MISE À JOUR
DU
MARDI 31 AOUT 2010
Annales
de démographie historique. 1995. Les réseaux de
parenté. Paris, Éditions
de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales,
1995. In-8° broché, 335 p., (collection « Société
de Démographie Historique »).
Table des matières
:
Les
réseaux de parenté.
- Rôle économique
de la parenté. Introduction, par Laurence Fontaine.
- Partage égalitaire
et destins des lignées, par Marie-Claude Pingaud.
- Sollicitations
conjoncturelles des cercles de parenté. Position du problème
à partir du milieu rural français (XVe-XVIIIe siècles),
par Hugues Neveux.
- La parenté
et les métiers à Turin pendant l'époque
napoléonienne, par Monica Parola.
- Parenté
et orientation sociale : la chevalerie immédiate
rhénane, XVIIe-XVIIIe siècles, par Christophe
Duhamelle.
- Entre économie
ancienne et économie de marché : le rôle
des réseaux de parenté chez les marchands de bois
au XVIIIe siècle, par Francine Rolley.
- Le crible aux louis
d'or et le canevas. L'histoire familiale comme représentation,
par Rolande Bonnain.
- Réseaux
de parenté et types d'alliance dans la noblesse à
l'époque moderne, par Michel Nassiet.
- Rôle des
réseaux de parenté dans l'éducation des
mineurs orphelins selon les comptes de tutelles parisiens (XVIIe-XVIIIe
siècles), par Sylvie Perrier.
Varia.
- La reproduction
de la population aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Exemples
français et québécois, par Alain
Bideau, G. Brunet, B. Desjardins et M. Prost.
- Famille et population
en Chine du XVIe au XVIIIe siècle à la lumière
d'un ouvrage récent de Liu Ts'ui-Jung, par Michel
Cartier.
- Detection without
Correction : Problems in assessing the quality of English Ecclesiastical
and Civil Registration, par Chris Galley, Naomi
Williams et Robert Woods.
- Les métis
en Indochine, par Pierre Guillaume.
- La mobilité
d'une grande ville : Strasbourg de 1870 à 1940 (Présentation
de l'enquête), par François-Joseph Hahn et
Jean-Luc Pinol.
- De l'importance
de l'histoire anthropométrique, par John Komlos.
- Les statistiques
des dispensaires antituberculeux et des hôpitaux au service
de l'histoire sociale et de l'épidémiologie de
la « peste blanche » fin XIXe-début
XXe siècle, par Muriel Neven et Michel Oris.
- « La
cause principale des différences c'est le crime » :
Essai d'explication de la surmortalité des enfants illégitimes
à La Haye au milieu du XIXe siècle, par Frans
van Poppel, Jan Kok et Ellen Kruse.
- Les prémisses
d'une politique de la petite enfance sous le Second Empire :
l'Association des femmes en couches de Mulhouse, par Marie-Claude
Vitoux.
- Civilian Health
during WWI and the causes of German defeat : a reexamination
of the Winter hypothesis, par Hans-Joachin Voth.
25 euros (code de commande
: 16282 - vendu).
[ART
DÉGÉNÉRÉ]. Une exposition sous
le IIIe Reich. L'Art dégénéré.
Textes de Jean-Michel
Palmier, François Aubral, Anthony Rowley,
Pierre Vallaud, Jean-Noël von der Weid. Paris,
Bertoin, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur,
157 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs,
cachet ex-libris à la page de faux-titre, bel exemplaire
de ce rare ouvrage.
En quatrième
de couverture :
Le
18 juillet 1937 s'ouvre à Munich une exposition que les
nazis appellent « Art dégénéré »
et qui figurera un des sommets de la politique hitlérienne
en matière d'art et de culture. Cette exposition rassemble
les tableaux et les sculptures acquis par les plus grands musées
allemands sous la République de Weimar et qui mettent
en danger les « valeurs allemandes » telles
que les nationaux-socialistes les concevaient.
Il s'agissait aussi de provoquer une indignation
telle que la condamnation serait sans appel et unanime. « Juifs »,
« bolcheviques », « fous »,
« provocateurs » et « destructeurs »
de tout poil, il fallait les éliminer, eux et leurs prétendues
uvres d'art, pour faire place nette devant l'art allemand
du Führer.
Dans ce combat un moment inégal
parce que la force brute n'était que d'un côté ,
de nombreux créateurs perdirent la vie ou la raison parmi
leurs toiles détruites et leurs sculptures brisées.
Mais, aujourd'hui, ce sont les productions sans souffle des « artistes »
nazis qui encombrent les réserves des musées allemands :
point n'est besoin de les clouer au pilori à leur tour,
elles sont mortes d'elles-mêmes et bien mortes.
Ce livre donne à voir ce qu'a été
cette exposition et sa genèse. Il ne prétend pas
être exhaustif : trop d'uvres ont été
détruites, trop sont inaccessibles ; il ouvre une
perspective sur un des moments les plus exaltants de l'histoire
de ce siècle : la lutte silencieuse et finalement
victorieuse de l'art contre le totalitarisme.
90 euros (code de commande
: 16254 - vendu).
 À travers
l'histoire nationale. Exposition
permanente. Tomes I et II. Bruxelles,
Archives Générales du Royaume, 1980 - 1981. Deux
volumes in-8° collés, tome I : VII, 288 p.,
LI planches hors texte, tome II : VI, 283 p.,
XXXIX planches hors texte, couvertures plastifiées, ex-libris
manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Avant-propos du tome I
:
Comme
établissement scientifique de l'État, les Archives
de l'État « assument des activités de
recherche scientifique et des missions de service public liées
à ces activités. » Cela signifie qu'elles
recueillent, conservent, classent et inventorient des fonds et
collections d'archives pour les mettre à la disposition
du public, c.-à-d. de « tous les intéressés ».
Ceux-ci sont en premier lieu les chercheurs belges et étrangers
(étudiants, professeurs, historiens, généalogistes,
fonctionnaires, etc.) qui reçoivent les documents en communication
dans les salles de lecture de l'établissement et les consultent
pour enrichir notre connaissance du passé par la publication
d'ouvrages et d'articles ou pour étoffer de données
anciennes des dossiers traitant de problèmes ou de situations
actuels.
Mais, si les chercheurs, dont le nombre s'est
considérablement accru à la suite de la démocratisation
de l'enseignement, ont été les premiers intéressés
aux archives, ils ne sont plus les seuls depuis longtemps. En
effet, les premières initiatives pour mettre en contact
les écoliers et étudiants avec les documents historiques
par l'organisation de visites aux Archives
datent de 1880. Actuellement, les activités éducatives
de l'établissement portent également sur la publication
d'une série de recueils didactiques et la préparation
d'un centre d'études pratiques qui comportera différentes
sections consacrées à l'héraldique, la généalogie,
la typologie des sources, etc.
Enfin, depuis cinquante ans, les Archives tentent
de promouvoir l'enrichissement culturel du grand public en le
mettant en contact direct avec la vie du passé. Ceci est
réalisé par l'organisation d'expositions de documents
historiques et la collaboration à des expositions organisées
par d'autres. Ces collaborations se chiffrent à présent,
en moyenne, à soixante annuellement et l'établissement
lui-même organise normalement une grande exposition par
an. Depuis quelques décennies, les efforts portent également
sur la création d'expositions permanentes, là où
un local qui s'y prête est à la disposition. Aux
Archives de l'État à Namur et à Bruges,
de telles expositions rénovées, inaugurées
respectivement en 1972 et 1975, sont consacrées à
l'histoire du Namurois et de la partie du comté de Flandre
correspondant à la province de la Flandre occidentale.
D'autres sont prévues ou en cours de préparation
à Saint-Hubert, Arlon, Mons et Tournai.
Il est à noter que, à rencontre
d'autres établissements scientifiques, les Archives n'ont
jamais reçu aucun personnel pour assurer un service éducatif
proprement dit. Toutes les activités éducatives
sont effectuées, « en "passant »,
par les scientifiques et les non scientifiques au détriment
de leur travail archivistique et scientifique essentiel et un
membre du personnel scientifique les coordonne.
Le présent catalogue comportant quatre
volumes, deux en français et deux en néerlandais,
est celui de l'exposition permanente rénovée des
Archives générales du Royaume, consacrée
à l'histoire nationale. Ce n'est qu'en 1936 que, pour
la première fois, un local a pu y être transformé
en véritable salle d'exposition permanente où une
centaine de pièces, conservées dans le dépôt,
furent exposées. Elles étaient destinées
en partie à illustrer les cours universitaires des sciences
auxiliaires de l'histoire, en partie à donner aux élèves
un aperçu chronologique de l'histoire de Belgique. Il
n'y avait pas de catalogue. Cette exposition fut démontée
en 1958 en vue de la démolition du Palais de Nassau qui
abritait les Archives générales et remplacée
en 1961 par une nouvelle installée dans la très
spacieuse « Maison flamande » à
Anderlecht et consacrée à l'histoire nationale.
Le catalogue illustré comprenait la description sommaire
de 430 documents provenant de toutes les Archives de l'État
dans le pays, répartis selon un ordre chronologique en
dix-neuf chapitres. Malgré sa situation assez excentrique,
cette exposition a rencontré un succès assez satisfaisant
de la part des écoles et du public. Des travaux importants
devant être exécutés dans la « Maison
flamande », elle a été démontée
en 1973. L'immeuble même fut cédé en 1976
aux Travaux publics en échange d'un autre sis rue des
Minimes à deux pas des Archives générales
du Royaume. Entre-temps, la salle d'exposition dans le nouveau
bâtiment des Archives générales, rue de Ruysbroeck,
était prête à accueillir l'exposition permanente
rénovée des Archives générales. Si
sa préparation a pris tant d'années, cela est dû
au manque de personnel et à la somme de travail qu'a,
demandée l'établissement du volumineux catalogue,
rédigé en deux langues.
La nouvelle salle d'exposition n'offrant que
la moitié de l'espace disponible dans l'immeuble à
Anderlecht, le nombre de documents exposés a dû
être réduit de 430 à 200, ce qui n'a pas
permis, en ce qui concerne l'Ancien Régime, de suffisamment
présenter chaque période, chaque principauté
et chaque aspect de l'histoire et de classer à nouveau
les documents en chapitres chronologiques. C'est pourquoi ils
ont été' rangés simplement en ordre chronologique,
un index des matières permettant au visiteur de rapprocher
les numéros traitant des matières institutionnelles,
économiques, sociales, religieuses, militaires, artistiques,
etc. Par contre, pour la période contemporaine, à
partir de 1794, les documents ont été groupés
par thèmes (tels l'expansion de la Belgique outre-mer,
la révolution industrielle, la vie culturelle, etc.),
précédés d'une notice introductive. Différents
index et listes faciliteront l'utilisation du catalogue.
Chaque numéro du catalogue comprend
une analyse plus ou moins développée du document,
un commentaire substantiel replaçant celui-ci dans son
contexte historique, et une bibliographie sommaire, quelquefois
aussi la traduction et/ou la transcription du document et une
illustration. Cette présentation détaillée
permettra aux visiteurs, en premier lieu les professeurs, de
préparer la visite et évitera ainsi à l'établissement
d'imposer à son personnel scientifique par trop peu nombreux
la conduite de visites commentées. Les transcriptions,
traductions, commentaires et illustrations pourront également
contribuer à expliquer en classe les leçons d'histoire.
Avant-propos du tome II :
Le second tome du Catalogue de l'Exposition
permanente est consacré à l'histoire contemporaine
de la Belgique depuis 1794.
La formule de présentation adoptée
tend à illustrer ponctuellement les grands problèmes
qui se sont posés au pays depuis la deuxième occupation
française.
La centralisation opérée à
partir de ce moment, l'unification des territoires de l'espace
belge, leur vie sous des institutions identiques, leur développement
parallèle sous la pression des forces politiques, économiques
et sociales ont permis de scinder en chapitres distincts le déroulement
de notre histoire.
La naissance tout au moins à certains moments
privilégiés d'un sentiment national
en opposition avec les particularismes d'Ancien Régime
a été le produit de ce nouvel État, monarchie
parlementaire qui voit le jour il y a 150 ans.
Loin de nous la pensée d'évoquer
à la fois tous les événements, tous les
mouvements de pensée, tous les avatars de la politique,
tous les faits économiques et leur retentissement au plan
social, la tâche aurait dépassé nos forces
et aurait nui à la clarté de l'exposé.
Chaque chapitre a été coiffé
d'une introduction synthétique et ramassée situant
le thème envisagé dans une large perspective; elle
est accompagnée, le cas échéant, d'un ou
plusieurs textes plus détaillés s'attachant plus
spécifiquement aux réalités belges et rédigés
par divers auteurs.
Ce travail est le fruit d'une collaboration
entre archivistes dont la grande majorité est attachée
au département des archives contemporaines aux Archives
Générales du Royaume. Chacun a librement exposé
le thème dont il traite ; aussi retrouve-t-on, dans
les notices, la marque de styles, d'écoles historiques,
de sensibilités, d'approches et en définitive,
d'optiques différents. Si l'ouvrage y perd en unité,
il y gagne par une diversité qui est le reflet même
d'un pays qui voue un respect particulier à la liberté
d'expression.
Les deux volumes : 30
euros (code de commande : 16268*).
Le
bâtiment. Enquête d'histoire économique XIVe-XIXe
siècles. Tome I :
Maisons rurales et urbaines dans la France traditionnelle.
Paris - La Haye, Mouton, 1971. In-8° broché, 544 p.,
quelques illustrations hors texte, (collection « École
Pratique des Hautes Études - Sorbonne, Sixième
Section : Sciences Économiques et Sociales. Centre
de de Recherches Historiques - Université de Caen :
Centre de Recherches d'Histoire Quantitative - Industrie et Artisanat »,
n° VI), couverture passée, hommage de l'éditeur
au professeur M.-A. Arnould, on joint une carte de Pierre Chaunu.
Table des matières
:
- Le
bâtiment dans l'économie traditionnelle, présentation
par Pierre Chaunu.
- Aperçus sur l'industrie française
du bâtiment au XIXe siècle, par Gabriel Désert.
- La maison presbytérale en
Normandie. Essai sur le prix de la construction dans les campagnes
au XVIIIe siècle, par Pierre Gouhier.
- Recherches sur la construction et
l'entretien des maisons à Cambrai de la fin du XIVe au
début du XVIIIe, par Hugues Neveux.
- La maison rouennaise aux XVIIe et
XVIIIe siècles, économie et comportement, par
Jean-Pierre Bardet.
30 euros (code de commande
: 16283 - vendu).
BEAUSSANT
(Philippe) Les plaisirs de Versailles. Théâtre & musique. Avec la collaboration de Patricia Bouchenot-Déchin.
Paris, Fayard, 1996. In-8°collé, 543 p., quelques
illustrations, (collection « Les Chemins de la Musique »),
cachet ex-libris à la page de garde, bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
Louis XIV
aurait-il pris tant de goût pour le petit domaine de Versailles,
sans les fêtes mémorables qu'il y organisa lui-même
à commencer par Les Plaisirs de l'île enchantée,
où Molière et Lully collaborèrent pour la
première fois ? Elles sont sans doute à l'origine
du profond attachement sentimental qu'il lui manifesta toujours :
d'un modeste rendez-vous de chasse, Versailles est ainsi devenu
le plus somptueux palais de tous les temps, que la musique et
les spectacles n'ont cessé d'animer pendant plus d'un
siècle, jour après jour.
