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BETTELHEIM
(Bruno) La forteresse vide. L'autisme infantile et la naissance du Soi. Traduit de l'anglais par Roland
Humery. Paris, Gallimard, 1976. In-8° broché, 585
p., illustrations hors texte, (collection « Connaissance
de l'Inconscient »), couverture plastifiée.
En quatrième
de couverture :
« Laurie, Marcia et Joey, le petit garçon «
mécanique » : trois enfants autistiques enfermés
dans leur forteresse vide, figés dans leur mutisme
et leur monde fantasmatique. Trois enfants parmi d'autres qui
sont tenus pour incurables, avec lesquels Bruno Bettelheim et
son équipe ont tenté d'entrer en communication
on verra au prix de quels efforts et de quels aléas.
C'est donc moins l'histoire de cas qui nous est ici rapportée
que celle d'une aventure méthodique : la recherche patiente
et passionnée d'une rencontre, là où l'importance
de ce que l'on appelle trop vite la régression paraît
l'interdire à jamais.
On trouvera, encadrant ces trois bouleversantes observations
illustrées de dessins et de photographies, une analyse
critique de la littérature psychiatrique sur l'autisme
infantile, l'exposé des vues théoriques de l'auteur
sur la constitution du « soi » et une discussion
du mythe des enfants sauvages. »
15 euros (code de commande
: 8839).
[BONAPARTE
(Marie)]. BERTIN (Celia) Marie Bonaparte. Présentation de Elisabeth Roudinesco.
Paris, Perrin, 2004.In-8° broché, 433 p., illustrations
hors texte.
En quatrième
de couverture :
« La personnalité de Marie Bonaparte
fut exceptionnelle, complexe, passionnée. Pour s'en convaincre,
il suffit s'imaginer, dans le contexte de l'Europe d'hier, une
princesse, riche héritière, mariée à
un fils de roi, devenant disciple et amie intime de Freud, puis
l'une des plus célèbres psychanalyste de son temps,
fascinée par les assassins et travaillant à explorer
et à libérer la sexualité féminine.
Quel roman peut valoir ce destin qui ne s'invente pas ?
L'enfance de celle qui se disait « la
dernière Bonaparte » elle est l'arrière-petite
fille de Lucien Bonaparte fut solitaire et cloîtrée,
hantée par la disparition de sa mère. Mariée
au prince Georges de Grèce, elle eut aussi plusieurs liaisons
importantes, notamment avec un célèbre homme d'État.
Mais c'est par la rencontre du maître de Vienne que «
notre princesse », comme la désignait Freud avec
affection, trouva le chemin de sa vie.
Si ce portrait est riche en précisions
inédites sur l'entourage royal de Marie Bonaparte et sur
les ressorts cachés des drames qui la marquèrent,
ce livre est surtout le récit du combat courageux d'une
femme à la quête d'elle-même, d'une femme
qui ne faiblit jamais dans la recherche lucide de sa vérité.
»
13 euros (code de commande
: 9334).
BOONS (Paul) Le psychologue devant l'écriture.
Principes
de graphologie.
Ouvrage complété
d'un fascicule comprenant 72 reproductions d'autographes. Bruxelles,
Electa, s.d. In-8° broché, 244 p.
12
euros (code de commande : 123/62).
BOURGET (Paul) Physiologie
de l'amour moderne. Édition
définitive. Paris, Plon, 1903. In-8° plein chagrin
souple d'éditeur, X, 402 p.
Table des matières
:
Préface.
I. Nuit étrange d'où est sorti
le présent livre.
II. Les Exclus.
III. Le Vrai et le Faux Homme à femmes.
IV. De l'Amant moderne.
V. De la Maîtresse.
VI. De la Maîtresse (suite).
VII. De la Maîtresse (suite et
fin).
VIII. Du Flirt et des coquettes.
IX. Bonheurs contemporains. I. Les
Drawbacks.
X. Bonheurs contemporains. II. Les
Désastres.
XI. Bonheurs contemporains. III. Les
Désastres (suite). Les Jalousies.
XII. Bonheurs contemporains. IV. Les
Désastres (suite). Les Jalousies.
XIII. Bonheurs contemporains. V. Les
Désastres (suite). Les Jalousies.
XIV. Bonheurs contemporains. VI. Les
Désastres (fin). Une anecdote.
