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Nouvelle(s) entrée(s)

 

[COLLIN (Hubert)] — Kalendarium anni bissextilis 1796 ad usum studiosorum universitatis Lovaniensis. Louvain, 1796. [Lovanii, M. D. CC. XCVI.] In-8° sous son brochage d'époque, 96 p., ex-libris manuscrit de Camille Wins.
Extrait de la bibliographie d'André Warzée :
   « L'auteur de cet almanach est Hubert Collin, Liégeois, ancien professeur de rhétorique et de poésie, et en 1796 régent du collège de la Sainte-Trinité, mort le 15 juillet 1811, à l'âge de 72 ans. Contient des renseignements sur le personnel de l'université. »
Bibliographie :
   - Warzée (André), Recherches bibliographiques sur les almanachs belges, dans Bulletin du bibliophile belge, Volume 8, p. 180, n° 15.
   - Le Court (Jules-Victor de), Dictionnaire des anonymes et pseudonymes (XVe siècle - 1900), 625, p 531.

45 euros (code de commande : 32208).

 

[KEMPIS (Thomas a)] — L'Imitation de Jesus-Christ, traduite et paraphrasée en vers françois, par Pierre Corneille, Conseiller du roy. Edition nouvelle, retouchée par l'Auteur avant sa mort. Paris, Durand, 1751. [A Paris, / Chez Durand, rue Saint Jacques. / M. DCC. LI. / Avec Approbation & Privilege du Roy.] In-12 (105 x 172 mm.) plein veau marbré d'époque, dos à 5 nerfs orné de fleurons et de fers dorés, tranches rouges, [2 bl.], [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [20 (dédicace au pape Alexandre VII, avis au lecteur – repris de l'édition bruxelloise de François II Foppens en 1704 –, approbation et privilège)], 545, [7 (table)] p., 5 gravures hors texte signées Pocquet (1 frontispice général et 4 planches en regard de chaque livre), bel exemplaire.
   Les gravures sont des copies en contrepartie de celles de J. Harrewijn pour l'édition bruxelloise de François Foppens en 1704.
   Picot décrit cette édition avec des gravures de Pocquet copiées sur celles de Chauveau, de l'édition in-4° de Rouen et Paris, en 1656.
Bibliographie :
   - Picot (Émile), Bibliographie Cornélienne. Description raisonnée de toutes les éditions des œuvres de Pierre Corneille, n° 770.
   - Adenaert (Willem), Thomas a Kempis, De imitatione Christi en andere werken : een short-title catalogus van de 17de en 18de eeuwse drukken in de bibliotheken van nederlandstalig België, n° 669.

   

90 euros (code de commande : 32113).

 

MORERI (Louis) — Le Grand Dictionnaire historique, ou le Mélange curieux de l'Histoire sacrée et profane ; qui contient en abregé, les vies et actions remarquables des Patriarches, des Rois des Juifs, des Papes, des saints Péres & anciens Docteurs Orthodoxes ; des Evêques, des Cardinaux, & autres Prélats célèbres ; des Hérésiarques & des Schismatiques, avec leurs principaux Dogmes, des Empereurs, des Rois, des Princes illustres, & des grands Capitaines ; des Auteurs anciens & modernes, des Philosophes, des Inventeurs des Arts, & de ceux qui se sont rendus recommandables en toutes sortes de Professions, par leur Science, par leurs Ouvrages, ou par quelques Action éclatante. L'établissement et le progrès des Ordres Religieux & Militaires, & la Vie de leurs Fondateurs. Les Genealogies de plusieurs Familles illustres de France & d'autres Païs. L'Histoire fabuleuse des Dieux, & des Héros de l'Antiquité Payenne. La Description des Empires, Royaumes, Républiques, Provinces, Villes, Isles, Montagnes, Fleuves, & autres Lieux considérables de l'ancienne & nouvelle Géographie, où l'on remarque la situation, l'étendue & la qualité du Païs ; la Religion, le Gouvernement, les Mœurs & les Coutumes des Peuples. Où l'on voit les Dignitez : les Magistratures ou Titres d'Honneur : les Religions & Sectes des Chrétiens, des Juifs & des Payens : les principaux Noms des Arts & des Sciences : les Actions publiques & solemnelles : les Jeux : les Fêtes, &c. les Edits & les Loix, dont l'Histoire est curieuse ; & autres Choses, & Actions remarquables. Avec l'Histoire des Conciles Généraux & Particuliers, sous le nom des lieux où ils ont été tenus. Le tout enrichi de RFemarques & de Recherches curieuses, pour l'éclaircissement des difficultez de l'Histoire, de la Chronologie, & de la Géographie. Par Mre. Louïs Moreri, Prêtre, Docteur en Théologie. Dix-huitième et dernière édition, Revue, corrigée & augmentée très considérablement. Tomes I à VIII (complet). Amsterdam - Leyden - La Haye - Utrecht, Brunel - Wetstein - De Coup & Kuyper - L'Honoré - Humbert - Chatelain - Uytwerf - Changuion - Wetstein & Smith - Mortier - Catuffe - Luchtmans - Haak - Gosse - Van Duren - Néaulme - Moetjens - Block - Van Dole, 1740. [A Amsterdam chez P. Brunel, R. Wetstein, la Veuve de P. de Coup & / G. Kuyper, F. l'Honoré & Fils, P. Humbert, Z. / Chatelain, H. Huytwerf, F. Changuion, J. Wet- / stein & G. Smith, P. Mortier, & J. Catuffe. / A Leyden, chez S. Luchtmans & C. Haak. / A La Haye, chez P. Gosse, J. van Duren, J. Néaulme, A. Moetjens, / G. Block, & A. van Dole. / A Utrecht, chez E. Néaulme. Libraires. / M. DCC. XL. / Avec Privilége de nos Seigneurs les Etats de Hollande & de West-Frise.] Huit volumes in-4° (260 x 392 mm.) demi-veau moderne, dos à sept nerfs uniformément passé, pièces de titre rouges, T. I : XXI (dont le titre en rouge et noir), 808 p., titre-frontispice et un bandeau gravé à la p. 1, T. II : [2 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1bl.], 536, 358 p., T. III : [1 (titre en rouge et noir)], [1bl.], pp. 359-760, 179, [1 bl], 216 p., T. IV : [2 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1bl.], pp. 223, [1 bl], 271, [1 bl.], 242, [2 bl.]  p., T. V : [1 (titre en rouge et noir)], [1bl.], 225, [3 bl.], 51, [1 bl.], 320, 110 p., T. VI : [1 (titre en rouge et noir)], [1bl.], 514, 131, [1 bl.], 102, [2 bl.] p., T. VII : [2 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1bl.], 408, 27, [1 bl.], 240, 214 p., T. VIII : [1 (titre en rouge et noir)], [1bl.], pp. 215-430, [2 bl.], 271, [1 bl.], 205, [3 bl.], 130, [2 bl.] p., bon exemplaire malgré quelques pages brunies et quelques rousseurs.
   Louis Moreri (1643-1680) ne connut que la première édition de son dictionnaire qui sortit des presses lyonnaises de Girin et Rivière, en 1674 ; elle fut publiée en un seul volume comportant 1346 pages.
   L'engouement pour ce premier dictionnaire français des noms propres fut immédiat et considérable et il connut de nombreuses rééditions, considébalement augmentées, jusqu'en 1759.
   Notre exemplaire est celui de l'avant dernière édition et contient 6204 pages.

   

L'ensemble : 800 euros (code de commande : 32000).

 

[REVOLUTION FRANÇAISE - ÉMIGRATION]. Déclaration du comte Franz Georg Karl von Metternich-Winneburg, ministre plénipotentiaire des Pays-Bas autrichiens relative aux émigrés français fuyant la Révolution. Mons, Wilmet, [1793]. [A Mons, chez M. J. Wilmet, Imprim. de la Noble / & Souveraine Cour à Mons, sur la grand'Place.] In-folio (212 x 310 mm.), 4 p. dont les deux dernières blanches, une mention manuscrite de 7 lignes, un pli horizontal (soigneusement renforcé avec de l'adhésif) et un pli vertical, rare.
   La mention manuscrite précise : « Edit de S.M. du 5 avril 1793, / concernant les réfugiés français / et tous autres étrangers aux / Pays-Bas, lesquels doivent / sortir du pays à moins de / justifier de tous moyens d'exis- / tence. »
   La publication de cette déclaration du comte von Metternich, au nom de l'archiduc d'Autriche François Ier, en sept articles fut ordonnée par « les Grand-Bailli, Président et Conseillers en la Noble & Souveraine Cour à Mons », le 10 avril 1793.
   Cette édition est rare : elle ne figure ni dans la Bibliographie montoise d'Hippolyte Rouselle, ni dans Quatre siècles d'imprimerie à Mons de Bertrand Federinov.
   Marie-Joseph Wilmet était la fille de Mathieu dont elle reprit la succession de l'activité d'imprimeur qu'elle exerça jusqu'en 1794.
Bibliographie :

   - Rousselle (Hippolyte), Bibliographie montoise, p. 512.

30 euros (code de commande : 31900).

Dans les mises à jour précédentes :

 

[LOUISE DE FRANCE (Louise-Marie de France, dite Madame Louise, Madame Dernière ou Madame Huitième)]. PROYART (Abbé Liévin-Bonaventure) — Histoire de la vie édifiante de Madame Louise-Marie de France Tante du Roi. Morte Religieuse Carmélite, à Saint-Denis, le 23 Décembre 1787. Première, seconde et troisième parties (complet). Bruxelles, Lefrancq, 1789. [A Bruxelles, / Chez B. Le Francq, Imprimeur-Libraire, / rue de la Magdelaine. / M. DCC. LXXXIX.] Trois parties en un volume in-12 plein veau d'époque, dos à 5 nerfs (reliure usagée et très frottée, épidermures et manques de cuir), VIII, 56 (la dernière page est erronément numérotée « 66 »), un portrait gravé en frontispice, [1 (faux-titre de la seconde partie)], [1 bl.], [1 (titre de la seconde partie)], [1 bl.], 59, [1 bl.], [1 (titre de la troisième partie)], [1 bl.], 61, [1 bl.] p.
Relié avec :
Gedenkweerdige omstandigheden van het Leven en de Dood der zeerErwerdige Moeder Theresia van den H. Augustinus Louise-Marie van Vrankryk, Dogter van den Alderchristelyksten Koning Lodewyk den XV. Prieuse in het Klooster der Ongeschoeyde Carmelitessen van Jesus, Maria en den H. Ludovicus, overleden op den 23 December van het jaer 1787. Volgens den oorspronkelyken Brief, geschreven uyt het zelve Klooster. Bruges, Van Eeck, [post 1787].
[Tot Brugge, uyt de Drukkerye van / F van Eeck, by de Moolen-brugge. / Met Goedkeuring.] 42 p.
Avertissement :
   A decernera-t-on les hommages dûs à la vertu, à la piété, à la Religion, si ce n'est à une Princesse qui en fut à la fois le modèle & l'ornement ? Dans un siècle corrompu, où le tableau des plus éminentes qualités ne paraîtra mériter que d'être à peine apperçu, de quel œil verra-t-on la petite-fille de Saint Louis & de Henri IV, la fille de Louis XV, descendre du faîte des grandeurs à l'humilité d'une vie austêre & pénitente & quelle sera l'impression d'un pareil ouvrage sur des cœurs & des esprits déjà infectés du souffle impur de la contagion ?
   Peut-être jamais siècle ne fut-il moins propre que celui-ci à concevoir la sublimité des vertus chrétiennes ; peut-être les plus beaux sujets de l'édification publique, sont-ils devenus des objets de dérision aux yeux d'une Philosophie audacieuse & nulle, qui croit remplacer les principes sacrés de la morale par de grands mots vides de sens, & à qui le plus lâche & le plus vil égoïsme semble tenir lieu de tout ; peut-être même sera-t-on parvenu au point d'imaginer que l'assemblage de tant de vertus, n'est que la création d'une foule d'objets fantastiques dûs à l'imagination de l'Ecrivain à qui il faudra bien faire grâce en faveur de son zèle.
   C'est principalement aux Fidèles, aux vrais & sincères amis de la Religion, des mœurs & de la vertu que nous présentons cet ouvrage. Qu'il soit pour eux un nouveau motif d'édification ; qu'il entretienne dans leurs ames la pratique des devoirs & le culte de notre Religion sainte ; qu'il les exerce à la bienfaisance, à la charité, à l'amour de Dieu, à celui du prochain, & nous aurons rempli le but que nous nous sommes proposé.
   Eh ! quel siècle eut jamais plus besoin que le nôtre d'exemples édifiant, & qui mérita mieux, de lui en servir que notre illustre Héroïne ? Quand on pense à son dévouement, à sa profonde humilité, à cette parfaite abnégation de soi même & du monde, à ce sacrifice sublime de ses droits, de ses titres & de sa grandeur, consommé avec tant de ferveur, de zèle & de désintéressement ; quand on se représente Madame Louise-Marie de France descendant, pour ainsi dire, du trône des Bourbons pour s'envelopper du cilice, on se trouve bien petit, bien peu chrétien devant la fille des Rois.
   Disons-le hautement : la plupart des ames d'aujourd'hui sont trop petites, trop resserrées, trop étroites pour de si grands efforts, & peut-être sans l'effroi qu'inspire le tableau des mortifications sans nombre, dont cette vertueuse Princesse s'affligea, seroit-on tenté de faire tous ses efforts pour mériter seulement de lui ressembler par les nombreux triomphes qu'elle a remportés sur elle-même.
   Mais la grâce, mais le zèle, mais la ferveur, mais le désintéressement qui sont necessaires pour mériter tant de vertus, où les trouvera-t-on ? où sont aujourd'hui les ames, on ne dit pas capables de les pratiquer, mais de les concevoir ? où sont les cœurs privilégiés que la vertu n'étonne point ? où sont seulement les moyens de les former à cette même vertu ? Hélas ! tout cela est dans Dieu, & jamais Dieu ne fut plus oublié.
   Que ce tableau des perfections d'une des plus augustes Princesses dont la France puisse se glorifier, serve donc à l'épurement des mœurs, à l'exercice de toutes les vertus, à la pratique de la plus sublime de toutes les Religions ; qu'il contribue à nous rendre plus parfaits, plus bien-faisans, plus humbles, plus dignes enfin de Dieu, vers qui tous nos efforts doivent tendre, dans qui toutes nos pensées doivent se concentrer : que sur-tout il assure aux Ministres de cette même Religion, le respect, la vénération que nous devons à leur caractère sacré ; qu'il les fasse jouir des tributs & des hommages de sensibilité & de soumission que tous ceux qu'ils forment au Christianisme doivent à leurs fonctions augustes : nous n'aurons plus de vœux à former, & la mémoire de Madame Louise-Marie de France sera assez dignement honorée par ce nouveau triomphe.

