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ALEXANDRE
(Bernard) Le Horsain.
Vivre et survivre en Pays de Caux. Paris,
Plon, 1988. In-8° sous reliure déditeur, 553
p., illustrations in et hors texte, (collection « Terre
Humaine »), jaquette.
Sur la jaquette :
« Qui nous baptisera
? Qui nous mariera ? Qui nous enterrera donc demain ? Les derniers
curés vont disparaître dans les campagnes... «
Métier d'curé, métier foutu ! » comme
l'annonçait déjà rudement un berger cauchois
au jeune abbé Bernard Alexandre qui allait rejoindre sa
première paroisse qu'il ne devait plus quitter
depuis : Vattelot-sous-Beaumont.
Ce livre est son témoignage.
Bernard Alexandre, inlassablement, a tenté de faire «
entendre » à ses paroissiens la parole du Christ.
Ceux-ci n'ont cessé d'opposer à leur curé
une résistance souveraine... « Églisiers
», les Cauchois ne demandent guère plus à
leur curé que d'être un bon sacristain ; eux, s'accrochent
de toutes leurs forces à leurs traditions : « A
toujou été comm-cha... »
Est-ce parce qu'ils savent inconsciemment que ces traditions
qui plongent leurs racines dans des rites païens ont, en
eux, des résonnances essentielles ? Que leur sagesse consiste,
comme tant de sociétés traditionnelles, à
refuser de se poser des questions sur le plan du sacré,
de crainte de ne pas leur trouver de réponse ? De crainte,
surtout, de perdre leur foi et que ne s'écroule un édifice
religieux et, avec lui, l'ensemble de la société
auxquels leur destin est lié ? Bernard Alexandre sait
qu'il ne sera pas remplacé faute de vocations sacerdotales
assez nombreuses. Il assiste au déclin de l'Église
traditionnelle ; il espère de tout son cur en une
nouvelle Église plus restreinte, mais combattante, s'appuyant
sur des laïcs responsables, agissant dans l'esprit des premiers
chrétiens de l'Église primitive.
Ce livre n'est pas seulement un poignant témoignage. C'est
aussi le regard attentif, privilégié et, souvent,
plein d'humour d'un homme qui est de surcroît
un merveilleux conteur sur la vie sociale de la
Haute-Normandie profonde. Il jette sur cette province une lumière
différente de celle de Maupassant, d'une acuité
et d'une pénétration qu'il ne sera plus possible
d'oublier. »
17 euros (code de commande
: 3802).
ALEXANDRE
(Pierre) Langues et langage en Afrique Noire.
Paris, Payot, 1967. In-8° broché, 169 p.,
tableau, carte, (collection « Bibliothèque Scientifique
»).
En quatrième
de couverture :
« On rencontre dans l'Afrique, au
sud du Sahara, plus de huit cents langues vernaculaires et au
moins trois langues non africaines de diffusion nternationales.
Cet enchevêtrement linguistique pose
à l'Afrique indépendante, dans les domaines politique,
linguistique, culturel et social, toute une série de problèmes
dont les solutions à peine esquissée
à ce jour conditionnent largement l'avenir
des jeunes États africains.
Dû à un spécialiste qui
a su mettre son sujet à la portée des lecteurs
non spécialisés, Langues et langage en Afrique
Noire est le premier essai d'analyse et de synthèse
générales d'une situation dont le public cultivé,
tant africain qu'européen, n'apprécie pas toujours
exactement la complexité et l'urgence. »
20 euros (code de commande
: 12095).
BLACHE
(Jules) L'homme et la montagne. Préface
de Raoul Blanchard. Paris, Gallimard, 1943 (20e édition).
In-8° broché, 189 p., XXXII planches hors texte, (collection
« Géographie Humaine », n° 3).
Table des matières
:
Préface
I. Le paysage et l'économie alpestre
Le paysage alpestre
et ses limites ; Les caractères de l'économie
alpestre.
II. La transhumance méditerranéenne
Origines et traditions
pastorales ; Les conditions de la transhumance ; Les
routes et la vie des transhumants ;
La transhumance inverse ;
Les foyers orientaux du nomadisme montagnard ; Le troupeau
sédentaire aux
montagnes méditerranéennes.
III. La vie pastorale de type helvétique
Gras herbages et gros
bétail ; Stabulation et estivage.
IV. L'évolution de la vie pastorale
alpestre
Conditions de l'évolution
pastorale ; Perfectionnement de l'élevage de type
helvétique ; Altération de l'économie
pastorale méditerranéenne.
V. Les étages de culture et le peuplement
alpestres
Tares de l'agriculture
alpestre ; Caractère économique des limites
d'altitude ; Les arbres fruitiers ; La technique montagnarde
de la vigne ;
Abri, exposition, irrigation ;
La châtaigneraie ; Les blés ; La raréfaction
des hommes avec l'altitude ; La limite supérieure
de l'habitat ; Les
montagnes refuges.
VI. Les remèdes à l'indigence
des montagnes alpestres
Travaux et migrations
saisonniers ; La petite industrie ; L'émigration
saisonnière. Formes hivernales ; L'émigration
d'été. L'émigration à
temps ; L'émigration
définitive ; La dépopulation moderne ;
La houille blanche ; Le tourisme et l'alpinisme.
VII. Les hautes tourbières nordiques
et la vie pastorale en forêt
Les hauteurs boisées
de l'Europe centrale ; La vie pastorale nordique :
absence d'alpages et rôle des forêts ; La vie
agricole et les
traits pseudo-montagnards
de l'économie nordique.
VIII. Les montagnes étrangères
aux plaines en Extrême-Orient
Loin du type alpestre ;
Divorce géographique des montagnes et des plaines ;
Les cultures nomades de montagnards ; Le bétail des
montagnards ;
Les échanges, les migrations temporaires ; Les fluctuations
de la frontière ; Les orientaux et leurs rizières
à Madagascar ; Les
sanatoria.
IX. Au-dessus des déserts et des
steppes
Les archipels du Désert
; Les refuges montagneux de l'Afrique du Sud.
X. Au-dessus des plaines malsaines
Les refuges salubres
d'Afrique ; Aptitudes à l'élevage des montagnes
tropicales d'Afrique ; La transhumance tropicale :
le type ascendant ;
La transhumance tropicale :
le type descendant ; La culture aux montagnes tropicales.
XI. L'économie neuve des montagnes américaines
L'Amérique précolombienne
et la déchéance moderne des hauteurs ; Les
montagnes américaines, conquises à la vie pastorale ;
Migrations
américaines
de type alpestre ; L'anticipation américaine.
XII. Conclusion : traits généraux
de l'économie montagnarde
Un problème :
les éléments propres à la montagne ;
L'altitude absolue et le plafond montagnard ; Le milieu
climatique et les produits de la
montagne ; Le
rôle du relief : les relations ; Abri politique,
cols et frontières ; Le rôle du relief :
les cultures ; L'exotisme montagnard ; La
variété
des genres de vie et de l'habitat ; Échanges et mouvements,
expression de la vie montagnarde ; Les montagnes, délaissées
par les
courants d'activité
modernes.
13 euros (code de commande
: 12099).
BLONDEL (Charles) La mentalité
primitive. Préface
de Lévy-Bruhl. Paris, Stock, 1926. In-8° broché,
122 p., (collection « La Culture Moderne », n°
11), exemplaire non coupé.
8 euros (code de commande
: 141/63)..
BLOUET (J.) Nos villages, hier et aujourd'hui. [Paris], Bloud & Gay,
1929. In-12 broché, 214 p., exemplaire non coupé.
10
euros (code de commande : 121/62).
BONNAMOUR (Louis)
La Saône, une rivière,
des hommes. Le
Puy, Christine Bonneton, 1981. In-4° broché, 125 p.,
nombreuses illustrations, (collection « Vivre les Traditions
»).
19
euros (code de commande : 122/62).
BOULLIER
(Auguste). Le dialecte et
les chants populaires de la Sardaigne.
Paris, Dentu, 1864.
BRUNOT
(Ferdinand) La pensée et la langue. Méthode, principes et plan d'une théorie
nouvelle appliquée au français. Deuxième édition. Paris, Masson,
1927. Fort in-8° broché, XXXVI, 954 p., couverture
défraîchie, manque au dos.
Extrait de l'introduction
:
« Ce livre n'est pas une « Psychologie ».
J'ai même évité avec soin de consulter les
psychologues et leurs uvres, ne voulant point me laisser
entraîner à des analyses dont la finesse et la complexité
eussent dépassé de beaucoup les analyses sommaires
et superficielles auxquelles je suis obligé, moi, de me
borner, pour ne pas excéder ma matière, et suivre
fidèlement le travail des foules dont le parler commun
est le résultat.
Ce n'est pas non plus une « Grammaire ».
Sans doute on y retrouvera les mots d'adjectifs, de verbes, d'adverbes,
ainsi de suite. On y retrouvera aussi les règles qui régissent
les variations des mots et leur agencement. J'ai fait la critique
de plusieurs de ces règles, je n'en ai écarté
aucune, me bornant à mettre mon lecteur à même
de distinguer celles qui ont une autorité véritable.
Mais mon but n'a pas été de donner une grammaire
revue et corrigée.
Ce que j'ai voulu, c'est présenter un
exposé méthodique des faits de pensée, considérés
et classés par rapport au langage, et des moyens d'expression
qui leur correspondent.
Voici comment et pourquoi j'ai été
conduit à faire ce livre.
L'étude des langues, une des plus anciennes
des disciplines humaines, qui a fourni à Aristote quelques-uns
des principes essentiels de sa philosophie, une des reines incontestées
du Moyen Âge, quoiqu'elle ait été rajeunie
ou pour mieux dire renouvelée de fond en comble depuis
un siècle et demi par les découvertes de la grammaire
comparée et de la grammaire historique, qui l'ont élevée
au rang d'une science d'observation, est aujourd'hui, dans nos
classes, un enseignement de rebut, une école d'ennui,
effroi des élèves et des maîtres.
