ÉCRIVAINS DE RUSSIE

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Nouvelle(s) entrée(s)

 

REMIZOV (Alexis) — La Flûte aux souris. Traduit du russe, présenté et annoté par Anne-Marie Tatsis-Botton. Monaco, Éditions du Rocher, 2006. In-8° collé, 327 p., (collection « Anatolia »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Alexis Remizov (Moscou, 1877-Paris, 1957) est l'un des plus prodigieux écrivains russes du XXe siècle, et l'un des plus prolifiques. Il connut le bagne et la relégation, puis une authentique notoriété littéraire, puis la guerre et la révolution, l'exil à Berlin et à Paris : la pauvreté, la perte de son public, l'impossibilité de se faire publier. Les années de l'Occupation furent les plus noires de sa vie. D'abord parce que la situation précaire des exilés, toujours au bord de la misère, avait empiré avec les difficultés d'approvisionnement, les bombardements, les arrestations des proches, les tracasseries administratives et policières. Ensuite parce que sa femme, Serafima Pavlovna, mourut en mai 1943, après être restée de longs mois grabataire. La Flûte aux souris est un témoignage de cette époque.
   La peinture de Paris occupé, la description des milieux littéraires, ses souvenirs de Moscou, les mésaventures de ses traducteurs : tout est vivant, drôle, tragique.
   La Flûte aux souris n'est pas un roman. Œuvre inclassable, composite, elle juxtapose des souvenirs, des portraits, des rêves, des légendes, des réflexions sur la destinée ; c'est aussi un art poétique. Remizov avait déjà utilisé ce procédé de « collage » dans La Russie dans la tourmente, cette extraordinaire chronique de la Première Guerre mondiale et de la révolution.
   Il fut proche des surréalistes, notant ses rêves, hanté par l'absurdité du monde. Marcel Arland, Jean Paulhan, Jacques Rivière, toute l'équipe de la Nouvelle Revue française l'ont apprécié et aidé. De plus, Remizov était un calligraphe et un dessinateur extraordinaire. Picasso le connaissait et l'admirait, Kandinsky aussi.
   Puisse le vieil enchanteur « envoûté par les mots » trouver de nouveau son chemin vers les lecteurs français, lui qui a fait parler russe à Mélusine, Tristan et Iseult et les lamas tibétains... »

10 euros (code de commande : 14044).

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BERBEROVA (Nina) — La Résurrection de Mozart. Roman traduit du russe par Luba Jurgenson. Arles, Actes Sud, 1988. In-8° broché, 46 p., exemplaire en très bel état.
   
@ Ce texte fut d'abord publié dans une édition hors commerce qui accompagnait le catalogue de dixième anniversaire des éditions Actes Sud.
En quatrième de couverture :
   « Mozart, bien sûr, personne d'autre que Mozart, se dit-elle à nouveau. Et heureusement que je suis plus très jeune et qu'à mon désir ne se mêle aucune concupiscence. Il resterait avec nous jusqu'au matin. Il jouerait du piano ou nous parlerait. Et tout le monde viendrait le voir et l'écouter, le jardinier des voisins avec sa femme, et le postier, et l'épicier avec sa famille, et le chef de gare... Quelle joie ce serait ! »

2,50 euros (code de commande : 10972).

BERBEROVA (Nina) — Le roseau révolté. Roman traduit du russe par Luba Jurgenson. Arles, Actes Sud, 1988. In-8° broché, 70 p., petit cachet d'appartenance à la page de garde, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   « La guerre, en septembre 1939, sépare ces amants. Lui, Einar, part pour Stockholm. Elle reste à Paris, afin de s’occuper d’un vieux savant que les Allemands finiront par arrêter. La paix revenue, elle écrit à Einar, en Suède, des lettres qui reviennent : destinataire inconnu.    Jusqu’au jour où, allant là-bas, elle découvre…
   Tel est l’irrésistible talent de Berberova : en quelques traits elle vous campe les personnages dans leur vérité, puis vous précipite à leurs trousses avec une efficacité toute cinématographique. Cette fois, dans un récit sans doute plus que les autres nourri de sa propre histoire, elle raconte des amours qui sont de l’ordre de la tragédie et qui, parce qu’il s’en est fallu de si peu, pour longtemps vous hantent. »

4 euros (code de commande : 10974).


