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BEAUX-ARTS

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FAIDER-FEYTMANS (G.) — Musées d'Europe. [Bruxelles], [Cercle des Alumni des Fondations Scientifiques], 1949. In-8° agrafé, 16 p., hommage de l'auteur au professeur Maurice-A. Arnould.
   Extrait de la revue Alumni, XVIII, n° 4, avril 1949.
Extrait :
   On imagine sans peine l'étonnement qu'éprouvé un voyageur cultivé, étranger à l'Europe, devant la diversité d'aspect de nos musées. En effet, s'il se trouve ébloui devant l'accumulation des chefs-d'œuvre qui y sont conservés, s'il éprouve en parcourant de somptueux palais ou de gracieuses galeries, un sentiment heureux, quelle sera sa déception en face de certains œuvres de qualité, mal présentées, dans des locaux vétustés et sombres. Mais avant de condamner en masse les musées qui ne répondent pas aux goûts et aux desiderata actuels, il lui faudrait sérier les problèmes et se rappeler l'histoire de nos galeries et de nos collections...

5 euros (code de commande : 16169).

 

[LIVRE D'ARTISTE]. FAINLIGHT (Ruth) A postcard from Tunisia [gravures originales de] Judith Rothchild. Octon, Verdigris, 2004. In-8° oblong en accordéon, sous chemise et étui d'éditeur, [12] p., un des 27 exemplaires (seul tirage) signés par les deux auteurs, bel exemplaire.
   Superbes manières noires réalisées par la lauréate du prix de gravure « Art et métiers du livre » en 2009.
Extrait de l'article de Stéphanie Durand-Gillet :
   
À contre-courant des modes actuelles, Judith Rothchild défend un art figuratif – ode au silence et à l'observation – dont elle exhale les richesses dans une manière noire extrêmement aboutie et délicate. Nature, objets, intérieurs ou paysages : chaque composition jaillit du fond noir de la plaque de cuivre entièrement bercée et accroche la lumière en un doux dégradé de gris. Elle a reçu le prix Art & Métiers du Livre lors de la triennale Gravure Passion qui se tenait aux Ateliers d'Art de la Ville de Saint-Maur à la fin de l'année dernière.
Achevé d'imprimer :

   A card sent by the artist Judith Rothchild in February 2003 inspired
   « A postcard from Tunisia » by Ruth Fainlight.
   The edition, limited to 27 numbered and signed copies, was printed
   in the form of a leporello, on Hahnemühle paper in spring 2004.
   The mezzotints, etchings, embossments and screenprints were printed by the artist.
   Mark Lintott printed the letterpress, handset in Ramses Maigre, on an Albion press.
   The slipcases and wrappers, with original screenprints by Judith Rothchild,
   are by Mark Lintott.
   Sarah Griffiths was an assistant to the project.
   Five books numbered 22/27 - 20/27 are hors commerce.
   Number 27/27 is reserved for the Bibliothèque Nationale de France.
Bibliographie :
   - Stéphanie Durand-Gallet, Judith Rothchild, le noir en lumière, dans
Art et Métiers du livre, n° 277, pp. 20-33.

280 euros (code de commande : 22042).

 

FAURE (Élie) — Œuvres complètes. Préface de Henry Miller. Tome I : Histoire de l'art. I. L'art antique - L'art médiéval - L'art renaissant. Tome II : Histoire de l'art. II. L'art moderne - L'esprit des formes. Tome III : Œuvres diverses. Les constructeurs - La conquête - La Sainte Face - La roue - La danse sur le feu et l'eau - Napoléon - L'arbre d'Éden - Montaigne et ses trois premiers-nés - Les trois gouttes de sang - Corot - Découverte de l'archipel - D'autres terres en vue - Mon périple - Ombres solides - Regards sur la terre promise - Méditations catastrophiques - Reflets dans le sillage - Équivalences - Varia - Œuvres de jeunesse - Correspondance. Paris, Club des Libraires de France, 1964. Trois volumes in-4° sous reliure et Rhodoïds imprimés d'éditeur, tome I : 546 p., tome II : 548 p., tome III : 1173 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs (ces dernières contrecollées), exemplaire numéroté (n° 725), petites déchirures (sans perte) aux Rhodoïds des tomes I et II.

      

Les trois volumes : 150 euros (code de commande : 20613).

 

[FAUTRIER (jean)]. Jean Fautrier 1898 bis 1964. Das Frühwerk. Berlin, Galerie Haas, 1998. In-4° broché, [40 p.], 26 reproductions en couleurs.

20 euros (code de commande : 160/69).

 

FELS (Florent) — Eros ou L'Amour peintre. Monte Carlo, Éditions du Cap, 1968. In-4° sous reliure d'éditeur, 315 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, basane frottée, exemplaire numéroté.
Table des matières :
   1. L'art magique.
   2. Naissance de l'art classique.
   3. Le mirage oriental.
   4. L'amour courtois.
   5. La chair et le diable.
   6. Le grand siècle.
   7. L'âge d'or de la galanterie.
   8. L'art et les révolutions.
   9. L'amour romantique.
   10. Réalisme et naturalisme.
   11. La belle époque.
   12. Les temps modernes.

20 euros (code de commande : 16880).

 

FERMIGIER (André) — Chroniques d'humeur. Avant-propos de Pierre Nora. Préface et choix de Jean-Michel Gardair. Paris, Gallimard, 1991. In-8° collé, 388 p.
En quatrième de couverture :
   « André Fermigier laissait à sa mort, en 1988, une œuvre importante de chroniqueur et critique d'art, parue pour l'essentiel dans l'Observateur puis dans Le Monde. Bien des lecteurs se réjouiront de retrouver ou de découvrir son extraordinaire talent d'écrivain.
   Chargé par lui de publier ses articles, j'ai cru pouvoir les répartir en trois ouvrages différents. L'un qui, présenté par François Loyer dans la collection « Le Débat » sous le titre La Bataille de Paris, retrace ses courageuses campagnes pour défendre des Halles, la gare d'Orsay, le patrimoine du XIXe siècle, jusqu'à la bataille perdue contre la Pyramide du Louvre. L'autre, dans la collection « Art et Artistes », où Françoise Cachin regroupera prochainement ses grandes chroniques d'art et ses principaux comptes rendus d'exposition.
   Et le troisième, que voici. Jean-Michel Gardair y a sélectionné le plus éclatant de Fermigier, le plus intelligent, le plus gai, le plus comique et le plus féroce. Il passe avec la même virtuosité du petit musée de province aux étoiles du Michelin, de la Callas à Viollet-le-Duc, de la défense de l'école républicaine à la charge contre toutes les avant-gardes, des Batignolles d'avant guerre aux circuits enchantés de la France profonde, dans un festival d'art, de gastrologie, de critique littéraire et d'évocations de paysages. Une lecture tonique.  »

10 euros (code de commande : 12578).

 

Festival International de la Peinture. Cagnes-sur-Mer, 1969. In-8° oblong agrafé, [194] p., illustrations en noir.
Liste des pays et des artistes présents à cette manifestation :
   - Allemagne fédérale : Manfred Mayerle.
   - Argentine : Luis Perosa, Florencio Caravaglia, Jorge Duarte, E. Fernandez-Teijeiro, Roberto D. Lafferriere, René Moron.
   - Australie : Michael Johnson.
   - Autriche : Josef Mikl, Oswald Ober Huber, A. Frohner, Peter Pongratz, Arnulf Rainer.
   - Belgique : Maurice Roquet, Jan Burssens, Lismonde, Pierre Vlerick, Maurice Wijckaert.
   - Brésil : Marina Caram.
   - Canada : Edmund Alleyn, Fernand Leduc, Jean-Paul Riopelle.
   - Colombie : Augusto Rendon, Alfonso Quijano, Ignacio Gomez-Jaramillo, Carlos Granada.
   - Corée du Sud : Kim Young-Joo, Suh Se-Ok, Chung Chang-Sup, Park Seo-Bo, Cho Yong-Ik.
   - Espagne : Antonio Arias, Jose Luis Rey-Vila, Fran Baro, Jose Soteras, Marc Chapaud.
   - États-Unis d'Amérique : John Hultberg, Lenore Laine, Charles Shuts, Joe Downing, Isaac Muse.
   - Finlande : Reino Hietanen.
   - France : Aldine, Roger Chastel, James Guitet, Pierre Igon, Limouse, Mac'Avoy, Maurice Rocher, Gustave Singier, Robert Tatin, Vasarely.
   - Grèce : Georges Varlamos, Costi Eliades, Aglaia Papa, Tassos Hadjis.
   - Guatemala : Suan Juan Sisay-Sisay, Roberto Cabrera, Elmar Rojas, M. Augusto Quiroa.
   - Hongrie : Laszlo Bartha, Gywla Hincz.
   - Iran : Zenderoudi, Nami, Sepehri, Moasses, Daftari, Seyhoun.
   - Israël : Oded Shamir, Yosseph Manor, Zri Milshtein, Haim Kiwe.
   - Italie : Alberto Burri, Guilio Paolini, Luciano Fabro, Jannis Kounellis, Lucio Fontana.
   - Japon : Ainu Y. Nogouti, Key Sato, Matsutani Takesada, Hajime Kato, Yoshio Tsuruora, Seizi Togo, Noguechi Yataro, Ado.
   - Mexique : Juan Blanco, Gonzalo Seja-Oregel, Manuel Varrona, Edmundo Aquino, Rodolfo Zanabria.
   - Monaco : Erio Consavela, Hubert Clerissi, Irène Pagès.
   - Norvège : Alexander Schultz.
   - Pérou : E. Rodriguez-Larrain, Alfredo Ruiz Rosas, Ricardo Crau, Leslie Lee.
   - Philippines : Ernando R. Ocampo, Nena Saguil.
   - Pologne : Yan Cybis.
   - République Arabe Unie : Seif Wanly, Salah Taher, Mostafa El Arnaoti, Gamal Mahmoud, Abo Khalil Lotfi.
   - République Dominicaine : Suro Dario, Colson Jaime, H. Ortega Gilberto.
   - Roumanie : Octav Grigoresco, Henri Navrodin, Ion Nicodim, Ion Bitzan.
   - Royaume-Uni : Bernard Cohen, David Hockney, Peter Sedgley, Howard Hodgkin.
   - Tchécoslovaquie : Frantisek Gross, Josef Jira, Frantisek Ronovsky.
   - Tunisie : Mahmoud Sehili, Hedi Turki, Ridha Bettaieb.
   - Uruguay : Miguel Kohler-Jan.
   - Vénézuéla : Hector Poleo, Jesus Soto, Cruz-Diez, Ravelo, Francisco Salazar.

13 euros (code de commande : 24775).

 

FINCH (Christopher) — American Watercolors. New York, Abbeville Press, 1986. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur (ci-contre, détail supérieur de la couverture), 312 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
« Watercolor has always enticed professional and amateur artists alike, but only the best ever master what is, in fact, a fiendishly difficult medium. As Christopher Finch explains in his lively text, « Painting in watercolor is a little like skippering a sailboat.... you set a destination and plot the course that will get you there, but you do not expect to arrive by following a straight line. » The great watercolorists learn to improvise, taking advantage of accidents so that a blot is magically transformed into a cloud, a blurred edge into a hazy bank. Spontaneity is everything.
American Watercolors is an eye-dazzling delight, celebrating some of the greatest masters of the medium. With an extravagant sélection of 247 color illustrations and 151 black and whites, this sparkling volume provides a comprehensive history of watercolor in the United States, from the first explorers' visions of the New World to the most recent explorations by contemporary artists. Individual chapters are devoted to unrivaled geniuses such as Winslow Homer, John Singer Sargent, John Marin, and Charles Burchfield, who took profound pleasure in flaunting their hard-won skills in scenes of breathtaking beauty. Other chapters survey the frontiers portrayed by artist-adventurers such as John James Audubon and George Catlin ; the European vistas savored by Americans abroad ; and the fanciful scenes created by folk artists over the past 200 years. The final chapters recount how exuberantly the American artists of this century have experimented with watercolor in their search for fresh new styles of abstractien and realism.
Because these fragile treasures of American art suffer from exposure to the light, they are all too rarely on view in museums or galleries, and many are sequestered in the homes of collectors. As a result, this lavish array of watercolors painstakingly selected from 142 different public and private collections provides a more panoramic view of the medium than even the most tireless museum-goer could ever accomplish. With its impressive plenitude of illustrations, elegant design, and engaging text, American Watercolors is an irresistible tour de force. »

50 euros (code de commande : 8427).

 

[FIUME (Salvatore)]. CARRIERI (Raffaele) — Salvatore Fiume. Milano, Brera, 1964. In-4° oblong sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 117 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, édition quadrilingue (italien, anglais, allemand et français), exemplaire dédicacé par l'artiste qui a écrit son adresse sur l'étui.
Extrait :
   Et voilà Salvatore apprenti érudit. Il connaît aussi bien les secrets du dessin et de la perspective que les multiples tours de la peinture, les techniques et les procédés, la prestesse et la méditation, ce qu'il convient d'ôter d'une toile, la loi des poids et des mesures, la force de la ligne qui s'arrête où il le faut, la différence entre couleur et coloris, la vision qui au début n'est que semence, larve, spectre, puis devient homme, femme, paysage, objet, plante, animal. La plus lointaine leçon lui vient des Quattro-centistes et la plus proche du De Chirico métaphysique : elle a noms architecture, planimétrie, netteté, mystère des angles et des espaces, le plein et le vide, l'ombre, les projections, la solitude, les formules écrites à la craie sur le tableau noir et qui nous permettent de sortir du labyrinthe où chacun se trouve ou croit se trouver enfermé ; les ouvertures, les trous par où l'on peut fuir ; l'ambiguïté des apparences; l'angoisse que peut procurer une statue au milieu d'une place, les statues au repos et les statues qui marchent: l'immobilité comme châtiment, désespérance, espoir. Fiume reprend le soliloque interrompu de De Chirico sur un ton moins péremptoire : « Je rêve désormais avec insistance à un monde habité de statues : les villes avec des statues, les rues avec des statues; la Sicile avec des statues, l'Amérique aves des statues. Des statues gratte-ciel partout, sur les îles, sur la terre ferme et même dans l'autre monde, où je me souhaite le Paradis avec d'innombrables statues, de grandes terrasses et d'interminables portiques où pouvoir converser d'affilée durant un ou deux millénaires. À cette seule pensée je me remplis d'allégresse et j'accepte le sacrifice de peindre: car peindre, pour moi du moins, est difficile, harassant. Si je pense à n'importe quelle autre chose j'en viens très vite à m'ennuyer, à m'attrister même. C'est pourquoi je vis complètement enfermé dans l'amour de mon travail. Je ne sors jamais de mon atelier et ne peins ni ne pense à autre chose qu'aux statues autour desquelles – et auprès, au-dessus, au-dedans, au sommet ou à la base, en remontant et en descendant des escaliers, en débouchant sur telle ou telle place – je crois circuler comme un étranger en parfaite santé et à qui rien ne manque. Cela me procure tant de joie et de satisfaction que je n'ose demander davantage à la vie. »

80 euros (code de commande : 23791).

 

FLANAGAN (Barry) — Estampes. Paris - Caen, Bibliothèque Nationale de France - Musée des Beaux-Arts de Caen, 1996. In-4° broché, 64 p., illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
   Ouvrage réalisé à l'occasion de l'exposition organisée à la Bibliothèque nationale de France, à Paris, du 7 mars au 18 mai 1996, puis au Musée des Beaux-Arts, à Caen, du 1er juin au 5 août 1996.
Sur la couverture :
   Une centaine de gravures de Barry Flanagan seront présentées à la Bibliothèque nationale de France puis au musée des Beaux-Arts de Caen. Dans leur majeure partie, ces œuvres ont été données par l'artiste lui-même à la Bibliothèque nationale de France. Couvrant vingt ans d'activité, elles constituent la première rétrospective française des gravures de Barry Flanagan.
   Né à Prestatyn au pays de Galles, Barry Flanagan est l'un des représentants majeurs de la nouvelle sculpture anglaise. S'étant d'abord fait connaître par son emploi des matériaux mous et « pauvres » (toiles, sable, cordes), il se tourne dans les années soixante-dix vers la pierre et le bronze, matériaux dans lesquels il sculpte ou moule une imagerie très personnelle, volontiers humoristique et irrévérencieuse à l'égard de la statuaire héroïque. Membre de la Société zoologique de Londres, Flanagan a constitué un bestiaire sculpté où le lièvre occupe une place de choix, au côté du singe, du cheval et de l'éléphant.
   Choisie pour représenter la Grande-Bretagne à la Biennale de Venise de 1982, présentée dans les grands musées du monde, la sculpture de Flanagan a fait l'objet de deux rétrospectives en France, la première au musée national d'Art moderne en 1 983, la seconde au musée des Beaux-Arts de Nantes en 1 994.
   La gravure de Flanagan est d'abord un art d'observation. Parmi les nombreux portraits qu'il exécute en 1972, on retrouve des artistes, des critiques d'art, des poètes, des musiciens de jazz qui, célèbres ou inconnus, ont en commun d'être proches de l'artiste, d'appartenir au cercle des familiers. Il les croque sur le vif, comme on prend des notes. Les gravures en retirent une rare fraîcheur : elles sont tracées d'un seul trait, sans reprises.
   Au cours de ses voyages, Flanagan a confié ses impressions au cuivre ou au linoléum. On retrouvera dans ses paysages gravés les régions qui lui sont chères : Écosse, Irlande, pays de Galles. Lieux peuplés de noms celtiques qui donnent leurs titres aux gravures : Llandudno, Loch Tarff, Killary Bay. Souvent tirées en couleurs – « dans le ton de la distillation écossaise » commente Flanagan –, ces planches nous révèlent un coloriste ardent.
   L'humour n'est jamais loin. Il peut prendre la forme d'un rébus, d'un calembour visuel où Flanagan évoque, sur un mode caustique, la condition de l'artiste dans notre société. Qu'on ne s'étonne pas de rencontrer la figure de W. C. Fields ou celle d'Alfred Jarry, au détour de ces images : Flanagan partage avec eux la conviction que l'art et l'humour font bon ménage. « Si on rit en voyant mes œuvres », déclare l'artiste, « je m'estime flatté et même comblé. »

20 euros (code de commande : 21134).

[FLANAGAN (Barry)]. Barry Flanagan. Sculptures et dessins - Sculptures and Drawing. Nice, Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain, 2002. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 144 p., nombreuses reproductions en couleurs, édition bilingue (français, anglais), exemplaire à l'état de neuf.
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain, à Nice, du 6 décembre 2002 au 25 mai 2003.
Sommaire :
   - Préface.
   - Lorsque les lièvres dansent et jouent les équilibristes, par Hans-Jürgen Schwalm.
   - Extrait de l'interview avec Judith Bumpus, juillet 1982 publié dans le catalogue 1982 de la Biennale de Venise du Bristish Council.
   - Extrait de l'interview avec Judith Bumpus, juillet 1982 publié dans le catalogue de la Tate Galerie 1986.
   - Sculptures.
   - Œuvres sur papier.
   - Biographie.
   - Expositions personnelles.
   - Expositions collectives.
   - Œuvres dans les collections publiques.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 22949).

 

[FORAIN]. BORY (Jean-François) — Forain. S.l., Veyrier, 1979. In-4° broché, 126 p., très nombreuses illustrations.
En quatrième de couverture :
« Dès 1885, lorsqu'on demandait à Forain où il exposait, il répondait invariablement « Dans les kiosques ! ». Il voulait dire : dans la rue. C'est que Forain, à cette époque, était célèbre : pas un journal satirique qui n'ait publié ses dessins, pas un directeur de revue qui ne sollicite une couverture de sa main. Par cette réponse quelque peu sarcastique, ce Champenois né à Reims en
1852 dans une modeste famille, entendait faire savoir qu'originaire du peuple, il restait proche de lui.
Issu du peuple, certes, mais devenu satiriste de droite, et des plus féroces dans une période politique troublée. Anti-dreyfusard redoutable, c'est ainsi qu'au moment de « l'affaire », il créera avec son ami Caran d'Ache, Psst..., petit journal dont la cible principale est Zola et qui s'arrêtera à la fin du procès, en 1899, après 85 numéros. Quelques années plus tard, Caran d'Ache, « assagi », aura comme tous les grands dessinateurs de l'époque, « son » numéro spécial de l'Assiette au beurre. Forain, jamais !
Et pourtant, son œuvre de caricaturiste est immense. Elle témoigne incontestablement d'une époque, elle en dénonce tous les scandales. Elle est si omniprésente qu'elle occulte, en quelque sorte, son œuvre de peintre et de graveur, pourtant considérable. C'est de cette dernière que l'album Forain donne un aperçu, révélant autant le trait étonnamment pré-chavalien du dessin que la virtuosité et l'universalité acquise par l'artiste dans le travail sur cuivre.
Artiste adulé par le Paris de la Belle Epoque, ami de jeunesse de Rimbaud, de Degas, puis d'écrivains comme Huysmans – dont il illustra plusieurs livres, notamment Marthe, Forain mourra en 1931, à l'âge de 79 ans, laissant une œuvre d'une diversité infinie. »

20 euros (code de commande : 10013).

 

Formes de l'art. Tome I : L'art magique, par André Breton avec le concours de Gérard Legrand. Tome II : L'art religieux, par Philippe Verdier. Tome III : L'art classique, par Louis Hautecœur. Tome IV : L'art baroque, par Louis Hautecœur. Tome V : L'art pour l'art, par André Chastel et Paule-Marie Grand. Paris, Club Français du Livre, 1957-1958. Cinq volumes in-4° sous reliure toilée d'éditeur, 230, 231, 165, 162 et 137 p., nombreuses illustrations dans le texte et 80 planches hors texte en noir et en couleurs dans chaque volume.

Les cinq volumes : 120 euros (code de commande : 15503).

 

FOSCA (François) — La peinture au XIXe siècle 1800-1870. Paris, Tisné, 1956. In-8° sous reliure d'éditeur, 150 p., illustrations en couleurs, ex-libris Léonard.

10 euros (code de commande : Art/5963).

 

[FOUQUET (Jean)]. PERLS (Klaus G.) — Jean Fouquet. Paris, Hypérion, 1940. In-4° broché, 269 p., nombreuses illustrations en noir, XVI planches en couleurs hors texte avec leurs serpentes légendées.
Table des matières :
   - Jean Fouquet.
   - La jeunesse de Fouquet.
   - Le voyage en Italie.
   - L'activité de Fouquet sous Charles VII.
   - L'activité de Fouquet sous Louis XI.
   - Les œuvres.
   - Bibliographie.
   - Index.
   - Œuvres attribuées à tort à Fouquet.

20 euros (code de commande : 23744).

 

[FREUD (Sigmund)]. Le Sphinx de vienne. Sigmund Freud, l'art et l'archéologie. Sous la direction d'Eric Gubel. [Anvers], Ludion, 1993. In-4° broché, 205 p., nombreuses illustrations en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée d'Ixelles, du 7 mai au 11 juillet 1993.
Table des matières :
   - Préface, par Nicole d'Huart.
   - Avant-propos, par Erica Davies.
   - Introduction, par Peter Gay.
   - Sigmund Freud : l'art et l'archéologie, par Eric Gubel.
   - Biographie sommaire de Sigmund Freud.
   - Catalogue.
   - Les origines de la collection de Freud, par Lynn Gamwell.
   - La science et l'art dans la vie l'œuvre de Freud, par Martin S. Bergmann.
   - La bibliothèque de Freud, par J. Keith Davies et Wendy Botting.

20 euros (code de commande : 21514).

 

Fruits d'une passion. Une étonnante collection d'œuvres d'art contemporain de la Communauté française en dépôt permanent au Musée des Beaux-Arts de Mons. Bruxelles, Ministère de la Communauté Française de Belgique, Service des Arts plastiques, 1998. In-4° broché, 176 p., très nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.
   Ouvrage publié à l’occasion d’une exposition éponyme organisée au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du 28 juin au 27 septembre 1998.
En quatrième de couverture :
   « Fruits d'une passion » constitue une première présentation publique de cette étonnante collection d'œuvres d'art contemporain que le Ministère de la Communauté française de Belgique met en dépôt permanent au Musée des Beaux-Arts de Mons.
   Elle privilégie les œuvres d'après 1958, où se retrouvent côte à côte, en un joyeux mélange, des abstraits lyriques – Antoine Mortier (Belgique), André Lanskoy (France), Bengt Lindstrôm (Suède)..., des tenants de la nouvelle figuration et de la figuration libre - Atila (France), Gianni Bertini (Italie), Alan Davie (Grande-Bretagne), Gaston Chaissac (France), Hugh Weiss (États-Unis), Jean-François Octave (Belgique),..., des partisans de la figuration narrative - Valérie Adami (Italie), Peter Klasen (Allemagne), ..., des « inclassables » tels Jacques Charlier (Belgique), Enrico Baj (Italie), Antonio Berni (Argentine), Fabrizio Plessi (Italie), ... et des « nouveaux fauves » - Luciano Castelli (Suisse), Elvira Bach (Allemagne), Emmanuel Demuynck (Belgique)...
   « Fruits d'une passion » propose un panorama inédit : aucune collection publique en Belgique ne peut présenter un tel panorama de l'art international des années 1960 à 1990, période qui a vu s'épanouir de nombreux mouvements esthétiques favorables à une figuration autre qui, reniant la « modernité », militent pour un art « pop », un art « in », un art « kitsch », un art « brut », un art « sauvage », et, surtout, un art ludique constitué d'amour, d'humour et d'humeurs ...

25 euros (code de commande : 23792).

 

[GALLÉ (Émile)]. THIÉBAUT (Philippe) — Les dessins de Gallé. Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1993. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 199 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
Sur la jaquette :
   Aucun créateur n'incarne autant qu'Émile Gallé une époque, ses modes, ses engouements, ses réussites, les recherches qu'elle n'a cessé de poursuivre, les contradictions auxquelles elle a été livrée.
   Les dessins, offerts pour la plupart au Musée d'Orsay par les descendants d'Émile Gallé, démontrent de façon éclatante la diversité du talent de leur auteur, son goût pour les combinaisons les plus inattendues et les assemblages les plus divers et soulignent plus particulièrement son éblouissement devant les splendeurs de la nature.
   Ces dessins ont souvent été complétés par Gallé d'annotations minutieuses, concernant les matériaux, les couleurs, les procédés de fabrication à retenir, les fautes à éviter... Cette direction sans faille a permis à la production issue des nombreux ateliers – céramique, verrerie, mobilier – de garder un cachet inimitable qui est la marque d'une personnalité profondément originale.

