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[ABÉLARD
(Pierre)]. JOLIVET (Jean) Aspects de la pensée
médiévale : Abélard. Doctrines du langage.
Paris, Vrin, 1987.
In-8° broché, 314 p., (collection « Reprise »).
En quatrième
de couverture :
- Sur
quelques critiques de la théologie d'Abélard (Archives
d'histoire doctrinale et littéraire du Moyen Âge,
Vrin, année 1963, t. XXX, p. 7-51).
- Abélard et le Philosophe (Revue
de l'Histoire des Religions, P.U.F., 1963, CLXIV, p. 181-189).
- Éléments du concept de
nature chez Abélard (La fïlosofia dellia natura
nel Medioevo. Atti del III Congresso internationale di filosofia
medioevale, Vita e Pensiero, 1966, p. 297-304).
- Quelques cas de « platonisme grammatical
» du VIIe au XIIe siècle (Mélanges offerts
à René Crozet, Société d'Études
Médiévales, Poitiers, 1966, p. 93-99).
- Le traitement des autorités contraires
selon le Sic et non d'Abélard (J. Berque, J.P.
Charnay et autres, L'ambivalence dans la culture arabe,
Anthropos, 1968, p. 267-280).
- Grammaire et langage selon Boèce
de Dacie (Le Moyen Âge, 1970, n° 2, p. 307-322).
- Comparaison des théories du langage
chez Abélard et chez les nominalistes du XIVe siècle
(Mediaevalia Lovaniensia, Séries I, Studia II, Peter
Abélard, Leuven University et Martinus Nijhoff, 1974,
p. 163-178).
- Notes de lexicographie abélardienne
(Pierre Abélard, Pierre le Vénérable,
C.N.R.S., 1975, p. 531-543).
- Vues médiévales sur les
paronymes (Revue Internationale de Philosophie, 1975,
fasc. 3, n° 113 : Grabmann, p. 222-242).
- L'enjeu de la grammaire pour Godescalc
(Jean Scot Erigène et l'histoire de la philosophie,
C.N.R.S., 1977, p. 79-87).
- Abélard entre chien et loup (Cahiers
de civilisation médiévale, 1977, XX, n°
4, p. 307-322).
- Doctrines et figures de philosophes
chez Abélard (Petrus Abaelardus (1079-1142). Persan,
Werk und Wirkung, hrsg. V. R. Thomas, Trierer Theologische
Studien, Band 38, Paulinus Verlag, 1980, p. 103-120).
- Éléments pour une étude
des rapports entre la grammaire et l'ontologie au Moyen Âge
(Miscellanea Mediaevalia, Band 13/1, Sprache und Erkenntnis
im Mittelalter, hrsg. von A. Zimmermann, Walter de Gruyter,
1981, p. 135-164).
- Abélard et Guillaume d'Ockham,
lecteurs de Porphyre (Cahiers de la Revue de Théologie
et de Philosophie, N° 6, Abélard, 1981,
p. 31-54).
- Non-réalisme et platonisme chez
Abélard. Essai d'interprétation (Abélard
et son temps, Les Belles Lettres, 1981, p. 175-195).
- L'intellect et le langage selon Radulphus
Brito (Preuve et raisons à l'Université de Paris.
Logique, ontologie et théologie au XIVe siècle,
Z. Kaluza et P. Vignaux, éditeurs, Vrin, 1984, p. 83-95).
- Rhétorique et théologie
dans une page de Gilbert de Poitiers (Communication présentée
au 7ème Symposium européen de logique médiévale
: Aux origines de la logica modernorum : Gilbert de
Poitiers et ses contemporains, Poitiers, 17-22 juin 1985).
20 euros (code
de commande : 18272).
ALAIN Propos
sur le bonheur.
Paris, Club Français du Livre, 1964. In-8° sous reliure
et Rhodoïd d'éditeur, 190 p., exemplaire numéroté,
(collection « les Essais », 21).
15 euros (code
de commande : 47/63).
ARISTOTE
Politique. Texte
français présenté et annoté par Marcel
Prélot et précédé d'une Préface
générale à la Bibliothèque de la
Science politique par B. Mirkine-Guetzévitch et
M. Prélot. Paris, Presses Universitaires de France,
1950. In-8° broché, XXVIII, 243 p., (collection
« Bibliothèque de la Science Politique - Deuxième
série : Les Grandes Doctrines Politiques »),
couverture défraîchie, charnières renforcées
avec de l'adhésif, marques d'appartenance à la
page de faux-titre.
Extrait de l'avant-propos
:
C'est le propre des grandes uvres que
d'offrir à l'examen des siècles une matière
diverse et toujours renouvelée.
Aussi, peut-on, à l'heure présente,
concevoir quatre manières au moins d'aborder et d'approfondir
la Politique. La première est philologique et littéraire :
elle se propose d'établir un texte aussi exact que possible
et d'en donner, dans notre langue, la meilleure version. La seconde
est historique : elle restitue le livre à son milieu
et l'utilise comme une incomparable contribution à la
connaissance de la vie antique. La troisième est philosophique :
elle recherche les liens avec la morale et la cosmologie du Stagirite ;
elle marque la place de sa conception de la Cité dans
sa conception du monde. La quatrième est politique :
elle envisage ce traité des gouvernements dans sa signification
actuelle; elle le met en relation avec les catégories
de la théorie générale de l'État,
avec les règles du droit constitutionnel et les acquisitions
de la sociologie ; elle a le souci moins de ce que furent
Aristote et son ouvrage que de ce qu'ils ont encore à
nous dire.
Point n'est besoin de préciser que,
figurant sur le second rayon de la nouvelle Bibliothèque
de la Science Politique (série des « Grandes
Doctrines »), l'édition que nous présentons
procède de cette dernière préoccupation
et doit être considérée selon cet angle de
vue particulier. Notre propos est, avant tout, de rétablir
le contact entre le parlementaire, le publiciste, l'intellectuel
ou l'étudiant d'aujourd'hui et une uvre, essentielle
à l'humaniste, que cependant il ne lit plus guère.
Notre tâche est donc moins de commenter un texte avec érudition,
de l'annoter abondamment, d'en faire l'objet d'exégèses
et de disputes linguistiques, que de retrouver une pensée
dans son originalité géniale, sans chercher à
la moderniser abusivement, mais aussi sans vouloir trop marquer,
entre elle et nous, la distance des siècles.
Peut-être, d'ailleurs, l'espace est-il
moindre qu'il ne paraît et est-ce un autre privilège
des grandes uvres que de se comprendre mieux, au fur et
à mesure que se déroulent les temps. Le citoyen
Champagne, directeur de l'Institut du Collège de l'Égalité,
qui fut, en l'an V, le premier contemporain à publier
la Politique en français, ajoute, après
avoir rendu hommage à ses précurseurs en latin,
le Roy et Heinsius, « je déclare que je me
serais cru incapable de traduire et d'interpréter après
eux la Politique d'Aristote, si je n'avais eu trois grands
et profonds commentaires qu'ils n'ont pu consulter : ce
sont L'Esprit des Lois, Le Contrat social et notre
Révolution, le plus étendu et le plus instructif
de tous. » Nous pouvons en dire autant des uvres
que nous a apportées le XIXe siècle, avec Tocqueville,
Proudhon ou Marx, et plus encore des événements
du XXe. L'ébranlement des deux guerres mondiales, qui
a disloqué puis brisé les cadres où l'Europe
libérale enfermait et affinait à l'excès
sa pensée politique, a ouvert les esprits aux plus vastes
confrontations.
Aussi, est-ce pour plusieurs d'entre nous,
dans la nuit de l'invasion, qu'Aristote nous est revenu. Une
époque revivait avec lui, en proie à une crise
analogue de bouleversement, à un autre tournant du monde.
Pour comprendre le présent, une analyse du passé
offrait la forte nourriture indispensable en ces temps de dénutrition
intellectuelle, mais, en retour, les murs antiques, avec
leur cruauté et leur luxure, ressuscitaient au contact
des tyrannies totalitaires à l'instant victorieuses. Comme
aimait à le dire notre ami Henri Focillon qui, à
la même heure, s'éteignait à New-York :
« l'histoire est une divination inversée ».
On ne pénètre bien que les uvres proches
de soi-même ou de son temps, au moins par quelque côté.
13 euros (code
de commande : 15733).
ARON
(Raymond) Introduction à la philosophie de l'Histoire.
Essai sur les
limites de l'objectivité historique. Nouvelle édition revue et annotée
par Sylvie Mesure. Paris, Gallimard, 1986. In-8° broché,
X, 521 p., (collection « Bibliothèque
des Sciences Humaines »).
En quatrième
de couverture :
La
vérité scientifique se détache de la conscience
qui l'a élaborée puisque, à un certain degré
d'approximation, elle vaut éternellement. En va-t-il de
même pour la reconstitution historique ? L'historien ne
s'exprime-t-il pas, lui-même et son époque, dans
sa vision du passé ? Est-ce l'homme d'un temps ou un moi
transcendantal qui est le sujet de cette science ? Cette dernière
est-elle séparable de toute philosophie ? N'est-elle pas
solidaire du présent historique et condamnée à
changer avec lui ? En d'autres termes la science historique,
comme les sciences de la nature, se développe-t-elle selon
un rythme d'accumulation et de progrès ou, au contraire,
chaque société récrit-elle son histoire
parce qu'elle se choisit et recrée son passé ?
Cette analyse devenue classique de l'historicité
conduit Raymond Aron à une philosophie historique qui,
s'opposant aux synthèses spéculatives en même
temps qu'au positivisme, est aussi une philosophie de l'histoire.
« La philosophie de l'histoire, écrit-il, est une
partie essentielle de la philosophie, elle en est à la
fois l'introduction et la conclusion. Introduction, puisqu'il
faut comprendre l'histoire pour penser la destinée humaine,
d'un temps et de toujours, conclusion, puisqu'il n'y a pas de
compréhension du devenir humain sans une doctrine de l'homme.
Double caractère qui serait contradictoire si l'on se
représentait la philosophie selon le schéma des
théories déductives, mais qui devient intelligible
dès qu'on la rattache à la dialectique de la vie
et de l'esprit, qui s'achève dans la conscience de soi
de l'être qui se situe clans l'histoire et se mesure à
la vérité. »
Près de cinquante ans après sa
première parution, cet ouvrage devenu célèbre
sans vieillir fait l'objet d'une édition nouvelle, revue
et annotée par Sylvie Mesure.
13 euros (code
de commande : 18273).
ATHENOUX (André)
Le Christ crucifié au pays de Mao. Paris-Colmar, Alsatia, 1968. In-8°
broché, 235 p., illustrations hors texte.
Sur la couverture :
« L'abbé Athenoux est un grand voyageur. Dans la
préface consacrée à l'un de ses récents
ouvrages Vainqueurs de l'alcool à travers le monde,
le Dr Champeau, dit de lui : « ce centaure de Dieu moderne
qui galope... en avion à travers le monde ».
L'abbé Athenoux publiait en effet en 1963, aux Editions
Vitte Au-delà du rideau de fer, suite à
un périple en Russie soviétique, suivi de près
de Tournée aux U.S.A. (Edit. Dominicaines 1966).
Il s'est passionné en particulier pour les problèmes
de l'Église persécutée dans les pays communistes.
Après deux voyages en Europe Centrale où il prenait
contact avec les diverses « Églises du silence »
(Hongrie, Tchécosiovaquie, Roumanie, Bulgarie, etc.),
en 1966, il sillonnait la Chine de Mao au moment de l'explosion
de la fameuse Révolution culturelle.
D'où le Christ crucifié au pays de Mao.
Au centre du livre, le martyrologe chinois. Précédant
cette image, la recherche des causes de la persécution
chinoise et ses diverses formes minutieusement analysées.
L'accompagnant, un témoignage vécu sur la situation
actuelle.
Le lecteur accueillera ce témoignage comme de quelqu'un
qui ayant entendu « à l'oreille et dans le secret
» est poussé par une force irrésistible à
crier sur les toits mais aussi de quelqu'un qui s'est plié
à un effort patient d'objectivité et d'impartialité.
Dans une lettre élogieuse, Mgr Guerry, ancien Archevêque
de Cambrai, félicite l'auteur de « s'attaquer à
un problème aussi délicat, complexe et actuel »,
soulignant son souci très vif d'une information directe
et la richesse de sa documentation.
Le R.P. Manteau-Bonamy O.P., docteur en théologie et expert
du Concile, jugeant l'ouvrage du point de vue doctrinal, le déclare
« irréprochable » et ajoute : « Passionnant
ouvrage... Excellent travail, où l'auteur ne craint pas
de dire clairement tout le mal, mal sans équivoque diabolique
de la persécution en Chine.
En résumé, concernant la Chine éternelle,
d'hier et d'aujourd'hui, un thème d'actualité.
Un document attendu et qui manquait dans les Annales
de notre temps.
Un véritable Dossier, complet, vivant, objectif, passionnant
sur l'Église souffrante, au pays de MAO. »
9 euros (code
de commande : 10213).
AUVERGNE (Dominique)
Regards catholiques sur le monde. Claudel - Stanislas Fumet - J. Maritain - René
Schwob - Gabriel Marcel - Éd. Le Roy - J. Madaule - Emm.
Mounier - Fr. Mauriac - Henri Ghéon - R.P. Forestier -
Chan. Cardijn - Rob. Garric - P. Doncur mont confié... Paris, Desclée de Brouwer,
1938. In-12 broché, 146 p, bande d'annonce.
7,50 euros (code
de commande : 511).
BALIBAR
(Étienne) Cinq études
du matérialisme historique. Paris, Maspero, 1974. In-8° broché, 295 p., (collection
« Théorie »).
10
euros (code de commande : 118/58).
BARTHES
(Roland) Fragments d'un discours amoureux. Paris, Seuil, 1989. In-8° broché,
280 p., (collection « Tel Quel »),
cachet ex-libris et date manuscrite à la page de faux-titre,
bel exemplaire.
Avertissement :
La
nécessité de ce livre tient dans la considération
suivante : que le discours amoureux est aujourd'hui d'une
extrême solitude. Ce discours est peut-être parlé
par des milliers de sujets (qui le sait ?), mais il n'est
soutenu par personne ; il est complètement abandonné
des langages environnants : ou ignoré, ou déprécié,
ou moqué par eux, coupé non seulement du pouvoir,
mais aussi de ses mécanismes (sciences, savoirs, arts).
Lorsqu'un discours est de la sorte entraîné par
sa propre force dans la dérive de l'inactuel, déporté
hors de toute grégarité, il ne lui reste plus qu'à
être le lieu, si exigu soit-il, d'une affirmation.
Cette affirmation est en somme le sujet du livre qui commence.
10 euros (code
de commande : 16756).
BARTHES
(Roland) L'obvie et l'obtus. Essais critiques III. Paris, Seuil, 1982. In-8° broché,
282 p., illustrations, (collection « Tel Quel »).
En quatrième
de couverture :
« Il me semble distinguer trois niveaux de sens. Un niveau
informatif, ce niveau est celui de la communication. Un
niveau symbolique, et ce second niveau, dans son ensemble, est
celui de la signification. Est-ce tout ? Non. Je lis,
je reçois, évident, erratique et têtu, un
troisième sens, je ne sais quel est son signifié,
du moins je n'arrive pas à le nommer, ce troisième
niveau est celui de la signifiance.
Le sens symbolique s'impose à moi par une double détermination
: il est intentionnel (c'est ce qu'a voulu dire l'auteur) et
il est prélevé dans une sorte de lexique général,
commun, des symboles : c'est un sens qui va au devant de moi.
Je propose d'appeler ce signe complet le sens obvie. Quant
à l'autre sens, le troisième, celui qui vient «
en trop », comme un supplément que mon intellection
ne parvient pas bien à absorber, à la fois têtu
et fuyant, lisse et échappé, je propose de l'appeler
le sens obtus. »
9 euros (code
de commande : 9358).
BAUDRILLARD (Jean)
De la séduction. Paris, Galilée, 1979. In-8° broché,
248 p., (collection « L'Espace critique »).
7,50 euros
(code de commande : 4532).
BENDA (Julien) Belphégor. Essai sur lesthétique
de la présente société française. Sixième édition. Paris,
Émile-Paul, 1919. In-12 broché, 214 p.
10 euros (code
de commande : 3153).
BENDA (Julien)
Lettres à Mélisande pour son éducation philosophique.
Paris, Le Livre, 1925.
In-12 broché, 164 p.
10 euros (code
de commande : 3155).
BENDA
(Julien) La trahison des clercs. Paris, Grasset, 1927. In-8° broché,
306 p., mention de 9e édition à la couverture,
achevé d'imprimer daté du 24 novembre 1927, couverture
défraîchie, papier jauni.
Avant-propos :
Tolstoï
conte qu'étant officier et voyant, lors d'une marche,
un de ses collègues frapper un homme qui s'écartait
du rang, il lui dit : « N'êtes-vous pas
honteux de traiter ainsi un de vos semblables ? Vous n'avez donc
pas lu l'Évangile ? » À quoi l'autre
répondit : « Vous n'avez donc pas lu les
règlements militaires ? »
Cette réponse est celle que s'attirera
toujours le spirituel qui veut régir le temporel. Elle
me paraît fort sage. Ceux qui conduisent les hommes à
la conquête des choses n'ont que faire de la justice et
de la charité.
Toutefois il me semble important qu'il existe
des hommes, même si on les bafoue, qui convient leurs semblables
à d'autres religions qu'à celle du temporel. Or,
ceux qui avaient la charge de ce rôle, et que j'appelle
les clercs, non seulement ne le tiennent plus, mais tiennent
le rôle contraire. La plupart des moralistes écoutés
en Europe depuis cinquante ans, singulièrement les gens
de lettres en France, invitent les hommes à se moquer
de l'Évangile et à lire les règlements militaires.
Ce nouvel enseignement me semble d'autant plus
grave qu'il s'adresse à une humanité qui, de son
propre chef, se pose aujourd'hui dans le temporel avec une décision
inconnue jusqu'à ce jour. C'est ce que je commencerai
par montrer.
10 euros (code
de commande : 16741).
[BENDA].
REVAH (Louis-Albert) Julien Benda. Un misanthrope juif dans la France
de Maurras. Paris,
Plon, 1991. In-8° collé, 265 p., (collection « Biographique »).
En quatrième
de couverture :
« Au moment où la France
s'apprête à célébrer le bicentenaire
de l'émancipation des Juifs, le destin contrasté
de Julien Benda (1867-1956), le plus assimilé des Juifs
français, auteur de la célèbre Trahison
des clercs, rappelle toute la complexité de la question
juive.
Le brillant essayiste, l'un des plus en vue
des années trente, est, certes, hors normes : l'ancien
dreyfusard devient ardent nationaliste, se rapproche de la droite
et même de Maurras, avant de déclarer la guerre
à la bourgeoisie française et de se comporter,
après 1945, en pur stalinien. Mais ce parcours, autant
que sa destinée personnelle, illustre les difficultés
de la condition juive dans une France qui n'avait pas résisté
à l'antisémitisme. »
11 euros (code
de commande : 11702).
BENOIST (Jean-Marie)
Tyrannie du logos. Paris,
Minuit, 1975. In-8° broché, 187 p., (collection «
Critique »), cachet d'appartenance. Épuisé
chez l'éditeur.
7,50 euros (code
de commande : 6624).
BENOIT (Félix et
Bruno) Hérésies et diableries à
Lyon et alentours.
Le Coteau/Roanne, Horvath, 1987. In-8° broché, 167
p., illustrations.
15 euros (code
de commande : 140/70).
[BERGSON (Henri)]. GILLOUIN
(René) La philosophie de M. Henri Bergson.
Paris, Grasset, 1911.
In-12 broché, 187 p.
5 euros (code
de commande : 4997).
BERNAL
(J.D.), HALDANE (J.B.S.), PIRIE (N.W.) et PRINGLE (J.W.S.)
Une discussion sur l'origine de la vie. Traduit de l'anglais par M.T. et V.
Nigon. Introduction de Marcel Prenant. Paris, Union Rationaliste,
1955. In-8° broché, 221 p., exemplaire en partie
non coupé.
Table des matières
:
- Introduction, par Marcel Prenant.
- Les bases physiques de la vie,
par J.D. Bernal (traduction de The physical basis of
Life, publié en 1952).
- Histoires vitales. Compte rendu des
« Bases physiques de la vie » par J.D.
Bernal, par N.W. Pirie (traduction de Vital Blarney,
publié en 1952).
- Défense de marcher sur les
pelouses, par J.D. Bernal (réponse à
Vital Blarney, traduction de Keep off the Grass,
publié en 1952).
- Les origines de la vie, par J.B.S.
Haldane (traduction de The Origins of Life, publié
en 1954).
- L'origine de la vie, par J.D.
Bernal (traduction de The Origin of Life, publié
en 1954).
- De la fabrication et de la définition
de la vie, par N.W. Pirie (traduction de On making
and recognizing life, publié en 1954).
- L'évolution de la matière
vivante, par J.W.S. Pringle (traduction de The
Evolution of living Matter, publié en 1954).
12 euros (code
de commande : 14115).
[BERNHARD
(Thomas)]. GARGANI (Aldo G.) La phrase infinie de Thomas
Bernhard. [Titre
original : La frase infinita di Thomas Bernhard.]
Traduit de l'italien par Jean-Pierre Cometti. [Paris], M'Éclat,
1990. In-8° broché, 49 p., (collection « Tiré
à Part »), soulignements.
En quatrième
de couverture :
La phrase infinie de Thomas Bernhard
fait suite, d'une certaine manière au diptyque L'étonnement
et le hasard et Regard et destin. Il annonce la réconciliation
de l'auteur avec le travail de recherche, mais cette recherche
cette fois-ci porte justement sur l'auteur irréconciliable
par excellence. Par le biais d'une étude sur Thomas Bernhard,
Gargani réintègre un certain type de discours philosophique,
arborant les blessures de « Regard et destin », mais
en partage avec celles de Thomas Bernhard.
La question est celle du rapport entre éthique
et esthétique et Gargani montre comment chez Bernhard
cette question est posée au cur même de la
langue et de la structure du récit ; et c'est un portrait
quasi « michelstaedterien » que Gargani nous propose
de Bernhard, faisant, selon l'expression du jeune philosophe
de Gorizia « la guerre aux mots avec les mots ».
6 euros (code
de commande : 17709).
BICKEL (Lothar)
Le dehors et le dedans. Traduit de lallemand par Robert Rovini. Avant-propos
de Henri Thomas. Paris, Gallimard, 1962. In-12 broché,
239 p., (collection « Les Essais », CVI).
9 euros (code
de commande : 3164).
BLUME
(D.-J.) Le Protestantisme belge pendant et après
la guerre. Conférence
faite à Hornu le Jeudi 15 Août 1918. Dour, Bauduin, 1918. In-8° broché,
23 p.
Extrait :
En
me donnant pour tâche de traiter devant vous le sujet du
Protestantisme belge pendant et après la guerre, mon but
est à la fois simple et double. Il est simple, en ce sens
qu'il consiste uniquement à vouloir vous intéresser
plus que jamais à ce que nous aimons tous du fond de notre
cur, je-veux dire le succès du Règne de Dieu
dans notre patrie. Et d'autre part, il est double parce qu'après
avoir examiné du point de vue général quelques-uns
des éléments qui fondent la valeur historique de
la période où nous sommes, je voudrais montrer
l'estime que nous en pouvons avoir et en faire une application
non plus générale mais particulière à
notre pays.
Les temps que nous vivons sont, sans contredit,
de la plus haute importance ; ils constituent une charnière
dans la vie de notre humanité. S'ils se résument
surtout, à l'heure actuelle en difficultés matérielles
et morales de toute sorte, cela ne signifie point qu'ils ne comportent
que soucis, chagrins, tristesses et misères. C'est en
réalité un monde nouveau qui se forme sous nos
yeux ; c'est une société neuve qui éclôt ;
et sans que nous puissions en avoir une claire conscience, parce
que nous manquons du recul nécessaire à la bonne
appréciation des événements, il est permis
de penser que l'uvre dont nous sommes chaque jour les vivants
contemporains, marquera comme une renaissance dans les annales
de l'histoire.
C'est qu'en dernière analyse, il est
maintenant question de tout autre chose que d'une lutte armée
entre plusieurs peuples. La guerre, en tant que conflit militarisé,
n'est, en effet, que le premier plan du tableau. Il est vrai,
qu'en vertu même de son éclat et de sa primitive
importance, c'est ce premier plan qui a d'abord absorbé
les forces vives des peuples, comme il absorbe encore aujourd'hui
notre attention. Mais il est bien difficile de ne pas voir que,
depuis quatre ans, les choses ont grandement changé ;
que des facteurs nouveaux sont entrés en ligne de compte,
qui ont déplacé le centre de l'attention en déplaçant
le centre de l'action mondiale ; et qu'au-delà du
premier plan, au-dessus de cette uvre militaire qu'il faut
achever malgré tout, il y a comme une fournaise où
bouillonne l'âme des peuples, un chaos ardent où
l'on voit surtout s'agiter et s'éclabousser les violentes
et définitives revendications des démocraties.
C'est ceci, à proprement parler, qui fait
l'âme de notre présente histoire ; ce ne sont
pas les faits de guerre, comme on pourrait le croire ! La
fournaise en fusion veut se répandre et se cristalliser
en des formes neuves ; le chaos ardent des nations veut
s'organiser sur un nouveau plan. Et l'une des impressions dont
on peut le moins se défendre après la lecture des
maigres journaux que nous avons est celle-ci : que les peuples
n'aspirent tellement après la fin de la guerre que pour
prendre leur revanche, pour commencer ce que j'appellerai volontiers
leur guerre à eux, dans laquelle ils exigeront que l'on
compte avec eux plus qu'on ne l'a fait jusqu'aujourd'hui.
10 euros (code
de commande : 16765).
[BÖHME
(Jacob)]. WEHR (Gerhard) et DEGHAYE (Pierre) Jacob
Böhm. Avec
des textes de Jacob Böhme traduits par L.C. de Saint-Martin.
Paris, Albin Michel, 1991. In-8° collé, 236 p.,
(collection « Cahiers de l'Hermétisme »).
En quatrième
de couverture :
On
a peine à croire que la pensée et l'uvre
de Jacob Böhme n'ont fait l'objet, jusqu'à présent,
d'aucune étude en français qui soit à la
fois assez générale et assez sérieuse pour
intéresser le public cultivé.
La traduction française du travail de
Gerhard Wehr, que l'on trouvera dans ce « Cahier Jacob
Böhme », vient combler cette lacune. On y voit apparaître
tel qu'il fut, écrivit et pensa, ce théosophe chrétien
mort en 1624 qui exerça sur la pensée allemande
et européenne une influence dépassant même
le seul domaine de l'hermétisme. Aborder Böhme, c'est
retourner aux origines de la philosophie moderne, qui procède
de lui à travers le cheminement d'un long processus de
pensée sécularisante : c'est aussi effectuer un
pèlerinage aux sources, car de tous les théosophes
occidentaux il n'en est peut-être pas de plus puissant,
de plus attachant ni de plus génial.
Ce « Cahier » contient par ailleurs
deux textes rares de Jacob Böhme qui n'ont connu qu'une
édition, en 1807, dans nue traduction en français
de Louis-Claude de Saint-Martin. Deux textes qui condensent l'essentiel
de la pensée de Böhme.
Un troisième volet s'imposait. Pierre
Deghaye, sans nul doute le meilleur spécialiste de Böhme
en France, a accepté de se charger du rôle délicat,
mais non ingrat, d'exégète.
Puisse ce « Cahier Jacob Böhme »
inciter les lecteurs à méditer sur l'un des aspects
fondamentaux, bien que trop longtemps négligé,
de notre culture occidentale, et leur offrir, de surcroît
et pour leur propre compte, quelques motifs de réflexions
spirituelles.
Table des matières :
- Avant-propos, par Antoine Faivre
et Frédérick Tristan.
- Jacob Böhme, par Gerhard
Wehr.
- De la base sublime et profonde des
six points théosophiques, par Jacob Böhme.
- Mysterium Pansophicum, par Jacob
Böhme.
- Psychologia Sacra, patr Pierre
Deghaye.
- Bibliographie, par Gerhard Wehr.
18 euros (code
de commande : 17543).
BONIFACIO
(José) Les clefs de la Parole Perdue. Paris, Télètes, 2002.
In-8° collé, 94 p., illustrations, exemplaire
en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Comme l'écrit José Bonifacio
« a réussite dans la magie ne dépend
pas seulement de la formule mais surtout de l'homme qui la prononce ».
Il invite ainsi le lecteur à « vouloir oser
savoir » pour parvenir au centre de lui-même.
Cette quête de sa propre connaissance, celle de la véritable
Initiation, le conduira peut-être à connaître
les dieux et l'univers. Pour cela il nous faut abandonner la
vision de l'Homme Profane, mais aussi de l'Homme Véritable,
pour parvenir à celle de l'Homme Transcendant qui est
celle de l'Homme qui Est. Pour ouvrir la porte de ce troisième
degré, l'auteur nous fournit les cinq clefs indispensables
qui sont développées dans les thèmes suivants
:
- La Magie initiatique.
- Les Clefs de la compréhension
du troisième degré de la Kabbale.
- Les Richesses du triangle
équilatéral.
- Structures mathématiques
du psychisme : l'Homme Profane, de clef 4 ; l'Homme
Véritable de clef 7 ; l'Homme Transcendant, de clef
9.
- Analyse de la Mort Maweth
et de la Vérité Emeth.
- Aleph-Mem-Shine, les trois
Lettres-Mères.
- L'énigme des 153
poissons.
- La Parole Perdue, le symbolisme
du bijou de Maître, le Cantique des Cantiques.
- Le Golem.
- L'Apocalypse de saint Jean,
les Nombres au troisième degré.
- Unité et dualité.
- Démarche initiatique
et Transcendance.
- La quadrature du cercle,
réalisation géométrique.
- Les dix Lois cosmiques,
Loi d'Aleph et de Beith.
- Au-delà de UN.
- Le système solaire
aux risques de la Kabbale.
Seize thèmes de réflexion sont
abordés dans cet ouvrage qui fait suite à En
Quête de la Parole Perdue. Seize car ce nombre est
à la fois « une mesure d'homme et une mesure
cosmique ».
7 euros (code
de commande : 15898).
BOURDIEU
(Pierre, dir.) La misère du monde. Paris, Seuil, 1993. In-8° broché,
947 p., jaquette, (collection « Libre Examen
- Documents »), bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
D'un
côté les responsables politiques, qui sont souvent
très étrangers à l'existence ordinaire de
leurs concitoyens. De l'autre, ces hommes et ces femmes qui ont
tant de mal à vivre et si peu de moyens de se faire entendre.
Les uns ont l'il fixé sur les sondages d'opinion,
les autres protestent en dehors des cadres institués,
lorsqu'ils ne s'enferment pas dans leur malheur. Sous
la direction de Pierre Bourdieu, une équipe de sociologues
s'est consacrée pendant trois ans à comprendre
les conditions de production des formes contemporaines de la
misère sociale. La Cité, l'École, le monde
des travailleurs sociaux, le monde ouvrier, le sous-prolétariat,
L'univers des employés, celui des paysans et des artisans,
la famille, etc., autant d'espaces où se nouent des conflits
spécifiques, où s'affirme une souffrance dont
la vérité est dite, ici, par ceux qui la vivent.
On lira ce livre comme autant de petites nouvelles,
chroniques d'une assistante sociale dans un hôpital à
l'abandon, d'un métallo orphelin de la classe ouvrière,
d'un fin-de-droit clochardisé, du proviseur d'un lycée
en proie à la violence urbaine, d'un policier de base
dans une banlieue défavorisée, et de tant d'autres
avec eux.
On comprendra en le lisant pourquoi les gens
font ce qu'ils font.
On aura compris en le refermant que ce livre
propose une autre façon de faire de la politique.
Table des matières :
- Au lecteur, par Pierre Bourdieu.
- L'espace des points de vue,
par Pierre Bourdieu.
- La rue des jonquilles,
par Pierre Bourdieu.
- Une famille déplacée,
par Abdelmalek Sayad.
- Chacun chez soi,
par Rosine Christin.
- La vision médiatique,
par Patrick Champagne.
- L'ordre
des choses, par Pierre Bourdieu.
- Une
famille intégrée, par Patrick Champagne.
- Un
mauvais placement, par Gabrielle Balazs.
- La
réhabilitation, par Gabrielle Balazs.
- La
dernière différence, par Patrick Champagne.
- Le
couperet, par Gabrielle Balazs.
- Effets de lieu, par Pierre
Bourdieu.
- De l'Amérique
comme utopie à l'envers, par Loïc Wacquant.
- The
Zone, par Loïc Wacquant.
- Homeless
in El Barrio, par Philippe Bourgois.
- La démission de l'État,
par Pierre Bourdieu.
- Une mission impossible,
par Pierre Bourdieu.
- La mauvaise foi de l'institution,
par Pierre Bourdieu.
- Porte-à-faux
et double contrainte, par Pierre Bourdieu et Gabrielle
Balazs.
- « L'occupationnel
», par Gabrielle Balazs.
- La vision d'État,
par Patrick Champagne.
- Désordre
chez les agents de l'ordre, par Rémi Lenoir.
- La
police des pauvres, par Rémi Lenoir.
- Femme
ou flic, par Rémi Lenoir.
- Un
reproche vivant, par Rémi Lenoir.
- Déclins.
- Permanents et temporaires,
par Michel Pialoux et S. Beaud.
- Le vieil ouvrier
et la nouvelle usine, par Michel Pialoux.
- Le rêve de
l'intérimaire, par Stéphane Beaud.
- Travail de nuit,
par Rosine Christin.
- La possession,
par Rosine Christin.
- Une affaire de
famille, par Rosine Christin et B. Urlacher.
- Le souffre-douleur,
par Abdelmalek Sayad.
- La fin d un monde,
par Pierre Bourdieu.
- Le
désarroi du délégué, par Michel
Pialoux.
- Vu
d'en bas, par Pierre Bourdieu.
- L'uvre
volée, par Sandrine Garcia.
- Témoin
silencieux, par Rosine Christin.
- Un
équilibre si fragile, par Pierre Bourdieu et
Gabrielle Balazs.
- Suspendue
à un fil, par Pierre Bourdieu.
- Sans
feu ni lieu, par Anne-Marie Waser.
- Une
vie perdue, par Pierre Bourdieu.
- Un
avenir incertain, par Patrick Champagne.
- La
chute, par Patrick Champagne.
- La
déception, par Frédérique Matonti.
- Carrières
brisées, par Louis Pinto.
- Les exclus de l'intérieur,
par Pierre Bourdieu et Patrick Champagne.
- Oh ! Les beaux
jours, par Pierre Bourdieu.
- Un paradis perdu,
par Sylvain Broccolichi.
- L'engrenage,
par Sylvain Broccolichi et F. Oeuvrard.
- Une double vie,
par Rosine Christin.
- La classe de français,
par Rosine Christin.
- Un rapport de force,
par Sylvain Broccolichi.
- La violence de
l'institution, par Gabrielle Balazs et Abdelmalek
Sayad.
- Première
génération, par Gabrielle Balazs.
- Les contradictions de l'héritage,
par Pierre Bourdieu.
- Le destin scolaire,
par Alain Accardo.
- Dialogue sur la
violence, par Emmanuel Bourdieu.