25 euros (code de commande : 31761).

 

[POMBAL (Sebastião José de Carvalho e Melo, marquis de)] — Commentarius de republica in America lusitana, atque hispana a' Jesuitis instituta, belloque ab his cum Hispaniæ, Lusitaniæque exercitibus gesto, ex iis quæ asservantur in secretioribus conclavibus legatorum, qui cum plena Regum potestate negotia huc pertinentia in America administrabant, aliisque instrumentis certæ auctoritatis concinnatus. E Lusitano in Latinum conversus. [Lisbonne ?], S.N., [1760 ?]. In-8° plein veau raciné d'époque, dos lisse, reliure frottée présentant un petit manque à la queue, [1 (titre)], [1 bl.], 77, [1 bl.] p., ex-libris, rare.
   Selon le catalogue de la Bibliothèque Nationale du Portugal, cette édition fut probablement imprimée à Lisbonne, vers 1760.
   Il s'agit de la traduction en latin de la Relaçaõ abbreviada da republica, que os religiosos Jesuitas [...] estabeleceraõ nos dominios ultramarinos, publié à Lisbonne en 1757, et écrit par ou à la demande du ministre Pombal.
   Cette publication s'inscrit dans le cadre de la Guerre de Guarani, également appelée « Guerre des Sept Réductions », qui a opposé la coalition hispano-portugaise aux Guarani vivant dans sept réductions jésuites au Paraguay. Franc-maçon, ambassadeur du Portugal à Londres et à Vienne avant d'être nommé Premier ministre du royaume, Sebastião José de Carvalho e Melo fut l'un des hommes politiques les plus influents du Portugal. Résolument opposé aux Jésuites, Pombal fit publier ce livre en portugais et en latin et s'en servit comme un outil de propagande visant à servir son dessein d'exclure la Compagnie de Jésus de l'empire portugais.

250 euros (code de commande : 31507).

 

DU BOSC (Jacques) — Les Femmes heroiques, comparées avec les heros. Ensemble les Moralitez à la fin de chaque Histoire. Enrichies de tres-belles figures. Par le R. P. Du Bosc. Tomes I et II (complet). Paris, Quinet, 1669. [A Paris, / Chez Gabriel Quinet, au Palais, à / l'entrée de la Gallerie des Prisonniers, / à l'Ange Gabriel. / M. DC. LXIX. / Avec Privilege du Roy.] Deux tomes en un volume in-12 plein veau d'époque, dos à cinq nerfs orné de fers dorés, reliure usagée et frottée, mors fendus, [1 (titre)], [1 bl.], [2 (table et privilège), 296, [1 (titre du tome II)], [1 bl.], 202 p., exemplaire bien complet des 8 gravures à déplier.
Extrait du compte rendu de la thèse de Catherine Pascal :
    En cette première moitié du XVIIe siècle, à l'heure de la Contre-Réforme catholique, ce sont bien des auteurs majoritairement religieux (Nicolas Caussin, Hilarion de Coste, François Dinet, Jacques du Bosc, Pierre Le Moyne...) qui proposent ces héroïnes en exemples ou en modèles de sainteté laïque aux membres féminins d'une noblesse qu'il faut réconcilier avec la dévotion. Parce qu'ils s'inscrivent dans une double tradition littéraire et rhétorique, celle, venue de l'Antiquité, des Vies, et celle de l'hagiographie médiévale, mais aussi parce qu'ils délivrent un message d'exemplarité à leurs lectrices, ces ouvrages font donc partie de la littérature morale et édifiante : exaltant les mérites de filles, d'épouses, de mères et de veuves parfaites au regard de la morale chrétienne, il s'agit en fait, sous couvert de louer ces parangons de vertus morales, de mieux faire ressortir, par contraste, la pusillanimité et la lubricité des femmes contemporaines. Les ecclésiastiques veulent non seulement adresser un avertissement à ces mondaines un peu trop oublieuses de leurs devoirs les plus élémentaires de chrétiennes et les ramener dans le giron de l'Église, mais également leur montrer, à la suite de saint François de Sales, le chemin d'une « dévotion aisée », compatible avec les exigences du monde, en leur présentant des modèles de comportement social conformes à l'éthique chrétienne. Position pour le moins surprenante, pour ne pas dire paradoxale, de religieux qui, loin de prêcher la renonciation totale, veulent le Salut du Monde dans le monde... Manière surtout, sous une apparente réhabilitation du sexe féminin, de contrôler les conduites et de redéfinir clairement le rôle dévolu à la femme dans le cadre strict de ses devoirs, qu'il s'agisse, en tant que « femme traditionnelle », d'être une épouse et une mère irréprochables, ou, en tant que « régente », de se borner à assurer la transition du pouvoir, en sachant pertinemment qu'elle n'est que la simple dépositaire d'une autorité toujours détenue par le roi seul, libre à tous moments de la contester. Rester à sa place, « servir d'ornement au Christianisme et de Modelle à la Vertu » pour sauvegarder la pérennité de la famille ou de l'État...
Table des histoires :
   - Debora comparée à Josué, & aux Juges d'Israël par saint Ambroise.
   - Thomyris, Reyne des Scythes & des Massagetes : comparée à Cyrus Roy des Medes, & des Perses.
   - Salomone Mere des sept Machabées, comparée à Abraham, par les Peres de l'Eglise.
   - Porcia comparée à Brutus.
   - Judith comparée à David.
   - Tanaquil Reyne des Romains, comparée à Tarquin l'ancien son mary, & à Servius Tullius son gendre, tous deux Rois des Romains.
   - Susanne comparée à Joseph.
   - Lucresse comparée à Caton.
   - La Vertu Heroïque.
Bibliographie :
   - Pascal (Catherine), La tradition des Femmes Illustres aux XVIe et XVIIe siècles, dans Bulletin de l'Association d'étude sur l'Humanisme, la Réforme et la Renaissance, n° 54, 2002. pp. 169-176.

70 euros (code de commande : 31357).

 

GRAFIGNY (Françoise d’Issembourg du Buisson d’Happoncourt, épouse de) — Lettres d'une Péruvienne, par Madame de Grafigny, de l'Académie de Florence. Nouvelle édition. Paris, Duchesne, 1773. [A Paris, / Chez la Veuve Duchesne, Libraire, / rue Saint-Jacques, au Temple du Goût. / M. DCC. LXXIII. / Avec Approbation & Privilége du Roi.] In-8° plein veau d'époque, dos lisse orné de chevrons dorés, reliure frottée, coins émoussés, quelques épidermures, VIII, 370, [2 (privilège)] p., mouillures.
   Ce roman, l’un des plus grands succès de librairie du XVIIIe siècle avec plus de quarante éditions en cinquante ans, met en scène une jeune Indienne, Zilia, que la conquête du Pérou par les Espagnols a séparée de son fiancé Aza, et qui fait à ce dernier le récit de sa captivité. Rachetée par un officier français, Zilia arrive à la Cour de Louis XV et jette sur un pays dont elle ignore les usages un regard aussi curieux qu’acéré.
   Si Françoise de Graffigny se souvient des Lettres portugaises de Guilleragues (1669) et reprend le procédé des Lettres persanes (1721) de Montesquieu, elle innove sur nombre de points : elle construit une double intrigue amoureuse, analyse les difficultés propres à une étrangère et se permet des observations très critiques sur l’éducation des femmes, la religion, le mariage et les usages du grand monde. Elle imagine enfin de conclure son roman non pas par un mariage mais par le choix du célibat, au nom du « plaisir d’être » et de l’indépendance.
   Lettres d’une Péruvienne sera traduit en plusieurs langues, imité et adapté pour le théâtre et l’opéra. Il donnera lieu à une mode vestimentaire et au portrait dit « à la Péruvienne ».
Bibliographie :
   - Lettres d'une péruvienne, dans Les Essentiels de la littérature, ressource en ligne de la Bibliothèque nationale de France.

70 euros (code de commande : 31302).

 

[GRIFFET (Henri)]Histoire des hosties miraculeuses qu'on nomme le trèssaint sacrement de miracle. Qui se conserve à Bruxelles depuis l'an 1370 & dont on y célebre tous les cinquante ans l'année jubilaire. Bruxelles, Van den Berghen, 1770. [A Bruxelles, / Chez J. Van den Berghen, Libraire & Imprimeur, rue de la Magdelaine. / M. DCC. LXXX. / Avec approbation, & privilège de Sa Majesté.] In-8° (113 ´ 180 mm.) plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fleurons dorés, reliure très usagée présentant quelques épidermues et manques, mors partiellement fendus (la couture reste cenpendant bien solide), 124 (y compris le titre portant la signature manuscrite de l'éditeur), [7 (approbation, privilèges)], [1 bl.] p., 27 planches hors texte gravées par Louis Fruijtiers (1 frontispice à déplier présentant quelques manques, 18 gravures à pleine page numérotées de 1 à 18, 7 planches à déplier in fine et la grande planche dépliante du reliquaire), un bandeau et la représentation d'une pièce de monnaie (« Mouton d'Or ») dans le texte, bien que l'ouvrage soit usagé, les gravures sont, la plupart, en bonne condition, signature manuscrite de l'éditeur au bas de la page de titre.
   Le doute subsiste quant à l'identité de l'auteur de ce livre. Albert Kayenbergh prétend qu'il ne faut pas confondre le jésuite liégeois Henri Griffet qui publia une Histoire des négociations secrètes de la France avec la Hollande qui précédèrent le traité d'Utrecht ainsi que d'autres écrits relatifs à l'histoire de France et à l'histoire romaine, avec un homonyme français, également jésuite, qui donna une édition de l'Histoire de France du père Daniel en 17 volumes ainsi que d'autres ouvrages publiés lors de son exil en Belgique suite à la suppression de la Société de Jésus en France.
   Louis-Joseph Fruytiers (Malines, 1713 - Anvers, 1782) fut graveur sur cuivre et marchand d'estampes. Il fut élu doyen de la Sint-Lucasgilde en 1753. Il eut une abondante production et réalisa notamment des images pieuses et des ex-libris.
   
