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    Afin d'éviter la répétition de la consultation systématique de toutes les pages du catalogue pour y découvrir les nouvelles entrées, nous vous proposons une liste de nouveautés le 1er et le 15 de chaque mois. A chaque nouvelle mise à jour, les ouvrages invendus sont intégrés dans le catalogue général et les autres sont retirés.

   Si vous le souhaitez, nous pouvons vous avertir de la réalisation de chaque nouvelle mise à jour ; il vous suffit d'adresser un message à courrier@loiseaulire.com (en cas de problème de communication : librairieloiseaulire@gmail.com) en y indiquant : abonnement à la liste de nouveautés ou de compléter et de nous renvoyer le formulaire ci-dessous :

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MISE À JOUR DU
MARDI 17 MAI 2022

 

ANTRIM (Donald) — Votez Robinson. Traduit de l'anglais (États-Unis) par Robert Pépin. Paris, Éditions de l'Olivier, 2000. In-8° collé, 198 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Rien ne va plus depuis que Jim Kunkel, l'ancien maire, a tiré sans discernement des missiles Stinger dans le Jardin botanique, provoquant ainsi la mort de nombreux pique-niqueurs. L'ordre civil vole en éclats, la ville rose, avec ses glycines, ses palmiers, ses senteurs de fruit pourri, bascule dans le terrorisme urbain. La mort rôde dans les rues, des bombes explosent au loin dans les marais. Les habitants creusent des tranchées.
   Trouveront-ils en Robinson – instituteur moraliste, historien amateur, convaincu de sa mission politique – l'homme de la situation ? C'est compter sans l'amour démesuré qu'il porte à sa femme, et les étranges rituels que celle-ci pratique à la lueur de la lune.
   On retrouve ici les obsessions favorites de Donald Antrim, déjà présentes dans Les Cent Frères : le chaos, le meurtre rituel, le démembrement cannibale et magique. Votez Robinson est un roman « électrique », plein d'humour et d'émotions, un véritable conte de notre temps.
   Donald Antrim vit à New York. Avec Rick Moody, David Foster Wallace, mais aussi James Saunders ou Colson Whitehead, Donald Antrim appartient à une génération d'écrivains dont la plupart ont été révélés par le New Yorker. Ces petits-fils de Thomas Pynchon partagent la même fascination pour les formes les plus extrêmes du désordre.

8 euros (code de commande : 32316).

 

ARIÈS (Philippe)Images de l'homme devant la mort. Paris, Seuil, 1984. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 276 p., nombreuses illustrations en noir et quelques-unes en couleurs (ces dernières hors texte), exemplaire en très bon état.
Sur la jaquette :
   La relation entre la mort et la culture : ce thème essentiel aux recherches historiques modernes, Philippe Ariès l'éclairé ici de manière tout à fait originale. Organisant en une subtile polyphonie les attitudes individuelles et collectives depuis la préhistoire, s'appuyant de façon exclusive sur des séquences d'images, il compose, à la manière des cinéastes qu'il admire, un portrait visuel saisissant des rapports entre l'homme et la mort en Occident.
   Car la matière de ce livre, c'est une illustration d'une particulière richesse : plus de quatre cents documents venus d'Europe et d'Amérique, qui montrent des œuvres d'art célèbres, mais aussi des monuments et des sites, des allégories, des figures et des objets peu ou mal connus.
   Ainsi Philippe Ariès commente-t-il -une série de réalités et de symboles qui expriment le lien complexe et ambigu qui, au cours des siècles, attache l'homme à sa fin dernière : le cimetière, le tombeau avec ses attributs et ses métamorphoses (l'épitaphe, le gisant représenté mort ou vif, le priant, le portrait), la mort privée ou publique, le squelette, les pompes funèbres, le purgatoire, l'au-delà, la réincarnation, la tentation du néant, la mort de l'autre et le grand émoi romantique...
   Des sarcophages de Saint-Victor de Marseille à la nécropole médiévale de Marville et aux magnifiques tombeaux baroques d'Italie et d'Espagne, des toiles visionnaires de Baldung Grien aux vanités et aux anamorphoses des XVIIe et XVIIIe siècles, des boîtes à crâne bretonnes aux statues hyperréalistes du cimetière de Gênes et aux mourning pictures des États-Unis d'aujourd'hui, voici la mort à l'œuvre, la mort en œuvres, c'est-à-dire en images. Car, nous avertit Ariès, « la mort est iconophile. L'image reste le mode d'expression le plus dense et le plus direct de l'homme devant le mystère du passage. ». Une plongée fascinante aux sources de l'histoire, de l'art et, paradoxalement, de la vie. Le premier livre-caméra de l'école historique française.

30 euros (code de commande : 32335 - vendu).

 

ARNOULD (Maurice-A.) — Acquits ou documents justificatifs rendus par le receveur des aides de Hainaut à l'appui de ses comptes (1496-1540). Bruxelles, Palais des Académies, 1941. In-8° broché, 169 p., (collection « Commission Royale d'Histoire »), décharges d'adhésif sur la couverture.
Table des matières :
   Introduction.
   A. Recette : cahiers de répartition d'aides (1 à 4).
   B. Dépenses :
      1) Vacations du receveur des aides et de ses subordonnés (5 à 30).
      2) Paiements et dons en argent effectués pour le compte du gouvernement central (31 à 37).
      3) Rentes assignées sur le revenu des aides :
         a) Quittances (38 à 70).
         b) Documents de comptabilité (71 à 72).
      4) Paiements divers effectués pour le compte des États de Hainaut : messages, missions, etc. (73 à 81).
      5) Frais de déplacement des députés hennuyers aux États Généraux (82 à 84).
      6) Dons en argent, effectués pour le compte des États de Hainaut (85 à 88).
   Table chronologique.
   Table onomastique.

10 euros (code de commande : 32363).

 

AUFSCHNEIDER (Pierre) — Initiation à la reliure à l'usage des amateurs et des débutants. Enseignement recueilli par L. Ombrédanne. Paris, Flammarion, 1952. In-8° broché, 165 p., illustrations, (collection « Manuels d'Initiation »), bon exemplaire malgré une petite tache sur la première page de la couverture.
Préface :
   Nous ne pensons pas qu'un livre, et à plus forte raison un manuel élémentaire, puisse jamais se substituer à l'enseignement d'un maître, en matière de reliure.
   Il est certains gestes qu'aucune description ne saurait remplacer ; il faut avoir vu, pour essayer d'imiter.
   Pourtant les opérations successives de la reliure sont à ce point nombreuses et méticuleuses que l'élève, s'il veut les retenir, doit les noter à mesure qu'il les voit exécuter.
   Ce sont des notes de ce genre, rédigées et revues par le maître, que nous apportons aujourd'hui.
   C'est un aide-mémoire plutôt qu'un traité.
   Tel qu'il est, il nous paraît capable de rendre aux débutants et aux amateurs des services non négligeables.
   Les dessins qui figurent dans ce petit livre n'ont aucune prétention artistique. Ce sont de simples schémas dans lesquels un homme averti pourrait relever des erreurs grossières de la perspective la plus élémentaire.
   Mais l'expérience nous a montré qu'un mauvais schéma exécuté dans l'esprit du texte vaut mieux, pour l'enseignement, qu'un dessin irréprochable ne mettant pas en valeur le détail qu'il s'agit d'expliquer.

13 euros (code de commande : 32345 - vendu).

 

AUGIÉRAS (François) Domme ou L'essai d'occupation. [Avant-propos de Jean Chalon.] S.l., Fata Morgana, 1982. In-8° broché sous couverture à rabats, 177 p., exemplaire du tirage courant de l'édition originale imprimé sur vélin teinté à 1200 exemplaires, rare.
Avant-propos : Un médium, un suspect, un précurseur.
   Avec Domme ou L'essai d'occupation, François Augiéras devrait connaître cette gloire posthume qui passe, absurdement, pour être la récompense des écrivains méconnus, rejetés par leur époque.
   De son propre aveu, Augiéras savait qu'il était en avance sur son temps. Il en paya le prix : le refus de Domme par plusieurs éditeurs dont je tairai pudiquement le nom. Il s'en affecta. Un mois avant sa mort, en décembre 1971, dans un hospice où il avait trouvé refuge après une vie d'aventures, de dénuements et d'exaltations multiples, il s'interrogeait encore sur les raisons de l'échec de Domme et m'écrivait :
   – Ce texte est-il vraiment maudit ? Domme est-il impubliable ? J'imagine ce texte comme étant le plus lisible de mes livres, le plus clair, le mieux construit...
   Il ne se trompait pas. En effet, c'est le plus lisible, le plus clair, le mieux construit de toute son œuvre. Son chef-d'œuvre, à mon avis, et un dangereux chef-d'œuvre dont les séductions, les enseignements, les initiatives vous entraîneront plus loin que vous n'avez jamais osé l'espérer.
   Je n'ai jamais rencontré François Augiéras, hélas. Je peux maintenant répéter cet « hélas » jusqu'à la fin de mes jours. Je me contentais d'admirer ses livres avec passion, craignant, stupidement, que l'homme soit inférieur à l'auteur du Vieillard et l'enfant ou du Voyage au Mont Athos alors que les lettres qu'il m'adressait me prouvaient le contraire. L'homme et l'écrivain, pour une fois, étaient à égalité. Il m'écrivait : « Je suis un médium au dernier degré, possédé, hanté. Je me sens surveillé : on ne me reproche rien, mais je suis suspect de tout », ou « Venue d'Europe Centrale et Orientale, une première vague d'artistes, de musiciens semble avoir apporté un sang neuf à l'Occident au début de ce siècle. Je me demande parfois si je ne suis pas le précurseur d'une seconde vague, venant, elle aussi, de l'Est des steppes ».
   Ce médium, ce suspect, ce précurseur ressemble comme un frère au narrateur de Domme. Et puisque nous vivons sous le règne du Saint Document, je vous dirai que chaque chapitre de Domme a été vécu. De lettre en lettre, Augiéras me contait les événements, les rencontres qui formèrent cet essai d'occupation. Quand il mit le point final à ce livre, c'est aussi sa vie qu'il achevait. Il ne l'ignorait pas. L'une de ses dernières lettres, reçue le 9 novembre 1971, pourrait servir de préface à Domme. La voici :
   « Je t'ai écrit hier, je t'écris aujourd'hui pour le plaisir, n'ayant aucune nouvelle bien remarquable à te donner. Je demeure désolé de ne pas te voir en
Périgord...
   Au désert, on oublie vite la civilisation, le temps : de retour en France, j'ai acheté des revues, des journaux. À nouveau dans mon siècle je me rends compte à quel point Domme est actuel.
   Ce texte est en plein dans l'époque !
   (...) Qu'il est actuel le récit de cet être, a-social, mutant, extra-terrestre ou non, peut-être fou, qui, à l'hospice de Domme, au fond des bois du Périgord, décide, non seulement de fuir une civilisation qui lui est étrangère, mais encore décide d'inventer à lui seul une civilisation différente, et de vivre comme bon lui semble dans les cavernes dominant la rivière.
   Avec ou sans l'approbation de la gendarmerie !
   C'est de la contestation agressive, et cela va au-delà de la contestation ; car il invente un autre monde, un art, une musique, une civilisation inconnus...
   Qui plus est, l'histoire est vraie. Étienne Lalou, Christian Bourgois, toi-même, avez été alertés par moi, il y a deux ans, quand on a tenté de m'interner. On m'a cru fou, avant d'admettre que je jouissais de la plénitude de mes facultés mentales, mais que l'électro-encéphalogramme révélait parfois une activité psychique inconnue...
   (...) Loin de moi la pensée d'influencer les « lecteurs en maison » d'édition, ni ton propre jugement sur ce manuscrit... ; simplement, je vois que je suis de mon siècle, parfois... en avance sur mon siècle et j'avais à cœur de le dire.
   Au reste, cette rapide analyse peut t'aider à décider un éditeur. »
   On connaît la suite. Je ne parvins à décider aucun éditeur. Et François Augiéras est mort le 13 décembre 1971 sans avoir tenu entre ses mains un exemplaire de ce Domme ou L'essai d'occupation que Fata Morgana publie aujourd'hui.

18 euros (code de commande : 32339 - vendu).

 

AUGIÉRAS (François) Le voyage des morts. S.l., Fata Morgana, 1979. In-8° broché sous couverture à rabats, 216 p., édition sur papier vergé dont le tirage est limité à 1000 exemplaires, mention manuscrite sur la page de garde.
La première édition de ce texte fut publiée à La Nef en 1959 sous le pseudonyme Abdallah Chaamba.
Préface :
   J'ai commencé d'écrire en Afrique, la nuit, sur les toits de terre sèche. Cette volonté de survivre à travers une œuvre d'Art, à l'occasion d'une aventure imprévisible, n'aurait eu en soi rien de dramatique, si elle n'avait été le fait d'un être aussi primaire ; je n'étais rien, je ne savais rien, je craignais de mourir ; j'appris le français mot par mot.
   Ce premier livre fut écrit au nord de l'oasis d'El Goléa dans des conditions d'une cruauté peu commune. Me sauvèrent le goût du jeu, une gaieté féroce un peu dansante ; je ne voulus voir dans le thème du Vieillard et l'enfant qu'un jeu barbare sous le ciel étoile, qu'une admirable partie d'échecs. Au Sahara j'habitais dans un fort ; sous la splendeur des astres étais-je à tout jamais coupé des autres hommes, devais-je survivre, atteindre mon époque ? J'écrivais chaque soir à la lueur d'une petite lampe ; désespéré, sans une réponse humaine, je commençais d'être un artiste qui regardait le ciel, qui rencontrait l'Éternel au plus profond de son destin, parmi les sables du désert. La flamme sereine de ma lampe approfondissait le charme des ténèbres ; dans le silence de la fin de la nuit je conçus bien que l'aventure de mes livres en couleur, d'Afrique expédiés partout jusqu'à l'Océanie, serait un jour envisagée comme un trait d'une rare audace, comme un accord secret avec le monde, comme une agression autrement plus émouvante que l'Art Moderne agonisant. M'enchantait l'éblouissante cruauté de ma vie.
   J'allais vers la conquête d'un style. Qu'avais-je lu ? Nietzsche, Sade, Rimbaud. Qu'avais-je vu ? Le Musée de l'Homme. Si l'on veut bien se souvenir de cette pauvreté d'une part, et de l'autre considérer ma solitude en Afrique, l'on peut concevoir à quel point j'étais, hors de l'Europe, au cœur même, sans le savoir, de la culture actuelle. Disons une expérience involontaire, une équation aux données d'une simplicité jamais réalisée, aux conséquences dont l'orientation serait décisive. Pour moi d'abord. Si Le vieillard et l'enfant n'avait été qu'un jeu barbare, Le voyage des morts devait être une conquête, la résolution de l'équation.
   Une erreur assez remarquable fut alors la mienne. Au Soudan, lisant Les voix du silence, je fus persuadé que la pensée de Malraux était celle de l'Europe que j'ignorais parfaitement, d'une élite héritière de la noblesse des hommes, modifiée, atteinte par Sumer, par l'Égypte, par le message des morts, par la présence des dieux. L'Occident fut pour moi : Sade, Nietzsche, Rimbaud, ET la Résurrection. Tant d'appels ne firent qu'approfondir ma solitude sous le ciel étoile, j'acceptai ma part d'éternité, ce qui me séparait des hommes, m'accordait à l'au-delà.
   Dois-je regretter mon erreur, ma solitude maintenant désespérée : l'élite pour laquelle j'écrivais n'existe pas. L'Europe sans âme, avec Malraux, qui ressuscite les Dieux à l'usage des lecteurs des numéros d'été de la nouvelle N.R.F. ne me pardonnera jamais de l'avoir crue hantée ; d'avoir été atteint par la Résurrection qui l'honore et la dépasse, dont elle ne sait que faire ; d'avoir gravi, meurtri, sanglant mais victorieux, marche à marche, mon escalier vers les astres ; d'avoir cru en l'au-delà clamé par tous les resurgis des nécropoles ; d'avoir refusé de me soumettre à la civilisation de Paris. S'il me fallait la définir, je serais tenté de répondre : la seule qui n'incarne pas les valeurs qu'elle prétend siennes.
   Il est beau que du désert une voix se soit élevée, assez humble pour n'être pas indigne de la Résurrection des Dieux.
   L'Europe demeure ce qu'elle était sous les César, grossièrement coupée de l'Éternel. Contre elle j'ai conquis mon style et ma survie ; jadis j'aurais lutté contre Rome. D'abord un style de vie, des mœurs datant des premiers temps du Monde ; je perdis jusqu'au souvenir que j'avais de l'Occident, et je tremblais de joie. Mon écriture aussi : agressive, émue. J'ai cru à mon âme éternelle, à mon double. Mot par mot j'ai conquis ma liberté, qui m'accordait à Dieu. Devinant pourtant que cette panique, si émouvante qu'elle soit, me faisait passer à côté d'un admirable sujet.
   À côté d'une réalité si puissante qu'elle participait de l'Éternel. Quand l'ai-je acceptée sans réserve ? Je n'en sais rien, de même qu'il m'est impossible de savoir à quel endroit mes livres ont commencé de n'être plus d'un enfant. Étais-je un écrivain ? Que l'être assez primaire que j'ai toujours été signifia surtout par sa vie : lorsque j'en fus persuadé je devinai quelle victoire pourrait être la mienne, à quel point serait moderne la notion de réalité si forte qu'elle atteint l'au-delà. En fait une modification volontaire du destin individuel serait proprement géniale, après l'acceptation cohérente des conséquences de la culture actuelle.
   Le voyage des morts : il y a dans ce livre toute une mentalité, autant de candeur que de férocité orientées vers les astres, une irrémédiable sauvagerie ; je me suis parfois demandé qui pourrait aimer ça, quand je rencontrai la solitude, le silence et la mort.

13 euros (code de commande : 32338).

