PREMIÈRE GUERRE MONDIALE

1914-1918

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Affiches publiées pendant la Première Guerre mondiale

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Une nouvelle publication :

 

JOURET (Alain) — 14-18. Entre larmes et espérances à Dour et aux alentours. Opérations militaires, approvisionnement, aide sociale, enseignement, économie, maintien de l'ordre, réquisitions, résistance, loisirs, libération et bilan. Saint-Ghislain, Cercle d'Histoire et d'Archéologie de Saint-Ghislain et de la Région, 2011. In-4° broché, XV, 404 p., illustrations, (collection « Publications Extraordinaires du Cercle d'Histoire et d'Archéologie de Saint-Ghislain et de la Région », n° 12).
Table des matières :
   Préface.
   Introduction.
   1. Août 1914.
      1. Le tocsin, la mobilisation et quelques pas avec des soldats partis au front.
      2. Un mois d'août mémorable.
      3. Les opérations militaires en bref.
      4. Les événements vus de Dour.
      5. Un episode héroïque oublié.
      6. La fin des combats et le début de l'occupation Ie 24 août.
      7. Conclusion.
   2. L'approvisionnement.
      1. Le spectre de la famine : des initiatives locales, régionales, nationales et internationales.
      2. L'organisation du ravitaillement à Dour.
      3. Conclusion.
   3. L'aide sociale.
      1. Un bureau de bienfaisance dépassé et des pouvoirs locaux a la rescousse.
      2. Le Comité de secours local.
      3. La Ligue du coin de terre.
      4. La Soupe populaire.
      5. La Soupe scolaire.
      6. La Goutte de Lait.
      7. L'œuvre des Enfants débiles.
      8. Quelques autres initiatives en faveur des enfants.
      9. Le dispensaire communal.
      10. La lutte contre l'alcoolisme.
      11. Le Comité de Soutien aux œuvres de Charité a Dour et quelques autres actions.
      12. Conclusion.
   4. L'enseignement.
      1. Réorganisation, pain d'épices, guerre scolaire et problèmes de trésorerie.
      2. Des résultats décevants, des instituteurs et des édiles insatisfaits.
      3. Les difficultés de 1917-1918.
      4. L'École industrielle.
      5. Conclusion.
   5. La vie économique.
      1. Communications et moyens de locomotion.
      2. Les charbonnages.
      3. Des entreprises « protégées » par les Allemands ?
      4. Les brasseries, des entreprises sacrifiées par les Allemands.
      5. Commerce, artisanat et petites entreprises.
      6. Conclusion.
   6. Le maintien de l'ordre.
      1. Forces de l'ordre et mesures de police.
      2. Faim, misère, pillages, fraude, marché noir et maquignonnage.
      3. Relations entre le capital et le travail et conflits sociaux.
      4. Conclusion.
   7. L'utilisation des ressources matérielles et humaines.
      1. Les réquisitions de 1914 a 1916, puis de 1917 a 1918.
      2. Les déportations : la « traite des blancs ».
      3. Conclusion.
   8. Résistance et represailles.
      1. Un certain esprit de la résistance.
      2. L'aide aux combattants.
      3. Sabotages et otages, propagande et résistance psychologique.
      4. Des agents de renseignements au service des Alliés.
      5. La volonté de continuer la lutte de l'extérieur.
      6. Conclusion.
   9. La vie associative.
      1. Compétitions, concours et jeux.
      2. Des bibliothèques, des conférences, une exposition « cunicole » et des lecons de musique.
      3. Les spectacles.
      4. La vie religieuse.
      5. Conclusion.
   10. De la zone d'étape à la Libération.
      1. Dour, ville de garnison.
      2. La Libération : combats et vie quotidienne.
      3. Conclusion.
   11. Après l'Armistice.
      1. Dour, ville de garnison : bis repetita placent ?
      2. Justice et règlements de comptes.
      3. Commémorations et souvenirs.
      4. Le bilan démographique.
      5. La voirie.
      6. Les immeubles.
      7. Des souvenirs bien encombrants.
      8. Une dette... « à donner Ie tournis ».
      9. Conclusion.
   12. Conclusion générale.