Ce n'est pas ici le lieu de chercher les responsabilités.
En acceptant le droit d'imposer une doctrine par l'enseignement,
les concours et les examens, l'Administration de l'instruction
publique acceptait le devoir de suivre les progrès de
la science. Personne n'oserait soutenir qu'elle l'a toujours
fait, et qu'elle ne s'est pas servie de son autorité pour
barrer la route aux nouveautés. En physique et en chimie,
dès qu'une erreur était reconnue, on l'envoyait
rejoindre la théorie de l'horreur du vide ou la liste
des gaz permanents. Les applications pratiques y obligeaient.
Elle eussent bon gré mal gré commandé ces
renouvellements. La doctrine grammaticale, elle, n'avait pas
et ne pouvait avoir pareille fortune. Tout, y semblait acquis
et fixé à jamais, puisque la convention orthographique,
la plus apparente et la plus commune des applications grammaticales,
restait immuable.
Où la bureaucratie universitaire, si
bien intentionnée qu'elle fût, eût-elle pris
le goût de retoucher son catéchisme ? Quelquefois,
sous l'impulsion d'esprits éclairés, informée
de la décadence de l'enseignement, elle a eu quelques
velléités d'innover, d'unifier, de simplifier,
de rajuster. Mais quand il eût fallu imposer, elle tolérait.
Elle acceptait une amélioration, comme on pardonne une
faute.
Un moment on a pu espérer que l'État
allait trancher dans le vif, que l'orthographe, fléau
de l'éducation grammaticale, allait être réformée.
Sur ce point, essentiel pourtant, la peur de l'opposition, et
des coalitions d'intérêts matériels ont eu
vite raison des voeux répétés du Conseil
Supérieur.
À cela il n'y a malheureusement nul
remède ; la carence des pouvoirs à qui a été
remis le soin de régler périodiquement l'orthographe
crée une situation sans issue. C'est le péché
originel. Tant qu'on n'aura pas abjuré, tant que l'orthographe
restera ce qu'elle est, aussi longtemps que le préjugé
public attribuera, une valeur de premier ordre à la connaissance
de pures conventions d'écriture, l'enseignement véritable
de la langue en souffrira ; il restera gêné,
étouffé, faussé, au moins dans les classes
élémentaires. Les arbres empêchent de voir
la forêt. »
20 euros (code de commande
: 12447).
[BUYSSENS
(Eric)]. Linguistique contemporaine. Hommage à Eric
Buyssens. [Publié
par Jean Dierickx et Yvan Lebrun.] Bruxelles, Institut
de Sociologie - Université Libre de Bruxelles, 1970. In-8°
broché, 285 p., quelques illustrations hors texte.
Table des matières
:
- Bibliographie d'Eric Buyssens.
- Concerning the Metataxonomy of Linguistic
Science, par O. Akhmanova.
- Quelques vues sur les équilibres
linguistiques, par M. Cohen.
- Quelques remarques à propos
de la catégorie du nombre en néerlandais, par
S. De Vriendt.
- Why Do Plural Attributives Become
More Frequent ?, par J. Dierickx.
- Français Exprès,
anglais Express, italien Espresso, par A. Doppagne.
- Semiologische Lèse : Betrachtungen
zu Saussure, Salviati und Chrétien de Troyes, par
R. Engler.
- À la recherche de la double
articulation, dans le langage enfantin, par G. Francescato.
- Étymologie collective,
par A. Graur.
- La linéarité du signifiant,
par A. Henry.
- Syllabe et rythme, par M.
Kloster-Jensen.
- « Rendre compte de la compétence
linguistique », par J. Larochette.
- On Tension, par Y. Lebrun.
- Les tribulations du vocalisme indo-européen,
par M. Leroy.
- Analyse et présentation. Deux
temps du travail du linguiste, par A. Martinet.
- La notion de code en linguistique,
par G. Mounin.
- A Formal Description of the Use of
Some Verbal Endings in Old English, par C. Peeters.
- Matrix der altenglischen Satztypen,
par H. Pilch.
- Lapsus et numération,
par J. Pohl.
- Remarks on the Problem of the Oermanic
« Verschärfung », par E. Polome.
- Observations sur le comportement
acoustique de la voyelle finale française dans les énoncés
monosyllabiques, par R. Renard et C. Wuilmart.
- Considérations sur la catégorie
du neutre, par A. Rosetti.
- L'apposition par transfert et par
analogie en français, par P. Ruelle.
- Évolution linguistique et
changement phonétique, par A. Sauvageot.
- Zur Problematik der Satzdefinition,
par E. Seidel.
- Unifizierung Differenzierung,
par I. Seidel-Slotty.
- Les éléments de la
communication, niveaux du code et la triade langage-langue-parole,
par T. Slama-Cazacu.
- Facts and Theory in the Study of
So-called Adverbs and Adverbials in Present-day English,
par E. Uhlenbeck.
- A Note on the Coordination of Adjectives
in. English, par J. Van Roey.
- Competence, a Term in Search of a
Concept, par W. Von Raffler Engel.
13 euros (code de commande
: 15543).
CAUSSAT (P.), ADAMSKI (D.) et CREPON
(M.) La langue source de la nation. Messianisme séculiers
en Europe centrale et orientale (du XVIIIe au XXe siècle).
Sprimont, Mardage, 1996.
In-8° broché, 539 p.
20 euros (code de commande
: 7039).
CHERRY
(Stella) Te Ao Maori. The Maori World. Introduction by Maui Pomare. Dublin,
National Museum of Ireland. 1990. In-4° broché, 56
p., illustrations en noir et en couleurs.
Cet
ouvrage a été édité à l'occasion
de l'exposition présentée au National Museum of
Ireland, à Dublin, en 1990.
Introduction :
In the beginning there was the void and the
void was without form yet was everything and nothing. Into that
void came the twitch of life. From that twitch Papatuanuku
the Earth Mother and Ranginui the Sky Father were formed
without parents. Ranginui looked down on Papatuanuku and desired
her, so they lay together. Then came the nights of conception
followed by the nights of labour in which the children of Ranginui
and Papatuanuku were born. The first-born was Tane who
became god of the forests, then came Tangaroa who became
god of the seas, and Tumatauenga, who became god of war
and of men, followed by Tawhirimatea, god of winds, and
the other children who are the gods. They lived in the meagre
space between their parents. After a while they discovered the
light shining outside. They decided to separate their parents.
Tane it was who finally did the deed by thrusting Ranginui up.
They were ashamed that he had been left without clothes, so a
canoe, Uruao, was filled with stars which became their
father's cloak; the canoe was itself placed in the sky and can
be seen as the Milky Way. The carved prow is the Southern Cross
constellation, the sternpost Orion. All the remaining stars spilled
out as the canoe was placed in the sky. The universe thus formed
has three realms-Te Kore, the void, inside of which is
Te Po, the night, where the gods live in the heavens and
where the spirits of men return to the underworld and
Te Ao Marama, the world of light, where we live on Papatuanuku
the Earth Mother and look up to Ranginui the sky Father. Sometimes
Ranginui is sad and his tears fell as rain. Sometimes Papatuanuku
is sad and her tears rise as mist into the sky.
The waters of life coming from Te Kore bless
all things, giving them fertility which is forever renewed. From
Ranginui the sky Father comes mana or spiritual power.
Such power is tapu or sacred. High chiefs are close to
the gods and therefore they are very sacred individuals. A slave
in olden times had lost whatever mana he had, and therefore was
noa or without tapu. These are the aspects which
are still important despite the change to Christianity and a
more materialistic way of life.
A man or woman could become famous in their
chosen field. A children's game and proverb illustrates the importance
attached to the different activities :
« What is your
husband ? »
« My husband is
grower of Kumara (sweet potato) ».
« Go then to a
place where the soil is rich ! »
« What is your
husband ? »
« My husband is
a fisherman. »
« Go then to some
other place, where the sea is calm ! »
« What is your
husband ? »
« 'My husband
is a digger of fern root ! »
« Thats better
! You have the storing and the taking out again. »
A proverb says, « He toa, taua
mate taua, he toa piki mate pari, he toa mahi kai mate huhu »
(a warrior dies in battle, a cliff cumber by the cliff, a gardener
dies of old age).
The Maori world, like the Celtic, was a world
of heroes. When two warring tribes confronted each other, the
champions on the home side would often challenge the attackers
to single combat. Often the outcome of such fights decided the
war. Each champion was allowed three blows that landed. Whether
using a short nephrite, stone or wood club, or a longer staff,
fighting was usually hand to hand with spears and darts being
thrown, but not to much effect. Champions were known and sung
about all over the country. However, as a proverb has it, « Mate
atu he toa ara mai he toa » (when a warrior dies
another will take his place). « He toa, mau rakau
he toka piringa ; he toa mahi kai he rakau whakamarumaru »
(a warrior is a rock in defence ; a worker is a sheltering
tree). Most wars were about simple things : « He
wahine, he whenua, e ngaro ai te tangata » (by
women and land, men are lost).
Like Cuchulainn, Meadhbh and Fionn Mac Cumhaill
of Ireland, there are many stories of famous warriors and fabulous
men and women of myth and legend. The demi-god Maui of
a thousand tricks slowed the sun, took fire from his grandmother's
fingernails and perished trying to find immortality. Tawhaki
climbed the heavens to bring back the baskets of knowledge, and
Tinirau was the first to kill a man. Maui hauled up the
islands with his magic hook made from his grandmother's jawbone.
Kupe and Ngahue found Aotearoa, (New Zealand),
a still-living fish, and made it ready for the ancestors who
came on their great canoes and founded the tribes of the land.
A Dutch explorer, Abel Tasman, was the first European to reach
Aotearoa in 1642. A little more than a hundred years later, Captain
James Cook arrived and began the first real outside contact the
people had had since they left their ancestral homeland in the
Cook Islands, some eight hundred to a thousand years before,
about thirty-fifty generations ago. Like most isolated peoples
they called themselves « tangata maori »
ordinary men, and identified themselves by their tribal names.