- Un succès
compromettant, par Charles Soulié.
- L'esprit de contradiction,
par Emmanuel Bourdieu et D. Podalydès.
- L'impasse royale,
par Emmanuel Bourdieu et D. Podalydès.
- Le rêve des
familles, par Pierre Bourdieu.
- Épouse et
collaboratrice, par Jean-Pierre Faguer.
- La malédiction,
par Abdelmalek Sayad.
- La messagère,
par Francine Muel-Dreyfus.
- L'émancipation,
par Abdelmalek Sayad.
- Le malade-objet,
par François Bonvin.
- Ceux qui restent,
par Rosine Christin.
- La solitude,
par Gabrielle Balazs.
- Comprendre, par Pierre
Bourdieu.
- Post-scriptum, par Pierre
Bourdieu.
- Index.
18 euros (code
de commande : 16677).
BOUTANG
(Pierre) La Source sacrée. Les Abeilles de Delphes II. Monaco, Éditions du Rocher,
2003. In-8° collé, 477 p., pli au second feuillet
de couverture.
En quatrième
de couverture :
La source sacrée est celle où
les abeilles de Delphes vont puiser quelques gouttes d'une transparence
parfaite. C'est à cette même quête que nous
convie Pierre Boutang dans ce recueil critique inédit,
qui rassemble des articles publiés dans les années
cinquante et soixante. Ici encore, il jette sur les poètes,
les romanciers et les philosophes de purs traits de lumière,
qui définissent à chaque fois un art de penser
et un art d'écrire. Une telle puissance de dialogue et
de rencontre, sans tabou ni complaisance, a aussi bien suscité
l'admiration de Jules Supervielle que de Daniel Halévy,
Roger Nimier et Jean Paulhan.
Méditant tour à tour sur le langage
et le style, sur les « bergers » chrétiens
de la littérature, mais sondant aussi bien les entrelacs
de Rousseau, Montherlant et Proust (le « Champ clos »
du moi), Boutang achève cet itinéraire par une
réflexion sur la naissance de l'État : on y découvre
ses lectures de Tocqueville, Sorel et Aron, rencontrant toujours
chaque auteur sur la crête de sa pensée. Parmi les
grands morceaux, le lecteur retrouvera la préface aux
Possédés de Dostoïevski et l'introduction
allègre de la Satire Ménippée. Dans
une préface inédite écrite en 1991, Pierre
Boutang met en évidence l'unité de sa démarche
et de sa quête métaphysique.
Cet immense voyage dans la littérature,
la politique et la philosophie refonde la critique par la rencontre
entre le logos et le monde.
12 euros (code
de commande : 17974).
BOUYER
(Louis)
Dictionnaire théologique. Tournai, Desclée
de Brouwer, 1963. In-8° étroit sous cartonnage d'éditeur,
IX, 653, [14 (lecture synthétique du dictionnaire)] p.
Préface :
Ce
livre n'ambitionne point de rivaliser avec un ouvrage comme le
Dictionnaire de théologie catholique, édité
par MM. Vacant, Mangenot et Amann. Il s'agit là, en réalité,
d'une collection de monographies dont beaucoup ont l'ampleur
d'un véritable volume. Ce qu'on a voulu ici est bien plus
modeste. On a cherché d'abord à présenter
le sens exact des expressions théologiques, dans les termes
les plus simples et les plus accessibles à tous. Ensuite,
on s'est efforcé de proposer, dans des termes également
lisibles pour les non-spécialistes, une synthèse
succincte de la doctrine catholique en partant de chacun de ses
termes-clés. Par là, on a voulu rendre service
d'abord aux prédicateurs et aux catéchistes, en
leur fournissant à propos de chaque question capitale
un exposé très bref, mais qui contienne l'essentiel
de ce qu'il faut savoir pour comprendre et expliquer correctement
les doctrines catholiques. On a pensé également
qu'on pourrait rendre par là quelques services aux étudiants
en théologie, en leur permettant une première vue
d'ensemble de chaque question, réduite à ses lignes
essentielles, comme une introduction à l'étude
détaillée des cours ou des manuels. Peut-être
un ouvrage aussi simplifié pourra-t-il aussi éviter
à des littérateurs ou des journalistes (même
catholiques) de choir en quelque piège en leur permettant
de se renseigner d'un simple coup d'il sur le sens des
termes qu'ils emploient quand ils en viennent à parler
de ces choses.
Si brefs que soient nos articles, on s'est
efforcé d'y donner toujours les textes bibliques essentiels
avec le minimum de commentaire indispensable, ainsi que les textes
principaux du magistère. En dehors de cela, nous avons
systématiquement limité nos références
à saint Thomas d'Aquin, docteur commun par excellence,
et, toutes les fois qu'il a donné dans la Somme théologique
le plus important de sa pensée sur le sujet, nous nous
sommes borné à celle-ci. Nous n'avons introduit
de références à d'autres que là où
la doctrine considérée est arrivée à
sa maturité en dehors du saint Docteur, et en nous bornant
à chaque fois, autant que possible, à l'auteur
ou au texte fondamental sur la question. Quiconque désire
une bibliographie sur le sujet doit naturellement se reporter
soit aux grands dictionnaires, soit aux manuels de théologie.
Ajoutons que nous n'avons pas traité dans ce volume de
la morale chrétienne dans ses détails, nous restreignant
aux principes fondamentaux qui appartiennent en propre à
la théologie au sens le plus strict, c'est-à-dire
la théologie dogmatique. De même en est-il des problèmes
historiques : nous n'en avons rappelé que ce qui était
essentiel pour comprendre l'évolution d'un problème
ou le sens d'une définition de l'Église.
18 euros (code
de commande : 18144).
[BRÈS
(Guy de)] La Confession de foi des Églises réformées
wallonnes et flamandes. Réimprimée par décision de la
Société Évangélique Belge. Bruxelles, Librairie Chrétienne
Évangélique, 1850. [Bruxelles, Librairie Chrétienne
Évangélique, rue de l'Impératrice, 33. 1850]
In-8° débroché, 47, [1 bl.] p.
Préface :
Guy
de Brès, ce noble et courageux apôtre de l'Évangile
dans les Flandres et le pays wallon, sentait que quelque chose
manquait à ses travaux, malgré leurs rapides succès :
une confession de foi lui paraissait absolument nécessaire.
Les nombreuses Églises, que Dieu avait suscitées
dans les Pays-Bas, rendraient ainsi gloire à Jésus-Christ,
Dieu béni éternellement et leur seule espérance.
Elles feraient tomber les calomnies que d'impudents adversaires
répandaient contre leur religion ; elles éclaireraient
les ignorants, et seraient elles-mêmes fortifiées
dans leur très-sainte foi. Assisté d'Adrien de
Saravia et de trois ou quatre autres pasteurs, Guy de Brès
rédigea donc une Confession de la Foi des Églises
des Pays-Bas. Cette Confession, d'abord écrite en wallon,
mais aussitôt traduite en flamand , il la communiqua aux
Églises et aux pasteurs, pour qu'ils y fissent les corrections
qu'ils jugeraient nécessaires. Ainsi modifiée,
elle parut en 1561 ; elle contenait trente-sept articles
opposés à la doctrine de Rome et conformes à
la parole de Dieu, telle qu'elle était professée
à Genève.
Les Réformés ou Chrétiens
évangéliques envoyèrent cette Confession
à Philippe II, et l'accompagnèrent d'une lettre
dans laquelle ils disaient entre autres : « Bien
que nous soyons plus de cent mille, nous nous comportons pourtant
en toute tranquillité. »
Plus tard, le 5 octobre, en 1571, il fut statué
par le premier synode national des Églises wallonnes et
flamandes, tenu à Embden, que cette Confession serait
signée par tous les membres présents au dit synode
et par tous ceux qui seraient admis au saint ministère.
C'est cette Confession, monument précieux
de la pureté des doctrines de nos pères, que nous
avons réimprimée telle quelle, sans y rien ajouter
ni retrancher : nous ne nous sommes permis que de remplacer
quelques mots vieillis par des expressions plus modernes et mieux
comprises.
13 euros (code
de commande : 16764).
 BUTLER (Adam), [traduit
par GODESCARD]
La Vie des saints d'Alban Butler et Godescard.
Avec le Martyrologe romain, un traité de la Canonisation
des Saints, le Panégyrique des Saints et Martyrs par le
diacre Constantin, un traité des Fêtes mobiles,
l'Opuscule de Lactance sur la mort des persécuteurs de
l'Eglise, Édition augmentée de notes nouvelles,
d'un grand nombre de Vies inédites : J.-B. De La
Salle, Jean Grande, Ignace Azevedo, Pierre Claver, Paul de La
Croix, Jean de Britto, André Bobola, Les nouveaux martyrs
du Tonkin, Germaine Cousin, etc, etc. Par M. l'abbé Tresvaux,
chanoine et vicaire-général de Paris, auteur de
l'Histoire de la persécution révolutionnaire
en Bretagne, etc., de Ram, Chanoine, Recteur de L'université
catholique de Louvain, de Réflexions placées après
la première Vie de chaque jour, par l'abbé Herbet,
chanoine honoraire d'Amiens, membre correspondant de l'académie
d'Amiens, auteur de l'Imitation méditée,
etc. Entièrement revue par M. Le Glay, correspondant de
l'Institut, chevalier des ordres de la Légion d'Honneur
et de S.-Grégoire-le-Grand, auteur de l'Histoire ecclésiastique
du diocèse de Cambrai. Et approuvée par Mgr
l'archevêque de Cambrai, son ém. le cardinal archevêque
de Lyon, Mgr l'archevêque de Toulouse, NN. SS. les évêques
d'Amiens, de La Rochelle, de Poitiers, de Metz, de Nantes et
de Montréal. Tomes I à XII (complet). Lille,
Lefort, 1855-1855. Douze volumes in-8° demi-chagrin noir
d'éditeur, tome I : CVIII, 580 p., deux
gravures, tome II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [2 (titre,
mention de droit)], 664 p., tome III : 676 p.,
tome IV : 650, [2 bl.] p., tome V :
623, [1 bl.] p., tome VI : 644 p., tome VII :
628 p., tome VIII : 639, [1 bl.] p., tome IX :
628 p., tome X : 607, [1 bl.] p., tome XI :
564, LXVIII (appendice) p, tome XII : 519,
[1 bl.] p., dos frottés, rousseurs sinon bon exemplaire.
Le classement
des Saints est effectué par date, donc par jour. Chaque
tome contient une table alphabétique. Le tome 12 se termine
par une table générale des Saints et des fêtes,
une table des matières et une table chronologique.
Avertissement pour cette nouvelle édition :
On peut dire que l'Histoire des Saints
est un code de morale : ou plutôt c'est l'Évangile
qui est le code, c'est l'Histoire des Saints qui en forme comme
le contexte et le commentaire. En lisant le code, il peut se
faire que la perfection qui s'y trouve indiquée effraie
et déconcerte ; en lisant les vivantes explications de
ce code divin, rendues sensibles dans la conduite des saints,
le courage revient, et l'espérance se ranime. Or que faut-il
de plus que ces considérations pour nous déterminer,
non à offrir au public pieux un nouveau livre de la Vie
des Saints (Dieu nous garde de celle présomption), mais
à présenter aux fidèles une nouvelle publication
d'un travail déjà connu et fort estimé,
auquel il s'agit seulement d'apporter les améliorations
que le temps et l'expérience ont indiquées ?
Ici quelques explications de détails
sont nécessaires pour bien comprendre ce que nous avons
voulu et ce que nous avons tenté.
Parmi les ouvrages un peu étendus d'hagiographie
chrétienne, un de ceux qui tiennent le premier rang après
les immenses travaux des Bollandistes, ce sont les Vies des
Saints écrites en anglais par Butler et traduites
dans notre langue par l'abbé Godescard. Un mot sur ces
deux hommes remarquables nous parait ici une dette de reconnaissance
et une digression nécessaire pour l'intelligence de tout
l'ouvrage.
Alban Butler, né en 1710, dans le comté
de Northampton, d'une ancienne famille, fut envoyé à
l'âge de huit ans au Collège des prêtres anglais
de Douai. Ses progrès dans les vertus et dans les sciences
ecclésiastiques attirèrent l'attention de ses supérieurs,
et lui méritèrent avec l'honneur du sacerdoce,
celui d'y enseigner successivement les humanités, la philosophie
et la théologie.
Ce fut pendant son séjour dans ce collège,
qu'il publia une Discussion, en forme de lettres, sur l'Histoire
satyrique des papes, d'Archibald Bower, apostat de la religion
catholique. Cet écrit, plein de facilité et d'élégance,
annonçait une érudition peu commune et une excellente
critique.
Chargé, en 1745, de servir de mentor
à trois jeunes seigneurs anglais catholiques dans leur
voyage en France et eu Italie, il composa une description intéressante
des monuments des arts qui se trouvent dans ces contrées.
À son retour en Angleterre, on l'employa
dans la mission du comté de Stafford, d'où il fut
tiré, quelque temps après, pour accompagner à
Paris le fils du duc de Norfolk, premier pair catholique, qui
allait y achever son éducation. Le collège du Plessis-Sorbonne,
de tout temps renommé pour ses principes et ses bonnes
études, fixa le choix des respectables parents et du judicieux
instituteur; et ce fut dans cette maison, qui réunissait
tant d'hommes rie mérite, que M. Butler, vers l'année
1761, s'associa pour l'instruction de son intéressant
élève, les lumières et les talents distingués
de MM. Godescard et Marie, auxquels, en retour, il inspira le
goût et donna les premières connaissances de la
langue anglaise. Ces estimables littérateurs ne tardèrent
pas à en acquérir la parfaite intelligence, et
la firent servir à la gloire de la religion et des lettres.
Telle fut l'origine de l'excellente traduction des Vies des
pères, des martyrs, etc., qu'avait composée
le savant instituteur et dont ses dignes associés partagent
avec lui le mérite et l'utilité.
Quelques années après, M. Butler
fut appelé à la présidence du Collège
anglais à Saint-Omer ; il y mérita la confiance
intime du digne évêque de ce diocèse, des
évêques d'Arras, de Boulogne, de Bruges, et autres
personnages distingués.
Après avoir rempli, avec un zèle
et un succès au-dessus de tout éloge, les différents
emplois qui lui fuient confiés, il mourut à Saint-Omer,
le 15 mai 1773, regretté et vénéré
pour ses vertus, sa haute piété et ses profondes
connaissances. La religion, l'histoire et les litres lui devront
à jamais l'important ouvrage que nous réimprimons,
et qui seul immortaliserait sa mémoire.
Après avoir fait connaître l'auteur
des Vies des Saints, il est juste de consacrer également
une page à la gloire de son intelligent traducteur.
Jean-François Godescard naquit le 30
mars 1728 à Rocquemont, diocèse de Rouen. Il était
d'une famille honnête, et reçut les premiers bienfaits
de l'éducation du curé d'Icquebeuf, sou parent.
Après avoir achevé ses humanités
au collège de Rouen, tenu alors par les Jésuites,
il donna en particulier des leçons de langue latine à
un grand nombre d'élèves, que sa réputation
déjà formée lui avait procurés. Partageant
son temps entre ses études personnelles et le soin de
ses écoliers, il étudia lui-même, et avec
succès, la philosophie et la théologie.
En 1755 il reçut l'ordre de la prêtrise,
et fut nommé précepteur du fils unique de M. d'Acquigny,
magistrat célèbre par ses lumières et ses
vertus. Il n'avait pas encore achevé l'éducation
de son élève, au collège du Plessis à
Paris, où il s'était retiré, que, s'étant
adonné sérieusement à l'élude de
la langue anglaise, il entreprit la traduction des Vies des
Saints, composées en anglais par Butler, et fit paraître
en 1763 le premier volume de cet excellent ouvrage.
En 1769, M. de Beaumont, juste appréciateur
du mérite, l'appela au secrétariat de l'archevêché
de Paris, le nomma d'abord chanoine de Saint-Louis-du-Louvre,
et peu de temps après chanoine de Saint-Honoré,
pour le dédommager du sacrifice qu'il avait fait d'un
riche bénéfice qui lui avait été
offert, et pour lui témoigner sa reconnaissance de l'attachement
qu'il lui avait montré.
Sous l'épiscopat de M. de Juigné,
qui conserva pour lui la morne estime, devenu supérieur
de plusieurs des communautés de religieuses anglaises
qui étaient établies à Paris, il obtint
aussi une pension du roi, et une gratification du clergé
de France, en récompense des importants services qu'il
avait rendus à la religion.
Mais la révolution vint le priver, comme
les autres ecclésiastiques, de ses bénéfices
et moyens de subsistance. Il fut forcé de vivre de son
travail, qui, dans ces moments de désastre, n'offrait
pas de grandes ressources. Âgé et infirme, forcé
de vendre tous les effets précieux qui lui restaient,
cet estimable vieillard fut réduit à corriger des
épreuves pour le compte d'un imprimeur. Ses livres, qu'il
voulut garder jusqu'au dernier instant de sa vie, étaient
les seules consolations de son dénuement et de toutes
ses privations. Il mourut à Paris, au collège de
Boncourt, le 2l août 1800 , dans la soixante-treizième
année de son âge.
Ce sont donc les Vies des Saints écrites
par Butler et traduites par Godescard que nous reproduisons.
Seulement Butler, anglais d'origine, a fait entrer dans son cadre
un grand nombre de saints de sa nation, dont la vie à
peine connue a l'inconvénient de présenter peu
d'intérêt pour nous et de grossir démesurément
l'ouvrage. Nous avons supprimé, sans crainte de déplaire
à nos lecteurs, tout ce qui nous a paru devoir peu les
attacher. Quant au travail de Godescard, nous y avons apporté
trois importantes modifications.
Premièrement, nous avons relu avec attention
sa traduction, la plume à la main. Des négligences
de style, des naïvetés trop crues, des longueurs
et quelques inexactitudes ont dû disparaître sans
rien toucher au fond.
Secondement, depuis la mort du pieux traducteur,
l'Église, mère toujours si féconde, a continué
de décerner les honneurs de la canonisation à plusieurs
hommes héroïques que la voix de Dieu, c'est-à-dire
celle des miracles, avait proclamés. Or, parmi ces derniers
saints, quelques-uns n'étaient pas seulement illustres
par l'éclat de leurs vertus : plus rapprochés de
nous, ils nous présentaient un intérêt plus
vif et plus palpitant : celui d'avoir vécu en quelque
sorte sous nos yeux et d'avoir pour ainsi dire été
mêlés à notre propre existence. Un pieux
et savant chanoine de Notre-Dame de Paris, déjà
bien connu par ses écrits hagiographiques, M. Tresvaux,
s'est chargé de ce travail, qu'il a continué jusqu'à
ce jour.
Enfin, on a reproché à Godescard
un peu de sécheresse dans les réflexions morales
qui terminent comme corollaire la Vie principale du Saint de
chaque jour. Sans vouloir contester la vérité de
ce reproche, on a tenté de faire disparaître ce
qui pourrait le justifier, et on a substitué des réflexions
neuves à des pensées bonnes qui ne répondaient
pas assez peut-être à l'attente des lecteurs.
Il est aussi une autre objection, adressée
au traducteur de Butler, que nous n'avons pas voulu passer sous
silence. Plusieurs personnes ont trouvé que Godescard
était trop timide et trop circonspect, et que, dans le
récit des miracles, il se sert quelquefois, au lieu de
l'affirmation, d'une locution douteuse comme celles-ci : on
dit, on rapporte, on assure... Nous avons donné
à cette observation tout le poids qu'elle comporte : appuyés
sur l'autorité d'écrivains judicieux et érudits
dont les ouvrages universellement estimés ont, depuis
les travaux de Godescard, éclaire bien des points obscurs
ou imparfaitement approfondis, nous avons pu, sans compromettre
la sagesse de nos devanciers, faire subir à quelques Vies
importantes de notables modifications et leur donner de plus
amples développements, toujours appuyés sur des
documents ou des témoignages irrécusables.
Quant aux faits pour lesquels il n'a pas été
possible de réunir les mêmes conditions d'authenticité,
loin de faire un reproche à Godescard de sa réserve,
nous y trouvons un titre de plus à son exactitude d'écrivain
et à sa fidélité scrupuleuse d'historien.
Entre l'extrême simplicité qui admet tout sans examen,
et la systématique incrédulité qui rejette
tout sans pudeur, il y a un milieu, et ce milieu nous semble
avoir été gardé par l'écrivain consciencieux
dont nous parlons. Dans le temps où nous vivons, si un
excès pouvait être excusé, ce serait plutôt,
ce nous semble, celui d'une trop grande prudence, pour ne laisser
aucune prise à la malignité railleuse de l'impiété
: non que nous voulions faire des concessions à l'esprit
sceptique du dernier siècle ; mais nous désirons
être sages jusqu'à la sobriété,
afin qu'il n'y ait aucun prétexte d'accuser la simplicité
de notre foi et les tendances de notre piété.
Ainsi, rien n'a été omis pour
que, dans cette édition nouvelle, la foi chrétienne
et l'exactitude historique, l'instruction et l'éducation
se trouvent associées et marchent constamment de front
: aucun soin n'a été négligé pour
conserver aux Vies des Saints leur caractère d'utilité
générale, de telle sorte qu'elles puissent s'adresser
et convenir à tous, être consultées par tous
avec une entière sécurité, et, dans les
familles, tomber entre les mains du père et des fils comme
en celles de la mère et de ses filles.
Enfin, pour compléter toutes les garanties,
nous avons obtenu, outre le bienveillant concours du savant hagiographe,
M. De Ram, recteur de l'université catholique de Louvain,
la collaboration de M. Le Glay, auteur du Cameracum christianum
et de tant d'autres ouvrages, pleins de fortes études
et d'érudition, qui lui ont valu tout récemment
une des distinctions les plus honorables de la part de l'auguste
pontife Pie IX.
Les
12 volumes : 150 euros
(code de commande : 16969).
Cahiers internationaux
de symbolisme
Pour le détail des
sommaires, consultez le site
Ciephum
2010 125-126-127 :
La métaphore.
2009 122-123-124 : Mémoires.
2008 119-120-121 : Pour une origine à venir.
Engagements auprès de Claire lejeune.
2008 Numéro spécial : « Tempo
di Roma »
2007 116-117-118 : Flore, faune, symbole.
2006 113-114-115 : L'inattendue. Genèse
de la création dans les essais de Claire Lejeune.
2005 110-111-112 : Demain, quelle civilisation
?
2004 107-108-109 : Thérories
et pratique de la création. II. La création
au féminin.
2003 104-105-106 : Thérories
et pratique de la création. Le génie de la différence
nous délivrera-t-il de la tyrannie de l'identité
?
2002 101-102-103 : Apocalypse now. Et depuis
le 11 septembre 2001 ? Qu'est-ce qui a changé dans
le rapport de l'imaginaire avec le réel et le symbolique
?
2001 98-99-100 : Utopies du lieu commun
II. Les arts: quelles visions nouvelles de leur intégration
dans la cité ?
2000 95-96-97 : Utopies du lieu commun.
Le mythe comme lieu commun de la tradition et de la création.
Saint Georges et le dragon.
Chaque volume : 18 euros.
CANNUYER
(Christian) Les Baha'is. Peuple de la Triple Unité. [Turnhout], Brepols, 1987. In-8°
sous cartonnage d'éditeur, 202 p., illustrations
hors texte en couleurs, (collection « Fils d'Abraham »),
exemplaire dédicacé par l'auteur, en très
bel état.
En quatrième
de couverture :
Issue
de courants millénaristes au sein du shi''isme iranien,
la Foi baha'ie s'est hissée en un siècle au rang
de religion universelle. Par sa prétention à récapituler
toutes les révélations antérieures, d'Adam
à Mahomet, en passant par Moïse et Jésus,
elle s'est attirée de sévères persécutions
dans le monde islamique, tandis que son irénisme, la simplicité
de ses rites, son engagement en faveur du progrès de l'humanité
et un prosélytisme brillamment planifié lui valent
de nombreuses conversions dans le Tiers-monde.
Christian Cannuyer, orientaliste formé
à Louvain, signe ici la première synthèse
en langue française sur le bahâ'isme, son histoire,
courte mais mouvementée, sa théologie, ses pratiques
religieuses, ses structures, son art sacré (dont les célèbres
monuments de Hayfa) et sa riche littérature, présentée
à travers une anthologie raisonnée.
12 euros (code
de commande : 18090).
CANNUYER
(Christian) Les Catholiques français. [Turnhout], Brepols, 1992. In-8°
sous cartonnage d'éditeur, 276 p., illustrations
hors texte en couleurs, (collection « Fils d'Abraham »),
exemplaire dédicacé par l'auteur, en très
bel état.
En quatrième
de couverture :
« France,
fille aînée de l'Église, es-tu fidèle
aux promesses de ton baptême ? » La question
solennelle lancée par le pape Jean-Paul II aux Catholiques
de France en 1980 résonne de leur histoire. Longtemps,
la France auréolée du souvenir quasi
apostolique de saint Irénée (second siècle)
a tenu une place privilégiée dans le concert des
nations catholiques, jouant, au fil d'une histoire jalonnée
de sainteté, un rôle prépondérant
dans l'éclosion du monachisme occidental, la formation
de la liturgie « romaine » et du chant
« 'grégorien », l'épopée
des croisades, le rayonnement des arts roman et gothique, l'essor
de la scolastique.
Depuis 1789, l'Église de France s'est
trouvée confrontée à un État souvent
laïc voire hostile. La première elle a dû faire
face à la modernité et à la déchristianisation.
Non sans douleur. Aujourd'hui, quatre Français sur cinq
se « disent » Catholiques. Mais s'agit-il
seulement d'un héritage culturel ou d'une identité
qui engage ? La réponse est nuancée.
12 euros (code
de commande : 18091).
CARCOPINO
(Jérôme)
Le Vatican. Paris, Flammarion/Draeger, 1958.
In-folio sous reliure et jaquette d'éditeur, 224 p., reproductions
en noir et en couleurs. Bel exemplaire.
Note des frères
Draeger :
« De toutes les architectures du Monde, témoignages
du génie et de la foi des hommes, combien sont parvenues
jusqu'à nous autrement que par la légende !
L'une d'entre elles pourtant est intacte et vivante, épargnée
par les invasions, les pilages et les incendies : le Vatican.
L'idée de reproduire par l'image une telle somme de chefs-d'uvre,
nous enthousiasma, nos amis Flammarion et nous. Il fallait en
effet beaucoup d'enthousiasme pour vaincre toutes les difficultés
qu'une pareille entreprise allait rencontrer.
L'autorisation exceptionnelle que nous avons obtenue du Vatican,
nous permettant de faire des photographies, a été,
après l'examen de la première épreuve gravée,
la plus étendue qui ait été accordée
à ce jour.
Les prises de vues terminées, les difficultés ne
l'étaient pas pour autant. La gravure, les corrections
et l'impression ont demandé tous nos soins ; mais ce sont
là des choses auxquelles nos exigences nous ont habitués.
»
70 euros
(code de commande : 9305).
CASTELLI
(Enrico) Les présupposés
d'une théologie de l'Histoire. Préface de Henri Gouhier.
Paris, Vrin, 1954. In-8° broché, 187 p., (collection
« Problèmes et Controverses »), exemplaire
non coupé et à l'état de neuf.
10
euros (code de commande
: 197/57).
CHARLEVOIX (R.P. [Pierre
François Xavier] de)
Histoire
du christianisme au Japon, où l'on voit les différentes révolutions
qui ont agité cette monarchie pendant plus d'un siècle.
Nouvelle édition, devant servir de complément aux
divers recueils de lettres édifiantes. Tomes I et II (complet). Liège,
H. Dessain, 1855. Deux tomes en un volume in-8° sous cartonnage
d'éditeur, XXII + 336 et 334 p., chaque tome est précédé
d'un frontispice et d'une page de titre gravée, rousseurs.
@
Pierre François-Xavier
de Charlevoix (Saint-Quentin, 1682 - La Flèche, 1761)
devint jésuite en 1698. Il fit un premier voyage en Nouvelle-France
où il fut professeur à Québec de 1705 à
1709. Son second voyage outre-Atlantique, de 1717 à 1722,
fut consacré à l'exploration : « il remonta
le fleuve Saint-Laurent et les lacs jusqu'à Michillimakinac,
fit une excursion dans le pays des Illinois, descendit le Mississipi
jusqu'à son embouchure [et] visita Saint-Domingue. »
À son retour en France, il collabora pendant vingt-deux
années au Journal de Trévoux. L'édition
originale de l'Histoire de l'établissement, des progrès
et de la décadence du christianisme dans l'empire du Japon
fut publiée à Rouen, en 1715.
& Cordier,
Bibliotheca Japonica (421-426).
150 euros (code
de commande : 17/64).
CLAUDEL (Paul) Introduction
à l'apocalypse.
Illustrations de Jean Charlot gravées sur bois
par Gérard Angiolini. Paris, Egloff, 1947. In-4°
en feuillets, 62 p., exemplaire numéroté sur vélin
pur fil Johannot, non coupé.
45 euros (code
de commande : 156/70).
COHEN
(Hermann) L'éthique du judaïsme. Présentation, traduction de
l'allemand et annotation par Maurice-Ruben Hayoun. Paris,
Éditions du Cerf, 1994. In-8° broché, 354 p.,
(collection « Passages »).
En quatrième
de couverture :
Fils
d'un hazan (chantre synagogal), Hermann Cohen (1842-1918)
souhaitait d'abord devenir rabbin. Mais après quelques
années d'études au séminaire rabbinique
de Breslau, où il fut l'élève de Heinrich
Gratz, il se consacra entièrement à la philosophie.
Devenu célèbre pour avoir fondé
l'école de Marbourg, d'où partit le renouveau du
kantisme, il milita avec ferveur et intransigeance pour l'intégration
des juifs dans la culture moderne, notamment allemande, et devint
l'un des défenseurs les plus inspirés du judaïsme.
C'est ce qui ressort des études et articles des Jüdische
Schriften (Écrits juifs ; préfacés dans
l'édition originale par Franz Rosenzweig), réunis
dans le présent volume.
L'éthique du judaïsme tel
est ici le sujet privilégié de la réflexion
de Cohen , porte en elle tous les éléments
de la morale à la fois individualiste et universaliste
que prône la Critique de la raison pratique. Des
prophètes de l'Ancien Testament à leurs exégètes
modernes, en passant par les grandes figures du rationalisme
juif comme Maïmonide, Cohen trace une ligne de convergence
où se rencontrent, sans jamais se confondre, la pensée
philosophique et la croyance religieuse. Par ses analyses admirables
de la spiritualité juive, plus proches, il est vrai, du
protestantisme que du sionisme, il entend avant tout témoigner
de la vocation universelle de la religion d'Israël.
12 euros (code
de commande : 18136 -
vendu).
COMTE-SPONVILLE
(André) L'amour la solitude. Entretiens avec Patrick Vighetti,
Judith Brouste, Charles Juliet. Paris, Albin Michel,
2002. In-8° broché, 154 p.
Avant-propos :
Ce livre a été publié
une première fois en 1992, aux éditions Paroles
d'Aube, alors toutes jeunes et qui ne devaient vivre que quelques
années. Il était devenu introuvable. C'est ce qui
justifie cette nouvelle édition, revue et augmentée.
Elle reste fidèle à l'ancienne ; mais elle la complète
ou l'éclairé, sur un certain nombre de points,
et constitue l'édition définitive.
Le volume prenait place, chez son premier éditeur,
dans une collection tout entière consacrée à
des entretiens : un écrivain le plus souvent
un poète répondait aux questions de
quelques-uns de ses lecteurs ou amis. Pourquoi ai-je accepté
de participer à l'aventure ? D'abord par sympathie
pour ceux qui s'y étaient lancés, qui me demandaient
de les rejoindre. Ensuite par goût pour les entretiens,
pour ce jeu, à la fois imprévisible et stimulant,
des questions et des réponses. Enfin parce que c'était
l'occasion d'écrire autrement, et pour un autre public.
L'idée était de faire un livre qui ne fût
plus tout à fait un livre de philosophie, mais plutôt
le livre d'un philosophe, sur ce que la philosophie et la vie
lui avaient appris, sur ce qu'il en avait retenu... Je souhaitais
m'adresser au lecteur comme on s'adresse à un ami, sans
précautions, sans élaboration secondaire, sans
érudition, sans masque : juste quelques idées à
l'état naissant, ou renaissant, juste quelques souvenirs,
comme la trace d'un cheminement, entre confidence et réflexion,
entre pensée et récit... «Je n'enseigne point,
je raconte », disait Montaigne. C'est un exemple que je
voulus suivre, mais de loin. Ce petit livre est le contraire
d'un système ou d'un traité, sans être encore
un essai. Ce sont des entretiens, ce que Montaigne aurait appelé
des conférences (« le plus fructueux et naturel
exercice de notre esprit, c'est à mon gré la conférence»),
autrement dit des conversations. Art mineur ? Sans doute, et
c'est ce qui fait une partie de son charme. La vérité,
ici, importe plus que la beauté ; le plaisir, plus que
le travail ; la vie, plus que l'uvre.
Comment procéder ? Le plus simple eût
été de passer par la parole, d'enregistrer nos
entretiens, de les transcrire, de les corriger... Mais c'est
un travail fastidieux et presque toujours décevant. J'ai
pris le parti inverse : commencer par l'écriture, et essayer
de retrouver, par elle, en elle, quelque chose de la parole,
de sa spontanéité, de sa fragilité, de sa
légèreté, de sa liberté... C'est
à quoi mes interlocuteurs voulurent bien se plier. Leurs
questions m'arrivaient par la poste ; j'y répondais par
retour du courrier, écrivant le plus que je pouvais au
fil de la plume, sans plan, sans préparation, sans vérifier
mes références ni mes citations, presque sans retouches.
L'improvisation faisait partie du jeu, d'autant plus imprévisible
qu'il se pratiquait à plusieurs. C'était une espèce
de correspondance ou de dialogue épistolaire, comme j'aime
à en lire, et je pris plaisir aussi, cette fois comme
auteur, à m'y risquer.
Cela n'alla pas sans faute. C'est alors, citant
de mémoire, que j'attribuai à Pavese une idée
que je n'ai jamais pu retrouver chez lui et qui venait vraisemblablement,
je ne l'ai réalisé que bien plus tard, d'Adorno.
J'avais lu les Minima moralia de celui-ci plusieurs années
plus tôt, presque en même temps que le Journal
de celui-là, et ces deux souvenirs avaient fini, avec
le temps, par se mêler... Je profite bien sûr de
la présente édition pour corriger cette erreur,
comme pour préciser ou expliciter quelques idées
qui me paraissent, à la relecture, devoir l'être.
Mais je n'ai voulu ni tout réécrire ni même
changer l'essentiel : ce livre me plaît et
sut plaire aux lecteurs comme il est, fragile et
imparfait. Cette fragilité fait partie de la vie. Pourquoi
n'aurait-elle pas sa place, aussi, dans les livres ?
Il me reste à remercier Judith Brouste,
Charles Juliet et Patrick Vighetti, qui voulurent bien m'accompagner
dans cette promenade. Ce livre leur doit beaucoup, et plus qu'il
n'y paraît. Sans eux, il eût été tout
autre, ou plutôt il n'existerait pas.
7 euros (code
de commande : 14808).
COMTE-SPONVILLE
(André) Impromptus. Paris, Presses
Universitaires de France, 1996. In-8° broché, 191
p., (collection « Perspectives Critiques »).
