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BORGÉ
(jacques) et VIASNOFF (Nicolas) Archives du Nord.
Préface de Paul-Marie
de La Gorce. Paris, Trinckvel, 1993. In-4° sous reliure
et jaquette d'éditeur, 239 p., nombreuses illustrations,
(collection « Archives de la France »),
bel exemplaire.
Table des matières
:
- Le port : L'équipage du 101 - Vivre à Dunkerque.
- La ferme : Les fermes du plat
pays - Charles et son épouse, agriculteurs - Poids et
mesures : un casse-tête - Traditions du pays picard.
- L'usine : Constant, tisseur
à Saint-Quentin - La crise industrielle - Les ouvrières
à domicile - Les premières cités ouvrières
- Logeurs et séducteurs.
- Le canal : Le marinier.
- La mine : S'engager à
la mine - Les enfants mineurs - Jean-Baptiste, mineur à
Anzain - Les habitations à bon marché - I.a catastrophe
de Courrières.
- La grève : Les métiers
à tisser s'arrêtent - Les ouvriers agricoles - La
grève générale.
- L'enfant : Des enfants coupables
- Des enfants condamnés.
- La fête : Les
mercredis de Lille - Les orphéons - La joie de tous -
La Ducasse de Paris-Plage.
- La guerre : La prise de Lille
- Sur le front - Une semaine tragique - Libres.
20 euros (code de commande
: Nord/001).
Gravure du début
du XVIIe siècle
Vue de la ville
d'Arras

Gravure extraite d'une édition
du Civitates Orbis Terrarum, de Georg Braun et Franz Hogenberg,
probablement celle publiée à Cologne, par Brachel,
en 1612.
(Dimensions : feuille 540 x 570 mm., trait carré : 482
x 153 mm.)
Gravure bien coloriée et en bel état.
250 euros (code de commande
: Arras).
Atlas
de géographie électorale Nord - Pas-de-Calais 1946-1972.
Élections législatives
- Présidentielles - Referendums.
[Par] Henri Adam, Yves-Marie Hilaire, André
Legrand, Bernard Ménager, Robert Vandenbussche,
avec la collaboration de Jean-Marc Delchambre et Jean-Paul Delos,
Patrice Debomm, Patrick Oddone et Patrick Restellini. Lille -
Paris, Université de Lille III - Éditions
Universitaires, 1972. In-8° broché sous jaquette (un
peu défraîchie), 165 p., cartes, (collection
« Encyclopédie Universitaire »).
En quatrième
de couverture :
Dans l'abondante bibliographie relative à
la Géographie électorale, il n'existe aucun atlas
régional véritable. Ce présent ouvrage s'efforce
de combler une lacune en rassemblant une documentation de base
et espère faciliter ainsi les recherches ultérieures
sur la vie politique de la région du Nord. En donnant
à leur étude un abord facile, sans renoncer à
la rigueur scientifique nécessaire, les auteurs ont voulu
développer l'information de tous ceux qui veulent connaître
le milieu politique de leur région.
L'étude des phénomènes
électoraux dans la Région du Nord ne paraît
pas seulement indispensable pour comprendre l'histoire régionale :
elle est aussi un élément essentiel de l'histoire
nationale sous les IV et Vèmes Républiques. La
fluctuation des tendances politiques régionales traduit
souvent l'évolution des courants nationaux. Elle n'en
présente pas moins des originalités qui aident
à comprendre les positions des fédérations
départementales dont on connaît la puissance au
sein du P.C., du parti socialiste, du M.R.P. ou de l'U.D.R. La
forte structuration des partis politiques, la longue influence
du facteur religieux, la puissance et la permanence de l'électorat
gaulliste, l'importance du soutien accordé aux forces
de gauche par une classe ouvrière plus nombreuse qu'ailleurs,
l'évolution rapide vers la bipolarisation qui en est le
résultat, justifient la publication de cet ouvrage sur
la région du Nord. Cet Atlas a été
réalisé par une équipe multidisciplinaire
associant historiens, juristes, géographes et cartographes
des trois universités lilloises.
15 euros (code de commande
: 15479).

[BOULOGNE]. Histoire de Boulogne-sur-Mer.
Sous la direction d'Alain
Lottin. Lille, Presses Universitaires de Lille, 1983. In-8°
broché, 452 p., illustrations en noir et quelques-unes
en couleurs, un plan à déplier, (collection « Histoire
des Villes du Nord / Pas-de-Calais », V), ex dono.
Sur la couverture :
Peu
de villes françaises possèdent un passé
aussi riche, passé qui marque encore de nos jours le paysage
urbain. La Haute Ville, avec ses remparts, son château
féodal, la partie ancienne de son beffroi construite sur
l'emplacement du Castrum romain de Gesoriacum devenue
Bononia au IVe siècle, évoque les grandes
heures médiévales, lorsque le nom des comtes de
Boulogne était connu jusqu'en Terre Sainte. La Basse Ville,
rassemblée autour de Saint-Nicolas, Bréquerecque,
la Beurrière et Saint-Pierre, le port témoignent
de l'importance de l'industrie, du commerce et de la pêche
aux XIXe et XXe siècles. La colonne de la Grande-Armée
et le château de Pont-de-Briques soulignent la place tenue
par Boulogne dans l'épopée napoléonienne.
Non loin, blockhaus et casemates rappellent les durs moments
de la Deuxième Guerre mondiale dans une ville qui a connu
146 bombardements ayant fait des victimes. Enfin, aujourd'hui
comme hier, la cité est dominée par la silhouette
du beffroi et de la cathédrale, reconstruite au XIXe siècle,
qui évoquent les grandes heures de l'histoire de la cité.
Oui, destin historique exceptionnel que celui de cette ville
qui, de César à Hitler, en passant par Louis XIV
et Napoléon, a vécu aux avant-postes les grands
conflits de l'histoire européenne.
35 euros (code de commande
: Nord/022 - vendu).
Bulletin
de la Commission Départementale d'Histoire et d'Archéologie
du Pas-de-Calais. Tome XII.
Numéro 4. Année 1989.
Lille, Commission Départementale d'Histoire et d'Archéologie
du Pas-de-Calais, 1989. In-8° broché, [150] p., illustrations
in et hors texte.
Sommaire :
- Mottes et sites fortifiés
médiévaux du Pas-de-Calais. Pour la constitution
d'une documentation topographique, par G. Lefranc
et F. Perreau (16 p.).
- Le beffroi de Boulogne-sur-Mer et
sa signification monumentale, par J. Thiébaut
(6 p.).
- Les finances de Calais au XIIIe siècle.
Le compte retrouvé de maître Pierre pour 1277-1278,
par P. Bougard et C. Wyffels (9 p.).
- Les origines du calice de Sailly-Labourse,
par A. Bourgeois (1 p.).
- Une rareté iconographique,
le Christ douaisien de Varennes (Somme), par J. Foucart
(5 p.).
- Deux vases (poterie et verrerie)
du cimetière mérovingien d'Ecques, par F.
Roger et P. Carpentier (1 p.).
- L'enseignement élémentaire
à Saint-Pol aux XVIIe et XVIIIe siècles, par
A. Bourgeois (8 p.).
- Quatre lettres inédites de
Lazare Carnot (septembre 1791 - avril 1792), par A. Verhille
(5 p.).
- Les billets de confiance de Boulogne-sur-Mer
(1791-1792), par C. Lecompte et P. Leclercq
(4 p.).
- Les prénoms républicains
dans le Pas-de-Calais, par A. Vion (14 p.).
- Les tracas ecclésiastiques
sous l'épiscopat de Mgr de La Tour d'Auvergne (1802-1851),
par M.-R. Millot (10 p.).
- Les premières élection
sénatoriales dans le Pas-de-Calais (janvier 1876),
par J.-M. Guislin (12 p.).
- Le Pas-de-Calais aux XIXe et XXe
siècles. Puissance économique et vitalité
démographique, par Y. Le Maner (40 p.).
- Procès-verbaux des séances.
20 euros (code de commande
: 12677).
Bulletin
de la Commission historique du département du Nord. Tome XLIII, 1985-1987. Lille, Archives du Nord,
1987. In-8° broché, 231 p., jaquette, illustrations
in et hors texte, plans, tableaux.
Sommaire :
Mémoires
et travaux :
- Notes
sur l'histoire ecclésiastique de Cambrai au XIIe par
Alain Derville.
- Echanges de
prisonniers de guerre en Flandre au début du XVIIIe siècle
par Jean Milot.
- Le duc de Croy,
Maréchal de France, au château de Quesnoy-sur-Deûle
par André Delcourt.
- Le prieuré
d'Anchin à Aulnoye-Aymeries et l'église paroissiale
d'Aymeries. Etude archéologique par Christiane
Lesage.
- L'Intendance
de Flandre Wallonne s'installe rue Royale par Alain Plateaux.
- Un hôpital
militaire temporaire à Lille à la fin du Premier
Empire par Alain Gérard.
- Vitraux du XIXe
siècle dans les églises et chapelles de Lille par
Hervé Oursel.
Conservation du patrimoine. Chroniques 1985-1986
:
- Les activités
archéologiques dans le département du Nord en 1985-1986
par Pierre Léman.
- Chronique des
Musées par Hervé Oursel.
- Contribution
à l'épigraphie, par Christiane Lesage
:
- Lille
: Les Surs Noires.
- Aulnoye-Aymeries
: l'église paroissiale d'Aymeries.
- Antiquités
et oeuvres d'art : Le Christ médiéval de Ramousies.
Regroupement des trois statues d'un calvaire (XIIIe siècle)
par Jacques Guillouet.
- Chronique des
Archives départementales du Nord (1985-1986) par Claude
Lannette.
- Le fonds d'archives
du rectorat de l'académie de Douai-Lille (1810-1940)
aux Archives du Nord par René Robinet.
- Les archives de
la Société d'Etudes de la province de Cambrai conservées
aux Archives diocésaines de Lille par Roger Desreumaux.
- Une source
d'histoire économique et sociale : les livrets ouvriers
dans la région de Lille-Roubaix-Tourcoing par Paul
Delsalle.
- Chronique des
Bibliothèques par Françoise Bruno.
- Liste des immeubles
protégés au titre des Monuments historiques
en 1985 et 1986.
- La Commission historique
du Nord en 1985 et 1986.
- Liste des membres
en Décembre 1986.
13 euros (code de commande
: Nord/1).
Bulletin
de la Commission historique du département du Nord. Tome XLVI. 1991-1992. Lille, Archives
Départementales du Nord, 1993. In-8° broché,
169 p., illustrations, bel exemplaire.
Table des matières
:
Présentation, par René Robinet.
I. Mémoires et travaux.
- Quelques affaires
judiciaires étranges concernant les régions du
Nord au XVIIIe siècle : Wiers-en-Tournaisis (1717), Cambrai
(1776 et 1430), Valenciennes (fin du XVIIIe s.), par H.
Platelle.
- La violence dans
les collèges au XVIIIe siècle, par Philippe
Marchand.
- Gravelines, place
forte et sa garnison au XVIIIe s. - Noms de guerre des militaires,
par Georges Dupas.
