|
[ABRAHAM
(Karl)]. ABRAHAM (Hilda C.) Karl Abraham : biographie
inachevée. Précédée
de « La Petite Hilda ». Préface d'Anna Freud. Traduit
de l'anglais par Jacqueline Adamov. Paris, Presses Universitaires
de France, 1976. In-8° broché, 185 p., (collection
« Le Fil Rouge »), cachet ex-libris à
la page de garde et cachet d'appartenance au revers du pli de
la couverture.
En quatrième
de couverture :
Parmi tous ceux qui gravitèrent dès
les premiers temps autour du fondateur de la psychanalyse, Karl
Abraham occupe une place à part, tant par sa personnalité
et son indépendance d'esprit que par sa compétence.
Directeur de l''Institut de Berlin le premier en
date des instituts de psychanalyse il s'y consacra
de façon irréprochable. Il forma une génération
d'analystes et acquit un renom qui attira des étudiants
de tous les pays d'Europe, y compris la Grande-Bretagne, et aussi
des États-Unis. Les nombreux textes qu'il publia témoignent
d'une grande clairvoyance clinique, d'une vaste réflexion
théorique, et l'on apprécie la clarté de
son style. Il était pour ses jeunes collègues un
conseiller toujours prêt à apporter son aide, très
sûr et apprécié de tous. Mais son entourage
savait peu de chose de lui hors du domaine professionnel. Dans
les rapports personnels, il était plus souvent réservé
et froid que sociable et ouvert.
Pour ces raisons et quelques autres du même
ordre, on attendait avec intérêt la publication
d'une biographie de Karl Abraham. Cependant, le fait que cette
biographie fût écrite par un proche bien
plus, par la propre fille d'Abraham pouvait susciter
quelque appréhension. En pareil cas, si les rapports entre
le sujet et le biographe ont été positifs et affectueux,
on peut redouter le « culte du héros » ;
si les rapports, au contraire, ont été tendus,
on peut s'attendre à une critique posthume qui ressemble
à une vengeance.
Il faut rendre grâce à Hilda Abraham
d'avoir évité ces deux écueils. Les lecteurs
y compris ceux qui dans leur jeunesse ont connu le
père et la fille ne peuvent qu'apprécier
la manière détachée dont elle évoque
cet homme qui, après tout, domina son enfance et fut pour
elle, à l'âge adulte, objet d'identification. Elle
le fait exister pleinement, indépendamment de ses propres
sentiments pour lui ; elle trace un tableau plaisant du
contexte social auquel Abraham dut beaucoup, mais dont il lui
fallut se détacher ; de ses espoirs et de ses ambitions,
de ses déconvenues et de ses succès ; de son
séjour à Zurich et de ses mémorables visites
à Vienne ; de la lutte qu'il mena courageusement
pour la psychanalyse en butte à l'hostilité ;
de sa fermeté face aux jalousies et aux rivalités
qui agitaient le monde psychanalytique, et où les jugements
qu'il porta s'avérèrent plus souvent justes qu'erronés ;
de ses voyages, de ses vacances, de ses plaisirs ; de sa
vie conjugale paisible et satisfaisante.
Certains des faits relatés ici sont
déjà connus du public grâce à la correspondance
publiée et à d'autres ouvrages sur l'histoire de
la psychanalyse ; mais il en est d'inconnus et d'inattendus.
Particulièrement nouveau est le lien établi par
Hilda Abraham entre les expériences et préoccupations
personnelles d'Abraham, et ses productions scientifiques et littéraires ;
lien que souhaite toujours trouver le lecteur entre l'image privée
et l'image publique d'un homme.
On sait que Hilda Abraham, comme son père,
mourut prématurément, après une vie professionnelle
très active. Ce livre qu'elle nous a laissé prouve
qu'elle savait, comme son père, aborder les faits, les
grouper et les ordonner avec une intelligence tranquille.
12 euros (code de commande
: 14867).
BETTELHEIM
(Bruno) La forteresse vide. L'autisme infantile et la naissance du Soi. Traduit de l'anglais par Roland
Humery. Paris, Gallimard, 1976. In-8° broché, 585
p., illustrations hors texte, (collection « Connaissance
de l'Inconscient »), couverture plastifiée.
En quatrième
de couverture :
« Laurie, Marcia et Joey, le petit garçon «
mécanique » : trois enfants autistiques enfermés
dans leur forteresse vide, figés dans leur mutisme
et leur monde fantasmatique. Trois enfants parmi d'autres qui
sont tenus pour incurables, avec lesquels Bruno Bettelheim et
son équipe ont tenté d'entrer en communication
on verra au prix de quels efforts et de quels aléas.
C'est donc moins l'histoire de cas qui nous est ici rapportée
que celle d'une aventure méthodique : la recherche patiente
et passionnée d'une rencontre, là où l'importance
de ce que l'on appelle trop vite la régression paraît
l'interdire à jamais.
On trouvera, encadrant ces trois bouleversantes observations
illustrées de dessins et de photographies, une analyse
critique de la littérature psychiatrique sur l'autisme
infantile, l'exposé des vues théoriques de l'auteur
sur la constitution du « soi » et une discussion
du mythe des enfants sauvages. »
15 euros (code de commande
: 8839).
BOONS (Paul) Le psychologue devant l'écriture.
Principes
de graphologie.
Ouvrage complété
d'un fascicule comprenant 72 reproductions d'autographes. Bruxelles,
Electa, s.d. In-8° broché, 244 p.
12
euros (code de commande : 123/62).
BOURGET (Paul) Physiologie
de l'amour moderne. Préface
de Louis Bertrand. Paris, [Crès], 1926. In-8° broché,
portrait photographique par Marc Ezy en frontispice XLII + 334
p., (collection « L'Intelligence », n° 3), exemplaire
numéroté sur vélin de Rives, en partie non
coupé.
Table des matières
:
Préface.
I. Nuit étrange d'où est sorti le présent
livre.
II. Les Exclus.
III. Le Vrai et le Faux Homme à femmes.
IV. De l'Amant moderne.
V. De la Maîtresse.
VI. De la Maîtresse (suite).
VII. De la Maîtresse (suite et fin).
VIII. Du Flirt et des coquettes.
IX. Bonheurs contemporains. I. Les Drawbacks.
X. Bonheurs contemporains. II. Les Désastres.
XI. Bonheurs contemporains. III. Les Désastres (suite).
Les Jalousies.
XII. Bonheurs contemporains. IV. Les Désastres (suite).
Les Jalousies.
XIII. Bonheurs contemporains. V. Les Désastres (suite).
Les Jalousies.
