HISTOIRE DE FRANCE

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Avec des pages particulières pour :
Révolution et Empire ; Philippe Pétain ; Charles de Gaulle ; Mai '68 ;
et Nord de la France
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 Une page est spécialement consacrée à la
période médiévale

Nouvelle(s) entrée(s)

 

[BUSSY-RABUTIN (Roger de)]. VINCENT (Daniel-Henri) — Bussy-Rabutin. Le libertin puni. Paris, Perrin, 2011. In-8° collé, 198 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Roger de Rabutin, comte de Bussy, est l'une des figures les plus étonnantes et les plus méconnues du Grand Siècle. De bonne noblesse bourguignonne, officier général courageux, fidèle à la cause royale pendant la Fronde, cultivé et galant, il est surtout l'inventeur d'un certain libertinage bien français. Auteur d'un roman « à clés » qui fit scandale, l'Histoire amoureuse des Gaules, emprisonné à la Bastille, il est finalement contraint à une vie d'exil qui le désole.
   C'est pourtant ainsi qu'il deviendra l'un des grands mémorialistes de son temps. Son abondante correspondance, notamment avec sa cousine la marquise de Sévigné, en fait le témoin privilégié d'une époque tumultueuse qu'il .éclaire d'un regard caustique et brillant. Grâce à lui, avec le souffle et le pittoresque d'un roman de cape et d'épée, tout le XVIIe siècle renaît sous nos yeux, à travers la petite comme la grande histoire. Enfin, il nous a légué le château de Bussy-Rabutin au décor « d'une beauté singulière et qu'on ne voit point ailleurs ».

10 euros (code de commande : 18346).

 

PERROY (Edouard) — La terre et les paysans en France aux XIIe et XIIIe siècles. Explications de textes. Paris, Société d'Édition d'Enseignement Supérieur, 1973. In- 12 collé, 306 p., (collection « Regards sur l'Histoire », n° 21), exemplaire en très bel état.
Avant-propos :
   La terre et les paysans aux XIIe et XIIIe siècles. Il est peu de sujets qui s'adaptent mieux à la méthode de l'explication de textes, épreuve récemment introduite à l'agrégation masculine d'histoire, mais dont les enseignements peuvent également servir d'illustration aux exercices plus formels de la dissertation écrite ou de la leçon orale. En l'absence de monographies régionales suffisamment nombreuses ou satisfaisantes, on ne récrira pas de longtemps, même pour une période limitée à deux grands siècles d'expansion rurale, les Caractères originaux de Marc Bloch. Au reste, comment, sinon par l'analyse détaillée des textes, appuyée par l'étude du terroir sur la carte, traiter de façon concrète des problèmes que posent la structure des communautés rurales, la répartition des cultures et le plan du parcellaire, les techniques agraires, les niveaux de vie, les incapacités juridiques et les charges économiques ?
   L'auteur aurait voulu choisir ses exemples non seulement dans toutes les décennies de cette longue période, mais dans les régions les plus diverses de la France, afin que pût s'ouvrir tout grand l'éventail des variétés régionales et que ressortissent pleinement les contrastes des structures sociales et des genres de vie. Le temps lui a manqué pour une prospection vraiment méthodique. Il a dû se borner aux régions dont il avait, de façon plus ou moins approfondie, une connaissance préalable : en fait, le Nord de la France, le Bassin parisien, les régions centrales et orientales du Massif central. On trouvera peut-être qu'une part trop grande a été faite à ces dernières régions, notamment à la collection des Chartes du Forez. Cette partialité est sans doute inexcusable. Du moins s'est-il efforcé d'illustrer par des textes les aspects les plus importants de la vie paysanne et d'aborder les questions qui se posent à son propos. Le choix ni l'ordre des commentaires n'ont été laissés au hasard.

9 euros (code de commande : 18371).

 

VINCENOT (Henri) — La vie quotidienne des paysans bourguignons au temps de Lamartine. Paris, Le Grand Livre du Mois, 1993. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 448 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Entre 1800 et 1900, les régimes se succèdent en France à un rythme ahurissant – l'Empire, la Restauration, les Révolutions, les Républiques – qu'accompagnent les premiers soubresauts du progrès technique. Mais pendant ce temps, avec souvent une grande indifférence à l'égard de ces bouleversements nationaux, le peuple des campagnes bourguignonnes continue à vivre les derniers jours de sa civilisation traditionnelle. C'est à travers l'humble réalité paysanne bourguignonne qu'Henri Vincenot effectue une paisible remontée dans le temps, pour saisir au plus près la vie journalière de ses ancêtres, artisans-menuisiers, cultivateurs, vignerons, tisserands de village, forgerons. Ses sources sont les récits directs, à peine corrigés par l'érudition, des derniers survivants de ce qu'il appelle « la civilisation lente », dans une province dont la forte personnalité éclate à chaque page.
   « Tout ce que je raconte dans ce livre, je l'ai entendu tomber de la bouche de ceux qui ont connu cette vie du XIXe siècle. C'est vous dire que ce récit est tout simplement une glane de soixante-cinq ans de pérégrinations. »

10 euros (code de commande : 18329).

REPRODUCTIONS
DE
MANUSCRITS HISTORIQUES

Quelques reliques émouvantes de l'histoire de France. Paris, Éditions Maurice Devriès, [1935]. Port folio, 12 feuillets.
Contient :
   - 
Lettres de Jeanne d'Arc aux habitants de Reims - 16 mars 1430.
   - Une lettre de Henri IV, 24 août 1600.
   - Lettre de Corneille à Colbert.
   - Un glorieux rapport de Jean Bart, 5 juillet 1696.
   - La dernière lettre de Louis XVI, 20 janvier 1793.
   - L'ultime billet de Marie-Antoinette.
   - La dernière signature de Robespierre.
   - Le Bulletin de la victoire d'Austerlitz.
   - Un codicille au testament de Napoléon Ier.

20 euros (code de commande : 17593).

 

Quelques reliques émouvantes du passé. Paris, Éditions Maurice Devriès, [1937]. Port folio, 12 feuillets.
Contient :
   - L'épitaphe de Molière par son ami La Fontaine, 1673.
   - Colbert invite fermement Louis XIV à réduire ses fastueuses dépenses (1675).
   - Le financier Law demande audience au Régent pour lui exposer une idée nouvelle : le crédit (1713).
   - La dernière pensée de Voltaire mourant (1778).
   - Lafayette demande pardon à Louis XVI d'être allé combattre en Amérique (1779).
   - Le sous-lieutenant Buonaparte jure de mourir plutôt que de laisser envahir la Patrie (1791).
   - La lettre d'abdication de l'Impératrice Joséphine (1809).
   - Wellington annonce à Dumouriez sa victoire à Waterloo (1815).
   - Un émouvant récit par l'aumônier de Sainte-Hélène de l'ouverture du cercueil de l'Empereur (1840).

20 euros (code de commande : 17594).

 

Reliques émouvantes ou curieuses de l'Histoire. Éditions Maurice Devriès, [1936]. Port folio, 12 feuillets.
Contient :
   - 
La Réponse Héroïque du Chevalier Bayart (1521).
   - De Clairvoyants Conseils de Sully (1615).
   - Une Supplique de Louis XIII au Cardinal de Richelieu (1628).
   - Une Lettre de Cachet de Louis XIV (1693).
   - Le Refus de Marie-Antoinette de s'évader de la Prison du Temple (1793).
   - L'Adieu de Charlotte Corday à son père (1793).
   - L'Ordre d'arrestation de Rouget de Lisle (1793).
   - Quelques Lignes Curieuses de Napoléon 1er (1807).
   - La Lettre de Soumission de l'Empereur au Prince Régent d'Angleterre (1815).

20 euros (code de commande : 17595).

 

 

Ouvrages publiés par les éditions du
Fonds Mercator

Il n'est plus nécessaire de présenter cette belle collection.
Les exemplaires présentés ici sont en parfait état.

Les statues de Paris. La représentation des grands hommes dans les rues et sur les places de Paris. Par June Hargrove.Traduction : Marie-Thérèse Barrett. 1989. 382 p., jaquette et étui.

80 euros (code de commande : 13644).

 

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[ALENÇON]. MARGUERITE-BOURGET Un couple de tragédie. Le duc et la duchesse d'Alençon. Paris, Perrin, 1953. In-8° broché, 364 p., jaquette.

12 euros (code de commande : 120/69).

 

Almanach du département de la Sarthe pour l’an bissextil 1808. Le Mans, Monnoyer, 1808. [Au Mans ; Chez Monnoyer, Imprimeur de la Préfecture, rue de la Barillerie. An 1808.] In-12 (90 ´ 143 mm.) plein veau tabac, dos lisse orné de filets, pointillés et autres motifs dorés, pièce de titre beige, plats encadrés d’un filet triple doré, roulettes dorées sur les coupes ornées, tranches mouchetées, [1 (titre)], [1 bl.], [14 (éphémérides, calendrier)], 48 (Continuation des essais historiques sur la ci-devant province du Maine par M. Renouard), 116 p., bon exemplaire imprimé sur papier bleuté de ce très rare ouvrage.

75 euros (code de commande : 13385).

 

Annales Regni Francorum inde ab A. 741. usque ad A. 829 qui dicuntur Annales Laurissenses Maiores et Einhardi. Post editionem G. H. Pertzii. Recognovit Fridericus Kurze. Hannoverae, Impensis Bibliopolii Hahniani, 1895. In-8° broché, XX + 204 p., (collection « Scriptores Rerum Germanicarum in Usum Scholarum »).

25 euros (code de commande : 14/64).

 

[ANTILLES FRANÇAISES]. Le Tricentenaire des Antilles françaises. 23 novembre 1935. Paris, L'Illustration, 1935. In-folio, LXVI (pages d'annonces et de supplément), [20 (pp. 345-364 d'informations générales), [26 (Histoire des Antilles)] p., illustrations en noir et en couleurs.
La partie de l'ouvrage consacrée aux Antilles contient :
   - Le tricentenaire des Antilles françaises et de la Guyane, par Ch. de La Roncière.
   - Voyage à l'Île d'Émeraude et à l'Île des Revenants, par Paul-Émile Cadilhac.
   - Le rayonnement des Antilles dans la littérature et l'art, par Marius-Ary Leblond.
   - La première victoire du rhum, par Henry de Lalung.
   - L'évolution économique des Antilles et de la Guyane française, par Maurice Monroux.
   - L'effort industriel à la Guadeloupe.
   - Le commerce de la Guadeloupe et ses Chambres.
   - La Martinique agricole.
   - L'ananas antillais.
   - Deux richesses de la Guadeloupe (Ses beautés naturelles - La banane).
   - Le sucre et le rhum.
   - Les grands syndicats rhumiers.
   - La nature et l'histoire à la Martinique
, par Théodore Baude.
   - Nos grands ports de liaison (Dieppe - Bordeaux).

18 euros (code de commande : 16318).

 

APPOLIS (Émile) La formation du département du Tarn. Albi, Bibliothèque de la Revue du Tarn, [ca 1939]. In-8° broché, 62 p., manque au dos.

12 euros (code de commande : 144/61).

[ARDENNES FRANÇAISES]. COLLIN (Hubert) — Guides des Archives des Ardennes. Charleville-Mézières, 1974. In-8° broché, 482 p., illustrations.
@ Cet ouvrage est un précieux instrument pour l'historien : après la première partie présentant une introduction générale sur l'histoire et le fonctionnement des Archives départementales des Ardennes, la deuxième partie contient la description des fonds des Archives départementales et la troisième contient la description des archives communales et hospitalières des Ardennes, des bibliothèques municipales et des archives privées conservées dans le département.

25 euros (code de commande : 11337).

 

 

 

AUBRY (Octave) Histoire de France. Des origines au temps présent. Paris, Flammarion, 1947. In-8° broché, 554 p., (collection « L'Histoire »), un des 220 exemplaires numérotés sur Japon de Lana (n° 157), bel exemplaire en partie non coupé.

50 euros (code de commande : 7704).

 

 

AVENEL (Henri) — Histoire de la presse française depuis 1789 jusqu'à nos jours. Paris, Flammarion, 1900. In-8° débroché, dos cassé (exemplaire à relier), 884 p., illustrations, peu courant.

50 euros (code de commande : 138/70).

 

BAINVILLE (Jacques) — Comment s'est faite la Restauration de 1814. Paris, Les Îles d'Or - Self, 1948. In-8° broché, 46 p., (collection « Typographique », n° 5), exemplaire numéroté sur vélin des papeteries Moret (n° 1987).
Table des matières :
   I. Où science et bon sens font justice d'une légende.
   II. Calculs et dissentiments des Alliés au moment où ils envahissaient la France.
   III. Ce que les Alliés pensaient des Bourbons.
   IV. Quelles étaient les grandes et véritables préoccupations de nos vainqueurs.
   V. L'initiative et l'œuvre des royalistes français.
   VI. Quel était, en 1814, l'état d'esprit de la population française.
   VII. Comment fut acquis à la Restauration un partisan de la plus haute importance.
   VIII. Le suprême obstacle au rétablissement de la monarchie et le veto d'un monarque étranger.

13 euros (code de commande : 18303 - vendu).

 

 


BATJIN (N.). Histoire complète de la noblesse de France...
Paris - Bruxelles, Dentu - Muquardt, 1862.
Très rare ouvrage portant le cachet-ex-libris de la famille Montesquieu à La Brède.
Pour en savoir plus...

300 euros (code de commande : 11756).

 

BÉLY (Lucien) — La France moderne 1498-1789. Paris, Presses Universitaires de France, 1994. In-8° broché, XV, 670 p., (collection « Premier Cycle »).
En quatrième de couverture :
   De la fin du Moyen Âge à la Révolution, tout au long de l'époque dite moderne, le territoire français s'est agrandi, l'État s'est structuré, l'économie, la société et la culture ont évolué. Mais de nombreux caractères traditionnels de la civilisation française, hérités du passé, demeurèrent.
   Ce livre propose de suivre l'histoire de la France en respectant le fil du temps, pour bien marquer les drames et les succès, les ruptures et les évolutions, et pour situer les événements essentiels et les acteurs principaux. Le royaume est replacé dans son contexte européen, voire mondial, puisque les relations internationales n'étaient pas sans conséquences graves sur la vie des Français. Si la trame politique est privilégiée, elle s'accompagne d'une analyse de la vie religieuse et intellectuelle, comme des mutations économiques et sociales, afin de tenter une description aussi complète que possible de ce monde qui a disparu en 1789 et qui fut défini ainsi comme l'ancien régime.

13 euros (code de commande : 16475).

 

BESNARD (Marie) Mes mémoires. Paris, Les Productions de Paris, 1962. In-8° broché, 299 p., intérieur de la jaquette bordé d'adhésif.

7,50 euros (code de commande : 5281).

 

BINOT (Jean-Marc), LEFEBVRE (Denis) et SERNE (Pierre) — 100 ans. 100 socialistes. Paris, Bruno Leprince, 2005. In-8° collé, 463 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Avril 1905 voit l'unité de toutes les familles socialistes, avec la naissance de la SFIO, Section franchise de l'Internationale ouvrière.
   À quoi peut ressembler un mouvement politique sans les hommes et les femmes qui le composent ? Ce dictionnaire a pour objet de rappeler au souvenir, parfois même de sortir de l'oubli, cent acteurs du socialisme qui ont marqué de leur empreinte le siècle écoulé, participant chacun à leur place aux luttes et aux combats pour le respect des droits de l'Homme, la conquête des droits politiques et sociaux, la liberté et la justice.
   À côté des incontournables, on trouve aussi des disciples plus modestes, des pionniers, des intellectuels, des propagandistes plus obscurs, des activistes, des tribuns, des élus et des gestionnaires, des majoritaires par nature et des éternels minoritaires.
   Dépeints sur un ton libre et parfois vif, ils sont montrés avec leurs forces, leurs convictions, mais aussi leurs doutes et leurs faiblesses. Un dictionnaire du socialisme « à l'échelle humaine » rehaussé par une iconographie exceptionnelle.

13 euros (code de commande : 15501).

 

[BODIN (Jean)]. FRANKLIN (Julian H.) Jean Bodin et la naissance de la théorie absolutiste. Édition française revue par l'auteur. Avant-propos, traduction et glossaire par J.-B. Spitz. Paris, Presses universitaires de France, 1993. In-8° broché, 201 p., (collection « Fondements de la Politique »).

13 euros (code de commande : 4535).

 

BOLLARDIÈRE (Général Jacques Pâris de) Bataille d'Alger, bataille de l'homme. 2e édition, 15e mille. S.l., Desclée de Brouwer, 1972. In-8° broché, 167 p.
En quatrième de couverture :
« En 1956, le général Jacques Pâris de Bollardière, commandant du secteur Est de l'Atlas blidéen, croit à la possibilité d'une politique de pacification. Comme tel, il refuse le recours à la torture, s'oppose au général Massu et demande à être relevé de son commandement. Ayant exposé publiquement sa position, il est condamné à soixante jours de forteresse. On se souvient de ce qu'on a appelé « l'affaire Bollardière ». En 1962, le putsch d'Alger le décide à quitter l'Armée. Depuis, il se consacre aux problèmes de la formation permanente des adultes.
Son livre est la réponse d'un homme de guerre, d'un soldat de pure tradition, d'un esprit libre, à ceux qui pensent qu'il n'est pas de limites à la raison d'État, comme à ceux qui, sous tous les régimes, participent à ce mal de notre époque : la dévaluation de l'humain. »

9 euros (code de commande : 11313).

 

BONIN (Hubert) — Suez du canal à la finance (1858-1987). Préface de Jean Peyrelevade. Paris, Economica, 1987. In-8° broché, XXVI, 673 p.
En quatrième de couverture :
« La Compagnie de Suez s'enracine dans la mythologie de l'opinion française. Hubert Bonin scrute ces mythes et débat de leur réalité : Lesseps est-il un héros ou le reflet de l'esprit d'entreprise saint-simonien et du progrès du milieu du XIXe siècle ? La Compagnie a-t-elle été un outil colonialiste en Égypte. L'historien apprécie la part de ses profits et de ses investissements, les efforts de ses ingénieurs pour adapter le canal aux mutations quantitatives et techniques de la navigation. Il montre enfin la dépendance de la Compagnie vis-à-vis d'enjeux géopolitiques en Égypte qui dépassent sa sphère de décision : a-t-elle, dans les années 1950, pressenti l'originalité du nationalisme tiers-mondiste et en relever le défi ? Pouvait-elle empêcher la nationalisation de 1956 ?
Après sa reconversion, la Compagnie a-t-elle été un empire financier dominateur ? Hubert Bonin insiste sur le rôle du hasard dans le développement d'une grande entreprise. Ses dirigeants ont réussi à saisir les opportunités d'élargissement du Groupe, à accompagner la croissance des marchés neufs et les initiatives d'entrepreneurs dynamiques et imaginatifs. L'originalité de ce Groupe est sa large décentralisation propre à stimuler l'esprit d'innovation. Ce livre décrit, pour la première fois et avec nuance, le fonctionnement réel d'un « groupe financier ». D'une entité abstraite – un groupe –, il reconstitue, grâce à des archives écrites et orales nouvelles, la « personnalité », les mentalités, les modes de gestion et de création, la « culture d'entreprise », animée par l'esprit saint-simonien de Lesseps. »

15 euros (code de commande : 10934).

 

[BORDEAUX]. Le port des Lumières. Tome I : La peinture à Bordeaux. 1750-1800. Bordeaux, Musée des Beaux-Arts de Bordeaux - William Blake, 1989. Tome II : Architecture et art urbain. Bordeaux 1780-1815. Bordeaux, C.E.R.C.A.M. - William Blake, 1989. Tome III : Le décor de la vie. Bordeaux 1781-1790. Bordeaux, Musée des Arts Décoratifs, 1989. Trois volumes in-4° sous jaquettes et étui d'éditeur, t. I : 371 p., t. II : 177 p., t. III : 36 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
En quatrième de couverture :
      « Geh aber nun und grüsse
      Die schöne Garonne,
      Und die Gàrten von Bourdeaux
      Dort, wo am scharfen Ufer
      Hingehet der Steg und in den Strom
      Tief fällt der Bach, darüber aber
      Hinschauet ein edel Paar
      Von Eichen und Silberpappeln. »
   Lorsque Hölderlin écrit ces vers en 1802, Bordeaux, blessé par les affres révolutionnaires avant de l'être par le blocus continental, n'est plus le premier port français. Cependant, des rives de la Garonne encombrées de marchandises que Joseph Vernet peint avec un réalisme si charmeur, aux berges soyeuses que célèbre le poète allemand, un demi-siècle s'est écoulé, vif et ambitieux.
   Peintres, architectes, ornemanistes ont créé pour la société bordelaise de cette époque le cadre urbain le plus somptueux de France, dressant pour le siècle qui s'achève un décor inégalé, digne de cette ardeur volontaire que les Lumières exaltent.
   Le Bordelais Lacour, le Parisien Perronneau, le Flamand Lonsing, le Suédois Wertmüller, tant d'autres, peignent sur leurs toiles les portraits d'une bourgeoisie scrupuleuse et raffinée, aménageant dans ses palais éphémères, des salons et des galeries consacrés aux amours des dieux comme aux devoirs des hommes.
   Il peut sembler étrange d'évoquer ainsi les figures d'un âge aussi glorieux, même si les trois expositions regroupées sous le titre Le port des Lumières n'ont pas l'ambition d'être exhaustives. Cependant, il a paru souhaitable, à l'occasion d'une célébration universelle, d'inviter le public bordelais à parcourir les chemins de la mémoire, afin qu'il reprenne possession d'un passé artistique vivifiant que l'inconscience risquerait de détruire.
   Pour cette raison, l'exposition organisée par le Musée des Beaux-Arts se veut un hommage à ces artistes trop méconnus dont certains – comme Jean-Joseph Taillasson – sont célébrés pour la première fois, à celui qui fut le maître de beaucoup d'entre eux, Joseph-Marie Vien, « le Nestor des artistes du siècle », « le restaurateur de l'école française », à la mémoire enfin de ceux qui, par leurs recherches têtues, leurs efforts inlassables, ont sauvé d'un oublieux destin tant de témoignages de notre culture ; nous voudrions évoquer tout particulièrement ici le souvenir de Maurice Meaudre de Lapouyade, dont l'étude sur Perronneau à Bordeaux est publiée pour la première fois grâce à l'obligeance de sa fille Mademoiselle Andrée Meaudre de Lapouyade et de ses petites-nièces Mesdames Charmet et Saric, ainsi que celui de Robert Mesuret, auteur du catalogue de l'œuvre de Pierre Lacour, dont nous avons souhaité, avec la permission de Madame Robert Mesuret, rééditer l'introduction. Les efforts des vivants rejoignent ainsi ceux des disparus, trompant la vigilance des « sombres déités de l'Empire des morts ».
Tables des matières :
   Tome I.
   - Avant-Propos, par P. Le Leyzour.
   - L'Académie de Peinture de Bordeaux (1768-1792), par C. Taillard.
   - Une autre vue du port de Bordeaux, par C. Taillard.
   - Vernet, par B. de Boysson.
   - Perronneau à Bordeaux, par M. Meaudre de Lapouyade.
   - Lonsing, par B. de Boysson.
   - Lacour, par R. Mesuret, F. Garcia et D. Gante.
   - Taillasson, par J.-P. Mouilleseaux.
   - Wertmüller, par B. de Boysson.
   - Bibliographie, sources manuscrites et expositions.
   Tome II.
   - Avant-Propos, par Daniel Rabreau et Jean-Claude Lasserre.
   - Bordeaux 1780-1815 : apogée et déclassement du premier port français, par Jean-Pierre Poussou.
   - L'Urbanisme, par Isabel Roux.
   - Les espaces publics dans les projets d'aménagement des terrains du Château Trompette, par Jean-Pierre Bériac.
   - L'architecte et la commande, par Christian Taillard.
   - L'architecture publique, par Isabel Roux.
   - Jardins, loisirs et fêtes : de la table de whist aux panathénées, par Jean-Pierre Bériac.
   - Le cadre de vie : distribution et décoration, par Philippe Maffre.
   - Louis Combes (1757-1818) ou l'antiquité à l'ordre du jour, par Robert Coustet.
   - Le « Style », par Daniel Rabreau.
   - Épilogue : « Images » d'architecture, par Bertrand Chameau.
   - Catalogue, par Robert Coustet et Jean-Claude Lasserre.
   - Bibliographie.
   Tome III.
   - Introduction.
   - « Le tout de la plus grande solidité et dans le meilleur goût », par Jacqueline du Pasquier.
   - Le marché du papier peint à Bordeaux à la fin du XVIIIe siècle, par Jacques et Françoise Blanc-Subes.
   - L'indiennage à Bordeaux à la fin du XVIIIe siècle, par Catherine de Gabory.
   - Meubles d'architectes à la fin de l'Ancien Régime et sous la Révolution, par Philippe Maffre.
   - La céramique à Bordeaux et la Manufacture des Terres de Bordes (1781-1790), par Jacqueline du Pasquier.
   - À la recherche de l'argenterie à l'époque révolutionnaire, par Geneviève Rapaport.
   - Les Fabreguettes, potiers d'étain, dans la deuxième partie du XVIIIe siècle, par Catherine de Gaborye.

120 euros (code de commande : 17946).

 

[BOUFFLERS (Stanislas Jean, marquis de)]. CALLEWAERT (Joseph) — La comtesse de Sabran et le chevalier de Boufflers. Paris, Perrin, 1990. In-8° sous reliure, jaquette et Rhodoïd d'éditeur, 406 p., (collection « Présence de l'Histoire »), bon exemplaire.
Sur la jaquette :
   
En 1777, le chevalier de Boufflers rencontre la comtesse de Sabran, qui va bouleverser sa vie. Il est laid, mais il a infiniment de verve, c'est l'un des hommes les plus spirituels de son temps. Éléonore de Sabran n'est pas précisément jolie, mais elle a une figure si piquante, un esprit si original, un tel charme et tant de talents que Boufflers est surpris, ravi, irrésistiblement séduit. Commencée sous le couvert d'une « amitié fraternelle », l'idylle devint une liaison célèbre et délicieuse. L'histoire de ce couple illustre l'art de vivre, d'aimer, de parler et d'écrire au XVIIIe.

15 euros (code de commande : 17772).

 

BOUISSOU (S.) — Petite histoire du costume français. Paris, Dunod, 1963. In-8° broché, 130 p., illustrations. (« Bibliothèque d’Enseignement Technique »).

7,50 euros (code de commande : 4741).

 

[BOURBON (Charles III, duc de)]. DUHAMEL (Pierre) — Le connétable de Bourbon ou L'honneur de trahir. Paris, Perrin, 1971. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 323 p., illustrations hors texte, (collection « Présence de l'Histoire »), exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   « Monsieur de Lescun, dit François Ier à son voisin, c'est maintenant que je suis vraiment duc de Milan. »
   II n'est déjà plus rien du tout.
   Pavie. Il est 8 heures. Le jour se lève à peine.
   Charles de Bourbon, à la tête de ses lansquenets, vient de changer l'issue de cette guerre qui s'enlisait dans l'hiver : le roi est prisonnier.
   Mais la joie de Bourbon n'est pas exempte de regrets immenses.
   Charles de Montpensier, qui n'était rien à onze ans, est devenu à quinze duc de Bourbon. Le plus grand seigneur après le roi. Le gentilhomme le plus riche et le plus fastueux des cours de France, d'Espagne et d'Angleterre. Anne de Beaujeu en a fait un prince courtois, sérieux, fin politique et grand capitaine.
   Ce destin éblouissant va susciter la jalousie royale et la cupidité de la reine Marie-Louise de Savoie : disgrâce et parodies de procès mettront Bourbon dans le camp de Charles Quint.
   Ame royale et fière, mais toujours trahie, il finira grand condottière, menant au travers des États du Pape une ruée d'hommes aussi dénués que les mendiants des routes, fascinés par le mirage du sac fabuleux de Rome que leur promet cette haute et raide silhouette.
   Prince loyal ou chevalier félon, noble connétable ou aventurier désespéré, qui connaîtra le vrai visage de Bourbon ? L'auteur nous en donne un saisissant portrait à la fois objectif et passionné.