- Les Surs
noires de Gravelines, par Corinne Vanpée.
- Trois essais officiels
de médicaments effectués dans les hôpitaux
lillois de 1776 à 1806, par Alain Gérard.
- Le « fameux »
général Robin, par Jean Milot.
- Les collections
photographiques de la Commission historique. Aux origines de
la rue Faidherbe. Photographies de Le Blondel, 1869, par
René Robinet.
II. Conservation du patrimoine.
- Les activités
archéologiques, 1991, par Pierre Léman.
- Chronique des archives,
par Claude Lannette.
- Chronique des musées,
par Françoise Baligand.
- Chronique du patrimoine
: Les Monuments historiques de 1989 à 1992, par Christiane
Lesage.
- La Commission historique en 1991
et 1992, par René Robinet.
- Liste des membres.
12 euros (code de commande
: 18108).
CHAVATTE
(Pierre-Ignace) « Chronique mémorial
des choses mémorables par moy Pierre-Ignace Chavatte »
1657-1693. Le mémorial d'un humble tisserand lillois au
Grand Siècle. Texte
édité, annoté et présenté
par Alain Lottin. Bruxelles, Palais des Académies,
2010. In-8° broché, XXXIII, 512 p., quelques
illustrations, index, (Collection « Commission Royale
d'Histoire - Collection Grand in-8° », n° C18).
Présentation
de l'éditeur :
L'auteur
nous entretient de son métier, de ses difficultés
d'existence, de l'influence du catholicisme dans la cité,
des divertissements et loisirs populaires, du climat. Mais il
témoigne aussi de la grande histoire, des conflits armés,
du passage d'anciennes provinces des Pays-Bas espagnols sous
la souveraineté française. Il n'aime guère
Louis XIV et ses troupes qui « mettent à la
besace » les paysans flamands et hennuyers plutôt
que de secourir Vienne assiégée par les Turcs.
Il est attentif aux faits et gestes du prince d'Orange en lequel
il place secrètement ses espoirs.
Extrait de l'avant-propos :
L'intérêt de la chronique
de Chavatte pour les historiens n'est plus à démontrer.
François Furet écrivait en 1963 : « l'homme
des classes inférieures n'existe pour l'historien que
perdu dans l'étude démographique ou sociologique...
L'historien d'aujourd'hui le réintègre dans l'aventure
humaine par l'étude quantitative des sociétés
du passé, mais il y reste silencieux ». Cela
est moins exact maintenant en raison des travaux sur l'histoire
des mentalités réalisés depuis un demi-siècle,
mais reste partiellement vrai. L'histoire des hommes et des femmes
du peuple aux XVIe et XVIIe siècles est largement anonyme,
à cause de la nature des sources mais parfois aussi à
cause d'un usage excessif de tableaux, de graphiques, de pourcentages.
Ceux-ci sont indispensables mais les hommes en chair, en os et
en esprit ne doivent pas disparaître derrière eux,
comme le rappelait Marc Bloch. Le tisserand lillois Pierre-Ignace
Chavatte, grâce à sa chronique, n'est plus un anonyme
et il témoigne des conditions de vie et de travail, des
réactions, des espoirs et des déceptions, du rire
et des larmes du petit peuple qui l'entoure.
Nous avons logiquement centré l'introduction
sur l'auteur, sa perception des événements lillois
et internationaux, du ciel et de la terre et de son existence.
En insistant moins sur le milieu lillois que dans Vie et Mentalité,
nous avons toutefois confronté ses dires aux documents
des riches archives et bibliothèques de Lille, du Nord
et de Belgique. En ce domaine, particulièrement précieux
est l'apport de la correspondance de Michel Le Peletier de Souzy,
intendant de Flandre wallonne de 1668 à 1683, avec Louvois
et Colbert, conservée au château de Belil.
Pour les notes infra-paginales nous avons utilisé bien
entendu de nombreux ouvrages et articles parus depuis 1968. Ainsi
s'établit « le va et vient constant du collectif
au personnel..., en une histoire en même temps sociale
et biographique » chère à G. Duby.
Par delà notre présentation et
notre étude précédente, l'essentiel est
le texte même de la chronique. Historiens mais aussi chercheurs
d'autres disciplines pourront y trouver ce que je n'y ai pas
vu ou eu la possibilité de développer et surtout
ce qu'ils cherchent en fonction de leurs centres d'intérêts.
C'est la raison d'être fondamentale de toute publication
de texte imprimée ou numérique maintenant :
faciliter l'accès aux sources et garantir la pérennité
de l'uvre lorsqu'elle est unique, ce qui est le cas. De
surcroît pour les Nordistes et les Lillois, la chronique
de Chavatte est un témoignage essentiel sur leur histoire
à une époque où ces territoires passent
sous la souveraineté française : c'est un élément
supplémentaire du patrimoine immatériel de leur
région et de leur cité.
48 euros (code de commande
: 17297).
CORNETTE (André) Arras
et sa banlieue. Étude d'une évolution urbaine. Lille, Revue du Nord, 1960. In-8° broché,
144 p., plans, tableaux, cartes, (Tome XLII, n° 167).
20 euros (code de commande
: Nord/009 - vendu).
COUTANT
(Yves) Dictionnaire historique et technique du moulin
dans le nord de la France. De
Lille à Cambrai du 13e au 18e siècle. Illustrations Paul Bauters, Jean Bruggeman,
Gerrit Pouw et autres. Turnhout, Brepols, 2009. In-8° sous
reliure d'éditeur, 1126 p., illustrations en noir,
(collection de travaux de l'Académie internationale d'Histoire
des Sciences « De Diversis Artibus », tome
84 - N.S. 47).
En quatrième
de couverture :
En étudiant le vocabulaire des meuniers,
des charpentiers de moulins et des forgerons d'autrefois, qui
furent actifs dans le nord de la France, l'auteur sauvegarde
un immense trésor lexical d'autant plus important que
la région a toujours été renommée
pour sa production de farine et d'huile. Ce lexique est un complément
indispensable aux dictionnaires traditionnels qui ne s'intéressent
guère au vocabulaire technique : plus de vingt pour cent
des définitions ou des mots sont nouveaux.
Les définitions claires et précises,
les exemples aussi diversifiés et détaillés
que possible, ainsi que les nombreuses illustrations intéresseront
non seulement le spécialiste des moulins, mais tout chercheur
qui, dans les archives, se voit confronté à des
textes techniques. À travers les différents articles
de ce dictionnaire, c'est une nouvelle image du moulin qui émerge,
une image qu'on voit évoluer au cours des siècles
et qui force notre admiration. Voici enfin un dictionnaire qui
donne la parole aux travailleurs manuels : au cours des siècles
ils ont libéré l'homme des travaux les plus lourds
et indirectement facilité l'essor de l'esprit.
99 euros (code de commande
: 14177).
DAUBY
(Jean) Lexique Rouchi-français. Préface de André Jurénil.
Suivi de Au long d'un an. Poèmes en dialecte
rouchi. Amiens, Musée de Picardie, 1968.
In-8° broché, 118 p., (« Collection de
la Société de Linguistique Picarde »,
n° VII), couverture plastifiée.
Avant-propos :
L'édition
d'un dictionnaire consacré au patois de la région
de Valenciennes pourra sembler à certains un effort inutile.
Le rouchi parlé s'appauvrit de génération
en génération. Les termes et expressions qui lui
donnaient sa saveur tombent peu à peu dans l'oubli. Il
n'en restera bientôt plus qu'une caricature, une déformation
assez déplaisante du français.
Ce n'est pas un combat d'arrière-garde,
une sorte de « baroud d'honneur » que nous
avons voulu livrer. Notre ambition qui reste modeste
est plutôt d'offrir cet ouvrage comme mémorial d'une
langue de même origine que la langue française,
et aussi ancienne qu'elle, et qui a eu ses lettres de noblesse.
Non seulement on la retrouve dans les uvres de nos anciens
chroniqueurs et de nos poètes, mais elle a fourni à
l'anglais bien des termes apportés par les conquérants
de 1066, qui parlaient un dialecte de la France du Nord. On y
retrouve aussi nombre de vocables savoureux qui ont disparu du
français moderne.
Les pages qui suivent constituent d'ailleurs
plus un lexique des termes et expressions spécifiquement
rouchis qu'un véritable dictionnaire. Chacun des lecteurs
sera sans doute surpris d'y découvrir des termes inconnus.
Certains ont vieilli et disparu. C'est aussi que le patois rouchi
on devrait dire les patois rouchis varie
d'un canton à l'autre, d'une commune à l'autre
parfois. Nous avons donc groupé les vocables employés
dans les différentes parties du Valenciennois. Il faudrait,
après chacun d'eux, pouvoir noter son aire de diffusion.
Ce serait un travail fastidieux et voué à l'imperfection.
Chacun puisera donc ici ce qui lui revient, et il apprendra ce
qui se dit ou se disait chez le voisin.
Et il ajoutera tout ce que nous avons conscience d'avoir oublié.
On ne trouvera pas les mots semblables à ceux du français
ou aisément identifiables par ceux qui ne parlent pas
notre patois. Il suffira, pour réinventer ceux-ci, d'appliquer
les quelques conseils ci-après quant à la prononciation
du rouchi et à quelques règles guidant sa morphologie,
sa phonétique et sa conjugaison. Cependant, ce dictionnaire,
sans avoir l'importance de celui que publia Hécart en
1834, se veut beaucoup plus détaillé que les lexiques
publiés, à la fin de leurs ouvrages, par des auteurs
régionaux tels que Charles Deulin, Georges Fidit, Jules
Mousseron, Florian-Parmentier ou Émile Morival. Nous remercions
d'ailleurs tous ces prédécesseurs dont les uvres,
lues et relues avec déférence et amitié,
nous ont constamment aidé. Nos remerciements iront aussi
au professeur Robert Loriot, de la Faculté des Lettres
de Dijon, et à M. Claude Deparis, attaché au C.N.R.S.,
dont les travaux de Linguistique Picarde, et les encouragements,
nous ont grandement servi.
15 euros (code de commande
: 16897).
DAUBY
(Jean) Le livre du « Rouchi »
parler picard de Valenciennes. Amiens,
Musée de Picardie, 1986. In-8° broché, 405 p.,
(« Collection de la Société de Linguistique
Picarde », n° XVII) ; on joint, du même
: Complément au livre du « Rouchi »
parler picard de Valenciennes. Amiens, Musée de
Picardie, 1983. In-8° broché, 78 p., (« Collection
de la Société de Linguistique Picarde »,
n° XXV).
Plan de l'ouvrage :
a.
Notes de grammaire :
Même au niveau d'un arrondissement, il
est impossible de fournir des réponses exhaustives. Grévisse,
qui travaillait sur le français, langue réglementée
s'il en est, a mis quarante années, pour publier dix éditions,
toujours plus riches, de son Bon Usage. Les patois picards
du Valenciennois ont plusieurs conjugaisons, des vocabulaires
divers, et combien de dizaines de variations phonétiques !