En quatrième
de couverture :
« Philosopher, c'est penser sa vie
et vivre sa pensée. Entre les deux un décalage
subsiste pourtant, qui nous constitue et nous déchire.
C'est de quoi la philosophie, souvent, n'est que la dénégation.
À quoi bon tant penser, si c'est pour vivre si peu ?
La paranoïa, disait Freud, est « un système
philosophique déformé » ; et un
système philosophique, ajouterais-je volontiers, est une
paranoïa réussie.
On voudrait ici essayer autre chose autre
chose que cette paranoïa des systèmes, autre chose,
même, que cette réussite : une philosophie
à découvert, au plus près de la vie réelle,
de ses échecs, de sa fragilité, de sa perpétuelle
et fugitive improvisation...
C'est ce que le mot d'impromptus, emprunté
à Schubert, a paru pouvoir désigner à peu
près. »
9 euros (code
de commande : 13717).
CONCHE
(Marcel) Avec des "si". Journal étrange. Paris, Presses universitaires de France, 2006. In-8°
collé, 339 p., épuisé au catalogue de l'éditeur.
Avant-propos :
J'en
étais arrivé au soixante-cinquième chapitre
de ce « Journal », qui n'en est pas un,
lorsque je me suis interrogé sur ce que j'étais
en train de faire, et il m'est apparu que ce n'était rien
d'autre qu'« enregistrer » les réflexions
qui me venaient à l'esprit certains jours, sans préméditation
ni suite, comme Montaigne lui-même avait fait dans ses
premiers essais, ceux des livres I et II de l'édition
de 1580. Or, il écrit ceci : « Qui ne
voit que j'ay pris une route par laquelle, sans cesse et sans
travail, j'iray autant qu'il y aura d'ancre et de papier au monde ? »
Je puis dire la même chose, si ce n'est que, pour une fois,
il est quelque peu oublieux de la mort.
15 euros (code
de commande : 16743).
CONDORCET
Condorcet.
Choix
de textes et introduction par J.-B. Séverac.
Paris, Société des Éditions Louis-Michaud,
[1930]. In-8° broché, 223 p., illustrations, (collection
« Les Grands Philosophes Français et Étrangers
»).
10
euros (code de commande : 140/62).
DANIEL-ROPS L'Église
de la renaissance et de la réforme. Une réforme
religieuse : La réforme protestante. Paris, Fayard, 1961. In-12 broché,
615 p., jaquette.
9 euros (code
de commande : 7156).
DANIEL-ROPS
LÉglise des Révolutions. Tome I : En face de nouveaux destins. Paris,
Arthème Fayard, 1960. Deux volumes in-12 brochés,
1054 p., (collection « Les Grandes Études Historiques
»), un des 140 exemplaires numérotés sur
Lafuma.
Les deux volumes
: 30 euros (code de commande : 3190).
DANIEL-ROPS
LÉglise des temps classiques. Le Grand Siècle des Ames. Paris, Arthème Fayard, 1958.
In-12 broché, 495 p., (collection « Les Grandes
Études Histori-ques »), un des 140 exemplaires numérotés
sur Lafuma.
25 euros (code
de commande : 3191).
DAUZAT
(Albert)
Philosophie du
langage.
Nouvelle édition revue et corrigée. Paris, Flammarion,
1948. In-12 broché, 330 p., (collection « Bibliothèque
et Philosophie Scientifiques »).
7,50 euros (code
de commande : 5291).
DAVY
(Marie-Magdeleine) La connaissance de soi. Paris, Presses Universitaires de France,
1989. In-8° broché, 118 p., (collection « Le
Philosophe »), mention manuscrite d'appartenance à
la page de faux-titre.
En quatrième
de couverture :
Se connaître, c'est à la fois
découvrir sa beauté et sa misère, sa nostalgie
d'unité et la pluralité des « moi »
opérant dans une constante mobilité. C'est aussi
prendre conscience de sa propre singularité, au sein de
l'universel, dans l'efficience d'un soi qui ne cesse de s'éveiller
à des niveaux successifs. Microcosme, l'homme communie
avec le macrocosme ; il fraternise avec les différents
éléments qui le composent, depuis la pierre jusqu'à
l'homme, en passant par les végétaux et les animaux.
Créé à l'image divine, théophore
il la rend vivante et s'épiphanise en témoignant
de son origine.
La connaissance de soi est un voyage, une aventure
pleine de découvertes. Elle se poursuit jusqu'à
l'instant où l'homme, séduit par sa dimension de
profondeur, découvre son propre lieu. Celui-ci désigne
l'« espace » qui lui convient pour vivre
et qui correspond à l'air pour l'oiseau, à l'eau
pour le poisson. Ainsi la vraie résidence de l'homme est
en lui. C'est pourquoi les sages lui conseillent de se stabiliser
dans son intériorité, d'habiter avec soi-même :
habitare secum.
L'étude de « l'humaine condition »
a toujours passionné les philosophes. Déjà
Philon, juif d'origine et grec de formation, divisait les hommes
en trois catégories correspondant à l'état
animal, psychique et pneumatique (esprit). Il montrait que devenir
homme est une conquête. Comment ne pas l'admettre avec
lui ? « O homme regarde-toi, tu es le ciel et
la terre », écrivait au douzième siècle
Hildegarde de Bingen. Telle est la merveille de l'homme :
unir en soi le visible et l'invisible, le temps et l'éternité.
8 euros (code
de commande : 15708).
DE
BEER (Jean) L'Aventure chrétienne. Trois siècles sans pouvoir
face au pouvoir. Récit.
Paris, Stock, 1981. In-8° collé, 417 p., exemplaire
en très bel état.
En quatrième
de couverture :
Comment quelques centaines d'hommes, voyageurs
infatigables, conduits par les douze Apôtres et inspirés
par Dieu, ont entrepris la mobilisation du monde, sans autres
armes que la fraternité, la paix et l'amour. Pas à
pas, une société, la nôtre, allait sortir
de tant d'ardeur. Seul, Eusèbe, évêque de
Césarée, (265-340 après Jésus-Christ),
qui détenait des documents et des témoignages irremplaçables
a réuni les éléments de cette histoire des
premiers siècles de l'Église, de ce temps où
celle-ci n'était que souffrante et sans pouvoir.
Jean de Béer a suivi son itinéraire
pour les hommes d'aujourd'hui. Il nous donne un livre remarquablement
documenté, vivant, souvent passionné, toujours
passionnant.
9 euros (code
de commande : 15564).
DEFRADAS
(Jean) La Grèce. Paris, Bloud & Gay, 1963. Grand in-8° broché,
130 p., illustration, (collection « Religions du Monde »),
exemplaire à l'état de neuf, bien complet du feuillet
d'errata.
Table des matières
:
- Introduction.
- Les Dieux olympiens.
- Divinités subalternes.
- Les lieux de culte.
- Hommes et Dieux.
- La conscience religieuse.
- Conclusion.
6 euros (code
de commande : 12175).
[DELUMEAU (sous la direction de)].
Histoire vécue du peuple chrétien. Tomes I : De la clandestinité à la
chrétienté. Tome II : Vers quel christianisme
? (complet). Paris, Privat, 1979. Deux volumes in-8°
pleine toile imprimée sous coffret d'éditeur, 461
et 481 p., illustrations in et hors texte, index général,
exemplaire numéroté (n° 003356), en très
bel état.
Table des matières
:
Introduction,
par Jean Delumeau.
Première partie : Sur les ruines
du paganisme.
1. Surgissement d'un
peuple, par Annie Jaubert.
2. Les persécutions
à l'origine de l'Église, par André
Mandouze.
3. La mort chrétienne
: images et vécu collectif, par Paul-Albert Février.
4. IVe-Ve siècles.
Le mariage chrétien à Rome, par Charles
Pietri.
5. Le culte des images
dans le monde byzantin, par Gilbert Dagron.
6. Les Églises
orientales, par Jules Leroy.
7. VIe-XIe siècles.
La pastorale populaire en Occident, par Pierre Riché.
Deuxième partie : L'offensive
chrétienne.
8. XIe-XIIIe siècles.
Le mariage chrétien en Occident, par Francesco
Chiovaro.
9. Au XIIIe siècle.
Une parole nouvelle, par Jacques Le Goff et Jean-Claude
Schmitt.
10. Dans la campagne florentine
au XIVe siècle. Les communautés chrétiennes
et leurs curés, par Charles M. de la Roncière.
11. Xe-XVe- siècles.
La religion populaire en Pologne et en Bohême, par
Aleksander Gieysztor.
12. Christianisme et vie
quotidienne dans les pays germaniques au XVe siècle. L'empreinte
du sacré sur le temps, par Francis Rapp.
13. XVIe-XVIIe siècles.
La religion populaire en Allemagne luthérienne, par
Bernard Vogler.
14. Le Huguenot aux XVIe
et XVIIe siècles. « Vivre la vraye religion »,
par Janine Estèbe.
15. De la tradition médiévale
aux recueils des XVIIe et XVIIIe siècles. Les cantiques
en pays tchèques, par Marie-Élisabeth Ducreux.
16. Les missions des temps
modernes au Portugal, par Eugénio Dos Santos.
17. La prédication
des masses au XVe siècle. Facteurs et limites d'une réussite,
par Hervé Martin.
18. Les prédications
au XVIIIe siècle, par François Lebrun.
19. Curés et paroissiens
de la Contre-Réforme, par Alain Molinier.
20. De vendémiaire
à fructidor an II. L'autre « déchristianisation »,
par Michel Vovelle.
21. Clergé et peuple
creusois du XVe au XXe siècle. De l'osmose à l'agressivité,
par Louis Pérouas.
22. Religion populaire
et populisme religieux au XIXe siècle, par Michel
Lagrée.
23. La vie religieuse
en France pendant la Première Guerre mondiale, par
Jean-Marie Mayeur.
24. Crise et espoirs des
catholiques français d'aujourd'hui, par Gérard
Defois.
25. La coexistence confessionnelle.
Complicités, méfiances et rupture aux Provinces-Unies,
par Willem Frijhoff.
26. En Espagne catholique
de 1479 à 1945. La pastorale militante et ses avatars,
par Bartolomé Bennassar.
27. Dans le Mexique central
du XVIe au XVIIIe siècle. Religion populaire et société
coloniale, par Serge Gruzinski.
28. La religion populaire
en Amérique latine. Fatalisme traditionnel et agressions
particulières, par Charles Antoine.
29. XVIIe-XIXe siècles.
Le christianisme clandestin au Japon, par Junko Stuveras.
30. 1939-1945. L'Église
de Pologne durant la Seconde Guerre mondiale, par Krystyna
Debowska.
31. La vie religieuse
actuelle en U.R.S.S., par Bernard Dupire.
32. Les États-Unis
en tant que phénomène religieux, par Edward
A. Tiryakian.
Conclusion d'hier à demain, par Jean
Delumeau.
Index.
30 euros (code
de commande : 18156 -
vendu).
DERRIDA
(Jacques) Psyché. Inventions de l'autre. Tomes I et II. Nouvelle édition
augmentée. Paris, Gallilée, 1998-2003. Deux volumes
in-8° brochés, 417 et 304 p., (collection «
La Philosophie en Effet »).
En quatrième
de couverture :
La question cette fois ne serait pas : qu'est-ce
que l'esprit ? mais qu'est-ce que l'âme ?
En vérité, Psyché,
le nom propre, c'est aussi le nom commun d'un grand miroir mobile
et pivotant : invention de l'art pour un Narcisse moderne, nom
propre et nom commun, le mythe et la technique, l'image et la
spéculation. Conduisant à travers le deuil et le
don, cette réflexion projette ici d'une autre manière
ce que Freud appelait l'introduction du narcissisme...
Après la lecture d'une Fable
de Ponge (« Par le mot par commence donc ce texte... »),
le premier essai de ce recueil analyse l'essence de l'invention,
l'histoire de son concept, la possibilité et l'impossibilité
de son événement, les principes de sa légitimation.
Pourquoi l'invention ne se laisse-t-elle pas réduire
à la découverte, à la création, à
l'imagination ou à la production de la chose ? Et l'invention
de l'autre, est-ce l'initiative absolue dont l'autre est
responsable et qui lui revient ? ou bien ce que j'imagine de
l'autre encore retenu dans ma psyché, mon âme
ou le moi d'un miroir ?
Ces questions et leur suite servent d'abord
de fil conducteur à travers une vingtaine de textes :
longues études ou conférences, séries d'aphorismes
ou fragments de correspondances. Les premiers destinataires sont
parfois, parfois seulement, des amis, hommes ou femmes, connus
ou inconnus, vivants ou non, des penseurs, des philosophes de
la tradition ou des maîtres de la « théologie
négative », des écrivains, des hommes du
théâtre ou de la politique, des architectes et des
psychanalystes. Mais l'autre qui d'abord et toujours s'invente,
n'est-ce pas cela même, le premier destinataire ?
Les deux volumes
: 50 euros (code de commande : 16612).
DESCARTES
uvres choisies de Descartes. Avec un avant-propos et des notes
de Louis Dimier. Tome premier : Métaphysique
et physique. Tome second : Morale. Paris, Garnier,
[1938]. Deux volumes in-8° brochés, XXVIII, 274 et
283 p., (collection « Classiques Garnier »).
Table des matières
:
Tome I :
- La vie de Descartes.
- Descartes écrivain.
- Discours de la Méthode.
- Méditations
métaphysiques.
- La Dioptrique.
- Les Météores.
- Réponse aux
sixièmes objections contre les Méditations.
Tome II :
- Les passions de
l'âme.
- Correspondance avec
la princesse Élisabeth.
- Lettre sur l'Amour.
Les deux volumes
: 15 euros (code de commande : 14133).
[DESCARTES]. DIMIER (Louis)
La vie raisonnable
de Descartes. Paris, Plon, 1926. In-12 broché, 281
p., (collection « Le Roman des Grandes Existences »,
n° 5), édition originale numérotée sur
pur fil Lafuma.
15
euros (code de commande : 201/68).
[DESCARTES]. Sagesse de Descartes. Choix de textes
et présentation par S. De Sacy. Paris, Club des
Libraires de France, 1956. In-8°
sous
reliure et Rhodoïd d'éditeur, 368 p., (collection
« Livres de Sagesse », n° 6), exemplaire numéroté
en parfait état.
20
euros (code de commande : 10871).
[DESCARTES]. VALÉRY
(Paul) Les
pages immortelles de
Descartes choisies et
expliquées par Paul
Valéry. Paris, Corrêa, 1941. In-12
broché, 225 p.
7,50 euros
(code de commande : 6460).
DESDOUITS (M.). Les soirées de Montlhéry...
Paris - Lyon, Perisse,
1842.
Deuxième édition.
[DIDEROT
(Denis)]. HARTMANN (Pierre) Diderot, la figuration
du philosophe. Paris,
Corti, 2003. In-8° broché, 366 p., (collection
« Les Essais »).
En quatrième
de couverture :
De
Platon à Nietzsche, l'histoire des rapports entre fiction
et philosophie repose sur un malentendu auquel le dix-huitième
siècle français a tenté d'obvier en inventant
ce qu'il est convenu d'appeler une littérature éclairée.
Mais alors que de nombreux épigones se contentent de mettre
la création au service des idées dans un geste
qui suscitera bientôt une rébellion des romantiques
allemands, Diderot ne cesse de travailler à leur synthèse
dynamique.
Cette parfaite compénétration
de la littérature et de la philosophie, Diderot y parvient
par l'invention constamment renouvelée d'une figure de
philosophe qui assure la médiation entre la représentation
et le concept, la fiction et le logos. C'est du moins l'hypothèse
herméneutique dont procède cet essai, qui se propose
de relire sous cet angle la plupart des grands textes diderotiens,
de la Lettre sur les aveugles à Jacques le fataliste,
des Salons au Neveu de Rameau en passant par Le
Rêve d'Alembert et le Supplément au voyage
de Bougainville. Diderot y apparaît exemplairement
comme l'artiste-philosophe dont l'uvre parvient à
conjuguer, sous le signe du comique et pour le plus grand plaisir
du lecteur, les exigences contradictoirement impliquées
par la notion de littérature éclairée :
celles, concomitantes, de la lucidité critique et de l'enchantement
poétique.
10 euros (code
de commande : 16839).
[DIDEROT].
MORTIER (Roland) Diderot en Allemagne (1750-1850).
Paris, Presses
Universitaires de France, 1954. In-8° broché, 464 p.,
(collection « Université Libre de Bruxelles
- Travaux de la Faculté de Philosophie et Lettres »,
tome XV), exemplaire non coupé et en parfait état.
Table des matières
:
Chapitre I : Diderot et les Allemands.
Chapitre II : Diderot théoricien
du « drame ».
a. La première
révélation.
b. Consécration
de Diderot homme de théâtre.
c. Le Romantisme
contre le drame bourgeois.
Chapitre III : Diderot encyclopédiste
et « penseur éclairé ».
Chapitre IV : Éclipse et
persistance du prestige de Diderot.
Chapitre V : Diderot romancier.
a. Le conteur libertin :
« Les bijoux indiscrets ».
b. Le premier inédit :
« Jacques le fataliste ».
c. L'Allemagne protestante
face à « La Religieuse ».
d. Un aspect mineur :
« Les Regrets » et les petits contes.
e. L'éclatante
révélation du « Neveu de Rameau » :
« joyau » ou « livre indigne »
?
Chapitre VI : L'esthétique
de Diderot.
a. Le critique d'art.
b. Le critique littéraire.
c. Le « Paradoxe
sur le comédien ».
Chapitre VII : Diderot philosophe.
Première pénétration :
les « Pensées philosophiques ».
La « Lettre
sur les aveugles » : philosophie ou psychologie ?
Faveur surprenante de la
« Lettre sur les sourds et muets ».
Indifférence et malentendus.
La position du philosophe
après 1775.
Circulation des inédits.
Après la Révolution :
un penseur subversif.
Derniers remous.
Chapitre VIII : L'homme et sa
légende.
Conclusions.
Bibliographie des éditions et des traductions
allemandes de Diderot avant 1850.
Bibliographie - Index.
25 euros (code
de commande : 15085).
DOMENACH
(Jean-Marie) Le retour du tragique. Essai. Paris,
Seuil, 1967. In-8°
broché,
301 p., (collection « Esprit - La Condition Humaine »).
9
euros (code de commande : 174/71).
DUFOURCQ
(Elisabeth) Les aventurières de Dieu. Trois
siècles dhistoire missionnaire française.
Paris, Lattès, 1993. Fort in-8° sous reliure et jaquette
déditeur, 539 p., un cahier dillustrations,
(collection « Traversées de lHistoire
»), nom manuscrit sur la garde, épuisé.
Sur la jaquette :
« Dès 1639 elles partirent
conquérir les nouveaux mondes. Par les mers et les océans,
elles gagnèrent l'Amérique, le Moyen Orient, l'Afrique
et l'Orient Extrême. Embrasées du désir d'apporter
« aux sauvages » la lumière et l'amour
de Jésus-Christ, elles se firent aventurières,
chefs d'entreprises, bâtisseuses...
Cette épopée court sur trois
siècles et demi et embrasse la scène du monde.
Elle raconte l'histoire de quelque deux cents congrégations
d'origine française et de milliers de surs qui,
au péril de leur vie souvent, aux prises avec les pires
difficultés toujours, essaimèrent à travers
les continents.
On a rarement conjugué avec tant de
bonheur les apports de l'histoire et de la géographie,
de la démographie et de la sociologie, de la science politique
et des recherches religieuses.
À l'heure du renouveau des spiritualités,
c'est avec émotion, et grâce au grand talent de
conteur d'Elisabeth Dufourcq, qu'embarquées avec les aventurières
de Dieu, nous découvrons les grandes routes missionnaires. »
20 euros (code
de commande : 14064).
DUPRÉEL
(Eugène) Traité de Morale. Volumes I et II (complet). Bruxelles,
Éditions de la Revue de l'Université de Bruxelles,
1932. Deux volumes in-8° brochés, IX, 705 p.,
(collection « Travaux de la Faculté de Philosophie
et Lettres de l'Université de Bruxelles »,
tome IV), couverture renforcée avec de l'adhésif,
marques manuscrite et cachet d'appartenance du professeur Jean-Jacques
Hoebanx aux pages de faux-titre et aux 3e pages de couverture.
Avant-propos :
Durant le temps qu'on s'occupe de comprendre,
on ne doit point se soucier d'édifier. Ce livre
veut être uvre de science, ce n'est pas un cours
de morale pratique. L'auteur ne se charge ni d'enseigner les
devoirs de l'honnête homme, ni de démontrer que
la vertu vaut mieux que le vice, et que celui qui se soumet à
ses règles n'est pas la dupe de ses préjugés.
Les pages qui suivent ne sont destinées
qu'à des personnes jugées capables de s'y intéresser,
et cette capacité ne va pas sans une conscience morale
développée au préalable. Il faut connaître
les règles élémentaires et être convaincu
de la valeur de leurs commandements. Celui qui ne s'est jamais
senti attiré vers aucune sorte de musique ne s'intéressera
guère à une philosophie de la musique, et une vive
curiosité de savoir ce que c'est que la beauté
ne saurait venir qu'à ceux qui ont le bonheur de la sentir.
Il n'en va pas autrement pour le sentiment du bien.
Quant aux gens dépourvus de cette adhésion
de la conscience, nous ne les empêchons pas de nous lire,
si l'ennui ne les arrête, mais qu'ils ne viennent pas se
plaindre ou se vanter de ce que nous ne les aurons pas convertis :
ce n'était pas notre but et nous n'écrivons pas
pour eux.
L'objet de notre étude est donc considéré
comme donné. Il nous esf fourni par l'expérience
externe, l'observation du monde social et des règles de
conduite qu'on y trouve suivies ou proclamées, et par
l'expérience interne, notre propre sentiment du bien et
l'acquiescement que nous ne refusons pas aux règles morales.
Notre tâche doit consister à explorer et, si possible,
à expliquer un ordre de phénomènes qui,
à la réflexion, sont les plus surprenants de tous :
Pourquoi y a-t-il et comment peut-il y avoir des êtres
moraux, du dévouement, du sacrifice, de la discipline
volontaire, un effort pour remonter le courant si énergique
de nos impulsions égoïstes ? Pourquoi y a-t-il
parfois des héros et des saints, pourquoi beaucoup de
gens, comme nous-mêmes, veulent-ils être d'honnêtes
gens, pourquoi enfin découvre-t-on des velléités
morales jusque chez les plus vils ? Comment expliquer l'opposition
des tendances intéressées et de la conscience morale,
et la victoire possible de celle-ci sur celles-là ?
Cette question générale comporte
des problèmes complémentaires trop souvent laissés
dans l'ombre : pourquoi le degré de moralité
est-il si variable ? Prenons garde de justifier si bien
la vertu qu'il devienne incompréhensible que son règne
ne soit pas universel.
Pourquoi enfin, problème plus troublant,
l'opposition, dans la vie, n'est-elle pas toujours entre le bien
et le mal mais quelquefois aussi entre deux bonnes intentions ?
Se pourrait-il que nous découvrions des morales contradictoires ?
Un tel manque d'unité du bien n'est-il qu'une imperfection
susceptible de disparaître et qui serait toute dans des
rencontres accidentelles, non dans la nature des choses ?
Ce parti-pris d'étudier sans justifier,
d'expliquer sans choisir, décevra peut-être l'attente
de quelques-uns, voire celle du Législateur qui, en instituant
dans les Universités des cours de philosophie morale,
songeait sans doute à quelque catéchisme supérieur
et démonstratif, de même qu'il impose traditionnellement
un cours de Logique comme un art de bien penser.
Il y a des résultats auxquels on parvient
mieux en ne les visant pas comme un but.
Pour le dire à l'avance, à étudier
la morale comme un fait, on demeure enfin sur une double impression
: D'une part l'ordre moral nous apparaît comme un caractère
des sociétés et des consciences, très solide,
nullement menacé d'abolition, profondément inscrit
dans la nature des choses. En ce qui concerne ses règles
élémentaires, tout symptôme de fléchissement
est toujours, chez les peuples qui ne meurent point, l'annonce
d'un redressement prochain. Mais toute haute valeur morale ou
spirituelle nous apparaît toujours fondée sur un
complexe de conditions et de circonstances, sur des dispositions
de l'âme que rien n'impose absolument et que tout menace,
en un mot ce qu'il y a de plus moralement parfait est précaire.
La moralité sera toujours comme ces
plantes des déserts arides, fortement enracinées,
bien armées contre la dent des animaux, indéfectiblement
vivaces, mais sur les rameaux rocailleux desquelles une fleur
éclatante n'apparaît de temps en temps, aux yeux
du botaniste émerveillé, que comme un don gratuit,
un surcroît de générosité de la nature,
sur lequel il n'avait pas à compter.
Solidité des racines, précarité
des fleurs, comment le double sentiment ainsi résumé
peut-il retentir sur nos dispositions pratiques ?
Méphistophélès dirait
peut-être : la morale est solide, donc que le monde
ne s'inquiète point des écarts que je suggère ;
l'excellence morale est fragile, donc ne va pas t'essouffler
à la poursuivre !
Mais ce n'est pas pour le diable qu'on expose
la vérité, et des esprits bien disposés
raisonneront autrement : Que l'ordre moral et quelque désintéressement
soient fondés sur des lois générales, cela
me rassure et me confirme dans mes efforts consentis ; mais
les perfections désirables sont incertaines et rien n
en impose la production ? C'est donc qu'elles sont véritablement,
quand nous y atteignons, notre uvre ; ces valeurs
dépendent de nous, et notre sollicitude en sera accrue.
On ne s'attache profondément qu'à ce qui laisse
de l'inquiétude.
Tout compte fait l'effort tout objectif du
savant sera plus favorable à la moralité qu'au
désordre. Sa science n'a d'intérêt que pour
ceux qui portent en eux-mêmes le meilleur de ce qu'elle
étudie. Chez ceux-là une attention maintenue quelque
temps sur l'aspect moral de la vie ne peut que rendre le scrupule
plus éclairé et plus constamment présent
dans leurs délibérations intérieures.
La morale n'a rien à craindre de la
science morale. Les sources de sa valeur ne sont pas dans l'ignorance.
Que ceux-là seuls s'efforcent de la comprendre qui la
respectent d'avance: nous garantissons qu'ils pourront dire d'elle,
avec Léonard : L'amore è tanto piu fervente
che la conoscenza è piu certa.
Divisions de l'ouvrage. L'exposé
comprend trois parties : I. Introduction historique et critique.
II. La moralité en général.
III. Les formes particulières du mérite
moral.
La deuxième partie est le cur
ou le noyau de notre sujet : Préparée par
l'introduction rétrospective, elle étudiera la
nature de l'activité morale en général,
c'est-à-dire dans son rapport avec l'intégralité
de la vie des individus et des groupes sociaux. C'est l'exposé
à grands traits de ce que nous concevons comme les principes
fondamentaux de la science de la morale, ou comme les cadres
de toute recherche de détail.
La troisième partie est consacrée
aux aspects particuliers de la vie morale, aux règles
et aux devoirs, aux vertus et aux vices, à certaines variations
caractéristiques dans la manière de concevoir et
de réaliser le bien. On y classe et on y caractérise
ces formes du mérite et du démérite, on
marque leurs rapports, leurs raisons d'être instituées,
reconnues ou préconisées. C'est une occasion d'éclaircir
et de compléter l'exposé des principes, objet de
la deuxième partie.
L'étude des aspects particuliers de
la moralité pourrait comporter des développements
à l'infini ; d'innombrables questions se posent au
sujet des règles et des états de la conscience,
des manières de mériter et de démériter.
Force est bien de nous en ternir à un choix parmi ces
problèmes, et de n'en traiter aucun à fond.
Les deux volumes :
30 euros (code de commande : 15242).
DUPRÉEL
(Eugène) Sociologie générale.
Paris, Presses
Universitaires de France, 1948. In-8° broché, 397 p.,
(collection « Université Libre de Bruxelles
- Travaux de la Faculté de Philosophie et Lettres »),
couverture plastifiée, marque manuscrite d'appartenance
du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la couverture.
Table des matières
:
Première partie : Les formes de
la vie en société.
Section I. Les trois notions
fondamentales.
Chapitre
I : Le rapport social.
Chapitre
II : Le groupe social.
Chapitre
III : La symbiose sociale.
Section II : Paléosociologie.
Chapitre
I : Les instincts sociaux.
Chapitre
II : Les instincts sociaux (suite) : instincts d'agrégation.
Chapitre
III : Instincts d'espèce et instincts de groupe.
Chapitre
IV : Paléosociologie et psychologie des foules.
Chapitre
V : Conclusion sur la paléosociologie.
Section III : La vie des
groupes sociaux.
Chapitre
I : Force et structure.
Chapitre
II : Naissance et dissolution des sociétés.
Chapitre
III : La vie en groupe et l'individu.
Section IV : Rapports
entre groupes sociaux : Rapports négatifs.
Chapitre
I : Les antagonismes.
Chapitre
II : Évolution des antagonismes prolongés.
Section V : Rapports entre
groupes sociaux : Rapports positifs.
Chapitre
I : La force, la persuasion et l'échange.
Chapitre
II : Le groupe à base de force - Son rôle dans
la symbiose.
Chapitre
III : Les groupes à base de persuasion.
Chapitre
IV : Le droit.
Chapitre
V : La religion - Religion et technique.
Chapitre
VI : La religion - La conscience religieuse.
Chapitre
VII : L'influence par l'échange.
Section VI : Tableau de
la vie en symbiose.
Chapitre
I : L'équilibre social.
Chapitre
II : La hiérarchie sociale.
Chapitre
III : Sentiments liés à la hiérarchie
sociale.
Chapitre
IV : La hiérarchie sociale et la hiérarchie
des valeurs.
Deuxième partie : La civilisation.
Chapitre I : Constantes
et variables.
Chapitre II : La variable
démographique.
Chapitre III : La variable
technique - Le progrès.
Chapitre IV : La variable
technique - Le manque et la pléthore.
Conclusion.
13 euros (code
de commande : 15899).
EASLEA
(Brian) Science et philosophie 1450-1750. [La chasse aux sorcières.
Descartes - Copernic - Kepler.] Paris, Ramsay,
1986. In-8° collé, 336 p., exemplaire en bel
état.
En quatrième
de couverture :
En
l'an 1500, les Européens cultivés croyaient vivre
dans un monde « clos » à la merci
de forces surnaturelles incontrôlables, sous la menace
permanente de Satan et autres démons.
Deux siècles plus tard, ils sont convaincus
que la petite planète « Terre »
tourne autour du soleil; ils ne redoutent plus le diable ni les
sorcières; ils ont conscience d'avoir du pouvoir sur leur
environnement naturel. Cette révolution scientifique donna
lieu à des débats d'une formidable ampleur. Copernic,
Newton, Descartes, Leibniz, etc., contestèrent et furent
contestés. On se lança dans la chasse aux sorcières.
Brian Easlea analyse ces débats, étudie
les implications historiques et sociales de ces bouleversements
scientifiques avec clarté et rigueur. Ses travaux constituent
une contribution importante à l'histoire des idées,
et sont indispensables à la connaissance de ces mouvements
essentiels de notre civilisation.
15 euros (code
de commande : 17370).
Écrire
l'histoire du XXe siècle. [La politique et la raison.] Paris,
Hautes Études - Gallimard - Seuil, 1994. In-8° broché,
267 p., (collection « La Pensée Politique »,
n° 2), exemplaire en parfait état.
Table des matières
:
Écrire l'histoire du XXe siècle.
- Présentation
- La passion révolutionnaire
au XXe siècle, par François Furet.
- Le XXe siècle,
la guerre et la paix, par Pierre Hassner.
- L'historiographie
philosophique d'Ernst Nolte, par Hans-Christof Kraus.
- L'Église
catholique et la démocratie, par Alain Besançon.
- Rousseau et la
découverte de la compassion politique, par Clifford
Orwin.
- Des liens accidentés
entre progrès politique et progrès économique,
par Albert O. Hirschman.
La politique et la raison.
- Philosophie du
jugement politique, par Vincent Descombes.
- L'analyse des systèmes
bureaucratiques, par Michel Crozier.
- Vico et la « barbarie
de la réflexion », par Alain Pons.
- La raison dans
le droit. Philosophie et Common Law selon Blackstone, par
Franck Lessay.
- Calvin et la raison
révélée, par Ralph Hancock.
- Raison financière
et raison politique d'Ancien Régime, par Alain
Guéry.
- La raison politique
chez Victor Cousin et Guizot, par Lucien Jaunie.
- Machiavel : état
de la question, par Rémy Freymond.
13 euros (code
de commande : 14703).
Écriture
et démocratie. Les Francophones s'interrogent. Actes du colloque
organisé à Paris les 18 et 19 février 1993
au Centre Wallonie-Bruxelles sous la présidence de Maître
Roger Lallemand. Bruxelles,
Labor, 1993. In-8° broché, 143 p., (collection
« Archives du Futur »).
En quatrième
de couverture :
En réunissant des écrivains francophones
venus de dix-huit pays différents, ce colloque, organisé
les 18 et 19 février 1993 par le Centre Wallonie-Bruxelles
de Paris, contribue à une prise de conscience du caractère
pluriel des francophonies.
Il invite chacun à poser les questions
fondamentales liées à l'écriture et à
la démocratie dans le respect des différences et
des similitudes de chacun.
Table des matières :
- Avertissement.
I. Avant-propos de Roger Dehaybe.
II. Introduction.
1. Discours de Paul-Henry
Gendebien.
2. Discours de Jean-Louis
Roy.
3. Discours de Roger Lallemand.
III. « Dessine-moi ta démocratie »
1. Situation du débat
par Jean-Marie Borzeix.
2. Tierno Monenembo (Guinée).
3. Sur BibianeTshibola
Kalengayi (Zaïre)
4. Phan Huy Duong (Vietnam).
5. Katia Haddad (Liban).
6. Moncef Ghachem (Tunisie).
7. Philippe Marthaler (Suisse).
8. Jacques Godbout (Québec).
9. Marc Quaghebeur (Communauté
française de Belgique).
IV. « Quelle écriture
pour quelle démocratie »
1. Situation du débat
par Antonin Liehm.
2. Frankétienne (Haïti).
3. Yves Lapla.ce (Suisse).
4. Jean Louvet (Communautéfrançaise
de Belgique).
5. Tahar Bekri (Tunisie).
6. Slimane Benaissa (Algérie).
7. PiusNgandu Nkashama (Zaïre).
8. Jean-Luc Raharimanana
(Madagascar).
9. Boris Boubacar Diop (Sénégal).
V. « Démocratie et après
? »
1. Situation du débat
par Henri Lopes.
2. Eric Clémens Communauté
française de Belgique).
3. Axelle Kabou (Cameroun-Sénégal).
4. Moussa Konate (Mali).
5. Yoshua Kossi Efoui (Togo).
6. Abdelhak Serhane (Maroc).
7. Christian Rullier (France).
8. Anca Visdei (Roumanie).
VI. Conclusions.
Discours de clôture,
par Roger Lallemand.
VII. Annexes.
1. Liste des participants.
2. Biographies et bibliographies
des participants.
3. Agence de Coopération
Culturelle et Technique.
8 euros (code
de commande : 14471).
