ARTS ET CIVILISATIONS
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[CHINE]. Trésors d'art de la Chine. 5000 a. C. - 900 p. C. Nouvelles découvertes archéologiques de la République populaire de Chine. Bruxelles, Ministère de la Communauté Française, 1982. In-4° broché, 311 p. nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
   
Cet ouvrage fut publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 22 janvier au 18 avril 1982.
Sommaire :
   - 
Cartes des sites archéologiques et des emplacements de fouilles.
   - La céramique peinte à l'âge néolithique.
   - L'art du bronze sous les dynasties des Shang et des Zhou.
   - La sculpture funéraire monumentale sous le premier empereur.
   - Une armée de terre cuite de la période des Han occidentaux.
   - Art et artisanat sous les Han.
   - Sous le signe du bouddhisme.
   - La tombe de Li Jingxun (600-608) et ses objets précieux.
   - La tombe de Li Xian, prince impérial Zhanghuai.
   - La somptuosité de l'art funéraire sous les Tang.
   - L'or et l'argent dans la capitale Changan sous les Tang : le trésor de Hejiacun.
   - Tableau chronologique et Bibliographie.

20 euros (code de commande : 26142*).

 

Zhongshan : tombes des rois oubliés. Exposition archéologique chinoise du Royaume de Zhongshan. Paris, Association Française d'Action Artistique, 1984. In-4° broché, [96] p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée dans les Galeries Nationales du Grand Palais, à Paris, du 10 novembre 1984 au 4 février 1985.
Extrait de l'avant-propos :
   L'exposition, qui comporte quelque 140 pièces, est constituée d'objets provenant des fouilles de deux mausolées royaux effectuées dans ce qui fut le Pays de Zhongshan, dans le district de Pingshan (province du Hebei) et qui n'ont jamais été exposés en France.
   Zhongshan était un marquisat fondé par une minorité de la Chine du Nord, les Baidi. Son existence se situe entre l'époque Chunqiu (Printemps et Automnes) et celle des Royaumes Combattants, soit entre les VIe siècle et le début du IIIe siècle avant J.-C. À côté de ce qu'on désigne communément sous le nom des « Sept Puissances des Royaumes Combattants », soient les Pays de Qi, Chu, Yan, Zhao, Wei, Han et Qi, Zhongshan constituait un élément non négligeable.
   Depuis 1974, les travaux d'aménagement et d'irrigation nous ont amenés à entreprendre des fouilles et réaliser des découvertes considérables sur les sites de Ling-shou, capitale de Zhongshan à l'époque postérieure, ainsi que dans des mausolées royaux. Environ 60 tombeaux de l'époque Chunqiu ont fait l'objet de fouilles, ce qui a permis de mettre au jour quelque 20 000 pièces, dont la plus grande partie provient des deux grandes tombes royales. Ces découvertes apportent une contribution majeure à l'étude de l'histoire de la société et de la civilisation de Zhongshan.
   L'exposition comporte des instruments de musique rituelle, des vases et outils d'usage courant, des objets et ornements de cour. Bon nombre de ces objets étaient inconnus des archéologues, ce qui accroît leur intérêt artistique et scientifique.

12 euros (code de commande : 26141).

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Afghanistan, une histoire millénaire. Paris, Réunion Des Musées Nationaux, 2002. In-4° broché, 205 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition présentée au Musée national des Arts asiatiques Guimet, à Paris, du 28 février au 27 mai 2002, après avoir été organisée au Centre culturel de la Fundacion « la Caixa », à Barcelone, du 2 octobre au 30 décembre 2001.
Sommaire :
   - Avant-propos, par Luis Monreal.
   - Préface, par Jean-François Jarrige.
   - Chronologie, par Pierre Cambon.
   - L'archéologie de l'Afghanistan : De la préhistoire à l'Âge du fer, par Jean-François Jarrige.
   - L'Afghanistan au carrefour de l'Asie, par Pierre Cambon.
   - L'islam médiéval, par Marthe Bernus-Taylor.
   - Des Mongols aux Moghols : l'art de l'islam médiéval tardif en Afghanistan (1220-1707), par Michael Barry.
   - Le Kafiristan ou les descendants d'Alexandre, par Bernard Dupaigne.
   - Patrimoine hier, patrimoine aujourd'hui, par Pierre Cambon.
   - Catalogue
      - Mundigak et la Bactriane de l'Âge du bronze, par Jean-François Jarrige.
      - L'Afghanistan, de la conquête achéménide aux royaumes indo-grecs, par Paul Bernard.
      - L'art Kouchan, par Boris Marshak.
      - Hadda, par Zémaryalaï Tarzi.
      - Bamiyan, par Zémaryalaï Tarzi.
      - L'Afghanistan et le Turkestan chinois (Xinjiang), par Marianne Yaldiz.
      - L'islam avant les invasions mongoles, par Marthe Bernus-Taylor.
      - Les Tîmoûrides, par Michael Barry.
      - Le Nuristan, par Bernard Dupaigne.
   - Liste des pièces exposées.

30 euros (code de commande : 25348).

 

Art bouddhique japonais. Sculptures et peintures de la préfecture de Hyogo (VIIème-XIXème siècle). Bruxelles, BBL, 1989. In-4° broché, 169 p., illustrations en noir et en couleurs, édition bilingue (français - néerlandais).
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Banque Bruxelles Lambert, à Bruxelles, du 28 septembre au 26 novembre 1989, à l'occasion du festival « Europalia 89 Japan in Belgium ».
Extrait de l'avant-propos :
   Le bouddhisme a été introduit au Japon au VIe siècle. Ses idées ont eu une influence importante sur l'esprit et la culture du Japon et se sont introduites dans la vie des Japonais à bien des égards. Ce mouvement a fait naître l'art bouddhique, riche en peintures, sculptures, etc.
   La préfecture de Hyogo, qui se situe à proximité des anciennes capitales du Japon, Nara et Kyoto, ainsi que le bouddhisme, a toujours été sous l'influence du gouvernement de l'époque. C'est la raison pour laquelle l'art bouddhique de la préfecture de Hyogo n'est certainement pas inférieure à celle de Kyoto et de Nara. Dans le courant de sa longue histoire, d'innombrables œuvres artistiques possédant des caractéristiques des différentes régions dans la préfecture se sont développées.
   L'exposition contient à la fois des œuvres d'art de toutes les différentes régions de la préfecture de Hyogo, couvrant une période allant du VIIe siècle jusqu'au XIXe siècle, ainsi que divers objets d'art appartenant aux différentes sectes de la région. La présence de l'élément religieux confère à l'exposition un aspect très intéressant. L'exposition constitue non seulement une représentation de l'art bouddhique dans la préfecture de Hyôgo, mais peut aussi être considérée comme un reflet de l'art bouddhique japonais en général.
Table des matières :
   - Hyogo, par Toshitami Kaibara.
   - Introduction, par M.A. Shigekazu Kimura.
   - Le bouddhisme en marche vers l'Est, par Hubert Durt.
   - Les arts bouddhiques dans la préfecture de Hyogo, par Robert Duquenne.
   - Catalogue.
   - Iconographie, techniques.
   - Cartes.
   - Chronologie.
    - Bibliographie.

25 euros (code de commande : 25455).

 

Art chinois. Néolithique - Dynastie Song. Collection Umberto Draghi. Morlanwelz, Musée de Mariemont, 1990. In-4° broché, 216 p., nombreuses illustrations en couleurs, une carte.
Table des matières :
   - Tableau chronologique.
   - Carte des provinces chinoises.
   - Collections impériales et collections privées.
   - Un aspect du Néolithique : la culture de Yangshao au Gansu.
   - L'Âge du Bronze: la dynastie Shang.
      - Archives de bronze, vaisseaux du rêve.

   - Les Han.
   - Les Dynasties du Nord et du Sud.
   - Les Sui et les Tang.
   - Des Cinq Dynasties aux Song du Sud.
      - Généralités techniques et spécificités Song.
      - Commentaire d'un céramiste.

   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 16227).

 

Art Namban. Les Portugais au Japon. Nambankunst. Portugezen in Japan. Bruxelles, Fondation Europalia International, 1989. In-4° broché, 175 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, publication bilingue (français - néerlandais).
   Catalogue publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux Musées Royaux d'Art et d'Histoire, à Bruxelles, du 30 septembre au 17 décembre 1989 dans le cadre des manifestations « Europalia 89 Japan in Belgium ».
Table des matières :
   - Introduction, par Pedro Canavarro.
   - Cartes et documents, par Joao Paulo Costa.
   - Paravents namban et peinture, par Maria Helena Mendes Pinto.
   - Attirail militaire et armes à feu, par Maria Helena Mendes Pinto.
   - Laques namban, par Maria Helena Mendes Pinto.
   - Bibliographie générale.
   - Glossaire.

35 euros (code de commande : 20457).

 

BERGÈRE (Marie-Claire) — La République populaire de Chine de 1949 à nos jours. Paris, Armand Colin, 1987. In-8° broché, 282 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   En s'ouvrant à l'Occident, la Chine a changé de visage. Lointaine, inaccessible, elle servait de refuge à toutes les nostalgies, à toutes les utopies. Désormais elle nous impose ses réalités. Nous ne pouvons plus modeler son image au gré de nos fantaisies. Il n'est plus temps de rêver d'elle et de discourir à son sujet : il faut dialoguer avec elle, il faut la connaître.
   Cet ouvrage présente donc les grands traits de l'évolution politique, économique et sociale de la République populaire depuis son établissement en 1949. Il décrit l'institutionnalisation de la révolution, de 1949 à 1966, le retour à l'utopie pendant la Révolution culturelle et le triomphe du pragmatisme après la mort de Mao Zedong en 1976. Il éclaire la lutte entre les diverses lignes et la montée des factionnalismes, analyse les politiques économiques successives et leurs retombées sociales, décrit l'évolution du rôle international de la Chine.
   L'accent est mis sur la période la plus récente, celle d'une démaoïsation qui a lancé depuis 1978 le pays sur la voie d'une relative libéralisation économique et politique et a accéléré son intégration dans le concert des nations.

20 euros (code de commande : 21116).

 

BONDY (Walter) — Kang-Hsi. Eine Blüte-Epoche der Chinesischen Porzellankunst. Mit 16 Abbildungen im Text, 109 Tafelbildern in Netzätzung und 6 Tafeln im Vierfarbdruck. München, Buchenau & Reichert Verlag, 1923. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 214 p., bel exemplaire.

50 euros (code de commande : Art/ 4292).

 

BOULET (Marc) — Dans la peau d'un chinois. Paris, Bernard Barrault, 1989. In-4° broché, 188 p., nombreuses reproductions photographiques en couleurs, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   
Seul entre 1981 et 1986 puis avec sa femme, une jeune Pékinoise qu'il a épousée en Chine, il a sillonné le pays sous de fausses identités, déguisé en Chinois.
   Il est devenu Chinois. Il nous révèle sans exotisme la Chine et son peuple au quotidien. Nous décrit Pékin, son mariage, sa belle-famille, son travail, son logement et la vie qu'il y mène. Nous promène dans le Xinjiang où se cultive et se fabrique le hachisch. Nous entraîne dans les discothèques et les bordels des villes et des campagnes. Nous raconte la terrible campagne contre la criminalité au cours de laquelle 10 000 personnes ont été exécutées et 1700 000 emprisonnées et rééduquées. Nous fait partager l'intimité de Zhang Qiang, la star du rock chinois qui vend plus que Michael Jackson et vit dans un taudis. Nous fait découvrir les plus belles filles de Chine à Suzhou. Nous introduit chez les milliardaires de Wenzhou. Nous conduit au Tibet dans un convoi militaire...

25 euros (code de commande : 16244).

 

BOULET (Marc) Le ventre de la Chine. Paris, Barrault, 1990. In-4° broché, 189 p., nombreuses reproductions photographiques en couleurs, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   
Marc Boulet est l'auteur du livre Dans la peau d'un Chinois. Il est reparti en Chine avec sa femme pékinoise pour y vivre de nouvelles aventures, gastronomiques cette fois, et dans la peau d'un Français.
   De ce nouveau séjour d'un an, il ramène un ouvrage étrange où à travers la cuisine, il continue de découvrir la vie quotidienne des Chinois et approfondit sa connaissance du pays.
   Il parcourt des milliers de kilomètres en train, en car, en bateau, et goûte toutes les spécialités régionales. Il devient le cuisinier de ses beaux-parents chinois. Il nous entraîne dans la jungle à la recherche du plus vieux théier du monde. Nous promène dans les célèbres distilleries du Guizhou et dans un grand marché de Canton. On y achète du porc, du poulet, du poisson, mais aussi du chat, du chien, du serpent, ou encore des scarabées, des vers. Il nous fait rencontrer le cuisinier personnel de Mao Zedong. Nous initie à la nourriture aphrodisiaque. Nous invite surtout à partager les repas quotidiens de sa famille pékinoise. Il nous fait découvrir la véritable cuisine chinoise... de Chine. Celle du peuple, extrêmement rustique et grasse, aux antipodes de la cuisine de restaurant, raffinée, consommée par les cadres et les étrangers.
   Marc Boulet se trouvait en Chine durant les événements du « Printemps de Pékin » 1989. Il raconte au jour le jour comment ils furent vécus à la table locale. Il décrit la grève de la faim des étudiants lors de la visite de Gorbatchev à Pékin. Puis, suite au massacre du 4 juin 1989, l'anorexie générale et les problèmes de ravitaillement dans le quartier où il habite à deux cents mètres des abords de la place Tiananmen, chez ses beaux-parents ouvriers.

25 euros (code de commande : 16245).

 

BROQUET (Sylvain)Grammaire élémentaire et pratique du sanskrit classique avec exercices corrigés et textes expliqués. Bruxelles, Safran, 2010. In-8° collé, 544 p., (collection « Langues et Cultures Anciennes »), épuisé au catalogue de l'éditeur et recherché.
En quatrième de couverture :
   Ce manuel original s'adresse à tous ceux qui souhaitent apprendre, seuls ou avec un professeur, le sanskrit classique afin de lire les textes.
   Faisant usage d'un vocabulaire simple et connu de tous, il ne nécessite pas de connaissances particulières en linguistique ou en grammaire.
   C'est a la fois une grammaire et une méthode d'apprentissage : les éléments de la langue sont exposés de façon exhaustive et systématique (seuls les faits les moins courants sont laissés de côté) et de telle sorte que le lecteur puisse non seulement les y apprendre, mais encore s'y reporter par la suite.
   Les faits de phonétique, de morphologie et de syntaxe sont regroupés de manière à mettre entre les mains de l'utilisateur, à la fin de chaque leçon, les outils nécessaires pour lire ou écrire des phrases simples et bientôt pour comprendre de petits contes originaux. L'accent est mis sur l'observation et sur la pratique : la grammaire s'observe d'abord dans des textes courts rédigés dans ce but, puis fait l'objet d'un exposé systématique qu'il faudra apprendre, enfin se met en pratique dans des exercices gradués (et corrigés) qui invitent à manipuler les structures nouvelles et facilitent la mémorisation tout en confirmant les acquis.
   L'ouvrage s'achève par un petit recueil contenant dix textes littéraires expliqués et traduits (essentiellement des contes en prose, ainsi qu'un extrait du Ramayana). Un lexique à deux entrées, sanskrit-français et français-sanskrit, permet de lire ces textes et de faire les exercices proposés dans les diverses leçons.
   Le but de ce manuel est en effet d'aider son utilisateur à devenir un lecteur autonome, qui pourra ensuite continuer à lire régulièrement du sanskrit.

60 euros (code de commande : 23658).

 

BROSSE (Jacques) — La découverte de la Chine. Paris, Bordas, 1981. In-4° broché, 129 p., illustrations en noir, (collection « Voir l'Histoire »), exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   1. Premières approches.
      - Le pays de la soie.
      - Des intermédiaires, les Arabes.
      - Le commerce des épices.
      - Une porte entrouverte.
      - L'archevêché de Pékin.
      - Le mirage chinois.
   2. De la porcelaine à la théologie.
      - Un nouveau visage.
      - « Chinoiseries ».
      - Les jésuites en Chine.
      - Une ère nouvelle.
      - Les jésuites de Pékin.
      - La Chine des jésuites.
      - La Chine des philosophes.
      - La Chine des marchands.
   3. Le marché chinois.
      - Les guerres de l'opium.
      - Le royaume céleste.
      - La Chine dépecée.
      - Les Boxeurs.
      - La fin d'un empire.
      - La République chinoise.
      - Une nouvelle image de la Chine.
      - La sinologie.
      - Archéologues et poètes.
   4. Un pénible avènement.
      - La réaction nationaliste.
      - Le généralissime.
      - L'invasion japonaise.
      - L'irrésistible ascension communiste.
      - L'énigme de la Chine populaire.
      - Le Grand Timonier.
      - Mao et les « Maoïstes ».
      - Les déformations de l'Histoire.
      - Une autre conception de l'homme.
   - Bibliographie.
   - Chronologie.

15 euros (code de commande : 20737).

 

BUCHANAN (Keith), FITZGERALD (Charles P.) et RONAN (Colin A.) — Chine éternelle. Le passé et le présent. Traduit et adapté par Dominique Versini, Élisabeth de Lavigne, Paul Alexandre et Michel Orcel. Paris, Nathan, 1981. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 519 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Sur la jaquette :
   Un immense territoire de 9 736 000 km² et d'un milliard d'habitants bientôt, mais un pays encore sous-développé : la Chine.
   Qu'a-t-elle été, qui est-elle, où va-t-elle ?
   K. Buchanan, Ch. P. FitzGerald, et C.A. Ronan répondent à ces questions et montrent la richesse de ce pays qui s'ouvre peu à peu à l'Occident. Dans les différentes parties de ce livre, ils révèlent par un texte documenté et d'étonnantes photographies :
      - les clés pour comprendre la Chine ancienne et moderne (En Chine),
      - les visages et le peuple chinois, la culture, les traditions (Terre et Peuple, et Histoire et Culture),
      - l'adaptation au monde d'aujourd'hui, la pensée et les inventions scientifiques depuis la boussole et la poudre (Le chemin de la science)...
   Des tableaux, une bibliographie, une chronologie, un répertoire des artistes et savants cités viennent à l'appui.
   Chine Éternelle permet ainsi d'imaginer l'avenir de la Chine, avenir étroitement lié au nôtre.

35 euros (code de commande : 16247).

