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UVRES
DE SIMONE WEIL
Attente de Dieu. Paris,
Éditions du Vieux Colombier, 1952. In-8° broché,
189 p.
Extrait de la note
des éditeurs :
La correspondance publiée ici et les
textes qui la suivent ont tous été adressés
ou remis au R. P. Perrin par Simone Weil, tant que les circonstances
lui permirent d'entretenir des relations avec celui-ci.
Les « Réflexions sur le bon
usage des études scolaires en vue de l'amour de Dieu »,
probablement rédigées par Simone Weil en avril
1942, furent adressées au R. P. Perrin, alors supérieur
des Dominicains de Montpellier, afin d'aider les étudiantes
catholiques qui se trouvaient en contact avec lui.
« L'Amour de Dieu et le malheur »,
écrit au printemps de 1942 sans doute, fut remis au R.
P. Perrin par Simone Weil quelques jours avant son départ
de France.
« Les formes de l'amour implicite
de Dieu » furent remises par Simone Weil au R. P.
Perrin au moment même de son embarquement. Celui-ci ne
put donc en prendre connaissance qu'après son départ,
et les circonstances l'empêchèrent de répondre
à leur auteur en lui précisant les différences
qui l'y séparent de la doctrine catholique.
« À propos du Pater »,
rédigé en Ardèche ou tout de suite après
le séjour de Simone Weil chez Gustave Thibon, correspond
à la découverte du Pater qu'elle venait
de faire au cours de l'été, ainsi qu'elle l'indique
dans la lettre IV.
Enfin, « Les trois fils de Noé
et l'histoire de la civilisation méditerranéenne »
exposant, en dehors de toute préoccupation historique,
des vues synthétiques, et même syncrétistes,
des religions antiques qui préfigurèrent le christianisme
ou qui peuvent s'en rapprocher, correspondent à une recherche
à laquelle Simone Weil attachait un grand prix, au moment
même où elle dut quitter Marseille.
En donnant à ce recueil le titre d'Attente
de Dieu, l'éditeur a voulu traduire une pensée
familière à Simone Weil, qu'elle exprimait souvent
par le mot grec (en upomoné) : en attente.
10 euros (code de commande
: 15455 - vendu).
La
condition ouvrière.
21e édition. Paris, Gallimard, 1953. In-8° broché,
273 p., illustrations hors texte, (collection « Espoir
»).
En quatrième
de couverture :
La mardi 4 décembre 1934, Simone Weil
entrait comme « manuvre sur machine »
dans une usine. Ce professeur agrégé voulait vivre
la vie d'un ouvrier, partager sa misère et ses peines,
mais éprouver aussi la solidarité, l'amitié,
le dévouement.
Ce livre de Simone Weil que nous publions aujourd'hui
est la somme de cette expérience, c'est-à-dire
ses observations et les conclusions qu'elle en a tirées.
Il se compose de son Journal d'Usine et d'une série
de textes, dont il se dégage une philosophie et une morale.
La condition de l'ouvrier est une des plus
injustes dans le monde moderne. Non seulement il est victime
d'une iniquité matérielle : travail exténuant
pour un salaire relativement minime mais, encore
d'une iniquité morale, à savoir le manque d'intérêt
de ce travail. L'ouvrier, par le fait qu'il est cantonné
indéfiniment à la fabrication d'une seule pièce
ou d'un élément, est privé de la joie de
la création qui serait sa seule et efficace compensation.
Aux deux formes traditionnelles d'oppression de l'humanité,
dit Simone Weil, oppressions par les armes et par l'argent, s'en
ajoute une troisième : l'oppression par la fonction.
La Condition ouvrière n'est pas
un livre écrit par un intellectuel en mal d'expériences
extrêmes. C'est le cri bouleversant d'une âme qui
a vécu, au niveau le plus haut de l'amour et de l'intelligence,
l'injustice profonde de la condition prolétarienne.
10 euros (code de commande
: 002*).
La
connaissance surnaturelle. Paris,
Gallimard, 1950. In-8° broché, 337 p., (collection
« Espoir »), petite découpe au coin supérieur
droit de la page de titre.