Cette histoire fertile en événements
plus brillants et étonnants les uns que les autres nous
est contée pour la première fois sous l'angle des
spectacles : des fastes et splendeurs louis-quatorziens
aux amusements et aux spectacles sans prétention de Marie-Antoinette
en passant par les concerts intimes de Marie Leczinska ou les
spectacles donnés par Mme de Pompadour dans les petits
appartements.
Où et comment jouait-on ? Qui jouait ?
Quels étaient les artisans de ces plaisirs ? Le lecteur
ira de surprise en surprise découvrant la diversité
des lieux, appartements, galeries, passages, bosquets, escaliers,
cours... où, dans une perpétuelle improvisation,
on a donné des milliers de représentations musicales
et théâtrales, organisé les concerts de la
reine (près de cent par an) et où l'on a pu voir
Mme de Pompadour sur scène, Madame Henriette jouant de
la viole ou Marie-Antoinette pinçant sa harpe. De Louis XIV
jouant les ouvreuses aux représentations d'Esther
à Marie-Antoinette semant le désordre dans la machinerie
bien huilée des spectacles de cour, le spectacle de Versailles
est un spectacle à soi seul.
Nouvelle clef de lecture de Versailles, ce
livre, tout en révélant la force qui a uni en ce
lieu l'architecture et le spectacle et en démontant les
rouages de la vie musicale et théâtrale, se veut
une plongée dans la sensibilité, le goût,
la manière d'être, de vivre et de sentir de ceux
qui en ont été les acteurs.
18 euros (code de commande
: 16249).
[BIBLE]
La Genese traduite en françois, avec l'explication
du sens literal & du sens spirituel : tirée des
SS. Peres & des Auteurs ecclesiastiques. Tomes premier et second (complet). Paris [Bruxelles],
Roulland [Fricx], 1682. [A
Paris, Chez Lambert Roulland, Imprimeur & Libraire ordinaire
de la Reyne, dans la ruë S. Jacques, aux Armes de la Reyne.
M. DC. LXXXII. Avec approbation.]
Deux tomes en un volume in-12 plein veau d'époque, dos
à 4 nerfs orné, reliure frottée, tome I :
titre avec une vignette gravée, [1 bl.], [94 (préface,
tableau chronologique, table, approbations)], 433, [9 (table)] p.,
tome II : 456 p., bon exemplaire.
Cette
édition de la traduction d'Isaac Louis Le Maistre de
Sacy semble avoir été imprimée à
Bruxelles sur les presses de Eugène Henri Fricx avec la
copie de la marque de P. Le Petit au titre.
Bibliographie :
- Cioranescu, Bibliographie de la littérature
française du dix-septième siècle, n° 42181.
- Delaveau et Hillard, Bibles imprimées
du XVe au XVIIIe siècle conservées à Paris,
n° 1758.
- Mairé et Dupuigrenet-Desroussilles,
Contrefaçons des éditions bibliques de Port-Royal,
dans Les presses grises, la contrefaçon du livre (XVIe-XIXe
siècles), pp. 172-201.
150 euros (code de commande
: 16280).
BIGWOOD
(Georges) Le régime juridique et économique
du commerce de l'argent dans la Belgique du Moyen Âge.
Tomes I et II (Annexes et
pièces justificatives). Bruxelles, Lamertin - Hayez, 1921
- 1922. Deux parties en un fort in-8° demi-simili brun, 683
et 496 p., tableaux hors texte à déplier,
(collection « Académie Royale de Belgique -
Classe des Lettres et des Sciences Morales et Politiques - Mémoires
- Collection in-8° », deuxième série,
tome XIV (1re et 2e parties), ex-libris manuscrit du professeur
Jean-Jacques Hoebanx, bel exemplaire.
Avant-propos :
Étudier
les conditions juridiques et économiques sous l'empire
desquelles s'est exercé le commerce de l'argent dans la
Belgique du Moyen Âge, c'est avant, tout rechercher comment
se sont produites d'une part la demande, de l'autre l'offre de
l'argent. Sans ces deux éléments, le marché
de l'argent et, par suite, le commerce de ce dernier ne pouvaient
se constituer.
Le numéraire a existé dans nos
provinces dès avant la conquête romaine, et les
travaux d'histoire numismatique nous montrent que si, à
de certaines périodes, le numéraire a été
rare et sa circulation restreinte, il n'a cependant plus jamais
disparu. Il ne s'ensuit pas qu'il y eut toujours en Belgique
un commerce d'argent avec tout ce que cette notion comporte.
D'un autre côté, de bonne heure,
nous voyons des richesses et des valeurs se constituer et s'accumuler
en quelques mains. Mais ce sont des richesses immobilières
et des valeurs foncières. Les monastères et les
églises s'enrichissent et deviennent de puissants propriétaires
fonciers. De plus, une notable partie du numéraire en
circulation afflue vers eux par la perception de multiples redevances,
notamment de la dîme, par la vente des produits de leurs
propriétés et par les donations. On sait quel emploi
ils faisaient des fonds ainsi mis à leur disposition.
Les phénomènes que révèle cette activité
économique sont certes fort intéressants et constituent
des opérations de crédit, mais on ne peut dire
qu'à cause d'eux il y ait déjà un commerce
de l'argent.
Celui-ci n'apparaît qu'avec le développement
du grand commerce, c'est-à-dire du commerce international.
Encore n'existe-t-il à vrai dire que lorsque ce commerce
s'est complètement organisé.
Pour nos régions, le milieu du XIIIe
siècle est le moment où il en est ainsi. À
cette époque, la politique des princes, le développement
des villes créent des besoins pressants que les ressources
privées des uns et des autres ne peuvent toujours satisfaire.
La demande naît ainsi quand l'offre se trouve précisément
prête à la satisfaire.
Sans entrer dans les détails, qui trouveront
mieux leur place soit au cours de ce travail, soit à la
fin, disons simplement ici que nous avons cru devoir étudier
la demande d'argent, non point d'une façon schématique
et théorique, mais, au contraire, d'une façon analytique;
nous avons passé en revue les divers groupes sociaux qui,
en fait, ont eu recours au crédit, et pour chacun d'eux
nous avons recherché à qui ils s'étaient
adressés pour l'obtenir. Cette façon de procéder
a sans doute certains inconvénients, notamment d'allonger
le travail et de créer une certaine monotonie, mais il
a l'avantage sérieux, à nos yeux, de mieux préciser
les choses, de fournir des données en quelque sorte statistiques ;
la minime importance de certaines opérations est aussi
instructive que l'ampleur relative d'une antre. Il va de soi
que nous n'avons nullement la prétention d'avoir épuisé
toutes les opérations du genre de celles qui forment l'objet
de la première partie de ce travail.
Après avoir parcouru ainsi le champ
de la demande, il fallait étudier les ressources que présentait
l'offre. Les capitaux en numéraire qui furent mis à
la disposition de ceux qui les sollicitaient provenaient naturellement
de diverses sources, mais l'objet même de cette étude
nous a fait concentrer toute notre attention sur les seuls professionnels ;
nous entendons par là ceux qui habituellement employaient
les valeurs en leur possession à les faire fructifier :
ils le faisaient indifféremment par les voies du commerce
de marchandises ou celles du commerce de l'argent proprement
dit. Pendant longtemps, en Belgique, comme ailleurs, ces professionnels
sont essentiellement les Italiens. C'est à analyser les
divers groupes qu'ils ont constitués et à préciser
leurs statuts juridique et économique qu'est consacrée
presque exclusivement la deuxième partie de ce travail.
Il ne suffît pas de connaître l'intensité
de la demande et les possibilités de l'offre pour avoir
une solution au problème que nous avons étudié :
il faut encore rechercher comment ce commerce de l'argent s'était
organisé et par quelles opérations il se réalisait.
C'est l'objet de la troisième partie du mémoire.
Alors que les deux premières sont analytiques, celle-ci
est, au contraire, constructive et synthétique.
Nous avons limité notre champ d'observations
dans le temps et dans l'espace.
Dans le temps, nous n'avons pas cru devoir
dépasser la fin du XVe siècle. Dès le dernier
quart du XVe siècle, les conditions générales
politiques et économiques du pays se modifient. On est
à l'aurore d'une période nouvelle, fort bien étudiée
du reste.
Dans l'espace, nous n'avons pu, faute de temps,
aborder l'étude des provinces septentrionales ; par
contre nous n'avons pas hésité à comprendre
dans nos recherches certaines régions qui, soit déjà
alors, soit depuis lors, ne font pas partie de la Belgique proprement
dite : nous estimons qu'en matière économique
les phénomènes débordent les frontières
politiques et que celles-ci ne doivent pas constituer des limites
infranchissables.
Le sujet de ce travail n'a fait l'objet que
de rares études de détails. Aussi la bibliographie
qu'il comporte est peu importante. On constatera cependant que
certaines études présentent, en raccourci, des
vues fort exactes. Nous citerons spécialement à
cet égard les deux travaux de M. J. Laenen.
Nous étant rendu compte de cet état
particulier de la question traitée, nous avons abordé
immédiatement le travail de dépouillement des sources,
travail effectué aux dépôts mêmes d'archives,
mais aidé par les inventaires déjà imprimés,
et complété par le dépouillement des principales
collections documentaires éditées en Belgique.
C'est dire que nécessairement il y a des documents d'archives
qui nous ont échappé et des publications locales
ou monographiques que nous n'avons pu dépouiller.
Tel qu'il est le travail, pour répondre,
croyons-nous, aux conditions du concours, n'a cependant pas un
caractère définitif. Il ne pourrait l'acquérir
que si des travaux préparatoires avaient au préalable
élucide maints problèmes et apporté les
matériaux à pied d'uvre. Au premier rang
de ces. travaux figure la publication des comptes communaux encore
inédits et les recettes générales des principautés,
tout au moins des plus anciens de chaque série. Seuls
de pareils travaux permettront de chiffrer l'importance absolue
et relative des diverses sources de revenus urbains ou princiers,
ainsi que de déterminer les opérations financières
des pouvoirs publics et, par suite, le rôle du crédit
public, dont l'influence sur le commerce de l'argent a été
prépondérante.
150 euros (code de commande
: 16267 - vendu).
BOULET
(Marc) Dans la peau d'un chinois. Paris, Bernard
Barrault, 1989. In-4° broché, 188 p., nombreuses reproductions
photographiques en couleurs, exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Seul
entre 1981 et 1986 puis avec sa femme, une jeune Pékinoise
qu'il a épousée en Chine, il a sillonné
le pays sous de fausses identités, déguisé
en Chinois.
Il est devenu Chinois. Il nous révèle
sans exotisme la Chine et son peuple au quotidien. Nous décrit
Pékin, son mariage, sa belle-famille, son travail, son
logement et la vie qu'il y mène. Nous promène dans
le Xinjiang où se cultive et se fabrique le hachisch.
Nous entraîne dans les discothèques et les bordels
des villes et des campagnes. Nous raconte la terrible campagne
contre la criminalité au cours de laquelle 10 000 personnes
ont été exécutées et 1700 000 emprisonnées
et rééduquées. Nous fait partager l'intimité
de Zhang Qiang, la star du rock chinois qui vend plus que Michael
Jackson et vit dans un taudis. Nous fait découvrir les
plus belles filles de Chine à Suzhou. Nous introduit chez
les milliardaires de Wenzhou. Nous conduit au Tibet dans un convoi
militaire...
25 euros (code de commande
: 16244).
BOULET
(Marc) Le ventre
de la Chine. Paris, Barrault, 1990. In-4° broché,
189 p., nombreuses reproductions photographiques en couleurs,
exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Marc
Boulet est l'auteur du livre Dans la peau d'un Chinois.
Il est reparti en Chine avec sa femme pékinoise pour y
vivre de nouvelles aventures, gastronomiques cette fois, et dans
la peau d'un Français.
De ce nouveau séjour d'un an, il ramène
un ouvrage étrange où à travers la cuisine,
il continue de découvrir la vie quotidienne des Chinois
et approfondit sa connaissance du pays.
Il parcourt des milliers de kilomètres
en train, en car, en bateau, et goûte toutes les spécialités
régionales. Il devient le cuisinier de ses beaux-parents
chinois. Il nous entraîne dans la jungle à la recherche
du plus vieux théier du monde. Nous promène dans
les célèbres distilleries du Guizhou et dans un
grand marché de Canton. On y achète du porc, du
poulet, du poisson, mais aussi du chat, du chien, du serpent,
ou encore des scarabées, des vers. Il nous fait rencontrer
le cuisinier personnel de Mao Zedong. Nous initie à la
nourriture aphrodisiaque. Nous invite surtout à partager
les repas quotidiens de sa famille pékinoise. Il nous
fait découvrir la véritable cuisine chinoise...
de Chine. Celle du peuple, extrêmement rustique et grasse,
aux antipodes de la cuisine de restaurant, raffinée, consommée
par les cadres et les étrangers.
Marc Boulet se trouvait en Chine durant les
événements du « Printemps de Pékin »
1989. Il raconte au jour le jour comment ils furent vécus
à la table locale. Il décrit la grève de
la faim des étudiants lors de la visite de Gorbatchev
à Pékin. Puis, suite au massacre du 4 juin 1989,
l'anorexie générale et les problèmes de
ravitaillement dans le quartier où il habite à
deux cents mètres des abords de la place Tiananmen, chez
ses beaux-parents ouvriers.
25 euros (code de commande
: 16245).
BREUER
(Jacques) La Belgique romaine. Nouveau tirage revu et accompagné d'une
carte. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1966. In-8° broché,
126 p., une carte hors texte à déplier, (collection
« Notre Passé »), bel exemplaire.
Introduction :
Tout
ouvrage révèle un peu de l'intimité de son
auteur : ce petit livre paraîtra en retard et sera
très inégal. Je crains même qu'il ne soit
bien au-dessous de ce qu'on attend et je m'en excuse sans trop
espérer de pardon.
Que dirait à son public un conservateur
de Musée, près de la porte de galeries dont on
cherche en vain la clef, ou devant des vitrines vidées
de leurs collections ? Que peut faire d'utile l'archéologue
qui n'étale pas un choix d'illustrations montrant ce dont
il parle, sites, monuments ou objets ? Je me le suis demandé
en commençant d'écrire, comme je me le reproche
un peu, à l'heure où je rédige, après
coup et d'un cur contrit, cette petite introduction !
Car il est plus facile de montrer et de commenter
des objets ou leurs images, à l'intention d'un public :
une partie vous prêtera quelque attention selon le moment ;
le reste regardera tel monument à son goût quand
vous parlerez d'un autre, critiquera la disposition des lieux
ou des objets, la rédaction des étiquettes, se
livrera à mille autres distractions encore.
Mais lire une conférence ou
la suivre tandis que la, lanterne magique demeure
rétive !...
Le présent volume n'est donc qu'une
introduction, un peu longue, qui servira, si l'on en laisse tomber
beaucoup, à renforcer la « culture générale ».
Ceux qui, par la suite, visiteront une collection ou quelques
sites d'époque romaine s'en souviendront peut-être
et chercheront parmi les ouvrages cités dans mes dernières
pages, un volume qui les documente mieux que le mien. On s'accordera
avec mot pour souhaiter qu'alors cette bibliographie sommaire
n'ait pas trop vieilli.
J'ai tenté de grouper l'essentiel de
nos connaissances tout en ouvrant, ça et là, des
aperçus très brefs sur les moyens d'investigation
et sur la méthode.
Résumer ce que les textes nous apprennent
de positif sur un territoire limité comme le nôtre ;
parcourir le pays pour y retrouver les traces de Rome ;
visiter, en. pensée, ou dans certaines collections, les
débris recueillis par les fouilleurs, et en tirer quelque
enseignement ; assister enfin à la chute de la puissance
romaine et faire la balance de ce qui fut perdu, de ce qui est
encore latent ou même toujours vivace, tel était
le but. Si mes lecteurs viennent un jour sur le terrain ou dans
un musée, pour mieux voir ce dont je parle ici, ce but
sera atteint.
