Nouvelle(s) entrée(s)

 

Les principaux épisodes de l'Histoire nationale ou choix de biographies belges, livre de lecture pour la classe supérieure par une société d'instituteurs diplômés et revu par un inspecteur d'écoles. Bruxelles, Piessens-Landrien, [ca 1870]. In-12 sous cartonnage illustré d'éditeur, 214 p., illustrations, bon exemplaire de ce rare ouvrage.
Table des matières :
   I. Les anciens Belges.
   II. Ambiorix.
   III. Clovis.
   IV. Pépin de Landen et ses descendants.
   V. Charlemagne.
   VI. La féodalité.
   VII. Baudouin Bras de Fer.
   VIII. Les croisades.
   IX. Godefroid de Bouillon.
   X. Baudouin de Constantinople.
   XI. Affranchissement des communes.
   XII. Les matines brugeoises et la bataille des Éperons.
   XIII. Jacques et Philippe Van Artevelde.
   XIV. Philippe le Bon.
   XV. Charles le Téméraire.
   XVI. Marie de Bourgogne.
   XVII. Charles-Quint.
   XVIII. Philippe II.
   XIX. Albert et Isabelle.
   XX. Domination espagnole.
   XXI. Domination autrichienne. - Agneessens. - Compagnie d'Ostende.
   XXII. Révolution brabançonne.
   XXIII. Domination française.
   XXIV. Réunion à la Hollande.
   XXV. Révolution belge.
   XXVI. Léopold Ier.
   XXVII. Léopold II.

25 euros (code de commande : 18263).

 

 La Bibliothèque des Merveilles

 

CAZIN (A.) — L'étincelle électrique, par A. Cazin. Deuxième édition revue et augmentée. Ouvrage illustré de 90 gravures sur bois par B. Bonnafoux, et A. Jahandier, etc. Paris, Hachette et Cie, 1880. [Paris, Librairie Hachette et Cie, 79, boulevard Saint-Germain, 79. 1880. Droits de traduction et de reproduction réservés.] In-12 demi-percaline à coins, [4 (faux-titre, ouvrages du même auteur et mention d'imprimeur, titre, avis de l'éditeur)], 323 [1 bl.] p., illustrations, bon exemplaire sans rousseurs.
Table des matières :
   Introduction.
   Chapitre I : Historique de l'étincelle électrique.
   Chapitre II : Appareils produisant l'étincelle électrique.
   Chapitre III : Constitution de l'étincelle électrique.
   Chapitre IV : Constitution de l'arc voltaïque.
   Chapitre V : Propriétés de l'étincelle.
   Chapitre VI : Applications de l'étincelle.

20 euros (code de commande : 17565).

 

LAFFITTE (Paul) — La parole, par Paul Laffitte. Ouvrage illustré de 24 gravures. Paris, Hachette et Cie, 1885.[Paris, Librairie Hachette et Cie, 79, boulevard Saint-Germain, 79. 1885. Droits de traduction et de reproduction réservés.] In-12 demi-percaline à coins, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], [1 (dédicace)], [1 bl.], VIII, 281, [1 bl.], [1 (mention d'imprimeur), [1 bl.] p., illustrations, bon exemplaire sans rousseurs.
Table des matières :
   Introduction : La parole française et la patrie française.
   Chapitre I : La parole à Athènes.
   Chapitre II : La parole à Rome.
   Chapitre III : La parole sacrée.
   Chapitre IV : La parole politique.
   Chapitre V : La parole politique (suite).
   Chapitre VI : La parole judiciaire.
   Chapitre VII : La parole militaire.
   Conclusion.

13 euros (code de commande : 17564).

 

LE PILEUR (A.) — Le corps humain, par A. Le Pileur docteur en médecine. Ouvrage illustré de 45 vignettes par Léveillé. Paris, Hachette et Cie, 1868. [Paris, Librairie de L. Hachette et Cie boulevard Saint-Germain, n° 77. 1868. Droits de propriété et de traduction réservés.] In-12 demi-percaline à coins, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 342 p., illustrations dont un frontispice en couleurs, rousseurs éparses.
Table des matières :
   Chapitre I : Introduction.
   Chapitre II : Forme du corps.
   Chapitre III : Structure du corps.
   Chapitre IV : Colonne vertébrale, thorax, membres supérieurs, membres inférieurs.
   Chapitre V : Mouvements.
   Chapitre VI : La tête.
   Chapitre VII : La digestion.
   Chapitre VII : Respiration.
   Chapitre IX : Circulation.
   Chapitre X : système nerveux.
   Chapitre XI : Sens de la vue.
   Chapitre XII : Sens de l'ouïe.
   Chapitre XIII : Sens de l'odorat.
   Chapitre XIV : Sens du goût.
   Chapitre XV : Sens du tact.
   Chapitre XVI : La voix et la parole.
   Chapitre XVII : La physionomie.

15 euros (code de commande : 17567).

 

LESBAZEILLES (E.) — Les merveilles du monde polaire, par E. Lesbazeilles. Ouvrage illustré de 38 gravures sur bois par Riou, Grandsire, etc. Paris, Hachette et Cie, 1881. [Paris, Librairie Hachette et Cie, 79, boulevard Saint-Germain, n° 79. 1881. Droits de propriété et de traduction réservés.] In-12 demi-percaline à coins, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], 330, [1 (mention d'impriemru)], [1 bl.] p., illustrations, bon exemplaire sans rousseurs.
Table des matières :
   Chapitre I : Les terres arctiques.
   Chapitre II : La mer glaciale.
   Chapitre III : Les montagnes de glace ou icebergs.
   Chapitre IV : Les saisons arctiques.
   Chapitre V : La flore polaire - Les forêts fossiles - L'ancienne faune arctique.
   Chapitre VI : La faune terrestre.
   Chapitre VII : Les renards arctiques - Les rennes - Les bœufs musqués.
   Chapitre VIII : La faune marine.
   Chapitre IX : Les peuples hyperboréens.
   Chapitre X : Industrie des Esquimaux.
   Chapitre XI : Misère des habitants de l'extrême nord.
   Chapitre XII : Caractère des peuples arctiques.
   Chapitre XIII : Les étrangers au Groënland.
   Chapitre XIV : L'intérieur d'un gouverneur danois.
   Chapitre XV : Les navigateurs.
   Chapitre XVI : Tristesse d'un hivernage arctique.
   Chapitre XVII : Les voyages en traîneau.
   Chapitre XVIII : L'aventure des naufragés de la Hansa.

30 euros (code de commande : 17568).

 

MEUNIER (Victor) — Les grandes chasses, par Victor Meunier. Troisième édition. Ouvrage illustré de 38 vignettes par Lançon, Melville, etc. Paris, Hachette et Cie, 1872. [Paris, Librairie Hachette et Cie boulevard Saint-Germain, n° 79. 1872. Droits de propriété et de traduction réservés.] In-12 demi-percaline à coins, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 306, [1 table)], [1 bl.] p., illustrations, rousseurs.
Table des matières :
   - Le gorille.
   - Les ours (gris - brun - blanc).
   - Le tigre royal.
   - Le lion d'Afrique australe.
   - Le mouflon.
   - Le bœuf musqué.
   - La girafe.
   - Les tapirs (ordinaire et pinchaque).
   - L'hippopotame.
   - Le rhinocéros.
   - Les éléphants (de l'Inde et de l'Afrique).
   - L'autruche.
   - Crocodiles et caïmans.

20 euros (code de commande : 17561).

 

MOITESSIER (M.) — La lumière par M. Moitessier professeur à la Faculté de Médecine de Montpellier. Ouvrage illustré de 121 vignettes par G. Taylor, Jahandier, etc. Paris, Hachette et Cie, 1876. [Paris, Librairie Hachette et Cie, 79, boulevard Saint-Germain, n° 79. 1876. Droits de propriété et de traduction réservés.] In-12 demi-percaline à coins, VI, 356 p., illustrations, bon exemplaire sans rousseurs.
Table des matières :
   I. Sources de lumière.
   II. Propagation de la lumière.
   III. Réflexion et diffusion.
   IV. Réfraction de la lumière.
   V. Le spectre solaire.
   VI. les couleurs dans la nature.
   VII. L'analyse spectrale.
   VIII. Les rayons invisibles.
   IX. La photographie.
   X. Phosphorescence et fluorescence.
   XI. Nature de la lumière.
   XII. La diffraction et les anneaux colorés.
   XIII. Double réfraction. Polarisation.
   XIV. L'œil et la vision.
   XV. La lumière et la vie.

15 euros (code de commande : 17562).

Pour être informé des mises à jour de cette page

GoogleEffectuer une rechercher avec
dans les pages de la librairie



 

ACHARD (Franz Carl) — Traité complet sur le sucre européen de betteraves ; culture de cette plante considérée sous le rapport agronomique et manufacturier : Traduction abrégé de M. Achard ; par M. D. Angar ; Précédé d'une Introduction et accompagné de Notes et Observations par M. Ch. Derosne, Pharmacien de Paris, Raffineur de sucre. Paris, Derosne - Colas, 1812. [A Paris, Chez M. Derosne, Pharmacien, rue st-Honoré, N° 115. Chez D. Colas, Imprimeur-Libraire, rue du Vieux-Colombier, N° 26, faub. Saint-Germain. 1812.] In-8° demi-toile bordeaux, [3 (faux-titre, mention des éditeurs et signature du traducteur, titre)], [1 bl.], XXXVI, 268 p., piqûres, rousseurs, 4 planches hors texte à déplier (la première planche manquante a été remplacée par une copie).
En quatrième de couverture :
   En 1745, Andreas Sigismund Marggraf tenta d'extraire du sucre de la betterave ; le succès de cette opération fut mitigé. Son élève, Franz Carl Achard (Berlin, 1753 - Kunern, 1821) eut plus de succès en 1798 et Frédéric Guillaume III décida d'apporter son aide à la construction d'une raffinerie en Silésie.
   Le traité d'Archard fut publié à Leipzig, en 1809, sous le titre : Die europäische Zuckerfabrikation aus Runkelrüben, in Verbindung mit der Bereitung des Brandweins, des Rums, des Essigs und eines Coffee-Surrogats aus ihren Abfällen.

150 euros (code de commande : 15994).

 

ADENET LE ROI — Li Roumans de Berte aus Grans piés par Adenés Li Rois. Poëme publié, d'après le manuscrit de la bibliothèque de l'Arsenal, avec notes et variantes, par M. Aug. Scheler Associé de l'Académie royale de Belgique, bibliothécaire du Roi et du Comte de Flandre. Bruxelles, Closson - Merzbach, 1874. [Bruxelles. Comptoir Universel, M. Closson et Cie rue Saint-Jean, 26 - C. Muquardt, H. Merzbach Succrs, Libraire de la Cour, 1874.]. In-8° débroché, XI, [1 bl.], 190, [1 (table)], [1 bl.] p., exemplaire en partie non coupé, couverture défraîchie.
En quatrième de couverture :
   Après avoir publié, il y a quelques mois, les Enfances Ogier, qui avec raison sont considérées comme le premier en date des quatre poèmes d'Adenés, nous leur faisons succéder aujourd'hui celle des compositions du trouvère brabançon qui pour la popularité du sujet et pour son mérite poétique jouit depuis longtemps d'une légitime réputation : le roman de Berthe aux grands pieds. Avec Bueves de Commarchis qui suivra de bien près, nous aurons mené à fin la collection des œuvres du poëte belge, commencée en 1865 par la publication du Cléomadès.
   Ce n'est pas pour la première fois que le roman de Berthe se produit en lettres moulées dans la littérature médiéviste. Dès 1832, un des philologues français les plus estimés, M. Paulin Paris, en fit le chef de file de cette série de romans et de chansons de gestes connue dans le monde savant et en librairie sous le nom de « Romans des douze Pairs ». Son édition, toutefois, réimprimée en 1836, non-seulement est devenue presque introuvable, mais elle avait été établie sur certains principes qui ne satisfont plus guère aux exigences de la critique philologique moderne. Nous avons tout lieu de croire que l'illustre académicien, plus que tout autre à même d'apprécier le progrès de la science, reconnaît lui-même l'opportunité de la reprise d'une tâche qu'il avait assumée, il y a quarante-deux ans, avec les chétives ressources dont disposait alors un éditeur de textes antiques. Pendant longtemps on avait prêté à son fils, M. Gaston Paris, un des noms les plus brillants parmi les romanistes contemporains, l'intention de refaire une édition critique de notre poëme, mais l'attente du public a été déçue jusqu'ici. C'était pour nous une raison de plus pour ne pas omettre dans la collection nationale des anciens trouvères belges la charmante composition d'Adenés et de la réimprimer sur les manuscrits mêmes. Les critiques compétents jugeront si notre reproduction a été faite au profit de la science aussi bien qu'elle satisfait à un besoin réel de la librairie française.
   Les études consacrées à notre poëme, tant au point de vue de son sujet que de sa valeur littéraire, par des savants tels que MM. Ferd. Wolf (Ueber die neuesten Leistungen der Franzosen fur die Herausgabe ihrer National-Heldengedichte, Wien 1833), Paulin Paris (Histoire littéraire de France, t. XX), Gaston Paris (Histoire poétique de Charlemagne) et Léon Gautier (Épopées françaises, t. II), nous dispensent de traiter à notre tour cette matière. Mais en déclinant le rôle d'appréciateur littéraire, nous ambitionnons d'autant plus le témoignage d'avoir répondu à la confiance placée en nous par la Commission académique en ce qui concerne notre tâche d'éditeur.
   Il nous importe donc de faire connaître en quelques lignes sur quelles bases le texte que nous publions est fondé.
   Les manuscrits connus de Berte aus grans piés sont au nombre de six ; quatre sont conservés à la bibliothèque Nationale de Paris, un à celle de l'Arsenal et un à Rouen.
   Le sixième manuscrit, appartenant à la bibliothèque de Rouen (Belles Lettres 42), est resté étranger à notre édition.
   Les cinq mss. de Paris que nous avons eus sous les yeux, ne diffèrent entre eux que par des divergences orthographiques, quelques changements insignifiants de mots et par ci par là, par l'omission, l'interpolation ou la modification d'un vers. Dans ces conditions, la préférence devait être donnée à la leçon la plus conforme aux habitudes de langage propres à l'Ile-de-France et en même temps la plus soignée sous le rapport grammatical. Ces qualités se combinaient dans le ms. de l'Arsenal (A) ; c'est donc lui que nous avons cru devoir reproduire, comme l'avait fait notre honorable confrère, M. Van Hasselt, à l'égard du Cléomadès, comme nous l'avons fait nous-même pour les Enfances Ogier et comme nous le ferons encore (cette fois, il est vrai, par absence de choix) pour Bueves de Commarchis.
   La transcription, par des raisons indépendantes de notre volonté, n'a pas été opérée sur l'original même, mais sur la copie exécutée, au siècle dernier, par Mouchet et conservée à la Bibliothèque Nationale ; mais le transcripteur, M. Deprez, a eu soin de vérifier sa copie, avant de nous la remettre, sur le manuscrit de l'Arsenal et de corriger les quelques écarts dont Mouchet s'était rendu coupable. Notre texte était tiré quand un voyage à Paris nous permit de confronter, à notre tour, les bonnes feuilles avec l'original et d'y noter encore quelques petites corrections, que nous avons consignées sous la rubrique des Variantes.
   Ces dernières ont été recueillies par M. Deprez en ce qui concerne les mss. désignés plus haut par B et C ; quant à D et E, nous les avons collationnés nous-même, un peu rapidement, à la vérité, mais suffisamment, pensons-nous, pour le but que nous poursuivions et qui ne comportait que le relevé des changements de mots ou de phrases, et nullement celui des variations purement orthographiques ou dialectales. En somme, nous nous flattons que notre texte sera reconnu fidèle et exact, sans être servile au point de reproduire les moindres écarts de plume du scribe primitif.
   Comme les autres publications dont nous avons eu l'honneur d'être chargé par la Commission académique , la présente se termine par des Notes, dans lesquelles nous avons, aussi succinctement que possible, recueilli ou éclairci particulièrement deux genres de faits : d'abord ceux qui nous semblaient mériter l'attention des savants qui s'occupent spécialement de l'ancien langage français, puis ceux qui pouvaient offrir aux novices soit quelque obscurité, soit une occasion d'erreur. Nous avons tâché de ne pas trop nous répéter sur des points déjà touchés dans nos commentaires précédents et de ne pas multiplier les renseignements qui peuvent être puisés dans les divers glossaires de vieux français accessibles à la plupart de nos lecteurs.
   Après les analyses diverses qui ont été faites du roman de Berthe, il nous a semblé inutile de faire suivre cette préface d'un sommaire tel que celui que nous avons inséré dans les Enfances Ogier. Nous renvoyons à cet égard aux ouvrages mentionnés plus haut et en outre à l'analyse de la version en prose du ms. de Berlin (mss. franc. 130), que l'on trouve au premier chapitre de la 3e partie des Roland's Abentheuer, publ. par F. W. V. Schmidt (Berlin 1820). Nous indiquons encore à nos lecteurs le livre cité de M. Léon Gautier comme source d'informations au sujet de la littérature relative à la légende de Berthe en général et au poëme d'Adenés en particulier, en ajoutant que le texte du poëme de Charlemagne de Venise, pour autant qu'il se rapporte à la mère de l'empereur, vient d'être publié par M. Mussafia dans la Romania de MM. Paul Meyer et Gaston Paris.

15 euros (code de commande : 17613).


  AERTS (Louis). Éléments pratiques de la résistance des matériaux...
   Louvain, Fonteyn, 1891.
   
Cet ouvrage est le résumé du cours donné par l'auteur à l'école industrielle de Louvain.
   Pour en savoir plus...

40 euros (code de commande : 12560).




   Album lyrique de Pauline Lowet. 1847.
    
Album manuscrit décoré d'une belle aquarelle.
   Pour en savoir plus...

150 euros (code de commande : 9208).

 

Almanach du département de la Sarthe pour l’an 1809. Augmenté de la liste générale des Curés et Desservants du département de la Mayenne, faisant partie du Diocèse du Mans. Le Mans, Monnoyer, 1809. [Au Mans , Chez Monnoyer, Imprimeur de la Préfecture, rue de la Barillerie. An 1809.] In-12 (90 ´ 143 mm.) plein veau tabac, dos lisse orné de filets, pointillés et autres motifs dorés, pièce de titre orange, tranches rouges, IV, [12 (calendrier)], 164 p., rousseurs à la page de titre, quelques ouvrages de ver, bon exemplaire de ce rare ouvrage.

60 euros (code de commande : 14413).


   Almanach de Gotha.
    
Nous disposons pour le moment des années 1805, 1812, 1851, 1854.
   Pour en savoir plus...



   Les avantages d'un joli caractère.
    
Limoges, Barbou Frères, s.d.
    
Peu courante édition populaire probablement due à la plume de Madame de Renneville.
   Pour en savoir plus...

8 euros (code de commande : 8592).



   BAILLY (L.). Le Prince Arthur de Cantorbry et Jules Péronnet...
    
Péruwelz, Bailly, 1848.
    
Seconde édition de ce curieux et peu courant ouvrage.
   Pour en savoir plus...

20 euros (code de commande : 9402).



   BAISSAC (Jules). Les femmes dans les temps modernes.
    
Leipzig, Durr, 1859.
    
« Deuxième édition. Autorisée pour l'Étranger, interdite pour la France. »
   Pour en savoir plus...

35 euros (code de commande : 10296).


 

BALDÉRIC — Chronique d'Arras et de Cambrai, par Balderic, chantre de Térouane au XIe siècle, revue sur divers manuscrits et enrichie de deux supplémens, avec commentaires, glossaire etc plusieurs index, par le docteur Le Glay. Paris, Levrault - Mercklein - Téchener, 1834. [Paris, Chez Levrault, rue de la Harpe, 81. J.-A. Mercklein, rue des Beaux-Arts, 11. Téchener, place du Louvre, 12. M D CCC XXXIV.] In-8° sous cartonnage d'éditeur, [2 bl.], XXX, 640 p., 3 planches hors texte dont une à déplier, bel exemplaire, imprimé sur papier jaune, de ce rare ouvrage.
Structure de l'ouvrage :
   Après la préface, on trouve le texte latin (pp. 1-392) puis les commentaires ou notes historiques et philologiques (pp. 393-574), le glossaire (pp. 575-588), les index (lieux et personnes, pp. 588-609) et la table des chapitres (en traduction française, pp. 611-634).

150 euros (code de commande : 18088).


BARBIER (Auguste) — Nouvelles satires. Bruxelles, Laurent, 1840. In-32 broché, 106 p., bel exemplaire malgré une légère mouillure aux premiers feuillets.
Préface :
   « Ce livre, terminé depuis longtemps, et que des causes particulières ont empêché de paraître jusqu'à ce jour, renferme deux satires nouvelles et de caractères différents. La première, toute politique, se nomme Pot-de-vin. On appelle en France Pot-de-vin, tout ce qui se donne par manière de présent au delà du prix qui a été convenu pour un marché, et, par analogie, tout ce qui se donne en argent, d'une façon secrète, aux hommes puissants, afin d'en obtenir des honneurs ou des places. Le personnage idéal de Pot-de-vin a été pour l'auteur le symbole de cette corruption sourde, de cette transaction journalière avec la conscience, qui, selon lui, tend à altérer les brillantes qualités de la France, à affaiblir son sens moral au profit de son égoïsme, à lui ôter son caractère chevaleresque, et à la faire descendre de son antique grandeur. Il lui a paru, comme à bien d'autres, que l'avenir des peuples ne devait pas être entièrement dans le bonheur matériel, mais aussi dans la dignité de l'âme et dans l'humanité.
   La seconde satire n'est que morale, et se nomme Érostrate. Le titre indique déjà quel a été le but de l'auteur. Sous le masque antique, il a cherché à peindre cette maladie, si commune de nos jours, la maladie du nom, la soif du bruit et de la célébrité.
   En montrant la médiocrité ambitieuse obligée d'aller par le crime à la renommée, il a voulu dégoûter les esprits faibles et vulgaires de la recherche de la gloire. Il a pensé qu'il était bon de rappeler aux hommes tourmentés du besoin de laisser trace après eux, cette vérité un peu banale : Que le bruit de ce monde est peu de chose, et que ce que les hommes aiment à applaudir de leur vivant et durant le cours des âges, c'est la manifestation de la conscience dans les facultés extraordinaires de l'intelligence et du cœur.
   À l'égard de la forme sous laquelle ont dû se dérouler ces idées, l'auteur n'a pas cru devoir mieux faire que de suivre l'exemple laissé par les satiriques anciens. La plupart d'entre eux ont introduit le dialogue dans leurs poèmes. Lui, il a seulement ajouté au sien une action et une légère péripétie. Cette combinaison, en le rapprochant de la comédie, lui a permis de répandre un peu plus d'intérêt dans son ouvrage. Il a cherché enfin, par la variété des rythmes et les mouvements lyriques, à éviter la monotonie du discours en vers. »
@ Contrefaçon parue la même année que l'édition originale à Paris.
& Godfroid, Aspects inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique, p. 90.

25 euros (code de commande : 11933).



  BATJIN (N.). Histoire complète de la noblesse de France...
   
Paris - Bruxelles, Dentu - Muquardt, 1862.
   
Très rare ouvrage portant le cachet-ex-libris de la famille Montesquieu à La Brède.
   Pour en savoir plus...

300 euros (code de commande : 11756).


[BAUDRAND (Barthélémy)]. L'âme élevée à Dieu, par les réflexions et les sentiments, pour chaque jour du mois.
Bruxelles, Lemaire, 1817.
Classique ouvrage de piété sous une agréable reliure d'époque.
Pour en savoir plus...

30 euros (code de commande : 6348).




 
[BETTINI]. Guide de Florence et de ses environs...
  
Florence, André Bettini, 1864.
 Pour en savoir plus...

100 euros (code de commande : 11361).


 BILLAUT (Adam). Oeuvres de Maitre Adam Billaut...
  
Paris, Hubert et Compagnie, 1806.
  
Les œuvres à succès de celui qu'on surnomma le « Virgile du rabot ».
Pour en savoir plus...

90 euros (code de commande : 10198).


Léon BLOY
Le salut par les Juifs.
Paris, Demay, 1892.
Pour en savoir plus...

180 euros (code de commande : 9601).


 

BONIFACE (abbé Louis) — Histoire du village d'Esne et de ses dépendances par M. l'Abbé Louis Boniface. Cambrai, Régnier-Farez, 1863. [Cambrai Imprimerie de Alexandre Régnier-Farez, 28, Place-Au-Bois, 28. 1863] In-8° demi-basane verte frottée avec peitis manques au dos et en coiffe, dos à 5 nerfs (reliure A. Bétrémieux, à Cambrai), [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (tittre)], [1 bl.], [1 (dédicace)], [1 bl.], [1 (avis au lecteur)], [1 bl.], 520 p., 12 gravures hors texte (6 planches à déplier dont un grand plan et 6 à pleine page), bon exemplaire de ce très rare ouvrage.
Table des matières :
   Chapitre I : Depuis l'origine du village d'Esne, jusqu'à l'an 983 de notre ère.
   Chapitre II : Depuis l'établissement de la pairie d'Esne, jusqu'à la promulgation de la première charte de ce village. 983-1193.
   Chapitre III : Depuis la promulgation de la première charte, jusqu'à la promulgation de la seconde inclusivement. 1193-1304.
   Chapitre IV : Depuis les services rendus par Jean d'Esne, jusqu'à la mort d'Amé d'Esne. 1304-1480 environ.
   Chapitre V : Depuis la mort d'Amé, jusqu'à l'arrivée de la famille de Beaufremez. 1478-1600 environ.
   Chapitre VI : Depuis l'arrivée de Jean de Beaufremez, en qualité de seigneur d'Esne, jusqu'à l'extinction de sa famille et la Révolution de 1790.
   Chapitre VII : Depuis la Révolution de 1790, jusqu'à l'établissement du consulat de Napoléon Ier.
   Chapitre VIII : Depuis l'établissement du consulat de Napoléon Ier, jusqu'à nos jours.
   Chapitre IX : Topographie. - Sources, fontaines, rivière. - Voierie, waréchaix. - Produits spontanés du terroir. - Produits cultivés. - Composition du terroir et du village. - Monuments : Le château. - L'église. - Terres appartenant à l'église. - Revenus et biens de la cure. - Chapellenies. - Chapelle de N.-D.-des-Sept-Douleurs. - Le moulin de pierres. - Constructions remarquables. - Constructions du Couve-eau, du Plantis et du moulin à eau. - Le Tumulus de l'Eauette, la Justice d'Esne, le Champ-du-Huguenot. - Population. - Occupations des Esnois. - Patois. - Seigneurs et familles seigneuriales d'Esne. - Baillis, mayeurs, maires, curés, chapelains, échevins, anciens habitants. - Personnages distingués de la famille et du village d'Esne. - Faune terrestre et aérienne. - Météorologie.
   Chapitre X : Dépendances d'Esne et lieux circouvoisins. - Brimeu. - Longsart. - Grandpont. - Hurtebise. - Briseux, Bout-du-Pré. - Prieuré des Guillemins. - Ermitage.
   Pièces justificatives - Notes.


Vue du château et de l'église d'Esne, en regard de la p. 206
.

120 euros (code de commande : 15993).

 

BORGNET (Adolphe) — Histoire des Belges à la fin du dix-huitième siècle, avec une Introduction contenant la partie diplomatique de cette histoire, pendant les règnes de Charles VI et de Marie-Thérèse, par Ad. Borgnet, professeur à l'université de Liége, membre correspondant de l'Académie royale des Sciences et Belles-Lettres de Bruxelles. Tomes I et II (complet). Bruxelles, Vandale, 1844. [Bruxelles. A. Vandale, Éditeur-Libraire, Rue des Carrières, 10. 1844] Deux tomes en un volume in-8° demi-basane noire ornée d'un décor romantique doré, tranches marbrées, XII, 316, [3 (faux titre, mention d'imprimeur, titre du tome second)], [1 bl.], 430 p., bon exemplaire peu affecté par les habituelles rousseurs.
Préface :
   L'ouvrage auquel est consacrée cette courte préface, est destiné à devenir une Histoire des Belges pendant le dix-huitième siècle, quand j'aurai réuni les renseignements nécessaires pour présenter, d'une manière complète, les règnes de Charles VI et de Marie-Thérèse. Dans une Introduction, j'en ai toujours exposé la partie diplomatique, qui n'est pas la moins importante. Le reste viendra, j'espère ; mais il faut du temps. Ce n'est pas chose aisée que de traiter une époque où il y a pénurie de documents imprimés.
   Il y a dix ans, j'ai publié mes Lettres sur la révolution brabançonne. À part les publications contemporaines, on ne connaissait, sur cet épisode de notre histoire, que ce qu'en disaient deux chapitres de Dewez, et l'œuvre d'un débutant fut accueillie avec faveur ; elle attestait une étude consciencieuse des sources, et un vif désir de parvenir à une appréciation exacte des événements : je ne puis m'expliquer autrement la bienveillance du public, pour une production imparfaite sous tant de rapports. Aujourd'hui, avec un peu plus d'expérience, j'ai cherché à faire mieux. Puissé-je y avoir réussi !
   Depuis 1834, époque de mon premier essai, il a paru, traitant le même sujet, plusieurs ouvrages sur le mérite desquels j'ai ici à m'expliquer brièvement. Je citerai d'abord le Résumé des négociations qui accompagnèrent la révolution des Pays-Bas autrichiens, de M. Vande Spiegel, l'Essai historique sur la révolution brabançonne, de M. Legrand, et le Ferdinand Rapedius de Berg, ou Mémoires et documents pour servir à l'histoire de la révolution brabançonne, de M. Gérard.
   Le Résumé de M. Vande Spiegel est trop succinct pour pouvoir être envisagé autrement que comme une introduction aux documents qui comprennent les sept huitièmes du volume, documents inédits pour la plupart, et qui sont tous également importants. Avant cette publication, nous n'avions, sur les négociations de Vander Noot et de son parti avec les puissances étrangères, que des indications vagues dont les récriminations contemporaines augmentaient encore l'incertitude. Ces négociations nous sont désormais exactement connues. Il manque bien encore des détails sur certaines intrigues de la cour stathoudérienne, mais c'est une lacune qu'il n'a probablement pas été donné à M. Vande Spiegel de combler.
   L'Essai historique de M. Legrand est très-faible. S'annoncer comme il l'a fait dans son prospectus, c'est prendre l'engagement de dire du neuf, et cet engagement n'a nullement été rempli. Si l'on déduit, du nombre des pages qui composent le livre de M. Legrand, le texte fort connu de la Joyeuse Entrée, les passages de ses devanciers qu'il reproduit, et des notes indigestes où se trouve étalée sans discernement une érudition d'emprunt, il en restera fort peu de chose.
   Je parlerai tout différemment de l'ouvrage de M. Gérard ; il révèle une étude approfondie de l'époque : on y trouve des faits nouveaux et des documents inconnus jusqu'à ce jour. Il est fâcheux que l'auteur n'ait pas entrepris d'écrire l'histoire même de la révolution brabançonne, au lieu de publier le résultat de ses laborieuses recherches sous la forme de mémoires d'un personnage dont il s'est exagéré l'importance. Il est fâcheux aussi qu'il se soit plu à chercher, dans le passé, un prétexte pour se poser en frondeur morose de notre état social. Ces hors-d'œuvre trop fréquents, et qui attestent souvent un goût peu éclairé, nuisent infiniment à l'intérêt que présente le récit. Malgré ces imperfections, et quoique je sois loin de partager tous les jugements que porte M. Gérard sur les hommes et sur les choses, je regarde son livre comme présentant un tableau aussi complet que possible de la première partie de la révolution brabançonne ; il s'arrête à l'expulsion des Autrichiens dans les derniers jours de 1789. J'aurai mainte occasion de citer cet ouvrage et surtout celui de M. Vande Spiegel, où M. Gérard a lui-même amplement puisé.
   M. de Gerlache a conservé une partie de l'introduction de son Histoire du royaume des Pays-Bas, aux événements que j'ai entrepris de retracer. Le talent distingué de M. de Gerlache comme écrivain, est universellement reconnu ; ce n'est pas une raison pour admettre toutes ses opinions en histoire, et sur plus d'un point je n'ai pu partager sa manière de voir. Entre deux systèmes qui ne concordent pas, c'est au lecteur a faire un choix.
   Dans son Histoire des Pays-Bas, M. l'abbé Janssens a aussi traité la révolution brabançonne avec quelque étendue. Des allusions aux événements de nos jours, trahissent presqu'à chaque page l'ancien professeur du collège philosophique. Je ne comprends pas que M. Janssens ait accueilli, sans examen, les faits rapportés dans le roman des Masques arrachés, Ce livre obscène, qui contient quelques détails exacts noyés dans une mer de calomnies, ne mérite guère plus l'honneur d'être cité comme une autorité, que la Pucelle de Voltaire dans une biographie de Jeanne d'Arc ; il est I œuvre de Robineau dit Beaunoir un méprisable intrigant à qui j ai dû consacrer une note assez étendue.
 M. Coomans aîné a publié, dans la Revue de Bruxelles (années 1840 et 1844), huit articles intitulés : Épisodes de la révolution brabançonne. Quoique les événements y soient présentés sous leur véritable jour, la forme que l'auteur a adoptée doit faire ranger son intéressant travail dans la classe des romans historiques, si utiles pour populariser la connaissance des faits.
   Un livre qui marche de pair avec le Résumé de M. Vande Spiegel, et qui avait déjà paru à l'époque où je publiai mes lettres, est celui de M. Gachard ; Documents politiques et diplomatiques sur la révolution belge de 1790. On y trouve, sur les séances des États-Généraux et du Congrès, sur l'état des négociations, sur les intrigues et les démarches de la cour de Vienne, des détails qu'il serait difficile et souvent impossible de rencontrer ailleurs ; la plupart de ces documents sont inédits, ou sont devenus excessivement rares quoiqu'ils aient été publiés dans le temps.
   Il n'existe, sur les événements postérieurs à 1790, aucun ouvrage spécial ; les renseignements peu nombreux qu'on lit dans Dewez, sont à peu près tout ce que nous possédons. Cette partie de mon livre a donc un intérêt de nouveauté. J'ai publié, sur les années 1791 et 1792, dans la Revue belge, puis dans la Revue nationale de Belgique, différents articles que j'ai remaniés et auxquels j'ai fait les additions qui m'ont paru nécessaires, pour conduire le récit jusqu'au décret du 9 Vendémiaire an IV (1er octobre 1795).
   Les sources que j'ai consultées sont nombreuses : de 1787 à 1793, on a brochuré avec une intempérance sans égale, et il y aurait un appartement à remplir de tous les pamphlets de cette époque. Réunir ces pièces a exigé bien des soins et des démarches ; presque toujours, dans mes investigations, j'ai rencontré appui et sympathie. J'adresse ici l'expression de ma reconnaissance à ceux de mes compatriotes qui m'ont ouvert leur bibliothèque, à ceux aussi qui m'ont aidé dans la recherche de documents inédits.
   J'ai évité à mes lecteurs des indications inutiles et fastidieuses, pour ne leur signaler que des pièces réellement importantes. En Allemagne on cite considérablement, tandis qu'en France la mode semble prévaloir de ne plus citer du tout, système excellent pour cacher les emprunts ; à mon avis, les citations sont indispensables dans un ouvrage historique ; seulement il ne faut pas en abuser, et je crois ne pas avoir mérité ce reproche.
   Un intérêt s'attache aux noms des hommes qui ont figuré dans certains événements ; j'ai reporté à la fin de chaque volume, des listes où plus d'un Belge retrouvera un père, un aïeul, un parent. Quelques notes avaient trop d'étendue, quelques pièces inédites me semblaient trop importantes pour ne pas être publiées, je les ai également rejetées après le récit : elles n'offusqueront pas ainsi les yeux du commun des lecteurs, destinées qu'elles sont à un petit nombre d'entre eux.
   Deux mots encore avant de finir. Cet ouvrage est le fruit de plusieurs années de travail. Il n'en a pas plus de mérite, mais il a droit au moins à un examen sérieux. Pour apprécier impartialement les faits d'un autre siècle, l'auteur s'est efforcé d'imposer silence à ses convictions. La tâche était rude, car les partis qui nous divisent aujourd'hui existaient déjà alors sous d'autres noms. S'il n'est pas arrivé à une complète abnégation, il peut au moins, en déposant la plume, se rendre à lui-même cette justice, qu'il a consciencieusement recherché la vérité, qu'il ne l'a jamais sacrifiée à la justification d'une opinion qui possédait ses sympathies, et qu'il a constamment, sans acception de bannière, loué ce qui lui semblait bien, flétri ce qui lui semblait mal.

