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ALECHKOVSKI
(Piotr) Le Putois.
Roman. Traduit du russe par Christophe Glogowski. Paris, Fayard,
1999. In-8° broché, 288 p., (collection « Littérature
Étrangère »), couverture rempliée.
En
quatrième de couverture :
« Si Daniil, dit « le Putois »,
a vu lejour, c'est parce que sa mère, Zoïa, la marchande
de légumes, n'a pas avorté à temps. Les
premières années de sa vie, il les passe à
la campagne auprès d'une grand-mère dévote,
mais, à la mort de celle-ci, il retourne en ville. Ballotté
entre sa mère alcoolique et les amants de cette dernière
qu'il prend l'habitude de détrousser en douce, le Putois
s'enfonce dans le mutisme. Taciturne et violent, il guette la
faune des bas-fonds de la bourgade et, sans faire de bruit, se
débarrasse du petit caïd local qui usait de sa copine...
L'éducation de ce sauvageon russe est jalonnée
d'une rencontre avec un prêtre mystique et homosexuel,
d'une fuite dans les forêts du Grand Nord et d'une sorte
d'initiation mystique chez un moine-ermite qui disparaît
sans laisser de traces.
Mû par des instincts étrangers à la morale
humaine et pourtant hanté par un intense besoin de spiritualité,
ivre d'une quête typiquement russe qui passe par la fusion
avec la nature sauvage, le Putois erre entre la forêt et
la ville, comme s'il portait en lui la blessure d'un pays déchiré
et mystérieusement inquiet.
Né en 1957 à Moscou, archéologue
de formation, Piotr Alechkovski est également l'auteur
d'un recueil de nouvelles, Stargorod, et de larlequin, roman
historique sur la vie de Trédiakovski, poète russe
du dix-huitième siècle. »
11 euros (code de commande
: LTR/5453 - vendu).
BERBEROVA (Nina) Disparition
de la bibliothèque de Tourgueniev. Traduit du
russe par Luba Jurgenson. Arles, Actes Sud, 1990. In-8° broché,
XIX + 31 p.
@ Cette
nouvelle constitue la première partie (XIX p.) du catalogue
Nouveautés automne 1990 des éditions Actes
Sud.
5 euros (code de commande
: LTR/7829 - vendu).
BERBEROVA
(Nina) Le laquais et la putain. Roman traduit du russe par Lydia Chweitzer.
Arles, Actes Sud, 1986. In-8° broché, 99 p., petit
cachet d'appartenance à la page de garde, exemplaire en
très bel état.
En quatrième
de couverture :
« Née à Saint-Pétersbourg
dans une famille de fonctionnaires, l'ambitieuse, lenvieuse
Tania est emmenée par son père à Irkoutsk
et, après la révolution dOctobre, au Japon
où elle épouse un homme quelle a «
enlevé » à sa sur. Puis elle part avec
lui pour Shanghai, et enfin sinstalle à Paris où
elle simagine trouver le bonheur quelle se représente
par une combinaison élémentaire de sensualité
et de réussite sociale. Cest le piège. La
misère sempare du couple, la folie a raison du mari.
Au terme dune effroyable errance, la « putain »
rencontre le « laquais », un ancien de la Garde Impériale,
Bologovski, qui sert le caviar et le chambertin dans un restaurant
russe de lAlma. Quand elle parle de l'inoubliable fin de
ce drame, Nina Berberova se contente de murmurer que le cimetière
russe de Sainte-Geneviève-des-Bois est l'un des plus grands
du monde. Tous ceux qui ont aimé L'Accompagnatrice
retrouveront ici l'écriture subtile et provocante d'un
écrivain dont l'uvre, qui s'inscrit dans la meilleure
tradition dostoïevskienne, a été retenue pendant
plus de trente ans sous le boisseau. Mais de surcroît ils
découvriront dans l'impitoyable description des anti-héros
du roman une nouvelle et fascinante dimension du talent de Berberova.
»
4 euros (code de commande
: 10971 - vendu).
BERBEROVA
(Nina) La Résurrection de Mozart. Roman traduit du russe par Luba Jurgenson. Arles,
Actes Sud, 1988. In-8° broché, 46 p., exemplaire en
très bel état.
