ÉCRIVAINS DE RUSSIE

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Nouvelle(s) entrée(s)

 

PASTERNAK (Boris) — « Seconde naissance ». Lettres à Zina suivi de Souvenirs, par Zina Pasternak. Introduction et commentaires de Mael Feinberg. Traduit du russe par Alain Préhac. Paris, Stock, 1995. Fort in-8° collé, 534 p., quelques illustrations hors texte, exemplaire en très bon état, épuisé.
En quatrième de couverture :
   « Je t'aime terriblement et à chaque heure, chaque minute, je te rends grâces... », lui écrit-il dès leurs premières rencontres. « J'ai aimé la vie et toi », lui répétera-t-il, trente ans après, juste avant de mourir. Trente ans d'un amour qui ne se démentira jamais malgré les tourments d’une vie compliquée par les tempêtes de l’Histoire. À la fois bouquet de poèmes, épistolaire d’une passion, carnets d’un écrivain, recueil de souvenirs doux-amers, ce livre ne cesse de fasciner et d'instruire. On y retrouve mêlées aux grands problèmes de l'époque, les difficultés tour à tour tragiques et dérisoires que connurent Boris et Zinaïda Pasternak, couple exemplaire de tendresse et de dévotion.
   Dès 1941, les Lettres à Zina deviennent une sorte de journal de guerre. À travers la description des mille embûches que présente la seule survie se devine l'angoisse de ne pas pouvoir écrire et publier ce que l'on voudrait : rude mise à l’épreuve pour l’auteur et le patriote...
   Rédigés en 1962-1963, alors que Zinaïda était dans la misère, avec des droits d'auteur inexistants, sans retraite, mal vue du pouvoir et très malade (elle mourra en 1966), les Souvenirs ne pouvaient pas être totalement sereins ni objectifs. Ils n'en demeurent pas moins une lecture émouvante et nécessaire grâce à l'éclairage nouveau qu'ils apportent sur la vie d’un écrivain déjà entré dans la légende.

13 euros (code de commande : 31140 - vendu).

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AÏTMATOV (Tchinguiz) — Djamilia. Roman traduit du kirghiz par A. Dimitieva et Louis Aragon. Préface de Louis Aragon. Paris, Denoël, 2001. In-8° collé, 32 p., (collection « Denoël & d'ailleurs »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Djamilia était vraiment très belle. Élancée, bien faite avec des cheveux raides tombant droit, de lourdes nattes drues, elle tortillait habilement son foulard blanc, le faisant descendre sur le front un rien de biais, et cela lui allait fort bien et mettait joliment en valeur la peau bronzée de son visage lisse. Quand Djamilia riait, ses yeux d'un noir tirant sur le bleu, en forme d'amande, s'allumaient... Et j'étais jaloux d'elle, comme les jeunes frères sont jaloux de leurs sœurs...
   « Alors, sur le point de dire de Djamilia ce que j'en pense, j'hésite et pourtant, oui, pour moi, c'est la plus belle histoire d'amour du monde [...]
   « Le récit de Djamilia, je l'ai dit, c'est un enfant qui nous le fait et pour lui la découverte de ce qui se passe dans l'âme d'un couple, le drame du couple qui s'ignore encore, c'est aussi la découverte du sentiment même, c'est l'oaristys de l'esprit, tout est pour cet enfant à réinventer et voilà pourquoi il nous montre l'amour, comme un métal très pur, à l'état naissant. » (Louis Aragon.)

13 euros (code de commande : 28733).

 

AÏTMATOV (Tchinghiz) — Il fut un navire blanc. Traduit du russe par Lily Denis. Paris, Messidor, 1986. In-8° broché, 239 p., exemplaire en très bon état, première édition française.
En quatrième de couverture :
   À la limite du monde habité, dans les hautes montagnes de Kirghizie, un petit garçon vit seul parmi une poignée d'adultes. Ses parents l'ont abandonné presque à sa naissance ; pour compagnons de jeux il n'a que les rochers que son imagination anime, une jumelle qui rapproche l'horizon de ses rêves, et le cartable tout neuf où il rangera ses premiers cahiers.
   Le seul être qui l'aime est le Preste Mômoun, son grand-père, un esprit simple que nul ne respecte.
   Le monde des grandes personnes est étrange et difficile. Contre lui, l'enfant possède deux refuges, deux légendes : l'une est celle de la Mère des Mârals à la Belle Ramure, un antique conte kirghiz ; l'autre entièrement de son cru, est celle du Blanc Navire sur lequel, un jour, il retrouvera son père.
   On sait avec quel art Aïtmatov allie les traditions séculaires de son peuple avec la haute conscience de son inscription dans le monde moderne.
   Par la grâce de son don poétique, on découvrira que ce livre où la mère est absente est le plus bel hymne qui soit à la maternité.

10 euros (code de commande : 29622).


