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   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : loiseaulire@hotmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

 

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MISE À JOUR DU
MARDI 31 AOUT 2010

 

Annales de démographie historique. 1995. Les réseaux de parenté. Paris, Éditions de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, 1995. In-8° broché, 335 p., (collection « Société de Démographie Historique »).
Table des matières :
   Les réseaux de parenté.
      - Rôle économique de la parenté. Introduction, par Laurence Fontaine.
      - Partage égalitaire et destins des lignées, par Marie-Claude Pingaud.
      - Sollicitations conjoncturelles des cercles de parenté. Position du problème à partir du milieu rural français (XVe-XVIIIe siècles), par Hugues Neveux.
      - La parenté et les métiers à Turin pendant l'époque napoléonienne, par Monica Parola.
      - Parenté et orientation sociale : la chevalerie immédiate rhénane, XVIIe-XVIIIe siècles, par Christophe Duhamelle.
      - Entre économie ancienne et économie de marché : le rôle des réseaux de parenté chez les marchands de bois au XVIIIe siècle, par Francine Rolley.
      - Le crible aux louis d'or et le canevas. L'histoire familiale comme représentation, par Rolande Bonnain.
      - Réseaux de parenté et types d'alliance dans la noblesse à l'époque moderne, par Michel Nassiet.
      - Rôle des réseaux de parenté dans l'éducation des mineurs orphelins selon les comptes de tutelles parisiens (XVIIe-XVIIIe siècles), par Sylvie Perrier.
   Varia.
      - La reproduction de la population aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Exemples français et québécois, par Alain Bideau, G. Brunet, B. Desjardins et M. Prost.
      - Famille et population en Chine du XVIe au XVIIIe siècle à la lumière d'un ouvrage récent de Liu Ts'ui-Jung, par Michel Cartier.
      - Detection without Correction : Problems in assessing the quality of English Ecclesiastical and Civil Registration, par Chris Galley, Naomi Williams et Robert Woods.
      - Les métis en Indochine, par Pierre Guillaume.
      - La mobilité d'une grande ville : Strasbourg de 1870 à 1940 (Présentation de l'enquête), par François-Joseph Hahn et Jean-Luc Pinol.
      - De l'importance de l'histoire anthropométrique, par John Komlos.
      - Les statistiques des dispensaires antituberculeux et des hôpitaux au service de l'histoire sociale et de l'épidémiologie de la « peste blanche » fin XIXe-début XXe siècle, par Muriel Neven et Michel Oris.
      - « La cause principale des différences c'est le crime » : Essai d'explication de la surmortalité des enfants illégitimes à La Haye au milieu du XIXe siècle, par Frans van Poppel, Jan Kok et Ellen Kruse.
      - Les prémisses d'une politique de la petite enfance sous le Second Empire : l'Association des femmes en couches de Mulhouse, par Marie-Claude Vitoux.
      - Civilian Health during WWI and the causes of German defeat : a reexamination of the Winter hypothesis, par Hans-Joachin Voth.

25 euros (code de commande : 16282 - vendu).

 

[ART DÉGÉNÉRÉ]. Une exposition sous le IIIe Reich. L'Art dégénéré. Textes de Jean-Michel Palmier, François Aubral, Anthony Rowley, Pierre Vallaud, Jean-Noël von der Weid. Paris, Bertoin, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 157 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, cachet ex-libris à la page de faux-titre, bel exemplaire de ce rare ouvrage.
En quatrième de couverture :
   Le 18 juillet 1937 s'ouvre à Munich une exposition que les nazis appellent « Art dégénéré » et qui figurera un des sommets de la politique hitlérienne en matière d'art et de culture. Cette exposition rassemble les tableaux et les sculptures acquis par les plus grands musées allemands sous la République de Weimar et qui mettent en danger les « valeurs allemandes » telles que les nationaux-socialistes les concevaient.
   Il s'agissait aussi de provoquer une indignation telle que la condamnation serait sans appel et unanime. « Juifs », « bolcheviques », « fous », « provocateurs » et « destructeurs » de tout poil, il fallait les éliminer, eux et leurs prétendues œuvres d'art, pour faire place nette devant l'art allemand du Führer.
   Dans ce combat – un moment inégal parce que la force brute n'était que d'un côté –, de nombreux créateurs perdirent la vie ou la raison parmi leurs toiles détruites et leurs sculptures brisées. Mais, aujourd'hui, ce sont les productions sans souffle des « artistes » nazis qui encombrent les réserves des musées allemands : point n'est besoin de les clouer au pilori à leur tour, elles sont mortes d'elles-mêmes et bien mortes.
   Ce livre donne à voir ce qu'a été cette exposition et sa genèse. Il ne prétend pas être exhaustif : trop d'œuvres ont été détruites, trop sont inaccessibles ; il ouvre une perspective sur un des moments les plus exaltants de l'histoire de ce siècle : la lutte silencieuse et finalement victorieuse de l'art contre le totalitarisme.

90 euros (code de commande : 16254 - vendu).

 

À travers l'histoire nationale. Exposition permanente. Tomes I et II. Bruxelles, Archives Générales du Royaume, 1980 - 1981. Deux volumes in-8° collés, tome I : VII, 288 p., LI planches hors texte, tome II : VI, 283 p., XXXIX planches hors texte, couvertures plastifiées, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Avant-propos du tome I :
   Comme établissement scientifique de l'État, les Archives de l'État « assument des activités de recherche scientifique et des missions de service public liées à ces activités. » Cela signifie qu'elles recueillent, conservent, classent et inventorient des fonds et collections d'archives pour les mettre à la disposition du public, c.-à-d. de « tous les intéressés ». Ceux-ci sont en premier lieu les chercheurs belges et étrangers (étudiants, professeurs, historiens, généalogistes, fonctionnaires, etc.) qui reçoivent les documents en communication dans les salles de lecture de l'établissement et les consultent pour enrichir notre connaissance du passé par la publication d'ouvrages et d'articles ou pour étoffer de données anciennes des dossiers traitant de problèmes ou de situations actuels.
   Mais, si les chercheurs, dont le nombre s'est considérablement accru à la suite de la démocratisation de l'enseignement, ont été les premiers intéressés aux archives, ils ne sont plus les seuls depuis longtemps. En effet, les premières initiatives pour mettre en contact les écoliers et étudiants avec les documents historiques – par l'organisation de visites aux Archives – datent de 1880. Actuellement, les activités éducatives de l'établissement portent également sur la publication d'une série de recueils didactiques et la préparation d'un centre d'études pratiques qui comportera différentes sections consacrées à l'héraldique, la généalogie, la typologie des sources, etc.
   Enfin, depuis cinquante ans, les Archives tentent de promouvoir l'enrichissement culturel du grand public en le mettant en contact direct avec la vie du passé. Ceci est réalisé par l'organisation d'expositions de documents historiques et la collaboration à des expositions organisées par d'autres. Ces collaborations se chiffrent à présent, en moyenne, à soixante annuellement et l'établissement lui-même organise normalement une grande exposition par an. Depuis quelques décennies, les efforts portent également sur la création d'expositions permanentes, là où un local qui s'y prête est à la disposition. Aux Archives de l'État à Namur et à Bruges, de telles expositions rénovées, inaugurées respectivement en 1972 et 1975, sont consacrées à l'histoire du Namurois et de la partie du comté de Flandre correspondant à la province de la Flandre occidentale. D'autres sont prévues ou en cours de préparation à Saint-Hubert, Arlon, Mons et Tournai.
   Il est à noter que, à rencontre d'autres établissements scientifiques, les Archives n'ont jamais reçu aucun personnel pour assurer un service éducatif proprement dit. Toutes les activités éducatives sont effectuées, « en "passant », par les scientifiques et les non scientifiques au détriment de leur travail archivistique et scientifique essentiel et un membre du personnel scientifique les coordonne.
   Le présent catalogue comportant quatre volumes, deux en français et deux en néerlandais, est celui de l'exposition permanente rénovée des Archives générales du Royaume, consacrée à l'histoire nationale. Ce n'est qu'en 1936 que, pour la première fois, un local a pu y être transformé en véritable salle d'exposition permanente où une centaine de pièces, conservées dans le dépôt, furent exposées. Elles étaient destinées en partie à illustrer les cours universitaires des sciences auxiliaires de l'histoire, en partie à donner aux élèves un aperçu chronologique de l'histoire de Belgique. Il n'y avait pas de catalogue. Cette exposition fut démontée en 1958 en vue de la démolition du Palais de Nassau qui abritait les Archives générales et remplacée en 1961 par une nouvelle installée dans la très spacieuse « Maison flamande » à Anderlecht et consacrée à l'histoire nationale. Le catalogue illustré comprenait la description sommaire de 430 documents provenant de toutes les Archives de l'État dans le pays, répartis selon un ordre chronologique en dix-neuf chapitres. Malgré sa situation assez excentrique, cette exposition a rencontré un succès assez satisfaisant de la part des écoles et du public. Des travaux importants devant être exécutés dans la « Maison flamande », elle a été démontée en 1973. L'immeuble même fut cédé en 1976 aux Travaux publics en échange d'un autre sis rue des Minimes à deux pas des Archives générales du Royaume. Entre-temps, la salle d'exposition dans le nouveau bâtiment des Archives générales, rue de Ruysbroeck, était prête à accueillir l'exposition permanente rénovée des Archives générales. Si sa préparation a pris tant d'années, cela est dû au manque de personnel et à la somme de travail qu'a, demandée l'établissement du volumineux catalogue, rédigé en deux langues.
   La nouvelle salle d'exposition n'offrant que la moitié de l'espace disponible dans l'immeuble à Anderlecht, le nombre de documents exposés a dû être réduit de 430 à 200, ce qui n'a pas permis, en ce qui concerne l'Ancien Régime, de suffisamment présenter chaque période, chaque principauté et chaque aspect de l'histoire et de classer à nouveau les documents en chapitres chronologiques. C'est pourquoi ils ont été' rangés simplement en ordre chronologique, un index des matières permettant au visiteur de rapprocher les numéros traitant des matières institutionnelles, économiques, sociales, religieuses, militaires, artistiques, etc. Par contre, pour la période contemporaine, à partir de 1794, les documents ont été groupés par thèmes (tels l'expansion de la Belgique outre-mer, la révolution industrielle, la vie culturelle, etc.), précédés d'une notice introductive. Différents index et listes faciliteront l'utilisation du catalogue.
   Chaque numéro du catalogue comprend une analyse plus ou moins développée du document, un commentaire substantiel replaçant celui-ci dans son contexte historique, et une bibliographie sommaire, quelquefois aussi la traduction et/ou la transcription du document et une illustration. Cette présentation détaillée permettra aux visiteurs, en premier lieu les professeurs, de préparer la visite et évitera ainsi à l'établissement d'imposer à son personnel scientifique par trop peu nombreux la conduite de visites commentées. Les transcriptions, traductions, commentaires et illustrations pourront également contribuer à expliquer en classe les leçons d'histoire.
Avant-propos du tome II :
   Le second tome du Catalogue de l'Exposition permanente est consacré à l'histoire contemporaine de la Belgique depuis 1794.
   La formule de présentation adoptée tend à illustrer ponctuellement les grands problèmes qui se sont posés au pays depuis la deuxième occupation française.
   La centralisation opérée à partir de ce moment, l'unification des territoires de l'espace belge, leur vie sous des institutions identiques, leur développement parallèle sous la pression des forces politiques, économiques et sociales ont permis de scinder en chapitres distincts le déroulement de notre histoire.
La naissance – tout au moins à certains moments privilégiés – d'un sentiment national en opposition avec les particularismes d'Ancien Régime a été le produit de ce nouvel État, monarchie parlementaire qui voit le jour il y a 150 ans.
   Loin de nous la pensée d'évoquer à la fois tous les événements, tous les mouvements de pensée, tous les avatars de la politique, tous les faits économiques et leur retentissement au plan social, la tâche aurait dépassé nos forces et aurait nui à la clarté de l'exposé.
   Chaque chapitre a été coiffé d'une introduction synthétique et ramassée situant le thème envisagé dans une large perspective; elle est accompagnée, le cas échéant, d'un ou plusieurs textes plus détaillés s'attachant plus spécifiquement aux réalités belges et rédigés par divers auteurs.
   Ce travail est le fruit d'une collaboration entre archivistes dont la grande majorité est attachée au département des archives contemporaines aux Archives Générales du Royaume. Chacun a librement exposé le thème dont il traite ; aussi retrouve-t-on, dans les notices, la marque de styles, d'écoles historiques, de sensibilités, d'approches et en définitive, d'optiques différents. Si l'ouvrage y perd en unité, il y gagne par une diversité qui est le reflet même d'un pays qui voue un respect particulier à la liberté d'expression.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 16268*).

 

Le bâtiment. Enquête d'histoire économique XIVe-XIXe siècles. Tome I : Maisons rurales et urbaines dans la France traditionnelle. Paris - La Haye, Mouton, 1971. In-8° broché, 544 p., quelques illustrations hors texte, (collection « École Pratique des Hautes Études - Sorbonne, Sixième Section : Sciences Économiques et Sociales. Centre de de Recherches Historiques - Université de Caen : Centre de Recherches d'Histoire Quantitative - Industrie et Artisanat », n° VI), couverture passée, hommage de l'éditeur au professeur M.-A. Arnould, on joint une carte de Pierre Chaunu.
Table des matières :
   - Le bâtiment dans l'économie traditionnelle, présentation par Pierre Chaunu.
   - Aperçus sur l'industrie française du bâtiment au XIXe siècle, par Gabriel Désert.
   - La maison presbytérale en Normandie. Essai sur le prix de la construction dans les campagnes au XVIIIe siècle, par Pierre Gouhier.
   - Recherches sur la construction et l'entretien des maisons à Cambrai de la fin du XIVe au début du XVIIIe, par Hugues Neveux.
   - La maison rouennaise aux XVIIe et XVIIIe siècles, économie et comportement, par Jean-Pierre Bardet.

30 euros (code de commande : 16283 - vendu).

 

BEAUSSANT (Philippe) — Les plaisirs de Versailles. Théâtre & musique. Avec la collaboration de Patricia Bouchenot-Déchin. Paris, Fayard, 1996. In-8°collé, 543 p., quelques illustrations, (collection « Les Chemins de la Musique »), cachet ex-libris à la page de garde, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Louis XIV aurait-il pris tant de goût pour le petit domaine de Versailles, sans les fêtes mémorables qu'il y organisa lui-même à commencer par Les Plaisirs de l'île enchantée, où Molière et Lully collaborèrent pour la première fois ? Elles sont sans doute à l'origine du profond attachement sentimental qu'il lui manifesta toujours : d'un modeste rendez-vous de chasse, Versailles est ainsi devenu le plus somptueux palais de tous les temps, que la musique et les spectacles n'ont cessé d'animer pendant plus d'un siècle, jour après jour.
   Cette histoire fertile en événements plus brillants et étonnants les uns que les autres nous est contée pour la première fois sous l'angle des spectacles : des fastes et splendeurs louis-quatorziens aux amusements et aux spectacles sans prétention de Marie-Antoinette en passant par les concerts intimes de Marie Leczinska ou les spectacles donnés par Mme de Pompadour dans les petits appartements.
   Où et comment jouait-on ? Qui jouait ? Quels étaient les artisans de ces plaisirs ? Le lecteur ira de surprise en surprise découvrant la diversité des lieux, appartements, galeries, passages, bosquets, escaliers, cours... où, dans une perpétuelle improvisation, on a donné des milliers de représentations musicales et théâtrales, organisé les concerts de la reine (près de cent par an) et où l'on a pu voir Mme de Pompadour sur scène, Madame Henriette jouant de la viole ou Marie-Antoinette pinçant sa harpe. De Louis XIV jouant les ouvreuses aux représentations d'Esther à Marie-Antoinette semant le désordre dans la machinerie bien huilée des spectacles de cour, le spectacle de Versailles est un spectacle à soi seul.
   Nouvelle clef de lecture de Versailles, ce livre, tout en révélant la force qui a uni en ce lieu l'architecture et le spectacle et en démontant les rouages de la vie musicale et théâtrale, se veut une plongée dans la sensibilité, le goût, la manière d'être, de vivre et de sentir de ceux qui en ont été les acteurs.

18 euros (code de commande : 16249).

 

[BIBLE] — La Genese traduite en françois, avec l'explication du sens literal & du sens spirituel : tirée des SS. Peres & des Auteurs ecclesiastiques. Tomes premier et second (complet). Paris [Bruxelles], Roulland [Fricx], 1682. [A Paris, Chez Lambert Roulland, Imprimeur & Libraire ordinaire de la Reyne, dans la ruë S. Jacques, aux Armes de la Reyne. M. DC. LXXXII. Avec approbation.] Deux tomes en un volume in-12 plein veau d'époque, dos à 4 nerfs orné, reliure frottée, tome I : titre avec une vignette gravée, [1 bl.], [94 (préface, tableau chronologique, table, approbations)], 433, [9 (table)] p., tome II : 456 p., bon exemplaire.
   Cette édition de la traduction d'Isaac Louis Le Maistre de Sacy semble avoir été imprimée à Bruxelles sur les presses de Eugène Henri Fricx avec la copie de la marque de P. Le Petit au titre.
Bibliographie :
   - Cioranescu, Bibliographie de la littérature française du dix-septième siècle, n° 42181.
   - Delaveau et Hillard, Bibles imprimées du XVe au XVIIIe siècle conservées à Paris, n° 1758.
   - Mairé et Dupuigrenet-Desroussilles, Contrefaçons des éditions bibliques de Port-Royal, dans Les presses grises, la contrefaçon du livre (XVIe-XIXe siècles), pp. 172-201.

150 euros (code de commande : 16280).

 

BIGWOOD (Georges) — Le régime juridique et économique du commerce de l'argent dans la Belgique du Moyen Âge. Tomes I et II (Annexes et pièces justificatives). Bruxelles, Lamertin - Hayez, 1921 - 1922. Deux parties en un fort in-8° demi-simili brun, 683 et 496 p., tableaux hors texte à déplier, (collection « Académie Royale de Belgique - Classe des Lettres et des Sciences Morales et Politiques - Mémoires - Collection in-8° », deuxième série, tome XIV (1re et 2e parties), ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx, bel exemplaire.
Avant-propos :
   Étudier les conditions juridiques et économiques sous l'empire desquelles s'est exercé le commerce de l'argent dans la Belgique du Moyen Âge, c'est avant, tout rechercher comment se sont produites d'une part la demande, de l'autre l'offre de l'argent. Sans ces deux éléments, le marché de l'argent et, par suite, le commerce de ce dernier ne pouvaient se constituer.
   Le numéraire a existé dans nos provinces dès avant la conquête romaine, et les travaux d'histoire numismatique nous montrent que si, à de certaines périodes, le numéraire a été rare et sa circulation restreinte, il n'a cependant plus jamais disparu. Il ne s'ensuit pas qu'il y eut toujours en Belgique un commerce d'argent avec tout ce que cette notion comporte.
   D'un autre côté, de bonne heure, nous voyons des richesses et des valeurs se constituer et s'accumuler en quelques mains. Mais ce sont des richesses immobilières et des valeurs foncières. Les monastères et les églises s'enrichissent et deviennent de puissants propriétaires fonciers. De plus, une notable partie du numéraire en circulation afflue vers eux par la perception de multiples redevances, notamment de la dîme, par la vente des produits de leurs propriétés et par les donations. On sait quel emploi ils faisaient des fonds ainsi mis à leur disposition. Les phénomènes que révèle cette activité économique sont certes fort intéressants et constituent des opérations de crédit, mais on ne peut dire qu'à cause d'eux il y ait déjà un commerce de l'argent.
   Celui-ci n'apparaît qu'avec le développement du grand commerce, c'est-à-dire du commerce international. Encore n'existe-t-il à vrai dire que lorsque ce commerce s'est complètement organisé.
   Pour nos régions, le milieu du XIIIe siècle est le moment où il en est ainsi. À cette époque, la politique des princes, le développement des villes créent des besoins pressants que les ressources privées des uns et des autres ne peuvent toujours satisfaire. La demande naît ainsi quand l'offre se trouve précisément prête à la satisfaire.
   Sans entrer dans les détails, qui trouveront mieux leur place soit au cours de ce travail, soit à la fin, disons simplement ici que nous avons cru devoir étudier la demande d'argent, non point d'une façon schématique et théorique, mais, au contraire, d'une façon analytique; nous avons passé en revue les divers groupes sociaux qui, en fait, ont eu recours au crédit, et pour chacun d'eux nous avons recherché à qui ils s'étaient adressés pour l'obtenir. Cette façon de procéder a sans doute certains inconvénients, notamment d'allonger le travail et de créer une certaine monotonie, mais il a l'avantage sérieux, à nos yeux, de mieux préciser les choses, de fournir des données en quelque sorte statistiques ; la minime importance de certaines opérations est aussi instructive que l'ampleur relative d'une antre. Il va de soi que nous n'avons nullement la prétention d'avoir épuisé toutes les opérations du genre de celles qui forment l'objet de la première partie de ce travail.
   Après avoir parcouru ainsi le champ de la demande, il fallait étudier les ressources que présentait l'offre. Les capitaux en numéraire qui furent mis à la disposition de ceux qui les sollicitaient provenaient naturellement de diverses sources, mais l'objet même de cette étude nous a fait concentrer toute notre attention sur les seuls professionnels ; nous entendons par là ceux qui habituellement employaient les valeurs en leur possession à les faire fructifier : ils le faisaient indifféremment par les voies du commerce de marchandises ou celles du commerce de l'argent proprement dit. Pendant longtemps, en Belgique, comme ailleurs, ces professionnels sont essentiellement les Italiens. C'est à analyser les divers groupes qu'ils ont constitués et à préciser leurs statuts juridique et économique qu'est consacrée presque exclusivement la deuxième partie de ce travail.
   Il ne suffît pas de connaître l'intensité de la demande et les possibilités de l'offre pour avoir une solution au problème que nous avons étudié : il faut encore rechercher comment ce commerce de l'argent s'était organisé et par quelles opérations il se réalisait. C'est l'objet de la troisième partie du mémoire. Alors que les deux premières sont analytiques, celle-ci est, au contraire, constructive et synthétique.
   Nous avons limité notre champ d'observations dans le temps et dans l'espace.
   Dans le temps, nous n'avons pas cru devoir dépasser la fin du XVe siècle. Dès le dernier quart du XVe siècle, les conditions générales politiques et économiques du pays se modifient. On est à l'aurore d'une période nouvelle, fort bien étudiée du reste.
   Dans l'espace, nous n'avons pu, faute de temps, aborder l'étude des provinces septentrionales ; par contre nous n'avons pas hésité à comprendre dans nos recherches certaines régions qui, soit déjà alors, soit depuis lors, ne font pas partie de la Belgique proprement dite : nous estimons qu'en matière économique les phénomènes débordent les frontières politiques et que celles-ci ne doivent pas constituer des limites infranchissables.
   Le sujet de ce travail n'a fait l'objet que de rares études de détails. Aussi la bibliographie qu'il comporte est peu importante. On constatera cependant que certaines études présentent, en raccourci, des vues fort exactes. Nous citerons spécialement à cet égard les deux travaux de M. J. Laenen.
   Nous étant rendu compte de cet état particulier de la question traitée, nous avons abordé immédiatement le travail de dépouillement des sources, travail effectué aux dépôts mêmes d'archives, mais aidé par les inventaires déjà imprimés, et complété par le dépouillement des principales collections documentaires éditées en Belgique. C'est dire que nécessairement il y a des documents d'archives qui nous ont échappé et des publications locales ou monographiques que nous n'avons pu dépouiller.
   Tel qu'il est le travail, pour répondre, croyons-nous, aux conditions du concours, n'a cependant pas un caractère définitif. Il ne pourrait l'acquérir que si des travaux préparatoires avaient au préalable élucide maints problèmes et apporté les matériaux à pied d'œuvre. Au premier rang de ces. travaux figure la publication des comptes communaux encore inédits et les recettes générales des principautés, tout au moins des plus anciens de chaque série. Seuls de pareils travaux permettront de chiffrer l'importance absolue et relative des diverses sources de revenus urbains ou princiers, ainsi que de déterminer les opérations financières des pouvoirs publics et, par suite, le rôle du crédit public, dont l'influence sur le commerce de l'argent a été prépondérante.

