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BERNUS
(Edmond) et DUROU (Jean-Marc) Touaregs
un peuple du désert.
Préface de Théodore
Monod. Paris, Laffont, 1996. Fort in-4° sous reliure,
jaquette et étui d'éditeur, 331 p., très
belles reproductions en couleurs, exemplaire à l'état
de neuf.
En quatrième
de couverture :
Que connaît-on de ces Touaregs que l'on
a autrefois rencontrés sans trop y croire dans les romans
de Pierre Benoit et de Jules Verne, et que l'on a aperçus
depuis à la télévision ou dans la presse,
voilés de bleu et la kalachnikov à la main, au
volant d'un véhicule tout-terrain ?
L'intense beauté des paysages presque
immobiles depuis l'aube des temps, et ces images du passé
qui nous collent à la mémoire cachent une réalité
plus complexe. Les Touaregs exploitent depuis des siècles
un milieu aride, mais plus contrasté que celui du désert
absolu toujours évoqué. D'ailleurs, la grande majorité
d'entre eux ne vit pas dans le désert, mais dans les montagnes
ou dans les régions sud-sahariennes, là où
des arbres variés s'obstinent à pousser, là
où des prairies d'herbes annuelles se lèvent en
saison des pluies et où les mares occupent les bas-fonds
plusieurs mois en saison sèche.
Cet ouvrage, abondamment illustré de
photos splendides, relate l'histoire de cette civilisation touarègue
en l'abordant à travers différents thèmes
qui s'entrecroisent et s'enchaînent : explorations et conquêtes,
élevage et agriculture, art et culture, relations sociales,
artisanat, diversités géographiques, révoltes
et affrontements du passé au présent, témoignages
récents et poèmes gravés à tout jamais
sur la pierre...
75 euros (code de commande
: 8518).
BOLLARDIÈRE
(Général Jacques Pâris de) Bataille d'Alger,
bataille de l'homme. 2e édition, 15e mille. S.l.,
Desclée de Brouwer, 1972. In-8° broché, 167
p.
En quatrième
de couverture :
En 1956, le général Jacques Pâris
de Bollardière, commandant du secteur Est de l'Atlas blidéen,
croit à la possibilité d'une politique de pacification.
Comme tel, il refuse le recours à la torture, s'oppose
au général Massu et demande à être
relevé de son commandement. Ayant exposé publiquement
sa position, il est condamné à soixante jours de
forteresse. On se souvient de ce qu'on a appelé «
l'affaire Bollardière ». En 1962, le putsch d'Alger
le décide à quitter l'Armée. Depuis, il
se consacre aux problèmes de la formation permanente des
adultes.
Son livre est la réponse d'un homme
de guerre, d'un soldat de pure tradition, d'un esprit libre,
à ceux qui pensent qu'il n'est pas de limites à
la raison d'État, comme à ceux qui, sous tous les
régimes, participent à ce mal de notre époque
: la dévaluation de l'humain.
9
euros (code de commande : 11313).
BLANGUERNON
(Claude) Le Hoggar. Nouvelle
édition revue et augmentée.
Paris, Arthaud, 1973. In-8° sous reliure déditeur,
276 p., 53 héliogravures hors texte.
Avant-propos :
Lorsque la première édition de
cet ouvrage parut, en 1955, le Hoggar commençait de s'ouvrir
au grand tourisme. Le nombre de voyageurs venus soit en voitures
particulières, soit en avion, s'accroissait rapidement,
de même que celui des expéditions alpines attirées
par les pics vierges du massif. Il y eut les traversées
fulgurantes des participants au rallye Alger-Le Cap. Des savants
de toutes disciplines s'intéressèrent au pays,
et de hauts personnages n'hésitèrent pas à
délaisser leurs bureaux pour vérifier sur place
les rapports de leurs subordonnés. Nous vîmes aussi
des journalistes, français, étrangers, avides d'informations
inédites, d'autres plus objectifs, groupés en caravane,
écoutant sagement experts et conférenciers. Mais
le plus grand nombre de visiteurs provenait des voyages organisés
par des agences ou par le T. G. F.
Beaucoup de ces touristes possédaient
cet ouvrage, et venaient me demander de le dédicacer.
C'est ainsi que j'ai pu savoir que certaines personnes qui avaient
entrepris ce voyage aimaient à se documenter par avance,
afin de pouvoir mieux orienter ensuite leurs observations et
goûter plus intensément les impressions du dépaysement.
D'autres touristes, moins nombreux à vrai dire, préféraient
avoir une première vision personnelle et gardaient l'ouvrage
pour le retour afin de prolonger les émotions éprouvées
lors des promenades dans les montagnes et des rencontres avec
les Touareg.
Puis vint le temps où des équipes
de prospecteurs sillonnèrent le Hoggar en tous sens pour
tenter de dresser l'inventaire des ressources minières
du pays, de multiples chantiers furent ouverts loin de Tamanrasset,
employant un nombreux personnel autochtone. J'eus alors la satisfaction
de constater que mon ouvrage permettait aux nouveaux arrivants
de se faire rapidement une idée de l'ambiance dans laquelle
ils devraient vivre et de s'adapter aisément aux contacts
quotidiens avec des gens d'une langue et d'une culture différentes.