40 euros (code de commande : 25261).

 

GANS-RUEDIN (E.) — Connaissance du tapis. Préface de Jean Gabus. Photos de René Bersier. Dessins et cartes de Jean-Paul Chablais. [Deuxième édition]. Fribourg, Office du Livre, 1974. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 441 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Introduction :
   De nombreux ouvrages sur l'histoire du tapis d'Orient présentent les pièces conservées dans les musées ou dans les grandes collections privées ; l'amateur averti les consultera avec fruit pour enrichir ses connaissances.
   Ce volume, destiné au grand public, vise un autre but. Après un rappel historique et plusieurs chapitres généraux consacrés aux caractéristiques techniques ou symboliques du tapis, l'auteur aborde la partie essentielle et proprement originale de son étude: il établit une classification détaillée par pays et – pour ce véritable « royaume du tapis» qu'est l'Iran – par régions ; chaque exemple est illustré d'une ou plusieurs reproductions commentées ; dans ce vaste panorama figure également la production moins connue de pays comme le Pakistan, l'Inde, le Tibet, la Chine, l'Afrique du Nord et les pays balkaniques. Rien n'est ainsi omis du très grand choix actuellement offert à l'amateur dans le commerce. Celui-là pourra, grâce aux nombreux renseignements fournis sur l'origine, la technique, le style des dessins, les coloris et enfin la qualité de chaque pièce, se faire une opinion précise sur les tapis qu'il aura l'occasion de voir.
   Ces indications, fruit d'une longue expérience, ont été vérifiées sur place par l'auteur au cours de fréquents voyages dans les pays producteurs. Certes, la description des motifs est la plus complète possible, mais il est souvent extrêmement difficile d'obtenir des auteurs mêmes des tapis l'explication de leurs dessins ; on utilise tel motif pour obéir à la tradition, mais on ne connaît plus sa signification originelle. La difficulté de rassembler des renseignements de première main provient aussi du fait que beaucoup de villages sont situées dans des régions mal reliées aux grands axes routiers. Il peut arriver ainsi que dans une ville qui fait quotidiennement le commerce d'une variété de tapis, on ne puisse vous renseigner sur le ou les villages producteurs, pourtant distants de moins de soixante kilomètres; c'est que les marchands n'y sont jamais allés, les villageois s'arrangeant pour faire parvenir eux-mêmes leur production en ville. Si vous insistez pour vous rendre dans un de ces villages, on ne comprend pas votre intérêt : pourquoi vouloir à tout prix entreprendre un voyage inconfortable, puisque la production locale est en vente sur le marché de la ville ?
   Nombreuses cependant sont les personnes qui ont bien voulu faire bénéficier l'auteur de leurs connaissances linguistiques ou techniques, grâce auxquelles il a pu réunir les informations dont il avait besoin. Leur collaboration lui a été précieuse et il leur exprime ici sa plus vive gratitude.

35 euros (code de commande : 14354).

 

[GARACHE]. STAROBINSKI (Jean) — Garache. Paris, Flammarion, 1988. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 166 p., nombreuses illustrations, édition bilingue (français-anglais).

25 euros (code de commande : 6310).

 

[GAUGUIN (Paul)]. MAURICE (Maurice) — Gauguin. Le peintre et son œuvre. Avant-propos de Pola Gauguin. Paris, Presses de la Cité, 1948. In-4° broché, 240 p., nombreuses illustrations en noir et quelques-unes, hors texte, en couleurs, couverture défraîchie.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   - L'homme, ses origines, sa vie.
   - La peinture en 1876.
   - La manière impressionniste.
   - L'école de Pont-Aven.
   - Les années tahitiennes.
   - Le sculpteur céramiste.
   - Le peintre-graveur.
   - Le peintre-écrivain.
   - Les faux tableaux.
   - Les œuvres.
   - Bibliographie.

35 euros (code de commande : 18037).

 

 

[GAVARNI]. LANDRE (Jeanne) Gavarni. Paris, Louis-Michaud, s.d. In-12 broché, 192 p., illustrations, (« Les Écrits et la Vie anecdotique et pittoresque des grands Artistes »).

7,50 euros (code de commande : Art/ 3595).

 

[GIACOMETTI (Alberto)]. Vivantes cendres, innommées. Eine unbekannte Graphikfolge. Mit einem Text von Ursula Perucchi-Petri. Bern, Benteli Verlag, 1979. In-4° broché sous jaquette d'éditeur, 126 p., 52 planches en noir pleine page, texte est en allemand.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Kunsthaus de Zurich, du 30 mai au 23 juillet 1989.
Extrait :
   Glückliche Umstände führten dazu, dass die Alberto Giacometti-Stiftung letztes Jahr eine bisher unbekannte, nur in sechs Exemplaren vorhandene Graphikfolge von Alberto Giacometti als Geschenk der Stadt Zürich entgegennehmen durfte. Die zwischen 1957 und 1960 entstandene Serie von 52 Radierungen, die hier zum ersten Mal vollständig veröffentlicht wird, steht in Zusammenhang mit dem Buch des französischen Dichters Michel Leiris «Vivantes cendres, innommees» von 1961 und stellt das aussergewöhnliche Zeugnis einer lebenslangen Freundschaft zwischen dem Künstler und dem Dichter dar.1 Michel Leiris hatte die Gedichte dieses Buches 1957-1958 nach einer tiefen Krise und einem Selbstmordversuch während seiner Rekonvaleszenz geschrieben. Giacometti besuchte ihn in dieser schweren Zeit regelmässig in seinem Appartement am Quai des Grands-Augus-tins und porträtierte ihn mit zunehmender Besessenheit auf dem Krankenlager. Nur die grosse Vertrautheit der beiden Freunde erlaubte es, die extreme und exi-stentielle Erfahrung in Bilder zu fassen und ihr eine über das Individuelle hinaus gültige Form zu verleihen. Die erschütternde Folge erinnert an Hodlers Zyklus der kranken und sterbenden Valentine Gode-Darel; für beide Künstler bedeutete die Begegnung mit dem Rätsel Tod eine ausserordentliche Herausforderung.

20 euros (code de commande : 26007).

 

[GIACOMETTI (Alberto)]. Alberto Giacometti. Catalogue réalisé par André Kuenzi. Martigny, Fondation Gianadda, 1986. In-8° carré broché, 287 p., nombreuses reproductions en noir, quelques-unes en couleurs, couverture un peu frottée.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Fondation Pierre Gianadda, à Martigny, du 16 mai au 2 novembre 1986.
Table des matières :
   - Giacometti à Martigny, par Hans C. Bechtler.
   - Notes sur l'exposition, par André Kuenzi.
   - L'homme.
      - Giacometti dans son pays, par Guido Giacometti.
      - Souvenirs fraternels, par Bruno Giacometti.
      - Sables mouvants, par Alberto Giacometti.
      - Repères biographiques.
   - Quelques aspects de l'œuvre.
      - Lettre à Pierre Matisse, par Alberto Giacometti.
      - Sculpture, peinture, dessin, estampe.
      - Coup d'œil sur le regard.
      - Les bustes de Diego, par Reinhold Hohl.
      - Les portraits peints, par Reinhold Hohl.
   - Trois escales.
      - De Genève à Paris...
      - Giacometti et les États-Unis, par James Lord.
      - Les métamorphoses d'un portrait.
   - Poésie et exégèses.
      - Marmonnement d'Alberto, par Michel Butor.
      - Soliloque de Diego, par Michel Butor.
      - Sur trois poèmes, par Chiara Negri.
      - De la chambre étrangère..., par Jean Soldini.
   - Catalogue.

25 euros (code de commande : 26006).

 

[GIACOMETTI (Alberto)]. DUFRÊNE (Thierry) — Alberto Giacometti. Les dimensions de la réalité. Genève, Skira, 1994. In-8° broché, 221 p., illustrations en noir et en couleurs.
Sur la couverture :
   « Le problème de la dimension est au cœur de l'œuvre d'Alberto Giacometti (1901-1966).).Tantôt sa sculpture diminue jusqu'à n'être qu'un «petit pois», selon Simone de Beauvoir. Tantôt elle s'allonge jusqu'au filiforme. Les têtes sculptées en lame de couteau s'avancent vers l'œil du regardeur en perdant tout volume, alors qu'au contraire les socles superposés diminuent optiquement les figures de "Femmes debout". La peinture suit le même chemin: dans les portraits de Diego, d'Annette, de Yanaihara et de Genet, la tête du modèle qui pose recule au centre de la toile.
Ce livre rend compte des «crises de la dimension» de l'œuvre. L'auteur suit pas à pas l'œuvre ct' Alberto Giacometti et sa personnalité d'artiste, inséparables du milieu artistique qui les a vues naître.

12 euros (code de commande : 13405).

 

GILBERT & GEORGE — The Naked Shit Pictures. Introduction par Martijn van Nieuwenhuyzen. Amsterdam, Stedelijk Museum, 1996. In-8° oblong agrafé, [32] p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Stedelijk Museum, à Amsterdam, du 17 février au 31 mars 1996.
Introduction :
   In the main gallery of the Stedelijk Museum, Gilbert & George are showing a monumental installation of The Naked Shit Pictures from 1994. These symmetrically structured, emblematic pictures are a radicalization of the large, colored works that the artists have been making since the start of the seventies, in which they portray the existential condition of modern man. In these pictures Gilbert & George and 'other human persons' (young male models) give virtually archetypal expression to such emotions as fear, aggression, hope and abandonment. They convey empathy with mankind in the face of world forces – with the masses in the background, depicted in the grim struggle to exist: at the gates of the factory, on the way to the office, set against the urban scenery of apartment buildings, graffiti, traffic and artificial nature.
   Whereas, in these works, the existential theme was still softened by the appealing, bright colors and the beauty of youth, in The Naked Shit Pictures Gilbert & George are on their own, naked. The « other human persons » have been sent home. The « responsibility suits » have been taken off. Here the dull pink of Caucasian, middle-aged flesh and the brown of human excrement predominate. Within a rigid, formal arrangement of phallus-shaped faeces and with poses that seem to be taken from classical sculpture and from medieval and Renaissance paintings of the Last Judgement and the fall of man, they carry their probing of the human condition to its extreme. With eyes directed at the viewer, they involve him in the question : what is man and what is life ? Gilbert & George : « We are human beings, dressed up in suits or not, full of complexities, of differences. We are naked, we are full of shit – that is what we are trying to show. It is a kind of existence, the realism of existence. That we are here. »

15 euros (code de commande : 22186).

 

[GIOTTO]. Giotto et l'art à Padoue au XIVe siècle. La Chapelle des Scrovegni. Gent, Snoeck, 2003. In-4° broché, 184 p., nombreuses reproductions en couleurs, bel exemplaire.
   
Publication réalisée pour l'exposition éponyme qui s'est tenue à l'Espace Culturel ING, à Bruxelles, du 23 octobre 2003 au 11 janvier 2004, dans le cadre des manifestations « Europalia Italia ».
Sommaire :
   - Giotto et Padoue, par Francesca Flores D'Arcais.
   - Giotto et la peinture du XIVe siècle à Padoue, par Davide Banzato.
   - La sculpture à Padoue au XIVe siècle, par Franca Pellegrini.
   - « Imago Urbis » : Padoue au XIVe siècle, par Mariella Magliani et Vincenza Donvito.
   - Les monnaies et l'économie à Padoue aux XIIIe et XIVe siècles, par Bruno Callegher.
   - La conservation et la restauration des fresques de Giotto aux XIXe et XXe siècles, par Anna Maria Spiazzi.
   - La Chapelle des Scrovegni et les relevés de 1871, par Serenella Borsella.
   - La restauration des peintures murales de Giotto dans la Chapelle des Scrovegni à Padoue, par Giuseppe Basile.
   - Catalogue.
   - Bibliographie.

30 euros (code de commande : 25351).

 

[GNOLI (Domenico)]. Domenico Gnoli. Paris, Centre National d'Art Contemporain. 1973. Petit in-4° broché, 96 p., reproductions en noir, quelques-unes en couleurs, ont joint un petit catalogue (16 p.) de la Galeria d'Arte Contemporanea de Turin, de 1966.
  Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 17 janvier au 17 février 1974.
Sommaire :
   - À la mémoire de Domenico Gnoli, par André Pieyre de Mandiargues.
   - Domenico Gnoli, par Guilio Carlo Argan.
   - Domenico Gnoli, par Alain Jouffroy.
   - L'existence, par Andrée Chedid.
   - Gnoli ou l'amour et l'illustration de la vie quotidienne, par André Pieyre de Mandiargues.
   - Une image de Domenico Gnoli, par Guy Dumur.
   - Biographie, liste des expositions, bibliographie.

20 euros (code de commande : 24827).

 

GONSE (Louis) — Les Chefs-d’œuvre des Musées de France. Sculpture. Dessins. Objets d’art. Paris, Libraire de l’Art Ancien et Moderne (mention recouverte par l’étiquette de la Librairie Georges Baranger), 1904. Grand in-4° demi-chagrin rouge, dos à 5 nerfs, tête dorée, 366 p., illustrations et 30 planches hors texte en héliogravure.
Avant-propos :
« J'ai dit, dans la préface du premier volumes des Chefs-d'Œuvres des Musées de France, les motifs qui m'avaient incité à entreprendre ce long voyage d'exploration à travers l'immense dédale de nos collections provinciales, pour la plupart si peu et si mal connues ; j'ai dit l'encouragement initial que j'avais reçu du patronage de l'Administration des Beaux-Arts et, en particulier, de mon éminent ami M. Roujon ; j'ai dit également les difficultés de la tâche. Le présent avant-propos n'a pas pour objet de revenir sur ces différents points. Mais je tiens, au moins, à faire remarquer qu'une matière plus vaste encore s'offrait à moi pour constituer les éléments du second volume ; le premier avait été consacré à la peinture ; celui-ci embrasse la sculpture, les objets d'art et les dessins. Au milieu de cet ensemble extraordinaire de grands et petits musées, où le chercheur a la joie de découvrir tant de peintures intéressantes, instructives ou rares, dont beaucoup sont des chefs-d'œuvre, c'est encore la sculpture qui domine et occupe la plus large place. Ce qu'avait pu faire l'activité d'un Lenoir à Paris, durant les troubles de la Révolution, d'autres, plus modestes, l'ont tenté dans les départements, et leur zèle a sauvé et accumulé de véritables trésors. Il en a été de même pour nombre d'objets d'art provenant des églises et des châteaux. On a pu voir au Petit Palais, en 1900, un aperçu de ces richesses.


Coffret en cuir gravé (XVe siècle). Musée de Clermont-Ferrand.

Ce qui vint alors à l'Exposition n'était rien en comparaison de ce qui était demeuré sur place. En présence d'un amas aussi considérable de documents, d'un champ d'investigations aussi étendu, je me suis trouvé entraîné à augmenter le nombre des gravures de ce second volume. De trois cents reproductions, je suis passé au chiffre de quatre cents, et le nombre des musées mis à contribution s'est élevé de quarante-quatre à soixante-dix. Il est vrai qu'à la sculpture proprement dite, comprenant toutes les époques, depuis l'Antiquité gallo-romaine et le Moyen-Âge, jusqu'aux temps modernes, – à l'exclusion des artistes vivants, – sont venus s'ajouter certains objets d'une haute valeur plastique (bronzes, ivoires, orfèvreries) et des dessins de premier ordre, comme ceux que possèdent les Musées de Lille, de Bayonne, de Rennes, de Besançon, de Montpellier, de Dijon, de Rouen, etc. En feuilletant les illustrations de ce nouveau volume, on que je me suis inspiré du plus large éclectisme ; du hasard des rencontres est sorti l'imprévu des contrastes. À côté des chefs-d'œuvre antiques des Musées d'Arles, d'Aix, de Besançon, de Lyon, d'Évreux, etc., on verra les témoins admirables de notre évolution naturaliste au XIVe siècle, puis à Troyes, ceux du XVIe siècle troyen, et partout une infinité de morceaux absolument représentatifs de notre sculpture française des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Houdon apparaîtra avec une dizaine de bustes merveilleux, jusqu'alors ignorés ou perdus sous de fausses attributions ; Puget, avec son chef-d'œuvre iconique, le Louis XIV jeune du Musée d'Aix, etc. Au lecteur le soin d'apprécier la valeur des découvertes dont j'aurai pu bénéficier en cours de route. »

70 euros (code de commande : 10125).

 

GOSSIEAUX (Martine) — La passion du dessin d'humour. Préface de Philippe Caubet, précédée d'un entretien avec Martine Gossieaux. Paris, Buchet-Chastel, 2008. In-4° broché, 156 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Les Cahiers Dessinés »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Il y a quinze, rue de l'Université à Paris, Martine Gossieaux a ouvert une galerie de dessins d'humour. Elle présente ici un florilège de ses dessinateurs favoris, célèbres ou méconnus. Ce livre se présente ainsi comme une anthologie subjective où nous retrouvons Chas Addams, Peter Arno, Ludwig Bemelmans, Benoît Van Innis, Abe Birnbaum, Bob Blechman, Bosc, Chaval, Sam Cobean, Copi, André François, Edward Gorey, Edward Koren, Jean-Marc Reiser, Raymond Savignac, Ronald Searle, Jean-Jacques Sempé, William Steig, Saul Steinberg, Tetsu, James Thurber et Roland Topor.
   Un humour « intemporel » les rassemble ici ; une élégance où le ricanement est absent, au profit du rire, du sourire, d'un esprit et d'une poésie qui se font rares.

25 euros (code de commande : 23081).

 

[GOUJON (Jean)]. DU COLOMBIER (Pierre) — Jean Goujon. Paris, Albin Michel, 1949. In-4° broché, VII, 197 p., 80 planches en phototypie hors texte, un des 1650 exemplaires numérotés sur alfa (n° 959), en bel état.
Table des matières :
   Introduction.
   Chapitre I : La figure de Jean Goujon.
   Chapitre II : Rouen et les origines.
   Chapitre III : Saint-Germain l'Auxerrois et Ecouen.
   Chapitre IV : La Fontaine des Innocents.
   Chapitre V : Travaux parisiens.
   Chapitre VI : Le Louvre.
   Chapitre VII : La fin de Jean Goujon.
   Conclusion.
   Appendices. Notes - Bibliographie - Chronologie de la vie et des œuvres - Index.  

40 euros (code de commande : 15252).

 

Collection
LE GOÛT DE NOTRE TEMPS

Genève - Paris - New York, Skira, dates diverses.
Volumes au format in-8° carré sous reliure et jaquette d'éditeur,
nombreuses illustrations en couleurs contrecollées.

Les volumes sont classés selon le numéro d'ordre dans la collection.
Ils sont tous en très bonne condition : les petits défauts sont mentionnés.

 


N° 5. Degas. Étude biographique et critique par François Fosca. 1954. 107 p., jaquette et étui.

15 euros (code de commande : 14994).


N° 7. Renoir. Étude biographique et critique par Denis Rouart. 1954. 119 p., jaquette et étui.

10 euros (code de commande : 15010*).


N° 13. Goya. Étude biographique et critique par Pierre Gassier. 1955. 139 p., jaquette et étui.

13 euros (code de commande : 14999**).


N° 22. Rembrandt. Étude biographique et critique par Otto Benesch. 1957. 153 p., jaquette, pas d'étui.

13 euros (code de commande : 15001).

 


N° 26. Rouault. Étude biographique et critique par Lionello Venturi. 1959. 136 p., jaquette et étui.

15 euros (code de commande : 15013*).

 


N° 44. Corot. Étude biographique et critique par Jean Leymarie. 1966. 137 p., jaquette et étui.

15 euros (code de commande : 15011).

 

GOYA (Francisco) — Caprices. Disparates. Cent-deux eaux-fortes reproduites en héliogravure et précédées d'un [avant]-propos par Claude Roy. Paris, le Club Français du Livre, 1960. In-8° sous reliure d'éditeur, 24, XV p., 80 et 22 planches hors texte, exemplaire numéroté (n° 1336), couverture jaunie.
Extrait de l'avant-propos :
   Les Caprices ont été publiés en 1799, mûris et exécutés très probablement pendant les années de la Révolution française. Les Disparates, publiés seulement après la mort de l'artiste, ont été vraisemblablement gravés aux alentours de 1819, pendant la pire période de la répression absolutiste. On voit très bien les arrière-plans sociaux et historiques des deux œuvres. Et à vrai dire, Goya n'est peut-être pas moins réaliste quand il grave les fantasmagories de sorcières volantes, d'ânes chevauchant des hommes, de suppliciés et de taureaux célestes qui composent ces deux suites, que lorsqu'il décrit, jeune homme, les plaisirs et les fêtes de Madrid, ou bien que – dans l'entre-deux – lorsqu'il rend compte des cruautés, des folies et des carnages guerriers, dans les Désastres de la guerre. L'Espagne de Goya est celle des défilés de condamnés coiffés du bonnet en pyramide, à califourchon sur un âne, dont le bourreau flagelle les épaules et dont les moines ponctuent de cantiques la marche, l'Espagne du garrot et du bûcher, des conciles diaboliques où douze mille participants célèbrent le Sabbat des crapauds et des enfants. Son ami Llorente, l'ancien inquisiteur, a dû lui raconter des histoires vraies dont les Caprices seront l'illustration fictive. La barbarie de l'Espagne féodale frappe d'autant plus violemment l'esprit des contemporains, qu'ils ont à la frontière l'exemple d'un pays qui entend abattre à jamais les monstres du passé.

15 euros (code de commande : 23381).

 

[GOYA (Francisco de)]. Eaux-fortes de Goya. Caprichos - Tauromaquia. Bruxelles, Kredietbank, 1997. In-4° broché, 58 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Galerie de la Kredietbank, à Bruxelles, du 22 octobre au 7 décembre 1997.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Michel Cockaerts.
   - Avant-propos, par IberCaja.
   - Goya graveur, par Arturo Ansón.
   - Les techniques de la gravure de Goya, par Ricardo Centellas.
   - Les Caprices, par Arturo Ansón.
   - Sélection des Caprices, par Arturo Ansón.
   - Goya et les taureaux, par Ricardo Centellas.
   - Sélection de la Tauromachie, par Ricardo Centellas.
   - Goya et son époque, par Ricardo Centellas.
   - Bibliographie sommaire.
   - Liste des œuvres reproduites.

15 euros (code de commande : 21536).

 

GOYA (Francisco de) — Combat de taureaux. [Paris], Bachelin-Deflorenne, [1876]. Eau-forte gravée par Félix-Augustin Milius (erronément signée « Melius ») extraite du Musée des Deux-Mondes (tome 6, 1er novembre 1875 - 15 avril 1876).
Dimensions :
   - Image : 204 x 124 mm.
   - Cuvette : 237 x 178 mm.
   - Feuille : 399 x 285 mm.

10 euros (code de commande : 23534).