150 euros (code de commande : 16267 - vendu).

 

BOULET (Marc) — Dans la peau d'un chinois. Paris, Bernard Barrault, 1989. In-4° broché, 188 p., nombreuses reproductions photographiques en couleurs, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   
Seul entre 1981 et 1986 puis avec sa femme, une jeune Pékinoise qu'il a épousée en Chine, il a sillonné le pays sous de fausses identités, déguisé en Chinois.
   Il est devenu Chinois. Il nous révèle sans exotisme la Chine et son peuple au quotidien. Nous décrit Pékin, son mariage, sa belle-famille, son travail, son logement et la vie qu'il y mène. Nous promène dans le Xinjiang où se cultive et se fabrique le hachisch. Nous entraîne dans les discothèques et les bordels des villes et des campagnes. Nous raconte la terrible campagne contre la criminalité au cours de laquelle 10 000 personnes ont été exécutées et 1700 000 emprisonnées et rééduquées. Nous fait partager l'intimité de Zhang Qiang, la star du rock chinois qui vend plus que Michael Jackson et vit dans un taudis. Nous fait découvrir les plus belles filles de Chine à Suzhou. Nous introduit chez les milliardaires de Wenzhou. Nous conduit au Tibet dans un convoi militaire...

25 euros (code de commande : 16244).

 

BOULET (Marc) Le ventre de la Chine. Paris, Barrault, 1990. In-4° broché, 189 p., nombreuses reproductions photographiques en couleurs, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   
Marc Boulet est l'auteur du livre Dans la peau d'un Chinois. Il est reparti en Chine avec sa femme pékinoise pour y vivre de nouvelles aventures, gastronomiques cette fois, et dans la peau d'un Français.
   De ce nouveau séjour d'un an, il ramène un ouvrage étrange où à travers la cuisine, il continue de découvrir la vie quotidienne des Chinois et approfondit sa connaissance du pays.
   Il parcourt des milliers de kilomètres en train, en car, en bateau, et goûte toutes les spécialités régionales. Il devient le cuisinier de ses beaux-parents chinois. Il nous entraîne dans la jungle à la recherche du plus vieux théier du monde. Nous promène dans les célèbres distilleries du Guizhou et dans un grand marché de Canton. On y achète du porc, du poulet, du poisson, mais aussi du chat, du chien, du serpent, ou encore des scarabées, des vers. Il nous fait rencontrer le cuisinier personnel de Mao Zedong. Nous initie à la nourriture aphrodisiaque. Nous invite surtout à partager les repas quotidiens de sa famille pékinoise. Il nous fait découvrir la véritable cuisine chinoise... de Chine. Celle du peuple, extrêmement rustique et grasse, aux antipodes de la cuisine de restaurant, raffinée, consommée par les cadres et les étrangers.
   Marc Boulet se trouvait en Chine durant les événements du « Printemps de Pékin » 1989. Il raconte au jour le jour comment ils furent vécus à la table locale. Il décrit la grève de la faim des étudiants lors de la visite de Gorbatchev à Pékin. Puis, suite au massacre du 4 juin 1989, l'anorexie générale et les problèmes de ravitaillement dans le quartier où il habite à deux cents mètres des abords de la place Tiananmen, chez ses beaux-parents ouvriers.

25 euros (code de commande : 16245).

 

BREUER (Jacques) — La Belgique romaine. Nouveau tirage revu et accompagné d'une carte. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1966. In-8° broché, 126 p., une carte hors texte à déplier, (collection « Notre Passé »), bel exemplaire.
Introduction :
   Tout ouvrage révèle un peu de l'intimité de son auteur : ce petit livre paraîtra en retard et sera très inégal. Je crains même qu'il ne soit bien au-dessous de ce qu'on attend et je m'en excuse sans trop espérer de pardon.
   Que dirait à son public un conservateur de Musée, près de la porte de galeries dont on cherche en vain la clef, ou devant des vitrines vidées de leurs collections ? Que peut faire d'utile l'archéologue qui n'étale pas un choix d'illustrations montrant ce dont il parle, sites, monuments ou objets ? Je me le suis demandé en commençant d'écrire, comme je me le reproche un peu, à l'heure où je rédige, après coup et d'un cœur contrit, cette petite introduction !
   Car il est plus facile de montrer et de commenter des objets ou leurs images, à l'intention d'un public : une partie vous prêtera quelque attention selon le moment ; le reste regardera tel monument à son goût quand vous parlerez d'un autre, critiquera la disposition des lieux ou des objets, la rédaction des étiquettes, se livrera à mille autres distractions encore.
   Mais lire une conférence – ou la suivre – tandis que la, lanterne magique demeure rétive !...
   Le présent volume n'est donc qu'une introduction, un peu longue, qui servira, si l'on en laisse tomber beaucoup, à renforcer la « culture générale ». Ceux qui, par la suite, visiteront une collection ou quelques sites d'époque romaine s'en souviendront peut-être et chercheront parmi les ouvrages cités dans mes dernières pages, un volume qui les documente mieux que le mien. On s'accordera avec mot pour souhaiter qu'alors cette bibliographie sommaire n'ait pas trop vieilli.
   J'ai tenté de grouper l'essentiel de nos connaissances tout en ouvrant, ça et là, des aperçus très brefs sur les moyens d'investigation et sur la méthode.
   Résumer ce que les textes nous apprennent de positif sur un territoire limité comme le nôtre ; parcourir le pays pour y retrouver les traces de Rome ; visiter, en. pensée, ou dans certaines collections, les débris recueillis par les fouilleurs, et en tirer quelque enseignement ; assister enfin à la chute de la puissance romaine et faire la balance de ce qui fut perdu, de ce qui est encore latent ou même toujours vivace, tel était le but. Si mes lecteurs viennent un jour sur le terrain ou dans un musée, pour mieux voir ce dont je parle ici, ce but sera atteint.

10 euros (code de commande : 16274).

 

BUCHANAN (Keith), FITZGERALD (Charles P.) et RONAN (Colin A.) — Chine éternelle. Le passé et le présent. Traduit et adapté par Dominique Versini, Élisabeth de Lavigne, Paul Alexandre et Michel Orcel. Paris, Nathan, 1981. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 519 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Sur la jaquette :
   Un immense territoire de 9 736 000 km² et d'un milliard d'habitants bientôt, mais un pays encore sous-développé : la Chine.
   Qu'a-t-elle été, qui est-elle, où va-t-elle ?
   K. Buchanan, Ch. P. FitzGerald, et C.A. Ronan répondent à ces questions et montrent la richesse de ce pays qui s'ouvre peu à peu à l'Occident. Dans les différentes parties de ce livre, ils révèlent par un texte documenté et d'étonnantes photographies :
      - les clés pour comprendre la Chine ancienne et moderne (En Chine),
      - les visages et le peuple chinois, la culture, les traditions (Terre et Peuple, et Histoire et Culture),
      - l'adaptation au monde d'aujourd'hui, la pensée et les inventions scientifiques depuis la boussole et la poudre (Le chemin de la science)...
   Des tableaux, une bibliographie, une chronologie, un répertoire des artistes et savants cités viennent à l'appui.
   Chine Éternelle permet ainsi d'imaginer l'avenir de la Chine, avenir étroitement lié au nôtre.

35 euros (code de commande : 16247).

 

COLINET (Paul) — La manivelle du château. S.l., George Houyoux, 1954. In-8° broché, 79 p., (collection « La Tarasque »), ex-libris effacé à la page de titre, bel exemplaire.

15 euros (code de commande : 16285).

 

COMMINGES (Comte Aimery de) Les races chevalines françaises & anglaises. Saumur, J.-B. Robert, [1913]. In-8° pleine percaline verte, couverture conservée (atelier de reliure E. Hotat et Fils, à Schaerbeek), 322 p., 24 planches hors texte, bel exemplaire.
Table des matières :
   Première partie : Les chevaux français.
      Avant-propos.
      Chapitre I : Généralités.
      Chapitre II : Le pur sang anglais en France.
      Chapitre III : Le pur sang arabe.
      Chapitre IV : Le pur sang anglo-arabe.
      Chapitre V : Le demi-sang anglo-arabe.
      Chapitre VI : Le demi-sang anglo-normand.
      Chapitre VII : Le demi-sang en Normandie.
      Chapitre VIII : Les demi-sang du Centre (Saône-et-Loire, le Charolais, l'Allier, le Nièvre, l'Ain, le Berry).
      Chapitre IX : Les demi-sang vendéens et charentais.
      Chapitre X : Le demi-sang du Nord et de l'Est.
      Chapitre XI : Les demi-sang bretons (Postiers et demi-sang galopeurs).
      Chapitre XII : Le demi-sang galopeur français - L'issu de pur sang, cheval de selle.
      Chapitre XIII : Les poneys français.
      Chapitre XIV : Le cheval barbe algérien.
      Chapitre XV : Les races de trait françaises - Généralités.
      Chapitre XVI : Le trait breton.
      Chapitre XVII : Les percherons.
      Chapitre XVIII : Le boulonais.
      Chapitre XIX : L'ardennais.
      Chapitre XX : Le trait nivernais.
   Deuxième partie : Les races chevalines en Angleterre.
      Chapitre I : Le cheval en Angleterre - Généralités.
      Chapitre II : Le Hackney du Norfolk ou trotteur anglais.
      Chapitre III : Les hunters irlandais et anglais.
      Chapitre IV : Les carrossiers anglais.
      Chapitre V : Les poneys anglais.
      Chapitre VI : Les chevaux de trait anglais.

100 euros (code de commande : 16240).

 

Contributions à l'histoire économique et sociale. Tome V - 1968-1969. Bruxelles, Université Libre de Bruxelles - Institut de Sociologie, 1970. In-8° broché, 211 p., illustrations hors texte, tableaux à déplier, (collection « Centre d'Histoire Économique et Sociale »).
Table des matières :
   À propos de la distinction échevins-jurés : les institutions de Soignies aux XIIe-XIIIe siècles, par J. Nazet.
   - Une tentative de monopole d'état sous Marie-Thérèse : la raffinerie de sel d'Ostende, 1756-1770, par Evelyne Ramlot-Stilmant.
   - Les canaux de la Sambre au XIXe siècle. Problèmes posés par la réduction des péa-ges sur cette ligne en 1840, par Hubert Galle.
   Réflexions sur l'utilisation des sources cadastrales et notariales. Un exemple : ventes de terrains à Bruxelles en 1865, par André-Claude Deruelle.
   - Éléments de dialectique dans la pensée de Pierre Le Pesant de Boisguillebert, par Jacques Nagels.

15 euros (code de commande : 16263).

 

DE GRUNNE (comte François) et DEWINTER (A.) — Les Dragons de Latour. Bruxelles, Mertens, [1913]. In-8° sous une très modeste reliure de demi-toile noire, 134 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « Publications de la Vie Militaire »), exemplaire un peu défraîchi, rare
Table des matières :
   Avant-propos.
   Chapitre I : La période nationale.
      I. Origine et premiers exploits des dragons des Pays-Bas.
      II. La guerre de Sept-Ans (bataille de Kollin - bataille d'Hochkirch - fin de la guerre de Sept-Ans - guerre de succession de Bavière).
      III. La révolution brabançonne.
      IV. Guerres contre la République française (campagnes de 1792 à 1800).
      V. Traité de Lunéville.
   Chapitre II : La période bannissement.
      I. Campagne de 1805.
      II. Campagne de 1809.
      III. Campagnes de 1813, 1814, 1815.
   Chapitre III : Les héritiers des dragons wallons.
   Épilogue.

40 euros (code de commande : 16281).

 

DESHOULIÈRES (F.) Éléments datés de l'art roman en France. Évolution du style. Paris, Les Éditions d'Art et d'Histoire, 1936. In-4° broché, 71 p., illustrations, XXXII planches hors texte, (collection « Architecture et Arts Décoratifs »), bel exemplaire.
Introduction :
   Il est malaisé de présenter les éléments datés de l'art roman en France, en les étudiant depuis la naissance de leurs formes jusqu'à leur déclin. Plusieurs raisons s'y opposent. Tout d'abord, la difficulté de préciser le point de départ et le point extrême de la période romane. Devant quel édifice doit-on s'arrêter dès l'abord initial ? L'art roman n'est-il pas né de l'assemblage plus ou moins complet de différentes formules parues en des temps très lointains et dans des pays très divers ? La Renaissance carolingienne, qui a été une période brillante, n'a-t-elle pas utilisé – son nom l'indique – des éléments antérieurs qui se retrouveront dans l'art roman, ce qui condamne l'expression « premier art roman », moins exacte que celle d'« art préroman », elle-même encore très vague ?
   D'autre part, l'art gothique était florissant depuis de longues années, alors que beaucoup de formules romanes n'étaient pas encore évanouies : la cathédrale de Sens terminée dans son gros œuvre vers 1164, est certes un édifice gothique, et cependant ses tribunes, ses bas-côtés sectionnés par des doubleaux en plein cintre, ses absidioles en cul-de-four, son déambulatoire éclairé par des fenêtres ouvertes dans des arcs fourrés et encadrées de colonnettes aux chapiteaux garnis de monstres et d'animaux affrontés, sa corniche décorée de billettes, sont parfaitement romans. La cathédrale de Saint-Dié, commencée après 1155, est romane malgré ses voûtes d'ogives. De tels exemples sont nombreux.
   Une autre difficulté est d'appliquer aux monuments les dates que fournissent les textes, assez nombreux pour les églises de l'onzième siècle, beaucoup moins pour celles du XIIe. S'agit-il de la date de la pose de la première pierre, de la simple dédicace d'un autel provisoire, de la consécration qui a suivi l'achèvement à un intervalle plus ou moins long ? Aussi nous contenterons-nous de donner à l'édifice décrit une date moyenne.
   Il nous faut en effet, avant d'étudier séparément chacun des éléments architecturaux, présenter dans leur ensemble des églises-types, suffisamment datées, car il convient de faire l'analyse avant d'établir la synthèse.
   Dans un ouvrage précédent (Au début de l'Art roman. Les églises de l'XIe siècle en France), nous avons déjà étudié un certain nombre d'églises appartenant à l'onzième siècle. Nous ne reviendrons sur celles-là que brièvement afin d'en signaler les caractères essentiels, ou pour compléter une étude que des découvertes nouvelles ont pu fortifier, et nous nous contenterons, quant au surplus, de renvoyer à ce livre. Nous devrons nous étendre davantage sur d'autres monuments, particulièrement sur ceux de la fin de l'onzième siècle et ceux du XIIe qui n'ont pas donné matière à notre étude et qui, analysés par d'autres, ne l'ont été que d'un point de vue étranger à notre argumentation. Ne faudra-t-il donc pas être surpris de la variété du cadre de nos analyses.
   Ainsi, cependant, espérons-nous pouvoir dégager l'aspect théorique des églises romanes et suivre la marche de l'architecture durant la période de sa meilleure floraison.

35 euros (code de commande : 16258 - vendu).

 

DU PEUTY (Capitaine Paul-Fernand)Nos courses. Paris - Nancy, Berger Levrault, 1912. In-8° demi-percaline bordeaux (atelier de reliure E. Hotat et Fils, à Schaerbeek), 45 p., ex-libris manuscrit du capitaine Leclercq à la page de faux-titre, bel exemplaire.
Avertissement :
   La plupart des officiers ou gentlemen, qui commencent à s'occuper de courses, ignorent presque tout de ce qu'il est peut-être ambitieux d'en appeler la technique.
   Ce n'est certes pas dans les livres qu'il faut apprendre à monter à cheval, surtout en courses. Cependant, n'y aurait-il pas intérêt, économie de temps et de tâtonnements, à chercher à compenser par un peu d'étude et de réflexion le gros avantage qu'ont sur nous les professionnels « nourris dans le sérail » et imprégnés de traditions que vient augmenter leur acquit personnel ?
   Il me semble que, dans une telle étude, deux erreurs sont à éviter :
   - D'une part, transporter tout faits, dans une branche d'équitation très spéciale, des principes que ne confirme plus l'expérience, et maintenir sans discussion la doctrine qui en découle, les procédés qui en sont les moyens d'exécution.
   - D'autre part, singer inconsidérément jockeys et entraîneurs en faisant table rase de notre passé et des connaissances équestres déjà acquises qui nous seront d'un précieux emploi.
   C'est donc en cavaliers, sans idées préconçues, que nous nous mettrons au travail.

40 euros (code de commande : 16243).

 

ERRERA (Isabelle) Musées Royaux du Cinquantenaire. Catalogue d'étoffes anciennes et moderne. Décrites par Madame Isabelle Errera. Troisième édition ornée de 1000 photogravures exécutées d'après les clichés originaux. Bruxelles, Vromant & C - Lamertin, 1927. In-4° sous reliure de toile imprimée d'éditeur, 420 p., nombreuses illustrations, exemplaire en très bel état.
Préface :
   La Collection d'Anciennes Étoffes des Musées royaux du Cinquantenaire, dont le Gouvernement belge nous a chargée de rééditer le catalogue, a été formée surtout par des dons et en faible partie par le Musée lui-même. Notre texte renseigne le lecteur à ce sujet.
   Le présent volume comprend seulement quelques morceaux de tissus égyptiens (coptes) afin que l'histoire des tissus soit complète ; les autres étoffes de cette provenance sont renseignées dans un travail spécial.
   La collection a été continuée jusqu'à notre époque par un petit nombre de pièces des XIXe et XXe siècles.
   Les numéros de l'édition précédente ont été maintenus, malgré certaines modifications opérées dans les attributions d'époques. On trouve donc quelques interversions dans l'ordre chronologique.
   Les pièces qui ne figurent pas au Catalogue de 1907 sont intercalées auprès des spécimens les plus analogues et portent le même numéro avec, pour les distinguer, une lettre en indice.
   Nous avons précisé autant que nous l'avons pu les dates et les provenances ; parfois nous avons rappelé le sens de certains symboles.
   Au lieu d'une description confuse par la multiplicité des détails et pourtant insuffisante, chaque notice est accompagnée d'une photogravure que complète l'indication des couleurs et des matières employées ; on peut ainsi se rendre compte du style des étoffes, sans se perdre dans le dédale de la terminologie technique, encore bien incertaine.
   Dans la table des matières, au contraire, les principaux motifs décoratifs, les caractéristiques des différents dessins sont indiqués sous leurs dénominations les plus usuelles ; cette table reprend donc à la fois le texte et les illustrations.
   Un index des publications citées termine le volume.

100 euros (code de commande : 16284).

 

FILLIS (James)Journal de dressage. Paris, Flammarion, 1903. In-8° sous demi-basane à coins, dos lisse sobrement orné de roulettes et de filets dorés, XXVIII, 405 p., 28 planches hors texte, bon exemplaire.
Extrait de la préface :
   Dans la littérature équestre, ce livre est une nouveauté. Tous ceux qui ont écrit sur l'équitation se sont naturellement donné pour tâche de dégager les principes généraux que leur a pu fournir une pratique plus ou moins raisonnée. Ils ont conseillé d'appliquer des formules, et bien qu'il ne soit certainement pas aisé de déterminer les axiomes rationnels qui doivent régler les rapports du cheval avec son cavalier, tous ceux qui se sont approchés d'un cheval, le livre à la main, peuvent témoigner combien il est plus difficile encore d'appliquer des règles générales au formalisme desquelles la bête tout au moins ne se prête pas de bonne grâce.
   Supposons le principe impeccable. Imaginons que l'homme s'attache moins à la lettre qu'à l'esprit qui vivifie. Admettons que de son cerveau l'idée ait passé, pour ainsi dire, dans ses mains, dans ses jambes, et que son action, rigoureusement mesurée, s'adapte d'une façon parfaite au tempérament, aux qualités comme aux défauts de conformation, à la personnalité de sa monture. Je ne crains pas de dire que ces conditions seront bien rarement remplies. Et le fussent-elles, en face de quelles difficultés imprévues va-t-on se trouver soudainement lorsque s'engagera entre le quadrupède et le bipède ce que je pourrais appeler « la conversation » du dressage.
   Le cheval ne sait pas ce qu'on veut lui demander, et même si le cavalier le sait avec une peu commune précision, encore faut-il que l'idée puisse passer de sa tête, de ses mains, de ses jambes, dans tous les réflexes de son interlocuteur. Pour cela, il importe de bien comprendre qu'aussitôt l'entretien engagé entre le dresseur et l'animal à dresser, le premier mouvement de la bête ignorante est de proposer des objections à tout ce qu'on sollicite de sa bonne volonté. Le cavalier dit : « Veux-tu ? » Et, quoi qu'on ait demandé, le cheval, de premier élan, répond : « Je ne veux pas. »
   La question doit être toujours délicatement mesurée. Mais la réponse ne se renferme point toujours dans des limites raisonnables. La colère, la violence, la brutalité poussée jusqu'à l'extrême, se présentent d'abord à l'esprit très borné du cheval, comme le meilleur moyen de se débarrasser d'un gêneur. Les mauvais commencent par là et s'entêtent dans la malice pour un temps plus ou moins long. Les plus doux finissent, sous la persévérance de la contrainte, par en arriver tôt ou tard à l'exaspération, et tant qu'après les victoires partielles du dresseur, le cheval n'a pas livré la suprême bataille où il doit rencontrer la défaite suprême, on ne peut pas dire qu'il soit dressé, car à la première chance immanquablement il tentera d'échapper à l'action qui ne l'a jusqu'alors qu'imparfaitement dominé.
   Le maître dit : Demandez telle chose au cheval, de telle façon qui consiste à le mettre dans la nécessité de l'obéissance, et vous obtiendrez le résultat attendu. Le maître dit vrai et le maître dit faux, selon le point de vue. Il dira faux, pour vous, si vous attendez que votre première tentative produise mécaniquement la concession première, ou si vos sollicitations successives l'ayant produite une fois, dix fois, cent fois, vous comptez qu'elle doive la produire toujours, sans que jamais n'arrive la résistance. Il dira vrai si vous comprenez que les rapports du dresseur et de son élève sont d'un organisme vivant à un autre organisme vivant, et que toute demande venue de vous se heurte nécessairement à des dispositions variables selon l'humeur du jour, les dispositions résultant de la conformation, des aptitudes de l'individu, de son caractère froid ou généreux, doux ou méchant, du progrès des assouplissements, du degré de l'éducation.

150 euros (code de commande : 16242 - vendu).