XIV. Bonheurs contemporains. VI. Les Désastres (fin).
Une anecdote.
XV. De la Rupture; I. Avant.
XVI. De la Rupture. II. Après.
XVII. De la Rupture. III. Après (suite). De quelques Vengeances.
XVIII. De la Rupture. IV. Après (fin). Les Enfants de
l'Amour.
XIX. Thérapeutique de l'Amour. I. La Méthode du
docteur Noirot.
XX. Thérapeutique de l'Amour. II. Le système du
professeur Sixte.
XXI. Thérapeutique de l'Amour. III. Le Procédé
Casal.
XXII. Un sentiment vrai.
XXIII. Physiologie du Physiologiste
25 euros (code de commande
: 7643).
COWELL
(Roberta) Comment je suis devenu(e) femme. [Titre original : Roberta Cowell's Story
by Herself.] Traduit de l'anglais par A. Gentien. Paris,
Plon, 1955. In-8° broché, 220 p., illustrations hors
texte.
En quatrième
de couverture :
« L'extraordinaire confession de
Roberta Cowell nous fait suivre les étapes qui précédèrent
l'épanouissement de cette personnalité féminine
égarée à la naissance dans un corps d'homme.
Sur cette « étrange aventure » Jean
Rostand écrivait dans Constellation les lignes
suivantes :
Robert Cowell, 36 ans, lieutenant de la R.A.F.,
audacieux pilote d'auto de course, vient de se transformer en
femme. Il était marié et père de deux enfants,
lorsque en 1948, sa famille remarqua chez lui une « féminisation »
lente et progressive des caractères physiques aussi bien
que mentaux... Toute volonté semblait impuissante devant
ce caprice de la nature. Il fallait bientôt soumettre ce
père de famille à un traitement médical
à base d'hormones femelles afin de favoriser cette métamorphose
spontanée, que devaient compléter, sur le plan
anatomique, plusieurs opérations pratiquées par
d'habiles chirurgiens.
Le cas de Robert Cowell n'est pas une simple
« curiosité ». Son histoire paraît
contredire tous les autres cas de changement de sexe ou d'hermaphrodisme
dans l'espèce humaine, qui, jusqu'à présent,
ont pu donner lieu à des observations sérieuses.
Tous, en effet, concernent des individus qui appartenaient originellement
au sexe féminin, et qui ont subi une « masculinisation »
plus ou moins accentuée. On doute même que le phénomène
inverse soit possible, c'est-à-dire la féminisation
d'un individu appartenant originellement au sexe masculin. Tel
est du moins l'avis de tous les grands spécialistes de
la sexualité, depuis Richard Goldschmidt jusqu'à
Maurice Caullery et Étienne Wolff. »
10 euros (code de commande
: 13228).
DEMOULIN
(Jacques) et GOSSELIN (Guidino) La Franc-Maçonnerie
au risque de la psychanalyse. Bruxelles,
Luc Pire, 2007. In-8° collé, 132 p., (collection
« Que - Essai »), exemplaire en parfait
état.
En quatrième
de couverture :
Cet
ouvrage confronte de manière originale la Franc-Maçonnerie
et les concepts analytiques dans une démarche interpellante
et accessible.
Il s'adresse à ceux et celles que la
Franc-Maçonnerie intéresse, qu'ils en fassent partie
ou non, et leur fournit les matériaux utiles pour compléter
et enrichir leur connaissance.
Les auteurs travaillent depuis plus de vingt
ans l'enseignement de Lacan. Ils confrontent leurs réflexions
à l'engagement maçonnique dans une analyse originale
et didactique.
9 euros (code de commande
: 17658).
ENRIQUEZ
(Eugène) De la horde à lÉtat. Essai de psychanalyse du lien social. Paris, Gallimard, 1988. In-8° broché,
460 p., (collection « Connaissance de lInconscient
»), couverture un peu passée, étiquette de
librairie.
En quatrième
de couverture :
« Cet ouvrage d'un sociologue fortement
marqué par la pensée psychanalytique comprend deux
parties : une lecture de ce qu'on peut appeler l'uvre
sociologique de Freud ; une analyse des formes du pouvoir
dans les sociétés modernes.
Les écrits de Freud concernant directement
la vie collective (de Totem et tabou au Moïse)
sont communément considérés comme des excursions,
et cela tant par les sociologues que par les psychanalystes.
L'auteur s'inscrit contre cette idée reçue en procédant,
pour la première fois, à une recension et à
un examen méthodique des textes qui font de ce livre-ci
un ouvrage de référence. On trouve notamment dans
Freud de quoi comprendre le paradoxe de la servitude volontaire
qu'évoquait La Boétie voici quatre siècles
sans que nous ayons guère avancé dans sa solution :
pourquoi les hommes qui se veulent libres et désirent
être heureux s'en remettent-ils à des tyrans, chefs
ou États, au point que la démocratie apparaît
comme une idée toujours neuve ?
Dans une seconde partie, l'auteur élabore
une théorie du lien social, avec ce que celui-ci implique
de domination, de conflits, de violence sourde ou visible. Les
rapports entre sexes, entre générations, avec ces
nouveaux emblèmes du sacré que sont le travail
et l'argent, sont successivement envisagés. Les mécanismes
du pouvoir sont mis en relation avec ceux de la paranoïa
et de la perversion. Les sociétés contemporaines,
où paraissent prédominer l'économie et la
rationalité, sont en fait traversées par Eros et
Thanatos.
Ce livre, foisonnant d'idées et animé
de passion, montre que les grandes notions freudiennes ne sauraient
être circonscrites dans les limites de la psyché
individuelle. Pulsions, fantasmes, projections ne cessent d'agir
dans le champ social. »
15
euros (code de commande : 12454).
GRODDECK
(Georg) Au fond de l'homme, cela. (Le Livre
du Ça) Traduit de l'allemand par L. Jumet. Préface
de Lawrence Durrell, postface du comte Keyserling.
Paris, Gallimard, 1963. In-8° broché, 328 p., (collection
« Bibliothèque des Idées »), ex-libris,
épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
« Ce livre inattendu a été
publié en 1923 à Baden-Baden. Son auteur est ce
personnage rare : le médecin de formation traditionnelle
qui ne croit pas à la médecine traditionnelle.
Disciple de Freud presque malgré lui, il avait commencé
par réfuter ses méthodes. Lawrence Durrell dit
dans la préface de ce livre qu'il fut « le
premier à donner toute leur valeur aux hypothèses
de Freud dans le domaine des maladies organiques. Dans sa célèbre
clinique de Baden-Baden, il lutta contre le cancer et la phtisie,
et non contre les névroses. Il partait du principe que
les maladies étaient une sorte de représentation
symbolique de prédispositions psychologiques... ».