 

GOYA]. GUDIOL (José) Goya 1747-1828. Biographie, analyse critique et catalogues des peintures. Traduit de l'espagnol par Lionel Mirisch. Tomes I à IV (complet). Paris, Weber, 1970. Quatre volumes in-4° sous reliures et jaquettes d'éditeur, 406 p, les 1295 planches sont présentées dans les volumes II, III et IV, tirage limité à 1500 exemplaires numérotés (n° 686), exemplaire en très bel état.
Introduction :
   « L'œuvre de chacun des grands artistes du passé doit être réexaminée périodiquement. Elle doit susciter des études qui, menées dans un esprit de synthèse et à la lumière des recherches les plus récentes, donnent sur elle le jugement du moment et ouvrent la voie à de futurs travaux.
   Tel est le dessein qui anime cet ouvrage.
   Goya représente, dans l'art espagnol, une valeur universelle. Son génie tient à l'extraordinaire ampleur de ses possibilités et de ses réalisations, et s'est manifesté dans l'iconographie comme dans la technique, dans l'expression comme dans l'image. Goya était doué de façon tout à fait exceptionnelle, non seulement pour interpréter et pour communiquer l'essence des valeurs plastiques, mais encore pour découvrir et pour réinventer la beauté et le sentiment de l'homme que recèlent les aspects les plus désolés de la nature. Son inépuisable vitalité lui a permis d'exalter n'importe quelle sorte de représentation picturale ou graphique soit en exprimant avec la plus grande intensité ce qui est terrible et ce qui est dramatique, soit en donnant de la profondeur aux thèmes superficiels qui lui furent parfois imposés, surtout au début de sa carrière à la Cour. Enfin, ayant vécu entre deux époques, entre deux mondes, le rococo aux grâces affectées et le romantisme commencent qui annonçait déjà l'expressionnisme, Goya occupe une position clef dans la genèse de l'art européen contemporain.
   Mais si l'artiste est important, l'homme ne l'est as moins. Son énergie presque surhumaine lui permit de tirer parti même de ses épreuves physiques. Il naquit et grandit dans un milieu pauvre et arriéré, et vécut ensuite au sein d'une société épuisée et décadente, où rares furent ceux qui lui offrirent amitié et compréhension. À la vérité, Goya ne dut de survivre qu'à une activité prodigieuse, qui ne l'abandonna jamais, fut-ce dans la maladie, dans l'exil ou dans la vieillesse. Après avoir surmonté les dangers d'une jeunesse turbulente et pauvre, il déjoua, grâce à son tempérament passionné et violent, la tentation de la vie facile qu'aurait pu lui apporter son succès à la Cour : on n'attendait de lui en effet qu'un art brillant et superficiel qui, pour un coloriste né, comme Goya, ne présentait aucune difficulté. Il sut dominer sa peur profonde de la misère, et ne tomba pas dans les pièges de l'ambition ni de l'avarice, car son principal – si ce n'est unique – souci fut toujours de demeurer fidèle à ce puissant élan qui le portait à peindre.
   Cette personnalité de Goya, nous avons cherché à mieux la dévoiler et l'expliquer, en incluant dans notre étude des extraits de lettres et autres écrits de Goya, qui jusqu'à présent n'avaient été publiés que de façon incomplète. Il serait d'ailleurs souhaitable d'entreprendre très rapidement la publication intégrale de ces textes si précieux.
   Notre ouvrage comporte un catalogue logique de l'œuvre peint de Goya, fondé d'une part sur notre analyse personnelle, et d'autre part sur ce qui, dans les recherches antérieures, nous a paru acceptable. Il comporte également une biographie schématique de l'artiste, qui repose sur les faits les plus importants de son existence ; celle-ci a été divisée en courtes périodes que déterminent des circonstances très diverses : voyages, changements de résidence, graves maladies, événements historiques et politiques, attribution de nouvelles charges, etc. À chacun des chapitres ainsi constitués s'intègre, séparé de l'étude biographique par des astérisques, le commentaire des œuvres correspondant à la même période, y compris celles que, pour notre part, nous estimons devoir y ajouter, comme nous le verrons plus loin. Ainsi, toutes les peintures de Goya sont-elles présentées selon leur succession chronologique. Dans la partie illustrée se trouvent les reproductions, non seulement de toutes ces œuvres, mais aussi de détails qui permettent. de mieux apprécier leurs caractéristiques techniques et leur valeur picturale. Les planches en couleurs illustrent également cet aspect si important de l'œuvre de Goya. Des textes de commentaire, la plupart du temps sur l'œuvre en particulier, parfois sur un petit groupe d'œuvres, enrichissent le catalogue proprement dit en apportant des renseignements précis sur l'histoire du tableau et sur les circonstances de sa création.
   La plupart des peintures de Goya se trouvent toujours dans le lieu même pour lequel elles furent créées ou entre les mains des héritiers de leurs premiers possesseurs. C'est ainsi que nous tenons le Musée du Prado pour l'héritier du patrimoine royal et sans doute pour le plus important collectionneur de tableaux de Goya. Pour ce qui est des œuvres qui ont changé plusieurs fois de mains, nous citons seulement le premier propriétaire connu et le propriétaire actuel. Quand ce dernier a demandé à rester dans l'anonymat, nous faisons suivre l'œuvre de la mention « collection privée », formule peu originale, certes, mais la seule qui nous soit permise.
   La méthode choisie en vue d'établir ce corpus est la suivante : pour commencer, nous avons réuni les photographies de toutes les œuvres certaines ou probables du peintre. L'étude directe des originaux n'a pas été négligée. Au contraire, nous pouvons affirmer que 90 %, des œuvres reproduites ici ont été étudiées d'après l'original, ce qui nous a imposé d'innombrables voyages et des années de recherches. Il est de plus en plus difficile, en effet, de faire une révision de l'œuvre de Goya à cause de sa dispersion dans le monde entier. En outre, entre ces « pèlerinages » dans les musées et les collections privées, nous avons étudié l'ensemble de la bibliographie digne d'intérêt relative au peintre.
   Les œuvres de date certaine une fois répertoriées suivant leur chronologie, nous n'avons pas dédaigné les peintures non datées, que nous n'avons pas reléguées dans un chapitre à part. Nous fondant sur l'analyse stylistique des œuvres datées, nous avons intercalé entre elles celles qui ne l'étaient pas, avec la conviction que, le plus souvent, elles correspondent bien aux périodes que nous leur avons assignées. Et si nous nous sommes décidé à publier les résultats de nos travaux, c'est que nous étions persuadé qu'une mise à jour de l'œuvre de Goya était devenue indispensable. Qu'il nous soit permis d'espérer que notre travail, si imparfait soit-il, contribuera à une connaissance plus approfondie de Goya.
   Cela dit, il n'est pas possible, à notre avis, d'avoir une idée complète de Goya peintre, si l'on ne tient pas compte de son œuvre de dessinateur et de graveur; c'est pourquoi nous publions un choix de dessins, de gravures et de lithographies, non pas dans le but d'en dresser un catalogue, mais à titre de complément de l'œuvre picturale. Cette présentation « parallèle » aidera à mieux comprendre la mentalité de l'artiste, ainsi que ses réactions devant la vie et les événements historiques. Par exemple, si l'on sait que Goya dessina directement, peut-être in situ, des scènes de la guerre d'Indépendance, on oublie trop souvent qu'il ne composa que six ans après les peintures qui y font allusion.
   Avant de conclure, nous commettrions une grave injustice si nous ne mentionnions pas tout spécialement les auteurs qui sont au départ des études biographiques de Goya. Les premières biographies furent celles de : Carderera (1835), Matheron (1858), Iriarte (1868) et Zapater (1868).
   Les premiers catalogues de l'œuvre de Goya sont ceux de Viñaza (1887), Araujo (1895), Von Loga (1903), Beruete et Moret (1915) ; les catalogues critiques antérieurs au nôtre sont ceux de Mayer (1925) et de Desparmet Fitz-Gerald (1950). La première biographie raisonnée de Goya, due à Sànchez Cantón (1925) est fondamentale. Les ouvrages qu'a publiés par la suite cet historien d'art ont également apporté une contribution exceptionnelle à la connaissance de Goya. Les apports de Lafuente Ferrari, Soria, Sambricio, Salas et Malraux sont aussi très importants. Quant à la publication du corpus et à l'étude des gravures, elles ont été menées de façon satisfaisante par Delteil, Sànchez Cantón, Lafuente Ferrari, Camón Aznar, Harris et d'autres encore. Maintenant, il ne reste plus qu'à étudier et à reproduire la totalité des dessins, encore qu'il existe d'excellentes éditions partielles de ceux-ci. Il nous faut bien entendu souligner ce que nous devons à cet énorme travail de recherche qui embrasse plus d'un siècle ; nous espérons qu'il se poursuivra grâce à la découverte d'œuvres inédites ou de documents susceptibles de répondre aux questions qui restent encore posées.
   Ce travail considérable permettra – c'est notre vœu le plus fervent – de mieux comprendre l'œuvre de ce géant de la peinture espagnole qui, par sa diversité dans l'aimable comme dans le terrible, ne peut laisser personne indifférent.
   Comme on pourra le constater, notre premier souci a été l'étude de la technique et de la conception qui ont présidé à la réalisation de chaque œuvre. C'est sous cet angle, avant tout, qu'il convient de « voir » l'auteur des peintures de la Quinta del Sordo. Car, sans dédaigner son intérêt profond pour la réalité et pour le sujet, sa capacité à découvrir instinctivement techniques et moyens d'expression (Goya ne fut jamais un intellectuel, ni même un chercheur au sens où on l'entend aujourd'hui), nous ne manquerons pas de nous étonner plus encore de son aptitude à parcourir le champ de l'existence et de la fantaisie, celle-ci étant conçue comme une interprétation de celle-là et non comme une fuite. Qu'il s'agisse du peintre des grumeaux informes du début du XIXe siècle ou de l'expressionniste des « Peintures noires » (ou même des détails des fresques de San Antonio de la Florida), Goya réserve les plus grands étonnements, et affirme déjà une maîtrise égale à celle que l'on trouve dans ses portraits apparemment plus académiques, ou dans ses aimables cartons de tapisseries. C'est que, formée pendant une période heureuse mais décadente, puis durant l'invasion napoléonienne qui entraîna tant de violence, la puissante personnalité de l'artiste a donné à cette œuvre si diverse son unité la plus profonde.
   Cette unité et cette double dimension de Goya – dans le sujet et dans la technique, dans le style et dans l'esprit – apparaissent tout au long de ce livre, affirmées l'une et l'autre par le caractère de l'artiste, dur en même temps que gai et ironique, tel qu'il ressort de sa correspondance, et soutenues par un génie dont il eut conscience dès ses débuts, comme on peut le voir lors de sa révolte contre Bayeu au sujet des peintures du Pilar. C'est pourquoi cet ouvrage, destiné en premier lieu aux spécialistes, qu'ils soient conservateurs de musées, collectionneurs d'œuvres de Goya ou historiens d'art, sera utile aussi à quiconque s'intéresse à la vie de l'esprit et à la création. » 

   

Les quatre volumes : 250 euros (code de commande : 13293).

 

[GOYA (Francisco de)] — Goya. Un regard libre. Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1998. In-4° broché, 270 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-Arts, à Lille, du 18 décembre 1998 au 14 mars 1999 puis au Phliladelphia Museum of Art, à Philadelphie, du 17 avril au 11 juillet 1999.
Sommaire :
   - Goya, un regard libre, par Joseph J. Rishel et Arnauld Brejon de Lavergnée.
   - Goya, la question n'est pas résolue, par Manuela Mena Marqués.
   - Goya pour la fin du siècle, par Yves Bonnefoy.
   - Goya : les peintures religieuses, par Xavier Bray.
   - Nouveau regard sur les cartons de tapisserie, par Janis A. Tomlinson.
   - Goya portraitiste, par Véronique Gered Powell.
   - Les natures mortes de Goya, par Bodo Vischer.
   - Goya au travail, par Juliet Wilson-Bareau.
   - Fortune critique des Jeunes et des Vieilles du musée de Lille, par Arnauld Brejon de Lavergnée.
   - À la découverte de la biographie véridique de Goya, par Jeannine Baticle.
   - Catalogue.
   - Index.
   - Bibliographie, par Véronique Gered Powell.

15 euros (code de commande : 18866).

 

GRABAR (André) et NORDENFALK (Carl) — La peinture romane du onzième au treizième siècle. Lausanne, Skira, 1958. In-4° sous reliure et jaquette (défraîchie) d'éditeur, 229 p., nombreuses illustrations contrecollées en couleurs, (collection « Les Grands Siècles de la Peinture »),
Sur la jaquette :
   Notre précédent volume consacré à la peinture du haut Moyen Âge retraçait à travers les mosaïques, les fresques et les enluminures de manuscrits antérieures à l'an mil la lente maturation d'un art nouveau succédant à la vision antique. De ce cheminement complexe traversé d'influences multiples est née la peinture romane qui s'épanouit en Europe du XIe au XIIIe siècle avec une incontestable unité sous ses riches variations. Le présent ouvrage, qui en étudie le style et la technique, le programme iconographique, la fonction religieuse et sociale, permet de suivre son prodigieux développement dans ses deux branches majeures : la composition murale et la peinture de manuscrits. Non moins révélatrice est la confrontation des œuvres romanes de tous les pays d'Occident qui constitue la nouveauté décisive de ce livre. Jamais encore, en effet, la peinture romane n'avait été présentée dans sa double manifestation et surtout dans la totalité de son expansion géographique. Il a fallu vaincre les difficultés dues à la dispersion des œuvres et au manque de coordination critique. Mais ce vaste effort de synthèse rend désormais sensible tout ce qui a fait de l'esthétique romane la première expérience commune à l'ensemble de l'Occident en différenciant mieux encore par contre-coup l'originalité des versions nationales et régionales. Nullement inférieure à l'architecture et à la sculpture de son temps, la peinture romane est aussi l'expression complète d'une admirable civilisation, dont elle nous fait pénétrer à la fois la grandeur et l'intimité. Nous sommes bouleversés par la monumentalité si moderne des compositions murales, fascinés par la verve et l'invention formelle des enluminures de manuscrits. Les auteurs encore inconnus de ces chefs-d'œuvre révèlent de mieux en mieux leur individualité. Sur les miniatures des livres à l'inaltérable fraîcheur, ils se représentent souvent au travail et dans leur cadre familier. Ainsi s'offre à nous cette haute époque dans l'intense ferveur de sa pensée comme dans le charme ingénu de sa vie quotidienne.

30 euros (code de commande : 15991).

 

La Grande parade. Hoogtepunten van de schilderkunst na 1940. Highlights in Painting after 1940. Amsterdam, Stedelijk Museum, 1984. In-4° broché, 351 p., illustrations en couleurs, édition bilingue néerlandais-anglais, un peu défraîchi.
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée au Stedelijk Museum, à Amsterdam, du 15 décembre 1984 au 15 avril 1985.
Introduction :
   In the exhibition « La Grande Parade », we intend to present a panoramic view of post-1940 painting. Our objective is not to give a graphic description of an art-historical evolution nor a picture of the trends that developed in this period. The exhibition does not want to prove orto illustrate anything short of the possibilities of painting as the expression of a vision. Therefore it is not based on theoretical considerations. We have aimed at confronting the works of the most prominent painters of these last 45 years. Their visions make for a contrasting picture of sometimes irreconcilable attitudes of mind. This is, to our thinking, the only way to represent painterly imagination in its multiformity and depth.
   As a medium, painting is, as any other medium, of little importance. What matters is the imaginative power of the artist, the way in which he can give us insight in the reality in which we are living. Yet, in the exhibition, we have focussed exclusively on painting. Not only because since 1940 many great artists have come out as painters, but also because many young artists today have embraced painting again.
   In our century, painters have acquired full freedom of imagination and expression. They don't have to meet an objective as set by others. Hence they have been able to explore and bring to the surface in their art all strata of consciousness and all aspects of reality. They still were confronted though, with a centuried pictorial tradition as well as with great predecessors.
   In the last two decades, the artists have been in search of new modes of expressing their experiences in this our rapidly changing world. In this exciting adventure, the conventional art of painting proved no longer an appropriate medium. The trends sprang up in rapid succession. During this period, notably in the years'70, thinking superseded increasingly looking and seeing. « Live in your head » was the motto. In this explosion of a novel cerebral imagination of reality, the visual element was ever more pushed into the background. As a result, painting was repeatedly declared dead. Small wonder, for painting is pre-eminently the province of the eye, of the visible and of « making visible ».
   Yet even in those days, a number of painters unswervingly followed their own course. They just could not deviate from it, because only their very own painterly vision of the world made it intelligible to them. They had not become painters of their own free will, but out of the necessity to expose reality in its pictorial elements. Their predecessor Braque said, « I never intended to become a painter, not any more than to breathe ». These « born » painters, in the period 1960-1980, led painting to the threshold where the present-day young generation was waiting for it. They spanned, as it were, the arch that connects the work in which the classic post-1940 painters had achieved their most personal expression, with the inspired painting of the present young generation.
   The painterly vision of which all these painters have given evidence, is a dialogue between eye and intellect, between eye and emotion, between eye and idea. The eye can look outward or inward. Outward, when the eye observes and the intellect organizes the experience of the observation into an accessible image. The observation is, so to speak, the path-breaking activity toward the things of which the artist takes possession with all his senses before he proceeds to creating a lucid image of them. This approach of reality is characteristic of artists who have sprung from the Latin culture. The eye can also look inward before zooming in on the world outside. In that case, the eye seeks in the visual world the likeness to an emotion or a dream. This controls the image of reality that is evoked. It is predominantly the artists from the nordic culture whose vision is qualified in this way.
   Also in the absence of any likeness to the visual world, the eye can lend the idea a visual shape. Then the dialogue evolves directly between the eye and the painting. Also this approach of an inner reality is more characteristic for the nordic than for the Latin culture. All shades between these various approaches of reality have found their expression in painting with shifting emphasis. Reality, the object of art, is obviously not an established datum, but an amalgamation of subjective and objective elements.
   The poetry of the painter relates to the structure and the rhythm of forms and colours, to the colour of light and its relation to space. Colour is a basicfact of painting, on the understanding that it is the very grey content that determines the relation between the nuances and the contrasting qualities of the colours. For light and colour are born of grey. « You are dead right, when you speak about grey, because only that prevails in nature, but it is extremely difficult to capture it. » (Cezanne to Pisarro, October 23, 1866). For that very reason the great colorists of our century started out as painters of the grey. As the colour of grey is discovered, the colour can be made lucid. So colour becomes identical with light. The painter's eye makes out the colour even in the black.
   In the exhibition we have endeavoured to bring out the contrasts and similarities between the most salient visions. The exhibition assembles painters of several generations. So we did not intend to present a panoramic review of only the new modes of expression in painting. We do hope that we have succeeded in showing latter-day painting in full relief and depth by relating it to the painting of older generations. In this we have taken account of the fact that today's young painters admire the later work of the classics. It is they who have shed a new light on the work of a number of near forgotten painters. We have attempted to heed these signs in the present exhibition.
   If, as we think, the object of art is life and reality, it is colourable that those artists who can boasta long-standing experience in this respect, have attained to the most penetrating insights. That is to say if they have preserved their vitality and their spirituality. The works the classic painters of our century created at a great age, testify to this. They have then achieved a state of freedom void of any ambition to live up to the expectations of others. They only give expression to what for them are significant experiences in life. Creators of their own individual visual language, they work with unflinching efficiency, without any desire to please. The majority of these classics, born in the 19th century, continue the observation of the visual world as point of departure of their art. This applies but in part to the painters who came after them, whose oeuvre is either completed or has reached the final stage of its evolution. Also these painters who, in a revolutionary way, have rejuvinated the pictorial tradition and passed it on to today's young generation, are included in the exhibition. The vital vigour of their works is now the yardstick with which the innovations of the young generation are measured. These innovations appear to relate to a cultural awareness rather than to the syntax of a personal pictorial language. After the period 1960-1980, a need has developed of identifiable, occasionally even traditional images. The young artists of today have become aware of the multifaceted tradition of European art. They are not only inspired by the classics of our century, but also, beyond Cezanne and Van Gogh, by the great painters of the past.
   During the last decades, a host of painters has come to the front who have singled out certain aspects of painting which they developed to their utmost expressiveness. By its concentrated attention and the reduction of its means, their art evinces great purity. These painters are by no means formalists who create forms without content. Their forms are the outside of an inside. In the image, form and substance coincide. It is these painters who have set the boundaries of post-1940 painting. Said Barnett Newman : « The artist must open up vistas ».

20 euros (code de commande : 15063).

 

GRANGER (Michel) — La surface corrigée. Préface de Jacques-Yves Cousteau. Portraits de Robert Doisneau. Textes de Granger. Paris, Le Cherche Midi, 1993. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 95 p., illustrations en couleurs.
Sur la jaquette :
« É l'écart des modes et des écoles, Michel Granger nous raconte « sa » Terre. Telle qu'il la sent, telle qu'il la voit, telle qu'il la vit. Nouveau démiurge, il la transforme et s'en amuse. La met en scène et en corrige la surface. Tantôt visage, tantôt perle, tantôt fruit, la « Terre » porte sa marque. Empreintes fugitives dans un ciel d'azur, étranges traces de char sur la toile immaculée.
Coups de gueule et coups de cœurs entrelacés. Chants d'amoureux déçu que l'humour illumine.
Chaque dessin de Michel Granger nous parvient comme un mot, comme une nouvelle : au double sens d'information et de récit. Sécheresse et faim, violence et racisme, solitude des villes et anonymat des visages. Rien ne nous est épargné. Mais le diagnostic est un appel. Une invitation à regarder au-delà de l'apparence, à entrer dans une histoire dont les clefs sont peut-être la tendresse pudique et l'humour discret.
Le message n'est jamais donné, même si, quelquefois, il paraît faussement évident. Clin d'œil du « faiseur d'images » qui sollicite la connivence et entretient la complicité. Cette « Terre » que Michel Granger montre et raconte, nous la reconnaissons comme nôtre. Blessée et vigoureuse, profondément enracinée et superbement aérienne, délicatement agressive et simplement émouvante. Peuplée d'étranges personnages, minuscules mais toujours debout. La « Terre » n'écrase pas l'homme. »

15 euros (code de commande : 10070).

 

[GRECO]. COCTEAU (Jean) — Le Greco. Paris, Le Divan, 1943. In-4° broché, [134 p.], nombreuses illustrations en noir, (collection « Les Demi-Dieux »).
   
@ Outre le texte original de Jean Cocteau, Le Mythe du Greco, cet ouvrage imprimé à la néogravure contient une Biographie, un reportage photographique sur la Crète de Zuber et 101 reproductions.

25 euros (code de commande : 11635).

[GRECO]. VALLENTIN (Antonina) — El Greco. Paris, Club des Libraires de France, 1955. In-8° oblong sous reliure et Rhodoïd d'éditeur (maquette de Pierre Faucheux), 181 p., illustrations in et hors texte, un tableau dépliant, (collection « Destin de l'Art », n° 1), exemplaire numéroté à l'état de neuf.

40 euros (code de commande : 125/67).

 

[GRIS (Juan)]. Juan Gris. Paris, Éditions des Musées Nationaux, 1974. In-8° carré broché, 141 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
@ Catalogue de l'exposition organisée à l'Orangerie des Tuileries, à Paris, du 14 mars a 1er juillet 1974.

15 euros (code de commande : 9672).

 

[GROSJEAN (Claude-Michel)]. ZALMAN (Alain) — Claude-Michel Grosjean. [Photographie des tableaux par Daniel Chenot.] Chez l'artiste, s.d. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 114 p., nombreuses illustrations en couleurs, édition bilingue (français-anglais).
Sur la jaquette :
« Décidément, les mots sont mal adaptés pour dire l'art du peintre. J'ai conscience que les discours ne sont ni de la matière ni de l'esprit pictural, et qu'ils sont toujours plus ou moins à côté. Aussi, redoutant de vous parler sur la peinture, je choisis plutôt de vous parler en peintre, de vous faire entrer dans la peinture, dedans la préoccupation de l'artiste et non du dehors vous décrire un vêtement. Il ne s'agit pas de commentaires, non plus que d'un prolongement de la peinture elle-même, mais une façon de se confondre à ses sources et, dans ses moyens. »

25 euros (code de commande : 10071).

 

 

GRUBER (Alain) — L'argenterie de maison du XVIe au XIXe siècle. Fribourg, Office du Livre, 1982. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 303 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
   Le présent ouvrage illustre l'évolution de l'argenterie de maison dans les pays de tradition européenne sous un angle inédit. En effet, notre but est de retracer une typologie et une histoire de l'orfèvrerie civile de la fin de la Renaissance à l'aube du XXe siècle à partir de la fonction pratique qui revient à chaque type d'objet. Nous poursuivons l'évolution des formes, les éventuelles transformations, les adaptations à des usages nouveaux, les passages d'un pays à l'autre à travers la reconstitution des emplois auxquels ces objets étaient primitivement destinés.
   En reproduisant des tableaux, des gravures et des dessins originaux peu connus et jamais examinés sous cet angle informatif où apparaissent des pièces d'orfèvrerie telles qu'elles étaient utilisées dans leur environnement d'époque, nous estimons que l'argenterie ancienne peut non seulement être appréciée à sa juste valeur, mais que des usages oubliés depuis longtemps peuvent conférer leur sens à des formes souvent inexplicables.
   L'étude de l'orfèvrerie sous cet aspect inédit permet une meilleure compréhension artistique et historique d'objets enfin replacés dans leur contexte culturel. Trop d'objets sont aujourd'hui rabaissés au rôle de tristes témoins du passé, dénués de toute vie, par le simple oubli de l'usage auquel ils avaient dû leur destination première. Alain Gruber répare brillamment cet oubli au cours de ces quelque 300 pages abondamment illustrées.

80 euros (code de commande : 16304).

 

[GUARIENTI (Carlo)]. Catalogue de l'œuvre graphique de Carlo Guarienti 1942-1977. Milano, Galleria del Naviglio, 1977. In-8° broché, [108] p., illustrations en noir et quelques-unes en couleurs.
Extrait de l'introduction par Giancarlo Vigorelli :
   En considérant attentivement l'œuvre graphique de Guarienti – présenté ici dans ce premier catalogue – j'en revenais toujours à me demander pour quelle raison je m'arrêtais si souvent à sa Joconde qui sans être la plus attirante, davantage retient le regard dans la série du Jeu de l'Outrage et je me disais, un peu par plaisanterie, que si celle de Léonard ne donne que réponses énigmatiques et à double sens sur la personne même de Léonard, celle-ci, ainsi réfléchie par tant de glaces déformantes, ne m'en aurait donné que bien peu sur Guarienti, ou alors elle m'aurait parlé d'outrage, réponse bien trompeuse puisqu'au contraire Guarienti porte aux ombres du passé – et à cette Ombre en particulier – un culte qui lui est naturel et presque congénial.
   Mais alors, c'était donc bien pour m'obliger à m'enfoncer, à nous enfoncer au tréfonds de Guarienti que la Joconde, redoublant d'ironie, me faisait un clin d'œil : obtenant pour seul résultat que même en voulant faire une critique de l'œuvre de Guarienti en général, et pas seulement de son œuvre graphique, nous irons d'énigme en énigme, comme en un vrai labyrinthe. Nous n'en tomberons pas pour autant dans une obscurité totale, bien au contraire la lumière va devenir de plus en plus nette, même si elle conserve cette légère « enveloppe de brume » qu'a si bien décelé Tassi, plus infuse, plus diffuse ; à tel point que je dois dire, au risque de faire un jeu de mots, que l'aspect énigmatique du monde de Guarienti, tout en restant ambigu n'en est pas moins transpercé d'une lumière, ou même traversé d'une « clarté ».
   Sa peinture, justement parce qu'elle vient de zones de ténèbres – Qui ne comprend combien elle est dramatique ? – se présente dans une orbite de lumière apaisée : on dirait que Guarienti a inventé un « blanc » qui n'appartient qu'à lui, un « blanc » qui semble obtenu par le disque tournant de Newton, puisqu'en ralentissant il laisse entrevoir, à travers le graffiti, d'autres couleurs qu'il semblait jusqu'alors couvrir. Oserais-je avancer que dans sa peinture se manifeste une prépeinture (qui, loin de l'exclure, englobe même une pré-culture) qui est son œuvre elle aussi, mais une œuvre faite en compagnie, « in bottega » si je puis dire, de nombreux maîtres du passé.

20 euros (code de commande : 23475).

 

HAID (Johann Jakob) — Rhetorica - Die Redekunst.
   
Manière noire de Johann Jakob Haid (1704-1767) d'après une œuvre du peintre allemand Johann Rottenhammer (Munich 1564-1625).
Dimensions :
   - Image : 282 x 407 mm.
   - Feuille : 352 x 478 mm.

200 euros (code de commande : 21293).

 

[HALS (Frans)]. SLIVE (Seymour, dir.) — Frans Hals. [Par] Pieter Biesboer, Martin Bijl, Karin Groen et Ella Hendriks, Frances S. Jowell, Koos Levy-Van Halm et Liesbeth Abraham, Bianca M. du Mortier, Irene Van Thiel-Stroman. Joint : KÖHLER (Neeltje) et LEVY-VAN HALM (Koos) — Frans Hals. Portraits de gardes civiques. Anvers, Fonds Mercator, 1990. Deux volumes in-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 439 et 47 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire à l'état de neuf.
   