Lorsque Gérard Leducq, par exemple, publie son étude
(si intéressante) sur le « parler de Saint-Hilaire
les Cambrai », il peut traiter les phénomènes
grammaticaux dans leur totalité. Ce qui est possible à
l'échelle d'un village ne l'est plus ici. D'où
le titre modeste : « Notes... »
b. Glossaire littéraire rouchi :
Glossaire, et non dictionnaire ; c'est-à-dire
que ne figurent que les vocables spécifiques, ou ceux
qui ont des sens ou des emplois différents de leurs homographes
français. Si nécessaire, ils sont accompagnés
de citations suffisamment nombreuses pour satisfaire les sémanticiens,
choisies parmi toutes celles qui ont été mises
sur fiches. Leurs auteurs, toujours indiqués, permettent
aussi de localiser le terme, dans l'espace et le temps.
c. Index français-rouchi :
L'index présente, sans commentaires,
le mot français face à son ou ses équivalents
picards. Il oblige à se reporter au glossaire.
d. Anthologie :
Lorsque Gabriel Hécart sortit son fameux
Dictionnaire rouchi-français, il ne put guère
l'accompagner de citations valenciennoises, à plus forte
raison d'une anthologie, car le « rouchi »
était quasi sans littérature.
Longtemps après sa mort (1838), on pensa
à imprimer les chansons qu'écrivaient, pour les
gens de leur ville, des « aèdes »
truculents, tels Alphonse Delbauve à Condé, ou
Julien Quertinier à Valenciennes. Il fallut attendre Jules
Mousseron pour voir surgir, de sa réussite, des disciples
ou des rivaux.
Ainsi, notre anthologie peut grouper une trentaine
d'auteurs depuis la fin du XIXe siècle. Et c'est là
que l'on pourra peut-être, sous divers visages, saisir
le « génie » de notre picard du
Valenciennois, (s'il existe, bien entendu).
Les deux volumes : 60
euros (code de commande : 16895).
DAUBY
(Jean) et DURIEUX (Maurice) Les Sentences du Coq de
Séraphin Jurion. Préface
de Claude Deparis. Amiens, Musée de Picardie, 1981.
In-8° broché, 109 p., illustrations, (« Collection
de la Société de Linguistique Picarde »,
n° XXII), un glossaire termine l'ouvrage.
Extrait de la préface
:
La
sentence est venue se greffer quasi naturellement sur une tradition
populaire particulièrement vénérable : la
décapitation du coq. Nous ne tenterons pas de démêler
tous ces symboles. Nous insisterons, en premier lieu, sur le
rôle de la Jeunesse, groupe organisé qui trouve
son plaisir en amusant et en châtiant, mais toujours avec
l'assentiment de la communauté. En marge de la juridiction
officielle, ce tribunal de basse-loi voit ses pouvoirs reconnus
: il instruit des affaires strictement locales, il cite des personnalités
bien connues, il se montre à peu près équitable,
il prononce de plaisants arrêts et s'exprime dans une langue
parfaitement intelligible.
Les sentences appartiennent bien à la
littérature populaire. Il s'agit même d'une littérature
en circuit fermé, d'une littérature essentiellement
orale, d'une littérature quasi anonyme, presque collective.
Les jeunes d'Hergnies apportent les anecdotes, un petit groupe
les met en forme, le plus malin rédige la sentence, pour
le jour de la fête. Il y a fort à parier qu'à
l'origine on récitait quelque chose d'impersonnel et d'immuable,
un discours de circonstance bien pompeux j'allais
dire un discours d'usage ! Avec le temps, le coq chantera de
plus en plus juste et distribuera d'adroits coups de bec. Quand
le clerc de service sera Séraphin Jurion, alors s'entrebâilleront
les portes de la littérature celle qui s'écrit.
Ses textes ont été conservés,
et ce n'est pas un hasard. N'a-t-il pas élevé la
sentence au rang de genre littéraire ? Le gaillard nous
est immédiatement sympathique. Il parle plus qu'il n'écrit,
il raille plus qu'il ne rime, il conte avec une verve inaltérable,
il aime ceux-là mêmes qu'il fustige. Nous ne savons
presque rien de la formation qu'a reçue Séraphin
Jurion, boucher à Hergnies ; mais quel tempérament
! et quelle justesse dans le ton ! Il se soucie comme d'une guigne
du qu'en-dira-t-on, de la gloire littéraire, des règles
de la versification, du bon goût, des juges patentés,
et de bien d'autres choses encore ! Tandis qu'à Paris
les gens de lettres venus du nord distillent de fades régionalismes,
Jurion assène ses sermons pleins de verdeur, d'art un
peu fruste et de vérité locale ; il fait les délices
d'un public qui manque de lectures, mais certainement pas d'appétit.
12
euros (code de commande : 17538).
DELAME
(René) Condé sur Escaut. Valenciennes, Pierre Giard, 1927. In-4°
broché, 264 p., exemplaire bien complet des 80 planches
rassemblées sous une farde à rabats (défraîchie),
on joint l'édition du plan de Deventer par Ruelens avec
son explication, le texte ayant été fort annoté,
ex-libris, rare.
Table des chapitres
:
I. Les Origines : Le sol et
les eaux.
II. Les Origines : Les
temps préhistoriques. La Gaule indépendante. Les
Nerviens. La conquête et la domination romaine.
III. Les invasions : L'époque
franque et carolingienne. Apparition du christianisme. Saint
Amand, Saint Wasnon, Sainte Renelde. Incursions des Normands.
IV. La ville, sa formation et son histoire,
du Ier au IXe siècle : Vieux-Condé
et Neuf-Condé.
V. La ville, sa formation (suite) :
Influence des invasions normandes sur le développement
de la ville. La Féodalité. Le Château et
ses habitants. Le Comté. Le châtelain ou Vicomte.
Les officiers subalternes. Le Neuf-Condé : les premières
enceintes. Extension du portus. Le commerce. L'industrie.
VI. La Féodalité :
État politique de Condé. Son histoire du XIe
au XlVsiècle.
VII. Les seigneurs hauts-justiciers et le
bailli leur mandataire.
VIII. Les Seigneuries : La seigneurie
du Château, dite gagère, des origines à sa
réunion à la maison de Croy-Solre. 1605.
IX. Les châtelains de la seigneurie
du Château (suite) : Maison d'Oisy-Avesnes, du XIe
siècle à l247. De Châtillon de l247 à
l368.
X. Les châtelains de la seigneurie
du Château (suite) : Maison de Bourbon (1366 à
1560) et de Lalaing (1560 à 1609).
XI. La seigneurie de Bailleul, dite
Propriétaire : Des origines à sa réunion
& la maison de Lalaing (XIe siècle à 1391).
Familles de Condé-Moriamez.
XII. La famille de La Hamayde.
XIII. Les derniers seigneurs de Condé
: Les de Croÿ-Solre. Le château de l'Hermitage.
XIV. L'autorité spirituelle :
Saint Amand et le monastère royal. Sainte Marie de
Condé. Saint Wasnon, son oratoire et l'église primitive
de Neuf-Condé, devenue plus tard la Collégiale.
Son organisation, son origine et son histoire jusqu'à
l'incendie de 1430.
XV. La Collégiale (suite) :
Les prébendes canonicales et leurs revenus. Les donations
et les fondations, des origines au XVe siècle.
XVI. La Collégiale (suite) :
Les chapelles, leurs revenus, leur décoration.
Les confréries et les reliques des saints.
XVII. La Collégiale (fin) : La
« tenure » ou seigneurie des Hostes, juridiction
ecclésiastique. Sa vente à Aubert de Bavière,
comte de Hainaut, vers 1403. Son rachat par le comte de Sobre,
en 1696.
XVIII. L'autorité spirituelle
(fin) : L'église paroissiale dite de Saint
Wasnon ou des Saints Innocents : des origines à sa reconstitution
en 1751.
XIX. Les chapelles particulières
et les uvres d'assistance antérieures au XVIIe siècle :
La Capelette. Le Jardin des Oliviers ou du Dieu de Pitié.
Notre Dame de Lorette. La censé ou maladrerie de Macou.
La léproserie de Saint Lazare. L'hôpital et les
religieuses de Saint-François ou surs grises.
XX. La période communale :
Caractère de la formation communale en Hainaut.
Les chartes dites « Paix publiques ». Concession
d'une charte à Condé au XIIIe siècle (1286).
Caractère et analyse de cette charte.
XXI. Organisation de la Commune :
Le Mayeur, des origines à la conquête française.
XXII. Les échevins et les jurés.
XXIII. La coutume.
XXIV. Action politique de l'échevinage :
Droit de sceau. Armoiries de la ville.
XXV. La monnaie communale. Le beffroi et
la cloche du ban. L'horloge et le carillon.
XXVI. Condé et son territoire
: Les marais et prés communaux. Leur administration.
XXVII. L'Inondation de Condé :
Mesures prises pour le dessèchement des marais.
Le canal du Jard. La grande écluse. L'écluse des
chanoines. Traité de Crespin( 1731). L'inondation de 1751.
XXVIII. L'administration financière :
La massarderie.
XXIX. Revenus et charges de la ville :
Les comptes de la massarderie.
XXX. Revenus et charges après la
conquête française : Comptes de la massarderie
(suite). Mémoires divers sur les finances.
XXXI. Revenus et charges de la ville :
Réglementation des finances. Les rentes.
XXXII. Revenus et charges de la ville
(fin) : Les octrois. La cave du Chapitre. Les cantines
militaires.
XXXIII. L'administration : Les
impôts royaux et seigneuriaux. Aides et vingtièmes.
XXXIV. Les impôts royaux ou seigneuriaux
(suite) : Impôts sur les marchandises. Droit
de tonlieu. Pontenage et vinage.
XXXV. Les impôts royaux ou seigneuriaux
(fin) : Le chausséage. Redevances seigneuriales.
Gambage et afforage. Poids et balances. Etalage et estaplage.
Offices de porteurs au charbon. Chargement et avalage. Terrages
divers. Corvées de laboureurs. Lots et ventes. Pêche
et feuwage.
XXXVI. Impositions d'origine espagnole et
leur perception sous la domination française : Droits
sur les feux et cheminées. Patar ou florin. Droits sur
les bestiaux : taille des bêtes vives. Tuage ou consomption.
Pas de pennas. Transit. Impôts de consommation sur le charbon,
le sel, le tabac.
XXXVII. Le commerce et l'industrie :
Les voies de communication. Rivières et chemin. L'Escaut.
La Haine et la Hainette à Condé.
XXXIX. Le commerce et l'industrie (suite) :
Navigation de l'Escaut et de la Haine. Ordonnances et règlements
(suite).
XL. La découverte et l'exploitation
de la houille dans le Hainaut : Région d'Anzin,
Fresnes, Condé.
XLI. Instruction publique : Écoles
et Collège. Les arts et les lettres.
XLII. Histoire militaire : Les
Fortifications. Les bâtiments militaires.
XLIII. Histoire militaire (suite) :
Guet et garde de la ville. Les serments et compagnies
bourgeoises.
XLIV. Histoire militaire (fin) :
Guerres et sièges, des origines à la conquête
française.
