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[ALENÇON]. MARGUERITE-BOURGET
Un couple de tragédie.
Le duc et la duchesse d'Alençon. Paris, Perrin,
1953. In-8° broché, 364 p., jaquette.
12 euros (code de commande
: 120/69).
Almanach
du département de la Sarthe pour lan bissextil 1808. Le Mans, Monnoyer,
1808. [Au Mans ;
Chez Monnoyer, Imprimeur de la Préfecture, rue de la Barillerie.
An 1808.] In-12 (90 ´
143 mm.) plein veau tabac, dos lisse orné de filets, pointillés
et autres motifs dorés, pièce de titre beige, plats
encadrés dun filet triple doré, roulettes
dorées sur les coupes ornées, tranches mouchetées,
[1 (titre)], [1 bl.], [14 (éphémérides,
calendrier)], 48 (Continuation des essais historiques sur
la ci-devant province du Maine par M. Renouard), 116 p.,
bon exemplaire imprimé sur papier bleuté de ce
très rare ouvrage.
75 euros (code de commande
: 13385).
Annales Regni Francorum inde ab
A. 741. usque ad A. 829 qui dicuntur Annales Laurissenses Maiores
et Einhardi. Post editionem
G. H. Pertzii. Recognovit Fridericus Kurze. Hannoverae,
Impensis Bibliopolii Hahniani, 1895. In-8° broché,
XX + 204 p., (collection « Scriptores Rerum Germanicarum
in Usum Scholarum »).
25 euros (code de commande
: 14/64).
[ANTILLES
FRANÇAISES]. Le Tricentenaire des Antilles françaises.
23 novembre 1935. Paris,
L'Illustration, 1935. In-folio, LXVI (pages d'annonces et de
supplément), [20 (pp. 345-364 d'informations générales),
[26 (Histoire des Antilles)] p., illustrations en noir et
en couleurs.
La partie de l'ouvrage
consacrée aux Antilles contient :
- Le
tricentenaire des Antilles françaises et de la Guyane,
par Ch. de La Roncière.
- Voyage à l'Île d'Émeraude
et à l'Île des Revenants, par Paul-Émile
Cadilhac.
- Le rayonnement des Antilles dans
la littérature et l'art, par Marius-Ary Leblond.
- La première victoire du rhum,
par Henry de Lalung.
- L'évolution économique
des Antilles et de la Guyane française, par Maurice
Monroux.
- L'effort industriel à la Guadeloupe.
- Le commerce de la Guadeloupe et ses
Chambres.
- La Martinique agricole.
- L'ananas antillais.
- Deux richesses de la Guadeloupe
(Ses beautés naturelles - La banane).
- Le sucre et le rhum.
- Les grands syndicats rhumiers.
- La nature et l'histoire à la
Martinique, par Théodore Baude.
- Nos grands ports de liaison (Dieppe
- Bordeaux).
18 euros (code de commande
: 16318).
APPOLIS (Émile) La formation du département
du Tarn. Albi, Bibliothèque de la Revue du Tarn,
[ca 1939]. In-8° broché, 62 p., manque
au dos.
12
euros (code de commande : 144/61).
[ARDENNES FRANÇAISES]. COLLIN (Hubert)
Guides des Archives des Ardennes. Charleville-Mézières, 1974. In-8°
broché, 482 p., illustrations.
@ Cet ouvrage est un précieux
instrument pour l'historien : après la première
partie présentant une introduction générale
sur l'histoire et le fonctionnement des Archives départementales
des Ardennes, la deuxième partie contient la description
des fonds des Archives départementales et la troisième
contient la description des archives communales et hospitalières
des Ardennes, des bibliothèques municipales et des archives
privées conservées dans le département.
25 euros (code de commande
: 11337).
AUBRY
(Octave) Histoire de France. Des origines au temps
présent.
Paris, Flammarion, 1947. In-8° broché, 554 p., (collection
« L'Histoire »), un des 220 exemplaires numérotés
sur Japon de Lana (n° 157), bel exemplaire en partie non
coupé.
50
euros (code de commande : 7704).
AVENEL (Henri) Histoire
de la presse française depuis 1789 jusqu'à nos
jours. Paris, Flammarion,
1900. In-8° débroché, dos cassé (exemplaire
à relier), 884 p., illustrations, peu courant.
50 euros (code de commande
: 138/70).
BAINVILLE
(Jacques) Comment s'est faite la Restauration de 1814.
Paris, Les Îles d'Or
- Self, 1948. In-8° broché, 46 p., (collection
« Typographique », n° 5), exemplaire
numéroté sur vélin des papeteries Moret
(n° 1987).
Table des matières
:
I.
Où science et bon sens font justice d'une légende.
II. Calculs et dissentiments des Alliés
au moment où ils envahissaient la France.
III. Ce que les Alliés pensaient
des Bourbons.
IV. Quelles étaient les grandes et
véritables préoccupations de nos vainqueurs.
V. L'initiative et l'uvre des royalistes
français.
VI. Quel était, en 1814, l'état
d'esprit de la population française.
VII. Comment fut acquis à la Restauration
un partisan de la plus haute importance.
VIII. Le suprême obstacle au rétablissement
de la monarchie et le veto d'un monarque étranger.
13 euros (code de commande
: 18303 - vendu).

BATJIN (N.).
Histoire complète de la noblesse de France...
Paris - Bruxelles, Dentu - Muquardt,
1862.
Très rare
ouvrage portant le cachet-ex-libris de la famille Montesquieu
à La Brède. |
BÉLY
(Lucien) La France moderne 1498-1789. Paris, Presses Universitaires de France, 1994.
In-8° broché, XV, 670 p., (collection « Premier
Cycle »).
En quatrième
de couverture :
De
la fin du Moyen Âge à la Révolution, tout
au long de l'époque dite moderne, le territoire français
s'est agrandi, l'État s'est structuré, l'économie,
la société et la culture ont évolué.
Mais de nombreux caractères traditionnels de la civilisation
française, hérités du passé, demeurèrent.
Ce livre propose de suivre l'histoire de la
France en respectant le fil du temps, pour bien marquer les drames
et les succès, les ruptures et les évolutions,
et pour situer les événements essentiels et les
acteurs principaux. Le royaume est replacé dans son contexte
européen, voire mondial, puisque les relations internationales
n'étaient pas sans conséquences graves sur la vie
des Français. Si la trame politique est privilégiée,
elle s'accompagne d'une analyse de la vie religieuse et intellectuelle,
comme des mutations économiques et sociales, afin de tenter
une description aussi complète que possible de ce monde
qui a disparu en 1789 et qui fut défini ainsi comme l'ancien
régime.
13 euros (code de commande
: 16475).
BESNARD (Marie)
Mes mémoires. Paris, Les Productions de
Paris, 1962. In-8° broché, 299 p., intérieur
de la jaquette bordé d'adhésif.
7,50 euros (code de commande
: 5281).
BINOT
(Jean-Marc), LEFEBVRE (Denis) et SERNE (Pierre) 100
ans. 100 socialistes. Paris,
Bruno Leprince, 2005. In-8° collé, 463 p., illustrations,
exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Avril 1905 voit l'unité de toutes les
familles socialistes, avec la naissance de la SFIO, Section franchise
de l'Internationale ouvrière.
À quoi peut ressembler un mouvement
politique sans les hommes et les femmes qui le composent ?
Ce dictionnaire a pour objet de rappeler au souvenir, parfois
même de sortir de l'oubli, cent acteurs du socialisme qui
ont marqué de leur empreinte le siècle écoulé,
participant chacun à leur place aux luttes et aux combats
pour le respect des droits de l'Homme, la conquête des
droits politiques et sociaux, la liberté et la justice.
À côté des incontournables,
on trouve aussi des disciples plus modestes, des pionniers, des
intellectuels, des propagandistes plus obscurs, des activistes,
des tribuns, des élus et des gestionnaires, des majoritaires
par nature et des éternels minoritaires.
Dépeints sur un ton libre et parfois
vif, ils sont montrés avec leurs forces, leurs convictions,
mais aussi leurs doutes et leurs faiblesses. Un dictionnaire
du socialisme « à l'échelle humaine »
rehaussé par une iconographie exceptionnelle.
13 euros (code de commande
: 15501).
[BODIN (Jean)]. FRANKLIN (Julian
H.) Jean Bodin
et la naissance de la théorie absolutiste. Édition
française revue par l'auteur. Avant-propos, traduction
et glossaire par J.-B. Spitz. Paris, Presses universitaires de
France, 1993. In-8° broché, 201 p., (collection «
Fondements de la Politique »).
13 euros (code de commande
: 4535).
BOLLARDIÈRE
(Général Jacques Pâris de) Bataille d'Alger,
bataille de l'homme. 2e édition, 15e mille. S.l.,
Desclée de Brouwer, 1972. In-8° broché, 167
p.
En quatrième
de couverture :
« En 1956, le général Jacques Pâris
de Bollardière, commandant du secteur Est de l'Atlas blidéen,
croit à la possibilité d'une politique de pacification.
Comme tel, il refuse le recours à la torture, s'oppose
au général Massu et demande à être
relevé de son commandement. Ayant exposé publiquement
sa position, il est condamné à soixante jours de
forteresse. On se souvient de ce qu'on a appelé «
l'affaire Bollardière ». En 1962, le putsch d'Alger
le décide à quitter l'Armée. Depuis, il
se consacre aux problèmes de la formation permanente des
adultes.
Son livre est la réponse d'un homme de guerre, d'un soldat
de pure tradition, d'un esprit libre, à ceux qui pensent
qu'il n'est pas de limites à la raison d'État,
comme à ceux qui, sous tous les régimes, participent
à ce mal de notre époque : la dévaluation
de l'humain. »
9
euros (code de commande : 11313).
BONIN
(Hubert) Suez du canal à la finance (1858-1987).
Préface de Jean
Peyrelevade. Paris, Economica, 1987. In-8° broché,
XXVI, 673 p.
En quatrième
de couverture :
« La Compagnie de Suez s'enracine dans la mythologie de
l'opinion française. Hubert Bonin scrute ces mythes et
débat de leur réalité : Lesseps est-il un
héros ou le reflet de l'esprit d'entreprise saint-simonien
et du progrès du milieu du XIXe siècle ? La Compagnie
a-t-elle été un outil colonialiste en Égypte.
L'historien apprécie la part de ses profits et de ses
investissements, les efforts de ses ingénieurs pour adapter
le canal aux mutations quantitatives et techniques de la navigation.
Il montre enfin la dépendance de la Compagnie vis-à-vis
d'enjeux géopolitiques en Égypte qui dépassent
sa sphère de décision : a-t-elle, dans les années
1950, pressenti l'originalité du nationalisme tiers-mondiste
et en relever le défi ? Pouvait-elle empêcher la
nationalisation de 1956 ?
Après sa reconversion, la Compagnie a-t-elle été
un empire financier dominateur ? Hubert Bonin insiste sur le
rôle du hasard dans le développement d'une grande
entreprise. Ses dirigeants ont réussi à saisir
les opportunités d'élargissement du Groupe, à
accompagner la croissance des marchés neufs et les initiatives
d'entrepreneurs dynamiques et imaginatifs. L'originalité
de ce Groupe est sa large décentralisation propre à
stimuler l'esprit d'innovation. Ce livre décrit, pour
la première fois et avec nuance, le fonctionnement réel
d'un « groupe financier ». D'une entité abstraite
un groupe , il reconstitue, grâce à
des archives écrites et orales nouvelles, la « personnalité
», les mentalités, les modes de gestion et de création,
la « culture d'entreprise », animée par l'esprit
saint-simonien de Lesseps. »
15 euros (code de commande
: 10934).
[BORDEAUX].
Le port des Lumières. Tome
I : La peinture à Bordeaux. 1750-1800. Bordeaux,
Musée des Beaux-Arts de Bordeaux - William Blake, 1989.
Tome II : Architecture et art urbain. Bordeaux 1780-1815.
Bordeaux, C.E.R.C.A.M. - William Blake, 1989. Tome III : Le
décor de la vie. Bordeaux 1781-1790. Bordeaux, Musée
des Arts Décoratifs, 1989. Trois volumes in-4° sous
jaquettes et étui d'éditeur, t. I : 371 p.,
t. II : 177 p., t. III : 36 p., nombreuses illustrations
en noir et en couleurs.
En quatrième
de couverture :
« Geh aber nun und
grüsse
Die schöne Garonne,
Und die Gàrten von
Bourdeaux
Dort, wo am scharfen Ufer
Hingehet der Steg und in
den Strom
Tief fällt der Bach,
darüber aber
Hinschauet ein edel Paar
Von Eichen und Silberpappeln.
»
Lorsque Hölderlin écrit ces vers
en 1802, Bordeaux, blessé par les affres révolutionnaires
avant de l'être par le blocus continental, n'est plus le
premier port français. Cependant, des rives de la Garonne
encombrées de marchandises que Joseph Vernet peint avec
un réalisme si charmeur, aux berges soyeuses que célèbre
le poète allemand, un demi-siècle s'est écoulé,
vif et ambitieux.
Peintres, architectes, ornemanistes ont créé
pour la société bordelaise de cette époque
le cadre urbain le plus somptueux de France, dressant pour le
siècle qui s'achève un décor inégalé,
digne de cette ardeur volontaire que les Lumières exaltent.
Le Bordelais Lacour, le Parisien Perronneau,
le Flamand Lonsing, le Suédois Wertmüller, tant d'autres,
peignent sur leurs toiles les portraits d'une bourgeoisie scrupuleuse
et raffinée, aménageant dans ses palais éphémères,
des salons et des galeries consacrés aux amours des dieux
comme aux devoirs des hommes.
Il peut sembler étrange d'évoquer
ainsi les figures d'un âge aussi glorieux, même si
les trois expositions regroupées sous le titre Le port
des Lumières n'ont pas l'ambition d'être exhaustives.
Cependant, il a paru souhaitable, à l'occasion d'une célébration
universelle, d'inviter le public bordelais à parcourir
les chemins de la mémoire, afin qu'il reprenne possession
d'un passé artistique vivifiant que l'inconscience risquerait
de détruire.
Pour cette raison, l'exposition organisée
par le Musée des Beaux-Arts se veut un hommage à
ces artistes trop méconnus dont certains comme
Jean-Joseph Taillasson sont célébrés
pour la première fois, à celui qui fut le maître
de beaucoup d'entre eux, Joseph-Marie Vien, « le Nestor
des artistes du siècle », « le restaurateur
de l'école française », à la mémoire
enfin de ceux qui, par leurs recherches têtues, leurs efforts
inlassables, ont sauvé d'un oublieux destin tant de témoignages
de notre culture ; nous voudrions évoquer tout particulièrement
ici le souvenir de Maurice Meaudre de Lapouyade, dont l'étude
sur Perronneau à Bordeaux est publiée pour
la première fois grâce à l'obligeance de
sa fille Mademoiselle Andrée Meaudre de Lapouyade et de
ses petites-nièces Mesdames Charmet et Saric, ainsi que
celui de Robert Mesuret, auteur du catalogue de l'uvre
de Pierre Lacour, dont nous avons souhaité, avec la permission
de Madame Robert Mesuret, rééditer l'introduction.
Les efforts des vivants rejoignent ainsi ceux des disparus, trompant
la vigilance des « sombres déités de
l'Empire des morts ».
Tables des matières :
Tome I.
- Avant-Propos, par P. Le Leyzour.
- L'Académie de Peinture de
Bordeaux (1768-1792), par C. Taillard.
- Une autre vue du port de Bordeaux,
par C. Taillard.
- Vernet, par B. de Boysson.
- Perronneau à Bordeaux,
par M. Meaudre de Lapouyade.
- Lonsing, par B. de Boysson.
- Lacour, par R. Mesuret,
F. Garcia et D. Gante.
- Taillasson, par J.-P. Mouilleseaux.
- Wertmüller, par B. de Boysson.
- Bibliographie, sources manuscrites et
expositions.
Tome II.
- Avant-Propos, par Daniel Rabreau
et Jean-Claude Lasserre.
- Bordeaux 1780-1815 : apogée
et déclassement du premier port français, par
Jean-Pierre Poussou.
- L'Urbanisme, par Isabel Roux.
- Les espaces publics dans les projets
d'aménagement des terrains du Château Trompette,
par Jean-Pierre Bériac.
- L'architecte et la commande,
par Christian Taillard.
- L'architecture publique, par
Isabel Roux.
- Jardins, loisirs et fêtes :
de la table de whist aux panathénées, par Jean-Pierre
Bériac.
- Le cadre de vie : distribution et
décoration, par Philippe Maffre.
- Louis Combes (1757-1818) ou l'antiquité
à l'ordre du jour, par Robert Coustet.
- Le « Style », par
Daniel Rabreau.
- Épilogue : « Images
» d'architecture, par Bertrand Chameau.
- Catalogue, par Robert Coustet
et Jean-Claude Lasserre.
- Bibliographie.
Tome III.
- Introduction.
- « Le tout de la plus grande
solidité et dans le meilleur goût », par
Jacqueline du Pasquier.
- Le marché du papier peint
à Bordeaux à la fin du XVIIIe siècle,
par Jacques et Françoise Blanc-Subes.
- L'indiennage à Bordeaux à
la fin du XVIIIe siècle, par Catherine de Gabory.
- Meubles d'architectes à la
fin de l'Ancien Régime et sous la Révolution,
par Philippe Maffre.
- La céramique à Bordeaux
et la Manufacture des Terres de Bordes (1781-1790), par Jacqueline
du Pasquier.
- À la recherche de l'argenterie
à l'époque révolutionnaire, par Geneviève
Rapaport.
- Les Fabreguettes, potiers d'étain,
dans la deuxième partie du XVIIIe siècle, par
Catherine de Gaborye.
120 euros (code de commande
: 17946).
[BOUFFLERS
(Stanislas Jean, marquis de)]. CALLEWAERT (Joseph) La
comtesse de Sabran et le chevalier de Boufflers. Paris, Perrin, 1990. In-8° sous reliure,
jaquette et Rhodoïd d'éditeur, 406 p., (collection
« Présence de l'Histoire »), bon
exemplaire.
Sur la jaquette :
En
1777, le chevalier de Boufflers rencontre la comtesse de Sabran,
qui va bouleverser sa vie. Il est laid, mais il a infiniment
de verve, c'est l'un des hommes les plus spirituels de son temps.
Éléonore de Sabran n'est pas précisément
jolie, mais elle a une figure si piquante, un esprit si original,
un tel charme et tant de talents que Boufflers est surpris, ravi,
irrésistiblement séduit. Commencée sous
le couvert d'une « amitié fraternelle »,
l'idylle devint une liaison célèbre et délicieuse.
L'histoire de ce couple illustre l'art de vivre, d'aimer, de
parler et d'écrire au XVIIIe.
15 euros (code de commande
: 17772).
BOUISSOU (S.) Petite histoire
du costume français. Paris,
Dunod, 1963. In-8° broché, 130 p., illustrations.
(« Bibliothèque dEnseignement Technique »).
7,50 euros (code de commande : 4741).
[BOURBON
(Charles III, duc de)]. DUHAMEL (Pierre) Le connétable
de Bourbon ou L'honneur
de trahir. Paris, Perrin, 1971.
In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 323 p.,
illustrations hors texte, (collection « Présence
de l'Histoire »), exemplaire en bel état.
En quatrième
de couverture :
«
Monsieur de Lescun, dit François Ier à son voisin,
c'est maintenant que je suis vraiment duc de Milan. »
II n'est déjà plus rien du tout.
Pavie. Il est 8 heures. Le jour se lève
à peine.
Charles de Bourbon, à la tête
de ses lansquenets, vient de changer l'issue de cette guerre
qui s'enlisait dans l'hiver : le roi est prisonnier.
Mais la joie de Bourbon n'est pas exempte de
regrets immenses.
Charles de Montpensier, qui n'était
rien à onze ans, est devenu à quinze duc de Bourbon.
Le plus grand seigneur après le roi. Le gentilhomme le
plus riche et le plus fastueux des cours de France, d'Espagne
et d'Angleterre. Anne de Beaujeu en a fait un prince courtois,
sérieux, fin politique et grand capitaine.
Ce destin éblouissant va susciter la
jalousie royale et la cupidité de la reine Marie-Louise
de Savoie : disgrâce et parodies de procès mettront
Bourbon dans le camp de Charles Quint.
Ame royale et fière, mais toujours trahie,
il finira grand condottière, menant au travers des États
du Pape une ruée d'hommes aussi dénués que
les mendiants des routes, fascinés par le mirage du sac
fabuleux de Rome que leur promet cette haute et raide silhouette.
Prince loyal ou chevalier félon, noble
connétable ou aventurier désespéré,
qui connaîtra le vrai visage de Bourbon ? L'auteur nous
en donne un saisissant portrait à la fois objectif et
passionné.
12 euros (code de commande
: 17555).
BOUSSEL (Patrice) Lieux
et histoires secrètes de Bretagne. S.l., Éditions de la Porte Verte, 1980.
Grand in-8° sous reliure et jaquette (un peu défraîchie)
d'éditeur, 207 p., nombreuses illustrations in et hors
texte en noir et en couleurs, (collection « Lieux
et Histoires Secrètes », n° 2).
20 euros (code de commande
: 13042).
BOUTIOT (Théophile)
Histoire de la ville de Troyes.
Tomes I, II, III, IV et V. Marseille,
Laffitte Reprints, 1977. Cinq volumes in-8° sous reliure
d'éditeur, t. I : XX, 523 p., t. II : VI, 591 p., t. III
: 642 p., t. IV : 661 p., t. V : XX, 481 p., quelques illustrations
et deux plans dépliants hors texte, tirage limité
à 300 exemplaires numérotés (n° 190).
@ Il
s'agit de la réimpression de l'édition publiée
de 1870 à 1880. Le cinquième volume contient la
table générale.
Les cinq volumes : 250
euros (code de commande : 12405).
[BRASILLACH].
ISORNI (Jacques) Le procès de Robert Brasillach
(19 janvier 1945). Paris,
Flammarion, 1956. In-12 broché, VIII, 219 p., trace de
pliure à la couverture, nom manuscrit sur la page de garde.
Extrait de l'introduction
:
« C'est en décembre 1946
que ce livre a été publié. Pour la première
fois, l'éloge d'un homme, qui venait d'être condamné
par une Cour de Justice, paraissait en librairie, officiellement,
c'est-à-dire en dehors de la nouvelle clandestinité.
De la part de l'éditeur, M. Charles Flammarion, c'était
un acte de courage. Il y eut de nombreuses protestations, des
articles véhéments, un notamment de M. Emile Bure,
dans le journal l'Ordre, qui décidait que la publication
de ce livre faisait de son auteur « un simple factieux
»...
Depuis dix ans, le inonde et l'opinion ont
tourné, les tribunaux militaires acquittent les journalistes
encore accusés de « collaboration », Robert
Brasillach s'est transfiguré. Les amitiés ferventes
que son uvre et son souvenir tragique ont suscitées
sur plusieurs continents sont innombrables. Presque tous ses
adversaires, même les plus irréductibles, ont fait
silence. Gomme il l'avait prévu, en parlant d'André
Chénier, il est devenu, pour beaucoup, un remords.
Désireux d'éviter tout ce qui
aurait pu éveiller une polémique, j'avais résolu,
lorsque ce livre fut préparé, de m'en tenir à
un témoignage objectif, le plus simple possible, et maintes
circonstances restèrent dans l'ombre. Aussi, bien que
le temps ait passé, une question se pose toujours. Elle
se pose toujours, je pense, à la conscience du Général
de Gaulle, qui si souvent se réfère aux principes
et que doit, en vérité, torturer l'inquiétude,
au moins quelquefois : pourquoi, comment a-t-il fait mourir Brasillach
? Si les journées révolutionnaires, le désordre
de l'époque parviennent à expliquer la condamnation
elle-même, quel motif humain trouver au rejet du recours
en grâce, au refus de la commutation de peine, délibérément
voulu ? »
9 euros (code de commande
: 14069).
BRAUDEL (Fernand) L'identité
de la France. Première partie : Espace et Histoire.
Deuxième partie : Les hommes et les choses.
Paris, Arthaud-Flammarion, 1986-1987. Deux parties en trois volumes
in-8°, le premier broché et les deux autres sous la
reliure du Grand Livre du Mois, 367, 221 et 476 p., illustrations
in et hors texte en noir et en couleurs, jaquettes.
Les
trois volumes : 30 euros (code de commande : 190/68).
[BRIAND
(Aristide)]. VERCORS (Jean Bruller, dit) Cent ans d'histoire
de France. 1. L'apogée de la République ou Moi,
Aristide Briand (1862-1932). Essai
d'autoportrait. Paris, Plon,
1981. In-8° broché, 331 p., illustrations in
et hors texte.
En quatrième
de couverture :
Moi,
Aristide Briand n'est pas une biographie comme les autres.
Briand n'ayant pas laissé de Mémoires, Vercors,
en écrivain de grande classe expert à saisir de
l'intérieur les hommes et les choses, s'est substitué
à lui pour nous donner ici la plus vraie des autobiographies.
Était-il manière moins infidèle de raconter
une vie, de comprendre un destin, que de rendre ainsi la parole
à celui qui demeure l'une des plus hautes figures de l'histoire
contemporaine ? La rencontre est exceptionnelle et la réussite
totale, car la sympathie ne masque jamais le regard critique.
Et Aristide Briand, avec son éternelle cigarette entre
les lèvres, est là tout entier, vivant dans son
temps.
Du jeune avocat de Saint-Nazaire, aux prises
avec un « scandale » amoureux, au diplomate des accords
de Locarno, deux grandes passions dominent cette vie et cette
carrière politique bien remplie. La passion d'unifier
et la passion de la paix. Avant la guerre, voici l'ami de Jaurès
avec lequel il rompra dans la tristesse
uvrant pour l'union du socialisme français. Après
la guerre, voici l'apôtre du désarmement, avec son
horreur de la « guerre inhumaine », voulant redonner
ses chances à l'Europe meurtrie. Le prix de ce grand livre
est de montrer que ces passions, ces combats ont été
portés par une même et longue fidélité.
Ce portrait aux mille facettes, où revit
de la façon la plus vivante toute une époque, ouvre
de manière admirable une grande série de Vercors
: « Cent ans d'histoire de France, 1862-1962 ».
10 euros (code de commande
: 17376).
BUIX (Aimé) Contes
d'un trieur d'amandes.
Contes des baronnies et du pays d'Albion en Bas-Dauphiné. Recueillis,
transcrits et annotés par Guy Mathieu. Saint-Michel-l'Observatoire,
1983. In-8° broché, 95 p., illustrations.
9 euros (code de commande
: 7076).
CACHIN
(Marcel) Écrits et portraits. Recueillis par Marcelle Hertzog-Cachin.
Préface de Jacques Duclos. Paris, Les Éditeurs
Français Réunis, 1964. In-8° broché,
294 p., illustrations hors texte, le portrait de Marcel Cachin
qui figure sur la couverture a été réalisé
par Picasso spécialement pour ce livre.
En quatrième
de couverture :
« C'est une fresque d'histoire vivante
que nous offre le témoignage aigu et passionné
de Marcel Cachin, du militant, de l'écrivain dont la vie
s'identifia avec celle du mouvement ouvrier international.