Édité à l'occasion du Jubilé qui célébrait le quatre centième anniversaire du culte voué au Saint-Sacrement de Miracle, l'ouvrage narre le complot ourdi par Jonathas (un juif demeurant dans la ville d'Enghien) qui chercha « avec quelqu'un autres Juifs ses amis, l'occasion & le moyen pour obtenir [...] quelques Hosties consacrées ; afin de pouvoir effectuer la haine mortelle et implacable, étancher sa soif sanguinaire, & renouveller les injures de ses iniques & insensez Ancêtres, en la personne de Jesus-Christ. »
   Une fois le forfait accompli et après quelques péripéties, l'ouvrage montre les juifs assemblés dans la Synagogue de Bruxelles, le 4 avril 1370, jour du Vendredi Saint, se livrant aux pires blasphèmes et poignardant les Saintes Hosties desquelles se répandit un « Sang Miraculeux ». Effrayés par ce miracle, les juifs bruxellois décidèrent de se débarrasser des hosties et chargèrent une certaine Catherine « d'envoyer le Ciboire à Cologne, à ceux de leur Nation qui y demeuroient. » Catherine n'exécuta pas sa mission et remit le précieux ciboire à son curé. Le châtiment des juifs fut bien évidemment terrible et la sentence de mort fut rendue la veille de l'Ascension de l'an 1370 ; les juifs furent brûlés vifs.
   S'ensuit la description du culte rendu aux hosties et des menaces qui au cours des siècles menacèrent ce « thresor incomparable du Très-Saint Sacrement de Miracle » qui fut « préservé des mains des Huguenots & Heretiques pendant les troubles & pillages, malgré toutes les perquisitions & recherches (que ces infames Sacrileges, Briseurs d'Images & Voleurs d'Eglises, & de tout ce qu'il y avoit de plus Sacré) ont faites pour decouvrir cet inestimable Thresor... »
   L'antisémitisme fut nourri par la légende des hosties miraculeuses : du XIIIe au XVe siècle, on recense (en Allemagne, Autriche, Espagne, Tchécoslovaquie, Pologne, Portugal, France et Belgique) 28 cas d'accusation de profanation d'hosties par des juifs. Élisée Reclus fait allusion à l'épisode bruxellois en écrivant :

   « Et n'a-t-on pas vu, encore, en 1898, le 17 juillet, le catholicisme officiel représenté par les plus hauts dignitaires de l'Église, célébrer en pompe solennelle, les souvenirs d'un autodafé de cinq Juifs, brûlés après tortures, sur une des places de Bruxelles ? Sous prétexte de congrès eucharistique et d'une fête architecturale, l'Église, après un laps de cinq siècles, s'est déclarée solidaire d'un abominable crime, produit de la plus ridicule ignorance, car ces Juifs étaient accusés d'avoir poignardé des hosties desquelles ruissela le sang de l'Homme-Dieu. En nos siècles de lumière, malgré la prétendue séparation des pouvoirs, les tribunaux et les administrateurs se mettent encore très volontiers au service de l'Église pour condamner ses ennemis. »


Le sacrilège (p. 25).


Le châtiment (p. 49).

Bibliographie :
   - Delecourt (Jules Victor), Dictionnaire des anonymes et pseudonymes, p. 481 (546).
   - Barbier (Antoine Alexandre), Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. II, col. 755.
   - 
Kayenbergh (Albert), dans Biographie nationale, t. 8, col. 305.
   - Feller (François-Xavier de), Biographie universelle, t. IV, p. 221.
   - De Seyn (Eugène), Dessinateurs, graveurs et peintres des anciens Pays-Bas, p. 93.
   - Lemmens (Filip) et Thijs (Alfons), Uitgevers van « mannekens », sanctjes en ander populair beeldmateriaal : Ludovicus Fruijtiers en Joanna Maria Fruijtiers (Antwerpen 1731-1784), dans : Oost-Vlaamse zanten, 74 (1999), pp. 365-384.
   - Bauwens (Jan) et K.C. Peeters, Het œuvre van L.J. Fruijtiers. Een jaar met Sanctjes.
   - 
Reclus (Éisée), L'Homme et la Terre, t. VI, p. 412.

125 euros (code de commande : 30851).

 

CASTILLON (Jean-Baptiste-Louis de) — Sacra Belgii chronologia in duas partes distributa. Prima continet ordine alphabetico omnium fere Metropolitanarum,Catheralium & Collegiatarum Ecclesiarum Origines & Fundatores. Altera Novarum omnium & quarundam Antiquarum Diœcesium series Episcoporum. Usque ad præsentem annum M. DCC. XIX. Adjectis non paucis quæ eorum gesta & mores ac temporis Historiam concernunt. Studio Joannis Baptistæ Ludovici de Castillion Præpositi Insignis Ecclesia Collegiatæ S. Pharaildis ad Divum Nicolau Gandavi. Gand, Goesin, 1719. [Gandavi / Typis Petri de Goesin, Typoraphi & / Bibliopolæ viâ dictâ de Veltstraete. 1719.] In-8° plein veau d'époque, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, reliure très usagée, mors fragiles, épidermures, manques à la coiffe et à la queue, [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], [23 (épître dédicatoire, préface, tables)], [1 bl.], 544 (le titre de la seconde partie, imprimé en rouge et noir est à la p. 157) p., titre frontispice gravé par Harrwijn et une gravure à déplier en regard de la p. 87, le corps de l'ouvrage est en bon état, bien imprimé et avec de bonne marges.
Notice de la Biographie nationale :
   Quinzième évêque de Bruges, né à Bruxelles, le 21 septembre 1680, d'une famille noble, mort le 26 juin 1753, il étudia la théologie et le droit à l'université de Louvain, où il obtint le grade de licencié dans les deux droits. Après avoir été successivement protonotaire apostolique (1706), secrétaire de Philippe Érard Vander Noot, évêque de Gand, qui le fit nommer prévôt de Sainte-Pharailde de cette ville (1714), puis vicaire général (1722), il fut désigné par l'impératrice Marie-Thérèse pour le siège de Ruremonde, le 21 juillet 1742. Benoit XVI le préconisa dans le consistoire du 24 septembre suivant ; mais avant sa consécration, Castillion reçut, le 20 mars 1743, de nouvelles bulles apostoliques qui l'appelèrent à l'évêché vacant de Bruges. Sacré à Malines, le 14 juillet suivant, il prit possession de son siège le 21 du même mois. Cet évêque montra dans l'administration de son diocèse un véritable zèle apostolique et consacra tout son temps à ses devoirs pastoraux. Il avait la coutume de dire que tous les moments qu'un prêtre n'employait pas à l'exercice de son saint ministère, devaient être employés à l'étude de l'Écriture sainte ; on peut ajouter à sa louange qu'il prêcha d'exemple. Il était infatigable et voulait tout voir par ses propres yeux, tout connaître par lui-même ; il ne se bornait pas à signaler les abus qu'il pouvait rencontrer, mais il désignait en même temps les moyens d'y remédier. Sa charité fut inépuisable ; on lui doit diverses et utiles fondations. Il créa entre autres, au profit de quelques églises de sa ville épiscopale, des rentes pour pourvoir à l'instruction chrétienne des enfants du peuple. Il a publié : Sacra Belgii chronologia, studio Joannis-Baptistæ-Ludovici de Castillion, prœpositi Insignis Ecclesite collegiatæ S. Pharaildis ad divum Nicolaam Gandavi. Gand, De Goesin, 1719, in-12 ; il existe des exemplaires portant pour adresse : Bruxellis, typis Joannis-Leonardi, 1719. Il publia aussi des lettres pastorales et fit réimprimer en 1746 des conférences à l'usage de son séminaire et de son clergé, sous le titre de : Conferentia clericales, ainsi que les statuts du même séminaire. Il mourut, âgé de septante-trois ans, après dix années de prélature. Les échevins de Bruges, voulant rendre un dernier hommage à leur digne évêque, assistèrent en corps à ses funérailles, revêtus de leurs manteaux noirs. Son corps fut inhumé dans le chœur de la cathédrale, où un monument funéraire, dû au ciseau du sculpteur Pulinx de Bruges, fut érigé en 1758. La statue de marbre blanc montre l'évêque assis, la main sur son cœur ; près de lui se trouvent Saint-Jean-Baptiste, son patron, et un ange qui éteint une torche. Au bas des armoiries, on lit sa devise : Comite candore. Ce monument, conservé lors de la démolition de l'ancienne cathédrale, se trouve aujourd'hui à Saint-Sauveur, du côté de l'évangile.
Bibliographie :
   - Vander Haeghen (Ferdinand François Ernest), Bibliographie gantoise, n° 2601.
   - Vander Meerssh (Auguste), Castillon (Jean-Baptiste-Louis de), dans Biographie nationale, t. III, col. 372-373.

80 euros (code de commande : 30804).

 

[CHICANEAU DE NEUVILLÉ (Didier-Pierre)] — Dictionnaire philosophique, ou Introduction à la connoissance de l’homme. Nouvelle édition revue, corrigée, & augmentée considérablement. Paris, Durand et Guillyn, 1762. [A Paris, / Chez Durand, rue du Foin, au Griffon. / Guillyn, quai des Augustins, au Lys-d'or. / M. DCC. LXII. / Avec Approbation et Privilege du Roi.] In-12 plein veau marbré d'époque, dos à 5 nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre rouge, petits manques à la coiffe, à la queue et au troisième entrenerfs supérieur, plats frottés, tranches rouges, XVI, 576 p., ex-libris Le Tellier au premier contreplat et ex-libris manuscrit à la page de titre, bon exemplaire.
   On pourrait imaginer que l'ex-libris manuscrit soit celui de l'avocat et échevin montois Jean Baptiste Marie Chasselet.
   La jeunesse de Didier-Pierre Chicaneau de Neuvillé (Nancy 1720-Toulouse 1780) fut aventureuse et on le trouve servant dans les gardes du roi Stanislas avant de devenir avocat à Paris, puis inspecteur de la librairie à Nîmes. Entré dans les ordres, il obtint une chaire d'histoire à Toulouse.
Avertissement de la seconde édition :
   Mon objet, en travaillant à ce dictionnaire, a toujours été de faire un livre utile, plutôt qu'un ouvrage agréable : c'est pourquoi je n'ai pas dédaigné les secours que m'ont offert des auteurs célèbres qui ont écrit sur la même matière, mais dont les lambeaux, épars en différens volumes, n'ont pas assez de liaison pour former un corps complet de philosophie morale : par la même raison j'ai peut-être un peu négligé la forme pour pouvoir m'occuper un peu plus du fonds ; & j'ai préféré le titre obscur de bon citoyen, au titre si séduisant d'auteur bel-esprit. Trop heureux, si quelqu'un, en lisant cet ouvrage, est tenté de se connoître & de devenir meilleur !
   S'il faut étudier, dit Montaigne, étudions une étude sortable à notre condition, afin que nous puissions répondre comme celui à qui on demanda : A quoi bon ces études en sa décrépitude ? A me rendre meilleur & plus à mon aise, répondit-il.
Bibliographie :
   - Barbier (Antoine Alexandre), Dictionnaire des ouvrages anonymes, t. I, col. 981.
   - Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, n° 19510.

80 euros (code de commande : 30652).

 

MUYART DE VOUGLANS (Pierre-François) — Institutes au Droit criminel, ou Principes géneraux sur ces matieres, suivant le Droit civil, canonique, et la Jurisprudence du Royaume ; avec un Traité particulier des crimes. Par Me Pierre-François Muyard de Vouglans, Avocat au Parlement. Paris, Cellot, 1757. [A Paris, / Chez L. Cellot, Imprimeur-Libraire, grand'Salle du Palais, / et rue Dauphine. / M. DCC. LVII. / Avec Approbation et Privilege du Roi.] In-4° plein veau marbré d'époque, dos à 5 nerfs, tranches rouges, reliure très usagée et frottée, mors fendus (ais liens solides) et manques de cuir aux plats et à la queue, XIX, [1 bl.], 726, [2 (approbation et privilège)] p., corps de l'ouvrage en bonne condition (bonne impression et marges préservées).
   Cinq ans après la publication de l'ouvrage présenté ici, l'auteur fit paraître, pour le compléter, l'Instruction criminelle suivant les lois et ordonnances du royaume.
Extrait de la préface :
   Personne n'ignore l'Importance des Matieres Criminelles, & la Préférence qui leur est dûe sur les Civiles, en ce qu'elles n'intéressent pas seulement les Biens, mais encore la Vie & l'Honneur des Hommes.
   C'est cette Importance qui a excité dans tous les Tems l'attention de nos Rois, & celle des Tribunaux, Dépositaires de leur Autorité, & qui a donné lieu à cette multiplicité d'Ordonnances & de Réglemens qui ont été faits à ce sujet.
   Mais, quelque sages & quelque multipliées que soient ces Loix, comme leur application dépend des circonstances, & que ces Circonstances, par leur complication, font souvent naître des Inconvéniens que la Prudence humaine ne sauroit prévoir ni éviter ; c'est pour remédier à ces Inconvéniens qu'il a fallu nécessairement changer, modifier ou augmenter la Disposition de ces mêmes Lois. De-là, les Edits, Déclarations, qui ont été donnés successivement, en Interprétation, Ampliation ou Dérogation de ces premieres Ordonnances.
   La mesme Cause qui a fait varier le Loix sur ces Matieres, a aussi produit la diversité des Ouvrages qui ont été faits sur ce sujet. Elle fait en même tems sentir l'avantage particulier qu'on les Modernes sur les Anciens, & sur-tout celui que peut donner une longue Expérience sur la simple Théorie à cet égard.
   C'est ce double avantage, que je crois pouvoir réclamer en faveur de celui que j'ose présenter au Pubic. L'Etude assidue que j'ai faite depuis plusieurs années de cette Partie de notre Jurisprudence, jointe aux secours particuliers que j'ai puisés dans les Notes de mes Parens, qui ont rempli successivement, pendant l'espace d'environ 60 années, l'Office de Lieutenant Criminel sous les yeux d'un Parlement, m'ont mis, j'ose le dire, en état de donner, sinon un Ouvrage complet sur ces Matieres qui n'en sont gueres susceptibles, du moins des Facilités particulieres à ceux qui veulent s'y perfectionner ; mais sur-tout aux Commerçans, que j'ai eu principalement en vue.

