PSYCHOLOGIE
PSYCHANALYSE

 

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WELZER (Harald) — Les exécuteurs. Des hommes normaux aux meurtriers de masse. [Titre original : Täter. Wie aus ganz normalen menschen massenmörder werden.] Traduit de l'allemand par Bernard Lortholary. Paris, Gallimard, 2007. In-8° collé, 354 p., (collection « NRF Essais »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   « Je ne suis pas le monstre qu'on fait de moi. Je suis victime d'une erreur de raisonnement », déclare Adolf Eichmann à l'issue de son procès. Comme après lui tous les exécuteurs allemands, rwandais, serbes et croates, dont les cas sont étudiés dans ce livre, il récuse résolument l'idée qu'il aurait agi monstrueusement et en dehors des catégories morales de la communauté des hommes. Pourtant tous ont tué systématiquement ceux qu'eux et leurs semblables avaient exclus de l'humanité par définition. Qu'on puisse les qualifier de meurtriers est une idée restée jusqu'à ce jour étrangère aux exécuteurs dans leur immense majorité, car leur projet anti-humain avait bâti un système de responsabilité morale dans lequel le meurtre de masse était une évidence.
   Dans un dispositif social, montre Harald Welzer, il suffit qu'une seule coordonnée – l'appartenance sociale ou ethnique – se décale pour que tout l'ensemble change et que s'établisse une réalité autre que l'antérieure. Ce décalage, observable dans le national-socialisme, où il est fondé scientifiquement sur une théorie des races, et dans l'ex-Yougoslavie et au Rwanda, où il est fondé ethniquement, consiste en une redéfinition radicale de qui fait partie ou non de l'univers d'obligation générale. La distinction inéluctable et absolue entre appartenants et non-appartenants est commune à ces sociétés meurtrières, par ailleurs extrêmement différentes.
   Une fois lancée, la pratique d'exclusion conduit à la spoliation, et la déportation et la violence dont elle est assortie transforment, avec une régularité terrifiante, le déplacement en « nettoyage », en extermination pure et simple des non-appartenants.

13 euros (code de commande : 18351).

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[ABRAHAM (Karl)]. ABRAHAM (Hilda C.) — Karl Abraham : biographie inachevée. Précédée de « La Petite Hilda ». Préface d'Anna Freud. Traduit de l'anglais par Jacqueline Adamov. Paris, Presses Universitaires de France, 1976. In-8° broché, 185 p., (collection « Le Fil Rouge »), cachet ex-libris à la page de garde et cachet d'appartenance au revers du pli de la couverture.
En quatrième de couverture :
   Parmi tous ceux qui gravitèrent dès les premiers temps autour du fondateur de la psychanalyse, Karl Abraham occupe une place à part, tant par sa personnalité et son indépendance d'esprit que par sa compétence. Directeur de l''Institut de Berlin – le premier en date des instituts de psychanalyse – il s'y consacra de façon irréprochable. Il forma une génération d'analystes et acquit un renom qui attira des étudiants de tous les pays d'Europe, y compris la Grande-Bretagne, et aussi des États-Unis. Les nombreux textes qu'il publia témoignent d'une grande clairvoyance clinique, d'une vaste réflexion théorique, et l'on apprécie la clarté de son style. Il était pour ses jeunes collègues un conseiller toujours prêt à apporter son aide, très sûr et apprécié de tous. Mais son entourage savait peu de chose de lui hors du domaine professionnel. Dans les rapports personnels, il était plus souvent réservé et froid que sociable et ouvert.
   Pour ces raisons et quelques autres du même ordre, on attendait avec intérêt la publication d'une biographie de Karl Abraham. Cependant, le fait que cette biographie fût écrite par un proche – bien plus, par la propre fille d'Abraham – pouvait susciter quelque appréhension. En pareil cas, si les rapports entre le sujet et le biographe ont été positifs et affectueux, on peut redouter le « culte du héros » ; si les rapports, au contraire, ont été tendus, on peut s'attendre à une critique posthume qui ressemble à une vengeance.
   Il faut rendre grâce à Hilda Abraham d'avoir évité ces deux écueils. Les lecteurs – y compris ceux qui dans leur jeunesse ont connu le père et la fille – ne peuvent qu'apprécier la manière détachée dont elle évoque cet homme qui, après tout, domina son enfance et fut pour elle, à l'âge adulte, objet d'identification. Elle le fait exister pleinement, indépendamment de ses propres sentiments pour lui ; elle trace un tableau plaisant du contexte social auquel Abraham dut beaucoup, mais dont il lui fallut se détacher ; de ses espoirs et de ses ambitions, de ses déconvenues et de ses succès ; de son séjour à Zurich et de ses mémorables visites à Vienne ; de la lutte qu'il mena courageusement pour la psychanalyse en butte à l'hostilité ; de sa fermeté face aux jalousies et aux rivalités qui agitaient le monde psychanalytique, et où les jugements qu'il porta s'avérèrent plus souvent justes qu'erronés ; de ses voyages, de ses vacances, de ses plaisirs ; de sa vie conjugale paisible et satisfaisante.
   Certains des faits relatés ici sont déjà connus du public grâce à la correspondance publiée et à d'autres ouvrages sur l'histoire de la psychanalyse ; mais il en est d'inconnus et d'inattendus. Particulièrement nouveau est le lien établi par Hilda Abraham entre les expériences et préoccupations personnelles d'Abraham, et ses productions scientifiques et littéraires ; lien que souhaite toujours trouver le lecteur entre l'image privée et l'image publique d'un homme.
   On sait que Hilda Abraham, comme son père, mourut prématurément, après une vie professionnelle très active. Ce livre qu'elle nous a laissé prouve qu'elle savait, comme son père, aborder les faits, les grouper et les ordonner avec une intelligence tranquille.

12 euros (code de commande : 14867).


BETTELHEIM (Bruno) — La forteresse vide. L'autisme infantile et la naissance du Soi. Traduit de l'anglais par Roland Humery. Paris, Gallimard, 1976. In-8° broché, 585 p., illustrations hors texte, (collection « Connaissance de l'Inconscient »), couverture plastifiée.
En quatrième de couverture :
« Laurie, Marcia et Joey, le petit garçon « mécanique » : trois enfants autistiques enfermés dans leur forteresse vide, figés dans leur mutisme et leur monde fantasmatique. Trois enfants parmi d'autres qui sont tenus pour incurables, avec lesquels Bruno Bettelheim et son équipe ont tenté d'entrer en communication — on verra au prix de quels efforts et de quels aléas. C'est donc moins l'histoire de cas qui nous est ici rapportée que celle d'une aventure méthodique : la recherche patiente et passionnée d'une rencontre, là où l'importance de ce que l'on appelle trop vite la régression paraît l'interdire à jamais.
On trouvera, encadrant ces trois bouleversantes observations illustrées de dessins et de photographies, une analyse critique de la littérature psychiatrique sur l'autisme infantile, l'exposé des vues théoriques de l'auteur sur la constitution du « soi » et une discussion du mythe des enfants sauvages. »

15 euros (code de commande : 8839).


