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ACHARD
(Franz Carl) Traité complet sur le sucre européen
de betteraves ; culture
de cette plante considérée sous le rapport agronomique
et manufacturier : Traduction abrégé de M.
Achard ; par M. D. Angar ; Précédé
d'une Introduction et accompagné de Notes et Observations
par M. Ch. Derosne, Pharmacien de Paris, Raffineur de sucre. Paris, Derosne - Colas, 1812. [A Paris, Chez M. Derosne, Pharmacien,
rue st-Honoré, N° 115. Chez D. Colas, Imprimeur-Libraire,
rue du Vieux-Colombier, N° 26, faub. Saint-Germain.
1812.] In-8° demi-toile bordeaux,
[3 (faux-titre, mention des éditeurs et signature du traducteur,
titre)], [1 bl.], XXXVI, 268 p., piqûres, rousseurs,
4 planches hors texte à déplier (la première
planche manquante a été remplacée par une
copie).
En quatrième
de couverture :
En 1745, Andreas Sigismund Marggraf tenta d'extraire
du sucre de la betterave ; le succès de cette opération
fut mitigé. Son élève, Franz Carl Achard
(Berlin, 1753 - Kunern, 1821) eut plus de succès en 1798
et Frédéric Guillaume III décida d'apporter
son aide à la construction d'une raffinerie en Silésie.
Le traité d'Archard fut publié
à Leipzig, en 1809, sous le titre : Die europäische
Zuckerfabrikation aus Runkelrüben, in Verbindung mit der
Bereitung des Brandweins, des Rums, des Essigs und eines Coffee-Surrogats
aus ihren Abfällen.
150 euros (code de commande
: 15994).
ADENET
LE ROI Li Roumans de Berte aus Grans piés par
Adenés Li Rois.
Poëme publié, d'après le manuscrit de la bibliothèque
de l'Arsenal, avec notes et variantes, par M. Aug. Scheler Associé
de l'Académie royale de Belgique, bibliothécaire
du Roi et du Comte de Flandre.
Bruxelles, Closson - Merzbach, 1874. [Bruxelles. Comptoir Universel, M. Closson et Cie
rue Saint-Jean, 26 - C. Muquardt, H. Merzbach Succrs,
Libraire de la Cour, 1874.]. In-8°
débroché, XI, [1 bl.], 190, [1 (table)], [1 bl.] p.,
exemplaire en partie non coupé, couverture défraîchie.
En quatrième
de couverture :
Après
avoir publié, il y a quelques mois, les Enfances Ogier,
qui avec raison sont considérées comme le premier
en date des quatre poèmes d'Adenés, nous leur faisons
succéder aujourd'hui celle des compositions du trouvère
brabançon qui pour la popularité du sujet et pour
son mérite poétique jouit depuis longtemps d'une
légitime réputation : le roman de Berthe aux
grands pieds. Avec Bueves de Commarchis qui suivra
de bien près, nous aurons mené à fin la
collection des uvres du poëte belge, commencée
en 1865 par la publication du Cléomadès.
Ce n'est pas pour la première fois que
le roman de Berthe se produit en lettres moulées dans
la littérature médiéviste. Dès 1832,
un des philologues français les plus estimés, M.
Paulin Paris, en fit le chef de file de cette série de
romans et de chansons de gestes connue dans le monde savant et
en librairie sous le nom de « Romans des douze Pairs ».
Son édition, toutefois, réimprimée en 1836,
non-seulement est devenue presque introuvable, mais elle avait
été établie sur certains principes qui ne
satisfont plus guère aux exigences de la critique philologique
moderne. Nous avons tout lieu de croire que l'illustre académicien,
plus que tout autre à même d'apprécier le
progrès de la science, reconnaît lui-même
l'opportunité de la reprise d'une tâche qu'il avait
assumée, il y a quarante-deux ans, avec les chétives
ressources dont disposait alors un éditeur de textes antiques.
Pendant longtemps on avait prêté à son fils,
M. Gaston Paris, un des noms les plus brillants parmi les romanistes
contemporains, l'intention de refaire une édition critique
de notre poëme, mais l'attente du public a été
déçue jusqu'ici. C'était pour nous une raison
de plus pour ne pas omettre dans la collection nationale des
anciens trouvères belges la charmante composition d'Adenés
et de la réimprimer sur les manuscrits mêmes. Les
critiques compétents jugeront si notre reproduction a
été faite au profit de la science aussi bien qu'elle
satisfait à un besoin réel de la librairie française.
Les études consacrées à
notre poëme, tant au point de vue de son sujet que de sa
valeur littéraire, par des savants tels que MM. Ferd.
Wolf (Ueber die neuesten Leistungen der Franzosen fur die
Herausgabe ihrer National-Heldengedichte, Wien 1833), Paulin
Paris (Histoire littéraire de France, t. XX), Gaston
Paris (Histoire poétique de Charlemagne) et Léon
Gautier (Épopées françaises, t. II),
nous dispensent de traiter à notre tour cette matière.
Mais en déclinant le rôle d'appréciateur
littéraire, nous ambitionnons d'autant plus le témoignage
d'avoir répondu à la confiance placée en
nous par la Commission académique en ce qui concerne notre
tâche d'éditeur.
Il nous importe donc de faire connaître
en quelques lignes sur quelles bases le texte que nous publions
est fondé.
Les manuscrits connus de Berte aus grans
piés sont au nombre de six ; quatre sont conservés
à la bibliothèque Nationale de Paris, un à
celle de l'Arsenal et un à Rouen.
Le sixième manuscrit, appartenant à
la bibliothèque de Rouen (Belles Lettres 42), est resté
étranger à notre édition.
Les cinq mss. de Paris que nous avons eus sous
les yeux, ne diffèrent entre eux que par des divergences
orthographiques, quelques changements insignifiants de mots et
par ci par là, par l'omission, l'interpolation ou la modification
d'un vers. Dans ces conditions, la préférence devait
être donnée à la leçon la plus conforme
aux habitudes de langage propres à l'Ile-de-France et
en même temps la plus soignée sous le rapport grammatical.
Ces qualités se combinaient dans le ms. de l'Arsenal (A)
; c'est donc lui que nous avons cru devoir reproduire, comme
l'avait fait notre honorable confrère, M. Van Hasselt,
à l'égard du Cléomadès, comme
nous l'avons fait nous-même pour les Enfances Ogier
et comme nous le ferons encore (cette fois, il est vrai,
par absence de choix) pour Bueves de Commarchis.
La transcription, par des raisons indépendantes
de notre volonté, n'a pas été opérée
sur l'original même, mais sur la copie exécutée,
au siècle dernier, par Mouchet et conservée à
la Bibliothèque Nationale ; mais le transcripteur, M.
Deprez, a eu soin de vérifier sa copie, avant de nous
la remettre, sur le manuscrit de l'Arsenal et de corriger les
quelques écarts dont Mouchet s'était rendu coupable.
Notre texte était tiré quand un voyage à
Paris nous permit de confronter, à notre tour, les bonnes
feuilles avec l'original et d'y noter encore quelques petites
corrections, que nous avons consignées sous la rubrique
des Variantes.
Ces dernières ont été
recueillies par M. Deprez en ce qui concerne les mss. désignés
plus haut par B et C ; quant à D et E, nous les avons
collationnés nous-même, un peu rapidement, à
la vérité, mais suffisamment, pensons-nous, pour
le but que nous poursuivions et qui ne comportait que le relevé
des changements de mots ou de phrases, et nullement celui des
variations purement orthographiques ou dialectales. En somme,
nous nous flattons que notre texte sera reconnu fidèle
et exact, sans être servile au point de reproduire les
moindres écarts de plume du scribe primitif.
Comme les autres publications dont nous avons
eu l'honneur d'être chargé par la Commission académique
, la présente se termine par des Notes, dans lesquelles
nous avons, aussi succinctement que possible, recueilli ou éclairci
particulièrement deux genres de faits : d'abord ceux qui
nous semblaient mériter l'attention des savants qui s'occupent
spécialement de l'ancien langage français, puis
ceux qui pouvaient offrir aux novices soit quelque obscurité,
soit une occasion d'erreur. Nous avons tâché de
ne pas trop nous répéter sur des points déjà
touchés dans nos commentaires précédents
et de ne pas multiplier les renseignements qui peuvent être
puisés dans les divers glossaires de vieux français
accessibles à la plupart de nos lecteurs.
Après les analyses diverses qui ont
été faites du roman de Berthe, il nous a semblé
inutile de faire suivre cette préface d'un sommaire tel
que celui que nous avons inséré dans les Enfances
Ogier. Nous renvoyons à cet égard aux ouvrages
mentionnés plus haut et en outre à l'analyse de
la version en prose du ms. de Berlin (mss. franc. 130), que l'on
trouve au premier chapitre de la 3e partie des Roland's Abentheuer,
publ. par F. W. V. Schmidt (Berlin 1820). Nous indiquons encore
à nos lecteurs le livre cité de M. Léon
Gautier comme source d'informations au sujet de la littérature
relative à la légende de Berthe en général
et au poëme d'Adenés en particulier, en ajoutant
que le texte du poëme de Charlemagne de Venise, pour autant
qu'il se rapporte à la mère de l'empereur, vient
d'être publié par M. Mussafia dans la Romania
de MM. Paul Meyer et Gaston Paris.
15 euros (code de commande
: 17613).
AERTS (Louis).
Éléments pratiques de la résistance des
matériaux...
Louvain, Fonteyn,
1891.
Cet
ouvrage est le résumé du cours donné par
l'auteur à l'école industrielle de Louvain. |

Album
lyrique de Pauline Lowet. 1847.
Album
manuscrit décoré d'une belle aquarelle. |
Almanach du département de la Sarthe
pour lan 1809. Augmenté
de la liste générale des Curés et Desservants
du département de la Mayenne, faisant partie du Diocèse
du Mans. Le Mans, Monnoyer,
1809. [Au Mans ,
Chez Monnoyer, Imprimeur de la Préfecture, rue de la Barillerie.
An 1809.] In-12 (90 ´
143 mm.) plein veau tabac, dos lisse orné de filets, pointillés
et autres motifs dorés, pièce de titre orange,
tranches rouges, IV, [12 (calendrier)], 164 p., rousseurs
à la page de titre, quelques ouvrages de ver, bon exemplaire
de ce rare ouvrage.
60 euros (code de commande
: 14413).
Almanach
de Gotha.
Nous
disposons pour le moment des années 1805, 1812, 1851,
1854. |

Les
avantages d'un joli caractère.
Limoges,
Barbou Frères, s.d.
Peu
courante édition populaire probablement due à la
plume de Madame de Renneville. |

BAILLY
(L.). Le Prince Arthur de Cantorbry et Jules Péronnet...
Péruwelz,
Bailly, 1848.
Seconde édition de ce curieux et peu courant
ouvrage. |

BAISSAC
(Jules). Les femmes dans les temps modernes.
Leipzig,
Durr, 1859.
« Deuxième
édition. Autorisée pour l'Étranger, interdite
pour la France. » |
 BALDÉRIC
Chronique d'Arras et de Cambrai, par Balderic, chantre de Térouane au XIe siècle,
revue sur divers manuscrits et enrichie de deux supplémens,
avec commentaires, glossaire etc plusieurs index, par le docteur
Le Glay. Paris, Levrault
- Mercklein - Téchener, 1834. [Paris, Chez Levrault, rue de la Harpe, 81. J.-A.
Mercklein, rue des Beaux-Arts, 11. Téchener, place du
Louvre, 12. M D CCC XXXIV.] In-8°
sous cartonnage d'éditeur, [2 bl.], XXX, 640 p.,
3 planches hors texte dont une à déplier, bel exemplaire,
imprimé sur papier jaune, de ce rare ouvrage.
Structure de l'ouvrage
:
Après
la préface, on trouve le texte latin (pp. 1-392) puis
les commentaires ou notes historiques et philologiques
(pp. 393-574), le glossaire (pp. 575-588), les index (lieux et
personnes, pp. 588-609) et la table des chapitres (en traduction
française, pp. 611-634).
150 euros (code de commande
: 18088).
BARBIER (Auguste) Nouvelles satires. Bruxelles, Laurent, 1840. In-32 broché,
106 p., bel exemplaire malgré une légère
mouillure aux premiers feuillets.
Préface :
« Ce livre, terminé depuis longtemps,
et que des causes particulières ont empêché
de paraître jusqu'à ce jour, renferme deux satires
nouvelles et de caractères différents. La première,
toute politique, se nomme Pot-de-vin. On appelle en France
Pot-de-vin, tout ce qui se donne par manière de
présent au delà du prix qui a été
convenu pour un marché, et, par analogie, tout ce qui
se donne en argent, d'une façon secrète, aux hommes
puissants, afin d'en obtenir des honneurs ou des places. Le personnage
idéal de Pot-de-vin a été pour l'auteur
le symbole de cette corruption sourde, de cette transaction journalière
avec la conscience, qui, selon lui, tend à altérer
les brillantes qualités de la France, à affaiblir
son sens moral au profit de son égoïsme, à
lui ôter son caractère chevaleresque, et à
la faire descendre de son antique grandeur. Il lui a paru, comme
à bien d'autres, que l'avenir des peuples ne devait pas
être entièrement dans le bonheur matériel,
mais aussi dans la dignité de l'âme et dans l'humanité.
La seconde satire n'est que morale, et se nomme
Érostrate. Le titre indique déjà
quel a été le but de l'auteur. Sous le masque antique,
il a cherché à peindre cette maladie, si commune
de nos jours, la maladie du nom, la soif du bruit et de la célébrité.
En montrant la médiocrité ambitieuse
obligée d'aller par le crime à la renommée,
il a voulu dégoûter les esprits faibles et vulgaires
de la recherche de la gloire. Il a pensé qu'il était
bon de rappeler aux hommes tourmentés du besoin de laisser
trace après eux, cette vérité un peu banale :
Que le bruit de ce monde est peu de chose, et que ce que les
hommes aiment à applaudir de leur vivant et durant le
cours des âges, c'est la manifestation de la conscience
dans les facultés extraordinaires de l'intelligence et
du cur.
À l'égard de la forme sous laquelle
ont dû se dérouler ces idées, l'auteur n'a
pas cru devoir mieux faire que de suivre l'exemple laissé
par les satiriques anciens. La plupart d'entre eux ont introduit
le dialogue dans leurs poèmes. Lui, il a seulement ajouté
au sien une action et une légère péripétie.
Cette combinaison, en le rapprochant de la comédie, lui
a permis de répandre un peu plus d'intérêt
dans son ouvrage. Il a cherché enfin, par la variété
des rythmes et les mouvements lyriques, à éviter
la monotonie du discours en vers. »
@ Contrefaçon parue la même
année que l'édition originale à Paris.
& Godfroid, Aspects inconnus et
méconnus de la contrefaçon en Belgique, p.
90.
25 euros (code de commande
: 11933).

BATJIN
(N.). Histoire complète de la noblesse de France...
Paris - Bruxelles,
Dentu - Muquardt, 1862.
Très
rare ouvrage portant le cachet-ex-libris de la famille Montesquieu
à La Brède. |
[BAUDRAND (Barthélémy)]. L'âme
élevée à Dieu, par
les réflexions et les sentiments,
pour chaque jour du mois.
Bruxelles, Lemaire, 1817.
Classique ouvrage
de piété sous une agréable reliure d'époque.

[BETTINI].
Guide de Florence et de ses environs...
Florence, André
Bettini, 1864.
|
BILLAUT
(Adam). Oeuvres de Maitre
Adam Billaut...
Paris, Hubert
et Compagnie, 1806.
Les
uvres à succès de celui qu'on surnomma le
« Virgile du rabot ». |
Léon BLOY  |
Le salut par les Juifs.
Paris, Demay, 1892.
|
BONIFACE
(abbé Louis) Histoire du village d'Esne et de
ses dépendances par M. l'Abbé Louis Boniface. Cambrai, Régnier-Farez, 1863. [Cambrai Imprimerie de Alexandre Régnier-Farez,
28, Place-Au-Bois, 28. 1863] In-8°
demi-basane verte frottée avec peitis manques au dos et
en coiffe, dos à 5 nerfs (reliure A. Bétrémieux,
à Cambrai), [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (tittre)], [1
bl.], [1 (dédicace)], [1 bl.], [1 (avis au lecteur)],
[1 bl.], 520 p., 12 gravures hors texte (6 planches à
déplier dont un grand plan et 6 à pleine page),
bon exemplaire de ce très rare ouvrage.
Table des matières
:
Chapitre I : Depuis l'origine
du village d'Esne, jusqu'à l'an 983 de notre ère.
Chapitre II : Depuis l'établissement
de la pairie d'Esne, jusqu'à la promulgation de la première
charte de ce village. 983-1193.
Chapitre III : Depuis la promulgation
de la première charte, jusqu'à la promulgation
de la seconde inclusivement. 1193-1304.
Chapitre IV : Depuis les services
rendus par Jean d'Esne, jusqu'à la mort d'Amé d'Esne.
1304-1480 environ.
Chapitre V : Depuis la mort d'Amé,
jusqu'à l'arrivée de la famille de Beaufremez.
1478-1600 environ.
Chapitre VI : Depuis l'arrivée
de Jean de Beaufremez, en qualité de seigneur d'Esne,
jusqu'à l'extinction de sa famille et la Révolution
de 1790.
Chapitre VII : Depuis la Révolution
de 1790, jusqu'à l'établissement du consulat de
Napoléon Ier.
Chapitre VIII : Depuis l'établissement
du consulat de Napoléon Ier, jusqu'à nos jours.
Chapitre IX : Topographie. - Sources,
fontaines, rivière. - Voierie, waréchaix. - Produits
spontanés du terroir. - Produits cultivés. - Composition
du terroir et du village. - Monuments : Le château.
- L'église. - Terres appartenant à l'église.
- Revenus et biens de la cure. - Chapellenies. - Chapelle de
N.-D.-des-Sept-Douleurs. - Le moulin de pierres. - Constructions
remarquables. - Constructions du Couve-eau, du Plantis et du
moulin à eau. - Le Tumulus de l'Eauette, la Justice d'Esne,
le Champ-du-Huguenot. - Population. - Occupations des Esnois.
- Patois. - Seigneurs et familles seigneuriales d'Esne. - Baillis,
mayeurs, maires, curés, chapelains, échevins, anciens
habitants. - Personnages distingués de la famille et du
village d'Esne. - Faune terrestre et aérienne. - Météorologie.
Chapitre X : Dépendances d'Esne
et lieux circouvoisins. - Brimeu. - Longsart. - Grandpont. -
Hurtebise. - Briseux, Bout-du-Pré. - Prieuré des
Guillemins. - Ermitage.
Pièces justificatives - Notes.

Vue du château et de l'église d'Esne, en regard
de la p. 206.
120 euros (code de commande
: 15993).
BORGNET
(Adolphe) Histoire des Belges à la fin du dix-huitième
siècle, avec une
Introduction contenant la partie diplomatique de cette histoire,
pendant les règnes de Charles VI et de Marie-Thérèse,
par Ad. Borgnet, professeur à l'université de Liége,
membre correspondant de l'Académie royale des Sciences
et Belles-Lettres de Bruxelles. Tomes
I et II (complet). Bruxelles, Vandale, 1844. [Bruxelles. A. Vandale, Éditeur-Libraire, Rue
des Carrières, 10. 1844]
Deux tomes en un volume in-8° demi-basane noire ornée
d'un décor romantique doré, tranches marbrées,
XII, 316, [3 (faux titre, mention d'imprimeur, titre du tome second)],
[1 bl.], 430 p., bon exemplaire peu affecté par les
habituelles rousseurs.
Préface :
L'ouvrage
auquel est consacrée cette courte préface, est
destiné à devenir une Histoire des Belges pendant
le dix-huitième siècle, quand j'aurai réuni
les renseignements nécessaires pour présenter,
d'une manière complète, les règnes de Charles
VI et de Marie-Thérèse. Dans une Introduction,
j'en ai toujours exposé la partie diplomatique, qui n'est
pas la moins importante. Le reste viendra, j'espère ;
mais il faut du temps. Ce n'est pas chose aisée que de
traiter une époque où il y a pénurie de
documents imprimés.
Il y a dix ans, j'ai publié mes Lettres
sur la révolution brabançonne. À part
les publications contemporaines, on ne connaissait, sur cet épisode
de notre histoire, que ce qu'en disaient deux chapitres de Dewez,
et l'uvre d'un débutant fut accueillie avec faveur
; elle attestait une étude consciencieuse des sources,
et un vif désir de parvenir à une appréciation
exacte des événements : je ne puis m'expliquer
autrement la bienveillance du public, pour une production imparfaite
sous tant de rapports. Aujourd'hui, avec un peu plus d'expérience,
j'ai cherché à faire mieux. Puissé-je y
avoir réussi !
Depuis 1834, époque de mon premier essai,
il a paru, traitant le même sujet, plusieurs ouvrages sur
le mérite desquels j'ai ici à m'expliquer brièvement.
Je citerai d'abord le Résumé des négociations
qui accompagnèrent la révolution des Pays-Bas autrichiens,
de M. Vande Spiegel, l'Essai historique sur la révolution
brabançonne, de M. Legrand, et le Ferdinand Rapedius
de Berg, ou Mémoires et documents pour servir à
l'histoire de la révolution brabançonne, de
M. Gérard.
Le Résumé de M. Vande
Spiegel est trop succinct pour pouvoir être envisagé
autrement que comme une introduction aux documents qui comprennent
les sept huitièmes du volume, documents inédits
pour la plupart, et qui sont tous également importants.
Avant cette publication, nous n'avions, sur les négociations
de Vander Noot et de son parti avec les puissances étrangères,
que des indications vagues dont les récriminations contemporaines
augmentaient encore l'incertitude. Ces négociations nous
sont désormais exactement connues. Il manque bien encore
des détails sur certaines intrigues de la cour stathoudérienne,
mais c'est une lacune qu'il n'a probablement pas été
donné à M. Vande Spiegel de combler.
L'Essai historique de M. Legrand est
très-faible. S'annoncer comme il l'a fait dans son prospectus,
c'est prendre l'engagement de dire du neuf, et cet engagement
n'a nullement été rempli. Si l'on déduit,
du nombre des pages qui composent le livre de M. Legrand, le
texte fort connu de la Joyeuse Entrée, les passages de
ses devanciers qu'il reproduit, et des notes indigestes où
se trouve étalée sans discernement une érudition
d'emprunt, il en restera fort peu de chose.
Je parlerai tout différemment de l'ouvrage
de M. Gérard ; il révèle une étude
approfondie de l'époque : on y trouve des faits nouveaux
et des documents inconnus jusqu'à ce jour. Il est fâcheux
que l'auteur n'ait pas entrepris d'écrire l'histoire même
de la révolution brabançonne, au lieu de publier
le résultat de ses laborieuses recherches sous la forme
de mémoires d'un personnage dont il s'est exagéré
l'importance. Il est fâcheux aussi qu'il se soit plu à
chercher, dans le passé, un prétexte pour se poser
en frondeur morose de notre état social. Ces hors-d'uvre
trop fréquents, et qui attestent souvent un goût
peu éclairé, nuisent infiniment à l'intérêt
que présente le récit. Malgré ces imperfections,
et quoique je sois loin de partager tous les jugements que porte
M. Gérard sur les hommes et sur les choses, je regarde
son livre comme présentant un tableau aussi complet que
possible de la première partie de la révolution
brabançonne ; il s'arrête à l'expulsion des
Autrichiens dans les derniers jours de 1789. J'aurai mainte occasion
de citer cet ouvrage et surtout celui de M. Vande Spiegel, où
M. Gérard a lui-même amplement puisé.
M. de Gerlache a conservé une partie
de l'introduction de son Histoire du royaume des Pays-Bas,
aux événements que j'ai entrepris de retracer.
Le talent distingué de M. de Gerlache comme écrivain,
est universellement reconnu ; ce n'est pas une raison pour admettre
toutes ses opinions en histoire, et sur plus d'un point je n'ai
pu partager sa manière de voir. Entre deux systèmes
qui ne concordent pas, c'est au lecteur a faire un choix.
Dans son Histoire des Pays-Bas, M. l'abbé
Janssens a aussi traité la révolution brabançonne
avec quelque étendue. Des allusions aux événements
de nos jours, trahissent presqu'à chaque page l'ancien
professeur du collège philosophique. Je ne comprends pas
que M. Janssens ait accueilli, sans examen, les faits rapportés
dans le roman des Masques arrachés, Ce livre obscène,
qui contient quelques détails exacts noyés dans
une mer de calomnies, ne mérite guère plus l'honneur
d'être cité comme une autorité, que la Pucelle
de Voltaire dans une biographie de Jeanne d'Arc ; il est I uvre
de Robineau dit Beaunoir un méprisable intrigant
à qui j ai dû consacrer une note assez étendue.
M. Coomans aîné a publié, dans la Revue
de Bruxelles (années 1840 et 1844), huit articles
intitulés : Épisodes de la révolution
brabançonne. Quoique les événements
y soient présentés sous leur véritable jour,
la forme que l'auteur a adoptée doit faire ranger son
intéressant travail dans la classe des romans historiques,
si utiles pour populariser la connaissance des faits.
Un livre qui marche de pair avec le Résumé
de M. Vande Spiegel, et qui avait déjà paru à
l'époque où je publiai mes lettres, est celui de
M. Gachard ; Documents politiques et diplomatiques sur la
révolution belge de 1790. On y trouve, sur les séances
des États-Généraux et du Congrès,
sur l'état des négociations, sur les intrigues
et les démarches de la cour de Vienne, des détails
qu'il serait difficile et souvent impossible de rencontrer ailleurs
; la plupart de ces documents sont inédits, ou sont devenus
excessivement rares quoiqu'ils aient été publiés
dans le temps.
Il n'existe, sur les événements
postérieurs à 1790, aucun ouvrage spécial
; les renseignements peu nombreux qu'on lit dans Dewez, sont
à peu près tout ce que nous possédons. Cette
partie de mon livre a donc un intérêt de nouveauté.
J'ai publié, sur les années 1791 et 1792, dans
la Revue belge, puis dans la Revue nationale de Belgique,
différents articles que j'ai remaniés et auxquels
j'ai fait les additions qui m'ont paru nécessaires, pour
conduire le récit jusqu'au décret du 9 Vendémiaire
an IV (1er octobre 1795).
Les sources que j'ai consultées sont
nombreuses : de 1787 à 1793, on a brochuré
avec une intempérance sans égale, et il y aurait
un appartement à remplir de tous les pamphlets de cette
époque. Réunir ces pièces a exigé
bien des soins et des démarches ; presque toujours, dans
mes investigations, j'ai rencontré appui et sympathie.
J'adresse ici l'expression de ma reconnaissance à ceux
de mes compatriotes qui m'ont ouvert leur bibliothèque,
à ceux aussi qui m'ont aidé dans la recherche de
documents inédits.
J'ai évité à mes lecteurs
des indications inutiles et fastidieuses, pour ne leur signaler
que des pièces réellement importantes. En Allemagne
on cite considérablement, tandis qu'en France la mode
semble prévaloir de ne plus citer du tout, système
excellent pour cacher les emprunts ; à mon avis, les citations
sont indispensables dans un ouvrage historique ; seulement il
ne faut pas en abuser, et je crois ne pas avoir mérité
ce reproche.
Un intérêt s'attache aux noms
des hommes qui ont figuré dans certains événements
; j'ai reporté à la fin de chaque volume, des listes
où plus d'un Belge retrouvera un père, un aïeul,
un parent. Quelques notes avaient trop d'étendue, quelques
pièces inédites me semblaient trop importantes
pour ne pas être publiées, je les ai également
rejetées après le récit : elles n'offusqueront
pas ainsi les yeux du commun des lecteurs, destinées qu'elles
sont à un petit nombre d'entre eux.
Deux mots encore avant de finir. Cet ouvrage
est le fruit de plusieurs années de travail. Il n'en a
pas plus de mérite, mais il a droit au moins à
un examen sérieux. Pour apprécier impartialement
les faits d'un autre siècle, l'auteur s'est efforcé
d'imposer silence à ses convictions. La tâche était
rude, car les partis qui nous divisent aujourd'hui existaient
déjà alors sous d'autres noms. S'il n'est pas arrivé
à une complète abnégation, il peut au moins,
en déposant la plume, se rendre à lui-même
cette justice, qu'il a consciencieusement recherché la
vérité, qu'il ne l'a jamais sacrifiée à
la justification d'une opinion qui possédait ses sympathies,
et qu'il a constamment, sans acception de bannière, loué
ce qui lui semblait bien, flétri ce qui lui semblait mal.
40 euros (code de commande
: 17177).
BOUILLY (Jean Nicolas) Contes
offerts aux enfans de France par J. N. Bouilly, membre de plusieurs sociétés littéraires.
Paris, Janet, [1824]. [A Paris, Chez Louis Janet, Libraire,
rue St. Jacques, N° 59.]
In-12 plein veau d'époque, dos lisse orné de fers
dorés, pièce de titre rouge (reliure frottée,
coins émoussés), [3 (faux-titre, mentions d'imprimeur,
titre avec une vignette gravée)], [1 bl.], [7 (épître
dédicatoire)], [1 bl.], [2 (table)], 347, [1 bl.] p.,
16 gravures hors texte de Rouargue d'après Chasselat,
ex-libris Pierre Dumont de Chassart, quelques rousseurs et mouillures.
Table des contes :
- Les
deux Colombes.
- Le Manchon de la vieille.
- Le Maître d'écriture.
- Le Bonnet de grenadier.
- Les Surs de Sainte-Camille.
- Le Bouquet de fête.
- La Sentinelle.
- La Fable de La Fontaine.
- Le Buste d'Henri IV.
- Le Chevreau blanc.
- Le pauvre Aveugle.
- Le Salut militaire.
- Le Repas sur l'herbe.
- Chacun son tour.
- La Cabane du Berger.
- Le Paralytique.