Dans une seconde édition, j'ai ajouté
des observations sur l'évolution sociale qui s'est manifestée
de 1955 à 1961, alors que la civilisation industrielle
venait pour la première fois au contact des Kel Hoggar.
La nouvelle édition de 1972 tient à conserver à
l'ouvrage l'essentiel de ce qui a fait le succès des éditions
précédentes : c'est-à-dire l'exposé
des caractères géographiques du pays, les aspects
traditionnels de la vie humaine ainsi que divers renseignements
fournis en appendice. En quelques années, de profondes
modifications sont apparues. Il était nécessaire
de les noter, afin de mettre en évidence combien le Hoggar,
qui était autrefois une entité humaine et sociale
distincte des autres régions, est lié à
présent à l'Algérie dont il fait partie
intégrante. On trouvera dans un nouveau chapitre un aperçu
des réalisations, des tendances et des projets qui viennent
bousculer les structures sociales, les habitudes économiques
et l'aspect même des habitants.
La jeunesse du Hoggar est entraînée
par une administration dynamique dans une voie qui l'éloigné
des sentiers traditionnels. L'activité qui s'observe à
Tamanrasset succède au calme suranné qui y régnait,
il n'y a pas si longtemps. Dans une ville abondamment éclairée,
un jeune Targui dirige une banque, un autre assure les liaisons
radio d'une puissante société, son cousin, garagiste,
dépanne les touristes et les administrations. Tous ceux
qui furent les premiers élèves de nos écoles
sont à présent secrétaires, météorologistes,
sondeurs, chauffeurs, représentants d'Air-Algérie,
de l'A.T.A. Nombreux sont ceux qui ont choisi le commerce. Ils
gèrent leurs affaires d'une façon moderne. Téléphone
en main, ils passent commande à Alger ou à Ghardaïa.
L'esprit d'entreprise qui règne chez tous ces jeunes hommes
permet de bien augurer de leur réussite.
Il est évident qu'une page est tournée
sous l'il mélancolique, parfois narquois, des vieux
nomades qui demeurent surpris, impuissants et amers devant la
frénésie qui étreint leurs enfants. Il ne
nous appartient pas de formuler des jugements de valeur. Qui
donc d'ailleurs pourrait le faire ? Ce sera à l'histoire
qui commence d'apporter témoignage. Elle jugera la somme
des efforts entrepris, le courage des réalisateurs, le
bien-fondé des choix, l'ampleur des réalisations
dans le domaine sociologique. Elle appréciera les options
dictées par les nécessités de survie dans
un milieu désertique pour une population en proie à
une croissante progression démographique.
Depuis l'indépendance de l'Algérie,
le Hoggar a amorcé une vie politique au sein de la République
algérienne ; les conditions économiques ont
sensiblement varié mais le tourisme qui renaît demeure
pour le Hoggar la plus grande chance. La beauté grandiose
des montagnes de l'Atakor, le site de Tamanrasset, le cirque
de l'Ilamane, la sauvage grandeur des regs, les escarpements
des gorges de l'Immidir, le charme particulier des nombreux centres
de culture constituent un capital sûr, la véritable
richesse de ce pays dont la population nomade et sédentaire
possède un attrait que ressentent tous ceux qui l'ont
connue, comprise et aimée.
Je crois nécessaire de dire que cet
ouvrage est avant tout destiné à éclairer
les voyageurs qui prennent un premier contact avec le pays, et
qu'il n'est qu'une base de départ pour des études
plus approfondies, tant de spécialistes qualifiés
ayant publié des études scientifiques sur le Hoggar
ainsi qu'on en aura un aperçu dans la bibliographie.
Table des matières :
Avant-propos.
I. Le Hoggar : Morphologie
et relief - Les différentes régions naturelles
- Massifs isolés - Les plaines - Le climat - L'eau au
Hoggar - La flore et la faune.
II. Histoire du peuplement ou de la Préhistoire
à l'Histoire : Traditions orales - Le néolithique
- La société traditionnelle - Les tribus - Les
nobles - Les imrad - Les maalmines. Inaden - Les harratin - La
langue.
III. Économie : Généralités
- Le troc - L'agriculture - Les centres de culture - La production
agricole en 1961 - L'élevage.
IV. La vie matérielle : L'habitat
- Les migrations - Le mobilier touareg - L'habillement - La nourriture
- La santé publique - Rites magiques.
V. La vie individuelle : Note
sur le matriarcat touareg.
VI. Le Hoggar moderne : L'évolution
de 1954 à 1965 - Une mutation qui s'amorce : 1966-1972.
VII. Le tourisme.
Apendices :
I. Histoire du Hoggar
du XIXe siècle à nos jours.
II. Géologie.
III. Météorologie.
IV. Puits ou points d'eau
sur les pistes caravanières.
V. La Flore.
VI. Outillage.
VII. Liste des centres
de culture.
