ (Léon)]. PORCHÉ (François)Portrait psychologique de Tolstoï (de la naissance à la mort) 1828-1910. Paris, Flammarion, 1935. In-12 demi-simili brun à coins dos muet, 450 p.

10 euros (code de commande : LTR/7857).

[TOLSTOÏ (Léon)]. ROLLAND (Romain)Vie de Tolstoï. Quinzième édition 37e mille. Paris, Hachette, 1946. In-8° broché, 241 p., (collection « Vie des Hommes Illustres »).

6 euros (code de commande : LTR/7858).


TOLSTOI (Tatiana) — Le Slynx. Traduit du russe par Christophe Glogowski. Paris, Laffont, 2002. In-8° collé, 407 p., (collection « Pavillons - Domaine de l'Est »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   « Trois siècles après une explosion nucléaire, le monde bascule dans un nouvel âge de fer. L'humanité subit d'étranges mutations... Certains individus ont l'apparence de centaures, d'autres crachent le feu à volonté, ou sont couverts de crêtes de coq... Frustes, méchants, ils vivent dans la saleté et se nourrissent de souris. Dans cet univers d'ignorance, qui pourrait fort bien évoquer la Russie de l'après-perestroïka, il est interdit de posséder des livres, décrétés radioactifs par le régime totalitaire du « Grand Mourza ». La passion de lecture d'un jeune lettré, Benedikt, va le conduire dans une quête acharnée d'ouvrages anciens. Au fur et à mesure de son ascension, il sera rongé par une peur irrationnelle : celle d'être la victime du Slynx, un félin imaginaire, métaphore de la cruauté, de l'égocentrisme et de l'aveuglement moral qui peuvent dévorer les hommes.
   Mêlant mœurs, légendes et superstitions de l'ancienne Russie, servi par une écriture truculente, ce roman relève également du fantastique et de la science-fiction dans la meilleure veine des classiques anglo-saxons. »

12 euros (code de commande : 11738).


TOURGUÉNEFF (Ivan) — Femmes russes. Premier amour. Suivi de Faust et de Le médecin du district. Traduction du russe par E. Halperine-Kaminsky. Paris, Plon, 1933. In-12 sous reliure et jaquette d'éditeur, 251 p., iillustration de la jaquette par Fresnoy, (collection « Bibliothèque Reliée », n° 153).

6 euros (code de commande : 8327).


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