40 euros (code de commande : 17177).

 

BOUILLY (Jean Nicolas) — Contes offerts aux enfans de France par J. N. Bouilly, membre de plusieurs sociétés littéraires. Paris, Janet, [1824]. [A Paris, Chez Louis Janet, Libraire, rue St. Jacques, N° 59.] In-12 plein veau d'époque, dos lisse orné de fers dorés, pièce de titre rouge (reliure frottée, coins émoussés), [3 (faux-titre, mentions d'imprimeur, titre avec une vignette gravée)], [1 bl.], [7 (épître dédicatoire)], [1 bl.], [2 (table)], 347, [1 bl.] p., 16 gravures hors texte de Rouargue d'après Chasselat, ex-libris Pierre Dumont de Chassart, quelques rousseurs et mouillures.
Table des contes :
   - Les deux Colombes.
   - Le Manchon de la vieille.
   - Le Maître d'écriture.
   - Le Bonnet de grenadier.
   - Les Sœurs de Sainte-Camille.
   - Le Bouquet de fête.
   - La Sentinelle.
   - La Fable de La Fontaine.
   - Le Buste d'Henri IV.
   - Le Chevreau blanc.
   - Le pauvre Aveugle.
   - Le Salut militaire.
   - Le Repas sur l'herbe.
   - Chacun son tour.
   - La Cabane du Berger.
   - Le Paralytique.

   
Titre et gravure pour Le Buste d'Henri IVen regard de la p. 153.

45 euros (code de commande : 17674).

 

Breviarium Advocatorum seu Rotundiores Juris Regulæ, secundum ordinem materiarum alphabeticum dispositæ. Bruxelles, Tarlier, 1829. In-16 demi-veau brun, dos lisse orné, tranches marbrées, [3 (faux-titre, mention d’éditeur, titre)], [1 bl.], IV (préface), 179, [3 bl.], ex-libris, plats frottés.
  
@ Nous ne possédons aucune information sur l’auteur de la préface. Cet ouvrage fut publié en 1834, à Florence, en 1841 à Barcelone, etc.

25 euros (code de commande : 11904).

 

BRYANT (Ed.) — Voyage en Californie. Description de son sol, de son climat, de ses mines d'or ; par Ed. Bryant, dernier alcade de San Francisco. Traduit par X. Marmier. Ixelles, Delevingne et Callewaert, 1849. [Ixelles lez Bruxelles, Delevingne et Callewaert, Éditeurs, Chaussée d'Ixelles, 90. 1849.] In-8° (128 x 192 mm.) sous cartonnage illustré d'éditeur (dessin de Louis Huard gravé par L. Lacoste), [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 210 p. (les sept premières numérotées en caractères romains), bien complet de ses 4 gravures hors texte, (collection « Bibliothèque Illustrée, Série Voyages », n° 2, tome 1), bel exemplaire exempt de rousseurs, rare sous cette forme et dans cet état.
   Edwin Bryant naquit dans le Massachusetts en 1805. En 1830, il s'installa dans le Kentucky et commença sa carrière dans le journalisme. En 1846 il quitta Louisville pour la Californie où il occupa brièvement la fonction d'alcade de San Francisco. L'édition originale en anglais du récit de son voyage fut publiée en 1849. Ce récit est considéré comme l'un des plus fiable et des plus détaillés sur le sujet.
Bibliothèque de feu M. Ch. Chadenat, ancien libraire. Géographie, voyages, atlas, ouvrages sur la marine, livres sur l'Asie, l'Afrique, l'Amérique et l'Océanie, n° 3150 (pour l'édition de Paris publiée la même année).

      

75 euros (code de commande : 13949).


 

BUONARROTI (Philippe) — Conspiration pour l'égalité dite de Babeuf, suivie du procès auquel elle donna lieu, et des pièces justificatives, etc., etc. Par Ph. Buonarroti. Tomes I et II (complet). Bruxelles, Librairie Romantique, 1828. [Bruxelles, à la Librairie Romantique, rue de la Madelaine, n° 458. 1828.] Deux tomes en un volume in-8° (135 x 220 mm.) demi-percaline bleu-gris gaufrée à décor de feuillage et de fleurs, dos lisse compartimenté par des filets dorés, tranches marbrées, tome I : [1 (faux-titre)], [1 bl.], VIII (page de titre, avis des éditeurs, avant-propos), 325, [1 bl.] p., tome II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 327, [1 bl.], [1 (errata du premier volume)], [1 bl.], [1 (errata du deuxième volume)], [1 bl.] p., bon exemplaire sur papier vergé de l'édition originale de ce rare ouvrage, très peu affecté (à l'exception des pages de titre) par les rousseurs.
   Filippo Giuseppe Maria Ludovico Buonarroti, dit Philippe Buonarroti, (Florence, 1761 - Paris, 1837) adhéra sans retenue aux principes de la Révolution française qu'il défendit en Corse dans son Gironale Patriotico di Corsica. Son opposition aux paolistes le contraignit à quitter l'île une première fois en 1791 puis en 1793. L'amitié de Robespierre qui lui fit obtenir la nationalité française, lui valut d'être arrêté en 1795 et d'être incarcéré à la prison du Plessis où il rencontra Gracchus Babeuf avec qui il se lia d'amitié et qu'il accompagna dans son fameux complot visant à « renverser au nom du peuple le régime bourgeois instauré en l'an III ». Le complot échoua, Babeuf fut arrêté et guillotiné en 1797 ; quant à Buonarroti, il fut enfermé au fort de Cherbourg avant d'être transféré dans l'île d'Oléron puis à Sospel. En 1806, protégé par Fouché, il put se fixer à Genève et, sous la Restauration, il vécut à Bruxelles où il poursuivit ses activités politiques en compagnie de conventionnels réfugiés en Belgique. C'est à cette époque qu'il fit paraître sa Conspiration pour l'égalité dite de Babeuf dont le premier tome contient l'énoncé des principes de la conspiration et son déroulement jusqu'à l'arrestation des conjurés et le deuxième est consacré au procès, à l'épisode où Babeuf et Darthé se poignardent et à l'exécution, on y trouve également une trentaine de pièces justificatives.
   « Si Babeuf est devenu à travers les historiens un des grands héros de la geste populaire que constitue la Révolution française, ce n'est pas à cause de cet échec, même magnifié par le martyre. C'est parce que sa conspiration mort-née regroupe autour de lui, à côté de militants néorobespierristes, les premiers activistes de l'idée communiste, et qu'elle fait apparaître, dans les derniers ressacs du mouvement populaire de l'an II, une critique radicale de la propriété et un mode d'organisation politique inédit. De là le décalage entre l'épisode historique relativement mineur dont Babeuf est le centre, et les idées que celui-ci est supposé léguer au XIXe et au XXe siècle. Son importance dans la Révolution française vient de ce qu'il est censé en annoncer une autre.
   C'est Philippe Buonarroti, qui a donné le ton, sous la Restauration, par son récit de la Conspiration pour l'égalité, dite de Babeuf, livre essentiel, par lequel cet intellectuel toscan fonde, au-delà de Babeuf, la tradition babouviste. En 1845, c'est Marx lui-même qui s'y trouve un ancêtre, dans les lignes classiques de La Sainte Famille : « Le mouvement révolutionnaire qui commença en 1789 au Cercle social qui eut pour représentants principaux, au milieu de son évolution, Leclerc et Roux, et finit par succomber un instant avec la conspiration de Babeuf, avait fait éclore l'idée communiste que Buonarroti, l'ami de Babeuf, réintroduisit en France après la révolution de 1830. Cette idée développée dans toutes ses conséquences constitue le principe du monde moderne. » Nulle surprise, donc, si, munie de cette épitaphe, l'historiographie communiste du XXe siècle a pris soin de fleurir cette tombe.
   De la conspiration de Babeuf sort l'histoire du babouvisme, dont le monument est le livre de Buonarroti, le survivant de tant et tant de combats politiques, en 1828.
   Écrit plus de trente ans après les événements, ce livre pose le problème commun à tous les témoignages, et plus particulièrement à tous les témoignages tardifs. Dans quelle mesure le récit et l'analyse du vieux militant italien sont-ils fidèles ? Celui-ci n'a-t-il pas été tenté d'exposer ses propres idées à la place de celles de Babeuf ? Il est vrai que si l'on fait, à l'exemple de certains historiens italiens, l'hypothèse qu'il a été à l'origine de la doctrine, dans les prisons parisiennes de l'an IV, il n'en est que plus crédible, même après plus d'un quart de siècle, dans l'exposé de ses principales articulations. Ce qu'on a appelé après lui le babouvisme a été largement le produit d'une élaboration collective : de là des problèmes d'attribution qui sont encore ouverts. ».
Bibliographie :
   - François Furet,
Babeuf, dans Dictionnaire critique de la Révolution française, pp. 199-205.

700 euros (code de commande : 17339cath).


BURTY (Philippe) — Chefs d'Œuvre des arts industriels. Céramique - Verrerie et vitraux - Émaux - Métaux - Orfèvrerie et bijouterie - Tapisserie. Paris, Ducrocq, [ca 1870]. In-4° demi-chagrin rouge, [7], [1 bl.], 598, [1 (table)], [1 bl.] p., 200 gravures sur bois in et hors texte, reliure un peu frottée, rousseurs.

  

50 euros (code de commande : 12021).


 

BUTLER (Adam), [traduit par GODESCARD]La Vie des saints d'Alban Butler et Godescard. Avec le Martyrologe romain, un traité de la Canonisation des Saints, le Panégyrique des Saints et Martyrs par le diacre Constantin, un traité des Fêtes mobiles, l'Opuscule de Lactance sur la mort des persécuteurs de l'Eglise, Édition augmentée de notes nouvelles, d'un grand nombre de Vies inédites : J.-B. De La Salle, Jean Grande, Ignace Azevedo, Pierre Claver, Paul de La Croix, Jean de Britto, André Bobola, Les nouveaux martyrs du Tonkin, Germaine Cousin, etc, etc. Par M. l'abbé Tresvaux, chanoine et vicaire-général de Paris, auteur de l'Histoire de la persécution révolutionnaire en Bretagne, etc., de Ram, Chanoine, Recteur de L'université catholique de Louvain, de Réflexions placées après la première Vie de chaque jour, par l'abbé Herbet, chanoine honoraire d'Amiens, membre correspondant de l'académie d'Amiens, auteur de l'Imitation méditée, etc. Entièrement revue par M. Le Glay, correspondant de l'Institut, chevalier des ordres de la Légion d'Honneur et de S.-Grégoire-le-Grand, auteur de l'Histoire ecclésiastique du diocèse de Cambrai. Et approuvée par Mgr l'archevêque de Cambrai, son ém. le cardinal archevêque de Lyon, Mgr l'archevêque de Toulouse, NN. SS. les évêques d'Amiens, de La Rochelle, de Poitiers, de Metz, de Nantes et de Montréal. Tomes I à XII (complet). Lille, Lefort, 1855-1855. Douze volumes in-8° demi-chagrin noir d'éditeur, tome I : CVIII, 580 p., deux gravures, tome II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [2 (titre, mention de droit)], 664 p., tome III : 676 p., tome IV : 650, [2 bl.] p., tome V : 623, [1 bl.] p., tome VI : 644 p., tome VII : 628 p., tome VIII : 639, [1 bl.] p., tome IX : 628 p., tome X : 607, [1 bl.] p., tome XI : 564, LXVIII (appendice) p, tome XII : 519, [1 bl.] p., dos frottés, rousseurs sinon bon exemplaire.
   
Le classement des Saints est effectué par date, donc par jour. Chaque tome contient une table alphabétique. Le tome 12 se termine par une table générale des Saints et des fêtes, une table des matières et une table chronologique.
Avertissement pour cette nouvelle édition :
   On peut dire que l'Histoire des Saints est un code de morale : ou plutôt c'est l'Évangile qui est le code, c'est l'Histoire des Saints qui en forme comme le contexte et le commentaire. En lisant le code, il peut se faire que la perfection qui s'y trouve indiquée effraie et déconcerte ; en lisant les vivantes explications de ce code divin, rendues sensibles dans la conduite des saints, le courage revient, et l'espérance se ranime. Or que faut-il de plus que ces considérations pour nous déterminer, non à offrir au public pieux un nouveau livre de la Vie des Saints (Dieu nous garde de celle présomption), mais à présenter aux fidèles une nouvelle publication d'un travail déjà connu et fort estimé, auquel il s'agit seulement d'apporter les améliorations que le temps et l'expérience ont indiquées ?
   Ici quelques explications de détails sont nécessaires pour bien comprendre ce que nous avons voulu et ce que nous avons tenté.
   Parmi les ouvrages un peu étendus d'hagiographie chrétienne, un de ceux qui tiennent le premier rang après les immenses travaux des Bollandistes, ce sont les Vies des Saints écrites en anglais par Butler et traduites dans notre langue par l'abbé Godescard. Un mot sur ces deux hommes remarquables nous parait ici une dette de reconnaissance et une digression nécessaire pour l'intelligence de tout l'ouvrage.
   Alban Butler, né en 1710, dans le comté de Northampton, d'une ancienne famille, fut envoyé à l'âge de huit ans au Collège des prêtres anglais de Douai. Ses progrès dans les vertus et dans les sciences ecclésiastiques attirèrent l'attention de ses supérieurs, et lui méritèrent avec l'honneur du sacerdoce, celui d'y enseigner successivement les humanités, la philosophie et la théologie.
   Ce fut pendant son séjour dans ce collège, qu'il publia une Discussion, en forme de lettres, sur l'Histoire satyrique des papes, d'Archibald Bower, apostat de la religion catholique. Cet écrit, plein de facilité et d'élégance, annonçait une érudition peu commune et une excellente critique.
   Chargé, en 1745, de servir de mentor à trois jeunes seigneurs anglais catholiques dans leur voyage en France et eu Italie, il composa une description intéressante des monuments des arts qui se trouvent dans ces contrées.
   À son retour en Angleterre, on l'employa dans la mission du comté de Stafford, d'où il fut tiré, quelque temps après, pour accompagner à Paris le fils du duc de Norfolk, premier pair catholique, qui allait y achever son éducation. Le collège du Plessis-Sorbonne, de tout temps renommé pour ses principes et ses bonnes études, fixa le choix des respectables parents et du judicieux instituteur; et ce fut dans cette maison, qui réunissait tant d'hommes rie mérite, que M. Butler, vers l'année 1761, s'associa pour l'instruction de son intéressant élève, les lumières et les talents distingués de MM. Godescard et Marie, auxquels, en retour, il inspira le goût et donna les premières connaissances de la langue anglaise. Ces estimables littérateurs ne tardèrent pas à en acquérir la parfaite intelligence, et la firent servir à la gloire de la religion et des lettres. Telle fut l'origine de l'excellente traduction des Vies des pères, des martyrs, etc., qu'avait composée le savant instituteur et dont ses dignes associés partagent avec lui le mérite et l'utilité.
   Quelques années après, M. Butler fut appelé à la présidence du Collège anglais à Saint-Omer ; il y mérita la confiance intime du digne évêque de ce diocèse, des évêques d'Arras, de Boulogne, de Bruges, et autres personnages distingués.
   Après avoir rempli, avec un zèle et un succès au-dessus de tout éloge, les différents emplois qui lui fuient confiés, il mourut à Saint-Omer, le 15 mai 1773, regretté et vénéré pour ses vertus, sa haute piété et ses profondes connaissances. La religion, l'histoire et les litres lui devront à jamais l'important ouvrage que nous réimprimons, et qui seul immortaliserait sa mémoire.
   Après avoir fait connaître l'auteur des Vies des Saints, il est juste de consacrer également une page à la gloire de son intelligent traducteur.
   Jean-François Godescard naquit le 30 mars 1728 à Rocquemont, diocèse de Rouen. Il était d'une famille honnête, et reçut les premiers bienfaits de l'éducation du curé d'Icquebeuf, sou parent.
   Après avoir achevé ses humanités au collège de Rouen, tenu alors par les Jésuites, il donna en particulier des leçons de langue latine à un grand nombre d'élèves, que sa réputation déjà formée lui avait procurés. Partageant son temps entre ses études personnelles et le soin de ses écoliers, il étudia lui-même, et avec succès, la philosophie et la théologie.
   En 1755 il reçut l'ordre de la prêtrise, et fut nommé précepteur du fils unique de M. d'Acquigny, magistrat célèbre par ses lumières et ses vertus. Il n'avait pas encore achevé l'éducation de son élève, au collège du Plessis à Paris, où il s'était retiré, que, s'étant adonné sérieusement à l'élude de la langue anglaise, il entreprit la traduction des Vies des Saints, composées en anglais par Butler, et fit paraître en 1763 le premier volume de cet excellent ouvrage.
   En 1769, M. de Beaumont, juste appréciateur du mérite, l'appela au secrétariat de l'archevêché de Paris, le nomma d'abord chanoine de Saint-Louis-du-Louvre, et peu de temps après chanoine de Saint-Honoré, pour le dédommager du sacrifice qu'il avait fait d'un riche bénéfice qui lui avait été offert, et pour lui témoigner sa reconnaissance de l'attachement qu'il lui avait montré.
   Sous l'épiscopat de M. de Juigné, qui conserva pour lui la morne estime, devenu supérieur de plusieurs des communautés de religieuses anglaises qui étaient établies à Paris, il obtint aussi une pension du roi, et une gratification du clergé de France, en récompense des importants services qu'il avait rendus à la religion.
   Mais la révolution vint le priver, comme les autres ecclésiastiques, de ses bénéfices et moyens de subsistance. Il fut forcé de vivre de son travail, qui, dans ces moments de désastre, n'offrait pas de grandes ressources. Âgé et infirme, forcé de vendre tous les effets précieux qui lui restaient, cet estimable vieillard fut réduit à corriger des épreuves pour le compte d'un imprimeur. Ses livres, qu'il voulut garder jusqu'au dernier instant de sa vie, étaient les seules consolations de son dénuement et de toutes ses privations. Il mourut à Paris, au collège de Boncourt, le 2l août 1800 , dans la soixante-treizième année de son âge.
   Ce sont donc les Vies des Saints écrites par Butler et traduites par Godescard que nous reproduisons. Seulement Butler, anglais d'origine, a fait entrer dans son cadre un grand nombre de saints de sa nation, dont la vie à peine connue a l'inconvénient de présenter peu d'intérêt pour nous et de grossir démesurément l'ouvrage. Nous avons supprimé, sans crainte de déplaire à nos lecteurs, tout ce qui nous a paru devoir peu les attacher. Quant au travail de Godescard, nous y avons apporté trois importantes modifications.
   Premièrement, nous avons relu avec attention sa traduction, la plume à la main. Des négligences de style, des naïvetés trop crues, des longueurs et quelques inexactitudes ont dû disparaître sans rien toucher au fond.
   Secondement, depuis la mort du pieux traducteur, l'Église, mère toujours si féconde, a continué de décerner les honneurs de la canonisation à plusieurs hommes héroïques que la voix de Dieu, c'est-à-dire celle des miracles, avait proclamés. Or, parmi ces derniers saints, quelques-uns n'étaient pas seulement illustres par l'éclat de leurs vertus : plus rapprochés de nous, ils nous présentaient un intérêt plus vif et plus palpitant : celui d'avoir vécu en quelque sorte sous nos yeux et d'avoir pour ainsi dire été mêlés à notre propre existence. Un pieux et savant chanoine de Notre-Dame de Paris, déjà bien connu par ses écrits hagiographiques, M. Tresvaux, s'est chargé de ce travail, qu'il a continué jusqu'à ce jour.
   Enfin, on a reproché à Godescard un peu de sécheresse dans les réflexions morales qui terminent comme corollaire la Vie principale du Saint de chaque jour. Sans vouloir contester la vérité de ce reproche, on a tenté de faire disparaître ce qui pourrait le justifier, et on a substitué des réflexions neuves à des pensées bonnes qui ne répondaient pas assez peut-être à l'attente des lecteurs.
   Il est aussi une autre objection, adressée au traducteur de Butler, que nous n'avons pas voulu passer sous silence. Plusieurs personnes ont trouvé que Godescard était trop timide et trop circonspect, et que, dans le récit des miracles, il se sert quelquefois, au lieu de l'affirmation, d'une locution douteuse comme celles-ci : on dit, on rapporte, on assure... Nous avons donné à cette observation tout le poids qu'elle comporte : appuyés sur l'autorité d'écrivains judicieux et érudits dont les ouvrages universellement estimés ont, depuis les travaux de Godescard, éclaire bien des points obscurs ou imparfaitement approfondis, nous avons pu, sans compromettre la sagesse de nos devanciers, faire subir à quelques Vies importantes de notables modifications et leur donner de plus amples développements, toujours appuyés sur des documents ou des témoignages irrécusables.
   Quant aux faits pour lesquels il n'a pas été possible de réunir les mêmes conditions d'authenticité, loin de faire un reproche à Godescard de sa réserve, nous y trouvons un titre de plus à son exactitude d'écrivain et à sa fidélité scrupuleuse d'historien. Entre l'extrême simplicité qui admet tout sans examen, et la systématique incrédulité qui rejette tout sans pudeur, il y a un milieu, et ce milieu nous semble avoir été gardé par l'écrivain consciencieux dont nous parlons. Dans le temps où nous vivons, si un excès pouvait être excusé, ce serait plutôt, ce nous semble, celui d'une trop grande prudence, pour ne laisser aucune prise à la malignité railleuse de l'impiété : non que nous voulions faire des concessions à l'esprit sceptique du dernier siècle ; mais nous désirons être sages jusqu'à la sobriété, afin qu'il n'y ait aucun prétexte d'accuser la simplicité de notre foi et les tendances de notre piété.
   Ainsi, rien n'a été omis pour que, dans cette édition nouvelle, la foi chrétienne et l'exactitude historique, l'instruction et l'éducation se trouvent associées et marchent constamment de front : aucun soin n'a été négligé pour conserver aux Vies des Saints leur caractère d'utilité générale, de telle sorte qu'elles puissent s'adresser et convenir à tous, être consultées par tous avec une entière sécurité, et, dans les familles, tomber entre les mains du père et des fils comme en celles de la mère et de ses filles.
   Enfin, pour compléter toutes les garanties, nous avons obtenu, outre le bienveillant concours du savant hagiographe, M. De Ram, recteur de l'université catholique de Louvain, la collaboration de M. Le Glay, auteur du Cameracum christianum et de tant d'autres ouvrages, pleins de fortes études et d'érudition, qui lui ont valu tout récemment une des distinctions les plus honorables de la part de l'auguste pontife Pie IX.

Les 12 volumes : 150 euros (code de commande : 16969).

 

CAGNAT (René) et GOYAU (Georges) — Lexique des antiquités romaines rédigé sous la direction de R. Cagnat membre de l'Institut, professeur au Collège de France, par G. Goyau membre de l'École française de Rome. Avec la collaboration de plusieurs élèves de l'École normale supérieure. Ouvrage illustré de planches et de nombreux dessins inédits. Deuxième tirage. Paris, Fontemoing, 1896. [Paris. Librairie Thorin & Fils, A. Fontemoing, successeur. Libraire du Collège de France, de l'École Normale Supérieure, des Écoles françaises d'Athènes et de Rome, de la Société des Études historiques, 4, rue Le Goff, 4. 1896.] In-8° broché, [3 (faux-titre, liste des ouvrages de René Cagnat, titre en rouge et noir)], [1 bl.], IV, 332, [1 (colophon)], [3 bl.] p., 3 illustrations hors texte : une en couleurs (Pictura), une vue du Forum (double page) et un plan de Rome à l'époque impériale (double page coloriée).
Préface :
   Ce Lexique n'est point une œuvre d'érudition originale : il y a entre lui et le Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines que dirige M. Saglio à peu près la distance qui sépare le grand dictionnaire de Forcellini de ceux de M. Sommer ou de M. Châtelain. C'est dire que nous avons eu surtout en vue, en le rédigeant, l'intérêt de l'enseignement secondaire, de ses maîtres, de ses candidats, de ses élèves les plus avancés. Nous avons voulu, en somme, leur offrir un supplément aux dictionnaires latin-français qu'ils ont entre les mains. Dans ceux-ci, ils trouvent avec la forme des différents mots, leurs significations diverses et leurs acceptions variées, aussi bien concrètes qu'abstraites ; mais le sens des mots, rendu généralement par une seule expression y reste toujours enveloppé d'un certain vague ; il est impossible d'y échapper aux synonymes et aux à peu près : ainsi solea et crepida y sont tous deux traduits par « sandale », statera et libra par « balance ». Notre lexique est précisément destiné, dans notre pensée, à distinguer les synonymes, à préciser les à peu près, soit au moyen de quelques lignes d'explication, soit par des figures. Un livre de cette sorte ne serait pas une nouveauté en Allemagne ; en France nous ne possédons guère, dans cette catégorie, que la traduction du dictionnaire de Rich, par M. Chérucl. Mais outre que ce volume, malgré plusieurs rééditions successives, est déjà vieux de plus de trente ans, « grande mortalis aevi spatium », surtout pour une œuvre scientifique à notre époque, il se limite presque exclusivement aux termes d'archéologie ; de plus, il fait une grande part aux mots de basse époque et aux expressions techniques qu'ignorent les écrivains latins de l'âge classique. Nous avons, au contraire, sauf de rares exceptions qui se légitiment elles-mêmes, écarté à dessein les ternies qui ne figurent pas dans les grands auteurs ; mais à ceux-ci nous avons fait une très large place en admettant dans ce volume tous ceux qui sont employés dans la langue du droit public ou privé, tous ceux qui ont quelque rapport avec les institutions civiles ou militaires de la république et du haut-empire, jusqu'à Dioclétien. C'est par là que le présent Lexique se distingue de celui de Rich et que dans bien des cas où ce dernier ne donne point de réponse le nôtre pourra être consulté avec fruit.
   On ne s'étonnera pas que nous n'y ayons introduit, à l'appui de nos assertions, aucune référence. En pareil cas, il n'y a pas de demi-mesure possible : ou bien il faut justifier tout ce que l'on dit ou se contenter d'affirmer sans preuves à l'appui. Le premier parti n'a qu'un inconvénient qui est de doubler la grosseur d'un volume et d'en augmenter le prix ; nous n'avons pas hésité à nous décider pour le second, persuadés que ceux qui voudront étudier plus à fond les questions pour nous contrôler ou nous compléter, trouveront aisément le moyen de le faire, en se reportant aux manuels d'antiquité romaine parus depuis dix ans en France ou à l'étranger.
   Comme le titre l'indique, plusieurs auteurs ont collaboré à ce Lexique : ce sont avec M. Goyau, six élèves de l'École normale qui me faisaient il y a deux ans l'honneur d'assister à mes leçons du Collège de France. Ils ont depuis passé leur agrégation et sont aujourd'hui les uns membres des écoles d'Athènes ou de Rome, les autres professeurs dans nos lycées. Ils se sont chargés de rédiger la plus grande partie du travail. Chacun d'eux a signé dans le corps du dictionnaire, par ses initiales, les articles qu'il a écrits. Les lettres G. G. désignent M. Gastinel, membre de l'École française de Rome, les lettres P. J., M. Jouguet, membre de l'École française d'Athènes, les lettres G. M., M. Michaut, professeur de rhétorique au lycée de Moulins, la lettre P., M. Perdrizet, membre de l'École française d'Athènes, les lettres, M.-A. R., M. Roger, élève de quatrième à l'École Normale, les lettres F. V., M. Vial, professeur au Prytanée de la Flèche.
   M. Goyau et moi n'avons pas signé nos articles ; d'une façon générale le lecteur doit être averti que tous les termes relatifs au droit et à la religion ont été traités par M. Goyau, tous ceux qui ont rapport aux institutions financières et militaires par moi. Quant à la révision de l'ensemble et à la mise au point de chaque article, j'en ai partagé la tâche avec M. Goyau ; mais ceux qui connaissent son activité et sa consciencieuse érudition ne seront pas surpris si j'affirme qu'il a pris pour lui la grosse part.
   C'est moi seul qui me suis occupé de l'illustration. Là encore j'ai tenu à me séparer de Rich ; j'ai procédé, comme pour le choix des termes insérés dans le Lexique, par suppression et par addition. Tout d'abord, j'ai négligé toutes les représentations qui n'apprennent rien, soit à cause de leur peu de précision, soit parce qu'elles sont l'image d'objets que tous ont présents aux yeux. Je n'ai pas cru utile, par exemple, de faire dessiner, comme Rich, une fourche (art. Furca), une faux (art. Falx), un pécheur à la ligne (art. Arundo), un homme chargé d'un fardeau (art. Bajulus), ou portant sur son dos un sac (art. Saccus) parce que ces figures ne servent aucunement à éclairer le sens des mois et que le lecteur, même quand c'est un élève, n'a pas besoin qu'on lui représente un sac ou une ligne à pêche pour en connaître la forme : ce lexique ne devait être ni un livre d'images, ni un recueil de leçons de choses.
   D'autre part, je n'ai pas hésité, lorsque le sens des mots ne me paraissait pas suffisamment éclairci par l'explication donnée dans le texte, et à défaut de représentation antique, à faire composer une figure d'après les descriptions des auteurs anciens et les commentaires des modernes les plus autorisés (voir par exemple l'article Furca). C'est aussi pour obtenir plus de précision que certains dessins ont été inégalement traités, les ombres et les détails étant réservés pour la partie de l'objet qui est spécialement décrite dans l'article à propos duquel ils sont produits (voir par exemple au mot Manica). D'ailleurs, on s'en apercevra aisément, j'ai toujours eu en vue d'offrir au lecteur, moins la représentation servile de modèles antiques que des figures utiles et habilement présentées ; je les ai voulues avant tout capables de préciser la valeur des mots et de caractériser des termes que des explications auraient imparfaitement définis. Si l'on estime que la méthode est repréhensible, le reproche doit en être épargné à mes collaborateurs.
   Si l'on pense, par contre, que ce Lexique peut être de quelque utilité aux études classiques, c'est à eux que l'honneur en doit revenir ; car leur zèle et leurs efforts combinés ont permis d'achever en pou de temps un travail qui était, en somme, long et délicat.

25 euros (code de commande : 16852).


[CAHIER (Ch.) et MARTIN (Arth.)]. Nouveaux mélanges d'archéologie, d'histoire et de littérature sur le Moyen Âge.
Tomes I, II, III et IV (complet).
Paris, Firmin Didot Frères, Fils et Cie, 1874-1877.
Bel ensemble de ce complément aux Mélanges d'archéologie, d'histoire et de littérature parus de 1848 à 1859.
Pour en savoir plus...

L'ensemble : 500 euros (code de commande : 10124).


 

CAILLOT (Antoine) — Abrégé des voyages modernes, réduit aux traits les plus curieux ; pour servir de suite à l'Abrégé de l'Histoire générale des Voyages de La Harpe, etc. Par A. Caillot, membre de l'ancienne université. Seconde édition, ornée de huit gravures. Tome premier. Tome second. Paris, Ledentu, 1823. [A Paris, chez Ledentu, Libraire, quai des Augustins, n° 31. 1823.] Deux volumes in-12 (105 x 173 mm.) plein veau brun marbré, dos lisses ornés de filets et de motifs dorés, pièces de titre et de tomaison rouges, plats encadrés de guirlandes dorées, roulettes dorées sur les chasses, tranches dorées, tome I : VI, 482, [2 bl.] p., 4 gravures hors texte, tome II : 440 p., 4 gravures hors texte, bel exemplaire de cette peu courante édition.
   Après avoir échappé à la mort sous la Terreur, le prêtre Antoine Caillot (1759-ca 1839) se consacra aux lettres en devenant successivement maître de langues, libraire et auteur. Il produisit de nombreuses compilations.
Avant propos de l'éditeur :
   Le succès qu'ont obtenu les deux volumes de l'Abrégé de l'Histoire générale des Voyages, réduit aux traits les plus curieux et les plus intéressans, ne peut être attribué qu'au choix judicieux que l'auteur a su faire de ces traits, dans un recueil, déjà formé par un écrivain dont la plume a toujours été guidée par le goût. Le succès nous a encouragé à donner une suite aux deux volumes déjà publiés, et c'est le même auteur qui s'est chargé de cette tâche, que tout autre que lui n'aurait pu remplir, peut-être, sans beaucoup de difficulté, parce que la première était un préliminaire absolument nécessaire pour la seconde.
   L'Afrique, cette partie de notre monde si intéressante, et pourtant si imparfaitement connue, ne fait point partie de l'ouvrage de La Harpe. Notre auteur s'en est emparé, et pour la faire connoître, autant qu'il est possible, aux lecteurs, il a consulté les relations des voyageurs les plus dignes de foi, de ceux surtout qui, au talent de l'observation, réunissent celui de bien décrire et de bien raconter. Dans le nombre de ces voyageurs, il en est d'anciens, et d'autres plus modernes : c'est aux derniers qu'il s'est principalement attaché, parce que la plupart d'entre eux présentent l'avantage d'avoir mieux dit ce que leurs prédécesseurs ont raconté, et celui de présenter de nouveaux faits à la suite de nouvelles découvertes.
   Les Voyages d'Europe offraient une mine abondante à exploiter : non ces vieilles relations où l'on ne reconnaît plus, pour ainsi dire, cette belle partie de l'ancien continent, mais celles qui, publiées depuis environ quarante années, nous mettent sous les yeux les faits arrivés presque de notre temps ; les observations des savans des différens pays, les mœurs et les usages des peuples auxquels nous sommes unis par divers rapports ; en un mot l'ensemble, ou du moins une bonne partie de cette grande et nombreuse société européenne, à laquelle nous sommes glorieux d'appartenir.
   Ces deux volumes, étant composés sur le même plan que ceux qui les ont précédés, nous pouvons espérer que le public, et particulièrement les pères de familles et les chefs d'institutions, ne dédaigneront pas de les mettre, les uns entre les mains de leurs enfants, les autres entre celles de leurs élèves.

Table du premier volume :
Voyages d'Afrique.