Église
et enseignement. Actes
du Colloque du Xe anniversaire de l'Institut d'Histoire du Christianisme
de l'Université Libre de Bruxelles 22-23 avril 1976. Édités par Jean
Préaux. Bruxelles, Éditions de l'Université
de Bruxelles, 1977. In-8° broché, 298 p., (collection
« Université Libre de Bruxelles - Faculté
de Philosophie et Lettres », n° LXVII), couverture
soigneusement plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque
du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
En quatrième
de couverture :
La nature des relations entre le pouvoir spirituel
et le pouvoir temporel a suscité, souvent imposé,
des solutions dont l'Église et l'État ont dû
s'accommoder depuis quelque deux mille ans, dans l'Occident chrétien.
Le problème particulier de l'enseignement est au milieu
de ces eaux de partage dès lors que l'Église catholique
romaine vit d'une exigence de fidélité, par essence
intransigeante, au Christ, le Maître unique, tandis que
l'État est officiellement contraint, par le témoignage
que porte cette même Église, à une position
de neutralité ou officieusement soucieux de se dégager
de cette situation qui aliène sa liberté de pouvoir
organisateur public, non pour patronner un enseignement aussi
confessionnel que l'enseignement catholique, qui doit être
christocentrique, mais pour aménager des structures favorisant
la confrontation libératrice des consciences, non leur
affrontement ni surtout leur juxtaposition, dans le respect des
uns et des autres ainsi que dans l'espérance d'une charité
et d'une tolérance vécues non en paroles, mais
en actes par le dialogue fécond pour toute recherche authentique
et digne du mystère de la personne humaine.
Seize spécialistes français et
belges ont contribué à préciser les données
de l'histoire plus que millénaire de ce problème
vital dans l'Europe chrétienne, des origines à
nos jours, au cours du « Colloque international du
Xe anniversaire de l'Institut d'Histoire du Christianisme de
l'Université Libre de Bruxelles », qui eut
lieu les 22 et 23 avril 1976: ces textes, variés et substantiels,
signés par des savants agnostiques, athées ou chrétiens
catholiques ou protestants, doivent nourrir la réflexion
et préparer l'action de tout citoyen en cette fin du XXe
siècle.
C'est la raison de leur publication dans un
volume d'Actes, dont on souhaite la plus large diffusion dans
tous les milieux, urbi et orbi.
Table des matières :
- Allocution prononcée par Paul
Foriers.
- Allocution prononcée par Jean
Préaux.
- Église et enseignement dans
l'Orient grec au cours des premiers siècles, par Marguerite
Harl.
- Les Écoles, l'Église
et l'État en Occident du Ve au XIe siècle,
par Pierre Riché.
- De Bagdad à Tolède,
ou la transmission de la culture arabe à l'Occident latin,
par Simone Van Riet.
- La mobilisation confessionnelle des
élèves dans un collège des jésuites
au début du XVIIe siècle, par Roland Crahay.
- École chrétienne et
refus du monde (XVIIe et XVIIIe siècles), par Roland
Mortier.
- Du modèle jésuite au
modèle oratorien dans les collèges français
à la fin du XVIIIe siècle, par Bernard Plongeron.
- L'Église et l'orthodoxie des
manuels scolaires au XIXe siècle, par Jean Stengers.
- Les libéraux et la fondation
de l'Université libre de Bruxelles, par André
Uyttebrouck.
- Les milieux laïques et la liberté
de l'enseignement en Belgique au XIXe siècle. Esquisse
historique, par John Bartier.
- La Franc-Maçonnerie belge
et la laïcisation de l'enseignement (1830-1914). Un exemple
: la loge des « Amis Philanthropes » de
Bruxelles, par Roger Desmed.
- L'enseignement libre vu par les libéraux
dans l'enquête scolaire parlementaire de 1880-1884,
par Jacques Lory.
- Saint Augustin et la liberté
d'enseignement, par Jean Préaux.
- La position actuelle de l'Église
catholique sur l'enseignement selon Vatican II, par Jean
Hadot.
- L'école catholique dans la
société belge d'aujourd'hui, par Jean Gonsette.
- Église et enseignement. Point
de vue d'une laïque, par Lucia De Brouckère.
- Signification et contenu du pluralisme,
par Basile-Jean Risopoulos.
13 euros (code
de commande : 14793).
ELLUL
(Jacques) La foi au prix du doute. « Encore quarante jours... » Paris, Hachette, 1980. In-8°
broché, 326 p., (collection « Hachette
Littérature »), petit cachet et marque manuscrite
d'appartenance à la page de garde.
En quatrième
de couverture :
Nous assistons à un renouveau religieux.
Se multiplient les livres sur la croyance et les conversions.
On répète partout la formule de Malraux :
« Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera
pas »... Et beaucoup de chrétiens se réjouissent !
Mais ne sommes-nous pas en présence d'immenses confusions ?
Ce religieux n'est-il pas simple fuite devant la réalité,
refuge face à des menaces apocalyptiques ? Et peut-on
continuer à identifier la croyance à la foi chrétienne ?
La Révélation de Jésus-Christ entre-t-elle
dans le cadre des religions ? Certes, il peut y avoir des
croyances, des rites, des morales, des politiques dits « chrétiens »,
mais quel rapport y a-t-il avec la révélation de
Dieu en Jésus-Christ, ou avec la foi qui en procède ?
Il faut essayer d'être clair : ce qui exprime une
liberté implique aussi des risques. Et d'abord un risque
prophétique. La foi est porteuse d'une parole dite en
un temps donné, à des hommes particuliers, visant
des événements présents. Et maintenant elle
proclame aux hommes de ce temps la même parole que Jonas
disait aux Ninivites : « Encore quarante jours,
et Ninive est détruite. » Maintenant, c'est
le monde. La parole de Jonas ne s'est pas réalisée
parce que les Ninivites l'ont entendue. Que va faire l'homme
d'aujourd'hui devant cette même parole qui lui est criée
par la foi ?
13 euros (code
de commande : 15729).
Les
encycliques sociales.
Introduction générale par Pietro Pavan.
Textes pontificaux et table des thèmes présentés
par Rémy Munsch. Paris, Bonne Presse, 1962. In-8°
broché, 446 p., (collection « Qu'en pense l'Église ? »),
exemplaire en très bel état.
Table des matières
:
- Avant-propos
- Introduction générale.
- Rerum Novarum.
- Quadragesimo Anno.
- L'enseignement social
de Pie XII.
- Mater et Magistra.
- Rerum Novarum.
- Quadragesimo Anno.
- Discours de Pie XII.
- Mater et Magistra.
- Table analytique des thèmes.
12 euros (code
de commande : 18228).
L'Épopée
missionnaire. Aventures et missions au service de Dieu de Saint-Paul
à Grégoire XV. Textes choisis, traduits et annotés par René-P.
Millot. Paris, Arthème Fayard, 1956. In-12
broché, 454 p., (« Textes pour l'Histoire Sacrée
» choisis et présentés par Daniel-Rops).
6 euros (code
de commande : 5005).
[ÉRASME].
QUONIAM (Th.) Érasme. Paris, Desclée de Brouwer & Cie, 1935.
In-8° broché, 266 p., illustrations hors texte,
(collection « Temps et Visages »), bel
exemplaire.
Table des matières
:
Introduction.
Chapitre I : La formation d'Érasme.
Chapitre II : Une vocation d'humaniste.
Chapitre III : L'humanité
du Christ fondement de l'humanisme érasmien.
Chapitre IV : L'humanisme militant.
Chapitre V : L'âge d'or
de l'humanisme.
Chapitre VI : Dans le sillage
de la barque de Pierre.
Chapitre VII : Le premier ébranlement
luthérien.
Chapitre VIII : L'humanisme dans
la tourmente.
Chapitre IX : Appels sans échos.
Chapitre X : Le triomphe de l'homme
intérieur.
Ce qui ne saurait périr...
Appendice.
Bibliographie.
10 euros (code
de commande : 15162).
[FLAM (Léopold)]. Provocatie
en inspiratie. Provocation et inspiration. Liber Amicorum Leopold
Flam. Tomes I et II (complet). Antwerpen, 1975. Deux
volumes in-8° brochés,
XVI, 1181 p., quelques illustrations, textes et articles en français
et en néerlandais.
@ Il est impossible de détailler ici le contenu
de cette importante publication placée sous la direction
de Henny Bijleveld, Urbain Decat, Hubert Dethier, Roger Jacobs,
Hubert Vandenbossche et Else Walravens ; pour plus d'information,
n'hésitez pas à nous questionner.
Les
deux volumes : 40 euros (code de commande : 10874).
[FOUCAULD (Charles de)].
LESOURD (Paul) La vraie figure du Père de Foucauld. Mention
de quatrième mille. Paris, Flammarion, 1933. In-12 broché,
284 p., exemplaire non coupé.
7,50 euros (code
de commande : 1347).
FOUCAULT
(Michel) L'Herméneutique du sujet. Cours au Collège de France
(1981-1982). Édition
établie sous la direction de François Ewald
et Alessandro Fontana, par Frédéric Gros.
Paris, Gallimard - Le Seuil, 2001. In-8° broché, XI,
540 p., (collection « Hautes Études »),
bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
Dans
le cours qu'il consacre en 1982 à L'Herménentique
du sujet, Michel Foucault présente une enquête
sur la notion de « Souci de soi », qui,
bien plus que le fameux « Connais-toi toi-même »,
organise les pratiques de la philosophie. Il s'agit de montrer
selon quelles techniques, quelles procédures et quelles
finalités historiques un sujet éthique se constitue,
dans un rapport à soi déterminé.
Ces études débordent le cadre
de la stricte histoire de la philosophie. En décrivant
le mode de subjectivation antique, Michel Foucault cherche à
rendre éclatante la précarité du mode de
subjectivation moderne. En relisant les Anciens, il nous permet
de nous interroger sur notre identité de sujet moderne.
Tout son travail consiste à nous rendre davantage étrangers
à nous-mêmes, en montrant l'historicité de
ce qui pouvait sembler le plus anhistorique : la manière
dont, comme sujets, nous nous rapportons à nous-mêmes.
Ce qu'aura permis encore ce passage aux Anciens,
c'est une reformulation du problème politique : et
si les luttes aujourd'hui n'étaient plus seulement des
luttes contre les dominations politiques, plus seulement des
luttes contre les exploitations économiques, mais des
luttes contre des assujettissements identitaires ? Michel
Foucault, relisant Platon et Marc Aurèle, Épicure
et Sénèque, cherche, non pas de quoi dépasser,
mais de quoi repenser la politique.
15 euros (code
de commande : 16747).
[FOUCAULT
(Michel)]. DELEUZE (Gilles) Foucault. Paris, Minuit, 1986. In-8° broché,
141 p., (collection « Critique »),
épuisé sous cette forme.
En quatrième
de couverture :
Comment Foucault définit-il « voir »
et « parler », de manière à
constituer une nouvelle compréhension du Savoir ?
Qu'est-ce qu'un « énoncé »,
à cet égard, dans sa différence avec les
mots, les phrases et les propositions ?
Comment Foucault détermine-t-il les
rapports de forces, de manière à constituer une
nouvelle conception du Pouvoir ?
Pourquoi faut-il un troisième axe, qui
permette de « franchir la ligne » ?
Quelle est cette ligne du Dehors toujours invoquée
par Foucault ? Quel en est le sens politique, littéraire,
philosophique ?
En quoi la « mort de l'homme »
est-elle un événement qui n'est ni triste ni catastrophique,
mais une mutation dans les choses et la pensée ?
Ce livre se propose d'analyser ces questions
et réponses de Foucault, qui forment une des plus grandes
philosophies du XXe siècle, ouvrant un avenir du langage
et de la vie.
13 euros (code
de commande : 15680).
[FOUCAULT
(Michel)]. ERIBON (Didier) Michel Foucault (1926-1984).
Paris, Flammarion,
1989. In-8° collé, 402 p., illustrations hors
texte.
En quatrième
de couverture :
« Militant et professeur au Collège
de France » disait le titre d'un article à
propos de Michel Foucault. Étonnant raccourci pour signifier
ce qu'a été ce philosophe, à la fois l'une
des figures centrales de la vie intellectuelle française
mais également l'homme engagé dans les combats
politiques qui ont défrayé la chronique dans les
années de l'après soixante-huit.
Qui était cet homme énigmatique
et changeant ? Comment appréhender son uvre,
dont chaque avancée semble avoir ébranlé
un pan de nos certitudes ? Et surtout, comment devient-on
Michel Foucault ?
Didier Eribon a mené l'enquête,
fouillé les archives, rencontré des dizaines de
témoins, professeurs, étudiants, amis, compagnons
de lutte. Il retrace ici l'itinéraire qui a conduit Foucault
à la renommée que l'on sait et en révèle
des visages ignorés. Pour chaque période, il reconstitue
ce qu'était l'atmosphère politique et culturelle,
les combats et les débats. On croise ceux qui ont compté
pour Foucault : Dumézil, Canguilhem, Deleuze, Althusser...
Au point-que cette biographie de Michel Foucault pourrait bien
être aussi une sorte de biographie collective, une radiographie
de la vie intellectuelle française des cinquante dernières
années.
12 euros (code
de commande : 15684).
[FOUCAULT (Michel)]. Michel Foucault
philosophe. Rencontre
internationale. Paris, 9, 10, 11 janvier 1988. Paris, Seuil, 1989. In-8° collé,
405 p., (collection « Des Travaux »),
ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
Table des matières
:
Présentation, par Georges Canguilhem.
I. Michel Foucault dans l'histoire de
la philosophie.
1. Archéologie
et épistémologie, par Roberto Machado.
2. Note sur la phénoménologie
dans Les Mots et les Choses, par Gérard Lebrun.
3. Foucault et Marx.
L'enjeu du nominalisme, par Étienne Balibar.
4. Michel Foucault
et la psychanalyse, par Jacques-Alain Miller.
5. Hors ou dans la
philosophie ?, par François Wahl.
6. De la mise en
ordre des choses, par Hubert L. Dreyfus.
II. Style et discours.
1. Sur le concept
de discours chez Foucault, par Manfred Frank.
2. Sur le style philosophique
de Michel Foucault, par Miguel Morey.
3. Le mot de Dieu
: « Je suis mort », par Denis Hollier.
4. Onirocritiques,
par Walter Seitter.
5. Vers la fiction,
par Raymond Bellour.
III. Pouvoir et gouvernement.
1. Qu'est-ce qu'un
dispositif ?, par Gilles Deleuze.
2. Un pouvoir sans
dehors, par François Ewald.
3. Pour une histoire
naturelle des normes, par Pierre Macherey.
4. Michel Foucault
et l'État de police, par Blandine Barret-Kriegel.
5. Des divers usages
de la notion de biopouvoir, par Michael Donnelly.
6. Foucault et la
conception libérale de l'individu, par Alessandro
Pizzorno.
IV. Éthique et sujet.
1. Foucault : l'éthique
et l'uvre, par John Rajchman.
2. Réflexions
sur la notion de « culture de soi », par Pierre
Hadot.
Constitution
du sujet et pratique spirituelle, par Christian Jambet.
4. Esthétique
de l'existence, par Rainer Rochlitz.
5. Par-delà
vie et mort, par James Bernauer.
V. Rationalités et histoires.
1. Rationalité,
puissance et pouvoir, par Dominique Janicaud.
2. Foucault, le présent
et l'histoire, par Mark Poster.
3. Foucault, la morale,
la critique, par Christian Bouchindhomme.
4. Identité
morale et autonomie privée, par Richard Rorty.
5. Le nihilisme de
Michel Foucault, par André Glücksmann.
6. Foucault et le
dépassement (ou achèvement) du nihilisme, par
Paul Veyne.
Note sur le Centre Michel Foucault.
25 euros (code
de commande : 15686).
FRANÇOIS
DE SALES Introduction
à la vie dévote de saint François
de Sales Evêque et Prince de Genève, Instituteur
de l'Ordre de la Visitation de Saint Marie. Postface
de Michel Carrouges. Paris, Club Français du Livre,
1952. In-8° sous reliure d'éditeur et réalisé
d'après les maquettes de Claude Bonin, [11], 315 p., (collection
« Classiques », n° 34), exemplaire
numéroté (1215) en très bonne condition.
Table :
- Oraison
dédicatoire.
- Avis au lecteur.
- Préface.
Première partie de l'Introduction contenant
les advis et exercices requis pour conduire l'ame des son premier
desir de la vie devote jusques a une entiere resolution de l'embrasser.
Seconde partie de l'Introduction contenant
divers advis pour l'eslevation de l'ame a Dieu par l'orayson
et les sacremens.
Troisiesme partie de l'Introduction contenant
plusieurs advis touchant l'exercice des vertus.
Quatriesme partie de l'Introduction contenant
les advis necessaires contre les tentations plus ordinaires.
Cinquiesme partie de l'Introduction contenant
des exercices et advis pour renouveller l'ame et la confirmer
en la devotion.
- Postface.
- Glossaire.
18 euros (code
de commande : 18184).
FRICKER
(Bernard) Mythologie, philosophie, poésie.
Paris, Les Belles Lettres,1999. In-8° broché,
XI, 167 p., (collection « Vérités des
Mythes »).
En quatrième
de couverture :
« Sur la route à demi »,
« Encore marcher », « Plus loin
que là », « Longue marche »,
ces quelques titres de textes de Bernard Fricker publiés
ici disent bien que cet ouvrage est une quête, une marche,
une recherche. Mais cette marche se déroule à travers
des méditations sur des uvres philosophiques (Présocratiques,
Pascal, Nietzsche, Hegel, Heidegger...), sur des textes mythologiques
(indiens, iraniens, grecs, ossètes ; le cycle du
Graal, Tristan et Iseut...), sur des fulgurances poétiques
(Nerval, Rimbaud, Cendrars...), sur des visions religieuses (Bible,
Évangiles, Jésus, Bouddha...), voire sur des travaux
érudits (Dumézil, Levi-Strauss...). Et ce faisant,
Bernard Fricker, dans un style très personnel, adapté
à son entreprise et se confondant avec elle, sorte de
poésie en prose, compose selon moi une uvre métaphysique
ou plutôt « mythologique », mythologie
vivante, dans une redécouverte, un redéploiement
de ce mode premier de pensée. « Le prisme illuminé
des mythes » est le titre d'un autre de ses textes ;
le style et la pensée de Bernard Fricker façonnent
effectivement un prisme qui illumine le prisme des mythes, lesquels
sous-tendent en définitive toutes les authentiques sagesses,
dont les quelques objets sinon l'unique objet
sont le Temps, l'Histoire, les hommes et les dieux. Imprégnation
du Divin dans le monde, dans toute chose comme dans toute pensée,
ce livre est une sorte de Livre sacré qui fut d'abord
à usage personnel, avant d'avoir vocation universelle,
ce qui est le propre de toute vraie uvre. »
10 euros (code
de commande : 13727).
GADAMER (Hans-Georg)
L'idée du Bien comme enjeu platonico-aristotélicien.
Suivi de Le
savoir pratique. Paris, Vrin, 1994. In-8° broché,
172 p., (collection « Problèmes et Controverses
»).
10 euros (code
de commande : 6474).
[GALILLÉE]. SORTAIS
(Gaston)
Le procès de Galillée. Étude
historique et doctrinale. Paris, Bloud et Cie, [1905]. In-8°
broché, 61 p., (collection « Science et Religion
»).
10 euros (code
de commande : 167/69).
GARAUDY (Roger)
Parole d'homme.
Paris, Laffont, 1975. In-8° broché, 264 p., (collection
« La Vie selon... »).
6 euros (code
de commande : 4537).
GARIN
(Eugenio) Moyen Âge et Renaissance. [Titre
original : Medioevo e Rinascimento.] Traduit de l'italien
par Claude Carme. Paris, Gallimard, 1969. In-8° broché,
272 p., (collection « Bibliothèque des Idées »).
En quatrième
de couverture :
« Des limites antérieures
que les historiens fixent aux débuts de la Renaissance
dépend le sens que prend la première modernité
de l'Europe. Depuis Michelet on n'a cessé d'en discuter,
reculant parfois ces limites jusqu'au XIIIe siècle et
niant du même coup l'originalité du Quattrocento.
Cette suite d'études sur la crise de
la pensée médiévale, la mythologie antique
et le rôle du latin, la place de la magie et de l'astrologie,
le rôle de l'histoire dans la culture italienne de la Renaissance
éclaire la formation, au XVe siècle, d'une éducation
neuve, née en dehors des écoles et dont les tenants
vont maîtriser les exercices d'école.
Voilà l'humanisme campé comme
une activité de penseurs, non de simples philologues ;
mais aussi de condottieri, de marchands, de praticiens des arts,
d'administrateurs et d'hommes d'action qui, notamment dans la
Florence de Marsile Ficin et de Léonard de Vinci, découvrent
dans le désarroi, avec l'infinitude de la nature, la diversité
prodigieuse de l'homme, la volonté, le risque et l'action
; bref la liberté. »
12 euros (code
de commande : 13159).
45 euros (code
de commande : 16082).
GAUTIER
(E.-F) Murs et coutumes
des Musulmans. Paris, Club du Meilleur Livre, 1959. In-8°
sous reliure en soie verte et Rhodoïd d'éditeur,
244 p., illustrations hors texte, (collection « Historia
», XIX), exemplaire numéroté.
13
euros (code de commande : 190/65).
GÉRARD
(R.-E.) Une augmentation de la connaissance humaine
réalisée selon le plan prophétique de la
Bible. Bruxelles
- Liège, Office de Publicité - Thone, 1922. In-8°
broché, 283 p.
Extrait de l'avant-propos
:
« La raison d'être de ce travail
est le désir que nous avons d'être utile à
ceux qui cherchent impartialement la vérité et
à ceux qui, la possédant déjà nous
nous adressons ici aux chrétiens personnellement instruits
dans les Écritures veulent s'en assurer invinciblement
contre le doute parfois tentateur : nous voulons par là
signaler un système d'idées capable, selon nous,
d'affermir et de consolider à jamais les convictions des
uns et de donner aux autres, même à ceux qui, avec
raison, exigent le plus de garanties possible au point de vue
de la méthode d'investigation scientifique, les principes
de salut tant pour leur sérénité intellectuelle
que pour leur sauvegarde morale.
Cet écrit, vu son caractère succinct,
ne peut, sans doute, traiter le sujet que dans ses généralités.
C'est un compte-rendu rapide qu'après avoir pénétré
personnellement dans la Terre Promise de la certitude nous nous
empressons d'adresser à ceux qui nous entourent pour leur
annoncer la bonne nouvelle, et les inviter, en leur donnant l'itinéraire
à suivre, à aller parcourir eux-mêmes les
régions sévères mais grandioses que nous
avons vues.
Le but que nous nous proposons : Indiquer la
voie qui mène à la vérité, n'en est
pas moins d'une singulière élévation et
ne peut manquer de paraître excessif aux vivants d'une
époque comme la nôtre où tant de penseurs
adulés ont tout fait pour ruiner l'autorité même
de la raison humaine et pour éliminer par là du
domaine des possibilités l'acquisition de toute certitude.
Il faut ramener cela à sa juste portée : la phase,
qu'on traverse actuellement, de relativisme, de désagrégation,
dans tous les domaines de la connaissance, ne marque nullement
un état définitif dans l'orientation de la pensée.
Ce désordre maladif de l'esprit humain n'est qu'un fait
transitoire faisant partie du développement systématique,
prédéterminé, nullement occasionnel de l'Histoire
et soumis, comme tout autre phénomène historique,
au fonctionnement d'un mécanisme régulateur (Loi
de Brück) qui dirige l'Humanité à son insu
et sur lequel nous reviendrons plus loin. Si nous éprouvons
quelque appréhension en présentant notre témoignage
ce ne peut donc être à cause du prestige illusoire
et fragile d'une fausse philosophie adverse mais bien à
cause de la grandeur incomparable d'un sujet qui, nous le disons
en toute humilité mais aussi avec une inébranlable
conviction, intéresse au plus profond l'avenir du monde
et le sort moral de l'homme.
Sans doute, les facteurs de connaissance qui
seront signalés ici : loi de Brück, système
prophétique de la Grande Pyramide de Chéops, descendance
Israélite des Anglo-Saxons, Mathématique de l'Histoire
et Mathématique Biblique établies par Lagrange,
ne peuvent manquer de susciter un sentiment de curiosité
intellectuelle. Mais il convient de faire observer que la nature
même du sujet interdit de la manière la plus formelle
et la plus menaçante de considérer les vérités
dont il s'agit présentement comme un simple divertissement
de l'esprit. La portée du sujet que nous voulons indiquer
dépasse celle d'un simple débat intellectuel :
ceux qu'il nous sera permis d'atteindre et qui voudront bien
aborder méthodiquement, à leur tour, l'étude
suivie des données que nous signalons dans notre court
travail, seront sans doute aussi amenés à découvrir
par delà des vérités d'ordre purement scientifique,
une Vérité d'un ordre encore beaucoup plus haut.
Le titre lui-même de cet opuscule suffit
à faire pressentir la leçon que nous nous proposons
de faire accepter. Il y a certainement des esprits impitoyables
à qui ce titre sera un véritable scandale et qui
nous estimeront du coup trop peu sage pour bien vouloir consacrer
quelque temps à l'examen de nos raisons. »
15 euros (code
de commande : 14135).
GILSON
(Étienne) La philosophie au Moyen Âge.
Des origines
patristiques à la fin du XIVe siècle. Deuxième édition revue
et augmentée. Paris, Payot, 1944. In-8° demi-toile
beige à coins (reliure de Robert Stevens, à Bruxelles),782 p.,
(collection « Bibliothèque Historique »),
reliure défraîchie.
Table des matières
:
Préface.
Introduction.
Chapitre I. Les pères grecs et
la philosophie.
1. Les Pères Apologistes.
2. Le Gnosticisme et ses
adversaires.
3. L'École d'Alexandrie.
4. Des Cappadociens à
Théodoret.
5. Denys, Maxime, Jean
Damascène.
Chapitre II. Les pères latins
et la philosophie.
1. Des Apologistes à
saint Ambroise.
2. Le platonisme latin
du IVe siècle.
3. De Boèce à
Grégoire le Grand.
4. Église et société.
5. La culture patristique
latine.
Chapitre III. De l'essor carolingien
au Xe siècle.
1. La transmission de
la culture latine.
2. Jean Scot Erigène.
3. D'Heiric d'Auxerre
à Gerbert d'Aurillac.
Chapitre IV. La philosophie au XIe siècle.
1. Dialecticiens et théologiens.
2. Roscelin et le nominalisme.
3. Anselme de Cantorbéry.
4. Chrétienté
et Société.
Chapitre V. La philosophie au XIIe siècle.
1. L'École de Chartres.
2. Pierre Abélard.
3. La mystique spéculative.
4. Alain de Lille et Nicolas
d'Amiens.
5. L'univers du XIIe siècle.
6. Sacerdoce et Royauté.
7. Le bilan du XIIe siècle.
Chapitre VI. Les philosophies orientales.
1. La philosophie arabe.
2. La philosophie juive.
Chapitre VII. L'influence gréco-arabe
au XIIIe siècle et la fondation des universités.
1. L'influence gréco-arabe.
2. La fondation des Universités.
3. L'exil des Belles-Lettres.
Chapitre VIII. La philosophie au XIIIe
siècle.
1. De Guillaume d'Auvergne
à Henri de Gand.
2. D'Alexandre de Haies
à Raymond Lulle.
3. De Robert Grosseteste
à Jean Peckham (Les maîtres d'Oxford - Une Sumna
philosophiae du XIIIe siècle).
4. D'Albert le Grand à
Dietrich de Freiberg.
5. De Thomas d'Aquin à
Gilles de Rome.
6. Du péripatétisme
à l'averroïsme.
7. Sagesse et société.
8. Le bilan du XIIIe siècle.
Chapitre IX. La philosophie au XIVe siècle.
1. Duns Scot et les réalistes
du XIVe siècle.
2. De Jacques de Metz
à Gui Terrena.
3. Guillaume d'Ockham.
4. Le mouvement ockhamiste.
5. L'averroïsme philosophique
et politique.
6. Le mysticisme spéculatif.
7. Jean Gerson et le bilan
du XIVe siècle.
Chapitre X. Le retour des Belles Lettres
et le bilan du Moyen Âge.
1. Le retour des Lettres
en Italie.
2. Le retour des Lettres
en France.
3. Le bilan de la pensée
médiévale.
Table des noms de personnes.
15 euros (code
de commande : 18092 -
vendu).
GLUCKSMANN (André)
Les Maîtres penseurs. Paris, Grasset, 1977. In-8° broché, 321
p.
6 euros (code
de commande : 4530).
[GOMBROWICZ
(Witold)]. DE ROUX (Dominique) Gombrowicz. Paris, Bourgois, 1978. In-8° broché,
187 p.
En quatrième
de couverture :
Mon cher Christian,
Qu'importe la France. Ce n'est plus que loteries
comme le reste. Un an déjà pour nous. J'ai en moi
depuis un sentiment de tristesse dans mon ensemble si vivant
et si mobile pourtant. Nous avons quand même été
séparés. Comme si ma vie de mon côté
ne devait être que pertes successives, querelles incompréhensives,
injustices réelles. Je pense soudain que je ne serai jamais
vu que comme un fils éternel, « le goéland
sans pattes », en effet. Gombrowicz m'avait averti. Mais
lui aussi s'est éloigné. Reste-t-il même
le mot : spirituel au milieu de ces chapelles ardentes.
Affection.
Dominique.
1973.
8 euros (code
de commande : 17972).
GROETHUYSEN (Bernard)
Introduction à la pensée philosophique allemande
depuis Nietzsche.
Paris, Stock, 1926. In-12 broché, 126 p., (collection
« La Culture Moderne »), édition originale.
15 euros (code
de commande : 126/67).
GUATTARI
(Félix) Les trois écologies. Paris, Galilée, 1999. In-8°
broché, 72 p., (collection « L'Espace
Critique »).
En quatrième
de couverture :
« Le drame écologique dans
lequel est engagée la planète humaine a longtemps
été l'objet d'une méconnaissance systématique.
Cette période est désormais révolue. À
travers des médias devenus hyper-sensibles à la
répétition des « accidents »
écologiques, l'opinion internationale se trouve de plus
en plus mobilisée. Tout le monde aujourd'hui parle d'écologie :
les politiques, les technocrates, les industriels... Malheureusement
toujours en termes de simples « nuisances ».
Or les perturbations écologiques de
l'environnement ne sont que la partie visible d'un mal plus profond
et plus considérable, relatif aux façons de vivre
et d'être en société sur cette planète.
L'écologie environnementale devrait être pensée
d'un seul tenant avec l'écologie sociale et l'écologie
mentale, à travers une écosophie de caractère
éthico-politique. Il ne s'agit pas d'unifier arbitrairement
sous une idéologie de rechange des domaines foncièrement
hétérogènes, mais de faire s'étayer
les unes les autres des pratiques innovatrices de recomposition
des subjectivités individuelles et collectives, au sein
de nouveaux contextes technico-scientifiques et des nouvelles
coordonnées géopolitiques. »
8 euros (code
de commande : 13796).
GUDEMANN
(M.) Le judaïsme dans ses traits principaux et
d'après ses fondements historiques. Traduit par S. Debré. Paris,
Durlacher, 1906. In-8° demi-chagrin rouge, 106 p.
Préface :
Dans cet opuscule, j'ai le dessein de donner
un court exposé du Judaïsme et de ses rapports essentiels
avec la religion du peuple d'Israël. Je n'ai pas en vue
le Judaïsme « en soi », mais sa place
dans l'histoire et dans la vie juive. Je me suis donc borné
à l'exposé des éléments constitutifs
du Judaïsme, de ceux qui ont apparu tels dans l'histoire
des Juifs, sans me perdre dans les particularités. Aux
particularités d'autres particularités peuvent
toujours être opposées, tandis que ces éléments
constitutifs ressemblent à des points culminants du haut
desquels le Judaïsme, dans son ensemble, peut être
le plus sûrement embrassé et jugé.
Chaque fait nouveau qui apparaît a le
droit d'exiger d'être connu avant d'être jugé.
Une religion est tout particulièrement autorisée
à formuler cette exigence. Mais le Judaïsme n'a que
peu, ou n'a même point de raison de se réjouir de
ce droit. On ne se sert habituellement du Judaïsme que comme
repoussoir. Pour cet usage, il suffit certainement, il est même
avantageux de n'avoir du Judaïsme qu'une connaissance superficielle,
voire nulle. Mais la question de savoir si le Judaïsme est
obligé de se contenter de ce rôle coutumier, le
présent exposé pourrait bien l'éclaircir.
Je me suis tenu éloigné de toute
polémique ! Cet ouvrage n'est pas un ouvrage de controverse.
On n'est pas autorisé à l'appeler de ce nom parce
que, ça et là, appuyé sur des arguments,
je m'inscris en faux contre des opinions émises sur le
Judaïsme, et qui, à mon avis, ne sont pas fondées.
J'ai tout simplement senti le besoin de dire ce qu'est le Judaïsme,
et ce besoin est d'autant plus explicable que le Judaïsme
est plus souvent présenté pour ce qu'il n'est point.
Par égard pour le lecteur, j'ai négligé
les accusations frivoles et les calomnies dont le Judaïsme
est l'objet. Je n'ai pas voulu descendre dans cette fange qui
remplit une bonne partie du lit où se meut faut-il
dire en avant ou en arrière ? le fleuve
de la civilisation de notre temps. On n'en sort que sali. Si,
selon l'opinion de l'antique poète des Proverbes hébreux,
il est un temps pour répondre aux insensés, il
est aussi, d'après le môme poète, un temps
pour passer devant eux en silence. Ce dernier parti m'a, au moins
dans cet exposé, paru se recommander.
25 euros (code
de commande : 15814).
Guide
religieux de la France. Paris, Hachette, 1967. Fort in-8° étroit sous reliure d'éditeur,
XIV + 1235 p., bien complet de ses cartes et plans, (collection
« Bibliothèque des Guides Bleus »), quelques
soulignements et traits marginaux crayonnés, peu courant.
@ Ce guide a été
établi pour le catholicisme par Louis Chaigne, pour le
protestantisme par Jean Balédent, pour le judaïsme
par Josy Eisenberg et Georges Lévitte, pour l'islam par
Noureddine Ben Mahmoud.
30
euros (code de commande : 7713).
GUILLEBAUD
(Jean-Claude) La refondation du monde. Paris, Seuil, 1999. In-8° broché,
365 p.
En quatrième
de couverture :
« Dans l'air du temps, quelque chose sonne faux et nous
alarme. Faut-il nous résigner à la fin des pensées
universalistes, au règne versatile de la démocratie
d'opinion, au nouveau dogmatisme du tout-marché ou de
la technoscience, à l'évanouissement définitif
des utopies et de l'espérance ? Derrière ce discours,
nous devinons des formes nouvelles de domination, des inégalités
accentuées, un principe d'humanité qui fait naufrage.
Mais ces périls nous trouvent étrangement désarmés.
Après un siècle marqué par les tyrannies,
les folies et les ruines, nous ne savons plus comment faire face.
Nous sommes « revenus de tout » et trop vite désabusés.
Rarement, il nous avait semblé plus urgent de retrouver
un peu de terre ferme.
