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[ALTMEYER
(Jean-Jacques)] Précis de l'histoire du Brabant.
Bruxelles, Méline,
Cans et Compagnie, 1847. [Bruxelles.
Méline, Cans et Compagnie. Livourne. Même maison.
Leipzig. J.P. Méline. 1847]
In-8° broché, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)],
[1 bl.], II (avant-propos), 338 p., couverture un peu défraîchie,
dos fragile, rare.
Avant-propos :
L'histoire, ce grand livre où sont inscrits
les grands noms qui réclament l'immortalité, a
pour but d'instruire les peuples et les rois, de chercher dans
le passé des leçons et des règles pour l'avenir.
Cette vérité paraît plus applicable encore
à l'histoire spéciale qu'à l'histoire universelle.
En effet, celle-ci ne présente et ne groupe que des masses ;
l'autre se distingue par l'importance que lui assure la science
des détails. Le récit des faits relatifs à
cette province de Brabant qui nous a vu naître, de ce qu'ont
accompli nos pères dans le long cours des siècles,
de leurs vertus et de leurs vices, de leurs espérances
et de leurs déceptions, des longs orages qui les ont agités,
des calmes passagers qui leur ont permis de prendre haleine,
quel curieux tableau, quelle intéressante étude
pour nous, libres Brabançons du XIXe siècle !
Ce Précis est destiné
à présenter au public un tel tableau, une telle
étude : il renferme la substance de plusieurs livres
fondus ensemble. C'est assez dire qu'on s'y est borné
aux événements mémorables, c'est-à-dire
à ceux qui ont exercé une influence décisive
sur la civilisation. On s'y est constamment attaché à
remonter des effets aux causes et à descendre des causes
aux effets. On n'a pus voulu faire un travail neuf, mais un travail
utile. On a prêté une attention toute particulière
à l'origine et au développement des institutions
politiques de nos ancêtres. Et peut-il y avoir un sujet
plus digne de nos sympathies que l'histoire des grandes révolutions
communales accomplies par ces glorieuses bourgeoisies brabançonnes
dont on peut rechercher les titres avec un légitime orgueil
?
Delecourt, Dictionnaire des anonymes et
pseudonymes, p. 763 (982).
45 euros (code de commande
: 14267).
ANNALES
DE LA SOCIÉTÉ D'ARCHÉOLOGIE DE BRUXELLES
Tome seizième. 1902. In-8° reliure
modeste, 488 p., illustrations in et hors texte.
@ Contient
e.a : La Ruthwell Cross, par H. Rousseau ;
Étude sur le cours des monnaies en Brabant pendant
le règne de la duchesse Jeanne, par G. Cumont ;
Le voyage du P. R. Mhner, bénédictin au
service du margrave Léopold-Guillaume de Bade pendant
l'expédition au secours des Pays-Bas espagnols en 1651,
par Schweisthal ; Le château des comtes
à Gand, par A. De Vlaminck ; La question
des rentes payables en grains dans la seconde moitié du
XVIe, par G. Bigwood ; Quelques anciennes
cloches d'églises de fabrication belge, par
S. De Schryver.
30 euros (code de commande
: 6113).
Tome vingtième. 1906. In-8° reliure
modeste, 513 p., illustrations.
@ Contient
e.a : Les origines de la dette belge, par G. Bigwood ;
Les stations préhistoriques des environs de Couvin,
par E. Maillieux ; La sépulture mérovingienne
de Grivegnée, par J. Comhaire ; La
villa belgo-romaine et le cimetière franc du champ de
Ste-Anne à Anderlecht, par Ch. Dens ;
La forêt de Soigne au XVIIe siècle, par Sander
Pierron ; L'avouerie ecclésiastique en Lotharingie,
par Pergameni ; les emprunts à lots aux
Pays-Bas autrichiens, par G. Bigwood.
30 euros (code de commande
: 5613).
Annales
de la Société Royale d'Archéologie de Bruxelles.
Mémoires, rapports et documents. Tome Trente-huitième. Bruxelles, Société
Royale d'Archéologie de Bruxelles, 1934. In-8° broché,
214 p., illustrations et cartes hors texte à déplier,
cachet d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Table des matières
:
- Quelques cadres territoriaux de l'histoire
de Bruxelles (comté, ammannie, quartier, arrondissement),
par P. Bonenfant.
- Esquisse de l'évolution constitutionnelle
de Bruxelles depuis le XIIe siècle jusqu'en 1477,
par F. Favresse.
- Coup d'il sur l'évolution
territoriale comparée de la Flandre et du Brabant,
par F.L. Ganshof.
- La région bruxelloise. Recherches
sur ses limites, par A. Hegenscheidt.
- Le problème de la paroisse
primitive de Bruxelles, par Plac. Lefèvre.
- Le « culte national »
à Bruxelles sous le Directoire, par Charles Pergameni.
- Bruxelles, place de Guerre, par
Ch. Terlinden.
- Les églises brabançonne
à tour centrale, par l'abbé M. Thibaut de
Maisières.
- Bruxelles et sa région au
point de vue linguistique, par A. Van Loey.
- Des caractères de la sculpture
brabançonne vers 1500, par J. de Borchgrave d'Altena.
20 euros (code de commande
: 15180). |
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Annales de
la Société d'archéologie, d'histoire et
de folklore de Nivelles et du Brabant wallon. Tome XXIV. Nivelles, 1982.
In-8° broché, 187 p., illustrations.
@
Ce volume est entièrement
consacré à Nivelles et sa région,
dix années de recherches archéologiques 1971-1981.
19 euros (code de commande
: 270/59).
Annales de
la Société d'archéologie, d'histoire et
de folklore de Nivelles et du Brabant wallon. Tome XXIII. Nivelles, 1981.
In-8° broché, 120 p., illustrations.
@
Ce volume contient : Marques
sur sigillée, tèles et amphores du musée
archéologique de Nivelles, par F. Hubert-Moyson ;
Un arpentage de la superficie intra-muros de la ville de Nivelles
en 1678, par J.J. Hoebanx ; Quelques traits de la démographie
du Brabant wallon au xviiie siècle, par C. Bruneel
; Exploitation et exportation de la pierre dans les Pays-Bas
autrichiens, par C. Dujardin ; Les sculpteurs liégeois
contemporains de Laurent Delvaux, par P. Colman ; Évaluation
de la fortune de Laurent Delvaux, par J.L. Van Belle ; L'activité
de Laurent Delvaux en Angleterre, par C. Avery.
15 euros (code de commande
: 271/59).
Annales
de la Société royale d'Archéologie, d'Histoire
et de Folklore de Nivelles et du Brabant wallon. Tome XXVIII-XXIX. Nivelles, Société
royale d'Archéologie, d'Histoire et de Folklore de Nivelles
et du Brabant wallon, 2003. In-8° broché, 552 p.,
illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières
:
- La vie de la société
de 1995 à 2002, par Jacqueline Cession-Louppe
et Michel Daem.
- Quand les moulins rythmaient la
vie nivelloise.
- Histoire et technique
des moulins, par Georges Lecocq et Henri Dubois.
- Quand les moulins
rythmaient la vie nivelloise, par Alain Graux.
- Vie et miracles de sainte Gertrude
en douze tableaux, par Daniel Pierot, Martine
Osterrieth et Georges Lecocq.
- De sainte Gertrude au Saint-Sépulcre,
par Raymond Horbach.
- Première partie :
Questions nivelloises.
- Quand
le destin de l'Europe se jouait à Waterloo...
- La
Révolution de 1830 à Nivelles.
- Les
institutions religieuses.
- Les
institutions de bienfaisance.
- Les
institutions d'enseignement et la recherche.
- Le
refuge d'Orival ou... les étranges vocations.
- Deuxième partie :
Regards sur le XIXe siècle à Nivelles.
- Quand
le couvent des Carmes devint prison...
- Un
moment de l'histoire de l'Hospice des Orphelins...
- Des
Nivellois au Mexique.
- La
guerre franco-prussienne de 1870.
- L'école
régimentaire des grenadiers. Histoire d'une institution
et d'un immeuble.
- L'architecte
Guillaume Govaerts.
- Rapport sur la situation et l'administration
de la Ville de Nivelles pendant l'année 1839,
par Raymond Horbach.
- Les noms de rue de Nivelles,
par Jean-Marie Pierret et Isabelle Parmentier.
- Épitaphier de Bornival.
Obits et fondations pieuses de la paroisse de Bornival,
par Émile De Lalieux.
- Épitaphier
de Bornival.
- Obits et fondations
pieuses de la paroisse de Bornival.
20 euros (code de commande
: 14984).
BARTIER-DRAPIER
(Suzanne) Histoire de la commune
d'Uccle. Le Moyen Âge. Extrait de Une commune de l'agglomération
bruxelloise : Uccle. Volume I. Bruxelles, Institut de Sociologie
Solvay, 1958. In-4° broché, pp. 39-77, deux illustrations.
10
euros (code de commande : 294/62).
BERTRAND
(Louis) Schaerbeek pendant la guerre. 1914-1918. Bruxelles, Agence Dechenne, 1919. In-8°
broché, 260 p., illustrations hors texte, couverture
un peu défraîchie avec un petit manque au coin inférieur
droit du premier feuillet.
Extrait de l'introduction
:
Nous avons cru qu'il serait à la fois
utile et intéressant de raconter, à grands traits,
la vie de notre cité de cent mille habitants, pendant
cette période tragique.
C'est le but de ce livre.
Dans la première partie nous rappellerons
les principaux faits de guerre qui se produisirent du 4 au 20
août, date de l'entrée des armées allemandes
dans la capitale du pays.
Dans la seconde partie, nous nous occuperons
du ravitaillement de la population pendant la guerre.
Dans la troisième, nous ferons un historique
rapide des diverses uvres de secours qui ont fonctionné
en faveur de la partie la plus malheureuse de la population de
notre commune.
Enfin, la quatrième partie de ce livre
sera consacrée à la vie communale et administrative
de Schaerbeek, pendant l'occupation allemande.
Notre travail sera lu, pensons-nous, avec intérêt
par ceux qui ont vécu ces heures tragiques et aussi par
nos enfants et petits-enfants auxquels, pendant de nombreuses
années, on parlera de cette horrible guerre et des souffrances
de nos populations, endurées cependant avec courage et
résignation dans l'espoir de voir luire des jours meilleurs.
25 euros (code de commande
: 14598).
BOLAND (G.) Le testament
d'Henri III duc de Brabant (26 février 1261). Louvain, 1942. In-8° broché, [38
p.], une planche hors texte, envoi de l'auteur.
@ Extrait
du tome XXXVIII (1942), n° 1-2, de la Revue d'Histoire
Ecclésiastique.
10 euros (code de commande
: 294/63).
BONENFANT
(Paul) Cartulaire de l'Hôpital Saint-Jean de
Bruxelles (actes des XIIe & XIIIe siècles). Bruxelles, Palais des Académies, 1953.
In-4° sous reliure d'éditeur, LI, 433 p., (collection
« Académie Royale des Sciences, des Lettres
et des Beaux-Arts de Belgique - Commission Royale d'Histoire »),
envoi de l'auteur au professeur F. Favresse.
Table des matières
:
Introduction :
1. Origines de l'hôpital
Saint-Jean. Son importance.
2. État des archives
de l'hôpital.
3. Méthode suivie
pour la reconstitution du cartulaire.
4. Tradition des actes.
5. Destinataires des
actes.
6. Auteurs des actes.
7. Langue des actes.
8. Détails d'établissement
de l'édition.
Cartulaire.
Annexe I. Tableau de Reconstitution du «
Boeck metten Hare » (jusqu'en 1300).
Annexe II. Les Sceaux de l'hôpital Saint-Jean.
Table des sceaux.
Table des noms de personnes et de lieux.
Index rerum.
Glossaire latin.
Glossaire néerlandais.
Index bibliographique.
Additions et corrections.
20 euros (code de commande
: 15267).
BONENFANT-FEYTMANS (A.-M.)
L'évolution des hôpitaux à Bruxelles.
[Bruxelles], Boehringer
Ingelheim, [ca 1972]. Grand in-8° collé, 38 p.,
illustrations en noir et en couleurs, hommage de l'auteur au
professeur Jean-Jacques Hoebanx.
12 euros (code de commande
: 15133).
Bonjour
dhier, bonjour daujourdhui, bonjour de Néthen.
Melin, Les Amis de Nethen, 1994. In-4° collé,
67 p., illustrations, plan, tirage limité à 500
exemplaires.
Présentation
:
« Les Amis de Néthen »
vous proposent un recueil d'anciennes cartes postales du village,
datant des premières décennies de notre siècle.