 

AXIONOV (Vassili) — À la Voltaire. Roman à l'ancienne traduit du russe par Lily Denis. Arles, Actes Sud, 2005. In-8° broché, 391 p., (collection « Lettres Russes »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   À la Voltaire repose sur un canevas historique : Catherine II, tsarine libérale, amie des lumières, a subi l'influence de Voltaire et a entretenu avec lui une correspondance qui a duré, après son accession au trône, jusqu'à la mort de l'écrivain. De cette situation, Vassili Axionov a tiré une œuvre fantasmagorique où la correspondance assidue débouche sur une rencontre entre les deux prestigieux interlocuteurs, et nous convie à un vrai feu d'artifice dont Voltaire est l'astre central.
   Dans ce roman picaresque, très XVIIIe siècle, on apprend tout des amours malheureuses du grand homme, la vérité sur l'affaire Calas, l'importance des pigeons voyageurs en temps de guerre, l'acuité des réflexions sur le servage en Russie dans les plus hautes sphères du pouvoir, etc. Sans oublier les deux jeunes godelureaux, agents secrets de la Souveraine, suivis depuis les premières pages et qu'on retrouve à la fin, « pleins d'usage et raison », retirés sur leurs terres comme le père du prince André, héros d'un des romans-monuments de la littérature russe.
   À travers cette mascarade court un fil conducteur grave, toujours présent, jamais pesant, un infini respect pour l'idée voltairienne de la tolérance et avec elle le refus des idées toutes faites, de la superstition, de toutes les contraintes, où se rejoignent la foi en la nature humaine de Voltaire et la recherche de « l'Homme Bon » axionovien.
   S'il faut en croire la critique unanime et le Booker Prize du meilleur roman russe 2004 décerné à l'auteur, Voltaire n'aurait pas tout à fait quitté la Russie. Déjà, en 1812, à Moscou avec Napoléon, Stendhal s'étonnait et se réjouissait de trouver les œuvres complètes du grand écrivain dans tant de belles demeures... promises aux flammes.

10 euros (code de commande : 28185).


BABTCHENKO (Arkadi) La couleur de la guerre. Récits. [Titre original : Alkhan-Iourt.] Traduits du russe par Véronique Patte. Paris, Gallimard, 2009. In-8° collé, 424 p., (collection « Du Monde Entier »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   
Les treize récits rassemblés dans La couleur de la guerre nous livrent une vision sans fard de la guerre en Tchétchénie. Les atrocités commises entre ennemis mais surtout le délabrement absolu de l'armée russe sont au centre de l'écriture d'Arkadi Babtchenko. Avec force et sobriété, il évoque les violences entre « camarades », l'alcoolisme, la faim, la saleté et, surtout, la corruption. Car tout le monde vend ce qui est vendable – y compris des armes et des munitions – à l'ennemi tchétchène, pour se procurer de la nourriture ou de l'alcool. L'armée russe rassemble des épaves humaines pataugeant dans la boue, couverts d'excréments et de poux, sans solidarité entre des individus qui ne savent plus pourquoi ils se battent. Les récits du jeune soldat Artiome, aller ego de l'auteur, sont à cet égard d'une noirceur absolue et soulignent en même temps l'étrange fascination qu'exerce sur les hommes cette descente aux enfers.
   Grâce à son talent littéraire, Arkadi Babtchenko nous offre bien plus qu'un témoignage : La couleur de la guerre est un tableau saisissant du désespoir et de la déshumanisation, un livre indispensable sur la condition humaine.

13 euros (code de commande : 17062).


BERBEROVA (Nina) — La Résurrection de Mozart. Roman traduit du russe par Luba Jurgenson. Arles, Actes Sud, 1988. In-8° broché, 46 p., exemplaire en très bel état.
   
@ Ce texte fut d'abord publié dans une édition hors commerce qui accompagnait le catalogue de dixième anniversaire des éditions Actes Sud.
En quatrième de couverture :
   « Mozart, bien sûr, personne d'autre que Mozart, se dit-elle à nouveau. Et heureusement que je suis plus très jeune et qu'à mon désir ne se mêle aucune concupiscence. Il resterait avec nous jusqu'au matin. Il jouerait du piano ou nous parlerait. Et tout le monde viendrait le voir et l'écouter, le jardinier des voisins avec sa femme, et le postier, et l'épicier avec sa famille, et le chef de gare... Quelle joie ce serait ! »

2,50 euros (code de commande : 10972).

BERBEROVA (Nina) — Le roseau révolté. Roman traduit du russe par Luba Jurgenson. Arles, Actes Sud, 1988. In-8° broché, 70 p., petit cachet d'appartenance à la page de garde, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   « La guerre, en septembre 1939, sépare ces amants. Lui, Einar, part pour Stockholm. Elle reste à Paris, afin de s’occuper d’un vieux savant que les Allemands finiront par arrêter. La paix revenue, elle écrit à Einar, en Suède, des lettres qui reviennent : destinataire inconnu.    Jusqu’au jour où, allant là-bas, elle découvre…
   Tel est l’irrésistible talent de Berberova : en quelques traits elle vous campe les personnages dans leur vérité, puis vous précipite à leurs trousses avec une efficacité toute cinématographique. Cette fois, dans un récit sans doute plus que les autres nourri de sa propre histoire, elle raconte des amours qui sont de l’ordre de la tragédie et qui, parce qu’il s’en est fallu de si peu, pour longtemps vous hantent. »

4 euros (code de commande : 10974).