CHALAMOV (Varlam) — Kolyma. [Titre original : Kolymskie Rasskazy.] Récits traduits du russe par Catherine Fournier. Introduction d'Andrei Siniavski. I. Paris, Maspero, 1980. In-8° broché, 326 p., (collection « Actes et Mémoires du Peuple »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   « Varlam Chalamov est, avec Soljénitsyne, le plus grand écrivain russe des camps staliniens. Il y a passé vingt-deux ans. Dans d'autres circonstances, il eût été, tout simplement, l'un des lus grands écrivains russes...
   Il est né en 1907. Arrêté pour la première fois en 1929, étudiant à l'Université de Moscou, il est condamné à cinq ans de camp. Après avoir purgé sa peine, il est de nouveau condamné à cinq ans et envoyé, au début de 1937, dans les camps de la Kolyma. En 1942, il voit sa peine prolongée « jusqu'à la fin de la guerre », mais en 1943, déjà, une accusation nouvelle est lancée contre lui – « propagande antirévolutionnaire » – parce qu'il a parlé de Bounine, écrivain émigré, comme d'un classique de la littérature russe. Sa peine vient à expiration en 1953, année de la mort de Staline. Abandonné par sa famille, il sombre dans la solitude pour finir, malade, dans un asile de vieillards où il vit encore aujourd'hui. Ses écrits seront refusés par les rédactions des journaux et des maisons d'édition. Quelques-uns paraissent à l'Ouest, dans des revues en russe, mais sous une forme tronquée. Ils sont rassemblés pour la première fois dans un recueil publié en russe, à Londres, en 1978, avec une préface de Michel Heller.
   L'édition française de l'œuvre intégrale de Chalamov comprendra trois volumes. Ce premier volume comporte une sélection de trente récits. Andrei Siniavski, aujourd'hui émigré en France après avoir fait lui aussi l'expérience des camps à la fin des années soixante, présente ainsi les écrits de Chalamov :
   « Chalamov est aux antipodes de toute la littérature qui existe sur les camps. Il est aussi impitoyable à l'égard du lecteur, semble-t-il, que la vie l'a été à son égard et à celui des gens qu'il décrit. Et que Kolyma. D'où un sentiment d'authenticité, d'adéquation du texte au sujet. En cela réside la supériorité particulière de Chalamov par rapport aux autres écrivains. Il écrit comme s'il était mort. »

12 euros (code de commande : 13343 - vendu).


DOSTOIEVSKI Les Démons. Traduction de Boris de Schloezer. Tomes I et II (complet). Paris, Gallimard, 1932. Deux volumes in-8° brochés, 485 et 512 p., ("In-Octavo - Oeuvres Complètes de F. M. Dostoïevski"), exemplaire numéroté sur chiffon de Bruges.

Les deux volumes : 50 euros (code de commande : 62/66).


EROFEEV (Victor) — La belle de Moscou. Roman. Traduit du russe par Antoine Pingaud et Luba Jurgenson. Paris, Albin Michel, 1990. In-8° broché, 326 p., (collection « Les Grandes Traductions - Domaine Russe »).
En quatrième de couverture :
   « Irina, jeune femme aux mille visages, s'abandonnant au premier venu mais rêvant d'un mari fidèle, posant pour des photos pornos mais pudique dans l'âme, méprisant les hommes mais ne pouvant s'en passer, passionnée par l'Occident mais cherchant ses racines spirituelles dans le peuple russe ; Irina, vulgaire et raffinée, sordide et noble, mère inaccomplie et putain parfaite, est à la mesure de la boulimie qui s'est emparée des lettres soviétiques depuis que les schémas traditionnels du roman socialiste ont éclaté, laissant place à une nouvelle soif de transgression.
   Sur fond de honte, de crasse, d'alcool, de révolte et d'occultisme, bref sur fond d'authentiques ténèbres russes, La Belle de Moscou est un des premiers textes érotiques nés de cette récente libéralisation. La réalité soviétique d'aujourd'hui ne peut être montrée qu'à travers la démesure et le grotesque. Victor Erofeev a choisi l'ironie, cette ruse de la nouvelle génération d'écrivains qui n'affirment que pour mieux nier et ne se dévoilent que pour se moquer d'eux-mêmes. »

10 euros (code de commande : 8285).

