BRUXELLES ET BRABANT WALLON

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RENOZ (Paul) — La Chancellerie de Brabant sous Philippe le bon (1430-1467). Histoire et organisation. Rédaction et expédition des actes. [Avant-propos de Paul Bonenfant.] Bruxelles, Palais des Académies, 1955. In-8° sous reliure d'éditeur, 236 p., VII planches hors texte, (collection « Commission royale d'Histoire).
Introduction :
   Le travail qu'on va lire a, je crois, le mérite d'être original.
   Des auteurs comme H. Nelis, E. Lameere, A. Gaillard n'ont parlé de la chancellerie brabançonne et de la diplomatique des actes émanés d'elle que d'une façon accidentelle, erronée parfois.
   Il m'a fallu, avant tout, rassembler les données qu'ils offraient, et les critiquer. Cette dernière besogne n'a pu être faite qu'à la lueur des résultats fournis par ce qui a constitue la majeure partie de mes recherches : l'examen des sources d'archives.
   Ces recherches ont parfois été décevantes : c'est ainsi que le dépouillement de milliers d'actes conservés dans les chartriers des abbayes brabançonnes ne m'a donné qu'une bonne vingtaine d'actes intéressants. Par contre, les archives de la Chambre des Comptes (et je pense tout spécialement aux comptes de la Recette générale de Brabant et aux comptes de l'Audience) et le Chartrier de Brabant m'ont fourni une foule de renseignements précieux.
   Les archives de la Chambre des Comptes ont surtout été utiles pour la première partie de mon travail, le Chartrier de Brabant et les chartriers d'abbayes pour la seconde.
   J'ai, en effet, divisé ce travail en deux parties : la première est consacrée à une étude de l'organisation de la chancellerie et des charges exercées par ses membres. La deuxième traite de la diplomatique des actes brabançons expédiés par la chancellerie.
   Les circonstances actuelles ont fait que, sauf pour un document conservé dans les archives de l'Assistance Publique de Bruxelles (l'acte de fondation d'une messe anniversaire pour le repos des âmes du secrétaire Ambroise de Dynter et de sa femme) j'ai dû limiter mes recherches au dépôt des Archives Générales du Royaume, à Bruxelles. C'est ainsi que je n'ai pu aller, par exemple, au dépôt des Archives de la Ville d'Anvers (où j'aurais eu la possibilité d'examiner des actes scellés en cire verte).
   En ce qui concerne le travail proprement dit, plusieurs remarques sont à faire :
      1) la longueur des notices biographiques consacrées au chancelier Jean Bont et au secrétaire Edmond de Dynter par rapport aux notices consacrées aux autres chanceliers et secrétaires est due au fait que j'ai pu consulter deux travaux spécialement consacrés à ces personnages ;
      2) toutes les dates citées ont été, quand il le fallait, données en nouveau style ;
      3) je me suis contenté de quelques références seulement quand, dans la seconde partie de mon travail, j'avais à parler d'éléments communs à la plupart des actes (suscription, etc.) ;
      4) enfin, j'ai emprunté à Octave Morel le mot « scellage » pour désigner l'opération qui consiste à sceller un acte.
   J'ai cru utile de joindre à mon travail des pièces justificatives et des planches : les unes concernent surtout la première partie, les autres la seconde partie du travail.
   On me pardonnera peut-être l'emploi de la première personne du singulier : le « nous » a, en effet, comme dit quelque part Georges Duhamel, quelque chose d'anonyme, qui semble rendre tout le monde responsable de ce qu'avance celui qui l'utilise.
   Tel quel, ce travail présente peut-être des lacunes, des obscurités, mais dans un travail du genre auquel celui-ci appartient, il faut une expérience que je n'ai pas encore et à laquelle j'ai essayé de suppléer par de la patience et de la bonne volonté.

12 euros (code de commande : 15550).

 

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[ALTMEYER (Jean-Jacques)] — Précis de l'histoire du Brabant. Bruxelles, Méline, Cans et Compagnie, 1847. [Bruxelles. Méline, Cans et Compagnie. Livourne. Même maison. Leipzig. J.P. Méline. 1847] In-8° broché, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], II (avant-propos), 338 p., couverture un peu défraîchie, dos fragile, rare.
Avant-propos :
   L'histoire, ce grand livre où sont inscrits les grands noms qui réclament l'immortalité, a pour but d'instruire les peuples et les rois, de chercher dans le passé des leçons et des règles pour l'avenir. Cette vérité paraît plus applicable encore à l'histoire spéciale qu'à l'histoire universelle. En effet, celle-ci ne présente et ne groupe que des masses ; l'autre se distingue par l'importance que lui assure la science des détails. Le récit des faits relatifs à cette province de Brabant qui nous a vu naître, de ce qu'ont accompli nos pères dans le long cours des siècles, de leurs vertus et de leurs vices, de leurs espérances et de leurs déceptions, des longs orages qui les ont agités, des calmes passagers qui leur ont permis de prendre haleine, quel curieux tableau, quelle intéressante étude pour nous, libres Brabançons du XIXe siècle !
   Ce Précis est destiné à présenter au public un tel tableau, une telle étude : il renferme la substance de plusieurs livres fondus ensemble. C'est assez dire qu'on s'y est borné aux événements mémorables, c'est-à-dire à ceux qui ont exercé une influence décisive sur la civilisation. On s'y est constamment attaché à remonter des effets aux causes et à descendre des causes aux effets. On n'a pus voulu faire un travail neuf, mais un travail utile. On a prêté une attention toute particulière à l'origine et au développement des institutions politiques de nos ancêtres. Et peut-il y avoir un sujet plus digne de nos sympathies que l'histoire des grandes révolutions communales accomplies par ces glorieuses bourgeoisies brabançonnes dont on peut rechercher les titres avec un légitime orgueil ?
   Delecourt, Dictionnaire des anonymes et pseudonymes, p. 763 (982).

45 euros (code de commande : 14267).

 

 ANNALES DE LA SOCIÉTÉ D'ARCHÉOLOGIE DE BRUXELLES

Tome seizième. 1902. In-8° reliure modeste, 488 p., illustrations in et hors texte.
@ Contient e.a : La Ruthwell Cross, par H. Rousseau ; Étude sur le cours des monnaies en Brabant pendant le règne de la duchesse Jeanne, par G. Cumont ; Le voyage du P. R. Mœhner, bénédictin au service du margrave Léopold-Guillaume de Bade pendant l'expédition au secours des Pays-Bas espagnols en 1651, par Schweisthal ; Le château des comtes à Gand, par A. De Vlaminck ; La question des rentes payables en grains dans la seconde moitié du XVIe, par G. Bigwood ; Quelques anciennes cloches d'églises de fabrication belge, par S. De Schryver.

30 euros (code de commande : 6113).

 

Tome vingtième. 1906. In-8° reliure modeste, 513 p., illustrations.
@ Contient e.a : Les origines de la dette belge, par G. Bigwood ; Les stations préhistoriques des environs de Couvin, par E. Maillieux ; La sépulture mérovingienne de Grivegnée, par J. Comhaire ; La villa belgo-romaine et le cimetière franc du champ de Ste-Anne à Anderlecht, par Ch. Dens ; La forêt de Soigne au XVIIe siècle, par Sander Pierron ; L'avouerie ecclésiastique en Lotharingie, par Pergameni ; les emprunts à lots aux Pays-Bas autrichiens, par G. Bigwood.

30 euros (code de commande : 5613).

 

Annales de la Société Royale d'Archéologie de Bruxelles. Mémoires, rapports et documents. Tome Trente-huitième. Bruxelles, Société Royale d'Archéologie de Bruxelles, 1934. In-8° broché, 214 p., illustrations et cartes hors texte à déplier, cachet d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Table des matières :
   - Quelques cadres territoriaux de l'histoire de Bruxelles (comté, ammannie, quartier, arrondissement), par P. Bonenfant.
   - Esquisse de l'évolution constitutionnelle de Bruxelles depuis le XIIe siècle jusqu'en 1477, par F. Favresse.
   - Coup d'œil sur l'évolution territoriale comparée de la Flandre et du Brabant, par F.L. Ganshof.
   - La région bruxelloise. Recherches sur ses limites, par A. Hegenscheidt.
   - Le problème de la paroisse primitive de Bruxelles, par Plac. Lefèvre.
   - Le « culte national » à Bruxelles sous le Directoire, par Charles Pergameni.
   - Bruxelles, place de Guerre, par Ch. Terlinden.
   - Les églises brabançonne à tour centrale, par l'abbé M. Thibaut de Maisières.
   - Bruxelles et sa région au point de vue linguistique, par A. Van Loey.
   - Des caractères de la sculpture brabançonne vers 1500, par J. de Borchgrave d'Altena.

20 euros (code de commande : 15180).

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Annales de la Société d'archéologie, d'histoire et de folklore de Nivelles et du Brabant wallon. Tome XXIV. Nivelles, 1982. In-8° broché, 187 p., illustrations.
@ Ce volume est entièrement consacré à Nivelles et sa région, dix années de recherches archéologiques 1971-1981.

19 euros (code de commande : 270/59).

Annales de la Société d'archéologie, d'histoire et de folklore de Nivelles et du Brabant wallon. Tome XXIII. Nivelles, 1981. In-8° broché, 120 p., illustrations.
@ Ce volume contient : Marques sur sigillée, tèles et amphores du musée archéologique de Nivelles, par F. Hubert-Moyson ; Un arpentage de la superficie intra-muros de la ville de Nivelles en 1678, par J.J. Hoebanx ; Quelques traits de la démographie du Brabant wallon au xviiie siècle, par C. Bruneel ; Exploitation et exportation de la pierre dans les Pays-Bas autrichiens, par C. Dujardin ; Les sculpteurs liégeois contemporains de Laurent Delvaux, par P. Colman ; Évaluation de la fortune de Laurent Delvaux, par J.L. Van Belle ; L'activité de Laurent Delvaux en Angleterre, par C. Avery.

15 euros (code de commande : 271/59).

Annales de la Société royale d'Archéologie, d'Histoire et de Folklore de Nivelles et du Brabant wallon. Tome XXVIII-XXIX. Nivelles, Société royale d'Archéologie, d'Histoire et de Folklore de Nivelles et du Brabant wallon, 2003. In-8° broché, 552 p., illustrations en noir et en couleurs.
Table des matières :
   - La vie de la société de 1995 à 2002, par Jacqueline Cession-Louppe et Michel Daem.
   - Quand les moulins rythmaient la vie nivelloise.
      - Histoire et technique des moulins, par Georges Lecocq et Henri Dubois.
      - Quand les moulins rythmaient la vie nivelloise, par Alain Graux.
   - Vie et miracles de sainte Gertrude en douze tableaux, par Daniel Pierot, Martine Osterrieth et Georges Lecocq.
   - De sainte Gertrude au Saint-Sépulcre, par Raymond Horbach.
      - Première partie : Questions nivelloises.
         - Quand le destin de l'Europe se jouait à Waterloo...
         - La Révolution de 1830 à Nivelles.
         - Les institutions religieuses.
         - Les institutions de bienfaisance.
         - Les institutions d'enseignement et la recherche.
         - Le refuge d'Orival ou... les étranges vocations.

      - Deuxième partie : Regards sur le XIXe siècle à Nivelles.
         - Quand le couvent des Carmes devint prison...
         - Un moment de l'histoire de l'Hospice des Orphelins...
         - Des Nivellois au Mexique.
         - La guerre franco-prussienne de 1870.
         - L'école régimentaire des grenadiers. Histoire d'une institution et d'un immeuble.
         - L'architecte Guillaume Govaerts.

   - Rapport sur la situation et l'administration de la Ville de Nivelles pendant l'année 1839, par Raymond Horbach.
   - Les noms de rue de Nivelles, par Jean-Marie Pierret et Isabelle Parmentier.
   - Épitaphier de Bornival. Obits et fondations pieuses de la paroisse de Bornival, par Émile De Lalieux.
      - Épitaphier de Bornival.
      - Obits et fondations pieuses de la paroisse de Bornival.

20 euros (code de commande : 14984).

 

BARTIER-DRAPIER (Suzanne) Histoire de la commune d'Uccle. Le Moyen Âge. Extrait de Une commune de l'agglomération bruxelloise : Uccle. Volume I. Bruxelles, Institut de Sociologie Solvay, 1958. In-4° broché, pp. 39-77, deux illustrations.

10 euros (code de commande : 294/62).