XV. De la Rupture; I. Avant.
XVI. De la Rupture. II. Après.
XVII. De la Rupture. III. Après
(suite). De quelques Vengeances.
XVIII. De la Rupture. IV. Après
(fin). Les Enfants de l'Amour.
XIX. Thérapeutique de l'Amour.
I. La Méthode du docteur Noirot.
XX. Thérapeutique de l'Amour.
II. Le système du professeur Sixte.
XXI. Thérapeutique de l'Amour.
III. Le Procédé Casal.
XXII. Un sentiment vrai.
XXIII. Physiologie du Physiologiste.
9 euros (code de commande
: 12482).
ENRIQUEZ
(Eugène) De la horde à lÉtat. Essai de psychanalyse du lien social. Paris, Gallimard, 1988. In-8° broché,
460 p., (collection « Connaissance de lInconscient
»), couverture un peu passée, étiquette de
librairie.
En quatrième
de couverture :
« Cet ouvrage d'un sociologue fortement
marqué par la pensée psychanalytique comprend deux
parties : une lecture de ce qu'on peut appeler l'uvre
sociologique de Freud ; une analyse des formes du pouvoir
dans les sociétés modernes.
Les écrits de Freud concernant directement
la vie collective (de Totem et tabou au Moïse)
sont communément considérés comme des excursions,
et cela tant par les sociologues que par les psychanalystes.
L'auteur s'inscrit contre cette idée reçue en procédant,
pour la première fois, à une recension et à
un examen méthodique des textes qui font de ce livre-ci
un ouvrage de référence. On trouve notamment dans
Freud de quoi comprendre le paradoxe de la servitude volontaire
qu'évoquait La Boétie voici quatre siècles
sans que nous ayons guère avancé dans sa solution :
pourquoi les hommes qui se veulent libres et désirent
être heureux s'en remettent-ils à des tyrans, chefs
ou États, au point que la démocratie apparaît
comme une idée toujours neuve ?
Dans une seconde partie, l'auteur élabore
une théorie du lien social, avec ce que celui-ci implique
de domination, de conflits, de violence sourde ou visible. Les
rapports entre sexes, entre générations, avec ces
nouveaux emblèmes du sacré que sont le travail
et l'argent, sont successivement envisagés. Les mécanismes
du pouvoir sont mis en relation avec ceux de la paranoïa
et de la perversion. Les sociétés contemporaines,
où paraissent prédominer l'économie et la
rationalité, sont en fait traversées par Eros et
Thanatos.
Ce livre, foisonnant d'idées et animé
de passion, montre que les grandes notions freudiennes ne sauraient
être circonscrites dans les limites de la psyché
individuelle. Pulsions, fantasmes, projections ne cessent d'agir
dans le champ social. »
15
euros (code de commande : 12454).
[FREUD].
LE RIDER (Jacques) Freud, de l'Acropole au Sinaï.
Le retour à l'Antique des Modernes viennois.
Paris, Presses Universitaires de France, 2002. In-8° broché,
VII, 305 p., (collection « Perspectives Germaniques »).
En quatrième
de couverture :
« Sigmund Freud était si
profondément imprégné d'histoire ancienne
et de littérature grecque que l'on peut définir
la psychanalyse comme une archéologie de l'inconscient
dont la méthode fut conçue sur le modèle
de la philologie. dipe roi préfigure le « sujet
de l'inconscient » et donne la clef de la « psychanalyse
tragique ». La fascination de Freud pour la Grèce
antique n'était pas une exception. La plupart de ses contemporains
ont trouvé dans la civilisation grecque une part essentielle
de leur inspiration. S'interroger sur la dette des Modernes envers
les Anciens permet de reconstruire le système culturel
allemand et autrichien, dont Freud fut à la fois le parfait
représentant et le critique lucide.
Mais Freud a souffert, depuis l'époque
de la Première Guerre mondiale, d'un grandissant « malaise
dans la Bildung » néo-humaniste institutionnalisée
à l'époque de Humboldt, dont Nietzsche avait analysé
les contradictions. Les références à la
Grèce ancienne avaient d'abord permis à Freud de
se démarquer du genius loci viennois, baroque et
romain. Son parcours ultime l'éloigne de l'Acropole et
le ramène à la Loi sinaïtique. Ce n'est pas
un retour au religieux, mais la recherche de nouveaux fondements
de l'éthique et de la rationalité scientifique,
à l'heure où la civilisation européenne
s'effondre. »
12 euros (code de commande
: 12295 - vendu).