   Chapitre I : Côte septentrionale de cette partie du monde ; états barbaresques.
   Chapitre II : Mœurs, usages, religion des Algériens, des Maures, des Arabes.
   Chapitre III : Précis du Voyage de Shaw dans l'état de Tunis - De l'état de Tripoli.
   Chapitre IV : Précis du Voyage de Bruce en Barbarie.
   Chapitre V : De l'empire de Maroc et de Fez. Description de Tétuan, de Tanger. De Larche et de la Mamore. De Salé, de Rabat et de Modoggore. Des villes du Maroc, de Miquenez, de Fez. De l'Atlas ; des Brèbes.
   Chapitre VI : Climat et productions de l'empire de Maroc. Du gouvernement de Maroc. De la cour de l'empereur de Maroc. Pratiques superstitieuses des Maures.
   Chapitre VII : Mœurs et usages des habitans de l'empire de Maroc.
   Chapitre VIII : Animaux de l'empire de Maroc. Chasse aux lions et aux tigres.
   Chapitre IX : L'Égypte ; le Delta ; aventure arrivée à Norden.
   Chapitre X : Description de la ville d'Alexandrie. Description de Rosette. Mangeur de serpens. Voyage de Rosette au grand Caire.
   Chapitre XI : Desciption du grand Caire. Le Nilomètre ou Mékias. Ruines de l'ancienne Héliopolis ou ville du soleil. Des almées ou improvisatrices. Des cophtes.
   Chapitre XII : Les pyramides, le sphynx. Danger couru par le voyageur Savari près les pyramides. De la plaine et des tombeaux des momies.
   Chapitre XIII : Voyage dans la haute Égypte ; objets remarquables qu'on y trouve. Monastère de Saint-Antoine et Saint-Paul, religieux cophtes. Le serpent d'Achmim. Description des ruines du temple d'Osiris. Des ruines de Thèbes.
   Chapitre XIV : Syenné ; l'île Éléphantine ; première catarcte du Nil ; les Oasis. Description des Oasis.
   Chapitre XV : Précis du Voyage de Bruce en Abyssinie, aux sources du Nil et en Nubie. Montagnes des Émeraudes. De la ville d'Yambo, de ses habitans ; chameau condamné à mort ; réception de Bruce. Manière dont se fait le commerce à Jidda.
   Chapitre XVI : Usages et coutumes de l'Abyssinie ; religion des Abyssins. Repas sanglant des Abyssins. Églises et cérémonies religieuses des Abyssins.
   Chapitre XVII : Voyage de Bruce aux sources du Nil ; prêtres et culte de ce fleuve. Description des sources du Nil.
   Chapitre XVIII : Description de Gondar, capitale de l'Abyssinie, et du palais de Koscam ; chasse de l'éléphant. Continuation du voyage de Bruce vers le Sennaar ; Bruce tue un lion.
   Chapitre XIX : Arrivée de Bruce à Sennaar, audience qu'il reçoit du roi. Bruce est introduit comme médecin auprès des femmes du roi ; singulières circonstances de cette visite. Religion, mœurs, usages des habitans de Sennaar.
   Chapitre XX : Continuation du voyage de Bruce en Nubie ; son arrivée à Chendi ; accueil qu'il reçoit d'une dame.Colonne de sable ; le simoon. Humanité de Bruce envers un Arabe assassin et voleur.
   Chapitre XXI : Arrivée de Bruce à Syenné ; accueil qu'il y reçoit. Altercation de Bruce avec un prêtre musulman. Débat entre Bruce et un musulman.
Voyages dans le pays des Cafres.

   Chapitre XXII : Traits choisis du Voyage de Paterson dans la Cafrerie. Portrait, caractère et usages des Cafres. Mœurs et usages des sauvages nimiquois. Serpens venimeux.
   Chapitre XXIII : Précis du premier Voyage de M. Le Vaillant dans l'intérieur de l'Afrique ; rencontre d'une panthère. Singulier instinct du singe. Intrépidité d'une femme hollandaise du Cap.
   Chapitre XXIV : Suite des traits choisis du premier Voyage de M. Le Vaillant en Afrique ; il reçoit la visite de plusieurs sauvages gonaquois ; la jeune Narina. Arrivée de deux Gonaquois au camp de M. Le Vaillant. Arrivée de M. Le Vaillant à la horde de Haabas : accueil qu'il y reçoit ; vieillards gardés par des enfans.
   Chapitre XXV : Entrée de M. Le Vaillant dans la Cafrerie ; il tue un gros serpent ; portrait et usages des Cafres. Gouvernement des Cafres.
   Chapitre XXVI : Départ de M. Le Vaillant pour son deuxième voyage dans l'intérieur de l'Afrique : principaux événemens de ce voyage. Prise et dissection d'une girafe. Combat entre deux rhinocéros.
   Chapitre XXVII : Traits singuliers du Voyage de M. Le Vaillant. Portrait et mœurs des Kabobiquois. Portrait et genre de vie des Houzouanas. Portrait et mœurs des Gheissiquois.
   Chapitre XXVIII : Excursion de M. Le Vaillant chez les petits Namaquois ; service qu'il rend à un colon ; son retour du cap de Bonne-Espérance.
Précis de quelques voyages dans l'Asie occidentale et méridionale.

   Chapitre I : Voyage de Richard Pockocke en Syrie ; description de cette contrée ; mœurs et usages des habitans. Caractère des Syriens. Ruines de Balbeck et de Palmyre. Mélange des habitans de la Syrie.
   Chapitre II : La Palestine, Jérusalem. Autres lieux remarquables de la Palestine. Des Druses et des Maronites ; cèdre du Liban.
   Chapitre III : Des la ville et des environs de Damas, de celles d'Alep, Alexandrette, etc. Voyage à Alep. Des pigeons d'Alep. De la ville d'Alexandrette. Passage de l'Euphrate ; le Diarbékir, ou la Mésopotamie. De Bagdad et des Kurdes.
   Chapitre IV : Principaux traits du voyage de Niébuhr en arabie ; la ville de Suez. Le mont Sinaï. Phénomène ; montagne des inscriptions.
   Chapitre V : Principaux traits du Voyage de Niébuhr en arabie ; description de cette contrée ; ses révolutions. Portrait, nombre et usages des Arabes du désert. Éducation que les Arabes donnent à leurs chameaux. Des Arabes fixés sur l'océan Indien et sur la mer Rouge.
   Chapitre VI : Du café de l'Arabie heureuse. De la ville de Moka et de son origine. De la ville de la Mecque ; de la Kaaba ; cérémonies observées par les pélerins mahométans. Du pélerinage de la Mecque et du Kéabé. Du shérif de la Mecque.
   Chapitre VII : De la ville de Médine et du sépulcre de Mahomet. Du Coran.
   Chapitre VIII : Mœurs des Bédouins, ou des Arabes pasteurs ; ancienne idolâtrie des Arabes ; détails sur leurs tribus, leurs sectes. De la noblesse chez les Arabes.
   Chapitre IX : De la langue et de l'écriture des Arabes, de leur instruction, de leurs écoles. Tour de passe-passe d'un derviche.
   Chapitre X : Principaux traits du Voyage de Chardin dans la grande Arménie ; religion et clergé des Arméniens ; le mont Ararat. De la Médie et de la mer Caspienne. De la ville de Tauris. De la ville de Casbin. De la ville de Rey.
   Chapitre XI : Traits choisis du Voyage de Chardin en Perse ; description de ce royaume et de la ville d'Ispahan. Des animaux de Perse. Du pélican de la Perse. De la ville d'Ispahan. Repartie du bouffon d'Abas-le-Grand. Magnificence de la cour de Perse. Réception d'un ambassadeur du Grand-Mogol à la cour de Perse.
   Chapitre XII : Caractères, mœurs et usages des Persans. Habillement des Persans, leur luxe, leurs repas. Des arts et des sciences chez les Persans.
   Chapitre XIII : De la religion des Persans. Catéchisme et symbole des Persans. De la sépulture et du deuil chez les Persans. Des martyrs chez les Persans. Des cimetières en Perse.
   Chapitre XIV : Arrivée de Chardin à Schiras ; tombeau de Saade ; voyage à Taar ; fête de la venue du seigneur des éléphans. De l'île de Baharem et de la pêche des perles. Fêtes d'Iman-Hossein à Bender-Abassi. Remède singulier administré à Chardin.
   Chapitre XV : Principaux traits du Voyage de Chandler dans l'Asie mineure. La plaine de Sigée ; monumens antiques ; Smyrne, Éphèse. Description de la ville de Smyrne. Environs de Smyrne ; le fleuve Mélès. Description d'Éphèse. De la ville de Milet ; ruines et mosquées. Ruines du temple d'Apollon Didyméen.
   Chapitre XVI : Traits remarquables du Voyage de Tournefort et d'autres, dans le Levant. Ruines de Priène. De l'île de Chypre. De la plaine de Troie dans son état actuel ; tombeaux, etc. Noce grecque. Occupations des habitans de la Troade.

Table du second :
   Chapitre I : Précis descriptif de l'Archipel. L'île de Cérigo - d'Argentière - de Milo - de Syphanto - de Théra. Naxica , Tine. L'île d'Andros - de Céos, aujourd'hui Zia.
   Chapitre II : Suite du précis descriptif des îles de l'Archipel. L'île de Délos - de Paros - d'Antiparos et sa grotte. Iles de Sténosa et d'Amoryos. L'île de Lemnos - du Château-Rouge - de Rhodes.
   Chapitre III : L'île de Syrné ; le prêtre grec - de Sasos ; ses habitans - de Candie ; noce candiotte ; ruines de Gortyne ; le labyrinthe.
   Chapitre IV : Le mont Ida. Les couvents d'Asomatos et d'Arcadi. Bon accueil fait au voyageur par un négociant juif. Portrait des mahométans et des Grecs qui habitent l'île de Candie. Le couvent d'Acrotiri.
   Chapitre V : L'île de Mytilène ; ville et port de Scio. L'île de Chio. Le rocher appelé l'école d'Homère. Couvent de Saint-Basile ; vieillard de cent vingt ans. L'île de Samos ; ruines ; plongeurs - de Patmos ; église et grotte de saint Jean l'évangéliste. L'île de Cos.
   Chapitre VI : Traits de quelques Voyages dans la Grèce ; la plaine de Philippes ; description des camps de Brutus et de Cassius, d'Octave et d'Antoine. La ville de Salonique et ses monumens. Tremblement de terre. De l'Euripe.
   Chapitre VII : La ville d'Athènes et ses monumens. Le théâtre de Bacchus. L'Odéon. La tour des vents. Temple de Junon et de Minerve. Temple de Thésée. Les Propylées ; la lanterne de Démosthène. Le Pirée, port d'Athènes. Description de la Grèce.
   Chapitre VIII : Voyage d'Athènes à Sparte ; état actuel de cette ville ; ruines.
   Chapitre IX : État actuel de Misitra. Les Mainotes. Notice sur l'Albanie.
   Chapitre X : Notice sur les îles grecques de la mer Ionienne. Corfou ; fête de Saint-Spiridion. L'île de Paxo - de Sainte-Maure ; le promontoire de Leucade. L'île de Céphalonie - de Zante ; cavernes ; pêche singulière - de Cérigo ; ruines ; grottes ; noces des Cérigottes.
   Chapitre XI : Caractère et usages des Grecs modernes. Cérémonies du mariage chez les Grecs modernes.
   Chapitre XII : Principaux traits de Voyages modernes à Constantinople. La Propondite. Le Bosphore. Port de Constantinople. Sa situation. Sérail de Constantinople. Temple de Sainte-Sophie. Château des Sept-Tours.
   Chapitre XIII : Suite du tableau de Constantinople ; repas turcs. Mets d'un Européen qui vit à Constantinople. Faubourg de Péra ; des drogmans. Le bagne de Constantinople traitement de plusieurs Français dans cet endroit. Situation des militaires français dans le bagne de Constantinople.
   Chapitre XIV : Caractères, mœurs et usages des Turcs. Goût des musulmans pour la pipe. Vêtemens des Turcs ; leur propreté. Bienfaisance des Ottomans.
   Chapitre XV : Mœurs et occupations des femmes turques ; éducation des enfans ; mariages. Respect et obéissance des enfans turcs. Des bibliothèques turques.
   Chapitre XVI : Principaux traits d'un Voyage de Pétersbourg à Constantinople par la Moldavie et la Valachie ; passage du Dniester. Arrivée de l'ambassade russe en Valachie.
   Chapitre XVII : Suite du Voyage de Pétersbourg à Constantinople. Arrivée de l'ambassade russe à Andrinople ; entrée à Constantinople. Audience accordée par le grand-seigneur à l'ambassadeur de Russie. Mosquée d'Achmet et de Soliman.
   Chapitre XVIII : Départ de l'ambassade russe ; coup d'œil sur la Valachie et la Moldavie. Gouvernement de la Valachie ; portrait et mœurs des Valaques. De la Moldavie ; portrait et mœurs de ses habitans.
   Chapitre XIX : Traits principaux du Voyage de M. Clarke chez les Cosaques et en Crimée. Description de la ville de Tscherchasky, capitale des Cosaques du Don. Coutume et caractère des Cosques du Don. Maisons mobiles. Singularité du Voyage de M. Clarke à Azof et à Taganrock.
   Chapitre XX : Arrivée de M. Clarke à Taganrock ; mariages ; signes sacrés ; écriture des Calmoucks. Population singulière. Danger couru sur mer ; Cosaques de la mer Noire.
   Chapitre XXI : Portrait des Circassiens ; leurs mœurs. Danse circassienne. Manière de vivre des Circassiens. Valeur héroïque d'un Circassien. Habileté des Circassiens à monter à cheval ; attachement des Cosaques à leurs chevaux.
   Chapitre XXII : Départ pour la Bosphore cimmérien ; moustiques ; souffrances de M. Clarke. Arrivée à Temrook ; vieux château ; ruines ; tombe ; arrivée à Taman. Arrivée à Jénikalé en Crimée. Tombeau et palais de Mithridate. Égyptiens ou vagabonds.
   Chapitre XXIII : Arrivée à Caffa. Description de Baktchéserai. Colonie juive ; anecdote relative à un Anglais.
   Chapitre XXIV : Arrivée de M. Clarke à Actiar ; cavernes d'Inkerman. Voyage à Balaclava. Mœurs et usages des Tartares de Crimée. Des nobles de Crimée ; parallèle des Tartares et des Russes.
   Chapitre XXV : La Jerboa ; bandits audacieux ; conduite intrépide d'un courrier russe. Détails sur les villes de Biroslaf, Cherson, Nicholaef et Odessa.
   Chapitre XXVI : Principaux traits du Voyage de Pallas dans l'empire de Russie ; ruines de la ville de Briakhimof. Noce mordouane. La montagne de Garde ; ancienne mine de cuivre. Observations sur les Cosques qui habitent les bords de l'Iaïk.
   Chapitre XXVII : Observations sur les Calmoucks. Ménage et nourriture des Calmoucks. Leurs mariages.
   Chapitre XXVIII : Caractère, mœurs, usages et religion des Kirguis.
   Chapitre XXIX : Mœurs et usages des Baskirs.
   Chapitre XXX : Portrait, mœurs et usages des Ostiaks. Religion, mariages et funérailles des Ostiaks.
   Chapitre XXXI : Cheval sauvage. Magicienne toungouse. Observations sur les Toungouses de la Daourie, contrée de la Russie asiatique. Ancienne tombe près l'Énisséi, fleuve de la Sibérie.
   Chapitre XXXII : Détails sur la colonie des frères moraves à Sarepta. Autres détails sur les frères moraves ; traits de désintéressement.
   Chapitre XXXIII : Principaux traits du Voyage du commodore Billings dans le nord de la Russie asiatique. De la Léna, fleuve de Sibérie. Observations sur la mer Glaciale. Dents de mammont. Portrait, mœurs et usages des Yakouts. Cérémonies du mariage chez les Yakouts. Funérailles des Yakouts.

Les deux volumes : 180 euros (code de commande : 17139cath).

 

Cambridge Prize Poems : Being a complete collection of the English Poems wich have obtained the Chancellor's Gold Medal in the University of Cambridge. Thirs Edition, considerably enlarged. London, Allman, 1820. [London : Printed for T. and J. Allman, Booksellers to her Majesty, Princes Street, Hanover Suare ; and sold by the booksellers of Cambridge and Oxford. 1820] In-12 plein veau d'époque, dos à 4 nerfs orné de fers dorés, pièces de titre noires, plats décorés de filets et de fers dorés et à froid, chasses ornées d'une guirlande dorée, reliure frottée, mors fragiles, [1 (titre)], [1 bl.], [2 (avertissement et table)], 248 p.
Les textes, primés de 1813 à 1820, contenus dans ce volume sont :
   - Columbus, par G. Waddington (1813).
   - Boadicea, par W. Whewell (1814).
   - Wallace, par E. Smirke (1815).
   - Mahomet, par H. S. Beresford (1816).
   - Jerusalem, par C. H. Townsend (1817).
   - Rome, par C. E. Long (1818).
   - Pompeii, par T. B. Macaulay (1819).
   - Waterloo, par G. E. Scott (1820).
   - Wallace, par G. Waddington (1815).
   - Jerusalem, par T. F. Ellis (1817).

45 euros (code de commande : 17430).

 

CANNAERT (J.-B.) — Olim. Procès des sorcières en Belgique, sous Philippe II et le gouvernement des Archiducs, tirés d'actes judiciaires et de documents inédits, par J.-B. Cannaert, Ancien Conseiller à la Cour supérieure de Bruxelles, Membre de la Société provinciale des Arts et Sciences d'Utrecht, de Littérature nationale de Leyde, etc. Gand, Annoot-Braeckman, 1847. [Gand, Imprimerie de C. Annoot-Braeckman, Éditeur. 1847.] In-8° débroché, VII, [1 bl.], 155, [1 bl.] p., deux planches hors texte gravées par Ch. Onghena, dos cassé, manque au coin inférieur droit du premier feuillet de couverture.
Préface :
   Cet opuscule est une partie détachée d'un ouvrage de l'auteur, publié à Gand, en 1835, chez F. et E. Ghyselynck, sous le titre d'Essai sur l'ancien droit pénal en Flandre et particulièrement dans la ville de Gand, pendant les XIVe, XVe et XVIe siècles , dans ses rapports avec l'histoire du pays et les principaux événements qui se sont passés en cette ville dans les temps antérieurs, appuyé sur des actes authentiques et des documents inédits. Avec cette épigraphe : « Les ignorants calomnient leur siècle parce qu'ils ne se doutent pas des anciens désordres. » (Millot)
   Ce livre, écrit en flamand ainsi qu'il convenait à un ouvrage national ne renfermant que des actes et des documents originairement conçus et écrits dans cette langue, a, sans doute, perdu quelque chose dans la traduction qui n'a pu lui conserver l'expression de l'époque, la couleur locale, en un mot, le color antiquus qui sied si bien à des productions de cette nature et qui rend le lecteur, en quelque sorte, compatriote des personnages mis en scène et contemporain des événements reproduits sous ses yeux. Toutefois nous nous sommes efforcés d'en reproduire le texte avec une fidélité scrupuleuse, ainsi que notre devoir le prescrivait.
   L'appendice qui se trouve à la suite de ce recueil, contient quelques fragments traduits d'un ouvrage hollandais fort remarquable sur la même matière, publié en 1828 et peu connu en Belgique. Nous n'avons pas voulu qu'ils fussent perdus pour nos lecteurs.

50 euros (code de commande : 16783). 

 

CASTELLAN (Antoine-Laurent) — Lettres sur la Grèce, l'Hellespont et Constantinople, faisant suite aux Lettres sur la Morée ; Par A. L. Castellan. Avec vingt Dessins de l'Auteur, gravés par lui-même, et deux Plans. Première et deuxième parties (complet). Paris, Agasse, 1811. [A Paris, chez H. Agasse, Imprimeur-Libraire, rue des Poitevins, n° 6. 1811.] Deux parties en un volume in-8° (137 x 209 mm.) demi-veau d'époque, dos lisse sobrement orné de roulettes dorées, pièce de titre noire, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 171, [1 bl.], [1 (faux-titre de la deuxième partie)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 235, [1 bl.] p., bien complet des 20 gravures hors texte et des deux plans dépliants, bel exemplaire.
   Le peintre Antoine-Laurent Castellan (Montpellier, 1772 - Paris, 1838) fut l'élève de Pierre-Henri Valenciennes ; comme son maître, il est essentiellement connu pour ses peintures de paysages. Il était membre de nombreuses sociétés dont l'Académie royale des Beaux-Arts, du Conseil des Musées, etc.
Tables :
Première partie :

   Avant-propos.
   Lettre I. Tableau de l'Archipel ; les îles Macronisi ou Cranaë, Zéa, Gyaros, Négrepont ; digression au sujet de cette île ; rocher du Caloyer ; occupations des matelots grecs à la fin du jour.
   Lettre II : Iles d'Ipsara, Métélin et Ténédos ; côte de Troye ; cap Sigée ; châteaux et canal des Dardanelles ; accident qui nous force à relâcher à Gallipoli.
   Lettre III : Description de la ville de Gallipoli ; bazards, fontaines, mosquées, tombeaux ; ruines de monumens antiques ; visite chez un Grec.
   Lettre IV : Description de Lampsaki ; usages et mœurs de ses habitans ; rencontre d'un derviche ; barbiers turcs.
   Lettre V : Arts mécaniques des Orientaux ; moulins à eau ; moulins à vent.
   Lettre VI : Découverte d'un temple antique ruiné ; aspect développé de l'Hellespont ; souvenirs historiques.
   Lettre VII : Route de Lampsaki au Tchardak ; description de ce bourg ; écurie bâtie avec des fragmens de très-beaux monumens antiques ; traces de plusieurs autres constructions aussi antiques ; opinion sur la véritable place de la ville de Lampsaque.
   Lettre VIII : Effet des vents contraires dans le canal des Dardanelles ; idée d'un autre canal, beaucoup plus praticable en tout tems.
   Lettre IX : Arrivée d'une escadre turque ; évolutions d'un corps de cavalerie sur la côte ; départ de Lampsaki, et retour à Gallipoli ; vaisseau pestiféré.
   Lettre X : Entrée dans la mer de Marmara ; relâche à Koutali ; îles de Marmara ; illuminations du Ramadhan ; événement à Bord ; Grand-Pont, Petit-Pont et San-Stefano.
Deuxième partie :
   Lettre XI : Arrivée à Constantinople ; aspect de la ville, éclairée par les illuminations.
   Lettre XII : Caractère, mœurs et usages des marins grecs.
   Lettre XIII : Description du faubourg de Péra et de notre habitation.
   Lettre XIV : Caïques turques ; échelle du Visir ; fontaine et porte du sérail ; Atmeïdan, ses obélisques ; leur description.
   Lettre XV : Grande citerne ; singularités de sa construction.
   Lettre XVI : Présentation au Capitan-Pacha ; son palais ; détails sur notre réception ; usages comparés ; Isaac Bey.
   Lettre XVII : Promenade aux Eaux-Douces ; jeux et amusemens des Turcs.
   Lettre XVIII : Portrait d'une Princesse grecque.
   Lettre XIX : Incendie à Péra ; manière de l'éteindre.
   Lettre XX : Champs des morts.
   Lettre XXI : Buyukdéré ; rives du Bosphore ; trait de mœurs.
   Lettre XXII : Observations sur la peste.
   Lettre XXIII : Fontaine de Top-Hané ; Sérail ; tour de Léandre ; vue générale du Bosphore.
   Lettre XXIV : Tradition musulmane sur la tour dite de Léandre ou Kiz-Koullessy (Tour de la Fille).
   Lettre XXV : Mœurs et usages des Turcs.
   Lettre XXVI : Départ de Constantinople.

Détail des gravures :
  Première partie :

   - Vue du Château d'Europe aux Dardanelles, en regard de la p. 40.
   - Place de la grande Mosquée et du Bazar de Gallipoli, en regard de la p. 57.
   - Constructions antiques à Gallipoli, en regard de la p. 62.
   - Vue générale de Gallipoli, en regard de la p. 63.
   - Moulin à eau de Lampsaque, en regard de la p. 95.
   - Moulin à Lampsaki, en regard de la p. 98.
   - Moulins à vent Grecs, en regard de la p. 99.
   - Ruines du Temple de Priape, à Lampsaque, en regard de la p. 103.
   - Vue de Lampsaki et de l'Hellespont, en regard de la p. 109.
   - Mosquée de Schardak, en regard de la p. 129.
   - Plan des villages de Tchardak et Lampsaki, en regard de la p. 135.
  Deuxième partie :
   - Plan de Constantinople, en regard de la p. 1.
   - Illumination de la Mosquée dite la Validé (Yeni-djami), en regard de la p. 5.
   - Mosquée du Sultan Achmet, en regard de la p. 7.
   - Vue de Constantinople, prise des fenêtres du Palais de France, en regard de la p. 21.
   - Porte et fontaine du Serail, en regard de la p. 37.
   - Citerne antique à Constantinople, en regard de la p. 49.
   - Tombeau du Sultan Soliman, en regard de la p. 137.
   - Champ des morts, en regard de la p. 143.
   - Prairie de Buyukderé, en regard de la p. 158.
   - Indgirly-Kienschk (le Pavillon des Perles), en regard de la p. 184.
   - Kiz-Koullessy (Tour de la fille), en regard de la p. 187.

Bibliographie :
   - Gabet, Dictionnaire des artistes de l'École française, au XIXe siècle, p. 122.
   - Chadenat, Bibliothèque de feu M. Ch. Chadenat ancien libraire. Géographie - voyages - atlas - ouvrages sur la marine - livres sur l'Asie, l'Afrique, l'Amérique et l'Océanie, n° 787.

500 euros (code de commande : 16939cath).


 

CHAM (Amédée de Noé, dit) — Les tâtonnements de Jean Bidoux dans la carrière militaire. Par Cham. Paris, Martinet, [1860]. [Paris, Mon. Martinet. 15 r. de Clichy, Lith. Ch. Fernique. Paris.] In-4° (262 x 345 mm.) sous cartonnage d'éditeur, [1 (titre)], [18] ff., dos manquant, couverture frottée, exemplaire complet, les lithographies ne sont pas affectées par les habituelles rousseurs.

   
Couverture et planche n° 11.

150 euros (code de commande : 17163).

 

CHARPIGNON (Dr) — Souvenirs de l’occupation d’Orléans par les Allemands en 1870-1871. Théorie de l'invasion ; ses effets - Les assassinats - Les blessés. Orléans, Herluison, 1872. [Orléans H. Herluison, Libraire-Éditeur 17, rue Jeanne-d'Arc, 17. 1872.] In-8° (135 ´ 203 mm.) broché, 62, [1 (table)], [1 bl.] p.
   
Le docteur Louis-Joseph Charpignon (1815-1886) fut un des grands théoriciens du magnétisme animal.
Préface :
   « À la suite des combats malheureux et des événements désastreux qui avaient laissé les armées allemandes pénétrer dans la France, Orléans fut occupé pendant cinq mois par des soldats de toutes armes, par des blessés, par des prêtres catholiques, par des pasteurs protestants, par des rabbins juifs, par des infirmiers, hommes et femmes, par des employés d'administrations diverses, par des convoyeurs, multitude que chaque partie de l'Allemagne liguée avait lancée sur la France.
   Des circonstances particulières et ma profession surtout, m'ayant forcé d'établir de fréquents rapports avec beaucoup d'Allemands, j'ai pu faire des observations intéressantes à plus d'un point de vue ; je viens les résumer ici, et ajouter quelques pages aux récits que d'autres écrivains orléanais ont faits de l'invasion allemande. »

25 euros (code de commande : 13396).

 

CHARLEVOIX (R.P. [Pierre François Xavier] de). Histoire de l'établissement, des progrès et de la décadence du christianisme dans l'empire du Japon.
Louvain, Bibliothèque Catholique de la Belgique - Vanlinthout et Vandenzande, 1828-1829.
Pour en savoir plus...

Les deux volumes : 125 euros (code de commande : 6350).

 


CLADEL (Léon) — Petits cahiers de Léon Cladel. Eau-forte de L. Lenain. Bruxelles, Kistemaeckers, 1879. [Bruxelles, Henry Kistemaeckers, Éditeur 25, rue Royale, 25 M DCCC LXXIX] In-12 demi-maroquin noir, tête dorée, couverture conservée (la marque du relieur a été effacée par le propriétaire du livre !), 142, [7 (table, marque de l'imprimeur, notice de présentation de l'édition de L'Homme qui tue par Georges Gerber)], [3 bl.] p., un portrait gravé de l'auteur en frontispice et 4 pages de fac-similé de manuscrit, édition originale, exemplaire sur papier vergé en bel état.
   George Vicaire précise : « La justification du tirage, au v° du faux-titre, annonce : 200 ex. sur pap. vergé et 100 ex. sur pap. du Japon. D'après l'indication que m'a fournie M. Kistemaeckers, le tirage serait de 500 exemplaires sur pap. vergé, plus 10 ex. sur pap. du Japon. »
Bibliographie :
   Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, tome II, col. 755.

200 euros (code de commande : 15854).


 

COLETTI (Luigi) — Nuovo e brevissimo corso di aritmetica per uso specialmente de' negozianti e computisti composto dal maestro Luigi Coletti. Roma, Salviucci, 1824. [In Roma 1824. Dalla Tipografia Salviucci a spese dell' autore con approvazione. Si vendo presso l'Autore medesimo, domiciliato sulla Piazza della Rotonda N° 7.] In-8° (142 ´ 202 mm.) demi-parchemin à coins, dos lisse, tranches jaunes, 8, [1 bl.], [1], 160 p., 2 tableaux dépliants hors texte, ex-libris manuscrit « De Cesary 1845 » à la page de garde.
Introduction :
   « Tutte le Arti, Mestieri e professioni hanno bisogno di conoscere il calcolo ; o si faccia colla penna, o colla mente, o in qualunque modo.
   Molti Trattati di Aritmetica sono alla luce, ma in generale, secondo la voce pubblica, non troppo intesi, per essere troppo prolissi, e sovente oscuri.
   L'esperienza di venti anni e più di Magistero sopra questa scienza, mi ha fatto conoscere, tanto il vero Metodo, che tener si deve nell'insegnare, quanto il modo col quale più facilmente pu
ò da stesso, nella più gran parte, apprendere uno Studioso simile scienza, sotto la scorta però di un Aritmetica agevole, e che colla maggior speditezza possibile si possa trascorrere.
   Io dunque sempre intendo a rendermi utile alla Gioventù studiosa, mi sono occupato con indefesso zelo, e fatica, a stringere l'Aritmetica pratica ad intelligenza, anche degl'ingeni più tardi : contentandomi soltando di trattare sopra le sole Regole più interessanti, specialmente per i Negozianti e Computisti, trascurando le Operazioni, o sia Problemi spettanti all'Algebra.
   Quest' Aritmetica è divisa in quattro trattati, ed in ciascuno di questi, oltre la spiegazione sopra ogni Regola, trovasi con chiara, e retta disposizione, anche operata col più breve Metodo ; per cui sembrami d' essere riuscito a darvi un corso Aritmetico Pratico, da potersi facilmente apprendere in Tre mesi ; e ciò coll' ajuto di alcune Regole da me scoperte, tendenti ad abbreviare, e le altre sebbene ad altri cognite, da me semplificate.
   In fine di quest' Artimetica, trovansi Due Tavole poste per ordine Alfabetico, contenenti l' esatta corrispondenza di 100 pesi, e misure romane, colle Piazze Estere, e Viceversa : con appiè di esse il modo di operare per trovare l'equivalente dell' unita' ; ed il modo ancora di trovare reciprocamente la corrispondenza fra le Piazze Estere.
   Spero dunque, che questo mio travaglio, tuttochè tenue, sarà da voi gradito non solamente per la matteria contenuta, ma eziandio per l' esatta correzione in questa edizione. »

25 euros (code de commande : 13397).


[COLOMB]. ROSELLY DE LORGUES (Cte). Christophe Colomb serviteur de Dieu.
Paris, Plon, 1884.
Sous une reliure de Allô.
Pour en savoir plus...

80 euros (code de commande : 9239).


 

CORNEJO (Pedro) — Relation sommaire et véridique des choses dignes de remarque arrivées pendant le siège mémorable de la fameuse ville de Paris, et sa défense par le duc de Nemours, contre Henri de Bourbon, prince de Béarn, prenant le titre de Roi de France et de Navarre ; traduit de l'espagnol du licencié P. Cornejo. Paris, Fournier, 1834. [Paris, Imprimerie de H. Fournier, rue de Seine, n° 14. 1834.] In-8° broché, 43, [1 bl.] p., très rare ouvrage imprimé à 30 exemplaires.
Avertissement de l'éditeur :
   En 1590, Pedro Cornejo, qui paraît avoir été attaché à l'ambassadeur espagnol à Paris, publia, à la suite d'un ouvrage sur la Ligue, une Relation en espagnol du siège de Paris par Henri IV. Une traduction de ce curieux récit parut la même année sous le titre de : Discours brief et véritable des choses notables arrivées au siège de Paris, et défense d'icelle par le Duc de Nemours contre le Roi de Navarre, jusqu'au 6 de septembre ; Paris, Millot, 1590, in-8°.
   Bien qu'une réimpression de la version française ait été faite à Troyes, les exemplaires de cette Relation sont devenus très-rares, et la Bibliothèque du Roi n'en possède aucun. Nous avons cru devoir en publier une traduction qui, plus exacte que toutes les précédentes, sera recherchée des personnes se livrant à l'étude de l'histoire, et qui, tirée à petit nombre, s'adresse particulièrement aux Bibliophiles.
Bibliographie de la France, XXIIIe année, n° 1081.

100 euros (code de commande : 15031).

CORNER (Miss) Histoire de l'Inde. Bruxelles, Devroede, 1847. [Bruxelles. Librairie Historique et d'Éducation, V. Devroede, Éditeur. 1847.] In-8° sous cartonnage illustré d'éditeur (dessin de Louis Huard gravé par L. Lacoste), [3 (faux-titre, mention de dépôt, titre)], [1 bl.], IV, 245, [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.] p., bien complet de ses quatre gravures, (collection « Bibliothèque Illustrée - Série Historique », n° 5, tome VI), bon exemplaire exempt de rousseurs, dos recollé proprement, un petit coup au mors supérieur, rare sous cette forme.

  

50 euros (code de commande : 13957).

 

COZE — Recherches sur la population de Strasbourg, Faites d’après les Actes civils, passés en cette ville, depuis le 1er vendémiaire an VI, jusqu’au 1er vendémiaire an XI. Par le Citoyen Coze, Professeur de l'Ecole spéciale de Médecine. Paris, Imprimerie des Sourds-Muets, 1803. In-8° sous son brochage d’époque, 16 p., bel exemplaire non coupé.
   
@ Après avoir été chirurgien-major d’un régiment de cavalerie, Pierre Coze (1754-1821) fut nommé, sous la République, médecin en chef de l’armée de Sambre-et-Meuse et devint enfin le doyen de la faculté de médecine de Strasbourg. On lui doit quelques publications dont la plupart fut éditée dans les Mémoires de la Société d’Agriculture, des Sciences et des Arts de Strasbourg.
En guise d'introduction :
   « Les tables de Buffon m'avaient donné depuis long-temps, le désir de rechercher dans quelle proportion sont les naissances et les mariages dans une grande ville : je voulais aussi avoir l'occasion de trouver les rapports de la mortalité, respectivement aux âges, aux sexes, etc.
   Ce n'est que depuis la paix, que j'ai pu me livrer à ce genre de travail, et Strasbourg m'a offert des facilités que j'aurais eu de la peine à rencontrer dans toute autre grande ville de la France. Ici, les tableaux des actes civils sont faits avec une grande exactitude. Celui de la mortalité, en particulier, est une espèce de table nosologique, si bien conçue, qu'il serait à désirer qu'on l'adoptât dans toutes les villes. »

30 euros (code de commande : 11905).

 

CRÉPIN (François) — Guide du botaniste en Belgique (plantes vivantes et fossiles) par François Crépin Directeur du Jardin botanique de l'État, membre de l'Académie royale de Belgique, secrétaire général de la Société royale de botanique de Belgique. Bruxelles - Paris, Mayolez - Baillière et Fils, 1878. [Bruxelles Gustave Mayolez, Libraire-Éditeur 13, rue de l'Impératrice, 13. Paris, J.-B. Baillière et Fils, Libraires 19, rue Hautefeuille, 19. 1878.] In-12 plein simili bleu, VII, [1 bl.], 495, [1 bl.] p., bel exemplaire exempt de rousseurs, rare.
Avant-propos :
   Nous pouvons dire avec l'un de nos amis qui nous a donné l'exemple : « La première idée de cet ouvrage date de mon entrée dans la carrière botanique. Manquant de conseils et éloigné des établissements scientifiques, je cherchai un livre qui pût me servir de guide dans mes études ; ce livre n'existait pas, et je me promis de l'écrire un jour moi-même si je parvenais à être initié à une science dont le culte me semblait environné de mystères. »
   Ce que M. Germain et, plus tard, M. B. Verlot ont fait pour la France, nous avons tenté de le faire pour la Belgique en publiant ce Guide.
   Notre ouvrage se divise en deux parties bien distinctes : la première concerne la science en général et est, en quelque sorte, applicable à tous les pays ; la seconde est spécialement consacrée à la botanique de la Belgique.
   Dans la première partie, nous avons suivi à peu près l'ordre naturel des études et des recherches. En effet, après avoir exposé quelques considérations générales sur l'étude de la science, nous traitons successivement de la botanique systématique, des herborisations, de la préparation des plantes sèches, des herbiers, des échanges de plantes, de la rédaction des ouvrages de botanique descriptive, de l'anatomie, de l'organogénie, de la physiologie, de la cryptogamie et de la géographie botanique. L'étude de la paléontologie végétale vient ensuite. Deux chapitres sont, enfin, réservés à la composition de deux bibliothèques spéciales : l'une concernant les plantes vivantes, l'autre, les végétaux fossiles.
   La seconde partie comprend un aperçu de l'histoire de la botanique, des considérations sur l'enseignement et sur les différentes institutions nationales qui se rattachent à la science, un aperçu de géographie botanique, un catalogue de la flore fossile, des itinéraires d'herborisations, l'indication des principaux gîtes de plantes fossiles et, enfin, une bibliographie générale.
   On le voit, cette seconde partie traite de tout ce qui se rapporte à la botanique en Belgique. Nos confrères belges y trouveront un tableau suffisamment complet de ce qui a été fait pour la science dans notre pays depuis le XVe siècle. À leur tour, les botanistes étrangers pourront y reconnaître que nos productions végétales, tant vivantes que fossiles, sont dignes de leur intérêt et que la Belgique a le droit de revendiquer une belle place dans l'histoire de la science.

