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Voici comment, dans
leur catalogue de 1997, les éditions Les Éperonniers
définissaient leur collection :
« Collection
présidée à l'origine par Joseph Hanse. Créée
en 1976, la collection Passé Présent a été
la première entreprise systématique de redécouverte
et de mise en valeur du patrimoine littéraire de Belgique
francophone. Elle a permis au public de renouer connaissance
avec nos classiques, tels Maeterlinck, Verhaeren, Lemonnier ou
Franz Hellens, ou de découvrir de grands auteurs encore
trop méconnus, comme André Baillon. Elle intègre
peu à peu à son catalogue les auteurs contemporains
dont l'uvre peut d'ores et déjà faire figure
de classique de notre temps.
Avec sa présentation élégante et son appendice
biobibliographique riche d'informations, la collection Passé
Présent, qui compte plus de soixante titres, rassemble
la pléiade de notre littérature.Elle a sa place
dans la bibliothèque de tous ceux qu'intéressent
les beaux textes, et en particulier les chefs-d'uvre de
notre patrimoine. »
Tous ces volumes
sont au format in-8° broché et en bon état.
Il sont classés selon leur numéro d'ordre dans
la collection. Les commentaires sont ceux que l'éditeur
à inséré dans son catalogue de 1997.
1. BAILLON
(André) Un homme si simple. [Préface de Marie
de Vivier]. 1976. 230 p.
@ Interrogé par son psychiatre,
Jean Martin s'engage dans un long monologue : souvenirs, rancurs,
fantômes de femmes aimées ou interdites... glissements
progressifs vers la déraison.
2. GEVERS (Marie)
Paix sur les champs. [Préface de Jean
Muno]. 1976. 245 p.
@ La Campine, telle qu'elle n'est plus, courbée
sous la misère, hantée par l'invisible, sauvage
et millénaire, et la Vie, telle qu'elle sera toujours,
soumise au rythme des saisons, aux alternances du printemps et
de l'hiver, du jour et de la nuit, de l'amour et de la mort.
3. HELLENS (Franz)
Contes et nouvelles ou Les souvenirs de Frédéric.
Préface de Marie Gevers. 1977. 243 p.
@ Quoique datant de différentes époques,
ces treize nouvelles forment un récit quasi unique: l'histoire
d'un apprentissage de la vie, de la petite enfance à la
jeunesse amoureuse, en passant par les premiers émois
de l'adolescence et les années de collège.
4. PLISNIER (Charles)
L'enfant aux stigmates. Préface de Charles
Bertin. 1977. 257 p.
@ Un père parle de son fils. Il parle à
son fils. Il raconte, mais son récit se déroule
dans un univers qui n'est pas celui du concret quotidien. Il
raconte la naissance, l'éveil de l'enfant, son apprentissage
de la vie surtout de la vie intérieure. Et puis
sa mort, à vingt ans.
9 euros (code de commande
: PP/4).
5. BAILLON (André)
Histoire d'une Marie. Préface de Hubert
Juin. 1977. 290 p.
@ Histoire émouvante, celle
de la bonne et simple Marie, que la méchanceté
du monde accule à la prostitution, mais dont l'âme
reste limpide.
6. LEMONNIER (Camille)
Un mâle. Préface de Jean Muno. 1977.
252 p.
@ Les amours sauvages du braconnier wallon Cachaprès
et de la sage et belle Germaine... et les tendresses de l'innocente
Gadelette, pauvre fille des bois. Des scènes de la vie
champêtre d'un réalisme saisissant.
7. RODENBACH (Georges)
Bruges-la-Morte. Préface de Gaston
Compère. 1977. 116 p.
@ Bruges, la vraie héroïne du roman, avec
ses tours, ses cloches, ses canaux silencieux sillonnés
de cygnes sous un ciel de brume, plante le décor au réalisme
magique, inoubliable, de ce drame tout pénétré
du sentiment de la mort et de la fatalité.
8. GEVERS (Marie)
Plaisir des météores
ou Le
livre des douze mois. Préface de Lucienne Desnoues.
