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[CASTERMAN]. Casterman. Deux cents ans d'édition et d'imprimerie. 1780-1980. Tournai, Casterman, 1980. In-4° broché sous étui, 109 p., très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, bel exemplaire.
Avant-propos :
   L'heureux anniversaire que notre maison fête en cette année 1980 réjouit tous ceux qui lui sont attachés.
   C'est à eux et aux milliers d'autres qui les ont précédés depuis deux cents ans que ce livre est dédié, autant qu'au cercle plus vaste de nos amis : auteurs, libraires, confrères, membres des nombreuses entreprises avec lesquelles, de par le monde, nous avons noué des relations cordiales.
   Le livre de notre bicentenaire s'ouvre par l'historique de circonstance qui s'attache davantage comme il se doit aux périodes anciennes.
   Nous avons toutefois pris le parti de maintenir cet exposé dans des limites relativement modestes, élaguant une foule de détails dont l'intérêt risquait d'échapper à beaucoup.
   La mise en valeur d'une sélection de nos abondantes pièces d'archives a été notre propos essentiel.
   En marge du choix des documents appelés à illustrer les pages de l'historique, nous avons tenu à réunir et à commenter d'autres documents d'une portée plus générale. Les quelques « dossiers » ainsi composés évoquent, le plus concrètement possible, divers aspects de la vie de l'édition et de l'imprimerie au siècle dernier.
   À l'un ou l'autre titre, ils satisferont, nous en sommes convaincus, la curiosité de nos lecteurs.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   Première partie : Historique.
   Deuxième partie :
      - Réglementation de l'imprimerie et de la librairie sous l'Empire (1810-1813).
      - Épreuves des caractères de l'imprimerie de Donat Casterman (1815).
      - Règlement de l'imprimerie de Donat Casterman (1817).
      - Lettres adressées par Henri Casterman à son gérant de Paris (1864-1868).
      - Folklore.
      - La reliure de commande.
      - Vieilles machines.
      - Casterman en 1980.

30 euros (code de commande : 16089 - vendu).


 

 

DEUX FAC-SIMILÉS DE MANUSCRITS :

Manuscrit enluminé prestigieux du duc de Berry

Très Belles Heures de Notre-Dame
XVe siècle - Bibliothèque Nationale, Paris, Nouv.acq.lat. 3093

Édition en fac-similé
Éditions Facsimilé Lucerne, 1992.
Les 252 pages au format de 28 x 20 cm dotées de miniatures, de textes et d'initiales historiées ainsi que de frises et d'ornements dorés à l'or en feuille ou appliqués au pinceau, ont été reproduites à l'identique dans la plus grande fidélité à l'original, jusque dans les moindres détails.
La reliure de luxe en peau de chevreau rouge estampée à l'or est ornée d'un écusson; le manuscrit est doré sur les trois tranches. Les feuillets ont été cousus à la main sur six nerfs.
Le volume de commentaire, dont la décoration et le format sont adaptés au fac-similé, a été rédigé par Eberhard König, professeur à l'université de Berlin, qui commente les pages à miniatures d'une manière exhaustive et claire et décrit le destin de ce Livre d'Heures ainsi que celui des artistes et du destinataire auquel il fut dédié. Édition bilingue allemand - français.
Le tirage est limité à 980 exemplaires, celui-ci porte le n° 446
Prix sur demande

Description de l'éditeur :
   Exécuté au début du XVe siècle par les artistes prodiges de l'époque, le manuscrit enluminé des Très Belles Heures marque un point culminant de l'enluminure du Moyen Âge. Sur 25 pages décorées de miniatures se dessine toute la noblesse de l'enluminure qui a rendu ce manuscrit si célèbre. Ce n'est pas sans raison si l'inventaire du duc de Berry le qualifie de «très noble livre d'heures de Notre-Dame en lettres artistiques».
   Le texte, tout comme les illustrations, est doté d'un somptueux décor. L'or et les couleurs d'une luminosité inouïe abondent dans les scènes décrivant la vie religieuse ou profane de la fin du Moyen Âge, au travers d'illustrations expressives.
   Chacune des pages à miniatures se compose de trois éléments, à savoir d'une grande miniature sur le modèle des panneaux peints, suivie d'une initiale de luxe et completée par une scène figurée en bas de page. Tout ceci rappelle le travail de haute qualité qui domine le manuscrit entier.
   Dans leur version originale, les Très Belles Heures de Notre-Dame incarnent l'une des réalisations les plus monumentales de l'histoire de l'art. Grâce à sa beauté et à sa décoration abondante et prestigieuse, l'œuvre fut estimée non seulement comme un objet d'art mais aussi comme une pièce de collection dès le Moyen Âge. Au cours de son histoire mouvementée, le manuscrit fut divisé en trois parties.
   En 1412, le duc de Berry offrit le manuscrit prodigieux à son trésorier Robinet d'Estampes. Celui-ci conserva le livre d'heures lui-même; les deux autres parties de l'œuvre, notamment les prières consacrées à des saints particuliers et un Missel, allèrent à la maison de Bavière-Hollande.
   Plus tard, le Missel fut transféré à Milan, les prières à Turin. Les prières de Turin sont malheureusement perdues pour la postérité, elles ont brûlé lors de l'incendie qui ravagea la bibliothèque en 1904, à l'exception de 4 feuillets, aujourd'hui au Louvre.
   Le Livre d'heures conservé par Robinet d'Estampes resta dans sa famille jusqu'au XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, l'œuvre revint au Baron Alphonse de Rothschild dont les descendants en firent don plus tard à la Bibliothèque nationale de Paris.
   De longues recherches scientifiques menées par l'auteur du commentaire ont révélé un fait surprenant jusqu'alors inconnu : Selon toute apparence, tous les peintres impliqués dans la production du manuscrit étaient spécialistes de la peinture sur panneaux.
   Chacune des miniatures est une œuvre d'art en soi, telle une des facettes de l'ample trésor de l'enluminure qui ne se limitait pas aux seules traditions picturales de la métropole de Paris mais qui incluait également les peintres flamands.
   Cette coopération entre les maîtres les plus divers fait tout le charme de ce manuscrit. Y contribua tant le Maître du Parement de Narbonne avec son art monumental que le Maître dit du Saint-Esprit avec ses illustrations vives ainsi que le Maître de Saint Jean-Baptiste avec ses teintes douces. Le tout fut complété par la griffe exceptionnelle des frères Limbourg auxquels on attribue deux pages à miniatures. Les artistes s'étaient libérés des principes du modelé représentés par les ateliers de peinture médievaux et réalisèrent surtout leurs propres idées.
   Mais cet ouvrage exceptionnel de l'enluminure parisienne exécuté aux alentours de 1400 est d'autant plus intéressant qu'il se révèle être le plus important témoignage de la peinture sur panneaux de bois de cette époque dont nous ne conservons que très peu d'exemples.
   La décoration unique des encadrements et des éléments architecturaux de cette œuvre si importante pour l'histoire de l'art constitue probablement le premier et le dernier essai de ce genre. Après 1412, les célèbres frères Limbourg perfectionnèrent le manuscrit grâce à un travail complémentaire: Dans les deux dernières miniatures du manuscrit, on reconnaît sans peine leur style exceptionnel.

 

 

Un chef-d'œuvre de l'enluminure flamande

Le Livre d'heures aux fleurs de Simon Bening
XVIe siècle – Bayerische Staatsbibliothek, München, Clm 23637.
Édition en fac-similé
Éditions Facsimilé Lucerne, 1991.
Le volume édité en fac-similé comprend 438 pages au format original de 16,5 x 11,2 cm. Il est orné de 70 pages à miniatures et de plus de 300 pages abondant d'éléments décoratifs, surtout de fleurs, mais aussi d'oiseaux ou d'autres animaux. Les procédés de reproduction électroniques les plus modernes, combinés au travail artisanal de qualité garantissent une reproduction fidèle à l'original. Toutes les feuilles sont dorées sur tranches.
Le tirage est strictement limité à 980 exemplaires numérotés.
La reliure est en velours rouge.
Sur 431 pages, le commentaire rédigé à l'occasion de la reproduction du manuscrit comprend les recherches les plus récentes d'experts reconnus : le professeur Dr. Eberhard König, Berlin et Dr. Bodo Brinkmann.
Le fac-similé et le commentaire sont livrés dans un coffret de protection en verre acrylique.
Prix sur demande.

 

Description de l'éditeur :
   Ce manuscrit compte parmi les œuvres les plus nobles de l'enluminure. Il témoigne, de manière impressionnante, de la qualité élevée de l'art du livre flamand du XVIe siècle.
   Ce chef-d'œuvre se distingue des autres livres d'heures par deux aspects : d'une part, par le fond à caractère décoratif, parsemé de fleurs ou d'oiseaux, décorant chaque page et d'autre part, par la mise en page très diverse du manuscrit.
   L'ouvrage est donc unique par la diversité de son décor, un chef-d'œuvre inégalé à son époque.
   Les livres d'heures - best-sellers du Moyen Âge
   L'âge d'or des livres d'heures commença au Moyen Âge. Initialement, ils ne contenaient que des prières en latin et les laïcs s'en servirent comme de simples livres de dévotion personnalisés. Plus tard, on attacha plus d'importance à la richesse de leur décoration, à la beauté tout simplement. L'esthétique l'emporte sur l'édification spirituelle. Le Livre d'heures aux fleurs de Simon Bening en est un magnifique exemple. Bening fut l'un des derniers grands maîtres de sa discipline.
   La « star » des enlumineurs
   Simon Bening naquit dans une famille d'artistes. Son père avait déjà travaillé comme enlumineur, mais aucune œuvre ne peut lui être véritablement attribuée.
   Simon fut sans doute l'enlumineur le plus connu de son temps. Né en 1483, probablement à Gand, il est considéré comme un artiste déjà en 1500. Jusqu'en 1519, année où il se vit décerner le droit de citoyen de Bruges, il travailla de fait dans les deux villes.
   Il se maria deux fois et avait cinq filles. Il mourut en 1561 à l'âge de 78 ans.
   Les textes du livre d'heures
   Dans la tradition typique, le présent manuscrit commence également par un calendrier, suivi d'une prière d'ouverture à laquelle s'ajoutent des extraits des quatre Évangiles. Ensuite, sept heures de prière complètent la première partie, interprétant les événements de la Passion du Christ. Le récit est rédigé d'après les paroles de l'Évangéliste saint Jean.
   Au centre du texte se trouve l'office de la Vierge composé de textes bibliques, tels que des psaumes. L'œuvre se termine par les sept psaumes de la Pénitence, une litanie, un office des morts ainsi que par un nombre de prières à la Trinité, à la Sainte Vierge et à plusieurs saints. Le texte obéit à la tradition de Rome et ne limite en rien l'usage du livre d'heures. Il se prêta, pour ainsi dire, à l'usage international sans crainte de restrictions locales.
   L'écriture du livre d'heures, une lettre gothique arrondie, uniforme sur l'ensemble de l'ouvrage, est donc selon toute vraisemblance issue de la main d'un seul copiste.
   La décoration magnifique
   On est particulièrement fasciné par le grand nombre de motifs individuels dont l'artiste décora le manuscrit. Simon Bening aimait innover et jouait sur toutes les variations possibles. Le résultat est une variété sans précédent.
   Les objets ne sont pas encadrés et jettent des ombres portées sur un côté. Le contemplateur placé devant le manuscrit a l'impression que les petits objets se trouvent en effet à côté. Les libellules qui, apparemment trompées par les fleurs, s'assirent dessus pour tromper l'observateur à leur tour, en sont un exemple fascinant.
   Quant aux motifs, l'artiste choisit parmi une grande diversité de fleurs et d'animaux. Les fleurs représentées sont d'une multitude de couleurs et d'une qualité unique dans le genre de l'enluminure.
   Les miniatures - fruits de la créativité d'un génie
   Simon Bening s'inspira de nombreuses sources, depuis les tableaux sur panneaux de bois de Hugo van der Goes jusqu'aux gravures de Schongauer. Par ailleurs, il varia ces modèles avec une créativité incroyable, en les modifiant, en les combinant, en les enrichissant de motifs individuels.
   À ses yeux, tout détail de la réalité méritait d'être modelé avec soin. Ainsi, on voit les paysans dans les champs effectuer un travail à chaque fois différent, variant selon la saison.
   Les plaisirs de la vie ne manquent pas: promenades en bateau, courses en traîneau, et même un tournoi. Chaque feuillet de cette œuvre unique témoigne de la perfection sans égale du maître Simon Bening. Son langage imaginaire est d'une richesse et d'une diversité jusqu'alors inconnues.

Fol. 14v et 15r : L'Évangéliste saint Marc à l'écriture, symbolisé par son emblème, le lion accroupi à ses pieds. La scène se déroule dans un atelier d'écriture éclairé de la Renaissance. Dans le cadre, le décor luxueux de fleurs typique de l'œuvre, complété par des insectes et des oiseaux.


Fol. 127v et 128r


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Archives et Bibliothèques de Belgique - Archief- en Bibliotheekwezen in België. 1979 - T. L. n° 1-4. Bruxelles, Archives et Bibliothèques de Belgique, 1979. In-8° broché, 617 p.
Table des matières :
   Articles :
      - « Metodo Storico », « Provenienzprinzip » e « Respect des fonds », par E. Lodolini.
      - La conservation et la consultabilité des archives contemporaines au Grand-Duché de Luxembourg, par P. Spang.
      - Note sur les services du Premier ministre en Belgique, 1918-1965, par A.-M. Pagnoul.
      - Het bestuur, respectievelijk de Regie van het Zeewezen tijdens de Tweede Wereldoorlog, par C. Vleeschouwers.
      - Administratieve evolutie van het Bestuur van het Zeewezen, 1830-1978 (vervolg), par C. Vleeschouwers.
      - Het Cultuurarchief van de Provinciale Dienst voor Cultuur West-Vlaanderen, par L. Schepens.
      - Notes sur la tradition manuscrite des « Annales » d'Hubert Thomas Leodius, par D. Van Den Auweele et G. Tournoy.
      - L'érotisme dans les heures de récréation de Ludovico Guicciardini, par R. H. Touwaide.
   Conservation et manipulation des documents (journée d'études du 27 novembre 1978) :
      - La photographie et conservation des documents précieux, par G. Colin.
      - Problèmes de conservation à la Bibliothèque Nationale de Paris, par A. Labarre.
      - Wat is conservering ?, par G. A. De Graaf.
      - Konservierung aïs ein besonderer Aspekt von U.A.P., par H. Bansa.
      - Conjunctuuronderzoek in Nederlandse openbare bibliotheken, par J. G. F. Terwindt.
      - Exchange of Publications with the Developping Countries, par F. Vanwijngaerden.
      - De Conferentie der hoofdbibliothecarissen van de Belgische Universiteitsbibliotheken : Overzicht en Evaluatie, par S. M. Namenwirth.
      - Library Automation based on Libis. The Louvain integrated Library Information System, par W. Dehennin.
      - Nederlandstalig bibliografisch werk in buitenlandse bibliografische handboeken, par M. De Smedt.
      - Mediéval Netherlandic Manuscripts in Libraries in the State of Massachusetts, par C. Boot.
   Mélanges :
      - De decreten op het openbaar bibliotheekwerk, par W. Vanderpijpen.
      - Een spéciale openbare bibliotheek voor visueel gehandicapten, par J. Cnops.
      - Nouveaux suppléments aux itinéraires des ducs de Bourgogne Philippe le Bon et Charles le Téméraire (II), par P. Cockshaw.
      - Een niet bewaard XVIde-eeuws handboekje voor maten, par J. Mertens.
      - A.S.L.I.B. Profile of an Association, par K. Wakelam.
      - A Présentation of the « Svenska Arkivsamfundet » (The Swedish Archival Association), par J. Lindroth.
      - The Israël Archives Association, par M. Mossek.
      - Katholiek Documentatie- en Onderzoekscentrum (K.ADOC). Jaarverslag 1978.
   Comptes rendus - Chronique des Archives - Chronique des Bibliothèques - Vie de l'Association.

15 euros (code de commande : 15488).

 

Archives et Bibliothèques de Belgique - Archief- en Bibliotheekwezen in België. 1980 - T. LI. n° 1-2. Bruxelles, Archives et Bibliothèques de Belgique, 1980. In-8° broché, 333 p.
Table des matières :
   - Inventaire des papiers de Vladimir Mitrofanovic Puriskevic (années 1907 à 1920) conservés aux archives de l'Université libre de Bruxelles, par J. Blankoff.
   - Inventaris van het fonds Baron Marcel de Schaetzen de Schaetzenhoff op het stadsarchief te Tongeren, par H. Baillien.
   - Het register van denombrementen van leengoederen genaamd « Spechtboeck » en zijn kopie. Enkele kritische aanmerkingen, par F. De Nave.
   - « Revue de Bruxelles » (1837-1850). Bijdrage tot de studie van de Brusselse pers in de eerste helft van de 19de eeuw, par D. Debaecke.
   - Het kunst- en letterkundig tijdschrift « Het Overzicht » (1921-1925), par T. Verschaffel.
   - Een stap verder dan de bibliotheekrondleiding. De training van aankomende studenten in het gebruik van wetenschappelijke bibliotheken, par C. Koninckx.
   - Omvang, karakteristieken en kosten van het IBL-verkeer aan de UIA, par J. Van Borm.
   - De Antwerpse boekverkoper en drukker Jan Gymnicus (± 1502-1568), par L. Van den Branden.

12 euros (code de commande : 15583).

 

AUDIN (Marius) — L'épopée du papier. Préface de Henri Pourrat. Paris, Elzévir, 1944. In-8° broché, 74 p., illustrations in et hors texte, couverture factice avec le titre collé, rousseurs sur la couverture, tirage limité à deux mille exemplaires numérotés (n° 167).

30 euros (code de commande : 9178).

 

AUDIN (Marius) Histoire du livre français. Paris, Presses Universitaires de France, 1930. In-8° broché, 80 p., illustrations, LX planches hors texte, (collection « Bibliothèque Générale Illustrée », n° 12), cachet ex-libris.

20 euros (code de commande : 9177).

 

BAPTISTE-MARREY — Éloge de la librairie avant qu'elle ne meure. Cognac, Le Temps qu'il Fait, 1988. In-8° broché, 129 p., bel exemplaire, épuisé.
En quatrième de couverture :
   La librairie indépendante va mal ; ça n'est un secret pour personne – sauf peut-être pour le public. Au train où vont les choses entre la culture et le commerce, il se pourrait même qu'elle soit purement et simplement menacée de disparaître.
   Or, nous devons être conscients du fait que l'existence d'un réseau diversifié de librairies économiquement viables constitue, pour l'avenir, la seule garantie d'exercice d'une véritable création littéraire.
   Il n'est donc pas indifférent que ce petit livre soit le fait d'un auteur – et non d'un représentant de la corporation. Baptiste-Marrey ne se contente pourtant pas de prononcer l'éloge d'un noble métier sur le point de mourir, mais encore il propose quelques mesures précises susceptibles d'en aider la survie (prenant conseil, pour ce deuxième aspect, auprès d'une dizaine de professionnels reconnus qui interviennent en contrepoint tout au long du livre).
   Ce manifeste pour la défense de la librairie s'adresse au gens du métier, aux pouvoirs publics, mais surtout à tous ceux – lecteurs – pour qui le livre reste un des instruments privilégiés de la liberté individuelle, à tous ceux pour qui le livre ne saurait, ni demain ni jamais, être rangé au rayon des vieilleries poétiques d'une époque révolue.