Elles sont assorties de commentaires récoltés auprès
de Néthennois pétris de l'histoire et du folklore
de leur village.
Des problèmes se sont posés lors
du choix des textes à faire paraître. Par exemple :
ne risquions-nous pas de lasser certains lecteurs en leur soumettant
des listes trop nombreuses et trop longues d'habitants de certaines
maisons ou de certaines rues ?
Finalement, nous avons estimé que l'édition
de notre recueil nous donnait une occasion, peut-être unique,
de regrouper en un seul ouvrage des données éparses
récoltées à des sources multiples qu'il
ne sera peut-être plus possible de consulter avant longtemps.
Nous avons donc décidé de donner un maximum de
détails sur l'habitat humain à Néthen.
Une autre question nous a tracassés :
jusqu'où pouvions-nous aller dans l'utilisation des surnoms
de nos concitoyens ?
Tenant compte que finalement chaque ancienne
famille du village a les siens (et ne s'en porte pas plus mal)
nous avons cru pouvoir en citer un certain nombre qui sont comme
un clin d'il que l'on se donne entre gens de bonne compagnie.
Nous osons espérer que les famille intéressées
y verront une preuve de connivence sympathique plutôt que
d'irrespect. Et nous promettons à ceux qui n'auront pas
trouvé leur place dans notre florilège qu'ils y
figureront une prochaine fois.
La comparaison entre cartes anciennes et photos
actuelles, qui en sont chaque fois le pendant, permettra de réaliser
combien le chemin a été parcouru en moins d'un
siècle, notamment en ce qui concerne le développement
de l'habitat.
Souhaitons ensemble que le mouvement ne s'emballe
pas trop pour que Néthen conserve longtemps encore son
caractère typiquement rural, si cher à ses habitants,
que ceux-ci soient récents ou de vieille souche. »
15 euros (code de commande
: 11936).
BOUAFIF-HOEBANX (Françoise) 50,
boulevard de l'abattoir. Bruxelles, Institut des Arts et Métiers,
1986. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 99
p. + annexes des 6 chapitres constitués par 191 reproductions
de documents.
@
Il s'agit de la publication réalisée
pour le cinquantième anniversaire de l'Institut (1932-1982).
15
euros (code de commande : 299/56).
Bruxelles, croissance d'une capitale.
Sous la direction de Jean
Stengers. Anvers, Fonds Mercator, 1979. In-4° sous reliure
d'éditeur, 453 p, nombreuses illustrations in et hors
texte en noir et en couleurs, jaquette illustrée (Paul
Delvaux), étui, sur la page de garde, ex-dono signé
par plusieurs personnes.
60 euros (code de commande
: 3564 - vendu).
Même exemplaire en langue néerlandaise.
[BRUXELLES].
CLAIKENS (W.) Si le quartier des Arts nous était
conté
S.l.,
[ca 1970]. In-4° agrafé, 18 p., 23 reproductions,
pliure centrale.
Table des matières
:
- Les remparts de la deuxième enceinte
- L'actuelle place du Trône - Le site Electrobel.
- La deuxième porte de Coudenberg
ou Porte de Namur.
- La (vieille) Porte de Coudenberg.
- Le prieuré d'Auderghem.
- L'ancienne abbaye de Saint-Jacques sur
Coudenberg.
- Les Bailles, actuellement place Royale
& le palais des ducs de Brabant, puis des ducs de Bourgogne
& de Charles Quint, aussi appelé la Cour de Bruxelles.
- Le Palais Royal.
8 euros (code de commande
: 13894).
Bulletin
trimestriel du Crédit Communal de Belgique. 25e année - N° 95 - Numéro
spécial - 1971. Bruxelles, Crédit Communal, 1971.
In-4° broché, 138 p., illustrations.
Table des matières
:
- Le nouveau siège du Crédit
Communal de Belgique, par F. Narmon.
- Le site du Crédit Communal
de Belgique et les plans de Bruxelles, par L. Danckaert.
- Histoire de l'aménagement
du quartier « Pachéco », par V.G. Martiny.
- Le Meiboom, par R. Meurant.
- Hospice Pachéco et hôpital
Saint-Jean - Histoire d'un fonds de terre bruxellois, par
A.-M. Bonenfant-Feytmans.
- Le premier jardin botanique de Bruxelles,
par J. Balis.
- Le jardin botanique de la S.A. «
Société Royale d'Horticulture des Pays-Bas »
(1826-1870), par E. Witte.
- Le jardin botanique national de Belgique
(anciennement Jardin botanique de l'État), par R.
Tournay.
10 euros (code de commande
: 15433).

BUTKENS
(Christophe). Trophees tant sacres que prophanes de la Duché
de Brabant.
Anvers, Jegher,
1641.
Un des
meilleurs écrits publiés sur l'histoire du Brabant
et sur la généalogie de ses principales familles.
Cahiers
bruxellois. Revue d'histoire
urbaine. Tome XXI - 1976.
Bruxelles, Cahiers Bruxellois, 1977. In-8° broché,
178 p.
Ce
volume contient :
- La mise en exploitation du sol anderlechtois
(XIe- XIIIe siècles), par M. De Waha ;
- Un voyageur de Bohême à
la Cour de Bourgogne, par A. Van Crugten ;
- Les visées d'une famille bruxelloise
sur la forêt de Soignes pendant le XVe siècle,
par A. Smolar-Meynart ;
- « À propos d'un Jean
de Bernage
»: nouvelles conclusions, par C.
Van den Bergen-Pantens ;
- Le doyen des buffets d'orgues bruxellois,
par J.-P. Félix ;
- Cent cinquante ans d'éclairage
au gaz à Bruxelles, par C. Roman ;
- Un courant politique indépendant
à Bruxelles au XIXe siècle : l'action d'Eugène
Bochart (1860-1869), par Y. Leblicq.
12 euros (code de commande
: 12988).
La Cathédrale Saint-Michel.
Trésors dArt et dHistoire. Bruxelles, 1975. In-8° broché, 208
p., illustrations hors texte, jaquette.
@ Il sagit du catalogue de lexposition
organisée à la cathédrale Saint-Michel,
à Bruxelles, du 8 août au 15 octobre 1975. Ce volume
fait partie des Annales de la Société Royale dArchéologie
de Bruxelles.
15 euros (code de commande
: 2778).
Les cent cinquante ans de l'Université
libre de Bruxelles (1834-1984). Direction
scientifique : André Uyttebrouck et Andrée
Despy-Meyer. Bruxelles, Éditions de l'Université,
1984. In-4° sous reliure et jaquette un peu usagée
d'éditeur, 506 p., illustrations, exemplaire numéroté.
25 euros (code de commande
: 5588).
Centenaire
de la Société d'Archéologie, d'Histoire
& de Folklore de Nivelles et du Brabant wallon. Actes du
colloque 26 et 27 mars 1977. Musées
de Nivelles, 1978. In-8° broché, 136 p., illustrations.
@ Contient
e.a : Détection aérienne, typologie, implantation
et cartographie des habitats ruraux gaulois et gallo-romains
dans le Nord de la France, par R. Agache ; Méthode
et résultats du sauvetage archéologique à
Pommerul, par G. De Boe et F. Hubert
; L'archéologie industrielle en Belgique, par J.P.
Ducastelle.
12
euros (code de commande : 256/71).
Coup d'il sur ma Patrie.
S.l., 1790.
Rare
pamphlet publié durant la révolution brabançonne.
DELEPINNE (Berthe) Le florilège
de Bruxelles. Bruxelles,
Willy Godenne, 1956. In-4° broché, 168 p., illustrations
hors texte, exemplaire numéroté sur vergé
Old Style.
19 euros (code de commande
: 1352).
DES
MAREZ (G.) L'origine et le développement de
la ville de Bruxelles. Le quartier Isabelle et Terarken. Paris - Bruxelles, Van Oest, 1927. In-4°
demi-simili maroquin brun, couverture conservée, II, 231 p.,
illustrations, une planche hors texte à déplier,
(collection « Publication du Comité d'Études
du Vieux-Bruxelles »), édition originale, exemplaire
en très bel état.
Avant-propos :
Décrire l'origine et le développement
du Quartier Isabelle et Terarken en relation directe avec la
ville dans laquelle il est né, tel a été
le but que nous nous sommes proposé.
Ce Quartier présentait précisément
cette particularité exceptionnelle d'avoir été
de tout temps étroitement lié à l'évolution
même de la cité. Chaque siècle lui imprima
en quelque sorte une caractéristique spéciale.
Agricole à l'origine, comme le territoire bruxellois tout
entier dont il n'était qu'un fragment, domanial dans la
personne de son seigneur, il s'ouvrit à la vie urbaine,
aux XIe-XIIe siècles, quand au pied de ses collines, à
proximité du château-fort de l'île Saint-Géry,
l'économie urbaine apparut. Celle-ci gagna de proche en
proche, envahit les champs, les prairies, les vignes, les marécages
et les transforma en terrains à bâtir. Le seigneur
foncier morcela son domaine, concéda en tenure chacune
de ses parcelles, se livra lui-même à l'industrie
drapière et se mit à la tête de l'administration
de la ville naissante. S'il continuait à faire figure
par ses richesses rurales dans les rangs féodaux ou parmi
les ministeriales du duc, il fit souche d'un des sept lignages
patriciens celui des Clutinc ou des Serhuyghs
qui présidèrent pendant des siècles aux
destinées de la ville.
Au XIIIe siècle, l'agriculture disparut
du Quartier Isabelle et Terarken. Des rues le sillonnent en tous
sens, et si les tisserands, les foulons, les tondeurs se sont
groupés dans le quartier de Notre-Dame de la. Chapelle,
les artisans de la construction, comme ceux du travail des métaux,
maçons, tailleurs de pierre, imagiers, forgerons, orfèvres,
fondeurs de cuivre, armuriers, se sont répandus aux abords
ou à l'intérieur de l'ancien domaine morcelé.
Au XIVe siècle, les séjours de
plus en plus fréquents du duc au palais du Coudenberg
assurèrent au Quartier une fortune inattendue. Les représentants
les plus attitrés de la noblesse brabançonne vinrent
s'y fixer, et si une faillite retentissante entraîna la
chute de la branche aînée des Clutinc, restée
propriétaire du steen ancestral du Blindenberg,
une puissante famille rurale recueillit son héritage et
contribua par sa présence au prestige du Quartier. Au
XVe siècle, celui-ci devint dans toute la force du terme
le quartier aristocratique de la ville. Les nobles bourguignons,
les Clèves-Ravenstein, les Lalaing, les Nassau, les d'Auxy,
le bâtard de Bourgogne, v construisirent des hôtels
splendides, en contrebas de la colline sur laquelle s'élevait
le somptueux palais des ducs de Bourgogne.
Malheureusement, comme toujours, la déchéance
succéda à la gloire. Au cours du XVIe siècle,
l'axe se déplaça. Les nobles émigrèrent
et s en allèrent chercher des terrains au Sablon et au
Pré aux Laines afin d'v construire des hôtels plus
vastes et plus modernes. Quelques uns, pourtant, restèrent
fidèles au Quartier, et ce fut là que le cardinal
Granvelle éleva un magnifique palais à l'italienne,
le premier et l'unique palais de ce genre qui fut édifié
à Bruxelles.
Les troubles du XVIe siècle firent glisser
le Quartier plus avant sur la pente de la décadence. Au
XVIIe siècle la noblesse militaire espagnole v entretint
encore une dernière et bruyante animation ; au XVIIIe
siècle, il se vit plongé dans le calme de la vie
administrative. Le Conseil privé, le Conseil des Finances,
le Conseil d'État se sont installés dans les hôtels
seigneuriaux abandonnés ; la Loterie et l'Imprimerie
royale et impériale sont établies dans les locaux
de l'hôtel d'Herzelles, tandis que le Conseil de Brabant
et la Chancellerie gardent le vieil hôtel de la rue du
Parchemin, où ils ont été fixés à
la fin du XVe siècle.
La chute de l'Ancien Régime fut fatale
au Quartier. Les Conseils gouvernementaux disparurent et les
hôtels qui les avaient abrités restèrent
vides. On y ouvrit, au cours du XIXe siècle, un grand
nombre d'institutions scolaires, officielles et privées,
si bien qu'avant de disparaître, le Quartier Isabelle et
Terarken s'affirma comme le Quartier latin de Bruxelles et eut
l'honneur de présider à la formation morale et
intellectuelle des générations contemporaines.