Titre et gravure pour Le Buste d'Henri IVen regard de
la p. 153.
45 euros (code de commande
: 17674).
Breviarium Advocatorum seu Rotundiores Juris Regulæ, secundum
ordinem materiarum alphabeticum dispositæ. Bruxelles, Tarlier, 1829. In-16 demi-veau brun,
dos lisse orné, tranches marbrées, [3 (faux-titre,
mention déditeur, titre)], [1 bl.], IV (préface),
179, [3 bl.], ex-libris, plats frottés.
@ Nous ne possédons aucune information
sur lauteur de la préface. Cet ouvrage fut publié
en 1834, à Florence, en 1841 à Barcelone, etc.
25 euros (code de commande
: 11904).
BRYANT (Ed.) Voyage en
Californie. Description de son sol, de son climat, de ses mines
d'or ; par Ed. Bryant, dernier alcade de San Francisco. Traduit par X. Marmier. Ixelles, Delevingne
et Callewaert, 1849. [Ixelles
lez Bruxelles, Delevingne et Callewaert, Éditeurs, Chaussée
d'Ixelles, 90. 1849.] In-8°
(128 x 192 mm.) sous cartonnage illustré d'éditeur
(dessin de Louis Huard gravé par L. Lacoste), [3 (faux-titre,
mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 210 p. (les sept premières
numérotées en caractères romains), bien
complet de ses 4 gravures hors texte, (collection « Bibliothèque
Illustrée, Série Voyages », n° 2,
tome 1), bel exemplaire exempt de rousseurs, rare sous cette
forme et dans cet état.
Edwin
Bryant naquit dans le Massachusetts en 1805. En 1830, il s'installa
dans le Kentucky et commença sa carrière dans le
journalisme. En 1846 il quitta Louisville pour la Californie
où il occupa brièvement la fonction d'alcade de
San Francisco. L'édition originale en anglais du récit
de son voyage fut publiée en 1849. Ce récit est
considéré comme l'un des plus fiable et des plus
détaillés sur le sujet.
Bibliothèque de feu M. Ch. Chadenat, ancien libraire.
Géographie, voyages, atlas, ouvrages sur la marine, livres
sur l'Asie, l'Afrique, l'Amérique et l'Océanie,
n° 3150 (pour l'édition de Paris publiée
la même année).
75 euros (code de commande
: 13949).
BUONARROTI
(Philippe) Conspiration pour l'égalité
dite de Babeuf, suivie du procès auquel elle
donna lieu, et des pièces justificatives, etc., etc. Par
Ph. Buonarroti. Tomes I et II (complet). Bruxelles, Librairie
Romantique, 1828. [Bruxelles,
à la Librairie Romantique, rue de la Madelaine, n° 458.
1828.] Deux tomes en un volume in-8°
(135 x 220 mm.) demi-percaline bleu-gris gaufrée à
décor de feuillage et de fleurs, dos lisse compartimenté
par des filets dorés, tranches marbrées, tome I :
[1 (faux-titre)], [1 bl.], VIII (page de titre, avis des éditeurs,
avant-propos), 325, [1 bl.] p., tome II : [1 (faux-titre)],
[1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 327, [1 bl.], [1 (errata du premier
volume)], [1 bl.], [1 (errata du deuxième volume)], [1
bl.] p., bon exemplaire sur papier vergé de l'édition
originale de ce rare ouvrage, très peu affecté
(à l'exception des pages de titre) par les rousseurs.
Filippo Giuseppe Maria Ludovico Buonarroti,
dit Philippe Buonarroti, (Florence, 1761 - Paris, 1837)
adhéra sans retenue aux principes de la Révolution
française qu'il défendit en Corse dans son Gironale
Patriotico di Corsica. Son opposition aux paolistes le contraignit
à quitter l'île une première fois en 1791
puis en 1793. L'amitié de Robespierre qui lui fit obtenir
la nationalité française, lui valut d'être
arrêté en 1795 et d'être incarcéré
à la prison du Plessis où il rencontra Gracchus
Babeuf avec qui il se lia d'amitié et qu'il accompagna
dans son fameux complot visant à « renverser
au nom du peuple le régime bourgeois instauré en
l'an III ». Le complot échoua, Babeuf
fut arrêté et guillotiné en 1797 ; quant
à Buonarroti, il fut enfermé au fort de Cherbourg
avant d'être transféré dans l'île d'Oléron
puis à Sospel. En 1806, protégé par Fouché,
il put se fixer à Genève et, sous la Restauration,
il vécut à Bruxelles où il poursuivit ses
activités politiques en compagnie de conventionnels réfugiés
en Belgique. C'est à cette époque qu'il fit paraître
sa Conspiration pour l'égalité dite de Babeuf
dont le premier tome contient l'énoncé des principes
de la conspiration et son déroulement jusqu'à l'arrestation
des conjurés et le deuxième est consacré
au procès, à l'épisode où Babeuf
et Darthé se poignardent et à l'exécution,
on y trouve également une trentaine de pièces justificatives.
« Si Babeuf est devenu à
travers les historiens un des grands héros de la geste
populaire que constitue la Révolution française,
ce n'est pas à cause de cet échec, même magnifié
par le martyre. C'est parce que sa conspiration mort-née
regroupe autour de lui, à côté de militants
néorobespierristes, les premiers activistes de l'idée
communiste, et qu'elle fait apparaître, dans les derniers
ressacs du mouvement populaire de l'an II, une critique
radicale de la propriété et un mode d'organisation
politique inédit. De là le décalage entre
l'épisode historique relativement mineur dont Babeuf est
le centre, et les idées que celui-ci est supposé
léguer au XIXe et au XXe siècle. Son importance
dans la Révolution française vient de ce qu'il
est censé en annoncer une autre.
C'est Philippe Buonarroti, qui a donné
le ton, sous la Restauration, par son récit de la Conspiration
pour l'égalité, dite de Babeuf, livre essentiel,
par lequel cet intellectuel toscan fonde, au-delà de Babeuf,
la tradition babouviste. En 1845, c'est Marx lui-même
qui s'y trouve un ancêtre, dans les lignes classiques de
La Sainte Famille : « Le mouvement révolutionnaire
qui commença en 1789 au Cercle social qui eut pour représentants
principaux, au milieu de son évolution, Leclerc et Roux,
et finit par succomber un instant avec la conspiration de Babeuf,
avait fait éclore l'idée communiste que Buonarroti,
l'ami de Babeuf, réintroduisit en France après
la révolution de 1830. Cette idée développée
dans toutes ses conséquences constitue le principe du
monde moderne. » Nulle surprise, donc, si, munie de
cette épitaphe, l'historiographie communiste du XXe siècle
a pris soin de fleurir cette tombe.
De la conspiration de Babeuf sort l'histoire
du babouvisme, dont le monument est le livre de Buonarroti, le
survivant de tant et tant de combats politiques, en 1828.
Écrit plus de trente ans après
les événements, ce livre pose le problème
commun à tous les témoignages, et plus particulièrement
à tous les témoignages tardifs. Dans quelle mesure
le récit et l'analyse du vieux militant italien sont-ils
fidèles ? Celui-ci n'a-t-il pas été
tenté d'exposer ses propres idées à la place
de celles de Babeuf ? Il est vrai que si l'on fait, à
l'exemple de certains historiens italiens, l'hypothèse
qu'il a été à l'origine de la doctrine,
dans les prisons parisiennes de l'an IV, il n'en est que
plus crédible, même après plus d'un quart
de siècle, dans l'exposé de ses principales articulations.
Ce qu'on a appelé après lui le babouvisme a été
largement le produit d'une élaboration collective :
de là des problèmes d'attribution qui sont encore
ouverts. ».
Bibliographie :
- François Furet, Babeuf, dans Dictionnaire critique
de la Révolution française, pp. 199-205.
700 euros (code de commande
: 17339cath).
BURTY (Philippe) Chefs
d'uvre des arts industriels.
Céramique - Verrerie et vitraux - Émaux - Métaux
- Orfèvrerie et bijouterie - Tapisserie. Paris, Ducrocq, [ca 1870]. In-4° demi-chagrin
rouge, [7], [1 bl.], 598, [1 (table)], [1 bl.] p., 200 gravures
sur bois in et hors texte, reliure un peu frottée, rousseurs.
50 euros (code de commande
: 12021).
 BUTLER (Adam), [traduit
par GODESCARD]
La Vie des saints d'Alban Butler et Godescard.
Avec le Martyrologe romain, un traité de la Canonisation
des Saints, le Panégyrique des Saints et Martyrs par le
diacre Constantin, un traité des Fêtes mobiles,
l'Opuscule de Lactance sur la mort des persécuteurs de
l'Eglise, Édition augmentée de notes nouvelles,
d'un grand nombre de Vies inédites : J.-B. De La
Salle, Jean Grande, Ignace Azevedo, Pierre Claver, Paul de La
Croix, Jean de Britto, André Bobola, Les nouveaux martyrs
du Tonkin, Germaine Cousin, etc, etc. Par M. l'abbé Tresvaux,
chanoine et vicaire-général de Paris, auteur de
l'Histoire de la persécution révolutionnaire
en Bretagne, etc., de Ram, Chanoine, Recteur de L'université
catholique de Louvain, de Réflexions placées après
la première Vie de chaque jour, par l'abbé Herbet,
chanoine honoraire d'Amiens, membre correspondant de l'académie
d'Amiens, auteur de l'Imitation méditée,
etc. Entièrement revue par M. Le Glay, correspondant de
l'Institut, chevalier des ordres de la Légion d'Honneur
et de S.-Grégoire-le-Grand, auteur de l'Histoire ecclésiastique
du diocèse de Cambrai. Et approuvée par Mgr
l'archevêque de Cambrai, son ém. le cardinal archevêque
de Lyon, Mgr l'archevêque de Toulouse, NN. SS. les évêques
d'Amiens, de La Rochelle, de Poitiers, de Metz, de Nantes et
de Montréal. Tomes I à XII (complet). Lille,
Lefort, 1855-1855. Douze volumes in-8° demi-chagrin noir
d'éditeur, tome I : CVIII, 580 p., deux
gravures, tome II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [2 (titre,
mention de droit)], 664 p., tome III : 676 p.,
tome IV : 650, [2 bl.] p., tome V :
623, [1 bl.] p., tome VI : 644 p., tome VII :
628 p., tome VIII : 639, [1 bl.] p., tome IX :
628 p., tome X : 607, [1 bl.] p., tome XI :
564, LXVIII (appendice) p, tome XII : 519,
[1 bl.] p., dos frottés, rousseurs sinon bon exemplaire.
Le classement
des Saints est effectué par date, donc par jour. Chaque
tome contient une table alphabétique. Le tome 12 se termine
par une table générale des Saints et des fêtes,
une table des matières et une table chronologique.
Avertissement pour cette nouvelle édition :
On peut dire que l'Histoire des Saints
est un code de morale : ou plutôt c'est l'Évangile
qui est le code, c'est l'Histoire des Saints qui en forme comme
le contexte et le commentaire. En lisant le code, il peut se
faire que la perfection qui s'y trouve indiquée effraie
et déconcerte ; en lisant les vivantes explications de
ce code divin, rendues sensibles dans la conduite des saints,
le courage revient, et l'espérance se ranime. Or que faut-il
de plus que ces considérations pour nous déterminer,
non à offrir au public pieux un nouveau livre de la Vie
des Saints (Dieu nous garde de celle présomption), mais
à présenter aux fidèles une nouvelle publication
d'un travail déjà connu et fort estimé,
auquel il s'agit seulement d'apporter les améliorations
que le temps et l'expérience ont indiquées ?
Ici quelques explications de détails
sont nécessaires pour bien comprendre ce que nous avons
voulu et ce que nous avons tenté.
Parmi les ouvrages un peu étendus d'hagiographie
chrétienne, un de ceux qui tiennent le premier rang après
les immenses travaux des Bollandistes, ce sont les Vies des
Saints écrites en anglais par Butler et traduites
dans notre langue par l'abbé Godescard. Un mot sur ces
deux hommes remarquables nous parait ici une dette de reconnaissance
et une digression nécessaire pour l'intelligence de tout
l'ouvrage.
Alban Butler, né en 1710, dans le comté
de Northampton, d'une ancienne famille, fut envoyé à
l'âge de huit ans au Collège des prêtres anglais
de Douai. Ses progrès dans les vertus et dans les sciences
ecclésiastiques attirèrent l'attention de ses supérieurs,
et lui méritèrent avec l'honneur du sacerdoce,
celui d'y enseigner successivement les humanités, la philosophie
et la théologie.
Ce fut pendant son séjour dans ce collège,
qu'il publia une Discussion, en forme de lettres, sur l'Histoire
satyrique des papes, d'Archibald Bower, apostat de la religion
catholique. Cet écrit, plein de facilité et d'élégance,
annonçait une érudition peu commune et une excellente
critique.
Chargé, en 1745, de servir de mentor
à trois jeunes seigneurs anglais catholiques dans leur
voyage en France et eu Italie, il composa une description intéressante
des monuments des arts qui se trouvent dans ces contrées.
À son retour en Angleterre, on l'employa
dans la mission du comté de Stafford, d'où il fut
tiré, quelque temps après, pour accompagner à
Paris le fils du duc de Norfolk, premier pair catholique, qui
allait y achever son éducation. Le collège du Plessis-Sorbonne,
de tout temps renommé pour ses principes et ses bonnes
études, fixa le choix des respectables parents et du judicieux
instituteur; et ce fut dans cette maison, qui réunissait
tant d'hommes rie mérite, que M. Butler, vers l'année
1761, s'associa pour l'instruction de son intéressant
élève, les lumières et les talents distingués
de MM. Godescard et Marie, auxquels, en retour, il inspira le
goût et donna les premières connaissances de la
langue anglaise. Ces estimables littérateurs ne tardèrent
pas à en acquérir la parfaite intelligence, et
la firent servir à la gloire de la religion et des lettres.
Telle fut l'origine de l'excellente traduction des Vies des
pères, des martyrs, etc., qu'avait composée
le savant instituteur et dont ses dignes associés partagent
avec lui le mérite et l'utilité.
Quelques années après, M. Butler
fut appelé à la présidence du Collège
anglais à Saint-Omer ; il y mérita la confiance
intime du digne évêque de ce diocèse, des
évêques d'Arras, de Boulogne, de Bruges, et autres
personnages distingués.
Après avoir rempli, avec un zèle
et un succès au-dessus de tout éloge, les différents
emplois qui lui fuient confiés, il mourut à Saint-Omer,
le 15 mai 1773, regretté et vénéré
pour ses vertus, sa haute piété et ses profondes
connaissances. La religion, l'histoire et les litres lui devront
à jamais l'important ouvrage que nous réimprimons,
et qui seul immortaliserait sa mémoire.
Après avoir fait connaître l'auteur
des Vies des Saints, il est juste de consacrer également
une page à la gloire de son intelligent traducteur.
Jean-François Godescard naquit le 30
mars 1728 à Rocquemont, diocèse de Rouen. Il était
d'une famille honnête, et reçut les premiers bienfaits
de l'éducation du curé d'Icquebeuf, sou parent.
Après avoir achevé ses humanités
au collège de Rouen, tenu alors par les Jésuites,
il donna en particulier des leçons de langue latine à
un grand nombre d'élèves, que sa réputation
déjà formée lui avait procurés. Partageant
son temps entre ses études personnelles et le soin de
ses écoliers, il étudia lui-même, et avec
succès, la philosophie et la théologie.
En 1755 il reçut l'ordre de la prêtrise,
et fut nommé précepteur du fils unique de M. d'Acquigny,
magistrat célèbre par ses lumières et ses
vertus. Il n'avait pas encore achevé l'éducation
de son élève, au collège du Plessis à
Paris, où il s'était retiré, que, s'étant
adonné sérieusement à l'élude de
la langue anglaise, il entreprit la traduction des Vies des
Saints, composées en anglais par Butler, et fit paraître
en 1763 le premier volume de cet excellent ouvrage.
En 1769, M. de Beaumont, juste appréciateur
du mérite, l'appela au secrétariat de l'archevêché
de Paris, le nomma d'abord chanoine de Saint-Louis-du-Louvre,
et peu de temps après chanoine de Saint-Honoré,
pour le dédommager du sacrifice qu'il avait fait d'un
riche bénéfice qui lui avait été
offert, et pour lui témoigner sa reconnaissance de l'attachement
qu'il lui avait montré.
Sous l'épiscopat de M. de Juigné,
qui conserva pour lui la morne estime, devenu supérieur
de plusieurs des communautés de religieuses anglaises
qui étaient établies à Paris, il obtint
aussi une pension du roi, et une gratification du clergé
de France, en récompense des importants services qu'il
avait rendus à la religion.
Mais la révolution vint le priver, comme
les autres ecclésiastiques, de ses bénéfices
et moyens de subsistance. Il fut forcé de vivre de son
travail, qui, dans ces moments de désastre, n'offrait
pas de grandes ressources. Âgé et infirme, forcé
de vendre tous les effets précieux qui lui restaient,
cet estimable vieillard fut réduit à corriger des
épreuves pour le compte d'un imprimeur. Ses livres, qu'il
voulut garder jusqu'au dernier instant de sa vie, étaient
les seules consolations de son dénuement et de toutes
ses privations. Il mourut à Paris, au collège de
Boncourt, le 2l août 1800 , dans la soixante-treizième
année de son âge.
Ce sont donc les Vies des Saints écrites
par Butler et traduites par Godescard que nous reproduisons.
Seulement Butler, anglais d'origine, a fait entrer dans son cadre
un grand nombre de saints de sa nation, dont la vie à
peine connue a l'inconvénient de présenter peu
d'intérêt pour nous et de grossir démesurément
l'ouvrage. Nous avons supprimé, sans crainte de déplaire
à nos lecteurs, tout ce qui nous a paru devoir peu les
attacher. Quant au travail de Godescard, nous y avons apporté
trois importantes modifications.
Premièrement, nous avons relu avec attention
sa traduction, la plume à la main. Des négligences
de style, des naïvetés trop crues, des longueurs
et quelques inexactitudes ont dû disparaître sans
rien toucher au fond.
Secondement, depuis la mort du pieux traducteur,
l'Église, mère toujours si féconde, a continué
de décerner les honneurs de la canonisation à plusieurs
hommes héroïques que la voix de Dieu, c'est-à-dire
celle des miracles, avait proclamés. Or, parmi ces derniers
saints, quelques-uns n'étaient pas seulement illustres
par l'éclat de leurs vertus : plus rapprochés de
nous, ils nous présentaient un intérêt plus
vif et plus palpitant : celui d'avoir vécu en quelque
sorte sous nos yeux et d'avoir pour ainsi dire été
mêlés à notre propre existence. Un pieux
et savant chanoine de Notre-Dame de Paris, déjà
bien connu par ses écrits hagiographiques, M. Tresvaux,
s'est chargé de ce travail, qu'il a continué jusqu'à
ce jour.
Enfin, on a reproché à Godescard
un peu de sécheresse dans les réflexions morales
qui terminent comme corollaire la Vie principale du Saint de
chaque jour. Sans vouloir contester la vérité de
ce reproche, on a tenté de faire disparaître ce
qui pourrait le justifier, et on a substitué des réflexions
neuves à des pensées bonnes qui ne répondaient
pas assez peut-être à l'attente des lecteurs.
Il est aussi une autre objection, adressée
au traducteur de Butler, que nous n'avons pas voulu passer sous
silence. Plusieurs personnes ont trouvé que Godescard
était trop timide et trop circonspect, et que, dans le
récit des miracles, il se sert quelquefois, au lieu de
l'affirmation, d'une locution douteuse comme celles-ci : on
dit, on rapporte, on assure... Nous avons donné
à cette observation tout le poids qu'elle comporte : appuyés
sur l'autorité d'écrivains judicieux et érudits
dont les ouvrages universellement estimés ont, depuis
les travaux de Godescard, éclaire bien des points obscurs
ou imparfaitement approfondis, nous avons pu, sans compromettre
la sagesse de nos devanciers, faire subir à quelques Vies
importantes de notables modifications et leur donner de plus
amples développements, toujours appuyés sur des
documents ou des témoignages irrécusables.
Quant aux faits pour lesquels il n'a pas été
possible de réunir les mêmes conditions d'authenticité,
loin de faire un reproche à Godescard de sa réserve,
nous y trouvons un titre de plus à son exactitude d'écrivain
et à sa fidélité scrupuleuse d'historien.
Entre l'extrême simplicité qui admet tout sans examen,
et la systématique incrédulité qui rejette
tout sans pudeur, il y a un milieu, et ce milieu nous semble
avoir été gardé par l'écrivain consciencieux
dont nous parlons. Dans le temps où nous vivons, si un
excès pouvait être excusé, ce serait plutôt,
ce nous semble, celui d'une trop grande prudence, pour ne laisser
aucune prise à la malignité railleuse de l'impiété
: non que nous voulions faire des concessions à l'esprit
sceptique du dernier siècle ; mais nous désirons
être sages jusqu'à la sobriété,
afin qu'il n'y ait aucun prétexte d'accuser la simplicité
de notre foi et les tendances de notre piété.
Ainsi, rien n'a été omis pour
que, dans cette édition nouvelle, la foi chrétienne
et l'exactitude historique, l'instruction et l'éducation
se trouvent associées et marchent constamment de front
: aucun soin n'a été négligé pour
conserver aux Vies des Saints leur caractère d'utilité
générale, de telle sorte qu'elles puissent s'adresser
et convenir à tous, être consultées par tous
avec une entière sécurité, et, dans les
familles, tomber entre les mains du père et des fils comme
en celles de la mère et de ses filles.
Enfin, pour compléter toutes les garanties,
nous avons obtenu, outre le bienveillant concours du savant hagiographe,
M. De Ram, recteur de l'université catholique de Louvain,
la collaboration de M. Le Glay, auteur du Cameracum christianum
et de tant d'autres ouvrages, pleins de fortes études
et d'érudition, qui lui ont valu tout récemment
une des distinctions les plus honorables de la part de l'auguste
pontife Pie IX.
Les
12 volumes : 150 euros
(code de commande : 16969).
CAGNAT
(René) et GOYAU (Georges) Lexique des antiquités
romaines rédigé
sous la direction de R. Cagnat membre de l'Institut, professeur
au Collège de France, par G. Goyau membre de l'École
française de Rome. Avec la collaboration de plusieurs
élèves de l'École normale supérieure.
Ouvrage illustré de planches et de nombreux dessins inédits.
Deuxième tirage. Paris,
Fontemoing, 1896. [Paris.
Librairie Thorin & Fils, A. Fontemoing, successeur. Libraire
du Collège de France, de l'École Normale Supérieure,
des Écoles françaises d'Athènes et de Rome,
de la Société des Études historiques, 4,
rue Le Goff, 4. 1896.] In-8°
broché, [3 (faux-titre, liste des ouvrages de René
Cagnat, titre en rouge et noir)], [1 bl.], IV, 332, [1 (colophon)],
[3 bl.] p., 3 illustrations hors texte : une en couleurs
(Pictura), une vue du Forum (double page) et un plan de Rome
à l'époque impériale (double page coloriée).
Préface :
Ce
Lexique n'est point une uvre d'érudition
originale : il y a entre lui et le Dictionnaire des Antiquités
grecques et romaines que dirige M. Saglio à peu près
la distance qui sépare le grand dictionnaire de Forcellini
de ceux de M. Sommer ou de M. Châtelain. C'est dire que
nous avons eu surtout en vue, en le rédigeant, l'intérêt
de l'enseignement secondaire, de ses maîtres, de ses candidats,
de ses élèves les plus avancés. Nous avons
voulu, en somme, leur offrir un supplément aux dictionnaires
latin-français qu'ils ont entre les mains. Dans ceux-ci,
ils trouvent avec la forme des différents mots, leurs
significations diverses et leurs acceptions variées, aussi
bien concrètes qu'abstraites ; mais le sens des mots,
rendu généralement par une seule expression y reste
toujours enveloppé d'un certain vague ; il est impossible
d'y échapper aux synonymes et aux à peu près :
ainsi solea et crepida y sont tous deux traduits
par « sandale », statera et libra
par « balance ». Notre lexique est précisément
destiné, dans notre pensée, à distinguer
les synonymes, à préciser les à peu près,
soit au moyen de quelques lignes d'explication, soit par des
figures. Un livre de cette sorte ne serait pas une nouveauté
en Allemagne ; en France nous ne possédons guère,
dans cette catégorie, que la traduction du dictionnaire
de Rich, par M. Chérucl. Mais outre que ce volume, malgré
plusieurs rééditions successives, est déjà
vieux de plus de trente ans, « grande mortalis
aevi spatium », surtout pour une uvre scientifique
à notre époque, il se limite presque exclusivement
aux termes d'archéologie ; de plus, il fait une grande
part aux mots de basse époque et aux expressions techniques
qu'ignorent les écrivains latins de l'âge classique.
Nous avons, au contraire, sauf de rares exceptions qui se légitiment
elles-mêmes, écarté à dessein les
ternies qui ne figurent pas dans les grands auteurs ; mais
à ceux-ci nous avons fait une très large place
en admettant dans ce volume tous ceux qui sont employés
dans la langue du droit public ou privé, tous ceux qui
ont quelque rapport avec les institutions civiles ou militaires
de la république et du haut-empire, jusqu'à Dioclétien.
C'est par là que le présent Lexique se distingue
de celui de Rich et que dans bien des cas où ce dernier
ne donne point de réponse le nôtre pourra être
consulté avec fruit.
On ne s'étonnera pas que nous n'y ayons
introduit, à l'appui de nos assertions, aucune référence.
En pareil cas, il n'y a pas de demi-mesure possible : ou
bien il faut justifier tout ce que l'on dit ou se contenter d'affirmer
sans preuves à l'appui. Le premier parti n'a qu'un inconvénient
qui est de doubler la grosseur d'un volume et d'en augmenter
le prix ; nous n'avons pas hésité à
nous décider pour le second, persuadés que ceux
qui voudront étudier plus à fond les questions
pour nous contrôler ou nous compléter, trouveront
aisément le moyen de le faire, en se reportant aux manuels
d'antiquité romaine parus depuis dix ans en France ou
à l'étranger.
Comme le titre l'indique, plusieurs auteurs
ont collaboré à ce Lexique : ce sont
avec M. Goyau, six élèves de l'École normale
qui me faisaient il y a deux ans l'honneur d'assister à
mes leçons du Collège de France. Ils ont depuis
passé leur agrégation et sont aujourd'hui les uns
membres des écoles d'Athènes ou de Rome, les autres
professeurs dans nos lycées. Ils se sont chargés
de rédiger la plus grande partie du travail. Chacun d'eux
a signé dans le corps du dictionnaire, par ses initiales,
les articles qu'il a écrits. Les lettres G. G. désignent
M. Gastinel, membre de l'École française de Rome,
les lettres P. J., M. Jouguet, membre de l'École française
d'Athènes, les lettres G. M., M. Michaut, professeur de
rhétorique au lycée de Moulins, la lettre P., M.
Perdrizet, membre de l'École française d'Athènes,
les lettres, M.-A. R., M. Roger, élève de quatrième
à l'École Normale, les lettres F. V., M. Vial,
professeur au Prytanée de la Flèche.
M. Goyau et moi n'avons pas signé nos
articles ; d'une façon générale le
lecteur doit être averti que tous les termes relatifs au
droit et à la religion ont été traités
par M. Goyau, tous ceux qui ont rapport aux institutions financières
et militaires par moi. Quant à la révision de l'ensemble
et à la mise au point de chaque article, j'en ai partagé
la tâche avec M. Goyau ; mais ceux qui connaissent
son activité et sa consciencieuse érudition ne
seront pas surpris si j'affirme qu'il a pris pour lui la grosse
part.
C'est moi seul qui me suis occupé de
l'illustration. Là encore j'ai tenu à me séparer
de Rich ; j'ai procédé, comme pour le choix
des termes insérés dans le Lexique, par
suppression et par addition. Tout d'abord, j'ai négligé
toutes les représentations qui n'apprennent rien, soit
à cause de leur peu de précision, soit parce qu'elles
sont l'image d'objets que tous ont présents aux yeux.
Je n'ai pas cru utile, par exemple, de faire dessiner, comme
Rich, une fourche (art. Furca), une faux (art. Falx),
un pécheur à la ligne (art. Arundo), un
homme chargé d'un fardeau (art. Bajulus), ou portant
sur son dos un sac (art. Saccus) parce que ces figures
ne servent aucunement à éclairer le sens des mois
et que le lecteur, même quand c'est un élève,
n'a pas besoin qu'on lui représente un sac ou une ligne
à pêche pour en connaître la forme :
ce lexique ne devait être ni un livre d'images, ni un recueil
de leçons de choses.
D'autre part, je n'ai pas hésité,
lorsque le sens des mots ne me paraissait pas suffisamment éclairci
par l'explication donnée dans le texte, et à défaut
de représentation antique, à faire composer une
figure d'après les descriptions des auteurs anciens et
les commentaires des modernes les plus autorisés (voir
par exemple l'article Furca). C'est aussi pour obtenir
plus de précision que certains dessins ont été
inégalement traités, les ombres et les détails
étant réservés pour la partie de l'objet
qui est spécialement décrite dans l'article à
propos duquel ils sont produits (voir par exemple au mot Manica).
D'ailleurs, on s'en apercevra aisément, j'ai toujours
eu en vue d'offrir au lecteur, moins la représentation
servile de modèles antiques que des figures utiles et
habilement présentées ; je les ai voulues
avant tout capables de préciser la valeur des mots et
de caractériser des termes que des explications auraient
imparfaitement définis. Si l'on estime que la méthode
est repréhensible, le reproche doit en être épargné
à mes collaborateurs.
Si l'on pense, par contre, que ce Lexique
peut être de quelque utilité aux études classiques,
c'est à eux que l'honneur en doit revenir ; car leur
zèle et leurs efforts combinés ont permis d'achever
en pou de temps un travail qui était, en somme, long et
délicat.
25 euros (code de commande
: 16852).
[CAHIER
(Ch.) et MARTIN (Arth.)]. Nouveaux mélanges d'archéologie,
d'histoire et de littérature sur le Moyen Âge.
Tomes I, II, III et IV (complet).
Paris, Firmin Didot Frères,
Fils et Cie, 1874-1877.
Bel ensemble de
ce complément aux Mélanges d'archéologie,
d'histoire et de littérature parus de 1848 à
1859.
CAILLOT
(Antoine) Abrégé des voyages modernes,
réduit aux traits
les plus curieux ; pour servir de suite à l'Abrégé
de l'Histoire générale des Voyages de La Harpe,
etc. Par A. Caillot, membre de l'ancienne université.
Seconde édition, ornée de huit gravures. Tome premier. Tome second. Paris, Ledentu,
1823. [A Paris, chez
Ledentu, Libraire, quai des Augustins, n° 31. 1823.]
Deux volumes in-12 (105 x 173 mm.)
plein veau brun marbré, dos lisses ornés de filets
et de motifs dorés, pièces de titre et de tomaison
rouges, plats encadrés de guirlandes dorées, roulettes
dorées sur les chasses, tranches dorées, tome I :
VI, 482, [2 bl.] p., 4 gravures hors texte, tome II :
440 p., 4 gravures hors texte, bel exemplaire de cette peu
courante édition.
Après avoir échappé à
la mort sous la Terreur, le prêtre Antoine Caillot (1759-ca
1839) se consacra aux lettres en devenant successivement maître
de langues, libraire et auteur. Il produisit de nombreuses compilations.
Avant propos de l'éditeur :
Le succès qu'ont obtenu les deux volumes
de l'Abrégé de l'Histoire générale
des Voyages, réduit aux traits les plus curieux et les
plus intéressans, ne peut être attribué
qu'au choix judicieux que l'auteur a su faire de ces traits,
dans un recueil, déjà formé par un écrivain
dont la plume a toujours été guidée par
le goût. Le succès nous a encouragé à
donner une suite aux deux volumes déjà publiés,
et c'est le même auteur qui s'est chargé de cette
tâche, que tout autre que lui n'aurait pu remplir, peut-être,
sans beaucoup de difficulté, parce que la première
était un préliminaire absolument nécessaire
pour la seconde.
L'Afrique, cette partie de notre monde si intéressante,
et pourtant si imparfaitement connue, ne fait point partie de
l'ouvrage de La Harpe. Notre auteur s'en est emparé, et
pour la faire connoître, autant qu'il est possible, aux
lecteurs, il a consulté les relations des voyageurs les
plus dignes de foi, de ceux surtout qui, au talent de l'observation,
réunissent celui de bien décrire et de bien raconter.
Dans le nombre de ces voyageurs, il en est d'anciens, et d'autres
plus modernes : c'est aux derniers qu'il s'est principalement
attaché, parce que la plupart d'entre eux présentent
l'avantage d'avoir mieux dit ce que leurs prédécesseurs
ont raconté, et celui de présenter de nouveaux
faits à la suite de nouvelles découvertes.
Les Voyages d'Europe offraient une mine abondante
à exploiter : non ces vieilles relations où
l'on ne reconnaît plus, pour ainsi dire, cette belle partie
de l'ancien continent, mais celles qui, publiées depuis
environ quarante années, nous mettent sous les yeux les
faits arrivés presque de notre temps ; les observations
des savans des différens pays, les murs et les usages
des peuples auxquels nous sommes unis par divers rapports ;
en un mot l'ensemble, ou du moins une bonne partie de cette grande
et nombreuse société européenne, à
laquelle nous sommes glorieux d'appartenir.
Ces deux volumes, étant composés
sur le même plan que ceux qui les ont précédés,
nous pouvons espérer que le public, et particulièrement
les pères de familles et les chefs d'institutions, ne
dédaigneront pas de les mettre, les uns entre les mains
de leurs enfants, les autres entre celles de leurs élèves.
Table du premier volume
:
Voyages d'Afrique.
Chapitre I : Côte septentrionale de
cette partie du monde ; états barbaresques.
Chapitre II : Murs, usages, religion
des Algériens, des Maures, des Arabes.
Chapitre III : Précis du Voyage de
Shaw dans l'état de Tunis - De l'état de Tripoli.
Chapitre IV : Précis du Voyage de
Bruce en Barbarie.
Chapitre V : De l'empire de Maroc et de
Fez. Description de Tétuan, de Tanger. De Larche et de
la Mamore. De Salé, de Rabat et de Modoggore. Des villes
du Maroc, de Miquenez, de Fez. De l'Atlas ; des Brèbes.
Chapitre VI : Climat et productions de l'empire
de Maroc. Du gouvernement de Maroc. De la cour de l'empereur
de Maroc. Pratiques superstitieuses des Maures.
Chapitre VII : Murs et usages des
habitans de l'empire de Maroc.
Chapitre VIII : Animaux de l'empire de Maroc.
Chasse aux lions et aux tigres.
Chapitre IX : L'Égypte ; le
Delta ; aventure arrivée à Norden.
Chapitre X : Description de la ville d'Alexandrie.
Description de Rosette. Mangeur de serpens. Voyage de Rosette
au grand Caire.
Chapitre XI : Desciption du grand Caire.
Le Nilomètre ou Mékias. Ruines de l'ancienne Héliopolis
ou ville du soleil. Des almées ou improvisatrices. Des
cophtes.
Chapitre XII : Les pyramides, le sphynx.
Danger couru par le voyageur Savari près les pyramides.
De la plaine et des tombeaux des momies.
Chapitre XIII : Voyage dans la haute Égypte ;
objets remarquables qu'on y trouve. Monastère de Saint-Antoine
et Saint-Paul, religieux cophtes. Le serpent d'Achmim. Description
des ruines du temple d'Osiris. Des ruines de Thèbes.
Chapitre XIV : Syenné ; l'île
Éléphantine ; première catarcte du
Nil ; les Oasis. Description des Oasis.
Chapitre XV : Précis du Voyage de
Bruce en Abyssinie, aux sources du Nil et en Nubie. Montagnes
des Émeraudes. De la ville d'Yambo, de ses habitans ;
chameau condamné à mort ; réception
de Bruce. Manière dont se fait le commerce à Jidda.
Chapitre XVI : Usages et coutumes de l'Abyssinie ;
religion des Abyssins. Repas sanglant des Abyssins. Églises
et cérémonies religieuses des Abyssins.
Chapitre XVII : Voyage de Bruce aux sources
du Nil ; prêtres et culte de ce fleuve. Description
des sources du Nil.
Chapitre XVIII : Description de Gondar,
capitale de l'Abyssinie, et du palais de Koscam ; chasse
de l'éléphant. Continuation du voyage de Bruce
vers le Sennaar ; Bruce tue un lion.
Chapitre XIX : Arrivée de Bruce à
Sennaar, audience qu'il reçoit du roi. Bruce est introduit
comme médecin auprès des femmes du roi ; singulières
circonstances de cette visite. Religion, murs, usages des
habitans de Sennaar.
Chapitre XX : Continuation du voyage de
Bruce en Nubie ; son arrivée à Chendi ;
accueil qu'il reçoit d'une dame.Colonne de sable ;
le simoon. Humanité de Bruce envers un Arabe assassin
et voleur.
Chapitre XXI : Arrivée de Bruce à
Syenné ; accueil qu'il y reçoit. Altercation
de Bruce avec un prêtre musulman. Débat entre Bruce
et un musulman.
Voyages dans le pays des Cafres.
Chapitre XXII : Traits choisis du Voyage
de Paterson dans la Cafrerie. Portrait, caractère et usages
des Cafres. Murs et usages des sauvages nimiquois. Serpens
venimeux.
Chapitre XXIII : Précis du premier
Voyage de M. Le Vaillant dans l'intérieur de l'Afrique ;
rencontre d'une panthère. Singulier instinct du singe.
Intrépidité d'une femme hollandaise du Cap.
Chapitre XXIV : Suite des traits choisis
du premier Voyage de M. Le Vaillant en Afrique ; il reçoit
la visite de plusieurs sauvages gonaquois ; la jeune Narina.
Arrivée de deux Gonaquois au camp de M. Le Vaillant. Arrivée
de M. Le Vaillant à la horde de Haabas : accueil qu'il
y reçoit ; vieillards gardés par des enfans.
Chapitre XXV : Entrée de M. Le Vaillant
dans la Cafrerie ; il tue un gros serpent ; portrait
et usages des Cafres. Gouvernement des Cafres.
Chapitre XXVI : Départ de M. Le Vaillant
pour son deuxième voyage dans l'intérieur de l'Afrique :
principaux événemens de ce voyage. Prise et dissection
d'une girafe. Combat entre deux rhinocéros.
Chapitre XXVII : Traits singuliers du Voyage
de M. Le Vaillant. Portrait et murs des Kabobiquois. Portrait
et genre de vie des Houzouanas. Portrait et murs des Gheissiquois.
Chapitre XXVIII : Excursion de M. Le Vaillant
chez les petits Namaquois ; service qu'il rend à
un colon ; son retour du cap de Bonne-Espérance.
Précis de quelques voyages dans l'Asie occidentale
et méridionale.
Chapitre I : Voyage de Richard Pockocke
en Syrie ; description de cette contrée ; murs
et usages des habitans. Caractère des Syriens. Ruines
de Balbeck et de Palmyre. Mélange des habitans de la Syrie.
Chapitre II : La Palestine, Jérusalem.
Autres lieux remarquables de la Palestine. Des Druses et des
Maronites ; cèdre du Liban.
Chapitre III : Des la ville et des environs
de Damas, de celles d'Alep, Alexandrette, etc. Voyage à
Alep. Des pigeons d'Alep. De la ville d'Alexandrette. Passage
de l'Euphrate ; le Diarbékir, ou la Mésopotamie.
De Bagdad et des Kurdes.
Chapitre IV : Principaux traits du voyage
de Niébuhr en arabie ; la ville de Suez. Le mont
Sinaï. Phénomène ; montagne des inscriptions.
Chapitre V : Principaux traits du Voyage
de Niébuhr en arabie ; description de cette contrée ;
ses révolutions. Portrait, nombre et usages des Arabes
du désert. Éducation que les Arabes donnent à
leurs chameaux. Des Arabes fixés sur l'océan Indien
et sur la mer Rouge.
Chapitre VI : Du café de l'Arabie
heureuse. De la ville de Moka et de son origine. De la ville
de la Mecque ; de la Kaaba ; cérémonies
observées par les pélerins mahométans. Du
pélerinage de la Mecque et du Kéabé. Du
shérif de la Mecque.
Chapitre VII : De la ville de Médine
et du sépulcre de Mahomet. Du Coran.
Chapitre VIII : Murs des Bédouins,
ou des Arabes pasteurs ; ancienne idolâtrie des Arabes ;
détails sur leurs tribus, leurs sectes. De la noblesse
chez les Arabes.
Chapitre IX : De la langue et de l'écriture
des Arabes, de leur instruction, de leurs écoles. Tour
de passe-passe d'un derviche.
Chapitre X : Principaux traits du Voyage
de Chardin dans la grande Arménie ; religion et clergé
des Arméniens ; le mont Ararat. De la Médie
et de la mer Caspienne. De la ville de Tauris. De la ville de
Casbin. De la ville de Rey.
Chapitre XI : Traits choisis du Voyage de
Chardin en Perse ; description de ce royaume et de la ville
d'Ispahan. Des animaux de Perse. Du pélican de la Perse.
De la ville d'Ispahan. Repartie du bouffon d'Abas-le-Grand. Magnificence
de la cour de Perse. Réception d'un ambassadeur du Grand-Mogol
à la cour de Perse.
Chapitre XII : Caractères, murs
et usages des Persans. Habillement des Persans, leur luxe, leurs
repas. Des arts et des sciences chez les Persans.
Chapitre XIII : De la religion des Persans.
Catéchisme et symbole des Persans. De la sépulture
et du deuil chez les Persans. Des martyrs chez les Persans. Des
cimetières en Perse.
Chapitre XIV : Arrivée de Chardin
à Schiras ; tombeau de Saade ; voyage à
Taar ; fête de la venue du seigneur des éléphans.
De l'île de Baharem et de la pêche des perles. Fêtes
d'Iman-Hossein à Bender-Abassi. Remède singulier
administré à Chardin.
Chapitre XV : Principaux traits du Voyage
de Chandler dans l'Asie mineure. La plaine de Sigée ;
monumens antiques ; Smyrne, Éphèse. Description
de la ville de Smyrne. Environs de Smyrne ; le fleuve Mélès.
Description d'Éphèse. De la ville de Milet ;
ruines et mosquées. Ruines du temple d'Apollon Didyméen.
Chapitre XVI : Traits remarquables du Voyage
de Tournefort et d'autres, dans le Levant. Ruines de Priène.
De l'île de Chypre. De la plaine de Troie dans son état
actuel ; tombeaux, etc. Noce grecque. Occupations des habitans
de la Troade.
Table du second :
Chapitre
I : Précis descriptif de l'Archipel. L'île de
Cérigo - d'Argentière - de Milo - de Syphanto -
de Théra. Naxica , Tine. L'île d'Andros - de Céos,
aujourd'hui Zia.
Chapitre II : Suite du précis descriptif
des îles de l'Archipel. L'île de Délos - de
Paros - d'Antiparos et sa grotte. Iles de Sténosa et d'Amoryos.
L'île de Lemnos - du Château-Rouge - de Rhodes.
Chapitre III : L'île de Syrné ;
le prêtre grec - de Sasos ; ses habitans - de Candie ;
noce candiotte ; ruines de Gortyne ; le labyrinthe.
Chapitre IV : Le mont Ida. Les couvents
d'Asomatos et d'Arcadi. Bon accueil fait au voyageur par un négociant
juif. Portrait des mahométans et des Grecs qui habitent
l'île de Candie. Le couvent d'Acrotiri.
Chapitre V : L'île de Mytilène ;
ville et port de Scio. L'île de Chio. Le rocher appelé
l'école d'Homère. Couvent de Saint-Basile ;
vieillard de cent vingt ans. L'île de Samos ; ruines ;
plongeurs - de Patmos ; église et grotte de saint
Jean l'évangéliste. L'île de Cos.
Chapitre VI : Traits de quelques Voyages
dans la Grèce ; la plaine de Philippes ; description
des camps de Brutus et de Cassius, d'Octave et d'Antoine. La
ville de Salonique et ses monumens. Tremblement de terre. De
l'Euripe.
Chapitre VII : La ville d'Athènes
et ses monumens. Le théâtre de Bacchus. L'Odéon.
La tour des vents. Temple de Junon et de Minerve. Temple de Thésée.
Les Propylées ; la lanterne de Démosthène.
Le Pirée, port d'Athènes. Description de la Grèce.
Chapitre VIII : Voyage d'Athènes
à Sparte ; état actuel de cette ville ; ruines.
Chapitre IX : État actuel de Misitra.
Les Mainotes. Notice sur l'Albanie.
Chapitre X : Notice sur les îles grecques
de la mer Ionienne. Corfou ; fête de Saint-Spiridion.
L'île de Paxo - de Sainte-Maure ; le promontoire de
Leucade. L'île de Céphalonie - de Zante ; cavernes ;
pêche singulière - de Cérigo ; ruines ;
grottes ; noces des Cérigottes.
Chapitre XI : Caractère et usages
des Grecs modernes. Cérémonies du mariage chez
les Grecs modernes.
Chapitre XII : Principaux traits de Voyages
modernes à Constantinople. La Propondite. Le Bosphore.
Port de Constantinople. Sa situation. Sérail de Constantinople.
Temple de Sainte-Sophie. Château des Sept-Tours.
Chapitre XIII : Suite du tableau de Constantinople ;
repas turcs. Mets d'un Européen qui vit à Constantinople.
Faubourg de Péra ; des drogmans. Le bagne de Constantinople
traitement de plusieurs Français dans cet endroit. Situation
des militaires français dans le bagne de Constantinople.
Chapitre XIV : Caractères, murs
et usages des Turcs. Goût des musulmans pour la pipe. Vêtemens
des Turcs ; leur propreté. Bienfaisance des Ottomans.
Chapitre XV : Murs et occupations
des femmes turques ; éducation des enfans ;
mariages. Respect et obéissance des enfans turcs. Des
bibliothèques turques.
Chapitre XVI : Principaux traits d'un Voyage
de Pétersbourg à Constantinople par la Moldavie
et la Valachie ; passage du Dniester. Arrivée de
l'ambassade russe en Valachie.
Chapitre XVII : Suite du Voyage de Pétersbourg
à Constantinople. Arrivée de l'ambassade russe
à Andrinople ; entrée à Constantinople.
Audience accordée par le grand-seigneur à l'ambassadeur
de Russie. Mosquée d'Achmet et de Soliman.
Chapitre XVIII : Départ de l'ambassade
russe ; coup d'il sur la Valachie et la Moldavie.
Gouvernement de la Valachie ; portrait et murs des
Valaques. De la Moldavie ; portrait et murs de ses
habitans.
Chapitre XIX : Traits principaux du Voyage
de M. Clarke chez les Cosaques et en Crimée. Description
de la ville de Tscherchasky, capitale des Cosaques du Don. Coutume
et caractère des Cosques du Don. Maisons mobiles. Singularité
du Voyage de M. Clarke à Azof et à Taganrock.
Chapitre XX : Arrivée de M. Clarke
à Taganrock ; mariages ; signes sacrés ;
écriture des Calmoucks. Population singulière.
Danger couru sur mer ; Cosaques de la mer Noire.
Chapitre XXI : Portrait des Circassiens ;
leurs murs. Danse circassienne. Manière de vivre
des Circassiens. Valeur héroïque d'un Circassien.
Habileté des Circassiens à monter à cheval ;
attachement des Cosaques à leurs chevaux.
Chapitre XXII : Départ pour la Bosphore
cimmérien ; moustiques ; souffrances de M. Clarke.
Arrivée à Temrook ; vieux château ;
ruines ; tombe ; arrivée à Taman. Arrivée
à Jénikalé en Crimée. Tombeau et
palais de Mithridate. Égyptiens ou vagabonds.
Chapitre XXIII : Arrivée à
Caffa. Description de Baktchéserai. Colonie juive ; anecdote
relative à un Anglais.
Chapitre XXIV : Arrivée de M. Clarke
à Actiar ; cavernes d'Inkerman. Voyage à Balaclava.
Murs et usages des Tartares de Crimée. Des nobles
de Crimée ; parallèle des Tartares et des
Russes.
Chapitre XXV : La Jerboa ; bandits
audacieux ; conduite intrépide d'un courrier russe.
Détails sur les villes de Biroslaf, Cherson, Nicholaef
et Odessa.
Chapitre XXVI : Principaux traits du Voyage
de Pallas dans l'empire de Russie ; ruines de la ville de
Briakhimof. Noce mordouane. La montagne de Garde ; ancienne
mine de cuivre. Observations sur les Cosques qui habitent les
bords de l'Iaïk.
Chapitre XXVII : Observations sur les Calmoucks.
Ménage et nourriture des Calmoucks. Leurs mariages.
Chapitre XXVIII : Caractère, murs,
usages et religion des Kirguis.
Chapitre XXIX : Murs et usages des
Baskirs.
Chapitre XXX : Portrait, murs et usages
des Ostiaks. Religion, mariages et funérailles des Ostiaks.
Chapitre XXXI : Cheval sauvage. Magicienne
toungouse. Observations sur les Toungouses de la Daourie, contrée
de la Russie asiatique. Ancienne tombe près l'Énisséi,
fleuve de la Sibérie.
Chapitre XXXII : Détails sur la colonie
des frères moraves à Sarepta. Autres détails
sur les frères moraves ; traits de désintéressement.
Chapitre XXXIII : Principaux traits du Voyage
du commodore Billings dans le nord de la Russie asiatique. De
la Léna, fleuve de Sibérie. Observations sur la
mer Glaciale. Dents de mammont. Portrait, murs et usages
des Yakouts. Cérémonies du mariage chez les Yakouts.
Funérailles des Yakouts.
Les deux volumes :
180 euros (code de commande : 17139cath).
Cambridge
Prize Poems : Being a
complete collection of the English Poems wich have obtained the
Chancellor's Gold Medal in the University of Cambridge. Thirs
Edition, considerably enlarged.
London, Allman, 1820. [London
: Printed for T. and J. Allman, Booksellers to her Majesty, Princes
Street, Hanover Suare ; and sold by the booksellers of Cambridge
and Oxford. 1820] In-12 plein veau
d'époque, dos à 4 nerfs orné de fers dorés,
pièces de titre noires, plats décorés de
filets et de fers dorés et à froid, chasses ornées
d'une guirlande dorée, reliure frottée, mors fragiles,
[1 (titre)], [1 bl.], [2 (avertissement et table)], 248 p.
Les textes, primés
de 1813 à 1820, contenus dans ce volume sont :
- Columbus,
par G. Waddington (1813).
- Boadicea, par W. Whewell
(1814).
- Wallace, par E. Smirke
(1815).
- Mahomet, par H. S. Beresford
(1816).
- Jerusalem, par C. H. Townsend
(1817).
- Rome, par C. E. Long (1818).
- Pompeii, par T. B. Macaulay
(1819).
- Waterloo, par G. E. Scott
(1820).
- Wallace, par G. Waddington
(1815).
- Jerusalem, par T. F. Ellis
(1817).
45 euros (code de commande
: 17430).
CANNAERT
(J.-B.) Olim. Procès des sorcières
en Belgique, sous Philippe II et le gouvernement des Archiducs, tirés d'actes judiciaires et de documents
inédits, par J.-B. Cannaert, Ancien Conseiller à
la Cour supérieure de Bruxelles, Membre de la Société
provinciale des Arts et Sciences d'Utrecht, de Littérature
nationale de Leyde, etc. Gand,
Annoot-Braeckman, 1847. [Gand,
Imprimerie de C. Annoot-Braeckman, Éditeur. 1847.] In-8° débroché, VII, [1 bl.],
155, [1 bl.] p., deux planches hors texte gravées
par Ch. Onghena, dos cassé, manque au coin inférieur
droit du premier feuillet de couverture.
Préface :
Cet
opuscule est une partie détachée d'un ouvrage de
l'auteur, publié à Gand, en 1835, chez F. et E.
Ghyselynck, sous le titre d'Essai sur l'ancien droit pénal
en Flandre et particulièrement dans la ville de Gand,
pendant les XIVe, XVe et XVIe siècles , dans ses rapports
avec l'histoire du pays et les principaux événements
qui se sont passés en cette ville dans les temps antérieurs,
appuyé sur des actes authentiques et des documents inédits.
Avec cette épigraphe : « Les ignorants
calomnient leur siècle parce qu'ils ne se doutent pas
des anciens désordres. » (Millot)
Ce livre, écrit en flamand ainsi qu'il
convenait à un ouvrage national ne renfermant que des
actes et des documents originairement conçus et écrits
dans cette langue, a, sans doute, perdu quelque chose dans la
traduction qui n'a pu lui conserver l'expression de l'époque,
la couleur locale, en un mot, le color antiquus qui sied
si bien à des productions de cette nature et qui rend
le lecteur, en quelque sorte, compatriote des personnages mis
en scène et contemporain des événements
reproduits sous ses yeux. Toutefois nous nous sommes efforcés
d'en reproduire le texte avec une fidélité scrupuleuse,
ainsi que notre devoir le prescrivait.
L'appendice qui se trouve à la
suite de ce recueil, contient quelques fragments traduits d'un
ouvrage hollandais fort remarquable sur la même matière,
publié en 1828 et peu connu en Belgique. Nous n'avons
pas voulu qu'ils fussent perdus pour nos lecteurs.
50 euros (code de commande
: 16783).
CASTELLAN
(Antoine-Laurent) Lettres sur la Grèce, l'Hellespont
et Constantinople, faisant
suite aux Lettres sur la Morée ; Par A. L. Castellan.
Avec vingt Dessins de l'Auteur, gravés par lui-même,
et deux Plans. Première
et deuxième parties (complet). Paris, Agasse, 1811.
[A Paris, chez H.
Agasse, Imprimeur-Libraire, rue des Poitevins, n° 6. 1811.]
Deux parties en un volume in-8°
(137 x 209 mm.) demi-veau d'époque, dos lisse sobrement
orné de roulettes dorées, pièce de titre
noire, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 171,
[1 bl.], [1 (faux-titre de la deuxième partie)], [1 bl.],
[1 (titre)], [1 bl.], 235, [1 bl.] p., bien complet des
20 gravures hors texte et des deux plans dépliants, bel
exemplaire.
Le peintre Antoine-Laurent Castellan (Montpellier,
1772 - Paris, 1838) fut l'élève de Pierre-Henri
Valenciennes ; comme son maître, il est essentiellement
connu pour ses peintures de paysages. Il était membre
de nombreuses sociétés dont l'Académie royale
des Beaux-Arts, du Conseil des Musées, etc.
Tables :
Première partie :
Avant-propos.
Lettre I. Tableau de l'Archipel ;
les îles Macronisi ou Cranaë, Zéa, Gyaros,
Négrepont ; digression au sujet de cette île ;
rocher du Caloyer ; occupations des matelots grecs à
la fin du jour.
Lettre II : Iles d'Ipsara, Métélin
et Ténédos ; côte de Troye ; cap
Sigée ; châteaux et canal des Dardanelles ;
accident qui nous force à relâcher à Gallipoli.
Lettre III : Description de la ville de
Gallipoli ; bazards, fontaines, mosquées, tombeaux ;
ruines de monumens antiques ; visite chez un Grec.
Lettre IV : Description de Lampsaki ;
usages et murs de ses habitans ; rencontre d'un derviche ;
barbiers turcs.
Lettre V : Arts mécaniques des Orientaux ;
moulins à eau ; moulins à vent.
Lettre VI : Découverte d'un temple
antique ruiné ; aspect développé de
l'Hellespont ; souvenirs historiques.
Lettre VII : Route de Lampsaki au Tchardak ;
description de ce bourg ; écurie bâtie avec
des fragmens de très-beaux monumens antiques ; traces
de plusieurs autres constructions aussi antiques ; opinion
sur la véritable place de la ville de Lampsaque.
Lettre VIII : Effet des vents contraires
dans le canal des Dardanelles ; idée d'un autre canal,
beaucoup plus praticable en tout tems.
Lettre IX : Arrivée d'une escadre
turque ; évolutions d'un corps de cavalerie sur la
côte ; départ de Lampsaki, et retour à
Gallipoli ; vaisseau pestiféré.
Lettre X : Entrée dans la mer
de Marmara ; relâche à Koutali ; îles
de Marmara ; illuminations du Ramadhan ; événement
à Bord ; Grand-Pont, Petit-Pont et San-Stefano.
Deuxième partie :
Lettre XI : Arrivée à Constantinople ;
aspect de la ville, éclairée par les illuminations.
Lettre XII : Caractère, murs
et usages des marins grecs.
Lettre XIII : Description du faubourg de
Péra et de notre habitation.
Lettre XIV : Caïques turques ;
échelle du Visir ; fontaine et porte du sérail ;
Atmeïdan, ses obélisques ; leur description.
Lettre XV : Grande citerne ; singularités
de sa construction.
Lettre XVI : Présentation au Capitan-Pacha ;
son palais ; détails sur notre réception ;
usages comparés ; Isaac Bey.
Lettre XVII : Promenade aux Eaux-Douces ;
jeux et amusemens des Turcs.
Lettre XVIII : Portrait d'une Princesse
grecque.
Lettre XIX : Incendie à Péra ;
manière de l'éteindre.
Lettre XX : Champs des morts.
Lettre XXI : Buyukdéré ;
rives du Bosphore ; trait de murs.
Lettre XXII : Observations sur la peste.
Lettre XXIII : Fontaine de Top-Hané ;
Sérail ; tour de Léandre ; vue générale
du Bosphore.
Lettre XXIV : Tradition musulmane sur la
tour dite de Léandre ou Kiz-Koullessy (Tour
de la Fille).
Lettre XXV : Murs et usages des Turcs.
Lettre XXVI : Départ de Constantinople.
Détail des gravures
:
Première partie :
- Vue du Château d'Europe aux
Dardanelles, en regard de la p. 40.
- Place de la grande Mosquée
et du Bazar de Gallipoli, en regard de la p. 57.
- Constructions antiques à Gallipoli,
en regard de la p. 62.
- Vue générale de Gallipoli,
en regard de la p. 63.
- Moulin à eau de Lampsaque,
en regard de la p. 95.
- Moulin à Lampsaki, en
regard de la p. 98.
- Moulins à vent Grecs,
en regard de la p. 99.
- Ruines du Temple de Priape, à
Lampsaque, en regard de la p. 103.
- Vue de Lampsaki et de l'Hellespont,
en regard de la p. 109.
- Mosquée de Schardak, en
regard de la p. 129.
- Plan des villages de Tchardak et
Lampsaki, en regard de la p. 135.
Deuxième partie :
- Plan de Constantinople, en regard
de la p. 1.
- Illumination de la Mosquée
dite la Validé (Yeni-djami), en regard de la p. 5.
- Mosquée du Sultan Achmet,
en regard de la p. 7.
- Vue de Constantinople, prise des
fenêtres du Palais de France, en regard de la p. 21.
- Porte et fontaine du Serail,
en regard de la p. 37.
- Citerne antique à Constantinople,
en regard de la p. 49.
- Tombeau du Sultan Soliman, en
regard de la p. 137.
- Champ des morts, en regard de
la p. 143.
- Prairie de Buyukderé,
en regard de la p. 158.
- Indgirly-Kienschk (le Pavillon des
Perles), en regard de la p. 184.
- Kiz-Koullessy (Tour de la fille),
en regard de la p. 187.
Bibliographie :
- Gabet, Dictionnaire des artistes de l'École
française, au XIXe siècle, p. 122.
- Chadenat, Bibliothèque de
feu M. Ch. Chadenat ancien libraire. Géographie - voyages
- atlas - ouvrages sur la marine - livres sur l'Asie, l'Afrique,
l'Amérique et l'Océanie, n° 787.
500 euros (code de commande
: 16939cath).
CHAM (Amédée de Noé,
dit) Les tâtonnements de Jean Bidoux dans la
carrière militaire. Par Cham. Paris,
Martinet, [1860]. [Paris,
Mon. Martinet. 15 r. de Clichy, Lith. Ch. Fernique. Paris.] In-4° (262 x 345 mm.) sous cartonnage d'éditeur,
[1 (titre)], [18] ff., dos manquant, couverture frottée,
exemplaire complet, les lithographies ne sont pas affectées
par les habituelles rousseurs.