 

BERTRAND (Louis) — Schaerbeek pendant la guerre. 1914-1918. Bruxelles, Agence Dechenne, 1919. In-8° broché, 260 p., illustrations hors texte, couverture un peu défraîchie avec un petit manque au coin inférieur droit du premier feuillet.
Extrait de l'introduction :
   Nous avons cru qu'il serait à la fois utile et intéressant de raconter, à grands traits, la vie de notre cité de cent mille habitants, pendant cette période tragique.
   C'est le but de ce livre.
   Dans la première partie nous rappellerons les principaux faits de guerre qui se produisirent du 4 au 20 août, date de l'entrée des armées allemandes dans la capitale du pays.
   Dans la seconde partie, nous nous occuperons du ravitaillement de la population pendant la guerre.
   Dans la troisième, nous ferons un historique rapide des diverses œuvres de secours qui ont fonctionné en faveur de la partie la plus malheureuse de la population de notre commune.
   Enfin, la quatrième partie de ce livre sera consacrée à la vie communale et administrative de Schaerbeek, pendant l'occupation allemande.
   Notre travail sera lu, pensons-nous, avec intérêt par ceux qui ont vécu ces heures tragiques et aussi par nos enfants et petits-enfants auxquels, pendant de nombreuses années, on parlera de cette horrible guerre et des souffrances de nos populations, endurées cependant avec courage et résignation dans l'espoir de voir luire des jours meilleurs.

25 euros (code de commande : 14598).

 

BOLAND (G.) — Le testament d'Henri III duc de Brabant (26 février 1261). Louvain, 1942. In-8° broché, [38 p.], une planche hors texte, envoi de l'auteur.
@ Extrait du tome XXXVIII (1942), n° 1-2, de la Revue d'Histoire Ecclésiastique.

10 euros (code de commande : 294/63).

 

BONENFANT (Paul) — Cartulaire de l'Hôpital Saint-Jean de Bruxelles (actes des XIIe & XIIIe siècles). Bruxelles, Palais des Académies, 1953. In-4° sous reliure d'éditeur, LI, 433 p., (collection « Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique - Commission Royale d'Histoire »), envoi de l'auteur au professeur F. Favresse.
Table des matières :
   Introduction :
      1. Origines de l'hôpital Saint-Jean. Son importance.
      2. État des archives de l'hôpital.
      3. Méthode suivie pour la reconstitution du cartulaire.
      4. Tradition des actes.
      5. Destinataires des actes.
      6. Auteurs des actes.
      7. Langue des actes.
      8. Détails d'établissement de l'édition.
   Cartulaire.
   Annexe I. Tableau de Reconstitution du « Boeck metten Hare » (jusqu'en 1300).
   Annexe II. Les Sceaux de l'hôpital Saint-Jean.
   Table des sceaux.
   Table des noms de personnes et de lieux.
   Index rerum.
   Glossaire latin.
   Glossaire néerlandais.
   Index bibliographique.
   Additions et corrections.

20 euros (code de commande : 15267).

BONENFANT-FEYTMANS (A.-M.) — L'évolution des hôpitaux à Bruxelles. [Bruxelles], Boehringer Ingelheim, [ca 1972]. Grand in-8° collé, 38 p., illustrations en noir et en couleurs, hommage de l'auteur au professeur Jean-Jacques Hoebanx.

12 euros (code de commande : 15133).

 

Bonjour d’hier, bonjour d’aujourd’hui, bonjour de Néthen. Melin, Les Amis de Nethen, 1994. In-4° collé, 67 p., illustrations, plan, tirage limité à 500 exemplaires.
Présentation :
   « Les Amis de Néthen » vous proposent un recueil d'anciennes cartes postales du village, datant des premières décennies de notre siècle. Elles sont assorties de commentaires récoltés auprès de Néthennois pétris de l'histoire et du folklore de leur village.
   Des problèmes se sont posés lors du choix des textes à faire paraître. Par exemple : ne risquions-nous pas de lasser certains lecteurs en leur soumettant des listes trop nombreuses et trop longues d'habitants de certaines maisons ou de certaines rues ?
   Finalement, nous avons estimé que l'édition de notre recueil nous donnait une occasion, peut-être unique, de regrouper en un seul ouvrage des données éparses récoltées à des sources multiples qu'il ne sera peut-être plus possible de consulter avant longtemps. Nous avons donc décidé de donner un maximum de détails sur l'habitat humain à Néthen.
   Une autre question nous a tracassés : jusqu'où pouvions-nous aller dans l'utilisation des surnoms de nos concitoyens ?
   Tenant compte que finalement chaque ancienne famille du village a les siens (et ne s'en porte pas plus mal) nous avons cru pouvoir en citer un certain nombre qui sont comme un clin d'œil que l'on se donne entre gens de bonne compagnie.
   Nous osons espérer que les famille intéressées y verront une preuve de connivence sympathique plutôt que d'irrespect. Et nous promettons à ceux qui n'auront pas trouvé leur place dans notre florilège qu'ils y figureront une prochaine fois.
   La comparaison entre cartes anciennes et photos actuelles, qui en sont chaque fois le pendant, permettra de réaliser combien le chemin a été parcouru en moins d'un siècle, notamment en ce qui concerne le développement de l'habitat.
   Souhaitons ensemble que le mouvement ne s'emballe pas trop pour que Néthen conserve longtemps encore son caractère typiquement rural, si cher à ses habitants, que ceux-ci soient récents ou de vieille souche. »

15 euros (code de commande : 11936).

 

BOUAFIF-HOEBANX (Françoise)50, boulevard de l'abattoir. Bruxelles, Institut des Arts et Métiers, 1986. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 99 p. + annexes des 6 chapitres constitués par 191 reproductions de documents.
@ Il s'agit de la publication réalisée pour le cinquantième anniversaire de l'Institut (1932-1982).

15 euros (code de commande : 299/56).

Bruxelles, croissance d'une capitale. Sous la direction de Jean Stengers. Anvers, Fonds Mercator, 1979. In-4° sous reliure d'éditeur, 453 p, nombreuses illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, jaquette illustrée (Paul Delvaux), étui, sur la page de garde, ex-dono signé par plusieurs personnes.

60 euros (code de commande : 3564 - vendu).

Même exemplaire en langue néerlandaise.

 

[BRUXELLES]. CLAIKENS (W.) — Si le quartier des Arts nous était conté… S.l., [ca 1970]. In-4° agrafé, 18 p., 23 reproductions, pliure centrale.
Table des matières :
   - Les remparts de la deuxième enceinte - L'actuelle place du Trône - Le site Electrobel.
   - La deuxième porte de Coudenberg ou Porte de Namur.
   - La (vieille) Porte de Coudenberg.
   - Le prieuré d'Auderghem.
   - L'ancienne abbaye de Saint-Jacques sur Coudenberg.
   - Les Bailles, actuellement place Royale & le palais des ducs de Brabant, puis des ducs de Bourgogne & de Charles Quint, aussi appelé la Cour de Bruxelles.
   - Le Palais Royal.

8 euros (code de commande : 13894).

 

Bulletin trimestriel du Crédit Communal de Belgique. 25e année - N° 95 - Numéro spécial - 1971. Bruxelles, Crédit Communal, 1971. In-4° broché, 138 p., illustrations.
Table des matières :
   - Le nouveau siège du Crédit Communal de Belgique, par F. Narmon.
   - Le site du Crédit Communal de Belgique et les plans de Bruxelles, par L. Danckaert.
   - Histoire de l'aménagement du quartier « Pachéco », par V.G. Martiny.
   - Le Meiboom, par R. Meurant.
   - Hospice Pachéco et hôpital Saint-Jean - Histoire d'un fonds de terre bruxellois, par A.-M. Bonenfant-Feytmans.
   - Le premier jardin botanique de Bruxelles, par J. Balis.
   - Le jardin botanique de la S.A. « Société Royale d'Horticulture des Pays-Bas » (1826-1870), par E. Witte.
   - Le jardin botanique national de Belgique (anciennement Jardin botanique de l'État), par R. Tournay.

10 euros (code de commande : 15433).

 


   BUTKENS (Christophe). Trophees tant sacres que prophanes de la Duché de Brabant.
   
Anvers, Jegher, 1641.

   
Un des meilleurs écrits publiés sur l'histoire du Brabant et sur la généalogie de ses principales familles.
   Pour en savoir plus....

450 euros (code de commande : 11754/v1). 

 

Cahiers bruxellois. Revue d'histoire urbaine. Tome XXI - 1976. Bruxelles, Cahiers Bruxellois, 1977. In-8° broché, 178 p.
   
Ce volume contient :
   - La mise en exploitation du sol anderlechtois (XIe- XIIIe siècles), par M. De Waha ;
   - Un voyageur de Bohême à la Cour de Bourgogne, par A. Van Crugten ;
   - Les visées d'une famille bruxelloise sur la forêt de Soignes pendant le XVe siècle, par A. Smolar-Meynart ;
   - « À propos d'un Jean de Bernage… »: nouvelles conclusions, par C. Van den Bergen-Pantens ;
   - Le doyen des buffets d'orgues bruxellois, par J.-P. Félix ;
   - Cent cinquante ans d'éclairage au gaz à Bruxelles, par C. Roman ;
   - Un courant politique indépendant à Bruxelles au XIXe siècle : l'action d'Eugène Bochart (1860-1869), par Y. Leblicq.

12 euros (code de commande : 12988).

 


La Cathédrale Saint-Michel. Trésors d’Art et d’Histoire. Bruxelles, 1975. In-8° broché, 208 p., illustrations hors texte, jaquette.
@ Il s’agit du catalogue de l’exposition organisée à la cathédrale Saint-Michel, à Bruxelles, du 8 août au 15 octobre 1975. Ce volume fait partie des Annales de la Société Royale d’Archéologie de Bruxelles.

15 euros (code de commande : 2778).

 

Les cent cinquante ans de l'Université libre de Bruxelles (1834-1984). Direction scientifique : André Uyttebrouck et Andrée Despy-Meyer. Bruxelles, Éditions de l'Université, 1984. In-4° sous reliure et jaquette un peu usagée d'éditeur, 506 p., illustrations, exemplaire numéroté.

25 euros (code de commande : 5588).

 

Centenaire de la Société d'Archéologie, d'Histoire & de Folklore de Nivelles et du Brabant wallon. Actes du colloque 26 et 27 mars 1977. Musées de Nivelles, 1978. In-8° broché, 136 p., illustrations.
@ Contient e.a : Détection aérienne, typologie, implantation et cartographie des habitats ruraux gaulois et gallo-romains dans le Nord de la France, par R. Agache ; Méthode et résultats du sauvetage archéologique à Pommerœul, par G. De Boe et F. Hubert ; L'archéologie industrielle en Belgique, par J.P. Ducastelle.

12 euros (code de commande : 256/71).

 

   Coup d'œil sur ma Patrie.
   
S.l., 1790.

     
Rare pamphlet publié durant la révolution brabançonne.
   Pour en savoir plus....

60 euros (code de commande : 12451).           

 

DELEPINNE (Berthe) — Le florilège de Bruxelles. Bruxelles, Willy Godenne, 1956. In-4° broché, 168 p., illustrations hors texte, exemplaire numéroté sur vergé Old Style.

19 euros (code de commande : 1352).