10 euros (code de commande
: 16274).
BUCHANAN
(Keith), FITZGERALD (Charles P.) et RONAN (Colin A.) Chine
éternelle. Le passé et le présent. Traduit et adapté par Dominique Versini,
Élisabeth de Lavigne, Paul Alexandre et Michel Orcel.
Paris, Nathan, 1981. In-4° sous reliure, jaquette et étui
d'éditeur, 519 p., nombreuses illustrations en noir et
en couleurs, bel exemplaire.
Sur la jaquette :
Un immense territoire de 9 736 000 km²
et d'un milliard d'habitants bientôt, mais un pays encore
sous-développé : la Chine.
Qu'a-t-elle été, qui est-elle,
où va-t-elle ?
K. Buchanan, Ch. P. FitzGerald, et C.A. Ronan
répondent à ces questions et montrent la richesse
de ce pays qui s'ouvre peu à peu à l'Occident.
Dans les différentes parties de ce livre, ils révèlent
par un texte documenté et d'étonnantes photographies
:
- les clés pour comprendre
la Chine ancienne et moderne (En Chine),
- les visages et le peuple
chinois, la culture, les traditions (Terre et Peuple,
et Histoire et Culture),
- l'adaptation au monde d'aujourd'hui,
la pensée et les inventions scientifiques depuis la boussole
et la poudre (Le chemin de la science)...
Des tableaux, une bibliographie, une chronologie,
un répertoire des artistes et savants cités viennent
à l'appui.
Chine Éternelle permet ainsi
d'imaginer l'avenir de la Chine, avenir étroitement lié
au nôtre.
35 euros (code de commande
: 16247).
COLINET (Paul) La manivelle
du château. S.l.,
George Houyoux, 1954. In-8° broché, 79 p., (collection
« La Tarasque »), ex-libris effacé
à la page de titre, bel exemplaire.
15 euros (code de commande
: 16285).
COMMINGES (Comte Aimery de) Les races chevalines françaises
& anglaises. Saumur, J.-B. Robert, [1913]. In-8°
pleine percaline verte, couverture conservée (atelier
de reliure E. Hotat et Fils, à Schaerbeek), 322 p., 24
planches hors texte, bel exemplaire.
Table des matières
:
Première
partie : Les chevaux français.
Avant-propos.
Chapitre I : Généralités.
Chapitre II : Le pur sang
anglais en France.
Chapitre III : Le pur
sang arabe.
Chapitre IV : Le pur sang
anglo-arabe.
Chapitre V : Le demi-sang
anglo-arabe.
Chapitre VI : Le demi-sang
anglo-normand.
Chapitre VII : Le demi-sang
en Normandie.
Chapitre VIII : Les demi-sang
du Centre (Saône-et-Loire, le Charolais, l'Allier, le Nièvre,
l'Ain, le Berry).
Chapitre IX : Les demi-sang
vendéens et charentais.
Chapitre X : Le demi-sang
du Nord et de l'Est.
Chapitre XI : Les demi-sang
bretons (Postiers et demi-sang galopeurs).
Chapitre XII : Le demi-sang
galopeur français - L'issu de pur sang, cheval de selle.
Chapitre XIII : Les poneys
français.
Chapitre XIV : Le cheval
barbe algérien.
Chapitre XV : Les races
de trait françaises - Généralités.
Chapitre XVI : Le trait
breton.
Chapitre XVII : Les percherons.
Chapitre XVIII : Le boulonais.
Chapitre XIX : L'ardennais.
Chapitre XX : Le trait
nivernais.
Deuxième partie : Les races chevalines
en Angleterre.
Chapitre I : Le cheval
en Angleterre - Généralités.
Chapitre II : Le Hackney
du Norfolk ou trotteur anglais.
Chapitre III : Les hunters
irlandais et anglais.
Chapitre IV : Les carrossiers
anglais.
Chapitre V : Les poneys
anglais.
Chapitre VI : Les chevaux
de trait anglais.
100 euros (code de commande
: 16240).
Contributions
à l'histoire économique et sociale. Tome V - 1968-1969.
Bruxelles, Université Libre de Bruxelles - Institut de
Sociologie, 1970. In-8° broché, 211 p., illustrations
hors texte, tableaux à déplier, (collection « Centre
d'Histoire Économique et Sociale »).
Table des matières
:
- À propos de la distinction
échevins-jurés : les institutions de Soignies aux
XIIe-XIIIe siècles, par J. Nazet.
- Une tentative de monopole d'état
sous Marie-Thérèse : la raffinerie de sel d'Ostende,
1756-1770, par Evelyne Ramlot-Stilmant.
- Les canaux de la Sambre au XIXe siècle.
Problèmes posés par la réduction des péa-ges
sur cette ligne en 1840, par Hubert Galle.
Réflexions sur l'utilisation des
sources cadastrales et notariales. Un exemple : ventes de terrains
à Bruxelles en 1865, par André-Claude Deruelle.
- Éléments de dialectique
dans la pensée de Pierre Le Pesant de Boisguillebert,
par Jacques Nagels.
15 euros (code de commande
: 16263).
DE
GRUNNE (comte François) et DEWINTER (A.) Les
Dragons de Latour. Bruxelles,
Mertens, [1913]. In-8° sous une très modeste reliure
de demi-toile noire, 134 p., illustrations en noir et en
couleurs, (collection « Publications de la Vie Militaire »),
exemplaire un peu défraîchi, rare
Table des matières
:
Avant-propos.
Chapitre I : La période nationale.
I. Origine et premiers
exploits des dragons des Pays-Bas.
II. La guerre de Sept-Ans
(bataille de Kollin - bataille d'Hochkirch - fin de la guerre
de Sept-Ans - guerre de succession de Bavière).
III. La révolution
brabançonne.
IV. Guerres contre la
République française (campagnes de 1792 à
1800).
V. Traité de Lunéville.
Chapitre II : La période bannissement.
I. Campagne de 1805.
II. Campagne de 1809.
III. Campagnes de 1813,
1814, 1815.
Chapitre III : Les héritiers des
dragons wallons.
Épilogue.
40 euros (code de commande
: 16281).
DESHOULIÈRES
(F.) Éléments
datés de l'art roman en France. Évolution
du style. Paris, Les Éditions d'Art et d'Histoire,
1936. In-4° broché, 71 p., illustrations, XXXII planches
hors texte, (collection « Architecture et Arts Décoratifs
»), bel exemplaire.
Introduction :
Il
est malaisé de présenter les éléments
datés de l'art roman en France, en les étudiant
depuis la naissance de leurs formes jusqu'à leur déclin.
Plusieurs raisons s'y opposent. Tout d'abord, la difficulté
de préciser le point de départ et le point extrême
de la période romane. Devant quel édifice doit-on
s'arrêter dès l'abord initial ? L'art roman
n'est-il pas né de l'assemblage plus ou moins complet
de différentes formules parues en des temps très
lointains et dans des pays très divers ? La Renaissance
carolingienne, qui a été une période brillante,
n'a-t-elle pas utilisé son nom l'indique
des éléments antérieurs qui se retrouveront
dans l'art roman, ce qui condamne l'expression « premier
art roman », moins exacte que celle d'« art
préroman », elle-même encore très
vague ?
D'autre part, l'art gothique était florissant
depuis de longues années, alors que beaucoup de formules
romanes n'étaient pas encore évanouies : la
cathédrale de Sens terminée dans son gros uvre
vers 1164, est certes un édifice gothique, et cependant
ses tribunes, ses bas-côtés sectionnés par
des doubleaux en plein cintre, ses absidioles en cul-de-four,
son déambulatoire éclairé par des fenêtres
ouvertes dans des arcs fourrés et encadrées de
colonnettes aux chapiteaux garnis de monstres et d'animaux affrontés,
sa corniche décorée de billettes, sont parfaitement
romans. La cathédrale de Saint-Dié, commencée
après 1155, est romane malgré ses voûtes
d'ogives. De tels exemples sont nombreux.
Une autre difficulté est d'appliquer
aux monuments les dates que fournissent les textes, assez nombreux
pour les églises de l'onzième siècle, beaucoup
moins pour celles du XIIe. S'agit-il de la date de la pose de
la première pierre, de la simple dédicace d'un
autel provisoire, de la consécration qui a suivi l'achèvement
à un intervalle plus ou moins long ? Aussi nous contenterons-nous
de donner à l'édifice décrit une date moyenne.
Il nous faut en effet, avant d'étudier
séparément chacun des éléments architecturaux,
présenter dans leur ensemble des églises-types,
suffisamment datées, car il convient de faire l'analyse
avant d'établir la synthèse.
Dans un ouvrage précédent (Au
début de l'Art roman. Les églises de l'XIe siècle
en France), nous avons déjà étudié
un certain nombre d'églises appartenant à l'onzième
siècle. Nous ne reviendrons sur celles-là que brièvement
afin d'en signaler les caractères essentiels, ou pour
compléter une étude que des découvertes
nouvelles ont pu fortifier, et nous nous contenterons, quant
au surplus, de renvoyer à ce livre. Nous devrons nous
étendre davantage sur d'autres monuments, particulièrement
sur ceux de la fin de l'onzième siècle et ceux
du XIIe qui n'ont pas donné matière à notre
étude et qui, analysés par d'autres, ne l'ont été
que d'un point de vue étranger à notre argumentation.
Ne faudra-t-il donc pas être surpris de la variété
du cadre de nos analyses.
Ainsi, cependant, espérons-nous pouvoir
dégager l'aspect théorique des églises romanes
et suivre la marche de l'architecture durant la période
de sa meilleure floraison.
35 euros (code de commande
: 16258 - vendu).
DU
PEUTY (Capitaine Paul-Fernand)
Nos courses. Paris - Nancy, Berger Levrault,
1912. In-8° demi-percaline bordeaux (atelier de reliure E.
Hotat et Fils, à Schaerbeek), 45 p., ex-libris manuscrit
du capitaine Leclercq à la page de faux-titre, bel exemplaire.
Avertissement :
La
plupart des officiers ou gentlemen, qui commencent à s'occuper
de courses, ignorent presque tout de ce qu'il est peut-être
ambitieux d'en appeler la technique.
Ce n'est certes pas dans les livres qu'il faut
apprendre à monter à cheval, surtout en courses.
Cependant, n'y aurait-il pas intérêt, économie
de temps et de tâtonnements, à chercher à
compenser par un peu d'étude et de réflexion le
gros avantage qu'ont sur nous les professionnels « nourris
dans le sérail » et imprégnés de traditions
que vient augmenter leur acquit personnel ?
Il me semble que, dans une telle étude,
deux erreurs sont à éviter :
- D'une part, transporter tout faits,
dans une branche d'équitation très spéciale,
des principes que ne confirme plus l'expérience, et maintenir
sans discussion la doctrine qui en découle, les procédés
qui en sont les moyens d'exécution.
- D'autre part, singer inconsidérément
jockeys et entraîneurs en faisant table rase de notre passé
et des connaissances équestres déjà acquises
qui nous seront d'un précieux emploi.
C'est donc en cavaliers, sans idées
préconçues, que nous nous mettrons au travail.
40 euros (code de commande
: 16243).
ERRERA
(Isabelle) Musées
Royaux du Cinquantenaire. Catalogue d'étoffes anciennes
et moderne. Décrites par Madame Isabelle Errera.
Troisième édition ornée de 1000 photogravures
exécutées d'après les clichés originaux.
Bruxelles, Vromant & C - Lamertin, 1927. In-4° sous reliure
de toile imprimée d'éditeur, 420 p., nombreuses
illustrations, exemplaire en très bel état.
Préface :
La
Collection d'Anciennes Étoffes des Musées royaux
du Cinquantenaire, dont le Gouvernement belge nous a chargée
de rééditer le catalogue, a été formée
surtout par des dons et en faible partie par le Musée
lui-même. Notre texte renseigne le lecteur à ce
sujet.
Le présent volume comprend seulement
quelques morceaux de tissus égyptiens (coptes) afin que
l'histoire des tissus soit complète ; les autres
étoffes de cette provenance sont renseignées dans
un travail spécial.
La collection a été continuée
jusqu'à notre époque par un petit nombre de pièces
des XIXe et XXe siècles.
Les numéros de l'édition précédente
ont été maintenus, malgré certaines modifications
opérées dans les attributions d'époques.
On trouve donc quelques interversions dans l'ordre chronologique.
Les pièces qui ne figurent pas au Catalogue
de 1907 sont intercalées auprès des spécimens
les plus analogues et portent le même numéro avec,
pour les distinguer, une lettre en indice.
Nous avons précisé autant que
nous l'avons pu les dates et les provenances ; parfois nous
avons rappelé le sens de certains symboles.
Au lieu d'une description confuse par la multiplicité
des détails et pourtant insuffisante, chaque notice est
accompagnée d'une photogravure que complète l'indication
des couleurs et des matières employées ; on
peut ainsi se rendre compte du style des étoffes, sans
se perdre dans le dédale de la terminologie technique,
encore bien incertaine.
Dans la table des matières, au contraire,
les principaux motifs décoratifs, les caractéristiques
des différents dessins sont indiqués sous leurs
dénominations les plus usuelles ; cette table reprend
donc à la fois le texte et les illustrations.
Un index des publications citées termine
le volume.
100 euros (code de commande
: 16284).
FILLIS
(James) Journal
de dressage. Paris, Flammarion, 1903. In-8° sous
demi-basane à coins, dos lisse sobrement orné de
roulettes et de filets dorés, XXVIII, 405 p., 28
planches hors texte, bon exemplaire.
Extrait de la préface
:
Dans
la littérature équestre, ce livre est une nouveauté.
Tous ceux qui ont écrit sur l'équitation se sont
naturellement donné pour tâche de dégager
les principes généraux que leur a pu fournir une
pratique plus ou moins raisonnée. Ils ont conseillé
d'appliquer des formules, et bien qu'il ne soit certainement
pas aisé de déterminer les axiomes rationnels qui
doivent régler les rapports du cheval avec son cavalier,
tous ceux qui se sont approchés d'un cheval, le livre
à la main, peuvent témoigner combien il est plus
difficile encore d'appliquer des règles générales
au formalisme desquelles la bête tout au moins ne se prête
pas de bonne grâce.
Supposons le principe impeccable. Imaginons
que l'homme s'attache moins à la lettre qu'à l'esprit
qui vivifie. Admettons que de son cerveau l'idée ait passé,
pour ainsi dire, dans ses mains, dans ses jambes, et que son
action, rigoureusement mesurée, s'adapte d'une façon
parfaite au tempérament, aux qualités comme aux
défauts de conformation, à la personnalité
de sa monture. Je ne crains pas de dire que ces conditions seront
bien rarement remplies. Et le fussent-elles, en face de quelles
difficultés imprévues va-t-on se trouver soudainement
lorsque s'engagera entre le quadrupède et le bipède
ce que je pourrais appeler « la conversation »
du dressage.