C'est à cette nécessaire refondation que nous convie
Jean-Claude Guillebaud. Le goût de l'avenir, l'égalité,
la raison, l'universel, la liberté, la justice : chacune
de ces valeurs est le fruit d'une histoire particulière,
enracinée dans la pensée grecque, le judaïsme
et le christianisme. Seule la claire conscience de cette histoire
permet de comprendre pourquoi ces valeurs sont à la fois
plus essentielles et plus fragiles que jamais. Refonder le monde,
ce n'est pas seulement résister à la barbarie,
c'est redéfinir loyalement ce qui nous rassemble et vers
quel futur nous voulons marcher. »
13 euros (code
de commande : 8264).
[GUITTON
(Jean)]. Jean Guitton. Paris, Revue Montalembert, 1963. In-8° broché,
[330 (pp. 13 à 343)] p., (numéro spécial
4 et 5 de la Revue Montalembert).
Table des matières
:
- Approche
de Jean Guitton, par L. Chaigne.
Chapitre I : Les années d'apprentissage.
- Jean Guiiton
et sa volée, par P. Mesnard.
- Trois maîtres,
par P. Belmont.
- Plazenetarium,
par J. Mazodier.
- Portrait de M.
Guitton, par P. O'Reilly.
- Au 104, par
L. Bourgey.
- Dans la cour du
lycée, par A. Fugier.
Chapitre II : Le maître et sa méthode.
- Penser en homme
d'action, par le général Weygand.
- L'art de faire
penser, par R.P. Golliet.
- Les davidées,
par M. Silve.
Chapitre III : La captivité ou
la nouvelle école.
- Les captivités,
par M. Menanteau.
- Entretiens,
par B. de la Farge.
- Expérience
d'une captivité, par le colonel de Witasse.
- À Colditz
avec les otages, par H.R. Gall.
Chapitre IV : Présences.
- Situation d'une
pensée, par C. Tresmontant.
- Jean Guitton et
Paul Claudel, par P. Claudel.
- Jean Guitton et
Maurice Blondel, par E. Blondel-Flory.
- Jean Guitton et
Teilhard de Chardin, par C. Cuenot.
- Rencontres avec
Jean Guitton, par A. Maurois.
- Jean Guitton et
Emmanuel Mounier.
- Jean Guitton et
les étudiants, par J.-F. Le Bras et C. Bernard.
- jean Guitton et
la pensée japonaise, par K. Takéno.
Chapitre I : L'écrivain.
- Le peintre,
par A. Delaunay.
- Notes de lectures,
par A. George.
- Une voix filiale,
par Camille Mayran.
Chapitre II : Le penseur.
- L'historien de Jeanne
d'Arc, par R. Aron.
- L'antibergsonisme
de Jean guitton, par E. Borne.
- L'appel du maître,
par E. Detape.
- Le philosophe,
par R. Poirier.
Chapitre III : Le fils de Monsieur Pouget.
- L'exégèse
biblique, par A. Guillaumont.
- Un laïc exégète,
par M. Vernhet.
- Pour une apologétique,
par R.P. Congar.
Chapitre IV : Le fils de Monsieur Portal.
- Un écrivain
catholique, par J. Hours.
- Jean Guitton et
lord Halifax, par M. Bulmer-Thomas.
- Hommage d'un frère
séparé, par le pasteur Boegner.
- Controverse amicale,
par A. Miroglio.
Esquisses :
- Une amitié,
mieux, une vie commune..., par J. Perret.
- Un philosophe et
un chrétien, par mgr Cerejeira.
- Une voix faible
et comme voilée..., par R. d'Harcourt.
- J'aime Jean Guitton,
par J. Cocteau.
- Jean Guitton m'apparaît...,
par E. de La Rochefoucauld.
- Chanson pour Jean
Guitton, par P. de La Tour Du Pin.
- Au long d'une rue
crépusculaire..., par G. Cesbron.
- Le plus brillamment
doué..., par A. Latreille.
- Le rêve et
la ferveur de Fra Angelico, par R. Garric.
- Une amitié
de quarante ans, par J. André.
- J'ai rencontré
Jean Guitton..., par sur Hosanna.
- Reliquaire,
par P. Chaigne.
- Dans un siècle
ou deux, quand un nouveau brémond..., par M. Légaut.
Remise de l'épée, par
F. Mauriac et Jean Guitton.
Inédit : Esprit et mentalité,
par Jean Guitton.
20 euros (code
de commande : 17094).
HALÉVY (Daniel)
Décadence de la liberté. Paris, Grasset, 1931. In-12 demi-chagrin brun, 243
p., (collection « Les Écrits »), quelques
épidermures.
10 euros (code
de commande : 204/63).
HALTER
(Marek) Un homme, un cri. Paris, Robert Laffont, 1990. In-8° broché,
309 p.
En quatrième
de couverture :
« Marek Halter, l'auteur de La mémoire dAbraham
et Les fils d'Abraham, est aussi un homme engagé
dans tous les combats de la fin de ce siècle.
Né à Varsovie en 1936, échappé du
ghetto, il traverse Moscou sous les bombes et passe son enfance
en Ouzbékistan, en Asie centrale soviétique, son
adolescence en argentine et habite, depuis 1950, la France, pays
où ses ancêtres, venus d'Espagne, s'étaient
installés en 722. Son nom est lié à la recherche
de la paix au Proche-Orient et au dialogue israélo-palestinien,
aux mères de la place de Mai à Buenos Aires, à
Sakharov, Havel, Estrella, Walesa, Chtcharanski... aux dissidents
soviétiques et aux refuzniks juifs, aux moudjahedines
en Afghanistan, à Solidarnosc en Pologne et à SOS
Racisme en France, à la mémoire surtout, comme
arme de combat et aussi comme thème d'un livre qui a fait
le tour du monde et dans lequel il retrace l'histoire deux fois
millénaire d'une famille juive, la sienne.
On s'interroge souvent sur les raisons qui poussent cet enfant
du ghetto à se lancer dans tant de batailles. Beaucoup
l'admirent, certains le critiquent. Il ne laisse personne indifférent.
Avec Un homme, un cri, Marek Halter se livre enfin. Dans
un style rapide et imagé, il dit sa relation à
la France, à la langue française, à l'écriture,
à la peinture, à Israël, au judaïsme...
Avec pudeur et sans complaisance, il explique les raisons de
ses engagements, rappelle le contexte politique et culturel où
ils s'inscrivaient, et jette en passant un regard nostalgique,
souvent critique et parfois étonné, sur ses appels,
ses reportages, ses articles...
Un homme, un cri, qui se lit comme un récit, n'est
pas seulement un livre pour comprendre un homme, il permet aussi
de parcourir et de saisir toute une époque, la nôtre.
»
8 euros (code
de commande : 8777).
HEIDEGGER (Martin) Sein
und Zeit. Neunte
unveränderte Auflage. Tübingen, Max Niemeyer, 1960.
In-8° sous reliure toilée d'éditeur, XI, 437
p., annotations marginales à l'encre sur les dix premières
pages.
Vorbemerkung :
Die Abhandlung « Sein und Zeit »
erschien zuerst Frühjahr 1927 in dem von E. Husserl
herausgegebenen Jahrbuch für Phänomenologie und phänomenologische
Forschung Bd. VIII und gleichzeitig als Sonderdruck.
Der vorliegende, als neunte Auflage erscheinende
Neudruck ist im Text unverändert, jedoch hinsichtlich der
Zitate und der Interpunktion neu durchgesehen. Die Seitenzahlen
des Neudruckes stimmen bis auf geringe Abweichungen mit denen
der früheren Auflagen überein.
Die in den bisherigen Auflagen angebrachte
Kennzeichnung « Erste Hälfte » ist
gestrichen. Die zweite Hälfte läßt sich nach
einem Vierteljahrhundert nicht mehr anschließen, ohne daß
die erste neu dargestellt würde. Deren Weg bleibt indessen
auch heute noch ein notwendiger, wenn die Frage nach dem Sein
unser Dasein bewegen soll.
Zur Erläuterung dieser Frage sei auf die
im gleichen Verlag erschienene « Einführung in
die Metaphysik » verwiesen. Sie bringt den Text einer
im Sommersemester 1935 gehaltenen Vorlesung.
15 euros (code
de commande : 17712).
HELVETIUS. De l'Esprit.
Paris [Liège],
Durand [Bassompierre], 1759.
Une des éditions clandestines de cet
ouvrage condamné, publiée un an après l'édition
originale.
Histoire de la destruction des jésuites...
Liège,
Duvivier et fils, 1827.
D'après
les Mémoires de l'abbé Georgel.
Histoire
de la laïcité principalement en Belgique et en France.
Direction scientifique
Hervé Hasquin. Deuxième édition revue.
Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles,
1981. In-8° broché, XVII, 333 p., (collection
« Centre d'Action Laïque - Série Recherches »
n° 3).
Table des matières
:
- Avant-propos,
par Hervé Hasquin.
- Préface, par Georges C. Liénard.
- Le creux de la vague, par Jean
Cornec.
Première partie. L'Ancien Régime
: l'omnipotence de l'Église.
Chapitre I. Les penseurs
: crise de conscience et esprit « philosophique »,
par Roland Mortier.
Chapitre II. Une lente
sécularisation de l'État et de la Société,
par Hervé Hasquin.
Deuxième partie. Depuis la Révolution
française : la décadence du cléricalisme.
Chapitre III. L'Église
en Belgique : doctrine et pratique, par Jean Stengers.
Chapitre IV. Les utopies
de la première moitié du XIXe siècle,
par, John Bartier.
Chapitre V. La doctrine
libérale sur l'État, l'Église et la Société,
par André Miroir.
Chapitre VI. Le socialisme,
la laïcité et l'État (1865-1958), par
Philippe Moureaux.
Chapitre VII. Les grands
combats : l'émancipation politique et la guerre scolaire
en Belgique, par Jean Leclercq-Paulissen.
Chapitre VIII. Déchristianisation
et sécularisation en Belgique, par Els Witte.
Chapitre IX. La franc-maçonnerie
et les associations laïques en Belgique, par John
Bartier.
Chapitre X. L'Université
libre de Bruxelles et l'enseignement privé non confessionnel,
par André Uyttebrouck.
Chapitre XI. La laïcité
en France, par Daniel Ligou.
Troisième partie. Le pluralisme
en Belgique.
Chapitre XII. Les partis
politiques en Belgique : les clivages confessionnels en voie
de disparition, par Hervé Hasquin.
Chapitre XIII. L'affirmation
de la laïcité en Belgique, par Robert Hamaide.
Conclusions.
Chapitre XIV. Morale antique
et morale chrétienne, par Robert Joly.
Chapitre XV. Le droit
naturel, évolution d'une notion, par Paul Foriers.
Chapitre XVI. Spécificité
de la morale laïque, par Henri Janne.
Postface à la seconde édition,
par Hervé Hasquin.
18 euros (code
de commande : 17371).
HUSSERL (Edmund)
HUXLEY (Aldous) L'éminence grise.
Études de religion et de politique.
Traduction de Jules Castier. Monaco, Éditions
du Rocher, 1945. In-8° broché, 386 p., (collection
« L'Hippocampe », n° 6), exemplaire numéroté
et en grande partie non coupé.
15 euros (code
de commande : 181/69).
HUXLEY (Julian),
HADDON (A.C.) et CARR-SAUNDERS (A.M.) Nous Européens. We Europeans.
Traduit par Jules Castier. Paris, Minuit, 1947. In-8°
broché, 317 p., (collection « Philosophie Étrangère
»), bel exemplaire non coupé.
En quatrième
de couverture :
Le
grand sociologue anglais, Directeur général de
l'U.N.E.S.C.O., a fait de Nous Européens une ample
étude sociologique sur tous les peuples continentaux.
Cette uvre scientifique et par endroits
pittoresque tend à démontrer que les « races »
ce terme dont notre époque a tant usé
et qui sert à « justifier les ambitions politiques,
les fins économiques, les rancunes sociales, les préjugés
de classe » , que les races humaines n'existent
biologiquement pas.
Table des matières :
Préface.
I. Introduction.
II. Histoire et développement
récent de la science de l'homme.
III. Les principes de l'hérédité
appliqués à l'homme.
IV. Fondements de la classification
ethnique.
V. De quelques illusions et de quelques
pièges de la classification ethnique.
VI. Les principaux groupes ethniques
de l'Europe.
VII. Composition ethnique des nations
européennes.
VIII. L'Europe outre-mer (par A.
M. Carr-Saunders).
IX. Conclusion.
Appendice - Index.
9 euros (code
de commande : 16232).
[JÉSUS DE NAZARETH]. NISIN (Arthur) Histoire de Jésus. Paris, Seuil,
1961. In-8° broché, 410 p., cartes hors texte.
8
euros (code de commande : 190/62).
[JÉSUS
DE NAZARETH]. SIX (Jean-François) Jésus.
Paris, Somogy,
1972. In-8° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur,
286 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs,
(collection « Les Fondateurs des Grandes Religions »,
n° 1).
En quatrième
de couverture :
Professeur
de christologie de 1961 à 1966 au Séminaire de
la mission de France, puis responsable du Secrétariat
pour les non-croyants, Jean-François Six n'a pas cessé
d'étudier et d'approfondir toutes les recherches historiques
contemporaines sur Jésus, et de dialoguer sur la question
« Jésus » avec des chrétiens
avertis et des incroyants ouverts. Son livre est le fruit de
ces dialogues ; il veut donc mettre en situation le problème
de Jésus pour nos contemporains. Il a écrit en
croyant sincère, et même, peut-on dire, en croyant
qui n'hésite pas à montrer combien il a été
et combien il est bouleversé par la personne de Jésus.
Mais « histoire » serait-il synonyme de
« froideur » ? Cet essai ne prétend
donc pas d'abord tout expliquer de Jésus mais rechercher
honnêtement où sont les véritables interrogations
à son sujet et donner une certaine réponse.
En seconde partie de cet ouvrage est présentée
une iconographie comme une histoire du visage de Jésus
à travers l'espace et le temps : comment des artistes
de tous pays, reprenant d'ailleurs le visage de l'homme de leur
temps, ont reproduit le visage du Fils de l'homme.
12 euros (code
de commande : 17206).
JULIEN (Claude)
Le suicide des démocraties. Paris, Grasset, 1972. In-8° broché, 316
p.
7,50 euros
(code de commande : 575).
KAPLAN
(Francis) La vérité. Le dogmatisme et
le scepticisme.
Paris, Armand Colin, 1998. In-8° collé, 215 p.,
(collection « U », série « Philosophie »).
En quatrième
de couverture :
La vérité pose deux problèmes
bien distincts : qu'est-ce que la vérité ?
et peut-on la posséder ? Ce deuxième problème,
celui du dogmatisme et du scepticisme, est classique dans l'histoire
de la philosophie. Il est loin d'être purement académique,
car lorsque l'on constate, par exemple, qu'en philosophie il
n'est pas une seule proposition sur laquelle les philosophes
soient d'accord à la différence de
la science , chacun d'entre eux doit se demander :
comment puis-je être sûr que c'est moi qui ai raison
et non les autres, à priori aussi intelligents et aussi
compétents que moi ?
Pour répondre à cette question,
l'auteur examine successivement et dans un ordre systématique
les différentes réponses que la logique et l'histoire
nous proposent, appuyant sa réflexion sur la pensée
des grands philosophes et penseurs : Sextus Empiricus, Descartes,
Spinoza, Leibniz, Hegel ou encore Nietzsche...
13 euros (code
de commande : 15215).
KEYSERLING (Comte Hermann
de)
La Révolution mondiale et la responsabilité
de l'Esprit. Lettre-Préface de Paul Valéry.
Paris, Stock, 1934. In-12 broché, 224 p.
7,50 euros
(code de commande : 3526).
KLEINBERG
(Aviad) Péchés capitaux. Traduit de l'hébreu par Colette
Salem. Paris, Seuil, 2008. In-8° collé, 215 p.,
quelques illustrations hors texte en couleurs, très bel
exemplaire.
En quatrième
de couverture :
Il n'existe pas de société sans
conception du bien et du mal. Pas de société sans
péché.
Nos offenses sont innombrables, mais chaque
culture a ses péchés favoris, son catalogue privilégié.
L'un d'eux a connu une grande postérité :
c'est la liste des sept Péchés capitaux établie
par l'Église dans l'Antiquité tardive. Ces péchés
mortels l'orgueil, la paresse, la gourmandise, l'envie,
la colère, la luxure et l'avarice ne sont
pas des actions interdites, mais des passions qui nous soumettent
à la tentation.
Avec un humour cinglant, Aviad Kleinberg, l'un
des intellectuels les plus en vue en Israël, explore les
champs de mines moraux de l'âme. Qu'y a-t-il d'immoral
à paresser un peu ? Que serait la grande cuisine
sans la gourmandise ? L'économie de marché
sans l'avarice ? Ce livre fait défiler prophètes
et philosophes, théologiens et poètes, tous prêts
à jeter la première pierre : un regard empathique,
singulier et amusant sur la fragilité humaine.
12 euros (code
de commande : 14982).
KLIBANSKY
(Raymond) Le philosophe et la mémoire du siècle.
Tolérance,
liberté et philosophie. Entretiens avec Georges Leroux. Paris, Les
Belles Lettres, 1998. In-8° collé, XIX, 307 p.,
illustrations hors texte.
En quatrième
de couverture :
« De Paris à Heidelberg et Hambourg,
de Hambourg à Paris et Londres et de Londres à
Montréal, la vie de Raymond Klibansky traverse notre siècle
et l'entraîne dans des activités qui ne sont pas
le lot ordinaire des intellectuels ou des savants. De ces études
à Heidelber auprès de Jaspers, en contact étroit
avec les disciples du poète Stefan George, R. Klibansky
tire son intérêt pour la pensée négative,
qui l'amène à Nicolas de Cues, à Maître
Eckhart et, par-delà, à la tradition platonicienne.
Les premiers chapitres de ces Entretiens, passionnant
tableau de la vie intellectuelle en Allemagne dans les années
vingt, éclairent la montée du Nazisme.
Ses premiers travaux aboutiront, dans le sillage
de A. Warburg et E. Cassirer, à un livre devenu classique,
écrit en collaboration avec E. Panofsky et F. Saxl :
Saturne et la mélancolie, dont l'histoire résume
un peu celle de R. Klibansky lui-même.
Durant la seconde guerre, R. Klibansky fut
actif au sein du Political Warface Executive en Grande
Bretagne. Il nous donne ici un témoignage saisissant d'activités
peu communes pour des savants. Devenu en 1946 professeur à
l'Université Mc Gill (Montréal), il s'engage dans
la vie philosophique internationale et cherche à stimuler
les échanges entre intellectuels de l'Est et de l'Ouest,
à une époque où cela était un véritable
défi, tout en défendant les droits de penseurs
comme le philosophe tchèque Jan Patocka, initiateur de
la Charte 77, dont il fait ici un vibrant éloge. »
12 euros (code
de commande : 13866*).
KOTHEN (Robert)
L'Église et les mouvements de population. Bruxelles, Éditions Universitaires,
1945. In-12 broché, 124 p., (collection « Chrétienté
Nouvelle », XI).
9 euros (code
de commande : 218/63).
La laïcité
est-elle à jeter ? Colloque international des 26 et
27 mai 1973 organisé par le Comité Liégeois
d'Action Laïque. Bruxelles, Pierre de Meyere, 1976. In-8° broché, 157 p.
@ Parmi les orateurs de ce colloque,
on trouve Claire Cornet, Jean Boets, Henri Janne, Claude Javeau,
Raymond Ravar, Elie Richard, Pierre Vanbergen, Jacqueline Marchand,
Georges Van Hout, Jean-Marie Lovinfosse, Ernest Denis, Paul Backeljauw,
François Caby, Jean Van Crombrugge, Albert Serwy, Lucia
De Brouckere, Lucienne Noppens.
15
euros (code de commande : 10886).
[LAMENNAIS] Le
portefeuille de Lamennais 1818-1836. (collection
Maurice Bucquet). Publié et annoté par Georges
GOYAU. Paris, La Renaissance du Livre,
1930. In-8° broché, VIII + 222 p., (collection «
Nouvelle Bibliothèque Romantique »), trace dhumidité
sur la couverture.
7 euros (code
de commande : 4328).
LE DANTEC (Félix)
De l'Homme à la Science. Philosophie du XXe siècle. Paris, Flammarion, 1930. In-12 relié,
VIII + 302 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie
Contemporaine »).
9 euros (code
de commande : 221/63).
[LEIBNIZ]. Institutions Léibnitiennes, ou Précis
de la Monadologie.
Lyon,
Perisse, 1767.
Une curieuse édition attribuable
à Louis Dutens ou à l'abbé Pierre Sigorgne.
LEPENIES
(Wolf) Qu'est-ce qu'un intellectuel européen ?
Les intellectuels
et la politique de l'esprit dans l'histoire européenne.
Chaire européenne du Collège de France 1991-1992.
Édition
établie par Dominique Séglard. Paris, Seuil,
2007. In-8° broché, 440 p., (collection « Traces
Écrites »).
En quatrième
de couverture :
« Au début du XXe siècle,
un diagnostic s'impose : « ordonner à
des fins européennes le reste du monde » (Valéry)
n'est plus vraiment possible.
La sympathie que nous éprouvons aujourd'hui encore pour
cette « politique de l'esprit », malgré
son échec, doit être interrogée. Ce constat
lucide reposait sur une distinction rigoureuse entre une Europe
de la politique et une Europe de l'esprit. Mais aujourd'hui cette
distinction semble brouillée. À la victoire, dans
le monde entier, du capitalisme et du libéralisme, issus
de notre vieux continent, correspond une responsabilité
universelle. Nous, Européens, et plus précisément
nous, intellectuels, devons reconnaître qu'il nous faut
assumer cette responsabilité, sans chercher à nous
cacher derrière l'utopie socialiste des fins, ni derrière
l'utopie capitaliste des moyens. Le temps des utopies est peut-être
révolu, mais nous ne devons plus trouver refuge dans la
mélancolie.
Existe-t-il une tradition des Lumières
qui ne soit pas eurocentrique ? Bien des choses dépendront
des réponses que nous apporterons à cette question. »
15 euros (code
de commande : 12899).
[LÉVINAS
(Emmanuel)]. MALKA (Salomon) Lire Lévinas. 2e édition. Paris, Cerf, 1989.
In-8° broché, 116 p., illustrations hors texte,
petit cachet d'appartenance à la page de garde.
En quatrième
de couverture :
Emmanuel Lévinas, un philosophe français
prestigieux, suscite dans le monde un intérêt croissant.
Invitation à la lecture, Lire Lévinas est
une première tentative pour saisir l'uvre dans son
époque : Lévinas et la phénoménologie,
Lévinas et le judaïsme, Lévinas et l'histoire,
Lévinas et Sartre, Lévinas et le marxisme, Lévinas
et les dissidents (Zinoviev, Grossmann...).
Penseur de l'autre, il a posé les fondements
d'une éthique.
Penseur juif, il a donné au judaïsme
une expression exigeante.
De cette double dynamique, Lire Lévinas
restitue la commune inspiration.
Parcours de l'uvre, Lire Lévinas
est un portrait intellectuel et humain : un portrait profondément
attachant.
8 euros (code
de commande : 15385).
[LÉVY
(Benny)]. Benny Lévy. Jérusalem, Cahiers d'Étuders Lévinassiennes,
2005. In-8° broché, 313 p., illustrations hors
texte, (numéro hors série des Cahiers d'Études
Lévinassiennes - août 2005), exemplaire en très
bel état.
Table des matières
:
Présentation, par Carine Brenner.
Itinéraire :
- Itinéraire,
par Benny Lévy.
Études :
- Survivant,
par Alain Finkielkraut.
- La Mère
et l'universel : sommes-nous tous « fils d'une même
mère » ?, par Gilles Hanus.
- Sur Être
juif, par René Lévy.
- Benny Lévy
: le dialogue à l'abri de l'Un, par Éric
Marty.
- Ichnocratie. Pensée
du retour et antipolitique chez Benny Lévy et Martin Heidegger,
par Jens Mattern.
- Réflexions
sur Primo Levi et Benny Lévy, par Jean-Claude Milner.
- « Judaïsme
et philosophie » : la guerre métaphysique, par
Raphaël Sadin.
- Le nom du Maître.
Fragment messianique, par Eli Schonfeld.
Évocations :
- Sa boussole et
sa splendeur. Benny Lévy in memoriam, par Fernando
Arrabal.
- Benny, espérance
paradoxale, par Gérard Bobillier.
- D'un Lévy
l'autre : une amitié paradoxale, par Bernard-Henri
Lévy.
- Apprendre à
lire, par Raphaël Nadjari.
- Ne plus savoir,
par José Sahel.
Benny Lévy :
- Lévinas
et le grec, par Benny Lévy.
- Vous êtes
mes témoins, par Benny Lévy.
- Seule la pierre
de Jérusalem m'apaise, par Benny Lévy.
Repères biographiques :
- Biographie de Benny
Lévy.
Bibliographie.
15 euros (code
de commande : 15813).
LIN YU TANG Du
paganisme au christianisme. Traduction de Anne Leroy. Paris, Denoël, 1961.
In-8° broché, 302 p., exemplaire non coupé.
10 euros (code
de commande : 227/63).
LUBAC
(Henri de) Catholicisme. Les aspects sociaux du dogme. 7e édition. Paris, Cerf,
1983. In-8° broché, XIV, 416 p., (collection
« Traditions Chrétiennes »), petit
cachet d'appartenance et mention manuscrite à la page
de garde, bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
Comment une religion qui se désintéresserait
de l'avenir terrestre et de la solidarité humaine offrirait-elle
un idéal capable de rallier les hommes du XXe siècle ?
Critique lucide des cheminements de l'humanisme athée,
le Père de Lubac connaît le sérieux de la
question, et il définit dans ce livre, paru en 1938, la
réponse que lui a donnée l'Église de Vatican II :
l'Évangile est traversé par la recherche primordiale
de l'unité de la communauté humaine ; l'Église,
au cur de l'histoire, est le creuset où s'inaugure
la réconciliation universelle. Bonheur individuel et salut
du genre humain ne peuvent être séparés.
Cette septième édition offre
de nouveau aux lecteurs ce que le Père de Lubac appelle
avec modestie « un certain accent de jeune enthousiasme,
faible écho de cette allégresse qui se dégage
des premiers écrits chrétiens, et dont le miracle
se reproduit de siècle en siècle, au sein même
des pires calamités. »
13 euros (code
de commande : 15386).
[LUTHER].
MÉREJKOVSKI (Dmitri)
Luther. Traduit du russe
par Constantin Andronikoff. Paris, Gallimard, 285 p., morceau
d'adhésif en haut du dos.
9 euros (code
de commande : 6138).
MALEBRANCHE
Conversations chrétiennes dans lesquelles
on justifie la vérité de la religion et de la morale
de Jésus-Christ. Publié par André
Robinet. Paris, Vrin, 1959. In-8° broché, XXIII,
255 p., (collection « Bibliothèque des Textes Philosophiques
» - Tome IV des « uvres complètes de
Malebranche »), envoi d'André Robinet, bon exemplaire
en grande partie non coupé.
Table des matières
:
Introduction
:
I. Les éditions.
II. Les circonstances de
la publication - Extrait de la Vie du P. Malebranche par
le P. André - Extrait du catalogue de J. Lelong - Extrait
de la bibliographie de J.-F. Adry.
Conversations chrétiennes.
Appendices :
I. Lettre de Vaugelade à
Malebranche.
II. Compte rendu (Acta
Eruditorum).
III. Compte rendu (Journal
des Savants).
IV. Compte rendu (Mémoires
de Trévoux).
V. V. P. Bayle, article Pyrrhon.
Index.
18 euros (code
de commande : 16160).
MALEBRANCHE uvres de Malebranche, Nouvelle édition, collationnée sur les
meilleurs textes, et précédée d'une introduction,
par M. Jules Simon. Première série : Entretiens
Métaphysiques. Méditations. Traité de l'Amour
de Dieu. Entretien d'un Philosophe chrétien et d'un Philosophe
chinois. Deuxième série : Recherche de la
Vérité. Paris, Charpentier, 1842. Deux volumes
in-8° demi chagrin brun, XXXIV + 502 et XII + 612 p.
Les deux volumes
: 30 euros (code de commande : 37/64).
MALSON
(Lucien) Animaux et philosophes. Paris, Éditions du Layeur,
2008. In-8° collé, 217 p., exemplaire en très
bel état.
En quatrième
de couverture :
La
perception des animaux par l'homme s'est trouvée profondément
modifiée à la fin du siècle dernier par
les travaux des paléontologues, anthropologues et surtout
éthologues, scrutateurs du comportement des bêtes
dans leur milieu naturel. L'opposition entre l'être animal
et l'être humain s'est nuancée. Les anciens critères
distinctifs furent souvent subvertis et ceux qui ont le mieux
résisté n'ont pas échappé aux révisions
et aux reformulations.
Une telle évolution des idées
et les discussions qu'elle risque parfois de faire naître
nous renvoient à l'histoire des rapports qu'à pu
entretenir l'homme avec l'animal et à l'examen des arguments
que les philosophes, parmi les représentants inévitables
de la pensée réfléchie, ont diversement
apportés au cours des siècles.
L'auteur, Lucien Malson, s'attache ici à
retrouver les grands classiques et à commenter leurs propos,
en un moment où la connaissance renouvelée des
espèces et le problème de leur survie méritent
l'attention de chacun de nous. De Thalès à Lévi-Strauss,
la question des êtres vivants et sensibles est reparcourue
pour aboutir à cette conviction, désormais dominante,
que l'animal n'est pas un simple objet et ne peut jamais être
traité comme tel.
13
euros (code de commande
: 17414).
MARITAIN
(Jacques) Pour une philosophie
de l'Histoire.
Traduit
de l'américain par Mgr Charles Journet. Paris, Seuil,
1959. In-8° broché, 189 p.
8
euros (code de commande : 219/65).
MARITAIN (Jacques)
Sort
de l'Homme. Neuchâtel, La Baconnière,
1943. In-8° broché, couverture rempliée, 155
p., (collection « Les Cahiers du Rhône »,
n° XVII).
9 euros (code
de commande : 6492).
MARITAIN (Jacques)
Théonas ou Les entretiens d'un sage et de deux philosophes
sur diverses matières inégalement actuelles. Deuxième édition revue
et corrigée. Paris, Nouvelle Librairie Nationale, 1925.
In-8° plein chagrin vert, dos lisse passé décorés
de filets, pointillés et motifs dorés, filets dorés
encadrant les plats, et les coupes, chasses décorées
d'entrelacs de feuillages et de fleurons dorés, tête
dorée, couverture conservée, étui (reliure
signée G. Desnaux), 220 p., (« Bibliothèque
Française de Philosophie »), un des 25 exemplaires
sur pur fil Lafuma de Voiron, envoi de l'auteur (le nom du dédicataire
a été rayé).
95 euros (code
de commande : 4344).
MARX
(Karl) et ENGELS (Friedrich) Études philosophiques.
Ludwig Feuerbach.
Le matérialisme historique. Lettres philosophiques, etc. Paris, Éditions Sociales
Internationales, 1935. In-8° broché, 190 p., (collection
« Bibliothèque Marxiste », n° 19).
Table des matières
:
- Friedrich Engels : Ludwig Feuerbach
et la fin de la philosophie classique allemande.
- Préface de
l'auteur.
I. De Hegel à Feuerbach.
II. Idéalisme et
matérialisme.
III. La philosophie de
la religion et l'éthique de Feuerbach.
IV. Le matérialisme
dialectique.
- Karl Marx : Thèses sur Feuerbach
(1845).
- Friedrich Engels : Fragment de Feuerbach
non publié (1886).
- Karl Marx : Préface à
la Contribution à la critique de l'économie
politique.
- Friedrich Engels : Contribution à
la critique de l'économie politique de Karl Marx.
- Friedrich Engels : Le matérialisme
historique.
- Karl Marx : Contribution à
l'histoire du matérialisme français.
- Karl Marx - Friedrich Engels : Lettres
philosophiques (extraits) :
I. Marx à Paul
Annenkov.
II. Marx à Joseph
Weydemeyer.
III. Marx à Engels.
IV. Marx à Engels.
V. Engels à Conrad
Schmidt.
VI. Engels à Joseph
Bloch.
VII. Engels à Conrad
Schmidt.
VIII. Engels à
Heinz Starkenburg.
IX. engels à Franz
Mehring.
Index.
12 euros (code
de commande : 13247).
MARX
(Karl) Lettres à
Kugelmann (1862-1874). Préface de Lénine. Introduction
de E. Czobel. Paris, Éditions Sociales Internationales,
1930. In-8° broché,
206 p., (collection « Bibliothèque Marxiste »,
n° 11).
15
euros (code de commande
: 186/58).
[MARX
(Karl)]. DOMARCHI (Jean) Marx et l'Histoire.
Paris,
L'Herne, 1972. In-8° broché,
couverture rempliée, 271 p., (collection « Essais
et Philosophie », n° 7).
12
euros (code de commande
: 187/58).
Matérialisme
dialectique. [1er-11e]
entretien[s] sous la direction de Bob Claessens. 4e édition.
(Complet.) Deinze, Cercle d'Éducation Populaire, 1960-1961.
Onze fascicules A4 agrafés, 22, 18, 20, 20, 19, 23, 26,
24 + c, 25 + c, 31 et 21 p., peu courant.
@ Il s'agit de la publication des entretiens enregistrés
à Bruxelles, le 26 septembre 1956, pour le compte du Cercle
d'Éducation Populaire.
Les onze fascicules
: 40 euros (code de commande : 9137).
MAT-HASQUIN (Michèle)
Les sectes contemporaines. Deuxième édition revue et augmentée.
Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles,
1983. In-8° broché, 119 p., (collection « Laïcité
» éditée par le Centre d'Action Laïque,
série « Documents », n° 1).
6 euros (code
de commande : 10214).
MERLEAU-PONTY
(M.) Phénoménologie de la perception.
Paris, Gallimard,
1972. In-8° broché, XVI, 531 p., (collection
« Bibliothèque des Idées »),
dos jauni et ridé.
En quatrième
de couverture :
Dans un rapport sur ses travaux présenté
au Collège de France en 1951, Maurice Merleau-Ponty écrivait
à propos de la Phénoménologie de la perception :
« ... Le sujet percevant n'a
jamais l'expérience de ses propres perceptions qu'en maniant
son corps, qui n'est pas pour lui transparent, et dont l'opération
lui échappe dans une large mesure, le résultat
seul, la chose, le monde, lui apparaissant en pleine clarté.
Le cogito est donc à la fois indubitable et opaque. C'est
du monde, c'est de la chose que nous vient premièrement
la lumière, et qu'elle rejaillit sur notre perception
du monde. C'est dans l'épreuve que je fais d'un corps
explorateur voué aux choses et au monde, d'un sensible
qui m'investit jusqu'au plus individuel de moi-même et
m'attire aussitôt de la qualité à l'espace,
de l'espace à la chose et de la chose à l'horizon
des choses, c'est-à-dire à un monde déjà
là, que se noue ma relation avec l'être. »
13 euros (code
de commande : 14948).
MIGOT
(André) Le bouddha. Bruxelles, Complexe, 1983. In-8° collé,
302 p., (collection « Le Temps & les Hommes »,
n° 15).