 

[BALZAC (Honoré de)]. L'Année Balzacienne 1961. Paris, Garnier, 1961. In-8° broché sous jaquette illustrée d'éditeur, 344 p., exemplaire en bel état.
Table des matières :
   I. Nouveautés biographiques.
      - Laurence la mal aimée (documents inédits), par M. Fargeaud.
      - Henry le trop aimé (documents inédits), par M. Fargeaud et R. Pierrot.
      - Vers la rue Fortunée (dernière lettre de Balzac à Anna Mniszech), par R. Pierrot.
      - La maison infortunée (lettres inédites sur la dernière maladie de Balzac et sur les sentiments de sa veuve), par A. Lorant.
   II. Fragments retrouvés.
      - Une chronique italienne avortée : « Douleurs de Mère », par R. de Cesare et P. Laubriet.
      - Un projet d'Etude de femme : « Les Amours d'une Laide », par H. Gauthier.
   III. Études historiques et littéraires.
      - Deux aspects inconnus du saint-simonisme de Balzac, par J.-H. Donnard.
      - Qui est des Lupeaulx ?, par A.-M. Meininger.
      - Sur quelques personnages d'« Un Grand Homme de Province à Paris », par W. Conner.
      - « La Muse du Département » et le thème de la femme mal mariée chez Balzac, Mérimée et Flaubert, par J. Pommier.
      - Jules Janin inspirateur de Balzac. Une source inattendue de « Massimilla Doni », par G. Fainas.
      - Le « Retour des Personnages » dans « La Comédie humaine ». Avantages et inconvénients du procédé, par F. Lotte.
      - Les variantes du texte de « La Grenadière », par M. Le Yaouanc.
      - Balzac et « Le Siècle ». À propos du Fume corrigé, par P. Laubriet.
   IV. Variétés.
      - L'imprimerie Balzac et la défense de la liberté individuelle, par P.-A. Perrod.
      - Notes sur l'Issoudun de « La Rabouilleuse », par R. Guignard.
      - Balzac et le Cinéma, par R. Jeanne et Ch. Ford.
   V. Documentation.
      - Calendrier balzacien (Année 1829), par J.-A. Ducourneau et R. Pierrot.
      - Revue critique, par S. Bérard, J.-H. Donnard, J.-A. Ducourneau, P. Laubriet, M. Le Yaouanc, A.-M. Meininger.
      - Bibliographie balzacienne {Année 1960), par J.-A. Ducourneau, R. Pierrot, R. Rancœur.
      - Balzac à l'étranger, par J.-W. Conner, Ch. Gould, T. Hiraoka, R. Samarine.
      - Informations et nouvelles.

10 euros (code de commande : 32346).

 

BARTHELME (Donald) — La ville est triste. [Titres originaux : City Life, Sadness.] Traduit de l'anglais par Christiane Verzy. Paris, Gallimard, 1978. In-8° broché, 170 p., (collection « Du Monde Entier »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Le thème de cette série de nouvelles, extraites de deux recueils publiés en anglais sous les titres City Life et Sadness, est la vie citadine et son rythme chaotique, ses terreurs, ses merveilles. Un jeune homme est accablé par la double vision de son père pleurant dans son lit et se faisant écraser sous les roues d'un carrosse. Au « Musée Tolstoï », l'auteur s'ébahit devant les quelque trente mille portraits du comte Tolstoï. Il se mêle aux visiteurs et une tristesse s'empare de lui devant cette iconographie délirante : il comprend que ce qu'il a de mieux à faire, c'est de relire Tolstoï. La « Montagne de verre », qui se dresse au coin de la 13e Rue et de la Huitième Avenue et dont un personnage tente l'escalade est une image kafkaïenne de New York. Un tour de force, comme le récit intitulé « Phrasé », qui est formé d'une seule et longue phrase qui s'étale sur dix pages, montre que la forme joue, chez Donald Barthelme, un rôle aussi important que le fond.
   C'est en vain que l'on cherche à cerner le sens et l'esprit de ces textes. C'est comme saisir les ailes d'un papillon : la poussière vous reste sur les doigts. Un esprit caustique, une moquerie hautaine et légère envers les idées à la mode, une tendresse ironique et un peu amère sont les caractéristiques de son talent. Le style de Donald Barthelme, d'une extraordinaire richesse, recourt tantôt au dialogue, tantôt au monologue intérieur, tantôt à la description d'un pays imaginaire (qui pourrait être situé dans la Grande-Garabagne de Michaux), tantôt à l'écriture automatique des surréalistes, mais il est toujours brillant et efficace.
   Donald Barthelme est né en 1932 à Philadelphie. Il fait ses études à Houston, Texas, et se consacre au journalisme. Après avoir fait son service militaire en Corée et au japon, il devient l'un des directeurs d'une revue artistique et littéraire : Location. Ses récits et nouvelles sont couramment publiés dans le New Yorker, Contact, New World Writing et Harper's Bazaar. Il vit à New York.

8 euros (code de commande : 32315).

 

BARTHORP (Michael) — Blood-Red Desert Sand. The British Invasions of Egypt and the Sudan 1882-1898. London, Cassell & C°, 2002. Grand in-8° sous reliure souple d'éditeur, 190 p., nombreuses illustrations, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Beautifully illustrated from the work of pioneer war photographers, this vivid account of the Victorian army at war begins with the British invasion of Egypt in 1882. Landed to secure the Suez Canal, it made short work of the Egyptian forces but found a new and far more dangerous opponent in the Sudan. There, the Dervishes defeated the Egyptians too, and wiped out a British-led expedition commanded by General Hicks. Prevarication in London left the army little time to rescue General Gordon, besieged in Khartoum by overwhelming numbers of Sudanese. The stage was set for a Victorian tragedy.

13 euros (code de commande : 32351).

 

[BELGIQUE - PAYS-BAS AUTRICHIENS]. Liste chronologique des édits et ordonnances des Pays-Bas autrichiens, de 1700 à 1750. Bruxelles, Devroye et Cie, 1851. [Bruxelles, / Em. Devroye et Ce, Imprimeur du Roi, / rue de Louvain. / 1851] In-8° broché, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], XXXIV, [1 (titre)], [1 bl.], 492 p., petits cachets humides ex-libris effacés, exemplaire en grande partie non coupé, dos fragile.
Extrait du Rapport au Roi relatif à la création de la Commission chargée de la publication des lois et ordonnances :
   Sire,
   Les lois et autres dispositions qui régissaient les divers pays composant la Belgique actuelle n'ont jamais été recueillies que d'une manière incomplète : ces collections, d'ailleurs, dépourvues de tout caractère officiel, s'arrêtent pour la plupart vers la seconde moitié du dernier siècle, c'est-à-dire précisément à l'époque dont la législation a conservé le plus de points de contact avec les intérêts encore ouverts.
   Il serait donc d'une haute utilité, non-seulement de rechercher et de publier les documents appartenant à cette dernière période, mais encore de compléter et peut-être même de reproduire en un seul corps tous les monuments de notre ancienne législation.
   Déjà l'arrêté royal du 15 octobre 1852 a prescrit un premier classement des archives existant dans les différents dépôts. L'exécution qu'a reçue cet arrêté peut être considérée comme un acheminement vers les travaux qu'il s'agit aujourd'hui d'entreprendre. Cependant, lorsque tous les matériaux auront été réunis, lorsque l'on aura recueilli toutes les dispositions qui ont régi l'ancienne Belgique, il restera encore à rechercher dans quelles parties du pays ces diverses dispositions ont été en vigueur. Ce ne sera que lorsque ces difficultés préliminaires auront été résolues, qu'il sera possible de procéder à une coordination dont le plan ne pourrait être arrêté dès à présent.
   J'ai l'honneur, Sire, de proposer à Votre Majesté de confier les travaux préparatoires de la publication dont je viens d'exposer les bases principales à une commission composée d'hommes versés dans la connaissance de nos anciennes institutions.
         Le Ministre de la Justice,
         Baron J. d'Anethan.

25 euros (code de commande : 32357 - vendu).

 

BOIGNE (Adèle d'Osmond, comtesse de Boigne) — Mémoires de la comtesse de Boigne née d'Osmond. Récits d'une tante. Édition présentée et annotée par Jean-Claude Berchet. Tome I : Du règne de Louis XVI à 1820. Tome II : De 1820 à 1848. Paris, Mercure de France, 1971. Deux volumes in-8° brochés sous couvertures à rabats, 541 et 510 p., (collection « Le Temps Retrouvé », n° 23 et 24), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Couvrant près de soixante-dix ans du siècle le plus agité de notre histoire, les Mémoires de la comtesse de Boigne, qui a rencontré et fréquenté tous les grands acteurs de cette succession de drames et de révolutions, sont justement célèbres. Document irremplaçable sur toute la période qui va des dernières années de l'Ancien Régime à la Révolution de 1848, c'est aussi l'œuvre d'un extraordinaire psychologue, impitoyablement lucide, qui démonte les rouages de cette société qu'elle a si bien observée. On comprend l'enthousiasme de Proust pour ces Mémoires dont il s'inspira directement, car ils se lisent d'un trait avec autant de plaisir que de profit.

Les deux volumes : 18 euros (code de commande : 32323).

 

BRULET (Raymond) — Liberchies gallo-romain. Rempart de la romanité. Gembloux, Duculot, 1975. In-8° broché, 56 p., 21 illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 30).
Table des matières :
   I. Liberchies.
   II. Historique des recherches.
   III. Cadre historique.
   IV. Les origines
   V. L'agglomération du Haut-Empire.
      - La voirie.
      - Les habitations.
      - La Fontaine des Turcs.
      - Les thermes.
      - Le quartier des potiers.
   VI. Le déclin.
      - Le trésor d'aurei.
      - Le fortin du IIe siècle.
   VII. Le castellum du Bas-Empire.
   - Orientation bibliographique.

10 euros (code de commande : 32327).

 

CHARDONNET (Jean) — L'économie mondiale au milieu du XXe siècle. Nouvelle édition. Paris, Hachette, 1952. In-8° broché, 378 p., bon exemplaire non coupé.
Table des matières :
   Introduction.
   Livre premier. L'héritage économique de la guerre.
      Chapitre I. L'expansion industrielle du monde.
         - L'hypertrophie industrielle des États-Unis.
         - L'augmentation de la production dans de nombreux pays.
         - L'industrialisation de pays peu développés.
         - Le rôle réduit des destructions de la guerre.
         - Les conséquences de la poussée industrielle.
      Chapitre II. L'effondrement économique de l'Europe.
         - L'affaissement de la production.
         - L'affaissement commercial.
         - L'affaiblissement financier.
      Chapitre III. Vers la création d'un bloc soviétique.
   Livre second. L'évolution économique du monde depuis 1945.
      Première partie. La puissance des États-Unis.
         Chapitre IV. L'évolution économique des États-Unis depuis 1945.
            - Le suréquipement américain.
            - L'équilibre économique des trois premières années de l'après-guerre.
            - Les symptômes de crise en 1949.
            - Les possibilités de crise future.
            - La transformation de l'économie américaine depuis la guerre de Corée.
         Chapitre V. La puissance financière des États-Unis.
            - La politique officielle des crédits extérieurs.
            - Les investissements privés à l'étranger.
            - L'enrichissement américain.
         Chapitre VI. L'expansion américaine dans le monde.
         I. Le contrôle économique des territoires d'Extrême-Orient.
             - Le contrôle économique sur les Philippines.
             - Les États-Unis et le relèvement économique du Japon.
         Chapitre VII. L'expansion américaine dans le monde.
         II. La politique pétrolière des États-Unis.
            - Les bases de la politique pétrolière.
            - La politique pétrolière aux États-Unis.
            - La politique pétrolière en dehors des États-Unis.
            - Les États-Unis et les pétroles du Moyen-Orient.
            - Bilan de la politique pétrolière américaine.
         Chapitre VIII. L'expansion américaine dans le monde.
         III. La politique des bases.
            - La politique des bases jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale.
            - Les enseignements de la Deuxième Guerre mondiale.
            - Les divers procédés de la politique des bases.
            - Les résultats.
         Chapitre IX. Le réseau aérien mondial des États-Unis.
            - Les facteurs de la puissance aérienne des États-Unis.
            - Le réseau aérien mondial des États-Unis.
            - Les limites du réseau aérien des États-Unis.
   Deuxième partie. Le monde soviétique.
      Chapitre X. L'évolution récente et l'état actuel de l'économie soviétique.
         - Le quatrième plan quinquennal.
         - Les difficultés économiques de l'U.R.S.S. de 1945 à 1947.
         - L'état actuel de la production soviétique.
         - Les buts de l'économie soviétique sont-ils atteints en 1950 ?
         - Les nouveaux développements économiques en projet.
      Chapitre XI. L'expansion soviétique en Europe centrale.
         - Les facteurs et les conditions de l'expansion.
         - L'intervention directe de l'U.R.S.S. dans l'économie de l'Europe centrale.
         - L'intervention indirecte : l'alignement sur la structure économique et sociale de l'U.R.S.S.
         - La contribution de l'Europe centrale à la puissance économique de l'U.R.S.S.
      Chapitre XII. Le potentiel économique chinois.
         - Les réserves chinoises en sources d'énergie et minerais.
         - L'équipement économique.
         - Les conséquences de la faiblesse de l'équipement.
         - L'évolution économique depuis 1949.
   Troisième partie. L'Europe occidentale : force théorique et désunion réelle.
      Chapitre XIII. Le redressement économique de l'Europe depuis 1948.
         - La restauration de la production.
         - L'évolution vers la stabilisation économique.
         - Le retour progressif à l'équilibre commercial.
      Chapitre XIV. L'absence d'unification économique européenne.
         - La grande politique de l'O.E.C.E. et son échec.
         - Les objectifs limités de l'O.E.CE. depuis 1949.
         - Les tentatives d'ententes régionales.
         - Les difficultés du pool franco-allemand du charbon et de l'acier.
   Quatrième partie. Les grands problèmes économiques actuels du monde occidental.
      Chapitre XV. Le problème des matières premières.
         - Les facteurs de la pénurie.
         - La pénurie quantitative des matières premières.
         - Les solutions.
      Chapitre XVI. Le problème commercial.
      Chapitre XVII. La menace inflationniste.
   Conclusion.
   Bibliographie.

10 euros (code de commande : 32321).

 

CLOUZOT (Henri) et LEVEL (André) — Sculptures africaines et océaniennes. Colonies françaises et Congo belge. Paris, Librairie de France, [1923]. In-4° broché, 24 p., LX planches, exemplaire en bel état, rare.
Extrait :
   L'Exposition de l'Art Indigène des Colonies françaises d'Afrique et d'Océanle et du Congo belge, organisée en octobre 1923 au Pavillon de Marsan par l'Union Centrale des Arts décoratifs, a été significative et variée.
   Les prêts consentis par le Musée ethnographique du Trocadéro, parles Offices administratifs, par les personnalités coloniales, par les artistes et les amateurs ont permis de rassembler, pour la première fois, une ample collection d'œuvres et spécialement de sculptures anciennes, offrant au public une large documentation sur l'art des Noirs et l'art Océanien.
   Il serait injuste de ne point rappeler ici l'exposition de 1919 à la Galerie Devambez qui commença, avec des moyens forcément restreints, à attirer l'attention sur des arts trop longtemps confinés dans les musées ethnographiques et les vitrines de quelques rares spécialistes, dont le nombre, depuis, s'est notablement accru. Intéressante pour les initiés, elle devait, conformément à une loi inéluctable d'accommodation, faire sourire visiteurs et critiques et préluder, par ce rite initial régulier, à la belle manifestation du Musée des Arts décoratifs, où les objets étaient groupés non plus par collections d'amateurs, mais suivant un classement géographique propice à de fructueuses comparaisons.
   Cette fois, les nombreux articles publiés par les journaux ou les revues et la curiosité témoignée par les simples visiteurs ont prouvé que le public était mûr pour apprécier la nouvelle matière d'art qui lui était soumise. Devant ces œuvres d'un bel accent ou d'un grand caractère, sa première impression a été, notons-le, la surprise. Trop habitué à considérer les progrès industriels comme la marque de la valeur d'un peuple, il a été étonné de constater que le haut intérêt des productions des Noirs dans les arts plastiques tenait précisément à ce que leur retard, leur nullité même, on peut dire, au point de vue de l'organisation industrielle leur a fait conserver longtemps la pureté de leurs traditions et les dons qui leur permettaient de les faire valoir. Pas de division du travail, ni de procédés mécaniques desséchants. Mais l'art était vivifié par les croyances et la nature vue avec des yeux d'enfant pour qui rien n'est inanimé. Ainsi chaque artisan ouvrait, dans la tradition, avec sa ferveur personnelle et le temps ne comptait pas pour lui.
   Est-ce à dire cependant que les visiteurs et les critiques aient admis d'emblée les divers modes d'expression des artistes et des artisans indigènes ? Séduits par l'imprévu, la beauté, le métier parfait des masques et des objets d'usage, certains ont continué à écarter comme repoussants, sans vouloir les examiner, les idoles, disons le mot : les fétiches, œuvres plus ardues, mais parfois plus hautes, plus significatives encore. Accordons-leur un nouveau crédit. Ils les apprécieront à la prochaine Exposition internationale coloniale.

35 euros (code de commande : 32350 - vendu).

 

COHEN (Albert) — Carnets 1978. Paris, Gallimard, 1979. In-8° broché, 190 p., rousseurs à la couverture.
En quatrième de couverture :
   Aujourd'hui âgé de quatre-vingt-trois ans, l'auteur nous livre un journal qui va du 3 janvier au 2 septembre 1978. Sa fin, dont il sent l'imminence, l'oblige soudain à ramasser par fragments incantatoires ses méditations obsessionnelles : l'enfant Albert Cohen fou d'amour pour sa mère, le lycéen de Marseille fou d'amitié pour son condisciple Marcel Pagnol, le jeune homme fou des femmes qu'il nomme ses « merveilleuses », enfin le vieil homme fou du peuple d'Israël et d'un Dieu auquel il aspire à croire mais qui refuse sa délirante prière.
   Dans cet ensemble d'invocations quasi rythmées où la violence, la cruauté, la tendresse le disputent à l'humour, Albert Cohen s'abandonne à la hantise d'une mort dont le thème, depuis ses débuts en littérature, double toujours d'obscurité ses œuvres les plus radieuses.

10 euros (code de commande : 32317).

 

CORNU (Eric)Une histoire du cyclisme en Hainaut. Bruxelles, Pac Éditions, [2012]. In-8° collé, 183 p., illustrations en noir, exemplaire en bon état auquel on joint une coupure de presse, peu courant.
   Comme le précise le député provincial, Richard Willame :« Le Hainaut est surtout une terre de Cyclisme [..] J'étais loin d'imaginer le nombre impressionnant de coureurs hennuyers qui ont sillonnés le monde entier en représentant fièrement notre belle province... »
Table des matières :
   - Le peloton.
   - L'échappée.
   - Le calendrier.
   - La grande boucle de nos régions.
   - Les incontournables.
   - Les clubs.
   - Les cyclos.
   - Les vélodromes.

25 euros (code de commande : 32358 - vendu).

 

DE COSTER (Charles) — La Légende d'Ulenspiegel. Préface de Henry A. Parys. Paris, L'Ambassade du Livre, 1962. In-8° sous reliure, Rhodoïd et étui d'éditeur, 581 p., illustrations, (collection « Les 100 Chefs-d'Œuvre de l'Esprit Humain »), exemplaire numéroté (n° 2922), en très bon état.
Extrait de la préface :
   Contrairement à ce que De Coster avait craint, sa Légende d'Ulenspiegel ne fut pas trop mal accueillie, du moins par une élite de lecteurs cultivés. On goûta vivement la chaleur et l'éclat de ses descriptions, l'évocation suggestive de l'esprit de l'époque qu'il s'attache à décrire. En revanche, on critiqua d'infimes détails. Mais De Coster, qui n'avait rien composé sans documents à l'appui, peut répondre aisément à ses contradicteurs : « Avant tout, écrit-il notamment au ministre belge des Beaux-Arts, ce livre est un livre joyeux, bonhomme, artistique et littéraire, dont l'histoire n'est que le cadre et dont l'amour, la vie, la gaîté, la tendresse, le grotesque et le burlesque sont les éléments. » Les études de ses biographes nous donnent, aujourd'hui, une idée parfaite de la conscience avec laquelle l'auteur de la Légende d'Ulenspiegel avait composé son œuvre et sur quelles bases solides elle reposait, ce qui fait dire à Camille Lemonnier, cet autre titan des lettres belges, que cette épopée « résume toutes les énergies et toutes les tendresses de la patrie flamande ».
   L'intérêt véritable de la Légende d'Ulenspiegel réside surtout dans cette admirable succession de tableaux, aux multiples péripéties, où l'auteur se révèle grand peintre de genre, à la manière d'un Breughel.