BOONS (Paul) Le psychologue devant l'écriture. Principes de graphologie. Ouvrage complété d'un fascicule comprenant 72 reproductions d'autographes. Bruxelles, Electa, s.d. In-8° broché, 244 p.

12 euros (code de commande : 123/62).


BOURGET (Paul) — Physiologie de l'amour moderne. Préface de Louis Bertrand. Paris, [Crès], 1926. In-8° broché, portrait photographique par Marc Ezy en frontispice XLII + 334 p., (collection « L'Intelligence », n° 3), exemplaire numéroté sur vélin de Rives, en partie non coupé.
Table des matières :
Préface.
I. Nuit étrange d'où est sorti le présent livre.
II. Les Exclus.
III. Le Vrai et le Faux Homme à femmes.
IV. De l'Amant moderne.
V. De la Maîtresse.
VI. De la Maîtresse (suite).
VII. De la Maîtresse (suite et fin).
VIII. Du Flirt et des coquettes.
IX. Bonheurs contemporains. I. Les Drawbacks.
X. Bonheurs contemporains. II. Les Désastres.
XI. Bonheurs contemporains. III. Les Désastres (suite). Les Jalousies.
XII. Bonheurs contemporains. IV. Les Désastres (suite). Les Jalousies.
XIII. Bonheurs contemporains. V. Les Désastres (suite). Les Jalousies.
XIV. Bonheurs contemporains. VI. Les Désastres (fin). Une anecdote.
XV. De la Rupture; I. Avant.
XVI. De la Rupture. II. Après.
XVII. De la Rupture. III. Après (suite). De quelques Vengeances.
XVIII. De la Rupture. IV. Après (fin). Les Enfants de l'Amour.
XIX. Thérapeutique de l'Amour. I. La Méthode du docteur Noirot.
XX. Thérapeutique de l'Amour. II. Le système du professeur Sixte.
XXI. Thérapeutique de l'Amour. III. Le Procédé Casal.
XXII. Un sentiment vrai.
XXIII. Physiologie du Physiologiste

25 euros (code de commande : 7643).


COWELL (Roberta) — Comment je suis devenu(e) femme. [Titre original : Roberta Cowell's Story by Herself.] Traduit de l'anglais par A. Gentien. Paris, Plon, 1955. In-8° broché, 220 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   « L'extraordinaire confession de Roberta Cowell nous fait suivre les étapes qui précédèrent l'épanouissement de cette personnalité féminine égarée à la naissance dans un corps d'homme. Sur cette « étrange aventure » Jean Rostand écrivait dans Constellation les lignes suivantes :
   Robert Cowell, 36 ans, lieutenant de la R.A.F., audacieux pilote d'auto de course, vient de se transformer en femme. Il était marié et père de deux enfants, lorsque en 1948, sa famille remarqua chez lui une « féminisation » lente et progressive des caractères physiques aussi bien que mentaux... Toute volonté semblait impuissante devant ce caprice de la nature. Il fallait bientôt soumettre ce père de famille à un traitement médical à base d'hormones femelles afin de favoriser cette métamorphose spontanée, que devaient compléter, sur le plan anatomique, plusieurs opérations pratiquées par d'habiles chirurgiens.
   Le cas de Robert Cowell n'est pas une simple « curiosité ». Son histoire paraît contredire tous les autres cas de changement de sexe ou d'hermaphrodisme dans l'espèce humaine, qui, jusqu'à présent, ont pu donner lieu à des observations sérieuses. Tous, en effet, concernent des individus qui appartenaient originellement au sexe féminin, et qui ont subi une « masculinisation » plus ou moins accentuée. On doute même que le phénomène inverse soit possible, c'est-à-dire la féminisation d'un individu appartenant originellement au sexe masculin. Tel est du moins l'avis de tous les grands spécialistes de la sexualité, depuis Richard Goldschmidt jusqu'à Maurice Caullery et Étienne Wolff. »

10 euros (code de commande : 13228).


DEMOULIN (Jacques) et GOSSELIN (Guidino) — La Franc-Maçonnerie au risque de la psychanalyse. Bruxelles, Luc Pire, 2007. In-8° collé, 132 p., (collection « Que - Essai »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Cet ouvrage confronte de manière originale la Franc-Maçonnerie et les concepts analytiques dans une démarche interpellante et accessible.
   Il s'adresse à ceux et celles que la Franc-Maçonnerie intéresse, qu'ils en fassent partie ou non, et leur fournit les matériaux utiles pour compléter et enrichir leur connaissance.
   Les auteurs travaillent depuis plus de vingt ans l'enseignement de Lacan. Ils confrontent leurs réflexions à l'engagement maçonnique dans une analyse originale et didactique.

9 euros (code de commande : 17658).


ENRIQUEZ (Eugène) — De la horde à l’État. Essai de psychanalyse du lien social. Paris, Gallimard, 1988. In-8° broché, 460 p., (collection « Connaissance de l’Inconscient »), couverture un peu passée, étiquette de librairie.
En quatrième de couverture :
   « Cet ouvrage d'un sociologue fortement marqué par la pensée psychanalytique comprend deux parties : une lecture de ce qu'on peut appeler l'œuvre sociologique de Freud ; une analyse des formes du pouvoir dans les sociétés modernes.
   Les écrits de Freud concernant directement la vie collective (de Totem et tabou au Moïse) sont communément considérés comme des excursions, et cela tant par les sociologues que par les psychanalystes. L'auteur s'inscrit contre cette idée reçue en procédant, pour la première fois, à une recension et à un examen méthodique des textes qui font de ce livre-ci un ouvrage de référence. On trouve notamment dans Freud de quoi comprendre le paradoxe de la servitude volontaire qu'évoquait La Boétie voici quatre siècles sans que nous ayons guère avancé dans sa solution : pourquoi les hommes qui se veulent libres et désirent être heureux s'en remettent-ils à des tyrans, chefs ou États, au point que la démocratie apparaît comme une idée toujours neuve ?
   Dans une seconde partie, l'auteur élabore une théorie du lien social, avec ce que celui-ci implique de domination, de conflits, de violence sourde ou visible. Les rapports entre sexes, entre générations, avec ces nouveaux emblèmes du sacré que sont le travail et l'argent, sont successivement envisagés. Les mécanismes du pouvoir sont mis en relation avec ceux de la paranoïa et de la perversion. Les sociétés contemporaines, où paraissent prédominer l'économie et la rationalité, sont en fait traversées par Eros et Thanatos.
   Ce livre, foisonnant d'idées et animé de passion, montre que les grandes notions freudiennes ne sauraient être circonscrites dans les limites de la psyché individuelle. Pulsions, fantasmes, projections ne cessent d'agir dans le champ social. » 

15 euros (code de commande : 12454).