XLV. La Révolution : Les
assemblées provinciales. Les subsistances. La réunion
des États-Généraux. 1787-1789. Le cahier
des doléances.
XLVI. La Révolution (suite) :
L'invasion. Le siège de 1793. La Jointe. La reprise
de Condé en 1794.
XLVII. Les temps modernes : XIXe
et XXe siècles.
Pièces justificatives
L'ensemble : 150 euros
(code de commande : 002).
DELMAIRE
(Bernard) Le compte général du receveur
d'Artois pour 1303-1304. Édition précédée
d'une introduction à l'étude des institutions financières
de l'Artois aux XIIIe-XIVe siècles. Bruxelles,
Palais des Académies, 1977. In-4° sous reliure d'éditeur,
CXXVI, 311 p., cartes, tableaux, (collection « Commission
Royale d'Histoire »).
Il existe
aux Archives du Pas-de-Calais et du Nord un très riche
fonds d'archives princières des XIIIe et XIVe siècles :
celles du comté d'Artois constitué en apanage par
Louis VIII au profit de son fils Robert. En 1384, le comté
fut réuni à la Flandre et n'eut plus d'archives
particulières, mais il reste, pour deux siècles,
une masse de documents qui n'ont guère été
exploités dans de grands travaux d'ensemble.
Le comté d'Artois eut une existence
autonome relativement brève de 1237 à 1384, date
à laquelle il fut réuni au comté de Flandre.
Les comptes artésiens de 1303-1304 permettent, au milieu
de cette période de 150 ans, d'étudier une principauté
féodale et un apanage royal dont l'histoire politique
a suscité beaucoup moins de travaux que son histoire urbaine.
25 euros (code de commande
: Nord/4).
DELMAIRE
(Bernard) L'histoire-polyptyque de l'abbaye de Marchiennes
(1116-1121). Étude
critique et édition.
Louvain-la-Neuve, Centre Belge d'Histoire Rurale, 1985. In-8°
broché, 178 p., quelques illustrations hors texte,
(collection « Publication », n° 84),
bel exemplaire.
Extrait de l'avant-propos
:
Le document édité dans ce petit
livre se lit aux f° 119-142 du manuscrit 850 de la Bibliothèque
Municipale de Douai ; une courte histoire des origines de
l'abbaye bénédictine de Marchiennes y introduit
à un « polyptyque » (Poleticum),
une description du domaine rural du monastère, malheureusement
incomplète. Le manuscrit n'en livre ni l'auteur ni la
date.
Ce texte n'est ni inconnu ni tout à
fait inédit. En 1889, l'historien E. Sackur séjournait
dans les bibliothèques du nord de la France pour copier
ou collationner les manuscrits de l'Histoire du Hainaut de Jacques
de Guise pour l'édition qu'il en fit au tome 30/1 des
Monuments Germaniae Historica ; il en profita pour
regarder d'autres codices, dont ce 850 de Douai composé
à Marchiennes. Dans son rapport de mission paru l'année
suivante dans le Neues Archiv, il édita quelques
passages de celui-ci, notamment des extraits du polyptyque ;
il mettait aussi un nom sur l'auteur anonyme : le moine-historien
André de Marchiennes.
Engagé dans des recherches sur l'ancien
diocèse d'Arras auquel appartenait l'abbaye, j'eus la
curiosité de jeter un coup d'il sur la partie inédite
du texte. Suivant ses centres d'intérêt et ceux
de la plupart des historiens de son temps, Sackur avait le plus
souvent négligé les passages les plus intéressants
pour l'histoire rurale, par exemple les descriptions de villages
et de seigneuries, retenant de préférence les développements
plus proches de la chronique et du récit narratif ;
son édition donnait une idée assez fausse du document,
le découpant en rondelles, parfois au beau milieu d'une
phrase. En outre la comparaison de ce texte avec l'autre Chronicon
Marchianense du manuscrit me convainquit que les deux textes
ne pouvaient être du même auteur, contrairement aux
dires de l'historien allemand. La variété des écritures
et de la présentation matérielle suggérait
plutôt l'idée d'un recueil de pièces copiées
à plusieurs époques ; la comparaison des deux chroniques
entre elles et, davantage encore, du polyptyque avec les actes
du fonds de Marchiennes aux Archives départementales du
Nord à Lille ce que personne ne s'était
soucié de faire m'a apporté les preuves
nécessaires et que je crois suffisantes pour reporter
la composition du polyptyque et de l'histoire qui le précède
trois quarts de siècle auparavant et pour distinguer ce
premier ouvrage anonyme, uvre de combat du temps de l'abbé
Amand (1116-1136), de la chronique sans polyptyque
compilée ou plutôt bâclée vers 1200
par le déjà célèbre André
de Marchiennes.
Il a donc fallu, après l'indispensable
description du manuscrit, consacrer plusieurs chapitres à
la critique du texte, pour le dater et comprendre les raisons
de sa rédaction. Je présente ensuite quelques-uns
des principaux points d'intérêt qu'il offre pour
l'histoire rurale, sans prétendre traiter le sujet à
fond. L'essentiel est dans la seconde partie : édition
de l'histoire et du polyptyque qui ne peuvent être séparés
et de documents inédits qui les éclairent. Un glossaire
développé et des index naturellement pour finir.
J'espère avoir mis ainsi à la
disposition des historiens des campagnes un document qui ne manque
pas de valeur et leur en avoir facilité l'usage.
30 euros (code de commande
: 18093 - vendu).
DE POERCK (G.) La draperie médiévale
en Flandre et en Artois. Technique
et terminologie avec des compléments
par M. Dubois et une introduction par H. Van Werveke.
Tome I : La technique. Tome II : Glossaire
français. Tome III : Glossaire flamand. Brugge,
De Tempel, 1951. Trois volumes in-8° brochés, t. I :
341 p., t. II : XIII, 254 p., t. III :
194 p., (collection « Rijkuniversiteit te Gent, Werken
uitgegeven door de Faculteit van de Wijsbegeerte en Letteren »,
n° 110, 111 et 112), couvertures plastifiées,
signature d'appartenance du professeur J.J. Hoebanx aux pages
de garde.
Avant-propos :
Le
signataire de ces lignes n'est pas historien, et bien moins encore
économiste, et les circonstances de la vie ne l'ont guère
mis en contact avec le monde du travail. Qu'il ait pu, néanmoins,
se proposer d'étudier la technique drapière médiévale,
et en faire l'objet d'une publication, demande donc un mot d'explication,
et, nous ne nous le dissimulons pas, de justification.
Vers 1937, certaines circonstances nous avaient
mis en quête d'un bon sujet d'étude philologique
que nous puissions songer à mener assez rapidement à
bonne fin. Comme ce devaient être là nos premières
armes dans un domaine où nous nous sentions bien novice,
nos préférences du moment allaient à un
sujet auquel pût nous préparer, dans une certaine
mesure, la première orientation de nos études universitaires,
et dont les matériaux se trouvassent à pied d'uvre.
Le monumental Recueil de documents relatifs à l'histoire
de l'industrie drapière, d'Henri Pirenne et Georges
Espinas, nous fournissait l'essentiel de tels matériaux.
Cette circonstance, et davantage encore, peut-être, le
prestigieux souvenir de l'enseignement d'Henri Pirenne, et l'amitié
dont nous a honoré très tôt Georges Espinas,
ont fait naître en nous l'idée qu'il ne serait peut-être
pas sans intérêt d'étudier, à la lumière
de ces documents, et d'autres semblables, les circonstances et
les conditions dans lesquelles s'était formée,
dans le nord de la France, la langue technique drapière.
Sans doute n'avions-nous pas bien mesuré
l'ampleur de la tâche. Elle impliquait une étude
approfondie du vocabulaire technique flamand, à laquelle
rien ne nous préparait. Bien plus, une remarque lumineuse
de M. Mario Roques, à qui nous avions fait part de nos
projets, nous fit voir la nécessité où nous
allions nous trouver de commencer par grouper les mots, dont
nous avions d'abord pensé qu'ils se laisseraient étudier
en eux-mêmes, autour des différentes opérations
auxquelles ils se rapportaient. Nous n'échapperions pas
à la dure nécessité de nous préparer
à ce qui était alors encore notre objectif, à
savoir l'étude d'une langue spéciale, par une minutieuse
et fastidieuse enquête technologique. Enfin, pour riche
qu'il fût, le Recueil, tenu par ses limites géographiques,
ne faisait aucune place à des centres drapiers de second
ordre, mais particulièrement importants pour notre sujet,
comme Valenciennes, Maubeuge et Tournai. Or, les documents drapiers
des deux dernières localités attendaient encore
leur éditeur.
Il est arrivé à notre travail
ce qui menace toute entreprise trop ambitieuse. Nous n'avons
pu le mener à bonne fin. Sans doute nos matériaux
lexicographiques étaient réunis et nos chapitres
sur la technique déjà en grande partie rédigés
au moment où éclatait la guerre. On sait quel coup
celle-ci a porté aux archives de Tournai. D'autre part,
tant que durait l'occupation, Maubeuge demeurait en dehors de
notre atteinte. Surtout, enfin, notre intérêt, sollicité
par d'autres objets plus en rapport avec nos goûts personnels
et notre enseignement de la philologie romane, devenait de jour
en jour plus languissant. Depuis 1940, c'est à intervalles
de plus en plus éloignés que nous avons repris
nos fiches et nos manuscrits, complétant, remaniant et
rédigeant, désormais sans grand espoir d'aboutir.
C'est dans ces conditions que nous nous sommes
résigné à une publication qui se situât
à mi-chemin de nos objectifs premiers. Nous bornant aux
textes édités, nous avons sauvé du naufrage
imminent la présente introduction technique, et les deux
glossaires qui en constituent le pendant lexical. Nous en mesurons
toute l'imperfection, et nous réclamons pour eux l'indulgence
du lecteur. Puissent-ils inspirer un jour à quelque confrère
romaniste ou germaniste l'idée de reprendre la tâche
là où nous l'avons laissée !
Les trois volumes : 95
euros (code de commande : Nord/006).
DESILVE
(Jules) De Schola Elnonensi Sancti Amandi a saeculo
IX ad XII usque. Dissertatio
historica quam pro consequendo gradu doctoris scientiarum ethicarum
et historicarum in Universitate Catholica Lovaniensi scripsit
Julius Desilve in Facultate Litterarum Redonensi licentiatus. Louvain, Peeters, 1890. [Lovanii apud Carolum Peeters. MDCCCXC.] In-8° broché, [2 bl.], [1 (faux-titre)],
[1 bl.], [3 (titre, mention d'imprimeur, dédicace)], [1
bl.], XV, [1 bl.], 209, [3 bl.] p., un feuillet volant avec
les pp. 187 bis et 187 ter, un frontispice hos texte, on joint
le feuillet d'annonce de publication, texte en latin, bel exemplaire
malgré quelques rousseurs à la couverture.
Extrait du texte du
feuillet d'annonce :
Dans
son n° de Mai 1890, le Polybiblion rend compte en
ces termes du livre de M. Desilve : « Les écoles
monastiques du Moyen Âge, celles surtout qui sont antérieures
à la création des Universités, n'ont pas
encore été étudiées de bien près.
