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AJAR
(Émile) L'angoisse du roi Salomon. Roman. Paris, Mercure de France, 1979. In-8°
collé, 342 p.
En quatrième
de couverture :
« Il était monté dans
mon taxi boulevard Hausmann, un très vieux monsieur avec
une belle moustache et une barbe blanches qu'il s'est rasées
après quand on s'est mieux connu. Son coiffeur lui avait
dit que ça le vieillissait, et comme il avait quatre-vingt-quatre
ans et quelques, ce n'était pas la peine d'en rajouter.
J'ai souvent remarqué que la plupart
des vieux messieurs, en fin de parcours, même les plus
soignés par les personnes qui s'en occupent, portent des
vêtements qu'ils avaient déjà depuis longtemps.
Mais monsieur Salomon était habillé tout neuf des
pieds à la tête, avec défi et confiance,
un costume princier de Galles avec un papillon bleu à
petits pois, il respirait l'élégance de dernière
heure et on sentait tout de suite que ce n'était pas un
homme à se laisser mourir facilement.
J'avais la radio ouverte et comme par hasard
la première chose qu'on a entendue, c'était les
dernières nouvelles sur le naufrage et la marée
noire en Bretagne, vingt-cinq mille oiseaux dans le mazout.
C'est une honte, a dit monsieur
Salomon, le monde devient chaque jour plus lourd à porter.
C'est là que j'ai appris que monsieur
Salomon avait été dans le prêt-à-porter
toute sa vie. Nous avons parlé un peu. Il avait pris depuis
quelques années sa retraite du pantalon et il occupait
ses loisirs à des uvres de bienfaisance, car plus
on devient vieux, et plus on a besoin des autres. »
10 euros (code de commande
: 11606).
AJAR (Émile) La
vie devant soi. Roman. Paris,
Mercure de France, 1976. In-8° broché, 269 p.,
couverture un peu défraîchie, dos ridé.
10 euros (code de commande
: 009).
AJAR
(Émile) La vie devant soi. Roman. Paris, France Loisirs, 1976. In-8°
sous reliure et jaquette d'éditeur, 269 p., exemplaire
parfait état.
Sur la jaquette :
Mohammed, dit Momo, est un enfant arabe, un
« fils de pute » mis en pension chez une
vieille juive de Belleville rescapée d'Auschwitz, Mme
Rosa. Autour de lui, tout un monde de paumés, de déshérités :
Noirs, Juifs, Arabes, et ce môme « né
de travers » va faire peu à peu l'apprentissage
de la vie en observant tout avec une candeur cynique.
« Pour vivre, estime-t-il, il faut
s'y prendre très jeune, parce qu'après on perd
toute sa valeur, et personne ne vous fera de cadeaux. »
Momo n'a finalement qu'une seule véritable
attache dans la vie, c'est Mme Rosa, énorme et presque
impotente. Il lui prouvera son affection en l'aidant à
mourir.
uvre profondément originale et
émouvante, la Vie devant soi a su s'imposer à
l'attention de tous par le pouvoir d'un style riche en trouvailles
et d'une déchirante vérité.
Note sur l'auteur :
Émile Ajar a trente-cinq ans. Il a passé
son enfance à Nice et fait des études de droit
à Toulouse. On le découvre avec un premier roman
qui fait sensation, Gros-Câlin, publié en
1974. L'année suivante, c'est la Vie devant soi qui
obtient le Prix Goncourt.
Très discret sur sa vie, Emile Ajar
s'est volontairement tenu à l'écart de toute publicité
et est resté longtemps un auteur mystérieux. Il
vit actuellement dans une ferme du Lot avec sa femme.
5 euros (code de commande
: 14891).
GARY
(Romain) Ces
femmes que j'aime. Paris,
L'Herne, 2007. In-12 collé, 52 p., (collection « Carnets »),
exemplaire en parfait état.
Textes
extraits du Cahier Gary, n° 85, 2005.
Textes contenus dans cet ouvrage :
- Ces femmes que j'aime.
- Lesley est une sorcière.
- Être deux c'est pour moi la seule
unité concevable.
En quatrième de couverture :
« II ne suffirait évidemment
pas de mettre les femmes à la place des hommes pour qu'il
y ait un monde nouveau. Et il faut dire que la plupart des femmes
agissantes qui lancent de tels mots d'ordre ont déjà
été elles-mêmes mutilées, déformées,
façonnées par les hommes à leur image, elles
ont été souvent réduites à l'état
d'hommes par les conditions mêmes de la lutte qu'elles
mènent. Le machismo en jupon n'est pas plus intéressant
que l'autre, il est seulement plus excusable. La femme a été
la grande victime de l'homme. [...] La formule femme égale
de l'homme ne saurait suffire. Il s'agit de tout autre chose :
il s'agit de changer l'homme.
S'il y avait le moindre respect de la féminité,
la sexualité aurait été depuis longtemps
reconnue comme un partage et un échange, sans prise
et sans preneur ; sans séducteur et
sans conquête. »
4 euros (code de commande :
Gary/6).
