|
ALAIN
Humanités. Paris, Presses Universitaires de France, 1960. In-12
broché, 219 p.
7,50 euros
(code de commande : LF/3025).
ALAIN Propos
sur le bonheur.
Paris, Club Français du Livre, 1964. In-8° sous reliure
et Rhodoïd d'éditeur, 190 p., exemplaire numéroté,
(collection « les Essais », 21).
15 euros (code
de commande : 47/63).
[AMIEL].
La jeunesse d'Henri-Frédéric Amiel. Lettres
à sa famille, ses amis, ses amies pour servir d'introduction
au Journal intime (1837-1849). Publiées avec une préface et des notes
par Bernard Bouvier. Paris, Stock, 1935. In-8° broché,
448 p., bel exemplaire.
Préface :
L'enfance, l'adolescence et la jeunesse d'H.
F. Amiel ont duré une trentaine d'années, jusqu'à
son retour d'Allemagne à Genève, à la fin
de 1848, bientôt suivi de sa nomination de professeur à
l'Académie.
Jeunesse où se manifestent de bonne
heure des traits d'une précoce et surprenante maturité
spirituelle.
Jeunesse féconde et heureuse en somme,
quoique de bonne heure assombrie par la perte de sa mère,
puis bientôt après de son père ; féconde,
par une singulière activité d'esprit, une inépuisable
avidité de lecture ; heureuse, en dépit des
retours mélancoliques, amers même, de certaines
pages du Journal intime, puisqu'elle fut entourée
d'affections tendres, respectueuses de sa liberté, et
de camaraderies enjouées, plus tard d'amitiés loyales
et confiantes. Les dons remarquables d'intelligence et de sensibilité
d'Henri-Frédéric Fritz, comme sa mère
et ses proches le nommaient ne furent ni méconnus,
ni gênés. Parents et amis fondaient sur ce jeune
homme, ouvert à tant de curiosités élégantes
et vivaces, de grands espoirs. Malgré l'incertitude de
ses ambitions, il y répondait par un constant besoin de
se donner aux choses qu'il estimait dignes de son choix, comme
à ceux qu'il tenait pour ses supérieurs ou ses
égaux.
Tel est le témoignage que doit rendre
le présent recueil de ses lettres à sa famille
et à ses amis. Autobiographie morale, spontanée
et immédiate, qui précède la longue introspection
du Journal intime. Celui-ci, on le sait, après
un premier essai qui date de 1838, alors qu'il avait dix-sept
ans fut entrepris régulièrement en 1847, pour ne
s'achever qu'à la veille de sa mort, trente-quatre ans
plus tard.
Après l'entrée dans la carrière
du professorat et l'établissement définitif dans
la ville natale, Amiel demeure un épistolier abondant,
fidèle à des amitiés et des relations dont
le cercle va s'élargissant pendant vingt années,
et où les femmes occupent une place prépondérante,
puis se resserrant peu à peu en quelques affections plus
étroites, intimités qui se reflètent dans
des missives rapides et fréquentes, des billets presque
journaliers. On y trouve rarement les épanchements, les
effusions, les ardentes confidences des lettres d'antan. Disciple,
camarade, ami encore désireux de se confier à qui
l'accueillerait à cur ouvert, il est devenu cependant
un conseiller, un maître, un homme circonspect, hésitant
à se livrer, qui a tourné vers le Journal intime,
infatigable correspondance avec lui-même, toute sa liberté
de confidence et de jugement, toute la hardiesse et les contradictions,
au gré des jours et des heures, d'une pensée qui
se regarde, s'analyse et se critique sans repos.
On voit bien ainsi qu'il est conforme à
la diversité, comme à la constance de sa personne
morale, de la détacher, dans sa physionomie première,
en isolant, pour qu'elles forment un tout vivant et aisément
compréhensible, ses lettres de jeunesse.
Amiel a toujours attaché beaucoup de
prix à sa correspondance. À preuve, tout ce qu'il
en avait soigneusement gardé, dans des notes ou des brouillons,
et surtout le soin qu'il mettait, après la mort d'un parent,
d'un ami ou d'une amie, à solliciter qu'on lui rendît,
souvent par échange avec leur famille, les lettres qu'ils
avaient conservées de lui. Ces ébauches, ces dossiers
plus ou moins complets, forment une partie importante de ses
papiers. Il les a légués à Fanny Mercier,
qui mit une piété minutieuse à les ordonner,
avec l'intention d'en détruire, puisque leur auteur l'en
avait laissée juge, tout ce qui pût lui paraître
soit inutile, soit imprudent d'en laisser à son tour après
sa mort. Elle n'a pas procédé à cet ultime
triage, pas plus qu'elle n'a rien supprimé, quoiqu'elle
en eût le droit, par moments le désir, de l'immense
manuscrit du Journal. Elle m'a légué tous
les matériaux de cette correspondance, comme elle voulait
me léguer le Journal intime. J'ai dit ailleurs
ce qu'il m'a paru plus sage, pour en assurer l'intégrité
et la conservation protégée, de faire du précieux
manuscrit. Mais je possède ces matériaux, dont
les éléments d'une valeur durable rejoindront,
un jour, le dépôt du Journal à la
Bibliothèque publique et universitaire de Genève.
Le Journal intime a rangé Amiel,
après Rousseau et Mme de Staël, parmi les grands
écrivains de la Suisse de langue française, et
lui a valu une place, non point unique, mais considérable,
dans le mouvement général de la littérature
européenne d'abord, universelle enfin. C'est ce dont témoignent,
dans la plupart des pays civilisés, les études
si nombreuses, extrêmement variées, dont l'homme
et l'uvre ont été l'objet, et qui ne cessent
de se renouveler, tandis que se multiplient, totales ou partielles,
les traductions du Journal publié. On a distingué
le philosophe, le moraliste, l'homme religieux, le citoyen, l'écrivain
et le poète, l'historien, le critique et le sociologue.
Mais, parce que toutes ces tendances de sa pensée s'annoncent
déjà dans ses années de jeunesse, sans qu'aucune
ne prédomine sur l'autre ni ne les coordonne, le Journal
paraîtra et plus riche et plus vrai, dans ses élans
et ses hésitations, dans ses tours, détours et
retours infinis, dans l'ampleur comme dans les mesquineries de
sa méditation, si l'on connaît mieux l'homme jeune,
entreprenant, joyeux et ardent, qu'il fut avant de s'y abandonner.
Comme sa correspondance peut éclairer
son Journal, l'inverse est vrai. Pour la suivre plus aisément,
les confidences ultérieures du Journal aident à
déchiffrer le caractère déjà rare
et complexe qu'elle révèle, tandis qu'avant le
Journal, elle reprendra mouvement et vie par l'évocation
du milieu et des visages familiers, des types d'amis, qui entourent
l'adolescent, l'étudiant, le jeune et ondoyant savant.
Sans entreprendre ici le récit détaillé
de cette jeunesse, je tracerai, en guise d'introduction, les
portraits de sa proche parenté, de ses condisciples les
plus aimés, et puis son portrait à lui, au moment
où il entra dans la carrière de l'homme responsable,
du professeur, du citoyen. Et comme j'ai cru mieux faire, toutes
les fois que j'ai écrit sur lui, c'est surtout lui-même
que je laisserai parler.
13 euros (code
de commande : 15474).
[AMIEL (Henri-Frédéric)].
MARANON (Grégorio) Amiel. Une étude sur
la timidité. Traduit
de l'espagnol par Louis Parrot. Sixième édition.
Paris, Gallimard, 1938. In-8° broché, 225 p.,
illustrations hors texte.
Table des matières
:
Prologue à l'édition française.
Chapitre I : Une fenêtre
et un intérieur.
Chapitre II : Biographie - Amiel
et l'Espagne - L'éminent professeur - L'apôtre et
l'homme - Mort et résurrection.
Chapitre III : Biographie littéraire
et biographie humaine - Degrés de la timidité -
Mécanismes de la timidité.
Chapitre IV : Le timide sur-différencié
- Processus de différenciation de l'objet sexuel - Évolution
de l'objet sexuel chez l'homme - Monogamie pure et monogamie
de groupe - Schéma du processus de différenciation.
Chapitre V : Progrès, différenciation
et famille - Pathologie de la spécification de l'instinct
- Donjuanisme et timidité - Le fétichisme de l'idéal.
Chapitre VI : Diagnostics - L'enfance
maladive - La mère et le père - Léonard
et Amiel - Aversion envers l'amour physique - L'ambiance puritaine.
Chapitre VII : Féminité
et efféminement - Caractères des deux catégories
de timides - Les portraits d'Amiel - Le prestige physique.
Chapitre VIII : L'obsession et
la compagnie féminine - La recherche de l'idéal
- Peur de la vie en commun.
Chapitre IX : La tentation de
la chair - La décision de connaître - Sérénité
devant la révélation - Le préjugé
confirmé - Fin de l'aventure.
Chapitre X : Le don de la femme
- La folie d'amour - L'estomac en « pantoufles ».
Chapitre XI : Ombres féminines
- L'âge critique - Fanny, la vierge veuve - Le serpent
entre les fleurs - Berthe, la filleule - Secrétaire et
fiancée - Prestidigitation amoureuse.
Chapitre XII : La muse vengeresse
- La tactique déjouée - Années de tempêtes
- Le voyageur désillusionné - Révolte et
adieu - Yago.
Chapitre XIII : Le secret de l'attraction
- Accord des instincts - Indifférence et irritation du
milieu.
Chapitre XIV : Erreur de l'interprétation
donjuanesque - Hostilité des hommes - Amiel et Casanova
- Catégorie des femmes d'Amiel - Le confesseur - Le médecin
- La préoccupation du temps - Paysage et sexualité.
Chapitre XV : Le carrefour du narcissisme
- La légende de l'efféminement - La femme forte
et sa signification - Psychologie du Journal - Journal
intime et ménage - La tendresse envers les enfants - Idéal
et action.
Chapitre XVI : Épilogue.
8 euros (code
de commande : 15457).
ARISTOTE
Politique. Texte
français présenté et annoté par Marcel
Prélot et précédé d'une Préface
générale à la Bibliothèque de la
Science politique par B. Mirkine-Guetzévitch et
M. Prélot. Paris, Presses Universitaires de France,
1950. In-8° broché, XXVIII, 243 p., (collection
« Bibliothèque de la Science Politique - Deuxième
série : Les Grandes Doctrines Politiques »),
couverture défraîchie, charnières renforcées
avec de l'adhésif, marques d'appartenance à la
page de faux-titre.
Extrait de l'avant-propos
:
C'est le propre des grandes uvres que
d'offrir à l'examen des siècles une matière
diverse et toujours renouvelée.
Aussi, peut-on, à l'heure présente,
concevoir quatre manières au moins d'aborder et d'approfondir
la Politique. La première est philologique et littéraire :
elle se propose d'établir un texte aussi exact que possible
et d'en donner, dans notre langue, la meilleure version. La seconde
est historique : elle restitue le livre à son milieu
et l'utilise comme une incomparable contribution à la
connaissance de la vie antique. La troisième est philosophique :
elle recherche les liens avec la morale et la cosmologie du Stagirite ;
elle marque la place de sa conception de la Cité dans
sa conception du monde. La quatrième est politique :
elle envisage ce traité des gouvernements dans sa signification
actuelle; elle le met en relation avec les catégories
de la théorie générale de l'État,
avec les règles du droit constitutionnel et les acquisitions
de la sociologie ; elle a le souci moins de ce que furent
Aristote et son ouvrage que de ce qu'ils ont encore à
nous dire.
Point n'est besoin de préciser que,
figurant sur le second rayon de la nouvelle Bibliothèque
de la Science Politique (série des « Grandes
Doctrines »), l'édition que nous présentons
procède de cette dernière préoccupation
et doit être considérée selon cet angle de
vue particulier. Notre propos est, avant tout, de rétablir
le contact entre le parlementaire, le publiciste, l'intellectuel
ou l'étudiant d'aujourd'hui et une uvre, essentielle
à l'humaniste, que cependant il ne lit plus guère.
Notre tâche est donc moins de commenter un texte avec érudition,
de l'annoter abondamment, d'en faire l'objet d'exégèses
et de disputes linguistiques, que de retrouver une pensée
dans son originalité géniale, sans chercher à
la moderniser abusivement, mais aussi sans vouloir trop marquer,
entre elle et nous, la distance des siècles.
Peut-être, d'ailleurs, l'espace est-il
moindre qu'il ne paraît et est-ce un autre privilège
des grandes uvres que de se comprendre mieux, au fur et
à mesure que se déroulent les temps. Le citoyen
Champagne, directeur de l'Institut du Collège de l'Égalité,
qui fut, en l'an V, le premier contemporain à publier
la Politique en français, ajoute, après
avoir rendu hommage à ses précurseurs en latin,
le Roy et Heinsius, « je déclare que je me
serais cru incapable de traduire et d'interpréter après
eux la Politique d'Aristote, si je n'avais eu trois grands
et profonds commentaires qu'ils n'ont pu consulter : ce
sont L'Esprit des Lois, Le Contrat social et notre
Révolution, le plus étendu et le plus instructif
de tous. » Nous pouvons en dire autant des uvres
que nous a apportées le XIXe siècle, avec Tocqueville,
Proudhon ou Marx, et plus encore des événements
du XXe. L'ébranlement des deux guerres mondiales, qui
a disloqué puis brisé les cadres où l'Europe
libérale enfermait et affinait à l'excès
sa pensée politique, a ouvert les esprits aux plus vastes
confrontations.
Aussi, est-ce pour plusieurs d'entre nous,
dans la nuit de l'invasion, qu'Aristote nous est revenu. Une
époque revivait avec lui, en proie à une crise
analogue de bouleversement, à un autre tournant du monde.
Pour comprendre le présent, une analyse du passé
offrait la forte nourriture indispensable en ces temps de dénutrition
intellectuelle, mais, en retour, les murs antiques, avec
leur cruauté et leur luxure, ressuscitaient au contact
des tyrannies totalitaires à l'instant victorieuses. Comme
aimait à le dire notre ami Henri Focillon qui, à
la même heure, s'éteignait à New-York :
« l'histoire est une divination inversée ».
On ne pénètre bien que les uvres proches
de soi-même ou de son temps, au moins par quelque côté.
13 euros (code
de commande : 15733).
ATHENOUX (André)
Le Christ crucifié au pays de Mao. Paris-Colmar, Alsatia, 1968. In-8°
broché, 235 p., illustrations hors texte.
Sur la couverture :
« L'abbé Athenoux est un grand voyageur. Dans la
préface consacrée à l'un de ses récents
ouvrages Vainqueurs de l'alcool à travers le monde,
le Dr Champeau, dit de lui : « ce centaure de Dieu moderne
qui galope... en avion à travers le monde ».
L'abbé Athenoux publiait en effet en 1963, aux Editions
Vitte Au-delà du rideau de fer, suite à
un périple en Russie soviétique, suivi de près
de Tournée aux U.S.A. (Edit. Dominicaines 1966).
Il s'est passionné en particulier pour les problèmes
de l'Église persécutée dans les pays communistes.
Après deux voyages en Europe Centrale où il prenait
contact avec les diverses « Églises du silence »
(Hongrie, Tchécosiovaquie, Roumanie, Bulgarie, etc.),
en 1966, il sillonnait la Chine de Mao au moment de l'explosion
de la fameuse Révolution culturelle.
D'où le Christ crucifié au pays de Mao.
Au centre du livre, le martyrologe chinois. Précédant
cette image, la recherche des causes de la persécution
chinoise et ses diverses formes minutieusement analysées.
L'accompagnant, un témoignage vécu sur la situation
actuelle.
Le lecteur accueillera ce témoignage comme de quelqu'un
qui ayant entendu « à l'oreille et dans le secret
» est poussé par une force irrésistible à
crier sur les toits mais aussi de quelqu'un qui s'est plié
à un effort patient d'objectivité et d'impartialité.
Dans une lettre élogieuse, Mgr Guerry, ancien Archevêque
de Cambrai, félicite l'auteur de « s'attaquer à
un problème aussi délicat, complexe et actuel »,
soulignant son souci très vif d'une information directe
et la richesse de sa documentation.
Le R.P. Manteau-Bonamy O.P., docteur en théologie et expert
du Concile, jugeant l'ouvrage du point de vue doctrinal, le déclare
« irréprochable » et ajoute : « Passionnant
ouvrage... Excellent travail, où l'auteur ne craint pas
de dire clairement tout le mal, mal sans équivoque diabolique
de la persécution en Chine.
En résumé, concernant la Chine éternelle,
d'hier et d'aujourd'hui, un thème d'actualité.
Un document attendu et qui manquait dans les Annales
de notre temps.
Un véritable Dossier, complet, vivant, objectif, passionnant
sur l'Église souffrante, au pays de MAO. »
9 euros (code
de commande : 10213).
AUVERGNE (Dominique)
Regards catholiques sur le monde. Claudel - Stanislas Fumet - J. Maritain - René
Schwob - Gabriel Marcel - Éd. Le Roy - J. Madaule - Emm.
Mounier - Fr. Mauriac - Henri Ghéon - R.P. Forestier -
Chan. Cardijn - Rob. Garric - P. Doncur mont confié... Paris, Desclée de Brouwer,
1938. In-12 broché, 146 p, bande d'annonce.
7,50 euros (code
de commande : 511).
BALIBAR
(Étienne) Cinq études
du matérialisme historique. Paris, Maspero, 1974. In-8° broché, 295 p., (collection
« Théorie »).
10
euros (code de commande : 118/58).
BARTHES
(Roland) L'obvie et l'obtus. Essais critiques III. Paris, Seuil, 1982. In-8° broché,
282 p., illustrations, (collection « Tel Quel »).
En quatrième
de couverture :
« Il me semble distinguer trois niveaux de sens. Un niveau
informatif, ce niveau est celui de la communication. Un
niveau symbolique, et ce second niveau, dans son ensemble, est
celui de la signification. Est-ce tout ? Non. Je lis,
je reçois, évident, erratique et têtu, un
troisième sens, je ne sais quel est son signifié,
du moins je n'arrive pas à le nommer, ce troisième
niveau est celui de la signifiance.
Le sens symbolique s'impose à moi par une double détermination
: il est intentionnel (c'est ce qu'a voulu dire l'auteur) et
il est prélevé dans une sorte de lexique général,
commun, des symboles : c'est un sens qui va au devant de moi.
Je propose d'appeler ce signe complet le sens obvie. Quant
à l'autre sens, le troisième, celui qui vient «
en trop », comme un supplément que mon intellection
ne parvient pas bien à absorber, à la fois têtu
et fuyant, lisse et échappé, je propose de l'appeler
le sens obtus. »
9 euros (code
de commande : 9358).
BAUDRILLARD (Jean)
De la séduction. Paris, Galilée, 1979. In-8° broché,
248 p., (collection « L'Espace critique »).
7,50 euros
(code de commande : 4532).
BENDA (Julien) Belphégor. Essai sur lesthétique
de la présente société française. Sixième édition. Paris,
Émile-Paul, 1919. In-12 broché, 214 p.
10 euros (code
de commande : 3153).
BENDA (Julien)
Lettres à Mélisande pour son éducation philosophique.
Paris, Le Livre, 1925.
In-12 broché, 164 p.
10 euros (code de commande : 3155).
[BENDA]. REVAH (Louis-Albert)
Julien Benda. Un misanthrope juif dans la France de Maurras. Paris, Plon, 1991. In-8° collé,
265 p., (collection « Biographique »).
En quatrième
de couverture :
« Au moment où la France
s'apprête à célébrer le bicentenaire
de l'émancipation des Juifs, le destin contrasté
de Julien Benda (1867-1956), le plus assimilé des Juifs
français, auteur de la célèbre Trahison
des clercs, rappelle toute la complexité de la question
juive.
Le brillant essayiste, l'un des plus en vue
des années trente, est, certes, hors normes : l'ancien
dreyfusard devient ardent nationaliste, se rapproche de la droite
et même de Maurras, avant de déclarer la guerre
à la bourgeoisie française et de se comporter,
après 1945, en pur stalinien. Mais ce parcours, autant
que sa destinée personnelle, illustre les difficultés
de la condition juive dans une France qui n'avait pas résisté
à l'antisémitisme. »
11 euros (code
de commande : 11702).
BENOIST (Jean-Marie)
Tyrannie du logos. Paris,
Minuit, 1975. In-8° broché, 187 p., (collection «
Critique »), cachet d'appartenance. Épuisé
chez l'éditeur.
7,50 euros (code
de commande : 6624).
BENOIT (Félix et
Bruno) Hérésies et diableries à
Lyon et alentours.
Le Coteau/Roanne, Horvath, 1987. In-8° broché, 167
p., illustrations.
15 euros (code
de commande : 140/70).
BERGSON (Henri)
La pensée et le mouvant. Essais et conférences. Sixième édition. Paris, Félix
Alcan, 1939. In-8° broché, 322 p., (collection «
Bibliothèque de Philosophie Contemporaine »).
9 euros (code
de commande : 3161).
[BERGSON (Henri)]. GILLOUIN
(René) La philosophie de M. Henri Bergson.
Paris, Grasset, 1911.
In-12 broché, 187 p.
5 euros (code
de commande : 4997).
BERNAL
(J.D.), HALDANE (J.B.S.), PIRIE (N.W.) et PRINGLE (J.W.S.)
Une discussion sur l'origine de la vie. Traduit de l'anglais par M.T. et V.
Nigon. Introduction de Marcel Prenant. Paris, Union Rationaliste,
1955. In-8° broché, 221 p., exemplaire en partie
non coupé.
Table des matières
:
- Introduction, par Marcel Prenant.
- Les bases physiques de la vie,
par J.D. Bernal (traduction de The physical basis of
Life, publié en 1952).
- Histoires vitales. Compte rendu des
« Bases physiques de la vie » par J.D.
Bernal, par N.W. Pirie (traduction de Vital Blarney,
publié en 1952).
- Défense de marcher sur les
pelouses, par J.D. Bernal (réponse à
Vital Blarney, traduction de Keep off the Grass,
publié en 1952).
- Les origines de la vie, par J.B.S.
Haldane (traduction de The Origins of Life, publié
en 1954).
- L'origine de la vie, par J.D.
Bernal (traduction de The Origin of Life, publié
en 1954).
- De la fabrication et de la définition
de la vie, par N.W. Pirie (traduction de On making
and recognizing life, publié en 1954).
- L'évolution de la matière
vivante, par J.W.S. Pringle (traduction de The
Evolution of living Matter, publié en 1954).
12 euros (code
de commande : 14115).
BICKEL (Lothar)
Le dehors et le dedans. Traduit de lallemand par Robert Rovini. Avant-propos
de Henri Thomas. Paris, Gallimard, 1962. In-12 broché,
239 p., (collection « Les Essais », CVI).
9 euros (code
de commande : 3164).
BONIFACIO
(José) Les clefs de la Parole Perdue. Paris, Télètes, 2002.
In-8° collé, 94 p., illustrations, exemplaire
en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Comme l'écrit José Bonifacio
« a réussite dans la magie ne dépend
pas seulement de la formule mais surtout de l'homme qui la prononce ».
Il invite ainsi le lecteur à « vouloir oser
savoir » pour parvenir au centre de lui-même.
Cette quête de sa propre connaissance, celle de la véritable
Initiation, le conduira peut-être à connaître
les dieux et l'univers. Pour cela il nous faut abandonner la
vision de l'Homme Profane, mais aussi de l'Homme Véritable,
pour parvenir à celle de l'Homme Transcendant qui est
celle de l'Homme qui Est. Pour ouvrir la porte de ce troisième
degré, l'auteur nous fournit les cinq clefs indispensables
qui sont développées dans les thèmes suivants
:
- La Magie initiatique.
- Les Clefs de la compréhension
du troisième degré de la Kabbale.
- Les Richesses du triangle
équilatéral.
- Structures mathématiques
du psychisme : l'Homme Profane, de clef 4 ; l'Homme
Véritable de clef 7 ; l'Homme Transcendant, de clef
9.
- Analyse de la Mort Maweth
et de la Vérité Emeth.
- Aleph-Mem-Shine, les trois
Lettres-Mères.
- L'énigme des 153
poissons.
- La Parole Perdue, le symbolisme
du bijou de Maître, le Cantique des Cantiques.
- Le Golem.
- L'Apocalypse de saint Jean,
les Nombres au troisième degré.
- Unité et dualité.
- Démarche initiatique
et Transcendance.
- La quadrature du cercle,
réalisation géométrique.
- Les dix Lois cosmiques,
Loi d'Aleph et de Beith.
- Au-delà de UN.
- Le système solaire
aux risques de la Kabbale.
Seize thèmes de réflexion sont
abordés dans cet ouvrage qui fait suite à En
Quête de la Parole Perdue. Seize car ce nombre est
à la fois « une mesure d'homme et une mesure
cosmique ».
7 euros (code
de commande : 15898).
[BOURDIEU].
LESCOURRET (Marie-Anne) Pierre Bourdieu. Vers une économie du bonheur. Paris, Flammarion, 2008. In-8°
collé, 538 p., illustrations hors texte, (collection
« Grandes Biographies »).
En quatrième
de couverture :
« La sociologie, c'est moi » :
ainsi s'exprime Bourdieu dans les années 70. Il vient
pourtant après Durkheim, Aron, pour ne citer que les Français.
Mais c'est pour lui qu'est créée, en 1981, la chaire
de sociologie du Collège de France : en une trentaine
d'ouvrages, il est devenu l'intellectuel français le plus
influent dans le monde, sans successeur depuis sa mort en 2002,
à l'âge de 72 ans.
Fils de postier, normalien, agrégé
de philosophie, c'est un « sociologue né ».
II pratiquera toujours une sociologie de terrain, fût-elle
relayée par les statistiques, dont il sera l'importateur
en sciences sociales.
C'est au milieu des années 60 que se
lève l'étoile « bourdivine »
le mot est une trouvaille d'Aron, qui lui confie
le Centre de sociologie européenne à son retour
d'Algérie. Bourdieu enseigne alors à l'université
de Lille. Il la quitte assez vite pour rejoindre l'EHESS en devenir,
qui, sous la houlette de Braudel, s'honore d'accueillir les cursus
atypiques.
Après la guerre d'Algérie et
la décolonisation, c'est 68, le marxisme, l'anti-marxisme,
le développement des médias, la starisation des
intellectuels... Bourdieu retrouve Foucault pour dénoncer
Jaruzelski, soutient, avec Deleuze et Baudrillard, la candidature
de Coluche aux présidentielles de 81, pourfend l'économie
libérale, la presse, la droite, la gauche... Il ne se
contente pas de démonter les mécanismes qui font
que l'ordre social se pérennise, notamment parce que les
dominés contribuent à leur domination, il entreprend
aussi de « transformer le monde ». L'ouvrage
qu'il dirige en 1993, La Misère du monde, lui vaut
une véritable reconnaissance populaire.
Omniprésent, des cabinets ministériels
aux manifestations de rue, directeur de collection dans de prestigieuses
maisons d'édition, il possède tous les attributs
du pouvoir qu'il dénonce... Certains ne voient en lui
qu'un jeune homme pauvre assoiffé de revanche sociale,
souhaitant supplanter Sartre dans le rôle de maître
à penser. Lui prétend apporter les analyses nécessaires
à la compréhension des problèmes, et utiliser
sa notoriété à leur solution. »
17 euros (code
de commande : 13391 -
vendu).
BRADEN (Charles Samuel)
Panorama des religions. The World's Religions. Traduit de l'américain par Michel Manoll.
Paris, Buchet/Chastel, 1960. In-8° broché, 317 p.,
(collection « L'Esprit Vivant »).
10 euros (code
de commande : 150/63).
BRUN (Jean) Philosophie de l'histoire.
Les promesses du temps. Paris, Stock, 1990. In-8° broché, 377 p.
En quatrième
de couverture :
« L'homme a cherché à
déchiffrer dans l'histoire la philosophie qui lui permettrait
de dévoiler le secret de la légende des siècles
et de fabriquer la pierre philosophale capable de métamorphoser
le temps impitoyable en guide salvateur. Capter la fuite des
ans pour la transformer en progrès prolonge et renforce
le rêve de Prométhée demandant à la
technique de le rendre maître de la nature.
L'homme a ainsi travaillé à allumer
de nouveaux soleils pour éclairer les voies du devenir;
mais nous risquons de ressembler à Phaéton qui,
voulant conduire le char solaire, faillit incendier la Terre
et embraser les cieux. Car Auschwitz et le Goulag naquirent des
délires rationnels de Clio.
La science et l'histoire ne sont que d'immenses
palais cachant un labyrinthe : celui de notre vie où
nous quêtons toujours l'issue qui nous libérerait
de tous les monstres. Telle est la philosophie que les philosophies
de l'histoire permettent de dégager de leur histoire même
dont les bruits et les hurlements se font passer pour de joyeux
cris de victoire. »
10
euros (code de commande
: 12676).
Cahiers internationaux
de symbolisme
Pour le détail des
sommaires, consultez le site
Ciephum
2008 119-120-121 :
Pour une origyne à venir. Engagements auprès
de Claire lejeune.
2008 Numéro spécial : « Tempo
di Roma »
2007 116-117-118 : Flore, faune, symbole.
2006 113-114-115 : L'inattendue. Genèse
de la création dans les essais de Claire Lejeune.
2005 110-111-112 : Demain, quelle civilisation
?
2004 107-108-109 : Thérories
et pratique de la création. II. La création
au féminin.
2003 104-105-106 : Thérories
et pratique de la création. Le génie de la différence
nous délivrera-t-il de la tyrannie de l'identité
?
2002 101-102-103 : Apocalypse now. Et depuis
le 11 septembre 2001 ? Qu'est-ce qui a changé dans
le rapport de l'imaginaire avec le réel et le symbolique
?
2001 98-99-100 : Utopies du lieu commun
II. Les arts: quelles visions nouvelles de leur intégration
dans la cité ?
2000 95-96-97 : Utopies du lieu commun.
Le mythe comme lieu commun de la tradition et de la création.
Saint Georges et le dragon.
Chaque volume : 18 euros.
CARCOPINO
(Jérôme)
Le Vatican. Paris, Flammarion/Draeger, 1958.
In-folio sous reliure et jaquette d'éditeur, 224 p., reproductions
en noir et en couleurs. Bel exemplaire.
Note des frères
Draeger :
« De toutes les architectures du Monde, témoignages
du génie et de la foi des hommes, combien sont parvenues
jusqu'à nous autrement que par la légende !
L'une d'entre elles pourtant est intacte et vivante, épargnée
par les invasions, les pilages et les incendies : le Vatican.
L'idée de reproduire par l'image une telle somme de chefs-d'uvre,
nous enthousiasma, nos amis Flammarion et nous. Il fallait en
effet beaucoup d'enthousiasme pour vaincre toutes les difficultés
qu'une pareille entreprise allait rencontrer.