 

BUSSAGLI (Mario) — La peinture de l'Asie centrale. traduit de l'italien par Isabelle Robinet. Genève, Skira, 1963. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 135 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs contrecollées, (collection « Les Trésors de l'Asie », n° 6), bel exemplaire.
Sur la jaquette :
   L'Asie Centrale s'étend du Tibet à la Chine, de l'Inde à la Caspienne. C'est une région désertique qu'arrosent de rares cours d'eau et que protègent en même temps qu'elles l'isolent de hautes barrières montagneuses. La première expédition européenne ne la découvrit qu'en 1896. Pourtant, l'Asie Centrale fut un foyer de civilisation, celui de la Route de la Soie. Dès le début des siècles historiques, les échanges commerciaux, la diffusion des idées religieuses associent sur ce territoire les caractères et les notions artistiques de l'Occident classique, de l'Iran, de l'Inde, de la Chine. La vague classique pénètre la première au cœur de ce domaine. Les Sassanides relayent son influx, et leur apport rencontre celui de l'Inde. Les T'ang enfin, dans la province orientale avant tout, véhiculent en Asie Centrale l'invention et la tradition chinoise.
   Tous ces courants s'entrecroisent au gré des siècles et de la fortune des empires. Mais si l'on voit Byzance succéder de la sorte à la Grèce et à Rome au cœur même de l'Asie, et si les styles locaux composent une fascinante et mystérieuse mosaïque, cette immense région élabore en même temps ses formules personnelles, et les dispense à son tour aux régions avoisinantes : terres musulmanes, Tibet, Chine elle-même. La peinture de l'Asie Centrale – ses fresques, ses broderies, ses manuscrits, ses tablettes de bois – est une création emplie de fraîcheur, d'audace et de diversité, mais qui porte plus encore. Constituée dans des circonstances et dans un entourage particulièrement menaçants, restituée ici à la lumière des travaux les plus récents et à la suite d'une entreprise de prospection photographique sans précédent, elle affirme aussi, chez ses auteurs, une ténacité dans l'invention et un courage d'être dont il existe peu d'équivalents.

25 euros (code de commande : 25477).

 

The Cambridge Encyclopedia of China. General Editor : Brian Hook. Cambridge, Cambridge University Press, 1982. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 492 p., illustrations.
Sur le rabat de la jaquette :
   
The world is watching post-Mao China feel its way into a new role among the other superpowers. It is a fascinating process, and it may perhaps also be a momentous one for countries a long way from East Asia. For China is a superpower with a différence. In size and population, China overshadows ail other nations. Yet China's ambitions run in directions peculiar to itself. It wants to modernize with thé help of the industriel nations while seeing itself as contributing to the development of new forms of collective activity and living. The present phase is both a continuation of Mao Tse-tung's revolution, and a new turn towards achieving greater economic strength.
   This Encyclopedia provides basic information on ail aspects of China's geography, natural resources, economy, communications, growth planning and political structures. Also, in one and the same volume, it covers the history and culture of traditional Chinese civilization in ail its variety. Thus the Encyclopedia contains a compendium of China for every kind of inquiry, whether historical or contemporary, cultural or political, économie or social.
   The Advisory Editors have ensured that this is a reliable, authoritative and objective text. The point of view is neither pro- nor anti-communist, but the fierce ideological disputes that have shaken China are fairly reported. Society in the present-day People's Republic is examined with the same scholarly objectivity as is the traditional order of Chinese society that was known in the past and still exists in Taiwan and among the overseas Chinese.

20 euros (code de commande : 16226).

 

CARRINGTON GOODRICH (L.) A Short History of the Chinese People. [Revised edition.] London, George Allen & Unwin, 1969. In-8° broché, XIII + 295 p., (collection «Unwin University Books»).
Extrait de la préface :
« The history of the Chinese people cannot often enough be told. Old as it is, new light is being shed on it every year. Meanwhile the Chinese are making history before our eyes. We need, as never before, to understand how they have come in our time to make such a sacrificial defense of a way of life that is theirs as much as it is our own.
The Chinese are différent from us ; at the same time they are more like us than the people of India, of Annam, or of japan. At the conclusion of the last war, the writer served for a time with a Chinese labor battalion attached to United States forces in France. Again and again, puzzled American corporals and sergeants helping to direct the battalion remarked to him on the innate likenesses between themselves and the Chinese, despite the barrier of language and difference of custom. They wanted this phenomenon explained ; so have others. It is worth while therefore to examine the record, and see how the Chinese people have traveled down the corridors of time from the Old Stone Age to the present. »

8 euros (code de commande : 7551).

 

[CATALOGUE D'EXPOSITION]. L'Homme et son image. Bruxelles, Crédit Communal, 1989. In-4° broché, 386 p., nombreuses illustrations en couleurs.
@ Publication réalisée à l'occasion des manifestations Europalia Japon 1989.

40 euros (code de commande : 161/61).

CHARLEVOIX (R.P. [Pierre François Xavier] de). Histoire de l'établissement, des progrès et de la décadence du christianisme dans l'empire du Japon.
Louvain, Bibliothèque Catholique de la Belgique - Vanlinthout et Vandenzande, 1828-1829.
Pour en savoir plus...

Les deux volumes : 125 euros (code de commande : 6350).

 

Chine. Ciel et terre. 5000 ans d'inventions et de découvertes. [Bruxelles], Commissariat Général à la Coopération Internationale - Institut Chine-Europe - Centre International des Sciences de Chine, 1988. In-4° broché, 438 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux Musées Royaux d'Art et d'Histoire, à Bruxelles, du 16 septembre 1988 au 16 janvier 1989.
Table des matières :
   - Réflexions sur l'histoire des sciences en Chine, par Ilya Prigogine.
   - Introduction, par Joseph Needham et Colin Ronan.
   - Cinq mille ans d'astronomie et de mesure du temps, par Yi Shitong.
   - Le compas magnétique et la navigation, par Colin Ronan.
   - La poudre à canon, par Ho Peng-yoke.
   - Le papier et l'imprimerie, par Jean-Marie Simonet.
   - Argile éternelle. Développements technologiques en céramique et porcelaine chinoises, par Kurt De Raedemaeker.
   - L'industrie du textile, par Dieter Kuhn.
   - Métiers à tisser chinois, par Daniël De Jonghe.
   - La mécanique, par Colin Ronan.
   - D'est en ouest. La diffusion des sciences et techniques chinoise en Europe, par Wan Yusheng.
   - Introduction de la science occidentale en Chine, par Ulrich Libbrecht.
   - Le globe céleste « Kangxi » construit par Ferdinand Verbiest. Exemple d'échanges culturels entre la Chine et l'Occident, par Yi Shitong et Nicole Halsberghe.
   - Le système de transcription du pinyin.
   - Carte de la Chine.
   - Chronologie des dynasties chinoises.
   - Bibliographie.

40 euros (code de commande : 20330*).

 

La Chine. Le pays : les forces et faiblesses d'un pays d'un milliard d'hommes - À travers le temps : des dynasties célestes à l'après Mao, les permanences d'un empire - Villes et régions : cités d'art, métropoles industrielles et provinces lointaines - Encyclopédie : la Chine de A à Z. Paris, Larousse, 1988. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 160 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Monde et Voyages »).
Table des matières :
   - Coup de cœur, par Ysabelle Lacamp.
   - Le pays, par Valérie Joxe.
   - À travers le temps :
      - Le passé
, par Pierre Minvielle.
      - Le patrimoine culturel, par Françoise Meaux-Saint-Marc.
      - La vie quotidienne, par Jacques Lemoine.
   - Villes et régions, par Pierre Trolliet.
   - Encyclopédie, par Isabelle Calabre.
   - Index.

12 euros (code de commande : 16225).

 

La Chine ardente. Sculptures monumentales contemporaines. Sous la direction de Michel Baudson et Fan Di'an. Mons, Fondation Mons 2015, 2015. In-4° collé, 184 p., nombreuses reproductions en couleurs, édition bilingue (français - chinois) avec résumé en anglais, bon exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux anciens Abattoirs, à Mons, du 4 juillet au 4 octobre 2015.
En quatrième de couverture :
   Découvrez l'univers des artistes contemporains chinois et leurs récentes sculptures monumentales. Donnant suite à l'empreinte des premières avant-gardes de la fin des années 70, ces artistes font preuve d'une extraordinaire effervescence créatrice qui marque notre époque. À l'image du Phénix, oiseau mythique doté du pouvoir de renaître en permanence de ses cendres, ils proposent une diversité formelle et créatrice en renouveau permanent.
   Ces œuvres sculpturales et ces installations mettent en évidence les relations nouvelles que les artistes chinois actuels entretiennent avec la tridimensionnalité de la sculpture et ses matériaux qu'ils soient d'origine industrielle, artisanale, minérale, naturelle, de récupération ou de synthèse, mais également avec les nouvelles technologies, développant une métamorphose artistique en lien avec ses sources et références culturelles et l'actualisation de leurs enjeux.

20 euros (code de commande : 25640).

 

Chine, ciel et terre. 5000 ans d'inventions et de découvertes. Dossier de documentation. Enseignement secondaire. Leuven, Institut Chine-Europe, 1988. In-4° collé, 99 p., cartes, tableaux.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux Musées Royaux d'Art et d'Histoire, à Bruxelles, du 16 septembre 1988 au 16 janvier 1989.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - La République populaire de Chine. Une carte d'identité géographique, par Georges Tibau.
   - L'histoire de la Chine. Guide à travers 35 siècles de civilisation chinoise, par Marcel Van Den Wijngaert.
   - La culture en Chine. Quatre mille ans de culture chinoise résumés en un mot, par Rik Geeraerts.
   - La conception de la vie, par Wim Theys.
   - Le chinois, par Wim de Geest.
   - L'enseignement dans la République populaire de Chine, par Gustaaf Tistaert.
   - Des millions d'idolâtres et des billets de banque. L'image de la Chine en Occident avant le seizième siècle, par Jef Janssens.
   - Verbiest, psychologie et stratégie, par Marcel van Nieuwenborgh.
   - Chine, ciel et terre, par Colin A. Ronan et Peter Gordts.
   - Bibliographie.
   - Le pinyin. Système de transcription.
   - Chronologie des dynasties chinoises.

10 euros (code de commande : 16348).

 

La Chine des salons. Porcelaines et objets de curiosité des XVIIIe et XIXe siècles. Collection du Musée royal de Mariemont. Seneffe, Domaine du Château de Seneffe, 2000. In-4° broché, 47 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état, épuisé.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Château de Seneffe, du 18 mars au 27 août 2000.
Sommaire :
   - Avant-propos.
      - Un juste écrin pour une collection chinoise des XVIIIe et XIXe siècles.
      - Une exposition qui réunit Julien Depestre et Raoul Warocqué.
      - Contacts entre les cultures.
   - Introduction.
      - La Compagnie d'Ostende.
   - Propos.
      - Des « bleu et blanc » aux « famille rosé » dans les Salons d'Europe.
      - « Chine de commande ».
      - Canton et ses ateliers du XVIIIe au XIXe siècle.
      - L'attrait pour l'orfèvrerie chinoise.
      - Le Château de Seneffe et la Chine.
   - Catalogue des œuvres exposées.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 20282).

 

La Chine que j'aime... Préfacée par Jules Roy. Racontée et légendée par Jean Leclerc du Sablon. Photographiée par Alain Mc Kenzie, Marie-Ange Donzé, Chantal Fava, Laurence Vidal, Marise Pell, Charles Lénars, Claude Sauvageot, Huguier, Freppel, Rapho (R. Michaud, P. Koch, G. Gerster, B. Brake, P. Roche, Landau, Bittsch, Silvester), Vloo, Aarons, A.A.A. Photo (Garnier), Sidoc (Leprette), Magnum (Han Suyn). Paris, Sun, 1979. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 147 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Extrait :
   Quand on arrive là-bas, car la mode est d'y aller, on a besoin de reprendre son souffle. On ne sait plus où on en est, ni pourquoi on y est. J'exagère à peine. On voudrait savoir comment, de là-bas, notre planète à nous apparaît. Comme une lune ? Or, il n'y a plus que ténèbres, bicyclettes, et musées. Où est, tournant aux antipodes, notre chère Terre à nous ? Dans quelle partie du soir se lève-t-elle ? Disparue, engloutie, notre chère Terre à nous ne compte plus. Qu'est-ce que la Loire à côté du fleuve Bleu ? Qu'est-ce que Carpentras à côté des fonderies de Wuhan ? « Dites-moi comment vous nous apercevez d'où vous êtes ? », n'arrêtait pas de me claironner dans les oreilles au téléphone le directeur du magazine qui m'avait expédié en exprès. Il appelait sans préavis de Paris, un joli tarif à la pulsation intercontinentale. N'empêche. Et il me réveillait en pleine nuit à cause du décalage horaire : « Je vous entends, mais je ne vous vois plus », répondais-je en bâillant. En même temps je me sentais accablé. Le cher homme se mettait inutilement en colère tandis que, dans un mouvement d'humeur qui m'échappait, je lui disais la plus grande vérité que j'aie découverte là-bas : que sur la planète Chine on ne sait plus où l'on est.

18 euros (code de commande : 21982).

 

[CONFUCIUS]. ÉTIEMBLEConfucius (Maître K'ong). Quatrième édition, revue et corrigée. Paris, Club Français du Livre, 1968. In-8° sous cartonnage et Rhodoïd d'éditeur, 296, [18] p., (collection « Portraits de l'Histoire », n° 2), exemplaire numéroté (n° 622), en bel état.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   Première partie : l'héritage.
      1. La Chine des Tcheou.
      2. Les dieux et les hommes.
      3. Le confucianisme avant Confucius.
      4. La Chine au temps de Confucius.
  Deuxième partie : la gestion.
      1. Premier état du mythe confucéen : la vie.
      2. Premier état du mythe : les « classiques » confucéens.
      3. Du mythe à l'homme et des classiques à l'œuvre.
      4. Le Confucius des Entretiens Familiers : l'homme.
      5. Le Confucius des Entretiens Familiers : le politique.
      6. Le Confucius des Entretiens familiers : le moraliste.
      7. Le Confucius des Entretiens Familiers : le philosophe.
      8. Le Confucius des Entretiens Familiers : maître et disciples.
   - Conclusions sur Confucius.
   Troisième partie : Le legs.
      1. Grande Étude et Milieu Juste.
      2. Les Écoles combattantes.
      3. Le confucianisme de Mencius.
      4. Le confucianisme de Siun Tseu.
      5. Du martyre au triomphe.
      6. Intermède bouddhiste.
      7. De Tcheou Touen-yi à Wang Ngan-che.
      8. Tchou Hi et le néo-confucianisme.
      9. L'Occident découvre Confucius.
      10. Confucius et l'Occident contemporain.
      11. Le confucianisme au Japon et en Corée.
      12. Confucius et la Chine contemporaine.
      - Conclusions sur le legs confucéen
   - Appendices.
      1. Textes confucéens :
         - La Conduite du lettré.
         - Dissertation de Po Kiu-yi.
         - Extraits de la Petite Étude.
      2. Bibliographie critique.
      3. Chronologie sommaire.

13 euros (code de commande : 22622).

 

CONTENAU (Georges) — L'art de l'Asie occidentale ancienne. Paris - Bruxelles, Van Oest, 1928. In-8° broché, 58 p., LXIV planches hors texte en héliogravure, (collection « Bibliothèque d'Histoire de l'Art »).
Avant-propos :
   « Trois grandes civilisations se sont partagé le monde ancien : celle de l'Égypte, celle de l'Égée, celle d'Assyro-Babylonie. Mais, de même que la civilisation de l'Égée, dont le foyer principal est en Crète, rayonne au loin sur un grand territoire, l'art d'Assyro-Babylonie déborde également de son pays d'origine. C'est lui, plus ou moins modifié, qu'on retrouve dans la Perse ancienne, le nord du bassin du Tigre et de l'Euphrate (I'Arménie moderne), la Syrie et la Palestine, la plus grande partie de l'Asie Mineure. C'est lui que l'on peut décrire sous le nom d'art mésopotamien puisqu'il a ses origines en Mésopotamie, d'art de l'Asie occidentale ancienne puisque tous les pays qui la composaient peuvent s'en réclamer.
   Cette civilisation eut une longue fortune : nous la voyons déjà constituée au début de l'histoire (vers 3200 ou 3300 avant notre ère) au sud du bassin du Tigre et de l'Euphrate, où les Sumériens, qui ne sont ni des Sémites, ni des Indo-Européens (du moins tels que nous les connaissons aujourd'hui), l'ont élaborée et menée à un haut degré de perfection. Les conquérants sémites qui fondent Babylone hériteront de cette civilisation au même titre que leurs voisins les Assyriens ; elle imprègne la Phénicie, qui répond à la côte méditerranéenne, et tout l'arrière-pays, appelés Canaan ; des sources du Tigre et de l'Euphrate, nous la voyons se diriger vers le Taurus, le franchir et, dans la péninsule, aller prendre contact avec la civilisation égéenne qui s'implante à l'ouest de l'Asie Mineure. Lorsqu'au milieu du premier millénaire avant notre ère les Perses mettent fin aux empires d'Assur et de Babylone, ils sont les continuateurs de cette civilisation, comme les Grecs et les Romains, lorsqu'ils conquièrent l'Orient, l'adoptent dans ses grandes lignes et la combinent avec la leur. Insensiblement nous atteignons ainsi et nous dépassons même l'ère chrétienne, sans que cet immense domaine cesse de posséder son autonomie artistique et sans qu'aucun des peuples qui le composent s'inspire vraiment d'une autre culture. Comme l'adhésion des populations orientales au christianisme, puis à l'Islam, en modifie peu à peu le caractère par l'introduction d'éléments nouveaux, sans pour cela en effacer les origines lointaines, c'est donc vers le troisième siècle de notre ère que prendra fin notre étude de cet art de l'Asie occidentale ancienne, après plus de 3500 ans d'histoire attestée.
   Le beau livre de M. Ch. Boreux, paru dans cette collection, a fait justice de la conception d'un art égyptien immobile. Celui de l'Asie occidentale ancienne n'a pas moins évolué ; le temps, et surtout l'espace où il s'épanouissait, lui ont imprimé semblable diversité, peut-être même plus accusée ; mais aussi les échanges d'influences. Dès 3000 avant notre ère, les relations avec l'Égypte étaient fréquentes et l'art mésopotamien s'en est bien souvent ressenti ; c'était déjà un perpétuel va-et-vient entre l'Asie, l'Égée, puis l'Europe, soit par mer, soit surtout par l'Asie Mineure. La péninsule, loin d'être une barrière entre les deux continents, est un véritable pont, et chez les peuples qui l'habitèrent, nous saisissons les affinités qui existent entre l'art de l'Asie occidentale et celui de l'Égée.
   C'est pourquoi j'ai cru devoir, dans cet exposé, rompre avec la coutume qui consiste à étudier l'évolution de l'art en Asie occidentale dans le cadre géographique et historique que constituent les anciens peuples, et ne pas le décrire dans une suite de monographies distinctes. Il m'a paru préférable de dégager les caractères généraux de chacune des grandes formes de l'art sur toute l'aire qui fait l'objet de cette étude, et d'en comparer les manifestations chez les différents peuples. Puisqu'il s'agit d'un résumé général, il m'a semblé qu'il y aurait intérêt, dans le choix des illustrations, à donner une idée de la multiplicité des aspects de cet art, et, quitte à ne pas reproduire tous les monuments popularisés par les manuels depuis près d'un demi-siècle, à faire place à des œuvres, moins connues, dues aux fouilles plus récentes et à montrer par là les progrès de l'archéologie orientale. »

25 euros (code de commande : 12409).