12 euros (code de commande : 17555).

 

BOUSSEL (Patrice) — Lieux et histoires secrètes de Bretagne. S.l., Éditions de la Porte Verte, 1980. Grand in-8° sous reliure et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 207 p., nombreuses illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, (collection « Lieux et Histoires Secrètes », n° 2).

20 euros (code de commande : 13042).

 

BOUTIOT (Théophile) — Histoire de la ville de Troyes. Tomes I, II, III, IV et V. Marseille, Laffitte Reprints, 1977. Cinq volumes in-8° sous reliure d'éditeur, t. I : XX, 523 p., t. II : VI, 591 p., t. III : 642 p., t. IV : 661 p., t. V : XX, 481 p., quelques illustrations et deux plans dépliants hors texte, tirage limité à 300 exemplaires numérotés (n° 190).
   
@ Il s'agit de la réimpression de l'édition publiée de 1870 à 1880. Le cinquième volume contient la table générale.

Les cinq volumes : 250 euros (code de commande : 12405).

 

[BRASILLACH]. ISORNI (Jacques) — Le procès de Robert Brasillach (19 janvier 1945). Paris, Flammarion, 1956. In-12 broché, VIII, 219 p., trace de pliure à la couverture, nom manuscrit sur la page de garde.
Extrait de l'introduction :
   « C'est en décembre 1946 que ce livre a été publié. Pour la première fois, l'éloge d'un homme, qui venait d'être condamné par une Cour de Justice, paraissait en librairie, officiellement, c'est-à-dire en dehors de la nouvelle clandestinité. De la part de l'éditeur, M. Charles Flammarion, c'était un acte de courage. Il y eut de nombreuses protestations, des articles véhéments, un notamment de M. Emile Bure, dans le journal l'Ordre, qui décidait que la publication de ce livre faisait de son auteur « un simple factieux »...
   Depuis dix ans, le inonde et l'opinion ont tourné, les tribunaux militaires acquittent les journalistes encore accusés de « collaboration », Robert Brasillach s'est transfiguré. Les amitiés ferventes que son œuvre et son souvenir tragique ont suscitées sur plusieurs continents sont innombrables. Presque tous ses adversaires, même les plus irréductibles, ont fait silence. Gomme il l'avait prévu, en parlant d'André Chénier, il est devenu, pour beaucoup, un remords.
   Désireux d'éviter tout ce qui aurait pu éveiller une polémique, j'avais résolu, lorsque ce livre fut préparé, de m'en tenir à un témoignage objectif, le plus simple possible, et maintes circonstances restèrent dans l'ombre. Aussi, bien que le temps ait passé, une question se pose toujours. Elle se pose toujours, je pense, à la conscience du Général de Gaulle, qui si souvent se réfère aux principes et que doit, en vérité, torturer l'inquiétude, au moins quelquefois : pourquoi, comment a-t-il fait mourir Brasillach ? Si les journées révolutionnaires, le désordre de l'époque parviennent à expliquer la condamnation elle-même, quel motif humain trouver au rejet du recours en grâce, au refus de la commutation de peine, délibérément voulu ? »

9 euros (code de commande : 14069).

 

BRAUDEL (Fernand) L'identité de la France. Première partie : Espace et Histoire. Deuxième partie : Les hommes et les choses. Paris, Arthaud-Flammarion, 1986-1987. Deux parties en trois volumes in-8°, le premier broché et les deux autres sous la reliure du Grand Livre du Mois, 367, 221 et 476 p., illustrations in et hors texte en noir et en couleurs, jaquettes.

Les trois volumes : 30 euros (code de commande : 190/68).

 

[BRIAND (Aristide)]. VERCORS (Jean Bruller, dit) — Cent ans d'histoire de France. 1. L'apogée de la République ou Moi, Aristide Briand (1862-1932). Essai d'autoportrait. Paris, Plon, 1981. In-8° broché, 331 p., illustrations in et hors texte.
En quatrième de couverture :
   Moi, Aristide Briand n'est pas une biographie comme les autres. Briand n'ayant pas laissé de Mémoires, Vercors, en écrivain de grande classe expert à saisir de l'intérieur les hommes et les choses, s'est substitué à lui pour nous donner ici la plus vraie des autobiographies. Était-il manière moins infidèle de raconter une vie, de comprendre un destin, que de rendre ainsi la parole à celui qui demeure l'une des plus hautes figures de l'histoire contemporaine ? La rencontre est exceptionnelle et la réussite totale, car la sympathie ne masque jamais le regard critique. Et Aristide Briand, avec son éternelle cigarette entre les lèvres, est là tout entier, vivant dans son temps.
   Du jeune avocat de Saint-Nazaire, aux prises avec un « scandale » amoureux, au diplomate des accords de Locarno, deux grandes passions dominent cette vie et cette carrière politique bien remplie. La passion d'unifier et la passion de la paix. Avant la guerre, voici l'ami de Jaurès – avec lequel il rompra dans la tristesse – œuvrant pour l'union du socialisme français. Après la guerre, voici l'apôtre du désarmement, avec son horreur de la « guerre inhumaine », voulant redonner ses chances à l'Europe meurtrie. Le prix de ce grand livre est de montrer que ces passions, ces combats ont été portés par une même et longue fidélité.
   Ce portrait aux mille facettes, où revit de la façon la plus vivante toute une époque, ouvre de manière admirable une grande série de Vercors : « Cent ans d'histoire de France, 1862-1962 ».

10 euros (code de commande : 17376).

 

BUIX (Aimé) — Contes d'un trieur d'amandes. Contes des baronnies et du pays d'Albion en Bas-Dauphiné. Recueillis, transcrits et annotés par Guy Mathieu. Saint-Michel-l'Observatoire, 1983. In-8° broché, 95 p., illustrations.

9 euros (code de commande : 7076).

 

CACHIN (Marcel) — Écrits et portraits. Recueillis par Marcelle Hertzog-Cachin. Préface de Jacques Duclos. Paris, Les Éditeurs Français Réunis, 1964. In-8° broché, 294 p., illustrations hors texte, le portrait de Marcel Cachin qui figure sur la couverture a été réalisé par Picasso spécialement pour ce livre.
En quatrième de couverture :
   « C'est une fresque d'histoire vivante que nous offre le témoignage aigu et passionné de Marcel Cachin, du militant, de l'écrivain dont la vie s'identifia avec celle du mouvement ouvrier international.
   On trouvera dans ces pages des évocations, des biographies, des souvenirs consacrés à la vie, à la pensée, à l'action d'une série de grandes figures révolutionnaires.
   Ces textes ont été groupés sans tenir compte de la date laquelle ils ont été écrits, mais avec le souci de dégager l'ordre chronologique des événements historiques depuis la Commune de Paris jusqu'en 1951.
   Le livre se termine par une étude rédigée pendant la clandestinité, par Marcel Cachin : Science et Religion. »

13 euros (code de commande : 11710).

 

 

Une rare grande carte de France du Ier Empire

Carte de la France et du Royaume d'Italie divisés en Départemens.
Indiquant
1°. les Chefs-lieux des Départemens, Arrondissemens Communaux, Justices de Paix et autres etablissemens Civils et Militaires.
2°. les Routes de diverses Classes.
3°. les Fleuves, Rivieres et Canaux.
Par E. Mentelle, Membre de l'Institut National, et Secretaire ordinaire de S.A.I. le Prince Louis. P.G. Chanlaire, l'un des Auteurs de l'Atlas National de France.
A Paris, chez les Auteurs P.G. Chanlaire, Rue Geoffroy-Langevin n° 7. Et E. Mentelle, Rue Mazarine n° 52.

Carte dressée en 1812, au 1 : 1 500 000, gravée sur neuf feuilles, entoilée et pliée, aux limites politiques et administratives aquarellées, dont la dimension totale est de 1306
´ 1068 mm. (pliée : 190 ´ 275 mm.).
@ Cette belle et rare carte fut réalisée par Edme Mentelle (1730-1815) et Pierre-Grégoire Chanlaire.
Edme Mentelle (Paris, 1730-1815) obtint un poste de professeur de géographie et d'histoire à l'École militaire deux années après la publication remarquée de ses Éléments de géographie, en 1758. En 1792, il ouvrit des cours privés puis fut chargé de cours à l'École centrale et à l'École normale. Jouissant des faveurs de la Convention, il fut nommé membre de l'Institut dès sa création. Il publia de très nombreux ouvrages parmi lesquels une importante Géographie comparée, en 1778, un Précis de l'histoire universelle (dans lequel il traite Jésus-Christ d'imposteur...), la Géographie universelle, en collaboration avec Malte-Brun, etc.
Pierre-Grégoire Chanlaire (Wassy, 1758 - Paris, 1817) était un géographe attaché au bureau topographique du cadastre, on lui doit de nombreuses et importantes études géographiques et statistiques : l'Atlas de la partie méridionale de l'Europe, en 1801, le Nouvel atlas de la France divisée par départements, arrondissements et cantons, en 1802, l'Atlas général de la France conformément au traité de Paris, publié un an après sa mort, la Description topographique et statistique de France, en 1810-1811, etc.
& BNF : CPL Ge CC 2331.

850 euros (code de commande : 11118).

 

[CAVAIGNAC (Eugène)]. IBOS (Général) — Le Général Cavaignac. Un Dictateur républicain. Paris, Hachette, 1930. In-8° broché, portrait de Cavaignac en frontispice, 235 p., (collection « Figures du Passé »).
Extrait :
« Rien ne laissait deviner que la démocratie triomphante le [Cavaignac] hisserait d'un seul coup au faîte des grandeurs, d'où son inconstance le ferait presque aussitôt descendre. Ses faveurs devaient venir à lui, sans qu'il les eût sollicitées, car il ne restait rien du fougueux lieutenant qui, au temps de sa jeunesse, révolutionnait les garnisons. Le vent du désert, le tourbillon des batailles avaient détourné ailleurs ses ardeurs ; les méditations sous la tente ou dans le gourbi des camps avaient discipliné ses rêves. [...] Officier scrupuleux, déterminé à observer un loyalisme strict que sa vie guerrière lui rendait léger, il n'était pas disposé à échanger sa carrière, même pénible et sans avenir, contre un siège à la Chambre... »

12 euros (code de commande : 8539).

 



 

[CHARLES X]. CASTELOT (André) — Charles X. La fin d'un monde. Paris, Librairie Académique Perrin, 1988. In-8° sous reliure et jaquette, 587 p., illustrations, bel exemplaire..
En quatrième de couverture :
   André Castelot raconte admirablement la vie d'un prince de charme qui ne sut pas être roi parce qu'il pensa trop à Dieu et à Versailles, et refusa d'admettre que la Révolution et l'Empire avaient changé la France.
   Charles X, qui, jusqu'à son avènement, porta le titre de comte d'Artois, fut incontestablement léger et dépourvu de sens politique, mais il supporta ses exils successifs avec une grandeur qui force le respect. « Cette race sait admirablement mourir, écrivait Chateaubriand, soixante ans de malheurs ont paré la victime. »
   Il eut jusqu'à sa mort la nostalgie de l'Ancien Régime.
   – J'ai mes vieilles idées, disait-il, je veux mourir avec elles.
   Mais ces « vieilles idées » devaient conduire la monarchie à la catastrophe. Ni la bonne gestion de la France qui avait retrouvé la paix et de bonnes finances ni le débarquement en Algérie ne vinrent compenser ses maladresses. Les. ordonnances de Juillet, notamment celle qui supprimait la liberté de la presse, en furent le couronnement et déclenchèrent la révolution.
   C'est à la cour trop aimable de Trianon que tout avait commencé et c'est à Rambouillet que tout s'achèvera. Sous la menace du peuple de Paris, qui marchait vers le vieux château, Charles X dut abdiquer au profit de son fils Louis XIX. Celui-ci, après un « règne » de deux minutes, abdiqua au profit de son neveu, le duc de Bordeaux, qui ne régna jamais. Et ce fut un douloureux et troisième exil, achevé parla mort en 1836 à Goritz, d'où le corps du dernier roi de France sera sans doute prochainement rapatrié en France pour être inhumé à Saint-Denis.
   André Castelot, qui a suivi pas à pas le prince puis le roi, montre bien que ce petit-fils de Louis XV a incarné la fin d'un monde.

12 euros (code de commande : 18298).

 

CHARPIGNON (Dr) — Souvenirs de l’occupation d’Orléans par les Allemands en 1870-1871. Théorie de l'invasion ; ses effets - Les assassinats - Les blessés. Orléans, Herluison, 1872. [Orléans H. Herluison, Libraire-Éditeur 17, rue Jeanne-d'Arc, 17. 1872.] In-8° (135 ´ 203 mm.) broché, 62, [1 (table)], [1 bl.] p.
   
Le docteur Louis-Joseph Charpignon (1815-1886) fut un des grands théoriciens du magnétisme animal.
Préface :
   « À la suite des combats malheureux et des événements désastreux qui avaient laissé les armées allemandes pénétrer dans la France, Orléans fut occupé pendant cinq mois par des soldats de toutes armes, par des blessés, par des prêtres catholiques, par des pasteurs protestants, par des rabbins juifs, par des infirmiers, hommes et femmes, par des employés d'administrations diverses, par des convoyeurs, multitude que chaque partie de l'Allemagne liguée avait lancée sur la France.
   Des circonstances particulières et ma profession surtout, m'ayant forcé d'établir de fréquents rapports avec beaucoup d'Allemands, j'ai pu faire des observations intéressantes à plus d'un point de vue ; je viens les résumer ici, et ajouter quelques pages aux récits que d'autres écrivains orléanais ont faits de l'invasion allemande. »

25 euros (code de commande : 13396).

 

[CHARTIER]. MORICEAU (Jean-Marc) et POSTEL-VINAY (Gilles) — Ferme, entreprise, famille. Grande exploitation et changements agricoles. Les Chartiers XVIIe-XIXe siècles. Paris, Éditions de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, 1992. In-8° broché, 397 p., illustrations hors texte, (collection « Les Hommes et la Terre », n° 21), exemplaire du Service de Presse, couverture plastifiée, marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   Les transformations de l'agriculture dans l'Europe moderne ont suscité des analyses contradictoires jusqu'à remettre en cause la croissance du XVIIIe siècle, en France comme en Angleterre. Pour tenter d'y voir plus clair, ce livre propose un changement d'échelle. Retenant la famille comme unité d'observation, il prend pour objet l'histoire singulière de grands exploitants établis au nord de Paris – les Chartier. La dynastie suivie ici à la tête d'une même ferme et de quelques autres entre 1640 et 1850 témoigne d'un monde agricole en constante adaptation. Les contraintes qu'imposèrent les configurations successives de l'organisation familiale, des façons de produire et des réseaux d'échanges ont laissé d'importantes marges de choix qui ouvraient sur des itinéraires diversifiés et de multiples tâtonnements – pas toujours couronnés de succès. Pour ces fermiers cependant, la période examinée s'est traduite par un long cycle d'enrichissement qui a culminé en un âge d'or dans la première moitié du XIXe siècle. En dépit de très lourdes charges familiales, rien alors n'était nécessaire et tout, ou presque, était possible. Assurément, les Chartier n'étaient pas condamnés aux options qu'ils ont retenues. Mais quels qu'aient été leurs moyens et leurs interrogations sur les initiatives à prendre, aucun d'entre eux – et bien peu parmi leurs pairs – n'est passé de la grande culture à la firme. D'entrepreneurs, point. Ferme(s) et famille, les Chartier ne sont pas allés au-delà.

15 euros (code de commande : 15331).

 

CHASSAIGNE (Marc) — L'affaire Calas. Cinquième édition. Paris, Perrin, 1929. In-12 broché, 294 p., (collection « Énigmes et Drames Judiciaires d'Autrefois », 2e série).

9 euros (code de commande : 105/67).

CHASTENET (Jacques) La Belle Époque. La société sous M. Fallières. Paris, Arthème Fayard, 1951. In-12 broché, 159 p., illustrations, (collection « L'Histoire Illustrée »), jaquette.

10 euros (code de commande : 141/69).

 

CHAUSSINAND-NOGARET (Guy) — La noblesse au XVIIIe siècle. De la Féodalité aux Lumières. Paris, Hachette, 1976. In-8° broché, 239 p., (collection « Littérature & Sciences Humaines »). 1

10 euros (code de commande : 157/63).

 

CLANCIER (Georges-Emmanuel) La vie quotidienne en Limousin au XIXe siècle. Paris, Hachette, 1981. In-8° broché, 319 p., (collection « La Vie Quotidienne »), épuisé chez l'éditeur.

12 euros (code de commande : 145/66).

 

CLAUDE [Antoine François] — Mémoires de M. Claude. Chef de la Police de Sûreté sous le Second Empire. Paris, Le Club Français du Livre, 1962. In-8° sous reliure et Rhodoïd d’éditeur, 322 p., illustrations, (collection « Mémoires », n° 13), exemplaire numéroté, à l’état de neuf.
Extrait de la note de l'éditeur :
   « Mais à quoi donc ressemblait cet homme-là ? M. Claude se décrit peu, sauf pour évoquer sa ressemblance avec Béranger et son air « bonhomme ». Nous avons heureusement retrouvé un signalement plus précis du nommé « Claude, Antoine, François, jeune soldat de la classe de 1825, âgé de 22 ans » et que les médecins de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce renvoient dans ses foyers parce qu'il est atteint « de rétractation permanente d'un orteil au pied gauche » (sic) : « taille : 1 mètre, 660 millimètres ; cheveux et sourcils : bruns ; yeux : bruns ; front : couvert ; nez : gros ; bouche : moyenne ; menton : rond ; visage : ovale ».
   Nous savons encore qu'il est né à Toul (Meurthe), en 1807, qu'il est mort à Vincennes en 1880, et qu'il fut successivement employé du Parquet, commissaire de Police, puis, sous l'Empire, nommé chef de la Police de Sûreté par Piétri. Il prit sa retraite en 1875.
   La Lanterne du 4 avril 1880 publiait l'articulet suivant : « Nous apprenons la mort de M. Claude, ancien chef de la police de sûreté. Avant de mourir il aurait bien fait de donner quelques leçons à M. Macé, relativement à la façon dont il faut s'y prendre pour arrêter les assassins. Peut-être y a-t-il cependant des notes ou des Mémoires. Si la famille se décide à les publier, tout ne sera pas perdu. »
   Rien n'est perdu puisqu'il y avait, en effet, des Mémoires. On a parfois douté de leur authenticité, ou du moins que M. Claude en eût écrit l'intégralité. Une lecture attentive fait apparaître assez nettement ce qui a pu être « développé » par la famille, et ce qui, au contraire, a les plus grandes chances d'être issu, tel quel, des carnets de notes du policier retraité. Faut-il dire que notre choix a précisément porté sur ces fragments, ceux qui d'ailleurs donnent des bas-fonds et dessous de l'époque l'image la plus précise et la plus saisissante. »

20 euros (code de commande : 11805).

 

La Cour & la Ville sous Louis XV d'après les mémoires de J. Casanova de Seingalt. Aventures galantes de Casanova en France. Finances et cabbale - Le Parc-aux-Cerfs - Les maîtresses de Louis XV. Introduction et notes par Jean Hervez. Paris, Albin Michel, s.d. In-8° demi-veau moucheté, dos orné passé, tête dorée, LII + 363 p., illustrations hors texte, (collection « Mémoires Historiques »).

20 euros (code de commande : 195/68).

 

COURNOT (A.A.) — Œuvres complètes. Tome VII : Des Institutions d’instruction publique en France. Édité par Angèle Kremer-Marietti. Paris, Vrin, 1977. In-8° broché, X + 402 p., (« Bibliothèque des Textes Philosophiques »), exemplaire non coupé.

20 euros (code de commande : 169/60).

 

COGNIET (Capitaine Jean) — Bazeilles. 31 août - 1er septembre 1870. 2e édition. [Paris], [Chantelard], [1968]. In-8° broché, 96 p., illustrations.

10 euros (code de commande : 1870).

 

COMBES (André) — Les trois siècles de la Franc-Maçonnerie française. 2e édition revue et corrigée. Paris, EDIMAF, 1994. In-8° broché, 222 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   C'est à partir d'un ouvrage qu'il avait rédigé pour les Éditions Bastogi la Massoneria in Francia delle origini a oggi qu'André Combes a élaboré les Trois Siècles de la Franc-Maçonnerie française en complétant et remaniant son texte primitif.
   Il nous fait parcourir d'un pas alerte en un style clair et vivant que n'alourdit aucun pédantisme, le long chemin qu'a suivi en France l'Institution maçonnique, du siècle des lumières à celui du laser et de l'ordinateur.
   À travers ses heures de gloire et ses vicissitudes, la Franc-Maçonnerie – André Combes nous en donne une évidente démonstration – a su rester elle-même, fidèle à ses méthodes et à ses principes qui en garantissent la pérennité. Car l'ouvrage se termine sur un panorama précis et documenté de la réalité contemporaine de l'Ordre et sur les perspectives que lui offre l'avenir.
   Un ouvrage enrichissant tout autant qu'agréable à lire, donnant une image dynamique et fiable de la F.-M. française d'hier et d'aujourd'hui, et né sous la plume d'un historien universitaire profondément imprégné de son engagement maçonnique.

15 euros (code de commande : 14609).



DANSETTE (Adrien) Histoire des Présidents de la République. Paris, Club des Libraires de France, 1956. In-8° sous reliure toilée et Rhodoïd d'éditeur, 370 p. + Annexes, tableaux généalogiques, illustrations hors texte, (collection « Histoire », n° 13), exemplaire numéroté, en parfait état.
Avant propos :
« On a consacré des milliers d'ouvrages aux institutions monarchiques de la France et à ceux qui les ont illustrées, nos souverains, rois et empereurs. Nous connaissons leur vie publique et privée de leur naissance à leur mort ; nous savons la nature de leur autorité, ses origines, et comment ils en usaient. Leurs idées, leurs sentiments, leurs actes, les batailles qu'ils ont gagnées ou perdues, les femmes qu'ils ont aimées, rien de ce qui les concerne ne nous laisse indifférents. Or, la République a succédé à la Monarchie, ses présidents ont pris la place des rois et des empereurs dans la mesure où ils ont hérité leurs pouvoirs, et, sauf quelques images conventionnelles, nous ignorons à peu près tout d'eux.
Comment, à quelques exceptions près, saurait-on ce que furent les présidents ? Si la Première République n'avait pas voulu en avoir, la Deuxième, par un excès inverse, fit le sien trop puissant; Louis-Napoléon Bonaparte est bien connu parce que, président, il était déjà presque empereur. La Troisième commença par Thiers ; il gouverna plus qu'il ne présida et c'est pourquoi lui aussi n'est pas ignoré. Le récit de leurs magistratures, à l'un et à l'autre, se confond avec l'histoire politique du pays et nous ne pouvons ici qu'en retracer les lignes maîtresses.
Mais ensuite, les titulaires de la Présidence se dégagent mal des brumes d'un passé pourtant proche. La silhouette de Mac-Mahon possède encore une certaine netteté parce qu'il tenta de jouer le rôle de régent ; bien malgré lui, il donna à l'institution présidentielle, telle que l'avaient créée les lois constitutionnelles de 1875, une forme destinée à ne plus évoluer que lentement jusqu'à la fin du régime, et même au-delà, car, après une éclipse de plus de six ans, elle nous a été restituée par la Quatrième République, d'esprit moins changé que de visage.
Outre l'office de représentation, son rôle, dont trois mots pourraient résumer l'essentiel : – conseil, arbitrage, permanence, – a été surtout assuré grâce à des contacts personnels au cours d'entretiens particuliers. Voilà pourquoi son influence discrète, ce qui ne veut pas dire négligeable, a échappé à la plupart des contemporains. Voilà pourquoi elle n'a guère laissé de traces susceptibles de rendre son véritable aspect. Voilà pourquoi elle a peu tenté les historiens et même les chroniqueurs : des biographies dignes de ce nom, encore que cursives, ont été consacrées à Poincaré, à Deschanel, à Millerand et à Doumergue ; un secrétaire général de la Présidence a publié le journal de bord du septennat de Loubet ; Lebrun a, comme Poincaré, laissé des mémoires. C'est à peu près tout. Aucun ouvrage d'ensemble n'a été consacré à l'histoire de l'institution présidentielle et à ses dix-sept titulaires.
Grâce à une documentation écrite en partie inédite et aux souvenirs qu'ont bien voulu évoquer pour nous de nombreux témoins, nous avons essayé, pour combler cette lacune, de faire revivre la Présidence de la République en une évocation rapide. Son prestige et son efficacité ont beaucoup varié selon la valeur et l'habileté de ceux qui l'ont incarnée. L'histoire politique de la Présidence ne s'éclaire qu'au scintillement de la petite histoire des présidents. Au risque de paraître frivole, nous n'avons donc pas hésité, pour appréhender pleinement la réalité, à les montrer tels qu'ils furent dans leur vie quotidienne, inséparable de leur magistrature d'influence. »

20 euros (code de commande : 10500).

DAYOT (Armand) — De la Régence à la Révolution. La vie française au XVIIIe siècle. Paris, Flammarion, s.d. In-4° oblong sous cartonnage d'éditeur, 347 p., très nombreuses illustrations, bel exemplaire malgré quelques rousseurs.

80 euros (code de commande : 10037).

 

DELAFOSSE (Marcel) et LAVEAU (Claude) — Le commerce du sel de Brouage aux XVIIe et XVIIIe siècles. Paris, Armand Colin, 1960. In-8° broché, 134 p., illustrations à déplier hors texte, (collection « Cahiers des Annales », n° 17), couverture plastifiée, ex-libris manuscrit du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
Table des matières :
   Introduction et sources.
   Chapitre I : Superficie des marais salants, situation, technique de production.
      - Superficie de la saline. - Situation des marais salants. - La production du sel.
   Chapitre II : Propriétaires et sauniers.
      - Les propriétaires. - Les sauniers.
   Chapitre III : La vente du sel.
      - Les mesures. - Les marchands locaux. - Les conflits entre propriétaires et marchands au XVIIe siècle. - Les Vallet de Salignac et de La Touche. - Propriétaires et marchands à la fin du XVIIIe siècle.
   Chapitre IV : Les droits sur le sel et la fraude.
      - Montant des droits. - Colbert de Terron et la ferme des 35 sols. - La fraude. - La lutte contre les droits.
   Chapitre V : Les acheteurs et le transport du sel.
      - Quantités vendues. - Le sel des gabelles. - Provinces rédimées, pêche, étranger.
   Chapitre VI : Variations des prix et crises.
      - Le graphique. - Les variations mensuelles. - Les crises du XVIIe siècle. - La crise de 1711-1715. - Dix années de hauts prix.

20 euros (code de commande : 16064).