10 euros (code de commande : 14764).

 

BOLOGNA (Giulia) — Merveilles et splendeurs des livres du temps jadis. Paris, France Loisirs, 1988. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 197 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Sur la jaquette :
« Il n'est pas tout à fait exact de dire que l'histoire du livre débute avec le papyrus, mais depuis le moment où les scribes de l'ancienne Égypte commencèrent à écrire sur des feuillets de papyrus à l'aide de bâtonnets de bambou et d'encre préparée avec de la suie, l'évolution du livre s'est faite de manière cohérente et continue dans notre culture.
C'est cette surprenante histoire des premiers écrits de l'Antiquité jusqu'au début de l'imprimerie, que vous raconte cet ouvrage, riche d'enseignement, et dont la somptueuse illustration regroupe mille ans de chefs-d'œuvre qui appartiennent aux plus grandes bibliothèques du monde.
Tout au fil des pages, est présenté, commenté, illustré pour vous faire partager cette étonnante aventure : l'utilisation du papyrus, des tablettes d'argile, du parchemin, des papiers ; la composition des encres ; les plumes ; les styles d'écriture (gothique, romane, humaniste) ; de ponctuation ; les techniques et les procédés de l'enluminure, de la miniature, de la reliure ; les caractéristiques de l'imprimerie à ses débuts...
Une magnifique histoire, un véritable livre d'art et une haute leçon de culture. »

25 euros (code de commande : 13993).

 

CHARTIER (Roger) — Lectures et lecteurs dans la France d'Ancien Régime. Paris, Seuil, 1987. In-8° broché, 369 p., (collection « L'Univers Historique »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Dans la France d'entre XVIe et XVIIIe siècle, les normes et les pratiques culturelles changent en profondeur. L'œuvre de christianisation des pensées et des conduites, la diffusion de nouvelles règles de comportement, d'abord élaborées à la Cour, puis imposées à l'entière société, le déplacement des frontières et contrastes culturels transforment les manières de vivre et de mourir, les façons d'être en société. L'imprimé, en toutes ses formes, tient une place centrale dans cette mutation, parce qu'il propose à des lecteurs plus nombreux des modèles inédits, parce qu'il s'inscrit au cœur de rituels et d'apprentissages qui longtemps n'étaient que gestes et paroles, parce qu'il permet des usages multiples et des appropriations plurielles. C'est son rôle que ce livre examine, en portant attention à certains genres essentiels (les traités de civilité, les préparations à la mort, les livres des Bibliothèques bleues) et en tentant de nouer deux histoires : celle des manières de lire et celle des objets lus.

20 euros (code de commande : 15226).

 

DE BOCK (Eug.) Beknopte geschiedenis van de boekhandel in de Nederlanden. Antwerpen, De Nederlandsche Boekhandel, 1943. In-12 sous cartonnage d'éditeur, 143 p., 12 planches hors texte, (collection « De Seizoenen », n° 43).

10 euros (code de commande : 9161).

 

[DEFLINNE]. SORGELOOS (Claude) — Les Deflinne : quatre générations de libraires et relieurs à Tournai aux XVIIIe et XIXe siècles. Bruxelles, Bibliotheca Wittockiana, 1997. In-4° sous reliure toilée d'éditeur, 625 p., illustrations, (collection « Studia Biblithecae Wittockaniae », n° 5), exemplaire à l'état de neuf.
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme présentée à la Bibliotheca Wittockania, à Bruxelles, du 20 septembre 1997 au 10 janvier 1998 puis à la Maison de la Culture de Tournai, du 16 janvier au 22 février 1998.
Table des matières :

   - Introduction.
   - Le milieu : imprimeurs, libraires et relieurs à Tournai au XVIIIe siècle.
   - Jacques-Thomas Deflinne, libraire : fournisseurs, types d'activités et clients.
   - Veuve Jacques-Thomas Deflinne Jean-Baptiste Deflinne, libraire.
   - L'atelier de reliure au XVIIIe siècle :
      A. Clients à Tournai : identification des travaux réalisés par l'atelier.
      B. Les Moretus et autres clients anversois.
      C. Client à Bruxelles : Cobenzl et Calenberg.
      D. Travaux exécutés par l'atelier.
      E. Groupe de reliures tournaisiennes non attribuées.
      F. Originalité de l'atelier Deflinne ?
   - Veuve Jean-Baptiste Deflinne et Jean-Baptiste-Joseph Deflinne.
   - Barthélemy-Léopold Deflinne.
   - L'atelier de reliure sous Barthélemy-Léopold.
   - Déclin après 1830 : les fils de Barthélemy-Léopold.
   - Victor Deflinne.
   - Marie-Joseph Deflinne.

   - Conclusions.
   - Annexe 1 : Crayon généalogique des Deflinne.
   - Annexe 2 : Lettres adressées par les Deflinne aux Moretus (1749-1816).
   - Annexe 3 : Correspondance échangée entre Jacques-Thomas Deflinne et le comte de Cobenzl (1754-1767).
   - Annexe 4 : Lettres adressées par Barthélemy-Léopold Deflinne à Charles-Sulpice Flament, bibliothécaire à La Haye (1824-1831).
   - Annexe 5 : Lettres adressées par Victor Deflinne au baron de Stassart (1826-1837).
   - Annexe 6 : Matériel de l'atelier Deflinne aux XVllie et XIXe siècles.
   - Annexe 7 : Catalogue des reliures.
   - Documents exposés.
   - Sources - Bibliographie - Index (prêteurs et lieux de conservation - provenances - auteurs et titres d'anonymes - imprimeurs et éditeurs - index général).

100 euros (code de commande : 14854).

 

[DEMAN]. FONTAINAS (Adrienne et Luc) — Edmond Deman éditeur (1857-1918). Art et édition au tournant du siècle. Préface d'Alan Raitt. Bruxelles, Labor, 1997. In-8° broché, IX, 356 p., illustrations, (collection « Archives du Futur »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Edmond Deman fut l'un des plus grands éditeurs belges de la fin du dix-neuvième siècle. Il publia les Belges Verhaeren et Maeterlinck, les Français Mallarmé, Villiers de l'Isle-Adam, Barbey d'Aurevilly et Bloy. Renoir et Manet, Redon et Rops, Van Rysselberghe, Khnopff ou Lemmen, illustrèrent ses livres. Si la gloire de ceux qu'il a servis n'a cessé de croître, la renommée de celui qui associa si subtilement écrivains et artistes est demeurée plus que confidentielle. À l'image de sa réserve...
   Edmond Deman a joué dans l'édition belge un rôle essentiel. C'est lui qui donna au livre belge, pour la première fois, un caractère bibliophilique. [...] Mais il était de caractère discret, ne voyant dans l'édition que la satisfaction de ses préférences et le plaisir d'éditer avec délicatesse des œuvres choisies, dont les auteurs étaient ses amis. Cette discrétion naturelle fait qu'on n'a pas rendu suffisamment justice à l'activité d'Edmond Deman qui a beaucoup fait cependant pour développer et imposer en Belgique le goût du Livre. (Henri Liebrecht)
   Les patientes recherches d'Adrienne et Luc Fontainas permettent de restituer enfin dans cette biographie largement illustrée l'histoire de cet homme, de cette génération d'écrivains et de cette culture belgo-française. On découvre ainsi un parcours peu commun, des amitiés fortes, l'histoire de chacun des grands livres de cette fabrique d'œuvres belles et précieuses ; une Belgique rare et singulière.

15 euros (code de commande : 14380*).

 

ESTEVE BOTEY (Franc isco) — El grabado en la ilustracion des libro. Las graficas artisticas y las fotomecanicas. Volumes I et II (complet). Madrid, Consejo Superior de Investigaciones Científicas - Instituto « Nicolas Antonio », 1948. Deux volumes in-12 brochés, 378 p., le deuxième volume contient 287 planches en noir, (« Colecion Bibliografica »), cachet ex-libris.

Les deux volumes : 75 euros (code de commande : 9163).

 

CHAMBAZ (Bernard) — L'Humanité 1904-2004. Paris, Seuil - L'Humanité, 2004. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, [368] p., très nombreuses illustrations, exemplaire en très bel état.
Sur la jaquette :
   L'Humanité c'est des millions de lecteurs, des dizaines de milliers de diffuseurs, des milliers de typos et de rotativistes, des centaines de journalistes, c'est un quotidien communiste qui appartient à la mémoire collective, c'est un reflet du siècle pour le meilleur et pour le pire, c'est un regard unique porté sur le monde, l'Humanité c'est déjà un patrimoine et c'est toujours comme disait Jaurès un « but à réaliser ».

18 euros (code de commande : 15593).

 

KELLY (Thomas) — A History of Public Libraries in Great Britain 1845-1975. London, The Library Association, 1977. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, XIII, 582 p., illustrations hors texte.
Extrait de la préface :
   « In this volume I have attempted to provide a fuller account than has hitherto been available of what seems to me one of the most important social and cultural developments of the nineteenth and twentieth centuries – the creation of the public library service. Forty years ago it was still customary to refer to « the public library movement », and rightly so, for until 1965 there was no compulsion on any local authority to make library provision : such provision was essentially a voluntary activity, requiring in its earlier phases the specific consent of the ratepayers. The heart of library history, therefore, is not to be round in its more general aspects, such as the growth of library legislation or the development of library techniques, important as these things are. Rather it is to be sought in the often highly individual history of the hundreds of individual libraries which together make up the library service. I have had this in mind throughout, and in the period prior to 1919 have been able to reinforce the general narrative with case-studies of selected libraries large and small. For the later period, because of the very large number of library authorities involved, this method has not been possibles gut I have still sought to base the narrative firmly on the work and expérience of individuel libraries.
   I cannot regard this as a final account, but I hope that, like my former work on The History of Adult Education, it will provide a framework within which further research can be carried on. I have tried throughout to tell the story in a way that will be of interest not only to the professional librarian but also to the social historien and the general reader. I have, in conséquence, kept technical descriptions to a minimum. If, at times, I seem to have oversimplified, or to be labouring the obvious, I hope my librarian friends will forgive me. »

30 euros (code de commande : 13412).

 

LAFFONT (Robert) — Éditeur. Paris, Laffont, 1974. In-8° broché, 377 p., (collection « Un Homme et son Métier »), bel exemplaire.
Table des matières :
   Préface.
   I. Le château d'enfance.
   II. Le temps du choix.
   III. Le noviciat.
   IV. L'apprentissage du monde.
   V. Les clefs en main.
   VI. Le tour du propriétaire.
   VII. L'édition en France.
   VIII. La cuisine des prix.
   IX. Le couple auteur-éditeur.
   X. Promouvoir le livre. I. À l'intérieur.
   XI. Promouvoir le livre. II. À l'extérieur.
   XII. Des libraires inquiets.
   XIII. Plaidoyer pour une édition moderne.
   XIV. Mon image.
   XV. Le roi est nu.
   
Annexes :
      -  Extrait du catalogue des Éditions Robert Laffont (littérature générale - Grands livres illustrés - Jeunesse).
      - Nos principales collections.
      - Extrait du catalogue des Éditions Seghers depuis 1969.
      - Liste des Prix décernés par les jurys Goncourt, Renaudot, Fémina, Interallié depuis 1944 et par le jury du Prix des Libraires depuis 1955.

10 euros (code de commande : 14763).

 

[LIEBAERS]. Liber Amicorum Herman Liebaers. Édité par Frans Vanwijngaerden, Jean-Marie Duvosquel, Josette Mélard et Lieve Viaene-Awouters. Bruxelles, 1984. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, XLVI, 625 p., illustrations.
Table des matières :
   - A portrait, par Clark Stillman.
   - Chronology and Bibliography, par Erna Jacobs et Robert J.M. Gabriël.
   Pars I : De Bibliothecis.
   - The bridge of books : Herman Liebaers and the Library of Congress, par Edmond L. Applebaum.
   - La mutation, par Jean-Pierre Clavel.
   - Die Tätigkeit des ad hoc committee on education and training policy and programme der Unesco, par Hans-Peter Geg.
   - De openbare bibliotheek : des lezers gangmaker (?), par frans Heymans.
   - Medieval views of the role of a librarian, par Kenneth W. Humphreys.
   - La sauvegarde des collections sur papier, de la conscience à l'acte, par Thérèse Kleindienst.
   - La bibliothèque des ducs d'Arenberg, une première approche, par Claudine Lemaire.
   - The information revolution, par Rutherford D. Rogers.
   - De la bibliothèque du roi Matthias Corvin à celle du Brugeois Olivier de Wree, par José Ruysschaert.
   - On UNISIST, NATIS, IFLA, UBC, UAP and few more acronyms..., par Guy Sylvestre.
   - The American Library in Paris : an embassy serving international librarianship, par Robert Vosper.
   - IFLA presidents : the prophets of the library profession ?, par Margreet Wijnstroom.
   Pars III : De Libris.
   - L'enseignement des écritures, par Fernand Baudin.
   - Celebrating books, par Julian Behrstock.
   - De la réalisation d'un livre à sa destruction : l'exemplaire de l'histoire de la Toison d'Or de Charles le Téméraire, par Pierre Cockshaw.
   - Jan Smeken en Thomas Vander Noot, makers van Den speghel der behoudenessen, Brussel ca. 1508, par Elly Cockx-Indestege.
   - A typological view of some Virgil editions, par John Dreyfus.
   - Tous les albums du duc Charles de Croÿ ont-ils été retrouvés aujourd'hui ?, par Jean-Marie Duvosquel.
   - La guerre du livre, par Robert Escarpit.
   - « The image... in many places », the library and the graphics arts, par Alan Fern.
   - Development of printing in India up to 1800, perspectives and personalities, par Bellary S. Kesavan.
   - Some typographical journals 1900-1939, par Ruari McLean.
   - Johan Huizinga, Werner Kaegi und Erasmus, par Cornelis Reedijk.
   - Het landschap van de Nederlandse incunabelen : een verkennend onderzoek naar publikatiepatronen, par Hendrik D.L. Vervliet.
   - Some considerations on the production of the Plantin press, par Leon Voet.
   Pars III : De Arte Flandriæ.
   - De herkomst van twee olieverfschetsen van Rubens in het Osterriethhuis te Antwerpen, par Frans Baudouin.
   - Algunas obras inéditas del Maestro de la Leyenda de la Magdalena, par Elisa Bermejo.
   - À propos des portraits des frères van Eyck, par Albert Châtelet.
   - Exotics in 15th century Netherlandish art : comments on oriental and gypsy costume, par Charles D. Cuttler.
   - Het boek in de Europese schilderkunst en meer in het bijzonder in het œuvre van Jacob Jordaens, par Roger-A. d'Hulst.
   - A Nativity signet PETRUS XPI ME FECIT 1452, par Colin T. Eisler.
   - Observations on Rubens' representations of Christ on the Cross, par J. Richard Judson.
   - Gemalte Kollektionen von Pilgerzeichen und religiösen Medaillen in flämischen Gebet- und Stundenbüchern des 15. und frühen 16. Jahrhunderts. Neue Funde in Handschriften der Gent-Brügger Schule, par Kurt Köster.
   - Simon Bening in 1521 : a group of dated miniatures, par James H. Marrow.
   - Claus Sluter : the early years, par Kathleen Morand.
   - Remarques sur la gravure maniériste aux Pays-Bas vers 1600, aspects particuliers du motif de l'arbre, par Nicole Walch.

35 euros (code de commande : 14017*).

 

Le livre. Les plus beaux exemplaires de la Bibliothèque Nationale. Paris, Éditions du Chêne, 1942. In-4° sous reliure toilée d'éditeur, 170 p., nombreuses illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, (collection « La Tradition Française »), la jaquette manque.
Table des matières :
   - Avertissement, par André Lejard.
   - Avant-propos, par Marcel Rives.
   - Les manuscrits, par Émile-A. Van Moë.
   - Le livre aux XVe et XVIe siècles, par Robert Brun.
   - Le livre aux XVIIe et XVIIIe siècles, par Jacques Wilhelm.
   - Le livre au XIXe siècle (de 1801 à 1870), par Paul-Henri Michel.
   - Le livre au XXe siècle, par Jacques Guignard.
   - La reliure, par Robert Brun.
   - Bibliographie.

30 euros (code de commande : 13417).

 

Le Livre, l'estampe et l'édition en Brabant du XVe au XIXe siècle. Gembloux, Duculot, 1935. In-8° pleine percaline tabac, couverture conservée, 252 p., planches hors texte, (« Mémorial de l'Exposition d'Art Ancien à Bruxelles »), exemplaire numéroté.

80 euros (code de commande : 9181).

 

La Longue histoire d'une petite papeterie française. Paris, Pierre Gaudin - René Jeanne, 1970. In-8° en ff., [20 ff. n. ch.], imprimé sur papier bleu.

12 euros (code de commande : 197/69).

 

MANGUEL (Alberto) — Une histoire de la lecture. Essai traduit de l'anglais par Christine Le Bœuf. Arles, Actes Sud, 1998. In-8° broché, 428 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Célébration heureuse de la plus civilisée des passions humaines, qualifiée par George Steiner de « lettre d'amour à la lecture », cette histoire écrite du côté du plaisir et de la gourmandise est un livre savant qui se lit comme un roman d'aventures. Parti à la recherche des raisons qui ont fait aimer le livre à travers les âges – et parfois l'ont fait cible d'exécuteurs totalitaires – l'auteur entreprend en effet un voyage dont chaque étape lui est occasion de détours, de visites, de réflexions. La ferveur d'Alberto Manguel est si communicative que l'on se prend à être impatient de la suite comme s'il y avait une intrigue en cours. Et il y en a une... En effet, cette histoire de la lecture est aussi une histoire du lecteur, de sorte que la passion qui la sous-tend s'accompagne d'une véritable étude de mœurs  –mœurs des scripteurs, des passeurs, des liseurs, des lecteurs.

15 euros (code de commande : 14320).

 

[MORETUS]. SABBE (Maurits) Viaje del librero Baltasar Moreto (1680). Traducciün, prülogo, notas y ap éndices por Antonio Rodriguez-Moñino. Madrid, 1944. In-12 broché, 168 p., illustrations hors texte, exemplaire non coupé, cachet ex-libris.

12 euros (code de commande : 9164).

 

NYSSEN (Hubert) — L'éditeur et son double. Carnets - 2. Arles, Actes Sud, 1990. In-12 broché, 301 p.
En quatrième de couverture :
   Ces pages, je les ai choisies dans mes carnets pour donner une suite au premier volume où je tentais, par l'anecdote saisie au vol, par la réflexion notée dans l'instant, par le croquis sur le vif, d'apporter réponse aux questions que souvent l'on se pose sur les coulisses de l'édition, et d'illustrer le cours qu'à l'université je consacre au paratexte (ce qui d'un texte fait un livre).
   Mais la nécessité de ce nouveau volume ne nie serait sans doute pas apparue si la consécration soudaine de Nina Berberova ne m'avait rappelé que les tribulations d'un éditeur ne prennent de sens que par les découvertes qui les éclairent...

10 euros (code de commande : 14704).

 

PÉRAUDEAU (Marius A.) et MAG ET (Ernst) Le moulin à papier de Richard-de-Bas. Ambert d'Auvergne, 1973. In-8° broché, 25 p., on joint deux feuillets imprimés au moulin et 6 cartes postales.

15 euros (code de commande : 216/69).