On trouvera dans ces pages des évocations,
des biographies, des souvenirs consacrés à la vie,
à la pensée, à l'action d'une série
de grandes figures révolutionnaires.
Ces textes ont été groupés
sans tenir compte de la date laquelle ils ont été
écrits, mais avec le souci de dégager l'ordre chronologique
des événements historiques depuis la Commune de
Paris jusqu'en 1951.
Le livre se termine par une étude rédigée
pendant la clandestinité, par Marcel Cachin : Science
et Religion. »
13 euros (code de commande
: 11710).
Une rare grande
carte de France du Ier Empire
Carte de la France et du
Royaume d'Italie divisés en Départemens.
Indiquant
1°. les Chefs-lieux des Départemens, Arrondissemens
Communaux, Justices de Paix et autres etablissemens Civils et
Militaires.
2°. les Routes de diverses Classes.
3°. les Fleuves, Rivieres et Canaux.
Par E. Mentelle, Membre de l'Institut National, et Secretaire
ordinaire de S.A.I. le Prince Louis. P.G. Chanlaire, l'un des
Auteurs de l'Atlas National de France.
A Paris, chez les Auteurs P.G. Chanlaire, Rue Geoffroy-Langevin
n° 7. Et E. Mentelle, Rue Mazarine n° 52.
Carte dressée en 1812, au 1 : 1 500 000, gravée
sur neuf feuilles, entoilée et pliée, aux limites
politiques et administratives aquarellées, dont la dimension
totale est de 1306 ´ 1068 mm. (pliée : 190 ´ 275 mm.).
@ Cette belle et rare carte fut réalisée
par Edme Mentelle (1730-1815) et Pierre-Grégoire Chanlaire.
Edme Mentelle (Paris, 1730-1815) obtint un poste de professeur
de géographie et d'histoire à l'École militaire
deux années après la publication remarquée
de ses Éléments de géographie, en
1758. En 1792, il ouvrit des cours privés puis fut chargé
de cours à l'École centrale et à l'École
normale. Jouissant des faveurs de la Convention, il fut nommé
membre de l'Institut dès sa création. Il publia
de très nombreux ouvrages parmi lesquels une importante
Géographie comparée, en 1778, un Précis
de l'histoire universelle (dans lequel il traite Jésus-Christ
d'imposteur...), la Géographie universelle, en
collaboration avec Malte-Brun, etc.
Pierre-Grégoire Chanlaire (Wassy, 1758 - Paris, 1817)
était un géographe attaché au bureau topographique
du cadastre, on lui doit de nombreuses et importantes études
géographiques et statistiques : l'Atlas de la partie
méridionale de l'Europe, en 1801, le Nouvel atlas
de la France divisée par départements, arrondissements
et cantons, en 1802, l'Atlas général de
la France conformément au traité de Paris,
publié un an après sa mort, la Description topographique
et statistique de France, en 1810-1811, etc.
& BNF
: CPL Ge CC 2331.
850 euros (code de commande
: 11118). |
[CAVAIGNAC
(Eugène)]. IBOS (Général) Le Général
Cavaignac. Un Dictateur
républicain. Paris,
Hachette, 1930. In-8° broché, portrait de Cavaignac
en frontispice, 235 p., (collection « Figures du Passé
»).
Extrait :
« Rien ne laissait deviner que la démocratie triomphante
le [Cavaignac] hisserait d'un seul coup au faîte des grandeurs,
d'où son inconstance le ferait presque aussitôt
descendre. Ses faveurs devaient venir à lui, sans qu'il
les eût sollicitées, car il ne restait rien du fougueux
lieutenant qui, au temps de sa jeunesse, révolutionnait
les garnisons. Le vent du désert, le tourbillon des batailles
avaient détourné ailleurs ses ardeurs ; les méditations
sous la tente ou dans le gourbi des camps avaient discipliné
ses rêves. [...] Officier scrupuleux, déterminé
à observer un loyalisme strict que sa vie guerrière
lui rendait léger, il n'était pas disposé
à échanger sa carrière, même pénible
et sans avenir, contre un siège à la Chambre...
»
12 euros (code de commande
: 8539).
[CHARLES
X]. CASTELOT (André) Charles X. La fin d'un monde.
Paris, Librairie Académique Perrin, 1988. In-8° sous
reliure et jaquette, 587 p., illustrations, bel exemplaire..
En quatrième
de couverture :
André
Castelot raconte admirablement la vie d'un prince de charme qui
ne sut pas être roi parce qu'il pensa trop à Dieu
et à Versailles, et refusa d'admettre que la Révolution
et l'Empire avaient changé la France.
Charles X, qui, jusqu'à son avènement,
porta le titre de comte d'Artois, fut incontestablement léger
et dépourvu de sens politique, mais il supporta ses exils
successifs avec une grandeur qui force le respect. « Cette
race sait admirablement mourir, écrivait Chateaubriand,
soixante ans de malheurs ont paré la victime. »
Il eut jusqu'à sa mort la nostalgie
de l'Ancien Régime.
J'ai mes vieilles idées, disait-il,
je veux mourir avec elles.
Mais ces « vieilles idées »
devaient conduire la monarchie à la catastrophe. Ni la
bonne gestion de la France qui avait retrouvé la paix
et de bonnes finances ni le débarquement en Algérie
ne vinrent compenser ses maladresses. Les. ordonnances de Juillet,
notamment celle qui supprimait la liberté de la presse,
en furent le couronnement et déclenchèrent la révolution.
C'est à la cour trop aimable de Trianon
que tout avait commencé et c'est à Rambouillet
que tout s'achèvera. Sous la menace du peuple de Paris,
qui marchait vers le vieux château, Charles X dut abdiquer
au profit de son fils Louis XIX. Celui-ci, après un « règne »
de deux minutes, abdiqua au profit de son neveu, le duc de Bordeaux,
qui ne régna jamais. Et ce fut un douloureux et troisième
exil, achevé parla mort en 1836 à Goritz, d'où
le corps du dernier roi de France sera sans doute prochainement
rapatrié en France pour être inhumé à
Saint-Denis.
André Castelot, qui a suivi pas à
pas le prince puis le roi, montre bien que ce petit-fils de Louis
XV a incarné la fin d'un monde.
12 euros (code de commande
: 18298).
CHARPIGNON
(Dr) Souvenirs de loccupation dOrléans
par les Allemands en 1870-1871.
Théorie de l'invasion ; ses effets - Les assassinats
- Les blessés. Orléans,
Herluison, 1872. [Orléans
H. Herluison, Libraire-Éditeur 17, rue Jeanne-d'Arc, 17.
1872.] In-8° (135 ´
203 mm.) broché, 62, [1 (table)], [1 bl.] p.
Le docteur
Louis-Joseph Charpignon (1815-1886) fut un des grands théoriciens
du magnétisme animal.
Préface :
« À la suite des combats
malheureux et des événements désastreux
qui avaient laissé les armées allemandes pénétrer
dans la France, Orléans fut occupé pendant cinq
mois par des soldats de toutes armes, par des blessés,
par des prêtres catholiques, par des pasteurs protestants,
par des rabbins juifs, par des infirmiers, hommes et femmes,
par des employés d'administrations diverses, par des convoyeurs,
multitude que chaque partie de l'Allemagne liguée avait
lancée sur la France.
Des circonstances particulières et ma
profession surtout, m'ayant forcé d'établir de
fréquents rapports avec beaucoup d'Allemands, j'ai pu
faire des observations intéressantes à plus d'un
point de vue ; je viens les résumer ici, et ajouter
quelques pages aux récits que d'autres écrivains
orléanais ont faits de l'invasion allemande. »
25 euros (code de commande
: 13396).
[CHARTIER].
MORICEAU (Jean-Marc) et POSTEL-VINAY (Gilles) Ferme,
entreprise, famille. Grande exploitation et changements agricoles.
Les Chartiers XVIIe-XIXe siècles. Paris, Éditions de l'École des
Hautes Études en Sciences Sociales, 1992. In-8° broché,
397 p., illustrations hors texte, (collection « Les
Hommes et la Terre », n° 21), exemplaire
du Service de Presse, couverture plastifiée, marque manuscrite
d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la
page de garde.
En quatrième
de couverture :
Les transformations de l'agriculture dans l'Europe
moderne ont suscité des analyses contradictoires jusqu'à
remettre en cause la croissance du XVIIIe siècle, en France
comme en Angleterre. Pour tenter d'y voir plus clair, ce livre
propose un changement d'échelle. Retenant la famille comme
unité d'observation, il prend pour objet l'histoire singulière
de grands exploitants établis au nord de Paris les
Chartier. La dynastie suivie ici à la tête d'une
même ferme et de quelques autres entre 1640 et 1850 témoigne
d'un monde agricole en constante adaptation. Les contraintes
qu'imposèrent les configurations successives de l'organisation
familiale, des façons de produire et des réseaux
d'échanges ont laissé d'importantes marges de choix
qui ouvraient sur des itinéraires diversifiés et
de multiples tâtonnements pas toujours couronnés
de succès. Pour ces fermiers cependant, la période
examinée s'est traduite par un long cycle d'enrichissement
qui a culminé en un âge d'or dans la première
moitié du XIXe siècle. En dépit de très
lourdes charges familiales, rien alors n'était nécessaire
et tout, ou presque, était possible. Assurément,
les Chartier n'étaient pas condamnés aux options
qu'ils ont retenues. Mais quels qu'aient été leurs
moyens et leurs interrogations sur les initiatives à prendre,
aucun d'entre eux et bien peu parmi leurs pairs
n'est passé de la grande culture à la firme. D'entrepreneurs,
point. Ferme(s) et famille, les Chartier ne sont pas allés
au-delà.
15 euros (code de commande
: 15331).
CHASSAIGNE (Marc) L'affaire
Calas. Cinquième
édition. Paris, Perrin, 1929. In-12 broché, 294
p., (collection « Énigmes et Drames Judiciaires
d'Autrefois », 2e série).
9 euros (code de commande
: 105/67).
CHASTENET (Jacques) La Belle Époque. La
société sous M. Fallières. Paris, Arthème
Fayard, 1951. In-12 broché, 159 p., illustrations, (collection
« L'Histoire Illustrée »), jaquette.
10 euros (code de commande
: 141/69).
CHAUSSINAND-NOGARET (Guy)
La noblesse au XVIIIe siècle. De la Féodalité
aux Lumières.
Paris, Hachette, 1976. In-8°
broché, 239 p., (collection « Littérature
& Sciences Humaines »). 1
10 euros (code de commande
: 157/63).
CLANCIER (Georges-Emmanuel) La vie quotidienne en Limousin
au XIXe siècle. Paris, Hachette, 1981. In-8°
broché, 319 p., (collection « La Vie Quotidienne
»), épuisé chez l'éditeur.
12 euros (code de commande
: 145/66).
CLAUDE
[Antoine François] Mémoires de M. Claude. Chef de la Police de Sûreté sous
le Second Empire. Paris, Le
Club Français du Livre, 1962. In-8° sous reliure et
Rhodoïd déditeur, 322 p., illustrations, (collection
«
Mémoires », n° 13), exemplaire numéroté,
à létat de neuf.
Extrait de la note
de l'éditeur :
« Mais à quoi donc ressemblait
cet homme-là ? M. Claude se décrit peu, sauf
pour évoquer sa ressemblance avec Béranger et son
air « bonhomme ». Nous avons heureusement
retrouvé un signalement plus précis du nommé
« Claude, Antoine, François, jeune soldat de
la classe de 1825, âgé de 22 ans » et
que les médecins de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce
renvoient dans ses foyers parce qu'il est atteint « de
rétractation permanente d'un orteil au pied gauche »
(sic) : « taille : 1 mètre, 660 millimètres ;
cheveux et sourcils : bruns ; yeux : bruns ;
front : couvert ; nez : gros ; bouche :
moyenne ; menton : rond ; visage : ovale ».
Nous savons encore qu'il est né à
Toul (Meurthe), en 1807, qu'il est mort à Vincennes en
1880, et qu'il fut successivement employé du Parquet,
commissaire de Police, puis, sous l'Empire, nommé chef
de la Police de Sûreté par Piétri. Il prit
sa retraite en 1875.
La Lanterne du 4 avril 1880 publiait
l'articulet suivant : « Nous apprenons la mort
de M. Claude, ancien chef de la police de sûreté.
Avant de mourir il aurait bien fait de donner quelques leçons
à M. Macé, relativement à la façon
dont il faut s'y prendre pour arrêter les assassins. Peut-être
y a-t-il cependant des notes ou des Mémoires. Si la famille
se décide à les publier, tout ne sera pas perdu. »
Rien n'est perdu puisqu'il y avait, en effet,
des Mémoires. On a parfois douté de leur
authenticité, ou du moins que M. Claude en eût écrit
l'intégralité. Une lecture attentive fait apparaître
assez nettement ce qui a pu être « développé »
par la famille, et ce qui, au contraire, a les plus grandes chances
d'être issu, tel quel, des carnets de notes du policier
retraité. Faut-il dire que notre choix a précisément
porté sur ces fragments, ceux qui d'ailleurs donnent des
bas-fonds et dessous de l'époque l'image la plus précise
et la plus saisissante. »
20 euros (code de commande
: 11805).
La Cour &
la Ville sous Louis XV d'après les mémoires de
J. Casanova de Seingalt.
Aventures
galantes de Casanova en France. Finances et cabbale - Le Parc-aux-Cerfs
- Les maîtresses de Louis XV. Introduction
et notes par Jean Hervez. Paris, Albin Michel, s.d. In-8°
demi-veau moucheté, dos orné passé, tête
dorée, LII + 363 p., illustrations hors texte, (collection
« Mémoires Historiques »).
20
euros (code de commande : 195/68).
COURNOT (A.A.) uvres
complètes. Tome VII : Des Institutions dinstruction
publique en France. Édité par Angèle
Kremer-Marietti. Paris, Vrin, 1977. In-8° broché,
X + 402 p., (« Bibliothèque des Textes Philosophiques
»), exemplaire non coupé.
20
euros (code de commande : 169/60).
COGNIET (Capitaine Jean) Bazeilles.
31 août - 1er septembre 1870.
2e édition. [Paris], [Chantelard], [1968]. In-8° broché,
96 p., illustrations.
10 euros (code de commande
: 1870).
COMBES
(André) Les trois siècles de la Franc-Maçonnerie
française. 2e édition
revue et corrigée. Paris, EDIMAF, 1994. In-8° broché,
222 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
C'est à partir d'un ouvrage qu'il avait
rédigé pour les Éditions Bastogi la Massoneria
in Francia delle origini a oggi qu'André Combes a
élaboré les Trois Siècles de la Franc-Maçonnerie
française en complétant et remaniant son texte
primitif.
Il nous fait parcourir d'un pas alerte en un
style clair et vivant que n'alourdit aucun pédantisme,
le long chemin qu'a suivi en France l'Institution maçonnique,
du siècle des lumières à celui du laser
et de l'ordinateur.
À travers ses heures de gloire et ses
vicissitudes, la Franc-Maçonnerie André
Combes nous en donne une évidente démonstration
a su rester elle-même, fidèle à ses méthodes
et à ses principes qui en garantissent la pérennité.
Car l'ouvrage se termine sur un panorama précis et documenté
de la réalité contemporaine de l'Ordre et sur les
perspectives que lui offre l'avenir.
Un ouvrage enrichissant tout autant qu'agréable
à lire, donnant une image dynamique et fiable de la F.-M.
française d'hier et d'aujourd'hui, et né sous la
plume d'un historien universitaire profondément imprégné
de son engagement maçonnique.
15 euros (code de commande
: 14609).
DANSETTE
(Adrien) Histoire des Présidents de la République. Paris, Club des Libraires
de France, 1956. In-8° sous reliure toilée
et Rhodoïd d'éditeur, 370 p. + Annexes, tableaux
généalogiques, illustrations hors texte, (collection
« Histoire », n° 13), exemplaire numéroté,
en parfait état.
Avant propos :
« On a consacré des milliers d'ouvrages aux institutions
monarchiques de la France et à ceux qui les ont illustrées,
nos souverains, rois et empereurs. Nous connaissons leur vie
publique et privée de leur naissance à leur mort
; nous savons la nature de leur autorité, ses origines,
et comment ils en usaient. Leurs idées, leurs sentiments,
leurs actes, les batailles qu'ils ont gagnées ou perdues,
les femmes qu'ils ont aimées, rien de ce qui les concerne
ne nous laisse indifférents. Or, la République
a succédé à la Monarchie, ses présidents
ont pris la place des rois et des empereurs dans la mesure où
ils ont hérité leurs pouvoirs, et, sauf quelques
images conventionnelles, nous ignorons à peu près
tout d'eux.
Comment, à quelques exceptions près, saurait-on
ce que furent les présidents ? Si la Première République
n'avait pas voulu en avoir, la Deuxième, par un excès
inverse, fit le sien trop puissant; Louis-Napoléon Bonaparte
est bien connu parce que, président, il était déjà
presque empereur. La Troisième commença par Thiers
; il gouverna plus qu'il ne présida et c'est pourquoi
lui aussi n'est pas ignoré. Le récit de leurs magistratures,
à l'un et à l'autre, se confond avec l'histoire
politique du pays et nous ne pouvons ici qu'en retracer les lignes
maîtresses.
Mais ensuite, les titulaires de la Présidence se dégagent
mal des brumes d'un passé pourtant proche. La silhouette
de Mac-Mahon possède encore une certaine netteté
parce qu'il tenta de jouer le rôle de régent ; bien
malgré lui, il donna à l'institution présidentielle,
telle que l'avaient créée les lois constitutionnelles
de 1875, une forme destinée à ne plus évoluer
que lentement jusqu'à la fin du régime, et même
au-delà, car, après une éclipse de plus
de six ans, elle nous a été restituée par
la Quatrième République, d'esprit moins changé
que de visage.
Outre l'office de représentation, son rôle, dont
trois mots pourraient résumer l'essentiel : conseil,
arbitrage, permanence, a été surtout assuré
grâce à des contacts personnels au cours d'entretiens
particuliers. Voilà pourquoi son influence discrète,
ce qui ne veut pas dire négligeable, a échappé
à la plupart des contemporains. Voilà pourquoi
elle n'a guère laissé de traces susceptibles de
rendre son véritable aspect. Voilà pourquoi elle
a peu tenté les historiens et même les chroniqueurs
: des biographies dignes de ce nom, encore que cursives, ont
été consacrées à Poincaré,
à Deschanel, à Millerand et à Doumergue
; un secrétaire général de la Présidence
a publié le journal de bord du septennat de Loubet ; Lebrun
a, comme Poincaré, laissé des mémoires.
C'est à peu près tout. Aucun ouvrage d'ensemble
n'a été consacré à l'histoire de
l'institution présidentielle et à ses dix-sept
titulaires.
Grâce à une documentation écrite en partie
inédite et aux souvenirs qu'ont bien voulu évoquer
pour nous de nombreux témoins, nous avons essayé,
pour combler cette lacune, de faire revivre la Présidence
de la République en une évocation rapide. Son prestige
et son efficacité ont beaucoup varié selon la valeur
et l'habileté de ceux qui l'ont incarnée. L'histoire
politique de la Présidence ne s'éclaire qu'au scintillement
de la petite histoire des présidents. Au risque de paraître
frivole, nous n'avons donc pas hésité, pour appréhender
pleinement la réalité, à les montrer tels
qu'ils furent dans leur vie quotidienne, inséparable de
leur magistrature d'influence. »
20
euros (code de commande : 10500).

DAYOT (Armand) De la Régence
à la Révolution. La
vie française au XVIIIe siècle. Paris, Flammarion, s.d. In-4° oblong sous
cartonnage d'éditeur, 347 p., très nombreuses illustrations,
bel exemplaire malgré quelques rousseurs.
80 euros (code de commande
: 10037).
DELAFOSSE
(Marcel) et LAVEAU (Claude) Le commerce du sel de Brouage
aux XVIIe et XVIIIe siècles. Paris,
Armand Colin, 1960. In-8° broché, 134 p., illustrations
à déplier hors texte, (collection « Cahiers
des Annales », n° 17), couverture plastifiée,
ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Table des matières
:
Introduction et sources.
Chapitre I : Superficie des
marais salants, situation, technique de production.
- Superficie de la saline.
- Situation des marais salants. - La production du sel.
Chapitre II : Propriétaires
et sauniers.
- Les propriétaires.
- Les sauniers.
Chapitre III : La vente
du sel.
- Les mesures. - Les
marchands locaux. - Les conflits entre propriétaires et
marchands au XVIIe siècle. - Les Vallet de Salignac et
de La Touche. - Propriétaires et marchands à la
fin du XVIIIe siècle.
Chapitre IV : Les droits
sur le sel et la fraude.
- Montant des droits.
- Colbert de Terron et la ferme des 35 sols. - La fraude. - La
lutte contre les droits.
Chapitre V : Les acheteurs
et le transport du sel.
- Quantités vendues.
- Le sel des gabelles. - Provinces rédimées, pêche,
étranger.
Chapitre VI : Variations
des prix et crises.
- Le graphique. - Les
variations mensuelles. - Les crises du XVIIe siècle. -
La crise de 1711-1715. - Dix années de hauts prix.
20 euros (code de commande
: 16064).
Dénombrement
de la population 1946. Paris,
Imprimerie Nationale, 1947. In-8 broché, 925 p., on joint
la Liste des errata.
20
euros (code de commande : 216/57).
DESGRANGES (Abbé) Les crimes masqués du «
résistantialisme ». [Nouvelle édition.]
Paris, L'Élan, 1948. In-8° broché, 187 p.
s10 euros (code de commande
: 150/69).
DE VAUX DE FOLETIER (François) Les
Tsiganes dans l'ancienne France.
S.l., Connaissance du Monde,
1961. In-8° broché, 246 p., illustrations hors texte.
10 euros (code de commande
: 3477).
DEYON
(Pierre) Le temps
des prisons. Essai sur l'histoire de la délinquance et
les origines du système pénitentiaire.
Lille, Université de Lille III - Éditions Universitaires,
1975. In-8° broché, 190 p., (collection « Encyclopédie
Universitaire »), bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
L'étude
historique de la délinquance révèle des
régularités statistiques et des évolutions
liées au développement de l'urbanisation, de la
production marchande et de l'instruction. Déjà,
l'ancienne monarchie administrative avait imaginé pour
les pauvres et les vagabonds l'esquisse d'un régime pénitentiaire.
La Révolution libérale et bourgeoise en a fait
la base de son système de dissuasion et de répression.
Table des matières :
- Avant-propos.
Chapitre I. L'ancien droit pénal.
Chapitre II. L'enfermement et la monarchie
administrative.
Chapitre III. Dépendants et marginaux.
Chapitre IV. L'évolution de la délinquance
au XVIIIe.
Chapitre V. La réforme des institutions
judiciaires.
Chapitre VI. Naissance de la criminologie
et illusions pénitentiaires.
Chapitre VII. Un exemple régional,
une enquête en cours.
- Annexes.
15 euros (code de commande
: 18201 - vendu).
DIOQUE (Georges) Au pays
Caturige. L'histoire
millénaire de Chorges. Paris,
Chez l'auteur, 1980. In-8° broché, 94 p., illustrations,
carte.
13 euros (code de commande
: 177/63).
Discours de réception
de M. Pierre Gaxotte
à l'Académie française
et réponse de
M. Le Général
Weygand. Paris, Arthème Fayard, 1953. In-12
broché, 121 p., exemplaire numéroté.
15 euros (code de commande
: 6462).
Le Dix-huitième
siècle galant et libertin. Recueil
de documents curieux et rares sur l'amour et les femmes galantes
au XVIIIe siècle. Précédé
d'une introduction par le bibliophile Pol André.
Paris, Albin Michel, s.d. In-8° demi-veau moucheté,
dos orné passé, tête dorée, XV + 330
p., illustrations hors texte.
20
euros (code de commande : 207/68).
DUBY (Georges) Guillaume le maréchal
ou le meilleur chevalier du monde. Paris, Fayard, 1984.
In-8° broché, 189 p., (collection « Les Inconnus
de l'Histoire »).
7,50 euros (code de commande
: 6873).
DUEMMLER (Ernst) De
Arnulfo francorum rege. Dissertation
inauguralis historica quam consensu et auctoritate amplissimi
philosophorum ordinis in Alma Literarum Universitate Friderica
Guilelma. Berolini, Typis C. Feisteri, [1852]. In-8°
cartonné, dos lisse, pièce de titre de chagrin
rouge, blason doré au coin supérieur gauche du
premier plat, 172 p.
25 euros (code de commande
: 27/64).
[DUPANLOUP (Félix Antoine
Philibert)]. FAGUET (Émile) Mgr Dupanloup. Un grand évêque. Paris, Hachette, 1914. In-8° demi-maroquin
brun, dos à 5 nerfs orné de filets-triples formant
des caissons, filets-doubles sur les plats, tête dorée,
couverture conservée, 252 p., quelques illustrations
hors texte, (collection « Figures du Passé »).
Table des chapitres
:
I. La jeunesse. Saint-Nicolas du Chardonnet.
II. La mort de Talleyrand. La Sorbonne.
III. L'évêché d'Orléans.
IV. Au château de la Combe. Les polémiques.
V. Le concile et l'infaillibilité pontificale.
VI. L'Assemblée nationale.
VII. Le libéralisme de Mgr Dupanloup.
VIII. La pédagogie de Mgr Dupanloup.
L'instruction des femmes.
IX. Le directeur de conscience. L'amour conjugal.
X. L'orateur. L'écrivain.

Page de titre et reliure.
30 euros (code de commande
: 17965).
DUPONT
(Edouard) Histoire
De La Rochelle. Fontenay-le-Comte, Imprimerie Commerciale,
1981. In-8° broché, 11, 640 p., tirage limité
à 1000 exemplaires, en très bon état.
Il s'agit
de la réédition de l'édition originale publiée
à La Rochelle, chez Mareschal, en 1830.
Table des matières :
Livre I : 520-1373.
Commencemens de la ville - Les seigneurs de
Mauléon - Chartes octroyées - La Rochelle aux Anglais
- Siège et prise de la ville par Louis VIII - Juifs
chassés - Journée de Poitiers - La Rochelle cédée
aux Anglais - Grand combat naval des Anglais et des Espagnols
- Jean Chaudrier délivre la Rochelle des Anglais - Traité
des Rochelais avec le Roi de France - Libertés conquises.
Livre II : 1373-1548.
Le nouveau port construit - Armes de la ville
- Descentes et incursions des Anglais - Le Dauphin (Charles VII)
à la Rochelle - La femme inspirée - Siège
de Mornac - Altération des privilèges - La tour
de la Lanterne achevée - Louis XI à la Rochelle
- Représentation d'un mystère - Les pirates Rochelais
- La peste - Honneurs rendus au maire de Saint-Jean-d'Angély
- Discordes civiles - La commune abolie - François Ier
vient pour châtier les Rochelais - Une partie de la ville
renversée par l'explosion d'un magasin de poudre - La
commune rétablie.
Livre III : 1548-1568.