80 euros (code de commande : 30553).

 

[PATIN (Charles-Philippe de)] — Regnante feliciter Carolo VI Cæsare neque minus feliciter Belgium gubernante Maria Elisabetha archiducissâ Austriæ Mare liberum ex jure naturæ, gentium, & civili assertum, vindicatum, redivivum. Malines, Vander Elst, [ca 1725]. [Mechilinæ, / Typis Laurentii Vander Elst] In-8° plein veau d'époque, dos à 5 nerfs, manque à la queue, mors partiellement fendus, reliure usagée, [18], 203, [11] p.
Extrait de la notice de Joseph Béthune :
   [CharlesPhilippe de Patin ou Pattyn] Seigneur de Langhemarck, ter Beke, Burghcoutere, etc., descendait d'une ancienne famille du pays de Menin. Son père, Pierre Patin, seigneur de Langhemarck, etc., remplit les fonctions d'échevin de la salle et châtellenie d'Ypres et était bailli de la baronnie de Guise ; il avait épousé en premières noces Catherine-Thérèse de Smidt, dont naquit Charles.
   Charles-Philippe de Patin vit le jour le 19 avril 1687, à Ypres, paroisse Saint-Martin, et non point à Noordschoote, comme le rapportent plusieurs biographes. Il fut reçu licencié ès lois à Louvain en 1709 ; nommé conseiller au grand conseil de Malines, le 8 avril 1721, il devint avocat fiscal en 1725.
   L'on discutait alors vivement une question capitale pour l'avenir de nos provinces : celle de l'érection de la Compagnie d'Ostende, et diverses puissances, instiguées par la jalousie commerciale de la Hollande, tentaient de renverser la nouvelle institution. Le jeune conseiller de Patin descendit dans l'arène pour défendre les droits de son pays et publia, en 1726, son livre : Mare liberum.
   Il s'agissait en principe, on le sait, de la liberté du commerce maritime et, en fait, de l'interprétation du traité de Munster. Les intérêts de la Hollande avaient été défendus par Westerveen, Barbeyrae et Mably ; de Patin, lui, s'appuya sur l'autorité de Grotius, Puffendorf, Fénelon, Graswinkel, etc., pour réfuter les théories des adversaires de la Compagnie des Indes. À son avis, la liberté du commerce maritime est un droit inaliénable de l'humanité ; aucun peuple ne peut défendre à un autre d'aller trafiquer par mer en des pays étrangers. D'autre part, le texte et l'esprit du traité de paix de Munster prouvent que l'Espagne ne s'est pas interdit la faculté de naviguer aux Indes Orientales ; l'eût-elle fait, la Belgique ne serait pas liée par semblable stipulation.
   Le courageux champion de la cause belge fut député, en 1728, au congrès de Soissons et chargé d'y défendre les droits de la Compagnie d'Ostende, en même temps que certaines questions internationales de moindre importance. Mais ses efforts, pas plus que les arguments qu'il avait présentés jadis dans son Mare liberum, ne purent avoir raison des prétentions égoïstes de la Hollande. Les résultats de sa mission sont consignés dans deux rapports, que la Bibliothèque royale de Bruxelles conserve sous les n° 15988-15989 et qui ont pour titres : Rapport fait par le Conseiller Pattyn à son Altesse Serénissime l'Archiduchesse Gouvernante des Pays-Bas au sujet de sa commission au congrès de Soissons ; Rapport fait ... au sujet de sa commission au congrès de Soissons, touchant les affaires en général et en particulier des dits Païs-Bas.
   Charles-Philippe de Patin fut appelé à siéger au Conseil privé, en 1729 et au Conseil suprême des Pays-Bas à Vienne, en 1733.
   Six ans plus tard, en 1739-1740, il représenta Charles VI au congrès d'Anvers. Puis, lorsqu'en 1741 l'impératrice Marie-Thérèse dut quitter sa capitale menacée, de Patin la suivit en Hongrie ; on assure que ce fut lui, qui conseilla à l'infortunée souveraine de faire appel au patriotisme de la nation hongroise ; les quatre ordres du royaume furent donc convoqués à Presbourg et, à la vue de son empereur encore presque au berceau, la noblesse de Hongrie jura de la défendre en poussant, dit-on, ce cri devenu légendaire : Moriamur pro rege nostro Maria Teresia.
   Par lettre patente du 20 septembre 1741, de Patin fut nommé président du Conseil de Flandre et membre du Conseil d'État ; il demeura cependant encore un certain temps en Autriche et ne vint prendre possession effective de son siège que le 19 décembre 1742.
   Il était à Aix-la-Chapelle, en 1748, lors de la conclusion du traité qui pacifia l'Europe ; de retour en Belgique, il fut fait membre de la junte pour le gouvernement des Pays-Bas, le 9 octobre 1749.
   L'invasion française lui avait fait quitter Gand peu d'années après son entrée au Conseil de Flandre ; il y retourna en juin 1766, mais fut dispensé bientôt de l'assistance au Conseil à raison de son grand âge. Il obtint même démission de sa charge en 1772.
   Le vicomte de Patin décéda à Gand, le 17 juillet 1773, à l'âge de quatre-vingt-six ans ; il fut inhumé en l'église de Langhemarck, où une épitaphe, placée près du maître autel, rappelle son souvenir. Il avait épousé à Gand, le 10 avril 1715, Thérèse Waltrude du Bois, décédée à Bruxelles en 1737.
   L'empereur Charles VI avait concédé à Charles-Philippe de Patin le titre de « vicomte de son nom de Pattyn ou de Patin », par diplôme du 5 décembre 1735 ; il reçut également, en 1742, la faveur d'habiter la cour du prince à Gand.
   Le Mare liberum est le seul ouvrage important du président de Patin qui fût livré à l'impression ; il parut sous le titre : Regnante feliciter Garolo VI. Cœsare, neque minus féliciter Belgiam gubernante Maria Elisabetha Archiducissa Austriœ, Mare Librerum, ex Jure Naturœ, Gentium et civili assertum, vindicatum, redivivum ; Malines, Van der Elst, s. d. ; la dédicace seule est signée; il comporte environ 200 p. petit in-16.
   Une traduction flamande fut publiée chez Wydts à Bruges, en 1727, ayant le même titre : Carel den VI. voorspoedigh regnerende ende... de Vry Zee bevaeringe, uyt de wet der natuur, der volckeren, en der borgeren bevestigd, herstelt en herlevende, door C. P. Pattyn, raeds-Heer... Une traduction française fut donnée, également en 1727, à Malines, chez Van der Elst : Le commerce maritime fondé sur le droit de la Nature et des Gens, sur l'autorité des Lois Civiles et des Traitez de Paix et rétabli dans sa liberté naturelle, traduit du latin de M. Pattyn, augmenté et enrichi de notes de l'auteur dans cette édition.
Bibliographie :
   - Béthune (Joseph), Patin (Charles-Philippe, vicomte de), dans Biographie nationale, t. XVI, col. 690-694.

40 euros (code de commande : 30402).

 

VIRGILE (Publius Vergilius Maro) — P[ublii]. Virgilii Maronis Opera. Nic. Heins[ius] Dan. Fil. e membranis compluribus iisque antiquissimis recensuit. Utrecht, Van de Water, 1704. [Ultrajecti / Apud Guil van de / Water / 1704] In-16 plein veau d'époque, dos lisse orné des filets dorés et de fers à froid, pièce de titre rouge, roulette dorée sur les chasses et filets dorés sur les coupes, tranches rouges, [1 (titre-frontispice gravé par Cornelis Huyberts d'après Jan Goeree)], [1 bl.], [62], 387, [41 (index)] p., une carte à déplier in fine, texte en latin, ex-libris Le Tellier, rare.
   Dans l'article sur l'édition des œuvres d'Horace que Burman publia chez van de Water, en 1713, on peut lire que ce même Burman « fit réimprimer le Virgile de Nicolas Heinsius » qui est qualifiée de « belle pour la bonté du papier & la netteté du caractère [...] et « qu'on peut en quelque manière comparer aux éditions d'Elzevier. »
Bibliographie :
   - Journal litéraire - juillet-août 1713, XIV. Art (éd. 1715)., p. 442.

125 euros (code de commande : 30254).

 

[VENTRE (Louis, seigneur de La Touloubre)] — Collection de jurisprudence sur les matieres féodales et les droits seigneuriaux ; Utile aux différentes Cours & Jurisdictions du Royaume, & en usage principalement en Provence & en Languedoc. Par M. de L. T. Avocat au Parlement de Provence. Nouvelle Édition evue et corrigée. Tomes I et II (complet). Avignon, Seguin, 1773. [A Avignon, / Chez François Seguin, Imprimeur- / Libraire, près la Place de S. Didier. / M. DCC. LXXIII.] Deux volumes in-8° demi-veau d'époque, reliure usagées, t. I : [1 (titre)], [1 bl.], XI, [1 bl.], 295, [3 bl.], XXI, [1 bl.] p., t. II : 338, XVI p., mouillures parfois importantes au tome II.
Division de l'ouvrage :
   - Première Partie.
   I. Des Droits Seigneuriaux en général.
   IL De la Juftice.
   III. De l’Adminifiration de la Justice.
   IV. Des Droits Honorifiques.
   V. Des Régales.
   VI. Du Droit de Péage.
   VII. Des Rivières, Iles, Attcrissemens.
   VIII. Du Tréfor trouvé.
   IX. Des Epaves.
   X. De la Confiscation.
   XI. Des Droits de Bâtardise & de déshérence.
   XII. De l’Hoimmage.
   XIII. De la Chasse.
   XIV. Du Droit d’Albergue.
   XV. Du Droit de Guet & garde.
   XVI. Du Droit de Foüage ou quête.
   XVII. Du Ban des Vendanges & du Ban à vin.
   XVIII. Des Biens Nobles.
   - Seconde Partie.
   I. Des Fiefs.
   II. Du Franc-Aleu.
   III. De l’Emphitéose.
   IV. De la Locatairie perpétuelle.
   V. De la Directe.
   VI. Du Lods.
   VII. Du Droit d'indemnité & de l’homme vivant, mourant & confiscant.
   VIII. Du Retrait.
   IX. Du Dénombrement & des reconnoissances.
   X. Du Cens & rentes Seigneuriales.
   XL Des Acaptes & arriere-acaptes.
   XII. De la Bannalité.
   XIII. De la Taille Seigneuriale ou cas impériaux.
   XIV. Des Corvées.
   XV- Du Commis.
   XVI. Du Champart agrier ou tasque.
   XVII. Du Déguerpissement.
   XVIII. Des Bois, Pâturages, Terres gastes ou incultes.

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 30151).