 

[PLANTIN]. CORDIER (Stéphane) — Christophe Plantin architypographe du roy. Andenne, Magermans, 1972. Grand in-8° collé, 105 p., illustrations, couverture un peu jaunie.
Introduction :
   Dans une ville très riche mais à l'approche d'un long déclin, Anvers, et un climat rude, celui des guerres de religion, Christophe Plantin, aux prises avec des impératifs matériels et plus encore avec sa conscience, va, malgré les entraves, jouer un grand rôle. Le récit de sa vie ne manquera ni d'intrigues ni de rebondissements.
   Les documents ? Sa Correspondance, aussi précieuse qu'abondante, – plus de quinze cents lettres adressées ou reçues en trente ans –, sera notre itinéraire. Base de cet ouvrage, elle nous dicte naturellement une modulation chronologique.
   Ceux qui se sont penchés sur la vie de Christophe Plantin ont tous buté sur la même difficulté : le côté difficilement saisissable de sa position religieuse. Je suis à même de l'éclaircir grâce à de récents travaux.
   Il me faut ici souligner à quel point le Musée Plantin-Moretus offre aux chercheurs une source abondante de matériaux et d'archives sur l'imprimeur et son siècle, rassemblés, classés et conservés de manière remarquable.
   Quant au livre, à sa forme, il était indiqué de le composer en caractères inspirés de ceux que Plantin utilisa pour ses plus beaux ouvrages, et que nous respections sa constante préoccupation: donner aux livres « de belles marges ». Et comme, de son temps, on n imprimait pas en couleurs (seuls quelques exemplaires étaient rehaussés à la main), ce livre, dédié à sa mémoire, se présente en une composition de noirs et de blancs.
   J'exprimerai enfin un regret : que la Correspondance ne nous permette pas de réduire l'opposition créateur-ouvrier qui se manifeste à maintes reprises. Plantin se plaint amèrement, on le verra, de certains de ses ouvriers, de ses traducteurs, de ses graveurs. Il est vrai que pour ces derniers, nous le verrons plein d'indulgence pour les frères Wiericx, véritables brigands bourrés de talent !
   S'il me fallait d'une phrase dire ce qui me paraît prévaloir dans la vie de Christophe Plantin, je n'hésiterais pas : c'est la haute idée qu'il se faisait de son métier. Elle est la clé de sa démarche : « Quant à moi, j'ai toujours estimé que l'institution d'un pays et tout ce qui en dépend, comme sont l'écriture, l'imprimerie et les livres, est bien d'autant grande importance, pour le prince, que la monnaie ou autre chose qui soit. »

15 euros (code de commande : 15087).

[PLANTIN]. SORGELOOS (Claude) — 1589-1989. Labore et Constantia. A Collection of 510 editions issued by Christopher Plantin from 1555 till 1589. Introduction by Leon Voet. Bruxelles, Speeckaert, 1990. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, 465 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   - Preface.
   - Introduction.
   - Plantin's everlasting fame.
   - Catologue.
   - The printer's marks of Plantin.
   - Table of concordance.
   - Index of authors, editors, translators, co-publishers, printers and anonymous titles.
   - Index of owners.
   - Index of designers & engravers.
   - Index of binders.
   - Printings not issued by the Golden Gompasses but bound with the copies presented in this catalogue.

75 euros (code de commande : 15099).

 

[POELMAN (Jan)]. ROBBEN (Frans M.A.) — Jan Poelman, boekverkoper en vertegenwoordiger van de firma Plantin-Moretus in Salamanca 1579-1607. Con un resumen en español. Antwerpen, Vereeniging der Antwerpsche Bibliophielen, 1994. In-8° broché, 370 p.
Cette étude est publiée dans la série De Gulden Passer. Bulletin van de « Vereeniging der Antwerpsche Bibliophielen », jaargang 71-72, 1993-1994.
Table des matières :
   - De Antwerpsche boekenwereld en haar relaties met Spanje in de I6de en 17de eeuw.
   I. Het leven van Jan Poelman.
      1. Jeugdjaren in Antwerpen, omstreeks 1555-1579.
      2. Poelmans eerste verblijf in Spanje, 1579-1581.
      3. Poelmans tweede verblijf in Salamanca, 1581-1586.
      4. Definitieve vestiging in Salamanca, 1587-omstreeks 1607.
      5. Poelman en de Nederlandse studenten in Salamanca. Een excursus.
   II. De boekhandel van Poelman.
      1. De contracten van Poelman. De status van zijn boekhandel.
      2. De boekenwereld van Salamanca.
      3. De contacten van Poelman met de collega's.
      4. De winkel van Poelman.
      5. Bevoorrading, assortiment en omzet in de jarne 1579-1592. Kwantitatieve gegevens.
      6. De winkelinventarissen van Poelman.
      7. Vraag en aanbod in de winkel van Poelman.
         7.1. Humanisme en letteren.
         7.2. Theologie, Bijbel, kerkelijk en religieus leven.
         7.3. Medicijnen, farmacie en botanica.
         7.4. Rechtsgeleerdheid.
         7.5. Spaanse en Italiaanse drukken.
      8. De boekprijzen.
      9. De verkoop van andere artikelen.
      10. De klantenkring.
      11. Transport. Betaling. Financiële afwikkeling.
      12. Poelman, bekostiger van uitgaven, 1592-1600.
   - Briefwisseling van J. Poelman met de Officina Plantiniana.
   - Bijlagen (contracten).
   - Juan Pulman, librero y agente de la Oficina Plantiniana en Salamanca (1579-C.1609).
   - Addendum - Index nominum.

15 euros (code de commande : 15032).

 

Pouvoirs du papier. [Cahier coordonné par Marc Guillaume et Pierre-Marc de Biasi.] Paris, Gallimard, 1997. Grand in-8° broché, 350 p., illustrations, (collection « Les Cahiers de Médiologie », n° 4 - Deuxième semestre 1997).
En quatrième de couverture :
   « Sous le message, le medium ; sous le medium, le matériau. Le papier, fragile support de l'essentiel ?
   Les nouvelles technologies se sont imposées au point de remettre en cause le rôle du papier comme support du texte et de l'image fixe ; l'engorgement des archives et la question des papiers acides ont transformé notre vision du patrimoine écrit ; la progression vertigineuse de la production papetière et sa mondialisation font du papier un des enjeux majeurs du monde industriel contemporain. Bref, le papier a changé : un médium humble, donc triomphant ? Un matériau secours, quand le virtuel se banalise ? Une matière complice, proche de notre corps, fragile comme une mémoire, adaptée aux lentes profondeurs de notre vie intime ?
   Un nouvel objet appelait un nouveau regard : du philosophe Jacques Derrida au Gouverneur de la Banque de France, Jean-Claude Trichet, en passant par les travaux des chercheurs de la Bibliothèque Nationale de France, du Centre National de la Recherche Scientifique et de l'École Nationale Supérieure de l'information et des Bibliothèques, il sera ici question du papier comme élément médiateur de culture, sur quoi pivote la graphosphère occidentale moderne. »

9 euros (code de commande : 11773).

 

Quatre siècles de reliure en Belgique 1500-1900. Tome II. Catalogue par Claude Sorgeloos. Synthèse historique par Paul Culot. Préface de Michel Wittock. Bruxelles, Speeckaert, 1993. In-4° broché, 404 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Cet ouvrage fut édité à l'occasion de l'exposition éponyme organisée à la Bibliotheca Wittockiana, à Bruxelles, du 29 octobre au 18 décembre 1993.
Introduction :

   Il n'existe pas encore d'histoire de la reliure en Belgique, malgré quelques travaux de synthèse sur le sujet. Certaines périodes sont mieux connues que d'autres. Les XVe et XVIe siècles, en particulier, sont mieux traités depuis les travaux de Prosper Verheyden, de Luc Indestege et de Georges Colin. La période moderne, les XIXe et XXe siècles, a été le sujet d'une exposition à la Bibliotheca Wittockiana à Bruxelles en 1985, sous l'égide de la Société Royale des Bibliophiles et Iconophiles de Belgique. Le catalogue illustré paru à cette occasion fait aujourd'hui référence et livre une synthèse sur les techniques et décors utilisés en Belgique par les relieurs. Une période moins bien connue, en revanche, est celle des XVIIe et XVIIIe siècles. Elle relève un peu de la « terra incognita » mais certains types de reliure ont été étudiés dans des travaux récents, dont les livres de prix.
   Il n'est donc pas inutile de rassembler à nouveau au sein d'un catalogue illustré et à l'occasion d'une exposition un ensemble de 186 reliures de toutes les époques. Ce catalogue, qui n'a pas la prétention d'être une « histoire » de la reliure en Belgique, est la suite logique de celui publié en 1989, rédigé par Paul Culot.
   Certaines pièces apparaîtront d'une relative modestie. « Mais l'histoire de la reliure n'est pas faite que de chefs-d'œuvre », a-t-on rappelé. La présence de telles reliures est intéressante autant par la sobriété des décors – c'est un choix significatif de l'époque – que par les provenances. Ces exemplaires sont parfois les seuls témoins de bibliothèques dont on a perdu la trace dans les archives. Ou, signe éphémère d'une distribution de prix, ils intéressent autant l'histoire de la reliure que l'histoire des modes de diffusion du livre.
   Ce catalogue offre donc à la fois des éléments neufs et des compléments. Pour les plaques « à froid », il reproduit deux plaques à l'Espérance. Avec les deux reliures louvanistes du premier catalogue, on a donc rassemblé les quatre types connus à ce jour de plaques à l'Espérance. On trouvera également une plaque anversoise, qui sert de complément aux deux plaques reproduites en 1989.
   Des reliures exécutées pour les livres de prix sont bien représentées, dont une qui, curieusement, commémore en même temps une naissance. Certains livres furent offerts par des villes, d'autres par des ecclésiastiques. Certains portent les armes du collège. Quelques décors très particuliers sont évoqués, comme les reliures à tranches ciselées ou peintes. Une reliure de deuil du XVIIIe siècle peut être mise en parallèle avec une version plus moderne de Gustave Rykers.
   Les provenances des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, ce qu'il est convenu d'appeler des reliures aux armes, sont également présentes, depuis le chevalier Michel de Sèvres, titulaire d'une commanderie à Liège, jusqu'à quelques provenances princières, comme l'archiduchesse Isabelle ou le prince-évêque Joseph-Clément de Bavière, parfois par le biais d'un exemplaire de dédicace présenté à Charles de Lorraine. Certaines provenances sont inédites ou mal connues. Quelques fers sont des variantes de ceux reproduits dans la bibliographie, notamment pour Tournai et Liège, ou bien inédits, pour la ville de Mons. Une information succincte a été donnée sur ces provenances lorsqu'on a eu connaissance de travaux sur le sujet.
   Ce catalogue inclut également des reliures exécutées en série sur un petit nombre d'exemplaires de présent ou de dédicace. On y relève aussi des témoins de certaines pratiques liées à la reliure comme le fait de maquiller d'anciennes armoiries, d'en substituer de nouvelles à des anciennes, ou de frapper des armoiries modernes sur des livres anciens, ou encore de reproduire la date de l'édition au dos de la reliure, ce dès la fin du XVIIIe siècle.
   Le XVIIIe siècle, précisément, est représenté par certains décors très en faveur à certaines époques, ce qui explique que des fers aient été copiés et utilisés dans plusieurs villes des Pays-Bas. On trouvera ici trois reliures formant un complément à deux reliures reproduites dans le catalogue de 1989. L'ensemble atteint cinq reliures utilisant quatre types différents de fers, qui se copient les uns les autres. Une reliure à décor d'écaillé vient s'ajouter à d'autres exemplaires du précédent catalogue : les plats sont décorés selon une technique qui n'est ni un décor doré ni une marbrure de la peau.
   On signalera en particulier une importante collection de 27 couvertures d'almanachs liégeois en maroquin ou brodées, représentatives des goûts de l'époque en cette matière, qu'elles soient ornées aux petits fers, à la roulette ou brodées de fils d'or et de paillons, avec une petite miniature à sujet emblématique ou sur le thème de l'amour.
   Pour le XVIIIe siècle, on se permettra de mettre en exergue une des rares reliures signées connues à ce jour. Elle est d'origine liégeoise. Deux reliures aux armes du duc d'Arenberg sont représentatives des décors exécutés pour les bibliothèques nobiliaires. Chose rare, on sait qui a relié ces livres et il a paru opportun de donner une courte notice sur le relieur. On en rapprochera un placard affiché par le relieur gantois Vander Haeghen, donnant une liste de prix et les travaux proposés. Il a également semblé nécessaire de rassembler les renseignements en notre possession relatifs à cet artisan. La période du XVIIIe siècle comporte d'autres noms de relieur: Philippus De Keyser à Anvers, les ateliers de Romain Varié à Tournai et Josse Vanden Berghen à Bruxelles. Ce sont là des propositions d'attribution fondées sur les éléments dont on disposait. Des recherches ultérieures apporteront certainement des éléments nouveaux corroborant ou infirmant ces attributions.
   Le XIXe siècle est représenté par des relieurs déjà évoqués dans le précédent catalogue: Bosquet, Burio, Canon, Crabbe, Hulpiau, Lapierre, Masquillier, Ondereet, les frères Pernot, Rensing et Schaefer. Ces reliures et demi-reliures donnent une nouvelle facette de leurs talents. D'autres relieurs apparaissent ici : Bisez, Catoir, Crollen, Deleeuw, Elleboudt, Evrard, Goby, Landa, Mertens, Rykers, Schultes, Steurs, Van Weddingen et les frères Van Wyngaerden. On a joint également, à titre de comparaison, une reliure de J. van den Heuvel, un Hollandais, mais qui fit son apprentissage en Belgique. Crabbe, notamment, s'illustre par des reliures à décor rocaille mais aussi par une pièce d'inspiration néo-gothique témoignant, une fois de plus, de sa faculté d'invention. On signalera tout particulièrement les reliures exécutées par Pierre-Corneille et Josse Schavye pour le vicomte Jean-Baptiste-Théodore de Jonghe, dont deux pièces qui furent déjà distinguées à l'époque par les amateurs et considérées comme des chefs-d'œuvre. Ces pièces ne seraient plus considérées comme telles aujourd'hui, mais elles sont en revanche d'une grande importance pour l'histoire de la reliure, tant au point de vue de la technique que des sources d'inspiration des relieurs belges, et pour leur conception des reliures du passé. Quant à Laurent Claessens, il est présent par le biais d'un travail ayant remporté une médaille d'or à l'exposition d'Anvers en 1885.
   Un mot sur la rédaction du catalogue. Toutes les reliures sont reproduites, éventuellement les doublures ou les tranches si elles présentent de l'intérêt, voire certains papiers utilisés sur les contre-plats et gardes. Les étiquettes des relieurs sont reproduites systématiquement. On y a ajouté quelques cartes de visite à titre de documents. Dans les descriptions, tout ce qui n'est pas explicitement signalé comme poussé « à froid » ou argenté est doré. Les contre-plats et gardes de papier blanc ne sont pas signalés; seul le filigrane est mentionné, le cas échéant.
   Pour les provenances, on n'a pas indiqué les possesseurs des armoiries frappées sur les livres de prix, ceux-ci étant généralement offerts au nom de l'institution ou du personnage et ne provenant pas d'une bibliothèque personnelle. Pour les références, on a signalé les travaux sur le sujet ou le personnage, selon les cas, les illustrations reproduisant les mêmes plaques ou fers, mais aussi des décors proches ou d'autres travaux du relieur, quelques reliures de la Bibliothèque Royale à Bruxelles, notamment. Des renvois au précédent catalogue, dans le même esprit, ont paru nécessaires.
   Puisse une telle initiative susciter des recherches ultérieures dans le domaine de l'histoire de la reliure en Belgique, permettre de nouvelles découvertes dans les bibliothèques, les collections privées et les archives, et donner lieu à de nouvelles publications.

40 euros (code de commande : 14768*).

 

La reliure en Belgique aux XIXe et XXe siècles. Catalogue descriptif par Georges Bernard. Introduction historique par Paul Culot. Bruxelles, Crédit Communal et Société Royale des Bibliophiles et Iconophiles de Belgique,1985. In-4° broché, 294 p., 168 illustrations photographiques en noir et en couleurs, textes en français, en néerlandais et en anglais, bel exemplaire.
   Catalogue de l'exposition organisée à la Bibliotheca Wittockiana, à Bruxelles, du 16 mars au 20 avril 1985 et à la bibliothèque de l'Arsenal, à Paris, du 3 mai au 31 mai 1985.
Table des matières :
   Préface.
   Avant-propos.
   L'évolution du décor extérieur du livre en Belgique de 1800 à nos jours.
   Catalogue descriptif.
   Index des relieurs.

30 euros (code de commande : 13633*).

 

SALLES (René) — 5000 ans d'histoire du livre. Rennes, Ouest-France, 1986. In-8° broché, 183 p., illustrations, (collection « L'Histoire et Nous »).
En quatrième de couverture :
   5000 ans environ séparent l'apparition des premiers systèmes d'écriture de la naissance de la photocomposition, 5000 ans au cours desquels se sont succédé la tablette d'argile, le rouleau de papyrus, le manuscrit sur parchemin, puis le livre imprimé, 5000 ans qui ont permis au livre de devenir l'outil de civilisation que nous connaissons aujourd'hui.
   Intéresser le lecteur aux mutations culturelles et techniques qui ont affecté le livre depuis ses origines, tel est l'objectif du présent ouvrage qui s'efforce d'explorer les chemins qui mènent de Ninive à Beaubourg, de l'arbre au livre et de l'auteur au lecteur.

10 euros (code de commande : 15491).

 

SANPERE Y MIQUEL (S. ) De la introducción y establecimento de la imprenta en las coronas de Aragón y Castilla y de los impresores de los incunables catalanes. Barcelona, L'« Avenç », 1909. In-12 broché, 349 p., 21 planches hors texte in-fine.

30 euros (code de commande : 9166).