GARY
(Romain) Journal
d'un irrégulier. Paris, L'Herne, 2007. In-12 collé,
61 p., (collection « Carnets »), exemplaire
en parfait état.
Textes
extraits du Cahier Gary, n° 85, 2005.
Textes contenus dans cet ouvrage :
- Journal d'un irrégulier.
- La Paz : l'homme qui mangeait le
paysage.
- L'hôtel Oriental à Bangkok.
- Questionnaire de Marcel Proust.
- La pluie tombe.
En quatrième de couverture :
« Ainsi, lorsqu'on dit de moi :
« C'est une forte personnalité »,
cela m'étonne : des personnalités, j'en ai
vingt et je ne vois pas comment un conflit constant entre elles
peut donner une seule forte personnalité. Je crois d'ailleurs
que c'est un peu la condition même du romancier :
la création artistique naît de ce que l'homme n'est
pas, de ce qu'est la réalité. [...] Ainsi, je considère
l'artiste, le romancier, comme une sorte d'agent provocateur.
L'art est ennemi naturel de tout ordre des choses. Il
faut que l'art continue à être un scandale, dans
un monde où l'on crève de faim, d'ignorance, d'hébétude
et d'abandon. [...]
Il y a en moi un fond de croyance messianique,
dû peut-être à mes origines juives. Je crois
que l'avenir est ouvert à l'homme, qu'il peut évoluer
infiniment grâce aux découvertes scientifiques,
à moins qu'il ne les utilise pour sa propre annihilation. ».
4 euros (code de commande :
Gary/7 - vendu).
GARY (Romain) La nuit sera calme. L'interlocuteur de Romain
Gary est François Bondy. Paris, Gallimard, 1975.
In-8° broché, 259 p., couverture un peu défraîchie.
En quatrième
de couverture :
François Bondy, qui connaît Romain
Gary depuis l'enfance, a provoqué ces confessions où
l'auteur de La Promesse de l'aube parle en toute liberté
de ce qu'il a vu, connu, aimé. Les hasards de l'histoire,
et son tempérament, ont fait de Gary un des témoins
de ce temps qui a vécu le plus d'événements
et approché le plus de personnages exceptionnels, extravagants,
mystérieux ou célèbres.
De Vychinski à Groucho Marx, de Churchill
à de Gaulle, des ambassades à Hollywood, c'est
une galerie de portraits pleine de surprises. Dimitrov, devenu
maître de la Bulgarie, déclare pour paraître
drôle : « Vous savez, c'est vraiment moi
qui l'avais brûlé, le Reichstag. » John
Ford se fâche parce que les danseurs peaux-rouges de la
tribu « sauvage » des Hopis qu'il montre
à Gary révèlent soudain qu'ils étaient
G.I.'s et ont pris part à la libération de Paris.
Les instantanés de cette autobiographie
de « coureur d'aventures » se succèdent
de page en page pour se composer à la fin en un portrait
d'homme qui semble souvent avoir réussi à mener
plusieurs vies à la fois. Mais au-delà des témoignages
et des aveux, Romain Gary a écrit avec La nuit sera
calme un hymne non seulement à la femme, mais à
la féminité, il voit en elle la valeur première
de toute civilisation.
En passant, la politique, l'Europe, les hommes
du jour font l'objet de récits et de jugements explosifs.
Ce sont les accès de colère et de tendresse d'un
des derniers humanistes.
Indépendamment de son activité
littéraire, Romain Gary, né en Russie en 1914,
a été aviateur et diplomate. Instructeur de tir
aérien à l'École de l'air de Salon en 1939,
sergent, lieutenant et capitaine à l'escadrille « Lorraine »
pendant la bataille d'Angleterre et les campagnes d'Afrique,
d'Abyssinie, de Libye et de Normandie de 1940 à 1944,
il est commandeur de la Légion d'honneur et Compagnon
de la Libération. Il entre au ministère des Affaires
étrangères en 1945 comme secrétaire et conseiller
d'ambassade à Sofia, Berne et à la Direction d'Europe.
Porte-parole à l'O.N.U. de 1952 à 1956, il est
ensuite nommé chargé d'affaires en Bolivie et consul
général à Los Angeles. Quittant la carrière
diplomatique en 1961, il parcourt le monde pendant dix ans pour
des publications américaines et tourne comme auteur-réalisateur
deux films, Les oiseaux vont mourir au Pérou, en
1968, et Kill, en 1972. Marié à la comédienne
Jean Seberg de 1962 à 1970, il vit aujourd'hui la plupart
du temps dans sa maison « Cimarrón »
à Majorque.
François Bondy, écrivain et journaliste
suisse, a dirigé la revue Preuves à Paris
de 1950 à 1969. Auteur en allemand de plusieurs ouvrages
traitant de thèmes de littérature moderne, rédacteur
de l'hebdomadaire Die Weltwoche de Zurich, il reçut
en 1968 le prix de l'Académie des sciences et lettres
de Mayence pour avoir contribué à faire connaître
en Allemagne la culture française contemporaine.