 

CHMELEV (Nicolas) — L'Hôtel Pachkov. Roman. [Titre original : Paskov dom.] Traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs. Aix-en-Provence, Alinéa, 1989. In-8° collé sous couverture à rabats, 169 p., (collection « Domaine Russe »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   La bibliothèque Lénine de Moscou – l'Hôtel Pachkov – est au centre des souvenirs d'Alexandre Ivanovilch Gort. Depuis 1948, l’année de ses 15 ans, il s'y rend presque tous les soirs pour y lire et y travailler. C’est à l’Hôtel Pachkov qu’il rencontra Lélia, son unique amour.
   Aujourd'hui, Gort a presque 50 ans. Il enseigne à l'université de Moscou et traduit la poésie chinoise et japonaise. Les étudiants apprécient ses cours brillants. Marié à Tatiana et désormais père de famille, il pourrait être heureux...
   Pourtant, confronté à un opportunisme qui se joue des valeurs auxquelles il croit, Gort manifeste ouvertement son rejet pour toute forme de haine et de violence, comme son aversion pour les compromis, ce qui lui vaut une carrière jugée médiocre, mais qu’il assume pleinement.
   Au fil des décennies de l'après-guerre, c’est toute l'intelligentsia soviétique, qu'elle soit figée ou en attente d'un renouveau, qui est dépeinte sans concessions dans ce roman engagé, mais écrit tout en pudeurs. C’est la raison pour laquelle sa publication, en 1987, fil grand bruit en URSS.
   Ainsi, au détour des vifs débats qui jalonnent L'Hôtel Pachkov, reconnaît-on, même s'il n'est pas nommé, Alexandre Soljénitsyne, à peine libéré du Goulag. Face à lui, Gort ne cesse de poser la question de la place que doit occuper un intellectuel dans l’Histoire.

10 euros (code de commande : 29786).


 

CHMÉLIOV (Ivan) — Le Soleil des morts. Traduit du russe par Denis Roche. Préface de Thomas Mann. Postface de René Guerra. Paris, Éditions des Syrtes, 2001. In-8° collé, 353 p., exemplaire avec sa bande d'annonce, couverture partiellement insolée.
En quatrième de couverture :
   « La vérité du Soleil des morts est telle qu'elle déborde le cadre de la littérature », dit Alexandre Soljénitsyne.
   Écrit en 1923, ce texte relate le dernier séjour des Chméliov en Crimée, lieu de vacances qui fut jadis paradisiaque. Mais la terreur rouge, suivie d’une famine dévastatrice, en a fait le théâtre d’une tragédie apocalyptique. La grâce avec laquelle est dépeint cet enfer rappelle Dante. Le romancier s'incline alors devant l'infinie souffrance de l'Homme.
   Bouleversant hommage à la Russie martyrisée, d’une authentique poésie, cet ouvrage est sans nul doute l'un des chefs-d'œuvre de la littérature russe.
   Ivan Chméliov (1873-1950) est un auteur célèbre lorsqu'il quitte la Russie soviétique en 1922. Le Soleil des morts est le premier texte qu’il publie en exil.
   Le Soleil des morts est précédé du texte de Thomas Mann « Chez Ivan Chméliov » et suivi d’une postface de René Guerra, spécialiste de la littérature russe de l'émigration.

10 euros (code de commande : 29558).


DOSTOIEVSKI Les Démons. Traduction de Boris de Schloezer. Tomes I et II (complet). Paris, Gallimard, 1932. Deux volumes in-8° brochés, 485 et 512 p., ("In-Octavo - Oeuvres Complètes de F. M. Dostoïevski"), exemplaire numéroté sur chiffon de Bruges.

Les deux volumes : 50 euros (code de commande : 62/66).


ERHENBOURG (Ilya)Cent lettres. Traduit du russe par A. Roudnikov. Avec un avant-propos sur Ilya Ehrenbourg par Jean-Richard Bloch. Paris, Éditions Hier Aujourd'hui, 1945. In-8° broché, 116 p.
Extrait de la préface par l'auteur :
   
Ce livre contient cent lettres qui m'ont été adressées par mes lecteurs. Je les ai choisies entre mille : elles m'ont paru offrir le plus vif intérêt comme autant de témoignages de l'état d'esprit du peuple soviétique. J'ai laissé de côté celles où l'on sent un essai de création littéraire, et qui ont été rédigées « en style d'écrivain ». Ayant choisi des lettres sans prétentions et omis ce qui me concerne personnellement, je les ai transcrites pour ce recueil. [...]
   Presque toutes les lettres qui constituent ce livre ont été écrites sur le front, entre deux batailles, à la hâte, au crayon, dans l'abri blindé, à la lueur d'une veilleuse, ou au fond d'une tranchée. À la guerre, l'homme se fait plus naturel. La proximité de la mort l'exempte de mentir à sa conscience. Les lettres que j'ai recueillies là sont tout d'abord véridiques.
   Leurs signataires évoquent souvent le passé, la vie d'avant-guerre. C'est aujourd'hui seulement, semble-t-il, qu'ils ont compris l'étendue de leur bonheur d'autrefois. La pensée du rythme rompu de la vie, de la perte de tout ce qui remplissait leurs jours, attise encore plus leur haine contre l'ennemi. « La vie était belle », ces mots reviennent dans des centaines de lettres parmi celles qui m'ont été adressées.

10 euros (code de commande : 16022).

 


 

ILF (Ilya) — Carnets et autres œuvres. Traduit du russe et présenté par Alain Préchac. Lyon, Parangon/Vs, 2005. In-8° collé, 266 p., (collection « Littérature Étrangère »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   À l'origine, une jeune fille s'était approchée de lui :
   — Savez-vous bien, Monsieur, s'était-elle exclamée, que vous ressemblez énormément au frère du mari de ma sœur ?
   Puis quelqu'un l'avait longuement dévisagé avant de lui dire :
   — Je sais que vous n'étés pas Kourdioumov, mais vous ressemblez tellement à Kourdioumov que j’ai décidé de vous en faire part.
   Une demi-heure plus tard, une autre jeune fille l'aborda et lui demanda sur un ton d'intimité :
   — Vous avez bien séché ?
   — Euh... oui, répondit-il à tout hasard.
   — Avouez que vous avez eu une belle frousse, hier ?
   — Quand cela ?
   — Hier, voyons, quand vous étiez en train de vous noyer !
   — Mais je n'ai jamais été en train de me noyer !
   — Oh, pardonnez-moi, mais vous avez une telle ressemblance avec un ingénieur qui a failli se noyer hier !
   Surtout connu comme « coauteur », avec Petrov, des romans picaresques Les Douze Chaises et Le Veau d'or, l’écrivain odessite Ilya Ilf (1897-1937) était un fin observateur de son temps et un penseur d’une rare lucidité. Doté d’une âme hypersensible, il souffrit plus que quiconque du déchaînement du stalinisme et connut une fin tragique. Le sens de l'absurde, qui fait parfois penser à Kafka, ainsi que l'humour, caractérisent le style de ses récits et d’une grande partie de ses Carnets.