D'après le grand philosophe allemand Keyserling, Groddeck
disait également qu'un médecin ne sait rien du
tout, ne peut rien du tout et doit agir le moins possible ;
il doit par sa présence se borner à provoquer chez
le patient ses facultés curatives personnelles. Aussi
soignait-il par une combinaison de psychanalyse et de massage
où le Faire-Mal jouait un rôle qu'il ne faut pas
sous-estimer : du mouvement de défense contre la
douleur jaillissait le désir de guérir. Ce fut
lui aussi qui forgea l'expression technique du « ça »
opposé au « moi ».
Cet ouvrage contient une série de lettres
familières pleines d'esprit, de poésie et de malice,
adressées à une des patientes de Groddeck. Il permettra
an lecteur de se familiariser avec des idées qui ont eu
une grande influence sur la médecine moderne. »
15 euros (code de commande
: 12150).
HILLMAN
(James) Pan et le cauchemar. Guérir notre folie.
[Titre original : Pan and the Nightmare.].
Traduit de l'américain par Marie-Jeanne et Thierry
Auzas. Paris, Imago, 2006. In-8° collé, 114 p.,
exemplaire en très bel état.
En quatrième
de couverture :
Longtemps
considérés par les seuls mythologues et poètes,
les récits antiques n'ont cessé, depuis la naissance
de la psychanalyse, de révéler la richesse de leurs
significations. À la suite de Freud et de Jung, James
Hillman affirme la nécessité de renouer avec notre
imagination inconsciente, ce monde « imaginal » malmené
par le rationalisme occidental et bien représenté
par l'extraordinaire complexité des mythes grecs.
Ainsi, nous dit l'auteur, le grand Pan n'est
pas mort et son absence peut devenir oppressante. Refoulé
par deux mille ans de christianisme, déformé, effrayant,
démoniaque, le dieu n'en finit pas de se manifester au
cur même de nos complexes pathologiques, dans certains
comportements sexuels, dans nos angoisses, dans nos paniques,
dans nos cauchemars. La reconnaissance de cette part maudite
de notre psyché, en réconciliant la nature et l'âme,
contribuerait à restaurer notre intégrité,
à soulager le malaise de l'homme moderne.
À travers un exemple précis et
par l'exploration de notre « Grèce intérieure
», le grand psychologue renouvelle ici, de façon
stimulante, notre compréhension des phénomènes
de l'âme.
10 euros (code de commande
: 18159).
HUARD (Pierre)
et LAPLANE (Robert)
Histoire
illustrée de la puériculture. Aspects diététiques,
socioculturels et ethnologiques. 1979.
In-4° broché, 196 p., illustrations, jaquette.
18
euros (code de commande : 6125).
JUNG (C.G.)
Aspects du
drame contemporain. Préface et traduction
de R. Cahen-Salabelle. Genève - Paris, Georg &
Cie - Éditions de la Colonne Vendôme, 1948. In-8° broché,
233 p.
20
euros (code de commande : 196/71).
LACAN
(Jacques) Autres écrits. Paris, Seuil, 2001. In-8° broché,
609 p., (collection « Le Champ Freudien »).
En quatrième
de couverture :
Pas-à-lire.
Définition lacanienne de l'écrit.
Quelque chose comme « Chien méchant »,
ou « Défense d'entrer ». Voire :
« Lasciate ogni speranza ».
Disons que c'est un défi, fait pour
tenter le désir.
Lacan résumait d'une phrase la leçon
des Écrits : « l'inconscient relève
du logique pur, autrement dit du signifiant ». Les Autres
écrits enseignent de la jouissance qu'elle aussi relève
du signifiant, mais à son joint avec le vivant ; qu'elle
se produit de « manipulations » non pas
génétiques mais langagières, affectant le
vivant qui parle, celui que la langue traumatise.
Il s'ensuit : que la jouissance, cynique
comme telle, ne condescend au désir que par la voie de
l'amour ; qu'elle fait obstacle à toute programmation
du rapport sexuel ; que, féminine, elle répugne
à l'universel et s'accorde à l'infini ; que,
phallique, elle est « hors-corps » ;
et autres théorèmes jusqu'alors inouïs dans
la psychanalyse.
On n'en trouvera pas le répondant dans
le génome, dont le décryptage pourtant fait promesse,
de noces nouvelles du signifiant et du vivant. On pressent l'avènement
du self-made-man. Nous l'appellerons : Lom du
XXIe siècle.
Ce recueil pourrait être son viatique.
À le déchiffrer, on saura mieux
y faire avec les symptômes inconnus de demain.
20 euros (code de commande
: 17618 - vendu).
LACAN
(Jacques) Le séminaire. Livre X. L'angoisse.
Paris, Seuil, 2004. In-8°
broché, 389 p., quelques illustrations, (collection
« Champ Freudien »).
En quatrième
de couverture :
Tout
ce que nous savons d'absolument nouveau et original sur la structure
du sujet et la dialectique du désir que nous avons à
articuler, nous analystes, nous l'avons appris par quelle voie
? Par la voie de l'expérience du névrosé.
Or, que nous a dit Freud à ce propos ? Que le dernier
terme où il soit arrivé en élaborant cette
expérience, son point d'arrivée, sa butée,
le terme pour lui indépassable, c'est l'angoisse de castration.
Qu'est-ce à dire ? Ce terme est-il indépassable
? Que signifie cet arrêt de la dialectique analytique sur
l'angoisse de castration ? Ne voyez-vous pas déjà,
dans le seul usage du schématisme que j'emploie, se dessiner
la voie par où j'entends vous conduire ? Elle part
d'une meilleure articulation de ce fait de l'expérience
que Freud a désigné dans la butée du névrosé
sur l'angoisse de castration. L'ouverture que je vous propose,
la dialectique qu'ici je vous démontre, permet d'articuler
que ce n'est point l'angoisse de castration en elle-même
qui constitue l'impasse dernière du névrosé.
(Extrait du chapitre IV)
L'insecte qui se promène à la
surface de la bande de Mbius, s'il a la représentation
de ce que c'est qu'une surface, peut croire à tout instant
qu'il y a une face qu'il n'a pas explorée, celle qui est
toujours à l'envers de celle sur laquelle il se promène.
Il peut croire à cet envers, alors qu'il n'y en a pas,
comme vous le savez. Lui, sans le savoir, explore la seule face
qu'il y ait, et pourtant, à chaque instant, il y a bien
un envers.