Couverture et planche
n° 11.
150 euros (code de commande
: 17163).
CHARPIGNON
(Dr) Souvenirs de loccupation dOrléans
par les Allemands en 1870-1871.
Théorie de l'invasion ; ses effets - Les assassinats
- Les blessés. Orléans,
Herluison, 1872. [Orléans
H. Herluison, Libraire-Éditeur 17, rue Jeanne-d'Arc, 17.
1872.] In-8° (135 ´
203 mm.) broché, 62, [1 (table)], [1 bl.] p.
Le docteur
Louis-Joseph Charpignon (1815-1886) fut un des grands théoriciens
du magnétisme animal.
Préface :
« À la suite des combats
malheureux et des événements désastreux
qui avaient laissé les armées allemandes pénétrer
dans la France, Orléans fut occupé pendant cinq
mois par des soldats de toutes armes, par des blessés,
par des prêtres catholiques, par des pasteurs protestants,
par des rabbins juifs, par des infirmiers, hommes et femmes,
par des employés d'administrations diverses, par des convoyeurs,
multitude que chaque partie de l'Allemagne liguée avait
lancée sur la France.
Des circonstances particulières et ma
profession surtout, m'ayant forcé d'établir de
fréquents rapports avec beaucoup d'Allemands, j'ai pu
faire des observations intéressantes à plus d'un
point de vue ; je viens les résumer ici, et ajouter
quelques pages aux récits que d'autres écrivains
orléanais ont faits de l'invasion allemande. »
25 euros (code de commande
: 13396).
CHARLEVOIX (R.P. [Pierre
François Xavier] de).
Histoire de l'établissement, des
progrès et de la décadence
du christianisme dans l'empire du
Japon.
Louvain,
Bibliothèque Catholique de la Belgique - Vanlinthout et
Vandenzande, 1828-1829.
CLADEL (Léon) Petits
cahiers de Léon Cladel. Eau-forte
de L. Lenain. Bruxelles, Kistemaeckers, 1879. [Bruxelles,
Henry Kistemaeckers, Éditeur 25, rue Royale, 25 M DCCC
LXXIX] In-12 demi-maroquin noir, tête dorée, couverture
conservée (la marque du relieur a été effacée
par le propriétaire du livre !), 142, [7 (table,
marque de l'imprimeur, notice de présentation de l'édition
de L'Homme qui tue par Georges Gerber)], [3 bl.] p.,
un portrait gravé de l'auteur en frontispice et 4 pages
de fac-similé de manuscrit, édition originale,
exemplaire sur papier vergé en bel état.
George Vicaire précise : « La
justification du tirage, au v° du faux-titre, annonce :
200 ex. sur pap. vergé et 100 ex. sur pap. du Japon. D'après
l'indication que m'a fournie M. Kistemaeckers, le tirage serait
de 500 exemplaires sur pap. vergé, plus 10 ex. sur pap.
du Japon. »
Bibliographie :
Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du
XIXe siècle, tome II, col. 755.
200 euros (code de commande
: 15854).
COLETTI
(Luigi) Nuovo e brevissimo corso di aritmetica per
uso specialmente de' negozianti e computisti composto dal maestro
Luigi Coletti. Roma, Salviucci,
1824. [In Roma 1824. Dalla Tipografia Salviucci a spese dell'
autore con approvazione. Si vendo presso l'Autore medesimo, domiciliato
sulla Piazza della Rotonda N° 7.] In-8° (142 ´
202 mm.) demi-parchemin à coins, dos lisse, tranches jaunes,
8, [1 bl.], [1], 160 p., 2 tableaux dépliants hors
texte, ex-libris manuscrit « De Cesary 1845 »
à la page de garde.
Introduction :
« Tutte le Arti, Mestieri e professioni
hanno bisogno di conoscere il calcolo ; o si faccia
colla penna, o colla mente, o in qualunque modo.
Molti Trattati di Aritmetica sono alla luce,
ma in generale, secondo la voce pubblica, non troppo intesi,
per essere troppo prolissi, e sovente oscuri.
L'esperienza di venti anni e più di
Magistero sopra questa scienza, mi ha fatto conoscere, tanto
il vero Metodo, che tener si deve nell'insegnare, quanto il modo
col quale più facilmente può da stesso, nella più gran parte, apprendere
uno Studioso simile scienza, sotto la scorta però di un
Aritmetica agevole, e che colla maggior speditezza possibile
si possa trascorrere.
Io dunque sempre intendo a rendermi utile alla
Gioventù studiosa, mi sono occupato con indefesso zelo,
e fatica, a stringere l'Aritmetica pratica ad intelligenza,
anche degl'ingeni più tardi : contentandomi soltando
di trattare sopra le sole Regole più interessanti, specialmente
per i Negozianti e Computisti, trascurando le Operazioni, o sia
Problemi spettanti all'Algebra.
Quest' Aritmetica è divisa in quattro
trattati, ed in ciascuno di questi, oltre la spiegazione
sopra ogni Regola, trovasi con chiara, e retta disposizione,
anche operata col più breve Metodo ; per cui sembrami
d' essere riuscito a darvi un corso Aritmetico Pratico, da potersi
facilmente apprendere in Tre mesi ; e ciò coll' ajuto
di alcune Regole da me scoperte, tendenti ad abbreviare, e le
altre sebbene ad altri cognite, da me semplificate.
In fine di quest' Artimetica, trovansi Due
Tavole poste per ordine Alfabetico, contenenti l' esatta
corrispondenza di 100 pesi, e misure romane, colle Piazze
Estere, e Viceversa : con appiè di esse il modo di
operare per trovare l'equivalente dell' unita' ;
ed il modo ancora di trovare reciprocamente la corrispondenza
fra le Piazze Estere.
Spero dunque, che questo mio travaglio, tuttochè
tenue, sarà da voi gradito non solamente per la matteria
contenuta, ma eziandio per l' esatta correzione in questa edizione. »
25 euros (code de commande
: 13397).
[COLOMB].
ROSELLY DE LORGUES (Cte). Christophe Colomb serviteur de Dieu.
Paris, Plon, 1884.
Sous une reliure de
Allô.
CORNEJO
(Pedro) Relation sommaire et véridique des choses
dignes de remarque arrivées pendant le siège mémorable
de la fameuse ville de Paris, et sa défense par le duc
de Nemours, contre Henri de Bourbon, prince de Béarn,
prenant le titre de Roi de France et de Navarre ; traduit
de l'espagnol du licencié P. Cornejo. Paris, Fournier, 1834. [Paris, Imprimerie de H. Fournier, rue de Seine, n° 14.
1834.] In-8° broché,
43, [1 bl.] p., très
rare ouvrage imprimé à 30 exemplaires.
Avertissement de l'éditeur
:
En 1590, Pedro Cornejo, qui paraît avoir
été attaché à l'ambassadeur espagnol
à Paris, publia, à la suite d'un ouvrage sur la
Ligue, une Relation en espagnol du siège de Paris par
Henri IV. Une traduction de ce curieux récit parut
la même année sous le titre de : Discours
brief et véritable des choses notables arrivées
au siège de Paris, et défense d'icelle par le Duc
de Nemours contre le Roi de Navarre, jusqu'au 6 de septembre ;
Paris, Millot, 1590, in-8°.
Bien qu'une réimpression de la version
française ait été faite à Troyes,
les exemplaires de cette Relation sont devenus très-rares,
et la Bibliothèque du Roi n'en possède aucun. Nous
avons cru devoir en publier une traduction qui, plus exacte que
toutes les précédentes, sera recherchée
des personnes se livrant à l'étude de l'histoire,
et qui, tirée à petit nombre, s'adresse particulièrement
aux Bibliophiles.
Bibliographie de la France, XXIIIe année, n° 1081.
100 euros (code de commande
: 15031).
CORNER (Miss) Histoire
de l'Inde. Bruxelles, Devroede,
1847. [Bruxelles. Librairie
Historique et d'Éducation, V. Devroede, Éditeur.
1847.] In-8° sous cartonnage
illustré d'éditeur (dessin de Louis Huard gravé
par L. Lacoste), [3 (faux-titre, mention de dépôt,
titre)], [1 bl.], IV, 245, [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.] p.,
bien complet de ses quatre gravures, (collection « Bibliothèque
Illustrée - Série Historique », n° 5,
tome VI), bon exemplaire exempt de rousseurs, dos recollé
proprement, un petit coup au mors supérieur, rare sous
cette forme.
50 euros (code de commande
: 13957).
COZE
Recherches sur la population de Strasbourg, Faites daprès les Actes civils,
passés en cette ville, depuis le 1er vendémiaire
an VI, jusquau 1er vendémiaire an XI. Par le Citoyen
Coze, Professeur de l'Ecole spéciale de Médecine.
Paris, Imprimerie des Sourds-Muets,
1803. In-8° sous son brochage dépoque, 16 p.,
bel exemplaire non coupé.
@ Après
avoir été chirurgien-major dun régiment
de cavalerie, Pierre Coze (1754-1821) fut nommé, sous
la République, médecin en chef de larmée
de Sambre-et-Meuse et devint enfin le doyen de la faculté
de médecine de Strasbourg. On lui doit quelques publications
dont la plupart fut éditée dans les Mémoires
de la Société dAgriculture, des Sciences
et des Arts de Strasbourg.
En guise d'introduction :
« Les tables de Buffon m'avaient
donné depuis long-temps, le désir de rechercher
dans quelle proportion sont les naissances et les mariages dans
une grande ville : je voulais aussi avoir l'occasion de
trouver les rapports de la mortalité, respectivement aux
âges, aux sexes, etc.
Ce n'est que depuis la paix, que j'ai pu me
livrer à ce genre de travail, et Strasbourg m'a offert
des facilités que j'aurais eu de la peine à rencontrer
dans toute autre grande ville de la France. Ici, les tableaux
des actes civils sont faits avec une grande exactitude. Celui
de la mortalité, en particulier, est une espèce
de table nosologique, si bien conçue, qu'il serait à
désirer qu'on l'adoptât dans toutes les villes. »
30 euros (code de commande
: 11905).
CRÉPIN
(François) Guide du botaniste en Belgique (plantes
vivantes et fossiles)
par François Crépin Directeur du Jardin
botanique de l'État, membre de l'Académie royale
de Belgique, secrétaire général de la Société
royale de botanique de Belgique.
Bruxelles - Paris, Mayolez - Baillière et Fils, 1878.
[Bruxelles Gustave Mayolez,
Libraire-Éditeur 13, rue de l'Impératrice, 13.
Paris, J.-B. Baillière et Fils, Libraires 19, rue Hautefeuille,
19. 1878.] In-12 plein simili bleu,
VII, [1 bl.], 495, [1 bl.] p., bel exemplaire exempt de
rousseurs, rare.
Avant-propos :
Nous pouvons dire avec l'un de nos amis qui
nous a donné l'exemple : « La première
idée de cet ouvrage date de mon entrée dans la
carrière botanique. Manquant de conseils et éloigné
des établissements scientifiques, je cherchai un livre
qui pût me servir de guide dans mes études ;
ce livre n'existait pas, et je me promis de l'écrire un
jour moi-même si je parvenais à être initié
à une science dont le culte me semblait environné
de mystères. »
Ce que M. Germain et, plus tard, M. B. Verlot
ont fait pour la France, nous avons tenté de le faire
pour la Belgique en publiant ce Guide.
Notre ouvrage se divise en deux parties bien
distinctes : la première concerne la science en général
et est, en quelque sorte, applicable à tous les pays ;
la seconde est spécialement consacrée à
la botanique de la Belgique.
Dans la première partie, nous avons
suivi à peu près l'ordre naturel des études
et des recherches. En effet, après avoir exposé
quelques considérations générales sur l'étude
de la science, nous traitons successivement de la botanique systématique,
des herborisations, de la préparation des plantes sèches,
des herbiers, des échanges de plantes, de la rédaction
des ouvrages de botanique descriptive, de l'anatomie, de l'organogénie,
de la physiologie, de la cryptogamie et de la géographie
botanique. L'étude de la paléontologie végétale
vient ensuite. Deux chapitres sont, enfin, réservés
à la composition de deux bibliothèques spéciales :
l'une concernant les plantes vivantes, l'autre, les végétaux
fossiles.
La seconde partie comprend un aperçu
de l'histoire de la botanique, des considérations sur
l'enseignement et sur les différentes institutions nationales
qui se rattachent à la science, un aperçu de géographie
botanique, un catalogue de la flore fossile, des itinéraires
d'herborisations, l'indication des principaux gîtes de
plantes fossiles et, enfin, une bibliographie générale.
On le voit, cette seconde partie traite de
tout ce qui se rapporte à la botanique en Belgique. Nos
confrères belges y trouveront un tableau suffisamment
complet de ce qui a été fait pour la science dans
notre pays depuis le XVe siècle. À leur tour, les
botanistes étrangers pourront y reconnaître que
nos productions végétales, tant vivantes que fossiles,
sont dignes de leur intérêt et que la Belgique a
le droit de revendiquer une belle place dans l'histoire de la
science.
50 euros (code de commande
: 15816).
CUVIER (Georges) Les Oiseaux
décrits et figurés d'après la classification
de Georges Cuvier. LXXII
Planches représentant 464 figures dessinées d'après
nature et gravées sur cuivre. Les espèces les plus
remarquables et les caractères génériques
tirés du bec et des pattes, avec un texte explicatif. [Figures noires.] Paris, Baillière,
1869 (la couverture porte la date 1870). [Paris, J.B. Baillière et Fils Libraires de
l'Académie Impériale de Médecine 19, rue
Hautefeuille, près le boulevard Saint-Germain. 1869] In-8° sous une brochure factice (couverture
marouflée sur du carton, le dos laisse apparaître
la toile), [3 (faux-titre, catalogue de la collection, titre)],
[1 bl.], [144 (description des planches pour la plupart
impression recto et table)] p., 72 planches
hors texte (1 sans nom de graveur d'après Prêtre,
1 gravée par Canu d'après Bévalet, 1 gravée
par Annedouche d'après Guérin, 1 gravée
par Lagesse d'après Prêtre et Gerbe, 68 gravées
par Giraud : 2 d'après Guérin et Delarue, 1 d'après
Bévalet, 1 d'après Bévalet et Guérin,
3 d'après Prêtre, 58 Guérin et Traviés,
3 d'après Prêtre et Guérin), mouillures dans
les coins inférieurs (sans dommage pour les textes et
les gravures), quelques rousseurs, bon exemplaire malgré
ces défauts.