L'autorisation exceptionnelle que nous avons obtenue du Vatican,
nous permettant de faire des photographies, a été,
après l'examen de la première épreuve gravée,
la plus étendue qui ait été accordée
à ce jour.
Les prises de vues terminées, les difficultés ne
l'étaient pas pour autant. La gravure, les corrections
et l'impression ont demandé tous nos soins ; mais ce sont
là des choses auxquelles nos exigences nous ont habitués.
»
70 euros
(code de commande : 9305).
CASTELLI
(Enrico) Les présupposés
d'une théologie de l'Histoire. Préface de Henri Gouhier.
Paris, Vrin, 1954. In-8° broché, 187 p., (collection
« Problèmes et Controverses »), exemplaire
non coupé et à l'état de neuf.
10
euros (code de commande
: 197/57).
CHARLEVOIX (R.P. [Pierre
François Xavier] de)
Histoire
du christianisme au Japon, où l'on voit les différentes révolutions
qui ont agité cette monarchie pendant plus d'un siècle.
Nouvelle édition, devant servir de complément aux
divers recueils de lettres édifiantes. Tomes I et II (complet). Liège,
H. Dessain, 1855. Deux tomes en un volume in-8° sous cartonnage
d'éditeur, XXII + 336 et 334 p., chaque tome est précédé
d'un frontispice et d'une page de titre gravée, rousseurs.
@
Pierre François-Xavier
de Charlevoix (Saint-Quentin, 1682 - La Flèche, 1761)
devint jésuite en 1698. Il fit un premier voyage en Nouvelle-France
où il fut professeur à Québec de 1705 à
1709. Son second voyage outre-Atlantique, de 1717 à 1722,
fut consacré à l'exploration : « il remonta
le fleuve Saint-Laurent et les lacs jusqu'à Michillimakinac,
fit une excursion dans le pays des Illinois, descendit le Mississipi
jusqu'à son embouchure [et] visita Saint-Domingue. »
À son retour en France, il collabora pendant vingt-deux
années au Journal de Trévoux. L'édition
originale de l'Histoire de l'établissement, des progrès
et de la décadence du christianisme dans l'empire du Japon
fut publiée à Rouen, en 1715.
& Cordier,
Bibliotheca Japonica (421-426).
150 euros (code
de commande : 17/64).
CLAUDEL (Paul) Introduction
à l'apocalypse.
Illustrations de Jean Charlot gravées sur bois
par Gérard Angiolini. Paris, Egloff, 1947. In-4°
en feuillets, 62 p., exemplaire numéroté sur vélin
pur fil Johannot, non coupé.
45 euros (code
de commande : 156/70).
COMTE-SPONVILLE
(André) L'amour la solitude. Entretiens avec Patrick Vighetti,
Judith Brouste, Charles Juliet. Paris, Albin Michel,
2002. In-8° broché, 154 p.
Avant-propos :
Ce livre a été publié
une première fois en 1992, aux éditions Paroles
d'Aube, alors toutes jeunes et qui ne devaient vivre que quelques
années. Il était devenu introuvable. C'est ce qui
justifie cette nouvelle édition, revue et augmentée.
Elle reste fidèle à l'ancienne ; mais elle la complète
ou l'éclairé, sur un certain nombre de points,
et constitue l'édition définitive.
Le volume prenait place, chez son premier éditeur,
dans une collection tout entière consacrée à
des entretiens : un écrivain le plus souvent
un poète répondait aux questions de
quelques-uns de ses lecteurs ou amis. Pourquoi ai-je accepté
de participer à l'aventure ? D'abord par sympathie
pour ceux qui s'y étaient lancés, qui me demandaient
de les rejoindre. Ensuite par goût pour les entretiens,
pour ce jeu, à la fois imprévisible et stimulant,
des questions et des réponses. Enfin parce que c'était
l'occasion d'écrire autrement, et pour un autre public.
L'idée était de faire un livre qui ne fût
plus tout à fait un livre de philosophie, mais plutôt
le livre d'un philosophe, sur ce que la philosophie et la vie
lui avaient appris, sur ce qu'il en avait retenu... Je souhaitais
m'adresser au lecteur comme on s'adresse à un ami, sans
précautions, sans élaboration secondaire, sans
érudition, sans masque : juste quelques idées à
l'état naissant, ou renaissant, juste quelques souvenirs,
comme la trace d'un cheminement, entre confidence et réflexion,
entre pensée et récit... «Je n'enseigne point,
je raconte », disait Montaigne. C'est un exemple que je
voulus suivre, mais de loin. Ce petit livre est le contraire
d'un système ou d'un traité, sans être encore
un essai. Ce sont des entretiens, ce que Montaigne aurait appelé
des conférences (« le plus fructueux et naturel
exercice de notre esprit, c'est à mon gré la conférence»),
autrement dit des conversations. Art mineur ? Sans doute, et
c'est ce qui fait une partie de son charme. La vérité,
ici, importe plus que la beauté ; le plaisir, plus que
le travail ; la vie, plus que l'uvre.
Comment procéder ? Le plus simple eût
été de passer par la parole, d'enregistrer nos
entretiens, de les transcrire, de les corriger... Mais c'est
un travail fastidieux et presque toujours décevant. J'ai
pris le parti inverse : commencer par l'écriture, et essayer
de retrouver, par elle, en elle, quelque chose de la parole,
de sa spontanéité, de sa fragilité, de sa
légèreté, de sa liberté... C'est
à quoi mes interlocuteurs voulurent bien se plier. Leurs
questions m'arrivaient par la poste ; j'y répondais par
retour du courrier, écrivant le plus que je pouvais au
fil de la plume, sans plan, sans préparation, sans vérifier
mes références ni mes citations, presque sans retouches.
L'improvisation faisait partie du jeu, d'autant plus imprévisible
qu'il se pratiquait à plusieurs. C'était une espèce
de correspondance ou de dialogue épistolaire, comme j'aime
à en lire, et je pris plaisir aussi, cette fois comme
auteur, à m'y risquer.
Cela n'alla pas sans faute. C'est alors, citant
de mémoire, que j'attribuai à Pavese une idée
que je n'ai jamais pu retrouver chez lui et qui venait vraisemblablement,
je ne l'ai réalisé que bien plus tard, d'Adorno.
J'avais lu les Minima moralia de celui-ci plusieurs années
plus tôt, presque en même temps que le Journal
de celui-là, et ces deux souvenirs avaient fini, avec
le temps, par se mêler... Je profite bien sûr de
la présente édition pour corriger cette erreur,
comme pour préciser ou expliciter quelques idées
qui me paraissent, à la relecture, devoir l'être.
Mais je n'ai voulu ni tout réécrire ni même
changer l'essentiel : ce livre me plaît et
sut plaire aux lecteurs comme il est, fragile et
imparfait. Cette fragilité fait partie de la vie. Pourquoi
n'aurait-elle pas sa place, aussi, dans les livres ?
Il me reste à remercier Judith Brouste,
Charles Juliet et Patrick Vighetti, qui voulurent bien m'accompagner
dans cette promenade. Ce livre leur doit beaucoup, et plus qu'il
n'y paraît. Sans eux, il eût été tout
autre, ou plutôt il n'existerait pas.
7 euros (code
de commande : 14808).
COMTE-SPONVILLE
(André) Impromptus. Paris, Presses
Universitaires de France, 1996. In-8° broché, 191
p., (collection « Perspectives Critiques »).
En quatrième
de couverture :
« Philosopher, c'est penser sa vie
et vivre sa pensée. Entre les deux un décalage
subsiste pourtant, qui nous constitue et nous déchire.
C'est de quoi la philosophie, souvent, n'est que la dénégation.
À quoi bon tant penser, si c'est pour vivre si peu ?
La paranoïa, disait Freud, est « un système
philosophique déformé » ; et un
système philosophique, ajouterais-je volontiers, est une
paranoïa réussie.
On voudrait ici essayer autre chose autre
chose que cette paranoïa des systèmes, autre chose,
même, que cette réussite : une philosophie
à découvert, au plus près de la vie réelle,
de ses échecs, de sa fragilité, de sa perpétuelle
et fugitive improvisation...
C'est ce que le mot d'impromptus, emprunté
à Schubert, a paru pouvoir désigner à peu
près. »
9 euros (code
de commande : 13717).
CONDORCET
Condorcet.
Choix
de textes et introduction par J.-B. Séverac.
Paris, Société des Éditions Louis-Michaud,
[1930]. In-8° broché, 223 p., illustrations, (collection
« Les Grands Philosophes Français et Étrangers
»).
10
euros (code de commande : 140/62).
DANIEL-ROPS L'Église
de la renaissance et de la réforme. Une réforme
religieuse : La réforme protestante. Paris, Fayard, 1961. In-12 broché,
615 p., jaquette.
9 euros (code
de commande : 7156).
DANIEL-ROPS
LÉglise des Révolutions. Tome I : En face de nouveaux destins. Paris,
Arthème Fayard, 1960. Deux volumes in-12 brochés,
1054 p., (collection « Les Grandes Études Historiques
»), un des 140 exemplaires numérotés sur
Lafuma.
Les deux volumes
: 30 euros (code de commande : 3190).
DANIEL-ROPS
LÉglise des temps classiques. Le Grand Siècle des Ames. Paris, Arthème Fayard, 1958.
In-12 broché, 495 p., (collection « Les Grandes
Études Histori-ques »), un des 140 exemplaires numérotés
sur Lafuma.
25 euros (code
de commande : 3191).
DAUZAT
(Albert)
Philosophie du
langage.
Nouvelle édition revue et corrigée. Paris, Flammarion,
1948. In-12 broché, 330 p., (collection « Bibliothèque
et Philosophie Scientifiques »).
7,50 euros (code
de commande : 5291).
DAVY
(Marie-Magdeleine) La connaissance de soi. Paris, Presses Universitaires de France,
1989. In-8° broché, 118 p., (collection « Le
Philosophe »), mention manuscrite d'appartenance à
la page de faux-titre.
En quatrième
de couverture :
Se connaître, c'est à la fois
découvrir sa beauté et sa misère, sa nostalgie
d'unité et la pluralité des « moi »
opérant dans une constante mobilité. C'est aussi
prendre conscience de sa propre singularité, au sein de
l'universel, dans l'efficience d'un soi qui ne cesse de s'éveiller
à des niveaux successifs. Microcosme, l'homme communie
avec le macrocosme ; il fraternise avec les différents
éléments qui le composent, depuis la pierre jusqu'à
l'homme, en passant par les végétaux et les animaux.
Créé à l'image divine, théophore
il la rend vivante et s'épiphanise en témoignant
de son origine.
La connaissance de soi est un voyage, une aventure
pleine de découvertes. Elle se poursuit jusqu'à
l'instant où l'homme, séduit par sa dimension de
profondeur, découvre son propre lieu. Celui-ci désigne
l'« espace » qui lui convient pour vivre
et qui correspond à l'air pour l'oiseau, à l'eau
pour le poisson. Ainsi la vraie résidence de l'homme est
en lui. C'est pourquoi les sages lui conseillent de se stabiliser
dans son intériorité, d'habiter avec soi-même :
habitare secum.
L'étude de « l'humaine condition »
a toujours passionné les philosophes. Déjà
Philon, juif d'origine et grec de formation, divisait les hommes
en trois catégories correspondant à l'état
animal, psychique et pneumatique (esprit). Il montrait que devenir
homme est une conquête. Comment ne pas l'admettre avec
lui ? « O homme regarde-toi, tu es le ciel et
la terre », écrivait au douzième siècle
Hildegarde de Bingen. Telle est la merveille de l'homme :
unir en soi le visible et l'invisible, le temps et l'éternité.
8 euros (code
de commande : 15708).
DE
BEER (Jean) L'Aventure chrétienne. Trois siècles sans pouvoir
face au pouvoir. Récit.
Paris, Stock, 1981. In-8° collé, 417 p., exemplaire
en très bel état.
En quatrième
de couverture :
Comment quelques centaines d'hommes, voyageurs
infatigables, conduits par les douze Apôtres et inspirés
par Dieu, ont entrepris la mobilisation du monde, sans autres
armes que la fraternité, la paix et l'amour. Pas à
pas, une société, la nôtre, allait sortir
de tant d'ardeur. Seul, Eusèbe, évêque de
Césarée, (265-340 après Jésus-Christ),
qui détenait des documents et des témoignages irremplaçables
a réuni les éléments de cette histoire des
premiers siècles de l'Église, de ce temps où
celle-ci n'était que souffrante et sans pouvoir.
Jean de Béer a suivi son itinéraire
pour les hommes d'aujourd'hui. Il nous donne un livre remarquablement
documenté, vivant, souvent passionné, toujours
passionnant.
9 euros (code
de commande : 15564).
DEFRADAS
(Jean) La Grèce. Paris, Bloud & Gay, 1963. Grand in-8° broché,
130 p., illustration, (collection « Religions du Monde »),
exemplaire à l'état de neuf, bien complet du feuillet
d'errata.
Table des matières
:
- Introduction.
- Les Dieux olympiens.
- Divinités subalternes.
- Les lieux de culte.
- Hommes et Dieux.
- La conscience religieuse.
- Conclusion.
6 euros (code
de commande : 12175).
DELFAU
(Gérard) Du principe de laïcité.
Un combat pour
la République.
Préface de Maurice Agulhon. Paris, Les Éditions
de Paris, 2005. In-8° collé, 272 p., exemplaire
en parfait état.
En quatrième
de couverture :
La laïcité s'Inscrit résolument
dans notre modernité et pourtant, dans le monde, partout,
l'intégrisme et le fondamentalisme progressent, la pression
des églises, des confessions et des sectes sur la vie
des peuples ne se relâche pas. Autant de dérives
qui bafouent la dignité de la femme et mettent en danger
les libertés chèrement acquises, notamment les
droits à la contraception, à l'avortement, voire
à la mixité et au divorce... En France, le vote
de la loi sur « le voile » et son application dans
les établissements scolaires ont déchiré
les familles politiques, tandis que resurgissait le problème
de l'enseignement privé.
Qu'est-ce donc que la laïcité, aujourd'hui menacée
? Essentiellement un principe juridique et politique d'organisation
des institutions, le seul qui permette à chaque citoyen
le plein exercice de sa liberté de conscience, qu'il soit
croyant, athée ou libre penseur. Avancée majeure
dans l'histoire de l'humanité. Et encore trop peu partagée.
Mais la laïcité, c'est aussi une ouverture d'esprit
devant les interrogations de notre temps. En cela, elle s'inscrit
dans le droit fil de la Réforme, de Descartes et des Lumières
comme dans celui du libre examen et du rationalisme. Par cette
dimension, elle entretient un rapport singulier avec la morale
qu'elle veut circonscrite à l'humain, affranchie de tout
dogme, de toute parole sacrée. Une morale civique et républicaine
qui n'exclut pas mais n'impose pas de références
religieuses.
Ce livre est à la fois une histoire de la laïcité
et de ses enjeux : de la Révolution française au
Concordat de 1801, de l'école laïque de Jules Ferry
en 1885 à la loi de Séparation de 1905. Mais cette
fresque traite aussi des XXe et XXIe siècles : de l'entrée
du principe de laïcité dans la Constitution de 1946
à la loi Debré de 1959 ; de la loi sur le port
des signes religieux dans les établissements scolaires
de 2004 aux grands débats actuels sur éthique et
politique.
Un ouvrage richement documenté qui n'isole pas la laïcité
des autres grands combats de la République et qui démontre,
plus que jamais, l'urgence d'un principe porteur d'avenir et
garant de la paix civile.
14 euros (code
de commande : 14363).
DESCARTES
uvres choisies de Descartes. Avec un avant-propos et des notes
de Louis Dimier. Tome premier : Métaphysique
et physique. Tome second : Morale. Paris, Garnier,
[1938]. Deux volumes in-8° brochés, XXVIII, 274 et
283 p., (collection « Classiques Garnier »).
Table des matières
:
Tome I :
- La vie de Descartes.
- Descartes écrivain.
- Discours de la Méthode.
- Méditations
métaphysiques.
- La Dioptrique.
- Les Météores.
- Réponse aux
sixièmes objections contre les Méditations.
Tome II :
- Les passions de
l'âme.
- Correspondance avec
la princesse Élisabeth.
- Lettre sur l'Amour.
Les deux volumes
: 15 euros (code de commande : 14133).
[DESCARTES]. DIMIER (Louis)
La vie raisonnable
de Descartes. Paris, Plon, 1926. In-12 broché, 281
p., (collection « Le Roman des Grandes Existences »,
n° 5), édition originale numérotée sur
pur fil Lafuma.
15
euros (code de commande : 201/68).
[DESCARTES]. Sagesse de Descartes. Choix de textes
et présentation par S. De Sacy. Paris, Club des
Libraires de France, 1956. In-8°
sous
reliure et Rhodoïd d'éditeur, 368 p., (collection
« Livres de Sagesse », n° 6), exemplaire numéroté
en parfait état.
20
euros (code de commande : 10871).
[DESCARTES]. VALÉRY
(Paul) Les
pages immortelles de
Descartes choisies et
expliquées par Paul
Valéry. Paris, Corrêa, 1941. In-12
broché, 225 p.
7,50 euros
(code de commande : 6460).
DESDOUITS (M.). Les soirées de Montlhéry...
Paris - Lyon, Perisse,
1842.
Deuxième édition.
Dictionnaire
des sciences occultes.
Suivi d'un Dictionnaire
des songes. Astrologie, chiromancie, graphologie,
physiognomonie, présage, marc de café, cartes et
tarots, alchimie, illuminisme, haute et basse magie, magnétisme,
télépathie, cabbale, etc... Publié sous
la direction de Frédéric Boutet. Westmount,
Desclez, 1979. In-8° broché, 412 p., illustrations,
petites traces de pliure à la couverture.
Avertissement :
« Ce livre aurait aussi bien
pu s'intituler : Dictionnaire du Mystère.
Son but est de présenter une vue d'ensemble,
aussi claire et précise que possible, de ce qu'on appelle
le Surnaturel, ou bien le Merveilleux, ou bien le Psychisme,
trois mots qui désignent à peu près
la même chose selon ses diverses interprétations.
Nous avons adopté la forme de dictionnaire qui facilitera
recherche.
Ce livre ne prend pas parti ; il ne plaide
pas ; ni dans un sens ni dans l'autre.
Il n'a pas l'intention ou la prétention
d'indiquer ce qu'il faut croire, ou ne pas croire, mais seulement,
objectivement, ce qu'on a cru, ou ce qu'on croit.
Il essaye, non pas d'être complet dix
volumes n y suffiraient pas mais de ne rien négliger
qui en vaille la peine, parmi toutes ces choses diverses, singulières,
irréelles et réelles à la fois, que la Raison
Officielle contemporaine se refuse en bloc et par principes à
admettre.
Dans ce livre, une large part est faite à
la Divination, cet « art » multiforme de
pénétrer le secret de l'avenir, qui date des temps
antiques où l'homme n'osait rien entreprendre sans consulter
les dieux et qui, semble-t-il, n'est vraiment pas tombé
en désuétude aux jours actuels. Les « Sciences
Maudites », les « Sciences Secrètes »
sont également exposées aussi nettement que possible.
Depuis l'étrange et puissante alchimie,
depuis les travaux de haute valeur intellectuelle des vrais occultistes
anciens ou modernes, depuis les investigations des chercheurs
de lois naturelles encore inconnues, jusqu'aux insolites conceptions
des illuminés et des magistes, aux lubriques et sanglants
offices du satanisme depuis les poétiques
et naïves superstitions du vieux temps jusqu'aux dérisoires
pratiques de la basse sorcellerie et de la diablerie
sont évoqués les croyances, les rites, les légendes,
les faits, authentiques ou chimériques, les individualités,
mythiques ou véritables, les sectes, secrètes ou
non, qui constituent ce Monde de l'Au-Delà que tant de
pionniers ont exploré et explorent passionnément,
mus par cet indéracinable goût du Mystère
qui, aux jours que nous vivons. est plus ardent que jamais. »
15 euros (code
de commande : 13622).
[DIDEROT].
MORTIER (Roland) Diderot en Allemagne (1750-1850).
Paris, Presses
Universitaires de France, 1954. In-8° broché, 464 p.,
(collection « Université Libre de Bruxelles
- Travaux de la Faculté de Philosophie et Lettres »,
tome XV), exemplaire non coupé et en parfait état.
Table des matières
:
Chapitre I : Diderot et les Allemands.
Chapitre II : Diderot théoricien
du « drame ».
a. La première
révélation.
b. Consécration
de Diderot homme de théâtre.
c. Le Romantisme
contre le drame bourgeois.
Chapitre III : Diderot encyclopédiste
et « penseur éclairé ».
Chapitre IV : Éclipse et
persistance du prestige de Diderot.
Chapitre V : Diderot romancier.
a. Le conteur libertin :
« Les bijoux indiscrets ».
b. Le premier inédit :
« Jacques le fataliste ».
c. L'Allemagne protestante
face à « La Religieuse ».
d. Un aspect mineur :
« Les Regrets » et les petits contes.
e. L'éclatante
révélation du « Neveu de Rameau » :
« joyau » ou « livre indigne »
?
Chapitre VI : L'esthétique
de Diderot.
a. Le critique d'art.
b. Le critique littéraire.
c. Le « Paradoxe
sur le comédien ».
Chapitre VII : Diderot philosophe.
Première pénétration :
les « Pensées philosophiques ».
La « Lettre
sur les aveugles » : philosophie ou psychologie ?
Faveur surprenante de la
« Lettre sur les sourds et muets ».
Indifférence et malentendus.
La position du philosophe
après 1775.
Circulation des inédits.
Après la Révolution :
un penseur subversif.
Derniers remous.
Chapitre VIII : L'homme et sa
légende.
Conclusions.
Bibliographie des éditions et des traductions
allemandes de Diderot avant 1850.
Bibliographie - Index.
25 euros (code
de commande : 15085).
DOMENACH
(Jean-Marie) Le retour du tragique. Essai. Paris,
Seuil, 1967. In-8°
broché,
301 p., (collection « Esprit - La Condition Humaine »).
9
euros (code de commande : 174/71).
DUFOURCQ
(Elisabeth) Les aventurières de Dieu. Trois
siècles dhistoire missionnaire française.
Paris, Lattès, 1993. Fort in-8° sous reliure et jaquette
déditeur, 539 p., un cahier dillustrations,
(collection « Traversées de lHistoire
»), nom manuscrit sur la garde, épuisé.
Sur la jaquette :
« Dès 1639 elles partirent
conquérir les nouveaux mondes. Par les mers et les océans,
elles gagnèrent l'Amérique, le Moyen Orient, l'Afrique
et l'Orient Extrême. Embrasées du désir d'apporter
« aux sauvages » la lumière et l'amour
de Jésus-Christ, elles se firent aventurières,
chefs d'entreprises, bâtisseuses...
Cette épopée court sur trois
siècles et demi et embrasse la scène du monde.
Elle raconte l'histoire de quelque deux cents congrégations
d'origine française et de milliers de surs qui,
au péril de leur vie souvent, aux prises avec les pires
difficultés toujours, essaimèrent à travers
les continents.
On a rarement conjugué avec tant de
bonheur les apports de l'histoire et de la géographie,
de la démographie et de la sociologie, de la science politique
et des recherches religieuses.
À l'heure du renouveau des spiritualités,
c'est avec émotion, et grâce au grand talent de
conteur d'Elisabeth Dufourcq, qu'embarquées avec les aventurières
de Dieu, nous découvrons les grandes routes missionnaires. »
20 euros (code
de commande : 14064).
DUPRÉEL
(Eugène) Traité de Morale. Volumes I et II (complet). Bruxelles,
Éditions de la Revue de l'Université de Bruxelles,
1932. Deux volumes in-8° brochés, IX, 705 p.,
(collection « Travaux de la Faculté de Philosophie
et Lettres de l'Université de Bruxelles »,
tome IV), couverture renforcée avec de l'adhésif,
marques manuscrite et cachet d'appartenance du professeur Jean-Jacques
Hoebanx aux pages de faux-titre et aux 3e pages de couverture.
Avant-propos :
Durant le temps qu'on s'occupe de comprendre,
on ne doit point se soucier d'édifier. Ce livre
veut être uvre de science, ce n'est pas un cours
de morale pratique. L'auteur ne se charge ni d'enseigner les
devoirs de l'honnête homme, ni de démontrer que
la vertu vaut mieux que le vice, et que celui qui se soumet à
ses règles n'est pas la dupe de ses préjugés.
Les pages qui suivent ne sont destinées
qu'à des personnes jugées capables de s'y intéresser,
et cette capacité ne va pas sans une conscience morale
développée au préalable. Il faut connaître
les règles élémentaires et être convaincu
de la valeur de leurs commandements. Celui qui ne s'est jamais
senti attiré vers aucune sorte de musique ne s'intéressera
guère à une philosophie de la musique, et une vive
curiosité de savoir ce que c'est que la beauté
ne saurait venir qu'à ceux qui ont le bonheur de la sentir.
Il n'en va pas autrement pour le sentiment du bien.
Quant aux gens dépourvus de cette adhésion
de la conscience, nous ne les empêchons pas de nous lire,
si l'ennui ne les arrête, mais qu'ils ne viennent pas se
plaindre ou se vanter de ce que nous ne les aurons pas convertis :
ce n'était pas notre but et nous n'écrivons pas
pour eux.
L'objet de notre étude est donc considéré
comme donné. Il nous esf fourni par l'expérience
externe, l'observation du monde social et des règles de
conduite qu'on y trouve suivies ou proclamées, et par
l'expérience interne, notre propre sentiment du bien et
l'acquiescement que nous ne refusons pas aux règles morales.
Notre tâche doit consister à explorer et, si possible,
à expliquer un ordre de phénomènes qui,
à la réflexion, sont les plus surprenants de tous :
Pourquoi y a-t-il et comment peut-il y avoir des êtres
moraux, du dévouement, du sacrifice, de la discipline
volontaire, un effort pour remonter le courant si énergique
de nos impulsions égoïstes ? Pourquoi y a-t-il
parfois des héros et des saints, pourquoi beaucoup de
gens, comme nous-mêmes, veulent-ils être d'honnêtes
gens, pourquoi enfin découvre-t-on des velléités
morales jusque chez les plus vils ? Comment expliquer l'opposition
des tendances intéressées et de la conscience morale,
et la victoire possible de celle-ci sur celles-là ?
Cette question générale comporte
des problèmes complémentaires trop souvent laissés
dans l'ombre : pourquoi le degré de moralité
est-il si variable ? Prenons garde de justifier si bien
la vertu qu'il devienne incompréhensible que son règne
ne soit pas universel.
Pourquoi enfin, problème plus troublant,
l'opposition, dans la vie, n'est-elle pas toujours entre le bien
et le mal mais quelquefois aussi entre deux bonnes intentions ?
Se pourrait-il que nous découvrions des morales contradictoires ?
Un tel manque d'unité du bien n'est-il qu'une imperfection
susceptible de disparaître et qui serait toute dans des
rencontres accidentelles, non dans la nature des choses ?
Ce parti-pris d'étudier sans justifier,
d'expliquer sans choisir, décevra peut-être l'attente
de quelques-uns, voire celle du Législateur qui, en instituant
dans les Universités des cours de philosophie morale,
songeait sans doute à quelque catéchisme supérieur
et démonstratif, de même qu'il impose traditionnellement
un cours de Logique comme un art de bien penser.
Il y a des résultats auxquels on parvient
mieux en ne les visant pas comme un but.
Pour le dire à l'avance, à étudier
la morale comme un fait, on demeure enfin sur une double impression
: D'une part l'ordre moral nous apparaît comme un caractère
des sociétés et des consciences, très solide,
nullement menacé d'abolition, profondément inscrit
dans la nature des choses. En ce qui concerne ses règles
élémentaires, tout symptôme de fléchissement
est toujours, chez les peuples qui ne meurent point, l'annonce
d'un redressement prochain. Mais toute haute valeur morale ou
spirituelle nous apparaît toujours fondée sur un
complexe de conditions et de circonstances, sur des dispositions
de l'âme que rien n'impose absolument et que tout menace,
en un mot ce qu'il y a de plus moralement parfait est précaire.
La moralité sera toujours comme ces
plantes des déserts arides, fortement enracinées,
bien armées contre la dent des animaux, indéfectiblement
vivaces, mais sur les rameaux rocailleux desquelles une fleur
éclatante n'apparaît de temps en temps, aux yeux
du botaniste émerveillé, que comme un don gratuit,
un surcroît de générosité de la nature,
sur lequel il n'avait pas à compter.
Solidité des racines, précarité
des fleurs, comment le double sentiment ainsi résumé
peut-il retentir sur nos dispositions pratiques ?
Méphistophélès dirait
peut-être : la morale est solide, donc que le monde
ne s'inquiète point des écarts que je suggère ;
l'excellence morale est fragile, donc ne va pas t'essouffler
à la poursuivre !
Mais ce n'est pas pour le diable qu'on expose
la vérité, et des esprits bien disposés
raisonneront autrement : Que l'ordre moral et quelque désintéressement
soient fondés sur des lois générales, cela
me rassure et me confirme dans mes efforts consentis ; mais
les perfections désirables sont incertaines et rien n
en impose la production ? C'est donc qu'elles sont véritablement,
quand nous y atteignons, notre uvre ; ces valeurs
dépendent de nous, et notre sollicitude en sera accrue.
On ne s'attache profondément qu'à ce qui laisse
de l'inquiétude.
Tout compte fait l'effort tout objectif du
savant sera plus favorable à la moralité qu'au
désordre. Sa science n'a d'intérêt que pour
ceux qui portent en eux-mêmes le meilleur de ce qu'elle
étudie. Chez ceux-là une attention maintenue quelque
temps sur l'aspect moral de la vie ne peut que rendre le scrupule
plus éclairé et plus constamment présent
dans leurs délibérations intérieures.
La morale n'a rien à craindre de la
science morale. Les sources de sa valeur ne sont pas dans l'ignorance.
Que ceux-là seuls s'efforcent de la comprendre qui la
respectent d'avance: nous garantissons qu'ils pourront dire d'elle,
avec Léonard : L'amore è tanto piu fervente
che la conoscenza è piu certa.
Divisions de l'ouvrage. L'exposé
comprend trois parties : I. Introduction historique et critique.
II. La moralité en général.
III. Les formes particulières du mérite
moral.
La deuxième partie est le cur
ou le noyau de notre sujet : Préparée par
l'introduction rétrospective, elle étudiera la
nature de l'activité morale en général,
c'est-à-dire dans son rapport avec l'intégralité
de la vie des individus et des groupes sociaux. C'est l'exposé
à grands traits de ce que nous concevons comme les principes
fondamentaux de la science de la morale, ou comme les cadres
de toute recherche de détail.