EROFEEV (Victor) — Le Labyrinthe des questions maudites. Essais traduits du russe. Paris, Albin Michel, 1992. In-8° broché, 311 p., (collection « Les Grandes Traductions »).
En quatrième de couverture :
   « Parce qu'il a commencé sa carrière d'écrivain comme critique littéraire, l'auteur de La Belle de Moscou a mis dans ces essais toute sa passion pour la littérature du XXe siècle et les grands devanciers dans lesquels peuvent se reconnaître les écrivains d'une Russie désormais rendue à elle-même. De Dostoïevski et Tolstoï à Brodski et Nabokov, c'est toute la littérature russe « de l'intérieur » et de l'exil que Victor Erofeev aborde en dévoilant cette part de résistance et de liberté inhérente à toute grande œuvre
au-delà des frontières russes, celle du marquis de Sade, « cher défunt » de la culture européenne, en est une autre brillante illustration.
Écrivains russes et français se répondent aussi dans une lecture qui va sans cesse d'une littérature à l'autre, de Proust à Tolstoï, de Gogol à Flaubert, de Maupassant à Tchekhov. Entre tradition et modernité Victor Erofeev met en lumière correspondances et filiations, et nous convainc que la littérature traverse toutes les frontières et brave tous les interdits. »
   
@ Ce volume contient : La foi et l'humanisme de Dostoïevski (traduit par Jacques Catteau) ; « Il ne reste qu'une chose : l'arbitraire ». Philosophie de la solitude. Le message littéraire et esthétique de Léon Chestov (traduit par Bernadette du Crest) ; Le métaroman russe de Vladimir Nabokov ou À la recherche du paradis perdu (traduit par Michèle Santucci) ; « Poète, le langage loin l'entraîne...» Iossif Brodski : liberté et solitude (traduit par Françoise Lesourd) ; Le marquis de Sade. Le sadisme et le XXe siècle (traduit par Any Bardia) ; La prose de Sartre (traduit par Bernadette du Crest) ; Réflexions sur Camus (traduit par André Cabaret) ; Le voyage de Céline au bout de la nuit (traduit par Any Barda) ; « À l'extrême de la démesure. » La médiocrité et la mort dans l'œuvre de Gogol et de Flaubert (traduit par Bernadette du Crest) ; Poétique et éthique de la nouvelle. Les styles de Tchekhov et de Maupassant (traduit par Bernadette du Crest) ; Proust et Tolstoï (traduit par Dimitri Sesemann).

12,50 euros (code de commande : LTR/6004).


GOGOL (N.)Tarass Boulba. Présentation de D. Bisti. Moscou, Éditions Éditions en Langues Étrangères, [1963]. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 160 p., (collection « Les Classiques Russes »).

7 euros (code de commande : LTR/7834).


GROSSMAN (Vassili) — Vie et destin. Roman. Traduit du russe par Alexis Berelowitch avec la collaboration de Anne Coldefy-Faucard. Préfacé par Efim Etkind. Paris, Julliard - L'Âge d'Homme, 1983. Fort in-8° broché, 818 p.
En quatrième de couverture :
   « Voici un des grands livres du siècle. Son auteur, Vassili Grossman, est un juif soviétique, né à Berditchev en 1905. Pendant longtemps il fut pour le régime un écrivain et un journaliste officiels d'une orthodoxie absolue. Il vécut la Seconde Guerre mondiale, la déroute des premiers mois, le déchirement des destinées puis l'immense sursaut de la nation. Toujours journaliste il suivit l'Armée Rouge jusqu'à Berlin et entra dans l'enfer de Treblinka où fumaient encore les cendres des victimes du génocide nazi.
   Dès 1943, il avait conçu le projet d'un grand ouvrage, une fresque en deux volumes, qui rendrait compte de ce terrible séisme. Il avait choisi pour cela la méthode de Tolstoï : une famille, avec ses ramifications, ses générations étagées, ses divisions, ses incompréhensions – face à l'Histoire.
   Le premier volume, Pour une juste cause, parut en 1952.
   Grossman commença tout de suite à écrire le second, qui devait être intitulé Vie et Destin.
   Mais entre-temps il avait traversé une crise profonde. Il avait assisté au déchaînement de la campagne antisémite de 1949-1953, aux arrestations de Juifs, au montage du procès des médecins « empoisonneurs ». L'homme qui écrit Vie et Destin n'est plus le même homme. Il a connu une bouleversante conversion.
   Conversion à quoi ? D'abord au peuple juif dont il se sent solidaire dans la nouvelle persécution. Et puis, et surtout, conversion à une nouvelle version de l'Histoire. Frappé par la convergence de deux systèmes politiques opposés qui aboutissent à créer des camps de concentration, Grossman décide de repenser toute l'histoire du siècle à la lumière noire de Treblinka et de la Kolyma. Ses personnages qui s'entrecroisent dans cette épopée de la survie humaine, devront aller jusqu'au bout de cette question que Tolstoï n'avait pas pu poser : comment l'avenir radieux et le démoniaque Walhalla ont-ils pu se rejoindre dans l'entreprise concentrationnaire ?
   Saisi par le KGB en 1960, ce livre n'a survécu que par miracle. C'est le premier des grands livres de délivrance russes. Ce n'est pas un livre documentaire, c'est plus qu'un cri halluciné ou qu'une enquête vengeresse. C'est une grande œuvre classique, ordonnatrice et lumineuse, avocate du bien et de la liberté, dressée contre les fabriques modernes du mal et de l'esclavage. »

10 euros (code de commande : 13857).