Le cheval ne sait pas ce qu'on veut lui demander,
et même si le cavalier le sait avec une peu commune précision,
encore faut-il que l'idée puisse passer de sa tête,
de ses mains, de ses jambes, dans tous les réflexes de
son interlocuteur. Pour cela, il importe de bien comprendre qu'aussitôt
l'entretien engagé entre le dresseur et l'animal à
dresser, le premier mouvement de la bête ignorante est
de proposer des objections à tout ce qu'on sollicite de
sa bonne volonté. Le cavalier dit : « Veux-tu ? » Et,
quoi qu'on ait demandé, le cheval, de premier élan,
répond : « Je ne veux pas. »
La question doit être toujours délicatement
mesurée. Mais la réponse ne se renferme point toujours
dans des limites raisonnables. La colère, la violence,
la brutalité poussée jusqu'à l'extrême,
se présentent d'abord à l'esprit très borné
du cheval, comme le meilleur moyen de se débarrasser d'un
gêneur. Les mauvais commencent par là et s'entêtent
dans la malice pour un temps plus ou moins long. Les plus doux
finissent, sous la persévérance de la contrainte,
par en arriver tôt ou tard à l'exaspération,
et tant qu'après les victoires partielles du dresseur,
le cheval n'a pas livré la suprême bataille où
il doit rencontrer la défaite suprême, on ne peut
pas dire qu'il soit dressé, car à la première
chance immanquablement il tentera d'échapper à
l'action qui ne l'a jusqu'alors qu'imparfaitement dominé.
Le maître dit : Demandez telle chose
au cheval, de telle façon qui consiste à le mettre
dans la nécessité de l'obéissance, et vous
obtiendrez le résultat attendu. Le maître dit vrai
et le maître dit faux, selon le point de vue. Il dira faux,
pour vous, si vous attendez que votre première tentative
produise mécaniquement la concession première,
ou si vos sollicitations successives l'ayant produite une fois,
dix fois, cent fois, vous comptez qu'elle doive la produire toujours,
sans que jamais n'arrive la résistance. Il dira vrai si
vous comprenez que les rapports du dresseur et de son élève
sont d'un organisme vivant à un autre organisme vivant,
et que toute demande venue de vous se heurte nécessairement
à des dispositions variables selon l'humeur du jour, les
dispositions résultant de la conformation, des aptitudes
de l'individu, de son caractère froid ou généreux,
doux ou méchant, du progrès des assouplissements,
du degré de l'éducation.
150 euros (code de commande
: 16242 - vendu).
GIRY
(A.) Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes - Chronologie technique
- Éléments critiques et parties constitutives de
la teneur des chartes - Les chancelleries - Les actes privés. Paris, Hachette, 1894. [Paris, Librairie Hachette et Cie, 79, boulevard Saint-germain,
79. 1894.] In-8° pleine toile
verte, XVI, 944 p., couverture plastifiée, ex-libris
manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Avertissement :
En
composant l'ouvrage que je présente aujourd'hui au public,
j'ai voulu à la fois initier les commençants à
l'étude de l'ensemble des sources de l'histoire désignées
sous le nom de documents diplomatiques et servir de guide aux
historiens. L'expérience apprendra dans quelle mesure
j'ai réussi à atteindre le but que je m'étais
proposé.
Il importe assez peu de savoir ce qu'un travail
de ce genre a pu coûter de temps et de labeur; mais il
est moins inutile peut-être de dire que ce livre est pour
une bonne part le fruit d'une enquête personnelle, poursuivie
avec persévérance dans les archives et les collections
de toutes les régions de la France et des pays voisins.
Tout en profitant, comme il convenait, des travaux de mes devanciers
et des résultats acquis par la critique depuis plus de
trois siècles, j'ai voulu, dans la mesure du possible,
vivifier la science par des recherches nouvelles et donner à
mon travail la valeur qui peut seule résulter du contact
immédiat des documents et de l'observation directe. J'ai
fait effort pour m'affranchir ainsi d'erreurs traditionnelles,
qui s'exagèrent et encombrent la science en se transmettant
sur la seule foi des autorités.
Dans le vaste domaine des études diplomatiques,
il existe des cantons depuis longtemps défrichés
où les travailleurs ne cessent d'affluer, tandis que d'autres
forment encore comme d'immenses réserves à peine
explorées. Au risque de m'égarer, j'ai tenté
d'y pousser des reconnaissances et d'y frayer quelques sentiers.
Si ces premiers jalonnements pouvaient engager quelques chercheurs
dans ces voies nouvelles, j'ai confiance qu'on ne blâmerait
pas ma témérité. Je ne me dissimule d'ailleurs
ni les lacunes de mon uvre, ni les imperfections d'un plan
et de classifications qui m'ont entraîné à
des redites; j'avoue du reste n'avoir point trop cherché
à éviter celles-ci lorsqu'elles m'ont paru contribuer
à la clarté.
En vue d'être utile à tous ceux
qui peuvent avoir à se servir des chartes, j'ai cru nécessaire
de ne négliger aucun de leurs multiples aspects et d'appeler
l'attention, ne fût-ce que par quelques remarques, sur
les principales variétés des documents que les
archives nous ont conservés. Je n'ai pas hésité
à franchir nos frontières, mais je dois déclarer
que le point de vue auquel je me suis placé a toujours
été l'histoire de la France. Fondé sur les
documents de nos archives françaises, ce livre s'adresse
donc avant tout aux travailleurs qui veulent étudier les
sources de l'histoire de notre pays. Ainsi s'explique l'apparente
disproportion, dont on pourrait s'étonner, dans la part
faite aux diverses catégories de documents.
La bibliographie a été l'une
de mes principales préoccupations. Je ne l'ai point limitée
aux travaux de diplomatique et j'y ai fait une large place aux
ouvrages étrangers à cette science, mais susceptibles
de servira élucider les problèmes de tous genres
que soulève l'étude des chartes. Je n'ai point
eu la vaine prétention d'être complet ; j'ai
éliminé sans hésitation les livres surannés
ou inutiles pour indiquer seulement ceux dont il m'a paru qu'on
pouvait tirer profit, et de préférence les plus
récents et les mieux informés; je n'ai pas craint,
le cas échéant, de donner mon appréciation,
ni surtout d'indiquer le genre d'utilité qu'on pouvait
attendre des ouvrages cités.
Un travail qui met en uvre des documents
en grand nombre, dispersés un peu partout, et qui touche
à une foule de questions diverses, ne pouvait s'effectuer
sans que l'auteur eût recours au savoir et à l'obligeance
de beaucoup de savants. Cette collaboration ne m'a pas fait défaut,
et j'ai mentionné en leur lieu les communications dont
je lui suis redevable. J'ai voulu, de plus, assurer à
certaines parties de mon uvre le contrôle d'une critique
particulièrement compétente ; c'est ainsi
que mes excellents amis et confrères, MM. Antoine Thomas
et Charles Bémont, ont bien voulu lire, l'un les chapitres
qui touchent à des questions de philologie romane, l'autre
tout ce qui concerne l'Angleterre ; et que M. Callandreau,
astronome à l'Observatoire de Paris, a pris la peine de
revoir la partie relative à la chronologie technique ;
je dois à leur science des remarques et des conseils que
j'ai cherché de mon mieux à mettre à profit.
Enfin j'ai prié plusieurs amis et confrères, français
et étrangers, de relire la plupart des épreuves
de ce volume et de me communiquer leurs observations ; je
dois, de ce chef, des remerciements particuliers à MM.
H. Lemonnier, M. Prou et L. Will. Mais entre ceux auxquels je
me plais à exprimer ici ma reconnaissance, celui de tous
à la science et à l'amitié duquel j'ai le
plus souvent fait appel n'est plus là pour en recevoir
le témoignage. La mort de Julien Havet est pour nos études,
dont il était l'honneur, un deuil dont je ressens tout
particulièrement la tristesse. Il n'y a guère,
dans ce volume, de résultats que je n'aie soumis à
l'épreuve de sa critique ; il n'y a point de pages
que j'aie écrites sans songer à lui et sans chercher
à prévoir le jugement qu'il en pourrait porter.
Au moment de me séparer d'un ouvrage dont nous avons si
souvent discuté ensemble le plan et les détails,
qu'on me permette de le placer, tout imparfait qu'il soit, sous
le patronage de sa mémoire.
80 euros (code de commande
: 16271).
GRANT
(Michael) Éros à Pompéi. Le cabinet secret du Musée de Naples. Photographies d'Antonia Mulas. Analyse
critique de Antonio De Simone et Maria Teresa Merella.
Traduit de l'italien par Marthe Gauthier. Paris, Laffont, 1975.
In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 171 p.,
très nombreuses illustrations en couleurs, ex-libris à
la page de faux-titre et décharges d'adhésif sur
les plats et les gardes.
En quatrième
de couverture :
Le
24 août 79, Pompéi meurt, étouffée
vive sous les cendres du Vésuve. Et nous redécouvrons,
après deux mille ans, tout l'environnement et la vie quotidienne
d'une ville antique : ses rues, ses maisons, ses luxueuses
« villas », ses temples et ses lupanars
resurgissent ainsi, presque intacts, images vivantes d'une civilisation.
Et pourtant, un des aspects les plus curieux
de cette résurrection a longtemps échappé
au public. Ville placée sous la protection particulière
de Vénus, ville où existaient, comme alors dans
tout l'Empire, des cultes à mystères, Pompéi
recelait des trésors où s'exprimait toute une tradition
d'épicurisme insouciant, et où se prolongeait un
courant d'érotisme et de sensualité qui était
une des réalités du monde antique.
Cet érotisme trouvait partout sa place,
librement, naturellement, sur les murs des villas les plus opulentes,
comme dans les plus misérables tavernes, ou même
au coin des rues... Dégagés au cours de fouilles
successives, des centaines d'objets dormirent aussi longtemps
dans une « collection secrète »
du musée de Naples.
Les voici aujourd'hui tirés de l'ombre.
Et ce livre a le mérite de les présenter en les
insérant dans le contexte de la ville où ils ont
été découverts. Voici donc Éros
à Pompéi. Images suggestives d'une vie quotidienne
placée avec franchise et même avec humour
sous le signe de la sexualité. Tel phallus n'est autre
qu'une protection contre le mauvais il. Un miroir, une
lampe, un bassin, une fontaine s'ornent de scènes érotiques.
Les murs se couvrent de peintures enlevées, gracieuses,
joyeuses. Les satyres, les nains, les bouffons, Hermès
et Priape eux-mêmes se prêtent à d'infimes
variations sur le sexe, et sur le bonheur de vivre...
Accompagnés d'une analyse scientifique
précise, reproduits en de splendides photographies, ces
objets retrouvés font de cet ouvrage beaucoup plus qu'un
simple catalogue. Éros à Pompéi nous
propose en fait de précieuses retrouvailles avec un moment
privilégié de notre civilisation.
25 euros (code de commande
: 16256).
GUERRAND
(Roger-Henri) Les lieux. Histoire
des commodités. Paris,
La Découverte, 1985. In-8° collé, 206 p.,
quelques illustrations, cachet ex-libris à la page de
faux-titre.
En quatrième
de couverture :
Les
vécés n'ont pas toujours été fermés
de l'intérieur, preuve en est cette histoire des lieux
d'aisances, du Moyen Âge à nos jours, que raconte
avec humour et sérieux Roger-Henri Guerrand. Avant de
devenir un sujet tabou, un interdit social imposé par
l'hypocrite morale bourgeoise du XIXe siècle, les « besoins
naturels » pouvaient se satisfaire sans honte ni fausse
pudeur. L'étron fut un sujet poétique pour ne rien
dire des jeux de société concernant le pet. La
matière fécale n'a pas inspiré que Rabelais :
le siècle des Lumières a connu un âge d'or
de la littérature scatologique.
Avec l'avènement des bourgeois conquérants,
il faut se contenir, se retenir, se réprimer; le corps
doit être totalement contrôlé et enserré
dans des règles « rationnelles ».
Les « bonnes murs » changent de référence.
Hygiénistes, urbanistes et architectes s'occupent sérieusement
des « commodités », la répression
corporelle et par conséquent sexuelle s'en trouve renforcée.
L'ultime résistance à cette tentative de castration
sans exemple dans notre histoire s'exprimera, au début
de ce siècle, en la personne du pétomane :
devant un public extasié, il modulera avec finesse le
dernier chant à la gloire de la libre expression des intestins
venteux.
S'appuyant sur des exemples variés et
divertissants, l'auteur nous montre comment une société,
à une époque donnée, considère le
corps, le regarde et l'entretient. Pour la première fois,
une histoire aussi solidement documentée est présentée
au lecteur désireux de comprendre et de s'amuser.
10 euros (code de commande
: 16252 - vendu).
Harmonies
& fanfares en Luxembourg.
Bruxelles, Crédit Communal,
1983. In-4° broché, 111 p., illustrations en noir.
Catalogue
de l'exposition organisée au Palais Abbatial de Saint-Hubert,
du 25 juin au 31 juillet 1983.
Table des matières :
- Préface
- La Fédération Musicale
Namur-Luxembourg.
- Approches historiques :
- Les sociétés
de musique à travers la province de Luxembourg. Essai
de répartition géographique.
- Les règlements
: reflets d'un état d'esprit d'une société.
- Les comptes et budgets
: reflets de la vie d'une société.
- La musique des Forces
de l'Intérieur et son impact sur les sociétés
du Sud-Luxembourg.
- Aspects musicologiques :
- La formation musicale
des instrumentistes.
- Le répertoire.
- Les compositeurs régionaux.
- La facture instrumentale.
- Fêtes et cérémonies
:
- La fête du village.
- Les grands feux.
- Saint-Hubert.
- La Hàmmelsmarsch,
les Fâchtebounen, la Foire aux Amoureux.
- La Foire aux Noix
à Bastogne.
- L'exemple militaire.
- Fêtes patriotiques.
- Religion, laïcité.
- La politique.
- Festivités
des musiques.
- Le néo-folklore.
- Répertoire des sociétés
de la province
- Catalogue.
15 euros (code de commande
: 16259).
HASQUIN
(Hervé) Historiographie et politique. Essai sur l'histoire de Belgique et la Wallonie. Charleroi, Institut Jules Destrée,
1981. In-8° broché, 139 p.
Avant-propos :
Au
temps de la IIIe République, dans les écoles primaires,
on enseignait sa langue maternelle au petit Français en
essayant de le persuader de la grandeur de son peuple. Ainsi,
en 1906, un manuel proposait l'exercice de lecture suivant relatif
à l'accord des adjectifs en -er :
Le Français est fier de la liberté,
souverainement indépendant, incapable de servilité
et de bassesse. On lui reproche d'être léger, mais
il ne manque jamais à sa parole. Héritier des Gaulois,
il est courageux par instinct. Son pays lui est cher avant tout,
et, pour le défendre, il donnerait jusqu 'au dernier souffle
de sa vie. Aucun peuple étranger ne saurait lui disputer
le premier rang dans la civilisation. Tous les arts lui sont
familiers.
Pareille manifestation de nationalisme fera
certainement sourire en Belgique ; on y trouvera les traces
d'une exacerbation du chauvinisme qui ne surprend pas chez nos
voisins du Sud. Mais est-on bien certain, en Belgique, d'avoir
toujours échappé à la contamination de l'endoctrinement ?
En fait, rien n'est moins sûr, car le discours des manuels
scolaires est rarement innocent. En Belgique, quoi qu'on ait
pu longtemps penser, l'enseignement de l'histoire a été
mis au service d'une certaine idée du patriotisme. Ce
livre, qui ne se veut nullement exhaustif, a pour objet de démonter
les mécanismes fondamentaux qui ont conduit à l'élaboration
d'une « histoire de Belgique », susceptible
de venir à la rescousse d'un pouvoir politique, de plus
en plus désemparé, à la fin du XIXe siècle
et dans les premières décennies du XXe, par l'évolution
des rapports entre communautés linguistiques.
