Edmund HUSSERL

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HUSSERL (Edmund) — Manuscrits de Bernau sur la conscience du temps (1917-1918). [Titre original : Die « Bernauer Manuskripte » über das Zeitbewußtein (1917/18).] Traduit de l'allemand par Jean-François Pestureau et Antonino Mazzù. Grenoble, Millon, 2010. In-8° collé, 310 p., (collection « Krisis »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   L’existence des « Manuscrits de Bernau » de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d’une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu’ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n’est pas la moindre, Fink n’en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça.
   Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son « ouvrage principal » qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues – puisqu’ils étaient censés contenir les clés de l’œuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bemet et Dieter Lohmar pour que l’ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française.
   L’importance considérable de ces textes tient à ce qu’ils constituent proprement l’acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'« esprit », en la figeant dans une scolastique. Car les « Manuscrits de Bernau » sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l’art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu’au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu’elle doit se donner à entendre aujourd’hui.

20 euros (code de commande : 31290).

 

[HUSSERL (Edmund)]. KAMINSKI (Régine) — Genèse du logique dans la phénoménologie transcendantale de Husserl. Paris, L'Harmattan, 2003. In-8° collé, 89 p., (collection « Ouverture Philosophique »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Genèse du Logique est à prendre au double sens de genèse des catégories et des jugements à partir du « sol » de l’expérience sensible, et histoire de l’élaboration des concepts fondamentaux de la phénoménologie husserlienne permettant de décrire la constitution de ces mêmes catégories, leurs enchaînements dans des jugements, ainsi que les formes régissant l’organisation de ces jugements en théories scientifiques.
   Husserl a consacré le travail de toute sa vie à un projet unique. Depuis l’échec des recherches du Tome II de la Philosophie de l'arithmétique à la Krisis, il a repris, à chaque fois selon des perspectives divergentes, les séries d’analyses descriptives du fonctionnement de l’intentionnalité. Ces étapes se sont révélées autant d’occasions pour définir à nouveau et réorganiser les concepts décrivant les opérations de la conscience dans la constitution de ses objets, quel que soit le statut de ces objets.
   C'est l'histoire de ce travail exigeant que nous parcourons ici en nous concentrant sur ses étapes décisives. L’objectif était de proposer une vue d’ensemble d'une philosophie trop souvent considérée à travers un seul de ses moments et alors nécessairement partiellement comprise.

8 euros (code de commande : 31291 - vendu).

 

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HUSSERL (Edmund) — Articles sur la logique. (1890-1913). Traduction, notes remarques et index par Jacques English. Paris, Presses Universitaires de France, 1995. In-8° broché sous couverture à rabats, 586 p., (collection « Épiméthée »), dos légèrement insolé, bon exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Pendant toute la première période de son évolution, depuis la Philosophie de l'arithmétique en 1891 jusqu'au Livre I des Idées en 1913, Husserl n'a jamais cessé de s'intéresser de très près à tous les problèmes posés par la logique; et, s'il a réuni les résultats auxquels il était lui-même parvenu dans les deux tomes des Recherches logiques en 1900 et en 1901, il a aussi publié au cours de ces années-là dans différentes revues un certain nombre d'articles où il a voulu engager un dialogue avec ceux de ses contemporains qui avaient travaillé sur ce même domaine, pour mettre en perspective leurs théories avec les siennes.
   Il a rédigé également à cette époque certains textes qui sont restés inédits jusqu'à sa mort, mais qui étaient d’une importance capitale pour comprendre le sens général de son évolution entre les deux obstacles du psychologisme et du logicisme, ainsi que c’est le cas en particulier pour son Esquisse d'une Préface aux « Recherches logiques » de 1913.
   Le présent volume rassemble tous ces textes, en correspondant indiscutablement à l'intention même de Husserl, puisque dans son Journal du 25 septembre 1906 il envisageait la possibilité d’une semblable publication en lui donnant pour titre Articles sur la logique pure.

25 euros (code de commande : 30326).