VIII. Du tourisme à
l'alpinisme.
Glossaire des termes tamacheq et arabes.
Index - Bibliographie.
15
euros (code de commande : 16144).
L'Expédition
militaire en Tunisie. 1881-1882. Avec sept cartes dans le texte. [3e édition.] Paris, Charles-Lavauzelle,
[1898]. Deux tomes en un volume in-8 broché, 421 p., exemplaire
non coupé et en parfait état, rare.
Table des matières
:
Tome I.
Avertissement.
Première partie : Premère
expédition.
- Événements
à la frontière ; concentration des troupes ;
le premier corps expéditionnaire.- Opérations en
Khoumirie ; traité de Kassar-Said ; rapatriement.
Chapitre I : Préliminaires.
- Engagements
entre les Oulad-Cedra (Tunisiens) et les Nehed (Algériens),
février 1881. - Premier envoi de troupes à la frontière ;
engagements des 30 et 31 mars (entrée en ligne de deux
compagnies françaises le 31). - Renforcement des troupes
au contact par des détachements de la division de Constantine.
- Le
3 avril, le Conseil des Ministres décide l'expédition
de Tunisie. - Des éléments de renfort sont envoyés
des divisions d'Alger et d'Oran. - Les troupes d'Afrique (couverture)
sont en position le 13 avril.
- Envoi
de troupes de France (7 avril-20 avril) ; la concentration
est terminée le 20 avril. - Le corps expéditionnaire
du général Korgemol de Bostquénard.
Chapitre II : Première
expédition.
- Plan
de campagne.
- Le
général Logerot franchit la frontière le
24 avril, entre au Kef le 20 ; le même jour (26) la
colonne Delebecque entre en Khoumirio (elle s'arrête),
et 1200 hommes (colonel Delpech) prennent pied sur la côte
tunisienne, à Tabarka.
- Le
28, le général Logorot, arrive à Souk-el-Arba ;
engagement du colonel Hervé, le 30 avril, à Ben-Béchir.
- Le
3 mai, la colonne Bréart débarque à Bizerte
(attitude du bey Mohamed es Saddok et du boy du camp Ali Bey).
- Le 8 mai, la colonne Bréart se
met en route sur Tunis; elle arrive le 12 mai à la Manouba.
- Traité de Kassar-Said.
Chapitre III : Première
expédition (suite).
- Concentration
de la colonne Delebecque, le 3 mai, à Djebabra ;
marche vers l'est (reconnaissance de Sidi-Abdallah, le.8 mai).
- La
colonne Delebccque et la colonne Logerot on relations à
Ben-Métir, le 14 mai.
- Conversion
à gauche, vers le nord-est, de la colonne Delebecque.
- Dernier coup de canon (26 mai). - Concentration à Berzigue
(29 maii.
- (Le
général Maurand à Matour, 18 mai - le général
Logerot à Boja, 20 mai). Rapatriement.
- Le
1er juillet, le corps expéditionnaire est dissout ;
le général Logerol reçoit le commandement
du corps d'occupation.
Deuxième partie : Événements
et opérations entre le premier rapatriement et la seconde
expédition.
- Ali ben Khalifa ;
défense et prise de Sfax. - Opérations contre Gabès.
- Occupation de Djerba.
- Les Zlass a Kairouan.
- Réunion des chefs insurrectionnels à Sbeitla.
- Les Zlass et la 5e brigade.
- Ali ben Ammar et les
Oulad-Ayar ; massacre de l'oued-Zergua et combat de Testour.
Chapitre I : Opérations
du colonel Jamais.
- Situation
générale de la Tunisie au 1er juillet.
- Ali
ben Khalifa, caïd des Neffet, se met à la tête
du mouvement insurrectionnel et vient à Sfax organiser
la résistance.
- Bombardement
de Sfax (15 juillet) ; débarquement et prise de la
ville (16 juillet).
- Opérations
contre Gabès : débarquement les 24 et 25 juillet.
- Occupation
de Djerba (28-31 juillet).
Chapitre II : Incursions
des insurgés.
- El
Hadj Hassein ben Messaï, avec les Zlass, occupe Kairouan.
- Les Hammema, avec Ahmed ben Youcef, dans le Sers et autour
du Kef. - Ali ben Ammar chez les Oulad-Ayar.
- Réunion
des chefs insurrectionnels à Sbeitla (15 août).
- Les
Zlass et la 5e brigade française ; le lieutenant-colonel
Corréard à Bir-el-Hafaïed (26 août)
et à El-Arbain (nuit du 28-29) ; le général
Sabattier à Zaghouan.
- Position
des insurgés le 20 septembre.
- Opérations
d'Ali ben Ammar dans le nord ; massacre de l'oued-Zergua
(30 septembre) ; combat de Testeur et surprise de Nebeur,
le 2 octobre.
Troisième partie : Seconde
expédition.
- Occupation de Kairouan ;
opérations contre Ali ben Ammar ; poursuite des insurgés ;
les dissidents se réfugient en Tripolitaine.