GRODDECK (Georg) — Au fond de l'homme, cela. (Le Livre du Ça) Traduit de l'allemand par L. Jumet. Préface de Lawrence Durrell, postface du comte Keyserling. Paris, Gallimard, 1963. In-8° broché, 328 p., (collection « Bibliothèque des Idées »), ex-libris, épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   « Ce livre inattendu a été publié en 1923 à Baden-Baden. Son auteur est ce personnage rare : le médecin de formation traditionnelle qui ne croit pas à la médecine traditionnelle. Disciple de Freud presque malgré lui, il avait commencé par réfuter ses méthodes. Lawrence Durrell dit dans la préface de ce livre qu'il fut « le premier à donner toute leur valeur aux hypothèses de Freud dans le domaine des maladies organiques. Dans sa célèbre clinique de Baden-Baden, il lutta contre le cancer et la phtisie, et non contre les névroses. Il partait du principe que les maladies étaient une sorte de représentation symbolique de prédispositions psychologiques... ». D'après le grand philosophe allemand Keyserling, Groddeck disait également qu'un médecin ne sait rien du tout, ne peut rien du tout et doit agir le moins possible ; il doit par sa présence se borner à provoquer chez le patient ses facultés curatives personnelles. Aussi soignait-il par une combinaison de psychanalyse et de massage où le Faire-Mal jouait un rôle qu'il ne faut pas sous-estimer : du mouvement de défense contre la douleur jaillissait le désir de guérir. Ce fut lui aussi qui forgea l'expression technique du « ça » opposé au « moi ».
   Cet ouvrage contient une série de lettres familières pleines d'esprit, de poésie et de malice, adressées à une des patientes de Groddeck. Il permettra an lecteur de se familiariser avec des idées qui ont eu une grande influence sur la médecine moderne. »

15 euros (code de commande : 12150).


HILLMAN (James) — Pan et le cauchemar. Guérir notre folie. [Titre original : Pan and the Nightmare.]. Traduit de l'américain par Marie-Jeanne et Thierry Auzas. Paris, Imago, 2006. In-8° collé, 114 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Longtemps considérés par les seuls mythologues et poètes, les récits antiques n'ont cessé, depuis la naissance de la psychanalyse, de révéler la richesse de leurs significations. À la suite de Freud et de Jung, James Hillman affirme la nécessité de renouer avec notre imagination inconsciente, ce monde « imaginal » malmené par le rationalisme occidental et bien représenté par l'extraordinaire complexité des mythes grecs.
   Ainsi, nous dit l'auteur, le grand Pan n'est pas mort et son absence peut devenir oppressante. Refoulé par deux mille ans de christianisme, déformé, effrayant, démoniaque, le dieu n'en finit pas de se manifester au cœur même de nos complexes pathologiques, dans certains comportements sexuels, dans nos angoisses, dans nos paniques, dans nos cauchemars. La reconnaissance de cette part maudite de notre psyché, en réconciliant la nature et l'âme, contribuerait à restaurer notre intégrité, à soulager le malaise de l'homme moderne.
   À travers un exemple précis et par l'exploration de notre « Grèce intérieure », le grand psychologue renouvelle ici, de façon stimulante, notre compréhension des phénomènes de l'âme.

10 euros (code de commande : 18159).


HUARD (Pierre) et LAPLANE (Robert)Histoire illustrée de la puériculture. Aspects diététiques, socioculturels et ethnologiques. 1979. In-4° broché, 196 p., illustrations, jaquette.

18 euros (code de commande : 6125).


JUNG (C.G.) Aspects du drame contemporain. Préface et traduction de R. Cahen-Salabelle. Genève - Paris, Georg & Cie - Éditions de la Colonne Vendôme, 1948. In-8° broché, 233 p.

20 euros (code de commande : 196/71).


LACAN (Jacques) — Autres écrits. Paris, Seuil, 2001. In-8° broché, 609 p., (collection « Le Champ Freudien »).
En quatrième de couverture :
   Pas-à-lire.
   Définition lacanienne de l'écrit. Quelque chose comme « Chien méchant », ou « Défense d'entrer ». Voire : « Lasciate ogni speranza ».
   Disons que c'est un défi, fait pour tenter le désir.
   Lacan résumait d'une phrase la leçon des Écrits : « l'inconscient relève du logique pur, autrement dit du signifiant ». Les Autres écrits enseignent de la jouissance qu'elle aussi relève du signifiant, mais à son joint avec le vivant ; qu'elle se produit de « manipulations » non pas génétiques mais langagières, affectant le vivant qui parle, celui que la langue traumatise.
   Il s'ensuit : que la jouissance, cynique comme telle, ne condescend au désir que par la voie de l'amour ; qu'elle fait obstacle à toute programmation du rapport sexuel ; que, féminine, elle répugne à l'universel et s'accorde à l'infini ; que, phallique, elle est « hors-corps » ; et autres théorèmes jusqu'alors inouïs dans la psychanalyse.
   On n'en trouvera pas le répondant dans le génome, dont le décryptage pourtant fait promesse, de noces nouvelles du signifiant et du vivant. On pressent l'avènement du self-made-man. Nous l'appellerons : Lom du XXIe siècle.
   Ce recueil pourrait être son viatique.
   À le déchiffrer, on saura mieux y faire avec les symptômes inconnus de demain.

20 euros (code de commande : 17618 - vendu).