C'est une bonne fortune pour nous qu'un docteur de l'Université
de Louvain ait pris pour sujet de sa Thèse l'École
de Saint-Amand, si illustre dans la période Carolingienne.
Les origines du monastère, son histoire pendant quatre
siècles, sont ici élucidées de la manière
la plus sûre et la plus complète... Cette thèse
est une des plus étendues et des plus utiles qui aient
été depuis longtemps publiées ; non
seulement tout ce qui reste des anciens papiers de l'Abbaye,
mais tous les documents littéraires et historiques se
rapportant à son passé ont été recherchés
et signalés à leur place. C'est un très
grand travail qui fait honneur non seulement à son auteur,
mais à l'Université devant laquelle les conclusions
de M. Desilve ont été soutenues. Impossible d'insister
sur toutes les notions nouvelles que cet ouvrage ajoute aux deux
résumés d'histoire littéraire que M. Jacques
Ampère a donnés pour l'époque Carolingienne... »
15 euros (code de commande
: 16380).
DESMETTE
(Philippe) Dans le sillage de la Réforme catholique :
les confréries religieuses dans le nord du diocèse
de Cambrai (1559-17786). Bruxelles,
Académie royale de Belgique, 2010. In-8° broché
sous jaquette, 423 p., (collection « Mémoire
de la Classe des Lettres », collection in-8°,
3e série. Tome XLX, n° 2064 - 2009), exemplaire
en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Les
confréries religieuses constituent un vecteur privilégié
pour l'étude de la vie religieuse à l'époque
moderne. Cet ouvrage, centré sur le nord du diocèse
de Cambrai, alors partagé entre la France et les Pays-Bas,
est basé sur un large éventail de sources (archives
des confréries, archives épiscopales, archives
vaticanes...) qui ont permis d'identifier plus de cinq cents
groupements ayant été actifs à un moment
ou à un autre entre 1559, date de la réforme des
diocèses opérée par Philippe II et 1786,
année qui vit la suppression des confréries par
Joseph II. L'analyse de la fondation et de l'organisation des
confréries montre une emprise progressive de l'épiscopat
et du clergé paroissial à partir de la fin du XVIe
siècle. Le mouvement confraternel connaît alors
un développement considérable, qui culminera au
siècle suivant, grâce notamment aux initiatives
d'ordres religieux. L'analyse des pratiques développées
au sein de ces associations révèle de nettes évolutions.
On notera en premier lieu le recul des pratiques de sociabilité
profane, caractéristiques des groupements les plus anciens,
mais aussi et surtout le développement de la piété
personnelle, via entre autres les Sacrements (confession et communion).
Ce trait dominant ne doit toutefois pas faire oublier les permanences
décelables au sein de certaines confréries qui
privilégient toujours la piété collective
et la religion du recours. Globalement, le phénomène
s'essouffle durant le XVIIIe siècle, surtout après
1750. Le recul des fondations et la réduction des inscriptions
sont à ce sujet révélateurs. La réforme
de Joseph II ne porte donc pas la responsabilité de ce
déclin, en marche alors depuis plusieurs décennies
déjà.
30 euros (code de commande
: 17220).
DUVOSQUEL
(J.-M.) La création d'un fief par le seigneur
de Comines en 1269 : Vlédericq à Comines-France.
Bas-Warneton, Société
d'Histoire de Comines-Warneton et de la Région, 1983.
In-8° collé, [18] p., illustrations.
Extrait
des Mémoires de la Société d'Histoire
de Comines-Warneton et de la Région, t. XIII
- 1983, pp. 57-74.
Extrait :
En novembre 1269, Baudouin, seigneur de Comines,
donne en fief à Jean l'Eskevin, fils aîné
de Pierounain Markote, bourgeois de Lille, une rente annuelle
de deux muids de froment, mesure de Comines, à prélever
à la mi-mars sur des terres de la censive de la seigneurie.
Il lui donne en outre en accroissement de fief une rente de vingt-cinq
livres d'artisien, monnaie de Flandre, à prendre chaque
année sur son tonlieu de Comines en deux termes :
la moitié au jour de l'Ascension et l'autre moitié
à la Toussaint. Cette libéralité est consentie
à Jean l'Eskevin en raison du « boin sierviche
ke il m'a fait », déclare le seigneur de Comines.
Le 28 janvier 1282 (n.s.), ce Jean l'Eskevin
transmet le fief nouvellement constitué à son profit
à sa fille Marguerite, qui a épousé le chevalier
Gilles de Bracquencourt. L'adhéritement eut lieu devant
la cour féodale de Comines, du consentement du même
Baudouin de Comines. La charte rapportant cette dernière
transaction est conservée dans les Archives municipales
de Comines-France où elle figure parmi les pièces
les plus anciennes. Dans le corps de cette charte est repris
entièrement le texte du document de novembre 1269, dont
l'original a disparu.
Cette transaction n'a pas retenu l'attention
outre mesure : la constitution d'un fief-rente au XIIIe
siècle est dans le fond une opération assez banale.
Elle le serait sans doute restée dans le cas présent
si des documents ultérieurs n'avaient permis de mettre
sur plan les parcelles de terre concernées par cette opération.
8 euros (code de commande
: 16095).
Fourmies à la Belle époque. Fourmies,
Club cartophile Fourmies-Thiérache, 1987. In-4° broché,
40 p., 78 cartes postales reproduites, tirage limité à
1000 exemplaires.
15 euros (code de commande
: Nord/8).
La France 1900. Nord - Pas-de-Calais
- Picardie. Aisne, Nord, Oise, Pas-de-Calais, Somme. Montrouge, Florilège, 1994. In-4°
sous reliure et jaquette d'éditeur, 237 p., nombreuses
illustrations.
30 euros (code de commande
: Nord/007).
GILOTEAUX
(abbé Paulin) Histoire de Fourmies des origines
à nos jours 1950. Le
Quesnoy, Ches l'Auteur, 1953. In-8° broché, 478 p.,
illustrations hors texte, bon exemplaire.
Table des matières
:
Introduction.
Chapitre I : Considérations
Générales sur Fourmies.
Chapitre II : Fourmies dans la nuit
des temps.
Chapitre III : Fourmies sous les Comtes
de Hainaut, les Seigneurs d'Avesnes et les Abbés de Liessies,
du Xe au XlVe siècle.
Chapitre IV : Fourmies sous les Maisons
de Bavière, de Bourgogne, d'Autriche et d'Espagne, du
XlVe au XVIIe siècle.
Chapitre V : Fourmies sous la Maison
de France au XVIIe et au XVIIle siècles.
Chapitre VI : Fourmies sous la Révolution
Française.
Chapitre VII : Fourmies au XIXe siècle.
Chapitre VIII : Les événements
sanglants du 1er Mai 1891.
Chapitre IX : La vie fourmisienne patoisante
à la fin du XIXe siècle et au début du XXe.
Chapitre X : Fourmies de 1891 à
1914. La persécution antireligieuse.
Chapitre XI : Fourmies pendant la Guerre
1914-1918.
Chapitre XII : L'Entre-deux-Guerres.
Fourmies de 1918 à 1939.
Chapitre XIII : La Deuxième
Guerre mondiale du XXe siècle. Fourmies de 1939 à
1945.
Chapitre XIV : Fourmies de 1945 à
1950.
Conclusion
45 euros (code de commande
: 16379).
GRAR (Édouard).
Histoire de la recherche, de la découverte et de l'exploitation
de la houille dans le Hainaut français, dans la Flandre
française et dans l'Artois. 1716-1791.
Valenciennes, A. Prignet,
1847-1848-1850.
Très
rare édition de cette incontournable étude en trois
volumes sur l'histoire industrielle du nord de la France.
GRAVELINE (Noël) Beauté
du Nord. [Histoire, sites
et monuments à travers les siècles.] Genève,
Minerva, 2000. Grand-in 4° sous cartonnage d'éditeur,
139 p., nombreuses illustrations en couleurs, exemplaire en très
bel état.
En quatrième
de couverture :
Des
Flandres, maritime et intérieure, à l'Artois et
à la Picardie, la région Nord offre une surprenante
mosaïque de paysages parmi lesquels le « plat
pays » a acquis une notoriété universelle.
Des watergangs ourlant les polders flamands aux hortillonnages
amiénois, véritables jardins flottants, en passant
par les moulins à vent et les beffrois rythmant les vastes
horizons, la côte d'Opale et ses plages de sable fin, les
forteresses imprenables, les abbayes millénaires, les
églises fortifiées de Thiérache ou le parc
ornithologique du Marquenterre, c'est la diversité qui
prévaut.
Lille la dynamique européenne où se côtoient
citadelle à la Vauban, architecture classique et délires
du baroque flamand, Arras et ses remarquables places élevées
au Grand Siècle, Calais et ses célèbres
Bourgeois immortalisés par Rodin, Amiens ennoblie par
la plus belle cathédrale gothique de France, Boulogne
tournée vers la mer sont quelques-unes des étapes
que nous propose aussi Beauté du Nord.
20 euros (code de commande
: Nord/37).
Le
Hainaut français et belge. S.l.n.d.
(ca 1968), A.E.D.E. In-8° broché, 182 p., illustrations.
Tables des matières
:
- L'Europe et les régions par P. Vanbergen.
- Le Hainaut, évolution
historique d'un concept géographique, par M.-A.
Arnould.
- Démographie Hennuyère
et les problèmes conscriptionnels (1795-1813), par
R. Darquenne.
- Le développement territorial
de Mons et ses virtualités économiques ou les occasions
manquées, par Christiane Piérard.
- Les dialectes dans le Hainaut,
par Pierre Ruelle.
- Le passé économique
du Hainaut, par Marinette Bruwier.
- Le réseau urbain du
Hainaut, par Jean Annaert.
- L'influence du Protestantisme
dans l'économie de Dour.
- Petit-Dour : Un exemple d'isolat,
par Bernard Jouret.
- Vieillissement et surmortalité
en Hainaut, par Robert André.
- Données récentes
concernant la mortalité infantile en Hainaut, par
René Gyselings.
- Nécessité d'un
hôpital d'enfants en Hainaut, par Fr. Movson.
- Le Hainaut dans les économies
régionales de la Communauté Européenne,
par P. Romus.
- L'équipement culturel
et l'avenir, par Gérard De Brigode.
- Les problèmes économiques
du Hainaut Français, par P. Bruyelle.
- Introduction à la sociologie
des travailleurs étrangers en Belgique, par A.
Doucy.
15 euros (code de commande
: Nord/11).
JEAN-ROBERT
Vieilles églises des provinces du Nord.
Avec préface de l'abbé Lemire. Gravures
sur bois de G. Vandenbergue. Saint-Omer, Loïez, 1928.
In-folio broché, 79 p., 41 bois gravés (1 vignette
de titre, 4 hors texte avec leurs serpentes légendées,
12 à pleine page avec leurs serpentes légendées,
23 dans le texte, 1 lettrine en couleurs), un des 300 exemplaires
numérotés sur vélin (n° 144).