 

La Corée est une. Recueil d'articles étrangers. Pyongyang, Éditions en Langues Étrangères, 1978. In-8° broché, 301 p., quelques illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   - Le président Kim Il Sung est le centre de la réunification du pays et le grand leader de tout le peuple coréen, par Alberto Tauro Del Pino, président de l'Association nationale des écrivains et artistes du Pérou.
   - La politique de la PDC en matière de réunification de la patrie, par Terzawa Hajime, professeur à l'Université de Tokyo.
   - Que le peuple coréen puisse modeler son destin en toute indépendance !, par R. Guyok, sénateur (France).
   - Le vœu ardent du peuple coréen, par Arne Herlov Petersen, écrivain et journaliste du Danemark.
   - Tourments au Pays du Matin calme, par Yves Moreau Fernand, chef des services des politiques extérieures de l'Humanité, journal français.
   - Les troupes US entravent la réunification pacifique de la Corée, par Kajitani Yoshihisa, commentateur japonais sur les affaires internationales.
   - La présence des troupes américaines en Corée du Sud constitue un obstacle principal sur la voie de la réunification de la Corée, par A. Aubry, sénateur (France).
   - L'impérialisme américain, bas les pattes en Corée !, par Christian Rémi Richard, ministre des Affaires étrangères de la République Démocratique de Madagascar.
   - Les États-Unis ne doivent plus persister à perpétuer la division de la Corée, par Frances Béal, administratrice générale du journal américain Guardian et présidente du «cercle d'étude des idées du Djoutché » aux États-Unis.
   - La Corée est une. La thèse des « Deux Corées » est un sophisme des détracteurs, par Hanawa Fujio, vice-président du Secrétariat du « Conseil national de liaison des sociétés d'étude des œuvres du Président Kim Il Sung » du Japon.
   - La nation coréenne est une, par Steinar Stjerno, membre du Comité Exécutif du CC du Parti Socialiste de Gauche de Norvège.
   - La situation actuelle au nord et au sud de la Corée et le problème de leur réunification, par Yasue Ryosuke, rédacteur en chef de Sekai, revue théorique politique japonaise.
   - La réunification de la Corée et le droit international, par Sikeki Miyasaki, professeur à l'Université Meiji au Japon.
   - Les résolutions de l'ONU en faveur de l'agression contre la Corée et le pacte de sécurité nippo-américain, par Utai Fujishima, critique japonais.
   - Les forces socialistes et les forces non-alignées doivent, en union, donner leur concours actif à la réunification de la Corée, par Joe Velle, rédacteur en chef de Malta News.
   - Une seule patrie dans l'avenir, par Genaro Carnero Checa, secrétaire général de la Fédération latino-américaine des journalistes.

15 euros (code de commande : 19462GL).

 

CORNER (Julia) Histoire de l'Inde, par Miss Corner. Bruxelles, Devroede, 1847. [Bruxelles. / Librairie Historique et d'Éducation, / V. Devroede, Éditeur. / 1847.] In-8° sous cartonnage illustré d'éditeur (dessin de Louis Huard gravé par L. Lacoste), [3 (faux-titre, mention de dépôt, titre)], [1 bl.], IV, 245, [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.] p., bien complet de ses quatre gravures, (collection « Bibliothèque Illustrée - Série Historique », V - Tome sixième), bon exemplaire exempt de rousseurs, dos recollé proprement, un petit coup au mors supérieur, rare sous cette forme.
   Il s'agit de la traduction française de l'ouvrage publié à Londres, chez Washbourne, en 1846, sous le titre The history of India : pictorial and descriptive.
   Julia Corner (Londres, 1798 - Notting Hill, 1875), se fit connaître sous le nom de « Miss Corner » comme l'auteur de livres d'Histoire et d'ouvrages d'éducation destinés à la jeunesse.
Table des chapitres :
   - Préface.
   - Introduction. Temps primitifs.
   Chapitre I. Invasion des Grecs.
   Chapitre II. Invasion des Arabes et des Afghans.
   Chapitre III. Conquêtes des musulmans.
   Chapitre IV. Domination dans l'Inde des Patans ou rois afghans.
   Chapitre V. Invasion des Mongols.
   Chapitre VI. Colonies portugaises dans l'Inde.
   Chapitre VII. Empire des Mongols.
   Chapitre VIII. Splendeur de l'empire mongol.
   Chapitre IX. Origine de la puissance des Mahrattes.
   Chapitre X. Décadence de l'empire mongol, accroissement de la puissance des Mahrattes.
   Chapitre XI. Élévation de l'empire mahratte sur les ruines de l'empire mongol.
   Chapitre XII. Les Français et les Anglais dans l'Indostan, grandeur des Mahrattes.
   Chapitre XIII. Établissement de l'empire britannique dans l'Inde.
   Chapitre XIV. Grandeur et chute de l'empire de Mysore.
   Chapitre XV. Gouvernement britannique.
   - Conclusion.
   - Appendice.   

  

40 euros (code de commande : 24761).

 

Découverte de la Chine. Comité éditorial : Nathan Sivin, Frances Wood, Penny Brooke, Colin Ronan. Paris, Larousse, 1989. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 200 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, cartes, tableaux, exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   
Une des plus anciennes civilisations du monde compte aussi parmi les moins connues. La Chine, à l'autre bout du monde, a été longtemps ignorée, souhaitant, il est vrai, conserver sa personnalité, se préserver de l'étranger. Mais aujourd'hui « le monde est devenu un village » et la Chine est le plus peuplé de ses quartiers. Au moins (et sans doute plus) de 1,2 milliard d'habitants avant la fin du siècle, à ce moment plus de vingt fois la population de la France, quatre fois celle de la Communauté européenne.
   Découverte de la Chine est un titre bien choisi, qui permet de connaître l'essentiel sur cet immense pays, qu'il s'agisse de l'histoire et de la géographie, de la politique et de l'économie, de l'art et des loisirs, de la culture et des religions.
   Tous ces thèmes sont traités par un ensemble de spécialistes reconnus qui ont su mettre en valeur les faits marquants, distinguer l'essentiel de l'accessoire. Les textes sont soutenus par une superbe illustration photographique et aussi graphique, dont la qualité et le choix, liés à l'écrit, permettent une rapide et complète compréhension du sujet traité.
   La Chine est un État « incontournable ». Beaucoup de livres sont déjà parus sur le sujet souvent érudits, mais de lisibilité difficile et alors réservés aux spécialistes ; d'autres traitent un thème particulier.
   Découverte de la Chine offre un panorama complet de la Chine contemporaine de la fin du XXe s. C'est une introduction, mais aussi une référence, accessible à tous ceux qui pensent que, dans le monde où nous vivons, le pays qui concentre plus du cinquième de la population mondiale mérite d'être connu.

25 euros (code de commande : 16394).

 

DE GOBERT (Paul)Visages de Mongolie. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 2007. In-8° sous cartonnage oblong d'éditeur, 159 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Paul De Gobert est un voyageur paysagiste. Il marche, regarde, s'arrête, tire de sa poche son carnet de croquis et dessine, au crayon ou au pastel. Autrement dit, il prend le temps de rendre compte des champs visuels qu'au hasard de ses pérégrinations curieuses, à l'occasion, aventureuses, il décide de mémoriser en quelques traits ou aplatissements de pigments colorés. À l'instar du voyageur autour de sa chambre, il peut s'attarder au champ étroitement focalisé de son jardin, s'attachant à croquer sur papier quelques pommes récemment tombées ou cueillies juste à temps, encore éclatantes de leur soudaine maturité, ou bientôt pourrissantes en quelques recoins de son atelier. Mais, lorsque l'occasion se présente, il devient promeneur solitaire, portant son attention sur les variations chromatiques, les différences de vibrations lumineuses, les tracés souples ou abrupts des contrées qu'il parcourt patiemment dans l'attente du prochain arrêt sur dessin. (Michel Baudson.)
   Si Paul De Gobert a choisi de parcourir une contrée aussi lointaine que la Mongolie, c'est pour rencontrer des peuples aussi lointains que différents et évoluant dans des contrées où la nature encore vierge nous éblouit de sa beauté et de sa force généreuse. Des peuples nomades y vivent encore dans une totale symbiose avec le milieu naturel, teinté de culture chamanique, de traditions ancestrales. Les peuples nomades sont malheureusement menacés par les pressions mondiales du sédentarisme imposé et de l'exploitation des ressources naturelles.

13 euros (code de commande : 21607).

 

DROIT (Roger-Pol) — Le culte du néant. Les philosophes et le Bouddha. Paris, Seuil, 1997. In-8° collé, 361 p., index, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   La vogue du bouddhisme fait oublier combien sa découverte par l'Occident est récente. L'Europe commence à entrevoir le Bouddha vers 1820 seulement. Les orientalistes assemblent alors assez vite les diverses pièces – mongoles, chinoises, indiennes, tibétaines... – de ce puzzle culturel. L'émergence d'un tel continent, jusqu'alors presque inconnu, commence par surprendre et par inquiéter.
   La plupart des philosophes allemands et français du XIXe siècle trouvent en effet dans le bouddhisme matière à épouvante. Ils y voient une religion où « l'homme doit se faire néant » (Hegel). Cette volonté de destruction, ce « culte du néant » (Victor Cousin), célébré par une « Église du nihilisme » (Renan), constituent une menace pour l'ordre établi. Dans l'imaginaire philosophique européen, le bouddhisme représente d'abord la négation de la vie, la destruction de soi. En retraçant l'histoire de la découverte du bouddhisme, Roger-Pol Droit écrit une page oubliée de l'histoire du nihilisme moderne.
   En effet, à propos de l'Asie bouddhiste, les textes de Schopenhauer ou de Nietzsche, de Gobineau ou de Renouvier décrivent l'Europe d'après la Révolution française. Finalement, c'est l'Occident qui imagine une religion de l'anéantissement au moment où lui-même découvre l'effondrement de ses valeurs, de ses hiérarchies traditionnelles. Le spectre de l'athéisme, les révoltes sociales, la montée de la haine raciale, le pessimisme sont au rendez-vous.
   Si nous pensons au temps présent en lisant cette enquête, n'est-ce pas que notre histoire s'est en partie préparée dans ce laboratoire méconnu de l'Occident, le culte du néant ?

12 euros (code de commande : 25962).

 

 

DUMÉZIL (Georges) — Aspects de la fonction guerrière chez les Indo-Européens. Paris, Presses Universitaires de France, 1956. In-8° broché, 111 p., (collection « Bibliothèque de l'École des Hautes Études - Section des Sciences Religieuse », volume LXVIII), bon exemplaire de cette peu courante première édition.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Introduction.
   I. La geste de Tullus Hostilius et les mythes d'Indra.
      I. Les « Horatii » et les « Aptya ».
      II. Mettius Fuffetius et Namuci.
      III. Remarques.
   II. Les trois péehés du guerrier.
      I. Les péchés et les pertes d'Indra et de Yima.
      II. Les trois péchés de Starcatherus.
      III. Les trois péchés d'Héraclès.
   - Note finale.
   - Appendice : Discussion sur Starkadr.

20 euros (code de commande : 20950).

 

DUMONT (Louis) — Homo hierarchicus. Essai sur le système des castes. Paris, Gallimard, 1976. In-8° broché, 445 p., (collection « Bibliothèque des Sciences Humaines »), épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   « Voir dans la caste, comme on l'a généralement fait, l'aboutissement ultime de distinctions sociales, de classe ou de rang, voire de race, c'est ne pas sortir île notre paysage familier, l'idéologie égalitaire de nos sociétés occidentales modernes. Voici une démarche inverse. À l'Homo aequalis, Louis Dumont oppose l'Homo hierarchicus ; et comme les États-Unis offraient à Tocqueville la forme la plus pure de la démocratie, l'Inde représente pour l'auteur la forme la plus pure de la hiérarchie.
   C. Bouglé, le dernier des sociologues français à avoir tenté un Essai sur les castes en 1908, avait ramené le système à trois principes : séparation, hiérarchie, et interdépendance des groupes sociaux héréditaires. Louis Dumont observe d'abord que ces trois principes n'en font qu'un : l'opposition religieuse du pur et de l'impur. Sous-jacente à l'ordre hiérarchique des castes, on trouve ainsi une structure fondamentale qui donne sa forme générale au système. La hiérarchie n'est essentielle que parce qu'elle est l'aspect conscient du rapport de l'élément à l'ensemble, où interviennent la division du travail, la réglementation du mariage et les prohibitions alimentaires.
   L'idéologie ainsi dégagée, l'auteur aborde, avec l'analyse du pouvoir et du territoire, de la fonction royale et de dominance, des droits sur le sol, de la justice et de l'administration de la caste, les implications les plus profondes du système. Les derniers chapitres débouchent sur de larges aperçus comparatifs : y a-t-il des castes chez les non-Hindous ? La caste existe-t-elle hors de l'Inde ? L'abolition théorique modifie-t-elle les comportements spontanés ? Autant de questions que pose l'adaptation de l'Inde traditionnelle au inonde moderne et qui nous ramènent pour finir à une confrontation schématique globale de l'Homo hierarchicus et de l'Homo aequalis.
   En appendice, quatre essais complètent l'ouvrage sur des points essentiels : la différence entre caste et racisme, la place centrale du renoncement à la vie sociale dans les religions de l'Inde ; la royauté, dans l'Inde ancienne ; les relations entre Hindous et Musulmans dans la politique moderne.
   Reprenant ainsi pour la première fois en France depuis le début du siècle un grand problème classique de la sociologie, ce voyage anthropologique purement théorique à la recherche d'une société aux antipodes de la nôtre contribue, pour cette raison même, à éclairer ce qui, chez nous, est resté obscur, résiduel, et pourtant bien présent. »

12 euros (code de commande : 14063).

 

FISCHER (Georges) — Le Parti Travailliste et la décolonisation de l'Inde. Paris, Maspero, 1966. In-8° broché, 341 p., (collection « Bibliothèque Socialiste », n° 9), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Cette étude, la première consacrée au sujet, examine, depuis 1900 jusqu'en 1947, l'idéologie et les attitudes travaillistes à l'égard de l'Inde, de son statut politique, de son régime économique et social, de son mouvement national. Cette idéologie et cette attitude portent la marque d'influences nombreuses et de facteurs divers : les idées libérales et radicales, les conditions économiques anglaises, les exigences de la vie politique et parlementaire de Londres, la nature et l'action du Congrès national indien ainsi que ses rapports avec le Labour. Ce dernier manifeste peu de sympathie pour le nationalisme, pour les changements brusques, pour ceux qui réclament l'indépendance immédiate et veulent l'arracher. Il se montre un partisan déterminé de la progression lente, par étapes, de la préparation à l'autonomie ou à l'indépendance. Les travaillistes proclament leur solidarité avec les ouvriers indiens et s'estiment responsables de leur sort ; ils tendent ainsi inévitablement à subordonner ce dernier aux exigences de leur propre politique. Ils conseillent aux Indiens de recourir uniquement aux méthodes constitutionnelles, de faire confiance à l'action que mènent leurs amis au Parlement de Westminster, de se méfier du nationalisme, aussi bien économique que politique. Pendant toute cette période les rapports entre le Labour et le nationalisme indien sont caractérisés par des malentendus et des images fausses. Les travaillistes cherchent à transplanter en Inde le modèle qui leur est familier, mais ce qui sera véritablement transmis ne leur appartient pas en propre.

10 euros (code de commande : 14848).

 

FONTEIN (Jan) et LAMBRECHT-GEERAERTS (Miriam)Bouddhas du Siam. Trésors du Royaume de Thaïlande. Photographies par Dirk Bakker. Gand, Snoeck-Ducaju & Zoon, 1996. In-4° broché, 139 p., nombreuses reproductions en couleurs, bel exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux Musées royaux d'Art et d'Histoire, à Bruxelles, du 11 octobre 1996 au 16 février 1997, à l'occasion du jubilé du règne du roi de Thaïlande.
Sommaire :
   - Préface.
   - Avant-propos.
   - La Thaïlande : un pays et un peuple à travers les siècles.
   - La représentation de Bouddha en Thaïlande : tradition et évolution.
   - Le bouddhisme : symboles, rituels et milieu.
   - Bouddha, sa vie ses disciples.
   - Trésors sacrés de pagodes en Thaïlande.
   - Le panthéon en Thaïlande.
   - La peinture en Thaïlande.
   - La céramique en Thaïlande : de Ban Chiang à Bangkok.
   - La danse et le théâtre en Thaïlande.
   - L'or des rois.
   - Glossaire.
   - Bibliographie.

30 euros (code de commande : 25352).

 

[GANDHI]. Sagesse de Gandhi. Mahâtmâ Gandhi par Romain Rolland suivi des Lettres à l'Ashram de Gandhi présentées et traduites par Jean Hébert. Paris, Club des Libraires de France, 1955. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur (maquette de Pierre Faucheux), 352 p., (collection « Livres de Sagesse », n° 3), exemplaire numéroté à l'état de neuf.

20 euros (code de commande : 202/61).