 

LACAN (Jacques) — Le séminaire. Livre X. L'angoisse. Paris, Seuil, 2004. In-8° broché, 389 p., quelques illustrations, (collection « Champ Freudien »).
En quatrième de couverture :
   Tout ce que nous savons d'absolument nouveau et original sur la structure du sujet et la dialectique du désir que nous avons à articuler, nous analystes, nous l'avons appris par quelle voie ? Par la voie de l'expérience du névrosé. Or, que nous a dit Freud à ce propos ? Que le dernier terme où il soit arrivé en élaborant cette expérience, son point d'arrivée, sa butée, le terme pour lui indépassable, c'est l'angoisse de castration.
   Qu'est-ce à dire ? Ce terme est-il indépassable ? Que signifie cet arrêt de la dialectique analytique sur l'angoisse de castration ? Ne voyez-vous pas déjà, dans le seul usage du schématisme que j'emploie, se dessiner la voie par où j'entends vous conduire ? Elle part d'une meilleure articulation de ce fait de l'expérience que Freud a désigné dans la butée du névrosé sur l'angoisse de castration. L'ouverture que je vous propose, la dialectique qu'ici je vous démontre, permet d'articuler que ce n'est point l'angoisse de castration en elle-même qui constitue l'impasse dernière du névrosé. (Extrait du chapitre IV)

   L'insecte qui se promène à la surface de la bande de Mœbius, s'il a la représentation de ce que c'est qu'une surface, peut croire à tout instant qu'il y a une face qu'il n'a pas explorée, celle qui est toujours à l'envers de celle sur laquelle il se promène. Il peut croire à cet envers, alors qu'il n'y en a pas, comme vous le savez. Lui, sans le savoir, explore la seule face qu'il y ait, et pourtant, à chaque instant, il y a bien un envers.
   Ce qui lui manque pour s'apercevoir qu'il est passé à l'envers, c'est la petite pièce qu'un jour j'ai matérialisée, construite, pour vous la mettre dans la main, celle que vous dessine cette façon de couper le cross-cap. Cette petite pièce manquante, c'est une sorte de court-circuit qui l'amènerait, par le chemin le plus court, à l'envers du point où il était l'instant d'avant.
   Cette petite pièce manquante, le a dans l'occasion, l'affaire est-elle donc résolue parce que nous la décrivons sous cette forme paradigmatique ?    Absolument pas, car c'est le fait qu'elle manque qui fait toute la réalité du monde où se promène l'insecte. Le petit huit intérieur est bel et bien irréductible. Autrement dit, c'est un manque auquel le symbole ne supplée pas. (Extrait du chapitre X)

18 euros (code de commande : 17619).

 

[LACAN]. RABATÉ (Jean-Michel, dir.) — Lacan. Traduit de l'anglais par Camille Fort. Paris, Bayard, 2005. In-8° collé, 342 p., (collection « Les Compagnons Philosophiques »).
En quatrième de couverture :
« Lacan fut sans doute un peu optimiste lorsqu’il annonça en 1973, à la télévision : « Il suffit de dix ans pour que ce que j’écris devienne clair pour tous. » La controverse, tant sur la portée de son œuvre, sa personnalité haute en couleur que sur ses innovations cliniques, ne s’est pas éteinte avec lui. Et cet héritage contesté a fait le tour du monde. Si la psychanalyse garde une place prépondérante dans la culture et dans les mœurs françaises, la pensée de Lacan s’est répandue dans de nombreux pays, notamment en Amérique du Nord et du Sud ainsi qu’en Asie.
C’est une des originalités du recueil d’études que nous propose Jean-Michel Rabaté. Les auteurs réunis ici pour la première fois visent tous à éclairer cette pensée complexe, depuis un point de vue qui est autant anglo-saxon que français. Ils élucident bien sûr les principaux concepts de Lacan mais retracent aussi ses interventions majeures dans des domaines aussi variés que la philosophie, la linguistique, le féminisme, l’anthropologie, la sexualité ou les arts.
Plus qu’une initiation à cette œuvre réputée difficile, ces critiques rigoureux tentent d’en offrir une véritable lecture, en variant les points de vue et les contextes. Chacun à leur manière, ils nous rappellent que si l’inconscient existe, c’est de manière historique et qu’il est donc bien devenu lacanien, en plus d’être freudien.
Avec les textes de : Élisabeth Roudinesco, Darian Leader, Dany Nobus, Bernard Burgoyne, Colette Soler, Nestor Braustein, Charles Shepherdson, Joseph Valente, Alenka Zupancic, Judith Feher-Gurewich, Diana Rabinovich, Deborah Luepnitz, Tim Dean, Catherine Liu. »

20 euros (code de commande : 11261).