Cet ouvrage a été publié à l'occasion de l'exposition « Frans Hals » qui s'est tenue à la Washington, du 1er octobre au 31 décembre 1989, à Londres, du 13 janvier au 8 avril 1990 et à Haarlem, du 11 mai au 22 juillet 1990.
Sur la jaquette du premier volume :
   Frans Hals (né entre 1581 et 1585, décédé en 1666) est un des plus grands portraitistes de tous les temps. Son style particulier et sa profonde psychologie font de lui un rénovateur de l'art du portrait. Il rompt avec les traditions aristocratiques du portrait italien ainsi qu'avec la reproduction sans âme de ses prédécesseurs hollandais. Il ajoute un aspect nouveau, plus humain, à ses portraits de bourgeois et de types populaires hollandais, lorsqu'il les représente riant et buvant dans ses tableaux de genre.
   Ce livre présente 86 peintures issues de collections du monde entier. Chaque œuvre s'accompagne d'un commentaire spécifique. La recherche qui a précédé cette publication jette un jour inédit sur l'œuvre de Hals dans son ensemble et joue un rôle important dans la discussion concernant certaines attributions récentes et controversées.
   Se basant sur les nouveaux résultats de la recherche, les auteurs commentent l'œuvre, la vie, le milieu et les commanditaires de Hals et exposent la grande revalorisation de Hals au XIXe siècle. L'examen technique des portraits de gardes civiques et de régents, ainsi que d'autres portraits et de tableaux de genre, fait également l'objet d'une présentation détaillée. De plus, tous les documents contemporains de Hals ayant trait à sa vie et à son œuvre, sont rassemblés pour la première fois dans ce livre.
Avant-props du second volume :
   
Le 9 décembre 1953 le conseil municipal de Haarlem décida que l'ensemble formé par les cinq portraits de gardes civiques, lesquels venaient d'être restaurés, ne pourraient plus quitter la ville de Haarlem.
   Cette décision rendait impossible la participation de ces toiles mondialement célèbres à l'exposition Frans Hals 1989/90 prévue à Washington, Londres et Haarlem. Peu auparavant, elles avaient constitué le noyau central de l'exposition Schutters in Holland. Kracht en zenuwen van de stad (Miliciens de Hollande. Puissance et nerfs de la ville). Cette exposition et l'important catalogue qui l'accompagnait, contribuèrent à éclairer d'une lumière nouvelle la signification artistique, culturelle et politico-historique de ces chefs-d'œuvre de Frans Hals.
   Dans l'exposition de 1990, ils apparaissent comme le témoignage impressionnant du génie de Hals et il est certain qu'ils continueront longtemps, depuis la place fixe qui leur est allouée dans la salle des gardes civiques, à introduire le spectateur à la magie de l'œuvre du maître. Avec le livre Frans Hals. Portraits de gardes civiques, Neeltje Köhler et Koos Levy-Van Halm, tous deux impliqués en tant que chercheurs et auteurs dans l'organisation de Schutters in Holland et de l'exposition Frans Hals, tentent d'expliciter de la façon la plus claire la grande importance de ces cinq portraits de groupe.

L'ensemble : 90 euros (code de commande : 15105).

 

HAMPE (Roland) et SIMON (Erika)Un millénaire d'art grec 1600-600. Fribourg - Paris, Office du Livre - Société Française du Livre, 1980. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 306 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bon exemplaire.
Sur le rabat de la jaquette :
   Dans cet ouvrage, les éminents archéologues classiques que sont Roland Hampe et Erika Simon apportent la preuve que la pensée « grecque » s'est exprimée dans l'art dès le XVIe siècle avant J.C. et non pas seulement dès l'époque géométrique – vers 1000 avant J.-C. – comme on le pensait jusqu'ici. En effet, grâce au déchiffrement de l'écriture mycénienne, il a été établi que les Achéens, les habitants des centres mycéniens, parlaient une langue qui est l'ancêtre du grec classique. Ainsi des détails iconographiques, qui distinguent les œuvres mycéniennes de celles d'Orient, apparaissent sous un jour nouveau, car ils permettent de percevoir les premières manifestations de l'esprit « grec » dès le XVIe siècle avant J.-C., et ce dans tous les domaines de l'art.
   Les auteurs font état de l'influence de l'art minoen sur les œuvres de l'époque mycénienne. Puis, suivant la chronologie jusqu'à la fin de l'époque dite orientalisante vers 600 avant J.-C., ils traitent des divers domaines de l'art – architecture et peinture, céramique, œuvres de métal, bijoux, objets de bois et d'ivoire, sculpture –, étudiant la continuité, les influences.
   Le lecteur aura ainsi une idée très claire et complète de toutes les connaissances actuelles dans ce domaine. La riche documentation iconographique réunit les pièces majeures de ce millénaire d'art grec, certaines maintenant célèbres mais souvent réinterprétées récemment, d'autres publiées ici pour la première fois.

20 euros (code de commande : 25793 - vendu).

 

HANNEMA (D.) — Meesterwerken uit de verzameling D.G. Van Beuningen. Rotterdam, Donker, 1949. In-4° sous reliure de toile verte et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 32 p., 255 planches en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   De verzameling D.G. Van Beuningen is de grootste en belangrijkste particuliere collectie, van schilderijen en andere kunstwerken in Nederland. Zij geniet terecht een Europese vermaardheid. Hoe indrukwekkend zij is hebben wij op de tentoonstelling in de zomer van 1949 in het Museum Boymans te Rotterdam kunnen constateren. In verband met deze tentoonstelling maakte Dr. Hannema een catalogus van de verzameling, die van het grootste belang is voor de kunstgeschiedenis. Hij is in het Engels geschreven en bevat alle gegevens, welke de specialist bij zijn studies nodig heeft, een wetenschappelijke beschrijving van de kunstwerken, uitvoerige opgave van de literatuur, van de collecties, waartoe ze behoord hebben, van de tentoonstellingen, waar ze te zien zijn geweest.
   Er is echter meer. Kunstwerken kunnen geen bezit zijn van verzamelaars en geleerden alleen. Ze worden tentoongesteld, zodat ieder ze zien en genieten kan, ze reizen door veel landen en langs veel volkeren. Maar toch geeft een dergelijk Nederlands bezit ook een Nederlandse verplichting.
   Het is daarom van groot belang, dat dit voor Nederland bedoeld plaatwerk verschenen is, waarin 255 reproducties zijn opgenomen van de meesterwerken uit deze collectie. Deze reproducties, waarvan 16 in kleuren, zijn zo fraai uitgevoerd als de tegenwoordige techniek toelaat. Het zal nu voor ieder mogelijk zijn deze schilderijen bij zich te hebben in zijn kamer en dit kostbare bezit te benaderen in voortdurend hernieuwde liefde.
   De verzameling Van Beuningen is niet opgebouwd met een bepaalde bedoeling. Zij is geen strak gesloten geheel. Men heeft, wanneer men haar ziet, vaak de indruk op een centrale plaats in het leven te staan en van daaruit de volle rijkdom en alle mogelijkheden van het menselijk bestaan te aanschouwen. Men bewondert er de wereld van de late Middeleeuwen, van de vroomheid van Jan van Eyck – de drie Maria's aan het geopende graf – tot de fascinerende verwarringen van Jeroen Bosch: Memlinc, Bouts, Lucas van Leyden om enkelen van de grootsten te noemen. Er is een 'Toren van Babel' door de oude Bruegel, een 'Jesaja' door de meester van Aix, een mansportret door Jan Gossaert van Mabuse en zoveel meer. Wanneer men deze middeleeuwse rijkdom voorbij is, dan opent zich het perspectief naar de Italiaanse kunst. Religieuze Werken vanAretino, Gözzoli, Roberti, Moroni en Veronese zijn in deze verzameling opgenomen en een doek van Titiaan uit zijn laatste periode, een jongetje met honden in een landschap. Het is een verrassing, wanneer men na zich te hebben afgewend van de twee Greco's uitziet over het prachtige Maaslandschap van Hercules Seghers en zich verdiepen kan in de glorie van het land van Rembrandt: Steen, Hals, Van Goyen, Kalf, Dou, Fijt, twee werken van Rembrandt zelf om een paar namen te noemen.
   Een hoogtepunt in de collectie is wel het landschap bij zonsondergang van Rubens en de vier geniale, geheel eigenhandige schetsen, waaruit men de meester zo goed kan leren kennen.
   Maar dit is alles slechts een deel van de wereld. De blik gaat verder naar Venetië, zoals Francesco Guardi het schilderde, deze met zon overgoten stad. De elegantie van de Franse achttiende eeuw ziet men vertegenwoordigd door werken van Chardin, Boucher, Hubert Robert en Drouet, de Franse negentiende eeuw door vijf doeken van Daumier en door anderen. Er zijn neo-impressionisten als Renoir en Gauguin; er zijn vier Van Gogh's. Er zijn tenslotte uiterst belangrijke tekeningen van Van Eyck, Dürer, Gruenewald enz. Er zijn een 36 beeldhouwwerken. Dit is het menselijk bestaan in al zijn vormen en schoonheid zoals het voor ieder open ligt in dit boek.

12 euros (code de commande : 24694).

 

HARCOURT (R. et M. d') Art ornemental. Les tissus indiens du vieux Pérou. Paris, Albert Morancé, 1924. In-8° demi-chagrin tabac, dos à 5 nerfs (dont un frotté), tête dorée, monogramme doré de l'éditeur au premier plat, 31 p. et 40 planches (dont 34 en couleurs) montées sur onglet, (collection « Documents d'Art »).

150 euros (code de commande : 164/66).

 

[HARLOFF (Guy)]. Guy Harloff. Paris, Pauvert, 1963. In-8° broché, 42 p., illustrations en noir et quelques-unes en couleurs.
   Il s'agit du n° 28 - 2e trimestre 1963 de la revue Bizarre.
Sommaire :
   - On the interpretation of emblems..., par Edouard Roditi.
   - Lettre d'Athènes, par Nanos Valaoritis.
   - Work is the great power..., par Guy Harloff.
   - Où il est question de quelque chose d'autre..., par Guy Harloff.
   - Alchemy of place and person..., par Harold Norse.
   - Préface à mon exposition. Galerie La Cour d'Ingres, Paris, décembre 1961, par Nanos Valaoritis.
   - J'aime..., par Guy Harloff.
   - Traduction des textes de Édouard Roditi, Guy Harloff, Harold Norse, William Burroughs et du poème d'Ishtar.

13 euros (code de commande : 19885).

 

 

HARTUNG (Hans) — Un monde ignoré vu par Hans Hartung. Poèmes et légendes de Jean Tardieu. Genève, Skira, 1974. Grand in-4° (361 x 360 mm.) broché, [64] p, 39 reproductions photographiques contrecollées, exemplaire numéroté (n° 282), en très bel état.
Préface :
   L'idée de ces photographies ma été donnée, au début des années cinquante, par ma femme Anna Eva Bergman, lorsque nous passions nos vacances au bord d'une plage de la Méditerranée.
   Tous les jours nous ramassions des galets. Anna Eva collectionnait des têtes de monstres qui semblaient venus tout droit du monde légendaire de son enfance nordique.
   Moi, de mon côté, dans ma recherche de pureté abstraite et correspondant à mon goût de perfection, je ramassais obstinément les pierres les plus belles, ovales et rondes.
   Je reprochais à ma femme sa faiblesse pour le morbide. Bientôt je commençai à m'ennuyer. Puis à la longue nous avons renversé les rôles, j'ai été lamentablement contaminé par son penchant figuratif et me voilà devenu grand amateur de Trolls et autres Apollons.
   Étant plus doué quelle pour cette technique, c'est moi qui ai fixé l'image de ces drôles d'êtres. Plus tard, Albert Skira a bien voulu les imprimer et Jean Tardieu les commenter, en vers et en prose.

120 euros (code de commande : 25460).

 

 

Henry Moore to Gilbert & George. Art britannique moderne provenant de la Tate Gallery. Bruxelles, Europalia 73 Great Britain, 1973. Petit in-4° broché, 143 p., illustrations en noir et en couleurs.
   Ouvrage édité à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, du 28 septembre au 17 novembre 1973, dans le cadre des manifestations « Europalia 73 Great Britain ».
Extrait de l'avant-propos :
   L'exposition que nous vous proposons offre au visiteur un panorama sans doute incomplet de la Tate Gallery. Elle reflète imparfaitement la très grande richesse d'un des plus grands musées de Grande-Bretagne. Elle vous permettra cependant d'entrer en contact avec les œuvres des artistes anglais les plus importants de 1930 à 1972. Ce qui frappe, c'est la diversité des œuvres et des tendances qui ne peuvent d'ailleurs être séparées de l'ensemble des écoles qui successivement influencèrent l'évolution de la peinture mondiale.
   De cette évolution se détachent deux grandes figures : Henry Moore pour la sculpture, Francis Bacon pour la peinture.
   À côté d'eux, est représentée toute une pléiade d'artistes importants qui se sont inscrits avec des tendances diverses aussi bien dans l'expressionisme, l'art abstrait, le pop-art que la nouvelle figuration. Les tendances les plus actuelles n'ont pas été négligées : art conceptuel, land art, etc.

13 euros (code de commande : 24744).

 

[HÉROLD]. BUTOR (Michel) Hérold. Paris, Le Musée de Poche, 1964. In-12 broché, 56 p., illustrations en noir et en couleurs in et hors texte, couverture rempliée, signature sur la page de garde.

7,50 euros (code de commande : Art/ 5303).

 

[HIROSHIGE (Utagawa)]. Les restaurants réputés d'Edo. Morlanwelz, Musée Royal de Mariemont, 2000. In-4° broché, 59 p., illustrations en couleurs.
Extrait de la préface :
   Les collections d'Extrême-Orient du Musée royal de Mariemont sont d'une grande diversité : elles couvrent la Chine, le Japon et l'Indonésie et, depuis ces dernières années, la Corée et le Vietnam.
   Le don de Madame Jeanne Jonas complète les collections japonaises du Musée par de nombreuses estampes. Nous en publions ici la principale partie, une série rare et méconnue du grand maître Hiroshige : les « Restaurants réputés d'Edo ». Grâce au don de Madame Jonas, le Musée de Mariemont est le seul, hors du Japon, à posséder la série presque complète.
   Cette collection constituée par le père de Madame Jonas, Gustave Jonas, est le témoignage d'une activité commerciale internationale vécue avec un rare et exemplaire intérêt pour les pays où il est passé. Les collections artistiques sont rassemblées par l'action de personnalités douées de cette sensibilité et de cette curiosité qui sont des dons rares.
   Les œuvres d'Hiroshige doivent être analysées et commentées pour le lecteur européen. Le Musée a chargé Madame Kathy Hendrickx de réaliser ce travail. Nous lui devons notamment la traduction des poèmes qui accompagnent les estampes. Elle est la première en langue française. Elle est l'aboutissement d'un travail très considérable de lecture et d'interprétation.
   Cette publication est la manifestation de l'importance du rôle des collectionneurs pour les musées et la vie culturelle publique. Elle est aussi une contribution à la connaissance d'un continent trop peu connu et étudié en Europe.
   Les « restaurants réputés d'Edo », un siècle et demi après leur réalisation, nous donnent une vision tout à la fois concrète et singulière au plan artistique du Japon d'avant Meiji. La confrontation des civilisations ne se forge pas abstraitement. La présentation et la vision des œuvres permettent seules l'étude et par là la constitution d'un réseau de spécialistes, ferment d'un plus large intérêt.

10 euros (code de commande : 22533).

 

HONNEF (Klaus) Kunst der Gegenwart. Köln, Taschen, 1979. In-4° broché, 279 p., nombreuses illustrations en couleurs.

25 euros (code de commande : 100/69).

 

HORN (Rebecca) — The Glance of Infinity. Edited by Carl Haenlein. Zurich - Berlin - New York, Kestner - Scalo, 1997. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 391 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très bel état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition organisée du 12 mai au 27 juillet 1997.
Table des matières :
   - Ottanta Due, par Carl Haenlein.
   - A conversation with Rebecca Horn, par Carl Haenlein.
   - Horn's sensorium : site and source of desire, par Lynne Cooke.
   - Dangerous Liaisons and the Value of Things, par Bruce W. Ferguson.
   - Performances - Films - Sculptures - Installations. 1968-1995.
   - On the Edges of Place and Time, par Doris von Drathen.
   - Broken Landscapes of Utopia, par Carsten Ahrens.
   - Les Délices des Évêques and other scenes of the crime, par Doris von Drathen.
   - Appendix :
      - Biography.
      - Individual exhibitions.
      - Group exhibitions.
      - Filmography.
      - Bibliography.

50 euros (code de commande : 20982).

 

 

HOURTICQ (Louis) — La peinture. Des origines au XVIe siècle. Deuxième édition. Paris, Renouard - H. Laurens, 1926. Grand in-8° broché, 500 p., nombreuses illustrations, (collection « Manuels d’Histoire de l’Art »).
Table des matières :
   Première partie : La peinture antique.
        - Quelques œuvres préhistoriques.
        - La peinture égyptienne.
        - La peinture grecque. La peinture céramique. La grande peinture. Pompei.

   Deuxième partie : La peinture chrétienne primitive.
       - Catacombes et basiliques.
       - La peinture byzantine.
       - La peinture romane.
   Troisième partie : La peinture gothique.
       - La peinture en Italie au XIVe siècle. Giotto. Les peintres de sienne. Les Giottesques.
       - La peinture dans l'Europe du Nord au XIVe siècle. La Miniature. La détrempe.
   Quatrième partie : La peinture néerlandaise au XVe siècle.
       - Le naturalisme flamand. La peinture à l'huile. Les frères Van Eyck.
       - L'évolution du style néerlandais.
       - Les centres de peinture en France. Avignon. La Loire.
       - Les centres de peinture en Allemagne. Cologne. Souabe. Nuremberg.
   Cinquième partie : La formation et le développement de la doctrine florentine.
       - Le naturalisme et les derniers « giottesques ». Masaccio. Fra Angelico.
       - Formation du style florentin. Botticelli. Ghirlandajo.
       - Léonard de Vinci.
       - Michel-Ange et la fin de l'école florentine.
   Sixième partie : La peinture italienne en dehors de Florence.
       - L'Italie du centre. Ombrie. Pérouse.
       - L'italie du Nord. Padoue. Ferrare. Venise. Milan.
   Septième partie : L'école florentine à Rome : Raphaël.
   Huitième partie : L'influence italienne sur l'art du Nord.

       - Le Romantisme dans les Pays-Bas.
       - La peinture française au XVIe siècle.
       - L'influence italienne en Allemagne.
   Neuvième partie : L'école vénitienne au XVIe siècle.
       - Giorgione et la manière vénitienne.
       - Titien.
       - Autour de Venise. Corrège.
       - La fin de l'école vénitienne. Tintoret. Véronèse. Tiepolo.

   Conclusion. Tableaux. Index.

25 euros (code de commande : 11907).


HUYGHE (René) — L'Art et l'âme. Paris, Flammarion, 1968. In-8° sous reliure toilée et jaquette (petites déchirures, petits manques) d'éditeur, 524 p., nombreuses illustrations en noir dans le texte et en couleurs hors texte, nom manuscrit sur la page de garde.
Sur le rabat de la jaquette :
   
Depuis le début du siècle, l'attention s'est portée trop exclusivement sur l'aspect formel de l'art qui semble répudier tout lien avec la pensée. Certes, le problème de la plastique n'est pas négligeable, mais le rôle essentiel de l'art est d'être un mode d'expression de l'homme. C'est ce rôle que René Huyghe met en valeur ici en posant la question de l'art langage de l'âme, acte créateur par lequel l'artiste communique ce qui est sien.
   Cette base établie, puis une fois déterminés les moyens de communication – dessin, forme, lumière, couleur, images et thèmes – dont dispose ce langage, il reste à explorer les richesses esthétiques avec lesquelles ils permettent d'entrer en contact. Là, l'auteur a préféré aux exposés de doctrine l'examen de cas particuliers. C'est ainsi qu'il montre d'abord à quel point l'art est intimement uni à la civilisation et donc dépendant de l'évolution de la pensée, d'autre part combien il reflète la transformation de la société et des mœurs : transformation qui peut être opérée par une classe (exemple : la bourgeoisie flamande du XVe siècle), ou bien au sein d'une cité (la Venise du XVe siècle) ou d'une nation (la France et sa tradition du portrait). Cependant, l'art, orienté jusque-là vers les réalités générales, entreprend au XVIIe siècle – avec un Rembrandt par exemple – une plongée dans l'âme intime. Ce sera, aux siècles suivants, l'épanouissement, puis le dépassement de !a personnalité, jusqu'à la recherche des purs symboles, la dislocation du monde visible, l'attirance de l'inconscient.
   De nos jours, on ne se lasse pas de justifier, de discuter l'opposition d'un art figuratif et d'un art abstrait. C'est à cette obsession que L'Art et l'Âme tend à nous arracher. Une abondante illustration suit pas à pas le texte, l'étaye, l'éclairé : elle comprend plus de 300 photos en noir et 16 planches hors texte en couleurs. Dans ce livre consacré aux rapports les plus étroits de l'art et de la vie, c'est la vie de l'art que René Huyghe nous fait sentir.

25 euros (code de commande : 16546).

 

HUYGHE (René) — La peinture française au XIXe siècle. Tome I : La relève de l'imaginaire. Réalisme Romantisme. Tome II : La relève du réel. Impressionnisme Symbolisme. Paris, Flammarion, 1974-1976. Deux forts volumes in-8° sous reliure, jaquette et étui (frotté) imprimé d'éditeur, 476 et 478 p., nombreuses illustrations en noir et hors texte en couleurs.
En quatrième de couverture :
   Tome I :
   Après tant d'ouvrages consacrés au XIXe siècle, cette époque où l'art français a atteint son sommet et entraîné le monde entier dans son sillage, il semblait difficile d'écrire sur lui et sur ses maîtres un ouvrage neuf.
   René Huyghe, de l'Académie française, l'a tenté, en s'appliquant à dégager en quoi le XIXe siècle a transformé la peinture occidentale, si nourrie de traditions depuis la Renaissance. Deux volumes, l'un, la Relève de l'Imaginaire, consacré à la première moitié du siècle, l'autre, la Relève du Réel à la seconde, marquent les étapes de ce renouvellement.
   La Relève de l'Imaginaire montre d'abord comment, sous la froideur et le conformisme apparents de David, chef du néo-classicisme, gronde déjà ce flux d'énergie qui, propulsé par Napoléon et l'épopée impériale, va monter à travers Gros, puis Géricault, pour s'épanouir dans le Romantisme. Le bagage traditionnel, formé des emprunts à l'Antiquité et à l'Église, cède la place d'abord à l'intensité du drame contemporain, puis, à mesure que s'appesantit le matérialisme de la bourgeoisie dominante, à la fuite dans l'Imagination, renouvelée par l'histoire et l'Orient. En face d'Ingres, marqué malgré lui par les temps nouveaux, Delacroix entraîne la peinture dans une révolution lourde de conséquences.
   Mais, au milieu du siècle, le positivisme triomphant impose un temps d'arrêt à cet essor avec l'école des paysagistes, Millet, Daumier et surtout Courbet, qui soumettent l'imaginaire au réel.
   Une suite de notices biographiques, précises et nourries, dues à Lydie Huyghe, apporte, comme toile de fond, la trame historique.
   Tome II :
   Avec la Relève du Réel s'achève le panorama de la peinture française au XIXe siècle que René Huyghe, de l'Académie française, a entrepris avec la Relève de l'Imaginaire.
   Au milieu du siècle la montée de l'esprit positif et réaliste, encouragé par l'ascension de la bourgeoisie et les progrès de la science, l'avait emporté sur l'effort des romantiques pour s'évader par l'imagination. Le culte de la réalité triomphait. L'Impressionnisme semble en être l'aboutissement puisqu'il veut instaurer une plus grande véracité optique. Et c'est d'ordinaire ce qu'on souligne en lui.
   René Huyghe, qui ouvrit jadis le Musée de l'Impressionnisme au Jeu de Paume et organisa quelques-unes des grandes expositions consacrées à ses maîtres, s'applique à en donner une idée plus juste et plus profonde.
   Il montre que l'Impressionnisme a, en fait, transformé la vision du réel et l'idée qu'on s'en faisait, en accord avec un mouvement profond qui anime aussi la philosophie de Bergson, le roman de Proust, la musique de Debussy. Suggérant le temps encore plus qu'il ne représente l'espace, sacrifiant la solidité de la matière à la vibration de la lumière, à la libération de l'énergie, il préface même la physique contemporaine.
   Chacun des grands maîtres de l'Impressionnisme est alors abordé dans sa psychologie et ses ressorts intimes, de Manet à Seurat, Van Gogh et Cézanne. Cependant le Symbolisme, ne se bornant plus à changer le visage du réel, en fait une façade recouvrant les secrets de la vie intérieure. Le réalisme est à nouveau conjuré et la voie est ouverte à l'art moderne.
   Les notices de Lydie Huyghe, où les données historiques sont mises au point ou même révisées, ajoutent à ce livre d'idées le répertoire des faits.

Les deux volumes : 50 euros (code de commande : 23794).

 

HUYGHE (René) — La peinture française au XIXe siècle. La relève de l'imaginaire. Réalisme, romantisme. Notices bio-bibliographiques par Lydie Huyghe. Paris, Flammarion, 1976. Grand in-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 476 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs (ces dernières hors texte), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Après tant d'ouvrages consacrés au XIXe siècle, cette époque où l'art français a atteint son sommet et entraîné le monde entier dans son sillage, il semblait difficile d'écrire sur lui et sur ses maîtres un ouvrage neuf.
   René Huyghe, de l'Académie française, l'a tenté, en s'appliquant à dégager en quoi le XIXe siècle a transformé la peinture occidentale, si nourrie de traditions depuis la Renaissance. Deux volumes, l'un, la Relève de l'Imaginaire, consacré à la première moitié du siècle, l'autre, la Relève du Réel à la seconde, marquent les étapes de ce renouvellement.
   La Relève de l'Imaginaire montre d'abord comment, sous la froideur et le conformisme apparents de David, chef du néo-classicisme, gronde déjà ce flux d'énergie qui, propulsé par Napoléon et l'épopée impériale, va monter à travers Gros, puis Géricault, pour s'épanouir dans le Romantisme. Le bagage traditionnel, formé des emprunts à l'Antiquité et à l'Église, cède la place d'abord à l'intensité du drame contemporain, puis, à mesure que s'apesantit le matérialisme de la bourgeoisie dominante, à la fuite dans l'Imagination, renouvelée par l'histoire et l'Orient. En face d'Ingres, marqué malgré lui par les temps nouveaux, Delacroix entraîne la peinture dans une révolution lourde de conséquences.
   Mais, au milieu du siècle, le positivisme triomphant impose un temps d'arrêt à cet essor avec l'école des paysagistes, Millet, Daumier et surtout Courbet, qui soumettent l'imaginaire au réel.
   Une suite de notices biographiques, précises et nourries, dues à Lydie Huyghe, apporte, comme toile de fond, la trame historique.

30 euros (code de commande : 19478).