En quatrième
de couverture :
Destinée captivante que celle du Bouddhisme,
né sous la forme d'un schisme de l'Hindouisme, et devenu
avec le Christianisme et l'Islam l'une
des trois grandes religions du monde. Enrichi par des affrontements
idéologiques dus à son expansion rapide hors des
frontières de l'Inde, le Bouddhisme a fermenté
et bouleversé toute la pensée orientale. À
la source de ce foisonnement d'idées : un homme en
qui certains ont vu un Dieu le Bouddha.
Issu d'une famille noble du VIème siècle
avant notre ère, le Bouddha quitte son foyer pour mener
une longue vie d'errance et d'ascétisme. Un premier sermon
prononcé à Bénarès sur les célèbres
« Quatre Vérités » lui attire
aussitôt des disciples : les bases de sa doctrine
étant posées, il fonde la première communauté
bouddhiste. Dès ce moment, et jusqu'à sa mort,
il ne cesse de convertir les foules qu'il rassemble autour de
lui.
André Migot fait bien plus ici que nous
raconter la vie du Bouddha et nous décrire sa pensée.
Lumineusement, il révèle à notre rationalisme
occidental le rayonnement d'un prophète immortel et amène
le lecteur, même le plus critique, à s'intéresser,
à méditer, voire à adopter certains aspects
de la sagesse bouddhique.
Considéré tantôt comme
une philosophie, tantôt comme une religion, le Bouddhisme
est avant tout une règle de vie : posant un regard
clairvoyant et révélateur sur la souffrance universelle,
le Bouddha a vécu et prêché le détachement,
la tolérance et l'indifférence aux contingences
matérielles, dans le but de délivrer l'homme du
cycle infernal de la transmigration et de le guider vers l'harmonie
parfaite du Nirvana.
Sans commettre d'anachronisme, ne pouvons-nous
pas voir dans la « souffrance d'exister »
bouddhique, une préfiguration du « mal de
vivre » romantique ? Et les adeptes de la
non-violence, ne sont-ils pas les lointains disciples de la doctrine
du Bouddha ? Le retentissement étonnamment actuel
des grands thèmes de la pensée bouddhique ne peut
manquer de fasciner le lecteur d'aujourd'hui.
15 euros (code
de commande : 15419).
MONGIN
(Olivier) Éclats de rire. Variations sur le
corps comique.
Charlie Chaplin, Buster Keaton, Jacques Tati, les Marx Brothers,
Laurel et Hardy, Jerry Lewis, Louis de Funès, Raymond
Devos, Rufus, Pierre Desproges, Philippe Caubère et quelques
autres. Essai sur les passions démocratiques III.
Paris, Seuil, 2002. In-8° collé, 343 p., illustrations
hors texte, (collection « La Couleur des Idées »).
En quatrième
de couverture :
Comme
on rit beaucoup aujourd'hui sur le petit écran et sur
la scène des music-halls, des grands et des moins grands
parmi les artistes et les bateleurs contemporains sont passés
ici en revue. Mais voici un drôle de renversement de situation :
n'a-t-on pas longtemps cru que l'art comique ne se remettrait
pas de la disparition des génies du burlesque qui ont
occupé le grand écran ? En suivant à
la trace Chaplin, Keaton, Laurel et Hardy, les Marx Brothers,
puis Tati, Rozier, de Funès, ou Jerry Lewis, ce sont les
changements qui affectent le rire, surtout quand celui-ci passe
du grand au petit écran, que ce livre cherche à
mettre en scène.
Mais ce voyage chez les rieurs d'hier et d'aujourd'hui
n'est pas empreint de nostalgie. Des bêtes de scène
sont ici saluées Raymond Devos, Pierre Desproges,
Rufus, Philippe Caubère, Dany Boon... qui
témoignent que le rire ne cède pas à la
pente d'une vulgarité qui menace toujours. En mettant
en scène des corps comiques, ceux du cinéma, du
théâtre, de la scène de music-hall ou de
la télévision, ce livre est sous-tendu par une
réflexion sur la nature, du rire où le corps du
rieur répond à sa manière à celui
du créateur de rire. Renouant ainsi avec l'esprit de Molière,
mais aussi avec les interrogations de Stendhal ou de Baudelaire,
Éclats de rire affirme que le rire ne cesse d'enrouler
corporellement le haut et le bas, le petit et le grand, Arlequin
et Pantalone, le noble et le vulgaire, mais aussi de mettre en
relation le haut et le bas de la scène, le public et l'artiste.
15 euros (code
de commande : 16977).
MONOD
(Jacques) Le hasard et
la nécessité. Essai sur la philosophie naturelle
de la biologie moderne. Paris, Seuil, 1970. In-8° broché,
212 p.
8
euros (code de commande : 267/57).
MONTEIL
(Vincent) Le monde musulman.
Paris,
Horizons de France, 1972. In-4° sous reliure et
jaquette d'éditeur, 287 p., nombreuses illustrations en
noir et en couleurs, très bel exemplaire.
25
euros (code de commande
: 192/58).
MONTESQUIEU Cahiers
(1716-1755). Textes recueillis et présentés
par Bernard Grasset. Entièrement revus sur les
manuscrits par André Masson. Paris, Grasset, 1942.
In-12 broché, XXXII + 324 p.
9 euros (code
de commande : 1619).
MORGAN
(Charles)
Libertés
de l'Esprit.
Traduit de l'anglais par Christine Lalou. Paris, Stock, 1951.
In-12 broché, 290 p., exemplaire sur Alfa.
12 euros (code
de commande : 6148).
MOTIER (Romain)
Traité de lintolérance. Paris, Éditions de la Couronne, 1948. In-16
broché, 266 p., un portrait de lauteur en frontispice,
illustrations, ex-libris, édition originale.
19
euros (code de commande
: 131/60).
MOUTARD-ULDRY (Renée)
Saint Éloi patron des orfèvres. Paris, Henri Lefèbvre, 1944.
2e édition. In-12 broché, 22 p., illustré
de 3 bois gravés de Jean Chièze (un frontispice,
un bandeau et un grand cul-de-lampe), (collection « Les
Saints Patrons », n° 9), exemplaire sur vélin
chiffon de Lana, non coupé.
12 euros (code
de commande : 15608****).
MOUTARD-ULDRY (Renée)
Saint Fiacre, patron des jardiniers. Paris, Henri Lefèbvre, 1943.
In-12 broché, 22 p., illustré de 3 bois gravés
de Jean Chièze (un frontispice, un bandeau et un
grand cul-de-lampe), (collection « Les Saints Patrons »,
n° 12), exemplaire numéroté sur vélin
chiffon de Lana (n° 604), non coupé.
12 euros (code
de commande : 15609****).
MOUTARD-ULDRY (Renée)
Saint Georges, patron des soldats. Paris, Henri Lefèbvre, 1944.
2e édition. In-12 broché, 22 p., illustré
de 3 bois gravés de Jacques Le Chevallier (un frontispice,
un bandeau et un grand cul-de-lampe), (collection « Les
Saints Patrons », n° 15), exemplaire sur
vélin chiffon de Lana, la bande-annonce a insolé
la couverture, non coupé.
12 euros (code
de commande : 15610***).
NIETZSCHE La naissance de la tragédie.
Traduit de l'allemand par Geneviève Bianquis. Paris, Gallimard,
1949 (mentions de 13e et de 15e éditions). In-8° broché,
238 p., exemplaire non coupé.
10
euros (code de commande : 259/61).
[NIETZSCHE
(Friedrich Wilhelm)]. ANDLER (Charles) Nietzsche. Sa
vie et sa pensée. Tome III : Nietzsche et le transformisme intellectualiste.
La dernière philosophie de Nietzsche. Paris, Gallimard,
1979. In-8° broché, 520 p., (collection « Bibliothèque
des Idées »).
Table des matières
:
Livre premier : L'évolution
de la vie de l'esprit.
I. La
genèse de la liberté de l'esprit.
II. La
vie de l'art.
III. La
vie religieuse.
Livre deuxième
: Genèse d'une morale des libres esprits.
I. La
vie morale.
II. La
vie et la moralité de la femme.
Livre troisième
: La civilisation des libres esprits.
I. L'évolution
de la vie politique.
II. L'évolution
de la vie sociale.
III. Le
système intellectualiste des valeurs.
La dernière
philosophie de Nietzsche.
Livre premier : La
philosophie naissant de la poésie.
I. L'uvre
d'art du « Zarathoustra ».
II. La
tragédie de « Midi et Éternité ».
III. Le
Retour éternel.
Livre deuxième
: Les valeurs de décadence.
I.
La science nouvelle de la morale et le fait social primitif.
II. La
première maladie : la conscience et les origines de la
responsabilité morale.
III. La
seconde maladie : la religion et les origines du sacerdoce.
IV. L'épidémie
hébraïque ou christianisme.
V. Les
recrudescences de l'épidémie chrétienne
: Réforme, Révolution, Démocratie, Socialisme.
VI. La
décadence de la philosophie.
VII. La
décadence de l'art.
VIII. Le
nihilisme européen.
Livre troisième
: Les valeurs de renaissance.
I. La
renaissance du savoir.
II. L'évolution
créatrice de valeurs.
III. La
sélection humaine.
IV. La
renaissance de l'art et de la tragédie.
V. La
philosophie tragique et l'entrée dans la vie surhumaine.
13 euros (code
de commande : 17973).
NIZAN
(Paul) Aden Arabie. Nouvelle édition présentée par
Jean-Paul Sartre. Paris, Maspero, 1960. In-8° broché,
188, VI p., (collection « Cahiers Libres »,
n° 8), couverture partiellement insolée
Extrait de l'avant-propos
:
Nizan, c'était un trouble-fête.
Il appelait aux armes, à la haine : classe contre
classe ; avec un ennemi patient et mortel, il n'y a pas d'accommodements ;
tuer ou se faire tuer : pas de milieu. Et ne jamais dormir.
Il avait répété toute sa vie, avec sa gracieuse
insolence, le regard baissé sur ses ongles : ne croyez
pas au père Noël. Il était mort, la guerre
venait de finir ; dans toutes les cheminées françaises
il y avait des souliers, des bottes et le père Noël
les remplissait de conserves américaines. Ceux qui feuilletèrent
alors Aden, Antoine Bloyé, je suis sûr
qu'ils en interrompirent vite la lecture, avec une noble pitié :
« littérature d'avant-guerre ; simpliste
et décidément périmée ».
Qu'avions-nous besoin d'une Cassandre ? S'il eût vécu,
nous pensions qu'il eût partagé notre nouvelle subtilité,
autant dire nos compromissions. Qu'est-ce qui avait préservé
sa violente pureté ? Une balle perdue, rien d'autre ;
il n'y a pas de quoi se vanter. Ce mauvais mort se marrait doucement :
il avait écrit dans ses livres qu'un bourgeois français,
passés quarante ans, n'est plus qu'une carcasse. Et puis
il s'était esquivé. À trente-cinq ans. À
présent, nous, ses condisciples, ses camarades, gonflés
de cette flatulence que nous appelions notre âme, nous
tournions sur les places publiques, distribuant à chacun
nos baisers Lamourette. Et nous avions quarante ans. Protéger
l'innocence, c'était notre affaire ; justes, nous
rendions la Justice. Mais nous laissâmes Aden aux
mains des communistes parce que nous abominions ceux qui contestaient
nos mérites.
12 euros (code
de commande : 15747).
NIZAN
(Paul) Les chiens de garde. Sixième édition. Paris, Rieder, 1932.
In-8° broché, 285 p., (collection « Europe »),
petit cachet d'appartenance à la page de garde et annotations
crayonnées aux pages de garde et de faux-titre, quelques
rousseurs.
Extrait :
Les jeunes gens qui débutent dans la
Philosophie, les amateurs qui se tournent vers la Philosophie
seront-ils longtemps encore satisfaits de travailler dans la
nuit, sans pouvoir répondre à aucune interrogation
sur le sens et la portée de la recherche où ils
s'engagent ?
Et encore : quel emploi feront-ils du
vocabulaire philosophique ? Que vont-ils tous entendre par
le vocable Philosophie ? Mettront-ils dans les vieilles
outres le même vin que leurs maîtres ou bien un vin
nouveau ? Rejetteront-ils les vieilles outres et le vieux
vin pour des outres nouvelles et pour un nouveau vin ?
Il est grand temps d'offrir à ces nouveaux
venus une situation franche, de leur apporter les lumières
les plus simples. Beaucoup d'entre eux sont emplis de bonnes
intentions, beaucoup d'entre eux se sont engagés dans
la Philosophie, ou simplement ont incliné vers elle un
certain nombre de leurs pensées, justement parce qu'ils
ont été troublés par le désuvrement
de ces bonnes intentions. Ils éprouvent, d'une façon
peu claire sans doute, que la Philosophie en général
est la mise en uvre des bonnes intentions à l'égard
des hommes, et qu'il suffit de s'enrôler sous la bannière
de la Philosophie pour voir fructifier les inclinations généreuses
et la paix se répandre parmi les hommes de bonne volonté.
Mais il faut enfin saisir et enseigner que
la Philosophie ne se définit point éternellement
comme la réalisation, comme l'opération, comme
la victoire spontanées des bonnes volontés. Simplement
parce que Socrate serait mort pour elles, que Voltaire aurait
défendu Calas, que Kant aurait oublié, à
cause de la victoire des Droits de l'Homme, son vieil itinéraire
de Knigsberg.
Mais il faut enfin saisir et enseigner que
certaines philosophies sont salutaires aux hommes, et que d'autres
sont mortelles pour eux, et que l'efficacité humaine de
telle sagesse particulière n'est pas un caractère
général de la Philosophie.
15 euros (code
de commande : 15746).
NIZAN
(Paul) Les matérialistes de l'Antiquité.
Démocrite - Épicure - Lucrèce. Nouvelle édition. Plan de
Tour, Éditions d'Aujourd'hui, 1975. In-8° collé,
177 p., (collection « Les Introuvables »),
exemplaire numéroté (n° 957), mention
manuscrite d'appartenance à la page de garde.
En quatrième
de couverture :
« II y a des époques où
toutes les possessions humaines, les valeurs qui définissent
une civilisation s'effondrent. L'accumulation des richesses économiques
à un pôle de la société n'empêche
pas l'appauvrissement général. Point de temps que
tragique que le temps d'Epicure...
« Ceux valeurs d'une grande civilisation
collective se substituent des valeurs de combat, aux valeurs
civiques, des valeurs d'argent. Un capitalisme de crédit
se développe et les nouveaux riches étalent leurs
nouvelles fortunes, au moment même où les classes
moyennes, ces artisans, ces petits propriétaires, ces
marchands, qui avaient été le fondement de la démocratie
du Ve siècle, disparaissent...
« Au milieu de cette débâcle,
l'homme restait seul, faisant parfois des rêves de socialisme
et de communisme utopiques... »
Paul
Nizan
Cette étude, peu connue, de Paul Nizan
a paru en 1938 dans la collection « Socialisme et
culture », publiée sous la direction de Georges
Friedmann.
15 euros (code
de commande : 15387).
[NIZAN
(Paul)]. ALTMAN (Thierry) Paul Nizan. Les conséquences
du refus. Préface
d'Olivier Todd. Bruxelles, De Boeck, 1993. In-8° collé,
162 p., (collection « Culture & Communication
- Série Littérature »), marque d'appartenance
à la page de faux-titre.
En quatrième
de couverture :
Le fardeau est pesant qui s'est abattu sur
Paul Nizan. L'oubli d'abord, la mode ensuite, les
spécialistes enfin se sont emparés de lui
pour le soumettre aux pires contorsions. Leurs pouvoirs magiques
conjugués ont produit une pluie drue d'étiquettes
qui tiennent lieu de sévères épitaphes relevons
parmi les plus courantes du florilège dont est toujours
absente la littérature, le traître, le révolté
pur et dur, l'idéologue intransigeant, le militant orthodoxe
et le « communiste impossible » .
Mais Nizan est d'abord un écrivain.
Mort à 35 ans, après deux essais et trois romans
principalement. C'est donc bien l'inachèvement
qui constitue sa marque posthume la plus flagrante. Ce gouffre
de toutes les questions et ses livres où elles se multiplient
en proportion des tentatives de réponses apportées
forment les deux points de départ de cet ouvrage. Restituer
dans un même mouvement le polémiste, le romancier
et l'intellectuel engagé dans son temps, voilà
l'enjeu de cet essai.
12 euros (code
de commande : 15736).
NOCK
(A.D.)
Christianisme et hellénisme.
Traduit de l'américain par A. Belkind. Paris, Éditions
du Cerf, 1973. In-8° broché, 271 p., (collection «
Lectio Divina », 77).
10
euros (code de commande : 205/62).
NOUDELMANN
(François) Le toucher des philosophes. Sartres, Nietzsche et Barthes au piano.
Essai. Paris, Gallimard,
2008. In-8° collé, 177 p., exemplaire en très
bel état.
En quatrième
de couverture :
L'engagement
de Sartre dans l'Histoire est connu, ses discussions avec Che
Guevara, ses déclarations incendiaires contre la colonisation,
ses harangues sur un tonneau de Billancourt... Sait-on qu'en
pleine euphorie militante, Sartre réservait chaque jour
du temps pour le piano ? Il déchiffrait des partitions
de Chopin ou Debussy. L'homme qui incarnait son siècle
vivait des intensités et des rythmes secrets.
Comment la philosophie s'accorde-t-elle à
cette pratique en contrebande ? Nietzsche, qui se rêvait
compositeur plus que philosophe, adopta le piano comme son diapason,
la table d'évaluation de ses idées, l'instrument
de ses transfigurations intimes. Combattre Wagner, vaincre la
lourdeur, épouser Lou, devenir méditerranéen...
il joua sa vie sur le clavier, même pendant sa folie.
Décider de vivre en musique engage le
corps amoureux. Barthes le comprit, à l'écart des
codes dont il était devenu le théoricien. Le piano
lui offrit une échappée hors des discours savants.
Musicien, il découvrit une autre érotique, tantôt
berceuse enfantine, tantôt pourvoyeuse de pulsions.
Le jeu musical transporte une gamme d'affects
qui se prolongent dans la vie sociale et intellectuelle, de sorte
que la pratique du piano ne laisse pas intact le reste des jours.
Doigtés, allures, sensualités, tout se livre sur
la touche.
10 euros (code
de commande : 18140).
NYS (D.) La notion de temps. Troisième
édition revue. Louvain,
Institut supérieur de Philosophie, 1925. In-8° broché,
312 p., non coupé, ("Cours de Philosophie",
volume VII - tome III), rousseurs.
12
euros (code de commande : DN/2).
ONIMUS (Jean) L'écartèlement. Supplice de notre temps. S.l., Desclee De Brouwer, 1979. In-8°
broché, 226 p.
7,50 euros (code
de commande : 804).
ONFRAY
(Michel) Traité d'athéologie. Physique de la métaphysique.
Paris, Grasset,
2005. In-8° collé, 281 p., bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
« Les trois monothéismes, animés
par une même pulsion de mort généalogique,
partagent une série de mépris identiques : haine
de la raison et de l'intelligence ; haine de la liberté
; haine de tous les livres au nom d'un seul ; haine de la vie
; haine de la sexualité, des femmes et du plaisir ; haine
du féminin ; haine des corps, des désirs, des pulsions.
En lieu et place de tout cela, judaïsme, christianisme et
islam défendent : la foi et la croyance, l'obéissance
et la soumission, le goût de la mort et la passion de l'au-delà,
l'ange asexué et la chasteté, la virginité
et la fidélité monogamique, l'épouse et
la mère, l'âme et l'esprit. Autant dire la vie crucifiée
et le néant célébré... » (M.O.)
En philosophie, il y eut jadis une époque
« Mort de Dieu ». La nôtre, ajoute Michel Onfray,
serait plutôt celle de son retour. D'où l'urgence,
selon lui, d'un athéisme argumenté, construit,
solide et militant.
10 euros (code
de commande : 17891).
PAPINI (Giovanni) Histoire du Christ.
Traduction française de Paul-Henri Michel. Paris, Payot,
1923. In-8° demi-toile bordeaux très modeste, XXV
+ 454 p., couverture conservée, papier jauni.
8 euros (code
de commande : 146/67).
PARAIN-VIAL
(Jeanne) La nature du fait dans les sciences
humaines. Paris,
Presses Universitaires de France, 1966. In-8° broché,
227 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie
Contemporaine »).
9
euros (code de commande : 221/71).
PAREYSON
(Luigi) Conversations sur l'esthétique. [Titre original : Conversazioni
di estetica.] Traduit de l'italien et préfacé
par Gilles A. Tiberghien. Paris, Gallimard, 1992. In-8° collé,
220 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie »).
En quatrième
de couverture :
« Luigi Pareyson est le chef de
file de ce que l'on a appelé « l'école de
Turin » dont Gianni Vattimo et Umberto Eco sont les plus
illustres représentants. Pourtant, si ces deux derniers
sont désormais connus en France, Pareyson, lui, n'avait
jamais été traduit : Conversations sur l'esthétique
est son premier livre publié en français. La «
théorie de la formativité » qui sous-tend
son uvre esthétique s'articule sur une herméneutique
et une ontologie de la liberté. En réfléchissant
sur l'essence de la création artistique, Pareyson relit
ici Aristote, Valéry, Gilson, Kierkegaard, Gthe
et Schelling, de sorte que ce livre, tout en exposant la doctrine
originale de son auteur, la confronte aux penseurs et aux philosophes
qui ont, d'une manière ou d'une autre, repensé
la genèse de l'uvre d'art, une telle entreprise
n'ayant de sens pour Pareyson qu'à la lumière d'une
théorie de l'interprétation. »
13 euros (code
de commande : 13173).
PASCAL Les Pensées
de Pascal. Étude
et analyse par Fortunat Strowski. Paris, Mellottée,
s.d. In-8° broché, 263 p., (collection « Les
Chefs-d'uvre de la Littérature Expliqués
»), exemplaire sur vergé pur fil Outhenin-Chalandre,
cachet d'appartenance à la couverture et à la page
de faux-titre.
10 euros (code
de commande : 240/63).
[PASCAL].
CARIOU (Pierre) Pascal et la casuistique. Paris, Presses Universitaires de France,
1993. In-8° broché, 190 p., (collection « Questions »),
épuisé.
En quatrième
de couverture :
« Pascal s'attarde dans les Lettre
V à X des Provinciales à l'analyse des procédés
des casuistes alors qu'il lui aurait été facile
de les englober dans une condamnation de principe. C'est cette
fascination des voies de l'immoralité, dans le détail
de leur vérité, qui nous a retenu. Du coup, s'imposait
l'obligation d'approcher, autant que possible, la conception
pascalienne de l'absolu, à la lumière de laquelle
il deviendrait possible d'interpréter son intransigeance
et sa haine de toute complaisance, fût-elle d'exception. »
15 euros (code
de commande : 12592).
PERIN
(François)
Franc-parler. Témoignage sur la
double crise du christianisme et du rationalisme. Louvain-la-Neuve,
Quorum, 1996. In-8° collé, 191 p., exemplaire en très
bon état.
En quatrième
de couverture :
«
La tâche du prochain siècle, en face de la plus
terrible menace qu'ait connue l'humanité, va être
d'y réintégrer les dieux. »
Faisant sienne cette parole d'André
Malraux, François Perin plaide pour une rénovation
de la pensée humaniste, dégagée des gangues
du christianisme et du rationalisme. Nulle loi, divine ou autre,
ne régit le destin de l'homme !
À l'appui de sa thèse, François
Perin invoque les découvertes de la science sur l'univers
et le chaos. Dans le même temps, il prône une réhabilitation
des valeurs de la Grèce antique occultées par le
christianisme. Tout comme il explore les voies ouvertes par les
grands mystiques ainsi que par la philosophie bouddhiste.
Victime de guerres suicidaires et de délires
idéologiques depuis presque vingt siècles, l'Europe
n'engendrera, à la fin de ce siècle, qu'un vague
marché. Quant à une civilisation, en sera-t-elle
capable ?
À travers cet essai, François
Perin lance une bouteille à la mer à destination
d'héritiers inconnus... et fait uvre politique.
12 euros (code
de commande : 18198).
PESTEL. Les fondemens de
la jurisprudence naturelle.
Utrecht, J. van Schoonhoven, 1774.
Traduction
de Fundamenta jurisprudentiae naturalis, delineata in usum
auditorum, publié à Leyde, la même année.
|
Collection Philosophes.
Cette bonne collection de
vulgarisation fut publiée aux Presses universitaires de
France, sous la direction d'Émile Bréhier. De format
in-12 brochés, ils sont tous en bon état. 4 euros le volume.
Claude Bernard. Extraits de son oeuvre par E. Dhurout.
Avec un exposé
de sa philosophie emprunté à l'uvre de Henri
Bergson. 1939. 136 p. (code de commande : 5987).
Auguste Comte. Par Paul Arbousse-Bastide.
1968.117 p. (code de commande : 5338).
Descartes. Sa vie, son uvre. Avec un
exposé de sa philosophie par André Cresson.
1942. 145 p.
(code de commande : 5989).
Montesquieu. Par georges Benrekassa. 1968. 132
p. (code de commande : 5997). |
Philosophes
taoïstes. Tome
I. Lao-Tseu, Tchouang-Tseu, Lie-Tseu. Avant-propos, préface et bibliographie
par Étiemble. Textes traduits, présentés
et annotés par Liou Kia-Hway et Benedykt Grynpas
relus par Paul Demiéville, Étiemble et Max Kaltenmark.
Tome II. Huainan Zi. Teste traduit, présenté
et annoté sous la direction de Charles Le Blanc
et de Rémi Mathieu. Paris, Gallimard, 2002. Deux
volumes in-12 sous reliure, Rhodoïd et étuis d'éditeurs,
tome I : CXIV, 776 p., tome II : LXXXIII, 1182 p., (collection
« Bibliothèque de la Pléiade »,
n° 283 et 494), exemplaire à très bel état.
Tables :
Tome I :
- Lao-Tseu : Tao-Tö
King.
- Tchouang-Tseu : L'uvre
complète.
- Lie-Tseu : Le vrai
classique du vide parfait.
Tome II :
I. Du « dao »
originel.
II. Du commencement du
réel.
III. Des signes célestes.
IV. Des formes terrestres.
V. Des règles saisonnières.
VI. De l'examen des choses
obscures.
VII. Des esprits essentiels.
VIII. De la chaîne
originelle.
IX. De l'art du maître.
X. Des évaluations
fallacieuses.
XI. De l'équivalence
des murs.
XII. Des résonances
du « dao ».
XIII. De l'inconstance
des choses.
XIV. Des paroles probantes.
XV. De l'utilisation des
armes.
XVI. Montagne de propos.
XVII. Forêt de propos.
XVIII. Du monde des hommes.
XIX. Du devoir de se cultiver.
XX. De la synthèse
ultime.
XXI. Sommaire.
Les deux volumes
: 70 euros (code de commande : 18139).
La philosophie devant
la Shoah. Numéro
67 de la revue Philosophie. Paris, Minuit, 2000. In-8°
broché, 95 p.
5 euros (code
de commande : 6663).
Philosophie
et Méthode. [Colloque
organisé par l'Institut des Hautes Études de Belgique.
6 et 7 mars 1972.] Bruxelles, Éditions
de l'Université de Bruxelles, 1973. In-8° broché,
208 p., couverture légèrement défraîchie.
@ Il s'agit d'un tiré à
part du n° 3-4/1973 de la Revue de l'Université
de Bruxelles.
Table des matières :
- Allocution d'ouverture, par Jean
Baugniet.
- Exposé introductif, par
Chaïm Perelman.
- La méthode en histoire de
la philosophie, par Martial Gueroult.
- Intention et déterminations
dans la genèse de l'uvre philosophique, par
Ferdinand Alquié.
- La philosophie et ses publics,
par Henri Gouhier.
- Continu et discontinu en histoire
de la philosophie, par Yvon Belaval.
- La métaphilosophie devant
l'histoire de la philosophie, par Henri Lefèbvre.
- Sur quelques problèmes d'interprétation
en histoire de la philosophie grecque, par Jeanne Croissant.
- Problèmes spécifiques
de méthode en histoire de la philosophie médiévale,
par Fernand Van Steenberhen.
- Histoire des sciences et histoire
de la philosophie au XIXe siècle, par Michel Serres.
- Peut-on introduire la quantité
en histoire de la philosophie ?, par André
Robinet.
10 euros (code
de commande : 13251).
[PORT-ROYAL].
Relation écrite par la Mère Angélique
Arnauld sur Port-Royal. Publiée pour la première fois
conformément au texte original avec une introduction et
des notes par Louis Cognet. Paris, Grasset, 1949. In-12
broché, 200 p., (collection « Les Cahiers Verts
», n° 2), exemplaire numéroté sur Alfa.
19
euros (code de commande : 272/61).
[PRÉAUX].
Christianisme d'hier et d'aujourd'hui. Hommages à Jean
Préaux. Édités
par Guy Cambier. Bruxelles, Éditions de l'Université
de Bruxelles, 1979. In-8° broché, 160 p., quelques
illustrations hors texte, (collection « Université
Libre de Bruxelles - Faculté de Philosophie et Lettres »,
n° LXX), exemplaire en très bel état.
En quatrième
de couverture :
Son vif intérêt pour les auteurs
chrétiens de l'antiquité s'inscrivait dans l'inlassable
curiosité que Jean Préaux, professeur à
l'Université de Bruxelles et directeur, de 1969 à
1976, de l'Institut d'histoire du christianisme, avait du christianisme
contemporain. De la « Cité de Dieu » de
saint Augustin à la « Cité séculière »
de Harvey Cox (1973) et Saint Augustin et la liberté
d'enseignement (1977) montrent explicitement Jean Préaux
très attentif aux engagements de l'Église à
l'âge atomique. Jean Préaux est resté en
dehors de toute église. Laïc probe et libre, il rejetait
courageusement la condamnation par l'Ecclésiastique
(3, 21-23) du libre examen.
Jean Préaux n'était pas seulement
un homme de cabinet : son goût pour l'action était
profond. Ainsi il donna force et vigueur aux Problèmes
d'histoire du christianisme et assura un grand succès
au colloque du Xe anniversaire de l'Institut d'histoire du christianisme
consacré au thème Église et Enseignement
: il était l'éditeur des premiers et il fut la
cheville ouvrière de ces journées d'études
d'avril 1976.
Table des matières :
- Jean Préaux (1920-1978),
par Guy Cambier.
- Bibliographie des travaux de Jean
Préaux (1946-1978), par Guy Cambier.
- Pourquoi le christianisme a réussi,
par Robert Joly.
- Saint Augustin et l'inerrance biblique,
par Jean Stengers.
- Des icônes byzantines aux icônes
bulgares, par Charles Delvoye.
- Les Cathares dans le diocèse
de Liège au XIIe siècle. À propos de t'Epistola
Leodiensis au pape L(?), par Georges Despy.
- Sur l'Apocalipsis cum figuris
d'Albrecht Dürer, par Henri Plard.
- Une théologie politique sous
la Restauration, par Roland Mortier.
- Les hommes d'Église et l'anticléricalisme
au XIXe siècle, par John Bartier.
- Une nouvelle apologétique
catholique, par Jean Hadot.
12 euros (code
de commande : 14792).
PRIGOGINE
(Ilya) et STENGERS (Isabelle) La Nouvelle Alliance.
Métamorphose de la science. Paris, Gallimard,
1980. In-8° broché, 302 p., (collection « Bibliothèque
des Sciences Humaines »).
En quatrième
de couverture :
« Que la science du XXe siècle
ait renouvelé nos connaissances, c'est presque un lieu
commun : il suffit de penser aux particules élémentaires,
à l'astrophysique ou à la biologie moléculaire.
On sait pçut-être moins que cette science présente
les signes d'un ébranlement qui altère jusqu'aux
idées reçues touchant ce qu'il en est de l'ordre,
de la nature et de la loi. La science classique a fait de la
nature un automate ; l'ère industrielle a équipé
cet automate d'un moteur dont les ressources devaient s'épuiser
tôt ou tard. La nature aujourd'hui a reconquis sa puissance
d'invention. Le temps pénètre tous les niveaux
de la description et, avec lui, la pluralité foisonnante
des phénomènes évolutifs et des processus
d'auto-organisation.
La science classique s'est trouvée associée
à un désenchantement du monde. C'est la leçon
que Jacques Monod entendait tirer des progrès de la biologie :
« L'ancienne alliance est rompue. L'homme sait enfin
qu'il est seul dans l'immensité indifférente de
l'Univers d'où il a émergé par hasard. »
Notre science n'est plus ce savoir classique, nous pouvons déchiffrer
le récit d'une « nouvelle alliance ».
Loin de l'exclure du monde qu'elle décrit, la science
retrouve comme un problème l'appartenance de l'homme à
ce monde. Les théories scientifiques ne peuvent plus supposer
la possibilité d'un savoir omniscient ; nous lisons,
jusque dans leurs principes, les traces d'une activité
d'exploration au sein d'une nature en évolution.
Les métamorphoses de la science concourent
à rétablir la communication entre ce qu'on a appelé
les « deux cultures », scientifique et
humaniste, à un moment où la science et l'avenir
des hommes se trouvent étroitement liés. La science
occidentale du XVIIe siècle appartenait à un contexte
culturel bien déterminé. Aujourd'hui, elle nous
apporte des confins de l'Univers un message qui semble pouvoir
s'intégrer dans un champ culturel plus vaste, un message
plus respectueux d'autres interrogations et d'autres traditions.
Le savoir scientifique se découvre aujourd'hui
« écoute poétique » de la
nature, processus naturel dans un monde ouvert. »
10 euros (code
de commande : 13818).
PROUDHON
(P.J.) Portrait de Jésus. Texte établi
et présenté par Robert Aron. Paris, Pierre
Horay, 1951. In-12 broché, IX, 243 p., (collection
« Flore »), exemplaire non coupé,
papier jauni.
Présentation
:
« Le « Portrait de Jésus
» que nous présentons en ce livre tente de reconstituer
la vie de Jésus que Proudhon eut le dessein d'écrire,
mais que sa mort, survenue en 1865, l'empêcha de réaliser.
De ce projet interrompu, nous pouvons retrouver
les éléments ou les indices tout au long de son
uvre, aussi bien dans les volumes qu'il publia lui-même,
que dans les recueils posthumes où ses exécutants
testamentaires ont rassemblé ses fragments et ses notes.
Parmi les ouvrages, publiés de son vivant,
l'Utilité de la célébration du Dimanche,
son premier mémoire, paru en 1838 ; De la création
de l'Ordre dans l'Humanité, premier essai politique,
composé en 1843 ; Les Contradictions Économiques
ou Philosophie de la Misère, qui entraînèrent
en 1846 sa rupture avec Karl Marx ; enfin son uvre
maîtresse, De la Justice dans la Révolution et
dans l'Église (1858), sont ceux qui contiennent les
plus importants développements sur le problème
religieux, considéré en général,
dans l'ensemble de la philosophie proudhonienne.
Parmi les recueils posthumes, composés
de notes préparatoires à la rédaction d'un
ouvrage inachevé, Jésus et les origines du Christianisme,
Les Évangiles annotés, Césarisme
et Christianisme, prouvent qu'à la fin de sa vie le
débat religieux semblait se concentrer pour lui sur la
personne du « prédicateur de Nazareth ».
En utilisant les uns et les autres, en réunissant
les passages essentiels publiés de son vivant ou rassemblés
après sa mort, il devient ainsi possible de pressentir
ce qu'eut été cette vie de Jésus que Proudhon
ne put achever. Peut-être même est-il possible de
la reconstituer en partie.