 

GIRY (A.) — Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes - Chronologie technique - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes - Les chancelleries - Les actes privés. Paris, Hachette, 1894. [Paris, Librairie Hachette et Cie, 79, boulevard Saint-germain, 79. 1894.] In-8° pleine toile verte, XVI, 944 p., couverture plastifiée, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Avertissement :
   En composant l'ouvrage que je présente aujourd'hui au public, j'ai voulu à la fois initier les commençants à l'étude de l'ensemble des sources de l'histoire désignées sous le nom de documents diplomatiques et servir de guide aux historiens. L'expérience apprendra dans quelle mesure j'ai réussi à atteindre le but que je m'étais proposé.
   Il importe assez peu de savoir ce qu'un travail de ce genre a pu coûter de temps et de labeur; mais il est moins inutile peut-être de dire que ce livre est pour une bonne part le fruit d'une enquête personnelle, poursuivie avec persévérance dans les archives et les collections de toutes les régions de la France et des pays voisins. Tout en profitant, comme il convenait, des travaux de mes devanciers et des résultats acquis par la critique depuis plus de trois siècles, j'ai voulu, dans la mesure du possible, vivifier la science par des recherches nouvelles et donner à mon travail la valeur qui peut seule résulter du contact immédiat des documents et de l'observation directe. J'ai fait effort pour m'affranchir ainsi d'erreurs traditionnelles, qui s'exagèrent et encombrent la science en se transmettant sur la seule foi des autorités.
   Dans le vaste domaine des études diplomatiques, il existe des cantons depuis longtemps défrichés où les travailleurs ne cessent d'affluer, tandis que d'autres forment encore comme d'immenses réserves à peine explorées. Au risque de m'égarer, j'ai tenté d'y pousser des reconnaissances et d'y frayer quelques sentiers. Si ces premiers jalonnements pouvaient engager quelques chercheurs dans ces voies nouvelles, j'ai confiance qu'on ne blâmerait pas ma témérité. Je ne me dissimule d'ailleurs ni les lacunes de mon œuvre, ni les imperfections d'un plan et de classifications qui m'ont entraîné à des redites; j'avoue du reste n'avoir point trop cherché à éviter celles-ci lorsqu'elles m'ont paru contribuer à la clarté.
   En vue d'être utile à tous ceux qui peuvent avoir à se servir des chartes, j'ai cru nécessaire de ne négliger aucun de leurs multiples aspects et d'appeler l'attention, ne fût-ce que par quelques remarques, sur les principales variétés des documents que les archives nous ont conservés. Je n'ai pas hésité à franchir nos frontières, mais je dois déclarer que le point de vue auquel je me suis placé a toujours été l'histoire de la France. Fondé sur les documents de nos archives françaises, ce livre s'adresse donc avant tout aux travailleurs qui veulent étudier les sources de l'histoire de notre pays. Ainsi s'explique l'apparente disproportion, dont on pourrait s'étonner, dans la part faite aux diverses catégories de documents.
   La bibliographie a été l'une de mes principales préoccupations. Je ne l'ai point limitée aux travaux de diplomatique et j'y ai fait une large place aux ouvrages étrangers à cette science, mais susceptibles de servira élucider les problèmes de tous genres que soulève l'étude des chartes. Je n'ai point eu la vaine prétention d'être complet ; j'ai éliminé sans hésitation les livres surannés ou inutiles pour indiquer seulement ceux dont il m'a paru qu'on pouvait tirer profit, et de préférence les plus récents et les mieux informés; je n'ai pas craint, le cas échéant, de donner mon appréciation, ni surtout d'indiquer le genre d'utilité qu'on pouvait attendre des ouvrages cités.
   Un travail qui met en œuvre des documents en grand nombre, dispersés un peu partout, et qui touche à une foule de questions diverses, ne pouvait s'effectuer sans que l'auteur eût recours au savoir et à l'obligeance de beaucoup de savants. Cette collaboration ne m'a pas fait défaut, et j'ai mentionné en leur lieu les communications dont je lui suis redevable. J'ai voulu, de plus, assurer à certaines parties de mon œuvre le contrôle d'une critique particulièrement compétente ; c'est ainsi que mes excellents amis et confrères, MM. Antoine Thomas et Charles Bémont, ont bien voulu lire, l'un les chapitres qui touchent à des questions de philologie romane, l'autre tout ce qui concerne l'Angleterre ; et que M. Callandreau, astronome à l'Observatoire de Paris, a pris la peine de revoir la partie relative à la chronologie technique ; je dois à leur science des remarques et des conseils que j'ai cherché de mon mieux à mettre à profit. Enfin j'ai prié plusieurs amis et confrères, français et étrangers, de relire la plupart des épreuves de ce volume et de me communiquer leurs observations ; je dois, de ce chef, des remerciements particuliers à MM. H. Lemonnier, M. Prou et L. Will. Mais entre ceux auxquels je me plais à exprimer ici ma reconnaissance, celui de tous à la science et à l'amitié duquel j'ai le plus souvent fait appel n'est plus là pour en recevoir le témoignage. La mort de Julien Havet est pour nos études, dont il était l'honneur, un deuil dont je ressens tout particulièrement la tristesse. Il n'y a guère, dans ce volume, de résultats que je n'aie soumis à l'épreuve de sa critique ; il n'y a point de pages que j'aie écrites sans songer à lui et sans chercher à prévoir le jugement qu'il en pourrait porter. Au moment de me séparer d'un ouvrage dont nous avons si souvent discuté ensemble le plan et les détails, qu'on me permette de le placer, tout imparfait qu'il soit, sous le patronage de sa mémoire.

80 euros (code de commande : 16271).

 

GRANT (Michael) — Éros à Pompéi. Le cabinet secret du Musée de Naples. Photographies d'Antonia Mulas. Analyse critique de Antonio De Simone et Maria Teresa Merella. Traduit de l'italien par Marthe Gauthier. Paris, Laffont, 1975. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 171 p., très nombreuses illustrations en couleurs, ex-libris à la page de faux-titre et décharges d'adhésif sur les plats et les gardes.
En quatrième de couverture :
   Le 24 août 79, Pompéi meurt, étouffée vive sous les cendres du Vésuve. Et nous redécouvrons, après deux mille ans, tout l'environnement et la vie quotidienne d'une ville antique : ses rues, ses maisons, ses luxueuses « villas », ses temples et ses lupanars resurgissent ainsi, presque intacts, images vivantes d'une civilisation.
   Et pourtant, un des aspects les plus curieux de cette résurrection a longtemps échappé au public. Ville placée sous la protection particulière de Vénus, ville où existaient, comme alors dans tout l'Empire, des cultes à mystères, Pompéi recelait des trésors où s'exprimait toute une tradition d'épicurisme insouciant, et où se prolongeait un courant d'érotisme et de sensualité qui était une des réalités du monde antique.
   Cet érotisme trouvait partout sa place, librement, naturellement, sur les murs des villas les plus opulentes, comme dans les plus misérables tavernes, ou même au coin des rues... Dégagés au cours de fouilles successives, des centaines d'objets dormirent aussi longtemps dans une « collection secrète » du musée de Naples.
   Les voici aujourd'hui tirés de l'ombre. Et ce livre a le mérite de les présenter en les insérant dans le contexte de la ville où ils ont été découverts. Voici donc Éros à Pompéi. Images suggestives d'une vie quotidienne placée avec franchise – et même avec humour – sous le signe de la sexualité. Tel phallus n'est autre qu'une protection contre le mauvais œil. Un miroir, une lampe, un bassin, une fontaine s'ornent de scènes érotiques. Les murs se couvrent de peintures enlevées, gracieuses, joyeuses. Les satyres, les nains, les bouffons, Hermès et Priape eux-mêmes se prêtent à d'infimes variations sur le sexe, et sur le bonheur de vivre...
   Accompagnés d'une analyse scientifique précise, reproduits en de splendides photographies, ces objets retrouvés font de cet ouvrage beaucoup plus qu'un simple catalogue. Éros à Pompéi nous propose en fait de précieuses retrouvailles avec un moment privilégié de notre civilisation.

25 euros (code de commande : 16256).

 

GUERRAND (Roger-Henri) — Les lieux. Histoire des commodités. Paris, La Découverte, 1985. In-8° collé, 206 p., quelques illustrations, cachet ex-libris à la page de faux-titre.
En quatrième de couverture :
   Les vécés n'ont pas toujours été fermés de l'intérieur, preuve en est cette histoire des lieux d'aisances, du Moyen Âge à nos jours, que raconte avec humour et sérieux Roger-Henri Guerrand. Avant de devenir un sujet tabou, un interdit social imposé par l'hypocrite morale bourgeoise du XIXe siècle, les « besoins naturels » pouvaient se satisfaire sans honte ni fausse pudeur. L'étron fut un sujet poétique pour ne rien dire des jeux de société concernant le pet. La matière fécale n'a pas inspiré que Rabelais : le siècle des Lumières a connu un âge d'or de la littérature scatologique.
   Avec l'avènement des bourgeois conquérants, il faut se contenir, se retenir, se réprimer; le corps doit être totalement contrôlé et enserré dans des règles « rationnelles ». Les « bonnes mœurs » changent de référence. Hygiénistes, urbanistes et architectes s'occupent sérieusement des « commodités », la répression corporelle et par conséquent sexuelle s'en trouve renforcée. L'ultime résistance à cette tentative de castration sans exemple dans notre histoire s'exprimera, au début de ce siècle, en la personne du pétomane : devant un public extasié, il modulera avec finesse le dernier chant à la gloire de la libre expression des intestins venteux.
   S'appuyant sur des exemples variés et divertissants, l'auteur nous montre comment une société, à une époque donnée, considère le corps, le regarde et l'entretient. Pour la première fois, une histoire aussi solidement documentée est présentée au lecteur désireux de comprendre et de s'amuser.

10 euros (code de commande : 16252 - vendu).

 

Harmonies & fanfares en Luxembourg. Bruxelles, Crédit Communal, 1983. In-4° broché, 111 p., illustrations en noir.
   
Catalogue de l'exposition organisée au Palais Abbatial de Saint-Hubert, du 25 juin au 31 juillet 1983.
   Table des matières :
   - Préface
   - La Fédération Musicale Namur-Luxembourg.
   - Approches historiques :

      - Les sociétés de musique à travers la province de Luxembourg. Essai de répartition géographique.
      - Les règlements : reflets d'un état d'esprit d'une société.
      - Les comptes et budgets : reflets de la vie d'une société.
      - La musique des Forces de l'Intérieur et son impact sur les sociétés du Sud-Luxembourg.
   - Aspects musicologiques :
      - La formation musicale des instrumentistes.
      - Le répertoire.
      - Les compositeurs régionaux.
      - La facture instrumentale.
   - Fêtes et cérémonies :
      - La fête du village.
      - Les grands feux.
      - Saint-Hubert.
      - La Hàmmelsmarsch, les Fâchtebounen, la Foire aux Amoureux.
      - La Foire aux Noix à Bastogne.
      - L'exemple militaire.
      - Fêtes patriotiques.
      - Religion, laïcité.
      - La politique.
      - Festivités des musiques.
      - Le néo-folklore.

   - Répertoire des sociétés de la province
   - Catalogue.

15 euros (code de commande : 16259).

 

HASQUIN (Hervé) — Historiographie et politique. Essai sur l'histoire de Belgique et la Wallonie. Charleroi, Institut Jules Destrée, 1981. In-8° broché, 139 p.
Avant-propos :
   Au temps de la IIIe République, dans les écoles primaires, on enseignait sa langue maternelle au petit Français en essayant de le persuader de la grandeur de son peuple. Ainsi, en 1906, un manuel proposait l'exercice de lecture suivant relatif à l'accord des adjectifs en -er :
   Le Français est fier de la liberté, souverainement indépendant, incapable de servilité et de bassesse. On lui reproche d'être léger, mais il ne manque jamais à sa parole. Héritier des Gaulois, il est courageux par instinct. Son pays lui est cher avant tout, et, pour le défendre, il donnerait jusqu 'au dernier souffle de sa vie. Aucun peuple étranger ne saurait lui disputer le premier rang dans la civilisation. Tous les arts lui sont familiers.
   Pareille manifestation de nationalisme fera certainement sourire en Belgique ; on y trouvera les traces d'une exacerbation du chauvinisme qui ne surprend pas chez nos voisins du Sud. Mais est-on bien certain, en Belgique, d'avoir toujours échappé à la contamination de l'endoctrinement ? En fait, rien n'est moins sûr, car le discours des manuels scolaires est rarement innocent. En Belgique, quoi qu'on ait pu longtemps penser, l'enseignement de l'histoire a été mis au service d'une certaine idée du patriotisme. Ce livre, qui ne se veut nullement exhaustif, a pour objet de démonter les mécanismes fondamentaux qui ont conduit à l'élaboration d'une « histoire de Belgique », susceptible de venir à la rescousse d'un pouvoir politique, de plus en plus désemparé, à la fin du XIXe siècle et dans les premières décennies du XXe, par l'évolution des rapports entre communautés linguistiques.
   Après avoir retracé dans une première partie cette tentative finalement manquée de créer par l'histoire un « nationalisme belge » qui devait transcender les réalités ethniques, je passerai en revue dans une deuxième partie les réactions qu'a suscitées en Wallonie, dès avant la Première Guerre mondiale, l'enseignement de l'histoire officielle. Mais si le discours « belge » a pu irriter dans sa façon systématique de gommer exagérément les différences régionales, celui de ses contradicteurs wallons n'a pas toujours été exempt d'outrances et il a fallu du temps pour que se concrétisent des projets d'histoire de Wallonie qui soient compatibles avec les exigences de la recherche scientifique. Enfin, dans un dernier chapitre, j'exposerai mes propres vues sur la genèse de la Wallonie telle qu'elle existe aujourd'hui au sein de l'État belge.

10 euros (code de commande : 16264).

 

JORIS (André) — Huy ville médiévale. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1965. In-8° broché, 195 p., un plan hors texte à déplier, (collection « Notre Passé »).
Table des matières :
   Chapitre I : La ville et son cadre.
   Chapitre II : Premiers jalons.
   Chapitre III : La charte de 1066.
   Chapitre IV : L'âge de la batterie (XIe-XIIe siècles).
   Chapitre V : L'apogée de la draperie (XIIIe-XIVe siècles).
   Chapitre VI : Un élan brisé.
   Orientation bibliographique.

10 euros (code de commande : 16275 - vendu).

 

KAYSER (Edouard M.) — Gouvernants et gouvernés face aux épidémies dans le Luxembourg au XVIIIe siècle. Kortrijk-Heule, U.G.A., 1990. In-8° broché, 160 p., (collection « Anciens Pays et Assemblées d'État », n° XCI), couverture plastifiée, envoi de l'auteur au professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Bibliographie
   - Introduction.
   Première partie : Conscience médicale du Gouvernement et situation sanitaire dans le Luxembourg.
      Chapitre I : Les leçons du passé: mesures prises par les gouvernants au cours du XVIIIe siècle contre les dangers extérieurs de contagion.
      Chapitre II : Les gouvernants face aux pratiques dangereuses : deux exemples de réglementation.
      Chapitre III : Hygiène, personnel sanitaire et établissements hospitaliers.
   Deuxième partie : Les maladies épidémiques.
      Chapitre I : Quelques traces de maladies épidémiques entre 1762 et 1779.
      Chapitre II : L'épidémie des mois d'été et d'automne 1779.
      Chapitre III : Un déferlement épidémique (1780-1784).
      Chapitre IV : Les dix dernières années du régime autrichien.
      Chapitre V : Les attitudes du pouvoir face au phénomène épidémique : essai de synthèse.
   Conclusions générales.

15 euros (code de commande : 16277 - vendu).

 

KOZLOWSKI (Janusz K.) — L'art de la Préhistoire en Europe orientale. Préface de René Desbrosse. Paris, CNRS Éditions, 1992. In-4° sous reliure et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 222 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   Depuis le monumental ouvrage, en 1965, d'André Leroi-Gourhan, La Préhistoire de l'Art occidental, nos connaissances sur l'art préhistorique de l'Europe atlantique et méditerranéenne n'ont cessé de s'enrichir. Il restait à couvrir les vastes champs des découvertes en Europe centrale et orientale, dont l'édition française n'avait jusqu'à ce jour rendu compte que trop partiellement.
   Le livre de Janusz K. Kozlowski présente la première synthèse de cet art. Il s'attache à nous faire connaître la longue histoire de l'homme du Paléolithique supérieur, apparu en Europe juste avant le 40e millénaire, en ses interactions avec son milieu naturel.
   En effet, pour J. Kozlowski, l'apparition de l'art figuratif et le développement de la pensée symbolique chez l'homme préhistorique sont indissociables de sa maîtrise de la culture matérielle – outillage sophistiqué et efficace – ainsi que de son adaptation aux conditions extérieures de vie : les chasseurs de mammouths des collines de Pavlov en Moravie ont pu donner libre cours à leur créativité et sculpter des statuettes anthropo- et zoomorphes parce qu'ils étaient pourvus du confort d'un abri et d'une nourriture abondante.
   Des noms tels que Kostienki (ex-URSS), Dolni Vestonice (Tchécoslovaquie) ou Mezine (Ukraine), inconnus du public français, sont aussi familiers des préhistoriens que ceux de l'abri Blanchard, Roc-de-Sers ou Lascaux, en France, et tout aussi riches en traces et messages d'une humanité parvenue au dépassement spirituel qui conduit à la création artistique.

25 euros (code de commande : 16261).

 

LABIE (Jean-François) — Le visage du Christ dans la musique baroque. Préface du père Joseph Doré. Paris, Fayard - Desclée, 1992. In-8° collé, 600 p., cachet ex-libris à la page de faux-titre, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Revisiter les grandes œuvres sacrées du répertoire baroque en mettant en évidence les liens existant entre leur discours musical et la réalité spirituelle qu'elles entendent exprimer, tel est le propos de ce livre.
   Alors qu'en matière d'opéra, notre époque ne s'est jamais tant interrogée sur la fidélité qui unit la musique au livret, elle semble trop souvent, en revanche, ne pas vouloir prendre en considération la dimension religieuse de cette musique d'église, quel qu'ait pu être le degré de conviction et d'engagement du compositeur. Attitude pour le moins paradoxale lorsqu'on sait l'engouement actuel pour les concerts et les disques de musique sacrée.
   La nativité du Christ, sa mort, sa résurrection, les récits de la Bible, le cérémonial de l'eucharistie n'ont cessé d'inspirer les plus grands musiciens de cette époque. Bach, Haendel, Monteverdi, Schutz, Haydn, Mozart et bien d'autres encore, plus ou moins célèbres, ont ainsi à travers un nombre considérable de messes, cantates, requiem ou passions, éclairé pour nous la figure du Christ mieux souvent que ne le feraient les sermons les plus savants. C'est à cette relecture spirituelle des plus grands chefs-d'œuvre de cette période (passions et cantates de Bach, Vêpres de la Vierge de Monteverdi, Messie de Haendel, etc.) que nous convie Jean-François Labie.
   Fruit de longues recherches théologiques, voici donc un ouvrage qui apporte enfin les clefs d'une approche véritablement spirituelle de ces musiques nourries de la pensée liturgique luthérienne et catholique de leur temps.

15 euros (code de commande : 16250).

 

LA GORCE (Jérôme de) — L'Opéra à Paris au temps de Louis XIV. Histoire d'un théâtre. Paris, Desjonquères, 1992. In-8° broché, 220 p., (collection « La Mesure des Choses »), cachet ex-libris à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   Sous le règne de Louis XIV, l'opéra s'affirme comme le spectacle à la mode à la Cour comme à la ville. Aujourd'hui, les opéras de Lully et de ses successeurs retrouvent la faveur du public. Mais à quelles fins furent-ils conçus à l'origine ? Où, par qui, dans quelles conditions furent-ils représentés ?
   L'essai de Jérôme de La Gorce ressuscite les péripéties de leur création, les démêlés de l'institution avec les créanciers comme avec le pouvoir, les conditions des représentations, la vie quotidienne de la troupe enfin, souvent haute en couleurs. Nous assistons par ailleurs à la naissance d'un public dont les habitudes et les goûts contribuèrent à déterminer les traits du drame lyrique en France.
   Ce livre, synthèse de documents souvent inédits, jette un nouvel éclairage sur les premiers opéras français.

12 euros (code de commande : 16251).

 

L'HOTTE (Général Alexis)Questions équestres. Paris, Plon, 1906. In-8° pleine percaline verte, VI, 248 p., 1 frontispice, ex-libris doré du capitaine Leclercq au premier plat.
Avant-propos :
   Le général L'Hotte dit, quelque part, dans ses Souvenirs, que, rarement, il descendit de cheval sans noter aussitôt les réflexions que lui suggéraient « ces entretiens avec son meilleur compagnon ». Les nombreux cahiers que, au cours de sa longue existence, il a couverts ainsi d'une écriture fine et serrée, contiennent donc le résultat de soixante années de pratique et d'étude.
   Sur le premier en date de ces cahiers sont inscrites les notes que l'adolescent de quatorze ans, déjà passionné pour le cheval, prenait à la suite de ses leçons avec le commandant Dupuis. Le dernier, qui se termine en octobre 1894, renferme les observations que le vieil écuyer, alors septuagénaire, consignait encore, après avoir monté solitairement, dans son petit manège de Lunéville, ses derniers chevaux : Glorieux, Domfront, Insensé. Des cahiers entiers sont consacrés aux enseignements de d'Aure et de Baucher.
   De cette accumulation de précieux matériaux, le général L'Hotte avait extrait les éléments d'un ouvrage considérable sur l'équitation. Retranchant de cet ouvrage tout ce qui ne lui semblait pas d'une absolue nécessité, il le réduisit au petit livre que nous présentons aujourd'hui au public. Ces deux cents pages contiennent donc l'essence même de la doctrine du célèbre écuyer.
   En quelques formules lumineuses, il définit les principes de son art ; il indique, en trois mots, les buts à poursuivre ; et, sans se perdre dans l'exposé des moyens à employer pour les atteindre, moyens « qui varient à l'infini », il se borne à déterminer quelques directions très nettes.
   De cet ensemble de principes, de buts à poursuivre et de procédés d'exécution se dégage une méthode simple et claire, ennemie de toute complication, basée sur le bon sens et le tact équestre.
   Le général L'Hotte entremêle ses enseignements de considérations générales sur l'art qui fit le bonheur de sa vie. Certaines pages, dans lesquelles il résume les méditations qui occupèrent si souvent son esprit, constituent une véritable philosophie de l'équitation. Tel, le chapitre où, après une comparaison magistrale entre l'équitation et les autres arts, il explique pourquoi, de tout temps, les écuyers de valeur furent rares et formèrent peu d élèves.
   C'est l'équitation savante qui tient la plus large place dans cet ensemble de « questions équestres », mais les autres genres ne sont pas oubliés, et le chapitre relatif à l'équitation militaire, malgré sa brièveté, est fécond en utiles leçons. Au moment où l'adoption du service de deux ans va rendre si difficile le rôle de l'officier de cavalerie, il est bon de connaître l'extrême simplicité que l'auteur du Règlement de 1876 préconisait dans les procédés d'instruction.
   Au cours de son travail, le général L'Hotte jette un coup d'œil d'ensemble sur les différentes méthodes de dressage. Avec la sereine impartialité, la parfaite équité qui le caractérisaient, il n'en condamne aucune.
   Ce sera, peut-être, une déception pour certains, qui s'attendaient à trouver dans cet ouvrage un recueil de « recettes » infaillibles pour faire de tous les chevaux des merveilles de légèreté et de tous les cavaliers des écuyers accomplis. C'est le cas de se rappeler l'anecdote racontée par Gaspard Saunier et rapportée dans les Souvenirs du général L'Hotte :
      « Je me souviens qu'un des premiers seigneurs de France, conduisant son fils chez M. Duplessis, qui était alors à la tête de tous les célèbres écuyers que j'ai nommés, je me souviens, dis-je, que ce seigneur lui dit, en l'abordant : « Je ne vous amène pas mon fils pour en faire un écuyer, mais je vous prie de vouloir bien lui enseigner à bien accorder ses jambes et ses mains avec la pensée de ce qu'il voudra faire faire à son cheval. » M. Duplessis lui répondit devant moi, qui avais l'honneur d'être alors un de ses disciples : « Monseigneur, il y a environ soixante ans que je travaille pour apprendre ce que vous me faites l'honneur de me dire ; et vous me demandez là précisément tout ce que j'ambitionne de savoir. »
   Le général L'Hotte, qui savait combien de cavaliers, même parmi les professionnels, ressemblent au « seigneur » dont parle Gaspard Saunier, n'a pas manqué de s'élever contre cette tendance ; et nous ne pouvons mieux conclure cette courte introduction qu'en citant les paroles par lesquelles l'auteur des Questions équestres termine son exposé des différentes méthodes de dressage :
   « Aucune méthode, quelque logique et bien ordonnée qu'elle puisse être, ne saurait donner des résultats infaillibles ; toute action équestre exigeant, pour obtenir l'effet qu'on en attend, ce qu'aucun écrit ne saurait donner : l'a propos et la mesure, autrement dit le tact équestre. Ici surtout, on peut dire : Tant vaut l'homme, tant vaut le moyen. »

70 euros (code de commande : 16241 - vendu).