50 euros (code de commande : 15816).

 

CUVIER (Georges) — Les Oiseaux décrits et figurés d'après la classification de Georges Cuvier. LXXII Planches représentant 464 figures dessinées d'après nature et gravées sur cuivre. Les espèces les plus remarquables et les caractères génériques tirés du bec et des pattes, avec un texte explicatif. [Figures noires.] Paris, Baillière, 1869 (la couverture porte la date 1870). [Paris, J.B. Baillière et Fils Libraires de l'Académie Impériale de Médecine 19, rue Hautefeuille, près le boulevard Saint-Germain. 1869] In-8° sous une brochure factice (couverture marouflée sur du carton, le dos laisse apparaître la toile), [3 (faux-titre, catalogue de la collection, titre)], [1 bl.], [144 (description des planches – pour la plupart impression recto – et table)] p., 72 planches hors texte (1 sans nom de graveur d'après Prêtre, 1 gravée par Canu d'après Bévalet, 1 gravée par Annedouche d'après Guérin, 1 gravée par Lagesse d'après Prêtre et Gerbe, 68 gravées par Giraud : 2 d'après Guérin et Delarue, 1 d'après Bévalet, 1 d'après Bévalet et Guérin, 3 d'après Prêtre, 58 Guérin et Traviés, 3 d'après Prêtre et Guérin), mouillures dans les coins inférieurs (sans dommage pour les textes et les gravures), quelques rousseurs, bon exemplaire malgré ces défauts.

   
Couverture et planche XXX (genre Upupa)

350 euros (code de commande : 15701).

 

DE HEUSCH (Capitaine Waldor) — La tactique d'aujourd'hui et quelques mots de la tactique de demain par le capitaine Waldor de Heusch des Grenadiers, professeur à l'École Militaire de Bruxelles. Deuxième édition. Bruxelles, Spineux & Cie, 1888. [Bruxelles Spineux & Cie Librairie militaire 86, Montagne de la Cour, 86. Paris Berger-Levrault et Cie 5, rue des Beaux-Arts, 5. Madrid Fuentes y Capdeville 7, plaza de Santa Ana, 7. Amsterdam Feikma et Cie 231, Heerengracht, 231. Leipzig-Berlin-Vienne F.-A. Brockhaus. 1888. Tous droits réservés.] In-8° demi-chagrin, dos à 5 nerfs orné de fleurons dorés, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], IV, 347, [1 bl.] p., illustrations, bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
Table des matières :
   Avant-propos.
   Introduction.
   Définitions.
   La tactique d'aujourd'hui.
      Les précurseurs 1859-1866-1870 : Infanterie française. Infanterie belge. Cavalerie française. Cavalerie belge. Artillerie.
      Tactique élémentaire en Prusse : Infanterie. Cavalerie. Artillerie.
      Titre I : Tactique des armes séparées.
         - Infanterie.
         - Armement.
         - Feux : Feux de salve. Feux à volonté. Feux à cartouches comptées. Feux à répétition.
         - Formations, évolutions, mode de combat.
         - Formation de combat du bataillon encadré dans l'offensive : a. Force et fractionnement. b. Étendue du front. c. Nombre d'échelons. d. Rôle des échelons. Avant-ligne. Rôle de la réserve de bataillon. e. Profondeur de la formation.
         - Mode de combat du bataillon encadré dans l'offensive : Première phase : Formation des colonnes de compagnie. Deuxième phase : Formation préparatoire de combat. Troisième phase : Formation de combat. Quatrième phase : Ouverture du feu. Marche par bonds. Cinquième phase : Marche et renforcement de la chaîne jusqu'à l'ouverture du feu rapide. Sixième phase : Feu rapide. Représentation des six phases ci-dessus.
         - Attaque décisive ou assaut et conclusions.
         - Le bataillon encadré dans l'offensive en Allemagne : Formation fondamentale. Formation tactique. Évolutions. Formation de combat. Préparation de l'attaque. Exécution de l'attaque.
         - Le bataillon encadré dans l'offensive en France : Division en six phases. Colonne pour le combat. Marche de la colonne pour le combat de 300 mètres à 1500 mètres (croquis ). Marche de l'attaque de 1500 mètres à 400 mètres (croquis). Cinquième et sixième phases. Exécution de l'attaque. Assaut. Bataillon sur la défensive. Mode de combat. Reconnaissance et occupation de la position. Phase de la résistance. Contre-attaque. Poursuite ou retraite.
   Considérations sur la tactique de demain.
      Tactique du bataillon isolé.
      Cas particulier de combat.
      Tactique de l'infanterie contre la cavalerie.
      Tactiques des unités plus fortes que le le bataillon.
      Formations de combat des unités supérieures au bataillon : Nombre de lignes et leur rôle dans l'offensive. Densité de la formation. Distance entre les lignes. Formations dans la défensive. Quelques types de formations. Mode de combat des unités plus fortes que le bataillon.
   Tactique de la cavalerie.
      Considérations générales.
      Armement.
      Formations et évolutions : Formations et évolutions de l'escadron. Formations et évolutions du régiment. Principales différences avec les règlements allemand et français. Mode de combat. La charge. Formations et évolutions de la brigade. Formation de combat de la division. Conduite de l'artillerie à cheval. Nouvelle tactique des lignes en Allemagne. Formation de combat d'une division (méthode allemande). Combat à pied.
   Tactique de l'artillerie.
      Généralités.
      Armement.
      Formations et évolutions : Formation en bataille d'une batterie complète. Id. en batterie. Tir de l'artillerie. Vitesse du tir.
      Mode de combat dans l'offensive : Distances de tir. Choix des positions.
      Mode de combat dans la défensive.
   Titre II : La tactique appliquée.
      Étude de terrain au point de vue tactique et reconnaissances militaires.
         a. Formes générales du terrain : Polders. Terrains plats. Terrains ondulés. Terrains montueux.
         b. Obstacles, couverts, nature du sol.
         c. Influence des communications.
   Considérations sur le choix et l'occupation des positions.
      a. Du front. Étendue du front. Des flancs. Obstacles et couverts sur le front.
      b. Du terrain en avant et des abords : Postes détachés et postes avancés.
      c. Intérieur de la position.
      d. Terrain en arrière.
   Reconnaissances.
      1° Préparation.
      2° Opérations sur le terrain.
      3° Rapports sur les reconnaissances.
      Quelques détails d'exécution matérielle.
   Du commandement et de la combinaison des armes.
      Commandement.
      Combinaison des armes.
      Importance de combiner les armes.
   Différentes combinaisons tactiques de l'attaque et de la défense.
      Attaque de front.
      Attaque de flanc.
      Attaque combinée de front et de flanc ou attaque enveloppante.
      Attaque tournante ou à revers.
   Combat des unités générales.
      Combat d'une division.

40 euros (code de commande : 14595).

 

DELAMARCHE (Félix) — Atlas de la géographie ancienne, du moyen âge, et moderne, Adopté par le Conseil royal de l'Instruction Publique, A l'usage des Collèges Royaux et des Maisons d'Education, pour suivre les Cours de géographie et d'histoire. Paris, Chez l'Auteur, 1832. In-4° (255 ´ 340 mm.) reliure usagée (dos manquant, coins et coupes très émoussés, plats frottés), bien complet de ses 36 cartes coloriées montées sur onglet, rousseurs parfois importantes, traces d'humidité, déchirures sans manque.

Table des cartes
1. Tableau des différens systèmes.
2. Mappemonde.
3. Europe.
4. Iles britanniques.
5. Suède, Norwège, Danemark.
6. Russie septentrionale.
7. Russie méridionale.
8. France par provinces.
9. France par départemens.
10. Royaume des Pays-Bas.
11. Allemagne, nouvelle division.
12. République helvétique.
13. Espagne et Portugal.
14. Italie septentrionale.
15. Italie méridionale (Naples).
16. Turquie d'Europe.
17. Asie.
18. Afrique.
19. Amérique septentrionale.
20. Amérique méridionale.
21. Dispersion des peuples après le Déluge.
22. Judée ou Terre-Sainte.
23. Orbis antiquus.
24. Ægyptus antiqua.
25. Romanum Imperium.
26. Gallia antiqua.
27. Hispania antiqua.
28. Germania antiqua.
29. Italia antiqua.
30. Gr
æcia antiqua.
31. Asia Minor.
32. Alexandri Magni Expeditiones.
33. Retraite des Dix-mille.
34. Europe avant l'invasion des Barbares.
35. Europe sous Charlemagne.
36. Europe à l'époque du démembrement
      de l'empire de Charlemagne.

   

180 euros (code de commande : 12523*).


DEMMIN (Auguste). Guide de l'amateur de faïences et porcelaines.
Paris, Renouard, 1873.
Édition complète en trois volumes.
Pour en savoir plus...

Les trois volumes : 250 euros (code de commande : 9059).

 


DEWEZ (Louis Dieudonné Joseph) — Histoire particulière des Provinces Belgiques sous le gouvernement des ducs et des comtes, pour servir de complément à l'Histoire générale ; par M. Dewez. Tomes I à III (complet). Bruxelles, Berthot, 1834. [Bruxelles, Berthot, Libraire du Roi et de la Cour, Marché au Bois. 1834.] In 8° demi-reliure basane, dos lisses ornés, tome I : XXVI, 458 p., tome II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], 482 p., tome III : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], 465 p., un portrait gravé en frontispice (Guillaume et Potter) pour les tomes I et II, bon exemplaire dans sa reliure d'époque.
Préface :
   La principale perfection d'une histoire, dit le sage Fénélon, consiste dans l'ordre et l'arrangement. Pour parvenir à ce bel ordre, l'historien doit embrasser et posséder toute son histoire. Il faut en montrer l'unité, et tirer, pour ainsi dire, d'une seule source, tous les principaux événemens qui en dépendent.
   C'est ce grand principe que j'ai adopté quand j'ai conçu le projet de mon histoire générale de la Belgique. Ce plan était facile à exécuter pour la première et la dernière partie de l'histoire, c'est-à-dire, pour les époques où toute la Belgique, soumise, dans le principe, aux Romains et aux Francs, et, dans la suite, aux maisons de Bourgogne et d'Autriche, était réunie sous un même prince. Mais quand je fus parvenu à celte époque on la Belgique morcelée forma autant d'états qu'elle comprenait de provinces, je rencontrai une difficulté qui présentait d'autant plus d'embarras, qu'elle résulte de la nature du sujet. Je donnais une histoire générale : il fallait donc imaginer un plan qui correspondît à mon objet. Je sentis que, pour y parvenir, je devais établir un centre d'unité, auquel vinssent aboutir, sans obstacle et sans confusion, toutes les parties de l'ouvrage pour en former un tout. Je me suis donc astreint, pour celle partie de l'histoire, c est à-dire, du neuvième au quinzième siècle, à suivre l'ordre de Succession des ducs de la Basse-Lorraine ou Lotharingie, qui comprenait la plus grande partie de la Belgique, et j'ai rattaché tous les grands événemens de l'histoire générale à ce point de réunion. Mais je ne pouvais, suivant ce plan, comprendre dans mon histoire les événemens des histoires particulières des différentes provinces, qu'autant qu ils avaient quelque rapport avec l'histoire générale. Si je les y avais fait entrer, j'aurais été forcé, en coupant sans cesse le fil de la narration et en abandonnant le point principal de l'objet, de mettre de l'incohérence dans les faits et de jeter du désordre et de la confusion dans le récit. J'aurais, comme un architecte malhabile, établi autour d'un vaste palais, un amas de petits bâtimens qui n'auraient eu aucune proportion avec le principal édifice.
   L'histoire des provinces particulières présente cependant un grand nombre de faits non moins intéressans que ceux qui tiennent à l'histoire générale. Or ce n'est que dans l'histoire particulière de chaque province que ces faits peuvent trouver leur place. Mais pour leur donner l'intérêt dont ils sont susceptibles, il faut, conformément au grand principe de l'unité, en rassembler et en enchaîner si artistement les parties, qu'elles ne forment qu'un tout. Si l'on traitait séparément l'histoire de chaque province, en ne suivant d'autre plan que l'ordre chronologique de la succession des souverains, cette manière sèche et uniforme, forcerait nécessairement l'historien à répéter dans l'histoire de l'une, les événemens qu'il aurait déjà présentés dans celle d'une autre, qui, à la même époque, aurait été liée avec celle-là pour des intérêts communs ou brouillée pour des prétentions opposées.
   J'ai donc imaginé un plan qui m'a paru le plus propre à donner à cette partie de notre histoire, cet ensemble qui en formât comme un tout indivisible ; et pour atteindre ce but, j'ai tâché de saisir les points de réunion auxquels les divers événemens pussent se rattacher comme naturellement.
   Je ne traite séparément l'histoire d'une province, que quand elle n'a aucun rapport avec les autres, et je les réunis quand les faits les rapprochent.
   J'évite ainsi la monotonie et la répétition : je mets de l'unité et de la variété dans une matière qui paraît si décousue et si uniforme, et je soulage la mémoire, qui saisit bien plus aisément un enchaînement de faits rapprochés, qu'elle ne retient une suite d'événemens isolés.
   Mais je ne me borne pas à l'histoire des faits. Après avoir rempli cette tache, je remonte à 1 origine connue de notre histoire, c'est-à-dire, au moment où nos ancêtres, sortant de la barbarie, pour se réunir en société, ont pensé à fonder des villes et à créer des lois, et je suis les progrès de la civilisation quand les villes se sont agrandies et les lois perfectionnées.
   Je finis par tracer dans des chapitres séparés le tableau des progrès de l'agriculture et du commerce de la Belgique dans les differens siècles, et des révolutions dans les mœurs et le caractère de ses habitans ; et dans tout le cours de l'ouvrage, j'ai tâché, fidèle à ma devise, défaire sortir la lumière des ténèbres.

   

Les trois volumes : 120 euros (code de commande : 16824).


DROZ (Gustave). Le cahier bleu de Mlle Cibot.
Paris, Hetzel, 1868.
Pour en savoir plus...

15 euros (code de commande : 25/64).


 

DUFRÉNOY (Adélaïde-Gillette Billet, épouse) — Beautés de l'histoire de la Grèce moderne, ou récits des faits mémorables des Hellènes, depuis 1770 jusqu'à ce jour ; avec L'état du gouvernement des contrées où s'étend la régénération ; le tableau de leurs mœurs, de leur esprit public, de leur caractère, de leurs lois, etc., et un précis des actions extraordinaires d'Ali-Pacha, ornées d'une carte exacte, et de 12 vignettes. Par Mme Dufrénoy. Tomes I et II (complet). Paris, Eymery, 1825. [Paris, A la Librairie d'Éduction d'Alexis Eymery, rue Mazarine, n° 30. 1825.] Deux volumes in-12 plein veau d'époque, dos lisses ornés, pièces de titre rouges reliures frottées, coiffes et coins émoussés, tome I : XLIV, 488 p., tome II : [3 (faux-titre, catalogue de l'éditeur, titre)], [1 bl.], 520 p., exemplaire bien complet de ses 13 gravures (une carte coloriée à déplier, 2 frontispices et 10 planches), bon exemplaire.

   
Dos des reliures et frontispice et titre du tome I.

Les deux volumes : 250 euros (code de commande : 17222).

 

DUNAN (Maurice)Histoire romaine. De la fondation de Rome à la formation des deux Empires d'Occident et d'Orient en 395. Rédigée conformément aux programmes officiels du 28 janvier 1890 pour la classe de quatrième des lycées et collèges et autres établissements d'instruction. Par Maurice Dunan Professeur d'Histoire au lycée Louis-le-Grand et à l'école Primaire Supérieure Arago. Paris, Garnier, 1890. [Paris. Garnier Frères, Libraires-Éditeurs 6, rue des Saints-Pères, 6. 1890.] In-12 demi-chagrin brun, dos à 5 nerfs orné de fleuron dorés, VII, [1], 788 p., nombreuses gravures dans le texte, exemplaire du Service de Presse, bon exemplaire, peu courant.
Table des matières :
   I. Géographie de l'Italie. Anciennes populations. Les Étrusques. Les colonies grecques.
   II. Fondation de Rome. Institutions primitives ; le Patriciat et la Clientèle ; la Plèbe. Les Rois et le Sénat.
   III. Notions sommaires sur la religion et les sacerdoces des Romains.
   IV. Abolition de la Royauté. Le Consulat. La Dictature. Le Tribunal. Comices par Curies, par Centuries et par Tribus.
   V. Législation des Décemvirs. La Censure, la Préture. Efforts pour établir l'égalité politique et religieuse entre les deux ordres.
   VI. Histoire extérieure de Rome ; guerres contre les Latins, les Sabins, les Étrusques, les Gaulois, les Samnites, Tarente et Pyrrhus.
   VII. L'armée romaine jusqu'à l'époque de Marius. Les colonies et les voies militaires.
   VIII. Guerres contre Carthage. Hamilcar et Annibal. Les deux Scipions.
   IX. Conquêtes en Orient. Réduction de la Macédoine et de la Grèce en provinces et acquisition du royaume de Pergame.
   X. Conquêtes en Occident. Formation des provinces de Gaule Cisalpine, d'Espagne et de Gaule Narbonaise.
   XI. Jugurtha et les Cimbres. Marius. Guerres contre Mithridate. Administration des provinces.
   XII. Histoire intérieure de Rome. La Noblesse. Les Chevaliers. Les Gracques.
   XIII. Marius et Sylla. La Guerre sociale. La restauration Syllanienne.
   XIV. Pompée et Sertorius. Cicéron et Catilina.
   XV. César. Premier triumvirat. Conquête des Gaules ; Vercingétorix.
   XVI. Guerre civile. Pharsale. Dictature, réformes et projets de César.
   XVII. Octave et Antoine. Bataille d'Actium. Fin du gouvernement républicain.
   XVIII. Auguste. Son œuvre militaire. Les Provinces. Luttes contre les Germains : Varus. Limites de l'Empire.
   XIX. Auguste. Son œuvre politique. Organisation du gouvernement impérial.
   XX. Les lettres et les arts. Grands écrivains depuis la mort de Sylla jusqu'à la mort d'Auguste. Monuments. Commerce ; routes.
   XXI. Les empereurs de la famille d'Auguste. Conquête de la Bretagne.
   XXII. Les Flaviens. Ruine de Jérusalem.
   XXIII. Les Antonins. Conquêtes de Trajan. Voyages d'Hadrien ; Antonin et Marc-Aurèle.
   XXIV. Gouvernement des Antonins.
   XXV. Les Arts à Rome. Les Spectacles. La Maison romaine.
   XXVI. Les Lettres. Grands écrivains depuis la mort d'Auguste jusqu'au règne de Marc-Aurèle. Les stoïciens.
   XXVII. Le Christianisme. Église primitive. Les Catacombes.
   XXVIII. Septime-Sévère. Les grands jurisconsultes ; l'édit de Caracalla. Anarchie.
   XXIX. Relèvement de l'Empire par Dioclétien. Constantin. L'Édit de Milan ; le Concile de Nicée ; organisation de l'Église chrétienne. Fondation de Constantinople. Nouvelle organisation de l'Empire.
   XXX. Derniers temps de l'Empire. Julien. Théodose. Suppression officielle du paganisme. Les deux Empires. Étendue du monde romain.
   XXXI. Revision des grands faits et résumé du cours.

35 euros (code de commande : 16778).


DUPLESSI-BERTAUX (Jean) — Histoire de l’enfant prodigue, en douze tableaux, tirée du Nouveau Testament ; dessinée et gravée par Jean Duplessi-Bertaux en 1815. Paris, P. Didot l’aîné, 1816. In-4° broché, 52 p., 12 planches hors texte, rousseurs, couverture très défraîchie avec des manques.
@ Ci-dessous : gravure du quatrième tableau avec sa calligraphie imprimée.

   

90 euros (code de commande : 11750).

 


DURAND (H.). Les bords du Danube en Allemagne.
Tours, Mame, 1886.
Pour en savoir plus...

15 euros (code de commande : 11389).


DUVEYRIER. L’An Mil. Opéra-comique en un acte.
Bruxelles, Lelong, 1837.
Contrefaçon belge parue la même année que l'édition originale.
Pour en savoir plus...

20 euros (code de commande : 11463).


 

Exposé historique de l'état de l'Église réformée des Pays-Bas ; pour être présenté de la part de la Réunion wallonne aux églises réformées étrangères, spécialement aux églises de la France et de la Suisse-française par la Commission pour les affaires des églises wallonnes des Pays-Bas. 2e édition. Amsterdam, Van Tyen, 1855. [Amsterdam, G. Van Tyen & Fils. 1855.] In-8° broché, [2 bl.], [2 (titre et avertissement de l'éditeur)], 70, [2 (table)] p., soulignements et annotations crayonnés, rare.
Note liminaire :
   Nous nous proposons de donner un court expose de l'état des choses dans l'Église réformée des Pays-Bas. C'est surtout des temps actuels qu'il s'agit. Cependant la Hollande protestante a été trop connue autrefois, elle a eu trop de part à la vie religieuse et intellectuelle de l'Europe réformée, pour que nous n'appelions pas un instant l'attention sur ce passé que l'on connaît ; nous le relierons au présent par un coup d'œil sur ces temps intermédiaires, où l'absence d'un lien commun entre les Églises des divers pays réformés, les a conduites, non à s'oublier, mais à ne plus guères se connaître. À l'égard des temps passés, nous nous bornons à une esquisse rapide du mouvement théologique, mouvement d'autant plus important à connaître, qu'il reflète en quelque sorte la vie ecclésiastique et religieuse. Il en naît et y réagit à son tour. Connaître le premier c'est pouvoir se faire une idée de cette dernière. Arrivés aux temps présents, nous nous appliquerons à distinguer, sous le triple rapport, ecclésiastique, religieux et scientifique, les quelques traits que nous aurons à présenter.
   Quant au passé, il s'agit de trois siècles, depuis la moitié du 16e siècle jusqu'à la moitié du 19e. Nous les passerons successivement en revue.

50 euros (code de commande : 16641).

 

FÉNELON
Les aventures de Télémaque.
Paris, Ernest Bourdin, [1840].
Édition avec, notamment, les illustrations de Johannot.
Pour en savoir plus...

80 euros (code de commande : 4183).

Les aventures de Télémaque et celles d'Aristonoüs.
Tournai, J. Casterman, s.d.
Pour en savoir plus...

10 euros (code de commande : 7368).

 

[FÉNÉLON (François de Salignac de La Mothe-Fénelon, dit )] — Fénélon des demoiselles ou Choix des plus beaux écrits de cet écrivain célèbre par l'Auteur des Jeunes Martyres de la Foi Chrétienne. Paris, Janet, [ca 1838]. [Paris, Louis Janet, Libraire, Rue St. Jacques, n° 59.] In-12 plein maroquin mauve d'époque, dos à 5 nerfs orné de filets et de fleurons dorés, plaque à froid sur les plats encadrés de roulettes à froid et d'un filet doré, pointillés dorés sur les coupes, roulette dorée sur les chasses, tranches dorées, [2 (faux-titre, mention d'imprimeur (Didot))], XXVII (dont le titre gravé), [1 bl.], 260 p., 4 gravures hors texte, ex-libris armorié de la famille de La Rochefoucauld (château de La Roche Guyon), bel exemplaire sous une fine reliure.
Table des matières :
   - Notice sur M. de Fénélon.
   - De l'existence de Dieu.
   - Description de l'univers.
   - Conclusion.
   - Prière à Dieu.
   - Sermons :
      I. Fête de l'Épiphanie.
      II. L'Assomption de la sainte Vierge.
      III. La fête d'un martyr.
      IV. Fête de sainte Thérèse.
   - Entretiens pieux :
      I. Sur la prière.
      II. Sur les caractères de la piété.
   - Sentiments et avis chrétiens :
      I. De la nécessité de connoître et d'aimer Dieu.
      II. De la conformité à la vie de Jésus-Christ.
      III. Sur le renoncement à soi-même.
      IV. Comment il faut veiller sur soi.
      V. Sur les fautes journalières.
      VI. Il ne faut juger des vertus ni des vices de soi ou d'autrui selon le goût humain.
      VII. sur les croix.
      VIII. De la véritable lumière.
      IX. Sur la conformité à la volonté de Dieu.
   - De l'éducation des filles :
      I. Importance de l'éducation des filles.
      II. Inconvénients des éducations ordinaires.
      III. Sur plusieurs défauts des filles.
      IV. Vanité de la beauté et des ajustements.
      V. Instruction des femmes sur leurs devoirs.
      VI. Suite des devoirs des femmes.
   - Fables :
      I. Histoire d'Alibée, Persan.
      II. Histoire de Florise.
      III. Histoire d'une vieille reine et d'une jeune paysanne.

95 euros (code de commande : 17600).

 

[FORTIA D'URBAN]. Recueil de trois ouvrages du marquis de Fortia d'Urban précédés par une plaquette d'Adolphe Aubenas. Quatre ouvrages sous une reliure demi-maroquin vert, dos lisse orné, contenant :
AUBENAS (Adolphe)Première lettre sur Jacques de Guyse, annaliste du Hainaut, à Monsieur le Baron de Stassart. Paris, Chez l'Auteur, 1839. 32 p.
FORTIA D'URBAN — Table chronologique des Annales du Hainaut contenant l'Histoire des rois belges avant la prise de Troie. Paris, Chez l'Auteur, 1838. [1 (titre)], [1 bl.], [2 (avertissement)], 112 p.
FORTIA D'URBAN — Histoire des Lorrains, par Hugues de Toul, extraite des Annales de Hainaut par Jacques de Guyse, rédigée et commentée par M. le marquis de Fortia. Paris, Chez l'Auteur, 1838. [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], III (préface), [1 (fin de la préface)], 192 p.
FORTIA D'URBAN — Histoire et ouvrages de Hugues Métel, né à Toul en 1080, ou Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique du douzième siècle. Paris, Chez l'Auteur, 1839. VIII, 303, [1] p.

L'ensemble : 220 euros (code de commande : 12837).


 

[FRANÇOIS DE SALES]. [HAMON (abbé)] — Vie de saint François de Sales évêque et prince de Genève d'après les manuscrits et les auteurs contemporains par M. le curé de Saint-Sulpice auteur de la vie du Cardinal de Cheverus. Troisième édition, corrigée, augmentée. Enrichie d'un portrait gravé sur acier, d'une carte de l'ancien diocèse de Genève et d'une table analytique. Tomes I et II (complet). Paris, Lecoffre, 1858. [Paris. Jacques Lecoffre et Cie, Libraires rue du Vieux-Colombier, 29. L'auteur et l'éditeur se réservent le droit de traduction. 1858.] Deux volumes in-8° (145 ´ 217 mm.) plein veau d'époque, dos lisses ornés de fers dorés, pièces de titre et de tomaison rouges et vertes, tranches marbrées, reliures frottées (quelques épidermures), t. I : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], XV, [1 bl.], 647, [1 bl.] p., bien complet du portrait de François de Sales gravé par Rebel d'après Marlier et de la carte dépliante du diocèse de Genève, t. II : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], 584 p., exemplaire peu affecté par les habituelles rousseurs, quelques mouillures.
   
@  « L'abbé André Jean-Marie Hamon (1795-1874) fut professeur de théologie au séminaire de Saint Sulpice, sa vie de Saint François de Sales reste comme une des meilleures et des mieux documentées. »
   
&  Le Quérard. Archives d'histoire littéraire de biographie et de bibliographie françaises, deuxième année, 1856, p. 133, n° 586.

Les deux volumes : 45 euros (code de commande : 12957).

 

GARNIER (Jean Guillaume) — Élémens d'algèbre a l'usage des aspirans a l'École Polytechnique ; par J. G. Garnier, Ancien Professeur à cette École, Docteur ès-Sciences, et Instituteur à Paris. Première section. Troisième édition. Paris, Courcier, 1811. [Paris, Chez Courcier, Imprim.-Libraire pour les Mathématiques, quai des Augustins, n° 57. 1811] In-8° plein veau d'époque, dos lisse orné de filets et décors dorés, pièce de titre rouge, tranches rouges, petits accrocs à la tête et à la coiffe, [1 (titre)], [1 bl.], XXVI, [2 (alphabet grec, liste des ouvrages du même auteur)], 508 p., 3 tableaux à déplier hors texte, bel exemplaire de cet ouvrage peu courant.
Table des matières :
   Discours préliminaire.
   Chapitre I : Notions préliminaires.
   Chapitre II : Addition et Soustraction.
   Chapitre III : De la Multiplication.
   Chapitre IV : De la Division.
   Chapitre V : Des fractions littérales.
   Chapitre VI : Recherche du plus grand commun diviseur entre des nombres.
   Chapitre VII : De la résolution des quotiens en suites infinies.
   Chapitre VIII : De quelques propriétés des nombres. Recherche des diviseurs d'un nombre. Traduction d'un nombre d'un système dans un autre système de numération.
   Chapitre IX : Des Radicaux.
   Chapitre X : Formules des carrés et des cubes d'un binome et d'un polynome. Extraction des racines carrées et cubiques des nombres.
   Chapitre XI : De l'extraction des racines carrées et cubiques des polynomes.
   Chapitre XII : Démonstration du binome dans le cas de l'exposant entier positif.
   Chapitre XIII : Des propriétés de l'équi-différence, de l'équi-quotient, et de la suite de rapports égaux.
   Chapitre XIV : Résolution des équations du premier degré à une seule inconnue.
   Chapitre XV : Sommation des suites par équi-différences et par quotiens égaux, et de quelques autres suites qui se rapportent à celles-ci.
   Chapitre XVI : Définition, propriétés et calcul des Logarithmes.
   Chapitre XVII : Des équations déterminées du premier degré à plusieurs inconnues.
   Chapitre XVIII : Problèmes indéterminés du premier degré.
   Chapitre XIX : Résolution des équations du second degré à une inconnue.
   Chapitre XX : Méthode des coefficiens indéterminés.
   Chapitre XXI : Méthode pour trouver la valeur vraie des fractions qui deviennent £ dans une seule hypothèse.
   Chapitre XXII : De la composition des équations numériques.
   Chapitre XXIII : Transformation des équations ; évanouissement des termes intermédiaires, et théorèmes sur les racines.
   Chapitre XXIV : Recherche du plus grand commun diviseur entre des polynomes algébriques.
   Cahapitre XXV : De l'élimination entre deux équations de degrés quelconques à deux inconnues, et du degré de l'équation finale.
   Chapitre XXVI : Recherche des racines réelles, entières et inégales des équations numériques.
   Chapitre XXVII : Méthodes pour obtenir les racines réelles et égales des équations numériques.
   Chapitre XXVIII : Recherche de la partie entière des racines incommensurables des équations numériques.
   Chapitre XXIX : Démonstrations par la géométrie des courbes, des théorèmes donnés dans le chapitre précédent.
   Chapitre XXX : Méthodes pour trouver avec une approximation déterminée, la partie décimale des racines incommensurable.
   Chapitre XXXI : Génération des fractions continues, leur réduction en fractions ordinaires, et quelques propriétés de ces fractions supposées dans le chapitre précédent.
   Chapitre XXXII : Moyen abrégé d'obtenir un nombre plus petit que la plus petite différence entre les racines d'une équation.
   Chapitre XXXIII : De quelques expédiens auxquels on peut recourir dans la recherche des racines réelles, entières et incommensurables des équations numériques.
   Chapitre XXXIV : Règle des signes, ou règle de Descartes.

125 euros (code de commande : 16548).

GARNIER (Joseph). La recherche des feux en Bourgogne aux XIVe et XVe siècles.
Dijon, Lamarche, 1876.
Pour en savoir plus...

95 euros (code de commande : 11205).

 

GAUTIER (Léon) — Portraits du XIXe siècle. II. Historiens et critiques. Paris, Sanard et Derangeon, s.d. In-8° broché, 354, [2 (table, mention d'imprimeur)], [2 bl.], illustrations, bel exemplaire avec sa couverture illustrée, exemplaire de « 12 accessits » décerné à l'érudit montois Camille Wins par le Collège Saint-Stanislas, à Mons, pour l'année scolaire 1894-1895.
   
@ Les personnages étudiés sont Guizot, Guillaume de Schlegel, Taine, Ozanam, Ernest Renan, J.-F. Rio, Edmond About, Camille Rousset, Gaston Boissier, E. Littré, César Cantu, Victor Hugo, l'abbé Le Hir, Charles Blanc, Villemain, Paulin Paris, Charles de Montalembert et Michelet.

20 euros (code de commande : 11990).


GŒTHE
Werther.
Paris, Dentu, 1892.
Ouvrage paru dans la « Petite Collection Guillaume » avec des illustrations de Marold.
Pour en savoir plus...

20 euros (code de commande : 10843).