Pour y parvenir nous avons employé une
méthode, sans doute nouvelle en littérature, mais
correspondant assez bien à ce que, dans le langage cinématographique,
on appelle aujourd'hui « montage ». Elle consiste
à regrouper des éléments existants pour
composer un ensemble neuf. Méthode hasardeuse sans doute
et dont on sait que parfois elle entraîne d'étranges
déformations. Mais, appliquée de bonne foi et avec
soin, pourquoi ne permettrait-elle pas d'opposer au « Jésus
» libéral d'Ernest Renan, publié en 1863,
que Proudhon trouvait trop mondain, au « Jésus »
positiviste de Strauss, publié en 1853 dans la traduction
de Littré, que Proudhon trouvait trop profane et trop
scientiste, un nouveau Jésus, celui de Proudhon et du
socialisme français, qui, tout en considérant la
religion comme périmée, eût affirmé
la permanence du divin en chacun de nous ?
En fait, ce fut une des surprises du travail
ainsi entrepris, que de constater combien naturellement et facilement
s'emboîtaient l'un dans l'autre, les fragments tirés
de tant d'ouvrages différents, et combien leur assemblage
constituait un tout cohérent et continu, qui pouvait se
lire comme une uvre d'un seul tenant.
Dans le texte de deux cents pages, correspondant
à cette reconstitution, un total maximum de deux pages
d'interpolations et de commentaires a été nécessaire
pour marquer les transitions ou les raccords indispensables.
Afin que nul ne les confonde avec le texte de Proudhon, les lignes
ainsi rajoutées sont imprimées en des caractères
italiques gras, nettement distincts des autres. Dans chaque chapitre,
une astérisque marque la séparation entre textes
provenant d'ouvrages différents ou de .chapitres différents
du même ouvrage. En outre, une « table de référence
», qui figure à la page 243, permettra au lecteur
de retrouver l'origine de chacun des morceaux utilisés
dans ce volume.
Certains litres des chapitres reconstitués
sont de Proudhon : la plupart ne sont pas de lui, pas 'plus que
celui de l'ouvrage. Le plan suivi correspond, sinon à
ses projets d'écrivain, que nul ne peut imaginer, du moins
aux articulations logiques de l'idée qu'il voulut défendre
: montrer que, même réduite à ses dimensions
terrestres, à ses coordonnées historiques, la vie
de Jésus constitue une des aventures les plus extraordinaires
et les plus actuelles qu'ait connues l'humanité.
Ainsi, sans prétendre à la reconstitution
parfaite d'une uvre, qui eût certes été
parmi les plus importantes de son temps, peut-on souhaiter avoir
ici rendu perceptible à nos contemporains l'essentiel
du message spirituel que Proudhon fut par la mort empêché
de délivrer. »
13 euros (code
de commande : 14065).
RACHLINE
(François)
Le pari de Don Juan. Paris, Presses universitaires
de France, 2000. In-8° broché, 117 p., (collection
« Perspectives Critiques »).
En quatrième
de couverture :
« Don Juan n'est ni un mythe ni
une figure historique. C'est un « personnage conceptuel »
qui nous permet de penser notre pensée.
Criminel et lâche au XVIIe siècle,
hypocrite et cynique au XVIIIe, le XIXe siècle l'a transformé
en héros triste et malheureux tandis que le XXe siècle
a tenté de le ridiculiser sans parvenir à l'abattre.
Il demeure aujourd'hui un prototype irréel de l'homme
moderne.
Au sein d'un monde occidental marqué
au sceau de l'équilibre, Don juan pratique la rupture
et la béance. Dans ses relations avec autrui ou avec Dieu,
dans ses liens avec la société ou, plus généralement,
dans son rapport au monde qu'il s'agisse alors d'engagement,
d'amour, d'échange, de don, de dette, de mort ,
il ne souscrit jamais au principe de la réciprocité
symétrique. Aventurier de l'impossible, il incarne ce
pari insensé.
Ainsi, dans le même temps où il
nous permet de déchiffrer un imaginaire qui nous attire
et nous repousse, Don Juan ne cesse de nous dire qui nous sommes,
en nous disant ce que nous ne sommes pas. »
7 euros (code
de commande : 13618).
RAUSCHNING (Hermann)
La révolution du nihilisme. Traduit de l'allemand par Paul Ravoux et Marcel
Stora. Paris, Gallimard, 1940. In-8° broché, 323 p.,
(collection « Problèmes et Documents »),
traces de cachets.
15 euros (code
de commande : 229/70).
REINACH
(Salomon) L'origine des religions. Bruxelles, Bibliothèque de
Propagande, 1906. In-12 agrafé, 41 p., bon exemplaire.
Extrait :
Ceux
qui parlaient il y a cent cinquante ans, ceux qui parlent aujourd'hui
encore d'en finir, comme par une mesure de police, avec les religions,
ceux-là, qu'ils s'appellent Voltaire ou d'Holbach, qu'ils
soient rédacteurs à l'Action ou à
la Raison, n'ont jamais médité sur les conditions
du progrès intellectuel ni sur la force des survivances
qui lui font obstacle. Non seulement les religions, qui se partagent
actuellement l'Europe, ont devant elles un avenir indéfini,
mais on peut être certain qu'il en restera toujours quelque
chose, parce qu'il restera toujours du mystère et de l'inconnaissable
dans le monde, parce que la science n'aura jamais accompli toute
sa tâche, sans doute aussi parce que les hommes apporteront
toujours dans la vie les illusions de l'animisme ancestral. Mais
les religions elles-mêmes tendent à se laïciser,
comme les sciences aux quelles elles ont donné naissance
et dont il leur arrive de s'inspirer à leur tour. Depuis
trois siècles à peine, l'alchimie est devenue la
chimie, l'astrologie est devenue l'astronomie, le Discours
sur l'Histoire universelle de Bossuet à été
récrit, dans un esprit laïque, par Voltaire, par
Michelet et par d'autres. Un courant invincible vers la laïcisation
entraîne la pensée humaine tout entière.
Il en était déjà ainsi en Grèce au
Ve siècle, du temps d'Hippocrate et d'Anaxagore : il en
sera de même encore longtemps après nous.
Parmi les tâches multiples qui incombent
à la science, une des plus importantes est de constituer
l'histoire des religions, d'en retracer les origines et d'en
expliquer les vicissitudes. Ce sont là des études
très fécondes et qui ne datent pour ainsi dire
que d'hier. Les vrais fondateurs de la science des religions,
Mannhardt, Robertson Smith, Max Millier, sont morts il y a quelques
années à peine ; l'enseignement de l'histoire des
religions, dans les diverses universités, est encore dans
l'enfance. Mais le besoin commence partout à s'en faire
sentir, le public s'y porte avec un vit intérêt
et l'on peut croire que les pays de langue française ne
seront pas les derniers à encourager des études
qui se proposent non seulement d'élever et d'instruire,
mais de libérer l'esprit humain.
15 euros (code
de commande : 17516 -
vendu).
RICUR
(Paul) Le Juste. Paris, Esprit, 1995. In-8° collé, 221 p.,
(collection « Philosophie »), petit cachet
d'appartenance à la page de garde, exemplaire en très
bel état.
En quatrième
de couverture :
Ces dernières années, j'ai été
conduit à penser que le juridique appréhendé
sous les traits du judiciaire, avec ses lois écrites,
ses tribunaux, ses juges, et le prononcé de la sentence
où le droit est dit offrait au philosophe
l'occasion de réfléchir sur la spécificité
du droit, en son lieu propre, à mi-chemin de la morale
et de la politique.
Pour donner un tour dramatique à l'opposition
que je fais ici entre une philosophie politique où la
question du droit est occultée par la hantise de la présence
incoercible du mal à l'histoire, et une philosophie où
le droit serait reconnu dans sa spécificité non
violente, je propose de dire que la guerre est le thème
lancinant de la philosophie politique, et la paix celui de la
philosophie du droit.
15 euros (code
de commande : 15418).
[ROBERT
(André)].
Mélanges bibliques rédigés en l'honneur
de André Robert. Paris, Bloud & Gay, s.d.
In-8° broché, 580 p., illustrations hors texte, (« Travaux
de l'Institut Catholique de Paris », n° 4).
25
euros (code de commande : 216/62).
ROSSET (Clément)
Principes de sagesse et de folie. Paris, Minuit, 1991. In-8° broché,
122 p., (collection « Critique »),
ouvrage épuisé sous cette forme au catalogue de
l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
Sur
l'existence (ou sur l'être, pu sur la réalité),
les paroles les plus profondes et les plus définitives
sont le fait d'un penseur, Parménide, qui passe paradoxalement
et peut-être injustement pour avoir
été le principal inspirateur de l'interminable
lignée de philosophes qui, de Platon à Kant et
de Kant à Heidegger, nous ont enseigné à
suspecter la réalité sensible au profit d'entités
plus subtiles :
II faut dire et penser que ce qui est est,
car ce qui existe existe, et ce qui n'existe pas n'existe pas
: je t'invite à méditer cela.
8 euros (code
de commande : 17012).
ROSSET (Clément)
Le réel. Traité de l'idiotie. Paris, Minuit, 1985. In-8° broché, 155 p.,
(collection « Critique »).
En quatrième
de couverture :
Le
réel est ce qui est sans double : il n'offre ni image
ni relais, ni réplique ni répit. En quoi il constitue
une « idiotie » : idiotès,
idiot, signifie d'abord simple, particulier, unique, non dédoublable.
Traiter de l'idiotie est évoquer le réel. Un réel
lointain, car à jamais relégable dans le miroir.
Un réel voisin, car toujours en vue.
C'est une tentation inhérente à
l'intelligence que de remplacer le réel par son double.
Dans L'île de la raison, de Marivaux, tout le monde
finit par quitter ses illusions et rendre justice au réel ;
tous sauf un, le philosophe. Probablement parce qu'un tel aveu
suppose une vertu qu'aucun génie philosophique ne peut,
à lui seul, produire ni remplacer : l'art de faire coïncider
le désir et le réel, qui est la définition
de l'allégresse.
10 euros (code
de commande : 17004*).
[ROYÈRE (Jean)].
PIÉRARD (Clovis) Un renouvellement des valeurs
spirituelles. Le Musicisme de Jean Royère. Paris, Blaizot & Fils, 1937. In-8°
broché, 91 p., un portrait en frontispice et quelques
illustrations hors texte, exemplaire non coupé et en parfait
état.
Table des matières
:
Chapitre I : Jean Royère et le Musicisme.
Chapitre II : Le Musicisme poétique.
Boileau, La fontaine, Baudelaire.
Chapitre III : Le Musicisme sculptural.
Une grande artiste américaine : Mme ArcherMilton
Huntington.
Chapitre IV : Le Point de vue de Sirius.
Chapitre V : Illustration du Musicisme par
l'uvre poétique. Orchestration.
Quelques pages de Jean Royère. Poèmes
et Proses.
12 euros (code
de commande : 12480).
SAINT
AUGUSTIN La cité de Dieu de saint Augustin, traduite par G. Combès et précédée
d'une étude de Maurice de Gandillac. Lithographies
en couleurs de Despierre (tirées sur les presses
de Mourlot). Tomes I et II (complet). Paris, Club du Livre -
Philippe Lebaud 1976-1977. Deux volumes in-4°sous reliures
et étuis d'éditeur, têtes dorées,
328 et 323 p., illustration hors texte, (collection « Grands
Textes et Civilisations »), exemplaire numéroté
sur vélin de Lana (n° 848), bel exemplaire.
Table des matières
:
Tome I :
- Le sac de Rome.
- La corruption des romains par
les dieux.
- Impuissance des dieux à
conjurer les malheurs des Romains.
- Impuissance des dieux pour l'accroissement
de l'empire.
- L'Empire Romain, don du vrai
Dieu.
- Les dieux de la théologie
civile et félicité éternelle.
- Les dieux choisis et le bonheur
éternel.
- La théologie naturelle
des philosophes et la vie éternelle.
- Faux et vrai médiateur
: les démons et le Christ.
- Le rôle des anges et la
vraie voie du salut.
- L'origine des anges.
- L'origine de l'homme.
- Notes.
Tome II :
- La chute de l'homme.
- La concupiscence.
- La préhistoire des deux
cités.
- L'alliance d'Abraham.
- Le temps des prophètes.
- Synchronisme des deux cités.
- Le jugement dernier.
- Les peines de l'enfer et leur
éternité.
- La résurrection de la
chair et le ciel.
Notes et chronologie.

Un des plats de couverture
et illustration en regard de la p. 44 du tome II.
Les
deux volumes : 100 euros
(code de commande : 17084).
[SAINT
AUGUSTIN]. BERTRAND (Louis) Saint Augustin. Photographies de Fred Boissonnas.
Paris, Budry & C°, 1925. In-4° broché, IV,
230 p., 156 illustrations dans le texte, XXV planches hors
texteen héliogravure avec leurs serpentes, 2 planches
en couleurs avec leurs serpentes, un des 100 exemplaires « de
grand luxe » numérotés sur Arches (n° 62),
couverture salie.
Prologue :
Saint
Augustin n'est plus guère qu'un nom fameux. En dehors
des milieux théologiques ou érudits, on a cessé
de le lire. Telle est la vraie gloire : on admire les saints,
comme les grands hommes, de confiance. Ses Confessions
elles-mêmes, on n'en parle généralement que
par ouï-dire.
Expierait-il, sous cette indifférence,
le regain de gloire dont il brilla au XVIIe siècle, lorsque
les jansénistes l'associèrent, avec un invincible
entêtement, à la défense de leur cause ?
Le renom d'austérité chagrine et de contentieuse
et ennuyeuse prolixité qui se lie au souvenir des écrivains
de Port-Royal, Pascal excepté,
aurait-il rejailli sur l'uvre d'Augustin enrôlé
malgré lui dans les rangs de ces pieux sectaires ? Pourtant,
s'il y a des hommes qui ne lui ressemblent pas et que, probablement,
il eût poursuivis de toute son éloquence et de toute
sa dialectique, ce sont les jansénistes. Sans doute, il
eût dit avec dédain : « le parti
de Jansen, » de même qu'autrefois, dans son
attachement à l'unité catholique, il disait :
« le parti de Donat ».
Avouons aussi que le seul aspect de ses uvres
épouvante, qu'il s'agisse des énormes
in-folio en deux colonnes de l'édition bénédictine,
ou des volumes encore si compacts et beaucoup plus nombreux des
éditions récentes. Derrière ce rempart d'imprimé,
il est bien défendu contre les curiosités profanes.
Il faut du courage, et de la persévérance, pour
s'engager dans ce dédale de textes, tout hérissés
de théologie, d'exégèse et de métaphysique.
Mais, quand on a franchi le seuil de la farouche enceinte, quand
on s est accoutumé à l'ordonnance et à la
figure de l'édifice, on ne tarde pas a se prendre d'une
ardente sympathie, puis d'une admiration grandissante pour l'hôte
qui l'habite. Le visage hiératique du vieil évêque
s'anime, devient étrangement vivant, presque moderne d'expression.
On découvre, sous les textes, une des existences les plus
passionnantes, les plus mouvementées, les plus riches
en enseignements, que nous offre l'histoire. Ces enseignements
s'adressent à nous, répondent à nos préoccupations
d'hier ou d'aujourd'hui. Cette existence, le siècle où
elle s'est déroulée nous rappellent notre siècle
et nous-mêmes. Le retour de circonstances semblables a
amené des situations et des caractères semblables :
c'est presque notre portrait. Nous sommes tout près de
conclure, qu'à l'heure présente, il n'est pas de
sujet plus actuel que saint Augustin.
Il est au moins un des plus intéressants.
Quoi de romanesque, en effet, comme cette existence errante de
rhéteur et d'étudiant, que le jeune Augustin promena
de Thagaste à Carthage, de Carthage à Milan et
à Rome, et qui, commencée dans les plaisirs et
le tumulte des grandes villes, s'acheva dans la pénitence,
le silence et le recueillement d'un monastère ? Et
d'autre part, quel drame plus haut en couleur et plus utile à
méditer que cette agonie de 1'Empire à laquelle
Augustin assista et que, de tout cur fidèle à
Rome, il aurait voulu conjurer ? Quelle tragédie
enfin plus émouvante et plus douloureuse que cette crise
d'âme et de conscience qui déchira sa vie ?
À l'envisager dans son ensemble, on peut dire que la vie
d'Augustin ne fut qu'une lutte spirituelle, un combat d'âme.
C'est le combat de tous les instants, l'incessante psychomachie,
que dramatisaient les poètes d'alors, et qui est l'histoire
du Chrétien de tous les temps. L'enjeu du combat, c'est
une âme. Le dénouement, c'est le triomphe final,
la rédemption d'une âme.
Ce qui rend la vie d'Augustin si complète
et si réellement exemplaire, c'est qu'il soutient le bon
combat non seulement contre lui-même, mais contre tous
les ennemis de l'Église et de l'Empire. S'il fut un docteur
et un saint, il fut aussi le type de l'homme d'action a une des
époques les plus découragées. Qu'il ait
triomphé de ses passions, cela, en somme, ne regarde que
Dieu et lui. Qu'il ait prêché, écrit, remué
les foules, agité les esprits, cela peut paraître
indifférent à ceux qui rejettent sa doctrine. Mais
qu'à travers les siècles son âme brûlante
de charité échauffe encore les nôtres, qu'à
notre insu, il continue à nous former, et que, d'une façon
plus ou moins lointaine, il soit encore le maître de nos
curs, et, à de certains égards, de nos esprits,
voilà qui nous touche les uns et les autres, indistinctement.
Non seulement Augustin a toujours sa grande place dans la communion
vivante de tous les baptisés, mais l'âme occidentale
est marquée à l'empreinte de la sienne.
D'abord, sa destinée se confond avec
celle de l'Empire finissant. Il a vu sinon la disparition totale,
du moins l'évanouissement graduel de cette chose admirable
que fut l'Empire romain, image de l'unité catholique.
Or, nous sommes les débris de l'Empire. D'ordinaire, nous
nous détournons avec dédain de ces siècles
pitoyables qui subirent les invasions barbares. Pour nous, c'est
le Bas-Empire, une époque de honteuse décadence,
qui ne mérite que nos mépris. Cependant, c'est
de ce chaos et de cette abjection que nous sommes sortis. Les
guerres de la République romaine nous touchent moins que
les brigandages des chefs barbares qui détachèrent
notre Gaule de l'Empire et qui, sans le savoir, préparèrent
l'avènement de la France. Que nous font, en définitive,
les rivalités de Marius et de Sylla ? La victoire
d'Aetius sur les Huns dans les plaines catalauniques nous intéresse
bien davantage. Enfin, c'est être injuste pour le Bas-Empire
que d'y voir seulement une époque de faiblesse, de lâcheté
et clé corruption. Ce fut aussi une époque d'activité
effrénée, féconde en aventuriers de grande
envergure, dont quelques-uns se montrèrent héroïques.
Même les plus dégénérés des
derniers empereurs ne perdirent jamais le sentiment de la grandeur
et de la majesté romaines. Jusqu'à la fin, ils
emploient toutes les ruses de leur diplomatie a empêcher
les chefs barbares de se croire autre chose que des serviteurs
de l'Empire. Honorius, traqué dans Ravenne, s'obstine
à refuser à Alaric le titre de chef de la milice,
dût-il, par son obstination, livrer Rome au pillage et
risquer sa propre vie.
Par sa fidélité à l'Empire,
Augustin se manifeste déjà l'un des nôtres,
un Latin d'Occitanie. Mais des analogies plus étroites
le rapprochent de nous. Son siècle ressemble beaucoup
à celui-ci. Pour peu que nous entrions dans la familiarité
de ses livres, nous reconnaissons en lui une âme fraternelle,
qui a souffert, senti, pensé à peu près
comme nous. Il est venu dans un monde finissant, à la
veille du grand cataclysme qui allait emporter toute une civilisation :
tournant tragique de l'histoire, période troublée
et souvent atroce, qui dut être bien dure à vivre
pour tous et qui dut paraître désespérée
aux esprits les plus fermes. La paix de l'Église n'était
pas encore établie, les consciences étaient divisées.
On hésitait entre la croyance d'hier et la croyance de
demain. Augustin fut un de ceux qui eurent le courage de choisir
et qui, ayant choisi leur foi, la proclamèrent sans faiblir.
Un culte millénaire allait s'éteindre, dépossédé
par un culte jeune, à qui l'éternité est
promise. Combien d'âmes délicates eurent à
souffrir de cette scission, qui les détachait de leurs
origines et qui les obligeait, pensaient-elles, à trahir
leurs morts avec la religion des ancêtres ! Tous les
froissements que les sectaires d'aujourd'hui infligent aux âmes
croyantes, beaucoup durent les éprouver alors. Les sceptiques
souffraient de l'intransigeance des autres. Mais le pire, comme
aujourd'hui, ce dut être d'assister au débordement
de sottises qui, sous le couvert de la philosophie, de la religion
ou de la thaumaturgie, prétendaient à la conquête
des esprits et des volontés. Dans cette mêlée
des doctrines et des hérésies les plus extravagantes,
dans cette orgie d'intellectualisme creux, ils eurent la tête
solide, ceux qui surent résister à l'ivresse publique.
Au milieu de tous ces gens qui divaguent, Augustin nous apparaît
admirable de bon sens.
Cet
intellectuel, ce mystique n'était pas seulement un homme
de prière et de méditation. La raison prudente
de l'homme d'action et de l'administrateur corrigeait en lui
les écarts d'une subtilité dialectique souvent
excessive. Comme nous nous en flattons, il avait le sens des
réalités, il avait la pratique de la vie et des
passions. Comparée à l'expérience d'un Bossuet,
combien celle d'un Augustin était plus étendue !
Avec cela, une sensibilité frémissante, qui est
encore la nôtre, la sensibilité des époques
d'extrême culture, où l'abus de la pensée
a multiplié les causes de souffrance, en exaspérant
le besoin de la volupté : « L'âme
antique était rude et vaine. » Elle était
bornée surtout. Celle d'Augustin est tendre et sérieuse,
avide de certitudes et de jouissances qui ne trompent point.
Elle est vaste et sonore : les moindres ébranlements
s'y propagent en vibrations profondes et y rendent le son de
l'infini. Augustin, avant sa conversion, a les inquiétudes
de nos romantiques, les mélancolies et les tristesses
sans cause, les grands élans nostalgiques qui bouleversaient
nos pères. Il est très près de nous.
Il a élargi nos âmes de Latins,
en nous réconciliant avec le Barbare. Le Latin, comme
le Grec, ne comprenait que lui-même. Le Barbare n'avait
pas le droit de s'exprimer dans la langue de l'Empire. Le monde
était divisé en deux parts qui voulaient s'ignorer
l'une l'autre. Augustin a fait entrer dans notre conscience les
régions innommées, les pays vagues de l'âme
qui plongeaient autrefois dans les ténèbres de
la barbarie. Par lui s'est consommée l'union du génie
sémitique et du génie occidental. Il nous a servi
de truchement avec la Bible. Les rauques paroles hébraïques
se sont adoucies pour nous en passant par sa bouche élégante
de rhéteur. Il nous a apprivoisés avec la parole
de Dieu. C'est un Latin qui nous parle de l'Éternel.
D'autres, sans doute, l'avaient fait avant
lui. Mais aucun n'y avait mis une pareille onction, un accent
de tendresse aussi pénétrant. La violence suave
de sa charité emporte l'adhésion des curs.
Il ne respirait que charité. Après saint Jean,
il fut l'Apôtre de l'amour.
Sa voix infatigable domine tout l'Occident.
Le Moyen Âge l'entendra encore. Pendant des siècles,
on recopie ses sermons et ses traités, on les répète
dans les cathédrales, on les commente dans les sommes
théologiques. On adopte jusqu'à sa théorie
des arts libéraux. Tout ce que l'on conservera de l'héritage
antique, on le tiendra d'Augustin. C'est le grand docteur. Avec
lui se précise la définition doctrinale du catholicisme.
On pourra dire, pour marquer les trois principales étapes
de la doctrine, le Christ, saint Paul, saint Augustin. Le dernier
est plus près de notre faiblesse. Il est vraiment notre
père spirituel. Il nous a enseigné la langue de
la prière. Les formules de l'oraison augustinienne sont
encore sur les lèvres pieuses.
Ce génie universel, qui, pendant quarante
ans, fut le porte-voix de la catholicité, a été
aussi l'homme d'un siècle et d'un pays. Augustin de Thagaste
est le grand Africain.
Nous pouvons être fiers de lui et l'adopter
comme une de nos gloires, nous qui, depuis près d'un siècle,
continuons, dans sa patrie, un combat semblable à celui
qu'il y a soutenu pour l'unité romaine, nous qui considérons
l'Afrique comme un prolongement de la patrie française.
Plus qu'aucun écrivain, il a exprimé le tempérament
et le génie de son pays. Cette Afrique bariolée,
avec son mélange éternel de races réfractaires
les unes aux autres, son particularisme jaloux, les contrariétés
de ses aspects et de son climat, la violence de ses sensations
et de ses passions, la gravité de son caractère
et la mobilité de son humeur, son esprit positif et frivole,
sa matérialité et son mysticisme, son austérité
et sa luxure, sa résignation à la servitude et
ses instincts d'indépendance, son appétit de l'empire,
tout cela se reflète en traits saisissants dans l'uvre
d'Augustin. Non seulement il a exprimé sa patrie, mais,
dans la mesure où il l'a pu, il a réalisé
son vieux rêve de domination. Cette suprématie que
Carthage avait disputée si longuement et si chèrement
à Rome, elle a fini par l'obtenir, grâce à
Augustin, dans l'ordre spirituel. Tant qu'il a vécu, l'Église
d'Afrique a été la maîtresse des Églises
d'Occident.
Pour moi, si j'ose me citer en un sujet pareil,
j'ai eu la joie de saluer en lui, outre le docteur et le saint
que je vénère, le type idéal du Latin d'Afrique.
Cette image que l'avais vue s'ébaucher autrefois, parmi
les mirages du Sud, en suivant les chariots de mes rudes héros,
je l'ai vue enfin se préciser, s'épurer, s'ennoblir
et grandir jusqu'au ciel, en suivant les traces d'Augustin.
Et, quand bien même l'enfant de Thagaste,
le fils de Monique n'aurait pas mêlé si profondément
sa vie à la nôtre, quand il serait, pour nous, un
étranger né en pays lointain, il n'en resterait
pas moins une des âmes les plus aimantes et les plus lumineuses
qui aient lui parmi nos ténèbres et qui aient réchauffé
nos tristesses, une des créatures les plus
humaines et les plus divines qui soient passées par nos
chemins.
90 euros (code
de commande : 17919YB).
HOPPENOT
(J.) La
sainte Vierge. Dans la tradition, dans l'art, dans l'âme
des saints et dans notre vie. Lille - Paris, Société
St-Augustin - Desclée De Brouwer, [1904]. In-4° sous
percaline bleue décorée d'éditeur, tranches
dorées, X, 386 p., nombreuses illustrations en noir
dans le texte, illustrations hors texte dont cinq chromolithographies,
ex-dono à la page de garde, cartonnage bien conservé.
Ouvrage
publié à l'occasion du jubilé de la proclamation
de l'Immaculée Conception.
Table des matières :
Livre I : La sainte Vierge
dans la tradition.
Chapitre I : Marie
dans la pensée de Dieu.
Chapitre II : Marie promise
au monde, figurée et prédite.
Chapitre III : Conception
immaculée de Marie.
Chapitre IV : Naissance
de la sainte Vierge.
Chapitre V : Marie au
temple.
Chapitre VI : Mariage
de la sainte Vierge.
Chapitre VII : L'Annonciation
de la sainte Vierge.
Chapitre VIII : Visitation
de la sainte Vierge.
Chapitre IX : Marie met
au monde le Verbe incarné.
Chapitre X : La purification
de la sainte Vierge.
Chapitre XI : Marie fuit
en Égypte.
Chapitre XII : Marie perd
son fils Jésus.
Chapitre XIII : Vie de
Marie à Nazareth.
Chapitre XIV : Les noces
de Cana.
Chapitre XV : Marie et
la Passion de Jésus.
Chapitre XVI : Marie
et la Résurrection de Jésus.
Chapitre XVII : Marie,
de l'Ascension à la Pentecôte.
Chapitre XVIII : Dormition
de la sainte Vierge.
Chapitre XIX : Assomption
de la sainte Vierge.
Chapitre XX : Couronnement
de la sainte Vierge.
Livre II : La sainte Vierge dans
l'Art.
Chapitre I : La
sainte Vierge et les origines de l'Art chrétien.
Chapitre II : La sainte
Vierge et les Arts au Moyen Âge.
Chapitre III : La
sainte Vierge au siècle de Giotto.
Chapitre IV : La sainte
Vierge et Fra Angelico.
Chapitre V : La sainte
Vierge et le siècle d'Angelico.
Chapitre VI : La sainte
Vierge, Vinci et Michel-Ange.
Chapitre VII : La
sainte Vierge et Raphaël.
Chapitre VIII : La
sainte Vierge au siècle de Murillo.
Chapitre IX : La sainte
Vierge et l'Art au XIXe siècle.
Chapitre X : Pictura
Poesis.
Livre III : La Sainte Vierge dans
l'âme des Saints.
Chapitre I : Marie, refuge
des pécheurs.
Chapitre II : Marie, reine
des Vierges.
Chapitre III : Marie,
reine des Apôtres.
Chapitre IV : Marie, reine
des Docteurs.
Chapitre V : Marie, reine
des Ordres Religieux.
Chapitre VI : Marie et
les saints au Ciel.
Livre IV : La sainte Vierge dans
notre vie.
Chapitre I : La sainte
Vierge, à l'aube de notre vie.
Chapitre II : La sainte
Vierge et la jeunesse.
Chapitre III : La sainte
Vierge, à l'heure des grandes décisions.
Chapitre IV : La sainte
Vierge, au foyer domestique.
Chapitre V : La sainte
Vierge et la vie publique du chrétien.
Chapitre VI : La sainte
Vierge et la souffrance.
Chapitre VII : La sainte
Vierge, la vieillesse et la mort.
[SAINT-SIMON].
Études saint-simoniennes. Sous la direction de Philippe Régnier.
Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 2002. In-8° collé,
387 p., illustrations, (collection « Littérature
& Idéologies »).
En quatrième
de couverture :
« Le saint-simonisme nest
pas seulement une « utopie » du XIXe siècle
spectaculaire par ses manifestations romantiques et par ses réalisations
industrielles.
Ce qui fascine aujourd'hui dans ce mouvement
intellectuel, c'est la modernité, la hauteur de vues et
l'efficacité avec lesquelles, au tournant de 1830, il
a traité des problèmes de société
qui redeviennent les nôtres : quels projets collectifs
se fixer après la fin des vieux dogmes ? comment
sortir d'un désordre de choses qui se donne pour le dernier
mot de lHistoire, mais dont les ravages appellent les réformes
les plus radicales ? comment penser et résoudre les
inégalités qui divisent les sociétés,
les ethnies, les sexes, lOrient et lOccident ?
comment s'organiser et par quelles voies s'imposer ou s'infiltrer
pour travailler au changement social ?
En raison même de son actualité,
le patrimoine culturel que constituent les textes saint-simoniens
est un terrain de recherche bien identifié et de plus
en plus actif.
C'est pourquoi l'on a pu intituler « études
saint-simoniennes » un recueil d'articles de spécialistes
de diverses disciplines des sciences humaines et sociales qui
ont accepté de relire ce corpus en profondeur pour en
découvrir et en éclairer des aspects ignorés.
Sont notamment analysés : le fonctionnement
psychologique et la dimension sacrée de la micro-société
saint-simonienne, ses théories linguistiques et sa philologie
religieuse, son rapport à l'histoire et à la révolution
en 1848, son anthropologie politique en matière de « race »
et de métissages, son inscription littéraire chez
Flaubert et chez Maxime Du Camp, son empreinte idéologique
sur le romancier populaire breton Émile Souvestre, sa
participation contrastée aux transferts culturels franco-égyptiens.
Des documents inédits offrent des aperçus
originaux sur la survie du groupe au-delà de sa phase
militante.
Une mise à jour bibliographique dresse
le bilan exhaustif des recherches publiées de 1984 à
2001.
Table des articles :
- Introduction, par Philippe
Régnier.
- Point de vue psychanalytique
sur la « Famille saint-simonienne », par Anne
Levallois.
- L'utopie religieuse des saint-simoniens
: le sémiotique et le sacré, par Serge Zenkine.
- Le problème du langage
dans Le Livre nouveau des saint-simoniens, par Jean-Michel
Gouvard.
- 1848 : des saint-simoniens
dans le mouvement, par Michèle Riot-Sarcey.
- Gustave dEichthal et
l'Allemagne. Critique biblique ou géopolitique, par
Michel Espagne.
- Races et politique dans lHistoire
de France chez Victor Courtet de lIsle(1813-1867). Enjeux
de savoir et luttes de pouvoir au XIXe siècle, par
Loïc Rignol et Philippe Régnier.
- Gustave dEichthal, ou
les ambiguïtés dune ethnologie saint-simonienne
: du racialisme ambiant à l'utopie d'un métissage
universel, par Sandrine Lemaire.
- Saint-Simon, Bouvard et Pécuchet
: représentation dune idéologie, par
Stéphanie Dord-Crouslé.
- Entre la Bretagne et Paris,
la genèse saint-simonienne dun romancier républicain
: Émile Souvestre au tournant de 1830, par Bärbel
Plötner.
- Orient et saint-simonisme
chez Maxime Du Camp. Des récits de voyage aux Mémoires
dun suicidé, par Sarga Moussa.
- LÉgypte contemporaine
dans le Magasin pittoresque entre 1833 et 1870. Les silences
dÉdouard Charton, saint-simonien républicain,
par Marie-Laure Aurenche.
- Léconomie politique
saint-simonienne et les élites techniques de lÉgypte
moderne, par Ghislaine Alleaume.
- Documents inédits,
par Philippe Régnier (Photographies de Charles Lambert
bey, Louis Jourdan, Maxime Du Camp et Prosper Enfantin - Dominique
Tajan-Rogé, « Je suis un enfant perdu du saint-simonisme
»).
- Bibliographie du saint-simonisme
(suite) : de 1984 à 2001, par Philippe Régnier.
15 euros (code
de commande : 12708).
SAL (Meyer) Les Tables de la loi. Principes et rits du judaïsme originel. Paris, La Colombe, 1962. In-8°
broché, 221 p., (collection « Unité »,
n° 5).
10 euros (code
de commande : 229/64).
SALA-MOLINS
(Louis) Le dictionnaire
des inquisiteurs. Valence 1494. Paris, Éditions Galilée,
1981. In-8° broché, 455 p., exemplaire en parfait
état.
16
euros (code de commande
: 293/57).
SARTRE (Jean-Paul) L'imaginaire.
Psychologie phénoménologique de l'imagination.
Paris, Gallimard,
1964. In-8° broché, 246 p., (collection « Bibliothèque
des Idées »), signature d'appartenance sur
la page de titre.
En 1936
Sartre déclare : « En ce qui concerne
le problème de l'image, Husserl ne se contente pas de
nous fournir une méthode : il y a dans les idees
les bases d'une théorie des images entièrement
neuve. » Quatre ans plus tard L'imaginaire
nous offre une description phénoménologique de
ce que Sartre appelle désormais la conscience imageante.