18 euros (code de commande : 18148).

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[ACTIVISME]. Une escroquerie politique. L’activisme en Belgique par un Spectateur. Bruxelles, Lebègue & Cie, 1919. In-8° agrafé, 64 p.

8 euros (code de commande : 373/73).

[ACTIVISME]. RUDIGER — Pour la Belgique. Bruxelles, [ca 1925]. In-4° broché, 139 p., illustrations, exemplaire signé et nominatif.

25 euros (code de commande : 375/73).


Les Ames héroïques

Petites plaquettes publiées à l'Édition de la revue des Auteurs et des Livres, à Bruxelles. De format étroit (8,5x17), ils sont agrafés et contiennent 24 pages.
Gabrielle Petit par Cyr. Van Overbergh. S.d. (N°1 de la collection). vendu
L'aumonier Jules Spriet
par E. Druart. S.d. (N°2). vendu
Un patriote belge idéal, Georges Attout
par Franz Neve. S.d. (N°3).
Franz Merjay et sa famille par E. Druart. Août 1921. (N°5)
Cyrille de Ruyter, volontaire de guerre, 1er chasseurs à pied par Henri de Groote. Novembre 1912 [Sic]. (N°8).
Amédée Gilkinet par R.F. Léon. Janvier 1922. (N°10).vendu

   

Chaque volume : 4 euros (code de commande : 1GM01).


 

Histoire illustrée de la guerre de 1914 à Givry et environs. 1ere partie. Dossier spécial de Les Feuillets givryens. Cercle Vieux Givry, 1990. In-4° agrafé, 47 p., illustrations.

8 euros (code de commande : 1GM16).

 

LE GOFFIC (Charles) — Dixmude. Un chapitre de l’histoire des fusiliers marins (7 octobre-10 novembre 1914). Paris, Plon, 1915. In-12 broché, XIII, 260 p., planches et cartes hors texte, rousseurs.

13 euros (code de commande : 388/73).

 