 

GOUFFÉ (Jules)Le Livre de cuisine par Jules Gouffé ancien officier de bouche du Jockey-Club de Paris. Comprenant la cuisine de ménage et la grande cuisine avec 4 planches imprimées en chromolithographie et 182 gravures sur bois dessinées d'après nature par E. Ronjat. Troisième édition. Paris, Hachette et Cie, 1874. [Paris. Librairie Hachette et Cie boulevard Saint-Germain, n° 79. 1874. Droits de propriété et de traduction réservés.] Fort in-8° (195 x 273 mm.) demi chagrin rouge, dos à 4 nerfs sobrement orné de fleurons dorés et de pointillés dorés sur les nerfs, plats et coupes frottés, [3 (faux-titre, ouvrages du même auteur, titre en rouge et noir)], [1 bl.], IX (préface et dessins de l'ouvrage), [1 bl.], 844 p., exemplaire bien complet des 25 planches et dessins hors texte (1 frontispice, 4 planches en couleurs à pleine page et 20 dessins répartis en 10 planches), bon exemplaire malgré des rousseurs parfois importantes.
   Préface :
   « J'ai hésité beaucoup avant de me décider à écrire l'ouvrage que je publie aujourd'hui. Ce qui m'a fait balancer pendant de longues années, c'est, je le déclare, l'inutilité de la plupart des livres de cuisine publiés jusqu'à ce jour, qui presque tous n'ont fait que se copier servilement les uns les autres, répétant les mêmes recettes les plus vagues et souvent les plus fausses, adoptant tous les mêmes routines et les mêmes erreurs ne précisant, dans leurs formules, ni poids, ni mesures, ni quantités, ni durées de cuisson, ravalant notre profession plutôt qu'ils ne la rehaussaient, enfin ne pouvant être d'aucun secours pour personne, ni pour ceux qui savent, ni pour ceux qui ont à apprendre, ni pour les gens du monde, ni pour les gens du métier.
   Ai-je fait mieux ? Ai-je eu enfin le bonheur de réaliser ce livre de cuisine universellement attendu ? Le public jugera ; tout ce que je puis dire, c'est que j'ai fait autre chose que ce que l'on a fait jusqu'ici.
   On confond ordinairement dans les ouvrages culinaires la petite et la grande cuisine, les mets les plus simples avec ceux du genre le plus compliqué ; de là un amalgame des plus fâcheux, et qui explique comment l'étude et la pratique de l'art culinaire ont fait si peu de progrès jusqu'à ce jour.
   Ainsi, pour citer un exemple, quoi de plus irrationnel que de donner les recettes des bisques, des suprêmes, des essences, pêle-rnêle avec les haricots de mouton, les sautés de lapin, les blanquettes, les veaux à la bourgeoise, les choses les plus élémentaires de la cuisine domestique ? Quoi de plus propre à tout embrouiller, à faire que personne n'y reconnaisse rien, ni maîtres, ni cuisiniers ?
   J'ai voulu séparer ce qui, à mon point de vue, ne pouvait sans inconvénient être réuni. À l'aide des dimensions exceptionnelles du livre, et qui me paraissent indispensables si l'on veut embrasser la cuisine dans toute son étendue, j'ai pu diviser mon traité en deux parties bien distinctes : l'une, pour la cuisine de ménage, et l'autre pour la cuisine d'extra. Ces deux branches se correspondent, sans aucun doute, et se complètent l'une par l'autre, comme j'aurai plus d'une fois l'occasion de le démontrer ; mais il n'en est pas moins vrai que, dans la pratique, elles représentent deux parties différentes.
   Il est incontestable que la tâche de la cuisinière bourgeoise n'est pas la même que celle d'un chef de grande maison.
   Ainsi, dans ma première partie, on trouvera la cuisine de ménage proprement dite, sains complications d'aucun genre sous le rapport du travail et de la dépense ; on verra si j'ai craint d'y donner les détails les plus minutieux, d'entrer dans les explications les plus positives, de manière à les mettre tout à fait à la portée des débutants et des apprentis.
   J'ai été constamment guidé par une pensée qui est la base même du Livre de cuisine et qui suffira, je l'espère, pour lui assigner, rien que sous ce rapport, une place à part : j'ai tenu à donner, pour les recettes du ménage, les mesures les plus précises. On n'a rien expliqué ni rien démontré en cuisine ordinaire, si l'on ne procède que par des quantités approximatives, des données arbitraires, comme poids, comme mesure des matières et aussi comme durée des opérations.
   Je n'ai pas rédigé une seule de mes indications élémentaires sans avoir constamment l'horloge sous les yeux et la balance à la main. Je m'empresse d'ajouter qu'on n'est pas obligé d'avoir continuellement recours, dans la pratique, à ces moyens de vérification absolue, du moment où l'on est devenu un ouvrier habile et consommé. Mais lorsqu'il s'agit de formuler pour les personnes qui n'ont pas encore de connaissances acquises, je déclare qu'on ne saurait procéder d'une façon trop rigoureuse ; c'est le seul moyen d'en finir avec les à-peu-près et les doutes, qui planent encore actuellement même sur les préparations les plus simples, et font que tant de personnes mangent mal chez elles, et se plaignent, avec juste raison, du peu de progrès qu'a faits jusqu'à présent la cuisine de ménage.
   Dans la seconde partie, j'ai présenté la grande cuisine avec tous ses développements et ses perfectionnements. Je pense n'avoir rien omis ; toutefois j'ai évité avec le plus grand soin toutes les dénominations pompeuses ou bizarres, tous ces charlatanismes si ridicules de mets inconnus qui encombrent tant de livres, et qui ne représentent en résumé que des choses de pur étalage dont personne ne mange ou des vieilleries déguisées sous un nom nouveau.
   Pourquoi n'ajouterais-je pas aussi que j'ai été poussé à écrire le Livre de cuisine par les sollicitations pressantes de plusieurs de mes jeunes confrères qui veulent bien recourir quelquefois à mes conseils et à mon expériences ? Ils m'ont rappelé que par ma position personnelle et les circonstances de ma vie, je me trouvais être en cuisine à la fois l'homme du passé et l'homme du présent, l'homme du courant et l'homme de l'extra ; apte, par cela même, à écrire sur l'ensemble et les détails de notre métier des choses utiles, instructives, qui n'ont pas été dites avant moi.
   Entré dès mes plus jeunes années dans la carrière culinaire, j'ai beaucoup vu, beaucoup observé, beaucoup pratiqué dans tous les sens.
   J'ai eu occasion d'étudier de près le travail de nos anciens grands maîtres, dont on aurait tort de laisser les noms et les travaux tomber dans l'oubli. Ainsi je citerai Loyer, l'homme qui a su le mieux dresser suivant moi une grosse pièce de cuisine ; Drouhat, aussi bon administrateur que bon cuisinier ; Léchard, le praticien universel, traitant avec un talent supérieur toutes les parties ; Bernard, si renommé pour la délicatesse minutieuse de son travail ; Tortez, le meilleur élève des Loyer et des Drouhat, digne en tous points de leur succéder. J'ai été d'ailleurs employé pendant sept années consécutives comme cuisinier et comme pâtissier par l'illustre Carême. J'ai fait en sorte de tirer tout le profit possible de ses excellents préceptes et de ses grandes traditions, qu'il serait si désirable de voir revivre à notre époque.
   Cependant les souvenirs d'autrefois ne m'ont jamais rendu injuste envers le présent. Je ne suis pas de ceux qui déclarent que la cuisine française, cette partie de notre nationalité dont nous avons raison d'être fiers, est perdue aujourd'hui, et qu'elle ne se relèvera jamais. Les bonnes et vraies choses ne périssent pas ; il peut y avoir sans doute des moments de déclin ; mais on se relève tôt ou tard avec le travail, l'intelligence et la bonne volonté. Je maintiens qu'on n'a jamais été mieux à même de faire bien et très bien qu'à présent.
   Pénétré de cette conviction et des progrès continus dont la cuisine est susceptible, aussi bien dans ses parties les plus simples que dans ses branches les plus relevées, il n'y a pas de jours où je ne cherche et ne travaille au milieu de jeunes praticiens déjà célèbres, et qui témoignent assez par leurs talents et leur renommée justement acquise que la jeune cuisine n'a nullement dégénéré. Je citerai en première ligne MM. Paul Pasquier, Charles et Léon Canivet, Paull Dessolliers, Got, chef pâtissier chez Sa Majesté l'Empereur Napoléon III, Bernard fils et Cogerie, Madelain, Amédée Bain, chef de bouche chez Sa Majesté la reine Christine, Charles et Alexandre Lavigne, Édouard Chenu et tant d'autres.
   Plusieurs d'entre eux veulent bien se dire mes élèves ; qu'ils me permettent de ne leur donner d'autre titre que celui de confrère et d'ami.
   Je leur dois un grand nombre d'excellentes recettes que je n'ai eu qu'à transcrire textuellement ; tous ceux auxquels j'ai fait appel, notamment MM. Amédée Bain et Charles Canivet, mes collaborateurs particuliers, m'ont aidé puissamment de leur concours actif et dévoué dans l'exécution de ce long et difficile ouvrage, qui a été fait au milieu de nos travaux de tous les jours, sur nos fourneaux, la vraie place du Livre de cuisine.
   Parmi mes auxiliaires, je citerai aussi mes deux frères, Alphonse Gouffé, officier de bouche à la cour d'Angleterre depuis vingt-cinq ans, et Hippolyte Gouffé, officier de bouche chez le comte André Schouvaloff, aussi depuis vingt-cinq ans. Les renseignements qu'ils m'ont envoyés de l'étranger m'ont été d'un grand secours. Ce n'est pas seulement comme frère que je les remercie, c'est aussi comme cuisinier rendant justice à leur mérite incontesté.
   Enfin, je me résume dans ceci, c'est surtout à l'usage que l'on pourra juger le Livre de cuisine.
   Grâce aux réformes et aux méthodes que je propose, si j'apprends d'ici à quelques années que chacun mange du mieux possible, suivant sa position sociale ; que d'une part la cuisine de ménage se pratique enfin avec soin, économie et confortable, et que d'une autre la grande cuisine s'exerce dans les conditions de progrès, de bon goût, d'éclat, que comporte si bien un siècle de lumières et de luxe comme le nôtre, j'aurai atteint réellement le but que je m'étais proposé, je me déclarerai pleinement satisfait du résultat et bien payé de toutes mes peines. »

   
Georges Vicaire écrit à propos de ce livre :
   « Cet ouvrage culinaire est, avec ceux d'Urbain Dubois, un des plus complets et des plus sérieusement traités qui existent ; les recettes que l'on y trouve sont fort recherchées, mais il faut avoir un budget assez important, affecté aux dépenses de table, pour pouvoir suivre les savants conseils de ce maître de l'art culinaire.
   Les planches en chromolithographie qui se trouvent au nombre de 25 dans le volume sont très soignées et donnent une idée exacte des mets et pièces qu'elles indiquent. »
Bibliographie :
   - 
Vicaire, Bibliographie gastronomique, col. 417-418.

150 euros (code de commande : 16735cath).


GOURMONT (Remy de) — Le Latin Mystique. Les poètes de l'antiphonaire et la symbolique au Moyen Âge. Préface inédite de l'auteur. Frontispice de Maurice Denis. Ornements de Roger Deverin. Paris, Crès, 1892. In-8° broché, [2 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], XI, [1 bl.], [1 (avertissement)], [1 bl.], 423, [1 bl.], [1 (colophon)], [3 bl.] p., ex-dono, manques au dos et à la couverture.

80 euros (code de commande : 13160).


GRAR (Édouard). Histoire de la recherche, de la découverte et de l'exploitation de la houille dans le Hainaut français, dans la Flandre française et dans l'Artois. 1716-1791.
Valenciennes, A. Prignet, 1847-1848-1850.
Très rare édition de cette incontournable étude en trois volumes sur l'histoire industrielle du nord de la France.
Pour en savoir plus...

Les trois volumes : 950 euros (code de commande : 10947).


 

GROBERT (Colonel [Jacques-François-Louis]) — De l’exécution dramatique, considérée dans ses rapports avec le matériel de la salle et de la scène. Traité dédié à S.A.S. Monseigneur le prince Cambacérès, Archi-chancelier de l’Empire, Duc de Parme, etc. Paris, F. Schoell, 1809. In-8° (132 ´ 205 mm.) demi-basane, XXII, [2 (table)], 297, [1 (corrections)] p., trois planches gravées dépliantes in fine, dos usagé avec un important manque en tête, exemplaire dédicacé par l’auteur à « Monsieur Talma artiste divin », très rare ouvrage.
&  Pougin, Dictionnaire historique et pittoresque du théâtre et des arts qui s'y rattachent, p. XIII.
Table des matières :
Préface.
Chapitre I : Vues générales.
Chapitre II : Du théâtre et de l'exécution dramatique chez les anciens.
Chapitre III : Des avantages et des défauts du théâtre des anciens.
Chapitre IV : Des théâtres modernes.
Chapitre V : Description des salles modernes.
Chapitre VI : De la peinture.
Chapitre VII : De la perspective.
Chapitre VIII : Suite du chapitre précédent.
Chapitre IX : De l'acoustique.
Chapitre X : De la scène.
Chapitre XI : Des changemens et des machines.
Chapitre XII : Des décorations accessoires ou détachées, et de l'éclairage de la scène.
Chapitre XIII : Des costumes.
Chapitre XIV : De la forme et des dispositions de la salle.
Chapitre XV : Des accessoires de la salle ; de la manière de la chauffer, de la rafraîchir, et de l'éclairer.
Chapitre XVI : Résumé.

200 euros (code de commande : 11555).

 


[HENRI IV]. PÉRÉFIXE (Hardouin de) — Histoire du roi Henri le Grand, par Messire Hardouin de Péréfixe. Édition ornée du portrait de ce Prince et du fac simile d'une de ses lettres ; dédiée a S. A. R. le prince Henri, duc de Bordeaux, par MM. Paul et Chrestien, éditeurs. Paris, Gœtschy, 1821. [Paris. De l'imprimerie de Gœtschy, rue Louis-le-Grand, n°27. 1821.] In-12 (105 ´ 171 mm.) plein veau d'époque, dos lisse orné de fers dorés, reliure frottée, 286, [1 (table)], [1 bl.] p., portrait d'Henri IV en frontispice, petit cachet d'appartenance de l'avocat Jeantin à la page de garde et étiquette du libraire Benit Jeune, installé rue Saint-Pierre, n° 49 à Verdun.

25 euros (code de commande : 13731).

Histoire de la destruction des jésuites...
Liège, de l'imprimerie de Ve Duvivier et fils, 1827.
D'après les Mémoires de l'abbé Georgel.
Pour en savoir plus...

20 euros (code de commande : 7872).


 

[HOMÈRE]. ENGELMANN (R.) — L'œuvre d'Homère illustrée par l'art des anciens. Traduit de l'allemand. Trente six planches précédées d'un texte explicatif et d'un avant-propos de L. Benloew. Paris, Reinwald & Cie, 1891. In-4° oblong sous couverture imprimée, [1 (titre)], [1 bl.], [2 (avant-propos)], 11, XX (planches), 12, XVI (planches), [1 (liste des abréviations)] p., cachet d'appartenance au premier contreplat, bon exemplaire.

25 euros (code de commande : 12298).

 

Les Hommes du jour. Revue biographique hebdomadaire. 1re Série - n° 1. Bruxelles, Les Hommes du jour, [1895]. 33 numéros (la plupart de 4 pages) en 1 volume in-4° sous une modeste reliure de pleine toile grège, reliure frottée, [142] p., illustrations, cachet ex-libris de Pierre Decrem à la page de garde et à la première page du n° 1, bon exemplaire peu affecté par les habituelles rousseurs, rare.
   Cette revue était dirigée par Charles Delfosse qui était également l'auteur des portraits de couverture.
Table des numéros :
   1. Edouard Anseele, membre de la Chambre des Représentants.
   2. Georges Lorand, membre de la Chambre des Représentants.
   3. L'abbé Daens, membre de la Chambre des Représentants.
   4. Émile Vandervelde, membre de la Chambre des Représentants.
   5. Jules De Burlet, Ministre de l'Intérieur, chef de Cabinet.
   6. Le major Albert Thys, Directeur général des Compagnies commerciales belges du Congo.
   7. Hector Denis, membre de la Chambre des Représentants. (8 p.)
   8. Victor Hallaux, fondateur et rédacteur en chef de la Chronique.
   9. Jules Vandenpeereboom, Ministre des Chemins de fer, Postes et Télégraphes.
   10. M. Helleputte, membre de la Chambre des Représentants.
   11. Edmond Picard (6 p.), sénateur.
   12. Gustave Defnet, membre de la Chambre des Représentants.
   13. Albert Nyssens, Ministre de l'Industrie et du Travail.
   14. Louis Bertrand, membre de la Chambre des Représentants.
   15. Léon Furnémont, membre de la Chambre des Représentants.
   16. Jef Lambeaux, statuaire.
   17. Célestin Demblon, membre de la Chambre des Représentants.
   18. Achille Chainaye Champal de la Réforme.
   19. Jules Le Jeune, sénateur, ancien ministre de la Justice.
   20. Pierre Fluse, socialiste verviétois.
   21. Franz Schollaert, Ministre de l'Intérieur.
   22. Paul Janson, sénateur provincial.
   23. Constantin Meunier, peintre-sculpteur.
   24. Jean Volders, publiciste et fondateur du Parti Ouvrier.
   25. Eugène Robert, ancien membre de la Chambre des Représentants.
   26. Edmond Van Beveren, socialiste gantois.
   27. Paul Robin, ancien directeur de l'Orphelinat Prevost, à Cempuis (France).
   28. Théophile Massart, directeur de la Société Coopérative de Jolimont : « Au Progrès ».
   29. Mme Camille du Gast, aéronaute et Louis Capazza, aéronaute, inventeur du parachute « Sauveteur-Aérien ».
   30. Charles Buls, bourgmestre de Bruxelles.
   31. Ernest Solvay. Industriel, ancien sénateur.
   32a. Élisée Reclus, géographe.
   33. Jules Lekeu, conseiller communal à Schaerbeek, Louis De Brouckere, conseiller communal à Bruxelles, condamnés politiques.
   32. Les candidats socialistes de Bruxelles aux élections communales du 17 novembre 1895. (8 p., ce numéro ne devait pas être coupé, il était destiné à servir d'affiche pour la campagne électorale).

120 euros (code de commande : 16426).

HUC (Évariste-Régis). Souvenirs d'un voyage dans la Tartarie, le Thibet et la Chine.
Tournai, Casterman, 1850.
Édition parue la même année que l'édition originale parisiennene.
Pour en savoir plus...

50 euros (code de commande : 10200).


Victor HUGO


JOUY (E.) et JAY (A.). Les hermites en liberté...
Paris, chez Ladvocat, 1824.
Le dernier volume de la série des Observations sur les mœurs et usages des Français.
Pour en savoir plus...

30 euros (code de commande : 6352).


 

JUSTE (Théodore) — Histoire de Belgique depuis les temps primitifs jusqu'à la fin du règne de Léopold Ier. Quatrième édition. Tomes I à III (complet). Bruxelles, Bruylant-Christophe & Cie, 1868. [Bruxelles. Bruylant-Christophe & Cie, Éditeurs, rue Blaes, 33. M DCCC LXVIII] Trois volumes in-8° demi-chagrin vert à coins, reliures frottées et coins émoussés, tome I : [4 (faux-titre, frontispice, titre en rouge et noir, mention de dépôt)], 352 p., tome II : [3 (faux-titre, mention de dépôt, titre en rouge et noir)], 380 p., tome III : 360 p., nombreuses gravures en noir dans le texte, 43 chromolithographies sur 44, (le frontispice du livre X manque), bon exemplaire peu affecté par les habituelles rousseurs.

   
Frontispice et titre du tome I et chromolitho Chapitre de l'Ordre de la Toison d'Or en regard de la p. 48 du tome II.

Les trois volumes : 90 euros (code de commande : 17188).

 

KARR (Alphonse) — Les guêpes. Séries I à VI. Nouvelle édition. Paris, Michel Lévy Frères, 1864 (pour les t. I et II), 1866 (pour le t. III), 1867 (pour les t. IV, VI), 1868 (pour le t. V). Six volumes in-12 demi-percaline rouge, pièces de titre, t. I : [3 (faux-titre, liste des œuvre d'Alphonse Karr, titre)], [1 bl.], 305, [1 bl.] p., t. II : [3 (faux-titre, liste des œuvre d'Alphonse Karr, titre)], [1 bl.], 322 p., t. III : [3 (faux-titre, liste des œuvre d'Alphonse Karr, titre)], [1 bl.], 319, [1 bl.] p., t. IV : [3 (faux-titre, liste des œuvre d'Alphonse Karr, titre)], [1 bl.], 324 p., t. V : [3 (faux-titre, liste des œuvre d'Alphonse Karr, titre)], [1 bl.], 320 p., t. VI : [3 (faux-titre, liste des œuvre d'Alphonse Karr, titre)], [1 bl.], 312 p., rousseurs.

   

Les six volumes : 150 euros (code de commande : 11875).


LAVILLE (Laurent) — Nouvelle République. Suivie de Considérations sur Napoléon Bonaparte. Par Laurent Laville cultivateur à Gaillac (Tarn). Paris, Bonaventure et Ducessois, 1848 [la couverture porte la mention des éditions Garnier]. In-8° broché, VIII, 140 p., bon exemplaire malgré une couverture très légèrement défraîchie.
   Il ne nous a pas été possible de trouver des informations biographiques sur Laurent Laville. Son rare ouvrage lui donne une place parmi les utopistes, dans l’Avis il écrit :
   « J’ai fait prendre naissance à ma Nouvelle République dans la Turquie, pays qui n’en a guère idée ; j’ai fait conquérir aux républicains turcs plusieurs nations qui n’en ont pas entendu parler ; mais, si le cadre est bon, il importe peu que tout y soit supposé.
   J’admets une taxe aux fortunes, et sur cela quelques-uns pourraient me dire communiste, ce mot étant assez à la mode aujourd’hui. Cependant, je prétends, tout au contraire, que le communisme ne saurait exister, car il supposerait dans les hommes plus de vertu qu’ils ne peuvent en avoir […] »
Bibliographie :
   Lorenz, Catalogue général de la librairie française, t. III, p. 184.

100 euros (code de commande : 11457).

 

LE BRET (Eug.) — Manuel médical des eaux minérales. Paris, Delahaye, 1874. [Paris, Adrien Delahaye, Éditeur place de l'École-de-Médecine. 1874. Tous droits réservés.] In-8° (127 ´ 190 mm.) sous reliure de pleine percaline d'éditeur, VII, [1 bl.], 555, [1 bl.], 24 (catalogue de l'éditeur) p., bon exemplaire malgré les inévitables rousseurs.
Table des matières :
   Avant-propos.
   Première section : Généralités.
      I. Minéralisation.
      II. Thermalité.
      III. Modes d'emploi des eaux minérales.
         Eau en boisson - Bains - Douches - Étuves, bains de vapeur - Salles d'inhalation - Inhalations, bains et douches de gaz acide carbonique - Bains et applications topiques de boues minérales et conserves - Eaux mères.

      IV. Moyens adjuvants et circonstances auxiliaires de l'emploi des eaux minérales.
         Massage - Gymnastique et exercice - Hydrothérapie - Cure du petit-lait - Cure de raisin - Climat, altitude et saisons - Régime et hygiène.

   Deuxième section : Précis thérapeutique et descriptif.
      I. Classification des eaux minérales.
      II. Effets généraux, physiologiques et thérapeutiques des eaux minérales.
      III. Médication sulfureuse.
         1. Eaux sulfurées sodiques : Bagnères-de Luchon - Cauterets - Baréges - Saint-Sauveur - Ax - Eaux-Bonnes - Eaux-Chaudes - Challes - Labassère - Guagno (Saint-Antoine de).
         2. Eaux sulfurées sodiques hyposulfitées : Le Vernet - Amélie-les-Bains - Molig - Olette - La Preste.
         3. Eaux sulfurées calciques : Enghien - Pierrefonds - Gréoulx - Cambo.
         4. Eaux hydro-sulfurées : Schinznach - Allevard - SaintHonoré - Aix en Savoie - Bagnols.
         5. Eaux sulfurées et chlorurées sodiques : Uriage - Aix-la-Chapelle - Saint-Gervais.
      IV. Médication saline.
         A. Eaux chlorurées sodiques
         1. Eaux chlorurées sodiques non ou peu gazeuses : Balaruc - Bourbonne-les-Bains - Niederbronn - Lamotte-les-Bains - Salies-de-Béarn - Salins (Jura) - Kreuznach - Salins (Savoie) - Bourbon-l'Archambault.
         2. Eaux chlorurées sodiques chargées de gaz acide carbonique : Nauheim - Kissingen - Wiesbaden.
         3. Eau de mer.
         B. Eaux sulfatées sodiques.
         Carlsbad - Marienbad - Franzensbad - Miers - Brides-les-Bains.

         C. Eaux sulfatées sodiques et magnésiennes.
      V. Médication alcaline.
         1. Eaux bicarbonatées sodiques : Vichy - Vals - Ems - Royat - Saint-Nectaire - Andabre - Soultzmatt.
         2. Eaux bicarbonatées calciques et magnésiennes : Contrexéville - Vittel - Évian - Pougues - Capvern - Alet.
      VI. Médication arsenicale.
         La Bourboule - Mont-Doré - Plombières.

      VII. Médication ferrugineuse.
         1. Eaux ferrugineuses bicarbonatées : Spa - Pyrmont - Schwalbach - Saint-Moritz - Orezza - Bussang.
         2. Eaux ferrugineuses crénatées : Forges-les-Eaux.
         3. Eaux ferrugineuses sulfatées : Saint-Christau - Auteuil.
         4. Eaux ferrugineuses thermales : Luxeuil - Lamalou.
      VIII. Médication minéro-thermale simple.
         Néris - Bagnères-de-Bigorre - Dax - Bourbon-Lancy - Ussat - Teplitz-Shönau - Wildbad-Gastein - Bagnoles-de-l'Orne - Avêne - Châteauneuf - Bains-en-Vosges - Louèche-les-Bains - Saint-Amand - Barbotan.

   Troisième section : Corollaires.
      I. Durée et direction du traitement par les eaux minérales.
      II. Indications dans les effets consécutifs des eaux minérales.
      III. Choix et comparaison des stations d'eaux minérales en France et à l'étranger.

45 euros (code de commande : 13189).


 

LEGOUVÉ (Ernest) — Nos filles et nos fils. Scènes et études de famille. Illustrations par P. Philippoteaux. Paris, Hetzel, [1880]. [Bibliothèque d'Éducation et de Récréation J. Hetzel et Cie, 18, rue Jacob Paris. Tous droits de traduction et de reproduction réservés.] In-8° sous cartonnage de pleine percaline violette d'éditeur, tranches dorées (reliure de A. Lenègre), [1 bl.], [2 (titre-frontispice, titre)], [1 bl.], 330, [6 (catalogue des éditions Hetzel)] p., 26 illustrations (1 titre-frontispice, 1 vignette de titre, 1 bandeau de tête de chapitre, 1 cul-de-lampe et 22 planches hors texte), bon exemplaire exempt de rousseurs.
Dédicace de l'auteur à ses trois petits-enfants :
   Je vous dédie ce livre à vous trois, car c'est à vous trois que je le dois. Il comprend et parcourt vos trois âges ; il va de tes dix ans, ma petite Georgina, jusqu'à tes vingt ans, mon cher Maurice, en passant par tes seize ans, mon cher Georges. Nos causeries, nos petits voyages, les espérances ou les craintes que vous m'avez inspirées, les incidents de notre vie de famille, m'ont fourni la matière de ce volume. C'est tantôt un récit, tantôt une biographie, tantôt une étude morale, tantôt la mise en scène de quelque défaut que j'ai glané derrière les sermonnaires ou les moralistes, tantôt, enfin, quelque problème d'éducation dont je cherche la solution. Tel chapitre te paraîtra peut-être un peu sérieux, ma chère Georgina, mais tu le liras, parce que tu y retrouveras tes frères. Telle scène de famille te semblera un peu enfantine, mon cher Maurice, mais tu t'y plairas, parce que tu y reconnaîtras ta sœur.
   Tout écrivain a devant lui, dès qu'il prend la plume, un auditoire fictif auquel il s'adresse. Je m'imagine toujours, par exemple, votre ami Hetzel, entouré, en écrivant ses albums, d'un petit peuple de bambins, un peu barbouilles, assez peu habillés, lui venant aux genoux, tendant vers lui leurs bras, leurs bouches, leurs yeux émerveillés, pendant que lui, penché vers eux, il embrasse l'un, il gronde l'autre, et leur parle à tous dans cette langue charmante qu'il a comme retrouvée sur leurs lèvres et dont il a gardé le secret. Mon auditoire est un peu plus mêlé et un peu plus grave, puisqu'il se compose de trois auditoires, je pourrais même dire de quatre, car derrière nos filles et nos fils, je vois leurs parents, et mon ambition, pour ces intimes récits, serait que les petits pussent s'y plaire et les grands en profiter.

 

Titre-frontispice et titre.

45 euros (code de commande : 15405).

 

LE SAGE — Histoire de Gil Blas de Santillane. Vignettes par Jean Gigoux. [Notice sur Gil Blas par Charles Nodier.] Paris, Paulin, 1836. [Paris, Chez Paulin, Libraire-Éditeur, 33, rue de Seine. 1836.] In-8° demi-chagrin brun, dos lisse orné de fleurons, filets et roulettes dorés, plats frottés, quelques petites épidermures, 972 p., texte encadré d'un double filet, 595 illustrations (1 frontispice, 1 vignette de titre, 13 bandeaux de tête de chapitre, 136 lettrines, 133 culs-de-lampe, 310 vignettes dans le texte, 1 hors texte), tache d'encre à la p. 233, rousseurs.
    Il s'agit du second tirage de cette édition richement illustrée par Gigoux ; la première fut imprimée en 1835. Cette édition de 1836 correspond à celle décrite par Carteret et Vicaire qui en mentionnent les modifications typographiques.
   À propos de cette édition, Béraldi écrit : « Le Gil Blas immortalisera le nom de Gigoux. Aussi longtemps qu'il y aura des bibliophiles, on recherchera, pour ses illustrations spirituelles et d'une désinvolture si cavalière, ce Gil Blas, un des cinq ou six principaux ouvrages à figures du XIXe siècle ; ce Gil Blas capital dans l'histoire du livre illustré, qui a fait à lui seul une révolution, qui a remis en usage la gravure sur bois, substitué aux planches hors texte, seules usitées depuis cinquante ans et tombées de 1815 à 1830 au dernier degré du médiocre et du banal [...] la gravure dans le texte, c'est-à-dire à l'illustration peu nombreuse et solennelle, l'illustration abondante, facile, vivante ; au livre illustré dispendieux, le livre à bon marché.
   Gigoux a trouvé le rara avis : une nouvelle forme de livre illustré. À partir de son Gil Blas, la vignette sur bois va fournir une carrière brillante pendant trente ans, après quoi le bois cèdera la place à l'eau-forte. »
   Carteret, Le trésor du bibliophile romantique et moderne 1801-1875, tome III, pp. 382-386.
   Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, tome V, col. 238-241.
   Beraldi, Les Graveurs du XIXe siècle. Guide de l'amateur d'estampes modernes, tome VII, pp. 109-128 et principalement pp. 112-113 et 125-128.

   

40 euros (code de commande : 15362).

 

LEUVEN (Adolphe de), FORGES (Philippe-Auguste Pittaud de) et DUMANOIR (Philippe) — Sophie Arnould. Comédie en trois actes mêlée de couplets, par MM. Ad De Leuven, De Forges et Ph. Dumanoir ; représentée, pour la première fois, sur le théâtre du Palais-Royal, le 11 avril 1833. Bruxelles, Lelong, 1833. [A Bruxelles. J.-A. Lelong, Libraire-Éditeur, rue des Pierres, n° 43. 1833.] In-12 broché, 71, [1 bl.] p., (collection « Nouveau Répertoire Dramatique de la Scène Française », 4e série - 1re livraison), bon exemplaire malgré un petit manque au dos et une déchirure, sans perte, au second feuillet de couverture.
   La contrefaçon du théâtre français en Belgique fut une entreprise particulièrement prospère et François Godefroid indique qu'elle « connaîtra son apogée avec la publication du Nouveau Répertoire dramatique de la Scène française publié par J.-A. Lelong, de 1832 à 1854, sans le consentement des auteurs. »
Bibliographie : Godfroid, Aspects inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique, pp. 31-54.

20 euros (code de commande : 17984).

 

LEVASSEUR (E.) et PÉRIGOT (Ch.) — Atlas de géographie physique, politique et économique (France - Europe - Terre). Paris, Delagrave, [ca1880]. Petit in-4° écu, demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs, [12] p., bien complet des 103 cartes (250 × 190 mm.) en couleurs, bon exemplaire.
@ Cet atlas était destiné aux élèves des classes d'humanités (classe de mathématiques élémentaires). 39 cartes sont consacrées à la France et à ses colonies, 34 à l'Europe et 30 à la terre.


Carte des arbres fruitiers et des forêts.

180 euros (code de commande : 11207).

 

LITTRÉ (É) — Dictionnaire de la langue française. Contenant 1° Pour la nomenclature : tous les mots qui se trouvent dans le Dictionnaire de l'Académie française et tous les termes usuels des sciences, des arts, des métiers et de la vie pratique ; 2° Pour la grammaire : la prononciation de chaque mot figurée et, quand il y a lieu, discutée ; l'examen des locutions, des idiotismes, des exceptions et, en certains cas, de l'orthographe actuelle, avec des remarques critiques sur les difficultés et les irrégularités de la langue ; 3° Pour la signification des mots : les définitions ; les diverses acceptions rangées dans leur ordre logique, avec de nombreux exemples tirés des auteurs classiques et autres ; les synonymes principalement considérés dans leurs relations avec les définitions ; 4° Pour la partie historique : une collection de phrases appartenant aux anciens écrivains depuis les premiers temps de la langue française jusqu'au seizième siècle, et disposée dans l'ordre chronologique à la suite des mots auxquels elles se rapportent ; 5° Pour l'étymologie : la détermination ou du moins la discussion de l'origine de chaque mot établie par la comparaison des mêmes formes dans le français, dans les patois et dans l'espagnol, l'italien et le provençal ou langue d'oc. Tomes I. Première partie : A-C. Seconde partie : D-H. et II. Première partie : I-P. Seconde partie : Q-Z. (Complet.) Tome I : Paris, Hachette, 1863. [Librairie de L. Hachette et Cie. Paris, 77, Boulevard Saint-Germain. Londres, 18, King William Street, Strand (W.C.). Leipzig, 15, Post Strasse. 1863. Tous droits réservés.] Tome II : Paris, Hachette, 1869. [Librairie de L. Hachette et Cie. Paris, 77, Boulevard Saint-Germain. Londres, 18, King William Street, Strand (W.C.). Leipzig, 3, König-Strasse. 1869. Tous droits réservés.] Quatre volumes in-4° demi-chagrin vert d'époque, dos à 4 nerfs, reliures frottées, manque à la queue du premier volume, tomes I première et seconde parties : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], LIX, [1 (explication des abréviations)], 944 ; [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], [1136 (pp. 944-2080)] p., tome II première et seconde parties : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], II, 1396 ; [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], [1232 (pp. 1397-2628, les pp. 2567-2628 sont consacrées aux Additions et Corrections)] p., édition originale.
   
@ Émile Littré acheva la rédaction de son Dictionnaire en 1865. La publication fut effectuée en livraisons, la première en 1863 et la dernière en 1872.
  :  Littré, Comment j'ai fait mon dictionnaire de la langue française.

Les quatre volumes : 250 euros (code de commande : 13298).


 

MAHAUDEN (Raymond) — Les demoiselles de Saint-Cyr, comédie-vaudeville en deux actes. Bruxelles, J.-A. Lelong, 1844. In-12 broché, 39, [1 bl.] p.
@ Raymond Mahauden (Enghien, 1812 - Saint-Josse-ten-Noode, 1842) écrivit un opéra (Marie de Brabant), deux pièces et un poème. Ses compositions dramatiques reçurent un accueil très favorable. Ernest Matthieu précise que « Mahauden ne manquait pas de talent, et nul doute qu'il aurait acquis une légitime renommée littéraire, si une mort prématurée ne l'avait enlevé à trente ans » ; il ajoute que ses pièces « sont devenues presque introuvables. »
& Matthieu, dans Biographie Nationale, t. 13, col. 154.

20 euros (code de commande : 11201).

 

[LOUIS XVI DE FRANCE]. Fac-simile du testament de Louis XVI. Seule édition autorisée par son Excellence le Ministre de la police générale, comme conforme à celle faite sur l'original ; Gravé par Pierre Piquet, chargé par S. Ex. de la gravure des exemplaires distribués au nom du Roi. On y a joint le fac-simile d'un fragment d'écrit de Madame Élisabeth, et des signatures de la Reine Marie-Antoinette et du jeune Louis XVII ; Accompagné d'une notice historique, contenant des détails très intéressans et inconnus jusqu'à ce jour, sur le testament du roi Louis XVI, et sur l'origine du testament de la Reine. Par L. E. Audot. Paris, Gueffier - Audot - Plancher - Picquet, s.d., In-4° demi-chagrin bleu, 16 p., 10 ff. de fac-similé (dont la Copie figurée du Testament de la Reine, imitant parfaitement l'écriture de cette auguste princesse. Imprimée avec soin sur papier semblable à l'original. Toulouse, Vieusseux, s.d.).

   
Couvertures

75 euros (code de commande : 17426).