 

MASSIN — Les célébrités de la rue. Paris, Gallimard, 1981. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 158 p., illustrations en noir et en couleurs, ex-libris à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   Les Célébrités de la rue prend pour cadre des endroits de la capitale comme le Pont-Neuf ou le Palais-Royal qui composent de véritables villes en miniature, et dont la fréquentation est telle, dit-on, que les pavés en sont usés et qu'il faut les changer au bout de peu d'années.
   Sur les places publiques ou dans les foires, des charlatans débitent leurs drogues et leurs lazzi sur des tréteaux dressés en plein vent, devant un public de bourgeois et de seigneurs, de grandes dames et de grisettes, de laquais et d'écoliers, d'oisifs et de mendiants, ou de boutiquiers en goguette. On voit passer aussi, bien sûr, des petits marchands ou des colporteurs qui formaient, déjà, l'univers des Cris de la ville. Mais ce nouveau livre s'attache à décrire une faune toute particulière et pas moins nombreuse sans doute. Dans cette multitude bigarrée, on trouve aussi bien des batteurs de pavé, des prédicateurs en plein vent, des racoleurs (ces « vendeurs de chair humaine » qui recrutaient pour les armées du roi), que des représentants de la jeunesse dorée et de la vie à grandes guides. On côtoie des rimeurs burlesques, des bossus facétieux, des ermites insolents ou d'orgueilleux va-nu-pieds ; on croise de faux égyptologues et des inventeurs de religions, des apôtres de phalanstère et des chiffonniers philosophes ; on aperçoit le neveu de Rameau ou la silhouette de noctambules comme Restif de La Bretonne ; on fait enfin la connaissance de personnages fantasques ou extravagants, voire énigmatiques, ou de figures pittoresques dont la célébrité fut parfois éphémère, mais qui ont laissé derrière elles une trace dans la mémoire populaire, et dont les échos de la vie tapageuse accompagnent parfois le bruit des émeutes qui grondent (la Fronde) ou la fureur des révolutions qui s'annoncent.

25 euros (code de commande : 16253).

 

MOINDROT (Isabelle) — L'opéra seria ou le règne des castrats. Paris, Fayard, 1993. In-8° collé, 323 p., (collection « Les Chemins de la Musique »), cachet ex-libris à la page de faux titre, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Genre lyrique extrêmement en vogue durant tout le XVIIIe siècle, l'opéra séria (« l'opéra sérieux » par opposition à l'opéra buffa) constitue l'un des grands moments de l'histoire de l'opéra. Né et développé en Italie, son rayonnement s'étendit à toute l'Europe, à l'exception de la France demeurée fidèle à la tragédie lyrique de Lully et Rameau.
   Divertissement majeur du « siècle des Lumières », servi principalement par un important bataillon de compositeurs plus ou moins oubliés, spécialistes exclusifs du genre, l'opéra séria, après une éclipse de près de deux cents ans, connaît de nos jours un fort regain de faveur grâce aux chefs-d'œuvre, récemment remis à l'honneur, que, parmi beaucoup d'autres, lui consacrèrent des créateurs aussi importants que Haendel, Vivaldi, Pergolèse, Mozart ou Gluck.
   Livrets politiques souvent inspirés des tragédies classiques françaises de Corneille ou Racine ; sujets puisés dans l'histoire ancienne ou la mythologie, et traités toujours avec noblesse et dignité, thèmes exaltant la justice et la clémence des dieux et des souverains, tels sont les ingrédients de ces drames musicaux où alternent récitatifs et airs. Mais tout codifié qu'il fut, ce genre embrasa un continent durant tout un siècle par la somptuosité ornementale, la liberté et la virtuosité de l'art vocal auquel il donna naissance, et que servit avec une prouesse technique inégalée une race de chanteurs aujourd'hui disparue : les castrats.
   Premier ouvrage de synthèse jamais consacré à cet empire dramatique que fut l'opéra séria, qui recouvre à lui seul un quart de toute l'histoire de l'opéra, ce livre tente de cerner ce genre lyrique sous ses aspects politiques, économiques, littéraires, philosophiques, dramaturgiques, musicaux, vocaux et esthétiques.

12 euros (code de commande : 16248).

 

MOUREAUX (Philippe) Les comptes d'une société charbonnière à la fin de l'Ancien Régime (La société de Redemont à Haine-St-Pierre - La Hestre). Bruxelles, Palais des Académies, 1969. In-8° sous reliure d'éditeur, 248 p., planches hors texte, (collection « Académie Royale de Belgique - Commission Royale d'Histoire »), hommage de l'auteur au professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Table des matières :
   I. Introduction.

      Chapitre I. Les charbonnages d'Haine-Saint-Pierre - La Hestre à travers le XVIIIe s.
      Chapitre II. Importance et composition sociale des sociétés d'Haine-Saint-Pierre - La Hestre.
      Chapitre III. Les organismes de direction et la comptabilité du charbonnage de Redemont.
      Chapitre IV. Les documents publiés.
   II. Documents.
      A. Actes divers concernant les sociétés charbonnières d'Haine-Saint-Pierre - La Hestre et de Redemont (1755-1787).
      B. Comptes du charbonnage de Redemont (1761-1769).
      C. Extraits des comptes et acquits du domaine de Binche concernant le charbonnage d'Haine-Saint-Pierre - La Hestre.
      D. Documents décrivant et localisant le charbonnage d'Haine-Saint-Pierre - La Hestre.
   III. Index onomastique.
   IV. Glossaire.

10 euros (code de commande : 16269*).

 

PERRAULT (Charles) — La belle au bois dormant. Conte de fées. Avec des dessins d'Edmond Van Offel. Anvers, Buschmann, 1917. In-12 broché, 60 p., impression en rouge et noir, 7 illustrations en couleurs dont 5 à pleine page, (collection « Pour Nos Petits »), couverture jaunie et un peu défraîchie.

   
Couverture et illustrations des pp. 54-55.

20 euros (code de commande : 16266 - vendu).

 

PERRAULT (Charles) — Cendrillon ou la pantoufle de vair. Avec des dessins de Magda Van Reusel. Anvers, Buschmann, 1917. In-12 broché, [48] p., impression en bleu et noir, 7 illustrations à pleine page, (collection « Pour Nos Petits »), rousseurs sur la couverture et petit manque au dos.

   
Couverture et pp. 34-35.

20 euros (code de commande : 16265 - vendu).

 

PIÉRRARD (Pierre) — La vie quotidienne dans le Nord au XIXe siècle. Artois - Flandre - Hainaut - Picardie. Paris, Hachette, 1976. In-8° broché, 255 p., (collection « La Vie Quotidienne »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   La région du Nord qui recouvre approximativement la Picardie, l'Artois, le Hainaut et la Flandre a connu, au XIXe siècle, une mutation économique sans précédent, avec ce qu'il est convenu d'appeler la première révolution industrielle : celle du charbon, de la machine à vapeur, du chemin de fer.
   Cependant, on ne peut dire que la vie quotidienne, pour la majorité des gens du Nord, soit alors fondamentalement bouleversée. Sans doute, la manufacture et la mine rompent avec les rythmes ancestraux, mais le travail à domicile reste largement pratiqué et dans les deux mille villages du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme, la vie rurale se modifie peu. De plus, si l'économie s'emballe, elle n'entraîne pas la masse hors des limites de la pauvreté et si elle sécrète, tardivement, le « problème social », elle n'entame guère les mentalités.
   Riche ou misérable, la maison du Nord est toujours le refuge de familles nombreuses et accueillantes. La rue conserve son pittoresque. La civilisation, même marquée par un travail assujettissant, reste éminemment festive. Quant à la vie spirituelle, elle est comme autrefois le produit de l'indissociable alliance de la foi chrétienne et de la superstition, du goût de la vie et de la terreur de la mort.

10 euros (code de commande : 16272 - vendu).

 

ROMÉ (Lucienne et Jésus) — Naissance de l'érotisme. Fribourg, Liber, 1982. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 94 p., très nombreuses illustrations en couleurs, (collection Minerva - France-Loisirs »), ex-libris à la page de garde.
Introduction :
   L'échange amoureux, qu'il se situe au niveau du dialogue ou à celui de l'acte sexuel, a toujours été pour l'homme d'une importance fondamentale. C'est pourquoi l'on peut dire qu'il fait partie intégrante de l'Histoire. Nombreux sont les grands personnages dont les actes ont été guidés par l'érotisme, innombrables les faits historiques qu'il a influencés. Tant qu'il lui reste des forces et même s'il a faim, s'il est en guerre ou à l'article de la mort, l'être humain refuse de nier sa sexualité. L'érotisme est une sorte de révolte contre la mort, de culte à la vie.
   Pourtant les religions, celles dites modernes avant tout, de même que l'esprit bourgeois XIXe réprimèrent plus que jamais l'instinct sexuel et le soumirent à des lois précises dans le but de réglementer la vie sociale. Le sexe, de plus en plus, se trouva réduit à l'alcôve conjugale à laquelle répondaient les maisons de passe.
   Les civilisations primitives, au contraire, surent pour la plupart considérer l'érotisme comme un élément naturel et vital. Il fut même parfois divinisé. Le corps, la nudité n'étaient pas objets de honte, les conversations, les gestes sensuels n'avaient pas besoin du secret pour s'épanouir, leur sens étant et restant clair. Tout cela cependant sans que la sexualité n'envahisse tout. Toutes les sociétés, aussi « primitives » soient-elles, ont connu des normes de comportement qui leur ont permis de subsister, et celles-ci parfois ne manquèrent ni de sévérité ni de rigidité.
   Les deux sexes n'eurent presque jamais, chez les peuples primitifs, les caractéristiques que notre civilisation occidentale prétendit leur donner, c'est-à-dire, décision, force physique et intelligence pour l'homme, douceur et sens maternel pour la femme, en un mot : féminité. Chaque peuple possédait une structure sociale qui lui était propre. Ainsi, nous savons que les femmes de certaines tribus étaient peu affectueuses, dominatrices, presque violentes face à des hommes dont les qualités principales étaient la faiblesse et la soumission ! D'autres peuplades ne respectaient ni les vieillards ni les enfants ; ou alors partait-on du principe que les hommes étaient des bavards incapables de garder un secret. Chez certains peuples d'Amérique, les hommes et eux seuls s'occupaient des enfants, jouaient avec eux et semblaient les comprendre. Quelques cultures plaçaient les travaux domestiques au-dessus de tout autre, en faisaient des tâches sacrées réservées aux hommes et d'autres partaient du principe que la femme dépassait son compagnon pour le moins en intelligence. Il arrivait souvent que les hommes s'occupent du tissage et les femmes de la pêche.
   Les costumes et les toilettes étaient aussi très variés, les femmes portant souvent les cheveux courts au contraire des hommes. Il arrivait que les hommes portent des boucles d'oreilles et que les femmes se rasent la tête, que ceux-ci revêtent des jupes et celles-là des sortes de pagnes. Toutes ces coutumes, bien sûr, n'étaient pas sans influencer le comportement sexuel.

14 euros (code de commande : 16255 - vendu).

 

RUELLE (Pierre) — Actes d'intérêt privé conservés aux Archives de l'État à Mons (1316-1433). Bruxelles, Palais des Académies, 1962. In-8° sous reliure d'éditeur, 256 p., une planche à déplier hors texte, (collection « Commission Royale d'Histoire »), envoi de l'auteur au professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Extrait de l'introduction :
   Les testaments, les avis de père et de mère, les partages et les contrats de mariage reflètent des préoccupations différentes. Cependant, ils ont ceci de commun qu'ils énumèrent et, parfois, décrivent des biens meubles ou immeubles et les attribuent sans contrepartie, d'une manière qui ne puisse être contestée, à des personnes dûment identifiées. Ils offrent donc au lexicologue, au toponymiste ou à l'historien du droit des matériaux fort semblables. Aussi m'a-t-il paru légitime de réunir en une seule publication les documents de ces différentes natures que m'offraient, dans une même collection, les Archives de Mons. Ils concernent, comme on le verra, les diverses catégories sociales : nobles, bourgeois et gens du peuple.

12 euros (code de commande : 16270 - vendu).

 

SCUTENAIRE (Louis) — Le fusil du boucher précédé de Paroles en fête, par Michel-Georges Bernard. Verviers, Temps Mêlés, 1974. In-12 collé, 69 p., exemplaire en très bel état.

20 euros (code de commande : 16286 - vendu).

 

SCUTENAIRE (Louis) — Les jours dangereux. Les nuits noires. Quatre dessins de Claudine Jamagne. Bruxelles, S.N., 1972. In-8° broché, 153 p., exemplaire en très bel état.

25 euros (code de commande : 16288 - vendu).

 

SCUTENAIRE (Louis) — Le monument de la guenon. Édition augmentée. Bruxelles, Brassa, [1979]. In-8° collé, 61 p., exemplaire en très bel état.
Avant-propos :
   Le monument de la guenon en édition originale épuisé à cause de son tirage modeste, mes amis ont voulu le rééditer. Décision louable. Malheureusement ils m'ont demandé un avant-propos. Malheureusement, car s'il est malaisé de valablement préfacer le livre d'autrui, il est impossible ou presque de se préfacer soi-même, cela pour des raisons diverses, les unes glorieuses, les autres non.
   Mes motifs à moi sont que je n'ai rien à dire d'intéressant à à propos du monument, qu'il s'agisse d'idées générales (les pires qui soient) ou d'idées particulières (qu'il est préférable de cacher).
   Puisqu'il faut néanmoins passer sous les fourches caudines, parlons de circonstances. Donc, nous étions en 1936, au mois de septembre. Les grandes démocraties occidentales se décomposaient comme elles persistent à le faire aujourd'hui. Je séjournais à La Haye des Pays-Bas. Comme Daniel de Foë fréquentait la boutique d'un vannier, je fréquentais, entre deux flâneries, la bibliothèque du Palais de la Paix, bâti entre la Soufi-kerk et l'orée du bois de Scheveningen. Outre son opulence en manuels juridiques, cet antre du savoir possédait des trésors, parmi lesquels la collection complète de la Revue des deux mondes, une aimable préposée de qui j'ai oublié le nom, des rames d'un beau papier ivoire richement filigrane, de plaisants crayons Caran d'Ache.
   Un matin, je ne sais quel diable me poussant, je pris des feuilles de papier, un crayon, et l'endemain je terminais Le monument de la guenon. Dans quoi on retrouve un coin de La Haye, diverses bonnes gens et bonnes choses que j'y avais rencontrées et moi-même, peut-être un rien gauchis. Voilà.
                                                                                                                                                                                         L.S.
Post-scriptum : Pour faire masse (révérence parler) mes éditeurs, qui ne reculent devant rien, ajoutent au monument de la guenon proprement dit deux ou trois textes contemporains de celui-ci et qui ont avec lui quelque relation.

25 euros (code de commande : 16287 - vendu).

 

[SLUSE]. Les Sluse et leur temps. Une famille, une ville, un savant au XVIIe siècle. Par François Jongmans, Robert Halleux, Pascal Lefebvre et Anne-Catherine Bernes. Bruxelles, Crédit Communal, 1985. In-4° broché, 112 p., illustrations, bel exemplaire.
   Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Chapelle des Sépulcrines, à Visé, du 23 mars au 8 avril 1985.
Table des matières :
   - Avant-propos, par F. Narmon.
   1. Liminaire :
      - à l'exemple de Constantin le Paige.
      - pour situer Sluse à Liège.
      - pour situer Sluse à Visé.

   2. Les Sluse à Liège.
   3. Le Cardinal Jean-Gautier de Sluse :

      - une brillante carrière.
      - un sympathisant du jansénisme.
      - une mort énigmatique.
   4. René-François de Sluse :
      - serviteur de l'Église et commis de l'État.
      - la carrière liégeoise de René-François de Sluse.
      - portrait moral de René-François de Sluse.
   5. Reconstitution du cabinet de travail de René-François de Sluse :
      - bibliothèque de René-François de Sluse.
      - son cadre de vie.

   6. Sluse et l'Europe.
   7. Bref aperçu de l'œuvre mathématique de René-François de Sluse.
   8. L'astronomie.
   9. Sluse, la chimie et les sciences de la terre.
   10. Sluse et le perfectionnement du thermomètre :

      - histoire du thermomètre.
      - le thermomètre de Sluse.
   11. Sluse, l'horreur du vide et le baromètre liégeois :
      - introduction.
      - Beeckman et Baliani, précurseurs.
      - Sluse et le vide.
      - le baromètre liégeois.
   12. Sluse et les sciences de la vie :
      - la biologie au XVIIe siècle.
      - la transfusion du sang au XVIIe siècle.
      - la génération des animaux.
   13. Sluse, Huygens, Linus et la mesure du temps.

20 euros (code de commande : 16260).

 

[VAN DYCK (Antoine)]. DEPAUW (Carl) et LUIJTEN (Ger) — Antoine van Dyck et l'estampe. Avec des contributions de Erik Duverger, Danielle Maufort, Saskia Sombogaart, Ad Stijnman. Anvers - Amsterdam, Antwerpen Open - Rijksmuseum Amsterdam, 1999. In-4° broché, 400 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
   Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition Van Dyck, un graveur touché par la grâce - Antoon van Dyck en de prentkunst organisée au Musée Plantin Moretus, à Anvers, du 15 mai au 22 août 1999 et au Rijksmuseum, à Amsterdam, du 9 octobre 1999 au 2 janvier 2000.
En quatrième de couverture :
   Comme Dürer, Rembrandt et Goya, Antoine van Dyck (1599-1641) a contribue pour une part importante à l'histoire de l'estampe. Lui-même était un aquafortiste « touché par la grâce » et ses tableaux furent gravés par les meilleurs burinistes de son temps. Et pourtant cet aspect de son talent ne rencontra jamais la notoriété qu'il aurait méritée. Le présent ouvrage évoque la manière dont le jeune Van Dyck fit connaissance avec l'art de l'estampe dans l'atelier de Rubens, on y explique ses interventions dans l'Iconographie, une galerie de portraits des hommes illustres de son temps, on y commente enfin de manière approfondie toutes les eaux-fortes qu'il réalisa de ses propres mains. On y présente aussi des dessins préparatoires et des grisailles, ainsi que des épreuves d'essai corrigées, de manière à permettre au lecteur de suivre pas à pas la genèse des œuvres.
   De plus un choix a été fait parmi les gravures d'après des tableaux de Van Dyck dont certaines ont été réalisées à l'initiative du peintre lui-même, d'autres par l'intermédiaire des éditeurs et des graveurs. En outre quelques feuilles du XVIIIe siècle ont été présentées qui montrent à quel point à l'époque, en France comme en Angleterre, on continuait à se tourner vers Van Dyck. Les essais qui servent d'introduction à cet ouvrage sont consacrés aux collectionneurs de l'œuvre graphique de Van Dyck. au phénomène de l'épreuve d'essai et aux aspects techniques de la genèse de ses eaux-fortes. De nouvelles recherches d'archives évoquent la vie de tous ceux qui ont joué un rôle dans la réalisation des estampes : éditeurs, graveurs et personnalités à qui les gravures étaient dédiées par l'artiste.
   Un grand nombre d'estampes sont reproduites en couleur. De plus le livre est riche en reproductions annexes qui le rendent plus accessible.

35 euros (code de commande : 16257).

 

VAN HOUTTE (J. A.) — Bruges. Essai d'histoire urbaine. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1967. In-8° broché, 136 p., (collection « Notre Passé »), couverture plastifiée, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - Naissance et jeunesse.
   - La société urbaine à la fin du Moyen Âge.
   - Le grand marché de la fin du Moyen Âge.
   - Le déclin du marché de Bruges.
   - La société urbaine durant l'époque moderne (XVIe-XVIIIe siècles).
   - Du passé au présent.

   - Orientation bibliographique.

10 euros (code de commande : 16276).