Couverture et planche XXX (genre Upupa)
350 euros (code de commande
: 15701).
DE
HEUSCH (Capitaine Waldor) La tactique d'aujourd'hui
et quelques mots de la
tactique de demain par le capitaine Waldor de Heusch des Grenadiers,
professeur à l'École Militaire de Bruxelles. Deuxième
édition. Bruxelles, Spineux
& Cie, 1888. [Bruxelles
Spineux & Cie Librairie militaire 86, Montagne de la Cour,
86. Paris Berger-Levrault et Cie 5, rue des Beaux-Arts, 5. Madrid
Fuentes y Capdeville 7, plaza de Santa Ana, 7. Amsterdam Feikma
et Cie 231, Heerengracht, 231. Leipzig-Berlin-Vienne F.-A. Brockhaus.
1888. Tous droits réservés.]
In-8° demi-chagrin, dos à 5 nerfs orné de fleurons
dorés, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1
bl.], IV, 347, [1 bl.] p., illustrations, bon exemplaire
malgré quelques rousseurs.
Table des matières
:
Avant-propos.
Introduction.
Définitions.
La tactique d'aujourd'hui.
Les précurseurs 1859-1866-1870
: Infanterie française. Infanterie belge. Cavalerie française.
Cavalerie belge. Artillerie.
Tactique élémentaire
en Prusse : Infanterie. Cavalerie. Artillerie.
Titre I : Tactique des armes
séparées.
- Infanterie.
- Armement.
- Feux
: Feux de salve. Feux à volonté. Feux à
cartouches comptées. Feux à répétition.
- Formations,
évolutions, mode de combat.
- Formation
de combat du bataillon encadré dans l'offensive : a. Force
et fractionnement. b. Étendue du front. c. Nombre d'échelons.
d. Rôle des échelons. Avant-ligne. Rôle de
la réserve de bataillon. e. Profondeur de la formation.
- Mode
de combat du bataillon encadré dans l'offensive : Première
phase : Formation des colonnes de compagnie. Deuxième
phase : Formation préparatoire de combat. Troisième
phase : Formation de combat. Quatrième phase : Ouverture
du feu. Marche par bonds. Cinquième phase : Marche et
renforcement de la chaîne jusqu'à l'ouverture du
feu rapide. Sixième phase : Feu rapide. Représentation
des six phases ci-dessus.
- Attaque
décisive ou assaut et conclusions.
- Le
bataillon encadré dans l'offensive en Allemagne : Formation
fondamentale. Formation tactique. Évolutions. Formation
de combat. Préparation de l'attaque. Exécution
de l'attaque.
- Le
bataillon encadré dans l'offensive en France : Division
en six phases. Colonne pour le combat. Marche de la colonne pour
le combat de 300 mètres à 1500 mètres (croquis
). Marche de l'attaque de 1500 mètres à 400 mètres
(croquis). Cinquième et sixième phases. Exécution
de l'attaque. Assaut. Bataillon sur la défensive. Mode
de combat. Reconnaissance et occupation de la position. Phase
de la résistance. Contre-attaque. Poursuite ou retraite.
Considérations sur la tactique de demain.
Tactique du bataillon isolé.
Cas particulier de combat.
Tactique de l'infanterie
contre la cavalerie.
Tactiques des unités
plus fortes que le le bataillon.
Formations de combat des
unités supérieures au bataillon : Nombre de lignes
et leur rôle dans l'offensive. Densité de la formation.
Distance entre les lignes. Formations dans la défensive.
Quelques types de formations. Mode de combat des unités
plus fortes que le bataillon.
Tactique de la cavalerie.
Considérations générales.
Armement.
Formations et évolutions
: Formations et évolutions de l'escadron. Formations et
évolutions du régiment. Principales différences
avec les règlements allemand et français. Mode
de combat. La charge. Formations et évolutions de la brigade.
Formation de combat de la division. Conduite de l'artillerie
à cheval. Nouvelle tactique des lignes en Allemagne. Formation
de combat d'une division (méthode allemande). Combat à
pied.
Tactique de l'artillerie.
Généralités.
Armement.
Formations et évolutions
: Formation en bataille d'une batterie complète. Id. en
batterie. Tir de l'artillerie. Vitesse du tir.
Mode de combat dans l'offensive
: Distances de tir. Choix des positions.
Mode de combat dans la défensive.
Titre
II : La tactique appliquée.
Étude de terrain au
point de vue tactique et reconnaissances militaires.
a. Formes
générales du terrain : Polders. Terrains plats.
Terrains ondulés. Terrains montueux.
b. Obstacles,
couverts, nature du sol.
c. Influence
des communications.
Considérations sur le choix et l'occupation
des positions.
a. Du front. Étendue
du front. Des flancs. Obstacles et couverts sur le front.
b. Du terrain en avant et
des abords : Postes détachés et postes avancés.
c. Intérieur de la
position.
d. Terrain en arrière.
Reconnaissances.
1° Préparation.
2° Opérations
sur le terrain.
3° Rapports sur les reconnaissances.
Quelques détails d'exécution
matérielle.
Du commandement et de la combinaison des armes.
Commandement.
Combinaison des armes.
Importance de combiner les
armes.
Différentes combinaisons tactiques de
l'attaque et de la défense.
Attaque de front.
Attaque de flanc.
Attaque combinée de
front et de flanc ou attaque enveloppante.
Attaque tournante ou à
revers.
Combat des unités générales.
Combat d'une division.
40 euros (code de commande
: 14595).
DELAMARCHE (Félix)
Atlas de la géographie ancienne, du moyen âge,
et moderne, Adopté
par le Conseil royal de l'Instruction Publique, A l'usage des
Collèges Royaux et des Maisons d'Education, pour suivre
les Cours de géographie et d'histoire. Paris, Chez l'Auteur, 1832. In-4° (255 ´
340 mm.) reliure usagée (dos manquant, coins et coupes
très émoussés, plats frottés), bien
complet de ses 36 cartes coloriées montées sur
onglet, rousseurs parfois importantes, traces d'humidité,
déchirures sans manque.
|
Table des cartes |
1. Tableau des différens
systèmes.
2. Mappemonde.
3. Europe.
4. Iles britanniques.
5. Suède, Norwège, Danemark.
6. Russie septentrionale.
7. Russie méridionale.
8. France par provinces.
9. France par départemens.
10. Royaume des Pays-Bas.
11. Allemagne, nouvelle division.
12. République helvétique. |
13. Espagne et Portugal.
14. Italie septentrionale.
15. Italie méridionale (Naples).
16. Turquie d'Europe.
17. Asie.
18. Afrique.
19. Amérique septentrionale.
20. Amérique méridionale.
21. Dispersion des peuples après le Déluge.
22. Judée ou Terre-Sainte.
23. Orbis antiquus.
24. Ægyptus antiqua. |
25. Romanum Imperium.
26. Gallia antiqua.
27. Hispania antiqua.
28. Germania antiqua.
29. Italia antiqua.
30. Græcia antiqua.
31. Asia Minor.
32. Alexandri Magni Expeditiones.
33. Retraite des Dix-mille.
34. Europe avant l'invasion des Barbares.
35. Europe sous Charlemagne.
36. Europe à l'époque du démembrement
de l'empire de Charlemagne. |
180 euros (code de commande
: 12523*).
DEMMIN
(Auguste). Guide de l'amateur de faïences et porcelaines.
Paris, Renouard, 1873.
Édition complète
en trois volumes.
DEWEZ (Louis Dieudonné Joseph)
Histoire particulière
des Provinces Belgiques sous le gouvernement des ducs et des
comtes, pour servir de complément à l'Histoire
générale ; par M. Dewez. Tomes I à
III (complet). Bruxelles, Berthot, 1834. [Bruxelles, Berthot,
Libraire du Roi et de la Cour, Marché au Bois. 1834.]
In 8° demi-reliure basane, dos lisses ornés, tome I :
XXVI, 458 p., tome II : [1 (faux-titre)], [1 bl.],
[1 (titre)], 482 p., tome III : [1 (faux-titre)], [1
bl.], [1 (titre)], 465 p., un portrait gravé en frontispice
(Guillaume et Potter) pour les tomes I et II, bon exemplaire
dans sa reliure d'époque.
Préface :
La
principale perfection d'une histoire, dit le sage Fénélon,
consiste dans l'ordre et l'arrangement. Pour parvenir à
ce bel ordre, l'historien doit embrasser et posséder toute
son histoire. Il faut en montrer l'unité, et tirer, pour
ainsi dire, d'une seule source, tous les principaux événemens
qui en dépendent.
C'est ce grand principe que j'ai adopté
quand j'ai conçu le projet de mon histoire générale
de la Belgique. Ce plan était facile à exécuter
pour la première et la dernière partie de l'histoire,
c'est-à-dire, pour les époques où toute
la Belgique, soumise, dans le principe, aux Romains et aux Francs,
et, dans la suite, aux maisons de Bourgogne et d'Autriche, était
réunie sous un même prince. Mais quand je fus parvenu
à celte époque on la Belgique morcelée forma
autant d'états qu'elle comprenait de provinces, je rencontrai
une difficulté qui présentait d'autant plus d'embarras,
qu'elle résulte de la nature du sujet. Je donnais une
histoire générale : il fallait donc
imaginer un plan qui correspondît à mon objet. Je
sentis que, pour y parvenir, je devais établir un centre
d'unité, auquel vinssent aboutir, sans obstacle et sans
confusion, toutes les parties de l'ouvrage pour en former un
tout. Je me suis donc astreint, pour celle partie de l'histoire,
c est à-dire, du neuvième au quinzième siècle,
à suivre l'ordre de Succession des ducs de la Basse-Lorraine
ou Lotharingie, qui comprenait la plus grande partie de la Belgique,
et j'ai rattaché tous les grands événemens
de l'histoire générale à ce point de réunion.
Mais je ne pouvais, suivant ce plan, comprendre dans mon histoire
les événemens des histoires particulières
des différentes provinces, qu'autant qu ils avaient quelque
rapport avec l'histoire générale. Si je les y avais
fait entrer, j'aurais été forcé, en coupant
sans cesse le fil de la narration et en abandonnant le point
principal de l'objet, de mettre de l'incohérence dans
les faits et de jeter du désordre et de la confusion dans
le récit. J'aurais, comme un architecte malhabile, établi
autour d'un vaste palais, un amas de petits bâtimens qui
n'auraient eu aucune proportion avec le principal édifice.
L'histoire des provinces particulières
présente cependant un grand nombre de faits non moins
intéressans que ceux qui tiennent à l'histoire
générale. Or ce n'est que dans l'histoire particulière
de chaque province que ces faits peuvent trouver leur place.
Mais pour leur donner l'intérêt dont ils sont susceptibles,
il faut, conformément au grand principe de l'unité,
en rassembler et en enchaîner si artistement les parties,
qu'elles ne forment qu'un tout. Si l'on traitait séparément
l'histoire de chaque province, en ne suivant d'autre plan que
l'ordre chronologique de la succession des souverains, cette
manière sèche et uniforme, forcerait nécessairement
l'historien à répéter dans l'histoire de
l'une, les événemens qu'il aurait déjà
présentés dans celle d'une autre, qui, à
la même époque, aurait été liée
avec celle-là pour des intérêts communs ou
brouillée pour des prétentions opposées.
J'ai donc imaginé un plan qui m'a paru
le plus propre à donner à cette partie de notre
histoire, cet ensemble qui en formât comme un tout indivisible ;
et pour atteindre ce but, j'ai tâché de saisir les
points de réunion auxquels les divers événemens
pussent se rattacher comme naturellement.
Je ne traite séparément l'histoire
d'une province, que quand elle n'a aucun rapport avec les autres,
et je les réunis quand les faits les rapprochent.
J'évite ainsi la monotonie et la répétition :
je mets de l'unité et de la variété dans
une matière qui paraît si décousue et si
uniforme, et je soulage la mémoire, qui saisit bien plus
aisément un enchaînement de faits rapprochés,
qu'elle ne retient une suite d'événemens isolés.
Mais je ne me borne pas à l'histoire
des faits. Après avoir rempli cette tache, je remonte
à 1 origine connue de notre histoire, c'est-à-dire,
au moment où nos ancêtres, sortant de la barbarie,
pour se réunir en société, ont pensé
à fonder des villes et à créer des lois,
et je suis les progrès de la civilisation quand les villes
se sont agrandies et les lois perfectionnées.
Je finis par tracer dans des chapitres séparés
le tableau des progrès de l'agriculture et du commerce
de la Belgique dans les differens siècles, et des révolutions
dans les murs et le caractère de ses habitans ;
et dans tout le cours de l'ouvrage, j'ai tâché,
fidèle à ma devise, défaire sortir la lumière
des ténèbres.
Les trois volumes : 120
euros (code de commande : 16824).
DROZ (Gustave). Le cahier bleu de Mlle Cibot.
Paris, Hetzel, 1868.
DUFRÉNOY (Adélaïde-Gillette
Billet, épouse) Beautés de l'histoire
de la Grèce moderne,
ou récits des faits mémorables des Hellènes,
depuis 1770 jusqu'à ce jour ; avec L'état du gouvernement
des contrées où s'étend la régénération
; le tableau de leurs murs, de leur esprit public, de leur
caractère, de leurs lois, etc., et un précis des
actions extraordinaires d'Ali-Pacha, ornées d'une carte
exacte, et de 12 vignettes. Par Mme Dufrénoy. Tomes I et II (complet). Paris, Eymery, 1825.
[Paris, A la Librairie
d'Éduction d'Alexis Eymery, rue Mazarine, n° 30.
1825.] Deux volumes in-12 plein
veau d'époque, dos lisses ornés, pièces
de titre rouges reliures frottées, coiffes et coins émoussés,
tome I : XLIV, 488 p., tome II : [3 (faux-titre,
catalogue de l'éditeur, titre)], [1 bl.], 520 p.,
exemplaire bien complet de ses 13 gravures (une carte coloriée
à déplier, 2 frontispices et 10 planches), bon
exemplaire.

Dos des reliures et
frontispice et titre du tome I.
Les deux volumes : 250
euros (code de commande : 17222).
DUNAN
(Maurice) Histoire
romaine. De la fondation de Rome à la formation des deux
Empires d'Occident et d'Orient en 395. Rédigée
conformément aux programmes officiels du 28 janvier 1890
pour la classe de quatrième des lycées et collèges
et autres établissements d'instruction. Par Maurice Dunan
Professeur d'Histoire au lycée Louis-le-Grand et à
l'école Primaire Supérieure Arago. Paris, Garnier,
1890. [Paris. Garnier
Frères, Libraires-Éditeurs 6, rue des Saints-Pères,
6. 1890.] In-12 demi-chagrin brun,
dos à 5 nerfs orné de fleuron dorés, VII,
[1], 788 p., nombreuses gravures dans le texte, exemplaire du
Service de Presse, bon exemplaire, peu courant.
Table des matières
:
I. Géographie
de l'Italie. Anciennes populations. Les Étrusques. Les
colonies grecques.
II. Fondation de Rome. Institutions primitives ;
le Patriciat et la Clientèle ; la Plèbe. Les
Rois et le Sénat.
III. Notions sommaires sur la religion et
les sacerdoces des Romains.
IV. Abolition de la Royauté. Le Consulat.
La Dictature. Le Tribunal. Comices par Curies, par Centuries
et par Tribus.
V. Législation des Décemvirs.
La Censure, la Préture. Efforts pour établir l'égalité
politique et religieuse entre les deux ordres.
VI. Histoire extérieure de Rome ;
guerres contre les Latins, les Sabins, les Étrusques,
les Gaulois, les Samnites, Tarente et Pyrrhus.
VII. L'armée romaine jusqu'à
l'époque de Marius. Les colonies et les voies militaires.
VIII. Guerres contre Carthage. Hamilcar
et Annibal. Les deux Scipions.
IX. Conquêtes en Orient. Réduction
de la Macédoine et de la Grèce en provinces et
acquisition du royaume de Pergame.
X. Conquêtes en Occident. Formation
des provinces de Gaule Cisalpine, d'Espagne et de Gaule Narbonaise.
XI. Jugurtha et les Cimbres. Marius. Guerres
contre Mithridate. Administration des provinces.
XII. Histoire intérieure de Rome.
La Noblesse. Les Chevaliers. Les Gracques.
XIII. Marius et Sylla. La Guerre sociale.
La restauration Syllanienne.
XIV. Pompée et Sertorius. Cicéron
et Catilina.
XV. César. Premier triumvirat. Conquête
des Gaules ; Vercingétorix.
XVI. Guerre civile. Pharsale. Dictature,
réformes et projets de César.
XVII. Octave et Antoine. Bataille d'Actium.
Fin du gouvernement républicain.
XVIII. Auguste. Son uvre militaire.
Les Provinces. Luttes contre les Germains : Varus. Limites de
l'Empire.
XIX. Auguste. Son uvre politique.
Organisation du gouvernement impérial.
XX. Les lettres et les arts. Grands écrivains
depuis la mort de Sylla jusqu'à la mort d'Auguste. Monuments.
Commerce ; routes.
XXI. Les empereurs de la famille d'Auguste.
Conquête de la Bretagne.
XXII. Les Flaviens. Ruine de Jérusalem.
XXIII. Les Antonins. Conquêtes de
Trajan. Voyages d'Hadrien ; Antonin et Marc-Aurèle.
XXIV. Gouvernement des Antonins.
XXV. Les Arts à Rome. Les Spectacles.
La Maison romaine.
XXVI. Les Lettres. Grands écrivains
depuis la mort d'Auguste jusqu'au règne de Marc-Aurèle.
Les stoïciens.
XXVII. Le Christianisme. Église primitive.
Les Catacombes.
XXVIII. Septime-Sévère. Les
grands jurisconsultes ; l'édit de Caracalla. Anarchie.
XXIX. Relèvement de l'Empire par
Dioclétien. Constantin. L'Édit de Milan ; le Concile
de Nicée ; organisation de l'Église chrétienne.
Fondation de Constantinople. Nouvelle organisation de l'Empire.
XXX. Derniers temps de l'Empire. Julien.
Théodose. Suppression officielle du paganisme. Les deux
Empires. Étendue du monde romain.
XXXI. Revision des grands faits et résumé
du cours.
35 euros (code de commande
: 16778).
DUPLESSI-BERTAUX
(Jean) Histoire de lenfant prodigue, en douze tableaux, tirée du Nouveau
Testament ; dessinée
et gravée par Jean Duplessi-Bertaux en 1815. Paris,
P. Didot laîné, 1816. In-4° broché,
52 p., 12 planches hors texte, rousseurs, couverture très
défraîchie avec des manques.
@ Ci-dessous : gravure du quatrième
tableau avec sa calligraphie imprimée.
90 euros (code de commande
: 11750).
DURAND
(H.). Les bords du Danube en Allemagne.
Tours, Mame, 1886.
DUVEYRIER.
LAn Mil. Opéra-comique
en un acte.
Bruxelles, Lelong, 1837.
Contrefaçon
belge parue la même année que l'édition originale.
Exposé historique de l'état de
l'Église réformée des Pays-Bas ; pour être
présenté de la part de la Réunion wallonne
aux églises réformées étrangères,
spécialement aux églises de la France et de la
Suisse-française par
la Commission pour les affaires des églises wallonnes
des Pays-Bas. 2e édition.
Amsterdam, Van Tyen, 1855. [Amsterdam,
G. Van Tyen & Fils. 1855.] In-8°
broché, [2 bl.], [2 (titre et avertissement de l'éditeur)],
70, [2 (table)] p., soulignements et annotations crayonnés,
rare.
Note liminaire :
Nous
nous proposons de donner un court expose de l'état des
choses dans l'Église réformée des Pays-Bas.
C'est surtout des temps actuels qu'il s'agit. Cependant la Hollande
protestante a été trop connue autrefois, elle a
eu trop de part à la vie religieuse et intellectuelle
de l'Europe réformée, pour que nous n'appelions
pas un instant l'attention sur ce passé que l'on connaît ;
nous le relierons au présent par un coup d'il sur
ces temps intermédiaires, où l'absence d'un lien
commun entre les Églises des divers pays réformés,
les a conduites, non à s'oublier, mais à ne plus
guères se connaître. À l'égard des
temps passés, nous nous bornons à une esquisse
rapide du mouvement théologique, mouvement d'autant plus
important à connaître, qu'il reflète en quelque
sorte la vie ecclésiastique et religieuse. Il en naît
et y réagit à son tour. Connaître le premier
c'est pouvoir se faire une idée de cette dernière.
Arrivés aux temps présents, nous nous appliquerons
à distinguer, sous le triple rapport, ecclésiastique,
religieux et scientifique, les quelques traits que nous aurons
à présenter.
Quant au passé, il s'agit de
trois siècles, depuis la moitié du 16e siècle
jusqu'à la moitié du 19e. Nous les passerons successivement
en revue.
50 euros (code de commande
: 16641).
FÉNELON |
Les aventures de Télémaque.
Paris, Ernest Bourdin, [1840].
Édition avec,
notamment, les illustrations de Johannot.Les aventures
de Télémaque et celles d'Aristonoüs.
Tournai, J.
Casterman, s.d.
|
[FÉNÉLON
(François de Salignac de La Mothe-Fénelon, dit
)] Fénélon des demoiselles ou Choix des plus beaux écrits de cet
écrivain célèbre par l'Auteur des Jeunes
Martyres de la Foi Chrétienne.
Paris, Janet, [ca 1838]. [Paris, Louis Janet, Libraire, Rue St.
Jacques, n° 59.] In-12 plein maroquin mauve d'époque,
dos à 5 nerfs orné de filets et de fleurons dorés,
plaque à froid sur les plats encadrés de roulettes
à froid et d'un filet doré, pointillés dorés
sur les coupes, roulette dorée sur les chasses, tranches
dorées, [2 (faux-titre, mention d'imprimeur (Didot))],
XXVII (dont le titre gravé), [1 bl.], 260 p., 4 gravures
hors texte, ex-libris armorié de la famille de La Rochefoucauld
(château de La Roche Guyon), bel exemplaire sous une fine
reliure.
Table des matières
:
- Notice
sur M. de Fénélon.
- De l'existence de Dieu.
- Description de l'univers.
- Conclusion.
- Prière à Dieu.
- Sermons :
I. Fête de l'Épiphanie.
II. L'Assomption de la sainte
Vierge.
III. La fête d'un martyr.
IV. Fête de sainte
Thérèse.
- Entretiens pieux :
I. Sur la prière.
II. Sur les caractères
de la piété.
- Sentiments et avis chrétiens
:
I. De la nécessité
de connoître et d'aimer Dieu.
II. De la conformité
à la vie de Jésus-Christ.
III. Sur le renoncement à
soi-même.
IV. Comment il faut veiller
sur soi.
V. Sur les fautes journalières.
VI. Il ne faut juger des
vertus ni des vices de soi ou d'autrui selon le goût humain.
VII. sur les croix.
VIII. De la véritable
lumière.
IX. Sur la conformité
à la volonté de Dieu.
- De l'éducation des filles :
I. Importance de l'éducation
des filles.
II. Inconvénients
des éducations ordinaires.
III. Sur plusieurs défauts
des filles.
IV. Vanité de la beauté
et des ajustements.
V. Instruction des femmes
sur leurs devoirs.
VI. Suite des devoirs des
femmes.
- Fables :
I. Histoire d'Alibée,
Persan.
II. Histoire de Florise.
III. Histoire d'une vieille
reine et d'une jeune paysanne.
95 euros (code de commande
: 17600).
[FORTIA D'URBAN]. Recueil de trois ouvrages
du marquis de Fortia d'Urban précédés par
une plaquette d'Adolphe Aubenas.
Quatre ouvrages sous une reliure demi-maroquin vert, dos lisse
orné, contenant :
AUBENAS (Adolphe) Première lettre
sur Jacques de Guyse, annaliste du Hainaut, à
Monsieur le Baron de Stassart. Paris, Chez l'Auteur, 1839.
32 p.
FORTIA D'URBAN Table chronologique des Annales du
Hainaut contenant l'Histoire des rois belges avant
la prise de Troie. Paris, Chez l'Auteur, 1838. [1 (titre)],
[1 bl.], [2 (avertissement)], 112 p.
FORTIA D'URBAN Histoire des Lorrains,
par Hugues de Toul, extraite des Annales de Hainaut par Jacques
de Guyse, rédigée et commentée par M. le
marquis de Fortia. Paris, Chez l'Auteur, 1838. [3 (faux-titre,
mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], III (préface),
[1 (fin de la préface)], 192 p.
FORTIA D'URBAN Histoire et ouvrages de Hugues Métel,
né à Toul en 1080, ou Mémoires pour servir
à l'histoire ecclésiastique du douzième
siècle. Paris, Chez l'Auteur, 1839. VIII, 303, [1]
p.
L'ensemble : 220 euros
(code de commande : 12837).
[FRANÇOIS
DE SALES]. [HAMON (abbé)] Vie de saint François
de Sales évêque et prince de Genève
d'après les manuscrits et les auteurs contemporains par
M. le curé de Saint-Sulpice auteur de la vie du Cardinal
de Cheverus. Troisième édition, corrigée,
augmentée. Enrichie d'un portrait gravé sur acier,
d'une carte de l'ancien diocèse de Genève et d'une
table analytique. Tomes I et II (complet). Paris, Lecoffre,
1858. [Paris. Jacques Lecoffre et Cie, Libraires rue du Vieux-Colombier,
29. L'auteur et l'éditeur se réservent le droit
de traduction. 1858.] Deux volumes in-8° (145 ´
217 mm.) plein veau d'époque, dos lisses ornés
de fers dorés, pièces de titre et de tomaison rouges
et vertes, tranches marbrées, reliures frottées
(quelques épidermures), t. I : [3 (faux-titre, mention
d'imprimeur, titre)], [1 bl.], XV, [1 bl.], 647, [1 bl.] p.,
bien complet du portrait de François de Sales gravé
par Rebel d'après Marlier et de la carte
dépliante du diocèse de Genève, t. II :
[3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 584 p.,
exemplaire peu affecté par les habituelles rousseurs,
quelques mouillures.
@ « L'abbé
André Jean-Marie
Hamon (1795-1874) fut professeur de théologie au séminaire
de Saint Sulpice, sa vie de Saint François de Sales reste
comme une des meilleures et des mieux documentées. »
& Le Quérard.
Archives d'histoire littéraire de biographie et de bibliographie
françaises, deuxième année, 1856, p.
133, n° 586.
Les deux volumes :
45 euros (code de commande : 12957).
GARNIER
(Jean Guillaume) Élémens d'algèbre
a l'usage des aspirans a l'École Polytechnique ;
par J. G. Garnier, Ancien
Professeur à cette École, Docteur ès-Sciences,
et Instituteur à Paris. Première section. Troisième
édition. Paris, Courcier,
1811. [Paris, Chez Courcier,
Imprim.-Libraire pour les Mathématiques, quai des Augustins,
n° 57. 1811] In-8°
plein veau d'époque, dos lisse orné de filets et
décors dorés, pièce de titre rouge, tranches
rouges, petits accrocs à la tête et à la
coiffe, [1 (titre)], [1 bl.], XXVI, [2 (alphabet grec, liste
des ouvrages du même auteur)], 508 p., 3 tableaux
à déplier hors texte, bel exemplaire de cet ouvrage
peu courant.
Table des matières
:
Discours
préliminaire.
Chapitre I : Notions préliminaires.
Chapitre II : Addition et Soustraction.
Chapitre III : De la Multiplication.
Chapitre IV : De la Division.
Chapitre V : Des fractions littérales.
Chapitre VI : Recherche du plus grand commun
diviseur entre des nombres.
Chapitre VII : De la résolution des
quotiens en suites infinies.
Chapitre VIII : De quelques propriétés
des nombres. Recherche des diviseurs d'un nombre. Traduction
d'un nombre d'un système dans un autre système
de numération.
Chapitre IX : Des Radicaux.
Chapitre X : Formules des carrés
et des cubes d'un binome et d'un polynome. Extraction des racines
carrées et cubiques des nombres.
Chapitre XI : De l'extraction des racines
carrées et cubiques des polynomes.
Chapitre XII : Démonstration du binome
dans le cas de l'exposant entier positif.
Chapitre XIII : Des propriétés
de l'équi-différence, de l'équi-quotient,
et de la suite de rapports égaux.
Chapitre XIV : Résolution des équations
du premier degré à une seule inconnue.
Chapitre XV : Sommation des suites par équi-différences
et par quotiens égaux, et de quelques autres suites qui
se rapportent à celles-ci.
Chapitre XVI : Définition, propriétés
et calcul des Logarithmes.
Chapitre XVII : Des équations déterminées
du premier degré à plusieurs inconnues.
Chapitre XVIII : Problèmes indéterminés
du premier degré.
Chapitre XIX : Résolution des équations
du second degré à une inconnue.
Chapitre XX : Méthode des coefficiens
indéterminés.
Chapitre XXI : Méthode pour trouver
la valeur vraie des fractions qui deviennent £ dans une
seule hypothèse.
Chapitre XXII : De la composition des équations
numériques.
Chapitre XXIII : Transformation des équations ;
évanouissement des termes intermédiaires, et théorèmes
sur les racines.
Chapitre XXIV : Recherche du plus grand
commun diviseur entre des polynomes algébriques.
Cahapitre XXV : De l'élimination
entre deux équations de degrés quelconques à
deux inconnues, et du degré de l'équation finale.
Chapitre XXVI : Recherche des racines réelles,
entières et inégales des équations numériques.
Chapitre XXVII : Méthodes pour obtenir
les racines réelles et égales des équations
numériques.
Chapitre XXVIII : Recherche de la partie
entière des racines incommensurables des équations
numériques.
Chapitre XXIX : Démonstrations par
la géométrie des courbes, des théorèmes
donnés dans le chapitre précédent.
Chapitre XXX : Méthodes pour trouver
avec une approximation déterminée, la partie décimale
des racines incommensurable.
Chapitre XXXI : Génération
des fractions continues, leur réduction en fractions ordinaires,
et quelques propriétés de ces fractions supposées
dans le chapitre précédent.
Chapitre XXXII : Moyen abrégé
d'obtenir un nombre plus petit que la plus petite différence
entre les racines d'une équation.
Chapitre XXXIII : De quelques expédiens
auxquels on peut recourir dans la recherche des racines réelles,
entières et incommensurables des équations numériques.
Chapitre XXXIV : Règle des signes,
ou règle de Descartes.
125 euros (code de commande
: 16548).
GARNIER
(Joseph). La recherche des feux en Bourgogne aux XIVe et XVe
siècles.
Dijon, Lamarche, 1876.
GAUTIER
(Léon) Portraits du XIXe siècle. II. Historiens
et critiques. Paris, Sanard et Derangeon, s.d. In-8°
broché, 354, [2 (table, mention d'imprimeur)], [2 bl.],
illustrations, bel exemplaire avec sa couverture illustrée,
exemplaire de « 12 accessits » décerné
à l'érudit montois Camille Wins par le Collège
Saint-Stanislas, à Mons, pour l'année scolaire
1894-1895.
@ Les personnages étudiés
sont Guizot, Guillaume de Schlegel, Taine, Ozanam, Ernest Renan,
J.-F. Rio, Edmond About, Camille Rousset, Gaston Boissier, E.
Littré, César Cantu, Victor Hugo, l'abbé
Le Hir, Charles Blanc, Villemain, Paulin Paris, Charles de Montalembert
et Michelet.
20 euros (code de commande
: 11990).
GTHE  |
Werther.
Paris,
Dentu, 1892.
Ouvrage
paru dans la « Petite Collection Guillaume » avec
des illustrations de Marold.
|
GOUFFÉ
(Jules) Le Livre
de cuisine par Jules Gouffé ancien officier
de bouche du Jockey-Club de Paris. Comprenant la cuisine de ménage
et la grande cuisine avec 4 planches imprimées en chromolithographie
et 182 gravures sur bois dessinées d'après nature
par E. Ronjat. Troisième édition. Paris,
Hachette et Cie, 1874. [Paris.
Librairie Hachette et Cie boulevard Saint-Germain, n° 79.
1874. Droits de propriété et de traduction réservés.]
Fort in-8° (195 x 273 mm.) demi
chagrin rouge, dos à 4 nerfs sobrement orné de
fleurons dorés et de pointillés dorés sur
les nerfs, plats et coupes frottés, [3 (faux-titre, ouvrages
du même auteur, titre en rouge et noir)], [1 bl.], IX (préface
et dessins de l'ouvrage), [1 bl.], 844 p., exemplaire bien
complet des 25 planches et dessins hors texte (1 frontispice,
4 planches en couleurs à pleine page et 20 dessins répartis
en 10 planches), bon exemplaire malgré des rousseurs parfois
importantes.
Préface :
« J'ai hésité beaucoup
avant de me décider à écrire l'ouvrage que
je publie aujourd'hui. Ce qui m'a fait balancer pendant de longues
années, c'est, je le déclare, l'inutilité
de la plupart des livres de cuisine publiés jusqu'à
ce jour, qui presque tous n'ont fait que se copier servilement
les uns les autres, répétant les mêmes recettes
les plus vagues et souvent les plus fausses, adoptant tous les
mêmes routines et les mêmes erreurs ne précisant,
dans leurs formules, ni poids, ni mesures, ni quantités,
ni durées de cuisson, ravalant notre profession plutôt
qu'ils ne la rehaussaient, enfin ne pouvant être d'aucun
secours pour personne, ni pour ceux qui savent, ni pour ceux
qui ont à apprendre, ni pour les gens du monde, ni pour
les gens du métier.
Ai-je fait mieux ? Ai-je eu enfin le bonheur
de réaliser ce livre de cuisine universellement
attendu ? Le public jugera ; tout ce que je puis dire,
c'est que j'ai fait autre chose que ce que l'on a fait jusqu'ici.
On confond ordinairement dans les ouvrages
culinaires la petite et la grande cuisine, les mets les plus
simples avec ceux du genre le plus compliqué ; de
là un amalgame des plus fâcheux, et qui explique
comment l'étude et la pratique de l'art culinaire ont
fait si peu de progrès jusqu'à ce jour.
Ainsi, pour citer un exemple, quoi de plus
irrationnel que de donner les recettes des bisques, des suprêmes,
des essences, pêle-rnêle avec les haricots de mouton,
les sautés de lapin, les blanquettes, les veaux à
la bourgeoise, les choses les plus élémentaires
de la cuisine domestique ? Quoi de plus propre à
tout embrouiller, à faire que personne n'y reconnaisse
rien, ni maîtres, ni cuisiniers ?
J'ai voulu séparer ce qui, à
mon point de vue, ne pouvait sans inconvénient être
réuni. À l'aide des dimensions exceptionnelles
du livre, et qui me paraissent indispensables si l'on veut embrasser
la cuisine dans toute son étendue, j'ai pu diviser mon
traité en deux parties bien distinctes : l'une, pour
la cuisine de ménage, et l'autre pour la cuisine d'extra.
Ces deux branches se correspondent, sans aucun doute, et se complètent
l'une par l'autre, comme j'aurai plus d'une fois l'occasion de
le démontrer ; mais il n'en est pas moins vrai que,
dans la pratique, elles représentent deux parties différentes.
Il est incontestable que la tâche de
la cuisinière bourgeoise n'est pas la même que celle
d'un chef de grande maison.
Ainsi, dans ma première partie, on trouvera
la cuisine de ménage proprement dite, sains complications
d'aucun genre sous le rapport du travail et de la dépense ;
on verra si j'ai craint d'y donner les détails les plus
minutieux, d'entrer dans les explications les plus positives,
de manière à les mettre tout à fait à
la portée des débutants et des apprentis.
J'ai été constamment guidé
par une pensée qui est la base même du Livre
de cuisine et qui suffira, je l'espère, pour lui assigner,
rien que sous ce rapport, une place à part : j'ai
tenu à donner, pour les recettes du ménage, les
mesures les plus précises. On n'a rien expliqué
ni rien démontré en cuisine ordinaire, si l'on
ne procède que par des quantités approximatives,
des données arbitraires, comme poids, comme mesure des
matières et aussi comme durée des opérations.
Je n'ai pas rédigé une seule
de mes indications élémentaires sans avoir constamment
l'horloge sous les yeux et la balance à la main. Je m'empresse
d'ajouter qu'on n'est pas obligé d'avoir continuellement
recours, dans la pratique, à ces moyens de vérification
absolue, du moment où l'on est devenu un ouvrier habile
et consommé. Mais lorsqu'il s'agit de formuler pour les
personnes qui n'ont pas encore de connaissances acquises, je
déclare qu'on ne saurait procéder d'une façon
trop rigoureuse ; c'est le seul moyen d'en finir avec les
à-peu-près et les doutes, qui planent encore actuellement
même sur les préparations les plus simples, et font
que tant de personnes mangent mal chez elles, et se plaignent,
avec juste raison, du peu de progrès qu'a faits jusqu'à
présent la cuisine de ménage.
Dans la seconde partie, j'ai présenté
la grande cuisine avec tous ses développements et ses
perfectionnements. Je pense n'avoir rien omis ; toutefois
j'ai évité avec le plus grand soin toutes les dénominations
pompeuses ou bizarres, tous ces charlatanismes si ridicules de
mets inconnus qui encombrent tant de livres, et qui ne représentent
en résumé que des choses de pur étalage
dont personne ne mange ou des vieilleries déguisées
sous un nom nouveau.
Pourquoi n'ajouterais-je pas aussi que j'ai
été poussé à écrire le Livre
de cuisine par les sollicitations pressantes de plusieurs
de mes jeunes confrères qui veulent bien recourir quelquefois
à mes conseils et à mon expériences ?
Ils m'ont rappelé que par ma position personnelle et les
circonstances de ma vie, je me trouvais être en cuisine
à la fois l'homme du passé et l'homme du présent,
l'homme du courant et l'homme de l'extra ; apte, par cela
même, à écrire sur l'ensemble et les détails
de notre métier des choses utiles, instructives, qui n'ont
pas été dites avant moi.
Entré dès mes plus jeunes années
dans la carrière culinaire, j'ai beaucoup vu, beaucoup
observé, beaucoup pratiqué dans tous les sens.
J'ai eu occasion d'étudier de près
le travail de nos anciens grands maîtres, dont on aurait
tort de laisser les noms et les travaux tomber dans l'oubli.
Ainsi je citerai Loyer, l'homme qui a su le mieux dresser suivant
moi une grosse pièce de cuisine ; Drouhat, aussi
bon administrateur que bon cuisinier ; Léchard, le
praticien universel, traitant avec un talent supérieur
toutes les parties ; Bernard, si renommé pour la
délicatesse minutieuse de son travail ; Tortez, le
meilleur élève des Loyer et des Drouhat, digne
en tous points de leur succéder. J'ai été
d'ailleurs employé pendant sept années consécutives
comme cuisinier et comme pâtissier par l'illustre Carême.
J'ai fait en sorte de tirer tout le profit possible de ses excellents
préceptes et de ses grandes traditions, qu'il serait si
désirable de voir revivre à notre époque.
Cependant les souvenirs d'autrefois ne m'ont
jamais rendu injuste envers le présent. Je ne suis pas
de ceux qui déclarent que la cuisine française,
cette partie de notre nationalité dont nous avons raison
d'être fiers, est perdue aujourd'hui, et qu'elle ne se
relèvera jamais. Les bonnes et vraies choses ne périssent
pas ; il peut y avoir sans doute des moments de déclin ;
mais on se relève tôt ou tard avec le travail, l'intelligence
et la bonne volonté. Je maintiens qu'on n'a jamais été
mieux à même de faire bien et très bien qu'à
présent.
Pénétré de cette conviction
et des progrès continus dont la cuisine est susceptible,
aussi bien dans ses parties les plus simples que dans ses branches
les plus relevées, il n'y a pas de jours où je
ne cherche et ne travaille au milieu de jeunes praticiens déjà
célèbres, et qui témoignent assez par leurs
talents et leur renommée justement acquise que la jeune
cuisine n'a nullement dégénéré. Je
citerai en première ligne MM. Paul Pasquier, Charles et
Léon Canivet, Paull Dessolliers, Got, chef pâtissier
chez Sa Majesté l'Empereur Napoléon III, Bernard
fils et Cogerie, Madelain, Amédée Bain, chef de
bouche chez Sa Majesté la reine Christine, Charles et
Alexandre Lavigne, Édouard Chenu et tant d'autres.
Plusieurs d'entre eux veulent bien se dire
mes élèves ; qu'ils me permettent de ne leur
donner d'autre titre que celui de confrère et d'ami.
Je leur dois un grand nombre d'excellentes
recettes que je n'ai eu qu'à transcrire textuellement ;
tous ceux auxquels j'ai fait appel, notamment MM. Amédée
Bain et Charles Canivet, mes collaborateurs particuliers, m'ont
aidé puissamment de leur concours actif et dévoué
dans l'exécution de ce long et difficile ouvrage, qui
a été fait au milieu de nos travaux de tous les
jours, sur nos fourneaux, la vraie place du Livre de
cuisine.
Parmi mes auxiliaires, je citerai aussi mes
deux frères, Alphonse Gouffé, officier de bouche
à la cour d'Angleterre depuis vingt-cinq ans, et Hippolyte
Gouffé, officier de bouche chez le comte André
Schouvaloff, aussi depuis vingt-cinq ans. Les renseignements
qu'ils m'ont envoyés de l'étranger m'ont été
d'un grand secours. Ce n'est pas seulement comme frère
que je les remercie, c'est aussi comme cuisinier rendant justice
à leur mérite incontesté.
Enfin, je me résume dans ceci, c'est
surtout à l'usage que l'on pourra juger le Livre de
cuisine.
Grâce aux réformes et aux méthodes
que je propose, si j'apprends d'ici à quelques années
que chacun mange du mieux possible, suivant sa position sociale ;
que d'une part la cuisine de ménage se pratique enfin
avec soin, économie et confortable, et que d'une autre
la grande cuisine s'exerce dans les conditions de progrès,
de bon goût, d'éclat, que comporte si bien un siècle
de lumières et de luxe comme le nôtre, j'aurai atteint
réellement le but que je m'étais proposé,
je me déclarerai pleinement satisfait du résultat
et bien payé de toutes mes peines. »
Georges
Vicaire écrit à propos de ce livre :
« Cet ouvrage culinaire est, avec
ceux d'Urbain Dubois, un des plus complets et des plus sérieusement
traités qui existent ; les recettes que l'on y trouve
sont fort recherchées, mais il faut avoir un budget assez
important, affecté aux dépenses de table, pour
pouvoir suivre les savants conseils de ce maître de l'art
culinaire.
Les planches en chromolithographie qui se trouvent
au nombre de 25 dans le volume sont très soignées
et donnent une idée exacte des mets et pièces qu'elles
indiquent. »
Bibliographie :
- Vicaire,
Bibliographie gastronomique, col. 417-418.
150 euros (code de commande
: 16735cath).
GOURMONT (Remy de) Le Latin
Mystique. Les poètes
de l'antiphonaire et la symbolique au Moyen Âge. Préface inédite de l'auteur.
Frontispice de Maurice Denis. Ornements de Roger Deverin.
Paris, Crès, 1892. In-8° broché, [2 bl.], [1
(titre en rouge et noir)], [1 bl.], XI, [1 bl.], [1 (avertissement)],
[1 bl.], 423, [1 bl.], [1 (colophon)], [3 bl.] p., ex-dono, manques
au dos et à la couverture.
80 euros (code de commande
: 13160).
GRAR (Édouard).
Histoire de la recherche, de la découverte et de l'exploitation
de la houille dans le Hainaut français, dans la Flandre
française et dans l'Artois. 1716-1791.
Valenciennes, A. Prignet, 1847-1848-1850.
Très
rare édition de cette incontournable étude en trois
volumes sur l'histoire industrielle du nord de la France.
 GROBERT
(Colonel [Jacques-François-Louis]) De lexécution
dramatique, considérée dans ses rapports avec le
matériel de la salle et de la scène. Traité dédié à S.A.S.
Monseigneur le prince Cambacérès, Archi-chancelier
de lEmpire, Duc de Parme, etc.
Paris, F. Schoell, 1809. In-8° (132 ´ 205 mm.)
demi-basane, XXII, [2 (table)], 297, [1 (corrections)] p., trois
planches gravées dépliantes in fine, dos
usagé avec un important manque en tête, exemplaire
dédicacé par lauteur à « Monsieur
Talma artiste divin », très rare ouvrage.
& Pougin, Dictionnaire historique
et pittoresque du théâtre et des arts qui s'y rattachent,
p. XIII.
Table des matières
:
Préface.
Chapitre I : Vues générales.
Chapitre II : Du théâtre et de l'exécution
dramatique chez les anciens.
Chapitre III : Des avantages et des défauts du
théâtre des anciens.
Chapitre IV : Des théâtres modernes.
Chapitre V : Description des salles modernes.
Chapitre VI : De la peinture.
Chapitre VII : De la perspective.
Chapitre VIII : Suite du chapitre précédent.
Chapitre IX : De l'acoustique.
Chapitre X : De la scène.
Chapitre XI : Des changemens et des machines.
Chapitre XII : Des décorations accessoires ou
détachées, et de l'éclairage de la scène.
Chapitre XIII : Des costumes.
Chapitre XIV : De la forme et des dispositions de la
salle.
Chapitre XV : Des accessoires de la salle ;
de la manière de la chauffer, de la rafraîchir,
et de l'éclairer.
Chapitre XVI : Résumé.
200 euros (code de commande
: 11555).
[HENRI IV]. PÉRÉFIXE
(Hardouin de) Histoire du roi Henri le Grand, par Messire Hardouin de Péréfixe.
Édition ornée du portrait de ce Prince et du fac
simile d'une de ses lettres ; dédiée a S.
A. R. le prince Henri, duc de Bordeaux, par MM. Paul et Chrestien,
éditeurs. Paris, Gtschy,
1821. [Paris. De l'imprimerie
de Gtschy, rue Louis-le-Grand, n°27. 1821.] In-12 (105 ´ 171 mm.) plein veau d'époque, dos lisse
orné de fers dorés, reliure frottée, 286,
[1 (table)], [1 bl.] p., portrait d'Henri IV en frontispice,
petit cachet d'appartenance de l'avocat Jeantin à la page
de garde et étiquette du libraire Benit Jeune, installé
rue Saint-Pierre, n° 49 à Verdun.
25 euros (code de commande
: 13731).
Histoire
de la destruction des jésuites...
Liège,
de l'imprimerie de Ve Duvivier et fils, 1827.
D'après
les Mémoires de l'abbé Georgel.
[HOMÈRE]. ENGELMANN (R.)
L'uvre d'Homère illustrée par l'art des
anciens. Traduit de l'allemand. Trente six planches précédées
d'un texte explicatif et d'un avant-propos de L. Benloew.
Paris, Reinwald & Cie, 1891. In-4° oblong sous couverture
imprimée, [1 (titre)], [1 bl.], [2 (avant-propos)], 11,
XX (planches), 12, XVI (planches), [1 (liste des abréviations)]
p., cachet d'appartenance au premier contreplat, bon exemplaire.
25 euros (code de commande
: 12298).
Les
Hommes du jour. Revue
biographique hebdomadaire. 1re
Série - n° 1. Bruxelles, Les Hommes du jour, [1895].
33 numéros (la plupart de 4 pages) en 1 volume in-4°
sous une modeste reliure de pleine toile grège, reliure
frottée, [142] p., illustrations, cachet ex-libris
de Pierre Decrem à la page de garde et à la première
page du n° 1, bon exemplaire peu affecté par
les habituelles rousseurs, rare.
Cette revue était dirigée
par Charles Delfosse qui était également
l'auteur des portraits de couverture.
Table des numéros :
1. Edouard Anseele, membre de la Chambre
des Représentants.
2. Georges Lorand, membre de la Chambre
des Représentants.
3. L'abbé Daens, membre de la Chambre
des Représentants.
4. Émile Vandervelde, membre de
la Chambre des Représentants.
5. Jules De Burlet, Ministre de l'Intérieur,
chef de Cabinet.
6. Le major Albert Thys, Directeur général
des Compagnies commerciales belges du Congo.
7. Hector Denis, membre de la Chambre
des Représentants. (8 p.)
8. Victor Hallaux, fondateur et rédacteur
en chef de la Chronique.
9. Jules Vandenpeereboom, Ministre des
Chemins de fer, Postes et Télégraphes.
10. M. Helleputte, membre de la Chambre
des Représentants.
11. Edmond Picard (6 p.), sénateur.
12. Gustave Defnet, membre de la Chambre des
Représentants.
13. Albert Nyssens, Ministre de l'Industrie
et du Travail.
14. Louis Bertrand, membre de la Chambre des
Représentants.
15. Léon Furnémont, membre de
la Chambre des Représentants.
16. Jef Lambeaux, statuaire.
17. Célestin Demblon, membre de
la Chambre des Représentants.
18. Achille Chainaye Champal de la Réforme.
19. Jules Le Jeune, sénateur, ancien
ministre de la Justice.
20. Pierre Fluse, socialiste verviétois.
21. Franz Schollaert, Ministre de l'Intérieur.
22. Paul Janson, sénateur provincial.
23. Constantin Meunier, peintre-sculpteur.
24. Jean Volders, publiciste et fondateur
du Parti Ouvrier.
25. Eugène Robert, ancien membre
de la Chambre des Représentants.
26. Edmond Van Beveren, socialiste gantois.
27. Paul Robin, ancien directeur de l'Orphelinat
Prevost, à Cempuis (France).
28. Théophile Massart, directeur
de la Société Coopérative de Jolimont :
« Au Progrès ».
29. Mme Camille du Gast, aéronaute
et Louis Capazza, aéronaute, inventeur du parachute « Sauveteur-Aérien ».
30. Charles Buls, bourgmestre de Bruxelles.
31. Ernest Solvay. Industriel, ancien
sénateur.
32a. Élisée Reclus, géographe.
33. Jules Lekeu, conseiller communal à
Schaerbeek, Louis De Brouckere, conseiller communal à
Bruxelles, condamnés politiques.
32. Les candidats socialistes de Bruxelles
aux élections communales du 17 novembre 1895. (8 p.,
ce numéro ne devait pas être coupé, il était
destiné à servir d'affiche pour la campagne électorale).
120 euros (code de commande
: 16426).
HUC (Évariste-Régis).
Souvenirs d'un voyage dans la Tartarie, le Thibet et la Chine.
Tournai, Casterman, 1850.
Édition
parue la même année que l'édition originale
parisiennene.
JOUY (E.) et JAY (A.).
Les hermites en liberté...
Paris, chez Ladvocat,
1824.
Le
dernier volume de la série des Observations sur les
murs et usages des Français.
JUSTE
(Théodore) Histoire de Belgique depuis les temps
primitifs jusqu'à la fin du règne de Léopold
Ier. Quatrième édition.
Tomes I à III (complet). Bruxelles, Bruylant-Christophe
& Cie, 1868. [Bruxelles.
Bruylant-Christophe & Cie, Éditeurs, rue Blaes, 33.
M DCCC LXVIII] Trois volumes in-8°
demi-chagrin vert à coins, reliures frottées et
coins émoussés, tome I : [4 (faux-titre, frontispice,
titre en rouge et noir, mention de dépôt)], 352 p.,
tome II : [3 (faux-titre, mention de dépôt, titre
en rouge et noir)], 380 p., tome III : 360 p.,
nombreuses gravures en noir dans le texte, 43 chromolithographies
sur 44, (le frontispice du livre X manque), bon exemplaire peu
affecté par les habituelles rousseurs.