 

HUSSERL (Edmund) — De la synthèse active. [Titre original : Aktive Synthesen : Aus der Vorlesung « Transzendentale Logik ».] Traduit de l'allemand par Jean-François Pestureau et Marc Richir. Grenoble, Millon, 2004. In-8° broché, 196 p.
En quatrième de couverture :
   Cette édition complémentaire au volume consacré aux Synthèses passives dans la même collection restitue la seconde partie du cours sur la logique transcendantale donné au semestre d'hiver 1920/1921 et que Husserl considérait comme formant une unité.
   La tâche de la logique transcendantale est de reconduire les effectuations les plus élevées de la pensée, les synthèses catégoriales, à leur origine génétique transcendantale dans les synthèses d'expérience précatégoriales. Alors que dans Expérience et jugement, c'est l'opposition entre actes predicatifs et antepredicatifs qui est le couplage fondamental, c'est ici celle entre passivité et activité : la saisie, l'explication et l'identification en perception d'un sens préconstitué dans la passivité originelle sont déjà les premières formes de l'activité mais qui, elles-mêmes, n'appartiennent encore qu'au niveau précatégorial, par conséquent à la passivité au sens le plus large. C'est cette activité dans la passivité qui sert d'intermédiaire entre la passivité originelle et l'activité véritablement catégoriale, et qui constitue des objets nouveaux, catégoriaux, objets préconstitués pour une saisie thématique de niveau supérieur.
   En tant que produit de l'activité d'entendement, le sens logique possède une certaine indépendance vis-à-vis du sens perceptif et de ses changements et est quelque chose de neuf par essence en comparaison du sens objectivé dans la perception. Par la pensée, la teneur de sens passive n'est pas simplement élargie, mais un objet logique d'un genre nouveau est constitué.
   Dès lors, à la tâche d'une logique transcendantale incombent non seulement la reconduction génétique des formes fondamentales de la logique transcendantale à l'évidence non prédicative, mais aussi l'exploration des idéalités en tant qu'objectités d'un niveau de jugement encore plus élevé. La conclusion du cours esquisse le programme des tâches pour des études transcendantales logiques ultérieures.
   Cette édition offre donc la possibilité de réintégrer dans leur contexte logique transcendantal d'origine les analyses sur les synthèses passives, mais elle permet aussi une meilleure compréhension du développement husserlien de la logique transcendantale dont la première esquisse d'ensemble vient à s'exposer précisément dans le cours de 1920/1921. Elle conduit de la sorte à une compréhension plus englobante de la conception husserlienne de la pensée.

13 euros (code de commande : 31176).

 

HUSSERL (Edmund) — Introduction à la logique et à la théorie de la connaissance. Cours (1906-1907). Préface de Jacques English. Traduit par Laurent Joumier. Paris, Vrin, 1998. In-8° broché, 439 p., (collection « Bibliothèque des Textes Philosophiques »), couverture un peu défraîchie.
En quatrième de couverture :
   L'analyse de la logique, comprise au sens large de doctrine de la science (Wissenschaftslehre), vise à en fixer les limites et à clarifier ses rapports avec la psychologie, la mathématique et la métaphysique. Par-là se dégage tout d'abord le concept de logique formelle ou mathesis universalis.
   Mais la question logique se radicalise ensuite et s'élargit de plus en plus, au point d'impliquer l'ensemble de la recherche phénoménologique (notamment l'analyse du temps, de la conscience) dans le projet fondamental d’une critique de la raison exigeant de passer de la connaissance naturelle à la philosophie phénoménologico-transcendantale. La méthode de réduction qui permet ce passage est requise pour répondre à une interrogation métaphysique sur le sens et la possibilité d’une connaissance absolue, d’une connaissance qui atteigne effectivement un être transcendant.
   Situées à peu près à mi-distance entre la publication des Recherches logiques (1900-1901) et celle des Idées directrices (1913), ces leçons appartiennent à une période décisive durant laquelle Husserl publie très peu, mais où se détermine le sens et la finalité de la phénoménologie : de psychologie descriptive métaphysiquement neutre, celle-ci devient progressivement une philosophie transcendantale. Le cours de 1906-1907 ne marque pas simplement une étape dans cette évolution, il la thématise et la justifie en montrant l'impossibilité, pour la théorie de la connaissance, d'en rester au niveau de la connaissance naturelle, même logico-mathématique, sous peine de ne pouvoir lever l'hypothèque du scepticisme et du relativisme.