By the time of Captain Cook's second voyage
in 1772 that isolation was well and truly broken, and the tribes
could hardly wait to engage in trade for red cloth, nails, pieces
of hoop iron and many other things. James Patten of Ulster sailed
as a surgeon on the 'Resolution'. He later settled and practised
in Dublin and presented his collection to Trinity College, where
he was granted an Honorary Doctorate of Physick in 1780. Another
collection came from Captain James King who sailed on the third
voyage but who took over when Captain Clerke of the « Discovery »
died after the death of Cook in Hawaii. Captain King was granted
an LL.D. by Trinity College in 1780. Further items and collections
were added by travellers like Dr James McKellar, who acquired
a cloak of very great mana which belonged to the chief Tuhawaiki.
Other collections were given to the Royal Dublin Society or added
to the collections of the Science and Art Museum which has now
become the National Museum of Ireland.
During the nineteenth century and into this
century, there has been a notable Irish presence in New Zealand,
with large settlements of Irish and the almost ubiquitous sound
of an Irish brogue from priests and nuns of Catholic churches
and schools. Sometimes the Irish presence made itself known by
illicit poteen being available in the hills, but more often local
agricultural and pastoral shows have a section for Irish dance
competitions. One of Maoridom's most outstanding leaders, Timi
Kara, Sir James Carroll, was part Irish. Today Murphy, O'Leary,
Kennedy, O'Regan and others are not uncommon as the names of
families of Maori descent.
15 euros (code de commande
: 15687).
CHEVALIER (Louis) Démographie
générale.
Paris, Dalloz, 1951. In-8° broché, 599 p., (collection
« Études Politiques, Économiques et Sociales
»), couverture insolée.
20 euros (code de commande
: 159/63).
Les Communautés
rurales - Rural communities.
6 volumes (complet). Paris, Dessain et Tolra, 1983-1987. Six
volumes in-8° brochés, 322, 527, 412, 624, 719 et
832 p., (Recueils de la Société Jean Bodin pour
l'Histoire Comparée des Institutions, tomes XL, XLI, XLII,
XLIII, XLIV et XXLV).
@ Ces volumes se décomposent
comme suit : Première partie : Société
sans écriture (Afrique, Amérique,
Europe). Deuxième partie : Antiquité.
Troisième partie : Asie et Islam.
Quatrième partie : Europe occidentale (Italie,
Espagne, France). Cinquième partie : Europe
occidentale et Amérique. Sixième
partie : Europe orientale.
Les six volumes
: 75 euros (code de commande
: 6452).
DAUZAT
(Albert) La géographie linguistique. Paris, Flammarion, 1943. In-12 broché,
226 p., 9 cartes, (collection « Bibliothèque
de Philosophie scientifique »), marque manuscrite
d'appartenance de M. A. Arnould.
Table des matières
:
Première partie : Origines,
but, doctrine.
Chapitre I : L'Atlas
linguistique de la France. Les travaux de M. Gilliéron
et de ses disciples.
Chapitre II : But et caractères
généraux. L'interprétation des cartes ;
la stratigraphie linguistique.
Chapitre III : Les tendances
et les principes.
Deuxième partie : Les phénomènes
internes du langage.
Chapitre I : Les changements
de forme. Régression ; rencontres et attractions
homonymiques.
Chapitre II : Pathologie
et thérapeutique des mots.
Chapitre III : Phénomènes
grammaticaux.
Chapitre IV : Les sens
des mots.
Troisième partie : Les phénomènes
externes du langage. Échanges et réactions entre
les parlers.
Chapitre I : La variété
des parlers et ses causes.
Chapitre II : Les voyages
des mots : les courants et les barrières.
Chapitre III : Les centres
de rayonnement et d'influence.
Bibliographie.
8 euros (code de commande
: 15021*).
DAVID
(Johan) L'outillage manuel de la ferme. Essai de terminologie. Louvain, Centre Belge d'Histoire Rurale, 1973.
In-8° broché, 104 p., [31] planches hors texte,
feuillet d'errata volant, (Publication n° 31), couverture
plastifiée, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques
Hoebanx à la page de garde, décharge d'adhésif
aux gardes.
Extrait de l'introduction
:
« Quelques auteurs, nous ne savons
pourquoi, cherchent à établir une distinction entre
les pioches et les houes, distinction parfaitement inutile, puisque
l'instrument qui se nomme houe dans un pays se nomme pioche dans
un autre pays. Pour nous donc, qui dit houe dit pioche, et qui
dit pioche dit houe, c'est tout un. »
Cette position de Joigneaux et Moreaux, à
la rigueur acceptable pour un agriculteur, encore que celui-là,
sans doute, ne confondra pas, ne l'est plus du tout pour un historien,
un ethnologue ou un linguiste. Aucune étude sérieuse
ne peut se faire sans une terminologie précise et unique.
Comment comparer ou classer les outils sans être sûr
de leur identité ? Comment en dresser un inventaire
sans les nommer ? Comment enfin se baser sur des études
antérieures si l'on ne sait exactement ce que désigne
le terme utilisé ?
À première vue, l'on pourrait
croire superflue l'étude de l'outillage, tant il semble
certain qu'on connaisse bien ces objets de tous les jours. Il
suffit pour se convaincre du contraire, de consulter quelques
dictionnaires et encyclopédies. Et, ce qui plus est, l'imprécision
se retrouve dans des dictionnaires ou des études spécialisées.
20 euros (code de commande
: 16119).
DE
DECKKER (Paul et Francine)
Ta'Aroa. L'univers polynésien. Bruxelles,
Crédit Communal, 1982. In-4° broché, 211 p.,
illustrations en noir et en couleurs.
Catalogue de l'exposition éponyme
organisée par le Crédit Communal de Belgique, à
Bruxelles.
Table des matières :
Préface.
- Le Polynésien et son monde.
- La migration des Polynésiens.
- La pénétration européenne.
- L'implantation européenne.
- De l'art polynésien.
- Une vision belge de la Polynésie.
- Jacques-Antoine Moerenhout (1797-1879).
- Charles De Witte (1800-1870).
- Emile de Harven (1837-1903).
- Père Damien (Joseph De Veuster
1840-1889).
- Henry Lavachery (1885-1972).
Catalogue :
- Aotearoa - Nouvelle-Zélande.
- Archipel des îles Marquises.
- Archipel des îles de la Société.
- Archipel des îles Australes.
- Râpa Nui - Île de Pâques.
- Archipel des îles Hawaii.
Bibliographie.
25 euros (code de commande
: 15428).
DEFFONTAINES
(Pierre) L'homme et sa maison. Paris, Gallimard, 1972. In-8° broché,
254 p., quelques illustrations in et hors texte, (collection
« Géographie Humaine »), pliures à
la couverture un peu
En quatrième
de couverture :
« La marque la plus visible de l'homme
à la surface de la terre est la maison : s'assurer
un logement est un des actes primordiaux, comme celui d'allumer
le feu. Cependant les hommes ne sont pas les seuls être
vivants à se préoccuper d'un logement. Bien des
animaux ont aussi leur demeure : gîte, terrier, tanière,
nid...
Il y a encore aujourd'hui des hommes sans maisons,
se contentant d'arbres creux ou de grottes, comme aux temps préhistoriques.
En outre, un très grand nombre d'être humains, la
majorité, construisent eux-mêmes leur maison avec
les matériaux qu'ils trouvent sur place. Le plus simple
est le végétal : feuillages, branchages, herbes,
roseaux ; puis la terre moulée et séchée,
ou cuite, ce qui donne la brique, un des matériaux les
plus anciens.
L'habitation humaine pose une série
de problèmes qui ont été résolus
de façon très variée : celui de la
couverture, celui du feu : comment mettre le feu dans la
maison, sans mettre le feu à la maison.
Mais la géographie de la maison est
amenée à traiter de très nombreuses autres
fonctions : contact avec le sol, accès, lumière,
sécurité, travail, sommeil religion... L'évolution
de la maison, étroitement liée à celle de
l'homme, est pleine de transformations aux causes multiples :
invasions, colonisations, changement de régimes sociaux
et de techniques, introduction de matériaux nouveaux.
C'est un des chapitres les plus riches et les plus significatifs
de la géographie humaine. »
10 euros (code de commande
: 11709).
Disciplines
à domicile. L'édification de la famille. Fontenay-sous-Bois, Recherches,
1977. In-8° broché, 342 p., illustrations.
@ Il s'agit du numéro spécial
de Recherches, n° 28,réalisé par I. Joseph,
Philippe Fritsch, A. Battegay.
10 euros (code de commande
: 2742).
DUMONT
(Louis) Homo hierarchicus.
Essai sur le système des castes.
Paris, Gallimard, 1976. In-8° broché, 445 p., (collection
« Bibliothèque des Sciences Humaines »), épuisé
au catalogue de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
« Voir dans la caste, comme on l'a
généralement fait, l'aboutissement ultime de distinctions
sociales, de classe ou de rang, voire de race, c'est ne pas sortir
île notre paysage familier, l'idéologie égalitaire
de nos sociétés occidentales modernes. Voici une
démarche inverse. À l'Homo aequalis, Louis
Dumont oppose l'Homo hierarchicus ; et comme les États-Unis
offraient à Tocqueville la forme la plus pure de la démocratie,
l'Inde représente pour l'auteur la forme la plus pure
de la hiérarchie.
C. Bouglé, le dernier des sociologues
français à avoir tenté un Essai sur les
castes en 1908, avait ramené le système à
trois principes : séparation, hiérarchie,
et interdépendance des groupes sociaux héréditaires.