 

Dénombrement de la population 1946. Paris, Imprimerie Nationale, 1947. In-8 broché, 925 p., on joint la Liste des errata.

20 euros (code de commande : 216/57).

 

DESGRANGES (Abbé) Les crimes masqués du « résistantialisme ». [Nouvelle édition.] Paris, L'Élan, 1948. In-8° broché, 187 p.

s10 euros (code de commande : 150/69).

 

DE VAUX DE FOLETIER (François) Les Tsiganes dans l'ancienne France. S.l., Connaissance du Monde, 1961. In-8° broché, 246 p., illustrations hors texte.

10 euros (code de commande : 3477).

 

DEYON (Pierre)Le temps des prisons. Essai sur l'histoire de la délinquance et les origines du système pénitentiaire. Lille, Université de Lille III - Éditions Universitaires, 1975. In-8° broché, 190 p., (collection « Encyclopédie Universitaire »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   
L'étude historique de la délinquance révèle des régularités statistiques et des évolutions liées au développement de l'urbanisation, de la production marchande et de l'instruction. Déjà, l'ancienne monarchie administrative avait imaginé pour les pauvres et les vagabonds l'esquisse d'un régime pénitentiaire. La Révolution libérale et bourgeoise en a fait la base de son système de dissuasion et de répression.
Table des matières :
   
- Avant-propos.
   Chapitre I. L'ancien droit pénal.
   Chapitre II. L'enfermement et la monarchie administrative.
   Chapitre III. Dépendants et marginaux.
   Chapitre IV. L'évolution de la délinquance au XVIIIe.
   Chapitre V. La réforme des institutions judiciaires.
   Chapitre VI. Naissance de la criminologie et illusions pénitentiaires.
   Chapitre VII. Un exemple régional, une enquête en cours.
   - Annexes.

15 euros (code de commande : 18201 - vendu).

 

DIOQUE (Georges) — Au pays Caturige. L'histoire millénaire de Chorges. Paris, Chez l'auteur, 1980. In-8° broché, 94 p., illustrations, carte.

13 euros (code de commande : 177/63).

 

Discours de réception de M. Pierre Gaxotte à l'Académie française et réponse de M. Le Général Weygand. Paris, Arthème Fayard, 1953. In-12 broché, 121 p., exemplaire numéroté.

15 euros (code de commande : 6462).

 

Le Dix-huitième siècle galant et libertin. Recueil de documents curieux et rares sur l'amour et les femmes galantes au XVIIIe siècle. Précédé d'une introduction par le bibliophile Pol André. Paris, Albin Michel, s.d. In-8° demi-veau moucheté, dos orné passé, tête dorée, XV + 330 p., illustrations hors texte.

20 euros (code de commande : 207/68).

 

DUBY (Georges) Guillaume le maréchal ou le meilleur chevalier du monde. Paris, Fayard, 1984. In-8° broché, 189 p., (collection « Les Inconnus de l'Histoire »).

7,50 euros (code de commande : 6873).

 

DUEMMLER (Ernst)De Arnulfo francorum rege. Dissertation inauguralis historica quam consensu et auctoritate amplissimi philosophorum ordinis in Alma Literarum Universitate Friderica Guilelma. Berolini, Typis C. Feisteri, [1852]. In-8° cartonné, dos lisse, pièce de titre de chagrin rouge, blason doré au coin supérieur gauche du premier plat, 172 p.

25 euros (code de commande : 27/64).

 

[DUPANLOUP (Félix Antoine Philibert)]. FAGUET (Émile) — Mgr Dupanloup. Un grand évêque. Paris, Hachette, 1914. In-8° demi-maroquin brun, dos à 5 nerfs orné de filets-triples formant des caissons, filets-doubles sur les plats, tête dorée, couverture conservée, 252 p., quelques illustrations hors texte, (collection « Figures du Passé »).
Table des chapitres :
   I. La jeunesse. Saint-Nicolas du Chardonnet.
   II. La mort de Talleyrand. La Sorbonne.
   III. L'évêché d'Orléans.
   IV. Au château de la Combe. Les polémiques.
   V. Le concile et l'infaillibilité pontificale.
   VI. L'Assemblée nationale.
   VII. Le libéralisme de Mgr Dupanloup.
   VIII. La pédagogie de Mgr Dupanloup. L'instruction des femmes.
   IX. Le directeur de conscience. L'amour conjugal.
   X. L'orateur. L'écrivain.

   
Page de titre et reliure.

30 euros (code de commande : 17965).

 

DUPONT (Edouard) Histoire De La Rochelle. Fontenay-le-Comte, Imprimerie Commerciale, 1981. In-8° broché, 11, 640 p., tirage limité à 1000 exemplaires, en très bon état.
   
Il s'agit de la réédition de l'édition originale publiée à La Rochelle, chez Mareschal, en 1830.
Table des matières :
   Livre I : 520-1373.

   Commencemens de la ville - Les seigneurs de Mauléon - Chartes octroyées - La Rochelle aux Anglais - Siège et prise de la ville par Louis VIII - Juifs chassés - Journée de Poitiers - La Rochelle cédée aux Anglais - Grand combat naval des Anglais et des Espagnols - Jean Chaudrier délivre la Rochelle des Anglais - Traité des Rochelais avec le Roi de France - Libertés conquises.
   Livre II : 1373-1548.
   Le nouveau port construit - Armes de la ville - Descentes et incursions des Anglais - Le Dauphin (Charles VII) à la Rochelle - La femme inspirée - Siège de Mornac - Altération des privilèges - La tour de la Lanterne achevée - Louis XI à la Rochelle - Représentation d'un mystère - Les pirates Rochelais - La peste - Honneurs rendus au maire de Saint-Jean-d'Angély - Discordes civiles - La commune abolie - François Ier vient pour châtier les Rochelais - Une partie de la ville renversée par l'explosion d'un magasin de poudre - La commune rétablie.
   Livre III : 1548-1568.
   La Réforme - Ramasseur, envoyé de Calvin dans l'Aunis - Martyrs à la rochelle - Projets de citadelle - Droit de porter des arquebuses à la chasse accordé aux Rochelais - Temples souterrains - Représentation d'un mystère calviniste - Horloge envoyée au Roi de Maroc Troubles religieux - Destruction des images - Pièces de canons refusées au duc de Montpensier - Subsides accordés au prince de condé - Sinode de Saintes - La Rochefoucaud ne peut surprendre la ville - Le duc de Montpensier plus heureux - Abolition du culte réformé - Tyrannie royale - Les aventuriers chassés - Le capitaine Chesnet - Deux maires à la fois - Charles IX à la rochelle - Le cordon de soie devenu séditieux - L'ancienne commune abolie, puis rétablie - Tyrannie populaire - Le prince de condé maître de la ville - Expéditions sur terre et sur mer - Paix de Long-Jumeau - Progrès de l'esprit républicain - La Cour irritée contre les Rochelais - Préparatifs de défense - Traité avec le prince de Condé - Arrivée du rince et de sa famille à la Rochelle.
   Livre IV : 1568-1589.
   Gouvernement des princes - Prise de l'abbaye de Saint-Michel en l'Herm - Impôts payés pour l'amour de la reine de Navarre - Son fils sauvé par le capitaine Lardeau - Pirates Rochelais - Bataille de Jarnac - Assemblée de Tonnay-Charente - Siège de Poitiers - Bataille de Montcontour - 60.000 réfugiés à la Rochelle - Coligny refait son armée - La Rochelle bloquée - La flotte des Princes lui rend la mer libre - La Noue - Édit de Saint-Germain-en-Laye - Les Rochclais en garde contre les perfidies de la Cour - Aventure romanesque du vieux Coligny - Synode de la Rochelle - La Saint-Barthélémy - La Noue deux fois traître en faveur de la paix - Siège de 1573. Les femmes combattent - Monsieur , obligé d'en passer par les conditions des Rochelais après neuf assauts - Traité de paix - Les Zélés mécontens - Troubles intérieurs - La Noue vient dévoiler aux Rochelais les desseins de la Cour - Ils prennent les armes et demandent la convocation des États généraux - Mort de Charles IX - La Reine mère achète une trêve des Rochelais - Assemblée de Millaud - Henri III arrive en France - Édit du 14 mai 1576 - Il est mal observé - Les troubles recommencent - Condé surprend la Rochelle - Henri III, chef de la Ligue - Victoires du roi de Navarre - Il devient, par la mort de Condé, seul chef de son parti - Assemblée générale des calvinistes à la Rochelle - Henri III proscrit la ligue - Il se jette dans les bras du roi de Navarre - Siège de Paris - Jacques Clément - Un roi de France calviniste.
   Livre V : 1589-1628.
   Les Rochelais secourent Henri IV de leurs deniers et de leurs vaisseaux - Ils chassent son amiral de leurs rades, et les gendarmes du duc d'Epernon, de leurs campagnes - La flotte espagnole fuit devant celle des Rochelais - Le Roi se fait catholique - Assemblées séditieuses des protestans - La prise d'Amiens les fait rentrer dans le devoir - Les funérailles d'un maire - Les protestans peu satisfaits de l'Édit de Nantes - Les prêtres reparaissent à la Rochelle - Sully, protecteur des Rochelais - Henri IV assassiné - La Rochelle se déclare contre la Cour, à l'instigation du duc de Rohan - Traité avec Condé - Ce prince à la Bastille - Les Rochelais s'emparent de Rochefort - Discordes intestines - Les catholiques rétablis dans le Béarn - Assemblées séditieuses des protestans à la Rochelle - Une armée royale dans l'Aunis - Guiton, amiral des Rochelais, chasse des rades les vaisseaux du Roi - Défaite de M. de Soubise - Les Rochelais, resserrés dans leur ville, restent maîtres de la mer - Le Fort-Louis - Grande bataille navale - La nouvelle de la paix sépare les combattans - La ville fait don d'un vaisseau de guerre à l'amiral Guiton - Nouveaux troubles au sujet du Fort-Louis - Projets menacans du cardinal de Richelieu - M. de Soubise à Blavet - Thoiras se rend maître de l'île de Ré - Les Rochelais battus sur mer - Louis XIII veut qu'ils se mettent à sa discrétion - Le roi d'Angleterre leur promet son appui, et ils obtiennent la paix - Nouvelle coalition - Madame de Rohan à la Rochelle - Les Anglais à l'île de Ré - Le Roi, en personne, vient assiéger la Rochelle - Première armée anglaise - Les incendiaires - La digue - Guiton, maire - Deuxième armée anglaise - Famine horrible - Troisième armée anglaise - Reddition de la Rochelle.
   Livre VI : 1628-1789.
   Les protestans du royaume soumis - La Rochelle refleurit - Troubles de la Fronde - Dévoûment des réformés Rochelais à la cause de Louis XIV - Ils en sont mal récompensés - Persécution par les Jésuites - Révocation de l'Édit de Nantes - Le Roi songe à détruire la Rochelle - Bombardement de St.-Martin (ile-de-Ré) - Malheurs publics - État des chemins de l'Aunis en 1710 - Milices Rochelaises - La Régence - La mairie redevient élective - Chambre de commerce - Société philarmonique - Académie Royale - Collège de Médecine - Bibliothèque publique - Mariages aux frais de la commune - Histoire de la Rochelle par le P. Arcère - Entreprises des Anglais sur l'île d'Aix et Rochefort - Valeur et dévoûment des Rochelais -Verrerie à Lafond - Fêtes religieuses retranchées - Le Mail - Troubles intérieurs du Royaume - Guerre d'Amérique - La Cathédrale rebâtie - L'Arsenal - La Statue de Henri  IV - Assemblée des Notables.
   Livre VII : 1789-1829.
   La cocarde tricolore - Dons patriotiques - Administration municipale et départementale - Fédération des deux rives de la Charente - Premières révoltes pour le pain - Société des Amis de la Constitution (club) - Troubles religieux - Départ des volontaires pour l'armée - Fête pour un drapeau pris à l'ennemi - Compagnie d'enfans - Désordre aux Augustin - Défaite des Rochelais dans la Vendée - Vengeances horribles dans la ville - Maximum et disette - Les chars et les déesses - La guillotine permanente - Les terroristes désarmés - Corsaires Rochelais - Le canal de Niort - Translation de la Préfecture à la Rochelle - Les licences - La restauration - Commerce - Cours industriels - Les Bains.

35 euros (code de commande : 16544). 

 

EINHARDVita Karoli Magni. Post G. H. Pertz recen-suit G. Waitz. Edition sexta. Curavit O. Holder-Egger. Hannoverae et Lipsiae, Impensis Bibliopolii Hahniani, 1940. In-8° broché, XXIX + 60 p., (collection « Scriptores Rerum Germanicarum in Usum Scholarum »).

15 euros (code de commande : 184/64).

 

ELÉGOËT (Louis) — Ancêtres et terroirs. Onze générations de paysans en Basse-Bretagne. [Rennes], Ouest-France, 1990. In-8° broché, 375 p., (collection « De Mémoire d'Homme : l'Hiostoire »), illustrations in et hors texte, marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   L'auteur a consacré cet ouvrage à quatre de ses ascendants qui vécurent en Basse-Bretagne entre 1655 et 1920 (onze générations). Le premier fut paysan-marchand de toile, le deuxième maire et juge de paix pendant la Révolution, le troisième, paysan aisé et le quatrième, meunier.
   Tout en prenant ses ancêtres en filature, Louis Elégoët les replace dans leur contexte historique. Il décrit le microcosme dont ils faisaient partie et tamise le terreau culturel sur lequel ils ont poussé et qui les a fait vivre.
   Le véritable propos de cet ouvrage : faire sortir de la foule des humbles quelques «silencieux de l'Histoire», c'est-à-dire des anonymes qu'on ne considère habituellement qu'en termes de masses et non en tant qu'individus.
   Né à Saint-Méen (Finistère) en 1942, Louis Elégoët est professeur d'histoire-géographie et de breton au collège Saint-Joseph de Landerneau. Il a soutenu, en 1980, une thèse de 3e cycle sur l'histoire de sa commune natale.

15 euros (code de commande : 14735).

 

[ENGHIEN]. MELCHIOR-BONNET (Bernardine) Le duc d'Enghien. Vie et mort du dernier des Condé. Paris, Amiot-Dumont, 1954. In-8° broché, 271 p., (collection « Présence de l'Histoire »)

10 euros (code de commande : 213/68).

 

ESPAGNE (Jean-Pierre) Quand les Pyrénéens parcouraient le monde. Autobiographie et aventures d'un colporteur, orpailleur sous le second Empire. Saint-Gaudens, L'Adret, 1985. In-4° broché, 224 p., illustrations hors texte, couverture rempliée, exemplaire numéroté.
@ Ce livre est le fac-similé intégral du cahier où J.P Espagne rédigea sa vie. Petit paysan pyrénéen, il fut colporteur et chercheur d'or en Australie dans les années 1850-1860.

20 euros (code de commande : 190/61).

 

FARGUE (Léon Paul) — Les grandes heures du Louvre. Illustrations de G. Arditi. Paris, Les Deux Sirènes, 1948. In-8° broché, 267 p., exemplaire non coupé.

18 euros (code de commande : 187/70).

 

FAUCHERRE (Nicolas) — Places fortes, bastions du pouvoir. Dessins originaux de Serge François. Paris, Relpart, 1986. In-8° broché, 11 p., illustrations.

13 euros (code de commande : 6880).

 

Les Français en Amérique pendant la première moitié du XVIe siècle. Introduction par Ch.-A. Julien. Textes des voyages de Gonneville, Verazano, J. Cartier et Roberval. Paris, Presses Universitaires de France, 1946. In-8° broché, 223 p., non coupé, dos taché, (collection « Colonies et Empires »).

9 euros (code de commande : 3846).

 

[FRANÇOIS Ier]. PORCHÉ (Vladimir) Le chevalier Françoys. Paris, Flammarion, 1970. In-8° broché, 274 p., (collection « L'Histoire en Liberté »).

9 euros (code de commande : 217/68).

 

[GALLOT (Jean-André, dir.)] — Seine-et-Oise. Aspect géographique, historique, touristique, économique et administratif du département. Paris, Alepee & Cie, [1955]. In-4° sous reliure d'éditeur, 310, XXVI p., nombreuses illustrations dont quelques-unes en couleurs, une carte dépliante hors texte, (collection « Les Documents de France »).
Table des matières :
  Géographie et histoire 
     - Géologie et Géographie, par M. Deveze.
     - Histoire du Département, des Origines à 1919, par H. Lemoine.
   Villes et Châteaux
     - Le rayonnement de Versailles, par M. Mauricheau-Beaupré.
     - La construction du château de Versailles et sa conservation, par M. Japy.
     - Versailles, Domaine Royal, par R. Lagrave.
     - Châteaux de Seine-et-Oise, par R. Heron de Villefosse.
     - Petites Capitales de Seine-et-Oise, par J.P. Levron.
     - Port-Royal des Champs, par J.-P. Babelon.
   Tourisme
     - Seine-et-Oise, Pays de Tourisme, par M. Mettetal.
     - Les Boucles de la Seine, par J.P. David.
     - Pontoise, ancienne Capitale du Vexin Français, par A. Gagneur.
     - La Chasse à courre, par le duc de Brissac.
     - La Société Sportive d'Encouragement.
     - Le Rallye Bonnelles.
     - Le Yachting à Voile en Seine-et-Oise
, par G. Thierry.
     - Le Folklore, par G. Guyonnet.
   Arts et vie intellectuelle
     - Les Peintres de Seine-et-Oise, par J.P. Palewski.
     - Les Musiciens de Seine-et-Oise, par H.L. Sarlit.
     - La Bibliothèque de Versailles, par P. Breillat.
     - L'intérêt historique des Archives de Seine-et-Oise, par J. Levron.
     - La Vie Catholique, par Mgr. Renard.
     - Saint-Cyr École, par J. Lachenaud.
     - Grands Établissements d'Études et de Recherches (Laboratoire de Bellevue ; Centre d'Études nucléaires de Saclay ; Pavillon de Breteuil ;
        Observatoire de Meudon ; Observatoire de Juvisy-sur-Orge ; Centre International d'Études Pédagogiques de Sèvres ; École de Grignon ;
        École Nationale d'Horticulture ; Institut National de la Recherche Agronomique ; École Nationale Supérieure de Céramique de Sèvres).
   Reconstruction et Urbanisme
     - La Reconstruction.
     - L'Équipement sanitaire et social.
     - L'Enseignement, par R. Vignaud.
     - Le Lycée Hoche, par M. Sire.
   La Banlieue de Paris
   
  - La Banlieue de Paris en Seine-et-Oise, par M. Deveze.
     - Ma Banlieue, par P. Harel Darc.
     - Les routes et la circulation, par M. de Buffevent.
     - La navigation sur les fleuves, rivières et canaux, par M. Blosset.
     - Aménagement de la Région parisienne, par A. Grimaud.
     - Le Recensement de 1954 en Seine-et-Oise, par R. Berrurier.
     - L'Assemblée de l'Union Française à Versailles, par M. Aubert.
   L'Agriculture
     - Seine-et-Oise et Agriculture, par A. Lefebure.
     - Régions agricoles, par L. Poupinel.
     - Les Forêts en Seine-et-Oise.
   Organismes et établissements agricoles, industriels, commerciaux, culturels et sociaux
     Les Tulipes de France ; La Roseraie de Versailles ; Fabrique de Levure, Sucre et Alcools de Saint-Ouen ; La Sucrerie Pierre Corbin ;
        La Sucrerie Agricole Coopérative de Morigny ; Sucreire Coopérative Agricole de Maisse ; Coopérative Agricole de la Vallée de l'Oise et
        du Thelle-Précy-Persan ; Sucrerie Agricole de Goussainville ; L'Aéroport de Paris ; Électricité de France et Gaz de France ; Caisses d'Épargne et
        de Prévoyance de Seine-et-Oise ; Crédit Lyonnais ; Les Industriels de Deuil-La-Barre ; Groupement des Industriels de Poissy ; Les Fonderies
        Cromback ; La Télémécanique Électrique ; Électrotubes Solesmes ; Idéal Standard ; Chanard ; Électro Cable ; Moteurs Constant ; CIPEL ;
        Les Pompes Guinard ; Le Joint Français ; La Chaudronnerie Industrielle ; Établissements Andouart ; Cartoucherie Française ; La Céllophane ;
        Técalémit ; Hutchinson ; Lambert Frères ; Affinerie de Juvisy ; Société des Mines et Fonderies de Zinc de la Vieille Montagne ;
        Établissements Gilbert & Blanzy-Poure ; Pathé Marconi ; La Ventilation Industrielle et Minière ; Filotex ; Leneindre ; Lucien Lemaître ; Établissements
        Parra Mantois et Cie ; Instruments de Musique Henri Selmer et Cie ; Établissements Buffet-Crampon ; Imprimerie Crété ; Société Nouvelle de
        Papeterie ; Papeteries de Ballancourt ; Établissements Darras ; L'École Saint-Martin ; Le Collège Saint-Jean de Béthune ; Domaine de Voisins ;
        Stade et Club Shell à Rueil-Malmaison ; Trianon Palace Hôtel ; Société d'Exploitation des Eaux et Thermes d'Enghien-les-Bains ; Les Roches
        Santeuil ; Cacao Barry ; Compagnie Française du Malt Kneipp ; Pain complet François ; Maison Alindret ; Laboratoires du Dr Debat ;
        Établissements René Villemer et ses Fils ; Avions Marcel Dassault ; Marc Darbonne.
     

25 euros (code de commande : 11695).


GARNIER (Joseph). La recherche des feux en Bourgogne aux XIVe et XVe siècles.
Dijon, Lamarche, 1876.
Pour en savoir plus...

95 euros (code de commande : 11205).

 

GAULLE (Charles de)

 

GAXOTTE (Pierre)La France de Louis XIV. Paris, Hachette, 1946. In-8° broché, 396 p., (collection « Les Grandes Époques de l'Histoire »).
Table des matières :
   Chapitre I : L'entrée du roi.
   Chapitre II : La monarchie.
   Chapitre III : Colbert ou la dictature du travail.
   Chapitre IV : Louvois ou la tentation de la guerre.
   Chapitre V : Lille, Besançon, Strasbourg.
   Chapitre VI : Vauban et la frontière.
   Chapitre VII : Versailles.
   Chapitre VIII : L'honnête homme et l'esprit classique.
   Chapitre IX : Le règne de Mme de Maintenon ?
   Chapitre X : Les luttes religieuses et la révocation de l'Édit de Nantes.
   Chapitre XI : La science et l'incrédulité.
   Chapitre XII : La deuxième guerre de Cent Ans.
   Chapitre XIII : Famine monétaire.
   Chapitre XIV : Le couchant.
   Chapitre XV : Le testament du roi d'Espagne.
   Chapitre XVI : Denain.
   Chapitre XVII : Le premier septembre 1715.
   Bibliographie.

10 euros (code de commande : 16800).

 

GOBINEAU (Comte Louis de). Les mémoires du comte Louis de Gobineau. Édition critique par Jean Puraye. Bruxelles, Érasme, 1955. In-8° broché, XXIV + 240 p., index, tirage limité à 500 exemplaires numérotés.

20 euros (code de commande : 157/66).

 

GRASSET (Bernard) — A la recherche de la France (Notes à leur date). Paris, Grasset, 1940. In-8° broché, 85 p.

9 euros (code de commande : 1825).

 

GROSPERRIN (Bernard) — Les petites écoles sous l’Ancien Régime. Rennes, Ouest-France, 1984. In-8° broché, 175 p., (collection « De Mémoire d’Homme »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Les « petites écoles » où les enfants des XVIIe et XVIIIe siècles apprirent à lire, parfois à écrire, plus rarement à compter, n'étaient ni obligatoires, ni préparatoires aux études des collèges. Leur développement, très inégal selon les régions, avait pour objectif essentiel l'éducation de la foi et l'apprentissage d'un comportement chrétien. Tantôt payantes, tantôt gratuites, s'adressant plus aux enfants des villes qu'à ceux des campagnes, et plus aux garçons qu'aux filles, elles commencèrent néanmoins le processus d'alphabétisation des Français qui ne s'achèvera qu'au XIXe siècle.
   Les documents font revivre ce monde scolaire étrange et pittoresque, si éloigné des conceptions pédagogiques actuelles.

13 euros (code de commande : 14511).

 

GUIMINEL (Elie) — Villeperdrix (Drôme). Éléments historiques. S.l., [1966]. In-4° broché, ronéotypé, 258 p., illustrations.

15 euros (code de commande : 3853).

 

HAMON (Philippe) et JACQUART (Jean) Archives de la France. Tome 3 : Le XVIe siècle. Paris, Fayard, 1997. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 457 p.

17 euros (code de commande : 5431).