La troisième partie est consacrée
aux aspects particuliers de la vie morale, aux règles
et aux devoirs, aux vertus et aux vices, à certaines variations
caractéristiques dans la manière de concevoir et
de réaliser le bien. On y classe et on y caractérise
ces formes du mérite et du démérite, on
marque leurs rapports, leurs raisons d'être instituées,
reconnues ou préconisées. C'est une occasion d'éclaircir
et de compléter l'exposé des principes, objet de
la deuxième partie.
L'étude des aspects particuliers de
la moralité pourrait comporter des développements
à l'infini ; d'innombrables questions se posent au
sujet des règles et des états de la conscience,
des manières de mériter et de démériter.
Force est bien de nous en ternir à un choix parmi ces
problèmes, et de n'en traiter aucun à fond.
Les deux volumes :
30 euros (code de commande : 15242).
DUPRÉEL
(Eugène) Sociologie générale.
Paris, Presses
Universitaires de France, 1948. In-8° broché, 397 p.,
(collection « Université Libre de Bruxelles
- Travaux de la Faculté de Philosophie et Lettres »),
couverture plastifiée, marque manuscrite d'appartenance
du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la couverture.
Table des matières
:
Première partie : Les formes de
la vie en société.
Section I. Les trois notions
fondamentales.
Chapitre
I : Le rapport social.
Chapitre
II : Le groupe social.
Chapitre
III : La symbiose sociale.
Section II : Paléosociologie.
Chapitre
I : Les instincts sociaux.
Chapitre
II : Les instincts sociaux (suite) : instincts d'agrégation.
Chapitre
III : Instincts d'espèce et instincts de groupe.
Chapitre
IV : Paléosociologie et psychologie des foules.
Chapitre
V : Conclusion sur la paléosociologie.
Section III : La vie des
groupes sociaux.
Chapitre
I : Force et structure.
Chapitre
II : Naissance et dissolution des sociétés.
Chapitre
III : La vie en groupe et l'individu.
Section IV : Rapports
entre groupes sociaux : Rapports négatifs.
Chapitre
I : Les antagonismes.
Chapitre
II : Évolution des antagonismes prolongés.
Section V : Rapports entre
groupes sociaux : Rapports positifs.
Chapitre
I : La force, la persuasion et l'échange.
Chapitre
II : Le groupe à base de force - Son rôle dans
la symbiose.
Chapitre
III : Les groupes à base de persuasion.
Chapitre
IV : Le droit.
Chapitre
V : La religion - Religion et technique.
Chapitre
VI : La religion - La conscience religieuse.
Chapitre
VII : L'influence par l'échange.
Section VI : Tableau de
la vie en symbiose.
Chapitre
I : L'équilibre social.
Chapitre
II : La hiérarchie sociale.
Chapitre
III : Sentiments liés à la hiérarchie
sociale.
Chapitre
IV : La hiérarchie sociale et la hiérarchie
des valeurs.
Deuxième partie : La civilisation.
Chapitre I : Constantes
et variables.
Chapitre II : La variable
démographique.
Chapitre III : La variable
technique - Le progrès.
Chapitre IV : La variable
technique - Le manque et la pléthore.
Conclusion.
13 euros (code
de commande : 15899).
Écrire
l'histoire du XXe siècle. [La politique et la raison.] Paris,
Hautes Études - Gallimard - Seuil, 1994. In-8° broché,
267 p., (collection « La Pensée Politique »,
n° 2), exemplaire en parfait état.
Table des matières
:
Écrire l'histoire du XXe siècle.
- Présentation
- La passion révolutionnaire
au XXe siècle, par François Furet.
- Le XXe siècle,
la guerre et la paix, par Pierre Hassner.
- L'historiographie
philosophique d'Ernst Nolte, par Hans-Christof Kraus.
- L'Église
catholique et la démocratie, par Alain Besançon.
- Rousseau et la
découverte de la compassion politique, par Clifford
Orwin.
- Des liens accidentés
entre progrès politique et progrès économique,
par Albert O. Hirschman.
La politique et la raison.
- Philosophie du
jugement politique, par Vincent Descombes.
- L'analyse des systèmes
bureaucratiques, par Michel Crozier.
- Vico et la « barbarie
de la réflexion », par Alain Pons.
- La raison dans
le droit. Philosophie et Common Law selon Blackstone, par
Franck Lessay.
- Calvin et la raison
révélée, par Ralph Hancock.
- Raison financière
et raison politique d'Ancien Régime, par Alain
Guéry.
- La raison politique
chez Victor Cousin et Guizot, par Lucien Jaunie.
- Machiavel : état
de la question, par Rémy Freymond.
13 euros (code
de commande : 14703).
Écriture
et démocratie. Les Francophones s'interrogent. Actes du colloque
organisé à Paris les 18 et 19 février 1993
au Centre Wallonie-Bruxelles sous la présidence de Maître
Roger Lallemand. Bruxelles,
Labor, 1993. In-8° broché, 143 p., (collection
« Archives du Futur »).
En quatrième
de couverture :
En réunissant des écrivains francophones
venus de dix-huit pays différents, ce colloque, organisé
les 18 et 19 février 1993 par le Centre Wallonie-Bruxelles
de Paris, contribue à une prise de conscience du caractère
pluriel des francophonies.
Il invite chacun à poser les questions
fondamentales liées à l'écriture et à
la démocratie dans le respect des différences et
des similitudes de chacun.
Table des matières :
- Avertissement.
I. Avant-propos de Roger Dehaybe.
II. Introduction.
1. Discours de Paul-Henry
Gendebien.
2. Discours de Jean-Louis
Roy.
3. Discours de Roger Lallemand.
III. « Dessine-moi ta démocratie »
1. Situation du débat
par Jean-Marie Borzeix.
2. Tierno Monenembo (Guinée).
3. Sur BibianeTshibola
Kalengayi (Zaïre)
4. Phan Huy Duong (Vietnam).
5. Katia Haddad (Liban).
6. Moncef Ghachem (Tunisie).
7. Philippe Marthaler (Suisse).
8. Jacques Godbout (Québec).
9. Marc Quaghebeur (Communauté
française de Belgique).
IV. « Quelle écriture
pour quelle démocratie »
1. Situation du débat
par Antonin Liehm.
2. Frankétienne (Haïti).
3. Yves Lapla.ce (Suisse).
4. Jean Louvet (Communautéfrançaise
de Belgique).
5. Tahar Bekri (Tunisie).
6. Slimane Benaissa (Algérie).
7. PiusNgandu Nkashama (Zaïre).
8. Jean-Luc Raharimanana
(Madagascar).
9. Boris Boubacar Diop (Sénégal).
V. « Démocratie et après
? »
1. Situation du débat
par Henri Lopes.
2. Eric Clémens Communauté
française de Belgique).
3. Axelle Kabou (Cameroun-Sénégal).
4. Moussa Konate (Mali).
5. Yoshua Kossi Efoui (Togo).
6. Abdelhak Serhane (Maroc).
7. Christian Rullier (France).
8. Anca Visdei (Roumanie).
VI. Conclusions.
Discours de clôture,
par Roger Lallemand.
VII. Annexes.
1. Liste des participants.
2. Biographies et bibliographies
des participants.
3. Agence de Coopération
Culturelle et Technique.
8 euros (code
de commande : 14471).
Église
et enseignement. Actes
du Colloque du Xe anniversaire de l'Institut d'Histoire du Christianisme
de l'Université Libre de Bruxelles 22-23 avril 1976. Édités par Jean
Préaux. Bruxelles, Éditions de l'Université
de Bruxelles, 1977. In-8° broché, 298 p., (collection
« Université Libre de Bruxelles - Faculté
de Philosophie et Lettres », n° LXVII), couverture
soigneusement plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque
du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
En quatrième
de couverture :
La nature des relations entre le pouvoir spirituel
et le pouvoir temporel a suscité, souvent imposé,
des solutions dont l'Église et l'État ont dû
s'accommoder depuis quelque deux mille ans, dans l'Occident chrétien.
Le problème particulier de l'enseignement est au milieu
de ces eaux de partage dès lors que l'Église catholique
romaine vit d'une exigence de fidélité, par essence
intransigeante, au Christ, le Maître unique, tandis que
l'État est officiellement contraint, par le témoignage
que porte cette même Église, à une position
de neutralité ou officieusement soucieux de se dégager
de cette situation qui aliène sa liberté de pouvoir
organisateur public, non pour patronner un enseignement aussi
confessionnel que l'enseignement catholique, qui doit être
christocentrique, mais pour aménager des structures favorisant
la confrontation libératrice des consciences, non leur
affrontement ni surtout leur juxtaposition, dans le respect des
uns et des autres ainsi que dans l'espérance d'une charité
et d'une tolérance vécues non en paroles, mais
en actes par le dialogue fécond pour toute recherche authentique
et digne du mystère de la personne humaine.
Seize spécialistes français et
belges ont contribué à préciser les données
de l'histoire plus que millénaire de ce problème
vital dans l'Europe chrétienne, des origines à
nos jours, au cours du « Colloque international du
Xe anniversaire de l'Institut d'Histoire du Christianisme de
l'Université Libre de Bruxelles », qui eut
lieu les 22 et 23 avril 1976: ces textes, variés et substantiels,
signés par des savants agnostiques, athées ou chrétiens
catholiques ou protestants, doivent nourrir la réflexion
et préparer l'action de tout citoyen en cette fin du XXe
siècle.
C'est la raison de leur publication dans un
volume d'Actes, dont on souhaite la plus large diffusion dans
tous les milieux, urbi et orbi.
Table des matières :
- Allocution prononcée par Paul
Foriers.
- Allocution prononcée par Jean
Préaux.
- Église et enseignement dans
l'Orient grec au cours des premiers siècles, par Marguerite
Harl.
- Les Écoles, l'Église
et l'État en Occident du Ve au XIe siècle,
par Pierre Riché.
- De Bagdad à Tolède,
ou la transmission de la culture arabe à l'Occident latin,
par Simone Van Riet.
- La mobilisation confessionnelle des
élèves dans un collège des jésuites
au début du XVIIe siècle, par Roland Crahay.
- École chrétienne et
refus du monde (XVIIe et XVIIIe siècles), par Roland
Mortier.
- Du modèle jésuite au
modèle oratorien dans les collèges français
à la fin du XVIIIe siècle, par Bernard Plongeron.
- L'Église et l'orthodoxie des
manuels scolaires au XIXe siècle, par Jean Stengers.
- Les libéraux et la fondation
de l'Université libre de Bruxelles, par André
Uyttebrouck.
- Les milieux laïques et la liberté
de l'enseignement en Belgique au XIXe siècle. Esquisse
historique, par John Bartier.
- La Franc-Maçonnerie belge
et la laïcisation de l'enseignement (1830-1914). Un exemple
: la loge des « Amis Philanthropes » de
Bruxelles, par Roger Desmed.
- L'enseignement libre vu par les libéraux
dans l'enquête scolaire parlementaire de 1880-1884,
par Jacques Lory.
- Saint Augustin et la liberté
d'enseignement, par Jean Préaux.
- La position actuelle de l'Église
catholique sur l'enseignement selon Vatican II, par Jean
Hadot.
- L'école catholique dans la
société belge d'aujourd'hui, par Jean Gonsette.
- Église et enseignement. Point
de vue d'une laïque, par Lucia De Brouckère.
- Signification et contenu du pluralisme,
par Basile-Jean Risopoulos.
13 euros (code
de commande : 14793).
ELLUL
(Jacques) L'empire du non-sens. L'art et la société
technicienne. Paris,
Presses Universitaires de France, 1980. In-8° broché,
286 p., (collection « La Politique Éclatée »),
petit cachet d'appartenance à la page de faux-titre.
En quatrième
de couverture :
L'art moderne est éclaté. Nous
vivons art et culture de notre époque sur un mode haletant
et contradictoire.
L'explication de ce phénomène
nouveau réside dans le rapport qu'il entretient avec la
société technicienne. En effet, refuser la technique,
se libérer de ses rigueurs, c'est entretenir une illusion
et finalement s'adapter au monde.
L'accepter, c'est reproduire le processus technicien
et en utiliser l'appareil.
Dans les deux cas, l'art s'évade du
sens, jusqu'à constituer un jeu à part, un Empire,
celui du Non-Sens.
13 euros (code
de commande : 15731).
ELLUL (Jacques)
La foi au prix du doute. « Encore quarante jours... » Paris, Hachette, 1980. In-8°
broché, 326 p., (collection « Hachette
Littérature »), petit cachet et marque manuscrite
d'appartenance à la page de garde.
En quatrième de couverture
:
Nous assistons à un renouveau religieux.
Se multiplient les livres sur la croyance et les conversions.
On répète partout la formule de Malraux :
« Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera
pas »... Et beaucoup de chrétiens se réjouissent !
Mais ne sommes-nous pas en présence d'immenses confusions ?
Ce religieux n'est-il pas simple fuite devant la réalité,
refuge face à des menaces apocalyptiques ? Et peut-on
continuer à identifier la croyance à la foi chrétienne ?
La Révélation de Jésus-Christ entre-t-elle
dans le cadre des religions ? Certes, il peut y avoir des
croyances, des rites, des morales, des politiques dits « chrétiens »,
mais quel rapport y a-t-il avec la révélation de
Dieu en Jésus-Christ, ou avec la foi qui en procède ?
Il faut essayer d'être clair : ce qui exprime une
liberté implique aussi des risques. Et d'abord un risque
prophétique. La foi est porteuse d'une parole dite en
un temps donné, à des hommes particuliers, visant
des événements présents. Et maintenant elle
proclame aux hommes de ce temps la même parole que Jonas
disait aux Ninivites : « Encore quarante jours,
et Ninive est détruite. » Maintenant, c'est
le monde. La parole de Jonas ne s'est pas réalisée
parce que les Ninivites l'ont entendue. Que va faire l'homme
d'aujourd'hui devant cette même parole qui lui est criée
par la foi ?
13 euros (code
de commande : 15729).
L'Épopée
missionnaire. Aventures et missions au service de Dieu de Saint-Paul
à Grégoire XV. Textes choisis, traduits et annotés par René-P.
Millot. Paris, Arthème Fayard, 1956. In-12
broché, 454 p., (« Textes pour l'Histoire Sacrée
» choisis et présentés par Daniel-Rops).
6 euros (code
de commande : 5005).
[ÉRASME].
QUONIAM (Th.) Érasme. Paris, Desclée de Brouwer & Cie, 1935.
In-8° broché, 266 p., illustrations hors texte,
(collection « Temps et Visages »), bel
exemplaire.
Table des matières
:
Introduction.
Chapitre I : La formation d'Érasme.
Chapitre II : Une vocation d'humaniste.
Chapitre III : L'humanité
du Christ fondement de l'humanisme érasmien.
Chapitre IV : L'humanisme militant.
Chapitre V : L'âge d'or
de l'humanisme.
Chapitre VI : Dans le sillage
de la barque de Pierre.
Chapitre VII : Le premier ébranlement
luthérien.
Chapitre VIII : L'humanisme dans
la tourmente.
Chapitre IX : Appels sans échos.
Chapitre X : Le triomphe de l'homme
intérieur.
Ce qui ne saurait périr...
Appendice.
Bibliographie.
10 euros (code
de commande : 15162).
[FAUST].
Faust. Paris,
Albin Michel, 1977. In-8° broché, 221 p., (collection
« Cahiers de l'Hermétisme »).
En quatrième
de couverture :
« Un mythe littéraire naît,
connaît une apogée, se transforme, puis disparaît.
Il correspond à quelques interrogations fondamentales
dont la nature nous permet de saisir les aspirations d'une époque
et d'une société. Le mythe de Faust, comme ceux
de Tristan et Yseult et de Don Juan, porte l'empreinte de quelques-uns
des grands archétypes dont se nourrit le mental collectif.
Faust, homme de la Renaissance, cristallise ainsi certaines aspirations
de l'homme occidental à l'aurore des temps modernes ;
mais la transformation de ce mythe, jusqu'à Oswald Spengler
et Thomas Mann, aboutit à la représentation de
l'« homme faustien » en qui on veut souvent
voir, aujourd'hui, le symbole de l'homme du XXe siècle.
Les articles que l'on trouvera rassemblés
ici, écrits spécialement pour ce « Cahier »
par d'éminents auteurs, s'efforcent d'explorer les trois
aspects essentiels du mythe de Faust. D'abord l'aspect historique
: le personnage Faust lui-même et ses uvres de magie,
leur histoire et leur légende ; la naissance et le développement
du thème de Faust, du XVIe au XVIIe siècle.
Ensuite l'aspect philosophique : métamorphoses
du thème dans l'histoire de notre culture moderne ; point
de vue métaphysique et religieux centré sur l'un
des enjeux de la problématique faustienne, à savoir
l'alternative du ciel et de l'enfer, telle qu'elle apparaît
à la Renaissance, jusque dans l'uvre de Paul Valéry
et à travers celles de Lessing et de Gthe.
Enfin l'aspect proprement littéraire
: une étude originale sur le Faust de Gthe
propose un niveau d'interprétation fondé sur les
catégories de l'alchimie traditionnelle, tandis qu'un
autre article présente une interprétation, très
neuve elle aussi, du célèbre Docteur Faustus
de Thomas Mann, et que le dernier analyse le thème de
Faust dans la littérature européenne du romantisme
à nos jours.
Ce « Cahier Faust » se
termine sur un indispensable instrument de travail : l'importante
bibliographie faustienne établie par André Dabezies.
Table des matières :
- Avant-propos, par Antoine Faivre
et Frédérick Tristan.
- La Trologie de Faust au seizième
siècle et ses suites jusqu'à l'époque de
Gthe, par Hans Henning.
- Faust magicien et ses uvres
de magie, par André Dabezies.
- Le Docteur Faust et Marlowe,
par Pierre Spriet.
- Aspects d'une étude culturelle
et des métamorphoses d'un thème, par Karl
Theens.
- Le ciel et l'enfer dans la Tradition
de Faust, par Günther Mahal.
- L'alchimie et le Faust de Gthe,
par Yvette Centeno.
- Faust musicien nécormant,
par Pierre Deghaye.
- Le thème de Faust, par
Charles Dédéyan.
- Bibliographie, par André Dabezies.
10 euros (code
de commande : 14157).
[FLAM (Léopold)]. Provocatie
en inspiratie. Provocation et inspiration. Liber Amicorum Leopold
Flam. Tomes I et II (complet). Antwerpen, 1975. Deux
volumes in-8° brochés,
XVI, 1181 p., quelques illustrations, textes et articles en français
et en néerlandais.
@ Il est impossible de détailler ici le contenu
de cette importante publication placée sous la direction
de Henny Bijleveld, Urbain Decat, Hubert Dethier, Roger Jacobs,
Hubert Vandenbossche et Else Walravens ; pour plus d'information,
n'hésitez pas à nous questionner.
Les
deux volumes : 40 euros (code de commande : 10874).
[FOUCAULD (Charles de)].
LESOURD (Paul) La vraie figure du Père de Foucauld. Mention
de quatrième mille. Paris, Flammarion, 1933. In-12 broché,
284 p., exemplaire non coupé.
7,50 euros (code
de commande : 1347).
FOUCAULT
(Michel) Surveiller et punir. Naissance de la prison. Paris, Gallimard, 1990. In-8°
broché, 318 p., illustrations hors texte, (collection
« Bibliothèque des Histoires »),
bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
Peut-être avons-nous honte aujourd'hui
de nos prisons. Le XIXe siècle lui, était fier
des forteresses qu'il construisait aux limites et parfois au
cur des villes. Il s'enchantait de cette douceur nouvelle
qui remplaçait les échafauds. Il s'émerveillait
de ne plus châtier les corps, et de savoir désormais
corriger les âmes. Ces murs, ces verrous, ces cellules
figuraient toute une entreprise d'orthopédie sociale.
Ceux qui volent, on les emprisonne ; ceux
qui violent, on les emprisonne ; ceux qui tuent, également.
D'où vient cette étrange pratique et le curieux
projet d'enfermer pour redresser, que portent avec eux les Codes
pénaux de l'époque moderne ? Un vieil héritage
des cachots du Moyen Âge ? Plutôt une technologie
nouvelle : la mise au point, du XVIe au XIXe siècle,
de tout un ensemble de procédures pour quadriller, contrôler,
mesurer, dresser les individus, les rendre à la fois « dociles
et utiles ». Surveillance, exercices, manuvres,
notations, rangs et places, classements, examens, enregistrements,
toute une manière d'assujettir les corps, de maîtriser
les multiplicités humaines et de manipuler leurs forces,
s'est développée au cours des siècles classiques,
dans les hôpitaux, à l'armée, dans les écoles,
les collèges ou les ateliers : la discipline. Le
XVIIIe siècle a sans doute inventé les libertés ;
mais il leur a donné un sous-sol profond et solide, la
société disciplinaire dont nous relevons toujours.
La prison est à replacer dans la formation
de cette société de surveillance.
La pénalité moderne n'ose plus
dire qu'elle punit des crimes ; elle prétend réadapter
des délinquants. Voilà deux siècles bientôt
qu'elle voisine et cousine avec les « sciences humaines ».
C'est sa fierté, sa manière, en tout cas, de n'être
pas trop honteuse d'elle-même : « Je ne
suis peut-être pas encore tout à fait juste ;
ayez un peu de patience, regardez comme je suis en train de devenir
savante. » Mais comment la psychologie, la psychiatrie,
la criminologie pourraient-elles justifier la justice d'aujourd'hui,
puisque leur histoire montre une même technologie politique,
au point où elles se sont formées les unes et les
autres ? Sous la connaissance des hommes et sous l'humanité
des châtiments, se retrouvent un certain investissement
disciplinaire des corps, une forme mixte d'assujettissement et
d'objectivation, un même « pouvoir-savoir ».
Peut-on faire la généalogie de la morale moderne
à partir d'une histoire politique des corps ?
13 euros (code
de commande : 15651).
[FOUCAULT
(Michel)]. DELEUZE (Gilles) Foucault. Paris, Minuit, 1986. In-8° broché,
141 p., (collection « Critique »),
épuisé sous cette forme.
En quatrième
de couverture :
Comment Foucault définit-il « voir »
et « parler », de manière à
constituer une nouvelle compréhension du Savoir ?
Qu'est-ce qu'un « énoncé »,
à cet égard, dans sa différence avec les
mots, les phrases et les propositions ?
Comment Foucault détermine-t-il les
rapports de forces, de manière à constituer une
nouvelle conception du Pouvoir ?
Pourquoi faut-il un troisième axe, qui
permette de « franchir la ligne » ?
Quelle est cette ligne du Dehors toujours invoquée
par Foucault ? Quel en est le sens politique, littéraire,
philosophique ?
En quoi la « mort de l'homme »
est-elle un événement qui n'est ni triste ni catastrophique,
mais une mutation dans les choses et la pensée ?
Ce livre se propose d'analyser ces questions
et réponses de Foucault, qui forment une des plus grandes
philosophies du XXe siècle, ouvrant un avenir du langage
et de la vie.
13 euros (code
de commande : 15680).
[FOUCAULT
(Michel)]. ERIBON (Didier) Michel Foucault (1926-1984).
Paris, Flammarion,
1989. In-8° collé, 402 p., illustrations hors
texte.
En quatrième
de couverture :
« Militant et professeur au Collège
de France » disait le titre d'un article à
propos de Michel Foucault. Étonnant raccourci pour signifier
ce qu'a été ce philosophe, à la fois l'une
des figures centrales de la vie intellectuelle française
mais également l'homme engagé dans les combats
politiques qui ont défrayé la chronique dans les
années de l'après soixante-huit.
Qui était cet homme énigmatique
et changeant ? Comment appréhender son uvre,
dont chaque avancée semble avoir ébranlé
un pan de nos certitudes ? Et surtout, comment devient-on
Michel Foucault ?
Didier Eribon a mené l'enquête,
fouillé les archives, rencontré des dizaines de
témoins, professeurs, étudiants, amis, compagnons
de lutte. Il retrace ici l'itinéraire qui a conduit Foucault
à la renommée que l'on sait et en révèle
des visages ignorés. Pour chaque période, il reconstitue
ce qu'était l'atmosphère politique et culturelle,
les combats et les débats. On croise ceux qui ont compté
pour Foucault : Dumézil, Canguilhem, Deleuze, Althusser...
Au point-que cette biographie de Michel Foucault pourrait bien
être aussi une sorte de biographie collective, une radiographie
de la vie intellectuelle française des cinquante dernières
années.
12 euros (code
de commande : 15684).
[FOUCAULT (Michel)]. Michel Foucault
philosophe. Rencontre
internationale. Paris, 9, 10, 11 janvier 1988. Paris, Seuil, 1989. In-8° collé,
405 p., (collection « Des Travaux »),
ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
Table des matières
:
Présentation, par Georges Canguilhem.
I. Michel Foucault dans l'histoire de
la philosophie.
1. Archéologie
et épistémologie, par Roberto Machado.
2. Note sur la phénoménologie
dans Les Mots et les Choses, par Gérard Lebrun.
3. Foucault et Marx.
L'enjeu du nominalisme, par Étienne Balibar.
4. Michel Foucault
et la psychanalyse, par Jacques-Alain Miller.
5. Hors ou dans la
philosophie ?, par François Wahl.
6. De la mise en
ordre des choses, par Hubert L. Dreyfus.
II. Style et discours.
1. Sur le concept
de discours chez Foucault, par Manfred Frank.
2. Sur le style philosophique
de Michel Foucault, par Miguel Morey.
3. Le mot de Dieu
: « Je suis mort », par Denis Hollier.
4. Onirocritiques,
par Walter Seitter.
5. Vers la fiction,
par Raymond Bellour.
III. Pouvoir et gouvernement.
1. Qu'est-ce qu'un
dispositif ?, par Gilles Deleuze.
2. Un pouvoir sans
dehors, par François Ewald.
3. Pour une histoire
naturelle des normes, par Pierre Macherey.
4. Michel Foucault
et l'État de police, par Blandine Barret-Kriegel.
5. Des divers usages
de la notion de biopouvoir, par Michael Donnelly.
6. Foucault et la
conception libérale de l'individu, par Alessandro
Pizzorno.
IV. Éthique et sujet.
1. Foucault : l'éthique
et l'uvre, par John Rajchman.
2. Réflexions
sur la notion de « culture de soi », par Pierre
Hadot.
Constitution
du sujet et pratique spirituelle, par Christian Jambet.
4. Esthétique
de l'existence, par Rainer Rochlitz.
5. Par-delà
vie et mort, par James Bernauer.
V. Rationalités et histoires.
1. Rationalité,
puissance et pouvoir, par Dominique Janicaud.
2. Foucault, le présent
et l'histoire, par Mark Poster.
3. Foucault, la morale,
la critique, par Christian Bouchindhomme.
4. Identité
morale et autonomie privée, par Richard Rorty.
5. Le nihilisme de
Michel Foucault, par André Glücksmann.
6. Foucault et le
dépassement (ou achèvement) du nihilisme, par
Paul Veyne.
Note sur le Centre Michel Foucault.
25 euros (code
de commande : 15686).
FRICKER
(Bernard) Mythologie, philosophie, poésie.
Paris, Les Belles Lettres,1999. In-8° broché,
XI, 167 p., (collection « Vérités des
Mythes »).
En quatrième
de couverture :
« Sur la route à demi »,
« Encore marcher », « Plus loin
que là », « Longue marche »,
ces quelques titres de textes de Bernard Fricker publiés
ici disent bien que cet ouvrage est une quête, une marche,
une recherche. Mais cette marche se déroule à travers
des méditations sur des uvres philosophiques (Présocratiques,
Pascal, Nietzsche, Hegel, Heidegger...), sur des textes mythologiques
(indiens, iraniens, grecs, ossètes ; le cycle du
Graal, Tristan et Iseut...), sur des fulgurances poétiques
(Nerval, Rimbaud, Cendrars...), sur des visions religieuses (Bible,
Évangiles, Jésus, Bouddha...), voire sur des travaux
érudits (Dumézil, Levi-Strauss...). Et ce faisant,
Bernard Fricker, dans un style très personnel, adapté
à son entreprise et se confondant avec elle, sorte de
poésie en prose, compose selon moi une uvre métaphysique
ou plutôt « mythologique », mythologie
vivante, dans une redécouverte, un redéploiement
de ce mode premier de pensée. « Le prisme illuminé
des mythes » est le titre d'un autre de ses textes ;
le style et la pensée de Bernard Fricker façonnent
effectivement un prisme qui illumine le prisme des mythes, lesquels
sous-tendent en définitive toutes les authentiques sagesses,
dont les quelques objets sinon l'unique objet
sont le Temps, l'Histoire, les hommes et les dieux. Imprégnation
du Divin dans le monde, dans toute chose comme dans toute pensée,
ce livre est une sorte de Livre sacré qui fut d'abord
à usage personnel, avant d'avoir vocation universelle,
ce qui est le propre de toute vraie uvre. »
10 euros (code
de commande : 13727).
GADAMER (Hans-Georg)
L'idée du Bien comme enjeu platonico-aristotélicien.
Suivi de Le
savoir pratique. Paris, Vrin, 1994. In-8° broché,
172 p., (collection « Problèmes et Controverses
»).
10 euros (code
de commande : 6474).
[GALILLÉE]. SORTAIS
(Gaston)
Le procès de Galillée. Étude
historique et doctrinale. Paris, Bloud et Cie, [1905]. In-8°
broché, 61 p., (collection « Science et Religion
»).
10 euros (code
de commande : 167/69).
GARAUDY (Roger)
Parole d'homme.
Paris, Laffont, 1975. In-8° broché, 264 p., (collection
« La Vie selon... »).
6 euros (code
de commande : 4537).
GARIN
(Eugenio) Moyen Âge et Renaissance. [Titre
original : Medioevo e Rinascimento.] Traduit de l'italien
par Claude Carme. Paris, Gallimard, 1969. In-8° broché,
272 p., (collection « Bibliothèque des Idées »).
En quatrième
de couverture :
« Des limites antérieures
que les historiens fixent aux débuts de la Renaissance
dépend le sens que prend la première modernité
de l'Europe. Depuis Michelet on n'a cessé d'en discuter,
reculant parfois ces limites jusqu'au XIIIe siècle et
niant du même coup l'originalité du Quattrocento.
Cette suite d'études sur la crise de
la pensée médiévale, la mythologie antique
et le rôle du latin, la place de la magie et de l'astrologie,
le rôle de l'histoire dans la culture italienne de la Renaissance
éclaire la formation, au XVe siècle, d'une éducation
neuve, née en dehors des écoles et dont les tenants
vont maîtriser les exercices d'école.