La Réforme - Ramasseur, envoyé
de Calvin dans l'Aunis - Martyrs à la rochelle - Projets
de citadelle - Droit de porter des arquebuses à la chasse
accordé aux Rochelais - Temples souterrains - Représentation
d'un mystère calviniste - Horloge envoyée au Roi
de Maroc Troubles religieux - Destruction des images - Pièces
de canons refusées au duc de Montpensier - Subsides accordés
au prince de condé - Sinode de Saintes - La Rochefoucaud
ne peut surprendre la ville - Le duc de Montpensier plus heureux
- Abolition du culte réformé - Tyrannie royale
- Les aventuriers chassés - Le capitaine Chesnet - Deux
maires à la fois - Charles IX à la rochelle
- Le cordon de soie devenu séditieux - L'ancienne commune
abolie, puis rétablie - Tyrannie populaire - Le prince
de condé maître de la ville - Expéditions
sur terre et sur mer - Paix de Long-Jumeau - Progrès de
l'esprit républicain - La Cour irritée contre les
Rochelais - Préparatifs de défense - Traité
avec le prince de Condé - Arrivée du rince et de
sa famille à la Rochelle.
Livre IV : 1568-1589.
Gouvernement des princes - Prise de l'abbaye
de Saint-Michel en l'Herm - Impôts payés pour l'amour
de la reine de Navarre - Son fils sauvé par le capitaine
Lardeau - Pirates Rochelais - Bataille de Jarnac - Assemblée
de Tonnay-Charente - Siège de Poitiers - Bataille de Montcontour
- 60.000 réfugiés à la Rochelle - Coligny
refait son armée - La Rochelle bloquée - La flotte
des Princes lui rend la mer libre - La Noue - Édit de
Saint-Germain-en-Laye - Les Rochclais en garde contre les perfidies
de la Cour - Aventure romanesque du vieux Coligny - Synode de
la Rochelle - La Saint-Barthélémy - La Noue deux
fois traître en faveur de la paix - Siège de 1573.
Les femmes combattent - Monsieur , obligé d'en passer
par les conditions des Rochelais après neuf assauts -
Traité de paix - Les Zélés mécontens
- Troubles intérieurs - La Noue vient dévoiler
aux Rochelais les desseins de la Cour - Ils prennent les armes
et demandent la convocation des États généraux
- Mort de Charles IX - La Reine mère achète
une trêve des Rochelais - Assemblée de Millaud -
Henri III arrive en France - Édit du 14 mai 1576
- Il est mal observé - Les troubles recommencent - Condé
surprend la Rochelle - Henri III, chef de la Ligue - Victoires
du roi de Navarre - Il devient, par la mort de Condé,
seul chef de son parti - Assemblée générale
des calvinistes à la Rochelle - Henri III proscrit
la ligue - Il se jette dans les bras du roi de Navarre - Siège
de Paris - Jacques Clément - Un roi de France calviniste.
Livre V : 1589-1628.
Les Rochelais secourent Henri IV de leurs
deniers et de leurs vaisseaux - Ils chassent son amiral de leurs
rades, et les gendarmes du duc d'Epernon, de leurs campagnes
- La flotte espagnole fuit devant celle des Rochelais - Le Roi
se fait catholique - Assemblées séditieuses des
protestans - La prise d'Amiens les fait rentrer dans le devoir
- Les funérailles d'un maire - Les protestans peu satisfaits
de l'Édit de Nantes - Les prêtres reparaissent à
la Rochelle - Sully, protecteur des Rochelais - Henri IV
assassiné - La Rochelle se déclare contre la Cour,
à l'instigation du duc de Rohan - Traité avec Condé
- Ce prince à la Bastille - Les Rochelais s'emparent de
Rochefort - Discordes intestines - Les catholiques rétablis
dans le Béarn - Assemblées séditieuses des
protestans à la Rochelle - Une armée royale dans
l'Aunis - Guiton, amiral des Rochelais, chasse des rades les
vaisseaux du Roi - Défaite de M. de Soubise - Les Rochelais,
resserrés dans leur ville, restent maîtres de la
mer - Le Fort-Louis - Grande bataille navale - La nouvelle de
la paix sépare les combattans - La ville fait don d'un
vaisseau de guerre à l'amiral Guiton - Nouveaux troubles
au sujet du Fort-Louis - Projets menacans du cardinal de Richelieu
- M. de Soubise à Blavet - Thoiras se rend maître
de l'île de Ré - Les Rochelais battus sur mer -
Louis XIII veut qu'ils se mettent à sa discrétion
- Le roi d'Angleterre leur promet son appui, et ils obtiennent
la paix - Nouvelle coalition - Madame de Rohan à la Rochelle
- Les Anglais à l'île de Ré - Le Roi, en
personne, vient assiéger la Rochelle - Première
armée anglaise - Les incendiaires - La digue - Guiton,
maire - Deuxième armée anglaise - Famine horrible
- Troisième armée anglaise - Reddition de la Rochelle.
Livre VI : 1628-1789.
Les protestans du royaume soumis - La Rochelle
refleurit - Troubles de la Fronde - Dévoûment des
réformés Rochelais à la cause de Louis XIV
- Ils en sont mal récompensés - Persécution
par les Jésuites - Révocation de l'Édit
de Nantes - Le Roi songe à détruire la Rochelle
- Bombardement de St.-Martin (ile-de-Ré) - Malheurs publics
- État des chemins de l'Aunis en 1710 - Milices Rochelaises
- La Régence - La mairie redevient élective - Chambre
de commerce - Société philarmonique - Académie
Royale - Collège de Médecine - Bibliothèque
publique - Mariages aux frais de la commune - Histoire de la
Rochelle par le P. Arcère - Entreprises des Anglais sur
l'île d'Aix et Rochefort - Valeur et dévoûment
des Rochelais -Verrerie à Lafond - Fêtes religieuses
retranchées - Le Mail - Troubles intérieurs du
Royaume - Guerre d'Amérique - La Cathédrale rebâtie
- L'Arsenal - La Statue de Henri IV - Assemblée
des Notables.
Livre VII : 1789-1829.
La cocarde tricolore - Dons patriotiques -
Administration municipale et départementale - Fédération
des deux rives de la Charente - Premières révoltes
pour le pain - Société des Amis de la Constitution
(club) - Troubles religieux - Départ des volontaires pour
l'armée - Fête pour un drapeau pris à l'ennemi
- Compagnie d'enfans - Désordre aux Augustin - Défaite
des Rochelais dans la Vendée - Vengeances horribles dans
la ville - Maximum et disette - Les chars et les déesses
- La guillotine permanente - Les terroristes désarmés
- Corsaires Rochelais - Le canal de Niort - Translation de la
Préfecture à la Rochelle - Les licences - La restauration
- Commerce - Cours industriels - Les Bains.
35 euros (code de commande
: 16544).
EINHARD Vita Karoli
Magni. Post G. H. Pertz
recen-suit G. Waitz. Edition sexta. Curavit O. Holder-Egger.
Hannoverae et Lipsiae, Impensis Bibliopolii Hahniani, 1940. In-8°
broché, XXIX + 60 p., (collection « Scriptores Rerum
Germanicarum in Usum Scholarum »).
15 euros (code de commande
: 184/64).
ELÉGOËT
(Louis) Ancêtres et terroirs. Onze générations de paysans en
Basse-Bretagne. [Rennes], Ouest-France,
1990. In-8° broché, 375 p., (collection « De
Mémoire d'Homme : l'Hiostoire »), illustrations
in et hors texte, marque manuscrite d'appartenance du professeur
Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde.
En quatrième
de couverture :
L'auteur a consacré cet ouvrage à
quatre de ses ascendants qui vécurent en Basse-Bretagne
entre 1655 et 1920 (onze générations). Le premier
fut paysan-marchand de toile, le deuxième maire et juge
de paix pendant la Révolution, le troisième, paysan
aisé et le quatrième, meunier.
Tout en prenant ses ancêtres en filature,
Louis Elégoët les replace dans leur contexte historique.
Il décrit le microcosme dont ils faisaient partie et tamise
le terreau culturel sur lequel ils ont poussé et qui les
a fait vivre.
Le véritable propos de cet ouvrage :
faire sortir de la foule des humbles quelques «silencieux
de l'Histoire», c'est-à-dire des anonymes qu'on
ne considère habituellement qu'en termes de masses et
non en tant qu'individus.
Né à Saint-Méen (Finistère)
en 1942, Louis Elégoët est professeur d'histoire-géographie
et de breton au collège Saint-Joseph de Landerneau. Il
a soutenu, en 1980, une thèse de 3e cycle sur l'histoire
de sa commune natale.
15 euros (code de commande
: 14735).
[ENGHIEN]. MELCHIOR-BONNET (Bernardine)
Le duc d'Enghien. Vie et mort du dernier des
Condé. Paris,
Amiot-Dumont, 1954. In-8° broché, 271 p., (collection
« Présence de l'Histoire »)
10
euros (code de commande : 213/68).
ESPAGNE (Jean-Pierre) Quand les Pyrénéens
parcouraient le monde. Autobiographie et aventures d'un colporteur,
orpailleur sous le second Empire. Saint-Gaudens, L'Adret,
1985. In-4° broché, 224 p., illustrations hors texte,
couverture rempliée, exemplaire numéroté.
@ Ce livre est le fac-similé
intégral du cahier où J.P Espagne rédigea
sa vie. Petit paysan pyrénéen, il fut colporteur
et chercheur d'or en Australie dans les années 1850-1860.
20
euros (code de commande : 190/61).
FARGUE (Léon Paul)
Les grandes heures du Louvre.
Illustrations de G. Arditi. Paris, Les Deux Sirènes,
1948. In-8° broché, 267 p., exemplaire non coupé.
18 euros (code de commande
: 187/70).
FAUCHERRE (Nicolas) Places
fortes, bastions du pouvoir. Dessins
originaux de Serge François. Paris, Relpart, 1986. In-8°
broché, 11 p., illustrations.
13 euros (code de commande
: 6880).
Les Français en Amérique
pendant la première moitié du XVIe siècle. Introduction par Ch.-A. Julien. Textes
des voyages de Gonneville, Verazano, J. Cartier
et Roberval. Paris, Presses Universitaires de France,
1946. In-8° broché, 223 p., non coupé, dos
taché, (collection « Colonies et Empires »).
9 euros (code de commande
: 3846).
[FRANÇOIS
Ier]. PORCHÉ (Vladimir) Le chevalier Françoys. Paris, Flammarion, 1970. In-8° broché,
274 p., (collection « L'Histoire en Liberté
»).
9
euros (code de commande : 217/68).
[GALLOT
(Jean-André, dir.)] Seine-et-Oise. Aspect géographique, historique, touristique,
économique et administratif du département.
Paris, Alepee & Cie,
[1955]. In-4° sous reliure d'éditeur, 310, XXVI p.,
nombreuses illustrations dont quelques-unes en couleurs, une
carte dépliante hors texte, (collection « Les
Documents de France »).
Table des matières
:
Géographie et histoire
- Géologie et Géographie,
par M. Deveze.
- Histoire du Département,
des Origines à 1919, par H. Lemoine.
Villes et Châteaux
- Le rayonnement de
Versailles, par M. Mauricheau-Beaupré.
- La construction du château
de Versailles et sa conservation, par M. Japy.
- Versailles, Domaine Royal,
par R. Lagrave.
- Châteaux de Seine-et-Oise,
par R. Heron de Villefosse.
- Petites Capitales de
Seine-et-Oise, par J.P. Levron.
- Port-Royal des Champs,
par J.-P. Babelon.
Tourisme
- Seine-et-Oise, Pays de
Tourisme, par M. Mettetal.
- Les Boucles de la Seine,
par J.P. David.
- Pontoise, ancienne Capitale
du Vexin Français, par A. Gagneur.
- La Chasse à courre,
par le duc de Brissac.
- La Société
Sportive d'Encouragement.
- Le Rallye Bonnelles.
- Le Yachting à Voile
en Seine-et-Oise, par G. Thierry.
- Le Folklore, par
G. Guyonnet.
Arts et vie intellectuelle
- Les Peintres de Seine-et-Oise,
par J.P. Palewski.
- Les Musiciens de Seine-et-Oise,
par H.L. Sarlit.
- La Bibliothèque
de Versailles, par P. Breillat.
- L'intérêt
historique des Archives de Seine-et-Oise, par J. Levron.
- La Vie Catholique,
par Mgr. Renard.
- Saint-Cyr École,
par J. Lachenaud.
- Grands Établissements
d'Études et de Recherches (Laboratoire de Bellevue ;
Centre d'Études nucléaires de Saclay ; Pavillon
de Breteuil ;
Observatoire
de Meudon ; Observatoire de Juvisy-sur-Orge ; Centre
International d'Études Pédagogiques de Sèvres ;
École de Grignon ;
École
Nationale d'Horticulture ; Institut National de la Recherche
Agronomique ; École Nationale Supérieure de
Céramique de Sèvres).
Reconstruction et Urbanisme
- La Reconstruction.
- L'Équipement sanitaire
et social.
- L'Enseignement, par
R. Vignaud.
- Le Lycée Hoche,
par M. Sire.
La Banlieue de Paris
- La Banlieue de Paris
en Seine-et-Oise, par M. Deveze.
- Ma Banlieue, par
P. Harel Darc.
- Les routes et la circulation,
par M. de Buffevent.
- La navigation sur les
fleuves, rivières et canaux, par M. Blosset.
- Aménagement de
la Région parisienne, par A. Grimaud.
- Le Recensement de 1954
en Seine-et-Oise, par R. Berrurier.
- L'Assemblée de
l'Union Française à Versailles, par M. Aubert.
L'Agriculture
- Seine-et-Oise et Agriculture,
par A. Lefebure.
- Régions agricoles,
par L. Poupinel.
- Les Forêts en Seine-et-Oise.
Organismes et établissements agricoles,
industriels, commerciaux, culturels et sociaux
Les Tulipes de France ; La
Roseraie de Versailles ; Fabrique de Levure, Sucre et Alcools
de Saint-Ouen ; La Sucrerie Pierre Corbin ;
La Sucrerie Agricole
Coopérative de Morigny ; Sucreire Coopérative
Agricole de Maisse ; Coopérative Agricole de la Vallée
de l'Oise et
du Thelle-Précy-Persan ;
Sucrerie Agricole de Goussainville ; L'Aéroport de
Paris ; Électricité de France et Gaz de France ;
Caisses d'Épargne et
de Prévoyance
de Seine-et-Oise ; Crédit Lyonnais ; Les Industriels
de Deuil-La-Barre ; Groupement des Industriels de Poissy ;
Les Fonderies
Cromback ;
La Télémécanique Électrique ;
Électrotubes Solesmes ; Idéal Standard ;
Chanard ; Électro Cable ; Moteurs Constant ;
CIPEL ;
Les Pompes Guinard ;
Le Joint Français ; La Chaudronnerie Industrielle ;
Établissements Andouart ; Cartoucherie Française ;
La Céllophane ;
Técalémit ;
Hutchinson ; Lambert Frères ; Affinerie de Juvisy ;
Société des Mines et Fonderies de Zinc de la Vieille
Montagne ;
Établissements
Gilbert & Blanzy-Poure ; Pathé Marconi ;
La Ventilation Industrielle et Minière ; Filotex ;
Leneindre ; Lucien Lemaître ; Établissements
Parra Mantois
et Cie ; Instruments de Musique Henri Selmer et Cie ;
Établissements Buffet-Crampon ; Imprimerie Crété ;
Société Nouvelle de
Papeterie ;
Papeteries de Ballancourt ; Établissements Darras ;
L'École Saint-Martin ; Le Collège Saint-Jean
de Béthune ; Domaine de Voisins ;
Stade et Club
Shell à Rueil-Malmaison ; Trianon Palace Hôtel ;
Société d'Exploitation des Eaux et Thermes d'Enghien-les-Bains ;
Les Roches
Santeuil ;
Cacao Barry ; Compagnie Française du Malt Kneipp ;
Pain complet François ; Maison Alindret ; Laboratoires
du Dr Debat ;
Établissements
René Villemer et ses Fils ; Avions Marcel Dassault ;
Marc Darbonne.
25 euros (code de commande
: 11695).
GARNIER
(Joseph). La recherche des feux en Bourgogne aux XIVe et XVe
siècles.
Dijon, Lamarche, 1876.
GAULLE (Charles de)
GAXOTTE
(Pierre) La France
de Louis XIV. Paris, Hachette, 1946. In-8° broché,
396 p., (collection « Les Grandes Époques de
l'Histoire »).
Table des matières
:
Chapitre
I : L'entrée du roi.
Chapitre II : La monarchie.
Chapitre III : Colbert ou la dictature du
travail.
Chapitre IV : Louvois ou la tentation de
la guerre.
Chapitre V : Lille, Besançon, Strasbourg.
Chapitre VI : Vauban et la frontière.
Chapitre VII : Versailles.
Chapitre VIII : L'honnête homme et
l'esprit classique.
Chapitre IX : Le règne de Mme de
Maintenon ?
Chapitre X : Les luttes religieuses et la
révocation de l'Édit de Nantes.
Chapitre XI : La science et l'incrédulité.
Chapitre XII : La deuxième guerre
de Cent Ans.
Chapitre XIII : Famine monétaire.
Chapitre XIV : Le couchant.
Chapitre XV : Le testament du roi d'Espagne.
Chapitre XVI : Denain.
Chapitre XVII : Le premier septembre 1715.
Bibliographie.
10 euros (code de commande
: 16800).
GOBINEAU (Comte Louis de). Les
mémoires du comte Louis de Gobineau. Édition critique par Jean Puraye.
Bruxelles, Érasme, 1955. In-8° broché, XXIV
+ 240 p., index, tirage limité à 500 exemplaires
numérotés.
20 euros (code de commande
: 157/66).
GRASSET (Bernard) A la
recherche de la France (Notes
à leur date). Paris,
Grasset, 1940. In-8° broché, 85 p.
9 euros (code de commande
: 1825).
GROSPERRIN
(Bernard) Les petites écoles sous lAncien
Régime. Rennes, Ouest-France,
1984. In-8° broché, 175 p., (collection « De
Mémoire dHomme »), exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Les « petites écoles »
où les enfants des XVIIe et XVIIIe siècles apprirent
à lire, parfois à écrire, plus rarement
à compter, n'étaient ni obligatoires, ni préparatoires
aux études des collèges. Leur développement,
très inégal selon les régions, avait pour
objectif essentiel l'éducation de la foi et l'apprentissage
d'un comportement chrétien. Tantôt payantes, tantôt
gratuites, s'adressant plus aux enfants des villes qu'à
ceux des campagnes, et plus aux garçons qu'aux filles,
elles commencèrent néanmoins le processus d'alphabétisation
des Français qui ne s'achèvera qu'au XIXe siècle.
Les documents font revivre ce monde scolaire
étrange et pittoresque, si éloigné des conceptions
pédagogiques actuelles.
13 euros (code de commande
: 14511).
GUIMINEL (Elie) Villeperdrix
(Drôme). Éléments
historiques. S.l., [1966]. In-4°
broché, ronéotypé, 258 p., illustrations.
15 euros (code de commande
: 3853).
HAMON (Philippe) et JACQUART (Jean)
Archives de la
France. Tome 3 : Le XVIe siècle. Paris,
Fayard, 1997. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 457
p.
17 euros (code de commande
: 5431).
HENRI
IV DE FRANCE ET BÉTHUNE (Philippe de) Nouveaux
documents sur l'escalade de Genève. Correspondance entre
Henri IV et Béthune ambassadeur de France à Rome
1602-1604. Publiée
par J.E.M. Lajeunie. Genève, Société
d'Histoire et d'Archéologie, 1952. In-8° broché,
472 p., bibliographie, index, bel exemplaire non coupé.
Il s'agit
d'un extrait des Mémoires et Documents publiés
par la Société d'Histoire et d'Archéologie
de Genève, tome XXXVIII, 1952.
Extrait de l'introduction :
On a pu résumer d'un mot les causes
générales qui firent échouer, en 1602, l'Entreprise
de Charles-Emmanuel Ier, duc de Savoie, contre Genève.
Ce prince, écrit Dierauer, « ne trouva l'appui désiré
ni auprès de la Curie romaine, ni à la cour d'Espagne,
ni à Paris. ». Telle est la conclusion sommaire
qui se dégage des études et des textes contenus
dans le recueil des Documents sur l'Escalade.
Messieurs de Genève crurent cependant
à la complicité décisive du pape et de l'Espagne
avec le duc de Savoie, et leur opinion fut partagée par
de graves auteurs. On admit comme certaine une ligue du pape
révélée par un aventurier de haut vol, un
certain Brocardus Baronius ou Brochard Baron, qui se disait
neveu du célèbre cardinal de ce nom, très
influent à Rome. Emmanuel van Meteren accrédita
cette opinion dans sa monumentale Histoire des Pays-Bas.
Tilenus fit une critique sagace, mais incomplète et peut-être
tendancieuse, des assertions de van Meteren et le Mercure
françois, qui la reproduisit, n'hésita pas
à conclure que « ceste histoire »
n'était « qu'un conte fabuleux forgé par
ce Brocardus ». Agrippa d'Aubigné y crut au contraire
fermement et lisait, pour ainsi dire d'avance, les événements
contemporains dans les mémoires de l'aventurier qu'il
avait eus en mains, à Paris. Henri IV s'émut surtout
de ces révélations, qui eurent un écho prolongé
jusqu'en 1604, et sa correspondance avec son ambassadeur à
Rome, Philippe de Béthune, le frère cadet de Sully,
nous montre que la campagne très dangereuse de cet «
affronteur » n'était qu'une pièce d'une intrigue
plus vaste, puissamment ourdie contre la France et Genève,
dont la conspiration de Biron et celle du prince de Joinville
étaient les nuds principaux.
À la lumière de ces textes, la
place centrale de la Seigneurie genevoise apparaît dans
une clarté nouvelle. On y voit mieux, par la confession
du baron de Lux, le lien de la conspiration de Biron avec l'Entreprise
du Savoyard ; on y découvre comme une « guerre froide
» pour les passages de la France et de l'Espagne. Henri
IV voulait couper en deux ce grand corps des États soumis
à la Maison d'Autriche en s'assurant les pas de Genève
et de la Valteline et en essayant de maintenir ouvert le pont
de Strasbourg. Le roi d'Espagne, avec ses alliés et ses
ministres, voyant ce danger, cherchait à s'ouvrir ou à
s'assurer ces routes : occuper Genève et Strasbourg avait
le double avantage de lui maintenir sa liberté de mouvement
et de gêner les secours qui pouvaient venir au roi de France,
soit d'Allemagne, soit de Suisse.
L'intérêt religieux d'ailleurs
pouvait servir à merveille ou gêner dangereusement
ces desseins politiques. La position de Henri IV, en effet, le
mettait, à Rome, en situation difficile. Allié
des Bernois, des princes protestants d'Allemagne, lié
d'amitié avec la reine Élisabeth, aidant en sous-main
les Hollandais contre les archiducs de Flandre, favorisant la
candidature du roi Jacques d'Écosse à la succession
d'Angleterre, confédéré avec le Turc, il
était le plus grand obstacle à la « politique
catholique » de Clément VIII, qui voulait réconcilier
les rois de France et d'Espagne, pour refouler le Turc et concentrer
leurs forces contre les puissances protestantes.
Le Pape conçut-il vraiment cette «
ligue » à laquelle crurent les Réformés
de son temps et dont Brocardus répandait le bruit en Europe
? J'ai retrouvé les articles de cette prétendue
confédération. Ce dessein, comme l'écrivait
Villeroy, n'avait pu germer dans la seule cervelle d'un vagabond.
Ce curieux papier résume, peut-être, les articles
d'un projet mûri dans l'ambiance pontificale. Le cardinal
d'Ossat en dénonçait sans hésiter le forgeron
à Villeroy : M. de Savoie. Faut-il en exclure la main
du cardinal Pietro Aldobrandino ? On connaît son traité
secret avec le duc. D'une manière générale
on peut dire que ces articles interprètent assez bien
les visées essentielles de la « politique catholique
» chère à la Maison d'Autriche, partagée
à Rome par un parti nombreux et puissant. Mais ce plan
ne fut pas réalisé puisque Henri IV n'en fut pas
même averti, et d'Ossat voit juste, croyons-nous, quand
il écrit de Clément VIII, à propos de ce
mémoire : « Quant au Pape, il voudroit que tous
les hommes fussent bons Chrestiens et Catholiques, mais il ne
pensa jamais à ce que ce brouillon luy impute, car outre
qu'il est particulièrement assisté de l'esprit
de Dieu, il est d'ailleurs Prince très-sage et très
judicieux, pour cognoistre que trop difficile seroit, pour ne
dire impossible, de mettre et ageancer tant de diverses pièces
ensemble, et que tel dessein, au lieu de profiter à la
Religion Catholique, seroit plustost un moyen de faire liguer
ensemble tous les Protestants de la Chrestienté, et avec
eux d'autres qui entreroient en soupçon et crainte de
cette trame qui leur auroit esté celée, et se trouveroit
à l'advantage de leurs ennemis, et d'armer et acharner
les Chrestiens les uns contre les autres, et faire beau jeu au
Turc ennemy commun de tous, tant Protestants que Catholiques
; de quoy le vray autheur des dits mémoires n'a aucun
soucy ny appréhension, et tout luy seroit un, pourveu
qu'il pust revoir la France troublée. »
La correspondance de Béthune montre
en effet le pape soucieux certes d'opposer aux progrès
du Protestantisme les forces coordonnées du Catholicisme,
mais dans la paix de la Chrétienté. Il veut sceller
la réconciliation du roi de France et du roi d'Espagne
par l'alliance de leurs maisons en mariant l'Infante au Dauphin
; il supplie Henri IV d'aider à la pacification des Flandres
et des Pays-Ras ; s'il souhaite son appui pour procurer à
l'Angleterre une succession catholique, c'estsans lui demander
de rompre avec la reine Elisabeth ; il veut ignorer, les sachant
dangereuses, les entreprises du Savoyard contre Genève
; les connaissant, il les désavoue et les désapprouve
; il promet, si ce feu s'allume, qu'il n'excommuniera jamais
ceux qui se porteront au secours de la ville hérétique
pour la sauver de l'oppression ; après l'échec
de l'Escalade, il insiste ardemment auprès du roi de France
en faveur de la paix, promet de rendre « sage »
le duc de Savoie et préfère voir Genève
libre plutôt que de gémir sur la Chrétienté
en sang.
Tout confirme donc le jugement du cardinal
d'Ossat, mais dans la teneur de ses termes savamment dosés.
Les visées du dessein incriminé pouvaient charmer
les rêves du vieux pontife : elles étaient chimériques
! Henri IV se dressait de toute sa taille contre de telles prétentions.
Ses lettres à Béthune nous le montrent lucide,
vigilant, prêt à monter à cheval à
la première alerte. Il plaide la cause de ses alliances
protestantes avec des arguments qui donnent à penser au
pape et l'amènent progressivement à modifier ses
points de vue. D'un geste décidé, il ôte
aux Espagnols et au duc de Savoie « le masque de la religion
», découvre, parfois avec une malice amusée,
leur « beau zèle » pour l'Église fardé
d'intérêts politiques évidents. Clément
VIII, en tous cas, ne peut douter que s'il laisse toucher à
Genève c'est la guerre en Europe, cette guerre dont il
veut à tout prix la préserver. La ferme clairvoyance
du roi impose donc à l'histoire diplomatique de cette
grande et décisive époque la marche qui conduira
la France vers l'hégémonie.