 

HENRI IV DE FRANCE ET BÉTHUNE (Philippe de) — Nouveaux documents sur l'escalade de Genève. Correspondance entre Henri IV et Béthune ambassadeur de France à Rome 1602-1604. Publiée par J.E.M. Lajeunie. Genève, Société d'Histoire et d'Archéologie, 1952. In-8° broché, 472 p., bibliographie, index, bel exemplaire non coupé.
   Il s'agit d'un extrait des Mémoires et Documents publiés par la Société d'Histoire et d'Archéologie de Genève, tome XXXVIII, 1952.
Extrait de l'introduction :
   On a pu résumer d'un mot les causes générales qui firent échouer, en 1602, l'Entreprise de Charles-Emmanuel Ier, duc de Savoie, contre Genève. Ce prince, écrit Dierauer, « ne trouva l'appui désiré ni auprès de la Curie romaine, ni à la cour d'Espagne, ni à Paris. ». Telle est la conclusion sommaire qui se dégage des études et des textes contenus dans le recueil des Documents sur l'Escalade.
   Messieurs de Genève crurent cependant à la complicité décisive du pape et de l'Espagne avec le duc de Savoie, et leur opinion fut partagée par de graves auteurs. On admit comme certaine une ligue du pape révélée par un aventurier de haut vol, un certain Brocardus Baronius ou Brochard Baron, qui se disait neveu du célèbre cardinal de ce nom, très influent à Rome. Emmanuel van Meteren accrédita cette opinion dans sa monumentale Histoire des Pays-Bas. Tilenus fit une critique sagace, mais incomplète et peut-être tendancieuse, des assertions de van Meteren et le Mercure françois, qui la reproduisit, n'hésita pas à conclure que « ceste histoire » n'était « qu'un conte fabuleux forgé par ce Brocardus ». Agrippa d'Aubigné y crut au contraire fermement et lisait, pour ainsi dire d'avance, les événements contemporains dans les mémoires de l'aventurier qu'il avait eus en mains, à Paris. Henri IV s'émut surtout de ces révélations, qui eurent un écho prolongé jusqu'en 1604, et sa correspondance avec son ambassadeur à Rome, Philippe de Béthune, le frère cadet de Sully, nous montre que la campagne très dangereuse de cet « affronteur » n'était qu'une pièce d'une intrigue plus vaste, puissamment ourdie contre la France et Genève, dont la conspiration de Biron et celle du prince de Joinville étaient les nœuds principaux.
   À la lumière de ces textes, la place centrale de la Seigneurie genevoise apparaît dans une clarté nouvelle. On y voit mieux, par la confession du baron de Lux, le lien de la conspiration de Biron avec l'Entreprise du Savoyard ; on y découvre comme une « guerre froide » pour les passages de la France et de l'Espagne. Henri IV voulait couper en deux ce grand corps des États soumis à la Maison d'Autriche en s'assurant les pas de Genève et de la Valteline et en essayant de maintenir ouvert le pont de Strasbourg. Le roi d'Espagne, avec ses alliés et ses ministres, voyant ce danger, cherchait à s'ouvrir ou à s'assurer ces routes : occuper Genève et Strasbourg avait le double avantage de lui maintenir sa liberté de mouvement et de gêner les secours qui pouvaient venir au roi de France, soit d'Allemagne, soit de Suisse.
   L'intérêt religieux d'ailleurs pouvait servir à merveille ou gêner dangereusement ces desseins politiques. La position de Henri IV, en effet, le mettait, à Rome, en situation difficile. Allié des Bernois, des princes protestants d'Allemagne, lié d'amitié avec la reine Élisabeth, aidant en sous-main les Hollandais contre les archiducs de Flandre, favorisant la candidature du roi Jacques d'Écosse à la succession d'Angleterre, confédéré avec le Turc, il était le plus grand obstacle à la « politique catholique » de Clément VIII, qui voulait réconcilier les rois de France et d'Espagne, pour refouler le Turc et concentrer leurs forces contre les puissances protestantes.
   Le Pape conçut-il vraiment cette « ligue » à laquelle crurent les Réformés de son temps et dont Brocardus répandait le bruit en Europe ? J'ai retrouvé les articles de cette prétendue confédération. Ce dessein, comme l'écrivait Villeroy, n'avait pu germer dans la seule cervelle d'un vagabond. Ce curieux papier résume, peut-être, les articles d'un projet mûri dans l'ambiance pontificale. Le cardinal d'Ossat en dénonçait sans hésiter le forgeron à Villeroy : M. de Savoie. Faut-il en exclure la main du cardinal Pietro Aldobrandino ? On connaît son traité secret avec le duc. D'une manière générale on peut dire que ces articles interprètent assez bien les visées essentielles de la « politique catholique » chère à la Maison d'Autriche, partagée à Rome par un parti nombreux et puissant. Mais ce plan ne fut pas réalisé puisque Henri IV n'en fut pas même averti, et d'Ossat voit juste, croyons-nous, quand il écrit de Clément VIII, à propos de ce mémoire : « Quant au Pape, il voudroit que tous les hommes fussent bons Chrestiens et Catholiques, mais il ne pensa jamais à ce que ce brouillon luy impute, car outre qu'il est particulièrement assisté de l'esprit de Dieu, il est d'ailleurs Prince très-sage et très judicieux, pour cognoistre que trop difficile seroit, pour ne dire impossible, de mettre et ageancer tant de diverses pièces ensemble, et que tel dessein, au lieu de profiter à la Religion Catholique, seroit plustost un moyen de faire liguer ensemble tous les Protestants de la Chrestienté, et avec eux d'autres qui entreroient en soupçon et crainte de cette trame qui leur auroit esté celée, et se trouveroit à l'advantage de leurs ennemis, et d'armer et acharner les Chrestiens les uns contre les autres, et faire beau jeu au Turc ennemy commun de tous, tant Protestants que Catholiques ; de quoy le vray autheur des dits mémoires n'a aucun soucy ny appréhension, et tout luy seroit un, pourveu qu'il pust revoir la France troublée. »
   La correspondance de Béthune montre en effet le pape soucieux certes d'opposer aux progrès du Protestantisme les forces coordonnées du Catholicisme, mais dans la paix de la Chrétienté. Il veut sceller la réconciliation du roi de France et du roi d'Espagne par l'alliance de leurs maisons en mariant l'Infante au Dauphin ; il supplie Henri IV d'aider à la pacification des Flandres et des Pays-Ras ; s'il souhaite son appui pour procurer à l'Angleterre une succession catholique, c'estsans lui demander de rompre avec la reine Elisabeth ; il veut ignorer, les sachant dangereuses, les entreprises du Savoyard contre Genève ; les connaissant, il les désavoue et les désapprouve ; il promet, si ce feu s'allume, qu'il n'excommuniera jamais ceux qui se porteront au secours de la ville hérétique pour la sauver de l'oppression ; après l'échec de l'Escalade, il insiste ardemment auprès du roi de France en faveur de la paix, promet de rendre « sage » le duc de Savoie et préfère voir Genève libre plutôt que de gémir sur la Chrétienté en sang.
   Tout confirme donc le jugement du cardinal d'Ossat, mais dans la teneur de ses termes savamment dosés. Les visées du dessein incriminé pouvaient charmer les rêves du vieux pontife : elles étaient chimériques ! Henri IV se dressait de toute sa taille contre de telles prétentions. Ses lettres à Béthune nous le montrent lucide, vigilant, prêt à monter à cheval à la première alerte. Il plaide la cause de ses alliances protestantes avec des arguments qui donnent à penser au pape et l'amènent progressivement à modifier ses points de vue. D'un geste décidé, il ôte aux Espagnols et au duc de Savoie « le masque de la religion », découvre, parfois avec une malice amusée, leur « beau zèle » pour l'Église fardé d'intérêts politiques évidents. Clément VIII, en tous cas, ne peut douter que s'il laisse toucher à Genève c'est la guerre en Europe, cette guerre dont il veut à tout prix la préserver. La ferme clairvoyance du roi impose donc à l'histoire diplomatique de cette grande et décisive époque la marche qui conduira la France vers l'hégémonie.
   D'un point de vue plus général Henri IV formule, dans ces missives magistrales, les principes de l'équilibre européen et de cette politique de contrepoids dont Richelieu bientôt s'inspirera génialement. Il y distingue les domaines, jusque là trop confus, de la Religion et de l'État ; il y montre que, le pluralisme religieux étant un fait inéluctable, il importe essentiellement à la paix civile de faire une place dans l'État aux Protestants modernes comme l'Église elle-même le fit de tous temps aux Juifs et que, s'il faut favoriser l'expansion du Catholicisme, ce n'est point par les armes, mais par la réforme religieuse, le zèle des pasteurs et le loyalisme civique des croyants. Béthune nous montre Clément VIII très attentif aux raisons et docile aux faits que le roi de France lui propose ou lui impose.
   L'aboutissement de ce grand dialogue diplomatique, pour Genève, ce fut la paix de Saint-Julien favorisée de concert par Henri IV et Clément VIII ; la République comprise enfin explicitement dans la paix générale ; un grand pas fait vers la tolérance politique. On pourrait résumer en ces termes la conclusion qui, pour ce regard, s'en dégage : si le duc de Savoie, pour son Entreprise, ne trouva l'appui nécessaire ni à Rome, ni en Espagne, c'est que le roi de France pressa le pape de contenir le duc de Savoie et le roi d'Espagne, et sut l'obtenir.

20 euros (code de commande : 17335).

 

HERRIOT (Édouard) — Sanctuaires. Paris, Hachette, 1938. In-12 broché, p.

9 euros (code de commande : 3859).

 

Histoire socialiste 1789-1900. Sous la direction de Jean Jaurès. Par Jean Jaurès (Constituante et Législative) ; Jules Guesde (Convention jusqu'au 9 Thermidor) ; Gabriel Deville (Du 9 Thermidor au 18 Brumaire) ; Brousse (Du 18 Brumaire à Iéna) ; Henri Turot (D'Iéna à la Restauration) ; Viviani (La Restauration) ; Fournière et Rouanet (Le règne de Louis-Philippe) ; Millerand (La République de 1848) ; Andler et Herr (Le Second Empire) ; Jean Jaurès (La Guerre franco-allemande) ; Dubreuilh (La Commune) ; John Labusquière (La Troisième République, 1871-1885) ; Gérault Richard (1885-1900) ; Jean Jaurès (Conclusion : le Bilan social du XIXe siècle). Paris, Rouff, [1901]. Neuf volumes in-8° sous une modeste reliure toilée, tome I : 24 (table des illustrations) p., pp. 1 à 756, tome II : pp. 757 à 1316, tome III : pp. 1 à 980, tome IV : pp. 981 à 1824 et pp. 3 à 190 de la table analytique, tome V : 592 p., tome VI : pp. 1 à 604 puis 13 à 264 (sans interruption de texte), tome VII : 575 p., tome VIII : pp. 1 à 420 puis 37 à 392 (sans interruption de texte), tome IX : pp. 1 à 496 puis pp. 1 à 312 et les pp. 1 et 2 de la table analytique et les 2 pages de la préface d'Albert Thomas.

   

Les neuf volumes : 250 euros (code de commande : 15572).

 

[ISABELLE DE BOURBON-PARME]. SANGER (Ernest) — Isabelle de Bourbon-Parme. Petite-fille de Louis XV. Gembloux, Duculot, 1991. In-8° broché, 387 p., (collection « Document »).
En quatrième de couverture :
   Née Infante, Isabelle passe son enfance dans les châteaux de ses grands-parents Philippe V et Elisabeth Farnèse, séjourne pendant un an à Versailles chez son grand-père Louis XV, et se retrouve princesse de Parme, duché francophone que sa mère Louise-Elisabeth, Madame Première, transforme en un « petit Paris ». À dix-huit ans, elle devient archiduchesse et la préférée de sa belle-mère, l'impératrice Marie-Thérèse, à Schönbrunn.
   La vie des Cours au milieu du XVIIIe siècle, avec ses châteaux et ses jardins, ses opéras et son théâtre, ses fêtes et ses fastes, est décrite avec une minutie inaccoutumée.
   On y suit l'épanouissement psychologique et intellectuel de cette princesse extraordinaire, une des femmes les plus brillantes et mystérieuses du siècle, ainsi qu'en témoignent ses écrits et sa correspondance. Ses idées novatrices, ses dons artistiques et son caractère à multiples facettes laissent prévoir qu'elle sera un jour une grande impératrice réformiste aux côtés de Joseph II. Mais les affres causées par le conflit entre sa religiosité et la nature de ses amours secrètes avec sa belle-sœur l'archiduchesse Marie-Christine, la déchirent et la conduisent à la mort...

13 euros (code de commande : 17403).

 

ISORNI (Jacques) — Lui qui les juge. Paris, Flammarion, 1961. In-12 broché, 234 p., dédicacé.

38 euros (code de commande : 3864).

 

JACOBSSON (Harry) — Études d'anthroponymie lorraine. Les bans de tréfonds de Metz (1267-1298). Göteborg, Gumperts Förlag, 1955. In-8° broché, 263 p., hommage de l'auteur, couverture passée.
Introduction :
   « Mon intention est de faire une étude sur les noms employés à Metz et ses environs entre 1267 et 1298. J'ai pris pour modèle l'ouvrage de
M. Kart Michaëlsson sur l'anthroponymie parisienne. Je ne traite cependant ici que des noms de baptême.
   Pour le rôle qu'a joué Metz aux XIIIe et XlVe siècles, voir surtout Schneider pp. 1-61. « Les bourgeois de Metz se trouvèrent donc dans une situation particulièrement favorable depuis la fin du XIIe siècle jusqu'au milieu du XIVe, environ. Pendant cette période, la ville fut le principal marché de la région ; elle continuait à bénéficier de l'avance que lui avait donnée sa situation exceptionnelle pendant le haut moyen âge » (p. 24).
   Il est très difficile d'évaluer la population de Metz. Schneider 60 conclut ainsi : « la ville de Metz était peuplée vers 1325 d'au moins 25000 habitants ; il est probable qu'avant les famines des années 1284, 1294-5, 1315-1318, la population était encore plus nombreuse. »
   Comme base de mes recherches j'ai pris les rôles des bans de tréfonds de Metz entre les années 1267 et 1298 (abrégés BTM). Ils comprennent les rôles des années 1267, 1269, 1275, 1277, 1278, 1279, 1281, 1285, 1288, 1290, 1293, 1298. Les rôles des années 1220, 1227, 1241, 1245, 1251, 1262 qui ne constituent qu'env. 1/l0 des BTM (103 pages sur 1074) ne me servent que pour mettre au point certains détails.
   Les BTM, écrits en entier en français, si l'on en excepte quelques mots au début du rôle de 1220, ont été édités avec un grand soin par Karl Wichmann. Il les a munis de plusieurs index très utiles, résultat d'un immense labeur.
   Pour contrôler son édition j'ai fait de nombreux sondages dans les rôles manuscrits, qui présentent d'ailleurs une écriture facilement déchiffrable. Pour ce qui est des graphies des noms de personne je les reproduis fidèlement, telles qu'elles se trouvent dans l'édition de Wichmann, sans être toujours d'accord avec lui. Il nous renseigne sur les principes employés dans son introduction au premier tome, pp. XLVII-XLVIII. Il fait expressément observer qu'il garde intactes les graphies des noms propres. Pour la discussion de certains problèmes graphiques je renvoie à la Phonétique ci-dessous. Wichmann s'est parfois trompé en répartissant les noms aux index. Voir p. ex. s.v. Burthemeu ci-dessous. J'ai trouvé certaines fautes d'impression évidentes dont je renonce à faire étalage.
   Les BTM comprennent les rouleaux sur lesquels depuis 1220 les prises de bans ont été enregistrées trois fois par an dans les trois différentes mairies de Metz. Voir Wichmann 1, pp. VII-LXXXII pour plus de détails. Voici deux prises de bans : Jennas, li filz Lowis lou tannour, p. b. sus l'ostel que fut Jehan l'Alemant, que siet encoste l'ostel Hanriat de Maizelles, qu'il at acquasteit a Jehan l'Aleman, parmei XXXI s. de cens (1267, 100) ; Burtemins, li janres Jennin Jacob, p. b. sus demei ineu de vin a mostaige chac'an, k'il ait aquasteit a Escelin de Vignueles et a Jennin, son fillastre, sus 1 jornal de vigne k'il ont a Gros Planteit ancoste ton Murlait, et e. c. 1. e. en l'a. 1. d. (1298, 572).
   J'ai dressé des statistiques en tenant compte uniquement de l'emploi du premier nom, c'est-à-dire de celui du nom de baptême. Tous les hypocoristiques se rapportant à un nom déterminé sont placés sous ce nom pour former une unité onomastique (cf. Brattö 8). Si un nom apparaît dans un autre document que les BTM et qu'il désigne plus de 20 personnes, les chiffres que je donne sont approximatifs. Je ne présente le pourcentage d'un nom que si un document contient les noms de 800 hommes ou de 500 femmes au minimum et si les exemples du nom ne sont pas trop peu nombreux.
   Je me suis servi d'une méthode comparative pour résoudre quelques problèmes essentiels : la fréquence des noms, les influences littéraire et hagiographique, les formes phonétiques caractéristiques d'une région.
   J'ai utilisé des documents représentatifs de quelques domaines français, à savoir : la Lorraine, la Champagne, la Picardie, la région parisienne, la Normandie, le Maine, la Saintonge et la Bourgogne pour la langue d'oïl et la Provence pour la langue d'oc. Je cite les documents dans l'ordre que je viens d'indiquer. Évidemment j'aurais pu citer d'autres documents encore, se rapportant à d'autres régions que celles que j'ai examinées. Je veux faire ressortir nettement ce qui distingue la Lorraine du reste de la France.
   Pour chaque région je présente les exemples des documents dans un ordre chronologique : l'époque antérieure à l'an mille, l'époque 1000-1200 et l'époque 1200-1300. J'emploie les lettres A, B et C pour désigner ces trois époques. Je place une de ces lettres après le nom d'un recueil d'actes, excepté si le nom est suivi par l'indication d'une année (p. ex. 1313). Je fais observer que je ne dispose pas de matériaux appropriés à chacune des trois couches chronologiques pour chaque région. Pour l'époque A je fonde mes statistiques sur une comparaison des noms de cinq recueils d'actes : Pol.Irm. A et CGP A pour la région parisienne, Pol.R. A pour la Champagne, Gorze A et Mihiel A pour la Lorraine. Pour la Provence je me sers du Pol.MTad. A dont le nombre de personnes est trop infime pour une statistique. Dans quelques cas, je cite cependant, sous ces réserves, les pourcentages de M. Bergh.
   Pour l'époque B j'utilise Gorze B, Év. Metz B et Mihiel B qui se rapportent à la Lorraine. Les exemples d'Év. Metz B sont peu nombreux ; je les présente pour compléter les autres exemples lorrains. Pour les documents relatifs aux autres régions je renvoie à la Bibliographie. Je fais observer que Ch Brie B qui comprend la Champagne désigne une époque qui ne correspond qu'approximativement à l'époque B.
   Pour l'époque C je cite pour la Lorraine les chartes examinées par Wailly (Wailly, N C). Év. Metz C contient peu d'exemples, dont quelques-uns après 1300. Les BTM comprennent la ville de Metz et ses environs, comme je l'ai indiqué ci-dessus. Ch Brie C comprend une époque qui ne correspond qu'approximativement à l'époque C. Je range le Rôle parisien de 1313 avec les documents du Xllle s. Pour tous les documents voir la Bibliographie.
   Pour traiter des noms germaniques j'utilise quelques recueils d'actes se rapportant à l'Alsace, à Constance, à Trèves, à Cologne, à Mayence et à Worms, donc aux régions de l'alémanique, du francique moyen et du francique rhénan. Les formes authentiques des noms germaniques offertes par ces actes me fournissent une base plus solide que celles de Förstemann pour la discussion étymologique et phonétique des noms. Elles me servent aussi à préciser et, le cas échéant, à modifier certains renseignements donnés p.ex. par Braune-Helm et Franck.
   Pour la Belgique je compare deux documents se rapportant à Liège et à Tournai, surtout pour des questions de fréquence.
   Voici comment se présentent les articles du Lexique. Je prends comme exemple le nom de Willame.
   Willame, 112, Willames 73, Willaume 6, Willaumes 1 = 192(80) ; Willemin 69, Willemins 31, Willermin 29, Willermins 19, Wilemins 1, [Willerm]mins 1, [Wille]mins 1 = 151(69) ; Willemat 16, Willermat 2, Willemas 1 = 19(11) ; total : 160 p = 1,28 %.
   Je commence par la graphie la plus fréquente du nom plein ; suit le relevé des autres graphies par ordre de fréquence décroissant, puis la somme totale des mentions et entre parenthèses le nombre des personnes ; suivent de la même manière les différents hypocoristiques ; enfin, se présente la somme totale des personnes appartenant à la famille onomastique et le pourcentage en question. Ces calculs ont été faits sur le nombre total des personnes du même sexe relevées dans les matériaux de Wichmann.
   Après ce tableau on trouve parfois des variantes, c'est-à-dire que j'ai fait certains rapprochements pour montrer l'identité d'un nom plein et d'un hypocoristique ou celle de deux ou plusieurs hypocoristiques. En voici deux exemples : Jehans Goule 1293,93 - Jennas Goule 1278,665 ; Jenat Malglaive 1277,236 - Jennin Malglaue 1279,141. Une fois pour toutes je souligne que les rapprochements faits par Wichmann, aux index des tomes III et IV m'ont été très utiles. En somme, le nombre des variantes est très bas; pour un grand nombre de noms, il n'y en a pas. En calculant le nombre des personnes, je fais abstraction du fait qu'une personne peut être mentionnée sous plus d'une forme, p. ex. avec un nom plein et avec un hypocoristique.
   En me fondant sur mes propres dépouillements des BTM, j'ai fait deux calculs, l'un portant sur le nombre des graphies, l'autre sur celui des personnes. Ils ont été faits avec une exactitude scrupuleuse dans la limite de ce qui est humainement possible. Je ne me dissimule pas l'impossibilité de toujours identifier une personne. Il faut observer que Wichmann, dans ses index, ne donne de chiffres ni pour les graphies, ni pour les personnes. Dans les index de Wichmann rentrent aussi les noms des six premiers rôles dont je ne m'occupe pas ici.
   Voici le reste des matériaux se rapportant t la France dans l'ordre indiqué ci-dessus et puis, le cas échéant, les documents relatifs à l'Allemagne et à la Belgique. Je présente, avec toute l'exactitude possible, le nombre des personnes, mais non celui des graphies. Puis suit une discussion étymologique du nom, problème souvent épineux, envisagé par moi sous des aspects surtout diachroniques et comparatifs. Je traite de la fréquence du nom en général en employant des termes fixes. Cf. Brattö 62. J'explique les diverses influences qu'un nom a pu subir. Puis viennent certaines questions d'ordre phonétique, et en général j'achève les articles du Lexique par des renvois bibliographiques qui ne visent pas à être exhaustifs, mais qui présentent ce qui est le plus essentiel. »

30 euros (code de commande : 12334).

 

JAQUIER (Maurice) — Simple militant. Paris, Denoël, 1974. In-8° broché, 356 p., jaquette, (collection « Dossiers des Lettres Nouvelles »), bel exemplaire
En quatrième de couverture :
« Il s'agit du journal politique d'un militant de base qui a vécu au jour le jour, en pleine conscience et en pleine action, les principaux événements de notre temps.
Né à la vie politique lors du 6 février 1934, il participe aux grèves de 36, au Front Populaire, puis c'est la guerre d'Espagne où s'affermissent ses convictions et ses expériences. Sous l'occupation, il est bien entendu clandestin, et condamné à la prison à trois ou quatre reprises : la Santé, Fresnes, Montluc, d'où chaque fois il s'évade. À la Libération, il s'inscrit au Parti Communiste dans un souci d'efficacité ; sept mois plus tard, il en sort en claquant les portes. Son activité sera désormais surtout syndicale. L'éclatement de Mai 68 le remplit d'espoir. Dans les dernières pages, il tente de dominer les problèmes avec simplicité, bon sens et justesse.
Maurice Jaquier mêle les événements de sa vie privée à ceux de l'Histoire. Des uns et des autres il parle avec le même bonheur simple, la même droiture, le même émouvante sincérité. »

10 euros (code de commande : 10918).

 

[JEANNE D'ARC]. 1412-1431. Jehanne d'Arc. Quarante-cinq documents originaux et iconographiques réunis par Daniel Jacomet. Précédés d'une introduction par le colonel de Maleissye-Melun. Paris, Floury, 1933. In-4° broché sous étui, 47 p., bien complet de toutes les planches hors texte, tirage limité à 1000 exemplaires numérotés (n° 167).
Avis de l'éditeur :
   Il est des événements, des personnalités historiques qui revivent par les documents. D'autres, par contre, ont besoin du talent d'un écrivain pour être révélés. Mais dans le premier cas, les pièces présentées doivent pour être évocatrices avoir un aspect réel : elles doivent parler aux yeux, à l'imagination. Qui n'est ému autant qu'intéressé quand il voit dans les vitrines des Archives les parchemins, les textes authentiques consacrant les résultats de succès ou de revers, la grandeur ou la faiblesse du pays, et au bas de ces actes qui réglèrent pour un temps la destinée de nos aïeux et même la nôtre, les signatures des serviteurs de la France, Rois, hommes d'État, où un peu de leur âme semble s'être fixée ?
   C'est de cette pensée que s'inspire « Le Document » quand par ses procédés artistiques et ses fac-similés absolus de vérité il veut faire revivre à nos yeux tel personnage, tel événement, dont le récit seulement était venu jusqu'à nous.
   Sa première reconstitution historique est consacrée à Jehanne d'Arc, à la Sainte de la Patrie « qu'Anglois brûlèrent à Rouen », dont nulle relique ne subsiste sauf les Lettres sur lesquelles sa main s'appuya pour signer.
   Il s'agit de nous la faire connaître par des pièces authentiques, reproductions de lieux où se déroulèrent sa vie et sa mission, documents la concernant ou provenant d'elle, effigies enfin montrant les aspects sous lesquels elle fut représentée depuis le XVIe siècle jusqu'au XIXe siècle.

30 euros (code de commande : 16985).

 

JEANNENEY (Jean-Noël) et JULLIARD (Jacques) « Le Monde » de Beuve-Méry ou le métier d'Alceste. Paris, Seuil, 1979. In-8° broché, 376 p., index.

12 euros (code de commande : 192/71).

 

KUNSTLER (Char les) Rois empereurs et présidents de la France. Réalisation et iconographie par Marcel Zahar. Paris, Hachette, 1960. In-12 broché, 255 p., illustrations.

12 euros (code de commande : 202/71).

 

LA VARENDE (Jean de) — Le Mont Saint-Michel. Paris, Calmann-Lévy, 1947. In-8° broché, 251 p., illustrations hors texte, (collection « Châteaux, Décors de l'Histoire »).
Table des matières :
   I. Le château de Saint-Michel.
   II. L'entrée du Mont Saint-Michel.
   III. À l'entour du Mont.
   IV. Le culte de saint Michel
   V. Les sanctuaires de saint Michel.
   VI. Saint Aubert.
   VII. Charlemagne.
   VIII. Les Normands.
   IX. L'an mille.
   X. Les abbés primitifs.
   XI. Les abbés triomphants.
   XII. Les pèlerinages.
   XIII. La guerre de Cent Ans.
   XIV. La fin de la guerre de Cent Ans.
   XV. L'acharnement des Anglais.
   XVI. La paix.
   XVII. Louis XI.
   XVIII. Les guerres de religion.
   XIX. La congrégation de Saint-Maur.
   XX. La décadence.
   XXI. La Révolution.
   XXII. Après la Révolution.

10 euros (code de commande : 17888).

 

LEFRANC (Abel)Histoire de la ville de Noyon et de ses institutions jusqu'à la fin du XIIIe siècle. Paris, Vieweg, 1887. In-8° broché, X + 251 p., (« Bibliothèque de l'École des Hautes Études publiée sous les auspices du Ministère de l'Instruction publique - Sciences Philologiques et Historiques » Soixante-quinzième fascicule), rare.

75 euros (code de commande : 33/64).

 

LENOTRE (G.) Les derniers terroristes. Paris, Firmin-Didot et Cie, 1932. In-8° broché, 218 p., illustrations hors texte, (collection « Histoire de France »).

7,50 euros (code de commande : 5315).

 

LE ROY LADURIE (Emmanuel) — Montaillou, village occitan de 1294 à 1324. Paris, Gallimard, 1976. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 642 p., illustrations hors texte.
Sur la jaquette :
   En 1320, Jacques Fournier. évêque de Pamiers, plus tard pape d'Avignon, enquête comme inquisiteur sur un village tle Haute Ariège à 1300 mètres d'altitude : Montaillou, 250 habitants, petite communauté occitane et pyrénéenne de montagnards et de bergers.
   Simple épisode de la lutte contre le catharisme ? Mais la conscience ethnologique et policière de l'enquêteur est telle que, Maigret avant la lettre, il finit par déterrer tous les secrets du village, petits ou grands. Et Dieu sait s'il y en a ! Rien n'échappe à cet évêque fureteur, ni la vie intime et ambulatoire du berger Maury, ni les nombreux amours du truculent curé de la paroisse,, mouchard, paillard et cathare, ni les passions romantiques de la châtelaine Béatrice de Planissoles.
   Mais ce sont aussi les drames et la vie quotidienne de Montaillou, opprimé par un clergé dominateur et par le clan tyrannique des Clergue qui forment la trame de cette étude à la fois monographique et globale ; l'enfance et la mort, la culture et la famille, les luttes des maffias paysannes, l'obsession du salut et la magie, l'irréligion et l'hérésie rustiques, la morale et le crime, le folklore, les mythes et les revenants.
   Utilisant cet extraordinaire document qu'est le « registre d'Inquisition » de Jacques Fournier, sorte de roman vrai du petit peuple du XIVe siècle, ce Montaillou ressuscite, dans l'esprit des méthodes historiques et ethnographiques les plus actuelles, la réalité cathare et occitane, d'il y a six cent cinquante ans, avec la fraîcheur et le tremblement du vécu.

10 euros (code de commande : 14733*).