1978. 173 p., jaquette, cachets
de bibliothèque.
@ Cet almanach poétique consacre à chaque
mois de l'année un chapitre plein de joyeuse gravité.
Mais cette évocation minutieuse s'accompagne d'une méditation
sur l'existence, où le dicton et l'anecdote mêlent
leurs touches vives.
10 euros (code de commande
: PP/8).
9. VERHAEREN (Émile)
Les heures. Préface de René Gevers.
1978. 127 p.
@ Stephan Zweig, qui a si bien connu et compris le poète,
écrit à propos des Heures : «... Derrière
l'homme sauvage extatique, derrière l'homme simple, calme,
humble, plein de douceur et de bonté... par cette porte
lumineuse nous pénétrons dans la vie intime du
poète. »
10. TOUSSEUL (Jean)
Le village gris. Préface de Julos
Beaucarne. 1978. 183 p.
@ Une enfance mosane à la fin du siècle
dernier, au pays des carrières. Un retour au village natal,
une initiation merveilleuse et cruelle à la douleur et
à la joie des hommes et à la « multiple splendeur
» de la vie.
11. KRAINS (Hubert)
Mes amis. Préface de Marcel Hicter.
1978. 193 p., quelques rousseurs.
@ L'histoire de Colpin et de Benoît est moins
un roman qu'une succession de tableaux, où l'on retrouve
un peu le charme d'un Alphonse Daudet.
10 euros (code de commande
: PP/11).
12. PÉRIER
(Odilon-Jean) Le passage des anges. Préface de André
Gascht. 1979. 239 p.
@ Qu'arrive-t-il à une ville d'aujourd'hui lorsqu'elle
est visitée par une cohorte d'anges qui, sous l'apparence
de beaux jeunes hommes, prêchent le retour aux vraies valeurs
: la poésie, la beauté, la liberté ? Un
conte philosophique qui débute comme un récit de
science-fiction.
13. PÉRIER
(Odilon-Jean) Poèmes. Préface de Norge.
1979. 239 p.
@ Ce volume rassemble plusieurs recueils : La vertu
par le chant, Notre mère la ville, Le citadin,
Le promeneur, La maison de verre... « On
y écoute un son que nous n'avions pas encore écouté,
un des cris les plus angoissants de la poésie française.
» (Norge)
14. BAILLON (André)
Zonzon Pépette. Fille de Londres. Préface de Maud
Frère. 1979. 154 p.
@ Zonzon, petite prostituée,
nage dans l'immoralité comme un poisson dans l'eau. Dans
la lignée de Francis Carco, cette histoire mêle
allègrement la candeur au cynisme, le désespoir
à la tendresse.
15. GEVERS (Marie)
Vie et mort d'un étang. Préface de Georges
Sion. 1979. 181 p.
@ Roman d'un souvenir; souvenir de toute une vie : le
livre s'organise autour de l'étang de Missembourg, qui
léchait la maison de ses courbes liquides et que de grand
travaux lointains asséchèrent.
10 euros (code de commande
: PP/15).
16. VAES (Guy)
Octobre. Long dimanche. Préface de Jacques
De Decker. 1979. 326 p.
@ Ce roman discrètement fantastique évoque
une lente dépossession de soi. Pris au piège d'un
progressif dédoublement, Laurent perd peu à peu
ses emplois, ses amis, les femmes qui ont jalonné sa route,
pour se retrouver jardinier d'un domaine dont il aurait dû
hériter.
17. VIVIER (Robert)
Folle qui s'ennuie Préface de Jean
Muno. 1980. 202 p.
@ Antonia et Jules mènent ensemble une existence
petite-bourgeoise qui confine à la caricature. Rien ne
semble devoir la troubler quand, un jour, Antonia étouffe
dans ce monde étriqué. Rares sont les uvres
qui expriment avec tant de charme la poésie vécue
du quotidien.
9 euros (code de commande
: PP/17).
18. WILLEMS (Paul)
Tout est réel ici. Préface de Paul
Emond. 1980. 163 p.