 

[GUILLARD DE BEAURIEU (Gaspard)] — Cours d'Histoire sacrée et profane, dédiée aux jeunes personnes, comprenant l'Histoire Sainte, l'Histoire Ancienne, l'Histoire Romaine & l'Histoire de France. Seconde édition. Tomes I et II (complet). Paris, Panckoucke, 1765. [A Paris, / Chez Panckoucke, Libraire, rue & à côté / de la Comédie Françoise, au Parnasse. / M. DCC. LXV. / Avec Approbation & Pivilege du Roi.] Deux volumes in-12 plein veau d'époque, dos lisses ornés de fers dorés, pièces de titre et de tomaison rouges, tranches rouges, reliure frottées, accrocs aux tête et aux queues, t. I : [1 (faux-titre en rouge et noir)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], [3 (avertissement)], [1 bl.], IX, [1 bl.], 548 p., t. II : [1 (faux-titre en rouge et noir)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], VI, 474, [2 (approbation et privilège)] p.
   La première édition de ce cours fut publiée en 1763.
Avertissement de l'auteur :
   J'aurois pu faire beaucoup de changement & ajouter beaucoup plus de choses à cette Édition, mais j'ai craint que ces changements & ces augmentations n'eussent pas le succès que j'en aurois espéré. Je serois d'ailleurs fâché de rendre presqu'inutiles les exemplaires de la première Édition, entre les mains de ceux qui les ont acquis. C'est pour cela que je n'ai guère corrigé dans celle-ci, que les fautes typographiques, quelques négligences de style &c. J'ai aussi substitué je à nous, dans presque tous les endroits où j'avois parlé en pluriel. Ce qui m'a déterminé, c'est que je crois qu'il faut parler en son propre nom, & n'avoir pas l'air de vouloir le cacher. Des Écrivains respectables prétendent que nous est plus modeste ; mais cette modestie me semble un peu puérile, & et je trouve dans le mot je, quand il est prononcé sans pédantisme, un ton de candeur & de vérité qui me praroît devoir plaire davantage qu'un ton trop modeste.
Un portrait de l'auteur, ami de Restif de la Bretonne, dans l'étude sur Joubert :
   Les amis de Restif, que Joubert connaîtra, ne sont pas mal assortis au très baroque Nicolas : ce sont, pour le moins, des originaux. [...]
   Ses amis réels, c'est Butel Dumont, Beaurieu, Mercier, La Reynière... [...] Beaurieu ? Gaspard Guillard de Beaurieu, naturaliste et philosophe, était contrefait comme Ésope, son maître et son modèle, boîteux et d'une laideur repoussante. Plus âgé que Restif de six ans ; pour le costume, le genre de Restif : mais beaucoup plus sale. Plus excentrique : chapeau de Crispin, manteau à l'espagnole, souliers cariés et haut de chausses. Jadis l'ami de Jean-Jacques ; et son Élève de la nature, en 1766, passa pour être de Rousseau. Très pauvre. Et on lui demandait : « Pourquoi ne songez- vous pas à vos affaires ? » Il répondait : « C'est que j'aime beaucoup trop l'honneur et le bonheur pour aimer la richesse. » Très simple et bon. Il adorait les enfants ; il leur composa un Abrégé de l'histoire des insectes, un Cours d'histoire naturelle, un Cours d'histoire sacrée et profane. Il avait de la bonhomie et, dans la conversation, des trouvailles de style qui n'embellissent pas ses ouvrages. Il disait : « Le temps est une dormeuse qui nous mène doucement à l'éternité. » Il mourut dans la détresse, le 5 octobre 1795, à l'hôpital de la Charité. Restif l'aimait ; et, le 10 vendémiaire an V, adressant une supplique au Directoire, il termine ainsi : « Je me jette avec confiance dans votre bonne volonté ! On a secouru trop tard mon ami Beaurieu ! »
Bibliographie :
   - Beaunier (André), La jeunesse de Joseph Joubert, pp. 194-195.

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 30084).

 

[ALMANACH]. GALART DE MONTJOIE (Christophe Félix Louis Ventre de La Touloubre, dit)] — Almanach des gens de bien pour l'année 1795, (vieux style.)], contenant des anecdotes peu connues, pour servir à l'histoire des événemens de ces derniers tems ; l'arrivée de Carrier aux enfers ; des observations sur le même ; son épitaphe ; deux dialogues des morts, un entre J.-J. Rousseau et Malesherbes, l'autre entre Favras et Bailli ; les médecins, histoire véritable ; des prédictions pour tous les mois de l'année, &c. &c. Paris, Pichard, [1795]. [A Paris, / Chez Pichard, Libraire, rue de / Thionville, vis-à-vis la rue Christine.] In-12 sous son brochage d'époque, 216 p., une gravure en frontispice, la dernière page (table) est collée à la couverture, peu courant.
Epitre aux Gens de bien :
   Salut aux Gens de bien ; c'est à eux que je présente ces étrennes ; c'est d'eux seuls que j'ambitionne les suffrages.
   Sous le règne du tyran Robespierre, les Gens de bien étoient dans l'oppression ; ils pleuroient sur leur patrie ; ils n'osoient fixer leurs yeux sur l'avenir. Qu'ils reprennent aujourd'hui courage, qu'ils sèchent leurs pleurs, qu'ils ouvrent leurs cœurs à l'espérance : le tigre n'est plus, tout va changer de face.
      Le jour a reparu : rien n'est long-temps extrême.
   Que d'idées affligeantes va réveiller la lecture des anecdotes que je présente ici aux Gens de bien ! Mais l'amertume qu'elles verseront dans leur ame, sera adoucie par la certitude que les dangers auxquels ils ont échappé, n'arriveront plus. Leur esprit fatigué par le souvenir de tant de calamités, se reposera agréablement sur le consolant avenir que promettent à la France les heureuses prédictions qui terminent cet écrit.
   Sans doute toutes les plaies faites aux Gens de bien, ne sont pas encore fermées ; mais si l'empire de la justice et de la vérité s'affermit lentement, il est aussi plus durable. Le règne des méchans est un torrent ; il s'écoule rapidement ; les campagnes qu'il a désolées, reprennent insensiblement leur première fertitlité, pour ne la plus perdre, parce que des barrières sont élevées, qui les préservent à jamais ru retour du même fléau.
   Sans doute aussi, il est parmi les Gens de bien, des hommes, et le nombre en est malheureusement considérable, il en est, dis-je, parmi eux, qui sont condamnés à un deuil perpétuel ; il en est qui ont à pleurer des pertes irréparables. Que de veuves ! que d'orphelins !.. Ah ! j'en conviens : il est des douleurs sans remèdes ; cependant, et les Gens de bien ne me démentiront pas, le bonheur de la patrie offre un adoucissement aux malheurs domestiques.
   Enfin, quel nouveau sujet d'allarmes pourroit-il rester aux Gens de bien ? craindroient-ils les menées secrettes des partisans qu'a pu laisser après lui le hideux monstre que la Convention Nationale a étouffé ? Eh ! que craindre de leurs mystérieux complots ? Quand c'est la justice qui règne,
      La noirceur masque en vain les poisons qu'elle verse,
      Tout se sait, tôt ou tard, et la vérité perce.

   Les espérances que je donne ici à ces véritables amis de la Patrie, ne sauroient donc être mieux données, puisque ceux qui sont les arbitres de nos destinées, disent avec moi :
      Salut aux Gens de bien.
Extrait de la notice des Almanachs français :
   On trouve dans cet almanach le précis des événements du 9 thermidor au 23 fructidor An III, des sujets de méditations, philosophiques et politiques, des apologues et diverses anecdotes dont une sur le mariage de Camille Desmoulins.
   Avec le calendrier romain et le calendrier républicain pour l'An III et IV. Croyant devoir expliquer les raisons qui lui ont fait donner un calendrier pour l'an de grâce 1795, l'éditeur dit : « Le calendrier romain est reçu dans toute l'Europe ; les voyageurs, les personnes même qui ont des relations commerciales avec les étrangers, ne peuvent se dispenser de le connoître ; il est également nécessaire pour l'étude de la chronologie, pour la lecture de l'histoire et des livres qui ont paru jusqu'à ce jour. »
Bibliographie :
   - Grand-Carteret (John), Les almanachs français, n° 1209.

80 euros (code de commande : 30050).

 

LIPSE (Juste - Iustus Lipsius). Réunion de sept ouvrages sous un volume in-4° plein veau (probablement XVIIe ou XVIIIe siècle), dos à 5 nerfs orné de fers dorés, tranches rouges, contenant :
1. I. Lipsi Saturnalium sermonum libri duo, qui de gladiatoribus.
Edition ultima, auctior & ornatior. In quâ quid distincte præstitum fit, pagina altera docebit. Anvers, Plantin, 1588.
[Antverpiæ, / Apud Christophorum Plantinium. / ÌIÉ. IÉ LXXXVIII.], [8], 175, [1 bl.] p., 15 gravures (sur 16, la gravure marquée « B » manque) hors texte à déplier.
   Ce traité est composé sous forme de dialogues entre J. Lipse, Vicor Giselinus, Janus Lernutius, Janus Dousa, et Stephanus Winandus Pighius. Juste Lipse a rassemblé et étudié les textes relatifs aux Saturnales romaines qui se déroulaient durant le solstice d'hiver et au cours desquelles des festivités complètement débridées étaient organisées ansi que des combats de gladiateurs ; ce sont ces derniers qui forment l'essentiel de l'ouvrage dont la première édition fut imprimée à Anvers en 1582. Guillaume Linocier, à Paris, en fit une contrefaçon en 1585 et, la même année, Plantin en fit une réédition « noviter correcti, aucti et formis aeneis illustrati » à l'adresse de Leide et à celle d'Anvers. L'édition « ultima, auctior et correctior » fut publiée à Leide par Franciscus Raphelengius et fut également vendue dans les Pays-Bas méridionaux avec l'adresse plantinienne d'Anvers.
   La première édition de 1582 ne contenait pas d'illustrations ; elles apparurent dans l'édition de 1585 et, bien qu'elles furent attribuées à Otto Venius, on pense aujourd'hui qu'elles sont l'œuvre de Pierre van der Borcht.
   Si Lipse n'appréciait guère les combats de gladiateurs, il reconnaissait qu'ils étaient des écoles de bravoure qui constituèrent la base du pouvoir impérial et de l'expansion de l'empire romain. Il pensait aussi que ces scènes cruelles étaient des « écoles d'imperturbabilité » à destination des spectateurs.
Bibliographie :
   - Deneire (Tom), « Laconicae cuspidis instar ». The Correspondence of Justus Lipsius : 1598, p. 224.
   - Heinen (Ulrich), Huygens and Rubens. Reflecting the passions inpainting (additions), dans Motions of the Mind. Representing the Passions in the Arts of the Early Modern Nethrlands, p. 6. Une édition de 1585 vendue 800 € chez Alde, en 2008.


2. Iusti Lipsi de Amphitheatro liber. In quo forma ipsa Loci expressæ, & ratio spectandi. Cum æneis figuris. Anvers, Plantin, 1584. [Antverpiæ, / Apud Christophorum Plantinium. / ÌIÉ. IÉ. LXXXIV.] 97, [4 (table et privilège)] p., 1 gravure dans le texte et 2 gravures hors texte à déplier.
   Il s'agit de l'édition originale de ce traité que Juste Lipse, en digne représentant de « l'humanisme érudit de la fin du XVIe siècle » s'intéressant aux jeux du cirque, écrivit pour décrire de fond en comble le Colisée de Rome.
   D'un point de vue architectural, « cette monographie complète, strictementn consacrée à l'amphithéâtre, s'est [...] fondée sur l'ensemble de la deszcription de l'édifice théâtral d'après Vitruve, à la manière en définitive d'un discours purement technique et théorique. L'auteur insistait sur ce qu'il considérait être les deux éléments principaux de ce type de monument – d'une part le « theatrum », défini comme étant la partie interne de forme concave, équipée de gradins disposés de manière circulaire sur l'ensemble du pourtour de l'édifice, d'autre part l'aire plane centrale –, observant du reste que les Anciens le disaient, selon lui, aussi bien « c
æva » qu'« arena ».
Bibliographie :

   - Lestringant (Frank), L'écriture du martyrologe, dans Écritures de l'histoire (XIVe - XVIe siècle). Actes du colloque du Centre Montaigne, Bordeaux, 19-21 septembre 2002, p. 438.
   - Dugast (Fabienne) Les édifice de spectacles antiques de Gaule Narbonnaise : documents iconographiques, interprétations, restaurations, pp. 140-141.

 


3. Iusti Lipsi de Amphitheatris quæ extra Romam libellus. In quoformæ eorum aliquot & typi.Anvers, Plantin, 1584. [Antverpiæ, / Apud Christophorum Plantinium. / ÌIÉ. IÉ. LXXXIV.] 32, [3], [1 bl.] p., 4 gravures dans le texte et 1 gravures hors texte à déplier.
   Ce volume, dont il s'agit également de l'édition originale, constitue la suite du précédent qui était exclusivement consacré au Colisée. Dans son étude, Juste Lipse évoque les édifices de Minturno, Pouzzoles, Capoue, Alba, Otricoli, etc. et s'intéresse principalement aux amphithéâtres de Vérone, en Italie, de Pula, en Croatie et de Nîmes et aux Ponts-de-Cé, en France.
   Il « revient sur la cruauté des jeux célébrés jadis dans tout l'empire et évoque au passage le témoignage du martyrologe chrétien.
Bibliographie :
  - Lestringant (Frank), L'écriture du martyrologe, dans Écritures de l'histoire (XIVe - XVIe siècle). Actes du colloque du Centre Montaigne, Bordeaux, 19-21 septembre 2002, p. 438. 