LE ROY LADURIE (Emmanuel) — Paris - Montpellier. P.C.-P.S.U. 1945-1963. Paris, Gallimard, 1982. In-8° broché, 261 p., (collection « Témoins »).

7,50 euros (code de commande : 1968).

LE ROY LADURIE (Emmanuel) — Les paysans de Languedoc. Tomes I et II (complet). Paris - La Haye, Mouton, 1966. Deux volumes in-8° sous reliures et jaquettes d'éditeur, 1034 p., (collection « École Pratique des Hautes Études - Sorbonne VIe Section : Sciences Économiques et Sociales - Centre de Recherches Historiques - Civilisations et Sociétés », n° 42), dos des jaquettes insolés.
Sur la jaquette :
   La lutte instable entre le morcellement des terres et leur rassemblement est liée à divers facteurs économiques, démographiques... Les fluctuations du climat influent sur les courbes de l'économie rurale, les épidémies et les guerres sur les courbes démographiques. Pourtant, un dépouillement perfectionné des documents cadastraux languedociens livre une périodisation en trois cycles constitués chacun d'un démembrement suivi d'un remembrement : le Moyen Âge fut le théâtre du premier ; le second s'étend de la Renaissance jusque vers 1750 ; le dernier n'est pas achevé.
   Sans perdre de vue les deux autres cycles, l'auteur s'est attaché à étudier le second, et plus particulièrement sa phase de démembrement. Poussée démographique et essor économique sont les causes essentielles de la « congestion parcellaire » de la fin du XVIIe siècle : paradoxe tragique, la réussite sociale et économique conduisait à la paralysie. Et ce sont toutes les difficultés d'une société confrontée aux limites de sa réussite qui apparaissent. L'obstacle auquel elle se heurte ne relève pas seulement de la structure de la propriété : l'auteur la montre aussi dans les mentalités.
   Partie des conditions de la vie économique, la recherche débouche sur l'histoire intellectuelle. Le besoin de terres engendré par le démembrement n'est pas sans jeter une vive lumière sur le succès de la Réforme...
   Les méthodes quantitatives ne sont plus que des moyens, parmi d'autres, pour parvenir « en fin de recherche, à regarder agir, lutter, penser les hommes vivants. »
   Ce livre fit l'objet d'une thèse en 1966, mais il s'agit d'un véritable « classique » dont le sujet, la méthode et l'écriture rendent la lecture passionnante, et la relecture toujours enrichissante.
   Fruit de l'emploi conjugué de différentes méthodes historiques apparemment inconciliables, telles que l'histoire quantitative et l'histoire des mentalités, cette œuvre eut une genèse remarquable. La démarche initiale de l'auteur s'inscrivait dans la droite ligne d'une féconde tradition de recherche en histoire rurale, préoccupée principalement par la saisie de l'apparition dans les campagnes françaises de phénomènes liés aux « origines du capitalisme ». Et dans les anciens documents cadastraux du Languedoc l'auteur retrouva tout d'abord le processus de la « conquête foncière par les citadins » et « l'action classique des rassembleurs de terre capitalistes, déjà décrite par Febvre, Bloch, Merle, Raveau, Venard et tant d'autres. »
   Mais il apparut assez vite au chercheur que ce n'était là que l'un des aspects de « l'histoire de la propriété foncière » en Languedoc : les progrès du remembrement, par exemple, se révélaient n'avoir été ni linéaires ni définitifs, fluctuations que l'hypothèse primitive ne permettait pas à elle seule d'expliquer. Ainsi l'étude précise du « flux et du reflux de la propriété parcellaire » conduisait-elle autant à l'infléchissement de la tradition assumée qu'à son approfondissement. L'accent se déplaçait sur d'autres facteurs tant de l'histoire de la propriété que de la vie quotidienne des paysans elle-même.

Les deux volumes : 50 euros (code de commande : 17975)*.

 

LEVRON (Jacques) — Haute Bretagne. De Nantes à Saint-Brieuc. S.l., Arthaud, 1967. In-8° broché, 255 p., nombreuses héliogravures, une carte volante dépliante, (collection « Les Beaux Pays », n° 180), bel exemplaire non coupé.
Table des matières :
   Introduction.
   Aux marches de la Bretagne.
   Deux métropoles : Nantes-Rennes.
   Côte de Jade et Côte d'Amour.
   De l'estuaire de la Vilaine au pays malouin.
   La Côte d'Émeraude.
   Le comté de Penthièvre.
   Ploërmel et le Morbihan.

15 euros (code de commande : 12378).

 

LIZERAND (Georges) — Un siècle de l'histoire d'une commune rurale. Vergigny. Paris, Delalain, [ca 1949]. In-8° broché, 126 p., cartes hors texte, bel exemplaire.

30 euros (code de commande : 135/67).

 

[LOUIS XIV DE FRANCE]. PETITFILS (Jean-Christian)Louis XIV. Préface de Pierre Goubert. Paris, Perrin, 1995. Fort in-8° collé, 775 p.
En quatrième de couverture :
   
« Ce nouveau Louis XIV se trouve être aussi un Louis XIV nouveau, loin des célébrations délirantes comme de leur inverse, loin des anecdotes infatigablement répétées, des banalités convenues et jamais repensées. On ne peut s'empêcher de se réjouir de voir secouer de temps à autre quelque cocotier académique. »
   Ainsi Pierre Goubert, grand historien du XVIIe siècle, salue-t-il le Louis XIV de Jean-Christian Petitfils, soulignant sa « puissante originalité » et la « conception dynamique et neuve » qu'il représente. En effet, si le portrait psychologique du Roi-Soleil (1638-1715) est particulièrement fouillé, si ses actes et ses comportements sont soigneusement décrits et soupesés, ce livre est autre chose qu'une biographie classique. C'est tout le règne qu'il embrasse dans une vision générale de la société du Grand Siècle, renouvelant le sujet, mettant à mal bien des clichés et des vieilles lunes grâce à une documentation considérable, dont de nombreuses études étrangères récentes et peu accessibles, grâce tout autant à une analyse remarquable, originale, juste, du pouvoir, de ses serviteurs, de ses moyens d'action et de propagande, de sa grandeur, mais de ses limites et de ses contradictions. Alliant la recherche, la vie, l'intelligence de la réflexion, la clarté et – c'est devenu rare – la qualité du style et de l'expression, Jean-Christian Petitfils a écrit un riche et grand Louis XIV.

15 euros (code de commande : 16801).

 

[LOUIS XVI DE FRANCE]. Fac-simile du testament de Louis XVI. Seule édition autorisée par son Excellence le Ministre de la police générale, comme conforme à celle faite sur l'original ; Gravé par Pierre Piquet, chargé par S. Ex. de la gravure des exemplaires distribués au nom du Roi. On y a joint le fac-simile d'un fragment d'écrit de Madame Élisabeth, et des signatures de la Reine Marie-Antoinette et du jeune Louis XVII ; Accompagné d'une notice historique, contenant des détails très intéressans et inconnus jusqu'à ce jour, sur le testament du roi Louis XVI, et sur l'origine du testament de la Reine. Par L. E. Audot. Paris, Gueffier - Audot - Plancher - Picquet, s.d., In-4° demi-chagrin bleu, 16 p., 10 ff. de fac-similé (dont la Copie figurée du Testament de la Reine, imitant parfaitement l'écriture de cette auguste princesse. Imprimée avec soin sur papier semblable à l'original. Toulouse, Vieusseux, s.d.).

   
Couvertures

75 euros (code de commande : 17426).

 

[LOUIS XVII (Louis-Charles de France)]. CONSTANTIN-WEYER (Maurice)Naundorff ou Louis XVII ? Paris, Sfelt, 1950. In-8° broché, 230 p., (collection « En Marge de l'Histoire »).
Table des matières :
   Introduction.
   I. Louis XVII au Temple.
   II. De quelques témoignages contradictoires.
   III. Les candidatures au personnage de Louis XVII.
   IV. Un bourgeois de Spandau.
   V. Une idylle princière mais bourgeoise.
   VI. De Spandau à Brandebourg ou de Charybde en Scylla.
   VII. Un geôlier bien honnête.
   VIII. Un ami qui disparaît mystérieusement.
   IX. Un voyage à Paris.
   X. Madame de Saint-Hilaire témoigne à son tour.
   XI. Apparaît un ancien ministre de Louis XVI.
   XII. La duchesse d'Angouléme daigne recevoir.
   XIII. Les coups de poignard.
   XIV. Madame de Rambaud accompagne Saint-Didier.
   XV. Dauphin contre dauphin.
   XVI. Normandie contre Angoulême.
   XVII. Le voyage de Laprade et les raisons du roi de Prusse.
   XVIII. Coups de pistolet.
   XIX. Le « Capitole » mais pas la Roche Tarpéienne.
   XX. Les honoraires de Jules Favre.
   XXI. De l'armoire de fer à l'armurerie.
   XXII. Les Pays-Bas, dernier port.
   XXIII. Un lit de mort, une tombe.
   XXIV. Les procès Naundorff.
   XXV. Tiré par les cheveux ?
   XXVI. On interroge le mort.
   XXVII. Une conclusion qui ne conclut pas.

10 euros (code de commande : 16805).

 

[LOUIS XVII (Louis-Charles de France)]. Le procès Louis XVII (Mai-Juillet 1954). Note liminaire d'Alain Decaux. Paris, Amiot-Dumont, 1955. In-8° broché, 412 p., (collection « Toute la Ville en Parle »), cachet ex-libris à la page de titre et à la p. 8.
   
« L'affaire Naundorff-Louis XVII est habituellement considérée comme l'une des plus grandes énigmes de l'histoire de France. Louis XVII, fils de Louis XVI et Marie-Antoinette, officiellement considéré comme mort en 1795, s'est-il évadé de la prison du Temple pour réapparaître quelques années plus tard sous le nom de Naundorff ?
   Un procès en trois étapes se déroula en France à la requête des héritiers de Naundorff, décédé à Delft, aux Pays-Bas, sous le nom de Louis XVII, duc de Normandie, fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette, le 10 août 1845. En 1851, les héritiers de Naundorf citèrent la duchesse d'Angoulême à comparaître devant le Première Chambre du Tribunal Civil de première instance de la Seine aux fins d'annuler l'acte de décès du 24 prairial an III (12 juin 1795) et de se voir reconnaître comme veuve et enfants légitimes de feu Charles Louis, duc de Normandie, et de se voir admettre à jouir désormais de tous les droits civils et patrimoniaux qui en découlent. Cette action en justice est la simple reprise de la tentative de 1836 demeurée en suspens. Le 13 avril 1872, la veuve et la plupart des enfants de Louis XVII-Naundorf interjettent appel du jugement de 1851.
   Certains descendants de Louis XVII, qui n'avaient pas été partie au procés en appel de 1874, interjetèrent nouvel appel. Le procès s'ouvrit donc devant la Première Chambre de la Cour d'Appel de Paris le 5 mai 1954. »

13 euros (code de commande : 16804).

 

[LOUP DE FERRIÈRES]. Lettres de Servat Loup abbé de Ferrières. Texte, notes & introduction par G. Desdevises du Dezert. Paris, Vieweg, 1888. In-8° broché, 236 p., (« Bibliothèque de l'École des Hautes Études publiée sous les auspices du Ministère de l'Instruction publique - Sciences Philologiques & Historiques » 77e fascicule).

40 euros (code de commande : 35/64).

LOUSTAUNAU-L ACAU (Georges [Navarre]) Mémoires d'un Français rebelle. 1914-48. Paris, Robert Laffont, 1948. In-8° broché, 365 p., exemplaire non coupé.

10 euros (code de commande : 199/69).

[LUXEMBOURG]. BUFFENOIR (Hippolyte)La maréchale de Luxembourg (1707-1787). Souvenirs - Documents - Témoignages. Paris, Émile-Paul, 1924. In-8° broché, VIII + 255 p., un portrait en frontispice, (collection « Études sur le Dix-huitième Siècle »), signature d'appartenance sur la couverture.

20 euros (code de commande : 210/64).

 

LYAUTEY (Pierre), COGNIAT (Raymond) (Sous la direction de) Histoire de la France. Tomes I à IV (complet). Paris, Club du Livre - Philippe Lebaud 1963. Quatre volumes in-4°sous plein chagrin rouge décoré d'éditeur, têtes dorées, étuis, 275, 267, 288 et 288 p, pages de gardes en toile tissée d'après un carton original de Picart Le Doux, (collection « Visages de la Culture », n° 2), exemplaire numéroté sur vélin du Marais (n° 1830), en bel état malgré un manque de papier sur un des étuis.
Tables des matières :
Tome I :
   - 
Avant-propos, par Pierre Lyautey.
   - 
Préface à une illustration, par Raymond Cogniat.
   - La gaule romaine, par Jean-Jacques Hatt, illustrations de Pierre-Yves Trémois.
   - L'époque mérovingienne, par Edouard Salin, illustrations de Clément Serveau.
   - L'époque carolingienne, par Charles-Edmond Perrin, illustrations de André Minaux.
   - Les origines de la nation française, par le duc Lévis de Mirepoix, illustrations de Yves Brayer.
   - La fin du Moyen Âge, par Philippe d'Estailleur-Chanteraine, illustrations de Michel Ciry.
Tome II :
   - 
La Renaissance, par Louis Hautecœur, illustrations de Lucien Coutaud.
   - La Réforme, par Marc Bœgner, illustrations de Bernard Buffet.
   - Louis XIII, par le duc de la Force, illustrations de Mariano Andreu.
   - Louis XIV, par le Maréchal Juin, illustrations de Chapelain-Midy.
   - Explications de Louis XV, par Paul Lesourd, illustrations de Dignimont.
   - Louis XVI, par le duc de Castries, illustrations de André Hambourg.
Tome III :
   - 
Ma révolution, par Marcel Reinhard, illustrations de Jansem.
   - Le Consulat et l'Empire, par Marcel Dunan, illustrations de Terechkovitch.
   - La Restauration, par Jean-Paul Garnier, illustrations de Grau Sala.
   - La deuxième République, le second Empire, par Adrien Dansette, illustrations de Fontanarosa.
   - La troisième République, par Jacques Chastenet, illustrations de Berthommé-Saint-André.
   - Première Guerre mondiale, par le général Weygand, illustrations de Goerg.
Tome IV :
   - 
Le relèvement de la France, par Édouard Bonnefous, illustrations de Touchagues.
   - L'avant-guerre, par Louis Martin-Chauffier, illustrations de Mac Avoy.
   - Deuxième Guerre mondiale, par Henri Amouroux, illustrations de Aizpiri.
   - La quatrième République, par Jacques Fauvet, illustrations de De Gallard.
   - La France Outre-Mer, par Pierre Lyautey, illustrations de Christian Gaillard.
   - Synthèse générale, chronologie, par Henri Calvet.

   
Un des plats de couverture et illustration de Dignimont, en regard de la p. 208 du tome II.

Les quatre volumes : 150 euros (code de commande : 17085).

 

[LYAUTEY]. BENOIST-MÉCHIN — Lyautey l'africain ou Le rêve immolé. Lausanne, La Guilde du Livre, 1966. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, 319 p., illustrations et carte dépliante hors texte, exemplaire numéroté sur alfa Clairefontaine.

10 euros (code de commande : 8523).

 

[MAC MAHON (Patrice de)]. BROGLIE (Gabriel de) — Mac-Mahon. Paris, Perrin, 2000. In-8° sous reliure souple d'éditeur, 459 p., un cahier d'illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   
Mac Mahon, souvent brocardé de son vivant et par la postérité, ne fut pourtant pas n'importe qui. De 1808 à 1893, sa vie s'inscrit tout entière dans le XIXe siècle. Militaire glorieux, il sert en Algérie trente ans durant, de lieutenant à gouverneur général, développant une conception aussi humaine que possible de la colonisation. La prise de Sébastopol en 1855, les victoires de Magenta et de Solférino en 1859 l'imposent comme l'un des grands chefs militaires du Second Empire, dont il reçoit la dignité de maréchal et le titre de duc de Magenta. Blessé en 1870 à Sedan, il évite ainsi d'avoir à signer la capitulation. En 1871, il reprend Paris aux insurgés de la Commune. Puis, il succède à Thiers en 1873 comme président du gouvernement de la République, en attendant le rétablissement d'une monarchie qui ne viendra jamais. Lui, le royaliste conservateur, après avoir, en 1877, tenté d'imposer un gouvernement selon son cœur à une majorité parlementaire qui n'en voulait pas, doit s'incliner et finit par démissionner en 1879, après avoir présidé aux fastes de l'Exposition universelle. Improbable président de la République, Mac Mahon, populaire par sa prestance, sa loyauté et sa franchise, a assisté ou participé à la mise en place de beaucoup d'institutions qui existent toujours : le septennat, la présidence du Conseil des ministres, le domaine réservé du chef de l'État, la qualité de chef des armées, les difficultés de la cohabitation, les risques de la dissolution... Au total, Mac Mahon aura fait autant et plus pour l'établissement de la République que Thiers, Gambetta ou Grévy, ses contemporains et adversaires respectueux.

12 euros (code de commande : 17353).

 

[MAINTENON]. CORDELIER (Jean) — Madame de Maintenon. Paris, Club des Éditeurs, 1959. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 347 + XLV p., illustrations hors texte, (« Hommes et Faits de l'Histoire »), exemplaire numéroté.

13 euros (code de commande : 217/65).

 

[MANCINI (Marie)]. BORDEAUX (Henry) Marie Mancini. Le premier amour de Louis XIV. Paris, Flammarion, 1952. In-12 broché, 225 p., (collection « Visages de l'Histoire »), un des 25 exemplaires numérotés sur papier Alfa (n° 2), non coupé et à l'état de neuf.

20 euros (code de commande : 7548).

 

MANDROU (Robert) — Introduction à la France moderne (1500-1640). Essai de psychologie historique. Paris, Albin Michel, 1961. In-8° broché, XXV, 400 p., (collection « L'Évolution de l'Humanité », n° LII), exemplaire non coupé et en bon état malgré un petit pli à la couverture.
En quatrième de couverture :
   
Le sous-titre importe ici plus que le titre : ce livre n'est pas, en effet, une présentation, après tant d'autres, du XVIe siècle français ; c'est une tentative plus originale pour définir dans ses éléments dominants une histoire des mentalités collectives. L'expérience est faite ici au niveau de la première modernité française : il s'agit de faire revivre le plus exactement, et aussi pleinement qu'il se peut, les Français qui ont vécu « de Colomb à Galilée, de la découverte de la Terre à celle du Ciel » (Michelet).
   La hardiesse de l'entreprise – qui légitime le mot Essai – se découvre à la simple évocation de son sommaire : des conditions alimentaires de l'existence jusqu'à la mystique et même à la vogue du suicide, tous les comportements humains sont passés en revue... Le livre se divise en trois parties : les mesures physiques et psychiques des individus ; les milieux sociaux et leurs enchaînements de solidarités inégalement solides, inégalement efficaces ; enfin, les grands types d'activités humaines vus dans leurs déterminations psychologiques : métiers et divertissements, dépassements – arts, sciences, religion –, évasions, aux formes les plus étranges...
   En son fond même, cet ouvrage est à la fois un bilan et un programme : état de la question, dans ce domaine de la psychologie collective, trop oublié des historiens, et, en même temps, un plan de recherches à poursuivre, pour aider ce secteur historique à combler son retard par rapport aux secteurs politique et économique, aujourd'hui en plein épanouissement. Par ce double caractère, cet Essai de psychologie historique est bien dans l'esprit de la Collection « L'Évolution de l'Humanité ».

20 euros (code de commande : 17053).

 

MASSIN — Les célébrités de la rue. Paris, Gallimard, 1981. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 158 p., illustrations en noir et en couleurs, ex-libris à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   Les Célébrités de la rue prend pour cadre des endroits de la capitale comme le Pont-Neuf ou le Palais-Royal qui composent de véritables villes en miniature, et dont la fréquentation est telle, dit-on, que les pavés en sont usés et qu'il faut les changer au bout de peu d'années.
   Sur les places publiques ou dans les foires, des charlatans débitent leurs drogues et leurs lazzi sur des tréteaux dressés en plein vent, devant un public de bourgeois et de seigneurs, de grandes dames et de grisettes, de laquais et d'écoliers, d'oisifs et de mendiants, ou de boutiquiers en goguette. On voit passer aussi, bien sûr, des petits marchands ou des colporteurs qui formaient, déjà, l'univers des Cris de la ville. Mais ce nouveau livre s'attache à décrire une faune toute particulière et pas moins nombreuse sans doute. Dans cette multitude bigarrée, on trouve aussi bien des batteurs de pavé, des prédicateurs en plein vent, des racoleurs (ces « vendeurs de chair humaine » qui recrutaient pour les armées du roi), que des représentants de la jeunesse dorée et de la vie à grandes guides. On côtoie des rimeurs burlesques, des bossus facétieux, des ermites insolents ou d'orgueilleux va-nu-pieds ; on croise de faux égyptologues et des inventeurs de religions, des apôtres de phalanstère et des chiffonniers philosophes ; on aperçoit le neveu de Rameau ou la silhouette de noctambules comme Restif de La Bretonne ; on fait enfin la connaissance de personnages fantasques ou extravagants, voire énigmatiques, ou de figures pittoresques dont la célébrité fut parfois éphémère, mais qui ont laissé derrière elles une trace dans la mémoire populaire, et dont les échos de la vie tapageuse accompagnent parfois le bruit des émeutes qui grondent (la Fronde) ou la fureur des révolutions qui s'annoncent.

25 euros (code de commande : 16253).

 

MASSU (Jacques) — La vraie bataille d'Alger. Paris, Jules Tallandier - Le Cercle du Nouveau Livre, 1971. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 391 p., 29 p. d'illustrations hors texte, exemplaire numéroté.
Avant-propos :
« Au cours d'une existence de soldat, fertile en événements les plus divers, j'ai été plusieurs fois placé par la Providence, ou le Destin, dans l'obligation d'effectuer rapidement des choix importants, dont les conséquences débordaient le domaine militaire pour déboucher sur la politique qui ne m'a jamais inspiré aucun goût.
Cest le récit de l'un de ces choix, celui qui me fut proposé en 1957 et m'amena à livrer la « Bataille d'Alger », qui fait l'objet de cet ouvrage.
Que désigne-t-on exactement par Bataille d'Alger ? C'est l'affrontement qui opposa la 10e division parachutiste et les troupes de secteur à l'organisation F.L.N. d'Alger, au cours de l'année 1957. Cette définition me paraît pompeuse, mais elle a été employée par notre adversaire, Yacef Saadi, dans son livre Souvenirs de la Bataille d'Alger, publié chez Julliard en 1962. Dans mon esprit, cette bataille évoque l'ensemble des actions de toutes sortes, autant humaines que policières, menées par les Forces de l'Ordre pour enrayer le terrorisme et rétablir la confiance sur toute l'étendue de l'agglomération algéroise. La phase « utile » s'est déroulée en deux temps, de janvier à mars et de juin à octobre 1957.
Tout ce qui se passa en Mitidja et dans les contreforts de l'Atlas qui bordent cette plaine eut une telle résonance que le département d'Alger en entier fut concerné par cette « Bataille ».
Pourquoi ai-je écrit cet ouvrage ? Un ensemble de circonstances m'y a entraîné. Circonstances prévues, telles que les loisirs de la « retraite » ; circonstances fortuites : la projection privée qui me fut faite en juin 1970 du film de Pontecorvo-Yacef Saadi, sur la Bataille d'Alger, la lecture d'œuvres très variées en leurs genres sur les années que j'ai vécues en Algérie, la rédaction d'un article qui me fut demandé sur certain combat de cette époque, ma citation par le commandant Faulques dans son procès contre l'Express en mars 1970.
Ces condiments ont excité l'état de « rumination » dans lequel je vivais depuis dix ans, nourri de tout ce qui se rapportait à l'Algérie. Ils ont provoqué chez moi la conscience d'un devoir, celui de mieux faire connaître, dans son contexte ingrat, mais aussi dans ses résultats, la tâche demandée à la 10e division parachutiste et accomplie par elle en 1957.
Je préviens donc le lecteur qu'il ne trouvera pas, dans les pages qui suivent, une nouvelle histoire plus ou moins romancée de la Bataille d'Alger. D'ailleurs, j'ai parfaitement conscience qu'il attend autre chose de moi. Il veut aujourd'hui des réponses à toutes les questions, certaines douloureuses, qui hantent encore son esprit. Il veut connaître la vérité, savoir ce qui s'est passé et pourquoi cela eest ainsi passé, qu'il s'agisse de la torture, des assassinats de Français, des bombes, des ratonnades, de l'action clandestine sous tous ses aspects, de la riposte militaire et des menées anti-terroristes.
L'arrangement n'étant pas dans ma nature, j'ai visé de mon mieux l'honnêteté de la présentation : c'est pourquoi j'ai accepté de répondre à toutes les questions, à « toutes celles, m'a précisé mon éditeur, que souhaiterait vous poser chaque Français, d'où qu'il vienne, qui se trouverait en face de vous. » Cette façon de procéder entraîne la franchise et parfois même une certaine brutalité, elle ne permet ni les précautions de style, ni les échappatoires, ni les complaisances habituelles à bien des Mémoires. Elle m'a donc paru répondre mieux qu'aucune autre à la curiosité légitime que treize années passées n'ont pas émoussée.
Éviterai-je la controverse ? Je le souhaite vivement, car si certaines brûlures ne sont pas encore cicatrisées, c'est surtout à leurs victimes que je pense en livrant ce témoignage. »

15 euros (code de commande : 8644).

 

MAURATILLE (Guy) — Le Limousin. Paris, Arthaud, 1987. In-8° collé, 203 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   « Il n'est guère de plus beau site en France » disait George Sand qui y fit plusieurs voyages.
   Si le Limousin semble souvent n'être qu'un pays que l'on traverse, une région oubliée des promoteurs et des autoroutes, une terre dont on émigré le plus souvent, il demeure cependant « ce pays vert et émouvant, silencieux et profond », selon les mots de deux enfants du pays, Jérôme et Jean Tharaud.
   Issue de l'ancienne Marche et du Limousin, cette région regroupe aujourd'hui trois départements : la Haute-Vienne, la Creuse et la Corrèze. Une région riche de ses diversités et de ses contradictions, que l'auteur nous présente en journaliste, dit-il, c'est-à-dire avec son cœur, à travers les anecdotes d'hier et les reportages d'aujourd'hui.
   Un livre personnel, au ton chaleureux et souvent émouvant, où l'auteur dévoile son amour pour le Limousin, son Limousin : celui des poètes et des écrivains, celui des ostentions et des grèves, – voyez Limoges, la « Ville rouge » et la « Ville des Saints » –, celui de l'Histoire et de l'avenir.

10 euros (code de commande : 17519).