Telle fut la carrière du Quartier Isabelle
et Terarken, longue de huit siècles, exposée à
toutes les fluctuations économiques, sociales et politiques
qui s'accomplirent dans la Ville et dans l'État. Il nous
a semblé que son étude ne pouvait réellement
intéresser l'historien que si elle était présentée
d'une manière synthétique. Aussi n'avons-nous retenu
des matériaux que nous avons exhumés des archives,
que ce qu'ils offraient d'essentiel et de typique. Nous n'avons
pas voulu nous perdre dans le dédale des ramifications
de famille, dans la construction de généalogies
sèches et inextricables, dans la description minutieuse
de chacune des maisons qui bordaient les voies publiques. Nous
aurions abouti à une « poussière d'histoire »
qui eût lassé immanquablement les meilleures volontés.
L'illustration est abondante. À ceux
qui s'intéressent à l'architecture privée
et au développement territorial d'une ville, elle fournira
des documents précieux ; pour ceux qui ont connu
le Quartier, elle sera une source de joie par les souvenirs qu'elle
évoque.
L'impression a commencé en 1913. Interrompue
pendant la grande guerre, elle ne fut reprise qu'en 1921. Des
raisons diverses vinrent contrarier encore son prompt achèvement.
Le changement d'imprimeur, l'impossibilité de se procurer
des papiers d'une teinte identiquement la même, expliquent
la diversité qui y règne. On voudra bien y voir
une curiosité bibliographique d'après-guerre.
50 euros (code de commande
: 14895).
DES
MAREZ (G.) Traité d'architecture dans son application
aux monuments de Bruxelles.
Dessins de G. Rosenberg.
Bruxelles, Touring Club de Belgique, 1921. In-8° broché,
300 p., nombreuses illustrations in et hors texte, bon exemplaire.
Introduction :
« L'idée de ce traité
est née au cours des conférences-promenades que
nous avons organisées à Bruxelles et dans ses environs
immédiats. Souvent nous avons été frappé
de l'insuffisance des connaissances archéologiques des
auditeurs et à ceux qui nous demandaient de leur signaler
un manuel où ils auraient pu s'instruire sans fatigue
et rapidement, nous ne pouvions rien indiquer qui répondît
exactement à leur désir. Ce n'est pas que les manuels
fassent défaut, mais les uns sont trop vastes, trop savants,
je dirai même trop complets pour des débutants,
les autres sont d'une généralité telle que
même ceux qui sont au courant déjà de l'architecture
les lisent sans profit. Dès lors, il nous semblait qu'il
y avait place pour un manuel simple et clair, adapté aux
besoins que l'expérience de l'enseignement nous avait
révélés.
Il nous suffisait, d'ailleurs, de réunir
systématiquement les notes de nos leçons, de les
joindre aux commentaires faits directement devant les monuments
pour avoir les bases d'un manuel qui présentât cet
avantage exceptionnel d'exposer l'histoire complète de
l'architecture à l'aide des seuls monuments d'une ville.
Cette entreprise n'a jamais été tentée jusqu'ici,
croyons-nous, et en disant histoire complète, nous
n'exagérons rien, car nos édifices sont suffisamment
nombreux et variés pour permettre d'étudier sur
place toute l'évolution de l'art de la construction, depuis
la période romane XIe-XIIe siécle
jusqu'à l'époque néo-classique de la fin
du XVIIIe siècle et du début du XIXe. Ce n'est
pas, remarquons-le bien, un cours d'architecture bruxelloise
que nous entendons présenter au public, mais un cours
d'architecture dans son application Pratique aux monuments de
Bruxelles. Il a une portée générale, et
quel que soit le milieu dans lequel on se trouve, il fournira
les notions indispensables pour classer les édifices qu'on
visite, pour les dater, du moins approximativement, en tenant
compte bien entendu des différences locales ou régionales
qui pourraient exister, de l'époque aussi à laquelle
un style a fait son apparition dans une contrée déterminée.
Qu'on ne se méprenne pas non plus sur
le but proposé. Ce traité ne s'adresse pas aux
architectes, aux praticiens, mais aux amateurs d'art, aux gens
du monde qui voyagent et qui désirent comprendre ce qu'ils
voient. Aussi le point de vue auquel nous nous sommes placé,
est-il avant tout un point de vue pratique, et voilà pourquoi
nous avons voulu que ce manuel soit simple, débarrassé
de toute littérature inutile, dégagé d'une
terminologie trop technique et capable de rebuter.
L'illustration en est abondante. À chaque
idée correspond une image. L'image parle à l'esprit
mieux que n'importe quelle description. Il va sans dire que toutes
ces illustrations sont empruntées aux monuments de Bruxelles
et qu'elles sont sans cesse en rapport direct avec le texte.
Nous les avons accompagnées d'une note indiquant leur
provenance et, surtout, nous avons tenu à ce qu'elles
soient datées, besogne difficile et souvent ingrate, mais
à laquelle nous n'avons pas voulu nous soustraire. Nous
expliquons dans le paragraphe introductif de ce traité,
la méthode suivie, les divisions adoptées, toujours
les mêmes pour chaque style et se succédant dans
un ordre invariable.
Bien qu'élémentaire, ce traité
n'est pas une simple juxtaposition de notions. Comme dans notre
livre sur les Monuments civils et religieux de Bruxelles,
nous avons voulu faire uvre d'historien tout autant que
d'archéologue ; le point de vue historique éclate
même à chaque instant, car l'archéologie,
on semble trop souvent l'oublier, n'est qu'une branche auxiliaire
de l'histoire, au même titre que la numismatique ou la
diplomatique. Dès lors, nous nous sommes attaché
à faire connaître le milieu historique et artistique
dont les monuments sont l'expression vivante et concrète,
à marquer la persistance des formes, leur transformation
rationnelle. De là le rappel constant des directives qui
sillonnent l'exposé, le souci de faire de temps en temps
une halte, de respirer, de méditer, de remémorer
sommairement les étapes parcourues avant de s'acheminer
vers une étape nouvelle.
Nous n'ignorons pas tout ce que nous devons
à nos devanciers, à Schayes qui ouvrit chez nous,
dès 1849, la voie des études d'architecture par
son Histoire de l'architecture en Belgique, vieillie sans
doute, mais non encore remplacée ; à l'abbé
H. de Bruyn qui a écrit un traité d'Archéologie
religieuse appliquée à nos monuments nationaux
(1869), à Schoy qui a composé un mémoire,
trop peu connu, sur l'Histoire de l'influence italienne sur
l'architecture dans les Pays-Bas (1879), au chanoine Reusens,
dont le manuel d'Archéologie chrétienne
est toujours fort apprécié, à l'abbé
Lemaire qui a publié un livre excellent sur les Origines
du style gothique en Brabant, dont la première partie,
consacrée à l'Architecture romane, a malheureusement
seule paru jusqu'ici. [...]
Puisse ce traité aider à répandre
le goût des études archéologiques, à
faire aimer nos monuments qui sont les témoins de la belle
civilisation qui s'est développée sur notre territoire,
à attirer une fois de plus l'attention sur Bruxelles,
cette superbe capitale dont les destinées se confondent
si intimement avec les destinées de la Belgique. Si nous
atteignons ce but, nous nous croirons suffisamment récompensé
de nos efforts. »
20 euros (code de commande
: 12112).
DESPY
(Georges) Les campagnes du Roman Pays de Brabant au
Moyen Âge : la Terre de Jauche aux XIVe et XVe s.
Louvain-la-Neuve, Centre
Belge d'Histoire Rurale, 1981. In-8° broché, 263 p.,
une planche hors texte à déplier, (« Série
In-8° », n° 59), couverture soigneusement
plastifiée, marque manuscrite d'appartenance du professeur
Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde.
Préface :
Dans le cadre de la Basse-Lotharingie médiévale,
le duché de Brabant reste une terre à défricher
au double plan de l'histoire de la seigneurie rurale et de celle
de l'économie agraire : rien de comparable, en ce
qui le concerne, aux grands ouvrages de L. Genicot pour le comté
de Namur, de L. Verriest et de G. Sivéry pour celui de
Hainaut.
Sans doute dispose-t-on de travaux importants
comme, pour n'en citer que quelques uns, ceux de J.-J. Hoebanx,
W. Steurs ou M. de Waha. Mais l'on n'en est encore, en fait,
qu'au stade des premières approches des problèmes
fondamentaux de l'histoire des campagnes brabançonnes
au Moyen Âge.
Le domaine ducal est surtout connu sous l'angle
de son administration et de sa gestion grâce au livre de
M. Martens. Certains domaines ecclésiastiques ont été
plus ou moins bien étudiés au point de vue de l'histoire
rurale. Quant aux seigneuries laïques, on en sait moins
encore.
Le présent volume ne veut être
rien d'autre qu'une contribution à des recherches qu'il
faudrait entreprendre de manière systématique sur
la seigneurie médiévale en Brabant, tant en ce
qui concerne les seigneurs et les paysans que l'histoire économique
des campagnes. Il se fonde sur une documentation assez exceptionnelle,
pour le « roman pays de Brabant » en tout
cas : règlements d'avouerie du XlIIe siècle,
records des droits seigneuriaux du XIVe, un censier du milieu
du XVe, quatre comptes de la fin de ce même XVe siècle.
Cet ensemble de sources, qui mériterait
d'ailleurs largement d'être traité pour les Temps
Modernes, m'a paru justifier une édition commentée.
C'est ainsi que l'on trouvera ci-dessous : en une première
partie, une esquisse de l'histoire de la famille des seigneurs
de Jauche et du problème de leur domaine primitif, ainsi
qu'un bref exposé de ce que l'on sait de cette terre à
partir de 1200, avec une analyse des règlements des avoueries
que ces hobereaux détenaient dans la région ;
une deuxième partie sera consacrée à l'examen
critique des records de coutumes, à une lecture du censier
de 1444, à la mise en uvre des comptes conservés
pour la période qui va de 1479 à 1492 ; suivra,
en une troisième partie, l'édition des documents
eux-mêmes, records des droits seigneuriaux, censier et
comptes.
Les Jauche, on le verra, tinrent plus d'une
seigneurie au Moyen Âge. Je ne m'occuperai ici ni de leurs
terres hennuyères, ni de leurs domaines namurois ou liégeois,
mais uniquement de la seule terre de Jauche. Il ne faudra donc
point oublier qu'ils vivaient non seulement de celle-ci mais
aussi de leurs grandes seigneuries de Baudour en Hainaut, de
Bioul en Namurois, de Hierges sur la Meuse.
Le vieux rural que je suis a eu la surprise
de découvrir, dans le censier de 1444, un paysan de Nil-Saint-Martin
qui portait les mêmes nom et prénom que moi, les
graphies du patronyme (de Spies, des Spier, de Spye) indiquant
qu'il doit provenir du latin de Spicario, du vieux français
de l'épier. Au cas où ce serait un de mes
rustres ancêtres, je dédie ces pages à la
mémoire d'un manant qui devait au seigneur de Jauche un
cens de deux deniers et d'un demi-setier d'avoine pour quatre-vingts
verges de terre qu'il tenait à Haise.
20 euros (code de commande
: 14846).
DE
STURLER (J.) Les relations politiques et les échanges
commerciaux entre le duché de Brabant et l'Angleterre
au Moyen Âge. L'étape
des laines anglaises en Brabant et les origines du développement
du port d'Anvers. Paris, Droz,
1936. In-8° sous reliure de toile verte, 543 p., hommage
de l'auteur à Félicien Favresse, couverture plastifiée,
exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur
Jean-Jacques Hoebanx.
Il s'agit de la publication
de la thèse que Jean De Sturler présenta à
la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université
de Bruxelles.
Extrait de l'avant-propos :
Nous nous sommes proposé d'étudier
les relations commerciales et politiques qui s'établirent
au Moyen Âge entre le duché de Brabant et le royaume
d'Angleterre.
Nous préciserons d'abord quels sont
les territoires que nous avons compris sous ces dénominations.
Nous avons considéré comme Brabançons ceux
qui firent partie de l'ancien duché de Brabant, tel qu'il
apparaît constitué aux XIIIe et XIVe siècles :
la plus grande partie des provinces belges d'Anvers et de Brabant
et certaines extrémités contiguës des provinces
de Hainaut, de Namur et de Liège, la province néerlandaise
du Brabant septentrional et l'extrémité méridionale
de celle de Gueldre. Nous y avons rattaché les seigneuries
enclavées de Malines et de Diest, incontestablement solidaires
de l'économie brabançonne et dont les habitants
ne cessèrent d'ailleurs, à de rares exceptions
près, d'être assimilés en Angleterre aux
sujets des ducs de Brabant. Nous n'avons pas exclu du champ de
nos investigations les territoires qui constituaient l'ancien
duché de Limbourg, les terres d'Outremeuse, le fief de
Maestricht, les villages dits de Saint-Servais et le comté
de Vroenhoven ; en fait cependant les données qu'il
a été possible de recueillir touchant ces possessions
des princes brabançons, ne présentent pas la continuité
de celles qui concernent le duché de Brabant proprement
dit.