DES MAREZ (G.) — L'origine et le développement de la ville de Bruxelles. Le quartier Isabelle et Terarken. Paris - Bruxelles, Van Oest, 1927. In-4° demi-simili maroquin brun, couverture conservée, II, 231 p., illustrations, une planche hors texte à déplier, (collection « Publication du Comité d'Études du Vieux-Bruxelles »), édition originale, exemplaire en très bel état.
Avant-propos :
   Décrire l'origine et le développement du Quartier Isabelle et Terarken en relation directe avec la ville dans laquelle il est né, tel a été le but que nous nous sommes proposé.
   Ce Quartier présentait précisément cette particularité exceptionnelle d'avoir été de tout temps étroitement lié à l'évolution même de la cité. Chaque siècle lui imprima en quelque sorte une caractéristique spéciale. Agricole à l'origine, comme le territoire bruxellois tout entier dont il n'était qu'un fragment, domanial dans la personne de son seigneur, il s'ouvrit à la vie urbaine, aux XIe-XIIe siècles, quand au pied de ses collines, à proximité du château-fort de l'île Saint-Géry, l'économie urbaine apparut. Celle-ci gagna de proche en proche, envahit les champs, les prairies, les vignes, les marécages et les transforma en terrains à bâtir. Le seigneur foncier morcela son domaine, concéda en tenure chacune de ses parcelles, se livra lui-même à l'industrie drapière et se mit à la tête de l'administration de la ville naissante. S'il continuait à faire figure par ses richesses rurales dans les rangs féodaux ou parmi les ministeriales du duc, il fit souche d'un des sept lignages patriciens – celui des Clutinc ou des Serhuyghs – qui présidèrent pendant des siècles aux destinées de la ville.
   Au XIIIe siècle, l'agriculture disparut du Quartier Isabelle et Terarken. Des rues le sillonnent en tous sens, et si les tisserands, les foulons, les tondeurs se sont groupés dans le quartier de Notre-Dame de la. Chapelle, les artisans de la construction, comme ceux du travail des métaux, maçons, tailleurs de pierre, imagiers, forgerons, orfèvres, fondeurs de cuivre, armuriers, se sont répandus aux abords ou à l'intérieur de l'ancien domaine morcelé.
   Au XIVe siècle, les séjours de plus en plus fréquents du duc au palais du Coudenberg assurèrent au Quartier une fortune inattendue. Les représentants les plus attitrés de la noblesse brabançonne vinrent s'y fixer, et si une faillite retentissante entraîna la chute de la branche aînée des Clutinc, restée propriétaire du steen ancestral du Blindenberg, une puissante famille rurale recueillit son héritage et contribua par sa présence au prestige du Quartier. Au XVe siècle, celui-ci devint dans toute la force du terme le quartier aristocratique de la ville. Les nobles bourguignons, les Clèves-Ravenstein, les Lalaing, les Nassau, les d'Auxy, le bâtard de Bourgogne, v construisirent des hôtels splendides, en contrebas de la colline sur laquelle s'élevait le somptueux palais des ducs de Bourgogne.
   Malheureusement, comme toujours, la déchéance succéda à la gloire. Au cours du XVIe siècle, l'axe se déplaça. Les nobles émigrèrent et s en allèrent chercher des terrains au Sablon et au Pré aux Laines afin d'v construire des hôtels plus vastes et plus modernes. Quelques uns, pourtant, restèrent fidèles au Quartier, et ce fut là que le cardinal Granvelle éleva un magnifique palais à l'italienne, le premier et l'unique palais de ce genre qui fut édifié à Bruxelles.
   Les troubles du XVIe siècle firent glisser le Quartier plus avant sur la pente de la décadence. Au XVIIe siècle la noblesse militaire espagnole v entretint encore une dernière et bruyante animation ; au XVIIIe siècle, il se vit plongé dans le calme de la vie administrative. Le Conseil privé, le Conseil des Finances, le Conseil d'État se sont installés dans les hôtels seigneuriaux abandonnés ; la Loterie et l'Imprimerie royale et impériale sont établies dans les locaux de l'hôtel d'Herzelles, tandis que le Conseil de Brabant et la Chancellerie gardent le vieil hôtel de la rue du Parchemin, où ils ont été fixés à la fin du XVe siècle.
   La chute de l'Ancien Régime fut fatale au Quartier. Les Conseils gouvernementaux disparurent et les hôtels qui les avaient abrités restèrent vides. On y ouvrit, au cours du XIXe siècle, un grand nombre d'institutions scolaires, officielles et privées, si bien qu'avant de disparaître, le Quartier Isabelle et Terarken s'affirma comme le Quartier latin de Bruxelles et eut l'honneur de présider à la formation morale et intellectuelle des générations contemporaines.
   Telle fut la carrière du Quartier Isabelle et Terarken, longue de huit siècles, exposée à toutes les fluctuations économiques, sociales et politiques qui s'accomplirent dans la Ville et dans l'État. Il nous a semblé que son étude ne pouvait réellement intéresser l'historien que si elle était présentée d'une manière synthétique. Aussi n'avons-nous retenu des matériaux que nous avons exhumés des archives, que ce qu'ils offraient d'essentiel et de typique. Nous n'avons pas voulu nous perdre dans le dédale des ramifications de famille, dans la construction de généalogies sèches et inextricables, dans la description minutieuse de chacune des maisons qui bordaient les voies publiques. Nous aurions abouti à une « poussière d'histoire » qui eût lassé immanquablement les meilleures volontés.
   L'illustration est abondante. À ceux qui s'intéressent à l'architecture privée et au développement territorial d'une ville, elle fournira des documents précieux ; pour ceux qui ont connu le Quartier, elle sera une source de joie par les souvenirs qu'elle évoque.
   L'impression a commencé en 1913. Interrompue pendant la grande guerre, elle ne fut reprise qu'en 1921. Des raisons diverses vinrent contrarier encore son prompt achèvement. Le changement d'imprimeur, l'impossibilité de se procurer des papiers d'une teinte identiquement la même, expliquent la diversité qui y règne. On voudra bien y voir une curiosité bibliographique d'après-guerre.

50 euros (code de commande : 14895).

DES MAREZ (G.) — Traité d'architecture dans son application aux monuments de Bruxelles. Dessins de G. Rosenberg. Bruxelles, Touring Club de Belgique, 1921. In-8° broché, 300 p., nombreuses illustrations in et hors texte, bon exemplaire.
Introduction :
   « L'idée de ce traité est née au cours des conférences-promenades que nous avons organisées à Bruxelles et dans ses environs immédiats. Souvent nous avons été frappé de l'insuffisance des connaissances archéologiques des auditeurs et à ceux qui nous demandaient de leur signaler un manuel où ils auraient pu s'instruire sans fatigue et rapidement, nous ne pouvions rien indiquer qui répondît exactement à leur désir. Ce n'est pas que les manuels fassent défaut, mais les uns sont trop vastes, trop savants, je dirai même trop complets pour des débutants, les autres sont d'une généralité telle que même ceux qui sont au courant déjà de l'architecture les lisent sans profit. Dès lors, il nous semblait qu'il y avait place pour un manuel simple et clair, adapté aux besoins que l'expérience de l'enseignement nous avait révélés.
   Il nous suffisait, d'ailleurs, de réunir systématiquement les notes de nos leçons, de les joindre aux commentaires faits directement devant les monuments pour avoir les bases d'un manuel qui présentât cet avantage exceptionnel d'exposer l'histoire complète de l'architecture à l'aide des seuls monuments d'une ville. Cette entreprise n'a jamais été tentée jusqu'ici, croyons-nous, et en disant histoire complète, nous n'exagérons rien, car nos édifices sont suffisamment nombreux et variés pour permettre d'étudier sur place toute l'évolution de l'art de la construction, depuis la période romane – XIe-XIIe siécle – jusqu'à l'époque néo-classique de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe. Ce n'est pas, remarquons-le bien, un cours d'architecture bruxelloise que nous entendons présenter au public, mais un cours d'architecture dans son application Pratique aux monuments de Bruxelles. Il a une portée générale, et quel que soit le milieu dans lequel on se trouve, il fournira les notions indispensables pour classer les édifices qu'on visite, pour les dater, du moins approximativement, en tenant compte bien entendu des différences locales ou régionales qui pourraient exister, de l'époque aussi à laquelle un style a fait son apparition dans une contrée déterminée.
   Qu'on ne se méprenne pas non plus sur le but proposé. Ce traité ne s'adresse pas aux architectes, aux praticiens, mais aux amateurs d'art, aux gens du monde qui voyagent et qui désirent comprendre ce qu'ils voient. Aussi le point de vue auquel nous nous sommes placé, est-il avant tout un point de vue pratique, et voilà pourquoi nous avons voulu que ce manuel soit simple, débarrassé de toute littérature inutile, dégagé d'une terminologie trop technique et capable de rebuter.
   L'illustration en est abondante. À chaque idée correspond une image. L'image parle à l'esprit mieux que n'importe quelle description. Il va sans dire que toutes ces illustrations sont empruntées aux monuments de Bruxelles et qu'elles sont sans cesse en rapport direct avec le texte. Nous les avons accompagnées d'une note indiquant leur provenance et, surtout, nous avons tenu à ce qu'elles soient datées, besogne difficile et souvent ingrate, mais à laquelle nous n'avons pas voulu nous soustraire. Nous expliquons dans le paragraphe introductif de ce traité, la méthode suivie, les divisions adoptées, toujours les mêmes pour chaque style et se succédant dans un ordre invariable.
   Bien qu'élémentaire, ce traité n'est pas une simple juxtaposition de notions. Comme dans notre livre sur les Monuments civils et religieux de Bruxelles, nous avons voulu faire œuvre d'historien tout autant que d'archéologue ; le point de vue historique éclate même à chaque instant, car l'archéologie, on semble trop souvent l'oublier, n'est qu'une branche auxiliaire de l'histoire, au même titre que la numismatique ou la diplomatique. Dès lors, nous nous sommes attaché à faire connaître le milieu historique et artistique dont les monuments sont l'expression vivante et concrète, à marquer la persistance des formes, leur transformation rationnelle. De là le rappel constant des directives qui sillonnent l'exposé, le souci de faire de temps en temps une halte, de respirer, de méditer, de remémorer sommairement les étapes parcourues avant de s'acheminer vers une étape nouvelle.
   Nous n'ignorons pas tout ce que nous devons à nos devanciers, à Schayes qui ouvrit chez nous, dès 1849, la voie des études d'architecture par son Histoire de l'architecture en Belgique, vieillie sans doute, mais non encore remplacée ; à l'abbé H. de Bruyn qui a écrit un traité d'Archéologie religieuse appliquée à nos monuments nationaux (1869), à Schoy qui a composé un mémoire, trop peu connu, sur l'Histoire de l'influence italienne sur l'architecture dans les Pays-Bas (1879), au chanoine Reusens, dont le manuel d'Archéologie chrétienne est toujours fort apprécié, à l'abbé Lemaire qui a publié un livre excellent sur les Origines du style gothique en Brabant, dont la première partie, consacrée à l'Architecture romane, a malheureusement seule paru jusqu'ici. [...]
   Puisse ce traité aider à répandre le goût des études archéologiques, à faire aimer nos monuments qui sont les témoins de la belle civilisation qui s'est développée sur notre territoire, à attirer une fois de plus l'attention sur Bruxelles, cette superbe capitale dont les destinées se confondent si intimement avec les destinées de la Belgique. Si nous atteignons ce but, nous nous croirons suffisamment récompensé de nos efforts. »

20 euros (code de commande : 12112).


DESPY (Georges) — Les campagnes du Roman Pays de Brabant au Moyen Âge : la Terre de Jauche aux XIVe et XVe s. Louvain-la-Neuve, Centre Belge d'Histoire Rurale, 1981. In-8° broché, 263 p., une planche hors texte à déplier, (« Série In-8° », n° 59), couverture soigneusement plastifiée, marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde.
Préface :
   Dans le cadre de la Basse-Lotharingie médiévale, le duché de Brabant reste une terre à défricher au double plan de l'histoire de la seigneurie rurale et de celle de l'économie agraire : rien de comparable, en ce qui le concerne, aux grands ouvrages de L. Genicot pour le comté de Namur, de L. Verriest et de G. Sivéry pour celui de Hainaut.
   Sans doute dispose-t-on de travaux importants comme, pour n'en citer que quelques uns, ceux de J.-J. Hoebanx, W. Steurs ou M. de Waha. Mais l'on n'en est encore, en fait, qu'au stade des premières approches des problèmes fondamentaux de l'histoire des campagnes brabançonnes au Moyen Âge.
   Le domaine ducal est surtout connu sous l'angle de son administration et de sa gestion grâce au livre de M. Martens. Certains domaines ecclésiastiques ont été plus ou moins bien étudiés au point de vue de l'histoire rurale. Quant aux seigneuries laïques, on en sait moins encore.
   Le présent volume ne veut être rien d'autre qu'une contribution à des recherches qu'il faudrait entreprendre de manière systématique sur la seigneurie médiévale en Brabant, tant en ce qui concerne les seigneurs et les paysans que l'histoire économique des campagnes. Il se fonde sur une documentation assez exceptionnelle, pour le « roman pays de Brabant » en tout cas : règlements d'avouerie du XlIIe siècle, records des droits seigneuriaux du XIVe, un censier du milieu du XVe, quatre comptes de la fin de ce même XVe siècle.
   Cet ensemble de sources, qui mériterait d'ailleurs largement d'être traité pour les Temps Modernes, m'a paru justifier une édition commentée. C'est ainsi que l'on trouvera ci-dessous : en une première partie, une esquisse de l'histoire de la famille des seigneurs de Jauche et du problème de leur domaine primitif, ainsi qu'un bref exposé de ce que l'on sait de cette terre à partir de 1200, avec une analyse des règlements des avoueries que ces hobereaux détenaient dans la région ; une deuxième partie sera consacrée à l'examen critique des records de coutumes, à une lecture du censier de 1444, à la mise en œuvre des comptes conservés pour la période qui va de 1479 à 1492 ; suivra, en une troisième partie, l'édition des documents eux-mêmes, records des droits seigneuriaux, censier et comptes.
   Les Jauche, on le verra, tinrent plus d'une seigneurie au Moyen Âge. Je ne m'occuperai ici ni de leurs terres hennuyères, ni de leurs domaines namurois ou liégeois, mais uniquement de la seule terre de Jauche. Il ne faudra donc point oublier qu'ils vivaient non seulement de celle-ci mais aussi de leurs grandes seigneuries de Baudour en Hainaut, de Bioul en Namurois, de Hierges sur la Meuse.
   Le vieux rural que je suis a eu la surprise de découvrir, dans le censier de 1444, un paysan de Nil-Saint-Martin qui portait les mêmes nom et prénom que moi, les graphies du patronyme (de Spies, des Spier, de Spye) indiquant qu'il doit provenir du latin de Spicario, du vieux français de l'épier. Au cas où ce serait un de mes rustres ancêtres, je dédie ces pages à la mémoire d'un manant qui devait au seigneur de Jauche un cens de deux deniers et d'un demi-setier d'avoine pour quatre-vingts verges de terre qu'il tenait à Haise.