 

[MAURRAS]. Le procès de Charles Maurras. Compte rendu sténographique. Paris, Albin Michel, 1946. In-8° broché, 388 p., (« Collection des Grands Procès Contemporains »), exemplaire non coupé.
Introduction :
   « Le procès de Maurras a soulevé des polémiques passionnées. Le journaliste royaliste qui, depuis de longues années, publiait chaque jour dans l'Action Française des articles de polémique, avait de fervents admirateurs et des détracteurs irréductibles. Ses doctrines étaient admises ou contestées mais jamais indifférentes. Hardi dans ses disputes, audacieux dans ses opinions, violent dans ses critiques, acerbe dans ses invectives, Maurras avait au cours de sa longue carrière porté de rudes coups à ses adversaires. Innombrables étaient les procès de presse où il avait paru en suite de ses articles. Depuis cinquante ans, il n'avait pas quitté l'arène politique, menant contre le régime républicain un combat quotidien.
   Écrivain de grand talent, humaniste, membre de l'Académie Française, son influence s'exerça sur toute une génération de jeunes gens.On la lui reprocha et beaucoup crurent voir en lui un des responsables de la désorganisation des esprits pendant les années qui précédèrent la guerre.
   Sous l'occupation ennemie, il ne cessa pas d'écrire. Ses articles furent violemment critiqués et amenèrent son arrestation aussitôt après la libération.
   Sa poursuite devant la Cour de justice de Lyon ranima de vieilles querelles. Aux campagnes de journaux, généralement hostiles à l'accusé, répondirent des campagnes par tracts, plus ou moins anonymes, et qui contenaient des menaces de représailles en cas de condamnation.
   C'est dans une atmosphère de fièvre que s'ouvrirent les débats présidés par M. le conseiller Vainker, assisté de MM. Giron, Saumet, Méjat et Henry, jurés. Deux jurés suppléants avaient été désignés, MM. Dumas et Maniglier.
   Le ministère public était représenté par M. Thomas, commissaire du Gouvernement.
   Maurras étant atteint d'une surdité complète, , deux interprètes, M. Joseph Roger et Mlle Boulard, sont désignés pour transmettre à l'accusé les questions qui lui seront posées. »

12 euros (code de commande : 12692).

[MAURRAS]. LONDON (Géo) — Le procès de Charles Maurras. Lyon, Bonnefon, 1945. In-8° broché, 214 p., illustrations, exemplaire en grande partie non coupé.

13 euros (code de commande : 220/70).

 

Mazarin. Paris, Hachette, 1959. In-8° broché sous reliure d'éditeur, 295 p., nombreuses illsutrations en noir et en couleurs, (collection "Génies et Réalités").

13 euros (code de commande : 206/61).

 

[MAZARINETS]. SINGER-LECOCQ (Yvonne) — La tribu Mazarin. Un tourbillon dans le Grand Siècle. Paris, Perrin, 1989. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 409 p., illustrations hors texte, (collection « Biographies »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Amours tumultueuses, évasions, poursuites, complots et poisons tissent la vie tourbillonnante de la famille du cardinal Mazarin.
   Élevés avec Louis XIV, les Mazarinets – neveux et nièces de Mazarin – deviennent les partis les plus recherchés du royaume. Des morts tragiques, des péripéties parfois comiques brouillent quelque peu les cartes du cardinal, avant même que débute le très célèbre amour du roi et de Marie Mancini. Celle-ci, souvent perçue à tort comme une héroïne esseulée, résignée, se bat de toute sa furia romana contre son oncle, contre Olympe, sa propre sœur et rivale près du roi. Elle y est aidée par sa cadette Hortense... tandis que la benjamine Marianne l'espionne pour le compte du cardinal.
   Après la mort de Mazarin, ses nièces nouent des alliances prestigieuses mais rarement heureuses. Intelligentes, volontaires et énergiques, elles défraient la chronique des cours européennes. Les unes par le pouvoir ou la dévotion janséniste, les autres par l'amitié des écrivains, par l'astrologie et la magie, par l'intrigue et le scandale, par de longues errances sous l'habit masculin, par des évasions répétées des couvents où on les enferme. On les retrouve près du pape, du roi d'Angleterre, du roi d'Espagne, et toujours dans les entours d'un Louis XIV excédé ! Deux d'entre elles sont au cœur de l'affaire des Poisons. De tout cela, les plus brillantes plumes du Grand Siècle témoignent avec gourmandise.
   Philippe Mancini, duc de Nevers, poète et libertin, peut-être incestueux, n'est pas en reste avec ses sœurs, tout comme certains de leurs conjoints hautement excentriques et de leurs descendants. L'étonnante tribu a donné naissance en effet à une reine d'Angleterre, aux derniers Stuarts, aux pittoresques frères Vendôme (le maréchal de France et le grand prieur licencieux), au prince Eugène, à la famille princière de Monaco... et au comte d'Évreux, bâtisseur de l'Elysée.
   De Paris à Rome, de Rome à Madrid, de Madrid à Londres et de Londres à Paris, Yvonne Singer-Lecocq est parvenue à mener de front tous ces personnages intenables, réussissant avec verve et humour un véritable exploit.

12 euros (code de commande : 16554).

 

Le Ménagier de Paris. Traité de morale et d'économie domestique composé vers 1393 par un bourgeois parisien. Édition présentée par Jérôme Pichon. Tomes I et II (complet), Lille, Lehoucq, 1992. Deux volumes in-8° brochés, LXXXVIII, 240 et 382 p., couvertures partiellement insolées, exemplaire sur vergé de Rives, bel exemplaire en partie non coupé.
   Reproduction en fac-similé de l'édition de 1846-1847 publiée à Paris, chez Crapelet, par la Société des Bibliophiles François.
Table des matières :
   Prologue de l'auteur.
   Première distinction.
      Article I : Saluer et regracier Dieu à son esveiller et à son lever, et s'atourner convenablement.
      Article II : S'accompagner convenablement.
      Article III : Aimer Dieu, le servir et se tenir en sa grâce (De la messe - Contrition - Confession - Des péchés mortels - Des sept vertus.)
      Article IV : Garder continence et vivre chastement (De Susanne - De Raymonde - De Lucrèce - Des reines de France.)
      Article V : Être amoureuse de son mari (D'Ève - De Sara - De Rachel - Du chien Maquaire - Du chien de Niort).
      Article VI : Être humble et obéissante à son mari (Histoire de Griselidis - Femme laissant noyer son mari - D'Ève - De Lucifer - D'une bourgeoise - Du bailly de Tournay - Des abbés et des mariés - De madame d'Andresel - Des maris de Bar-sur-Aube - D'une cousine de la femme de l'auteur - De la Romaine.
      Article VII : Être curieuse et soigneuse de la personne de son mari (Bons traitemens - Des puces - Des mouches).
      Article VIII : Être discrète (De Papirius - De la femme qui pond un œuf - Des mariés de Venise - D'un sage homme parisien trompé par sa femme - D'un notable avocat).
      Article IX : Reprendre doucement son mari dans ses erreurs (Histoire de Mellibée - De Jehanne la Quentine).
   Seconde distinction.
      Article I : Avoir soin de son mesnage, diligence et persévérance - Le chemin de pauvreté et de richesse, par Jean Bruyant.
      Article II : Du jardinage.
      Article III : Choisir varlets, aides et chambrières, et les mettre en œuvre (Jeune femme parlant grossièrement - Soins de la maison - Vie à la campagne - Recettes diverses - Des domestiques - Des chevaux).
      Article IV : Savoir ordonner dîners et soupers (Le fait des bouchers et poulaillers - Termes généraux de cuisine - Dîners et soupers - Aucuns incidens servans à ce propos (repas de l'abbé de Lagny, noces, etc.)).
      Article V : Commander, deviser et faire faire toutes manières de potaiges, etc., et autres viandes (Termes généraux de cuisine - Potages communs sans espices et non lians - Potages qui sont à espices et non lians - Potages lians de char - Potages lians sans char - Rost de char - Pastés - Poisson d'eaue doulce - Poisson de mer ront - Poisson de mer plat - Œufs de divers appareils - Entremès, fritures et dorures - Autres entremès - Saulces non boulies - Saulces boulies - Buvrages pour malades - Potages pour malades - Autres menues choses qui ne sont de nécessité - Autres menues choses diverses qui ne désirent point de chappitre).
      Appendice à l'article V : Recettes d'Hotin, cuisinier de monseigneur de Roubais.
   Troisième distinction.
      Article II (et unique) : Savoir nourrir et faire voler l'esprevier (Chiens espaignols - Éperviers niais - Plumage de l'épervier - Affaitement de l'épervier - Vol des champs - Chasse en août - Chasse en septembre - Épervier en mue - Épervier branchier et mué de haie - Mué et hagart - Maladies de l'épervier - De l'autour - Autres oiseaux de proie - Maladies des oiseaux).

Les deux volumes : 75 euros (code de commande : 16206).

 

MEURGEY (Jacques) Bibliographie des travaux relatifs aux armoiries des provinces et villes de France et de quelques pays étrangers. Paris, Bosse, 1929. In-8° broché, 142 + 5 p. (supplément).
Avant-propos :
« Le présent travail a déjà été publié, pour la plus grande partie, dans mon étude intitulée : Armoiries des provinces et villes de France, collection de bois gravés Pour le roi Louis XIV et conservés au Musée Condé, à Chantilly.
Cette deuxième édition renferme un assez grand nombre de renseignements nouveaux, tirés de l'Annuaire de la noblesse, de Borel d'Hauterive, de l'Intermédiaire des chercheurs et curieux, des Archives de la Société française des collectionneurs d'ex-libris et de reliures artistiques et de l'excellent Manuel de reliures armoriées françaises, de MM. Olivier, Hermal et de Roton. [...]
J'ai ajouté également un chapitre qui ne figurait pas dans la première édition, celui des travaux relatifs aux armoiries des villes de quelques pays étrangers.
Malgré ses imperfections et ses lacunes, j'espère que ce petit ouvrage est appelé à rendre des services. »

35 euros (code de commande : 10891).

 

MEYER (Jean) — Histoire de France. Tome III : La France Moderne de 1515 à 1789. Paris, Fayard, 1985. In-8° broché, 536 p., couverture défraîchie.
En quatrième de couverture :
   La douceur des aubes du Val de Loire et le fracas des guerres d'Italie ouvrent les espoirs « antiquisants " d'une Renaissance jusque-là médiévale. Mais le XVIe siècle s'enfonce dans les nuits de massacre et d'incendie des interminables guerres de religion. Un court répit – la « poule au pot » – et une longue gestation dans le sang, la faim et les larmes marquent le début de la Monarchie absolue, que souligne la gloire apaisée de Versailles : elle réconcilie le roi et son peuple maintenant avide de tranquillité et de stabilité. Toute gloire, cependant, est éphémère... Le XVIIIe siècle s'illumine du sourire du Régent, mais la douceur de vivre se mue rapidement en une ironie critique, celle des « philosophes ». Quand l'immense prospérité commerciale et maritime de la France s'atténue en fin de siècle, un roi malchanceux – en dépit du dernier rayon de gloire, qui est américain – voit surgir les redoutables lendemains des journées révolutionnaires.

12 euros (code de commande : 16675).

 

MITARD (Stanislas) La crise financière en France à la fin du XVIIe siècle. La première capitation (1695-1698). Rennes, Oberthur, 1934. In-8° broché, 188 p.
@ Thèse pour le doctorat présentée et soutenue le 4 juin 1934 à la faculté de droit de Rennes.
Table des matières :
1. Les causes générales de la capitation.
2. Les auteurs de la capitation.
3. Les préliminaires de la capitation.
4. La Déclaration du 18 janvier 1695 et le Tarif des 22 classes.
5. La capitation générale.
6. Les capitations particulières.
7. La subvention du Clergé de France et la contribution du Clergé étranger.
8. La fin, le produit et les effets de la première capitation.
9. Opinions des contemporains sur la première capitation.

20 euros (code de commande : 11501).

 

MOHRT (Michel) — Les intellectuels devant la défaite 1870. Paris, Corrêa, 1942. In-12 broché, 197 p., souillure à la couverture.

9 euros (code de commande : 1617).

 

MORAZÉ (Charles)La France bourgeoise. XVIIIe-XXe siècles. Préface de Lucien Febvre. Deuxième édition. Paris, Colin, 1946. In-8° broché, XVI, 220 p., (collection « Économies, Sociétés, Civilisations »), bon exemplaire.
Table des matières :
   Préface.
   Introduction.
   Chapitre I : Problèmes démographiques
      I. Évolution démographique et évolution économique.
      II. Situation démographique de la France au XIXe siècle.
      III. Le point de vue du nombre et celui de la valeur.
      IV. Démographie géographique.
      Conclusion.
   Chapitre II : L'Homme : évolution physique
      I. La vie humaine en France.
      II. La nourriture.
      III. Les conditions de vie.
   Chapitre III : L'Homme : évolution mentale
      I. La naissance d'une conception nouvelle de la société.
      II. L'épreuve de la Révolution.
      III. La pensée bourgeoise au XIXe siècle.
      IV. La pensée ouvrière au XIXe siècle.
      V. Lutte des classes et matérialisme.
   Chapitre IV : La richesse et l'évolution sociale
      I. Structure économique au XVIIIe siècle.
      II. Évolutions économiques générales au XIXe siècle.
      III. Les trois phases du XIXe siècle française :
         
1. L'industrie textile et le capitalisme familial.
         2. Les crises du milieu du siècle et le développement de la métallurgie.
         3. L'épanouissement du capitalisme moderne.
      IV. Forces économiques et structure humaine.
   Chapitre V : La notion d'État
      I. Les origines lointaines de la notion contemporaine d'État : Jean Bodin.
      II. L'État protecteur de la liberté.
      III. L'État protecteur de la société.
   Chapitre VI : XXe siècle
      I. Démographie sociale traditionnelle.
      II. Progrès de la production, routine de la distribution.
      III. Inconséquences de la politique du crédit.
      IV. Richesse inerte et psychologie de crainte.
   Conclusions.

13 euros (code de commande : 13556*).

 

[MOREAU DE BELLAING (Pierre-François-Joseph-Xavier)] Observations sur quelques écrits publiés dans la Belgique, par lesquels on propose de dépouiller le Roi de France d'un tiers de ses possessions, pour en agrandir les Royaumes voisins. [Lille], [Vanackère (imprimé par Marlier)], [ca 1818]. In-8° sous son brochage d'attente de l'époque, 99, [1 bl.] p., mouillures, rare
   Sur Pierre-François-Joseph-Xavier Moreau de Bellaing (Valencienne 22 août 1752 - Mons 25 janvier 1827), voir C. de Francquen, Recueil historique, généalogique, chronologique et nobiliaire des maisons et familles illustres et nobles du royaume, article « Moreau de Bellaing », pp. 11-12.
En guise d'introduction :
   « L'univers ébranlé croulât-il sur sa tête,
   Son front calme et serein braverait la tempête. »
   Français, les vers qui précèdent rendent parfaitement le caractère de notre Roi toujours grand, même au sein du malheur.
   J'eusse désiré lui offrir l'hommage de ce faible opuscule, mais le respect profond que l'on doit aux Souverains, défend de leur faire aucune dédicace, sans avoir obtenu leur permission ; et lorsque l'indignation, me tenant lieu de génie, me rendit auteur pour la première fois , à l'âge de 66 ans, pressé de communiquer au public les résultais de mes idées, le tems ne
m'a point laissé la faculté de solliciter l'autorisation de les faire paraître sous les auspices de notre Monarque chéri.
   Colonel sous le règne du vertueux et trop infortuné Louis XVI, je n'ai voulu aucune place depuis ; j'ai été assez heureux pour que ce Souverain et son auguste épouse aient daigné me dire qu'ils étaient satisfaits de mon zèle dans les circonstances difficiles qui affectaient péniblement leurs cœurs ; je n'eusse demandé de Louis XVIII le Désiré qu'un de ces regards de bienveillance qui expriment si bien la beauté de son ame et l'excellence de son cœur.
   Si cependant Sa Majesté était contente de mon faible essai, je la supplierais de faire passer à M. le Maire de Lille la médaille de fidélité, pour m'être remise : ce serait une récompense bien douce ; c'est la seule à laquelle j'aspire.
   C'est donc à vous, Français, et surtout aux Belges-Français mes compatriotes, que j'offre cette chétive production ; heureux si elle contient la réfutation complète des brochures dont on inonde depuis quelque tems le royaume des Pays-Bas, et qui toutes indiquent le projet de dépouiller Sa Majesté le Roi de France de presque toutes ses places fortes et d'un tiers de ses possessions. J'aurais voulu rendre mes pensées avec cette élégance et cette énergie qui carac
térisent la plume des Chateaubriant et des Lally-Tollendal ; mais la franchise et la vérité suppléeront du moins à ce qui me manque du côté du talent. Tout à mon Roi et à ma Patrie, je serai suffisamment payé de mon travail, si les bons Français ; que j'estime et que j'aime au-delà de toute expression, veuillent bien l'accueillir comme un gage de mon entier dévouement.

125 euros (code de commande : 17256).

 

[MORNY (Charles Auguste Louis Joseph Demorny, dit comte de)]. ROUART (Jean-Marie) — Morny. Un voluptueux au pouvoir. Paris, Gallimard, 1995. In-8° collé sous jaquette, 250 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   L'homme de toutes les séductions. Morny a fasciné ses contemporains. Sa vie aventureuse, ses passions, l'énigme de sa naissance n'ont pas cessé de nourrir l'imagination des romanciers acharnés à percer son secret. Balzac s'est inspiré de lui pour créer le cynique et fastueux Marsay ; Daudet en a fait un des héros du Nabab ; Zola le dépeint comme un érotomane. Personnage digne à la fois de Marivaux et de Tacite, dit Victor Hugo qui voit en lui l'illustration des turpitudes élégantes du Second Empire. Fils adultérin de la reine Hortense, petit-fils caché de Talleyrand, est-ce dans sa bâtardise que Morny puise une énergie redoublée pour la conquête du pouvoir et la quête frénétique des femmes ? Dandy de la politique, affairiste sans scrupule, amateur d'art, auteur de vaudevilles, ministre, ambassadeur, promoteur de l'essor industriel et des chemins de fer, il mène de front plusieurs vies. Aristocrate de sa propre volonté, passant des salons des Tuileries aux coulisses où l'attendent les actrices et les demi-mondaines, qu'a-t-il cherché dans le pouvoir : un apaisement à sa frénésie de plaisirs ou à la blessure de l'illégitimité de sa naissance ?
   Personnalité paradoxale : cynique et libéral, organisateur du coup d'État du 2-Décembre mais aussi cheville ouvrière de l'Empire libéral, il est à la fois jouisseur et visionnaire, homme d'argent et homme d'État. C'est avec Napoléon III, son demi-frère, la personnalité la plus passionnante et la plus mystérieuse du Second Empire.

9 euros (code de commande : 17898).

 

NADAUD (Martin) — Léonard, maçon de la Creuse. Édition intégrale. Introduction de Jean-Pierre Rioux. Paris, La Découverte, 1998. In-12 collé, 414 p., (collection « La Découverte / Poche - Sciences Humaines et Sociales », n° 52).
En quatrième de couverture :
   Voici l'histoire édifiante d'un enfant du Limousin qui naquit au lendemain de Waterloo, commença à travailler comme maçon à quatorze ans, sachant à peine lire et écrire, fut désigné comme candidat à la députation en 1848, au cours d'une assemblée générale de travailleurs à la Sorbonne, se consacra à la défense des institutions républicaines, fut proscrit par l'Empire, fut professeur dans une académie militaire britannique et termina sa vie entouré de respects et d'honneurs, député de la Creuse de la Troisième République. Auteur d'une parole historique, « quand le bâtiment va, tout va ! », il donna, consécration suprême, son nom à une station de métro à Paris.
   Les mémoires qu'il publia en 1889 sous le titre de Mémoires de Léonard, ancien garçon maçon (en hommage à son père, maçon comme lui, qui se prénommait Léonard), dans son canton natal de Bourganeuf, sont devenus à la fois rarissimes et classiques : un récit passionnant et exemplaire, un document irremplaçable sur la vie ouvrière au XIXe siècle et l'histoire du mouvement social – au même titre que les textes d'Agricol Perdiguier, « compagnon du devoir de liberté ».
   La révolution de 1848, les illusions du mouvement républicain, la répression après le coup d'État du 2 décembre, l'exil à Londres, le gouvernement de la Défense nationale en 1870, le socialisme sous la IIIe République : Martin Nadaud restitue l'histoire et le climat de tout un demi-siècle. Ce qui est peut-être plus précieux encore, c'est qu'il restitue toutes les traditions du compagnonnage et de l'artisanat, des échanges humains du prolétariat en formation, entre la province et Paris. Mais ce qui reste surtout irremplaçable, c'est le récit de la vie droite et digne du petit maçon au service du peuple, racontée à la veille de sa mort en 1898, sans fausse vanité pour ses enfants et ceux qui l'ont élu.

10 euros (code de commande : 14668).

 

[NAPOLÉON III]. ANDRÉ-MAUROIS (Simone) — Miss Howard la femme qui fit un empereur. 3e édition. Paris, Gallimard, 1956. In-12 broché, 318 p., une illustration hors texte, (collection « Leurs Figures »), exemplaire à l’état de neuf et non coupé.

13 euros (code de commande : 237/60).

 

 

[NAPOLÉON III (Charles Louis Napoléon Bonaparte)]. BURNAND (Robert) — Napoléon III et les siens. Paris, Hachette, 1948. In-8° broché, 383 p., (collection « L'Histoire Anecdotique »).
Extrait de l'avant-propos :
   
On ne trouvera point dans ce livre, si sommaire quelle soit, une histoire du second Empire. Le dessein de l'auteur est moins audacieux. Il s'est efforcé de montrer la figure de l'empereur Napoléon III sous des aspects souvent contradictoires, de camper son personnage dans des décors divers, tel qu'il lui est apparu, au, fil des témoignages recueillis ou en feuilletant des estampes. C'est une série de tableaux, ou plutôt de croquis, et même de hâtifs craquetons, qu'on s'est proposé de donner. Quelques-uns de ces tableautins sont poussés, il ne faut voir en d'autres que de simples esquisses, des « indications », comme disent les peintres. L'auteur, on le pense, n'a pas eu la prétention d'être complet, d'avoir tout dit, ni même tout effleuré. Il sait d'avance qu'on lui reprochera d'avoir oublié ceci et trop appuyé sur cela. Il espère du moins n'avoir pas commis de trop graves erreurs de fait – faute vénielle, – ni de jugement, ce qui est moins aisément pardonnable.

12 euros (code de commande : 16803).

 

NICOLAS (Jean)La Savoie au 18e siècle. Noblesse et bourgeoisie. Tome I : Situations. Au temps de Victor -Amédée II. Tome II : Inflexions. Au siècle des lumières. Paris, Maloine, 1978. Deux volumes in-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, XVI, 1242 p., illustrations hors texte en noir et en couleurs, exemplaire en très bel état.
Sur les jaquettes :
   Tome I :
   Ce premier volume, consacré à la Savoie au temps de Victor-Amédée II (1680-1730), tente de faire revivre dans leur vérité sociale la noblesse et la bourgeoisie du vieux duché alpestre : officiers, hommes de Cour, magistrats et gens de loi, ecclésiastiques, intellectuels et artistes, marchands, rentiers et « coqs de village »... La puissance passe d'abord par la propriété et le fief. Elle s'accompagne aussi de comportements et de signes manifestés dans la vie quotidienne et directement déchiffrables pour les consciences du temps.
   Aux niveaux de fortune correspondent habitudes et modes de vie : du choix du conjoint à l'éducation des enfants, en passant par le logis, la nourriture, le vêtement, le loisir, la culture, la piété. Chacun, dans son groupe ou sa caste, suit spontanément les modèles inspirés de proche en proche par l'exemple indiscutable de la supériorité nobiliaire et seigneuriale.
   Noblesse et bonne roture forment ainsi un complexe d'équilibre, se détachant nettement sur le fond du monde populaire, petites gens des villes et des bourgs, et surtout masses paysannes, secouées de fièvres intermittentes...
   Tome II :
   Ce second volume enregistre les changements venus du dehors et du dedans dans un siècle de contrastes et de ruptures. Le ciel et les armes, disettes et désastres, crises redoublées. On s'endette, la propriété change de mains, les « gros » confirment leur puissance tandis que de nouveaux riches apparaissent, en quête de notabilité.
   Depuis Turin, l'État modernise l'appareil administratif. Il cadastre les terres, réduit l'inégalité fiscale, ordonne le rachat des droits seigneuriaux. La noblesse accuse le coup et vit une crise de valeurs. La bourgeoisie des notables enregistre à son profit le moindre changement.
   Entre-temps, le duché s'est ouvert largement aux passages, aux idées, aux modes nouvelles. Les étrangers affluent vers les villes d'eaux – Aix, Évian– et découvrent avec émerveillement les « glacières » de Chamonix. Les révélations de l'« ailleurs » et de l'« autrement » pénètrent les mentalités et déraidissent lentement la vie de chaque jour. Les vieux cadres des sociabilités se désagrègent, tandis qu'au sein des milieux émergents la franc-maçonnerie incarne le nouveau visage des utopies.
   En profondeur, cependant, s'élaborent les fermentations décisives. La complémentarité autrefois vécue achoppe sur des oppositions irréductibles qui, pour la noblesse, jouent dans le sens de l'exclusif. En retour, par la force des choses, la bourgeoisie est en passe de se découvrir un destin, et, chemin faisant, d'inventer face au Piémont la « nation » savoyarde...

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 18111).

 

NOBÉCOURT (René-Gustave) — Les secrets de la propagande en France occupée. Paris, Fayard, 1962. In-8° broché, 530 p., (collection « Les Grandes Études Contemporaines »).
En quatrième de couverture :
   Tous les ouvrages se rapportant à la guerre de 1939-1945 ont plus ou moins fait état de l'intervention forcenée de la propagande pour incliner l'opinion dans un sens ou dans l'autre et déterminer par elle, dans une certaine mesure, l'événement même. Mais aucun de ces ouvrages ne s'est encore référé à l'ensemble des documents originaux réunis ici. La plupart, en effet, ont probablement disparu. Il a fallu qu'un collectionneur informé, téméraire et discret, les recueillît et les abritât, jour après jour sans doute, et qu'il voulût bien les communiquer, vingt ans après, pour que devînt possible une telle publication.
   La masse de ces documents, dactylographiés ou ronéotypés, est considérable : elle comprend en particulier, avec le commentaire à peu près quotidien de la situation militaire par la Propaganda Abteilung, plusieurs séries de notes et de lettres confidentielles qui, rédigées ou inspirées soit par les services allemands soit par le gouvernement de Vichy ou ses alentours, ne cessèrent de circuler en France de 1940 à 1945.
   Les ayant dépouillées feuille à feuille, R.-G. Nobécourt en a extrait, ordonné et annoté un choix capable d'illustrer ce que fut réellement en sa source, en ses méthodes, en son mécanisme, l'action psychologique dans la France occupée.
   Quatre thèmes principaux ont été retenus : Vichy et ses mystères, la collaboration et ses vicissitudes, le second front et la guerre des nerfs, le temps et l'espace à l'Est. Cet échantillonnage, révélateur des procédés de la propagande, considérée comme l'une des courroies de l'Histoire, ne montre pas seulement sur le vif le moteur d'une énorme machine dont, du côté allemand, Goebbels avait mis en place les engrenages et défini le mode d'emploi. Il éclaire l'intention et le rôle de la propagande dans le cours fluctuant de l'Histoire et dans la vie des Français sous l'occupation qu'elle traversait et martelait sans cesse.
   Il ajoute d'ailleurs à la connaissance même de l'histoire. Le mensonge de la propagande en effet – que l'auteur souligne ici ou là en lui opposant tantôt le fait qui contredit immédiatement son assurance ou son interprétation, tantôt des témoignages mieux fondés et plus honnêtes – le mensonge de la propagande appartient aussi à l'Histoire. Et la propagande ne ment pas toujours absolument.
   Comme l'écrit R.-G. Nobécourt dans une longue introduction (qui remue, sans y tisonner, des cendres encore chaudes) ce recueil constitue un document suggestif pour les lecteurs curieux de découvrir le dessous des choses, pour les historiens qui se plaisent à mettre les événements au conditionnel, pour les théoriciens de l'action psychologique et pour les journalistes à l'école.