 

Hybrides. Porcelaines chinoises aux armoiries territoriales européennes. [Luxembourg], [Musée National d’Histoire et d’Art du Luxembourg], 2003. In-4° broché, 122 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée national d'histoire et d'art, à Luxembourg, du 15 février au 6 avril 2003.
Extrait :
   En avril 2001, le Musée national d'histoire et d'art a été informé de la vente à Lisbonne d'un plat en porcelaine chinoise décoré des armoiries du Luxembourg. Personne ne se douta alors que cette annonce serait à l'origine d'une exposition. Il s'avéra que l'antiquaire possédait encore un autre plat aux mêmes armoiries et le Musée décida d'acheter les deux pièces. Dans les semaines suivantes, le Musée put encore acquérir un troisième plat de la même série chez un marchand luxembourgeois. Ces acquisitions s'ajoutèrent à deux autres effectuées en 1981 et en 1983. Grâce au concours d'un grand collectionneur, Monsieur Renato Albuquerque, l'idée d'une présentation de plats aux armoiries territoriales européennes au Musée national d'histoire et d'art Luxembourg fut lancée. Une fois assurée la collaboration de plusieurs musées de l'étranger, plus rien ne s'opposait à l'organisation de cette exposition inédite.
   L'existence de porcelaines chinoises aux armoiries du pays a suscité un grand étonnement au Luxembourg. Ici, tout comme dans le reste de l'Europe, les habitants aisés buvaient le thé dans des porcelaines chinoises ou possédaient des chinoiseries. Mais comment se fait-il que nos armoiries apparaissent sur des plats fabriqués en Chine ? L'exposition propose une réponse : c'est parce que le Luxembourg avait appartenu aux anciennes « Dix-sept Provinces » que ses armoiries ont été peintes en Chine au 18e siècle. La commande partait de la Hollande dont la « Verenigde Oostindische Companie » constituait le plus grand importateur de porcelaines chinoises vers l'Europe. Ainsi, sans l'avoir lui-même demandé, le Luxembourg se vit associé à une étonnante rencontre des cultures.
   Un heureux hasard a voulu que les plats du Luxembourg fussent conservés pour chacune des cinq séries connues. Ceci constitue un fait rare, voire unique à notre connaissance.

25 euros (code de commande : 23751).

 

HYMANS (Henri) — Catalogue des estampes d'ornement faisant partie des collections de la Bibliothèque royale de Belgique. Classé par nature d'objets, suivi d'un index alphabétique des noms d'auteurs et accompagné de planches. Bruxelles, Lamertin, 1907. In-8° broché, XI, 491 p., VIII planches hors texte, couverture un peu défraîchie.
Avertissement :
   Le présent catalogue embrasse la généralité des types de l'art ornemental, appliqué ou non, reposant au Cabinet des Estampes. On y trouve aussi un bon nombre d'éléments faisant partie de la Section des Imprimés de la Bibliothèque royale.
   À sa suite viendront se ranger d'autres manuels, de portée similaire, relatifs au portrait, au costume, à l'histoire, etc., etc.
   Par son classement méthodique notre manuel constitue, en quelque sorte, le Répertoire de l'ornement, dans ses infinies applications : à l'ameublement, aux objets usuels, à l'orfèvrerie, aux armes, voire à la carrosserie, aux jardins, aux fêtes et cérémonies.
   En tête figure la répartition par nature d'objets. Enfin, une table alphabétique permet la recherche des auteurs associés à la production des planches. Quelques-unes, parmi ces dernières, ont été reproduites en fac-similé.
   Le classement par styles nous a paru, dans chaque série, devoir l'emporter sur la disposition rigoureuse par époques.
   L'on ne constate point, en effet, une évolution si soudaine du goût, que la mode de certains styles ne persiste très au-delà, parfois, de l'avènement d'autres tendances. Sous l'empire de préférences locales, la Renaissance dite flamande, la Renaissance dite allemande, domine jusque fort avant dans le XVIIe siècle ; le style Louis XIV, le style Louis XV demeurent en usage alors que, déjà, ceux qui doivent les détrôner sont entrés en faveur.
   L'ordre chronologique rigoureux offrait ainsi de sérieux inconvénients, surtout au point de vue de la facilité des recherches.
   La pénurie des éléments ne nous a point permis de suivre le classement adopté par M. Guilmard, dans son grand ouvrage sur les Maîtres ornemanistes (Paris, 1880). Nous avons dû, pour le même motif, renoncer à adopter le plan du catalogue de la collection du Musée des Arts décoratifs de Berlin, dressé d'une manière si remarquable par M. le Dr Jessen.
   En revanche, dans l'intérêt des informations, nous avons cru qu'il importait de porter sur la liste des ouvrages à consulter les divers recueils déjà catalogués par M. Guilmard, comme appartenant à la Bibliothèque royale au moment de la confection de son ouvrage, encore que ces recueils ne fassent point partie du Cabinet des Estampes. Nous y avons nécessairement ajouté les ouvrages de même nature dont s'est enrichi le dépôt depuis la publication des Maîtres ornemanistes.
   Nous ne nous flattons point, qu'indistinctement, toute pièce d'art ornemental, figurant dans les volumes, ait été relevée. Par sa nature même, un ouvrage de la portée du nôtre est sujet à extension. Forcément, il doit y être apporté les modifications et les adjonctions reconnues nécessaires pour lui permettre de répondre plus précisément à son but.
   Tel quel, il sera utilement consulté par les nombreuses personnes s'adonnant, par goût ou par profession, à la recherche et à l'étude des matériaux dont il a pour objet de vulgariser la connaissance.
   En terminant, nous avons à cœur de reconnaître la part prise à la confection de ce travail par MM. R. Van Bastelaer, conservateur du Cabinet des Estampes et Alb. Delstanche, attaché à la même Section.

15 euros (code de commande : 15358).

 

IBM. The Art of Technology. Avertissement par C.A. De Meyer. Bruxelles, IBM Belgium, 1983. In-folio sous chemise et étui (355 x 505 mm.), 4 p. et 24 planches en couleurs, exemplaire en très bel état de cet ouvrage peu courant.
Avertissement :
   La technologie ! Un univers fascinant où le mystère renvoie au quotidien, où la performance s'installe au cœur même de la matière. L'industrie informatique « consomme » aujourd'hui autant de technologie que les autres branches du savoir réunies. Les investissements qu'elle requiert sont énormes.
   Les dépenses annuelles d'IBM en recherche et développement ont dépassé les deux milliards de dollars en 1982, plus du double de ce que notre Compagnie y consacrait il y a huit ans à peine. Dans le monde entier, nos chercheurs traquent l'infiniment petit, raccourcissant à l'extrême le cheminement de l'électricité dans les circuits, organisant son parcours au travers de câblages microscopiques, diffusant l'énergie informatique à l'intérieur de matières nouvelles, installant leurs trouvailles dans un processus industriel rentable et efficace.
   La qualité ne souffre, dans cette démarche, aucun compromis.
   Pour pouvoir concentrer plus de 100.000 éléments, composés eux-mêmes de plusieurs motifs géométriques élémentaires, sur une surface de quelques dizaines de millimètres carrés, la largeur des tracés requiert une précision inférieure au micron. Mais c'est sans doute dans le passage de l'équipement de laboratoire à la production en grande série que la performance revêt sa signification la plus large. IBM a ainsi mis en œuvre l'impression de motifs par faisceaux d'électrons, la gravure en phase gazeuse, l'utilisation de matériaux nouveaux tels que le polysilicium et le contrôle automatique des microplaquettes. Si les modules à dissipation thermique actuels, les fameux TCM, peuvent proposer, sous une forme inférieure à neuf centimètres de côté, autant de circuits logiques qu'un ordinateur 370/148, c'est à cette extraordinaire convergence de techniques que nous le devons. De même pour les milliers de composants qui constituent les ordinateurs, pour les techniques de lecture/écriture des informations, pour les modes de transfert et d'affichage des données, pour les innombrables procédés et applications qui en découlent.
   Mais, par-dessus tout, et c'est là la raison de cet ouvrage, la technologie, si pragmatique soit-elle dans sa démarche, ne laisse pas de fasciner par l'incroyable éventail de formes et de couleurs qu'elle propose. Nous avons laissé nos photographes fixer sur pellicule ce que la technologie pouvait avoir de poétique, de surprenant, d'inhabituel. C'est sans doute un aspect inattendu de la réalité quotidienne de nos usines que nous vous proposons ici mais nous n'avons pas résisté au désir, mille fois exprimé, de pouvoir accrocher à vos cimaises ce qui fait l'intimité de nos machines. La technologie, c'est aussi la beauté.


Planche 4. Plaques de silicium rangées dans leur nacelle.

90 euros (code de commande : 25644).

 

Icônes bulgares du IXe au XIXe siècle. Bruxelles, Musées Royaux d'Art et d'Histoire, 1978. In-8° broché, 196 p., illustrations.

13 euros (code de commande : Art/ 5307).

 

Imagens da arte brasileira de hoje. Images de l'art brésilien d'aujourd'hui. Sans lieu, sans éditeur, sans date (après 1978). In folio à l'italienne sous étui toilé d'édition, 14 feuillets non chiffrés, 6 illustrations en noir et en couleurs, protégées chacune par une serpente imprimée avec la traduction en français du texte concernant l'artiste, dont le texte en portugais est sur le feuillet vis-à-vis. Il n'y a pas d'achevé d'imprimer, ni aucune mention de tirage ou autre information.
Introduction de Guilherme Figueiredo :
   Le timbre-poste est un baiser à distance. Un geste sans frontières, un passeport de paroles.
   Il faut l'aimer. Même s'il est laid et cher – comme le vieux « Olho-de-Boi », ou bel et accessible – comme les timbres actuels. Il faut l'aimer dès l'enfance, de bonne heure.
   Si l'on le collectionne, il devient un musée de monuments, une miniature d'une image, d'une statue, d'un temple, d'un animal, d'une fleur.
   C'est un message cristallisé. C'est à cause de cela que tous les pays cherchent à se résumer en lui : couronne réelle ou barrette, épée et blé, drapeau et arbre, étoile, oiseau ou pétale, parole et musique, visage ou foule. Portrait de la patrie, le timbre annonce sa meilleure effigie : la création artistique.
   Les gravures de cet album sont un résumé du Brésil artistique – Gian Calvi et ses oiseaux, Pietrina Checcacci et ses doigts artisanaux, Martha Poppe et son enfant. Jô de Oliveira et ses mythes, Portinari et ses enfants qui gazouillent, Di Cavalcanti et son métissage sensuel, Djanira et sa pureté d'un ange brésilien.
   Il faut les aimer, ces timbres, dont la constellation est une petite pinacothèque qui dit aux point cardinaux et aux antipodes : « Regardez, amis, nous sommes comme ça, aimez-nous ! »
   Le monde est enveloppé par une toile invisible – l'itinéraire des timbres. Le timbre est un baiser.
   Il faudrait ne remettre que des lettres d'amour. Cet album en est une. Recevez-la. Répondez-y.

   
Couverture et illustration de Jô de Oliveira.

40 euros (code de commande : 18623).

 

IMAGERIE PELLERIN. Les quatre saisons. Les délices du Printemps - Les plaisirs de l'Été - Les douceurs de l'Automne - Les amusements de l'Hiver. Épinal, Pellerin, 1974. Quatre bois gravés sur vélin d'Arches, coloriés au pochoir, images : 184 x 126 mm., feuilles : 325 x 250 mm., tirage limité à 260 exemplaires numérotés (n° 113, 98, 96 et 105), chaque image est accompagnée de son certificat d'origine.

  En Les délices du Printemps.

  
Les plaisirs de l'Été
.

  
En Les douceurs de l'Automne.

  
En Les amusements de l'Hiver.

Les quatre images : 100 euros (code de commande : 22911).

 

[INDIANA (Robert)]. KERNAN (Nathan) — Robert Indiana. Paris, Assouline, 2004. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 79 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Mémoire de l'Art »).
Sur la jaquette :
« Robert Indiana, célèbre initiateur du pop'art dans les années soixante, créateur du fameux love décliné en peintures, sculptures et estampes, que l'on a même vu sur les timbres-poste américains, pose une empreinte monumentale sur la ville de New York au printemps 2003, en installant une suite de chiffres multicolores, De un à zéro, le long de Park Avenue. Ces chiffres symbolisent les étapes de sa vie depuis la naissance, évoquée par le Un rouge et bleu, et nous invitent à retracer un parcours artistique jalonné d'images emblématiques. »

10 euros (code de commande : 10269).

 

[INGRES (Jean-Auguste-Dominique)]. PICON (Gaëtan) — Ingres. Genève, Skira, 1991. In-4° broché, 119 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Classiques »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   « L'Ingres de Gaëtan Picon est l'un de ces livres, longuement médités et mûris, qui répondent à une nécessité intérieure », a écrit Jean Starobinski. Ingres, précisément, fidèle aux principes de la composition classique et de l'imitation de la nature, s'est opposé au culte de l'émotion romantique. L'originalité de son tempérament situe ses œuvres hors du temps, en fait des archétypes de l'art pour l'art où la richesse des formes et l'harmonie des couleurs se mêlent avec un bonheur qui anticipe sur l'art abstrait. « Son règne, écrit encore Starobinski, n'est pas seulement, entre David et Manet, un chaînon, paradoxal dans l'histoire de la peinture ; Ingres a sa place dans le paysage élargi des grands créateurs du XIXe siècle. Stendhal et Chateaubriand, Balzac lui-même par lui s'éclairent et l'éclairent en retour. Ingres appartient à son temps (et plus encore au nôtre) par son inlassable poursuite d'un paradis intemporel, où la chair ne serait pas coupable et où la vie ne serait pas menacée. »

13 euros (code de commande : 21979).

 

IONESCO (Eugène) — Découvertes. Illustrations de l'auteur. Genève, Skira, 1969. In-8° collé, 126 p., illustrations en couleurs, (collection « Les Sentiers de la Création », n° 3), décharges d'adhésif sur les gardes, dos et bords jaunis.
Sur la couverture :
   « L'œuvre n'est pas une série de réponses, elle est une série de questions, elle n'est pas des explications, elle est des demandes d'explication, des demandes d'éclaircissement... C'est bien cela une œuvre : une série d'interrogations et puisqu'il y a construction on peut la considérer comme une architecture d'interrogations. Si tout pouvait s'expliquer, il n'y aurait pas de discours. Toute œuvre doit être mise en question. Comme on dirait : une mise en scène. Au bout du compte, il n'y a pas de réponse à donner. En tout cas, il n'y a pas de réponse définitive. Ainsi, ce n'est pas la réponse qui éclaire, c'est la question.
   À la différence du critique omniscient, le créateur peut savoir qu'il ne sait pas ou qu'il sait très peu. On n'appréciait, il y a quelque temps, que les écrivains à message. Il fallait édifier, enseigner, éduquer. Comment un tel écrivain pouvait-il croire qu'il n'était pas savant ? Le moindre metteur en scène analphabète, le moindre danseur pensant avec ses pieds se croyait en mesure d'émettre des oracles, des prophéties. Il y a peut-être davantage d'orgueil à savoir qu'on ne sait pas. Le poète est celui qui sait voir le problème là où les autres ne voient pas de problème, il est celui qui sait le mettre en évidence. C'est bien cela une oeuvre: une série d'interrogations et puisqu'il y a construction on peut considérer l'œuvre comme une architecture d'interrogations. Toute œuvre doit être une mise en question. »

30 euros (code de commande : 12457).

 

JANNEAU (Guillaume) — Le meuble populaire français. Volume I. Illustrations de J. Fréal. [Paris], Serg, 1977. In-4° sous reliure et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 320 p., très nombreuses illustrations en noir, signature ex-libris aux pages de garde, rousseurs, de titre et à la table des matières.
Notice liminaire :
   Dans nombre de collections justement réputées figurent certains meubles, d'authenticité certaine, mais dont l'état civil pour ainsi parler, demeure indéterminé. Ce sont des meubles provinciaux. Mais de quelle province ? Leur physionomie dénote un certain syncrétisme. Il y a donc lieu de dégager d'abord les archétypes régionaux spécifiques, d'où dérivent ces variantes. Or les sources d'information sont pauvres. Les musées régionaux ont maintes fois accueilli des legs trompeurs : tel grand musée nantais expose à la vérité sans en préciser l'origine de fort beaux meubles, que le public incline raisonnablement à présumer bretons et qui sont lyonnais. Les archives départementales sont de peu de secours, les minutiers notariaux qui seuls pourront éclairer le problème des commandes particulières, n'ont pas été dépouillés, sauf de rares exceptions. C'est donc à l'analyse des choses mêmes qu'il faut recourir. Une analyse comparative de leurs caractères signalétiques doit conduire à saisir les traits dominants des types originels. C'est là le dessein de cette étude : elle exclut naturellement les modèles de cour foncièrement différents des types régionaux qui, eux, expriment des motivations fonctionnelles propres au pays. Aussi bien ils ont évolué sur place, à l'écart des grandes mutations du style dont ils n'ont accessoirement reflété les formules que par des détails et surtout avec des décalages de temps considérables.
   Il s'en faut que leurs auteurs tout incultes qu'ils fussent aient même en ces temps lointains, entièrement ignoré les grandes sources d'inspiration. Dans l'ancienne Gaule narbonnaise, les artisans voyaient les monuments romains encore debout, dans la Neustrie, c'était les édifices de bois dont les annalistes décrivent, avec admiration, la riche parure d'or. Dès le Xe siècle, l'ordre clunisien tendait à travers la France le réseau d'églises, de monastères, de prieurés et d'hostelleries qui jalonnaient. de relais en relais, le cheminement des groupes de pèlerins allant à Compostelle vénérer le tombeau de Saint-Jacques. D'Espagne, les fidèles revenaient emplis du souvenir de la brillante architecture mozarabe. Bientôt, les croisés rapporteront de l'Orient Sassanide et byzantin les beaux tissus décorés d'animaux étranges et de plantes ornementales qui deviendront devants d'autels et pennons de chevalerie. Tout notre art roman exploitera ces thèmes.
   Mais les meubles ? Il n'en subsiste aucun spécimen antérieur au XIIe siècle : ni siège d'osier tressé, ni châlit à pieds tournés, ni scriptionales dont on connaît l'existence par les enluminures carolingiennes, ni lectrins qui d'ailleurs étaient meubles de clercs. Mais le XIIe' siècle nous a laissé l'armoire de Bayeux et l'élégant meuble d'Obazine en Corrèze, et par ailleurs, de grossiers coffres massifs, formés d'ais épais cramponnés de pentures. D'où vient cette disparité ? Précisément de l'appropriation, les meubles de sacristie, destinés à la stabilité, pouvaient recevoir une exécution soignée. Par contre, les coffres, en lesquels, au cours de leurs déplacements fréquents d'une terre à l'autre, les seigneurs entassaient leurs effets mobiliers, étaient exposés à des manutentions brutales. Ils ne requéraient d'autres ornementations que les ferrures qui en assuraient la solidité. Encore étaient-ce là des meubles princiers. Le menu peuple, à la ville comme au champ, se contentait de paillasses et de ces petits sièges bas à trois pieds implantés obliquement dans un disque qu'on appelle des selles. Il faut attendre les modestes et premières améliorations du sort misérable de la plèbe pour voir apparaître, au XVe siècle, les meubles rudimentaires ancêtres du mobilier régional.
   Qui en étaient les exécutants ? Il y eut certainement dans les villes importantes et cela dès le XIIe siècle, des confréries de menuisiers. Il est impensable que les chefs-d'œuvre, tels que les stalles de Poitiers, de Gassicourt et de Saulieu. qui datent du XIIIe siècle, ne soient les fruits d'une longue expérience collective. Mais la clientèle était celle des « hauts hommes », abbés et châtelains. Le hameau faisait appel à l'humble ouvrier local, travaillant chez son hôte, muni de son outillage simple : scie, rabot, maillet et ciseau à bois. Il était cependant capable d'un minimum d'ornementation : échiquetage, étoile, rosace, représentation schématique d'un calice, voire de l'animal et de la personne humaine. Les décors savants, combinaisons géométriques, pointes de diamant, rais tournoyants, n'entrent dans le répertoire spécifiquement régional qu'au XVIe siècle, et sporadiquement. Puis suivant l'absorption par la Couronne des anciennes souverainetés féodales, les particularismes locaux s'enrichissent de motifs ornementaux exogènes, qu'ils associeront à leurs thèmes traditionnels. On verra des meubles datés de 1850, conservant les formes « Louis XIII », avec des galbes « Louis XV » et des denticules « Louis XVI » combiner dans leur décoration, avec leurs formules séculaires, des motifs italiens, espagnols, voire allemands. Ce sont des singularités de cette nature qui désigneront le lieu d'exécution du meuble qui les présente.
Table des matières :
   - Notice liminaire.
   - Selles, escabeaux et bancelles.
   - Le banc.
   - La chaise.
   - La chaise à bras.
   - La chaise à sel.
   - Les canapés.
   - Les tables à manger.
   - La table-huche.
   - La table à toutes fins.
   - La table maie et le pétrin.
   - La table de complément.
   - Les coffres.
   - Les meubles droits : le buffet bas.
   - L'armoire.
   - Les buffets deux corps.
   - Les buffets-bahuts.
   - Les buffets-vaisseliers.
   - Gonds et entrées de serrures.
   - Les bois régionaux.
   - La construction des meubles populaires.
   - Bibliographie.
   - Répertoire des musées.

30 euros (code de commande : 18871).

 

JESTAZ (Bertrand) — L'art de la Renaissance. Paris, Mazenod, 1984. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 606 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « L'Art et les Grandes Civilisations », n° 14).
Avant-propos :
   Avec la Renaissance, il semble que l'Occident coupe le cordon qui depuis toujours le reliait à l'Orient, pour prendre en charge son propre destin et l'assumer intégralement. Aussi l'Histoire la retient-elle comme l'aurore des Temps modernes, le début de la grande aventure dont nous sommes encore les héritiers.
   À l'inverse de l'art roman et du gothique, qui jurent baptisés tardivement ou par leurs propres adversaires, la Renaissance est le premier mouvement artistique à revendiquer son litre, à définir ses buts tout en affirmant son opposition délibérée aux styles qui la précèdent. À cet esprit de rupture s'ajoute une volonté de renouer avec l'Antiquité comme en sautant par-dessus le Moyen Âge afin de retrouver le Paradis perdu.
   Loin d'être servile, ce retour à l'Antique pris comme modèle de toutes les perfections se révèle d'une extraordinaire fécondité et, par son obsession de rivaliser avec les plus grandes œuvres du passé, entraîne un prodigieux renouvellement de l'architecture, de la statuaire, où la soif de naturalisme est tempérée par l'idéalisme, et de la peinture qui redécouvre la perspective linéaire, l'art du portrait, le tableau de chevalet, et leur donne un élan jusqu'ici inconnu.
   Mais loin de se réduire à l'art, la Renaissance embrasse toutes les formes d'expression : de la littérature à la musique, des sciences à la philosophie. Aussi voit-on pour la première fois, moment miraculeux dans l'histoire humaine, des esprits universels mener de front plusieurs disciplines, capables à la fois de bâtir et de spéculer, de peindre et d'inventer, de sculpter et d'écrire.
   Phénomène d'abord italien et qui le resta tout au long du XVe siècle, donnant naissance à une prodigieuse constellation d'artistes – d'Uccello à Piero Délia Francesca, de Léonard à Michel-Ange, de Bramante à Palladio, de Raphaël au Titien –, la Renaissance ne se répandra qu'au XVIe siècle et lentement à travers l'Europe. Les étapes de cette émergence et de cette conversion, de cet épanouissement et de cette expansion sont magistralement retracées par cet ouvrage qui renouvelle notre vision.
   Archiviste-paléographe, ancien membre de l'École française de Rome, Conservateur au Louvre, puis successeur d'André Chastel à la chaire d'Histoire de la Renaissance de l'École Pratique des Hautes Etudes, auteur du Voyage d'Italie de Robert de Cotte (1966) et de nombreux articles sur l'architecture ou les bronzes italiens, Rertrand Jestaz, bousculant les préjugés ou les habitudes, montre que la richesse de cette époque naît de ses tensions et de ses contradictions, qu'elle fut profondément soucieuse de religion mais que ses artistes tout en œuvrant pour l'Église, serviront d'abord leur art et surent, en même temps, recréer un art profane : qu'elle promut le métier d'architecte tout en réussissant à affranchir la sculpture de l'architecture : que l'invention du nu par les peintres vénitiens compléta celle du paysage par les flamands ; enfin que la Renaissance, plus qu'une époque, fut un mouvement, c'est-à-dire un phénomène dynamique où les idées ne cessèrent d'évoluer. 
Table des matières :
   - Introduction à la Renaissance.
   - La reconquête (1400-1480 env.).
   - Les temps du classicisme (1480-1520 env.).
   - Les développements et les contestations du classicisme (1520-1600 env.).
   - Documentation.
   - Les grands monuments de la Renaissance.

80 euros (code de commande : 15772).

 

[JODOROWSKY (Alexandro)]. FLAMENT (David) et PIEROTTINI (Falltère) — Les mondes de Jodo. S.l., Bédébu, 2001. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 193 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à Mons, en 2001.
Préambule :
   Quel est le point commun entre Dune, Alien ou Stars Wars ? Comment mettre en relation le Tarot de Marseille, l'écriture, le cinéma, le théâtre, le mime, les marionnettes et la magie ? Quel bourreau de travail a-t-il pu collaborer avec John Lennon, Marylin Manson, Maurice Chevalier et le mime Marceau ? Quel esprit est-il capable d'imaginer le suicide de son grand-père dans une baignoire remplie de miel, les aventures mouvementées d'un adolescent sans bras ni jambes et la saga d'une caste de chevaliers de l'espace ?
   Derrière cette liste de questions, qu'il est possible d'allonger à l'infini, il n'y a qu'une seule réponse : Alexandro Jodorowsky. Un être à part. Un surdoué de la créativité. Un génie qui a pris conscience de ses capacités très jeune et qui choisi de les mettre au service de l'art. Un homme qui jongle avec les dizaines de cultures apprises au fil de ses voyages. Un anarchiste qui aime choquer. Un érudit qui n'a pas peur de déplaire.
   Jodo, c'est tout cela et bien d'autres choses encore...

40 euros (code de commande : 23418).

 

[JOTTRAND (Mireille)]. Hommage à Mireille Jottrand. Morlanwez, Musée Royal de Mariemont, 1996. In-4° broché, 181 p., illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
   Ce numéro spécial constitue le volume 24/25 des Cahiers de Mariemont correspondants aux années 1993-1994. Le numéro 23 a été publié postérieurement.
Table des matières :
   - Porcelaines.
   