KALÉDINE (Sergueï) — La Quille. Traduit du russe par Joëlle Aubert-Yong et Génia Lounguine. Préface de Jean-Louis Curtis. Paris, Maren Sell, 1989. In-8° broché, couverture rempliée, 95 p., (collection « Petite Bibliothèque Européenne du XXe Siècle »).

6,50 euros (code de commande : LTR/6263).


MAXIMOV (Vladimir) — Adieu de nulle part (livre deux). La coupe de la fureur. Traduit du russe par Alain Préhac. Paris, Fayard, 1984. In-8° broché, couverture rempliée, 412 p., bande d'annonce.
En quatrième de couverture :
   « Né en 1930 à Léningrad, Vladimir Maximov forme avec Soljénitsyne (fixé aux États-Unis) et Zinoviev, arrivé,un peu plus tard en Allemagne fédérale, le trio d'écrivains le plus célèbre de l'émigration russe de ces dix dernières années. De Paris où il est installé, Maximov dirige en outre la grande revue trimestrielle Continent, la plus importante de la diaspora ex-soviétique.
   Issu du peuple, Maximov diffère de la plupart des-autres écrivains en ce qu'il s'est entièrement formé lui-même, sans études préalables. Ses « universités » à lui (pour reprendre l'expression de Gorki), ce furent essentiellement les multiples camps de redressement pour adolescents trop fiers, puis l'usine et l'immense Sibérie.
   L'époque khrouchtchévienne, en même temps qu'elle révélait Soljénitsyne permit à Maximov de publier ses premières œuvres (poésie, nouvelles, théâtre). Mais, tout comme l'auteur du Premier cercle, Maximov ne put faire éditer ses premiers romans en URSS : Les sept jours de la création, La quarantaine durent paraître à l'étranger, « clandestinement. »
   C'est toute cette époque de combats incessants que révèle l'autobiographie dont nous publions aujourd'hui le deuxième volet. Adieu de nulle part (traduction française, 1977) décrivait l'adolescence douloureuse et les débuts littéraires, riches en déceptions et en déboires. La Coupe de la fureur dépeint l'installation progressive chez l'auteur, entre 1954 et l'émigration de 1974, d'un sentiment de révolte,contre l'ordre établi, parallèlement à la montée de la pitié pour les humbles et à la révélation lumineuse de ce Dieu dont le pouvoir soviétique avait un peu trop rapidement décrété la mort.
   Cette analyse passionnée de la mutation psychologique d'un homme et de toute une couche sociale éclairée témoignant pour le pays tout entier de la perte progressive des illusions (mais non de lde l'espoir), aucune autre œuvre de la littérature russe post-stalinienne ne nous l'avait jusqu'alors donnée. Son importance est considérable pour qui veut comprendre l'URSS contemporaine et ce que ressent profondément le grand peuple qui l'habite. »

8 euros (code de commande : 7694).


NABOKOV (Vladimir) — Nouvelles. Traduite de l'anglais par Maurice et Yvonne Couturier, Gérard-Henri Durand. Traduites du russe par Bernard Kreise, Laure Troubetzkoy. Préface de Dmitri Nabokov. Traduite de l'anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat. Paris, Laffont, 1999. In-8° sous reliure d'éditeur, 778 p.
En quatrième de couverture :
   « On connaît surtout Nabokov pour ses romans : Lolita, Pnine, Feu pâle ou Ada... On ignore souvent qu'il est l'auteur d'une soixantaine de nouvelles. Textes de jeunesse écrits dans les années 20, en exil, loin de la Russie, textes de la maturité écrits en anglais, jusqu'au milieu des années 50 – époque où il abandonna le genre de la nouvelle –, contes de fées pleins de fantaisie, éblouissants tours de passe-passe, puzzles ingénieux, délicieux portraits, récits obsédants, mélancoliques, nourris d'étranges ambiguïtés, ces soixante-six histoires, classées ici selon un ordre chronologique, reflètent l'éventail des dons, l'inventivité technique et stylistique de l'une des plus grandes gloires littéraires de ce siècle. »

19 euros (code de commande : 12537).