@ C'est dans l'empire des frontières que, dès
ce premier livre, Paul Willems installe son domaine imaginaire.
Au point de vacillement entre l'éveil et le rêve,
le même et l'autre, le réel et le factice, le présent
qui se meurt et le passé transfiguré qui revit.
19. LILAR (Suzanne)
La confession anonyme. Préface inédite
de l'auteur. 1980. 213 p.
@ Une pianiste suédoise rejoint à Milan
un honnne d'État italien. Les deux amants ne sont plus
jeunes. Mais le séduisant Livio a toujours vécu
pour l'amour, et Benvenuta découvre en lui le prince de
l'érotisme.
20. MAETERLINCK
(Maurice) uvres.
@ Quatre uvres de Maeterlinck, particulièrement
caractéristiques de son univers poétique et théâtral.
Tout de grâce et de mélancolie, leur symbolisme
est marqué par le thème de l'attente et de l'espoir,
la figure mystique de la femme, la présence de la mort
et de l'au-delà.
21. LECOMTE (Marcel)
uvres. L'Homme
au complet gris clair. La servante au miroir. Le carnet et les
instants.
Préface
de Henri Ronse. Bruxelles, Société de Commercialisation
des Éditions Jacques Antoine [mention recouverte par une
étiquette des éditions Les Éperonniers],
1980. In-8° broché, 167 p., (collection « Passé
Présent », n° 21),
bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
Il y a des moments où la simple rue
banale, quelque ballon d'enfant, une fenêtre curieusement
éclairée, un arbre penché comme une femme
attentive paraissent avoir quelque chose à nous dire,
et peut-être même nous l'ont déjà dit,
dans un langage sans paroles.
Ces instants, qui abondent dans l'uvre
de Lecomte, ne sont pas du tout fatidiques. Ils ne nous avertissent
pas que notre destin va changer. Bien plutôt nous montrent-ils
ce destin, et notre vie telle qu'elle est, qui nous devient aussitôt
sympathique, et même acceptable : en tout cas, naturelle,
comme s'il nous était donné d'en saisir la raison,
ou mieux la source.
22. SCUTENAIRE
(Louis) Les vacances d'un enfant.
Préface
d'Alberte Spinette. 1980. 253 p.
@ Le petit Palmer Choltès et sa mère nous
entraînent dans une campagne de fantaisie, où vit
un menu peuple sorti tout droit des aventures de Bécassine.
23. D'OTREMONT
(Stanislas) Thomas Quercy. Préface de Jacques
Carion. 1980. 310 p.
@ Voilà ce qu'il est convenu d!appeler une «
belle histoire » : l'évocation du destin de Thomas
Quercy, cet homme plein d'ardeur et de passion, qui voit fondre
sur lui presque au même moment un bonheur extrême
et une douleur tragique.
10 euros (code de commande
: PP/23).
24. ELSKAMP (Max)
Chansons et enluminures. Préface de Liliane
Wouters. 1980. 286 p.
@ Avec la simplicité des comptines et la douceur
des prières, cette poésie est un chant merveilleux
des peines et des joies humaines. Sous le charme apparent, il s'agit
d'une uvre forte en quête d'un itinéraire
spirituel.
25. VERHAEREN
(Émile) James Ensor. Préface de Michel
Grodent. 1980. 119 p.
@ Pour Verhaeren, comme pour Ensor, le culte de l'Art
va de pair avec l'exercice de la plus haute spriritualité.
Chez le peintre, le poète a reconnu une extraordinaire
résistance à tout enfermement.
26. MALVA (constant)
Le Jambot. Préface de Louis Scutenaire.
1980. 111 p.
@ Le jambot
est un récit aussi émouvant qu'admirable qui, loin
de ce qu'on appelle littérature, traduit, comme toute
l'uvre de Malva, « la tristesse et le mal du pays
», son amour surtout pour ce pays borain dont il aura jusqu'à
la fin tissé les souvenirs.
10 euros (code de commande
: PP/23).