Louis Dumont observe d'abord que ces trois principes n'en font
qu'un : l'opposition religieuse du pur et de l'impur. Sous-jacente
à l'ordre hiérarchique des castes, on trouve ainsi
une structure fondamentale qui donne sa forme générale
au système. La hiérarchie n'est essentielle que
parce qu'elle est l'aspect conscient du rapport de l'élément
à l'ensemble, où interviennent la division du travail,
la réglementation du mariage et les prohibitions alimentaires.
L'idéologie ainsi dégagée,
l'auteur aborde, avec l'analyse du pouvoir et du territoire,
de la fonction royale et de dominance, des droits sur le sol,
de la justice et de l'administration de la caste, les implications
les plus profondes du système. Les derniers chapitres
débouchent sur de larges aperçus comparatifs :
y a-t-il des castes chez les non-Hindous ? La caste existe-t-elle
hors de l'Inde ? L'abolition théorique modifie-t-elle
les comportements spontanés ? Autant de questions
que pose l'adaptation de l'Inde traditionnelle au inonde moderne
et qui nous ramènent pour finir à une confrontation
schématique globale de l'Homo hierarchicus et de
l'Homo aequalis.
En appendice, quatre essais complètent
l'ouvrage sur des points essentiels : la différence entre
caste et racisme, la place centrale du renoncement à la
vie sociale dans les religions de l'Inde ; la royauté,
dans l'Inde ancienne ; les relations entre Hindous et Musulmans
dans la politique moderne.
Reprenant ainsi pour la première fois
en France depuis le début du siècle un grand problème
classique de la sociologie, ce voyage anthropologique purement
théorique à la recherche d'une société
aux antipodes de la nôtre contribue, pour cette raison
même, à éclairer ce qui, chez nous, est resté
obscur, résiduel, et pourtant bien présent. »
12 euros (code de commande
: 14063).
EDWARDS (Robert) Aboriginal
Bark Canoes of the Murray Valley.
Adelaide - Sydney - Melbourne - Brisbane - Perth, Rigby, 1972.
Grand in-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 80
p., nombreuses illustrations.
Sur la jaquette :
« Along the Murray River and its tributaries, it is possible
to find old gum trees which bear canoe-shaped scars. These «
anoe trees » are memorials left by vanished tribesmen who
cut out strips of bark for making into canoes. Like all the artefacts
of the Australian Aborigines, these canoes were deceptively simple
products which nevertheless were precisely suited to their makers'needs.
When white men attempted to copy these seemingly casual craft,
they were unable to master the art of stripping a carefully shaped
piece of bark from a tree, fastening it at both ends, and using
it for fishing or transportation. It was a process which, like
many others, the Aborigines had developed through centuries of
harmonious adjustment to their environment, and the bark canoes
were part of a life style in which they made the best possible
use of simple tools and natural materials. In this book, Robert
Edwards presents a detailed examination of this important aspect
of Aboriginal life. He tells why the riverine Aborigines developed
the art of making such canoes, where and how they were used,
and how, like many other Aboriginal crafts, it declined rapidly
after the advent of European settlers. His text is supported
by numerous interesting quotations from primary sources, and
illustrated with a unique collection of photographs and engravings
of various periods. »
10 euros (code de commande
: 10177).
Le
Flambeau. Revue du Comité
des Traditions valdotaines.
Quatrième année - N° 1 - Printemps 1952.
Aoste, Comité des Traditions Valdotaines, 1952. In-8°
broché, 63 p., publicités hors texte, illustrations,
couverture partiellement insolée. On joint le n° 1108
du 20 février 1952 du journal paraissant trois fois par
mois Le Pays d'Aoste - Catholique - Social - Politique.
Table des matières
:
-
La danse des Ondines, par A. Ferré.
- Une fidélité et un
exemple, par D. Rops.
- L'Hospice du Gd. St-Bernard,
par L. Gabioud.
- La fleur d'euna âma sarvadze,
par Falère.
- L'abbé Amé Gorret,
par C. Duc.
- Valdôtains qui se font honneur.
- Le Français de la Vallée
d'Aoste est bien le vrai français, par M. Durand.
- Solitude (poésie), par
E. Trentaz.
- La légende de Trômein,
par A. Ferré.
- Au seuil de ma demeure (poésie),
par A. Ferré.
- La Foire de St-Ours 1952.
- De l'origine des noms de famille
et des prénoms valdôtains [de Bernaz
à Crétaz], par A. Ferré.
- La Vierge dans la Vallée
(poésie), par C. Porliod-Duval.
- Bibliographie.
10 euros (code de commande
: 16170).
FRAZER (James Georges) Le trésor légendaire
de l'humanité. Feuilles détachées
du rameau d'Or par Lady Frazer. Paris, Rieder, 1925. In-8°
broché, 311 p.
@ L'étiquette
des éditions Rieder recouvre la mention « Éditions
de France ».
15 euros (code de commande
: 155/66).
GAUTIER (E.-F.)
Murs
et coutumes des Musulmans. Prtéface de Jacques Berque.
Paris,
Club du mzeilleur Livre, 1959. In-8° sous reliure et Rhodoïd
d'éditeur, broché, 244 p., illustrations hors texte,
(«Collection Historia", XIX)
13 euros (code de commande
: 5703).
GHEERBRANT
(Alain) Des hommes qu'on appelle sauvages. [Album de l'expédition Orénoque-Amazone.]
[Paris], Robert Marin, 1952. In-4° broché, [116] p.,
nombreuses héliogravures et autres illustrations en couleurs,
bien complet de sa jaquette illustrée.
Extrait de la préface
:
Voici
les images d'une des plus belles aventures de ce temps, où
les miracles vrais et les cauchemars réels ne manquent
pourtant pas.
L'univers tel qu'on apprend chaque jour à
le connaître ou plutôt à le subir, cette humanité
qui, sans cesse, se débat dans les haines, dans les guerres,
dans les abus et dans les crimes n'a point fini de cacher l'homme
à l'homme, d'empêcher qu'il se reconnaisse sous
tous ces masques que la civilisation donne à la pure barbarie.
Le mot même de héros le plus souvent s'applique
aux hommes qui sont contraints de tuer, quand il n'honore pas
certains de ceux qui tuent pour opprimer et pour être puissants.
Aussi n'aurons-nous jamais assez de reconnaissance pour tous
ceux qui, dans tous les pays, sous toutes les latitudes ont choisi
d'être les pacifiques et solitaires héros de l'aventure
et de la découverte.
La chance m'a permis de connaître et
de faire déjà connaître à un large
public cette jeune, ardente et sympathique équipe des
explorateurs de l'Orénoque-Amazone : Alain Gheerbrant
qui fut directeur littéraire des Éditions K. de
Paris et que sa sensibilité d'écrivain mena à
mieux comprendre encore l'humaine et profonde poésie des
peuples inconnus ; Luis G. Saenz, gentleman-farmer de Bogota
en Colombie qu'aucune difficulté technique n'arrêta
pour animer l'expédition ; Pierre-Dominique Gaisseau
qui avait déjà exploré les régions
de l'Ogooué-Combo et un jeune cinéaste de Paris
Jean Fichter qui sut surprendre avec sa caméra les plus
extraordinaires spectacles que deux ans de séjour dans
les forêts inviolées de l'Amazone et tant de péripéties
offrirent à nos jeunes gens.
20 euros (code de commande
: 16055).
GLÉNAT
(René) Saint-Christophe-en-Oisans. Les derniers guides
paysans. Joseph « le Zouave », Henri « le Facteur
», Pierre « la Vierge » et les autres.
Grenoble, Presses Universitaires de Grenoble, 1994. In-8°
broché, 218 p., illustrations in et hors texte, (collection
« L'Empreinte du Temps »).
13
euros (code de commande : 175/62).
HÉLIAS
(Pierre-Jakez) Le cheval d'orgueil. Mémoires d'un Breton du pays bigouden. Avec 32 illustrations hors-texte et une carte.
Traduit du breton par l'auteur. Paris, Plon, 1977. In-8°
sous reliure et jaquette d'éditeur, 574 p., (collection
« Terre Humaine »).
Sur la jaquette :
« Trop pauvre
que je suis pour posséder un autre animal, du moins le
Cheval d'Orgueil aura-t-il toujours une stalle dans mon écurie.
» Ainsi parlait à l'auteur, son petit-fils, l'humble
paysan Alain Le Goff qui n'avait d'autre écurie que sa
tête et d'autre terre que celle qu'il emportait malgré
lui aux semelles de ses sabots de bois. « Quand on est
pauvre, mon fils, il faut avoir de l'honneur. Les riches n'en
ont pas besoin. » Deux ancêtres de la famille, dit
la tradition orale, ont été pendus par le duc de
Chaulnes après la Révolte des bonnets Rouges. Ils
avaient dû écraser quelques pieds de marquis parce
qu'ils ne pouvaient vraiment pas faire autrement. Au Pays Bigouden,
on ne redoute rien tant que la honte qu'on appelle ar
vez. Et l'honneur consiste à tenir et à faire
respecter son rang, si humble soit-il. Tout le reste est
supportable.
L'auteur a été élevé dans ce sentiment.
Avant d'apprendre le français et d'entrer dans la civilisation
seconde qui est la sienne aujourd'hui, il a été
éduqué en milieu bretonnant, dans une société
qui vivait selon un code strictement établi.
Il n'enseigne pas, il raconte minutieusement, paysannement, comment
on vivait dans une paroisse « bretonnante » de l'extrême
ouest armoricain au cours du premier demi-siècle. Il ne
veut rien prouver, sinon que la véritable histoire des
paysans reste à faire et qu'il est un peu tard pour l'entreprendre.
Il affirme tranquillement que ceux qui jugent les paysans comme
des êtres grossiers sont eux-mêmes des esprits sommaires
et naïfs. Il ajoute que les hommes ou les régimes
qui ont suscité des révoltes de paysans ont fait
entrer ces derniers en jacquerie à force de mépriser
leur culture.
Alors le Cheval d'Orgueil a secoué furieusement
sa crinière !