7.50 euros (code
de commande : Gary/5).
GARY
(Romain) Un
soir avec Kennedy. Paris,
L'Herne, 2007. In-12 collé, 51 p., (collection « Carnets »),
exemplaire en parfait état.
Textes
extraits du Cahier Gary, n° 85, 2005.
Textes contenus dans cet ouvrage :
- Un soir avec Kennedy.
- Les vrais esclavagistes du Sud, les
voilà.
- Ils bouffent leur société
avec appétit.
- Norman Mailer ou le mythe américain
de la virilité.
En quatrième de couverture :
« On parle volontiers chez vous
d'Anglo-Saxons à propos de nous autres Américains.
Pouvez-vous me dire ce qu'on entend exactement en France par
Anglo-Saxons lorsqu'on évoque les États-Unis ? »
Nous sommes dans la salle à manger de
la Maison-Blanche. Le repas vient à peine de commencer.
La conversation aussi. Nous n'avons même pas eu le temps
de bavarder, je dis bien bavarder : Kennedy
vous interroge plus qu'il ne vous parle.
Ce cerveau admirablement équipé
et d'une rapidité extrême il mettait
deux fois moins de temps à lire un texte qu'aucun de ses
collaborateurs semble avoir le goût de l'information,
des faits précis, du renseignement de bonne source qui
exclut parfois toute transition dans les entretiens et vous donne
un peu l'impression d'être devant un examinateur. Cette
façon de vous demander carrément, directement,
et parfois même un peu brutalement, ce qui l'intéresse,
est le seul privilège qu'il s'accorde dans ses rapports
avec vous en tant que Président de la plus puissante république
du monde. ».
4 euros (code de commande :
Gary/8).
À PROPOS
DE ROMAIN GARY
ANISSIMOV
(Myriam) Romain Gary le caméléon. Paris, Denoël, 2004. In-8° broché,
745 p., illustrations hors texte, couverture un peu défraîchie.
En quatrième
de couverture :
Ne dis pas forcément les choses comme
elles se sont passées, mais transforme-les en légendes
et trouve le ton de voix qu'il faut pour les raconter »
: c'est ainsi que Romain Gary, dans La nuit sera calme,
s'expliquait sur l'extraordinaire aventure de sa vie. Né
en Lituanie, dans une famille juive de Wilno, Romain Kacew émigre
sur la Côte d'Azur à l'âge de quatorze ans.
En juillet 1940, rejoignant au péril de sa vie Londres
et le général de Gaulle, il combat en héros
dans les forces aériennes de la France libre. Sur ses
origines juives, sa jeunesse et ses exploits au cours de la guerre,
Gary ne cessera de réinventer une réalité-fiction
qui est à la source de son uvre.
À mesure qu'il crée sa propre
légende, devenant un écrivain célèbre
avec Éducation européenne et Les Racines
du ciel, Gary cherche à échapper à son
propre personnage en usant de pseudonymes. Multiplier les masques,
telle est alors l'obsession de ce séducteur aux mille
visages, consul de France à Los Angeles et mari de l'écrivain
Lesley Blanch puis de l'actrice Jean Seberg. Poussant jusqu'au
bout ce désir de s'auto-engendrer, Gary invente Émile
Ajar, un écrivain fictif « personnifié »
par son cousin Paul Pavlowitch et obtient une deuxième
fois le prix Goncourt en 1975 pour La Vie devant soi.
Après cette ultime mystification, Romain Gary se suicide
en 1980.
Explorer la vie réelle d'un personnage
aussi doué pour l'affabulation créatrice, tel fut
le pari de Myriam Anissimov. C'est en se fondant sur de nombreux
témoignages, entretiens et documents inédits à
Wilno, Londres, Paris et New York, en dépouillant les
archives personnelles de l'écrivain et de ses proches,
qu'elle a mené à bien cette enquête magistrale
sur l'un des grands écrivains du XXe siècle.
18 euros (code de commande
: 10383*).
BLANCH
(Lesley) Romain, un regard particulier. Traduit de l'anglais par Jean Lambert. Arles,
Actes Sud, 1998. In-8° broché, 169 p., (collection
« Un Endroit où Aller »).
En quatrième
de couverture :
« Rétrospectivement, il me
semble que notre lien le plus solide, celui qui nous a maintenus
ensemble pendant quinze ans, fut notre authentique amitié.
Nous nous intéressions au travail de l'autre (nous parlions
rarement politique), nous avions le même sens de l'humour,
et il régnait à la maison une sorte de subtile
ambiance slave qui nous unissait dans les moments difficiles.
En fin de compte, c'est notre profond sentiment de camaraderie
qui a survécu à toutes les épreuves. »
« J'ai toujours su que j'avais épousé
un homme extraordinaire qui, au cours des années, est
devenu une sorte de légende. »
Lesley Blanch a rencontré Romain Gary
à Londres en 1944. Ils se sont séparés en
1962.
8 euros (code de commande
: 8232 - vendu).
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