Frontispice et titre du
tome I et chromolitho Chapitre de l'Ordre de la Toison d'Or
en regard de la p. 48 du tome II.
Les
trois volumes : 90 euros (code de
commande : 17188).
KARR (Alphonse) Les guêpes. Séries I à VI. Nouvelle édition.
Paris, Michel Lévy Frères, 1864 (pour les t. I
et II), 1866 (pour le t. III), 1867 (pour les t. IV, VI), 1868
(pour le t. V). Six volumes in-12 demi-percaline rouge, pièces
de titre, t. I : [3 (faux-titre, liste des uvre d'Alphonse
Karr, titre)], [1 bl.], 305, [1 bl.] p., t. II : [3 (faux-titre,
liste des uvre d'Alphonse Karr, titre)], [1 bl.], 322 p.,
t. III : [3 (faux-titre, liste des uvre d'Alphonse
Karr, titre)], [1 bl.], 319, [1 bl.] p., t. IV : [3
(faux-titre, liste des uvre d'Alphonse Karr, titre)], [1
bl.], 324 p., t. V : [3 (faux-titre, liste des uvre
d'Alphonse Karr, titre)], [1 bl.], 320 p., t. VI : [3 (faux-titre,
liste des uvre d'Alphonse Karr, titre)], [1 bl.], 312 p.,
rousseurs.
Les six volumes : 150
euros (code de commande : 11875).
LAVILLE
(Laurent) Nouvelle République. Suivie de Considérations sur Napoléon
Bonaparte. Par Laurent Laville cultivateur à Gaillac (Tarn). Paris, Bonaventure et Ducessois, 1848 [la couverture
porte la mention des éditions Garnier]. In-8° broché,
VIII, 140 p., bon exemplaire malgré une couverture très
légèrement défraîchie.
Il ne nous a pas été
possible de trouver des informations biographiques sur Laurent
Laville. Son rare ouvrage lui donne une place parmi les utopistes,
dans lAvis il écrit :
« Jai fait prendre naissance à
ma Nouvelle République dans la Turquie, pays qui
nen a guère idée ; jai fait conquérir
aux républicains turcs plusieurs nations qui nen
ont pas entendu parler ; mais, si le cadre est bon, il importe
peu que tout y soit supposé.
Jadmets une taxe aux fortunes, et sur
cela quelques-uns pourraient me dire communiste, ce mot étant
assez à la mode aujourdhui. Cependant, je prétends,
tout au contraire, que le communisme ne saurait exister, car
il supposerait dans les hommes plus de vertu quils ne peuvent
en avoir [
] »
Bibliographie :
Lorenz, Catalogue général
de la librairie française, t. III, p. 184.
100 euros (code de commande
: 11457).
LE BRET (Eug.) Manuel médical
des eaux minérales. Paris,
Delahaye, 1874. [Paris,
Adrien Delahaye, Éditeur place de l'École-de-Médecine.
1874. Tous droits réservés.]
In-8° (127 ´ 190 mm.) sous reliure de pleine percaline d'éditeur,
VII, [1 bl.], 555, [1 bl.], 24 (catalogue de l'éditeur)
p., bon exemplaire malgré les inévitables rousseurs.
Table des matières
:
Avant-propos.
Première section : Généralités.
I. Minéralisation.
II. Thermalité.
III. Modes d'emploi
des eaux minérales.
Eau en
boisson - Bains - Douches - Étuves, bains de vapeur -
Salles d'inhalation - Inhalations, bains et douches de gaz acide
carbonique - Bains et applications topiques de boues minérales
et conserves - Eaux mères.
IV. Moyens adjuvants et
circonstances auxiliaires de l'emploi des eaux minérales.
Massage
- Gymnastique et exercice - Hydrothérapie - Cure du petit-lait
- Cure de raisin - Climat, altitude et saisons - Régime
et hygiène.
Deuxième section : Précis
thérapeutique et descriptif.
I. Classification des
eaux minérales.
II. Effets généraux,
physiologiques et thérapeutiques des eaux minérales.
III. Médication
sulfureuse.
1. Eaux
sulfurées sodiques : Bagnères-de Luchon - Cauterets
- Baréges - Saint-Sauveur - Ax - Eaux-Bonnes - Eaux-Chaudes
- Challes - Labassère - Guagno (Saint-Antoine de).
2. Eaux
sulfurées sodiques hyposulfitées : Le Vernet -
Amélie-les-Bains - Molig - Olette - La Preste.
3. Eaux
sulfurées calciques : Enghien - Pierrefonds - Gréoulx
- Cambo.
4. Eaux
hydro-sulfurées : Schinznach - Allevard - SaintHonoré
- Aix en Savoie - Bagnols.
5. Eaux
sulfurées et chlorurées sodiques : Uriage - Aix-la-Chapelle
- Saint-Gervais.
IV. Médication
saline.
A. Eaux
chlorurées sodiques
1. Eaux
chlorurées sodiques non ou peu gazeuses : Balaruc - Bourbonne-les-Bains
- Niederbronn - Lamotte-les-Bains - Salies-de-Béarn -
Salins (Jura) - Kreuznach - Salins (Savoie) - Bourbon-l'Archambault.
2. Eaux
chlorurées sodiques chargées de gaz acide carbonique
: Nauheim - Kissingen - Wiesbaden.
3. Eau
de mer.
B. Eaux
sulfatées sodiques.
Carlsbad
- Marienbad - Franzensbad - Miers - Brides-les-Bains.
C. Eaux
sulfatées sodiques et magnésiennes.
V. Médication alcaline.
1. Eaux
bicarbonatées sodiques : Vichy - Vals - Ems - Royat -
Saint-Nectaire - Andabre - Soultzmatt.
2. Eaux
bicarbonatées calciques et magnésiennes : Contrexéville
- Vittel - Évian - Pougues - Capvern - Alet.
VI. Médication
arsenicale.
La Bourboule
- Mont-Doré - Plombières.
VII. Médication
ferrugineuse.
1. Eaux
ferrugineuses bicarbonatées : Spa - Pyrmont - Schwalbach
- Saint-Moritz - Orezza - Bussang.
2. Eaux
ferrugineuses crénatées : Forges-les-Eaux.
3. Eaux
ferrugineuses sulfatées : Saint-Christau - Auteuil.
4. Eaux
ferrugineuses thermales : Luxeuil - Lamalou.
VIII. Médication
minéro-thermale simple.
Néris
- Bagnères-de-Bigorre - Dax - Bourbon-Lancy - Ussat -
Teplitz-Shönau - Wildbad-Gastein - Bagnoles-de-l'Orne -
Avêne - Châteauneuf - Bains-en-Vosges - Louèche-les-Bains
- Saint-Amand - Barbotan.
Troisième section : Corollaires.
I. Durée et direction
du traitement par les eaux minérales.
II. Indications dans les
effets consécutifs des eaux minérales.
III. Choix et comparaison
des stations d'eaux minérales en France et à l'étranger.
45 euros (code de commande
: 13189).
LEGOUVÉ
(Ernest) Nos filles et nos fils. Scènes et études de famille. Illustrations par P. Philippoteaux.
Paris, Hetzel, [1880]. [Bibliothèque
d'Éducation et de Récréation J. Hetzel et
Cie, 18, rue Jacob Paris. Tous droits de traduction et de reproduction
réservés.] In-8°
sous cartonnage de pleine percaline violette d'éditeur,
tranches dorées (reliure de A. Lenègre),
[1 bl.], [2 (titre-frontispice, titre)], [1 bl.], 330, [6 (catalogue
des éditions Hetzel)] p., 26 illustrations (1 titre-frontispice,
1 vignette de titre, 1 bandeau de tête de chapitre, 1 cul-de-lampe
et 22 planches hors texte), bon exemplaire exempt de rousseurs.
Dédicace de
l'auteur à ses trois petits-enfants :
Je vous dédie ce livre à vous
trois, car c'est à vous trois que je le dois. Il comprend
et parcourt vos trois âges ; il va de tes dix ans,
ma petite Georgina, jusqu'à tes vingt ans, mon cher Maurice,
en passant par tes seize ans, mon cher Georges. Nos causeries,
nos petits voyages, les espérances ou les craintes que
vous m'avez inspirées, les incidents de notre vie de famille,
m'ont fourni la matière de ce volume. C'est tantôt
un récit, tantôt une biographie, tantôt une
étude morale, tantôt la mise en scène de
quelque défaut que j'ai glané derrière les
sermonnaires ou les moralistes, tantôt, enfin, quelque
problème d'éducation dont je cherche la solution.
Tel chapitre te paraîtra peut-être un peu sérieux,
ma chère Georgina, mais tu le liras, parce que tu y retrouveras
tes frères. Telle scène de famille te semblera
un peu enfantine, mon cher Maurice, mais tu t'y plairas, parce
que tu y reconnaîtras ta sur.
Tout écrivain a devant lui, dès
qu'il prend la plume, un auditoire fictif auquel il s'adresse.
Je m'imagine toujours, par exemple, votre ami Hetzel, entouré,
en écrivant ses albums, d'un petit peuple de bambins,
un peu barbouilles, assez peu habillés, lui venant aux
genoux, tendant vers lui leurs bras, leurs bouches, leurs yeux
émerveillés, pendant que lui, penché vers
eux, il embrasse l'un, il gronde l'autre, et leur parle à
tous dans cette langue charmante qu'il a comme retrouvée
sur leurs lèvres et dont il a gardé le secret.
Mon auditoire est un peu plus mêlé et un peu plus
grave, puisqu'il se compose de trois auditoires, je pourrais
même dire de quatre, car derrière nos filles et
nos fils, je vois leurs parents, et mon ambition, pour ces intimes
récits, serait que les petits pussent s'y plaire et les
grands en profiter.
Titre-frontispice et titre.
45 euros (code de commande
: 15405).
LE SAGE Histoire de Gil
Blas de Santillane. Vignettes
par Jean Gigoux. [Notice sur Gil Blas par Charles Nodier.]
Paris, Paulin, 1836. [Paris,
Chez Paulin, Libraire-Éditeur, 33, rue de Seine. 1836.] In-8° demi-chagrin brun, dos lisse orné
de fleurons, filets et roulettes dorés, plats frottés,
quelques petites épidermures, 972 p., texte encadré
d'un double filet, 595 illustrations (1 frontispice, 1 vignette
de titre, 13 bandeaux de tête de chapitre, 136 lettrines,
133 culs-de-lampe, 310 vignettes dans le texte, 1 hors texte),
tache d'encre à la p. 233, rousseurs.
Il s'agit du second tirage de cette
édition richement illustrée par Gigoux ; la
première fut imprimée en 1835. Cette édition
de 1836 correspond à celle décrite par Carteret
et Vicaire qui en mentionnent les modifications typographiques.
À propos de cette édition, Béraldi
écrit : « Le Gil Blas immortalisera
le nom de Gigoux. Aussi longtemps qu'il y aura des bibliophiles,
on recherchera, pour ses illustrations spirituelles et d'une
désinvolture si cavalière, ce Gil Blas,
un des cinq ou six principaux ouvrages à figures du XIXe
siècle ; ce Gil Blas capital dans l'histoire
du livre illustré, qui a fait à lui seul une révolution,
qui a remis en usage la gravure sur bois, substitué aux
planches hors texte, seules usitées depuis cinquante ans
et tombées de 1815 à 1830 au dernier degré
du médiocre et du banal [...] la gravure dans le texte,
c'est-à-dire à l'illustration peu nombreuse et
solennelle, l'illustration abondante, facile, vivante ;
au livre illustré dispendieux, le livre à bon marché.
Gigoux a trouvé le rara avis :
une nouvelle forme de livre illustré. À partir
de son Gil Blas, la vignette sur bois va fournir une carrière
brillante pendant trente ans, après quoi le bois cèdera
la place à l'eau-forte. »
Carteret, Le trésor du bibliophile
romantique et moderne 1801-1875, tome III, pp. 382-386.
Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du
XIXe siècle, tome V, col. 238-241.
Beraldi, Les Graveurs du XIXe siècle.
Guide de l'amateur d'estampes modernes, tome VII, pp.
109-128 et principalement pp. 112-113 et 125-128.
40 euros (code de commande
: 15362).
LEUVEN
(Adolphe de), FORGES (Philippe-Auguste Pittaud de) et DUMANOIR
(Philippe) Sophie Arnould. Comédie en trois actes mêlée
de couplets, par MM. Ad De Leuven, De Forges et Ph. Dumanoir
; représentée, pour la première fois, sur
le théâtre du Palais-Royal, le 11 avril 1833. Bruxelles, Lelong, 1833. [A Bruxelles. J.-A.
Lelong, Libraire-Éditeur, rue des Pierres, n° 43.
1833.] In-12 broché, 71, [1 bl.] p., (collection
« Nouveau Répertoire Dramatique de la Scène
Française », 4e série - 1re livraison),
bon exemplaire malgré un petit manque au dos et une déchirure,
sans perte, au second feuillet de couverture.
La contrefaçon du théâtre
français en Belgique fut une entreprise particulièrement
prospère et François Godefroid indique qu'elle
« connaîtra son apogée avec la publication
du Nouveau Répertoire dramatique de la Scène
française publié par J.-A. Lelong, de 1832
à 1854, sans le consentement des auteurs. »
Bibliographie : Godfroid, Aspects inconnus et méconnus
de la contrefaçon en Belgique, pp. 31-54.
20 euros (code de commande
: 17984).
LEVASSEUR (E.) et PÉRIGOT
(Ch.) Atlas de géographie physique, politique
et économique (France
- Europe - Terre). Paris, Delagrave,
[ca1880]. Petit in-4° écu, demi-chagrin noir, dos
à 4 nerfs, [12] p., bien complet des 103 cartes (250 ×
190 mm.) en couleurs, bon exemplaire.
@ Cet atlas était destiné
aux élèves des classes d'humanités (classe
de mathématiques élémentaires). 39 cartes
sont consacrées à la France et à ses colonies,
34 à l'Europe et 30 à la terre.

Carte des arbres fruitiers et des forêts.
180 euros (code de commande
: 11207).
LITTRÉ
(É) Dictionnaire de la langue française.
Contenant 1° Pour
la nomenclature : tous les mots qui se trouvent dans le
Dictionnaire de l'Académie française et tous les
termes usuels des sciences, des arts, des métiers et de
la vie pratique ; 2° Pour la grammaire : la
prononciation de chaque mot figurée et, quand il y a lieu,
discutée ; l'examen des locutions, des idiotismes,
des exceptions et, en certains cas, de l'orthographe actuelle,
avec des remarques critiques sur les difficultés et les
irrégularités de la langue ; 3° Pour
la signification des mots : les définitions ;
les diverses acceptions rangées dans leur ordre logique,
avec de nombreux exemples tirés des auteurs classiques
et autres ; les synonymes principalement considérés
dans leurs relations avec les définitions ; 4° Pour
la partie historique : une collection de phrases appartenant
aux anciens écrivains depuis les premiers temps de la
langue française jusqu'au seizième siècle,
et disposée dans l'ordre chronologique à la suite
des mots auxquels elles se rapportent ; 5° Pour
l'étymologie : la détermination ou du moins
la discussion de l'origine de chaque mot établie par la
comparaison des mêmes formes dans le français, dans
les patois et dans l'espagnol, l'italien et le provençal
ou langue d'oc. Tomes I. Première
partie : A-C. Seconde partie : D-H. et II. Première
partie : I-P. Seconde partie : Q-Z. (Complet.)
Tome I : Paris, Hachette, 1863. [Librairie de L. Hachette et
Cie. Paris, 77, Boulevard Saint-Germain. Londres, 18, King William
Street, Strand (W.C.). Leipzig, 15, Post Strasse. 1863. Tous
droits réservés.] Tome II : Paris, Hachette, 1869.
[Librairie de L. Hachette et Cie. Paris, 77, Boulevard Saint-Germain.
Londres, 18, King William Street, Strand (W.C.). Leipzig, 3,
König-Strasse. 1869. Tous droits réservés.]
Quatre volumes in-4° demi-chagrin vert d'époque, dos
à 4 nerfs, reliures frottées, manque à la
queue du premier volume, tomes I première et seconde parties
: [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], LIX,
[1 (explication des abréviations)], 944 ; [3 (faux-titre,
mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], [1136 (pp. 944-2080)] p.,
tome II première et seconde parties : [3 (faux-titre,
mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], II, 1396 ; [3 (faux-titre,
mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], [1232 (pp. 1397-2628,
les pp. 2567-2628 sont consacrées aux Additions et
Corrections)] p., édition originale.
@ Émile Littré acheva
la rédaction de son Dictionnaire en 1865. La publication
fut effectuée en livraisons, la première en 1863
et la dernière en 1872.
:
Littré, Comment j'ai fait mon dictionnaire de la langue
française.
Les quatre volumes :
250 euros (code de commande : 13298).
MAHAUDEN
(Raymond) Les demoiselles de Saint-Cyr, comédie-vaudeville en deux actes. Bruxelles, J.-A. Lelong, 1844. In-12 broché,
39, [1 bl.] p.
@ Raymond Mahauden (Enghien, 1812 -
Saint-Josse-ten-Noode, 1842) écrivit un opéra (Marie
de Brabant), deux pièces et un poème. Ses compositions
dramatiques reçurent un accueil très favorable.
Ernest Matthieu précise que « Mahauden ne manquait
pas de talent, et nul doute qu'il aurait acquis une légitime
renommée littéraire, si une mort prématurée
ne l'avait enlevé à trente ans » ; il ajoute
que ses pièces « sont devenues presque introuvables.
»
& Matthieu, dans Biographie Nationale,
t. 13, col. 154.
20 euros (code de commande
: 11201).
[LOUIS XVI DE FRANCE]. Fac-simile
du testament de Louis XVI.
Seule édition autorisée par son Excellence le Ministre
de la police générale, comme conforme à
celle faite sur l'original ; Gravé par Pierre
Piquet, chargé par S. Ex. de la gravure des exemplaires
distribués au nom du Roi. On y a joint le fac-simile d'un
fragment d'écrit de Madame Élisabeth, et des signatures
de la Reine Marie-Antoinette et du jeune Louis XVII ; Accompagné
d'une notice historique, contenant des détails très
intéressans et inconnus jusqu'à ce jour, sur le
testament du roi Louis XVI, et sur l'origine du testament de
la Reine. Par L. E. Audot. Paris,
Gueffier - Audot - Plancher - Picquet, s.d., In-4° demi-chagrin
bleu, 16 p., 10 ff. de fac-similé (dont la Copie
figurée du Testament de la Reine, imitant parfaitement
l'écriture de cette auguste princesse. Imprimée
avec soin sur papier semblable à l'original. Toulouse,
Vieusseux, s.d.).

Couvertures
75 euros (code de commande
: 17426).
MARTINS
(Charles) Du Spitzberg au Sahara. Étapes d'un naturaliste au Spitzberg,
en Laponie, en Écosse, en Suisse, en France, en Italie,
en Orient, en Égypte et en Algérie. Par Charles
Martins professeur à la Faculté de Montpellier,
correspondant de l'Institut de France. Paris, Baillière, [1886]. [Paris, Librairie J.-B. Baillière
et Fils 19, rue Hautefeuille, près du boulevard Saint-Germain.
Tous droits réservés.]
In-8° demi-chagrin rouge, dos à 5 nerfs, tête
dorée, couverture de Georges Devy chromolithographiée
conservée, XVI, 619, [1 bl.], 4 (catalogue de l'éditeur) p.,
bien complet de ses XVI planches hors texte dont le frontispice,
les cinq feuillets des pp. V à XII (dédicace et
préface) manquent, elles ont été remplacées
par des copies, bon exemplaire malgré les inévitables
rousseurs.
Il s'agit de la deuxième édition
de ce peu courant classique du livre de montagne ; l'originale
de 1866 n'était pas illustrée.
- Bibliographie :
Perret (Jacques), Guide des livres sur la montagne et
l'alpinisme, n° 2852.
Table des matières :
Dédicace - Préface de l'auteur.
Introduction : La Géographie botanique
et ses progrès les plus récents.
§ I. Premiers travaux
de géographie botanique.
§ II. Statistique
végétale. Des influences diverses qui déterminent
la distribution des végétaux à la surface
du globe.
§ III. De la naturalisation
et de l'acclimatation des végétaux. De l'apparition
des espèces sur le globe.
- Le Spitzberg, tableau d'un archipel
à l'époque glacière.
- Découverte
et exploration du Spitzberg.
- Climat du Spitzberg.
- Constitution physique
et géologique du Spitzberg.
- Flore du Spitzberg
(Végétaux phanérogames du Spitzberg - Végétaux
phanérogames des Grands-Mulets - Végétaux
phanérogames du sommet du Faulhorn - Végétaux
phanérogames des environs de la cabane de Vincent, sur
le Mont-Rose).
- Faune du Spitzberg
(Mammifères - Oiseaux - Poissons et animaux invertébrés
- Époque glaciaire).
- Le Cap Nord de la Laponie.
- Un hivernage scientifique en Laponie.
- Lignes d'ancien niveau
de la mer.
- Installation des instruments.
- Flux et reflux de
la mer.
- Astronomie, étoiles
filantes.
- Série météorologique.
- Température.
- Pression atmosphérique.
- Aurores boréales.
- Magnétisme
terrestre.
- Mesures céphalometriques.
- Conclusions et espérances.
- Voyage en Laponie, de la mer Glaciale
au golfe de Bothnie.
- Plantes des environs
de Karesuando.
- De la colonisation végétale
des îles Britanniques, des Shetlands, des Feroe et de l'Islande.
- La vingtième réunion de
l'Association Britannique, à Édimbourg, en août
1850.
- Les glaciers des Alpes et leur ancienne
extension dans les plaines de la Suisse et de l'Italie.
- Des glaciers actuels.
- Roches polies et striées
par les glaciers actuels.
- Moraines et blocs
erratiques des glaciers actuels.
- Cailloux rayés
par les glaciers actuels.
- De l'ancienne extension
des glaciers du Mont-Blanc, de Chamounix jusqu'à Genève.
- Du climat de l'époque
glaciaire.
- Deux ascensions scientifiques au
Mont-Blanc.
- Ascension de de Saussure.
- Ascension de Bravais,
Martins et Lepiteur.
- Résultats scientifiques.
- Le campagnol des neiges.
- Des causes du froid sur les hautes montagnes.
- Des causes du froid
physiologique chez l'homme.
- Conditions subjectives
générales qui modifient la sensation du froid.
- Causes physiologiques
de froid spéciales aux hautes montagnes.
- La réunion de la Société
helvétique des sciences naturelles, en août 1863
à Samaden, dans la haute Engadine, canton des Grisons.
- La session de Samaden.
- Travaux de la Société
helvétique des sciences naturelles.
- Le mont Ventoux, en Provence.
- Description physique
de la montagne.
- Échelle des
climats.
- Conditions physiques
favorables aux études de la topographie botanique.
- Ascensions au mont
Ventoux.
- Forêts et cultures.
- Zones végétâtes.
- La Crau, ou le Sahara français.
- Aperçu géologique sur
la vallée du Vernet, et la distinction des fausses et
vraies moraines dans les Pyrénées orientales.
- Constitution géologique
de la vallée du Vernet ; fausses moraines.
- Terrains glaciaires
de la vallée du Vernet.
Moraines terminales de Mont-Louis.
- Fausse moraine des
Escaldas.
- Roches moutonnées
et moraines de la vallée de Carol.
- La Tribune de Galilée à
Florence.
- Promenade botanique le long des côtes
de l'Asie Mineure, de la Syrie et de l'Égypte.
- Malte.
- Syra.
- Smyrne.
- Le Bosphore de Constantinople.
- Le platane de Buiukdéré.
- Rhodes.
- Pompéiopolis.
- Alexandrette.
- Latakieh.
- Tripoli.
- Beyrouth.
- Jaffa.
- Alexandrie.
- Le Caire et les Pyramides.
- Retour.
- Le Jardin d'acclimatation de Hamma,
près d'Alger.
- Le Jardin d'acclimatation
en 1852.
- Le Jardin d'acclimatation
en 1864.
- La forêt de l'Edough près
de Bone.
- Tableau physique du Sahara oriental
de la province d'Alger.
- La région méditerranéenne.
- La sous-région
des hauts plateaux.
- La région désertique.
- Les formes du désert.
- Les oasis.
- Répartition
des populations.
- La vie au désert.
- Conclusion.
- Tables.