LEMAN (Gérard Mathieu Joseph Georges) — Le Rapport du général Leman sur la défense de Liège en août 1914. Publié avec une introduction et des notes par le commandant Georges Hautecler. Bruxelles, Palais des Académies, 1960. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, 194 p., (collection « Commission Royale d'Histoire »).
Extrait de l'introduction :
   Le général Léman était encore en captivité en Allemagne lorsque des amis lui conseillèrent de rédiger l'historique de la défense de Liège, car dans les bureaux du Havre certains critiquaient ouvertement les décisions prises.
   Le 20 juin 1917 Léman répondait :
   « Je ferai certainement le travail que vous me dites, mais tant que je serai prisonnier de guerre, je ne pourrai pas le rédiger. Ce serait peine perdue. Mon carnet de campagne, du reste, a été confisqué et il ne me sera rendu qu'à la paix. Toutefois les points principaux sont burinés dans ma mémoire, et il me sera facile de les y retrouver. »
   Léman cependant dès la captivité préparait son rapport, mais il ne pouvait le déclarer dans une lettre lue par la censure allemande. Le commandant Mozin relate qu'au camp de Blankenburg-im-Mark où le général retrouva vingt-trois officiers de la position fortifiée de Liège dont trois commandants de fort, il réclama à chacun « Un rapport détaillé sur la défense du fort dont nous avions eu le commandement ».
   Le général avait de plus conservé certaines notes ainsi qu'il le déclare lui-même dans son rapport.
   Après sa libération, au début de 1918, le ministre de la guerre lui réclame, ainsi qu'il est d'usage pour tous les officiers prisonniers de guerre, un rapport de capture. Le général Léman répond qu'il établira un rapport d'ensemble et qu'il s'attache à en réunir les éléments.
   En décembre 1918, il s'installe à Liège au n° 60, quai Saint-Léonard, et avec la conscience professionnelle qui le caractérise, commence son enquête.
   Le major adjoint d'état-major Collard, son ancien adjoint à l'état-major de la position fortifiée de Liège et compagnon de captivité, en service à Liège, est mis à sa disposition tous les après-midi. À la demande du général, un jeune historien de valeur, François Ganshof, est mis à sa disposition comme secrétaire.
   Le général demande au ministre de la guerre à pouvoir consulter les rapports d'opérations et les dossiers de capture des officiers. Le ministre signale le 1er juin 1919 au général que les rapports d'opérations de la position fortifiée de Liège lui sont envoyés, mais refuse, par lettre du 19 mars 1919, l'envoi des dossiers de capture, ceci suite à l'opposition du général Biebuyck, président de la commission d'examen des droits à l'avancement des officiers rapatriés.
   Le général Léman visite tous les forts, interroge les survivants et mène une enquête sérieuse avant de rédiger son rapport. Le travail est à peine terminé lorsque la mort le frappe le 17 octobre 1920.
   On trouve dans une lettre du 21 avril 1921 de madame Louise Ganshof van der Mersch au major Delannoy les précisions suivantes :
   « Mon fils a reçu le rapport sous pli cacheté des mains du major Collard en présence du docteur Léman avec mission de l'apporter au ministère de la guerre. Il en a remis un exemplaire, toujours cacheté, au colonel Giron et un autre au général Menschaert. »
   Il semble donc que le rapport ait été établi en 2 exemplaires. Il a été remis aux destinataires après la mort du général. Le colonel Giron était chef de cabinet du ministre de la défense nationale depuis le 26 février 1920 et le colonel Menschaert secrétaire du cabinet du roi depuis le 15 avril 1919 ; les deux exemplaires étaient donc destinés respectivement au ministre et au Roi Albert. La section historique de l'armée a possédé le rapport jusqu'en 1940 ; s'agit-il d'un troisième exemplaire ou de l'exemplaire du ministre, il n'est pas possible de le déterminer. Toujours est-il que cet exemplaire, qui a été utilisé pour des historiques de régiment et par les chroniqueurs de la défense de Liège, a disparu en 1940.
   Le général Galet a également utilisé le rapport Léman, mais c'est sans doute servi de l'exemplaire du Roi Albert.
   La famille heureusement avait conservé la minute du rapport et c'est cet exemplaire actuellement déposé au service historique de l'armée, qui, avec l'autorisation de mademoiselle Marguerite Léman, fille du général, a été utilisé pour la publication ci-après.

15 euros (code de commande : 17835).

 

[MATA HARI]. WAGENAAR (Sam) — Mata Hari. Adaptation de Jacques Houbart. Paris, Fayard, 1965. In-8° broché, 287 p., (collection « La Guerre Secrète »)

9 euros (code de commande : 220/65)..

 

MERCIER (Cardinal)Voix de la guerre. Illustrations d'Anto Carte. Liège, Thone, 1937. In-4° broché, 203 p., bel exemplaire.

25 euros (code de commande : 6242).

 

RENIER (Henri)La vérité sur l'occupation de la Ruhr. Préface de Louis de Brouckère. Bruxelles, l'Églantine, 1923. In-12 agrafé,IV, 59 p., un portrait, couverture tachée.

10 euros (code de commande : 1GM11 - vendu).

 