@ Ce texte fut d'abord publié
dans une édition hors commerce qui accompagnait le catalogue
de dixième anniversaire des éditions Actes Sud.
En quatrième de couverture :
« Mozart, bien sûr, personne d'autre
que Mozart, se dit-elle à nouveau. Et heureusement que
je suis plus très jeune et qu'à mon désir
ne se mêle aucune concupiscence. Il resterait avec nous
jusqu'au matin. Il jouerait du piano ou nous parlerait. Et tout
le monde viendrait le voir et l'écouter, le jardinier
des voisins avec sa femme, et le postier, et l'épicier
avec sa famille, et le chef de gare... Quelle joie ce serait
! »
2,50 euros (code de commande
: 10972).
BERBEROVA
(Nina) Le roseau révolté. Roman traduit du russe par Luba Jurgenson. Arles,
Actes Sud, 1988. In-8° broché, 70 p., petit cachet
d'appartenance à la page de garde, exemplaire en très
bel état.
En quatrième
de couverture :
« La guerre, en septembre 1939, sépare
ces amants. Lui, Einar, part pour Stockholm. Elle reste à
Paris, afin de soccuper dun vieux savant que les
Allemands finiront par arrêter. La paix revenue, elle écrit
à Einar, en Suède, des lettres qui reviennent :
destinataire inconnu. Jusquau jour où,
allant là-bas, elle découvre
Tel est lirrésistible talent de
Berberova : en quelques traits elle vous campe les personnages
dans leur vérité, puis vous précipite à
leurs trousses avec une efficacité toute cinématographique.
Cette fois, dans un récit sans doute plus que les autres
nourri de sa propre histoire, elle raconte des amours qui sont
de lordre de la tragédie et qui, parce quil
sen est fallu de si peu, pour longtemps vous hantent.
»
4 euros (code de commande
: 10974).
BERBEROVA (Nina) Romans. L'accompagnatrice - Le
laquais et la putain - Astachev à Paris - Le roseau révolté
- La résurrection de Mozart. Traduction de Luba
Jurgenson ou Lydia Chweitzer. Arles, Actes Sud, 1988-1989. Cinq
volumes in-8° brochés sous coffret, 108, 78, 103,
70 et 46 p.
Le coffret : 15 euros (code
de commande : 9281).
Contes yakoutes. Racontés par Souoiroun Omollon, traduits
du russe et illustrés par les enfants de l'école
sakha-belge (Kepteni, Russie), sous la direction de J.-C. Wagner
et M.-F. Dujeux. Mons, Éditions
du Coq, 2002. Petit in-8° broché (à la main
par l'éditeur en personne !), 42 p., illustrations.
@ Pour
plus d'informations voyez la page que nous avons réservée
à cette publication.
Épuisé
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DOSTOIEVSKI
« In-Octavo
- Oeuvres Complètes de F. M. Dostoïevski »,
Volumes de la collection
publiés par les éditions Gallimard au format in-8°
broché et numérotés sur chiffon de Bruges.
Crime et châtiment. Traduit par D. Ergaz. Suivi du Journal
de Raskolnikov. Traduit par V. Pozner. Tomes I et II
(complet). 1931. Deux volumes in-8° brochés, 425 et
387 p.
Les deux volumes : 50
euros (code de commande : 61/66).
Les Démons. Traduction de Boris de Schloezer. Tomes I et
II (complet). 1932. Deux volumes in-8° brochés, 485
et 512 p.
Les deux volumes : 50
euros (code de commande : 62/66).
Nouvelles 1862-1865. Une fâcheuse histoire. Notes d'hiver
sur des impressions d'été. Du fond du souterrain.
Le crocodile. Traduites par H. Montgault et L. Desormonts.
1934. In-8° broché, 357 p.
25 euros (code de commande
: 63/66).
Souvenirs de la Maison des morts
(1862-1865). Première
traduction intégrale et conforme au texte russe par Henri
Montgault et Louise Desormonts. 1932. In-8° broché,
378 p.
25 euros (code de commande
: 64/66).
FRANK
(Joseph) Dostoïevski. Les années miraculeuses
1865-1871. Biographie traduite
de l'américain par Aline Weil avec la collaboration de
l'auteur. Arles, Solin - Actes Sud, 1998. In-8° collé,
710 p., illustrations.