27. LEMONNIER
(Camille) L'hallali. Préface de Michel
Otten. 1980. 230 p.
@ Dans la solitude d'un domaine à demi sauvage,
une grande famille d'antique noblesse achève de séteindre,
déchirée par d'obscures passions. Entre le vieux
baron tyrannique, sa fille et son fils, la lutte sera sans merci
sous la dure loi de la race.
10 euros (code de commande
: PP/27).
28. VAN LERBERGHE(
Charles) La chanson d'Ève. Préface de Roland
Mortier. 1980. 189 p.
@ Mon sujet, c'est le premier éveil, le premier
murmure, le premier ravissement devant les choses. En une lente progression, Ève
glisse de l'émerveillement devant le spectacle du monde
à l'amour, de l'admiration à la connaissance.
9 euros (code de commande
: PP/28).
29. DOTREMONT
(Christian) Traces. Préface de Joseph
Noiret. 1980. 149 p.
@ Trace-logogramme, expérience créatrice
unique dont tout l'effort tend à retrouver l'articulation
originelle entre la trace du texte et celle du destin. «
J'écris, donc je crée. »
30. BAILLON (André)
Délires. Préface de Frans
De Haes. 1981. 131 p.
@ Délires avec un s.
Cette lettre en soi n'a rien d'emphatique. Elle prend ici un
petit air de pluriel qui ne laisse pas d'inquiéter. Mais,
dans ces deux récits, il est question du vrai délire,
celui que les dictionnaires sérieux définissent
par l'expression : perdre la boule.
31. LEMONNIER
(Camille) Happe-Chair.
@ Avec pour toile de fond la lumière rougeoyante
et démoniaque du laminoir, Lemonnier raconte parallèlement
la dépravation progressive de Clarinette Huriaux et l'irrépressible
montée de la violence sociale.
10 euros (code de commande
: PP/31).
32. GEVERS (Marie)
Madame Orpha ou La sérénade de Mai.
Préface de Joseph Hanse. 1981. 208 p.
@ Une passion. L'histoire serait banale si elle ne nous
était dite à travers le regard et les rêveries
d'une fillette aux rives de l'adolescence. Pour elle, dès
lors, cette aventure prend une valeur initiatique, prolongée
et enrichie par l'intime sympathie qui la lie à la nature.
10 euros (code de commande
: PP/32).
33. VERHAEREN
(Émile) Il fait dimanche sur
la mer.
Choix de poèmes établi et présenté
par Marie Gevers. 1981. 297 p.
@ Avec un remarquable discernement, inspiré par
l'amitié qui les lia, Marie Gevers établit l'anthologie
la plus représentative de l'uvre d'Émile
Verhaeren.
34. CARÊME
(Maurice) La saveur du pain.
@ Ces textes choisis (par L. Wouters
et A. Gascht) illustrent l'apport véritable de la poésie
de Maurice Carême : une appropriation personnelle des grands
thèmes généraux de la tradition populaire
et leur illustration par le truchement d'une imagerie familière
et sensible.
35. GHELDERODE
(Michel de) Sortilèges. Préface de Franz
Hellens. Bruxelles, Société de Commercialisation
des Éditions Jacques Antoine, 1986. In-8° broché,
189 p., (collection « Passé Présent »,
n° 35), exemplaire en parfait
état.
En quatrième
de couverture :
Plus que son théâtre, Michel de
Ghelderode aimait ces contes où foisonnent ses souvenirs
et ses hantises. Il s'y baigne dans l'univers maudit qu'il affectionne,
voué à la terreur des présences invisibles.
A la fois confident et prisonnier des forces démoniaques
qu'il déchaîne, il nous livre sa peur à l'état
brut. Ce recueil est un chef-d'uvre qui, d'emblée,
se situe au sommet de la littérature fantastique.
Tables des nouvelles contenues dans ce volume :
- L'écrivain public.
- Le diable à Londres.
- Le jardin malade.
- L'amateur de reliques.
- Rhotomago.
- Sortilèges.