 

VAN NECK (Anne) — Les débuts de la machine à vapeur dans l'industrie belge 1800-1850. Bruxelles, Palais des Académies, 1979. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 898 p., tableaux hors texte et une carte à déplier, (collection « Académie Royale de Belgique - Histoire Quantitative et Développement de la Belgique - II. La Révolution Industrielle », n° 2).
Avant-propos :
   L'utilisation de l'énergie motrice de la vapeur joua un rôle essentiel dans la formation et le développement de la grande industrie moderne. La machine à vapeur fut en effet le moteur indispensable qui permit à l'homme de mettre en mouvement, d'une façon régulière et continue, les outils de plus en plus nombreux, de plus en plus complexes et de plus en plus lourds à entraîner qu'il mit au point dans le but d'accroître la production industrielle. L'histoire de l'introduction et du développement de l'utilisation de ce moteur dans l'industrie belge jusqu'au milieu du XIXe siècle est l'objet de la présente étude. Au cours de cette période, les secteurs de base de notre industrie connurent des modifications profondes qui conditionnèrent toute l'évolution ultérieure de notre économie. L'application progressive de la machine à vapeur aux différentes opérations de l'industrie extractive d'abord, à celles des autres secteurs industriels ensuite, constitue un des multiples aspects de cette révolution industrielle. Notre démarche a consisté en premier lieu à réaliser une synthèse critique des informations d'ordre historique et statistique existant à propos de ces moteurs et à mettre ainsi à la disposition des chercheurs un instrument de travail permettant de situer d'emblée, au moyen de repères chronologiques, l'importance relative de l'utilisation de la machine à vapeur dans les différentes branches d'activité industrielle de la Belgique jusqu'en 1850 ; en second lieu, à rechercher les facteurs qui provoquèrent et qui favorisèrent le recours à ce nouveau moteur ; en troisième lieu, à situer le mieux possible le rôle que joua l'emploi de cette machine dans le cadre général de l'industrialisation de notre pays.
   Cette étude a été favorisée, d'une part, par le fait que dans le but d'assurer la sécurité de la population, les autorités administratives de notre pays se préoccupèrent relativement tôt des machines à vapeur et soumirent leur établissement à des autorisations préalables dont bon nombre d'exemplaires ont été conservés dans les archives; d'autre part, par le fait que ces mêmes autorités se soucièrent également de dresser elles-mêmes des relevés périodiques et systématiques des machines à vapeur fonctionnant dans tous les secteurs industriels du pays; certains de ces relevés furent publiés à l'époque, d'autres ont été partiellement conservés dans les archives, essentiellement dans celles des mines et dans celles des administrations provinciales et locales. À partir de cette documentation de base, dont une grande partie n'avait jamais été exploitée jusqu'à ce jour, nous avons mené une enquête dans les sources bibliographiques et les sources d'archives susceptibles de contenir des informations quantitatives et qualitatives sur l'évolution des divers secteurs de notre industrie dans lesquels ces machines avaient été introduites au cours de la période étudiée. Cette investigation nous a permis de dépasser le cadre des indications de caractère global et administratif et de poser un certain nombre de problèmes d'ordre économique. Nous nous sommes également attachés à l'aspect technique de la question en étudiant, en particulier, dans quelles circonstances, par quels moyens et selon quels modèles, une génération d'hommes entreprenants parvint à créer en Belgique, en l'espace d'une vingtaine d'années, une industrie de construction mécanique très développée: en 1850, la plupart des types de machines à vapeur mis au point en Angleterre étaient fabriqués dans les ateliers belges et la quasi totalité des machines établies dans nos entreprises était de provenance indigène. Précisons que notre étude ne concerne que les machines à vapeur dites « fixes » ou encore « stationnaires », c'est-à-dire les machines qui servaient de moteurs à des outils de mines ou de fabriques, celles qui par conséquent restaient sur place, ceci par opposition aux machines à vapeur dites « mobiles » qui elles, donnaient le mouvement à divers moyens de transport permettant aux hommes de se déplacer, tels que les locomotives, les bateaux ou encore les voitures à vapeur.
   Le présent travail comprend trois parties.
   La première situe dans un contexte historique général, le problème de l'introduction de la nouvelle forme d'énergie motrice dans les territoires belges. On y suit de manière chronologique les étapes successives de ce cheminement. On y voit à quel moment, dans quelles circonstances et sous l'influence de quels facteurs les types de machines mis au point en Angleterre dans le dernier quart du dix-huitième et dans les premières années du dix-neuvième siècle firent leur apparition et se répandirent peu à peu dans l'industrie belge au cours des trois régimes politiques que connurent successivement nos territoires de 1794 à 1850 : Régime français, Régime hollandais, indépendance. Nous y mettons notamment en évidence le rôle déterminant que joua le gouvernement hollandais dont la clairvoyance s'exerça tant dans l'encouragement légal et financier octroyé aux pionniers que dans la protection de la sécurité des travailleurs et des populations. Sur un autre plan, nous y soulignons aussi l'importance des publications statistiques réalisées à ce propos par le gouvernement belge, publications qui constituent, nous l'avons dit, une des bases fondamentales de notre étude.
   La seconde partie est consacrée à l'histoire du développement de la construction mécanique en Belgique au cours de la même période :
      - rappel succinct des principales notions générales indispensables à la compréhension des questions techniques relatives aux machines à vapeur fixes en usage à l'époque et à la connaissance des opérations successives que comportait leur construction.
      - étude des ateliers belges dont sortirent la plus grande partie des machines à vapeur fixes utilisées dans notre pays jusqu'en 1850, évaluation de leur niveau relatif d'équipement technique et de leur rôle respectif dans le cadre du marché belge.
      - enfin, aperçu de l'évolution générale des prix et des conditions de vente pratiqués par ces établissements.
   La troisième partie vise à situer le progrès technique incontestable que constitua l'emploi de la force motrice de la vapeur dans le cadre général de l'industrie et de l'économie belges de l'époque. Des tableaux chronologiques et des diagrammes font apparaître, au niveau de chaque province et au niveau de l'ensemble du territoire, le rythme du développement statistique de l'utilisation des machines à vapeur dans les divers secteurs d'activité industrielle.
   Vient ensuite une description des principaux types de moteurs à vapeur auxquels les industriels de chacun de ces secteurs eurent recours jusqu'en 1850.
   L'analyse du recensement général de l'industrie belge de 1846 aboutit à une évaluation de la place relative qu'occupaient les établissements dotés de ces moteurs au sein de l'ensemble des établissements industriels du pays. Elle révèle notamment qu'à la fin de la période envisagée dans notre étude la force motrice de la vapeur n'était encore installée que dans un nombre infime d'entreprises mais que ces entreprises rassemblaient déjà un pourcentage appréciable de la main-d'œuvre ouvrière travaillant en fabrique.
   L'étude des statistiques d'exportations du pays démontre qu'à la même époque les secteurs industriels dans lesquels l'équipement-vapeur était le mieux implanté jouaient un rôle de premier plan dans l'ensemble de l'économie belge. Nous précisons cependant, en nous basant sur l'exemple de l'évolution de notre industrie houillère, que la hausse progressive du volume global de la production ainsi que l'augmentation de la productivité de la main-d'œuvre enregistrées au cours de la première moitié du dix-neuvième siècle ne furent pas nécessairement liées de façon déterminante et absolue à l'accroissement du nombre des machines à vapeur intervenu pendant la même période.
   Vient alors l'examen des problèmes avec lesquels se trouvèrent confrontés les pionniers de l'industrie qui substituèrent l'emploi de l'énergie motrice de la vapeur à celui des sources d'énergie traditionnelles. Après avoir tenté de mesurer dans les trois secteurs-clés de notre économie (industrie houillère, métallurgie et construction mécanique, textile) l'importance relative des frais de premier établissement et des frais d'exploitation qu'entraînait la mise en œuvre d'un équipement-vapeur et de préciser dans quelles conditions le recours à un tel équipement était rentable, nous montrons comment l'adoption de la machine à vapeur entraîna une concentration plus grande de capitaux et nécessita le recours au crédit. Le rôle de la Société Générale est, à cet égard, particulièrement mis en lumière. Nous tenons cependant à attirer l'attention du lecteur sur le fait que les thèmes abordés dans cette troisième partie n'ont pas pu être traités de manière exhaustive. En effet, la machine à vapeur fut, certes, un important facteur d'industrialisation, puisque son emploi donna notamment aux industriels la possibilité d'accroître considérablement leur production, mais elle ne fut qu'un facteur parmi beaucoup d'autres et tant que l'ensemble de ces facteurs n'aura pas été étudié à fond, il sera impossible d'aboutir à des conclusions définitives sur l'importance relative du rôle qu'elle joua dans le grand processus de transformation et de progrès que connut notre économie au cours de cette période.
   Jusqu'à présent, l'ensemble du processus qui entraîna les profondes modifications des conditions de production des grands secteurs de notre économie au cours de la révolution industrielle n'a encore été que très imparfaitement étudié par les historiens. Les archives d'entreprises en particulier, n'ont été que peu exploitées à ce point de vue. Dans bien des cas, nous avons donc dû nous limiter à une approche des problèmes. Les conclusions auxquelles nous avons abouti sont provisoires ; elles devront être revues et complétées à la lumière de recherches ultérieures qu'elles contribueront, d'autre part, à faciliter, du moins nous l'espérons.
   Le dernier chapitre de notre étude situe le problème du développement de l'équipement-vapeur de la Belgique dans un contexte plus général: des données chiffrées permettent de comparer, en ce domaine, le niveau de notre pays à celui de la Grande-Bretagne et d'autres pays du continent européen (en particulier, la France) et de suivre l'évolution du parc des machines à vapeur de ces territoires jusqu'aux premières années du vingtième siècle.

50 euros (code de commande : 16273).

 

VERBRUGGEN (J. F.) — 1302 in Vlaanderen. De Guldensporenslag. Bruxelles, Musée Royal de l'Armée, 1977. In-8° broché, 102 p., illustrations hors texte, (collection « Centre d'Histoire Militaire - Travaux », n° 13).
Avant-propos :
   De slag der gulden sporen. Bijdrage tot de geschiedenis van Vlaan-derens vrijheidsoorlog, 1297-1305, verschenen te Antwerpen en te Amsterdam in 1952, is sinds vele jaren uitgeput. Een nieuwe uitgave scheen gewenst. Maar het was niet nodig, de lange kritische studie van de historiografie en de bronnen op te nemen in dit nieuwe werk ; er valt niet veel nieuws te schrijven over dit onderwerp ; het was vooral bestemd voor de historici en de lezers die de bronnen willen bestuderen. Ook de studie van het terrein te Kortrijk moest niet opnieuw uitgegeven worden. De lijsten van de namen van de Leliaarts en Liebaarts zullen elders verschijnen.
   In dit boek werden de gebeurtenissen in Vlaanderen van 1301 tot einde 1302 opnieuw bestudeerd. De tekst over de twee legers en de kist van Oxford werd zorgvuldig herzien, evenals het verhaal van de guldensporenslag.
   Deze studie is verschenen onder de titel : Het epos van de Vlaamse gemeentenaren. De slag der gulden sporen, in het Belgisch tijdschrift voor militaire geschiedenis, jaargang 1977.
   Voor deze uitgave in boekvorm werd de tekst nog eens herzien, enkele kleine verbeteringen werden aangebracht, en een register van persoons- en plaatsnamen werd er bijgevoegd.

8 euros (code de commande : 16262 - vendu).

 

VERCAUTEREN (Fernand) — Actes des comtes de Flandre 1071-1128. Bruxelles, Palais des Académies, 1938. In-4° broché, CXV, 399 p., XIII planches hors texte, (collection « Commission Royale d'Histoire - Recueil des Actes des Princes Belges »), couverture plastifiée, épuisé.
Extrait de la préface :
   Le présent Recueil comprend les actes des comtes qui ont régné sur la Flandre de 1071 à 1128.
   Ces limites chronologiques répondent à une réalité historique.
   Le règne de Robert Ier le Frison (1071-1093) ne correspond sans doute pas à un point tournant dans l'histoire du comté de Flandre, mais il inaugure cependant une époque de transition qui va durer un demi siècle environ, et qui sépare l'une de l'autre, deux périodes fort différentes.
   Du milieu du IXe au milieu du XIe siècle le comté se développe territorialement ; il vit d'une vie agricole fondée sur l'organisation domaniale ; il ne paraît avoir développé qu'une civilisation assez fruste, guère en avance, en tous cas, sur son époque ; il ne joue pas un rôle éminent dans la politique générale de l'Europe occidentale. Le centre de gravité du comté se trouve dans le sud, dans la région, depuis longtemps romanisée et christianisée, qui s'étend de Saint-Bertin-lez-Saint-Omer à Saint-Vaast-lez-Arras.
   De 1071 à 1128 la physionomie générale de l'histoire de Flandre commence à changer ; c'est le début de l'époque des grands défrichements et des vastes endiguements ; c'est le début, surtout, de la vie commerciale et urbaine : la plus ancienne charte de commune flamande conservée date de 1127. D'autre part, le cadre de la politique générale des comtes s'élargit : Robert le Frison se rend en Terre Sainte et noue des relations avec le basileus de Byzance ; Robert II de Jérusalem se distingue à la première croisade ; Baudouin VII à la Hache passe une partie de son existence à combattre les Anglo-Normands aux côtés du roi de France ; Charles le Bon, son cousin et successeur, est le fils du roi du Danemark. Le comté de Flandre commence à acquérir sur l'échiquier politique européen une place importante ; ses relations avec les pays voisins deviennent plus intimes : les deux premières interventions directes du roi de France dans les affaires du comté se placent en 1071 et en 1127 et les premiers traités conclus entre un roi d'Angleterre et un comte de Flandre datent de 1103 et de 1110. Enfin, si la partie méridionale du comté conserve toujours une grande importance, le Nord, et plus particulièrement Bruges et la région maritime, acquièrent peu à peu dans le pays une situation qui ne tardera pas à devenir éminente.
   La mort violente du comte Charles le Bon (2 mars 1127), et l'année et demie de troubles et de guerres civiles qui s'en suivit, marquent nettement le terme de la période envisagée ici.
   En 1128 commence à régner cette glorieuse dynastie d'Alsace, dont les princes étaient appelés à jouer dans la politique de leur temps, un rôle considérable ; le comté devient un grand foyer d'activité économique et un centre de vie urbaine particulièrement intense. C'est au XIIe et XIIIe siècles qu'il atteint au maximum de sa puissance politique et économique.
   On le voit : la période qui s'étend de 1071 à 1128 forme très nettement la transition entre le fruste haut Moyen Âge et la brillante renaissance médiévale.
   Au point de vue diplomatique aussi cette période constitue un âge de transition ; les actes donnés au nom des comtes de Flandre avant 1071 sont fort peu nombreux ; rédigés exclusivement par le destinataire, ils témoignent de la plus grande diversité dans la forme ; nombre d'entr'eux, d'ailleurs, sont plus ou moins suspects et ont peut-être été refaits ou interpolés postérieurement.
   Sous les princes de la maison d'Alsace les actes, beaucoup plus nombreux, acquièrent une forme plus administrative et sont, par le fait même, plus soignés. Le nombre de faux diminue singulièrement.
   Bien que la chancellerie comtale apparaisse en 1089, la plupart des chartes continuent, pendant près d'un siècle, à être rédigées par le destinataire ; elles commencent cependant à faire preuve de plus d'uniformité dans la présentation et le discours diplomatique se perfectionne grandement.
   Nous pensons en avoir dit assez pour justifier les limites chronologiques que nous nous sommes imposées et souligner le caractère transitoire de la période qui a fait l'objet de nos investigations.
   Ce Recueil comprend 130 actes et 42 mentions d'actes perdus ou supposés.
   Conformément aux décisions de la Commission royale d'Histoire nous avons reproduit le texte des originaux – dans le cas où ceux-ci subsistaient – sans nous préoccuper des copies et sans non plus, énumérer celles-ci. Lorsque les originaux n'existaient plus, nous avons recherché avec soin le plus grand nombre possible de copies ; nous avons classé celles-ci d'après leur degré de dépendance entr'elles et à l'égard de l'original disparu, et nous avons dressé le texte des actes en tenant compte des leçons fournies par toutes les copies.
   Nous avons vu nous-même tous les originaux, à l'exception de deux qui sont conservés au Public Record Office, à Londres, et que nous ne connaissons que par des photographies. Nous avons vu et collationné nous-même presque toutes les copies indiquées ici ; dans quelques cas, peu nombreux, nous avons utilisé des copies qui ont été faites, à notre demande, par des archivistes ou des confrères compétents.
   Tous les actes sont précédés d'une analyse ; vient ensuite l'indication du lieu et de la date.
   Nous n'avons pas craint de multiplier les notes relatives à l'établissement du texte proprement dit, d'abord parce qu'elles peuvent avoir un intérêt philologique, ensuite parce que, de deux leçons fournies, il n'est pas toujours aisé de savoir laquelle doit être retenue ; nous avons naturellement dû procéder à un choix, mais l'indication, en note, des leçons rejetées, pourra éventuellement permettre la reconstitution d'un texte différent, si quelqu'érudit y voit une nécessité que nous même nous n'avons pas aperçue.
   Nous avons dû déclarer fausses quelques chartes de ce Recueil ; d'autres nous ont paru suspectes. Nous avons chaque fois fait valoir les raisons qui militaient en faveur de notre jugement; dans l'ensemble nous avons adopté une attitude relativement conservatrice, reconnu comme parfaitement authentiques certains documents taxés de faux par autrui et refusé de mettre au nombre des faux des actes suspects. Nous pensons que pour l'époque étudiée ici, le nombre de faux n'est pas très élevé ; par contre il se trouve que plusieurs documents, authentiques dans leur fond, ont été interpolés, complétés ou modifiés ultérieurement.

80 euros (code de commande : 16278).

 

VOLTAIRE — Mémoires pour servir à la Vie de M. de Voltaire écrits par lui-même. Paris, Conard, 1914. In-8° demi chagrin bleu à coins, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre rouge, tête dorée, couverture conservée (mention de « Rel. exécutée pour la librairie Louis Conard » à la page de garde), 202 p., (collection « Chefs-d'Œuvre de Littérature et d'Art Typographique »), bon exemplaire malgré quelques rousseurs éparses.
Avertissement de l'édition de Kehl :
   Nous imprimons ici ces mémoires singuliers dont une partie seulement a été refondue dons les commentaires sur la vie et les ouvrages de l'auteur de la Henriade. Voltaire les commença peu de temps après l'aventure de Francfort, et ensuite les abandonna. Il est même très vraisemblable qu'il les avait oubliés, et que même longtemps avant de mourir il n'avait plus l'idée de les laisser après lui.
   Une copie, trouvée dans ses papiers, fut imprimée quelque temps après sa mort ; elle fut lue par Frédéric qui parut insensible à ce qu'elle renfermait d'injurieux, sans doute parce que sa raison lui fit apercevoir que les traits lancés contre son avarice, sa dureté, et ses prétentions poétiques, paraissent renfermer tout ce qu'un sentiment de vengeance avait pu rassembler contre lui, donnaient plus de poids à ce qu'on disait, dans le même ouvrage, de son génie et de son courage.
   Ces mémoires assurent en effet au roi de Prusse tout ce qu'ils ne lui ôtent point ; et dans ce sens, les satires dont les auteurs sont instruits, et respectent les vraisemblances, servent souvent plus la renommée de ceux qui en font l'objet, qu'un silence qui permet quelquefois aux imputations du vulgaire de s'accréditer, et expose les historiens à devenir l'écho des calomnies populaires.

30 euros (code de commande : 16289).

 

WALRAET (Marcel) — Actes de Philippe Ier, dit le Noble, comte et marquis de Namur (1196-1212). Bruxelles, Palais des Académies, 1949. In-4° broché, X, 211 p., X planches hors texte, (collection « Académie Royale de Belgique - Commission Royale d'Histoire »), couverture plastifiée, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Préface :
   Le présent Recueil constitue la suite de la publication due à M. F. Rousseau. La mort de Henri l'Aveugle, dernier comte de Namur de la première race (1196) et le traité de Dinant (1199) ouvrent une période nouvelle dans l'histoire du Namurois. La dynastie issue de Bérenger, cornes lomacensis, fait place à une succession de maisons étrangères. Les princes de Hainaut, de Courtenay et de Flandre fournissent les titulaires du comté de 1196 à 1429.
   Nous avons réuni les actes de Philippe, dit le Noble, qui recueillit, à la fin de l'année 1195, l'héritage namurois de son père, le comte de Hainaut Baudouin V.
   Philippe meurt le 8 ou le 9 octobre 1212. Son règne, quoique court, est d'une importance décisive pour l'évolution politique de la principauté. Il consacre le déclin de la puissante maison de Hainaut devant la rapide croissance de la royauté capétienne. Le Namurois, démembré en 1199, est entraîné dans l'orbite des comtés de Flandre et de Hainaut, confiés à la garde, puis à la régence de Philippe après le départ pour la croisade de son frère Baudouin, dit de Constantinople, et de Marie de Champagne, son épouse.
   Nous avons jugé utile de consacrer le premier chapitre de notre Introduction – le plus long – à l'étude du règne de Philippe. Grâce aux travaux de M. F. Rousseau, nous connaissons l'histoire du Namurois et de ses premiers comtes jusqu'à la fin du XIIe siècle. Il n'en va malheureusement pas de même pour la période suivante. Sauf en ce qui concerne le règne éphémère de Gui II (1335-1336), nous en sommes toujours réduits à feuilleter les pages des vieux historiens du Namurois, de Croonendael à Borgnet, en passant par Gramaye, De Marne et Galliot. Nous aurions dépassé nos espérances, si l'on nous reconnaissait le seul mérite d'avoir livré au public tout ce qui peut, dans l'état actuel des moyens d'investigation historique, être connu ou supposé du règne de Philippe le Noble. Nous avons estimé faire œuvre utile en étudiant la question du domaine de ce prince. On trouvera, dans le présent volume, une carte montrant les possessions de Philippe dans le Namurois. L'étude de la régence du marquis en Flandre et en Hainaut sera détaillée dans le recueil, en préparation, des actes de Baudouin VIII et de Baudouin IX, comtes de Flandre.
   Les chapitres II, III et IV de l'Introduction concernent l'étude diplomatique des actes de ce recueil. Nous donnerons successivement une classification des pièces et quelques notes sur leur rédaction ainsi que sur leurs caractères internes et externes. À cet aperçu sont jointes quelques planches représentant des types d'écriture namuroise du début du XIIIe siècle et le sceau de Philippe le Noble.
   Le recueil proprement dit comprend quatre parties :
      I. Actes qui émanent directement du marquis.
      II. Mentions relatives aux actes présumés ou perdus.
      III. Actes rédigés sur l'ordre des exécuteurs testamentaires de Philippe le Noble.
      IV. Actes de Philippe le Noble en sa qualité de seigneur de Blaton, Harelbeke et Biervliet.
   Tous les actes de la première, de la troisième et de la quatrième parties du Recueil, à l'exception de trois ont déjà été publiés, mais d'une manière peu conforme aux exigences actuelles de l'édition des textes historiques. Les principaux éditeurs furent, chronologiquement, Paul de Croonendael, A. Miraeus, C. F.Galliot, J. et V. Barbier, le comte de Limminghe et le chanoine Aigret. D'une manière générale, les meilleurs textes sont fournis par de Limminghe.
   Notre enquête, commencée dès 1938, fut interrompue par nos obligations militaires, puis par la mobilisation et la campagne de mai 1940. Elle fut reprise dès la fin de cette dernière année. Mais nos charges professionnelles ont souvent entravé la marche régulière de notre travail.
   Nous avons vu tous les originaux, sauf ceux des Archives Nationales et de la Bibliothèque Nationale à Paris, que nous connaissons d'ailleurs par la reproduction photographique.
   Chaque fois que la pièce est conservée en original, nous nous sommes borné à signaler les copies. Dans les autres cas, nous avons soigneusement collationné celles-ci. Ce travail n'a point réclamé de notre part l'application d'une critique minutieuse. Les copies d'un même acte sont, en effet, très peu nombreuses, ce qui supprime la difficulté d'établir des stemmata codicum. Elles figurent, le plus souvent, dans des cartulaires des XIIIe, XIVe ou XVe siècles, bien écrits, bien lisibles ; ou bien, quand elles sont manifestement mal reproduites, elles sont uniques. Dans ce dernier cas, nous avons restitué le texte d'après les plus logiques conjectures. Les notes relatives à sa constitution sont donc peu nombreuses. Les notes de critique diplomatique sont également rares. Aucun faux ne figure dans ce Recueil. Un seul acte est douteux. Les problèmes de chronologie ne suscitent guère d'obstacles sérieux.
   Nous avons cité toutes les éditions antérieures des actes, mais omis délibérément les indications analytiques dans les catalogues.
   Parmi les documents réunis, il en est qui retiendront l'attention des chercheurs, notamment le traité de Dinant du 26 juillet 1199, les deux chartes de 1207 et de 1212 fixant le statut des religieuses d'Andenne, les donations de 1207, 1210, 1211 et 1212 au chapitre de Saint-Aubain à Namur, le règlement d'avouerie du chapitre de Sclayn en 1208, la charte de libertés de Gerpinnes, les actes d'hommage au duc de Brabant Henri Ier, en 1202, et à l'évêque de Liège Hugues de Pierrepont, en 1209, l'acte constitutif du douaire de Marie de France, épouse de Philippe, en 1210, les importantes concessions aux abbayes cisterciennes, en 1212 et l'abolition, la même année ; du meilleur catel en faveur des ministeriales du prince.
   Le présent Recueil est suivi d'une table des noms de personnes et de lieux et d'une table des termes techniques ou peu usités.

15 euros (code de commande : 16279 - vendu).