PASTERNAK (Boris) — Le docteur Jivago. Paris, Gallimard, 1958. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 652 p., (collection « Soleil », n° 19).

13 euros (code de commande : LTR/5947).

[PASTERNAK (Boris)]. FLEISCHMANN (Ivo) Boris Pasternak. Paris, Atelier Marcel Jullian, 1978. In-8° broché, 89 p., illustrations.
   
@ Il s'agit du n° 5 (décembre 1978) de la revue Vagabondages. Ce numéro spécial dirigé par Ivo Fleischmann contient, par ce dernier, La visite chez le poète ; Moscou l'invisible, par Vitezslav Nezval ; des Poèmes inédits et des extraits de Sauf conduit, de Boris Pasternak.

5 euros (code de commande : 8972).

 

SOLJÉNITSYNE (Alexandre) — Zacharie l'escarcelle et autres récits. Traductions de Lucille Nivat, Georges Nivat et Alfreda Aucouturier. Paris, Julliard, 1971. In-8° broché, couverture rempliée, 139 p.
En quatrième de couverture :
   « Zachariel'escarcelle est le récit d'une randonnée à bicyclette vers un des hauts lieux de l'histoire russe, le mamelon entre le fleuve Don et la rivière Nepriadva où, en 1380, le grand prince de Moscou mit en fuite la horde mongole. Les morts gisent là, par deux mètres de profondeur. Le mémorial est gardé par Zacharie, une sorte de bon-à-rien, hâbleur et dépenaillé, mais cachant peut-être un trésor de bonté. La légende masque les souffrances et les revers. Et l'humble Zacharie recèle peut-être la grande vertu de la Russie.
Les études et miniatures, ou poèmes en prose, sont des pensées métaphoriques liées aux grands thèmes des romans soljénitsyniens.    Leur forme est héritée de Tourgueniev.
   La main droite enfin s'apparente étroitement au Pavillon des cancéreux. C'est, avec La maison de Matriona, un chef-d'œuvre du récit court. »

6 euros (code de commande : LTR/7693).

[SOLJÉNITSYNE (Alexandre)]. L'affaire Soljenitsyne. Paris, L'Herne, 1995. In-12 broché, 256 p., (collection « Confidences »).
En quatrième de couverture :
   « L'affaire Soljenitsyne » rassemble l'ensemble des documents officiels concernant l'exclusion de Soljenitsyne de l'Union des écrivains soviétiques en 1969.
   Depuis la soumission de son manuscrit Le Pavillon des cancéreux à la section de prose de l'Union des écrivains soviétiques, jusqu'à son exclusion finale à la suite de sa fameuse lettre de protestation qui fit le tour du monde, chaque débat est minutieusement rapporté et jette un regard précieux sur l'esprit qui régnait alors autour de Soljenitsyne dans l'ex-Union Soviétique. »

9 euros (code de commande : LTR/6273).


[SOLJÉNITSYNE (Alexandre)]. BOSQUET (Alain) — Pas d'accord Soljenitsyne ! Paris, Filipacchi, 1974. In-8° broché, 70 p., (collection « Contre-Courant », n° 1), soulignements à l'encre.

4 euros (code de commande : LTR/6272).


SOLOVIOV (Leonid) — Nikouline marin russe. Roman. Paris, Robert Laffont, 1945. In-8° broché, 219 p.

8 euros (code de commande : 8988).


SOROKINE (Vladimir) — Le cœur des quatre. Roman. Traduit du russe par Wladimir Berelowitch. Paris, Gallimard, 1997. In-8° broché, 208 p., (collection « Du Monde Entier »).
En quatrième de couverture :
   « Une jeune championne de tir au pistolet qui ne se prive pas d"exercer son talent ; un jeune garçon qui s'émancipe de ses parents au point de prendre part à leur assassinat ; un vieux qui, tout en participant au gigantesque jeu de massacre, assure que l'innocence et la morale ne lui sont pas étrangères ; et le chef, solide, peu loquace, doué d'une volonté de fer qui conduit le groupe à la réussite d'une mission mystérieuse à première vue très subversive, dont la teneur ne s'éclaire qu'à la toute deinière ligne du roman.
   Tout, dans ce roman de Vladimir Sorokine, est parodique et déroutant. Parodique, au premier chef, car cette abracadabrante histoire tient à la fois du roman d'espionnage et du roman réaliste socialiste, comme si les bons héros soviétiques s'étaient convertis en James Bond. Enlèvements, armes secrètes, installations clandestines en Sibérie, ennemis idéologiques, meurtres, sexe et même cannibalisme, rien ne manque à l'appel. Déroutant, car cette parodie est détournée de toutes les façons par l'absurdité et que le mystère général qui entoure les personnages, leur mission, leurs actes, et jusqu'aux objets et aux mots qu'ils utilisent génère une impression d'irréel, une sorte d'implosion de la réalité. »

10 euros (code de commande : LTR/5653).