Voilà l'humanisme campé comme
une activité de penseurs, non de simples philologues ;
mais aussi de condottieri, de marchands, de praticiens des arts,
d'administrateurs et d'hommes d'action qui, notamment dans la
Florence de Marsile Ficin et de Léonard de Vinci, découvrent
dans le désarroi, avec l'infinitude de la nature, la diversité
prodigieuse de l'homme, la volonté, le risque et l'action
; bref la liberté. »
12 euros (code
de commande : 13159).
GAUCHET
(Marcel) Le désenchantement du monde. Une histoire politique de la religion.
Paris, Gallimard,
1994. In-8° broché, XXIII, 306 p., (collection « Bibliothèque
des Sciences Humaines »), exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Remarquable lacune : depuis les travaux pionniers
de Durkheim, Max Weber, Rudolf Otto au début de ce siècle,
la religion est restée un domaine pour ainsi dire en friche
de la réflexion sur les sociétés. Le but
premier de ce livre est de renouer avec la tradition ainsi interrompue
et de rendre au sujet la place qu'il mérite. Il s'efforce
de montrer en effet que le religieux, bien loin de se réduire
à une superstructure, a modelé activement la réalité
collective, et en particulier les formes politiques, à
une profondeur insoupçonnée dans toutes les sociétés
jusqu'à la nôtre, dont l'originalité ne s'explique
que par la sortie et l'inversion de l'ancienne économie
religieuse. La particularité de notre monde, c'est le
désenchantement du monde.
L'ouvrage s'articule autour de trois thèmes.
Il propose d'abord un renversement de perspective. On
a voulu voir l'histoire des religions comme un développement.
La religion pure est au contraire au commencement. Ce que nous
appelons « grandes religions » correspond
en fait à autant d'étapes d'une mise en question
du religieux dans sa rigueur primordiale. Il s'attache d'autre
part à mesurer la spécificité révolutionnaire
du christianisme et son rôle à la racine du
développement occidental. Il essaie enfin de caractériser
le devenir des sociétés contemporaines, depuis
l'essor des techniques jusqu'à l'enracinement des procédures
démocratiques, comme mouvement vers une société
hors religion.
De la religion radicale du début au
retournement du religieux au sein de notre univers, un grand
cycle se clôt que nous pouvons désormais appréhender
comme histoire.
15 euros (code
de commande : 16050).
45 euros (code
de commande : 16082).
GAUTIER
(E.-F) Murs et coutumes
des Musulmans. Paris, Club du Meilleur Livre, 1959. In-8°
sous reliure en soie verte et Rhodoïd d'éditeur,
244 p., illustrations hors texte, (collection « Historia
», XIX), exemplaire numéroté.
13
euros (code de commande : 190/65).
GÉRARD
(R.-E.) Une augmentation de la connaissance humaine
réalisée selon le plan prophétique de la
Bible. Bruxelles
- Liège, Office de Publicité - Thone, 1922. In-8°
broché, 283 p.
Extrait de l'avant-propos
:
« La raison d'être de ce travail
est le désir que nous avons d'être utile à
ceux qui cherchent impartialement la vérité et
à ceux qui, la possédant déjà nous
nous adressons ici aux chrétiens personnellement instruits
dans les Écritures veulent s'en assurer invinciblement
contre le doute parfois tentateur : nous voulons par là
signaler un système d'idées capable, selon nous,
d'affermir et de consolider à jamais les convictions des
uns et de donner aux autres, même à ceux qui, avec
raison, exigent le plus de garanties possible au point de vue
de la méthode d'investigation scientifique, les principes
de salut tant pour leur sérénité intellectuelle
que pour leur sauvegarde morale.
Cet écrit, vu son caractère succinct,
ne peut, sans doute, traiter le sujet que dans ses généralités.
C'est un compte-rendu rapide qu'après avoir pénétré
personnellement dans la Terre Promise de la certitude nous nous
empressons d'adresser à ceux qui nous entourent pour leur
annoncer la bonne nouvelle, et les inviter, en leur donnant l'itinéraire
à suivre, à aller parcourir eux-mêmes les
régions sévères mais grandioses que nous
avons vues.
Le but que nous nous proposons : Indiquer la
voie qui mène à la vérité, n'en est
pas moins d'une singulière élévation et
ne peut manquer de paraître excessif aux vivants d'une
époque comme la nôtre où tant de penseurs
adulés ont tout fait pour ruiner l'autorité même
de la raison humaine et pour éliminer par là du
domaine des possibilités l'acquisition de toute certitude.
Il faut ramener cela à sa juste portée : la phase,
qu'on traverse actuellement, de relativisme, de désagrégation,
dans tous les domaines de la connaissance, ne marque nullement
un état définitif dans l'orientation de la pensée.
Ce désordre maladif de l'esprit humain n'est qu'un fait
transitoire faisant partie du développement systématique,
prédéterminé, nullement occasionnel de l'Histoire
et soumis, comme tout autre phénomène historique,
au fonctionnement d'un mécanisme régulateur (Loi
de Brück) qui dirige l'Humanité à son insu
et sur lequel nous reviendrons plus loin. Si nous éprouvons
quelque appréhension en présentant notre témoignage
ce ne peut donc être à cause du prestige illusoire
et fragile d'une fausse philosophie adverse mais bien à
cause de la grandeur incomparable d'un sujet qui, nous le disons
en toute humilité mais aussi avec une inébranlable
conviction, intéresse au plus profond l'avenir du monde
et le sort moral de l'homme.
Sans doute, les facteurs de connaissance qui
seront signalés ici : loi de Brück, système
prophétique de la Grande Pyramide de Chéops, descendance
Israélite des Anglo-Saxons, Mathématique de l'Histoire
et Mathématique Biblique établies par Lagrange,
ne peuvent manquer de susciter un sentiment de curiosité
intellectuelle. Mais il convient de faire observer que la nature
même du sujet interdit de la manière la plus formelle
et la plus menaçante de considérer les vérités
dont il s'agit présentement comme un simple divertissement
de l'esprit. La portée du sujet que nous voulons indiquer
dépasse celle d'un simple débat intellectuel :
ceux qu'il nous sera permis d'atteindre et qui voudront bien
aborder méthodiquement, à leur tour, l'étude
suivie des données que nous signalons dans notre court
travail, seront sans doute aussi amenés à découvrir
par delà des vérités d'ordre purement scientifique,
une Vérité d'un ordre encore beaucoup plus haut.
Le titre lui-même de cet opuscule suffit
à faire pressentir la leçon que nous nous proposons
de faire accepter. Il y a certainement des esprits impitoyables
à qui ce titre sera un véritable scandale et qui
nous estimeront du coup trop peu sage pour bien vouloir consacrer
quelque temps à l'examen de nos raisons. »
15 euros (code
de commande : 14135).
GLUCKSMANN (André)
Les Maîtres penseurs. Paris, Grasset, 1977. In-8° broché, 321
p.
6 euros (code
de commande : 4530).
GROETHUYSEN (Bernard)
Introduction à la pensée philosophique allemande
depuis Nietzsche.
Paris, Stock, 1926. In-12 broché, 126 p., (collection
« La Culture Moderne »), édition originale.
15 euros (code
de commande : 126/67).
GUATTARI
(Félix) Les trois écologies. Paris, Galilée, 1999. In-8°
broché, 72 p., (collection « L'Espace
Critique »).
En quatrième
de couverture :
« Le drame écologique dans
lequel est engagée la planète humaine a longtemps
été l'objet d'une méconnaissance systématique.
Cette période est désormais révolue. À
travers des médias devenus hyper-sensibles à la
répétition des « accidents »
écologiques, l'opinion internationale se trouve de plus
en plus mobilisée. Tout le monde aujourd'hui parle d'écologie :
les politiques, les technocrates, les industriels... Malheureusement
toujours en termes de simples « nuisances ».
Or les perturbations écologiques de
l'environnement ne sont que la partie visible d'un mal plus profond
et plus considérable, relatif aux façons de vivre
et d'être en société sur cette planète.
L'écologie environnementale devrait être pensée
d'un seul tenant avec l'écologie sociale et l'écologie
mentale, à travers une écosophie de caractère
éthico-politique. Il ne s'agit pas d'unifier arbitrairement
sous une idéologie de rechange des domaines foncièrement
hétérogènes, mais de faire s'étayer
les unes les autres des pratiques innovatrices de recomposition
des subjectivités individuelles et collectives, au sein
de nouveaux contextes technico-scientifiques et des nouvelles
coordonnées géopolitiques. »
8 euros (code
de commande : 13796).
GUDEMANN
(M.) Le judaïsme dans ses traits principaux et
d'après ses fondements historiques. Traduit par S. Debré. Paris,
Durlacher, 1906. In-8° demi-chagrin rouge, 106 p.
Préface :
Dans cet opuscule, j'ai le dessein de donner
un court exposé du Judaïsme et de ses rapports essentiels
avec la religion du peuple d'Israël. Je n'ai pas en vue
le Judaïsme « en soi », mais sa place
dans l'histoire et dans la vie juive. Je me suis donc borné
à l'exposé des éléments constitutifs
du Judaïsme, de ceux qui ont apparu tels dans l'histoire
des Juifs, sans me perdre dans les particularités. Aux
particularités d'autres particularités peuvent
toujours être opposées, tandis que ces éléments
constitutifs ressemblent à des points culminants du haut
desquels le Judaïsme, dans son ensemble, peut être
le plus sûrement embrassé et jugé.
Chaque fait nouveau qui apparaît a le
droit d'exiger d'être connu avant d'être jugé.
Une religion est tout particulièrement autorisée
à formuler cette exigence. Mais le Judaïsme n'a que
peu, ou n'a même point de raison de se réjouir de
ce droit. On ne se sert habituellement du Judaïsme que comme
repoussoir. Pour cet usage, il suffit certainement, il est même
avantageux de n'avoir du Judaïsme qu'une connaissance superficielle,
voire nulle. Mais la question de savoir si le Judaïsme est
obligé de se contenter de ce rôle coutumier, le
présent exposé pourrait bien l'éclaircir.
Je me suis tenu éloigné de toute
polémique ! Cet ouvrage n'est pas un ouvrage de controverse.
On n'est pas autorisé à l'appeler de ce nom parce
que, ça et là, appuyé sur des arguments,
je m'inscris en faux contre des opinions émises sur le
Judaïsme, et qui, à mon avis, ne sont pas fondées.
J'ai tout simplement senti le besoin de dire ce qu'est le Judaïsme,
et ce besoin est d'autant plus explicable que le Judaïsme
est plus souvent présenté pour ce qu'il n'est point.
Par égard pour le lecteur, j'ai négligé
les accusations frivoles et les calomnies dont le Judaïsme
est l'objet. Je n'ai pas voulu descendre dans cette fange qui
remplit une bonne partie du lit où se meut faut-il
dire en avant ou en arrière ? le fleuve
de la civilisation de notre temps. On n'en sort que sali. Si,
selon l'opinion de l'antique poète des Proverbes hébreux,
il est un temps pour répondre aux insensés, il
est aussi, d'après le môme poète, un temps
pour passer devant eux en silence. Ce dernier parti m'a, au moins
dans cet exposé, paru se recommander.
25 euros (code
de commande : 15814).
Guide
religieux de la France. Paris, Hachette, 1967. Fort in-8° étroit sous reliure d'éditeur,
XIV + 1235 p., bien complet de ses cartes et plans, (collection
« Bibliothèque des Guides Bleus »), quelques
soulignements et traits marginaux crayonnés, peu courant.
@ Ce guide a été
établi pour le catholicisme par Louis Chaigne, pour le
protestantisme par Jean Balédent, pour le judaïsme
par Josy Eisenberg et Georges Lévitte, pour l'islam par
Noureddine Ben Mahmoud.
30
euros (code de commande : 7713).
GUILLEBAUD
(Jean-Claude) La refondation du monde. Paris, Seuil, 1999. In-8° broché,
365 p.
En quatrième
de couverture :
« Dans l'air du temps, quelque chose sonne faux et nous
alarme. Faut-il nous résigner à la fin des pensées
universalistes, au règne versatile de la démocratie
d'opinion, au nouveau dogmatisme du tout-marché ou de
la technoscience, à l'évanouissement définitif
des utopies et de l'espérance ? Derrière ce discours,
nous devinons des formes nouvelles de domination, des inégalités
accentuées, un principe d'humanité qui fait naufrage.
Mais ces périls nous trouvent étrangement désarmés.
Après un siècle marqué par les tyrannies,
les folies et les ruines, nous ne savons plus comment faire face.
Nous sommes « revenus de tout » et trop vite désabusés.
Rarement, il nous avait semblé plus urgent de retrouver
un peu de terre ferme.
C'est à cette nécessaire refondation que nous convie
Jean-Claude Guillebaud. Le goût de l'avenir, l'égalité,
la raison, l'universel, la liberté, la justice : chacune
de ces valeurs est le fruit d'une histoire particulière,
enracinée dans la pensée grecque, le judaïsme
et le christianisme. Seule la claire conscience de cette histoire
permet de comprendre pourquoi ces valeurs sont à la fois
plus essentielles et plus fragiles que jamais. Refonder le monde,
ce n'est pas seulement résister à la barbarie,
c'est redéfinir loyalement ce qui nous rassemble et vers
quel futur nous voulons marcher. »
13 euros (code
de commande : 8264).
HADDAD
(Gérard) Les biblioclastes. Le Messie et l'autodafé. Paris, Grasset, 1990. In-8°
broché, 234 p., (collection « Figures »).
En quatrième
de couverture :
« Pourquoi Jésus changea-t-il le nom de l'apôtre
Simon en celui de Pierre ? Pourquoi la fureur des ayatollahs
contre un livre « satanique » ? Pourquoi Hitler inaugura-t-il
son régime par un gigantesque bûcher de livres ?
Pourquoi Sabbataï Tsevi entraîna-t-il la totalité
des juifs dans sa folie ? Ces questions ont-elles un dénominateur
commun ?
Ces énigmes partielles, déchiffrées ici
comme autant d'énigmes policières, recouvrent une
énigme fondamentale, celle du rapport de l'homme à
la destruction des livres c'est-à-dire à
l'autodafé et à la « biblioclastie ».
L'éclairer permet de mieux comprendre les maladies politiques
qui frappent ce siècle totalitarisme, intégrisme
et, peut-être, de mieux s'en protéger.
Cinquante ans après la mort de Freud, un psychanalyste
s'attelle à ces questions avec ce résultat inattendu
: une mise à jour freudienne du freudisme et du concept
central de l'dipe, trop vite rangé parmi les idées
surannées. »
10 euros (code
de commande : 10215).
HADDAS-LEBEL
(Mreille) Jérusalem contre Rome. Paris, Cerf, 2003. In-8° broché,
555 p., (collection « Judaïsme »),
exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
« Ce livre dégage l'image
de Rome telle qu'elle ressort des sources juives depuis le temps
des Maccabées jusqu'à la fin de l'empire païen,
au début du IVe siècle de l'ère courante.
Les sources même, dont une faible partie présente
un caractère proprement historique, font que ce livre
relève de l'histoire des mentalités.
À la différence des aperçus
fragmentaires de la "vision des vaincus" que l'on peut
trouver chez d'autres peuples, la vision juive de Rome, de manière
originale et cohérente, comporte une triple dimension,
politique, morale et eschatologique. »
25 euros (code
de commande : 14253 -
vendu).
HALÉVY (Daniel)
Décadence de la liberté. Paris, Grasset, 1931. In-12 demi-chagrin brun, 243
p., (collection « Les Écrits »), quelques
épidermures.
10 euros (code
de commande : 204/63).
HALTER
(Marek) Un homme, un cri. Paris, Robert Laffont, 1990. In-8° broché,
309 p.
En quatrième
de couverture :
« Marek Halter, l'auteur de La mémoire dAbraham
et Les fils d'Abraham, est aussi un homme engagé
dans tous les combats de la fin de ce siècle.
Né à Varsovie en 1936, échappé du
ghetto, il traverse Moscou sous les bombes et passe son enfance
en Ouzbékistan, en Asie centrale soviétique, son
adolescence en argentine et habite, depuis 1950, la France, pays
où ses ancêtres, venus d'Espagne, s'étaient
installés en 722. Son nom est lié à la recherche
de la paix au Proche-Orient et au dialogue israélo-palestinien,
aux mères de la place de Mai à Buenos Aires, à
Sakharov, Havel, Estrella, Walesa, Chtcharanski... aux dissidents
soviétiques et aux refuzniks juifs, aux moudjahedines
en Afghanistan, à Solidarnosc en Pologne et à SOS
Racisme en France, à la mémoire surtout, comme
arme de combat et aussi comme thème d'un livre qui a fait
le tour du monde et dans lequel il retrace l'histoire deux fois
millénaire d'une famille juive, la sienne.
On s'interroge souvent sur les raisons qui poussent cet enfant
du ghetto à se lancer dans tant de batailles. Beaucoup
l'admirent, certains le critiquent. Il ne laisse personne indifférent.
Avec Un homme, un cri, Marek Halter se livre enfin. Dans
un style rapide et imagé, il dit sa relation à
la France, à la langue française, à l'écriture,
à la peinture, à Israël, au judaïsme...
Avec pudeur et sans complaisance, il explique les raisons de
ses engagements, rappelle le contexte politique et culturel où
ils s'inscrivaient, et jette en passant un regard nostalgique,
souvent critique et parfois étonné, sur ses appels,
ses reportages, ses articles...
Un homme, un cri, qui se lit comme un récit, n'est
pas seulement un livre pour comprendre un homme, il permet aussi
de parcourir et de saisir toute une époque, la nôtre.
»
8 euros (code
de commande : 8777).
HAMON
(Hervé) et ROTMAN (Patrick) Les Intellocrates.
Expédition
en Haute Intelligentsia.
Paris, Ramsay, 1981. In-8° collé, 331 p., (collection
« Document »), exemplaire en très
bel état.
En quatrième
de couverture :
Ils régnent sur l'université,
ils dirigent l'édition, ils investissent les médias,
et souvent les trois à la fois. Écrivains en vogue,
critiques écoutés, éditeurs dans le vent,
intellectuels à la page, ils sont les agents de la circulation
des idées. Une tribu de quelques centaines de têtes.
Hervé Hamon et Patrick Rotman, au terme
d'une enquête minutieuse, dépeignent les lieux,
les rites, les figures de ce monde rétif à l'investigation.
Leur livre n'est pas un essai mais un reportage, une promenade
fureteuse qui entraîne le lecteur dans les temples universitaires,
les grandes maisons d'édition, les salles de rédaction,
les studios.
Comment fonctionne la critique, sont lancés
les livres, distribués les prix littéraires ?
D'où vient le pouvoir d'Emmanuel Le Roy Ladurie ou de
Bernard Pivot, de Raymond Aron ou de Jean Daniel ? Répondre
à ces questions, c'est dévoiler des mécanismes,
décrire des circuits, explorer des réseaux.
Sans désinvolture et sans courbettes,
avec humour et précision, les auteurs violent un tabou:
ils examinent le mode et le train de vie des « intellocrates ».
10 euros (code
de commande : 14823).
HEGEL
(G.W.F.) Phénoménologie de l'Esprit.
Présentation,
traduction et notes par Gwendoline Jarczyk et Pierre-Jean
Labarrière. Paris, Gallimard, 2001. In-8° broché,
916 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie
»), mention manuscrite à la page de titre, bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
Ancrée dans les travaux d'Alexandre
Kojève et de Jean Hyppolite, la tradition hégélienne,
en France, s'est principalement attachée, au cours du
dernier demi-siècle, à l'étude de la Phénoménologie
de l'Esprit, tenue pour l'expression d'une pensée
plus concrète, plus existentielle. Cette première
des grandes uvres de Hegel fut ainsi lue et comprise comme
un « roman de la culture » foisonnant et
insuffisamment maîtrisé, non encore marqué
par la systématique des uvres de la maturité.
La présente version entend pour sa part
honorer la consigne que se donne Hegel lorsqu'il entreprend,
en 1831, d'éditer à nouveau cet ouvrage : «
Logique derrière la conscience. » Les textes structurels
disposés aux moments clés du développement
(Introduction à la Religion, Savoir absolu) rendent compte
d'une architecture conceptuelle puissante qu'il convient de prendre
en compte pour interpréter chacune des figures de la conscience.
L'écriture de la Phénoménologie de l'Esprit
se présente de la sorte comme un acte logique,
et cette dimension des choses commande jusqu'à l'intelligence
des termes les plus simples dont elle vient à faire usage.
Lecture philosophique, par conséquent, pour cette
uvre qui relève déjà, et de façon
éminente, de la pleine maturité hégélienne.
25 euros (code
de commande : 15081).
HEIDEGGER (Martin) Correspondance
avec Karl Jaspers 1920-1963. Texte établi par Walter Biemel, Hans
Saner, traduit de l'allemand par Claude-Nicolas Grimbert.
Suivi de Correspondance avec Elisabeth Blochmann 1918-1969.
Traduit de l'allemand par Pascal David. Paris, Gallimard, 1996.
In-8° collé, 477 p., (collection « Bibliothèque
de Philosophie »).
En quatrième
de couverture :
Publier
ensemble les deux Correspondances de Martin Heidegger
avec Karl Jaspers (1920-1963) et avec Elisabeth Blochmann
(1918-1969) a le mérite très particulier
de donner à connaître Heidegger sous deux aspects
certes distincts, mais en aucune manière divergents.
C'est en effet le même homme qui s'adresse,
ici à un aîné puis l'un de ses pairs, avant
(pie ne se distendent des liens qui ne seront pourtant pas rompus
complètement, et là à une jeune étudiante
puis pratiquante de pédagogie (au sens le plus
noble du terme, où il s'agit d'élever à
l'humanité), que l'inhumanité de lois iniques va
contraindre à quitter l'Allemagne pour Oxford, avant qu'elle
ne revienne après la guerre achever sa carrière
à Marbourg, sans que jamais elle ne retire sa confiance
à celui en qui elle a reconnu un ami vrai.
Tout ce (pie la première correspondance
met au jour d'incompréhension incompréhension
entre deux hommes et deux personnalités (tout comme Jaspers
n'arrivait pas à comprendre le retrait de Heidegger « hors
de la sphère de la communication », Heidegger
ne pouvait se satisfaire de la place restreinte laissée
chez Jaspers à la philosophie proprement dite) ,
la seconde correspondance l'a dès le départ surmonté,
par un « élan » et une confiance
mutuelle qui donnent à l'échange l'inimitable ton
de l'amitié.
S'il n'a pas été donné
à Heidegger et à Jaspers de devenir de vrais amis,
la correspondance avec Elisabeth Blochmann révèle
quelle place éminente pouvait tenir l'amitié dans
l'existence et donc, secrètement, dans la pensée
de Heidegger.
20 euros (code
de commande : 16174).
HEIDEGGER
(Martin) Prolégomènes à l'histoire
du concept de temps. Traduit
de l'allemand par Alain Boutot. Paris, Gallimard, 2006. In-8°
collé, 475 p., (collection « Bibliothèque
de Philosophie »).
En quatrième
de couverture :
Le cours publié sous le titre Prolégomènes
à l'histoire du concept de temps a été
professé par Heidegger à l'université de
Marbourg durant le semestre d'été 1925.
Il a été prononcé l'année
qui a précédé l'achèvement d'Être
et Temps, et se tient dans une proximité essentielle
avec l'uvre majeure de Heidegger. L'« histoire
du concept de temps » que Heidegger a en vue est en
effet tout à fait singulière puisqu'elle doit servir
de « prolégomènes pour une phénoménologie
de l'histoire et de la nature ». Heidegger entend
déployer la question de l'être en général
et de l'être de la nature et de l'histoire en interrogeant
l'être où le temps peut être aperçu,
c'est-à-dire en interrogeant le Dasein lui-même.
Non seulement cette problématique est essentiellement
semblable à celle d'Être et Temps, mais la
partie principale de ce cours se retrouve presque littéralement
dans le traité d'ontologie fondamentale au point qu'on
peut considérer que nous avons là non seulement
une première version, mais même une toute première
rédaction du Hauptwerk.
Une des grandes originalités de ce texte
est que Heidegger y engage la question de l'être en la
restituant dans un contexte particulier, celui de la phénoménologie
du début du XXe siècle. Le cours comporte en effet,
dans sa partie préliminaire, une explication décisive
avec la phénoménologie husserlienne dont Heidegger
montre qu'elle a omis de poser la question de l'être alors
même qu'elle avait apporté le sol permettant de
la déployer. À travers ce dialogue avec Husserl,
le cours apporte ainsi un tout nouvel éclairage sur les
rapports essentiels qui unissent phénoménologie
et pensée de l'être.
20 euros (code
de commande : 15076).
[HEIDEGGER
(Martin)]. FRANCE-LANORD (Hadrien) Paul Celan et Martin Heidegger. Le sens
d'un dialogue. Paris, Fayard, 2004. In-8° collé,
312 p., (collection « Les Quarante Piliers »).
En quatrième
de couverture :
« La première rencontre entre
Paul Celan et Martin Heidegger eut lieu en 1967, à l'occasion
d'une lecture publique de Celan en Allemagne. Dès le début
des années 1950 pourtant, le poète lit le philosophe
et le philosophe lit le poète. Leur correspondance l'atteste,
et aussi les notes de lecture que chacun porta sur les écrits
de l'autre : ces deux uvres se sont fécondées.
Ce livre est un travail de restitution et de
mise au point. Il est surtout une réflexion, presque quarante
ans après, sur une rencontre dont le sens doit aujourd'hui
encore nous requérir. Le dialogue de la poésie
et de la pensé prend une résonance étrangement
actuelle, en notre temps de deuil et de péril. »
12 euros (code
de commande : 13466 -
vendu).
HELVETIUS. De l'Esprit.
Paris [Liège],
Durand [Bassompierre], 1759.
Une des éditions clandestines de cet
ouvrage condamné, publiée un an après l'édition
originale.
Histoire de la destruction des jésuites...
Liège,
Duvivier et fils, 1827.
D'après
les Mémoires de l'abbé Georgel.
Histoire
de la laïcité principalement en Belgique et en France.
Direction scientifique
Hervé Hasquin. Bruxelles, La Renaissance du Livre,
1979. In-8° broché, XVII, 333 p., illustrations
hors texte.
Table des matières
:
Avant-propos, par Hervé Hasquin.
Préface, par Georges C. Liénard.
- Le creux de la vague, Jean
Cornec.
Première partie : L'Ancien Régime :
l'omnipotence de l'Église.
Chapitre I : Les penseurs
: crise de conscience et esprit « philosophique »,
par Roland Mortier.
Chapitre II : Une lente
sécularisation de l'État et de la Société,
par Hervé Hasquin.
Deuxième partie : Depuis la Révolution
française : la décadence du cléricalisme.
Chapitre III : L'Église
en Belgique : doctrine et pratique, par Jean Stengers.
Chapitre IV : Les utopies
de la première moitié du XIXe siècle,
par John Bartier.
Chapitre V : La doctrine
libérale sur l'État, l'Église et la Société,
par Alain Miroir.
Chapitre VI : Le socialisme,
la laïcité et l'État (1865-1958), par
Philippe Moureaux.
Chapitre VII : Les grands
combats : l'émancipation politique et la guerre scolaire
en Belgique, par Jean Leclercq-Paulissen.
Chapitre VIII : Déchristianisation
et sécularisation en Belgique, par Els Witte.
Chapitre IX : La franc-maçonnerie
et les associations laïques en Belgique, par John
Bartier.
Chapitre X : L'Université
libre de Bruxelles et l'enseignement privé non confessionnel,
par André Uyttebrouck.
Chapitre XI : La laïcité
en France, par Daniel Ligou.
Troisième partie : Le pluralisme
en Belgique.
Chapitre XII : Les partis
politiques en Belgique : les clivages confessionnels en voie
de disparition, par Hervé Hasquin.
Chapitre XIII : L'affirmation
de la laïcité en Belgique, par Robert Hamaide.
Conclusions.
Chapitre XIV : Morale
antique et morale chrétienne, par Robert Joly.
Chapitre XV : Le droit
naturel, évolution d'une notion, par Paul Foriers.
Chapitre XVI : Spécificité
de la morale laïque, par Henri Janne.
20 euros (code
de commande : 14744*).
HUSSERL (Edmund)
HUXLEY (Aldous) L'éminence grise.
Études de religion et de politique.
Traduction de Jules Castier. Monaco, Éditions
du Rocher, 1945. In-8° broché, 386 p., (collection
« L'Hippocampe », n° 6), exemplaire numéroté
et en grande partie non coupé.
15 euros (code
de commande : 181/69).
[JÉSUS].
NISIN (Arthur) Histoire de
Jésus.
Paris, Seuil, 1961. In-8° broché, 410 p., cartes hors
texte.
8
euros (code de commande : 190/62).
JULIEN (Claude)
Le suicide des démocraties. Paris, Grasset, 1972. In-8° broché, 316
p.
7,50 euros
(code de commande : 575).
KAPLAN
(Francis) La vérité. Le dogmatisme et
le scepticisme.
Paris, Armand Colin, 1998. In-8° collé, 215 p.,
(collection « U », série « Philosophie »).
En quatrième
de couverture :
La vérité pose deux problèmes
bien distincts : qu'est-ce que la vérité ?
et peut-on la posséder ? Ce deuxième problème,
celui du dogmatisme et du scepticisme, est classique dans l'histoire
de la philosophie. Il est loin d'être purement académique,
car lorsque l'on constate, par exemple, qu'en philosophie il
n'est pas une seule proposition sur laquelle les philosophes
soient d'accord à la différence de
la science , chacun d'entre eux doit se demander :
comment puis-je être sûr que c'est moi qui ai raison
et non les autres, à priori aussi intelligents et aussi
compétents que moi ?
Pour répondre à cette question,
l'auteur examine successivement et dans un ordre systématique
les différentes réponses que la logique et l'histoire
nous proposent, appuyant sa réflexion sur la pensée
des grands philosophes et penseurs : Sextus Empiricus, Descartes,
Spinoza, Leibniz, Hegel ou encore Nietzsche...
13 euros (code
de commande : 15215).
KARST (J.) Littérature
géorgienne chrétienne. Paris, Bloud et Gay, 1934. In-12 broché, 177
p., (collection « La Bibliothèque Catholique des
Sciences Religieuses »).
6 euros (code
de commande : 5013).
KEYSERLING (Comte Hermann
de)
La Révolution mondiale et la responsabilité
de l'Esprit. Lettre-Préface de Paul Valéry.
Paris, Stock, 1934. In-12 broché, 224 p.
7,50 euros
(code de commande : 3526).