 

[WU RONG-SI]. Les Trois Royaumes. Une exposition de sculptures sur bois de Wu Rong-Si. Taipei, Caves Art, 1993. In-4° carré broché, 132 p., reproductions en noir et en couleurs, édition trilingue chinois-anglais-français, bel exemplaire.
Introduction :
   
La sculpture sur bois est un art chinois traditionnel. Remontant au temps où la porte principale du palais ou du temple était décorée de gravures peintes d'immortels et de sages, la sculpture, en passant de la simple image gravée à sa forme tri-dimensionnelle complexe, s'est progressivement détachée de la peinture pour devenir un art à part entière. À part son utilisation religieuse, elle apparut dans la décoration des pavillons, des fenêtres et des meubles, les techniques se transmettaient du maître à l'apprenti, celui ci se contentant de les appliquer dans son travail. Rarement un apprenti créait son propre style ou mettait ses possibilités techniques au service de sa propre créativité.
   Aujourd'hui cependant, nous comptons de nombreux artistes de talent dans notre pays, le style de M. Wu Rong-Si, est très particulier et à son image. Ses œuvres dégagent une impression de vigueur à travers des personnages simples, rustiques et sincères. M. Wu travaille plus spécialement aux personnages historiques des romans et des contes populaires.
   Le but de notre fondation est de promouvoir les échanges culturels internationaux et nous travaillons depuis vingt ans à la présentation de la culture et de l'art chinois dans le monde entier. C'est un honneur pour nous d'avoir la possibilité d'exposer les œuvres de Monsieur Wu Rong-Si en Belgique et en France et je souhaite personnellement que le succès de cette exposition lui apporte la célébrité internationale qu'il mérite.

 25 euros (code de commande : 16246).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 14 septembre 2010.


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Quelques ouvrages de la mise à jour précédente
(17 août 2010)

 

 

Art chinois. Néolithique - Dynastie Song. Collection Umberto Draghi. Morlanwelz, Musée de Mariemont, 1990. In-4° broché, 216 p., nombreuses illustrations en couleurs, une carte.
Table des matières :
   - Tableau chronologique.
   - Carte des provinces chinoises.
   - Collections impériales et collections privées.
   - Un aspect du Néolithique : la culture de Yangshao au Gansu.
   - L'Âge du Bronze: la dynastie Shang.
      - Archives de bronze, vaisseaux du rêve.

   - Les Han.
   - Les Dynasties du Nord et du Sud.
   - Les Sui et les Tang.
   - Des Cinq Dynasties aux Song du Sud.
      - Généralités techniques et spécificités Song.
      - Commentaire d'un céramiste.

   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 16227).

 

AURE (Antoine Cartier Comte d') Cours d'équitation par le comte d'Aure. Adopté officiellement et enseigné à l'École de Cavalerie et dans les corps de troupes à cheval, par décision de M. le Ministre de la Guerre en date du 9 avril 1853. Bruxelles, Deprez-Parent, 1854. [Bruxelles, Librairie de Deprez-Parent, rue de la Violette, 15. F. Parent, éditeur. 1854.] In-12 pleine percaline verte, couverture (présentant des mouillures) conservée (atelier de reliure de E. Hotat et Fils, à Schaerbeek), 324 p., ex-libris manuscrit et cachet de la convention franco-belge du 22 août 1852 à la page de faux-titre, bon exemplaire de ce rare ouvrage.
   
La première édition a paru à Paris en 1853.
Rapport au Ministre sur le Cours d'Équitation :
   La Commission spéciale chargée de l'examen du Cours d'Équitation de M. d'Aure, écuyer en chef de l'École de cavalerie, fut, conformément aux ordres d'un de vos prédécesseurs, réunie le 2 décembre 1850, et s'occupa de suite de cet ouvrage avec un intérêt actif. Après quelques observations admises, elle fut dans le cas de demander que ce Traité fût mis en application, au moins momentanée, pour le mieux juger ; et un ordre ministériel du 7 janvier 1851 fit donc remplacer l'ancien Cours par le nouveau, de M. d'Aure. Le commandant de l'École reçut aussi l'ordre de demander à chacun de MM. les écuyers professeurs, des rapports hebdomadaires et un résumé renfermant les observations que tes praticiens habiles pourraient avoir à faire. Le général de Goyon, après les avoir examinés et résumés, les a soumis au Conseil d'instruction de l'École. Quelques justes observations furent admises, et les autres repoussées. Cet officier général, membre et rapporteur de la Commission spéciale réunie par votre ordre du 12 janvier 1852, lui a communiqué les rapports ci-dessus mentionnés, le résumé qu'il en avait fait, les observations du Conseil d'instruction, et le procès-verbal de la délibération de ce Conseil, en date du 9 novembre 1851, approuvant unanimement et hautement l'œuvre de M. l'écuyer en chef d'Aure, et demandant l'adoption de son Cours d'Équitalion, en remplacement de l'ancien, datant de 1825, imparfait, et ne pouvant plus satisfaire aux besoins de l'instruction.
   Ce procès-verbal dit textuellement : « Le Conseil d'instruction de l'École de cavalerie, après avoir étudié le Cours d'Équitation de M. d'Aure, écuyer en chef, se joint avec empressement aux éloges que MM. les écuyers ont exprimés dans leurs rapports sur la valeur de cet ouvrage......, etc. II reconnaît à l'unanimité qu'il doit être adopté immédiatement à l'École, comme un code d'instruction équestre, propre à amener les plus heureux résultats dans l'enseignement de l'équitation. »
   La Commission spéciale avait donc pris ou sollicité toutes les mesures les plus favorables pour arriver à une appréciation exacte d'une œuvre dont l'importance incontestable s'augmente encore de la position si élevée que M. l'écuyer en chef d'Aure u su se créer dans l'art équestre. La Commission spéciale, après s'être livrée à une étude approfondie de l'ouvrage en question, afin de répondre à la mission de confiance dont vous l'avez chargée, est heureuse de vous dire de suite qu'elle s'associe complètement et unanimement à l'opinion déjà émise par le Conseil d'instruction de l'École. Elle va cependant, pour vous mettre à même de mieux juger l'œuvre de M. d'Aure, entrer dans quelques détails. Ainsi :
   En considérant cet ouvrage dans son ensemble, la Commission spéciale a reconnu que le travail pratique du manège avait dû être renfermé dans quatre leçons, pour mieux répondre à la division de l'Ordonnance.
   Les principes qui dominent dans ce Traité d'Équitation sont ceux qui seront admis de tout temps, parce qu'ils reposent sur les lois de l'organisation de l'homme et du cheval.
   Le travail des leçons est indiqué avec une méthode bien graduée qui procède du simple au composé, et présente aux élèves les difficultés de l'équitation dans un ordre tel, qu'ils peuvent les surmonter sans effort.
   La Commission spéciale a désiré que M. d'Aure établît, dans le cours de ses leçons, la distinction qu'il faut faire entre le soutien, qui s'entend du rapport constant qui doit exister entre la bouche du cheval et la main du cavalier, et l'appui qu'il peut lui prêter, dans des cas très-exceptionnels, pour augmenter la vitesse.
   La Commission spéciale a voulu que, pour bien faire sentir au cavalier que ses jambes doivent toujours être près du cheval, on remplaçât l'expression de fermer les jambes, par celle-ci : augmenter la pression des jambes.
   En consacrant un article aux courses, M. d'Aure a été inspiré par une juste pensée, que le cavalier militaire ne doit reculer devant aucune difficulté d'équitation, et que le turf, compris avec certaines restrictions, peut lui servir encore de moyen d'instruction équestre, puisque avec ses fossés, ses barrières fixes et ses douves, il représente, en quelque sorte, le terrain du champ de bataille, hérissé de toutes ses inégalités et de tous ses obstacles.
   La Commission spéciale émet, à l'unanimité de ses membres, l'avis de l'adoption définitive, avec les rectifications ou modifications qu'elle y a introduites, du Cours d'Équitation de M. d'Aure, écuyer en chef, et demande qu'il soit suivi officiellement à l'École de cavalerie, ainsi que dans tous les corps de troupes à cheval, à l'exclusion de tout autre ouvrage du même genre.

100 euros (code de commande : 16218 - vendu).

 

The Cambridge Encyclopedia of China. General Editor : Brian Hook. Cambridge, Cambridge University Press, 1982. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 492 p., illustrations.
Sur le rabat de la jaquette :
   
The world is watching post-Mao China feel its way into a new role among the other superpowers. It is a fascinating process, and it may perhaps also be a momentous one for countries a long way from East Asia. For China is a superpower with a différence. In size and population, China overshadows ail other nations. Yet China's ambitions run in directions peculiar to itself. It wants to modernize with thé help of the industriel nations while seeing itself as contributing to the development of new forms of collective activity and living. The present phase is both a continuation of Mao Tse-tung's revolution, and a new turn towards achieving greater economic strength.
   This Encyclopedia provides basic information on ail aspects of China's geography, natural resources, economy, communications, growth planning and political structures. Also, in one and the same volume, it covers the history and culture of traditional Chinese civilization in ail its variety. Thus the Encyclopedia contains a compendium of China for every kind of inquiry, whether historical or contemporary, cultural or political, économie or social.
   The Advisory Editors have ensured that this is a reliable, authoritative and objective text. The point of view is neither pro- nor anti-communist, but the fierce ideological disputes that have shaken China are fairly reported. Society in the present-day People's Republic is examined with the same scholarly objectivity as is the traditional order of Chinese society that was known in the past and still exists in Taiwan and among the overseas Chinese.

20 euros (code de commande : 16226).

 

CAMOES (Luís Vaz de) — Les Lusiades. Os Lusiadas. Édition bilingue portugais-français. Traduction du portugais par Roger Bismut. Paris, Laffont, 1996. In-8° collé, XL, 582 p., (collection « Bouquins »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   « Le sujet des Lusiades, traité par un esprit aussi vif que le Camoes, ne pouvait que produire une nouvelle espèce d'épopée. Le fond de son poème n'est ni une guerre, ni une querelle de héros, ni le monde en armes pour une femme ; c'est un nouveau pays découvert à l'aide de la navigation [...]. Cela est grand en tout pays sans doute » (Voltaire, Essai sur la poésie épique).
   On a appelé Les Lusiades le « trésor du lusitanien », et, de fait, le poème porte des valeurs ancrées dans le conscient et l'inconscient collectifs des Portugais, que l'assentiment général des étrangers a confirmés dans leur vénération. Aucun poème épique moderne n'a joué le même rôle national. Il en est peu – voire aucun – qui soient poétiquement aussi réussis que Les Lusiades.
   En France, on aurait perdu une première traduction à l'état de manuscrit. La première imprimée fut celle de Duperron de Castéra (1735). Il y en eut, depuis, une douzaine, en prose ou en vers. Celle de Jean-Baptiste Millié (1825) fut la plus rééditée. Nous avons choisi la plus fidèle, celle de Roger Bismut (1954), très affinée d'édition en édition, jusqu'à la quatrième, que la présente reproduit. Cette édition du poème, en version bilingue, vient trouver sa juste place dans la collection « Bouquins ».
   Ce sommet littéraire d'une langue que parlent aujourd'hui deux cents millions d'hommes est enfin accessible au grand public, ainsi qu'aux lusitanistes avertis. M. Eduardo Lourenço, prix européen Charles Veillon, et M. de Pina Martins, le plus grand spécialiste portugais de l'humanisme et de la Renaissance, président de l'Académie portugaise, ont rédigé respectivement une Préface et une Présentation qui éclairent le poème et le resituent dans la tradition épique du XVIe siècle.

13 euros (code de commande : 16231).

 

CHENU (Jean-Charles)Ornithologie du chasseur. Histoire naturelle - Mœurs - Habitudes - Chasse des oiseaux de plaine, de bois et de marais. Par le Dr J. C. Chenu médecin principal d'armée en retraite. Cinquante planches en chromo-typographie. Paris, Rothschild, 1870. [Paris, J. Rothchild, Éditeur, Libraire de la Société Botanique de France, 43, rue Saint-André-des-Arts, 43. 1870. Tous droits réservés.] In-8° demi-chagrin brun à coins, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, filets-doubles dorés sur les plats, reliure passée, [6 (titre en rouge et noir, mention d'imprimeur, épître dédicatoire)], 168, [1 (placement des planches)], [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.] p., bien complet de ses 50 planches, bon exemplaire malgré quelques mouillures n'affectant pas les illustrations.
Epître à Georges Mallet :
   Mon cher Georges,
   Il y a bientôt vingt ans que j'ai fait imprimer, pour mes amis, un petit volume sous le titre de Chasse au chien d'arrêt, gibier à plumes. Je n'avais pas la prétention de faire un traité de chasse ; il en existe beaucoup et de très-bons ; je voulais seulement combler quelques lacunes regrettables, car, même encore aujourd'hui, je ne connais aucun de ces traites, publiés en français, qui réponde aux désirs souvent exprimés par les jeunes chasseurs.
   Ce premier essai a provoqué quelques observations dont j'ai gardé souvenir. J'avais, en effet, cru devoir donner la description d'un grand nombre d'espèces d'oiseaux de plaine, de bois, de marais et de mer. Tous ces oiseaux étaient représentés par une gravure aussi bien faite que possible. C'était surabondant pour quelques lecteurs, qui ne voulaient que l'histoire des espèces considérées comme gibier de table, et insuffisant pour le plus grand nombre des autres qui demandaient un livre d'histoire naturelle en même temps qu'un livre de chasse, condition qui n'est pas facilement réalisable en un seul volume. Les uns voulaient plus de science, les autres trouvaient qu'on en fait abus et préféraient de joyeuses anecdotes ou des récits de Gascogne. Tu sauras un jour combien, en toutes circonstances, il est difficile de contenter tout le monde, même ses amis !
   Quoi qu'il en soit, et comme première partie de mon plan, j'ai réuni, dans ce volume que je te dédie, tout ce qui peut t'intéresser sur les oiseaux que tu rencontreras dans les plaines, les bois et sur les belles eaux qui appartiennent à ta famille, ainsi que sur les bords des étangs de Saclay. Le nombre des espèces, dont je te donne l'histoire, est limité à cinquante, en comprenant quelques oiseaux que lu ne seras pas fâché de connaître, mais que tu n'auras l'occasion de voir que dans les voyages. Chaque description est accompagnée d'une gravure ; et, comme une figure coloriée, même médiocre, vaut mieux le plus souvent que la meilleure description, mon éditeur a profité des nouveaux procédés chromotypographiques pour illustrer l'Ornithologie du Chasseur.
   Aujourd'hui, mon seul but est de te laisser un souvenir en t'initiant en partie à la science, cynégétique, que rien ne t'empêchera, nous l'espérons tous, de mettre bientôt en pratique.
   Ton bien dévoué, Dr. J. C. Chenu (Passy, le 15 octobre 1869).

Liste des planches :
   1. Faisan commun.
   2. Perdrix grise.
   3. Perdrix rouge.
   4. Perdrix bartavelle (illustration ci-contre).
   5. Perdrix gambra.
   6. Ganga cata.
   7. Caille.
   8. Tétras Auerhahn.
   9. Tétras Birkhahn.
   10. Gelinotte.
   11. Lagopède.
   12. Outarde barbue.
   13. Outarde canepetière.
   14. Pluvier doré.
   15. Vanneau huppé.
   16. Vanneau suisse.
   17. Courlis cendré.
   18. Barge commune.
   19. Barge rousse.
   20. Chevalier arlequin.
   21. Chevalier gambette.
   22. Chevalier stagnatile.
   23. Chevalier combattant.
   24. Bécasse.
   25. Bécassine double.
   26. Bécassine commune.
   27. Bécassine sourde.
   28. Bécasseau maubèche.
   29. Râle de genêt.
   30. Râle d'eau.
   31. Poule d'eau.
   32. Foulque.
   33. Oie cendrée.
   34. Oie commune.
   35. Canard tadorne.
   36. Canard souchet (illustration ci-contre).
   37. Canard sauvage.
   38. Canard chipeau.
   39. Canard siffleur.
   40. Canard pilet.
   41. Sarcelle d'été.
   42. Sarcelle d'hiver.
   43. Canard garrot.
   44. Canard de Miclon.
   45. Canard milouin.
   46. Canard petit milouin.
   47. Macreuse.
   48. Macreuse double.
   49. Harle-Bièvre.
   50. Harle-Piette.

500 euros (code de commande : 16221).

 

La Chine. Le pays : les forces et faiblesses d'un pays d'un milliard d'hommes - À travers le temps : des dynasties célestes à l'après Mao, les permanences d'un empire - Villes et régions : cités d'art, métropoles industrielles et provinces lointaines - Encyclopédie : la Chine de A à Z. Paris, Larousse, 1988. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 160 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Monde et Voyages »).
Table des matières :
   - Coup de cœur, par Ysabelle Lacamp.
   - Le pays, par Valérie Joxe.
   - À travers le temps :
      - Le passé
, par Pierre Minvielle.
      - Le patrimoine culturel, par Françoise Meaux-Saint-Marc.
      - La vie quotidienne, par Jacques Lemoine.
   - Villes et régions, par Pierre Trolliet.
   - Encyclopédie, par Isabelle Calabre.
   - Index.

12 euros (code de commande : 16225).

 

COMMEAUX (Charles) — La vie quotidienne en Chine sous les Mandchous. Paris, hachette, 1970. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 320 p., (collection « La Vie Quotidienne »).
Sur la jaquette :
   
Au début du XVIIe siècle, les Mandchous déferlent sur la Chine des Ming, alors en pleine décadence.
   En 1644, le premier souverain de la dynastie des Ts'ing, Chouen-tche, s'installe sur le trône de l'Empire Céleste. Après l'inévitable choc entre conquérants et conquis, entre peuple jeune et souche de vieille civilisation, la Chine éternelle reprend son équilibre et absorbe, pacifiquement, les vainqueurs qui avaient cru la dominer.
   Au moment même où, en Occident, rayonne la France de Louis XIV, une civilisation tout aussi brillante s'épanouit dans la Chine de K'ang-hi.
   Sagement administré, l'immense pays connaît une ère de prospérité et étend son influence sur les tribus nomades de la Mongolie et du Turkestan. Les lettres et les arts, fécondés par l'apport dynamique des Mandchous, retrouvent une éclatante vigueur. De la fusion de ces deux peuples naît une culture nouvelle, originale et, pourtant, traditionnellement chinoise, dont les missionnaires jésuites ont laissé de nombreux témoignages.
   C'est en grande partie grâce à leurs écrits que l'auteur a pu renouer le fil et nous entraîner, pour une promenade de deux siècles, dans ce pays étrange et merveilleux qui reste encore si mal connu de la grande majorité des Occidentaux.

12 euros (code de commande : 16223).

 

COUSTÉ (Colonel Henri)Une foulée de galop de course. Deuxième édition. Augmentée d'une Étude sur les fonctions et le modèle de l'arrière-main. Réponses à la critique. Paris, Henri Charles-Lavauzelle, 1914. In-8° demi-percaline bordeaux (atelier de reliure de E. Hotat et Fils, à Schaerbeek), 84 p., ex-libris manuscrit à la page de garde, bel exemplaire.
Préface de la deuxième édition :
   Lorsqu'en 1909 parut Une Foulée de galop de course, celte mince brochure rencontra immédiatement des partisans et des détracteurs : elle plût et elle déplût. Nombre d'hommes de cheval et d'hippologues n'hésitèrent pas à témoigner à l'auteur le plaisir qu'ils avaient éprouvé en trouvant une réponse convaincante à la troublante question qu'ils s'étaient souvent posée : « Pourquoi une race, sélectionnée depuis deux cents ans sur des épreuves au galop, celle allure par excellence du cheval de selle, s'est-elle si considérablement modifiée, et s'écarte-t-elle si manifestement du véritable modèle du cheval de selle ? »
   La presse sportive au contraire, et tous ceux qui considèrent que la prospérité des courses est un gage de la bonne orientation de l'institution, ont fait toutes réserves dans leur appréciation et tout en se promettant de discuter par le menu les arguments émis dans la brochure, se sont retranchés derrière la tradition qui n'avait pas cessé d'être respectée, puisque depuis deux siècles tous les efforts des éleveurs avaient tendu à produire un vainqueur du « Derby » ou du « Saint-Léger », puisque les vainqueurs de ces courses classiques, que l'on ne peut pas considérer comme des courses de petites distances, avaient toujours été les reproducteurs les plus recherchés.
   Malgré les promesses, et à notre grand regret, soit dédain, soit difficulté de trouver des arguments, la critique garda le silence et plus jamais il ne fut question d'Une Foulée de galop.
   Cependant une ambiance s'était créée, à laquelle notre modeste étude n'était peut-être pas complètement étrangère, ambiance moins défavorable au cheval de tenue.
   Le 12 décembre 1911, au banquet annuel du « Gimcrack-Club », lord Villiers, représentant du Jockey-Club anglais, faisait le procès des flyers. Peu de temps après, il était décidé qu'aucune course ne serait plus disputée en Angleterre sur une distance inférieure à 1.000 mètres, même par les deux ans. Celle même mesure a été adoptée cette année en Belgique. Enfin, la Société d'encouragement portait de 30.000 francs à 100.000 francs l'allocation du Prix du Cadran et rendait cette épreuve internationale.
   Ce sont là des symptômes précieux qui permettent d'espérer que l'idée est en marche pour le plus grand bien de la race de pur sang et l'amélioration de l'élevage du cheval de selle.
   Mais, pour en revenir à notre étude, il était facile d'y constater une lacune sérieuse. La question de l'arrière-main n'y était qu'effleurée et traitée d'une manière tout à fait incidente. Cette question est cependant d'une importance considérable, d'abord parce que dans tout quadrupède il existe entre l'avant-main et l'arrière-main une harmonie nécessaire, ensuite parce que telle modification soit de l'avant-main soit de l'arrière-main établit dans le dynamisme du cheval des compensations ou des suppléances qu'il est indispensable de préciser ; enfin, parce que, à notre avis, les hippologues et les hommes de cheval ont émis sur la forme optima de la croupe des opinions variées et souvent divergentes, sans appuyer leurs préférences de raisons pouvant amener la conviction.
   Nous nous proposons de combler cette grave lacune dans cette deuxième édition, en employant pour l'élude de l'arrière-main les méthodes rigoureuses dont nous nous sommes servi pour celle de l'avant-main.
   Il eût peut-être été logique de fondre notre nouvelle élude avec notre premier travail, de manière à former un tout harmonieux et complet, mais nous avons pensé que certaines de nos démonstrations présentaient un caractère un peu ardu, qu'il y avait intérêt à ne pas fatiguer sans répit l'attention du lecteur, aussi avons-nous jugé préférable de faire figurer dans notre deuxième édition notre travail primitif tel qu'il a déjà été présenté au public et de le faire suivre d'une deuxième étude qui le complète.
   Nous joindrons à notre exposé théorique des exemples tirés des récents événements du turf et nous nous efforcerons de donner l'explication des faits.
   Enfin, quelque sommaire, quelque faible même pouvons-nous dire, qu'ait été la critique, nous consacrerons un chapitre à la réfuter, de manière à dissiper dans l'esprit du lecteur jusqu'à l'ombre d'un doute.

25 euros (code de commande : 16219).