10 euros (code de commande : 29470).


 

KHARITONOV (Mark) — Étude sur les masques. Récit. Traduit du russe par Marc Weinstein. Paris, Fayard, 1998. In-8° broché sous couverture à rabats, 190 p., (collection « Littérature Étrangère »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Gleb Skvortsov écrit une étude sur les masques, leur histoire, leur sens philosophique. Il apprend par une bribe mystérieuse d'article de journal l'existence d'un artiste, prénommé César, qui fait collection de masques dans sa masure de banlieue. En fait, César a un don magique pour se rappeler les moindres détails, et en particulier, les traits des visages humains dans leur immense variété. Avant même de les avoir rencontrés, il connaît les masques de l’humanité, un peu comme un artiste de nô japonais. Gleb, fasciné par ce don, introduit l'« artiste en masques » dans le milieu de ses amis moscovites...
   Sous le charme de ce récit se cachent d’inquiétantes interrogations : Le masque est-il individuel ? Peut-il y avoir des masques collectifs, des masques pour un million d'hommes ? Le masque est-il l'idée absolue du visage ?
   Né en 1937, l’écrivain moscovite Mark Kharitonov est sorti sous les feux de la rampe avec l'attribution du premier Booker Prize russe, en décembre 1992.

8 euros (code de commande : 29623).


 

[PASTERNAK (Boris Leonidovitch)]. FLEISCHMANN (Ivo, dir.) Boris Pasternak. Paris, Atelier Marcel Jullian, 1978. In-8° broché, 89 p., illustrations.
   Il s'agit du n° 5 (décembre 1978) de la revue Vagabondages.
Ce numéro contient :
   - La visite chez le poète, par Ivo Fleischmann.
   - Poèmes indédits, de Boris Pasternak.
   - Moscou l'invisible, par Vitezslav Nezval.
   - Sauf conduit (extraits), de Boris Pasternak.

9 euros (code de commande : 30013).


PLATONOV (Andreï) — Tchevengour. Roman traduit du russe par Louis Martinez. Préface de Georges Nivat. Paris, Laffont, 1996. In-8° collé, 427 p., (collection « Pavillons »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Aujourd'hui promu au rang des grands classiques russes, Andreï Platonov, né en 1899, mort en 1951, fut, de don vivant, un pestiféré. Visionnaire, critique féroce, humoriste désespéré, il a créé une langue profondément singulière, qui le place parmi les plus grands écrivains de notre siècle.
  Dvanov et son compagnon, Kopionkine, monté sur un cheval nommé Force du Prolétariat, parcourent la Russie en quête de « la génération spontanée du socialisme ». Leur errance les conduit à Tchevengour. « Ici, c'est le communisme et vice versa », leur annonce Tchepourny, responsable de la bourgade et apôtre d'une utopie nouvelle. Sans avoir jamais lu Marx, Tchepourny a conçu le plan d'une communauté idéale. Pour le réaliser, il a massacré les bourgeois et interdit le travail. À Tchevengour, seul le soleil travaille... L'utopie se révèle être un ironique échec, et « le soleil se lève sur l'indigence du pays ».
   En 1926, Platonov, âgé de 27 ans, commence la rédaction de Tchevengour, achevée en 1929. Son manuscrit est refusé par la censure. Platonov s'en plaint à Gorki, qui lui écrit : « Vous êtes un homme de talent, sans conteste, et vous avez une langue tout à fait originale. [...] L'obstacle, c'est votre mentalité anarchiste... »
   Tchevengour ne sera pas publié du vivant de l'auteur. En 1972, le texte fait l'objet d'une première édition d'après un manuscrit incomplet. En 1988, il paraît pour la première fois dans son intégralité en Russie. La présente traduction est établie d'après ce manuscrit original.

13 euros (code de commande : 28125).