20 euros (code de commande : 14846).


DE STURLER (J.) — Les relations politiques et les échanges commerciaux entre le duché de Brabant et l'Angleterre au Moyen Âge. L'étape des laines anglaises en Brabant et les origines du développement du port d'Anvers. Paris, Droz, 1936. In-8° sous reliure de toile verte, 543 p., hommage de l'auteur à Félicien Favresse, couverture plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Il s'agit de la publication de la thèse que Jean De Sturler présenta à la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Bruxelles.
Extrait de l'avant-propos :

   Nous nous sommes proposé d'étudier les relations commerciales et politiques qui s'établirent au Moyen Âge entre le duché de Brabant et le royaume d'Angleterre.
   Nous préciserons d'abord quels sont les territoires que nous avons compris sous ces dénominations. Nous avons considéré comme Brabançons ceux qui firent partie de l'ancien duché de Brabant, tel qu'il apparaît constitué aux XIIIe et XIVe siècles : la plus grande partie des provinces belges d'Anvers et de Brabant et certaines extrémités contiguës des provinces de Hainaut, de Namur et de Liège, la province néerlandaise du Brabant septentrional et l'extrémité méridionale de celle de Gueldre. Nous y avons rattaché les seigneuries enclavées de Malines et de Diest, incontestablement solidaires de l'économie brabançonne et dont les habitants ne cessèrent d'ailleurs, à de rares exceptions près, d'être assimilés en Angleterre aux sujets des ducs de Brabant. Nous n'avons pas exclu du champ de nos investigations les territoires qui constituaient l'ancien duché de Limbourg, les terres d'Outremeuse, le fief de Maestricht, les villages dits de Saint-Servais et le comté de Vroenhoven ; en fait cependant les données qu'il a été possible de recueillir touchant ces possessions des princes brabançons, ne présentent pas la continuité de celles qui concernent le duché de Brabant proprement dit.
   Nous avons étudié les relations qui existèrent entre l'ensemble de ces territoires d'une part, et d'autre part le royaume d'Angleterre, à l'exclusion de la partie de la Grande-Bretagne soumise aux rois d'Écosse, de l'île de Man, de l'Irlande, des îles anglo-normandes et des possessions continentales des souverains anglais.
   Le sujet que nous nous étions primitivement assigné pour tâche de traiter se limitait à l'étude des relations commerciales des deux pays. On remarquera d'ailleurs que c'est aux divers aspects de celles-ci que sont consacrés les principaux développements que comporte la présente étude. Toutefois, en poursuivant nos recherches dans ce domaine, il nous a paru opportun, voire indispensable, de considérer également l'évolution parallèle des relations politiques.
   Nous avons adopté ce parti pour deux raisons. La première réside dans l'interdépendance des échanges commerciaux et des rapports politiques internationaux au Moyen Âge. On sait combien la subordination des intérêts commerciaux aux besoins de la politique extérieure des souverains, y est générale et constante ; ce trait est d'ailleurs particulièrement marqué dans l'histoire commerciale de l'Angleterre médiévale. Il n'est pas moins certain que la nécessité de maintenir des rapports commerciaux assidus, essentiels à la vie économique de la nation, est susceptible d'influencer dans une large mesure la conduite politique du prince qui la gouverne : cette observation s'applique notamment au cas des principautés néerlandaises dont l'industrie dépend étroitement de l'importation d'une matière première provenant de l'Angleterre.
   D'autre part, nous ne voyons pas que les rapports extra-commerciaux du Brabant et de l'Angleterre, antérieurement du moins à la guerre de Cent-Ans, aient déjà été mis en lumière, ni que l'on ait pris la peine d'en indiquer la signification au point de vue de l'histoire politique des Pays-Bas et de l'Empire. C'est donc une véritable lacune que cette partie de notre exposé peut contribuer à combler. Cette considération nous a également porté à élargir dans ce sens le champ de notre enquête.
   Le titre de notre étude ne précise évidemment pas le sens dans lequel nous avons été amené à l'orienter ; il convient de nous expliquer un instant à ce sujet. Il nous paraît évident que les limites géographiques dans lesquelles se sont renfermées nos investigations, sont faites pour restreindre considérablement la portée des constatations auxquelles elles ont pu mener ; que l'interprétation des résultats obtenus ne peut offrir ce que l'on est en droit d'en attendre qu'à la condition de se rattacher à l'observation de phénomènes plus généraux, d'une signification internationale plus large, pour ne pas dire européenne. Nous nous sommes d'ailleurs efforcé de réduire au minimum les effets de cette limitation : nous avons multiplié les rapprochements de tout ordre et nous avons toujours pris soin de situer l'ensemble restreint des faits que nous avons dégagés dans les cadres plus généraux de l'histoire économique de l'Angleterre ou des Pays-Bas, de l'histoire politique de l'Europe, de l'histoire des routes commerciales et des échanges internationaux. Il n'en est pas moins vrai que notre étude se renferme dans un champ limité et nous n'avons pas cherché à lui ôter ce caractère.
   Nous nous efforcerons même de le justifier dans une certaine mesure. Il est certain que, pour échapper entièrement aux inconvénients inhérents à semblable limitation, l'histoire des relations commerciales anglo-néerlandaises devrait être conçue sur une base beaucoup plus large ; peut-être devrait-elle être rattachée à une étude d'ensemble des échanges commerciaux entre les régions formant ce qu'on pourrait nommer le bassin de la mer du Nord : le nord-est de la France, les Pays-Bas méridionaux et septentrionaux, l'Allemagne septentrionale, le Danemark et la Scandinavie, la Grande-Bretagne. Ce vaste ensemble géographique qui se trouve en quelque sorte disposé en éventail par rapport aux Iles Britanniques, paraît avoir été doué au Moyen Âge d'une unité réelle et d'une vie économique propre. L'étude en serait d'une inestimable valeur pour la connaissance du passé commercial de tout l'occident européen. Mais il va de soi que pareille entreprise suppose l'existence préalable de travaux préliminaires, d'études plus ou moins approfondies dans des domaines particuliers. Nous ajouterons que l'exceptionnelle richesse des dépôts britanniques – trop souvent ignorée des chercheurs étrangers – permettrait de donner à ces travaux d'approche beaucoup d'exactitude et de précision, possibilité qu'il serait sans doute regrettable de négliger. Mais on reconnaîtra dès lors que pour cette raison même, ici plus que partout ailleurs peut-être, l'analyse doit précéder la synthèse. Aussi bien notre étude ne constitue-t-elle qu'une monographie, une simple contribution à la connaissance d'une réalité historique singulièrement vaste et complexe. Nous espérons qu'elle pourra prendre place à côté de travaux similaires dus à nos devanciers et que, dans un avenir proche ou lointain, de nouveaux apports viendront peut-être accroître cet effectif, malheureusement encore restreint.
   Nous avons donc cherché à donner une image des relations particulières d'une principauté des Pays-Bas avec l'Angleterre. Nous nous sommes efforcé de rendre cette image aussi complète – faute de pouvoir dire : aussi typique – que possible. Aussi n'avons-nous pas hésité à présenter successivement les mêmes faits sous leurs différents aspects. C'est dans cet esprit que nous avons, par exemple, cru devoir nous étendre, autant que les sources le permettaient, sur la condition et le traitement effectif des Brabançons en Angleterre, quoique nous concevions que pareil développement puisse paraître hors de propos ou démesuré à d'autres points de vue que le nôtre.

25 euros (code de commande : 15057).

 

DEVOGEL (Victor) — Petites chroniques bruxelloises. Scènes de l'histoire bruxelloise. Illustrations de Henri Mortaux. Bruxelles, Vanderlinden, s.d. In-8° broché, 184 p., non coupé.

19 euros (code de commande : 320/63).

 

FRANKIGNOULLE (Eug.) — Notes pour servir à l'histoire de l'art en Brabant. Recueillies par Eug. Frankignoulle et publiées par P. Bonenfant. Bruxelles, Ballieu, 1935. In-8° broché, 204 p., marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Extrait du tome XXXIX des Annales de la Société royale d'Archéologie de Bruxelles.
Introduction :

   Eugène Frankignoulle naquit a Seraing, Ie 17 septembre 1858. Orphelin de bonne heure, il avait eu une enfance malheureuse. C'est dans des conditions matérielles très pénibles qu'il avait fait ses humanités a l'Athénée royal de Bruxelles. Il était entré, le 14 aout 1876, a l'administration des Hospices de cette ville, ou s'écoula la plus grande partie de sa carrière.
   Doué de grandes qualités d'intelligence et d'une volonté peu commune, il parvint a acquérir par lui-même de solides connaissances juridiques qui lui permirent d'accéder aux fonctions de chef du contentieux et de secrétaire-adjoint de l'administration des Hospices. Ces fonctions l'avaient mis incidemment en contact avec les riches archives anciennes de cette administration. Ayant toujours eu un goût très vif pour les choses du passé, il conçut aussitôt le plus grand intérêt pour ces documents vénérables et il entreprit de s'assimiler, sans maître toujours, l'ensemble des connaissances techniques nécessaires à leur lecture et a leur interprétation.
   Le 17 mars 1911, fut rétabli a son profit le poste d'archiviste des Hospices de Bruxelles, qui était resté longtemps sans titulaire. Déchargé de ses autres fonctions, Eugène Frankignoulle put dès lors se consacrer exclusivement a l'exploitation des documents qui l'attiraient tant.
   Il entreprit d'en rédiger un inventaire analytique, mais surtout de faire connaître dans les cercles d'érudits qu'il fréquentait les richesses du dépôt confié à sa garde. Des scrupules, dictés par une modestie excessive, l'empêchèrent toujours cependant de rien publier. À toutes les sollicitations qui lui étaient adressées en ce sens, il répondait en arguant de son manque de formation scientifique, déclarant qu'il ne voulait être qu'un « carrier fournissant des matériaux ».
   Pour accomplir la tâche qu'il s'était ainsi fixée, il ne reculait devant aucun labeur, si ingrat fût-il. Aussi, son obligeance était-elle, pour tous ceux qui y avaient recours, proverbiale. Car non seulement il prodiguait, sans restriction aucune, les précieux renseignements des innombrables notes qu'il avait recueillies, mais il n'hésitait pas, le cas échéant, pour répondre a quelque demande ; s'astreindre à de longues recherches.
   Atteint par la limite d'âge en 1922, Eugène Frankignoulle se retira à Montaigu. Des souvenirs d'enfance qui l'attachaient à ce lieu, un désir d'isolement, résultant à la fois de son caractère même et des déceptions et malheurs familiaux que la vie ne lui avait pas épargnés, expliquent en partie cette détermination. Mais le fait qu'il savait devoir trouver, non loin de là, à Diest, des archives riches et peu explorées, n'y fut pas non plus étranger. Les belles archives anciennes de la ville de Diest, autrefois classées par Ch. Stallaert, avaient été entièrement bouleversées pendant l'occupation et étaient depuis lors dans un inexprimable désordre. Eugène Frankignoulle obtint de l'administration Communale l'autorisation de les reclasser. Il s'efforça d'y rétablir l'ordre que leur avait donné Stallaert, tout en le perfectionnant. Il tira également de ces documents de nombreuses notes. Puis, cette besogne terminée, il entreprit le classement des archives de la collégiale Saint-Sulpice. C'est à cette tâche qu'il était occupé1, lorsque la mort vint le surprendre, dans sa modeste chambre de Montaigu, le 15 décembre 1928.
   À sa passion pour les archives, Eugène Frankignoulle joignait un goût très vif pour les arts. Il aimait la musique et jouait avec talent du violon. Il aimait aussi l'archéologie ; et, dans ses dernières années, il pilotait avec une rare compétence, dans Diest, Montaigu et leurs environs, les hôtes qu'il recevait. C'est ainsi qu'il eut l'occasion d'attirer l'attention sur un remarquable Jugement dernier conservé à l'hôtel de ville de Diest et qui, depuis, a été transféré au Musée de Bruxelles.
   On ne s'étonnera donc point si, au cours de ses dépouillements d'archives – vastes et laborieux – il nota avec un soin tout particulier les mentions relatives à des œuvres d'art ou à des artistes. De ces notes, comme de toutes les autres qu'il prenait, il tirait volontiers des extraits à l'intention des archéologues ou des historiens d'art qui s'adressaient à lui et auxquels il fournit ainsi des renseignements souvent précieux.
   Si une partie du travail considérable réalisé en ce domaine par Eugène Frankignoulle a pu ainsi être utile à la science, dans sa grande masse il restait néanmoins difficilement utilisable. Resté fidèle à la méthode des érudits d'autrefois, Frankignoulle transcrivait, en effet, dans des cahiers, au fur et à mesure qu'il les recueillait, les extraits de documents. Ayant lui-même rédigé ces cahiers, les maniant fréquemment, il s'y retrouvait sans trop de peine. Inutile de dire qu'il n'en eût pas été de même pour les chercheurs désireux de les consulter.
   D'autre part, l'importance du labeur fourni par le regretté archiviste justifiait largement, aux yeux de tous les spécialistes, une édition intégrale de ces notes, auxquelles la modestie de celui qui les avait recueillies n'avait pas permis de voir le jour. Ce serait, en même temps, un hommage mérité rendu à sa mémoire.
   Cette publication aurait depuis longtemps déjà été effectuée, grâce à l'intervention généreuse du cousin et légataire universel d'Eugène Frankignoulle, le conseiller Eugène Van Kempen, si celui-ci n'avait suivi son parent de quelques mois dans la tombe.
   C'est dans ces conditions que la Société royale d'Archéologie de Bruxelles a bien voulu accueillir dans ses Annales les notes d'Eugène Frankignoulle, en nous continuant la mission de les publier, dont nous avait chargé le conseiller Van Kempen.
   Notre tâche a consisté essentiellement dans le classement des extraits et dans l'établissement de tables. En ce qui concerne le classement, c'est après avoir consulté deux amis éminents de Frankignoiulle, feu G. Des Marez et M. Joseph Cuvelier, archiviste général du Royaume, que nous nous sommes arrêté à celui que l'on trouvera plus loin. Pour la confection de la table alphabétique, nous avons tiré grand profit de suggestions de M. Jules Vannérus, vice-président de la Société d'Archéologie.