4 & 5. Iusti Lipsi Epistolarum centuriæ duæ : Quarul prior innovata, altera nova. Leyde, Plantin, 1590. [Lugduni Batavorum, / Ex officina Plantiniana, / Apud Franciscum Raphelengium. / ÌIÉ. IÉ. XÌ.] [1 (titre)], [1 bl.], [6], 164, [1 (titre de la seconde partie)], [1 bl.], [5], [1 bl.], [2], 111, [1 bl.] p.
À propos de la correspondance de Juste Lipse, Jeanine De Lanstsheer écrit :
   « Quoique la correspondance de Lipse1, dans la forme où elle nous est parvenue, soit loin d’être complète, nous disposons tout de même de quelque 4500 lettres, soit des lettres écrites par l’humaniste, soit des lettres qui lui ont été adressées, et on continue d’en découvrir de nouvelles. Pendant que son pays natal était ravagé par les conflits politico-religieux, Lipse s’était réfugié au Pays-Bas du Nord, où il enseignait le latin et l’histoire ancienne à l’université de Leyde, entre mars 1578 et mars 1591. Dans ce milieu universitaire, il trouva un cadre paisible et stimulant pour la publication de toute une série de livres, à commencer par une édition révisée des œuvres complètes de Tacite, complétée quelques mois plus tard par un commentaire abondant aux Annales (1581). Sa réputation croissante d’humaniste prodigieux et ses activités pédagogiques et administratives au sein de l’université permettaient d’établir un vaste réseau de correspondants à travers l’Europe chrétienne. Marchant dans les traces d’auteurs anciens et de ses prédécesseurs humanistes et encouragé par ses amis et collègues, Lipse décida de publier une sélection de ses lettres. La première Centuria – car il les rangeait par centaines – est une des premières publications de Franciscus Raphelengius, le gendre et successeur de Plantin à Leyde, au début de l’année 1586. Quatre ans plus tard, Lipse profita de la publication d’une deuxième Centuria pour ré-éditer la première, remplaçant une vingtaine de lettres qu’on lui avait adressées par d’autres, qu’il avait écrites lui-même. »
Bibliographie :
  - De Landtsheer (Jeanine), Juste Lipse et l'évolution politique aux Pays-Bas du Nord après 1584, p. 2.

6. Iusti Lipsi De Recta pronunciatione latinæ linguæ dialogus : Ad V. Illustrem Philippum Sideium, Equitem. Anvers, Plantin, 1586. [Antverpiæ, / Apud Christophorum Plantinium. / ÌIÉ. IÉ. LXXXVI.] [1 (titre)], [1 bl.], [2], 113, [9], [2 bl.] p.
Extrait de l'ouvrage d'Élisabeth Dévière :
   « L'étude de la prosodie latine à la Renaissance concerne à la fois la métrique et la problématique de la « prononciation correcte ». Si, depuis l'Antiquité tardive, la prosodie constitue un préalable à l'analyse et à la production poétiques, le second point de vue est davantage spécifique de la période qui nous intéresse. La restauration de la prononciation latine, question fort débattue à la Renaissance, a fourni la matière à un grand nombre de traités, parmi lesquels figure en bonne place le De recta pronunciatione Latinae linguae de Juste Lipse (1586), qui consacre un important développement à l'accentuation. L'humaniste avait déjà abordé le sujet dans une œuvre de jeunesse, les Variae lectiones (1569), où il s'illustrait par une prise de position hardie plus que par une étude documentée et réfléchie. [...]
   Le De recta pronunciatione Latinae linguae évalue [...] l'état du latin parlé, en évoquant la situation dans laquelle se trouverait un antique Romain venu par-delà les âges visiter Lipse et ses amis :
      Je m'engage, pour le cas où il ne serait pas vrai que la prononciation d'aujourd'hui est corrompue : si l'un de ces anciens qui portaient la toge apparaissait et nous entendait, eh bien, il n'entendrait pas et saisirait à peine un ot sur les dix que je dirais.
   Mais, à la différence des Variae lectiones, la corruption de la prononciation du latin n'évince plus ici la question de sa restitution, même si l'on ne peut qu'être pessimiste quant à l'adoption d'une nouvelle prononciation, étant donné le mépris dans lequel ce genre d'étude est tenu et l'inertie de la majorité. Il s'agit pourtant d'un travail important et noble, auquel de grands hommes se sont livrés, et tout espoir de restauration n'est pas perdu :
      Mais les bagatelles aussi sont peut-être utiles, si toutefois on pouvait obtenir plus de résultat que nos acquis non seulement viennent à la lumière, mais encore pénètrent dans l'usage. Il est certain que la langue latine se ménagerait de cette façon dignité et splendeur. »
Bibliographie :
  - Clérico (Geneviève), Frivola in parvis jactantia. De l'inutilité d'un discours sur les sons ? Le De Recta pronunciatione Latinae linguae de Juste Lipse (1586).
   -
 Sacré (Dirk), Juste Lipse et la prononciation du latin, dans Juste Lipse en son temps. (1547-1606), pp. 117-135.
   - Dévière (Élisabeth), L'accentuation du latin selon Juste Lipse., dans Humanistica Lovaniensa, vol. LII - 2003, pp. 179-194.


7. I. Lipsi Satyra Menippæa. Somnium. Lusus in nostri ævi Criticos. Anvers, Plantin, 1581.
[Antverpiæ, / Ex officina Christophori Plantini, / Architypographi Regii.. / M. D. LXXXI.] 31, [1 bl.] p.
   Le pamphlet de Juste Lipse ne lui attira pas que de la sympathie : il s'y moquait des poètes, écrivains et critiques qui n'hésitaient pas, aux fins d'« améliorer » les œuvres des auteurs classiques, à en dénaturer le sens.
Extrait de l'étude de Martial Martin :

   « La Satyre Ménippée constitue l’une des manifestations les plus significatives de cet esprit gallican, pour lequel érudition et action sont intrinsèquement liées : à travers l’exemple de Juste Lipse, qui rédige, en 1581, la première satyre ménippée moderne, l’œuvre cherche des cautions antiques : plus que Varron, dont il ne reste rien ou presque, c’est le Sénèque de L’Apocoloquintose, Pétrone, Apulée, et Lucien qui sont invoqués. Malgré la fréquence des souvenirs mythologiques et historiques, le texte échappe aux écueils du pédantisme : c’est qu’une autre grande figure de l’histoire du genre hante le texte : Rabelais, à la fois présent et distant, caution certes encore indispensable mais déjà difficile à assumer, dans une période charnière que le goût dispute à la verve gauloise. »
Bibliographie :
   - Martin (Martial), L'énigmatique et les mutations de la satyre ménippée de Juste Lipse à John Barclay., dans L'énigmatique à la Renaissance : formes, significations, esthétiques, pp.539-550.

650 euros (code de commande : 30000).

 

[MONS - CONFRÉRIE DE SAINT-JEAN LE DÉCOLLÉ]. Ordo Benedicendi habitum confraternitatis Sancti Joannis decollati, misericordiæ nuncupatæ. Mons, Varret, 1751. [Montibus, ex Typographiâ / J. B. Varret, in Plateâ Ha- / vretanâ propè Forum. 1751.] In-12 sous son brochage d'époque, 12 p., exemplaire en parfait état.
   Cette édition est peu courante : elle n'est citée ni par Hippolyte Rousselle dans sa Bibliographie montoise, ni par Léopold Devillers dans son Supplément à la bibliographie montoise.
   Destinée à assister matériellement et moralement les prisonniers, jusqu'à les accompagner au supplice et à les ensevelir, la confrérie de la Miséricorde, ou de Saint-Jean le Décollé, est bien connue à Mons : ses membres, les « Beubeux », forment un groupe emblématique de la Procession du Car d'Or. Inspirée par une semblable confrérie érigée à Rome en 1488, elle fut créée à Mons en 1699 à l'initiative du prince Henri de Ligne et elle est toujours active de nos jours.
Bibliographie :
   - Federinov (Bertrand), Quatre siècles d'imprimerie à Mons, p. 61.

18 euros (code de commande : 29682*).

 

RETZ (Jean-François Paul de Gondi, cardinal de) — Memoires de Monsieur le Cardinal de Retz. Nouvelle edition, Revûë & augmentée. Tomes I, II, III & IV (complet). Cologne, Roger, 1718. [A Cologne, / Chez David Roger. / M. DCCXVIII. / Avec Aprobation & Permission des Superieurs.] Quatre volumes in-12 plein veau d'époque, dos à 5 nerfs ornés de fers dorés, tranches rouges, reliure frottées et présentant quelques accrocs mais solides, t. I : [1 (titre avec une vignette gravée)], [1 bl.], [12 (avis du libraire au lecteur, notice sur l'auteur)], 538 p., t. II : [1 (titre avec une vignette gravée)], [1 bl.], 542 p., t. III : [1 (titre avec une vignette gravée)], [1 bl.], 523, [1 bl.] p., t. IV : [1 (titre avec une vignette gravée)], [1 bl.], 496 p., le portrait gravé en frontispice du tome I manque.
   Les premières éditions de ces Mémoires ont été publiée en 1717. Si l'édition de Cologne, en 1718, en trois volumes est bien connue, celle présentée ici, en quatre volumes est beaucoup plus rare.
Extrait de l'article de Bourgeois et André :
   L'authenticité de ces mémoires a été niée à plusieurs reprises au XVIIIe siècle : la découverte du manuscrit autographe ne permet plus le doute. En revanche, ils ont été fortement attaqués dès leur apparition. Antoine Bauderon de Sénecé, premier valet de chambre de la reine Marie-Thérèse, femme de Louis XIV, écrivit des Remarques historiques suivies de quelques observations critiques sur un livre intitulé Mémoires de M. le cardinal de Retz (parues dans le Nouveau Mercure, août 1718, p. 3-38). Dans une lettre à Brosselle du 26 mars 1718, J. B. Rousseau les qualifie de « salmigondis de bonnes et de mauvaises choses ». Pour Bazin (Histoire de France sous Louis XIII et sous le cardinal Mazarin), ils n'ont presque nulle part ou la substance ou tout au moins les proportions de la vérité. Sainte-Beuve (Causeries du Lundi) a été au contraire un défenseur de la véracité du cardinal de Retz. En présence de ces opinions contradictoires, le dernier éditeur, Feillet, s'est tenu à une appréciation modérée.
   Si ces mémoires ont une valeur littéraire incontestable, il n'en est pas de même au point de vue historique. Œuvre de passion, écrite par un auteur vaniteux et vantard, qui, même après vingt ans, n'a pas oublié ses haines d'autrefois, ils manquent de bonne foi et de sincérité. Si Retz, s'est abondamment servi du Journal du Parlement et de l'Histoire de mon temps jusqu'à les copier quelquefois textuellement, c'est, non pas pour venir au secours de sa mémoire fléchissante et incertaine, mais pour donner le change, pour tromper sciemment le lecteur. Il n'a été préoccupé que d’une idée, faire son apologie, et, pour cela, accabler celui qui l'avait vaincu, Mazarin, le poursuivre de ses traits acérés, l'accuser d'impéritie et de la ruine de la France, le calomnier même : contre cet homme néfaste toutes les attaques étaient permises et il était du devoir d'un bon Français de se révolter contre celui qui malgré tout restait un étranger, un Italien : Retz a voulu justifier le rôle qu’il avait joué' et il n'a pas craint de transformer le caractère des événements, de les faire tourner à son profil et de mentir effrontément lorsqu'il en était besoin pour sa défense ou l'éloge do sa conduite.
   Il ne faut donc pas rechercher la vérité dans cette œuvre de combat, de polémique contre un homme qui ne pouvait plus riposter. Ces mémoires sont cependant utiles pour une étude générale de la société à l'époque de la Fronde : on y verra quel faible sens moral avaient alors ceux qui luttaient contre le premier ministre, quels mobiles ambitieux et intéressés dictaient leur conduite, à quelles extrémités ils étaient capables de se porter pour satisfaire leurs désirs. Retz possède un art admirable pour composer une scène, dépeindre les personnages principaux avec leurs caractères, leurs travers, leurs passions, leurs projets, et mener les intrigues jusqu'à la fin en graduant l'intérêt : rien de plus curieux que celles où il est le « grand premier rôle » dont il fait le portrait avec un soin infini, une variété parfaite de nuances délicates et de couleurs fortes. Ses mémoires sont à la fois une comédie en cent actes divers et une condamnation de la Fronde.
Bibliographie :
   - Bourgeois (Émile) et André (Louis), Les sources de l'histoire de France. XVIIe siècle (1610-1715), n° 797.

Les quatre volumes : 200 euros (code de commande : 29615).

 

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  ANACREON. Odes.
  
Paris, Du Pont, 1795.
  
Traduction de Pierre Hubert Anson.


 Pour en savoir plus...           20 euros (code de commande : 23450vit1b).

 


  ANDRIEUX. Contes et opuscules, en vers et en prose, ...
  
Paris, Renouard, 1800.
  
Édition originale.

  Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 8615/vit1a).

 

 


[AVRILLOT (Barbe - Marie de l'Incarnation)]. MONTIS (Paul de) — La vie de la vénérable sœur Marie de l'Incarnation...
   
Paris, Gueffier, 1778.
  
Peu courante première – et seule – édition de cette vie de la fondatrice des Carmélites de France.

  Pour en savoir plus...           90 euros (code de commande : 20106/vit1b).

 


  BARÈRE DE VIEUZAC (Bertrand) — La liberté des mers, ... Tomes I, II et III.
  
S.l., s.n., [1798].
  