Tables des illustrations
:
- Basilique
Notre-Dame de Saint-Omer.
- Église de Fauquembergues.
- Chevet de l'église Saint-Éloi
à Hazebrouck et maison de l'abbé Lemire.
- Église de Bergues.
- Église Saint-Pierre à
Wimille.
- Église Saint-Michel à
Étaples.
- Église d'Étaples.
- Église de Sercus.
- Église Notre-Dame de Calais.
- Église de Guarbecques.
- Église de Lillers.
- Église Saint-Éloi à
Hazebrouck.
- Église Saint-Maurice à
Lille.
- Abbaye Saint-Bertin à Saint-Omer.
- Tombeau de la basilique Notre-Dame à
Saint-Omer.
- Basilique Notre-Dame à Saint-Omer.
- La collégiale d'Aire-sur-la-Lys.
- Église Notre-Dame à Douai.
- Église Saint-Géry à
Valenciennes.
- Église Saint-Éloi à
Dunkerque.
- Basilique Notre-Dame à Saint-Omer.

Église Notre-Dame à Calais, p. 24.
90 euros (code de commande
: Nord/038).
LE GLAY Glossaire topographique de
l'ancien Cambrésis,
suivi d'un recueil de chartes et diplômes pour servir à
la topographie et à l'histoire de cette province, avec
annotations et remarques. Cambrai,
Deligne et Lesne, 1849. In-8° demi-simili brun, XXII, LXIV
(la dernière page est erronément numérotée
LXIX), 211, [1 bl.], [1 (table)], [1 bl.] p., deux cartes à
déplier' hors texte, rare.
Ce
volume constitue le tome XIX - 2e partie des Mémoires
de la Société d'Émulation de Cambrai.
Extrait de l'introduction :
Le Glossaire qui va suivre est le résultat
de recherches longues et patientes. Toutefois je n'ai garde de
le croire complet, ni même exempt d'inexactitudes. Dans
ces sortes de matières, peu explorées encore, il
est facile de se tromper. Je serai assez payé de mon labeur,
si celte initiative fournit à d'autres le moyen de faire
mieux !
J'ai tâché de donner à
chaque article du Glossaire une concision tout-à-fait
technique. La présente introduction et les notes suppléeront
à ce laconisme et fourniront au lecteur les explications
indispensables.
Le but de l'auteur n'a pas été
de faire connaître les divisions territoriales nouvelles :
cependant, pour mieux fixer le lecteur, il a cru devoir désigner
chaque commune d'après sa situation administrative actuelle ;
et même j'ai fait entrer dans la nomenclature les communes
qui, sans avoir jamais appartenu au Cambrésis, forment
aujourd'hui partie intégrante de l'arrondissement de Cambrai,
en ayant toujours soin d'indiquer l'ancienne province dont elles
dépendaient.
On remarquera que je ne me suis pas attaché
à scruter l'étymologie des noms de lieux. Les origines
latines et tudesques s'expliquent d'elles-mêmes. Quant
aux dérivations réputées celtiques, il faut
laisser à de plus habiles le mérite de sonder et
de dévoiler les mystères d'une langue qui ne se
laisse pas aborder par tout le monde.
Le Codex diplomatique inséré
à la suite du Glossaire se compose d'une quantité
d'actes presque tous inédits et antérieurs à
la publication de la loi Godefroi. Le lecteur voudra bien les
considérer non seulement comme les pièces justificatives
du Glossaire, mais encore comme d'utiles documents pour l'histoire
communale du pays. Et afin qu'il ait en même temps sous
les yeux un tableau des principaux titres publiés avant
nous sur ces matières, je donne la table des principaux
diplômes cambrésiens depuis l'an 640 à 1926,
imprimés déjà dans divers recueils.
Le volume se termine par des annotations assez
étendues sur les litres insérés ou mentionnés.
75 euros (code de commande
: Nord/025).
LÉVI (Camille)
Histoire du 4e du Nord,
devenu 49e de Bataille puis 13e de Ligne. Paris, Tallandier, 1914.
In-8° broché, 433 p., tableaux, exemplaire non coupé.
Publication de
La Société dunkerquoise pour l'encouragement des
Sciences, des Lettres et des Arts.
35
euros (code de commande : Nord/008).
LORIDAN
(J.) La Terreur rouge à Valenciennes. 1794-1795. Préface de Philippe Guignet.
Paris, Office d'Édition et de Diffusion du Livre d'Histoire,
1994. In-8° collé, VIII, 552 p., (collection
« Villes & Villages sous la Révolution
Française »), exemplaire numéroté
(n° 700), en très bel état.
En quatrième
de couverture :
La
Terreur, époque extrême de l'histoire française,
s'insinue à Valenciennes par le biais d'organisations
et de personnages au profil plus ou moins redoutable.
Ainsi Lacoste dispose d'une puissance d'intervention
immanente concrétisée par des organismes de poigne
tels le Comité de surveillance, omnipotent dans l'ouverture
des courriers, la Société populaire spécialisée
dans la dénonciation intensive, et le Comité d'épuration
qui se raconte de lui-même...
De la tête en révolution, au ventre
forcé au jeûne, le manque des denrées de
base sert de liaison. Après des recherches de grain tous
azimuts en ville et à l'étranger, l'énergie
ultime s'épuise en émeutes. Pratique surdéveloppée
en ces temps agités, les arrestations visent diverses
catégories d'habitants : magistrats, prêtres, religieux
et modestes citoyens de tous horizons.
La contrepartie est automatique : évasions
en série. L'imagination est décuplée, motivée
par l'enjeu d'une liberté recouvrée : déguisement,
carte de complaisance, recroquevillement sous les fourrages.
Les marchés et le tumulte consubstantiel représentent
l'instant idéal pour les reclus.
Le religieux n'est pas mieux loti en son antre
sacré. En mission, les Jacobins s'adonnent au pillage
des églises et des sacristies et à la destruction
des épitaphes et des statues de saints. À Valenciennes,
le culte est fermement banni, on lui substitue la croyance au
Temple de la Raison et à l'Arbre de la Liberté,
avec toutes les majuscules requises.
Aimablement préfacée par le professeur
d'histoire moderne, Philippe Guignet, l'uvre de Loridan
ne nous lasse pas dans cette sombre épopée déstructurante.
25 euros (code de commande
: 18106 - vendu).
Mémoires de la
Société Archéologique & Historique
de l'Arrondissement d'Avesnes (Nord).
Il s'agit de volumes in-8°
brochés dont il n'est pas possible de détailler
ici le contenu, pour plus d'informations n'hésitez pas
à nous questionner.
Tome XX.
1962. 134 p., illustrations.
15 euros(code de commande
: 186/66).
Tome XXI.
1965. 115 p., illustrations dans le texte et deux cartes
dépliantes hors texte.
15 euros.(code de commande
: 187/66)
Mémoires
de la Société d'Émulation de Cambrai. Tome XCIII - 1970. Cambrai,
1970. In-8° broché, 242 p., feuillet d'errata joint,
exemplaire non coupé.
Outre les habituelles
rubriques consacrées à la vie de la Société,
ce volume contient : À propos d'un testament (Jean
de Bourgogne), par C. Thelliez (pp. 5-70, pl. h.-t.) ; Charles-François
Dumouriez, par Jean Senié (pp. 71-94, pl. h.-t.) ;
Quatre siècles de sacres cambrésiens, par
Dom Chapeau (pp. 95-124) ; Le collège communal de Cambrai
en 1836, par P. Briffaut (pp. 125-130) ; Additif à
la « Bibliographie cambrésienne » de 1822,
par le même (pp. 131-214, pl. h.-t.) et Incident «
tumultueux » dans l'église Saint-Géry en
1758, par le même (pp. 215-228).
16 euros (code de commande
: 223/65).

MABILLE DE PONCHEVILLE
(A.) Flandre, Artois, Picardie.
Couverture de Jacques Despierre. S.l., Arthaud, 1959.
In-8° sous reliure toilée et Rhodoïd d'éditeur,
256 p., nombreuses héliogravures, une carte volante dépliante,
(collection « Les Beaux Pays », 152), exemplaire
en parfait état.
20
euros (code de commande : 8876).
[PAILLOT
(Pierre-Hippolyte-Léopold)]. Journal d'un émigré.
Étapes d'Outre-Rhin, 1794-1795. Publié
par son arrière-petit-fils René Paillot.
Paris-Bruxelles, Champion - Société Belge de Librairie,
1909. In-8° broché, 105 p., un portrait en frontispice,
édition originale tirée à 200 exemplaires
numérotés et signés par l'auteur (n° 58),
hommage de l'auteur à l'avocat général Dens,
on joint la carte de visite de l'auteur, bel exemplaire.
Notable
de Condé-sur-Escaut, Paillot raconte la Terreur dans sa
ville et sa fuite en Allemagne, puis son retour le calme revenu.
La ville de Condé fut occupée par les armées
alliées à partir de juillet 1793 et Paillot fut
nommé échevin de la ville. Le retour des Français
en 1794 l'obligea à émigrer. Commence alors sa
relation d'une vie itinérante à travers l'Allemagne,
observant les villes et les coutumes des habitants. Il ne put
réintégrer définitivement son foyer que
sous le Consulat. Ce texte fut d'abord publié dans la
Revue Générale.
60 euros (code de commande
: 16776).
Patrimoine
et mémoire collective en Avesnois. S.l., Office
Régional de la Culture et l'Éducation Permanente,
1982. In-8° carré broché, 104 p., illustrations
en couleurs.
Sommaire :
Promenades dans le passé.
- Gallo-romains.
- Le mécène
et ses peintres.
- Patrimoine religieux.
- Châteaux et
remparts.
- La dominante rurale.
- La boissellerie.
- Le marbre.
- Poterie de grès
et faïences.
- Le verre à
Sars-Poteries : les bousillés.
- L'industrie sambrienne
et Fourmies.
Le ressourcement de la mémoire collective.
- Anciens et jeunes
archéologues à Bavay.
- Le précieux
petit livre vert de Jean Mossay.
- Les pionniers de Sars-Poteries.
- Les Croÿ à
la chapelle de l'Épine - Felleries - Liessies.
- Du Quesnoy à
Perrière la Petite et à Cousolre.
- Sous un sigle, des
idées riches.
- Bientôt un musée
du monde rural.
- L'Écomusée
de la région de Fourmies-Trélon.
12 euros (code de commande
: Nord/033).
[RODIÈRE (Roger)].
Études historiques dédiées à
la mémoire de M. Roger Rodière. Arras, Commission Départementale
des Monuments Historiques du Pas-de-Calais, 1927.
In-4° broché, 212 p., un portrait, (collection
« Mémoires de la Commission départementale
des Monuments historiques du Pas-de-Calais », tome
V, fasc. 2).
Table des matières
:
- Éloge funèbre de M. Roger
Rodière, par l'abbé Lestocquoy.
Antiquité et Moyen Âge :
- Origines de
la Haute-Ville de Boulogne, par P. Héliot.
- D'Angleterre à
Rome au Xe siècle, par J. Lestocquoy.
- Note sur les châtelains
de Flandre, par J. Dhondt.