Après avoir retracé dans une
première partie cette tentative finalement manquée
de créer par l'histoire un « nationalisme belge »
qui devait transcender les réalités ethniques,
je passerai en revue dans une deuxième partie les réactions
qu'a suscitées en Wallonie, dès avant la Première
Guerre mondiale, l'enseignement de l'histoire officielle. Mais
si le discours « belge » a pu irriter dans
sa façon systématique de gommer exagérément
les différences régionales, celui de ses contradicteurs
wallons n'a pas toujours été exempt d'outrances
et il a fallu du temps pour que se concrétisent des projets
d'histoire de Wallonie qui soient compatibles avec les exigences
de la recherche scientifique. Enfin, dans un dernier chapitre,
j'exposerai mes propres vues sur la genèse de la Wallonie
telle qu'elle existe aujourd'hui au sein de l'État belge.
10 euros (code de commande
: 16264).
JORIS
(André) Huy ville médiévale. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1965. In-8°
broché, 195 p., un plan hors texte à déplier,
(collection « Notre Passé »).
Table des matières
:
Chapitre I
: La ville et son cadre.
Chapitre II : Premiers jalons.
Chapitre III : La charte de 1066.
Chapitre IV : L'âge de la batterie
(XIe-XIIe siècles).
Chapitre V : L'apogée de la
draperie (XIIIe-XIVe siècles).
Chapitre VI : Un élan brisé.
Orientation bibliographique.
10 euros (code de commande
: 16275 - vendu).
KAYSER
(Edouard M.) Gouvernants et gouvernés face aux
épidémies dans le Luxembourg au XVIIIe siècle.
Kortrijk-Heule, U.G.A.,
1990. In-8° broché, 160 p., (collection « Anciens
Pays et Assemblées d'État », n° XCI),
couverture plastifiée, envoi de l'auteur au professeur
Jean-Jacques Hoebanx.
Table des matières
:
- Avant-propos.
- Bibliographie
- Introduction.
Première partie : Conscience
médicale du Gouvernement et situation sanitaire dans le
Luxembourg.
Chapitre I : Les
leçons du passé: mesures prises par les gouvernants
au cours du XVIIIe siècle contre les dangers extérieurs
de contagion.
Chapitre II : Les
gouvernants face aux pratiques dangereuses : deux exemples
de réglementation.
Chapitre III :
Hygiène, personnel sanitaire et établissements
hospitaliers.
Deuxième partie : Les maladies
épidémiques.
Chapitre I : Quelques
traces de maladies épidémiques entre 1762 et 1779.
Chapitre II : L'épidémie
des mois d'été et d'automne 1779.
Chapitre III : Un déferlement
épidémique (1780-1784).
Chapitre IV : Les dix
dernières années du régime autrichien.
Chapitre V : Les attitudes
du pouvoir face au phénomène épidémique :
essai de synthèse.
Conclusions générales.
15 euros (code de commande
: 16277 - vendu).
KOZLOWSKI
(Janusz K.) L'art de la Préhistoire en Europe
orientale. Préface de René Desbrosse.
Paris, CNRS Éditions, 1992. In-4° sous reliure et
jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 222
p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
Depuis
le monumental ouvrage, en 1965, d'André Leroi-Gourhan,
La Préhistoire de l'Art occidental, nos connaissances
sur l'art préhistorique de l'Europe atlantique et méditerranéenne
n'ont cessé de s'enrichir. Il restait à couvrir
les vastes champs des découvertes en Europe centrale et
orientale, dont l'édition française n'avait jusqu'à
ce jour rendu compte que trop partiellement.
Le livre de Janusz K. Kozlowski présente
la première synthèse de cet art. Il s'attache à
nous faire connaître la longue histoire de l'homme du Paléolithique
supérieur, apparu en Europe juste avant le 40e millénaire,
en ses interactions avec son milieu naturel.
En effet, pour J. Kozlowski, l'apparition de
l'art figuratif et le développement de la pensée
symbolique chez l'homme préhistorique sont indissociables
de sa maîtrise de la culture matérielle outillage
sophistiqué et efficace ainsi que de son adaptation
aux conditions extérieures de vie : les chasseurs
de mammouths des collines de Pavlov en Moravie ont pu donner
libre cours à leur créativité et sculpter
des statuettes anthropo- et zoomorphes parce qu'ils étaient
pourvus du confort d'un abri et d'une nourriture abondante.
Des noms tels que Kostienki (ex-URSS), Dolni
Vestonice (Tchécoslovaquie) ou Mezine (Ukraine), inconnus
du public français, sont aussi familiers des préhistoriens
que ceux de l'abri Blanchard, Roc-de-Sers ou Lascaux, en France,
et tout aussi riches en traces et messages d'une humanité
parvenue au dépassement spirituel qui conduit à
la création artistique.
25 euros (code de commande
: 16261).
LABIE
(Jean-François) Le visage du Christ dans la
musique baroque. Préface
du père Joseph Doré. Paris, Fayard - Desclée,
1992. In-8° collé, 600 p., cachet ex-libris à
la page de faux-titre, bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
Revisiter
les grandes uvres sacrées du répertoire baroque
en mettant en évidence les liens existant entre leur discours
musical et la réalité spirituelle qu'elles entendent
exprimer, tel est le propos de ce livre.
Alors qu'en matière d'opéra,
notre époque ne s'est jamais tant interrogée sur
la fidélité qui unit la musique au livret, elle
semble trop souvent, en revanche, ne pas vouloir prendre en considération
la dimension religieuse de cette musique d'église, quel
qu'ait pu être le degré de conviction et d'engagement
du compositeur. Attitude pour le moins paradoxale lorsqu'on sait
l'engouement actuel pour les concerts et les disques de musique
sacrée.
La nativité du Christ, sa mort, sa résurrection,
les récits de la Bible, le cérémonial de
l'eucharistie n'ont cessé d'inspirer les plus grands musiciens
de cette époque. Bach, Haendel, Monteverdi, Schutz, Haydn,
Mozart et bien d'autres encore, plus ou moins célèbres,
ont ainsi à travers un nombre considérable de messes,
cantates, requiem ou passions, éclairé pour nous
la figure du Christ mieux souvent que ne le feraient les sermons
les plus savants. C'est à cette relecture spirituelle
des plus grands chefs-d'uvre de cette période (passions
et cantates de Bach, Vêpres de la Vierge de Monteverdi,
Messie de Haendel, etc.) que nous convie Jean-François
Labie.
Fruit de longues recherches théologiques,
voici donc un ouvrage qui apporte enfin les clefs d'une approche
véritablement spirituelle de ces musiques nourries de
la pensée liturgique luthérienne et catholique
de leur temps.
15 euros (code de commande
: 16250).
LA
GORCE (Jérôme de) L'Opéra à
Paris au temps de Louis XIV. Histoire
d'un théâtre. Paris,
Desjonquères, 1992. In-8° broché, 220 p.,
(collection « La Mesure des Choses »),
cachet ex-libris à la page de garde.
En quatrième
de couverture :
Sous
le règne de Louis XIV, l'opéra s'affirme comme
le spectacle à la mode à la Cour comme à
la ville. Aujourd'hui, les opéras de Lully et de ses successeurs
retrouvent la faveur du public. Mais à quelles fins furent-ils
conçus à l'origine ? Où, par qui, dans
quelles conditions furent-ils représentés ?
L'essai de Jérôme de La Gorce
ressuscite les péripéties de leur création,
les démêlés de l'institution avec les créanciers
comme avec le pouvoir, les conditions des représentations,
la vie quotidienne de la troupe enfin, souvent haute en couleurs.
Nous assistons par ailleurs à la naissance d'un public
dont les habitudes et les goûts contribuèrent à
déterminer les traits du drame lyrique en France.
Ce livre, synthèse de documents souvent
inédits, jette un nouvel éclairage sur les premiers
opéras français.
12 euros (code de commande
: 16251).
L'HOTTE
(Général Alexis)
Questions équestres. Paris, Plon,
1906. In-8° pleine percaline verte, VI, 248 p., 1 frontispice,
ex-libris doré du capitaine Leclercq au premier plat.
Avant-propos :
Le
général L'Hotte dit, quelque part, dans ses Souvenirs,
que, rarement, il descendit de cheval sans noter aussitôt
les réflexions que lui suggéraient « ces
entretiens avec son meilleur compagnon ». Les nombreux
cahiers que, au cours de sa longue existence, il a couverts ainsi
d'une écriture fine et serrée, contiennent donc
le résultat de soixante années de pratique et d'étude.
Sur le premier en date de ces cahiers sont
inscrites les notes que l'adolescent de quatorze ans, déjà
passionné pour le cheval, prenait à la suite de
ses leçons avec le commandant Dupuis. Le dernier, qui
se termine en octobre 1894, renferme les observations que le
vieil écuyer, alors septuagénaire, consignait encore,
après avoir monté solitairement, dans son petit
manège de Lunéville, ses derniers chevaux :
Glorieux, Domfront, Insensé. Des
cahiers entiers sont consacrés aux enseignements de d'Aure
et de Baucher.
De cette accumulation de précieux matériaux,
le général L'Hotte avait extrait les éléments
d'un ouvrage considérable sur l'équitation. Retranchant
de cet ouvrage tout ce qui ne lui semblait pas d'une absolue
nécessité, il le réduisit au petit livre
que nous présentons aujourd'hui au public. Ces deux cents
pages contiennent donc l'essence même de la doctrine du
célèbre écuyer.
En quelques formules lumineuses, il définit
les principes de son art ; il indique, en trois mots, les
buts à poursuivre ; et, sans se perdre dans l'exposé
des moyens à employer pour les atteindre, moyens « qui
varient à l'infini », il se borne à
déterminer quelques directions très nettes.
De cet ensemble de principes, de buts à
poursuivre et de procédés d'exécution se
dégage une méthode simple et claire, ennemie de
toute complication, basée sur le bon sens et le tact équestre.
Le général L'Hotte entremêle
ses enseignements de considérations générales
sur l'art qui fit le bonheur de sa vie. Certaines pages, dans
lesquelles il résume les méditations qui occupèrent
si souvent son esprit, constituent une véritable philosophie
de l'équitation. Tel, le chapitre où, après
une comparaison magistrale entre l'équitation et les autres
arts, il explique pourquoi, de tout temps, les écuyers
de valeur furent rares et formèrent peu d élèves.
C'est l'équitation savante qui tient
la plus large place dans cet ensemble de « questions
équestres », mais les autres genres ne sont
pas oubliés, et le chapitre relatif à l'équitation
militaire, malgré sa brièveté, est fécond
en utiles leçons. Au moment où l'adoption du service
de deux ans va rendre si difficile le rôle de l'officier
de cavalerie, il est bon de connaître l'extrême simplicité
que l'auteur du Règlement de 1876 préconisait dans
les procédés d'instruction.
Au cours de son travail, le général
L'Hotte jette un coup d'il d'ensemble sur les différentes
méthodes de dressage. Avec la sereine impartialité,
la parfaite équité qui le caractérisaient,
il n'en condamne aucune.
Ce sera, peut-être, une déception
pour certains, qui s'attendaient à trouver dans cet ouvrage
un recueil de « recettes » infaillibles
pour faire de tous les chevaux des merveilles de légèreté
et de tous les cavaliers des écuyers accomplis. C'est
le cas de se rappeler l'anecdote racontée par Gaspard
Saunier et rapportée dans les Souvenirs du général
L'Hotte :
« Je me souviens qu'un
des premiers seigneurs de France, conduisant son fils chez M.
Duplessis, qui était alors à la tête de tous
les célèbres écuyers que j'ai nommés,
je me souviens, dis-je, que ce seigneur lui dit, en l'abordant :
« Je ne vous amène pas mon fils pour en faire
un écuyer, mais je vous prie de vouloir bien lui enseigner
à bien accorder ses jambes et ses mains avec la pensée
de ce qu'il voudra faire faire à son cheval. »
M. Duplessis lui répondit devant moi, qui avais l'honneur
d'être alors un de ses disciples : « Monseigneur,
il y a environ soixante ans que je travaille pour apprendre ce
que vous me faites l'honneur de me dire ; et vous me demandez
là précisément tout ce que j'ambitionne
de savoir. »
Le général L'Hotte, qui savait
combien de cavaliers, même parmi les professionnels, ressemblent
au « seigneur » dont parle Gaspard Saunier,
n'a pas manqué de s'élever contre cette tendance ;
et nous ne pouvons mieux conclure cette courte introduction qu'en
citant les paroles par lesquelles l'auteur des Questions équestres
termine son exposé des différentes méthodes
de dressage :
« Aucune méthode, quelque
logique et bien ordonnée qu'elle puisse être, ne
saurait donner des résultats infaillibles ; toute
action équestre exigeant, pour obtenir l'effet qu'on en
attend, ce qu'aucun écrit ne saurait donner : l'a
propos et la mesure, autrement dit le tact équestre. Ici
surtout, on peut dire : Tant vaut l'homme, tant vaut le
moyen. »
70 euros (code de commande
: 16241 - vendu).
MASSIN
Les célébrités de la rue. Paris, Gallimard, 1981. In-4° sous reliure
et jaquette d'éditeur, 158 p., illustrations en noir
et en couleurs, ex-libris à la page de garde.
En quatrième
de couverture :
Les
Célébrités de la rue prend pour cadre
des endroits de la capitale comme le Pont-Neuf ou le Palais-Royal
qui composent de véritables villes en miniature, et dont
la fréquentation est telle, dit-on, que les pavés
en sont usés et qu'il faut les changer au bout de peu
d'années.
Sur les places publiques ou dans les foires,
des charlatans débitent leurs drogues et leurs lazzi sur
des tréteaux dressés en plein vent, devant un public
de bourgeois et de seigneurs, de grandes dames et de grisettes,
de laquais et d'écoliers, d'oisifs et de mendiants, ou
de boutiquiers en goguette. On voit passer aussi, bien sûr,
des petits marchands ou des colporteurs qui formaient, déjà,
l'univers des Cris de la ville. Mais ce nouveau livre
s'attache à décrire une faune toute particulière
et pas moins nombreuse sans doute. Dans cette multitude bigarrée,
on trouve aussi bien des batteurs de pavé, des prédicateurs
en plein vent, des racoleurs (ces « vendeurs de chair
humaine » qui recrutaient pour les armées du
roi), que des représentants de la jeunesse dorée
et de la vie à grandes guides. On côtoie des rimeurs
burlesques, des bossus facétieux, des ermites insolents
ou d'orgueilleux va-nu-pieds ; on croise de faux égyptologues
et des inventeurs de religions, des apôtres de phalanstère
et des chiffonniers philosophes ; on aperçoit le
neveu de Rameau ou la silhouette de noctambules comme Restif
de La Bretonne ; on fait enfin la connaissance de personnages
fantasques ou extravagants, voire énigmatiques, ou de
figures pittoresques dont la célébrité fut
parfois éphémère, mais qui ont laissé
derrière elles une trace dans la mémoire populaire,
et dont les échos de la vie tapageuse accompagnent parfois
le bruit des émeutes qui grondent (la Fronde) ou la fureur
des révolutions qui s'annoncent.
25 euros (code de commande
: 16253).
MOINDROT
(Isabelle) L'opéra seria ou le règne
des castrats. Paris, Fayard,
1993. In-8° collé, 323 p., (collection « Les
Chemins de la Musique »), cachet ex-libris à
la page de faux titre, bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
Genre
lyrique extrêmement en vogue durant tout le XVIIIe siècle,
l'opéra séria (« l'opéra sérieux »
par opposition à l'opéra buffa) constitue l'un
des grands moments de l'histoire de l'opéra. Né
et développé en Italie, son rayonnement s'étendit
à toute l'Europe, à l'exception de la France demeurée
fidèle à la tragédie lyrique de Lully et
Rameau.