Une rare édition, publiée dans la clandestinité.

  Pour en savoir plus...           Les trois volumes : 450 euros (code de commande : 25850).

 


  BARRAL (Pierre)] — Dictionnaire portatif, historique, géographique et moral de la Bible.
  
Paris - Auxerre, Musier - Fournier, 1756.
  
Un classique des dictionnaires de la Bible.


 Pour en savoir plus...           120 euros (code de commande : 28244).

 

 


  BARTHÉLEMY (Balthazar-François, marquis de)]. SOULAVIE (Jean-Louis) — Mémoires Historiques et Diplomatiques de Barthelemy.
  
[Paris], s.n., [1799].
  
Rare édition, dont Jean-Louis Soulavie prétendit être l'auteur.

  Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 22624Vit1b).

 

 


  BOILEAU (Nicolas) — Œuvres diverses Du Sieur D***...
   
Amsterdam, Wolfgang, 1689.
  
Édition contenant : le Discours au Roy, l'Art poétique, Le Lutrin et le Traité du Sublime.

  Pour en savoir plus...           100 euros (code de commande : 25362).

 


BRIGNON. De la Paix de l'Ame...
   
Bruxelles, Foppens, 1709.
     Édition originale.

   

   Pour en savoir plus....           40 euros (code de commande : 12610/vit1b).

 


   BURMAN (Caspar). Trajectum eruditum, Virorum doctrina inlustrium...
   
Utrecht, Jurrianus van Paddenburg, 1738.

     Édition originale de cette importante biographie utrechtoise.


   Pour en savoir plus....           150 euros (code de commande : 7478/vit1a).

 


CARRANZA DE MIRANDA (Bartolomé). Summa conciliorum et pontificum à Petro usque ad Julium tertium...
   
Paris, Marnef, 1550.

     Rare édition de l'envoyé de Charles Quint au concile de Trente.


   Pour en savoir plus....           200 euros (code de commande : 25186).

 


  CAYLUS (Marthe-Marguerite, marquise de) — Les Souvenirs de Madame de Caylus ...
  
Maestricht, Dufour et Roux, 1778.
  
Un bon exemplaire de cette édition hollandaise.

  Pour en savoir plus...           80 euros (code de commande : 28862).

 


[CÉSAR]. SCALIGER (Joseph). C. Julii Cæsaris quæ exstant ex accuratissima recensione Joseph Scaligeri...
   
Magdeburg - Frankfurt - Main - Leipzig - Helmstedt, Gerlach - Lüderwald, 1696.

     Joseph-Juste Scaliger, « le Soleil des savants », commente les œuvres de Jules César (1696).


   Pour en savoir plus...           75 euros (code de commande : 26679).

 


  CHAUDON (Esprit-Joseph) — Dictionnaire interprete-manuel des noms latins de la géographie ancienne et moderne...
  
Paris, Lacombe, 1777.
  
Exemplaire avec l'ex-libris de Sulev J. Kaja (pseudonyme du journaliste Jacques Baruch).

  Pour en savoir plus...           90 euros (code de commande : 29122).

 


[CHAUDON (Louis-Mayeul)] — Dictionnaire anti-philosophique...
   
Avignon, Aux dépens de la Société, 1771.

     La réplique de Chaudon au Dictionnaire philosophique de Voltaire.


   Pour en savoir plus...           95 euros (code de commande : 22308vit1b).

 


CHÉNIER (Marie-Joseph) — Timoléon, Tragédie en trois actes...
   Paris, Maradan - Desenne, 1795.

     Timoléon une tragédie qui fit trembler Chénier pour sa tête....

   Pour en savoir plus...           80 euros (code de commande : 23908Vit1b).

 

 


[CLÉMENT XIV]. [CARACCIOLI (Louis-Antoine)] — La vie du pape Clément XIV...
   Paris, Desaint, 1776.

     Giovanni Ganganelli, le pape qui supprima la Compgnie de Jésus.

   Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 26021).

 

 


Constitution de la République française...
   [Bruxelles], [Tutot], [1799].

     Liberté et égalité dans le département de la Dyle.

   Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 17308/vit1a).

 


[COURTANVAUX (F.-C. Le Tellier, marquis de)]. Catalogue des livres de la bibliothèque de feu François-César Le Tellier...
   Paris, Nyon, 1782.

     Le catalogue d'une riche bibliothèque d'un noble du XVIIIe siècle.

 

   Pour en savoir plus...           250 euros (code de commande : 22580vit1b).

 

 


[DUBOIS (Guillaume)]. [MONGEZ (Antoine)] — Vie privée du Cardinal Dubois...
   
Paris, 1789.
  
Un monument de duplicité envers ce personnage-clé de la Régence aux mœurs prétendument dissolues...

  Pour en savoir plus...           80 euros (code de commande : 20055Vit1b).

 


DU PERRAY (Michel). Traité sur le partage des fruits des bénéfices...
   
Paris, Paulus-du-Mesnil, 1742.
  
Un des principaux ouvrages de ce célèbre avocat.

  Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 10393/vit1b).

 

 


FELLER (François Xavier de) — Catéchisme philosophique....
   Liège, Bassompierre, 1787.

     Ouvrage publié pour la première fois
en 1773, sous le pseudonyme de Flexier de Réval, chez Bassompierre, à Liège.

   Pour en savoir plus...           Les trois volumes : 80 euros (code de commande : 27519).

 


[FLEURY (André Hercule de)]. NEUVILLE (Charles Frey de) — Oraison funebre du Cardinal de Fleury...
   Paris, Coignard-Guérin, 1743.

     Un petit chef-d'œuvre d'oraison funèbre.

   Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 22726vit1b).

 


FOUGERET DE MONBRON (Louis-Charles)] — La Henriade travestie en vers burlesques...
   La Haye, Staatman, 1774.

     Une édition vendue chez le librairie bruxellois Gambier, rue de la Madelaine.

   Pour en savoir plus...           45 euros (code de commande : 21290vit1b).

 


[FRÉDERIC II DE PRUSSE]. Poésies diverses...
   Berlin, Voss, 1760.

     Exemplaire du comte Otto zu Stolberg-Stolberg.

   Pour en savoir plus...           75 euros (code de commande : 6785/vit1b).

 


GRAMOND (Gabriel Bartholomé)Historiarum Galliæ ab excessu Henrici IV...
   Amsterdam, Elzevier, 1653.

     Une belle édition elzévirienne.

   Pour en savoir plus...           100 euros (code de commande : 26377).

 


  GUARINI (Battista) — Le berger fidele...
  
Bruxelles, De Smedt, 1705.
  
Édition bien complète du titre-frontispice et des cinq gravure d'Harrewijn.

  Pour en savoir plus...           90 euros (code de commande : 28726).

 


[HAINAUT]. Loix, Chartes et Coustumes du Pays et Conte de Haynault.
   
Mons, Michel, 1598.
  
Rare recueil des cinq volumes essentiels pour l'étude de l'histoire du comté de Hainaut.

  Pour en savoir plus...           800 euros (code de commande : 26067).

 


HAMILTON (Antoine) — Memoires du Comte de Grammont...
   Londres, Dodsley, 1783.

     Exemplaire bien complet des trois portraits gravés et enrichi de l'ex-libris de Richard Howard.

   Pour en savoir plus...           150 euros (code de commande : 28640).

 


HECART (Gabriel) — Essai sur les qualités et propriétés des arbres...
   Valenciennes, Varlé, 1794-1795.

     Une très rare étude sur les arbres du département du Nord.

   Pour en savoir plus...           350 euros (code de commande : 21757vit1a).

 

 


HÉRODIEN. Histoire d'Hérodien.
  
Paris, Veuve Barbin, 1700.
  
Dans la traduction de l'abbé Nicolas-Hubert Mongault.

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HORN (Georg) — Georgi Horni Orbis Politicus Imperiorum...
   Wesel, Hoogenhuysen, 1669.

     Un bel exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur Nicolas Dubois à l'université de Louvain.

   Pour en savoir plus...           75 euros (code de commande : 26314).

 


HOUDAR DE LA MOTTE (Antoine) — Fables nouvelles...
   Amsterdam, Wetstein et Smith, 1727.

     Exemplaire à relier avec 99 gravures.

   Pour en savoir plus...           95 euros (code de commande : 24545).

 


[HUGO (Herman)] — Les pieux sentimens d'une ame chrestienne...
   Paris, De Bats, 1692.

     Livre d'emblèmes, avec 46 gravures.

   Pour en savoir plus...           150 euros (code de commande : 27386).

 


Journal historique et politique - 1775...
   Genève, 1775.

     Avec des articles sur la Turquie, la Russie, la Pologne, la Hollande...

   Pour en savoir plus...           25 euros (code de commande : 21812vit1b).

 


  JULLIEN DE VINEZAC (Joseph-Xavier de) — Les époux malheureux...
  Amsterdam - Paris, Monory, 1780.
  
Édition contenant divers autres textes du même auteur.


 Pour en savoir plus...           45 euros (code de commande : 28702).

 


KURZ (Hermann) — Amussis canonica...
   Prague, Schweiger, 1764.

     Édition peu courante agrémentée de beux ornements typographiques.

   Pour en savoir plus...           125 euros (code de commande : 18781YB).

 


[LACOMBE (Jacques)] — Encyclopédie méthodique. Dictionnaire de toutes les espèces de pêches.
   Paris, Agasse, 1795.

     Bon exemplaire accompagné du Recueil de planches de l'Encyclopédie. Planches des pêches, bien complet des 114 gravures.

   Pour en savoir plus...           Les deux volumes : 500 euros (code de commande : 25900).

 


LA CROZE (Maturin Veyssiere) et FORMEY (Jean-Henry-Samuel) — Abrégé chronologique de l'histoire universelle...
   
Amsterdam, Schneider, 1780.
  
Sixième édition augmentée.

  Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 28042).

 

 


[LANDRY (Pierre)] — La Sainte Messe...
   Paris, Jouenne, ca 1690-1700.

     
Édition entièrement gravée au burin, avec 35 gravures.

   Pour en savoir plus...           100 euros (code de commande : 26820).

 


LA NOUE (Jean-Baptiste Simon Sauvé de) — Œuvres de théâtre de M. de La Noue....
   Paris, Duchesne, 1765.
     
Première édition, en deux volumes, des œuvres de ce dramaturge à succès.

   Pour en savoir plus...           80 euros (code de commande : 25199).

 

 


[LE BOULANGER DE CHALUSSAY] — L'école des amans,...
   Paris, Barin, 1700.
     Où on apprend qu'en un mot, « l'Amour est l'ame de l'ame, la lumiere de l'esprit, la source de toutes les douceurs de la vie même. »

   Pour en savoir plus...           30 euros (code de commande : 18916).

 


LE MIRE (Aubert - Aubertus Miraeus)Fasti Belgici et Burgundici.
   
Bruxelles, Pepermann, 1622.
  
Recueil de près de six cents biographies de saints bourguignons et des Pays-Bas.

  Pour en savoir plus...           200 euros (code de commande : 10460/vit1a).

 


[LOUIS DE FRANCE, dauphin du Viennois]. LOMÉNIE (Charles de) — Oraison funèbre de Louis, Dauphin...
   
Paris, Herissant, 1766.
  
Avec de jolies vignettes gravées d'après Cochin.

  Pour en savoir plus...           25 euros (code de commande : 27137).

 


[LOUIS XVI]. Recueil de huit imprimés et d'un feuillet manuscrit relatifs à la mort de Louis XVI Roi de France.
   
Lieux et dates divers.
  
Un bel ensemble de publications peu courantes.

  Pour en savoir plus...           L'ensemble : 400 euros (code de commande : 25066).

 


  [LOUVAIN - SÉMINAIRE]. Destitution et expulsion des Capucins, Guillaume de Duysborgh et Godefroid d'Alost...
  
Liège, 1787.
  
Rare ouvrage sur les Capucins au temps du Joséphisme.

  Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 28863).

 


[MAINTENON (Françoise d'Aubigné, Madame de)]. [BOSSELMAN DE BELLEMONT] — Maintenoniana...
   
Paris, Costard, 1773.
  
Un livre non autorisé par les censeurs et vendu clandestinement.

  Pour en savoir plus...           90 euros (code de commande : 25134).

 


MARIE (Pierre)La Saincte solitude ou les entretiens solitaires de l'ame...
   
Douai, Belier, 1636.
  
Peu courante édition originale.

  Pour en savoir plus...           75 euros (code de commande : 21291vit1b).

 


  [MASCARENHAS (Jose Freire Monterroio)] — Négociation de la paix de Ryswick.
  
[La Haye], Chez l'auteur, 1697.
  
Édition bien complète en deux tomes reliés en un volume.


 Pour en savoir plus...           40 euros (code de commande : 28302).

 


MAUPERTUIS (Pierre-Louis-Moreau de) — Essai de philosophie morale.
   
Paris, Durand, 1751.
  