KLEINBERG
(Aviad) Péchés capitaux. Traduit de l'hébreu par Colette
Salem. Paris, Seuil, 2008. In-8° collé, 215 p.,
quelques illustrations hors texte en couleurs, très bel
exemplaire.
En quatrième
de couverture :
Il n'existe pas de société sans
conception du bien et du mal. Pas de société sans
péché.
Nos offenses sont innombrables, mais chaque
culture a ses péchés favoris, son catalogue privilégié.
L'un d'eux a connu une grande postérité :
c'est la liste des sept Péchés capitaux établie
par l'Église dans l'Antiquité tardive. Ces péchés
mortels l'orgueil, la paresse, la gourmandise, l'envie,
la colère, la luxure et l'avarice ne sont
pas des actions interdites, mais des passions qui nous soumettent
à la tentation.
Avec un humour cinglant, Aviad Kleinberg, l'un
des intellectuels les plus en vue en Israël, explore les
champs de mines moraux de l'âme. Qu'y a-t-il d'immoral
à paresser un peu ? Que serait la grande cuisine
sans la gourmandise ? L'économie de marché
sans l'avarice ? Ce livre fait défiler prophètes
et philosophes, théologiens et poètes, tous prêts
à jeter la première pierre : un regard empathique,
singulier et amusant sur la fragilité humaine.
12 euros (code
de commande : 14982).
KLIBANSKY
(Raymond) Le philosophe et la mémoire du siècle.
Tolérance,
liberté et philosophie. Entretiens avec Georges Leroux. Paris, Les
Belles Lettres, 1998. In-8° collé, XIX, 307 p.,
illustrations hors texte.
En quatrième
de couverture :
« De Paris à Heidelberg et Hambourg,
de Hambourg à Paris et Londres et de Londres à
Montréal, la vie de Raymond Klibansky traverse notre siècle
et l'entraîne dans des activités qui ne sont pas
le lot ordinaire des intellectuels ou des savants. De ces études
à Heidelber auprès de Jaspers, en contact étroit
avec les disciples du poète Stefan George, R. Klibansky
tire son intérêt pour la pensée négative,
qui l'amène à Nicolas de Cues, à Maître
Eckhart et, par-delà, à la tradition platonicienne.
Les premiers chapitres de ces Entretiens, passionnant
tableau de la vie intellectuelle en Allemagne dans les années
vingt, éclairent la montée du Nazisme.
Ses premiers travaux aboutiront, dans le sillage
de A. Warburg et E. Cassirer, à un livre devenu classique,
écrit en collaboration avec E. Panofsky et F. Saxl :
Saturne et la mélancolie, dont l'histoire résume
un peu celle de R. Klibansky lui-même.
Durant la seconde guerre, R. Klibansky fut
actif au sein du Political Warface Executive en Grande
Bretagne. Il nous donne ici un témoignage saisissant d'activités
peu communes pour des savants. Devenu en 1946 professeur à
l'Université Mc Gill (Montréal), il s'engage dans
la vie philosophique internationale et cherche à stimuler
les échanges entre intellectuels de l'Est et de l'Ouest,
à une époque où cela était un véritable
défi, tout en défendant les droits de penseurs
comme le philosophe tchèque Jan Patocka, initiateur de
la Charte 77, dont il fait ici un vibrant éloge. »
12 euros (code
de commande : 13866*).
KOTHEN (Robert)
L'Église et les mouvements de population. Bruxelles, Éditions Universitaires,
1945. In-12 broché, 124 p., (collection « Chrétienté
Nouvelle », XI).
9 euros (code
de commande : 218/63).
La laïcité
est-elle à jeter ? Colloque international des 26 et
27 mai 1973 organisé par le Comité Liégeois
d'Action Laïque. Bruxelles, Pierre de Meyere, 1976. In-8° broché, 157 p.
@ Parmi les orateurs de ce colloque,
on trouve Claire Cornet, Jean Boets, Henri Janne, Claude Javeau,
Raymond Ravar, Elie Richard, Pierre Vanbergen, Jacqueline Marchand,
Georges Van Hout, Jean-Marie Lovinfosse, Ernest Denis, Paul Backeljauw,
François Caby, Jean Van Crombrugge, Albert Serwy, Lucia
De Brouckere, Lucienne Noppens.
15
euros (code de commande : 10886).
[LAMENNAIS] Le
portefeuille de Lamennais 1818-1836. (collection
Maurice Bucquet). Publié et annoté par Georges
GOYAU. Paris, La Renaissance du Livre,
1930. In-8° broché, VIII + 222 p., (collection «
Nouvelle Bibliothèque Romantique »), trace dhumidité
sur la couverture.
7 euros (code
de commande : 4328).
LE DANTEC (Félix)
De l'Homme à la Science. Philosophie du XXe siècle. Paris, Flammarion, 1930. In-12 relié,
VIII + 302 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie
Contemporaine »).
9 euros (code
de commande : 221/63).
[LEIBNIZ]. Institutions Léibnitiennes, ou Précis
de la Monadologie.
Lyon,
Perisse, 1767.
Une curieuse édition attribuable
à Louis Dutens ou à l'abbé Pierre Sigorgne.
LEPENIES
(Wolf) Qu'est-ce qu'un intellectuel européen ?
Les intellectuels
et la politique de l'esprit dans l'histoire européenne.
Chaire européenne du Collège de France 1991-1992.
Édition
établie par Dominique Séglard. Paris, Seuil,
2007. In-8° broché, 440 p., (collection « Traces
Écrites »).
En quatrième
de couverture :
« Au début du XXe siècle,
un diagnostic s'impose : « ordonner à
des fins européennes le reste du monde » (Valéry)
n'est plus vraiment possible.
La sympathie que nous éprouvons aujourd'hui encore pour
cette « politique de l'esprit », malgré
son échec, doit être interrogée. Ce constat
lucide reposait sur une distinction rigoureuse entre une Europe
de la politique et une Europe de l'esprit. Mais aujourd'hui cette
distinction semble brouillée. À la victoire, dans
le monde entier, du capitalisme et du libéralisme, issus
de notre vieux continent, correspond une responsabilité
universelle. Nous, Européens, et plus précisément
nous, intellectuels, devons reconnaître qu'il nous faut
assumer cette responsabilité, sans chercher à nous
cacher derrière l'utopie socialiste des fins, ni derrière
l'utopie capitaliste des moyens. Le temps des utopies est peut-être
révolu, mais nous ne devons plus trouver refuge dans la
mélancolie.
Existe-t-il une tradition des Lumières
qui ne soit pas eurocentrique ? Bien des choses dépendront
des réponses que nous apporterons à cette question. »
15 euros (code
de commande : 12899).
[LÉVINAS
(Emmanuel)]. MALKA (Salomon) Lire Lévinas. 2e édition. Paris, Cerf, 1989.
In-8° broché, 116 p., illustrations hors texte,
petit cachet d'appartenance à la page de garde.
En quatrième
de couverture :
Emmanuel Lévinas, un philosophe français
prestigieux, suscite dans le monde un intérêt croissant.
Invitation à la lecture, Lire Lévinas est
une première tentative pour saisir l'uvre dans son
époque : Lévinas et la phénoménologie,
Lévinas et le judaïsme, Lévinas et l'histoire,
Lévinas et Sartre, Lévinas et le marxisme, Lévinas
et les dissidents (Zinoviev, Grossmann...).
Penseur de l'autre, il a posé les fondements
d'une éthique.
Penseur juif, il a donné au judaïsme
une expression exigeante.
De cette double dynamique, Lire Lévinas
restitue la commune inspiration.
Parcours de l'uvre, Lire Lévinas
est un portrait intellectuel et humain : un portrait profondément
attachant.
8 euros (code
de commande : 15385).
[LÉVY
(Benny)]. Benny Lévy. Jérusalem, Cahiers d'Étuders Lévinassiennes,
2005. In-8° broché, 313 p., illustrations hors
texte, (numéro hors série des Cahiers d'Études
Lévinassiennes - août 2005), exemplaire en très
bel état.
Table des matières
:
Présentation, par Carine Brenner.
Itinéraire :
- Itinéraire,
par Benny Lévy.
Études :
- Survivant,
par Alain Finkielkraut.
- La Mère
et l'universel : sommes-nous tous « fils d'une même
mère » ?, par Gilles Hanus.
- Sur Être
juif, par René Lévy.
- Benny Lévy
: le dialogue à l'abri de l'Un, par Éric
Marty.
- Ichnocratie. Pensée
du retour et antipolitique chez Benny Lévy et Martin Heidegger,
par Jens Mattern.
- Réflexions
sur Primo Levi et Benny Lévy, par Jean-Claude Milner.
- « Judaïsme
et philosophie » : la guerre métaphysique, par
Raphaël Sadin.
- Le nom du Maître.
Fragment messianique, par Eli Schonfeld.
Évocations :
- Sa boussole et
sa splendeur. Benny Lévy in memoriam, par Fernando
Arrabal.
- Benny, espérance
paradoxale, par Gérard Bobillier.
- D'un Lévy
l'autre : une amitié paradoxale, par Bernard-Henri
Lévy.
- Apprendre à
lire, par Raphaël Nadjari.
- Ne plus savoir,
par José Sahel.
Benny Lévy :
- Lévinas
et le grec, par Benny Lévy.
- Vous êtes
mes témoins, par Benny Lévy.
- Seule la pierre
de Jérusalem m'apaise, par Benny Lévy.
Repères biographiques :
- Biographie de Benny
Lévy.
Bibliographie.
15 euros (code
de commande : 15813).
LÉVY
(René) La divine insouciance. Étude des
doctrines de la providence d'après Maïmonide. Paris, Verdier, 2008. In-8°
broché, 623 p., (collection « Philosophie »).
En quatrième
de couverture :
Maïmonide, dans son maître ouvrage,
Le Guide des égarés, pose la question du
mal. Chez lui, une solution s'esquisse, qui produit une doctrine
intégrale de la providence, fondée sur l'intellect.
Pour cela, le maître juif use de tous
les moyens dont il dispose : outils philosophiques, qu'il
cite, ordonne, et parfois dépasse ou contredit ;
outils théologiques, scientifiques, talmudiques :
toute sa connaissance est convoquée. Mais il ne s'agit
pas de référer à l'autorité, ou aux
autorités, pas plus qu'il n'est question d'inventer à
neuf. Aristote, les péripatéticiens, arabes et
grecs, les théologiens arabes : la pensée
maïmonidienne use des outils forgés par les autres,
mais elle en dispose souverainement.
L'intelligence, telle que la regarde Maïmonide,
ne conduit pas à tout prévoir ; elle n'est
pas l'outil suprême du pouvoir, de l'omnipotence. Elle
fait écho, ce qui ne sera pas le moindre des paradoxes
de cette pensée si libre, à ce qu'Épicure
écrit des dieux. Les dieux, dit le Grec, sont insouciants.
Voilà pourquoi ils n'ont cure des hommes. Que Dieu n'ait
cure, Maïmonide ne le dira pas ; mais que Dieu soit
insouciant, l'auteur du Guide en conviendra si fort qu'il
affirmera que l'homme intelligent, à l'horizon de son
intelligence, reçoit également la condition divine
la divine insouciance.
15 euros (code
de commande : 14951).
LIN YU TANG Du
paganisme au christianisme. Traduction de Anne Leroy. Paris, Denoël, 1961.
In-8° broché, 302 p., exemplaire non coupé.
10 euros (code
de commande : 227/63).
[LOREAU
(Max)]. Les Ateliers de Max Loreau. Écrire, tracer, penser. Textes réunis et présentés
par Francine Loreau avec la collaboration de Éric
Clémens. Bruxelles, Archives et Musée de la
Littérature [- Labor], 2005. In-8° broché,
285 p., (collection « Archives du Futur »).
En quatrième
de couverture :
La peinture et les peintres sont les objets
principaux du présent recueil d'études qui s'échelonnent
de 1962 à 1989. Publiées, inédites voire
inachevées, elles constituent les « ateliers »
de Max Loreau (Bruxelles, 1928-1990) où se sont tantôt
ébauchées et tantôt appliquées une
méthode et une écriture travaillées par
un projet de mise en question des assises de la pensée
occidentale traditionnelle, et donc par le désir de penser
autrement le phénomène, le logos et l'origine.
Loreau, qui n'était pas peintre mais
fut trompettiste de jazz, excellent photographe et philologue
classique, a toujours suivi simultanément plusieurs voies
(poésie, philosophie, réflexion sur le travail
du peintre) afin d'arriver à une perpétuelle remise
en jeu réciproque de ces catégories. Les écrits
philosophiques de Loreau sont poétiques, ses écrits
poétiques sont philosophiques et ses textes critiques
obéissent à une exigence de rythme qui se veut
engendrement du mouvement de la réflexion.
Professeur de philosophie (de 1964 à
1969) à l'Université libre de Bruxelles, il abandonna
sa chaire de philosophie moderne et d'esthétique pour
se consacrer entièrement à ses propres recherches.
Grand connaisseur de l'humanisme italien de la Renaissance, c'est
toutefois la peinture contemporaine de Cézanne
à Picasso, à Dubuffet et à Michaux
qui a servi de révélateur aux questions qui le
préoccupaient. On en retrouve ici des traces toujours
actives.
Table des matières :
- Avant-propos.
- Essais (Inachevés).
1. Écrire, tracer, penser
La question de l'apparence.
2. Le dessin et le renversement de
la métaphysique.
- Articles, commentaires et critiques
(Choix).
1. Les cadres ontologiques de la pensée
contemporaine.
2. Corneille l'arpenteur.
3. Asger Jorn, vers une peinture péremptoire.
4. Art et langage.
5. Effervescence.
6. Maurice.
7. La métamorphose de la matière.
8. Maurice Wijckaert.
9. Les Théâtres de Mémoire
de Jean Dubuffet.
10. Jean Dubuffet.
11. Déclinaison du logogramme.
12. Joseph Noiret et Serge Vandercam. À
l'école de l'esprit flottant.
13. Traduire Roberto Juarroz.
14. Images du regard fuyant (Eddy Devolder).
15. Henri Michaux. La poésie à
l'épreuve de la mescaline.
16. Dotremont, esprit de COBRA.
17. Serge Vandercam. Du fond de la blancheur.
18. La couleur et son espace propre. Sur
les traces de Cézanne.
19. Les peintures de Gabriel Belgeonne.
20. Lionel Vinche. La joie songeuse.
8 euros (code
de commande : 14470).
LUBAC
(Henri de) Catholicisme. Les aspects sociaux du dogme. 7e édition. Paris, Cerf,
1983. In-8° broché, XIV, 416 p., (collection
« Traditions Chrétiennes »), petit
cachet d'appartenance et mention manuscrite à la page
de garde, bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
Comment une religion qui se désintéresserait
de l'avenir terrestre et de la solidarité humaine offrirait-elle
un idéal capable de rallier les hommes du XXe siècle ?
Critique lucide des cheminements de l'humanisme athée,
le Père de Lubac connaît le sérieux de la
question, et il définit dans ce livre, paru en 1938, la
réponse que lui a donnée l'Église de Vatican II :
l'Évangile est traversé par la recherche primordiale
de l'unité de la communauté humaine ; l'Église,
au cur de l'histoire, est le creuset où s'inaugure
la réconciliation universelle. Bonheur individuel et salut
du genre humain ne peuvent être séparés.
Cette septième édition offre
de nouveau aux lecteurs ce que le Père de Lubac appelle
avec modestie « un certain accent de jeune enthousiasme,
faible écho de cette allégresse qui se dégage
des premiers écrits chrétiens, et dont le miracle
se reproduit de siècle en siècle, au sein même
des pires calamités. »
13 euros (code
de commande : 15386).
[LUTHER].
MÉREJKOVSKI (Dmitri)
Luther. Traduit du russe
par Constantin Andronikoff. Paris, Gallimard, 285 p., morceau
d'adhésif en haut du dos.
9 euros (code
de commande : 6138).
MALEBRANCHE
Conversations chrétiennes dans lesquelles
on justifie la vérité de la religion et de la morale
de Jésus-Christ. Publié par André
Robinet. Paris, Vrin, 1959. In-8° broché, XXIII,
255 p., (collection « Bibliothèque des Textes Philosophiques
» - Tome IV des « uvres complètes de
Malebranche »), envoi d'André Robinet, bon exemplaire
en grande partie non coupé.
Table des matières
:
Introduction
:
I. Les éditions.
II. Les circonstances de
la publication - Extrait de la Vie du P. Malebranche par
le P. André - Extrait du catalogue de J. Lelong - Extrait
de la bibliographie de J.-F. Adry.
Conversations chrétiennes.
Appendices :
I. Lettre de Vaugelade à
Malebranche.
II. Compte rendu (Acta
Eruditorum).
III. Compte rendu (Journal
des Savants).
IV. Compte rendu (Mémoires
de Trévoux).
V. V. P. Bayle, article Pyrrhon.
Index.
18 euros (code
de commande : 16160).
MALEBRANCHE uvres de Malebranche, Nouvelle édition, collationnée sur les
meilleurs textes, et précédée d'une introduction,
par M. Jules Simon. Première série : Entretiens
Métaphysiques. Méditations. Traité de l'Amour
de Dieu. Entretien d'un Philosophe chrétien et d'un Philosophe
chinois. Deuxième série : Recherche de la
Vérité. Paris, Charpentier, 1842. Deux volumes
in-8° demi chagrin brun, XXXIV + 502 et XII + 612 p.
Les deux volumes
: 30 euros (code de commande : 37/64).
[MALEBRANCHE].
GOUHIER (Henri) La philosophie de Malbranche et son
expérience religieuse. Deuxième édition. Paris, Vrin, 1948.
In-8° broché, 440 p., (collection « Bibliothèque
d'Histoire de la Philosophie - Histoire Philosophique du Sentiment
Religieux en France »), soulignements crayonnés.
Avant-propos :
« Ce livre appartient à une
série d'études qui, tout en restant indépendantes
les unes des autres, pourraient être réunies sous
le titre général : le Cartésianisme
et la pensée religieuse du XVIIe siècle.
Après avoir défini pour elle-même
La pensée religieuse de Descartes, nous avons voulu
observer les divers mouvements que son uvre avait provoqués
en tombant dans ce siècle très chrétien ;
nous trouvions dans l'histoire de Malebranche l'occasion privilégiée
qui nous permettrait d'approcher tout près de ces jours
fiévreux où la philosophie de Descartes apparut
avec ses promesses et ses menaces. En essayant de comprendre
La vocation de Malebranche, nous avons rencontré
les cartésiens catholiques qui, dès la mort de
leur maître, eurent à défendre ses nouveautés ;
nous avons vu alors l'un des plus pieux se lever et, malgré
sa répugnance pour les disputes, affirmer sa foi en la
valeur chrétienne du cartésianisme. De cette confiance
est née La philosophie de Malebranche, que le présent
livre expose sous sa forme systématique, en s'efforçant
toutefois de ne jamais la séparer de l'expérience
religieuse dont elle a vécu. Il resterait donc à
accompagner Malebranche jusqu'à sa mort et à montrer
comment il s'est imposé à ses contemporains, malgré
les résistances d'un aristotélisme solidement enraciné
dans les écoles et d'un cartésianisme qui ne se
reconnaissait plus dans son image oratorienne.
Ces études n'auraient pu être
entreprises sans de puissants appuis spirituels et matériels.
M. Étienne Gilson, professeur à la Sorbonne et
directeur d'Études à l'École pratique des
Hautes études religieuses, a bien voulu, dès son
arrivée à Paris, s'intéresser à nos
projets. Que seraient-ils devenus sans son amitié ?
Il nous suffit d'y songer pour apprécier ce qu'ils lui
doivent. Un remerciement banal ne le dirait pas.
Nous n'apprendrons rien au lecteur en lui rappelant
que le siècle de vient de moins en moins favorable au
travail désintéressé. Nous avons pourtant
le devoir de refaire, en reconnaissant nos dettes envers les
institutions qui nous ont protégé contre la dureté
des temps. M. G. Lanson, directeur de l'École normale
supérieure, nous a accordé la faveur de passer
à la rue d'Ulm l'année qui suivi l'agrégation,
en attendant
notre admission à la Fondation Thiers où nous avons
trouvé comme directeur M. Alfred Rébelliau, membre
de l'Institut, dont le nom est si justement attaché à
l'histoire religieuse du grand siècle. La. Fondation Thiers
nous a permis de travailler en paix et elle a contribué
pour une part importante à la publication de ces volumes.
Il est inutile de faire un exposé de
la méthode suivie dans cette enquête ; nous
en avons assez fortement marqué les principes, à
mesure
que les faits nous les imposaient.
Les « milieux », les
« courants », les « sentiments
collectifs » sont des réalités :
mais les individus sont des réalités à la
deuxième puissance ; qu'elles soient biographiques
ou systématiques, nos études sont toujours des
essais psychologiques. Aussi, obéissant au rythme de toute
vie en société, nous allons des individus aux courants,
puis nous demandons aux courants de nous conduire vers d'autres
individus, qui les suivent ou les détournent. Afin de
rappeler sans cesse à la pensée du lecteur l'influence
insaisissable du milieu oratorien et l'action continue des grands
morts à laquelle aucune société n'échappe,
nous avons multiplié dans les notes les citations des
Bérulle, des Condren, des Senault et des maîtres
spirituels dont la Congrégation reconnaissait l'autorité.
Peu importe que Malebranche ait lu ou n'ait pas lu précisément
ces textes ; il s'agit pour nous d'entendre l'accompagnement
régulier auquel sa pensée fut accordée.
Le même respect du réel nous détourne
de la philosophie de l'histoire de la philosophie. Nous concevons
avec peine des doctrines qui subsisteraient indépendantes
des êtres qui les pensent ; le cartésianisme,
l'augustinisme sont des mots qui nous donnent le vertige ;
nous avons besoin de nous sentir parmi les hommes. Sans doute
de hautes pensées impersonnelles glissent au-dessus du
temps, philosophies en quête d'un philosophe qui les accueille
et les transforme ; mais l'historien ne lève pas la tête
vers le ciel qu'elles habitent ; il les regarde dans les
yeux qui les voient...
Et dans ces yeux, ce ne sont pas elles qu'il
contemple ; ce sont leurs images et des couleurs qui ne
viennent point du ciel. Remarque banale dont pourtant, dépend
toute « l'étude des sources ». Cette
recherche ne suit pas le cours du temps, comme on l'a cru parfois ;
elle n'ira pas de saint Augustin à Malebranche ou de Descartes
à Malebranche, mais de Malebranche à saint Augustin,
de Malebranche à Descartes. Installé à côté
de Malebranche, son historien n'a pas le droit de le quitter
pour explorer le passé et revenir riche d'une expérience
que Malebranche n'a pas connue ; il eut une certaine vision
du passé ; c'est elle qu'il convient de déchiffrer.
Aristote, saint Augustin, Descartes, personnages venus du réel,
mais qui s'éveillent à une réalité
nouvelle dans le roman métaphysique dont ils deviennent
les héros, l'historien de Malebranche a pour tâche
de ressusciter la figure passagère dans laquelle Malebranche
les a reconnus.
Il faut donc se mettre en marche avec Malebranche,
voir comment il les a rencontrés, dans quels livres, à
travers quels commentaires. Dans notre deuxième partie,
nous étudions les sources de sa théologie de la
grâce dans un chapitre spécial ; dans la troisième
partie, au contraire, à mesure que la doctrine de la vision
en Dieu se développe, nous essayons de déterminer
ce qu'il doit à ses intercesseurs ; mais, si lente
et si pesante que soit souvent cette recherche, sa fin est évidemment
de faire apparaître l'originalité du philosophe ;
elle montre, ce qu'il emprunte pour mieux dégager ce qu'il
apporte et c'est au moment même où il emprunte que
nous saisissons sa personnalité. Ceux qui demandent à
l'étude des sources de réduire une pensée
à une juxtaposition d'influences, et ceux qui la condamnent
sous prétexte qu'elle tue le penseur pour mieux disséquer
sa pensée, tous communient dans la même erreur ;
ils oublient que l'idéalisme, suspect dans la connaissance
des choses, est peut-être vrai dans la connaissance des
âmes ; lorsqu'un Malebranche reçoit une influence,
il reste Malebranche et ses maîtres sont déjà
des créations de son génie. »
15 euros (code
de commande : 13913).
MARCUSE (Herbert)
Raison et révolution. Hegel et la naissance de la théorie
sociale. Présentation
de Robert Castel et P.H. Gonthier. Paris, Minuit,
1968. In-8° broché, 472 p.
13 euros (code
de commande : 6987).
MARITAIN
(Jacques) Pour une philosophie
de l'Histoire.
Traduit
de l'américain par Mgr Charles Journet. Paris, Seuil,
1959. In-8° broché, 189 p.
8
euros (code de commande : 219/65).
MARITAIN (Jacques)
Sort
de l'Homme. Neuchâtel, La Baconnière,
1943. In-8° broché, couverture rempliée, 155
p., (collection « Les Cahiers du Rhône »,
n° XVII).
9 euros (code
de commande : 6492).
MARITAIN (Jacques)
Théonas ou Les entretiens d'un sage et de deux philosophes
sur diverses matières inégalement actuelles. Deuxième édition revue
et corrigée. Paris, Nouvelle Librairie Nationale, 1925.
In-8° plein chagrin vert, dos lisse passé décorés
de filets, pointillés et motifs dorés, filets dorés
encadrant les plats, et les coupes, chasses décorées
d'entrelacs de feuillages et de fleurons dorés, tête
dorée, couverture conservée, étui (reliure
signée G. Desnaux), 220 p., (« Bibliothèque
Française de Philosophie »), un des 25 exemplaires
sur pur fil Lafuma de Voiron, envoi de l'auteur (le nom du dédicataire
a été rayé).
95 euros (code
de commande : 4344).
MARX
(Karl) et ENGELS (Friedrich) Études philosophiques.
Ludwig Feuerbach.
Le matérialisme historique. Lettres philosophiques, etc. Paris, Éditions Sociales
Internationales, 1935. In-8° broché, 190 p., (collection
« Bibliothèque Marxiste », n° 19).
Table des matières
:
- Friedrich Engels : Ludwig Feuerbach
et la fin de la philosophie classique allemande.
- Préface de
l'auteur.
I. De Hegel à Feuerbach.
II. Idéalisme et
matérialisme.
III. La philosophie de
la religion et l'éthique de Feuerbach.
IV. Le matérialisme
dialectique.
- Karl Marx : Thèses sur Feuerbach
(1845).
- Friedrich Engels : Fragment de Feuerbach
non publié (1886).
- Karl Marx : Préface à
la Contribution à la critique de l'économie
politique.
- Friedrich Engels : Contribution à
la critique de l'économie politique de Karl Marx.
- Friedrich Engels : Le matérialisme
historique.
- Karl Marx : Contribution à
l'histoire du matérialisme français.
- Karl Marx - Friedrich Engels : Lettres
philosophiques (extraits) :
I. Marx à Paul
Annenkov.
II. Marx à Joseph
Weydemeyer.
III. Marx à Engels.
IV. Marx à Engels.
V. Engels à Conrad
Schmidt.
VI. Engels à Joseph
Bloch.
VII. Engels à Conrad
Schmidt.
VIII. Engels à
Heinz Starkenburg.
IX. engels à Franz
Mehring.
Index.
12 euros (code
de commande : 13247).
MARX
(Karl) Lettres à
Kugelmann (1862-1874). Préface de Lénine. Introduction
de E. Czobel. Paris, Éditions Sociales Internationales,
1930. In-8° broché,
206 p., (collection « Bibliothèque Marxiste »,
n° 11).
15
euros (code de commande
: 186/58).
[MARX
(Karl)]. DOMARCHI (Jean) Marx et l'Histoire.
Paris,
L'Herne, 1972. In-8° broché,
couverture rempliée, 271 p., (collection « Essais
et Philosophie », n° 7).
12
euros (code de commande
: 187/58).
Matérialisme
dialectique. [1er-11e]
entretien[s] sous la direction de Bob Claessens. 4e édition.
(Complet.) Deinze, Cercle d'Éducation Populaire, 1960-1961.
Onze fascicules A4 agrafés, 22, 18, 20, 20, 19, 23, 26,
24 + c, 25 + c, 31 et 21 p., peu courant.
@ Il s'agit de la publication des entretiens enregistrés
à Bruxelles, le 26 septembre 1956, pour le compte du Cercle
d'Éducation Populaire.
Les onze fascicules
: 40 euros (code de commande : 9137).
MAT-HASQUIN (Michèle)
Les sectes contemporaines. Deuxième édition revue et augmentée.
Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles,
1983. In-8° broché, 119 p., (collection « Laïcité
» éditée par le Centre d'Action Laïque,
série « Documents », n° 1).
6 euros (code
de commande : 10214).
MERLEAU-PONTY
(M.) Phénoménologie de la perception.
Paris, Gallimard,
1972. In-8° broché, XVI, 531 p., (collection
« Bibliothèque des Idées »),
dos jauni et ridé.
En quatrième
de couverture :
Dans un rapport sur ses travaux présenté
au Collège de France en 1951, Maurice Merleau-Ponty écrivait
à propos de la Phénoménologie de la perception :
« ... Le sujet percevant n'a
jamais l'expérience de ses propres perceptions qu'en maniant
son corps, qui n'est pas pour lui transparent, et dont l'opération
lui échappe dans une large mesure, le résultat
seul, la chose, le monde, lui apparaissant en pleine clarté.
Le cogito est donc à la fois indubitable et opaque. C'est
du monde, c'est de la chose que nous vient premièrement
la lumière, et qu'elle rejaillit sur notre perception
du monde. C'est dans l'épreuve que je fais d'un corps
explorateur voué aux choses et au monde, d'un sensible
qui m'investit jusqu'au plus individuel de moi-même et
m'attire aussitôt de la qualité à l'espace,
de l'espace à la chose et de la chose à l'horizon
des choses, c'est-à-dire à un monde déjà
là, que se noue ma relation avec l'être. »
13 euros (code
de commande : 14948).
MEYER (Michel) Science
et métaphysique chez Kant. Paris, PUF, 1988. In-8° broché, 248 p.,
(collection « Philosophie d'Aujourd'hui »).
12 euros (code
de commande : 5969).
MIGOT
(André) Le bouddha. Bruxelles, Complexe, 1983. In-8° collé,
302 p., (collection « Le Temps & les Hommes »,
n° 15).
En quatrième
de couverture :
Destinée captivante que celle du Bouddhisme,
né sous la forme d'un schisme de l'Hindouisme, et devenu
avec le Christianisme et l'Islam l'une
des trois grandes religions du monde. Enrichi par des affrontements
idéologiques dus à son expansion rapide hors des
frontières de l'Inde, le Bouddhisme a fermenté
et bouleversé toute la pensée orientale. À
la source de ce foisonnement d'idées : un homme en
qui certains ont vu un Dieu le Bouddha.