   - En souvenir de Mireille Jottrand, par Jacques Hubinont.
      - Éloge de l'amitié, par Paul Culot.
      - Bibliographie de Mireille Jottrand.
      - Des Cahiers pour Mireille.
      - Porcelaine de Vincennes. « Fond jaune, enfants camaïeu ». Trois remarquables contrefaçons, par Antoine D'Albis.
      - Queen Victoria, a Taste for Sèvres, par Geoffrey De Bellaigue.
      - Porcelaines de Tournai décorées de pastorales et d'amours d'après Boucher, par Claire Dumortier.
      - Tournai and Mennecy, par Clare Le Corbeillier.
      - Un buste du roi Frédéric V de Danemark en porcelaine de Copenhague par Louis-Antoine Fournier, par Geneviève Le Duc.
      - François et Charles Eisen, ou les tribulations d'un peintre belge et de son fils vignettiste entre la France et les Pays-Bas méridionaux, par Claire Lemoine-Isabeau.
      - A painting of Nicholas Sprimont, his family and his Chelsea Vases, par John V.G. Mallet.
      - Le service en porcelaine de Tournai du comte de Cobenzl, par Claire Derriks.
   - Céramiques et autres Arts décoratifs.
      - Le combat avec l'ange ou Jean Carriès céramiste, par Thérèse Burollet.
      - La dentelle de Binche dans la seconde moitié du XVIIIe siècle : certitudes et questions, par Marguerite Coppens.
      - Le mariage d'une bobèche du XVe siècle et d'un chandelier-balustre daté de 1599, par Monique De Ruette.
      - De l'Afrique à la céramique, par Alice De Vinck.
      - Le vase « Bacchanale » de Godefroid Devreese dans le parc de Mariemont, par Cécile Dulière.
      - La Déesse du Bocq à Mariemont. Quelques notes sur l'intégration du mouvement dans la statuaire de Jef Lambeaux, par Bruno Fornari.

25 euros (code de commande : 21628).

 

[JOURDAN-BARRY]. Orfèvrerie française. La collection Jourdan-Barry. Tomes I et II. Par Peter Fuhring, Michèle Bimbenet-Privat et Alexis Kugel. Paris, Kugel, 2005. Deux volumes in-4° sous reliures, jaquettes et étui d'éditeur, tome I : 288 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, tome II : 143 p., illustrations en noir, exemplaire à l'état de neuf.
Préface :
   Préserver une œuvre d'art particulièrement vulnérable – car la constitution d'une collection d'œuvres d'art est elle-même une œuvre d'art –, tel est le but du présent livre. Il présente trois aspects attachants : la personnalité du collectionneur, celle de la collection et celle de l'instigateur de l'ouvrage.
   Issu d'une famille de collectionneurs qui l'a formé, Pierre Jourdan-Barry appartient à la race des grands amateurs à la fois savants, passionnés et généreux qui semble devenir rare de nos jours. Parmi eux, plus rares encore sont les collectionneurs à l'esprit ouvert, véritablement « curieux », qui, comme Pierre, s'intéressent parallèlement à des domaines très éloignés et y deviennent chaque fois compétents. Pierre s'est investi avec bonheur dans la peinture, la céramique, l'orfèvrerie, plus récemment dans l'art d'Extrême-Orient. Rappelons, par exemple, que l'exposition célébrant cette année le peintre Paul Guigou lui doit beaucoup et qu'il a rassemblé une collection de faïences provençales dont quelque deux cents pièces ont été données par lui aux musées de Marseille et de Moustiers.
   C'est l'érudit Raymond Jourdan-Barry, son père, auteur de l'étude fondamentale Les Orfèvres de la généralité d'Aix-en-Provence, parue en 1974, qui commença la collection d'orfèvrerie. Les choix de Pierre en ont fait une véritable histoire de l'orfèvrerie française, à la fois parisienne et régionale, représentative, en matière de formes comme de décors, jusque dans les domaines sinistrés et méconnus. Ainsi est-il admirable qu'il ait pu réunir autant d'objets de la première moitié du XVIIe siècle. De même quand a-t-on déjà vu une telle réunion de tabatières en argent du XVIIIe siècle ? On considérera peut-être que l'aiguière et le bassin toulousains de Louis II Samson, apothéose de l'art rocaille, sont le chef-d'œuvre de la collection par la fantaisie de leur inspiration et la qualité de leur exécution. Mon objet préféré est cependant le flambeau unique, étrange, de l'époque de Louis XIII mais en réalité intemporel, que le Louvre, avec beaucoup d'émotion, a reçu, entre autres présents, de Pierre en 1993.
   C'est à un autre ami du Louvre que Pierre a confié la direction et l'élaboration de ce catalogue : Alexis Kugel, qui, lui aussi, a hérité de son père le goût de l'orfèvrerie et, lui aussi, appartient à une catégorie rare, celle de l'antiquaire historien. Les publications d'Alexis dans les domaines de la bijouterie, de l'émaillerie, de l'orfèvrerie, sont bien connues. Au confluent de la recherche et de l'objet d'art, de la théorie et de la pratique, il est le meilleur guide avec Michèle Bimbenet-Privat et Peter Fuhring que nous puissions rencontrer pour nous faire visiter la collection d'orfèvrerie de Pierre Jourdan-Barry.

Les deux volumes : 120 euros (code de commande : 18393).

 

Les Juifs dans l'Orientalisme. Paris, Skira-Flammarion - Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme, 2012. In-4° sous cartonnage d'éditeur, 197 p., illustrations en couleurs, exemplaire en bel état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme, à Paris, du 7 mars au 18 juillet 2012.
En quatrième de couverture :
   Les artistes, que l'appel de l'Orient conduit dans les contrées du pourtour méditerranéen au début du XIXe siècle, croisent des communautés juives, une rencontre inattendue qui offre un autre visage pittoresque à cet Orient souvent fantasmé avant d'être visité. Eugène Delacroix au Maroc, Théodore Chassériau en Algérie emplissent leurs carnets de dessins de figures juives qui nourriront leurs grandes toiles.
   Au-delà de l'Afrique du Nord, le périple en Terre sainte est porteur d'enjeux plus symboliques. Mû par des aspirations religieuses et une nouvelle curiosité archéologique, qui s'applique de l'Égypte à la Mésopotamie, l'Occident poursuit au Proche-Orient une quête de ses origines. Les artistes empruntant la route de Constantinople au Caire découvrent avec admiration la terre de la Bible.
   Ces voyages marquent un renouveau de la peinture biblique, où se fondent les empreintes des mondes juif, musulman et chrétien, tandis que les premières manifestations d'un art juif, qui s'esquissent en Europe et en Palestine, cherchent à établir une continuité entre Antiquité biblique et Orient contemporain.
   Les Juifs dans l'orientalisme invite le lecteur à explorer un thème riche mais rarement étudié, la représentation des Juifs d'Orient dans la peinture et les arts graphiques depuis le début du XIXe siècle jusqu'au XXe, un passionnant voyage dans un Orient réel et rêvé.
Table des matières :
   - Les Juifs dans l'Orientalisme. Introduction, par Laurence Sigal-Klagsald.
   - Un autre message ? Présences picturales des Juifs dans les Orients du XIXe siècle, par Christine Peltre.
   - Le turban, la toge et le keffieh. Le costume à la lumière des Orientalismes : cristallisation, confirmation et contestation d'une notion clé de la tradition académique, par Alexis Merle du Bourg.
   - Vers les confins de l'Orient. L'art sioniste naissant en quête d'une identité hébraïque, par Yigal Zalmona.
   - Le mort saisit le vif. La place des Juifs dans les études orientales aux XIXe et XXe siècles, par Perrine Simon-Nahum.
   - Catalogue :
      - La découverte des Juifs en terre d'Islam.
      - Le voyage en Terre Sainte.
      - La Bible est née en Orient.
      - À la recherche d'une histoire juive ?
      - Les « Nouveaux Hébreux ».
   - Bibliographie.
   - Index.

20 euros (code de commande : 24936).

 

JUMEAU-LAFOND (Jean-David) — Les peintres de l'âme. Le Symbolisme idéaliste en France. Gand - Anvers, Snoeck-Ducaju & Zoon - Pandora, 1999. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 192 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée d'Ixelles, du 15 octobre au 21 décembre 1999.
Extrait de l'introduction :
   L'exposition Les Peintres de l'âme réunit pour la première fois un ensemble significatif d'œuvres d'artistes français, ou d'artistes étrangers ayant durablement œuvré en France, appartenant au mouvement symboliste-idéaliste de la fin du XIXe siècle. Un certain nombre d'expositions ont, depuis les années 1970, abordé le Symbolisme français ou européen de manière étendue et générique ; d'autres se sont attachées à l'un ou l'autre artiste et à son entourage, mais sans en épuiser la liste ; il a enfin été fait un sort magnifique et légitime à des œuvres « phare » et désormais bien connues comme celles de Gustave Moreau, Puvis de Chavannes et Odilon Redon. Il n'est pas question, aujourd'hui, de rééditer ces entreprises, mais d'apporter un jour nouveau à une tendance peu ou pas étudiée, celle d'artistes qui tentèrent de répondre aux incertitudes de leur temps par une recherche plastique mais aussi spirituelle, morale ou philosophique. Les trois grands maîtres cités plus haut, précurseurs du Symbolisme tant par l'appartenance à une génération antérieure que par certains aspects de leur œuvre, figurent donc ici à titre d'introduction ; c'est pourquoi leur présence, bien que significative (avec le généreux prêt du Musée Gustave Moreau et la présentation exceptionnelle de l'imposant carton de Puvis de Chavannes conservé au Musée d'Art et d'Histoire de Bruxelles), reste volontairement modeste. Autour de ces figures vénérées par toute une génération, se trouvent réunis cent cinquante peintures et dessins et quinze sculptures (parmi lesquels beaucoup d'œuvres inédites) d'artistes de la fin du siècle dont la connaissance reste inégale. Si des monographies ou catalogues ont été consacrés à un Henri Martin, un Carlos Schwabe, un Charles Lacoste ou un Georges de Feure, la plupart des artistes ne bénéficient encore d'aucun travail sérieux ou approfondi. Cette présentation permettra, entre autres par un dépouillement de la presse et d'archives, de mettre au point des données biographiques et documentaires (par exemple pour Charles Guilloux), de révéler certains artistes (telle Jeanne Jacquemin dont on ignorait l'importance et jusqu'aux dates de naissance et de décès), de mettre en lumière certains aspects inédits (les liens de Séon avec le milieu coopératif ; la bourse ministérielle de voyage accordée à Armand Point), de découvrir ou identifier tel sujet (le portrait de Nellie Melba de Gervex et celui de Suzanne Reichenberg de Lévy-Dhurmer, la Pandore d'Ary Renan, etc.), de confirmer l'importance du paysage symboliste (Guilloux, Dulac, Chabas...) d'introduire enfin, par un dépouillement de la presse, un ensemble de textes critiques en grande partie inédits susceptibles de révéler non seulement la vie des œuvres mais aussi les liens entre les artistes et l'ambiance des Salons idéalistes. En dépit d'une tendance muséographique qui privilégie depuis quelques années des catalogues associant quelques articles théoriques à un répertoire d'images non documentées, nous avons souhaité que chaque œuvre fût pourvue d'une notice détaillée, afin de fournir un ensemble documentaire propice aux recherches à venir.

75 euros (code de commande : 21128).

 

KAEPPLER (Adrienne L.), KAUFMANN (Christian) et NEWTON (Douglas) — L'Art océanien. Textes de Adrienne L. Kaeppler traduits de l'anglais par Christiane Thiollier, revus par Marie-Claire Bataille-Benguigui. Textes de Christian Kaufmann traduits de l'allemand par Léa Marcou, revus par Roger Boulay. Introduction de Douglas Newton, traduite par Philippe Peltier. Paris, Citadelles & Mazenod, 2003. Fort in-4° sous reliure toilée ornée d'une reproduction photographique, jaquette et étui d'éditeur, 637 p., nombreuses reproductions en noir et en couleurs, (collection « L'Art et les Grandes Civilisations », n° 23), très bel exemplaire.
Sur le rabat de la jaquette :
   Pour les grands voyageurs du XVIe au début du XIXe siècle, l'exploration des îles du Pacifique avait été une aventure exceptionnelle, pour de Queiros, Cook, La Pérouse, Bougainville et Dumont d'Urville qui avaient bravé ces mers inconnues pour découvrir ce qu'ils crurent être le paradis. Aujourd'hui, le voyageur peut suivre leurs traces, et pourtant de nombreux aspects de ces cultures insulaires demeurent aussi peu familiers qu'autrefois. Parmi ces aspects méconnus, l'un des plus intéressants est l'extraordinaire richesse artistique créée par les habitants de ces îles. Le monde océanien recouvre des milliers d'îles, de l'immense Nouvelle-Guinée à de simples atolls coralliens. Les indigènes y développèrent plus de cultures autonomes et variées que partout ailleurs dans le monde. Dans la plupart d'entre elles, les arts tiennent une place fondamentale car ils sont un facteur essentiel d'intégration à la vie sociale et religieuse. Ils incluent non seulement l'architecture, la peinture et la sculpture, mais aussi la musique, la danse, la prière, et l'ornement du corps. Presque tous les matériaux disponibles sont utilisés, durables ou éphémères.
   Cependant, pour des raisons principalement historiques, l'art des îles du Pacifique a été relativement négligé. Si un grand nombre de publications spécialisées, techniques ou anthropologiques existent, principalement sous forme d'articles, aucune synthèse d'ampleur n'a été publiée depuis trente ans. Et cela en dépit des nombreuses découvertes importantes et des études approfondies sur l'art de ces communautés passées et présentes.
   Présenter au grand public l'art océanien à partir des recherches et des théories contemporaines sur cet ensemble complexe de sociétés et de cultures, c'est ce qu'accomplit cet ouvrage à travers des textes de grande qualité et une iconographie qui réunit les chefs-d'œuvre dont un bon tiers d'œuvres inédites. Une documentation précise sur les principaux groupes culturels apporte le complément indispensable pour une bonne découverte de ce continent éparpillé entre ciel et océan.
Sommaire :
   - Introduction, par Douglas Newton.
   - La Polynésie et la Micronésie, par Adrienne Kaeppler.
      - Prolégomènes à l'étude de l'art polynésien.
      - La charte mythologique.
      - Sculpture, mythes et société.
      - Fibres, plumes, liber, matériaux sacrés.
      - Attitudes, présentation et esthétique du corps.
      - L'art de la Micronésie.
   - La Mélanésie, par Christian Kaufmann.
      - Principes communs de l'art mélanésien.
      - Pourquoi des images.
      - Image et interprétation de l'image.
      - Artiste-metteur en images.
      - De l'image au cosmos.
      - Le contenu et la forme.
      - Perception des couleurs et des formes.
      - Les aires artistiques de la Mélanésie.
   - Documentation.
   - Carte.
   - Principaux groupes culturels d'Océanie.
   - Bibliographie.
   - Index.

120 euros (code de commande : 23635).

 

[KANDINSKY (Wassily)]. Kandinsky et la Russie. Commissaire de l'exposition : Lidia I. Romachkova. Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 2000. In-8° carré broché, 335 p., nombreuses reproductions en noir et en couleurs, exemplaire en très bon état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée, à la Fondation Pierre Gianadda, à Martigny, du 28 janvier au 12 juin 2000.
Table des matières :
   - Souvenirs, souvenirs..., par Léonard Gianadda.
   - À propos de l'exposition « Kandinsky et la Russie », par Lidia Romachkova.
   - Kandinsky - un artiste russe en Allemagne et en France, par Jean-Claude Marcadé.
   - Wassily Kandinsky dans le contexte de la culture russe, par Dmitriï Sarabianov.
   - Les idees de Kandinsky en Russie, par Natalia Adaskina.
   - Œuvres exposées Kandinsky et ses contemporains.
   - Kandinsky et son temps, par T. Goriatcheva.
   - Participation de Wassily Kandinsky aux expositions en Russie, par I. Lebedeva.
   - Chronologie des expositions en Russie (1898-1921), par I. Lebedeva et V. Abramov.
   - Lettres de Kandinsky.
   - Biographies des artistes.

25 euros (code de commande : 21855).

 

[KLEE (Paul)]. COMTE (Philippe) — Klee. [Paris], Nouvelles Éditions Françaises - Casterman, 1991. In-4° sous reliure toilée et jaquette d'éditeur, 259 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Beaux Livres »).
Sur la jaquette :
   Dans cet essai, Klee apparaît comme l'auteur d'un formidable alliage de contrastes, sa lucidité tendue vers toujours plus de clarté, de mystère, de magie, pour atteindre à une certaine vérité. Peignant sa propre conception des contraires, il parvient à embrasser la totalité de l'univers.
   Dualité explicite qui dégage constamment l'unité implicite : nostalgie d'un au-delà et ironie romantique sur les contingences humaines de l'en-deçà, abstraction de la couleur et figuration de la ligne, poétique et leçon de langage plastique.
   Vision rigoureuse indispensable à la compréhension de cet onirisme que soulignait Crevel en 1930 : « Un homme a ouvert les poings et, d'entre les lumières de ses doigts d'incroyables volières se sont échappées, qui peuplent maintenant les toiles dociles, pour leur bonheur, à cette magie. L'œuvre de Klee est un musée du rêve. »

45 euros (code de commande : 25209).

 

[KOKOSCHKA (Oskar)]. Oskar Kokoschka. Sélection et organisation Serge Sabarsky. Bruxelles, Europalia 87 Österreich, 1987. In-4° broché, 231 p., illustrations en noir et en couleurs, édition bilingue (français - néerlandais).
   Ouvrage édité à l'occasion de l'exposition présentée au Museum voor Schone Kunsten, à Gand, du 17 septembre au 8 novembre 1987 puis à la Salle Saint-Georges, à Liège, du 14 novembre au 31 décembre 1987, à l'occasion des manifestations Europalia 87 Österreich.
Table des matières :
   - Introductions, par R. Hoozee et S. Sabarsky.
   - Deux disséqueurs d'âme, par A.A. Wallas.
   - O. Kokoschka et l'art graphique, par O. Breicha.
   - O. Kokoschka et le théâtre, par Haider-Pregler.
   - La poupée de Kokoschka, par M. Praz.
   - Von der Natur der Gesichte, par O. Kokoschka.
   - Une école pour 'apprendre à « voir », par O. Kokoschka.
   - Chronologie, par H. Lauwaert.
   - Catalogue, par K. Schulz.
   - Bibliographie, par H. Lauwaert.

20 euros (code de commande : 23205).

 

KREKEL-AALBERSE (Annelies) — Argenterie Art Nouveau et Art Déco. Texte traduit de l'anglais par Evelyne Costa de Beauregard. Paris, Éditions de l'Amateur, 1990. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, nombreuses illustrations en noir et quelques-unes en couleurs.
Sur la jaquette :
   Les arts décoratifs de la première moitié du XXe siècle sont unanimement reconnus comme un très grand moment de création et suscitent un engouement croissant. Mais alors que le verre, le mobilier ou les bijoux ont fait l'objet de nombreuses études, l'argenterie a été négligée. Et cela est d'autant plus injuste que l'argenterie, plus peut-être que les autres disciplines, a réellement été un art international comme en témoigne cet ouvrage.
   La spécialiste néerlandaise du sujet, Annelies Krekel-Aalberse, analyse et compare l'art des décorateurs et des orfèvres actifs en Europe et aux États-Unis. Elle souligne la profonde division qui sépare ceux qui, fidèles aux techniques traditionnelles de l'orfèvrerie artisanale, ont introduit de nouveaux décors sur des formes classiques avant de créer plus tard un nouveau style et ceux qui, devinant ce que serait l'évolution de notre société et le rôle qu'y joueraient les machines, ont su dessiner des objets adaptés à la vie moderne.
   Plus de 300 photographies illustrent ce livre, d'objets qui pour la plupart n'ont jamais encore été reproduits. En annexe, le lecteur trouvera des biographies succinctes, des notes sur l'histoire des grandes manufactures, une bibliographie complète, un répertoire de quelques centaines de poinçons (d'orfèvres, de décorateurs, de revendeurs), un descriptif des systèmes en vigueur dans les différents pays.

40 euros (code de commande : 24310).

 

A Kaleidoscope of Colours. Indian Mughal Jewels from the 18th and 19th Centuries - Een Streling voor het Oog. Indische Mogoljuwelen van de 18de en de 19de eeuw. Antwerpen, Provinciaal Diamantmuseum, 1997. In-4° sous cartonnage illustré d'éditeur, 111 p., nombreuses illustrations en couleurs, édition bilingue (anglais - néerlandais), exemplaire en parfait état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Proviciaaldiamant Museum, à Anvers, du 8 mai au 17 août 1997.
Table des matières :
   - Préface - Voorwoord, par Camille Paulus.
   - The Golden Age of jewellery - De gouden eeuw van de juweelkunst, par Momin Latif.
   - Society, Ritual and]ewellery - Maatschappij, rituelen en juwelen, par Momin Latif.
   - Memoire and Descriptions of lndia - Gedenkschriften en beschrijvingen van Indië, par Momin Latif et Howard Vaughan.
   - The Indian Jeweller and his Craft - De Indische juwelier en zijn ambacht, par Momin Latif.
   - Kundan Jewellery - Kundan juwelen, par Momin Latif.
   - Bibliography -Bibliografie, par Momin Latif.
   - Glossary - Glossarium.
   - A Story of Indian Diamonds - Het verhaal van de diamant in Indië, par Howard Vaughan.
   - The Indian Diamond Industry today - De Indische diamantindustrie vandaag, par Howard Vaughan.
   - Bibliography - Bibliografie, par Howard Vaughan.
   - Catalogue - Catalogus.

25 euros (code de commande : 20600).

 

KERBRAT (Marie-Claire) — L'oeuvre d'art par elle-même. Paris, Presses universitaires de France, 1993. In-8° broché, 293 p., (collection "Major").

9 euros (code de commande : 7338).

 

Keur van tin uit de havensteden Amsterdam, Antwerpen en Rotterdam. S.l., 1979. In-8° broché, 350 p., nombreuses illustrations.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'organisation de l'exposition éponyme présentée au Museum Willet-Holthuysen, à Amsterdam, du 13 avril au 10 juin 1979, au Provinciaal Museum Sterckshof, à Anvers, du 7 juillet au 9 septembre 1979 et au Museum Boymans-van Beuningen, à Rotterdam, du 6 octobre au 2 décembre 1979.
Avant-propos :
   Het provinciaal museum Sterckshof heeft reeds talrijke thematische tentoonstellingen ingericht over de kunstambachten die in de loop der tijden hebben bijgedragen tot de faam van Antwerpen. Exposities van oude Antwerpse wandtapijten, aardewerk uit de Gouden Eeuw, diamant-juwelen en zilverwerk betekenden voor duizenden kunstliefhebbers een revelatie.
   Thans is het de beurt aan een tentoonstelling die de tinproduktie in de schijnwerper plaatst.
   Het verheugt mij bijzonder dat deze manifestatie op een internationale basis georganiseerd werd. Ze is een samenwerking van het Provinciebestuur van Antwerpen en de Nederlandse Tinclub, die overigens meerdere leden telt in Vlaanderen.
   De produktie van tinnen potten en schotels kende in de 17de en de 18de eeuw in Amsterdam, Rotterdam en Antwerpen een gelijklopende vormgeving. Er bestaan echter zovele detailverschillen en fragmentaire identiteitsexponenten, dat een gezamenlijke expositie van die bijzonder aantrekkelijke materie op wetenschappelijk en educatief gebied volkomen verantwoord is. Tin heeft als loutere gebruiksmaterie sedert de igde eeuw in andere grondstoffen zoals glas en porselein zijn meerdere moeten erkennen. Hierdoor is tin al heel vroeg uitgegroeid tot een fel begeerd antiekartikel.
   Deze expositie vervult de wens van wetenschapsmensen, die zich zowel over de sociale geschiedenis van het ambacht als over de vormevolutie kunnen buigen. Ook de liefhebbers verzamelaars van mooie voorwerpen komen aan hun trekken, zij zullen bovendien de studie van de tinmerken toejuichen. Het gehele opzet getuigt van een educatieve bekommernis door de klare historiek en de begeleiding bij het technisch aspect van het tinnegieterswerk.
   Deze tentoonstelling Keur van tin uit de havensteden Antwerpen, Amsterdam, Rotterdam illustreert eens te meer de nauwe banden die noord en zuid in elkaar verstrengeld houden. Ons historisch verleden vertoont parallelle krachtlijnen. De activiteiten in het kader van de culturele akkoorden tussen Nederland en België zijn menigvuldig en vitaal en hebben tot de realisatie van deze tentoonstelling bijgedragen.

15 euros (code de commande : 18789).

 

KIRKEBY (Per) — Manuel. Traduit du danois par Inès Jorgensen. Paris, Paris Musées, 1998. In-8° broché, 191 p., quelques illustrations en couleurs, exemplaire en parfait état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition Visions du Nord présentée au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris, du 7 février au 17 mai 1998.
En quatrième de couverture :
   [...] L'artiste danois, Per Kirkeby [est] l'une des grandes figures de l'art Scandinave. Non seulement peintre, sculpteur et architecte, Per Kirkeby, géologue de formation, est aussi écrivain.
   Manuel est un recueil de textes sur l'art (de Munch à Warhol), sur l'architecture, la sculpture et la difficulté d'être peintre. Mais également sur la géologie, le Grand Nord et l'expérience de la nature.

20 euros (code de commande : 18857).

 

[KLEE (Paul)]. Paul Klee. Les années 20. Paris, Denoël, 1971. In-8° carré sous reliure et jaquette d'éditeur, [143] p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Ce volume contient :
   - Klee ou l'ambiguïté créatrice, par Jean-Louis Ferrier.
   - Les années 20, par René Crevel.
   - Les années 20, chronologie établie par Philippe Sers.

25 euros (code de commande : 19641).

 

[KLIMT (Gustav)]. Gustav Klimt. Bruxelles, Europalia, 1987. In-4° broché, 184 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, un feuillet volant d'errata, édition bilingue (français - néerlandais).
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, à Bruxelles, du 17 septembre au 16 décembre 1987, dans le cadre du festival « Europalia 87 Österreich ».
Table des matières :
   - Avant-propos, par H. Pauwels.
   - Gustav Klimt, par S. Sabarsky.
   - Gustav Klimt dessinateur, par A. Ströbl.
   - L'Eros sacré, par M. Lambrechts.
   - Catalogue, par F. Eder.
   - Biographie.
   - Bibliographie.

20 euros (code de commande : 20520).