Nous avons étudié les relations
qui existèrent entre l'ensemble de ces territoires d'une
part, et d'autre part le royaume d'Angleterre, à l'exclusion
de la partie de la Grande-Bretagne soumise aux rois d'Écosse,
de l'île de Man, de l'Irlande, des îles anglo-normandes
et des possessions continentales des souverains anglais.
Le sujet que nous nous étions primitivement
assigné pour tâche de traiter se limitait à
l'étude des relations commerciales des deux pays. On remarquera
d'ailleurs que c'est aux divers aspects de celles-ci que sont
consacrés les principaux développements que comporte
la présente étude. Toutefois, en poursuivant nos
recherches dans ce domaine, il nous a paru opportun, voire indispensable,
de considérer également l'évolution parallèle
des relations politiques.
Nous avons adopté ce parti pour deux
raisons. La première réside dans l'interdépendance
des échanges commerciaux et des rapports politiques internationaux
au Moyen Âge. On sait combien la subordination des intérêts
commerciaux aux besoins de la politique extérieure des
souverains, y est générale et constante ;
ce trait est d'ailleurs particulièrement marqué
dans l'histoire commerciale de l'Angleterre médiévale.
Il n'est pas moins certain que la nécessité de
maintenir des rapports commerciaux assidus, essentiels à
la vie économique de la nation, est susceptible d'influencer
dans une large mesure la conduite politique du prince qui la
gouverne : cette observation s'applique notamment au cas
des principautés néerlandaises dont l'industrie
dépend étroitement de l'importation d'une matière
première provenant de l'Angleterre.
D'autre part, nous ne voyons pas que les rapports
extra-commerciaux du Brabant et de l'Angleterre, antérieurement
du moins à la guerre de Cent-Ans, aient déjà
été mis en lumière, ni que l'on ait pris
la peine d'en indiquer la signification au point de vue de l'histoire
politique des Pays-Bas et de l'Empire. C'est donc une véritable
lacune que cette partie de notre exposé peut contribuer
à combler. Cette considération nous a également
porté à élargir dans ce sens le champ de
notre enquête.
Le titre de notre étude ne précise
évidemment pas le sens dans lequel nous avons été
amené à l'orienter ; il convient de nous expliquer
un instant à ce sujet. Il nous paraît évident
que les limites géographiques dans lesquelles se sont
renfermées nos investigations, sont faites pour restreindre
considérablement la portée des constatations auxquelles
elles ont pu mener ; que l'interprétation des résultats
obtenus ne peut offrir ce que l'on est en droit d'en attendre
qu'à la condition de se rattacher à l'observation
de phénomènes plus généraux, d'une
signification internationale plus large, pour ne pas dire européenne.
Nous nous sommes d'ailleurs efforcé de réduire
au minimum les effets de cette limitation : nous avons multiplié
les rapprochements de tout ordre et nous avons toujours pris
soin de situer l'ensemble restreint des faits que nous avons
dégagés dans les cadres plus généraux
de l'histoire économique de l'Angleterre ou des Pays-Bas,
de l'histoire politique de l'Europe, de l'histoire des routes
commerciales et des échanges internationaux. Il n'en est
pas moins vrai que notre étude se renferme dans un champ
limité et nous n'avons pas cherché à lui
ôter ce caractère.
Nous nous efforcerons même de le justifier
dans une certaine mesure. Il est certain que, pour échapper
entièrement aux inconvénients inhérents
à semblable limitation, l'histoire des relations commerciales
anglo-néerlandaises devrait être conçue sur
une base beaucoup plus large ; peut-être devrait-elle être
rattachée à une étude d'ensemble des échanges
commerciaux entre les régions formant ce qu'on pourrait
nommer le bassin de la mer du Nord : le nord-est de la France,
les Pays-Bas méridionaux et septentrionaux, l'Allemagne
septentrionale, le Danemark et la Scandinavie, la Grande-Bretagne.
Ce vaste ensemble géographique qui se trouve en quelque
sorte disposé en éventail par rapport aux Iles
Britanniques, paraît avoir été doué
au Moyen Âge d'une unité réelle et d'une
vie économique propre. L'étude en serait d'une
inestimable valeur pour la connaissance du passé commercial
de tout l'occident européen. Mais il va de soi que pareille
entreprise suppose l'existence préalable de travaux préliminaires,
d'études plus ou moins approfondies dans des domaines
particuliers. Nous ajouterons que l'exceptionnelle richesse des
dépôts britanniques trop souvent ignorée
des chercheurs étrangers permettrait de donner
à ces travaux d'approche beaucoup d'exactitude et de précision,
possibilité qu'il serait sans doute regrettable de négliger.
Mais on reconnaîtra dès lors que pour cette raison
même, ici plus que partout ailleurs peut-être, l'analyse
doit précéder la synthèse. Aussi bien notre
étude ne constitue-t-elle qu'une monographie, une simple
contribution à la connaissance d'une réalité
historique singulièrement vaste et complexe. Nous espérons
qu'elle pourra prendre place à côté de travaux
similaires dus à nos devanciers et que, dans un avenir
proche ou lointain, de nouveaux apports viendront peut-être
accroître cet effectif, malheureusement encore restreint.
Nous avons donc cherché à donner
une image des relations particulières d'une principauté
des Pays-Bas avec l'Angleterre. Nous nous sommes efforcé
de rendre cette image aussi complète faute
de pouvoir dire : aussi typique que possible.
Aussi n'avons-nous pas hésité à présenter
successivement les mêmes faits sous leurs différents
aspects. C'est dans cet esprit que nous avons, par exemple, cru
devoir nous étendre, autant que les sources le permettaient,
sur la condition et le traitement effectif des Brabançons
en Angleterre, quoique nous concevions que pareil développement
puisse paraître hors de propos ou démesuré
à d'autres points de vue que le nôtre.
25 euros (code de commande
: 15057).
DEVOGEL (Victor) Petites
chroniques bruxelloises. Scènes
de l'histoire bruxelloise. Illustrations
de Henri Mortaux. Bruxelles, Vanderlinden, s.d. In-8°
broché, 184 p., non coupé.
19 euros (code de commande
: 320/63).
FRANKIGNOULLE
(Eug.) Notes pour servir à l'histoire de l'art
en Brabant. Recueillies
par Eug. Frankignoulle et publiées par P. Bonenfant.
Bruxelles, Ballieu, 1935. In-8° broché, 204 p.,
marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Extrait du tome XXXIX
des Annales de la Société royale d'Archéologie
de Bruxelles.
Introduction :
Eugène Frankignoulle naquit a Seraing,
Ie 17 septembre 1858. Orphelin de bonne heure, il avait eu une
enfance malheureuse. C'est dans des conditions matérielles
très pénibles qu'il avait fait ses humanités
a l'Athénée royal de Bruxelles. Il était
entré, le 14 aout 1876, a l'administration des Hospices
de cette ville, ou s'écoula la plus grande partie de sa
carrière.
Doué de grandes qualités d'intelligence
et d'une volonté peu commune, il parvint a acquérir
par lui-même de solides connaissances juridiques qui lui
permirent d'accéder aux fonctions de chef du contentieux
et de secrétaire-adjoint de l'administration des Hospices.
Ces fonctions l'avaient mis incidemment en contact avec les riches
archives anciennes de cette administration. Ayant toujours eu
un goût très vif pour les choses du passé,
il conçut aussitôt le plus grand intérêt
pour ces documents vénérables et il entreprit de
s'assimiler, sans maître toujours, l'ensemble des connaissances
techniques nécessaires à leur lecture et a leur
interprétation.
Le 17 mars 1911, fut rétabli a son profit
le poste d'archiviste des Hospices de Bruxelles, qui était
resté longtemps sans titulaire. Déchargé
de ses autres fonctions, Eugène Frankignoulle put dès
lors se consacrer exclusivement a l'exploitation des documents
qui l'attiraient tant.
Il entreprit d'en rédiger un inventaire
analytique, mais surtout de faire connaître dans les cercles
d'érudits qu'il fréquentait les richesses du dépôt
confié à sa garde. Des scrupules, dictés
par une modestie excessive, l'empêchèrent toujours
cependant de rien publier. À toutes les sollicitations
qui lui étaient adressées en ce sens, il répondait
en arguant de son manque de formation scientifique, déclarant
qu'il ne voulait être qu'un « carrier fournissant
des matériaux ».
Pour accomplir la tâche qu'il s'était
ainsi fixée, il ne reculait devant aucun labeur, si ingrat
fût-il. Aussi, son obligeance était-elle, pour tous
ceux qui y avaient recours, proverbiale. Car non seulement il
prodiguait, sans restriction aucune, les précieux renseignements
des innombrables notes qu'il avait recueillies, mais il n'hésitait
pas, le cas échéant, pour répondre a quelque
demande ; s'astreindre à de longues recherches.
Atteint par la limite d'âge en 1922,
Eugène Frankignoulle se retira à Montaigu. Des
souvenirs d'enfance qui l'attachaient à ce lieu, un désir
d'isolement, résultant à la fois de son caractère
même et des déceptions et malheurs familiaux que
la vie ne lui avait pas épargnés, expliquent en
partie cette détermination. Mais le fait qu'il savait
devoir trouver, non loin de là, à Diest, des archives
riches et peu explorées, n'y fut pas non plus étranger.
Les belles archives anciennes de la ville de Diest, autrefois
classées par Ch. Stallaert, avaient été
entièrement bouleversées pendant l'occupation et
étaient depuis lors dans un inexprimable désordre.
Eugène Frankignoulle obtint de l'administration Communale
l'autorisation de les reclasser. Il s'efforça d'y rétablir
l'ordre que leur avait donné Stallaert, tout en le perfectionnant.
Il tira également de ces documents de nombreuses notes.
Puis, cette besogne terminée, il entreprit le classement
des archives de la collégiale Saint-Sulpice. C'est à
cette tâche qu'il était occupé1, lorsque
la mort vint le surprendre, dans sa modeste chambre de Montaigu,
le 15 décembre 1928.
À sa passion pour les archives, Eugène
Frankignoulle joignait un goût très vif pour les
arts. Il aimait la musique et jouait avec talent du violon. Il
aimait aussi l'archéologie ; et, dans ses dernières
années, il pilotait avec une rare compétence, dans
Diest, Montaigu et leurs environs, les hôtes qu'il recevait.
C'est ainsi qu'il eut l'occasion d'attirer l'attention sur un
remarquable Jugement dernier conservé à
l'hôtel de ville de Diest et qui, depuis, a été
transféré au Musée de Bruxelles.
On ne s'étonnera donc point si, au cours
de ses dépouillements d'archives vastes et
laborieux il nota avec un soin tout particulier les
mentions relatives à des uvres d'art ou à
des artistes. De ces notes, comme de toutes les autres qu'il
prenait, il tirait volontiers des extraits à l'intention
des archéologues ou des historiens d'art qui s'adressaient
à lui et auxquels il fournit ainsi des renseignements
souvent précieux.
Si une partie du travail considérable
réalisé en ce domaine par Eugène Frankignoulle
a pu ainsi être utile à la science, dans sa grande
masse il restait néanmoins difficilement utilisable. Resté
fidèle à la méthode des érudits d'autrefois,
Frankignoulle transcrivait, en effet, dans des cahiers, au fur
et à mesure qu'il les recueillait, les extraits de documents.
Ayant lui-même rédigé ces cahiers, les maniant
fréquemment, il s'y retrouvait sans trop de peine. Inutile
de dire qu'il n'en eût pas été de même
pour les chercheurs désireux de les consulter.
D'autre part, l'importance du labeur fourni
par le regretté archiviste justifiait largement, aux yeux
de tous les spécialistes, une édition intégrale
de ces notes, auxquelles la modestie de celui qui les avait recueillies
n'avait pas permis de voir le jour. Ce serait, en même
temps, un hommage mérité rendu à sa mémoire.
Cette publication aurait depuis longtemps déjà
été effectuée, grâce à l'intervention
généreuse du cousin et légataire universel
d'Eugène Frankignoulle, le conseiller Eugène Van
Kempen, si celui-ci n'avait suivi son parent de quelques mois
dans la tombe.
C'est dans ces conditions que la Société
royale d'Archéologie de Bruxelles a bien voulu accueillir
dans ses Annales les notes d'Eugène Frankignoulle,
en nous continuant la mission de les publier, dont nous avait
chargé le conseiller Van Kempen.