Ce qui lui manque pour s'apercevoir qu'il est
passé à l'envers, c'est la petite pièce
qu'un jour j'ai matérialisée, construite, pour
vous la mettre dans la main, celle que vous dessine cette façon
de couper le cross-cap. Cette petite pièce manquante,
c'est une sorte de court-circuit qui l'amènerait, par
le chemin le plus court, à l'envers du point où
il était l'instant d'avant.
Cette petite pièce manquante, le a dans
l'occasion, l'affaire est-elle donc résolue parce que
nous la décrivons sous cette forme paradigmatique ? Absolument
pas, car c'est le fait qu'elle manque qui fait toute la réalité
du monde où se promène l'insecte. Le petit huit
intérieur est bel et bien irréductible. Autrement
dit, c'est un manque auquel le symbole ne supplée pas.
(Extrait du chapitre X)
18 euros (code de commande
: 17619).
[LACAN].
RABATÉ (Jean-Michel, dir.) Lacan. Traduit de l'anglais par Camille Fort. Paris,
Bayard, 2005. In-8° collé, 342 p., (collection «
Les Compagnons Philosophiques »).
En quatrième
de couverture :
« Lacan fut sans doute un peu optimiste lorsquil
annonça en 1973, à la télévision
: « Il suffit de dix ans pour que ce que jécris
devienne clair pour tous. » La controverse, tant sur la
portée de son uvre, sa personnalité haute
en couleur que sur ses innovations cliniques, ne sest pas
éteinte avec lui. Et cet héritage contesté
a fait le tour du monde. Si la psychanalyse garde une place prépondérante
dans la culture et dans les murs françaises, la
pensée de Lacan sest répandue dans de nombreux
pays, notamment en Amérique du Nord et du Sud ainsi quen
Asie.
Cest une des originalités du recueil détudes
que nous propose Jean-Michel Rabaté. Les auteurs réunis
ici pour la première fois visent tous à éclairer
cette pensée complexe, depuis un point de vue qui est
autant anglo-saxon que français. Ils élucident
bien sûr les principaux concepts de Lacan mais retracent
aussi ses interventions majeures dans des domaines aussi variés
que la philosophie, la linguistique, le féminisme, lanthropologie,
la sexualité ou les arts.
Plus quune initiation à cette uvre réputée
difficile, ces critiques rigoureux tentent den offrir une
véritable lecture, en variant les points de vue et les
contextes. Chacun à leur manière, ils nous rappellent
que si linconscient existe, cest de manière
historique et quil est donc bien devenu lacanien, en plus
dêtre freudien.
Avec les textes de : Élisabeth Roudinesco, Darian Leader,
Dany Nobus, Bernard Burgoyne, Colette Soler, Nestor Braustein,
Charles Shepherdson, Joseph Valente, Alenka Zupancic, Judith
Feher-Gurewich, Diana Rabinovich, Deborah Luepnitz, Tim Dean,
Catherine Liu. »
20 euros (code de commande
: 11261).
LANVAL
(Marc) L'inceste ou
Les Amours Maudites. Paris,
Bellenand, 1953. In-8° broché, 265 p., bel exemplaire
en partie non coupé.
Avant-propos :
« Il y a des mots dont la seule
audition provoque un malaise. C'est qu'ils éveillent de
troubles remous dans la conscience humaine. Il en est ainsi du
meurtre, qui attire une curiosité rnalsaine gonflée
d'angoisse et, parallèlement, qui déchaîne
certains instincts, tout en provoquant une réprobation
et une répulsion salutaires, contraignant l'individu à
s'abstenir, à s'allier à autrui pour se protéger
en commun contre le fléau entrevu.
L'inceste est un de ces mots frappés
de malédiction, car il participe à la notion du
crimen, du péché mortel, tant par les représentations
qu'il provoque dans le cerveau de l'individu que par la réprobation
sociale qu'il soulève.
L'Humanité porte, en son âme inquiète,
la secrète noslalgie de l'Inceste que, d'autre part, elle
s'est interdit. À chaque impulsion amative de la vie humaine,
le problème de l'inceste se rnanifeste, soit pour faire
sentir son attraction sur l'individu, soit pour faire éclore
dans sa conscience, guide de son comportement social, la répulsion
d'une conjonction sexuelle maudite.
Et toujours, au seuil de chaque poussée
amoureuse ou érotique, consciemment ou le plus souvent
d'une manière tout à fait inconsciente, se pose
le dilemme :
- Est-ce licite ou défendu ?
En effet, le libre choix des adultes responsables,
en vue de l'union sexuelle, est bridé par certaines interdictions.
Il y a des mariages interdits : par les lois, par les murs,
par la morale et par les religions. Certains le sont par tous
ces impératifs conjugués, d'autres par un ou plusieurs
seulement.
Les sanctions sont tantôt d'ordre public,
tantôt d'ordre prive ou personnel. Ces interdictions, avec
un certain polymorphisrne de modalités, se retrouvent
chez les peuples à civilisation évoluée
comme chez les primitifs, et l'Histoire nous enseigne qu'elles
existaient chez tous les peuples antiques qui nous sont connus.
Certains types de mariages, interdits ici, sont parfois autorisés
ailleurs, mais le motif particulier de ces exceptions se laisse
généralement déceler. Partout, toutefois,
dans un groupe considéré, les types d'unions interdites
sont fixes et transmis par l'éducation. Les motifs donnés
sont d'ordres divers et, quand on consulte les textes du passé,
que l'on interroge primitifs ou civilisés, on obtient
des réponses évasives, obscures, parfois contradictoires,
souvent illogiques.
Nombreux sont les auteurs qui se sont penchés
sur l'étude du problème de l'Inceste et multiples
furent les théories qui proposaient une explication plus
ou moins plausible. Malgré cette richesse, aucune d'entre
elles n'a pu apporter une solution claire, unique, évidente,
groupant tous les points de vue, car leurs auteurs n'avaient
jamais tenté de faire la synthèse de tous ses éléments,
l'ayant toujours considéré comme un phénomène
bien déterminé. D'autres, et c'est le plus grand
nombre, l'ont accepté comme un fait allant de soi, sous
le seul angle d'un tabou préexistant, et l'ont adopté
comme point de départ de leurs spéculations, sans
tenter de remonter à la source, ni de rechercher l'origine
du tabou. Il manquait l'outil pour y parvenir.
Tant que l'inceste fut considéré
sous un aspect unilatéral, la solution proposée
resta boitetise. Le développement de notre étude
en montrera divers exemples : la couturne, le Droit, le
folklore, l'Histoire, les religions, la philosophie, la biologie,
la sexologie restèrent isolément impuissants à
dégager les motifs profonds de la réprobation,
sans même vouloir parler de ceux de son origine.