SVIRSKI (Grigori) — Écrivains de la liberté. La résistance littéraire en Union Soviétique depuis la guerre. Texte français de Daria Olivier. Préface d'Efim Etkind : L'Art de la résistance. Paris, Gallimard, 1981. In-8° broché, 496 p., illustrations hors texte, (collection « Bibliothèque des Idées »).
En quatrième de couverture :
   « ... Nous sommes si accoutumés au mensonge que parfois nous n'avons plus le souci de la moindre vraisemblance. Nous entraînons dans le mensonge les écrivains eux-mêmes, qui se voient obligés de dire le contraire de la vérité, de mentir selon une discipline supérieure, comme on dit... » Cette apostrophe fut lancée au cours d'une assemblée de l'Union des Écrivains de l'U.R.S.S., en janvier 1968, par l'écrivain dissident Grigori Svirski. Il attaquait sous le feu, n'ignorant rien du danger qu'il courait.
   Aujourd'hui, émigré au Canada, Svirski peut parler librement et évoquer ses nombreux confrères – prosateurs, poètes, dramaturges –, qui risquèrent le Goulag ou l'asile psychiatrique au nom de la vérité. Il les a tous connus : Paoustovski,Victor Nekrassov, Vladimir Pomérantzev, Lydia Tchoukovskaïa et son père, Kornéï Tchoukovski, et, naturellement, Soljénitsyne. Il les a admirés, il a participé avec eux à cette « littérature de la résistance morale » qui connut désastres et triomphes, périls et gloire souvent posthume. Puisant dans ses souvenirs des trente dernières années, dans ses expériences, à la fois témoin, conteur et peintre, il nous donne une vaste toile de fond et des portraits vivants. Ces portraits ne sont pas seulement ceux des écrivains qu'il admire : en face d'eux, contre eux, il dépeint ceux qu'il nomme les « exécuteurs », les « fonctionnaires de la littérature », serviteurs d'un État implacable, oppresseurs de ceux qui veulent écrire vrai.
   Grigori Svirski est un mémorialiste, un polémiste et un pamphlétaire. Il sait recréer un climat, rapporter des « propos de table », faire alterner le drame et la dérision. Tour à tour violent ou ému, atterré ou persifleur, il nous fait comprendre comment la littérature officielle, protégée, a été conduite dans une impasse, tandis que la littérature véritable a su rompre ses liens et porter un message aux pays d'Occident. »

12 euros (code de commande : 13525).


TOLSTOÏ [Léon] Résurrection. Illustrations rehaussées de pochoirs, bandeaux et lettrine d'après les planches originales de Derambure. Paris, Athêna, 1964. In-8° broché, 299 p., illustrations hors texte, (collection « Athêna-Luxe »).

15 euros (code de commande : LTR/7825).

TOLSTOÏ (Comte Léon) La sonate à Kreutzer. Suivi d'un Essai sur la question sexuelle. Traduit du russe par Wladimir Bienstock. Portrait de l'auteur par Berthold Mahn gravé sur bois par Paul Baudier. Paris, Crès, 1922. In-8° broché, XIV + 301 p., exemplaire numéroté sur vélin de Rives, (collection « Les Maîtres du Livre », n° 92).

20 euros (code de commande : 136/61).

[TOLSTOÏ (Léon)]. GILLÈS (Daniel)Tolstoi. Paris, Julliard, 1959. In-8° broché, 327 p.
En quatrième de couverture :
   « Une biographie écrite comme elles le sont habituellement, passant sous silence tout le côté vicieux et coupable de ma vie, serait fausse, et si elle doit être écrite, l'entière vérité doit être dite... »
   Ainsi s'exprimait Léon Tolstoï, parlant de lui-même. En reprenant de fond en comble tous les matériaux biographiques sur Tolstoï, Daniel Gillès n'a pas voulu seulement parler, bien en tendu, de la culpabilité toistoïenne. Tolstoï a connu bien des défaillances, mais il est surtout un magnifique patriarche et un prodigieux exemple d'écrivain prométhéen, comme le fut Victor Hugo ou, dans un autre domaine, Beethoven. Ces géants, ces « phares » représentent une source d'inspiration intarissable, et au moment où l'on célèbre le cinquantenaire de la mort de Tolstoï, le livre de Daniel Gillès apparaît comme un prodigieux tableau, ressuscitant toute une époque et montrant comment Tolstoï sut concilier le rôle écrasant d'écrivain de génie, d'homme exemplaire et de prophète inspiré. »

12 euros (code de commande : LTR/7245).