15 euros (code de commande : 32332 - vendu).

 

DUBOIS (Alexandre) — Journal d'un curé de campagne au XVIIe siècle. Présentation, édition et notes par Henri Platelle. Paris, Éditions du Cerf, 1965. In-8° sous reliure toilée et Rhodoïd d'éditeur, 208 p., (collection « Chrétiens de Tous les Temps », n° 13), exemplaire en bon état.
Extrait :
   Quand Alexandre Dubois arriva à Rumegies en 1686 il avait trente et un ans. Il venait de Saint-Amand où, pendant deux ans, il avait été titulaire de la chapellenie Notre-Dame dans l'église paroissiale : sorte de sinécure, d'ailleurs peu payée, qui n'obligeait qu’à célébrer les quelques messes prévues par le fondateur. À Rumegies, il retrouva une nombreuse parenté et il exerça sa charge de curé pendant cinquante-trois ans, aidé par un vicaire à partir des premières années du XVIIIe siècle. Il mourut le 8 octobre 1739 à l'âge de quatre-vingt-quatre ans, suppléé depuis trois ans par son vicaire, Gabriel-Joseph Mallet. [...]
   Tout semblait vouer cet homme à l'oubli le plus total. S'il y a échappé, c’est à cause de son zèle pastoral qui lui inspira un jour l'idée d'écrire un liber memorialis, un « livre mémorial », à l'exemple, dit-il, d’un de ses prédécesseurs et pour l'instruction de ses successeurs. Comme il avait la plume facile – tant en latin qu'en français – qu’il était cultivé, d'esprit curieux, et très bien informé, il s'éleva naturellement au-dessus d’une sèche énumération de faits locaux. Son texte s'étoffa, devint une sorte d'œuvre littéraire, en tout cas, un témoignage non négligeable sur une période et une région très troublées. [...]
   Ce journal est pratiquement inconnu du grand public et même des historiens. Il n'a fait l'objet jusqu'ici que d’une publication fragmentaire dans une revue régionale ; encore s'agit-il d’extraits présentés en désordre et sans un mot de commentaire. Nous avons cru qu'un texte aussi riche et aussi vivant méritait mieux. L'accueil qui sera fait à cette édition nous dira si nous nous sommes trompés.
   La matière de ce journal se regroupe assez aisément autour de trois thèmes principaux, d'ailleurs souvent entrelacés. Il y a tout d'abord les affaires de la paroisse : entendons par là le temporel de la cure et la situation spirituelle du troupeau. Vient en second lieu la guerre, à peu près ininterrompue dans la région de 1690 à 1713, ce qui amène l’auteur à remonter aux origines des conflits, à suivre les péripéties militaires sur les différents champs de bataille, et surtout – ce qui vaut mieux – à nous présenter d’une manière vivante et dramatique le contrecoup de la guerre sur le plan local. Enfin, le troisième thème est fourni par les grandes affaires religieuses, c’est-à-dire l'histoire du diocèse de Tournai auquel le curé Dubois est très attaché et les grandes querelles doctrinales de l'époque, dont le centre est le problème janséniste. C’est à ce propos qu'apparaissent les positions les plus personnelles de l’auteur, celles qui le définissent le mieux.

12 euros (code de commande : 32325 - vendu).

 

[DUBOIS (Guillaume, Cardinal)] [MONGEZ (Antoine)] — Vie privée du Cardinal Dubois, Premier Ministre, Archevêque de Cambrai, &c. [Paris], 1789. [A Londres. / 1789.] In-8° demi-toile brune, tranches marbrées, (XIXe siècle), [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 298 p. (les six premières en caractères romains), bon exemplaire, peu courant.
   On connaît deux éditions portant la date de 1789 ; elles sont de format différents la première, présentée ici qui contient 298 p. et la seconde dont la page de titre est ornée d'une vignette au motif floral, qui contient 389 p. et un portrait du cardinal.
   Si l'œuvre de Mongez est essentiellement consacrée à l'histoire naturelle et à l'Antiquité, il est cependant « l'auteur de deux ouvrages plus ou moins historiques : l'Histoire de la vie de Marguerite de Valois (1777) et la Vie privée du Cardinal Dubois (anonyme, 1789). [...] À la lire, on remarque que c'est un monument de duplicité : prétendant reprendre un hypothétique manuscrit d'un secrétaire du cardinal, elle ne se prive pas de donner en note les passages obscènes et licencieux de ce manuscrit, tout en les condamnant. »
Avis des éditeurs :
   Le Public doit compter sur la vérité des faits rapportés dans ces Mémoires : on en a extrait le plus grand nombre, & sur-tout les détails de la Vie privée du Cardinal, d'un Journal composé par son Secrétaire intime. Ce manuscrit après avoir passé dans plusieurs mains, & après avoir été négligé pendant soixante ans, est enfin tombé dans les nôtres ; nous nous hâtons d'en faire jouir le Public.
   Le Cardinal Dubois a eu le même sort que l'illustre Sulli. Tous deux ont eu pour historiens leurs Secrétaires ; on fait que rien n'échappe à ces hommes dont les Grands ont perpétuellement besoin.
   La vie publique du Cardinal Dubois ayant été négligée dans notre manuscrit, nous avons eu recours aux sources connues. Nous ne citerons ici que la vie du Régent & l'histoire de la Régence.
   On pourrait cependant nous accuser d'une ingratitude marquée, si nous ne rendions justice aux Mémoires du Chevalier de Ravanne. Les détails qu'ils renferment sur notre Prélat, ont trop de conformité avec nos renseignemens secrets, pour ne pas en faire une mention particuliere.
   Pour mettre les Lecteurs à même de juger notre travail & le manuscrit du Secrétaire, nous allons transcrire une partie de sa Préface, en conservant fidélement son style trivial, ses expressions familieres, & en faisant observer qu'il l'avait composé par l'ordre du Cardinal de Fleuri auquel il est dédié.
Bibliographie :
   - Gay (Jules-Léopold), Bibliographie des ouvrages relatifs à l'amour, t. VI, p. 418.
   - Walckenaer (Charles-Athanase), Notice historique sur la vie et les ouvrages de M. Mongez, p. 7.

80 euros (code de commande : 32361).

 

[EUROPE]. Paneurope. 3e année - N° 9/10. Paris, Vienne, Édition Paneuropéenne, [1928]. In-8° broché, 40 p., couverture défraîchie.
Extrait du communiqué de presse :
   Nous nous permettons de vous transmettre le dernier numéro de l'organe officiel du mouvement paneuropéen, la revue « Paneuropa ». [...]
   Le Questionnaire [Croyez-vous que la création des États-Unis d'Europe est possible-nécessaire ?], adressé par le président de l'Union Paneuropéenne, Dr. Coudenhove-Kalergi, à toutes les personnalités dirigeantes de la vie politique, économique et littéraire, nous a procuré un grand nombre de réponses intéressantes dont une grande partie comporte une profession de foi résolue en l'idée paneuropéenne. [...]
   [À propos du de l'article du général Denvignes] : L'idée de la folie de la guerre moderne mène un militaire proéminent, l'ancien commandant des troupes d'occupation de la Rhur, général Denvignes, vers la Paneurope, comme l'unique possibilité de préserver le contient européen de l'anéantissement et de la ruine. Il clôt son article intéressant avec cet appel : « Européens unissez-vous ! ».
   Suivent les rapports des sections nationales du mouvement paneuropéen.
Liste des personnalités ayant répondu au questionnaire :
   Conrad Adenauer, Paul Appell, Alphonse A. Aulard, Ernst Benedikt, Edvard Benes, Georg Bernhard, Johann Heinrich Bernstorff, Émile Borel, Ernest Bovet, Brachet, Lujo Brentano, Joseph Caillaux, René Cassin, Franz Dinghofer, Albert Dubarry, Jacques Duboin, Alfred Fabre-Luce, Maximilian Harden, Édouard Herriot, Hugo von Hofmannsthal, Rodolphe Hotowetz, Gerhart Hauptmann, Henri de Jouvenel, Ludwig Kaas, Erich Koch-Weser, K. Krofta, Henry Lichtenberger, Dr. Liebermann, Paul Loebe, Guido Manacorda, Heinrich Mann, Thomas Mann, A. Michalakopulos, Marius Moutet, M. Niedzialkowski, Francesco Nitti, Paul Painlevé, Louis Piérard, Charles R. Pusta, Emil Radl, Dr. Ragaz, Karl Renner, Charles Rist, Carlo Schanzer, Philipp Scheidemann, Arthur Schnitzler, V. Schuster, Ignaz Seipel, Carlo Sforza, Walter Simons, Th. Stauning, Anton Svehla, Albert Thomas, A. Ta. Tzankow, Pierre Viénot, Pierre Villard, Albert Voegler et Franz Werfel.

10 euros (code de commande : 32360).

 

[EUROPE DE L'EST]. Revue des Pays de l'Est. Centre d'Étude des Pays de l'Est (Institut de Socilogie - U.L.B.) - Centre National pour l'Étude des États de l'Est (A.S.B.L.) Treizième année - N° 2. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1972. In-8° broché, 173 p., petit manque la queue.
Sommaire :
   - Problèmes monétaires et financiers du C.A.E.M. [Conseil d'Aide Économique Mutuelle, ou Comecon], par Zénaïde Frank-Ossipoff.
   - Les quenouilles russes, par Dominique Blezot.
   - Les tribunaux de camarades en Union Soviétique et dans les pays d'Europe de l'Est, par Colette Begaux-Francotte.
   - L'évolution constitutionnelle de la Bulgarie, par G. Neuman-Steinhart.
   - Aspects juridiques de la réglementation du commerce extérieur dans la République Socialiste de Roumanie, par S. Bradeaku.
   - Le communiqué de Shangaï et la politique étrangère de la Chine, par Marthe Engelborghs-Bertels.
   - L'école philosophique Marxiste Yougoslave, par Guy Desolre.
   - Comptes rendus.

10 euros (code de commande : 32359).

 

FOLCUIN — Gesta abbatum Lobiensium - Actes des abbés de Lobbes. Gesta abbatum Lobbiensium continuata - Actes des abbés de Lobbes continuation de ceux de Folcuin. Traductions : Henri Berkans et Jules-Ludovic Wankenne. Annotations : Jules-Ludovic Wankenne. Avant-propos de Georges-Henri Conreur. Lobbes, Cercle de Recherches Archéologiques de Lobbes, 1993. In-8° broché, VII, [318] p., (collection « Cahiers de Thudinie », vol. 2), exemplaire en parfait état, rare.
Avant-propos :
   Nous avons, enfin, l'honneur et le plaisir de présenter à nos membres du Cercle de Recherches Archéologiques, ainsi qu'aux nombreux membres correspondants, l'histoire de la très ancienne abbaye de Lobbes des origines jusqu'au milieu du 12ème siècle. Cette histoire fut écrite par deux moines successifs du Moyen Âge : le célèbre Abbé Folcuin mort en 990 et son continuateur, un autre moine lobbain resté anonyme qui la mena jusqu'en 1160.
   Le projet initial, avouons-le, était de faire paraître ce travail en 1990, année du millénaire de la mort de Folcuin, mais pour des raisons diverses et indépendantes de notre volonté, ce délai envisagé ne put être respecté.
   La traduction de l'œuvre propre de Folcuin, Abbé de Lobbes de 965 jusqu'à sa mort, a été effectuée avec beaucoup de compétence par M. Henri Berkans, licencié en philosophie et en philologie classique, ancien professeur aux Athénées royaux de Beaumont et de Thuin.
   En vue de cette édition des Gesta abbatum lobbiensium du l0ème siècle, les notes historiques en ont été établies par le Père J.-L. Wankenne, moine profès de l'abbaye de Maredsous et professeur émérite de l'Université de Louvain.
   Ce dernier entreprit, par ailleurs, à notre demande la traduction plus ardue encore des Gesta continuata écrits au 12ème siècle par ce moine anonyme. Elle est ici présentée dans la seconde partie, avec les nombreuses notes historiques qui s'y rapportent.
   Le Cercle de Recherches Archéologiques de Lobbes tient à rendre un hommage spécial et amplement mérité à nos dévoués et savants traducteurs bénévoles qui ont pu, par ce travail inédit, restituer pour notre joie, les deux plus anciennes chroniques de l'illustre abbaye dont nous commémorerons, l'an prochain, le bi-centenaire de la disparition tragique due aux hordes révolutionnaires de 1794.
   Les textes latins qui ont servi de base pour ces traductions avaient été établis au 19ème siècle sur les originaux ou leurs copies, par deux savants de nationalité allemande : Georges-Henri Pertz en 1841 pour l'œuvre de Folcuin, et Wilhem Arndt en 1868-69 pour l'œuvre du moine anonyme continuateur du 12ème siècle.
   Le lecteur non averti pourrait, avec raison, se demander comment ce sont des philologues d'Outre-Rhin qui ont établi ces éditions latines concernant des œuvres anciennes de Belgique romane. Il faut se rappeler que, depuis 889 jusqu'en 1794, l'abbaye de Lobbes relevait sur le plan temporel du Pays de Liège, (Évêché puis Principauté) qui, lui-même se trouvait sous mouvance germanique depuis 882. Autrement dit, l'empereur d'Allemagne était le suzerain du Prince-Évêque de Liège dont l'abbé de Lobbes était le vassal. Ce fut une réalité historique jusqu'à l'époque contemporaine. C'est à ce titre que les philologues allemands du 19ème siècle jugèrent bon d'introduire dans leur œuvre collective intitulée « Monumenta Germaniae Historica » (en abrégé M.G.H.) les chroniques anciennes de nos régions ayant relevé autrefois du Saint-Empire.
   Cette imposante collection des M.G.H. fut commencée par G.-H. Pertz lui-même en 1828 et il la dirigea personnellement jusqu'en 1873. Elle avait pour but de rassembler dans des éditions critiques tous les textes médiévaux du 6ème au 16ème siècle écrits dans le cadre du Saint-Empire.
   Entre l'édition de Pertz parue en 1841 et celle de Arndt parue en 1868-69, on constate en Allemagne une énorme montée du pan-germanisme, surtout dans la dernière décennie. C'était l'époque où le prussien Bismarck voulait créer, « fut-ce par le feu et par le sang » selon sa propre expression, l'unité de l'Allemagne, morcelée jusqu'alors en une mosaïque de plus au moins 400 petits États. De 1864 à 1870, le chancelier ne reculera pas devant trois guerres. Il avait même projeté de faire disparaître la Belgique en proposant un accord à Napoléon III. Son action se tournera bientôt contre les catholiques et le clergé de son propre pays qu'il prétendra mettre à la botte de son pouvoir et du triomphe de la « Kulturcampf » (le combat pour la civilisation... germanique).
   L'Occident devait suivre cette évolution avec beaucoup d'appréhension et de méfiance. Sont-ce de tels sentiments de méfiance envers ce totalitarisme en marche qui ont poussé Joachim Vos, le vicaire-historien de Lobbes, à refuser à Wilhem Arndt, l'accès aux manuscrits en sa possession ?
   En fait, il se contentera de renvoyer le savant allemand aux références produites dans son ouvrage paru en 1865 intitulé Lobbes, son Abbaye et son Chapitre. Or, ces références peu explicites ne correspondaient pas toujours avec les sources véritables qu'il voulait sans doute cacher aux philologues d'outre-Rhin.
   En tous cas, Wilhem Arndt fut violemment courroucé et ne manqua pas de le faire connaître dans son introduction aux Gesta abbatum lobbiensium continuata à laquelle nous renvoyons le lecteur qui appréciera la riposte.
   Toujours est-il qu'en 1914, lorsque les Allemands ayant envahi notre pays, occupèrent Lobbes à l'issue d'une terrible bataille, on craignit de les voir mettre la main sur ces fameux manuscrits, en représailles du refus de jadis. Le notaire Duquesne, bourgmestre de l'époque, sauva chez lui ces « Manuscrits du Presbytère » pour les confier plus tard à son premier échevin. Après leur décès à tous deux, le fils de ce dernier dépositaire, ignorant l'identité du véritable propriétaire, les cédera à la Bibliothèque Royale. Voilà du moins ce qui résulte des recherches effectuées en 1957 par Edgard Druart, curé de la Ville-Basse à Thuin et historien à ses heures.
   Maintenant qu'après une Deuxième Guerre mondiale les passions se sont quelque peu apaisées, puissions-nous nous réjouir de ces textes tirés de l'oubli autrefois par les savants germaniques et de leur précieuse traduction faite aujourd'hui par des philologues de chez nous.
   Par ailleurs, si les historiens monastiques du 19e siècle, tels que Vos et Warichez tiraient leurs sources directement du latin original qu'ils pratiquaient couramment, il n'en est sans doute plus de même pour nos jeunes générations d'historiens, moins armés au latin médiéval que ceux de jadis. Cette présentation simultanée des textes originaux et de leur traduction accompagnée de nombreuses notes, leur procurera, à eux et à tous ceux qui aiment l'Histoire, le plaisir d'un véritable retour aux sources, à l'aube de l'an 2000.
   Plus que jamais, ce retour aux sources est nécessaire, ne fût-ce que pour connaître nos racines et sauvegarder notre identité. Comme l'écrivait naguère l'illustre historien français Fernand Braudel, « un présent sans passé est un présent sans avenir ».
   Et parfois même, on se demandera, à la lecture de ces deux chroniques d'une autre époque, si les hommes ont tellement changé depuis ces temps lointains du Moyen Âge.

35 euros (code de commande : 32344 - vendu).

 

FOUSS (Madeleine) — La vie romaine en Wallonie. Gembloux, Duculot, 1974. In-8° broché, 64 p., 19 illustrations hors texte, (collection « Wallonie, Art et Histoire », n° 24), exemplaire en très bon état.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   I.
La pénétration romaine.
      - Le réseau routier.
      - La romanisation des populations.
   II. Connaissance de la civilisation gallo-romaine.
      - L'importance des coutumes funéraires.
         - Les cimetières.
         - Les tumuli.
         - Les piliers funéraires.
   III. La vie gallo-romaine.
      - Les agglomérations.
      - Les villas, centres économiques.
      - La vie à la campagne.
      - L'artisanat.
      - Les échanges.
      - Les loisirs.
      - Les croyances religieuses.
   IV. La défense contre le monde barbare.
      - Les troubles de la paix romaine.

10 euros (code de commande : 32326 - vendu).