Note de l'éditeur
:
Ce livre est composé avec le contenu
des derniers cahiers de Simone Weil. Ce sont, comme on le verra,
en majeure partie, des pensées, des ébauches d'uvres,
des notes de lecture, mais aussi quelques bibliographies et des
citations. II y a sept cahiers et un carnet. Les cahiers sont
de la période qui va du départ de Marseille pour
le Maroc le 17 mai 1942, au départ des États-Unis
pour l'Angleterre le 10 novembre 1942. Pendant ce temps Simone
Weil avait passé un peu plus de deux semaines au camp
d'Ain Seba près de Casablanca, puis elle s'était
embarquée pour New-York où elle est arrivée
fin juin 1942. Le carnet date du séjour en Angleterre,
à Londres principalement, et va jusqu'aux derniers moments
de Simone Weil : la fin est écrite au crayon. On
sait que Simone Weil est morte le 24 août 1943 au sanatorium
d'Ashjord (Kent), où elle avait été transportée
quelques jours auparavant.
Il est impossible de reconstituer la suite
véritable des sept cahiers, malgré les numéros
qui ont été inscrits par Simone Weil sur leurs
couvertures, et même d'affirmer que les fragments qu'ils
contiennent ont bien été écrits dans l'ordre
où ils se présentent à l'intérieur
des cahiers. Nous les avons simplement publiés ici sous
le titre général de Cahiers d'Amérique.
Quant au carnet d'Angleterre, c'est lui qui est reproduit à
la fin du volume sous le titre de Notes écrites à
Londres.
Les deux pages du Prologue se trouvaient, détachées,
au milieu d'un cahier, sans rapport direct avec les notes prises
à cet endroit.
Il va sans dire qu'aucun de ces textes n'était
destiné, tel quel, à la publication. Le titre du
volume est de nous. Nous l'avons adopté à cause
de la fréquence de cette expression dans les pensées
de Simone Weil.
15 euros (code de commande
: 008 - vendu).
Écrits
historiques et politiques. Paris,
Gallimard, 1960. In-8° broché, 413 p., illustrations
hors texte, (collection « Espoir »), couverture un
peu défraîchie.
En quatrième
de couverture :
Les écrits de Simone Weil réunis
ici en volume pour la première fois comportent des articles,
parus principalement dans des revues syndicales et politiques,
des lettres, des fragments de textes, des notes, des passages
de Journal.
L'Éditeur les a divisés en écrits
historiques et écrite politiques. Par une démarche
d'esprit commune chez Simone Weil, et due à la coexistence
de vastes connaissances et d'un esprit très fécond,
les textes historiques ont souvent pour point de départ
des sujets contemporains (Hitler, l'U.R.S.S., la guerre d'Espagne)
et les textes politiques, des parallèles entre l'actualité
et l'Histoire.
Les uns et les autres, rédigés
de 1932 à 1943, constitueront un recueil important dans
la bibliographie de Simone Weil. On y suit, à la trace
pour ainsi dire, l'évolution de cet esprit ferme, généreux,
ouvert, unique dans la littérature philosophique contemporaine
de notre pays.
Table des matières :
Première partie : Histoire.
- Quelques réflexions
sur les origines de l'hitlérisme (1939-1940).
- Rome et l'Albanie
(1939).
- Réflexions
sur la barbarie (fragments) (1939 ?).
- L'agonie d'une civilisation
vue à travers un poème épique (1941 ? 1942
?).
- En quoi consiste l'inspiration
occitanienne ? (1941 ? 1942 ?).
- Un soulèvement
prolétarien à Florence au XIVe siècle (1934).
- Ébauches de
lettres (1938 ? 1939 ?).
- Conditions d'une révolution
allemande (1932).
- Premières impressions
d'Allemagne (1932).
- L'Allemagne en attente
(1932).
- La grève des
transports à Berlin (1932).
- La situation en Allemagne
(1932-1933).
- Sur la situation en
Allemagne (1933).
- Quelques remarques
sur la réponse de la M.O.R. (1933).
- Le rôle de l'U.R.S.S.
dans la politique mondiale (1933).
- Journal d'Espagne
(1936).
- Fragment (1936 ?).