 

GOUROU (Pierre) — L'Asie. Paris, Hachette, 1953. In-8° broché, 541 p., illustrations in et hors texte, cartes en couleurs, (collection « Les Cinq Parties du Monde »), couverture plastifiée.
Introduction :
   Asie, ces syllabes ascendantes appellent imageries et légendes, trésors de Golconde, expédition d'Alexandre, parfums d'Arabie, chevauchées de Genghis-Khan, toits bleus et jaunes des palais de Pékin, infini des steppes Kirghiz, rosés d'Ispahan, étoile de Bethléem, éléphants et pagodes, moulins à prières des lamaseries. L'Asie, est-ce bien cela ? Et la réalité ne sera-t-elle pas plus fuyante que le rêve ? Le plus vaste des continents a 44 millions de kilomètres carrés ; 75 degrés de latitude séparent le cap Tchéhuskin (77° 40' N) du cap Buru (péninsule malaise, 1° 16' N) ; compte tenu des îles, l'extension en latitude est de 92°, depuis la Severnaja Semlja (81° N) jusqu'à l'île Rdti (11° S). L'Asie embrasse 164 degrés de longitude, du cap Baba (Asie Mineure) au cap Dejnev (Sibérie). L'Asie a de bonnes limites dans les Océans Arctique, Pacifique et Indien ; ailleurs les choses sont moins simples. Quelles limites du côté de l'Europe ? Au début de l'ère secondaire s'est ébauchée, entre l'Ob et la Mer d'Oman, une dépression qui fut, à divers moments de son histoire, exondée ou marine. La limite entre l'Europe et l'Asie peut-elle se situer dans la plaine de Sibérie occidentale, sur l'emplacement de cette ancienne dépression ? Et où cela, dans cette plaine ? S'il est commode d'adopter l'Oural comme frontière de l'Asie, cette chaîne usée ne sépare pas des paysages différents. L'évolution démographique, économique, politique de l'U. R. S. S. affaiblit chaque jour la barrière ouralienne. Au sud de l'Oural, et jusqu'à la Mer Caspienne, plus rien ne permet de tracer une frontière entre l'Europe et l'Asie. Il serait légitime de pousser l'Asie jusqu'aux Carpathes ou l'Europe jusqu'à l'Ienisseï.
   La difficulté est grande d'attribuer le Caucase à l'Europe ou à l'Asie. S'il est asiatique, la limite entre l'Europe et l'Asie passerait au nord du Caucase, dans les steppes de Ciscaucasie, et, pour qui tient à des précisions, le long des deux Manitch. La vanité de ces considérations saute aux yeux. L'Europe est une péninsule asiatique, et l'Asie une conception artificielle. C'est le plus grand mérite de ce livre que de résoudre l'insoluble problème de la démarcation Europe-Asie en renonçant à l'étude régionale de l'Asie septentrionale, attribuée au volume que la collection consacre à l'Europe et à l'U. R. S. S. L'Asie septentrionale diffère profondément du reste de l'Asie ; ses limites vers l'Europe sont évanescentes.
   Du côté de l'Afrique, la nature a bien fait les choses : la vigueur du fossé de la Mer Rouge et du Golfe de Suez ne laisse rien à désirer. Pourtant un meilleur examen dissipe les apparences. La Mer Rouge est bien un fossé, mais dont les berges offrent des paysages semblables ; de part et d'autre même relief, même climat et même population menant la même existence ; ne serait-il pas légitime de pousser l'Afrique jusqu'au Golfe Persique, jusqu'au Taurus et au Zagros ? L'Afrique, une vieille plate-forme rigide surmontée de sédiments non plissés. La basse vallée et le delta du Nil, avec leur pullulement de paysans, sont une première image de l'Asie des Moussons. L'Afrique empiète politiquement sur l'Asie puisque le Sinaï appartient à l'Égypte. L'Asie doit-elle comprendre les Moluques ? Et Halmaheira ? Que penser de la Nouvelle Guinée ? Ce débat n'est pas aussi vain qu'il pourrait paraître à première vue ; le conflit qui sépare République indonésienne et Pays-Bas montre les répercussions politiques de cette indécision.
   Cette discussion sur les limites pourrait rebondir dans une direction intéressante si des caractères géographiques proprement asiatiques apparaissaient clairement. Serait asiatique tout territoire qui aurait les caractères asiatiques. Mais l'immense continent offre une telle diversité qu'il est malaisé d'y faire apparaître des traits communs. Comment trouver dans un paysage du Bengale des caractères qui, apparentés à ceux du Kamtchatka ou de l'Anatolie, procéderaient de l'appartenance au même continent ? Peut-être existe-t-il un aspect morphologique commun aux hautes montagnes d'Asie : ce serait la rigidité de leurs cimes ; et, en somme, la lourdeur de leur relief. Ce caractère est-il spécifiquement asiatique ? L'immensité des régions morphologiques, la monotonie du relief sur de vastes étendues ne seraient-elles pas un caractère « asiatique » valable ? Immensité des steppes de l'Asie centrale, des déserts d'Arabie, des plaines du Gange, du delta du Mékong, des plaines de la Chine du nord. Mais cette immensité n'exerce-t-elle pas son appel au vide sur le versant saharien de l'Atlas, dans les grandes plaines de l'ouest des États-Unis, dans l'ouest de l'État de Sào Paulo ? C'est à la seule Europe occidentale que s'oppose la monotonie des paysages d'Asie.
   Existe-t-il un climat « asiatique » ou des nuances « asiatiques » des divers climats représentés en Asie ? Un seul trait commun apparaît incontestable, c'est la continentalité, qui glace les hivers, réchauffe les étés, donne une nuance d'aridité à d'immenses étendues. À la continentalité Bassorah doit des minima à zéro, et Hanoi à + 5, minima inférieurs à ceux que voudrait la latitude ; Changhaï, par 30° N, est en janvier aussi froid que Paris, pourtant sous la latitude de 49° N ; mais les vagues de froid n'épargnent pas la Nouvelle-Orléans.
   Il n'y a pas d'humanité « asiatique ». Toutes les « races » sont présentes. La blanche, la jaune, la noire, les Pygmées. La tentation est grande de dire que la « race jaune » est caractéristique de l'Asie ; mais la moitié seulement de la population de l'Asie appartient à cette « race ». Il n'y a pas de langue asiatique ; il n'y a pas d'écriture asiatique. Il n'y a pas de civilisation supérieure asiatique, commune à l'Asie tout entière ; l'Asie se partage entre plusieurs hautes civilisations : la chinoise, l'indienne, l'islamique, la civilisation occidentale moderne ; profondément différentes les unes des autres, elles n'ont jamais fait l'unité de l'Asie ; la carte des civilisations n'était pas moins complexe autrefois qu'aujourd'hui. II n'y a pas de religion asiatique; que le bouddhisme ait glissé de l'Inde à la Chine ne suffit pas pour constituer une communauté de civilisation; le bouddhisme est mort dans l'Inde et a connu en Chine des interprétations particulières.
   Faut-il renoncer à tout espoir de trouver à l'Asie des caractères géographiques communs ? Il s'y est noué, dès les origines de l'humanité, un système de relations fidèle aux indications du relief et du climat ; ce réseau artériel a permis échanges et contacts, a diffusé les influences culturelles et exalté les civilisations. Plaines et sources au pied des montagnes ont autorisé la constitution de voies de circulation qui ont de bonne heure uni la Chine du nord à l'Iran et à l'Asie antérieure, et ces dernières régions à l'Inde. Tout autour du massif tibétain, hommes, techniques et idées ont parcouru et occupé les plaines, parce qu'elles étaient des plaines et parce qu'elles devaient aux montagnes pluies, rivières et sources. L'Asie n'a pas connu d'obstacles comme le Sahara ou les forêts équatoriales de l'Amazonie et de l'Afrique.
   Bien que les traits essentiels de l'architecture se disposent en bandes est-ouest, divisant l'Asie en une bande septentrionale, qui est l'Asie arctique, une bande médiane, qui est la haute Asie, et une bande méridionale, qui est l'Asie tropicale, des traits méridiens jouent un rôle capital dans la géographie de l'Asie. Le plus remarquable : la structure nord-sud de l'Extrême-Orient, qui prend tout son intérêt du fait que, sur cette façade pacifique de l'Asie, un désert ne s'intercale pas entre le monde tempéré et le monde tropical. Il n'y a pas d'obstacle de climat ou de relief entre la Mandchourie et la Cochinchine. De même, dans l'est de l'Inde, une parfaite continuité climatique s'observe depuis l'Afghanistan jusqu'au cap Comorin. Le riz est encore cultivé au Kachmir, par 1600 m. d'altitude et une latitude de 34° N ; le blé est encore cultivé dans le Tinnevelly, à l'extrémité sud-est de la péninsule, par 8° N. L'Asie est un faisceau de relations.
   L'Asie est anciennement civilisée, et à peu près entièrement occupée par des civilisations supérieures. Souvent même le paysage asiatique porte les traces de plusieurs civilisations successives; temples, églises, mosquées ont occupé les mêmes sites, les ruines de l'édifice antérieur servant à la construction de l'édifice suivant, tout comme les sédimentations géologiques se passent de l'une à l'autre les mêmes imperturbables cailloux de quartz. Le Kutub Minar jaillit d'un temple hindou, la mosquée des Omeyyades s'épanouit sur un emplacement sacré bien avant elle. Cet immense passé de civilisation confère un air de grandeur et comme une quatrième dimension aux paysages asiatiques; comment ne pas penser à la Mésopotamie devant les médiocrités présentes de l'Irak ? Les lointaines énigmes de Mohenjo Daro parent le Sind d'une auréole de haute civilisation. Les environs de Delhi inspirent au visiteur la même émotion archéologique qu'Angkor ou le Boroboudour. Comment ne pas évoquer à Touen Houang les caravanes des grandes époques qui apportaient à la Chine le jade et la prédication bouddhique ?
   La civilisation européenne, prenant une place encore secondaire dans l'Asie étudiée par ce livre, a respecté l'essentiel des civilisations traditionnelles. Leurs techniques d'exploitation de la nature, souvent raffinées quoique non mécaniques, restent de productivité faible par individu. Parce que supérieures, ces civilisations ont pu briller dans le domaine de la pensée et des arts, et encadrer de vastes masses humaines que des techniques peu productives condamnaient à être essentiellement des paysanneries pauvres.

10 euros (code de commande : 16142).

 

Le Grand guide de la Chine. Traduit de l'anglais et adapté par Anne-Valérie Cadoret et Céline Guillo. Paris, Gallimard, 1991. In-8° broché, 399 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Bibliothèque du Voyageur »).
En quatrième de couverture :
   
Plus de quinze auteurs, photographes, universitaires, journalistes ou grands voyageurs, tous amoureux fous de la Chine, ont collaboré à ce volume pour vous offrir le guide le plus complet. Leur but : écrire un récit vivant où anecdotes historiques, tableaux pittoresques et renseignements pratiques se succèdent et se complètent. Donner à voir, c'est aussi plus de quatre cents photographies en couleurs pour rêver avant le grand départ.
   Trois parties complémentaires vous permettent de découvrir les multiples facettes du « pays des montagnes », depuis les pentes de l'Himalaya jusqu'aux steppes de Manchourie.
   1. Histoire et société : où la fresque historique et culturelle de la patrie de Confucius, depuis le légendaire Huangdi, l'Empereur Jaune, au « Printemps de Pékin » ; périodes et personnages marquants y sont décrits et analysés.
   2. Itinéraires : le cœur du guide. Région après région, y figurent tous les sites dignes d'intérêt, propres à séduire les amateurs d'art comme ceux qui recherchent l'aventure.
   3. Informations pratiques : formalités, transport, santé, culture, adresses des hôtels, restaurants, curiosités : tout ce dont vous avez besoin pour organiser et réussir votre voyage.

10 euros (code de commande : 16322).

 

Guide de conversation pratique français-chinois. Deuxième édition. Pékin, Éditions en Langues Étrangères, 1964. In-12 sous reliure d'éditeur, [8], 198 p., bon exemplaire.
On peut, par exemple, y apprendre à dire :
   - Dans quel hôtel est descendue la délégation française ?
   - Nous voudrions visiter le jardin d'enfants de votre usine.
   - Combien de terre possède cette commune populaire ?
   - Nous aimerions connaître les conditions de travail dans votre usine.
   - Comment sont organisés les loisirs des travailleurs ?
   - Où se trouvent les bouquinistes ?

10 euros (code de commande : 20374).

 

GUILLERMAZ (Jacques)Une vie pour la Chine. Mémoires (1937-1989). Paris, Laffont, 1989. In-8° broché, 450 p., un cahier d'illustrations hors texte, (collection « Vécu »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   
Ils sont devenus rares en Occident ceux qui, lorsqu'on parle des événements qui ont ébranlé la Chine, peuvent dire : « J'y étais. » Jacques Guillermaz est de ceux-là. De 1937 à 1966, militaire-diplomate à Pékin, à Chungking, à Nankin, il a connu la Chine des généraux – les fameux « Seigneurs de la guerre » –, il a suivi la guerre sino-japonaise, il a vécu la guerre civile qui, de 1945 à 1959, opposa nationalistes et communistes, il a vu le triomphe du communisme, il a assisté à l'événement de la Révolution culturelle. Et, depuis son retour en France comme conseiller diplomatique et surtout comme universitaire, il n'a cessé de suivre et de commenter le destin tourmenté de cette immense nation dont la population vient d'atteindre un milliard cent millions d'habitants.
   Cette fois, pour la première fois, le sinologue réputé, l'historien reconnu du Parti communiste chinois se raconte et, à travers son expérience, il raconte cette Chine qu'il a connue et aimée, ces hommes, de Chiang Kai-shek à Chou En-lai et Mao Tsê-tung, qu'il a côtoyés, ces villes qu'il a habitées ou visitées. Par instants, ces mémoires touchent à la grande histoire. L'auteur a su prévoir très tôt la chute de Chiang Kai-shek et alerter les autorités françaises sur ses répercussions en Indochine.
   À travers son récit, ses descriptions, éclate l'amour de l'auteur pour un pays auquel il a consacré sa vie et sa carrière. Une vie pour la Chine : un titre qui ne ment pas. Celui d'un livre sans précédent, qui éclaire directement un demi-siècle d'une prodigieuse histoire.

20 euros (code de commande : 16321).

 

HAUSHOFER (K.) — Le Japon et les Japonais. Géopolitique du Japon. Préface et traduction de George Montandon. Paris, Payot, 1937. In-8° broché, 299 p., (collection « Bibliothèque Géographique »), bel exemplaire.
Table des matières :
   Préface.
   Introduction : Traits généraux de la géophysique du Japon.
   I. L'étendue terrestre et maritime de l'Empire du Soleil levant.
      - Situation générale.
      - Formes et contours de la terre d'origine et de l'empire.
      - Les eaux et les formes du sol.
      - Géologie, volcans, tremblements de terre, formation du sol.
      - Climat, rythme des moussons, courants marins.
      - De la bio-géographie des plantes et des animaux.
      - La pêche au Japon.
      - De la représentation et de la description du paysage japonais.
   II. La race des îles et la population de l'empire. L'homme sur la terre japonaise.
      - Origine.
      - Tempérament et caractère de la race insulaire.
      - Particularités, mœurs et coutumes.
      - La langue.
      - La vie culturelle dans la religion et la conception du monde.
      - La science. Éclectisme pratique. La politique.
      - La littérature ; la presse et la vie publique.
      - Les arts figurés et la musique. L'art appliqué dans l'industrie. La vie culturelle journalière et la formation de goût.
   III. L'individu et la famille juridiquement et dans l'État. Les forces de défense militaire.
      - Caractéristique générale.
      - L'individualité et le droit familial. La puissance paternelle.
      - La distribution et l'administration du pays. L'exercice de la justice.
      - La constitution, la puissance impériale et le jeu des partis ; le parlementarisme. La conscience nationale.
      - La défense nationale, l'éducation militaire et la science guerrière.
   IV. La vie de l'empire japonais en tant qu'État et les principales circonstances de son développement.
      - La vie de l'État national sur l'étendue qui lui est départie.
      - Les traits principaux du développement interne.
      - Une vue d'ensemble sur les forces agissantes et inhibitrices qui modèlent le développement externe et interne.
      - L'épanouissement actuel du caractère national, de l'âme populaire et de la structure politique.
      - Le déroulement des événements d'après-guerre, depuis le tremblement de terre du Kwanto jusqu'à l'immixtion en Mandchourie et à l'aventure de Shanghai en 1932.
   V. La colonisation, les communications et l'économie sur les territoires japonais.
      - Généralités. Données démographiques. Agglomérations caractéristiques.
      - Les couches sociales.
      - Les bases de la géographie économique : l'économie rurale et forestière.
      - La mer nourricière. Les exploitations côtières.
      - Les mines et les richesses du sol.
      - Les métiers et les industries.
      - Le commerce et le transport. La navigation et les chemins de fer.
      - L'émigration et l'idée d'expansion.
      - Conclusion sur le Japon - vu du dedans.
      - Les bases, les possibilités et les limites de ce qu'on peut prévoir sur la dynamique démographique du Japon. L'avenir ethno-psychologique de la culture et de la structure de l'État japonais.
   Appendices.
      - Sur la littérature étrangère et japonaise relative au Japon.
      - Tableaux relatifs à la surface du pays, au développement des côtes, à la population, aux communications et au climat.

18 euros (code de commande : 19416).