 

[EINSTEIN (Albert)]. PAIS (Abraham) — Albert Einstein. La vie et l'œuvre. Traduit de l'américain par Christian Jeanmougin et Hélène Seyrès. [Conseillère scientifique pour l'édition française Michèle Leduc.] Paris, Interéditions, 1993. In-8° broché, XV, 539 p., illustrations hors texte, cachet ex-libris à la page de garde, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Abraham Pais vécut neuf ans auprès d'Einstein, à Princeton, où lui-même était physicien. Il connut sa famille et ses proches, ses amis, ses collaborateurs, les personnalités avec lesquelles Einstein entretint des correspondances régulières. Ils avaient pris l'habitude de se promener ensemble. Leurs discussions étaient vives et animées.
   Ce livre, déjà traduit en de nombreuses langues, nous offre l'occasion de découvrir Albert Einstein et son œuvre. L'auteur nous montre un homme malicieux, affectueux, vulnérable, enthousiaste, sincère. Il nous révèle un physicien acharné dans sa recherche des lois de l'Univers. Il nous explique son œuvre, en dresse l'historique, en relate le cheminement, l'analyse et la commente.
   Abraham Pais brosse ici le portrait d'un homme attentif au sort du monde, ardent défenseur de la liberté et de la paix, placé au cœur des grands débats de son temps, qu'ils soient politiques, philosophiques, éthiques ou bien sûr scientifiques.
   Physicien américain d'origine hollandaise, Abraham Pais fut recruté par J. Robert Oppenbeimer pour développer le département de physique de l'Institute for Advanced Study de Princeton, aux États-Unis. C'est là que Niels Bobr le présenta à Einstein en septembre 1946. Membre de cet institut puis titulaire d'une chaire d'enseignement, Abraham Pais est resté à Princeton jusqu'en 1963 ; Einstein y vécut jusqu'à sa mort en 1955.

25 euros (code de commande : 16201).

 

FAIPOULT (Guillaume-Charles) — Mémoire statistique du département de l'Escaut [adressé au Ministre de l'Intérieur, d'après ses instructions,] par M. Faipoult, préfet de ce département. Ingeleid door Paul Deprez. Gent, Oostvlaams Verbond van de Kringen voor Geschiedenis, 1960. In-8° broché, IX, 205 p., une grande carte hors texte à déplier et un feuillet volant de notes, (collection « Documenten », n° 3), dos renforcé avec de l'adhésif, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
   Cet ouvrage est la réédition du Mémoire publié à Paris, par l'Imprimerie Nationale, en l'An XIII.
Table des matières :
   Chapitre I : Topographie.
   Chapitre II : Population.
   Chapitre III : État des citoyens.
   Chapitre IV : Agriculture.
   Chapitre V : Industrie, arts et commerce.

15 euros (code de commande : 16209).

 

GRAVURE XVIIe siècle. Le martyre de saint Georges.
Eau-forte de Remoldus Eynhoudts éditée par I. Meysens d'après le tableau de Cornelis Schut.
Dimensions :
   - au trait carré : 267
´ 330 mm.
   - de la cuvette : 273
´ 352 mm.
   - de la feuille : 276
´ 355.
   
Remoldus Eynhoudts (Anvers, 1605-1679) fut l'élève d'Adam van Oort ; il peignit des portraits mais il est essentiellement connu comme graveur. On lui doit de belles compositions inspirées, notamment, de tableaux de Pierre-Paul Rubens et de Cornelis Schut.
   Vers les années 1640, la guilde anversoise du Jonge Voetboog commanda à Antoon van Dyck la composition d'un retable représentant le martyre de saint Georges pour un nouvel autel qui serait érigé dans la cathédrale Notre-Dame. Van Dyck mourut en 1641 et l'œuvre ne fut pas réalisée. En 1643 la commade d'un tableau fut passée à la fois à Cornelis Schut (1597-1654) et à Thomas Willeboirts Bosschaert (1614-1654). C'est l'œuvre de Schut qui fut choisie et placée dans l'église ; aujourd'hui elle est conservée au Koninklijk Museum voor Schone Kunsten, à Anvers. C'est d'après ce tableau que Remoldus Eynhoudts réalisa cette belle eau-forte.
   Bibliographie :
   - Bryan's Dictionary of Painters and Engravers, (éd. de George Williamson), t. II, p. 138.
   - Hollstein's Dutch and Flemish etchings, engravings and woodcuts ca. 1450-1700, t. VI, p. 206, n° 18.
   - Saskia Sombogaart, Le martyre de saint Georges, dans Depauw (Car) et Luijten (Ger), Antoine van Dyck et l'estampe, pp. 328-331.

100 euros (code de commande : Schut).

 

 

[HENRI III]. BOUCHER (Jacqueline) — La cour de Henri III. Rennes, Ouest-France, 1986. In-8° broché, 213 p., illustrations, (collection « De Mémoire d'Homme : l'Histoire »), cachet ex-libris à la page de garde, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   La cour de France à la fin du XVIe siècle était un milieu très vivant, qui plongeait ses racines dans une large partie de la société et se confondait avec le gouvernement du royaume. Comme l'État ne disposait pas alors d'une administration pour faire exécuter ses volontés, le roi devait s'appuyer sur des fidélités et les cultiver. Les guerres de religion qui créaient un climat de violence et le développement d'une civilisation baroque, caractérisée par l'outrance, expliquent bien des traits de ce milieu humain. La vision qu'en a eue la postérité a été déformée par la littérature de polémique, émanant aussi bien des huguenots que des ligueurs. Il en a été de même de la personnalité de Henri III, bien différente de celle que lui prête la légende.
   C'est un milieu humain d'une grande originalité, haut en couleurs et en contrastes, qui est restitué ici.

13 euros (code de commande : 16190).

 

HUXLEY (Julian), HADDON (A.C.) et CARR-SAUNDERS (A.M.) Nous Européens. We Europeans. Traduit par Jules Castier. Paris, Minuit, 1947. In-8° broché, 317 p., (collection « Philosophie Étrangère »), bel exemplaire non coupé.
En quatrième de couverture :
   Le grand sociologue anglais, Directeur général de l'U.N.E.S.C.O., a fait de Nous Européens une ample étude sociologique sur tous les peuples continentaux.
   Cette œuvre scientifique et par endroits pittoresque tend à démontrer que les « races » – ce terme dont notre époque a tant usé et qui sert à « justifier les ambitions politiques, les fins économiques, les rancunes sociales, les préjugés de classe » –, que les races humaines n'existent biologiquement pas.
Table des matières :
   Préface.
   I. Introduction.
   II. Histoire et développement récent de la science de l'homme.
   III. Les principes de l'hérédité appliqués à l'homme.
   IV. Fondements de la classification ethnique.
   V. De quelques illusions et de quelques pièges de la classification ethnique.
   VI. Les principaux groupes ethniques de l'Europe.
   VII. Composition ethnique des nations européennes.
   VIII. L'Europe outre-mer (par A. M. Carr-Saunders).
   IX. Conclusion.
   Appendice - Index.

9 euros (code de commande : 16232).

 

JANNOT (Jean-René) — À la rencontre des Étrusques. Rennes, Ouest-France, 1987. In-8° broché, 281 p., illustrations, (collection « De Mémoire d'Homme : l'Histoire »), cachet ex-libris à la page de garde, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   La fascination de la civilisation étrusque tient en grande partie au fait qu'on a longtemps entouré de mystère l'histoire de ce peuple. L'obscurité de ses origines et la difficulté de sa langue ont entretenu ce sentiment. Depuis vingt ans, les recherches ont, sur ce sujet, considérablement progressé. Si de nombreuses questions demeurent sans réponse, il n'y a plus de « mystère » ni de « secret ».
   Cet ouvrage est à la fois une introduction à l'étruscologie et un livre simple, accessible au grand public. Il donne en peu de pages l'état des questions et des connaissances sur la langue (on peut y apprendre à lire les textes les plus simples), la religion, la société, l'histoire de cette civilisation qui dura plus de sept siècles, les arts, le commerce, la vie de chaque jour. De nombreuses citations, plus de cent illustrations (dont une cinquantaine en couleur), des cartes, des schémas et une chronologie permettent de rendre le propos plus concret. Des conseils de lecture et un guide de découverte incitent le lecteur à l'approfondissement et au voyage. Ce livre veut être le compagnon de l'étudiant comme du touriste qui découvre l'Italie.

20 euros (code de commande : 16191).

 

JORDAN (Joseph) — Le passé de mon pays. Esquisse de l'évolution politique, économique et sociale de la Suisse. 2me édition revue et augmentée. Fribourg, Saint-Paul, 1932. In-8° broché, 212 p.
Préface :
   Le bon accueil, que Le passé de mon pays a rencontré, m'a encouragé à en faire une deuxième édition, revue et augmentée. Dans ses grandes lignes, cependant, l'œuvre reste la même. Le passé de mon pays ne se présente pas comme une histoire de la Suisse de grande envergure, pareille à celles de feu Johanneès Dierauer, de M. Maxime Reymond ou de M. William Martin, ni comme un manuel passablement détaillé et richement illustré, tel que celui de MM. Suter et Castella. C'est une esquisse – plutôt un résumé à grands traits – de l'évolution politique, économique et sociale de notre pays. Il est encore des historiens qui ne s'intéressent qu'à la politique et aux batailles, négligent le point de vue économique et, plus encore, l'évolution sociale que j'entends au sens large de transformation de la société et de sa civilisation. C'est, à mon avis, une erreur aussi grossière que celle des socialistes et des pacifistes qui voudraient bannir de l'enseignement le souvenir de nos glorieuses guerres d'indépendance.
   À la première lecture déjà, on remarquera que l'histoire de la période contemporaine est plus développée que celle des autres périodes. En effet, les événements les plus proches sont ceux qui nous intéressent le plus et nous expliquent le mieux l'époque actuelle. Par là même, l'histoire contribue puissamment à la formation civique et sociale dont la jeunesse a tant besoin aujourd'hui.
   Ce travail n'a aucune prétention littéraire ; le style en est simple, aussi concis que possible, puisqu'il s'agit d'un résumé. Si j'ai choisi cette dernière forme, de préférence à toute autre, c'est pour soulager la mémoire des élèves (mémoire qui doit déjà emmagasiner tant d'autres connaissances], attirer leur
attention sur ce qui est important, essentiel ; enfin, leur présenter les événements d'une manière logique et didactique qui en facilite l'étude.
   C'est à dessein que je n'ai inséré, dans ce manuel, ni cartes, ni illustrations ; elles en eussent majoré le prix. Mais il est facile d'y suppléer en se servant de la carte historique de la Suisse, de gravures, de projections ou de croquis au tableau noir.
   Le texte d'un chapitre (ou seulement d'une partie, s'il est trop long) peut être considéré comme le plan d'une leçon, à développer sous forme de conférence. Reconstituer le cadre des événements, faire revivre, agir et parler les personnages, les peuples, soit qu'il s'agisse de guerres ou d'autres faits remarquables ; glisser le détail pittoresque et vrai que l'élève retiendra facilement ; exposer avec précision les doctrines qui, aujourd'hui encore, divisent le monde ; telle doit être, me semble-t-il, la méthode à suivre.
   De son côté, l'élève doit apprendre plus ou moins par cœur le résumé ; il doit aussi connaître les détails donnés de vive voix par le maître. Dès qu'un certain nombre de chapitres formant un tout ont été étudiés, le professeur peut annoncer une composition ou répétition par écrit.
   Je ne prétends nullement imposer ce manuel, destiné, en premier lieu, à mes élèves de l'École de commerce du Collège Saint-Michel (Fribourg), mais, à qui voudrait en user, je conseillerais la méthode que je viens d'exposer.

18 euros (code de commande : 16230).

 

KRASSOWSKI (Witold) — Visages de l'Est. Préface de Frédéric Dard. Paris, Nathan, 1991. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, [92] p., 64 photographies commentées in fine, (collection « Nathan Image »).
Notice biographique du photographe :
   Witold Krassowski est né le 10 avril 1956 à Varsovie. Il a étudié la littérature et la langue française à l'université de Varsovie et à la Sorbonne.
   À partir de 1981, il collabore en tant que reporter-photographe à l'hebdomadaire Lad, jusqu'à la prise de contrôle du journal par le pouvoir communiste en 1983. De 1984 à 1986, il travaille pour l'hebdomadaire Przeglad Katolicki. En 1986, il réintègre l'équipe de Lad qui a recouvré son indépendance. La même année, il couvre la visite du Pape en Autriche, en Pologne et en France.
   Ses photos sont régulièrement publiées dans la presse polonaise et ont fait l'objet d'expositions :
   En Pologne :
      - 1982 et 1983 : « Les pèlerinages ».
      - 1984 : « Les prisons ».
      - 1986 : Exposition collective des photographes du journal Przeglad Katolicki et exposition personnelle à Varsovie.
   Aux États-Unis :
      - 1988 : Freightdoors Gallery, Santa Clara, Californie.
   En Grande-Bretagne :
      - 1989 : Photographiées Gallery, Londres.

25 euros (code de commande : 16213).

 

LE BON (Gustave)L'Equitation actuelle et ses principes. Recherches expérimentales. Quatrième édition entièrement refondue, précédée d'une préface par le Lt-Colonel Blacque Belair, écuyer en chef de l'École de Cavalerie de Saumur. Illustré de 57 figures et d'un atlas de 178 photographies cinématographiques destinées à montrer les différences d'allure et d'attitudes prises par le même cheval suivant les variations d'équilibre qui lui sont imposées par le dressage. Paris, Ernest Flammarion, 1913. In-8° sous plein-simili brun, XVI, 356 p., quelques illustrations dans le texte, 25 planches hors-texte, dont 1 en frontispice, de photographies avec leur feuillet d'explication en regard, ex-libris du capitaine Leclercq doré au premier plat, bel exemplaire.
Table des matières :
   Préfaces des 3e et 4e éditions.
   Introduction : L'étude scientifique de l'équitation.
   Livre I : Examen critique des méthodes d'équitation militaire adoptées dans diverses contrées.

      Chapitre I : L'équitation militaire en Allemagne, en Angleterre, en Autriche et en Italie.
      Chapitre II : L'équitation militaire en France.
      Chapitre III : L'équitation chez divers peuples demi-civilisés, Argentins, Arabes, etc.
      Chapitre IV : De la durée du cheval, suivant son dressage et celui de son cavalier.
   Livre II : Les allures du cheval.
      Chapitre I : Recherches sur le mécanisme du pas et du trot.
      Chapitre II : Recherche sur le mécanisme du galop.
   Livre III : L'équilibre du cheval.
      Chapitre I : Les variations d'équilibre du cheval.
      Chapitre II : Le rôle de l'encolure et les effets de la mise en main.
   Livre IV : Le dressage du cheval.
      Chapitre I : Constitution mentale du cheval.
      Chapitre II : Bases psychologiques du dressage.
      Chapitre III : Les méthodes actuelles du dressage.
      Chapitre IV : Progression d'un dressage complet du cheval en six semaines, y compris les exercices de haute école.
      Chapitre V : Des redressages et des dressages partiels qu'il est possible de faire subir au cheval.
      Chapitre VI : Rectification des allures du cheval et monographie du dressage.
   Livre V : Le maniement du cheval.
      Chapitre I : Recherches expérimentales sur le rôle des aides suivant le degré de dressage du cheval.
      Chapitre II : Le maniement des rênes.
      Chapitre III : Le rôle des jambes et de l'éperon.
      Chapitre IV : Conduite habituelle du cheval suivant les diverses circonstances qui peuvent se présenter.
      Chapitre V : Les défenses du cheval.
   Livre VI : Le dressage du cavalier.
      Chapitre I : Recherches sur les conditions d'équilibre du cavalier aux diverses allures.
      Chapitre II : Recherches sur les conditions d'équilibre du cavalier aux diverses allures.
      Chapitre III : Bases théoriques de l'enseignement de l'équitation.
      Chapitre IV : L'enseignement pratique de l'équitation.
      Chapitre V : Tableaux résumant les règles pratiques d'équitation déduites des recherches scientifiques exposées dans cet ouvrage.

100 euros (code de commande : 16222).

 

Le Ménagier de Paris. Traité de morale et d'économie domestique composé vers 1393 par un bourgeois parisien. Édition présentée par Jérôme Pichon. Tomes I et II (complet), Lille, Lehoucq, 1992. Deux volumes in-8° brochés, LXXXVIII, 240 et 382 p., couvertures partiellement insolées, exemplaire sur vergé de Rives, bel exemplaire en partie non coupé.
   Reproduction en fac-similé de l'édition de 1846-1847 publiée à Paris, chez Crapelet, par la Société des Bibliophiles François.
Table des matières :
   Prologue de l'auteur.
   Première distinction.
      Article I : Saluer et regracier Dieu à son esveiller et à son lever, et s'atourner convenablement.
      Article II : S'accompagner convenablement.
      Article III : Aimer Dieu, le servir et se tenir en sa grâce (De la messe - Contrition - Confession - Des péchés mortels - Des sept vertus.)
      Article IV : Garder continence et vivre chastement (De Susanne - De Raymonde - De Lucrèce - Des reines de France.)
      Article V : Être amoureuse de son mari (D'Ève - De Sara - De Rachel - Du chien Maquaire - Du chien de Niort).
      Article VI : Être humble et obéissante à son mari (Histoire de Griselidis - Femme laissant noyer son mari - D'Ève - De Lucifer - D'une bourgeoise - Du bailly de Tournay - Des abbés et des mariés - De madame d'Andresel - Des maris de Bar-sur-Aube - D'une cousine de la femme de l'auteur - De la Romaine.
      Article VII : Être curieuse et soigneuse de la personne de son mari (Bons traitemens - Des puces - Des mouches).
      Article VIII : Être discrète (De Papirius - De la femme qui pond un œuf - Des mariés de Venise - D'un sage homme parisien trompé par sa femme - D'un notable avocat).
      Article IX : Reprendre doucement son mari dans ses erreurs (Histoire de Mellibée - De Jehanne la Quentine).
   Seconde distinction.
      Article I : Avoir soin de son mesnage, diligence et persévérance - Le chemin de pauvreté et de richesse, par Jean Bruyant.
      Article II : Du jardinage.
      Article III : Choisir varlets, aides et chambrières, et les mettre en œuvre (Jeune femme parlant grossièrement - Soins de la maison - Vie à la campagne - Recettes diverses - Des domestiques - Des chevaux).
      Article IV : Savoir ordonner dîners et soupers (Le fait des bouchers et poulaillers - Termes généraux de cuisine - Dîners et soupers - Aucuns incidens servans à ce propos (repas de l'abbé de Lagny, noces, etc.)).
      Article V : Commander, deviser et faire faire toutes manières de potaiges, etc., et autres viandes (Termes généraux de cuisine - Potages communs sans espices et non lians - Potages qui sont à espices et non lians - Potages lians de char - Potages lians sans char - Rost de char - Pastés - Poisson d'eaue doulce - Poisson de mer ront - Poisson de mer plat - Œufs de divers appareils - Entremès, fritures et dorures - Autres entremès - Saulces non boulies - Saulces boulies - Buvrages pour malades - Potages pour malades - Autres menues choses qui ne sont de nécessité - Autres menues choses diverses qui ne désirent point de chappitre).
      Appendice à l'article V : Recettes d'Hotin, cuisinier de monseigneur de Roubais.
   Troisième distinction.
      Article II (et unique) : Savoir nourrir et faire voler l'esprevier (Chiens espaignols - Éperviers niais - Plumage de l'épervier - Affaitement de l'épervier - Vol des champs - Chasse en août - Chasse en septembre - Épervier en mue - Épervier branchier et mué de haie - Mué et hagart - Maladies de l'épervier - De l'autour - Autres oiseaux de proie - Maladies des oiseaux).

Les deux volumes : 75 euros (code de commande : 16206).

 

MONNIER (Philippe) — Venise au XVIIIème siècle. [Préface d'Henri Zerner.] Bruxelles, Complexe, 1981. In-8° broché, 308 p., (collection « Le Temps & les Hommes », n° 2), cachet ex-libris à la page de garde, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Au moment où on la croyait prête à s'éteindre, Venise jette sur le monde un éclat nouveau. Tandis qu'elle a perdu toute importance politique, elle voit s'épanouir la culture la plus originale d'Italie. Elle a un rayonnement artistique mondial et devient capitale du plaisir.
   Un lazzi de Scaramouche ou d'Arlequin ; une compilation à dos de basane et le bruit d'un coche doré dans la rue ; une belle partition manuscrite de grave oratorio ; les vocalises d'une mélodie aux ailes d'argent, et un cadran solaire au mur de quelque ancienne villa à trompe-l'œil ; de la poussière, du luxe et du loisir ; Volta et sa grenouille ; Silvia et son sourire : au XVIIIe siècle, c'est l'Italie...
   Au front de l'Italie sujette, Venise n'est pas que la grande cité libre : elle est la cité qui vit de la vie la plus intense. Jamais, peut-être, autant qu'à cette époque de civilisation extrême, elle n'a été plus affranchie de l'oppression romaine, plus adéquate à son esprit léger et son parler d'oiseau, plus uniquement, plus joliment, plus clairement vénitienne. Jamais elle n'a compté à la fois autant d'esprits brillants de la même race et du même génie...
   S'il en faut croire le vieux Lanzi, c'est à Venise que naît au XVIIIe siècle la seule école de peinture vraiment italienne. C'est à Venise qu'au XVIIIe siècle se fonde avec Goldoni le seul théâtre national italien. C'est à Venise qu'avec Carlo Gozzi la vieille Comédie à masques et à sujets jette son dernier lazzi. C'est à Venise qu'avec Marcello et Buranello la musique se berce, se nourrit et s'enchante...
   Pietro Longhi évoque les galantes intimités de la vie dissipée en tableautins de mœurs. Le Canaletto, Francesco Guardi, Bernardo Bellotto disent tous les moments et tous les aspects du paysage de pierre et d'eau. Da Ponte compose à Mozart les livrets de ses opéras. Casanova, effronté comme un valet de comédie, poursuit le fil de ses aventures amoureuses... Dans cette patrie des gazettes, de claires feuilles éparpillent en menue monnaie des trésors de verve et de gaieté... Tout cela, tous ceux-ci, en miniatures et mélodies, en comédies et chansonnettes, en tableautins, en escapades et lestes choses, s'accordent à proclamer une nuance d'âme qui fut heureuse.
   Le but de ce livre est d'étudier cette nuance d'âme.

13 euros (code de commande : 16192).

 

[MOZART (Wolgang Amadeus)]. Dictionnaire Mozart. Sous la direction de H.C. Robbins Landon. Traduit par Dennis Collins. Paris, Lattès, 1990. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 653 p., illustrations hors texte en noir et en couleurs, ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur, cachet ex-libris à la page de garde, pli au rabat de la jaquette.
En quatrième de couverture :
   Sous la direction de H.C. Robbins Landon, et à l'occasion du bicentenaire de la mort de Mozart, les plus grands mozartiens se sont réunis pour concevoir cet ouvrage qui aborde toutes les facettes de la vie et l'œuvre du compositeur : une somme encyclopédique.
   Ce dictionnaire Mozart renferme tout ce que l'on a toujours voulu savoir sur Mozart : l'homme, ses opinions religieuses et politiques, ses liens avec la franc-maçonnerie, sa famille, ses amis, ses connaissances les plus lointaines, tous les personnages qui ont joué un rôle dans sa vie, mais aussi les grands événements historiques, politiques, sociaux et culturels du temps. Quant à la musique de Mozart, après une importante mise au point sur l'ensemble des sources – lettres, manuscrits autographes, éditions, etc. – elle fait l'objet d'une étude genre par genre, œuvre par œuvre, qui tient compte des nombreuses découvertes de ces dernières années.

25 euros (code de commande : 16189).