 

 

KLOSSOWSKI (Pierre) — Pierre Klossowski. Dessins. Antwerpen, Lens Fine Art, 1977. In-8 broché, [48] p., illustrations en noir et en couleurs, on joint le carton d'annonce.
@ Catalogue de l'exposition avec un texte de Pierre Klossowski en français et en néerlandais.

15 euros (code de commande : 12041).

KOHLER (Arthur) La connaissance des styles. Abrégé documentaire tenant tout particulièrement compte de l'ornementation, de l'ameublement et des arts textiles, ainsi que des besoins des métiers participant à la décoration intérieure. S.l., Association Suisse des Maîtres tapissiers-décorateurs et des Maisons d'Ameublement, 1943. In-4° sous reliure toilée d'éditeur, 409 p., nombreuses illustrations.

40 euros (code de commande : 189/69).

 

KORF (Dingeman) — Tegels. 7de geheel herziene en aangevulde druk. Haarlem, De Haan, 1979. In-8° broché, 183 p., très nombreuses illustrations in et hors texte en noir et en couleurs.

15 euros (code de commande : 217/63).

 

KOZLOWSKI (Janusz K.) — L'art de la Préhistoire en Europe orientale. Préface de René Desbrosse. Paris, CNRS Éditions, 1992. In-4° sous reliure et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 222 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
   Depuis le monumental ouvrage, en 1965, d'André Leroi-Gourhan, La Préhistoire de l'Art occidental, nos connaissances sur l'art préhistorique de l'Europe atlantique et méditerranéenne n'ont cessé de s'enrichir. Il restait à couvrir les vastes champs des découvertes en Europe centrale et orientale, dont l'édition française n'avait jusqu'à ce jour rendu compte que trop partiellement.
   Le livre de Janusz K. Kozlowski présente la première synthèse de cet art. Il s'attache à nous faire connaître la longue histoire de l'homme du Paléolithique supérieur, apparu en Europe juste avant le 40e millénaire, en ses interactions avec son milieu naturel.
   En effet, pour J. Kozlowski, l'apparition de l'art figuratif et le développement de la pensée symbolique chez l'homme préhistorique sont indissociables de sa maîtrise de la culture matérielle – outillage sophistiqué et efficace – ainsi que de son adaptation aux conditions extérieures de vie : les chasseurs de mammouths des collines de Pavlov en Moravie ont pu donner libre cours à leur créativité et sculpter des statuettes anthropo- et zoomorphes parce qu'ils étaient pourvus du confort d'un abri et d'une nourriture abondante.
   Des noms tels que Kostienki (ex-URSS), Dolni Vestonice (Tchécoslovaquie) ou Mezine (Ukraine), inconnus du public français, sont aussi familiers des préhistoriens que ceux de l'abri Blanchard, Roc-de-Sers ou Lascaux, en France, et tout aussi riches en traces et messages d'une humanité parvenue au dépassement spirituel qui conduit à la création artistique.

25 euros (code de commande : 16261).

 

[KUBIN (Alfred)]. SEIPEL (Wilfried) — Alfred Kubin. 1877-1959. Le nautonier du rêve au réel. Alfred Kubin. 1877-1959. Koorddanser tussen droom en werkelijkheid. Alfred Kubin. 1877-1959. Zeichner vom Traum zur Wirklichkeit. [Bruxelles], Europalia, 1987. In-4° sous cartonnage d'éditeur, [232] p., 134 illustrations en couleurs, édition trilingue (français, allemand et néerlandais), exemplaire en parfait état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme présentée au Musée des Beaux-Arts, à Mons, du 26 septembre au 16 décembre 1987, à l'occasion des manifestations « Europalia 87 Österreich ».
Préface :

   Les expositions spectaculaires sur Vienne au début du siècle qui avaient lieu à Paris et à New York en 1986, ont fait connaître le nom du grand dessinateur autrichien, Alfred Kubin, loin au-delà des frontières de son pays. Pour cette raison, il fut dès le début évident que son nom ne pût manquer parmi les nombreuses expositions d'Europalia 1987 en Belgique, qui sont consacrées à l'Autriche, à son art et à sa culture. Tandis que dans les pays germanophones, en Autriche, en Suisse et aussi en République fédérale d'Allemagne, des expositions de Kubin furent les dernières années de plus en plus fréquentes, il n'y en a eu point jusqu'à nos jours en dehors de ces pays. À côté d'importantes collections privées, principalement autrichiennes, ce sont trois musées qui gèrent l'héritage artistique d'Alfred Kubin : la Collection Graphique de l'Albertina de Vienne, la Städtische Galerie im Lenbachhaus à Munich et surtout le Oberösterreichisches Landesmuseum de Linz. De la succession de l'artiste, décédé en 1959 à Zwickledt en Haute-Autriche, 4500 œuvres particulières ont été reprises par le musée de Linz en 1961. Une autre partie, moins importante fut léguée à l'Albertina de Vienne. En 1965, 615 dessins et lithographies, provenant de la collection privée d'Alois Samhaber de Wernstein, arrivèrent au musée de Linz ce qui permet au Oberösterreichisches Landesmuseum de disposer actuellement de la plus grande collection d'œuvres originales de Kubin. Pour cette raison, il fut possible de constituer l'exposition projetée pour la Belgique uniquement à partir de la collection du Landesmuseum.
   Les cent trente-six œuvres de Kubin exposées en Belgique recouvrent toutes les périodes créatrices de même que la majeure partie des thèmes de l'artiste, sans qu'elles puissent pour autant délimiter la totalité du monde imaginaire d'Alfred Kubin. La sélection des dessins s'est faite dans l'optique de présenter avant tout au public peu familier avec l'œuvre de Kubin, l'image la plus variée possible du langage formel de l'artiste, tant au niveau du style qu'au niveau du dessin, ainsi que de l'immense richesse des sujets traités. C'est avec intention qu'on a essayé d'opposer les aspects particuliers de l'œuvre de Kubin – le terrible, l'insondable, l'éloignement dans le rêve, même l'envie de la mort – à une réalité surélevée de façon caricaturale qu'on peut néanmoins vivre consciemment dans le monde d'ici-bas et qui reste toujours liée aux faits réels. Ces différents points de vue nous semblent non moins indispensables à la compréhension générale d'Alfred Kubin. D'une importance considérable est également le fait que toutes les œuvres de Kubin soient pour la première fois reproduites en couleurs dans ce catalogue. Jusqu'à présent, les dessins, toujours représentés en noir et blanc, ont amené à maints égards à une impression totalement fausse de l'œuvre de Kubin.
   Même un regard rapide dans la partie illustrée du catalogue dont les planches colorées ont été soigneusement accordées avec les couleurs des originaux donne une image tout à fait neuve des dessins de Kubin. L'idée d'un dessin en noir et blanc doit faire place à une impression de couleurs qui sont employées consciemment dès le début et qui envahissent parfois tout le dessin. Cet aspect ne pourra désormais être négligé dans une évaluation de l'œuvre de Kubin.

25 euros (code de commande : 26051).

 

LABORDE (comte A. de) — Notice sur le fichier Laborde. Don fait à des bibliothèques publiques parisiennes de fiches intéressant les artistes des XVIe XVIIe & XVIIIe siècles. Paris, Schemit, 1927. In-8° broché, 51 p.
Composition du Fichier Laborde :
   « Le Fichier, dit Laborde, dont j'ai fait don dernièrement à des Bibliothèques publiques parisiennes pour y être consulté par les historiens de l'Art, se compose :
   1° de documents inédits, copiés sur des actes originaux de l'état civil, actuellement détruits.
   2° de documents inédits, copiés sur des originaux se trouvant encore maintenant, la plupart dans la série Y, aux Archives nationales, à Paris.
   Ces deux séries représentent des extraits de documents, relevés exclusivement en ce qui concerne les artistes, considérés dans la plus large acception du mot, c'est-à-dire artistes et artisans ou gens de métiers, tels que peintres, tailleurs d'images, architectes, graveurs, imprimeurs, libraires, relieurs, brodeurs, luthiers, tapissiers, bronziers, etc., etc. Elles se rapportent aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles et, pour la deuxième série, au XIXe siècle.
   La première série comprend des copies faites sur les actes de l'état civil des Archives de la Seine transcrits dans les 4000 registres conservés autrefois dans les combles de l'annexe de l'Hôtel de Ville de Paris, avenue Victoria, n° 4, brûlés et entièrement consumés lors de l'incendie sacrilège, de sinistre mémoire, allumé, le 24 mai 1871, par les énergumènes de la Commune. Elle représente donc – et c'est son intérêt primordial – de véritables originaux. Elle comprend environ 66.000 (exactement 66.080) copies ou fiches, 0,205
´ 0,135, concernant les artistes et artisans.
   Ces 66.000 fiches d'artistes ont été déposées par moi à la Bibliothèque nationale de Paris, département des manuscrits.
   La seconde série comprend environ 12.000 fiches, concernant aussi et uniquement des artistes, et 5.000 relatives à des médecins et chirurgiens, mais extraites et copiées sur les dossiers des Archives nationales la plupart de la série Y où les chercheurs peuvent aller se référer avec d'autant plus de facilité que les cotes de ce grand dépôt figurent sur chaque fiche. Mais on y trouve quantité de renseignements puisés dans d'autres archives et même dans des publications imprimées, livres, périodiques, catalogues de vente. Cette série qui, elle, déborde sur le XIXe siècle, constitue donc un dépouillement intéressant, travail inédit, mais qui susceptible d'être vérifié, pourrait être complété un jour, puisque les originaux n'ont pas cessé, comme dans la première série, d'exister. Aussi ai-je trouvé que leur place serait plus appréciée dans des bibliothèques spéciales et les ai-je déposées à la disposition du publie : les 12.000 fiches d'artistes, à la Bibliothèque d'art et d'archéologie, rue Berryer, Fondation Rothschild, et les 5.000 fiches médicales à la Bibliothèque de la Faculté de Médecine, rue de l'École-de-Médecine. »

20 euros (code de commande : 13413).

 

LACOUTURE (Jean) — Les musées en chantier. [Paris], [Réunion des Musées Nationaux], 1991. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, XXIV, [264] p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Enjeux-Culture »), exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   Les musées français ont connu ces dix dernières années une mutation exceptionnelle. Menée par des conservateurs dynamiques, elle s'est caractérisée par des rénovations et des constructions architecturales confiées à un nombre important de créateurs – architectes, architectes d'intérieur, designers. Une politique d'acquisition de grande ampleur a été menée parallèlement. Aussi bien dans la politique des Grands Travaux initiés par le Président de la République François Mitterrand, que dans celle des chantiers nationaux et régionaux, l'État s'est engagé en finançant ces opérations, soit en totalité, soit en partie, associé aux collectivités territoriales, jouant ainsi pleinement son rôle incitatif.
   La collection Enjeux-Culture se propose de faire connaître, dans chacun de ses ouvrages, un domaine particulier de l'action du ministère de la Culture, de la Communication et des Grands Travaux. Pour illustrer cette histoire récente des musées, une soixantaine d'exemples ont été choisis parmi plus de deux cent cinquante chantiers réalisés, en cours ou en projet. Une centaine d'œuvres ont également été sélectionnées parmi des milliers d'acquisitions. Jean Lacouture, dans le texte d'ouverture, tente de « mettre en lumière l'extraordinaire effervescence créatrice qui transforme le monde des Musées. »

15 euros (code de commande : 20750).

 

[LADISLAS IV VASA]. De prinselijke pelgrimstocht. De « Grand Tour » van Prins Ladislas van Polen 1624-1625. Gent, Snoeck-Ducaju & Zoon, 1997. In-4° broché, 181 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en parfait état.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Koninklijk Museum voor Schone Kunsten, à Anvers, du 12 octobre au 14 décembre 1997.
Table des matières :
   - Woord vooraf, par Luc Van den Brande.
   - Inleiding, par Andrzej Rottermund.
   - Het Pools-Litouwse Gemenebest en zijn Reizigers, par Wojciech Tygielski.
   - Het koninklijke kunstmecenaat en de kunstcollecties van de Poolse Wasa's, par Przemyslaw Mrozowski.
   - Muziek aan het hof van de Wasa-koningen, Sigismund II en Ladislas IV, par Barbara Przybyszewska-Jarminska.
   - Een reis van de Poolse Kroonprins (1624-1625), par Juliusz- A. Chroscicki.
   - Reis in de Zuidelijke Nederlanden, par Dorota Wyganowska.
   - De « kunstkamer » van de Poolse kroonprins van 1626, par Juliusz. A. Chroscicki.
   - Catalogus.
      I. Portretten koninklijke familie, hovelingen en staatslieden.
      II. Reis, volk en plaatsen.
      III. Collecties.
   - Literatuur.

20 euros (code de commande : 21594).

 

LANGDON (Helen) — Le voyageur d'art en Italie. Avec la collaboration de Paul Holberton. Paris, Arthaud, 1987. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 304 p., illustrations en couleurs, (collection « Le Voyageur d'Art - Guide Arthaud »), cachet d'appartenance sur la page de garde.
Extrait de la préface :
   Notre intention, en élaborant ce guide, n'a pas seulement été de recenser le plus grand nombre possible de musées et autres lieux qui présentent des trésors artistiques ; nous avons aussi voulu mettre en lumière des œuvres mal connues qui méritent l'attention, et faire mieux connaître des artistes injustement oubliés.
   On notera en particulier dans ce livre la description de quelques itinéraires illustrés, centrés sur des artistes et des styles dont le caractère régional est fortement marqué. Dans les chapitres consacrés aux régions, on n'a pas cherché à établir des listes exhaustives d'œuvres d'art; au contraire, l'approche a été critique et sélective. L'accent a toujours été mis sur les Beaux-Arts, bien que les principales collections archéologiques ou d'arts décoratifs soient mentionnées. Chaque fois qu'il était possible, les auteurs et leurs collaborateurs ont essayé de vérifier les attributions et de jeter un regard neuf sur les chefs-d'œuvre consacrés.

15 euros (code de commande : 19660).

 

[LA TOUR (Georges de]. THUILLIER (Jacques) — Georges de la Tour. Paris, Flammarion, 1992. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 318 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état, épuisé au catalogue de l'éditeur.
Sur la jaquette :
   Oublié trois siècles durant, redécouvert à partir de 1863, La Tour offre le cas paradoxal d'un artiste célèbre de son vivant, très vite négligé après sa mort, et dont l'histoire a dû reconstituer la vie et l'œuvre morceau à morceau. Ce labeur ingrat pouvait paraître au départ relever de la pure érudition : en fait il a rendu à la peinture occidentale une suite de chefs-d'œuvre d'une rare poésie et qui, après trois siècles et demi, continuent à fasciner par leur qualité plastique non moins que par leur richesse spirituelle. Le Nouveau né de Rennes, le Saint Sébastien soigné par Irène du Louvre, le Job d'Épinal sont désormais entrés dans le cercle le plus étroit, le plus indispensable, des « voix du silence ».
   En 1949 François-Georges Pariset avait publié une thèse demeurée fameuse, et qui pour la première fois rendait à l'artiste une consistance historique. En 1972 une exposition réunie à l'Orangerie des Tuileries a présenté au public toutes les œuvres alors connues. Pour célébrer le quatrième centenaire de la naissance de La Tour, en mars 1993, et comme un nécessaire hommage à son génie, il a paru opportun de réunir en un seul volume ce qui compose actuellement notre connaissance de l'artiste : soit l'image aussi complète que possible du peintre, de sa vie et de son milieu, accompagnée par la reproduction de toutes ses œuvres, et suivie par le catalogue raisonné et le corpus des documents d'archives qui ont permis de reconstituer sa biographie.
   Dans cet ouvrage, Jacques Thuillier tente de montrer qu'en rejetant toutes les classifications abstraites, en replaçant l'artiste dans son exacte situation historique et géographique, en faisant appel à plusieurs types d'analyse à la fois, mais comme simples moyens d'approche, on peut rompre avec la légende d'un peintre mystérieux, et enrichir la vision de ses œuvres sans rien enlever pour autant à leur aura poétique.

80 euros (code de commande : 26028).

 

[LAURENS]. Henri Laurens. Numéro XXXIII de la revue Le Point. Souillac, juillet 1946. In-8° broché, 48 + 16 p., illustrations, couverture passée.
@ Contient e.a des textes et poèmes de Reverdy, Leiris, Tzara, Doucet. Les photographies de Laurens sont de Robert Doisneau.

35 euros (code de commande : 210/70).

 

 

[LECOULTRE (Jean)]. Jean Lecoultre. Commissaire de l'exposition : Michel Thévoz assisté de Julien Goumaz. Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 2003. In-8° carré broché, 175 p., nombreuses reproductions en noir et en couleurs, exemplaire en très bon état.
   
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée, à la Fondation Pierre Gianadda, à Martigny, du 28 janvier au 12 juin 2000.
Table des matières :
   - Un défi à relever, par Léonard Gianadda.
   - L'auberge espagnole, par Michel Thévoz.
   - Le sang, par Christophe Gallaz.
   - Fureur et mystère, par Freddy Buache.
   - Attention danger, par Jacques Chessex.
   - Un mutisme éloquent, par Julien Goumaz.
   - À fleur de peau, par Florian Rodari.
   - Compost (Témoins retrouvés), par Michel Butor.
   - Comment vivez-vous la mort ? Entretien de Jean Lecoultre et de Michel Thévoz.
   - Œuvres exposées.
   - Biographie.
   - Bibliographie.
   - Expositions personnelles.

20 euros (code de commande : 21856).

LEDOUX-LEBARD (Denise) — Les ébénistes parisiens (1795-1830). Leurs œuvres et leurs marques. Ouvrage contenant 1500 notices présentées dans l'ordre alphabétique enrichies de reproductions d'estampilles et de factures. Paris, Gründ, [1951]. In-4° broché, 324 p., LIV planches hors texte, couverture restaurée et plastifiée.
Avant-propos :
   Les arts décoratifs caractérisent, pour chaque période, par leurs particularités propres et par leur réunion, les styles français classiquement désignés d'après les noms des souverains au règne desquels ils correspondent sensiblement en durée, en partant de celui de Louis XIII.
   Mais on peut dire que, parmi leurs nombreuses branches, il n'en est pas qui aient autant d'importance, pour déterminer et permettre de reconnaître les particularités essentielles de ces styles, comme pour les distinguer entre eux, que celle qui comprend le mobilier (ou l'ameublement) nom générique qui s'applique, en somme, à l'ensemble des productions des ébénistes et des menuisiers.
   Pendant longtemps, si les ouvrages de ces artisans, dont certains étaient devenus de grands artistes, en étaient admirés et recherchés, les noms mêmes des créateurs restaient inconnus, en dehors de deux ou trois des plus grands, et les historiens d'art n'éprouvaient aucune curiosité à l'égard de leur biographie, pas plus qu'ils ne cherchaient à établir le catalogue de leurs œuvres ou à en faire ressortir les particularités.
   L'extension considérable prise, surtout dans le dernier quart du XIXe siècle, par les recherches d'érudition dans tous les domaines, devait permettre de mettre mieux en lumière les dates d'apparition et les sources de chaque style, de connaître, pour les diverses branches des arts décoratifs, les auteurs principaux de ces innovations en fournissant des détails sur leur vie comme sur l'ensemble de leur œuvre.
   C'est à dater de l'exposition organisée aux Champs-Élysées en 1882 par l'Union Centrale des Arts décoratifs, que les marques ou signatures (dont nous parlons plus loin) des ébénistes qui n'avaient guère attiré l'attention jusque-là, commencèrent, comme le fait remarquer le Comte de Salverte, à susciter un renouveau d'intérêt en faveur des productions des maîtres du XVIIIe siècle, qui eut pour conséquence, en même temps qu'un sérieux accroissement du nombre des collectionneurs, l'apparition d'une série d'ouvrages rassemblant enfin les éléments d'une documentation sérieuse, comme ceux de Paul Mantz, de Maze-Sencier, de Havard, comme l'excellent livre d'A. de Champeaux, sur le meuble, ou les publications de Molinier, qui se faisaient remarquer par leur sérieuse érudition malgré certaines erreurs, et que l'on trouvera indiquées en détail dans notre bibliographie.
   Ce travail de défrichement a pris des proportions plus grandes encore durant cette première moitié du XXe siècle. De nombreux historiens d'art se sont attachés tout particulièrement à l'étude des Arts du bois, c'est-à-dire, à la production des menuisiers et surtout des ébénistes dont le nom est plus spécialement réservé pour qualifier sans tenir compte de la stricte étymologie du terme, maîtres et artisans spécialisés dans la production des sièges et meubles de toutes sortes et de toutes espèces.
   C'est ainsi que grâce à Henri Vial qui en eut l'initiative et dont le labeur fut poursuivi et complété par Marcel et Girodie, pouvait paraître en 1912, par suite de la clairvoyante générosité de Jacques Doucet, un très complet répertoire des artistes décorateurs du bois.
   Mais, comme le dit le Comte de Salvert : « II restait néanmoins beaucoup à apprendre sur les ébénistes », et il le prouvait dans son Dictionnaire des Ébénistes du XVIIIe siècle, ouvrage capital qu'il leur consacra en 1923, et qui donne les noms d'un millier d'entre eux. Une 2e édition parue en 1927, puis une 3e qui vit le jour en 1934, peu après la mort de son auteur, prouvent le succès de son œuvre qui rassemblait la documentation recueillie par l'auteur pendant plus de quinze années.
   Les nombreux travaux insérés dans les publications de la Société de l'Histoire de l'Art français, comme dans les divers périodiques consacrés aux Beaux-Arts pendant les quarante dernières années et abordant de multiples questions relatives à l'histoire des arts du bois et aux ébénistes attestaient pendant ce temps l'intérêt toujours croissant, suscité par ces sujets dont beaucoup gardaient encore tout l'attrait de la nouveauté, tandis que M. Theunissen faisait paraître, en 1934, son répertoire, également consacré aux ébénistes du XVIIIe siècle.
   Si l'on ne peut dire, après avoir rapidement énuméré ces ouvrages primordiaux, que le sujet soit épuisé – aucun sujet l'est-il jamais – on peut considérer cependant que nos connaissances relatives aux ébénistes du XVIIIe siècle et à leurs œuvres, sont aujourd'hui étendues et variées et ne sauraient guère être complétées que sur des points de détail.
   L'ouvrage de M. Verlet sur le Mobilier Royal a cependant marqué une étape nouvelle dans l'identification de pièces capitales du XVIIIe siècle en s'aidant de la minutieuse confrontation de pièces d'archives et d'inventaires.
   Mais ni le dictionnaire du Comte de Salverte, ni celui de Theunissen ne s'étendent à l'époque Napoléonienne. Ils donnent sans doute les noms de ceux des ébénistes du XVIIIe siècle qui ont vécu assez longtemps pour exercer encore au début du XIXe siècle leur activité créatrice, mais ces auteurs ont volontairement négligé la plupart des détails relatifs à cette période de production pour laquelle leur indifférence, teintée même d'un peu de mépris, est peut-être excessive.
   Enfin, aucun d'eux ne se préoccupe le moins du monde de l'époque de la Restauration et de celle de Louis-Philippe qui constituent cependant, au point de vue du style en ameublement, la suite naturelle de l'Empire et ne nous paraît pas pouvoir en être détachée, si l'on veut avoir une connaissance exacte de l'évolution du goût et de la technique en ébénisterie.
   L'ouvrage de Vial, Marcel et Girodie a englobé les XVIIe et XVIIIe siècles dans son champ de prospection mais ne l'a pas étendu vers le XIXe siècle, et sa conception même rend très concises les notices consacrées aux ébénistes ainsi qu'à leur œuvre et de nombreuses données nouvelles sont intervenues depuis sa publication.
   Il nous a donc semblé qu'un dictionnaire des ébénistes français ayant travaillé de 1795 à 1830, période à laquelle on peut appliquer la désignation à l'Époque Napoléonienne, serait susceptible de rendre quelques services aussi bien aux érudits qu'aux collectionneurs et aux antiquaires et d'offrir, pour eux, un intérêt pratique en leur fournissant des renseignements qu'ils chercheraient vainement ailleurs.
   Nous nous sommes limités aux ébénistes exerçant dans la région parisienne étant donné déjà l'importance de notre travail et nos sources de documentation.
   C'est ce travail que nous avons eu l'ambition de réaliser et que nous présentons aujourd'hui.

60 euros (code de commande : 17659).

LEFRANÇOIS-PILLION (Louise) — L'art roman en France. Architecture - Sculpture - Peinture - Arts mineurs. Paris, Le Prat, [ca 1943]. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 110 p., XLI lettrines et vignettes et 132 photographies de Jean Roubier, (collection « Nouvelle Encyclopédie Illustrée de l'Art Français »).
Table des matières :
   I. Les origines.
   II. Les débuts de l'architecture romane.
   III. Écoles régionales d'architecture.
   IV. La sculpture.
   V. Peinture murale et mosaïque. Vitraux.
   VI. Peinture des manuscrits.
   VII. Ivoires, orfévrerie, émaux.

10 euros (code de commande : 15041).

 

[LÉGER (Fernand)]. NÉRET (Gilles) — Léger. [Paris], Nouvelles Éditions Françaises - Casterman, 1990. In-4° sous reliure toilée et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 255 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Beaux Livres »).
Sur la jaquette :
   Historien, journaliste, écrivain, correspondant de musées, Gilles Néret a organisé au Japon de grandes rétrospectives... Membre fondateur du musée Seibu et de la Galerie Wildenstein à Tokyo, il a été successivement rédacteur en chef et directeur de L'Œil et de Connaissance des Arts.
   Il est l'auteur de monographies consacrées à Manet, Toulouse-Lautrec, Renoir, Cézanne, Klimt, Picasso, Botticelli, Dali et a reçu le prix Elie Faure 1981 pour sa collection « À l'école des grands peintres ».
   Dans le présent ouvrage il s'attache à l'univers de Fernand Léger, le méconnu, et pourtant, sans doute, le quatrième grand. Celui qui, avec Picasso, Duchamp et Malevitch, a le plus marqué l'art moderne de son empreinte, notamment par le choix de ses sujets : l'homme et son environnement, ses activités, les objets qui lui sont familiers, les éléments mécaniques auxquels il est confronté, les villes qu'il habite...
   Ce « primitif des temps modernes » tente la synthèse entre la forme et la couleur, inventant une « imagerie », un langage nouveau d'où sont sortis des pans entiers de l'art contemporain ou américain. Il se veut un « peintre populaire » mais le public n'a pas encore eu l'occasion de comprendre toute l'importance de son message. Pourtant Apollinaire disait déjà, à ses débuts, « quand je vois un tableau de Léger, je suis bien content ». Léger, en effet, rend visible les beautés du monde moderne. Il est capable de donner du bonheur aux humains.