En quatrième
de couverture :
« Universitaire éminent, spécialiste
internationalement reconnu de Dostoïevski, Joseph Frank
a consacré sa carrière à l'étude
de la vie et de l'uvre du grand écrivain russe.
La magistrale biographie qu'il signe compte dans sa version originale,
chez Princeton University Press, cinq volumes . Couronné
par plusieurs prix prestigieux aux États-Unis, cet extraordinaire
travail critique restitue avec force le contexte social, politique,
littéraire et culturel de la période qui a servi
de matrice à l'uvre.
Dans la perspective de l'édition française,
le biographe a choisi de recentrer son travail autour des années
les plus productives de l'écrivain, de 1865 à 1871,
ces « années miraculeuses » qui furent celles
de Crime et Châtiment, du Joueur, de L'Idiot,
de L'Éternel Mari et des Démons.
Ces chefs-d'uvre pourtant furent écrits dans des
circonstances particulièrement tourmentées : la
première femme et le frère de Dostoïevski
meurent l'un après l'autre ; après une liaison
tumultueuse et une rupture scandaleuse, il se remarie avec la
jeune sténographe qui lui permet d'achever à temps
Le Joueur, tous deux s'enfuient à l'étranger pour
échapper à leurs nombreux créanciers. Leur
séjour, qui devait durer quelques mois, se prolongera
plus de quatre ans, et ces quatre années en Suisse, en
Allemagne, en Italie... sont marquées par la pauvreté,
les crises d'épilepsie, la mort de leur première
enfant, un penchant croissant pour le jeu, et un travail acharné
afin d'assurer quelques revenus à une famille qui s'agrandit.
En prise à ces difficultés permanentes, Dostoïevski
conçoit un amour de plus en plus grand pour sa patrie,
doublé d'une haine pour les doctrines nihilistes russes,
considérées comme une création européenne
pervertissant l'âme russe.
Joseph Frank, par l'ampleur de son érudition
et la finesse de ses analyses littéraires, fait la preuve
brillante de l'interaction profonde chez Dostoïevski entre
vie et uvre : ici, la biographie justifie l'uvre
autant que l'uvre éclaire la biographie. »
17 euros (code de commande
: 10838 - vendu). |
EROFEEV
(Victor) La belle de Moscou. Roman.
Traduit du russe par Antoine Pingaud et Luba Jurgenson. Paris,
Albin Michel, 1990. In-8° broché, 326 p., (collection
« Les Grandes Traductions - Domaine Russe »).
En quatrième
de couverture :
« Irina, jeune femme aux mille visages,
s'abandonnant au premier venu mais rêvant d'un mari fidèle,
posant pour des photos pornos mais pudique dans l'âme,
méprisant les hommes mais ne pouvant s'en passer, passionnée
par l'Occident mais cherchant ses racines spirituelles dans le
peuple russe ; Irina, vulgaire et raffinée, sordide et
noble, mère inaccomplie et putain parfaite, est à
la mesure de la boulimie qui s'est emparée des lettres
soviétiques depuis que les schémas traditionnels
du roman socialiste ont éclaté, laissant place
à une nouvelle soif de transgression.
Sur fond de honte, de crasse, d'alcool, de
révolte et d'occultisme, bref sur fond d'authentiques
ténèbres russes, La Belle de Moscou est
un des premiers textes érotiques nés de cette récente
libéralisation. La réalité soviétique
d'aujourd'hui ne peut être montrée qu'à travers
la démesure et le grotesque. Victor Erofeev a choisi l'ironie,
cette ruse de la nouvelle génération d'écrivains
qui n'affirment que pour mieux nier et ne se dévoilent
que pour se moquer d'eux-mêmes. »
10 euros (code de commande
: 8285).
EROFEEV
(Victor) Le Labyrinthe des questions maudites. Essais traduits du russe. Paris, Albin
Michel, 1992. In-8° broché, 311 p., (collection «
Les Grandes Traductions »).
En
quatrième de couverture :
« Parce qu'il a commencé sa carrière
d'écrivain comme critique littéraire, l'auteur
de La Belle de Moscou a mis dans ces essais toute sa passion
pour la littérature du XXe siècle et les grands
devanciers dans lesquels peuvent se reconnaître les écrivains
d'une Russie désormais rendue à elle-même.