[FREUD (Sigmund)].
WITTELS (Fr.) Freud. L'Homme,
la Doctrine, l'École. Traduit
de l'allemand par L.-C. Herbert. Paris, Félix Alcan, 1925.
In-8° broché, 239 p.
12
euros (code de commande : 186/65).
GRODDECK
(Georg) Au fond de l'homme, cela. (Le Livre
du Ça) Traduit de l'allemand par L. Jumet. Préface
de Lawrence Durrell, postface du comte Keyserling.
Paris, Gallimard, 1963. In-8° broché, 328 p., (collection
« Bibliothèque des Idées »), ex-libris,
épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
« Ce livre inattendu a été
publié en 1923 à Baden-Baden. Son auteur est ce
personnage rare : le médecin de formation traditionnelle
qui ne croit pas à la médecine traditionnelle.
Disciple de Freud presque malgré lui, il avait commencé
par réfuter ses méthodes. Lawrence Durrell dit
dans la préface de ce livre qu'il fut « le
premier à donner toute leur valeur aux hypothèses
de Freud dans le domaine des maladies organiques. Dans sa célèbre
clinique de Baden-Baden, il lutta contre le cancer et la phtisie,
et non contre les névroses. Il partait du principe que
les maladies étaient une sorte de représentation
symbolique de prédispositions psychologiques... ».
D'après le grand philosophe allemand Keyserling, Groddeck
disait également qu'un médecin ne sait rien du
tout, ne peut rien du tout et doit agir le moins possible ;
il doit par sa présence se borner à provoquer chez
le patient ses facultés curatives personnelles. Aussi
soignait-il par une combinaison de psychanalyse et de massage
où le Faire-Mal jouait un rôle qu'il ne faut pas
sous-estimer : du mouvement de défense contre la
douleur jaillissait le désir de guérir. Ce fut
lui aussi qui forgea l'expression technique du « ça »
opposé au « moi ».
Cet ouvrage contient une série de lettres
familières pleines d'esprit, de poésie et de malice,
adressées à une des patientes de Groddeck. Il permettra
an lecteur de se familiariser avec des idées qui ont eu
une grande influence sur la médecine moderne. »
15 euros (code de commande
: 12150).
HUARD (Pierre)
et LAPLANE (Robert)
Histoire
illustrée de la puériculture. Aspects diététiques,
socioculturels et ethnologiques. 1979.
In-4° broché, 196 p., illustrations, jaquette.
18
euros (code de commande : 6125).
JUNG (C.G.)
Aspects du
drame contemporain. Préface et traduction
de R. Cahen-Salabelle. Genève - Paris, Georg &
Cie - Éditions de la Colonne Vendôme, 1948. In-8° broché,
233 p.
20
euros (code de commande : 196/71).
[KINSEY].
GUÉRIN (Daniel) Kinsey et la sexualité.
Paris, Julliard, 1955 (5e mille). In-12 broché, 192 p.,
exemplaire non coupé.
10 euros (code de commande
: 205/70).
LACAN (Jacques) Le séminaire. Livre V. Les formations de l'inconscient.
Texte établi
par Jacques-Alain Miller. Paris, Seuil, 2003. In-8° broché,
517 p., collection « Le Champ Freudien »).
En quatrième de couverture
(extrait du chapitre
VI) :
« Quand j'ai résolu d'aborder celle année
devant vous la question du Witz ou du Wit, j'ai
commencé une petite enquête. Il n y a rien d'étonnant
a ce que je l'aie commencée en interrogeant un poète.
C'est un poète qui introduit dans sa prose comme aussi
bien dans des formes plus poétiques, la dimension d'un
esprit spécialement danseur qui habite son uvre,
et qu'il fait jouer même quand il parle à l'occasion
de mathématiques, car il est aussi un mathématicien.
J'ai nommé ici Raymnond Queneau. Alors que nous échangions
là-dessus nos premiers propos, il m'a raconté une
histoire, C'est une histoire d'examen, de baccalauréat
si vous voulez. Il y a le candidat, il y a l'examinateur.