LANVAL (Marc) — L'inceste ou Les Amours Maudites. Paris, Bellenand, 1953. In-8° broché, 265 p., bel exemplaire en partie non coupé.
Avant-propos :
   « Il y a des mots dont la seule audition provoque un malaise. C'est qu'ils éveillent de troubles remous dans la conscience humaine. Il en est ainsi du meurtre, qui attire une curiosité rnalsaine gonflée d'angoisse et, parallèlement, qui déchaîne certains instincts, tout en provoquant une réprobation et une répulsion salutaires, contraignant l'individu à s'abstenir, à s'allier à autrui pour se protéger en commun contre le fléau entrevu.
   L'inceste est un de ces mots frappés de malédiction, car il participe à la notion du crimen, du péché mortel, tant par les représentations qu'il provoque dans le cerveau de l'individu que par la réprobation sociale qu'il soulève.
   L'Humanité porte, en son âme inquiète, la secrète noslalgie de l'Inceste que, d'autre part, elle s'est interdit. À chaque impulsion amative de la vie humaine, le problème de l'inceste se rnanifeste, soit pour faire sentir son attraction sur l'individu, soit pour faire éclore dans sa conscience, guide de son comportement social, la répulsion d'une conjonction sexuelle maudite.
   Et toujours, au seuil de chaque poussée amoureuse ou érotique, consciemment ou le plus souvent d'une manière tout à fait inconsciente, se pose le dilemme :
   - Est-ce licite ou défendu ?
   En effet, le libre choix des adultes responsables, en vue de l'union sexuelle, est bridé par certaines interdictions. Il y a des mariages interdits : par les lois, par les mœurs, par la morale et par les religions. Certains le sont par tous ces impératifs conjugués, d'autres par un ou plusieurs seulement.
   Les sanctions sont tantôt d'ordre public, tantôt d'ordre prive ou personnel. Ces interdictions, avec un certain polymorphisrne de modalités, se retrouvent chez les peuples à civilisation évoluée comme chez les primitifs, et l'Histoire nous enseigne qu'elles existaient chez tous les peuples antiques qui nous sont connus. Certains types de mariages, interdits ici, sont parfois autorisés ailleurs, mais le motif particulier de ces exceptions se laisse généralement déceler. Partout, toutefois, dans un groupe considéré, les types d'unions interdites sont fixes et transmis par l'éducation. Les motifs donnés sont d'ordres divers et, quand on consulte les textes du passé, que l'on interroge primitifs ou civilisés, on obtient des réponses évasives, obscures, parfois contradictoires, souvent illogiques.
   Nombreux sont les auteurs qui se sont penchés sur l'étude du problème de l'Inceste et multiples furent les théories qui proposaient une explication plus ou moins plausible. Malgré cette richesse, aucune d'entre elles n'a pu apporter une solution claire, unique, évidente, groupant tous les points de vue, car leurs auteurs n'avaient jamais tenté de faire la synthèse de tous ses éléments, l'ayant toujours considéré comme un phénomène bien déterminé. D'autres, et c'est le plus grand nombre, l'ont accepté comme un fait allant de soi, sous le seul angle d'un tabou préexistant, et l'ont adopté comme point de départ de leurs spéculations, sans tenter de remonter à la source, ni de rechercher l'origine du tabou. Il manquait l'outil pour y parvenir.
   Tant que l'inceste fut considéré sous un aspect unilatéral, la solution proposée resta boitetise. Le développement de notre étude en montrera divers exemples : la couturne, le Droit, le folklore, l'Histoire, les religions, la philosophie, la biologie, la sexologie restèrent isolément impuissants à dégager les motifs profonds de la réprobation, sans même vouloir parler de ceux de son origine.
   Vinrent alors les remarquables travaux de Freud, Rank, Jung, Allendy, et des autres représentants de l'École psychanalytique, qui apportèrent, au problème de l'Inceste, une lumière éclatante quant au substrat psychologique. Il fut démontré, au delà de toute possibilité de réfutation, que l'inceste, ou tout au moins sa nostalgie, fait partie intégrante de la nature intime de l'Homme, dont toute l'éducation et l'évolution, depuis la première enfance jusquà l'âge adulte, ne tendent, en somme, qu'à combattre victorieusement chez lui l'attraction incestueuse. Ils mirent en lumière combien fréquemment cette victoire se dérobe ou reste incomplète, influençant ainsi le comportement de l'adulte responsable pendant tout le cours de son existence, impliquant des conséquences parfois désastreuses pour son bonheur propre et celui de son entourage.
   Cependant la psychologie ne pouvait s'échapper de ses limites et elle dut se cantonner dans le domaine qui lui était dévolu : l'individu. Le problème, toutefois, ne s'arrêtait pas là et, rnalgré l'évidente valeur de ses découvertes et de ses apports nouveaux, la psychologie, réduite à ses seules possibilités, devait s'avérer incapable de parfaire ici synthèse, Mais l'élan était donné et les découvertes scientifiques, brisant le cadre de cette discipline scientifique, allaient se suivre sur un rythme accéléré.
   La sociologie, dernière venue des sciences qui étudièrent le phénomène, put enfin en dégager le mécanisme, en disséquer les manifestations, et rassembler d'innombrables documents ethnographiques.
   Nous avons pu ainsi établir une synthèse sociologique qui nous a permis de voir assez loin pour embrasser d'un coup d'œil panoramique l'ensemble du phénomène. Grâce à la notion sociologique du « rapport social », alliée à celle du « sens social » qui en est le prélude, nous avons ramené à un seul type toutes les formes et les modalités des interdits, en une synthèse unique : le rapport social négatif ou rapport social de contrainte.
   En observant l'inceste en tant qu'acte, nous avons démontré sa constitution dualiste : attraction (apport psychologique) et répulsion (apport sociologique). Par le truchement du rapport social, ces notions ont trouvé sans difficulté à s'appliquer dans les domaines familial et social, et se sont transformées en prohibition de l'inceste organisant sa répression. Nous démontrerons que cette prohibition, pour s'imposer et subsister, doit s'appuyer sur une série de techniques se décomposant, pour se constituer selon un dualisme qui, bien que les confondant dans la pratique, leur garde à chacune un rôle bien défini : d'une part de la technique profane, où l'action est directe et va de l'autorité vers celui qui la subit, mais dont les effets contraignants s'atténuent ou cessent dès que le contact se trouve rompu, et d'autre part de la technique sacrée, dont l'action est indirecte, et qui agit sur l'individu au moyen de phénomènes psychologiques imprimés dans le sens social par le rapport social résultant de l'éducation, du dressage, de la discipline.
   Ce n'est qu'en fonction de ce dualisme que la prohibition de l'inceste se laisse ramener à un problème de technique sociale, réalisée dans la pratique par un ensemble de moyens les plus divers, pour atteindre le but suprême des interdits : le règne de la paix, la cohésion de la famille et du groupe par la limitation des libertés individuelles, en vue de l'harmonisation des rapports entre tous les termes symbiotiques, le maintien intangible de l'autorité responsable.
   En éliminant de la vie familiale les émotions et les manifestations érotiques, la jalousie sexuelle, et toutes leurs conséquences passionnelles, il s'est créé un compromis à l'ombre duquel peuvent fleurir les vertus du foyer : amitié, confiance, abnégation, coopération, assurance, assistance mutuelle, etc. Ce compromis, favorable à l'unité de la famille, ne peut que l'être, par extension et pour des raisons identiques, à l'ensemble du groupe social, qui n'est en somme que le prolongement de la « gens » et de la famille. Tant vaut la famille, tant vaut l'État !
   Par voie de conséquence, l'État sera donc obligé de sanctionner à son tour les interdits pour les mêmes motifs qui ont conduit à leur éclosion dans le sein du groupe familial. La religion, elle aussi basée en notable partie sur la vie harmonieuse du noyau familial, logiquement fera siennes les prohibitions, les sanctionnant avec les moyens dont elle dispose. Comme les buts de la paix sociale, de la préservation de la cohésion familiale et du renforcement de l'autorité sont identiques dans les trois cas : Famille, État, Église, il n'est guère étonnant que, sur le fond du débat, il y ait en unanimité entre ces trois sources d'autorité. Bref, au fur et à mesure que s'élève le degré de civilisation qui individualise et disperse de plus en plus le nombre des participants actifs du cercle familial, le nombre des individus avec lesquels le mariage n'est pas toléré décroit parallèlement.
   En définitive, conditionné par le passé et par le présent, l'avenir des interdictions au mariage et de la répression de l'inceste réside uniquement dans l'évolution des mœurs, des coutumes, et dans les révolutions sociales des temps futurs, comme il sera influencé par les incidences géophysiques, économiques, politiques, et par les progrès de la science et de la technologie. Les trois sources d'autorité : chef de famille, État et religion organisée, conservatrices par définition de l'ordre établi, jalouses de leurs prérogatives, entreront forcément en conflit avec les tendances éthiques, mais en réalité elles sont vaincues d'avance et se trouveront toujours être à la remorque du progrès social, qu'elles tenteront sans doute de brider dans un dessein d'auto-défense, mais qu'elles ne pourront jamais arrêter. Elles seront ainsi amenées à faire, à l'esprit de progrès, concession sur concession, jusqu'à rencontrer le niveau d'émancipation sociale conquis par les mœurs et les coutumes du groupe étudié.
  Nous démontrerons ainsi que l'interdiction au mariage et la répression de l'inceste sont des techniques sociales au service de la préservation du prestige de l'Autorité, gage de sa pérennité, facteurs de paix sociale et d'ordre dans la famille. »

12 euros (code de commande : 13032).