Vinrent alors les remarquables travaux de Freud,
Rank, Jung, Allendy, et des autres représentants de l'École
psychanalytique, qui apportèrent, au problème de
l'Inceste, une lumière éclatante quant au substrat
psychologique. Il fut démontré, au delà
de toute possibilité de réfutation, que l'inceste,
ou tout au moins sa nostalgie, fait partie intégrante
de la nature intime de l'Homme, dont toute l'éducation
et l'évolution, depuis la première enfance jusquà
l'âge adulte, ne tendent, en somme, qu'à combattre
victorieusement chez lui l'attraction incestueuse. Ils mirent
en lumière combien fréquemment cette victoire se
dérobe ou reste incomplète, influençant
ainsi le comportement de l'adulte responsable pendant tout le
cours de son existence, impliquant des conséquences parfois
désastreuses pour son bonheur propre et celui de son entourage.
Cependant la psychologie ne pouvait s'échapper
de ses limites et elle dut se cantonner dans le domaine qui lui
était dévolu : l'individu. Le problème,
toutefois, ne s'arrêtait pas là et, rnalgré
l'évidente valeur de ses découvertes et de ses
apports nouveaux, la psychologie, réduite à ses
seules possibilités, devait s'avérer incapable
de parfaire ici synthèse, Mais l'élan était
donné et les découvertes scientifiques, brisant
le cadre de cette discipline scientifique, allaient se suivre
sur un rythme accéléré.
La sociologie, dernière venue des sciences
qui étudièrent le phénomène, put
enfin en dégager le mécanisme, en disséquer
les manifestations, et rassembler d'innombrables documents ethnographiques.
Nous avons pu ainsi établir une synthèse
sociologique qui nous a permis de voir assez loin pour embrasser
d'un coup d'il panoramique l'ensemble du phénomène.
Grâce à la notion sociologique du « rapport
social », alliée à celle du « sens
social » qui en est le prélude, nous avons
ramené à un seul type toutes les formes et les
modalités des interdits, en une synthèse unique
: le rapport social négatif ou rapport social de contrainte.
En observant l'inceste en tant qu'acte, nous
avons démontré sa constitution dualiste :
attraction (apport psychologique) et répulsion (apport
sociologique). Par le truchement du rapport social, ces notions
ont trouvé sans difficulté à s'appliquer
dans les domaines familial et social, et se sont transformées
en prohibition de l'inceste organisant sa répression.
Nous démontrerons que cette prohibition, pour s'imposer
et subsister, doit s'appuyer sur une série de techniques
se décomposant, pour se constituer selon un dualisme qui,
bien que les confondant dans la pratique, leur garde à
chacune un rôle bien défini : d'une part de
la technique profane, où l'action est directe et va de
l'autorité vers celui qui la subit, mais dont les effets
contraignants s'atténuent ou cessent dès que le
contact se trouve rompu, et d'autre part de la technique sacrée,
dont l'action est indirecte, et qui agit sur l'individu au moyen
de phénomènes psychologiques imprimés dans
le sens social par le rapport social résultant de l'éducation,
du dressage, de la discipline.
Ce n'est qu'en fonction de ce dualisme que
la prohibition de l'inceste se laisse ramener à un problème
de technique sociale, réalisée dans la pratique
par un ensemble de moyens les plus divers, pour atteindre le
but suprême des interdits : le règne de la
paix, la cohésion de la famille et du groupe par la limitation
des libertés individuelles, en vue de l'harmonisation
des rapports entre tous les termes symbiotiques, le maintien
intangible de l'autorité responsable.
En éliminant de la vie familiale les
émotions et les manifestations érotiques, la jalousie
sexuelle, et toutes leurs conséquences passionnelles,
il s'est créé un compromis à l'ombre duquel
peuvent fleurir les vertus du foyer : amitié, confiance,
abnégation, coopération, assurance, assistance
mutuelle, etc. Ce compromis, favorable à l'unité
de la famille, ne peut que l'être, par extension et pour
des raisons identiques, à l'ensemble du groupe social,
qui n'est en somme que le prolongement de la « gens »
et de la famille. Tant vaut la famille, tant vaut l'État !
Par voie de conséquence, l'État
sera donc obligé de sanctionner à son tour les
interdits pour les mêmes motifs qui ont conduit à
leur éclosion dans le sein du groupe familial. La religion,
elle aussi basée en notable partie sur la vie harmonieuse
du noyau familial, logiquement fera siennes les prohibitions,
les sanctionnant avec les moyens dont elle dispose. Comme les
buts de la paix sociale, de la préservation de la cohésion
familiale et du renforcement de l'autorité sont identiques
dans les trois cas : Famille, État, Église,
il n'est guère étonnant que, sur le fond du débat,
il y ait en unanimité entre ces trois sources d'autorité.
Bref, au fur et à mesure que s'élève le
degré de civilisation qui individualise et disperse de
plus en plus le nombre des participants actifs du cercle familial,
le nombre des individus avec lesquels le mariage n'est pas toléré
décroit parallèlement.
En définitive, conditionné par
le passé et par le présent, l'avenir des interdictions
au mariage et de la répression de l'inceste réside
uniquement dans l'évolution des murs, des coutumes,
et dans les révolutions sociales des temps futurs, comme
il sera influencé par les incidences géophysiques,
économiques, politiques, et par les progrès de
la science et de la technologie. Les trois sources d'autorité
: chef de famille, État et religion organisée,
conservatrices par définition de l'ordre établi,
jalouses de leurs prérogatives, entreront forcément
en conflit avec les tendances éthiques, mais en réalité
elles sont vaincues d'avance et se trouveront toujours être
à la remorque du progrès social, qu'elles tenteront
sans doute de brider dans un dessein d'auto-défense, mais
qu'elles ne pourront jamais arrêter. Elles seront ainsi
amenées à faire, à l'esprit de progrès,
concession sur concession, jusqu'à rencontrer le niveau
d'émancipation sociale conquis par les murs et les
coutumes du groupe étudié.
Nous démontrerons ainsi que l'interdiction
au mariage et la répression de l'inceste sont des techniques
sociales au service de la préservation du prestige de
l'Autorité, gage de sa pérennité, facteurs
de paix sociale et d'ordre dans la famille. »
12 euros (code de commande
: 13032).
LANVAL
(Marc) Propos d'un sexologue. Préface d'Ena Nilsen. Bruxelles,
Éditions du Laurier, [1942]. In-8° broché,
190 p., édition originale, un des 500 exemplaires numérotés
(n° 312) sur vélin des papeteries 't Kindt.