Parlez-moi, dit l'examinateur, de la bataille
de Marengo.
Le candidat s'arrête un instant, l'air rêveur
La bataille de Marengo... ? Des morts ! C'est affreux... Des
blessés ! C'est épouvantable...
Mais, dit l'examinateur, ne pourriez-vous
me dire sur cette bataille quelque chose de plus particulier
?
Le candidat réfléchit un instant, puis répond
Un cheval dressé sur ses pattes de derrière,
et qui hennissait.
L'examinateur surpris, veut le sonder un peu plus loin et
lui dit Monsieur dans ces conditions voulez-vous me
parler de la bataille de Fontenoy ?
La bataille de Fontenoy ?... Des morts ! Partout...
Des blessés ! Tant et plus, une horreur...
L'examinateur intéressé, dit Mais
monsieur, pourriez-vous me dire quelque indication plus particulière
sur cette bataille de Fontenoy ?
Ouh ! dit le candidat, un cheval dressé
sur ses pattes de derrière, et qui hennissait.
L'examinateur, pour manuvrer, demande au candidat de
lui parler de la bataille de Trafalgar. Celui-ci répond
Des morts ! Un charnier... Des blessés ! Par
centaines...
Mais enfin monsieur, vous ne pouvez rien me dire
de plus particulier sur cette bataille ?
Un cheval...
Pardon, monsieur, je dois vous faire observer que
la bataille de Trafalgar est une bataille navale.
Ouh ! Ouh ! dit le candidat, arrière
cocotte !
La valeur de cette histoire est à mes yeux de permettre
de décomposer, je crois, ce dont il s'agit dans le trait
d'esprit. »
22 euros (code de commande
: 10485).
[LACAN].
GEORGIN (Robert) Lacan. [Avec
un texte inédit de Jacques Lacan.] Petit-Rulx, Cistre,
1984. In-8° broché, 118 p., (collection « Essais
»).
En quatrième
de couverture :
« Lacan, c'est d'abord une affirmation qui, pour commune
qu'elle soit, remodèle la psychanalyse : l'homme est un
être fait de langage et tout lui survient par la langue
y compris le corps. Car il n'est de corps que parlé.
Mais si la parole sur le corps est fausse, la physiologie en
est déréglée. Surviennent le symptôme,
la névrose ou la psychose. Cette primauté du verbe
s'inaugure dès le ventre maternel, puisque le ftus
entend, qu'il fantasme sur ce qu'il entend, qu'il en rêve.
À quoi peut rêver un ftus, sinon aux rêves
de la mère ? Et quelle ambiguë relation s'origine
dès ce moment-là entre la mère et son enfant
que meut le désir de la mère, comme la mère
elle-même est mue par le désir de la grand-mère
? D'où résulte que toujours la cure porte sur trois
générations. Ce qui vaut pour la cure vaut pour
chaque formulation de l'esprit humain l'équation
physique autant que le mythe en portent témoignage. Et
plus clairement le mythe que l'équation : tout mythe d'origine
est double, car il est formulé deux fois, sur trois générations.
En témoigne la Genèse, mais aussi la guerre de
Troie : la ville est vaincue une première fois par Héraklès,
la seconde fois par Achille, que deux générations
séparent.
À la naissance, l'il prend le relais de l'oreille
et toute la mémoire ftale subit un prodigieux bouleversement,
car les souvenirs auditifs se transforment en images. On néglige
trop souvent les conséquences de cette révolution
et la relation privilégiée qui s'instaure dès
lors entre l'oreille et l'il, qui toute la vie resteront
réversibles l'un dans l'autre.
L'uvre difficile de Jacques Lacan domine aujourd'hui la
psychanalyse et infléchit le statut de toutes les sciences
communément appelées humaines. L'ethnologie, la
linguistique, la littérature, la critique et les études
mythologiques sont remaniées par la théorie lacanienne,
qui remet en cause le cogito cartésien et la logique classique.
La théorie lacanienne et les diverses pratiques qu'elle
permet dans les disciplines voisines sont ici étudiées
dans la perspective générale d'une écriture
où la distance entre essai critique et littérature
est délibérément abolie, selon le vu
de Roland Barthes. Mais il faut bien voir qu'au centre de toute
oeuvre se cache la Femme en tant que Toute à savoir
ce qu'on nomme Dieu. »
13 euros (code de commande
: 11269).