De Dostoïevski et Tolstoï à Brodski et Nabokov,
c'est toute la littérature russe « de l'intérieur
» et de l'exil que Victor Erofeev aborde en dévoilant
cette part de résistance et de liberté inhérente
à toute grande uvre
au-delà des frontières russes, celle du marquis
de Sade, « cher défunt » de la culture européenne,
en est une autre brillante illustration.
Écrivains russes et français se répondent
aussi dans une lecture qui va sans cesse d'une littérature
à l'autre, de Proust à Tolstoï, de Gogol à
Flaubert, de Maupassant à Tchekhov. Entre tradition et
modernité Victor Erofeev met en lumière correspondances
et filiations, et nous convainc que la littérature traverse
toutes les frontières et brave tous les interdits. »
@ Ce
volume contient : La foi et l'humanisme de Dostoïevski
(traduit par Jacques Catteau) ; « Il ne reste qu'une
chose : l'arbitraire ». Philosophie de la solitude. Le
message littéraire et esthétique de Léon
Chestov (traduit par Bernadette du Crest) ; Le métaroman
russe de Vladimir Nabokov ou À la recherche du paradis
perdu (traduit par Michèle Santucci) ; «
Poète, le langage loin l'entraîne...» Iossif
Brodski : liberté et solitude (traduit par Françoise
Lesourd) ; Le marquis de Sade. Le sadisme et le XXe siècle
(traduit par Any Bardia) ; La prose de Sartre (traduit
par Bernadette du Crest) ; Réflexions sur Camus
(traduit par André Cabaret) ; Le voyage de Céline
au bout de la nuit (traduit par Any Barda) ; « À
l'extrême de la démesure. » La médiocrité
et la mort dans l'uvre de Gogol et de Flaubert (traduit
par Bernadette du Crest) ; Poétique et éthique
de la nouvelle. Les styles de Tchekhov et de Maupassant (traduit
par Bernadette du Crest) ; Proust et Tolstoï (traduit
par Dimitri Sesemann).
12,50 euros (code de
commande : LTR/6004).
GOGOL Les aventures de Tchitchikov ou les Âmes
mortes. Poème. Traduit du russe par Madeleine
Eristov, Gengis Khan et Boris de Schlzer. Paris, Club Français
du Livre, 1966. In-8° sous simili maroquin et Rhodoïd
d'éditeur (maquette de Robert Massin), 352 p.,
illustré d'après les dessins de Gogol pour la deuxième
édition des Âmes mortes, (n° 20).
24 euros (code de commande
: LTR/7215).
GOGOL (N.) Tarass Boulba. Présentation de D. Bisti. Moscou,
Éditions Éditions en Langues Étrangères,
[1963]. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur,
160 p., (collection « Les Classiques Russes »).
7 euros (code de commande
: LTR/7834).
KALÉDINE (Sergueï)
La Quille. Traduit du
russe par Joëlle Aubert-Yong et Génia Lounguine. Préface
de Jean-Louis Curtis. Paris, Maren Sell, 1989. In-8°
broché, couverture rempliée, 95 p., (collection
« Petite Bibliothèque Européenne du XXe Siècle
»).
6,50 euros (code de commande
: LTR/6263).
MAKANINE
(Vladimir) Le précurseur. Roman traduit du russe par Catherine Mazel.
Arles, Actes Sud, 1989. In-8° broché, 429 p., (collection
« Lettres Soviétiques »).
En
quatrième de couverture :
« Guérisseur et oracle, marginal
inspiré, patriarche d'une famille dispersée, le
vieux Yakouchkine déambule sans trêve dans la banlieue
de Moscou. Son passé porte la marque d'une peine purgée
en Sibérie, sa mémoire garde la douceur de bonheurs
domestiques révolus. Et tandis que s'affirment les dons
de ce Raspoutine contemporain, une horde de gueux et de parasites
vient jouir de ses talents, profite de ses découvertes,
puis l'abandonne à une errance hallucinée qui s'achèvera
tragiquement... on l'aura compris, Le Précurseur
est de ces romans que hantent les figures tutélaires de
la littérature russe. Entre satire sociale, comédie
bouffonne et récit philosophique, c'est une humanité
dérisoire qui, comme chez Dostoïevski, gravite autour
d'un héros récalcitrant. Mais Vladimir Makanine
renouvelle la tradition et, rivalisant de réalisme, nous
précipite, à la suite de ces égarés,
dans le plus pathétique des univers. Aussi revient-on
de cette escapade moscovite avec, de la capitale, de ses actuels
bas-fonds et plus encore
de ce qui s'y chuchote , une vision absolument
insoupçonnée. »
12,50 euros (code de
commande : LTR/6266).