Chapitre I : Seconde
expédition; Kairouan.
- Le
14 octobre, le général Saussier prend le commandement
du second corps expéditionnaire ; préparation
de la marche en 3 colonnes sur Kairouan.
- Position
des troupes françaises le 16 octobre.
- Marche
concentrique sur Kairouan : Entrée du général
Étienne à Kairouan, le 20 octobre ; du général
Saussier et de la colonne Logerot, le 28 octobre.
- Engagements
de la colonne Forgemol, sur la Rouhia (22 octobre) et au Koudiat-el-Halfa
(23 octobre), pendant sa marche sur Kairouan.
Chapitre II : Opérations
contre Ali ben Ammar.
- Le
colonel de la Roque au Kef. - Opérations des colonnes
de la Roque et d'Aubigny autour de Bordj-Messaoudi.
- Marche
concentrique des colonnes de la Roque, d'Aubigny et Philebert
sur la hamada des Oulad-Ayar.
- Ali
ben Ammar s'échappe (19 novembre).
Chapitre III :
Poursuite des dissidents.
- Marche
de la colonne Logerot sur Gabès ; Mohamed Cherfeddine
et les Beni-Zid ; rentrée de la colonne à
Sousse.
- Marche
de la colonne Forgemol sur Gafsa ; la colonne de Négrine
et la colonne d'El-Oued ; la colonne Forgemol rentre à
Tébessa (12 décembre).
- Les
dissidents se sont réfugiés on Tripolitaine.
Chapitre IV :
La poursuite (suite) ; incursions des dissidents.
- La
6e brigade (général Philebert) à El-AâIa ;
à Djilma ; à Gafsa (14 février 1882).
- Les
dissidents sur le Mokta ; les Ouarghamma ; premières
incursions.
- Opérations
du général Logerot : le général
Philebert au Nefzaoua et chez les Aouaya ; le général
Jamais à Medenine.
- La
colonne Philebert sur l'oued-Tatahouine ; la colonne Jamais
sur l'oued-Fessi ; elle ne peuvent atteindre les dissidents.
- Fin
des opérations actives (14 mai 1882).
Chapitre V : Expansion
des dissidents ; leurs djich - Colonnes de Zarzis et de Gabès.
- Djich
poussés jusqu'à Kairouan, Djilma, El-Djem, etc.....,
dans le Djerid. Nos colonnes ne peuvent les atteindre ;
on occupe les points de passage
obligé.
- Le
mouvement d'expansion des dissidents est devenu presque impossible
: premières soumissions.
- Colonnes
de Gabès (colonel de la Roque) et de Zarzis (lieutenant-colonel
Corréard) dirigées par le général
Guyon-Vernier (décembre 1882 et janvier
1883).
Tome II : Annexes.
I. Le 19e corps d'armée,
au 1er avril 1881.
II. Organisation du service
des renseignements dans la division de Conslanlino, au 1er avril
1881.
III. Le bataillon du 3e
régiment de zouaves du Tarf, le 31 mars 1881.
IV. Les incursions des
Khoumir.
V. Le cabinet Jules Ferry
et la préparation de l'expédition.
VI. Recrutement du premier
corps expéditionnaire.
VII. Objectifs de la colonne
Logerot.
VIII. Déclaration
de M. Barlbélemy-Saint-Hilaire au bey ; protestation
du bey.
IX. Instruction générale
pour le corps expéditionnaire sur la frontière
tunisienne et composition de ce corps.
X. Dépêche
du Ministre de la guerre au moment de l'entrée en campagne.
XI. Répartition
de l'artillerie du corps expéditionnaire.
XII. Organisation administrative
de la Régence de Tunis, en mars 1881.
XIII. Situation générale
de la Régence de Tunis, au commencement de l'année
1881.
XIV. Occupation du Kef,
le 20 avril 1881, par le général Logerot.
XV. Occupation de Tabarka
(25, 26 avril 1881).
XVI. Instructions du général
Delebecque pour franchir la frontière.
XVII. L'opération,
ordonnée pour le 25 avril, est remise.
XVIII. Elle est fixée
au 20 avril.
XIX. Ordre du général
Ritter pour la journée du 26 avril.
XX. L'artillerie de la
colonne Logerot.
XXI. Ali Bey ; combat
de Ben-Béchir.
XXII. Résumé
succinct des principales causes de l'expédition française.
XXIII. Résumé
de la circulaire de M. Barthélémy Saint-Hilaire
aux agents diplomatiques.
XXIV. Tunis, à
la signature du traité.
XXV. Reconnaissance ollensive
dirigée par le général Delebecque, le 8
mai 1881, sur Sidi-Abdallah-ben-Djemel.
XXVI. Ordre de la 1re
brigade pour la journée du 14 mai 1881.
XXVII. Ordre général
du 14 mai.
XXVIII. Attaque d'avant-postes
par les Khoumirs, le 19 mai, à Djebibia.
XXIX. Dernières
opérations de la 1re brigade contre les Mekna (20, 27
mai).