Divertissement majeur du « siècle
des Lumières », servi principalement par un
important bataillon de compositeurs plus ou moins oubliés,
spécialistes exclusifs du genre, l'opéra séria,
après une éclipse de près de deux cents
ans, connaît de nos jours un fort regain de faveur grâce
aux chefs-d'uvre, récemment remis à l'honneur,
que, parmi beaucoup d'autres, lui consacrèrent des créateurs
aussi importants que Haendel, Vivaldi, Pergolèse, Mozart
ou Gluck.
Livrets politiques souvent inspirés
des tragédies classiques françaises de Corneille
ou Racine ; sujets puisés dans l'histoire ancienne
ou la mythologie, et traités toujours avec noblesse et
dignité, thèmes exaltant la justice et la clémence
des dieux et des souverains, tels sont les ingrédients
de ces drames musicaux où alternent récitatifs
et airs. Mais tout codifié qu'il fut, ce genre embrasa
un continent durant tout un siècle par la somptuosité
ornementale, la liberté et la virtuosité de l'art
vocal auquel il donna naissance, et que servit avec une prouesse
technique inégalée une race de chanteurs aujourd'hui
disparue : les castrats.
Premier ouvrage de synthèse jamais consacré
à cet empire dramatique que fut l'opéra séria,
qui recouvre à lui seul un quart de toute l'histoire de
l'opéra, ce livre tente de cerner ce genre lyrique sous
ses aspects politiques, économiques, littéraires,
philosophiques, dramaturgiques, musicaux, vocaux et esthétiques.
12 euros (code de commande
: 16248).
MOUREAUX
(Philippe) Les comptes d'une société
charbonnière à la fin de l'Ancien Régime
(La société de Redemont à Haine-St-Pierre
- La Hestre).
Bruxelles, Palais des Académies, 1969. In-8° sous
reliure d'éditeur, 248 p., planches hors texte, (collection
« Académie Royale de Belgique - Commission
Royale d'Histoire »), hommage de l'auteur au professeur
Jean-Jacques Hoebanx.
Table des matières
:
I. Introduction.
Chapitre I. Les charbonnages
d'Haine-Saint-Pierre - La Hestre à travers le XVIIIe s.
Chapitre II. Importance
et composition sociale des sociétés d'Haine-Saint-Pierre
- La Hestre.
Chapitre III. Les organismes
de direction et la comptabilité du charbonnage de Redemont.
Chapitre IV. Les documents
publiés.
II. Documents.
A. Actes divers concernant
les sociétés charbonnières d'Haine-Saint-Pierre
- La Hestre et de Redemont (1755-1787).
B. Comptes du charbonnage
de Redemont (1761-1769).
C. Extraits des comptes
et acquits du domaine de Binche concernant le charbonnage d'Haine-Saint-Pierre
- La Hestre.
D. Documents décrivant
et localisant le charbonnage d'Haine-Saint-Pierre - La Hestre.
III. Index onomastique.
IV. Glossaire.
10
euros (code de commande : 16269*).
PERRAULT (Charles) La belle
au bois dormant. Conte de
fées. Avec des dessins d'Edmond Van Offel. Anvers,
Buschmann, 1917. In-12 broché, 60 p., impression
en rouge et noir, 7 illustrations en couleurs dont 5 à
pleine page, (collection « Pour Nos Petits »),
couverture jaunie et un peu défraîchie.

Couverture et illustrations
des pp. 54-55.
20 euros (code de commande
: 16266 - vendu).
PERRAULT (Charles) Cendrillon
ou la pantoufle de vair. Avec
des dessins de Magda Van Reusel. Anvers, Buschmann, 1917.
In-12 broché, [48] p., impression en bleu et noir,
7 illustrations à pleine page, (collection « Pour
Nos Petits »), rousseurs sur la couverture et petit
manque au dos.

Couverture et pp. 34-35.
20 euros (code de commande
: 16265 - vendu).
PIÉRRARD
(Pierre) La vie quotidienne dans le Nord au XIXe siècle.
Artois - Flandre - Hainaut
- Picardie. Paris, Hachette,
1976. In-8° broché, 255 p., (collection « La
Vie Quotidienne »), bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
La
région du Nord qui recouvre approximativement la Picardie,
l'Artois, le Hainaut et la Flandre a connu, au XIXe siècle,
une mutation économique sans précédent,
avec ce qu'il est convenu d'appeler la première révolution
industrielle : celle du charbon, de la machine à
vapeur, du chemin de fer.
Cependant, on ne peut dire que la vie quotidienne,
pour la majorité des gens du Nord, soit alors fondamentalement
bouleversée. Sans doute, la manufacture et la mine rompent
avec les rythmes ancestraux, mais le travail à domicile
reste largement pratiqué et dans les deux mille villages
du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme, la vie rurale se modifie
peu. De plus, si l'économie s'emballe, elle n'entraîne
pas la masse hors des limites de la pauvreté et si elle
sécrète, tardivement, le « problème
social », elle n'entame guère les mentalités.
Riche ou misérable, la maison du Nord
est toujours le refuge de familles nombreuses et accueillantes.
La rue conserve son pittoresque. La civilisation, même
marquée par un travail assujettissant, reste éminemment
festive. Quant à la vie spirituelle, elle est comme autrefois
le produit de l'indissociable alliance de la foi chrétienne
et de la superstition, du goût de la vie et de la terreur
de la mort.
10 euros (code de commande
: 16272 - vendu).
ROMÉ
(Lucienne et Jésus) Naissance de l'érotisme.
Fribourg, Liber, 1982. In-4°
sous cartonnage d'éditeur, 94 p., très nombreuses
illustrations en couleurs, (collection Minerva - France-Loisirs »),
ex-libris à la page de garde.
Introduction :
L'échange
amoureux, qu'il se situe au niveau du dialogue ou à celui
de l'acte sexuel, a toujours été pour l'homme d'une
importance fondamentale. C'est pourquoi l'on peut dire qu'il
fait partie intégrante de l'Histoire. Nombreux sont les
grands personnages dont les actes ont été guidés
par l'érotisme, innombrables les faits historiques qu'il
a influencés. Tant qu'il lui reste des forces et même
s'il a faim, s'il est en guerre ou à l'article de la mort,
l'être humain refuse de nier sa sexualité. L'érotisme
est une sorte de révolte contre la mort, de culte à
la vie.
Pourtant les religions, celles dites modernes
avant tout, de même que l'esprit bourgeois XIXe réprimèrent
plus que jamais l'instinct sexuel et le soumirent à des
lois précises dans le but de réglementer la vie
sociale. Le sexe, de plus en plus, se trouva réduit à
l'alcôve conjugale à laquelle répondaient
les maisons de passe.
Les civilisations primitives, au contraire,
surent pour la plupart considérer l'érotisme comme
un élément naturel et vital. Il fut même
parfois divinisé. Le corps, la nudité n'étaient
pas objets de honte, les conversations, les gestes sensuels n'avaient
pas besoin du secret pour s'épanouir, leur sens étant
et restant clair. Tout cela cependant sans que la sexualité
n'envahisse tout. Toutes les sociétés, aussi « primitives »
soient-elles, ont connu des normes de comportement qui leur ont
permis de subsister, et celles-ci parfois ne manquèrent
ni de sévérité ni de rigidité.
Les deux sexes n'eurent presque jamais, chez
les peuples primitifs, les caractéristiques que notre
civilisation occidentale prétendit leur donner, c'est-à-dire,
décision, force physique et intelligence pour l'homme,
douceur et sens maternel pour la femme, en un mot : féminité.
Chaque peuple possédait une structure sociale qui lui
était propre. Ainsi, nous savons que les femmes de certaines
tribus étaient peu affectueuses, dominatrices, presque
violentes face à des hommes dont les qualités principales
étaient la faiblesse et la soumission ! D'autres
peuplades ne respectaient ni les vieillards ni les enfants ;
ou alors partait-on du principe que les hommes étaient
des bavards incapables de garder un secret. Chez certains peuples
d'Amérique, les hommes et eux seuls s'occupaient des enfants,
jouaient avec eux et semblaient les comprendre. Quelques cultures
plaçaient les travaux domestiques au-dessus de tout autre,
en faisaient des tâches sacrées réservées
aux hommes et d'autres partaient du principe que la femme dépassait
son compagnon pour le moins en intelligence. Il arrivait souvent
que les hommes s'occupent du tissage et les femmes de la pêche.
Les costumes et les toilettes étaient
aussi très variés, les femmes portant souvent les
cheveux courts au contraire des hommes. Il arrivait que les hommes
portent des boucles d'oreilles et que les femmes se rasent la
tête, que ceux-ci revêtent des jupes et celles-là
des sortes de pagnes. Toutes ces coutumes, bien sûr, n'étaient
pas sans influencer le comportement sexuel.
14 euros (code de commande
: 16255 - vendu).
RUELLE
(Pierre) Actes d'intérêt privé
conservés aux Archives de l'État à Mons
(1316-1433). Bruxelles,
Palais des Académies, 1962. In-8° sous reliure d'éditeur,
256 p., une planche à déplier hors texte,
(collection « Commission Royale d'Histoire »),
envoi de l'auteur au professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Extrait de l'introduction
:
Les testaments, les avis de père et
de mère, les partages et les contrats de mariage reflètent
des préoccupations différentes. Cependant, ils
ont ceci de commun qu'ils énumèrent et, parfois,
décrivent des biens meubles ou immeubles et les attribuent
sans contrepartie, d'une manière qui ne puisse être
contestée, à des personnes dûment identifiées.
Ils offrent donc au lexicologue, au toponymiste ou à l'historien
du droit des matériaux fort semblables. Aussi m'a-t-il
paru légitime de réunir en une seule publication
les documents de ces différentes natures que m'offraient,
dans une même collection, les Archives de Mons. Ils concernent,
comme on le verra, les diverses catégories sociales :
nobles, bourgeois et gens du peuple.
12 euros (code de commande
: 16270 - vendu).
SCUTENAIRE (Louis) Le fusil
du boucher précédé
de Paroles en fête, par Michel-Georges
Bernard. Verviers, Temps Mêlés, 1974. In-12
collé, 69 p., exemplaire en très bel état.
20 euros (code de commande
: 16286 - vendu).
SCUTENAIRE (Louis) Les
jours dangereux. Les nuits noires. Quatre
dessins de Claudine Jamagne. Bruxelles, S.N., 1972. In-8°
broché, 153 p., exemplaire en très bel état.
25 euros (code de commande
: 16288 - vendu).
SCUTENAIRE
(Louis) Le monument de la guenon. Édition augmentée. Bruxelles,
Brassa, [1979]. In-8° collé, 61 p., exemplaire
en très bel état.
Avant-propos :
Le
monument de la guenon en édition originale épuisé
à cause de son tirage modeste, mes amis ont voulu le rééditer.
Décision louable. Malheureusement ils m'ont demandé
un avant-propos. Malheureusement, car s'il est malaisé
de valablement préfacer le livre d'autrui, il est impossible
ou presque de se préfacer soi-même, cela pour des
raisons diverses, les unes glorieuses, les autres non.
Mes motifs à moi sont que je n'ai rien
à dire d'intéressant à à propos du
monument, qu'il s'agisse d'idées générales
(les pires qui soient) ou d'idées particulières
(qu'il est préférable de cacher).
Puisqu'il faut néanmoins passer sous
les fourches caudines, parlons de circonstances. Donc, nous étions
en 1936, au mois de septembre. Les grandes démocraties
occidentales se décomposaient comme elles persistent à
le faire aujourd'hui. Je séjournais à La Haye des
Pays-Bas. Comme Daniel de Foë fréquentait la boutique
d'un vannier, je fréquentais, entre deux flâneries,
la bibliothèque du Palais de la Paix, bâti entre
la Soufi-kerk et l'orée du bois de Scheveningen. Outre
son opulence en manuels juridiques, cet antre du savoir possédait
des trésors, parmi lesquels la collection complète
de la Revue des deux mondes, une aimable préposée
de qui j'ai oublié le nom, des rames d'un beau papier
ivoire richement filigrane, de plaisants crayons Caran d'Ache.
Un matin, je ne sais quel diable me poussant,
je pris des feuilles de papier, un crayon, et l'endemain je terminais
Le monument de la guenon. Dans quoi on retrouve un coin
de La Haye, diverses bonnes gens et bonnes choses que j'y avais
rencontrées et moi-même, peut-être un rien
gauchis. Voilà.
L.S.
Post-scriptum : Pour faire masse (révérence
parler) mes éditeurs, qui ne reculent devant rien, ajoutent
au monument de la guenon proprement dit deux ou trois
textes contemporains de celui-ci et qui ont avec lui quelque
relation.
25 euros (code de commande
: 16287 - vendu).
[SLUSE].
Les Sluse et leur temps. Une
famille, une ville, un savant au XVIIe siècle. Par François Jongmans, Robert
Halleux, Pascal Lefebvre et Anne-Catherine Bernes.
Bruxelles, Crédit Communal, 1985. In-4° broché,
112 p., illustrations, bel exemplaire.
Cet ouvrage a été publié
à l'occasion de l'exposition éponyme organisée
à la Chapelle des Sépulcrines, à Visé,
du 23 mars au 8 avril 1985.
Table des matières :
- Avant-propos, par F. Narmon.
1. Liminaire :
- à l'exemple de
Constantin le Paige.
- pour situer Sluse à
Liège.
- pour situer Sluse à
Visé.
2. Les Sluse à Liège.
3. Le Cardinal Jean-Gautier de Sluse :
- une brillante carrière.
- un sympathisant du jansénisme.
- une mort énigmatique.
4. René-François
de Sluse :
- serviteur de l'Église
et commis de l'État.
- la carrière liégeoise
de René-François de Sluse.
- portrait moral de René-François
de Sluse.
5. Reconstitution du cabinet de
travail de René-François de Sluse :
- bibliothèque
de René-François de Sluse.
- son cadre de vie.
6. Sluse et l'Europe.
7. Bref aperçu de l'uvre mathématique
de René-François de Sluse.
8. L'astronomie.
9. Sluse, la chimie et les sciences de la terre.
10. Sluse et le perfectionnement du thermomètre
:
- histoire du thermomètre.
- le thermomètre de
Sluse.
11. Sluse, l'horreur du vide et le baromètre
liégeois :
- introduction.
- Beeckman et Baliani, précurseurs.
- Sluse et le vide.
- le baromètre liégeois.
12. Sluse et les sciences de la
vie :
- la biologie au XVIIe
siècle.
- la transfusion du sang
au XVIIe siècle.
- la génération
des animaux.
13. Sluse, Huygens, Linus et la mesure
du temps.
20 euros (code de commande
: 16260).
[VAN
DYCK (Antoine)]. DEPAUW (Carl) et LUIJTEN (Ger) Antoine
van Dyck et l'estampe. Avec
des contributions de Erik Duverger, Danielle Maufort,
Saskia Sombogaart, Ad Stijnman. Anvers - Amsterdam,
Antwerpen Open - Rijksmuseum Amsterdam, 1999. In-4° broché,
400 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs,
bel exemplaire.
Cet ouvrage a été publié
à l'occasion de l'exposition Van Dyck, un graveur touché
par la grâce - Antoon van Dyck en de prentkunst organisée
au Musée Plantin Moretus, à Anvers, du 15 mai au
22 août 1999 et au Rijksmuseum, à Amsterdam, du
9 octobre 1999 au 2 janvier 2000.
En quatrième de couverture :
Comme Dürer, Rembrandt et Goya, Antoine
van Dyck (1599-1641) a contribue pour une part importante à
l'histoire de l'estampe. Lui-même était un aquafortiste
« touché par la grâce » et
ses tableaux furent gravés par les meilleurs burinistes
de son temps. Et pourtant cet aspect de son talent ne rencontra
jamais la notoriété qu'il aurait méritée.