D'un point de vue plus général
Henri IV formule, dans ces missives magistrales, les principes
de l'équilibre européen et de cette politique de
contrepoids dont Richelieu bientôt s'inspirera génialement.
Il y distingue les domaines, jusque là trop confus, de
la Religion et de l'État ; il y montre que, le pluralisme
religieux étant un fait inéluctable, il importe
essentiellement à la paix civile de faire une place dans
l'État aux Protestants modernes comme l'Église
elle-même le fit de tous temps aux Juifs et que, s'il faut
favoriser l'expansion du Catholicisme, ce n'est point par les
armes, mais par la réforme religieuse, le zèle
des pasteurs et le loyalisme civique des croyants. Béthune
nous montre Clément VIII très attentif aux raisons
et docile aux faits que le roi de France lui propose ou lui impose.
L'aboutissement de ce grand dialogue diplomatique,
pour Genève, ce fut la paix de Saint-Julien favorisée
de concert par Henri IV et Clément VIII ; la République
comprise enfin explicitement dans la paix générale
; un grand pas fait vers la tolérance politique. On pourrait
résumer en ces termes la conclusion qui, pour ce regard,
s'en dégage : si le duc de Savoie, pour son Entreprise,
ne trouva l'appui nécessaire ni à Rome, ni en Espagne,
c'est que le roi de France pressa le pape de contenir le duc
de Savoie et le roi d'Espagne, et sut l'obtenir.
20 euros (code de commande
: 17335).
HERRIOT (Édouard) Sanctuaires. Paris, Hachette, 1938. In-12 broché,
p.
9 euros (code de commande
: 3859).
Histoire socialiste 1789-1900.
Sous la direction de Jean
Jaurès. Par Jean Jaurès (Constituante
et Législative) ; Jules Guesde (Convention
jusqu'au 9 Thermidor) ; Gabriel Deville (Du
9 Thermidor au 18 Brumaire) ; Brousse (Du
18 Brumaire à Iéna) ; Henri Turot
(D'Iéna à la Restauration) ; Viviani
(La Restauration) ; Fournière et Rouanet
(Le règne de Louis-Philippe) ; Millerand
(La République de 1848) ; Andler et
Herr (Le Second Empire) ; Jean Jaurès
(La Guerre franco-allemande) ; Dubreuilh (La
Commune) ; John Labusquière (La Troisième
République, 1871-1885) ; Gérault Richard
(1885-1900) ; Jean Jaurès (Conclusion :
le Bilan social du XIXe siècle). Paris, Rouff, [1901].
Neuf volumes in-8° sous une modeste reliure toilée,
tome I : 24 (table des illustrations) p., pp.
1 à 756, tome II : pp. 757 à 1316, tome III :
pp. 1 à 980, tome IV : pp. 981 à 1824
et pp. 3 à 190 de la table analytique, tome V :
592 p., tome VI : pp. 1 à 604 puis 13 à
264 (sans interruption de texte), tome VII : 575 p.,
tome VIII : pp. 1 à 420 puis 37 à 392
(sans interruption de texte), tome IX : pp. 1 à
496 puis pp. 1 à 312 et les pp. 1 et 2 de la table analytique
et les 2 pages de la préface d'Albert Thomas.
Les neuf volumes : 250
euros (code de commande : 15572).
[ISABELLE
DE BOURBON-PARME]. SANGER (Ernest) Isabelle de Bourbon-Parme.
Petite-fille de Louis XV. Gembloux, Duculot, 1991. In-8° broché,
387 p., (collection « Document »).
En quatrième
de couverture :
Née
Infante, Isabelle passe son enfance dans les châteaux de
ses grands-parents Philippe V et Elisabeth Farnèse, séjourne
pendant un an à Versailles chez son grand-père
Louis XV, et se retrouve princesse de Parme, duché francophone
que sa mère Louise-Elisabeth, Madame Première,
transforme en un « petit Paris ». À dix-huit
ans, elle devient archiduchesse et la préférée
de sa belle-mère, l'impératrice Marie-Thérèse,
à Schönbrunn.
La vie des Cours au milieu du XVIIIe siècle,
avec ses châteaux et ses jardins, ses opéras et
son théâtre, ses fêtes et ses fastes, est
décrite avec une minutie inaccoutumée.
On y suit l'épanouissement psychologique
et intellectuel de cette princesse extraordinaire, une des femmes
les plus brillantes et mystérieuses du siècle,
ainsi qu'en témoignent ses écrits et sa correspondance.
Ses idées novatrices, ses dons artistiques et son caractère
à multiples facettes laissent prévoir qu'elle sera
un jour une grande impératrice réformiste aux côtés
de Joseph II. Mais les affres causées par le conflit entre
sa religiosité et la nature de ses amours secrètes
avec sa belle-sur l'archiduchesse Marie-Christine, la déchirent
et la conduisent à la mort...
13 euros (code de commande
: 17403).
ISORNI (Jacques) Lui qui
les juge. Paris, Flammarion,
1961. In-12 broché, 234 p., dédicacé.
38 euros (code de commande
: 3864).
JACOBSSON
(Harry) Études d'anthroponymie lorraine. Les bans de tréfonds de Metz (1267-1298). Göteborg, Gumperts Förlag, 1955.
In-8° broché, 263 p., hommage de l'auteur, couverture
passée.
Introduction :
« Mon intention est de faire une
étude sur les noms employés à Metz et ses
environs entre 1267 et 1298. J'ai pris pour modèle l'ouvrage
de
M. Kart Michaëlsson sur l'anthroponymie parisienne. Je ne
traite cependant ici que des noms de baptême.
Pour le rôle qu'a joué Metz aux
XIIIe et XlVe siècles, voir surtout Schneider pp. 1-61.
« Les bourgeois de Metz se trouvèrent donc
dans une situation particulièrement favorable depuis la
fin du XIIe siècle jusqu'au milieu du XIVe, environ. Pendant
cette période, la ville fut le principal marché
de la région ; elle continuait à bénéficier
de l'avance que lui avait donnée sa situation exceptionnelle
pendant le haut moyen âge » (p. 24).
Il est très difficile d'évaluer
la population de Metz. Schneider 60 conclut ainsi : « la
ville de Metz était peuplée vers 1325 d'au moins
25000 habitants ; il est probable qu'avant les famines des
années 1284, 1294-5, 1315-1318, la population était
encore plus nombreuse. »
Comme base de mes recherches j'ai pris les
rôles des bans de tréfonds de Metz entre les années
1267 et 1298 (abrégés BTM). Ils comprennent les
rôles des années 1267, 1269, 1275, 1277, 1278, 1279,
1281, 1285, 1288, 1290, 1293, 1298. Les rôles des années
1220, 1227, 1241, 1245, 1251, 1262 qui ne constituent qu'env.
1/l0 des BTM (103 pages sur 1074) ne me servent que pour mettre
au point certains détails.
Les BTM, écrits en entier en français,
si l'on en excepte quelques mots au début du rôle
de 1220, ont été édités avec un grand
soin par Karl Wichmann. Il les a munis de plusieurs index très
utiles, résultat d'un immense labeur.
Pour contrôler son édition j'ai
fait de nombreux sondages dans les rôles manuscrits, qui
présentent d'ailleurs une écriture facilement déchiffrable.
Pour ce qui est des graphies des noms de personne je les reproduis
fidèlement, telles qu'elles se trouvent dans l'édition
de Wichmann, sans être toujours d'accord avec lui. Il nous
renseigne sur les principes employés dans son introduction
au premier tome, pp. XLVII-XLVIII. Il fait expressément
observer qu'il garde intactes les graphies des noms propres.
Pour la discussion de certains problèmes graphiques je
renvoie à la Phonétique ci-dessous. Wichmann s'est
parfois trompé en répartissant les noms aux index.
Voir p. ex. s.v. Burthemeu ci-dessous. J'ai trouvé
certaines fautes d'impression évidentes dont je renonce
à faire étalage.
Les BTM comprennent les rouleaux sur lesquels
depuis 1220 les prises de bans ont été enregistrées
trois fois par an dans les trois différentes mairies de
Metz. Voir Wichmann 1, pp. VII-LXXXII pour plus de détails.
Voici deux prises de bans : Jennas, li filz Lowis lou tannour,
p. b. sus l'ostel que fut Jehan l'Alemant, que siet encoste l'ostel
Hanriat de Maizelles, qu'il at acquasteit a Jehan l'Aleman, parmei
XXXI s. de cens (1267, 100) ; Burtemins, li janres Jennin
Jacob, p. b. sus demei ineu de vin a mostaige chac'an, k'il ait
aquasteit a Escelin de Vignueles et a Jennin, son fillastre,
sus 1 jornal de vigne k'il ont a Gros Planteit ancoste ton Murlait,
et e. c. 1. e. en l'a. 1. d. (1298, 572).
J'ai dressé des statistiques en tenant
compte uniquement de l'emploi du premier nom, c'est-à-dire
de celui du nom de baptême. Tous les hypocoristiques se
rapportant à un nom déterminé sont placés
sous ce nom pour former une unité onomastique (cf. Brattö
8). Si un nom apparaît dans un autre document que les BTM
et qu'il désigne plus de 20 personnes, les chiffres que
je donne sont approximatifs. Je ne présente le pourcentage
d'un nom que si un document contient les noms de 800 hommes ou
de 500 femmes au minimum et si les exemples du nom ne sont pas
trop peu nombreux.
Je me suis servi d'une méthode comparative
pour résoudre quelques problèmes essentiels :
la fréquence des noms, les influences littéraire
et hagiographique, les formes phonétiques caractéristiques
d'une région.
J'ai utilisé des documents représentatifs
de quelques domaines français, à savoir :
la Lorraine, la Champagne, la Picardie, la région parisienne,
la Normandie, le Maine, la Saintonge et la Bourgogne pour la
langue d'oïl et la Provence pour la langue d'oc. Je cite
les documents dans l'ordre que je viens d'indiquer. Évidemment
j'aurais pu citer d'autres documents encore, se rapportant à
d'autres régions que celles que j'ai examinées.
Je veux faire ressortir nettement ce qui distingue la Lorraine
du reste de la France.
Pour chaque région je présente
les exemples des documents dans un ordre chronologique :
l'époque antérieure à l'an mille, l'époque
1000-1200 et l'époque 1200-1300. J'emploie les lettres
A, B et C pour désigner ces trois époques. Je place
une de ces lettres après le nom d'un recueil d'actes,
excepté si le nom est suivi par l'indication d'une année
(p. ex. 1313). Je fais observer que je ne dispose pas de matériaux
appropriés à chacune des trois couches chronologiques
pour chaque région. Pour l'époque A je fonde mes
statistiques sur une comparaison des noms de cinq recueils d'actes :
Pol.Irm. A et CGP A pour la région parisienne, Pol.R.
A pour la Champagne, Gorze A et Mihiel A pour la Lorraine. Pour
la Provence je me sers du Pol.MTad. A dont le nombre de personnes
est trop infime pour une statistique. Dans quelques cas, je cite
cependant, sous ces réserves, les pourcentages de M. Bergh.
Pour l'époque B j'utilise Gorze B, Év.
Metz B et Mihiel B qui se rapportent à la Lorraine. Les
exemples d'Év. Metz B sont peu nombreux ; je les
présente pour compléter les autres exemples lorrains.
Pour les documents relatifs aux autres régions je renvoie
à la Bibliographie. Je fais observer que Ch Brie B qui
comprend la Champagne désigne une époque qui ne
correspond qu'approximativement à l'époque B.
Pour l'époque C je cite pour la Lorraine
les chartes examinées par Wailly (Wailly, N C). Év.
Metz C contient peu d'exemples, dont quelques-uns après
1300. Les BTM comprennent la ville de Metz et ses environs, comme
je l'ai indiqué ci-dessus. Ch Brie C comprend une époque
qui ne correspond qu'approximativement à l'époque
C. Je range le Rôle parisien de 1313 avec les documents
du Xllle s. Pour tous les documents voir la Bibliographie.
Pour traiter des noms germaniques j'utilise
quelques recueils d'actes se rapportant à l'Alsace, à
Constance, à Trèves, à Cologne, à
Mayence et à Worms, donc aux régions de l'alémanique,
du francique moyen et du francique rhénan. Les formes
authentiques des noms germaniques offertes par ces actes me fournissent
une base plus solide que celles de Förstemann pour la discussion
étymologique et phonétique des noms. Elles me servent
aussi à préciser et, le cas échéant,
à modifier certains renseignements donnés p.ex.
par Braune-Helm et Franck.
Pour la Belgique je compare deux documents
se rapportant à Liège et à Tournai, surtout
pour des questions de fréquence.
Voici comment se présentent les articles
du Lexique. Je prends comme exemple le nom de Willame.
Willame, 112, Willames 73, Willaume 6, Willaumes
1 = 192(80) ; Willemin 69, Willemins 31, Willermin 29, Willermins
19, Wilemins 1, [Willerm]mins 1, [Wille]mins 1 = 151(69) ;
Willemat 16, Willermat 2, Willemas 1 = 19(11) ; total :
160 p = 1,28 %.
Je commence par la graphie la plus fréquente
du nom plein ; suit le relevé des autres graphies
par ordre de fréquence décroissant, puis la somme
totale des mentions et entre parenthèses le nombre des
personnes ; suivent de la même manière les
différents hypocoristiques ; enfin, se présente
la somme totale des personnes appartenant à la famille
onomastique et le pourcentage en question. Ces calculs ont été
faits sur le nombre total des personnes du même sexe relevées
dans les matériaux de Wichmann.
Après ce tableau on trouve parfois des
variantes, c'est-à-dire que j'ai fait certains
rapprochements pour montrer l'identité d'un nom plein
et d'un hypocoristique ou celle de deux ou plusieurs hypocoristiques.
En voici deux exemples : Jehans Goule 1293,93 - Jennas Goule
1278,665 ; Jenat Malglaive 1277,236 - Jennin Malglaue 1279,141.
Une fois pour toutes je souligne que les rapprochements faits
par Wichmann, aux index des tomes III et IV m'ont été
très utiles. En somme, le nombre des variantes est très
bas; pour un grand nombre de noms, il n'y en a pas. En calculant
le nombre des personnes, je fais abstraction du fait qu'une personne
peut être mentionnée sous plus d'une forme, p. ex.
avec un nom plein et avec un hypocoristique.
En me fondant sur mes propres dépouillements
des BTM, j'ai fait deux calculs, l'un portant sur le nombre des
graphies, l'autre sur celui des personnes. Ils ont été
faits avec une exactitude scrupuleuse dans la limite de ce qui
est humainement possible. Je ne me dissimule pas l'impossibilité
de toujours identifier une personne. Il faut observer que Wichmann,
dans ses index, ne donne de chiffres ni pour les graphies, ni
pour les personnes. Dans les index de Wichmann rentrent aussi
les noms des six premiers rôles dont je ne m'occupe pas
ici.
Voici le reste des matériaux se rapportant
t la France dans l'ordre indiqué ci-dessus et puis, le
cas échéant, les documents relatifs à l'Allemagne
et à la Belgique. Je présente, avec toute l'exactitude
possible, le nombre des personnes, mais non celui des graphies.
Puis suit une discussion étymologique du nom, problème
souvent épineux, envisagé par moi sous des aspects
surtout diachroniques et comparatifs. Je traite
de la fréquence du nom en général en employant
des termes fixes. Cf. Brattö 62. J'explique les diverses
influences qu'un nom a pu subir. Puis viennent certaines questions
d'ordre phonétique, et en général j'achève
les articles du Lexique par des renvois bibliographiques qui
ne visent pas à être exhaustifs, mais qui présentent
ce qui est le plus essentiel. »
30 euros (code de commande
: 12334).
JAQUIER
(Maurice) Simple militant. Paris,
Denoël, 1974. In-8° broché, 356 p., jaquette,
(collection « Dossiers des Lettres Nouvelles »),
bel exemplaire
En quatrième
de couverture :
« Il s'agit du journal politique d'un militant de base
qui a vécu au jour le jour, en pleine conscience et en
pleine action, les principaux événements de notre
temps.
Né à la vie politique lors du 6 février
1934, il participe aux grèves de 36, au Front Populaire,
puis c'est la guerre d'Espagne où s'affermissent ses convictions
et ses expériences. Sous l'occupation, il est bien entendu
clandestin, et condamné à la prison à trois
ou quatre reprises : la Santé, Fresnes, Montluc, d'où
chaque fois il s'évade. À la Libération,
il s'inscrit au Parti Communiste dans un souci d'efficacité
; sept mois plus tard, il en sort en claquant les portes. Son
activité sera désormais surtout syndicale. L'éclatement
de Mai 68 le remplit d'espoir. Dans les dernières pages,
il tente de dominer les problèmes avec simplicité,
bon sens et justesse.
Maurice Jaquier mêle les événements de sa
vie privée à ceux de l'Histoire. Des uns et des
autres il parle avec le même bonheur simple, la même
droiture, le même émouvante sincérité.
»
10 euros (code de commande
: 10918).
[JEANNE
D'ARC]. 1412-1431.
Jehanne d'Arc. Quarante-cinq documents originaux et iconographiques
réunis par Daniel Jacomet. Précédés d'une introduction
par le colonel de Maleissye-Melun. Paris, Floury, 1933.
In-4° broché sous étui, 47 p., bien complet
de toutes les planches hors texte, tirage limité à
1000 exemplaires numérotés (n° 167).
Avis de l'éditeur
:
Il
est des événements, des personnalités historiques
qui revivent par les documents. D'autres, par contre, ont besoin
du talent d'un écrivain pour être révélés.
Mais dans le premier cas, les pièces présentées
doivent pour être évocatrices avoir un aspect réel :
elles doivent parler aux yeux, à l'imagination. Qui n'est
ému autant qu'intéressé quand il voit dans
les vitrines des Archives les parchemins, les textes authentiques
consacrant les résultats de succès ou de revers,
la grandeur ou la faiblesse du pays, et au bas de ces actes qui
réglèrent pour un temps la destinée de nos
aïeux et même la nôtre, les signatures des serviteurs
de la France, Rois, hommes d'État, où un peu de
leur âme semble s'être fixée ?
C'est de cette pensée que s'inspire
« Le Document » quand par ses procédés
artistiques et ses fac-similés absolus de vérité
il veut faire revivre à nos yeux tel personnage, tel événement,
dont le récit seulement était venu jusqu'à
nous.
Sa première reconstitution historique
est consacrée à Jehanne d'Arc, à la Sainte
de la Patrie « qu'Anglois brûlèrent à
Rouen », dont nulle relique ne subsiste sauf les Lettres
sur lesquelles sa main s'appuya pour signer.
Il s'agit de nous la faire connaître
par des pièces authentiques, reproductions de lieux où
se déroulèrent sa vie et sa mission, documents
la concernant ou provenant d'elle, effigies enfin montrant les
aspects sous lesquels elle fut représentée depuis
le XVIe siècle jusqu'au XIXe siècle.
30
euros (code de commande : 16985).
JEANNENEY (Jean-Noël)
et JULLIARD (Jacques)
«
Le Monde » de Beuve-Méry ou le métier
d'Alceste.
Paris, Seuil, 1979. In-8° broché, 376 p., index.
12
euros (code de commande : 192/71).
KUNSTLER (Char les) Rois empereurs et présidents de la
France.
Réalisation et iconographie par Marcel Zahar. Paris,
Hachette, 1960. In-12 broché, 255 p., illustrations.
12
euros (code de commande : 202/71).
LA
VARENDE (Jean de) Le Mont Saint-Michel. Paris, Calmann-Lévy, 1947. In-8°
broché, 251 p., illustrations hors texte, (collection
« Châteaux, Décors de l'Histoire »).
Table des matières
:
I. Le château de Saint-Michel.
II. L'entrée du Mont Saint-Michel.
III. À l'entour du Mont.
IV. Le culte de saint Michel
V. Les sanctuaires de saint Michel.
VI. Saint Aubert.
VII. Charlemagne.
VIII. Les Normands.
IX. L'an mille.
X. Les abbés primitifs.
XI. Les abbés triomphants.
XII. Les pèlerinages.
XIII. La guerre de Cent Ans.
XIV. La fin de la guerre de Cent Ans.
XV. L'acharnement des Anglais.
XVI. La paix.
XVII. Louis XI.
XVIII. Les guerres de religion.
XIX. La congrégation de Saint-Maur.
XX. La décadence.
XXI. La Révolution.
XXII. Après la Révolution.
10 euros (code de commande
: 17888).
LEFRANC (Abel) Histoire
de la ville de Noyon et de ses institutions jusqu'à la
fin du XIIIe siècle. Paris,
Vieweg, 1887. In-8° broché, X + 251 p., (« Bibliothèque
de l'École des Hautes Études publiée sous
les auspices du Ministère de l'Instruction publique -
Sciences Philologiques et Historiques » Soixante-quinzième
fascicule), rare.
75 euros (code de commande
: 33/64).
LENOTRE (G.)
Les derniers
terroristes.
Paris, Firmin-Didot et Cie, 1932. In-8° broché, 218
p., illustrations hors texte, (collection « Histoire de
France »).
7,50 euros (code de commande
: 5315).
LE
ROY LADURIE (Emmanuel) Montaillou, village occitan
de 1294 à 1324. Paris,
Gallimard, 1976. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur,
642 p., illustrations hors texte.
Sur la jaquette :
En 1320, Jacques Fournier. évêque
de Pamiers, plus tard pape d'Avignon, enquête comme inquisiteur
sur un village tle Haute Ariège à 1300 mètres
d'altitude : Montaillou, 250 habitants, petite communauté
occitane et pyrénéenne de montagnards et de bergers.
Simple épisode de la lutte contre le
catharisme ? Mais la conscience ethnologique et policière
de l'enquêteur est telle que, Maigret avant la lettre,
il finit par déterrer tous les secrets du village, petits
ou grands. Et Dieu sait s'il y en a ! Rien n'échappe à
cet évêque fureteur, ni la vie intime et ambulatoire
du berger Maury, ni les nombreux amours du truculent curé
de la paroisse,, mouchard, paillard et cathare, ni les passions
romantiques de la châtelaine Béatrice de Planissoles.
Mais ce sont aussi les drames et la vie quotidienne
de Montaillou, opprimé par un clergé dominateur
et par le clan tyrannique des Clergue qui forment la trame de
cette étude à la fois monographique et globale
; l'enfance et la mort, la culture et la famille, les luttes
des maffias paysannes, l'obsession du salut et la magie, l'irréligion
et l'hérésie rustiques, la morale et le crime,
le folklore, les mythes et les revenants.
Utilisant cet extraordinaire document qu'est
le « registre d'Inquisition » de Jacques Fournier,
sorte de roman vrai du petit peuple du XIVe siècle, ce
Montaillou ressuscite, dans l'esprit des méthodes
historiques et ethnographiques les plus actuelles, la réalité
cathare et occitane, d'il y a six cent cinquante ans, avec la
fraîcheur et le tremblement du vécu.
10 euros (code de commande
: 14733*).
LE ROY LADURIE (Emmanuel)
Paris - Montpellier. P.C.-P.S.U.
1945-1963. Paris, Gallimard,
1982. In-8° broché, 261 p., (collection « Témoins
»).
7,50 euros (code de commande
: 1968).
LE
ROY LADURIE (Emmanuel) Les paysans de Languedoc. Tomes I et II (complet). Paris - La Haye, Mouton,
1966. Deux volumes in-8° sous reliures et jaquettes d'éditeur,
1034 p., (collection « École Pratique
des Hautes Études - Sorbonne VIe Section : Sciences Économiques
et Sociales - Centre de Recherches Historiques - Civilisations
et Sociétés », n° 42), dos
des jaquettes insolés.
Sur la jaquette :
La lutte instable entre le morcellement des
terres et leur rassemblement est liée à divers
facteurs économiques, démographiques... Les fluctuations
du climat influent sur les courbes de l'économie rurale,
les épidémies et les guerres sur les courbes démographiques.
Pourtant, un dépouillement perfectionné des documents
cadastraux languedociens livre une périodisation en trois
cycles constitués chacun d'un démembrement suivi
d'un remembrement : le Moyen Âge fut le théâtre
du premier ; le second s'étend de la Renaissance
jusque vers 1750 ; le dernier n'est pas achevé.
Sans perdre de vue les deux autres cycles,
l'auteur s'est attaché à étudier le second,
et plus particulièrement sa phase de démembrement.
Poussée démographique et essor économique
sont les causes essentielles de la « congestion parcellaire »
de la fin du XVIIe siècle : paradoxe tragique, la
réussite sociale et économique conduisait à
la paralysie. Et ce sont toutes les difficultés d'une
société confrontée aux limites de sa réussite
qui apparaissent. L'obstacle auquel elle se heurte ne relève
pas seulement de la structure de la propriété :
l'auteur la montre aussi dans les mentalités.
Partie des conditions de la vie économique,
la recherche débouche sur l'histoire intellectuelle. Le
besoin de terres engendré par le démembrement n'est
pas sans jeter une vive lumière sur le succès de
la Réforme...
Les méthodes quantitatives ne sont plus
que des moyens, parmi d'autres, pour parvenir « en
fin de recherche, à regarder agir, lutter, penser les
hommes vivants. »
Ce livre fit l'objet d'une thèse en
1966, mais il s'agit d'un véritable « classique »
dont le sujet, la méthode et l'écriture rendent
la lecture passionnante, et la relecture toujours enrichissante.
Fruit de l'emploi conjugué de différentes
méthodes historiques apparemment inconciliables, telles
que l'histoire quantitative et l'histoire des mentalités,
cette uvre eut une genèse remarquable. La démarche
initiale de l'auteur s'inscrivait dans la droite ligne d'une
féconde tradition de recherche en histoire rurale, préoccupée
principalement par la saisie de l'apparition dans les campagnes
françaises de phénomènes liés aux
« origines du capitalisme ». Et dans les
anciens documents cadastraux du Languedoc l'auteur retrouva tout
d'abord le processus de la « conquête foncière
par les citadins » et « l'action classique
des rassembleurs de terre capitalistes, déjà décrite
par Febvre, Bloch, Merle, Raveau, Venard et tant d'autres. »
Mais il apparut assez vite au chercheur que
ce n'était là que l'un des aspects de « l'histoire
de la propriété foncière » en
Languedoc : les progrès du remembrement, par exemple,
se révélaient n'avoir été ni linéaires
ni définitifs, fluctuations que l'hypothèse primitive
ne permettait pas à elle seule d'expliquer. Ainsi l'étude
précise du « flux et du reflux de la propriété
parcellaire » conduisait-elle autant à l'infléchissement
de la tradition assumée qu'à son approfondissement.
L'accent se déplaçait sur d'autres facteurs tant
de l'histoire de la propriété que de la vie quotidienne
des paysans elle-même.
Les deux volumes : 50
euros (code de commande : 17975)*.
LEVRON
(Jacques) Haute Bretagne. De
Nantes à Saint-Brieuc. S.l.,
Arthaud, 1967. In-8° broché, 255 p., nombreuses héliogravures,
une carte volante dépliante, (collection « Les Beaux
Pays », n° 180), bel exemplaire non coupé.
Table des matières
:
Introduction.
Aux marches de la Bretagne.
Deux métropoles : Nantes-Rennes.
Côte de Jade et Côte d'Amour.
De l'estuaire de la Vilaine au pays malouin.
La Côte d'Émeraude.
Le comté de Penthièvre.