MAXIMOV (Vladimir) Adieu de nulle part (livre deux). La coupe
de la fureur. Traduit du
russe par Alain Préhac. Paris, Fayard, 1984. In-8°
broché, couverture rempliée, 412 p., bande d'annonce.
En quatrième
de couverture :
« Né en 1930 à Léningrad,
Vladimir Maximov forme avec Soljénitsyne (fixé
aux États-Unis) et Zinoviev, arrivé,un peu plus
tard en Allemagne fédérale, le trio d'écrivains
le plus célèbre de l'émigration russe de
ces dix dernières années. De Paris où il
est installé, Maximov dirige en outre la grande revue
trimestrielle Continent, la plus importante de la diaspora
ex-soviétique.
Issu du peuple, Maximov diffère de la
plupart des-autres écrivains en ce qu'il s'est entièrement
formé lui-même, sans études préalables.
Ses « universités » à lui (pour reprendre
l'expression de Gorki), ce furent essentiellement les multiples
camps de redressement pour adolescents trop fiers, puis l'usine
et l'immense Sibérie.
L'époque khrouchtchévienne, en
même temps qu'elle révélait Soljénitsyne
permit à Maximov de publier ses premières uvres
(poésie, nouvelles, théâtre). Mais, tout
comme l'auteur du Premier cercle, Maximov ne put faire
éditer ses premiers romans en URSS : Les sept jours
de la création, La quarantaine durent paraître
à l'étranger, « clandestinement. »
C'est toute cette époque de combats
incessants que révèle l'autobiographie dont nous
publions aujourd'hui le deuxième volet. Adieu de nulle
part (traduction française, 1977) décrivait
l'adolescence douloureuse et les débuts littéraires,
riches en déceptions et en déboires. La Coupe
de la fureur dépeint l'installation progressive chez
l'auteur, entre 1954 et l'émigration de 1974, d'un sentiment
de révolte,contre l'ordre établi, parallèlement
à la montée de la pitié pour les humbles
et à la révélation lumineuse de ce Dieu
dont le pouvoir soviétique avait un peu trop rapidement
décrété la mort.
Cette analyse passionnée de la mutation
psychologique d'un homme et de toute une couche sociale éclairée
témoignant pour le pays tout entier de la perte progressive
des illusions (mais non de lde l'espoir), aucune autre uvre
de la littérature russe post-stalinienne ne nous l'avait
jusqu'alors donnée. Son importance est considérable
pour qui veut comprendre l'URSS contemporaine et ce que ressent
profondément le grand peuple qui l'habite. »
8 euros (code de commande
: 7694).
NABOKOV
(Vladimir) Nouvelles. Traduite de l'anglais
par Maurice et Yvonne Couturier, Gérard-Henri Durand.
Traduites du russe par Bernard Kreise, Laure Troubetzkoy. Préface
de Dmitri Nabokov. Traduite de l'anglais par Pierre-Emmanuel
Dauzat. Paris, Laffont, 1999. In-8° sous reliure d'éditeur,
778 p.
En quatrième
de couverture :
« On connaît surtout Nabokov
pour ses romans : Lolita, Pnine, Feu pâle
ou Ada... On ignore souvent qu'il est l'auteur d'une soixantaine
de nouvelles. Textes de jeunesse écrits dans les années
20, en exil, loin de la Russie, textes de la maturité
écrits en anglais, jusqu'au milieu des années 50
époque où il abandonna le genre de
la nouvelle , contes de fées pleins de fantaisie,
éblouissants tours de passe-passe, puzzles ingénieux,
délicieux portraits, récits obsédants, mélancoliques,
nourris d'étranges ambiguïtés, ces soixante-six
histoires, classées ici selon un ordre chronologique,
reflètent l'éventail des dons, l'inventivité
technique et stylistique de l'une des plus grandes gloires littéraires
de ce siècle. »
19 euros (code de commande
: 12537).