ROZANOV (Vassili)Le feu noir. [Titre original : Tchorni Agone.] Traduit du russe et présenté par Jacques Michaut-Paternò. Monaco, Éditions du Rocher, 2006. In-8° collé, 338 p., (collection « Anatolia »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   « Pourquoi « la gauche » triomphe-t-elle du centre et de « la droite » ? Plus exactement elle ne triomphe pas, mais elle va de toute évidence vers la victoire. Les « hommes de gauche » sont les initiateurs d'un monde nouveau. Et toute la question est là : comment expliquer l'apparition d'un « monde nouveau », quel qu'il soit, au beau milieu du « christianisme », qui est précisément le monde de l'« apocalypse finale » ? Comment a-t-il réussi à trouver sa place ? D' sort-il ?
   Sa « place », le « monde nouveau » n'a pas eu de mal à la trouver car la « bonne nouvelle » venue des catacombes est loin d'avoir apaisé les soifs, les attentes et les besoins éternels de l'humanité. On continue de mourir comme avant ! D'avoir mal comme avant ! Les néphrites, les cancers, la phtisie sont toujours là ! Les prisons aussi !
   Qu est-ce qui a changé après la naissance du Christ par rapport à ce qui existait auparavant ?
   Ah oui, j'oubliais... est apparue la consolation ! L'apaisement ! Est apparu un verbe nouveau, inouï, céleste : « Endurez » ! « Bienheureux les pauvres... » « Bienheureux les persécutés... »
   Ne restait plus aux « bienheureux » qu'à sourire en guise de consolation... Les « bienheureux » se sont recroquevillés en faisant la grimace, ils ont souri en avalant leurs larmes jusqu'au jour où ils n'ont plus supporté... »
   Quatre-vingt-dix ans à peine nous séparent de cette année 1917 qui devait, croyait-on, faire du rêve de quelques-uns la radieuse réalité de tous.
   Toute l'année 1917 n'avait-elle été qu'une farce tragique ? Rozanov, frappé dans sa chair, grelottant de froid et de faim, vivait cloué au lit ses derniers jours. La Russie agonisait. Le feu noir achevait de tout consumer. La tragédie avait eu raison de la farce. L'apocalypse triomphait.

10 euros (code de commande : 21618).


SOLJÉNITSYNE (Alexandre) — Août 14. Premier nœud. Roman traduit du russe par Alfreda et Michel Aucouturier, Georges Nivat, Jean-Paul Sémon. Paris, Seuil, 1972. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 509 p., carte, bel exemplaire de ce tirage courant de l'édition originale.
En quatrième de couverture :
Dix jours avant la bataille de la Marne, l'armée russe attaque l'Allemagne en Prusse orientale. Déjà les armées convergentes de Rennenkampf et Samsonov forcent l'armée prussienne à battre en retraite vers la Vistule. C'est alors que le général Hindenburg prend le commandement du front, intercepte les ordres que Samsonov donne par radio en clair à ses unités et, coupant l'armée russe, lui inflige une terrible défaite. Les Allemands donnèrent à leur victoire le nom deTannenberg, là même où, en 1410, les Polonais s'étaient heurtés aux Chevaliers teutoniques. Enfin, la bataille des Lacs Mazures contraint aune retraitedésordonnée l'armée de Rennenkampf et écarte du front oriental la menace de l'armée du tsar.
Août quatorze, "premier nœud "d'une œuvre que d'emblée l'on compare à Guerre et Paix de Tolstoï, est d'abord le récit de la campagne militaire par ses participants. Mais c'est aussi, et de façon grandiose, le premier volet d'une fresque qui représente, en Russie et à travers les Russes, la fin d'un monde qu'achèvera la révolution de 1917. Dans le lent et vaste glissement de cette masse d'hommes dans la fuite ou la mort et à travers une série de familles et de personnages dont l'impitoyable observation ne manque jamais de tendresse, le génie de Soljénitsyne discerne avec une ironie supérieure le mouvement profond de l'Histoire.
Ce sont donc là les premières mesures de l'œuvre qu'Alexandre Soljénitsyne préparait depuis l'adolescence avec l'ambition de rétablir dans sa continuité heurtée, et au-delà des ruptures de circonstance, l'histoire, c'est-à-dire la vie même de son pays.

15 euros (code de commande : LTR006).

 

SOLJÉNITSYNE (Alexandre) — L'archipel du goulag. 1918-1956. Essai d'investigation littéraire. Première et deuxième parties. Paris, Seuil, 1974. In-8° collé, 446 p., tirage courant de édition originale.
En quatrième de couverture :
Immense fresque du système concentrationnaire en U.R.S.S. de 1918 à 1956, « L'Archipel du Goulag » (ce dernier mot est le sigle de l'Administration générale des camps d'internement) fut terminé par Soljénitsyne en 1968.
" Le cœur serré, je me suis abstenu, des années durant, de publier ce livre alors qu'il était déjà prêt : le devoir envers les vivants pesait plus lourd que le devoir envers les morts. Mais à présent que, de toute façon, la Sécurité d'Etat s'est emparée de ce livre, il ne me reste plus rien d'autre à faire que de le publier sans délai. "
227 anciens détenus ont aidé Soljénitsyne à édifier ce monument au déporté inconnu qu'est « L'Archipel du Goulag ». Les deux premières parties, qui composent ce premier volume, décrivent ce que l'auteur appelle «l'industrie pénitentiaire», toutes les étapes par lesquelles passe le futur déporté : l'arrestation, l'instruction, la torture, la première cellule, les procès, les prisons, etc. — ainsi que le « mouvement perpétuel », les effroyables conditions de transfert. (Les deux parties suivantes consacrées à la description du système et de la vie concentrationnaires feront l'objet du second volume à paraître prochainement.)
« L'Archipel du Goulag » n'est pas un roman mais, comme l'intitule Soljénitsyne, un essai d'investigation littéraire. La cruauté parfois insoutenable des descriptions, l'extrême exigence de l'auteur vis-à-vis de lui-même et l'implacable rigueur du réquisitoire sont sans cesse tempérées par la compassion, l'humour, le souvenir tantôt attendri, tantôt indigné ; les chapitres autobiographiques alternent avec de vastes aperçus historiques ; des dizaines de destins tragiques revivent aux yeux du lecteur, depuis les plus humbles jus-qu' à ceux des hauts dignitaires du pays. La généralisation et la personnalisation, poussées chacune à leur limite extrême, font de « L'Archipel du Goulag » un des plus grands livres jamais écrits sur l'U.R.S.S., et de son auteur, mieux que tout autre écrivain vivant au monde, « notre contemporain capital ».