SOUGUENET (Léon) — Missions au Sahara (1915-1918). Le dernier chameau. Le premier pneu. La première aile. Bruxelles, Éditions de l'Éventail, 1927. Grand in-8° broché, 141 p., illustrations.
Préface :
   « J'eus l'honneur d'être, pendant la guerre, à la disposition de M. le Gouverneur Général de l'Algérie Lutaud. Il m'employa à diverses enquêtes sur l'Aurès dont j'ai parlé dans un autre livre et, entre-temps, il m'expédia au Sahara.
   Divers problèmes le hantaient. Au Mzab, il y avait une énigme. Les rapports sur les habitants de ces cinq curieuses petites villes perdues au seuil noir du désert étaient contradictoires. D'aucuns voyaient chez les Mzabites des agents de l'étranger. Il y avait eu, un peu avant la guerre, chez eux, une visite de Sliman et Barouni, sénateur turc, ami peut-être d'Enver bey, peut-être agent provocateur. Il y avait des relations établies entre les Mzabites et leurs coreligionnaires du Djebel Xefous, en Tripolitaine et, à la stupéfaction générale, on avait un jour constaté que la ville de Guerrara, la plus pittoresque du Mzab, et où ne se trouve aucun Français, avait, au début de la guerre, relevé ses remparts. Tous ces faits étaient soulignés par les uns à l'avantage, par les autres à la condamnation du Mzab, avec une égale bonne foi incontestable de part et d'autre. Le gouverneur général me donna l'ordre de me faire une opinion personnelle que je lui communiquerais.
   Un autre problème : la pénétration saharienne. Dès le début de la guerre, la question de l'évacuation éventuelle du Sahara s'était imposée. On était demeuré au Sahara. Le fait ainsi accompli devait être maintenu ou il en résulterait une perte considérable de prestige. Cependant, du sud marocain et du sud tripolitain, les attaques se précisaient; la communication du nord au sud risquait d'être instantanément coupée. Pour la défendre, les moyens faisaient de plus en plus défaut, la métropole rappelant à elle le plus d'officiers qu'elle pouvait et les troupes indigènes sahariennes étant capables de se laisser séduire par les menaces ou les promesses de leurs coreligionnaires. Il fallait coûte que coûte, maintenir, tout au moins, un couloir entre Alger et In-Salah et vers le Hoggar et même jusqu'au Niger.
   Le gouverneur Lutaud prévit les services que pourrait rendre l'automobile et, renonçant à un programme bien établi, scientifique, logique, définitif tel qu'on en fait en temps de paix, et pour n'avoir pas à discuter, imagina de créer, sous tout prétexte, même celui d'un voyage qu'il aurait tenté dans l'extrême sud, des pistes hâtives. Les automobiles y passeraient une fois et, ensuite, on consoliderait le chemin incertain qu'elles auraient frayé.
   Puis, vint l'idée d'un raid d'avions, de la Méditerranée au Niger qui, lui, aurait attiré l'attention du monde, qui aurait eu, comme le disait plus tard le général Laperrine, « une importance planétaire » et qui, en tout cas, avec un minimum de frais, de matériel humain, aurait fait sur les indigènes l'impression d'un miracle français plus efficace pour les maintenir en ordre que l'organisation de hasardeuses colonnes.
   C'est à la solution de ces problèmes et à des préparatifs de ce genre que le gouverneur Lutaud m'utilisa. Les faits historiques qui se déroulèrent au Sahara, sont maintenant connus. Des historiens les ont révélés et commentés. Il n'y sera donc fait allusion qu'incidemment. Ce sont ici simplement des impressions de voyageur qui, touriste, ou qualifié tel pour la circonstance, fut, peut-être le dernier touriste à chameau et qui, touriste obstiné, ensuite, fut le premier touriste en avion : le dernier chameau, le premier pneu et la première aile.
   Il faudra bien pourtant qu'incidemment il soit rendu justice à ceux dont je fus le compagnon d'un moment et dont j'ai constaté les efforts héroïques et tenaces, d'autant plus méritoires qu'ils étaient ignorés de tous. La mère-patrie menait ailleurs une querelle vitale et ne pouvait détourner non attention vers les enfants perdus qui, hors de ses regards et dans l'inconnu, la préservaient de lointaines injures.