- Voler la mort.
- Nuestra Senora de la Soledad.
- Brouillard.
- Un crépuscule.
- Tu fus pendu !
- L'odeur du sapin.
36. BURNIAUX (Constant)
La Bêtise suivie de Crânes
tondus et L'aquarium. Préface de Jacques-Gérard
Linze. 1982. 219 p.
@ Sous ce titre sont regroupés
les trois romans que l'auteur des Temps inquiets consacra
à l'enfance déshéritée. Dans le foisonnement
des romans, ce livre faisait entendre un cri humain, nu, désespéré,
un accent de vraie pitié qui éclatait avec une
étrange violence.
37. BERTIN (Charles)
Journal d'un crime. Préface de Pierre
Mertens. 1983. 234 p.
@ Dès l'instant où
il est convoqué comme témoin à la préfecture
de police de Paris, Xavier Saint-Pons pressent que le suicide
d'Elio Cantelli recouvre un mystère qui est lié
à la signification de sa propre vie.
38. MERTENS (Pierre)
La fête des anciens. Roman. Préface de Daniel Oster. 1983.
250 p.
@ C'est la relation de la journée dominicale
que passent, côte à côte, trois hommes : un
grand-père, un père et un fils. Tous trois sont
en butte à une certaine difficulté d'être.
Mais qui sait si cette éphémère, cette fragile
réconciliation ne va pas les laisser mieux armés
pour vaincre leur solitude.
39. GEVERS (Marie)
La ligne de vie. Préface de Cynthia
Skenazi. 1983. 250 p.
@ Le style pur et poétique de Marie Gevers donne
à cette histoire rurale, à ces personnages, une
vibration subtile, un rayonnement qui les entourent d'une fragilité
émouvante, qui leur donnent, au-delà de leur apparence,
une spiritualité qu'ils semblent eux-mêmes ignorer.
10 euros (code de commande
: PP/39).
40. MUNO (Jean)
L'hipparion. Préface de Paul Willems. 1984.
239 p.
@ Van Aerde, professeur retraité, rencontre,
un beau matin d'été sur la plage, un hipparion
bien vivant qui s'attache à lui et ne le quitte plus.
Ce récit fantastique est aussi une histoire vraie : chaque
lecteur y trouvera l'hipparion qui se cache quelque part dans
sa propre vie.
9 euros (code de commande
: PP/40).
41. MOREAU (Marcel)
Julie ou la dissolution. Roman. Préface de Roland Topor. 1984.
168 p.
@ Julie est une passagère mystérieuse
dont on ne sait d'où elle vient, où elle va. Son
apparition crée pour ceux qui la fréquentent un
renversement de la raison et une « mise en ivresse »
de ce qu'ils savent, de ce qu'ils pensent.
42. PLISNIER (Charles)
Faux passeports. Roman. Préface de Jean Tordeur. 1984.
252 p.
@ Faux passeports,
qui a valu à son auteur en 1937 le premier Prix Goncourt
qu un écrivain de Belgique ait obtenu, est le plus remarquable
témoignage qui nous ait été laissé
sur la mystique de l'action communiste dans les années
qui suivirent la Prernière Guerre mondiale.
43. STEEMAN (Stanislas-André)
Légitime défense. Préface de André-Paul
Duchâteau. 1985. 249 p.
@ Renonçant aux intrigues classiques bourrées
de personnages, aux déductions, à l'ingéniosité
des situations, Steeman réussit ici la gageure d'écrire
un roman criminel ne comptant que trois ou quatre personnages
principaux.
44. CROMMELYNCK
(Fernand) Monsieur Larose est-il
l'assassin ? Roman
policier.
Préface
de Luc Dellisse. 1984. 324 p.
@ Ce roman de l'intellect et de la
jubilation mathématique n'est pas dépourvu de surprises,
et la double machination que l'on va découvrir donne lieu
à une intrigue d'une rare cohérence.
45. DE BOCK (Paul-Aloïse)
Terres basses. Préface de Anne Richter. 1984.