 

HINTON (William) — La guerre de cent jours : la révolution culturelle à l'Université Tsinghua. [Titre original : Hundred Day War : The Cultural Revolution at Tsinghua University.] Traduit par Martine Gilbert. Lyon, Fédérop, 1976. In-8° broché, 323 p., (collection « Pratique Théorique », n° 1).
Introduction :
   Ce texte n'est pas l'histoire définitive de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne à l'Université Tsinghua. Il doit être considéré plutôt comme la compilation de quelques notes rapides prises au cours de conversations avec certains participants. D'autres témoins des mêmes événements y trouveront sûrement d'importantes déformations et omissions. L'histoire complète ne pourra être racontée que lorsque les gens de Tsinghua eux-mêmes la recréeront ensemble à partir des milliers de sources qui existent encore mais qui pourraient bien être dispersées à jamais. Une grande partie de l'histoire est rapportée par des affiches, des tracts, des télégrammes et des lettres. Davantage encore n'est inscrit que dans la mémoire des gens qui l'ont vécue. Si les cadres, professeurs et étudiants de Tsinghua tentaient ensemble de réunir et sauvegarder cette matière, leur effort aurait une valeur inestimable. Le feront-ils un jour ? C'est là un autre problème. Des documents importants sont d'ores et déjà perdus, des personnages-clés sont partis pour des provinces éloignées tandis que ceux qui restent – et qui pourraient entreprendre ce travail – sont si occupés à réorganiser leur institution qu'ils ont tendance à négliger son histoire.
   Il y a aussi un problème politique, un problème de consensus. La lutte idéologique a été très aiguë ; qui plus est, elle continue aujourd'hui encore. À qui faut-il se fier pour résumer ce qui s'est passé ? Qui peut en interpréter la signification réelle ? L'esprit dogmatique, sectaire, associé à l'influence de Lin Piao colore encore la pensée de certains. On tend à confondre ce qui s'est passé avec ce qui aurait dû se passer. Et ceux qui ont été destitués portent des stigmates si profonds que les puristes veulent les bannir entièrement de l'histoire parce qu'il semble que parler de leurs actions et de leurs idées erronées équivaut d'une certaine manière à plaider en leur faveur.
   Pour la majorité dès gens, qui rejettent cette forme de dogmatisme, se pose de plus le problème de juger prématurément des tendances politiques mal définies. Pendant l'été 1971, Kuai Ta-fu, le leader étudiant de Tsinghua, bien connu dans tout le pays, faisait l'objet d'une enquête en tant que « conspirateur du 16 mai ». Son cas n'étant pas résolu, nos informateurs tentèrent d'abord de raconter leur histoire sans jamais mentionner Kuai. Mais à mesure que nos questions devenaient plus précises, ils ont été contraints de le faire et Kuai est apparu, presque plus grand que nature, comme l'antihéros. À cette époque-là, toute la population du campus s'accordait pour le désavouer et le verdict semblait inévitable. L'affaire Lin Piao éclata alors et avec elle la possibilité d'une modification du verdict contre Kuai. Je ne veux pas suggérer par là qu'il y ait une contestation sérieuse des faits, de ce qui s'est passé, de ce que Kuai a réellement fait, mais qu'il y a un doute sur la signification politique de tout cela.
   Jusque-là, la chute de Lin Piao n'a pas été expliquée ou tout au moins pas au grand public. Je n'ai pour le moment aucun moyen de savoir quelle part de ce qu'on nous a raconté pendant l'été 1971 a pu être déguisé par des apologistes de Lin Piao et de sa ligne, à une époque où le ministre de la Défense et successeur désigné de Mao comme Président du Parti Communiste Chinois était sur le point d'être désavoué et par conséquent luttait probablement pour sa survie politique à bien des niveaux.
   Pourquoi alors raconter cette histoire maintenant ?
   Eh bien, les fous se précipitent là où les anges ont peur de poser le pied.
   J'ai le sentiment que l'histoire, aussi incomplète et partiale qu'elle puisse être, contient des leçons importantes. D'une part l'histoire de la Révolution Culturelle à Tsinghua aide à expliquer ce qu'était vraiment l'ancienne éducation révisionniste et pourquoi les gens se sont levés en masse contre elle. D'autre part, elle montre comment cette éducation, les éducateurs eux-mêmes et les étudiants ont été transformés, ou du moins comment cette transformation a commencé. Pour les lecteurs occidentaux qui en sont venus à douter que de vrais problèmes existent ou que les choses changent vraiment après que tout ait été dit, elle devrait se révéler utile.
   Ce qui est bien plus important, c'est l'histoire du développement de lignes politiques de « droite » et de « gauche » et en particulier l'apparition d'une ligne « gauchiste » qui a dominé la scène pour un temps puis s'est fait battre. Du début à la fin, il ressort que la manière dont Mao Tsé-toung aborde la révolution socialiste est empreinte de justesse et de vitalité. En étudiant ces événements, on commence à comprendre le rôle crucial qu'a joué Mao en mobilisant le mouvement de masse lorsque celui-ci était la clé de l'avenir puis en le guidant à travers les crises lorsque les déviationnistes de « droite » et de « gauche » menaçaient de le détruire. Ce sera peut-être une révélation pour ceux qui pensent que la prise du pouvoir est le dernier acte de la révolution.
   Il m'apparaît également que le problème de la pensée et de l'action « gauchistes », si central dans l'histoire de Tsinghua, est un sujet de réflexion particulièrement important pour les jeunes occidentaux. D'une part certaines voix répètent encore avec insistance en Occident que le gauchisme représentait la véritable révolution en Chine et que finalement, malgré ses bonnes paroles, Mao Tsé-toung a piétiné la fleur de la jeunesse chinoise. D'autre part de nombreux révolutionnaires occidentaux sont enclins à accepter des slogans et des lignes d'action gauchistes, tout autant que leurs homologues chinois. Les gens ont du mal à reconnaître la contre-révolution lorsqu'elle porte un habit « de gauche ». Ils pensent : « De toute manière, la gauche vaut mieux que la droite ». Ayant appris à haïr l'impérialisme, ils sont portés à croire que celui qui s'exprime avec le plus de violence et qui préconise les actions les plus extrémistes est celui qui hait le plus l'impérialisme ; que le drapeau le plus rouge est, ipso facto, le plus révolutionnaire. Si la politique révolutionnaire était aussi simple que ça, personne n'aurait besoin d'étudier Marx, Lénine ou Mao. Les lignes d'action gauchistes sont désastreuses en ce qu'elles isolent la classe ouvrière et interdisent aux leaders ouvriers d'unir toutes les forces mobilisables contre l'ennemi principal. Il est un élément qui brise souvent l'unité ici comme il l'a souvent fait en Chine : c'est le « culte de la personnalité » qui prétend qu'un individu et son groupe sont les vrais révolutionnaires tandis que les gens qui ont des idées différentes ou qui sont venus plus tard aux mêmes idées ne méritent en aucune façon d'être considérés comme des camarades et ne peuvent certainement pas faire partie de l'avant-garde.
   L'histoire de Tsinghua montre clairement combien le culte de la personnalité peut faire de dégâts, comment il mène à l'arrogance, à l'isolement et en fin de compte à des crimes envers le peuple, tous parés de la plus noble rhétorique de « gauche ». Si tout cela peut être compris, ces notes rapides seront justifiées.
   L'action unitaire des travailleurs de Pékin contraste violemment avec le culte de la personnalité. Ils n'ont pris aucun compte des provocations les plus extrêmes afin de réconcilier les factions étudiantes qui se menaient une guerre sans espoir. Ce qui a uni les travailleurs et qui en fin de compte a réuni les étudiants, c'est la pensée marxiste-léniniste de Mao Tsé-toung. Le pouvoir de cette théorie révolutionnaire a rarement trouvé une démonstration plus convaincante que sur le campus de Tsinghua, le 27 juillet 1968. Si la nature extraordinaire de ces événements et de la conscience politique qui les a rendus possibles peut être comprise en partie grâce à ces notes, cela aussi justifiera leur publication.

14 euros (code de commande : 18528GL).

 

[HIROSHIGE (Utagawa)]. Les restaurants réputés d'Edo. Morlanwelz, Musée Royal de Mariemont, 2000. In-4° broché, 59 p., illustrations en couleurs.
Extrait de la préface :
   Les collections d'Extrême-Orient du Musée royal de Mariemont sont d'une grande diversité : elles couvrent la Chine, le Japon et l'Indonésie et, depuis ces dernières années, la Corée et le Vietnam.
   Le don de Madame Jeanne Jonas complète les collections japonaises du Musée par de nombreuses estampes. Nous en publions ici la principale partie, une série rare et méconnue du grand maître Hiroshige : les « Restaurants réputés d'Edo ». Grâce au don de Madame Jonas, le Musée de Mariemont est le seul, hors du Japon, à posséder la série presque complète.
   Cette collection constituée par le père de Madame Jonas, Gustave Jonas, est le témoignage d'une activité commerciale internationale vécue avec un rare et exemplaire intérêt pour les pays où il est passé. Les collections artistiques sont rassemblées par l'action de personnalités douées de cette sensibilité et de cette curiosité qui sont des dons rares.
   Les œuvres d'Hiroshige doivent être analysées et commentées pour le lecteur européen. Le Musée a chargé Madame Kathy Hendrickx de réaliser ce travail. Nous lui devons notamment la traduction des poèmes qui accompagnent les estampes. Elle est la première en langue française. Elle est l'aboutissement d'un travail très considérable de lecture et d'interprétation.
   Cette publication est la manifestation de l'importance du rôle des collectionneurs pour les musées et la vie culturelle publique. Elle est aussi une contribution à la connaissance d'un continent trop peu connu et étudié en Europe.
   Les « restaurants réputés d'Edo », un siècle et demi après leur réalisation, nous donnent une vision tout à la fois concrète et singulière au plan artistique du Japon d'avant Meiji. La confrontation des civilisations ne se forge pas abstraitement. La présentation et la vision des œuvres permettent seules l'étude et par là la constitution d'un réseau de spécialistes, ferment d'un plus large intérêt.

10 euros (code de commande : 22533).

 

[HO CHI MINH]. HALBERSTAM (David) — Ho Chi Minh. Traduit de l'anglais par Pierre Rocheron. Suivi de Journal de prison de Ho Chi Minh. Paris, Buchet-Chastel, 1972. In-8° broché, 220 p., couverture défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Ce court et brillant portrait d'Ho Chi Minh – qui a conduit à deux reprises sa nation dans une lutte victorieuse contre l'Occident – est plus qu'une étude d'un remarquable meneur d'hommes. Dans cet ouvrage, David Halberstam (Prix Pulitzer) – l'un des premiers journalistes américains à avoir compris la tragédie du Vietnam – montre clairement pourquoi les États-Unis ne l'ont pas emporté en Asie et pourquoi, sans doute, ils en sont incapables.
   Écartant le jargon officiel des documents diffusés par le gouvernement nord-vietnamien, Halberstam révèle la clé de l'efficacité de Ho Chi Minh : sa fierté de ses origines paysannes, son nationalisme intense et inébranlable et sa conviction que la seule façon de libérer son pays des colonialistes était une combinaison du marxisme et de la guérilla. L'Occident s'est rendu compte trop tard de l'avantage naturel dont dispose une armée de maquisards combattant sur son propre sol, car les Vietnamiens d'Ho Chi Minh avaient maîtrisé les tactiques de guérilla bien avant que les Français, dans les années 50, ou les Américains, dans les années 60, aient commencé à s'apercevoir qu'ils étaient engagés dans une guerre.
   David Halberstam a été le correspondant du New York Times au Vietnam de 1962 à 1964. Il a reçu en 1964 le prix Pulitzer pour ses reportages. En 1965, il écrit un livre dont le titre devait se révéler prophétique : En plein bourbier, basé sur sa propre expérience et ses observations au Vietnam. Ce fut l'une des premières et des meilleures études sur l'engagement américain en Asie.
   Dans le présent ouvrage, Halberstam allie une connaissance de première main des problèmes asiatiques des qualités exceptionnelles d'observateur politique.

10 euros (code de commande : 18631GL).

 

Hybrides. Porcelaines chinoises aux armoiries territoriales européennes. [Luxembourg], [Musée National d’Histoire et d’Art du Luxembourg], 2003. In-4° broché, 122 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée national d'histoire et d'art, à Luxembourg, du 15 février au 6 avril 2003.
Extrait :
   En avril 2001, le Musée national d'histoire et d'art a été informé de la vente à Lisbonne d'un plat en porcelaine chinoise décoré des armoiries du Luxembourg. Personne ne se douta alors que cette annonce serait à l'origine d'une exposition. Il s'avéra que l'antiquaire possédait encore un autre plat aux mêmes armoiries et le Musée décida d'acheter les deux pièces. Dans les semaines suivantes, le Musée put encore acquérir un troisième plat de la même série chez un marchand luxembourgeois. Ces acquisitions s'ajoutèrent à deux autres effectuées en 1981 et en 1983. Grâce au concours d'un grand collectionneur, Monsieur Renato Albuquerque, l'idée d'une présentation de plats aux armoiries territoriales européennes au Musée national d'histoire et d'art Luxembourg fut lancée. Une fois assurée la collaboration de plusieurs musées de l'étranger, plus rien ne s'opposait à l'organisation de cette exposition inédite.
   L'existence de porcelaines chinoises aux armoiries du pays a suscité un grand étonnement au Luxembourg. Ici, tout comme dans le reste de l'Europe, les habitants aisés buvaient le thé dans des porcelaines chinoises ou possédaient des chinoiseries. Mais comment se fait-il que nos armoiries apparaissent sur des plats fabriqués en Chine ? L'exposition propose une réponse : c'est parce que le Luxembourg avait appartenu aux anciennes « Dix-sept Provinces » que ses armoiries ont été peintes en Chine au 18e siècle. La commande partait de la Hollande dont la « Verenigde Oostindische Companie » constituait le plus grand importateur de porcelaines chinoises vers l'Europe. Ainsi, sans l'avoir lui-même demandé, le Luxembourg se vit associé à une étonnante rencontre des cultures.
   Un heureux hasard a voulu que les plats du Luxembourg fussent conservés pour chacune des cinq séries connues. Ceci constitue un fait rare, voire unique à notre connaissance.

25 euros (code de commande : 23751).

 

IENAGA (Saburô)Le développement d'une logique de négation dans l'histoire de la pensée japonaise. 2e édition. Texte français de Matsuzaki Hiroshi et Bruno Smolarz. [Beaune], la Toison d'Or, 2006. In-8° collé, 167 p., exemplaire à l'état de neuf, épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   
L'auteur, Ienaga Saburô (1913-2002), est l'un des historiens les plus éminents du XXe siècle ; pendant plus de trente ans il a lutté devant les tribunaux de son pays contre la censure imposée par les autorités aux livres scolaires destinés aux lycéens. Il entendait ainsi, non seulement faire rétablir la vérité historique, mais aussi montrer quel était le véritable rôle d'un historien, quel que soit le pays auquel il appartient et quels que soient les événements dont il traite ; que la justice de son pays ait finit par ne lui donner que partiellement raison montre bien les limites que ne peuvent dépasser les gouvernements dits démocratiques.
   À propos de Développement d'une logique de négation dans l'histoire de la pensée japonaise, son premier livre, publié en 1940, à vingt-sept ans, Ienaga écrit : « En tant que chercheur en sciences historiques, j'ai choisi comme domaine de spécialisation l'histoire des idées. Mon intérêt s'est concentré plus particulièrement sur le problème du « salut » qui peut être atteint par une négation catégorique, et de sa propre initiative, de la réalité. De sorte que, par un cours naturel des choses, mon étude a porté, principalement, sur les idées religieuses. [...] Non seulement ce livre montre clairement la conscience que j'avais à l'époque des problèmes scientifiques, mais c'est aussi devenu le prototype de la méthodologie que j'ai adoptée dans l'étude de l'histoire. »
   Conscient du fait que les voix douloureuses des Anciens souffrant de la fînitude insurmontable de l'être humain et de la gravité de leurs péchés rencontrent un écho significatif à notre époque même, lenaga cite de nombreux documents originaux, textes ou peintures, pour assurer le maximum d'objectivité à son essai, mais aussi pour leur faire raconter l'histoire.

15 euros (code de commande : 25964).

 

INOSE (Kou) — Inose Kou. Introduction par Ito Toshiharu. Kyoto, Korinsha Press & Co, 1998. In-8° carré sous reliure toilée et jaquette (un peu frottée) d'éditeur, 95 p. (collection « Visions of Japan »).
Sur la jaquette :
   Magical and elaborate signs prevail in Inose's photographs...
   Vestiges of the dreams we had while in our mother's wombs-dreams that are beyond our imagination, dreams we thought no longer retained in the memory of our brains – are actually concealed under the thin surface of body and mind, waiting to emerge at any trivial incident... Inose Kou's photographs throw a strange light into the depths of our minds making us embrace shuddering depths.
   (from Ito Toshiharu's introduction to the book.)

18 euros (code de commande : 20945).

 

JACQUEMONT (Venceslas Victor) Correspondance de V. Jacquemont avec sa famille et plusieurs de ses amis pendant son voyage dans l'Inde (1828-1832). Nouvelle édition augmentée de lettres inédites et accompagnée d'une carte. Tomes I et II (complet). Bruxelles, Raspoet et Cie, 1843. [Bruxelles / Wouters, Raspoet et C°, Imprimeurs-Libraires / 8, rue d'Assaut. 1843] Deux volumes in-8° sous demi-reliure toilée, 278 et 284 p., bien complet de la grande carte de l'Inde à déplier in fine du tome II, bon exemplaire.
   Il s'agit de la contrefaçon belge ; l'édition originale a paru à Paris, chez H. Fournier en 1833. Elle fut rééditée et augmentée régulièrement.
Bibliographie :
   - Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, tome IV, col. 511 (pour l'édition originale).
   - Herrenschmidt (Olivier),
Les messages politiques, dans Voyages et voyageurs, Perception de l’altérité culturelle et religieuse, Exotisme et altérité (Congrès des sociétés historiques et scientifiques - La Rochelle, 2005).
   - 
Victor Jacquemont (encyclopédie «Wikipedia »).

Les deux volumes : 60 euros (code de commande : 21955).

[JAPON]. KOZYREFF (Chantal) — Tradition et transition. Le Japon de 1842 à 1912. Bruxelles, Musées Royaux d'Art et d'Histoire, 1998. In-8° broché à l'italienne, 406 p., nombreuses illustrations en couleurs, édition bilingue français-néerlandais.
@ Catalogue de l'exposition éponyme qui s'est déroulée à la Tour japonaise, à Bruxelles.

20 euros (code de commande : 202/70).

 

[JAPON]. Oranda, les Pays-Bas au Japon (1600-1868). Bruxelles, Société Générale, 1989. In-8° oblong broché, 239 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, quelques griffes sur la couverture sinon très bon exemplaire.
   Catalogue de l'exposition éponyme qui s'est tenue à la Générale de Banque, à Bruxelles, du 5 octobre au 16 décembre 1989 à l'occasion des manifestations « Europalia Japon ».
Sommaire :
   - Préface, par J. Groothaert.
   - Les Hollandais au Japon, par K. Vos.
   - Dejima, fenêtre sur le monde et ouverture à l'étranger, par K. Vos.
   - Influences hollandaises sur l'art japonais, par K. Vos.
   - L'aube de la médecine européenne au Japon, par H. Beukers.
   - Le chef coq, le hors d'œuvre et un « demi-dimanche entier » : emprunts au néerlandais et au français dans la langue japonaise, par F. Vos.
   - Le Japon expliqué et collectionné pour l'Europe, par K. Vos.
   - Les aspects belges de la collection de plantes japonaises de von Siebold, par J. Balis.
   - Catalogue :
      - Dejima.
      - Produits pour l'Europe.
      - Le Rangaku ou « Hollandologie ».
      - Les Hollandais aux yeux des Japonais.
      - Le Japon expliqué et collectionné.
      - Von Siebold, la Belgique et le Japon.

25 euros (code de commande : 23481).

 

Journey into China. Washington, National Geographic Society, 1988. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 518 p., très nombreuses photographies en couleurs, exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - Journey From the Past. Ebb and Flow of Conquest, par Jonathan D. Spence.
   - Peking. City of the Khans, Capital of the Cadres, par Jay et Linda Mathews.
   - Great Wall. On the Trail of the Long Stone Serpent, par Griffin Smith Jr.
   - Yellow River Valley. The Lash of the Dragon, par Mike Edwards.
   - Silk Road. Caravans of Profit, Cargoes of Ideas, par Donald R. Katz.
   - Grand Canal. The Northward Flow of Tribute, par Robert M. Poole.
   - Yangtze River. The Torrent of Life, par William Graves.
   - The Deep Interior. By Rail to the Monsoon Jungles, par Shirley Sun.
   - Tibet. People of the High Plateau, par Roy Reed.
   - Northeast China. Toward the Cold Frontier, par Thomas B. Allen.
   - South China Coast. Sampan Ports and the Tides of Changes, par David D. Pearce.