Le présent ouvrage évoque la manière dont
le jeune Van Dyck fit connaissance avec l'art de l'estampe dans
l'atelier de Rubens, on y explique ses interventions dans l'Iconographie,
une galerie de portraits des hommes illustres de son temps, on
y commente enfin de manière approfondie toutes les eaux-fortes
qu'il réalisa de ses propres mains. On y présente
aussi des dessins préparatoires et des grisailles, ainsi
que des épreuves d'essai corrigées, de manière
à permettre au lecteur de suivre pas à pas la genèse
des uvres.
De plus un choix a été fait parmi
les gravures d'après des tableaux de Van Dyck dont certaines
ont été réalisées à l'initiative
du peintre lui-même, d'autres par l'intermédiaire
des éditeurs et des graveurs. En outre quelques feuilles
du XVIIIe siècle ont été présentées
qui montrent à quel point à l'époque, en
France comme en Angleterre, on continuait à se tourner
vers Van Dyck. Les essais qui servent d'introduction à
cet ouvrage sont consacrés aux collectionneurs de l'uvre
graphique de Van Dyck. au phénomène de l'épreuve
d'essai et aux aspects techniques de la genèse de ses
eaux-fortes. De nouvelles recherches d'archives évoquent
la vie de tous ceux qui ont joué un rôle dans la
réalisation des estampes : éditeurs, graveurs
et personnalités à qui les gravures étaient
dédiées par l'artiste.
Un grand nombre d'estampes sont reproduites
en couleur. De plus le livre est riche en reproductions annexes
qui le rendent plus accessible.
35 euros (code de commande
: 16257).
VAN
HOUTTE (J. A.) Bruges. Essai d'histoire urbaine. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1967. In-8°
broché, 136 p., (collection « Notre Passé »),
couverture plastifiée, ex-libris manuscrit du professeur
Jean-Jacques Hoebanx.
Table des matières
:
- Avant-propos.
- Naissance et jeunesse.
- La société urbaine à
la fin du Moyen Âge.
- Le grand marché de la fin du
Moyen Âge.
- Le déclin du marché de Bruges.
- La société urbaine durant
l'époque moderne (XVIe-XVIIIe siècles).
- Du passé au présent.
- Orientation bibliographique.
10 euros (code de commande
: 16276).
VAN
NECK (Anne) Les débuts de la machine à
vapeur dans l'industrie belge 1800-1850. Bruxelles, Palais des Académies, 1979.
In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 898 p.,
tableaux hors texte et une carte à déplier, (collection
« Académie Royale de Belgique - Histoire Quantitative
et Développement de la Belgique - II. La Révolution
Industrielle », n° 2).
Avant-propos :
L'utilisation
de l'énergie motrice de la vapeur joua un rôle essentiel
dans la formation et le développement de la grande industrie
moderne. La machine à vapeur fut en effet le moteur indispensable
qui permit à l'homme de mettre en mouvement, d'une façon
régulière et continue, les outils de plus en plus
nombreux, de plus en plus complexes et de plus en plus lourds
à entraîner qu'il mit au point dans le but d'accroître
la production industrielle. L'histoire de l'introduction et du
développement de l'utilisation de ce moteur dans l'industrie
belge jusqu'au milieu du XIXe siècle est l'objet de la
présente étude. Au cours de cette période,
les secteurs de base de notre industrie connurent des modifications
profondes qui conditionnèrent toute l'évolution
ultérieure de notre économie. L'application progressive
de la machine à vapeur aux différentes opérations
de l'industrie extractive d'abord, à celles des autres
secteurs industriels ensuite, constitue un des multiples aspects
de cette révolution industrielle. Notre démarche
a consisté en premier lieu à réaliser une
synthèse critique des informations d'ordre historique
et statistique existant à propos de ces moteurs et à
mettre ainsi à la disposition des chercheurs un instrument
de travail permettant de situer d'emblée, au moyen de
repères chronologiques, l'importance relative de l'utilisation
de la machine à vapeur dans les différentes branches
d'activité industrielle de la Belgique jusqu'en 1850 ;
en second lieu, à rechercher les facteurs qui provoquèrent
et qui favorisèrent le recours à ce nouveau moteur ;
en troisième lieu, à situer le mieux possible le
rôle que joua l'emploi de cette machine dans le cadre général
de l'industrialisation de notre pays.
Cette étude a été favorisée,
d'une part, par le fait que dans le but d'assurer la sécurité
de la population, les autorités administratives de notre
pays se préoccupèrent relativement tôt des
machines à vapeur et soumirent leur établissement
à des autorisations préalables dont bon nombre
d'exemplaires ont été conservés dans les
archives; d'autre part, par le fait que ces mêmes autorités
se soucièrent également de dresser elles-mêmes
des relevés périodiques et systématiques
des machines à vapeur fonctionnant dans tous les secteurs
industriels du pays; certains de ces relevés furent publiés
à l'époque, d'autres ont été partiellement
conservés dans les archives, essentiellement dans celles
des mines et dans celles des administrations provinciales et
locales. À partir de cette documentation de base, dont
une grande partie n'avait jamais été exploitée
jusqu'à ce jour, nous avons mené une enquête
dans les sources bibliographiques et les sources d'archives susceptibles
de contenir des informations quantitatives et qualitatives sur
l'évolution des divers secteurs de notre industrie dans
lesquels ces machines avaient été introduites au
cours de la période étudiée. Cette investigation
nous a permis de dépasser le cadre des indications de
caractère global et administratif et de poser un certain
nombre de problèmes d'ordre économique. Nous nous
sommes également attachés à l'aspect technique
de la question en étudiant, en particulier, dans quelles
circonstances, par quels moyens et selon quels modèles,
une génération d'hommes entreprenants parvint à
créer en Belgique, en l'espace d'une vingtaine d'années,
une industrie de construction mécanique très développée:
en 1850, la plupart des types de machines à vapeur mis
au point en Angleterre étaient fabriqués dans les
ateliers belges et la quasi totalité des machines établies
dans nos entreprises était de provenance indigène.
Précisons que notre étude ne concerne que les machines
à vapeur dites « fixes » ou encore
« stationnaires », c'est-à-dire
les machines qui servaient de moteurs à des outils de
mines ou de fabriques, celles qui par conséquent restaient
sur place, ceci par opposition aux machines à vapeur dites
« mobiles » qui elles, donnaient le mouvement
à divers moyens de transport permettant aux hommes de
se déplacer, tels que les locomotives, les bateaux ou
encore les voitures à vapeur.
Le présent travail comprend trois parties.
La première situe dans un contexte historique
général, le problème de l'introduction de
la nouvelle forme d'énergie motrice dans les territoires
belges. On y suit de manière chronologique les étapes
successives de ce cheminement. On y voit à quel moment,
dans quelles circonstances et sous l'influence de quels facteurs
les types de machines mis au point en Angleterre dans le dernier
quart du dix-huitième et dans les premières années
du dix-neuvième siècle firent leur apparition et
se répandirent peu à peu dans l'industrie belge
au cours des trois régimes politiques que connurent successivement
nos territoires de 1794 à 1850 : Régime français,
Régime hollandais, indépendance. Nous y mettons
notamment en évidence le rôle déterminant
que joua le gouvernement hollandais dont la clairvoyance s'exerça
tant dans l'encouragement légal et financier octroyé
aux pionniers que dans la protection de la sécurité
des travailleurs et des populations. Sur un autre plan, nous
y soulignons aussi l'importance des publications statistiques
réalisées à ce propos par le gouvernement
belge, publications qui constituent, nous l'avons dit, une des
bases fondamentales de notre étude.
La seconde partie est consacrée à
l'histoire du développement de la construction mécanique
en Belgique au cours de la même période :
- rappel succinct des
principales notions générales indispensables à
la compréhension des questions techniques relatives aux
machines à vapeur fixes en usage à l'époque
et à la connaissance des opérations successives
que comportait leur construction.
- étude des ateliers
belges dont sortirent la plus grande partie des machines à
vapeur fixes utilisées dans notre pays jusqu'en 1850,
évaluation de leur niveau relatif d'équipement
technique et de leur rôle respectif dans le cadre du marché
belge.
- enfin, aperçu
de l'évolution générale des prix et des
conditions de vente pratiqués par ces établissements.
La troisième partie vise à situer
le progrès technique incontestable que constitua l'emploi
de la force motrice de la vapeur dans le cadre général
de l'industrie et de l'économie belges de l'époque.
Des tableaux chronologiques et des diagrammes font apparaître,
au niveau de chaque province et au niveau de l'ensemble du territoire,
le rythme du développement statistique de l'utilisation
des machines à vapeur dans les divers secteurs d'activité
industrielle.
Vient ensuite une description des principaux
types de moteurs à vapeur auxquels les industriels de
chacun de ces secteurs eurent recours jusqu'en 1850.
L'analyse du recensement général
de l'industrie belge de 1846 aboutit à une évaluation
de la place relative qu'occupaient les établissements
dotés de ces moteurs au sein de l'ensemble des établissements
industriels du pays. Elle révèle notamment qu'à
la fin de la période envisagée dans notre étude
la force motrice de la vapeur n'était encore installée
que dans un nombre infime d'entreprises mais que ces entreprises
rassemblaient déjà un pourcentage appréciable
de la main-d'uvre ouvrière travaillant en fabrique.
L'étude des statistiques d'exportations
du pays démontre qu'à la même époque
les secteurs industriels dans lesquels l'équipement-vapeur
était le mieux implanté jouaient un rôle
de premier plan dans l'ensemble de l'économie belge. Nous
précisons cependant, en nous basant sur l'exemple de l'évolution
de notre industrie houillère, que la hausse progressive
du volume global de la production ainsi que l'augmentation de
la productivité de la main-d'uvre enregistrées
au cours de la première moitié du dix-neuvième
siècle ne furent pas nécessairement liées
de façon déterminante et absolue à l'accroissement
du nombre des machines à vapeur intervenu pendant la même
période.
Vient alors l'examen des problèmes avec
lesquels se trouvèrent confrontés les pionniers
de l'industrie qui substituèrent l'emploi de l'énergie
motrice de la vapeur à celui des sources d'énergie
traditionnelles. Après avoir tenté de mesurer dans
les trois secteurs-clés de notre économie (industrie
houillère, métallurgie et construction mécanique,
textile) l'importance relative des frais de premier établissement
et des frais d'exploitation qu'entraînait la mise en uvre
d'un équipement-vapeur et de préciser dans quelles
conditions le recours à un tel équipement était
rentable, nous montrons comment l'adoption de la machine à
vapeur entraîna une concentration plus grande de capitaux
et nécessita le recours au crédit. Le rôle
de la Société Générale est,
à cet égard, particulièrement mis en lumière.
Nous tenons cependant à attirer l'attention du lecteur
sur le fait que les thèmes abordés dans cette troisième
partie n'ont pas pu être traités de manière
exhaustive. En effet, la machine à vapeur fut, certes,
un important facteur d'industrialisation, puisque son emploi
donna notamment aux industriels la possibilité d'accroître
considérablement leur production, mais elle ne fut qu'un
facteur parmi beaucoup d'autres et tant que l'ensemble de ces
facteurs n'aura pas été étudié à
fond, il sera impossible d'aboutir à des conclusions définitives
sur l'importance relative du rôle qu'elle joua dans le
grand processus de transformation et de progrès que connut
notre économie au cours de cette période.
Jusqu'à présent, l'ensemble du
processus qui entraîna les profondes modifications des
conditions de production des grands secteurs de notre économie
au cours de la révolution industrielle n'a encore été
que très imparfaitement étudié par les historiens.
Les archives d'entreprises en particulier, n'ont été
que peu exploitées à ce point de vue. Dans bien
des cas, nous avons donc dû nous limiter à une approche
des problèmes. Les conclusions auxquelles nous avons abouti
sont provisoires ; elles devront être revues et complétées
à la lumière de recherches ultérieures qu'elles
contribueront, d'autre part, à faciliter, du moins nous
l'espérons.
Le dernier chapitre de notre étude situe
le problème du développement de l'équipement-vapeur
de la Belgique dans un contexte plus général: des
données chiffrées permettent de comparer, en ce
domaine, le niveau de notre pays à celui de la Grande-Bretagne
et d'autres pays du continent européen (en particulier,
la France) et de suivre l'évolution du parc des machines
à vapeur de ces territoires jusqu'aux premières
années du vingtième siècle.
50 euros (code de commande
: 16273).
VERBRUGGEN
(J. F.) 1302 in Vlaanderen. De Guldensporenslag. Bruxelles, Musée Royal de l'Armée,
1977. In-8° broché, 102 p., illustrations hors
texte, (collection « Centre d'Histoire Militaire -
Travaux », n° 13).
Avant-propos :
De
slag der gulden sporen. Bijdrage tot de geschiedenis van Vlaan-derens
vrijheidsoorlog, 1297-1305, verschenen te Antwerpen en te
Amsterdam in 1952, is sinds vele jaren uitgeput. Een nieuwe uitgave
scheen gewenst. Maar het was niet nodig, de lange kritische studie
van de historiografie en de bronnen op te nemen in dit nieuwe
werk ; er valt niet veel nieuws te schrijven over dit onderwerp ;
het was vooral bestemd voor de historici en de lezers die de
bronnen willen bestuderen. Ook de studie van het terrein te Kortrijk
moest niet opnieuw uitgegeven worden. De lijsten van de namen
van de Leliaarts en Liebaarts zullen elders verschijnen.
In dit boek werden de gebeurtenissen in Vlaanderen
van 1301 tot einde 1302 opnieuw bestudeerd. De tekst over de
twee legers en de kist van Oxford werd zorgvuldig herzien, evenals
het verhaal van de guldensporenslag.
Deze studie is verschenen onder de titel :
Het epos van de Vlaamse gemeentenaren. De slag der gulden
sporen, in het Belgisch tijdschrift voor militaire geschiedenis,
jaargang 1977.
Voor deze uitgave in boekvorm werd de tekst
nog eens herzien, enkele kleine verbeteringen werden aangebracht,
en een register van persoons- en plaatsnamen werd er bijgevoegd.
8 euros (code de commande
: 16262 - vendu).
VERCAUTEREN
(Fernand) Actes des comtes de Flandre 1071-1128. Bruxelles, Palais des Académies, 1938.
In-4° broché, CXV, 399 p., XIII planches hors
texte, (collection « Commission Royale d'Histoire
- Recueil des Actes des Princes Belges »), couverture
plastifiée, épuisé.
Extrait de la préface
:
Le
présent Recueil comprend les actes des comtes qui
ont régné sur la Flandre de 1071 à 1128.
Ces limites chronologiques répondent
à une réalité historique.
Le règne de Robert Ier le Frison (1071-1093)
ne correspond sans doute pas à un point tournant dans
l'histoire du comté de Flandre, mais il inaugure cependant
une époque de transition qui va durer un demi siècle
environ, et qui sépare l'une de l'autre, deux périodes
fort différentes.
Du milieu du IXe au milieu du XIe siècle
le comté se développe territorialement ; il
vit d'une vie agricole fondée sur l'organisation domaniale ;
il ne paraît avoir développé qu'une civilisation
assez fruste, guère en avance, en tous cas, sur son époque ;
il ne joue pas un rôle éminent dans la politique
générale de l'Europe occidentale. Le centre de
gravité du comté se trouve dans le sud, dans la
région, depuis longtemps romanisée et christianisée,
qui s'étend de Saint-Bertin-lez-Saint-Omer à Saint-Vaast-lez-Arras.