201 p.
@ Cette suite de récits, qui doit son unité
au retour des mêmes personnages et surtout au décor
celui des « terres basses » des Flandres ,
trace dans une langue pleine de poésie, sur un paysage
de forêts et de mer, une fresque primitive comme le furent
les premières tapisseries.
8 euros (code de commande
: PP/45).
46. SCHEINERT
(David) L'apprentissage inutile.
Préface
de Alain Bosquet. 1985. 357 p.
@ Une nuit de 1924, un enfant de huit ans débarque
avec sa famille dans une ville qui est, pour lui, le bout du
monde et le début d'une vie nouvelle : Bruxelles. Né
à Czestochowa, Daniel Burger sera crûment confronté
à d'autres hommes, une autre langue, un autre style de
vie.
47. THIRY (Marcel) Échec au temps. Roman. Préface de Roger
Caillois. Bruxelles, Société de Commercialisation
des Éditions Jacques Antoine, 1986. In-8° broché,
222, [28 (dossier bio-bibliographique)] p., (collection
« Passé & Présent »,
n° 47), exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Non assouvi par la poésie du quotidien,
Marcel Thiry va aussi la chercher dans les sciences exactes :
l'astronomie, la physique puis la biologie lui fourniront des
thèmes qu'il traitera souvent parallèlement en
vers et en prose.
Échec au temps en est l'un des
premiers exemples. Il fut élaboré vers 1937 au
cours de conversations avec son ami Georges Adam, ingénieur
des mines et poète, et avec son cousin, Bob de Man, constructeur
d'appareils de radiologie et violoniste.
48. PRÉVOT (Gérard)
Contes
de la Mer du Nord. Préface
de Jean-Baptiste Baronian. Bruxelles, Société
de Commercialisation des Éditions Jacques Antoine, 1986.
In-8° broché, 164 p., (collection « Passé-Présent
», n° 48).
En quatrième
de couverture :
Après un long détour par la poésie
et le roman réaliste, Gérard Prévôt
(1921-1975) devait se tourner, en 1970, vers la littérature
fantastique et, d'emblée, y apporter une dimension toute
personnelle. La plupart des contes qu'il a écrits sont
en effet des modèles du genre : ils expriment à
la fois la magie du quotidien, l'effroi d'être, d'aimer
et de vivre, la fascination de la mort et des ombres.
Dans le présent recueil, sont réunis
quelques-uns de ses contes les plus significatifs et ils paraissent
sous un titre auquel Gérard Prévôt avait
souvent songé, tant il est vrai qu'à ses yeux la
mer du Nord et la Flandre constituaient les lieux privilégiés
du surnaturel. Mais le plus remarquable, c'est qu'avec une langue
d'une sobriété rare Gérard Prévôt
ait réussi à raconter des histoires pleines de
mystères et d'émotion devant lesquelles aucun lecteur
ne pourrait rester insensible.
Table des nouvelles :
- L'horloger de Rumst.
- Les fous de Damme.
- La reproduction.
- Le spectre mécanique.
- La buée.
- Les démons du Dimanche gras.
- Le rapport venu du Rhin.
- Le démon de février.
- La petite gare de North Berwick.
- La nuit du nord.
- Les confidences de Gert Verhoeven.
Le volume se termine par Gérard Prévot :
la vie, l'uvre, l'époque, par Fabienne Deschreven
et Daniel Laroche.
49.
JUIN (Hubert)
Les bavards. Préface de Pierre Emmanuel.
Bruxelles, Société de Commercialisation des Éditions
Jacques Antoine [mention recouverte par une étiquette
des éditions Les Éperonniers], 1986. In-8°
broché, 119, [15 (table et dossier chronologique réalisé
par Daniel Laroche)] p., (collection « Passé
Présent », n° 49),
exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
La ville, c'est le grand refuge des bavards.