 

VANDEN BRANDEN (Jean-Pierre) — La Maison d'Erasme. Anderlecht. Bruxelles, Crédit Communal, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 127 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Musea Nostra », n° 28), bel exemplaire.
Extrait :
   « Le Musée d'art et d'histoire d'Anderlecht fut officiellement inauguré le 24 septembre 1932 en la présence de Leurs Altesses Royales le duc et la duchesse de Brabant, Léopold et Astrid.
   L'initiateur et le fondateur de cette institution muséale était Daniel Van Damme, fonctionnaire cultivé et amoureux du passé, qui rêvait depuis longtemps de créer un musée dans le vieux bâtiment connu sur les plans cadastraux et dans la tradition orale sous la dénomination de « Maison d'Erasme ». Deux ans à peine après le sauvetage du béguinage, le bourgmestre Félix Paulsen et son collège prirent le risque, en pleine crise économique mondiale, d'investir près de deux millions francs (de l'époque !) dans la remise en état de cette propriété de campagne mi entretenue et enlaidie par des constructions annexes qu'il fallut abattre.
   Le bâtiment et son environnement furent classés comme monuments historiques en 1937. Dès le début, le décor des salles fut réalisé grâce à un fonds important de mobilier (bahuts, tables, coffres, crédences, fauteuils, chaises, statues, chandeliers, lustres, étains, poteries) qui avait appartenu à un collectionneur célèbre du siècle dernier Jules Vandenpeereboom, ministre des Chemins de fer, Postes et Télégraphes pendant près de vingt ans. Celui-ci avait accumulé dans sa Maison flamande – qui existe toujours en face de la collégiale des saints Pierre et Guidon – des trésors qui, à son décès survenu en 1917, furent répartis entre les musées nationaux. Une partie en fut heureusement récupérée et revint ainsi à son point de départ, car ce mobilier provenait de la vente des biens du chapitre d'Anderlecht à la Révolution française, en 1794.
   La collection des éditions anciennes d'Erasme commença par le cadeau spectaculaire d'un pasteur hollandais qui envoya à Anderlecht une vingtaine d'ouvrages par valise diplomatique, dans le but de récompenser la commune pour son initiative de consacrer un musée à la gloire de son compatriote de Rotterdam. Par contre, la période agitée qui s'étendit de l'inauguration du musée jusqu'à 1954 ne fut guère favorable à son enrichissement puisque la crise de 1929 et ses séquelles, l'avant-guerre, le conflit mondial de 1940-1945 et le lent réveil culturel de l'après-guerre rendirent les acquisitions très aléatoires, faute de moyens.
   L'association des « Amis de la Maison d'Erasme » fut la source constante de ces enrichissements grâce à la générosité fidèle de ses membres qui permit de dénicher des merveilles dans les ventes publiques ou chez des antiquaires et libraires du monde entier. L'administration communale d'Anderlecht engagea des sommes considérables dans l'achat de tableaux anciens. Des dépôts furent effectués par la fabrique d'église de la collégiale et quelques objets précieux furent offerts par des particuliers.
   Les collections (mobilier, oeuvres d'art, gravures, livres et archives) constituent aujourd'hui un ensemble unique qui illustre divers moments de l'histoire européenne : la Renaissance, le règne de Charles Quint, le courant humaniste, l'essor de l'imprimerie, les conflits religieux naissants.
   Le charme de ce petit musée littéraire réside dans l'harmonie qui y règne entre l'écrin architectural et les objets de collection. L'atmosphère quiète, l'odeur de la cire, le discret parfum du chêne, le silence relatif de ces lieux privilégiés en font un endroit propice à la méditation comme Erasme dut le ressentir cinq siècles plus tôt.
   Ce musée peut satisfaire à la fois l'historien et le chercheur, l'esthète et l'amateur d'art, l'écolier et le visiteur de passage sensible aux vestiges des temps anciens. Cependant, malmené pendant plus de quatre siècles par les intempéries, les parasites du bois, l'humidité ascensionnelle, l'invisible pénétration des racines des arbres multicentenaires dans ses fondations et, enfin, par la pollution de l'air et la construction du tunnel du métro à quelque vingt mètres de son mur d'enceinte, le bâtiment était à ce point menacé qu'une campagne de restauration s'avéra absolument nécessaire. Celle-ci fut rendue possible grâce à la générosité de la société belge Petrofina qui accepta d'en supporter la lourde dépense.
   La Maison d'Erasme ferma ses portes le 1er avril 1986. Tous ses trésors furent mis à l'abri dans des locaux de la Banque Nationale de Belgique et le bâtiment fut recouvert d'un caisson métallique, en dessous duquel, pendant un peu moins de deux ans, œuvrèrent maçons, charpentiers et hommes de métier. La rénovation fut exécutée avec le plus grand respect des techniques anciennes. Le résultat est tel que le visiteur d'aujourd'hui, à peu de choses près, découvre la Maison avec les mêmes yeux qu'Erasme lorsqu'il pénétra pour la première fois dans cette demeure qui existait alors depuis six ans à peine. Tout y était propre et net, la lumière entrait à profusion par les hautes fenêtres gothiques. Une paix délicieuse régnait dans les jardins où il faisait bon se promener après un déjeuner frugal.
   Le destin de cette demeure n'est donc pas banal puisque la renommée ne lui est venue que bien après le séjour qu'y fit l'illustre Erasme. Pendant trois siècles. elle fut occupée par des chanoines. Vendue comme bien d'État lors de la Révolution, elle devint la maison d'été d'une famille aisée bruxelloise, séduite par la pureté de l'air de cette campagne à quatre kilomètres à peine du centre de la grande ville. Et, en 1932, elle inaugura une tout autre existence, celle d'un musée à nul autre pareil... »

20 euros (code de commande : 13533).

 

VICTOR-MICHEL (V.P.) Essai sur le livre de qualité. Préface d'Edmond Pognon. Paris, Compagnie des Arts Graphiques, 1948. In-12 broché, 176 p., cachet ex-libris.

12 euros (code de commande : 9168).


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Bibliographie

 

ARON (Paul) et SOUCY (Pierre-Yves) — Les revues littéraires belges de langue française de 1830 à nos jours. Édition revue, corrigée et augmentée par les auteurs (avec la collaboration de Didier Hissette et Nadine Vanleemputten). Bruxelles, Labor, 1998. In-8° broché, 226 p., (collection « Archives du Futur »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Les revues, lieux de mémoire ! Nous serions d'autant plus tentés de l'affirmer que, dans bien des cas, elles marquent le terrain d'une culture tout autant qu'elles explorent des champs neufs de la pensée et de la création. Dès lors, un relevé bibliographique le plus exhaustif possible devenait indispensable pour tous ceux qui s'intéressent à l'histoire littéraire et culturelle de la Belgique de langue française. Car l'étude des revues met à jour les idées et les sensibilités d'une époque, les réseaux d'entraide et d'amitié, et les lignes de démarcation des engagements. Les renaissances littéraires, à un moment ou à un autre de la vie culturelle, doivent beaucoup à ce type de publications qui ont balisé le terrain, provoqué des débats, introduit des ruptures par rapport à l'héritage immédiat ou plus lointain, pour enfin venir éclairer les générations actuelles sur ce dont elles héritent. La seconde édition du présent guide, revue, corrigée et augmentée, collationne 1066 périodiques. Elle comprend des tables chronologiques, des tableaux statistiques et un index des noms des personnes citées.

13 euros (code de commande : 14381*).

 

Les arts du spectacle. Ouvrages en langue française concernant théâtre, musique, danse, mime, marionnettes, variétés, cirque, radio, télévision, cinéma, publiés dans le monde entre 1960 et 1985. Books in French about theatre, music, dance, mime, puppetry, light entertainment, circus, radio, television, cinema published between 1960 and 1985. Bibliographie réalisée par René Hainaux avec l'équipe de Recherches et Formation Théâtrales en Wallonie. Bruxelles, Labor, 1989. In-8° broché, 268 p., (collection « Archives du Futur »), couverture un peu défraîchie.
Extrait de la préface :
   Entre 1960 et 1985, près de 10.000 ouvrages en langue française traitant des arts du spectacle ! Ce chiffre étonnera le profane. En fait, il étonne tout autant le spécialiste. Aucun de nous ne s'est pleinement rendu compte du développement exponentiel des recherches et, par conséquent, des publications, dans ce domaine volontiers considéré comme marginal. Selon René Hainaux et son équipe, on est passé de quelques dizaines d'ouvrages en 45 à deux ou trois cents dans les années 60 pour arriver à six cents en 85.
   Autre constatation surprenante : la part des ouvrages en français publiés hors de France s'est considérablement accrue. Pour nous, la francophonie, c'est Paris et un peu plus que Paris. Le rayonnement de Paris, la richesse et la concentration des moyens intellectuels et artistiques rassemblés à Paris sont tels qu'ils éclipsent, jusqu'à les occulter parfois, les accomplissements francophones. À en croire René Hainaux et son équipe, leur plus grande difficulté, dans la réalisation de cette Bibliographie des Arts du Spectacle, fut de détecter les ouvrages publiés hors de France. Ces ouvrages ne sont évidemment pas soumis au « dépôt légal » français : ils ne se trouvent donc pas nécessairement à la Bibliothèque Nationale, non plus que dans les périodiques bibliographiques les plus sérieux tels que la très remarquable Bibliographie de la France.
   Ces lacunes sont très largement rencontrées par la présente bibliographie, où les ouvrages français de France constituent cependant encore près de 90 % du total. Il faut donc souhaiter que ce relevé se poursuive et, notamment, qu'il se complète au fil des prochaines années. Le Ministère belge de la Communauté française a déjà marqué son soutien, en chargeant R.F.T.W. et l'équipe de René Hainaux de réaliser les relevés pour 85, 86 et 87. Mais le concours des autres pays de la francophonie est indispensable. L'idée d'une Bibliothèque Francophone des Arts du Spectacle devrait faire son chemin : accessoirement, elle permettrait de faire mieux connaître les efforts et les réussites des chercheurs et des éditeurs francophones établis hors de France.

13 euros (code de commande : 14301*).

 

La Bible dans les collections montoises. Mons, Université de Mons-Hainaut, 1987. In-8° agrafé, 26 p.
Catalogue de l'exposition éponyme organisée à la Maison du Cerf Blanc, à Mons, en octobre et novembre 1987.
Extrait de l'introduction :

   À partir de documents appartenant à la bibliothèque de l'Université de Mons (Fonds Anciens) et de la riche bibliothèque rassemblée par le chanoine Puissant (Fonds Puissant du Musée, conservé à l'Université), un tour d'horizon de la transmission matérielle de la Bible sera tenté à travers des exemples manuscrits, xylographies, typographies, estampés (Bible pour mal voyants), sur parchemin, sur papier, sur carton, en rouleau ou en codex, du XIIIe siècle au XXe siècle.
   Le texte de la Bible a été transmis tant en grec qu'en latin à travers la fin de l'Antiquité et les mille ans du Moyen Âge, grâce aux copies effectuées dans les scriptoria des abbayes et monastères.
   En Hainaut, comme partout dans le monde chrétien, chaque institution religieuse possédait un ou plusieurs exemplaires de ce texte sacré.
   La Bibliothèque de l'Université, par sa constitution même en 1797 en tant que bibliothèque de l'École centrale du Département de Jemmapes (puis Bibliothèque Publique de Mons dès 1804) rassembla les livres provenant de ces institutions (et d'autres).
   Grâce à Philibert Delmotte, fondateur et premier conservateur de cette bibliothèque, les spécimens les plus intéressants et les plus significatifs ont été conservés.

8 euros (code de commande : 14909).

 

BOSSUAT (Robert) — Manuel bibliographique de la littérature française du Moyen Âge. Melun, Librairie d'Argences, 1951. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, XXXIV, 638 p., (collection « Bibliothèque Elzévirienne - Nouvelle série : Études et Documents »), cachet ex-libris du professeur M. A. Arnould à la page de garde, bel exemplaire.
Extrait de l'introduction :
   La littérature française du Moyen Âge tend à prendre aujourd'hui une place sans cesse accrue dans les programmes universitaires et dans la curiosité des milieux cultivés. Mais pour avoir été plus tardivement entreprise, son étude est loin d'être aussi avancée que celle des littératures anciennes. Les instruments de travail, déjà nombreux, sont encore insuffisants. Après avoir consacré dans son Histoire de la littérature française de substantiels chapitres au Moyen Âge, Gustave Lanson n'a fait commencer son précieux Manuel bibliographique qu'au XVIe siècle, laissant délibérément de côté cinq siècles d'une production littéraire dont il ne méconnaissait pas d'ailleurs l'importance. C'est évidemment que ses propres travaux, axés sur la littérature moderne, ne lui avaient pas fourni l'occasion d'accumuler les matériaux nécessaires et que, d'autre part, cette période historique n'intéressait qu'accessoirement et dans une infime proportion les étudiants de littérature française. Aussi le moment paraît-il venu de combler cette lacune et de mettre à la disposition des travailleurs un répertoire aussi complet que possible, capable de les guider dans leurs recherches et de leur suggérer, à l'occasion, de nouveaux sujets d'études.
   En entreprenant son ouvrage, G. Lanson posait en principe qu'il devait d'une part enregistrer les ouvrages essentiels qui permettraient de retrouver aisément ceux qu'il négligeait et, d'autre part, réunir un ensemble d'informations correspondant à la culture et aux besoins de la moyenne des étudiants. Nous n'avons pas cru pouvoir nous en tenir à cette conception limitée et n'envisager que l'intérêt d'une seule catégorie de travailleurs. L'étude du Moyen Âge, moins avancée que celle des autres siècles, met en œuvre des connaissances très diverses et qui ne sont pas exclusivement d'ordre littéraire, mais relèvent aussi bien de l'histoire et de ses sciences auxiliaires, de la philologie et de la linguistique sous tous leurs aspects. Elle implique au surplus, pour les chercheurs, l'obligation de ne pas se contenter de disserter sur les faits acquis, mais de poursuivre la solution des problèmes que posent et poseront longtemps encore les textes du Moyen Âge, dont la tradition manuscrite est souvent précaire, la langue primitive incertaine, l'origine obscure, la date imprécise. Avant d'aboutir à de larges synthèses, la tâche primordiale des médiévistes consiste toujours à procurer de bonnes éditions, à multiplier les monographies spéciales et les travaux d'exégèse.
   Le premier objet d'une bibliographie doit être avant tout de fournir à celui qui l'utilise une base de départ, en lui révélant ce qui a été écrit d'essentiel sur le sujet qui l'intéresse, afin de lui éviter toute démarche inutile. Les travaux relatifs à la littérature du Moyen Âge sont extrêmement dispersés dans le temps et dans l'espace. Il s'en faut de beaucoup que la majeure partie ait été publiée en France. L'enseignement de Frédéric Diez provoqua en Allemagne, dès le début du XIXe siècle, un véritable engouement pour les vestiges de l'ancienne littérature française, que l'école romantique avait mise à la mode sans toutefois se soucier d'en organiser l'étude. Ce fut le grand mérite de Gaston Paris et de Paul Meyer d'introduire en France les rigoureuses méthodes d'outre-Rhin en les adaptant au tempérament national, et celui de leurs disciples d'en perfectionner l'emploi. Bientôt, non seulement en France, mais dans toute l'Europe et aux États-Unis, grâce à l'action de maîtres éprouvés dont la plupart avaient suivi les leçons de Gaston Paris, l'étude de la littérature médiévale fut poursuivie dans une féconde émulation et les résultats d'innombrables recherches consignés pour la plupart dans des revues spéciales où il n'est pas toujours aisé de les découvrir. Si tous les périodiques étaient pourvus de tables analytiques détaillées, la difficulté serait résolue. Encore faudrait-il rassembler les éléments épars de la documentation. En nous attachant à ce double objet de regroupement et d'analyse nous espérons satisfaire à la fois les besoins des chercheurs, ceux des étudiants non spécialistes, désireux seulement de connaître les éditions et les travaux critiques indispensables à la préparation d'un examen, ceux enfin du public lettré, curieux d'acquérir des notions précises sur la littérature du Moyen Âge.
   C'est donc en ayant en vue ces trois catégories de lecteurs éventuels que nous avons conçu et rédigé le présent ouvrage et par là se justifie le choix des matériaux qui le composent et les rubriques sous lesquelles ils ont été répartis. Peut-être eût-il été plus économique d'indiquer pour chaque texte l'édition la plus récente et les dernières études qui renvoient en principe ou devraient renvoyer aux travaux antérieurs. Mais nous avons pensé que les éditions successives de textes médiévaux ne marquent pas toujours un progrès de l'une à l'autre et que, dans plus d'un cas, il n'est point inutile de recourir à d'anciennes publications qui offrent parfois l'avantage de reproduire correctement un manuscrit négligé par la suite. De même, les travaux critiques et même les études d'ensemble ne fournissent pas toujours un exposé complet et une bibliographie suffisante des questions qu'ils abordent, de sorte qu'ils ne dispensent pas de consulter les travaux qu'ils se proposent de compléter ou d'annuler. Il est souvent nécessaire de suivre à travers une série d'articles dont la publication s'échelonne sur plusieurs dizaines d'années le développement progressif des théories et des systèmes. Un guide bibliographique, en traitant des chansons de geste, par exemple, ne saurait se limiter aux Légendes épiques de Joseph Bédier, sous prétexte qu'elles ont renouvelé l'étude de ce genre littéraire, en négligeant à la fois les hypothèses plus anciennes de Gaston Paris, de Léon Gautier et de Pio Rajna ou celles, plus récentes, de Maurice Wilmotte et d'Albert Pauphilet, de MM. Ferdinand Lot et Robert Fawtier. Comme l'a justement écrit M. J. Calmette, la bibliographie doit permettre « de réunir sur un point donné les éléments épars qui le concernent dans la production intellectuelle. Elle seule fournit la possibilité de répondre aux inévitables questions qui obsèdent, dès l'abord, quiconque s'attelle à un labeur historique : qu'a écrit tel auteur ? qu'a-t-on écrit à son sujet ? »
   II va de soi qu'un manuel bibliographique de la littérature française du Moyen Âge, si étendu qu'il soit, ne saurait répondre à toutes ces questions. Destiné à fournir aux travailleurs les premiers éléments d'une recherche, il ne peut contenir qu'un nombre limité de références arbitrairement choisies par son auteur. Il ne dispense pas de recourir à des répertoires, vieux parfois de plusieurs siècles, où se trouvent pourtant contenues de précieuses indications.

40 euros (code de commande : 15208).

 

CORRÊA (João) — Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. Catalogue des périodiques de la bibliothèque. Avec la collaboration de Léa Hall-Leroy. Bruxelles, Palais des Académies, 1982. Fort in-8° broché, XIII, 1311 p., couverture plastifiée.
Préface :
   Un catalogue de la Bibliothèque de l'Académie Royale de Belgique a paru en quatre fascicules de 1881 à 1890 et a été complété en 1919 par un supplément recensant les accroissements (le premier fascicule était consacré aux périodiques, les trois autres fascicules, aux ouvrages non périodiques) ; mais, depuis plus de soixante ans, seuls les fichiers, à consulter sur place, permettent de se rendre compte de l'état de nos rayons et des accroissements considérables qu'ils ont enregistrés. Or la richesse de la bibliothèque – je songe notamment à sa collection de mémoires, comptes rendus, bulletins publiés par les académies de toutes les parties du monde avec lesquelles nous entretenons des relations cordiales qui se traduisent par des échanges – reste trop souvent méconnue et risque d'être ignorée de bon nombre de chercheurs. Il apparaissait donc important de faire paraître un catalogue mis à jour des publications périodiques : c'est João Corrêa, attaché à la bibliothèque, qui s'est chargé de cette tâche et l'a menée à bien en un temps relativement court : il a eu aussi l'heureuse idée de faire précéder ce répertoire d'un bref historique de nos collections. Nous voudrions profiter de l'occasion pour remercier le personnel de la bibliothèque du dévouement et de la compétence avec lesquels, bien qu'il soit fort restreint en nombre, il s'acquitte des tâches essentielles de classement, de catalogage et de prêt. Nous remercions également Léa Hall-Leroy, assistante-bibliothécaire, qui avant d'abandonner ses fonctions, a participé à la préparation de ce catalogue et à la correction des épreuves.
   C'est un service éminent que le personnel de la bibliothèque rend aux sciences, aux lettres et aux arts et nous espérons que le présent volume aidera les chercheurs de toutes disciplines à mieux utiliser les ressources d'une bibliothèque qui, si elle est riche de son passé, est aussi tournée vers l'avenir.

15 euros (code de commande : 15887).