20 euros (code de commande : 30327).

 

HUSSERL (Edmund) — Leçons sur la théorie de la signification. Introduction par Ursula Panzer. Traduction, notes, remarques et index par Jacques English. Paris, Vrin, 1995. In-8° broché, 352 p., (collection « Textes Philosophiques »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Le passage du réalisme des Recherches logiques de 1901 à l'idéalisme des Idées de 1913 a été le plus souvent très mal compris à l'époque et interprété à tort comme un reniement par Husserl de ses prises de position antérieures.
   La publication des Leçons sur le temps de 1905 et celle des Leçons sur l'espace de 1907 avaient sans doute déjà montré qu’il ne s'était agi là que de l'approfondissement de la même problématique, celle des « vécus intentionnels », mais qui ne pouvait plus désormais rester en l’état, parce que les problèmes de constitution qu'elle traitait exigeraient l'emploi d’une méthode rigoureuse.
   Ces Leçons sur la théorie de la signification de 1908 confirment cette certitude, puisqu'en reprenant de façon systématique l'étude du langage, Husserl y a été conduit à donner à sa théorie de la réduction sa formulation la plus radicale, avec une opposition entre ce qui est « phénologique » du côté des « apparitions » et ce qui est « phénoménologique » du côté des « apparaissants ».
   C’est ce chaînon fondamental, et jusqu'ici inconnu, dans l'évolution suivie par Husserl au cours de cette période, qui est enfin présenté aujourd'hui dans ce volume.

25 euros (code de commande : 30377).

 

HUSSERL (Edmund) — Leçons sur l'éthique et la théorie de la valeur (1908-1914). Préface de Dominique Pradelle. Traduction, introduction, notes et glossaire par Philippe Ducat, Patrick Lang et Carlos Lobo. Paris, Presses Universitaires de France, 2008. In-8° broché, 478 p., (collection « Épiméthée »), pli au premier feuillet de la couverture.
En quatrième de couverture :
   Husserl est principalement connu en France pour ses recherches fondamentales en logique et théorie de la connaissance. Les traductions françaises de ces textes ont été si nombreuses qu'on a pu se croire autorisé à tenir les quelques développements relatifs à l'éthique qui y figuraient pour de malencontreuses incursions, portant la marque d’un intellectualisme et d’un logicisme inappropriés en cette matière. C'était méconnaître à la fois l'ampleur des efforts et la portée des résultats d’un aspect de son enseignement et de sa recherche qu’il jugeait lui-même essentiel.
   S'il est probablement excessif de prétendre, avec Husserl, que « tous les développements ayant un sens analogue, intervenus depuis 1902 dans la littérature philosophique, se reportent à ces leçons et à ces exercices de séminaire, si importantes qu'aient été les modifications qu'ont subies les pensées communiquées », il est incontestable que l'on a assisté, à partir des années 1900-1902, à une véritable explosion des tentatives de formalisation de l'éthique, et qu'on doit au moins reconnaître à Husserl un rôle de précurseur.
   La prise de connaissance de ces textes importerait donc déjà dans cette seule perspective historique. Mais il est non moins souhaitable, pour une compréhension du sens de la démarche du père de la phénoménologie, de prendre la pleine mesure des efforts déployés en vue d’une fondation phénoménologique de la théorie de la valeur et de l'éthique. Les lacunes documentaires en ces matières se sont progressivement et partiellement comblées grâce à des publications plus récentes (notamment les vol. XXVIII et XXXVII des Husserliana). Mais le massif des recherches visant à « développer de façon critique et concrète l'idée d’une axiomatique [des valeurs] et d’une pratique formelles » restait jusqu'à ce jour peu accessible à un public de langue française – pour ne rien dire de l'autre massif d'investigations phénoménologiques sur l'affectivité et la volonté dont la publication annoncée par les Archives Husserl de Louvain est fort attendue. Le présent ouvrage constitue donc un premier pas en ce sens, en offrant la traduction du texte principal et de deux annexes du volume XXVIII des Husserliana intitulé Vorlesungen über Ethik und Wertlehre, 1908-1914, publié en 1988, cours professés par Husserl à Goettingen pendant le semestre d'hiver 1908-1909 et les semestres d'été 1911 et 1914.