PASTERNAK (Boris) Le docteur
Jivago. Paris, Gallimard,
1958. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur,
652 p., (collection « Soleil », n°
19).
13 euros (code
de commande : LTR/5947).
[PASTERNAK (Boris)].
FLEISCHMANN (Ivo)
Boris Pasternak. Paris, Atelier
Marcel Jullian, 1978. In-8° broché, 89 p., illustrations.
@ Il s'agit du n° 5 (décembre
1978) de la revue Vagabondages. Ce numéro spécial
dirigé par Ivo Fleischmann contient, par ce dernier, La
visite chez le poète ; Moscou l'invisible,
par Vitezslav Nezval ; des Poèmes inédits
et des extraits de Sauf conduit, de Boris Pasternak.
5 euros (code de commande
: 8972).
SOLJÉNITSYNE (Alexandre) La
Roue rouge. Récit
en segment de durée. Paris,
Fayard, 1983. Fort in-8° sous reliure et jaquette d'éditeur,
907 p.
Sur la jaquette :
« L'amère histoire d'un monde
qui s'écroule. Une armée abandonnée au massacre
et à la captivité par un haut commandement irresponsable.
Une société qui court à l'abîme, fascinée
par ses illusions. La première partie du roman narre le
destin de l'armée de Samsonov, encerclée et décimée
en août 1914 parmi les lacs et les forêts de Prusse
orientale. La seconde montre le glissement d'un pays riche et
prospère vers le chaos, à partir de 1905 et en
dépit du redressement opéré par le grand
homme d'État que fut Stolypine, victime du terrorisme.
Un livre d'histoire, d'abord : celui qui manquait
à la Russie depuis qu'elle a eu « son histoire rompue,
sa mémoire cassée, ses historiens exterminés
». Un livre qui relate des faits et où la plupart
des personnages figurent sous leur vrai nom.
Un roman, aussi, parce que les hommes sont
là, du paysan-soldat au tsar faible et résigné,
dans l'infinie variété de leurs destins et de leurs
mondes intérieurs. Inscrits dans cette épaisseur
de réalité, les événements s'imposent
au lecteur dans tout leur tragique relief originel.
Un miroir, enfin, que l'auteur tend à
notre propre époque. Cette « société
» qui adule les terroristes et appelle « exécutions
» des assassinats, qui applaudit aux défaites militaires,
vocifère à la Chambre et publie dans ses journaux
n'importe quel mensonge pourvu qu'il affaiblisse le gouvernement,
ce passé ne reflète-t-il pas par bien des
traits le présent et l'avenir de l'Occident ?
La Roue rouge cette meule de
l'Histoire, ce tourbillon de feu qui finit par tout emporter,
jusqu'aux révolutionnaires eux-mêmes est
une vaste épopée qui doit conduire le lecteur jusqu'en
1922. Le présent volume dont une version très
incomplète avait paru en 1972 est le premier de
ceux consacrés aux causes et au déroulement de
la révolution. Amorcée par Alexandre Soljénitsyne
dès 1936 il avait dix-huit ans cette immense
fresque (une vingtaine de « nuds » sont prévus)
s'annonce incontestablement comme la grande uvre de sa
vie. »
9 euros (code de commande
: LTR/7692).
SOLJÉNITSYNE (Alexandre)
Le premier cercle.
Traduit du russe par Henri-Gabriel
Kybarthi. S.l., Service Culturel de France, 1974. In-8° sous
reliure et jaquette d'éditeur, 576 p.
9 euros (code de commande :
LTR/6270).
SOLJÉNITSYNE (Alexandre)
Une journée dIvan Denissovitch. Récit
traduit par M. Decaillot. Préface de Pierre Daix.
Paris, Julliard, 1963. In-8° broché, 221 p., tirage
courant de lédition originale de la traduction française.
7,50 euros (code
de commande : LTR/3792).
SOLJÉNITSYNE (Alexandre) Zacharie
l'escarcelle et autres
récits. Traductions
de Lucille Nivat, Georges Nivat et Alfreda Aucouturier. Paris,
Julliard, 1971. In-8° broché, couverture rempliée,
139 p.