 

De Botanica in de zuidelijke Nederlanden (einde 15de eeuw - ca. 1650). Antwerpen, Stad Antwerpen, 1993. In-4° broché, 150 p., illustrations en noir et en couleurs.
   Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition éponyme organisée au Musée Plantin-Moretus, à Anvers, du 13 mars au 13 juin 1993, dans le cadre des manifestations « Antwerpen 93 - Capitale culturelle de l'Europe ».
Table des matières :

   - Woordvooraf, par H.B. Cools.
   - Van hulpwetenschap naar zelfstandige discipline : de botanica in de Zuidelijke Nederlanden tijdens de 16de eeuw, par F. de Nave.
   - De botanica in de Zuidelijke Nederlanden vóór R. Dodoens, par L.J. Vandewiele.
   - Wat groeide er in de tuin van Pieter van Coudenberghe, par L.J. Vandewiele.
   - De botanische werken van R. Dodoens, C. Clusius en M. Lobelius, par H. Wille.
   - Christoffel Plantijn als promotor van de botanische wetenschap, par L. Voet.
   - Peeter vander Borcht (1535/40-1608) : de kunstenaar als inventor of creator van botanische illustraties ?, par C. Depauw.
   - De Officinae Plantinianae te Antwerpen en te Leiden en hun botanische edities van 1589 tot 1647, par J. Lemli.
   - Renaissance tuinkunst in de Lage Landen in het licht van de botanische activiteiten van de Officina Plantiniana, par G. De Buysscher et W. De Backer.
   Catalogue, par W. De Backer, G. De Buysscher, C. Depauw, D. Imhof, J. Lemli, E. Otte, L.J. Vandewiele et H. Wille.
      - Verantwoording : Lijst van verkort geciteerde werken.
      - Handschriften en gedrukte werken.
         A. Handschriften.
         B. Gedrukte werken :
            1. Voorlopers en tijdgenoten van Rembert Dodoens, Carolus Clusius en Mathias Lobelius.
            2. Werken van Rembert Dodoens, Carolus Clusius en Mathias Lobelius.
            3. Botanische werken na Rembert Dodoens, Carolus Clusius en Mathias Lobelius tot ça. 1650.
      - Illustratiemateriaal :
         1. Tekeningen.
         2. Houtblokken.
         3. Koperplaten.
         4. Kopergravures.
      - Tuinrichting en tuinarchitektuur.
   Index.

25 euros (code de commande : 15618).

 

Histoire des sciences en Belgique jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Exposition. Bruxelles, Ministère de l'Instruction Publique, 1938. In-8° broché, 160 p., illustrations hors texte.
Catalogue de l'exposition organisée à la Bibliothèque Royale de Belgique, à Bruxelles, du 12 février au 15 avril 1938.
Préface de Victor Tourneur :
   « L'Exposition de l'histoire des sciences en Belgique jusqu'à la fin du 18e siècle a pour but de mettre en valeur l'activité déployée autrefois par nos compatriotes dans le domaine de la recherche scientifique.
   Elle est divisée en quatre périodes. La première s'étend jusqu'à la fin du XVe siècle.
   Nos principautés se sont fait remarquer alors surtout par leurs médecins. Le plus ancien dont nous puissions faire mention est Jean de St. Amand, chanoine de Tournai, qui vivait vers 1200, qui devint professeur à la Faculté de médecine de Paris, et qui doit être considéré comme un des plus grands médecins de son époque. Il fut le seul avant Vésale qui donna à la médecine des bases rationnelles, et en même temps il est le plus ancien botaniste belge connu.
   Remarquons qu'à la fin du 15° siècle les études de médecine s'étaient déjà spécialisées chez nous. Jean Veldeneer, vers 1484, imprima à Louvain le livre des maladies infantiles de Corneille Roelants, qui fut le médecin de Marguerite d'Autriche.
   Le 16e siècle fut pour notre pays une époque de remarquable activité scientifique. C'est alors que vécurent André Vésale, le premier des anatomistes de son temps, Dodoens, le grand botaniste, et un des plus remarquables mathématiciens de toutes les époques : Simon Stévin.
   Le 17e siècle, s'il fut moins important, nous permet cependant de citer Van Helmont qui découvrit l'anhydride carbonique, Jan Delaet, le fondateur de la médecine tropicale, et des astronomes dont la renommée dépassa de beaucoup nos frontières, tels Godefroid Wendelin, astronome et météorologue, André Jacquet, mathématicien et astronome, le Père Ferdinand Verbist qui s'illustra en Chine, où il fut président de l'Observatoire de Pékin, et qui publia une série d'œuvres en chinois sur des questions d'astronomie.
   Le 18e siècle fut chez nous une période plutôt terne du point de vue scientifique ; quelques noms toutefois ont échappé à l'oubli : ceux de l'anatomiste Palfyn à qui on attribue l'invention des forceps ; de Henri Joseph Réga qui fonda à l'Université de Louvain, où il enseigna, un des premiers laboratoires de physique et de chimie, et qui créa un amphithéâtre de dissection ; d'Eugène Joseph Charles d'Olmen, baron de Poederlé, le créateur de la dendrologie en Belgique, et enfin de Minckeleers, professeur au Collège du Faucon, à Louvain, qui découvrit le gaz de houille.
   On trouvera exposés dans nos vitrines les ouvrages imprimés en Belgique ou à l'étranger par ces savants belges et leurs émules. Nous y avons joint également les ouvrages d'étrangers imprimés en Belgique lorsque ces ouvrages eurent un grand retentissement ou parce qu'ils sont spécialement remarquables au point de vue de la présentation.
   L'exposition a été préparée par M. Auguste Vincent, conservateur de la Section des Salles de lecture, assisté de M. Franz Schauwers, conservateur adjoint.
   Le catalogue donne de courtes indications biographiques et iconographiques sur chacun des savants dont les noms ont été retenus. »

12 euros (code de commande : 14227).

 

L'Humanisme et la littérature en Brabant. Exposition. Bruxelles, Ministère de l'Instruction Publique, 1935. In-8° broché, 105 p., illustrations hors texte.
Catalogue de l'exposition organisée à la Bibliothèque Royale de Belgique, à Bruxelles, du 21 novembre au 31 décembre 1935.
Préface de Victor Tourneur :

   « Cette exposition comme celle qui l'a précédée, Le Livre en Brabant, devait primitivement faire partie de l'Art ancien, à l'Exposition du Heysel, et, faute de place, avait dû être réservée.
   M. Alphonse Roersch qui avait été chargé de l'humanisme, et M. Maurits Sabbe qui devait s'occuper de la littérature, ont bien voulu tracer le cadre de notre présentation, conformément aux notices qu'ils ont publiées dans le Mémorial de la Section du Livre de l'Art ancien.
   D'après ces données, MM. Cam. Gaspar et Fr. Schauwers ont respectivement réuni les documents et dresse le catalogue de chacune des deux parties.
   Nous avons encadré les livres et les manuscrits d'une série de gravures donnant des portraits d'humanistes, des vues d'abbayes, des sites anciens des villes de Bruxelles et de Louvain, la pompe funèbre de l'Archiduc Albert, et des pièces de vers imprimées somptueusement à l'occasion de distinctions académiques. La liste de ces documents a été dressée par M. L. Lebeer.
   On remarquera également une série de médailles qui ont été décrites par M. M. Hoc.
   La plupart des objets exposés appartiennent à la Bibliothèque royale. La Bibliothèque de l'Université de Gand, le Musée Plantin, M. V. De Munter, M. Jos. Nève de Mévergnies et M. A. Roersch, nous ont prêté généreusement quelques manuscrits, imprimés, gravures et photographies qui sont venu compléter l'ensemble constitué.
   Au nom de la Bibliothèque royale, je tiens à remercier vivement tous ceux qui ont eu à cœur d'aider à la réalisation de notre entreprise.
   Sur le conseil de M. Roersch, nous avons donné à notre catalogue une forme nouvelle. Un bref fil conducteur annonce, caractérise et relie entre eux les ensembles de documents exposés. Le visiteur qui prendra la peine de le lire, sera guidé de façon sûre à travers l'évolution de l'humanisme et de la littérature en Brabant sous l'ancien régime. »

12 euros (code de commande : 14226).

 

LEFEVRE (P.) — Répertoire des journaux et périodiques de l'arrondissement de Mons (1786-1940). Louvain, Nauwelaerts, 1980. In-8° broché, 402 p., (collection « Cahiers du Centre Interuniversitaire d'Histoire Contemporaine », n° 88), exemplaire dédicacé par l'auteur.
Avant-propos :
   Le but essentiel de ce répertoire est de porter à la connaissance des personnes, intéressées par l'histoire contemporaine de la région montoise, la richesse de la presse locale en tant que source historique.
   Ce répertoire n'a pas l'ambition de retracer l'histoire des périodiques parus dans l'arrondissement. Il se contentera de les présenter, d'indiquer les différents lieux de conservation et de renseigner les numéros conservés.
   Nous ne disposions pas en effet du temps nécessaire, pour réaliser une étude approfondie de l'évolution idéologique des différents périodiques face au contexte historique. Les dépouillements de journaux auraient été trop longs et la mise à la disposition du public du répertoire en aurait été fortement retardée. Ce n'était d'ailleurs pas l'objectif du Centre interuniversitaire d'Histoire contemporaine.
   Voici bientôt vingt ans que le Centre a publié son premier cahier consacré à la presse. Actuellement les différents répertoires sont en passe de couvrir l'ensemble du pays. Une région faisait néanmoins jusqu'ici figure de parent pauvre : la province du Hainaut.
   Pour remédier à cette situation, le Centre interuniversitaire d'Histoire contemporaine confia en 1974 à Mademoiselle Frida Martens le soin de réaliser un répertoire de la presse hennuyère. Mademoiselle Martens inventoria les différents périodiques hennuyers conservés au Fonds Mertens et au Musée de la Presse à Bruxelles. Elle consulta également quelques quotidiens d'information publiés dans le Hainaut et conservés à la Bibliothèque royale à Bruxelles. Se consacrant à d'autres projets, Mademoiselle Martens remit ses notes au Centre en novembre 1975.
   Pendant plus d'un an les recherches furent interrompues pour des raisons indépendantes de la volonté du Comité directeur.
   Les notes de Mademoiselle Martens avaient fait ressortir que le cadre géographique envisagé était trop vaste et on décida de procéder à l'avenir par arrondissement électoral. L'arrondissement de Mons, dont le chef-lieu était la capitale du Hainaut et qui comprenait la quasi totalité du Borinage, apparaissait comme particulièrement indiqué pour servir de cadre au premier répertoire.
   Chargés de la réalisation de celui-ci, notre premier soin fut de reprendre les diverses fiches rédigées par Mademoiselle Martens au départ des collections du Fonds Mertens et du Musée de la Presse. Si les notes concernant les périodiques conservés au Fonds Mertens pouvaient être utilisées sans vérification ultérieure, il en était tout autrement pour ce qui concernait le Mundaneum. Lors de la visite de Mademoiselle Martens au Musée de la Presse, une certaine confusion régnait en effet dans les collections, celles-ci étant classées en partie selon la méthode ancienne, en partie selon la méthode actuelle. En décembre 1976, le classement des collections était terminé et il nous fut dès lors possible de répertorier sans difficultés les différents périodiques conservés.
   Les recherches furent ensuite poursuivies à la Bibliothèque de l'Université de Mons. Les journaux et les périodiques de cette bibliothèque provenaient en grande partie de la bibliothèque de la ville de Mons. De nombreux périodiques n'étaient pas repris au fichier et les responsables de la bibliothèque ne connaissaient pas exactement l'état des collections. Cette situation particulière n'était pas du tout due à une mauvaise gestion des responsables. Ceux-ci au contraire avaient entrepris depuis plusieurs années un vaste travail de classement. Cet état de choses était attribuable à une suite de circonstances malheureuses. Au début du siècle, la bibliothèque de la ville de Mons resta pendant plusieurs années sans conservateur. Au cours de cette période, de nombreux périodiques ne furent pas repris au fichier et ne retinrent pas l'attention des bibliothécaires ultérieurs. Dans le courant des années soixante, un grave accident se produisit dans le dépôt principal de la bibliothèque de la ville de Mons : les planchers des différents étages cédèrent et entraînèrent dans leur chute livres et périodiques. Pour éviter la détérioration des collections, un déménagement dut être organisé à la hâte. Cet accident aggrava la confusion déjà existante et entraîna pour les bibliothécaires un vaste travail de reclassement, qui, faute d'un personnel conséquent, n'a pu encore être terminé entièrement.
   Contactés au début de l'année 1977, les responsables de la Bibliothèque de l'Université de Mons marquèrent immédiatement un grand intérêt pour les recherches entreprises par le Centre interuniversitaire d'Histoire contemporaine et décidèrent de profiter de l'occasion pour remettre en ordre leurs collections de périodiques.
   Sans leur collaboration, la réalisation de ce répertoire aurait été tout simplement impossible.
   L'autorisation exceptionnelle de pouvoir travailler dans les dépôts nous fut accordée. Ce qui nécessita, pour des raisons d'assurance, la mobilisation permanente d'un membre du personnel. Mademoiselle Christiane Piérard, conservateur, entreprit, avec la collaboration de Monsieur Jean Vandeputte, bibliothécaire, un vaste travail de prospection aussi bien dans les dépôts de la bibliothèque que dans l'ensemble de l'arrondissement. Nous fûmes ainsi mis en relation avec divers collectionneurs privés. Dans les trois dépôts, où étaient entreposés les périodiques et qui étaient situés à des endroits opposés de la ville, nous découvrîmes quelques collections uniques, oubliées avec les années et emballées dans du papier journal. Parmi ces découvertes, citons l'hebdomadaire socialiste Le Suffrage Universel, les premières années du quotidien catholique Le Progrès, plusieurs années des Nouvelles du Borinage, etc.
Parallèlement à nos recherches, Monsieur Vandeputte entreprit avec son assistant, Monsieur Gaston Van Peuter, de faciliter aux lecteurs la consultation des périodiques. Il fit l'inventaire des diverses publications parues dans l'arrondissement de Mons, leur donna une place facilement accessible et réalisa à l'intention des lecteurs un fichier "périodiques" détaillé.
   Les recherches furent ensuite poursuivies dans l'ensemble du pays, sans grand succès dans le reste du Hainaut, avec plus de succès à Bruxelles, Louvain et Liège.
   Les termes « presse » et « périodique » sont difficiles à définir. Nous avons préféré donner, pour notre part, à ces notions une dimension assez large. Nous estimons en effet qu'un répertoire de presse s'adresse aussi bien aux passionnés d'histoire politique qu'aux amateurs de folklore et qu'il importe dès lors de faire bénéficier un maximum de personnes des indications contenues dans ce recueil. Comme la plupart des autres auteurs, nous avons tenu compte des critères de périodicité prédéterminée, de continuité numérique et chronologique des fascicules et de la diversité des articles, des auteurs et des sujets. Nous n'avons pas voulu nous en tenir par contre, de manière trop stricte.au critère d'actualité et avons repris dans ce recueil certaines publications ne répondant que de manière très relative à cette norme. Pour des motifs d'ordre pratique, il ne fut tenu compte que des publications imprimées, paraissant au moins deux fois par an. Les annuaires, les almanachs et certaines publications scientifiques ne trouvèrent dès lors pas leur place dans ce répertoire.
   Pour localiser les différents périodiques, il fut tenu compte en premier lieu de l'adresse de la rédaction, en second lieu de celle de l'éditeur ou de l'imprimeur, en troisième lieu de celle de l'administration du journal.
   Le répertoire débute en 1786 avec la parution du premier périodique édité dans l'arrondissement. Il s'arrête en 1940 avec le début des hostilités. Ce « terminus ad quem » étonnera certainement les auteurs des répertoires parus antérieurement. Les motifs invoqués par eux pour l'arrêt de leur recueil en 1914 étaient certainement valables. Nous nous sommes dits qu'il ne suffisait pas de dire que la presse avait subi après la première guerre mondiale une profonde mutation et qu'il serait intéressant de montrer cette évolution dans le cadre d'un répertoire. Avant 1914, la presse locale est très diversifiée et reflète à peu près tous les courants d'opinion. Après la guerre, on assiste dans tout le pays à la disparition de nombreux organes d'information locaux et à une très forte concentration de la presse de province. Certaines villes, comme Bruges par exemple, qui comptaient avant la guerre plusieurs quotidiens d'information, durent se contenter après 1918 de quelques publications bihebdomadaires. À Mons par contre, la presse quotidienne survécut mais on assista à une très forte concentration de la presse locale. Cette évolution méritait d'être décrite, même si le volume d'informations, apporté par la presse locale, devint moins important après la première guerre mondiale. Moins diversifiés, les périodiques d'information locaux durent en effet se limiter. Leur contenu ne constitue dès lors plus, aux yeux des historiens, qu'une source de documentation souvent complémentaire.
   Nous avons tenu cependant à continuer ce répertoire jusqu'en 1940 à la fois pour illustrer l'évolution de la presse locale et pour ne pas priver les lecteurs d'un recueil d'informations pratiques susceptibles de leur être utiles.
   Cette option nous a permis de dire quelques mots des feuilles d'information publiées au cours des hostilités avec l'accord de l'occupant. Nous tenons à préciser cependant que nous n'avons pas repris dans ce répertoire les feuilles clandestines, celles-ci n'étant pas « officiellement » publiées.
   Au terme de ces recherches, nous avons acquis la ferme conviction de l'importance de la presse de la région montoise comme source historique. Les collections sont à la fois importantes, diversifiées et bien conservées.
   En partie pour ces motifs, nous avons entrepris personnellement l'élaboration d'une thèse de doctorat consacrée aux groupes financiers et politiques dans l'arrondissement de Mons de 1830 à 1870. Nous ne pouvons dès lors qu'encourager d'autres historiens à s'intéresser également à cette région dont l'histoire contemporaine reste à écrire et qui joua un rôle si important dans l'évolution politique, sociale, économique et culturelle de notre pays.

30 euros (code de commande : 14616).

 

[PLESCH (Arpad)]. Répertoire bibliographique de la bibliothèque Arpad Plesch. Mille et un livres botaniques. Bruxelles, Arcade, 1973. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 517 p., illustrations en noir et en couleurs (ces dernières contrecollées), exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
   La magnifique bibliothèque d'Art Botanique du Dr. Arpad Plesch est certainement la collection privée la plus importante du monde. Elle a pour origine sa passion pour la Nature et pour les livres d'art illustrés de fleurs, fruits, arbres et plantes en général. Ces livres sont de plus en plus menacés de massacre par mercantilisme, débités à la planche ou à la gravure pour servir à la décoration, et leur marché en est devenu considérablement raréfié.
   Une semblable collection, qu'il serait maintenant impossible de constituer, peut être assimilée aux Parcs Nationaux ou aux Réserves, destinés à protéger les espèces en voie de disparition. La collection du Dr. Arpad Plesch, riche de milliers de volumes, contient un grand nombre d'ouvrages rarissimes, aux splendides reliures d'époque, certaines frappées aux armoiries d'illustres personnages ou provenant de bibliothèques royales et impériales.
   La composition de ce catalogue a été faite de façon raisonnée, dans le but d'encourager les amateurs et de faciliter leurs recherches.

120 euros (code de commande : 14777).

 

[SIMON (Armand)]. VANDEPUTTE (Jean) — La bibliothèque d'Armand Simon surréaliste hainuyer. Catalogue des éditions anciennes (1640-1830). Avec un texte inédit et sept reproduction d'œuvres de l'artiste. Mons, Université de Mons-Hainaut, 2001. In-8° collé, XXXV, 87 p., (collection « Répertoires », n° 4).
Table des matières :
   - Introduction au texte d'Armand Simon.
   - Texte inédit d'Armand Simon (1972) : À toutes fins utiles.
   - Sept reproduction d'œuvres de l'artiste.
   - Introduction :
      - Traits marquants de la vie d'Armand Simon.
      - Dispersion des œuvres, archives et biens.
      - Contenu de sa bibliothèque.
      - Contenu du présent catalogue.
      - Méthodologie.
   - Catalogue :
      - Philosophie, logique et morale.
      - Théologie et religions.
      - Sciences sociales.
      - Architecture et peinture.
      - Musique et chansons.
      - Philologie et langues.
      - Littérature (généralités).
      - Œuvres littéraires.
      - Collections diverses de pièces de théâtre.
      - Voyages.
      - Histoire et biographie.
   Index.