Ploërmel et le Morbihan.
15 euros (code de commande
: 12378).
LIZERAND (Georges) Un siècle
de l'histoire d'une commune rurale. Vergigny. Paris, Delalain, [ca 1949]. In-8° broché,
126 p., cartes hors texte, bel exemplaire.
30 euros (code de commande
: 135/67).
[LOUIS
XIV DE FRANCE]. PETITFILS (Jean-Christian)
Louis XIV. Préface de Pierre Goubert.
Paris, Perrin, 1995. Fort in-8° collé, 775 p.
En quatrième
de couverture :
«
Ce nouveau Louis XIV se trouve être aussi un Louis XIV
nouveau, loin des célébrations délirantes
comme de leur inverse, loin des anecdotes infatigablement répétées,
des banalités convenues et jamais repensées. On
ne peut s'empêcher de se réjouir de voir secouer
de temps à autre quelque cocotier académique. »
Ainsi Pierre Goubert, grand historien du XVIIe
siècle, salue-t-il le Louis XIV de Jean-Christian Petitfils,
soulignant sa « puissante originalité »
et la « conception dynamique et neuve »
qu'il représente. En effet, si le portrait psychologique
du Roi-Soleil (1638-1715) est particulièrement fouillé,
si ses actes et ses comportements sont soigneusement décrits
et soupesés, ce livre est autre chose qu'une biographie
classique. C'est tout le règne qu'il embrasse dans une
vision générale de la société du
Grand Siècle, renouvelant le sujet, mettant à mal
bien des clichés et des vieilles lunes grâce à
une documentation considérable, dont de nombreuses études
étrangères récentes et peu accessibles,
grâce tout autant à une analyse remarquable, originale,
juste, du pouvoir, de ses serviteurs, de ses moyens d'action
et de propagande, de sa grandeur, mais de ses limites et de ses
contradictions. Alliant la recherche, la vie, l'intelligence
de la réflexion, la clarté et c'est
devenu rare la qualité du style et de l'expression,
Jean-Christian Petitfils a écrit un riche et grand Louis
XIV.
15 euros (code de commande
: 16801).
[LOUIS XVI DE FRANCE]. Fac-simile
du testament de Louis XVI.
Seule édition autorisée par son Excellence le Ministre
de la police générale, comme conforme à
celle faite sur l'original ; Gravé par Pierre
Piquet, chargé par S. Ex. de la gravure des exemplaires
distribués au nom du Roi. On y a joint le fac-simile d'un
fragment d'écrit de Madame Élisabeth, et des signatures
de la Reine Marie-Antoinette et du jeune Louis XVII ; Accompagné
d'une notice historique, contenant des détails très
intéressans et inconnus jusqu'à ce jour, sur le
testament du roi Louis XVI, et sur l'origine du testament de
la Reine. Par L. E. Audot. Paris,
Gueffier - Audot - Plancher - Picquet, s.d., In-4° demi-chagrin
bleu, 16 p., 10 ff. de fac-similé (dont la Copie
figurée du Testament de la Reine, imitant parfaitement
l'écriture de cette auguste princesse. Imprimée
avec soin sur papier semblable à l'original. Toulouse,
Vieusseux, s.d.).

Couvertures
75 euros (code de commande
: 17426).
[LOUIS
XVII (Louis-Charles de France)]. CONSTANTIN-WEYER (Maurice) Naundorff ou Louis XVII ?
Paris, Sfelt, 1950. In-8° broché, 230 p., (collection
« En Marge de l'Histoire »).
Table des matières
:
Introduction.
I. Louis XVII au Temple.
II. De quelques témoignages contradictoires.
III. Les candidatures au personnage de Louis
XVII.
IV. Un bourgeois de Spandau.
V. Une idylle princière mais bourgeoise.
VI. De Spandau à Brandebourg ou de
Charybde en Scylla.
VII. Un geôlier bien honnête.
VIII. Un ami qui disparaît mystérieusement.
IX. Un voyage à Paris.
X. Madame de Saint-Hilaire témoigne
à son tour.
XI. Apparaît un ancien ministre de
Louis XVI.
XII. La duchesse d'Angouléme daigne
recevoir.
XIII. Les coups de poignard.
XIV. Madame de Rambaud accompagne Saint-Didier.
XV. Dauphin contre dauphin.
XVI. Normandie contre Angoulême.
XVII. Le voyage de Laprade et les raisons
du roi de Prusse.
XVIII. Coups de pistolet.
XIX. Le « Capitole » mais pas
la Roche Tarpéienne.
XX. Les honoraires de Jules Favre.
XXI. De l'armoire de fer à l'armurerie.
XXII. Les Pays-Bas, dernier port.
XXIII. Un lit de mort, une tombe.
XXIV. Les procès Naundorff.
XXV. Tiré par les cheveux ?
XXVI. On interroge le mort.
XXVII. Une conclusion qui ne conclut pas.
10 euros (code de commande
: 16805).
[LOUIS
XVII (Louis-Charles de France)]. Le procès Louis XVII
(Mai-Juillet 1954). Note
liminaire d'Alain Decaux. Paris, Amiot-Dumont, 1955. In-8°
broché, 412 p., (collection « Toute la Ville
en Parle »), cachet ex-libris à la page de
titre et à la p. 8.
« L'affaire
Naundorff-Louis XVII est habituellement considérée
comme l'une des plus grandes énigmes de l'histoire de
France. Louis XVII, fils de Louis XVI et Marie-Antoinette, officiellement
considéré comme mort en 1795, s'est-il évadé
de la prison du Temple pour réapparaître quelques
années plus tard sous le nom de Naundorff ?
Un procès en trois étapes se
déroula en France à la requête des héritiers
de Naundorff, décédé à Delft, aux
Pays-Bas, sous le nom de Louis XVII, duc de Normandie, fils de
Louis XVI et de Marie-Antoinette, le 10 août 1845. En 1851,
les héritiers de Naundorf citèrent la duchesse
d'Angoulême à comparaître devant le Première
Chambre du Tribunal Civil de première instance de la Seine
aux fins d'annuler l'acte de décès du 24 prairial
an III (12 juin 1795) et de se voir reconnaître comme veuve
et enfants légitimes de feu Charles Louis, duc de Normandie,
et de se voir admettre à jouir désormais de tous
les droits civils et patrimoniaux qui en découlent. Cette
action en justice est la simple reprise de la tentative de 1836
demeurée en suspens. Le 13 avril 1872, la veuve et la
plupart des enfants de Louis XVII-Naundorf interjettent appel
du jugement de 1851.
Certains descendants de Louis XVII, qui n'avaient
pas été partie au procés en appel de 1874,
interjetèrent nouvel appel. Le procès s'ouvrit
donc devant la Première Chambre de la Cour d'Appel de
Paris le 5 mai 1954. »
13 euros (code de commande
: 16804).
[LOUP DE FERRIÈRES]. Lettres
de Servat Loup abbé de Ferrières. Texte, notes & introduction par G. Desdevises
du Dezert. Paris, Vieweg, 1888. In-8° broché,
236 p., (« Bibliothèque de l'École des Hautes
Études publiée sous les auspices du Ministère
de l'Instruction publique - Sciences Philologiques & Historiques
» 77e fascicule).
40 euros (code de commande
: 35/64).
LOUSTAUNAU-L
ACAU (Georges [Navarre]) Mémoires
d'un Français rebelle. 1914-48. Paris, Robert
Laffont, 1948. In-8° broché, 365 p., exemplaire non
coupé.
10 euros (code de commande
: 199/69).
[LUXEMBOURG].
BUFFENOIR (Hippolyte)
La maréchale
de Luxembourg (1707-1787). Souvenirs - Documents - Témoignages.
Paris, Émile-Paul, 1924.
In-8° broché, VIII + 255 p., un portrait en frontispice,
(collection « Études sur le Dix-huitième
Siècle »), signature d'appartenance sur la couverture.
20 euros (code de commande
: 210/64).
LYAUTEY
(Pierre), COGNIAT (Raymond) (Sous la direction de) Histoire de la France.
Tomes I à IV (complet). Paris, Club du Livre - Philippe
Lebaud 1963. Quatre volumes in-4°sous plein chagrin rouge
décoré d'éditeur, têtes dorées,
étuis, 275, 267, 288 et 288 p, pages de gardes en
toile tissée d'après un carton original de Picart
Le Doux, (collection « Visages de la Culture »,
n° 2), exemplaire numéroté sur vélin
du Marais (n° 1830), en bel état malgré
un manque de papier sur un des étuis.
Tables des matières
:
Tome I :
- Avant-propos,
par Pierre Lyautey.
- Préface à une illustration,
par Raymond Cogniat.
- La gaule romaine, par
Jean-Jacques Hatt, illustrations de Pierre-Yves Trémois.
- L'époque mérovingienne,
par Edouard Salin, illustrations de Clément
Serveau.
- L'époque carolingienne,
par Charles-Edmond Perrin, illustrations de André
Minaux.
- Les origines de la nation
française, par le duc Lévis de Mirepoix,
illustrations de Yves Brayer.
- La fin du Moyen Âge,
par Philippe d'Estailleur-Chanteraine, illustrations de
Michel Ciry.
Tome II :
- La Renaissance, par Louis
Hautecur, illustrations de Lucien Coutaud.
- La Réforme, par
Marc Bgner, illustrations de Bernard Buffet.
- Louis XIII, par le duc
de la Force, illustrations de Mariano Andreu.
- Louis XIV, par le Maréchal
Juin, illustrations de Chapelain-Midy.
- Explications de Louis XV,
par Paul Lesourd, illustrations de Dignimont.
- Louis XVI, par le duc
de Castries, illustrations de André Hambourg.
Tome III :
- Ma révolution, par
Marcel Reinhard, illustrations de Jansem.
- Le Consulat et l'Empire,
par Marcel Dunan, illustrations de Terechkovitch.
- La Restauration, par Jean-Paul
Garnier, illustrations de Grau Sala.
- La deuxième République,
le second Empire, par Adrien Dansette, illustrations
de Fontanarosa.
- La troisième République,
par Jacques Chastenet, illustrations de Berthommé-Saint-André.
- Première Guerre mondiale,
par le général Weygand, illustrations de
Goerg.
Tome IV :
- Le relèvement de la France,
par Édouard Bonnefous, illustrations de Touchagues.
- L'avant-guerre, par Louis
Martin-Chauffier, illustrations de Mac Avoy.
- Deuxième Guerre mondiale,
par Henri Amouroux, illustrations de Aizpiri.
- La quatrième République,
par Jacques Fauvet, illustrations de De Gallard.
- La France Outre-Mer, par
Pierre Lyautey, illustrations de Christian Gaillard.
- Synthèse générale,
chronologie, par Henri Calvet.

Un des plats de couverture et illustration de Dignimont, en regard
de la p. 208 du tome II.
Les
quatre volumes : 150 euros (code
de commande : 17085).
[LYAUTEY].
BENOIST-MÉCHIN Lyautey l'africain ou Le rêve
immolé. Lausanne,
La Guilde du Livre, 1966. In-8° sous reliure toilée
d'éditeur, 319 p., illustrations et carte dépliante
hors texte, exemplaire numéroté sur alfa Clairefontaine.
10 euros (code de commande
: 8523).
[MAC
MAHON (Patrice de)]. BROGLIE (Gabriel de) Mac-Mahon.
Paris, Perrin, 2000. In-8°
sous reliure souple d'éditeur, 459 p., un cahier d'illustrations
hors texte.
En quatrième
de couverture :
Mac
Mahon, souvent brocardé de son vivant et par la postérité,
ne fut pourtant pas n'importe qui. De 1808 à 1893, sa
vie s'inscrit tout entière dans le XIXe siècle.
Militaire glorieux, il sert en Algérie trente ans durant,
de lieutenant à gouverneur général, développant
une conception aussi humaine que possible de la colonisation.
La prise de Sébastopol en 1855, les victoires de Magenta
et de Solférino en 1859 l'imposent comme l'un des grands
chefs militaires du Second Empire, dont il reçoit la dignité
de maréchal et le titre de duc de Magenta. Blessé
en 1870 à Sedan, il évite ainsi d'avoir à
signer la capitulation. En 1871, il reprend Paris aux insurgés
de la Commune. Puis, il succède à Thiers en 1873
comme président du gouvernement de la République,
en attendant le rétablissement d'une monarchie qui ne
viendra jamais. Lui, le royaliste conservateur, après
avoir, en 1877, tenté d'imposer un gouvernement selon
son cur à une majorité parlementaire qui
n'en voulait pas, doit s'incliner et finit par démissionner
en 1879, après avoir présidé aux fastes
de l'Exposition universelle. Improbable président de la
République, Mac Mahon, populaire par sa prestance, sa
loyauté et sa franchise, a assisté ou participé
à la mise en place de beaucoup d'institutions qui existent
toujours : le septennat, la présidence du Conseil des
ministres, le domaine réservé du chef de l'État,
la qualité de chef des armées, les difficultés
de la cohabitation, les risques de la dissolution... Au total,
Mac Mahon aura fait autant et plus pour l'établissement
de la République que Thiers, Gambetta ou Grévy,
ses contemporains et adversaires respectueux.
12 euros (code de commande
: 17353).
[MAINTENON]. CORDELIER
(Jean) Madame de Maintenon. Paris, Club des Éditeurs,
1959. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur,
347 + XLV p., illustrations hors texte, (« Hommes et Faits
de l'Histoire »), exemplaire numéroté.
13
euros (code de commande : 217/65).
[MANCINI (Marie)].
BORDEAUX (Henry) Marie Mancini. Le
premier amour de Louis XIV. Paris, Flammarion, 1952. In-12 broché,
225 p., (collection « Visages de l'Histoire »), un
des 25 exemplaires numérotés sur papier Alfa (n°
2), non coupé et à l'état de neuf.
20 euros (code de commande
: 7548).
MANDROU
(Robert) Introduction à la France moderne (1500-1640).
Essai de psychologie historique. Paris,
Albin Michel, 1961. In-8° broché, XXV, 400 p., (collection
« L'Évolution de l'Humanité »,
n° LII), exemplaire non coupé et en bon état
malgré un petit pli à la couverture.
En quatrième
de couverture :
Le
sous-titre importe ici plus que le titre : ce livre n'est pas,
en effet, une présentation, après tant d'autres,
du XVIe siècle français ; c'est une tentative
plus originale pour définir dans ses éléments
dominants une histoire des mentalités collectives. L'expérience
est faite ici au niveau de la première modernité
française : il s'agit de faire revivre le plus exactement,
et aussi pleinement qu'il se peut, les Français qui ont
vécu « de Colomb à Galilée, de la
découverte de la Terre à celle du Ciel »
(Michelet).
La hardiesse de l'entreprise qui
légitime le mot Essai se découvre
à la simple évocation de son sommaire : des conditions
alimentaires de l'existence jusqu'à la mystique et même
à la vogue du suicide, tous les comportements humains
sont passés en revue... Le livre se divise en trois parties
: les mesures physiques et psychiques des individus ; les
milieux sociaux et leurs enchaînements de solidarités
inégalement solides, inégalement efficaces ;
enfin, les grands types d'activités humaines vus dans
leurs déterminations psychologiques : métiers et
divertissements, dépassements arts, sciences,
religion , évasions, aux formes les plus étranges...
En son fond même, cet ouvrage est à
la fois un bilan et un programme : état de la question,
dans ce domaine de la psychologie collective, trop oublié
des historiens, et, en même temps, un plan de recherches
à poursuivre, pour aider ce secteur historique à
combler son retard par rapport aux secteurs politique et économique,
aujourd'hui en plein épanouissement. Par ce double caractère,
cet Essai de psychologie historique est bien dans l'esprit
de la Collection « L'Évolution de l'Humanité ».
20
euros (code de commande : 17053).
MASSIN
Les célébrités de la rue. Paris, Gallimard, 1981. In-4° sous reliure
et jaquette d'éditeur, 158 p., illustrations en noir
et en couleurs, ex-libris à la page de garde.
En quatrième
de couverture :
Les
Célébrités de la rue prend pour cadre
des endroits de la capitale comme le Pont-Neuf ou le Palais-Royal
qui composent de véritables villes en miniature, et dont
la fréquentation est telle, dit-on, que les pavés
en sont usés et qu'il faut les changer au bout de peu
d'années.
Sur les places publiques ou dans les foires,
des charlatans débitent leurs drogues et leurs lazzi sur
des tréteaux dressés en plein vent, devant un public
de bourgeois et de seigneurs, de grandes dames et de grisettes,
de laquais et d'écoliers, d'oisifs et de mendiants, ou
de boutiquiers en goguette. On voit passer aussi, bien sûr,
des petits marchands ou des colporteurs qui formaient, déjà,
l'univers des Cris de la ville. Mais ce nouveau livre
s'attache à décrire une faune toute particulière
et pas moins nombreuse sans doute. Dans cette multitude bigarrée,
on trouve aussi bien des batteurs de pavé, des prédicateurs
en plein vent, des racoleurs (ces « vendeurs de chair
humaine » qui recrutaient pour les armées du
roi), que des représentants de la jeunesse dorée
et de la vie à grandes guides. On côtoie des rimeurs
burlesques, des bossus facétieux, des ermites insolents
ou d'orgueilleux va-nu-pieds ; on croise de faux égyptologues
et des inventeurs de religions, des apôtres de phalanstère
et des chiffonniers philosophes ; on aperçoit le
neveu de Rameau ou la silhouette de noctambules comme Restif
de La Bretonne ; on fait enfin la connaissance de personnages
fantasques ou extravagants, voire énigmatiques, ou de
figures pittoresques dont la célébrité fut
parfois éphémère, mais qui ont laissé
derrière elles une trace dans la mémoire populaire,
et dont les échos de la vie tapageuse accompagnent parfois
le bruit des émeutes qui grondent (la Fronde) ou la fureur
des révolutions qui s'annoncent.
25 euros (code de commande
: 16253).
MASSU
(Jacques) La vraie bataille d'Alger. Paris, Jules Tallandier - Le Cercle du Nouveau
Livre, 1971. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur,
391 p., 29 p. d'illustrations hors texte, exemplaire numéroté.
Avant-propos :
« Au cours d'une existence de soldat, fertile en événements
les plus divers, j'ai été plusieurs fois placé
par la Providence, ou le Destin, dans l'obligation d'effectuer
rapidement des choix importants, dont les conséquences
débordaient le domaine militaire pour déboucher
sur la politique qui ne m'a jamais inspiré aucun goût.
Cest le récit de l'un de ces choix, celui qui me fut proposé
en 1957 et m'amena à livrer la « Bataille d'Alger
», qui fait l'objet de cet ouvrage.
Que désigne-t-on exactement par Bataille d'Alger ? C'est
l'affrontement qui opposa la 10e division parachutiste et les
troupes de secteur à l'organisation F.L.N. d'Alger, au
cours de l'année 1957. Cette définition me paraît
pompeuse, mais elle a été employée par notre
adversaire, Yacef Saadi, dans son livre Souvenirs de la Bataille
d'Alger, publié chez Julliard en 1962. Dans mon esprit,
cette bataille évoque l'ensemble des actions de toutes
sortes, autant humaines que policières, menées
par les Forces de l'Ordre pour enrayer le terrorisme et rétablir
la confiance sur toute l'étendue de l'agglomération
algéroise. La phase « utile » s'est déroulée
en deux temps, de janvier à mars et de juin à octobre
1957.
Tout ce qui se passa en Mitidja et dans les contreforts de l'Atlas
qui bordent cette plaine eut une telle résonance que le
département d'Alger en entier fut concerné par
cette « Bataille ».
Pourquoi ai-je écrit cet ouvrage ? Un ensemble de circonstances
m'y a entraîné. Circonstances prévues, telles
que les loisirs de la « retraite » ; circonstances
fortuites : la projection privée qui me fut faite en juin
1970 du film de Pontecorvo-Yacef Saadi, sur la Bataille d'Alger,
la lecture d'uvres très variées en leurs
genres sur les années que j'ai vécues en Algérie,
la rédaction d'un article qui me fut demandé sur
certain combat de cette époque, ma citation par le commandant
Faulques dans son procès contre l'Express en mars
1970.
Ces condiments ont excité l'état de « rumination
» dans lequel je vivais depuis dix ans, nourri de tout
ce qui se rapportait à l'Algérie. Ils ont provoqué
chez moi la conscience d'un devoir, celui de mieux faire connaître,
dans son contexte ingrat, mais aussi dans ses résultats,
la tâche demandée à la 10e division parachutiste
et accomplie par elle en 1957.
Je préviens donc le lecteur qu'il ne trouvera pas, dans
les pages qui suivent, une nouvelle histoire plus ou moins romancée
de la Bataille d'Alger. D'ailleurs, j'ai parfaitement conscience
qu'il attend autre chose de moi. Il veut aujourd'hui des réponses
à toutes les questions, certaines douloureuses, qui hantent
encore son esprit. Il veut connaître la vérité,
savoir ce qui s'est passé et pourquoi cela eest ainsi
passé, qu'il s'agisse de la torture, des assassinats de
Français, des bombes, des ratonnades, de l'action clandestine
sous tous ses aspects, de la riposte militaire et des menées
anti-terroristes.
L'arrangement n'étant pas dans ma nature, j'ai visé
de mon mieux l'honnêteté de la présentation
: c'est pourquoi j'ai accepté de répondre à
toutes les questions, à « toutes celles, m'a précisé
mon éditeur, que souhaiterait vous poser chaque Français,
d'où qu'il vienne, qui se trouverait en face de vous.
» Cette façon de procéder entraîne
la franchise et parfois même une certaine brutalité,
elle ne permet ni les précautions de style, ni les échappatoires,
ni les complaisances habituelles à bien des Mémoires.
Elle m'a donc paru répondre mieux qu'aucune autre à
la curiosité légitime que treize années
passées n'ont pas émoussée.
Éviterai-je la controverse ? Je le souhaite vivement,
car si certaines brûlures ne sont pas encore cicatrisées,
c'est surtout à leurs victimes que je pense en livrant
ce témoignage. »
15 euros (code de commande
: 8644).
MAURATILLE
(Guy) Le Limousin. Paris,
Arthaud, 1987. In-8° collé, 203 p., illustrations
hors texte.
En quatrième
de couverture :
« Il
n'est guère de plus beau site en France » disait
George Sand qui y fit plusieurs voyages.
Si le Limousin semble souvent n'être
qu'un pays que l'on traverse, une région oubliée
des promoteurs et des autoroutes, une terre dont on émigré
le plus souvent, il demeure cependant « ce pays vert
et émouvant, silencieux et profond », selon
les mots de deux enfants du pays, Jérôme et Jean
Tharaud.
Issue de l'ancienne Marche et du Limousin,
cette région regroupe aujourd'hui trois départements
: la Haute-Vienne, la Creuse et la Corrèze. Une région
riche de ses diversités et de ses contradictions, que
l'auteur nous présente en journaliste, dit-il, c'est-à-dire
avec son cur, à travers les anecdotes d'hier et
les reportages d'aujourd'hui.
Un livre personnel, au ton chaleureux et souvent
émouvant, où l'auteur dévoile son amour
pour le Limousin, son Limousin : celui des poètes et des
écrivains, celui des ostentions et des grèves,
voyez Limoges, la « Ville rouge »
et la « Ville des Saints » ,
celui de l'Histoire et de l'avenir.
10 euros (code de commande
: 17519).
[MAURRAS].
Le procès de Charles Maurras. Compte rendu sténographique. Paris, Albin Michel, 1946. In-8° broché,
388 p., (« Collection des Grands Procès Contemporains
»), exemplaire non coupé.
Introduction :
« Le procès de Maurras a
soulevé des polémiques passionnées. Le journaliste
royaliste qui, depuis de longues années, publiait chaque
jour dans l'Action Française des articles de polémique,
avait de fervents admirateurs et des détracteurs irréductibles.
Ses doctrines étaient admises ou contestées mais
jamais indifférentes. Hardi dans ses disputes, audacieux
dans ses opinions, violent dans ses critiques, acerbe dans ses
invectives, Maurras avait au cours de sa longue carrière
porté de rudes coups à ses adversaires. Innombrables
étaient les procès de presse où il avait
paru en suite de ses articles. Depuis cinquante ans, il n'avait
pas quitté l'arène politique, menant contre le
régime républicain un combat quotidien.
Écrivain de grand talent, humaniste,
membre de l'Académie Française, son influence s'exerça
sur toute une génération de jeunes gens.On la lui
reprocha et beaucoup crurent voir en lui un des responsables
de la désorganisation des esprits pendant les années
qui précédèrent la guerre.
Sous l'occupation ennemie, il ne cessa pas
d'écrire. Ses articles furent violemment critiqués
et amenèrent son arrestation aussitôt après
la libération.
Sa poursuite devant la Cour de justice de Lyon
ranima de vieilles querelles. Aux campagnes de journaux, généralement
hostiles à l'accusé, répondirent des campagnes
par tracts, plus ou moins anonymes, et qui contenaient des menaces
de représailles en cas de condamnation.
C'est dans une atmosphère de fièvre
que s'ouvrirent les débats présidés par
M. le conseiller Vainker, assisté de MM. Giron, Saumet,
Méjat et Henry, jurés. Deux jurés suppléants
avaient été désignés, MM. Dumas et
Maniglier.
Le ministère public était représenté
par M. Thomas, commissaire du Gouvernement.
Maurras étant atteint d'une surdité
complète, , deux interprètes, M. Joseph Roger et
Mlle Boulard, sont désignés pour transmettre à
l'accusé les questions qui lui seront posées. »
12
euros (code de commande : 12692).
[MAURRAS].
LONDON (Géo) Le procès de Charles
Maurras. Lyon, Bonnefon, 1945. In-8° broché,
214 p., illustrations, exemplaire en grande partie non coupé.
13 euros (code de commande
: 220/70).
Mazarin. Paris, Hachette, 1959. In-8°
broché sous reliure d'éditeur, 295 p., nombreuses
illsutrations en noir et en couleurs, (collection "Génies
et Réalités").
13
euros (code de commande : 206/61).
[MAZARINETS].
SINGER-LECOCQ (Yvonne) La tribu Mazarin. Un tourbillon dans le Grand Siècle. Paris, Perrin, 1989. In-8° sous reliure
et jaquette d'éditeur, 409 p., illustrations hors
texte, (collection « Biographies »), bel
exemplaire.
En quatrième
de couverture :
Amours
tumultueuses, évasions, poursuites, complots et poisons
tissent la vie tourbillonnante de la famille du cardinal Mazarin.
Élevés avec Louis XIV, les
Mazarinets neveux et nièces de Mazarin
deviennent les partis les plus recherchés du royaume.
Des morts tragiques, des péripéties parfois comiques
brouillent quelque peu les cartes du cardinal, avant même
que débute le très célèbre amour
du roi et de Marie Mancini. Celle-ci, souvent perçue à
tort comme une héroïne esseulée, résignée,
se bat de toute sa furia romana contre son oncle, contre
Olympe, sa propre sur et rivale près du roi. Elle
y est aidée par sa cadette Hortense... tandis que la benjamine
Marianne l'espionne pour le compte du cardinal.