20 euros (code de commande : 30520).

 

HUSSERL (Edmund) — Phénoménologie de l'attention. Hua XXXVIII : perception et attention. Textes issus du fond posthume (1893-1912). Introduction, traduction et notes par Natalie Depraz. Paris, Vrin, 2009. In-8° broché, 258 p., (collection « Textes Philosophiques »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Peut-on, de l'existence d’un Cours consacré partiellement à l'attention, conclure à l'existence chez Husserl d’une phénoménologie de l'attention en bonne et due forme ? En montrant comment l'attention entretient une relation complexe à la perception, à la volonté, à l'affect et à la réflexion, le phénoménologue fait ressortir l'originalité d’un vécu qui n'est pas un acte intentionnel au sens précis mais traverse les actes pour les porter à leur accomplissement : ni raison, ni sentiment, l'attention remplit une fonction modulatrice des actes de la conscience, fonction qui fait à elle seule son originalité dynamique d'amorçage et d’adossage intégratif. Par une double réforme de l’intentionnalité et de l'intensité de la conscience, il renvoie dos-à-dos, non sans y puiser certaines ressources, la problématique du champ de la conscience (Wundt) et celle, longuement discutée, de l'attention comme plaisir pris à remarquer (Stumpf). L'attention en ressort définitivement dissociée de la réflexion ; elle se présente comme l'aiguillon qualitatif d’une perception-tenir pour vrai ( Wahrnehmung) elle-même renouvelée dans sa dimension modalisatrice et réidentifiée comme « perceptualité » (Perzeptionales) ; elle s'affirme de plus en plus, à mesure que l'on avance dans la description, partant de son alliance signitive, en tant qu'activité de remarquer (Bemerken), avec l’aperception (Aufmerken), comme un mouvement interne quasi-organique de se tourner (zuwenden) où les degrés d’aperception interne se trouvent réinvestis comme des traits concrets de « remarquabilité » (Merklichkeit/Bemerksamkeit), et finit par y intégrer le moteur affectif lui-même à titre, non de cause, mais de stimulation et d'effet possibles. Bref, Husserl joue sur une variation terminologique de l'attention (Zuwendung : conversion attentionnelle ; Aufmerksamkeit : activité aperceptive de remarquer ; Attention : tension vers) qui démantèle une identité homogène donnée a priori et permet au langage d'épouser les modifications et mutations expérientielles du phénomène attentionnel. A-t-on pour autant affaire à une « phénoménologie de l'attention » ? Nous laissons le lecteur juger et conclure lui-même après lecture.

16 euros (code de commande : 30670).

 