Il ne faudrait pas, d'ailleurs, que vous prissiez ce terme en
mauvaise part. Bavard vous êtes. Bavard je suis. Vous pensez
bien que je m'insurge contre ce silence complice et lourd qui
réduit l'homme aux dimensions d'une chose et le rend incapable
de mener le monde et de se mener lui-même. Mais je combats
tout autant (et plus) ceux qui parlent sans cesse, et tant qu'ils
peuvent s'oublier eux-mêmes. On dirait qu'ils craignent
le silence et veulent même le déchirer par des obus
plutôt que d'accepter de s'y retirer pour retrouver la
justice, la liberté du cur et leur propre conscience
dont ils fuient même le souvenir.
10 euros (code de commande
: 14532*).
50. VAN BEMMEL
(Eugène) Dom Placide. Préface de André
Gascht. 1987. 262 p., une illustration dépliante hors
texte.
@ Réédité pour la première
fois depuis cinquante ans, cet émouvant roman se situe
dans le cadre prestigieux de l'abbaye de Villers. Il constitue
l'un des chefs-d'uvre de notre littérature romanesque
du XIXe siècle.
51. EEKHOUD (Georges)
Cycle patibulaire. Préface de Jean-Baptiste
Baronian. Chronologie de Paul Aron. 1987. 253 p.
@ En une suite de nouvelles, tous les misérables
du bois et de la plaine, du taillis et de la dune apparaissent
: voleurs, pervers, meurtriers, brigands, rôdeurs, assassins,
grandis par l'idée qu'ils ont de leur révolte.
Une vie fourmillante, criante de réalité, crue
d'audace, se manifeste.
52. BAUCHAU (Henry)
Le régiment noir. Préface de André
Molitor. 1987. 348 p.
@ Le régiment noir, chant profane
d'une sécession intérieure, c'est Pierre, le père
mythique que le narrateur réinvente, qui se révolte
et part en Amérique où il s'engage dans l'armée
du Nord, où il se bat pour la libération des Noirs
pendant la Guerre de Sécession.
53. NYSSEN (Hubert)
Le nom de l'arbre. Préface de Jean-Claude
Pirotte. 1987. 328 p.
@ Le plus étrange de cet étrange livre
est qu'à travers et malgré ce jeu infini de miroirs
où le moi se déforme, s'évanouit et se reconstitue,
on finit par saisir comme de l'intérieur les inquiétudes,
les obsessions, les repères affectifs et idéologiques
qui définissent la subjectivité de Louis Quien.
54. HELLENS (Franz)
Mélusine ou La robe de saphir.
Préface de Paul Gorceix. 1987. 265 p.
@ La Mélusine de Franz Hellens opère
une double rupture, c'est-à-dire une double évolution.
La première porte sur l'utilisation même de la figure
légendaire, qui se révèle à contre-courant
de la littérature mythique ; la seconde gomme la distance
entre le monde réel et le monde imaginaire.
55. RODENBACH (Georges) Le
carillonneur. Préface
de Werner Lambersy. Bruxelles, Les Éperonniers,
1987. In-8° broché, [5 (préface)], 325, [14
(dossier bio-bibliographique] p., (collection « Passé
Présent », n° 55).
Présentation
de l'éditeur :
Dans Le Carillonneur, Georges Rodenbach
nous propose une véritable identification entre un homme
et Bruges, sa ville. À travers la description de « l'action »
dans les méandres de la ville, l'auteur nous fait assister
au cheminement conscient et inconscient de ses personnages.
56. GHELDERODE
(Michel de) Voyage autour de ma Flandre
tel
que le fit aux anciens jours Messer Kwiebe-Kwiebus philosophe
des dunes. Préface
de Pierre Debauche. 1988. 113 p.
@ Dans Voyage autour de ma Flandre chacun des
textes réunis est une parodie d'un tableau de Breughel.
Textes baroques et caricaturaux, mais aussi l'uvre de Ghelderode
où ce qu'on a pu appeler « l'atmosphère flamande
» est si présente qu'elle constitue véritablement
l'être des textes.
57. DESMETH (Paul)
Simplifications suivi de Avec la nuit. Préface
de Paul Willems. 1988. 179 p., illustrations hors texte.