Après la mort de Mazarin, ses nièces
nouent des alliances prestigieuses mais rarement heureuses. Intelligentes,
volontaires et énergiques, elles défraient la chronique
des cours européennes. Les unes par le pouvoir ou la dévotion
janséniste, les autres par l'amitié des écrivains,
par l'astrologie et la magie, par l'intrigue et le scandale,
par de longues errances sous l'habit masculin, par des évasions
répétées des couvents où on les enferme.
On les retrouve près du pape, du roi d'Angleterre, du
roi d'Espagne, et toujours dans les entours d'un Louis XIV
excédé ! Deux d'entre elles sont au cur
de l'affaire des Poisons. De tout cela, les plus brillantes plumes
du Grand Siècle témoignent avec gourmandise.
Philippe Mancini, duc de Nevers, poète
et libertin, peut-être incestueux, n'est pas en reste avec
ses surs, tout comme certains de leurs conjoints hautement
excentriques et de leurs descendants. L'étonnante tribu
a donné naissance en effet à une reine d'Angleterre,
aux derniers Stuarts, aux pittoresques frères Vendôme
(le maréchal de France et le grand prieur licencieux),
au prince Eugène, à la famille princière
de Monaco... et au comte d'Évreux, bâtisseur de
l'Elysée.
De Paris à Rome, de Rome à Madrid,
de Madrid à Londres et de Londres à Paris, Yvonne
Singer-Lecocq est parvenue à mener de front tous ces personnages
intenables, réussissant avec verve et humour un véritable
exploit.
12 euros (code de commande
: 16554).
Le
Ménagier de Paris. Traité
de morale et d'économie domestique composé vers
1393 par un bourgeois parisien.
Édition présentée par Jérôme
Pichon. Tomes I et II (complet), Lille, Lehoucq, 1992. Deux
volumes in-8° brochés, LXXXVIII, 240 et 382 p.,
couvertures partiellement insolées, exemplaire sur vergé
de Rives, bel exemplaire en partie non coupé.
Reproduction en fac-similé
de l'édition de 1846-1847 publiée à Paris,
chez Crapelet, par la Société des Bibliophiles
François.
Table des matières :
Prologue de l'auteur.
Première distinction.
Article I : Saluer et
regracier Dieu à son esveiller et à son lever,
et s'atourner convenablement.
Article II : S'accompagner
convenablement.
Article III : Aimer Dieu,
le servir et se tenir en sa grâce (De la messe -
Contrition - Confession - Des péchés mortels -
Des sept vertus.)
Article IV : Garder continence
et vivre chastement (De Susanne - De Raymonde - De Lucrèce
- Des reines de France.)
Article V : Être
amoureuse de son mari (D'Ève - De Sara - De Rachel - Du
chien Maquaire - Du chien de Niort).
Article VI : Être
humble et obéissante à son mari (Histoire de Griselidis
- Femme laissant noyer son mari - D'Ève - De Lucifer -
D'une bourgeoise - Du bailly de Tournay - Des abbés et
des mariés - De madame d'Andresel - Des maris de Bar-sur-Aube
- D'une cousine de la femme de l'auteur - De la Romaine.
Article VII : Être
curieuse et soigneuse de la personne de son mari (Bons traitemens
- Des puces - Des mouches).
Article VIII : Être
discrète (De Papirius - De la femme qui pond un uf
- Des mariés de Venise - D'un sage homme parisien trompé
par sa femme - D'un notable avocat).
Article IX : Reprendre
doucement son mari dans ses erreurs (Histoire de Mellibée
- De Jehanne la Quentine).
Seconde distinction.
Article I : Avoir soin
de son mesnage, diligence et persévérance - Le
chemin de pauvreté et de richesse, par Jean Bruyant.
Article II : Du jardinage.
Article III : Choisir
varlets, aides et chambrières, et les mettre en uvre
(Jeune femme parlant grossièrement - Soins de la maison
- Vie à la campagne - Recettes diverses - Des domestiques
- Des chevaux).
Article IV : Savoir ordonner
dîners et soupers (Le fait des bouchers et poulaillers
- Termes généraux de cuisine - Dîners et
soupers - Aucuns incidens servans à ce propos (repas de
l'abbé de Lagny, noces, etc.)).
Article V : Commander,
deviser et faire faire toutes manières de potaiges, etc.,
et autres viandes (Termes généraux de cuisine -
Potages communs sans espices et non lians - Potages qui sont
à espices et non lians - Potages lians de char - Potages
lians sans char - Rost de char - Pastés - Poisson d'eaue
doulce - Poisson de mer ront - Poisson de mer plat - ufs
de divers appareils - Entremès, fritures et dorures -
Autres entremès - Saulces non boulies - Saulces boulies
- Buvrages pour malades - Potages pour malades - Autres menues
choses qui ne sont de nécessité - Autres menues
choses diverses qui ne désirent point de chappitre).
Appendice à l'article
V : Recettes d'Hotin, cuisinier de monseigneur de Roubais.
Troisième distinction.
Article II (et unique) :
Savoir nourrir et faire voler l'esprevier (Chiens espaignols
- Éperviers niais - Plumage de l'épervier - Affaitement
de l'épervier - Vol des champs - Chasse en août
- Chasse en septembre - Épervier en mue - Épervier
branchier et mué de haie - Mué et hagart - Maladies
de l'épervier - De l'autour - Autres oiseaux de proie
- Maladies des oiseaux).
Les deux volumes : 75
euros (code de commande : 16206).
MEURGEY
(Jacques) Bibliographie des travaux relatifs aux armoiries
des provinces et villes de France et de quelques pays étrangers. Paris, Bosse, 1929. In-8°
broché,
142 + 5 p. (supplément).
Avant-propos :
« Le présent travail a déjà été
publié, pour la plus grande partie, dans mon étude
intitulée : Armoiries des provinces et villes de France,
collection de bois gravés Pour le roi Louis XIV et conservés
au Musée Condé, à Chantilly.
Cette deuxième édition renferme un assez grand
nombre de renseignements nouveaux, tirés de l'Annuaire
de la noblesse, de Borel d'Hauterive, de l'Intermédiaire
des chercheurs et curieux, des Archives de la Société
française des collectionneurs d'ex-libris et de reliures
artistiques et de l'excellent Manuel de reliures armoriées
françaises, de MM. Olivier, Hermal et de Roton. [...]
J'ai ajouté également un chapitre qui ne figurait
pas dans la première édition, celui des travaux
relatifs aux armoiries des villes de quelques pays étrangers.
Malgré ses imperfections et ses lacunes, j'espère
que ce petit ouvrage est appelé à rendre des services.
»
35
euros (code de commande : 10891).
MEYER
(Jean) Histoire de France. Tome III :
La France Moderne de 1515 à 1789. Paris, Fayard, 1985. In-8° broché,
536 p., couverture défraîchie.
En quatrième
de couverture :
La
douceur des aubes du Val de Loire et le fracas des guerres d'Italie
ouvrent les espoirs « antiquisants " d'une
Renaissance jusque-là médiévale. Mais le
XVIe siècle s'enfonce dans les nuits de massacre et d'incendie
des interminables guerres de religion. Un court répit
la « poule au pot »
et une longue gestation dans le sang, la faim et les larmes marquent
le début de la Monarchie absolue, que souligne la gloire
apaisée de Versailles : elle réconcilie le
roi et son peuple maintenant avide de tranquillité et
de stabilité. Toute gloire, cependant, est éphémère...
Le XVIIIe siècle s'illumine du sourire du Régent,
mais la douceur de vivre se mue rapidement en une ironie critique,
celle des « philosophes ». Quand l'immense
prospérité commerciale et maritime de la France
s'atténue en fin de siècle, un roi malchanceux
en dépit du dernier rayon de gloire, qui est
américain voit surgir les redoutables lendemains
des journées révolutionnaires.
12 euros (code de commande
: 16675).
MITARD
(Stanislas) La
crise financière en France à la fin du XVIIe siècle.
La première capitation (1695-1698). Rennes, Oberthur,
1934. In-8° broché, 188 p.
@ Thèse
pour le doctorat présentée et soutenue le 4 juin
1934 à la faculté de droit de Rennes.
Table des matières :
1. Les causes générales de la capitation.
2. Les auteurs de la capitation.
3. Les préliminaires de la capitation.
4. La Déclaration du 18 janvier 1695 et le Tarif des 22
classes.
5. La capitation générale.
6. Les capitations particulières.
7. La subvention du Clergé de France et la contribution
du Clergé étranger.
8. La fin, le produit et les effets de la première capitation.
9. Opinions des contemporains sur la première capitation.
20 euros (code de commande
: 11501).
MOHRT (Michel) Les intellectuels
devant la défaite 1870.
Paris, Corrêa, 1942. In-12
broché, 197 p., souillure à la couverture.
9 euros (code de commande
: 1617).
MORAZÉ
(Charles) La France bourgeoise. XVIIIe-XXe siècles. Préface de Lucien Febvre. Deuxième
édition. Paris, Colin, 1946. In-8° broché,
XVI, 220 p., (collection « Économies, Sociétés,
Civilisations »), bon exemplaire.
Table des matières
:
Préface.
Introduction.
Chapitre I : Problèmes démographiques
I. Évolution démographique
et évolution économique.
II. Situation démographique
de la France au XIXe siècle.
III. Le point de vue du
nombre et celui de la valeur.
IV. Démographie
géographique.
Conclusion.
Chapitre II : L'Homme : évolution
physique
I. La vie humaine en France.
II. La nourriture.
III. Les conditions de
vie.
Chapitre III : L'Homme : évolution
mentale
I. La naissance d'une
conception nouvelle de la société.
II. L'épreuve de
la Révolution.
III. La pensée
bourgeoise au XIXe siècle.
IV. La pensée ouvrière
au XIXe siècle.
V. Lutte des classes et
matérialisme.
Chapitre IV : La richesse et l'évolution
sociale
I. Structure économique
au XVIIIe siècle.
II. Évolutions
économiques générales au XIXe siècle.
III. Les trois phases
du XIXe siècle française :
1.
L'industrie textile et le capitalisme familial.
2. Les
crises du milieu du siècle et le développement
de la métallurgie.
3. L'épanouissement
du capitalisme moderne.
IV. Forces économiques
et structure humaine.
Chapitre V : La notion d'État
I. Les origines lointaines
de la notion contemporaine d'État : Jean Bodin.
II. L'État protecteur
de la liberté.
III. L'État protecteur
de la société.
Chapitre VI : XXe siècle
I. Démographie
sociale traditionnelle.
II. Progrès de
la production, routine de la distribution.
III. Inconséquences
de la politique du crédit.
IV. Richesse inerte et
psychologie de crainte.
Conclusions.
13 euros (code de commande
: 13556*).
[MOREAU DE BELLAING (Pierre-François-Joseph-Xavier)]
Observations sur
quelques écrits publiés dans la Belgique, par lesquels
on propose de dépouiller le Roi de France d'un tiers de
ses possessions, pour en agrandir les Royaumes voisins. [Lille],
[Vanackère (imprimé par Marlier)], [ca 1818]. In-8°
sous son brochage d'attente de l'époque, 99, [1 bl.] p.,
mouillures, rare
Sur
Pierre-François-Joseph-Xavier Moreau de Bellaing (Valencienne
22 août 1752 - Mons 25 janvier 1827), voir C. de Francquen,
Recueil historique, généalogique, chronologique
et nobiliaire des maisons et familles illustres et nobles du
royaume, article « Moreau de Bellaing »,
pp. 11-12.
En guise d'introduction :
« L'univers ébranlé
croulât-il sur sa tête,
Son front calme et serein braverait la tempête. »
Français, les vers qui précèdent
rendent parfaitement le caractère de notre Roi toujours
grand, même au sein du malheur.
J'eusse désiré lui offrir l'hommage
de ce faible opuscule, mais le respect profond que l'on doit
aux Souverains, défend de leur faire aucune dédicace,
sans avoir obtenu leur permission ; et lorsque l'indignation,
me tenant lieu de génie, me rendit auteur pour la première
fois , à l'âge de 66 ans, pressé de communiquer
au public les résultais de mes idées, le tems ne
m'a point laissé la faculté de solliciter l'autorisation
de les faire paraître sous les auspices de notre Monarque
chéri.
Colonel sous le règne du vertueux et
trop infortuné Louis XVI, je n'ai voulu aucune place depuis
; j'ai été assez heureux pour que ce Souverain
et son auguste épouse aient daigné me dire qu'ils
étaient satisfaits de mon zèle dans les circonstances
difficiles qui affectaient péniblement leurs curs
; je n'eusse demandé de Louis XVIII le Désiré
qu'un de ces regards de bienveillance qui expriment si bien la
beauté de son ame et l'excellence de son cur.
Si cependant Sa Majesté était
contente de mon faible essai, je la supplierais de faire passer
à M. le Maire de Lille la médaille de fidélité,
pour m'être remise : ce serait une récompense bien
douce ; c'est la seule à laquelle j'aspire.
C'est donc à vous, Français,
et surtout aux Belges-Français mes compatriotes, que j'offre
cette chétive production ; heureux si elle contient la
réfutation complète des brochures dont on inonde
depuis quelque tems le royaume des Pays-Bas, et qui toutes indiquent
le projet de dépouiller Sa Majesté le Roi de France
de presque toutes ses places fortes et d'un tiers de ses possessions.
J'aurais voulu rendre mes pensées avec cette élégance
et cette énergie qui carac
térisent la plume des Chateaubriant et des Lally-Tollendal
; mais la franchise et la vérité suppléeront
du moins à ce qui me manque du côté du talent.
Tout à mon Roi et à ma Patrie, je serai suffisamment
payé de mon travail, si les bons Français ; que
j'estime et que j'aime au-delà de toute expression, veuillent
bien l'accueillir comme un gage de mon entier dévouement.
125 euros (code de commande
: 17256).
[MORNY
(Charles Auguste Louis Joseph Demorny, dit comte de)]. ROUART
(Jean-Marie) Morny. Un
voluptueux au pouvoir. Paris,
Gallimard, 1995. In-8° collé sous jaquette, 250 p.,
exemplaire en très bel état.
En quatrième
de couverture :
L'homme de toutes les séductions. Morny
a fasciné ses contemporains. Sa vie aventureuse, ses passions,
l'énigme de sa naissance n'ont pas cessé de nourrir
l'imagination des romanciers acharnés à percer
son secret. Balzac s'est inspiré de lui pour créer
le cynique et fastueux Marsay ; Daudet en a fait un des héros
du Nabab ; Zola le dépeint comme un érotomane.
Personnage digne à la fois de Marivaux et de Tacite, dit
Victor Hugo qui voit en lui l'illustration des turpitudes élégantes
du Second Empire. Fils adultérin de la reine Hortense,
petit-fils caché de Talleyrand, est-ce dans sa bâtardise
que Morny puise une énergie redoublée pour la conquête
du pouvoir et la quête frénétique des femmes
? Dandy de la politique, affairiste sans scrupule, amateur d'art,
auteur de vaudevilles, ministre, ambassadeur, promoteur de l'essor
industriel et des chemins de fer, il mène de front plusieurs
vies. Aristocrate de sa propre volonté, passant des salons
des Tuileries aux coulisses où l'attendent les actrices
et les demi-mondaines, qu'a-t-il cherché dans le pouvoir
: un apaisement à sa frénésie de plaisirs
ou à la blessure de l'illégitimité de sa
naissance ?
Personnalité paradoxale : cynique et
libéral, organisateur du coup d'État du 2-Décembre
mais aussi cheville ouvrière de l'Empire libéral,
il est à la fois jouisseur et visionnaire, homme d'argent
et homme d'État. C'est avec Napoléon III, son demi-frère,
la personnalité la plus passionnante et la plus mystérieuse
du Second Empire.
9 euros (code de commande
: 17898).
NADAUD
(Martin) Léonard, maçon de la Creuse.
Édition intégrale.
Introduction de Jean-Pierre Rioux. Paris, La Découverte,
1998. In-12 collé, 414 p., (collection « La
Découverte / Poche - Sciences Humaines et Sociales »,
n° 52).
En quatrième
de couverture :
Voici l'histoire édifiante d'un enfant
du Limousin qui naquit au lendemain de Waterloo, commença
à travailler comme maçon à quatorze ans,
sachant à peine lire et écrire, fut désigné
comme candidat à la députation en 1848, au cours
d'une assemblée générale de travailleurs
à la Sorbonne, se consacra à la défense
des institutions républicaines, fut proscrit par l'Empire,
fut professeur dans une académie militaire britannique
et termina sa vie entouré de respects et d'honneurs, député
de la Creuse de la Troisième République. Auteur
d'une parole historique, « quand le bâtiment
va, tout va ! », il donna, consécration suprême,
son nom à une station de métro à Paris.
Les mémoires qu'il publia en 1889 sous
le titre de Mémoires de Léonard, ancien garçon
maçon (en hommage à son père, maçon
comme lui, qui se prénommait Léonard), dans son
canton natal de Bourganeuf, sont devenus à la fois rarissimes
et classiques : un récit passionnant et exemplaire, un
document irremplaçable sur la vie ouvrière au XIXe
siècle et l'histoire du mouvement social au
même titre que les textes d'Agricol Perdiguier, «
compagnon du devoir de liberté ».
La révolution de 1848, les illusions
du mouvement républicain, la répression après
le coup d'État du 2 décembre, l'exil à Londres,
le gouvernement de la Défense nationale en 1870, le socialisme
sous la IIIe République : Martin Nadaud restitue l'histoire
et le climat de tout un demi-siècle. Ce qui est peut-être
plus précieux encore, c'est qu'il restitue toutes les
traditions du compagnonnage et de l'artisanat, des échanges
humains du prolétariat en formation, entre la province
et Paris. Mais ce qui reste surtout irremplaçable, c'est
le récit de la vie droite et digne du petit maçon
au service du peuple, racontée à la veille de sa
mort en 1898, sans fausse vanité pour ses enfants et ceux
qui l'ont élu.
10 euros (code de commande
: 14668).
[NAPOLÉON III]. ANDRÉ-MAUROIS
(Simone) Miss Howard la femme qui fit un empereur. 3e édition.
Paris, Gallimard, 1956. In-12 broché, 318 p., une illustration
hors texte, (collection « Leurs Figures »), exemplaire
à létat de neuf et non coupé.
13
euros (code de commande : 237/60).
[NAPOLÉON
III (Charles Louis Napoléon Bonaparte)]. BURNAND (Robert)
Napoléon III et les siens. Paris, Hachette, 1948. In-8° broché,
383 p., (collection « L'Histoire Anecdotique »).
Extrait de l'avant-propos
:
On
ne trouvera point dans ce livre, si sommaire quelle soit, une
histoire du second Empire. Le dessein de l'auteur est moins audacieux.
Il s'est efforcé de montrer la figure de l'empereur Napoléon
III sous des aspects souvent contradictoires, de camper son personnage
dans des décors divers, tel qu'il lui est apparu, au,
fil des témoignages recueillis ou en feuilletant des estampes.
C'est une série de tableaux, ou plutôt de croquis,
et même de hâtifs craquetons, qu'on s'est proposé
de donner. Quelques-uns de ces tableautins sont poussés,
il ne faut voir en d'autres que de simples esquisses, des «
indications », comme disent les peintres. L'auteur, on
le pense, n'a pas eu la prétention d'être complet,
d'avoir tout dit, ni même tout effleuré. Il sait
d'avance qu'on lui reprochera d'avoir oublié ceci et trop
appuyé sur cela. Il espère du moins n'avoir pas
commis de trop graves erreurs de fait faute vénielle,
ni de jugement, ce qui est moins aisément pardonnable.
12 euros (code de commande
: 16803).
NICOLAS
(Jean) La Savoie
au 18e siècle. Noblesse et bourgeoisie. Tome I
: Situations. Au temps de Victor -Amédée II.
Tome II : Inflexions. Au siècle des lumières.
Paris, Maloine, 1978. Deux volumes in-8° sous reliure et
jaquette d'éditeur, XVI, 1242 p., illustrations hors
texte en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Sur les jaquettes :
Tome I :
Ce
premier volume, consacré à la Savoie au temps de
Victor-Amédée II (1680-1730), tente de faire revivre
dans leur vérité sociale la noblesse et la bourgeoisie
du vieux duché alpestre : officiers, hommes de Cour, magistrats
et gens de loi, ecclésiastiques, intellectuels et artistes,
marchands, rentiers et « coqs de village »...
La puissance passe d'abord par la propriété et
le fief. Elle s'accompagne aussi de comportements et de signes
manifestés dans la vie quotidienne et directement déchiffrables
pour les consciences du temps.
Aux niveaux de fortune correspondent habitudes
et modes de vie : du choix du conjoint à l'éducation
des enfants, en passant par le logis, la nourriture, le vêtement,
le loisir, la culture, la piété. Chacun, dans son
groupe ou sa caste, suit spontanément les modèles
inspirés de proche en proche par l'exemple indiscutable
de la supériorité nobiliaire et seigneuriale.
Noblesse et bonne roture forment ainsi un complexe
d'équilibre, se détachant nettement sur le fond
du monde populaire, petites gens des villes et des bourgs, et
surtout masses paysannes, secouées de fièvres intermittentes...
Tome II :
Ce second volume enregistre les changements
venus du dehors et du dedans dans un siècle de contrastes
et de ruptures. Le ciel et les armes, disettes et désastres,
crises redoublées. On s'endette, la propriété
change de mains, les « gros » confirment
leur puissance tandis que de nouveaux riches apparaissent, en
quête de notabilité.
Depuis Turin, l'État modernise l'appareil
administratif. Il cadastre les terres, réduit l'inégalité
fiscale, ordonne le rachat des droits seigneuriaux. La noblesse
accuse le coup et vit une crise de valeurs. La bourgeoisie des
notables enregistre à son profit le moindre changement.
Entre-temps, le duché s'est ouvert largement
aux passages, aux idées, aux modes nouvelles. Les étrangers
affluent vers les villes d'eaux Aix, Évian
et découvrent avec émerveillement les « glacières
» de Chamonix. Les révélations de l'«
ailleurs » et de l'« autrement » pénètrent
les mentalités et déraidissent lentement la vie
de chaque jour. Les vieux cadres des sociabilités se désagrègent,
tandis qu'au sein des milieux émergents la franc-maçonnerie
incarne le nouveau visage des utopies.
En profondeur, cependant, s'élaborent
les fermentations décisives. La complémentarité
autrefois vécue achoppe sur des oppositions irréductibles
qui, pour la noblesse, jouent dans le sens de l'exclusif. En
retour, par la force des choses, la bourgeoisie est en passe
de se découvrir un destin, et, chemin faisant, d'inventer
face au Piémont la « nation » savoyarde...
Les deux volumes : 80
euros (code de commande : 18111).
NOBÉCOURT
(René-Gustave) Les secrets de la propagande
en France occupée. Paris,
Fayard, 1962. In-8° broché, 530 p., (collection
« Les Grandes Études Contemporaines »).
En quatrième
de couverture :
Tous
les ouvrages se rapportant à la guerre de 1939-1945 ont
plus ou moins fait état de l'intervention forcenée
de la propagande pour incliner l'opinion dans un sens ou dans
l'autre et déterminer par elle, dans une certaine mesure,
l'événement même. Mais aucun de ces ouvrages
ne s'est encore référé à l'ensemble
des documents originaux réunis ici. La plupart, en effet,
ont probablement disparu. Il a fallu qu'un collectionneur informé,
téméraire et discret, les recueillît et les
abritât, jour après jour sans doute, et qu'il voulût
bien les communiquer, vingt ans après, pour que devînt
possible une telle publication.
La masse de ces documents, dactylographiés
ou ronéotypés, est considérable : elle comprend
en particulier, avec le commentaire à peu près
quotidien de la situation militaire par la Propaganda Abteilung,
plusieurs séries de notes et de lettres confidentielles
qui, rédigées ou inspirées soit par les
services allemands soit par le gouvernement de Vichy ou ses alentours,
ne cessèrent de circuler en France de 1940 à 1945.
Les ayant dépouillées feuille
à feuille, R.-G. Nobécourt en a extrait, ordonné
et annoté un choix capable d'illustrer ce que fut réellement
en sa source, en ses méthodes, en son mécanisme,
l'action psychologique dans la France occupée.
Quatre thèmes principaux ont été
retenus : Vichy et ses mystères, la collaboration et ses
vicissitudes, le second front et la guerre des nerfs, le temps
et l'espace à l'Est. Cet échantillonnage, révélateur
des procédés de la propagande, considérée
comme l'une des courroies de l'Histoire, ne montre pas seulement
sur le vif le moteur d'une énorme machine dont, du côté
allemand, Goebbels avait mis en place les engrenages et défini
le mode d'emploi. Il éclaire l'intention et le rôle
de la propagande dans le cours fluctuant de l'Histoire et dans
la vie des Français sous l'occupation qu'elle traversait
et martelait sans cesse.
Il ajoute d'ailleurs à la connaissance
même de l'histoire. Le mensonge de la propagande en effet
que l'auteur souligne ici ou là en lui opposant
tantôt le fait qui contredit immédiatement son assurance
ou son interprétation, tantôt des témoignages
mieux fondés et plus honnêtes le mensonge
de la propagande appartient aussi à l'Histoire. Et la
propagande ne ment pas toujours absolument.
Comme l'écrit R.-G. Nobécourt
dans une longue introduction (qui remue, sans y tisonner, des
cendres encore chaudes) ce recueil constitue un document suggestif
pour les lecteurs curieux de découvrir le dessous des
choses, pour les historiens qui se plaisent à mettre les
événements au conditionnel, pour les théoriciens
de l'action psychologique et pour les journalistes à l'école.
13 euros (code de commande
: 17502).
NORD (Pierre)
Mes camarades sont morts. Tome I : La guerre du
renseignement. Tome II : Le contre-espionnage. Tome
III : La préparation du débarquement. Paris,
Librairie des Champs-Élysées, 1947. Trois volumes
in-8° brochés, 300, 262 et 284 p., illustrations,
exemplaire non coupé et en parfait état.
Les trois volumes : 30
euros (code de commande : 214/69).
[NOUGUIER
(Émile)]. Drôle d'oiseau. Autobiographie d'un voyou à la Belle
Époque. Texte établi
et présenté par Philippe Artières.
Paris, Imago, 1998. In-8° collé, 158 p., exemplaire
à l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
Émile Nouguier, jeune « apache
» de la Belle Époque, souteneur, chef d'une bande
de voleurs, attiré par les thèses anarchistes,
est incarcéré pour meurtre à la prison Saint-Paul
de Lyon et condamné à mort.
En 1899, il rencontre le Professeur Alexandre
Lacassagne, fondateur de la criminologie française qui,
accompagné de ses étudiants, rend souvent visite
aux détenus. À la demande du professeur, qui remarque
son goût pour l'écriture et souhaite comprendre
les motivations profondes des délinquants, Émile
Nouguier entreprend de rédiger son autobiographie et couvre
alors à l'encre noire plusieurs cahiers d'écolier.
Ainsi sont écrits Souvenirs d'un moineau ou les Confidences
d'un prisonnier, étonnant témoignage d'un voyou
à la fin du XIXe siècle. C'est un étrange
compagnon de cellule, un moineau, qui raconte non seulement les
principaux événements de la vie chaotique de Nouguier,
mais aussi les conditions de ses aveux... Émile Nouguier
sera guillotiné en février 1900.
Philippe Arrières nous fait découvrir
cette uvre surprenante et, dans un commentaire éclairant,
met en relief tout l'intérêt de ce texte majeur
pour l'histoire de la déviance sociale.