Extrait de la préface
:
« Depuis vingt-cinq ans déjà,
Marc Lanval s'est adonné à l'étude de la
sexologie, tant sur le matériel vivant que dans des tomes
arides et complexes ; il a passé tout naturellement
de l'observation de l'être humain à celle du couple,
puis à celle de la société dont l'un et
l'autre sont les composants, tous trois exhibant des qualités
et des défauts similaires dont l'exposant seul accuse
la distinction.
Psychologie, sexologie et sociologie se sont
ainsi associées pour doter l'observateur perspicace et
le psychologue averti qu'est Marc Lanval d'un sérieux
bagage d'expérience qu'il a codifié dans ce recueil
en des propos et des réflexions tantôt lapidaires,
tantôt caustiques, parfois en pointes acérées,
mais toujours dans le but sincère et bien défini
de débusquer des préjugés, de dénoncer
des erreurs, de renverser des obstacles à un plus grand
Bonheur Humain. »
10 euros (code de commande
: 13030).
LAVIE
(Jean-Claude) Qui je
?
Paris, Gallimard, 1985. In-8° broché, 251 p., (collection
« Connaissance de l'Inconscient »).
En quatrième
de couverture :
« ... Que la Terre soit ronde,
il faut y consentir. Avant, elle était plate, il fallait
bien en convenir. Comment la voir ronde si elle s'avère
plate, ou se la garder plate quand elle devient ronde ?
Notre liberté de penser ne va pas jusqu'à nous
affranchir de ce que nous sommes culturellement tenus d'admettre.
Nés ailleurs, parfois pas très loin, nous parlerions,
nous penserions autrement. Qui serions-nous, que serions-nous ?
Sommes-nous l'assemblage des croyances qui acheminent nos idées ?
Réfléchir, comprendre, mais souffrir et aimer tout
autant, c'est militer pour des mots contre des mots avec des
mots.
Ne pouvoir situer le langage que par le langage
semble l'entourer de mystère, alors qu'il n'est entouré
par rien. Pas même par rien. Il n'est pas entouré.
Là où il n'y a rien, il y a le mot. Là où
il n'y a pas de mot, qu'y aurait-il ? Non que la puissance
du mot soit absolue, simplement que sa réalité
est exclusive de toute autre. À la découverte du
monde par la pensée, nous n'apercevons jamais que notre
pensée.
Ce n'est plus le Paradis terrestre, l'homme
et la femme ne sont plus nus, leur corps reste toujours couvert
de sens. Si dans notre esprit un chat est un chat, qui peut dire
ce que le chat vient faire là ? Et le pénible
que vient-il y faire ? Ce n'est pas tant ce que nous pensons
qui importe, mais ce que nous faisons en le pensant. Dans notre
relation à Dieu, ce n'est pas Dieu qui est rassurant,
mais notre relation à lui... »
13 euros (code de commande
: 13552).
MOREAU
(Isabelle) Mon comportement sexuel. Une Française répond au questionnaire
Kinsey. Paris, Froissart, 1953.
In-8° broché, 311 p., bel exemplaire, en partie
non coupé, de cet ouvrage peu courant.
En quatrième
de couverture :
« En lisant le rapport du Pr. Kinsey
sur le comportement sexuel de la femme, une jeune française,
Isabelle Moreau, a fait le raisonnement suivant :
« Interrogez 10.000 femmes sur leur
comportement sexuel, vous n'obtiendrez jamais que des statistiques,
des chiffres, des théorèmes. Vous n'avancez pas
d'un pas dans la connaissance de la femme.
Une seule femme analysant avec sincérité
les éléments psychologiques, affectifs et physiologiques
qui ont marqué les étapes de sa vie sexuelle, peut,
au contraire, apporter une solution à ce problème. »
Reconstituant le questionnaire du professeur
Kinsey, Isabelle Moreau a répondu à chaque paragraphe
en toute sincérité, reconstituant les moindres
détails de sa vie sexuelle depuis son enfance jusqu'à
sa maturité.
Peintre, ex-décoratrice, Isabelle Moreau
a eu, pendant vingt ans, une vie mouvementée. Ancienne
étudiante en philosophie, sa formation donne à
son uvre le fondement scientifique qui confirme sa valeur
de document.
Mon comportement sexuel est un élément
indispensable dans l'étude de sexologie. »
25 euros (code de commande
: 13031).
PIAGET
(Jean) La formation du symbole chez l'enfant. Imitation, jeu et rêve. Image et représentation. Neuchâtel - Paris, Delachaux & Niestlé,
1945. In-8° broché, 310 p., (collection « Actualités
Pédagogiques et Psychologiques »).
Table des matières
:
- Introduction.
Première partie : La genèse
de l'imitation.
Chapitre I. Les trois
premiers stades : Absence d'imitation, imitation sporadique et
débuts d'imitation systématique.
§
1. Le premier stade : La préparation réflexe.
§
2. Le second stade : Imitation sporadique.
§
3. Le troisième stade : Imitation systématique
des sons appartenant déjà à la phonation
de l'enfant et des mouvements exécutés antérieurement
par les sujets de manière visible pour lui.
Chapitre II. Les stades
IV et V : Imitation des mouvements non visibles sur le corps
propre et des modèles nouveaux.
§
1. Le quatrième stade. I. Imitation des mouvements
déjà exécutés par le sujet, mais
de manière invisible pour lui.
§
2. Le quatrième stade. II. Début d'imitation
des modèles sonores ou visuels nouveaux.
§
3. Le cinquième stade : Imitation systématique
des modèles nouveaux y compris ceux qui correspondent
à des mouvements invisibles du corps propre.
Chapitre III. Le sixième
stade : Débuts de l'imitation représentative et
l'évolution ultérieure de l'imitation.
§
1. Le sixième stade : L'imitation.
§
2. L'évolution ultérieure de l'imitation. L'imitation
et l'image.
§
3. Les théories de l'imitation.
Deuxième partie : Le jeu.
Chapitre IV. La naissance
du jeu.
Chapitre V. La classification
des jeux et leur évolution à partir de l'apparition
du langage.
§
1. Examen critique des systèmes usuels de classification
des conduites ludiques.
§
2. L'exercice, le symbole et la règle.
§
3. Classification et évolution des jeux d'exercice
simple.
§
4. Classification et évolution des jeux symboliques.
§
5. Les jeux de règle et l'évolution des jeux
enfantins.
Chapitre VI. L'explication
du jeu.
§
1. Les critères du jeu.
§
2. La théorie du préexercice.
§
3. La théorie de la récapitulation.
§ 4.
La théorie de la « dynamique infantile »
de F. J. J. Buytendijk.