En quatrième
de couverture :
« Zachariel'escarcelle est le
récit d'une randonnée à bicyclette vers
un des hauts lieux de l'histoire russe, le mamelon entre le fleuve
Don et la rivière Nepriadva où, en 1380, le grand
prince de Moscou mit en fuite la horde mongole. Les morts gisent
là, par deux mètres de profondeur. Le mémorial
est gardé par Zacharie, une sorte de bon-à-rien,
hâbleur et dépenaillé, mais cachant peut-être
un trésor de bonté. La légende masque les
souffrances et les revers. Et l'humble Zacharie recèle
peut-être la grande vertu de la Russie.
Les études et miniatures, ou poèmes en prose,
sont des pensées métaphoriques liées aux
grands thèmes des romans soljénitsyniens. Leur
forme est héritée de Tourgueniev.
La main droite enfin s'apparente étroitement
au Pavillon des cancéreux. C'est, avec La maison
de Matriona, un chef-d'uvre du récit court.
»
6 euros (code de commande
: LTR/7693).
[SOLJÉNITSYNE (Alexandre)]. L'affaire
Soljenitsyne. Paris, L'Herne, 1995. In-12 broché, 256
p., (collection « Confidences »).
En
quatrième de couverture :
« L'affaire Soljenitsyne » rassemble
l'ensemble des documents officiels concernant l'exclusion de
Soljenitsyne de l'Union des écrivains soviétiques
en 1969.
Depuis la soumission de son manuscrit Le
Pavillon des cancéreux à la section de prose
de l'Union des écrivains soviétiques, jusqu'à
son exclusion finale à la suite de sa fameuse lettre de
protestation qui fit le tour du monde, chaque débat est
minutieusement rapporté et jette un regard précieux
sur l'esprit qui régnait alors autour de Soljenitsyne
dans l'ex-Union Soviétique. »
9 euros (code de commande
: LTR/6273).
[SOLJÉNITSYNE (Alexandre)]. BOSQUET
(Alain) Pas d'accord Soljenitsyne ! Paris, Filipacchi,
1974. In-8° broché, 70 p., (collection « Contre-Courant
», n° 1), soulignements à l'encre.
4 euros (code de commande :
LTR/6272).
SOLOVIOV
(Leonid) Nikouline marin russe. Roman. Paris, Robert Laffont, 1945. In-8°
broché, 219 p.
8 euros (code de commande
: 8988).
SOROKINE
(Vladimir) Le cur des quatre. Roman. Traduit du russe par Wladimir Berelowitch.
Paris, Gallimard, 1997. In-8° broché, 208 p., (collection
« Du Monde Entier »).
En
quatrième de couverture :
« Une jeune championne de tir au pistolet
qui ne se prive pas d"exercer son talent ; un jeune garçon
qui s'émancipe de ses parents au point de prendre part
à leur assassinat ; un vieux qui, tout en participant
au gigantesque jeu de massacre, assure que l'innocence et la
morale ne lui sont pas étrangères ; et le chef,
solide, peu loquace, doué d'une volonté de fer
qui conduit le groupe à la réussite d'une mission
mystérieuse à première vue très subversive,
dont la teneur ne s'éclaire qu'à la toute deinière
ligne du roman.
Tout, dans ce roman de Vladimir Sorokine, est
parodique et déroutant. Parodique, au premier chef, car
cette abracadabrante histoire tient à la fois du roman
d'espionnage et du roman réaliste socialiste, comme si
les bons héros soviétiques s'étaient convertis
en James Bond. Enlèvements, armes secrètes, installations
clandestines en Sibérie, ennemis idéologiques,
meurtres, sexe et même cannibalisme, rien ne manque à
l'appel. Déroutant, car cette parodie est détournée
de toutes les façons par l'absurdité et que le
mystère général qui entoure les personnages,
leur mission, leurs actes, et jusqu'aux objets et aux mots qu'ils
utilisent génère une impression d'irréel,
une sorte d'implosion de la réalité. »
10 euros (code
de commande : LTR/5653).
TOLSTOÏ
[Léon] Résurrection. Illustrations rehaussées de pochoirs,
bandeaux et lettrine d'après les planches originales de
Derambure. Paris, Athêna, 1964. In-8° broché,
299 p., illustrations hors texte, (collection « Athêna-Luxe
»).
15 euros (code de commande
: LTR/7825).
TOLSTOÏ (Comte
Léon)
La sonate à Kreutzer.