 

GUSTAFSSON (Lars) — Musique funèbre. [Titre original : Sorgenmusik för frimurare.] Roman. Traduit du suédois par Marc de Gouvenain. Paris, Presses de la Renaissance, 1985. In-8° collé, 188 p., (collection « Les Romans Étrangers », n° 16), couverture un peu défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Il émane de Musique funèbre un charme troublant. C'est un roman sur la force des choses, sur trois destins entre lesquels le hasard et la nécessité n'ont tissé qu'un réseau à peine visible d'occasions manquées et de malentendus.
   Jan Bohman, le narrateur, jadis espoir de la littérature suédoise exilé en Afrique et arrêté pour avoir fait passer clandestinement deux hommes en Guinée-Bissau, se souvient de son amour de jeunesse, Anne-Marie Nöhme, de leur ami commun Hasse, devenu plus tard expert en physique nucléaire...
   De la rencontre, de la séparation, de l'« absence » de ces personnages se dégage une méditation sur les vies possibles, l'étrangeté du moi, le vertige du réel. Tous trois sont à des degrés divers représentatifs de la « grande fêlure », de cette cassure qui a déséquilibré la conscience occidentale depuis une vingtaine d'années : où est la réalité, qui sommes-nous et que doit-on croire ?
   « Nihilisme trivial », « indifférence à tout » : c'est la couleur du temps, celle d'une fin de siècle où ne compte plus que le ton de la mélodie...
   Avec La mort d'un apiculteur et Strindberg et l'ordinateur, le grand écrivain suédois Lars Gustafsson s'est imposé en France, tant auprès du public que de la critique. À propos du premier, Jean-François Fogel écrivait dans Le Point : « C'est un chef-d'œuvre », et pour le second, Pierre Ajame utilisait à nouveau le qualificatif dans Le Nouvel Observateur.
   Musique Funèbre, le dernier roman en date de Gustafsson (publié en 1983 en Suède), devrait confirmer le diagnostic.

8 euros (code de commande : 32319).

 

JAQUIER (Maurice) — Simple militant. Paris, Denoël, 1974. In-8° broché sous jaquette d'éditeur, 356 p., (collection « Dossiers des Lettres Nouvelles »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Il s'agit du journal politique d'un militant de base qui a vécu au jour le jour, en pleine conscience et en pleine action, les principaux événements de notre temps.
   Né à la vie politique lors du 6 février 1934, il participe aux grèves de 36, au Front Populaire, puis c'est la guerre d'Espagne où s'affermissent ses convictions et ses expériences. Sous l'occupation, il est bien entendu clandestin, et condamné à la prison à trois ou quatre reprises : la Santé, Fresnes, Montluc, d'où chaque fois il s'évade. À la Libération, il s'inscrit au Parti Communiste dans un souci d'efficacité ; sept mois plus tard, il en sort en claquant les portes. Son activité sera désormais surtout syndicale. L'éclatement de Mai 68 le remplit d'espoir. Dans les dernières pages, il tente de dominer les problèmes avec simplicité, bon sens et justesse.
   Maurice Jaquier mêle les événements de sa vie privée à ceux de l'Histoire. Des uns et des autres il parle avec le même bonheur simple, la même droiture, le même émouvante sincérité.

10 euros (code de commande : 32322 - vendu).

 

[LALAING (Emmanuel de)]. BLAES (Jean-Baptiste)XVIe siècle. Mémoires sur Emmanuel de Lalaing baron de Montigny avec notice et annotations par feu J.-B. Blaes Bruxelles, Société de l'Histoire de Belgique, 1862. [Bruxelles / Par la Société de l'Histoire de Belgique / 7, rue du Musée / MDCCCLXII] In-8° broché, LVIII, 43, [1 bl.], [1 (colophon)], [1 bl.] p., exemplaire numéroté de sociétaire (n° 199), non coupé et en bon état malgré un manque au dos, rare.
   
Tiré-à-part extrait de Collection de Mémoires relatifs à l'histoire de Belgique, publication n° 15.
Extrait de la notice :
   Emmanuel de Lalaing naquit le 5 mai 1557 [...]
   Le nom illustre qu'il portait et ses précoces talents militaires, lui avaient donné une sorte de prépondérance sur les autres chefs des troupes wallonnes et sur ces troupes elles-mêmes. Il devait, sans aucun doute, attacher un grand prix à cette position. Il était difficile qu'un homme de cet âge [vingt ans au moment des faits], ne fut pas irrésistiblement entrainé à toutes les démarches, ayant pour résultat de conserver le commandement de la petite armée qui s'était vouée à lui, et dont il disposait souverainement en quelque sorte. Montigny se trouvait à la tête de sept mille hommes de pied et quatre cents chevaux, c'était une force considérable pour l'époque, il s'était attaché aux troupes qu'il commandait ; il voulait empêcher leur dissolution et faire acquitter ce qui leur était dû ; c'est par là que s'expliquent ses démarches contradictoires auprès des États généraux, du prince d'Orange, du duc d'Alençon, de Marguerite de Navarre et de l'archiduc Mathias, puis ses hésitations, ses négociations avec Valentin de Pardieu.
   Tous ces faits auraient un caractère fort grave, s'ils eussent été accomplis par un homme d'un âge mûr et plus expérimenté que Montigny, mais on peut plaider en faveur de ce jeune capitaine les circonstances atténuantes. Il les a exposées lui-même, ou du moins il les a fait déduire par quelqu'un attaché à sa fortune, dans le mémoire publié à la suite de cette notice :
   Ce mémoire incorrectement écrit et plus incorrectement orthographié, expose assez nettement les faits, jusqu'au moment où Valentin de Pardieu, seigneur de La Motte essaya de séduire les colonels et les capitaines des troupes sous les ordres de Montigny, pour les enlever à l'influence de celui-ci et les ramener sans l'intermédiaire de leur chef, à l'autorité de Philippe II et au commandement d'Alexandre Farnèse.
   La fermeté de Montigny, la rapidité de sa décision, son influence sur les soldats qu'il commandait, firent échouer le complot du seigneur de La Motte.
   Le mémoire justificatif s'arrête là, le manuscrit qui existe dans la bibliothèque de Bourgogne n° 17,378 n'est-il qu'une copie incomplète de l'original ou les négociations qui suivirent l'acte de vigueur de Montigny ont-elles paru trop difficiles à justifier. C'est ce que j'ignore et je tacherai dans cette notice de suppléer au silence de l'apologiste du chef des mal contents, à l'aide de la correspondance de celui-ci et de celle de Valentin de Pardieu, seigneur de La Motte.

35 euros (code de commande : 32333).

 

LAURAT (Lucien) Le marxisme en faillite ? Du marxisme de Marx au marxisme d'aujourd'hui. Paris, Pierre Tisné, 1939. In-8° broché, 268 p.
Table des matières :
   
Avant-propos.
   Chapitre I. Le marxisme de Marx.
      I. Le matérialisme historique.
      II. La doctrine économique.
      III. L'Histoire consciente d'elle-même.
      IV. La révolution socialiste.
   Chapitre II. L'évolution du marxisme.
      I. La controverse Kautsky-Luxembourg-Bernstein.
      II. L'organisation et la spontanéité de la masse.
         a) La masse et les cadres.
         b) Mouvement politique et mouvement syndical.
   Chapitre III. L'épreuve du feu.
      I. Triomphe incontestable de la doctrine économique du marxisme.
      II. La guerre.
      III. Les causes objectives de la scission.
      IV. La cause subjective, doctrinale, de la scission internationale.
      V. La déformation de la doctrine marxiste par le bolchévisme.
      VI. Lutte de classes et paix sociale.
      VII. La dégénérescence du bolchévisme.
      VIII. Le fascisme.
   Chapitre IV. La naissance d'un monde nouveau.
      I. Fin du capitalisme ?
      II. Les « régimes intermédiaires ».
      III. La menace technocratique et la démocratie.
      IV. La première étape de la révolution socialiste.
      V. Les conditions de l'évolution révolutionnaire.

10 euros (code de commande : 32320).

 

MARGOT (G.)Thuin. Guide à l'usage du touriste. Géographie & histoire locales. Promenades. Renseignement pratiques. Thuin, Huaux, 1936. In-8° agrafé, 69, [48 (publicités)] p., illustrations en noir, bon exemplaire.
Avant-propos :
   Plusieurs notices relatives à notre ville ont paru. Depuis de nombreuses années elles sont épuisées et le touriste qui vient à Thuin est réduit à demander son chemin, à mendier des renseignements. Il s'en retourne alors avec la pénible impression de ne pas avoir été attendu.
   Nous voulons obvier à cet inconvénient et, par ce modeste guide, mettre quiconque viendra à Thuin en mesure de se diriger seul, et de goûter, sans l'indiscrète intervention d'un tiers, les beautés que recèle notre bonne cité.
   Nous espérons que notre humble contribution à faire connaître Thuin ne sera pas inutile et que le touriste gardera de notre vieille ville le meilleur souvenir.
   Après avoir fourni quelques notions de géographie locale, après avoir esquissé l'histoire de la ville, nous tracerons un itinéraire choisi et nous noterons des détails curieux sur les monuments rencontrés.
   Nous indiquerons ensuite, pour le touriste qui séjourne à Thuin, quelques promenades brièvement commentées.
  À part de brèves notes sur Lobbes, systématiquement nous ne parlerons que de Thuin, mais nos lecteurs trouveront, faisant suite à notre travail, une notice sur l'Abbaye d'Aulne. Un jour viendra, peut-être, où un guide combiné Lobbes - Thuin - Aulne, fera mieux connaître notre charmante région.
   Fuyant la froide érudition et la littérature descriptive gênante, nous donnerons les détails historiques et géographiques strictement nécessaires, laissant au visiteur tout le temps d'admirer à l'aise et de commenter selon son tempérament ou sa fantaisie.
   En appendice, les touristes trouveront des adresses et des renseignements utiles.

10 euros (code de commande : 32336).

 

MUDYNA (Richard) — La Centrale de Sauvetage des charbonnages du Borinage à Frameries. Documents inédits - La tragédie de Marcinelle en 1956 - Les sauveteurs du Limbourg. [Cuesmes], Chez l'Auteur, 1994. In-8° broché, 73 p., très nombreuses illustrations en noir, exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Truffé de quatre-vingts clichés et documents inédits, La Centrale de Sauvetage des charbonnages du Borinage est un ouvrage consacré à rendre hommage à ces hommes courageux et dévoués que sont les sauveteurs des mines. Lors de diverses catastrophes et souvent au péril de leur vie, ils sont appelés dans le but de secourir leurs camarades mineurs en détresse au fond de la mine.
   En rencontrant d'anciens sauveteurs et en sélectionnant des dizaines de documents d'époque, l'auteur à mis à jour, toute la richesse d'un passé à jamais révolu dans notre région.
   Un ouvrage unique et bourré d'illustrations captivantes.

10 euros (code de commande : 32343).

 

[MURAT (Achille)]. HANNA (Alfred Jackson) — A Prince in their Midst. The Adventurous Life of Achille Murat on the American Frontier. With Drawings by John Rae. Norman, University of Oklahoma Presse, 1947. In-8° sous reliure toilée et jaquette (un peu usagée) d'éditeur, XI, 275 p., illustrations en noir dans le texte, envoi de l'auteur.
Sur la jaquette :
   A strange, bizarre, highly interesting character was Achille Murat, crown prince of Naples, son of the great marshal of France, and nephew of Napoleon. After Waterloo had brought disaster to all the Bonaparte clan, Achille, like some of his kinsmen, emigrated to the United States. Here he plunged into a life of pioneering on the Southern frontier, in Florida.
   Probably no refugee in the United States ever lived as full and lusty a life or enjoyed experiences more varied and surprising. He became a citizen, married a great-grandniece of George Washington, studied and practiced law, and maintained cotton plantations. He served as colonel of a backwoods regiment in the Seminole War, and by the time he was thirty-two years old this royal prince was a county judge in the Territory of Florida. The endless tradition of his eccentricities, his continuous gropings for the always elusive success, his seeking for public office, and his land gambles in Florida and Texas epitomize his frantic desire and search for fame and fortune.
   Murat's admiration for the United States was as strong as that of his friend, Lafayette. « It is the American Union, » Murat asserted, « which is the best model of government... What astonishes me is that every other nation is not governed in the same manner. » His keen, stimulating observations of America were recorded in articles and two books, which achieved considerable distribution in Europe. Although virtually unknown today, this interpreter of American life was characterized by Emerson as « a philosopher, a scholar, a man of the world ... an ardent lover of truth. »
   Of equal appeal is the story of Achille Murat's wife – Catharine Daingerfield Willis of Virginia, who outlived him by many years and was accorded the rank of a princess at the court of Napoleon III.
   Mr. Hanna has brought a thorough knowledge of Florida history and the Bonaparte character to this account of a man who achieved democracy. Fresh, hitherto unknown material about the Bonapartes, most of it relating to the members of the family in the United States, has been incorporated into this book.
The Author
   A. J. Hanna, a native of Tampa, Florida, is professor of history in Rollins College and received his training in the United States, Latin America, and Europe. His reputation as a sound historian and a writer of popular appeal was established with the appearance of his first book, Flight into Oblivion (Richmond, Va., 1938), and was further enhanced by The St. Johns (New York, 1943), which he, in collaboration with Branch Cabell, prepared for the Rivers of America Series. Author of a number of scholarly monographs in Latin American history and contributor to various dictionaries and encyclopedias, Mr. Hanna has been decorated by the government of France (officier d'Académie, Palmes Universitaires).
The Artist
   John Rae, whose delightful sketches decorate the pages of this volume, is an artist, teacher, and author. He has written and illustrated a number of notable children's books, including Lucy Lockett (New York, 1927) and Granny Goose (New York, 1926). Illustrator of Mr. Hanna's Flight into Oblivion, he is a portrait painter of wide reputation and is an exhibitor in the Society of American Illustrators.

12 euros (code de commande : 32324).

 

NED (Édouard) — Le parfum des fêtes. Illustré par Pierre Ickx. Roman. 100 p., illustrations en noir, (collection « Roitelet », n° 55), exemplaire non coupé en bon état.
Table :
   - Saint Nicolas.
   - Noël.
   - Nouvel an.
   - Épiphanie.
   - Les Rameaux au village.
   - Semaine sainte.
   - Pâques.
   - Mai.
   - Sursum corda
   - Pentecôte.
   - Vacances.
   - Toussaint.

8 euros (code de commande : 32329).

 

[PREMIÈRE GUERRE MONDIALE]. Carnets de route de combattants allemands. Traduction intégrale, introduction et notes par Jacques de Dampierre. Avec 16 illustrations et fac-similés d'écriture. 7e édition. Paris, Berger-Levrault, 1916. In-8° demi-chagrin brun, dos à 4 nerfs, orné d'un fleuron doré, couverture conservée, XXVI, 182 p., illustrations hors texte, exemplaire en bon état.
Extrait de l'introduction :
   La première série de ces carnets de combattants allemands comprend les notes d'un officier, d'un sous-officier et d'un simple soldat. Tous trois appartiennent à l'infanterie. L'officier est un lieutenant au 178e d'infanterie, ou 13e saxon, qui fait partie du XIIe corps d'armée. Il n'a pas signé son carnet, mais nous savons qu'il comptait à la 8e compagnie du régiment actif. Il a fait les sept premières semaines de la campagne dans l'armée d'invasion qui, après avoir inondé le Luxembourg et la Belgique méridionale, fut battue sur la Marne et dut se replier au nord de Reims. C'est un homme cultivé, qui ne manque ni d'esprit, ni de goût, et décrit parfois avec un réel bonheur d'expression les tragiques spectacles dont il est le témoin. Son récit, précis et coloré, est l'un des meilleurs parmi ceux de ce genre et l'on s'est efforcé de le traduire aussi minutieusement que possible.
   Le sous-officier dont les notes ont été publiées à la suite appartient à la landwehr. Il habitait la Posnanie, peut-être même hors d'Allemagne (Lods) et semble y avoir exercé dans le civil la profession d'architecte ou d'entrepreneur. Quoique de souche allemande, il paraît d'ailleurs avoir puisé, dans la fréquentation des Polonais, une largeur d'esprit peu commune. Il a fait, avec un bataillon du 46e régiment de réserve (Ve corps de réserve), les quatre premiers mois de la campagne, mais n'a guère vu que la guerre de positions autour de Verdun. Son récit est caractéristique d'un état d'esprit plus fréquent qu'on ne le croit dans la troupe allemande, surtout dans les formations de réserve.
   Le simple soldat est un réserviste du 179e régiment d'infanterie, ou 14e saxon (XIXe corps d'armée). Il habitait Leipzig ; c'est donc encore un Saxon. On chercherait toutefois vainement dans son récit des précisions utiles à l'histoire militaire, au moins pour les opérations auxquelles il a pu prendre part. Mais c'est un document précieux pour sa sincérité, d'une incroyable candeur. Ce gros garçon, sans haine, assiste impassible à des exécutions, mais n'ose, malgré sa faim, participer aux pillages de ses camarades ; blessé grièvement, il se voit dépouillé par l'un d'eux, mais sauvé d'une mort certaine par des soldats français, sur la générosité desquels il s'exprime en bons termes ; et, bien soigné dans une ambulance, il note comme un enfant les menus qui le régalent, mais aussi les plats de son pays dont il aurait envie. C'est un simple, comme il y en a beaucoup.
   Ces trois types de combattants, tous trois de l'Allemagne du Nord, forment donc comme un raccourci de la mentalité moyenne de ces troupes courageuses, si criminellement entraînées à des fins que nulle prétendue nécessité ne pourra jamais justifier. Les sinistres besognes auxquelles ils ont assisté ou même cru devoir participer par une fausse conception de la « servitude militaire », demeureront pour l'armée à laquelle ils appartiennent une tache indélébile et sans précédent. Il importait que cette tache fût décrite par des témoins appartenant à cette armée même. Pour éclairer la lecture de leurs récits, on a disposé ci-après, outre des fac-similés d'écriture qui servent à les authentiquer, quelques illustrations qui aideront à matérialiser certaines descriptions. Ces vues sont en général elles-mêmes d'origine allemande, ce qui augmente encore leur valeur documentaire. Tous les noms de lieux ayant été soigneusement identifiés et précisés dans les notes, il n'a pas semblé utile d'accompagner ce volume d'une carte du théâtre de la guerre, car tout le monde en possède. Mais un index des noms propres a paru devoir faciliter les recherches des lecteurs. Tel quel, dans sa simplicité fruste, ce livre est une source d'une originalité rare ! – Puisse-t-il servir à mieux faire connaître et aimer la France même, aussi noble dans sa douleur que fière dans sa lutte héroïque, pour la Liberté, pour le Droit, pour l'Humanité !

20 euros (code de commande : 32331 - vendu).