§
5. Essai d'interprétation du jeu par la structure de
la pensée de l'enfant.
Chapitre VII. Le symbolisme
secondaire du jeu, le rêve et le symbolisme « inconscient
».
§
1. Le symbolisme secondaire du jeu et le rêve chez l'enfant.
§
2. L'explication freudienne de la pensée symbolique.
§
3. Le symbolisme selon Silberer, Adler et Jung.
§
4. Essai d'explication du symbolisme inconscient.
§
5. Le symbolisme inconscient et les schèmes affectifs.
Troisième partie : La représentation
cognitive.
Chapitre VIII. Le passage
des schèmes sensori-moteurs aux schèmes conceptuels.
§
1. Les premiers schèmes verbaux.
§
2. Les « pré-concepts ».
§
3. Les premiers raisonnements : Raisonnements préconceptuels
(transductions) et raisonnements symboliques.
§
4. De l'intelligence sensori-motrice à la représentation
cognitive.
Chapitre IX. Des catégories
pratiques aux catégories représentatives.
§
1. Les mythes d'origine et l'artiflcialisme.
§
2. L'animisme.
§
2 bis. Le déclin de l'artiflcialisme et de l'animisme.
§
3. Les noms, les rêves et la pensée.
§
4. Les conduites magico-phénoménistes, les réactions
relatives à l'air et la coordination des points de vue.
§
5. L'objet, les perspectives spatiales et le temps.
§
6. Conclusions : Préconcept, intuition et opération.
Chapitre X. Conclusions.
Les stades généraux de l'activité représentative.
I. La
première période : L'activité sensori-motrice.
II. La
seconde période : L'activité représentative
égocentrique. Stade I : La pensée préconceptuelle.
III. La
seconde période : L'activité représentative
égocentrique. Stade II : La pensée intuitive.
IV. La
troisième période: L'activité représentative
d'ordre opératoire.
12 euros (code de commande
: 14119).
PIAGET
(Jean) Le jugement et le raisonnement chez l'enfant.
Avec la collaboration de
Mlles E. Cartalis, S. Escher, U. Hanhart,
L. Hhnloser, O. Matthes, S. Perret et M.
Roud. Neuchâtel - Paris, Delachaux & Niestlé,
1947. In-8° broché, 204 p., (collection « Actualités
Pédagogiques et Psychologiques »).
Table des matières
:
- Avant-propos de la troisième édition.
Chapitre premier : Grammaire et logique.
I. Les conjonctions de
causalité et de connexion logique.
§
1. Les types de liaisons exprimés par la conjonction
« parce que ».
§
2. Hypothèses tirées de l'analyse du langage
enfantin.
§
3. La juxtaposition et les « parce que » empiriques.
§
4. La liaison d'implication et les « parce que «
ou « puisque » logiques.
§
5. Les conjonctions « donc » et « alors
».
II. Les conjonctions de
discordance.
§
6. Les résultats numériques et les types d'erreurs.
§
7. La discordance incomprise.
§
8. La discordance et le « mais ».
III. Conclusions.
Chapitre II : La pensée formelle
et le jugement de relation.
§
1. Le raisonnement formel.
§
2. Le test des trois frères.
§
3. Contre-épreuve : la conversation avec l'enfant.
§
4. Interprétation psychologique du jugement de relation.
Chapitre III : La relativité progressive
des notions.
I. Quelques tests de logique
des relations.
§
1. La technique de l'expérience et les résultats
numériques.
§
2. Les frères et surs.
§
3. La définition du mot « frère »
(ou « sur »).
§
4. La gauche et la droite.
II. Quelques définitions
des notions de famille et de pays chez des garçons de
7 à 10 ans.
§
5. La famille.
§
6. Le pays.
§
7. Conclusion.
III. Conclusions.
Chapitre IV : Le raisonnement chez l'enfant.
§
1. L'enfant est-il capable d'introspection ?
§
2. Les définitions et les concepts d'enfants ;
l'addition et la multiplication logiques.
§
3. La contradiction chez l'enfant.
§
4. L'équivalent psychologique de la non-contradiction
et la notion de réversibilité mentale.
§
5. La transduction.
§
6. Conclusion : égocentrisme et logique.
Chapitre V : Résumé et
conclusions. Les traits principaux de la logique de l'enfant.
§
1. L'égocentrisme de la pensée de l'enfant.
§
2. Les difficultés de prise de conscience et le décalage
des opérations sur le plan de la pensée.
§
3. L'incapacité à la logique des relations et
l'étroitesse du champ de l'attention.
§
4. L'incapacité synthétique et la juxtaposition.
§
5. Le syncrétisme.
§
6. La transduction et l'insensibilité à la contradiction.
§
7. La modalité de la pensée enfantine, le réalisme
intellectuel et l'incapacité au raisonnement formel.
§
8. La précausalité chez l'enfant.
Conclusion.
12 euros (code de commande
: 14120).
PONTALIS
(J.-B.) Après Freud. Paris, Julliard,
1965. In-8° broché, 366 p., (collection « Les
Temps Modernes »), exemplaire un peu jauni.
En quatrième
de couverture :
« Objectiver une expérience
subjective et toujours nouvelle, et, en demeurant à l'écoute
du non-sens, fonder la rationalité de sa propre entreprise :
telle est la tâche difficile et paradoxale du psychanalyste.
Reléguée dans la zone du pré-scientifique
par la nature de son objet, la psychanalyse, cette étrange
discipline, semble ainsi condamnée à précéder
indéfiniment la « science de l'homme »
qu'elle prétend devenir, tout comme à succéder
indéfiniment à sa propre création, à
son propre Fondateur.
Entre le double écueil du « non-savoir »
et des diverses scolastiques prétendument freudiennes,
tout l'effort de ce livre tend à dégager la possibilité
d'une psychanalyse de plus en plus consciente d'elle-même :
une psychanalyse qui sache se situer « après
Freud » mais non point hors de lui, qui assume cette
paternité et qui patiemment revienne sur elle pour tenter
de la comprendre, pour en tirer le meilleur, au
lieu d'en subir globalement le poids et d'en trahir l'esprit
sur des points particuliers. »
9 euros (code de commande
: 12430).
RAGEOT (Gaston) La Natalité. Ses lois économiques et psychologiques.
Paris, Flammarion, 1918. In-12
broché, 300 p., (collection « Bibliothèque
de Philosophie Scientifique »), exemplaire en grande partie
non coupé.
9 euros (code de commande
: 249/63).
La
Tour Saint-Jacques. Paris,
Tour Saint-Jacques, 1956. In-8° broché, 161 p.