 25 euros (code de commande : 16346).

 

JULLIEN (François) — La propension des choses. Pour une histoire de l'efficacité en Chine. Paris, Seuil, 1992. In-8° broché, 281 p., (collection « Des Travaux »), épuisé sous cette forme.
En quatrième de couverture :
   En suivant à la trace un mot chinois (che), François Jullien nous entraîne à travers les champs de la stratégie, du pouvoir, de l'esthétique, de l'histoire et de la philosophie de la nature.
   Chemin faisant, on vérifiera que le réel se présente comme un dispositif sur lequel on peut et doit prendre appui pour le faire œuvrer – l'art et la sagesse étant d'exploiter selon son maximum d'effet la propension qui en découle.
   D'un mot embarrassant (parce que limité à des emplois pratiques et rebelle à toute traduction univoque), ce livre fait donc le révélateur d'une intuition fondamentale, véhiculée par la civilisation chinoise à titre d'évidence. S'éclairent du même coup, en regard, certains partis pris de la philosophie ou « tradition » occidentale : notamment ceux qui l'ont conduit à poser Dieu ou à penser la liberté.

13 euros (code de commande : 22648).

 

KERVYN (Joseph)Le brigandage en Mongolie. Souvenirs de la Chine « ancienne ». Bruxelles, Van Buggenhoudt, 1951. In-8° broché, 148 p., planches hors texte, couverture un peu défraîchie.
Extrait de l'avant-propos :
   Des articles documentaires, dus à la plume de feu mon frère, le R. P. Louis-M. Kervyn, ont paru dans un journal chinois en 1907. Ils ont été mis fort à contribution pour la rédaction de ces pages. L'évocation de ces vieux souvenirs fera revivre des épisodes d'un lointain passé ; la « vieille » Chine d'alors a fort évolué. La situation décrite dans cette plaquette n'est peut-être plus un calque parfait de ce qui se passe dans ce pays que l'on appelle de nos jours la « jeune » Chine. Nous avons cependant cru faire œuvre utile en éditant cette étude de mœurs et en donnant ici certains traits caractéristiques de ce qu'était le brigandage dans ce coin reculé de la Mongolie.

 13 euros (code de commande : 16362).

 

KIM IL SUNG — Pour la réunification de la patrie en toute indépendance et par voie pacifique. Pyongyang, Éditions en Langues Étrangères, 1973. In-8° sous reliure et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 262 p., un portrait, bon exemplaire de ce rare ouvrage.
Table des matières :
   - Faire avorter l'élection d'un gouvernement séparé réactionnaire en Corée du Sud et obtenir l'unité, l'indépendance et la souveraineté de la Corée (Discours prononcé lors de la 25e Session du Comité Central du Front Démocratique de Corée du Nord le 9 mars 1948).
   - La lutte du peuple coréen pour l'édification d'un état unifié, indépendant et démocratique (mai 1950).
   - Consacrons toutes nos forces à rétablir et à développer l'économie nationale dans l'après-guerre (extrait du Rapport présenté à la 6e Session plénière du Comité Central du Parti du Travail de Corée le 5 août 1953).
   - Rapport d'activité du Comité Central présenté au IIIe Congrès du Parti du Travail de Corée (extrait, 23 avril 1956).
   - Rapport présenté à la réunion commémorative du 10e anniversaire de la fondation de la République populaire démocratique de Corée (extrait, 8 septembre 1958).
   - Discours prononcé à la réunion commémorative du 15e anniversaire de la libération du 15 août, fête nationale du peuple coréen (extrait, 14 août 1960).
   - Rapport d'activité du Comité central présenté au IVe Congrès du Parti du Travail de Corée (extrait, 11 septembre 1961).
   - À propos des tâches immédiates du gouvernement de la République populaire démocratique de Corée (extrait du Discours prononcé à la 1ère Session de la IIIe Législature de l'Assemblée Populaire Suprême, le 23 octobre 1962).
   - Lettre de réponse adressée au directeur de l'Institut des Affaires coréennes à Washington (8 janvier 1965).
   - Matérialisons plus parfaitement l'esprit révolutionnaire de souveraineté, d'indépendance et d'autodéfense dans tous les domaines des activités de l'État (extrait du Programme politique du Gouvernement de la République populaire démocratique de Corée publié à la 1ère Session de la IVe Législature de l'Assemblée Populaire Suprême de la République populaire démocratique de Corée, le 16 décembre 1967).
   - Rapport d'activité du Comité Central au Ve Congrès du Parti du Travail de Corée (extrait, 2 novembre 1970).
   - La lutte commune des peuples révolutionnaires d'Asie contre l'impérialisme américain triomphera sans faillir (Discours prononcé au Rassemblement de masse de Pyongyang tenu pour souhaiter la bienvenue à Samdech Norodom Sihanouk, Chef de l'État du Cambodge et Président du F.U.N.K. le 6 août 1971).
   - Message de nouvel an (extrait, 1er janvier 1972).
   - À propos de la ligne de conduite politique et économique immédiate de la République populaire démocratique de Corée et de quelques problèmes internationaux (extrait des Réponses aux questions posées par des journalistes de Yomiuri Shimbun, journal japonais, le 10 janvier 1972).
   - Entretien avec des journalistes de New York Times des États-Unis (26 mai 1972).
   - À propos de quelques problèmes concernant les idées de Djoutché de notre Parti et la politique intérieure et extérieure du gouvernement de la République (Réponses aux questions posées par des journalistes de Mainichi Shimbun du Japon, le 17 septembre 1972).

18 euros (code de commande : 18453GL).

 

KIM IL SUNG — Réponses aux questions posées par des correspondants étrangers. Pyongyang, Éditions en Langues Étrangères, 1970. In-8° sous reliure d'éditeur, 148 p, un portrait en frontispice, couverture un peu frottée.
Table des matières :
   - Que les journalistes progressistes des cinq continents dénoncent avec véhémence l'impérialisme U.S., en portant haut la plume de la révolution. (Discours de félicitations prononcé à la Conférence internationale sur les tâches des Journalistes du monde entier dans leur lutte contre l'agression de l'impérialisme U.S. - Le 18 septembre 1969).
   - Réponses aux questions posées par M. Manian, correspondant de l'Humanité. (Le 27 juillet 1950.)
   - Réponses aux questions posées par Kiyoshi Iwamoto, directeur gérant de l'agence Kyodo du Japon. (Le 19 avril 1965.)
   - Réponses aux questions posées par Datsue Sakai et Mitsio Housse, journalistes du Nihong Keizai Sinboung (extraits). (Le 21 avril 1965.)
   - Réponses aux questions posées par Gabriel Molina, directeur du département d'informations de l'Hoy et d'autres correspondants de Cuba. (Le 6 juillet 1965.)
   - Réponses aux questions posées par Saad el Tayen, directeur charge des affaires étrangères du Al Akhbar, Kamal Amer, rédacteur en chef chargé des affaires étrangères de l'agence télégraphique Men et d'autres journalistes de la RA.U. (Le 13 septembre 1965.)
   - Réponses aux questions posées par Taha al-Basri, sous-directeur de l'agence d'information de l'Irak. (Le 1er juillet 1969.)
   - Réponses aux questions posées par Abdel Hamid Ahmed Hamrouche, directeur général de la maison d'éditions Dar-el-Tahrir de la République Arabe Unie. (Le 1er juillet 1969.)
   - Réponses aux questions posées par la délégation de la ligue de la jeunesse démocratique de Finlande pour le Kansan Uutiset, organe central du Parti Communiste Finlandais. (Le 2 septembre 1969.)
   - Réponses aux questions posées par Ali Balout, correspondant du journal libanais Al Anwar. (Le 22 novembre 1969.)

10 euros (code de commande : 25580).

 

Lettres et visages du Liban et de l'Orient. Dijon, Palimpseste, 1983. In-4° broché, 137 p., illustrations en noir.
   
@ Catalogue de l'exposition éponyme rédigé par Gérald Duverdier.
   Après l'introduction du président libanais Amine Gemayel, le volume contient :
   - Verbe Parole Livre, par Philippe Duvollet.
   - Les Racines du Liban, par Camille Aboussouan.
   Catalogue :
   - Lettres et Visages du Liban et de l'Orient. Clommentaires, descriptions bibliographiques, ainsi que les textes d'introduction par Géarld Duverdier.
   - Introduction : Les Croisades.
   - La redécouverte des frontières spirituelles de l'Europe (1. Les Églises d'Orient : union et orientalisme chrétien. 2. Les frontières culturelles de l'Europe).
   - D'un monde à l'autre (1. Du « Saint Voyage de Turquie » au « Voyage en Orient » 2. Les passeurs d'Orient.
  - Conclusion : Ex-libris d'un bibliophile libanais.

15 euros (code de commande : 12464).

 

LÉVY (Bernard-Henri) — Impressions d'Asie. Photos Guy Bouchet. Paris, Chêne - Grasset, 1985. In-4° broché, 283 p., nombreuses reproductions en couleurs.
En quatrième de couverture :
   Ce livre est le fruit d'un périple qui a successivement conduit Bernard-Henri Lévy à Pékin, Canton, Formose, Hong Kong, Macao, Séoul et Tokyo. Journal de voyage d'un écrivain consignant au jour le jour ses impressions les plus fugaces comme ses réflexions les mieux argumentées, il se présente sous la forme d'un véritable récit où images et textes se combinent, se composent, se renforcent les uns les autres. En sorte que l'on serait bien en peine de caractériser d'un mot cette singulière entreprise qui emprunte aussi bien à la relation de voyage traditionnelle qu'à l'analyse politique, à la méditation spirituelle ou religieuse, au témoignage littéraire, au poème lyrique, au grand reportage économique, technologique ou financier.
   Les lecteurs de Bernard-Henri Lévy y retrouveront bien entendu – à propos du communisme par exemple, de la religion, des avatars du maoïsme, ou de l'ordre qui sous-tend les grandes métropoles – un certain nombre d'approches et de thèmes familiers. Les amoureux de l'Asie y reconnaîtront la place Tien An Men, le Jardin des Secrets, les hauts cubes gris et bleus brillant dans le soleil de Hong Kong, le marché aux serpents de Taipeh, les casinos de Macao, les terrains vagues de béton de Tokyo, l'érotisme japonais, sous un jour qui les surprendra peut-être. Et quant aux autres, à tous les autres, ils respireront au fil des pages le parfum d'une Asie à la fois claire, réfléchie, purgée de tous les relents occultistes ou pseudo-mystiques qu'y laissent souvent flotter les voyageurs classiques – et puis magique en même temps, pleine de prestiges, de promesses et de dépaysements subtils.
   Avec ces Impressions d'Asie, Bernard-Henri Lévy poursuit l'œuvre engagée il y a maintenant presque dix ans – en nous donnant cette fois sa Tentation de l'Orient.

15 euros (code de commande : 21360).

 

LEYS (Simon)L'humeur, l'honneur, l'horreur. Essai sur la culture et la politique chinoises. Paris, Laffont, 1991. In-8° broché, 184 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   
Le Prince de Ligne avait émigré au moment de la Révolution, mais sous l'Empire il aurait aisément pu revoir sa terre, à laquelle il était profondément attaché. Vers la fin de sa vie. Comme on lui demandait ce qui le retenait encore de mettre fin à son exil, il répondit simplement : « L'humeur, l'honneur, l'horreur. »
   Les sinologues sont de pauvres diables qui ne sauraient avoir grand-chose de commun avec un grand seigneur de génie (et certes, il n'y a pas de danger qu'ils prennent jamais la vaste Chine pour leur petit Belœil) mais quand même, après Tiananmen, la réplique du Prince devrait éveiller chez eux un singulier écho.
   En tout cas, elle définit assez bien la triple inspiration des essais qui sont rassemblés ici.
Table des matières :
   - 
Avant-propos.
   - L'attitude des Chinois à l'égard du passé.
   - L'« exotisme » de Segalen.
   - Propos de Huang Binhong sur la peinture.
   - Zhou Enlai, ou le sillage d'une barque vide.
   - Bel automne à Pékin : Les Six Récits de Yang Jiang.
   - Nouvelle arithmétique.
   - L'art d'interpréter des inscriptions inexistantes écrites à l'encre invisible sur une page blanche : L. Ladany et son histoire du parti communiste chinois.
   - Après le massacre de Tiananmen :
      1. Le commencement de la fin.
      2. L'aveuglement du réalisme.
      3. La malédiction de l'homme qui pouvait apercevoir les petits poissons au fond de l'océan.
   - Réponse à Alain Peyrefitte.
   - Une excursion en Haute Platitude.

   - Bibliographie.
   - Index.

 13 euros (code de commande : 16344).

 

LEYS (Simon) — Images brisées. Paris, Laffont, 1976. In-8° collé, 196 p., (collection « Bibliothèque Asiatique », n° 29).
En quatrième de couverture :
   Aussi bien les admirateurs de la « Chine rouge » que les tenants du « péril jaune » semblent avoir perdu de vue un simple fait : les Chinois sont aussi des êtres humains – ou, si vous voulez, d'une certaine façon, nous sommes tous des Chinois.
   Une bonne partie des âneries qui circulent aujourd'hui sur la Chine découlent d'une incapacité à reconnaître cette évidence.
Interrompons un moment ces débats bien parisiens pour prêter enfin l'oreille à ces voix chinoises diverses, spontanées, qui tantôt chuchotent la peine de vivre, tantôt explosent en cris accusateurs, nous révélant les aspects variés de la condition humaine en Chine populaire.
   Ces témoignages forment la part principale du présent ouvrage ; Simon Leys, qui les a recueillis, les a fait suivre de quelques essais critiques sur l'actualité politique et culturelle chinoise.

13 euros (code de commande : 23808).

 

LEYS (Simon) — Ombres chinoises. Nouvelle édition augmentée. Préface de Jean-François Revel. Paris, Laffont, 1978. In-8° broché, 309 p., (collection « Libertés 2000 »).
En quatrième de couverture :
   Simon Leys, au milieu de l'océan de bêtises et d'escroqueries intellectuelles du maoïsme occidental, nous a fait parvenir le message de la lucidité et de la moralité. Sa trilogie : Les habits neufs du président Mao, Ombres chinoises, Images brisées, est bien l'« acquis à jamais » dont parle Thucydide, au-delà des vicissitudes du combat des diverses « bandes » qui se disputent le pouvoir à Pékin. Observateur, historien, et penseur, Simon Leys reste au long de ces pages surtout un homme, et un écrivain, chez qui la science et la clairvoyance se mêlent merveilleusement à l'indignation et à la satire. Ne cessons pas de relire Ombres chinoises, pour constater qu'au siècle du mensonge, parfois, la vérité relève la tête et éclate de rire.

9 euros (code de commande : 16374).

 

 

LIEOU NGO — L'Odyssée de Lao Ts'An. Traduit du chinois par Cheng Tcheng. Avant-propos de Jacques Reclus. Paris, Gallimard, 1964. In-8° broché, 280 p., (collection « Connaissance de l'Orient », n° 19).
En quatrième de couverture :
    « Né dans une famille lettrée en 1854, Lieou Ngo, ou Lieou T'ie-yun, refusa de passer les examens et s'adonna au négoce, à la technique. En 1880, on lui confia les travaux du Fleuve Jaune ; il réussit à lutter contre les inondations périodiques. Il refusa pourtant les honneurs qu'on lui proposait. En 1894, on le trouve aux Affaires Étrangères, où il encourage la construction du chemin de fer reliant Pékin au bas Yang Tseu. De ses deniers, il offrit à Nankin le terrain du terminus. Durant la guerre des « Boxers », en 1900, il achète à vil prix les stocks de riz qui en principe étaient propriété de l'empire mandchou, et les fait distribuer à la population affamée. Voilà quelques traits du caractère de l'homme qui, en 1903-1906, dans les dernières années de la dynastie mandchoue, compose L'Odyssée de Lao Ts'an. Curieux personnage, aussi porté vers la réforme d'un empire vermoulu que vers le maintien de certaines traditions chinoises. Profondément chinois en ceci, en tout cas que sa vie intellectuelle et morale s'ordonne selon des valeurs qu'il emprunte aussi bien au Bouddha qu'à Confucius et au taoïsme. Yuan Che-kai, son ennemi, qui deviendra le premier président de la République chinoise et qui voudra rétablir l'Empire à son profit, fait en 1908 déporter au Turkestan un homme entre tous indépendant, et le plus grand des écrivains de son époque. Il mourra en exil, à Ouroumichi, en 1909.
   Dans cette Odyssée de Lao Ts'an, un homme intelligent et libre fait un tableau de la vieille Chine corrompue devant laquelle il ne peut dissimuler son angoisse, attaché qu'il est à certaines traditions. Pour comprendre le communisme chinois, et contre quoi il réagit, chaque Français devrait lire L'Odyssée de Lao Ts'an. »

12 euros (code de commande : 13416).

 

[LI ZHI]. BILLETER (Jean-François) — Li Zhi, philosophe maudit (1527-1602). Contribution à une sociologie du mandarinat chinois de la fin des Ming. Genève, Droz, 1979. In-8° broché, 311 p., (collection « Travaux de Droit, d'Économie, de Sociologie et de Sciences Politiques », n° 116), exemplaire en bel état, rare et recherché.
En quatrième de couverture :
   Lorsqu'il se suicide dans une prison de Pékin en 1602, Li Zhi (prononcer Li Dj) est l'un des personnages les plus controversés de son temps, l'un des auteurs les plus admirés en même temps que des plus violemment attaqués. Il a fait scandale en publiant quelques années plus tôt le Livre à brûler et le Livre à cacher, dans lesquels il dénonce avec autant de verve que de passion le confucianisme mandarinal de l'époque, touchant par certains de ses arguments les plus pénétrants aux fondements mêmes de l'idéologie dominante. Son œuvre est officiellement proscrite dès l'année de sa mort et restera interdite – mais lue par quelques-uns, en cachette – jusqu'au début du 20e siècle. Il faudra attendre notre époque de bouleversement radical pour que justice lui soit ouvertement rendue.
   Mais lui a-t-on suffisamment rendu justice ? Dans cette étude, J.-F. Billeter se propose de montrer que sa pensée ne peut d'aucune manière être réduite à quelque position simple, qu'elle est au contraire l'expression d'une aventure complexe et poignante. Li Zhi est un homme que les circonstances ont amené à prendre une conscience aiguë de quelques problèmes majeurs de son temps, mais aussi à poser à sa manière certaines questions limites sur la liberté du sujet et la nature du social. Ces circonstances ont fait de lui un « philosophe maudit », un philosophe qui se sent incapable d'entretenir autre chose avec le monde qui l'entoure qu'un rapport impossible.
   Paradoxalement, c'est parce qu'elle est exceptionnelle que l'aventure intellectuelle de Li Zhi est sociologiquement révélatrice. Elle jette une lumière crue, par contraste, sur certaines formes de conscience et, au-delà, sur les structures sociales de la fin des Ming.
   C'est la toute première fois qu'un philosophe chinois de la période impériale est ainsi présenté aux lecteurs français. Pour laisser parler Li Zhi, qui est aussi un grand écrivain, J.-F. Billeter a inclus dans son étude de nombreuses traductions de ses essais. Il insère ces traductions dans des analyses qui rendent intelligibles le cheminement du philosophe, le mûrissement progressif de sa pensée.