Notre tâche a consisté essentiellement
dans le classement des extraits et dans l'établissement
de tables. En ce qui concerne le classement, c'est après
avoir consulté deux amis éminents de Frankignoiulle,
feu G. Des Marez et M. Joseph Cuvelier, archiviste général
du Royaume, que nous nous sommes arrêté à
celui que l'on trouvera plus loin. Pour la confection de la table
alphabétique, nous avons tiré grand profit de suggestions
de M. Jules Vannérus, vice-président de la Société
d'Archéologie.
18 euros (code de commande
: 15097).
GAZIAUX
(Jean-Jacques) Élevages
divers, attelages et véhicules agricoles à Jauchelette.
Liège, Michiels, 1999. In-8° broché, 320 p.,
illustrations, bien complet du feuillet volant des Termes
courants du parler de Jauchelette », (collection «
Mémoires de la Commission royale de Toponymie et de dialectologie
Section Wallonne », n° 20).
Extrait de l'avant-propos
:
« Les cantons de Jodoigne et de
Perwez, en Hesbaye brabançonne, sont restés longtemps
une région de petites exploitations agricoles. Nombreux,
les cultivateurs y pratiquaient aussi l'élevage dans le
cadre d'une polyculture intensive.
C'était le cas dans ma famille tant
du côté paternel, à Glimes, que maternel,
à Jauchelette, mon village d'origine. Ainsi mon enfance
et ma jeunesse s'y sont-elles passées au contact immédiat
des réalités rurales, dans un milieu s'exprimant
naturellement en wallon.
Étudiant en philologie romane, au début
des années soixante, j'ai consacré mon mémoire
de licence au Vocabulaire de l'élevage à Jauchelette.
Continuant à mêler intimement enquêtes dialectologiques
et ethnographiques, j'ai ensuite élargi mon champ d'investigation
à La vie agricole à Jauchelette, sujet de
ma thèse de doctorat présentée en 1981.
Grâce aux précieux témoignages
de paysans, dont les aînés étaient nés
à la fin du XIXe siècle, aidé par mon expérience
personnelle, j'ai pu décrire fidèlement ces activités
dans les petites et moyennes exploitations comme à la
grande ferme de la Ramée, telles qu'elles ont évolué
pendant environ un siècle. Plus précisément,
je me suis surtout attaché à la période
« traditionnelle » d'avant la mutation
qui a bouleversé le monde rural après la Seconde
Guerre mondiale et plus particulièrement vers 1960. Pour
l'essentiel, ma description s'est arrêtée au milieu
des années septante. C'est dire que le tableau présenté
appartient désormais en grande part au passé, ce
qui le rend d'autant plus intéressant.
Et cela se confirme au vu des changements survenus
au cours du dernier quart de ce siècle, lesquels sont
évoqués à la fin de cette étude.
Cette référence à la situation actuelle
est venue quelque peu perturber les mentions chronologiques.
Toutefois, pour conserver au récit ses accents de vécu,
j'ai souvent gardé le présent de l'époque,
au prix sans doute de quelques libertés avec la concordance
des temps...
Après L'élevage des bovidés
à Jauchelette, paru en 1982, le présent ouvrage
regroupe quatre chapitres de ma thèse consacrés
à divers aspects de l'élevage :
- Le cheval.
- Le porc
- Attelages et véhicules.
- Les autres animaux.
Ces pages décrivent les réalités
quotidiennes principalement du point de vue de l'éleveur-producteur.
Celui-ci est généralement un cultivateur qui, pour
nourrir ses bêtes, utilise une part des récoltes
de ses champs, de ses prés, de son jardin. D'où
de fréquentes références aux chapitres relatifs
à la culture, notamment à l'ouvrage Du sillon
au pain. Le travail de la terre et la culture des céréales,
paru en 1988.
On se réfère aussi à d'autres
chapitres encore inédits :
- La pomme de terre.
- Les fourrages.
- La betterave.
- Les prairies.
- Les cultures maraîchères.
- Le verger.
- Les cultures anciennes.
- Le jardin.
En outre, la description s'étend au
domaine de la consommation des produits de l'élevage.
Ainsi, par exemple, sera détaillée la préparation
des multiples richesses de la dépouille du porc...
Pour ce qui est des attelages et des véhicules,
il est également fait écho aux techniques de divers
artisans : maréchal-ferrant, bourrelier, charron. »
20 euros (code de commande
: 12888).
GHEUDE (Charles) À mon Roman
pays. Tout le Brabant-Wallon. Poèmes
et dessins. Bruxelles, Fédération Touristique
du Brabant, 1947. In-4° broché, 256 p.
19
euros (code de commande : 339/61).
GILISSEN (John)
Le droit coutumier d'Uccle. Extrait de Une commune
de l'agglomération bruxelloise : Uccle. Volume I.
Bruxelles, Institut de Sociologie Solvay, 1958. In-4° agrafé,
pp. 201-250, une carte.
10
euros (code de commande : 338/62).
GILISSEN-VALSCHAERTS
(Suzanne) Histoire de la commune
d'Uccle. Les Temps modernes. Extrait de Une commune de l'agglomération
bruxelloise : Uccle. Volume I. Bruxelles, Institut de Sociologie
Solvay, 1958. In-4° broché, pp. 81-197, illustrations
in et hors texte en noir et en couleurs, plans tableaux, une
carte, envoi de l'auteur.
19
euros (code de commande : 340/62).
GILISSEN-VALSCHAERTS
(Suzanne) Histoire de la commune
d'Uccle. Histoire contemporaine. Extrait de Une commune de l'agglomération
bruxelloise : Uccle. Volume II. Géographie humaine,
Histoire contemporaine, Enquête sociographique, Étude
socio-biométrique. Bruxelles, Institut de Sociologie
Solvay, 1962. In-4° broché, pp. 49-284, illustrations
en noir, plans, tableaux, cartes, envoi de l'auteur.
25
euros (code de commande : 341/62).
[HENRI I].
SMETS (Georges) Henri I, duc de Brabant 1190-1235.
Thèse présentée
à la faculté de philosophie et lettres de l'Université
libre de Bruxelles pour l'obtention du grade de docteur spécial
en histoire. Bruxelles, Lamertin,
1908. In-8° demi-simili chagrin bleu, XXII, 340 p.,
couverture soigneusement plastifiée, exemplaire provenant
de la bibliothèque du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Préface :
Le sujet de cette dissertation m'a élé
indiqué par mon maître Léon Vanderkindere,
qui m'a aidé de ses conseils dans la première élaboration
d'une partie de ce travail. C'est à son savant enseignement
que je dois la plupart des connaissances et la méthode
sans lesquelles je n'aurais pu ni l'entreprendre ni l'achever.
J'aurais voulu lui dédier ce livre, mais il a disparu
trop tôt pour en recevoir l'hommage, et je ne puis qu'exprimer
ici la vénération que j'ai pour sa mémoire.
Je me suis proposé d'étudier
la politique du duc de Brabant Henri I, qui, associé
au gouvernement dès 1183, régna de 1190 à
1235.
La forme biographique, qui s'impose aux travaux
d'histoire politique relatifs au haut Moyen Âge, est encore
celle qui convient le mieux aux monographies consacrées
à la fin du XIIe et au début du XIIIe siècle :
les sources, textes narratifs et documents diplomatiques, se
rapportent toutes à l'activité des princes, et
c'est autour de quelque haute personnalité que se groupent
le plus naturellement les renseignements qu'elles fournissent.
Le Brabant était un territoire considérable,
situé au cur des Pays-Bas, entre les deux centres
économiques du Rhin et de la Flandre ; il renfermait
des seigneuries puissantes, de riches abbayes, des villes en
voie de formation. Prince d'empire, Henri I fut, en cette
qualité, intimement mêlé aux affaires politiques
de l'Allemagne ; au moment où il entra dans la vie
active, la classe des princes d'empire venait de se constituer ;
quand il mourut, elle avait réussi à soumettre
le gouvernement central à son influence prépondérante.
Pendant plus de quarante ans, il vit l'empire en lutte avec la
papauté et la France avec l'Angleterre.
Sa politique extérieure reflète
tous les événements de son temps ; sa politique
intérieure se ressent des grandes transformations sociales
de son époque.
Pour donner de l'une et de l'autre un tableau
complet et cohérent, il m'a fallu être souvent extrêmement
minutieux et faire de nombreuses conjectures.
J'ai recherché les mobiles des actes
du duc dans ses intérêts personnels, dans ceux de
sa dynastie et dans ceux de sa caste. La psychologie du personnage
m'a peu arrêté ; les caractères ne s'accusent
guère dans les documents du Moyen Âge. De plus,
les traits individuels me paraissent moins intéressants
que ce qui, dans l'activité d'un homme, est l'effet des
circonstances ou est commun au groupe dont il fait partie
J'ai indiqué soigneusement mes sources,
mais je ne me suis pas attaché à citer toujours
ceux qui ont, avant moi, abordé le même sujet. Je
sais ce que je dois à tous mes devanciers, depuis Butkens
jusqu'à Wauters et jusqu'à M. H. Pirenne ;
mais j'ai cru qu'il suffirait de le dire ici sans m'astreindre
à répéter les mêmes noms à
toutes les pages. Je les ai nommés quand je me séparais
d'eux et quand je m'appuyais sur eux, mais non chaque fois que
je me rencontrais avec eux.
La bibliographie qu'on trouvera plus loin n'a
pas la prétention d'être complète. Je ne
pouvais mentionner tous les articles qui touchent par quelque
point aux questions que j'ai traitées, ni tous les recueils
où sont éparpillés les nombreux actes d'Henri I
et de ses contemporains. Je n'y ai fait figurer, en dehors de
quelques auteurs fondamentaux, que les ouvrages cités,
souvent en abrégé, dans les notes qui accompagnent
le texte.
J'ai cru devoir différer la publication
du catalogue des actes d'Henri I, qui pourra par là
s'enrichir de quelques numéros ; car de récents
travaux d'édition, comme ceux de MM. de Moreau et de Troostembergh,
font prévoir l'apparition prochaine de plus d'un document
inédit qui devra y être mentionné.
35 euros (code de commande
: 14887).
[LAEKEN].
GOEDLEVEN (Edgard) Les Serres royales de Laeken. Avec la participation de Bruno Fornari
et de Jos Vandenbreeden. Bruxelles, Duculot-Inbel, 1988.
In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 274 p.,
nombreuses illustrations en couleurs dont certaines dépliantes,
important ex-dono sur la page de faux-titre.
Introduction :
« Chaque année, au printemps,
les Serres du Domaine royale de Laeken sont ouvertes au public,
pendant une vingtaine de jours.
Ce Domaine date de la fin du dix-huitième
siècle, époque à laquelle les provinces
qui forment aujourd'hui la Belgique faisaient partie de l'empire
autrichien et où les gouverneurs généraux,
représentants de l'empereur, firent édifier au
nord de Bruxelles, sur le Scoonenberg, à Laeken, un superbe
château. Après la période autrichienne, au
cours des occupations française et hollandaise qui lui
succédèrent, Laeken devint la résidence
de Napoléon, puis celle du roi Guillaume des Pays-Bas.
Depuis l'Indépendance belge, en 1830, Laeken est la résidence
de la dynastie belge.
Le Domaine doit son aspect actuel au roi Léopold II
(1835-1909), second souverain belge, connu tout autant comme
fondateur de l'État indépendant du Congo, que comme
urbaniste et bâtisseur. Afin de doter cette nation d'un
rayonnement international, il entreprend de nombreuses grandes
réalisations, parmi lesquelles il faut compter les Serres
royales de Laeken : pour compléter l'Orangerie datant
de l'époque hollandaise, Léopold II fait construire
en 1876 un complexe de serres, comprenant un Jardin d'Hiver surmonté
d'une coupole, une serre quadrangulaire, dite du Congo, et une
serre d'accueil, appelée aussi Serre Embarcadère.
En 1890, il fait réaliser un second
groupe de serres qui forme le « plateau des Palmiers »
et est relié par des galeries au complexe du Jardin d'Hiver,
lui-même en liaison avec le château, au moyen de
souterrains. Léopold II agrandit le château
et triple la surface du Domaine. Il entoure l'ensemble de larges
avenues qui mènent au centre de Bruxelles.
Ce livre consacré aux Serres royales
de Laeken ne se limite pas aux seules serres, mais tente de les
situer, fût-ce de façon schématique, d'une
part dans le cadre du Domaine royal et de son histoire, d'autre
part au sein de la vision ambitieuse et grandiose qui sous-tend
les constructions et l'urbanisme de Léopold II. Si
cette double approche peut sembler un assez long cheminement
intellectuel pour aboutir au sujet lui-même, elle correspond
à la manière dont Léopold II échafaudait
ses plans. Un de ses biographes, le comte L. de Lichtervelde,
en témoigne lorsqu'il écrit: « C'est
le sens de la mesure qui manqua parfois à ce grand inventeur ».