XXX. Ordre donné
par le général Delebecque à la brigade Vincendon,
avant son rapatriement.
XXXI. Ordre général
à la fin des opérations en Khoumirie.
XXXII. Ordre donné
par le général Delebecque à la brigade Cailliot.
XXXIII. Dépêche
du Ministre de la guerre, à la fin des opérations
en Khoumirie.
XXXIV. État, au
1er juillet 1881, des troupes restant en Tunisie, après
le premier rapatriement.
XXXV. Insurrection de
Sfax.
XXXVI. Bombardement et
prise de Sfax.
XXXVII. La prise et l'occupation
de Sfax.
XXXVIII. Organisation
de la province de l'Aarad, en 1881.
XXXIX. Insurrection de
l'Aarad.
XL. L'infanterie du corps
expéditionnaire du colonel Jamais.
XLI. Opérations
autour de Gabès.
XLII. Occupation de l'Ile
de Djerba.
XLIII. Situation générale
de la régence, au commencement du mois d'août 1881.
XLIV. Réunion de
Sbeilla (vers le lu août 1881).
XLV. Recrutement du second
corps expéditionnaire.
XLVI. Le lieutenant-colonel
Corréard à Hir-el-Hafaïed (26 août),
à El-Arbaïn (nuit du 28 au 29) et à Turki
(29 août).
XLVI bis. La colonne tunisienne
du kaimakam Taïeb ben el Hadj Ahsen Mesmouri, à Kl-Arbaïn,
pendant les allaires des 20, 28 et 29 août.
XLVII. Situation générale
des tribus du sud-ouest delà régence, à
la fin de septembre 1881.
XLVIII. Opérations
d'Ali ben Ammar vers le nord.
XLIX. Opérations
du général Sabaltier au sud et au sud.-ouest de
Zaghouan.
L. La 7e brigade (général
Étienne) à Sousse, du 1er au 14 octobre.
LI. Organisation du second
corps expéditionnaire de Tunisie.
LII. Organisation du commandement
supérieur de Tunis et de la région Nord.
LIII. Répartition,
à la fin d'octobre 1881, des troupes du second corps expéditionnaire.
LIV. Opérations
du général Étienne.
LV. Marche du général
Étienne de Sousse sur Kairouan.
LVI. Garde des communications
de la colonne Logerot en marche sur Kairouan.
LVII. Marche de la colonne
Forgemol sur Kairouan.
LVIII. Opérations
contre Ali ben Ammar.
LIX. Une colonne, sous
les ordres du général Logerot, va de Kairouan à
Gabès, pacifie l'Aarad, reçoit la soumission des
Beni-Zid et revient à Sousse. - Retraite d'Ali ben Khalifa.
LX. La colonne Forgemol
va de Kairouan à Gafsa. - Colonnes de Négrine et
d'El-Oued. Le colonel Jacob à Gafsa. - La colonne Forgemol
rentre en Algérie.
LXI. La 6e brigade à
Sidi-Mohamed-ben-Ali, à Djilma et à Gafsa.
LXII. Les dissidents sur
le Mokta. Les Ouarghammma ; il entrent dans la lutte.
LXIII. Situation des dissidents
en Tripolitaine et attitude des autorités turques.
LX1V. Opérations
du général Logerot dans l'extrême sud. La
colonne du général Jamais à Ksar-Médenine ;
la 6e brigade sur l'oued-Tatahouino. - Fin des opérations
actives.
LXV. Organisation des
troupes d'occupation.
LXVI. Colonne du général
d'Aubigny, de Tebourba à la Kessera.
LXVII. Expansion des dissidents
; leurs djich ; premières soumissions.
LXVIII. Les colonnes de
Zarzis et de Gabès.
LXIX. Les compagnies mixtes.
Postface.
100 euros (code de commande
: 07411).
FRISON-ROCHE (R.) et TAIRRAZ (Georges)
Le grand désert. Ouvrage
orné de 36 héliogravures, 10 reproductions en couleurs
d'après des clichés Ektachrome. Seconde édition.
Paris-Grenoble, Arthaud, 1951. Grand in-8° broché,
[70] p., une carte volante, (collection « Belles
Pages - Belles Couleurs », n° 1), décharges
d'adhésif sur les gardes, jaquette un peu frottée.
En quatrième
de couverture :
Au
cours d'une méharée de 1000 km. hors des pistes
connues, en plein cur du Sahara, du Hoggar au Fezzan, les
auteurs de cet album ont rapporté film en couleurs et
documents en grand nombre.
Parmi des milliers de photos, ils ont sélectionné
47 images qui reflètent les aspects divers de ces immenses
espaces qui occupent le tiers de l'Afrique. Une brève
introduction précède les héliogravures et
les reproductions d'ektachromes, remarquablement fidèles,
qui restituent à l'Européen les teintes des costumes
bariolés des grands nomades, de leurs compagnes, en même
temps que les coloris de la terre et du ciel.
Une table détaillée des illustrations
forme un commentaire précis et évocateur des documents
publiés.
15
euros (code de commande : 17059).