18 euros (code de commande : 15097).

 

GAZIAUX (Jean-Jacques) Élevages divers, attelages et véhicules agricoles à Jauchelette. Liège, Michiels, 1999. In-8° broché, 320 p., illustrations, bien complet du feuillet volant des Termes courants du parler de Jauchelette », (collection « Mémoires de la Commission royale de Toponymie et de dialectologie Section Wallonne », n° 20).
Extrait de l'avant-propos :
   « Les cantons de Jodoigne et de Perwez, en Hesbaye brabançonne, sont restés longtemps une région de petites exploitations agricoles. Nombreux, les cultivateurs y pratiquaient aussi l'élevage dans le cadre d'une polyculture intensive.
   C'était le cas dans ma famille tant du côté paternel, à Glimes, que maternel, à Jauchelette, mon village d'origine. Ainsi mon enfance et ma jeunesse s'y sont-elles passées au contact immédiat des réalités rurales, dans un milieu s'exprimant naturellement en wallon.
   Étudiant en philologie romane, au début des années soixante, j'ai consacré mon mémoire de licence au Vocabulaire de l'élevage à Jauchelette. Continuant à mêler intimement enquêtes dialectologiques et ethnographiques, j'ai ensuite élargi mon champ d'investigation à La vie agricole à Jauchelette, sujet de ma thèse de doctorat présentée en 1981.
   Grâce aux précieux témoignages de paysans, dont les aînés étaient nés à la fin du XIXe siècle, aidé par mon expérience personnelle, j'ai pu décrire fidèlement ces activités dans les petites et moyennes exploitations comme à la grande ferme de la Ramée, telles qu'elles ont évolué pendant environ un siècle. Plus précisément, je me suis surtout attaché à la période « traditionnelle » d'avant la mutation qui a bouleversé le monde rural après la Seconde Guerre mondiale et plus particulièrement vers 1960. Pour l'essentiel, ma description s'est arrêtée au milieu des années septante. C'est dire que le tableau présenté appartient désormais en grande part au passé, ce qui le rend d'autant plus intéressant.
   Et cela se confirme au vu des changements survenus au cours du dernier quart de ce siècle, lesquels sont évoqués à la fin de cette étude.
Cette référence à la situation actuelle est venue quelque peu perturber les mentions chronologiques. Toutefois, pour conserver au récit ses accents de vécu, j'ai souvent gardé le présent de l'époque, au prix sans doute de quelques libertés avec la concordance des temps...
   Après L'élevage des bovidés à Jauchelette, paru en 1982, le présent ouvrage regroupe quatre chapitres de ma thèse consacrés à divers aspects de l'élevage :
   - Le cheval.
   - Le porc
   - Attelages et véhicules.
   - Les autres animaux.
   Ces pages décrivent les réalités quotidiennes principalement du point de vue de l'éleveur-producteur. Celui-ci est généralement un cultivateur qui, pour nourrir ses bêtes, utilise une part des récoltes de ses champs, de ses prés, de son jardin. D'où de fréquentes références aux chapitres relatifs à la culture, notamment à l'ouvrage Du sillon au pain. Le travail de la terre et la culture des céréales, paru en 1988.
   On se réfère aussi à d'autres chapitres encore inédits :
   - La pomme de terre.
   - Les fourrages.
   - La betterave.
   - Les prairies.
   - Les cultures maraîchères.
   - Le verger.
   - Les cultures anciennes.
   - Le jardin.
   En outre, la description s'étend au domaine de la consommation des produits de l'élevage. Ainsi, par exemple, sera détaillée la préparation des multiples richesses de la dépouille du porc...
   Pour ce qui est des attelages et des véhicules, il est également fait écho aux techniques de divers artisans : maréchal-ferrant, bourrelier, charron. »

20 euros (code de commande : 12888).

 

GHEUDE (Charles) À mon Roman pays. Tout le Brabant-Wallon. Poèmes et dessins. Bruxelles, Fédération Touristique du Brabant, 1947. In-4° broché, 256 p.

19 euros (code de commande : 339/61).

 

GILISSEN (John) Le droit coutumier d'Uccle. Extrait de Une commune de l'agglomération bruxelloise : Uccle. Volume I. Bruxelles, Institut de Sociologie Solvay, 1958. In-4° agrafé, pp. 201-250, une carte.

10 euros (code de commande : 338/62).

 

GILISSEN-VALSCHAERTS (Suzanne) Histoire de la commune d'Uccle. Les Temps modernes. Extrait de Une commune de l'agglomération bruxelloise : Uccle. Volume I. Bruxelles, Institut de Sociologie Solvay, 1958. In-4° broché, pp. 81-197, illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, plans tableaux, une carte, envoi de l'auteur.

19 euros (code de commande : 340/62).

 

GILISSEN-VALSCHAERTS (Suzanne) Histoire de la commune d'Uccle. Histoire contemporaine. Extrait de Une commune de l'agglomération bruxelloise : Uccle. Volume II. Géographie humaine, Histoire contemporaine, Enquête sociographique, Étude socio-biométrique. Bruxelles, Institut de Sociologie Solvay, 1962. In-4° broché, pp. 49-284, illustrations en noir, plans, tableaux, cartes, envoi de l'auteur.

25 euros (code de commande : 341/62).


[HENRI I]. SMETS (Georges) — Henri I, duc de Brabant 1190-1235. Thèse présentée à la faculté de philosophie et lettres de l'Université libre de Bruxelles pour l'obtention du grade de docteur spécial en histoire. Bruxelles, Lamertin, 1908. In-8° demi-simili chagrin bleu, XXII, 340 p., couverture soigneusement plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Préface :
   Le sujet de cette dissertation m'a élé indiqué par mon maître Léon Vanderkindere, qui m'a aidé de ses conseils dans la première élaboration d'une partie de ce travail. C'est à son savant enseignement que je dois la plupart des connaissances et la méthode sans lesquelles je n'aurais pu ni l'entreprendre ni l'achever. J'aurais voulu lui dédier ce livre, mais il a disparu trop tôt pour en recevoir l'hommage, et je ne puis qu'exprimer ici la vénération que j'ai pour sa mémoire.
   Je me suis proposé d'étudier la politique du duc de Brabant Henri I, qui, associé au gouvernement dès 1183, régna de 1190 à 1235.
   La forme biographique, qui s'impose aux travaux d'histoire politique relatifs au haut Moyen Âge, est encore celle qui convient le mieux aux monographies consacrées à la fin du XIIe et au début du XIIIe siècle : les sources, textes narratifs et documents diplomatiques, se rapportent toutes à l'activité des princes, et c'est autour de quelque haute personnalité que se groupent le plus naturellement les renseignements qu'elles fournissent.
   Le Brabant était un territoire considérable, situé au cœur des Pays-Bas, entre les deux centres économiques du Rhin et de la Flandre ; il renfermait des seigneuries puissantes, de riches abbayes, des villes en voie de formation. Prince d'empire, Henri I fut, en cette qualité, intimement mêlé aux affaires politiques de l'Allemagne ; au moment où il entra dans la vie active, la classe des princes d'empire venait de se constituer ; quand il mourut, elle avait réussi à soumettre le gouvernement central à son influence prépondérante. Pendant plus de quarante ans, il vit l'empire en lutte avec la papauté et la France avec l'Angleterre.
   Sa politique extérieure reflète tous les événements de son temps ; sa politique intérieure se ressent des grandes transformations sociales de son époque.
   Pour donner de l'une et de l'autre un tableau complet et cohérent, il m'a fallu être souvent extrêmement minutieux et faire de nombreuses conjectures.
   J'ai recherché les mobiles des actes du duc dans ses intérêts personnels, dans ceux de sa dynastie et dans ceux de sa caste. La psychologie du personnage m'a peu arrêté ; les caractères ne s'accusent guère dans les documents du Moyen Âge. De plus, les traits individuels me paraissent moins intéressants que ce qui, dans l'activité d'un homme, est l'effet des circonstances ou est commun au groupe dont il fait partie
   J'ai indiqué soigneusement mes sources, mais je ne me suis pas attaché à citer toujours ceux qui ont, avant moi, abordé le même sujet. Je sais ce que je dois à tous mes devanciers, depuis Butkens jusqu'à Wauters et jusqu'à M. H. Pirenne ; mais j'ai cru qu'il suffirait de le dire ici sans m'astreindre à répéter les mêmes noms à toutes les pages. Je les ai nommés quand je me séparais d'eux et quand je m'appuyais sur eux, mais non chaque fois que je me rencontrais avec eux.
   La bibliographie qu'on trouvera plus loin n'a pas la prétention d'être complète. Je ne pouvais mentionner tous les articles qui touchent par quelque point aux questions que j'ai traitées, ni tous les recueils où sont éparpillés les nombreux actes d'Henri I et de ses contemporains. Je n'y ai fait figurer, en dehors de quelques auteurs fondamentaux, que les ouvrages cités, souvent en abrégé, dans les notes qui accompagnent le texte.
   J'ai cru devoir différer la publication du catalogue des actes d'Henri I, qui pourra par là s'enrichir de quelques numéros ; car de récents travaux d'édition, comme ceux de MM. de Moreau et de Troostembergh, font prévoir l'apparition prochaine de plus d'un document inédit qui devra y être mentionné.

35 euros (code de commande : 14887).