   Je parlerai peu des automobilistes du Sahara. Leur histoire reste à faire. Je les ai précédés au début de 1916, puis je n'ai fait que les rencontrer de la fin de 1916 à 1918. Il y a là une véritable épopée, des aventures héroïques et même comiques, des dangers de tous genres dont on se fait difficilement une idée. Ni eux ni les aviateurs n'étaient accompagnés par des légions de journalistes, et ils ne défilaient pas devant le cinéma. La guerre finie, ils rentrèrent tous chez eux et purent lire, quelques années après, que des héros en costume d'opérette, munis d'instruments perfectionnés, solidement escortés, nantis d'importants traités de publicité, avaient mené à bonne fin la traversée du Sahara.
   Il faut applaudir à une opération enfin définitive ; mais s'il est évangélique que les ouvriers de la onzième heure soient récompensés, on peut regretter qu'ils aient oublié de déposer sur les tombes éparses au long desquelles leur randonnée a passé avec la bannière et la fanfare, la plus triste et la plus humble des fleurs du désert.
   Pour moi, je ne puis faire connaître dans le détail tous les exploits dont je fus le témoin et où la ténacité, la bonne humeur, la résistance, morale se manifestaient autant que la valeur guerrière. Ces notes furent prises hâtivement. Aux jours où j'en avais le loisir, j'écrivais. Tel fait y tient plus de place que tel autre, simplement à cause du jour on j'avais du loisir et puis je continuais machinalement, dans ces missions sahariennes, ma profession de chroniqueur et j'écrivais, sans espoir que, jamais, cela pût parvenir à son adresse, pour mes lecteurs de l'Éventail comme j'avais accoutumé de le faire depuis tant d'années. C'est pour cela que le pittoresque, le descriptif tiennent ici la plus grande place. Ce qui était politique, tactique, stratégie – ce qui était administratif, si vous voulez – tout cela fut condensé dans des rapports qui s'en allèrent aux adresses qui convenaient et se trouve donc éliminé des pages qui suivent ; d'où le côté désintéressé de récits de missions au Sahara au moment où la guerre bouleversait le monde et où le Sahara lui-même n'était plus un endroit de tout repos.
   J'ai pourtant le devoir d'écrire quelques noms au début de ces pages. Toute mon action, comme tout ce que j'ai pu écrire depuis, se recommande de Charles Lutaud, gouverneur général de l'Algérie pendant la guerre, à qui je garde une pieuse et reconnaissante mémoire. J'appelle de mes vœux, le jour où il lui sera rendu justice ; mais ce sera contre son vœu à lui qui, dans les dernières années de sa vie, me maintenant son amitié et me prenant pour compagnon dans les Alpes ou à Paris, me disait, avec je ne sais quel accent inquiétant, le plaisir incompréhensible, profond qu'il avait eu à être calomnié et à demeurer méconnu.
   Il me faut écrire ici aussi le nom du général Laperrine. Tous ceux qui l'ont connu lui sont demeurés singulièrement attachés. Parlerai-je aussi du général Nivelle devenu, dès 1918, si ardemment saharien et aviateur ? Mais en dehors de ces grands personnages, à combien d'autres ai-je dû de l'amitié ! à eux, mes compagnons, de qui l'entrain et la bonne humeur ne se démentirent jamais et qui, tout en collaborant à une grande œuvre, avaient le sentiment d'une modestie touchante qui s'imposait au moment où continuait là-bas la guerre, où ils avaient été des héros : Laurent qui gouverne maintenant Casablanca ; Simian, colon aussi courageux qu'il avait été zouave et aviateur admirable ; Bernard, technicien étonnant de l'aviation, entré maintenant, je suppose, dans quelque industrie. Et tant d'autres spécialement de nos deux escadrilles, que la vie a repris, quand la mort ne les a pas immobilisés sous les sables.
   En dehors de cette escadrille à laquelle j'étais « attaché », il m'a été donné d'admirer ces officiers sahariens et ces soldats vers qui j'allais avec de singulières préventions. Le colonel Meynier, Sigonney, Depommier, d'autres, et d'autres, il faut le dire sans qu'on se permette de sourire, avaient des âmes d'apôtres, oui, d'apôtres. Cela paraît naïf ; mais c'était ainsi. Et je garde de ce Sahara où on va pour fuir les hommes, le souvenir que j'y ai rencontré les hommes les plus hommes que je pouvais imaginer. »

30 euros (code de commande : 14136).

 

TRANIN (Edmond)Les rouliers de la mer. Préface de M. Georges Leygues. Paris, payot, 1928. In-8° demi-relire toilée à coins, 223 p., (Collection de mémoires, études et documents pour servir à l'histoire de la guerre mondiale"), couverture conservée.

 

 

16 euros (code de commande : 1GM14).

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