Couverture, frontispice et page de titre.
95 euros (code de commande
: 17731).
MAYNE-REID (Capitaine) L'habitation
du désert ou aventures d'une famille perdue dans les solitudes
de l'Amérique.
Ouvrage traduit de l'anglais par Armand le François et
illustré de 24 vignettes par Gustave Doré.
Nouvelle édition. Paris,
Hachette, 1865. In-12 sous cartonnage illustré d'un motif
doré représentant Saint-Michel terrassant le dragon,
dos orné de caissons dorés, [2], [1 (frontispice)],
[1 (titre)], [1 bl.], 376 p., coupes un peu frottées,
une déchirure restaurée au feuillet des pp. 237-238,
sans dommage pour le texte, rousseurs sinon joli exemplaire.
40 euros (code de commande
: 11360).
MEILHAC (Henry) et HALÉVY
(Ludovic) La Veuve.
Comédie en trois actes.
Paris, Calmann-Lévy, 1895. In-12 broché, [4], 73,
[3 bl.] p., exemplaire non coupé, quelques rousseurs.
12 euros (code de commande
: 12080).
Mémoires
de la Société Royale des Antiquaires du Nord. 1840-1844.
Copenhague, Au Secrétariat
de la Société, s.d.
MÉRY.
Héva.
Paris, Hachette,
1861.
MÉRY Les nuits anglaises. Contes nocturnes.
Paris, Michel Lévy Frères, 1853. In-18 anglais
demi-maroquin brun, dos à 5 nerfs, tête dorée,
couverture conservée, (reliure de G. Dubois d'Enghien),
[4 (faux-titre, catalogue des titres de la collection, titre,
mention de droits)], 368, [1 (table)], [1 bl.], [8 (catalogue
de l'éditeur)] p., (collection « Bibliothèque
Contemporaine », 2e Série), exemplaire enrichi
d'une lettre autographe signée de l'auteur.
@ Dans sa lettre à son ami Berger,
datée de Marseille, le 5 mai 1841, Joseph Méry
évoque les difficultés qu'il a à récupérer
des caisses qu'il doit expédier à Constantinople
et son souhait, malgré son mal de mer, d'effectuer un
voyage aux Dardanelles.
100 euros (code de commande
: 11726).
MICHAUD
(Joseph François) et POUJOULAT (Baptistin) Histoire
des croisades abrégée
à l'usage de la jeunesse par MM. Michaud de l'Académie
française et Poujoulat. Tours,
Mame, 1858. [Tours, Ad.
Mame et Cie, Imprimeurs-Libraires. M DCCC LVIII.] In-8°plein chagrin vert, dos à 4
nerfs orné de fers dorés, plaque à froid
encadrée par un filet doré sur les plats, [3 (faux-titre,
mention de droits, titre)], [1 bl.], 388 p., quatre gravures
dont un frontispice par Th. Ruhierre d'après K.
Girardet, cachet de bibliothèque.
En quatrième
de couverture :
M.
Michaud a voulu que je prisse la plume en tète de cette
Abrégé de l'Histoire des Croisades, où
nous figurons tous les deux pour notre part de travail. Cet ouvrage,
dernier fruit d'une association si honorable pour moi, m'inspire
des sentiments particuliers de reconnaissance et de fierté.
Il ne s'agissait point ici de permettre à un obscur jeune
homme de mêler ses récits de pèlerin aux
récits de l'écrivain poëte dont l'Europe savait
le nom ; ces familiarités-là s'expliquent par le
laissez-aller des lointains voyages. Il ne s'agissait pas non
plus d'entreprendre en commun une publication et une appréciation
nouvelle de nos principaux monuments historiques ; dans
ces sortes de travaux il est naturel que la jeunesse vienne en
aide à l'âge avancé ; quand il y a beaucoup
de livres et de gros livres à remuer, on ne peut guère
négliger le secours des mains vigoureuses. Mais du moment
qu'il était question des croisades, M. Michaud ne devait
partager avec personne ; les croisades sont devenues sa propriété
par droit de science et de talent, et lorsqu'il parle de ces
époques héroïques, M. Michaud peut dire comme
cet ancien : Terra quam camco mea est (la terre que je
foule est à moi).
Ceci me remet en mémoire les commencements
de mon union littéraire avec l'historien des guerres de
la croix. Il y a déjà onze ans que mon heureux
destin me mit pour la première fois sur le chemin de l'homme
qui m'avait appris, dans mon enfance, à gémir sur
les proscrits et avait charmé mes heures de collège
par le récit des grandes aventures de nos preux chrétiens.
Les chroniques du onzième et du douzième siècle
furent la pâture offerte à mon imagination de dix-neuf
ans, et je dois avouer ici que ces chroniques n'eurent pas d'abord
un puissant attrait pour moi. J'admirais volontiers Godefroid,
Tancréde, Baudouin, les deux Robert, Raymond de Toulouse,
mais je sentais parfois mon courage défaillir devant la
sécheresse et le latin barbare de Raymond d'Agiles, du
moine Robert, de Tudebode et de Baudry. L'énergie de la
volonté fit tomber peu à peu la rébellion
de l'esprit ; je m'accoutumai à l'allure, au langage de
ces narrateurs du Moyen Âge, et quand la Bibliothèque
des Croisades, uvre de vaste et curieuse érudition,
fut terminée, je ne reconnus point sans plaisir quelques
pierres que j'avais laborieusement amassées, sous l'il
du maître, pour la construction de ce monument.
Revenus de ce long voyage à travers
les vieux siècles de notre histoire, nous entreprîmes
un autre voyage à travers les contrées où
s'étaient accomplis les événements que nous
venions de repasser. Je continuai sur la terre d'Orient les études
commencées dans les collections de Bongars et de Martenne,
et M. Michaud cherchait au delà des mers le dernier mot
de ce qu'il avait étudié pendant vingt-cinq ans :
nous interrogions les chroniques sous les murs de Constantinople,
de Saint-Jean-d'Acre et de Jérusalem comme nous les avions
interrogées à Paris, quelque temps auparavant,
dans la solitude du cabinet. Le 20 février 1831, écrivant
de la ville sainte à M. Michaud qui avait pris le chemin
de l'Égypte, je lui disais : « Savez-vous ce qui
m'a le plus frappé dans mes voyages avec vous ? C'est
votre promenade historique autour des murailles de Jérusalem.
Après avoir raconté la conquête de la ville
sainte, vous êtes venu chercher sur les lieux l'éclaircissement
de quelques doutes, la solution d'un dernier problème ;
vous avez voulu déterminer d'une manière précise,
par quel point Godefroid et Tancréde sont entrés
dans la cité de David. Vous donnez au monde littéraire
un grand spectacle, un spectacle nouveau ; c'est la première
fois que la muse de l'histoire a passé les mers pour corriger
ses fautes. Hérodote et quelques autres historiens de
l'antiquité ont voyagé, mais c'était pour
recueillir des faits, et non point pour améliorer un livre
déjà achevé. »
La cinquième édition de l'Histoire
des Croisades, publiée en ce moment, renferme les
améliorations que promettait la vue du lointain théâtre
des guerres saintes ; le voyageur complète ici la tâche
de l'historien. Indépendamment des rectifications géographiques
et des couleurs qui distinguent cette dernière édition,
on y trouve une connaissance plus approfondie des faits, de l'esprit
de l'époque. Dans les destinées de l'écrivain,
il n'est rien de plus intéressant, de plus heureux que
de suivre son uvre à travers le temps, de lui voir
subir les épreuves décisives des révolutions
qui changent ou modifient le goût, les murs, les
institutions, de le mettre d'année en année au
niveau de toute appréciation, de toute découverte,
de toute science, d'y revenir sans cesse pour le fortifier de
l'expérience de l'étude et de la réflexion
des longs jours, et d'être à la fin soi-même
comme la postérité de son propre ouvrage ! Bien
souvent, au déclin de la vie, l'homme ramenant sa pensée
vers les ans évanouis, s'arrête aux principaux actes
de sa carrière et surprend dans son cur le regret
de ne pouvoir refaire ce qui a été fait, de ne
pouvoir repasser par le même chemin , car l'expérience
qui épargne les fautes a coutume de placer sa demeure
au bout de la route : inutile regret ! Il n'est donné
à personne de recommencer la vie, et ce qui est écrit
dans le livre des jours ne peut ni s'effacer ni se corriger !
Le bonheur littéraire de M. Michaud, c'est d'avoir tenu
longtemps son ouvrage dans les mains et de le tenir encore pour
lui donner ces désirables perfections que le temps seul
amène. Ces pieux et constants efforts dont le but est
l'amélioration d'une uvre, appartiennent peu aux
habitudes de notre temps ; nous coudoyons chaque jour des gens
qui improvisent des chefs d'uvre, nous sommes encombrés
de renommées qui, d'un seul bond, portent leur tête
dans les cieux, et on s'étonne que l'apparition de tant
de génies n'ait pas facilité les admirations contemporaines
: toutefois, ce me semble, un secret instinct avertit le public
que la plupart de ces immortalités littéraires
ont leurs jours comptés, que, dans dix ans, bon nombre
de ces dieux seront cendre et poussière, et que la vérité
si méprisée se verra à la fin vengée
par la gloire.
L'Abrégé de l'Histoire des
Croisades qu'on va lire est un travail tout à fait
distinct de la grande Histoire. Dans ce grand ouvrage, les expéditions
de la croix sont présentées avec l'imposant développement
de leur origine et de leur explosion, de leur durée et
de leur décadence ; c'est une vaste explication autant
qu'un récit des mouvements belliqueux de la vieille Europe
contre l'Asie. Les traits de murs qui caractérisent
les personnages et les nations, les détails qui jettent
le mouvement dans les tableaux, les couleurs, les variétés,
les physionomies infinies par lesquelles tout un monde ressuscite
dans un livre d'histoire, tout cela donne à l'ouvrage
de M. Michaud une importance , une hauteur, une plénitude
de vie et d'intérêt que rien ne saurait remplacer.
Cependant un abrégé des grandes choses renfermées
dans ce livre était dans les vux du public ; la
jeunesse des écoles qui n'a ni le loisir ni la patience
de lire de longs travaux, et dont les studieux penchants ne peuvent
pas surmonter d'ailleurs l'obstacle d'un prix d'ouvrage trop
élevé ; les gens du monde qui, n'ayant pas beaucoup
de temps et d'attention à dépenser pour la science,
veulent s'instruire rapidement et sans efforts ; enfin les nombreux
lecteurs appartenant aux humbles fortunes, demandaient qu'on
leur retraçât dans une narration rapide les curieux
et beaux souvenirs de nos croisades.
Cet Abrégé, longtemps attendu,
le voilà fait ; le maître et le disciple se sont
chargés de cette tâche. M. Michaud m'a confié
le soin du récit, depuis le commencement des pèlerinages
jusqu'à la quatrième croisade ; lui-même,
ne voulant point permettre à mon amitié de le soulager
de l'autre moitié du fardeau, a poursuivi le travail jusqu'à
la fin. L'habitude du sujet nous a mis à même de
faire entrer beaucoup de choses en peu de pages ; nous n'avons
point négligé nos souvenirs et nos études
de voyageurs pour éclaircir les faits ou colorer les tableaux,
et nous pensons que cet Abrégé donne une idée
assez nette de l'ensemble des croisades. Pourtant il faudra toujours
recourir à la grande Histoire, si on veut contempler le
spectacle de ces guerres dans ses poétiques et majestueuses
proportions.
Notre Abrégé, destiné
à populariser le sujet des expéditions saintes,
nous paraît devoir prendre un grand caractère d'utilité
et d'intérêt dans le temps présent où
les peuples de l'Occident se tournent de nouveau vers les régions
orientales. Les esprits, en Europe, sont maintenant appelés
à comprendre, mieux qu'on ne l'a fait jusqu'à ce
jour, tout ce qu'il y eut de beau et de social dans les croisades.
Il y aurait une déplorable pauvreté de jugement
à ne voir dans ces événements que des superstitions
grossières, une piété aveugle mêlée
à d'inutiles exploits. Le moyen âge s'arma tout
à coup au nom de la religion, seul patriotisme de ces
vieux temps, pour aller refouler au cur de l'Asie les innombrables
peuplades musulmanes qui menaçaient l'Europe dune effroyable
invasion ; le Moyen Âge s'arma pour sauver la croix, radieux
symbole de la civilisation moderne. Sa grande ambition fut d'abord
de délivrer Jérusalem, parce que Jérusalem
formait comme le centre moral d'où la vérité
s'était répandue dans le monde, et l'affranchissement
du Calvaire devait être la grande victoire remportée
sur les barbares enfants de la nuit. La sublime espérance
des croisades c'était la conquête de l'Orient au
profit du christianisme ; c'était l'unité chrétienne
s'établissant sur toute la terre, et conduisant la grande
famille humaine à la charité, à la paix,
à la lumière. La réalisation de cette unité
religieuse aurait présenté un spectacle bien autrement
beau que l'unité politique dans l'univers romain.
Les peuples partant sous les saintes bannières,
ne savaient pas toute l'étendue de la mission qu'ils accomplissaient ;
car les peuples comme les hommes n'ont jamais le secret des révolutions
dont ils sont les instruments providentiels, et le sens véritable
de ces révolutions ne se révèle qu'à
la postérité. Mais toujours faut-il que le respect
des âges monte fidèlement au pied des générations
choisies pour enfanter les grandes choses. Les expéditions
saintes n'ont pas obtenu un triomphe complet, et la moitié
du monde est restée barbare. Mais rendez grâce aux
croisades, si les pays de France, d'Italie, de Belgique et d'Allemagne
n'ont point subi le sort de l'Orient musulman, si vous avez une
civilisation chrétienne, une indépendante nationalité
; rendez grâce aux guerriers qui, pendant deux siècles,
ont combattu pour la croix ; remerciez les pèlerins martyrs
dont l'Asie a gardé la poudre héroïque, si
l'islamisme n'a pas changé en déserts vos riches
plaines et vos fécondes vallées, si l'Europe n'a
pas été précipitée dans la nuit.
Ce fut France, pays d'intelligence et de bravoure,
qui donna le signal des croisades, et entraîna le reste
de l'Europe sur la route du saint tombeau. Les croisades furent
des guerres toutes françaises, et nous trouvons dans les
expéditions sacrées la partie la plus héroïque
de notre histoire. C'est la France qui a fourni le plus de guerriers
illustres dans ces gigantesques luttes d'outremer; elle a eu
l'honneur de donner des rois à la Jérusalem latine.
Le nom Franc qui, dans les langues d'Orient, désigne
les peuples de l'Europe, est un reste glorieux de cette époque
où, pour les nations asiatiques, l'Occident était
la France. Notre pays, en se plaçant, il y a sept siècles,
à la tète de la révolution des croisades,
s'était constitué le défenseur de la civilisation
moderne, et avait saisi cet empire intellectuel qu'il n'a point
perdu.
Au temps où nous vivons, par un mystérieux
retour des mêmes lois dans l'humanité, la politique
et l'industrie d'Europe semblent vouloir reprendre en Orient
l'entreprise des armées chrétiennes. Les diverses
contrées qui furent le théâtre des guerres
de la croix, sont redevenues parmi nous l'objet de l'attention
universelle. On s'occupe aujourd'hui de la Syrie, de l'Afrique,
de l'Égypte et de Constantinople, comme au douzième
et au treizième siècles. Le génie de l'Occident
et le génie de l'Orient se sont rencontrés une
seconde fois, et l'invasion des idées remplace l'invasion
des armes. La Méditerranée qui, dans l'antiquité,
fut le passage et le lien de toute pensée de civilisation,
avait vu au moyen âge les différentes nations de
l'Europe échanger leurs lumières; les saintes bannières
avaient flotté sur cette mer déjà veuve
alors des merveilles de l'ancien monde, et les efforts de civilisation
se poursuivaient à l'ombre de la croix. Mais après
la chute des colonies chrétiennes, la Méditerranée
retomba au pouvoir de la nuit. De nos jours, la lutte entre la
lumière et les ténèbres a recommencé
sur les mêmes rivages. La conquête d'Alger en 1830,
et les récentes campagnes d'Afrique, ne sont autre chose
que des croisades. Si l'expédition de saint Louis, à
Tunis avait réussi, Charles X n'aurait pas eu besoin d'envoyer
ses armées dans les parages africains. La réforme
européenne dans l'empire turc, les tentatives de nos contemporains
pour ouvrir des routes commerciales à travers les plus
lointaines contrées de l'Asie, les courses intrépides
des voyageurs pour mettre la science en possession de cette admirable
portion du globe, tous ces hardis efforts sont autant de croisades
contre la barbarie musulmane. Si les expéditions latines
du douzième siècle avaient pu atteindre parfaitement
leur but, l'Orient aurait été pour le génie
de l'Europe moderne, non pas un monde à conquérir,
mais un héritage à garder.
Eh écrivant cette Abrégé
de l'Histoire des Croisades, nous avons eu particulièrement
en vue la jeunesse ; c'est pour elle surtout que nous avons travaillé.
Ce qui distingue la France d'aujourd'hui, ce n'est pas le patriotisme ;
cette triste absence du patriotisme provient du peu d'amour pour
les aïeux. La patrie, ce n'est point l'espace de terre où
l'homme s'agite et meurt, c'est le passé avec ses rudes
travaux, avec ses sanglants sacrifices et ses gloires impérissables.
Il ne faut donc pas renfermer nos destinées entre hier
et aujourd'hui ; nous avons derrière nous des autels et
des tombeaux, et dans les débris des siècles se
trouve une illustre poussière qui a droit à notre
culte : les récits des grandes choses du vieux temps seront
pour la jeunesse des leçons de patriotisme. Les croisades
sont la grande épopée de la foi : dans un siècle
qui se traîne à travers les pâles solitudes
du doute, il est bon de montrer tout ce que la foi peut enfanter
d'audace, d'énergie et de puissance.
25 euros (code de commande
: 17598).
MILLAUD (Albert).
La Comédie
du Jour sous la République Athénienne.
[Paris], [Plon,
Nourrit et Cie], [1886].
Bon
exemplaire avec les illustrations de Caran d'Ache.
MILLEVOYE.
uvres de Millevoye.
Paris, Quantin, 1880.
Bon
exemplaire avec les sept eaux-fortes de Lalauze.
Murs, usages et coutumes
de tous les peuples du monde, daprès des documents
authentiques et les voyages les plus récents ; publié
par Auguste Wahlen. Asie.
Bruxelles, Librairie Historique-Artistique, 1843. In-8° (182
´ 268 mm.) demi-chagrin olive à coins,
dos à 4 nerfs, [3 (faux-titre, autres volumes de léditeur,
titre avec une vignette en couleurs)], [1 bl.], 591 p., 82
illustrations en couleurs : la table des planches annonce
79 chromolithographies hors texte, dans notre exemplaire, Types
chinois en regard de la p. 183 et Iman en regard de
la p. 486 manquent, cependant, il faut en ajouter cinq non mentionnées
(Afghan dHérat, p. 420 ; Habitant de Lahore,
p. 422 ; Prêtre persan ou mollah, p. 432 ;
Habitant du Mont Liban, p. 517 et Femme druse,
p. 536), coins émoussés, restauration au second
plat.

Page de titre Dos
Illustration
en regard de la p. 372 :
« Indou
jouant du Pannak »

Illustration en regard de la p. 196 : « Marchand Chinois
- Voiture à voile »
350 euros (code de commande
: 11616).
MOREAU (Hégésippe)
Le myosotis. Petits
contes et petits vers. Nouvelle
édition illustrée de cent trente-quatre compositions
de Robaudi, gravées sur bois par Clément
Bellenger. Préfacé par André Theuriet.
Paris, L. Conquet, 1893. In-8° pleine reliure moderne signée
Daelemans, constituée par des bandes verticales
de maroquin, box, basane dans les tons turquoises et une bande
dorée, dos lisse, titre doré, gardes de daim, contre-gardes
en box, couverture conservée, étui, [2 bl.], [3
(faux-titre, justification du tirage, titre)], [1 bl.], [1 (titre
de la préface)], [1 bl.], X, [1 (fin de la préface)],
[1 bl.], 383, [1 (fin de la table) p., frontispice, tirage limité
à 500 exemplaires, un des 350 sur vélin, exempt
de toute rousseur, d'une parfaite fraîcheur.
@ Si cette reliure est bien particulière
dans les couleurs et la réalisation qui présente
quelques défauts dus à une main manquant encore
d'expérience, il n'en s'agit pas moins d'un bel exemplaire
dans une fraîcheur exceptionnelle et habillé de
matériaux nobles.
480
euros (code de commande : 12469).
[MOREAU DE BELLAING (Pierre-François-Joseph-Xavier)]
Observations sur
quelques écrits publiés dans la Belgique, par lesquels
on propose de dépouiller le Roi de France d'un tiers de
ses possessions, pour en agrandir les Royaumes voisins. [Lille],
[Vanackère (imprimé par Marlier)], [ca 1818]. In-8°
sous son brochage d'attente de l'époque, 99, [1 bl.] p.,
mouillures, rare
Sur
Pierre-François-Joseph-Xavier Moreau de Bellaing (Valencienne
22 août 1752 - Mons 25 janvier 1827), voir C. de Francquen,
Recueil historique, généalogique, chronologique
et nobiliaire des maisons et familles illustres et nobles du
royaume, article « Moreau de Bellaing »,
pp. 11-12.
En guise d'introduction :
« L'univers ébranlé
croulât-il sur sa tête,
Son front calme et serein braverait la tempête. »
Français, les vers qui précèdent
rendent parfaitement le caractère de notre Roi toujours
grand, même au sein du malheur.
J'eusse désiré lui offrir l'hommage
de ce faible opuscule, mais le respect profond que l'on doit
aux Souverains, défend de leur faire aucune dédicace,
sans avoir obtenu leur permission ; et lorsque l'indignation,
me tenant lieu de génie, me rendit auteur pour la première
fois , à l'âge de 66 ans, pressé de communiquer
au public les résultais de mes idées, le tems ne
m'a point laissé la faculté de solliciter l'autorisation
de les faire paraître sous les auspices de notre Monarque
chéri.
Colonel sous le règne du vertueux et
trop infortuné Louis XVI, je n'ai voulu aucune place depuis
; j'ai été assez heureux pour que ce Souverain
et son auguste épouse aient daigné me dire qu'ils
étaient satisfaits de mon zèle dans les circonstances
difficiles qui affectaient péniblement leurs curs
; je n'eusse demandé de Louis XVIII le Désiré
qu'un de ces regards de bienveillance qui expriment si bien la
beauté de son ame et l'excellence de son cur.
Si cependant Sa Majesté était
contente de mon faible essai, je la supplierais de faire passer
à M. le Maire de Lille la médaille de fidélité,
pour m'être remise : ce serait une récompense bien
douce ; c'est la seule à laquelle j'aspire.
C'est donc à vous, Français,
et surtout aux Belges-Français mes compatriotes, que j'offre
cette chétive production ; heureux si elle contient la
réfutation complète des brochures dont on inonde
depuis quelque tems le royaume des Pays-Bas, et qui toutes indiquent
le projet de dépouiller Sa Majesté le Roi de France
de presque toutes ses places fortes et d'un tiers de ses possessions.
J'aurais voulu rendre mes pensées avec cette élégance
et cette énergie qui carac
térisent la plume des Chateaubriant et des Lally-Tollendal
; mais la franchise et la vérité suppléeront
du moins à ce qui me manque du côté du talent.
Tout à mon Roi et à ma Patrie, je serai suffisamment
payé de mon travail, si les bons Français ; que
j'estime et que j'aime au-delà de toute expression, veuillent
bien l'accueillir comme un gage de mon entier dévouement.
125 euros (code de commande
: 17256).

MUNCK (Émile de) Documents
nouveaux sur la question troyenne.
Le dernier Congrès international d'Anthropologie et d'Archéologie
préhistoriques - Discussion entre M. le capitaine Btticher
et M. le docteur Schlieman - Comptes rendus des fouilles pratiquées
en décembre 1889 et en mars 1890 à Hissarlik (Troie)
par M. le docteur Schlieman. Avec annotation de M. le docteur
Schlieman. Bruxelles, Vromant
et Cie, 1890. In-8° broché, [2 bl.], [1 (titre)],
[1 bl.], 29, [3 bl.] p., exemplaire non coupé, envoi de
l'auteur à Jean Houzeau de Lehaie.
&
Extrait des tomes III
(1889) et IV (1890) des Annales de la Société
d'Archéologie de Bruxelles.
12 euros (code de commande
: 12657).
 MURAT (Achille) Esquisse morale et
politique des États-Unis de l'Amérique du Nord, par Achille Murat, citoyen des États-Unis,
colonel honoraire dans l'armée belge, ci-devant prince
royal des Deux-Siciles. Paris,
Crochard, 1832. In-12 demi-chagrin brun, dos à 5 nerfs,
[3 (faux-titre, mention d'imprimeur, tire)], [1 bl.], XXVII,
[1 bl.], 389, [3 bl.] p., couverture conservée, nombreux
soulignements et annotations aux crayons rouge et vert.
@ Rare édition de cet ouvrage
que le fils du roi de Naples fit paraître après
s'être installé aux États-Unis où
il devint directeur des postes et épousa une petite-nièce
de Washington.
Présenté sous forme de lettres,
l'ouvrage contient :
1. Vue générale et divisions
de l'Union américaine.
2. Vue générale. Origine et histoire
des partis.
3. Description des nouveaux établissements.
4. De l'esclavage.
5. De la religion.
6. De l'administration de la Justice.
7. Des lois.
8. De l'Armée, de la Marine et
des Indiens.
9. Des Finances.
10. Des Murs, des Beaux-Arts et
de la Littérature.
70 euros (code de commande
: 12241).
MURAT (Achille) Exposition des principes
du gouvernement républicain, tel qu'il a été
perfectionné en Amérique. Paris, Paulin,
1833. In-8° demi-percaline verte, [1 (faux-titre)], [1 bl.],
[2 (titre et mention d'imprimeur)], XXVII, [1 bl.], 414, [1 (table)],
[1 bl.] p., premier feuillet de couverture restauré conservé,
rousseurs.
Table des matières
:
I.
Introduction.
II. Élément démocratique.
III. Élément représentatif.
IV. Élément fédératif.
V. Corporations.
VI. Des gouvernements municipaux et communaux.
VII. Des gouvernements provinciaux.
VIII. Du gouvernement central.
IX. Du pouvoir législatif.
X. Du pouvoir judiciaire.
XI. Du pouvoir exécutif.
XII. Des relations extérieures.
XIII. De l'armée et de la marine.
XIV. Des finances.
XV. Administration économique.
XVI. De la justice civile et criminelle.
XVII. Conclusion.
180 euros (code de commande
: 12242).
[NAPOLÉON Ier]. GABOURD (Amédée) Histoire de l'empereur Napoléon
Ier par Amédée Gabourd. 5e édition.
Tours, Mame, 1853. [Tours
Ad Mame et Cie, Imprimeurs-Libraires. M DCC LIII.] In-8° sous cartonnage d'éditeur,
tranches dorées, dos et second plat passés, [3
(faux-titre, mention de droits, titre)], [1 bl.], 372 p., un
titre-frontispice et trois illustrations hors texte gravées
par Th. Ruhierre d'après Karl Girardet,
bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
Amédée Gabourd (ca 1805-1867)
participa à la rédaction de deux journaux (le
Dauphinois et l'Ami des lois) ; il fut un partisan
des doctrines ultramontaines et monarchique et fut, notamment,
l'auteur d'une Histoire de France, d'une Histoire de
Louis XIV et d'une Histoire de la Révolution
et de l'Empire.
Préface :
C'est en quelque sorte un livre nouveau
que nous donnons au public, car notre ouvrage a été
entièrement modifié et soumis à une révision
attentive. Nous n'avons point fait aux circonstances le sacrifice
des droits de l'histoire, de pareilles concessions n'entrent
pas dans nos habitudes ; mais il ne nous coûte guère
d'avouer que depuis douze ans, c'est-à-dire depuis le
jour où nous publiâmes pour première fois
la vie de Napoléon, les grands événements
qui se sont produits dans le monde nous ont éclairé
sur la portée, le caractère, les actes et la mission
du fondateur de la quatrième dynastie. Nous ne sommes
pas de ceux qui s'opiniâtrent dans une idée, et
ne tiennent compte des faits que lorsqu'ils s'accommodent avec
leur système. Et comment aurions-nous vu l'incompréhensible
orage du 24 février jeter à bas et renvoyer en
exil un roi dont la fortune semblait assise sur les plus solides
bases ? Obscurément mêlé à cette
histoire, il nous a été donné d'assister
à l'inauguration de la seconde république, à
la guerre civile, aux crises formidables qui se sont succédé
en quatre ans ; et comment aurions-nous pu être témoin
de ces choses inattendues sans essayer de comprendre et sans
entrevoir le doigt de Dieu qui écrivait notre avenir ?
D'autres retraceront ces phases politiques
que notre patrie a traversées : pour nous, si nous
les rappelons, c'est pour reconnaître qu'elles ont contribué
à nous éclairer sur le rôle historique de
Napoléon Ier, sur ce qu'il y avait de mystérieux
et de vague dans sa mission. Nous avions cru, comme tant d'autres,
qu'il avait été suscité pour une uvre
de réparation sociale, mais de transition, et que son
nom à jamais illustre ne surgirait plus que dans les livres
comme un problème et un sujet de méditation livrés
aux hommes d'État et aux philosophes. Et voilà
que par la permission de Dieu, qui fait et défait les
rois, et de qui relèvent les empires, ce nom a reparu
sur la scène du monde, et a présidé une
fois encore au salut de la France et à la restauration
de la société européenne. Il ne s'est plus
présenté aux rois étrangers comme une menace
, mais comme un appui ; il est devenu un gage de gloire
et une promesse de paix ; l'Église l'a béni
de nouveau, et ne lui a fait acheter par aucun sacrifice et par
aucune douleur les services qu'il a rendus à sa cause.
Nous serions ingrats d'oublier de pareils bienfaits, aveugles
de les méconnaître.
Napoléon Ier, comme Napoléon
III, a été le représentant, le symbole réel
du peuple français. Ce peuple a identifié en lui
sa gloire, ses institutions, ses intérêts :
il a été victorieux avec lui, vaincu avec lui,
et on a toujours senti que leur cause était commune. C'est
à cette étrange solidarité entre l'empereur
et le peuple qu'on distingue entre toutes la mission réelle
de Napoléon, et que cet homme apparaît réellement
aux yeux du monde comme l'élu et l'adopté de la
France. La France s'est associée à ses triomphes
et à ses fautes, et quand Dieu, qui consacre toutes les
dynasties par le malheur, a permis que l'exil de Sainte-Hélène
fût comme l'expiation d'une fortune démesurée
et sans exemple, le cur de la France était avec
le captif, et le peuple souffrait douloureusement dans ses sympathies.
Les réflexions qui précèdent
sont le fruit de l'expérience, et elles expliqueront le
nouveau point de vue auquel s'est placé l'auteur de ce
livre, alors que, sans méconnaître l'autorité
imprescriptible de la vérité et de la justice,
il a cru devoir modifier son livre, et le mettre mieux en harmonie
avec le sentiment national.