- Recherches sur
les maisons de Dours, de Walincourt, de Fressencourt et le Maire,
par O. Le Maire.
- Une branche cadette
de la famille d'Olhain établie dans la châtellenie
de Lens, par P. Feuchère.
Renaissance :
- À propos
d'un bas-relief de Caumont. L'héraldisme en Artois,
par Ch. de la Charie.
- Lefèvre
d'ÉtapIes à l'Université de Paris, par
V. Carrière.
- Quelques documents
inédits sur l'élection des Evêques d'Arras
du XIVe au XVIIe s, par Ed. Fournier.
- La Confrérie
de métiers des Tisserands de draps d'Arras, par G.
Espinas.
- Gratificat'ons
accordées par la ville de Lille à des prédicateurs
aux XVe, XVIe, XVIIe siècles, par Ed. Leclair.
- La famille Ampleman
de la Cressonnière, par G. Coolen.
Temps modernes :
- Les ancêtres
de Saint B. J. Labre, par P. A. Wimet.
- Le Père
42 à Lille, par Denis du Péage.
- La chasse au pauvre
en Boulonnais, par Estienne.
- L'affaire Willerval,
an IV, par G. Sangnier.
40 euros (code de commande
: Nord/039).
Société
d'Études de la Province de Cambrai
(Histoire de Flandre, Tournaisis, Cambrésis, Hainaut,
Artois)
Recueil n° 23 : Histoire de la pharmacie à Dunkerque
de 1631 à l'an XI (1803) par Edmond Leclair.
1927. In-8° broché, XI, 126 p., V planches
hors texte., manques à la couverture fragile, non coupé.
Il est précisé : "Le recueil est réservé
aux seuls membres perpétuels".
35 euros (code de commande
: Nord/13).
Recueil n° 36 : Notes d'état
civil de la région du Nord par
Denis du Péage. Deuxième série
- fascicule VII. 1932. In-8° broche, 320 p., bon exemplaire.
35 euros (code de commande
: Nord/16).
Recueil n° 37 : Notes d'état
civil de la région du Nord par
Denis du Péage. Deuxième série
- fascicule VIII. 1932. In-8° broche, pp. 321-640, bon exemplaire.
35 euros (code de commande
: Nord/17).
Recueil n° 39 : Notes d'état
civil de la région du Nord par
Denis du Péage. Deuxième série
- fascicule X. 1932. In-8° broche, pp. 961-1300, tables,
bon exemplaire.
40 euros (code de commande
: Nord/19).
Recueil n° 40 : Joseph Clément,
électeur de Cologne. Son séjour à Lille
de 1704 à 1708. Sa confrérie électorale
de Saint Michel à Lille Edmond Leclair. 1933. In-8° broché, 144 p., bon exemplaire.
40 euros (code de commande
: Nord/20).
Recueil n° 51 : Le droit de
gavène à Cambrai par
Denis du Péage. 281 p., planches hors texte,
table des noms cités, bon exemplaire.
60 euros (code de commande
: Nord/21). |
THÉRET
(Roméo) et COLMANT (Robert) Annuaire statistique
du département du Nord (créé en 1829). Lille, Danel, 1937. In-8° broché,
514 p., feuillets publicitaires hors texte, quelques annotations.
Table des matières
:
Première partie
I. Organisation politique. XIII.
Cultes.
II. Organisation départementale. XIV.
Organisation judiciaire.
III. Services publics. XV.
Organisation militaire.
IV. Hygiène, Santé et Salubrité publiques. XVI.
Marine.
V. Administration pénitencière. XVII.
Organisation financière.
VI. Organisation municipale. XVIII.
Agriculture.
VII. Enseignement public. XIX.
Commerce et Industrie.
VIII. Enseignement libre. XX.
Sciences et Arts.
IX. Enseignement technique et professionnel. XXI.
Organisations de Tourisme et de Sports.
X. uvres sociales. XXII.
Associations diverses.
XI. Institutions de Mutualité. XXIII.
Imprimerie et Librairie.
XII. Assistance.
Deuxième partie
Documents statistiques.
Troisième partie
I. Tableau nominatif des Présidents, Vice-Présidents
et Secrétaires du Conseil Général.
II. Manifestation en l'honneur de M. Fernand Carles.
III. Nécrologie.
50 euros (code de commande
: 11632).
TIXADOR
(Arnaud) Enseignes sacrées et profanes médiévales
découvertes à Valenciennes. Un peu plus
d'un kilogramme d'histoire. Valenciennes, Service
Archéologique de Valenciennes, 2004. In-8° sous reliure
toilée et jaquette d'éditeur, 144 p., nombreuses
illustrations en couleurs, exemplaire à l'état
de neuf.
En quatrième
de couverture :
Les
enseignes sont des objets de plomb et d'étain figurant
d thèmes religieux ou profanes et que l'on cousait sur
les vêtements Ces broches, courantes entre le XIIe et le
début du XVIe siècle, permettaient à leurs
possesseurs d'afficher leurs préoccupations religieuses,
profanes ou politiques, un peu à la manière d'un
badge.
Les enseignes présentées ont
joutes été découvertes à Valenciennes
dans le lit de la rivière Sainte Catherine, à l'occasion
des fouilles « Cur de Ville » (1999-2003).
Elles furent sans doute jetées dans la rivière
pour des raisons votives, comme le laissent présumer d'autres
découvertes de ce type dans la Seine ou dans la Tamise.
Souvenirs de pèlerinages, elles étaient
achetées par le pèlerin lors de son arrivée
dans le sanctuaire. Les lieux de pèlerinages actuellement
identifiés dans la collection sont: Quiévrechain,
Boulogne-sur-Mer, Saint-Josse-sur-Mer, Amiens, Noyon, Saint-Maur-des-Fossés,
Cologne, Maastricht, Rome, Villalcàzar de Sirga.
Les enseignes profanes déclinent quant
à elles des thèmes variés, politiques, courtois,
corporatifs ou érotiques. Les plus communes sont celles
représentant des motifs courtois, tels des portraits d'hommes,
parfois accompagnés de la légende « Amour »,
ou encore de magnifiques représentations de chevaliers
qui évoquent la.littérature médiévale.
35 euros (code de commande
: Nord/034).
TRENARD
(Louis) Guide de recherches. Histoire des provinces septentrionales sous
l'Ancien Régime. [Lille],
Revue du Nord, 1967. In-8° agrafé, [54] p., hommage
de l'auteur.
Il s'agit d'un extrait du tome XLIX
- n° 192 de la Revue du Nord, pp. 79-133.
Préface :
Cet essai bibliographique correspond à
des préoccupations modestes : il s'agit d'aider principalement
les étudiants de la Faculté des Lettres à
entreprendre leur mémoire qui entre dans la Maîtrise
ès-arts, au cours de leur deuxième cycle d'études
supérieures. Cette bibliographie à la fois générale
et régionale peut également faciliter la tâche
de tous ceux qui, de toute façon, s'intéressent
à l'histoire de nos provinces septentrionales, de la Renaissance
à la crise révolutionnaire.
Comme dans toutes les tentatives de ce genre,
celle-ci peut susciter bien des regrets et bien des critiques.
On a beaucoup hésité sur le plan qui est indiqué
liminairement comme une sorte de Table des Matières ;
on l'a conçu en tenant compte d'une orientation de recherches
essentiellement consacrées à l'histoire des idées,
des croyances, des sentiments, des mentalités collectives,
surtout de la crise de la conscience européenne jusqu'au
romantisme et au libéralisme des années 1830. On
a tout autant hésité sur le choix des sources,
des articles, des livres retenus : on propose des études
d'ordre méthodologique, des instruments de travail, quelques
exemples significatifs, les travaux qui semblent les plus importants.
Mais il va de soi que des omissions, des fautes de classement,
des erreurs se sont produites dans cette enquête arrêtée
à la date de la publication de la présente Revue
du Nord.
Ce guide a été préparé
dans le Séminaire d'Histoire moderne et régionale.
Il a bénéficié de l'aide des étudiants,
des collaboratrices du Centre Régional d'Études
Historiques de l'Université de Lille, des professeurs
qui participaient aux recherches dans notre Faculté des
Lettres, principalement de M. Pierre Deyon et de M. Alain Lottin.
Mes collègues de l'Institut d'Histoire, M. Jean Bouvier,
M. Guy Fourquin, M. Yves-Marie Hilaire, MM. les directeurs des
Services d'Archives M. René Robinet, M. Pierre Bougard,
M. Jean Estienne, M. Georges Dumas ont bien voulu nous faire
profiter de leurs remarques.
9 euros (code de commande
: 17612).
[VALENCIENNES].
Cercle archéologique et historique de Valenciennes. 2e Volume.Valenciennes, Aux Bureaux
de la Société, 1971. In-8° broché, 193 p.
La première
édition de ce volume fut publiée en 1936, les comptes-rendus
des séances couvrent les années 1928 et 1929.
Table des matières :
- Comptes rendus des Séances.
- Les épidémies et les
pestes à Valenciennes jusqu'au XVIIIe siècle,
par Edmond Membré.
- Un impôt autrichien perçu
au XVIIe et XVIIIe siècle dans le Hainaut, par le
chanoine Lancelin.
- La barrière de force et la
fraude du tabac dans le Hainaut au XVIIIe siècle,
par Adrien Legros.
- Un miracle révolutionnaire
en l'An III, par Bauchond.
- La confrairie de Saint-Luc de Valenciennes
ruinée par J.-B. Pater et son père, par Adrien
Carlier.
- Alglave Émile, par Edmond
Membré.
- Impressions du Télémaque
et de l'Aristonoüs en 1699 et 1700 à Valenciennes,
par Albert Mallez.
- Les fêtes révolutionnaires
à Valenciennes de 1794 à 1798, par Edmond
Membré.
- La milice à Valenciennes et
dans le Hainaut français sous l'ancien régime,
par de Sailly.
- Les Horloges de Valenciennes et de Cambrai.
- Un horloger valenciennois au XIVe siècle Mathieu de
Soingnies, par Edmond Membré.
- ,Dampierre à Valenciennes
par Bauchond.
20 euros (code de commande
: 18078).
Vie et gloire
de Sainte Aldegonde. Par
un moine de l'abbaye bénédictine Wisques (Pas-de-Calais).
Loos, Abbé Seulin, 1966. In-8° broché, 70 p.,
illustrations, très bon état.
12
euros (code de commande : Nord/22).
Visages
de la Flandre et de l'Artois. Par A. Perpillou,
L. Machu, Pierre Maurois, A. Mabille de Poncheville,
Léon Bocquet. Paris, Horizons de France, 1949.
In-8° broché, 188 p., illustrations in et hors texte,
deux cartes dépliantes, (collection « Provinciales
»).
Table des matières
:
- Géographie humaine de la Flandre
et de l'Artois, par Aimé Perpillou.
Carte géographique
et tableaux statistiques.
- Histoire de la Flandre et de l'Artois,
par L. Machu.
Carte historique
et monumentale, tableaux chronologiques.
- L'art en Flandre et en Artois,
par Pierre Maurois.
Tableaux
chronologiques.