 

MARTINS (Charles) — Du Spitzberg au Sahara. Étapes d'un naturaliste au Spitzberg, en Laponie, en Écosse, en Suisse, en France, en Italie, en Orient, en Égypte et en Algérie. Par Charles Martins professeur à la Faculté de Montpellier, correspondant de l'Institut de France. Paris, Baillière, [1886]. [Paris, Librairie J.-B. Baillière et Fils 19, rue Hautefeuille, près du boulevard Saint-Germain. Tous droits réservés.] In-8° demi-chagrin rouge, dos à 5 nerfs, tête dorée, couverture de Georges Devy chromolithographiée conservée, XVI, 619, [1 bl.], 4 (catalogue de l'éditeur) p., bien complet de ses XVI planches hors texte dont le frontispice, les cinq feuillets des pp. V à XII (dédicace et préface) manquent, elles ont été remplacées par des copies, bon exemplaire malgré les inévitables rousseurs.
   Il s'agit de la deuxième édition de ce peu courant classique du livre de montagne ; l'originale de 1866 n'était pas illustrée.
      - Bibliographie : Perret (Jacques), Guide des livres sur la montagne et l'alpinisme, n° 2852.
Table des matières :
   Dédicace - Préface de l'auteur.
   Introduction : La Géographie botanique et ses progrès les plus récents.
      § I. Premiers travaux de géographie botanique.
      § II. Statistique végétale. Des influences diverses qui déterminent la distribution des végétaux à la surface du globe.
      § III. De la naturalisation et de l'acclimatation des végétaux. De l'apparition des espèces sur le globe.
   - Le Spitzberg, tableau d'un archipel à l'époque glacière.
      - Découverte et exploration du Spitzberg.
      - Climat du Spitzberg.
      - Constitution physique et géologique du Spitzberg.
      - Flore du Spitzberg (Végétaux phanérogames du Spitzberg - Végétaux phanérogames des Grands-Mulets - Végétaux phanérogames du sommet du Faulhorn - Végétaux phanérogames des environs de la cabane de Vincent, sur le Mont-Rose).
      - Faune du Spitzberg (Mammifères - Oiseaux - Poissons et animaux invertébrés - Époque glaciaire).
   - Le Cap Nord de la Laponie.
   - Un hivernage scientifique en Laponie.
      - Lignes d'ancien niveau de la mer.
      - Installation des instruments.
      - Flux et reflux de la mer.
      - Astronomie, étoiles filantes.
      - Série météorologique.
      - Température.
      - Pression atmosphérique.
      - Aurores boréales.
      - Magnétisme terrestre.
      - Mesures céphalometriques.
      - Conclusions et espérances.
   - Voyage en Laponie, de la mer Glaciale au golfe de Bothnie.
      - Plantes des environs de Karesuando.
   - De la colonisation végétale des îles Britanniques, des Shetlands, des Feroe et de l'Islande.
   - La vingtième réunion de l'Association Britannique, à Édimbourg, en août 1850.
   - Les glaciers des Alpes et leur ancienne extension dans les plaines de la Suisse et de l'Italie.

      - Des glaciers actuels.
      - Roches polies et striées par les glaciers actuels.
      - Moraines et blocs erratiques des glaciers actuels.
      - Cailloux rayés par les glaciers actuels.
      - De l'ancienne extension des glaciers du Mont-Blanc, de Chamounix jusqu'à Genève.
      - Du climat de l'époque glaciaire.
   - Deux ascensions scientifiques au Mont-Blanc.
      - Ascension de de Saussure.
      - Ascension de Bravais, Martins et Lepiteur.
      - Résultats scientifiques.
   - Le campagnol des neiges.
   - Des causes du froid sur les hautes montagnes.

      - Des causes du froid physiologique chez l'homme.
      - Conditions subjectives générales qui modifient la sensation du froid.
      - Causes physiologiques de froid spéciales aux hautes montagnes.
   - La réunion de la Société helvétique des sciences naturelles, en août 1863 à Samaden, dans la haute Engadine, canton des Grisons.
      - La session de Samaden.
      - Travaux de la Société helvétique des sciences naturelles.
   - Le mont Ventoux, en Provence.
      - Description physique de la montagne.
      - Échelle des climats.
      - Conditions physiques favorables aux études de la topographie botanique.
      - Ascensions au mont Ventoux.
      - Forêts et cultures.
      - Zones végétâtes.
   - La Crau, ou le Sahara français.
   - Aperçu géologique sur la vallée du Vernet, et la distinction des fausses et vraies moraines dans les Pyrénées orientales.

      - Constitution géologique de la vallée du Vernet ; fausses moraines.
      - Terrains glaciaires de la vallée du Vernet.
      Moraines terminales de Mont-Louis.
      - Fausse moraine des Escaldas.
      - Roches moutonnées et moraines de la vallée de Carol.
   - La Tribune de Galilée à Florence.
   - Promenade botanique le long des côtes de l'Asie Mineure, de la Syrie et de l'Égypte.

      - Malte.
      - Syra.
      - Smyrne.
      - Le Bosphore de Constantinople.
      - Le platane de Buiukdéré.
      - Rhodes.
      - Pompéiopolis.
      - Alexandrette.
      - Latakieh.
      - Tripoli.
      - Beyrouth.
      - Jaffa.
      - Alexandrie.
      - Le Caire et les Pyramides.
      - Retour.
   - Le Jardin d'acclimatation de Hamma, près d'Alger.
      - Le Jardin d'acclimatation en 1852.
      - Le Jardin d'acclimatation en 1864.
   - La forêt de l'Edough près de Bone.
   - Tableau physique du Sahara oriental de la province d'Alger.

      - La région méditerranéenne.
      - La sous-région des hauts plateaux.
      - La région désertique.
      - Les formes du désert.
      - Les oasis.
      - Répartition des populations.
      - La vie au désert.
      - Conclusion.
   - Tables.

   
Couverture, frontispice et page de titre.

95 euros (code de commande : 17731).

 

MAYNE-REID (Capitaine) — L'habitation du désert ou aventures d'une famille perdue dans les solitudes de l'Amérique. Ouvrage traduit de l'anglais par Armand le François et illustré de 24 vignettes par Gustave Doré. Nouvelle édition. Paris, Hachette, 1865. In-12 sous cartonnage illustré d'un motif doré représentant Saint-Michel terrassant le dragon, dos orné de caissons dorés, [2], [1 (frontispice)], [1 (titre)], [1 bl.], 376 p., coupes un peu frottées, une déchirure restaurée au feuillet des pp. 237-238, sans dommage pour le texte, rousseurs sinon joli exemplaire.

40 euros (code de commande : 11360).

MEILHAC (Henry) et HALÉVY (Ludovic) — La Veuve. Comédie en trois actes. Paris, Calmann-Lévy, 1895. In-12 broché, [4], 73, [3 bl.] p., exemplaire non coupé, quelques rousseurs.

12 euros (code de commande : 12080).


Mémoires de la Société Royale des Antiquaires du Nord. 1840-1844.
Copenhague, Au Secrétariat de la Société, s.d.
Pour en savoir plus...

Les deux volumes : 70 euros (code de commande : 8898).


MÉRY. Héva.
Paris, Hachette, 1861.
Pour en savoir plus...

10 euros (code de commande : 22/65).

 

MÉRY — Les nuits anglaises. Contes nocturnes. Paris, Michel Lévy Frères, 1853. In-18 anglais demi-maroquin brun, dos à 5 nerfs, tête dorée, couverture conservée, (reliure de G. Dubois d'Enghien), [4 (faux-titre, catalogue des titres de la collection, titre, mention de droits)], 368, [1 (table)], [1 bl.], [8 (catalogue de l'éditeur)] p., (collection « Bibliothèque Contemporaine », 2e Série), exemplaire enrichi d'une lettre autographe signée de l'auteur.
@ Dans sa lettre à son ami Berger, datée de Marseille, le 5 mai 1841, Joseph Méry évoque les difficultés qu'il a à récupérer des caisses qu'il doit expédier à Constantinople et son souhait, malgré son mal de mer, d'effectuer un voyage aux Dardanelles.

   

100 euros (code de commande : 11726).

 

 

MICHAUD (Joseph François) et POUJOULAT (Baptistin) — Histoire des croisades abrégée à l'usage de la jeunesse par MM. Michaud de l'Académie française et Poujoulat. Tours, Mame, 1858. [Tours, Ad. Mame et Cie, Imprimeurs-Libraires. M DCCC LVIII.] In-8°plein chagrin vert, dos à 4 nerfs orné de fers dorés, plaque à froid encadrée par un filet doré sur les plats, [3 (faux-titre, mention de droits, titre)], [1 bl.], 388 p., quatre gravures dont un frontispice par Th. Ruhierre d'après K. Girardet, cachet de bibliothèque.
En quatrième de couverture :
   M. Michaud a voulu que je prisse la plume en tète de cette Abrégé de l'Histoire des Croisades, où nous figurons tous les deux pour notre part de travail. Cet ouvrage, dernier fruit d'une association si honorable pour moi, m'inspire des sentiments particuliers de reconnaissance et de fierté. Il ne s'agissait point ici de permettre à un obscur jeune homme de mêler ses récits de pèlerin aux récits de l'écrivain poëte dont l'Europe savait le nom ; ces familiarités-là s'expliquent par le laissez-aller des lointains voyages. Il ne s'agissait pas non plus d'entreprendre en commun une publication et une appréciation nouvelle de nos principaux monuments historiques ; dans ces sortes de travaux il est naturel que la jeunesse vienne en aide à l'âge avancé ; quand il y a beaucoup de livres et de gros livres à remuer, on ne peut guère négliger le secours des mains vigoureuses. Mais du moment qu'il était question des croisades, M. Michaud ne devait partager avec personne ; les croisades sont devenues sa propriété par droit de science et de talent, et lorsqu'il parle de ces époques héroïques, M. Michaud peut dire comme cet ancien : Terra quam camco mea est (la terre que je foule est à moi).
   Ceci me remet en mémoire les commencements de mon union littéraire avec l'historien des guerres de la croix. Il y a déjà onze ans que mon heureux destin me mit pour la première fois sur le chemin de l'homme qui m'avait appris, dans mon enfance, à gémir sur les proscrits et avait charmé mes heures de collège par le récit des grandes aventures de nos preux chrétiens. Les chroniques du onzième et du douzième siècle furent la pâture offerte à mon imagination de dix-neuf ans, et je dois avouer ici que ces chroniques n'eurent pas d'abord un puissant attrait pour moi. J'admirais volontiers Godefroid, Tancréde, Baudouin, les deux Robert, Raymond de Toulouse, mais je sentais parfois mon courage défaillir devant la sécheresse et le latin barbare de Raymond d'Agiles, du moine Robert, de Tudebode et de Baudry. L'énergie de la volonté fit tomber peu à peu la rébellion de l'esprit ; je m'accoutumai à l'allure, au langage de ces narrateurs du Moyen Âge, et quand la Bibliothèque des Croisades, œuvre de vaste et curieuse érudition, fut terminée, je ne reconnus point sans plaisir quelques pierres que j'avais laborieusement amassées, sous l'œil du maître, pour la construction de ce monument.
   Revenus de ce long voyage à travers les vieux siècles de notre histoire, nous entreprîmes un autre voyage à travers les contrées où s'étaient accomplis les événements que nous venions de repasser. Je continuai sur la terre d'Orient les études commencées dans les collections de Bongars et de Martenne, et M. Michaud cherchait au delà des mers le dernier mot de ce qu'il avait étudié pendant vingt-cinq ans : nous interrogions les chroniques sous les murs de Constantinople, de Saint-Jean-d'Acre et de Jérusalem comme nous les avions interrogées à Paris, quelque temps auparavant, dans la solitude du cabinet. Le 20 février 1831, écrivant de la ville sainte à M. Michaud qui avait pris le chemin de l'Égypte, je lui disais : « Savez-vous ce qui m'a le plus frappé dans mes voyages avec vous ? C'est votre promenade historique autour des murailles de Jérusalem. Après avoir raconté la conquête de la ville sainte, vous êtes venu chercher sur les lieux l'éclaircissement de quelques doutes, la solution d'un dernier problème ; vous avez voulu déterminer d'une manière précise, par quel point Godefroid et Tancréde sont entrés dans la cité de David. Vous donnez au monde littéraire un grand spectacle, un spectacle nouveau ; c'est la première fois que la muse de l'histoire a passé les mers pour corriger ses fautes. Hérodote et quelques autres historiens de l'antiquité ont voyagé, mais c'était pour recueillir des faits, et non point pour améliorer un livre déjà achevé. »
   La cinquième édition de l'Histoire des Croisades, publiée en ce moment, renferme les améliorations que promettait la vue du lointain théâtre des guerres saintes ; le voyageur complète ici la tâche de l'historien. Indépendamment des rectifications géographiques et des couleurs qui distinguent cette dernière édition, on y trouve une connaissance plus approfondie des faits, de l'esprit de l'époque. Dans les destinées de l'écrivain, il n'est rien de plus intéressant, de plus heureux que de suivre son œuvre à travers le temps, de lui voir subir les épreuves décisives des révolutions qui changent ou modifient le goût, les mœurs, les institutions, de le mettre d'année en année au niveau de toute appréciation, de toute découverte, de toute science, d'y revenir sans cesse pour le fortifier de l'expérience de l'étude et de la réflexion des longs jours, et d'être à la fin soi-même comme la postérité de son propre ouvrage ! Bien souvent, au déclin de la vie, l'homme ramenant sa pensée vers les ans évanouis, s'arrête aux principaux actes de sa carrière et surprend dans son cœur le regret de ne pouvoir refaire ce qui a été fait, de ne pouvoir repasser par le même chemin , car l'expérience qui épargne les fautes a coutume de placer sa demeure au bout de la route : inutile regret ! Il n'est donné à personne de recommencer la vie, et ce qui est écrit dans le livre des jours ne peut ni s'effacer ni se corriger ! Le bonheur littéraire de M. Michaud, c'est d'avoir tenu longtemps son ouvrage dans les mains et de le tenir encore pour lui donner ces désirables perfections que le temps seul amène. Ces pieux et constants efforts dont le but est l'amélioration d'une œuvre, appartiennent peu aux habitudes de notre temps ; nous coudoyons chaque jour des gens qui improvisent des chefs d'œuvre, nous sommes encombrés de renommées qui, d'un seul bond, portent leur tête dans les cieux, et on s'étonne que l'apparition de tant de génies n'ait pas facilité les admirations contemporaines : toutefois, ce me semble, un secret instinct avertit le public que la plupart de ces immortalités littéraires ont leurs jours comptés, que, dans dix ans, bon nombre de ces dieux seront cendre et poussière, et que la vérité si méprisée se verra à la fin vengée par la gloire.
   L'Abrégé de l'Histoire des Croisades qu'on va lire est un travail tout à fait distinct de la grande Histoire. Dans ce grand ouvrage, les expéditions de la croix sont présentées avec l'imposant développement de leur origine et de leur explosion, de leur durée et de leur décadence ; c'est une vaste explication autant qu'un récit des mouvements belliqueux de la vieille Europe contre l'Asie. Les traits de mœurs qui caractérisent les personnages et les nations, les détails qui jettent le mouvement dans les tableaux, les couleurs, les variétés, les physionomies infinies par lesquelles tout un monde ressuscite dans un livre d'histoire, tout cela donne à l'ouvrage de M. Michaud une importance , une hauteur, une plénitude de vie et d'intérêt que rien ne saurait remplacer. Cependant un abrégé des grandes choses renfermées dans ce livre était dans les vœux du public ; la jeunesse des écoles qui n'a ni le loisir ni la patience de lire de longs travaux, et dont les studieux penchants ne peuvent pas surmonter d'ailleurs l'obstacle d'un prix d'ouvrage trop élevé ; les gens du monde qui, n'ayant pas beaucoup de temps et d'attention à dépenser pour la science, veulent s'instruire rapidement et sans efforts ; enfin les nombreux lecteurs appartenant aux humbles fortunes, demandaient qu'on leur retraçât dans une narration rapide les curieux et beaux souvenirs de nos croisades.
   Cet Abrégé, longtemps attendu, le voilà fait ; le maître et le disciple se sont chargés de cette tâche. M. Michaud m'a confié le soin du récit, depuis le commencement des pèlerinages jusqu'à la quatrième croisade ; lui-même, ne voulant point permettre à mon amitié de le soulager de l'autre moitié du fardeau, a poursuivi le travail jusqu'à la fin. L'habitude du sujet nous a mis à même de faire entrer beaucoup de choses en peu de pages ; nous n'avons point négligé nos souvenirs et nos études de voyageurs pour éclaircir les faits ou colorer les tableaux, et nous pensons que cet Abrégé donne une idée assez nette de l'ensemble des croisades. Pourtant il faudra toujours recourir à la grande Histoire, si on veut contempler le spectacle de ces guerres dans ses poétiques et majestueuses proportions.
   Notre Abrégé, destiné à populariser le sujet des expéditions saintes, nous paraît devoir prendre un grand caractère d'utilité et d'intérêt dans le temps présent où les peuples de l'Occident se tournent de nouveau vers les régions orientales. Les esprits, en Europe, sont maintenant appelés à comprendre, mieux qu'on ne l'a fait jusqu'à ce jour, tout ce qu'il y eut de beau et de social dans les croisades. Il y aurait une déplorable pauvreté de jugement à ne voir dans ces événements que des superstitions grossières, une piété aveugle mêlée à d'inutiles exploits. Le moyen âge s'arma tout à coup au nom de la religion, seul patriotisme de ces vieux temps, pour aller refouler au cœur de l'Asie les innombrables peuplades musulmanes qui menaçaient l'Europe dune effroyable invasion ; le Moyen Âge s'arma pour sauver la croix, radieux symbole de la civilisation moderne. Sa grande ambition fut d'abord de délivrer Jérusalem, parce que Jérusalem formait comme le centre moral d'où la vérité s'était répandue dans le monde, et l'affranchissement du Calvaire devait être la grande victoire remportée sur les barbares enfants de la nuit. La sublime espérance des croisades c'était la conquête de l'Orient au profit du christianisme ; c'était l'unité chrétienne s'établissant sur toute la terre, et conduisant la grande famille humaine à la charité, à la paix, à la lumière. La réalisation de cette unité religieuse aurait présenté un spectacle bien autrement beau que l'unité politique dans l'univers romain.
   Les peuples partant sous les saintes bannières, ne savaient pas toute l'étendue de la mission qu'ils accomplissaient ; car les peuples comme les hommes n'ont jamais le secret des révolutions dont ils sont les instruments providentiels, et le sens véritable de ces révolutions ne se révèle qu'à la postérité. Mais toujours faut-il que le respect des âges monte fidèlement au pied des générations choisies pour enfanter les grandes choses. Les expéditions saintes n'ont pas obtenu un triomphe complet, et la moitié du monde est restée barbare. Mais rendez grâce aux croisades, si les pays de France, d'Italie, de Belgique et d'Allemagne n'ont point subi le sort de l'Orient musulman, si vous avez une civilisation chrétienne, une indépendante nationalité ; rendez grâce aux guerriers qui, pendant deux siècles, ont combattu pour la croix ; remerciez les pèlerins martyrs dont l'Asie a gardé la poudre héroïque, si l'islamisme n'a pas changé en déserts vos riches plaines et vos fécondes vallées, si l'Europe n'a pas été précipitée dans la nuit.
   Ce fut France, pays d'intelligence et de bravoure, qui donna le signal des croisades, et entraîna le reste de l'Europe sur la route du saint tombeau. Les croisades furent des guerres toutes françaises, et nous trouvons dans les expéditions sacrées la partie la plus héroïque de notre histoire. C'est la France qui a fourni le plus de guerriers illustres dans ces gigantesques luttes d'outremer; elle a eu l'honneur de donner des rois à la Jérusalem latine. Le nom Franc qui, dans les langues d'Orient, désigne les peuples de l'Europe, est un reste glorieux de cette époque où, pour les nations asiatiques, l'Occident était la France. Notre pays, en se plaçant, il y a sept siècles, à la tète de la révolution des croisades, s'était constitué le défenseur de la civilisation moderne, et avait saisi cet empire intellectuel qu'il n'a point perdu.
   Au temps où nous vivons, par un mystérieux retour des mêmes lois dans l'humanité, la politique et l'industrie d'Europe semblent vouloir reprendre en Orient l'entreprise des armées chrétiennes. Les diverses contrées qui furent le théâtre des guerres de la croix, sont redevenues parmi nous l'objet de l'attention universelle. On s'occupe aujourd'hui de la Syrie, de l'Afrique, de l'Égypte et de Constantinople, comme au douzième et au treizième siècles. Le génie de l'Occident et le génie de l'Orient se sont rencontrés une seconde fois, et l'invasion des idées remplace l'invasion des armes. La Méditerranée qui, dans l'antiquité, fut le passage et le lien de toute pensée de civilisation, avait vu au moyen âge les différentes nations de l'Europe échanger leurs lumières; les saintes bannières avaient flotté sur cette mer déjà veuve alors des merveilles de l'ancien monde, et les efforts de civilisation se poursuivaient à l'ombre de la croix. Mais après la chute des colonies chrétiennes, la Méditerranée retomba au pouvoir de la nuit. De nos jours, la lutte entre la lumière et les ténèbres a recommencé sur les mêmes rivages. La conquête d'Alger en 1830, et les récentes campagnes d'Afrique, ne sont autre chose que des croisades. Si l'expédition de saint Louis, à Tunis avait réussi, Charles X n'aurait pas eu besoin d'envoyer ses armées dans les parages africains. La réforme européenne dans l'empire turc, les tentatives de nos contemporains pour ouvrir des routes commerciales à travers les plus lointaines contrées de l'Asie, les courses intrépides des voyageurs pour mettre la science en possession de cette admirable portion du globe, tous ces hardis efforts sont autant de croisades contre la barbarie musulmane. Si les expéditions latines du douzième siècle avaient pu atteindre parfaitement leur but, l'Orient aurait été pour le génie de l'Europe moderne, non pas un monde à conquérir, mais un héritage à garder.
   Eh écrivant cette Abrégé de l'Histoire des Croisades, nous avons eu particulièrement en vue la jeunesse ; c'est pour elle surtout que nous avons travaillé. Ce qui distingue la France d'aujourd'hui, ce n'est pas le patriotisme ; cette triste absence du patriotisme provient du peu d'amour pour les aïeux. La patrie, ce n'est point l'espace de terre où l'homme s'agite et meurt, c'est le passé avec ses rudes travaux, avec ses sanglants sacrifices et ses gloires impérissables. Il ne faut donc pas renfermer nos destinées entre hier et aujourd'hui ; nous avons derrière nous des autels et des tombeaux, et dans les débris des siècles se trouve une illustre poussière qui a droit à notre culte : les récits des grandes choses du vieux temps seront pour la jeunesse des leçons de patriotisme. Les croisades sont la grande épopée de la foi : dans un siècle qui se traîne à travers les pâles solitudes du doute, il est bon de montrer tout ce que la foi peut enfanter d'audace, d'énergie et de puissance.

25 euros (code de commande : 17598).


MILLAUD (Albert). La Comédie du Jour sous la République Athénienne.
[Paris], [Plon, Nourrit et Cie], [1886].
Bon exemplaire avec les illustrations de Caran d'Ache.
Pour en savoir plus...

75 euros (code de commande : 5203).


MILLEVOYE. Œuvres de Millevoye.
Paris, Quantin, 1880.
Bon exemplaire avec les sept eaux-fortes de Lalauze.
Pour en savoir plus...

Les trois volumes : 90 euros (code de commande : 3681).

 

Mœurs, usages et coutumes de tous les peuples du monde, d’après des documents authentiques et les voyages les plus récents ; publié par Auguste Wahlen. Asie. Bruxelles, Librairie Historique-Artistique, 1843. In-8° (182 ´ 268 mm.) demi-chagrin olive à coins, dos à 4 nerfs, [3 (faux-titre, autres volumes de l’éditeur, titre avec une vignette en couleurs)], [1 bl.], 591 p., 82 illustrations en couleurs : la table des planches annonce 79 chromolithographies hors texte, dans notre exemplaire, Types chinois en regard de la p. 183 et Iman en regard de la p. 486 manquent, cependant, il faut en ajouter cinq non mentionnées (Afghan d’Hérat, p. 420 ; Habitant de Lahore, p. 422 ; Prêtre persan ou mollah, p. 432 ; Habitant du Mont Liban, p. 517 et Femme druse, p. 536), coins émoussés, restauration au second plat.

     
        
Page de titre                                                   Dos                             Illustration en regard de la p. 372 :
                                                                                                                       « Indou jouant du Pannak »

Illustration en regard de la p. 196 : « Marchand Chinois - Voiture à voile »

350 euros (code de commande : 11616).

 

MOREAU (Hégésippe) — Le myosotis. Petits contes et petits vers. Nouvelle édition illustrée de cent trente-quatre compositions de Robaudi, gravées sur bois par Clément Bellenger. Préfacé par André Theuriet. Paris, L. Conquet, 1893. In-8° pleine reliure moderne signée Daelemans, constituée par des bandes verticales de maroquin, box, basane dans les tons turquoises et une bande dorée, dos lisse, titre doré, gardes de daim, contre-gardes en box, couverture conservée, étui, [2 bl.], [3 (faux-titre, justification du tirage, titre)], [1 bl.], [1 (titre de la préface)], [1 bl.], X, [1 (fin de la préface)], [1 bl.], 383, [1 (fin de la table) p., frontispice, tirage limité à 500 exemplaires, un des 350 sur vélin, exempt de toute rousseur, d'une parfaite fraîcheur.
   
@ Si cette reliure est bien particulière dans les couleurs et la réalisation qui présente quelques défauts dus à une main manquant encore d'expérience, il n'en s'agit pas moins d'un bel exemplaire dans une fraîcheur exceptionnelle et habillé de matériaux nobles.

   

480 euros (code de commande : 12469).

 

[MOREAU DE BELLAING (Pierre-François-Joseph-Xavier)] Observations sur quelques écrits publiés dans la Belgique, par lesquels on propose de dépouiller le Roi de France d'un tiers de ses possessions, pour en agrandir les Royaumes voisins. [Lille], [Vanackère (imprimé par Marlier)], [ca 1818]. In-8° sous son brochage d'attente de l'époque, 99, [1 bl.] p., mouillures, rare
   Sur Pierre-François-Joseph-Xavier Moreau de Bellaing (Valencienne 22 août 1752 - Mons 25 janvier 1827), voir C. de Francquen, Recueil historique, généalogique, chronologique et nobiliaire des maisons et familles illustres et nobles du royaume, article « Moreau de Bellaing », pp. 11-12.
En guise d'introduction :
   « L'univers ébranlé croulât-il sur sa tête,
   Son front calme et serein braverait la tempête. »
   Français, les vers qui précèdent rendent parfaitement le caractère de notre Roi toujours grand, même au sein du malheur.
   J'eusse désiré lui offrir l'hommage de ce faible opuscule, mais le respect profond que l'on doit aux Souverains, défend de leur faire aucune dédicace, sans avoir obtenu leur permission ; et lorsque l'indignation, me tenant lieu de génie, me rendit auteur pour la première fois , à l'âge de 66 ans, pressé de communiquer au public les résultais de mes idées, le tems ne
m'a point laissé la faculté de solliciter l'autorisation de les faire paraître sous les auspices de notre Monarque chéri.
   Colonel sous le règne du vertueux et trop infortuné Louis XVI, je n'ai voulu aucune place depuis ; j'ai été assez heureux pour que ce Souverain et son auguste épouse aient daigné me dire qu'ils étaient satisfaits de mon zèle dans les circonstances difficiles qui affectaient péniblement leurs cœurs ; je n'eusse demandé de Louis XVIII le Désiré qu'un de ces regards de bienveillance qui expriment si bien la beauté de son ame et l'excellence de son cœur.
   Si cependant Sa Majesté était contente de mon faible essai, je la supplierais de faire passer à M. le Maire de Lille la médaille de fidélité, pour m'être remise : ce serait une récompense bien douce ; c'est la seule à laquelle j'aspire.
   C'est donc à vous, Français, et surtout aux Belges-Français mes compatriotes, que j'offre cette chétive production ; heureux si elle contient la réfutation complète des brochures dont on inonde depuis quelque tems le royaume des Pays-Bas, et qui toutes indiquent le projet de dépouiller Sa Majesté le Roi de France de presque toutes ses places fortes et d'un tiers de ses possessions. J'aurais voulu rendre mes pensées avec cette élégance et cette énergie qui carac
térisent la plume des Chateaubriant et des Lally-Tollendal ; mais la franchise et la vérité suppléeront du moins à ce qui me manque du côté du talent. Tout à mon Roi et à ma Patrie, je serai suffisamment payé de mon travail, si les bons Français ; que j'estime et que j'aime au-delà de toute expression, veuillent bien l'accueillir comme un gage de mon entier dévouement.

125 euros (code de commande : 17256).

 

MUNCK (Émile de) — Documents nouveaux sur la question troyenne. Le dernier Congrès international d'Anthropologie et d'Archéologie préhistoriques - Discussion entre M. le capitaine Bœtticher et M. le docteur Schlieman - Comptes rendus des fouilles pratiquées en décembre 1889 et en mars 1890 à Hissarlik (Troie) par M. le docteur Schlieman. Avec annotation de M. le docteur Schlieman. Bruxelles, Vromant et Cie, 1890. In-8° broché, [2 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], 29, [3 bl.] p., exemplaire non coupé, envoi de l'auteur à Jean Houzeau de Lehaie.
   
& Extrait des tomes III (1889) et IV (1890) des Annales de la Société d'Archéologie de Bruxelles.

12 euros (code de commande : 12657).

 

MURAT (Achille) — Esquisse morale et politique des États-Unis de l'Amérique du Nord, par Achille Murat, citoyen des États-Unis, colonel honoraire dans l'armée belge, ci-devant prince royal des Deux-Siciles. Paris, Crochard, 1832. In-12 demi-chagrin brun, dos à 5 nerfs, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, tire)], [1 bl.], XXVII, [1 bl.], 389, [3 bl.] p., couverture conservée, nombreux soulignements et annotations aux crayons rouge et vert.
@ Rare édition de cet ouvrage que le fils du roi de Naples fit paraître après s'être installé aux États-Unis où il devint directeur des postes et épousa une petite-nièce de Washington.
   Présenté sous forme de lettres, l'ouvrage contient :
   1. Vue générale et divisions de l'Union américaine.
   2. Vue générale. Origine et histoire des partis.
   3. Description des nouveaux établissements.
   4. De l'esclavage.
   5. De la religion.
   6. De l'administration de la Justice.
   7. Des lois.
   8. De l'Armée, de la Marine et des Indiens.
   9. Des Finances.
   10. Des Mœurs, des Beaux-Arts et de la Littérature.

70 euros (code de commande : 12241).

MURAT (Achille) — Exposition des principes du gouvernement républicain, tel qu'il a été perfectionné en Amérique. Paris, Paulin, 1833. In-8° demi-percaline verte, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [2 (titre et mention d'imprimeur)], XXVII, [1 bl.], 414, [1 (table)], [1 bl.] p., premier feuillet de couverture restauré conservé, rousseurs.
Table des matières :
   
I. Introduction.
   II. Élément démocratique.
   III. Élément représentatif.
   IV. Élément fédératif.
   V. Corporations.
   VI. Des gouvernements municipaux et communaux.
   VII. Des gouvernements provinciaux.
   VIII. Du gouvernement central.
   IX. Du pouvoir législatif.
   X. Du pouvoir judiciaire.
   XI. Du pouvoir exécutif.
   XII. Des relations extérieures.
   XIII. De l'armée et de la marine.
   XIV. Des finances.
   XV. Administration économique.
   XVI. De la justice civile et criminelle.
   XVII. Conclusion.   

180 euros (code de commande : 12242).


 

[NAPOLÉON Ier]. GABOURD (Amédée)Histoire de l'empereur Napoléon Ier par Amédée Gabourd. 5e édition. Tours, Mame, 1853. [Tours Ad Mame et Cie, Imprimeurs-Libraires. M DCC LIII.] In-8° sous cartonnage d'éditeur, tranches dorées, dos et second plat passés, [3 (faux-titre, mention de droits, titre)], [1 bl.], 372 p., un titre-frontispice et trois illustrations hors texte gravées par Th. Ruhierre d'après Karl Girardet, bon exemplaire malgré quelques rousseurs.
   Amédée Gabourd (ca 1805-1867) participa à la rédaction de deux journaux (le Dauphinois et l'Ami des lois) ; il fut un partisan des doctrines ultramontaines et monarchique et fut, notamment, l'auteur d'une Histoire de France, d'une Histoire de Louis XIV et d'une Histoire de la Révolution et de l'Empire.
Préface :
   
C'est en quelque sorte un livre nouveau que nous donnons au public, car notre ouvrage a été entièrement modifié et soumis à une révision attentive. Nous n'avons point fait aux circonstances le sacrifice des droits de l'histoire, de pareilles concessions n'entrent pas dans nos habitudes ; mais il ne nous coûte guère d'avouer que depuis douze ans, c'est-à-dire depuis le jour où nous publiâmes pour première fois la vie de Napoléon, les grands événements qui se sont produits dans le monde nous ont éclairé sur la portée, le caractère, les actes et la mission du fondateur de la quatrième dynastie. Nous ne sommes pas de ceux qui s'opiniâtrent dans une idée, et ne tiennent compte des faits que lorsqu'ils s'accommodent avec leur système. Et comment aurions-nous vu l'incompréhensible orage du 24 février jeter à bas et renvoyer en exil un roi dont la fortune semblait assise sur les plus solides bases ? Obscurément mêlé à cette histoire, il nous a été donné d'assister à l'inauguration de la seconde république, à la guerre civile, aux crises formidables qui se sont succédé en quatre ans ; et comment aurions-nous pu être témoin de ces choses inattendues sans essayer de comprendre et sans entrevoir le doigt de Dieu qui écrivait notre avenir ?
   D'autres retraceront ces phases politiques que notre patrie a traversées : pour nous, si nous les rappelons, c'est pour reconnaître qu'elles ont contribué à nous éclairer sur le rôle historique de Napoléon Ier, sur ce qu'il y avait de mystérieux et de vague dans sa mission. Nous avions cru, comme tant d'autres, qu'il avait été suscité pour une œuvre de réparation sociale, mais de transition, et que son nom à jamais illustre ne surgirait plus que dans les livres comme un problème et un sujet de méditation livrés aux hommes d'État et aux philosophes. Et voilà que par la permission de Dieu, qui fait et défait les rois, et de qui relèvent les empires, ce nom a reparu sur la scène du monde, et a présidé une fois encore au salut de la France et à la restauration de la société européenne. Il ne s'est plus présenté aux rois étrangers comme une menace , mais comme un appui ; il est devenu un gage de gloire et une promesse de paix ; l'Église l'a béni de nouveau, et ne lui a fait acheter par aucun sacrifice et par aucune douleur les services qu'il a rendus à sa cause. Nous serions ingrats d'oublier de pareils bienfaits, aveugles de les méconnaître.
   Napoléon Ier, comme Napoléon III, a été le représentant, le symbole réel du peuple français. Ce peuple a identifié en lui sa gloire, ses institutions, ses intérêts : il a été victorieux avec lui, vaincu avec lui, et on a toujours senti que leur cause était commune. C'est à cette étrange solidarité entre l'empereur et le peuple qu'on distingue entre toutes la mission réelle de Napoléon, et que cet homme apparaît réellement aux yeux du monde comme l'élu et l'adopté de la France. La France s'est associée à ses triomphes et à ses fautes, et quand Dieu, qui consacre toutes les dynasties par le malheur, a permis que l'exil de Sainte-Hélène fût comme l'expiation d'une fortune démesurée et sans exemple, le cœur de la France était avec le captif, et le peuple souffrait douloureusement dans ses sympathies.
   Les réflexions qui précèdent sont le fruit de l'expérience, et elles expliqueront le nouveau point de vue auquel s'est placé l'auteur de ce livre, alors que, sans méconnaître l'autorité imprescriptible de la vérité et de la justice, il a cru devoir modifier son livre, et le mettre mieux en harmonie avec le sentiment national.

   
   Premier plat et titre-frontispice.

75 euros (code de commande : 16769).