[LAEKEN]. GOEDLEVEN (Edgard) — Les Serres royales de Laeken. Avec la participation de Bruno Fornari et de Jos Vandenbreeden. Bruxelles, Duculot-Inbel, 1988. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 274 p., nombreuses illustrations en couleurs dont certaines dépliantes, important ex-dono sur la page de faux-titre.
Introduction :
   « Chaque année, au printemps, les Serres du Domaine royale de Laeken sont ouvertes au public, pendant une vingtaine de jours.
   Ce Domaine date de la fin du dix-huitième siècle, époque à laquelle les provinces qui forment aujourd'hui la Belgique faisaient partie de l'empire autrichien et où les gouverneurs généraux, représentants de l'empereur, firent édifier au nord de Bruxelles, sur le Scoonenberg, à Laeken, un superbe château. Après la période autrichienne, au cours des occupations française et hollandaise qui lui succédèrent, Laeken devint la résidence de Napoléon, puis celle du roi Guillaume des Pays-Bas. Depuis l'Indépendance belge, en 1830, Laeken est la résidence de la dynastie belge.
Le Domaine doit son aspect actuel au roi Léopold II (1835-1909), second souverain belge, connu tout autant comme fondateur de l'État indépendant du Congo, que comme urbaniste et bâtisseur. Afin de doter cette nation d'un rayonnement international, il entreprend de nombreuses grandes réalisations, parmi lesquelles il faut compter les Serres royales de Laeken : pour compléter l'Orangerie datant de l'époque hollandaise, Léopold II fait construire en 1876 un complexe de serres, comprenant un Jardin d'Hiver surmonté d'une coupole, une serre quadrangulaire, dite du Congo, et une serre d'accueil, appelée aussi Serre Embarcadère.
   En 1890, il fait réaliser un second groupe de serres qui forme le « plateau des Palmiers » et est relié par des galeries au complexe du Jardin d'Hiver, lui-même en liaison avec le château, au moyen de souterrains. Léopold II agrandit le château et triple la surface du Domaine. Il entoure l'ensemble de larges avenues qui mènent au centre de Bruxelles.
   Ce livre consacré aux Serres royales de Laeken ne se limite pas aux seules serres, mais tente de les situer, fût-ce de façon schématique, d'une part dans le cadre du Domaine royal et de son histoire, d'autre part au sein de la vision ambitieuse et grandiose qui sous-tend les constructions et l'urbanisme de Léopold II. Si cette double approche peut sembler un assez long cheminement intellectuel pour aboutir au sujet lui-même, elle correspond à la manière dont Léopold II échafaudait ses plans. Un de ses biographes, le comte L. de Lichtervelde, en témoigne lorsqu'il écrit: « C'est le sens de la mesure qui manqua parfois à ce grand inventeur ».
   La volonté de Léopold II d'ouvrir chaque année les Serres au public est respectée par nos actuels souverains. Annuellement, cent mille visiteurs sont les hôtes du roi Baudouin et de la reine Fabiola et viennent admirer les Serres et leurs magnifiques collections de plantes et de fleurs.
   Puisse ce livre être un beau souvenir pour ceux qui ont eu la chance de visiter les Serres royales et encourager les autres à se déplacer pour vivre à leur tour ce moment inoubliable.
 »

35 euros (code de commande : 13414).

[LAEKEN]. VAN YPERSELE DE STRIHOU (Anne et Paul) — Laeken. Un château de l'Europe des Lumières. Paris - Louvain-la-Neuve, Duculot, 1991. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 270 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, très bel exemplaire.
Avant-propos :
   « En abordant le château de Laeken et son histoire au siècle des Lumières, nous savions aller au-devant de maîtres d'œuvre attachants en la personne de l'archiduchesse Marie-Christine et du duc de Saxe-Teschen.
   Par contre, au départ, nous ignorions que, contrairement à une tradition établie depuis deux siècles, nos conclusions attribueraient les plans de Schoonenberg à un très grand architecte français, Charles De Wailly en l'occurrence.
   Si, d'emblée, nous savions devoir être conquis par l'élégance d'une architecture pénétrée de poésie, le choix des proportions, la beauté du décor, l'imagination dans la disposition des jardins, nous ignorions, qu'au terme de notre réflexion, Schoonenberg, dans sa totalité, apparaîtrait comme le fruit d'une logique rigoureuse. Cette logique transparaît dans l'ordonnance des espaces et des volumes, est présente dans l'iconographie de la sculpture et dans la fantaisie des jardins, manifestant l'ordre dans le désordre. C'est en définitive une extraordinaire adéquation que l'on découvre entre une réalisation concrète sur le terrain et l'esthétique des Lumières.
   Les traités d'architecture de l'époque, la mythologie, les enseignements de la franc-maçonnerie, ainsi que les Mémoires d'Albert de Saxe-Teschen, inédites en français, ont servi de fil d'Ariane dans cette quête du sens.
   Une conclusion s'impose : visant au « sublime », Schoonenberg, œuvre des Saxe-Teschen, est tout entier porteur de symboles. Inscrits dans le tracé des plans ou dans la pierre, partout ils affleurent, offrant matière à décryptage. Du fait de la personnalité des Gouverneurs généraux, Laeken devient, un temps, l'épicentre de l'histoire de nos provinces. Sa construction coïncide avec une période cruciale, marquée par l'empreinte d'un novateur : Joseph II. Le château verra ensuite naître et mourir une révolution sans lendemain à laquelle succède, au gré de la fortune des armes, des présences autrichienne ou française.
   Plus tard, Schoonenberg demeurera un observatoire privilégié de l'histoire de notre pays. Ses hôtes successifs se nomment Napoléon, Joséphine, Guillaume Ier des Pays-Bas jusqu'au jour où, en 1831, le château devient la résidence des souverains belges. »

40 euros (code de commande : 13415).

 

LEFEVRE (F. ) — La collégiale des saints Michel et Gudule à Bruxelles. Son histoire - Son architecture - Son mobilier - Ses trésors. Photos W. Godenne. Bruxelles, Librairie Générale, 1942. In-8° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 187 p. dont 96 planches en noir.

12 euros (code de commande : 294/66).

 

LEURS (C.)Les origines du style gothique en Brabant. Première partie : L'architecture romane. Tome II : L'architecture romane dans l'ancien duché. Bruxelles-Paris, Vromant, 1922. In-8° broché, IX + 233 p., illustrations, plans.

25 euros (code de commande : 295/66).

 

MACOIR (G.) — Le Musée royal d’Armes et d’Armures de la Porte de Hal à Bruxelles. Wetteren, Jules De Meester, 1928. In-8° broché, 48 p., planches hors texte.
   
@ Tiré à part du 33e volume des Annales de la Société Royale d’Archéologie de Bruxelles dans lequel l'auteur retrace les grandes lignes de l'histoire du bâtiment depuis sa construction à la fin du XIVe siècle jusqu'à sa restauration et à sa transformation en musée, en 1870. L'origine des collections est ensuite évoquée (elle proviennent essentiellement de l'Arsenal de la Cour, fondé par les ducs de Bourgogne) avant d'en aborder la description selon le sens de la visite du bâtiment.

12 euros (code de commande : 11884).

 

MARTENS (Mina) — Le censier ducal pour l'ammanie de Bruxelles de 1321. Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1959. In-8° broché, 376 p., exemplaire sous cartonnage d'éditeur, hommage de l'auteur.
Conclusion de l'introduction :
   « La courte introduction que nous avons réservée au document que nous présentons, uniquement destinée à apporter quelque lumière sur la nature du domaine ducal, pourrait paraître limiter l'intérêt du texte à ce seul aspect historique. Il n'en est rien. En dehors des services qu'il pourra être appelé à rendre aux toponymistes, un tel censier se révèle plein d'enseignement pour ceux qui s'efforcent de rechercher les formes économiques du Brabant au XIVe siècle.
   Un exemple permettra de justifier le bien-fondé d'une telle affirmation : le seul relevé des professions exercées à Bruxelles parmi ceux qui payent un cens au duc. On y voit 8 tailleurs de pierre, 7 tisserands, 10 charpentiers, 1 serrurier, 1 cuisinier, 4 brasseurs, 6 pelletiers, 1 fabricant de bourses, 1 corroyeur, 8 boulangers, 1 chausseur, 6 meuniers, 4 teinturiers, 3 foulons, 1 tapissier, 3 tanneurs, 3 savetiers, 1 mesureur, 4 forgerons, 3 charrons, 1 marchand, etc...
   Sans doute, n'est-ce là qu'un faible pourcentage des artisans ; néanmoins cette liste est-elle utile, puisqu'elle révèle certaines professions exercées à Bruxelles, à une époque pour laquelle nous avons peu de renseignements de ce genre.
   Cet unique exemple de l'intérêt du censier ducal de 1321 pour Bruxelles et ses environs, est loin de condenser toutes les formes de curiosité qu'il est susceptible d'éveiller; n'oublions pas, entre autres, que les spécialistes de la géographie urbaine y trouveront un réel avantage si l'on songe que ce texte se rapporte, essentiellement, à une année bien précise, pour laquelle il est possible de reconstituer, partiellement, la figure des rues, des ruelles, des ruisseaux et même des collines de la ville et cela à une époque où, il est inutile d'y insister, nous n'avons aucun autre élément du genre pour ce faire.
   Nombre de disciplines, depuis l'histoire économique et sociale, l'histoire institutionnelle et la géographie historique, jusqu'à la toponymie et l'anthroponymie y trouveront matière à se compléter. »

15 euros (code de commande : 12380).

 

MICHEL (Louis) Le Brabant wallon. Chez l'Auteur - Besace culture, s.d. In-8 broché, 173 p, nombreuses illustrations, quelques traces d'humidité aux derniers feuillets.

7,50 euros (code de commande : 378/57).

 

Mille ans de monnayage bruxellois. 965-1965. Bruxelles, Bibliothèque Royale, 1965. In-8° broché, 107 p., planches hors texte.
@ Catalogue de l'exposition du même nom organisée à l'occasion du millénaire de l'atelier monétaire de Bruxelles du 2 au 31 octobre 1965.

15 euros (code de commande : 334/56).

 

Mille ans de transport à Bruxelles. Bruxelles, Stib, 1979. In-8° agrafé, 76 p., illustrations.

10 euros (code de commande : 281/59).

 

MONASTICON BELGE
De format in-4° broché, ces volumes furent initialement publiés par dom Ursmer Berlière à l'abbaye de Maredsous puis par un groupe de chercheur au Centre National de Recherches d'Histoire Religieuse, à Liège. Il nous est impossible de détailler leurs contenus ici, n'hésitez pas à nous questionner pour toute information.

Tome IV. Province de Brabant. Premier volume. 1964. 320 p.

50 euros (code de commande : 310/66).

Tome IV. Province de Brabant. Deuxième volume. 1968. Pp. 321-611, exemplaire non coupé.

50 euros (code de commande : 311/66).

Tome IV. Province de Brabant. Quatrième volume. 1970. Pp. 861-1156, exemplaire non coupé.

50 euros (code de commande : 312/66).

Tome IV. Province de Brabant. Cinquième volume. 1971. Pp. 1163-1378, exemplaire non coupé.

50 euros (code de commande : 313/66).

Tome IV. Province de Brabant. Sixième volume. 1972. Pp. 1373-1663, exemplaire non coupé.

50 euros (code de commande : 314/66).

 

NAMÈCHE (Léon) La ville & le comté de Gembloux. L'histoire & les institutions. Gembloux, Duculot, 1922. In-8° broché, XII, 495 p., illustrations hors texte.
Extrait de l'avant-propos :
« Nous n'avons pas la prétention d'offrir au lecteur une histoire définitive de Gembloux. Avant que pareille œuvre voie le jour, il reste bien des documents à découvrir, des lacunes à combler, des problèmes à résoudre. Mais un avis autorisé nous a engagé à ne pas différer davantage cet essai. « Je ne crois vas, a écrit M. Henri Pirenne, que l'historien doit attendre, avant de prendre la plume, que tous les détails de son sujet aient été étudiés : il est indispensable que de temps en temps les données des sources connues soient mises en œuvre et servent à constituer un tableau d'ensemble. »
Une autre raison, peut-être plus immédiate et péremptoire, nous a décidé. Le Millénaire de l'Abbaye de Gembloux, célébré en cette année 1922, réclamait une étude de l'histoire de la petite ville qui doit au plus ancien monastère du Brabant son existence et son lustre. Nonobstant notre désir de poursuivre nos recherches pendant quelques temps encore, il nous était difficile d'échapper à l'impérieuse exigence de cette circonstance mémorable. »

25 euros (code de commande : 10289).

 

PERGAMENI (Charles) — L'esprit public bruxellois au début du régime français. Bruxelles, Lamertin, 1914. In-8° broché, XI + 269 p., illustrations hors texte, rousseurs, couverture défraîchie.

20 euros (code de commande : 366/63).

 

PORTEMAN (Karel) Emblematic Exhibitions (affixiones) at the Brussels Jesuit College (1630-1685). Bruxelles, KBR - Brepols, 1996. In-4 broché, 198 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.

19 euros (code de commande : 385/57).

 

[RENARD (Michel)] — Les aventures dè Jean d' Nivelles el fils dè s' père. Poème épique rassauré, erdoublé, erlouï à l'histoire du païs avé des imaches pa Olivier Dessa èt cor in ptit dictionnaire, au dsus du marchi. Troisième éditio in douze chants pa l'auteur des deux autes. Bruxelles, Mertens, 1890. [Bruxelles. Ad. Mertens, Éditeur, rue d'Or, 12. 1890.] In-12 broché, 213, [3 bl.] p., illustrations, bon exemplaire malgré un petit manque à la coiffe, rare.
   L'abbé Michel Renard naquit à Braine l'Alleud en 1829 ; spécialiste des dialectes du Brabant wallon, il est l'auteur de deux poèmes épiques : L'argayon, el géant d' Nivelles et celui présenté ici.
   De le Court, Dictionnaire des anonymes et des pseudonymes, p. 197 ; Colson, La fleur de Wallonie. Essai de documentation. Grands hommes, apôtres, inventeurs, artistes, événements historiques, etc., p. 258.