- La vie littéraire en Flandre
et en Artois, par André Mabille de Poncheville
et Léon Bocquet.
Tableaux
chronologiques.
15
euros (code de commande : Nord/041).
Les voies navigables en Belgique et dans le
Nord de la France. XVIe-XXIe siècles. Rôle économique
et social. Actes du colloque
organisé au Foyer culturel de Saint-Ghislain le samedi
27 octobre 2007 par le Cercle d'histoire et d'archéologie
de Saint-Ghislain et de la région à l'occasion
du bicentenaire du début des travaux de construction du
canal de Mons à Condé (1807-2007). Saint-Ghislain, Cercle d'Histoire et d'Archéologie
de Saint-Ghislain et de la Région, 2009. In-8° broché,
302 p., illustrations, (collection « Publications
Extraordinaires », n° 11).
Table des matières
:
- Introduction, par Laurent Honnoré.
- Le rôle de la Meuse au sein
des régions avoisinantes à la fin du Moyen Âge
et au début des Temps modernes, par Marc Suttor.
- L'Office de la Navigation de Hainaut
(XVIe-XVIIIe siècle), par Yannick Coutiez.
- La navigation intérieure pendant
le 19e siècle en Belgique : un secteur oublié,
par Bart Van Der Herten.
- Un patrimoine historique paysager
à découvrir : aux origines des plantations
des embranchements au canal de Charleroi à Bruxelles et
du canal de Mons à Condé, par Yves Quairiaux.
- Patrimoine, culture et société :
le cas des artisans bateliers des âges industriels,
par Bernard Le Sueur.
- Le canal de Mons à Condé.
Projets, financement et réalisation (1807-1817), par
Laurent Honnoré.
- Les travaux de comblement du canal
de Mons à Condé (1960-1970), par Bruno Van
Mol.
- Les voies navigables de la Wallonie
et du Hainaut, leur rôle économique et les perspectives
d'avenir, par Michel Beuthe et Thomas Crépin.
- Conclusion, par Bernard Le Sueur.
18 euros (code de commande
: 15472).
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au début
 |
ASSOCIATION
LES AMIS DU LIVRE DE MAUBEUGE
Cette Association promeut
le livre régional tant au niveau des réimpressions
que des travaux inédits.
Les titres présentés ci-dessous sont des livres
neufs.
L'Association est également à l'initiative du Salon
du Livre Ancien qui se tient chaque année, à Maubeuge,
à la fin du mois d'octobre. |
BABEUR (C.J.P.) Histoire religieuse de Maubeuge
avant et depuis la Révolution. Maubeuge. 1998. In-8° broché,
112 p., illustrations.
Réimpression
de l'édition donnée à Maubeuge, chez la
veuve Ed. Levecque, en 1871.
15 euros (code de commande
ALM/1).

BEUGE (Edmond) Vocabulaire maubeugeois.
Petit
dictionnaire humoristique des expressions originales les plus
employées à Maubeuge et dan sl'arrondissement d'Avesnes.
1995.
In-12 agrafé, 48 p.
Réimpression
de l'édition donnée à Maubeuge, par l'Imprimerie-librairie
de « La Frontière », en 1889.
Extrait de l'avant-propos
de Jean-Claude Decagny :
Edmond
Beuge, de son vrai nom Émile Ferdinand Neuillies naquit
à Rousies, le 1er février 1846. Architecte de profession,
il restera Conseiller Municipal et Adjoint au Maire de Maubeuge
pendant 38 ans !
Durand la Première Guerre mondiale, il sera pris comme
otage et déporté vers la Russie. Après un
long et périlleux voyage (traversée de l'Allemagne,
de la Pologne) il arrivera, début janvier 1918, en Lituanie,
à Milejgany et décédera peu de temps après
le 16 janver.
9,50 euros (code de commande
ALM/2).

DUBUT (Georges) Maubeuge
en chansons. 1999. In-8°
broché, 189 p.
Réimpression
de l'édition donnée à Maubeuge, par l'Imprimerie-librairie
G Adriensence, en 1889.
19 euros (code de commande
ALM/3).
GRAVET (A.-L) Pour
le colonel Schouller. 2002. In-8° agrafé, 22 p.
Réimpression de l'édition
donnée à Maubeuge, par l'Imprimerie-librairie G
Adriensence & Cie, en 1911 à l'occasion de la commémoration
du déblocus de la ville « assiégée
en 1814 par les armées alliées d'Europe ».
6 euros (code de commande
ALM/4).
[GUÉNIN]. ROLE (Claude) Marie-Alexandre
Guénin. violoniste et compositeur maubeugeois 1744-1835. 2003. In-8° broché, 87 p., illustrations.
Avant-propos :
Sauf erreur, aucune
biographie récente n'a été écrite
sur Marie-Alexandre Guénin, virtuose du violon et compositeur
qui occupa durant cinquante ans une place éminente dans
le monde musical, non seulement parisien mais européen.
Aujourd'hui sa vie et ses uvres ne sont guère connues
et apparaissent le plus souvent comme par « réfraction
», lci dans la presse contemporaine, là, soulignées
mais sans excès, par son appartenance à ce qu'il
est devenu commun d'appeler « l'École française
de violon », c'est-à-dire l'ensemble non structuré
des violonistes dont la France pendant un siècle, depuis
Lully jusqu'à Viotti, peut s'enorgueillir à juste
titre.
Pourtant, la longue carrière de Guénin à
un point charnière de la vie musicale en France, entre
1760 et 1820, offre à la musicologie de vastes et nouvelles
perspectives. Elles mériteraient d'être examinées
de plus près car, si l'on excepte les biographies superficielles
du musicographe Fétis et du littérateur Bouilly,
celle rédigée par Lionel de La Laurencie date quand
même de 1922-1924 ! Mais c'est ici l'occasion de rappeler
tout ce que lui doit la présente notice et de rendre hommage
à un auteur remarquable par tant d'excellents travaux
musicologiques.
Jusqu'à ces dernières années
prévalait, à quelques nuances près, l'idée
que la musique française n'avait peu ou pas existé
entre la mort de Rameau (1764) et l'apparition, quelques soixante
années plus tard, de notre Berlioz « national »
(la Symphonte fantastique date de 1830). Il était
évidemment facile aux musicographes de la fin du XIXe
siècle et même plus tardifs, d'enjamber cette période.
Nombreux étaient les musiciens de « premières
magnitudes », les Mozart, Haydn, Beethoven, Schubert, suivis
des Brahms, Wagner et aussi par Bach et Vivaldi, qui occultaient
de leur génie incomparable l'horizon hexagonal. Devant
ce constat d'une soi-disant période musicale « sans
repères spécifiquement français »,
il était tentant d'y aller voir de plus près et,
d'un passé méconnu, évoquer les noms et
les ouvrages de musiciens célèbres en leur temps
mais aujourd'hui oubliés.
16 euros (code de commande
ALM/5)
HEUCLIN
(Jean)
La vie quotidienne des chanoinesses
de Sainte-Aldegonde à Maubeuge du VIIe au XVIIIe siècle. 2000. In-8°
broché, 76 p., illustrations.
Avant-propos :
Cette
étude est le fruit d'une conférence, donnée
à Maubeuge à l'occasion du Salon du Livre Ancien
en 1998. Il est a paru que le souvenir du Chapitre Sainte-Aldegonde
de Maubeuge restait bien présent dans la mémoire
des Maubeugeois mais qu'une Histoire manquait et manquera toujours
car la documentation reste d'une grande rareté, à
l'exception des informations laissées par Monsieur Estienne,
au XIXe siècle. La situation de la ville dans un espace-frontière
et sur un axe traditionnel d'invasions explique jusqu en 1940
en partie le fait. Les événements de la Révolution
entrainèrent d'autres pertes mais aussi un sursaut pour
préserver ce qui pouvait l'être comme l'ont montré
les travaux d'Alfred Jennepin. Il n'en demeure pas moins que
les destructions se succédèrent, au fil du temps,
depuis les Normands jusqu'au passage des troupes de Louis XI
en 1478 sans oublier les transformations du site par Vauban.
Par ailleurs, la recherche historique se poursuit obscurément
loin du tapage médiatique des réformes universitaires
qui s'enchaînent sans rien apporter de neuf. Le propos
de cet ouvrage sera d'apporter au lecteur, curieux de son passé,
un point d'information sur les hypothèses en cours et
les certitudes acquises. Les zones d'ombre restent importantes.
Souhaitons qu'elles suscitent de nouvelles interrogations et
des vocations à la recherche.
La vie d'une cité s'inscrit dans le
temps et celui-ci façonne les comportements et les mentalités
de ses habitants. À travers les siècles, l'un des
fils conducteurs de Maubeuge fut, sans conteste, la communauté
religieuse des chanoinesses de Sainte Aldegonde. Elle pose la
question des origines de la ville ; elle contribua à son
essor économique et imprégna la vie journalière
des Maubeugeois. Si les sources écrites, notamment la
dizaine de Vies d'Aldegonde, rédigées depuis le
début du VIIIe siècle, constituent une base de
données, notre époque dispose de moyens technologiques
assez importants pour éclairer définitivement,
grâce à une fouille archéologique programmée,
les hypothèses émises par les historiens. Elle
pourrait susciter une mise en valeur touristique non négligeable,
dans un cadre urbain harmonieusement rénové.
11,50 euros (code de
commande ALM/7).
PIÉRARD
(André) Wattignies, Victoire de la foi républicaine.
An 2, 24 et 25 vendémiaire
= 15 et 16 octobre 1793. Le déblocus de Maubeuge. 1993. In-8° broché, 95 p., illustrations
hors texte en couleurs.
Avant-propos d'Alain
Carpentier :
1793,
la République est déjà en danger. Les forces
de la coalition veulent rétablir l'ordre ancien. Les acquis
de la Révolution sont menacés.
La place forte de Maubeuge résiste.
Enjeu stratégique de premier ordre, elle doit tomber.
Paris est au bout du chemin. Les coalisés n'y parviendront
jamais.
Carnot prend la situation en main et organise
la riposte. Jourdan galvanise les énergies et mène
la contre offensive. Il faut débloquer Maubeuge.
La jeune République va infliger, à
Wattignies, une cinglante défaite auxforces ennemies.
Une armée animée d'une foi ardente
va imposer sa loi à une autre armée supérieure
en nombre et en armement.
André Pierrard a su, avec enthousiasme,
traduire ce qui constitue l'essence même de la bataille
de Wattignies-La-Victoire.
Il a su décrire avec précision
les mécanismes complexes des combats où le mouvement
et la rapidité ont pris le pas sur la lenteur des gros
bataillons, où l'imagination et l'ardeur ont déjoué
les tactiques conventionnelles.
André Pierrard a su également,
pour décrire cette bataille, retrouver le souffle révolutionnaire
des soldats de Carnot et de Jourdan. »
12,50 euros (code de
commande AML/6).
Vie
de sainte Aldegonde réécrite par une moniale contemporaine
(VIIIe s.). Traduction par
Michel Rouche. 1988. In-8° agrafé, 47 p., illustrations.
8 euros (code de commande
AML/8). |