 

La navigation de la Belgique vers Paris. Études faites pour effectuer en Belgique la jonction des bassins de la Meuse et de l'Escaut, par un canal de Mons à la Sambre. Rapport présenté aux Chambres législatives, le 24 février 1840, par M. Le Ministre des Travaux publics. Bruxelles, Remy, mars 1840. Petit in-folio demi-basane rouge frottée, 330 p., un tableau dépliant, une grande carte dépliante in-fine, très rare.
Introduction :
   « Dans la discussion du canal de l'Espierre, il s'agissait de la navigation de la Belgique avec le centre du département du Nord.
   Il s'agit aujourd'hui de la navigation de la Belgique avec le centre de la France, et notamment avec Paris.
   Question non moins grande, et peut-être plus compliquée.
   C'est toujours le lieu de production dans le pays, qu'il faut mettre en rapport avec le lieu de consommation, à l'étranger ; il s'agit, avant tout, pour la Belgique, de la conservation et dé l'agrandissement d'un débouché.
   Il existe aujourd'hui deux lignes navigables de la Belgique sur Paris, partant, l'une de Mons, l'autre de Charleroy.
   La ligne de Paris vers Mons est la plus ancienne ; elle a été décrétée à une époque où les provinces belges faisaient partie de la France.
   A côté de cette ligne, nous avons vu s'établir, de nos jours, une ligne nouvelle, touchant à un autre point du territoire belge.
   Le système des communications fluviales, en rattachant Mons à la France par le canal de Condé, aux Flandres par le canal d'Antoing, avait assuré au bassin de Mons, une véritable supériorité sur celui de Charleroy.
   Le canal de Charleroy à Bruxelles. est venu opérer un premier changement dans la position de ce bassin, en facilitant les transports à l'intérieur.
   La création d'une ligne navigable sur Paris, vient lui ouvrir, à son tour, le marché de la France.
   La ligne de navigation de Mons sur Paris se compose :
     - Du canal de Mons à Condé ;
     - De l'Escaut, en remonte, de Condé à Cambray ;
     - Du canal de St-Quentin, de Cambray à St-Quentin ;
     - Du canal Crozat, de St-Quentin à Chauny, et du prolongement de ce canal, de Chauny à Manicamp ;
     - De l'Oise, en descente, de Manicamp à Conflans-Ste-Honorine ;
     - De la Seine, en remonte, de Conflans-Ste-Honorine à Paris.
   La ligne de navigation de Charleroy à Paris, se composera :
     - De la Sambre belge, de Charleroy à la frontière ;
     - De la Sambre française, de la frontière à Landrecies ;
     - Du canal de jonction, de Landrecies à La Fère ;
     - Du canal de La Fère, embranchement du canal Crozat, de La Fère à Fargnier.
   Depuis Fargnier, point de jonction du canal Crozat avec l'embranchement de La Fère, jusqu'à Paris, la navigation sera commune aux produits des deux bassins houilliers.
   La communication entre Charleroy et Paris (sauf les améliorations que toute voie nouvelle réserve à l'avenir), existe donc physiquement ; cependant, l'exportation de Charleroy vers Paris ne s'effectue point encore : les extracteurs de Charleroy déclarent, que, par l'élévation des péages sur la Sambre belge, sur la Sambre française, et sur le canal de jonction de la Sambre à l'Oise, ils demeurent, de fait, exclus du marché de Paris ; ils demandent en conséquence la réduction du tarif de la Sambre belge, réduction qui serait combinée avec l'abaissement des péages sur la Sambre française et sur le canal de jonction.
   C'est sur cette question que Mons et Charleroy semblent pour le moment en désaccord.
   Mons ne veut pas être dépossédé du marché de Paris.
   Charleroy veut y être admis.
   Mons prétend que déjà toutes les conditions de concurrence existent.
   Charleroy prétend qu'à raison des péages, la concurrence est impossible.
   Mons soutient que la concurrence ne dépend pas uniquement des péages, mais d'autres circonstances.
   Charleroy soutient qu'avant tout, il faut une sorte d'équilibre entre les deux lignes, quant aux péages.
   Pour éclaircir cette question, on est forcément amené à l'agrandir, et même outre mesure, en apparence au moins : on est obligé de se rendre compte de tout le système de navigation charbonnière de la Belgique vers Paris.
   Ce sera le premier objet de ce rapport.
   Il existe des moyens de rendre la ligne nouvelle commune aux deux bassins belges : ce serait de la rattacher aux exploitations de Mons par un chemin de fer ou au canal de Mons par un canal.
   Ce deuxième moyen opérerait, en outre, en Belgique, la jonction des bassins de la Meuse et de l'Escaut : résultat qui donne à ce deuxième projet un caractère particulier d'utilité et de grandeur.
   Nous sommes ainsi conduits à rendre compte des tentatives faites pour rendre la ligne nouvelle de Paris à Charleroy commune à Mons.
   Ce sera l'objet de la deuxième partie de ce travail.
   Enfin, dans la troisième, il est plus particulièrement question des péages et du conflit élevé à ce sujet entre Charleroy et Mons.
   Deux choses qui doivent frapper dans l'examen de cette question, c'est que d'abord il est impossible de considérer une communication et surtout un canal isolément ; il faut voir l'ensemble du système dont elle fait partie ; c'est, en second lieu, qu'un canal creusé sur le territoire étranger, peut être réputé belge par son but.
   Nous avons principalement considéré la ligne nouvelle dans ses rapports avec la production charbonnière de Charleroy ; nous ajouterons : 1° que l'exportation en France ne doit pas se borner à ce seul produit de cet important district ; 2° que l'ouverture de la nouvelle ligne doit faire sentir ses effets jusque dans le bassin de la Meuse ; c'est aussi une ligne de Liège à Paris.
   La jonction des eaux de la Belgique avec les eaux de la France est un grand événement ; ce qui manque à la Belgique, c'est une jonction du même genre avec l'Allemagne ; tel était le but du canal du Nord : la Belgique se serait trouvée en rapport direct avec le bassin du Rhin, comme elle l'est avec le bassin de la Seine. »

250 euros (code de commande : 11998).

 

L'Office de la Semaine Sainte, latin et français, selon le missel et bréviaire romain ; avec l'explication des cérémonies de l'Église. Avignon, Guichard, 1825. [Avignon, Chez Amand Guichard, Imprimeur-Libraire. 1825.] In-12 (110 ´ 175 mm.) plein veau d'époque, dos lisse orné de motifs doré, pièce de titre verte, reliure frottée, coins émoussés, 503, [1 bl.] p., bon exemplaire malgré une importante rousseur n'affectant que la page de titre.

12 euros (code de commande : 13615).

 

OMALIUS D'HALLOY (J.J. d') — Mémoires pour servir à la description géologique des Pays-Bas, de la France et de quelques contrées voisines, par J. J. d'Omalius d'Halloy, Conseiller d'État, Gouverneur de la province de Namur, Chevalier de l'Ordre Royal du Lion Belgique, Membre de l'Académie Royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles, Correspondant de l'Institut Royal des Pays-Bas, de la société philomatique de Paris, de la société d'histoire naturelle de Paris, de la société des sciences naturelles de Liége, de la société de géographie, statistique et histoire naturelle de Toscane, etc. Namur, Gérard, 1828. [Namur, Imprimerie de D. Gerard, Marché de l'Ange, n° 891. 1828.] In-8° demi-basane, dos lisse, tranches marbrées, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], IV, 307, [45 bl.] p., deux planches dépliantes (une grande carte en couleurs et une de coupe de terrains), bon exemplaire, peu courant.
Ward and Carozzi, Geology emerging. A catalog illustrating the history of Geology (1500-1850) from a collection in the library of the University of Illinois at Urbana-Champaign, n° 1677.

  

200 euros (code de commande : 14804).

 

[PÉRIER (Casimir)]. CASTILLE (Hippolyte)Casimir Périer. Paris, Ferdinand Sartorius, 1858. In-32 broché, 60, [4 (catalogue de l'éditeur)] p., fac-similé d'autographe et un portrait de Casimir Périer en frontispice gravé par E. Leguay et imprimé par Gilquin et Dupain, (collection « Portraits Historiques au Dix-neuvième Siècle »), rousseurs et manque au dos.

10 euros (code de commande : 12906).


PINARD (Abbé). Le génie du catholicisme...
Tours, Mame et Cie, 1854.
Belle édition sous un cartonnage polychrome et avec les gravures des frères Girardet.
Pour en savoir plus...

75 euros (code de commande : 375).

.

 

POPP (Caroline) La tête de fer. Illustrations d'Alfred Ronner. Bruxelles, Lebègue, [s.d.]. In-folio (252 x 350 mm.), 23, [1] p., 13 illustrations, rousseurs, mention manuscrite d'hommage des éditeurs à la page de faux-titre, très rare ouvrage.
Introduction :
   Le vulgaire aime à se railler des archéologues, épris, dit-il, de vieilles ferrailles, fous de pots cassés, et dont il fait ainsi l'oraison funèbre :
   Ci-git un antiquaire acariâtre et brusque.
   Ah ! qu'il est bien logé dans cette cruche étrusque !

   Le vulgaire a tort, car il ne sait pas quelles découvertes intéressantes peuvent sortir d'un débris de pierre, d'un morceau de bois vermoulu, d'un tesson de faïence, d'une pièce de monnaie fruste.
   L'archéologie prolonge l'histoire de chaque nation au delà des temps que font connaître les témoignages écrits et même les traditions orales. Elle éclaire la nuit qui recouvre les origines indécises. Elle fait pénétrer là où l'histoire n'existe pas ; c'est-à-dire dans le fond de la vie sociale dont elle nous révèle les mœurs, les usages, les coutumes. Elle nous les rend visibles par de vénérables preuves.
   Elle imprime un cachet scientifique à l'histoire. On l'a vue, de nos jours, reconstruire de vieilles civilisations dont les vestiges étaient restés des énigmes. A elle l'honneur de s'être constituée en bureau de l'état civil du monde, en enregistrant, de concert avec la géologie, les différents âges de la terre.
   Les services que l'archéologie rend à l'art ne sont pas moins importants. Elle a ouvert les sources du beau dans leur simplicité primitive et formé le goût des modernes. L'art de la Renaissance sortit des ruines de l'antiquité. Enfin, la littérature, dans ses excursions vers le passé, lui emprunte ses couleurs .locales les plus variées.
   Bruges, dans son ensemble, est un vrai musée d'archéologie, depuis ses hautes et fières tours, qui font que le ciel, pas plus que la terre, ne peut oublier combien fut élevée la place qu'elle occupa dans le monde des arts et de l'industrie, jusqu'aux antiques maisons aux pignons élancés, aux monuments civils et religieux, aux collections particulières si riches en trésors artistiques, et aux vieux ponts, avec leurs arches élégantes, que recouvrent des guirlandes de saxifrages.
   Mais cette physionomie archaïque ne suffisait pas aux admirateurs des siècles écoulés et de l'art ancien. Ils se sont réunis et, avec le zèle qui distingue les chercheurs, les collectionneurs, ils se sont mis à rassembler tous les débris intéressants qu'ils rencontraient pour en former, il y a une quinzaine d'années, un musée. La Ville leur prêta une salle des Halles, qui bientôt se trouva trop petite pour y étaler ce dépôt, que des dons généreux et des achats intelligents venaient sans cesse grossir.
   Aujourd'hui, ce musée est devenu une des attractions d'une ville qui en possède tant, et, les collections augmentant, encore, celles-ci iront bientôt occuper un des édifices les plus beaux et les mieux conservés de Bruges, la maison Gruuthuuse, achetée pour cette destination, et qui rappelle, par son élégante construction, l'hôtel de Cluny.- C'est dire assez que le contenant sera digne du contenu.
   En attendant, les étrangers qui viennent admirer le chef-lieu de la West-Flandre ne manquent pas de visiter le Musée archéologique. Après en avoir examiné les curiosités, tous s'arrêtent devant une boule en fer, percée de trous, qui affecte la forme d'une tète d'homme. Cet objet évoquant chez chacun l'énigme historique et insoluble du Masque de fer, l'on se demande si un cerveau humain a jamais habité ce crâne métallique et si, sous cette singulière effigie, ne s'est pas cachée, jadis, une existence malheureuse et royale comme celle de l'infortuné qui vécut dans l'obscurité, bien qu'il fût, à ce que d'aucuns assurent, le frère jumeau du Roi-Soleil.
   Cette histoire, peut-être désirera-t-on la connaitre. La voici ...

Sur Caroline Popp, voyez les pages :
   - 
Caroline Boussart, de l'encyclopédie Wikipedia.
   - 
Caroline Popp, du site d'Adrien Daxhelet.


Illustration de l'introduction, p. 5.

100 euros (code de commande : 16990).

 

QUINET (E.) — Mes vacances en Espagne. Bruxelles et Leipzig, C. Muquardt, 1846. In-12 broché, 395, [1 (table)] p., petits manques au dos, couverture bien conservée mais très fragile.
   
@  Fruit d'un voyage effectué en 1843, Mes vacances en Espagne fut publié pour la première fois en 13 livraisons à partir de 1845. L'édition originale en volume fut édité à Paris, au Comptoir des Imprimeurs Unis, Comon et Cie, en 1846. La rare édition bruxelloise présentée ici est manifestement une contrefaçon ; elle n'est citée ni par Herman Dopp (La contrefaçon des livres français en Belgique, 1815-1852), ni par Godfroid (Aspects inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique).
   L'ouvrage comporte un chapitre (pp. 42-57) consacré à une corrida particulièrement sanglante...
   &  Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. VII, col. 907.

15 euros (code de commande : 11892).

 

 

 

 

[RASPAIL]. MIRECOURT (Eugène de) — Raspail. [Quatrième édition.] Paris, Havard, 1856. In-12 broché, 96 p., un portrait en frontispice gravé par Carey et une planche dépliante d'autographe in fine, (collection « Les Contemporains », n° 56), bon exemplaire malgré quelques rousseurs.

10 euros (code de commande : 12907).

 

Récréations instructives. Dimanche des enfants. Paris, Veuve Janet, [ca 1855]. [Paris, Madame veuve Louis Janet, Libraire-Éditeur, rue Saint-Jacques, 59.] In-8° demi-chagrin brun-rouge à coins, dos à 4 nerfs, tranches dorées (reliure frottée), [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre], [1 bl.], [3 (table des matières et liste des vignettes)], [1 bl.], 208 p., exemplaire bien complet des 13 planches hors texte de Louis Lassalle lithographiées par Cattier, rousseurs.
Ce recueil contient :
   - L'Ange consolateur, par Charles Guillemart.
   - Histoire du grand-papa Saturne et de ses enfants, par Edouard Patry.
   - L'Orpheline, par Agnès Saurel.
   - .le suis heureuse, par Lodoix Enduran.
   - L'enfant de Pésaro, par Alphonse Fourtier.
   - Marie, la bonne, par Gustave des Essards.
   - Saint Nicolas (légende), par Alphonse Fourtier.
   - Benjamin Franklin, par Émile Bouchery.
   - L'ermite et le paysan. Anonyme.
   - La Blanche Nef, par Mme Junot d'Abrantès.
   - La leçon maternelle, par A. De Latour.
   - Pauvre Étienne, par Alfred des Essarts.
   - Juan le capitaine, par Charles Guillemart.
   - Julien l'auvergnat, par Gustave des Essards.
   - Bergeronnette et la vraie Fée, par Léon Guérin.
   - Bernardin de Saint-Pierre, par Eugénie Foa.
   - Le roi coupable et le pâtissier innocent, par Émile Bouchery.
   - Les fraises, par Léonide de Mirbel.
   - Mort d'une poule noire et d'un duc de Bretagne, par Gustave des Essards.
   - Le singe à Guillaume, par Caroline Valchère.
   - Le petit pâtre tourangeau, par Alphonse Fourtier.
   - Les soupes populaires, par J. N. Bouilly.
   - À brebis tondue, Dieu mesure le vent, par Ernest Fouinet.
   - La paire de sabots, par De Saint-M***.
   - Les deux bouquets, par Théodore Barrière.
   - Le petit Bas-normand, par Alphonse Fourtier.
   - Le morne aux chacals, par Caroline Valchère.
   - Tout pour Arthur, par Alfred des Essards.
   - Pauvre mère !, par Lucy Saunders.

   
Illustrations pour L'enfant de Pesaro et pour Le Morne aux Chacals, en regard des pp. 36 et 189.


Reliure.

35 euros (code de commande : 17826).

 

La Renaissance. Chronique des Arts et de la littérature publié par l'Association Nationale pour favoriser les Arts en Belgique. Tomes quatrième et cinquième. Bruxelles, Imprimerie de la Société des Beaux-Arts, 1842-1843 - 1843-1844. In-folio demi-basane verte frottée, dos lisse orné, t. IV : [1 (faux-titre), [1 bl.], [1 (titre avec une vignette gravée)], [1 bl.], 192 p., 20 lithographies hors texte, t. V : [1 (faux-titre), [1 bl.], [1 (titre avec une vignette gravée)], [1 bl.], 192 p. et 23 lithographies hors texte, coupes et plats frottés.
   
@ Table des lithographies :
   Tome IV :
   1. Tabernacle de l'église de Léau.
   2. Étude de cheval, de Ph. Wouwerman, litho de Canelle d'après le dessin de Madou.
   3. Intérieur de l'église St. Jacques à Liége.
   4. La Bénédiction paternelle, d'après le tableau de Girardet.
   5. G. Terburg chez sa cousine, litho de Canelle d'après le dessin de Madou.

   6. Une vue de Dinant, par Bauwens.
   7. Tombeau de l'archiduc Ernest, dans l'église des S.S. Michel & Gudule à Bruxelles.
   8. Interrogatoire de Don Carlos, fils de Philippe II, en 1568, d'après Kremer.
   9. Le chantier du quartier grec à Anvers, litho de Stroobant d'après Ruyten.
   10. Laissez venir à moi les petits enfants, litho de Ghémar d'après Van Ysendyck.
   11. Vue prise sur la Lesse, litho de Vandenhecht d'après De Jonghe.
   12. Plage à marée basse, litho de Stroobant d'après Francia.
   13. Les ruines de Balbec, litho de Vanderhecht d'après Haghe.
   14. Entrée au couvent, litho de Ghemar d'après Houze.
   15. Essai de lavis sur pierre, par Stroobant.
   16. Église de Haarlem, litho de Stroobant d'après Waldorp.
   17. Vue prise dans les polders d'Anvers, litho de Stroobant d'après Van Gingelen.
   18. Église St Martin à Cologne, par Bauwens.
   19. Naufrage de l'Amphitrite, litho de Stroobant d'après Francia.
   20. Le vieux braconnier, litho de Stroobant d'après Delbock.
   Tome V :
   1. Entrée de la fontaine de Siloé en Palestine.
   2. Le Touriste, par Lauters.
   3. Le Guide, par Lauters.
   4. Les Proscrits, par Lauters.
   5. Le château de Montaigle, par Lauters.

   6. Promenade de la Sauvenière.
   
7. Statue de la Vierge Marie à l'église St Pierre à Louvain.
   8. Chapelle de Charlemagne à Maestricht.
   9. Le Naufrage, litho de Stroobant d'après Bakhuyser.
   10. La mort de Claassens.
   11. La mort d'Abel.
   12. Pierre-le-Grand, à Saardam, litho de Van Lerius d'après Wappers.
   13. Entrée d'Albert et d'Isabelle à Ostende.
   
14. Meurtre d'Abel, litho de Manche d'après la sculpture de Jaquet.
   15. La Fontaine, par Stroobant.
   16. Ruines de Poulseur sur l'Ourthe.
   17. Église Saint Jean à Bruxelles, par Stroobant.
   18. Château de Grimberg.
   19. Intérieur de l'église St. Jean à Bruxelles, par Stroobant.
   20. Château de Steen à Elewyt.
   21. Daniel O'Connell.
   22. Pépin le Bref, par Verlat.
   23. Jeunes filles dansant à la corde, litho de Manche d'après Verheyden.

150 euros (code de commande : 12247).


 

RÉVOIL (Bénédict-Henry)Histoire physiologique et anecdotiques des chiens de toutes les races par Bénédict-Henry Révoil. Préface et post-face par Alexandre Dumas. Paris, Dentu, 1867. [Paris. E. Dentu, Libraire-Éditeur. Palais-Royal, 17-19, Galerie d'Orléans. 1867. Tous droits réservés.] In-8° demi-chagrin vert, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], VII, [1 bl.], 394, [1 (table)], [1 bl.] p., nombreuses gravures dans le texte, dos passé, rousseurs, page de titre renforcée avec une bande d'adhésif sinon bon exemplaire de cette rare édition originale.
Table des matières :
   - 
Préface.
   I. Physiologie du chien.
   II. L'origine du chien.
   III. L'intelligence du chien.
   IV. Les chiens sauvages.
   V. Les chiens de garde.
   VI. Les chiens de chasse à courre.
   VII. Les chiens de chasse d'arrêt.
   VIII. Les chiens lévriers.
   IX. Les chiens de luxe.
   X. Les expositions de chiens.
   XI. L'hydrophobie.
   XII. Anecdotes sur les chiens.
   - Post-face.
Bibliographie :
   - 
Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, t. VI, col. 1076.

180 euros (code de commande : 16780).

 

RICHEPIN (Jean) — La Glu. Onzième édition. Paris, Maurice Dreyfous, [ca 1881-1883]. In-12 demi-percaline, [1 (titre)], [1 bl.], III, [1 bl.], 345, [1 bl.] p., rousseurs.

19 euros (code de commande : 12347).


  
RIMBAUD (Arthur). Une Saison en enfer.
  
Bruxelles, Alliance Typographique (M.-J. Poot et Compagnie), 1873.
  
Édition originale.
Pour en savoir plus...

 

ROBIDA (A.) — Les Vieilles villes d'Espagne, notes et souvenirs. Ouvrage illustré de 125 dessins à la plume par A. Robida, reproduits en fac-similé. Paris, Dreyfous, 1880. [Paris Maurice Dreyfous, Éditeur 13, rue du Faubourg-Montmartre, 13. 1880] In-8° demi-chagrin vert à coins, dos à cinq nerfs, tête dorée, couverture conservée, reliure un peu frottée, coins émoussés (reliure de Canape), [4 (faux-titre, frontispice, titre, mention d'imprimeur)], 324 p., 118 illustrations (dont 1 lettrines, 88 vignettes et 29 à pleine page), rousseurs.

   

80 euros (code de commande : 14805).

 

[ROLLIN (Charles)]. TAILHIÉ (Jacques) — Abrégé de l'histoire ancienne de Monsieur Rollin ; par l'abbé Tailhié, prêtre. Cinquième édition, soigneusement revue, corrigée, et augmentée d'une table géographique, par l'auteur ; avec les Figures et Indices nécessaires. Tome I à 5 (complet). Lyon-Paris, Leroy-Brunot, 1805. [A Lyon, chez Amable Leroy, Imprimeur-Libraire. A Paris, chez Brunot, Libraire, rue Grenelle-Saint-Honoré. 1805.] Cinq volumes in-12 demi-veau brun, dos lisses ornés d'un treillis à froid et de quelques filets dorés et titrés « Rollin » en queue, pièces de titre et de tomaison orange, tranches jaunes, tome I : XLVIII, 368 p., une carte à déplier, tome II : 359, [1 bl.] p., une planche à déplier, tome III : 312 p., une planche et une carte à déplier, tome IV : 358 p., une planche à déplier, tome V : 468 p., une planche à déplier, bon exemplaire.
Avis de l'éditeur :
   Le titre de ce livre annonce assez que ce n'est pas un ouvrage nouveau dont on fait présent au public. C'est le célèbre M. Rollin qui en est l'auteur, et qui en a enrichi la république des lettres ; c'est aussi à lui qu'en est due toute la gloire et tout l'honneur. L'auteur de l'Abrégé s'est proposé de faire un précis des faits les plus inléressans, et des endroits les plus beaux et les plus propres à former le cœur et l'esprit de ses lecteurs.
   C'était l'intention de feu M. Rollin, qui s'en est expliqué plus d'une fois, et qui désiroit trouver quelqu'un qui voulût s'appliquer à ce genre de travail ; et c'est dans cette vue qu'il en parla à l'auteur, et qu'il lui en traça, pour ainsi dire, le plan très-peu de jours avant sa mort.
   M. Rollin sentait à merveille (et l'expérience le faisoit connoître) que son histoire étoit trop étendue pour pouvoir la mettre, avec fruit, entre les mains de la jeunesse, pour laquelle il avoit écrit principalement. Son intention n'étoit que d'instruire des jeunes gens, et il a cependant écrit d'une manière si profonde, que son histoire est propre à instruire les savans même.
   On a encore eu en vue une infinité de gens de tout âge, de toute condition et de tout sexe, qui sont charmés de s'instruire et de lire une belle histoire ; mais qui, ne pouvant suffire à une lecture de longue haleine, sont ravis de trouver les mêmes choses dans un Abrégé, qui est pour eux d'une utilité toute autre que ne le seroient les livres les plus profonds et les histoires les mieux circonstanciées.
   Enfin, on a eu en vue de rendre plus commune et plus familière une histoire aussi propre a fermer l'esprit et le cœur, que l'est celle de M. Rollin, en la rendant moins dispendieuse. On a remarqué qu'un grand nombre de gens sont rebutés du prix, et se privent par là, eux et leurs enfans, d'une lecture qui ne peut être que d'une grande utilité pour tous ceux qui s'y appliquent.
   Voilà les motifs qui ont engagé l'auteur a travailler à cet Abrégé, et à le donner au public. Il se croira amplement dédommagé de ses travaux, s'il a la satisfaction d'apprendre qu'il a rempli ses vues, et que le public en est content.
   II n'a pas cru devoir mettre d'autre préface à son livre, que celle de M. Rollin. En effet, il ne sauroit en donner une, ni plus convenable, ni plus savante, ni plus propre a inspirer du goût pour la lecture de l'histoire, ni plus agréable au lecteur ; et c'est ce qui l'a engagé à la donner en entier au commencement de son livre.
   On avertit aussi que l'auteur a eu l'attention de renfermer dans son Abrégé tous les faits intéressans et importans, avec les réflexions de M. Rollin ; qu'il en a conservé les phrases, les tours des périodes, et jusqu'aux expressions même, autant que la difficulté d'un Abrégé a pu le permettre ; de sorte qu'on, trouvera peu de différence entre l'Abrégé et la grande histoire. On a seulement retranché les menus faits et peu intéressans, les répétitions assez fréquentes, les réflexions trop longues, qu'on a resserrées dans leur juste étendue. On a aussi profité avec soin des lumières du public, pour corriger quelques fautes qui sont échappées à la diligence du savant auteur.
   L'abréviateur a cru devoit toucher quelque chose a la méthode, parce que l'arrangement des matières et la clarté semblent le demander. On a, par exemple, placé ce qui regarde la Sicile, à la suite de l'histoire de Carthage, comme sa place naturelle. Pour ne pas interrompre le fil de l'histoire, on a traité de suite ce qui regarde les mœurs et la religion des Perses et des Grecs. Des quatre empires qui se formèrent des débris de celui d'Alexandre, on en a fait quatre histoires, qu'on traite séparément, et l'une après l'autre, pour répandre plus de netteté dans la narration, et moins de confusion dans l'esprit du lecteur.
   Au sujet de la chronologie, je ne crois pas devoir prendre d'autre guide qu'Ussurius, qui est ordinairement celui de M. Rollin. Notre auteur, fondé sur je ne sais quelles raisons, s'est écarté des routes que le savant chronologiste lui avoit tracées. Dans la première édition de notre Abrégé, en 1744, par respect pour notre historien, et pour ne rien donner du nôtre, nous l'avions suivi littéralement, et sans vouloir rien changer ; mais sur les avis de quelques amis éclairés, qui ont eu la bonté de nous faire sentir qu'il ne convenoit pas de laisser subsister, dans un livre aussi généralement estimé, des fautes de chronologie trop marquées, je me suis enfin déterminé a les réformer dans cette nouvelle édition, que nous avons tâché de rendre aussi correcte qu'il nous a été possible. L'accueil favorable que le public a fait a la première édition, mérite bien que nous donnions toute notre attention a celle-ci, et que nous ne laissions rien a désirer au lecteur. Dans cette vue, nous y avons fait une augmentation considérable. L'histoire de Syracuse, qui se trouve éparse çà et là dans la grande histoire, est ici recueillie avec soin, et nous la donnons de suite dans cette nouvelle édition, que nous avons aussi enrichie de tables chronologiques, qui seront placées en leurs lieux, au commencement de l'histoire de chaque empire. L'utilité de cette méthode est sensible, par la facilité qu'elle procure au lecteur de chercher les points de chronologie qu'il désire, et de les trouver sans embarras ni confusion.
   Enfin, ou n'a rien oublié pour donner à cet Abrégé la clarté, la solidité, et tout ce qu'on a pu imaginer pour le rendre utile et agréable, afin de mettre le lecteur en état de pouvoir se passer de la grande histoire, et ne rien désirer de plus en ce genre. On se flatte que la lecture du livre, et la vue de l'impression, convaincront encore mieux de tous ces avantages que nous ne le pourrions faire, et que le public saura bon gré a l'abréviateur de lui avoir fait part de son travail.

Les cinq volumes : 90 euros (code de commande : 17721).

 

Les Roses de la mythologie, Étrennes à Émilie. Paris, Janet, [1814]. In-16 sous cartonnage muet et étui vert d'origine, tranches dorées, [1 (titre avec une vignette gravée)], [1 bl.], 47, [1 (table)] p., 6 gravures hors texte de Janet d'après Lafitte. À la suite : Petit souvenir des Dames, Paris, Janet, s.d. [36 (titre, 7 p. vierges titrées aux jours de la semaine encadrées d'un filet, 12 p. vierges titrées aux mois de l'année encadrées d'une guirlande, 4 p. vierges encadrées d'un filet, 12 p. de calendrier pour l'année 1814] p., bon exemplaire malgré quelques rousseurs.

100 euros (code de commande : 12767).



SCHILLER (F.). Histoire des révolutions des Pays-Bas.
Paris, Gustave Barba, 1833.
La principale étude historique du poète allemand.
Pour en savoir plus...

35 euros (code de commande : 6017).

 

SCHILLER et WOLTMANN — Histoire de la guerre de trente ans, par Schiller, et de la paix de Westphalie, par M. C. L. de Woltmann ; ouvrages traduits de l'allemand, et accompagnés de notes, par M. A. Mailher de Chassat. Tomes I et II (complet). Paris, Le Normant, 1820. Deux volumes in-8° pleine percaline, reliures frottées, tome I : XII, 687, [2 (table et errata)], [1 bl.], tome II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], 585, [1 bl.], [1 (errata)], [1 bl.] p., rousseurs.

   

Les deux volumes : 90 euros (code de commande : 12436).

 

SCOTT (Walter) — Le nain. Bruxelles, Wahlen, 1827. [Bruxelles, Aug. Wahlen, Lib.-Imp. de la Cour. Leipzig et Livourne, même maison. M. DCCC XXVII.] In-16 sous une modeste demi-reliure d'époque, pp. 1-4, puis 7 p. (présentation de la « Bibliothèque des Dames ») et pp. 8-300, (collection « Œuvres de Walter Scott ») rousseurs, bon exemplaire.
   
Il s'agit d'un conte tiré de Contes de mon hôte (Tales of my landlord) et faisant partie des Œuvres de Walter Scott.
   On trouve aux sept premières pages un petit catalogue de la Bibliothèque des Dames ou choix d'ouvrages dont la lecture semble particulièrement destinée au beau sexe et qui précise ceci :
   « Un homme doit tout lire ou du moins lire des ouvrages dont il a lui-même fait choix. Les dames, et les jeunes personnes surtout, renferment leurs études dans un cadre plus resserré ; et ces dernières ont besoin que ce cadre leur soit tracé par une main prudente. Chaque homme a ses études particulières ; comme il approfondit une partie, il ne peut embrasser tout l'ensemble. Les femmes n'ont toutes besoin que des mêmes lectures : la fleur de la littérature, quelques aperçus des connaissances générales, voilà ce qui suffit, ce qui est nécessaire presque à toutes : la nature les dédommage d'ailleurs de tout ce que la société semble leur refuser de ce côté. De là vient que tout homme choisit et se forme à soi-même sa bibliothèque spéciale; que les dames au contraire demandent un choix plus général, fait d'avance pour elles. On espère qu'elles accepteront celui qui leur est offert. »

   À bon entendeur, mesdames !

20 euros (code de commande : 17795).

                   

SCRIBE (Augustin-Eugène) et DELESTRE-POIRSON (Charles-Gaspard) — Le Nouveau Pourceaugnac, Comédie-vaudeville en un acte. Par MM. Scribe et Delestre-Poirson ; représentée pour la première fois sur le Théâtre du Vaudeville, le 18 février 1817. Bruxelles, Grignon, 1827. In-32 broché, 65 p., deux planches dépliantes de musique, bel exemplaire.
@ Cet ouvrage fait partie de la série Le Petit Répertoire dramatique qui fut dès 1826 coéditée par Grignon et les frères Laurent.
& Godfroid, Aspects inconnus et méconnus de la contrefaçon en Belgique, pp. 106-108.

25 euros (code de commande : 11801).

 

SERRURE (Constant-Philippe) — Notice sur le cabinet monétaire de S. A. le Prince de Ligne, d'Amblise et d'Épinoy, Seigneur de la terre princière de Sbaractz, de Gourky, de Surowa, de Glinij ; Comte de Fagnoles ; Grand d'Espagne de la première classe ; Magnat de Pologne ; Ambassadeur de S. M. le Roi des Belges près de S. M. le Roi des Français ; Grand Cordon de l'ordre de Léopold et de la Légion d'Honneur ; Chevalier de la Toison d'or, etc., etc., par C.-P. Serrure, Professeur d'Histoire à l'Université de Gand. Gand, Annoot-Braeckman, 1847. [Gand, Imprimerie de C. Annoot-Braeckman. 1847.] In-12 demi-veau brun d'époque, dos lisse, mors frottés (celui du premier plat partiellement fendu), [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], [1 (dédicace)], [1 bl.], [1 (sous-titre)], [1 bl.], 444 p., 5 planches hors texte gravées par Ch. Onghena sur Chine appliqué (dont le titre-frontispice), ex-libris Lionel Wiener, bon exemplaire.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Duché de Brabant.
      - Tableau des ducs.
      - Préliminaires.
      - Description des monnaies.
   - Comté de Flandre.
      - Tableau des comtes.
      - Préliminaires.
      - Description des monnaies.
   - Comté de Hainaut.
      - Tableau des comtes.
      - Préliminaires.
      - Description des monnaies.
   - Comté de Namur.
      - Tableau des comtes.
      - Préliminaires.
      - Description des monnaies.
   - Duché de Luxembourg.
      - Tableau des comtes et ducs.
      - Préliminaires.
      - Description des monnaies.
   - Seigneurie du Tournaisis.
      - Tableau des seigneurs.
      - Préliminaires.
      - Description des monnaies.
   - Appendice.
      - Liste des cabinets que Goltzius a consultés.
      - Codicile du duc de Croÿ.
      - Correspondance de Gérard et du comte D'Hane.
      - Additions et corrections.

   100 euros (code de commande : 17994).

 

Souvenir du Rhin. Collection de vues pittoresques. Ems, Kirchberger, [ca 1850]. In-8° oblong sous reliure de percaline verte, dos lise, plats ornés d'un décor romantique doré encadrant le titre au premier plat, 28 gravures par J.J. Tanner (celles portant le titre La Chapelle Katholique, La Fonderie d'argent et Château de Spurkenburg ont été gravées d'après des dessins de G. Boulangé), serpentes de couleur, bon exemplaire de ce très rare recueil malgré des rousseurs inégalement réparties et, sauf pour quatre gravures, affectant principalement les marges.
Les vues contenues dans ce recueil sont :
   Mayence - Bieberich - Rüdesheim - Bingen - Rheinstein - Bacharahc - Pfalz, Caub et Gutenfels - Oberwesel - Lorelay - St-Goar et Rheinfels - Welmich - Sternberg et Liebenstein - Braubach et le Marxbourg - Stolzenfels - Coblenz et Ehrenbreitstein - Das Herzogliche Kurhaus in Ems - La Chapelle Katholique (Spiess) à Ems - Lindenbach près d'Ems - La Fonderie d'argent près d'Ems - Château de Spurkenburg près d'Ems - Les ruines de Nassau et de Stein - Andernach - Apollonarisberg - Nonnenwerth Rolandseck et Drachenfels - Godesberg et le sept monts - Ems - Ems - Cologne.

400 euros (code de commande : 13024).