45 euros (code de commande : 25210).

 

LEJART (André) — La tapisserie de Bayeux. Accompagnée de La Conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant, texte extrait de « La Chronique de Normandie » adaptée par Michèle Hébert. Paris, Chêne, 1946. In-4° broché, 93 p., illustrations en noir et en couleurs (ces dernières contrecollées), exemplaire numéroté sur papier de Rives (n° 101), second feuillet de couverture défraîchi.
Extrait :
   L'art obéit à de mystérieuses injonctions qui confèrent un esprit cyclique à toutes ses manifestations. Une époque dite classique est invariablement suivie d'une décadence : tous les éléments constitutifs de l'œuvre d'art se défaisant pour vivre de leur vie individuelle proprement anarchique. Tout ne tarde pas à dégénérer en préciosité stérile. À cette décadence fait suite ce que Gauguin appelait magnifiquement « un retour au principe ». Un tel retour se manifeste de nos jours. Certes, il est merveilleux de vivre une période d'apogée et de miraculeux équilibre, mais il est peut-être encore plus exaltant de participer à une naissance nouvelle, plus exactement à une renaissance en donnant à ce terme un sens exactement contraire à celui qu'on lui confère d'habitude.
   Nous sommes en train de vivre un événement de cet ordre et ce n'est pas un goût inventé qui nous conduit vers les arts archaïques et « barbares ». Il s'agit là d'une impulsion partie du plus profond de nous-même et qui infléchit notre pensée dans la direction qui correspond à sa force essentielle, à la façon d'une gorge imposant ses rives à un fleuve. Des besoins nouveaux se font jour qui ne tendent rien moins qu'à modifier la vision de l'homme. Les préoccupations qui animent le créateur d'aujourd'hui ne signifient pas un dédain des arts classiques mais ceux-ci, dans leur perfection, ressortissent désormais de la contemplation désintéressée, de la pure délectation et ils ne peuvent plus promouvoir qu'un académisme stérile, alors que les autres arts participent de la création. C'est en ce sens qu'une œuvre comme la Tapisserie de la Reine Mathilde nous paraît d'une importance actuelle. C'est pourquoi la reproduction que nous en donnons dans cet ouvrage se soucie avant tout du point de vue artistique. Il est infiniment regrettable que jusqu'alors on se soit surtout préoccupé à son propos de la recherche des sources, des apparentements. On a fini par se perdre dans un tel détail que l'œuvre s'est peu à peu dissoute dans les sources et qu'on a fini par perdre de vue sa réalité propre.
   Par ailleurs, si indéniable qu'en soit la valeur historique, elle est tout de même secondaire par rapport à sa valeur artistique. Il est de fait que la Tapisserie de Bayeux représente dans l'échelle de l'art un degré d'une importance égale aux plus rares manuscrits médiévaux. Il est indiscutable que l'artiste qui conçut la Tapisserie eut le dessein de retracer un événement considérable de son époque, mais il est non moins certain que l'histoire servit avant tout de support à ses recherches plastique, qu'il obéit dans sa description aux injonctions majeures de son imagination et se complut dans une création de formes, qui lui procurèrent et qui nous procurent la plus haute délectation.

20 euros (code de commande : 23171).

 

LEMAÎTRE (Alain J.) — Florence et la Renaissance. Le Quattrocento. Photographies d'Erich Lessing. Paris, Terrail, 1992. In-4° broché, 223 p., nombreuses illustrations en couleurs, couverture partiellement insolée.
Sur le rabat de la couverture :
   Florence doit l'essentiel de son paysage monumental à l'ère de Dante et de Giotto. Mais c'est au XVe siècle qu'elle devient pour les maîtres italiens un centre privilégié où s'épanouissent les arts et les sciences sur des bases résolument nouvelles. Regroupés en ateliers et en corporations, portés par le mécénat de grandes familles, recherchant en particulier la protection des Médicis, architectes et sculpteurs, peintres et orfèvres participent à cette Renaissance avec bonheur et fierté.
   Ils puisent dans le génie romain une énergie féconde, critiquent la représentation traditionnelle du monde forgée au Moyen Âge et manifestent une exigence neuve en inventant la perspective. L'art du Quattrocento tout entier procède de cette aspiration que manifestent d'abord Brunelleschi dans l'architecture et Masaccio dans la peinture, et que l'on retrouve avec éclat chez des peintres comme Paolo Uccello et Piero della Francesca, ou des sculpteurs comme Ghiberti et Donatello. Cependant, avant la fin du siècle, Filippo Lippi et surtout Sandro Botticelli s'écartent de cette voie nouvelle où l'art et la connaissance sont étroitement liés pour jouer plus librement sur les vibrations lumineuses et la mélodie des lignes et engager la peinture vers un mouvement lyrique.

15 euros (code de commande : 25714).

 

LE QUELLEC (Jean-Loïc) et DE FLERS (Pauline et Philippe) — Peintures et gravures d'avant les pharaons du Sahara au Nil. Préface de Nicolas Grimal. Paris, Fayard / Soleb, 2005. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 382 p., très nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Études d'Égyptologie », n° 7), exemplaire en très bon état, peu courant.
Sur la jaquette :
   De magnifiques photographies, un texte alerte et dense emmènent le lecteur dans le monde fascinant du Sahara oriental, aux confins de l'Égypte, de la Libye et du Soudan, au-delà des grandes barrières dunaires qui protègent l'un des berceaux de la civilisation pharaonique. L'aventure est omniprésente : par la magie des espaces, par l'évocation de leurs premiers découvreurs, par la démarche même des auteurs. Elle se double d'une réflexion savante sur cette culture des origines et ses résurgences dans la grande civilisation des bords du Nil. De larges perspectives, très neuves, s'ouvrent sur les relations de l'Afrique présaharienne avec les grands fleuves, jadis considérés comme source unique des civilisations qu'ils ont abritées. Ils ne sont, en fait, que des creusets, dans lesquels sont venues se fondre de plus anciennes sociétés. Ces racines présahariennes profondes nous rapprochent des origines de l'Homme et mettent en lumière l'imaginaire de ces ultimes prédécesseurs des pharaons.

80 euros (code de commande : 25554).

 

 

 

LEPÈRE (Auguste) Catalogue des travaux exposés par Auguste Lepère au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1908. Du 15 avril au 30 juin. Préface de Roger Marx. Paris, Marty, 1908. In-4 broché, XXV + 80 p., 2 planches inédites (eau-forte et lithographie), 10 reproductions hors texte dont 8 en héliotypie et autres illustrations, tirage limité à 150 exemplaires, celui-ci est l'un des 50 numéroté sur vélin.

400 euros (code de commande : 250/57)..

 

LEROI-GOURHAN (André) — Préhistoire de l'art occidental. Paris, Mazenod, 1978. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 499 p., (collection « L'Art et les Grandes Civilisations », n° 5).
Avant-propos de l'éditeur :
   Lorsque nous avons envisagé pour la première fois la possibilité de publier ensemble un ouvrage sur l'art préhistorique, André Leroi-Gourhan et moi n'étions pas sans connaître les difficultés que présentait une telle entreprise. Mais le projet était particulièrement enthousiasmant. André Leroi-Gourhan avait, en effet, réuni, au cours de l'immense enquête qu'il avait entreprise sur la préhistoire, un ensemble de données lui permettant de remettre en question la plupart des théories établies par ses illustres prédécesseurs. En outre, l'art le plus ancien du monde n'était pratiquement connu que des spécialistes. Par conséquent, un ouvrage qui présenterait, sur l'ensemble de l'art pariétal, une documentation photographique en couleurs utilisant les moyens les plus modernes de reproduction révélerait au lecteur des chefs-d'œuvre insoupçonnés et lui permettrait de pénétrer pour la première fois dans l'univers de cet art le plus secret du monde.
   Il nous parut aussi que le moment était particulièrement favorable à la publication de cet ouvrage. Nul n'ignore, en effet, le singulier attrait qu'exerce sur notre génération la découverte ou la redécouverte des arts dits primitifs. Le monde moderne, en constant devenir, a vu ses critères esthétiques complètement bouleversés et constamment remis en question depuis cinquante ans ; aussi est-il particulièrement attiré par toute manifestation qui puisse lui permettre d'approcher le mystère de la création artistique. Or l'art préhistorique, dont l'évolution s'est poursuivie pendant plus de 20 000 ans, a connu, comme tous les arts qui lui ont succédé, ses propres périodes de création, de plénitude, voire son académisme et sa décadence. L'artiste de l'époque du renne a utilisé tous les moyens d'expression allant du dessin le plus schématisé à la forme la plus élaborée de l'art figuratif, de la grande arabesque gestuelle la plus abstraite à la gravure la plus minutieuse, du tachisme même à l'utilisation des reliefs naturels. Aussi, cet art, le plus éloigné de nous dans le temps, est-il peut-être le plus proche de notre vision et de nos préoccupations modernes.
   Enfin, par son ampleur et par son originalité, la démarche de Leroi-Gourhan correspondait singulièrement aux études que je désirais réunir pour une série d'ouvrages sur les grandes époques de création artistique, et cette collection sur L'art et les grandes civilisations ne pouvait être mieux inaugurée que par ce volume Préhistoire de l'art occidental.
   La publication d'une thèse aussi vaste et savante, sous la forme d'un grand livre d'art destiné à la plus large audience, posait maints problèmes, tant dans le domaine de l'iconographie que sur le plan de la présentation, ne serait-ce, pour cette dernière, que le très important appareil scientifique, inhabituel dans ce genre d'ouvrages, qui devait nécessairement accompagner le texte. Mais André Leroi-Gourhan, à qui j'avais proposé les principes de construction et de présentation qui se retrouveront dans tous les volumes de cette collection, a bien voulu « penser » son ouvrage dans ce sens et je tiens à l'en remercier ici, car, s'il a facilité ma tâche, cela n'a pas été sans compliquer la sienne.
   Chaque livre est divisé en deux parties bien distinctes : tout d'abord un exposé général, rythmé de très grandes reproductions en couleurs, puis plusieurs sections dans lesquelles l'auteur a la possibilité de réunir toutes ses références scientifiques ou historiques, cartes, tables, etc., ainsi que le plus grand nombre possible de photographies documentaires. Cet itinéraire proposé au lecteur pourrait se comparer, si on le veut bien, à celui d'un musée dont les architectes auraient prévu, pour les visiteurs, une grande salle consacrée aux principaux chefs-d'œuvre d'une époque ou d'un style déterminé et d'où rayonneraient de nombreuses galeries secondaires dans lesquelles le spécialiste ou le public curieux aurait la possibilité de consulter, sur le même sujet, les centaines d'œuvres des réserves rarement ou jamais exposées. Les livres de cette collection se présentent donc, non seulement comme des albums dont on feuillette les belles illustrations mais comme de véritables sommes sur l'art ou l'époque étudié.
   La partie iconographique de l'ouvrage fut pendant des années l'un de nos constants soucis. Nous avions pris pour principe de ne publier aucun relevé, car les relevés, si parfaits qu'ils soient, ne peuvent en aucun cas recréer chez le lecteur ce contact direct avec l'œuvre d'art, en un mot, cette approche de la réalité que seules autorisent les photographies en couleurs de très grand format. Il était donc indispensable que la documentation photographique fût d'une qualité et d'une rigueur irréprochables. Or, si les prises de vues dans les grottes d'accès facile, comme Lascaux, Cougnac, Pech-Merle, ne posent pas de problèmes très particuliers, par contre des centaines d'œuvres, parmi les plus belles et les plus significatives que l'artiste de l'ère quaternaire a fixées sur la pierre, sont d'une approche extrêmement difficile, voire acrobatique, et seule une poignée de spécialistes rompus aux difficultés de la spéléologie peut prétendre avoir vu l'ensemble des peintures et gravures de ces cavernes mystérieuses dont les plafonds bas, les « chatières », ont découragé la plupart des visiteurs et des photographes. Il suffit de dire que près de 50 mètres de reptation sont nécessaires pour atteindre la petite cavité dans laquelle est gravé le fameux mammouth d'Arcy, et que l'auteur de l'ouvrage a dû franchir un siphon et rester dans l'eau jusqu'à mi-corps pour photographier les étranges grattages et gravures de Montespan. Enfin, souvent, les œuvres sont presque impossibles à photographier dans des conditions normales : manque de recul (parfois moins de 50 cm.), surplomb, visibilité nulle.
   L'ensemble de ces difficultés écartait d'emblée tout opérateur non entraîné à la spéléologie et à la pratique de la photographie dans les grottes. Nous trouvâmes dans l'entourage d'André Leroi-Gourhan un ingénieur, Jean Vertut, passionné de recherches préhistoriques et remarquable photographe qui accepta d'enthousiasme la lourde responsabilité des prises de vues.
   Les années passèrent, mais je restais en étroit contact avec l'auteur, je savais qu'il poursuivait avec ses équipes son immense entreprise, multipliait ses recherches dans les grottes, ses relevés, la mise au point de ses milliers de fiches, de ses statistiques et la rédaction de son texte. ... Et un jour, il y a près de deux ans, André Leroi-Gourhan me téléphona : « C'est terminé, c'est à vous maintenant. » Il me remit deux énormes dossiers de manuscrits et des boîtes bourrées de photos, de plans, de croquis et de cartes. Tout cela dépassait naturellement en importance les prévisions les plus larges. Plusieurs maquettes furent nécessaires pour « déblayer le terrain ». Lorsque la dernière fut établie, nous reprîmes un à un tous les clichés en couleurs et fîmes des essais pour contrôler les possibilités d'agrandissement. Une dizaine de très grands documents m'étaient encore nécessaires pour assurer le rythme de l'ouvrage. Jean Vertut reprit alors ses appareils pour refaire quelques clichés et obtenir une qualité encore plus parfaite.
   Les œuvres pariétales sont très subtiles de couleurs car, peintes ou gravées sur des parois très diverses de matière, marbres, calcaire, calcite, leurs teintes et leurs relief peuvent varier énormément selon l'éclairage. Nous nous sommes efforcés de renoncer aux flashes trop violents qui pouvaient dénaturer le sujet et surtout priver l'œuvre de cette ambiance qui est l'une des principales caractéristiques de cet art secret ; aussi la gravure des clichés, en quadrichomie, fut-
elle particulièrement délicate à réussir. Un très léger excès ou une insuffisance de morsure dans un seul des quatre clichés dénaturait complètement le sujet à reproduire. Chaque cliché a dû être amené par étape, avec la plus grande prudence, à son état définitif et un grand nombre d'entre eux ont dû être recommencés plusieurs fois.
   L'ouvrage est terminé maintenant. Chaque page, chaque planche représente pour nous un souvenir ou une difficulté vaincue. Nous espérons que ce livre saura communiquer à nos lecteurs l'extraordinaire ambiance de ces cavernes mystérieuses et leur faire partager notre admiration pour cet art préhistorique, seul vestige de nos ancêtres les plus lointains.
 [...]
   Le livre d'André Leroi-Gourhan a eu, dès sa parution, un retentissement considérable dans le monde entier. En effet, certains historiens d'art n'ont pas craint d'écrire que cet ouvrage était plus qu'un livre mais un événement dans l'Histoire de l'Art. Quatre tirages de la première édition ont ainsi été épuisés et le volume a été publié en Amérique, en Angleterre, en Espagne et en Allemagne.
   Ces dernières années, de nouvelles et très importantes découvertes en Espagne, en Allemagne, en France sont venues élargir le champ de nos connaissances, aussi nous publions un supplément important à la première édition de cet ouvrage, notamment la nouvelle galerie décorée dans la déjà très célèbre grotte de Niaux et ces très extraordinaires traces de pas (datant de plus de treize mille ans) d'un homme accompagné de deux enfants et d'un animal, document exceptionnel et particulièrement émouvant.

80 euros (code de commande : 15980).

 

[LE SCOUËZEC (Maurice)]. LE SCOUËZEC (Gwenc'hlan) — Le Scouëzec 1881-1940. Montparnasse. La Bretagne. L'Afrique. [Introduction par Gérard Bonicel.] Le Mans, Cénomane, 1998. In-4° broché, 159 p., nombreuses illustration la plupart en couleurs, bel exemplaire, épuisé.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition « Maurice Le Scouëzec », organisée à l'Abbaye de l'Épau, au Mans, en septembre-octobre 1998.
Introduction :

   Pour bien comprendre une œuvre d'art, il faut bien connaître les artistes, leur époque, les saisir dans leur vérité et les aimer pour cette vérité.
   Ils nous donnent une grande leçon d'intensité, d'amour, de générosité, une valeur d'âme, de sacrifice, de courage, et, avec de telles vertus, comment ne pas se révéler, ne pas être persuasif, contagieux.
   La passion, sa férocité tendue vers l'absolu avec un regard esthétique sur fond de réalité sociale, politique, spirituelle, permet de suivre l'invisible, l'atmosphère, la sensibilité des œuvres qui adhèrent à la communion de la vie.
   Les artistes qui ont marqué le début du siècle, de Montmartre à Montparnasse, partagent cette sensibilité et participent par leurs écrits, leurs musiques, leurs discours ou leurs peintures, à l'évolution de la vie.
   Maurice Le Scouëzec fait partie de cette race d'artistes; à travers ses écrits, mais surtout ses peintures qui marquent l'époque, il s'inscrit dans la ligne des plus grands et son message ne laisse pas indifférent. Son œuvre si lucide analyse objectivement la symphonie de la vie et ses bémols.
   Son œil et sa main sont les certitudes qui voient infailliblement ce qui dans le modèle, dans le paysage, dans les scènes donnent l'occasion de montrer toute la force et la poésie : en fait la sensibilité sensorielle.
   La période Montparnasse reste, à mes yeux, un engagement lié au sort des Montparnos : vie âpre, faite de grandes misères, d'opposition, de révoltes, mais à quel prix...
   Les tableaux trouvent une force intérieure, une présence directement liées à leurs lignes pures, avec des attitudes et un mouvement qui les caractérisent : une allure et de la modernité.
   La Bretagne, c'est la rencontre d'un homme avec ce pays qu'il aime, qu'il comprend et qu'il traduit dans sa ressemblance. Toute la force émanant des profondeurs sociales, parfois tragiques, il les peint avec une âme de Bretagne vraie. Les nombreux voyages effectués dans ce port d'attache l'aident à oublier ses souffrances internes et favorisent l'acte intérieur de renouvellement.
   La période africaine permet à Maurice Le Scouëzec d'atteindre ce qui est le plus difficile dans l'œuvre : l'essentiel. Les toiles naissent avec beaucoup d'éclat, le grain de la peau des personnages fait dédaigner la modulation des formes, les visages où souvent tout figurisme disparaît n'en ont pas moins une grande présence et une forte expression.
   Il touche la réalité ultime dans un état de dépassement de soi. Il accède à la beauté dans la lumière, et la lumière vient d'en haut.
   Madagascar : Le Scouëzec se voit décerner une bourse, réalisant ainsi une autre aventure. De ce merveilleux voyage, il rapporte de nombreuses aquarelles, des huiles imprégnées de luminosité, éclatantes de vie, faites de splendeur de paysages aux couleurs tout droit sorties d'un paradis où règnent la joie et les chants.
   La dernière période, assez religieuse, s'impose à travers l'immobilité liée à la maladie, et surtout e témoignage, avec le regard sur le chemin parcouru : jeunesse et engouement ; inquiétude et recherche ; déception et tromperie ; lassitude sans abandon ; sincérité et lucidité ; paix de l'âme.
   J'ai eu beaucoup de chance de rencontrer un jour une œuvre aussi grande, aussi vraie, pleine de liberté. Elle m'a beaucoup troublé, contaminé. Affranchi dans les premiers jours par mon amie Nelly Le Mollet, j'ai écouté avec le temps, par la voix même du fils de l'artiste, Gwenc'lhan, et j'ai appris à regarder, à m'interroger, à méditer sur l'œuvre, et ce a coloré de récits souvenirs magnifiés par le temps.
   Le don est la substance de l'artiste, son originalité est le fait d'un travail acharné en toute sincérité avec lui-même. Ces tableaux sont le résultat d'expériences et d'émotions. Cette exposition marque 'œuvre définitive dégageant une puissance de vie, elle est solide et vivante. Pour mon bonheur et le vôtre, mes écrits s'arrêtent là et ce pour entendre davantage...
   Écouter...

25 euros (code de commande : 15650).

 

LE VANE (Ethel) et GETTY (J. Paul) — Vingt mille lieues dans les musées. Traduit de l'anglais par le marquis de Amodio. Paris, Plon, 1957. In-8° broché sous Rhodoïd, 315 p., illustrations hors texte, exemplaire en grande partie non coupé.
En quatrième de couverture :
« Ce voyage en zigzag, cette passionnante odyssée d'un grand collectionneur américain et d'un antiquaire hollandais à la recherche de merveilles inconnues ne ressemble en rien aux mornes « Histoires de l'Art » qui énumèrent sèchement chefs-d'œuvre sur chefs-d'œuvre. Paul Getty collectionne tableaux, sculptures, meubles et tapisseries par amour de l'Art, et chaque objet qu'il rapporte dans son « ranch » californien représente pour lui une découverte unique, et souvent une énigme ; toujours une aventure et une conquête. Les milliards et les guides imprimés ne suffisent pas à faire un grand collectionneur, pas plus qu'un fusil et des cartouches ne font un bon chasseur. Secondé par Mueller, l'antiquaire, comme Sherlock Holmes par le fidèle Watson, Getty part sur la piste d'un Rembrandt ou d'un buste romain à travers les siècles et les frontières, les secrets de l'Histoire et l'ombre protectrice des collections privées. Nous accompagnons les deux hommes d'Amsterdam à Paris, de Londres à Corinthe, de l'Antiquité à la Renaissance et au XVIIIe siècle. On se prend à éprouver la même curiosité passionnée que Getty pour le Marten Looten peint par Rembrandt, ou pour la petite fontaine aux singes de bronze... Cette chasse aux trésors ignorés, si riche en surprises, en péripéties et en enseignements, mérite parfaitement son titre à la jules Verne. »

10 euros (code de commande : 10080).

 

LEYMARIE (Jean) La peinture française. Le Dix-neuvième siècle. Genève, Skira, 1962. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 229 p., illustrations en couleurs contrecollées, (collection « Peinture - Couleur - Histoire. »), exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
   Le propos de ce livre est de montrer l'extraordinaire épanouissement de la peinture en France au cours du XIXe siècle, de la Révolution à l'impressionnisme. Et plus exactement entre deux dates-charnières choisies à dessein : David entreprend en 1784 le « Serment des Horaces », chef-d'œuvre inaugural, de portée retentissante, qui déplace à Paris le centre de l'art moderne, et en 1884, Seurat expose au Salon des Indépendants qui vient de se fonder sa première composition majeure, « Une baignade à Asnières », où se cristallise et se renverse en même temps la démarche impressionniste.
   Chronologiquement, quatre mouvements principaux, dont les trois premiers ont des sources communes, se succèdent durant cette période incomparablement féconde: le néo-classicisme, le romantisme, le réalisme et l'impressionnisme. Cependant, aucun des grands artistes qui animent ces mouvements ne saurait se réduire aux limitations théoriques ou historiques qui les définissent. Des personnalités telles que Géricault, Corot, Daumier échappent à toute classification. D'autre part, un domaine longtemps négligé prend une extension singulière jusqu'à devenir durant plusieurs décennies le genre prépondérant: le paysage.. Les causes de son essor éclairent peut-être le mieux la spécificité de la peinture et sa magie optique, le principe d'unité régissant le siècle à travers ses contradictions: le culte de la nature, par rapport à quoi se situent aussi les envols de l'imagination et l'exploration intérieure de l'âme. L'impressionnisme qui parachève en apothéose la vision luministe et naturaliste porte déjà les ferments du XXe siècle.
Artistes étudiés dans ce volume :
   
David - Prud'hon - Ingres - Gros - Boissard de Boisdenier Charlet - Géricault - Delacroix - Chassériau - Auguste Puvis de Chavannes - Valenciennes - Granet - Corot Michel - Huet - Diaz - Rousseau - Daubigny - Millet Courbet - Daumier - Monticelli - Fantin-Latour - Manet Boudin - Jongkind - Bazille - Monet - Pissarro - Sisley Renoir - Degas - Cézanne - Seurat.

30 euros (code de commande : 23444).

[LORENZETTI (Ambrogio)], voir Martini (Simone).

 

Louis XV. Un moment de perfection de l'art français. Paris, Hôtel de la Monnaie, 1974. In-4° broché, LVI, 682 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, exemplaire en bel état.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Pierre Dehaye.
   - L'économie française au temps de Louis XV, par Valéry Giscard d'Estaing.
   - Louis XV, par Pierre Gaxotte.
   - Urbanisme, architecture, art des jardins, par Albert Laprade et Jean-Pierre Babelon.
   - La sculpture, par Victor Beyer.
   - La peinture, par Pierre Rosenberg.
   - Le dessin, par Maurice Sérullaz.
   - L'estampe, par Jean Adhémar.
   - Le livre, par Henri-Jean Martin.
   - La tapisserie, par Jean Coural.
   - Les arts décoratifs, par Pierre Verlet.
      - La savonnerie, par Pierre Verlet.
      - Les dessins et gravures d'ornement, par Daniel Alcouffe.
      - Les boiseries, par Christian Baulez.
      - Le mobilier parisien (meubles de menuiserie et d'ébénisterie), par Daniel Alcouffe.
      - Les bronzes d'ameublement, par Daniel Alcouffe.
      - L'orfèvrerie, par Jacques Helft, par Jacques Helft et Daniel Alcouffe.
      - La céramique, par H.-P. Fourest et Antoinette Faÿ-Hallé.
      - La ferronnerie, par Catherine Vaudour.
      - Les tissus, par Jean-Michel Tuchscherer.
      - Les cuirs, par Daniel Alcouffe.
      - Les armes, par Daniel Alcouffe.
      - Le mobilier provincial, par Gérard Mabille.
   - La musique, par François Lesure.
   - Le ballet, par Serge Lifar.
   - Prestige de la danse française, par Marie-Françoise Christout.
   - Le costume, par Madeleine Delpierre.
   - Les monnaies, par Jean Lajaurie.
   - Les médailles, les médaillons, les camées et les intailles, par Josèphe Jacquiot.
   - Les prolongements du style Louis XV dans l'art populaire, par G.-H. Rivière.
   - Bibliographie.
   - Index des artistes cités.

30 euros (code de commande : 25257).

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