 

RINCHON (Philippe) — Thulin, sa géographie, son histoire. Monographie nouvelle. Chièvres, Delzenne-Viseur, 1925. In-8° broché, X, 350 p., ex-libris manuscrit à la page de titre, exemplaire en bon état.
Avis au lecteur :
   À la suite de ma première notice sur Thulin parue dans le bulletin de la Société Royale Belge de Géographie, n° 1 de Janvier-Février 1887, j'ai reçu quelques félicitations émanant des archéologues marquants du pays et notamment celles du célèbre paléographe, généalogiste et historien Bernier m'engageant à persévérer dans mes recherches. M. le docteur Elie Bélanger, premier échevin de Thulin, ayant l'instruction publique dans ses attributions, m'engagea aussi à la faire réimprimer et cela à différentes reprises, me promettant qu'il la ferait distribuer comme prix aux élèves des écoles de notre belle commune.
   Je me fais donc un devoir de présenter mon nouveau travail à mes chers concitoyens, qui, en me lisant, verront que mon amour pour mon pays natal est sincère et n'a fait que croître et s'affermir de plus en plus !
   Si dans ce nouvel exposé, j'entre dans les plus minutieux détails, que le lecteur veuille se reporter aux instructions adressées par le Comité des travaux historiques et scientifiques, aux correspondants de l'instruction publique et des beaux-arts de France (Paris, Lacroix, 1890), où M. Léopold Delisle écrivait naguère ce qui suit : il ne faut pas oublier que l'éclaircissement de beaucoup de questions, même secondaires, des annales d'une province, d'une ville, ou d'une abbaye, fournit des jalons précieux soit pour la géographie, soit pour la chronologie, et que la connaissance exacte des anciennes institutions repose presque toujours sur l'étude de détails qui, isolément, semblent dénués de valeurs !
   À mon avis, cette remarque est rigoureusement exacte et combien profonde ; elle met à néant les critiques parfois acerbes et sottes à l'égard de nos archéologues disparus qui ont peiné et mis au jour tant de renseignements précieux sur les faits et gestes de nos aïeux. Beaucoup de détails ont donc leur utilité dans une monographie ; c'est l'apport des petits ruisselets à la formation d'un plus grand fleuve.
   Comme je n'aime pas de distraire mes lecteurs par l'abondance d'indications des sources au bas de chaque page, autant que possible je les renseigne dans le corps même de l'ouvrage, de cette façon j'empêche cette distraction parfois pénible ; car on est toujours tenté de recourir à ces preuves multiples exigées de nos jours pour être admis comme historien impeccable ; pour le surplus, revoir sous la rubrique Archives communales à l'article VIII, tous les documents historiques compulsés et transcrits par moi pendant la guerre européenne (1914-1918), ce qui m'a permis de donner de l'ampleur à la présente monographie sur Thulin.

20 euros (code de commande : 32348 - vendu).

 

[ROBERT (Hubert)]. Les Hubert Robert de la collection Veyrenc au Musée de Valence. Présentation et catalogue par Jean de Cayeux. Valence, Musée de Valence, 1985. In-8° carré broché, 338 p., nombreuses illustrations en noir et en bistre, bel exemplaire.
Sommaire :
   - L
a collection des dessins d'Hubert Robert conservés à Valence, ouvrage publié en 1968 par Marguerite Beau.
   - Hubert Robert, une longue et féconde carrière.
   - Julien-Victor Veyrenc, un mystérieux amateur.
   - Peintures (les Découvreurs d'Antiques).
   - Dessins d'Hubert Robert.
   - Réattributions.
   - Concordances et remarques.
   - Expositions et bibliographie.

20 euros (code de commande : 32355).

 

ROSSIGNOL (Jules)L'école moyenne de l'État pour garçons à Pâturages (1852-1952). Essai historique. Préface de Hector Gosseries. Manage, Imprimerie Masquelier-Tinsy, 1952. In-8 agrafé, 87 p., illustrations en noir, bon exemplaire, peu courant.
Table des matières :
   - In Memoriam 1914-1918, 1940-1945.
   - Préface.
   - Historique de l'École, de 852 à 1952.
      I. « Un pays d'humanité par excellence ».
      II. Fondation de l'École.
      III. Les premiers pas.
      IV. Un siècle d'activité.
      V. Spécialisation et progrès.
   - Le bureau administratif de 1852 à 1952. Présidents et secrétaires.
   - Le bureau administratif actuel.
   - Le personnel enseignant de 1852 à 1952. Directeurs, professeurs, régents, instituteurs.
   - Le personnel enseignant pendant l'année 1951-1952.
   - Tableau de la population scolaire depuis 1852.
   - Population scolaire en 1951-1952. Répartition.
   - L'École actuelle - Organisation - Avantages.
   - De nos Anciens.
   - Notice historique sur l'Enseignement moyen de l'État.

13 euros (code de commande : 32340 - vendu).

 

ROUSMAN (Corentin) — L'histoire des bourgmestres du Grand Mons de 1830 aux fusions des communes. Mons, Hainaut Culture et Démocratie, 2009. In-8° carré broché, 143 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bon état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Salle Saint-Georges, à Mons, du 27 novembre au 20 décembre 2009.
Table des matières :
   - Préface.
   - La commune : quelques notions...
      - Création, évolution et histoire des communes.
      - Fonctionnement des communes.
      - Le bourgmestre : nomination, fonctions et attributs.
      - Les fusions des communes
      - Évolution de la fusion des communes.
      - La recherche.
      - Armoiries et maisons communales.
   - Le Grand Mons et ses bourgmestres.
      - Mons.
   - Les communes rattachées à Mons après les fusions de 1971 et 1973.
      - Cuesmes.
      - Ghlin.
      - Hyon.
      - Nimy.
      - Obourg.
      - Saint-Denis.
   - Les communes rattachées à Mons suite à la fusion de 1975.
      - Ciply.
      - Harmignies.
      - Harveng.
      - Havré.
      - Jemappes.
      - Flénu.
      - Maisières.
      - Mesvin.
      - Nouvelles.
      - Saint-Symphorien.
      - Spiennes.
      - Villers-Saint-Ghislain.
   - Tables des noms des Bourgmestres.
   - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 32330).

 

[SAVINIO (Alberto)]. Alberto Savinio. Milano, Electa Editrice, 1976. Petit in-4° carré broché, 155 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   
Catalogue de l'exposition organisée au Palazzo Reale, à Milan, en juin et juillet 1976.
   Andrea Francesco Alberto de Chirico, dit Alberto Savinio à partir de 1914 (Athènes, 25 août 1891 - Rome, 5 mai 1952), est un écrivain, un peintre et un compositeur italien, et le frère cadet de Giorgio De Chirico.
Présentation :
   Non era facile – in una mostra che ruota essenzialmente intorno al fatto figurative – presentare un artista come Alberto Savinio, pittore, scrittore e musicista ; anzi, cronologicamente almeno, prima musicista che scrittore e pittore.
   In Savinio la vocazione per l'arte sembra precedere la scelta stessa del genere artistico, il quale gli sta, si direbbe, come un abito troppo stretto. Savinio vi si adatta, ma solo alla condizione di saperne in guardaroba altri di ricambio ; di impiegare, insomma, quando occorra, altri mezzi e materiali e linguaggi capaci di tradurre efficacemente lo stimolo poetico, di rappresentare , o il fantasma poetico, nei modi più adatti per un'azione pubblica.
   Ed è naturale, proprio sotto questo riguardo, che il teatro, che è sintesi di almeno tre generi – il testo letterario, la musica e la scenografla – si configuri per Alberto Savinio come luogo « ideale » della espressività artistica.
   Ciò che ne risulta alla fine è che tutti i generi da lui implegati sembrano assommarsi e ricomporsi idealmente in una concezione unitarla dell'arte come capacità totale di esprimere e di rappresentare un'unica, indivisibile realtà poetica : la surrealtà del mondo. E ciò nonostante le barriere naturali dei mezzi e un uso di essi spesso condotto come un « divertimento » irriverente. Savinio stesso ha scritto in Ascolto il tuo cuore, città : « Le cose che amiamo cerchiamo di farle figlie nostre e le trattiamo come tali. Ma non tutti capiscono queste astuzie sentimentale e vedono irriverenza in quello che è soltanto amore... ».
   La « versatilità » di Savinio ha in certa misura nuociuto alla comprensione della sua personalità, nel senso che ogni genere da lui impiegato non è stato ancora criticamente sondato come meritava.
   Questa mostra, appunto, tenta per la prima volta di proporre l'arte di Savinio nella sua globalità. Gli scritti introdutlivi che corredano il catalogo costituiscono aitrettanti brevi saggi specifici sui « generi » trattati dall'artista. Fa seguito ad essi il catalogo vero e proprio dei dipinti, del disegni e delle scenografie ; infine un'antologia degli scritti di Savinio e su Savinio, una prima cronologla per una biografla dell'artista, la cronologia delle mostre.

20 euros (code de commande : 32354).

 

SENDER (Ramon) — La Sphère. [Titre original : La Esfera.] Roman traduit de l'espagnol par Françoise Reumaux. Paris, Robert Laffont, 1972. In-8° broché sous couverture à rabats, 324 p., (collection « Pavillons »), première édition française.
En quatrième de couverture :
   Sur le bateau qui l'emporte vers l'Amérique, un homme, Frédéric Saila, rescapé d'une guerre civile, va vivre une aventure folle et désespérée. Il est hanté par la pensée de l'échec : échec de l'idéal qu'il a servi, et qui rejaillit sur toute sa vie, échec de sa personne, échec d'un amour aussi, à la suite d'une mort accidentelle, celle d'un rival qu'il aurait pu sauver, mais qu'il a abandonné à l'accident. Il a résolu de se suicider, sur ce bateau. Mais tout va en décider autrement. Image d'un monde troublé, le navire devient le théâtre d'une rébellion de l'équipage, sous la conduite d'un matelot mystique et illuminé. De plus, à bord, parmi d'autres réfugiés, Saila voit surgir des figures connues, celle d'un traître, et celle de son amour perdu. Et lui qui avait décidé de se supprimer sera conduit par le hasard à tuer le traître. Va-t-il ainsi rejoindre, par le biais de la justice sommaire des hommes, le destin et la fin qu'il avait juré de se donner lui-même ? Si oui, sera-ce ironie capricieuse du sort, ou jeu d'un inflexible mécanisme interne et « ganglionnaire » ? Et sur cette sorte de bateau fantôme, va-t-il, par la même ironie ou la même volonté aveugle, retrouver son amour ancien, pour lequel, aveuglément aussi, il a tué deux fois sans le vouloir ?... Terriblement humain, pareil à un ciel de tempête et d'angoisse traversé par les éclairs de la passion et par des éclaircies d'humour tranquille et féroce à la fois, La Sphère est un roman d'une rare beauté.
   Ramon J. Sender. Né en 1902 à Alcolea de Cinca, Aragon, Espagne. Dès ses premières œuvres, romans et essais, dans les premières Années Trente, fut reconnu comme un écrivain de très haute valeur, non seulement dans son pays, mais en France, en Angleterre, aux États-Unis. Quand éclata la guerre civile, participa aux combats comme officier dans l'armée républicaine (plusieurs membres de sa famille moururent, exécutés par les Franquistes). Après la victoire de Franco, fut d'abord interné en France, puis gagna le Mexique. Vit depuis 1942 aux États-Unis, où il enseigne la littérature espagnole à l'université du Nouveau Mexique. Revanche tardive : il a reçu en 1969 le Grand prix littéraire Planeta, le Goncourt espagnol.

12 euros (code de commande : 32318).

 

THOMAS (Willy) — Le Château du Diable à Quaregnon. Quaregnon, W. Thomas, 1989. In-8° broché, 144 p., illustrations, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié sous les auspices du Cercle d'Histoire et d'Archéologie de Saint-Ghislain et de la région.
Table des matières :
   I. Introduction.
   II. La Préhistoire.
   III. Époque romaine.
   IV. Époque franque (le VIIe siècle), le monastère et/ou oratoire de sainte Waudru.
   V. Les invasions normandes (IXe siècle).
   VI. Les lieux après les invasions normandes.
   VII. La fortification comtale - Muraille restante - Époque de sa construction.
   VIII. La Cour de Justice.
   IX. Évolution du nom - Origine de l'appellation « Château du Diable ».
   X. Les propriétaires successifs à partir du XVe siècle.
   XI. Conclusion générale.

10 euros (code de commande : 32347 - vendu).

 

TOURNELLE (Henri, pseudonyme de Jules-Henri Lefèvre) — Pagne à part'. Comédie-vaudeville en trois actes en patois borain, agrémentée de chansons sur des airs anciens. 2e édition. Wasmes, Urbain-Godefroid, s.d. In-8° broché, 94 p., exemplaire en bon état.
Plantons le décor :
   
L'affaire ess' passe d l'mon Sidonie Bablutte, a l'cuisine. Il a céeq partes dins l'plache : au fond, c'est l'boutique ; à gauche, à lintree, c'est l'porte de dérié ; pu lon, c'est l'champe de d'vant ; a doite, c'est l'porte d'el cafe eye pu lon el sienne d'in haut ; du mînme costé il a n'quèminee eye ée poile cuiz'nière. El tâpe es't au mitan d'el plache ; el couverte à polie est stindue, les fiers sont su l'feu éyé l'mante à loques est prette. Pou l'restdnt du meublié, c'est comme dins tous les maisons du temps passé : enne dresse, enne caisse d'horloge, des chèses tavau là. Nous stons au mois d'setimpe, invié six heures au nuite, in 1928.

10 euros (code de commande : 32328).

 

VALENTINO (Rachel) La formation de la peinture française. Le génie celtique et les influences. Paris, Librairie Orientale et Américaine G.P. Maisonneuve, 1936. Grand in-8° broché, 381 p., L planches hors texte.
Extrait de l'introduction :
   En Gaule, une race puissamment installée, la race celtique. Quarante millions de Celtes ayant une civilisation rudimentaire, mais bien à eux ; un art simple, mais dont la décoration est arrêtée dans sa technique et dans sa forme : tout en jeux de lignes disposées avec précision, agencées avec clarté, suivant des harmonies géométriques, par des ouvriers ayant du goût et de l'habileté et réalisant – notamment avec l'entrelacs, leur motif de prédilection – les combinaisons multiples d'une ornementation sans fin, élégante, étoffée. Déferlant sur ce fond robuste et neuf, d'abord la vague gréco-romaine, apportant à la fois la froide beauté hellénique et la lourde majesté impériale ; puis la vague byzantine, gonflée de toute l'exubérance asiatique, riche d'images, débordante de couleurs, puis, beaucoup plus tard, la vague italienne, pleine de réminiscences hellénistiques, puis la vague bourguignonne et flamande pleine de verve, chacune laissant sur le terrain celte ses apports particuliers. On a dit de Paris, important centre artistique, que c'était « un endroit très international, très perméable à tous les souffles », il semble que la remarque vaille pour le pays entier et que l'une des caractéristiques de l'esprit celte ait été précisément la perméabilité aux influences extérieures ; mais une perméabilité très particulière, filtrante en quelque sorte, ne laissant passer de l'influence que ce qui entre dans le tempérament celte et rejetant le surplus. Il y a dans l'intelligence des Celtes un équilibre, un souci de garder en toutes choses « raison et mesure » dont on trouve de nombreuses traces dans la production littéraire du Moyen Âge et qui n'est pas sans rappeler ce souci du juste milieu qui préoccupait tant les Grecs. À cet équilibre continuel que l'esprit celte a su garder parmi tant d'influences qui eussent pu l'envahir, la peinture française doit d'avoir bénéficié des unes et des autres sans jamais s'abandonner à aucune ; certes, elle a bien commencé par revêtir la livrée byzantine, mais elle ne l'a pas conservée intacte pendant des siècles comme la peinture italienne ; elle à subi l'influence anglo-saxonne mais en a immédiatement écarté et l'excès des décorations végétales et la fausseté des coloris, elle a connu les inspirations violentes de l'Espagne mais en a rejeté l'épouvante ; la façon doucereuse de Sienne mais en a rejeté la fadeur ; elle a subi l'influence flamande mais pas la truculence et, ne puisant aux diverses sources qu'avec « raison et mesure », elle a su, au cours de son long développement et dès qu'eût été close l'ingrate période des copies byzantines, d'une part, constamment conserver une physionomie propre, et d'autre part, à la faveur des apports nouveaux, se tenir en un perpétuel mouvement. Tel apparaît donc essentiellement l'esprit celte : simple, clair, précis. Concret, en somme, plus qu'imaginait. Ouvert à toutes les suggestions. Mesuré. Ces qualités maîtresses ne devant, dans la suite des temps, se laisser entamer par rien et constituant l'armature même de l'intelligence française.

15 euros (code de commande : 32349).

 

VANVRECKOM (Henri) — De l'aurore au crépuscule de la pensée. Souvenirs - Réflexions 1910-1991. Braine-l'Alleud, Collet, 1992. In-8° broché, 337 p., illustrations hors texte, exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Le général Vanvreckom est né à Hautrage, le 25 octobre 1903. Fils d'officier en garnison à Ypres en 1914, il fait ses études secondaires à Londres, à Valognes, au Havre, et à Bruxelles.
   Admis à l'École Militaire en 1922.
   Diplômé ingénieur en 1927.
   Instructeur à la compagnie école du Génie, à Namur.
   Breveté d'état-major en 1935, stagiaire au 1er grenadiers et à l'aviation. Commandant de compagnie radio, puis en service à l’état-major des T. Tr. (porte-fanion du régiment), à l’état-major/6 D. I, capitaine à la 4e direction du Génie (construction de la position K. W.).
   Pendant la guerre : à l’état-major du génie d'armée, puis en liaison à l'armée française. Rapatrié à l'oflag IX A/Z en octobre 1940. Affecté au secrétariat de l'O. T. A. D. Entre dans la Résistance.
   En 1944, se soustrait à une arrestation ; en juin, disparaît pour servir au secteur A de l'A. S.
   À la Libération : en liaison à l'armée britannique.
   Après la guerre : major, chef de la section organisation à l'État-Major général. Lieutenant colonel : chef de cabinet adjoint du ministre, commandant des T. Tr. des Forces de l'intérieur. Colonel : Auditeur au Collège de l'Otan à Paris, sous-chef à l’état-major général. Général : commandant l'École royale militaire, administrateur général du Budget, président de la Commission des problèmes nationaux de défense, organisme dépendant des services du Premier ministre.
   Quitte le service actif le 1er janvier 1963.
   Administrateur et président de comité à la Société royale belge des Ingénieurs et des Industriels ; président général de la Société royale des officiers retraités, jusqu'en 1978.
   Jugé par ses chefs comme doué notamment d’un remarquable esprit de synthèse. L'élégance de sa plume lui valut d'être nommé membre d'honneur de l'Association des anciens du lycée du Havre.

15 euros (code de commande : 32352).