- Réflexions
pour déplaire (1936 ?).
- Lettre à Georges
Bernanos (1938 ?).
Deuxième partie : Politique.
I. Guerre et Paix.
- Réflexions
sur la guerre (1933).
- Fragment sur la guerre
révolutionnaire (fin 1933).
- Encore quelques mots
sur le boycottage fin 1933 ? début 1934 ? (fragment).
- Réponse à
une question d'Alain (1936 ?).
- Faut-il graisser les
godillots ? (1936).
- La politique de neutralité
et l'Assistance mutuelle (1936).
- Non-intervention généralisée
(1936 ? 1937 ?).
- Ne recommençons
pas la guerre de Troie (1937).
- L'Europe en guerre
pour la Tchécoslovaquie (1938).
- Réflexions
sur la conférence de Bouché (1938).
- Lettre à G.
Bergery (1938).
- Désarroi de
notre temps (1939 ?).
- Fragment (1939 ?).
- Réflexions
en vue d'un bilan (1939 ?).
- Fragment (1939 ?).
- Fragment (après
juin 1940).
II. Front populaire.
- Quelques
méditations concernant l'économie (1937 ?).
- Méditations
sur un cadavre (1937).
III. Colonies.
- Le Maroc,
ou la prescription en matière de vol (1937).
- Le sang coule en Tunisie
(1937).
- Qui est coupable des
menées antifrançaises ? (1938 ?).
- « Ces membres
palpitants de la patrie... » (1938).
- Les nouvelles données
du problème colonial dans l'empire français (1938).
- Fragment (1938-1939
?).
- Fragment (1938-1939
?).
- Lettre à Jean
Giraudoux (fin 1939 ? 1940 ?).
- A propos de la question
coloniale, dans ses rapports avec le destin du peuple français
(1943).
Appendice (Ébauches et variantes).
- Un petit point
d'histoire (1939).
- Note sur les récents
événements d'Allemagne (1932).
- La situation en Allemagne
(1933).
- Quelques remarques
sur la réponse de la M.O.R. (1933).
- Réflexions
pour déplaire (1936 ?).
- Quelques réflexions
concernant l'honneur et la dignité nationale (1936 ?).
- Réponse au
questionnaire d'Alain (1936 ?).
- Progrès et
production (fragment) (1937 ?).
- Esquisse d'une apologie
de la banqueroute (1937 ?).
- Méditation
sur un cadavre (1937).
- Les nouvelles données
du problème colonial dans l'empire français (1938).
20 euros (code de commande
: 003).
Oppression
et liberté. Paris,
Gallimard, 1962. In-8° broché, 273 p., (collection
« Espoir »), petite découpe au coin supérieur
droit de la page de titre.
Note de l'éditeur
:
Au centre du recueil que nous publions aujourd'hui
se trouve une étude que Simone Weil elle-même a
considérée longtemps comme son uvre principale,
les Réflexions sur les causes de la liberté
et de l'oppression sociale. Ce texte qui comprend 114 pages
dactylographiées a été écrit en 1934.
Simone Weil en a parlé à plusieurs reprises, autour
d'elle, ou dans des lettres qui ont été retrouvées.
Chaque fois, ses déclarations ont témoigné
de l'importance particulière qu'elle attachait à
ce grand essai. L'abondance des plans, des notes et des fragments
qui s'y rattachent révèlent aussi la place exceptionnelle
que ce travail a tenu dans sa vie. En 1940 encore, au moment
où elle essayait de quitter la France, elle écrivait
à un ami :
« ... Il y a à
Paris, dans ma serviette, un texte en prose, fort long, dactylographié,
dont j'ai oublié le titre, mais il y a en épigraphe
une citation de Spinoza. C'est essentiellement une analyse de
l'oppression politique et sociale, de ses causes permanentes,
de son mécanisme, de ses formes actuelles. Cela date de
1934. C'est très actuel, également. Cela vaudrait
la peine, je crois, de ne pas être perdu. Mais je ne sais
pas s'il serait prudent de le prendre chez vous. Lisez-le et
appréciez vous-même... Je regrette bien maintenant
de ne l'avoir pas publié. Je voulais d'abord le récrire
à cause de l'imperfection de la forme, et mon état
physique m'en a toujours empêchée. On ne peut pas
publier cela maintenant. Le poème, en revanche, on peut
le publier, je crois. Je vous le confie. Ne l'oubliez pas. Car
moi, je ne m'en occuperai plus, et bien qu'on ne puisse prévoir
ce que l'avenir amènera, je pars sans esprit de retour.