30 euros (code de commande : 26045).

 

MAGOWAN (Robin) — Samarkand, Boukhara, Khiva. Trésors d'Asie centrale. Photographies de Vadim E. Gippenreiter. Suresnes, Image-Magie, 1990. In-4° carré sous reliure et jaquette d'éditeur, 191 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   Longtemps, Samarkand, Boukhara et Khiva passèrent pour trois des plus belles villes du monde.
   Émergés des sables des déserts d'Asie centrale tel un décor de théâtre, le mirage des dômes d'un bleu éclatant, les minarets gracieusement élancés et les revêtements de céramique aux mille chatoiements attirèrent et fascinèrent pendant des siècles voyageurs et conquérants. Dans cette magnificence, Alexandre se sentait chez lui.
   Un millénaire plus tard, surgissaient les musulmans, porteurs de la dernière religion révélée ; c'était quelques centaines d'années avant que Gengis Khan et ses hordes mongoles, déferlant sur la région, n'ouvrent une triste parenthèse dans le cours d'une histoire placée sous le signe de l'opulence.
   Pour les marchands du Moyen Âge qui, empruntant la fameuse route de la soie, se trouvaient soumis aux rudes fatigues de leur périple vers la Chine, ces villes n'étaient rien moins que le paradis.
   Rattachées à la Russie depuis le siècle dernier, les grandes cités d'Asie centrale étaient encore il y a peu totalement interdites aux visiteurs occidentaux. Aujourd'hui, grâce au récit de Robin Magowan et aux cent soixante-dix photographies du grand artiste soviétique Vadim Gippenreiter, les merveilles de Samarkand, Boukhara et Khiva s'offrent enfin à nous. En complément, une sélection de précieuses photographies noir et blanc du début du siècle donne un aperçu significatif de la vie à Samarkand et Boukhara avant l'instauration du pouvoir soviétique.
   En déambulant ainsi dans Samarkand, la Rome de l'Asie centrale, comment ne pas être médusé par l'architecture monumentale, vivant témoignage du génie de Timur (Tamerlan), peut-être le plus grand conquérant que le monde ait jamais connu ?
   Magowan invite ensuite le lecteur à le suivre à travers le labyrinthe des rues de Boukhara, dont le renom de cité sainte de l'islam ne le céda pendant de longs siècles qu'à celui de La Mecque ou Médine. Avec lui, nous découvrons, émerveillés, les incroyables entrelacs des panneaux de bois sculpté et des céramiques de la cour royale de Khiva, l'Ichan Kala, construit par cinquante mille esclaves il y a moins de deux cents ans !
   Magowan mêle au récit de cette tumultueuse histoire et à la description de l'architecture incomparable de ces cités légendaires, des remarques notées sur le vif à propos des mœurs et des populations d'aujourd'hui. Nous voici tour à tour conviés à un mariage, découvrant à travers une épaisse buée l'intérieur d'un bain public, délicieusement sollicités par les images, les bruits et les odeurs d'un bazar animé, ou attablés au bord d'un bassin, dans un restaurant directement sorti des Mille et Une Nuits.
   Du témoignage de Magowan, débattant de l'islam soviétique avec un dignitaire musulman ou exposant les interactions entre le nouveau régime et une civilisation vieille de deux mille cinq cents ans, surgit l'image contemporaine d'une Asie centrale dont la complexité et le pouvoir de fascination ne se sont pas démentis avec le temps.
   Le photographe.
   Né à Moscou pendant la Révolution de 1917, Vadim Gippenreiter est l'un des plus grands photographes soviétiques. Sculpteur de formation, alpiniste chevronné et ancien champion de ski, il a commencé sa carrière de reporter-photographe dans les années quarante. Consacrée par la critique, son œuvre a été publiée dans de nombreuses revues soviétiques et étrangères. Vingt recueils de ses photographies d'architecture et de scènes naturalistes ont été édités en Union soviétique. Ce livre est le premier à faire connaître son travail en Occident.

30 euros (code de commande : 20016).

 

MAILLART (Ella) — Oasis interdites. De Pékin au Cachemire. Une femme à travers l'Asie centrale en 1935. Avec vingt-trois photographies de l'auteur. Présentation de Nicolas Bouvier. Paris, Payot, 1984. In-8° broché, 269 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Un classique des livres de voyage.
   Ella Maillart, de Genève, avec le journaliste anglais Peter Fleming, accomplit en 1935 un raid stupéfiant à travers l'une des régions les plus secrètes du globe : l'Asie centrale du Koukou Nor, du plateau de Tsaïdam, du désert de Takla-Makane en sa bordure méridionale, du Tarim, de Kachgar et des cols des Hounza. Le Japon tente d'écraser une Chine ravagée par la guerre civile lorsqu'Ella Maillart quitte Pékin. Avec Fleming, elle trace son retour en Inde par un itinéraire interdit qu'aucun Occidental ne semble avoir parcouru après eux.
   Voici le récit de huit mois de risques, dans des solitudes où de grandes civilisations se rencontrent pour qui sait lire les carcasses, les ruines et les vents. Jamais on ne reverra de cette manière les provinces occidentales de la Chine. Le livre parut en 1937 chez Grasset. On n'a cessé depuis lors de le relire, de le rééditer - de l'aimer pour le courage et le talent de son auteur, pour l'exactitude de son regard, pour son don du récit et, comme le dit Nicolas Bouvier dans sa préface, pour le bonheur qui semble monter des sables.

15 euros (code de commande : 21798).

 

MIGOT (André) — Chine sans murailles. S.l., Arthaud, 1958. In-8° broché, 283 p., héliogravures hors texte, (collection « Clefs de l'Aventure Clefs du Savoir »), exemplaire non coupé.

12 euros (code de commande : 237/63).

 

PANIKKAR (K.M.) — Histoire de l’Inde. Traduction française de Jacques Brécard. Paris, Arthème-Fayard, 1958. In-8° sous reliure et Rhodoïd d’éditeur, 396 p., deux cartes, (collection « Le Temps et les Destins »).

12 euros (code de commande : 240/60).

 

PICRON (Claudine) — Estampes japonaises des XVIIIe & XIXe siècles dans les collections de la Bibliothèque Royale Albert Ier. Bruxelles, Bibliothèque Royale Albert Ier, 1979. In-4° broché, 111 p., 48 planches hors texte en noir, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Chapelle de Nassau, à Bruxelles, du 20 janvier au 3 mars 1979.
Avant-propos :
   Le Cabinet des Estampes possède un fonds de quelques 500 estampes japonaises qui, à ce jour, n'ont été ni exposées ni publiées. La Bibliothèque acquiert, en 1888, quelques œuvres auxquelles s'ajouteront des pièces achetées au début de ce siècle à la galerie Fiévez. Mais la part la plus belle de la collection est due à un legs fait en 1936 par M. Charles de Royer, ancien Conseiller de légation au pays du Soleil levant en 1907 et 1908.
   En 1962, Melle Rose Houyoux (1895-1970), alors conservateur honoraire aux Musées Royaux d'Art et d'Histoire, entreprit un premier défrichement et le classement de la collection qui, jusqu'alors était soigneusement demeurée cachée de la lumière destructrice. En 1977, Melle Claudine Picron, stagiaire au Cabinet des Estampes, reprend et achève le travail et l'idée d'une exposition se précise au fur et à mesure que le classement se poursuit.
   Les expositions, articles ou ouvrages consacrés au Japonisme ou à l'art japonais se sont multipliés au cours des dernières années. Au XIXe siècle, les artistes européens et français plus particulièrement se pénétrèrent à des degrés divers de l'influence japonaise. Face à la peinture occidentale, l'estampe nippone offrait une vision différente du monde. La modernité de ces estampes était double: l'estampe est une image à deux dimensions et l'emploi de la perspective est un emprunt fait aux œuvres européennes alors importées dans les îles nippones ; la forme est dessinée avec clarté et fermeté et est marquée de couleurs mates, sans dégradés – l'emploi de coloris dégradés chez un artiste du XIXe siècle comme Kuniyoshi indique une nouvelle influence occidentale. Le recul du temps aidant, nous pouvons mieux mesurer l'impact de la gravure européenne sur les artistes japonais des XVIIIe et XIXe siècles et l'influence de la chromoxylographie nippone sur les peintres occidentaux. L'engouement suscité au siècle passé par ces « images du temps qui passe » se poursuit aujourd'hui et l'œil admire toujours la vivacité et la fraîcheur de la palette et l'élégance ferme de la ligne.
   En choisissant d'exposer une partie de sa collection japonaise, le Cabinet des Estampes a voulu offrir au public une promenade de ravissement dans un monde parfois libertin, parfois grave tout en souscrivant aussi à une de ses fonctions essentielles : révéler les œuvres de beauté qu'il conserve dans ses collections.

20 euros (code de commande : 21936).

 

RENOU (Louis) — La civilisation de l'Inde ancienne. Paris, Flammarion, 1950. In-8° broché, 264 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie Scientifique »).

9 euros (code de commande : 253/63).

RICHIE (Donald) — L'art des fleurs au Japon hier et aujourd'hui. Préface par Haru Reischauer. Leçons par les maîtres japonais Sen'ei Ikenobô, Houn Ohara, Sofû Teshigahara. Paris, Bibliotghèque des Arts, 1977. In-folio sous reliure et jaquette d'éditeur, 271 p., nombreuses reproductions et illustrations en noir et en couleurs (ces dernières contrecollées), bon exemplaire.
Préface :
   
Les fleurs tiennent sans doute dans la vie des japonais une place plus importante que chez n'importe quel autre peuple. Les voyageurs du XIXe siècle qui parlaient du Japon comme du « pays des fleurs » n'avaient, en somme, pas tout à fait tort. Non que le pays soit particulièrement riche en fleurs, mais les Japonais ont su tirer le maximum de ce qu'ils en ont.
   Avec tout leur amour et toute leur compréhension de la fleur, avec leur ingéniosité infinie, les Japonais ont su élaborer tout un art floral exactement comme ils ont élaboré le rite de la cérémonie du thé et l'art de la peinture à l'encre de Chine. La véritable nature de cet art n'est que faiblement indiquée par l'expression française d'« arrangement floral » qui implique plus d'habileté manuelle que de pénétration artistique. Comme pour les autres arts, c'est en même temps une discipline ; une connaissance des règles et des diverses formes de cette discipline est indispensable à quiconque désire comprendre clairement et avec toute la précision nécessaire la nature véritable de l'l'Ikebana.
   L'Ikebana est davantage, bien davantage qu'une simple habileté à présenter des fleurs avec grâce dans un vase approprié. Le mot lui-même que l'on pourrait traduire par « fleurs » ou, mieux, par « acte d'amener les fleurs à la vie » implique une certaine attitude à l'égard de ces créatures aimables, fragiles et éphémères, une attitude basée sur une certaine manière de considérer la nature et de vivre avec elle. En son essence la plus intime, l'Ikebana est une manière de vivre-en d'autres termes une philosophie.
   Peut-être serait-il plus exact de dire que c'est une des facettes d'une philosophie qui n'a pas de nom, mais qui imprègne tous les arts du Japon et l'ensemble de la vie japonaise elle-même. Aussi faut-il, avant de comprendre ce qu'est l'Ikebana en soi, avoir compris ce qu'il signifie dans le cadre de la vie japonaise. Et le sens de l'Ikebana dans la demeure ne peut, à son tour, être saisi que si l'on a auparavant compris l'essence de ce qu'est la demeure japonaise. Nous touchons ici à la qualité essentielle de ce livre si remarquable, qualité qui en fait, à ma connaissance, un ouvrage unique dans la littérature consacrée à l'art floral japonais. Cherchant à préciser la signification la plus profonde de l'Ikebana, sa philosophie et sa place dans la vie et dans la maison japonaises, ce livre ne vise à rien de moins qu'à élucider ce mystère par quoi l'Ikebana est devenu quelque chose qui dépasse de loin le simple souci d'arranger des fleurs avec goût. Il montre cet art dans ce qu'il a de plus vivant et de plus significatif. J'espère que grâce à lui l'Ikebana apportera à la vie du lecteur l'enrichissement qu'il a apporté à la mienne.

50 euros (code de commande : 16646).

 

RIFFAUD (Madeleine) — Au Nord Vietnam (écrit sous les bombes). Paris, Julliard, 1967. In-8° sous reliure d’éditeur, 299 p., illustrations hors texte, jaquette.

9 euros (code de commande : 2744).

 

SCHWARTZ (Daniel)La Grande Muraille de Chine. Traduit de l'anglais par Mona de Pracontal. Avec des textes de Jorge Luis Borges, Franz Kafka et Luo Zhewen. Londres, Thames & Hudson, 2001. In-8° oblong sous cartonnage et jaquette illustrée d'éditeur, 216 p., 149 très belles photographies duotone.
Sur le rabat de la jaquette :
   Daniel Schwartz photographie depuis de nombreuses années la Grande Muraille de Chine, qui compte aujourd'hui parmi les merveilles incontestées de l'histoire de l'humanité. Il a été le premier étranger à se voir accorder par les autorités chinoises, à la fin des années 1980, un accès privilégié à la Muraille, et a eu la chance de pouvoir voyager à plusieurs reprises à travers la Chine, du fleuve Jaune jusqu'à l'Asie centrale, parcourant les montagnes, les déserts et les steppes qui bordent cet ensemble de remparts érigés tout au long de deux mille ans par toutes les dynasties, ou presque, qui ont régné successivement sur l'Empire du Milieu.
   « Je suis allé en Chine pour découvrir ce dont j'étais capable », déclare-t-il à l'époque de son premier voyage, en 1987-1988. « Je voulais le faire parce que c'était impossible. Je voulais découvrir où se situaient les limites de l'impossible et jusqu'à quel point je pouvais m'en approcher. » La récente politique d'ouverture de la Chine l'a encouragé à poursuivre son enquête et lui a permis de photographier des zones qui lui étaient jusqu'alors restées fermées.
   Document exceptionnel sur la Grande Muraille, cet ouvrage est en outre un superbe essai photographique, un étonnant livre d'artiste. Daniel Schwartz, mû par une vision profonde et obsédante de la Grande Muraille, réalise ici un livre qui constitue une œuvre d'art à part entière. Ses photographies, d'une rigueur absolue qui souligne la beauté vertigineuse des paysages traversés, sont accompagnées d'un texte de l'historien chinois Luo Zhewen qui relate de manière à la fois très concise et lumineuse l'histoire de la Grande Muraille. Un texte de Jorge Luis Borges, La Muraille et les livres, et un extrait de La Muraille de Chine de Franz Kafka offrent en outre un contrepoint littéraire et philosophique à ces images et permettent de mieux comprendre le mythe et la fascination exercés par la Grande Muraille depuis plus de deux mille ans.

15 euros (code de commande : 25842).

 

Sérinde, Terre de Bouddha. Dix siècles d'art sur la Route de la Soie. Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1995. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 430 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, cartes, la colle de la reliure a déchargé aux charnières sinon bel exemplaire.
   Catalogue publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux Galeries nationales du Grand Palais, à Paris, du 24 octobre 1995 au 19 février 1996.
Sur la jaquette :
   Le nom de Sérinde, forgé sur les mots Inde, et Sères – le géographe grec Pausanias désignait la Chine comme le « pays des Sères » – définit un vaste territoire, entre l'Inde et la Chine, traversé par les « Routes de la Soie », ces antiques voies commerciales.
   C'est par ces voies tracées selon deux parcours, au nord et au sud de l'immense désert du Taklamakan, depuis les monts du Pamir, à l'ouest, jusqu'à la province chinoise du Gansu, à l'est, que le bouddhisme né au nord de l'Inde a progressivement gagné, à partir du Ier siècle de notre ère, l'Extrême-Orient, la Chine d'abord, puis la Corée et le Japon, pour devenir l'une des trois grandes religions au monde.
   Cet ouvrage accompagne l'exposition présentée d'abord à Paris, aux Galeries nationales du Grand Palais, puis à Tokyo, au Musée Métropolitain. Il fait découvrir un magnifique ensemble d'œuvres d'art de cette région de Haute-Asie, réuni autour de celles rapportées, au début du siècle, par la mission de l'archéologue français Paul Pelliot, et que se partagent aujourd'hui le musée national des Arts asiatiques-Guimet et la Bibliothèque nationale de France. Parmi ces œuvres couvrant une période d'environ un millénaire s'imposent les sculptures de terre séchée de la mystérieuse Tumshuq, les peintures murales des sanctuaires rupestres de Kyzyl, Duldur-Âqur et Kumtura, les statues cultuelles de pierre et de bois, de même que les textes sacrés manuscrits, les peintures religieuses sur papier et sur soie retrouvés dans la cachette murée du sanctuaire des « Grottes des Mille Bouddhas », dans l'oasis de Dunhuang... autant de témoignages de la splendeur de cet art bouddhique de la Sérinde.
Sommaire :
   - Introduction, par Jacques Giès et Monique Cohen.
   - La Sérinde et la Route de la Soie.
   - L'échelle des oasis et l'archéologie de la Sérinde.
   - Essai d'iconographie sérindienne.
   - De la Sérinde à l'Extrême-Orient.
   - Bibliographie.
   - Cartes.
   - Table des œuvres exposées.

40 euros (code de commande : 25454).

 

SIÉ (Dr C[heou] K[ang]) — Est-Ouest. Reflets Croisés. Préfaces de Paul Hymans et Gustave Van Zype. Paris - Bruxelles, Maison du Livre Français - Labor, 1932. In-12 broché, 213 p.

9 euros (code de commande : 621).