@ Chacun des poèmes de Desmeth se veut une tentative
d'appréhension des rapports secrets existant au sein de
ses sites de prédilection, la recherche d'une mystérieuse
cosmologie élémentaire.
58. LILAR (Suzanne)
Le couple. Introduction de l'auteur. 1988. 305 p.,
illustrations hors texte.
@ Remettant résolument en question l'idéologie
de « la mort de l'amour », Suzanne Lilar s'interroge,
en adoptant une vue historique, sur la genèse de ce qui
est peu à peu apparu comme une crise du couple, une détérioration
de l'idée même de « toute union conjugale
régulière ou irrégulière ».
59. LINZE (Jacques-Gérard)
La Fabulation. Préface de Ludovic Janvier.
1988. 186 p.
@ Sous un titre ambigu, ce roman est lui-même
tout entier imprégné d'arnbiguïté :
celle des rapports entre amants, entre amis, et même celle
des justifications qu'un homme peut donner de ses propres actes.
8 euros (code de commande
: PP/59).
60. EMOND (Paul)
Paysage avec homme nu dans la neige.
Tableaux. Suivi de Le théâtre
et le froid. [Préface de Frans De Haes] 1989.
118 p.
@ Une même question traverse ces deux récits
: faut-il compter avec une approche météorologique
de l'art de la peinture, du théâtre
et de la littérature ?
61. MAETERLINCK
(Maurice) L'ornement des noces
spirituelles. Traduction
des écrits de Ruysbroeck. Préface de Jacques
Brosse.
@ L'ornement des noces spirituelles, composé
vers 1330-1335, traite des trois formes de la vie spirituelle,
active ou intérieure, culminant dans la vie contemplative.
62. COMPÈRE
(Gaston) Les jardins de ma mère. Récit. Préface
de Jacques Lefebvre.
@ Le jardin, mieux que le cadran
solaire où glissent les ombres et les heures, révèle
ce qui demeure, ce qui passe et ce qui change. S'y ressent, avec
la fuite des jours, une nostalgie essentielle : celle de la Terre-Mère
que des fils liquides relient aux étangs et aux chantoirs,
à la Lesse et au Conjoux.
63.
COMPÈRE (Gaston) Le Fort de Gleisse. [Préface
de Anne-Marie La Fère.]. 1997. In-8° broché,
236 p. Le dos porte la mention 62 de la collection mais il s'agit
en fait du 63.
En
quatrième de couverture :
À
l'image de Conjoux, Gleisse est « un village ravissant
», situé dans « une vallée amène
», avec un château et un clocher dont le carillon
égrène « les notes lentes, claires, profondes
» du choral protestant O Haupt vol Blut und Wunden.
Le Fort de Gleisse, « véritable chant de l'angoisse
métaphysique », écrivait Alain Populaire
en 1976 dans les Nouvelles littéraires. On ne peut mieux
dire. Un chant où culmine l'art du contrepoint, où
s'équilibrent le cru et le retenu, le brutal et le tendre,
le fini et l'infini. Car, à la souffrance des êtres,
à leur anéantissement, s'oppose la liberté
de rêver et de comprendre le monde : « À moi
la conscience douloureuse. À moi la création »,
songe le narrateur dans la remise de l'institution psychiatrique.
Scène que complète la dernière, dans le
même parc, en colère, la scène de la révélation
: « Le domaine des morts est celui de la plus haute conscience.
»
10
euros (code de commande : PP/63).
66. COMPÈRE
(Gaston) Rages et ratures. Pages inédites
du Journal. Choisies et commentées par son fils, Jean-Marc
Burniaux, précédées d'un avertissement par
Jacques de Decker, suivie d'une bio-bibliographie établie
par Yvan Dusausoit. 1998. In-8° broché, 116 p.
69. WOUTERS (Liliane) et NAMUR (Yves) Le siècle
des femmes. Poésie francophone en Belgique et au Grand
Duché de Luxembourg au XXe siècle. 2000. 352 p.
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