Issu d'une famille noble du VIème siècle
avant notre ère, le Bouddha quitte son foyer pour mener
une longue vie d'errance et d'ascétisme. Un premier sermon
prononcé à Bénarès sur les célèbres
« Quatre Vérités » lui attire
aussitôt des disciples : les bases de sa doctrine
étant posées, il fonde la première communauté
bouddhiste. Dès ce moment, et jusqu'à sa mort,
il ne cesse de convertir les foules qu'il rassemble autour de
lui.
André Migot fait bien plus ici que nous
raconter la vie du Bouddha et nous décrire sa pensée.
Lumineusement, il révèle à notre rationalisme
occidental le rayonnement d'un prophète immortel et amène
le lecteur, même le plus critique, à s'intéresser,
à méditer, voire à adopter certains aspects
de la sagesse bouddhique.
Considéré tantôt comme
une philosophie, tantôt comme une religion, le Bouddhisme
est avant tout une règle de vie : posant un regard
clairvoyant et révélateur sur la souffrance universelle,
le Bouddha a vécu et prêché le détachement,
la tolérance et l'indifférence aux contingences
matérielles, dans le but de délivrer l'homme du
cycle infernal de la transmigration et de le guider vers l'harmonie
parfaite du Nirvana.
Sans commettre d'anachronisme, ne pouvons-nous
pas voir dans la « souffrance d'exister »
bouddhique, une préfiguration du « mal de
vivre » romantique ? Et les adeptes de la
non-violence, ne sont-ils pas les lointains disciples de la doctrine
du Bouddha ? Le retentissement étonnamment actuel
des grands thèmes de la pensée bouddhique ne peut
manquer de fasciner le lecteur d'aujourd'hui.
15 euros (code
de commande : 15419).
MONOD
(Jacques) Le hasard et
la nécessité. Essai sur la philosophie naturelle
de la biologie moderne. Paris, Seuil, 1970. In-8° broché,
212 p.
8
euros (code de commande : 267/57).
[MONTAIGNE].
LESCHEMELLE (Pierre) Montaigne ou la mort paradoxe.
Paris, Imago,
1993. In-8° collé, 170 p., exemplaire en parfait
état.
En quatrième
de couverture :
Montaigne se retire de la vie publique à
trente-huit ans et, dès lors, va soutenir une longue méditation
sur la mort. Confrontant sans cesse les propos et la vie de l'écrivain,
Pierre Leschemelle l'observe peu à peu investi par la
maladie et la vieillesse, et analyse ses opinions et ses croyances
sur les fins dernières de 1'« humaine condition
». Il montre comment Montaigne a imaginé son «
Maître-jour », sa mort, et comment il s'y est préparé.
Il examine, en outre, les dispositions testamentaires, ainsi
que les témoignages que nous avons des derniers instants
du grand moraliste.
Pierre Leschemelle souligne surtout le paradoxe
fondamental du repliement précoce et quelque peu morbide
de Montaigne sur lui-même. Certes, la mélancolie
place la mort et sa cohorte d'appréhensions au centre
des préoccupations du philosophe. Pourtant, c'est un goût
du plaisir, une véritable sérénité
qui, en définitive, se dégagent des Essais.
Et c'est pourquoi ce chef-d'uvre de notre littérature
demeure encore pour nous tout à la fois art de mourir
et art de vivre.
10 euros (code
de commande : 14407).
[MONTAIGNE].
LESCHEMELLE (Pierre)
Montaigne ou le mal à l'âme. Paris,
Imago, 1991. In-8° collé, 216 p.
En quatrième
de couverture :
Sage épicurien, sceptique raisonnable,
humaniste bienveillant, conduisant avec maîtrise sa vie
publique et littéraire, nous avons de Montaigne une image
convenue, façonnée par la gloire et la postérité.
Mais cet écran de lumière ne nous cache-t-il pas
celui qui fut, avant tout, soucieux de se montrer « tout
entier et tout nu ? »
Répondant à cette invitation
expresse à le bien connaître, Pierre Leschemelle
scrute les zones d'ombre, se penche sur les aspects les plus
intimes, les plus troubles, et parfois les plus négatifs
du grand écrivain. Il nous révèle un homme
inattendu, à la personnalité nonchalante, fragile,
mélancolique. Il souligne l'étonnante pauvreté
de sa vie affective une mère peu aimante,
un père incertain, une épouse et une fille peu
aimées et la place majeure tenue par sa grande
passion, la sensualité.
Pierre Leschemelle met surtout en lumière
comment à deux reprises après la mort
brutale de La Boétie, puis lors des souffrances engendrées
par la « lésion énormissime »,
son impuissance Montaigne sombre dans la dépression.
Il montre enfin comment une audacieuse franchise, souvent choquante
encore aujourd'hui, transformera les désirs et les frustrations,
la bile noire, le mal à l'âme de Michel Eyquem en
la gaie sagesse de Michel de Montaigne. Car du lent travail de
« l'encre et du papier » résulteront
les Essais, « seul livre au monde de son espèce,
d'un dessein farouche et extravagant », source de
la littérature psychologique et de toutes nos lettres
modernes.
10 euros (code
de commande : 15606).
MONTEIL
(Vincent) Le monde musulman.
Paris,
Horizons de France, 1972. In-4° sous reliure et
jaquette d'éditeur, 287 p., nombreuses illustrations en
noir et en couleurs, très bel exemplaire.
25
euros (code de commande
: 192/58).
MONTESQUIEU Cahiers
(1716-1755). Textes recueillis et présentés
par Bernard Grasset. Entièrement revus sur les
manuscrits par André Masson. Paris, Grasset, 1942.
In-12 broché, XXXII + 324 p.
9 euros (code
de commande : 1619).
MORGAN
(Charles)
Libertés
de l'Esprit.
Traduit de l'anglais par Christine Lalou. Paris, Stock, 1951.
In-12 broché, 290 p., exemplaire sur Alfa.
12 euros (code
de commande : 6148).
MOTIER (Romain)
Traité de lintolérance. Paris, Éditions de la Couronne, 1948. In-16
broché, 266 p., un portrait de lauteur en frontispice,
illustrations, ex-libris, édition originale.
19
euros (code de commande
: 131/60).
MOUTARD-ULDRY (Renée)
Saint Éloi patron des orfèvres. Paris, Henri Lefèbvre, 1944.
2e édition. In-12 broché, 22 p., illustré
de 3 bois gravés de Jean Chièze (un frontispice,
un bandeau et un grand cul-de-lampe), (collection « Les
Saints Patrons », n° 9), exemplaire sur vélin
chiffon de Lana, non coupé.
12 euros (code
de commande : 15608****).
MOUTARD-ULDRY (Renée)
Saint Fiacre, patron des jardiniers. Paris, Henri Lefèbvre, 1943.
In-12 broché, 22 p., illustré de 3 bois gravés
de Jean Chièze (un frontispice, un bandeau et un
grand cul-de-lampe), (collection « Les Saints Patrons »,
n° 12), exemplaire numéroté sur vélin
chiffon de Lana (n° 604), non coupé.
12 euros (code
de commande : 15609****).
MOUTARD-ULDRY (Renée)
Saint Georges, patron des soldats. Paris, Henri Lefèbvre, 1944.
2e édition. In-12 broché, 22 p., illustré
de 3 bois gravés de Jacques Le Chevallier (un frontispice,
un bandeau et un grand cul-de-lampe), (collection « Les
Saints Patrons », n° 15), exemplaire sur
vélin chiffon de Lana, la bande-annonce a insolé
la couverture, non coupé.
12 euros (code
de commande : 15610***).
MUNK (Elie) La
voix de la Thora. Commentaire
du Pentateuque. L'Exode.
Paris, Fondation Samuel et Odette Levy, 1998. In-8° sous
reliure d'éditeur, 457 p.
15 euros (code
de commande : 15039).
NELLI
(René) Dictionnaire
des Hérésies méridionales et des mouvements
hétérodoxes ou indépendants apparus dans
le Midi de la France depuis l'établissement du christianisme.
Toulouse,
Privat, 1968. In-8° sous reliure et
Rhodoïd d'éditeur, 304 p., illustrations, exemplaire
numéroté.
25
euros (code de commande
: 193/58).
[NICOLE (Pierre) et RENAUDOT (Eusèbe)].
La perpetuité de la foy de l'Eglise catholique touchant
l'eucharistie...
Paris,
Veuve Savreux, 1704.
Bonne édition de cet exemplaire de cet
ouvrage connu sous le nom de Grande perpétuité.
NIETZSCHE La naissance de la tragédie.
Traduit de l'allemand par Geneviève Bianquis. Paris, Gallimard,
1949 (mentions de 13e et de 15e éditions). In-8° broché,
238 p., exemplaire non coupé.
10
euros (code de commande : 259/61).
NIZAN
(Paul) Aden Arabie. Nouvelle édition présentée par
Jean-Paul Sartre. Paris, Maspero, 1960. In-8° broché,
188, VI p., (collection « Cahiers Libres »,
n° 8), couverture partiellement insolée
Extrait de l'avant-propos
:
Nizan, c'était un trouble-fête.
Il appelait aux armes, à la haine : classe contre
classe ; avec un ennemi patient et mortel, il n'y a pas d'accommodements ;
tuer ou se faire tuer : pas de milieu. Et ne jamais dormir.
Il avait répété toute sa vie, avec sa gracieuse
insolence, le regard baissé sur ses ongles : ne croyez
pas au père Noël. Il était mort, la guerre
venait de finir ; dans toutes les cheminées françaises
il y avait des souliers, des bottes et le père Noël
les remplissait de conserves américaines. Ceux qui feuilletèrent
alors Aden, Antoine Bloyé, je suis sûr
qu'ils en interrompirent vite la lecture, avec une noble pitié :
« littérature d'avant-guerre ; simpliste
et décidément périmée ».
Qu'avions-nous besoin d'une Cassandre ? S'il eût vécu,
nous pensions qu'il eût partagé notre nouvelle subtilité,
autant dire nos compromissions. Qu'est-ce qui avait préservé
sa violente pureté ? Une balle perdue, rien d'autre ;
il n'y a pas de quoi se vanter. Ce mauvais mort se marrait doucement :
il avait écrit dans ses livres qu'un bourgeois français,
passés quarante ans, n'est plus qu'une carcasse. Et puis
il s'était esquivé. À trente-cinq ans. À
présent, nous, ses condisciples, ses camarades, gonflés
de cette flatulence que nous appelions notre âme, nous
tournions sur les places publiques, distribuant à chacun
nos baisers Lamourette. Et nous avions quarante ans. Protéger
l'innocence, c'était notre affaire ; justes, nous
rendions la Justice. Mais nous laissâmes Aden aux
mains des communistes parce que nous abominions ceux qui contestaient
nos mérites.
12 euros (code
de commande : 15747).
NIZAN
(Paul) Les chiens de garde. Sixième édition. Paris, Rieder, 1932.
In-8° broché, 285 p., (collection « Europe »),
petit cachet d'appartenance à la page de garde et annotations
crayonnées aux pages de garde et de faux-titre, quelques
rousseurs.
Extrait :
Les jeunes gens qui débutent dans la
Philosophie, les amateurs qui se tournent vers la Philosophie
seront-ils longtemps encore satisfaits de travailler dans la
nuit, sans pouvoir répondre à aucune interrogation
sur le sens et la portée de la recherche où ils
s'engagent ?
Et encore : quel emploi feront-ils du
vocabulaire philosophique ? Que vont-ils tous entendre par
le vocable Philosophie ? Mettront-ils dans les vieilles
outres le même vin que leurs maîtres ou bien un vin
nouveau ? Rejetteront-ils les vieilles outres et le vieux
vin pour des outres nouvelles et pour un nouveau vin ?
Il est grand temps d'offrir à ces nouveaux
venus une situation franche, de leur apporter les lumières
les plus simples. Beaucoup d'entre eux sont emplis de bonnes
intentions, beaucoup d'entre eux se sont engagés dans
la Philosophie, ou simplement ont incliné vers elle un
certain nombre de leurs pensées, justement parce qu'ils
ont été troublés par le désuvrement
de ces bonnes intentions. Ils éprouvent, d'une façon
peu claire sans doute, que la Philosophie en général
est la mise en uvre des bonnes intentions à l'égard
des hommes, et qu'il suffit de s'enrôler sous la bannière
de la Philosophie pour voir fructifier les inclinations généreuses
et la paix se répandre parmi les hommes de bonne volonté.
Mais il faut enfin saisir et enseigner que
la Philosophie ne se définit point éternellement
comme la réalisation, comme l'opération, comme
la victoire spontanées des bonnes volontés. Simplement
parce que Socrate serait mort pour elles, que Voltaire aurait
défendu Calas, que Kant aurait oublié, à
cause de la victoire des Droits de l'Homme, son vieil itinéraire
de Knigsberg.
Mais il faut enfin saisir et enseigner que
certaines philosophies sont salutaires aux hommes, et que d'autres
sont mortelles pour eux, et que l'efficacité humaine de
telle sagesse particulière n'est pas un caractère
général de la Philosophie.
15 euros (code
de commande : 15746).
NIZAN
(Paul) Les matérialistes de l'Antiquité.
Démocrite - Épicure - Lucrèce. Nouvelle édition. Plan de
Tour, Éditions d'Aujourd'hui, 1975. In-8° collé,
177 p., (collection « Les Introuvables »),
exemplaire numéroté (n° 957), mention
manuscrite d'appartenance à la page de garde.
En quatrième
de couverture :
« II y a des époques où
toutes les possessions humaines, les valeurs qui définissent
une civilisation s'effondrent. L'accumulation des richesses économiques
à un pôle de la société n'empêche
pas l'appauvrissement général. Point de temps que
tragique que le temps d'Epicure...
« Ceux valeurs d'une grande civilisation
collective se substituent des valeurs de combat, aux valeurs
civiques, des valeurs d'argent. Un capitalisme de crédit
se développe et les nouveaux riches étalent leurs
nouvelles fortunes, au moment même où les classes
moyennes, ces artisans, ces petits propriétaires, ces
marchands, qui avaient été le fondement de la démocratie
du Ve siècle, disparaissent...
« Au milieu de cette débâcle,
l'homme restait seul, faisant parfois des rêves de socialisme
et de communisme utopiques... »
Paul
Nizan
Cette étude, peu connue, de Paul Nizan
a paru en 1938 dans la collection « Socialisme et
culture », publiée sous la direction de Georges
Friedmann.
15 euros (code
de commande : 15387).
[NIZAN
(Paul)]. ALTMAN (Thierry) Paul Nizan. Les conséquences
du refus. Préface
d'Olivier Todd. Bruxelles, De Boeck, 1993. In-8° collé,
162 p., (collection « Culture & Communication
- Série Littérature »), marque d'appartenance
à la page de faux-titre.
En quatrième
de couverture :
Le fardeau est pesant qui s'est abattu sur
Paul Nizan. L'oubli d'abord, la mode ensuite, les
spécialistes enfin se sont emparés de lui
pour le soumettre aux pires contorsions. Leurs pouvoirs magiques
conjugués ont produit une pluie drue d'étiquettes
qui tiennent lieu de sévères épitaphes relevons
parmi les plus courantes du florilège dont est toujours
absente la littérature, le traître, le révolté
pur et dur, l'idéologue intransigeant, le militant orthodoxe
et le « communiste impossible » .
Mais Nizan est d'abord un écrivain.
Mort à 35 ans, après deux essais et trois romans
principalement. C'est donc bien l'inachèvement
qui constitue sa marque posthume la plus flagrante. Ce gouffre
de toutes les questions et ses livres où elles se multiplient
en proportion des tentatives de réponses apportées
forment les deux points de départ de cet ouvrage. Restituer
dans un même mouvement le polémiste, le romancier
et l'intellectuel engagé dans son temps, voilà
l'enjeu de cet essai.
12 euros (code
de commande : 15736).
NOCK
(A.D.)
Christianisme et hellénisme.
Traduit de l'américain par A. Belkind. Paris, Éditions
du Cerf, 1973. In-8° broché, 271 p., (collection «
Lectio Divina », 77).
10
euros (code de commande : 205/62).
NYS (D.) La notion de temps. Troisième
édition revue. Louvain,
Institut supérieur de Philosophie, 1925. In-8° broché,
312 p., non coupé, ("Cours de Philosophie",
volume VII - tome III), rousseurs.
12
euros (code de commande : DN/2).
OLENDER
(Maurice) Les langues du Paradis. Aryens et Sémites : un
couple providentiel.
Préface de Jean-Pierre Vernant. Paris, Gallimard
- Le Seuil, 1989. In-8° broché, 213 p., (collection
« Hautes Études »).
En quatrième
de couverture :
Au jardin des origines, Adam et Ève
ont parlé une langue sublime. Était-ce l'hébreu
ou le grec, le syriaque ou le latin ? Lorsque les savants
de l'âge romantique s'enthousiasment pour le sanscrit,
ces anciennes questions théologiques se raniment, et les
querelles sur les langues se développent en débats
à propos de l'âme nationale des peuples.
Aryens et Sémites forment alors un couple
qui oriente les écrits du XIXe siècle. Renan, qui
les présente comme des jumeaux, les imagine à l'aube
des temps inventant la civilisation. Les uns, Aryens et polythéistes,
sont intelligents et dynamiques : l'avenir leur appartient ;
les autres, Sémites, sont nomades, incapables de la moindre
création : ils ne connaissent ni la politique, ni
les arts, ni les sciences. Parmi eux, les Hébreux, un
petit peuple obscur mais qui détient un secret sublime :
le monothéisme. Enlisé dans les sables d'un désert
stérile, ce monothéisme est sauvé par Jésus,
l'Homme providentiel, à la fois aryen et sémite.
Archéologie de l'antisémitisme
des temps modernes, histoire des relations tourmentées
entre l'Occident et ses « autres », ce
livre met en lumière le rôle joué par les
notions d'« Aryen » et de « Sémite »
dans les sciences humaines naissantes, au siècle dernier.
À l'arrière-plan, une question lancinante :
quand les savants s'occupent des origines religieuses de l'humanité,
font-ils autre chose que d'écrire leurs visions de l'avenir ?
Ne jouent-ils pas quelquefois aux prophètes du passé ?
12 euros (code
de commande : 15537).
ONIMUS (Jean) L'écartèlement. Supplice de notre temps. S.l., Desclee De Brouwer, 1979. In-8°
broché, 226 p.
7,50 euros (code
de commande : 804).
PAPINI (Giovanni) Histoire du Christ.
Traduction française de Paul-Henri Michel. Paris, Payot,
1923. In-8° demi-toile bordeaux très modeste, XXV
+ 454 p., couverture conservée, papier jauni.
8 euros (code
de commande : 146/67).
PARAIN
(Brice) Recherches sur la nature et les fonctions du
langage. 2e
édition. Paris,
Gallimard, 1942. In-8° broché, 196 p., (collection
« Bibliothèque des Idées »), bon exemplaire
malgré le papier jauni.
Table des matières
:
Introduction : D'une incertitude de nos
connaissance : les principes.
Chapitre I : Du besoin de connaître.
Chapitre II : La Dénomination.
Chapitre III : Pragma et onoma.
Chapitre IV : Aristote.
Chapitre V : L'Invention.
Chapitre VI : La Dialectique ancienne.
Chapitre VII : Descartes et Pascal.
Chapitre VIII : La Dialectique moderne.
Chapitre IX : Leibniz.
Chapitre X : Hegel.
Chapitre XI : Le pouvoir des mots.
Conclusion.
10
euros (code de commande
: 12471).
PARAIN-VIAL
(Jeanne) La nature du fait dans les sciences
humaines. Paris,
Presses Universitaires de France, 1966. In-8° broché,
227 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie
Contemporaine »).
9
euros (code de commande : 221/71).
PAREYSON
(Luigi) Conversations sur l'esthétique. [Titre original : Conversazioni
di estetica.] Traduit de l'italien et préfacé
par Gilles A. Tiberghien. Paris, Gallimard, 1992. In-8° collé,
220 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie »).
En quatrième
de couverture :
« Luigi Pareyson est le chef de
file de ce que l'on a appelé « l'école de
Turin » dont Gianni Vattimo et Umberto Eco sont les plus
illustres représentants. Pourtant, si ces deux derniers
sont désormais connus en France, Pareyson, lui, n'avait
jamais été traduit : Conversations sur l'esthétique
est son premier livre publié en français. La «
théorie de la formativité » qui sous-tend
son uvre esthétique s'articule sur une herméneutique
et une ontologie de la liberté. En réfléchissant
sur l'essence de la création artistique, Pareyson relit
ici Aristote, Valéry, Gilson, Kierkegaard, Gthe
et Schelling, de sorte que ce livre, tout en exposant la doctrine
originale de son auteur, la confronte aux penseurs et aux philosophes
qui ont, d'une manière ou d'une autre, repensé
la genèse de l'uvre d'art, une telle entreprise
n'ayant de sens pour Pareyson qu'à la lumière d'une
théorie de l'interprétation. »
13 euros (code
de commande : 13173).
PASCAL Les Pensées
de Pascal. Étude
et analyse par Fortunat Strowski. Paris, Mellottée,
s.d. In-8° broché, 263 p., (collection « Les
Chefs-d'uvre de la Littérature Expliqués
»), exemplaire sur vergé pur fil Outhenin-Chalandre,
cachet d'appartenance à la couverture et à la page
de faux-titre.
10 euros (code
de commande : 240/63).
[PASCAL] Pascal et Port-Royal. Paris, Arthème
Fayard, 1962. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur,
99 p., illustrations. (6153).
@ Il s'agit d'un album tiré spécialement
à l'occasion de la commémoration du tricentenaire
de la mort de Pascal et qui réunit, notamment, les contributions
de F. Mauriac, J. de Bourbon Busset, Daniel
Rops, P. de Boisdeffre, L. Jerphagnon, G.
Thibon, etc.
15 euros (code
de commande : 4552).
[PASCAL].
CARIOU (Pierre) Pascal et la casuistique. Paris, Presses Universitaires de France,
1993. In-8° broché, 190 p., (collection « Questions »),
épuisé.
En quatrième
de couverture :
« Pascal s'attarde dans les Lettre
V à X des Provinciales à l'analyse des procédés
des casuistes alors qu'il lui aurait été facile
de les englober dans une condamnation de principe. C'est cette
fascination des voies de l'immoralité, dans le détail
de leur vérité, qui nous a retenu. Du coup, s'imposait
l'obligation d'approcher, autant que possible, la conception
pascalienne de l'absolu, à la lumière de laquelle
il deviendrait possible d'interpréter son intransigeance
et sa haine de toute complaisance, fût-elle d'exception. »
15 euros (code
de commande : 12592).
[PAUL].
RICCIOTTI (Giuseppe) Saint Paul
apôtre.
Traduit de l'italien par Fernand Hayward. Paris, Laffont, 1952.
In-8° broché, 527 p., illustrations hors texte.
20
euros (code de commande : 246/68).
PESTEL. Les fondemens de
la jurisprudence naturelle.
Utrecht, J. van Schoonhoven, 1774.
Traduction
de Fundamenta jurisprudentiae naturalis, delineata in usum
auditorum, publié à Leyde, la même année.
|
Collection Philosophes.
Cette bonne collection de
vulgarisation fut publiée aux Presses universitaires de
France, sous la direction d'Émile Bréhier. De format
in-12 brochés, ils sont tous en bon état. 4 euros le volume.
Claude Bernard. Extraits de son oeuvre par E. Dhurout.
Avec un exposé
de sa philosophie emprunté à l'uvre de Henri
Bergson. 1939. 136 p. (code de commande : 5987).
Auguste Comte. Par Paul Arbousse-Bastide.
1968.117 p. (code de commande : 5338).
Descartes. Sa vie, son uvre. Avec un
exposé de sa philosophie par André Cresson.
1942. 145 p.
(code de commande : 5989).
Montesquieu. Par georges Benrekassa. 1968. 132
p. (code de commande : 5997). |
La philosophie devant
la Shoah. Numéro
67 de la revue Philosophie. Paris, Minuit, 2000. In-8°
broché, 95 p.
5 euros (code
de commande : 6663).
Philosophie
et Méthode. [Colloque
organisé par l'Institut des Hautes Études de Belgique.
6 et 7 mars 1972.] Bruxelles, Éditions
de l'Université de Bruxelles, 1973. In-8° broché,
208 p., couverture légèrement défraîchie.
@ Il s'agit d'un tiré à
part du n° 3-4/1973 de la Revue de l'Université
de Bruxelles.
Table des matières :
- Allocution d'ouverture, par Jean
Baugniet.
- Exposé introductif, par
Chaïm Perelman.
- La méthode en histoire de
la philosophie, par Martial Gueroult.
- Intention et déterminations
dans la genèse de l'uvre philosophique, par
Ferdinand Alquié.
- La philosophie et ses publics,
par Henri Gouhier.
- Continu et discontinu en histoire
de la philosophie, par Yvon Belaval.
- La métaphilosophie devant
l'histoire de la philosophie, par Henri Lefèbvre.
- Sur quelques problèmes d'interprétation
en histoire de la philosophie grecque, par Jeanne Croissant.
- Problèmes spécifiques
de méthode en histoire de la philosophie médiévale,
par Fernand Van Steenberhen.
- Histoire des sciences et histoire
de la philosophie au XIXe siècle, par Michel Serres.
- Peut-on introduire la quantité
en histoire de la philosophie ?, par André
Robinet.
10 euros (code
de commande : 13251).
[PORT-ROYAL].
Relation écrite par la Mère Angélique
Arnauld sur Port-Royal. Publiée pour la première fois
conformément au texte original avec une introduction et
des notes par Louis Cognet. Paris, Grasset, 1949. In-12
broché, 200 p., (collection « Les Cahiers Verts
», n° 2), exemplaire numéroté sur Alfa.
19
euros (code de commande : 272/61).
[PRÉAUX].
Christianisme d'hier et d'aujourd'hui. Hommages à Jean
Préaux. Édités
par Guy Cambier. Bruxelles, Éditions de l'Université
de Bruxelles, 1979. In-8° broché, 160 p., quelques
illustrations hors texte, (collection « Université
Libre de Bruxelles - Faculté de Philosophie et Lettres »,
n° LXX), exemplaire en très bel état.
En quatrième
de couverture :
Son vif intérêt pour les auteurs
chrétiens de l'antiquité s'inscrivait dans l'inlassable
curiosité que Jean Préaux, professeur à
l'Université de Bruxelles et directeur, de 1969 à
1976, de l'Institut d'histoire du christianisme, avait du christianisme
contemporain. De la « Cité de Dieu » de
saint Augustin à la « Cité séculière »
de Harvey Cox (1973) et Saint Augustin et la liberté
d'enseignement (1977) montrent explicitement Jean Préaux
très attentif aux engagements de l'Église à
l'âge atomique. Jean Préaux est resté en
dehors de toute église. Laïc probe et libre, il rejetait
courageusement la condamnation par l'Ecclésiastique
(3, 21-23) du libre examen.
Jean Préaux n'était pas seulement
un homme de cabinet : son goût pour l'action était
profond. Ainsi il donna force et vigueur aux Problèmes
d'histoire du christianisme et assura un grand succès
au colloque du Xe anniversaire de l'Institut d'histoire du christianisme
consacré au thème Église et Enseignement
: il était l'éditeur des premiers et il fut la
cheville ouvrière de ces journées d'études
d'avril 1976.
Table des matières :
- Jean Préaux (1920-1978),
par Guy Cambier.
- Bibliographie des travaux de Jean
Préaux (1946-1978), par Guy Cambier.
- Pourquoi le christianisme a réussi,
par Robert Joly.
- Saint Augustin et l'inerrance biblique,
par Jean Stengers.
- Des icônes byzantines aux icônes
bulgares, par Charles Delvoye.
- Les Cathares dans le diocèse
de Liège au XIIe siècle. À propos de t'Epistola
Leodiensis au pape L(?), par Georges Despy.
- Sur l'Apocalipsis cum figuris
d'Albrecht Dürer, par Henri Plard.
- Une théologie politique sous
la Restauration, par Roland Mortier.
- Les hommes d'Église et l'anticléricalisme
au XIXe siècle, par John Bartier.
- Une nouvelle apologétique
catholique, par Jean Hadot.
12 euros (code
de commande : 14792).
PRIGOGINE
(Ilya) et STENGERS (Isabelle) La Nouvelle Alliance.
Métamorphose de la science. Paris, Gallimard,
1980. In-8° broché, 302 p., (collection « Bibliothèque
des Sciences Humaines »).
En quatrième
de couverture :
« Que la science du XXe siècle
ait renouvelé nos connaissances, c'est presque un lieu
commun : il suffit de penser aux particules élémentaires,
à l'astrophysique ou à la biologie moléculaire.
On sait pçut-être moins que cette science présente
les signes d'un ébranlement qui altère jusqu'aux
idées reçues touchant ce qu'il en est de l'ordre,
de la nature et de la loi. La science classique a fait de la
nature un automate ; l'ère industrielle a équipé
cet automate d'un moteur dont les ressources devaient s'épuiser
tôt ou tard. La nature aujourd'hui a reconquis sa puissance
d'invention. Le temps pénètre tous les niveaux
de la description et, avec lui, la pluralité foisonnante
des phénomènes évolutifs et des processus
d'auto-organisation.
La science classique s'est trouvée associée
à un désenchantement du monde. C'est la leçon
que Jacques Monod entendait tirer des progrès de la biologie :
« L'ancienne alliance est rompue. L'homme sait enfin
qu'il est seul dans l'immensité indifférente de
l'Univers d'où il a émergé par hasard. »
Notre science n'est plus ce savoir classique, nous pouvons déchiffrer
le récit d'une « nouvelle alliance ».
Loin de l'exclure du monde qu'elle décrit, la science
retrouve comme un problème l'appartenance de l'homme à
ce monde. Les théories scientifiques ne peuvent plus supposer
la possibilité d'un savoir omniscient ; nous lisons,
jusque dans leurs principes, les traces d'une activité
d'exploration au sein d'une nature en évolution.
Les métamorphoses de la science concourent
à rétablir la communication entre ce qu'on a appelé
les « deux cultures », scientifique et
humaniste, à un moment où la science et l'avenir
des hommes se trouvent étroitement liés. La science
occidentale du XVIIe siècle appartenait à un contexte
culturel bien déterminé. Aujourd'hui, elle nous
apporte des confins de l'Univers un message qui semble pouvoir
s'intégrer dans un champ culturel plus vaste, un message
plus respectueux d'autres interrogations et d'autres traditions.
Le savoir scientifique se découvre aujourd'hui
« écoute poétique » de la
nature, processus naturel dans un monde ouvert. »
10 euros (code
de commande : 13818).