12 euros (code de commande : 13260).

 

TECHENER (J.) — Description raisonnée d'une collection choisie d'anciens manuscrits, de documents historiques et de chartes réunis par les soins de M. J. Techener et avec les prix de chacun d'eux. Première partie. Paris, Techener, 1862. [Paris, Chez J. Techener, Libraire, rue de l'Arbre-Sec, 52, au premier. 1862.] In-8° demi-chagrin vert-sombre, dos à 5 nerfs orné de fers dorés, VI, 320 p., bon exemplaire peu affecté par les rousseurs.
En quatrième de couverture :
   Nous nous permettrons de recommander à l'attention des amateurs et des bibliothécaires la Collection de manuscrits dont nous publions aujourd'hui le catalogue. Nous nous sommes efforcés de rendre les notices descriptives gui accompagnent chaque article assez étendues pour satisfaire la curiosité des bibliophiles. La rédaction de ces notices a été faite avec un soin minutieux et avec le bienveillant concours de M. Paulin Paris, de M. Paul Lacroix, de M. Le Roux de Lincy, et surtout avec celui de M. Apollin Briquet, auteur de la plupart des notes qui ne sont pas signées.
   Cette Collection est le résultat de longues années de recherches. La Flandre, l'Italie, l'Espagne et l'Angleterre, nous ont fourni plusieurs de nos beaux manuscrits. Les amateurs y trouveront un choix varié de Bibles, d'Heures, de Psautiers, de Légendes sacrées, de Poètes et Prosateurs latins, de Poètes français, de Romans de chevalerie, de Chroniques, de Généalogies, etc., etc.
   Enfin une série de manuscrits ornés de miniatures exécutées, à différentes époques, par des artistes de diverses écoles, formant une suite précieuse d'objets d'art, et des plus intéressantes pour l'histoire de la miniature depuis le Moyen Âge.
   Nous publierons, l'année prochaine, une seconde partie qui contiendra des Manuscrits relatifs à l'histoire du dix-septième siècle et du dix-huitième ; de nombreux Recueils de chansons du temps de Louis XIV et de la Régence ; des Chartes du Moyen Âge ; des Pièces et des Documents historiques ; des Lettres autographes, et des Livres annotés par des personnages célèbres ou portant leur signature.

35 euros (code de commande : 14507).

 


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Bibliothèques

Bibliothèque royale Albert 1er. Mémorial 1559-1969. Bruxelles, 1969. Fort in-4° broché, 467 p., illustrations en noir, quelques unes en couleurs. On joint Inauguration de la Bibliothèque Royale Albert 1er par S.M. le Roi, le 17 février 1969. In-4° broché, 128 p., 4 illustrations à pleine page, les dos sont passés.

Les deux volumes : 20 euros (code de commande : 9157).

 

Catalogue des manuscrits de la bibliothèque Royale de Belgique.
La série rarement complète de ces treize volumes in-8° fut publiée chez Lamertin de 1901 à 1948. Les neuf premiers volumes ont été rédigés par J. Van de Gheyn et la série a été continuée par E. Bacha, E. Wagemans et Fred Lyna.
Détail de la série :
Tome 1. Écriture sainte et Liturgie. XV + 592 p., non coupé, rousseurs à la couverture.
Tome 2. Patrologie. VIII + 418 p., non coupé, rousseurs à la couverture.
Tome 3. Théologie. XII + 512 p., non coupé, rousseurs à la couverture.
Tome 4. Jurisprudence et Philosophie. VIII + 405 p., non coupé, rousseurs à la couverture.
Tome 5. Histoire - Hagiographie. VIII + 700 p., dos cassé, couverture tachée.
Tome 6. Histoire des ordres religieux et des églises particulières. XI + 778 p., non coupé, rousseurs à la couverture, manque au dos.
Tome 7. Histoire des pays : Allemagne, Angleterre, Autriche, Belgique (histoire générale). XI + 674 p., non coupé, rousseurs sur la couverture tachée.
Tome 8. Histoire de Belgique (Histoire particulière) : Anvers et Brabant. X + 524 p., non coupé, rousseurs sur la couverture.
Tome 9. Histoire de Belgique (Histoire particulière) : Flandre, Hainaut, Liège, Limbourg, Luxembourg et Namur. IX + 441 p., non coupé, quelques rousseurs sur la couverture.
Tome 10. Histoire d'Espagne. Histoire de France. Histoire d'Italie. XI + 333 p., non coupé, couverture frottée.
Tome 11. Histoire de Hollande. Mélanges d'histoire - Géographie. Voyages, itinéraires, expéditions. VIII + 320 p.
Tome 12. Héraldique - Armoriaux. VII + 513 p.
Tome 13. Héraldique - Généalogie. XI + 512 p., trace de pliure à un coin.

La série : 200 euros (code de commande : 9278).

 

[MARIEMONT]. Prestige de la bibliothèque. Mariemont, Musée de Mariemont, 1967. In-8° broché, 94 p., illustrations en noir et en couleurs, (collection « Trésors Inconnus du Musée de Mariemont », n° II), exemplaire bien complet du feuillet d'errata.
@ Catalogue de l'exposition présentée au Musée de Mariemont, du 6 mai au 31 octobre 1967.

7,50 euros (code de commande : 9746).

 

SORGELOOS (Claude) — La bibliothèque des États de Hainaut. [Bruxelles], Le Livre et l'Estampe, 1991. In-8° collé, [108] p., quelques illustrations, exemplaire à l'état de neuf.
   Tiré à part du tome XXXVII, 1991, n° 135 de la revue Le Livre et l'Estampe, pp. 91-198.
Table des matières :
   - Origine et histoire de la bibliothèque.
   - Les catalogues et inventaires.
   - Contenu de la bibliothèque.
   - Reliures et provenances.
   - Conclusion.
   - Annexes :
      I. Répartition des thèmes dans les trois inventaires de la bibliothèque des États de Hainaut.
      II. Tableau comparatif des bibliothèques des États de Hainaut, des États de Brabant et du Conseil de Namur.
      III. Âge de la bibliothèque : les dates des éditions.
      IV. Reconstitution du catalogue de la bibliothèque des États de Hainaut.

13 euros (code de commande : 14865**).


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Art de la miniature
et catalogues d'expositions s'y rapportant

 

 

BACHELIN (A.) Description du livre d'heures de la Dame de Saluces faisant partie de la bibliothèque de M. Yemeniz. Paris, Bachelin-Deflorenne, 1867. In-8° broché, 46 p., une illustration hors texte, quelques rousseurs.
@ Cette description fut publiée alors que le précieux manuscrit devait être mis en vente publique. Bachelin écrivait qu' : « Il sera évidemment disputé par les plus grands et les plus riches amateurs de France et de l'étranger. Quel sera son heureux possesseur ? C'est ce qu'il n'est pas possible de prévoir aujourd'hui. C'est pourquoi j'ai pensé qu'il ne serait pas sans intérêt d'en conserver une description complète, et si la fortune des enchères ravissait à la France ce joyau de la collection Yemeniz, j'éprouverais la satisfaction d'en avoir retracé ici, même imparfaitement, et les beautés et la pensée artistique. »
Les craintes de Bachelin se confirmèrent puisque le volume fut adjugé, au prix de 23.000 francs, au libraire londonien Boone pour le British Museum...
Les reproductions des miniatures sont visibles sur le site de la
British Library.

30 (code de commande : 10496).

 

BACHELIN (A.) Description du livre d'heures du cardinal Albert de Brandebourg (archevêque de Mayence, né en 1490, mort en 1545) ayant appartenu depuis à la Maison de Schoenborn. Paris, Bachelin-Deflorenne, 1868. In-8° broché, 47 p., deux illustrations hors texte, dos fragile.
@ Après la mise en vente publique du livre d'heures de la Dame de Saluces, Bachelin s'était ému de voir le chef-d'œuvre quitter la France pour l'Angleterre. Le libraire entreprit donc de renouveler son travail de sauvegarde du patrimoine français en publiant la description du livre d'heures du cardinal Albert de Brandebourg qui était conservé dans la bibliothèque du comte de l'Espine et qui devait être proposé aux enchères le 3 décembre 1868.
Cet ouvrage se trouve aujourd'hui dans les collections du
J. Paul Getty Museum à Los Angeles.

30 euros (code de commande : 10497).

 

DENIS (Ferdinand) — Histoire de l'ornementation des manuscrits. Paris, Édouard Rouveyre, 1880. In-4° demi-chagrin bleu à coins, dos à 5 nerfs (frottés), tête dorée, couverture conservée (reliure signée de Pagnant), 143 p., « édition imprimée à six cents exemplaires et ornée de cent quarante planches et vignettes gravées d'après les plus précieux manuscrits ».
@ La première édition de cet ouvrage fut donnée par Curmer, en 1857.
& Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du xixe siècle, t. III, col. 177.

120 euros (code de commande : 9171).

 

DER NERSESSIAN (Sirarpie) & MEKHITARIAN (Arpag) — Miniatures arméniennes d’Ispahan. Préface et introduction de S .S. le Catholicos Karékine II. Bruxelles, Les Éditeurs d’Art Associés, 1986. In-4° sous reliure d’éditeur, 217 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, jaquette.

30 euros (code de commande : 3832).

 

Description of the Great Book of Hours of Henry the Eighth illuminated by Jean Bourdichon of Tours. Privately Printed, 1923. In-4° demi-chagrin vert, tête dorée, 27 p., 55 planches, le tirage de cette édition a été limité à 100 exemplaires numérotés (celui-ci porte le n° 79), dans notre exemplaire, les feuillets ont été montés sur onglets, le dos est passé et bruni.

Préface :
« The Book of Hours belonging to His Royal Highness the Duke of Cumberland has more then once been noticed by experts in the history of the fine arts. Paul Vitry was the first to draw attention to this manuscript describing it elaborately in the Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France 1910 pp. 175-177, F. de Mély devoted to it an exhaustive study in his book Les Primitifs et leurs Signatures. Les Miniaturistes, Paris 1913 pp. 334-39 accentuating its place in the history of art and illustrating his account with 5 plates after some of the miniatures. Both authors recognized the exceptional importance of this book, they pointed out the striking resemblance of its miniatures with acknowledged works of Jean Bourdichon, the court painter of three French kings and the most celebrated French miniaturise of his time. They showed also its probable connection with a document of the year 1518, according to which Bourdichon worked for more than four years on the Grandes Heures and received for them « 600 escus d'or » at the order of King Francis I. Concerning the further history of the MS. both scholars have supposed that it was presented as a gift by Francis I. to Henry VIII. on the occasion of their meeting at the Field of The Cloth of Gold in 1520 and they have so endeavoured to explain in this way its traditionally comfirmed provenance from the English Royal House.
But Vitry as well as de Mély, and also Léopold Delisle and Count Paul Durrieu, who have expressed similar opinions, have only been able to judge of this MS. from photographe after five miniatures and from descriptive notes given by the librarian of the Duke of Cumberland. As a matter of fact it would seem that hitherto no modern art expert has been in the position to study it in original and I am therefore glad to have had the opportunity of having not only all the miniatures of the manuscript reprodulced, but also of holding the original in my hands, so that, in tuming over the leaves, I could appreciate what photographe can never give an idea of, the brillant and harmonious colouring of the pictures, which gleams from the tasteful gold-camaieu frames and which in its extraordinary splendeur stamps this book as a master-piece of the grand epoch of French miniature-painting. I can already say in anticipation, that the detailed study of the manuscript has in all essentiels confirmed the theories furnished by Vitry and de Mély, that it has so been possible to assign to this work a sure place in the history of art and to establish it as the most important extant monument of French painting of the second decade of 16th century »

300 euros (code de commande : 10178).

 

Exposición de códices miniados españoles. Catálogo por J. Domínguez Bordona. Madrid, Sociedad Española de Amigos del Arte, 1929. In-4° sous cartonnage d'éditeur, tête dorée, VI + 257 p., lettrines en couleurs, illustrations dans le texte, 85 planches hors texte en noir et 8 planches hors texte en couleurs avec leurs serpentes légendées, tirage limité à 1200 exemplaires numérotés (n° 607).

250 euros (code de commande : 9173b).

 

[GRIMANI]. Le Bréviaire Grimani à la Bibliothèque Marciana de Venise. [Venise], Ferd. Ongania, 1906. In-8° sous reliure de velours cramoisi d'éditeur avec fac-similé de l'ornement en argent doré à l'effigie du cardinal Grimani sur le plat supérieur, tête dorée, étui en carton à liens, 26 p., 6 planches en couleurs et 110 planches en noir, tirage de l'édition avec le texte en français limité à 500 exemplaires.
& Bibliographie sélective, n° 15, dans Le Bréviaire Grimani, Bruxelles, Arcade, 1977.

180 euros (code de commande : 9039).

 

LABITTE (Alphonse) — Les manuscrits et l'art de les orner. Ouvrage historique et pratique illustré de 300 reproductions de miniatures, bordures et lettres ornées. Paris, Charles Mendel, 1893. In-4° demi-chagrin brun, dos à 5 nerfs, couverture conservée, XI + 398 p., illustrations dans le texte, bel exemplaire exempt de rousseurs.

150 euros (code de commande : 9172).

 

LIKHACHOVA (V.D.) — Byzantine miniature. Masterpieces of Byzantine miniature of IXth-XVth centuries in Soviet collections. Moscow, Iskusstvo, 1977. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 22 p. + 62 planches.
@ Il y a un résumé en anglais de l'introduction en russe et les planches sont légendées dans les deux langues.

40 euros (code de commande : 212/65).

 

MARTIN (Henry) — Le Térence des Ducs. Avec une héliogravure en couleurs, un frontispice et trente-cinq héliogravures en noir reproduisant cent trente-deux miniatures. Paris, Libraire Plon - Plon-Nourrit et Cie, 1907. In-4° broché, 55 p. + 42 ff. n. ch. accompagnant les planches, tirage limité à 255 exemplaires numérotés sur papier de cuve, un des 225 de vente (n° 182).

200 euros (code de commande : 9157b).

 

Miniatures d'une Bible du XIVe siècle (1378) et fac-simile du texte. [Préface de Prosper Tarbé.] Reims, Société des Bibliophiles de Reims, 1842. In-8° demi-percaline bleue, frontispice + XI p. + 22 ff. n. ch. + XI planches, (la planche XVI et son commentaire ont été reliés deux fois dans ce volume), exemplaire portant le n° 38 (pas de justification de tirage, un de nos correspondants remois nous apprend que le tirage de cet ouvrage fut limité à 75 exemplaires).
   
@ Louis-Hardouin-Prosper Tarbé (Paris, 24 août 1809 - Neuilly-sur-Seine, 13 janvier 1871) fit des études de droit à Paris puis fut nommé substitut au tribunal civil de Reims. En 1843, il quitta la magistrature pour ne plus se consacrer qu'à ses travaux d'érudition. Membre fondateur de la Société des Bibliophiles de Reims, il y fit publier de nombreux ouvrages d'histoire locale. On lui doit également les 24 volumes de la Collection des poètes de la Champagne antérieure au XVIe siècle. Il mourut en 1871.
   Voici ce qu'il écrit dans sa préface à propos de cet ouvrage :

                « La riche bibliothèque de M. Eugène Clicquot, membre aussi de la société des bibliophiles
          de Reims, nous a fourni les dessins originaux dont nous livrons copie au public.
                Ces débris d'un autre âge sont couverts d'un papier sur lequel sont écrits quelques mots
          mal orthographiés, en caractères qui semblent remonter à la fin du siècle dernier.
                Ces quelques mots sont tout ce que nous savons de l'ouvrage dont nous nous occupons :
          ils forment sont passeport sur la grande route de la postérité. Les voici : « Vingt miniatures de la
          bible de Cery, recueillies par Jean Pastourel en 1378. »
                L'une des vingt vignettes, la première, aurait pu nous donner quelques éclaircissements :
          elle représente un homme qui offre un livre à un évêque.
                Leurs costumes, ceux des personnages qui se voient sur les autres miniatures, le caractère
          de l'écriture s'accordent parfaitement avec la date de 1378 ; tout revèle la fin du quatorzième siècle.
                Le mot Cery nous a long-temps et inutilement ocupé : est-ce le nom de l'écrivain ou celui de
           l'artiste ? est-ce le nom de la personne qui a reçu ce livre en don ? est-ce le nom du couvent où il
           fut déposé ? Résoudra le problème qui l'osera : nous y renonçons... »

80 euros (code de commande : 9235).

 

[RACIM (Mohammed)] Mohammed Racim, miniaturiste algérien. Introduction et choix de commentaires de Sid Ahmed Baghi. Alger, Entreprise Nationale du Livre, 1984. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 81 p. + 17 p., nombreuses illustrations couleurs, édition bilingue.
@ Né en 1896 et issu d'une famille d'artistes, Mohammed Racim fait ses études à l'école des Beaux-Arts d'Alger puis vint travailler en France. C'est ainsi qu'on lui doit de nombreuses ornementations de livres de la collection Piazza et surtout celles de l'édition de Mardrus des Mille et une nuits.

30 euros (code de commande : 5844).