30 euros (code de commande : 14216).

RENARD (Michel) L'Argayon èl djèyant d'Nivèle. Édition critique par Jean Guillaume. Liège, Société de Langue et de Littérature Wallonnes, 1984. In-8° broché, 120 p., (collection « Bibliothèque de Philologie et de Littérature Wallonnes », n° 7), exemplaire non coupé.
Introduction :
   « Michel Renard est né à Braine-l'Alleud le 18 septembre 1829 ; il est mort à Bruxelles le 10 juin 1904.
   Du cabaret exploité par sa famille, peut-être l'écrivain tient-il la jovialité, la faconde qui s'épanouiront dans l'épopée.
   Aux Aventures de Djan d' Nivèle qui connurent trois éditions, L'Argayon succède, fruit tardif de la maturité, geste tardive des géants, où le poète rassemble et chante son terroir. Avec Brin.nus', qu'il ne put achever, il revenait au coin natal.
   L'imagination, la verve, la puissance marquent cette langue étonnamment parlée, qui ne souffre aucun temps mort.
   L'abbé Renard avait tôt dans sa vie renoncé au lustre. – Dans Wallonia, Georges Willame signa l'adieu, quelques lignes dépouillées, juste effigie. »

12 euros (code de commande : 14081).

 

RENOY (Georges) — Bruxelles sous Léopold Ier. 25 ans de cartes porcelaine 1840-1865. Bruxelles, Crédit Communal, 1979. In-4° broché, 192 p., nombreuses reproductions en noir et en couleurs, exemplaire en très bon état.
Table des matières :
   I. L'image en question.
   II. Coup d'œil sur Bruxelles version 1850.
   III. Marchands d'esprit.
   IV. Au bonheur des dames.
   V. Au bonheur des messieurs.
   VI. Homme sweet homme.
   VII. Petits et grands bazars.
   VIII. Bruxelles, auberge de l'Europe.
   IX. À plein verres.
   X. À chacun son métier.
   XI. Galeries Saint-Hubert.
   XII. Grande Harmonie.
   XIII. Le siècle marche.

30 euros (code de commande : 12597).

 

Revue de Bruxelles. Bruxelles, Société des Beaux-Arts, novembre 1839. In-12 débroché, XII + 200 p., frontispice, manque à la couverture.

10 euros (code de commande : 6931).

Revue de Bruxelles. Bruxelles, Société des Beaux-Arts, décembre 1839. In-12 débroché, XLVII + 164 p., frontispice.

10 euros (code de commande : 6932).

 

THIBAUT DE MAISIÈRES (Abbé) Églises gothiques de Bruxelles. Bruxelles, Éditions du Cercle d'Art, 1943. In-8° broché, jaquette, 31 p., XXXII planches hors texte, (collection « L'Art en Belgique »), traces d'adhésif sur les gardes.

9 euros (code de commande : 371/59).

 

[U.L.B.]. Les cent cinquante ans de l'Université Libre de Bruxelles (1834-1984). Direction scientifique : André Uyttebrouck et Andrée Despy-Meyer. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1984. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 506 p., nombreuses illustrations, exemplaire numéroté, en parfait état.
Table des matières :
   Avant-propos.
   Introduction : L'Université Libre de Bruxelles de 1834 à 1934, par André Uyttebrouck.
   Première partie : Évolution générale de l'Université de 1934 à 1984.
      Chapitre I : Les grandes étapes des cinquante dernières années, par André Uyttebrouck.
         A. 1934-1940.
         B. La Seconde Guerre mondiale. 1939-1945.
         C. De 1945 à 1968.
         D. La « contestation » de mai 1968 et ses conséquences.
         E. De 1968 à nos jours.
      Chapitre II : L'organisation de l'Université, par André Uyttebrouck.
         A. Statuts organiques et autorités académiques.
         B. Les bâtiments.
         C. L'enseignement et les finances dans leurs rapports avec l'État.
      Chapitre III : La communauté universitaire (I) - Les personnels, par André Uyttebrouck.
      Chapitre IV : La communauté universitaire (II) - Les étudiants, par Andrée Despy-Meyer.
         A. Évolution de la population étudiante de l'Université depuis 1934.
         B. Au service des étudiants... et des autres.
   Deuxième partie : Les facultés, écoles et instituts.
      Chapitre I : La Faculté de Philosophie et Lettres, par Éliane Gubin et Jean Puissant.
      Chapitre II : La Faculté de Droit, par John Gilissen.
      Chapitre III. La Faculté des Sciences Sociales, Politiques et Économiques.
         A. Introduction, par Pierre Salmon.
         B. Les Sciences sociales, par Annie Dorsinfang-Smets.
         C. Les Sciences politiques, par Jacques Willequet.
         D. Les Sciences économiques, par Étienne Sadi-Kirschen.
         E. L'École de commerce, par Émile Dassel.
         F. Conclusions, par Pierre Salmon.
      Chapitre IV : La Faculté des Sciences Psychologiques et Pédagogiques, par Paul Bertelson.
      Chapitre V : La Faculté des Sciences, par Jacques Naisse.
      Chapitre VI : La Faculté de Médecine et de Pharmacie.
         A. Médecine - Stomatologie - Santé publique, par Pierre Dustin, Louis Jeanmart et Raymond Mayer.
         B. Institut de pharmacie, par Jeanne Dony-Crotteux.
         C. Institut supérieur d'éducation physique et de kinésithérapie, par Léon Lewillie.
       Chapitre VII : La Faculté des Sciences Appliquées, par Robert Vanhauwermeiren.
       Chapitre VIII : Les instituts d'enseignement et de recherche.
         A. L'Institut de sociologie, par Nadine Lubelski-Bernard.
         B. Le Centre scientifique et médical de l'Université libre de Bruxelles pour ses activités de coopération - C.E.M.U.B.A.C., par Jean-Rémi Sortia.
         C. Le Centre Émile Bernheim pour l'étude des affaires - C.E.B.E.A., par Émile Dassel.
         D. L'Institut de statistique, par Simone Huyberechts.
         E. L'Institut du travail, par Michel Magrez.
         F. Le Département d'économie appliquée - D.U.L.B.E.A., par Étienne Sadi-Kirschen et Paul Kestens.
         G. L'Institut de phonétique, par Max Wajskop.
         H. L'Institut d'études européennes, par Francis Sartorius.
      Chapitre IX : Les enseignements interfacultaires et interuniversitaires, par Andrée Despy-Meyer.
      Chapitre X : Autres enseignements et institutions académiques diverses.
         A. L'École d'infirmières annexée à l'Université libre de Bruxelles, par Madeleine Ledoque.
         B. Le Centre de calcul, par Andrée Despy-Meyer.
         C. Les Bibliothèques, par André Uyttebrouck.
         D. Le Services des archives, par André Uyttebrouck.
         E. Le Centre universitaire du film, de la télévision et de la photographie - C.U.F.S., par Annie De Pauw.
   Troisième partie : La vie à l'Université.
      Chapitre I : Ses étudiants, par Andrée Despy-Meyer.
         A. La vie estudiantine.
         B. Les cercles et organismes étudiants.
      Chapitre II : Les anciens, par Andrée Despy-Meyer.
      Chapitre III : Les associations du personnel, par André Uyttebrouck.
      Chapitre IV : Retour aux sources et regard vers l'An 2000 : L'extension de l'U.L.B., par Jean Dierickx.
   Quatrième partie : L'Université dans la société, par Hervé Hasquin.
      Introduction : De l'expansion à la récession.
      Chapitre I : Accès à l'Université.
      Chapitre II : L'Université et la région.
      Chapitre III : La coopération internationale.
      Chapitre IV : La recherche-développement.
      Chapitre V : Formation et emploi.
      Chapitre VI : Un engagement laïque.
      En guise de conclusion : Quel avenir ?
   Annexes - Orientation bibliographique.

25 euros (code de commande : 14769*).

 

VAN BELLE (Jean-Louis) — Le premier projet de Police ou l’histoire des van der Stegen, derniers drossards de Brabant (XVIIe-XIXe siècle). Braine le Château, La Taille d’Aulme, 2000. In-8° broché, 275 p., nombreuses illustrations en couleurs, une planche dépliante, jaquette.
Introduction :
   « De tous temps, la pauvreté, la misère, les fléaux, guerres, épidémies chassèrent les hommes de chez eux et les poussèrent sur les routes. Ces fuites désespérées vers un ailleurs de rêve, vers des lendemains qui chantent, gonflèrent ces hordes errantes de troupes dépenaillées.
   À elles se joignirent aussi ceux que l'appel de l'aventure tenaillait ou qui avaient compris que l'errance, où vols et mendicité tenaient lieu de labeur, pouvait nourrir son homme.
   De tous temps aussi les autochtones que le sort avait épargnés ou que la nécessité sédentarisait, ne virent point d'un bon œil l'arrivée de ces intrus que, d'une manière ou d'une autre, ils seraient contraints de nourrir. Cet univers, où peurs, menaces et violences s'étaient mis en ménage, généra le réflexe de protection. Se défendre ? Se faire protéger ? Par qui ? Comment ?
   Dès le premier quart du Xllle siècle un « nouveau sénéchal, officier ducal amovible » apparut en Brabant, c'est le drossard. C'est le « justicier criminel supérieur du duché » qui jouait donc le rôle « de lieutenant de justice du duc, siégeant à la place de celui-ci, dans certains cas au moins ».
   Jusqu'à l'avènement de Philippe le Bon « les grands justiciers furent tenus de consulter le drossard avant de rendre leur sentence, lorsqu'ils jugeaient des crimes graves ou des cas réservés ; il exerçait sa surveillance sur tous les justiciers même subalternes, il devait réprimer leurs dénis de justice et veiller à ce qu'ils respectassent la procédure légale ». Ses compétences évoluèrent toutefois.
   À partir du début du XVe siècle, il « poursuivait et jugeait surtout, les homicides, les vols, les coups et blessures ainsi que les viols et
enlèvements... »
   En 1469, ses compétences sont bouleversées. Une instruction lui interdit désormais de juger les crimes, qui seraient du ressort exclusif
des grands justiciers, « et les cas civils, qui relevaient de la compétence des
officiers subalternes ».
   
Il sera désormais le justicier des cas « énormes et privilégiés, des vagabonds et des cas surannés ». Le vagabondage prenait à l'époque des formes inquiétantes. Le problème préoccupa désormais les autorités.
   À partir de 1510, la drossarderie fut chargée de s'occuper par excellence de la « répression de la criminalité parmi les vagabonds se trouvant en Brabant ». Ce furent désormais les attributions du drossard jusqu'à la suppression de la fonction par les armées révolutionnaires françaises, en 1794.
   Si la fonction est connue, peu d'études ont à ce jour été consacrées aux drossards de Brabant aux XVIIe-XVIIIe siècles. Le
hasard nous a fait découvrir le fonds privé d'archives, ignoré à ce jour, relatif aux trois derniers drossards de Brabant. Ils sont tous trois de la même famille : les van der Stegen. Le dernier d'entre eux sera l'auteur du premier « Projet de Police », dont, par bonheur, nous avons retrouvé le texte original (1785). À l'heure où un nouveau projet en notre pays est mis en chantier, ce sujet d'une brûlante actualité est le centre de bien des discussions.
   L'accès à ces documents, inédits à ce jour, permit pour la première fois de situer ces personnages dans leur cadre familial, d'y cerner leur stratégie, et de connaître leur mode de vie, de percevoir leur état de fortune. Bref, de circonscrire ce milieu duquel surgiront les conditions propices à l'éclosion d'un document capital pour l'avenir de la protection des personnes et des biens.
   S'il fallait une justification à ce livre, ces découvertes seules en offrirait le motif.
   Ces recherches visèrent donc, d'une part, à expliquer l'emprise de la famille van der Stegen sur cette fonction et, ce, de 1677 à la Révolution, d'autre part à montrer l'enracinement de cette branche de cette même famille en terre brabançonne à savoir: Bousval.
   Seigneur du lieu, dans la troisième décennie du XVIIIe siècle, elle va désormais enter sa lignée en ce lieu. L'histoire de cette localité sera dès lors intimement liée au destin de celle-ci et ce pour plus d'un siècle et demi. Nombreuses y sont encore les traces de son passage.