La volonté de Léopold II
d'ouvrir chaque année les Serres au public est respectée
par nos actuels souverains. Annuellement, cent mille visiteurs
sont les hôtes du roi Baudouin et de la reine Fabiola et
viennent admirer les Serres et leurs magnifiques collections
de plantes et de fleurs.
Puisse ce livre être un beau souvenir
pour ceux qui ont eu la chance de visiter les Serres royales
et encourager les autres à se déplacer pour vivre
à leur tour ce moment inoubliable. »
35 euros (code de commande
: 13414).
[LAEKEN].
VAN YPERSELE DE STRIHOU (Anne
et Paul) Laeken. Un château de l'Europe des
Lumières. Paris - Louvain-la-Neuve, Duculot, 1991.
In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 270 p.,
nombreuses illustrations en noir et en couleurs, très
bel exemplaire.
Avant-propos :
« En abordant le château de
Laeken et son histoire au siècle des Lumières,
nous savions aller au-devant de maîtres d'uvre attachants
en la personne de l'archiduchesse Marie-Christine et du duc de
Saxe-Teschen.
Par contre, au départ, nous ignorions
que, contrairement à une tradition établie depuis
deux siècles, nos conclusions attribueraient les plans
de Schoonenberg à un très grand architecte français,
Charles De Wailly en l'occurrence.
Si, d'emblée, nous savions devoir être
conquis par l'élégance d'une architecture pénétrée
de poésie, le choix des proportions, la beauté
du décor, l'imagination dans la disposition des jardins,
nous ignorions, qu'au terme de notre réflexion, Schoonenberg,
dans sa totalité, apparaîtrait comme le fruit d'une
logique rigoureuse. Cette logique transparaît dans l'ordonnance
des espaces et des volumes, est présente dans l'iconographie
de la sculpture et dans la fantaisie des jardins, manifestant
l'ordre dans le désordre. C'est en définitive une
extraordinaire adéquation que l'on découvre entre
une réalisation concrète sur le terrain et l'esthétique
des Lumières.
Les traités d'architecture de l'époque,
la mythologie, les enseignements de la franc-maçonnerie,
ainsi que les Mémoires d'Albert de Saxe-Teschen,
inédites en français, ont servi de fil d'Ariane
dans cette quête du sens.
Une conclusion s'impose : visant au « sublime »,
Schoonenberg, uvre des Saxe-Teschen, est tout entier porteur
de symboles. Inscrits dans le tracé des plans ou dans
la pierre, partout ils affleurent, offrant matière à
décryptage. Du fait de la personnalité des Gouverneurs
généraux, Laeken devient, un temps, l'épicentre
de l'histoire de nos provinces. Sa construction coïncide
avec une période cruciale, marquée par l'empreinte
d'un novateur : Joseph II. Le château verra ensuite
naître et mourir une révolution sans lendemain à
laquelle succède, au gré de la fortune des armes,
des présences autrichienne ou française.
Plus tard, Schoonenberg demeurera un observatoire
privilégié de l'histoire de notre pays. Ses hôtes
successifs se nomment Napoléon, Joséphine, Guillaume Ier
des Pays-Bas jusqu'au jour où, en 1831, le château
devient la résidence des souverains belges. »
40 euros (code de commande
: 13415).
LEFEVRE (F.
) La collégiale des saints Michel et Gudule
à Bruxelles. Son histoire - Son architecture - Son mobilier
- Ses trésors. Photos W. Godenne. Bruxelles, Librairie
Générale, 1942. In-8° sous cartonnage et jaquette
d'éditeur, 187 p. dont 96 planches en noir.
12 euros (code de commande : 294/66).
LEURS (C.)
Les origines du style gothique en Brabant.
Première partie : L'architecture romane. Tome II
: L'architecture romane dans l'ancien duché.
Bruxelles-Paris, Vromant, 1922. In-8° broché, IX +
233 p., illustrations, plans.
25 euros (code de commande
: 295/66).
MACOIR (G.) Le Musée royal
dArmes et dArmures de la Porte de Hal à Bruxelles. Wetteren,
Jules De Meester, 1928. In-8° broché, 48 p., planches
hors texte.
@ Tiré à part du 33e
volume des Annales de la Société Royale dArchéologie
de Bruxelles dans lequel l'auteur retrace les grandes lignes
de l'histoire du bâtiment depuis sa construction à
la fin du XIVe siècle jusqu'à sa restauration et
à sa transformation en musée, en 1870. L'origine
des collections est ensuite évoquée (elle proviennent
essentiellement de l'Arsenal de la Cour, fondé par les
ducs de Bourgogne) avant d'en aborder la description selon le
sens de la visite du bâtiment.
12 euros (code de commande
: 11884).
MARTENS (Mina) Le censier
ducal pour l'ammanie de Bruxelles de 1321. Bruxelles, Académie Royale de Belgique,
1959. In-8° broché, 376 p., exemplaire sous cartonnage
d'éditeur, hommage de l'auteur.
Conclusion de l'introduction
:
« La
courte introduction que nous avons réservée au
document que nous présentons, uniquement destinée
à apporter quelque lumière sur la nature du domaine
ducal, pourrait paraître limiter l'intérêt
du texte à ce seul aspect historique. Il n'en est rien.
En dehors des services qu'il pourra être appelé
à rendre aux toponymistes, un tel censier se révèle
plein d'enseignement pour ceux qui s'efforcent de rechercher
les formes économiques du Brabant au XIVe siècle.
Un exemple permettra de justifier le bien-fondé
d'une telle affirmation : le seul relevé des professions
exercées à Bruxelles parmi ceux qui payent un cens
au duc. On y voit 8 tailleurs de pierre, 7 tisserands, 10 charpentiers,
1 serrurier, 1 cuisinier, 4 brasseurs, 6 pelletiers, 1 fabricant
de bourses, 1 corroyeur, 8 boulangers, 1 chausseur, 6 meuniers,
4 teinturiers, 3 foulons, 1 tapissier, 3 tanneurs, 3 savetiers,
1 mesureur, 4 forgerons, 3 charrons, 1 marchand, etc...
Sans doute, n'est-ce là qu'un faible
pourcentage des artisans ; néanmoins cette liste
est-elle utile, puisqu'elle révèle certaines professions
exercées à Bruxelles, à une époque
pour laquelle nous avons peu de renseignements de ce genre.
Cet unique exemple de l'intérêt
du censier ducal de 1321 pour Bruxelles et ses environs, est
loin de condenser toutes les formes de curiosité qu'il
est susceptible d'éveiller; n'oublions pas, entre autres,
que les spécialistes de la géographie urbaine y
trouveront un réel avantage si l'on songe que ce texte
se rapporte, essentiellement, à une année bien
précise, pour laquelle il est possible de reconstituer,
partiellement, la figure des rues, des ruelles, des ruisseaux
et même des collines de la ville et cela à une époque
où, il est inutile d'y insister, nous n'avons aucun autre
élément du genre pour ce faire.
Nombre de disciplines, depuis l'histoire économique
et sociale, l'histoire institutionnelle et la géographie
historique, jusqu'à la toponymie et l'anthroponymie y
trouveront matière à se compléter. »
15 euros (code de commande
: 12380).
MICHEL (Louis) Le Brabant wallon.
Chez l'Auteur - Besace culture, s.d. In-8 broché, 173
p, nombreuses illustrations, quelques traces d'humidité
aux derniers feuillets.
7,50
euros (code de commande : 378/57).
Mille ans de
monnayage bruxellois. 965-1965. Bruxelles, Bibliothèque Royale, 1965.
In-8° broché, 107 p., planches hors texte.
@ Catalogue de l'exposition
du même nom organisée à l'occasion du millénaire
de l'atelier monétaire de Bruxelles du 2 au 31 octobre
1965.
15
euros (code de commande : 334/56).
Mille ans de
transport à Bruxelles. Bruxelles, Stib, 1979. In-8° agrafé,
76 p., illustrations.
10
euros (code de commande : 281/59).
MONASTICON BELGE
De format in-4° broché,
ces volumes furent initialement publiés par dom Ursmer
Berlière à l'abbaye de Maredsous puis par un groupe
de chercheur au Centre National de Recherches d'Histoire Religieuse,
à Liège. Il nous est impossible de détailler
leurs contenus ici, n'hésitez pas à nous questionner
pour toute information.
Tome IV. Province de Brabant.
Premier volume. 1964. 320 p.
50 euros (code de commande
: 310/66).
Tome IV. Province de Brabant.
Deuxième volume. 1968. Pp. 321-611, exemplaire non coupé.
50 euros (code de commande
: 311/66).
Tome IV. Province de Brabant.
Quatrième volume. 1970. Pp. 861-1156, exemplaire non coupé.
50 euros (code de commande
: 312/66).
Tome IV. Province de Brabant.
Cinquième volume. 1971. Pp. 1163-1378, exemplaire non
coupé.
50 euros (code de commande
: 313/66).
Tome IV. Province de Brabant.
Sixième volume. 1972. Pp. 1373-1663, exemplaire non coupé.
50 euros (code de commande
: 314/66).
NAMÈCHE
(Léon) La
ville & le comté de Gembloux. L'histoire & les
institutions. Gembloux, Duculot, 1922. In-8°
broché, XII, 495 p., illustrations hors texte.
Extrait de l'avant-propos
:
« Nous n'avons pas la prétention d'offrir au lecteur
une histoire définitive de Gembloux. Avant que pareille
uvre voie le jour, il reste bien des documents à
découvrir, des lacunes à combler, des problèmes
à résoudre. Mais un avis autorisé nous a
engagé à ne pas différer davantage cet essai.
« Je ne crois vas, a écrit M. Henri Pirenne, que
l'historien doit attendre, avant de prendre la plume, que tous
les détails de son sujet aient été étudiés
: il est indispensable que de temps en temps les données
des sources connues soient mises en uvre et servent à
constituer un tableau d'ensemble. »
Une autre raison, peut-être plus immédiate et péremptoire,
nous a décidé. Le Millénaire de l'Abbaye
de Gembloux, célébré en cette année
1922, réclamait une étude de l'histoire de la petite
ville qui doit au plus ancien monastère du Brabant son
existence et son lustre. Nonobstant notre désir de poursuivre
nos recherches pendant quelques temps encore, il nous était
difficile d'échapper à l'impérieuse exigence
de cette circonstance mémorable. »
25 euros (code de commande
: 10289).
PERGAMENI (Charles) L'esprit
public bruxellois au début du régime français. Bruxelles, Lamertin, 1914. In-8° broché,
XI + 269 p., illustrations hors texte, rousseurs, couverture
défraîchie.
20 euros (code de commande
: 366/63).
PORTEMAN (Karel) Emblematic Exhibitions
(affixiones) at the Brussels Jesuit College (1630-1685).
Bruxelles, KBR - Brepols, 1996. In-4 broché, 198 p., nombreuses
illustrations en noir et en couleurs.
19
euros (code de commande : 385/57).
[RENARD
(Michel)] Les aventures dè Jean d' Nivelles
el fils dè s' père. Poème
épique rassauré, erdoublé, erlouï à
l'histoire du païs avé des imaches pa Olivier
Dessa èt cor in ptit dictionnaire, au dsus du marchi.
Troisième éditio in douze chants pa l'auteur des
deux autes. Bruxelles, Mertens,
1890. [Bruxelles. Ad.
Mertens, Éditeur, rue d'Or, 12. 1890.]
In-12 broché, 213, [3 bl.] p., illustrations, bon
exemplaire malgré un petit manque à la coiffe,
rare.
L'abbé Michel Renard naquit
à Braine l'Alleud en 1829 ; spécialiste des dialectes
du Brabant wallon, il est l'auteur de deux poèmes épiques :
L'argayon, el géant d' Nivelles et celui présenté
ici.
De le Court, Dictionnaire des anonymes et
des pseudonymes, p. 197 ; Colson, La fleur de Wallonie.
Essai de documentation. Grands hommes, apôtres, inventeurs,
artistes, événements historiques, etc., p.
258.
30 euros (code de commande
: 14216).
RENARD
(Michel) L'Argayon
èl djèyant d'Nivèle. Édition
critique par Jean Guillaume. Liège, Société
de Langue et de Littérature Wallonnes, 1984. In-8°
broché, 120 p., (collection « Bibliothèque
de Philologie et de Littérature Wallonnes », n°
7), exemplaire non coupé.
Introduction :
« Michel Renard est né à
Braine-l'Alleud le 18 septembre 1829 ; il est mort à
Bruxelles le 10 juin 1904.
Du cabaret exploité par sa famille,
peut-être l'écrivain tient-il la jovialité,
la faconde qui s'épanouiront dans l'épopée.