 

VAUBAN (Sébastien Le Prestre, marquis de) — La dîme royale. Présentation Emmanuel Le Roy Ladurie. Paris, Imprimerie Nationale, 1992. In-8° broché sous couverture à rabats, 293 p.,(collection « Acteurs de l'Histoire »), le coin inférieur du deuxième feuillet de la couverture est écrasé.
Sur le rabat de la couverture :
   1707 : Louis XIV, âgé, règne sur une France vigoureuse, et pourtant gênée par les guerres, par les disettes. C’est l’époque où se publie La Dîme royale de Vauban, un livre en qui le XIXe siècle républicain verra quasiment l’un des écrits fondateurs de la démocratie. Cet ouvrage préconise, il est vrai, l’instauration d’une taxe, d’une « dîme » abolissant, au passage, les privilèges fiscaux, et reposant sur l’ensemble des forces vives du pays.
   Vite condamné par le Pouvoir ou par un certain pouvoir (sans que l’auteur en soit, pour autant, trop affecté sur un plan personnel) le texte, qui deviendra fameux, ne prône certes pas un bouleversement total de la société ; il est, pourtant, audacieux, iconoclaste, alerte, à l’image de son auteur ! Vauban s’est fait spécialiste de la pensée économique comme des réalités de la production. Il a fondé sa gloire, avant décès, sur l’amitié (méritée) que le roi lui témoigne, sur un rang tardif de maréchal de France, et sur un talent ou même un génie apprécié de tous, quant à la construction des remparts et aux forteresses. Entre les mains « vaubaniennes », la muraille défensive est devenue épure. Véritables objets d’art, les villes ainsi « cerclées » et cadenassées par notre auteur jalonnent, en une ligne d’acier, les frontières de ce qu’on appellera plus tard l’hexagone : Vauban, toujours novateur, a saisi l’importance et la vocation d’une telle figure géométrique. Peu courtisan, le maréchal a sillonné la France de forteresse en forteresse ; il gère aussi (de temps à autre) ses fermes et domaines morvandiaux ; il ne fait que passer à Versailles. Vauban témoigne d’une constante liberté intellectuelle ; elle n’est pas si fréquente au XVIIe siècle ; elle fait de La Dîme royale l’un des « traités » majeurs de l'ère classique et des Lumières, descriptif et déductif, conceptuel et philosophique.

15 euros (code de commande : 32334).

 

[VENISE]. Les Chevaux de Saint-Marc. Venise. Paris, Réunion des Musées Nationaux - Olivetti, 1981. Grand in-8° carré broché, XXIV, [60], 241 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bon état.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée aux Galeries nationales du Grand Palais, à Paris, du 10 avril au 10 août 1981.
Table des matières :

   - Unité et diversité de Venise, par Bruno Visentini.
   - Préfaces.
   - Catalogue des œuvres exposées.
   Les Chevaux de Saint-Marc.
      - Les Chevaux de Saint-Marc, trésor de civilisation à travers le temps, par Massimo Pallottino.
      - Le « Proto » de la Basilique, par Angelo Scattolin.
   Première partie : Les Chevaux de Saint-Marc dans l'histoire.
      - Le problème du style des Chevaux de Saint-Marc, par Licia Borrelli Vlad, Giulia Fogolari et Anna Guidi Toniato.
      - La statue équestre de Nerva de Misène, par Fausto Zevi.
      - Les Chevaux de Saint-Marc à Venise, par Guido Perocco.
      - Les Chevaux de Saint-Marc dans la peinture vénitienne, par Francesco Valcanoyer.
      - Les Chevaux de Saint-Marc entre néo-classicisme et romantisme, par Massimiliano Pavan.
      - Les Chevaux de Saint-Marc de la chute de la république à nos jours, par Anna Guidi Toniato.
      - La Basilique, les Chevaux et la Place, par Renato Padoan.
      - Sources et documentation sur les Chevaux de Saint-Marc, par Licia Borrelli Vlad et Anna Guidi Toniato.
   Deuxième partie : Description des Chevaux de Saint-Marc.
      - Analyse descriptive des Chevaux de Saint-Marc, par Anna Guidi Toniato.
      - Notes hippologiques, par Augusto Azzaroli.
      - La photogrammétrie et la représentation graphique du cheval A, par Licia Borrelli Vlad.
      - Techniques de fonte, par Massimo Leoni.
      - Techniques de fonte pour la réalisation des Chevaux de Saint-Marc, par Gianni Frigerio et Massimo Leoni.
      - Considérations sur les bronzes statuaires antiques, par Massimo Leoni.
      - Note sur la dorure, par Licia Borrelli Vlad.
   Troisième partie : Études scientifiques et techniques.
      - Étude métallographique des Chevaux de Saint-Marc, par Massimo Leoni.
      - Phénomènes de corrosion sur les Chevaux de Saint-Marc, par Lino Marchesini et Brando Badan.
      - Techniques d'intervention sur les Chevaux de Saint-Marc, par l'Institut Central de la Restauration.
   Appendice.
      - Relevé selon les méthodes de la « photogrammétrie de près » en vue d'une analyse descriptive de l'un des Chevaux de Saint-Marc, par Carmelo Sena.
      - Les alliages de cuivre : structures et phénomènes de corrosion, par Massimo Leoni.

10 euros (code de commande : 32353).

 

VERHOEYEN (Etienne) — La Belgique occupée de l'an 40 à la libération. Traduit du néerlandais par Serge Govaert. Bruxelles, De Boeck, 1994. In-8° collé, 611 p., illustrations, (collection « Pol-His »).
En quatrième de couverture :
   
L'occupation allemande de mai 1940 a profondément bouleversé la société belge. Pour sauver l'essentiel, les responsables de tous les domaines de la vie publique – la haute administration, la magistrature, les services d'ordre, l'industrie, les organisations patronales, l'Église – ont appliqué une politique de présence pragmatique qui fut adaptée au jour le jour. Puisque cette politique devait mener à des concessions, elle a été baptisée « la politique du moindre mal ».
   D'autres Belges ont fait des choix moins ambigus mais diamétralement opposés : des adhérents de l'Ordre nouveau ont opté pour la collaboration avec l'occupant alors que d'autres, de toutes les opinions, se sont engagés dans différentes formes de résistance.
   Ce livre offre une synthèse critique des publications scientifiques et des matériaux d'archives disponibles concernant ces différents aspects de la vie sous l'occupation. Mais il apporte aussi des éléments nouveaux. Ainsi, il présente, pour la première fois, une analyse détaillée des liaisons secrètes entre Londres et la résistance belge. Il décrit l'engrenage de la violence qui fut l'œuvre de l'occupant et des mouvements de collaboration en guise de répliques impuissantes aux faits de la résistance. Il résume, enfin, les méthodes feutrées de l'occupant pour réaliser l'odieuse besogne de persécution raciale.

20 euros (code de commande : 32356 - vendu).

 

VINDEX (pseudonyme de Lucien Marchal) — Le fédéralisme. Bruxelles, Éditions Hottelet, 1951. In-8° broché, 282 p., couverture un peu défraîchie, peu courant.
Préface :
   Depuis que le Congrès national wallon a inscrit le fédéralisme à son programme on commence à parler de cette formule de gouvernement. Très superficiellement puisqu'on ne la connaît pas. On l'ignore au point de prendre le fédéralisme pour une forme du séparatisme. Sans avoir approfondi la question, certains hommes politiques et non des moindres déclarent que le fédéralisme est inapplicable en Belgique. Or le fédéralisme est applicable partout : c'est la formule de gouvernement la plus souple car c'est essentiellement une formule de compromis.
   C'est d'un compromis que la Belgique a besoin pour éviter le heurt des deux nationalités qui ta composent. Le régime unitaire, en effet, est condamné : il a conduit le pays au bord de l'abîme. S'il avait été appliqué rigoureusement, le pays aurait été engagé dans une guerre civile.
   Le fédéralisme peut apporter une solution satisfaisante à nos difficultés. La méfiance de beaucoup de Belges à l'égard de ce système de gouvernement provient précisément de ce qu'ils n'en connaissent ni les principes, ni le fonctionnement. La conception belge de l'État est foncièrement unitariste : elle est d'inspiration française (La Belgique « une et indivisible »). Or le fédéralisme est une formule anglo-saxonne qui ne répond pas à cette conception. C'est de là que proviennent les malentendus.
   La conception unitariste, c'est l'unité dans l'uniformité.
   La conception fédéraliste, c'est l'unité dans la diversité.
   Il est donc tout à fait erroné de dire que le fédéralisme conduit à la division du pays. Il peut lui donner seulement une autre forme d'unité, correspondant plus exactement aux conditions politiques.
   Le cas de ta Belgique n'est ni unique, ni extraordinaire. Sociologues et juristes ont analysé des cas semblables et on verra par notre étude qu'ils recommandent tous le régime fédéral comme la meilleure solution.
   Ils recommandent aussi de l'adopter à temps.

15 euros (code de commande : 32342 - vendu).

 

[WALLONIE]. L'art populaire en Wallonie. Liège, Musée de la Vie wallonne, 1970. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 556 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état de ce livre de référence.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - L'art populaire en Wallonie.
   - Le foyer.
   - Éléments de l'habitation.
   - Le mobilier.
   - La vie domestique.
   - Le luminaire.
   - La céramique.
   - La verrerie.
   - Tissus, dentelles, vêtements et parures.
   - Le matériel de la vie agricole.
   - Outils et produits artisanaux.
   - Les enseignes.
   - Travaux de patience.
   - L'enfance.
   - Les marionnettes.
   - Manifestations folkloriques.
   - L'art religieux populaire.
   - L'imagerie populaire.
   - Répertoire des illustrations avec commentaire des objets reproduits et citation des ouvrages consultés.

35 euros (code de commande : 32337 - vendu).

 

[WAROCQUÉ]. VAN DEN EYNDE (Maurice) — Les Warocqué. Une dynastie de maîtres-charbonniers. Préface de Max Drechsel. Bruxelles, Labor, 1984. In-8° broché, 152 p., illustrations hors texte, (collection « Les Grandes Familles Industrielles »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Les Warocqué, la famille le plus connue dans la région du Centre pendant la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe tombèrent dans l'oubli après la mort, en 1917, du dernier représentant, Raoul.
   Maurice Van den Eynde évoque dans ce livre, cet exemple de ces hommes dynamiques fondateurs d'une société où les valeurs bourgeoises supplantèrent les traditions de l'Ancien Régime. Il présente une synthèse de la vie des quatre générations et des six personnages de cette famille qui, non seulement a joué un rôle important dans le développement de toute la région, mais qui a aussi redonné à Mariemont un peu de ce faste connu au temps de Charles de Lorraine.
   Ce livre incite à la réflexion. tant il est vrai, comme dit Monsieur Max Drechsel dans sa préface, que l'approche historique consciencieusement préparée est toujours génératrice d'hypothèses fécondes, même dans le voisinage des domaines qu'elle prospecte.

20 euros (code de commande : 32341 - vendu).

 

WYFFELS (Carlos) — Contribution à l'histoire monétaire de Flandre au XIIIe siècle. Bruxelles, Revue Belge de Philologie et d'Histoire, 1967. In-8° collé, [28] p., un tableau, envoi de l'auteur.
   
Extrait du tome XLV de la Revue belge de Philologie et d'Histoire (pp. 1113-1141).
Extrait :
   Avant la création en Flandre vers 1275 d'une grosse monnaie d'argent, le double esterlin de Marguerite de Constantinople, les comtes n'ont fabriqué que des deniers, petites pièces d'argent dont ils ont continué la frappe au moins jusqu'à la fin du XIIIe siècle. Ce monnayage dénarial est encore relativement mal connu à tous points de vue ; la documentation y relative est d'ailleurs plutôt pauvre. On peut dire que jusqu'ici celle-ci offrit deux sortes de renseignements, se complétant plus ou moins les uns les autres. D'une part on possède un grand nombre de pièces fournies par les trouvailles, mais qui ne sont pas toujours faciles à identifier ou à dater. Leur poids offre un élément de valeur ; par quelques rares analyses on a tenté d'en déterminer le titre ; l'étude de l'évolution des types monétaires souleva la question très discutée du rôle joué par les villes dans le monnayage. D'autre part il y a les textes qui, en général, ne fournissent que de simples mentions, des équivalences ou des réductions. On a cru pouvoir en déduire la valeur ou le cours du denier flamand, mais, comme nous le verrons, leur interprétation est infiniment moins simple qu'il n'y paraît à première vue. Il manquait toujours des documents « techniques » de quelque étendue, donnant des renseignements chiffrés sur les conditions de frappe du denier de Flandre, sa valeur intrinsèque, son cours officiel, sa valeur relative, etc. Pareil texte inédit, du milieu du XIIIe siècle, ainsi qu'un document de 1286, que nous avons « redécouvert », tous les deux publiés ci-après, forment le point de départ de notre étude consacrée principalement au XIIIe siècle.
   Comme la première de ces pièces donne également des détails inédits sur la fabrication du denier de Valenciennes et du parisis, son intérêt s'en trouve d'autant plus accru.

8 euros (code de commande : 32314).

 

ZOLA (Émile) — Les Rougon-Macquart. Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire. [X.] Pot-Bouille par Émile Zola. Trente neuvième mille. Paris, Charpentier, 1882. [Paris. G. Charpentier, Éditeur. 13, rue de Grenell-Saint-Germain, 13. 1882. Tous droits réservés.] In-12 demi-percaline chagrinée rouge, [3 (faux-titre, liste des ouvrages d'Émile Zola, titre)], [1 bl.], 495, [1 bl.] p., rousseurs, édition publiée la même année que l'originale.
   Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, tome VII, col. 1208.

   

50 euros (code de commande : 32362).

 

La prochaine mise à jour de cette page aura lieu le
mardi 31 mai 2022.

 

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Dans la mise à jour précédente
(3 mai 2022)

 

 

 

ARÉTIN (Pierre l') Les Ragionamenti. Illustrations de Paul-Émile Bécat. Préface de Christian Dotremont. Premier et second livres (complet). Paris, Éditions de la Nef d'Argent, 1944. Deux volumes in-8° brochés sous couvertures rempliées, 145 et 211 p., illustrations en noir dans le texte, bien complet des 32 planches hors texte en couleurs, exemplaire numéroté sur vélin pur chiffon (n° 363), en très bon état.
Extrait de la préface :
   L'Arétin étale [...] dans ces Ragionamenti, toute sa connaissance méticuleuse de l'époque, cependant qu'il y montre une psychologie sans détours, une science raffinée du style, et particulièrement du dialogue, une verve solide.
   Mais les Ragionamenti s'élèvent bien au-dessus d’un siècle, bien au-dessus d’un pays. Loin de les avoir écrits pour se décharger de ce qu’il savait, comme fait un journaliste, l'Arétin semble y avoir utilisé les mœurs de son époque pour peindre les moeurs de l’humanité, comme fait un Shakespeare. Quoi qu’il en soit de l'intention de l'Arétin, les Ragionamenti passent du particulier au général, de l'Italie du seizième siècle a l’humanité.
   Aussi bien est-il prudent de se garder d’un jugement hâtif sur l'Arétin et sur son maître livre. Si l'Arétin a dépensé son génie à infiniment de libelles, c’est qu’il était de son temps, et qu’il n'avait point de rentes. Et c’est également parce qu’il était de son temps, que les Ragionamenti ont une telle valeur humaine. L’écrivain qui bâille dans sa tour d'ivoire peut avoir la plus forte imagination du monde, il n’est pas capable de parler des hommes, ni de l’homme. Il y a plus : l’Arétin vivait son temps. « On ne raille bien que les travers qu'on partage » est un adage qui s'applique aux Ragionamenti mieux qu’à toute œuvre.
   L'on pourrait dire de ces dialogues qu'ils sont à l'amour ce que le Prince est à la politique. Ce n’est pas un mince éloge. L’Arétin est le Machiavel du vice, et le vice n’est souvent que le nom de l'amour qui avoue. Dans une époque ou il n’est guère possible de se passer de machiavélisme, et ou l'amour est la proie de la plus vaine des littératures, les Ragionamenti ont une force singulière. Ils démentent que l'amour soit « beaucoup plus que l'amour » mais nous livrent les secrets de ce que l'on a nommé la « parthénomachie »...

Les deux volumes : 75 euros (code de commande : 32276).

 

BALZAC (Honoré de) Béatrix. Présentation d'André Billy. Porrentruy, Portes de France, 1947. In-8° broché sous couverture rempliée, 442 p., exemplaire numéroté sur vélin (n° 3111), non coupé et en très bon état.
   
Ce roman fait partie des Scènes de la vie privée de La Comédie humaine.
   
Comme l'affectionne Balzac, il s'agit ici d'un beau portrait de femme et plus général de la condition féminine en ce 19e siècle.
Notice du Dictionnaire des œuvres :
   Dans la maison de son père, vieux Vendéen, dans l'aristocratique vie provinciale de la vieille Bretagne, le jeune Calyste du Guénic brûle du désir de s'évader vers un autre idéal de vie. Ce songe lui semble personnifié par la jeune Félicité de Touches, une femme écrivain et musicienne qui a déjà acquis une certaine célébrité sous le pseudonyme de Camille Maupin. Mais Félicité a auprès d'elle son soupirant, Claude Vignon, auteur célèbre. Entre ces deux êtres, dont l'amour est cérébralité et raisonnement plus que sentiment et passion, Calyste personnifie la délicatesse de cœur et l'ardeur ingénue de la jeunesse. Un jour, arrive une invitée, la marquise de Rochegude, accompagnée de son amant, le musicien Conti, autrefois aimé par Félicité et qui l'avait trahie avec elle. Le jeu des rivalités se complique. Le jeune Calyste, déjà attiré par la blonde et belle marquise, est poussé dans ses bras par la subtile habileté de Félicité, qui espère de cette façon se venger de Conti. Calyste trahit innocemment son plan et le musicien soupçonneux part en emmenant la marquise. Le jeune homme, déchiré par cette double désillusion, tombe dans un funeste abattement d'où Félicité le sauve en l'emmenant avec elle à Paris, et en favorisant son union avec Sabine de Grandlieu à qui elle donne une part de son immense fortune. Après quoi, cette grande amoureuse manquée se retire dans un couvent. L'œuvre oscille, sans but précis, entre deux thèmes : l'« éducation sentimentale » du jeune protagoniste, homme passionné mats indécis, et l'intime tragédie du destin de Félicité.
Bibliographie :
   - Laffont-Bompiani, Dictionnaire des œuvres, t. I, pp. 420-421.

15 euros (code de commande : 32275).

 

BARNES (Djuna) — Interviews. Traduit de l'anglais par Camille Bercot. Avant-propos de Douglas Messerli. Paris, Bourgois, 1989. In-8° broché, 249 p., bel exemplaire, peu courant.
En quatrième de couverture :
   Djuna Barnes, romancière de génie, montre dans ce recueil des talents journalistiques mal connus en France.
   Considérés, au départ, comme des petits essais divertissants, ces Interviews contiennent en fait les principaux thèmes littéraires de l’œuvre de Barnes, qu’on retrouve dans les propos de ces acteurs, danseurs, boxeurs, artistes et dramaturges. Réalisés entre 1914 et 1931, ces entretiens constituent à plus d’un titre le témoignage précieux d’une des périodes les plus fécondes de l’art américain.

13 euros (code de commande : 32266 - vendu).