 

SCHARDT (Alois) — Das Initial. Phantasie und Buchstabenmalerei des Frühen Mittelalters. Mit 106 abbildungen und 4 farbigen tafeln. Berlin, Rembrandt Verlag, 1938. In-4° sous reliure et jaquette (déchirée) d’éditeur, 180 p., illustrations in et hors texte en noir et en couleurs.
Vorwort :
   « Beschäftigt mit der Kunstgeschichte des Mittelalters, wurde ich von der Eigenart der vor- und frühmittelalterlichen Buchstabenwelt so stark beeindruckt, daß ich mich entschloß, eine Auswahl derselben herauszugeben. Da ich kein Spezialist auf diesem Gebiet bin, liegt mir die Absicht fern, die Fachliteratur durch neue Studien und Erkenntnisse bereichern zu wollen. Allen Forschern auf diesem Gebiete bin ich zu Dank verpflichtet, da sie es mir durch ihre Arbeiten ermöglichten, diese Zusammenstellung zu treffen, die in erster Linie für die breitere Öffentlichkeit bestimmt sein soll. Datierungen, Einreihungen in Schulzusammenhänge usw. habe ich im allgemeinen aus der Spezialliteratur übernommen, wenn mir auch bei dem Studium dieser Literatur in manchen Fällen Bedenken kamen, da mir schien, daß die Schlußfolgerungen aus aktenmäßigen Provenienz- und anderen Urkundennachweisen nicht immer mit dem tatsächlichen Stilbefund zusammengehen wollten.
Über diese Bedenken hinaus aber ist erfreulicherweise das gesamte Material soweit erforscht und geordnet, daß man den unmittelbaren künstlerischen Eindruck der einzelnen Blätter mit ihrer Einreihung in einen größeren geschichtlichen Gesamtablauf verbinden kann.
   Bei der Auswahl der Blätter ergaben sich mancherlei Schwierigkeiten, die wiederum die Auswahl selbst mitbeeinflussen mußten. Die bereits vorhandenen Aufnahmen stammten zum Teil aus früherer Zeit und waren mit nicht genügend rotempfindlichen Platten und oft bei einseitiger Beleuchtung aufgenommen, so daß das Tonwerteverhältnis zum Teil ungünstig war und oftmals Licht und Schattenbänder den Gesamteindruck beeinträchtigten. Bei Neuaufnahmen stellte sich heraus, daß bestimmte Farbklänge – z. B. goldenes Riemenwerk auf orangefarbenem Grund – von der Platte nicht genügend registriert wurden, so daß verwaschene Bildstellen entstanden, während das Original in Wirklichkeit klare Kontraste aufzeigte. Diese Schwierigkeiten mußten zum Teil die Auswahl mitbestimmen, zum Teil habe ich mir durch nachträgliche Richtigstellungen so gut es ging zu helfen gesucht.
   Die Mehrzahl der Bilder ist unter Originalgröße wiedergegeben, da das Format des Buches aus Gründen der Wohlfeilheit nicht vergrößert werden konnte. Einige Buchstaben und besonders eine Reihe von Einzelheiten sind über ihre natürliche Größe hinaus wiedergegeben worden. Zwei Gründe haben mich zu diesen Vergrößerungen veranlaßt. Einmal gewöhnt sich der Mensch von heute durch die vergrößerten Bildwiedergaben auf Plakaten und auf der Kinoleinwand immer mehr daran, nur den Gesamteindruck in sich aufzunehmen. So wichtig, ja in mancher Hinsicht nützlich eine solche andere Seheinstellung sein mag, so hat sie doch in der Kunst und insbesondere der in diesem Buche aufgezeigten Kunst den Nachteil, daß dem Betrachter wichtige, den Gesamteindruck mitbestimmende Einzelheiten entgehen, falls man ihm nicht diese Einzelheiten gesondert und in vergrößerter Wiedergabe zeigt. Der zweite Grund liegt darin, daß viele Gebilde der mittelalterlichen Buchstabenmalerei zwar klein im Format, aber monumental in der Art ihrer Formgebung sind.
 Den Direktoren und Betreuern der verschiedenen weltlichen und kirchlichen Bibliotheken und Bücherschätze bin ich für ihr Entgegenkommen sehr dankbar. Besonderen Dank sage ich dem Herrn Verleger, der durch liebevolles Eingehen auf meine Wiinsche und Anregungen das Zustandekommen dieses Buches ermöglicht hat. »

20 euros (code de commande : 11917).

 

SUCKALE-REDLEFSEN (Gude) et SCHEMMEL (Bernhard) — Die Bamberger Apokalypse. Kommentar zur Faksimile-Ausgabe der Handschrift Msc.Bibl.140 der Staatsbibliothek Bamberg. Mit Beiträgen von Renate Baumgärtel-Fleischmann, Yves Christe, Christine Kippes, Peter K. Klein, Martina Pippal, Avinoam Shalem, Bernhard Schemmel, Bernd Schneidmüller, Regula Schorta, Gude Suckale-Redlefsen, Peter Wind, Peter Wünsche. Luzern, Faksimile Verlag, 2000. In-4° sous reliure toilée d'éditeur, 219 p., illustrations en noir et en couleurs.
   L'ouvrage présenté ici contient l'étude accompagnant le fac-similé du manuscrit. On joint la farde publicitaire contenant le prospectus (de format in-4° agrafé de 16 p.) de présentation de l'édition du fac-similé).
Table des matières :
   - Vorwort, par Bernhard Schemmel.
   - Das Herrscherbild, zwei Kaiser und die Bamberger Kirchengründungen, par Bernd Schneidmüller.
   - Die Stiftskirche St. Stephan, par Christine Kippes.
   - Zur Geschichte der Handschrift, par Renate Baumgärtel-Fleischmann.
   - Der Werkprozess, par Gude Suckale-Redletsen.
   - Kodikologische Tabelle, par Gude Suckale-Redletsen.
   - Beschreibung der Miniaturen, par Gude Suckale-Redletsen.
   - Der Buchschmuck, par Gude Suckale-Redletsen.
   - Datierung und Lokalisierung. Auswahlbibliographie zu Msc. Bibl. 140, par Gude Suckale-Redletsen.
   - Stellung und Bedeutung des Bamberger Apokalypse-Zyklus, par Peter K. Klein.
   - Die monumentalen Apokalypse-Zyklen, par Yves Christe.
   - Das Herrscherbild und die christologischen Miniaturen im Evangelistar-Teil, par Martina Pippal.
   - Das Evanglistar in seinem liturgischen Gebrauch, par Peter Wünsche.
   - Die Schrift und deren Umfeld, par Peter Wind.
   - Der Einband, par Renate Baumgärtel-Fleischmann.
   - Die Achat-Platte vom ursprünglichen Einband, par Avinoam Shalem.
   - Der Seideneinband des Bamberger Evangelistars Msc. Bibl. 95, par Regula Schorta.
   - Abbildungen.
   - Abkürzungen und abgekürzt zitierte Literatur.
   - Verzeichnis häufig zitierter Vergleichshandschriften.
   - Verzeichnis der Handschriften und Archivalien.
   - Verzeichnis der Personen und Orte.
   - Verzeichnis der ikonographischen Begriffe.
   - Bildnachweis. 

75 euros (code de commande : 10404).

 

Tentoonstelling van Miniaturen en boekbanden. Geillustreerde catalogus. Brugge, 1927. In-8° broché, 159 p., XXV planches hors texte in-fine. On joint le complément de 79 p.

Les deux volumes : 25 euros (code de commande : 9167).

 

VARILLE (Mathieu) Les manuscrits à peintures. Réflexions sur un art disparu et son évolution historique. Avec sept reproductions de manuscrits enluminés de la Bibliothèque de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon. Paris, G. Rapilly et Fils, 1938. In-4° broché, 23 p., 4 planches hors texte.

15 euros (code de commande : 245/69).

 

WÖLFFLIN (Heinrich) — Die Bamberger Apokalypse. Eine Reichenauer Bilderhandschrift von Jahre 1000. Zweite vermehrte auflage mit 63 lichtdrucken und 2 farbigen tafeln. München, Kurt Wolff Verlag, 1921. In-4° sous reliure d’éditeur, 38 p., bien complet de toutes les illustrations hors texte dont deux en couleurs contrecollées.
Introduction :
   « Von den mittelalterlichen Bilderhandschriften, auch wenn es königliche Bestellungen gewesen sind, ist in weitern Kreisen weniges bekannt. Veröffentlichungen fehlen nicht, aber sie sind meist sehr kostspielig und nur für Bibliotheken und für die Benutzung durch Gelehrte bestimmt, und fast alle setzen sie voraus, daß der Betrachter den Standpunkt schon kenne, den er den Bildern gegenüber einzunehmen habe. Dem Herausgeber dieser Apokalypse erschien es als ein erstrebenswertes Ziel, das bedeutende Werk einer größern Allgemeinheit zugänglich zu machen, und er ist überzeugt, daß gerade unsere Zeit ein besonderes Interesse dafür haben müsse. Von der Erörterung der spezifisch kunstgeschichtlichen Fragen, die die Handschrift stelt, ist hier abgesehen, und nur ein einziger, allerdings der wichtigste Kodex ist zur Vergleichung herangezogen worden. »

      

35 euros (code de commande : 11911).


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Catalogues d'expositions

 

Collections et collectionneurs. La bibliothèque du surréaliste Louis Scutenaire. Un demi-siècle de littérature flamande. L'histoire de l'estampe à travers une collection privée. Dossier édité à l'occasion de trois expositions organisées du 14 février au 29 mars 1997 par Wim De Vos. Bruxelles, Bibliothèque Royale de Belgique, 1997. In-8° broché, VII + 107 p.
@ La première partie contient : La Bibliothèque du surréaliste Louis Scutenaire : Baptisé de gros sel. Entretien avec Jean-Baptiste Baronian et Un choix commenté d'un échantillon représentatif d'ouvrages pris dans la Bibliothèque de Louis Scutenaire et d'Irène Hamoir. La seconde est consacrée à une Interview avec Richard Baeyens, collectionneur de livres de littérature flamande de la première moitié du XXe siècle et à la Liste de pièces choisies dans la bibliothèque de Richard Baeyens. Quant à la partie consacrée à l'histoire de l'estampe, elle cntioent une Interview avec Eugène Rouir, collectionneur d'estampes.

10 euros (code de commande : 9133).

 

Musique. Extrait de 1969-1973. Cinq années d'acquisitions. Bruxelles, Bibliothèque Royales Albert Ier, 1975. In-8° broché, pp. 195-252, illustrations.
@ Tiré à part du Catalogue de l'exposition organisée à la Bibliothèque Albert Ier, à Bruxelles, du 18 janvier au 1er mars 1975.

3 euros (code de commande : 9175).

 

Le livre tchèque & slovaque contemporain. De Prague à Bratislava. Catalogue établie par Jean-M. Horemans avec la collaboration de Helga Turková, Jana Jaksová, Jarmila Kucerová, Daniela Stepánová et Jindra Necadová. Le Samizdat et l'édition en exil. Catalogue établi par Jan Rubes. Bruxelles, Bibliothèque Royales Albert Ier, 1993. In-8° broché, 188 p., XVI planches hors texte.
@ Catalogue de l'exposition présentée à la Galerie Houyoux, Bibliothèque Albert Ier, à Bruxelles, du 12 février au 27 mars 1993.

8 euros (code de commande : 9155).

 

[PHILIPPE LE BON]. DOGAER (Georges) et DEBAE (Marguerite) — La librairie de Philippe le Bon. Bruxelles, Bibliothèque Royale, 1967. In-8° broché, VI + 167 p., XIV planches en couleurs et 64 planches en noir.
@ Catalogue de l'exposition organisée à l'occasion du 500e anniversaire de la mort du duc à la Bibliothèque Albert Ier, du 9 septembre au 12 novembre 1967.

15 euros (code de commande : 8763).

 

SORGELOOS (Claude) — Quatre siècles de reliure en Belgique 1500-1900. Tome III. Préface de Michel Wittock. Bruxelles, Speeckaert, 1998. In-4° broché, 430 p., illustrations en noir et en couleurs.
Catalogue de l'exposition éponyme organisée à la Bibliotheca Wittockiana, à Bruxelles, du 26 septembre 1988 au 9 janvier 1999.
Introduction :