Suivi d'un Essai sur la question sexuelle. Traduit du
russe par Wladimir Bienstock. Portrait de l'auteur par Berthold
Mahn gravé sur bois par Paul Baudier. Paris, Crès,
1922. In-8° broché, XIV + 301 p., exemplaire numéroté
sur vélin de Rives, (collection « Les Maîtres
du Livre », n° 92).
20
euros (code de commande : 136/61).
[TOLSTOÏ (Léon)].
GILLÈS (Daniel)
Tolstoi. Paris, Julliard, 1959.
In-8° broché, 327 p.
En
quatrième de couverture :
« Une biographie écrite comme
elles le sont habituellement, passant sous silence tout le côté
vicieux et coupable de ma vie, serait fausse, et si elle doit
être écrite, l'entière vérité
doit être dite... »
Ainsi s'exprimait Léon Tolstoï,
parlant de lui-même. En reprenant de fond en comble tous
les matériaux biographiques sur Tolstoï, Daniel Gillès
n'a pas voulu seulement parler, bien en tendu, de la culpabilité
toistoïenne. Tolstoï a connu bien des défaillances,
mais il est surtout un magnifique patriarche et un prodigieux
exemple d'écrivain prométhéen, comme le
fut Victor Hugo ou, dans un autre domaine, Beethoven. Ces géants,
ces « phares » représentent une source d'inspiration
intarissable, et au moment où l'on célèbre
le cinquantenaire de la mort de Tolstoï, le livre de Daniel
Gillès apparaît comme un prodigieux tableau, ressuscitant
toute une époque et montrant comment Tolstoï sut
concilier le rôle écrasant d'écrivain de
génie, d'homme exemplaire et de prophète inspiré.
»
12 euros (code de commande
: LTR/7245).
[TOLSTOÏ
(Léon)]. PORCHÉ (François) Portrait psychologique
de Tolstoï
(de la naissance à la mort) 1828-1910. Paris, Flammarion, 1935.
In-12 demi-simili brun à coins dos muet, 450 p.
10 euros (code de commande
: LTR/7857).
[TOLSTOÏ
(Léon)]. ROLLAND (Romain) Vie de Tolstoï. Quinzième édition
37e mille. Paris, Hachette, 1946. In-8° broché, 241
p., (collection « Vie des Hommes Illustres »).
6 euros (code de commande
: LTR/7858).
TOLSTOI
(Tatiana) Le Slynx. Traduit
du russe par Christophe Glogowski. Paris, Laffont, 2002. In-8°
collé, 407 p., (collection « Pavillons - Domaine
de l'Est »), exemplaire à l'état de
neuf.
En quatrième
de couverture :
« Trois siècles après
une explosion nucléaire, le monde bascule dans un nouvel
âge de fer. L'humanité subit d'étranges mutations...
Certains individus ont l'apparence de centaures, d'autres crachent
le feu à volonté, ou sont couverts de crêtes
de coq... Frustes, méchants, ils vivent dans la saleté
et se nourrissent de souris. Dans cet univers d'ignorance, qui
pourrait fort bien évoquer la Russie de l'après-perestroïka,
il est interdit de posséder des livres, décrétés
radioactifs par le régime totalitaire du « Grand
Mourza ». La passion de lecture d'un jeune lettré,
Benedikt, va le conduire dans une quête acharnée
d'ouvrages anciens. Au fur et à mesure de son ascension,
il sera rongé par une peur irrationnelle : celle
d'être la victime du Slynx, un félin imaginaire,
métaphore de la cruauté, de l'égocentrisme
et de l'aveuglement moral qui peuvent dévorer les hommes.
Mêlant murs, légendes et
superstitions de l'ancienne Russie, servi par une écriture
truculente, ce roman relève également du fantastique
et de la science-fiction dans la meilleure veine des classiques
anglo-saxons. »
12 euros (code de commande
: 11738).
TOURGUÉNEFF
(Ivan) Femmes russes. Premier amour. Suivi de Faust et de Le médecin
du district. Traduction du russe par E. Halperine-Kaminsky.
Paris, Plon, 1933. In-12 sous reliure et jaquette d'éditeur,
251 p., iillustration de la jaquette par Fresnoy, (collection
« Bibliothèque Reliée », n° 153).
6 euros (code de commande
: 8327). |