9 euros (code de commande
: 14493).

[OILLIAMSON (Thomas d)]
Outrelaise. Caen, 1960.
In-4° agrafé, 14 p., illustrations, envoi de lauteur.
@ Tiré à part du n°
16 de la revue Art de Basse-Normandie - Noël 1959.
Le château d'Outrelaise est situé
dans la commune de Gouvix, dans le département du Calvados.
13 euros (code de commande
: 11745).
ORMERAIE
(Michel de l') Du vitriol dans le bénitier parpaillot.
Mémoires. Paris,
Michel de l'Ormeraie, 1989. In-8° broché, 381 p.,
un des 333 exemplaires numérotés.
En quatrième
de couverture :
« Ces mémoires ne retracent
pas, comme certains pourraient s'y attendre, la carrière
de Michel de l'Ormeraie éditeur. (Il se réserve
de le faire ultérieurement.)
Du vitriol dans le bénitier parpaillot
raconte l'histoire d'un foyer pastoral des années 1927
à 1944.
Jusqu'à présent, rien n'ayant
été écrit sur ce sujet, nul ne sait encore
comment les enfants de pasteur et leur mère vivent la
vocation paternelle.
Michel de l'Ormeraie le raconte enfin, de façon
drôle, souvent mordante, parfois féroce, mais parfois
aussi de manière tendre et poétique.
Cette sorte de chronique pastorale, tout à
la fois d'humeur et d'humour, en dérangera plus d'un.
Mais la vérité méritait d'être connue.
Écrire ce que les bien-pensants imposent
le plus souvent de taire aboutit à une série de
portraits pour le moins inattendus, à des histoires bouffonnes
et rocambolesques, à d'inimaginables scènes de
la vie secrète des paroisses où le sordide le dispute
au pathétique, la cruauté à la bonté
infinie.
À travers ces lignes qui respirent la
plus furieuse révolte, perce néanmoins le profond
attachement de Michel de l'Ormeraie aux valeurs morales de la
Réforme qu'il confesse malgré lui. Il est vrai
qu'elles ont fait la liberté de pensée, ouvert
à tous les chemins du savoir et donné à
chacun la liberté de plume dont il use allègrement. »
20 euros (code de commande
: 13919).
[ORSINI]. DANSETTE
(Adrien)
L'attentat d'Orsini. Paris,
Del Duca, 1964. In-8° broché, 221 p., (collection
« Les Grandes Conspirations de l'Histoire »), jaquette,
exemplaire non coupé
10
euros (code de commande : 263/61).
[OUTARDEL
(Dom George)] Les Abbayes de France au Moyen Âge
et en 1947, par un moine bénédictin. Préface de Marcel Aubert. Paris,
Durassié & Cie, 1947. In-4° broché, 263
p., cartes dans le texte, CXI planches hors texte.
Préface :
« Les abbayes de France ! quel
beau sujet, et combien d'historiens et d'archéologues
ont déjà montré tout ce que la France doit
aux moines.
Rangés sous la Règle de saint
Benoît, mais groupés par monastères à
peu près indépendants les uns des autres, et gardant
chacun sa physionomie propre, les moines ont, pendant les temps
troublés du haut Moyen Âge, par leur vie de prière,
d'étude et de travail, sauvé la civilisation menacée.
Puis, réunis en congrégations et en ordres, ils
ont été le plus ferme appui de la papauté
dans sa lutte pour maintenir la chrétienté dans
le droit chemin.
La prière des moines, la prière
continue qui, d'Ordre en Ordre, de maison en maison, ne cesse
ni de jour ni de nuit, a soutenu l'énergie chancelante
des hommes. On connaît ce passage où Guillaume le
Breton montre la flotte de Philippe-Auguste voguant vers la Terre
Sainte, assaillie, dans les mers de Sicile, par une tempête
horrible, et le roi ranimant le courage des matelots : « Il
est minuit, leur dit-il, c'est l'heure où la communauté
de Clairvaux se lève pour chanter matines. Ces saints
moines ne nous oublient jamais. Ils vont apaiser le Christ ;
ils vont prier pour nous, et leurs prières vont nous arracher
au péril. »
Pendant tout le haut Moyen Âge et une
grande partie du Moyen Âge, les moines ont sauvé
la pensée antique et les souvenirs du passé. Ils
ont conservé pieusement dans leurs bibliothèques
les manuscrits des auteurs classiques, ils les ont recopiés,
commentés, expliqués ; dans leurs écoles,
ils en ont développé le sens. Ils ont eux-mêmes
écrit des traités de théologie et d'hagiographie,
mais aussi l'histoire de leur temps. Les abbayes furent les séminaires
où vinrent puiser tous ceux qui cherchèrent à
ranimer, dans le monde bouleversé par les invasions barbares,
la flamme vacillante de la civilisation. Leurs églises,
leurs bâtiments, ont conservé les traditions anciennes
et les ont léguées au Moyen Âge et aux temps
modernes. Ils ont abrité les arts à l'ombre de
leurs sanctuaires architecture, sculpture, peinture, miniature,
orfèvrerie, émaillerie.
Ce sont les mêmes moines qui, de leurs
mains, ont défriché les forêts, assaini les
marais, irrigué les landes, transformé les déserts
en riche terre de culture, en gras pâturages. Ils ont appris
aux paysans de meilleures méthodes de travail ; par
leur exemple, surtout, ils ont rendu sa noblesse au travail de
la terre, abandonné par l'Antiquité aux esclaves.
Sur leurs biens immenses, ils ont pratiqué la culture
intensive ; certaines abbayes possédaient des centaines
de charrues, des troupeaux innombrables.
Ce sont eux encore qui, par leurs prieurés,
leurs hospices, leurs hôtelleries échelonnés
le long des grands chemins, sur les routes des pèlerinages,
ont rendu possibles ces mouvements de foules qui ont lait couler
la vie dans le monde du Moyen Âge, ces longs voyages si
chers à nos ancêtres avides de connaître les
hommes et les coutumes des autres pays, d'aller prier dans les
sanctuaires vénérés, les Lieux Saints, le
Tombeau des apôtres à Rome, la Basilique de Tours
où reposait saint Martin, le Mont-Saint-Michel, Notre-Dame
de Chartres et Notre-Dame du Puy, et surtout Saint-Jacques de
Compostelle. L'hospitalité des moines est célèbre,
leur charité proverbiale : celui qui frappe à
la porte de l'abbaye est accueilli comme le Christ lui-même ;
il est hébergé, nourri, soigné, vêtu.
Les habitants d'alentour ressentent les bienfaits de l'abbaye.
Il n'était pas rare que pendant les temps de disette,
certaines abbayes distribuassent des centaines de pains chaque
jour. En 1147, le cellérier de l'abbaye de Morimond vient
un jour annoncer à l'abbé qu'il n'y a plus de nourriture
que pour trois repas de moines et qu'il ne peut plus rien donner
aux affamés qui assiègent la porte du monastère :
« Malheur à nous, s'écrie l'abbé,
si un de ces pauvres meurt de faim à notre porte, alors
que nous, nous avons encore un morceau de pain »,
et il lait distribuer les dernières réserves. Il
fut récompensé de son héroïsme :
le jour même arrivaient à l'abbaye des chariots
de provisions envovés par des bienfaiteurs.
Combien d'autres ont abordé ce sujet,
et quels beaux volumes n'a-t-il pas inspirés. Ce n'est
cependant pas ce que l'auteur a voulu refaire ici. Ancien secrétaire
général de la Société Française
d'Archéologie, il connaît les désirs et les
besoins des historiens et des archéologues, comme ceux
des voyageurs et des touristes, et c'est pour y répondre
qu'il a entrepris la publication de cet important ouvrage auquel
il était bien préparé par ses travaux antérieurs.
Au vrai il s'agit d'un album précédé d'une
introduction où l'auteur montre ce qu'est la vie et l'âme
d'un monastère, et où il résume l'histoire
de l'architecture monastique au Moyen Âge. Album de cartes
sur lesquelles secondé par un artiste de mérite,
M. Auguste Martin, il a indiqué l'emplacement des 1300
abbayes du Moyen Âge, 700 bénédictines, 350
cisterciennes, 180 soumises à la règle de saint
Augustin et 80 relevant de Prémontrés. Ces cartes
sont au nombre de 19, et sur chacune sont groupés 4 ou
5 départements. En regard, un texte très bref donne
sur les abbayes dont l'emplacement a été ainsi
précisé, des renseignements d'ordre historique,
et aussi pratique. Sur une 20e carte est marqué l'emplacement
des abbayes existant actuellement en France avec l'indication
de l'Ordre ou de la Congrégation auquel elles se rattachent.
C'est un guide, scientifique et en même
temps clair et pratique, qui nous est ainsi donné, et
je ne saurais trop dire à mon ancien secrétaire
général de la Société Française
d'Archéologie toute la reconnaissance des archéologues
et aussi des touristes. »
95 euros (code de commande
: 12425).
PELLEGRIN (Nicole) Les
bachelleries. Organisations
et fêtes de la jeunesse dans le Centre-Ouest XVe-XVIIIe
siècles. Poitiers, Société
des Antiquaires de lOuest, 1982. In-8° broché,
400 p., illustrations in et hors texte, jaquette, (« Mémoires
», 4me série, tome XVI - 1979-1982).
30
euros (code de commande : 245/60).
PERROT
(Jean-Claude) Genèse d'une ville moderne. Caen
au XVIIIe siècle. Tomes
I et II (complet). Paris - La Haye, Mouton, 1975.
Deux volumes in-8° brochés, 1157 p., quelques
illustrations hors texte, (collection « École
des Hautes Études en Sciences Sociales - Centre de Recherches
Historiques », « Civilisations et Sociétés »,
n° 44), exemplaire en très bel état, peu
courant.
Table des matières
:
Introduction.
Chapitre I. La crise des reflets culturels
et des définitions urbaines.
Chapitre II. Attraits et servitudes de la ville.
Chapitre III. Enquête sur les dénombrements
de la population.
Chapitre IV. Les principaux traits de l'évolution
démographique de Caem au XVIIIe siècle.
Chapitre V. Les aires de subsistance de la
population.
Chapitre VI. Approche démographique
de l'économie urbaine quantitative.
Chapitre VII. Les données générales
du changement économique.
Chapitre VIII. Les structures de la production.
Chapitre IX. Les structures de l'échange.
Chapitre X. L'urbanisme, enjeux et combattants.
Chapitre XI. L'insertion urbaine des patrimoines
et des hommes.
Chapitre XII. La « dioptrique »
culturelle des fonctions urbaines.
Chapitre XIII. Conjoncture des forces productives
et des échanges.
Chapitre XIV. Conjoncture des prix, des salaires
et des rentes.
Chapitre XV. Les aspects urbains du comportement
démographique.
Conclusion générale.
Annexes.
Les deux volumes : 80
euros (code de commande : 17901).
PÉTAIN
[PHILIPPE
LE BEL]. FAVIER (Jean) Philippe le Bel. Paris, Fayard, 1982. In-8° broché,
V, 587 p., illustrations hors texte.
Sur la couverture :
« L'histoire de Philippe le Bel,
c'est une suite d'énigmes, et la première de ces
énigmes s'appelle Philippe le Bel. L'entourage du roi,
le Conseil, le gouvernement, qu'est-ce au juste ? Et qui
est-ce ? Qui sont ces légistes dont on parle à
tout propos ? Et d'abord, qui, du roi ou de ses conseillers,
gouverne le royaume en ces années 1300 qui resteront pour
des générations la fin d'une « belle
époque », celle des croisades et de la bonne
monnaie, celle de la croissance économique et de l'essor
démographique ?
Quelques images bien connues ont parfois suffi
pour définir à bon compte ce règne au cours
duquel l'édifice craque sans qu'on le sache encore : la
fausse monnaie, les matines de Bruges, la gifle d'Anagni, le
bûcher des templiers, la tour de Nesles...
Une longue familiarité avec ce temps
conduit Jean Favier bien loin de cette caricature. Fondé
sur une bibliographie considérable, riche aussi d'innombrables
documents originaux, ce livre apporte pour la première
fois une mise au point d'ensemble sur les grands problèmes
que posèrent au dernier des « grands Capétiens »
sa couronne et son royaume. »
12 euros (code de
commande : 14105).
PHILIPS (Charles Johan) Les
noms des chefs-lieux des départements et des arrondissements
de France. Goes, Oosterbaan
& Le Cointre, [ca 1952]. In-8° broché, 69 p.
@ Il s'agit de la publication d'une
thèse de doctorat dirigée par P. Zumthor défendue
à l'Université d'Amsterdam le 29 janvier 1952.
12 euros (code de commande
: 148/67).
PICHON (Francis) Histoire
barbare des Français. Paris,
Seghers, 1964. In-8° broché, 509 p., illustrations hors texte.
13 euros (code de commande
: 6862).
PLAISSE
(André) La baronnie du Neubourg. Essai d'histoire agraire, économique
et sociale. Paris, Presses Universitaires
de France, 1961. In-8° broché, LIX, 759 p., illustrations,
couverture plastifiée, marque d'appartenance du professeur
Jean-Jacques Hoebanx à la page de faux-titre.
Extrait de l'avant-propos
:
Le blason des premiers seigneurs du Neubourg,
bandé d'or et de gueules, qui orne le fronton de
l'hôtel de. ville du Neubourg, qu'évoque-t-il, le
plus souvent, dans l'esprit du passant ?
Des temps bien révolus...
Pourtant si le passant, amateur d'art, dirige
ses pas non loin de là vers le, château du Champ-de-Bataille,
cette majestueuse résidence construite à la fin
du XVIIe siècle, il découvre que le maître
de ces lieux est de la même lignée que le premier
baron du Neubourg : au XXe siècle, comme au XIIe
siècle, c'est toujours à un Harcourt qu'est réservé
le privilège de vivre dans la demeure la plus fastueuse
de la région.
Mais si le passant, féru d'histoire,
porte aussi son intérêt vers d'autres témoignages
du passé, ruines antiques, parchemins jaunis, vieilles
coutumes, s'il s'avise surtout d'interroger le paysan de la Campagne
du Neubourg ou le marchand qui tient étal sur la place
Dupont-de-l'Eure, ce sont de multiples résonances qu'il
découvre. Les cours-masures, ces petits vergers clos tapissés
d'herbe dans lesquels s'égrènent habitations et
bâtiments d'exploitation, existent peut-être depuis
un millénaire. Actuellement, comme sous le règne
de Philippe Auguste, chaque mercredi, il y a marché au
Neubourg. Et de même, aujourd'hui comme au temps des seigneurs,
les personnes qui encaissent les droits de place les jours de
foire et de marché s'appellent des coutumières.
Si extraordinaire que cela paraisse, en dépit
du coup de hache porté en 1789 au régime seigneurial,
l'histoire de la baronnie du Neubourg continue... Elle continue
en ce sens que survivent encore aujourd'hui, dans la mentalité
paysanne, dans les habitudes culturales, dans les structures
agraires, maints traits qui, dès la fin du Moyen Âge,
faisaient l'originalité de cette partie de la Campagne
du Neubourg. Sous des éclairages différents, ils
survivent par leurs prolongements. De sorte que telle manière
de faire actuelle ne devient souvent intelligible que par référence
à ce qui se passait un millénaire plus tôt.
Suivre ces prolongements, décrire ces
lentes métamorphoses ou ces mutations brusques,
car chaque « actualité » rassemble
des mouvements d'origine, de rythme différent
étudier, d'une manière générale,
la signification humaine de tous les changements, tel devrait
être, semble-t-il, l'objet de l'histoire.
« L'histoire, science du changement »,
aimait à dire Marc Bloch. « L'histoire, science
des changements », rectifiait Lucien Febvre.
Cette étude des changements survenus
dans la seigneurie du Neubourg, on le devine, c'est en disciple
de Marc Bloch que nous l'avons entreprise. Prévenons le
lecteur : dans les pages qui suivent, nous nous sommes très
largement inspiré de la pensée de l'auteur des
Caractères originaux de l'histoire rurale française.
Qu'on ne cherche donc pas dans cet essai une
relation détaillée des prises du château
du Neubourg, une narration imagée des exploits des Meulan
ou une étude minutieuse de la généalogie
des Harcourt. Plus que les sièges de la forteresse du
Neubourg, ce sont les redevances versées au titre du mottage
qui nous ont intéressé. Plus que les brillants
faits d'armes des Amaury de Meulan. ce sont les marchés
et les foires du Neubourg qui ont retenu notre attention. Plus
que les liens de parenté du duc de Beuvron, ce sont les
dessins des champs et des réages qui ont éveillé
noire curiosité.
Paiements de redevances, marchés et
foires, structures agraires ! Que dans cet ouvrage certaines
payes s'adressent plus au géographe qu'à l'historien,
que l'économiste et le linguiste y puissent trouver quelque
peu matière à réflexion... c'est ce dont
nous nous félicitons. « Il n'y a... qu'une
science des hommes dans le temps », disait encore
Marc Bloch.
50 euros (code de commande
: 15820).
[POMPADOUR
(Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de)]. THIERRY (Adrien) La marquise de Pompadour. Paris,
La Palatine, 1960. In-8° broché, 255 p., planches
hors texte.
En quatrième
de couverture :
La
vie de Mme de Pompadour, son rôle historique, son influence
sur les beaux-arts et dans la politique ont donné lieu,
depuis bientôt deux siècles, à de sévères
réquisitoires.
Cette femme, qui fut peut-être la plus
célèbre du XVIIIe siècle, reste, aujourd'hui
encore, une figure controversée. De son vivant, elle fut
la proie des diffamateurs. Après sa mort, pendant la Révolution
et sous l'Empire, de nombreux récits, souvent apocryphes,
ont constitué ce qu'on peut appeler sa légende :
la favorite de Louis XV entraîne la monarchie vers
sa perte par ses dépenses et ses débauches et prend
pour maxime : « Cela durera bien autant que nous... »
La plupart des historiens du XIXe siècle ont reproduit
ces accusations qui la condamnent.
De nos jours, une révision de nos jugements
sur le XVIIIe siècle a été entreprise, et
l'on consent enfin à étudier la marquise de Pompadour
avec impartialité. Cependant, sa mémoire est loin
d'être entièrement réhabilitée. Le
présent ouvrage a tenté de retracer la vie et les
actions de la favorite de Louis XV en ne s'appuyant que
sur des sources authentiques et en écartant sévèrement
tous les témoignages suspects. Une figure attachante,
humaine et sensible se dégage peu à peu d'un récit
volontairement sobre, dépourvu d'anecdotes scandaleuses
et dont l'objectif est le respect de la vérité.
Le public sera curieux de connaître ce
nouvel ouvrage d'un auteur qui s'est signalé à
l'attention des historiens par un livre attachant et soigneusement
documenté sur Diane de Poitiers et par de nombreux articles
de revues.
10 euros (code de commande
: 16841).
[RAIS
(Gilles de)]. CAZACU (Matei) Gilles de Rais. Paris, Tallandier, 2005. In-8° collé,
382 p., illustrations hors texte, (collection « Biographie »).
En quatrième
de couverture :
Figure satanique, compagnon de tuerie de la
Pucelle d'Orléans, serial killer, « premier
Vendéen », Gilles de Rais (1405-1440) a fait
le délice de nombreux conteurs et biographes. Un personnage
à la mesure de cette époque brutale et chaotique
ou l'angélisme côtoie la barbarie.
Cette biographie raconte les multiples vies
du seigneur de Rais. Elle rend justice à la place qui
fut la sienne dans la noblesse française, reconstitue
sa brillante carrière militaire au service de Charles
VII, son rôle décisif dans la levée du siège
d'Orléans en 1429, son élévation à
la dignité de maréchal de France à l'âge
de 24 ans. Voilà pour l'envers de la médaille.
Côté revers, le saint se fait
ogre. Ruiné par ses dépenses somptuaires et militaires,
Gilles succombe à ses démons, enlève, torture,
viole, assassine des enfants. Il s'adonne à l'alchimie
pour trouver la pierre philosophale et sacrifie des humains lors
de cérémonies sataniques.
Arrêté, jugé par l'Église
lors d'un retentissant procès, Gille de Rais est exécuté
à Nantes en 1440. Il entre dans la légende. Une
légende tronquée puisque s'opère rapidement
un glissement. On l'identifie alors à Barbe Bleue, tueur
de femmes et non d'enfants, mythe qui sera bientôt revisité
et immortalisé par Charles Perrault.
15 euros (code de commande
: 18015).
RAJON (Edmond) Les
lettres de cachet de la IIIe République (Le docteur Raymond Mallet
a-t'il livré son protégé, le professeur
Visaguet ?).
Paris, Éditions des Scandales du Siècle, 1932.
In-8° broché, 192 p., illustrations.
10 euros (code de commande
: 5845).
RAPAILLE
(Roger) Louis XIV et le siège de Mons de 1691. Analyse critique d'une tragi-comédie
méconnue. Traduction,
notes et commentaires, par Roger Rapaille. Mons, Éditions
du Renard Découvert, 1990. In-8° broché, 196
p., illustrations hors texte.
@ En mars 1691, les armées de
Louis XIV déployèrent de très importants
moyens pour s'emparer de la ville de Mons, une des places-fortes
les plus importantes des Pays-Bas méridionaux.
Ces opérations s'inscrivaient dans le
cadre de la guerre de succession d'Espagne qui opposait la France
aux forces alliées (Espagnols, Anglais, Hollandais, etc.).
Après Mons, d'autres villes allaient
subir les ravages de la guerre : Namur, Bruxelles, ...
Les bibliothèques réservent bien
des surprises au chercheur peu avare de sont temps... Imagine-t-on
qu'un texte anglais sur le siège de la ville de Mons par
les troupes de Louis XIV s'empoussière depuis trois siècles,
à Londre, sur un rayons de la British Library ?
Ce texte, The Siege and Surrender of Mons.
A Tragi-comedy exposing the Villany of the Priests, and the Intrigues
of the French, fut publié par Richard Baldwin, en
1691.
Grâce à sa découverte,
l'historien montois Roger Rapaille nous plonge au cur d'une
polémique qui agita bien des esprits suite à la
reddition de Mons, le 10 avril 1691.
Un parti francophile montois a-t-il comploté
la chute de la ville ?
Ce parti était-il mené par des
prêtres achetés par l'or de Louis XIV ?
Ces interrogations posées par la tragi-comédie
sont-elles fondées ?
Celle-ci n'est-elle qu'un simple pamphlet parmi
d'autres ?
Roger Rapaille, par sa traduction, ses commentaires
d'une remarquable érudition et son analyse rigoureuse
de quantité de sources, nous aide à apprécier
la valeur historique de la tragi-comédie.
22 euros (code de commande
: 12718).
RAPAILLE
(Roger) Le siège de Mons par Louis XIV en 1691. Étude du siège d'une ville des
Pays-Bas pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg. Mons, Éditions du Renard Découvert,
1992. In-8° broché, 269 p., cartes et plans.
@ Piqué au vif par l'intérêt
du sujet, Roger Rapaille décida de poursuivre ses recherches.
Le 15 mars 1691, les troupes françaises
arrivèrent devant Mons.
Le 10 avril, la ville se rendit.
Si le siège de Mons n'a pas marqué
l'histoire militaire, s'il ne s'y est pas commis d'acte d'un
héroïsme inoubliable, l'étude de cette opération
est cependant très riche d'enseignements.
L'auteur a minutieusement consulté,
étudié et analysé quantité de documents
inédits et inexploités. Grâce à cet
important travail, il nous montre pourquoi ce siège a
été décidé, comment l'armée
française, forte de plus de 100.000 hommes a été
amenée à pied d'uvre. Il nous fait découvrir
tous les rouages d'une organisation qui prend en compte le moindre
détail. Il évoque les nombreux problèmes
posés par l'intendance, les déplacements d'hommes
et de matériel, tant par voie terrestre que fluviale.
L'étude au jour le jour de la progression
des assiégeants vers les remparts, l'implaccable bombardement
de la ville, la manière dont celle-ci a été
défendue, la vie de la population pendant le siège,
les manuvres qui ont amené la capitulation, ...
rien n'a échappé au regard critique de Roger Rapaille.
C'est bien au-delà d'un riche travail
d'histoire locale que se situe cette étude puisque toute
la vallée de la Haine et de l'Escaut eut à subir
réquisitions et destructions, que tout le nord de la France
fut mis à contribution pour envoyer main d'uvre
et ravitaillement aux troupes de Louis XIV et que la régio
de Hal fut le lieu de rassemblement d'une armée de secours
rapidement constituée par les Alliés.
24 euros (code de commande
: 12719).
[REINHARD (Marcel) ] Hommage à
Marcel Reinhard. Sur la population française
au XVIIIe et au XIXe siècles. Paris, Société
de Démographie Historique, 1973. In-8° broché,
597 p., cartes, plans, tableaux.
@ Ce volume contient 37
articles qu'il nous est impossible de détailler ici.
30
euros (code de commande : 280/61).
RÉMOND
(René) L'anti-cléricalisme en France
de 1815 à nos jours. Paris,
Fayard, 1976. In-8° broché, 374 p., (collection
« Les Grandes Études Contemporaines »),
marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx
à la page de titre.
En quatrième
de couverture :
L'anticléricalisme est une idéologie
politique positive.
Une idéologie parce qu'il a mobilisé
dévouements et passions. Des chansons de Béranger
aux caricatures du Canard enchaîné, l'hétérogénéité
des écrits anticléricaux illustre son caractère
vivant et son enracinement dans les mentalités.
Une idéologie, surtout parce qu'autour
d'un petit nombre d'idées maîtresses il organise
une architecture relativement stable et cohérente. Une
idéologie sans père avoué. C'est donc en
explorant la littérature anticléricale que René
Rémond déchiffre ses thèmes constitutifs
et retrace leur continuité à travers toute notre
histoire contemporaine.
Composante inséparable de l'histoire
des idées, du début du XIXe siècle à
notre temps, son histoire est aussi celle de la culture, de la
religion, du pouvoir. Une histoire qui n'est pas achevée,
car, comme le démontre l'auteur, l'anticléricalisme
n'a pas dit son dernier mot.
12 euros (code de commande
: 14736).
RÉMY Comment meurt
un réseau (fin 1943). Paris, Solar, 1947. In-8° broché,
187 p., illustrations hors texte, cachet à la page de
titre.
15 euros (code de commande
: 3280).
RÉMY Les mains jointes
(1944). Paris, Solar, 1948.
In-8° broché, 277 p., illustrations hors texte, cachet
à la page de titre.
15 euros (code de commande
: 3281).
RESCHAL (Antonin) La névrose
galante au dix-huitième siècle. Aventures
et portraits d'amoureuses. Paris, Albin Michel, s.d. In-8°
demi-veau moucheté, dos orné passé, tête
dorée, 324 p., illustrations hors texte.
20
euros (code de commande : 254/68).
RICHARD
(Michel) La vie quotidienne des protestants sous l'Ancien
Régime. Paris, Hachette,
1967. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 320
p., (collection « La Vie Quotidienne »), bon exemplaire
malgré une petite déchirure (sans manque) à
la jaquette, ex-libris manuscrit à la page de garde.
En quatrième
de couverture :
On
connaît peu l'histoire véridique de cette minorité
qui, à travers beaucoup d'épreuves, sut garder
sa vitalité et ses caractères spécifiques.