Premier
plat et titre-frontispice.
75 euros (code de commande
: 16769).
La navigation de la Belgique vers
Paris. Études
faites pour effectuer en Belgique la jonction des bassins de
la Meuse et de l'Escaut, par un canal de Mons à la Sambre.
Rapport présenté aux Chambres législatives,
le 24 février 1840, par M. Le Ministre des Travaux publics. Bruxelles, Remy, mars 1840. Petit in-folio
demi-basane rouge frottée, 330 p., un tableau dépliant,
une grande carte dépliante in-fine, très rare.
Introduction :
« Dans la discussion du canal de l'Espierre,
il s'agissait de la navigation de la Belgique avec le centre
du département du Nord.
Il s'agit aujourd'hui de la navigation de la
Belgique avec le centre de la France, et notamment avec Paris.
Question non moins grande, et peut-être
plus compliquée.
C'est toujours le lieu de production dans le
pays, qu'il faut mettre en rapport avec le lieu de consommation,
à l'étranger ; il s'agit, avant tout, pour
la Belgique, de la conservation et dé l'agrandissement
d'un débouché.
Il existe aujourd'hui deux lignes navigables
de la Belgique sur Paris, partant, l'une de Mons, l'autre de
Charleroy.
La ligne de Paris vers Mons est la plus ancienne ;
elle a été décrétée à
une époque où les provinces belges faisaient partie
de la France.
A côté de cette ligne, nous avons
vu s'établir, de nos jours, une ligne nouvelle, touchant
à un autre point du territoire belge.
Le système des communications fluviales,
en rattachant Mons à la France par le canal de Condé,
aux Flandres par le canal d'Antoing, avait assuré au bassin
de Mons, une véritable supériorité sur celui
de Charleroy.
Le canal de Charleroy à Bruxelles. est
venu opérer un premier changement dans la position de
ce bassin, en facilitant les transports à l'intérieur.
La création d'une ligne navigable sur
Paris, vient lui ouvrir, à son tour, le marché
de la France.
La ligne de navigation de Mons sur Paris se
compose :
- Du canal de Mons à
Condé ;
- De l'Escaut, en remonte,
de Condé à Cambray ;
- Du canal de St-Quentin,
de Cambray à St-Quentin ;
- Du canal Crozat, de St-Quentin
à Chauny, et du prolongement de ce canal, de Chauny à
Manicamp ;
- De l'Oise, en descente,
de Manicamp à Conflans-Ste-Honorine ;
- De la Seine, en remonte,
de Conflans-Ste-Honorine à Paris.
La ligne de navigation de Charleroy à
Paris, se composera :
- De la Sambre belge, de Charleroy
à la frontière ;
- De la Sambre française,
de la frontière à Landrecies ;
- Du canal de jonction, de
Landrecies à La Fère ;
- Du canal de La Fère,
embranchement du canal Crozat, de La Fère à Fargnier.
Depuis Fargnier, point de jonction du canal
Crozat avec l'embranchement de La Fère, jusqu'à
Paris, la navigation sera commune aux produits des deux bassins
houilliers.
La communication entre Charleroy et Paris (sauf
les améliorations que toute voie nouvelle réserve
à l'avenir), existe donc physiquement ; cependant,
l'exportation de Charleroy vers Paris ne s'effectue point encore :
les extracteurs de Charleroy déclarent, que, par l'élévation
des péages sur la Sambre belge, sur la Sambre française,
et sur le canal de jonction de la Sambre à l'Oise, ils
demeurent, de fait, exclus du marché de Paris ; ils
demandent en conséquence la réduction du tarif
de la Sambre belge, réduction qui serait combinée
avec l'abaissement des péages sur la Sambre française
et sur le canal de jonction.
C'est sur cette question que Mons et Charleroy
semblent pour le moment en désaccord.
Mons ne veut pas être dépossédé
du marché de Paris.
Charleroy veut y être admis.
Mons prétend que déjà
toutes les conditions de concurrence existent.
Charleroy prétend qu'à raison
des péages, la concurrence est impossible.
Mons soutient que la concurrence ne dépend
pas uniquement des péages, mais d'autres circonstances.
Charleroy soutient qu'avant tout, il faut une
sorte d'équilibre entre les deux lignes, quant aux péages.
Pour éclaircir cette question, on est
forcément amené à l'agrandir, et même
outre mesure, en apparence au moins : on est obligé
de se rendre compte de tout le système de navigation charbonnière
de la Belgique vers Paris.
Ce sera le premier objet de ce rapport.
Il existe des moyens de rendre la ligne nouvelle
commune aux deux bassins belges : ce serait de la rattacher
aux exploitations de Mons par un chemin de fer ou au canal de
Mons par un canal.
Ce deuxième moyen opérerait,
en outre, en Belgique, la jonction des bassins de la Meuse et
de l'Escaut : résultat qui donne à ce deuxième
projet un caractère particulier d'utilité et de
grandeur.
Nous sommes ainsi conduits à rendre
compte des tentatives faites pour rendre la ligne nouvelle de
Paris à Charleroy commune à Mons.
Ce sera l'objet de la deuxième partie
de ce travail.
Enfin, dans la troisième, il est plus
particulièrement question des péages et du conflit
élevé à ce sujet entre Charleroy et Mons.
Deux choses qui doivent frapper dans l'examen
de cette question, c'est que d'abord il est impossible de considérer
une communication et surtout un canal isolément ;
il faut voir l'ensemble du système dont elle fait partie ;
c'est, en second lieu, qu'un canal creusé sur le territoire
étranger, peut être réputé belge par
son but.
Nous avons principalement considéré
la ligne nouvelle dans ses rapports avec la production charbonnière
de Charleroy ; nous ajouterons : 1° que l'exportation
en France ne doit pas se borner à ce seul produit de cet
important district ; 2° que l'ouverture de la nouvelle
ligne doit faire sentir ses effets jusque dans le bassin de la
Meuse ; c'est aussi une ligne de Liège à Paris.
La jonction des eaux de la Belgique avec les
eaux de la France est un grand événement ;
ce qui manque à la Belgique, c'est une jonction du même
genre avec l'Allemagne ; tel était le but du canal
du Nord : la Belgique se serait trouvée en rapport
direct avec le bassin du Rhin, comme elle l'est avec le bassin
de la Seine. »
250 euros (code de commande
: 11998).
L'Office de la Semaine Sainte,
latin et français,
selon le missel et bréviaire romain ; avec l'explication
des cérémonies de l'Église. Avignon, Guichard, 1825. [Avignon, Chez Amand Guichard, Imprimeur-Libraire.
1825.] In-12 (110 ´ 175 mm.)
plein veau d'époque, dos lisse orné de motifs doré,
pièce de titre verte, reliure frottée, coins émoussés,
503, [1 bl.] p., bon exemplaire malgré une importante
rousseur n'affectant que la page de titre.
12 euros (code de commande
: 13615).
OMALIUS D'HALLOY (J.J. d')
Mémoires pour servir à la description géologique
des Pays-Bas, de la France et de quelques contrées voisines,
par J. J. d'Omalius d'Halloy, Conseiller
d'État, Gouverneur de la province de Namur, Chevalier
de l'Ordre Royal du Lion Belgique, Membre de l'Académie
Royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles, Correspondant
de l'Institut Royal des Pays-Bas, de la société
philomatique de Paris, de la société d'histoire
naturelle de Paris, de la société des sciences
naturelles de Liége, de la société de géographie,
statistique et histoire naturelle de Toscane, etc. Namur, Gérard,
1828. [Namur, Imprimerie
de D. Gerard, Marché de l'Ange, n° 891. 1828.] In-8° demi-basane, dos lisse, tranches
marbrées, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)],
[1 bl.], IV, 307, [45 bl.] p., deux planches dépliantes
(une grande carte en couleurs et une de coupe de terrains), bon
exemplaire, peu courant.
Ward and Carozzi, Geology
emerging. A catalog illustrating the history of Geology (1500-1850)
from a collection in the library of the University of Illinois
at Urbana-Champaign, n° 1677.
200 euros (code de commande
: 14804).
[PÉRIER (Casimir)]. CASTILLE
(Hippolyte)
Casimir Périer. Paris, Ferdinand Sartorius, 1858. In-32 broché,
60, [4 (catalogue de l'éditeur)] p., fac-similé
d'autographe et un portrait de Casimir Périer en frontispice
gravé par E. Leguay et imprimé par Gilquin et Dupain,
(collection « Portraits Historiques au Dix-neuvième
Siècle »), rousseurs et manque au dos.
10 euros (code de commande
: 12906).
PINARD (Abbé).
Le génie
du catholicisme...
Tours, Mame
et Cie, 1854.
Belle
édition sous un cartonnage polychrome et avec les gravures
des frères Girardet. .
POPP
(Caroline)
La tête de fer. Illustrations d'Alfred
Ronner. Bruxelles, Lebègue, [s.d.]. In-folio (252
x 350 mm.), 23, [1] p., 13 illustrations, rousseurs, mention
manuscrite d'hommage des éditeurs à la page de
faux-titre, très rare ouvrage.
Introduction :
Le
vulgaire aime à se railler des archéologues, épris,
dit-il, de vieilles ferrailles, fous de pots cassés, et
dont il fait ainsi l'oraison funèbre :
Ci-git un antiquaire acariâtre et
brusque.
Ah ! qu'il est bien logé dans cette
cruche étrusque !
Le vulgaire a tort, car il ne sait pas quelles
découvertes intéressantes peuvent sortir d'un débris
de pierre, d'un morceau de bois vermoulu, d'un tesson de faïence,
d'une pièce de monnaie fruste.
L'archéologie prolonge l'histoire de
chaque nation au delà des temps que font connaître
les témoignages écrits et même les traditions
orales. Elle éclaire la nuit qui recouvre les origines
indécises. Elle fait pénétrer là
où l'histoire n'existe pas ; c'est-à-dire dans
le fond de la vie sociale dont elle nous révèle
les murs, les usages, les coutumes. Elle nous les rend
visibles par de vénérables preuves.
Elle imprime un cachet scientifique à
l'histoire. On l'a vue, de nos jours, reconstruire de vieilles
civilisations dont les vestiges étaient restés
des énigmes. A elle l'honneur de s'être constituée
en bureau de l'état civil du monde, en enregistrant, de
concert avec la géologie, les différents âges
de la terre.
Les services que l'archéologie rend
à l'art ne sont pas moins importants. Elle a ouvert les
sources du beau dans leur simplicité primitive et formé
le goût des modernes. L'art de la Renaissance sortit des
ruines de l'antiquité. Enfin, la littérature, dans
ses excursions vers le passé, lui emprunte ses couleurs
.locales les plus variées.
Bruges, dans son ensemble, est un vrai musée
d'archéologie, depuis ses hautes et fières tours,
qui font que le ciel, pas plus que la terre, ne peut oublier
combien fut élevée la place qu'elle occupa dans
le monde des arts et de l'industrie, jusqu'aux antiques maisons
aux pignons élancés, aux monuments civils et religieux,
aux collections particulières si riches en trésors
artistiques, et aux vieux ponts, avec leurs arches élégantes,
que recouvrent des guirlandes de saxifrages.
Mais cette physionomie archaïque ne suffisait
pas aux admirateurs des siècles écoulés
et de l'art ancien. Ils se sont réunis et, avec le zèle
qui distingue les chercheurs, les collectionneurs, ils se sont
mis à rassembler tous les débris intéressants
qu'ils rencontraient pour en former, il y a une quinzaine d'années,
un musée. La Ville leur prêta une salle des Halles,
qui bientôt se trouva trop petite pour y étaler
ce dépôt, que des dons généreux et
des achats intelligents venaient sans cesse grossir.
Aujourd'hui, ce musée est devenu une
des attractions d'une ville qui en possède tant, et, les
collections augmentant, encore, celles-ci iront bientôt
occuper un des édifices les plus beaux et les mieux conservés
de Bruges, la maison Gruuthuuse, achetée pour cette destination,
et qui rappelle, par son élégante construction,
l'hôtel de Cluny.- C'est dire assez que le contenant sera
digne du contenu.
En attendant, les étrangers qui viennent
admirer le chef-lieu de la West-Flandre ne manquent pas de visiter
le Musée archéologique. Après en avoir examiné
les curiosités, tous s'arrêtent devant une boule
en fer, percée de trous, qui affecte la forme d'une tète
d'homme. Cet objet évoquant chez chacun l'énigme
historique et insoluble du Masque de fer, l'on se demande si
un cerveau humain a jamais habité ce crâne métallique
et si, sous cette singulière effigie, ne s'est pas cachée,
jadis, une existence malheureuse et royale comme celle de l'infortuné
qui vécut dans l'obscurité, bien qu'il fût,
à ce que d'aucuns assurent, le frère jumeau du
Roi-Soleil.
Cette histoire, peut-être désirera-t-on
la connaitre. La voici ...
Sur Caroline Popp, voyez les pages :
- Caroline Boussart, de l'encyclopédie Wikipedia.
- Caroline Popp, du site d'Adrien Daxhelet.

Illustration de l'introduction, p. 5.
100
euros (code de commande
: 16990).
QUINET
(E.) Mes vacances en Espagne.
Bruxelles et Leipzig, C. Muquardt, 1846. In-12 broché,
395, [1 (table)] p., petits manques au dos, couverture bien conservée
mais très fragile.
@ Fruit d'un voyage effectué
en 1843, Mes vacances en Espagne fut publié pour
la première fois en 13 livraisons à partir de 1845.
L'édition originale en volume fut édité
à Paris, au Comptoir des Imprimeurs Unis, Comon et Cie,
en 1846. La rare édition bruxelloise présentée
ici est manifestement une contrefaçon ; elle n'est
citée ni par Herman Dopp (La contrefaçon des
livres français en Belgique, 1815-1852), ni par Godfroid
(Aspects inconnus et méconnus de la contrefaçon
en Belgique).
L'ouvrage comporte un chapitre (pp. 42-57)
consacré à une corrida particulièrement
sanglante...
& Vicaire,
Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t.
VII, col. 907.
15 euros (code de commande
: 11892).
[RASPAIL]. MIRECOURT (Eugène
de) Raspail.
[Quatrième édition.]
Paris, Havard, 1856. In-12 broché, 96 p., un portrait
en frontispice gravé par Carey et une planche dépliante
d'autographe in fine, (collection « Les Contemporains
», n° 56), bon exemplaire malgré quelques
rousseurs.
10 euros (code de commande
: 12907).
Récréations instructives. Dimanche
des enfants. Paris, Veuve
Janet, [ca 1855]. [Paris,
Madame veuve Louis Janet, Libraire-Éditeur, rue Saint-Jacques,
59.] In-8° demi-chagrin brun-rouge
à coins, dos à 4 nerfs, tranches dorées
(reliure frottée), [3 (faux-titre, mention d'imprimeur,
titre], [1 bl.], [3 (table des matières et liste des vignettes)],
[1 bl.], 208 p., exemplaire bien complet des 13 planches
hors texte de Louis Lassalle lithographiées par
Cattier, rousseurs.
Ce recueil contient
:
- L'Ange consolateur, par Charles
Guillemart.
- Histoire du grand-papa Saturne et
de ses enfants, par Edouard Patry.
- L'Orpheline, par Agnès
Saurel.
- .le suis heureuse, par Lodoix
Enduran.
- L'enfant de Pésaro, par
Alphonse Fourtier.
- Marie, la bonne, par Gustave
des Essards.
- Saint Nicolas (légende),
par Alphonse Fourtier.
- Benjamin Franklin, par Émile
Bouchery.
- L'ermite et le paysan. Anonyme.
- La Blanche Nef, par Mme Junot
d'Abrantès.
- La leçon maternelle, par
A. De Latour.
- Pauvre Étienne, par Alfred
des Essarts.
- Juan le capitaine, par Charles
Guillemart.
- Julien l'auvergnat, par Gustave
des Essards.
- Bergeronnette et la vraie Fée,
par Léon Guérin.
- Bernardin de Saint-Pierre, par
Eugénie Foa.
- Le roi coupable et le pâtissier
innocent, par Émile Bouchery.
- Les fraises, par Léonide
de Mirbel.
- Mort d'une poule noire et d'un duc
de Bretagne, par Gustave des Essards.
- Le singe à Guillaume,
par Caroline Valchère.
- Le petit pâtre tourangeau,
par Alphonse Fourtier.
- Les soupes populaires, par J.
N. Bouilly.
- À brebis tondue, Dieu mesure
le vent, par Ernest Fouinet.
- La paire de sabots, par De
Saint-M***.
- Les deux bouquets, par Théodore
Barrière.
- Le petit Bas-normand, par Alphonse
Fourtier.
- Le morne aux chacals, par Caroline
Valchère.
- Tout pour Arthur, par Alfred
des Essards.
- Pauvre mère !, par Lucy
Saunders.

Illustrations pour L'enfant de Pesaro et pour Le Morne
aux Chacals, en regard des pp. 36 et 189.

Reliure.
35 euros (code de commande
: 17826).
La Renaissance. Chronique des Arts et de la littérature
publié par l'Association Nationale pour favoriser les
Arts en Belgique. Tomes quatrième
et cinquième. Bruxelles, Imprimerie de la Société
des Beaux-Arts, 1842-1843 - 1843-1844. In-folio demi-basane verte
frottée, dos lisse orné, t. IV : [1 (faux-titre),
[1 bl.], [1 (titre avec une vignette gravée)], [1 bl.],
192 p., 20 lithographies hors texte, t. V : [1 (faux-titre),
[1 bl.], [1 (titre avec une vignette gravée)], [1 bl.],
192 p. et 23 lithographies hors texte, coupes et plats frottés.
@ Table des lithographies :
Tome IV :
1. Tabernacle de l'église de Léau.
2. Étude de cheval, de Ph. Wouwerman,
litho de Canelle d'après le dessin de Madou.
3. Intérieur de l'église St.
Jacques à Liége.
4. La Bénédiction paternelle,
d'après le tableau de Girardet.
5. G. Terburg chez sa cousine, litho
de Canelle d'après le dessin de Madou.
6. Une
vue de Dinant, par Bauwens.
7. Tombeau de l'archiduc Ernest, dans l'église
des S.S. Michel & Gudule à Bruxelles.
8. Interrogatoire de Don Carlos, fils de
Philippe II, en 1568, d'après Kremer.
9. Le chantier du quartier grec à
Anvers, litho de Stroobant d'après Ruyten.
10. Laissez venir à moi les petits
enfants, litho de Ghémar d'après Van Ysendyck.
11. Vue prise sur la Lesse, litho de
Vandenhecht d'après De Jonghe.
12. Plage à marée basse,
litho de Stroobant d'après Francia.
13. Les ruines de Balbec, litho de Vanderhecht
d'après Haghe.
14. Entrée au couvent, litho
de Ghemar d'après Houze.
15. Essai de lavis sur pierre, par Stroobant.
16. Église de Haarlem, litho
de Stroobant d'après Waldorp.
17. Vue prise dans les polders d'Anvers,
litho de Stroobant d'après Van Gingelen.
18. Église St Martin à Cologne,
par Bauwens.
19. Naufrage de l'Amphitrite, litho
de Stroobant d'après Francia.
20. Le vieux braconnier, litho de Stroobant
d'après Delbock.
Tome V :
1. Entrée de la fontaine de Siloé
en Palestine.
2. Le Touriste, par Lauters.
3. Le Guide, par Lauters.
4. Les Proscrits, par Lauters.
5. Le château de Montaigle, par
Lauters.
6. Promenade
de la Sauvenière.
7. Statue de la Vierge Marie à
l'église St Pierre à Louvain.
8. Chapelle de Charlemagne à Maestricht.
9. Le Naufrage, litho de Stroobant d'après
Bakhuyser.
10. La mort de Claassens.
11. La mort d'Abel.
12. Pierre-le-Grand, à Saardam,
litho de Van Lerius d'après Wappers.
13. Entrée d'Albert et d'Isabelle
à Ostende.
14. Meurtre d'Abel, litho de Manche
d'après la sculpture de Jaquet.
15. La Fontaine, par Stroobant.
16. Ruines de Poulseur sur l'Ourthe.
17. Église Saint Jean à Bruxelles,
par Stroobant.
18. Château de Grimberg.
19. Intérieur de l'église
St. Jean à Bruxelles, par Stroobant.
20. Château de Steen à Elewyt.
21. Daniel O'Connell.
22. Pépin le Bref, par Verlat.
23. Jeunes filles dansant à la corde,
litho de Manche d'après Verheyden.
150 euros (code de commande
: 12247).
RÉVOIL
(Bénédict-Henry)
Histoire physiologique et anecdotiques des chiens
de toutes les races par Bénédict-Henry Révoil.
Préface et post-face par Alexandre Dumas.
Paris, Dentu, 1867. [Paris.
E. Dentu, Libraire-Éditeur. Palais-Royal, 17-19, Galerie
d'Orléans. 1867. Tous droits réservés.] In-8° demi-chagrin vert, [3 (faux-titre,
mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], VII, [1 bl.], 394, [1
(table)], [1 bl.] p., nombreuses gravures dans le texte,
dos passé, rousseurs, page de titre renforcée avec
une bande d'adhésif sinon bon exemplaire de cette rare
édition originale.
Table des matières
:
- Préface.
I. Physiologie du chien.
II. L'origine du chien.
III. L'intelligence du chien.
IV. Les chiens sauvages.
V. Les chiens de garde.
VI. Les chiens de chasse à courre.
VII. Les chiens de chasse d'arrêt.
VIII. Les chiens lévriers.
IX. Les chiens de luxe.
X. Les expositions de chiens.
XI. L'hydrophobie.
XII. Anecdotes sur les chiens.
- Post-face.
Bibliographie :
- Vicaire, Manuel de l'amateur
de livres du XIXe siècle, t. VI, col. 1076.
180 euros (code de commande
: 16780).
RICHEPIN (Jean) La Glu. Onzième édition. Paris, Maurice
Dreyfous, [ca 1881-1883]. In-12 demi-percaline, [1 (titre)],
[1 bl.], III, [1 bl.], 345, [1 bl.] p., rousseurs.
19 euros (code de commande
: 12347).
RIMBAUD (Arthur). Une Saison en enfer.
Bruxelles, Alliance
Typographique (M.-J. Poot et Compagnie), 1873.
Édition
originale.
ROBIDA (A.) Les Vieilles
villes d'Espagne, notes
et souvenirs. Ouvrage illustré de 125 dessins à
la plume par A. Robida, reproduits en fac-similé. Paris, Dreyfous, 1880. [Paris Maurice Dreyfous, Éditeur 13, rue du
Faubourg-Montmartre, 13. 1880] In-8°
demi-chagrin vert à coins, dos à cinq nerfs, tête
dorée, couverture conservée, reliure un peu frottée,
coins émoussés (reliure de Canape), [4 (faux-titre,
frontispice, titre, mention d'imprimeur)], 324 p., 118 illustrations
(dont 1 lettrines, 88 vignettes et 29 à pleine page),
rousseurs.
80 euros (code de commande
: 14805).
 [ROLLIN (Charles)].
TAILHIÉ (Jacques) Abrégé de l'histoire
ancienne de Monsieur Rollin ; par l'abbé Tailhié,
prêtre. Cinquième
édition, soigneusement revue, corrigée, et augmentée
d'une table géographique, par l'auteur ; avec les
Figures et Indices nécessaires. Tome I à 5 (complet).
Lyon-Paris, Leroy-Brunot, 1805. [A Lyon, chez Amable Leroy, Imprimeur-Libraire. A
Paris, chez Brunot, Libraire, rue Grenelle-Saint-Honoré.
1805.] Cinq volumes in-12 demi-veau
brun, dos lisses ornés d'un treillis à froid et
de quelques filets dorés et titrés « Rollin »
en queue, pièces de titre et de tomaison orange, tranches
jaunes, tome I : XLVIII, 368 p., une carte à déplier,
tome II : 359, [1 bl.] p., une planche à déplier,
tome III : 312 p., une planche et une carte à déplier,
tome IV : 358 p., une planche à déplier, tome
V : 468 p., une planche à déplier, bon exemplaire.
Avis de l'éditeur
:
Le titre de ce livre annonce assez que ce n'est
pas un ouvrage nouveau dont on fait présent au public.
C'est le célèbre M. Rollin qui en est l'auteur,
et qui en a enrichi la république des lettres ; c'est
aussi à lui qu'en est due toute la gloire et tout l'honneur.
L'auteur de l'Abrégé s'est proposé
de faire un précis des faits les plus inléressans,
et des endroits les plus beaux et les plus propres à former
le cur et l'esprit de ses lecteurs.
C'était l'intention de feu M. Rollin,
qui s'en est expliqué plus d'une fois, et qui désiroit
trouver quelqu'un qui voulût s'appliquer à ce genre
de travail ; et c'est dans cette vue qu'il en parla à
l'auteur, et qu'il lui en traça, pour ainsi dire, le plan
très-peu de jours avant sa mort.
M. Rollin sentait à merveille (et l'expérience
le faisoit connoître) que son histoire étoit trop
étendue pour pouvoir la mettre, avec fruit, entre les
mains de la jeunesse, pour laquelle il avoit écrit principalement.
Son intention n'étoit que d'instruire des jeunes gens,
et il a cependant écrit d'une manière si profonde,
que son histoire est propre à instruire les savans même.
On a encore eu en vue une infinité de
gens de tout âge, de toute condition et de tout sexe, qui
sont charmés de s'instruire et de lire une belle histoire
; mais qui, ne pouvant suffire à une lecture de longue
haleine, sont ravis de trouver les mêmes choses dans un
Abrégé, qui est pour eux d'une utilité
toute autre que ne le seroient les livres les plus profonds et
les histoires les mieux circonstanciées.
Enfin, on a eu en vue de rendre plus commune
et plus familière une histoire aussi propre a fermer l'esprit
et le cur, que l'est celle de M. Rollin, en la rendant
moins dispendieuse. On a remarqué qu'un grand nombre de
gens sont rebutés du prix, et se privent par là,
eux et leurs enfans, d'une lecture qui ne peut être que
d'une grande utilité pour tous ceux qui s'y appliquent.
Voilà les motifs qui ont engagé
l'auteur a travailler à cet Abrégé,
et à le donner au public. Il se croira amplement dédommagé
de ses travaux, s'il a la satisfaction d'apprendre qu'il a rempli
ses vues, et que le public en est content.
II n'a pas cru devoir mettre d'autre préface
à son livre, que celle de M. Rollin. En effet, il ne sauroit
en donner une, ni plus convenable, ni plus savante, ni plus propre
a inspirer du goût pour la lecture de l'histoire, ni plus
agréable au lecteur ; et c'est ce qui l'a engagé
à la donner en entier au commencement de son livre.
On avertit aussi que l'auteur a eu l'attention
de renfermer dans son Abrégé tous les faits
intéressans et importans, avec les réflexions de
M. Rollin ; qu'il en a conservé les phrases, les
tours des périodes, et jusqu'aux expressions même,
autant que la difficulté d'un Abrégé
a pu le permettre ; de sorte qu'on, trouvera peu de différence
entre l'Abrégé et la grande histoire. On
a seulement retranché les menus faits et peu intéressans,
les répétitions assez fréquentes, les réflexions
trop longues, qu'on a resserrées dans leur juste étendue.
On a aussi profité avec soin des lumières du public,
pour corriger quelques fautes qui sont échappées
à la diligence du savant auteur.
L'abréviateur a cru devoit toucher quelque
chose a la méthode, parce que l'arrangement des matières
et la clarté semblent le demander. On a, par exemple,
placé ce qui regarde la Sicile, à la suite
de l'histoire de Carthage, comme sa place naturelle. Pour
ne pas interrompre le fil de l'histoire, on a traité de
suite ce qui regarde les murs et la religion des Perses
et des Grecs. Des quatre empires qui se formèrent des
débris de celui d'Alexandre, on en a fait quatre histoires,
qu'on traite séparément, et l'une après
l'autre, pour répandre plus de netteté dans la
narration, et moins de confusion dans l'esprit du lecteur.
Au sujet de la chronologie, je ne crois pas
devoir prendre d'autre guide qu'Ussurius, qui est ordinairement
celui de M. Rollin. Notre auteur, fondé sur je ne sais
quelles raisons, s'est écarté des routes que le
savant chronologiste lui avoit tracées. Dans la première
édition de notre Abrégé, en 1744,
par respect pour notre historien, et pour ne rien donner du nôtre,
nous l'avions suivi littéralement, et sans vouloir rien
changer ; mais sur les avis de quelques amis éclairés,
qui ont eu la bonté de nous faire sentir qu'il ne convenoit
pas de laisser subsister, dans un livre aussi généralement
estimé, des fautes de chronologie trop marquées,
je me suis enfin déterminé a les réformer
dans cette nouvelle édition, que nous avons tâché
de rendre aussi correcte qu'il nous a été possible.
L'accueil favorable que le public a fait a la première
édition, mérite bien que nous donnions toute notre
attention a celle-ci, et que nous ne laissions rien a désirer
au lecteur. Dans cette vue, nous y avons fait une augmentation
considérable. L'histoire de Syracuse, qui se trouve éparse
çà et là dans la grande histoire, est ici
recueillie avec soin, et nous la donnons de suite dans cette
nouvelle édition, que nous avons aussi enrichie de tables
chronologiques, qui seront placées en leurs lieux, au
commencement de l'histoire de chaque empire. L'utilité
de cette méthode est sensible, par la facilité
qu'elle procure au lecteur de chercher les points de chronologie
qu'il désire, et de les trouver sans embarras ni confusion.
Enfin, ou n'a rien oublié pour donner
à cet Abrégé la clarté, la
solidité, et tout ce qu'on a pu imaginer pour le rendre
utile et agréable, afin de mettre le lecteur en état
de pouvoir se passer de la grande histoire, et ne rien désirer
de plus en ce genre. On se flatte que la lecture du livre, et
la vue de l'impression, convaincront encore mieux de tous ces
avantages que nous ne le pourrions faire, et que le public saura
bon gré a l'abréviateur de lui avoir fait part
de son travail.
Les cinq volumes : 90
euros (code de commande : 17721).
Les
Roses de la mythologie, Étrennes à Émilie.
Paris, Janet, [1814]. In-16 sous cartonnage muet et étui
vert d'origine, tranches dorées, [1 (titre avec une vignette
gravée)], [1 bl.], 47, [1 (table)] p., 6 gravures hors
texte de Janet d'après Lafitte. À la suite : Petit
souvenir des Dames, Paris, Janet, s.d. [36 (titre, 7
p. vierges titrées aux jours de la semaine encadrées
d'un filet, 12 p. vierges titrées aux mois de l'année
encadrées d'une guirlande, 4 p. vierges encadrées
d'un filet, 12 p. de calendrier pour l'année 1814] p.,
bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
100 euros (code de commande
: 12767).
SCHILLER
(F.). Histoire des révolutions des Pays-Bas.
Paris, Gustave Barba, 1833.
La
principale étude historique du poète allemand.
SCHILLER et WOLTMANN Histoire
de la guerre de trente ans, par Schiller, et de la paix de Westphalie,
par M. C. L. de Woltmann ;
ouvrages traduits de l'allemand, et accompagnés de notes,
par M. A. Mailher de Chassat.
Tomes I et II (complet). Paris, Le Normant, 1820. Deux volumes
in-8° pleine percaline, reliures frottées, tome I
: XII, 687, [2 (table et errata)], [1 bl.], tome II : [1 (faux-titre)],
[1 bl.], [1 (titre)], 585, [1 bl.], [1 (errata)], [1 bl.] p.,
rousseurs.
Les deux volumes : 90
euros (code de commande : 12436).
SCOTT
(Walter) Le nain. Bruxelles,
Wahlen, 1827. [Bruxelles,
Aug. Wahlen, Lib.-Imp. de la Cour. Leipzig et Livourne, même
maison. M. DCCC XXVII.] In-16 sous
une modeste demi-reliure d'époque, pp. 1-4, puis 7 p.
(présentation de la « Bibliothèque des
Dames ») et pp. 8-300, (collection « uvres
de Walter Scott ») rousseurs, bon exemplaire.
Il s'agit
d'un conte tiré de Contes de mon hôte (Tales
of my landlord) et faisant partie des uvres de Walter
Scott.
On trouve aux sept premières pages un
petit catalogue de la Bibliothèque des Dames ou choix
d'ouvrages dont la lecture semble particulièrement destinée
au beau sexe et qui précise ceci :
« Un homme doit tout lire ou du
moins lire des ouvrages dont il a lui-même fait choix.
Les dames, et les jeunes personnes surtout, renferment leurs
études dans un cadre plus resserré ; et ces dernières
ont besoin que ce cadre leur soit tracé par une main prudente.
Chaque homme a ses études particulières ; comme
il approfondit une partie, il ne peut embrasser tout l'ensemble.
Les femmes n'ont toutes besoin que des mêmes lectures :
la fleur de la littérature, quelques aperçus des
connaissances générales, voilà ce qui suffit,
ce qui est nécessaire presque à toutes : la nature
les dédommage d'ailleurs de tout ce que la société
semble leur refuser de ce côté. De là vient
que tout homme choisit et se forme à soi-même sa
bibliothèque spéciale; que les dames au contraire
demandent un choix plus général, fait d'avance
pour elles. On espère qu'elles accepteront celui qui leur
est offert. »
À bon
entendeur, mesdames !
20 euros (code de commande
: 17795).
SCRIBE
(Augustin-Eugène) et DELESTRE-POIRSON (Charles-Gaspard)
Le Nouveau Pourceaugnac,
Comédie-vaudeville en un acte. Par MM. Scribe et Delestre-Poirson
; représentée pour la première fois sur
le Théâtre du Vaudeville, le 18 février 1817. Bruxelles, Grignon, 1827. In-32 broché,
65 p., deux planches dépliantes de musique, bel exemplaire.
@ Cet ouvrage fait partie de la série
Le Petit Répertoire dramatique qui fut dès
1826 coéditée par Grignon et les frères
Laurent.
& Godfroid, Aspects inconnus et
méconnus de la contrefaçon en Belgique, pp.
106-108.
25 euros (code de commande
: 11801).
SERRURE
(Constant-Philippe) Notice sur le cabinet monétaire
de S. A. le Prince de Ligne, d'Amblise et d'Épinoy, Seigneur de la terre princière de Sbaractz,
de Gourky, de Surowa, de Glinij ; Comte de Fagnoles ;
Grand d'Espagne de la première classe ; Magnat de
Pologne ; Ambassadeur de S. M. le Roi des Belges près
de S. M. le Roi des Français ; Grand Cordon de l'ordre
de Léopold et de la Légion d'Honneur ; Chevalier
de la Toison d'or, etc., etc., par C.-P. Serrure, Professeur
d'Histoire à l'Université de Gand. Gand, Annoot-Braeckman, 1847. [Gand, Imprimerie
de C. Annoot-Braeckman. 1847.] In-12 demi-veau brun d'époque,
dos lisse, mors frottés (celui du premier plat partiellement
fendu), [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [1 (dédicace)],
[1 bl.], [1 (sous-titre)], [1 bl.], 444 p., 5 planches hors
texte gravées par Ch. Onghena sur Chine appliqué
(dont le titre-frontispice), ex-libris Lionel Wiener, bon exemplaire.
Table des matières
:
- Introduction.
- Duché de Brabant.
- Tableau des ducs.
- Préliminaires.
- Description des monnaies.
- Comté de Flandre.
- Tableau des comtes.
- Préliminaires.
- Description des monnaies.
- Comté de Hainaut.
- Tableau des comtes.
- Préliminaires.
- Description des monnaies.
- Comté de Namur.
- Tableau des comtes.
- Préliminaires.
- Description des monnaies.
- Duché de Luxembourg.
- Tableau des comtes
et ducs.
- Préliminaires.
- Description des monnaies.
- Seigneurie du Tournaisis.
- Tableau des seigneurs.
- Préliminaires.
- Description des monnaies.
- Appendice.
- Liste des cabinets
que Goltzius a consultés.
- Codicile du duc de
Croÿ.
- Correspondance de
Gérard et du comte D'Hane.
- Additions et corrections.
100
euros (code de commande : 17994).
Souvenir du Rhin. Collection de
vues pittoresques. Ems,
Kirchberger, [ca 1850]. In-8° oblong sous reliure de percaline
verte, dos lise, plats ornés d'un décor romantique
doré encadrant le titre au premier plat, 28 gravures
par J.J. Tanner (celles portant le titre La Chapelle Katholique,
La Fonderie d'argent et Château de Spurkenburg
ont été gravées d'après des dessins
de G. Boulangé), serpentes de couleur, bon exemplaire
de ce très rare recueil malgré des rousseurs
inégalement réparties et, sauf pour quatre gravures,
affectant principalement les marges.
Les vues contenues
dans ce recueil sont :
Mayence - Bieberich - Rüdesheim - Bingen
- Rheinstein - Bacharahc - Pfalz, Caub et Gutenfels - Oberwesel
- Lorelay - St-Goar et Rheinfels - Welmich - Sternberg et Liebenstein
- Braubach et le Marxbourg - Stolzenfels - Coblenz et Ehrenbreitstein
- Das Herzogliche Kurhaus in Ems - La Chapelle Katholique (Spiess)
à Ems - Lindenbach près d'Ems - La Fonderie d'argent
près d'Ems - Château de Spurkenburg près
d'Ems - Les ruines de Nassau et de Stein - Andernach - Apollonarisberg
- Nonnenwerth Rolandseck et Drachenfels - Godesberg et le sept
monts - Ems - Ems - Cologne.
400 euros (code de commande
: 13024).
SPENCER
(Herbert) Classification des sciences par Herbert Spencer.
Traduit de l'anglais
sur la troisième édition par F. Réthoré
professeur de philosophie au lycée d'Angoulême. Paris, Baillière, 1872. [Paris, Librairie
Germer Baillière Rue de l'École-de-Médecine,
17. 1872 Tous droits réservés.] In-12 demi-chagrin,
dos à 4 nerfs orné de fers dorés, [3 (faux-titre,
catalogue des ouvrage de l'auteur, titre)], [1 bl.], II, 169,
[1 bl.], [1 (table)], [1 bl.] p.
Préface :
Dans la préface de la seconde édition,
j'ai parlé des efforts que j'ai été obligé
de faire à l'occasion, pour résister à la
tentation d'augmenter cet essai. Des raisons sont survenues depuis
qui m'engagent à céder au désir que j'éprouvais
alors d'ajouter quelques preuves en faveur de ma thèse.
La cause immédiate de ce changement
de résolution a été la publication de plusieurs
objections faites par M. le professeur Bain dans sa Logique.
Consignées dans un ouvrage écrit pour l'usage des
écoles, ces objections ont dû attirer mon attention
plus que toutes celles qui ont pu se produire suivant les habitudes
et les procédés de la critique ordinaire ;
car, si elles restent sans réponse, elles laisseront dans
les esprits des préventions plus durables.
Ayant trouvé dans une interruption de
mes travaux ordinaires l'occasion de répondre à
ces objections, j'ai jugé à propos de fortifier
en même temps mes preuves, en les présentant sous
un nouveau point de vue.
30 euros (code de commande
: 14508).
STIELER (Adolf) Hand Atlas
über Alle Theile der Erde und über das Weltgebäude.
Gotha, Perthes, 1869. In
folio (255 x 373 mm.) demi-veau à coins d'époque,
reliure usagée, mors partiellement fendus, 86 planches
coloriées montées sur onglet (1 table, 1 titre
et 84 cartes), [1 (avant propos)], [1 bl.], 10 p., bon exemplaire
malgré quelques rousseurs.