HUSSERL (Edmund) — Psychologie phénoménologique (1925-1928). Traduction de l'allemand par Philippe Cabestan, Natalie Depraz et Antonino Mazzú revue par Françoise Dastur. Paris, Vrin, 2001. In-8° broché, 346 p., (collection « Textes Philosophiques »).
En quatrième de couverture :
   Le texte de Husserl dont nous proposons la traduction française a été publié une première fois en 1962 puis une seconde fois en 1968 par Walter Biemel dans le tome IX des Husserliana sous le titre : Phänomenologische Psychologie, Vorlesungen Sommersemester 1925. La présente traduction comprend donc les leçons éponymes du volume qui remontent au semestre d'été 1925, ainsi que différents textes non traduits jusqu'alors dont, en particulier, la quatrième version de l'article pour l’Encyclopedia Britannica et les Conférences d'Amsterdam, textes qui nous ont paru pouvoir illustrer les rapports complexes de la psychologie et de la phénoménologie.
   En effet, le statut de la psychologie dans l'économie de la démarche phénoménologique apparaît au premier abord extrêmement embrouillé, et il semble difficile de conférer un sens univoque à l'idée de « psychologie phénoménologique ». Aussi l'un des mérites des leçons de 1925 réside-t-il sans doute dans la présentation systématique de cette psychologie dont Brentano et Dilthey sont pour Husserl les précurseurs. À quels traits distinctifs reconnaît-on la psychologie phénoménologique ? Celle-ci repose-t-elle sur la seule analyse eidétique des vécus intentionnels ? Si le déploiement de la phénoménologie transcendantale est inséparable de la réduction, la psychologie phénoménologique n'exige-t-elle pas à son tour une attitude spécifique distincte des attitudes naturelle et transcendantale ? Telles sont les questions que cet ouvrage permet de poser, sans peut-être toujours y répondre. On ne saurait sous-estimer leur importance, s'il est vrai que le projet husserlien d’une psychologie phénoménologique ouvre un champ de recherches fertile comme l'ont montré les travaux de Sartre, de Merleau-Ponty ou encore de Binswanger.

20 euros (code de commande : 30378).

 

HUSSERL (Edmund) — Sur l'intersubjectivité. Traduction, introduction, postface et index par Natalie Depraz. Tomes I et II. Paris, Presses Universitaires de France, 2001. Deux volumes in-8° brochés, 420 et 590 p., (collection « Épiméthée »), exemplaires à l'état de neuf, épuisés.
En quatrième de couverture :
   « Cet ouvrage intitulé Sur l'intersubjectivité est la traduction partielle de Zur Phänomenologie der Intersubjektivität, trois volumes (I. 1905-1920 ; II. 1921-1928 ; III, 1929-1935) qui ont été édités par Iso Kern et publiés en 1973 à La Haye par Martinus Nijhoff dans les Husserliana, tomes XIII, XIV et XV. Étant donné le nombre considérable de textes retenus (quelque 800 pages sur 1800 environ dans l'édition allemande), la traduction française se présente en deux tomes : Sur l'intersubjectivité I et Sur l'intersubjectivité II.
   La problématique husserlienne de l'intersubjectivité apparaît beaucoup plus différenciée, à la fois plus ramifiée et plus radicale que dans les textes publiés auparavant : elle s'y articule avec précision à la question de la corporéité primordiale, du temps, de l'imagination, de la communauté, de l'histoire, du langage, de la normalité, de la générativité et de l'individuation. En revanche, dans les textes publiés jusqu'ici, elle est souvent présentée soit de façon aporétique (Méditations cartésiennes), soit dans son extension d'emblée communautaire (Idées directrices II) ou historique (Krisis), en tout cas selon l'alternative trop simple de la constitution monadologique de l'égologie ou de la donation immédiate des autres dans le monde.
   Le premier tome de l'édition française s'organise autour de 2 thèmes : 1 / la constitution primordiale du corps et de l'espace dans son articulation avec la constitution d'autrui, et 2 / l'expérience empathique en tant que vécu analogisant dans sa discussion critique avec les problématiques psychologiques de l'époque. Une introduction détaillée ouvre le volume et présente les différentes figures de l'intersubjectivité en liaison avec la problématique des voies d'accès à la réduction ; une postface s'explique sur le choix de la traduction retenue pour le terme Leib, et déploie la complexité historique et structurelle de son sens.
   Le second tome de l'édition française s'organise autour des 3 thèmes vecteurs : 1 / le dédoublement égoïque homologue à l'œuvre dans l'expérience empathique et dans les expériences du souvenir et de l'imagination, mais aussi de la différence fondamentale qui existe entre ces expériences intrasubjectives d'altérité interne qui offrent des structures constitutives de la conscience égoïque altérée, et l'expérience d'autrui qui en est le résultat constitutif, 2 / l'intersubjectivité anthropologique, communautaire, historique et langagière, avec un accent particulier porté sur la problématique de la normalité et de la générativité dans sa relation descriptive aux anomalies et à leur genèse : l'animal, l'enfant, le fou, le primitif sont des autres qui élargissent mon expérience normale du monde, 3 / l'individuation, de la facticité et de l'intermonadisation, dans sa relation avec l'horizon d'une métaphysique phénoménologique. »

Les deux volumes : 60 euros (code de commande : 12215).