   Cette troisième collection de reliures se situe dans le prolongement des deux précédentes et les complète. Elle rassemble 190 exemples de reliures et couvertures exécutées entre 1500 et 1900 environ dans des ateliers belges et pour des familles, bibliophiles et institutions de nos régions, et le cas échéant, dans des ateliers étrangers. Comme pour les reliures décrites dans les tomes I et II, les travaux reproduits ici posent plusieurs problèmes ; nous nous sommes efforcés autant que possible de donner quelques éléments de réponse.
   La collection s'ouvre sur deux registres manuscrits décorés de filets et petits fers poussés sans or. Les reliures de la première moitié du XVIe siècle sont décorées de plaques pareillement poussées sans or : à rangées de glands et écu aux initiales IH, à thèmes religieux comme l'Annonciation, la Vierge et l'Enfant, ou encore le portrait en pied de sainte Gertrude associé aux armoiries de l'abbé Philippe de Hosdain, sur une reliure enchaînée. On distinguera tout particulièrement une couverture de registre d'Ypres, décorée d'une fine roulette Renaissance à médaillons, mais dont l'intérêt réside aussi à l'intérieur : elle est doublée d'un feuillet d'incunable italien, un précieux vestige témoignant des pratiques en usage dans le milieu des libraires et dans celui des relieurs. Les reliures dorées sont ornées d'une petite plaque à entrelacs et fleurons ou d'une plaque ovale au portrait du Christ. Des décors plus luxueux sont posés sur un motif de semé cerné de roulettes, en particulier sur les oeuvres illustrées de Jérôme Natalis. Ce type de décor se retrouve aussi sur les livres de prix offerts dans la principauté de Liège. Au XVIIe siècle, de petites plaques à entrelacs, à la Crucifixion, au chiffre des jésuites ou à bouquet sont de préférence associées à un cadre de filets ou de roulette agrémenté d'un fleuron posé dans les coins. Les décors de roulettes et filets poussés sans or sont exécutés parallèlement à des compositions plus riches, entièrement composées de petits fers dorés.
   Ces différents décors peuvent être associés à une marque de possession dorée sur la reliure. La provenance peut s'exprimer par le biais d'un nom doré sur un plat, d'un chiffre posé dans les coins mais le plus souvent au moyen d'une plaque reproduisant les armoiries du propriétaire ou de l'institution. La collection en offre plusieurs exemples provenant de personnages et d'institutions ecclésiastiques: Jean-Baptiste de Haselet, abbé de Dieleghem, Edmond Huyn van Amstenraedt, commandeur de la commanderie teutonique des Vieux-Joncs, l'abbaye de Saint-Martin à Tournai et l'abbé Antoine de Roore qui a joué un rôle important dans la constitution de la bibliothèque abbatiale, l'abbaye de Saint-Bernard à Anvers, qui utilise trois marques de possession différentes sur la même reliure, Nicolas de Troostemberg, abbé de Saint-Barthélémy d'Eeckhoute à Bruges, l'abbé d'Averbode Frédéric-Henri van Panhuysen, ainsi que des armoiries féminines et ecclésiastiques que nous n'avons pu identifier. Dans quelques cas, les armoiries de l'institution figurent sur un plat, celles de l'abbé en fonction sur l'autre.
   Deux reliures ont des rapports étroits avec l'université de Louvain. L'une porte une plaque utilisée par Jacques De Bay, mais elle est dorée sur une édition postérieure à son décès. Cette plaque est restée dans la famille ou a été utilisée sur les livres du collège De Bay. L'autre reliure porte simplement les noms de trois professeurs à la faculté de Médecine ; cette plaque servait peut-être à distinguer les livres acquis pour la bibliothèque de l'université grâce au mécénat de ces illustres médecins. Une autre reliure à inscription provient quant à elle du Chapitre de Sainte-Gudule à Bruxelles: elle porte le nom de l'institution doré au composteur.
   Plusieurs reliures ont été exécutées pour des villes et institutions civiles, dont elles portes les armes; elles habillent des publications officielles ou des livres de prix. Une couverture à décor argenté aux armes de la ville de Bruxelles a été confectionnée afin de contenir un registre puis a probablement été récupérée afin de conserver un recueil d'estampes ; elle est intéressante par le décor mais aussi pour les travaux en mesure d'être fournis par des ateliers ou encore pour les modes de conservation des estampes. La ville de Courtrai est représentée par deux pièces, l'une vraisemblablement confectionnée dans un atelier bruxellois, l'autre gantoise. Une des deux plaques armoriées est inédite. On y découvre à nouveau une reliure de réemploi, qui recouvrait à l'origine un almanach gantois. La ville de Bruges est illustrée par un élégant travail en maroquin rouge, sur un livre d'économie. Son intérêt réside dans la roulette aux animaux cernant les plats, qui permet de former un petit groupe de reliures issu d'un atelier local. La collection inclut également un livre de prix distribué au collège de Houdain à Mons et décoré des armes de la ville. Ces armoiries sont inédites. D'autres travaux reproduits ici sont décorés des armes du Conseil de Brabant, sur un manuscrit de Goswin de Wynants, du roi d'Espagne Charles II, de l'impératrice Marie-Thérèse, ou plus simplement d'une aigle bicéphale sur un petit calendrier de la Cour, dont on connaît aujourd'hui plusieurs formes de présentation.
   Les bibliophiles du XVIIIe siècle ont eux aussi fait usage d'armoiries: le chanoine Ullens et ses frères à Anvers, Jean-Antoine Brenart, antécesseur de l'université de Louvain, dont les armoiries sont inédites. Les deux petites plaques aux armes de Charles de Lorraine étaient utilisées par ses relieurs pour personnaliser les livres de sa bibliothèque privée ; ces plaques se différencient de celles utilisées habituellement sur les calendriers de la Cour ou les exemplaires des publications officielles offerts au gouverneur général.
   Le XVllle siècle est particulièrement riche en décors intéressants, parfois très simples, telles ces deux reliures d'origine liégeoise habillant des registres manuscrits, qui témoignent de la longue durée de certains décors, poussés encore sans or et avec des roulettes stylisées passées de mode, accompagnés parfois de quelques filets croisés poussés sur la réserve, comme aux siècles précédents. Le dessin des roulettes tend néanmoins à s'adapter au goût du moment, en développant une succession de motifs floraux, formant ici un décor argenté. Plusieurs reliures sont décorées au moyen d'un matériel très limité : un simple cadre de filets, une roulette ornée. Un décor plus élaboré consiste à utiliser un groupe de quelques fers, ou un fer unique, que l'on répète tout autour des plats sur un, deux ou trois rangs, de manière à former une bordure, avec accentuation du décor dans les coins au moyen d'un bouquet ou d'une fleur. D'autres décors sont composés de deux cadres aux petits fers ou à la roulette, en particulier sur les grands formats. On y associe volontiers un groupe de fers au milieu, en forme de rosace, de lobes ou de tout autre motif, au gré de l'inspiration du relieur, qui tente d'être original et de s'adapter aux modes, ou en fonction de modèles décoratifs locaux que l'on s'efforce de reproduire car ils plaisent aux amateurs ou sont commandés par les clients. D'autres décors sont formés de fers recouvrant une grande partie des plats. Ils peuvent être regroupés au centre sur une surface délimitée par une roulette. Certains ateliers, cependant, développent des décors dont la structure est très proche de celle des dentelles françaises, en particulier à Tournai, mais les fers sont en général d'un format plus grand et adoptent des dessins singuliers. Les reliures ne sont qu'exceptionnellement mosaïquées, sur les plats comme sur le dos.
   De tels décors, en général relativement luxueux, sont appliqués sur des reliures en maroquin habillant des livres de dévotion, un Ange conducteur ou un Palmier céleste auquel le – ou la – propriétaire réserve une valeur affective particulière, ce qui se traduit en général par la richesse des matières et des décors : le livre-objet n'est pas nécessairement une notion contemporaine. Sur ces ouvrages de dévotion et missels, des coins et fermoirs en argent contribuent à l'ornementation générale; leurs poinçons, lorsqu'ils sont lisibles, permettent quelquefois de localiser un atelier, mais les réemplois sont possibles, de même que les envois de pièces en argent d'une ville à l'autre. Ces reliures et décors ont tendance à développer des motifs que l'on peut rattacher au rocaille : fers très découpés, roulettes très larges développant des rinceaux de fleurs et de feuillage, de grappes de raisin ou d'animaux, effets de courbes, mouvement et relative souplesse dans les compositions. Quelques reliures traduisent l'émergence du néoclassique, qui vise à plus de simplicité dans le décor : cadre de filet et de fine roulette, parfois un fer au milieu ou dans les coins, une palme, une urne ou un vase, ou encore ce fer singulier au lion belgique que l'on aurait tendance à associer à la ville d'Anvers ou à des ateliers travaillant pour des éditeurs anversois.
   Le XVIIIe siècle s'achève sur des travaux divers, luxueux ou plus modestes: couvertures en soie, brochages et cartonnages. Les ateliers liégeois, en effet, ont volontiers utilisé des couvertures en soie brodée ornées de miniatures, montées sur des éditions locales ; d'autres ateliers ont fait usage d'une plaque au portrait de Charles VI dorée sur une couverture en peau. Sur un cartonnage recouvert de papier marbré, on s'est contenté de reproduire un décor de reliure en pleine peau au moyen de quelques découpures de papier. La collection inclut aussi deux couvertures d'éditeur. Elles sont décorées de compositions d'ornements typographiques s'inspirant à la fois de l'intérieur du livre, des cadres de la page de titre, des bandeaux et culs-de-lampe, et des décors de reliures en pleine peau, en particulier sur le dos, où l'on simule des nerfs et entre-nerfs au moyen de quelques filets typographiques et où l'on reproduit au moyen d'ornements imprimés des fleurons placés dans les coins et un bouquet central. Un papier dominoté signé Ghys à Tournai a servi à recouvrir un pamphlet de la Révolution brabançonne ; il s'agit là d'un brochage à l'usage d'un libraire et non d'une couverture d'éditeur. Une autre couverture, enfin, en papier blanc cassé, est singulière : elle recouvre un Livre blanc de 1790 et porte ce simple titre imprimé sur le plat supérieur.
   Le XIXe siècle s'ouvre sur des travaux exécutés à la demande d'un amateur soucieux de conserver ses notes de travail, en l'occurrence des portefeuilles couverts de papier décoré protégeant des manuscrits. Un registre manuscrit, qui au siècle précédent aurait été habillé de parchemin, est ici recouvert de papier à motifs imprimés. Un cartonnage est particulièrement intéressant en ce sens où il a spécialement été exécuté pour un lot d'exemplaires en feuilles invendus à Bruxelles au XVIIIe siècle et remis en vente à Tournai dans la première moitié du XIXe : ces exemplaires ont été reliés à Tournai et personnalisés au moyen d'une large étiquette lithographiée par le libraire Josué Casterman.
   Plusieurs livres de dévotion, d'autres types de livre aussi, ont tendance à perpétuer les décors néoclassiques de la fin du siècle précédent : ils sont habillés de maroquin décoré de roulettes cernant les plats : grecque, ruban torsadé, ruban ondulant, feuilles de chêne ou feuillage, voire des motifs totalement géométriques tels de fines hachures, pointillés ou dents-de-rat, que l'on répète volontiers de bas en haut sur un dos lisse. Quant à la roulette de pampre, elle est très en faveur sous le régime hollandais et s'associe heureusement à la couleur et aux motifs jaspés, racines ou marbrés du veau ou de la basane. Certains livres de dévotion sont toujours rehaussés de pièces en argent. Cette tradition se perpétue durant tout le XIXe siècle dans des firmes telles que Hanicq et Dessain à Malines ou Brepols à Turnhout.
   Les reliures signées de la première moitié du XIXe siècle comprennent plusieurs productions de relieurs connus, dont les décors assument la transition de la Restauration à l'éclectisme romantique : Barthélemy-Léopold Deflinne à Tournai, Burio à Gand, Schaefer et Crabbe à Bruxelles, Masquillier et Risce à Mons et, bien sûr, Pierre-Corneille Schavye. Ces travaux se présentent en maroquin ou en veau, à décors de roulettes, de fers et de plaques, avec ou sans or. Certains sont décorés de filets et listels uniquement. D'autres travaux émanent de relieurs plus ou moins bien connus depuis les recherches de Dubois d'Enghien mais dont peu de reliures ont été reproduites : Paul-Frédéric Heyne et Florent-Pierre Tillemans à Anvers, Alexandre Maréchal à Spa, Hulpiau, Cordonnier et Canon à Gand, Jean Terris à Bruxelles, ainsi que Meulemans, un relieur à la signature très discrète dans les catalogues et répertoires, mais dont on découvre ici une reliure exécutée pour l'éditeur bruxellois De Mat présentée à l'exposition nationale de l'industrie de 1830. Le relieur Hoppe à Hasselt est représenté par une reliure singulière, décorée de plaques, comme on en utilise en fait sur les cartonnages d'éditeur recouverts de toile. Tous ces travaux témoignent des qualités techniques de nos relieurs et de leurs ouvriers, de la variété de leur inspiration, tant sur des reliures pleines que sur des demi-reliures ou des travaux plus courants. On notera également, dans quelques cas, l'étroite parenté entre des plaques romantiques utilisées par des relieurs belges et des plaques utilisées par leurs confrères français. Les relieurs des nos régions, comme Deflinne, Schavye ou Masquillier, sont connus pour avoir commandé du matériel en France. Cette parenté est encore plus étroite si l'on considère les décors : nos relieurs regardent volontiers ce qui se pratique en France – à Paris – et certains y ont d'ailleurs effectué leur apprentissage.
   Quelques signatures, enfin, ne figurent pas dans le dictionnaire des relieurs de Dubois d'Enghien : Amédée Hackl à Mons, Auguste Champagne à Gembloux et Bernard-Joseph De Laere-Schelpe à Bruges. Des éléments d'identification sont proposés. Un relieur gantois nommé Lefebvre, en revanche, n'a pas été identifié avec précision. D'autres reliures ne sont pas signées mais traduisent la grande vogue des décors rocaille dans les années 1830-1850 et la transformation progressive du matériel et des décors. Certains travaux sont réalisés au moyen de plaques ou de petits fers formant de fragiles constructions rocaille. On y relève également une reliure au décor rocaille caractéristique, non signée mais dorée avec le matériel de Florent Pollender.
   Les demi-reliures, par définition, reportent tout le décor sur le dos. Mais d'autres éléments interviennent dans la décoration, comme les matières, leur grain, leur texture ou leurs couleurs : papier marbré, ombré, coulé, ou percaline moirée, gaufrée et ornée de riches motifs floraux. Ces éléments, certes moins ostentatoires que de la peau dorée aux petits fers, contribuent néanmoins à l'ornementation. Certains relieurs choisissent de susciter un effet de contraste entre la couleur de la peau et celle du papier ou de la percaline, tel Risce qui n'hésite pas à marier le rouge et le bleu. Il unit en revanche le maroquin brun et la percaline bordeaux, ou le chagrin vert et la percaline verte. D'autres font comme lui: Crabbe, Amédée Hackl, Hulpiau, Tillemans ou Cordonnier, qui préfèrent visiblement les associations de deux couleurs semblables ou identiques, du moins dans les exemples reproduits ici. Dans certains cas, les dos des demi-reliures sont traités en relief, ce que les relieurs montois semblent avoir tout particulièrement apprécié à l'époque romantique.
   Deux couvertures en velours témoignent quant à elles de la persistance de certaines techniques, ici sur des ouvrages de dévotion. Les ateliers du XIXe siècle ont également fourni de nombreux livres de prix aux écoles de Belgique. On en découvre ici quelques exemples pour les villes de Liège, Gand, Anvers et Tournai. On notera au passage qu'un atelier tournaisien utilise du matériel fourni par le graveur Edouard Hoppe à Bruxelles. D'autres livres de prix proviennent de Bruxelles et d'institutions non identifiées: les prix sont en fait reliés aux armes du Royaume et au chiffre de Léopold II. Les reliures de la seconde moitié du XIXe comprennent des travaux signés Bosquet, François Demesmaecker, Gustave Schildknecht, Laurent Claessens, Émile Schmittz, H. Cartuyvels, De Samblanx-Weckesser à Bruxelles, Léon Crollen à Hasselt, Mossly à Anvers, Casterman à Tournai, Haas-Depas à Liège et Josse Schavye. De ce dernier, on distinguera une reliure à décor rétrospectif présentée à l'exposition internationale de Londres en 1862.
   Quelques reliures d'éditeur sont signées par un atelier de reliure, comme celui de Meersmans à Bruxelles, voire par une maison d'édition, comme Declée, de Brouwer et Cie. L'épouse Octave Demanet, relieuse à Bruxelles, est une signature inédite, de même que celle du relieur tournaisien Havet. Schildknecht est en outre représenté par un tarif de reliure. La collection comprend une reliure à dédicace maçonnique et une reliure attribuable à l'énigmatique faussaire Louis Hagué. Ce catalogue, enfin, accueille un travail signé par un relieur français, mais fourni à un baron belge séduit par Paris, et un travail réalisé par un relieur néerlandais ayant effectué une partie de son apprentissage chez Schavye avant de faire une brillante carrière à La Haye. Les relieurs voyageaient déjà sous l'Ancien Régime, mais le phénomène s'est amplifié au XIXe siècle, ne serait-ce que grâce aux expositions industrielles internationales.
   Le lecteur pourrait s'étonner de l'absence de reliures de style plus moderne, de l'extrême fin du XIXe siècle, mais les exemples de reliures Art nouveau à décors non figuratifs sont en fait peu nombreux avant 1900, à l'exception de quelques rares exemples dus aux talents conjugués et exceptionnels de Henry van de Velde et Paul Claessens, ou de Georges Lemmen, Orner Coppens et du même Claessens.
   Quelques provenances, enfin, méritent d'être signalées, outre celles déjà citées par le biais d'armoiries dorées sur les reliures: le prince de Rubempré, la comtesse d'Yve, la reine Louise-Marie, le comte de Flandre, Pierre-Joseph Baudewyns, Charles Van Hulthem, Frédéric Verachter, Jean-Baptiste Théodore de Jonghe, les vicomtes de Jonghe d'Ardoye, le vicomte du Bus de Gisignies, Renier Chalon, Gustave Francotte, François-Aimé Goethals, Jules Grévy, Georges Montefiore Levi, le baron Surmont de Volsberghe, Hector De Backer, le comte de Nédonchel, le baron de Rasse, Jules Vandenpeereboom, l'écrivain Herman Teirlinck ou le professeur Walter Couvreur, qui collectionnait des ouvrages souvent locaux et plus modestes mais non sans intérêt, y compris au point de vue de la reliure.
   Ce troisième catalogue est rédigé sur le modèle des deux précédents. Toutes les reliures sont reproduites, décrites et commentées, parfois avec quelques précisions biographiques lorsqu'il s'agit d'une provenance, parfois, aussi, sur le contenu, lorsque celui-ci a un rapport étroit avec la reliure, c'est-à-dire une influence sur le choix des matières et du décor. Certaines reliures ont jadis été présentées comme des reliures originaires de nos régions ; nous nous sommes permis d'émettre un doute ou d'ouvrir la discussion. Quelques précisions dans les additions aux tomes I et II et dans le présent catalogue proviennent directement des registres d'état civil ou de population des communes concernées.

40 euros (code de commande : 14908**).

 

Treasures of Belgian Libraries. Edinburgh, National Libray of Scotland, 1963. In-8° broché, 135 p., XXXII planches hors texte.
@ Catalogue de l'exposition présentée à Édimbourg, du 1er juillet au 14 septembre 1963, puis à la Bibliothèque Albert Ier, à Bruxelles, du 4 au 31 octobre 1963.

10 euros (code de commande : 9154).

 

Trésors Musicaux de la Bibliothèque royale Albert 1er. 1220-1800. Catalogue de l'exposition rédigé par Bernard Huys. Bruxelles, Bibliothèque Royale Albert Ier, 1975. In-8° broché, 49 p., illustrations.
@ Ce catalogue a été publié à l'occasion de l'exposition présentée, du 6 au 27 septembre 1975, comme complément au cycle de concerts Trésors musicaux de la Bibliothèque Royale Albert Ier organisé dans le cadre du Festival de Flandre Bruxelles-Louvain, 1975.

5 euros (code de commande : 9173).

 

Vélins du Muséum. Peintures sur vélin de la collection du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris. Catalogue. Bruxelles, Bibliothèque Royale, 1974. In-8° broché, XXIII + 31 p., planches hors texte en noir et en couleurs, feuillet d'errata volant.
@ Catalogue de l'exposition organisée à la Chapelle de Nassau, Bibliothèque Royale Albert Ier, à Bruxelles, du 28 septembre au 31 octobre 1974.

5 euros (code de commande : 9151).


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Le Portique
Revue publiée trois fois par an
sous la direction d'Éric de Grolier
par les Éditions Rombaldi, à Paris.
Volumes in-4° brochés.

N° 2 - 1945. 175 p., nombreuses illustrations.
Table des matières :
Impression, par Jean Cocteau, p. 5.
Dans l'atelier de Daragnès, par G. Jean-Aubry, p. 9.
Boussingault illustrateur, par J.-R. Thomé, p. 37.
Les éditions de Verlaine, par Y.-G. Le Dantec, p. 45.
La Compagnie typographique, par E. de Grolier, p. 59.
Prud'hon et l'art du livre, par Émile Dacier, p. 68.
Iconographie de Don Quichotte, par Pierre Mornand, p. 83.
Les livres d'emblèmes, par Jean Adhémar, p. 106.
Où va la bibliophile ?, par M. Fleurent, p. 117.
Chronique du beau livre, par Jacques Guignard, p. 129.
La cote des livres, p. 153.
La documentation du bibliophile, par E. de Grolier, p. 163.

30 euros (code de commande : 11381).

 

N° 3 - 1946. 169 p., nombreuses illustrations, dos usagé.
Table des matières :
Chas Laborde, par Pierre Mac Orlan, p. 5.
Chas Laborde graveur et illustrateur, par J.-R. Thomé, p. 13.
Les éditions de Pierre Louÿs, par Gabriel-Joseph Gros, p. 35.
Édouard Vuillard illustrateur, par Claude Roger-Marx, p. 47.
Anatole France et les livres, par Georges Huard, p. 56.
Baudelaire au Salon de 1845, par Y.-G. Le Dantec, p. 71.
Iconographie des Fables de La Fontaine, par Pierre Mornand, p. 81.
Les catalogues de ventes illustrés du XVIIIe siècle, par Émile Dacier, p. 103.
Les reliures de Legrain à la bibliothèque Jacques Doucet, par Marie Dormoy, p. 121.
Chronique du beau livre, par Jacques Guignard, p. 132.
La documentation du bibliophile, p. 155.
La cote des livres, par Bernard Thibault et E. de Grolier, p. 161.

45 euros (code de commande : 11382).

 

N° 5 - 1947. 177 p., nombreuses illustrations, petit accroc à la tête.
Table des matières :
Les premières œuvres de Paul Valéry, par Henry Charpentier, p. 1.
Arlequin, poème inédit par Henry Charpentier, p. 19.
Pierre Falké, par René Druart, p. 23.
Bonnard illustrateur de La Fontaine, par Claude Roger-Marx, p. 42.
Max Jacob illustrateur, par J.-R. Thomé, p. 51.
Les encyclopédistes à travers les âges, par Michel de Toro, p. 65.
Le livre romantique, par Jean Adhémar, p. 93.
L'illustration française de la première moitié du XVIIe siècle, par Roger-Armand Weigert, p. 111.
Des autographes (II), par Jacques Arnna, p. 129.
Chronique du beau livre, par Jacques Guignard, p. 140.
La cote des livres, par Bernard Thibault, p. 165.
La documentation du bibliophile, p. 174.

20 euros (code de commande : 11383).

 

N° 6 - 1947. 1947. In-4° broché, 150 p., nombreuses illustrations.
Table des matières :
Gus Bofa, par Pierre Mac Orlan, p. 5.
Dans l'atelier de Gus Bofa, par Georges Charensol, p. 11.
Les éditions de P.-J. Toulet, par Philippe Chabaneix, p. 35.
Quels sont les 15 plus beaux livres illustrés parus de 1930 à 1946 ?, par Bernard Thibault, p. 55.
Bernard Naudin illustrateur, par Claude Roger-Marx, p. 73.
Choffard décorateur de livres, par Émile Dacier, p. 87.
Étude sur l'écriture de Paul Verlaine, par Jacques Arnna, p. 104.
Chronique du beau livre, par Jacques Guignard, p. 126.
La cote des livres, par Bernard Thibault, p. 141.
La documentation du bibliophile, p. 148.

20 euros (code de commande : 11384).


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Art & Métiers du Livre
Revue internationale de la reliure,
de la bibliophilie et de l'estampe

N° 163. Septembre-Octobre 1990.
Outre les rubriques habituelles, ce numéro contient notamment :
Hommage à Pierre Lecuire : le poème et son livre, le livre et son poème.
Alechinsky, livres et estampes.
Exposition. Première en Europe : reliures américaines contemporaines.
Société bibliophile de femmes : Les Cent-une.
Guide pratique : Nantes.
L'art du livre ottoman.
A la découverte d'Istanbul.

euros (code de commande : AML/163).


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Scriptorium

« Revue internationale des études relatives aux manuscrits médiévaux fondée en 1946, Scriptorium est une publication semestrielle multilingue qui traite essentiellement de codicologie et de la bibliographie afférente aux manuscrits médiévaux d'Europe. »

La liste des numéros dont nous disposons figure ci-dessous.
Pour toute informations à propos de leur contenu, voyez la page du site

Scriptorium

 

Tome V, 1951, fascicules 1 & 2.

50 euros (code de commande : Scr./5).

Tome VI, 1952, fascicules 1 & 2.

50 euros (code de commande : Scr./6).

Tome VII, 1953, fascicules 1 & 2.

50 euros (code de commande : Scr./7).

Tome VIII, 1954, fascicules 1 & 2.

50 euros (code de commande : Scr./8).

Tome IX, 1955, fascicules 1 & 2.

50 euros (code de commande : Scr./9).

Tome XXI, 1967, fascicules 1 & 2.

50 euros (code de commande : Scr./21).

Tome XXII, 1968, fascicules 1 & 2.

50 euros (code de commande : Scr./22).

Tome XXIV, 1970, fascicule 2 seul.

20 euros (code de commande : Scr./24).

Tome XXVI, 1972, fascicule 1 seul.

20 euros (code de commande : Scr./26).

Tome XXVII, 1973, fascicules 1 & 2.

45 euros (code de commande : Scr./27).

Tome XXVIII, 1974, fascicules 1 & 2.

45 euros (code de commande : Scr./28).

Tome XXIX, 1975, fascicules 1 & 2.

45 euros (code de commande : Scr./29).

Tome XXX, 1976, fascicules 1 & 2.

45 euros (code de commande : Scr./30).

Tome XXXI, 1977, fascicules 1 & 2.

45 euros (code de commande : Scr./31).

Tome XXXII, 1978, fascicules 1 & 2.

35 euros (code de commande : Scr./32).

Tome XXXIII, 1979, fascicules 1 & 2.

35 euros (code de commande : Scr./33).

Tome XXXIV, 1980, fascicules 1 & 2.

35 euros (code de commande : Scr./34).

Tome XXXV, 1981, fascicules 1 & 2.

35 euros (code de commande : Scr./35).

Tome XXXVI, 1982, fascicules 1 & 2.

35 euros (code de commande : Scr./36).

Tome XXXVII, 1983, fascicules 1 & 2.

40 euros (code de commande : Scr./37).

Tome XXXVIII, 1984, fascicules 1 & 2.

45 euros (code de commande : Scr./38).

Tome XXXIX, 1985, fascicules 1 & 2.

25 euros (code de commande : Scr./39).

Tome XL, 1986, fascicules 1 & 2.

50 euros (code de commande : Scr./40).

Tome XLI, 1987, fascicules 1 & 2.

50 euros (code de commande : Scr./41).

Tome XLII, 1988, fascicules 1 & 2.

50 euros (code de commande : Scr./42).

Tome XLIII, 1989, fascicules 1 & 2.

50 euros (code de commande : Scr./43).

Tome XLIV, 1990, fascicules 1 & 2.

50 euros (code de commande : Scr./44).

Tome XLV, 1991, fascicules 1 & 2.

50 euros (code de commande : Scr./45).

Tome XLVI, 1992, fascicules 1 & 2.

50 euros (code de commande : Scr./46).

Tome XLVII, 1993, fascicule 1 seul.

25 euros (code de commande : Scr./47).


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Tant que les biens n'ont pas été payés, ils restent propriété du vendeur.

Toutes les informations sur les taux de change peuvent être obtenues sur le site : The XE.com Universal Currency Converter

Notre numéro de T.V.A. : BE0619836631.