[LACAN].
RABATÉ (Jean-Michel, dir.) Lacan. Traduit de l'anglais par Camille Fort. Paris,
Bayard, 2005. In-8° collé, 342 p., (collection «
Les Compagnons Philosophiques »).
En quatrième
de couverture :
« Lacan fut sans doute un peu optimiste lorsquil
annonça en 1973, à la télévision
: « Il suffit de dix ans pour que ce que jécris
devienne clair pour tous. » La controverse, tant sur la
portée de son uvre, sa personnalité haute
en couleur que sur ses innovations cliniques, ne sest pas
éteinte avec lui. Et cet héritage contesté
a fait le tour du monde. Si la psychanalyse garde une place prépondérante
dans la culture et dans les murs françaises, la
pensée de Lacan sest répandue dans de nombreux
pays, notamment en Amérique du Nord et du Sud ainsi quen
Asie.
Cest une des originalités du recueil détudes
que nous propose Jean-Michel Rabaté. Les auteurs réunis
ici pour la première fois visent tous à éclairer
cette pensée complexe, depuis un point de vue qui est
autant anglo-saxon que français. Ils élucident
bien sûr les principaux concepts de Lacan mais retracent
aussi ses interventions majeures dans des domaines aussi variés
que la philosophie, la linguistique, le féminisme, lanthropologie,
la sexualité ou les arts.
Plus quune initiation à cette uvre réputée
difficile, ces critiques rigoureux tentent den offrir une
véritable lecture, en variant les points de vue et les
contextes. Chacun à leur manière, ils nous rappellent
que si linconscient existe, cest de manière
historique et quil est donc bien devenu lacanien, en plus
dêtre freudien.
Avec les textes de : Élisabeth Roudinesco, Darian Leader,
Dany Nobus, Bernard Burgoyne, Colette Soler, Nestor Braustein,
Charles Shepherdson, Joseph Valente, Alenka Zupancic, Judith
Feher-Gurewich, Diana Rabinovich, Deborah Luepnitz, Tim Dean,
Catherine Liu. »
20 euros (code de commande
: 11261).
LORENZ
(Conrad) Essais sur le comportement animal et humain. Les leçons de l'évolution de
la théorie du comportement. Traduit
de lallemand par C. et D. Fredet. Paris, Seuil, 1970. In-8°
broché, 483 p., jaquette, épuisé.
Sur la jaquette :
« De tous les chercheurs de sa génération,
Lorenz est celui qui a contribué de la façon la
plus décisive aux progrès de la biologie du comportement.
Il en a définitivement fixé les méthodes.
Il lui a donné son premier contenu de science positive.
De la classification des espèces à la sociologie
humaine, il a exploré en pionnier tous ses possibles domaines
d'application.
En rééditant les cinq essais
qui font la matière du présent ouvrage essais
dont la publication dans diverses revues savantes de langue allemande
s'est échelonnée entre 1935 et 1954 ,
l'auteur a voulu reconstituer dans sa vérité l'itinéraire
de ses recherches.
Une double ambition les a conduites :
celle de construire une science rigoureuse de l'observation des
êtres sociaux qui ne fût prisonnière ni de
l'objet ni du sujet ; et celle de comprendre dans leur intimité
les mécanismes fondamentaux des comportements animaux
et humains, d'établir les lois qui président tantôt
à leur survivance et tantôt à leur dégradation,
d'expliciter les rapports entre la phylogenèse et l'ontogenèse.
L'unité du recueil celle
d'une méthode qu'on voit peu à peu se préciser
et celle d'une pensée qu'on voit progressivement se clarifier
et s'enrichir , n'exclut pas une grande diversité.
Au fil des pages, Lorenz se montre tour à tour épistémologue
rigoureux, expérimentateur subtil, polémiste plein
de verve, observateur amusé de sociétés
animales dont la société humaine n'est trop souvent
qu'une aberrante déformation.
jamais ailleurs que dans ces textes dont la grande densité
conceptuelle est éclairée par des exemples d'une
vie saisissante, Lorenz n'a exposé d'une manière
plus parlante les principales acquisitions de l'éthologie.