L'auteur n'est pas convaincu, en passant d'une civilisation à
l'autre, d'avoir humainement gagné au change. Mais aujourd'hui,
la grande question qui se pose est de savoir s'il existe encore
des paysans, c'est-à-dire des hommes qui, avant d'être
de leur temps, sont d'abord de quelque part où ils doivent
se mettre à l'heure du temps qu'il fait. »
13 euros (code de commande
: 6768).
HUXLEY
(Julian), HADDON (A.C.) et CARR-SAUNDERS (A.M.)
Nous Européens. We Europeans. Traduit
par Jules Castier. Paris, Minuit, 1947. In-8° broché,
317 p., (collection « Philosophie Étrangère
»), bel exemplaire non coupé.
En quatrième
de couverture :
Le
grand sociologue anglais, Directeur général de
l'U.N.E.S.C.O., a fait de Nous Européens une ample
étude sociologique sur tous les peuples continentaux.
Cette uvre scientifique et par endroits
pittoresque tend à démontrer que les « races »
ce terme dont notre époque a tant usé
et qui sert à « justifier les ambitions politiques,
les fins économiques, les rancunes sociales, les préjugés
de classe » , que les races humaines n'existent
biologiquement pas.
Table des matières :
Préface.
I. Introduction.
II. Histoire et développement
récent de la science de l'homme.
III. Les principes de l'hérédité
appliqués à l'homme.
IV. Fondements de la classification
ethnique.
V. De quelques illusions et de quelques
pièges de la classification ethnique.
VI. Les principaux groupes ethniques
de l'Europe.
VII. Composition ethnique des nations
européennes.
VIII. L'Europe outre-mer (par A.
M. Carr-Saunders).
IX. Conclusion.
Appendice - Index.
9 euros (code de commande
: 16232).
LEGENDRE (Pierre) De la société
comme texte. Linéaments d'une Anthropologie dogmatique.
Paris, Fayard, 2001. In-8° broché, 258 p.
12
euros (code de commande : 239/61).
LÉVI-STRAUSS
(Claude) La pensée sauvage. Paris, Plon, 1990. In-8° sous reliure et
jaquette d'éditeur, II, 389 p., illustrations hors
texte.
Sur la jaquette :
« La Pensée sauvage »,
et non « la pensée des sauvages ». Car ce
livre s'écarte de l'ethnologie traditionnelle en prenant
pour thème un attribut universel de l'esprit humain :
la pensée à l'état sauvage, florissante
dans tout esprit d'homme contemporain ou ancien,
proche ou lointain tant qu'elle n'est pas cultivée
et domestiquée pour accroître son rendement.
Sans doute peut-on chercher des exemples auprès
des sociétés sans écriture et sans machines
; même là pourtant, cette pensée ressemble
singulièrement à celle que nous trouvons à
l'uvre tout près de nous, dans la poésie
et dans l'art, ou encore dans les diverses formes du savoir populaire,
qu'il soit archaïque ou récent.
En elle, rien de désordonné ni
de confus. Partant d'une observation du monde qui témoigne
d'une minutie et d'une précision souvent stupéfiantes,
elle analyse, distingue, classe, combine, et oppose... Dans ce
livre par conséquent, les mythes, les rites, les croyances,
et les autres faits de culture, se manifestent comme êtres
« sauvages » comparables, par delà le langage,
à tous ceux que la nature (dont l'esprit humain ne peut
être retranché) engendre aussi sous d'innombrables
formes animales, végétales, et minérales.
On ne saurait donc s'étonner que, dans leur fréquentation
millénaire, la pensée sauvage ait trouvé
la matière et l'inspiration d'une logique dont les lois
se bornent à transposer les propriétés du
réel, et qui, pour cette raison même, a pu permettre
aux hommes d'avoir prise sur lui. »
13 euros (code de commande
: 14243).
[LÉVI-STRAUSS (Claude)]. MARC-LIPIANSKY (Mireille) Le
structuralisme de Lévi-Strauss. Paris, Payot,
1973. In-8° broché, 347 p., (collection « Bibliothèque
Scientifique »)
.
15 euros (code de commande : 216/70).
LÉVY-BRUHL
(Lucien) Les fonctions mentales dans les sociétés
inférieures. Paris,
Presses Universitaires de France, 1951 (9e édition). In-8°
broché, 473 p., (« Bibliothèque de Philosophie
contemporaine »), cachet à la page de faux-titre,
bel exemplaire.
Extrait de l'introduction
:
« Les représentations appelées
collectives, à ne les définir qu'en gros et sans
approfondir, peuvent se reconnaître aux signes suivants :
elles, sont communes aux membres d'un groupe social donné ;
elles s'y transmettent de génération en génération ;
elles s'y imposent aux individus et elles éveillent chez
eux, selon les cas, des sentiments de respect, de crainte, d'adoration,
etc., pour leurs objets. Elles ne dépendent pas de l'individu
pour exister. Non qu'elles impliquent un sujet collectif distinct
des individus qui composent le groupe social, mais parce qu'elles
se présentent avec des caractères dont on ne peut
rendre raison par la seule considération des individus
comme tels. C'est ainsi qu'une langue, bien qu'elle n'existe,
à proprement parler, que dans l'esprit des individus qui
la parlent, n'en est pas moins une réalité sociale
indubitable, fondée sur un ensemble de représentations
collectives. Car elle s'impose à chacun de ces individus,
elle lui préexiste et elle lui survit.
De là sort aussitôt une conséquence
fort importante sur laquelle les sociologues ont insisté
avec raison, et qui avait échappé aux anthropologistes.
Pour comprendre le mécanisme des institutions (surtout
dans les sociétés inférieures), il faut
d'abord se défaire du préjugé qui consiste
à croire que les représentations collectives en
général, et celles des sociétés inférieures
en particulier, obéissent aux lois de la psychologie fondée
sur l'analyse du sujet individuel. Les représentations
collectives ont leurs lois propres, qui ne peuvent se découvrir
surtout s'il s'agit de primitifs par l'étude
de l'individu « blanc, adulte et civilisé ».
Au contraire, c'est sans doute l'étude des représentations
collectives et de leurs liaisons dans les sociétés
inférieures qui pourra jeter quelque lumière sur
la genèse de nos catégories et de nos principes
logiques. Déjà M. Durkheim et ses collaborateurs
ont donné quelques exemples de ce que l'on peut obtenir
en suivant cette voie. Sans doute conduira-t-elle à une
théorie de la connaissance positive et nouvelle, fondée
sur la méthode comparative.
Cette grande tâche ne saurait être
accomplie que par une série d'efforts successifs. Peut-être
sera-ce en faciliter l'abord, que de déterminer les lois
les plus générales auxquelles obéissent
les représentations collectives dans les sociétés
inférieures. Chercher précisément quels
sont les principes directeurs de la mentalité primitive,
et comment ces principes font sentir leur présence dans
les institutions et dans les pratiques, c'est là le problème
préliminaire qui fera l'objet du présent ouvrage.
Sans les travaux de ceux qui m'ont précédé
anthropologistes et ethnographes des différents pays
et particulièrement sans les indications que m'ont fournies
les uvres de l'école sociologique française
dont je viens de faire mention, je n'aurais pu espérer
résoudre cette question, ni même la poser en termes
utiles. L'analyse que cette école a faite de nombreuses
représentations collectives, et des plus importantes,
telles que celles de sacré, de mana, de totem, de magique
et de religieux, etc., a seule rendu possible l'essai d'une étude
d'ensemble et systématique de ces représentations
chez les primitifs. J'ai pu, en me fondant sur ces travaux, montrer
que le mécanisme mental des « primitifs »
ne coïncide pas avec celui dont la description nous est
familière chez l'homme de notre société :
j'ai cru même pouvoir déterminer en quoi consiste
cette différence, et établir les lois les plus
générales qui sont propres à la mentalité
des primitifs.
J'ai trouvé aussi un utile secours chez
les psychologues, assez nombreux aujourd'hui, qui, à la
suite de M. Ribot, s'appliquent à montrer l'importance
des éléments émotionnels et moteurs dans
la vie mentale en général et jusque dans la vie
intellectuelle proprement dite. La Logique des sentiments
de M. Ribot, la Psychologie des emotionalen Denkens du
Pr Heinrich Maier, pour ne citer que ces deux ouvrages, font
éclater les cadres trop étroits où la psychologie
traditionnelle, sous l'influence de la logique formelle, prétendait
enfermer la vie de la pensée. Le mécanisme mental
est infiniment plus souple, plus complexe, plus subtil, et il
intéresse beaucoup plus d'éléments de la
vie psychique que ne le croyait un intellectualisme trop « simpliste ».
J'ai donc tiré grand profit des remarques psychologiques
de M. Ribot. Néanmoins, les recherches que j'ai entreprises
diffèrent profondément des siennes. Son analyse
porte surtout sur des sujets intéressants au point de
vue émotionnel, passionnel, ou même pathologique,
pris dans notre société, et il n'étudie
guère chez eux de phénomènes collectifs.
Je me propose, au contraire, la détermination des lois
les plus générales des représentations collectives
(y compris leurs éléments affectifs et moteurs),
dans les sociétés les plus basses qui nous soient
connues. »
15 euros (code de commande
: 12335).
LINGUISTIQUE
CHAVÉE (H.) Français
et wallon. Parallèle linguistique. Bruxelles,
Librairie Polytechnique A. Decq, 1857. In-12 débroché,
VI + 223 p. 15
euros (code de commande 213/66).
DEFRECHEUX (Joseph) Vocabulaire de noms wallons d'animaux
(Liége, Luxembourg, Namur, Brabant, Hainaut) avec leurs
équivalents latins, français & flamands suivi
d'une Table alphabétique de ces dénominations.
Troisième édition ornée de nombreuses figures.
Liége, Vaillant-Carmanne, s.d. In-8° demi-chagrin
rouge, dos à 5 nerfs, manque à la coiffe, 174 p.,
illustrations dans le texte.