 

 SUR HUSSERL

 

[HUSSERL (Edmund)]. DUCROS (Paul) — Husserl et le géostatisme. Perspectives phénoménologiques et éthiques. Paris, Éditions du Cerf, 2011. In-8° collé, 445 p., (collection « La Nuit Surveillée »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Nous vivons, spirituellement, dans un monde désormais façonné par les représentations héritées de la science moderne. Depuis Copernic et Galilée, nous savons, selon un savoir objectif, que la Terre n'est qu'un corps spatial parmi les autres, en mouvement comme eux. La pensée phénoménologique, par son exigence hyperrationnelle, nous a appris que ces représentations de la science étaient oublieuses de dimensions essentielles et que persiste, irréductiblement, l’expérience subjective du monde de la vie.
   Husserl rappelle que, dans nos vécus primordiaux – et par conséquent indépassables –, nous ne cessons d'éprouver que l'arche-originaire Terre ne se meut pas : à chacun de nos pas, la Terre que nous foulons se révèle selon son immobilité essentielle. Ainsi se dessine une théorie pure du géostatisme qu’il ne faut confondre avec aucun géocentrisme.
  Cette Terre immobile, qu’il s'agit de décrire phénoménologiquement en reprenant et en amplifiant les analyses de Husserl, est toujours au-dessous de nos pas et en deçà de nos prises. Elle se révèle donc indisponible et inappropriable pour l’homme, car son désir d'emprise bute sur elle. Le sens phénoménologique de la Terre s'enrichit alors d’une portée éthique dont il faut dégager les conditions pour en faire apparaître les linéaments.
   À l'heure où l’homme s'enivre de ses propres pouvoirs jusqu'à risquer de tout perdre, la pensée phénoménologico-éthique de la Terre immobile n'a jamais été aussi actuelle ni aussi urgente. Si elle limite la puissance de l’homme, elle n'abandonne pas, bien au contraire, le sens absolument subjectif de notre vie.

20 euros (code de commande : 29184).

 

[HUSSERL (Edmund)]. SCHNELL (Alexander) — Temps et phénomène. La phénoménologie husserlienne du temps (1893-1918). Hildesheim - Zürich - New York, Georg Olms Verlag, 2004. In-8° broché, 275 p., (collection « Europaea Memoria »), bon exemplaire, épuisé au catalogue de l'éditeur et rare.
En quatrième de couverture :
   Dans cet ouvrage, l’auteur se propose de reconstituer la « doctrine du temps » d’Edmund Husserl. Cette recherche est menée à la fois à partir des textes rassemblés dans Husserliana X (rédigés avant 1913) qui forment le corps des célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps (publiées en 1928), d’un côté, et à partir des Manuscrits de Bernau datant de 1917/18, de l'autre. L'objectif est autant historique que systématique : il s'agit d'inscrire les Leçons sur le temps de 1905 dans l'ensemble du Cours de 1904/05 qui apporte des précisions importantes sur la temporalité de la perception ainsi que de l'imagination et de la phantasia ; de reconstituer la genèse de l’intentionnalité rétentionnelle et protentionnelle ; d'éclaircir la nature et le statut du « flux absolu de la conscience ». Dans le chapitre central de cette étude, l’auteur livre son interprétation des Manuscrits de Bernau qui culmine dans l'analyse du « processus originaire » remplissant-évidant avec sa structure en « noyaux ». Cette analyse met en œuvre différentes « constructions phénoménologiques », outils essentiels de ce qui inaugurera la « phénoménologie génétique » de Husserl.

25 euros (code de commande : 29848).



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