 

SPENCER (Herbert) — Classification des sciences par Herbert Spencer. Traduit de l'anglais sur la troisième édition par F. Réthoré professeur de philosophie au lycée d'Angoulême. Paris, Baillière, 1872. [Paris, Librairie Germer Baillière Rue de l'École-de-Médecine, 17. 1872 Tous droits réservés.] In-12 demi-chagrin, dos à 4 nerfs orné de fers dorés, [3 (faux-titre, catalogue des ouvrage de l'auteur, titre)], [1 bl.], II, 169, [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.] p.
Préface :
   Dans la préface de la seconde édition, j'ai parlé des efforts que j'ai été obligé de faire à l'occasion, pour résister à la tentation d'augmenter cet essai. Des raisons sont survenues depuis qui m'engagent à céder au désir que j'éprouvais alors d'ajouter quelques preuves en faveur de ma thèse.
   La cause immédiate de ce changement de résolution a été la publication de plusieurs objections faites par M. le professeur Bain dans sa Logique. Consignées dans un ouvrage écrit pour l'usage des écoles, ces objections ont dû attirer mon attention plus que toutes celles qui ont pu se produire suivant les habitudes et les procédés de la critique ordinaire ; car, si elles restent sans réponse, elles laisseront dans les esprits des préventions plus durables.
   Ayant trouvé dans une interruption de mes travaux ordinaires l'occasion de répondre à ces objections, j'ai jugé à propos de fortifier en même temps mes preuves, en les présentant sous un nouveau point de vue.

30 euros (code de commande : 14508).

 

STIELER (Adolf) — Hand Atlas über Alle Theile der Erde und über das Weltgebäude. Gotha, Perthes, 1869. In folio (255 x 373 mm.) demi-veau à coins d'époque, reliure usagée, mors partiellement fendus, 86 planches coloriées montées sur onglet (1 table, 1 titre et 84 cartes), [1 (avant propos)], [1 bl.], 10 p., bon exemplaire malgré quelques rousseurs.


   Planche 46a (Nord-America).

225 euros (code de commande : 17336).

 

Tafereelen uit het Leven van Jesus, een handschrift van de XVe eeuw. [Édité par C.P. Serrure.] Gent, Maetchappy der Vlaemsche Bibliophilen, 1863. [Gent, Boek- en Steedrukkery van C. Annoot-Braeckman, Koornmerkt. 1863.] In-plano (295 x 373 mm.) sous une modeste reliure cartonnée, [20 (dont 14 de reproduction du manuscrit)] p., belle impression sur parchemin, illustrations en couleurs rehaussées d'or, exemplaire nominatif et numéroté (n° 16).
   Cet ouvrage est le n° 8 de la 3e Série des publications de la Société des Bibliophiles Flamands (Maetschappy der Vlaemsche Bibliophilen) dont le tirage était généralement limité à 100 exemplaires.
Préface :
   « Ik beschouwde het ten allen tyde als betreurenswaerdig, dat men by ons voor uitgeven en bekendmaken der oorkonden van vroegere dagen, welke in onze moedertael geschreven zijn, veel min zorg en yver toont dan voor het in het licht brengen der stukken, die in het Fransch of in het Latijn opgesteld zijn. Meer dan eens wordt daerdoor het vlaemschsprekend gedeelte van België of onder een ongunstig daglicht geplaetst of onder een onvolledig oogpunt beoordeeld. Wat kan er nog al niet voor onze geschiedenis gedaen worden ! In der daed, hoeveel berust er al nog niet op onze bibliotheken of archieven, waerdoor de nevels, die deze of gene gebeurtenis omhullen, zouden verdwynen. Wat al stof zal er nog ontdekt worden om ons met den vroegeren toestand der kunsten, wetenschappen en beschaving volkomen bekend te maken ! Wie weet niet, om slechts één voorbeeld aen te halen, dat vóór eene halve eeuw de meesterstukken onzer middeleeuwsche dicht- en prozaschryvers, slechts in onaengeroerde handschriften bestonden, en dat wy nochtans in het bezit waren van eene letterkunde, die thands, dat ze grooten deels gedrukt is, gerust tegen die van anderen volkeren mag worden opgewogen. Uit dit eenige kan men afleiden wat er nog voor andere vakken te doen blijft.
   Door beweegredenen aengespoord als die, welke ik hier voordraeg, besloot ik, thands byna zes-en-twintig jaren geleden, met mynen vriend, den heer Blommaert, de middelen te beramen om eene maetschappy te stichten, ten doel hebbende het opsporen en uitgeven van ongedrukte chronyken of andere belangryke stukken. Volkomen eens over het nut van dergelyke inrichting, wendden wy ons eerst tot den heer Fr. Vergauwen, thands nog onzen achtbaren voorzitter, wiens liefde voor de moedertael en letteren ons bekend was, en vervolgends tot eenige andere vrienden of bekenden, die wy dachten met ons te zullen instemmen. Zoo kwam de Maetschappy der Vlaemsche Bibliophilen tot stand. Op den 22sten January 1838 hield men reeds eene eerste zitting ten huize van gemelden heer Vergauwen ; behalve dezen waren daer slechts tegenwoordig de heeren Blommaert, baron de Saint-Genois, D. J. Vander Haeghen, de eenige onzer vijf, die niet meer in leven is, en de Schryver van dit voorbericht. In deze eerste vergadering legde men de grondlagen der maetchappy ; bepaelde men het getal der leden ; gaf men de namen op der lettervrienden, die men reeds uitgenoodigd had of zoù uitnoodigen om by te treden ; duidde men de werken aen, die men ter pers zoù leggen ; regelde men de werkzaemheden, en stelde men de jaerlijksche bydrage vast. Byna een geheel jaer verliep, eer men al de noodige schikkingen genomen had, en in tusschentijd had men ook een toereikend getal leden gevonden. Eindelijk werden in zitting van den 10den January 1839, de eerste Wetten met algemeene stemmen aengenomen en vervolgens in druk gegeven.
   Vijf-en-twintig jaeren zijn dus verloopen sedert de Vlaemsche Bibliophilen hunne eerste zitting hielden. Aen weinige maetschappyen viel het te beurt het kwart eener eeuw te beleven, en zich na zulk een tijdverloop in eenen bloeijenden toestand te bevinden ; onze Vereeniging kon een voor haer zoo heugelijk tijdstip niet onopgemerkt laten voorbygaen. Ook, in de twee laetst gehoudene zittingen, besloten de leden het jaer 1863 door iets buitengewoons te doen uitschynen, en het kwam hun voor, dat het jubelfeest van Vlaemsche Bibliophilen op geene gepastere wyze kon gevierd worden, dan door het in het licht geven van een boek, dat, zoo door de pracht van uitvoering, als door zijn innerlijk belang, een kostbaer verschijnsel in onze vlaemsche drukpers zoù wezen.
   De keus viel op een handschift op perkament slechts uit zeven bladen bestaende, hetwelk in vroegere jaren aen den geleerden archivaris van Yperen, Lambin, toebehoorde, en thands in mijn dezit is. Hiervan heeft men aen het stift van den verdienstelyken heer Willemijns en de drukkery van den heer Annoot, dit met zoo veel nauwkeurigheid uitgevoerde fac-simile te danken.
   Ik moet my hier bepalen tot het bekend maken van dit merkwaerdig middeleeuwsch plaet- en rijmwerk, zonder daeromtrent in vele byzonderheden te mogen treden. By den eersten oogopslag zal het dadelijk blyken, dat deze bladzyden Tafereelen uit het leven van onzen Zaligmaker voorstellen. De platen zijn echter niet zoo talrijk als die, welke andere werken van den zelden aerd uit dat tijdvak, zooals het Speculum humanae Salvationis of Spiegel onzer Behoudenis versieren. Ook verschillen ze merkelijk van die, welke in dat beroemd boek voorkomen. In ons handschrift hebben op elke bladzyde de twee teekeningen ter rechter hand betrekking op het leven van Jesus, en de twee andere, ter linker, op gebeurtenissen uit het Oude Testament. In het Speculum, in tegendeel, telt men slechts ééne hoofdplaet op vier ; de drie andere dienen tot vergelyking of bevestiging. By ons springt men in eens van de Historie der overspelige vrouw tot aen Christus aen het kruis hangende. Werd zijn lyden door den teekenaer en door den dichter niet behandeld, of is het eene leemte in het handschrift ? Hierop zal niet gemakkelijk te antwoorden vallen, alzoo er waerschijnlijk van dit middeleeuwsch kunstgewrocht geen tweede exemplaer meer bestaet. Dat het aen Vlaenderen toebehoort, bewyzen en de aerd der teekeningen en de vormen der tael van de berijmde verklaring. Ik zegde reeds boven, dat het van Yperen herkomstig is, misschien kan dit een wenk zijn om den naem van den kunstenaer en dien van den dichter te doen ontdekken.
   Het schrift en geheel de uitvoering kunnen, mijns dunkens, van iets vóór het midden der vijftiende eeuw dagteekenen.
   Opmerking verdient, dat Nederland aenspraek maekt op de meeste plaetwerken van dien aerd, die, zooals men weet, zoo nauw in verband staen met de uitvinding der drukkunst. Deze Tafereelen uit het leven van Jesus kunnen dus eenbewijs te meer ten voordeele van Haerlem zijn.
   Doch, ik moet aen anderen de taek overlaten om over dit kunstgewrocht in 't breede te handelen.
   My blijt ten slotte nog de plicht over, namens de Vlaemsche Bibliophilen, onzen dank te betuigen aen den achtbaren heer Minister van Binnenlandsche zaken, Alph. vanden Peerboom, die door het toestaen eener som uit het fonds, hetwelk voor de aenmoediging der kunsten en wetenschappen bestemd is, onze Maetschappy ter hulp is gekomen om de aenzienlyke kosten der uitgave van dit prachtwerk te bestryden. »


Première page du manuscrit.


Dernière page du manuscrit.

650 euros (code de commande : 17970).

 


TASTU (Mme Amable). Poésies nouvelles.
Paris, Denain et Delamare, 1835.
Édition originale.
Pour en savoir plus...

85 euros (code de commande : 48/64).

 

TECHENER (J.) — Description raisonnée d'une collection choisie d'anciens manuscrits, de documents historiques et de chartes réunis par les soins de M. J. Techener et avec les prix de chacun d'eux. Première partie. Paris, Techener, 1862. [Paris, Chez J. Techener, Libraire, rue de l'Arbre-Sec, 52, au premier. 1862.] In-8° demi-chagrin vert-sombre, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, VI, 320 p., bon exemplaire peu affecté par les rousseurs.
Introduction :
   Nous nous permettrons de recommander à l'attention des amateurs et des bibliothécaires la Collection de manuscrits dont nous publions aujourd'hui le catalogue. Nous nous sommes efforcés de rendre les notices descriptives qui accompagnent chaque article assez étendues pour satisfaire la curiosité des bibliophiles. La rédaction de ces notices a été faite avec un soin minutieux et avec le bienveillant concours de M. Paulin Paris, de M. Paul Lacroix, de M. Le Roux de Lincy, et surtout avec celui de M. Apollin Briquet, auteur de la plupart des notes qui ne sont pas signées.
   Cette Collection est le résultat de longues années de recherches. La Flandre, l'Italie, l'Espagne et l'Angleterre, nous ont fourni plusieurs de nos beaux manuscrits. Les amateurs y trouveront un choix varié de Bibles, d'Heures, de Psautiers, de Légendes sacrées, de Poètes et Prosateurs latins, de Poètes français, de Romans de chevalerie, de Chroniques, de Généalogies, etc., etc.
   Enfin une série de manuscrits ornés de miniatures exécutées, à différentes époques, par des artistes de diverses écoles, formant une suite précieuse d'objets d'art, et des plus intéressantes pour l'histoire de la miniature depuis le Moyen Âge.
   Nous publierons, l'année prochaine, une seconde partie qui contiendra des Manuscrits relatifs à l'histoire du dix-septième siècle et du dix-huitième ; de nombreux Recueils de chansons du temps de Louis XIV et de la Régence ; des Chartes du Moyen Âge ; des Pièces et des Documents historiques ; des Lettres autographes, et des Livres annotés par des personnages célèbres ou portant leur signature.

35 euros (code de commande : 14507).

 

THEURIET (André). Paternité.
Paris, Dentu, 1894.
Dans la « Collection Guillaume » et avec les illustrations de Picard et Mittis.
Pour en savoir plus...

25 euros (code de commande : 49/64).

 

THIERS (Adolphe) — Histoire du Consulat par M. A. Thiers. Édition illustrée de soixante-dix dessins. [et] Histoire de l'Empire faisant suite à l'Histoire du Consulat. Édition illustrée de deux cent quatre-vingts dessins. Tomes I à IV (complet). Paris, Furne, Jouvet et Cie, 1883. [Paris, Librairie Furne, Jouvet et Cie, Éditeurs, 5, rue Palatine. 1883.] Cinq volumes in-8° demi-chagrin brun à coins, Histoire du Consulat : 602, [1 (table des gravures)], [1 bl.] p., Histoire de l'Empire : tome I : 737, [1 bl.], [1 (table des gravures)], [1 bl.] p., tome II : 683, [1 bl.], [1 (table des gravures], [1 bl.], [1 (avis de souscription de l'Atlas)], [1 bl.] p., tome III : 723, [1 bl.], [1 (table des gravures], [1 bl.], [1 (avis de souscription de l'Atlas)], [1 bl.] p., tome IV : 726, [1 (table des gravures)], [1 bl.] p., rousseurs
Avertissement de l'auteur :
   Je viens d'achever après quinze années d'un travail assidu l'Histoire du Consulat et de l'Empire, que j'avais commencée en 1840. De ces quinze années, je n'en ai pas laissé écouler une seule, excepté toutefois celle que les événements politiques m'ont obligé à passer hors de France, sans consacrer tout mon temps à l'œuvre difficile que j'avais entreprise. On pourrait, j'en conviens, travailler plus vite, mais j'ai pour la mission de l'histoire un tel respect, que la crainte d'alléguer un fait inexact me remplit d'une sorte de confusion. Je n'ai alors aucun repos que je n'aie découvert la preuve du fait objet de mes doutes ; je la cherche partout où elle peut être, et je ne m'arrête que lorsque je l'ai trouvée, ou que j'ai acquis la certitude qu'elle n'existe pas. Dans ce cas, réduit à prononcer comme un juré, je parle d'après ma conviction intime, mais toujours avec une extrême appréhension de me tromper, car j'estime qu'il n'y a rien de plus condamnable, lorsqu'on s'est donné spontanément la mission de dire aux hommes la vérité sur les grands événements de l'histoire, que de la déguiser par faiblesse, de l'altérer par passion, de la supposer par paresse, et de mentir, sciemment ou non, à son siècle et aux siècles à venir.
   C'est sous l'empire de ces scrupules que j'ai lu, relu, et annoté de ma main les innombrables pièces contenues dans les archives de l'État, les trente mille lettres composant la correspondance personnelle de Napoléon, les lettres non moins nombreuses de ses ministres, de ses généraux, de ses aides de camp, et môme des agents de sa police, enfin la plupart des mémoires manuscrits conservés dans le sein des familles. J'ai rencontré, je dois le dire, sous tous les gouvernements (car j'en ai déjà vu se succéder trois depuis que mon œuvre est commencée), la même facilité, la même prodigalité à me fournir les documents dont j'avais besoin, et sous le neveu de Napoléon on ne m'a pas plus refusé les secrets de la politique impériale que sous la république ou sous la royauté constitutionnelle. C'est ainsi que je crois être parvenu à saisir et à reproduire non cette vérité de convention, que les générations contemporaines se créent souvent, et transmettent aux générations futures comme la vérité authentique, mais cette vérité des faits eux-mêmes, qu'on ne trouve que dans les documents d'État, et surtout dans la correspondance des grands personnages. J'ai de la sorte employé quelquefois une année à préparer un volume que deux mois me suffisaient à écrire, et j'ai fait attendre le public, qui avait bien voulu attacher quelque prix au résultat de mes travaux.
   Je dois ajouter qu'au scrupule s'est joint chez moi le goût d'étudier à fond comment, à l'une des époques les plus agitées de l'humanité, on s'y était pris pour remuer tant d'hommes, d'argent et de matières. Les secrets de l'administration de la finance, de la guerre, de la diplomatie, m'ont attiré, retenu, captivé, et j'ai pensé que cette partie toute technique de l'histoire méritait de la part des esprits sérieux autant d'attention au moins que la partie dramatique. À mon avis, la louange, le blâme pour les grandes opérations ne sont que de vaines déclamations, si elles ne reposent sur l'exposé raisonné, positif et clair de la manière dont ces opérations se sont accomplies. S'extasier, par exemple, devant le passage des Alpes, et, pour faire partager son enthousiasme aux autres, accumuler les mots, prodiguer ici les rochers, et là les neiges, n'est à mes yeux qu'un jeu puéril et même fastidieux pour le lecteur. Il n'y a de sérieux, d'intéressant, de propre à exciter une véritable admiration, que l'exposé exact et complet des choses comme elles se sont passées. Combien de lieues à parcourir à travers monts, combien de canons, de munitions, de vivres à transporter sans routes frayées, à des hauteurs prodigieuses, au milieu d'affreux précipices, où les animaux ne servent plus, où l'homme seul conserve encore ses forces et sa volonté, le tout dit simplement, avec le détail nécessaire, sans les particularités inutiles, voilà, selon moi, la vraie manière de retracer une entreprise telle que le passage du Saint-Bernard par exemple. Qu'après un exposé précis et complet des faits, une exclamation s'échappe de la bouche du narrateur, elle va droit à l'âme du lecteur, parce que déjà elle s'était produite en lui, et n'a fait que répondre au cri de sa propre admiration.
   Telles sont les causes de la lenteur que j'ai mise à composer cette histoire, et de l'étendue aussi de mes récits.


Frontispice et page de titre du premier volume.

Les cinq volumes : 180 euros (code de commande : 15908).


THOMSON. Les Saisons.
A Paris, Levrault, Schoell et Compe, An XIV (1806).
Pour en savoir plus...

40 euros (code de commande : 8936).

 

URSEL (Charles d’) — Sud-Amérique. Séjours de voyages au Brésil, à la Plata, au Chili, en Bolivie et au Pérou. Ouvrage enrichi d’une carte et de gravures. Deuxième édition. Paris, Plon et Cie, 1879. In-12 (122 ´ 183 mm.) demi-chagrin vert, dos à 4 nerfs, reliure frottée, [3 (faux-titre, mentions de dépôt et d’imprimeur, titre)], [1 bl.], 307, [1 bl.], [1 (table des gravures)], [1 bl.], exemplaire bien complet des 11 illustrations Paul Kauffmann hors texte et de sa grande carte dépliante en couleurs.
@ C’est en qualité de chargé d’affaires de Belgique que le comte Charles d’Ursel fit son voyage en Amérique du Sud, de décembre 1873 à décembre 1876. Cet ouvrage est particulièrement estimé : l’auteur y a mêlé des considérations politiques, sociales, économiques, touristiques ; il a notamment réservé d’intéressantes pages à l’esclavage au Brésil, aux gauchos de la pampa, etc.
&  Criscuolo, Bibliografia de la ciudad de Buenos Aires, n° 3564.


« Avant le combat » (souvenir des courses de taureaux à Lima),
entre les pp. 272-273.

120 euros (code de commande : 11529).


Octave UZANNE  

 

VALERY (M.) — Voyages historiques, littéraires et artistiques en Italie. Guide raisonné et complet du voyageur et de l'artiste. Deuxième édition entièrement revue, corrigée, et augmentée d'un grand nombre de descriptions de lieux, monuments, tableaux, etc., etc. Avec une table générale analytique et une belle carte routière d'Italie. Par M. Valey bibliothécaire du Roi aux palais de Versailles et de Trianon auteur des Voyages en Corse, à l'île d'Elbe et en Sardaigne. Tomes I, II et III (complet). Paris, André - Baudry, 1838. Trois volumes in-8° sous une modeste reliure de toile verte, t. I : IV, 494 p., une grande carte à déplier hors texte, t. II : 572 p., t. III : 560 p., rousseurs et taches au tranches des tomes I et III.

         
Page de titre, dos, un des plats.

Les trois volumes : 120 euros (code de commande : 16139).

 

[VAN DER ELST (C.)] — Le protestantisme belge avant, pendant et après les troubles du XVIe siècle par un Belge. Bruxelles - Amsterdam, Deltenre-Walker - Meijer, 1856. [Bruxelles, L. Deltenre-Walker, éditeur, rue de l'Impératrice, 33. Amsterdam, R. C. Meijer, librairie étrangère, pour la Hollande. 1856.] In-12 sous une modeste reliure toilée, 378, [1 (table)], [1 bl.] p.
Table des matières :
   Première partie : Avant.
      Chapitre I : Introduction (années 320 à 1205).
      Chapitre II : Préparation (années 1205 à 1467).
      Chapitre III : Fermentation (années 1467 à 1546).
      Chapitre IV : Fondation de l'Église reformée (années 1546 à 1561).
   Deuxième partie : Pendant.
      Chapitre V : L'Église et le Monde (années 1561 à 1585).
         L'action - La réaction - La contre-action.
   Troisième partie : Après.
      Chapitre VI : L'Église sous la croix (années 1585 à 1781).
      Chapitre VII : L'Église sous le ciel (années 1781 à 1843).

25 euros (code de commande : 16639).

 

VAUBLANC — Rivalité de la France et de l'Angleterre, Depuis la conquête de l'Angleterre par Guillaume, Duc de Normandie, jusqu'à la rupture du traité d'Amiens par l'Angleterre ; par Vienot-Vaublanc, Membre du Corps Législatif. Paris, Bernard, 1804. In-8° demi-veau d'époque, dos lisse usagé, [2 (faux-titre et liste des librairies de dépôt)], 378 p
Relié avec :
CLAVIÈRE (Étienne) et BRISSOT (J.P.) — De la France et des États-Unis, ou De l'importance de la révolution de l'Amérique pour le bonheur de la France ; Des rapports de ce Royaume & des États-Unis, des avantages réciproques qu'ils peuvent retirer de leurs liaisons de commerce, & enfin de la situation actuelle des États-Unis. Nouvelle édition. [Paris], [Buisson], [1791]. XX (en réalité XVIII : le feuillet de faux-titre manque), 308 p.
   
@ De la France et des États-Unis constitue le tome III de l'œuvre de Brissot de Warville intitulée Nouveau voyage dans les États-Unis de l'Amérique septentrionale, fait en 1788.

   

L'ensemble : 200 euros (code de commande : 12131).

 

VAUQUELIN DE LA FRESNAYE (Jean) — L'Art poétique de Vauquelin de La Fresnaye ou l'on peut remarquer la perfection et le défaut des anciennes et des modernes poésies. Texte conforme à l'édition de 1605 avec une notice, un commentaire, une étude sur l'usage syntactique, la métrique et l'orthographe et un glossaire par Georges Pellissier docteur ès lettre, professeur de rhétorique au lycée de Nancy. Paris, Garnier, 1885. [Paris, Garnier Frères, Libraires-Éditeurs. 6, rue des Saints-Pèreds, 6. 1885.] In-12 demi-chagrin rouge, dos à 5 nerfs orné de fleurons et de fer dorés, tranches dorées, [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], CXVII, [1], 230 p., bon exemplaire malgré quelques rousseurs et une mouillure en tête des premiers feuillets.
Préface :
   L'Art poétique de Vauquelin de la Fresnaye, puplié pour la première fois en 1605, a été réédité depuis par M. Achille Genty (Paris, Poulet-Malassis, 1862), et par M. Julien Travers (Caen, Le Blanc-Hardel, 1869, t. Ier des Œuvres complètes de Vauquelin).
   Nous en donnons une édition nouvelle, d'après le texte de 1605, auquel nous ne nous sommes permis de faire subir aucun changement : c'est la première fois qu'il est fidèlement reproduit.
   Cette édition est précédée d'une notice étendue ; elle est accompagnée d'un commentaire, pour lequel nous avons emprunté à M. Julien Travers quelques renseignements d'histoire ou de géographie locales ; elle est suivie d'une étude sur l'usage syntaxique, l'orthographe et la métrique de l'Art poétique.
   Un glossaire renferme enfin, avec leur explication tous les mots tombés en désuétude ou devenus rares, et tous ceux dont le sens s'est modifié.

 

20 euros (code de commande : 15482).



Jules VERNE  

 

[VIENNET]. MIRECOURT (Eugène de) — Viennet. [Troisième édition.] Paris, Havard, 1856. In-12 broché, 94, [2 (catalogue)] p., un portrait en frontispice gravé par Carey et une planche dépliante d'autographe in fine, (collection « Les Contemporains », n° 68), bon exemplaire, peu affecté par les habituelles rousseurs, malgré la couverture un peu souillée.

10 euros (code de commande : 12917).

 

Le vrai double Matthieu Laensberg, ou le bon astrologue pour 1840. Contenant les prophéties relatives aux saisons ; des prédictions générales et particulières pour l'année 1840 ; des recettes utiles ; des anecdotes littéraires, curieuses et scientifiques ; des conseils pour conserver la santé, des notes instructives, etc, etc, etc. 24e année. Lille, Blocquel-Castiaux, s.d. In-16 demi-toile très modeste, 124, [2] p., deux feuillets dépliants (instructions sur les poids et mesures). À la suite : Nouvelle clef des rébus. Ouvrage propre à facilité la lecture des petits symboles, ou figures parlantes qui accompagnent, dans les festins, les bonbon (sic) offerts pour l'amusement des convives, suivi de la Régle du jeu des rébus. Paris, Delarue, s.d. [120] p., le frontispice manque, rare.

200 euros (code de commande : 12604).


WAAGEN (G.F.). Manuel de l'histoire de la peinture. Tomes I, II et III (complet).
Bruxelles, Muquardt, 1863-1864.
Pour en savoir plus...

Les trois volumes : 150 euros (code de commande : 9348).

 

[WEY]. MIRECOURT (Eugène de) — Francis Wey précédé d'une Lettre à Eugène Sue. [Deuxième édition.] Paris, Havard, 1855. In-12 broché, 89, [1 bl.], [4 (catalogue)] p., un portrait en frontispice et une planche dépliante d'autographe in fine, (collection « Les Contemporains », n° 43), bon exemplaire, en partie non coupé, malgré quelques rousseurs.

10 euros (code de commande : 12919).

 

WILBRENNINCK (J.C.) — Chronologische Lijst van Heeren Officieren der Cavalerie van het Nederlandsche Leger van af 6 December 1813 tot 1 Mei 1898. Tweede verbeterde en uitgebreider uitgave uit zeer betrouwbare bronnen samengesteld door J.C. Wilbrenninck gepensioeerd Kolonel. Niet in den Handel. S.l., s.n., [ca 1898]. In folio sous une reliure cartonnée d’éditeur, [88] p., la couverture porte la mention « Presenexemplaar van de Samensteller ».
Voorwoord :
   « Van menigeen, zoo hier te lande als in Belgie, ontving ik talrijke en gewaardeerde gegevens ; voor de ondervonden welwillenheid breng ik hier nogmaals openlijk mijnen welgemeenden dank.
   Omstandigheden van verschillenden aard hebben het in druk verschijnen dezer tweede uitgave vertraagd, waarop door mij reeds in 1886 uitzicht was gegeven.
   Ondanks alle pogingen is het mij niet mogen gelukken deze lijst vollediger en correcter in het licht te geven.
   Met opzet is door mij geen aanteekening gehouden van de niet eervolle wijze, waarop eenige kameraden den dienst verlieten.
   Steeds houd ik mij aanbeloven voor opmerkingen, ook deze uitgave betreffende, evenwel steunende op betrouwbare bronnen, als stamboeken, pensioenregisters, ranglijsten enz., ga ik dan eerst tot wijzigingen of correctiën over, wanneer authentieke akten of bescheiden mij daartoe nopen.
   Moge de belanglooze wijze, waarop de Samensteller deze utigave verspreidt, menigen ontvanger opwekken, iets bij te dragen tot de kas der Koninklijke Vereeniging van gepensionneerde Officieren van het Nederlandsche Leger ! »

60 euros (code de commande : 11683).

 

[WUILLOT (Philippe Augustin Joseph)] — Satires politiques par un poète borain. Bruxelles, Vanuggenhoudt, 1849. [Bruxelles, Imprimerie de J. Vanbuggenhoudt, Rue de Scharbeék, 12. 1849.] In-8° sous cartonnage gris, 300, [1 (errata], [1 bl.] p., ex-libris.
Notice de Christiane Piérard (Biographie nationale, t. XXXII, col. 792-794) :
   
Philippe-Augustin-Joseph Wuillot, poète satirique dont les publications pseudonymes étaient signées Le Poète borain, né à Pâturages (Hainaut) le 10 vendémiaire an IX (20 octobre 1800), décédé à Sainte-Croix-lez-Bruges le 25 février 1883, chez le peintre Charles Goëbbels (Wuillot était alors domicilié à Saint-Gilles-lez-Bruxelles).
   Collaborateur-rédacteur au Méphislophélès (journal satirique semi-hebdomadaire qui a paru à Bruxelles à partir du 1er janvier 1831), il y publia, dès 1838, une caricature par quinzaine ; collaborateur de l'Argus (journal politique, industriel, administratif, littéraire et artistique paraissant le dimanche et le jeudi, dès 1844), Wuillot y fait paraître des vers de satire politique, particulièrement nombreux pendant l'année 1848. Le Poète Borain est avant tout un pamphlétaire mordant, acerbe, méchant même, s'attaquant à tous et à tout.
   Docteur en Philosophie et Lettres de l'Université de l'État à Louvain, en 1824, (le 3 juillet) par la défense d'une thèse intitulée Disputatio de Antipatro Tarsensi (publiée chez Cuelens à Louvain), il n'obtint pas la chaire qu'il croyait devoir occuper dans l'enseignement. Aigri par cet échec, il se lança dans une opposition farouche à toutes les institutions établies, à tous les hommes en place ou arrivés à une situation en vue, tant dans le domaine politique que dans le domaine religieux, artistique ou scientifique.
   C'est en alexandrins, en iambes ou en autres modes poétiques qu'il exprima ses rancœurs et qu'il rédigea ses attaques virulentes dépourvues de toute indulgence. Son style est assez ampoulé, d'une beauté souvent contestable mais d'une hargne soutenue malgré certaines longueurs lassantes. Son contemporain Béranger appréciait sa manière facile d'exprimer sa pensée, bien qu'il lui fût impossible d'en savourer tout le sel (Wuillot s'attaquait à des politiciens belges inconnus du chansonnier parisien).
   Les principaux thèmes de ses satires sont la dénonciation de l'hypocrisie et de l'arrivisme en politique et en religion, la mise en évidence de la crédulité publique, la lutte contre la publicité tapageuse. Les hommes politiques, les gens d'Église et particulièrement les Jésuites, les pédagogues et singulièrement les professeurs d'Université, tous les gens arrivés à une situation enviable, quelle qu'elle soit, ne trouvent aucune grâce à ses yeux. Le roi Léopold Ier et le duc de Brabant mêmes, n'échappèrent pas à ses traits acérés. Cependant le Poète Borain était universitaire (mais insatisfait), catholique (du moins, il l'avait été) et royaliste (certains poèmes le laissent supposer).
   Le moindre faux pas politique est monté en épingle, toute flagornerie, tout compromis, toute concession politiques ou religieux sont dénoncés avec férocité.
   Il salit avec un certain plaisir la réputation d'hommes connus et parfaitement honnêtes, en rappelant une faute commise, quelques générations auparavant, par un membre de leur famille.
   Le fiel n'est donc pas absent de ses écrits ; certaines de ses allégations sont vraies et vérifiables, mais il apparaît que dans l'ensemble de son œuvre abondante, il s'en prend plus aux personnalités qu'aux institutions. Il n'y a rien ou très peu de constructif dans cette satire. Ce caractère aigri et insatisfait n'a jamais supporté la réussite d'aucun de ses contemporains : à toute promotion, il voit des dessous peu honnêtes. Des étrangers ont subi sa verve venimeuse, insinuante et acérée, tel Napoléon III. Très rares sont ceux qui ont trouvé grâce sous sa plume : Gendebien, député de Mons, Charles Rogier, parfois, Lamennais, Anna Lemaire, actrice à Bruxelles, Rose Druart, bienfaitrice des Polonais en exil, sont à peu près les seuls à bénéficier de ses louanges.
   Il se définit d'ailleurs assez bien lui-même dans Anna Lemaire (Nérnésis, p. 87) :
         Mon satirique luth, populaire instrument,
         Est peu fait pour l'éloge et l'applaudissement,
         Et dès qu'il faut louer, ma lyre n'est pas prête,
         Mon vers est étranger à l'art adulateur.
   Dans Le Livre du Diable (pp. 5-6), il définit sa ligne de conduite :
         Tout en ce livre est objet de satire :
         Tout personnage est rampant, valet plat,
         Fourbe, intrigant, parjure, renégat ;
         Tout acte est vil : tout sent l'hypocrisie,
         La trahison, la noire apostasie...
         Partout enfin, mon vers accusateur
         Poursuit Tartuffe, au regard imposteur.
   Certains textes (chanson, poème) écrits par Wuillot et parus dans L'Argus ainsi que des caricatures, publiées en même temps que ces textes par L'Argus et le Méphislophélès, amenèrent le Poète Borain, les directeur, rédacteur en chef, imprimeur de ces journaux satiriques, ainsi que des typographes, libraire et autres, devant la Cour d'Assises du Brabant, en février 1847. Les débats eurent lieu à huis clos. L'accusation portée contre eux était « injures envers la personne du roi, prononcées par Wuiilot ». Le jury conclut à l'innocence des prévenus. Le défenseur de Ph.-A. Wuillot était Maître Picard. Dans la relation des plaidoiries publiée par La Belgique judiciaire (t. 5, 1847, col. 184-186 et 202-210), il est fait état des fonctions remplies précédemment par Wuillot comme professeur de rhétorique dans un collège oratorien, le Collège Saint-Jean.
   Ce personnage anti-politicien et anti-clérical, qui vécut, par sa faute, sans amis, est à l'heure actuelle totalement inconnu dans son village natal. Ses écrits ne sont plus que des documents rarement consultés car leur sujet était très restreint dans le temps. Son manque d'idées générales, de pensées élevées au-dessus des basses contingences fait du Poète Borain, alias Ph.-A. Wuillot, un auteur fort oublié, très peu lu.

65 euros (code de commande : 17779).

 


Retour au début


Si vous souhaitez recevoir les avis de mise à jour de la page
Éditions du XIXe siècle
indiquez ci-dessous vos références :
prénom et nom :
adresse électronique :
pays de résidence :
et cliquez sur

La fréquence de mise à jour est bien évidemment aléatoire et dépend des achats que nous réalisons...

N.B. : les informations que vous nous donnerez ne seront en aucun cas communiquées à des tiers.

Retour au début

COMMANDE DE LIVRES

Si vous souhaitez commander un ouvrage présenté sur cette page, copiez le code de commande et collez-le dans un courrier que vous adresserez à courrier@loiseaulire.com
(en cas de problème de communication :
loiseaulire@hotmail.com) ; en réponse, nous vous indiquerons si le livre est bien disponible, nous vous donnerons l'évaluation des frais de port (en fonction du pays de destination de la commande) et nous vous communiquerons les modalités de paiement (virement bancaire, chèque, carte, ...).

 CONDITIONS DE VENTE

Les prix sont exprimés en euros (toutes taxes comprises). Les éventuels frais de port sont pris en chargepar le destinataire. Nous garantissons un emballage approprié, cependant les ouvrages voyagent aux risques et périls du destinataire et nous ne pourrons intervenir en cas de détérioration ou de perte.

Les livres sont réservés 14 jours, passé ce délai, ils seront remis en vente.

Le paiement est exigible à la commande : le client non satisfait a un délai de 14 jours s'il veut renvoyer son achat.

Pour nos clients belges, les factures seront réglées par virement bancaire.

Pour nos clients résidant à l'étranger, les factures seront réglées en euros de préférence par carte de crédit (« Visa » ou « Eurocard ») ou par virement bancaire international (IBAN).

Nous disposons d'un C.C.P. en France, nos clients français pourront (sans frais) effectuer leurs paiements par chèques libellés en euros.

En cas de non paiement de la facture dans le délai prescrit, il sera dû à partir de la date d'échéance, de plein droit et sans mise en demeure préalable, un intérêt de retard égal au taux légal. En outre, il sera du une indemnité forfaitaire de 10% du montant total de la facture.

Tant que les biens n'ont pas été payés, ils restent propriété du vendeur.

Toutes les informations sur les taux de change peuvent être obtenues sur le site : The XE.com Universal Currency Converter

Notre numéro de T.V.A. : BE0619836631.

Retour au début