Ce n'est pas simplement à cause des circonstances ;
J'ai toujours pensé qu'un jour je partirais ainsi. »
Dans le présent recueil, qui réunit
les études consacrées par Simone Weil à
la critique sociale et politique, les Réflexions sur
les causes de la liberté et de l'oppression sociale
développent le raisonnement principal, qui commande tous
les autres parce qu'il a été le souci privilégié
oe l'auteur, le tourment qui n'a jamais quitté Simone
Weil, même, et surtout, à l'intérieur de
sa pensée religieuse : le tourment de l'injustice.
Depuis Marx en tout cas, dont la doctrine est
d'ailleurs longuement examinée ici, la pensée politique
et sociale n'avait rien produit en Occident de plus pénétrant
et de plus prophétique. Alain, à qui Simone Weil
avait soumis son travail en' 1935, devait d'ailleurs lui répondre
par la lettre suivante :
« ... Votre travail
est de première grandeur ; il veut une suite. Tous
les concepts sont à reprendre, et toute l'analyse sociale
à refaire. Votre exemple donnera courage aux générations
déçues par l'ontologie ou par l'idéologie.
La Critique attend ses ouvriers. Pourrez-vous former un plan
de travail ? Ou seulement l'esquisser ? En tout cas
votre dernier travail indique un large chemin. Les Libres
Propos, qui n'ont encore attrapé que des lambeaux
d'idées, pourraient devenir les Cahiers de Critique
de l'avenir prochain. Pensez-y.
« Je considère
comme très important que les attaques contre l'U.R.S.S.
soient écartées d'un travail critique pur.
L'analyse (par exemple) de la Bureaucratie ne doit point du tout
reposer sur une enquête concernant le gouvernement de Staline.
(De la même manière que les travaux d'Einstein ne
sont pas un objet convenable pour la Critique pure de toute physique.)
Le lecteur fera lui-même l'application; à lui les
risques. Mais la Critique doit être sans faute et sans
réplique. Et la faute la plus grave ici serait de confondre
matière et forme. L'objet ne peut jamais porter la preuve.
« Un travail si nouveau
(Kant continué) doit se garder de toute apparence de polémique.
Je vous le dis comme je le pense. Mais il est bien entendu que
si les Libres Propos vous impriment, votre texte sera
absolument comme vous voudrez. Et je crois même que les
passions politiques ne diminueront guère la portée
de votre analyse de l'oppression ni votre doctrine du
Travail. Je suis assuré que des travaux de ce genre, sous
la forme qui vous est propre, sérieuse et rigoureuse,
armée de continuité et de masse, sont les seuls
qui ouvrent l'avenir prochain et la Révolution véritable,
infiniment proche par sa courbe du désordre actuel (ou
de l'ordre actuel). Tout cela est mal expliqué ;
mais aussi je n'ai rien à vous expliquer. Il est seulement
vrai à mes yeux que l'indignation seule est capable de
vous détourner de votre mission. Retenez ce que j'ai dit :
ce qui est misanthropique est faux... Fraternellement. Alain. »
13 euros (code de commande
: 009).
À PROPOS
DE SIMONE WEIL
BUGNION-SECRETAN
(P.) Simone Weil, itinéraire politique et spirituel. Neuchâtel, Messeiller, 1954. In-8°
broché, 229 p., couverture un peu défraîchie.
Avant-propos :
Il n'est déjà plus besoin de
« présenter » Simone Weil, et tel
n'a pas été notre but.
Mais nous croyons qu'on n'entre pas de plain-pied
dans son uvre ; on ne comprend pleinement tel ou tel
de ses livres, on ne les situe dans leur juste perspective que
dans la mesure où l'on connaît déjà
l'orientation générale de sa pensée.