 

SIHANOUK (Norodom) — La C.I.A. contre le Cambodge. Avec la collaboration de Wilfred Burchett et traduit de l'anglais par Nelcya Delanoë. Paris, Maspero, 1973. In-8° broché, 246 p., (collection « Cahiers Libres », n° 255-256), couverture un peu jaunie.
En quatrième de couverture :
   Le Cambodge constitue un élément des luttes des peuples d'Indochine contre la tentative des États-Unis de remplacer par un néo-colonialisme bien américain l'ancien colonialisme français. Les peuples du Sud-Vietnam, du Laos et du Cambodge ont pris tour à tour les armes quand ils n'avaient pas d'autre moyen de recouvrer leur indépendance ou de la défendre. Dans La C.I.A. contre le Cambodge, le prince Norodom Sihanouk, chef du royaume du Cambodge, dresse l'impressionnant tableau de la machine de guerre que les États-Unis ont mise en œuvre pour tenter de forcer une nation et ses dirigeants à obéir aux ordres du néo-colonialisme. Du chantage « diplomatique » employé en 1954 par le chef de la C.I.A., Allen Dulles, pour forcer le Cambodge à entrer dans l'O.T.A.S.E., à la « diplomatie » des B 52 de Nixon, dont Norodom Sihanouk a été témoin pendant son séjour dans les zones libérées du Cambodge en février-mars 1973, ce récit couvre les principales étapes de l'intervention et de l'agression américaines contre son pays.
   Quand les pressions diplomatiques, économiques et politiques sont restées sans effet, le Cambodge a connu toute une série de complots et de tentatives d'assassinat qui ont débouché sur le putsch de type latino-américain de mars 1970, pendant l'absence de Sihanouk. Six semaines plus tard, l'invasion américaine venait consolider les putschistes au pouvoir.
   Pourquoi Sihanouk a établi son quartier général à Pékin ; comment s'est organisée la résistance ; quelles sont les réalités de la vie révolutionnaire dans les zones libérées – autant de questions auxquelles le prince Sihanouk donne des réponses extrêmement détaillées, dans un style très personnel.

10 euros (code de commande : 15356).

 

SWAAN (Wim) Ceylan, Pagân, Angkor. Cités perdues d'Asie. Traduit de l'anglais par Robert Latour. Paris, Albin Michel, 1968. Grand in-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 171 p., nombreuses reproductions en héliogravure et en couleurs, (collection « Cités d'Art »), ex-libris manuscrit.

22 euros (code de commande : 6909).

 

Takakura. Habits de la cour impériale du Japon. Keizerlijke gewaden uit Japan. Bruxelles, Foundation Europalia International, 1989. In-4° broché, 115 p., illustrations en couleurs, édition bilingue (français - néerlandais), bel exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée Bellevue, à Bruxelles, du 3 septembre au 16 novembre 1989 dans le cadre des manifestions « Europalia 89 Japan in Belgium ».
Sommaire :
   - Introductions :
      - Tenues vestimentaires à la cour impériale du Japon.
      - La famille Takakura.
      - Tenues d'apparat de la cour impériale.
   - Catalogue :
      - Tenues d'apparat de la cour impériale.
      - Tenues vestimentaire usuelles.
      - Tenues vestimentaire d'enfants nobles.
      - Accessoires et objets.
      - Dessins pour emblèmes et motifs. Echantillons de tissages.
      - Modèles Miniatures.
   - Bibliographie.

30 euros (code de commande : 22200).

 

Tibet. Paris, PML Éditions, 1989. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 288 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Sur la jaquette :
   Jamais le mystère de cette terre ancienne du Tibet ne fut dévoilé aux Occidentaux comme dans ce bel ouvrage. L'essentiel de ce pays infiniment varié est représenté dans les illustrations aux couleurs éclatantes ou subtiles, depuis les étendues sauvages et presque impénétrables du Tibet jusqu'au cœur de ses villes et cités centenaires en passant par les édifices solennels de ses grands monastères qui renferment des trésors d'art bouddhique.
   Dix-huit photographes chinois, choisis parmi les meilleurs, entreprirent une expédition épique aux quatre coins du Tibet dans le seul but de constituer l'iconographie de cet ouvrage. Ils ont escaladé des falaises de glace dans les hautes chaînes de l'Himalaya pour obtenir les superbes vues de montagne que l'on pourra admirer. Pour parvenir jusqu'aux tribus primitives vivant dans les forêts les plus reculées, ils ont marché, sous la conduite de guides tibétains, pendant vingt-cinq jours, en traversant des régions sauvages et dangereuses. Après huit mois de travail acharné, ils sont revenus avec plus de 15000 clichés parmi lesquels nous avons sélectionné les 237 planches en couleurs de ce volume.
   Une équipe d'auteurs tibétains, érudits et fonctionnaires, se forma pour compléter ce riche portrait de leur terre natale par un texte aussi authentique qu'attachant dont les vives couleurs n'auraient pu naître sous une plume étrangère. Le lecteur y est initié à l'histoire mouvementée du Tibet; à la géographie et aux étonnantes ressources potentielles du plus haut plateau du monde situé à l'ombre des sommets les plus élevés; aux rites et coutumes des Tibétains, citadins ou nomades; au rôle des femmes dans une société où, encore récemment, la polygamie et la polyandrie étaient pratiques courantes; au mode de vie séculaire des minorités ethniques du Tibet; à la forme particulière de bouddhisme, nommée lamaïsme, que connaît ce pays ; enfin, aux merveilleux palais et monastères du Tibet avec leurs fresques et leurs statues souvent couvertes d'or, d'argent et de pierres précieuses.
   Ce livre résulte d'un changement spectaculaire qui s'est produit dans la politique chinoise. Après l'annexion du Tibet par la République populaire de Chine en 1951, les rares étrangers qui avaient le droit de s'y rendre n'avaient pas la liberté d'aller partout où ils le désiraient, ni de photographier ce qu'ils voulaient. Maintenant, en signe d'ouverture à l'Occident, les autorités chinoises ont non seulement permis, mais subventionné la création de cet ouvrage afin de nous faire découvrir le Tibet et les Tibétains d'aujourd'hui, trente ans après que les frontières de ce pays furent fermées. Les textes qui commentent et enrichissent ces illustrations ont été examinés de près, approuvés et parfois développés par des experts occidentaux, afin que l'information du lecteur soit claire et complète. Le chapitre sur le bouddhisme tibétain constitue un bref historique de cette grande tradition religieuse, dont on a cherché à faire un récit documenté mais lisible sur la manière dont elle s'est développée au Tibet et sa relation particulière avec la religion primitive chamanique nommée Bon.
   Il n'est pas de reportage en un seul volume plus complet et plus véridique sur le Tibet ancien et contemporain que celui-ci. Par la qualité de ses illustrations comme de son texte, ce livre constitue un document unique sur une civilisation restée longtemps mystérieuse, mais qui ne cessera jamais de fasciner le monde.
Table des matières :
   - Présentation du Tibet : son passé et son présent, par Ngapo Ngawang Jigmei.
   - La terre tibétaine, par Khrili Chodra.
   - Coutumes et rituels tibétains, par Chapel Tsetan Phuntso.
   - Les femmes, le mariage et la famille, par Na Zhen.
   - Les minorités ethniques au Tibet, par Cai Xiansheng.
   - Le bouddhisme tibétain, par Jampei Chinlei.
   - Palais, monastères et art religieux, par Dongge Luosentselie.

25 euros (code de commande : 22880).

 

Tissus de Lumière - Weefsels van Licht. Itchiku Tsujigahana. Bruxelles, Europalia Foudation International, 1989. In-4° broché, 136 p., nombreuses illustrations en couleurs, édition bilingue (français - néerlandais).
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Botanique, à Bruxelles, du 8 novembre au 3 décembre 1989, dans le cadre des manifestations « Europalia 89 Japan in Belgium ».
Table des matières :
   - À l'occasion de l'inauguration, par Shizuhiko Yamamoto.
   - Avant-propos, par Jacques Groothaert.
   - Itchiku Tsujigahana, par Itchiku Kubota.
   - Du kimono comme d'une œuvre d'art ressuscitée, par Jacques Meuris.
   - La teinture Tsujigahana et le Itchiku Tsujigahana, par Tomoyuki Yamanobe.
   - L'art d'Itchiku Tsujigahana.
   - Dans le sillage de la teinture Tsujigahana (Le nom « Tsujigahana » - Caractéristiques - La fin).
   - L'Itchiku Tsujigahana Kubota (Caractéristiques - Sa beauté).
   - Photos des œuvres.
   - La fabrication d'Itchiku Tsujigahana.
   - Liste d'illustrations.
   - Chronologie.

25 euros (code de commande : 21226).

 

TOURNADRE (Nicolas) et DORJE (Sangda) — Manuel de tibétain standard. Langue et civilisation. Introduction au tibétain standard (parlé et écrit) suivie d'un appendice consacré au tibétain littéraire classique. Paris, L'Asiathèque, 1998. In-4° broché, 567 p., illustrations, XVI planches en couleurs hors texte, exemplaire bien complet des deux disques compacts, (collection J Langues INALCO »), cachet ex-libris à la page de faux-titre.
En quatrième de couverture :
   Ce manuel de tibétain a pour objectif essentiel de présenter la langue standard du Pays des Neiges, formée à partir du parler de Lhassa, telle qu'elle est pratiquée de nos jours aussi bien au Tibet que dans la diaspora. Le manuel s'efforce non seulement de replacer la langue dans son environnement naturel, au Tibet, mais aussi de faire connaître, au passage, certains éléments fondamentaux de la civilisation tibétaine et du bouddhisme vajrayâna.
   Cette méthode, qui comporte quarante et une leçons, est illustrée par de nombreux dessins et photographies en couleurs et en noir et blanc ainsi que par deux cartes inédites. Elle est accompagnée de deux disques compacts.
   Nicolas Tournadre est maître de conférences à l'université Paris 8, au département des sciences du langage, et membre du laboratoire Lacito (CNRS). Parallèlement, il enseigne le tibétain à l'Institut national des langues et civilisations orientales depuis 1989.
   Dhogonpa Sangda Dorje est maître de conférences à l'université du Tibet à Lhassa où il enseigne la littérature tibétaine. C'est aussi un poète et un interprète de musique traditionnelle.

40 euros (code de commande : 23618).

 

[TUNG CH'I-CH'ANG]. HO (Wai-Kam, dir.) The Century of Tung Ch'i-ch'ang 1555-1636. Volume I. Judith G. Smith Coordinating Editor. Kansas City, The Nelson-Atkins Museum of Art, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, XXXVI, 465 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   Cet ouvrage fut publié à l'occasion itinérante qui fut présentée à Kansas City, Los Angeles et New Yort en 1992 et 1993.
Sur la jaquette :
   At the end of the sixteenth century, Tung Ch'i-ch'ang (1555-1636), painter, calligrapher, connoisseur, art historian and theoretician, and quintessential scholar-official, revolutionized Chinese painting and calligraphy. He brought to these arts a new vision and historical perspective, and established the direction both would follow for centuries to come. Indeed, he is generally recognized as the most important and influential figure in Chinese art to have appeared since the fourteenth century.
The Century of Tung Ch'i-ch'ang, the first major exhibition and publication of Tung's painting and calligraphy, reappraises this unparalleled artist in light of modern scholarship. Not only are his most important works included in this study, but examples of the works of more than forty major seventeenth century artists who were influenced by his genius have also been assembled to demonstrate his enormous impact on both the Orthodox and Individualist movements of later Chinese painting.
   This international project, organized by The Nelson-Atkins Museum of Art, Kansas City, Missouri, has been realized through the unprecedented cooperation of China's two preeminent museums, the Beijing Palace Museum and the Shanghai Museum. One hundred of the one hundred and seventy-one works in the exhibition are on loan from these two renowned collections. The material is rare, and hitherto unknown masterpieces are made available for the first time to scholars and the general public alike. The remaining works have been gathered from the most important public and private collections in Hong Kong, Taiwan, Japan, Europe, Australia, and North America.
   This two-volume scholarly catalogue, featuring more than seven hundred illustrations and including extensive biographical, chronological, and critical material, is the work of a venerable team of international scholars who have made major contributions to the study of Tung Ch'i-ch'ang and his extraordinary influence on the history and evolution of Chinese painting and calligraphy.

80 euros (code de commande : 15209).

 

[TURQUIE]. Mères, déesses, sultanes. Les femmes en Turquie de la préhistoire à la fin de l'Empire ottoman. Anvers - Bruxelles, Fonds Mercator - Palais des Beaux-Arts, 2004. In-4° broché, 223 p., nombreuses illustrations en couleurs, bel exemplaire, épuisé au catalogue de l'éditeur.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 6 octobre 2004 au 16 janvier 2005.
En quatrième de couverture :
   Mères, déesses et sultanes nous entraîne dans un passionnant voyage à travers le temps en Anatolie, où l'Orient et l'Occident se donnent rendez-vous depuis des siècles. Cet ouvrage livre une esquisse sensible et vivante de la femme et du rôle qu'elle a joué dans la société, de la déesse mère à l'impératrice de Byzance, de l'esclave à la sultane, de la prêtresse à la servante. Plusieurs grandes cultures sont passées en revue : des Hittites à la colonisation gréco-romaine et à l'empire byzantin jusqu'aux Seldjoukides et aux Ottomans. Les plus beaux musées de Turquie, dont le Musée du Palais de Topkapi à Istanbul, nous charment avec de véritables chefs-d'œuvre et de célèbres musées d'Europe occidentale, comme Le Louvre ou le Kunsthistorisches Museum de Vienne, nous font découvrir leurs plus belles pièces.
Sommaire :
   - Les femmes dans l'Anatolie préhistorique.
   - Les époques grecques et romaines en Anatolie.
   - L'âge pourpre en Anatolie : la civilisation byzantine.
   - L'âge turquoise en Anatolie : les Seldjoukides de Konya et l'empire ottoman.

30 euros (code de commande : 25330).

 

UTAMARO (Kitagawa) — Utamaro. Trois albums d'estampes. Paysages de neige - La lune folle - À marée basse. Textes et poèmes traduits du japonais par Jean Cholley. Présentation par Dominique Morelon et Junko Miura. Préface par Elisabeth Lemirre. Paris, Picquier, 2006. Quatre volumes (un broché à la japonaise et trois en accordéon) sous une chemise toilée d'éditeur à fermoirs, 70 p., [22], [22] et [22] p., illustrations en noir dans le premier volume et en couleurs dans les trois autres, exemplaire en très bel état, épuisé.
Extrait de la note du traducteur :
   Le genre poétique japonais dit haikai est au sens propre du mot un divertissement dans lequel les poètes ont licence de s'affranchir des très lourdes contraintes de la composition poétique traditionnelle. De plus en plus nombreux sont ceux qui ont alors recours à des techniques déjà éprouvées, telles l'allusion et le jeu de mots parmi bien d'autres. Au milieu du XIIIe siècle déjà un théoricien de la composition poétique déplore que la langue japonaise et la poésie soient gravement atteintes de la « maladie » du jeu de mots.
   Puis apparaît le kyôka, « poème burlesque », l'un des fondateurs en étant le poète Reizei Tamemori, dont le nom monastique Gyôgetsubô inspire en trois calembours superposés le titre de La lune folle. Le jeu de mots dans tous ses états envahit alors le genre jusqu'à constituer un labyrinthe qui atteint sa pleine fantaisie – ou démence selon certains commentateurs excédés – avec les maîtres du XVIIIe siècle tels Yadoya no Meshimori et Akera Kankô (« benêt à bouche bée ») qui ont respectivement commis les préfaces de Paysages de neige et de À Marée basse en plus de quelques poèmes.
   Les préfaces et les textes figurant dans les estampes de ces trois recueils sont des compositions burlesques dans cette tradition de jeux de mots à doubles ou triples tiroirs, pimentés de force allusions à des récits de Chine ou des anecdotes et paysages du Japon. Les innombrables homophones de la langue japonaise s'y trouvent détournés vers d'étranges accouplements – à l'exemple d'un poème dans La lune folle où le lever et la clarté hautement poétiques de la lune sont en parfaite entente d'équivoque avec pets et furoncles dans une parodie de dicton populaire – en des constructions qui ne cessent de surprendre et de susciter le rire par l'originalité et l'audace de leurs imbrications.

100 euros (code de commande : 25071).

 

[WU RONG-SI]. Les Trois Royaumes. Une exposition de sculptures sur bois de Wu Rong-Si. Taipei, Caves Art, 1993. In-4° carré broché, 132 p., reproductions en noir et en couleurs, édition trilingue chinois-anglais-français, bel exemplaire.
Introduction :
   
La sculpture sur bois est un art chinois traditionnel. Remontant au temps où la porte principale du palais ou du temple était décorée de gravures peintes d'immortels et de sages, la sculpture, en passant de la simple image gravée à sa forme tri-dimensionnelle complexe, s'est progressivement détachée de la peinture pour devenir un art à part entière. À part son utilisation religieuse, elle apparut dans la décoration des pavillons, des fenêtres et des meubles, les techniques se transmettaient du maître à l'apprenti, celui ci se contentant de les appliquer dans son travail. Rarement un apprenti créait son propre style ou mettait ses possibilités techniques au service de sa propre créativité.
   Aujourd'hui cependant, nous comptons de nombreux artistes de talent dans notre pays, le style de M. Wu Rong-Si, est très particulier et à son image. Ses œuvres dégagent une impression de vigueur à travers des personnages simples, rustiques et sincères. M. Wu travaille plus spécialement aux personnages historiques des romans et des contes populaires.
   Le but de notre fondation est de promouvoir les échanges culturels internationaux et nous travaillons depuis vingt ans à la présentation de la culture et de l'art chinois dans le monde entier. C'est un honneur pour nous d'avoir la possibilité d'exposer les œuvres de Monsieur Wu Rong-Si en Belgique et en France et je souhaite personnellement que le succès de cette exposition lui apporte la célébrité internationale qu'il mérite.

 25 euros (code de commande : 16246).

 

[YAMAGUCHI (Takeo) et SAITO (Yoshishige)]. Yamaguchi - Saito. Pionniers de l'art abstrait au Japon - Pioners van de abstracte kunst in Japan. Bruxelles, Europalia Foudation International, 1989. In-4° broché, [122] p., nombreuses illustrations en couleurs, édition bilingue (français - nerlandais).
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée d'Art moderne, à Bruxelles, du 29 septembre au 17 décembre 1989, dans le cadre des manifestations « Europalia 89 Japan in Belgium ».
Table des matières :
   - La peinture abstraite japonaise, par Toru Asano.
   - Takeo Yamaguchi, un art de la contemplation, par Toru Asano.
   - Yoshishige Saito, par Shigeo Chiba.
   - Takeo Yamaguchi, catalogue.
   - Yoshishige Saito.

25 euros (code de commande : 21227).

 

YATHAY (Pin) — L’utopie meurtrière. Un rescapé du génocide cambodgien témoigne. Paris, Laffont, 1979. In-8° broché, 413 p., illustrations hors texte, (collection « Vécu »).

13 euros (code de commande : 270/60).

 


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