 

BERTHIAU et BOITARD (Pierre) — Nouveau Manuel Roret de l'imprimeur en taille-douce. Par MM. Berthiau et Boitard. Ouvrage orné de planches. Enrichi de notes et d'un appendice renfermant tous les nouveaux procédés, les découvertes, méthodes et inventions nouvelles appliquées ou applicables à cet art, par plusieurs imprimeurs de la capitale. Paris, Roret, [ca 1840]. In-12 demi-toile verte à coins, [3 (faux-titre, avis, titre)], [1 bl.], 320 p., 4 planches à déplier in fine, bon exemplaire malgré quelques rousseurs, peu courant.
Extrait de l'avertissement :
   L'ouvrage que nous présentons aujourd'hui au public est entièrement neuf. Si l'on fait abstraction de quelques notes éparses dans divers ouvrages traitant spécialement de l'art de la gravure, de deux ou trois mauvais articles renfermés dans l'Encyclopédie par ordre alphabétique, on n'a encore rien publié de spécial sur l'art de l'imprimeur en taille-douce. [...]
   Le seul écrit que nous ayons sur cette matière, date donc de 1643 ; or, les personnes qui savent les progrès qu'ont fait tous les arts, je ne dis pas depuis deux siècles, mais seulement depuis cinquante ans, concevront aisément que cet écrit nous a été d'une utilité absolument nulle. Il me restait à consulter l'Encyclopédie méthodique, mais cette partie a été copiée presque littéralement de l'ouvrage que je viens de citer, sans presque aucune amélioration.
   Il ne m'était donc pas possible de m'aider dans mon travail d'aucuns matériaux déjà mis en œuvre, ce qui rendait ma lâche assez difficile. Mais ce qui en augmentait surtout la difficulté, c'était de trouver un imprimeur habile qui voulût et sût me donner les renseignemens nombreux et indispensables pour faire un bon livre. Souvent je m'étais occupé de gravures, et celles qui figurent dans la plupart de mes ouvrages sont de moi. Ceci m'avait donné l'occasion de visiter très souvent les imprimeries pour en surveiller le tirage, et de descendre avec les ouvriers jusque dans les plus petits détails de leur art. Mais les connaissances que j'avais pu acquérir ainsi se bornaient a bien peu de chose en comparaison de celles qui me manquaient pour pouvoir écrire ex professo sur l'imprimerie en taille douce. Néanmoins elles suffirent pour me faire choisir par le directeur de l'encyclopédie dont ce traité fait partie, pour traiter ce sujet, car j'étais parmi les rédacteurs de cette collection, le seul qui me fusse quelquefois mêlé d'impression. Du reste plusieurs des meilleures imprimeries de Paris m'étaient ouvertes, et les ouvriers répondaient franchement à toutes mes questions. À la rigueur j'aurais pu faire seul un traité médiocre ; telle n'était pas mon intention, car je voulais qu'il fût bon.
   Je cherchais parmi mes connaissances, un imprimeur instruit, capable de parfaitement raisonner un art que trop souvent on fait par routine, et je fus assez heureux pour trouver M. Berthiau, réunissant à la fois le mérite à la réputation, ce qui ne marche malheureusement pas toujours ensemble.
   Comme auteur de ce traité, je devais m'effacer complettement devant cet habile imprimeur, et c'est aussi ce que j'ai fait, me bornant au rôle modeste, mais non sans utilité, de rédacteur.
   M. Berthiau a fourni tous les matériaux, toutes les notes, tous les renseignemens, et moi je les ai mis en œuvre. Autant il a mis de soins à donner toutes les bonnes méthodes, tous les perfectionnemens et tous les procédés nouveaux, autant j'ai mis de soins à les dire d'une manière claire, précise, facile à comprendre par tout le monde, et surtout par les ouvriers ordinairement peu accoutumés à la lecture. J'ai toujours sacrifié l'élégance de la phrase à sa précision, et je n'ai jamais reculé devant des répétitions de mots, fastidieuses pour de certains lecteurs, mais très utiles à ceux auxquels ce livre est destiné. Enfin, l'unique pensée qui m'a dirigé a été celle de me faire comprendre par des hommes dont l'esprit est le moins exercé à l'étude, et j'ai sauté par dessus toutes autres considérations.
   Non seulement M. Berthiau ne s'est pas borné à donner les procédés employés dans son imprimerie et dans celles de ses confrères à Paris, mais encore il a fait un voyage à Londres, uniquement dans le but de visiter les ateliers de cette capitale célèbre dans les arts, et particulièrement dans ceux de la gravure et de l'impression. Dans ce voyage il a recueilli plusieurs faits, plusieurs procédés intéressants, dont il a enrichi ce manuel.

50 euros (code de commande : 32288).

 

[BODEL (Jehan)]. HENRY (Albert) — Le Jeu de saint Nicolas de Jehan Bodel. Introduction - Édition - Traduction - Notes - Glossaire complet - Tables. Deuxième édition revue. Bruxelles, Presses Universitaires de Bruxelles, 1965. In-8° broché, 408 p., feuillet volant d'erratum, (collection « Université Libre de Bruxelles - Travaux de la Faculté de Philosophie et Lettres », t. XXI*), envoi de l'auteur, couverture un peu frottée.
Compte-rendu d'Annie Angremy :
    Après Alfred Jeanroy et F. J. Warne, M. Albert Henry nous livre une nouvelle édition du Jeu de saint Nicolas, la première à s'enrichir d'un glossaire complet et de notes critiques aussi fournies. L'établissement du texte conservé dans un seul manuscrit (Bibl. nat., fr. 25566, véritable anthologie d'œuvres picardes) et copié par un scribe soigneux, ne pouvait guère donner lieu à beaucoup d'innovations ; mais l'éditeur a su saisir toutes les finesses des jeux de scènes et apporter d'heureuses corrections dans la répartition des rubriques, distribuées souvent au hasard par un rubricateur négligent. Une excellente traduction en un français très actuel, placée en regard du texte, rend parfaitement l'atmosphère de la pièce.
   Dans son introduction, d'une quarantaine de pages, M. Henry, sans reprendre une étude d'ensemble d'un texte minutieusement fouillé par de nombreux érudits, s'est attaché à quelques points d'importance laissés de côté jusque-là. Tout d'abord, il pose la question de l'attribution à Jehan Bodel du prologue récité par le « prédicateur ». Si tous les commentateurs du Jeu ont en effet souligné le fait que, contrairement à ceux qui avaient traité avant lui la vie de saint Nicolas, Jehan Bodel avait substitué à l'invasion des païens en pays chrétien une attaque des chrétiens en paiennie, aucun d'eux n'a relevé la divergence du prologue qui contient la version classique des Vies antérieures. Partant de cette contradiction, M. Henry procède à une comparaison minutieuse entre le prologue et le miracle (intelligence du texte, faits de phonétique, morphologie, syntaxe, vocabulaire, style) et en conclut que le prologue est apocryphe et a dû être rajouté lors d'une représentation, postérieure de quelques dizaines d'années à la mort de J. Bodel. Le fameux anuit des vers 4 et 105 ne se rapporterait donc pas à la veille de la Saint-Nicolas d'hiver de l'an 1200. Rien ne permet plus de fixer la date de la première représentation du miracle. C'est précisément en fonction de sa représentation que M. Henry entend étudier le Jeu. Œuvre dramatique, il s'agit de la juger et de l'apprécier comme telle, sans en dissocier les différentes phases : chanson de geste en miniature et appel à la croisade, « hors d'œuvre un peu long » aux dires de Jeanroy, d'une part, scènes de tavernes empreintes du pittoresque arrageois de tous les jours, d'autre part. Jehan Bodel, par ailleurs écrivain de geste, se révèle ici un remarquable homme de théâtre ; il sait tenir les spectateurs en haleine, faire rebondir l'action, doser habilement les éléments épiques et les réalités arrageoises, avec toujours cette pointe d'humour qui ramène l'intrigue au niveau de l'homme du XIIIe siècle ; en bref il a écrit une pièce d'une parfaite homogénéité et M. Henry en a examiné les rouages sans jamais perdre de vue cette donnée essentielle.
   Parmi les qualités de dramaturge de Jehan Bodel, il en est une qui n'est plus à prouver, mais qu'il convenait d'étudier enfin d'une manière approfondie, c'est son art d'écrire, la richesse et la sensibilité de sa langue et de son style. M. Henry, dans son introduction et dans ses notes, s'est penché sur les moindres nuances de cette langue bien vivante pour nous faire sentir la précision technique et pittoresque, par exemple, du vocabulaire de la taverne et de celui du jeu. Sa traduction d'escat, au sens de trésor trouvé, son analyse lexicologique serrée du « cri du vin » de Raoulet mettent en lumière la montée dramatique de l'action et la savoureuse maîtrise de l'écriture du poète picard. Au glossaire complet s'ajoute un index méthodique de ce vocabulaire de la taverne, du vin, des dés et de l'argent. C'est dire combien précieuse et désormais indispensable s'avère l'édition du Jeu de saint Nicolas par M. Albert Henry, pour la connaissance de la langue et de la vie quotidienne du XIIIe siècle, pour la meilleure compréhension possible de notre plus ancien miracle dramatisé en langue vulgaire.
Bibliographie :
   - Angremy (Annie), Le Jeu de saint Nicolas de Jehan Bodel, dans Bibliothèque de l'École des chartes, Année 1965 - 123-1 - pp. 226-228.

15 euros (code de commande : 32285 - vendu).

 

[COMBAS (Robert)]. Robert Combas. Avant-propos de Jean-Pierre Frimbois. Knokke-Heist, Guy Pieters Gallery, [2003]. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, [70] p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état, peu courant.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition « Robert Combas, œuvres récentes 2002-2003 » organisée à la galerie Guy Pieters, à Knokke, en 2003.
Extrait de l'avant-propos :
   Robert Combas. Le plus doué des peintres français de sa génération. Le chef de file de cette figuration libre, surgie dans les années 80. Une bande des quatre initiales qui avait pour mousquetaires Robert Combas, Hervé Di Rosa, François Boisrond, Rémy Blanchard. Elle se mesura en son temps avec une autre bande des quatre, américaine cette fois, composée de Keith Haring, Johnny Mattos dit Crash, Jean-Michel Basquiat et Kenny Sharf. C'était au Musée d'art moderne de la Ville de Paris, fin 1984. Vingt ans après, Rémy Blanchard, Jean-Michel Basquiat et Keith Haring ont disparu. Hervé Di Rosa tourne inlassablement autour du monde. François Boisrond, Kenny Sharf et Crash continuent leur chemin, plus discrètement. Robert Combas, lui, demeure avec sa flamboyante peinture-jungle, à la fois rock et roc. Sous les pieds de Combas, il y a des racines. Chaleureusement familiales, sétoises. Assurément nationales, bien françaises. Totalement personnelles, mais universelles. Robert Combas voyage peu. C'est à l'intérieur de lui-même qu'il puise son inspiration. L'amour. Les combats. Les souvenirs d'enfance. La musique. L'histoire. L'actualité. C'est toujours du Combas raconté (ou revisité) par Combas. Un homme qui sait porter le regard, voir les choses différemment, réagir au quart de tour, relever les défis, vivre physiquement sa création, aimer être surpris, demeurer passionné. Pour ce marathon difficile qu'est toujours la carrière des grands artistes, Robert Combas a du souffle. Il a même cette chance d'arriver à maturité en ayant conservé intacte sa folle énergie créatrice. On sait déjà l'influence déterminante qu'aura eue sur ses options artistiques le fait d'emménager dans son vaste studio d'Ivry-sur-Seine. Cette exposition de Knokke-Zoute le prouve. Dans ce qu'on pourrait appeler cette suite d'Ivry, décidée après la première visite de Guy Pieters à l'atelier, il y a de l'unité, de la sérénité et de l'alacrité. Elle est composée d'une vingtaine de grands formats récents, tableaux tous conçus à l'intérieur d'une période de neuf mois.

20 euros (code de commande : 32306).

 

DES ROCHES (Jacques, pseudonyme de Jean-Gabriel Vacheron) — Au temps du jubilé et de l'exposition fasciste. Rome 1933-1934. Paris, Nouvelles Éditions Latines, 1934. In-8° broché, 114 p., exemplaire dédicacé par l'auteur.
   
Comme le précise l'auteur, plusieurs chapitres sont des articles publiés dans différents journaux comme Paris Soir, Le Miroir du Monde, Audaces.
Table des matières :
   - De l'autre côté du Mont-Blanc.
   - Une journée du Pape.
   - Une visite au Quirinal.
   - Quand le Pape va au Latran.
   - Ce que j'ai vu de ma loggia.
   - Les chevaliers de Malte.
   - Chez Son Altesse Eminentissime le Grand-Maître de Malte.
   - Monsieur de Jouvenel reçoit.
   - Monsieur Denys Puech quitte la Villa Médicis.
   - Tout en prenant le thé.
   - Leurs Majestés chez nos Grands Prix de Rome.
   - Trois entretiens avec le Cardinal Gasparri.
   - Les relations de nos chefs d'État avec les chanoines de Saint-Jean-de-Latran.
   - Dans les salons du Palais Taverna.
   - De la Bibliothèque Vaticane à la ferme de Castel-Gandolfo.
   - Sous les haches de l'Exposition fasciste.
   - Notes de l'auteur.

15 euros (code de commande : 32274 - vendu).

 

FRÉMON (Jean) — Discours de la fatigue. Poèmes de Jean Frémon. Illustrés par Camille Bryen. S.l., Fata Morgana, 1972. In-8° broché sous couverture à rabats, [62] p., 5 illustrations à pleine page, édition originale, un des 500 exemplaires sur vergé Ivoire (n° 375), couverture un peu insolée.
   Jean Frémon est un écrivain et critique d'art très prolixe. Et pour cause, il est le directeur de la célèbre galerie d'Art Lelong depuis 2012, qui défend de nombreux grands artistes contemporains, dont Alechinsky et Hockney.

20 euros (code de commande : 32279).

FRÉMON (Jean) — Répétition. Frontispice de Muriel Modr. Le Muy, Éditions Unes, 1988. In-16 en feuillets, couverture (un peu jaunie) à rabats (16 x 12 cm), 16 p., un des110 exemplaires numérotés sur Pombié du Moulin de Larroque (n° 61).
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition de Muriel Modr organisée au Muy, du 15 avril au 22 mai 1988.
   
Jean Frémon est un écrivain et critique d'art très prolixe. Et pour cause, il est le directeur de la célèbre galerie d'Art Lelong depuis 2012, qui défend de nombreux grands artistes contemporains, dont Alechinsky et Hockney.

18 euros (code de commande : 32278).

 

[HOUDON (Jean-Antoine)]. ARNASON (H.H.)Jean-Antoine Houdon. Le plus grand sculpteur français du XVIIIe siècle. [Titre original : The Sculptures of Houdon.] Adapté en français par D. Ibazi et J.-Ph. Chenaux. Paris, Edita - Denoël, 1976. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, VIII, 289 p., très nombreuses illustrations en noir, exemplaire en bel état.
Sur le rabat de la jaquette :
   Jean-Antoine Houdon (1741-1828) est l'un des plus grands sculpteurs du XVIIIe siècle. Son œuvre comprend de nombreux chefs-d'œuvre connus dans le monde entier, Diane, Apollon, Voltaire, L'Écorché et Saint Bruno, pour ne citer que les plus célèbres. Cependant, c'est peut-être principalement à la galerie de ses portraits qu'il doit sa renommée. La puissance d'observation et la beauté de ses personnifications fait en effet de lui le plus grand sculpteur-portraitiste de l'histoire. Il apparut, il est vrai, en un temps de profond bouleversement, où les « modèles » illustres ne marquèrent point. Tous – de Voltaire à Franklin, de Rousseau à Napoléon, de Diderot à Washington, de La Fayette à d'Alembert – lui doivent l'image « classique » que l'on a gardé d'eux, de sorte que la célébrité du portraitiste est indissociable de leur immense stature à l'aube des temps modernes.
   Le présent ouvrage est une étude critique rédigée par le principal spécialiste contemporain de Houdon. Elle vient à son heure pour contribuer à éclairer l'œuvre du grand artiste sujette – et pour cause – à plusieurs controverses, notamment en matière d'authenticité et d'identification.
   L'essai de Monsieur Arnason est complété par de nombreuses illustrations originales des œuvres du sculpteur et de détails révélateurs, dues pour une grande part à l'auteur lui-même.
   La bibliographie et la documentation que le lecteur trouvera en fin de volume font de ce livre un ouvrage capital pour l'étude de l'œuvre de Houdon. Il renseignera notamment le public francophone de façon exhaustive sur l'œuvre de Houdon en Amérique, qui marque l'un des sommets de sa carrière.

15 euros (code de commande : 32298).

 

[KORSENDONK]. Korsendonk. Par E. Persoons, H. de Kok, L. Fornoville et R. Peeters. (2eme édition). Oud-Turnhout, Corsendonk, 1985. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 124 p., illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Table des matières :
   - Woord vooraf.
   - Fernand Nédée (1930-1980).
   - Inleiding.
   - De geschiedenis van Korsendonk.
      - De stichtingsperiode (1393-1414).
      - De grote bloei (1414-ca.l505).
      - Crisis en herleving (ca. 1505-1761).
      - De afschaffing en latere lotgevallen.
   - De religieuze betekenis.
      - De rol van Korsendonk in de laat-middeleeuwse hervormingsbeweging.
      - Korsendonk en de Contrareformatie.
   - Korsendonk en het geestesleven.
      - De intellectuele belangstelling in Korsendonk.
      - Korsendonk en de kunst.
   - De gebouwen.
   - Tijdtafel.
   - Beknopte bibliografie.
   - Kaart van de kloosters der Windesheimers in de Nederlanden.

13 euros (code de commande : 32303).

 

LEGGE (Jacky) — Mons. Les cimetières des 18 communes fusionnées. Ciply - Cuesmes - Flénu - Ghlin - Harmignies - Harveng - Havré - Havré-Ghilage - Hyon - Jemappes - Maisières - Mesvin - Nimy - Nouvelles - Obourg - Saint-Denis - Saint-Symphorien - Spiennes - Villers-Saint-Ghislain. [Mons], Mon's Livre, 2015. Grand in-8° carré broché, 238 p., illustrations en couleurs.
Le mot de l'éditrice :
   Le présent ouvrage n'est en aucune manière un coup d'essai : bien au contraire, il constitue le troisième volet d'une collection lancée avec la complicité de Jacky Legge en 2011, collection elle-même conçue à la suite du succès de nos premières publications dans le domaine funéraire. Ce livre vient donc à l'appui d'un programme ambitieux, qui vise à sauvegarder et à mettre en valeur des sites d'un intérêt particulier, hélas trop souvent menacés à l'heure actuelle. C'est la raison pour laquelle nous avons déjà mené – et comptons poursuivre – des actions de sensibilisation au patrimoine funéraire de la région de Mons et du Hainaut, au moyen de conférences, de visites guidées, d'actions ponctuelles et bien entendu de nouvelles monographies de qualité.
   Mais pourquoi donc se pencher sur un tel sujet, qui peut sembler étrange à première vue ? Parce que le domaine funéraire présente un intérêt tout particulier pour l'étude historique des enjeux sociaux, religieux, symboliques et artistiques qui se déploient au sein de la société en général. Quel lieu pourrait, mieux que le cimetière, refléter les croyances des habitants de nos régions et leur évolution au cours des deux derniers siècles ?
   Sur le plan social, la répartition, l'organisation et l'ornementation des cimetières du Grand Mons témoignent du pouvoir exercé par les classes dominantes traditionnelles, ou nouvellement issues de la Révolution Industrielle : aristocrates, clergé, autorités communales, industriels et autres notables... Elles illustrent également la lente ascension d'une part élargie de la population et son accès à une relative aisance, suffisante au moins pour se traduire par la multiplication des sépultures durables au lendemain de la Première Guerre mondiale.
   Sur le plan des croyances, les mêmes cimetières traduisent à la fois la prégnance et la remise en question de la tradition catholique, confrontée à l'essor de la libre pensée, de la franc-maçonnerie et de valeurs ou de religions longtemps rejetées ou confinées dans les marges de l'idéologie dominante, de gré ou de force.
   Sur un plan symbolique et artistique, les sépultures sélectionnées présentent un intérêt considérable : si le respect de la tradition prédomine souvent dans l'espace funéraire, se traduisant par la multiplication de stéréotypes au sens de plus en plus effacé et confus, l'évolution des styles et des modes peut donner naissance à des créations originales, d'une qualité d'exécution exceptionnelle. Celles-ci sont appelées à constituer à leur tour des modèles d'inspiration pour les générations suivantes. Quant à l'abondance et à la complexité des symboles, ce sont des sources de fascination inépuisable pour tous les visiteurs qui s'aventurent sur les routes vivantes de l'imaginaire...