GAUTIER
(R.)
Écologie et éthologie des reptiles du Sahara
nord-occidental (région de Béni-Abbès).
Tervuren, Musée Royal de l'Afrique Centrale, 1967.
In-8° broché, 83 p., planches hors texte, (collection
« Annales, Série in-8°, Sciences Zoologiques »,
n° 155).
Avant-propos :
Béni-Abbès est une oasis du Sud-Oranais,
située sur l'Oued Saoura, à 230 km au Sud de Colomb-Béchar.
Elle est adossée au Grand Erg Occidental, dont les premières
dunes s'étendent à proximité. L'Oued Saoura,
formé à 45 km en amont (Igli) par la jonction du
Guir et de la Zousfana, longe la palmeraie et coule entre l'Erg
et la Hamada du Guir. Il se perd finalement dans la Sebkha el
Melah, à 220 km au Sud.
À 70 km de la palmeraie se rencontrent
les formations primaires des Djebels d'Ougarta, plissements parallèles
orientés Nord-Ouest - Sud-Est, qui offrent un aspect bien
particulier du paysage saharien.
Le groupement sur une étendue relativement
restreinte des différents faciès de terrains :
Erg, Oued, Hamada, Djebels et Palmeraie, est évidemment
intéressant puisqu'il permet d'étudier facilement
et dans des conditions homogènes tous les biotopes sahariens.
Les observations que nous avons réunies
sur la faune herpétologique ont été effectuées
sur le terrain, au cours de sorties pratiquées en toutes
saisons, soit encore sur des animaux en captivité, grâce
à des élevages conduits au Centre de Recherches
Sahariennes de Béni-Abbès.
7 euros (code de commande
: 05371).
GERSI
(Douchan) La dernière grande aventure des Touareg.
Expédition Tassili
- Hoggar - Tombouctou. Paris,
Laffont, 1975. In-8° broché, 277 p., illustrations
hors texte, bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
Le
Sahara, oublié de l'Europe et de l'Afrique pendant des
millénaires, comme immobilisé dans ses sables et
dans son mystère, a été le témoin
de civilisations fabuleuses. Une, par miracle, a subsisté,
protégée par les rochers hallucinants, la fournaise
et le désert : les Touareg. Aujourd'hui, l'industrialisation
condamne impitoyablement ces derniers seigneurs des sables. Avec
eux, une culture millénaire, un style de vie vont disparaître
à jamais...
Après neuf mois d'une expédition
harassante et exaltante, 44000 kilomètres en Land Rover
ou à chameau dans le pays de la soif, du vent et de toutes
les souffrances, Douchan Gersi a rapporté du Sahara un
grand film (Tombouctou et la dernière grande aventure
des Touareg du Hoggar) et ce livre où
se découvre un peuple à l'agonie trop fier pour
s'adapter, trop fier aussi pour pleurer et mendier.
9 euros (code de commande
: 17522).
LE
RUMEUR (Guy) Le Sahara avant le pétrole. Paris, Société Continentale d'Éditions
Modernes Illustrées, 1964. In-8° sous reliure d'éditeur,
332 p., illustrations en héliogravures et planches
en couleurs (ces dernières hors texte), (collection « Connaissance
de l'Afrique »).
Table des matières
:
Avant-propos.
Première partie : Le Sahara.
- Les limites du
Sahara.
- Aspects physiques
du Sahara : Le sable et les dunes - Le relief montagneux - Hydrographie
- Singularités et légendes.
- Les pauvres richesses
: Le dattier - Le sel - Le chameau - Le captif - Autres facteurs
de l'économie.
Deuxième partie : Les populations.
- La préhistoire.
- Les grands mouvements
de populations : Le peuplement du Sahara septentrional.
- Les races : Les Chaamba
- Les Maures - Les Touareg - Les Toubous - Les femmes du Sahara.
- La vie sous la tente
et dans les ksour : La tente arabe - La tente touarègue
- La case des Toubous - Les ksour -
L'habillement - La parure - L'artisanat.
Troisième partie : Connaissance
historique.
- Les Arabes.
- Les explorateurs.
- Les missions sahariennes
: Les missions Flattera - La mission Monteil - La mission Foureau-Lamy
- Les liaisons transsahariennes.
- L'ère du moteur
: L'automobile - L'avion.
Quatrième partie : La vie méhariste.
- Les rezzou.
- Les guides.
- La vie méhariste.
- Deux Sahariens d'élection
: Charles de Foucauld - Ernest Psichari.
Cinquième partie : La pénétration
française.
- Les adversaires.
- Les méharistes
algériens.
- Les méharistes
mauritaniens.
- Les méharistes
soudanais.
- Les méharistes
nigériens.
- Les méharistes
tchadiens : Aspects méharistes de l'épopée
Leclerc.
Sixième partie : L'avenir du Sahara.
- Origine de l'organisation
actuelle.
- Les richesses du Sahara
: Les minerais, les hydrocarbures.
- L'homme.
Bibliographie.
10 euros (code de commande
: 17518).