25
euros (code de commande 225/66).
DE MAURO (Tullio) Une introduction
à la sémantique.
Traduit de l'italien par Louis-Jean Calvet. Paris, Payot, 1969.
In-8° broché, 220 p., (collection « Études
et Documents »).
6,50 euros (code de commande : 2455).
GRÉGOIRE
(Antoine) La linguistique. Paris, Delagrave, 1939. In-12
broché, 211 p., (collection « Bibliothèque
des Chercheurs et des Curieux »). 7,50 euros (code de commande : 1135).
RIVERAIN (Jean) Chroniques
de l'argot. Paris, Guy Victor,
1963. In-8° sous reliure d'éditeur, 271 p. illustrations
hors texte. 15 euros (code de commande : 5846).
RUWET (Nicolas) Introduction
à la grammaire générative. Paris, Plon, 1970. In-8° broché,
451 p., (collection « Recherches en Sciences Humaines »,
n° 22), on joint une lettre autographe de l'auteur.
11 euros (code de commande : 1357). |
LOWIE (Robert H.) Manuel d'anthropologie culturelle.
Traduction par E. Métraux. Paris, Payot, 1936. In-8°
broché, 390 p., illustrations in et hors texte, (collection
« Bibliothèque Scientifique »).
20 euros (code de commande
: 200/69).
MALINOWSKI (Bronislaw) Les
Argonautes du Pacifique occidental. Traduit
de langlais et présenté par André
et Simone Devyver. Préface de sir James Frazer.
Paris, Gallimard, 1963. In-8° broché, 606 p., illustrations
hors texte, (collection « LEspèce Humaine
»), envoi du traducteur, exemplaire du Service de Presse.
20
euros (code de commande : 226/60).
MARINUS (Albert)
Fantaisie sur la parure. Bruxelles, 1941. In-8°
broché, 87 p., illustrations, une planche dépliante
hors texte, tirage limité à 350 exemplaires numérotés,
on joint divers documents.
@ Cette plaquette, éditiée
à compte d'auteur, contient le texte de la conférence
donnée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, à
l'occasion de la Semaine de la Beauté, en octobre 1937.
De la Venus Hottentote aux élégantes du XIXe siècle,
des tatouages Maoris aux édits du XVIe siècle faisant
défense «aux bourgeois aux cuisses maigres et aux
mollets de coq de faire la belle jambe en se bourrant les chausses
avec du coton ou autres moyens de remplissage », ce sont
tous les aspects de l'embellissement du corps humain que survole
Albert Marinus.
12 euros (code de commande
: 1166).
Le masque dans la tradition européenne. Catalogue rédigé sous la direction
de Samuel Glötz. Binche, 1975. In-8° broché,
XXXI, 471 p., illustrations en noir, couverture défraîchie.
@
Cette excellente étude
a été publiée lors des manifestations
autour de Aspects de la vie populaire en Europe
et particulièrement l'exposition du même nom qui
s'est tenue à Binche au Musée international du
Carnaval et du Masque du 13 juin au 6 octobre 1975.
Table des matières :
- Les origines de la tradition du masque
en Europe, par Samuël Glotz.
- Le carnaval en Allemagne, par
Bernward Deneke.
- Masques et coutumes de masques en
Autriche, par Leopold Schmidt.
- Le masque en Belgique, par Samuël
Glotz.
- Les jeux carnavalesques bulgares
- Coutumes de fertilité, de santé et de théâtre
populaire, par Marina Markova Tcherkezova.
- À propos de la mascarade de
la douzième nuit, dans l'île d'Agersö (Danemark).
Vers une théorie de la mascarade, par Carsten Bregenhoj.
- Le carnaval en Espagne, par Maria
Luisa Herrera.
- Le masque et le carnaval en Espagne,
par Nieves de Hoyos.
- La tradition du masque en Finlande,
par Urpo Vento.
- Le masque en France, par Marie-France
Gueusquin.
- Les masques en Grande-Bretagne,
par Ken Baynes.
- Personnages travestis dans les coutumes
paysannes hongroises, par Erzsébet Györgyi-Földes.
- Le carnaval en Italie, par Jacopo
Recupero.
- Le masque en Pologne, par Teresa
Ambrozewicz.
- Le masque dans la tradition populaire
traditionnelle roumaine, par Tancred Banateanu.
- Le carême et le carnaval en
Suède, par Mats Rehnberg.
- Mythes, masques et confréries
en Suisse, par René Creux.
- Le masque en Tchécoslovaquie,
par Josef Tomes.
- Jeux populaires masqués de
villages turcs, par Sabiha Tansug.
- Le masque en Yougoslavie, par
Milovan Gavazzi.
Catalogue.
30 euros (code de commande
: 14019).
MAUDUIT
(J.A.) Manuel d'ethnographie.
Historique - Méthodes - Géographie humaine
- Ethnographie animale - Ethnographie préhistorique -
Le problème des techniques - Les techniques générales
- Les besoins matériels de l'homme - Les traditions -
Les structures sociales - Les structures spirituelles - L'esthétique.
Paris, Payot, 1960. In-8° broché, 317 p., (collection
« Bibliothèque Scientifique »).
18 euros (code de commande
: 9623).
MESNIL
(Marianne) Les héros d'une fête. Le Beau, la Bête et le Tzigane. Paris - Bruxelles, Nathan - Labor, 1981. In-8°
broché, 153 p., illustrations hors texte, exemplaire
en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Beaux cavaliers, chevaux-jupons, animaux fantastiques,
hommes sauvages ou magiciens, que nous disent ces héros
masqués de nos traditions européennes qui surgissent
une nuit de la Saint-Basile, un dimanche de la Chandeleur, ou
l'un de ces mardis gras de nos carnavals paysans ?
L'auteur nous convie ici à une promenade
à travers ces coutumes et croyances de l'Europe rurale
archaïque.
C'est la fête du nouvel an d'un village
roumain qui fournit le point de départ de cette quête
de signification des masques qui fait appel aux acquis de l'anthropologie
structurale et de la sémiotique.
12 euros (code de commande
: 14706).
MÉTRAUX
(Alfred) L'île de Pâques.
Paris,
Gallimard, 1941. 8e édition. In-8° broché,
214 p., illustrations hors texte, (collection « L'Espèce
Humaine »), exemplaire non coupé.
13
euros (code de commande : 202/62).
[MICHAËLSSON
(Karl)]. Mélanges de philologie romane offerts à
M. Karl Michaëlsson par ses amis et ses élèves.
Göteborg, [Bergendahls
Boktryckeri], 1952. In-8° broché, [16], 481 p., portrait
de Karl Michaëlsson en frontispice et une planche dépliante
hors texte, on joint une belle carte de remerciement de Karl
Michaëlsson.
Table des matières
:
- Les dénominations du « Carnaval »
d'après les chartes italiennes du Moyen Âge,
par Paul Aebischer.
- Les plus anciens rôles d'impôt
de la ville de Mons (Hainaut), 1281-1299, par Maurice-A.
Arnould.
- Le suffixe -ui dans la toponymie
pyrénéenne, par Antoine Badia.
- André Chamson. Un aspect récent
de son uvre, par Ernst Bendz.
- Quelques réflexions sur l'inversion
après et en ancien et en moyen français,
par Lars Bergh.
- Deusdedit - Deusde(t), par Ake
Bergh.
- Linguistique néerlandaise
et linguistique française, par E. Blancquaert.
- Le nom du troubadour Sail d'Escola,
par Clovis Brunel.
- Une forme curieuse d'agglutination
dans les noms de personne, par Henri Carrez.
- La dislocation du qualificatif en
français contemporain, par Albert Dauzat.
- Per la storia della latinità
euganea. I. Il gruppo -kl-, par Giacomo Devoto.
- Les villas du Zoute ou les vacances
du linguiste, par Albert Doppagne.
- Notes d'exégèse stendhalienne.
Sur le parler grenoblois dans la « Vie de Henry Brulard »,
par Antonin Duraffour.
- La femme innocente exilée
dans une forêt. Motif folklorique de littérature
médiévale, par Carin Fahlin.
- Deux noms galloromans de l'écureuil :
bordasse et spirou, par Paul Falk.
- De quelques mots francoprovençaux,
par Pierre Gardette.
- Poligenesi e monogenesi nella creazione
toponomastica, par Berengario Gerola.
- Étude stylistique sur quelques
termes désignant des personnes dans le « Vair
palefroi », par Georges Gougenheim.
- Botarga : un recuerdo de la
comedia italiana, par Matilde Goulard de la Lama.
- Strindberg traducteur de lui-même,
par Maurice Gravier.
- Les fonts - La Barroca - Sagadell
- La Muga, par Antonio Griera.
- Contributions aux comediae elegiacae
du Moyen Âge, par Harald Hagendahl.
- Benjamin Constant et ses rapports
avec la Suède, par Bengt Hasselrot.
- Une copie inconnue du Lay de
désir en complainte d'Oton de Grandson, par Albert
Henry.
- Hypocoristiques masculins à
suffixe féminin au pays de Liège, par J.
Herbillon.
- Les personnages de « Brott
och Brott », par Alfred Jolivet.
- La lengua española en Suecia
en el siglo XVII, par Tönnes Kleberg.
- À propos de l'influence française
sur la littérature néo-hellénique du Moyen
Âge, pat Börje Knös.
- Noms de personnes bourguignons en
-ey et en -et, par Paul Lebel.
- Les prénoms à Agon
(Manche), pendant trois siècles, par Fernand Lechanteur.
- Éléments romans dans
le parler des forgerons « wallons » de
l'Uppland, par Elisée Legros.
- The Noble Savage in Brazil, par
S.B. Liljegren.
- L'apposition dans le français
d'aujourd'hui, par Alf Lombard.
- « Il cuide Dieu tenir par
les piez », par Arthur Langfors.