13 euros (code de commande : LTR005).

 

SOLJENITSYNE (Alexandre) — La fille d'amour et l'innocent. Pièce en quatre actes et 11 tableaux traduite du russe par Alain Préchac. Paris, Laffont, 1971. In-8° broché sous couverture à rabats, 286 p., (collection « Pavillons »), couverture partiellement insolée.
Sur le rabat de la couverture :
   5 mars 1953 : Staline meurt. C’est l'explosion de joie, le soulagement décrit par Soljénitsyne dans plusieurs de ses œuvres. Dans les bagnes d'Europe et de Sibérie, les camps vont s'ouvrir. Pour le futur prix Nobel, mars 1953 n'est que la date à laquelle, et même avec un mois de retard, expire normalement sa condamnation à huit ans de camp pour avoir critiqué Staline dans une lettre privée. Et il est d'ailleurs, sans raison ni jugement, assigné à résidence en Asie centrale. C'est là, dans les moments de loisir que lui laissent ses cours de mathématiques, qu’il rédige sa première œuvre importante : La fille d'amour et l'innocent, dont Khrouchtchev faillit autoriser la représentation en 1962, après la réhabilitation de son auteur, mais qui n'a finalement été montée qu'en Amérique, récemment, avec un vif succès. En dehors de ses qualités dramatiques, la pièce est un document d'un réalisme poignant et d’une extraordinaire précision sur cet univers concentrationnaire où l'homme, pour survivre, se croit parfois obligé de redevenir une bête. Car, comme le dit l'un des héros : « Personne d'honnête n'est encore arrivé au bout de sa peine. » Cette bestialité, elle est naturelle aux « truands » que l'on a, par une férocité calculée, placés côte à côte avec les « politiques ». Heureusement il y a les « innocents » pour sauver, par leur pureté, une dignité de la condition humaine. Et qu'importe s'ils rencontrent l'amour dans de pauvres créatures réduites à se prostituer pour survivre elles aussi. Les larmes de la « fille d'amour » Marie-Madeleine n'ont-elles pas racheté bien des péchés ?

10 euros (code de commande : 29518).

 

SOLJÉNITSYNE (Alexandre) — Le pavillon des cancéreux. traduit du russe par Alfreda et Michel Aucouturier, Georges Nivat, Jean-Paul Sémon.Paris, Julliard, 1961. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 784 p., papier jauni sinon bon exemplaire de ce tirage courant de l'édition originale.
En quatrième de couverture :
On n'aborde pas sans une certaine appréhension un livre précédé d'une bruyante renommée. Depuis plus de dix-huit mois, on savait que le roman de Soljénitsyne, Le Pavillon des cancéreux, dont des copies clandestines circulaient à Moscou, était considéré par ceux qui avaient eu la chance de le lire comme une œuvre remarquable. Néanmoins, sa publication dans la revue « Novy Mir » avait été interdite par la censure. Les épisodes de la protestation de Soljénitsyne dans sa lettre au Congrès des Ecrivains en 1967 et de la publication en russe par Mondadori de la première partie du Pavillon des cancéreux, ajoutaient un relief particulier à cet ouvrage. En même temps, ils faisaient craindre que sa célébrité ne fût due à son non-conformisme politique plus qu'à sa valeur artistique. Certes, Une Journée d'Ivan Denissovitch et La Maison de Matriona portaient la griffe d'un grand talent, mais on pouvait se demander si Soljénitsyne aurait assez de souffle pour écrire un long roman. »
A la question que se posait Hélène Zamoyska dans Le Monde du 24 août 1968, on peut désormais répondre et, livre en main, dans la première version au monde de l'œuvre intégrale, juger du génie de Soljénitsyne et comprendre qu'il s'agit là de l'œuvre capitale du plus grand romancier russe vivant.

13 euros (code de commande : LTR008).

SOLJÉNITSYNE (Alexandre) — Le premier Cercle. Traduit du russe par Louis Martinez. Paris, Fayard, 1982. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 680 p., (Œuvres complètes, tome I), bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
Roman commencé en relégation, à Kok-Térek (Kazakhstan du Sud) en 1955. La première version (96 chapitres) fut achevée dans le village de Miltsevo (région de Vladimir) en 1957, la deuxième et la troisième à Riazan en 1958 (toutes versions détruites par la suite pour raisons de sécurité). En 1962, quatrième version, que l'auteur jugeait définitive. En 1963, toutefois, après la publication d'Une journée d'Ivan Denissovitch dans Novy Mir, on pensa à l'éventualité d'une publication fragmentaire, quelques chapitres furent extraits du livre et proposés à A. Tvardovski. Ce projet aboutit à débiter le roman en chapitres, à exclure ceux qui demeuraient impubliables et à désamorcer politiquement tous les autres, ce qui revenait à élaborer une nouvelle version (la cinquième, 87 chapitres) où l'essentiel du sujet était altéré : au lieu d'être, comme c'avait été le cas, « atomique », il mettait en scène un thème soviétique fort courant à l'époque : la « trahison » d'un médecin qui faisait passer un médicament à l'Ouest.
C'est sous cette forme qu'il fut examiné et accepté par Novy Mir en juin 1964, mais les tentatives de publication tournèrent court. Durant l'été 1964 fut esquissé un nouveau projet, de sens contraire, tendant à creuser et à rendre plus percutante la version de 87 chapitres (ce fut la sixième version). En automne, une photographie de cette version fut expédiée à l'Ouest. En septembre 1965, les exemplaires de la version «avouable» (la cinquième) furent saisis par le KGB, ce qui bloqua définitivement la publication du roman en U.R.S.S. En 1967, cette version fut largement diffusée par le Samizdat. Dans sa sixième version, le roman fut publié en 1968 par la maison américaine Harper and Row (et c'est d'après ce texte que furent faites toutes les traductions). En été 1968 apparut une septième version : texte complet et définitif du roman (96 chapitres). Ce texte n'a jamais circulé en Samizdat ni jamais été édité séparément. Il paraît pour la première fois dans l'édition de ces Œuvres. La «charachka» de Marfino et presque tous ses habitants ont été peints d'après nature.