LANVAL (Marc) — Propos d'un sexologue. Préface d'Ena Nilsen. Bruxelles, Éditions du Laurier, [1942]. In-8° broché, 190 p., édition originale, un des 500 exemplaires numérotés (n° 312) sur vélin des papeteries 't Kindt.
Extrait de la préface :
   « Depuis vingt-cinq ans déjà, Marc Lanval s'est adonné à l'étude de la sexologie, tant sur le matériel vivant que dans des tomes arides et complexes ; il a passé tout naturellement de l'observation de l'être humain à celle du couple, puis à celle de la société dont l'un et l'autre sont les composants, tous trois exhibant des qualités et des défauts similaires dont l'exposant seul accuse la distinction.
   Psychologie, sexologie et sociologie se sont ainsi associées pour doter l'observateur perspicace et le psychologue averti qu'est Marc Lanval d'un sérieux bagage d'expérience qu'il a codifié dans ce recueil en des propos et des réflexions tantôt lapidaires, tantôt caustiques, parfois en pointes acérées, mais toujours dans le but sincère et bien défini de débusquer des préjugés, de dénoncer des erreurs, de renverser des obstacles à un plus grand Bonheur Humain. »

10 euros (code de commande : 13030).


LAVIE (Jean-Claude) — Qui je … ? Paris, Gallimard, 1985. In-8° broché, 251 p., (collection « Connaissance de l'Inconscient »).
En quatrième de couverture :
    « ... Que la Terre soit ronde, il faut y consentir. Avant, elle était plate, il fallait bien en convenir. Comment la voir ronde si elle s'avère plate, ou se la garder plate quand elle devient ronde ? Notre liberté de penser ne va pas jusqu'à nous affranchir de ce que nous sommes culturellement tenus d'admettre. Nés ailleurs, parfois pas très loin, nous parlerions, nous penserions autrement. Qui serions-nous, que serions-nous ? Sommes-nous l'assemblage des croyances qui acheminent nos idées ? Réfléchir, comprendre, mais souffrir et aimer tout autant, c'est militer pour des mots contre des mots avec des mots.
   Ne pouvoir situer le langage que par le langage semble l'entourer de mystère, alors qu'il n'est entouré par rien. Pas même par rien. Il n'est pas entouré. Là où il n'y a rien, il y a le mot. Là où il n'y a pas de mot, qu'y aurait-il ? Non que la puissance du mot soit absolue, simplement que sa réalité est exclusive de toute autre. À la découverte du monde par la pensée, nous n'apercevons jamais que notre pensée.
   Ce n'est plus le Paradis terrestre, l'homme et la femme ne sont plus nus, leur corps reste toujours couvert de sens. Si dans notre esprit un chat est un chat, qui peut dire ce que le chat vient faire là ? Et le pénible que vient-il y faire ? Ce n'est pas tant ce que nous pensons qui importe, mais ce que nous faisons en le pensant. Dans notre relation à Dieu, ce n'est pas Dieu qui est rassurant, mais notre relation à lui... »

13 euros (code de commande : 13552).


MOREAU (Isabelle) — Mon comportement sexuel. Une Française répond au questionnaire Kinsey. Paris, Froissart, 1953. In-8° broché, 311 p., bel exemplaire, en partie non coupé, de cet ouvrage peu courant.
En quatrième de couverture :
   « En lisant le rapport du Pr. Kinsey sur le comportement sexuel de la femme, une jeune française, Isabelle Moreau, a fait le raisonnement suivant :
   « Interrogez 10.000 femmes sur leur comportement sexuel, vous n'obtiendrez jamais que des statistiques, des chiffres, des théorèmes. Vous n'avancez pas d'un pas dans la connaissance de la femme.
   Une seule femme analysant avec sincérité les éléments psychologiques, affectifs et physiologiques qui ont marqué les étapes de sa vie sexuelle, peut, au contraire, apporter une solution à ce problème. »
   Reconstituant le questionnaire du professeur Kinsey, Isabelle Moreau a répondu à chaque paragraphe en toute sincérité, reconstituant les moindres détails de sa vie sexuelle depuis son enfance jusqu'à sa maturité.
   Peintre, ex-décoratrice, Isabelle Moreau a eu, pendant vingt ans, une vie mouvementée. Ancienne étudiante en philosophie, sa formation donne à son œuvre le fondement scientifique qui confirme sa valeur de document.
   Mon comportement sexuel est un élément indispensable dans l'étude de sexologie. »

25 euros (code de commande : 13031).