On ne peut guère définir celle-ci
en employant les étiquettes et les classements habituels.
La vie de Simone Weil, qui déborde les normes courantes,
a été en continuelle évolution, à
la fois une par la volonté de trouver la vérité
et multiple par l'éblouissante étendue des recherches
qui la remplissent. Seule cette évolution, constamment
soumise à un sentiment d'impérieuse nécessité
intérieure, explique l'uvre ; elle la justifie
et en assure la continuité par delà une apparence
fragmentaire et diverse.
Arbitrairement peut-être, nous nous en
rendons compte, nous avons abordé deux aspects seulement
de l'histoire de Simone Weil : l'action sociale et la vie
spirituelle. Parce que c'est là surtout qu'il nous a paru
pressant d'apporter au lecteur non encore informé quelques
éléments de connaissance.
Pour ne pas alourdir notre étude, nous
avons laissé de côté le domaine, cependant
si important, de la pensée philosophique de Simone Weil,
qui est moins intimement lié à sa vie personnelle
et qui pose des problèmes moins urgents.
Nous savons ce que, même ainsi délimité,
notre essai a de prématuré et, forcément,
d'incomplet, bien que nous ayons lu une grande partie des textes
encore inédits. Aussi n'avons-nous prétendu tenter
ni une analyse critique, ni une synthèse de l'uvre
de Simone Weil : nous avons voulu seulement en mettre en
relief les points principaux et montrer comment ils s'articulent
entre eux.
Nous espérons rendre par là justice
à l'exigence d'exactitude et de rigueur dont sont empreintes
les moindres de ses notes, tandis que nous aurions craint de
la trahir en essayant d'aller plus loin et d'établir un
système là où elle n'a pu que poser des
jalons.
La publication des livres de Simone Weil soulève
des débats passionnés. Nous les suivons, mais c'est
intentionnellement que nous ne les avons pas mentionnés,
comme c'est intentionnellement que nous nous sommes abstenue
de discuter ses idées, puisque notre propos était
seulement de les exposer.
Voulant avant tout contribuer à éclairer
son uvre en retraçant son itinéraire politique
et spirituel, nous nous sommes donné pour règle
de tendre à la plus grande objectivité et de laisser
le lecteur en contact aussi direct que possible avec Simone Weil
elle-même. C'est pourquoi nous avons recouru à d'abondantes
citations ; il nous a semblé, puisque nous parlions
de ses expériences, de ses certitudes, de sa foi, ne pouvoir
le faire que par ses mots à elle. C'était le seul
moyen de ne pas risquer de la trahir.
De plus, ne désirant pas autre chose
que contribuer à rendre accessible à chacun la
plénitude de la. beauté de son uvre, nous
ne pouvions priver celle-ci du poids qu'y ajoute le style, et
notamment l'emploi de l'image. Aucun lecteur ne s'en plaindra.
10 euros (code de commande
: 001 - vendu).
DEBIDOUR
(Victor-Henry) Simone Weil ou la transparence. Paris, Plon, 1963. In-8° broché,
188 p., (collection « La Recherche de l'Absolu »),
exemplaire du Service de Presse.
Table des matières
:
I. Esquisse d'un portrait.
II. Les sources du vrai et du beau.
III. La pensée sociale et politique.
IV. La chasse aux illusions.
V. La voie de l'échec et du malheur.
VI. Le vide et la transparence.
VII. Simone Weil et notre temps.
Analyse graphologique.
Opinions.
Biographie chronologique.
Bibliographie analytique.
10 euros (code de commande
: 006).
HOURDIN
(Georges) Simone Weil.
Paris, La Découverte, 1989. In-8° collé, 274 p.
En quatrième
de couverture :
Qui peut rester indifférent à
un personnage aussi extraordinaire ? Simone Weil (1909-1943),
élève à l'École normale supérieure,
agrégée de philosophie, professeur de lycée
en province, ouvrière chez Renault, volontaire dans les
Brigades internationales, ouvrière agricole, puis, après
un bref séjour à New York en 1942, engagée
à Londres dans les services de la France combattante.