13 euros (code de commande : LTR007).

 

[SOLJÉNITSYNE (Alexandre)]. BOSQUET (Alain) — Pas d'accord Soljenitsyne ! Paris, Filipacchi, 1974. In-8° broché, 70 p., (collection « Contre-Courant », n° 1), soulignements à l'encre.
Note de l'auteur :
   Soljénitsyne est libre. Qu’il lise l’opinion d’un homme libre ! Soljénitsyne est un saint. Je n’aime pas la sainteté. Face à lui les tripes de mon cerveau sortent. Moi aussi, je sais prendre mes risques.
   Ma famille réprouvera ce pamphlet : il lui faudra s’y faire. Mes amis s’écarteront : j’en ai trop. Mes ennemis seront plus nombreux : j’ai l’habitude. Mes éditeurs me fermeront leur porte : il y en a d’autres. Je dénonce une idolâtrie. Pour être pur, je me purge de Soljénitsyne.

5 euros (code de commande : 29836).


 

SOLOVIOV (Leonid) — Nikouline marin russe. Roman. Paris, Robert Laffont, 1945. In-8° broché, 219 p., ex-libris manuscrit à la page de faux-titre.
En quatrième de couverture :
   On pouvait lire dans les Lettres françaises : « Les romans soviétiques, inspirés par la guerre et traduits en français, commencent à être fort nombreux. Ils nous paraissent souvent gâtés par un esprit de propagande qui heurte nos habitudes et nos goûts. Il faut, pour être juste, considérer que ces livres ont été écrits pour un peuple serré à la gorge, menacé de mort, et qui tenait dans sa propre littérature une arme de défenses immédiates. » Et [Jean Blanzat] rendait compte de cet esprit de La chaussée de Volokolamsk d'A. Beck, et de Nikouline, marin russe de Léonid Soloviov, qualifié de « type moyen » du roman soviétique de guerre.
Bibliographie :
   - Cadot (Michel), Les intellectuels français entre les États-Unis et l'URSS, dans Europe 1946. Entre le deuil et l'espoir, p. 268.

10 euros (code de commande : 29787).


 

SOROKINE (Vladimir) — Le lard bleu. Traduit du russe par Bernard Kreise. [Paris], Éditions de l'Olivier, 2007. In-8° collé sous jaquette d'éditeur, 417 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Le « lard bleu » est une matière utilisée comme source d'énergie ou comme drogue, dont personne ne connaît le secret de fabrication, à part quelques scientifiques russes, retirés en 2068 dans un centre de recherches en Sibérie. Ces chercheurs ont mis au point un système de clonage, réservé à sept célébrités de la littérature – Tolstoï, Tchékhov, Nabokov, Pasternak, Dostoïevski, Akhmatova et Platonov –, et de production de « lard bleu » à partir de leur corps. Au cours d’un cocktail, la précieuse substance est volée puis transportée grâce à une machine à remonter le temps à Moscou en 1954. Staline, Khrouchtchev, Hitler deviennent alors les protagonistes d'une extravagante intrigue érotico-politique.
   Roman « carnavalesque », ce livre a valu à son auteur d'être poursuivi en justice pour pornographie et persécuté par le régime de Poutine. Au-delà des polémiques qu’il continue de provoquer, Le Lard bleu est un des nombreux signes du réveil de l'imaginaire russe, après plus d’un demi-siècle de stalinisme. Vladimir Sorokine y règle ses comptes avec la « grande » littérature russe – à moins qu’il ne règle son compte à la littérature elle-même, avec une sorte de jubilation froide.

13 euros (code de commande : 29556).


[TOLSTOÏ (Léon)]. GILLÈS (Daniel)Tolstoi. Paris, Julliard, 1959. In-8° broché, 327 p., bel exemplaire non coupé.
En quatrième de couverture :
   « Une biographie écrite comme elles le sont habituellement, passant sous silence tout le côté vicieux et coupable de ma vie, serait fausse, et si elle doit être écrite, l'entière vérité doit être dite... »
   Ainsi s'exprimait Léon Tolstoï, parlant de lui-même. En reprenant de fond en comble tous les matériaux biographiques sur Tolstoï, Daniel Gillès n'a pas voulu seulement parler, bien en tendu, de la culpabilité toistoïenne. Tolstoï a connu bien des défaillances, mais il est surtout un magnifique patriarche et un prodigieux exemple d'écrivain prométhéen, comme le fut Victor Hugo ou, dans un autre domaine, Beethoven. Ces géants, ces « phares » représentent une source d'inspiration intarissable, et au moment où l'on célèbre le cinquantenaire de la mort de Tolstoï, le livre de Daniel Gillès apparaît comme un prodigieux tableau, ressuscitant toute une époque et montrant comment Tolstoï sut concilier le rôle écrasant d'écrivain de génie, d'homme exemplaire et de prophète inspiré. »

12 euros (code de commande : 7245).