13 euros (code de commande : 17502).

 

NORD (Pierre) Mes camarades sont morts. Tome I : La guerre du renseignement. Tome II : Le contre-espionnage. Tome III : La préparation du débarquement. Paris, Librairie des Champs-Élysées, 1947. Trois volumes in-8° brochés, 300, 262 et 284 p., illustrations, exemplaire non coupé et en parfait état.

Les trois volumes : 30 euros (code de commande : 214/69).

 

[NOUGUIER (Émile)]. Drôle d'oiseau. Autobiographie d'un voyou à la Belle Époque. Texte établi et présenté par Philippe Artières. Paris, Imago, 1998. In-8° collé, 158 p., exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   Émile Nouguier, jeune « apache » de la Belle Époque, souteneur, chef d'une bande de voleurs, attiré par les thèses anarchistes, est incarcéré pour meurtre à la prison Saint-Paul de Lyon et condamné à mort.
   En 1899, il rencontre le Professeur Alexandre Lacassagne, fondateur de la criminologie française qui, accompagné de ses étudiants, rend souvent visite aux détenus. À la demande du professeur, qui remarque son goût pour l'écriture et souhaite comprendre les motivations profondes des délinquants, Émile Nouguier entreprend de rédiger son autobiographie et couvre alors à l'encre noire plusieurs cahiers d'écolier. Ainsi sont écrits Souvenirs d'un moineau ou les Confidences d'un prisonnier, étonnant témoignage d'un voyou à la fin du XIXe siècle. C'est un étrange compagnon de cellule, un moineau, qui raconte non seulement les principaux événements de la vie chaotique de Nouguier, mais aussi les conditions de ses aveux... Émile Nouguier sera guillotiné en février 1900.
   Philippe Arrières nous fait découvrir cette œuvre surprenante et, dans un commentaire éclairant, met en relief tout l'intérêt de ce texte majeur pour l'histoire de la déviance sociale.

9 euros (code de commande : 14493).

 

[OILLIAMSON (Thomas d’)] — Outrelaise. Caen, 1960. In-4° agrafé, 14 p., illustrations, envoi de l’auteur.
@ Tiré à part du n° 16 de la revue Art de Basse-Normandie - Noël 1959.
   Le château d'Outrelaise est situé dans la commune de Gouvix, dans le département du Calvados.

13 euros (code de commande : 11745).

 

 

 

ORMERAIE (Michel de l') — Du vitriol dans le bénitier parpaillot. Mémoires. Paris, Michel de l'Ormeraie, 1989. In-8° broché, 381 p., un des 333 exemplaires numérotés.
En quatrième de couverture :
   « Ces mémoires ne retracent pas, comme certains pourraient s'y attendre, la carrière de Michel de l'Ormeraie éditeur. (Il se réserve de le faire ultérieurement.)
   Du vitriol dans le bénitier parpaillot raconte l'histoire d'un foyer pastoral des années 1927 à 1944.
   Jusqu'à présent, rien n'ayant été écrit sur ce sujet, nul ne sait encore comment les enfants de pasteur et leur mère vivent la vocation paternelle.
   Michel de l'Ormeraie le raconte enfin, de façon drôle, souvent mordante, parfois féroce, mais parfois aussi de manière tendre et poétique.
   Cette sorte de chronique pastorale, tout à la fois d'humeur et d'humour, en dérangera plus d'un. Mais la vérité méritait d'être connue.
   Écrire ce que les bien-pensants imposent le plus souvent de taire aboutit à une série de portraits pour le moins inattendus, à des histoires bouffonnes et rocambolesques, à d'inimaginables scènes de la vie secrète des paroisses où le sordide le dispute au pathétique, la cruauté à la bonté infinie.
   À travers ces lignes qui respirent la plus furieuse révolte, perce néanmoins le profond attachement de Michel de l'Ormeraie aux valeurs morales de la Réforme qu'il confesse malgré lui. Il est vrai qu'elles ont fait la liberté de pensée, ouvert à tous les chemins du savoir et donné à chacun la liberté de plume dont il use allègrement. »

20 euros (code de commande : 13919).

 

[ORSINI]. DANSETTE (Adrien) L'attentat d'Orsini. Paris, Del Duca, 1964. In-8° broché, 221 p., (collection « Les Grandes Conspirations de l'Histoire »), jaquette, exemplaire non coupé

10 euros (code de commande : 263/61).

 

[OUTARDEL (Dom George)] — Les Abbayes de France au Moyen Âge et en 1947, par un moine bénédictin. Préface de Marcel Aubert. Paris, Durassié & Cie, 1947. In-4° broché, 263 p., cartes dans le texte, CXI planches hors texte.
Préface :
   « Les abbayes de France ! quel beau sujet, et combien d'historiens et d'archéologues ont déjà montré tout ce que la France doit aux moines.
   Rangés sous la Règle de saint Benoît, mais groupés par monastères à peu près indépendants les uns des autres, et gardant chacun sa physionomie propre, les moines ont, pendant les temps troublés du haut Moyen Âge, par leur vie de prière, d'étude et de travail, sauvé la civilisation menacée. Puis, réunis en congrégations et en ordres, ils ont été le plus ferme appui de la papauté dans sa lutte pour maintenir la chrétienté dans le droit chemin.
   La prière des moines, la prière continue qui, d'Ordre en Ordre, de maison en maison, ne cesse ni de jour ni de nuit, a soutenu l'énergie chancelante des hommes. On connaît ce passage où Guillaume le Breton montre la flotte de Philippe-Auguste voguant vers la Terre Sainte, assaillie, dans les mers de Sicile, par une tempête horrible, et le roi ranimant le courage des matelots : « Il est minuit, leur dit-il, c'est l'heure où la communauté de Clairvaux se lève pour chanter matines. Ces saints moines ne nous oublient jamais. Ils vont apaiser le Christ ; ils vont prier pour nous, et leurs prières vont nous arracher au péril. »
   Pendant tout le haut Moyen Âge et une grande partie du Moyen Âge, les moines ont sauvé la pensée antique et les souvenirs du passé. Ils ont conservé pieusement dans leurs bibliothèques les manuscrits des auteurs classiques, ils les ont recopiés, commentés, expliqués ; dans leurs écoles, ils en ont développé le sens. Ils ont eux-mêmes écrit des traités de théologie et d'hagiographie, mais aussi l'histoire de leur temps. Les abbayes furent les séminaires où vinrent puiser tous ceux qui cherchèrent à ranimer, dans le monde bouleversé par les invasions barbares, la flamme vacillante de la civilisation. Leurs églises, leurs bâtiments, ont conservé les traditions anciennes et les ont léguées au Moyen Âge et aux temps modernes. Ils ont abrité les arts à l'ombre de leurs sanctuaires architecture, sculpture, peinture, miniature, orfèvrerie, émaillerie.
   Ce sont les mêmes moines qui, de leurs mains, ont défriché les forêts, assaini les marais, irrigué les landes, transformé les déserts en riche terre de culture, en gras pâturages. Ils ont appris aux paysans de meilleures méthodes de travail ; par leur exemple, surtout, ils ont rendu sa noblesse au travail de la terre, abandonné par l'Antiquité aux esclaves. Sur leurs biens immenses, ils ont pratiqué la culture intensive ; certaines abbayes possédaient des centaines de charrues, des troupeaux innombrables.
   Ce sont eux encore qui, par leurs prieurés, leurs hospices, leurs hôtelleries échelonnés le long des grands chemins, sur les routes des pèlerinages, ont rendu possibles ces mouvements de foules qui ont lait couler la vie dans le monde du Moyen Âge, ces longs voyages si chers à nos ancêtres avides de connaître les hommes et les coutumes des autres pays, d'aller prier dans les sanctuaires vénérés, les Lieux Saints, le Tombeau des apôtres à Rome, la Basilique de Tours où reposait saint Martin, le Mont-Saint-Michel, Notre-Dame de Chartres et Notre-Dame du Puy, et surtout Saint-Jacques de Compostelle. L'hospitalité des moines est célèbre, leur charité proverbiale : celui qui frappe à la porte de l'abbaye est accueilli comme le Christ lui-même ; il est hébergé, nourri, soigné, vêtu. Les habitants d'alentour ressentent les bienfaits de l'abbaye. Il n'était pas rare que pendant les temps de disette, certaines abbayes distribuassent des centaines de pains chaque jour. En 1147, le cellérier de l'abbaye de Morimond vient un jour annoncer à l'abbé qu'il n'y a plus de nourriture que pour trois repas de moines et qu'il ne peut plus rien donner aux affamés qui assiègent la porte du monastère : « Malheur à nous, s'écrie l'abbé, si un de ces pauvres meurt de faim à notre porte, alors que nous, nous avons encore un morceau de pain », et il lait distribuer les dernières réserves. Il fut récompensé de son héroïsme : le jour même arrivaient à l'abbaye des chariots de provisions envovés par des bienfaiteurs.
   Combien d'autres ont abordé ce sujet, et quels beaux volumes n'a-t-il pas inspirés. Ce n'est cependant pas ce que l'auteur a voulu refaire ici. Ancien secrétaire général de la Société Française d'Archéologie, il connaît les désirs et les besoins des historiens et des archéologues, comme ceux des voyageurs et des touristes, et c'est pour y répondre qu'il a entrepris la publication de cet important ouvrage auquel il était bien préparé par ses travaux antérieurs. Au vrai il s'agit d'un album précédé d'une introduction où l'auteur montre ce qu'est la vie et l'âme d'un monastère, et où il résume l'histoire de l'architecture monastique au Moyen Âge. Album de cartes sur lesquelles secondé par un artiste de mérite, M. Auguste Martin, il a indiqué l'emplacement des 1300 abbayes du Moyen Âge, 700 bénédictines, 350 cisterciennes, 180 soumises à la règle de saint Augustin et 80 relevant de Prémontrés. Ces cartes sont au nombre de 19, et sur chacune sont groupés 4 ou 5 départements. En regard, un texte très bref donne sur les abbayes dont l'emplacement a été ainsi précisé, des renseignements d'ordre historique, et aussi pratique. Sur une 20e carte est marqué l'emplacement des abbayes existant actuellement en France avec l'indication de l'Ordre ou de la Congrégation auquel elles se rattachent.
   C'est un guide, scientifique et en même temps clair et pratique, qui nous est ainsi donné, et je ne saurais trop dire à mon ancien secrétaire général de la Société Française d'Archéologie toute la reconnaissance des archéologues et aussi des touristes. »

95 euros (code de commande : 12425).

 

PELLEGRIN (Nicole) — Les bachelleries. Organisations et fêtes de la jeunesse dans le Centre-Ouest XVe-XVIIIe siècles. Poitiers, Société des Antiquaires de l’Ouest, 1982. In-8° broché, 400 p., illustrations in et hors texte, jaquette, (« Mémoires », 4me série, tome XVI - 1979-1982).

30 euros (code de commande : 245/60).

 

PERROT (Jean-Claude) — Genèse d'une ville moderne. Caen au XVIIIe siècle. Tomes I et II (complet). Paris - La Haye, Mouton, 1975. Deux volumes in-8° brochés, 1157 p., quelques illustrations hors texte, (collection « École des Hautes Études en Sciences Sociales - Centre de Recherches Historiques », « Civilisations et Sociétés », n° 44), exemplaire en très bel état, peu courant.
Table des matières :
   Introduction.
   Chapitre I. La crise des reflets culturels et des définitions urbaines.
   Chapitre II. Attraits et servitudes de la ville.
   Chapitre III. Enquête sur les dénombrements de la population.
   Chapitre IV. Les principaux traits de l'évolution démographique de Caem au XVIIIe siècle.
   Chapitre V. Les aires de subsistance de la population.
   Chapitre VI. Approche démographique de l'économie urbaine quantitative.
   Chapitre VII. Les données générales du changement économique.
   Chapitre VIII. Les structures de la production.
   Chapitre IX. Les structures de l'échange.
   Chapitre X. L'urbanisme, enjeux et combattants.
   Chapitre XI. L'insertion urbaine des patrimoines et des hommes.
   Chapitre XII. La « dioptrique » culturelle des fonctions urbaines.
   Chapitre XIII. Conjoncture des forces productives et des échanges.
   Chapitre XIV. Conjoncture des prix, des salaires et des rentes.
   Chapitre XV. Les aspects urbains du comportement démographique.
   Conclusion générale.
   Annexes.

Les deux volumes : 80 euros (code de commande : 17901).


PÉTAIN

 

[PHILIPPE LE BEL]. FAVIER (Jean) — Philippe le Bel. Paris, Fayard, 1982. In-8° broché, V, 587 p., illustrations hors texte.
Sur la couverture :
   « L'histoire de Philippe le Bel, c'est une suite d'énigmes, et la première de ces énigmes s'appelle Philippe le Bel. L'entourage du roi, le Conseil, le gouvernement, qu'est-ce au juste ? Et qui est-ce ? Qui sont ces légistes dont on parle à tout propos ? Et d'abord, qui, du roi ou de ses conseillers, gouverne le royaume en ces années 1300 qui resteront pour des générations la fin d'une « belle époque », celle des croisades et de la bonne monnaie, celle de la croissance économique et de l'essor démographique ?
   Quelques images bien connues ont parfois suffi pour définir à bon compte ce règne au cours duquel l'édifice craque sans qu'on le sache encore : la fausse monnaie, les matines de Bruges, la gifle d'Anagni, le bûcher des templiers, la tour de Nesles...
   Une longue familiarité avec ce temps conduit Jean Favier bien loin de cette caricature. Fondé sur une bibliographie considérable, riche aussi d'innombrables documents originaux, ce livre apporte pour la première fois une mise au point d'ensemble sur les grands problèmes que posèrent au dernier des « grands Capétiens » sa couronne et son royaume. »

12 euros (code de commande : 14105).

 

PHILIPS (Charles Johan) — Les noms des chefs-lieux des départements et des arrondissements de France. Goes, Oosterbaan & Le Cointre, [ca 1952]. In-8° broché, 69 p.
@ Il s'agit de la publication d'une thèse de doctorat dirigée par P. Zumthor défendue à l'Université d'Amsterdam le 29 janvier 1952.

12 euros (code de commande : 148/67).

 

PICHON (Francis) — Histoire barbare des Français. Paris, Seghers, 1964. In-8° broché, 509 p., illustrations hors texte.

13 euros (code de commande : 6862).

 

PLAISSE (André) — La baronnie du Neubourg. Essai d'histoire agraire, économique et sociale. Paris, Presses Universitaires de France, 1961. In-8° broché, LIX, 759 p., illustrations, couverture plastifiée, marque d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de faux-titre.
Extrait de l'avant-propos :
   Le blason des premiers seigneurs du Neubourg, bandé d'or et de gueules, qui orne le fronton de l'hôtel de. ville du Neubourg, qu'évoque-t-il, le plus souvent, dans l'esprit du passant ?
   Des temps bien révolus...
   Pourtant si le passant, amateur d'art, dirige ses pas non loin de là vers le, château du Champ-de-Bataille, cette majestueuse résidence construite à la fin du XVIIe siècle, il découvre que le maître de ces lieux est de la même lignée que le premier baron du Neubourg : au XXe siècle, comme au XIIe siècle, c'est toujours à un Harcourt qu'est réservé le privilège de vivre dans la demeure la plus fastueuse de la région.
   Mais si le passant, féru d'histoire, porte aussi son intérêt vers d'autres témoignages du passé, ruines antiques, parchemins jaunis, vieilles coutumes, s'il s'avise surtout d'interroger le paysan de la Campagne du Neubourg ou le marchand qui tient étal sur la place Dupont-de-l'Eure, ce sont de multiples résonances qu'il découvre. Les cours-masures, ces petits vergers clos tapissés d'herbe dans lesquels s'égrènent habitations et bâtiments d'exploitation, existent peut-être depuis un millénaire. Actuellement, comme sous le règne de Philippe Auguste, chaque mercredi, il y a marché au Neubourg. Et de même, aujourd'hui comme au temps des seigneurs, les personnes qui encaissent les droits de place les jours de foire et de marché s'appellent des coutumières.
   Si extraordinaire que cela paraisse, en dépit du coup de hache porté en 1789 au régime seigneurial, l'histoire de la baronnie du Neubourg continue... Elle continue en ce sens que survivent encore aujourd'hui, dans la mentalité paysanne, dans les habitudes culturales, dans les structures agraires, maints traits qui, dès la fin du Moyen Âge, faisaient l'originalité de cette partie de la Campagne du Neubourg. Sous des éclairages différents, ils survivent par leurs prolongements. De sorte que telle manière de faire actuelle ne devient souvent intelligible que par référence à ce qui se passait un millénaire plus tôt.
   Suivre ces prolongements, décrire ces lentes métamorphoses – ou ces mutations brusques, car chaque « actualité » rassemble des mouvements d'origine, de rythme différent  – étudier, d'une manière générale, la signification humaine de tous les changements, tel devrait être, semble-t-il, l'objet de l'histoire.
   « L'histoire, science du changement », aimait à dire Marc Bloch. « L'histoire, science des changements », rectifiait Lucien Febvre.
   Cette étude des changements survenus dans la seigneurie du Neubourg, on le devine, c'est en disciple de Marc Bloch que nous l'avons entreprise. Prévenons le lecteur : dans les pages qui suivent, nous nous sommes très largement inspiré de la pensée de l'auteur des Caractères originaux de l'histoire rurale française.
   Qu'on ne cherche donc pas dans cet essai une relation détaillée des prises du château du Neubourg, une narration imagée des exploits des Meulan ou une étude minutieuse de la généalogie des Harcourt. Plus que les sièges de la forteresse du Neubourg, ce sont les redevances versées au titre du mottage qui nous ont intéressé. Plus que les brillants faits d'armes des Amaury de Meulan. ce sont les marchés et les foires du Neubourg qui ont retenu notre attention. Plus que les liens de parenté du duc de Beuvron, ce sont les dessins des champs et des réages qui ont éveillé noire curiosité.
   Paiements de redevances, marchés et foires, structures agraires ! Que dans cet ouvrage certaines payes s'adressent plus au géographe qu'à l'historien, que l'économiste et le linguiste y puissent trouver quelque peu matière à réflexion... c'est ce dont nous nous félicitons. « Il n'y a... qu'une science des hommes dans le temps », disait encore Marc Bloch.

50 euros (code de commande : 15820).

 

[POMPADOUR (Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de)]. THIERRY (Adrien) — La marquise de Pompadour. Paris, La Palatine, 1960. In-8° broché, 255 p., planches hors texte.
En quatrième de couverture :
   La vie de Mme de Pompadour, son rôle historique, son influence sur les beaux-arts et dans la politique ont donné lieu, depuis bientôt deux siècles, à de sévères réquisitoires.
   Cette femme, qui fut peut-être la plus célèbre du XVIIIe siècle, reste, aujourd'hui encore, une figure controversée. De son vivant, elle fut la proie des diffamateurs. Après sa mort, pendant la Révolution et sous l'Empire, de nombreux récits, souvent apocryphes, ont constitué ce qu'on peut appeler sa légende : la favorite de Louis XV entraîne la monarchie vers sa perte par ses dépenses et ses débauches et prend pour maxime : « Cela durera bien autant que nous... » La plupart des historiens du XIXe siècle ont reproduit ces accusations qui la condamnent.
   De nos jours, une révision de nos jugements sur le XVIIIe siècle a été entreprise, et l'on consent enfin à étudier la marquise de Pompadour avec impartialité. Cependant, sa mémoire est loin d'être entièrement réhabilitée. Le présent ouvrage a tenté de retracer la vie et les actions de la favorite de Louis XV en ne s'appuyant que sur des sources authentiques et en écartant sévèrement tous les témoignages suspects. Une figure attachante, humaine et sensible se dégage peu à peu d'un récit volontairement sobre, dépourvu d'anecdotes scandaleuses et dont l'objectif est le respect de la vérité.
   Le public sera curieux de connaître ce nouvel ouvrage d'un auteur qui s'est signalé à l'attention des historiens par un livre attachant et soigneusement documenté sur Diane de Poitiers et par de nombreux articles de revues.

10 euros (code de commande : 16841).

 

[RAIS (Gilles de)]. CAZACU (Matei) — Gilles de Rais. Paris, Tallandier, 2005. In-8° collé, 382 p., illustrations hors texte, (collection « Biographie »).
En quatrième de couverture :
   Figure satanique, compagnon de tuerie de la Pucelle d'Orléans, serial killer, « premier Vendéen », Gilles de Rais (1405-1440) a fait le délice de nombreux conteurs et biographes. Un personnage à la mesure de cette époque brutale et chaotique ou l'angélisme côtoie la barbarie.
   Cette biographie raconte les multiples vies du seigneur de Rais. Elle rend justice à la place qui fut la sienne dans la noblesse française, reconstitue sa brillante carrière militaire au service de Charles VII, son rôle décisif dans la levée du siège d'Orléans en 1429, son élévation à la dignité de maréchal de France à l'âge de 24 ans. Voilà pour l'envers de la médaille.
   Côté revers, le saint se fait ogre. Ruiné par ses dépenses somptuaires et militaires, Gilles succombe à ses démons, enlève, torture, viole, assassine des enfants. Il s'adonne à l'alchimie pour trouver la pierre philosophale et sacrifie des humains lors de cérémonies sataniques.
   Arrêté, jugé par l'Église lors d'un retentissant procès, Gille de Rais est exécuté à Nantes en 1440. Il entre dans la légende. Une légende tronquée puisque s'opère rapidement un glissement. On l'identifie alors à Barbe Bleue, tueur de femmes et non d'enfants, mythe qui sera bientôt revisité et immortalisé par Charles Perrault.

15 euros (code de commande : 18015).

 

RAJON (Edmond) — Les lettres de cachet de la IIIe République (Le docteur Raymond Mallet a-t'il livré son protégé, le professeur Visaguet ?). Paris, Éditions des Scandales du Siècle, 1932. In-8° broché, 192 p., illustrations.

10 euros (code de commande : 5845).

 

RAPAILLE (Roger) — Louis XIV et le siège de Mons de 1691. Analyse critique d'une tragi-comédie méconnue. Traduction, notes et commentaires, par Roger Rapaille. Mons, Éditions du Renard Découvert, 1990. In-8° broché, 196 p., illustrations hors texte.
   
@ En mars 1691, les armées de Louis XIV déployèrent de très importants moyens pour s'emparer de la ville de Mons, une des places-fortes les plus importantes des Pays-Bas méridionaux.
   Ces opérations s'inscrivaient dans le cadre de la guerre de succession d'Espagne qui opposait la France aux forces alliées (Espagnols, Anglais, Hollandais, etc.).
   Après Mons, d'autres villes allaient subir les ravages de la guerre : Namur, Bruxelles, ...
   Les bibliothèques réservent bien des surprises au chercheur peu avare de sont temps... Imagine-t-on qu'un texte anglais sur le siège de la ville de Mons par les troupes de Louis XIV s'empoussière depuis trois siècles, à Londre, sur un rayons de la British Library ?
   Ce texte, The Siege and Surrender of Mons. A Tragi-comedy exposing the Villany of the Priests, and the Intrigues of the French, fut publié par Richard Baldwin, en 1691.
   Grâce à sa découverte, l'historien montois Roger Rapaille nous plonge au cœur d'une polémique qui agita bien des esprits suite à la reddition de Mons, le 10 avril 1691.
   Un parti francophile montois a-t-il comploté la chute de la ville ?
   Ce parti était-il mené par des prêtres achetés par l'or de Louis XIV ?
   Ces interrogations posées par la tragi-comédie sont-elles fondées ?
   Celle-ci n'est-elle qu'un simple pamphlet parmi d'autres ?
   Roger Rapaille, par sa traduction, ses commentaires d'une remarquable érudition et son analyse rigoureuse de quantité de sources, nous aide à apprécier la valeur historique de la tragi-comédie.

22 euros (code de commande : 12718).

RAPAILLE (Roger) — Le siège de Mons par Louis XIV en 1691. Étude du siège d'une ville des Pays-Bas pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg. Mons, Éditions du Renard Découvert, 1992. In-8° broché, 269 p., cartes et plans.
   
@ Piqué au vif par l'intérêt du sujet, Roger Rapaille décida de poursuivre ses recherches.
   Le 15 mars 1691, les troupes françaises arrivèrent devant Mons.
   Le 10 avril, la ville se rendit.
   Si le siège de Mons n'a pas marqué l'histoire militaire, s'il ne s'y est pas commis d'acte d'un héroïsme inoubliable, l'étude de cette opération est cependant très riche d'enseignements.
   L'auteur a minutieusement consulté, étudié et analysé quantité de documents inédits et inexploités. Grâce à cet important travail, il nous montre pourquoi ce siège a été décidé, comment l'armée française, forte de plus de 100.000 hommes a été amenée à pied d'œuvre. Il nous fait découvrir tous les rouages d'une organisation qui prend en compte le moindre détail. Il évoque les nombreux problèmes posés par l'intendance, les déplacements d'hommes et de matériel, tant par voie terrestre que fluviale.
   L'étude au jour le jour de la progression des assiégeants vers les remparts, l'implaccable bombardement de la ville, la manière dont celle-ci a été défendue, la vie de la population pendant le siège, les manœuvres qui ont amené la capitulation, ... rien n'a échappé au regard critique de Roger Rapaille.
   C'est bien au-delà d'un riche travail d'histoire locale que se situe cette étude puisque toute la vallée de la Haine et de l'Escaut eut à subir réquisitions et destructions, que tout le nord de la France fut mis à contribution pour envoyer main d'œuvre et ravitaillement aux troupes de Louis XIV et que la régio de Hal fut le lieu de rassemblement d'une armée de secours rapidement constituée par les Alliés.

24 euros (code de commande : 12719).

 

[REINHARD (Marcel) ] Hommage à Marcel Reinhard. Sur la population française au XVIIIe et au XIXe siècles. Paris, Société de Démographie Historique, 1973. In-8° broché, 597 p., cartes, plans, tableaux.
@ Ce volume contient 37 articles qu'il nous est impossible de détailler ici.

30 euros (code de commande : 280/61).

 

RÉMOND (René) — L'anti-cléricalisme en France de 1815 à nos jours. Paris, Fayard, 1976. In-8° broché, 374 p., (collection « Les Grandes Études Contemporaines »), marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la page de titre.
En quatrième de couverture :
   L'anticléricalisme est une idéologie politique positive.
   Une idéologie parce qu'il a mobilisé dévouements et passions. Des chansons de Béranger aux caricatures du Canard enchaîné, l'hétérogénéité des écrits anticléricaux illustre son caractère vivant et son enracinement dans les mentalités.
   Une idéologie, surtout parce qu'autour d'un petit nombre d'idées maîtresses il organise une architecture relativement stable et cohérente. Une idéologie sans père avoué. C'est donc en explorant la littérature anticléricale que René Rémond déchiffre ses thèmes constitutifs et retrace leur continuité à travers toute notre histoire contemporaine.
   Composante inséparable de l'histoire des idées, du début du XIXe siècle à notre temps, son histoire est aussi celle de la culture, de la religion, du pouvoir. Une histoire qui n'est pas achevée, car, comme le démontre l'auteur, l'anticléricalisme n'a pas dit son dernier mot.

12 euros (code de commande : 14736).