PIAGET (Jean) — La formation du symbole chez l'enfant. Imitation, jeu et rêve. Image et représentation. Neuchâtel - Paris, Delachaux & Niestlé, 1945. In-8° broché, 310 p., (collection « Actualités Pédagogiques et Psychologiques »).
Table des matières :
   - Introduction.
   Première partie : La genèse de l'imitation.
      Chapitre I. Les trois premiers stades : Absence d'imitation, imitation sporadique et débuts d'imitation systématique.
         § 1. Le premier stade : La préparation réflexe.
         § 2. Le second stade : Imitation sporadique.
         § 3. Le troisième stade : Imitation systématique des sons appartenant déjà à la phonation de l'enfant et des mouvements exécutés antérieurement par les sujets de manière visible pour lui.
      Chapitre II. Les stades IV et V : Imitation des mouvements non visibles sur le corps propre et des modèles nouveaux.
         § 1. Le quatrième stade. I. Imitation des mouvements déjà exécutés par le sujet, mais de manière invisible pour lui.
         § 2. Le quatrième stade. II. Début d'imitation des modèles sonores ou visuels nouveaux.
         § 3. Le cinquième stade : Imitation systématique des modèles nouveaux y compris ceux qui correspondent à des mouvements invisibles du corps propre.
      Chapitre III. Le sixième stade : Débuts de l'imitation représentative et l'évolution ultérieure de l'imitation.
         § 1. Le sixième stade : L'imitation.
         § 2. L'évolution ultérieure de l'imitation. L'imitation et l'image.
         § 3. Les théories de l'imitation.
   Deuxième partie : Le jeu.
      Chapitre IV. La naissance du jeu.
      Chapitre V. La classification des jeux et leur évolution à partir de l'apparition du langage.
         § 1. Examen critique des systèmes usuels de classification des conduites ludiques.
         § 2. L'exercice, le symbole et la règle.
         § 3. Classification et évolution des jeux d'exercice simple.
         § 4. Classification et évolution des jeux symboliques.
         § 5. Les jeux de règle et l'évolution des jeux enfantins.
      Chapitre VI. L'explication du jeu.
         § 1. Les critères du jeu.
         § 2. La théorie du préexercice.
         § 3. La théorie de la récapitulation.
         § 4. La théorie de la « dynamique infantile » de F. J. J. Buytendijk.
         § 5. Essai d'interprétation du jeu par la structure de la pensée de l'enfant.
      Chapitre VII. Le symbolisme secondaire du jeu, le rêve et le symbolisme « inconscient ».
         § 1. Le symbolisme secondaire du jeu et le rêve chez l'enfant.
         § 2. L'explication freudienne de la pensée symbolique.
         § 3. Le symbolisme selon Silberer, Adler et Jung.
         § 4. Essai d'explication du symbolisme inconscient.
         § 5. Le symbolisme inconscient et les schèmes affectifs.
   Troisième partie : La représentation cognitive.
      Chapitre VIII. Le passage des schèmes sensori-moteurs aux schèmes conceptuels.
         § 1. Les premiers schèmes verbaux.
         § 2. Les « pré-concepts ».
         § 3. Les premiers raisonnements : Raisonnements préconceptuels (transductions) et raisonnements symboliques.
         § 4. De l'intelligence sensori-motrice à la représentation cognitive.
      Chapitre IX. Des catégories pratiques aux catégories représentatives.
         § 1. Les mythes d'origine et l'artiflcialisme.
         § 2. L'animisme.
         § 2 bis. Le déclin de l'artiflcialisme et de l'animisme.
         § 3. Les noms, les rêves et la pensée.
         § 4. Les conduites magico-phénoménistes, les réactions relatives à l'air et la coordination des points de vue.
         § 5. L'objet, les perspectives spatiales et le temps.
         § 6. Conclusions : Préconcept, intuition et opération.
      Chapitre X. Conclusions. Les stades généraux de l'activité représentative.
         I. La première période : L'activité sensori-motrice.
         II. La seconde période : L'activité représentative égocentrique. Stade I : La pensée préconceptuelle.
         III. La seconde période : L'activité représentative égocentrique. Stade II : La pensée intuitive.
         IV. La troisième période: L'activité représentative d'ordre opératoire.

12 euros (code de commande : 14119).

 

PIAGET (Jean) — Le jugement et le raisonnement chez l'enfant. Avec la collaboration de Mlles E. Cartalis, S. Escher, U. Hanhart, L. Hhnloser, O. Matthes, S. Perret et M. Roud. Neuchâtel - Paris, Delachaux & Niestlé, 1947. In-8° broché, 204 p., (collection « Actualités Pédagogiques et Psychologiques »).
Table des matières :
   - Avant-propos de la troisième édition.
   Chapitre premier : Grammaire et logique.
      I. Les conjonctions de causalité et de connexion logique.
         § 1. Les types de liaisons exprimés par la conjonction « parce que ».
         § 2. Hypothèses tirées de l'analyse du langage enfantin.
         § 3. La juxtaposition et les « parce que » empiriques.
         § 4. La liaison d'implication et les « parce que « ou « puisque » logiques.
         § 5. Les conjonctions « donc » et « alors ».
      II. Les conjonctions de discordance.
         § 6. Les résultats numériques et les types d'erreurs.
         § 7. La discordance incomprise.
         § 8. La discordance et le « mais ».
      III. Conclusions.
   Chapitre II : La pensée formelle et le jugement de relation.
         § 1. Le raisonnement formel.
         § 2. Le test des trois frères.
         § 3. Contre-épreuve : la conversation avec l'enfant.
         § 4. Interprétation psychologique du jugement de relation.
   Chapitre III : La relativité progressive des notions.
      I. Quelques tests de logique des relations.
         § 1. La technique de l'expérience et les résultats numériques.
         § 2. Les frères et sœurs.
         § 3. La définition du mot « frère » (ou « sœur »).
         § 4. La gauche et la droite.
      II. Quelques définitions des notions de famille et de pays chez des garçons de 7 à 10 ans.
         § 5. La famille.
         § 6. Le pays.
         § 7. Conclusion.
      III. Conclusions.
   Chapitre IV : Le raisonnement chez l'enfant.
         § 1. L'enfant est-il capable d'introspection ?
         § 2. Les définitions et les concepts d'enfants ; l'addition et la multiplication logiques.
         § 3. La contradiction chez l'enfant.
         § 4. L'équivalent psychologique de la non-contradiction et la notion de réversibilité mentale.
         § 5. La transduction.
         § 6. Conclusion : égocentrisme et logique.
   Chapitre V : Résumé et conclusions. Les traits principaux de la logique de l'enfant.
         § 1. L'égocentrisme de la pensée de l'enfant.
         § 2. Les difficultés de prise de conscience et le décalage des opérations sur le plan de la pensée.
         § 3. L'incapacité à la logique des relations et l'étroitesse du champ de l'attention.
         § 4. L'incapacité synthétique et la juxtaposition.
         § 5. Le syncrétisme.
         § 6. La transduction et l'insensibilité à la contradiction.
         § 7. La modalité de la pensée enfantine, le réalisme intellectuel et l'incapacité au raisonnement formel.
         § 8. La précausalité chez l'enfant.
     Conclusion.

12 euros (code de commande : 14120).


PONTALIS (J.-B.) — Après Freud. Paris, Julliard, 1965. In-8° broché, 366 p., (collection « Les Temps Modernes »), exemplaire un peu jauni.
En quatrième de couverture :
   « Objectiver une expérience subjective et toujours nouvelle, et, en demeurant à l'écoute du non-sens, fonder la rationalité de sa propre entreprise : telle est la tâche difficile et paradoxale du psychanalyste. Reléguée dans la zone du pré-scientifique par la nature de son objet, la psychanalyse, cette étrange discipline, semble ainsi condamnée à précéder indéfiniment la « science de l'homme » qu'elle prétend devenir, tout comme à succéder indéfiniment à sa propre création, à son propre Fondateur.
   Entre le double écueil du « non-savoir » et des diverses scolastiques prétendument freudiennes, tout l'effort de ce livre tend à dégager la possibilité d'une psychanalyse de plus en plus consciente d'elle-même : une psychanalyse qui sache se situer « après Freud » mais non point hors de lui, qui assume cette paternité et qui patiemment revienne sur elle pour tenter de la comprendre, pour en tirer le meilleur, – au lieu d'en subir globalement le poids et d'en trahir l'esprit sur des points particuliers. »

9 euros (code de commande : 12430).


RAGEOT (Gaston) — La Natalité. Ses lois économiques et psychologiques. Paris, Flammarion, 1918. In-12 broché, 300 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie Scientifique »), exemplaire en grande partie non coupé.