Ce numéro 2
- Janvie-février 1956 contient :
- Le dieu nu ou la lumière,
par Malcolm de Chazal.
- Nicolas Flamel, par Eugène
Canseliet.
- Jeune et festin, par Michel
Carrouges.
- Gthe et l'alchimie, par
Alexander von Bernus.
- Luc Dietrich le meneur de jeu,
par Michel Random.
- Magie et sociétés secrètes.
L'ordre hermétique de la Golden Dawn, par Pierre
Victor.
- Le sens de l'illusion (conte merveilleux),
par Franz Hellens.
- Texte ancien commenté. Guillaume
de Saint-Thierry. Commentaires sur le Cantique des Cantiques,
extraits choisis, présentés et traduits pour la
première fois en français par Marie-Madeleine
Davy.
- Nouvelles de nulle part et d'ailleurs
réunies par Jacques Bergier.
- Chronique d'Orient, par Jacques
Masui.
- Chronique du cinéma (« Hallelujah »
de King Vidor), par J.-J. Kim.
- Chronique des congrès (Microcosme
- Macrocosme), par Fritz Kraus.
- Le livre du mois. « Les
francs-tireurs de la médecine », par Henri
Hunwald.
- Livres et revues.
- Bulletin de parapsychologie.
- Faut-il enfermer
les parapsychologues ?, par Maurice Colinon.
- Science ou police ?
(À propos de l'affaire Price).
- Principe d'une
expérience électronique de psychokinésie,
par Aimé Michel.
- Radiesthésie
et physique, par Jean Jarricot.
- Parapsychologie
et technique, par Jacques Bergier.
- La vie métaphysique.
9 euros (code de commande
: 14902).
VAYSSE
(Jean-Marie) L'inconscient des modernes. Essai sur l'origine métaphysique de la
psychanalyse. Paris, Gallimard,
1999. In-8° collé, 535 p., (collection « NRF
Essais »).
En quatrième
de couverture :
«Cela passe aujourd'hui pour une évidence : Freud
a découvert l'inconscient ; à la psychanalyse revient
le privilège d'avoir su en explorer les mécanismes
de manière inédite. La révolution psychanalytique
aurait ainsi inauguré un nouvel âge, tels autrefois
Copernic bouleversant la hiérarchie des astres et Darwin
redessinant l'ascendance des hommes.
Or la psychanalyse plonge ses racines dans la métaphysique
moderne qui, de Descartes à Husserl, entreprend de penser
la subjectivité du sujet comme l'instance fondatrice du
savoir et de l'agir. Car l'inconscient, ce mot que la métaphysique
impliquait mais qu'elle ne prononça jamais, est la hantise
de la philosophie, depuis Descartes et son cogito : Spinoza,
Leibniz, Kant, Fichte, Schelling, Schopenhauer, Nietzsche, Husserl
ou Heidegger ont tous buté sur la part nocturne ou secrète
de l'homme dès lors que celui-ci se pose comme sujet souverain.
L'inconscient, c'est, pour la métaphysique, toute cette
nuit du monde que l'on perçoit, au dire de Hegel, lorsqu'on
regarde un homme au fond des yeux. Il n'est en définitive
rien d'autre que ce non-dit de la métaphysique moderne
qui ne devient explicite dans la psychanalyse qu'au prix du refoulement
de son origine métaphysique.
C'est sans doute ce qui explique le rapport ambigu particulièrement
patent chez Lacan de la psychanalyse à la philosophie,
qu'elle rejette et revendique à la fois. Si la philosophie
moderne a parlé de l'inconscient sans le savoir, la psychanalyse
a fait de la philosophie sans le vouloir. Là où
était le sujet moderne, l'inconscient devait advenir ;
là où est advenu l'inconscient, la philosophie
doit revenir. »
13 euros (code de commande
: 11265).
[WATSON
(John Broadus)]. NAVILLE (Pierre) La psychologie science
du comportement. Le Behaviorisme de Watson. Paris, Gallimard, 1943. 14e édition.
In-8° broché, 253 p., (collection « L'Avenir
de la Science », n° 16).
Avis au lecteur :
« Ce livre n'a qu'une prétention
: faire connaître aussi fidèlement que possible
la conception behavioriste de Watson. Behavior
signifie « comportement ». Le Behaviorisme
est donc une psychologie du comportement, ou plus exactement,
une science du comportement. Beaucoup d'auteurs se prévalent
de la conception behavioriste. Cependant, Watson seul l'a développée
d'une façon radicale. C'est pourquoi nous avons cru possible
de rapporter ses idées sans nous préoccuper directement
des diverses écoles qui lui ont emprunté, et qui
d'ailleurs sont mieux connues ; des critiques qui lui ont
été adressées, nous avons juste retenu ce
qui était indispensable à un exposé actuel.
Nos matériaux sont puisés avant tout dans ses deux
ouvrages : La psychologie du point de vue d'un behavioriste
(1919-1929), et Behaviorisme (1930), non traduits en français.
Conformément à l'allure de ces deux livres, l'exposition
est restée aussi accessible et simple qu'il a été
possible de le faire.
John Broadus Watson (né le 9 janvier
1878 à Greenville) a été Professeur à
l'Université John Hopkins et directeur du Laboratoire
de Psychologie, et Professeur à la New-York School for
Social Research. En 1924, il devint Vice-Président de
la Compagnie J.-W. Thomson. Il fut l'éditeur des Behavior
Monographs et du Journal of Animal Behavior (1911-1917),
du Journal of Expérimental Psychology (1915-1926),
puis du Pedagogical Seminary and Journal of Genetic Psychology
et du Journal of General Psychology. Il a été
Président de l'American Psychological Association, et
membre de l'Académie Américaine des Arts et Sciences.
Sa renommée est devenue mondiale depuis ses communications
au Congrès International de Psychologie en 1921, et la
psychologie de comportement se répandit rapidement. En
France aussi, elle trouva un terrain déjà préparé.
Dans l'époque contemporaine, Ribot et Pierre Jariet avaient
posé plus d'un jalon solide. Des savants aussi érninents
que MM. Piéron, Wallon, Guillaume, Lhermitte, ont noté
l'importance des thèses behavioristes. M. Guillaume a
pu écrire « qu'une grande partie du mouvement psychologique
contemporain s'inspire de cette tendance (le behaviorisme), même
chez les auteurs qui ne s'en réclament pas expressément
». Nous sommes donc assurés qu'un accès plus
direct aux thèses watsoniennes était éminemment
souhaitable. C'est, à le faciliter que se consacrent les
pages qui suivent. »
8 euros (code de commande
: 14182). |