Aux Aventures de Djan d' Nivèle qui
connurent trois éditions, L'Argayon succède,
fruit tardif de la maturité, geste tardive des géants,
où le poète rassemble et chante son terroir. Avec
Brin.nus', qu'il ne put achever, il revenait au coin natal.
L'imagination, la verve, la puissance marquent
cette langue étonnamment parlée, qui ne souffre
aucun temps mort.
L'abbé Renard avait tôt dans sa
vie renoncé au lustre. Dans Wallonia,
Georges Willame signa l'adieu, quelques lignes dépouillées,
juste effigie. »
12 euros (code de commande
: 14081).
RENOY (Georges) Bruxelles sous Léopold
Ier. 25 ans de cartes porcelaine 1840-1865. Bruxelles, Crédit Communal, 1979. In-4°
broché, 192 p., nombreuses reproductions en noir et en
couleurs, exemplaire en très bon état.
Table des matières
:
I. L'image en question.
II. Coup d'il sur Bruxelles version
1850.
III. Marchands d'esprit.
IV. Au bonheur des dames.
V. Au bonheur des messieurs.
VI. Homme sweet homme.
VII. Petits et grands bazars.
VIII. Bruxelles, auberge de l'Europe.
IX. À plein verres.
X. À chacun son métier.
XI. Galeries Saint-Hubert.
XII. Grande Harmonie.
XIII. Le siècle marche.
30 euros (code de commande
: 12597).
Revue de Bruxelles. Bruxelles, Société
des Beaux-Arts, novembre 1839. In-12 débroché,
XII + 200 p., frontispice, manque à la couverture.
10 euros (code de commande
: 6931).
Revue de Bruxelles. Bruxelles, Société
des Beaux-Arts, décembre 1839. In-12 débroché,
XLVII + 164 p., frontispice.
10 euros (code de commande
: 6932).
THIBAUT DE MAISIÈRES
(Abbé) Églises gothiques
de Bruxelles. Bruxelles, Éditions du Cercle d'Art,
1943. In-8° broché, jaquette, 31 p., XXXII planches
hors texte, (collection « L'Art en Belgique »), traces
d'adhésif sur les gardes.
9 euros (code de commande
: 371/59).
[U.L.B.].
Les cent cinquante ans de l'Université Libre de Bruxelles
(1834-1984). Direction scientifique
: André Uyttebrouck et Andrée Despy-Meyer.
Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles,
1984. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 506 p.,
nombreuses illustrations, exemplaire numéroté,
en parfait état.
Table des matières
:
Avant-propos.
Introduction : L'Université Libre
de Bruxelles de 1834 à 1934, par André Uyttebrouck.
Première partie : Évolution
générale de l'Université de 1934 à
1984.
Chapitre I : Les grandes
étapes des cinquante dernières années,
par André Uyttebrouck.
A. 1934-1940.
B. La
Seconde Guerre mondiale. 1939-1945.
C. De
1945 à 1968.
D. La
« contestation » de mai 1968 et ses conséquences.
E. De
1968 à nos jours.
Chapitre II : L'organisation
de l'Université, par André Uyttebrouck.
A. Statuts
organiques et autorités académiques.
B. Les
bâtiments.
C. L'enseignement
et les finances dans leurs rapports avec l'État.
Chapitre III : La communauté
universitaire (I) - Les personnels, par André Uyttebrouck.
Chapitre IV : La communauté
universitaire (II) - Les étudiants, par Andrée
Despy-Meyer.
A. Évolution
de la population étudiante de l'Université depuis
1934.
B. Au
service des étudiants... et des autres.
Deuxième partie : Les facultés,
écoles et instituts.
Chapitre I : La Faculté
de Philosophie et Lettres, par Éliane Gubin
et Jean Puissant.
Chapitre II : La Faculté
de Droit, par John Gilissen.
Chapitre III. La Faculté
des Sciences Sociales, Politiques et Économiques.
A. Introduction,
par Pierre Salmon.
B. Les
Sciences sociales, par Annie Dorsinfang-Smets.
C. Les
Sciences politiques, par Jacques Willequet.
D. Les
Sciences économiques, par Étienne Sadi-Kirschen.
E. L'École
de commerce, par Émile Dassel.
F. Conclusions,
par Pierre Salmon.
Chapitre IV : La Faculté
des Sciences Psychologiques et Pédagogiques, par Paul
Bertelson.
Chapitre V : La Faculté
des Sciences, par Jacques Naisse.
Chapitre VI : La Faculté
de Médecine et de Pharmacie.
A. Médecine
- Stomatologie - Santé publique, par Pierre Dustin,
Louis Jeanmart et Raymond Mayer.
B. Institut
de pharmacie, par Jeanne Dony-Crotteux.
C. Institut
supérieur d'éducation physique et de kinésithérapie,
par Léon Lewillie.
Chapitre VII : La Faculté
des Sciences Appliquées, par Robert Vanhauwermeiren.
Chapitre VIII : Les
instituts d'enseignement et de recherche.
A. L'Institut
de sociologie, par Nadine Lubelski-Bernard.
B. Le
Centre scientifique et médical de l'Université
libre de Bruxelles pour ses activités de coopération
- C.E.M.U.B.A.C., par Jean-Rémi Sortia.
C. Le
Centre Émile Bernheim pour l'étude des affaires
- C.E.B.E.A., par Émile Dassel.
D. L'Institut
de statistique, par Simone Huyberechts.
E. L'Institut
du travail, par Michel Magrez.
F. Le
Département d'économie appliquée - D.U.L.B.E.A.,
par Étienne Sadi-Kirschen et Paul Kestens.
G. L'Institut
de phonétique, par Max Wajskop.
H. L'Institut
d'études européennes, par Francis Sartorius.
Chapitre IX : Les enseignements
interfacultaires et interuniversitaires, par Andrée
Despy-Meyer.
Chapitre X : Autres enseignements
et institutions académiques diverses.
A. L'École
d'infirmières annexée à l'Université
libre de Bruxelles, par Madeleine Ledoque.
B. Le
Centre de calcul, par Andrée Despy-Meyer.
C. Les
Bibliothèques, par André Uyttebrouck.
D. Le
Services des archives, par André Uyttebrouck.
E. Le
Centre universitaire du film, de la télévision
et de la photographie - C.U.F.S., par Annie De Pauw.
Troisième partie : La vie à
l'Université.
Chapitre I : Ses étudiants,
par Andrée Despy-Meyer.
A. La
vie estudiantine.
B. Les
cercles et organismes étudiants.
Chapitre II : Les anciens,
par Andrée Despy-Meyer.
Chapitre III : Les associations
du personnel, par André Uyttebrouck.
Chapitre IV : Retour aux
sources et regard vers l'An 2000 : L'extension de l'U.L.B.,
par Jean Dierickx.
Quatrième partie : L'Université
dans la société, par Hervé Hasquin.
Introduction : De l'expansion
à la récession.
Chapitre I : Accès
à l'Université.
Chapitre II : L'Université
et la région.
Chapitre III : La coopération
internationale.
Chapitre IV : La recherche-développement.
Chapitre V : Formation
et emploi.
Chapitre VI : Un engagement
laïque.
En guise de conclusion :
Quel avenir ?
Annexes - Orientation bibliographique.
25 euros (code de commande
: 14769*).
VAN
BELLE (Jean-Louis) Le premier projet de Police ou lhistoire
des van der Stegen, derniers drossards de Brabant (XVIIe-XIXe
siècle). Braine le
Château, La Taille dAulme, 2000. In-8° broché,
275 p., nombreuses illustrations en couleurs, une planche dépliante,
jaquette.
Introduction :
« De tous temps, la pauvreté,
la misère, les fléaux, guerres, épidémies
chassèrent les hommes de chez eux et les poussèrent
sur les routes. Ces fuites désespérées vers
un ailleurs de rêve, vers des lendemains qui chantent,
gonflèrent ces hordes errantes de troupes dépenaillées.
À elles se joignirent aussi ceux que
l'appel de l'aventure tenaillait ou qui avaient compris que l'errance,
où vols et mendicité tenaient lieu de labeur, pouvait
nourrir son homme.
De tous temps aussi les autochtones que le
sort avait épargnés ou que la nécessité
sédentarisait, ne virent point d'un bon il l'arrivée
de ces intrus que, d'une manière ou d'une autre, ils seraient
contraints de nourrir. Cet univers, où peurs, menaces
et violences s'étaient mis en ménage, généra
le réflexe de protection. Se défendre ? Se faire
protéger ? Par qui ? Comment ?
Dès le premier quart du Xllle siècle
un « nouveau sénéchal, officier ducal amovible
» apparut en Brabant, c'est le drossard. C'est le « justicier
criminel supérieur du duché » qui jouait
donc le rôle « de lieutenant de justice du duc, siégeant
à la place de celui-ci, dans certains cas au moins ».
Jusqu'à l'avènement de Philippe
le Bon « les grands justiciers furent tenus de consulter
le drossard avant de rendre leur sentence, lorsqu'ils jugeaient
des crimes graves ou des cas réservés ; il exerçait
sa surveillance sur tous les justiciers même subalternes,
il devait réprimer leurs dénis de justice et veiller
à ce qu'ils respectassent la procédure légale
». Ses compétences évoluèrent toutefois.
À partir du début du XVe siècle,
il « poursuivait et jugeait surtout, les homicides, les
vols, les coups et blessures ainsi que les viols et enlèvements...
»
En 1469, ses compétences sont bouleversées.
Une instruction lui interdit désormais de juger les crimes,
qui seraient du ressort exclusif
des grands justiciers, « et les cas civils, qui relevaient
de la compétence des officiers subalternes ».
Il sera
désormais le justicier des cas « énormes
et privilégiés, des vagabonds et des cas surannés
». Le vagabondage prenait à l'époque des
formes inquiétantes. Le problème préoccupa
désormais les autorités.
À partir de 1510, la drossarderie fut
chargée de s'occuper par excellence de la « répression
de la criminalité parmi les vagabonds se trouvant en Brabant
». Ce furent désormais les attributions du drossard
jusqu'à la suppression de la fonction par les armées
révolutionnaires françaises, en 1794.
Si la fonction est connue, peu d'études
ont à ce jour été consacrées aux
drossards de Brabant aux XVIIe-XVIIIe siècles. Le hasard nous
a fait découvrir le fonds privé d'archives, ignoré
à ce jour, relatif aux trois derniers drossards de Brabant.
Ils sont tous trois de la même famille : les van der
Stegen. Le dernier d'entre eux sera l'auteur du premier «
Projet de Police », dont, par bonheur, nous avons retrouvé
le texte original (1785). À l'heure où un nouveau
projet en notre pays est mis en chantier, ce sujet d'une brûlante
actualité est le centre de bien des discussions.
L'accès à ces documents, inédits
à ce jour, permit pour la première fois de situer
ces personnages dans leur cadre familial, d'y cerner leur stratégie,
et de connaître leur mode de vie, de percevoir leur état
de fortune. Bref, de circonscrire ce milieu duquel surgiront
les conditions propices à l'éclosion d'un document
capital pour l'avenir de la protection des personnes et des biens.
S'il fallait une justification à ce
livre, ces découvertes seules en offrirait le motif.
Ces recherches visèrent donc, d'une
part, à expliquer l'emprise de la famille van der Stegen
sur cette fonction et, ce, de 1677 à la Révolution,
d'autre part à montrer l'enracinement de cette branche
de cette même famille en terre brabançonne à
savoir: Bousval.
Seigneur du lieu, dans la troisième
décennie du XVIIIe siècle, elle va désormais
enter sa lignée en ce lieu. L'histoire de cette localité
sera dès lors intimement liée au destin de celle-ci
et ce pour plus d'un siècle et demi. Nombreuses y sont
encore les traces de son passage.
L'aménagement
de leur campagne fut à ce point inséparable de
la vie des deux derniers drossards de Brabant que leurs activités
professionnelles en furent affectées. Deux mots et, par
là, deux réalités hantèrent les jours
et les nuits du dernier drossard : Bousval et Police. Si la première
offrait la saveur de la réussite un domaine
de près de 400 hectares en une soixantaine d'années
la seconde gardait au creux du palais le goût amarescent
de l'échec. Et ce ne fut pas faute d'essayer.
Cent fois sur le métier il remit son
ouvrage; sans cesse il tenta de convaincre, armé d'arguments
toujours plus affûtés ; sens aux abois sur cette
sente étroite où il suffit parfois d'un mot, d'un
prédicat heureux pour vaincre un scepticisme, il ne s'épargna
aucun effort, pendant plus de trente ans, pour atteindre sa cible.