27 euros (code de commande : 32300).

 

[LIBRAIRIE DES AMATEURS - CATALOGUE]. Catalogue général des éditions illustrées de la Librairie des Amateurs. Tirages spéciaux. Paris, Ferroud, 1908. In-8° broché, 52 p., illustrations, pli au premier feuillet de la couverture, rare.
Avis :
   Par ce catalogue illustré nous rappelons à MM. les Bibliophiles et à MM. les Libraires qu'ils trouveront toujours à notre Librairie un choix de reliures en maroquin plein et de demi-reliures amateur à coins. Toutes ces reliures sont exécutées et signées par les maîtres de notre époque.
   Rachetant nos publications épuisées nous pouvons toujours de ce fait satisfaire notre clientèle.
   Le spécimen de nos publications à paraître, ainsi que nos catalogues mensuels d'ouvrages d'occasion, seront adressés à toutes les personnes qui nous en feront la demande.
   Nos publications forment trois séries : Exemplaires avec trois états des eaux-fortes dont l'eau-forte pure ; exemplaires avec deux états dont l’état avec la remarque et exemplaires avec un seul état des gravures avec la lettre. Les deux premières séries se trouvent toujours épuisées à l'apparition ; leur nombre étant extrêmement limité.
   Ces publications, numérotées et paraphées, étant tirées à très petit nombre, ne peuvent être envoyées en dépôt mais nous acceptons d'adresser en communication à nos confrères ceux des ouvrages parus, de leur choix, pour un nombre de jours déterminé. Pour les ouvrages à paraître nous ne pouvons noter que des ordres fermes et définitifs.
   Dans les villes où nous n'avons pas de correspondant nous nous mettons volontiers en rapport avec les Libraires qui nous seraient désignés par les Amateurs.
   « Les Editions de la Librairie des Amateurs ont été récompensées par deux médailles d'Or à St-Louis (1904) et à Liège (1905) et par un diplôme d’Honneur à Milan (1906). »

18 euros (code de commande : 32287 - vendu).

 

MAES (G.) — Notre-Dame de Beauraing. Histoire des apparitions. Beauraing - Louvain, Pro Maria - Bibliotheca Alphonsiana, 1953. In-8° broché, 226 p., illustrations hors texte, pli au coin supérieur du premier feuillet de couverture.
Préambule :
   Les faits dont il est question dans ce livre se sont déroulés à Beauraing, dans le jardin des Religieuses de la Doctrine Chrétienne, du 29 novembre 1932, au 3 janvier 1933.
   Beauraing est une bourgade belge de la province de Namur. Elle est située aux confins de la Famenne et de l'Ardenne, dont on aperçoit au-delà de la plaine, quand on descend du train, les premiers contreforts. Elle est à 5 km de la frontière française et à 10 km de Givet. Elle comptait, au temps des apparitions, environ deux mille habitants.
   Amené par mon ministère de prédicateur au pensionnat des Sœurs durant la période la plus mouvementée des apparitions, j'y disposai de toutes facilités pour m'entretenir longuement avec les voyants, leurs parents, leurs Maîtres et Maîtresses, les médecins qui s'intéressaient à leur cas, le Clergé de l'endroit et beaucoup d'autres personnes mêlées de très près aux événements. Onze fois j'ai observé les enfants durant leurs visions. Logeant la nuit au presbytère, chaque soir je mettais M. le Doyen Lambert au courant de mes impressions et des renseignements recueillis au cours de la journée. M'étant engagé par après, sur ses instances, dans les controverses qui surgirent presque au lendemain des faits, je me vis contraint, pour mettre au point ma documentation, de prolonger mon séjour à Beauraing durant une période globale de quatre mois.

12 euros (code de commande : 32291 - vendu).

 

MARTENS (Mina) — Le censier ducal pour l'ammanie de Bruxelles de 1321. Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1958. In-8° broché, 376 p., (collection « Commission Royale d'Histoire »), exemplaire sur vergé, en partie non coupé et en bon état.
Conclusion de l'introduction :
   La courte introduction que nous avons réservée au document que nous présentons, uniquement destinée à apporter quelque lumière sur la nature du domaine ducal, pourrait paraître limiter l'intérêt du texte à ce seul aspect historique. Il n'en est rien. En dehors des services qu'il pourra être appelé à rendre aux toponymistes, un tel censier se révèle plein d'enseignement pour ceux qui s'efforcent de rechercher les formes économiques du Brabant au XIVe siècle.
   Un exemple permettra de justifier le bien-fondé d'une telle affirmation : le seul relevé des professions exercées à Bruxelles parmi ceux qui payent un cens au duc. On y voit 8 tailleurs de pierre, 7 tisserands, 10 charpentiers, 1 serrurier, 1 cuisinier, 4 brasseurs, 6 pelletiers, 1 fabricant de bourses, 1 corroyeur, 8 boulangers, 1 chausseur, 6 meuniers, 4 teinturiers, 3 foulons, 1 tapissier, 3 tanneurs, 3 savetiers, 1 mesureur, 4 forgerons, 3 charrons, 1 marchand, etc...
   Sans doute, n'est-ce là qu'un faible pourcentage des artisans ; néanmoins cette liste est-elle utile, puisqu'elle révèle certaines professions exercées à Bruxelles, à une époque pour laquelle nous avons peu de renseignements de ce genre.
   Cet unique exemple de l'intérêt du censier ducal de 1321 pour Bruxelles et ses environs, est loin de condenser toutes les formes de curiosité qu'il est susceptible d'éveiller; n'oublions pas, entre autres, que les spécialistes de la géographie urbaine y trouveront un réel avantage si l'on songe que ce texte se rapporte, essentiellement, à une année bien précise, pour laquelle il est possible de reconstituer, partiellement, la figure des rues, des ruelles, des ruisseaux et même des collines de la ville et cela à une époque où, il est inutile d'y insister, nous n'avons aucun autre élément du genre pour ce faire.
   Nombre de disciplines, depuis l'histoire économique et sociale, l'histoire institutionnelle et la géographie historique, jusqu'à la toponymie et l'anthroponymie y trouveront matière à se compléter.

15 euros (code de commande : 32304).

 

PAZ (Octavio) — Le labyrinthe de la solitude suivi de Critique de la pyramide. [Titres originaux : El laberinto de la soledad et Posdata.] Édition refondue et augmentée. Traduit de l'espagnol par Jean-Clarence Lambert. Paris, Gallimard, 1990. In-8° broché, 254 p., (collection « NRF Essais »), exemplaire en bon état.
En quatrième de couverture :
   Le labyrinthe de la solitude est un ouvrage capital de la littérature mexicaine contemporaine.
   « Le labyrinthe de la solitude, dit Octavio Paz, fut un exercice de l'imagination critique : une vision, mais aussi une révision du Mexique. Point du tout un essai sur la philosophie de l'essence du Mexique ou une recherche de notre prétendu être. Le mexicain n’est pas une essence, mais une histoire. De ce point de vue, le caractère des Mexicains n'a pas une fonction différente de celui des autres peuples : d’une part, il est un bouclier, un mur ; d'autre part, un faisceau de signes, un hiéroglyphe. Dans le premier cas, c’est une défense contre le regard d'autrui, mais qui nous immobilise et nous emprisonne ; dans le second, c’est un masque qui, en même temps, nous exprime et nous étouffe. Ce n’est donc pas la définition de l'essence du Mexique qui m'intéressait mais la critique : cette activité qui consiste, autant ou plus qu’à nous connaître, à nous libérer.
   « Le Mexique est un fragment, une partie d’une histoire beaucoup plus vaste. Les révolutions contemporaines en Amérique latine ont été et sont des réponses à l'insuffisance du développement, d'où procèdent aussi bien leur justification historique que leurs fatales et évidentes limites. Les modèles de développement que nous offrent aussi bien l'Est que l'Ouest sont des compendiums d'horreurs : pourrons-nous à notre tour inventer des modèles plus humains et qui correspondent mieux à ce que nous sommes ? Gens de la périphérie, habitants des faubourgs de l'histoire, nous sommes, Latino-Américains, les commensaux non invités, passés par l'entrée de service de l'Occident, les intrus qui arrivent au spectacle de la modernité au moment où les lumières vont s'éteindre. Partout en retard, nous naissons quand il est déjà tard dans l’Histoire ; nous n'avons pas de passé, ou si nous en avons eu un, nous avons craché sur ses restes. Nos peuples ont dormi tout un siècle et, pendant qu'ils dormaient, on les a dépouillés et ils vont maintenant en haillons. Et pourtant, depuis un siècle, sur nos terres, si hostiles à la pensée, ici et là, en ordre dispersé mais sans interruption, sont apparus des poètes, des prosateurs et des peintres qui sont les égaux des plus grands des autres continents. Allons-nous enfin nous montrer capables de penser une société qui ne soit pas fondée sur la domination d'Autrui et qui ne nous mène ni aux glacials paradis policiers de l'Est ni aux explosions de nausée et de haine qui interrompent le festin de l'Occident ? »

13 euros (code de commande : 32312).

 

PLANTE (David) — Le Temps de la terreur. [Titre original : The Age of Terror.] Roman traduit de l'américain par Christine Le Bœuf. Arles, Actes sud, 2002. In-8° broché, 254 p., (collection « Lettres Anglo-Américaines »), exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   Peu avant l'effondrement de l'Union soviétique, Joe, un jeune Américain de vingt-trois ans, s'aventure à Leningrad puis à Moscou, dans l'espoir de donner un sens à sa vie et de trouver le salut qu'aucune des valeurs du monde occidental n’est plus en mesure de lui garantir. Sur place, il ne découvre que la décevante réalité d’un univers désolé et parfaitement amoral où se croisent des individus interlopes – dont Gerald, un Américain comme lui, et qui, expatrié de longue date, est déterminé à exploiter sans vergogne toutes les souffrances et les failles d’un pays en voie de décomposition. Gerald entretient avec Zoya, tragique jeune femme russe en quête de sa propre rédemption, une relation que Joe s'acharne à décrypter. Fasciné par l'aura funeste de ce couple qui n'en est peut-être pas un, Joe s'initie au vertige jusqu'au naufrage définitif de son innocence.
   Dérangeant, torturé, mystérieux, qualifié par Philip Roth d’« allégorie réaliste », Le Temps de la terreur fonctionne, au fil de ses revirements inattendus et de ses dialogues d'une efficacité magistrale, à la manière d’un roman d'espionnage qui aurait pour protagonistes le Bien et le Mal en personne.
   Né en 1940, David Plante, après des études de français et de philosophie à Boston puis à Louvain, a enseigné plusieurs années en Europe (Rome, Londres, Norwich, Cambridge, Moscou). Auteur de nombreux ouvrages (romans, essais), il a régulièrement publié des articles dans des revues telles que The New Yorker, The New York Times et The London Review of Books où ont également paru nombre de ses nouvelles. David Plante dirige des séminaires et des ateliers d'écriture à l'université de Columbia (New York) depuis 1997.

4 euros (code de commande : 32313).

 

REMY (Pierre Jean) Pays d'Âge. Lithographies originales de Dominique Labauvie. Paris, Maeght, 1991. In-4° broché sous couverture à rabats, 60 p., 14 illustrations à pleine page, (collection « Arte »), exemplaire du Service de Presse marqué « spécimen », bon exemplaire dédicacé par l'auteur, auquel on joint le prière d'insérer.
En quatrième de couverture :
   Le Pays d’Âqe, c’est la province du revers de l'âge, le pays où l’écrivain qui passe le gué des cinquante ans se retourne et regarde par-dessus son épaule.
   Peut-être parce que le sentier qui mène à vingt pages de ce qu'on appelle poésie est plus difficultueux et plus âpre que la route droite vers les deux mille pages de ce qu'on dit roman, Pierre-Jean Remy, romancier, a publié un volume de poèmes, voilà près de vingt ans chez Gallimard : c'était Urbanisme – puis il y eu une manière de silence.
   Les mots sont nés, mais autrement, aussitôt enterrés. Il a fallu la rencontre d'Alain Veinstein, éditeur, et de Dominique Labauvie, sculpteur, pour qu’il éprouve le besoin de publier un peu de ce qui était enfoui. Ce sont ces regards sur un pays aimé, d'âge et de Provence, où, à travers rocailles et garrigues devenues sèches, la poésie tente de retrouver la voix des mots qu'on ose enfin prononcer haut.

20 euros (code de commande : 32277).

 

[RIVAROL (Antoine de)]. GROOS (René) La vraie figure de Rivarol. Avec un portrait de l'auteur par Auguste Guénot. Paris, Librairie de France, 1927. Grand in-8 broché sous couverture rempliée, 126 p., (collection « Les Cahiers d'Occident », n° 8), un des 48 exemplaires numérotés sur papier d'Arches à la forme (n° XXIII), ex-libris manuscrit à la page de faux-titre, rousseurs à la couverture un peu salie.
Avant-propos :
   Il se fait depuis quelque temps une sorte de renouveau autour de Rivarol. On réédite ses « bons mots », on écrit le récit romancé de sa vie, plusieurs critiques réclament une édition un peu complète de ses œuvres (et sans doute M. Eugène Marsan nous la donnera-t-il), enfin une jeune revue vient de choisir pour titre le nom même de Rivarol.
   Déjà l'on avait vu paraître, dans le courant de l'année 1842, un Rivarol de 1842, puis, en décembre suivant, un Petit Rivarol, suivi, en janvier 1843, du Petit Rivarol de tous les mois, qui n'eut peut-être qu'un numéro. On ne peut pas dire que le nom de Rivarol fut jamais oublié ; on le citait avec quelques autres, soit en compagnie de Champcenetz quand il s'agissait des pamphlets de la Révolution, soit surtout avec Chamfort lorsqu'on évoquait quelque anecdote des dernières années de l'ancien régime ou que l'on voulait citer quelque joli trait d'esprit. Mais c'était là à peu près tout. On oubliait totalement, et quasi systématiquement, que Rivarol fut autre chose qu'un causeur spirituel ou qu'un sagittaire aux flèches acérées. Son œuvre réelle, son œuvre essentielle, son œuvre qui fait honneur aux lettres françaises au moins à quatre chefs – car Rivarol fut à la fois un critique des lettres et des mœurs, un écrivain politique, un historien et un philosophe de premier plan – cette œuvre fut ignorée de parti-pris, écartée, méprisée par tout renseignement, par toute la littérature officielle.

15 euros (code de commande : 32286 - vendu).

 

[TOURNAI]. Ville de Tournai. Cortège-Tournoi. 1513-1913. Tournai, Casterman, [1913]. In-8° oblong sous cartonnage toilé d'éditeur (toile un peu défraîchie), 82 p., nombreuses photographies dont le frontispice en couleurs, bon exemplaire.
Table des matières :
   - Le Comité organisateur.
   - Avant-propos.
   - Un peu d'histoire.
   - Programme du cortège.
   - Le cortège.
   - Marche des Ménestrels Tournaisiens.
   - La visite des princes Léopold et Charles de Belgique.
   - Les joutes et le tournoi.
   - Les appréciations de la presse.

30 euros (code de commande : 32308).

 

VAN NIEUWENBORGH (Marcel) — À Bruxelles. Traduit et adapté du néerlandais par Marie-Françoise Dispa. Bruxelles, Hatier, 1990. In-8° broché sous couverture à rabats, 161 p., illustrations et cartes, (collection « Itinéraires »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Bruxelles n'est pas de ces villes que le lecteur associe spontanément à la littérature internationale. Rares sont d'ailleurs les romans qui se déroulent dans la capitale belge. Mais nombre d'auteurs aujourd'hui classiques y ont vécu une période plus ou moins longue, et ils n'ont pas manqué d'exprimer, dans leurs écrits, les sentiments que ce séjour leur avait inspirés.
   Au XIXe siècle, beaucoup de jeunes écrivains, que des impératifs politiques ou financiers avaient obligés à fuir leur propre pays, trouvèrent dans la capitale du jeune État belge, liberté et sécurité. Pour Arthur Rimbaud et Paul Verlaine, la Belgique marqua en outre, un tournant, tant dans leur relation que dans leur carrière littéraire.
   Bruxelles pourtant, malgré son provincialisme serein, son manque de théâtralité et l'absence d'un grand fleuve comme à Paris ou à Londres, fascine Hugo et Baudelaire, Scott et Byron, Mirbeau et Joyce, Marx même. La Grand Place, la place Royale, la place des Barricades, mais aussi Waterloo depuis 1815 – bien qu'à l'extérieur de Bruxelles. Tous ces espaces architecturaux aux qualités scéniques incontestables serviront l'imagination de gens de lettres qui avaient alors besoin de correspondances spatiales.
   Ce guide littéraire, en douze itinéraires illustrés de cartes et de gravures, truffés de citations extraites de leurs écrits, retrace le séjour de ces grands écrivains étrangers à Bruxelles.
Table des matières :
   - De Casanova à Joyce.
      Itinéraire 1. Charles Baudelaire. Le ballon captif.
      Itinéraire 2. Victor Hugo. Le rossignol de la place des Barricades.
      Itinéraire 3. Rimbaud et Verlaine. L'énigme de la religieuse flamande.
      Itinéraire 4. Alexandre Dumas. Les nègres du mulâtre.
      Itinéraire 5. Honoré de Balzac. L'escroc et les contrefacteurs.
      Itinéraire 6. Marx et Engels. Des rires dans la nuit.
      Itinéraire 7. Charlotte Brontë. Une Anglaise au pensionnat.
      Itinéraire 8. Lord Byron. Le bal de la comtesse.
      Itinéraire 9. Octave Mirbeau. Quatre pneus pour un fou rire.
      Itinéraire 10. Léon Daudet. Les belles du Bois de la Cambre.
      Itinéraire 11 J.-K. Huysmans. À vau-la Senne.
      Itinéraire 12. Claudel, Auden et James Joyce. Les saisons de Bruxelles.
   - Bibliographie.
   - Index.

9 euros (code de commande : 32305).

 

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