De 1071 à 1128 la physionomie générale
de l'histoire de Flandre commence à changer ; c'est
le début de l'époque des grands défrichements
et des vastes endiguements ; c'est le début, surtout,
de la vie commerciale et urbaine : la plus ancienne charte
de commune flamande conservée date de 1127. D'autre part,
le cadre de la politique générale des comtes s'élargit :
Robert le Frison se rend en Terre Sainte et noue des relations
avec le basileus de Byzance ; Robert II de Jérusalem
se distingue à la première croisade ; Baudouin VII
à la Hache passe une partie de son existence à
combattre les Anglo-Normands aux côtés du roi de
France ; Charles le Bon, son cousin et successeur, est le
fils du roi du Danemark. Le comté de Flandre commence
à acquérir sur l'échiquier politique européen
une place importante ; ses relations avec les pays voisins
deviennent plus intimes : les deux premières interventions
directes du roi de France dans les affaires du comté se
placent en 1071 et en 1127 et les premiers traités conclus
entre un roi d'Angleterre et un comte de Flandre datent de 1103
et de 1110. Enfin, si la partie méridionale du comté
conserve toujours une grande importance, le Nord, et plus particulièrement
Bruges et la région maritime, acquièrent peu à
peu dans le pays une situation qui ne tardera pas à devenir
éminente.
La mort violente du comte Charles le Bon (2
mars 1127), et l'année et demie de troubles et de guerres
civiles qui s'en suivit, marquent nettement le terme de la période
envisagée ici.
En 1128 commence à régner cette
glorieuse dynastie d'Alsace, dont les princes étaient
appelés à jouer dans la politique de leur temps,
un rôle considérable ; le comté devient
un grand foyer d'activité économique et un centre
de vie urbaine particulièrement intense. C'est au XIIe
et XIIIe siècles qu'il atteint au maximum de sa puissance
politique et économique.
On le voit : la période qui s'étend
de 1071 à 1128 forme très nettement la transition
entre le fruste haut Moyen Âge et la brillante renaissance
médiévale.
Au point de vue diplomatique aussi cette période
constitue un âge de transition ; les actes donnés
au nom des comtes de Flandre avant 1071 sont fort peu nombreux ;
rédigés exclusivement par le destinataire, ils
témoignent de la plus grande diversité dans la
forme ; nombre d'entr'eux, d'ailleurs, sont plus ou moins
suspects et ont peut-être été refaits ou
interpolés postérieurement.
Sous les princes de la maison d'Alsace les
actes, beaucoup plus nombreux, acquièrent une forme plus
administrative et sont, par le fait même, plus soignés.
Le nombre de faux diminue singulièrement.
Bien que la chancellerie comtale apparaisse
en 1089, la plupart des chartes continuent, pendant près
d'un siècle, à être rédigées
par le destinataire ; elles commencent cependant à
faire preuve de plus d'uniformité dans la présentation
et le discours diplomatique se perfectionne grandement.
Nous pensons en avoir dit assez pour justifier
les limites chronologiques que nous nous sommes imposées
et souligner le caractère transitoire de la période
qui a fait l'objet de nos investigations.
Ce Recueil comprend 130 actes et 42
mentions d'actes perdus ou supposés.
Conformément aux décisions de
la Commission royale d'Histoire nous avons reproduit le texte
des originaux dans le cas où ceux-ci subsistaient
sans nous préoccuper des copies et sans non plus, énumérer
celles-ci. Lorsque les originaux n'existaient plus, nous avons
recherché avec soin le plus grand nombre possible de copies ;
nous avons classé celles-ci d'après leur degré
de dépendance entr'elles et à l'égard de
l'original disparu, et nous avons dressé le texte des
actes en tenant compte des leçons fournies par toutes
les copies.
Nous avons vu nous-même tous les originaux,
à l'exception de deux qui sont conservés au Public
Record Office, à Londres, et que nous ne connaissons
que par des photographies. Nous avons vu et collationné
nous-même presque toutes les copies indiquées ici ;
dans quelques cas, peu nombreux, nous avons utilisé des
copies qui ont été faites, à notre demande,
par des archivistes ou des confrères compétents.
Tous les actes sont précédés
d'une analyse ; vient ensuite l'indication du lieu et de
la date.
Nous n'avons pas craint de multiplier les notes
relatives à l'établissement du texte proprement
dit, d'abord parce qu'elles peuvent avoir un intérêt
philologique, ensuite parce que, de deux leçons fournies,
il n'est pas toujours aisé de savoir laquelle doit être
retenue ; nous avons naturellement dû procéder
à un choix, mais l'indication, en note, des leçons
rejetées, pourra éventuellement permettre la reconstitution
d'un texte différent, si quelqu'érudit y voit une
nécessité que nous même nous n'avons pas
aperçue.
Nous avons dû déclarer fausses
quelques chartes de ce Recueil ; d'autres nous ont
paru suspectes. Nous avons chaque fois fait valoir les raisons
qui militaient en faveur de notre jugement; dans l'ensemble nous
avons adopté une attitude relativement conservatrice,
reconnu comme parfaitement authentiques certains documents taxés
de faux par autrui et refusé de mettre au nombre des faux
des actes suspects. Nous pensons que pour l'époque étudiée
ici, le nombre de faux n'est pas très élevé ;
par contre il se trouve que plusieurs documents, authentiques
dans leur fond, ont été interpolés, complétés
ou modifiés ultérieurement.
80 euros (code de commande
: 16278).
VOLTAIRE
Mémoires pour servir à la Vie de M. de
Voltaire écrits par lui-même. Paris, Conard,
1914. In-8° demi chagrin bleu à coins, dos lisse orné
de filets dorés, pièce de titre rouge, tête
dorée, couverture conservée (mention de « Rel.
exécutée pour la librairie Louis Conard »
à la page de garde), 202 p., (collection « Chefs-d'uvre
de Littérature et d'Art Typographique »), bon
exemplaire malgré quelques rousseurs éparses.
Avertissement de l'édition
de Kehl :
Nous
imprimons ici ces mémoires singuliers dont une partie
seulement a été refondue dons les commentaires
sur la vie et les ouvrages de l'auteur de la Henriade. Voltaire
les commença peu de temps après l'aventure de Francfort,
et ensuite les abandonna. Il est même très vraisemblable
qu'il les avait oubliés, et que même longtemps avant
de mourir il n'avait plus l'idée de les laisser après
lui.
Une copie, trouvée dans ses papiers,
fut imprimée quelque temps après sa mort ;
elle fut lue par Frédéric qui parut insensible
à ce qu'elle renfermait d'injurieux, sans doute parce
que sa raison lui fit apercevoir que les traits lancés
contre son avarice, sa dureté, et ses prétentions
poétiques, paraissent renfermer tout ce qu'un sentiment
de vengeance avait pu rassembler contre lui, donnaient plus de
poids à ce qu'on disait, dans le même ouvrage, de
son génie et de son courage.
Ces mémoires assurent en effet au roi
de Prusse tout ce qu'ils ne lui ôtent point ; et dans
ce sens, les satires dont les auteurs sont instruits, et respectent
les vraisemblances, servent souvent plus la renommée de
ceux qui en font l'objet, qu'un silence qui permet quelquefois
aux imputations du vulgaire de s'accréditer, et expose
les historiens à devenir l'écho des calomnies populaires.
30 euros (code de commande
: 16289).
WALRAET
(Marcel) Actes de Philippe Ier, dit le Noble,
comte et marquis de Namur (1196-1212). Bruxelles,
Palais des Académies, 1949. In-4° broché, X,
211 p., X planches hors texte, (collection « Académie
Royale de Belgique - Commission Royale d'Histoire »),
couverture plastifiée, ex-libris manuscrit du professeur
Jean-Jacques Hoebanx.
Préface :
Le
présent Recueil constitue la suite de la publication
due à M. F. Rousseau. La mort de Henri l'Aveugle, dernier
comte de Namur de la première race (1196) et le traité
de Dinant (1199) ouvrent une période nouvelle dans l'histoire
du Namurois. La dynastie issue de Bérenger, cornes
lomacensis, fait place à une succession de maisons
étrangères. Les princes de Hainaut, de Courtenay
et de Flandre fournissent les titulaires du comté de 1196
à 1429.
Nous avons réuni les actes de Philippe,
dit le Noble, qui recueillit, à la fin de l'année
1195, l'héritage namurois de son père, le comte
de Hainaut Baudouin V.
Philippe meurt le 8 ou le 9 octobre 1212. Son
règne, quoique court, est d'une importance décisive
pour l'évolution politique de la principauté. Il
consacre le déclin de la puissante maison de Hainaut devant
la rapide croissance de la royauté capétienne.
Le Namurois, démembré en 1199, est entraîné
dans l'orbite des comtés de Flandre et de Hainaut, confiés
à la garde, puis à la régence de Philippe
après le départ pour la croisade de son frère
Baudouin, dit de Constantinople, et de Marie de Champagne, son
épouse.
Nous avons jugé utile de consacrer le
premier chapitre de notre Introduction le
plus long à l'étude du règne
de Philippe. Grâce aux travaux de M. F. Rousseau, nous
connaissons l'histoire du Namurois et de ses premiers comtes
jusqu'à la fin du XIIe siècle. Il n'en va malheureusement
pas de même pour la période suivante. Sauf en ce
qui concerne le règne éphémère de
Gui II (1335-1336), nous en sommes toujours réduits
à feuilleter les pages des vieux historiens du Namurois,
de Croonendael à Borgnet, en passant par Gramaye, De Marne
et Galliot. Nous aurions dépassé nos espérances,
si l'on nous reconnaissait le seul mérite d'avoir livré
au public tout ce qui peut, dans l'état actuel des moyens
d'investigation historique, être connu ou supposé
du règne de Philippe le Noble. Nous avons estimé
faire uvre utile en étudiant la question du domaine
de ce prince. On trouvera, dans le présent volume, une
carte montrant les possessions de Philippe dans le Namurois.
L'étude de la régence du marquis en Flandre et
en Hainaut sera détaillée dans le recueil, en préparation,
des actes de Baudouin VIII et de Baudouin IX, comtes
de Flandre.
Les chapitres II, III et IV de l'Introduction
concernent l'étude diplomatique des actes de ce recueil.
Nous donnerons successivement une classification des pièces
et quelques notes sur leur rédaction ainsi que sur leurs
caractères internes et externes. À cet aperçu
sont jointes quelques planches représentant des types
d'écriture namuroise du début du XIIIe siècle
et le sceau de Philippe le Noble.
Le recueil proprement dit comprend quatre parties
:
I. Actes qui émanent
directement du marquis.
II. Mentions relatives
aux actes présumés ou perdus.
III. Actes rédigés
sur l'ordre des exécuteurs testamentaires de Philippe
le Noble.
IV. Actes de Philippe
le Noble en sa qualité de seigneur de Blaton, Harelbeke
et Biervliet.
Tous les actes de la première, de la
troisième et de la quatrième parties du Recueil,
à l'exception de trois ont déjà été
publiés, mais d'une manière peu conforme aux exigences
actuelles de l'édition des textes historiques. Les principaux
éditeurs furent, chronologiquement, Paul de Croonendael,
A. Miraeus, C. F.Galliot, J. et V. Barbier, le comte de Limminghe
et le chanoine Aigret. D'une manière générale,
les meilleurs textes sont fournis par de Limminghe.
Notre enquête, commencée dès
1938, fut interrompue par nos obligations militaires, puis par
la mobilisation et la campagne de mai 1940. Elle fut reprise
dès la fin de cette dernière année. Mais
nos charges professionnelles ont souvent entravé la marche
régulière de notre travail.
Nous avons vu tous les originaux, sauf ceux
des Archives Nationales et de la Bibliothèque Nationale
à Paris, que nous connaissons d'ailleurs par la reproduction
photographique.
Chaque fois que la pièce est conservée
en original, nous nous sommes borné à signaler
les copies. Dans les autres cas, nous avons soigneusement collationné
celles-ci. Ce travail n'a point réclamé de notre
part l'application d'une critique minutieuse. Les copies d'un
même acte sont, en effet, très peu nombreuses, ce
qui supprime la difficulté d'établir des stemmata
codicum. Elles figurent, le plus souvent, dans des cartulaires
des XIIIe, XIVe ou XVe siècles, bien écrits, bien
lisibles ; ou bien, quand elles sont manifestement mal reproduites,
elles sont uniques. Dans ce dernier cas, nous avons restitué
le texte d'après les plus logiques conjectures. Les notes
relatives à sa constitution sont donc peu nombreuses.
Les notes de critique diplomatique sont également rares.
Aucun faux ne figure dans ce Recueil. Un seul acte est
douteux. Les problèmes de chronologie ne suscitent guère
d'obstacles sérieux.
Nous avons cité toutes les éditions
antérieures des actes, mais omis délibérément
les indications analytiques dans les catalogues.
Parmi les documents réunis, il en est
qui retiendront l'attention des chercheurs, notamment le traité
de Dinant du 26 juillet 1199, les deux chartes de 1207 et de
1212 fixant le statut des religieuses d'Andenne, les donations
de 1207, 1210, 1211 et 1212 au chapitre de Saint-Aubain à
Namur, le règlement d'avouerie du chapitre de Sclayn en
1208, la charte de libertés de Gerpinnes, les actes d'hommage
au duc de Brabant Henri Ier, en 1202, et à l'évêque
de Liège Hugues de Pierrepont, en 1209, l'acte constitutif
du douaire de Marie de France, épouse de Philippe, en
1210, les importantes concessions aux abbayes cisterciennes,
en 1212 et l'abolition, la même année ; du
meilleur catel en faveur des ministeriales du prince.
Le présent Recueil est suivi
d'une table des noms de personnes et de lieux et d'une table
des termes techniques ou peu usités.
15 euros (code de commande
: 16279 - vendu).
[WU
RONG-SI]. Les Trois Royaumes. Une exposition de sculptures
sur bois de Wu Rong-Si. Taipei,
Caves Art, 1993. In-4° carré broché, 132 p.,
reproductions en noir et en couleurs, édition trilingue
chinois-anglais-français, bel exemplaire.
Introduction :
La sculpture
sur bois est un art chinois traditionnel. Remontant au temps
où la porte principale du palais ou du temple était
décorée de gravures peintes d'immortels et de sages,
la sculpture, en passant de la simple image gravée à
sa forme tri-dimensionnelle complexe, s'est progressivement détachée
de la peinture pour devenir un art à part entière.
À part son utilisation religieuse, elle apparut dans la
décoration des pavillons, des fenêtres et des meubles,
les techniques se transmettaient du maître à l'apprenti,
celui ci se contentant de les appliquer dans son travail. Rarement
un apprenti créait son propre style ou mettait ses possibilités
techniques au service de sa propre créativité.
Aujourd'hui cependant, nous comptons de nombreux
artistes de talent dans notre pays, le style de M. Wu Rong-Si,
est très particulier et à son image. Ses uvres
dégagent une impression de vigueur à travers des
personnages simples, rustiques et sincères. M. Wu travaille
plus spécialement aux personnages historiques des romans
et des contes populaires.
Le but de notre fondation est de promouvoir
les échanges culturels internationaux et nous travaillons
depuis vingt ans à la présentation de la culture
et de l'art chinois dans le monde entier. C'est un honneur pour
nous d'avoir la possibilité d'exposer les uvres
de Monsieur Wu Rong-Si en Belgique et en France et je souhaite
personnellement que le succès de cette exposition lui
apporte la célébrité internationale qu'il
mérite.
25 euros (code
de commande : 16246).
La prochaine mise
à jour de cette page aura lieu le
mardi 14 septembre 2010. |