Exemplaire de la deuxième édition eu courante de ce classique.

  Pour en savoir plus...           200 euros (code de commande : 21494vit1b).

 

 


  MERCIER (Louis-Sébastien) — Les Tombeaux de Vérone.
  
Neuchâtel, Société Typographique, 1782.
  
Un exemplaire de la peu courante édition originale.


 Pour en savoir plus...           100 euros (code de commande : 28245).

 

[MONS]. Loix, chartres et coutumes du chef-lieu de la Ville de Mons...
   
Mons, Wilmet, 1761.
  
Une édition de cet ouvrage qui rejoint le rayon des curiosités bibliographiques...

  Pour en savoir plus...           200 euros (code de commande : 25969).

 


MONTAGUT (Louis). Histoire de Notre-Dame du Mont-Serrat...
   
Toulouse, Robert, 1749.
  
L'histoire complète du monastère de Montserrat, avant Dan Brown !...

  Pour en savoir plus...           70 euros (code de commande : 28149).

 


  NAUCLERUS (Johannes - Johann Vergenhans). D. Iohannis Naucleri præpositi Tubingen. Chronica.
  
Cologne, Quentel, 1544.
  
Avec 65 vignettes gravées sur bois dans le texte.


 Pour en savoir plus...           480 euros (code de commande : 27953).

 


[NAUDÉ (Gabriel) et PATIN (Guy)]. [LANCELOT (Antoine) et BAYLE (Pierre)] — Naudaeana et Patiniana...
   
Amsterdam, Vander Plaats, 1703.
  
Édition entièrement revue, corrigée et augmentée d'un supplément.

  Pour en savoir plus...           200 euros (code de commande : 19800).

 


[NORMANDIE]. Recueil des ordonnances de Louis XIV. Des mois de Juin 1680, & Juillet 1681. Sur le fait des aides...
   Paris, Saugrain et Prault, 1724.
 
Peu courant recueil sur les impôts, taxes, tailles, gabelles en Normandie.

  Pour en savoir plus...           Les deux volumes : 200 euros (code de commande : 13820/vit1a).

 


Ordonnance de Louis XIV, Roi de France et de Navarre, sur le fait des eaux et forets...
   
Paris, Compagnie des Libraires Associés, 1776.
  
La nouvelle édition de cette ordonnance d'août 1669.

  Pour en savoir plus...           100 euros (code de commande : 22301).

 


[PAIX DE VERVINS]. Memoires de Bellievre, et de Silleri...
   
La Haye, Moetjens, 1696.
  
Le traité qui permit à la France de récupérer une partie de la Picardie.

  Pour en savoir plus...           Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 24870).

 

 


PESTEL (Frederik-Willem) — Les fondemens de la jurisprudence naturelle...
   
Utrecht, J. van Schoonhoven, 1774.
 
Traduction de Fundamenta jurisprudentiae naturalis, delineata in usum auditorum, publié à Leyde, la même année.

  Pour en savoir plus...           50 euros (code de commande : 6344/vit1a).

 


PLINE L'ANCIEN (Gaius Plinius Secundus) — L'Histoire du Monde...
   Paris, Giffart - Morlot - Daufresne, 1622.
 
Une des œuvres les plus importantes de l'Antiquité dans la traduction d'Antoine du Pinet.

  Pour en savoir plus...           600 euros (code de commande : 23369vit1a).

 


PLUCHE (Noël-Antoine) — Le spectacle de la nature. Tome V.
   Paris, Estienne, 1755.
 
Exemplaire bien complet des 21 gravures.

  Pour en savoir plus...           80 euros (code de commande : 19511/vit1a).

 


[PORCELAINE - HALLEY]. Très rare carton publicitaire.
   Paris, Fion XVIIIe s.
 
Le faïencier de la rue Montmartre à Paris.

  Pour en savoir plus...           20 euros (code de commande : 23550*).

 


PORTIS (Leonardus de) et AQUILE (Ioannis) — De Re pecuniaria antiqua...
   Cologne, Mameranus, 1551.
 
Un ouvrage particulièrement rare...

  Pour en savoir plus...           500 euros (code de commande : 24500).

 


[PROTESTANTISME]. La Confession de foy des Eglises Reformées des Païs-Bas...
   Leyde, Luzac, 1769.
 
Un ouvrage essentiel pour la connaissance de l'histoire de la Réforme.

  Pour en savoir plus...           120 euros (code de commande : 24635vit1a).

 


RETZ (Jean-François Paul de GONDI, Cardinal de) — Mémoires du Cardinal de Retz...
   Genève, Fabry & Barillot, 1777.
 
Mémoires particulièrement utiles pour une étude générale de la société à l'époque de la Fronde.

  Pour en savoir plus...           Les quatre volumes : 90 euros (code de commande : 16506/vit1a).


[RÉVOLUTION BRABANÇONNE]. Voyage de la moderne philosophie en Brabant...
  
Lille, 1791.
  
Rare édition que Renaud Gahide ne mentionne pas dans son Inventaire des pamphlets de la Révolution brabançonne conservés au Musée royal de l'armée.

  Pour en savoir plus...           80 euros (code de commande : 21292vit1a).

 


[RÉVOLUTION FRANÇAISE - LOUIS XVI]. Recueil de huit ouvrages sur la Révolution française et sur la mort de Louis XVI.
   
Lieux et dates divers.
  
Un bel ensemble de publications peu courantes.

  Pour en savoir plus...           L'ensemble : 600 euros (code de commande : 29374).

 


[RICHELIEU (Louis François Armand Duplessis, duc de)]. Mémoires du Maréchal Duc de Richelieu...
T. I-IV : Londres- Marseille-Paris, Bosse-Mossy-Buisson, 1790. T. V-IX : Paris-Lyon-Londres, Buisson-Bruyset-Deboffe, 1793.
  
L'édition complète en neuf volumes par l'abbé Soulavie.

  Pour en savoir plus...         L’ensemble : 225 euros (code de commande : 25444vit1a).

 


ROHAN (Henri II, duc de)] — Les memoires du duc de Rohan...
Amsterdam, Hoogenhuysen, 1693.
Relié avec :
Memoires de Messire Jacques de Saulx, comte de Tavannes...
Cologne, Pierre Marteau, 1691.
  
Bel ensemble de ces précieux mémoires.

  Pour en savoir plus...         250 euros (code de commande : 19600).

 


  ROUSSEAU (Jean-Baptiste) — Œuvres de Jean-Baptiste Rousseau. Tomes I, II, III & IV.
  
Bruxelles-Paris, Didot, 1755-1757.
  
Édition « avec les épigrammes, genre pour lequel Rousseau avait un réel talent, servi par une méchanceté qui fit le malheur de la seconde moitié de son existence. »

  Pour en savoir plus...           Les quatre volumes : 90 euros (code de commande : 29295).

 


ROUSSEAU (Jean-Baptiste) — Odes, cantates, épitres et poésies diverses... Tomes I & II.
Paris, Didot, 1799.
  
Édition complète en deux volumes.

  Pour en savoir plus...         Les deux volumes : 40 euros (code de commande : 26901).

 


[ROUSSEL DE LA TOUR (Claude-Pierre)] — La Richesse de l'État...
Relié avec :
La taille réelle.
Lettre d'un avocat de Paris [...] sur l'Écrit qui a pour Titre, Richesses de l'Etat...
S.l.n.d.
  
La réforme de l'impôt vue par Claude Pierre Roussel de La Tour.

  Pour en savoir plus...         60 euros (code de commande : 26342).

 

 


SAGE (Balthasar-Georges) L'Art d'essayer l'or et l'argent...
Paris, Imprimerie de Monsieur, 1780.
  
Comment obtenir de l'or pur, ouvrage dans lequel l'auteur nous apprend également que le plomb ne contient pas d'or...

  Pour en savoir plus...         100 euros (code de commande : 21956).

 


SAINT-FOIX (Germain-François Poullain de) — Œuvres de theatre de Monsieur de Saintfoix... Tomes I et II (complet).
Paris, Prault fils, 1748.
  
L'Oracle - Pirrha & Deucalion - Les Veuves turques - Le Silphe - L'Isle sauvage - Les Grâces - Julie ou l'Heureuse épreuve - Divertissement à l'occasion du mariage de M. le Dauphin avec la Princesse de Saxe - Égérie - Le Double déguisement - Zéloïde, tragédie - Arlequin au serrail.

  Pour en savoir plus...         Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 24964).

 


SANCHEZ (Thomas) — Compendium totius tractatus de S. Matrimonii sacramento...
Cologne, Henning, 1623.
  
Curieux traité du mariage décrivant tous les raffinements de la luxure...

  Pour en savoir plus...         150 euros (code de commande : 12129/vit1b).

 


SANTEUL (Jean de, dit aussi Jean-Baptiste Santeul) — Hymni Sacri et Novi...
Paris, Thierry, 1689.
  
Édition peu courante (provenant de la bibliothèque d'Henri Delmotte) de ce recueil d'hymnes.

  Pour en savoir plus...         80 euros (code de commande : 12864/vit1a).

 


SCARRON (Paul) — Le Virgile travesty en vers burlesques... Tomes I et II (complet).
[Amsterdam], [Abraham Wolfgang], 1668.
  
Édition bien complète de toutes les gravures.

  Pour en savoir plus...         Les deux volumes : 200 euros (code de commande : 22147vit1b).

 

SCHNEIDEWIN (Johannes). In quatuor Institutionum Imperialum...
   
Strasbourg et Francfort, Dolhopff & Zetzner, 1664.
   
Cet ouvrage est l'œuvre « qui a fait une réputation immortelle » à son auteur.

   Pour en savoir plus...

150 euros (code de commande : 8/59/vit1a).

 


  SCUDERY (Georges de) — Alaric, ou Rome vaincue, ...
  Paris, Courbé, 1655.
  
Exemplaire aux tranches peines et bien complet de toutes ses gravures.

  Pour en savoir plus...           150 euros (code de commande : 28774).

 

 


  SENAULT et BEREY — Les nouveaux exemplaires des Escritures financieres et Italiennes bastardes, ...
  
Paris, Jean, [ca 1790].
  
Très rare recueil de planches de modèles d'écriture.

  Pour en savoir plus...           200 euros (code de commande : 29009).

 


  STAEL (Germaine de) — De l'influence des passions...
  Lausanne, Mourer - Hignou et Cie, 1796.
  
Une très peu courante édition.


 Pour en savoir plus...           200 euros (code de commande : 28683).

 


  SUÉTONE (Caius Suetonius Tranquillus) — Caius Suetonius Tranquillus. Cum annotationibus diversorum.
  
Amsterdam, Elzevier, 1650.
  
De Jules César à Domitien, Suétone dévoile la vie des Douze Césars...

  Pour en savoir plus...           30 euros (code de commande : 29025).

 

THÉRÈSE D'AVILA — Les oeuvres de sainte Therese divisées en deux parties...
   
Paris, Le Petit, 1670.
   
Première édition de la traduction française des œuvres de sainte Thérèse d'Avila.

   Pour en savoir plus...

400 euros (code de commande : 19856).

 

[THÉVENEAU DE MORANDE (Charles)]. Le Gazetier Cuirassé...
   
[Londres], 1771.

   Édition d'un des plus fameux écrits de chantage.

   Pour en savoir plus...

120 euros (code de commande : 10295/M).

 

TOLET (François) — Traité de la lithotomie...
 
  Paris, Muguet, 1708.

   Un des plus fameux traités sur ce sujet.

   Pour en savoir plus...

120 euros (code de commande : 19007vit1b).                  

 


  [VIGLIUS VAN AYTTA (Wigle van Aytta van Zwichem)]. RAOUX (Adrien-Philippe) — Essai d'un éloge historique de Viglius de Zuichem, d'Aytta, ...
  
Bruxelles, 1787.
  
Un grand serviteur de Charles-Quint : Wigle Aytta van Zwichem.

  Pour en savoir plus...           45 euros (code de commande : 25639vit1b).

 

 

 


VIRGILE — L'Eneide di Virgilio del Commendatore Annibal Caro.
  Paris, Quillau, 1760.
  
Édition illustrée de 32 gravures.

  Pour en savoir plus...           Les deux volumes : 200 euros (code de commande : 18800YB).                     

 


[VOLTAIRE]. [NONNOTE (Claude)]. Les erreurs de Voltaire. Tomes I et II (complet).
  Liège, Collette, 1766.
  
Ouvrage qui valut à l'abbé Nonnote la rancune de Voltaire....

  Pour en savoir plus...           120 euros (code de commande : 12557/vit1).                     

 


VOSSIUS. De Historicis latinis libri III...
Leyde, Maire, 1651.
Deuxième édition de cet important recueil bio-bibliographique des historiens de langue latine de l'Antiquité au XVIe siècle.

  Pour en savoir plus...           200 euros (code de commande : 11972/vit1a).                     

 

 



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