Jamais il n'a souligné d'une manière aussi admirable
la continuité des sociétés animales et humaines,
dont l'équilibre et la survie reposent sur les mêmes
stabilisateurs biologiques. Jamais, sans se départir de
sa rigueur scientifique, il n'a montré de manière
aussi convaincante les prolongements philosophiques de ses études
sur l'instinct.
Cet ouvrage, qui est actuellement la meilleure
introduction existante à l'étude des problèmes
du comportement, se recommande à tous ceux qu'intéresse
un ensemble de sciences nouvelles en plein développement. »
15 euros (code de commande
: 11530).
PONTALIS
(J.-B.) Après Freud. Paris, Julliard,
1965. In-8° broché, 366 p., (collection « Les
Temps Modernes »), exemplaire un peu jauni.
En quatrième
de couverture :
« Objectiver une expérience
subjective et toujours nouvelle, et, en demeurant à l'écoute
du non-sens, fonder la rationalité de sa propre entreprise :
telle est la tâche difficile et paradoxale du psychanalyste.
Reléguée dans la zone du pré-scientifique
par la nature de son objet, la psychanalyse, cette étrange
discipline, semble ainsi condamnée à précéder
indéfiniment la « science de l'homme »
qu'elle prétend devenir, tout comme à succéder
indéfiniment à sa propre création, à
son propre Fondateur.
Entre le double écueil du « non-savoir »
et des diverses scolastiques prétendument freudiennes,
tout l'effort de ce livre tend à dégager la possibilité
d'une psychanalyse de plus en plus consciente d'elle-même :
une psychanalyse qui sache se situer « après
Freud » mais non point hors de lui, qui assume cette
paternité et qui patiemment revienne sur elle pour tenter
de la comprendre, pour en tirer le meilleur, au
lieu d'en subir globalement le poids et d'en trahir l'esprit
sur des points particuliers. »
9 euros (code de commande
: 12430).
RAGEOT (Gaston) La Natalité. Ses lois économiques et psychologiques.
Paris, Flammarion, 1918. In-12
broché, 300 p., (collection « Bibliothèque
de Philosophie Scientifique »), exemplaire en grande partie
non coupé.
9 euros (code de commande
: 249/63).
VAYSSE
(Jean-Marie) L'inconscient des modernes. Essai sur l'origine métaphysique de la
psychanalyse. Paris, Gallimard,
1999. In-8° collé, 535 p., (collection « NRF
Essais »).
En quatrième
de couverture :
«Cela passe aujourd'hui pour une évidence : Freud
a découvert l'inconscient ; à la psychanalyse revient
le privilège d'avoir su en explorer les mécanismes
de manière inédite. La révolution psychanalytique
aurait ainsi inauguré un nouvel âge, tels autrefois
Copernic bouleversant la hiérarchie des astres et Darwin
redessinant l'ascendance des hommes.
Or la psychanalyse plonge ses racines dans la métaphysique
moderne qui, de Descartes à Husserl, entreprend de penser
la subjectivité du sujet comme l'instance fondatrice du
savoir et de l'agir. Car l'inconscient, ce mot que la métaphysique
impliquait mais qu'elle ne prononça jamais, est la hantise
de la philosophie, depuis Descartes et son cogito : Spinoza,
Leibniz, Kant, Fichte, Schelling, Schopenhauer, Nietzsche, Husserl
ou Heidegger ont tous buté sur la part nocturne ou secrète
de l'homme dès lors que celui-ci se pose comme sujet souverain.
L'inconscient, c'est, pour la métaphysique, toute cette
nuit du monde que l'on perçoit, au dire de Hegel, lorsqu'on
regarde un homme au fond des yeux. Il n'est en définitive
rien d'autre que ce non-dit de la métaphysique moderne
qui ne devient explicite dans la psychanalyse qu'au prix du refoulement
de son origine métaphysique.
C'est sans doute ce qui explique le rapport ambigu particulièrement
patent chez Lacan de la psychanalyse à la philosophie,
qu'elle rejette et revendique à la fois. Si la philosophie
moderne a parlé de l'inconscient sans le savoir, la psychanalyse
a fait de la philosophie sans le vouloir. Là où
était le sujet moderne, l'inconscient devait advenir ;
là où est advenu l'inconscient, la philosophie
doit revenir. »
13 euros (code de commande
: 11265). |