Toujours, hélas, se déroba-t-elle,
l'abandonnant à ses ruminations où venaient se
complaire frustrations irritantes, amour propre en souffrance,
orgueil blessé d'un homme qui sait pourtant qu'il a raison.
En cette fin du XVIIIe siècle, l'homme,
ses idées, sa terre, devenue berceau, sont au cur
d'une mise en scène, d'un dialogue dans un jeu subtil
de rapports de force.
Les objectifs de ce livre sont ainsi fixés
: rentrer au cur de cette dialectique pour en baliser les
contours en y plantant les jalons, avec le secret espoir de ne
s'être pas trop égaré. »
25 euros (code de commande
: 13082).
VAN DAMME (Daniel)
Promenades archéologiques à
Anderlecht.
Préface de Joseph Bracops. Illustrations de Eugène
Narcisse. Bruxelles, Willy Godenne, 1958. In-8° broché,
97 p.
13 euros (code de commande
: 1313).
VANDEN
BRANDEN (Jean-Pierre) La Maison d'Erasme. Anderlecht.
Bruxelles, Crédit Communal, 1992. In-4° sous
reliure et jaquette d'éditeur, 127 p., nombreuses
illustrations en couleurs, (collection « Musea Nostra »,
n° 28), bel exemplaire.
Extrait :
« Le Musée d'art et d'histoire
d'Anderlecht fut officiellement inauguré le 24 septembre
1932 en la présence de Leurs Altesses Royales le duc et
la duchesse de Brabant, Léopold et Astrid.
L'initiateur et le fondateur de cette institution
muséale était Daniel Van Damme, fonctionnaire cultivé
et amoureux du passé, qui rêvait depuis longtemps
de créer un musée dans le vieux bâtiment
connu sur les plans cadastraux et dans la tradition orale sous
la dénomination de « Maison d'Erasme ».
Deux ans à peine après le sauvetage du béguinage,
le bourgmestre Félix Paulsen et son collège prirent
le risque, en pleine crise économique mondiale, d'investir
près de deux millions francs (de l'époque !)
dans la remise en état de cette propriété
de campagne mi entretenue et enlaidie par des constructions annexes
qu'il fallut abattre.
Le bâtiment et son environnement furent
classés comme monuments historiques en 1937. Dès
le début, le décor des salles fut réalisé
grâce à un fonds important de mobilier (bahuts,
tables, coffres, crédences, fauteuils, chaises, statues,
chandeliers, lustres, étains, poteries) qui avait appartenu
à un collectionneur célèbre du siècle
dernier Jules Vandenpeereboom, ministre des Chemins de fer, Postes
et Télégraphes pendant près de vingt ans.
Celui-ci avait accumulé dans sa Maison flamande qui
existe toujours en face de la collégiale des saints Pierre
et Guidon des trésors qui, à son décès
survenu en 1917, furent répartis entre les musées
nationaux. Une partie en fut heureusement récupérée
et revint ainsi à son point de départ, car ce mobilier
provenait de la vente des biens du chapitre d'Anderlecht à
la Révolution française, en 1794.
La collection des éditions anciennes
d'Erasme commença par le cadeau spectaculaire d'un pasteur
hollandais qui envoya à Anderlecht une vingtaine d'ouvrages
par valise diplomatique, dans le but de récompenser la
commune pour son initiative de consacrer un musée à
la gloire de son compatriote de Rotterdam. Par contre, la période
agitée qui s'étendit de l'inauguration du musée
jusqu'à 1954 ne fut guère favorable à son
enrichissement puisque la crise de 1929 et ses séquelles,
l'avant-guerre, le conflit mondial de 1940-1945 et le lent réveil
culturel de l'après-guerre rendirent les acquisitions
très aléatoires, faute de moyens.
L'association des « Amis de la Maison
d'Erasme » fut la source constante de ces enrichissements
grâce à la générosité fidèle
de ses membres qui permit de dénicher des merveilles dans
les ventes publiques ou chez des antiquaires et libraires du
monde entier. L'administration communale d'Anderlecht engagea
des sommes considérables dans l'achat de tableaux anciens.
Des dépôts furent effectués par la fabrique
d'église de la collégiale et quelques objets précieux
furent offerts par des particuliers.
Les collections (mobilier, oeuvres d'art, gravures,
livres et archives) constituent aujourd'hui un ensemble unique
qui illustre divers moments de l'histoire européenne :
la Renaissance, le règne de Charles Quint, le courant
humaniste, l'essor de l'imprimerie, les conflits religieux naissants.
Le charme de ce petit musée littéraire
réside dans l'harmonie qui y règne entre l'écrin
architectural et les objets de collection. L'atmosphère
quiète, l'odeur de la cire, le discret parfum du chêne,
le silence relatif de ces lieux privilégiés en
font un endroit propice à la méditation comme Erasme
dut le ressentir cinq siècles plus tôt.
Ce musée peut satisfaire à la
fois l'historien et le chercheur, l'esthète et l'amateur
d'art, l'écolier et le visiteur de passage sensible aux
vestiges des temps anciens. Cependant, malmené pendant
plus de quatre siècles par les intempéries, les
parasites du bois, l'humidité ascensionnelle, l'invisible
pénétration des racines des arbres multicentenaires
dans ses fondations et, enfin, par la pollution de l'air et la
construction du tunnel du métro à quelque vingt
mètres de son mur d'enceinte, le bâtiment était
à ce point menacé qu'une campagne de restauration
s'avéra absolument nécessaire. Celle-ci fut rendue
possible grâce à la générosité
de la société belge Petrofina qui accepta d'en
supporter la lourde dépense.
La Maison d'Erasme ferma ses portes le 1er
avril 1986. Tous ses trésors furent mis à l'abri
dans des locaux de la Banque Nationale de Belgique et le bâtiment
fut recouvert d'un caisson métallique, en dessous duquel,
pendant un peu moins de deux ans, uvrèrent maçons,
charpentiers et hommes de métier. La rénovation
fut exécutée avec le plus grand respect des techniques
anciennes. Le résultat est tel que le visiteur d'aujourd'hui,
à peu de choses près, découvre la Maison
avec les mêmes yeux qu'Erasme lorsqu'il pénétra
pour la première fois dans cette demeure qui existait
alors depuis six ans à peine. Tout y était propre
et net, la lumière entrait à profusion par les
hautes fenêtres gothiques. Une paix délicieuse régnait
dans les jardins où il faisait bon se promener après
un déjeuner frugal.
Le destin de cette demeure n'est donc pas banal
puisque la renommée ne lui est venue que bien après
le séjour qu'y fit l'illustre Erasme. Pendant trois siècles.
elle fut occupée par des chanoines. Vendue comme bien
d'État lors de la Révolution, elle devint la maison
d'été d'une famille aisée bruxelloise, séduite
par la pureté de l'air de cette campagne à quatre
kilomètres à peine du centre de la grande ville.
Et, en 1932, elle inaugura une tout autre existence, celle d'un
musée à nul autre pareil... »
20 euros (code de commande
: 13533).
VAN DEN STEEN
(Willy) Het Palais der Natie.
Brussel,
Belgische Senaat, 1982. In-4° sous reliure, jaquette et étui
d'éditeur, 266 p., illustrations en noir et en couleurs.
23
euros (code de commande : 393/62).
VAN
INNIS (Gonzague) Marie à Bruxelles. Maria te
Brussel. Mechelen, Service
de Presse Archevêché de Malines-Bruxelles, 1988.
In-8° broché, 136 p., nombreuses illustrations en
couleurs, édition bilingue français-néerlandais.
Avant-propos de Godfried
Daneels :
« L'Année mariale 1987-1988 a certes porté
davantage notre attention sur Marie ; de nombreuses initiatives
ont été prises en cette année. Les fruits
n'en ont pas encore tous été recueillis. L'impulsion
a été donnée : il faudra poursuivre. Ce
livre pourra certainement nous y aider : le chanoine Gonzague
van Innes y présente un riche recueil de statues de Notre-Dame
à Bruxelles. Le résultat est magnifique et nous
sommes heureux de l'en féliciter.
Ce livre n'est ni un ouvrage théologique ni une histoire
de la piété mariale à Bruxelles ; il n'est
pas non plus un simple album d'images : c'est un livre à
la fois agréable pour les yeux et propice à la
réflexion. À une époque comme la nôtre,
si sensible à l'image, ces très belles reproductions
de statues nous invitent à nous rapprocher de Marie et
par elle de son Fils Jésus Christ. Tous les événements
de la vie de Marie se déroulent dans ce livre : autant
d'invitations à une réflexion. Chaque statue nous
fait porter un nouveau regard sur Marie et sur sa vie.
Cet album nous donne d'abondantes références à
l'histoire si ancienne et si riche de la piété
populaire. Des artistes expriment dans leurs uvres la joie
et la peine de nombreuses générations de fidèles.
Marie était le refuge en temps de guerre, le recours dans
la maladie et l'adversité. Mais l'histoire d'un grand
nombre de statues rappelle également la reconnaissance
des fidèles pour les faveurs et les grâces obtenues
par l'intervention de Marie. Nous pouvons espérer que
cela aussi inspirera les chrétiens de notre époque.
»
13 euros (code de commande
: 8647).
VANWITTENBERGH
(Jacques) Orfèvrerie au poinçon de Bruxelles.
[Bruxelles], [Société
Générale de Banque], 1979. In-8° oblong sous
reliure et jaquette d'éditeur, IX, 339 p., nombreuses
illustrations, bel exemplaire bien complet du feuillet volant
d'errata.
@ Ce volume
fut publié à l'occasion de l'exposition éponyme
présentée par la Ville de Bruxelles et la Société
Générale de Banque, à la rue Ravenstein,
du 13 septembre au 30 novembre 1979.
Extrait de l'introduction :
« Cette exposition a permis non
seulement de donner un aperçu relativement complet de
la production bruxelloise, mais également de dater avec
plus de précision les objets présentés et
d'identifier environ la moitié des 130 poinçons
d'orfèvres qui y sont frappés. Elle donne en outre
une vue générale de l'évolution des styles
depuis le gothique tardif jusqu'à l'Art déco et
montre que la fabrication des orfèvres bruxellois pouvait
rivaliser avec celle des autres centres, d'autant plus que certains
orfèvres comme Lambertus Millé étaient en
avance sur leur temps. Il est à espérer que des
études approfondies ou des expositions consacrées
plus particulièrement à l'un de ces centres soient
publiées et contribuent à donner une vue d'ensemble
de notre patrimoine en matière d'orfèvrerie. »
90 euros (code de commande
: 12871).
Wavre,
ville et franchise du roman pays de Brabant. Wavre Ministère
de la culture française, 1972. In-8° carré
broché, 78 p., illustrations.
@ Catalogue de l'exposition éponyme
réalisé à l'occasion du 750e anniversaire
de l'octroi des libertés communales 1222-1972.
Introduction :
« Le samedi 23 avril 1222, en la fête
de saint Georges, le duc Henri Ier de Brabant concédait
à la ville de Wavre une charte de franchise. Il consacrait
ainsi sur le plan politique et juridique l'évolution économique
et sociale du bourg.
L'agglomération, déjà
citée en 1086, s'était développée
aux abords de la Dyle, au croisement des grands chemins de Bruxelles-Namur
et de Nivelles-Louvain.
Des artisans et des commerçants y tenaient
boutique et des marchés attiraient chaque semaine les
habitants des villages voisins. Une classe sociale, détachée
de la terre, s'affirmait face au seigneur et ressentait un besoin
de libertés.
Dans une charte de 1209, les « burgenses »
ou bourgeois de Wavre sont cités comme témoins,
après le « villicus » ou intendant
de la seigneurie mais avant les autres habitants de la villa
ou domaine rural.
Avec l'accord de leur seigneur, les bourgeois
wavriens demandent et obtiennent du duc de Brabant l'octroi des
libertés dont jouissent les bourgeois de Louvain.
La charte de 1222 en est le témoignage
officiel. Cet événement marquait un véritable
tournant dans l'histoire de la cité. Le commerce local
et les marchés vont connaître un essor remarquable
qui se maintiendra à travers les siècles malgré
les guerres, les incendies et les épidémies. Les
marchés libres vont se tenir les mercredis et les samedis.
Les boutiques et les échoppes se multiplient et de nombreuses
hôtelleries et auberges peuvent accueillir les voyageurs
de passage, les marchands étrangers et les paysans des
alentours.
L'exposition, organisée par le Cercle
Historique et Archéologique de Wavre et de la Région,
a pour but de célébrer cet anniversaire et de montrer
aux visiteurs, par l'objet et le document, les divers aspects
de l'histoire de Wavre à travers les siècles. »
10 euros (code de commande
: 11570*). |