- Occlusion et spirance dans le système
consonantique de l'espagnol, par Bertil Malmberg.
- Transferts d'intonation en français,
par J. Marouzeau.
- À propos de « littérature
engagée », par Lucien Maury.
- Coppie avverbiali aplologiche in
italiano, par Bruno Migliorini.
- Io la gioia voglio adesso, par
Hans Nilsson-Ehle.
- Venter per culus e l'interpretazione
di passi di Sallustio e di Catullo, par Vittore Pisani.
- Darne et la théorie du voyant
chez Rimbaud, par Yves Pougnard.
- Au fond de ., par Karin Ringenson.
- Enfant de la balle, par Mario Roques.
- Etruschi e latini in Sardegna,
par Giandomenico Serra.
- Glanures romanes dans les lunaria
latins, par Emanuel Svenberg.
- Quelques manières d'indiquer
la provenance d'un nom. Petite étude sur la syntaxe des
éponymes, par Lars Wiberg.
- Per la storia del nome d'Italia nell'antichità,
par Erik Wistrand.
40 euros (code de commande
: 13061).
MILLET
(A.) Études lexicographiques sur l'ancienne
langue française. À propos du Dictionnaire de M.
Godefroy. Paris, Lechevalier,
1888. In-8° broché, 69, [2 (conclusion, errata)],
[1 bl.] p.
Introduction :
Le dictionnaire de M. Godefroy, il faut le
reconnaître, a le mérite de l'à-propos ;
il arrive au moment où les progrès rapides de la
linguistique romane avaient rendu nécessaire un lexique
du vieux français composé de manière à
donner l'intelligence de tous les anciens textes. Cet ouvrage
a-t-il les qualités requises pour remplir cette destination
et répond-il aux besoins des études ? c'est
ce que je me propose d'examiner de près dans ce travail.
Des critiques autorisés en ont déjà dit
leur avis au début de sa publication ; mais, faute
d'informations suffisantes, ils ont laissé beaucoup de
choses à dire. Au point où cette publication est
arrivée, on peut aujourd'hui saisir l'ensemble de l'uvre
et en pénétrer les détails assez bien pour
pouvoir en parler en pleine connaissance de cause.
En faisant la recension de ce dictionnaire,
mon intention n'a pas été uniquement de relever
les fautes qui s'y trouvent ; j'ai peu de goût pour
cette tâche ingrate et stérile ; par dessus
tout, j'ai voulu faire tourner ces fautes au profit de la philologie.
Conformément à cette maxime que « la
connaissance de l'erreur conduit à la découverte
de la vérité » , je me suis efforcé,
en montrant ce qui est mal fait, de faire voir comment on peut
le bien faire, procédé employé par les mathématiciens
pour résoudre certains problèmes de géométrie :
ce genre de preuve a un nom que je ne veux pas écrire
ici. En somme, ma critique se change en un enseignement destiné
à exposer le meilleur plan d'un dictionnaire de l'ancien
français et la méthode qui doit régler son
exécution, de démontrer la nécessité
de l'étymologie pour trouver le sans des mots et de faire
connaître la manière de traduire correctement les
vieux mots français en français moderne.
15 euros (code de commande
: 15023).
MIZON (Luis) L'Indien.
Témoignages d'une
fascination. Paris, La Différence,
1992. In-8° broché, 292 p., (collection « Les
Voies du Sud - Anthologie »), exemplaire dédicacé
par l'auteur.
7,50 euros (code de commande
: 1972).
MOUNIN (Georges) Les problèmes
théoriques de la traduction. Préface de
Dominique Aury. Paris, Gallimard, 1969. In-8°
broché, XII, 296 p., (collection « Bibliothèque
des Idées »), couverture rempliée.
En quatrième
de couverture :
« La traduction est une opération
curieuse sur le langage et la pensée. Pendant des siècles,
elle n'a inquiété ni les philosophes ni les linguistes.
La situation vient de changer, sous la pression des besoins :
contacts internationaux centuplés, masse énorme
de travaux intraduits, qui ont suggéré de recourir
à la traduction automatique. Traducteurs, linguistes,
logiciens, mathématiciens sont brusquement condamnés
à travailler ensemble sur ce problème bimillénaire.
Or, au même moment, la linguistique,
secteur pilote des sciences sociales, aboutit à des thèses
qui mettent en question la possibilité, voire la légitimité
de cette opération : critique radicale de la notion
de signification ; résurrection des vues de Humboldt,
selon qui les langues exprimeraient des visions du monde
irréductibles, les unes aux autres ; apports inattendus
de l'ethnologie, pour qui les communautés linguistiques
sont peut-être enfermées dans des univers anthropologiques
dont les frontières sont difficiles à franchir.
Ces formulations renouvellent les vieux débats
ouverts depuis qu'il y a des traducteurs, et qui pensent. L'étude
attentive de la communication interhumaine, la recherche des
invariants ou universaux qui la rendent possible, l'analyse même
de ses échecs partiels ou provisoires, tout cela propose
à son tour des solutions plus modernes aux vieilles querelles
en train depuis Cicéron. Le mur des langues n'est peut-être
pas toujours vaincu, mais l'intraduisibilité se voit définie
comme le reliquat (qu'on travaille à réduire)
d'une communication qui peut toujours commencer, se poursuivre
et s'approfondir. »
10 euros (code de commande
: 13558).
NISARD
(Charles) Quelques parisianismes populaires. Rennes, Ennoïa, 2003. In-8° collé,
207 p.
En quatrième
de couverture :
« De « j'abîme »
à « s'yvrer » en passant par « l'indigestion
de filasse » et les « papillons d'auberges »,
cet ouvrage propose au lecteur du XXIe siècle explications
et exemples du langage populaire parisien des XVIIe, XVIIIe et
XIXe siècles.
Nous pouvons regretter qu'il ne soit qu'un
aperçu du Dictionnaire du langage populaire parisien
dont le manuscrit « a été brûlé
à l'Hôtel-de-Ville de Paris par les suppôts
de la Commune ».
L'auteur a cependant repris les quelque trois
mille fiches qui lui restaient pour donner à chacune des
locutions qu'il a retenues si ce n'est « une
clef propre à passer partout «
du moins « la serrure pour laquelle elle était
faite ».
Marie Léonard Charles Nisard (1808-1889),
traducteur de textes latins (Cicéron), membre libre de
l'Académie des inscriptions et belles lettres (1876) est
notamment l'auteur d'une Histoire des livres populaires ou
De la littérature de colportage depuis l'origine de l'imprimerie
jusqu'à l'établissement de la Commission d'examen
des livres de colportage (30 novembre 1852) parue en 1864.
L'ouvrage que nous proposons ici a été publié
en 1876 sous le titre De quelques parisianismes populaires
et autres locutions non encore ou plus ou moins imparfaitement
expliquées des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. »
8 euros (code de commande
: 13424).
PAGE (J.W.) Les derniers
peuples primitifs. Traduction
française de M. Fain. Paris, Payot, 1941. In-8° broché,
341 p., illustrations in et hors texte, (collection « Bibliothèque
Scientifique »), couverture un peu usagée.
15 euros (code de commande
: 222/64).
PARAIN
(Charles) La Méditerranée. Les hommes et leurs travaux. Paris, Gallimard, 1936 (5e édition).
In-8° broché, 225 p., planches hors texte, (collection
« Géographie Humaine », n° 8).
En quatrième
de couverture :
Avertissement
Chapitre I. Le domaine méditerranéen
La mer et les plates-formes
anciennes
Les plissements alpins
Le volcanisme
Les tremblements de
terre
Le climat : les vents
Les températures
et les pluies
Les variétés
du climat méditerranéen
Les limites du climat
méditerranéen
L'olivier et le palmier,
réactifs climatiques
L'homme et le climat
Le tourisme
Chapitre II. Les ressources végétales
Les associations végétales
primitives
Les associations dégradées
Les vestiges d'anciennes
flores
Les plantes cultivées
Chapitre III. L'instabilité de la base
géographique
La stabilité
du climat
La fragilité
de la forêt et du sol
Le déboisement
La culture en terrasses
Le régime torrentiel
des cours d'eau
La Malaria
La lutte contre la
malaria et contre les marécages
Les grands travaux
d'assainissement
Chapitre IV. La pêche
Les conditions de la
pêche
La pêche dans
les lagunes
La pêche maritirne
La pêche et la
colonisation maritime
Chapitre V. La navigation maritime
La nature des côtes
et la situation des ports
Les ports et l'accès
vers l'intérieur
Le port de Trieste
Vents et courants :
la faiblesse de la navigation antique
Comment les Anciens
utilisaient la mer
La piraterie
Les progrès
modernes de la navigation et la Méditerranée
La concentration des
ports
Le canal de Suez
Le port d'Alger
Chapitre VI. Nomades et sédentaires
Moutons et chèvres
dans le domaine méditerranéen
Le nomadisme
La lutte entre nomades
et sédentaires
Le nomade devient sédentaire
Les survivances de
l'esprit nomade
La transhumance dans
le domaine méditerranéen
Le transhumant contre
le sédentaire
Le sédentaire
contre le transhumant
Chapitre VII. L'ancienne économie agricole
L'agriculture dans
l'Ancien Orient
La culture sèche
Le régime agraire
Les survivances communautaires
Les terroirs
La culture irriguée
Les cultures fondamentales
L'outillage agricole
Comment on battait
les céréales
Chapitre VIII. L'habitat rural
Les matériaux
L'architecture
Les gros villages
Les villages perchés
Le démembrement
des anciens villages
Chapitre IX. La révolution agricole
Spécialisation
et monoculture : la vigne
Fleurs et primeurs
Coopératives
et exploitations capitalistes
Le développement
de l'irrigation
Autres progrès
techniques
Les conséquences
sociales de la révolution agricole
La crise de l'olivier
La crise de la vigne
Chapitre X. Le régime de la propriété
L'importance de la
grande propriété
La justification géographique
La réalité
humaine et l'importance de la petite exploitation
Le régime de
la propriété et l'évolution écononuque
La condition des paysans
non-propriétaires
Migrations temporaires
et émigration
Chapitre XI. Le développement industriel
La stagnation de la
technique industrielle
La pauvreté
relative en matières premières
Les causes de la décadence
industrielle
L'industrie familiale
L'industrie artisanale
La moyenne industrie
La grande industrie
Caractères généraux
des civilisations méditerranéennes
Bibliograhpie, index, tables
13 euros (code de commande
: 12125).