En 1598, l'Édit de Nantes fixait son
statut. Richelieu détruisit son pouvoir politique, mais
lui laissa ses droits religieux. Au début du règne
de Louis XIV, les Réformés comptaient 800000 âmes
sur une population de 15 millions d'habitants, ils possédaient
leur organisation religieuse, et ils eurent dans leurs rangs
six ducs et pairs dont Sully, Rohan et Lesdiguières ;
un amiral comme Duquesne ; des écrivains tels que Tallemant
; des banquiers comme Samuel Bernard ; des artistes tels qu'Abraham
Bosse, les Gobelins et les Boulle.
En 1685, Louis XIV révoqua l'Édit
de Nantes. Les protestants devinrent une minorité privée
de droits civils et religieux. 200000 quittèrent la France.
Les autres, périodiquement persécutés, subsistèrent
dans des conditions difficiles. Les charges publiques leur étant
interdites, ils furent banquiers, industriels, firent le commerce
de l'indienne et des textiles. À la campagne, surtout
dans le Midi, vivaient beaucoup de « laboureurs ».
En 1788, l'édit de Tolérance,
préparé par Malesherbes, leur rendit un statut.
La révolution, enfin, déclara tous les Français
égaux devant la loi.
12 euros (code de commande
: 17144).
[RICHELIEU (Alphonse-Louis
du Plessis de Richelieu)]. DELOCHE (Maximin) Un frère de Richelieu inconnu. Chartreux, primat des
Gaules, cardinal, ambassadeur. Document inédits. Paris,
Desclée de Brouwer & Cie, 1935. In-8° broché,
553 p., quelques planches hors texte, (collection « Bibliothèque
d'Histoire »), exemplaire non coupé.
13
euros (code de commande : 214/62).
ROYAL
(Ségolène) La vérité d'une
femme. Paris, Stock, 1996.
In-8° collé, 306 p., ouvrage « définitivement
indisponible » au catalogue de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
« Quelle différence y a-t-il entre désordre
et diversité ? La vie même, répond Ségolène
Royal dans La vérité d'une femme. L'un,
dont la violence a fait irruption dans notre fin de siècle
sous forme d'économisme triomphant, de productivisme à
tout crin, désarticule le champ des valeurs, broie les
individus, désorganise les villes et les campagnes. Il
a nom chômage, sous-développement, pollution. L'autre
la diversité respecte la multiplicité
du monde, avec les hommes et les femmes, les pays et les paysages
qui le composent.
C'est cela, La vérité d'une
femme. Une vérité qui dénonce les brutalités
du système politique et du système social. Un regard
de femme avec ce qu'il apporte de chaleur à la rigueur
de l'analyse, de sens du réel et de l'observation affectueuse
des êtres à la volonté d'agir. C'est encore
le récit d'un itinéraire personnel animé
de la conviction que le monde peut changer. C'est enfin, c'est
surtout, contre les prétendues fatalités d'une
modernité dévoyée par le seul souci de l'efficacité
matérielle, le livre qui restitue au politique l'espace
qui est le sien, dans lequel s'affirment une morale de l'action
et une utopie comme anticipation d'une réalité
à venir. »
10 euros (code de commande
: 11480).
SAGNAC (Philippe) La
formation de la société française moderne. Tome 1 : La société et la
monarchie absolue (1661-1715). Tome 2 : La révolution
des idées et des murs et le déclin de l'Ancien
Régime (1715-1788). Paris, Presses Universitaires
de France, 1945-1946. Deux volumes in-8° brochés,
VIII + 240 et VIII + 355 p.
Les deux volumes : 18 euros (code
de commande : 231/64).
SAINT-GERMAIN
(Jacques) La vie quotidienne en France à la
fin du Grand Siècle. D'après
les archives, en partie inédites, du lieutenant général
de police Marc-René d'Argenson. Paris, Hachette, 1965. In-8° sous reliure
et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur,
317 p., (collection « La Vie Quotidienne »).
Sur la jaquette :
Du
Grand Siècle on se rappelle surtout la première
partie, qui s'achève avec la mort de Colbert : époque
éblouissante où princes et grands seigneurs roulent
en carrosses dorés, ère de gloire militaire, dominée
par un roi orgueilleux entouré de fastueuses favorites.
La Vie quotidienne à la fin du Grand
Siècle, ouvrage très neuf, a le mérite
de nous faire découvrir une tout autre réalité,
beaucoup moins brillante. L'auteur se réfère fréquemment
aux archives, en grande partie inédites, de Marc-René
d'Argenson, lieutenant général de police, que ses
fonctions amenaient à connaître, dans les moindres
détails, la vie des Parisiens.
Des boutiques du Pont-Neuf aux boulangeries
de Gonesse, des halles aux échoppes d'indiennes du faubourg
Saint-Germain, ce livre nous promène au milieu d'une faune
hétéroclite, bizarre, parfois inquiétante.
Les Parisiens d'alors s'entassent dans une capitale déjà
surpeuplée, regorgeant de mendiants et de voleurs. Bourgeois
et pauvres s'entendent contre les archers du guet, et ce n'est
plus une mince affaire d'arrêter un délinquant dans
un quartier populaire.
La dorure des carrosses, prohibée par
le roi, continue cependant à insulter à la misère
des petites gens. Privilèges et monopoles aggravent le
mécontentement, encore accentué par l'agiotage.
Malgré quelques dispositions à caractère
social, rares et maladroites, malgré les efforts d'Argenson
et de ses commissaires, le mépris où l'on tient
le pouvoir ne fait que s'aggraver. Ainsi se crée le climat
politique qui conduira, trois quarts de siècle plus tard,
aux événements de 1789.
12 euros (code de commande
: 16915).
[SAINT-LOUIS]. SAINT-PATHUS (Guillaume
de) Vie de saint Louis.
Publiée d'après
les manuscrits par H.-François Delaborde. Paris,
Picard et Fils, 1899. In-8° broché, XXXII + 166 p.,
(« Collection de Textes pour servir à l'Étude
et à l'enseignement de l'Histoire »).
30 euros (code de commande
: 46/64).
SAN ANTONIO L'Histoire
de France vue par San-Antonio.
Illustrations de Dubout. Paris, Fleuve Noir, 1964.
In-8° sous reliure d'éditeur, 440 p., cachets aux
pages de garde, de faux-titre et de titre, jaquette jaunie et
défraîchie, avec manques et déchirures sur
les bords.
10 euros (code de commande
: 232/64).
SARCEY
(Francisque) Le siège de Paris. Impressions et souvenirs. Paris, C. Marpon et E. Flammarion, s.d. In-12
sous cartonnage d'éditeur (Engel), XII + 302 p.
Extrait de la préface
:
« Ce n'est point à proprement parler l'histoire
du siège de Paris que je prétends conter au public.
Cette histoire ne peut guère être écrite
que par les hommes politiques qui ont pris, à cette heure
solennelle, le gouvernement du pays, et par les chefs militaires
qui se sont chargés de la défense de la ville.
Elle se fera peu à peu, jour à jour, chacun donnant
les renseignements qu'il possède et apportant son témoignage
; et plus tard il se présentera quelque écricain,
amoureux de la vérité, qui contrôlera tous
les récits, les uns par les autres, les coordonnera, et
en composera cette véritable histoire, que nous ne pouvons
ni ne voulons faire aujourd'hui.
Nous ne dirons, nous, que ce que nous avons vu ; les tableaux
qui se sont incessamment déroulés sous nos yeux,
durant cette période qui a été aussi féconde
en observations curieuses pour le philosophe, qu'en douleurs
et en colères pour le patriote ; nous conterons moins
les faits que les impressions diverses qu'ils ont causées
dans nos âmes, les accablant tour à tour de tristesse
et les soulevant d'enthousiasme. »
9 euros (code de commande
: 8558).
SARS
(Comte Maxime de) Noyon à travers l'histoire. Introduction de A. Baudoux. Bruxelles,
Culture et Civilisation, 1978. In-8° sous reliure et jaquette
d'éditeur, VIII, 355 p., quelques illustrations hors texte.
Impression anastaltique
de l'édition de l'imprimerie A. Baticle, Chauni, 1942.
Introduction :
- Noyon, aujourd'hui petite ville
modeste et tranquille, ne se distinguerait guère de tant
d'autres obscures cités provinciales, si la majesté
de ses monuments ne témoignait encore de son long passé
tout chargé d'histoire.
Sur ce passé, nombreux furent les chercheurs
qui se penchèrent, compulsant les textes, scrutant les
documents, afin d'y retrouver la trame souvent effacée
de ses annales.
La Société archéologique
et historique de Noyon, fondée en 1856, alimenta ce zèle
pour l'étude du passé. Sans parler des maîtres
qui ne dédaignèrent point d'éclairer par
de savants travaux telles institutions, telles époques
ou tels personnages de notre histoire locale, il se rencontra
sur notre sol pendant près d'un siècle des amateurs
instruits et consciencieux, ardents à poursuivre l'uvre
commune.
Aussi bien les matériaux ne manquaient-ils
point, promettant de riches moissons. Récits de nos vieux
annalistes, archives civiles et religieuses, comptes d'argentiers,
minutes notariales s'offraient aux recherches des travailleurs.
Hélas ! le Noyonnais, souvent dévasté
au cours des siècles, allait encore connaître de
1914-1918 la guerre et son cortège de destructions. L'hôtel
de ville de Noyon fut complètement incendié le
26 mars 1918 avec sa bibliothèque et ses archives. Le
vénérable Livre Rouge six fois centenaire, où
était reproduite la charte communale de 1108 une des premières
de France, devint la proie des flammes.
Si l'on doit signaler cette perte comme une
des plus sensibles, bien d'autres s'y ajoutèrent et vinrent
appauvrir le patrimoine de nos précieux souvenirs.
L'uvre de la Reconstitution qui, sur
tous les plans, s'efforça de faire revivre ce que les
armes avaient anéanti, devait aussi s'exercer dans le
domaine qui nous occupe. Mais ici, plus encore ailleurs, le remplacement
ne se peut faire que par équivalence. Comment reconstituer
des archives disparues, sinon en utilisant les extraits qui avaient
déjà pu en être publiés, en remontant
à des sources parallèles, en fouillant d'autres
mines non exploitées. Ainsi, par recoupements, retrouverait-on
la substance des faits qui s'y trouvaient inclus.
C'est en examinant la question sous cet angle
que, d'accord avec M. l'archiviste départemental et avec
la Société historique de Noyon, la municipalité
fut amenée à envisager l'édition d'une Monographie
de cette ville, présentant une synthèse générale
de tous les documents connus. Une telle uvre, dont on ne
saurait sous-estimer le puissant intérêt, n'avait
jamais été tentée avec une semblable ampleur.
Ouvragé infiniment complexe et d'une
difficile réalisation. Il était nécessaire,
en effet, de rechercher tous les éléments pouvant
entrer dans une histoire de Noyon depuis les origines jusqu'en
1914, et, pour cela, de dépouiller aussi bien les dépôts
d'archives départementales et nationales, que les documents
manuscrits et imprimés des bibliothèques publiques
et que les études fragmentaires éparses dans les
collections des Sociétés locales. Problème
ardu, si l'on songe qu'il s'agissait de cristalliser en un volume
de format maniable l'apport touffu et dispersé de nombreuses
générations.
Beaucoup d'auteurs sans doute se seraient récusés.
Seul un historien spécialisé dans ce genre de travaux
et familier avec tout ce qui touche à la région
pouvait s'aventurer dans ce dédale aux mille détours.
Noyon à travers l'histoire constitue Une incontestable
réussite, pour laquelle il faut rendre hommage à
M. le comte Maxime de Sars.
Références soigneusement contrôlées,
mais dont la mise en uvre évite toute allure didactique
; grandes divisions adroitement construites qui suivent l'ordre
des faits sans être esclaves de la chronologie ; récits
vivants et bien charpentés, documentation abondante, mais
d'où les vues générales ne sont point absentes
: tels sont quelques-uns des caractères de cette monographie
qui semble devoir trouver audience auprès du grand public,
tout en étant appréciée des érudits.
Dans cette présentation nouvelle les
grandes lignes de notre histoire locale se détachent sous
un jour plus lumineux. Des brumes du passé nos annales
surgissent, tour à tour glorieuses ou tragiques, imprégnées
des coutumes de nos ancêtres et de leurs institutions,
maintes fois bruissantes du fracas des armes et des invasions,
peuplées de hautes figures et de silhouettes pittoresques,
instructives, émouvantes et toujours attachantes. »
20 euros (code de commande
: 14050).
SCHNAPPER
(Dominique) La France de l'intégration. Sociologie de la nation en 1990. Paris, Gallimard, 1991. In-8° collé,
374 p., (collection « Bibliothèque des Sciences
Humaines »).
En quatrième
de couverture :
« On parle aujourd'hui de l'intégration des immigrés
comme s'il s'agissait d'une nouveauté menaçante
pour l'intégrité nationale. Ce n'en est une que
dans la mesure où la France, vieille terre d'immigration
qui s'ignore, a entretenu sa cécité sur les apports
étrangers de sa population jusque dans ses observatoires
scientifiques.
La spécificité de l'immigration récente
et des problèmes qu'elle pose appelle une double réflexion
sociologique : sur le procès de la modernisation depuis
les Trente Glorieuses d'une part, sur la formation et l'évolution
de l'idéologie nationale depuis le XIXe siècle
d'autre part.
Tant que la France se donnait pour ambition explicite d'«
assimiler » tout immigré, ni la réalité
sociale ni la politique des gouvernements n'étaient différentes.
Aujourd'hui encore comme il y a un siècle, du temps de
Renan, la nation à la française ne se définit
que comme une machine à intégrer des populations
diverses autour d'un projet politique commun. L'intégration
reste à la fois un fait, une valeur et une nécessité.
C'est la modernité qui, en privilégiant l'activité
économique et le modèle marchand des relations
sociales, est venue menacer la réalité et la tradition
nationales, tout particulièrement en France. Si les démocraties
modernes perdent tout principe religieux, dynastique et même
national, n'est-ce pas le lien social qui risque de s'affaiblir
jusqu'à se dissoudre ? »
10 euros (code de commande
: 11167).
[SÉNAC
DE MEILHAN (Gabriel)]. ESCOUBE (Pierre) Sénac
de Meilhan (1736-1803). De
la France de Louis XV à l'Europe des émigrés. Suivi de Du gouvernement, des murs
et des conditions en France, avant la Révolution (extraits).
Paris, Perrin, 1984. In-8° sous reliure, jaquette et Rhodoïd
d'éditeur, 402 p., un cahier d'illustrations hors texte,
bon exemplaire.
Sur la jaquette :
Causeur
éblouissant, familier des grands salons parisiens au siècle
des Lumières, administrateur bienfaisant de trois provinces
françaises, Sénac de Meilhan a dû à
la Révolution de 1789 de parcourir l'Europe et d'en découvrir
de multiples aspects.
Cet écrivain longtemps méconnu,
qui fut l'ami du prince de Ligne et le commensal de Catherine
II, a inspiré à Stendhal sa théorie de l'amour-passion.
Il a donné en outre, sur ces temps troublés, dans
son grand roman l'Emigré, un témoignage
de première valeur.
13 euros (code de commande
: 17773).
SÉVIGNÉ
(Marie de Rabutin-Chantal, marquise de) Lettres historiques
de Madame de Sévigné. Recueillies
par J.-B. Ebeling. Préface de Jacques Bainville.
Paris, Plon, 1934. In-8° broché, XIII, 238 p.,
illustrations hors texte, (collection « Les Maîtres
de l'Histoire »).
Extrait de l'avant-propos
:
L'ordre
chronologique qui est observé était certainement
le meilleur. Une classification eût tué la spontanéité
de l'épistolière. Et il fallait aussi qu'elle restât
toujours présente dans son intimité.
Disons encore un mot des notes qui ont été
ajoutées avec discrétion mais partout où
il était indispensable d'éclairer le lecteur, même
le mieux instruit du grand siècle, sur certains faits
ou personnages désignés par des allusions quelquefois
mystérieuses.
Enfin l'illustration de ce volume elle-même
appelle une remarque. Elle sort de la banalité. Les éditeurs
ont cherché, pour accompagner le texte, des estampes du
temps, vivantes et pittoresques. On observera que plusieurs d'entre
elles (la procession de Sainte-Geneviève, la cérémonie
de l'ordre des chevaliers du Saint-Esprit, les funérailles
du Grand Condé...) s'appliquent avec une parfaite exactitude
au récit qui s'y rapporte, et souvent dans le détail.
Et pourtant ni Lepautre n'avait lu Sévigné, ni
Sévigné ne s'était mise d'accord avec Lepautre.
C'est mieux qu'une rencontre. C'est une preuve en faveur de la
marquise, historiographe sans le savoir, et qui, dans une pureté
de langue si merveilleusement native, ne pouvait rendre que la
vérité et la nature elles-mêmes, cette nature
que son ami La Fontaine ne voulait pas quitter « d'un pas
».
13 euros (code de commande
: 16854).
SOL (Eugène) L'industrie
en Quercy.
Paris, Marcel Rivière, 1942. In-8° broché,
116 p.
25
euros (code de commande : 248/65).
SOPRANI
(Anne) Jardins de Paris. Paris,
MA Éditions, 1986. In-8° collé, 287 p.,
illustrations, ouvrage imprimé à l'encre verte.
Introduction :
« Parce qu'ils goûtèrent
au fruit de l'arbre de la connaissance, nos premiers parents
furent chassés du jardin de l'Eden. Depuis lors, les hommes,
toujours, ont voulu reconquérir le paradis perdu. Mais
la tâche pouvait sembler insurmontable. Aussi, bien souvent,
se contentèrent-ils de créer de petits paradis
à leur mesure, des succédanés du grand jardin
d'autrefois, riches pourtant de l'histoire de tous ceux qui les
ont fréquentés.
La nostalgie du monde qui précéda
la chute est ressentie profondément peut-être par
l'homme des grandes villes, qui éprouve le besoin de se
rapprocher d'une nature que l'urbanisation accrue éloigne
de lui toujours plus.
La ville a d'abord transformé la nature
sauvage environnante en terroirs agricoles pour nourrir ses habitants.
Puis elle a peu à peu grignoté ces espaces cultivés,
repoussant la campagne toujours plus loin de son centre puis
de sa banlieue.
Ainsi à Paris. La ville a été
fondée il y a beaucoup plus de deux mille ans. Jules César
rapporte, dans ses Commentaires, que les légions
romaines traversèrent le village de Lutèce-sur-Seine.
C'était en 53 avant Jésus-Christ. Depuis longtemps
déjà devait s'être installée, dans
l'île de la Cité, une agglomération de bateliers
et de pêcheurs. Au centre du Bassin parisien, entre la
Marne et l'Oise, le site de Lutèce devait favoriser son
développement, avec l'implantation d'une garnison, d'un
marché... Mais que trouvait-on si l'on s'éloignait
du fleuve vers le Nord ou vers le Sud ? Une nature encore sauvage :
des marais, des forêts surtout. Et seulement quelques parcelles
défrichées et cultivées.
La Cité franchit ses passerelles devenues
des ponts solides pour déborder sur sa rive
gauche, puis sur sa rive droite. En même temps, se créèrent
et prospérèrent, à la périphérie,
de nombreux villages dont les habitants travaillaient à
l'alimentation de la ville, bientôt capitale d'un vaste
pays. Celle-ci allait peu à peu dévorer tous ces
villages.
Que reste-t-il de la campagne à Paris
? Des grands domaines seigneuriaux ou ecclésiastiques,
des cultures maraîchères, des vergers et des vignobles,
ça et là, témoignent de la splendeur passée
un minuscule coin de verdure, un square, un jardin...
D'autres, parmi les espaces verts de Paris,
résultent d'une volonté délibérée,
celle des rois ou des princes qui souhaitèrent, pour leur
loisir ou pour leur gloire, doter leur ville de parcs somptueux;
plus tard, celle d'urbanistes qui ménagèrent entre
les constructions des aires de détente et de liberté.
Les jardins de Paris ne se contentent pas d'offrir
aux citadins quelques bouffées de nature. Plus encore
que les monuments, fragiles devant les atteintes du temps, ils
conservent la mémoire des événements dont
ils furent les théâtres. Témoins des amours
des princes comme de celles des manants, complices de la colère
ou de la joie du peuple, confidents des poètes, jardins
de lumière ou jardins de l'ombre, ils racontent la ville
depuis sa naissance jusqu'à notre aujourd'hui. »
9 euros (code de commande
: 13432).
SPALIKOWSKI
(Edmond) Caudebec. Ouvrage orné
de 56 héliogravures. Photographies de labbé
Gabriel Bretocq. Grenoble-Paris, Arthaud, 1946. In-8°
broché, 106 p.
Table des matières
:
I. Les origines.
II. La gloire d'une chapelle.
III. Près du sanctuaire.
IV. La maison dite « des Templiers »
et autres vestiges.
V. Fantômes de maisons de bois.
VI. Le port et le fleuve.
VII. Autour de Caudebec.
13 euros (code de commande
: 11743).
[STAVISKY]. KESSEL (Joseph)
Stavisky, l'homme que j'ai connu.
Suivi d'un Historique
de l'affaire par Raymond Thévenin. Paris,
Gallimard, 1974. In-8° broché, 183 p., jaquette.
6,50 euros (code de commande
: 5504).
TAITTINGER (Pierre) Et
Paris ne fut pas détruit. Paris,
L'Élan, 1948. In-8° broché, 314 p., illustrations
hors texte, (collection « Témoignages Contemporains
»), exemplaire non coupé.
12
euros (code de commande : 250/65).
TERRASSE
(Charles) Les châteaux de la Loire. Paris, Draeger et Verve, 1956. Grand in-4°
(360 x 460 mm.) sous cartonnage et jaquette d'éditeur,
[212] p., 140 héliogravures et autre illustrations
en couleurs, feuillet volant comportant l'avertissement de l'éditeur
et une carte, (collection « Musée des Grandes
Architectures »), exemplaire numéroté
(n° 3247), en très bel état.
Avertissement de l'éditeur
:
En entreprenant l'Album Versailles en
nous voulions tenter de résoudre, par notre procédé
en couleurs « 301 », des difficultés
de reproduction considérées comme insurmontables
réaliser en grand format, sans déformation
et avec le plus de réalisme possible les immenses appartements
du Château Royal, était alors une gageure. Un travail
acharné de trente années nous permit de présenter
cet ouvrage qui constituait la somme des possibilités
techniques du moment. Le Fontainebleau publié en
1951 profita des importantes améliorations graphiques
d'après-guerre et la reproduction de ces somptueux appartements
ne présentait plus de difficultés majeures.
Avec les Châteaux de la Loire,
le problème était autre. De dimensions plus restreintes,
ils étaient faits pour être vus et jugés
dans leur ensemble. En outre la plupart d'entre eux ne furent
jamais meublés, les rois et les princes allant de résidence
en résidence, emportant mobiliers et tapisseries, laissant
à leur départ pièces et couloirs aussi nus
qu'ils les avaient trouvés.
Nous nous trouvions donc face à l'architecture
seule.
De pierres trop blanches ou patinées,
de toits d'ardoises aux nuances subtiles, de redoutables massifs
de verdure, nous devions dégager des photographies d'atmosphère.
Nous refusant à des effets faciles de
contre-jour ou de gros plans, nous avons réalisé
des images entières de chacun d'eux.
À l'encontre du peintre, nous étions
à la fois prisonniers de la technique et servis par elle
et, ne pouvant que capter sans interpréter, nous avons
dû fixer ces images, à travers l'objectif qui déforme,
employant des produits chimiques aux réactions obscures,
mariant des encres dont le comportement reste mystérieux,
ne pouvant juger du résultat d'une épreuve que
toutes les opérations engages et terminées.
Ces gravures, qui sont le résultat de
multiples recommencements, nous les présentons aujourd'hui,
croyant sincèrement qu'avec les moyens dont notre métier
dispose en 1956, il n'est pas possible de faire mieux.
80 euros (code de commande
: 15375).
THABAULT (Roger) 1848-1914
L'ascension d'un peuple. Mon village. Ses hommes. Ses routes.
Son école. Préface
d'André Siegfried. Paris, Delagrave, 1944. In-8°
broché, 250 p., bel exemplaire.
@ Dans
son enthousiasme à publier un ouvrage sur son village,
l'auteur à omis d'indiquer dans le titre qu'il s'agit
de la localité de Mazières-en-Gâtine,
dans le département des Deux-Sèvres.
30 euros (code de commande
: 161/67).
[TOULOUSE]. Wolff (Philippe)
Registre d'impôts et vie économique à
Toulouse. Toulouse, Privat,
1947. In-8° agrafé, 66 p., tableaux, hommage de l'auteur.
@ Extrait
des Annales du Midi, nos 221 et 232.
10 euros (code de commande
: 165/67).
Traditions socialistes françaises. Neuchatel, Éditions de La Baconnière,
1944. In-8° broché, 89 p., (collection « Les
Cahiers du Rhône », n°55).
6,50 euros (code de commande
: 3531).
[VILLEGAGNON
(Nicolas Durand de)]. PEILLARD (Léonce) Villegagnon.
Vice-amiral de Bretagne,
Vice-roi du Brésil. Préface
d'Alain Peyrefitte. Paris, Perrin, 1991. In-8° collé,
259 p., exemplaire et bel état.
En quatrième
de couverture :
Homme
universel, grand marin, soldat, écrivain, colonisateur,
Nicolas Durand de Villegagnon, né à Provins en
1510, est injustement oublié. Il fut, à l'Université
de Paris, un ami de Calvin qui deviendra son plus redoutable
adversaire. Chevalier de Malte, il défend l'île
contre les Turcs. Avec Charles Quint, il assiège Alger
et est blessé sous ses murs. Nommé vice-amiral
de Bretagne par Henri II, il fortifie Brest. Il enlève,
à la barbe des Anglais, la petite reine d'Écosse
Marie Stuart à Dumberton et amène en France, sur
la Reale, la future reine de France et d'Écosse.
Malgré les conseils de Ronsard (« Villegagnon,
tu fais une grande faute »), le vice-amiral tente
une colonisation dans la baie de Janeiro et devient vice-roi
du Brésil qu'à Paris on appelle la « France
antarctique ». Ce ne sont pas les sauvages qui le
chasseront du fort construit au pied du « pain de sucre
» sur un îlot qui porte encore son nom, mais les
intrigues des ministres et des colons protestants. Il revient
en France, prend la plume pour se justifier et son épée
pour défendre son roi et sa religion. Blessé au
siège de Rouen, Villegagnon est nommé gouverneur
de Sens et chasse les armées de Condé de la vallée
de l'Yonne. Après une vie extraordinairement remplie,
il laissera ses quelques biens, par testament, à ceux
« condamnés à l'éternelle misère,
les pauvres de Paris».
13 euros (code de commande
: 17387 - vendu).
Villes et Campagnes. Civilisation
urbaine et civilisation rurale en France. Recueil publié sous la direction et
avec une introduction par Georges Friedmann. Paris, Colin,
1953. In-8° broché, XXIV + 473 p., cartes, graphiques
et schémas, (« Bibliothèque Générale
de l'École Pratique des Hautes Études, VIe section
»), exemplaire non coupé.
13 euros (code de commande
: 171/67). |