 

[TOLSTOÏ (Léon)]. PORCHÉ (François)Portrait psychologique de Tolstoï (de la naissance à la mort) 1828-1910. Paris, Flammarion, 1935. In-12 demi-simili brun à coins dos muet, 450 p.

10 euros (code de commande : LTR/7857).

 


 

TOURGUENEV (Ivan) — Les eaux printanières. Roman. Traduit du russe par Grégoire Alexinsky. Paris, La Nouvelle France, 1947. In-8° broché, 240 p., (collection « Les Voix du Monde »).
Avis aux lecteurs :
   Ivan Sergnewich Tourguenev est le plus français parmi les écrivains russes. Il fut « amoureux éternel » d'une Française et lié par l'amitié aux membres les plus éminents de la brillante pléiade de romanciers français de la deuxième moitié du XIXe siècle. Ses Récits d'un chasseur sont dans les bibliothèques scolaires et municipales de France. Son nom est familier aux lecteurs français.
   Mais tout cela n'a pas suffi pour sauver les œuvres de Tourguenev du triste sort de la plupart des grands romanciers russes, traduits en français. Les traducteurs, quelques exceptions à part, se permettaient la liberté la plus exagérée, en la poussant jusqu'à un véritable manque de respect des textes originaux.
   Le traducteur présent des Eaux printanières a suivi très fidèlement le texte russe de ce beau roman et, en même temps, a fait tout son possible pour traduire aussi le rythme, la cadence, la musique de Tourguenev dont le style atteint ici la perfection dans sa simplicité sublime.

12 euros (code de commande : 23859).

 

TOURGUÉNIEV (Ivan)Roudine. Suivi de Assia et de Pounine & Babourine. Traduction nouvelle de R. Hofmann. Préface de Modeste Hofmann. Édition illustrée et annotée. Paris, Bordas, 1949. In-8° broché, XX, 306 p., (collection « Les Grands Maîtres »), exemplaire non coupé et en très bon état.
Extrait du blog de Jean-Christophe Angaut :
   En 1855, alors que Bakounine, à l’occasion de la guerre de Crimée, vient d’être déplacé de la forteresse Pierre-et-Paul vers celle de Schlüsselburg, Ivan Tourgueniev, qui fut son ami de jeunesse, publie Dimitri Roudine. Ce roman raconte l’histoire de Dimitri Roudine, jeune intellectuel russe, pétri de philosophie allemande, exerçant sur son entourage une influence considérable, et cherchant à jouer un rôle politique, mais qui en vient à échouer par méconnaissance de la réalité de son propre pays et de la nature humaine. La mort de Roudine est le symbole même de cet échec, puisque Roudine meurt sur les barricades à Paris en 1848. Auparavant, Roudine aura séduit Natalia, fille d’une aristocrate retirée à la campagne, éveillant en elle des sentiments auxquels il est incapable de répondre. Quant à son engagement français, il ne sera pas le fruit d’une conviction passionnée, mais d’une résignation.
   Bakounine est censé avoir inspiré ce personnage. Qu’en est-il exactement ?
   Il faut d’abord relever que Tourgueniev s’est défendu d’avoir ainsi dépeint son ancien ami, dont il s’était depuis éloigné. Il faut dire qu’au moment où Bakounine était emprisonné et de ce fait incapable de se défendre, il n’était guère glorieux de s’en prendre à lui. Mais indépendamment des circonstances particulières qui ont présidé à la rédaction et à la publication de Roudine, le fait de considérer qu’un individu est à lui seul la source d’un personnage littéraire a quelque chose de problématique.
   À travers le personnage de Roudine, Tourguéniev s’en prend en fait à une figure familière de la Russie des années 1840 et 1850, celle de l’homme de trop, au rang desquels il n’hésite pas à se compter lui-même. Il s’agit d’un type social et humain forgé par la littérature russe et dont les personnages d’Eugène Onéguine de Pouchkine et de Petchorine dans Un héros de notre temps de Lermontov sont les premières illustrations. Alexandre Herzen, avec le personnage de Beltov dans À qui la faute ? s’inscrira également dans cette lignée. En 1850, Tourguéniev s’était déjà intéressé à cette figure de la vie sociale et intellectuelle russe dans son Journal d’un homme de trop.
   C’est ce thème qu’il reprend en partie dans Roudine, en l’enrichissant de sa connaissance de l’itinéraire malheureux de Bakounine, mais aussi de ses propres mésaventures sentimentales (Tourgueniev s’éprit d’ailleurs à une époque de Tatiana, l’une des sœurs de Bakounine). L’homme de trop, c’est le plus souvent un aristocrate, doté d’une formation intellectuelle solide, mais qui ne parvient pas à trouver sa place dans la société russe, qui de ce fait ne croit en rien quand bien même il mime parfois la conviction. Il n’est pas impossible que Bakounine ait donné ce sentiment à Tourguéniev au moment de leur amitié, car le départ de Bakounine pour l’Allemagne en 1840 est bien celui d’un homme de trop, qui ne sait plus que faire en Russie, aussi bien dans la société (où il ne peut faire la carrière philosophique qu’il ambitionne) que dans sa famille (où il rejette le rôle d’héritier du domaine paternel que lui vaut son statut d’aîné).
   Toutefois, serait-on tenté de répondre à Tourguéniev, en devenant un révolutionnaire en Europe occidentale, Bakounine a peut-être trouvé une manière d’échapper à son destin d’homme de trop…
Bibliographie :
   - Angaut (Jean-Christophe), Bakounine, modèle de Roudine ?, dans
Michel Bakounine. Un blog de l’Atelier de création libertaire.

12 euros (code de commande : 29785).



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