Planche
46a (Nord-America).
225 euros (code de commande
: 17336).
Tafereelen uit het Leven van Jesus,
een handschrift van de
XVe eeuw. [Édité
par C.P. Serrure.] Gent, Maetchappy der Vlaemsche Bibliophilen,
1863. [Gent, Boek- en
Steedrukkery van C. Annoot-Braeckman, Koornmerkt. 1863.] In-plano (295 x 373 mm.) sous une modeste reliure
cartonnée, [20 (dont 14 de reproduction du manuscrit)] p.,
belle impression sur parchemin, illustrations en couleurs
rehaussées d'or, exemplaire nominatif et numéroté
(n° 16).
Cet ouvrage est le n° 8 de la 3e Série
des publications de la Société des Bibliophiles
Flamands (Maetschappy der Vlaemsche Bibliophilen) dont le tirage
était généralement limité à
100 exemplaires.
Préface :
« Ik beschouwde het ten allen tyde
als betreurenswaerdig, dat men by ons voor uitgeven en bekendmaken
der oorkonden van vroegere dagen, welke in onze moedertael geschreven
zijn, veel min zorg en yver toont dan voor het in het licht brengen
der stukken, die in het Fransch of in het Latijn opgesteld zijn.
Meer dan eens wordt daerdoor het vlaemschsprekend gedeelte van
België of onder een ongunstig daglicht geplaetst of onder
een onvolledig oogpunt beoordeeld. Wat kan er nog al niet voor
onze geschiedenis gedaen worden ! In der daed, hoeveel berust
er al nog niet op onze bibliotheken of archieven, waerdoor de
nevels, die deze of gene gebeurtenis omhullen, zouden verdwynen.
Wat al stof zal er nog ontdekt worden om ons met den vroegeren
toestand der kunsten, wetenschappen en beschaving volkomen bekend
te maken ! Wie weet niet, om slechts één voorbeeld
aen te halen, dat vóór eene halve eeuw de meesterstukken
onzer middeleeuwsche dicht- en prozaschryvers, slechts in onaengeroerde
handschriften bestonden, en dat wy nochtans in het bezit waren
van eene letterkunde, die thands, dat ze grooten deels gedrukt
is, gerust tegen die van anderen volkeren mag worden opgewogen.
Uit dit eenige kan men afleiden wat er nog voor andere vakken
te doen blijft.
Door beweegredenen aengespoord als die, welke
ik hier voordraeg, besloot ik, thands byna zes-en-twintig jaren
geleden, met mynen vriend, den heer Blommaert, de middelen te
beramen om eene maetschappy te stichten, ten doel hebbende het
opsporen en uitgeven van ongedrukte chronyken of andere belangryke
stukken. Volkomen eens over het nut van dergelyke inrichting,
wendden wy ons eerst tot den heer Fr. Vergauwen, thands nog onzen
achtbaren voorzitter, wiens liefde voor de moedertael en letteren
ons bekend was, en vervolgends tot eenige andere vrienden of
bekenden, die wy dachten met ons te zullen instemmen. Zoo kwam
de Maetschappy der Vlaemsche Bibliophilen tot stand. Op
den 22sten January 1838 hield men reeds eene eerste zitting ten
huize van gemelden heer Vergauwen ; behalve dezen waren
daer slechts tegenwoordig de heeren Blommaert, baron de Saint-Genois,
D. J. Vander Haeghen, de eenige onzer vijf, die niet meer in
leven is, en de Schryver van dit voorbericht. In deze eerste
vergadering legde men de grondlagen der maetchappy ; bepaelde
men het getal der leden ; gaf men de namen op der lettervrienden,
die men reeds uitgenoodigd had of zoù uitnoodigen om by
te treden ; duidde men de werken aen, die men ter pers zoù
leggen ; regelde men de werkzaemheden, en stelde men de
jaerlijksche bydrage vast. Byna een geheel jaer verliep, eer
men al de noodige schikkingen genomen had, en in tusschentijd
had men ook een toereikend getal leden gevonden. Eindelijk werden
in zitting van den 10den January 1839, de eerste Wetten
met algemeene stemmen aengenomen en vervolgens in druk gegeven.
Vijf-en-twintig jaeren zijn dus verloopen sedert
de Vlaemsche Bibliophilen hunne eerste zitting hielden.
Aen weinige maetschappyen viel het te beurt het kwart eener eeuw
te beleven, en zich na zulk een tijdverloop in eenen bloeijenden
toestand te bevinden ; onze Vereeniging kon een voor haer
zoo heugelijk tijdstip niet onopgemerkt laten voorbygaen. Ook,
in de twee laetst gehoudene zittingen, besloten de leden het
jaer 1863 door iets buitengewoons te doen uitschynen, en het
kwam hun voor, dat het jubelfeest van Vlaemsche Bibliophilen
op geene gepastere wyze kon gevierd worden, dan door het in het
licht geven van een boek, dat, zoo door de pracht van uitvoering,
als door zijn innerlijk belang, een kostbaer verschijnsel in
onze vlaemsche drukpers zoù wezen.
De keus viel op een handschift op perkament
slechts uit zeven bladen bestaende, hetwelk in vroegere jaren
aen den geleerden archivaris van Yperen, Lambin, toebehoorde,
en thands in mijn dezit is. Hiervan heeft men aen het stift van
den verdienstelyken heer Willemijns en de drukkery van den heer
Annoot, dit met zoo veel nauwkeurigheid uitgevoerde fac-simile
te danken.
Ik moet my hier bepalen tot het bekend maken
van dit merkwaerdig middeleeuwsch plaet- en rijmwerk, zonder
daeromtrent in vele byzonderheden te mogen treden. By den eersten
oogopslag zal het dadelijk blyken, dat deze bladzyden Tafereelen
uit het leven van onzen Zaligmaker voorstellen. De platen
zijn echter niet zoo talrijk als die, welke andere werken van
den zelden aerd uit dat tijdvak, zooals het Speculum humanae
Salvationis of Spiegel onzer Behoudenis versieren.
Ook verschillen ze merkelijk van die, welke in dat beroemd boek
voorkomen. In ons handschrift hebben op elke bladzyde de twee
teekeningen ter rechter hand betrekking op het leven van Jesus,
en de twee andere, ter linker, op gebeurtenissen uit het Oude
Testament. In het Speculum, in tegendeel, telt men slechts
ééne hoofdplaet op vier ; de drie andere dienen
tot vergelyking of bevestiging. By ons springt men in eens van
de Historie der overspelige vrouw tot aen Christus
aen het kruis hangende. Werd zijn lyden door den teekenaer
en door den dichter niet behandeld, of is het eene leemte in
het handschrift ? Hierop zal niet gemakkelijk te antwoorden
vallen, alzoo er waerschijnlijk van dit middeleeuwsch kunstgewrocht
geen tweede exemplaer meer bestaet. Dat het aen Vlaenderen toebehoort,
bewyzen en de aerd der teekeningen en de vormen der tael van
de berijmde verklaring. Ik zegde reeds boven, dat het van Yperen
herkomstig is, misschien kan dit een wenk zijn om den naem van
den kunstenaer en dien van den dichter te doen ontdekken.
Het schrift en geheel de uitvoering kunnen,
mijns dunkens, van iets vóór het midden der vijftiende
eeuw dagteekenen.
Opmerking verdient, dat Nederland aenspraek
maekt op de meeste plaetwerken van dien aerd, die, zooals men
weet, zoo nauw in verband staen met de uitvinding der drukkunst.
Deze Tafereelen uit het leven van Jesus kunnen dus eenbewijs
te meer ten voordeele van Haerlem zijn.
Doch, ik moet aen anderen de taek overlaten
om over dit kunstgewrocht in 't breede te handelen.
My blijt ten slotte nog de plicht over, namens
de Vlaemsche Bibliophilen, onzen dank te betuigen aen
den achtbaren heer Minister van Binnenlandsche zaken, Alph. vanden
Peerboom, die door het toestaen eener som uit het fonds, hetwelk
voor de aenmoediging der kunsten en wetenschappen bestemd is,
onze Maetschappy ter hulp is gekomen om de aenzienlyke kosten
der uitgave van dit prachtwerk te bestryden. »

Première page du manuscrit.

Dernière page du manuscrit.
650 euros (code de commande
: 17970).
TASTU
(Mme Amable). Poésies
nouvelles.
Paris, Denain et Delamare,
1835.
Édition
originale.
TECHENER
(J.) Description raisonnée d'une collection
choisie d'anciens manuscrits, de documents historiques et de
chartes réunis par les soins de M. J. Techener et avec
les prix de chacun d'eux. Première
partie. Paris, Techener, 1862.
[Paris, Chez J. Techener, Libraire, rue de l'Arbre-Sec, 52, au
premier. 1862.] In-8° demi-chagrin vert-sombre, dos à
5 nerfs orné de fers dorés, VI, 320 p., bon
exemplaire peu affecté par les rousseurs.
Introduction :
Nous nous permettrons de recommander à
l'attention des amateurs et des bibliothécaires la Collection
de manuscrits dont nous publions aujourd'hui le catalogue. Nous
nous sommes efforcés de rendre les notices descriptives
qui accompagnent chaque article assez étendues pour satisfaire
la curiosité des bibliophiles. La rédaction de
ces notices a été faite avec un soin minutieux
et avec le bienveillant concours de M. Paulin Paris, de M. Paul
Lacroix, de M. Le Roux de Lincy, et surtout avec celui de M.
Apollin Briquet, auteur de la plupart des notes qui ne sont pas
signées.
Cette Collection est le résultat de
longues années de recherches. La Flandre, l'Italie, l'Espagne
et l'Angleterre, nous ont fourni plusieurs de nos beaux manuscrits.
Les amateurs y trouveront un choix varié de Bibles, d'Heures,
de Psautiers, de Légendes sacrées, de Poètes
et Prosateurs latins, de Poètes français, de Romans
de chevalerie, de Chroniques, de Généalogies, etc.,
etc.
Enfin une série de manuscrits ornés
de miniatures exécutées, à différentes
époques, par des artistes de diverses écoles, formant
une suite précieuse d'objets d'art, et des plus intéressantes
pour l'histoire de la miniature depuis le Moyen Âge.
Nous publierons, l'année prochaine,
une seconde partie qui contiendra des Manuscrits relatifs à
l'histoire du dix-septième siècle et du dix-huitième ;
de nombreux Recueils de chansons du temps de Louis XIV et de
la Régence ; des Chartes du Moyen Âge ; des
Pièces et des Documents historiques ; des Lettres
autographes, et des Livres annotés par des personnages
célèbres ou portant leur signature.
35 euros (code de commande
: 14507).
THEURIET
(André). Paternité.
Paris, Dentu, 1894.
Dans
la « Collection Guillaume » et avec les illustrations
de Picard et Mittis.
THIERS
(Adolphe) Histoire du Consulat par M. A. Thiers. Édition illustrée de soixante-dix
dessins. [et] Histoire
de l'Empire faisant suite à l'Histoire du Consulat. Édition
illustrée de deux cent quatre-vingts dessins. Tomes
I à IV (complet). Paris, Furne, Jouvet et
Cie, 1883. [Paris, Librairie Furne, Jouvet et Cie, Éditeurs,
5, rue Palatine. 1883.] Cinq volumes in-8° demi-chagrin brun
à coins, Histoire du Consulat : 602, [1 (table
des gravures)], [1 bl.] p., Histoire de l'Empire :
tome I : 737, [1 bl.], [1 (table des gravures)], [1
bl.] p., tome II : 683, [1 bl.], [1 (table des
gravures], [1 bl.], [1 (avis de souscription de l'Atlas)],
[1 bl.] p., tome III : 723, [1 bl.], [1 (table
des gravures], [1 bl.], [1 (avis de souscription de l'Atlas)],
[1 bl.] p., tome IV : 726, [1 (table des
gravures)], [1 bl.] p., rousseurs
Avertissement de l'auteur
:
Je viens d'achever après quinze années
d'un travail assidu l'Histoire du Consulat et de l'Empire,
que j'avais commencée en 1840. De ces quinze années,
je n'en ai pas laissé écouler une seule, excepté
toutefois celle que les événements politiques m'ont
obligé à passer hors de France, sans consacrer
tout mon temps à l'uvre difficile que j'avais entreprise.
On pourrait, j'en conviens, travailler plus vite, mais j'ai pour
la mission de l'histoire un tel respect, que la crainte d'alléguer
un fait inexact me remplit d'une sorte de confusion. Je n'ai
alors aucun repos que je n'aie découvert la preuve du
fait objet de mes doutes ; je la cherche partout où
elle peut être, et je ne m'arrête que lorsque je
l'ai trouvée, ou que j'ai acquis la certitude qu'elle
n'existe pas. Dans ce cas, réduit à prononcer comme
un juré, je parle d'après ma conviction intime,
mais toujours avec une extrême appréhension de me
tromper, car j'estime qu'il n'y a rien de plus condamnable, lorsqu'on
s'est donné spontanément la mission de dire aux
hommes la vérité sur les grands événements
de l'histoire, que de la déguiser par faiblesse, de l'altérer
par passion, de la supposer par paresse, et de mentir, sciemment
ou non, à son siècle et aux siècles à
venir.
C'est sous l'empire de ces scrupules que j'ai
lu, relu, et annoté de ma main les innombrables pièces
contenues dans les archives de l'État, les trente mille
lettres composant la correspondance personnelle de Napoléon,
les lettres non moins nombreuses de ses ministres, de ses généraux,
de ses aides de camp, et môme des agents de sa police,
enfin la plupart des mémoires manuscrits conservés
dans le sein des familles. J'ai rencontré, je dois le
dire, sous tous les gouvernements (car j'en ai déjà
vu se succéder trois depuis que mon uvre est commencée),
la même facilité, la même prodigalité
à me fournir les documents dont j'avais besoin, et sous
le neveu de Napoléon on ne m'a pas plus refusé
les secrets de la politique impériale que sous la république
ou sous la royauté constitutionnelle. C'est ainsi que
je crois être parvenu à saisir et à reproduire
non cette vérité de convention, que les générations
contemporaines se créent souvent, et transmettent aux
générations futures comme la vérité
authentique, mais cette vérité des faits eux-mêmes,
qu'on ne trouve que dans les documents d'État, et surtout
dans la correspondance des grands personnages. J'ai de la sorte
employé quelquefois une année à préparer
un volume que deux mois me suffisaient à écrire,
et j'ai fait attendre le public, qui avait bien voulu attacher
quelque prix au résultat de mes travaux.
Je dois ajouter qu'au scrupule s'est joint
chez moi le goût d'étudier à fond comment,
à l'une des époques les plus agitées de
l'humanité, on s'y était pris pour remuer tant
d'hommes, d'argent et de matières. Les secrets de l'administration
de la finance, de la guerre, de la diplomatie, m'ont attiré,
retenu, captivé, et j'ai pensé que cette partie
toute technique de l'histoire méritait de la part des
esprits sérieux autant d'attention au moins que la partie
dramatique. À mon avis, la louange, le blâme pour
les grandes opérations ne sont que de vaines déclamations,
si elles ne reposent sur l'exposé raisonné, positif
et clair de la manière dont ces opérations se sont
accomplies. S'extasier, par exemple, devant le passage des Alpes,
et, pour faire partager son enthousiasme aux autres, accumuler
les mots, prodiguer ici les rochers, et là les neiges,
n'est à mes yeux qu'un jeu puéril et même
fastidieux pour le lecteur. Il n'y a de sérieux, d'intéressant,
de propre à exciter une véritable admiration, que
l'exposé exact et complet des choses comme elles se sont
passées. Combien de lieues à parcourir à
travers monts, combien de canons, de munitions, de vivres à
transporter sans routes frayées, à des hauteurs
prodigieuses, au milieu d'affreux précipices, où
les animaux ne servent plus, où l'homme seul conserve
encore ses forces et sa volonté, le tout dit simplement,
avec le détail nécessaire, sans les particularités
inutiles, voilà, selon moi, la vraie manière de
retracer une entreprise telle que le passage du Saint-Bernard
par exemple. Qu'après un exposé précis et
complet des faits, une exclamation s'échappe de la bouche
du narrateur, elle va droit à l'âme du lecteur,
parce que déjà elle s'était produite en
lui, et n'a fait que répondre au cri de sa propre admiration.
Telles sont les causes de la lenteur que j'ai
mise à composer cette histoire, et de l'étendue
aussi de mes récits.

Frontispice et page de titre du premier volume.
Les cinq volumes :
180 euros (code de commande : 15908).
THOMSON.
Les Saisons.
A Paris, Levrault, Schoell
et Compe, An XIV (1806).
URSEL
(Charles d) Sud-Amérique. Séjours de voyages au Brésil,
à la Plata, au Chili, en Bolivie et au Pérou. Ouvrage
enrichi dune carte et de gravures. Deuxième
édition. Paris, Plon et Cie, 1879. In-12 (122 ´
183 mm.) demi-chagrin vert, dos à 4 nerfs, reliure frottée,
[3 (faux-titre, mentions de dépôt et dimprimeur,
titre)], [1 bl.], 307, [1 bl.], [1 (table des gravures)], [1
bl.], exemplaire bien complet des 11 illustrations Paul Kauffmann
hors texte et de sa grande carte dépliante en couleurs.
@ Cest en qualité de chargé
daffaires de Belgique que le comte Charles dUrsel
fit son voyage en Amérique du Sud, de décembre
1873 à décembre 1876. Cet ouvrage est particulièrement
estimé : lauteur y a mêlé des considérations
politiques, sociales, économiques, touristiques ; il a
notamment réservé dintéressantes pages
à lesclavage au Brésil, aux gauchos de la
pampa, etc.
& Criscuolo, Bibliografia
de la ciudad de Buenos Aires, n° 3564.

« Avant le combat » (souvenir des courses
de taureaux à Lima),
entre les pp. 272-273.
120 euros (code de commande
: 11529).
VALERY (M.) Voyages historiques,
littéraires et artistiques en Italie. Guide raisonné et complet du voyageur
et de l'artiste. Deuxième édition entièrement
revue, corrigée, et augmentée d'un grand nombre
de descriptions de lieux, monuments, tableaux, etc., etc. Avec
une table générale analytique et une belle carte
routière d'Italie. Par M. Valey bibliothécaire
du Roi aux palais de Versailles et de Trianon auteur des Voyages
en Corse, à l'île d'Elbe et en Sardaigne. Tomes I, II et III (complet). Paris, André
- Baudry, 1838. Trois volumes in-8° sous une modeste reliure
de toile verte, t. I : IV, 494 p., une grande carte
à déplier hors texte, t. II : 572 p.,
t. III : 560 p., rousseurs et taches au tranches
des tomes I et III.
Page de titre, dos, un
des plats.
Les trois volumes : 120
euros (code de commande : 16139).
[VAN
DER ELST (C.)] Le
protestantisme belge avant, pendant et après les troubles
du XVIe siècle par un Belge. Bruxelles - Amsterdam,
Deltenre-Walker - Meijer, 1856. [Bruxelles, L. Deltenre-Walker, éditeur, rue
de l'Impératrice, 33. Amsterdam, R. C. Meijer, librairie
étrangère, pour la Hollande. 1856.] In-12 sous une modeste reliure toilée,
378, [1 (table)], [1 bl.] p.
Table des matières
:
Première
partie : Avant.
Chapitre I : Introduction
(années 320 à 1205).
Chapitre II : Préparation
(années 1205 à 1467).
Chapitre III : Fermentation
(années 1467 à 1546).
Chapitre IV : Fondation
de l'Église reformée (années 1546 à
1561).
Deuxième partie : Pendant.
Chapitre V : L'Église
et le Monde (années 1561 à 1585).
L'action
- La réaction - La contre-action.
Troisième partie : Après.
Chapitre VI : L'Église
sous la croix (années 1585 à 1781).
Chapitre VII : L'Église
sous le ciel (années 1781 à 1843).
25 euros (code de commande
: 16639).
VAUBLANC Rivalité
de la France et de l'Angleterre,
Depuis la conquête de l'Angleterre par Guillaume, Duc de
Normandie, jusqu'à la rupture du traité d'Amiens
par l'Angleterre ; par Vienot-Vaublanc, Membre du Corps Législatif.
Paris, Bernard, 1804. In-8°
demi-veau d'époque, dos lisse usagé, [2 (faux-titre
et liste des librairies de dépôt)], 378 p
Relié avec :
CLAVIÈRE (Étienne) et BRISSOT (J.P.)
De la France et des États-Unis, ou De l'importance
de la révolution de l'Amérique pour le bonheur
de la France ; Des rapports de ce Royaume & des États-Unis,
des avantages réciproques qu'ils peuvent retirer de leurs
liaisons de commerce, & enfin de la situation actuelle des
États-Unis. Nouvelle édition. [Paris], [Buisson],
[1791]. XX (en réalité XVIII : le feuillet de faux-titre
manque), 308 p.
@ De la France et des États-Unis
constitue le tome III de l'uvre de Brissot de Warville
intitulée Nouveau voyage dans les États-Unis
de l'Amérique septentrionale, fait en 1788.
L'ensemble : 200 euros
(code de commande : 12131).
 VAUQUELIN DE LA FRESNAYE (Jean) L'Art
poétique de Vauquelin de La Fresnaye ou l'on peut remarquer la perfection et le défaut
des anciennes et des modernes poésies. Texte conforme
à l'édition de 1605 avec une notice, un commentaire,
une étude sur l'usage syntactique, la métrique
et l'orthographe et un glossaire par Georges Pellissier
docteur ès lettre, professeur de rhétorique au
lycée de Nancy. Paris,
Garnier, 1885. [Paris,
Garnier Frères, Libraires-Éditeurs. 6, rue des
Saints-Pèreds, 6. 1885.]
In-12 demi-chagrin rouge, dos à 5 nerfs orné de
fleurons et de fer dorés, tranches dorées, [3 (faux-titre,
mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], CXVII, [1], 230 p.,
bon exemplaire malgré quelques rousseurs et une mouillure
en tête des premiers feuillets.
Préface :
L'Art poétique de Vauquelin de
la Fresnaye, puplié pour la première fois en 1605,
a été réédité depuis par M.
Achille Genty (Paris, Poulet-Malassis, 1862), et par M. Julien
Travers (Caen, Le Blanc-Hardel, 1869, t. Ier des uvres
complètes de Vauquelin).
Nous en donnons une édition nouvelle,
d'après le texte de 1605, auquel nous ne nous sommes permis
de faire subir aucun changement : c'est la première
fois qu'il est fidèlement reproduit.
Cette édition est précédée
d'une notice étendue ; elle est accompagnée
d'un commentaire, pour lequel nous avons emprunté à
M. Julien Travers quelques renseignements d'histoire ou de géographie
locales ; elle est suivie d'une étude sur l'usage
syntaxique, l'orthographe et la métrique de l'Art poétique.
Un glossaire renferme enfin, avec leur explication
tous les mots tombés en désuétude ou devenus
rares, et tous ceux dont le sens s'est modifié.
20 euros (code de commande
: 15482).
[VIENNET]. MIRECOURT (Eugène
de) Viennet. [Troisième
édition.] Paris, Havard, 1856. In-12 broché, 94,
[2 (catalogue)] p., un portrait en frontispice gravé par
Carey et une planche dépliante d'autographe in fine, (collection
« Les Contemporains », n° 68), bon exemplaire,
peu affecté par les habituelles rousseurs, malgré
la couverture un peu souillée.
10 euros (code de commande
: 12917).
Le vrai double Matthieu Laensberg,
ou le bon astrologue pour 1840.
Contenant les prophéties relatives aux saisons ; des prédictions
générales et particulières pour l'année
1840 ; des recettes utiles ; des anecdotes littéraires,
curieuses et scientifiques ; des conseils pour conserver la santé,
des notes instructives, etc, etc, etc. 24e année. Lille, Blocquel-Castiaux, s.d. In-16 demi-toile
très modeste, 124, [2] p., deux feuillets dépliants
(instructions sur les poids et mesures). À la suite :
Nouvelle clef des rébus. Ouvrage propre
à facilité la lecture des petits symboles, ou figures
parlantes qui accompagnent, dans les festins, les bonbon
(sic) offerts pour l'amusement des convives, suivi
de la Régle du jeu des rébus. Paris,
Delarue, s.d. [120] p., le frontispice manque, rare.
200 euros (code de commande
: 12604).
WAAGEN (G.F.). Manuel de l'histoire de la peinture.
Tomes I, II et III (complet).
Bruxelles,
Muquardt, 1863-1864.
[WEY]. MIRECOURT (Eugène de)
Francis Wey précédé
d'une Lettre à Eugène Sue.
[Deuxième édition.] Paris, Havard, 1855. In-12
broché, 89, [1 bl.], [4 (catalogue)] p., un portrait en
frontispice et une planche dépliante d'autographe in
fine, (collection « Les Contemporains », n° 43),
bon exemplaire, en partie non coupé, malgré quelques
rousseurs.
10 euros (code de commande
: 12919).
WILBRENNINCK (J.C.) Chronologische
Lijst van Heeren Officieren der Cavalerie van het Nederlandsche
Leger van af 6 December
1813 tot 1 Mei 1898. Tweede verbeterde en uitgebreider uitgave
uit zeer betrouwbare bronnen samengesteld door J.C. Wilbrenninck
gepensioeerd Kolonel. Niet in den Handel. S.l.,
s.n., [ca 1898]. In folio sous une reliure cartonnée déditeur,
[88] p., la couverture porte la mention « Presenexemplaar
van de Samensteller ».
Voorwoord :
« Van menigeen, zoo hier te lande
als in Belgie, ontving ik talrijke en gewaardeerde gegevens ;
voor de ondervonden welwillenheid breng ik hier nogmaals openlijk
mijnen welgemeenden dank.
Omstandigheden van verschillenden aard hebben
het in druk verschijnen dezer tweede uitgave vertraagd, waarop
door mij reeds in 1886 uitzicht was gegeven.
Ondanks alle pogingen is het mij niet mogen
gelukken deze lijst vollediger en correcter in het licht te geven.
Met opzet is door mij geen aanteekening gehouden
van de niet eervolle wijze, waarop eenige kameraden den dienst
verlieten.
Steeds houd ik mij aanbeloven voor opmerkingen,
ook deze uitgave betreffende, evenwel steunende op betrouwbare
bronnen, als stamboeken, pensioenregisters, ranglijsten enz.,
ga ik dan eerst tot wijzigingen of correctiën over, wanneer
authentieke akten of bescheiden mij daartoe nopen.
Moge de belanglooze wijze, waarop de Samensteller
deze utigave verspreidt, menigen ontvanger opwekken, iets bij
te dragen tot de kas der Koninklijke Vereeniging van gepensionneerde
Officieren van het Nederlandsche Leger ! »
60 euros (code de commande
: 11683).
[WUILLOT
(Philippe Augustin Joseph)] Satires politiques par
un poète borain. Bruxelles,
Vanuggenhoudt, 1849. [Bruxelles,
Imprimerie de J. Vanbuggenhoudt, Rue de Scharbeék, 12.
1849.] In-8° sous cartonnage
gris, 300, [1 (errata], [1 bl.] p., ex-libris.
Notice de Christiane
Piérard (Biographie
nationale, t. XXXII, col. 792-794) :
Philippe-Augustin-Joseph Wuillot, poète
satirique dont les publications pseudonymes étaient signées
Le Poète borain, né à Pâturages (Hainaut)
le 10 vendémiaire an IX (20 octobre 1800), décédé
à Sainte-Croix-lez-Bruges le 25 février 1883, chez
le peintre Charles Goëbbels (Wuillot était alors
domicilié à Saint-Gilles-lez-Bruxelles).
Collaborateur-rédacteur au Méphislophélès
(journal satirique semi-hebdomadaire qui a paru à Bruxelles
à partir du 1er janvier 1831), il y publia, dès
1838, une caricature par quinzaine ; collaborateur de l'Argus
(journal politique, industriel, administratif, littéraire
et artistique paraissant le dimanche et le jeudi, dès
1844), Wuillot y fait paraître des vers de satire politique,
particulièrement nombreux pendant l'année 1848.
Le Poète Borain est avant tout un pamphlétaire
mordant, acerbe, méchant même, s'attaquant à
tous et à tout.
Docteur en Philosophie et Lettres de l'Université
de l'État à Louvain, en 1824, (le 3 juillet) par
la défense d'une thèse intitulée Disputatio
de Antipatro Tarsensi (publiée chez Cuelens à
Louvain), il n'obtint pas la chaire qu'il croyait devoir occuper
dans l'enseignement. Aigri par cet échec, il se lança
dans une opposition farouche à toutes les institutions
établies, à tous les hommes en place ou arrivés
à une situation en vue, tant dans le domaine politique
que dans le domaine religieux, artistique ou scientifique.
C'est en alexandrins, en iambes ou en autres
modes poétiques qu'il exprima ses rancurs et qu'il
rédigea ses attaques virulentes dépourvues de toute
indulgence. Son style est assez ampoulé, d'une beauté
souvent contestable mais d'une hargne soutenue malgré
certaines longueurs lassantes. Son contemporain Béranger
appréciait sa manière facile d'exprimer sa pensée,
bien qu'il lui fût impossible d'en savourer tout le sel
(Wuillot s'attaquait à des politiciens belges inconnus
du chansonnier parisien).
Les principaux thèmes de ses satires
sont la dénonciation de l'hypocrisie et de l'arrivisme
en politique et en religion, la mise en évidence de la
crédulité publique, la lutte contre la publicité
tapageuse. Les hommes politiques, les gens d'Église et
particulièrement les Jésuites, les pédagogues
et singulièrement les professeurs d'Université,
tous les gens arrivés à une situation enviable,
quelle qu'elle soit, ne trouvent aucune grâce à
ses yeux. Le roi Léopold Ier et le duc de Brabant mêmes,
n'échappèrent pas à ses traits acérés.
Cependant le Poète Borain était universitaire (mais
insatisfait), catholique (du moins, il l'avait été)
et royaliste (certains poèmes le laissent supposer).
Le moindre faux pas politique est monté
en épingle, toute flagornerie, tout compromis, toute concession
politiques ou religieux sont dénoncés avec férocité.
Il salit avec un certain plaisir la réputation
d'hommes connus et parfaitement honnêtes, en rappelant
une faute commise, quelques générations auparavant,
par un membre de leur famille.
Le fiel n'est donc pas absent de ses écrits
; certaines de ses allégations sont vraies et vérifiables,
mais il apparaît que dans l'ensemble de son uvre
abondante, il s'en prend plus aux personnalités qu'aux
institutions. Il n'y a rien ou très peu de constructif
dans cette satire. Ce caractère aigri et insatisfait n'a
jamais supporté la réussite d'aucun de ses contemporains
: à toute promotion, il voit des dessous peu honnêtes.
Des étrangers ont subi sa verve venimeuse, insinuante
et acérée, tel Napoléon III. Très
rares sont ceux qui ont trouvé grâce sous sa plume
: Gendebien, député de Mons, Charles Rogier, parfois,
Lamennais, Anna Lemaire, actrice à Bruxelles, Rose Druart,
bienfaitrice des Polonais en exil, sont à peu près
les seuls à bénéficier de ses louanges.
Il se définit d'ailleurs assez bien
lui-même dans Anna Lemaire (Nérnésis,
p. 87) :
Mon satirique
luth, populaire instrument,
Est peu
fait pour l'éloge et l'applaudissement,
Et dès
qu'il faut louer, ma lyre n'est pas prête,
Mon vers
est étranger à l'art adulateur.
Dans Le Livre du Diable (pp. 5-6), il
définit sa ligne de conduite :
Tout en
ce livre est objet de satire :
Tout personnage
est rampant, valet plat,
Fourbe,
intrigant, parjure, renégat ;
Tout acte
est vil : tout sent l'hypocrisie,
La trahison,
la noire apostasie...
Partout
enfin, mon vers accusateur
Poursuit
Tartuffe, au regard imposteur.
Certains textes (chanson, poème) écrits
par Wuillot et parus dans L'Argus ainsi que des caricatures,
publiées en même temps que ces textes par L'Argus
et le Méphislophélès, amenèrent
le Poète Borain, les directeur, rédacteur en chef,
imprimeur de ces journaux satiriques, ainsi que des typographes,
libraire et autres, devant la Cour d'Assises du Brabant, en février
1847. Les débats eurent lieu à huis clos. L'accusation
portée contre eux était « injures envers
la personne du roi, prononcées par Wuiilot ». Le
jury conclut à l'innocence des prévenus. Le défenseur
de Ph.-A. Wuillot était Maître Picard. Dans la relation
des plaidoiries publiée par La Belgique judiciaire
(t. 5, 1847, col. 184-186 et 202-210), il est fait état
des fonctions remplies précédemment par Wuillot
comme professeur de rhétorique dans un collège
oratorien, le Collège Saint-Jean.
Ce personnage anti-politicien et anti-clérical,
qui vécut, par sa faute, sans amis, est à l'heure
actuelle totalement inconnu dans son village natal. Ses écrits
ne sont plus que des documents rarement consultés car
leur sujet était très restreint dans le temps.
Son manque d'idées générales, de pensées
élevées au-dessus des basses contingences fait
du Poète Borain, alias Ph.-A. Wuillot, un auteur fort
oublié, très peu lu.
65 euros (code de commande
: 17779).
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