[TOLSTOÏ (Léon)]. PORCHÉ (François)Portrait psychologique de Tolstoï (de la naissance à la mort) 1828-1910. Paris, Flammarion, 1935. In-12 demi-simili brun à coins dos muet, 450 p.

10 euros (code de commande : LTR/7857).

[TOLSTOÏ (Léon)]. ROLLAND (Romain)Vie de Tolstoï. Quinzième édition 37e mille. Paris, Hachette, 1946. In-8° broché, 241 p., (collection « Vie des Hommes Illustres »).

6 euros (code de commande : LTR/7858).

[TOLSTOÏ]. TOLSTOÏ (Alexandra) — Léon Tolstoï mon père. Traduit du russe par Edmond Cary. Paris, Amiot-Dumont, 1956. In-8° broché, 495 p., (collection « Artistes et Écrivains »).
Extrait de la préface :
   « Née en 1884, établie loin de son pays natal, Alexandra Tolstoï s'est trouvée, par la force des circonstances, placée en face de son personnage dans la situation d'un historien. Elle a bénéficié du recul voulu, en même temps qu'elle s'astreignait à un labeur méthodique et scrupuleux de compilation bibliographique. Directrice de la publication des œuvres de son père au lendemain de la mort de celui-ci et pendant les premières années du régime soviétique, elle a eu accès aux sources inédites aussi bien qu'imprimées ; la documentation qu'elle a réunie embrasse des ouvrages russes aussi bien qu'étrangers.
   En revanche, non seulement elle a pu profiter encore des récits des témoins oculaires, mais elle est elle-même un de ceux-ci, et plus intimement lié que nul autre aux années cruciales de la vie de Tolstoï.
   Elle fut sa secrétaire et sa confidente. Elle est sa fille. Voilà, peut-être, qui eût pu invalider l'entreprise entière. Les trente dernières années de la vie de Tolstoï ont été dominées par un conflit familial dans lequel tous les proches ont été contraints de prendre parti. Alexandra, de fait, s'est heurtée de front à sa mère. À certains de ses frères et sœurs l'a opposée un antagonisme plus ou moins avoué. Le temps – le recul dont nous parlions – lui a permis de surmonter l'amertume léguée par les premières années de sa vie et de délier les entraves qu'avaient pu lui imposer naguère ses sentiments.
   Si elle s'affranchissait de la partialité, elle s'est néanmoins trouvée préservée de la pire malédiction qui puisse guetter un biographe de Tolstoï : l'indifférence. Elle avoue avoir beaucoup compris, appris l'objectivité et l'indulgence, pratiqué la sévérité envers elle-même et connu le repentir. Mais elle a conservé le feu de l'âme, qui brûle alors même qu'on sait qu'il n'y a pas de bourreaux mais seulement des victimes. En elle vit la flamme qui ne peut s'allumer qu'a contact du réel, de l'humain, et que rien ne remplacent ni n'alimentent les plus hautes piles de papier imprimé. Car il faut avoir soi-même été giflé sur le seuil de la maison qu'on décrit, avoir soi-même souffert et fait souffrir pour avoir le droit de parler de certains drames. Il faut ensuite avoir pardonné et avoir pleuré sur ses propres torts pour parler valablement. Celui qui ne fait que lire ne saura jamais que redire et décrire. La vie vraie, celle que Tolstoï a vénérée, sera absente.
   À moins, sans doute, que le biographe ne soit un très grand écrivain. Certains hommes possèdent le pouvoir redoutable de faire vivre et revivre. Ils en usent et en abusent. Le grand écrivain est assurément le plus dangereux des biographes. L'ouvrage d'art est toujours suspect d'artifice. Quand le modèle se tait ou se dérobe quelle tentation pour l'écrivain de se substituer subrepticement à lui et d'expliquer ce que lui-même ne comprend plus.
   Alexandra Tolstoï ne nourrit aucune ambition littéraire. On se moquait jadis de l'aîné des fils de la famille, du lion qui n'avait pas hérité des griffes paternelles et qui se voulait écrivain. Alexandra n'a pas commis le péché des écrits « artistes ». Elle n'est pas douée, non plus, de cette séduisante aisance qui fut l'apanage des Tatiana de la famille, à commencer par sa tante Tatiana Behrs-Kouzminski. et qui s'était transmise à sa sœur Tatiana Tolstoï-Soukhotine. Elle est restée d'une humilité totale devant le tableau qu'elle entreprenait de peindre, rejetant d'avance les trucs et les procédés et s'effaçant dans toute la mesure du possible devant sa narration. Sa vie avait commencé par où s'était achevée celle de son père, par l'action et le service. Secrétaire, exécutrice des volontés paternelles, organisatrice, aux États-Unis, de la Tolstoy Foundation d'aide aux réfugiés russes, c'est au soir de sa vie qu'elle a pris la plume pour dresser cette œuvre, qui devient son œuvre maîtresse.
   Elle ne cherche pas à briller, elle n'est pas « femme de lettres ». Elle se veut tout bonnement biographe. Soit style est sans affectation ni prétention. Le lecteur français sourira peut-être de de ces mots comme d'une impertinence. Alexandra Tolstoï les lira certainement sans sourciller. Le problème que nous abordons là dépasse, à vrai dire, le cadre du présent ouvrage. Il est capital pour intelligence de Tolstoï, voire des lettres russes en général. »