ROY
(Jules) J'accuse le général Massu. Paris, Seuil, 1972. In-8° broché,
118 p.
En quatrième
de couverture :
Sous le titre La Vraie Bataille d'Alger,
le général Massu publiait en octobre 1971 une relation
du conflit qui constitue en fait une tentative de justification
de la torture, telle qu'elle fut pratiquée sous son commandement,
dans l'Algérois, en 1956-1957.
Comme beaucoup d'autres, militaires ou civils,
responsables ou non du cours des choses en Algérie, Jules
Roy, pied-noir, ami de Camus, ancien officier supérieur,
auteur de La Vallée heureuse et du Métier
des armes, guerrier, moraliste et romancier, a été
révolté de ce plaidoyer qui ressuscite les horreurs
de la guerre de conquête, les massacres collectifs commandés
par Saint-Arnaud et Pélissier, et jette sur l'armée
tout entière une ombre sinistre. Il dit son indignation
avec une véhémence d'homme du soleil et l'éloquence
d'un héraut d'armes du roi Jean.
8 euros (code de commande
: 07146).
SOUGUENET
(Léon) Missions au Sahara (1915-1918). Le dernier
chameau. Le premier pneu. La première aile. Bruxelles, Éditions de l'Éventail,
1927. Grand in-8° broché, 141 p., illustrations.
Préface :
J'eus l'honneur d'être, pendant la guerre,
à la disposition de M. le Gouverneur Général
de l'Algérie Lutaud. Il m'employa à diverses enquêtes
sur l'Aurès dont j'ai parlé dans un autre livre
et, entre-temps, il m'expédia au Sahara.
Divers problèmes le hantaient. Au Mzab,
il y avait une énigme. Les rapports sur les habitants
de ces cinq curieuses petites villes perdues au seuil noir du
désert étaient contradictoires. D'aucuns voyaient
chez les Mzabites des agents de l'étranger. Il y avait
eu, un peu avant la guerre, chez eux, une visite de Sliman et
Barouni, sénateur turc, ami peut-être d'Enver bey,
peut-être agent provocateur. Il y avait des relations établies
entre les Mzabites et leurs coreligionnaires du Djebel Xefous,
en Tripolitaine et, à la stupéfaction générale,
on avait un jour constaté que la ville de Guerrara, la
plus pittoresque du Mzab, et où ne se trouve aucun Français,
avait, au début de la guerre, relevé ses remparts.
Tous ces faits étaient soulignés par les uns à
l'avantage, par les autres à la condamnation du Mzab,
avec une égale bonne foi incontestable de part et d'autre.
Le gouverneur général me donna l'ordre de me faire
une opinion personnelle que je lui communiquerais.
Un autre problème : la pénétration
saharienne. Dès le début de la guerre, la question
de l'évacuation éventuelle du Sahara s'était
imposée. On était demeuré au Sahara. Le
fait ainsi accompli devait être maintenu ou il en résulterait
une perte considérable de prestige. Cependant, du sud
marocain et du sud tripolitain, les attaques se précisaient;
la communication du nord au sud risquait d'être instantanément
coupée. Pour la défendre, les moyens faisaient
de plus en plus défaut, la métropole rappelant
à elle le plus d'officiers qu'elle pouvait et les troupes
indigènes sahariennes étant capables de se laisser
séduire par les menaces ou les promesses de leurs coreligionnaires.
Il fallait coûte que coûte, maintenir, tout au moins,
un couloir entre Alger et In-Salah et vers le Hoggar et même
jusqu'au Niger.
Le gouverneur Lutaud prévit les services
que pourrait rendre l'automobile et, renonçant à
un programme bien établi, scientifique, logique, définitif
tel qu'on en fait en temps de paix, et pour n'avoir pas à
discuter, imagina de créer, sous tout prétexte,
même celui d'un voyage qu'il aurait tenté dans l'extrême
sud, des pistes hâtives. Les automobiles y passeraient
une fois et, ensuite, on consoliderait le chemin incertain qu'elles
auraient frayé.
Puis, vint l'idée d'un raid d'avions,
de la Méditerranée au Niger qui, lui, aurait attiré
l'attention du monde, qui aurait eu, comme le disait plus tard
le général Laperrine, « une importance planétaire
» et qui, en tout cas, avec un minimum de frais, de matériel
humain, aurait fait sur les indigènes l'impression d'un
miracle français plus efficace pour les maintenir en ordre
que l'organisation de hasardeuses colonnes.
C'est à la solution de ces problèmes
et à des préparatifs de ce genre que le gouverneur
Lutaud m'utilisa. Les faits historiques qui se déroulèrent
au Sahara, sont maintenant connus. Des historiens les ont révélés
et commentés. Il n'y sera donc fait allusion qu'incidemment.
Ce sont ici simplement des impressions de voyageur qui, touriste,
ou qualifié tel pour la circonstance, fut, peut-être
le dernier touriste à chameau et qui, touriste obstiné,
ensuite, fut le premier touriste en avion : le dernier chameau,
le premier pneu et la première aile.