Là, tuberculeuse, refusant de se nourrir pour mieux partager
les souffrances des Français opprimés par les nazis,
elle s'éteint dans l'amour de Dieu. Car Simone Weil, bien
qu'issue d'une famille juive, se convertira à la veille
de mourir au catholicisme : c'est un des nouveaux éléments
biographiques, parmi beaucoup d'autres, que Georges Hour-din
apporte dans ce livre.
Depuis des décennies, il médite
l'uvre posthume de Simone Weil (La Pesanteur et la Grâce,
L'attente de Dieu, La connaissance surnaturelle,
La condition ouvrière, La Source grecque,
Oppression et liberté, etc.) ; et il a connu
ses parents et ses amis. C'est de ces nombreuses rencontres que
se nourrit cette biographie intellectuelle et spirituelle d'une
philosophie qui marque indéniablement son époque.
Ayant suivi un parcours politique presque inverse
à celui de Simone Weil, Georges Hourdin, journaliste,
fondateur d'un des grands groupes de la presse catholique (Malesherbes
Publications), mêle ici ses souvenirs à l'histoire
de son personnage : ce sont les années d'entre deux
guerres qui sont au cur de cet ouvrage, ces années
d'interrogation, d'engagement, d'amertume aussi. Des années
décisives pour la vie même de ceux qui les ont vécues
intensément.
Fasciné et parfois irrité par
Simone Weil, Georges Hourdin nous offre à travers ce portrait
une remarquable méditation sur Dieu, la vie et l'Histoire.
12 euros (code de commande
: 005 - vendu).
NARCY
(Michel) Simone Weil, malheur et beauté du monde. Paris, Éditions du Centurion, 1967.
In-8° broché, 134 p., illustrations hors texte,
petit cachet d'appartenance à la page de garde.
En quatrième
de couverture :
Une existence insolite, marquée du signe
de la contradiction : « Chrétienne hors
de l'Église », Simone Weil refuse le baptême
au nom de l'obéissance à Dieu. Atteinte au plus
vif par la découverte du malheur dans la condition ouvrière,
elle renonce au combat révolutionnaire. Milicienne des
brigades internationales, elle se reconnaît dans les réactions
de Bernanos sur l'Espagne.
Tentative audacieuse donc que celle proposée
ici : lire Simone Weil dans le simple et unique but de la
comprendre. L'auteur saisit sa pensée dans le mouvement
même où elle se forme ; à travers ses
aspects principaux, il nous reconduit aux problèmes qui
lui furent propres, sans les confondre avec les nôtres.
Paradoxalement, c'est alors que l'on devine combien elle nous
est contemporaine, en ce sens qu'elle nous rencontre dans la
profondeur de nos soucis. Sa quête, toujours inachevée
et qui défie toute synthèse, affirme une conception
de l'existence dont la rigueur, l'exigence doivent nous arrêter.
Il n'est pas possible de lire Simone Weil en
termes d'école, ni même de se mettre à son
école. L'écouter dans sa nouveauté, nous
ramène à l'essentiel.
9 euros (code de commande
: 004).
PERRIN
(J.-M.) et THIBON (G.) Simone Weil telle que nous l'avons
connue. Huitième
édition. Paris, Éditions du Vieux Colombier, 1952.
In-8° broché, 189 p., (collection « La
Colombe »), couverture défraîchie.
Table des matières
:
Avertissement.
Introduction.
Première partie, par J.-M.
Perrin : Simone Weil dans sa recherche religieuse.
Préliminaire.
Chapitre I : Notes biographiques.
Chapitre II : Le mal et
la rédemption.
Chapitre III : Face au
baptême.
Chapitre IV : Foi et philosophie.
Chapitre V : L'Église,
la mystique et le social.
Chapitre VI : Syncrétisme
et catholicité.
Chapitre VII : Problèmes
personnels.
Chapitre VIII : Les derniers
mois.
Chapitre IX : Signification
spirituelle.
Chapitre X : Son message.
Chapitre XI : La grande
demande.
Deuxième partie, par Gustave
Thibon.
- Comment m'est apparue
Simone Weil.
- Le vertige de l'absolu.
- Au seuil de l'Église.
12 euros (code de commande
: 007 - vendu). |