13 euros (code de commande : 13527).


TOLSTOI (Tatiana) — Le Slynx. Traduit du russe par Christophe Glogowski. Paris, Laffont, 2002. In-8° collé, 407 p., (collection « Pavillons - Domaine de l'Est »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   « Trois siècles après une explosion nucléaire, le monde bascule dans un nouvel âge de fer. L'humanité subit d'étranges mutations... Certains individus ont l'apparence de centaures, d'autres crachent le feu à volonté, ou sont couverts de crêtes de coq... Frustes, méchants, ils vivent dans la saleté et se nourrissent de souris. Dans cet univers d'ignorance, qui pourrait fort bien évoquer la Russie de l'après-perestroïka, il est interdit de posséder des livres, décrétés radioactifs par le régime totalitaire du « Grand Mourza ». La passion de lecture d'un jeune lettré, Benedikt, va le conduire dans une quête acharnée d'ouvrages anciens. Au fur et à mesure de son ascension, il sera rongé par une peur irrationnelle : celle d'être la victime du Slynx, un félin imaginaire, métaphore de la cruauté, de l'égocentrisme et de l'aveuglement moral qui peuvent dévorer les hommes.
   Mêlant mœurs, légendes et superstitions de l'ancienne Russie, servi par une écriture truculente, ce roman relève également du fantastique et de la science-fiction dans la meilleure veine des classiques anglo-saxons. »

12 euros (code de commande : 11738 - vendu).


URSS, littérature et pérestroika. Paris, Europe, 1989. In-8° broché, 221 p., une petite déchirue sans perteet trace de pliure à la couverture.
   @  Il s'agit du numéro 722-723 - Juin-Juillet 1989 de cette revue mensuelle.
Sommaire :
   - Ouskarenié, par Charles Dobzynski.
   - Une révolution de l'esprit, par Claude Frioux.
   - Le lait des vaches Kostroma, par Jean-Loup Trassard.
   - Images, questions d'URSS, par Annie Ernaux.
   - Un voyage en avril, par Pierre Garnier.
   - Les heures de Moscou, par Charles Dobzynski.
   - Souvenir de Iouri Kazakov, par Victor Konetski.
   - La nouvelle vague poétique, par Christine Zeytounian.
   Poèmes de Arseni Tarkovski, Boulat Okoudjava, Henri Sapguir, Evgueni Evtouchenko, Parouir Sévak, Natalia Gorbanevskaïa, Othar Tchiladzé, Grigory Borodouline, Victor Sosnora, Gregor Viérou, Viatcheslav Kouprianov, Alexandre Kouchner, Lev Berinski, Alexandre Eremenko, Dimitri Prigov, Valentin Prov, Edouard Limonov, Victor Krivouline, Maria Avvakoumova, Leonid Goubanov, Ivan Jdanov, Alexandre Lavrine, Elena Schwarz, Victor Korkia, Alexeï Parchtchikov, Vladimir Aleinikov, Vladimir Drouk, Klav Elsberg, Iouris Kounnos, Amanda Aizpouriete, Nina Iskrenko, Vladimir Tchernine, Oleg Khlebnikov, Iulia Nemirovskaïa, Jonas Maironis, Salomeja Neris, Marcelijus Martinaitis.

13 euros (code de commande : 13531).


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