9 euros (code de commande : 249/63).


La Tour Saint-Jacques. Paris, Tour Saint-Jacques, 1956. In-8° broché, 161 p.
Ce numéro 2 - Janvie-février 1956 contient :
   - Le dieu nu ou la lumière, par Malcolm de Chazal.
   - Nicolas Flamel, par Eugène Canseliet.
   - Jeune et festin, par Michel Carrouges.
   - Gœthe et l'alchimie, par Alexander von Bernus.
   - Luc Dietrich le meneur de jeu, par Michel Random.
   - Magie et sociétés secrètes. L'ordre hermétique de la Golden Dawn, par Pierre Victor.
   - Le sens de l'illusion (conte merveilleux), par Franz Hellens.
   - Texte ancien commenté. Guillaume de Saint-Thierry. Commentaires sur le Cantique des Cantiques, extraits choisis, présentés et traduits pour la première fois en français par Marie-Madeleine Davy.
   - Nouvelles de nulle part et d'ailleurs réunies par Jacques Bergier.
   - Chronique d'Orient, par Jacques Masui.
   - Chronique du cinéma (« Hallelujah » de King Vidor), par J.-J. Kim.
   - Chronique des congrès (Microcosme - Macrocosme), par Fritz Kraus.
   - Le livre du mois. « Les francs-tireurs de la médecine », par Henri Hunwald.
   - Livres et revues.
   Bulletin de parapsychologie.
      - Faut-il enfermer les parapsychologues ?, par Maurice Colinon.
      - Science ou police ? (À propos de l'affaire Price).
      - Principe d'une expérience électronique de psychokinésie, par Aimé Michel.
      - Radiesthésie et physique, par Jean Jarricot.
      - Parapsychologie et technique, par Jacques Bergier.
      - La vie métaphysique.

9 euros (code de commande : 14902).


VAYSSE (Jean-Marie) — L'inconscient des modernes. Essai sur l'origine métaphysique de la psychanalyse. Paris, Gallimard, 1999. In-8° collé, 535 p., (collection « NRF Essais »).
En quatrième de couverture :
«Cela passe aujourd'hui pour une évidence : Freud a découvert l'inconscient ; à la psychanalyse revient le privilège d'avoir su en explorer les mécanismes de manière inédite. La révolution psychanalytique aurait ainsi inauguré un nouvel âge, tels autrefois Copernic bouleversant la hiérarchie des astres et Darwin redessinant l'ascendance des hommes.
Or la psychanalyse plonge ses racines dans la métaphysique moderne qui, de Descartes à Husserl, entreprend de penser la subjectivité du sujet comme l'instance fondatrice du savoir et de l'agir. Car l'inconscient, ce mot que la métaphysique impliquait mais qu'elle ne prononça jamais, est la hantise de la philosophie, depuis Descartes et son cogito : Spinoza, Leibniz, Kant, Fichte, Schelling, Schopenhauer, Nietzsche, Husserl ou Heidegger ont tous buté sur la part nocturne ou secrète de l'homme dès lors que celui-ci se pose comme sujet souverain. L'inconscient, c'est, pour la métaphysique, toute cette nuit du monde que l'on perçoit, au dire de Hegel, lorsqu'on regarde un homme au fond des yeux. Il n'est en définitive rien d'autre que ce non-dit de la métaphysique moderne qui ne devient explicite dans la psychanalyse qu'au prix du refoulement de son origine métaphysique.
C'est sans doute ce qui explique le rapport ambigu – particulièrement patent chez Lacan – de la psychanalyse à la philosophie, qu'elle rejette et revendique à la fois. Si la philosophie moderne a parlé de l'inconscient sans le savoir, la psychanalyse a fait de la philosophie sans le vouloir. Là où était le sujet moderne, l'inconscient devait advenir ; là où est advenu l'inconscient, la philosophie doit revenir. »

13 euros (code de commande : 11265).


[WATSON (John Broadus)]. NAVILLE (Pierre) — La psychologie science du comportement. Le Behaviorisme de Watson. Paris, Gallimard, 1943. 14e édition. In-8° broché, 253 p., (collection « L'Avenir de la Science », n° 16).
Avis au lecteur :
   « Ce livre n'a qu'une prétention : faire connaître aussi fidèlement que possible la conception behavioriste de Watson. Behavior signifie « comportement ». Le Behaviorisme est donc une psychologie du comportement, ou plus exactement, une science du comportement. Beaucoup d'auteurs se prévalent de la conception behavioriste. Cependant, Watson seul l'a développée d'une façon radicale. C'est pourquoi nous avons cru possible de rapporter ses idées sans nous préoccuper directement des diverses écoles qui lui ont emprunté, et qui d'ailleurs sont mieux connues ; des critiques qui lui ont été adressées, nous avons juste retenu ce qui était indispensable à un exposé actuel. Nos matériaux sont puisés avant tout dans ses deux ouvrages : La psychologie du point de vue d'un behavioriste (1919-1929), et Behaviorisme (1930), non traduits en français. Conformément à l'allure de ces deux livres, l'exposition est restée aussi accessible et simple qu'il a été possible de le faire.
   John Broadus Watson (né le 9 janvier 1878 à Greenville) a été Professeur à l'Université John Hopkins et directeur du Laboratoire de Psychologie, et Professeur à la New-York School for Social Research. En 1924, il devint Vice-Président de la Compagnie J.-W. Thomson. Il fut l'éditeur des Behavior Monographs et du Journal of Animal Behavior (1911-1917), du Journal of Expérimental Psychology (1915-1926), puis du Pedagogical Seminary and Journal of Genetic Psychology et du Journal of General Psychology. Il a été Président de l'American Psychological Association, et membre de l'Académie Américaine des Arts et Sciences. Sa renommée est devenue mondiale depuis ses communications au Congrès International de Psychologie en 1921, et la psychologie de comportement se répandit rapidement. En France aussi, elle trouva un terrain déjà préparé. Dans l'époque contemporaine, Ribot et Pierre Jariet avaient posé plus d'un jalon solide. Des savants aussi érninents que MM. Piéron, Wallon, Guillaume, Lhermitte, ont noté l'importance des thèses behavioristes. M. Guillaume a pu écrire « qu'une grande partie du mouvement psychologique contemporain s'inspire de cette tendance (le behaviorisme), même chez les auteurs qui ne s'en réclament pas expressément ». Nous sommes donc assurés qu'un accès plus direct aux thèses watsoniennes était éminemment souhaitable. C'est, à le faciliter que se consacrent les pages qui suivent. »

8 euros (code de commande : 14182).


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