PROUDHON
(P.J.) Portrait de Jésus. Texte établi
et présenté par Robert Aron. Paris, Pierre
Horay, 1951. In-12 broché, IX, 243 p., (collection
« Flore »), exemplaire non coupé,
papier jauni.
Présentation
:
« Le « Portrait de Jésus
» que nous présentons en ce livre tente de reconstituer
la vie de Jésus que Proudhon eut le dessein d'écrire,
mais que sa mort, survenue en 1865, l'empêcha de réaliser.
De ce projet interrompu, nous pouvons retrouver
les éléments ou les indices tout au long de son
uvre, aussi bien dans les volumes qu'il publia lui-même,
que dans les recueils posthumes où ses exécutants
testamentaires ont rassemblé ses fragments et ses notes.
Parmi les ouvrages, publiés de son vivant,
l'Utilité de la célébration du Dimanche,
son premier mémoire, paru en 1838 ; De la création
de l'Ordre dans l'Humanité, premier essai politique,
composé en 1843 ; Les Contradictions Économiques
ou Philosophie de la Misère, qui entraînèrent
en 1846 sa rupture avec Karl Marx ; enfin son uvre
maîtresse, De la Justice dans la Révolution et
dans l'Église (1858), sont ceux qui contiennent les
plus importants développements sur le problème
religieux, considéré en général,
dans l'ensemble de la philosophie proudhonienne.
Parmi les recueils posthumes, composés
de notes préparatoires à la rédaction d'un
ouvrage inachevé, Jésus et les origines du Christianisme,
Les Évangiles annotés, Césarisme
et Christianisme, prouvent qu'à la fin de sa vie le
débat religieux semblait se concentrer pour lui sur la
personne du « prédicateur de Nazareth ».
En utilisant les uns et les autres, en réunissant
les passages essentiels publiés de son vivant ou rassemblés
après sa mort, il devient ainsi possible de pressentir
ce qu'eut été cette vie de Jésus que Proudhon
ne put achever. Peut-être même est-il possible de
la reconstituer en partie.
Pour y parvenir nous avons employé une
méthode, sans doute nouvelle en littérature, mais
correspondant assez bien à ce que, dans le langage cinématographique,
on appelle aujourd'hui « montage ». Elle consiste
à regrouper des éléments existants pour
composer un ensemble neuf. Méthode hasardeuse sans doute
et dont on sait que parfois elle entraîne d'étranges
déformations. Mais, appliquée de bonne foi et avec
soin, pourquoi ne permettrait-elle pas d'opposer au « Jésus
» libéral d'Ernest Renan, publié en 1863,
que Proudhon trouvait trop mondain, au « Jésus »
positiviste de Strauss, publié en 1853 dans la traduction
de Littré, que Proudhon trouvait trop profane et trop
scientiste, un nouveau Jésus, celui de Proudhon et du
socialisme français, qui, tout en considérant la
religion comme périmée, eût affirmé
la permanence du divin en chacun de nous ?
En fait, ce fut une des surprises du travail
ainsi entrepris, que de constater combien naturellement et facilement
s'emboîtaient l'un dans l'autre, les fragments tirés
de tant d'ouvrages différents, et combien leur assemblage
constituait un tout cohérent et continu, qui pouvait se
lire comme une uvre d'un seul tenant.
Dans le texte de deux cents pages, correspondant
à cette reconstitution, un total maximum de deux pages
d'interpolations et de commentaires a été nécessaire
pour marquer les transitions ou les raccords indispensables.
Afin que nul ne les confonde avec le texte de Proudhon, les lignes
ainsi rajoutées sont imprimées en des caractères
italiques gras, nettement distincts des autres. Dans chaque chapitre,
une astérisque marque la séparation entre textes
provenant d'ouvrages différents ou de .chapitres différents
du même ouvrage. En outre, une « table de référence
», qui figure à la page 243, permettra au lecteur
de retrouver l'origine de chacun des morceaux utilisés
dans ce volume.
Certains litres des chapitres reconstitués
sont de Proudhon : la plupart ne sont pas de lui, pas 'plus que
celui de l'ouvrage. Le plan suivi correspond, sinon à
ses projets d'écrivain, que nul ne peut imaginer, du moins
aux articulations logiques de l'idée qu'il voulut défendre
: montrer que, même réduite à ses dimensions
terrestres, à ses coordonnées historiques, la vie
de Jésus constitue une des aventures les plus extraordinaires
et les plus actuelles qu'ait connues l'humanité.
Ainsi, sans prétendre à la reconstitution
parfaite d'une uvre, qui eût certes été
parmi les plus importantes de son temps, peut-on souhaiter avoir
ici rendu perceptible à nos contemporains l'essentiel
du message spirituel que Proudhon fut par la mort empêché
de délivrer. »
13 euros (code
de commande : 14065).
RACHLINE
(François)
Le pari de Don Juan. Paris, Presses universitaires
de France, 2000. In-8° broché, 117 p., (collection
« Perspectives Critiques »).
En quatrième
de couverture :
« Don Juan n'est ni un mythe ni
une figure historique. C'est un « personnage conceptuel »
qui nous permet de penser notre pensée.
Criminel et lâche au XVIIe siècle,
hypocrite et cynique au XVIIIe, le XIXe siècle l'a transformé
en héros triste et malheureux tandis que le XXe siècle
a tenté de le ridiculiser sans parvenir à l'abattre.
Il demeure aujourd'hui un prototype irréel de l'homme
moderne.
Au sein d'un monde occidental marqué
au sceau de l'équilibre, Don juan pratique la rupture
et la béance. Dans ses relations avec autrui ou avec Dieu,
dans ses liens avec la société ou, plus généralement,
dans son rapport au monde qu'il s'agisse alors d'engagement,
d'amour, d'échange, de don, de dette, de mort ,
il ne souscrit jamais au principe de la réciprocité
symétrique. Aventurier de l'impossible, il incarne ce
pari insensé.
Ainsi, dans le même temps où il
nous permet de déchiffrer un imaginaire qui nous attire
et nous repousse, Don Juan ne cesse de nous dire qui nous sommes,
en nous disant ce que nous ne sommes pas. »
7 euros (code
de commande : 13618).
RAUSCHNING (Hermann)
La révolution du nihilisme. Traduit de l'allemand par Paul Ravoux et Marcel
Stora. Paris, Gallimard, 1940. In-8° broché, 323 p.,
(collection « Problèmes et Documents »),
traces de cachets.
15 euros (code
de commande : 229/70).
RENAN (Ernest) Dialogues
et fragments philosophiques. Treizième édition. Paris, Calmann-Lévy,
[1936]. In-8° broché, XXI + 334 p.
15 euros (code
de commande : 252/63).
RICUR
(Paul) Le Juste. Paris, Esprit, 1995. In-8° collé, 221 p.,
(collection « Philosophie »), petit cachet
d'appartenance à la page de garde, exemplaire en très
bel état.
En quatrième
de couverture :
Ces dernières années, j'ai été
conduit à penser que le juridique appréhendé
sous les traits du judiciaire, avec ses lois écrites,
ses tribunaux, ses juges, et le prononcé de la sentence
où le droit est dit offrait au philosophe
l'occasion de réfléchir sur la spécificité
du droit, en son lieu propre, à mi-chemin de la morale
et de la politique.
Pour donner un tour dramatique à l'opposition
que je fais ici entre une philosophie politique où la
question du droit est occultée par la hantise de la présence
incoercible du mal à l'histoire, et une philosophie où
le droit serait reconnu dans sa spécificité non
violente, je propose de dire que la guerre est le thème
lancinant de la philosophie politique, et la paix celui de la
philosophie du droit.
15 euros (code
de commande : 15418).
[ROBERT
(André)].
Mélanges bibliques rédigés en l'honneur
de André Robert. Paris, Bloud & Gay, s.d.
In-8° broché, 580 p., illustrations hors texte, (« Travaux
de l'Institut Catholique de Paris », n° 4).
25
euros (code de commande : 216/62).
[ROYÈRE (Jean)].
PIÉRARD (Clovis) Un renouvellement des valeurs
spirituelles. Le Musicisme de Jean Royère. Paris, Blaizot & Fils, 1937. In-8°
broché, 91 p., un portrait en frontispice et quelques
illustrations hors texte, exemplaire non coupé et en parfait
état.
Table des matières
:
Chapitre I : Jean Royère et le Musicisme.
Chapitre II : Le Musicisme poétique.
Boileau, La fontaine, Baudelaire.
Chapitre III : Le Musicisme sculptural.
Une grande artiste américaine : Mme ArcherMilton
Huntington.
Chapitre IV : Le Point de vue de Sirius.
Chapitre V : Illustration du Musicisme par
l'uvre poétique. Orchestration.
Quelques pages de Jean Royère. Poèmes
et Proses.
12 euros (code
de commande : 12480).
[SAINT BENOIT]. Saint Benoît
père de l'occident. Dom Filips De Cloedt, Préface.
Dom Victor Dammertz, Benoît - Patron de toute
l'Europe. Père Maur Standaert, La vie et
la Règle de saint Benoît. Jan Karel Steppe,
Saint Benoît dans les arts plastiques. Jean Décarreaux,
Esquisse historique du monachisme bénédictin.
Léo Moulin, La vie quotidienne hier et aujourd'hui.
Sous la direction de Dom P. Batselier. Anvers, Fonds Mercator,
1980. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur,
477 p., nombreuses héliogravures et autres illustrations
en couleurs, exemplaire à l'état de neuf.
Préface :
« Parmi les nombreuses initiatives
qu'a suscitées le quinze centième anniversaire
de la naissance de saint Benoît, celle du Fonds Mercator
occupera, nous l'espérons une place non négligeable.
Pour mériter ce privilège, nous avons essayé
d'éclairer de plusieurs points de vue la personnalité
de saint Benoît et de suivre la trace de ses moines à
travers le temps et l'espace.
Car telle fut l'ampleur de leur contribution
au développement spirituel et temporel du monde occidental
que les très riches heures de la civilisation européenne
peuvent être lues en filigrane dans l'histoire du monachisme
bénédictin. C'est dire que celui qui a conçu
le plan de ce livre et qui en a coordonné les textes,
Dom Pieter Batselier, a eu à compter avec les dangers
qui menacent tout ouvrage tendant à comprimer en un volume
quinze siècles d'histoire, dangers dont le moindre n'est
pas celui d'une compilation aride. Il a essayé d'y échapper
en substituant au schéma chronologique habituel une trame
de quatre grands sujets complémentaires qui, tout en étant
largement tributaires de la démarche de l'historien, constituent
autant d'approches « de l'intérieur »
et qui tendent à retracer la vaste réalité
de ce qu'ont été et continuent à être
saint Benoît et le monachisme bénédictin.
Ainsi, on pourra lire successivement la Vie
et la règle de saint Benoît, expliquées en
leur merveilleuse simplicité par Maur Standaert ;
la représentation de saint Benoît dans les arts
plastiques le plus vaste ensemble, sans doute, dans
le domaine de l'iconographie sacrée de l'Occident
révélée, déployée et ordonnée
de main de maître par le professeur Jan Karel Steppe ;
une esquisse historique du monachisme bénédictin
en Europe, où le professeur Jean Décarreaux nous
guide de siècle en siècle à travers les
hauts lieux dépositaires de la Règle bénédictine,
et enfin la vie quotidienne des moines ressaisie par le sociologue
Léo Moulin, dans sa vivante actualité. Cette large
fresque aurait sans doute manqué de perspective et de
clarté si Victor Dammertz, l'abbé primat, n'avait
souligné, dans ce qu'on pourrait considérer comme
« l'envoi » du livre, la vocation européenne
de saint Benoît et de sa règle. Défenseur
de la paix, profondément convaincu de la valeur inaliénable
et sacrée de la personne humaine, fondateur de la vie
monastique et maître à penser de l'Occident chrétien,
saint Benoît a si profondément marqué l'âme
de tous les peuples d'Europe qu'au-delà des frontières
politiques et économiques, chaque être humain peut
reconnaître en celui qui désormais porte le titre
de « Père de l'Europe », ses plus
hautes aspirations de bonheur et de paix dans le monde, bref
la véritable dimension d'une conscience européenne
à vocation universelle.
La place qu'occupe l'iconographie dans cet ouvrage est
d'importance égale à celle du texte. Aussi, l'éditeur
a tout fait pour la rendre riche, de qualité, et représentative
de l'activité artistique de l'Europe. Riche, en ce sens,
qu'elle est la plus abondante iconographie bénédictine
publiée à ce jour. Car le personnage de saint Benoît
a séduit les plus grands artistes de l'Europe. De qualité,
dans la mesure où rien n'a été épargné
pour assurer l'exactitude et le fini des reproductions. Représentative,
car cette iconographie englobe, outre le personnage de saint
Benoît, les différents aspects de la vie bénédictine
et de l'activité de l'Ordre : l'enluminure, l'architecture,
la sculpture, la peinture, etc. Signalons aussi le nombre important
de documents inédits.
L'ensemble est comme un miroir de l'Europe
tout entière, ce qui n'a rien d'étonnant quand
on sait le rôle de saint Benoît dans la constitution
du monde occidental. Cette véritable « somme »
iconographique est le résultat de la collaboration de
différents scientifiques : citons outre
le professeur Steppe A. Hoste, E. Persoons et D.
Vandemeulebroeke, que nous considérons comme auteurs à
part entière de ce monumental ouvrage. »
80 euros (code
de commande : 16186).
HOPPENOT
(J.) La
sainte Vierge. Dans la tradition, dans l'art, dans l'âme
des saints et dans notre vie. Lille - Paris, Société
St-Augustin - Desclée De Brouwer, [1904]. In-4° sous
percaline bleue décorée d'éditeur, tranches
dorées, X, 386 p., nombreuses illustrations en noir
dans le texte, illustrations hors texte dont cinq chromolithographies,
ex-dono à la page de garde, cartonnage bien conservé.
Ouvrage
publié à l'occasion du jubilé de la proclamation
de l'Immaculée Conception.
Table des matières :
Livre I : La sainte Vierge
dans la tradition.
Chapitre I : Marie
dans la pensée de Dieu.
Chapitre II : Marie promise
au monde, figurée et prédite.
Chapitre III : Conception
immaculée de Marie.
Chapitre IV : Naissance
de la sainte Vierge.
Chapitre V : Marie au
temple.
Chapitre VI : Mariage
de la sainte Vierge.
Chapitre VII : L'Annonciation
de la sainte Vierge.
Chapitre VIII : Visitation
de la sainte Vierge.
Chapitre IX : Marie met
au monde le Verbe incarné.
Chapitre X : La purification
de la sainte Vierge.
Chapitre XI : Marie fuit
en Égypte.
Chapitre XII : Marie perd
son fils Jésus.
Chapitre XIII : Vie de
Marie à Nazareth.
Chapitre XIV : Les noces
de Cana.
Chapitre XV : Marie et
la Passion de Jésus.
Chapitre XVI : Marie
et la Résurrection de Jésus.
Chapitre XVII : Marie,
de l'Ascension à la Pentecôte.
Chapitre XVIII : Dormition
de la sainte Vierge.
Chapitre XIX : Assomption
de la sainte Vierge.
Chapitre XX : Couronnement
de la sainte Vierge.
Livre II : La sainte Vierge dans
l'Art.
Chapitre I : La
sainte Vierge et les origines de l'Art chrétien.
Chapitre II : La sainte
Vierge et les Arts au Moyen Âge.
Chapitre III : La
sainte Vierge au siècle de Giotto.
Chapitre IV : La sainte
Vierge et Fra Angelico.
Chapitre V : La sainte
Vierge et le siècle d'Angelico.
Chapitre VI : La sainte
Vierge, Vinci et Michel-Ange.
Chapitre VII : La
sainte Vierge et Raphaël.
Chapitre VIII : La
sainte Vierge au siècle de Murillo.
Chapitre IX : La sainte
Vierge et l'Art au XIXe siècle.
Chapitre X : Pictura
Poesis.
Livre III : La Sainte Vierge dans
l'âme des Saints.
Chapitre I : Marie, refuge
des pécheurs.
Chapitre II : Marie, reine
des Vierges.
Chapitre III : Marie,
reine des Apôtres.
Chapitre IV : Marie, reine
des Docteurs.
Chapitre V : Marie, reine
des Ordres Religieux.
Chapitre VI : Marie et
les saints au Ciel.
Livre IV : La sainte Vierge dans
notre vie.
Chapitre I : La sainte
Vierge, à l'aube de notre vie.
Chapitre II : La sainte
Vierge et la jeunesse.
Chapitre III : La sainte
Vierge, à l'heure des grandes décisions.
Chapitre IV : La sainte
Vierge, au foyer domestique.
Chapitre V : La sainte
Vierge et la vie publique du chrétien.
Chapitre VI : La sainte
Vierge et la souffrance.
Chapitre VII : La sainte
Vierge, la vieillesse et la mort.
[SAINT-SIMON].
Études saint-simoniennes. Sous la direction de Philippe Régnier.
Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 2002. In-8° collé,
387 p., illustrations, (collection « Littérature
& Idéologies »).
En quatrième
de couverture :
« Le saint-simonisme nest
pas seulement une « utopie » du XIXe siècle
spectaculaire par ses manifestations romantiques et par ses réalisations
industrielles.
Ce qui fascine aujourd'hui dans ce mouvement
intellectuel, c'est la modernité, la hauteur de vues et
l'efficacité avec lesquelles, au tournant de 1830, il
a traité des problèmes de société
qui redeviennent les nôtres : quels projets collectifs
se fixer après la fin des vieux dogmes ? comment
sortir d'un désordre de choses qui se donne pour le dernier
mot de lHistoire, mais dont les ravages appellent les réformes
les plus radicales ? comment penser et résoudre les
inégalités qui divisent les sociétés,
les ethnies, les sexes, lOrient et lOccident ?
comment s'organiser et par quelles voies s'imposer ou s'infiltrer
pour travailler au changement social ?
En raison même de son actualité,
le patrimoine culturel que constituent les textes saint-simoniens
est un terrain de recherche bien identifié et de plus
en plus actif.
C'est pourquoi l'on a pu intituler « études
saint-simoniennes » un recueil d'articles de spécialistes
de diverses disciplines des sciences humaines et sociales qui
ont accepté de relire ce corpus en profondeur pour en
découvrir et en éclairer des aspects ignorés.
Sont notamment analysés : le fonctionnement
psychologique et la dimension sacrée de la micro-société
saint-simonienne, ses théories linguistiques et sa philologie
religieuse, son rapport à l'histoire et à la révolution
en 1848, son anthropologie politique en matière de « race »
et de métissages, son inscription littéraire chez
Flaubert et chez Maxime Du Camp, son empreinte idéologique
sur le romancier populaire breton Émile Souvestre, sa
participation contrastée aux transferts culturels franco-égyptiens.
Des documents inédits offrent des aperçus
originaux sur la survie du groupe au-delà de sa phase
militante.
Une mise à jour bibliographique dresse
le bilan exhaustif des recherches publiées de 1984 à
2001.
Table des articles :
- Introduction, par Philippe
Régnier.
- Point de vue psychanalytique
sur la « Famille saint-simonienne », par Anne
Levallois.
- L'utopie religieuse des saint-simoniens
: le sémiotique et le sacré, par Serge Zenkine.
- Le problème du langage
dans Le Livre nouveau des saint-simoniens, par Jean-Michel
Gouvard.
- 1848 : des saint-simoniens
dans le mouvement, par Michèle Riot-Sarcey.
- Gustave dEichthal et
l'Allemagne. Critique biblique ou géopolitique, par
Michel Espagne.
- Races et politique dans lHistoire
de France chez Victor Courtet de lIsle(1813-1867). Enjeux
de savoir et luttes de pouvoir au XIXe siècle, par
Loïc Rignol et Philippe Régnier.
- Gustave dEichthal, ou
les ambiguïtés dune ethnologie saint-simonienne
: du racialisme ambiant à l'utopie d'un métissage
universel, par Sandrine Lemaire.
- Saint-Simon, Bouvard et Pécuchet
: représentation dune idéologie, par
Stéphanie Dord-Crouslé.
- Entre la Bretagne et Paris,
la genèse saint-simonienne dun romancier républicain
: Émile Souvestre au tournant de 1830, par Bärbel
Plötner.
- Orient et saint-simonisme
chez Maxime Du Camp. Des récits de voyage aux Mémoires
dun suicidé, par Sarga Moussa.
- LÉgypte contemporaine
dans le Magasin pittoresque entre 1833 et 1870. Les silences
dÉdouard Charton, saint-simonien républicain,
par Marie-Laure Aurenche.
- Léconomie politique
saint-simonienne et les élites techniques de lÉgypte
moderne, par Ghislaine Alleaume.
- Documents inédits,
par Philippe Régnier (Photographies de Charles Lambert
bey, Louis Jourdan, Maxime Du Camp et Prosper Enfantin - Dominique
Tajan-Rogé, « Je suis un enfant perdu du saint-simonisme
»).
- Bibliographie du saint-simonisme
(suite) : de 1984 à 2001, par Philippe Régnier.
15 euros (code
de commande : 12708).
SAL (Meyer) Les Tables de la loi. Principes et rits du judaïsme originel. Paris, La Colombe, 1962. In-8°
broché, 221 p., (collection « Unité »,
n° 5).
10 euros (code
de commande : 229/64).
SALA-MOLINS
(Louis) Le dictionnaire
des inquisiteurs. Valence 1494. Paris, Éditions Galilée,
1981. In-8° broché, 455 p., exemplaire en parfait
état.
16
euros (code de commande
: 293/57).
SARTRE
(Jean-Paul) Critique de la raison dialectique. Précédé de Questions
de méthode. Texte établi et annoté par
Arlette Elkaïm-Sartre. Tome I : Théorie
des ensembles pratiques. Paris, Gallimard, 1985. In-8°
sous reliure et jaquette d'éditeur, 921 p., (collection
« Bibliothèque de Philosophie »),
bel exemplaire.
Présentation
:
Le
lecteur peut se demander pour quelle raison nous avons jugé
utile d'« établir » le texte de
la Critique de la Raison dialectique, tome I, ouvrage
publié pour la première fois en 1960, du vivant
de son auteur. Les deux années précédant
cette publication avaient été pour Sartre des années
de travail intense sans compter la part qu'il prenait
aux événements politiques ; il avait alors
en chantier, outre la Critique : L'Idiot de la
famille, Les Mots, Les Séquestrés
d'Altona, le scénario sur la vie de Freud ; il
écrivait dans l'urgence, « contre la montre » :
on comprendra peut-être qu'il ait accordé peu d'attention
à la correction de ses épreuves, sauf pour quelques
modifications de dernière minute.
Or les erreurs n'étaient pas facilement
repérables pour un correcteur dans ce texte difficile :
une rédaction impatiente et les exigences propres à
l'exposé d'une pensée dialectique ont imposé
des phrases de longue haleine, coupées d'incises qui modulent
au fur et à mesure la pensée ; restrictions
entre virgules, tirets, parenthèses, tirets à l'intérieur
de parenthèses y abondent. Ses traducteurs, en allemand
et en italien notamment, lui ont signalé des difficultés
de détail ; il a en général accepté
leurs suggestions, mais assez distraitement, et il n'a jamais
trouvé le temps de réviser son texte lors des rééditions.
En confrontant celui-ci avec le manuscrit,
nous avons relevé quelques omissions et un assez grand
nombre d'erreurs sur les mots, dont certains sont des lapsus
de l'auteur. D'autre part, la ponctuation n'est pas toujours
présente, alors qu'elle aurait été particulièrement
nécessaire : nous l'avons donc renforcée.
Il nous est arrivé de rencontrer d'autres légères
imperfections : leur rectification est indiquée par
des crochets dans le cours de l'écrit, ou en note, selon
le degré d'évidence. Comme la longueur des alinéas
ne marquait pas une intention précise et que les articulations
de la pensée s'y trouvaient parfois noyées, nous
en avons créé quelques-uns. Dans le même
souci de respiration, nous avons introduit des divisions secondaires,
principalement dans le livre II et sur le modèle
du livre I, dont l'auteur semble s'être davantage
préoccupé de ce point de vue. Son introduction,
notamment le paragraphe 10°) de la partie B, qui annonce
la marche de l'expérience critique, nous a inspiré
la formulation des titres ; ils sont également entre crochets.
Signalons que les notes autour de l'établissement du texte
sont suivies de la mention (N.d.E.).
Une table analytique, rédigée
par Juliette Simont et Pierre Verstraeten, est proposée
au lecteur enfin de volume, ainsi qu'un index des noms propres.
25 euros (code
de commande : 16175).
SARTRE (Jean-Paul) L'imaginaire.
Psychologie phénoménologique de l'imagination.
Paris, Gallimard,
1964. In-8° broché, 246 p., (collection « Bibliothèque
des Idées »), signature d'appartenance sur
la page de titre.
En 1936
Sartre déclare : « En ce qui concerne
le problème de l'image, Husserl ne se contente pas de
nous fournir une méthode : il y a dans les idees
les bases d'une théorie des images entièrement
neuve. » Quatre ans plus tard L'imaginaire
nous offre une description phénoménologique de
ce que Sartre appelle désormais la conscience imageante.
L'imaginaire renvoie alors à l'une des grandes fonctions
de la conscience, qui enveloppe aussi bien le rêve que
l'hallucination, la simple représentation d'un centaure
que la contemplation d'une uvre d'art. La conscience imageante
ne se confond donc plus avec cette simple faculté dont
l'étude relevait de la seule psychologie, et c'est à
l'être même de la subjectivité humaine que
nous conduit l'analyse sartrienne de l'imaginaire, dont la fonction
symbolique est inséparable de la liberté.
13 euros (code
de commande : 13752).
SKITTECATE
(Lucie-Anne) Vers une morale du XXIe siècle.
Essai sur des
rencontres paradoxales.
Paris, Imago, 2000. In-8° collé, 188 p., exemplaire
en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Les philosophies de l'Un Dieu,
esprit, matière, phallus, grand autre ont
fondé notre culture occidentale, mais ont aussi engendré
de nombreux désastres. Plutôt que de tout focaliser
sur un seul pôle, ne vaudrait-il pas mieux promouvoir une
morale qui, jouant sur l'entre-deux de pôles opposés,
favoriserait compromis, affrontements et harmonisations passagères ?
Prôner une valeur en la correlant de
son antithèse raison/intuition, sagesse/fantaisie,
créativité/tradition, vie/mort ne témoigne
ni cynisme, ni volonté de neutralisation. Au contraire,
seules ces rencontres paradoxales provoquent l'inattendu, voire
l'inouï. Dans tous les domaines, cette contestation jubilatoire
devrait suggérer de nouveaux modèles de vie, plus
proches de la réalité ambivalente et imprévisible :
un enseignement alliant connaissances et initiatives, des couples
favorisant la complicité entre égaux, une politique
en quête de médiations entre libéralisme
et révolution, une spiritualité sans dogme, ouverte
à de multiples recherches.
Ces réformes ponctuelles, conciliant
expériences vécues, libération de l'imaginaire
et contrôle de la raison, pourraient ainsi, par contamination
progressive, endiguer les rigidités, les absurdités
et les injustices suscitées par la crise actuelle.
12 euros (code
de commande : 15673).
SERRES (Michel)
Le système de Leibniz et ses modèles mathématiques. Tome I : Étoiles.
Tome II : Schémas - Point. Paris, Presses Universitaires
de France, 1968. Deux volumes in-12 brochés, 836 p., («
Collection Épiméthée »), édition
originale.
Les deux volumes
: 30 euros (code de commande : 238/70).
SERTILLANGES (A[ntonin]
D[almace]) De
la Mort. Pensées
inédites de A.D.
Sertillanges o.p. Précédé
de De la Douleur. Présentées
par Maurice Lelong. Le Jas, Robert Morel, 1963.
In-12 carré sous reliure d'éditeur de toile orange,
premier plat décoré d'une composition d'Odette
Ducarre, 185 p., illustrations hors texte, édition
originale.
& Georges Fenoglio-Le
Goff, Essai de bibliographie, n°
714, dans Robert Morel, inventaire.
25 euros (code
de commande : 6516).
SERTILLANGES (A[ntonin]
D[almace]) Pensées
inédites de A.D.
Sertillanges o.p. De
la Vie. Précédé
de De l'Histoire. Présentées
par Maurice Lelong. Le Jas, Robert Morel, 1964.
In-12 carré sous reliure d'éditeur de toile tilleul,
premier plat décoré d'une composition d'Alfred
Manessier, 231 p., illustrations hors texte, édition
originale.
& Georges Fenoglio-Le
Goff, Essai de bibliographie, n°
715, dans Robert Morel, inventaire.
30 euros (code
de commande : 6517).
IK
(Ota) La troisième voie. La théorie marxiste-léniniste
et la société industrielle moderne. Traduit de l'allemand par Jean-Marie
Brohm et Andreas Streiff. Paris, Gallimard, 1974. In-8° broché,
473 p., (collection « Bibliothèque des Sciences
Humaines »), couverture rempliée.
Aux plis de la couverture
:
« Les antagonismes d'intérêts entre propriétaires
et non-propriétaires, entre détenteurs du capital
et salariés, entre la direction bureaucratique de l'économie
et la masse des travailleurs représentent pour Ota ik
la contradiction fondamentale des sociétés industrielles
modernes, qu'elles appartiennent au camp occidental ou au bloc
des pays de l'Est.
Principal théoricien des expériences de libéralisation
du Printemps de Prague et des réformes de gestion de l'entreprise,
Ota ik se livre à une critique approfondie du système
dirigiste et centraliste imposé par la bureaucratie du
parti et de l'État dans les pays « socialistes ».
En se fondant sur un grand nombre de données chiffrées,
il montre que ceux-ci, loin de représenter un type de
société juste et rationnelle, n'échappent
pas aux contradictions macro et micro-économiques de toute
société de classe.
Il montre d'autre part, en s'inspirant de la méthodologie
marxiste, que la société capitaliste reste, elle
aussi, soumise à un certain nombre de contradictions et
que production, consommation, loisirs, culture y sont subordonnés
à une logique de la croissance qui contrecarre les besoins
de la majorité de la population.
Fort de ces conclusions, Ota ik refuse à la fois
le socialisme bureaucratique d'État et le capitalisme.
Il vise à définir une Troisième Voie
qui combine les fonctions vitales du marché avec une planification
souple afin d'assurer le développement équilibré
des conditions de reproduction macro et micro-économique
de la société. Ce socialisme démocratique,
« à visage humain », doit permettre la participation
institutionnellement garantie des producteurs et des non-producteurs
à la gestion et au contrôle, réintégrer
la société politique dans la société
civile, abolir enfin l'oppression des citoyens par la machine
étatique et administrative. Seul un tel socialisme, affirme
Ota ik, s'appuie sur les intérêts du «
travailleur collectif » et répond de ce fait aux
besoins de la collectivité dans les sociétés
industrielles modernes. »
10 euros (code
de commande : 8441).