 

RÉMY — Comment meurt un réseau (fin 1943). Paris, Solar, 1947. In-8° broché, 187 p., illustrations hors texte, cachet à la page de titre.

15 euros (code de commande : 3280).

RÉMY — Les mains jointes (1944). Paris, Solar, 1948. In-8° broché, 277 p., illustrations hors texte, cachet à la page de titre.

15 euros (code de commande : 3281).

 

RESCHAL (Antonin) La névrose galante au dix-huitième siècle. Aventures et portraits d'amoureuses. Paris, Albin Michel, s.d. In-8° demi-veau moucheté, dos orné passé, tête dorée, 324 p., illustrations hors texte.

20 euros (code de commande : 254/68).

 

RICHARD (Michel) — La vie quotidienne des protestants sous l'Ancien Régime. Paris, Hachette, 1967. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 320 p., (collection « La Vie Quotidienne »), bon exemplaire malgré une petite déchirure (sans manque) à la jaquette, ex-libris manuscrit à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   On connaît peu l'histoire véridique de cette minorité qui, à travers beaucoup d'épreuves, sut garder sa vitalité et ses caractères spécifiques.
   En 1598, l'Édit de Nantes fixait son statut. Richelieu détruisit son pouvoir politique, mais lui laissa ses droits religieux. Au début du règne de Louis XIV, les Réformés comptaient 800000 âmes sur une population de 15 millions d'habitants, ils possédaient leur organisation religieuse, et ils eurent dans leurs rangs six ducs et pairs dont Sully, Rohan et Lesdiguières ; un amiral comme Duquesne ; des écrivains tels que Tallemant ; des banquiers comme Samuel Bernard ; des artistes tels qu'Abraham Bosse, les Gobelins et les Boulle.
   En 1685, Louis XIV révoqua l'Édit de Nantes. Les protestants devinrent une minorité privée de droits civils et religieux. 200000 quittèrent la France. Les autres, périodiquement persécutés, subsistèrent dans des conditions difficiles. Les charges publiques leur étant interdites, ils furent banquiers, industriels, firent le commerce de l'indienne et des textiles. À la campagne, surtout dans le Midi, vivaient beaucoup de « laboureurs ».
   En 1788, l'édit de Tolérance, préparé par Malesherbes, leur rendit un statut. La révolution, enfin, déclara tous les Français égaux devant la loi.

12 euros (code de commande : 17144).

 

[RICHELIEU (Alphonse-Louis du Plessis de Richelieu)]. DELOCHE (Maximin) Un frère de Richelieu inconnu. Chartreux, primat des Gaules, cardinal, ambassadeur. Document inédits. Paris, Desclée de Brouwer & Cie, 1935. In-8° broché, 553 p., quelques planches hors texte, (collection « Bibliothèque d'Histoire »), exemplaire non coupé.

13 euros (code de commande : 214/62).

 

ROYAL (Ségolène) — La vérité d'une femme. Paris, Stock, 1996. In-8° collé, 306 p., ouvrage « définitivement indisponible » au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
« Quelle différence y a-t-il entre désordre et diversité ? La vie même, répond Ségolène Royal dans La vérité d'une femme. L'un, dont la violence a fait irruption dans notre fin de siècle sous forme d'économisme triomphant, de productivisme à tout crin, désarticule le champ des valeurs, broie les individus, désorganise les villes et les campagnes. Il a nom chômage, sous-développement, pollution. L'autre – la diversité – respecte la multiplicité du monde, avec les hommes et les femmes, les pays et les paysages qui le composent.
   C'est cela, La vérité d'une femme. Une vérité qui dénonce les brutalités du système politique et du système social. Un regard de femme avec ce qu'il apporte de chaleur à la rigueur de l'analyse, de sens du réel et de l'observation affectueuse des êtres à la volonté d'agir. C'est encore le récit d'un itinéraire personnel animé de la conviction que le monde peut changer. C'est enfin, c'est surtout, contre les prétendues fatalités d'une modernité dévoyée par le seul souci de l'efficacité matérielle, le livre qui restitue au politique l'espace qui est le sien, dans lequel s'affirment une morale de l'action et une utopie comme anticipation d'une réalité à venir. »

10 euros (code de commande : 11480).

 

SAGNAC (Philippe)La formation de la société française moderne. Tome 1 : La société et la monarchie absolue (1661-1715). Tome 2 : La révolution des idées et des mœurs et le déclin de l'Ancien Régime (1715-1788). Paris, Presses Universitaires de France, 1945-1946. Deux volumes in-8° brochés, VIII + 240 et VIII + 355 p.

Les deux volumes : 18 euros (code de commande : 231/64).

 

SAINT-GERMAIN (Jacques) — La vie quotidienne en France à la fin du Grand Siècle. D'après les archives, en partie inédites, du lieutenant général de police Marc-René d'Argenson. Paris, Hachette, 1965. In-8° sous reliure et jaquette (un peu défraîchie) d'éditeur, 317 p., (collection « La Vie Quotidienne »).
Sur la jaquette :
   Du Grand Siècle on se rappelle surtout la première partie, qui s'achève avec la mort de Colbert : époque éblouissante où princes et grands seigneurs roulent en carrosses dorés, ère de gloire militaire, dominée par un roi orgueilleux entouré de fastueuses favorites.
   La Vie quotidienne à la fin du Grand Siècle, ouvrage très neuf, a le mérite de nous faire découvrir une tout autre réalité, beaucoup moins brillante. L'auteur se réfère fréquemment aux archives, en grande partie inédites, de Marc-René d'Argenson, lieutenant général de police, que ses fonctions amenaient à connaître, dans les moindres détails, la vie des Parisiens.
   Des boutiques du Pont-Neuf aux boulangeries de Gonesse, des halles aux échoppes d'indiennes du faubourg Saint-Germain, ce livre nous promène au milieu d'une faune hétéroclite, bizarre, parfois inquiétante. Les Parisiens d'alors s'entassent dans une capitale déjà surpeuplée, regorgeant de mendiants et de voleurs. Bourgeois et pauvres s'entendent contre les archers du guet, et ce n'est plus une mince affaire d'arrêter un délinquant dans un quartier populaire.
   La dorure des carrosses, prohibée par le roi, continue cependant à insulter à la misère des petites gens. Privilèges et monopoles aggravent le mécontentement, encore accentué par l'agiotage. Malgré quelques dispositions à caractère social, rares et maladroites, malgré les efforts d'Argenson et de ses commissaires, le mépris où l'on tient le pouvoir ne fait que s'aggraver. Ainsi se crée le climat politique qui conduira, trois quarts de siècle plus tard, aux événements de 1789.

12 euros (code de commande : 16915).

 

[SAINT-LOUIS]. SAINT-PATHUS (Guillaume de)Vie de saint Louis. Publiée d'après les manuscrits par H.-François Delaborde. Paris, Picard et Fils, 1899. In-8° broché, XXXII + 166 p., (« Collection de Textes pour servir à l'Étude et à l'enseignement de l'Histoire »).

30 euros (code de commande : 46/64).

 

SAN ANTONIO — L'Histoire de France vue par San-Antonio. Illustrations de Dubout. Paris, Fleuve Noir, 1964. In-8° sous reliure d'éditeur, 440 p., cachets aux pages de garde, de faux-titre et de titre, jaquette jaunie et défraîchie, avec manques et déchirures sur les bords.

10 euros (code de commande : 232/64).

 

SARCEY (Francisque) — Le siège de Paris. Impressions et souvenirs. Paris, C. Marpon et E. Flammarion, s.d. In-12 sous cartonnage d'éditeur (Engel), XII + 302 p.
Extrait de la préface :
« Ce n'est point à proprement parler l'histoire du siège de Paris que je prétends conter au public. Cette histoire ne peut guère être écrite que par les hommes politiques qui ont pris, à cette heure solennelle, le gouvernement du pays, et par les chefs militaires qui se sont chargés de la défense de la ville. Elle se fera peu à peu, jour à jour, chacun donnant les renseignements qu'il possède et apportant son témoignage ; et plus tard il se présentera quelque écricain, amoureux de la vérité, qui contrôlera tous les récits, les uns par les autres, les coordonnera, et en composera cette véritable histoire, que nous ne pouvons ni ne voulons faire aujourd'hui.
Nous ne dirons, nous, que ce que nous avons vu ; les tableaux qui se sont incessamment déroulés sous nos yeux, durant cette période qui a été aussi féconde en observations curieuses pour le philosophe, qu'en douleurs et en colères pour le patriote ; nous conterons moins les faits que les impressions diverses qu'ils ont causées dans nos âmes, les accablant tour à tour de tristesse et les soulevant d'enthousiasme. »

9 euros (code de commande : 8558).

 

SARS (Comte Maxime de) — Noyon à travers l'histoire. Introduction de A. Baudoux. Bruxelles, Culture et Civilisation, 1978. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, VIII, 355 p., quelques illustrations hors texte.
Impression anastaltique de l'édition de l'imprimerie A. Baticle, Chauni, 1942.
Introduction :
   - Noyon, aujourd'hui petite ville modeste et tranquille, ne se distinguerait guère de tant d'autres obscures cités provinciales, si la majesté de ses monuments ne témoignait encore de son long passé tout chargé d'histoire.
   Sur ce passé, nombreux furent les chercheurs qui se penchèrent, compulsant les textes, scrutant les documents, afin d'y retrouver la trame souvent effacée de ses annales.
   La Société archéologique et historique de Noyon, fondée en 1856, alimenta ce zèle pour l'étude du passé. Sans parler des maîtres qui ne dédaignèrent point d'éclairer par de savants travaux telles institutions, telles époques ou tels personnages de notre histoire locale, il se rencontra sur notre sol pendant près d'un siècle des amateurs instruits et consciencieux, ardents à poursuivre l'œuvre commune.
   Aussi bien les matériaux ne manquaient-ils point, promettant de riches moissons. Récits de nos vieux annalistes, archives civiles et religieuses, comptes d'argentiers, minutes notariales s'offraient aux recherches des travailleurs.
   Hélas ! le Noyonnais, souvent dévasté au cours des siècles, allait encore connaître de 1914-1918 la guerre et son cortège de destructions. L'hôtel de ville de Noyon fut complètement incendié le 26 mars 1918 avec sa bibliothèque et ses archives. Le vénérable Livre Rouge six fois centenaire, où était reproduite la charte communale de 1108 une des premières de France, devint la proie des flammes.
   Si l'on doit signaler cette perte comme une des plus sensibles, bien d'autres s'y ajoutèrent et vinrent appauvrir le patrimoine de nos précieux souvenirs.
   L'œuvre de la Reconstitution qui, sur tous les plans, s'efforça de faire revivre ce que les armes avaient anéanti, devait aussi s'exercer dans le domaine qui nous occupe. Mais ici, plus encore ailleurs, le remplacement ne se peut faire que par équivalence. Comment reconstituer des archives disparues, sinon en utilisant les extraits qui avaient déjà pu en être publiés, en remontant à des sources parallèles, en fouillant d'autres mines non exploitées. Ainsi, par recoupements, retrouverait-on la substance des faits qui s'y trouvaient inclus.
   C'est en examinant la question sous cet angle que, d'accord avec M. l'archiviste départemental et avec la Société historique de Noyon, la municipalité fut amenée à envisager l'édition d'une Monographie de cette ville, présentant une synthèse générale de tous les documents connus. Une telle œuvre, dont on ne saurait sous-estimer le puissant intérêt, n'avait jamais été tentée avec une semblable ampleur.
   Ouvragé infiniment complexe et d'une difficile réalisation. Il était nécessaire, en effet, de rechercher tous les éléments pouvant entrer dans une histoire de Noyon depuis les origines jusqu'en 1914, et, pour cela, de dépouiller aussi bien les dépôts d'archives départementales et nationales, que les documents manuscrits et imprimés des bibliothèques publiques et que les études fragmentaires éparses dans les collections des Sociétés locales. Problème ardu, si l'on songe qu'il s'agissait de cristalliser en un volume de format maniable l'apport touffu et dispersé de nombreuses générations.
   Beaucoup d'auteurs sans doute se seraient récusés. Seul un historien spécialisé dans ce genre de travaux et familier avec tout ce qui touche à la région pouvait s'aventurer dans ce dédale aux mille détours. Noyon à travers l'histoire constitue Une incontestable réussite, pour laquelle il faut rendre hommage à M. le comte Maxime de Sars.
   Références soigneusement contrôlées, mais dont la mise en œuvre évite toute allure didactique ; grandes divisions adroitement construites qui suivent l'ordre des faits sans être esclaves de la chronologie ; récits vivants et bien charpentés, documentation abondante, mais d'où les vues générales ne sont point absentes : tels sont quelques-uns des caractères de cette monographie qui semble devoir trouver audience auprès du grand public, tout en étant appréciée des érudits.
   Dans cette présentation nouvelle les grandes lignes de notre histoire locale se détachent sous un jour plus lumineux. Des brumes du passé nos annales surgissent, tour à tour glorieuses ou tragiques, imprégnées des coutumes de nos ancêtres et de leurs institutions, maintes fois bruissantes du fracas des armes et des invasions, peuplées de hautes figures et de silhouettes pittoresques, instructives, émouvantes et toujours attachantes. »

20 euros (code de commande : 14050).

 

SCHNAPPER (Dominique) — La France de l'intégration. Sociologie de la nation en 1990. Paris, Gallimard, 1991. In-8° collé, 374 p., (collection « Bibliothèque des Sciences Humaines »).
En quatrième de couverture :
« On parle aujourd'hui de l'intégration des immigrés comme s'il s'agissait d'une nouveauté menaçante pour l'intégrité nationale. Ce n'en est une que dans la mesure où la France, vieille terre d'immigration qui s'ignore, a entretenu sa cécité sur les apports étrangers de sa population jusque dans ses observatoires scientifiques.
La spécificité de l'immigration récente et des problèmes qu'elle pose appelle une double réflexion sociologique : sur le procès de la modernisation depuis les Trente Glorieuses d'une part, sur la formation et l'évolution de l'idéologie nationale depuis le XIXe siècle d'autre part.
Tant que la France se donnait pour ambition explicite d'« assimiler » tout immigré, ni la réalité sociale ni la politique des gouvernements n'étaient différentes. Aujourd'hui encore comme il y a un siècle, du temps de Renan, la nation à la française ne se définit que comme une machine à intégrer des populations diverses autour d'un projet politique commun. L'intégration reste à la fois un fait, une valeur et une nécessité.
C'est la modernité qui, en privilégiant l'activité économique et le modèle marchand des relations sociales, est venue menacer la réalité et la tradition nationales, tout particulièrement en France. Si les démocraties modernes perdent tout principe religieux, dynastique et même national, n'est-ce pas le lien social qui risque de s'affaiblir jusqu'à se dissoudre ? »

10 euros (code de commande : 11167).

 

[SÉNAC DE MEILHAN (Gabriel)]. ESCOUBE (Pierre) — Sénac de Meilhan (1736-1803). De la France de Louis XV à l'Europe des émigrés. Suivi de Du gouvernement, des mœurs et des conditions en France, avant la Révolution (extraits). Paris, Perrin, 1984. In-8° sous reliure, jaquette et Rhodoïd d'éditeur, 402 p., un cahier d'illustrations hors texte, bon exemplaire.
Sur la jaquette :
   
Causeur éblouissant, familier des grands salons parisiens au siècle des Lumières, administrateur bienfaisant de trois provinces françaises, Sénac de Meilhan a dû à la Révolution de 1789 de parcourir l'Europe et d'en découvrir de multiples aspects.
   Cet écrivain longtemps méconnu, qui fut l'ami du prince de Ligne et le commensal de Catherine II, a inspiré à Stendhal sa théorie de l'amour-passion. Il a donné en outre, sur ces temps troublés, dans son grand roman l'Emigré, un témoignage de première valeur.

13 euros (code de commande : 17773).

 

SÉVIGNÉ (Marie de Rabutin-Chantal, marquise de) — Lettres historiques de Madame de Sévigné. Recueillies par J.-B. Ebeling. Préface de Jacques Bainville. Paris, Plon, 1934. In-8° broché, XIII, 238 p., illustrations hors texte, (collection « Les Maîtres de l'Histoire »).
Extrait de l'avant-propos :
   L'ordre chronologique qui est observé était certainement le meilleur. Une classification eût tué la spontanéité de l'épistolière. Et il fallait aussi qu'elle restât toujours présente dans son intimité.
   Disons encore un mot des notes qui ont été ajoutées avec discrétion mais partout où il était indispensable d'éclairer le lecteur, même le mieux instruit du grand siècle, sur certains faits ou personnages désignés par des allusions quelquefois mystérieuses.
   Enfin l'illustration de ce volume elle-même appelle une remarque. Elle sort de la banalité. Les éditeurs ont cherché, pour accompagner le texte, des estampes du temps, vivantes et pittoresques. On observera que plusieurs d'entre elles (la procession de Sainte-Geneviève, la cérémonie de l'ordre des chevaliers du Saint-Esprit, les funérailles du Grand Condé...) s'appliquent avec une parfaite exactitude au récit qui s'y rapporte, et souvent dans le détail. Et pourtant ni Lepautre n'avait lu Sévigné, ni Sévigné ne s'était mise d'accord avec Lepautre. C'est mieux qu'une rencontre. C'est une preuve en faveur de la marquise, historiographe sans le savoir, et qui, dans une pureté de langue si merveilleusement native, ne pouvait rendre que la vérité et la nature elles-mêmes, cette nature que son ami La Fontaine ne voulait pas quitter « d'un pas ».

13 euros (code de commande : 16854).

 

SOL (Eugène) — L'industrie en Quercy. Paris, Marcel Rivière, 1942. In-8° broché, 116 p.

25 euros (code de commande : 248/65).

 

SOPRANI (Anne) — Jardins de Paris. Paris, MA Éditions, 1986. In-8° collé, 287 p., illustrations, ouvrage imprimé à l'encre verte.
Introduction :
   « Parce qu'ils goûtèrent au fruit de l'arbre de la connaissance, nos premiers parents furent chassés du jardin de l'Eden. Depuis lors, les hommes, toujours, ont voulu reconquérir le paradis perdu. Mais la tâche pouvait sembler insurmontable. Aussi, bien souvent, se contentèrent-ils de créer de petits paradis à leur mesure, des succédanés du grand jardin d'autrefois, riches pourtant de l'histoire de tous ceux qui les ont fréquentés.
   La nostalgie du monde qui précéda la chute est ressentie profondément peut-être par l'homme des grandes villes, qui éprouve le besoin de se rapprocher d'une nature que l'urbanisation accrue éloigne de lui toujours plus.
   La ville a d'abord transformé la nature sauvage environnante en terroirs agricoles pour nourrir ses habitants. Puis elle a peu à peu grignoté ces espaces cultivés, repoussant la campagne toujours plus loin de son centre puis de sa banlieue.
   Ainsi à Paris. La ville a été fondée il y a beaucoup plus de deux mille ans. Jules César rapporte, dans ses Commentaires, que les légions romaines traversèrent le village de Lutèce-sur-Seine. C'était en 53 avant Jésus-Christ. Depuis longtemps déjà devait s'être installée, dans l'île de la Cité, une agglomération de bateliers et de pêcheurs. Au centre du Bassin parisien, entre la Marne et l'Oise, le site de Lutèce devait favoriser son développement, avec l'implantation d'une garnison, d'un marché... Mais que trouvait-on si l'on s'éloignait du fleuve vers le Nord ou vers le Sud ? Une nature encore sauvage : des marais, des forêts surtout. Et seulement quelques parcelles défrichées et cultivées.
   La Cité franchit ses passerelles – devenues des ponts solides – pour déborder sur sa rive gauche, puis sur sa rive droite. En même temps, se créèrent et prospérèrent, à la périphérie, de nombreux villages dont les habitants travaillaient à l'alimentation de la ville, bientôt capitale d'un vaste pays. Celle-ci allait peu à peu dévorer tous ces villages.
   Que reste-t-il de la campagne à Paris ? Des grands domaines seigneuriaux ou ecclésiastiques, des cultures maraîchères, des vergers et des vignobles, ça et là, témoignent de la splendeur passée un minuscule coin de verdure, un square, un jardin...
   D'autres, parmi les espaces verts de Paris, résultent d'une volonté délibérée, celle des rois ou des princes qui souhaitèrent, pour leur loisir ou pour leur gloire, doter leur ville de parcs somptueux; plus tard, celle d'urbanistes qui ménagèrent entre les constructions des aires de détente et de liberté.
   Les jardins de Paris ne se contentent pas d'offrir aux citadins quelques bouffées de nature. Plus encore que les monuments, fragiles devant les atteintes du temps, ils conservent la mémoire des événements dont ils furent les théâtres. Témoins des amours des princes comme de celles des manants, complices de la colère ou de la joie du peuple, confidents des poètes, jardins de lumière ou jardins de l'ombre, ils racontent la ville depuis sa naissance jusqu'à notre aujourd'hui. »

9 euros (code de commande : 13432).

 

SPALIKOWSKI (Edmond) — Caudebec. Ouvrage orné de 56 héliogravures. Photographies de l’abbé Gabriel Bretocq. Grenoble-Paris, Arthaud, 1946. In-8° broché, 106 p.
Table des matières :
   I. Les origines.
   II. La gloire d'une chapelle.
   III. Près du sanctuaire.
   IV. La maison dite « des Templiers » et autres vestiges.
   V. Fantômes de maisons de bois.
   VI. Le port et le fleuve.
   VII. Autour de Caudebec.

13 euros (code de commande : 11743).

 

[STAVISKY]. KESSEL (Joseph) — Stavisky, l'homme que j'ai connu. Suivi d'un Historique de l'affaire par Raymond Thévenin. Paris, Gallimard, 1974. In-8° broché, 183 p., jaquette.

6,50 euros (code de commande : 5504).

 

TAITTINGER (Pierre) — Et Paris ne fut pas détruit. Paris, L'Élan, 1948. In-8° broché, 314 p., illustrations hors texte, (collection « Témoignages Contemporains »), exemplaire non coupé.

12 euros (code de commande : 250/65).

 

TERRASSE (Charles) — Les châteaux de la Loire. Paris, Draeger et Verve, 1956. Grand in-4° (360 x 460 mm.) sous cartonnage et jaquette d'éditeur, [212] p., 140 héliogravures et autre illustrations en couleurs, feuillet volant comportant l'avertissement de l'éditeur et une carte, (collection « Musée des Grandes Architectures »), exemplaire numéroté (n° 3247), en très bel état.
Avertissement de l'éditeur :
   En entreprenant l'Album Versailles en nous voulions tenter de résoudre, par notre procédé en couleurs « 301 », des difficultés de reproduction considérées comme insurmontables – réaliser en grand format, sans déformation et avec le plus de réalisme possible les immenses appartements du Château Royal, était alors une gageure. Un travail acharné de trente années nous permit de présenter cet ouvrage qui constituait la somme des possibilités techniques du moment. Le Fontainebleau publié en 1951 profita des importantes améliorations graphiques d'après-guerre et la reproduction de ces somptueux appartements ne présentait plus de difficultés majeures.
   Avec les Châteaux de la Loire, le problème était autre. De dimensions plus restreintes, ils étaient faits pour être vus et jugés dans leur ensemble. En outre la plupart d'entre eux ne furent jamais meublés, les rois et les princes allant de résidence en résidence, emportant mobiliers et tapisseries, laissant à leur départ pièces et couloirs aussi nus qu'ils les avaient trouvés.
   Nous nous trouvions donc face à l'architecture seule.
   De pierres trop blanches ou patinées, de toits d'ardoises aux nuances subtiles, de redoutables massifs de verdure, nous devions dégager des photographies d'atmosphère.
   Nous refusant à des effets faciles de contre-jour ou de gros plans, nous avons réalisé des images entières de chacun d'eux.
   À l'encontre du peintre, nous étions à la fois prisonniers de la technique et servis par elle et, ne pouvant que capter sans interpréter, nous avons dû fixer ces images, à travers l'objectif qui déforme, employant des produits chimiques aux réactions obscures, mariant des encres dont le comportement reste mystérieux, ne pouvant juger du résultat d'une épreuve que toutes les opérations engages et terminées.
   Ces gravures, qui sont le résultat de multiples recommencements, nous les présentons aujourd'hui, croyant sincèrement qu'avec les moyens dont notre métier dispose en 1956, il n'est pas possible de faire mieux.

80 euros (code de commande : 15375).

 

THABAULT (Roger) — 1848-1914 L'ascension d'un peuple. Mon village. Ses hommes. Ses routes. Son école. Préface d'André Siegfried. Paris, Delagrave, 1944. In-8° broché, 250 p., bel exemplaire.
@ Dans son enthousiasme à publier un ouvrage sur son village, l'auteur à omis d'indiquer dans le titre qu'il s'agit de la localité de Mazières-en-Gâtine, dans le département des Deux-Sèvres.

30 euros (code de commande : 161/67).

 

[TOULOUSE]. Wolff (Philippe) — Registre d'impôts et vie économique à Toulouse. Toulouse, Privat, 1947. In-8° agrafé, 66 p., tableaux, hommage de l'auteur.
@ Extrait des Annales du Midi, nos 221 et 232.

10 euros (code de commande : 165/67).

 

Traditions socialistes françaises. Neuchatel, Éditions de La Baconnière, 1944. In-8° broché, 89 p., (collection « Les Cahiers du Rhône », n°55).

6,50 euros (code de commande : 3531).

 

[VILLEGAGNON (Nicolas Durand de)]. PEILLARD (Léonce) — Villegagnon. Vice-amiral de Bretagne, Vice-roi du Brésil. Préface d'Alain Peyrefitte. Paris, Perrin, 1991. In-8° collé, 259 p., exemplaire et bel état.
En quatrième de couverture :
   Homme universel, grand marin, soldat, écrivain, colonisateur, Nicolas Durand de Villegagnon, né à Provins en 1510, est injustement oublié. Il fut, à l'Université de Paris, un ami de Calvin qui deviendra son plus redoutable adversaire. Chevalier de Malte, il défend l'île contre les Turcs. Avec Charles Quint, il assiège Alger et est blessé sous ses murs. Nommé vice-amiral de Bretagne par Henri II, il fortifie Brest. Il enlève, à la barbe des Anglais, la petite reine d'Écosse Marie Stuart à Dumberton et amène en France, sur la Reale, la future reine de France et d'Écosse. Malgré les conseils de Ronsard (« Villegagnon, tu fais une grande faute »), le vice-amiral tente une colonisation dans la baie de Janeiro et devient vice-roi du Brésil qu'à Paris on appelle la « France antarctique ». Ce ne sont pas les sauvages qui le chasseront du fort construit au pied du « pain de sucre » sur un îlot qui porte encore son nom, mais les intrigues des ministres et des colons protestants. Il revient en France, prend la plume pour se justifier et son épée pour défendre son roi et sa religion. Blessé au siège de Rouen, Villegagnon est nommé gouverneur de Sens et chasse les armées de Condé de la vallée de l'Yonne. Après une vie extraordinairement remplie, il laissera ses quelques biens, par testament, à ceux « condamnés à l'éternelle misère, les pauvres de Paris».

13 euros (code de commande : 17387 - vendu).

 

Villes et Campagnes. Civilisation urbaine et civilisation rurale en France. Recueil publié sous la direction et avec une introduction par Georges Friedmann. Paris, Colin, 1953. In-8° broché, XXIV + 473 p., cartes, graphiques et schémas, (« Bibliothèque Générale de l'École Pratique des Hautes Études, VIe section »), exemplaire non coupé.

13 euros (code de commande : 171/67).


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