Il faudra bien pourtant qu'incidemment il soit
rendu justice à ceux dont je fus le compagnon d'un moment
et dont j'ai constaté les efforts héroïques
et tenaces, d'autant plus méritoires qu'ils étaient
ignorés de tous. La mère-patrie menait ailleurs
une querelle vitale et ne pouvait détourner non attention
vers les enfants perdus qui, hors de ses regards et dans l'inconnu,
la préservaient de lointaines injures.
Je parlerai peu des automobilistes du Sahara.
Leur histoire reste à faire. Je les ai précédés
au début de 1916, puis je n'ai fait que les rencontrer
de la fin de 1916 à 1918. Il y a là une véritable
épopée, des aventures héroïques et
même comiques, des dangers de tous genres dont on se fait
difficilement une idée. Ni eux ni les aviateurs n'étaient
accompagnés par des légions de journalistes, et
ils ne défilaient pas devant le cinéma. La guerre
finie, ils rentrèrent tous chez eux et purent lire, quelques
années après, que des héros en costume d'opérette,
munis d'instruments perfectionnés, solidement escortés,
nantis d'importants traités de publicité, avaient
mené à bonne fin la traversée du Sahara.
Il faut applaudir à une opération
enfin définitive ; mais s'il est évangélique
que les ouvriers de la onzième heure soient récompensés,
on peut regretter qu'ils aient oublié de déposer
sur les tombes éparses au long desquelles leur randonnée
a passé avec la bannière et la fanfare, la plus
triste et la plus humble des fleurs du désert.
Pour moi, je ne puis faire connaître
dans le détail tous les exploits dont je fus le témoin
et où la ténacité, la bonne humeur, la résistance,
morale se manifestaient autant que la valeur guerrière.
Ces notes furent prises hâtivement. Aux jours où
j'en avais le loisir, j'écrivais. Tel fait y tient plus
de place que tel autre, simplement à cause du jour on
j'avais du loisir et puis je continuais machinalement, dans ces
missions sahariennes, ma profession de chroniqueur et j'écrivais,
sans espoir que, jamais, cela pût parvenir à son
adresse, pour mes lecteurs de l'Éventail comme
j'avais accoutumé de le faire depuis tant d'années.
C'est pour cela que le pittoresque, le descriptif tiennent ici
la plus grande place. Ce qui était politique, tactique,
stratégie ce qui était administratif,
si vous voulez tout cela fut condensé dans
des rapports qui s'en allèrent aux adresses qui convenaient
et se trouve donc éliminé des pages qui suivent ;
d'où le côté désintéressé
de récits de missions au Sahara au moment où la
guerre bouleversait le monde et où le Sahara lui-même
n'était plus un endroit de tout repos.
J'ai pourtant le devoir d'écrire quelques
noms au début de ces pages. Toute mon action, comme tout
ce que j'ai pu écrire depuis, se recommande de Charles
Lutaud, gouverneur général de l'Algérie
pendant la guerre, à qui je garde une pieuse et reconnaissante
mémoire. J'appelle de mes vux, le jour où
il lui sera rendu justice ; mais ce sera contre son vu
à lui qui, dans les dernières années de
sa vie, me maintenant son amitié et me prenant pour compagnon
dans les Alpes ou à Paris, me disait, avec je ne sais
quel accent inquiétant, le plaisir incompréhensible,
profond qu'il avait eu à être calomnié et
à demeurer méconnu.
Il me faut écrire ici aussi le nom du
général Laperrine. Tous ceux qui l'ont connu lui
sont demeurés singulièrement attachés. Parlerai-je
aussi du général Nivelle devenu, dès 1918,
si ardemment saharien et aviateur ? Mais en dehors de ces
grands personnages, à combien d'autres ai-je dû
de l'amitié ! à eux, mes compagnons, de qui
l'entrain et la bonne humeur ne se démentirent jamais
et qui, tout en collaborant à une grande uvre, avaient
le sentiment d'une modestie touchante qui s'imposait au moment
où continuait là-bas la guerre, où ils avaient
été des héros : Laurent qui gouverne maintenant
Casablanca ; Simian, colon aussi courageux qu'il avait été
zouave et aviateur admirable ; Bernard, technicien étonnant
de l'aviation, entré maintenant, je suppose, dans quelque
industrie. Et tant d'autres spécialement de nos deux escadrilles,
que la vie a repris, quand la mort ne les a pas immobilisés
sous les sables.
En dehors de cette escadrille à laquelle
j'étais « attaché », il m'a
été donné d'admirer ces officiers sahariens
et ces soldats vers qui j'allais avec de singulières préventions.
Le colonel Meynier, Sigonney, Depommier, d'autres, et d'autres,
il faut le dire sans qu'on se permette de sourire, avaient des
âmes d'apôtres, oui, d'apôtres. Cela paraît
naïf ; mais c'était ainsi. Et je garde de ce
Sahara où on va pour fuir les hommes, le souvenir que
j'y ai rencontré les hommes les plus hommes que je pouvais
imaginer.
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: 14136). |