[SOJCHER
(Jacques)]. MOULIN (Françoise) Jacques Sojcher
ni la mémoire ni l'oubli. Bruxelles, Labor, 1990. In-8° broché, 135 p.,
(collection « Archives du Futur »).
En quatrième
de couverture :
Ni la mémoire ni l'oubli est
la première étude consacrée à Jacques
Sojcher.
Françoise Moulin nous conduit, avec
un fil d'Ariane d'initiée, entre la figure maternelle
et l'androgyne féminin, l'absence du père et la
diaspora, les jeux du langage et la séduction, le fragment
et la belgitude, la puérilité et la mort.
Le « professeur de philosophie »
nous apparaît comme le maître de l'incertitude, de
l'ironie de soi, d'où naît un texte éclaté,
sans début ni fin, sans sujet ni objet, une prière
vide dans une langue régressive et flamboyante.
8 euros (code
de commande : 14474).
SPENLÉ
(Jean-Édouard)
Les
grands maîtres de l'humanisme européen. Préface
de Gaston Bachelard. Paris, Corrêa, 1952. In-12
broché, 188 p., non coupé.
7,50 euros (code
de commande : 5336).
[STEINER].
Steiner. Sous
la direction de Pierre-Emmanuel Dauzat. Paris, L'Herne,
2003. In-4° collé, 414 p., illustrations hors texte,
(collection « Les Cahiers de l'Herne »,
n° 80).
@ Après les textes d'introduction (Du
Juif errant aux errata, par Pierre-Emmanuel Dauzat
et George Steiner, Grand Seigneur et Luftmensch, par Claudio
Magris) et avant la bibliographie, ce volume est divisé
en neuf parties :
Philosophies
- Steiner et la philosophie, par
Alexis Philonenko ;
- Simone Weil : un « Socrate
devenu fou », par François L'Yvonnet
;
- Correspondance autour de Réelles
présences, par Sebastiano Timpanaro et George
Steiner.
Antinomies
- Steiner l'antinomiste : une
analyse en forme de mémoire, par Jeffrey Mehlman ;
- Dialogue sur le mal, par Pierre
Boutang et George Steiner ;
- Une voix qui surgit de l'ombre,
par George Steiner ;
- « Une rencontre »,
par Lucien Rebatet.
Critique de la culture
- Haute culture et basse morale,
par Roger Scruton ;
- George Steiner : un prophète
de l'abstraction, par Moshe Idel ;
- Sur la significativité littéraire
et la morale, par Georges Molinié ;
- Antigone dans un paysage de cris,
par Linda Lê ;
- Le Clerc de la trahison, par
George Steiner.
Langues
- La langue des hommes et la langue
des anges, par Sylvie Anne Goldberg ;
- L'être du langage, par
Pierre Brunel ;
- Steiner, lecteur de Freud, par
Anne Dufourmantelle ;
- Sur la traduction poétique,
par Yves Bonnefoy ;
- L'inadvertance du Dr. Cottard,
par George Steiner.
Classiques
- Comprendre, par Alain Bentolila ;
- Dans le château de Steiner :
T.S. Eliot et ses problèmes, par Stéphane
Giocanti ;
- À propos de l'uvre,
de la création et des classiques entre George Steiner
et Italo Calvino, par Olivier Mongin ;
- À l'exposition Turner,
par George Steiner.
Fictions
- Un facteur d'icônes iconoclaste :
Steiner romancier, par Georges Nivat ;
- Conrad et Steiner. Autour du Transport
de A.H., par Juan Asensio ;
- Comment taire ?, par George
Steiner ;
- Génie du lieu, lieu du génie,
par Jean-Luc Pouthier.
Théologiques
- Figura Christi, par Marc Ruggeri ;
- Lecture et judéité,
par David Banon ;
- La Discussion de George Steiner avec
Dieu, par Jack Miles ;
- Le Procès du Messie ou l'impossible
espérance, par Jean-François Colosimo ;
- Apophtegmes de la stupeur, par
Gilles-Hervé Masson.
Musique
- La musique ment-elle ?,
par Florence Fabre ;
- Musique et langage : une confusion
séduisante, par Andrei Vieru ;
- Yehudi Menuhin, par George
Steiner ;
- Vos disques sur une île déserte,
par George Steiner.
Leçons de maître
- Éros pédagogue,
par Cécile Ladjali ;
- Le maître déçu,
par Stephen Greenblatt ;
- Un surplus d'exigence, par David
Banon ;
- Une voix de clairon, par Glen
Bowersock ;
- L'hôte ingrat, par Nuccio
Ordine ;
- Memoranda, par George Steiner.
30 euros (code
de commande : 11523).
STEINMANN
(Jean) Le prophète
Ézéchiel et les débuts de l'exil. Paris, Éditions
du Cerf, 1953. In-8° broché, 324 p., (collection «
Lectio Divina », 13).
10
euros (code de commande : 225/62).
TAINE (H.) Philosophie
de l'art. Tomes
I et II (complet). Douzième édition. Paris, Hachette
et Cie, 1906. Deux volumes in-8° brochés, II + 292
et 360 p., cachet d'appartenance aux couvertures et aux pages
de titre.
Les deux volumes
: 20 euros (code de commande : 270/63).
[TEILHARD DE CHARDIN]
Panthéisme, action, oméga chez Teilhard de Chardin.
Par Gabriel
Dussault, Louis Gendron, André Haguette.
Paris - Bruges, Desclée de Brouwer, 1967. In-8° broché,
214 p., (« Essai pour Notre Temps », 7), cachet d'appartenance.
7 euros (code
de commande : 6472).
TEUGELS (Jean)
L'Unité. Avec
six dessins de Aubin Pasque. Anvers, Ça Ira, 1950. In-8° broché, 176 p., 10 illustrations
à pleine page (et non 6 comme l'annonce erronément
le titre), un des 1000 exemplaires numérotés (n° 555).
Avertissement de l'éditeur
:
L'Unité
est une uvre posthume qui nous a été laissée
par Jean Teugels sous sa forme manuscrite. L'auteur n'ayant pu
y mettre la dernière main, l'uvre présente,
à de très rares endroits, certains points obscurs
ou mots indéchiffrables. Par crainte d'en modifier le
sens, nous avons préféré respecter, sans
y rien changer, le manuscrit original.

Couverture et illustration de la page 131.
20 euros (code
de commande : 15622).
THÉRIVE (André)
Entours de la foi. Paris, Grasset, 1966. In-12 broché, 313 p.
6 euros (code
de commande : 5018).
TOCQUEVILLE
(Alexis de) Souvenirs dAlexis de Tocqueville. Nouvelle édition conforme
au texte original augmentée de fragments inédits
et précédée dune introduction de Luc
Monnier. 9e édition. Paris, Gallimard, 1944. In-8°
broché, 276 p., (collection « Mémoires du
Passé pour servir au Temps Présent », n°
2).
Extrait de l'introduction
:
« Les Souvenirs d'Alexius de Tocqueville
ne comptent pas parmi ses uvres les plus connues. Aucune,
cependant, n'est plus digne de retenir l'attention. Car elle
nous révèle un Tocqueville très différent
de celui qu'on imagine ordinairement. Qui supposerait que l'auteur
toujours si grave de la Démocratie en Amérique
ou de l'Ancien Régime pût avoir une plume
aussi acérée ?
Ces Souvenirs, Tocqueville les a écrits
pour lui seul, « à bâtons rompus ».
Il ne les destinait pas à la publicité. En les
rédigeant, il ne se proposait pas de faire une uvre
littéraire. Pas un instant il n'a songé à
modérer la vivacité de ses sentiments et à
adoucir les jugements souvent impitoyables qu'il a portés
sur les hommes et les choses. Affranchie de toute contrainte,
sa pensée s'est exprimée librement, en un style
toujours incisif et direct.
Aussi ces pages n'ont-elles rien perdu de leur
vivacité. Écrites, il y a quatre-vingt-dix ans,
elles restent aujourd'hui plus actuelles que jamais. D'emblée
elles classent Tocqueville parmi les grands mémorialistes
du XIXe siècle. Personne, en effet, n'a décrit
d'une manière plus saisissante la révolution de
1848 en France, n'a porté sur cet événement
un jugement plus clairvoyant. Mais en racontant un des moments
décisifs de l'Histoire, Tocqueville s'est encore dépeint
lui-même. Et ce n'est pas là le moindre intérêt
des Souvenirs. Leur témoignage, particulièrement
révélateur, éclaire un aspect peu connu
et pourtant essentiel de la personnalité de Tocqueville,
une qualité qui peut expliquer son caractère et
toute sa conduite : l'esprit civique. »
15 euros (code
de commande : 12249).
TURCK (André)
Évangélisation et catéchèse aux deux
premiers siècles. Paris, Cerf, 1962. In-8° broché, 163 p.,
(collection « Parole et Mission »).
7 euros (code
de commande : 3894).
URBACH
(Ephraïm E.) Les sages d'Israël. Conceptions et croyances des maîtres
du Talmud. Traduit
de l'hébreu par Marie-José Jolivet. Paris, Cerf
- Verdier, 1996. In-8° sous reliure d'éditeur, 1051 p.,
(collection « Patrimoines - Judaïsme »),
exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
Ephraïm Urbach (1912-1991) est reconnu
comme l'un des savants les plus éminents dans le domaine
du judaïsme. Nous éditons aujourd'hui la traduction
de son ouvrage Hazal, pirqé emounot ve-deot, originellement
publié en 1969, qui rassemble et résume ses recherches
sur les dires des sages d'Israël. Cette entreprise tenait
de la gageure, compte tenu de la richesse et de la rigueur de
ses exposés.
Hazal (« nos sages, de mémoire
bénie ») désigne, dans la tradition
juive, les maîtres qui apparaissent dans le volumineux
corpus de ses sources littéraires : Talmuds de Babylone
et de Jérusalem, Tosefta et Midrashim, entre
autres. Leur activité s'étend sur plus de neuf
cents ans, de la révolte des Maccabées à
la conquête des pays méditerranéens par les
Arabes. Ce fut une période riche en événements
décisifs et en influences diverses et réciproques,
qui vit la destruction de l'Empire perse, l'hellénisation
et la christianisation des pays orientaux. Au long de son étude,
Urbach élabore un panorama exhaustif des notions fondamentales
de la pensée des sages dans le cadre des réalités
de leur temps. La méthode suivie est philologico-historique,
et l'essentiel de l'attention centré sur l'élucidation
des sources à partir de l'arrière-plan historique
qui les vit surgir et se développer. Ce condensé
des conceptions des sages témoigne du combat qu'ils menèrent
à différentes époques pour inculquer des
idéaux religieux et moraux dans la vie quotidienne des
individus tout en préservant la spécificité
et l'unité de la communauté, le but étant
de l'acheminer vers le monde à venir, absolument parfait.
50 euros (code
de commande : 15319).
VIÉNET
(René) Enragés et situationnistes dans
le mouvement des occupations. Paris, Gallimard, 1968. In-8° broché, 316 p.,
illustrations, (collection « Témoins »).
En quatrième
de couverture :
Depuis le mois de mai 1968, tous les commentateurs
se sont interrogés sur la part exacte de l'Internationale
situationniste dans l'explosion qui a ébranlé la
société française.
À lire les tracts et les inscriptions,
à vivre cette révolution d'un nouveau style, chacun
sentait que le situationnisme, « théorie d'une révolution
apparemment sans théorie », avait donné son
génie à la fête et joué dans l'inspiration
du mouvement un rôle sans commune mesure avec le petit
nombre de ses adhérents. En revanche, depuis le scandale
de l'Université de Strasbourg en décembre 1966,
où la Dresse notait l'apparition des « figures inquiétantes
de l'I. S. », on avait surtout remarqué l'intransigeance
avec laquelle ces extrémistes refusaient tout contact
avec les formations gauchistes, qualifiées de bureaucratiques,
et la véhémence de leur critique du milieu étudiant.
Ils semblaient vouloir porter le désordre
ailleurs ; et l'I.S. avait déjà élaboré
la plate-forme commune des ouvriers en lutte contre leurs syndicats
et des blousons politisés.
Au nom du groupe, l'un d'eux, René Viénet,
propose l'analyse de cette période et expose ce qu'ont
réellement fait « le groupe des Enragés »
à Nanterre, le premier « comité d'occupation
de la Sorbonne », puis le « conseil pour le maintien
des occupations ». Parmi les nombreux documents, souvent
inédits, à côté des tracts, chansons,
photos, « comics » dont les situationnistes ont fait
un genre, on trouvera notamment le déjà célèbre
pamphlet, publié à Strasbourg en 1966, De la
misère en milieu étudiant.
Les situationnistes s'étaient fait connaître
comme un groupe international de théoriciens qui avaient
entrepris une critique radicale de la « société
moderne ». Les voici dans l'action.
35 euros (code
de commande : 14671).
[VIGÉE
(Claude)]. Colloque de Cerisy. La terre et le souffle. Rencontre
autour de Claude Vigée. 22-29 août 1988. Sous la direction d'Hélène Péras
et Michèle Finck. Paris, Albin Michel, 1992. In-8°
collé, 409 p., (collection « Bibliothèque
Albin Michel - Idées »), petit cachet ex-libris
à la page de faux titre, bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
La voix de Claude Vigée est celle d'un
des plus grands poètes de ce siècle, consacré
par le Hebel Preis et le Grand Prix de poésie de la Société
des gens de lettres. Sa parole n'est à aucun moment séparable
d'une écoute exemplaire des autres voix : celle des
poètes du passé et d'aujourd'hui dont, comme essayiste,
critique et traducteur, il donne à entendre le souffle
et la présence ; celle de la terre d'origine et de
la terre du devenir, de la Basse-Alsace à Jérusalem,
en passant par l'exil aux États-Unis, à travers
la diversité des langues, les souvenirs de l'errance et
ceux d'une enfance où apparaissent très tôt
les signes du destin ; celle enfin d'une Parole sacrée
inlassablement lue et méditée dont les souffrances
d'un peuple incarnent dans l'histoire la perte et l'espérance.
Cet ouvrage regroupe les Actes du Colloque
consacré à Claude Vigée, réuni à
Cerisy-la-Salle en août 1988. Critiques, philosophes, psychanalystes
de toutes confessions, parmi lesquels Emmanuel Lévinas,
le R.P. Bernard Dupuy, Olivier Clément, Stéphane
Mosès, Marc Faessler et Jean-Michel Delacomptée,
soulignent les multiples facettes d'une inspiration, d'une écriture
et d'une uvre dont la portée est,"au plus profond
de son sens, une ouverture, un passage, offerts à l'écoute
réciproque, vers l'unité.
Table des matières :
Avertissement.
La rencontre.
- Une identité
pour l'universalité, par Luc Balbont.
- Surgir, à
partir de Claude Vigée, par Betty Rojtman.
- Rencontre de l'homme,
communion de croyants, par Robert Masson.
L'itinéraire : du lieu aboli
à la terre retrouvée.
- Penser après
la Shoah, par Philippe de Saint Cheron.
- Enracinement ou
fidélité : les quatre terres, par Emmanuel
Levinas.
- Sacralisation ou
sanctification de la terre, par David Banon.
Les origines linguistiques.
- Langue et origine
- La poésie alsacienne de Claude Vigée, par
Adrien Finck.
- Le yiddish alsacien
dans l'uvre de Claude Vigée, par Astrid Stark.
L'errance et l'exil.
- Figures de l'errance,
par Alain-Michel Boyer.
- Claude Vigée
entre L'Exil et le Royaume, par Lionel Cohn.
- L'exil voulu,
par Jean-Michel Delacomptée.
La parole, l'écriture, le chant.
- L'écriture
de la parole, par Georges-Elia Sarfati.
- Le poète
et le lévite, par Ruth Reichelberg.
- Parler dans la
crainte et la jubilation, par Pascl Riou.
Formes et sources de la création.
- L'écriture
comme mode de vie juif, par Francine Kaufmann.
- L'esthétique
du judaïsme, par Jean Halpérin.
- Claude Vigée
et la Shoah. Remarques sur l'éthique, par Charlotte
Wardi.
La poésie, la lecture, la mémoire
(I).
- Poésie et
critique de la poésie : Claude Vigée et Benjamin
Fondane, par Michel Élial.
- Claude Vigée,
lecteur et traducteur de Rilke, par Pascal Culerrier.
- L'esthétique
de la présence, par Stéphane Mosès.
La poésie, la lecture, la mémoire
(II).
- Exégèse
et littérature, par Bernard Dupuy.
- Le sujet du sacrifice,
par Marc Faessler.
- Claude Vigée
et le couple baudelairien, par Edward K. Kaplan.
Figures et images.
- Les images élémentaires,
par Vincent Wackenheim.
- Figures de l'ange
dans l'uvre de Claude Vigée, par Hélène
Péras.
- L'exemple du
mashal, par David Mendelson.
La poésie, le son, le souffle.
- La poétique
du son dans l'uvre de Claude Vigée : de La Vallée
des ossements à Noyaux puisants, par Michèle
Finck.
- La poésie,
la parole, le vent, par Yves Clair.
- Approche de L'Été
indien, par Arlette Albert-Birot.
Le centre et le passage.
- Pâque de la
parole : la fécondité d'une notion, par
Serge Meitinger.
- Approches de Dieu
dans les ouvrages récents de Claude Vigée,
par Olivier Clément.
Messages.
- Étincelante
unité, par Georges-Emmanuel Clancier.
- Claude Vigée
: la coupure et l'exil, par Anne Clancier.
- Figures, par
Jean-Yves Lartichaux.
- Vivre, vivre !,
par François-René Daillie.
Entretien avec Claude Vigée.
Biographie - Bibliographie.
15 euros (code
de commande : 15373).
[VINCENT DE PAUL]. COSTE
(Pierre) Un grand saint du grand siècle, Monsieur
Vincent. Tomes
I, II et III (complet). Paris, Desclée de Brouwer, 1932.
Trois volumes in-8° brochés, 539, 740 et 636 p., illustrations
hors texte, couvertures un peu passées.
30 euros (code
de commande : 3298).
VOLNEY
(Constantin-François)
La
loi naturelle ou catéchisme du citoyen français. Édition
complète et critique (Textes de 1793 et de 1826) par Gaston-Martin.
[Préface de Georges Lefebvre.] Paris, Colin, 1934.
In-8° broché, VIII + 161 p., (collection « Les
Classiques de la Révolution Française »),
exemplaire non coupé.
13
euros (code de commande : 261/65).
[VOLTAIRE]. ORIEUX (Jean)
Voltaire. Paris,
Flammarion, 1966. Fort in-8° sous reliure et Rhodoïd
d'éditeur, 827 p., un cahier d'illustrations.
12 euros (code
de commande : 5668).
WEYSEN
(Alfred) L'Île des Veilleurs. Le message exceptionnel d'une civilisation
supérieure à la nôtre anéantie il
y a des milliers d'années. Saint-Graal et fabuleux trésor
des Templiers dans une ville souterraine des gorges du Verdon. Paris, Arcadie, 1972. In-8°
broché, 540 p., illustrations in et hors texte, une
grande planche à déplier in fine.
En quatrième
de couverture :
L'Île des Veilleurs n'est pas
un Essai, mais le récit de la lente et extraordinaire
découverte en Provence (Gorges du Verdon) du légendaire
Temple du Saint Graal, objet de la fabuleuse Quête des
Chevaliers de la Table Ronde du Roi Arthur.
Ce Temple pythagoricien et celte est « le
Temple Volant d'Hyperborée » révélé
par Platon, caché sous un ahurissant zodiaque de 15 kms
de diamètre aux figures traditionnelles des Constellations.
Celles-ci tracées comme des bandes dessinées
modernes, par le contraste très net des bois et de la
rocaille ou « terre gaste », par les sentiers
et chemins millénaires suivis par les troupeaux, avec
une précision qui déconcerte les savants, ne
peuvent être vues que par voie aérienne.
Ces signes zodiacaux identifié chacun
par un lieu-dit respecté par les siècles, se situent
autour de l'immense figure centrale (5 km) d'un chameau-dromadaire,
symbole d'Apollon-Dromas (Soleil) dans l'Antiquité, sur
la tête duquel se dresse un magnifique rocher taillé
en forme de chameau lui aussi, dominé par les ruines de
la Forteresse solaire Kamelaot du Roi Arthur.
Ce Graal ou Gross Aal ou Grand Temple en celte
pose le problème de connaissance scientifiques et techniques
étonnantes, mais secrètes d'une poignée
de Grands-Prêtres de la Haute Antiquité, Astronomes-Veilleurs
du Monde entier connaissant très bien la précession
des équinoxes, ayant fabriqué et diffusé
les mythologies et les religions, symboles naïfs, mais d'une
profondeur insoupçonnée à l'usage et au
niveau de peuples bergers, cultivateurs ou guerriers, du monde
antique.
Cette Gnose supérieure, paraissant venir
« d'ailleurs », coïncide avec une
Géographie sacrée affirmant une maîtrise
intellectuelle et scientifique du Cosmos, comparable, sinon supérieure
à la Science et à la Technique contemporaines,
et qui calqua religieusement le contour de Jérusalem sur
celui de Rome, celui de Rome sur le tracé de l'Arcadie
grecque, ce dernier sur celui d'Aeria-zodiaque du Verdon, véritable
Jérusalem céleste s'identifiant aux affirmations
de René Guénon.
C'est sous ce Zodiaque, Temple du Graal abritant
la Doctrine secrète de Pythagore ou Aporreta, symbolisée
par le carré magique Sator de Pompéi et des commanderies
templières, qu'un tableau cryptogramme, message Rose-Croix
situe le Grand Trésor des Templiers et la Pierre Philosophale
des Alchimistes, symbole d'une Connaissance secrète, ésotérique
des Lois de l'Univers, cachée sous une cabale phonétique
monumentale, dont la Franc-maçonnerie et les Compagnons
constructeurs des Cathédrales ont détenu quelques
clés.
Ainsi, le Christianisme se révèle
une religion zodiacale, astronomique, pythagoricienne et grecque,
succédant aux Religions zodiacales du Bélier (Amon)
du Taureau (crête) et des Gémeaux (Colchide), mise
au point par les Veilleurs à l'entrée du Soleil
dans le Signe des Poissons, mais truquée par les politiciens,
les marchands du Temple, et les mauvais Prêtres.
L'Île des Veilleurs est le résultat
des recherches minutieuses de l'auteur, ingénieur universitaire,
spécialiste de l'Automation qui mécanisa et automatisa
les plus importantes usines européennes.
Ce n'est donc l'uvre ni d'un mystique,
ni d'un rêveur, mais c'est en suivant minutieusement, le
fil d'Ariane tendu par les Rose-Croix qu'il est parvenu à
cette découverte dont les dimensions étonnent certains,
et font peur à d'autres.
35 euros (code
de commande : 15989).
WIEVIORKA (Michel)
Sociétés et terrorisme. Paris, Fayard, 1988. In-8° broché,
565 p., (collection « Mouvements » 5), quelques soulignements
crayonnés.
13 euros (code
de commande : 7149).
WINOCK
(Michel) Le siècle des intellectuels. Paris, Seuil, 1997. In-8° collé,
695 p. illustrations hors texte, épuisé au catalogue
de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
Cette histoire chronologique des intellectuels
est moins une histoire des personnes, des idées, des uvres
mais c'est aussi tout cela que le récit
de leurs affrontements, de leurs amitiés ou de leurs haines.
C'est un livre d'action décrivant les empoignades non
pas de vieux sages rassis, embaumés par nos manuels, mais
de jeunes gens fougueux qui se traitent de « Tartuffe
moisi » et font le coup de poing.
À travers les années Barrés,
les années Gide, les années Sartre, on renoue avec
la réalité et la symbolique
des événements, on redécouvre la chair de
ces hommes grands acteurs ou personnages secondaires
qui ont tenté, par leurs idées, d'agir sur le siècle.
Perdant leur couleur sépia, ils se rencontrent, déjeunent
ensemble, se fâchent; ils sont grippés, amoureux,
vachards. Ils créent des revues, les sabordent, s'engueulent.
Lucides ou partisans, qu'ils influent ou non sur les événements,
à tort ou à raison, ils s'engagent, quitte à
se renier ou à être désavoués.
Au-delà de leur vivante figure, défile
l'histoire du siècle depuis l'affaire Dreyfus, qui vit
l'émergence du terme d'intellectuel, à la mort
de Sartre et d'Aron qui a paru sonner le glas pour les intellectuels.
Encore que Michel Winock en doute...
15 euros (code
de commande : 15605).
WITTGENSTEIN
(Ludwig) et ENGELMANN (Paul) Lettres, rencontres, souvenirs.
Sous la direction
d'Ilse Somavilla en collaboration avec Brian McGuinness.
Traduit de l'allemand par François Latraverse. Paris,
Éditions de l'Éclat, 2010. In-8° broché,
251 p., quelques illustrations, (collection « Philosophie
Imaginaire »), bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
Cet
ouvrage rassemble pour la première fois ce qui a été
retrouvé de la correspondance échangée de
1916 à 1937 entre l'architecte Paul Engelmann et Ludwig
Wittgenstein. S'y ajoutent des lettres de quelques proches qui
permettent de reconstituer le cercle d'amis du philosophe au
moment de la Première Guerre mondiale et de la rédaction
du Tractatus logico-philosophicus, dont on peut suivre
ici la genèse. L'ouvrage contient également le
« Mémoire » qu'Engelmann a consacré
à Wittgenstein, ainsi que de nombreuses notes inédites
qui témoignent de l'importance des liens d'amitié
entre les deux hommes et de l'influence qu'ils exercèrent
l'un sur l'autre en ces années difficiles, qui ont vu
l'effondrement de l'Empire austro-hongrois et la naissance d'une
pensée qui allait devenir l'une des plus originales du
XXe siècle.
Paul Engelmann est né en 1891 à
Olmütz (Moravie). Il fut l'élève d'Adolf Loos
et un collaborateur de Karl Kraus, avant de quitter l'Autriche
en 1934 pour s'installer en Palestine, où il a poursuivi
son travail d'architecte jusqu'à sa mort à Tel-Aviv
en 1965.
15 euros (code
de commande : 16166).
[WITTGENSTEIN (Ludwig)]. BARTLEY III
(William W.) Wittgenstein, une vie. Traduit de l'américain par
Paul-Louis van Berg. Bruxelles, Complexe, 1978. In-8° broché,
158 p., (collection « De la Science »),
petit cachet d'appartenance à la page de faux-titre.
En quatrième
de couverture :
Peu de philosophes ont sans doute exercé
une influence aussi profonde sur la pensée anglo-saxonne
du XXème siècle que Ludwig Wittgenstein.
Sa vie, sa personnalité restèrent
longtemps énigmatiques, particulièrement en ce
qui concerne la période critique pendant laquelle il formula
la deuxième partie de sa pensée.
Concentrant son attention sur la décennie
qui suivit la Première guerre mondiale, William Warren
Bartley III éclaire d'un jour nouveau ces « années
perdues » de la vie de Wittgenstein et nous apporte
des informations inédites.
Dès le début, nous sommes emportés
par la fougue de l'auteur dans la quête de cet homme qui,
après avoir publié le Tractatus Logico-philosophicus,
livre qui modifia le cours de l'histoire, se fit instituteur
et s'en alla enseigner dans trois petits villages autrichiens.
Le portrait brossé par William Warren
Bartley III nous fait partager la vie personnelle tourmentée
de Wittgenstein, ses rêves, ses réflexions sur la
psychologie, la religion et son milieu familial. Mais Bartley
a fait bien plus qu'une biographie intellectuelle : il a
fourni une contribution majeure à l'histoire de la pensée
philosophique de ce siècle.
12 euros (code
de commande : 15740).
WOLLEH (Lothar) Le Concile. Concile
de Vatican II avec la collaboration du père Emil Schmitz,
Radio Vatican. Introduction de son éminence le Cardinal
Eugène Tisserant. Listes des pères conciliaires.
Genève, Edito-Service/Cercle du bibliophile, 1966. In-folio
sous cartonnage frotté d'éditeur, 120 p.+ XVII,
héliogravures en couleurs.
50 euros
(code de commande : 9303).

9303 |
9304 |
[WOLLEH (Lothar)]. PAUL
VI Apostolorum
limina. La Bulle d'indiction Apostolarum limina de
l'année sainte 1975. Postaface de Richard Mathes. Bruxelles, Arcade, 1975. In-folio sous reliure et
jaquette d'éditeur, 66 feuillets non chiffrés,
reproductions en couleurs. Bel exemplaire.
Ce texte est publié
en latin, anglais, espagnol, allemand, portugais, italien et
néerlandais.
70 euros
(code de commande : 9304).
ZENKOVSKY
(Basile) Histoire de la philosophie russe.
Tomes I et II (complet). Traduit du russe par C. Andronikoff.
Paris, Gallimard, 1992. Deux volumes in-8° collés,
521 et 512 p., (collection « Bibliothèque de
Philosophie »), couverture jaunies.
En quatrième
de couverture :
« En faisant du passé table rase, la révolution
a donné l'illusion que la seule vraie philosophie russe
était le marxisme-léninisme et a laissé
croire que tout ce qui précédait l'avènement
de ces « lumières » n'était
qu'obscure pensée religieuse. En outre, la stature particulière
des grands écrivains du XIXe et du XXe siècle a
indirectement porté ombrage à la tradition théologique
et philosophique.
Or il existe une vie philosophique russe authentique,
dont les racines remontent à l'empire byzantin. Il n'est
pas non plus étonnant de constater que les grands courants
de la pensée européenne depuis la Renaissance ont
exercé une influence réelle en Russie. Mais les
penseurs russes ne se sont pas contentés d'enregistrer
ni de traduire la pensée européenne. Ils ont eux
aussi développé des courants originaux même
si, comme partout ailleurs, on peut aujourd'hui repérer
une période des Lumières, un hégélianisme,
un romantisme, la présence du néo-kantisme, celle
de la phénoménologie, etc.
Ce qui frappe également c'est, malgré
tous les bouleversements politiques, l'extraordinaire continuité
de la réflexion philosophique et l'originalité
des penseurs dont certains comme Berdiaev, Soloviev, Chestov
permettent de donner aux thèmes plus occidentaux un éclairage
neuf, et c'est aussi le fait que l'écrasement de la pensée
libre n'a tout de même pas réussi à complètement
interdire que se maintienne la tradition.
Le volume I couvre la période qui va
de Byzance au XIXe siècle ; le volume II traite des
grands systèmes de la fin du XIXe siècle et de
tout le XXe siècle, y compris la « philosophie
soviétique. »
Les deux volumes
: 25 euros (code de commande : 13830). |