   
L'aménagement de leur campagne fut à ce point inséparable de la vie des deux derniers drossards de Brabant que leurs activités professionnelles en furent affectées. Deux mots et, par là, deux réalités hantèrent les jours et les nuits du dernier drossard : Bousval et Police. Si la première offrait la saveur de la réussite – un domaine de près de 400 hectares en une soixantaine d'années – la seconde gardait au creux du palais le goût amarescent de l'échec. Et ce ne fut pas faute d'essayer.
   Cent fois sur le métier il remit son ouvrage; sans cesse il tenta de convaincre, armé d'arguments toujours plus affûtés ; sens aux abois sur cette sente étroite où il suffit parfois d'un mot, d'un prédicat
heureux pour vaincre un scepticisme, il ne s'épargna aucun effort, pendant plus de trente ans, pour atteindre sa cible.
   Toujours, hélas, se déroba-t-elle, l'abandonnant à ses ruminations où venaient se complaire frustrations irritantes, amour propre en souffrance, orgueil blessé d'un homme qui sait pourtant qu'il a raison.
   En cette fin du XVIIIe siècle, l'homme, ses idées, sa terre, devenue berceau, sont au cœur d'une mise en scène, d'un dialogue dans un jeu subtil de rapports de force.
   Les objectifs de ce livre sont ainsi fixés : rentrer au cœur de cette dialectique pour en baliser les contours en y plantant les jalons, avec le secret espoir de ne s'être pas trop égaré. »

25 euros (code de commande : 13082).

 

VAN DAMME (Daniel) Promenades archéologiques à Anderlecht. Préface de Joseph Bracops. Illustrations de Eugène Narcisse. Bruxelles, Willy Godenne, 1958. In-8° broché, 97 p.

13 euros (code de commande : 1313).

 

VANDEN BRANDEN (Jean-Pierre) — La Maison d'Erasme. Anderlecht. Bruxelles, Crédit Communal, 1992. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 127 p., nombreuses illustrations en couleurs, (collection « Musea Nostra », n° 28), bel exemplaire.
Extrait :
   « Le Musée d'art et d'histoire d'Anderlecht fut officiellement inauguré le 24 septembre 1932 en la présence de Leurs Altesses Royales le duc et la duchesse de Brabant, Léopold et Astrid.
   L'initiateur et le fondateur de cette institution muséale était Daniel Van Damme, fonctionnaire cultivé et amoureux du passé, qui rêvait depuis longtemps de créer un musée dans le vieux bâtiment connu sur les plans cadastraux et dans la tradition orale sous la dénomination de « Maison d'Erasme ». Deux ans à peine après le sauvetage du béguinage, le bourgmestre Félix Paulsen et son collège prirent le risque, en pleine crise économique mondiale, d'investir près de deux millions francs (de l'époque !) dans la remise en état de cette propriété de campagne mi entretenue et enlaidie par des constructions annexes qu'il fallut abattre.
   Le bâtiment et son environnement furent classés comme monuments historiques en 1937. Dès le début, le décor des salles fut réalisé grâce à un fonds important de mobilier (bahuts, tables, coffres, crédences, fauteuils, chaises, statues, chandeliers, lustres, étains, poteries) qui avait appartenu à un collectionneur célèbre du siècle dernier Jules Vandenpeereboom, ministre des Chemins de fer, Postes et Télégraphes pendant près de vingt ans. Celui-ci avait accumulé dans sa Maison flamande – qui existe toujours en face de la collégiale des saints Pierre et Guidon – des trésors qui, à son décès survenu en 1917, furent répartis entre les musées nationaux. Une partie en fut heureusement récupérée et revint ainsi à son point de départ, car ce mobilier provenait de la vente des biens du chapitre d'Anderlecht à la Révolution française, en 1794.
   La collection des éditions anciennes d'Erasme commença par le cadeau spectaculaire d'un pasteur hollandais qui envoya à Anderlecht une vingtaine d'ouvrages par valise diplomatique, dans le but de récompenser la commune pour son initiative de consacrer un musée à la gloire de son compatriote de Rotterdam. Par contre, la période agitée qui s'étendit de l'inauguration du musée jusqu'à 1954 ne fut guère favorable à son enrichissement puisque la crise de 1929 et ses séquelles, l'avant-guerre, le conflit mondial de 1940-1945 et le lent réveil culturel de l'après-guerre rendirent les acquisitions très aléatoires, faute de moyens.
   L'association des « Amis de la Maison d'Erasme » fut la source constante de ces enrichissements grâce à la générosité fidèle de ses membres qui permit de dénicher des merveilles dans les ventes publiques ou chez des antiquaires et libraires du monde entier. L'administration communale d'Anderlecht engagea des sommes considérables dans l'achat de tableaux anciens. Des dépôts furent effectués par la fabrique d'église de la collégiale et quelques objets précieux furent offerts par des particuliers.
   Les collections (mobilier, oeuvres d'art, gravures, livres et archives) constituent aujourd'hui un ensemble unique qui illustre divers moments de l'histoire européenne : la Renaissance, le règne de Charles Quint, le courant humaniste, l'essor de l'imprimerie, les conflits religieux naissants.
   Le charme de ce petit musée littéraire réside dans l'harmonie qui y règne entre l'écrin architectural et les objets de collection. L'atmosphère quiète, l'odeur de la cire, le discret parfum du chêne, le silence relatif de ces lieux privilégiés en font un endroit propice à la méditation comme Erasme dut le ressentir cinq siècles plus tôt.
   Ce musée peut satisfaire à la fois l'historien et le chercheur, l'esthète et l'amateur d'art, l'écolier et le visiteur de passage sensible aux vestiges des temps anciens. Cependant, malmené pendant plus de quatre siècles par les intempéries, les parasites du bois, l'humidité ascensionnelle, l'invisible pénétration des racines des arbres multicentenaires dans ses fondations et, enfin, par la pollution de l'air et la construction du tunnel du métro à quelque vingt mètres de son mur d'enceinte, le bâtiment était à ce point menacé qu'une campagne de restauration s'avéra absolument nécessaire. Celle-ci fut rendue possible grâce à la générosité de la société belge Petrofina qui accepta d'en supporter la lourde dépense.
   La Maison d'Erasme ferma ses portes le 1er avril 1986. Tous ses trésors furent mis à l'abri dans des locaux de la Banque Nationale de Belgique et le bâtiment fut recouvert d'un caisson métallique, en dessous duquel, pendant un peu moins de deux ans, œuvrèrent maçons, charpentiers et hommes de métier. La rénovation fut exécutée avec le plus grand respect des techniques anciennes. Le résultat est tel que le visiteur d'aujourd'hui, à peu de choses près, découvre la Maison avec les mêmes yeux qu'Erasme lorsqu'il pénétra pour la première fois dans cette demeure qui existait alors depuis six ans à peine. Tout y était propre et net, la lumière entrait à profusion par les hautes fenêtres gothiques. Une paix délicieuse régnait dans les jardins où il faisait bon se promener après un déjeuner frugal.
   Le destin de cette demeure n'est donc pas banal puisque la renommée ne lui est venue que bien après le séjour qu'y fit l'illustre Erasme. Pendant trois siècles. elle fut occupée par des chanoines. Vendue comme bien d'État lors de la Révolution, elle devint la maison d'été d'une famille aisée bruxelloise, séduite par la pureté de l'air de cette campagne à quatre kilomètres à peine du centre de la grande ville. Et, en 1932, elle inaugura une tout autre existence, celle d'un musée à nul autre pareil... »

20 euros (code de commande : 13533).

 

VAN DEN STEEN (Willy) Het Palais der Natie. Brussel, Belgische Senaat, 1982. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 266 p., illustrations en noir et en couleurs.

23 euros (code de commande : 393/62).

 

VAN INNIS (Gonzague) — Marie à Bruxelles. Maria te Brussel. Mechelen, Service de Presse Archevêché de Malines-Bruxelles, 1988. In-8° broché, 136 p., nombreuses illustrations en couleurs, édition bilingue français-néerlandais.
Avant-propos de Godfried Daneels :
« L'Année mariale 1987-1988 a certes porté davantage notre attention sur Marie ; de nombreuses initiatives ont été prises en cette année. Les fruits n'en ont pas encore tous été recueillis. L'impulsion a été donnée : il faudra poursuivre. Ce livre pourra certainement nous y aider : le chanoine Gonzague van Innes y présente un riche recueil de statues de Notre-Dame à Bruxelles. Le résultat est magnifique et nous sommes heureux de l'en féliciter.
Ce livre n'est ni un ouvrage théologique ni une histoire de la piété mariale à Bruxelles ; il n'est pas non plus un simple album d'images : c'est un livre à la fois agréable pour les yeux et propice à la réflexion. À une époque comme la nôtre, si sensible à l'image, ces très belles reproductions de statues nous invitent à nous rapprocher de Marie et par elle de son Fils Jésus Christ. Tous les événements de la vie de Marie se déroulent dans ce livre : autant d'invitations à une réflexion. Chaque statue nous fait porter un nouveau regard sur Marie et sur sa vie.
Cet album nous donne d'abondantes références à l'histoire si ancienne et si riche de la piété populaire. Des artistes expriment dans leurs œuvres la joie et la peine de nombreuses générations de fidèles. Marie était le refuge en temps de guerre, le recours dans la maladie et l'adversité. Mais l'histoire d'un grand nombre de statues rappelle également la reconnaissance des fidèles pour les faveurs et les grâces obtenues par l'intervention de Marie. Nous pouvons espérer que cela aussi inspirera les chrétiens de notre époque. »

13 euros (code de commande : 8647).

 

VANWITTENBERGH (Jacques) — Orfèvrerie au poinçon de Bruxelles. [Bruxelles], [Société Générale de Banque], 1979. In-8° oblong sous reliure et jaquette d'éditeur, IX, 339 p., nombreuses illustrations, bel exemplaire bien complet du feuillet volant d'errata.
   @ Ce volume fut publié à l'occasion de l'exposition éponyme présentée par la Ville de Bruxelles et la Société Générale de Banque, à la rue Ravenstein, du 13 septembre au 30 novembre 1979.
Extrait de l'introduction :
   « Cette exposition a permis non seulement de donner un aperçu relativement complet de la production bruxelloise, mais également de dater avec plus de précision les objets présentés et d'identifier environ la moitié des 130 poinçons d'orfèvres qui y sont frappés. Elle donne en outre une vue générale de l'évolution des styles depuis le gothique tardif jusqu'à l'Art déco et montre que la fabrication des orfèvres bruxellois pouvait rivaliser avec celle des autres centres, d'autant plus que certains orfèvres comme Lambertus Millé étaient en avance sur leur temps. Il est à espérer que des études approfondies ou des expositions consacrées plus particulièrement à l'un de ces centres soient publiées et contribuent à donner une vue d'ensemble de notre patrimoine en matière d'orfèvrerie. »

90 euros (code de commande : 12871).

 

Wavre, ville et franchise du roman pays de Brabant. Wavre Ministère de la culture française, 1972. In-8° carré broché, 78 p., illustrations.
@ Catalogue de l'exposition éponyme réalisé à l'occasion du 750e anniversaire de l'octroi des libertés communales 1222-1972.
Introduction :
   « Le samedi 23 avril 1222, en la fête de saint Georges, le duc Henri Ier de Brabant concédait à la ville de Wavre une charte de franchise. Il consacrait ainsi sur le plan politique et juridique l'évolution économique et sociale du bourg.
   L'agglomération, déjà citée en 1086, s'était développée aux abords de la Dyle, au croisement des grands chemins de Bruxelles-Namur et de Nivelles-Louvain.
   Des artisans et des commerçants y tenaient boutique et des marchés attiraient chaque semaine les habitants des villages voisins. Une classe sociale, détachée de la terre, s'affirmait face au seigneur et ressentait un besoin de libertés.
   Dans une charte de 1209, les « burgenses » ou bourgeois de Wavre sont cités comme témoins, après le « villicus » ou intendant de la seigneurie mais avant les autres habitants de la villa ou domaine rural.
   Avec l'accord de leur seigneur, les bourgeois wavriens demandent et obtiennent du duc de Brabant l'octroi des libertés dont jouissent les bourgeois de Louvain.
   La charte de 1222 en est le témoignage officiel. Cet événement marquait un véritable tournant dans l'histoire de la cité. Le commerce local et les marchés vont connaître un essor remarquable qui se maintiendra à travers les siècles malgré les guerres, les incendies et les épidémies. Les marchés libres vont se tenir les mercredis et les samedis. Les boutiques et les échoppes se multiplient et de nombreuses hôtelleries et auberges peuvent accueillir les voyageurs de passage, les marchands étrangers et les paysans des alentours.
   L'exposition, organisée par le Cercle Historique et Archéologique de Wavre et de la Région, a pour but de célébrer cet anniversaire et de montrer aux visiteurs, par l'objet et le document, les divers aspects de l'histoire de Wavre à travers les siècles. »

10 euros (code de commande : 11570*).


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