 

L'or des Thraces. Trésors de Bulgarie. Bruxelles, Fondation Europalia International, 2002. In-4° broché, 247 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, cachet ex-libris à la page d'annonce des mécènes, bel exemplaire.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 5 octobre 2002 au 5 janvier 2003, à l'occasion des manifestations « Europalia Bulgaria 2002 ».
Table des matières :
   - Préface, par Gueorgui Parvanov.
   - Avant-propos, par Dirk Renard.
   - Du talent et d'autres tourments, par Emmy Baroh.
   - De glaise et d'or, le pouvoir des images, le chant du monde, par Georges Raepsaet.
   - Le mythe, la légende, l'histoire, par Alexandre Fol.
   - Éléments d'histoire politique de l'état thrace, par Kiril Iordanov.
   - Des hommes et des espaces, par Kalin Porozhanov.
   - Religion et culture, par Valéria Fol.
   - Culture matérielle et systèmes religieux, mythologiques et cultuels de la préhistoire tardive sur les terres bulgares, par Vassil Nikolov.
   - Catalogue :
      - Néolithique.
      - Chalcolithique.
      - Âge du Bronze.
      - Âge du Fer et époque archaïque.
      - Époques archaïque finale, classique et hellénistique.
      - Époque romaine.

40 euros (code de commande : 16207).

 

PRADET (R.-A.)De l'équitation par la main. Dressage des chevaux difficiles et délicats. Paris, Henri Charles-Lavauzelle, 1915. In-8° plein-simili brun, 269 p., quelques illustrations, ex-libris manuscrit du « capitaine-commandant Leclercq, 105e batterie 6 D..A. armée belge », rare ouvrage en bel état.
Avant-propos :
   Ayant eu la bonne fortune de pouvoir faire beaucoup d'équitation de manège, il m'a été permis de me rendre compte que le dressage de tous les chevaux, même de ceux qualifiés difficiles, pouvait être entrepris en suivant une progression plus rapide et plus sûre que toutes celles qui ont été recommandées jusqu'à ce jour.
   C'est après avoir noté attentivement les procédés divers de commandement que j'ai utilisés, et qui m'ont donné satisfaction, analysé également tout ce que je faisais pour mener à bien mon dressage, que j'ai pu établir les principes de la méthode qui sera exposée dans la suite.
   La façon de dresser, que je préconise et que je voudrais soumettre à l'approbation de ceux qui s'intéressent au cheval, a déjà été contrôlée par la pratique ; plusieurs personnes auxquelles j'ai eu le plaisir de donner quelques leçons d'équitation d'après mes principes ont pu arriver très vite aux mêmes résultats que moi. Parmi elles se trouvent des dames qui ont pu dresser leurs chevaux en un mois de temps.
   J'ai donc cru de mon devoir de faire part de mes impressions aux cavaliers qui, commençant à monter à cheval sans trop d'appréhension, voudraient préparer eux-mêmes des animaux en haute école, ou rectifier certains chevaux délicats.
   Par avance, je tiens à prévenir tous ceux qui me feront l'honneur de lire mon travail que je n'ai nullement l'intention de lancer une nouvelle manière de monter à cheval, puisque je monte moi-même en me servant des règles générales connues de tous.
   Depuis longtemps on a cherché à analyser tous les mouvements que l'on peut obtenir d'un cheval de selle. C'est ainsi que, mettant l'animal en parallèle avec une machine, on a consigné les résultats obtenus par des formules empruntées à la dynamique. Je ne discuterai en rien tout ce qui a été écrit sur la question, puisque dans mon étude je fais abstraction volontaire des données mathématiques fournies par certains auteurs. J'envisagerai donc le dressage du cheval dans un sens essentiellement pratique.
   Je considère, en effet, comme inutile de vouloir poser des conclusions fermes, alors que la machine animale se comporte souvent d'une façon assez irrégulière, même après des commandements invariables. Rien n'est plus imprécis, chacun a pu le constater, que l'amplitude donnée à certains gestes, aux mêmes allures, par les mêmes rayons locomoteurs et chez des animaux semblablement conformés. Le fait se produit également sur un même cheval, suivant les jours, suivant les instants.
   En expliquant les mouvements par le seul mécanisme des leviers, nous n'arrivons donc qu'à avoir une idée générale de ce qui se passe, alors que le détail nous échappe. On néglige ainsi de tenir compte d'une variante de tous les instants : l'énergie du moteur qui engendre les réflexes. C'est pourtant celle énergie qui peut nous faire comprendre les nuances qu'il y a dans l'art équestre, en nous indiquant pourquoi le cavalier qui s'occupe de plusieurs chevaux devra varier légèrement ses commandements pour chacun des animaux qu'il a en dressage.
   Le vrai dresseur de chevaux est celui qui, dans le minimum de temps, se met au courant de leur caractère et de leur trempe et qui possède à la perfection un tact spécial pour les commander.
   À mon avis, c'est par la main que le cavalier apprécie vite sa monture et peut se lier avec elle. C'est ce qui explique le titre que j'ai pris pour présenter mon travail, persuadé que le doigté peut très vite s'acquérir en équitation.
   Jusqu'ici il n'a jamais été complètement expliqué ; aussi, dans les diverses leçons qui suivront, je vais m'efforcer de le décrire. Ce sera là surtout ma tâche.
Mon travail peut donc se résumer ainsi : entrer le plus simplement possible dans l'étude de tous les détails nécessaires à mieux faire comprendre l'accord des aides, que tous les traités d'équitation nous recommandent, sans nous indiquer suffisamment comment on doit l'obtenir; préciser aussi ce que les écuyers font, sans souvent l'enseigner ou l'expliquer; pénétrer en un mot ce que l'on a appelé le secret des dresseurs de chevaux.
   J'utiliserai parfois la comparaison pour essayer de mieux démontrer certains faits à analyse difficile. Quelquefois aussi je répéterai volontairement certaines recommandations, pour mieux accuser leur importance à des moments déterminés.

120 euros (code de commande : 16217).

 

REVEL (Jean-François) — Pourquoi des Philosophes. 2. La cabale des dévots. Édition augmentée. Paris, Pauvert, 1965. In-8° broché, 301 p., (collection « Libertés », n° 17), bel exemplaire.
Table des matières :
   Introduction : De la dévotion.
   Première partie : Problèmes théoriques.
      1. Lettre à un dévot tolérant.
      2. D'un nouvel éclectisme.
      3. Sociologie et philosophie.
      4. La psychanalyse, les philosophes et le public.
      5. De la psychanalyse à la psychologie.
   Deuxième partie : Problèmes pédagogiques.
      6. Intercesseurs et médiateurs.
      7. La philosophie dans l'enseignement du second degré.
   Conclusion : Du négatisme.
   Appendice : Lévi-Strauss, Merleau-Ponty, Sartre, la fin du baccalauréat.

8 euros (code de commande : 16229).

 

ROUSSEAU (Félix) — Actes des comtes de Namur de la première race. 946-1196. Bruxelles, Hayez, 1936. In-4° broché, CXLIV, 151 p., deux planches hors texte, (collection « Académie Royale de Belgique - Commission Royale d'Histoire - Recueil des Actes des Princes Belges), couverture plastifiée, quelques annotations marginales, épuisé.
Table des matières :
   - Préface.
   - Liste des sigles.
   - Introduction :
      I. La Chronologie des Comtes de Namur :
         1. Le « Lomacensis ».
         2. Bérenger.
         3. Robert Ier.
         4. Albert Ier.
         5. Robert II.
         6. Albert II.
         7. Albert III.
         8. Godefroid.
         9. Henri l'Aveugle.
         - Tableaux généalogiques de la Maison de Namur.
      II. Les Apanages de la Maison de Namur :
         1. Le comté de Durbuy.
         2. Le comté de Laroche.
         - Tableaux généalogiques des branches cadettes de la Maison de Namur.
      III. Remarques de Diplomatique.
   Recueil :
      I. Actes qui émanent directement d'un comte ou d'une comtesse.
      IL Mentions relatives aux actes perdus.
      III. Actes dressés par ordre d'un comte.
   Liste chronologique des actes figurant dans les trois parties du recueil.
   Table onomastique.

65 euros (code de commande : 16211).

 

SAINT-GEORGES (Baron Louis de Caters, dit)Les courses de chevaux, par Saint-Georges. Préface de Fernand Vandérem. Paris Laffitte & Cie, 1912. In-8° sous pleine percaline verte souple, couverture illustrée conservée, mors frottés, XII, 557 p., nombreuses illustrations, (collection « Sports-Bibliothèque »), ex-libris manuscrit à la page de garde et au verso de l'illustration de frontispice, rousseurs et quelques soulignements crayonnés.
Table des matières :
   - Préface.

   Les courses de chevaux :
      - La genèse du turf.
      - Le berceau du turf.
   - Épreuves anglaises :
      - Premières courses en Angleterre.
      - Courses classiques en Angleterre.
   - Les courses en France :
      - Au XVIIIe siècle.
    
  - De la Révolution au Second Empire.
      - L'essor (1854-1870).
      - Annales du turf à vol d'oiseau (1860-1911).
   - Le nouveau régime :
      - La Société d'Encouragement.
      - Les grandes épreuves (Paris-Chantilly).
   - Autres grandes sociétés sportives :
      - Société sportive d'Encouragement.
      - Société des Steeple-Chase de France.
      - Société d'Encouragement du Demi-Sang.
      - Société de Sport de France.
   - Hippodromes de province.
   - Sociétés étrangères.
   - Encyclopédie.
   - Carnet du vétérinaire
, par J. Almy.

50 euros (code de commande : 16216).

 

SHAKESPEARE — Antoine et Cléopâtre. Traduit par A. Gide. Hors-textes, en-têtes et culs-de-lampes de Drésa [André Saglio]. Paris, Vogel, 1921. In-4° sous couverture parcheminée d'éditeur, 110 p., 76 illustrations (1 vignette à la page de faux-titre, 6 bandeaux de tête de chapitre, 4 culs-de-lampes, 63 lettrines, 2 illustrations hors texte en couleurs), un des 500 exemplaires numérotés sur vergé d'Arches (n° 331).

   
Couverture et pp. 92-93.

60 euros (code de commande : 16198).

 

STRANGE (M.) — La Révolution française et la société russe. Traduit du russe par Jean Champenois. Présentation de V. Dober. Moscou, Éditions en Langues Étrangères, 1960. In-8° sous reliure d'éditeur, 227 p., quelques illustrations.
Table des matières :
   Introduction.
   Chapitre I : La vie sociale et la politique de la Russie dans le dernier tiers du XVIIIe siècle.
   Chapitre II : Le début de la Révolution en France et ses premiers échos en Russie.
   Chapitre III : Les échos en Russie des événements révolutionnaires de 1791.
   Chapitre IV : La chute de la monarchie en France et l'opinion russe.
   Chapitre V : La société russe et la dictature jacobine.
   Conclusion.
   Sources et bibliographie.

12 euros (code de commande : 16208).

 

THEYS (Michel) — La population de Diest pendant les deux premiers tiers du XIXe siècle. Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1977. In-8° broché, 166 p., (collection « Histoire Pro Civitate, Série in-8° », n° 50, 1977).
Introduction :
   La présente étude a pour objet l'évolution démographique de la ville de Diest à partir de la création de l'état civil.
   D'autre part, pour rester dans le cadre de la démographie historique, nous nous sommes arrêtés à l'année 1866, à la fin de laquelle fut exécuté le troisième recensement général de la population. Celui-ci est ainsi l'ultime terme des dénombrements et recensements sur lesquels nous nous sommes appuyés.
   Le début de notre période coïncide pratiquement avec l'occupation de la région par les armées françaises qui sont entrées à Diest dans le courant de 1794.
   La municipalité a été organisée le 28 juillet 1795, et l'année suivante l'autorité française faisait établir un dénombrement de la population qui nous a servi de point de départ pour le calcul des données basées sur le chiffre de la population, encadrant en quelque sorte la période étudiée avec comme pendant le recensement de 1866.
   Située à cheval sur le Demer, dans l'extrême coin nord-est du Brabant, Diest était dans les dernières années du XVIIIe siècle une petite ville d'un peu plus de 5.000 habitants. Si l'on compare ce chiffre aux dénombrements de l'Ancien Régime, il convient de ne pas oublier que deux hameaux : Kaggevinne-Leuven et Kaggevinne-Kempen ont été détachés de Diest, le 12 juin 1796, pour être rattachés à Montaigu.
   Depuis cette amputation de territoire la superficie de la ville est restée, pendant toute la période étudiée, de 321,2174 hectares, presque tout entière intra muros.
   L'habitat y était très ramassé, aggloméré, si bien que les dénombrements au début de notre période ne font état que de deux maisons situées en dehors des portes de la ville. Aussi Diest comptait-elle près de 1.700 habitants au kilomètre carré. Autre conséquence de l'exiguïté du territoire, les habitants de la ville qui pratiquent l'agriculture – et leur nombre n'est pas négligeable – exploitent en majeure partie des terres et des pâtures situées sur le territoire des communes voisines.
   La situation excentrique de Diest, du point de vue administratif, s'est perpétuée jusqu'à nos jours, et si la ville se trouve à environ 50 kilomètres de Bruxelles, et à 25 de Louvain, chef-lieu de l'arrondissement, la limite de la province d'Anvers n'est guère qu'à 5 ou 6 kilomètres, et celle du Limbourg à 2 kilomètres à peine.
   Pendant une longue partie de la période étudiée Diest ne s'est trouvée reliée aux grands centres de la région que par une seule chaussée pavée qui, par Louvain, la joignait à Bruxelles. Dans les autres directions, que ce fût vers Aarschot, vers Hasselt, ou au-delà vers Liège, n'existaient que des chemins de terre.
   C'était là une situation préjudiciable aux industries diestoises, distilleries et brasseries, qui devaient recevoir leur combustible, le charbon venant de Liège, par tombereaux qui faisaient le détour Liège-Louvain-Diest, mettant ainsi les entreprises locales dans une position concurrentielle difficile vis-à-vis de villes mieux placées sur les axes de transport.
   Le chemin de fer n'atteint la ville qu'à l'extrême fin de la période étudiée, la section Aarschot-Diest étant inaugurée le 29 janvier 1865.
   Dans ces conditions le Demer, malgré son étroitesse et son faible tirant d'eau, jouait forcément un rôle important dans les transports desservant la ville ; il était, dans les années 1820, emprunté par 70 à 80 barges par an, chacune portant environ 40 tonnes.
   Administrativement Diest est, pendant toute la période étudiée, un chef-lieu de canton, siège d'une justice de paix.
   Militairement la ville eut une certaine importance au lendemain de la révolution de 1830 et de la guerre contre la Hollande.
   Préoccupé de la défense contre un retour offensif des troupes du roi Guillaume et soucieux de renforcer la ligne que le Demer constituait contre les attaques venant du nord, le gouvernement belge créa d'abord un camp militaire sous les murs de la ville, et ordonna bientôt l'érection d'un système de défenses complet composé de remparts entourant la ville, d'une citadelle et d'un fort dominant les accès nord de la ville. Cet ensemble fut construit de 1837 à 1853. Dès cette époque Diest reçut une garnison.

12 euros (code de commande : 16235).

 

TIRIONS (Raymond) — Histoire de la propriété foncière à Stave pendant vingt siècles. Préface de Félix Rousseau. Bruxelles, Crédit Communal de Belgique, 1975. In-8° broché, 175 p., quelques illustrations, (collection « Histoire Pro Civitate, Série in-8° », n° 42, 1975).
Introduction :
   Pour réaliser les diverses études historiques que nous avons publiées à ce jour, nous avions dépouillé toutes les archives des quatre seigneuries hautaines formant l'actuel village de Stave. Nous n'avions cependant consulté que le premier inventaire, fort élaboré d'ailleurs, du fonds de Corroy. Après le classement définitif réalisé par Mme Douxchamps, nous avons revu ce fonds très important. Nous y avons découvert des documents capitaux en rapport avec les exploitations agricoles. Procédant au reclassement de nos fiches et des photocopies des documents les plus importants, nous nous sommes rendu compte qu'il nous était possible d'entreprendre une étude globale ayant pour sujet l'agriculture à Stave sous l'Ancien Régime. Mais une lacune nous est apparue ; qui dit exploitation de la terre dit aussi connaissance de sa structure et de sa rentabilité. C'est pour cette raison qu'avec l'aide de Eugène Delvaux, ingénieur agronome, nous avons analysé les trois zones agricoles et établi une carte géologique. Les premières conclusions nous ont guidé vers les possibilités chronologiques des défrichements. Ces conclusions ont été confirmées par notre étude toponymique déjà parue dans Le Guetteur Wallon. L'industrie romaine et pré-romaine a aussi servi notre thèse.
   Mais l'exploitation du domaine évoluera avec la féodalité qui démembrera le territoire en quatre seigneuries hautaines. Chaque seigneur mettra ses terres en valeur; ce sera une autre période de grands défrichements.
   Notre attention s'est alors portée sur la petite franchise des Francs-Douaires, premier noyau autour duquel vont se regrouper au cours des siècles les 8/10 du territoire de la commune actuelle. Nous avons donc étudié, dans le détail, l'évolution de ce domaine dans une optique autre que celle qui avait guidé nos premières recherches déjà publiées dans Le Guetteur Wallon.
   Afin d'avoir une vue d'ensemble sur l'état de l'ancien domaine, il fallait poursuivre nos investigations en territoire namurois et sur les terres liégeoises. Nous avons eu la possibilité de pouvoir établir une première synthèse entre 1600 et 1610 alors que la presque totalité des terres étaient défrichées.
   En ce XVIIe siècle, s'installe à Stave Jean Tournon, industriel très actif et guère scrupuleux. Il va fonder un nouveau domaine au départ des héritages de son épouse. Les Lierneux prendront la relève ; le plus grand domaine ne fera que s'amplifier au cours du XVIIIe siècle.
   C'est alors que de profondes mutations vont apparaître dans le domaine de l'agriculture. L'étude des dîmes nous permit de cerner de plus près le point de vue économique. Par l'étude des registres de la famille de Nassau, nous sommes parvenu à envisager l'état social de la population laborieuse en nous basant sur les prix, salaires et gages ; certains services nous manquant, il ne fut pas possible d'établir avec assez de précision l'index de l'époque.
   Le nouveau régime allait s'installer en bouleversant toutes les structures. Les anciens féodaux ainsi que l'abbaye de Florennes vont disparaître, laissant le champ libre à la famille de Thomaz qui vient de se lier, par mariage, aux Lierneux ; ce sera le début du grand remembrement. Il se poursuivra avec les Labeville. Afin de démêler ce fameux écheveau, nous avons consulté :
      - les archives cadastrales et le fonds de certains notaires aux A.E.N.,
      - les archives du cadastre actuel, rue Pépin à Namur,
      - les plans et matrice cadastrale à Stave,
      - les archives du Bureau de l'Enregistrement et des Domaines à Florennes.
   Muni de toutes ces données, il nous fut possible de suivre tout le processus du regroupement des 780 ha du domaine actuel. Ces documents nous ont aussi permis de suivre l'évolution du standing de vie des paysans et des méthodes de culture pendant le XIXe siècle.
   Au cours des années d'après-guerre, nous avions constitué un dossier sur l'évolution des exploitations agricoles par l'étude des recensements annuels. Nous étions donc bien renseigné et nous avions une bonne base pour affronter la dernière étape : l'Europe verte.
   Nous avions maintenant la possibilité d'entendre de nombreux témoins du drame qui se joue actuellement et qui a éliminé tous les petits exploitants.
   Notre tâche n'était pas pour autant terminée. Nous avons mené une enquête personnelle chez chaque fermier ; nous avons synthétisé chaque exploitation ;
nous avons reporté sur carte tous les ensembles culturaux afin de mieux faire apparaître la différence entre les remembrements namurois et le grand parcellement de l'ancien Pays de Liège. Nous avons réuni tous les cultivateurs et, après une exposé historique, nous avons tâché d'éclaircir leurs problèmes. Mais au préalable, nous avions entendu le gros propriétaire et nous nous étions bien documenté sur l'actualité agricole par la lecture de revues spécialisées. Le collège échevinal fut consulté afin de cerner le problème des essarts communaux, des chemins agricoles et d'un remembrement éventuel des terres de l'ancienne Principauté.
   Il nous fut dès lors possible de comparer la situation pré-Marché Commun avec l'état actuel de l'évolution. Avec les fermiers, nous avons envisagé l'avenir et les moyens de survie. Guère de conclusions car ils ne savent pas ce que l'avenir leur réserve. Mais nous avons constaté une ferme volonté d'adaptation. D'ailleurs ils s'y emploient avec la dernière énergie.
   Depuis que nous avons mis le point final à cette étude, d'heureuses solutions sont intervenues :
      - nouveaux groupements d'exploitations,
      - solution très valable de la question épineuse des essarts – dans l'optique d'une de nos études déjà publiée sur ce sujet –,
      - vote de crédits pour l'amélioration des chemins agricoles,
      - nombreux remembrements par échanges de cultures.
   Est-ce le fruit de toutes les concertations ? Nous aimerions le croire.
   Les documents justificatifs que nous produisons sont tout à fait spécifiques au sujet étudié. Quant aux généalogies, nous nous devions de les élaborer car nous avons voulu que le lecteur puisse bien situer les personnages mentionnés dans notre travail.

12 euros (code de commande : 16236).

 

Trésors d'art de la Chine. 5000 a. C. - 900 p. C. Nouvelles découvertes archéologiques de la République populaire de Chine. Bruxelles, Ministère de la Communauté Française, 1982. In-4° broché, 311 p. nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
   
Cet ouvrage fut publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 22 janvier au 18 avril 1982.
Sommaire :
   - 
Cartes des sites archéologiques et des emplacements de fouilles.
   - La céramique peinte à l'âge néolithique.
   - L'art du bronze sous les dynasties des Shang et des Zhou.
   - La sculpture funéraire monumentale sous le premier empereur.
   - Une armée de terre cuite de la période des Han occidentaux.
   - Art et artisanat sous les Han.
   - Sous le signe du bouddhisme.
   - La tombe de Li Jingxun (600-608) et ses objets précieux.
   - La tombe de Li Xian, prince impérial Zhanghuai.
   - La somptuosité de l'art funéraire sous les Tang.
   - L'or et l'argent dans la capitale Changan sous les Tang : le trésor de Hejiacun.
   - Tableau chronologique et Bibliographie

15 euros (code de commande : 16224*).

 

ZOETE (A.) — Handelingen van de Leden en van de Staten van Vlaanderen (1405-1419). Excerpten uit de rekenigen der steden, kasselrijen en vorstelijke ambtenaren. Deel I : 24 maart 1405 - 5 maart 1413. Deel II : 10 maart 1413 - 7 september 1419. Bruxelles, Palais des Académies, 1981-1982. Deux volumes in-4° sous reliure d'éditeur, XLVIII, 1627 p., (collection « Académie Royale de Belgique - Commission Royale d'Histoire »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   - Woord vooraf.
   - Inleiding.
   - Gebruikte tekens en afkortingen.
   - Dokumentatie.
   - Wijze van uitgave.
   - Teksten.
   - Bijlage : Voorbeeld van optreden van de Vier Leden als drukkingsgroep ten voordele van een subalterne schepenbank : verwijzing van een rechtsgeding van de Raadkamer naar de schepenbank van Sint-Winoksbergen Ambacht (1408, 22 augustus - 7 september).
      1. Uitspraak van de verwijzing (1408, 22 augustus).
      2. Voorwaarden van de verwijzing (1408, 22 augustus).
      3. Vergadering en overeenkomst tussen de Vier Leden, de kanselier en raadsheren over de verwijzing (1408, 7 september).
   Kronologische lijst van de uitgegeven vegaderingen.
   Index van persoons- en plaatsnamen.
   Index van zaken.

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 16210).


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