PETERSON
(Axel) Le passage populaire des noms de personne à
l'état de noms communs dans les langues romanes et particulièrement
en français. Étude
de sémantique. Uppsala,
Appelbergs Boktryckeri Aktiebolag, 1929. In-8° broché,
IV, 221 p.
En quatrième
de couverture :
Avant-propos.
Introduction : Remarques générales
sur les noms propres.
Chapitre I : Noms masculins appliqués
aux hommes.
A. Noms employés
pour désigner un individu quelconque, un homme en général.
B. Noms employés
pour désigner l'origine ou la nationalité.
C. Noms employés
pour désigner l'état, la classe, le métier,
etc.
D. Noms employés
pour désigner une qualité physique ou morale.
Chapitre II : Noms féminins appliqués
aux femmes.
A. Noms employés
pour désigner un individu quelconque, une femme en général.
B. Noms employés
pour désigner l'état, la classe, le métier,
etc.
C. Noms employés
pour désigner une qualité physique ou morale.
Chapitre III : Noms masculins appliqués
aux femmes et vice versa.
Chapitre IV : Noms de personne appliqués
aux animaux.
Chapitre V : Noms de personne appliqués
aux objets et aux idées abstraites.
Conclusions.
Index.
Bibliographie.
20 euros (code de commande
: 14592).
RAYNAL (François-Paul)
Les artisans du village.
Paris, Les Publications Techniques, 1943. In-8° broché,
153 p., illustrations in et hors texte, exemplaire non coupé.
15 euros (code de commande
: 251/63).
RUWET (Nicolas) Introduction
à la grammaire génrative. Paris, Plon, 1968 (deuxième édition
corrigée et augmentée). In-8° broché,
451 p.
11 euros (code de commande
: 1357).
RUWET (Nicolas) Théorie
syntaxique et syntaxe du français. Paris, Seuil, 1972. In-8° broché,
294 p., (collection "Travaux de Linguistique").
10 euros (code de commande
: 1358).
SAHLINS (Marshall) Âge de pierre,
âge d'abondance. L'économie des sociétés
primitives. Traduit de l'anglais par Tina Jolas. Préface
de Pierre Clastres. Paris, Gallimard, 1978. In-8°
broché, 409 p., (collection « Bibliothèque
des Sciences Humaines »).
En quatrième
de couverture :
« Qu'en est-il de l'économie
dans les sociétés primitives ? A cette question
fondamentale, la réponse classique de l'anthropologie
économique est la suivante : l'économie archaïque
est une économie de subsistance et de pauvreté,
elle parvient au mieux à assurer la survie du groupe incapable
de sortir du sous-développement technique. Le sauvage
écrasé par son environnement écologique
et sans cesse guetté par la famine et l'angoisse, telle
est l'image habituellement répandue.
Travestissement théorique et idéologique
des faits, réplique ici tranquillement un anthropologue
et économiste américain de réputation internationale.
Passant des chasseurs australiens et Bochimans aux sociétés
néolithiques d'agriculteurs primitifs telles qu'on peut
encore les observer en Afrique ou en Mélanésie,
au Viet-nam ou en Amérique du Sud, relisant sans parti
pris les textes connus et y ajoutant des données chiffrées,
Marshall Sablins affirme, avec autant d'esprit que d'érudition
: Non seulement l'économie primitive n'est pas une économie
de misère, mais elle est la première et jusqu'à
présent la seule société d'abondance.
Comme le dit Pierre Clastres dans sa présentation
: « Si l'homme primitif ne rentabilise pas
son activité, c'est non pas par ce qu'il ne sait pas le
faire, mais parce qu'il n'en a pas envie. » Tout le
dossier de la question est à reprendre. Une affaire à
suivre. »
15 euros (code de commande
: 13569).
SHORTER (Edward) Naissance
de la famille moderne XVIIIe-XXe siècle. Traduit de l'anglais par Serge Quadruppani.
Paris, Seuil, 1977. In-8° broché, 379 p., (collection
« L'Univers Historique »).
8 euros (code de commande
: 1378).
SOUSTELLE
(Jacques) Les quatre soleils. Souvenirs et réflexions d'un ethnologue
au Mexique. Paris, Plon, 1967.
In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 338 p.,
illustrations in et hors texte, (collection « Terre Humaine
»).
Sur la jaquette :
« Depuis
son premier séjour au Mexique, de 1932 à 1934,
Jacques Soustelle n'a cessé, en dépit des vicissitudes
d'une vie publique mouvementée, d'étudier les civilisations
indiennes du présent et du passé. Il a vécu
parmi les Otomi des Terres Froides et parmi les Lacandons des
forêts tropicales, au milieu des Indiens christianisés
et des Indiens demeurés fidèles aux dieux anciens.
Il a étudié les langages et les sculptures, les
monuments, les manuscrits et les inscriptions hiéroglyphiques,
la religion et les mythes des Maya et des Aztèques, tout
en partageant l'existence quotidienne, les huttes et la nourriture
des Indiens d'aujourdhui.
Après ses ouvrages sur les Otomi, les
Lacandons, la vie des Aztèques et l'art ancien du Mexique,
les Quatre Soleils résument trente-cinq ans de
recherches et de réflexions. Tout en décrivant
avec sympathie et précision les Indiens du Mexique, ce
livre déborde largement le cadre historique et géographique
du pays. L'auteur s'est efforcé de présenter, en
partant de son expérience personnelle, des vues générales
sur « l'aventure humaine », sur la naissance,
l'évolution et le déclin des civilisations, qui,
au cours du temps, grandirent et disparurent comme les « Quatre
Soleils » de la cosmogonie aztèque. Il est
amené, chemin faisant, à discuter les théories
marxistes, celles des philosophes de l'histoire, tels Spengler
et Toynbee, ou encore celles du Père Teilhard de Chardin.
C'est, en conclusion, une certaine vision du monde, nourrie d'une
vaste culture scientifique, que Jacques Soustelle expose, sans
chercher à dissimuler le caractère précaire
et provisoire des synthèses auxquelles l'état actuel
de nos connaissances permet de parvenir. »
13 euros (code de commande
: 12085).
THESIGER
(Wilfred) Le désert des déserts. Avec
les Bédouins, derniers nomades de l'Arabie du Sud. Traduction de Michèle Boucher-Forner.
Paris, France-Loisirs, 1982. In-8° sous reliure d'éditeur,
451 p., illustrations hors texte, (collection « Terre Humaine
»), jaquette.
Prologue :
« Un nuage se
forme, la pluie tombe, les hommes vivent ; le nuage se dissipe,
pas de pluie, hommes et animaux meurent.
Dans les déserts de l'Arabie du Sud, il n'y a pas de rythme
des saisons, pas de montée de sève, il n'y a que
des étendues désertiques où seuls les changements
de température indiquent le passage des années.
C'est une terre ingrate, desséchée, qui ignore
la douceur et la facilité. Pourtant, des hommes y vivent
depuis des temps immémoriaux. Les générations
qui s'y sont succédé ont laissé, à
l'emplacement des campements, des pierres noircies par le feu,
quelques traces lisses, à peine visibles, sur les plaines
de gravier. Ailleurs, les vents ont effacé l'empreinte
de leurs pas. Des hommes y vivent... est-ce parce que c'est là
qu'on les a mis au monde, parce que la vie qu'ils mènent
est celle qu'ont menée leurs ancêtres avant eux
? S'ils acceptent épreuves et privations, est-ce seulement
parce qu'ils ne connaissent pas d'autre manière de vivre
? Lawrence écrit dans les Sept Piliers de la sagesse
: « La vie bédouine est dure même pour ceux
qui y sont accoutumés, terrible pour les étrangers
une mort vivante. »
Nul homme, après avoir connu cette vie, ne peut derneurer
le même. Il portera à tout jamais, gravée
en lui, l'empreinte du désert, dont le nomade est marqué
comme au fer rouge, et au plus profond de ses désirs celui
d'y retourner, lancinant ou vague selon son tempérament.
Car cette terre cruelle est capable d'envoûter quiconque
ose s'y aventurer, bien plus profondément qu'aucune autre
région clémente de notre planète. »
10 euros (code de commande
: 4507).

TORRILHON (Jean) Le maître
de Craponne. Chroniques
dune famille vellave de la Renaissance au Grand Siècle
tirées de ses archives.
Nonette, Créer, 1980. In-12 broché, 277 p., impression
typographique en rouge et noir.
13 euros (code de commande
: 2758).
TOULGOUAT (Pierre) Nouvelle contribution à
l'étude des échasses. Aperçu du paysage
landais et du mode de vie de ses habitants avant le XIXe siècle.
Extrait du Bulletin de la Société de Borda,
1974. In-8° agrafé, 119 p., illustrations, jaquette.
10 euros (code de commande
: 162/67).
Un
demi-siècle d'ethnologie occitane. Autour de la revue
Folklore. Carcassonne, Groupe Audois de Recherche et
d'Animation ethnographique, 1982. In-8° carré broché,
152 p., illustrations.
@ Catalogue de l'exposition organisée à
Carcassonne en mai et juin 1982.
10 euros (code de commande
: 1373).
VEYRET (Paul)
Géographie de l'élevage. 3e édition.
Paris, Gallimard, 1951. In-8° broché, 254 p., illustrations
hors texte, (collection « Géographie Humaine »,
n° 23), exemplaire non coupé.
15 euros (code de commande
: 247/69). |