L'imaginaire renvoie alors à l'une des grandes fonctions
de la conscience, qui enveloppe aussi bien le rêve que
l'hallucination, la simple représentation d'un centaure
que la contemplation d'une uvre d'art. La conscience imageante
ne se confond donc plus avec cette simple faculté dont
l'étude relevait de la seule psychologie, et c'est à
l'être même de la subjectivité humaine que
nous conduit l'analyse sartrienne de l'imaginaire, dont la fonction
symbolique est inséparable de la liberté.
13 euros (code
de commande : 13752).
SHAFTESBURY
(Anthony Ashley-Cooper, 3e comte de) Essai sur le mérite
& la vertu. (Principes
de la philosophie morale.) Édition
bilingue & préface de Jean-Pierre Jackson.
Paris, Alive, 1998. In-8° broché, 205 p., (collection
« Textes Philosophiques »), dos insolé.
En quatrième
de couverture :
Shaftesbury (1671-1713) est un philosophe anglais
déiste, platonicien et optimiste. Adversaire de Hobbes,
son influence fut immense sur le siècle des Lumières,
tout honnête homme possédant à cette époque
un exemplaire des Characteristics of Men, Manners, Opinions
and Times, qui regroupe l'ensemble de son uvre et dont
est extrait An Inquiry concerning virtue, qui influença
directement Pope, Hutcheson et Hume en Angleterre, Kant et Leibnitz
en Allemagne, Diderot et Voltaire en France.
L'essai de Shaftesbury, premier texte anglais
qui attribue à l'homme un sens moral naturel, qui rejette
le dogme religieux et fonde une morale réduite à
la pratique de la vertu sur l'organisation naturelle du monde,
intéresse évidemment Diderot, convaincu que l'on
peut être vertueux sans être catholique, dépravé
et croyant.
La traduction de ce texte va permettre à
celui-ci de préciser sa pensée, de commencer à
opérer le glissement du déisme à l'athéisme.
Il y ajoute un discours préliminaire et de très
nombreuses notes qui font de ce texte, comme le dit Pierre Lepape
« la première uvre personnelle de
Diderot, le premier état de sa philosophie, le premier
exposé de ses convictions morales. Diderot enchâsse
le texte de Shaftesbury dans une composition dont le sens et
le dynamisme lui appartiennent en propre. »
Notre édition comporte la traduction
de Diderot, reproduite de la seconde édition de 1751 et,
à la suite, An Inquiry concerning virtue de Shaftesbury,
dans son texte original anglais.
20 euros (code
de commande : 17717).
SKITTECATE
(Lucie-Anne) Vers une morale du XXIe siècle.
Essai sur des
rencontres paradoxales.
Paris, Imago, 2000. In-8° collé, 188 p., exemplaire
en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Les philosophies de l'Un Dieu,
esprit, matière, phallus, grand autre ont
fondé notre culture occidentale, mais ont aussi engendré
de nombreux désastres. Plutôt que de tout focaliser
sur un seul pôle, ne vaudrait-il pas mieux promouvoir une
morale qui, jouant sur l'entre-deux de pôles opposés,
favoriserait compromis, affrontements et harmonisations passagères ?
Prôner une valeur en la correlant de
son antithèse raison/intuition, sagesse/fantaisie,
créativité/tradition, vie/mort ne témoigne
ni cynisme, ni volonté de neutralisation. Au contraire,
seules ces rencontres paradoxales provoquent l'inattendu, voire
l'inouï. Dans tous les domaines, cette contestation jubilatoire
devrait suggérer de nouveaux modèles de vie, plus
proches de la réalité ambivalente et imprévisible :
un enseignement alliant connaissances et initiatives, des couples
favorisant la complicité entre égaux, une politique
en quête de médiations entre libéralisme
et révolution, une spiritualité sans dogme, ouverte
à de multiples recherches.
Ces réformes ponctuelles, conciliant
expériences vécues, libération de l'imaginaire
et contrôle de la raison, pourraient ainsi, par contamination
progressive, endiguer les rigidités, les absurdités
et les injustices suscitées par la crise actuelle.
12 euros (code
de commande : 15673).
SERTILLANGES (A[ntonin]
D[almace]) De
la Mort. Pensées
inédites de A.D.
Sertillanges o.p. Précédé
de De la Douleur. Présentées
par Maurice Lelong. Le Jas, Robert Morel, 1963.
In-12 carré sous reliure d'éditeur de toile orange,
premier plat décoré d'une composition d'Odette
Ducarre, 185 p., illustrations hors texte, édition
originale.
& Georges Fenoglio-Le
Goff, Essai de bibliographie, n°
714, dans Robert Morel, inventaire.
25 euros (code
de commande : 6516).
SERTILLANGES (A[ntonin]
D[almace]) Pensées
inédites de A.D.
Sertillanges o.p. De
la Vie. Précédé
de De l'Histoire. Présentées
par Maurice Lelong. Le Jas, Robert Morel, 1964.
In-12 carré sous reliure d'éditeur de toile tilleul,
premier plat décoré d'une composition d'Alfred
Manessier, 231 p., illustrations hors texte, édition
originale.
& Georges Fenoglio-Le
Goff, Essai de bibliographie, n°
715, dans Robert Morel, inventaire.
30 euros (code
de commande : 6517).
IK
(Ota) La troisième voie. La théorie marxiste-léniniste
et la société industrielle moderne. Traduit de l'allemand par Jean-Marie
Brohm et Andreas Streiff. Paris, Gallimard, 1974. In-8° broché,
473 p., (collection « Bibliothèque des Sciences
Humaines »), couverture rempliée.
Aux plis de la couverture
:
« Les antagonismes d'intérêts entre propriétaires
et non-propriétaires, entre détenteurs du capital
et salariés, entre la direction bureaucratique de l'économie
et la masse des travailleurs représentent pour Ota ik
la contradiction fondamentale des sociétés industrielles
modernes, qu'elles appartiennent au camp occidental ou au bloc
des pays de l'Est.
Principal théoricien des expériences de libéralisation
du Printemps de Prague et des réformes de gestion de l'entreprise,
Ota ik se livre à une critique approfondie du système
dirigiste et centraliste imposé par la bureaucratie du
parti et de l'État dans les pays « socialistes ».
En se fondant sur un grand nombre de données chiffrées,
il montre que ceux-ci, loin de représenter un type de
société juste et rationnelle, n'échappent
pas aux contradictions macro et micro-économiques de toute
société de classe.
Il montre d'autre part, en s'inspirant de la méthodologie
marxiste, que la société capitaliste reste, elle
aussi, soumise à un certain nombre de contradictions et
que production, consommation, loisirs, culture y sont subordonnés
à une logique de la croissance qui contrecarre les besoins
de la majorité de la population.
Fort de ces conclusions, Ota ik refuse à la fois
le socialisme bureaucratique d'État et le capitalisme.
Il vise à définir une Troisième Voie
qui combine les fonctions vitales du marché avec une planification
souple afin d'assurer le développement équilibré
des conditions de reproduction macro et micro-économique
de la société. Ce socialisme démocratique,
« à visage humain », doit permettre la participation
institutionnellement garantie des producteurs et des non-producteurs
à la gestion et au contrôle, réintégrer
la société politique dans la société
civile, abolir enfin l'oppression des citoyens par la machine
étatique et administrative. Seul un tel socialisme, affirme
Ota ik, s'appuie sur les intérêts du «
travailleur collectif » et répond de ce fait aux
besoins de la collectivité dans les sociétés
industrielles modernes. »
10 euros (code
de commande : 8441).
[SOJCHER
(Jacques)]. MOULIN (Françoise) Jacques Sojcher
ni la mémoire ni l'oubli. Bruxelles, Labor, 1990. In-8° broché, 135 p.,
(collection « Archives du Futur »).
En quatrième
de couverture :
Ni la mémoire ni l'oubli est
la première étude consacrée à Jacques
Sojcher.
Françoise Moulin nous conduit, avec
un fil d'Ariane d'initiée, entre la figure maternelle
et l'androgyne féminin, l'absence du père et la
diaspora, les jeux du langage et la séduction, le fragment
et la belgitude, la puérilité et la mort.
Le « professeur de philosophie »
nous apparaît comme le maître de l'incertitude, de
l'ironie de soi, d'où naît un texte éclaté,
sans début ni fin, sans sujet ni objet, une prière
vide dans une langue régressive et flamboyante.
8 euros (code
de commande : 14474).
[STEINER].
Steiner. Sous
la direction de Pierre-Emmanuel Dauzat. Paris, L'Herne,
2003. In-4° collé, 414 p., illustrations hors texte,
(collection « Les Cahiers de l'Herne »,
n° 80).
@ Après les textes d'introduction (Du
Juif errant aux errata, par Pierre-Emmanuel Dauzat
et George Steiner, Grand Seigneur et Luftmensch, par Claudio
Magris) et avant la bibliographie, ce volume est divisé
en neuf parties :
Philosophies
- Steiner et la philosophie, par
Alexis Philonenko ;
- Simone Weil : un « Socrate
devenu fou », par François L'Yvonnet
;
- Correspondance autour de Réelles
présences, par Sebastiano Timpanaro et George
Steiner.
Antinomies
- Steiner l'antinomiste : une
analyse en forme de mémoire, par Jeffrey Mehlman ;
- Dialogue sur le mal, par Pierre
Boutang et George Steiner ;
- Une voix qui surgit de l'ombre,
par George Steiner ;
- « Une rencontre »,
par Lucien Rebatet.
Critique de la culture
- Haute culture et basse morale,
par Roger Scruton ;
- George Steiner : un prophète
de l'abstraction, par Moshe Idel ;
- Sur la significativité littéraire
et la morale, par Georges Molinié ;
- Antigone dans un paysage de cris,
par Linda Lê ;
- Le Clerc de la trahison, par
George Steiner.
Langues
- La langue des hommes et la langue
des anges, par Sylvie Anne Goldberg ;
- L'être du langage, par
Pierre Brunel ;
- Steiner, lecteur de Freud, par
Anne Dufourmantelle ;
- Sur la traduction poétique,
par Yves Bonnefoy ;
- L'inadvertance du Dr. Cottard,
par George Steiner.
Classiques
- Comprendre, par Alain Bentolila ;
- Dans le château de Steiner :
T.S. Eliot et ses problèmes, par Stéphane
Giocanti ;
- À propos de l'uvre,
de la création et des classiques entre George Steiner
et Italo Calvino, par Olivier Mongin ;
- À l'exposition Turner,
par George Steiner.
Fictions
- Un facteur d'icônes iconoclaste :
Steiner romancier, par Georges Nivat ;
- Conrad et Steiner. Autour du Transport
de A.H., par Juan Asensio ;
- Comment taire ?, par George
Steiner ;
- Génie du lieu, lieu du génie,
par Jean-Luc Pouthier.
Théologiques
- Figura Christi, par Marc Ruggeri ;
- Lecture et judéité,
par David Banon ;
- La Discussion de George Steiner avec
Dieu, par Jack Miles ;
- Le Procès du Messie ou l'impossible
espérance, par Jean-François Colosimo ;
- Apophtegmes de la stupeur, par
Gilles-Hervé Masson.
Musique
- La musique ment-elle ?,
par Florence Fabre ;
- Musique et langage : une confusion
séduisante, par Andrei Vieru ;
- Yehudi Menuhin, par George
Steiner ;
- Vos disques sur une île déserte,
par George Steiner.
Leçons de maître
- Éros pédagogue,
par Cécile Ladjali ;
- Le maître déçu,
par Stephen Greenblatt ;
- Un surplus d'exigence, par David
Banon ;
- Une voix de clairon, par Glen
Bowersock ;
- L'hôte ingrat, par Nuccio
Ordine ;
- Memoranda, par George Steiner.
30 euros (code
de commande : 11523).
STEINMANN
(Jean) Le prophète
Ézéchiel et les débuts de l'exil. Paris, Éditions
du Cerf, 1953. In-8° broché, 324 p., (collection «
Lectio Divina », 13).
10
euros (code de commande : 225/62).
Synthèses.
Revue mensuelle
internationale. N°
7 - 3e année - 1948. N° 8 - 3e année -
1949. N° 9 - 3e année - 1949. Bruxelles, Synthèses,
1948. In-8° sous reliure d'éditeur, 398 p., un
des cent exemplaires numérotés sur Japon des Papeteries
du Pont de Warches (n° 5), exemplaire nominatif imprimé
pour Camille Huysmans.
Table des matières
:
N° 7.
- Liberté
et connaissance, par M. L.
- De la Science à la Philosophie
scientifique, par Charles Bodeux.
- La philosophie française contemporaine,
par M.-M. Davy.
- Visite à Port-Royal, par
Henri Perruchot.
- André Breton, par Pierre
Mabille.
- Les uvres littéraires
ou artistiques : essence, forme, fixation et diffusion,
par José Forns.
- L'Unesco et le Théâtre,
par M. Kurtz.
- De l'histoire de l'art, par Roger
Avermaete.
- La musique et ses synthèses,
par Jacques Stehman.
- Présence d'Edgar Poe dans
la poésie moderne, par Jean Weisgerber.
- Les livres d'histoire, par Marc
Varenne.
- Chronique littéraire. Aspects
de l'épaisseur romanesque, par Nelly Cormeau.
- L'actualité littéraire.
En marge de Paul Valéry - André Suarès,
par Roger Bodart et Raymond Lenoir.
- Chronique des revues, par Chr.
Thys-Servais.
- Synthèses de la presse étrangère.
Variations espagnoles, par Drogman.
N° 8.
- Le Collectif et l'Homme,
par M. L.
- Juvénal, par Émile
Henriot.
- Confrontation socialiste. Le combat
de Péguy, par Alexandre Marc et Bernard
Voyenne.
- Technique et vie sociale, par
Marcel De Corte.
- Monnaie et Démocratie,
par Marcel van Zeeland.
- Nihilisme : mot et idée,
par Benoît Hepner.
- De l'art considéré
comme une science, par Charles Dekeukeleire.
- La philosophie française contemporaine,
par M.-M. Davy.
- Les cyprès d'Orlamonde,
par Maurice Maeterlinck.
- L'actualité littéraire.
Lin Yutang, Montaigne chinois, par Roger Bodart.
- Chronique littéraire. Les
prix littéraires de décembre, par Nelly
Cormeau.
- Chronique des revues. L'hindouisme
à l'honneur - L'U.R.S.S. et l'église, par Chr.
Thys-Servais.
- Synthèses de la presse étrangère.
Angleterre-Amérique, par Drogman.
N° 8.
- Le Triangle. Europe, États-Unis,
Afrique, par M. L.
- Conscience de l'Europe, par G.
de Reynold.
- L'Europe en danger, par Paul
Gaultier.
- L'Europe, ce « nouveau
monde », par Robert Aron.
- Europe - Occident, par Claude
Delmas.
- Le tricentenaire des traités
de Westphalie, par Jacques Kayser.
- Suez... La cellule de M. de Lesseps,
par Charles d'Ydewalle.
- La renaissance de l'Islam, par
André Brissaud.
- Les frontières dérisoires,
par Claude Sylvain.
- Temps héroïques,
par Ève Francis.
- L'appréhension poétique
du réel chez Hofmannsthal, par Marcel Lecomte.
- Les livres d'histoire, par Marc
Varenne.
- Synthèses de la presse étrangère.
Europe centrale, par Drogman.
25 euros (code
de commande : 18285).
[TEILHARD DE CHARDIN]
Panthéisme, action, oméga chez Teilhard de Chardin.
Par Gabriel
Dussault, Louis Gendron, André Haguette.
Paris - Bruges, Desclée de Brouwer, 1967. In-8° broché,
214 p., (« Essai pour Notre Temps », 7), cachet d'appartenance.
7 euros (code
de commande : 6472).
Le
temps de la réflexion. 1983. IV. Paris, Gallimard, 1983. In-8°
broché, 465 p., couverture en partie passée.
Table des matières
:
I. Réflexion : Civilisation.
- Le mot «
civilisation », par Jean Starobinski.
- Chemins grecs de
la civilité, par Françoise Frontisi-Ducroux.
- La civilisation
des cours comme art de la conversation, par Carlo Ossola.
- Paysages d'une
autre civilité, par Augustin Berque.
- L'ordre du jour, par
Jean Starobinski.
- Civilisation et
progrès : Rousseau et Comte, par Henri Gouhier.
- Bildung et
Bildungsroman, par Antoine Berman.
- Le passé
revisité, par François Hartog.
- La civilisation
en la personne du souverain. Byzance, Xe siècle, par
Evelyne Patlagean.
- Le complot vandale,
par Bronislaw Baczko.
- À la recherche
du culturel, par Michel Deguy.
- Héros téléculturels,
par Marc Augé.
II. Recherche.
- Le sacrifice du
taureau, par Julian Pitt-Rivers.
- Engrammes du pouvoir,
par Michel Izard.
- Remarques sur la
question de l'ontologie, par Gérard Jorland.
III. Critique.
- L'homme machinal,
par André Green.
- La vengeance de
Spengler, par Jacques Bouveresse.
- Civilisation de
l'aube, par Florence Delay.
- Permanence du Malaise,
par J.-B. Pontalis.
IV. Lecture, par H. Cixous, D.
Dammame, B. Gérard, L. Jenny, J.
Lévy, C. Vidal.
12 euros (code
de commande : 17690).
TEUGELS (Jean)
L'Unité. Avec
six dessins de Aubin Pasque. Anvers, Ça Ira, 1950. In-8° broché, 176 p., 10 illustrations
à pleine page (et non 6 comme l'annonce erronément
le titre), un des 1000 exemplaires numérotés (n° 555).
Avertissement de l'éditeur
:
L'Unité
est une uvre posthume qui nous a été laissée
par Jean Teugels sous sa forme manuscrite. L'auteur n'ayant pu
y mettre la dernière main, l'uvre présente,
à de très rares endroits, certains points obscurs
ou mots indéchiffrables. Par crainte d'en modifier le
sens, nous avons préféré respecter, sans
y rien changer, le manuscrit original.

Couverture et illustration de la page 131.
20 euros (code
de commande : 15622).
THÉRIVE (André)
Entours de la foi. Paris, Grasset, 1966. In-12 broché, 313 p.
6 euros (code
de commande : 5018).
TOCQUEVILLE
(Alexis de) Souvenirs dAlexis de Tocqueville. Nouvelle édition conforme
au texte original augmentée de fragments inédits
et précédée dune introduction de Luc
Monnier. 9e édition. Paris, Gallimard, 1944. In-8°
broché, 276 p., (collection « Mémoires du
Passé pour servir au Temps Présent », n°
2).
Extrait de l'introduction
:
« Les Souvenirs d'Alexius de Tocqueville
ne comptent pas parmi ses uvres les plus connues. Aucune,
cependant, n'est plus digne de retenir l'attention. Car elle
nous révèle un Tocqueville très différent
de celui qu'on imagine ordinairement. Qui supposerait que l'auteur
toujours si grave de la Démocratie en Amérique
ou de l'Ancien Régime pût avoir une plume
aussi acérée ?
Ces Souvenirs, Tocqueville les a écrits
pour lui seul, « à bâtons rompus ».
Il ne les destinait pas à la publicité. En les
rédigeant, il ne se proposait pas de faire une uvre
littéraire. Pas un instant il n'a songé à
modérer la vivacité de ses sentiments et à
adoucir les jugements souvent impitoyables qu'il a portés
sur les hommes et les choses. Affranchie de toute contrainte,
sa pensée s'est exprimée librement, en un style
toujours incisif et direct.
Aussi ces pages n'ont-elles rien perdu de leur
vivacité. Écrites, il y a quatre-vingt-dix ans,
elles restent aujourd'hui plus actuelles que jamais. D'emblée
elles classent Tocqueville parmi les grands mémorialistes
du XIXe siècle. Personne, en effet, n'a décrit
d'une manière plus saisissante la révolution de
1848 en France, n'a porté sur cet événement
un jugement plus clairvoyant. Mais en racontant un des moments
décisifs de l'Histoire, Tocqueville s'est encore dépeint
lui-même. Et ce n'est pas là le moindre intérêt
des Souvenirs. Leur témoignage, particulièrement
révélateur, éclaire un aspect peu connu
et pourtant essentiel de la personnalité de Tocqueville,
une qualité qui peut expliquer son caractère et
toute sa conduite : l'esprit civique. »
15 euros (code
de commande : 12249).
[TOCQUEVILLE
(Alexis-Henri-Charles Clérel, vicomte de)]. JAUME (Lucien)
Tocqueville. Les sources aristocratiques de la liberté.
Biographie
intellectuelle. Paris,
Fayard, 2008. In-8° sous reliure souple d'éditeur,
473 p.
En quatrième
de couverture :
La
question centrale de De la démocratie en Amérique
reprise ensuite dans L'Ancien Régime et
la Révolution est celle des formes nouvelles
de l'autorité à l'époque moderne. En nous
parlant de l'autorité dans la société, dans
la religion, dans la littérature, dans les pouvoirs locaux
et pas seulement dans l'État ,
Tocqueville ne nous parle pas uniquement de l'Amérique.
En réalité, il ne cesse de parler de la France
et de l'avenir de ce qu'il appelle « démocratie »
en Europe ; de plus, à travers une stratégie d'écriture,
il livre et cache à la fois sa vision de la liberté.
En restituant l'ensemble du contexte avec lequel
Démocratie en Amérique mène un dialogue
permanent, y compris grâce à la correspondance inédite,
Lucien Jaume donne un portrait intellectuel de l'homme Alexis
de Tocqueville : figure romantique et pascalienne, qui traite
par l'écriture les conflits intimes de sa classe et de
sa personnalité.
18 euros (code
de commande : 17763 -
vendu).
TRESMONTANT
(Claude) L'enseignement de Ieschoua de Nazareth. Paris, Seuil, 1970. In-8° broché,
262 p.
En quatrième
de couverture :
Ieschoua
tel fut le nom authentique d'un rabbi galiléen
qui mourut vers l'an 29 en Judée, et que l'on appelle
aujourd'hui Jésus.
Son enseignement a été rapporté
par ses disciples sous la forme d'une « heureuse annonce
», ce que l'on a traduit par évangile.
Sous les traductions, sous les paraphrases,
sous le poids des siècles, sous l'habitude, est-il possible
de retrouver cette heureuse annonce ? Réduit le plus
souvent à une certaine morale dite chrétienne,
l'enseignement évangélique n'est guère étudié
pour lui-même dans la fraîcheur et la rudesse de
son expression originale.
Ce que tente Claude Tresmontant dans ce livre, c'est d'éclairer
ce que fut cet enseignement. Car il s'agit bien ici d'un enseignement,
d'une science profonde et pourtant proposée à des
hommes simples, et dans leur langage même. Une science
portant sur l'être de l'homme et sur les conditions de
son développement, de son achèvement.
Alors peut se poser finalement la question : Qui est cet
homme, capable d'enseigner les lois de la genèse de l'être
de l'homme ? N'est-il pas, comme l'a pensé l'auteur
du quatrième évangile, la Pensée même
de l'Absolu ? Et quelles en sont les implications, si son
enseignement peut se vérifier ?
10 euros (code
de commande : 17146).
TURCK (André)
Évangélisation et catéchèse aux deux
premiers siècles. Paris, Cerf, 1962. In-8° broché, 163 p.,
(collection « Parole et Mission »).
7 euros (code
de commande : 3894).
VALOIS
(Nicolas) Les cinq livres ou La clef du secret des
secrets. Précédé
de Nicolas Grosparmy Le Trésor des trésors.
Présentation E. d'Hooghvorst. Introduction, glossaire
et notes bibliographiques de Bernard Roger. Paris, La
Table d'Émeraude, 1992. In-8° broché, 288 p.,
épuisé au catalogue de l'éditeur.
Note de l'éditeur
:
Nous
avons décidé de republier « l'éditio
princeps » des uvres de Grosparmy et de Nicolas
Valois établie par Bernard Roger en 1975 accompagnée
de son travail de recherche biobibliographique.
Ce travail date, mais nous le republions car
il a le mérite « d'offrir des textes inédits
depuis quatre cents ans et de présenter en outre une liste
détaillée de seize manuscrits, ainsi qu'un choix
de notices bio-bibliograhiques rédigées par certains
des copistes de ces manuscrits qui font de ce travail un outil
dont il est aujourd'hui encore difficile de se passer. »
Depuis 1975 un certain nombre de travaux universitaires
ont remis la datation des manuscrits établie par Bernard
Roger, en question. Il les date du XVe siècle. Grâce
aux travaux de recherche de Didier Kahn nous savons maintenant
qu'ils datent du XVIe siècle et nous en savons beaucoup
plus sur l'existence réelle de cette « confrérie
d'adeptes ».
25 euros (code
de commande : 16399).
VIÉNET
(René) Enragés et situationnistes dans
le mouvement des occupations. Paris, Gallimard, 1968. In-8° broché, 316 p.,
illustrations, (collection « Témoins »).
En quatrième
de couverture :
Depuis le mois de mai 1968, tous les commentateurs
se sont interrogés sur la part exacte de l'Internationale
situationniste dans l'explosion qui a ébranlé la
société française.
À lire les tracts et les inscriptions,
à vivre cette révolution d'un nouveau style, chacun
sentait que le situationnisme, « théorie d'une révolution
apparemment sans théorie », avait donné son
génie à la fête et joué dans l'inspiration
du mouvement un rôle sans commune mesure avec le petit
nombre de ses adhérents. En revanche, depuis le scandale
de l'Université de Strasbourg en décembre 1966,
où la Dresse notait l'apparition des « figures inquiétantes
de l'I. S. », on avait surtout remarqué l'intransigeance
avec laquelle ces extrémistes refusaient tout contact
avec les formations gauchistes, qualifiées de bureaucratiques,
et la véhémence de leur critique du milieu étudiant.
Ils semblaient vouloir porter le désordre
ailleurs ; et l'I.S. avait déjà élaboré
la plate-forme commune des ouvriers en lutte contre leurs syndicats
et des blousons politisés.
Au nom du groupe, l'un d'eux, René Viénet,
propose l'analyse de cette période et expose ce qu'ont
réellement fait « le groupe des Enragés »
à Nanterre, le premier « comité d'occupation
de la Sorbonne », puis le « conseil pour le maintien
des occupations ». Parmi les nombreux documents, souvent
inédits, à côté des tracts, chansons,
photos, « comics » dont les situationnistes ont fait
un genre, on trouvera notamment le déjà célèbre
pamphlet, publié à Strasbourg en 1966, De la
misère en milieu étudiant.
Les situationnistes s'étaient fait connaître
comme un groupe international de théoriciens qui avaient
entrepris une critique radicale de la « société
moderne ». Les voici dans l'action.
35 euros (code
de commande : 14671).
[VIGÉE
(Claude)]. Colloque de Cerisy. La terre et le souffle. Rencontre
autour de Claude Vigée. 22-29 août 1988. Sous la direction d'Hélène Péras
et Michèle Finck. Paris, Albin Michel, 1992. In-8°
collé, 409 p., (collection « Bibliothèque
Albin Michel - Idées »), petit cachet ex-libris
à la page de faux titre, bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
La voix de Claude Vigée est celle d'un
des plus grands poètes de ce siècle, consacré
par le Hebel Preis et le Grand Prix de poésie de la Société
des gens de lettres. Sa parole n'est à aucun moment séparable
d'une écoute exemplaire des autres voix : celle des
poètes du passé et d'aujourd'hui dont, comme essayiste,
critique et traducteur, il donne à entendre le souffle
et la présence ; celle de la terre d'origine et de
la terre du devenir, de la Basse-Alsace à Jérusalem,
en passant par l'exil aux États-Unis, à travers
la diversité des langues, les souvenirs de l'errance et
ceux d'une enfance où apparaissent très tôt
les signes du destin ; celle enfin d'une Parole sacrée
inlassablement lue et méditée dont les souffrances
d'un peuple incarnent dans l'histoire la perte et l'espérance.
Cet ouvrage regroupe les Actes du Colloque
consacré à Claude Vigée, réuni à
Cerisy-la-Salle en août 1988. Critiques, philosophes, psychanalystes
de toutes confessions, parmi lesquels Emmanuel Lévinas,
le R.P. Bernard Dupuy, Olivier Clément, Stéphane
Mosès, Marc Faessler et Jean-Michel Delacomptée,
soulignent les multiples facettes d'une inspiration, d'une écriture
et d'une uvre dont la portée est,"au plus profond
de son sens, une ouverture, un passage, offerts à l'écoute
réciproque, vers l'unité.
Table des matières :
Avertissement.
La rencontre.
- Une identité
pour l'universalité, par Luc Balbont.
- Surgir, à
partir de Claude Vigée, par Betty Rojtman.
- Rencontre de l'homme,
communion de croyants, par Robert Masson.
L'itinéraire : du lieu aboli
à la terre retrouvée.
- Penser après
la Shoah, par Philippe de Saint Cheron.
- Enracinement ou
fidélité : les quatre terres, par Emmanuel
Levinas.
- Sacralisation ou
sanctification de la terre, par David Banon.
Les origines linguistiques.
- Langue et origine
- La poésie alsacienne de Claude Vigée, par
Adrien Finck.
- Le yiddish alsacien
dans l'uvre de Claude Vigée, par Astrid Stark.
L'errance et l'exil.
- Figures de l'errance,
par Alain-Michel Boyer.
- Claude Vigée
entre L'Exil et le Royaume, par Lionel Cohn.
- L'exil voulu,
par Jean-Michel Delacomptée.
La parole, l'écriture, le chant.
- L'écriture
de la parole, par Georges-Elia Sarfati.
- Le poète
et le lévite, par Ruth Reichelberg.
- Parler dans la
crainte et la jubilation, par Pascl Riou.
Formes et sources de la création.
- L'écriture
comme mode de vie juif, par Francine Kaufmann.
- L'esthétique
du judaïsme, par Jean Halpérin.
- Claude Vigée
et la Shoah. Remarques sur l'éthique, par Charlotte
Wardi.
La poésie, la lecture, la mémoire
(I).
- Poésie et
critique de la poésie : Claude Vigée et Benjamin
Fondane, par Michel Élial.
- Claude Vigée,
lecteur et traducteur de Rilke, par Pascal Culerrier.
- L'esthétique
de la présence, par Stéphane Mosès.
La poésie, la lecture, la mémoire
(II).
- Exégèse
et littérature, par Bernard Dupuy.
- Le sujet du sacrifice,
par Marc Faessler.
- Claude Vigée
et le couple baudelairien, par Edward K. Kaplan.
Figures et images.
- Les images élémentaires,
par Vincent Wackenheim.
- Figures de l'ange
dans l'uvre de Claude Vigée, par Hélène
Péras.
- L'exemple du
mashal, par David Mendelson.
La poésie, le son, le souffle.
- La poétique
du son dans l'uvre de Claude Vigée : de La Vallée
des ossements à Noyaux puisants, par Michèle
Finck.
- La poésie,
la parole, le vent, par Yves Clair.
- Approche de L'Été
indien, par Arlette Albert-Birot.
Le centre et le passage.
- Pâque de la
parole : la fécondité d'une notion, par
Serge Meitinger.
- Approches de Dieu
dans les ouvrages récents de Claude Vigée,
par Olivier Clément.
Messages.
- Étincelante
unité, par Georges-Emmanuel Clancier.
- Claude Vigée
: la coupure et l'exil, par Anne Clancier.
- Figures, par
Jean-Yves Lartichaux.
- Vivre, vivre !,
par François-René Daillie.
Entretien avec Claude Vigée.
Biographie - Bibliographie.
15 euros (code
de commande : 15373).
La
voix des phénomènes. Contributions à une phénoménologie
du sens et des affects.
Sous la direction de Robert Brisart et Rapahël
Célis. Bruxelles, Facultés Universitaires Saint-Louis,
1995. In-8° collé, 461 p., (collection « Publications
des Facultés Universitaires Saint-Louis »,
n° 70), cachet ex-libris à la page de faux-titre.
Sur la couverture :
Ce
volume est le fruit d'une réflexion menée autour
du thème de l'affectivité, des émotions,
des passions, du désir, dans l'horizon du sens. La relation
vivante à autrui et au monde, la condition charnelle et
relationnelle de l'homme, l'infinitude de ses aspirations et
la finitude de ses réalisations en constituent tout à
la fois les présupposés et les données phénoménologiques
de base. Mais ce livre est né avant toute chose de l'amitié
que Ghislaine Florival a fait naître autour d'elle, qu'elle
a pratiquée sans relâche, dont elle vit et dont
elle a fait vivre l'institution qu'elle a servie pendant presque
quarante ans. C'est en hommage à son uvre et à
son action au sein du monde universitaire que ces études
ont été composées et rassemblées.
Table des matières :
- Les médiations du sens
: langage et existence, par Jean Ladrière.
- Statut mythique de l'affectivité
et dialectique dans le Phèdre, par Lambros Couloubaritsis.
- La confiance au monde. De l'Ur-doxa
husserlienne à la Pistis des Présocratiques,
par Pierre Destrée.
- Amour et mélancolie. L'ontologie
du désir chez Platon et les romantiques allemands,
par Raphaël Célis.
- Articulation et communication. L'exemple
de la littérature, par Pol Vandevelde.
- L'essence lyrique de l'art abstrait.
Contribution à une esthétique de la Stimmung,
par Laurent Van Eynde.
- L'affectivité de la couleur,
par Maria Villela-Petit.
- « Ce qui se voit en nous ».
La peinture et le narcissisme de l'Être dans L'il
et l'esprit de M. Merleau-Ponty, par Mauro Carbone.
- Le langage et l'expérience
corporelle de l'affect, par Eric Clemens.
- « Pathologia sacra »
: les affects de l'Écriture Sainte, par Jean Greisch.
- Indifférence et philosophie,
par Françoise Dastur.
- La dimension esthétique de
la rencontre, par Michèle Gennart.
- Quelques réflexions à
propos du plaisir de (faire) rire, par Regnier Pirard.
- L'affect et le phénomène.
Remarques sur la phénoménologie hylétique,
par Daniel Giovannangeli.
- L'éthique des convictions
et le rapport à la vie originaire. Critique de la lecture
habermassienne de Husserl, par Marc Maesschalck.
- La psychologie comme phénoménologie
transcendantale : Husserle et au-delà de Husserl,
par Marc Richir.
- Existence, co-existence, affectivité
: hypothèses pour une ontologie différente,
par Franck Tinland.
- Référence et traduisibilité
chez Husserl. Approche phénoménologique de la commensurabilité
du sens, par Robert Brisart.
25 euros (code
de commande : 17386).
VOLNEY
(Constantin-François)
La
loi naturelle ou catéchisme du citoyen français. Édition
complète et critique (Textes de 1793 et de 1826) par Gaston-Martin.
[Préface de Georges Lefebvre.] Paris, Colin, 1934.
In-8° broché, VIII + 161 p., (collection « Les
Classiques de la Révolution Française »),
exemplaire non coupé.
13
euros (code de commande : 261/65).
[VOLTAIRE]. ORIEUX (Jean)
Voltaire. Paris,
Flammarion, 1966. Fort in-8° sous reliure et Rhodoïd
d'éditeur, 827 p., un cahier d'illustrations.
12 euros (code
de commande : 5668).
VORAGINE
(Jacques de)
La légende dorée. Introduction, adaptation
et notes de Michel Léturmy. Paris, Club Français
du Livre, 1956. In-8° sous reliure et jaquette muette d'éditeur
et réalisé d'après les maquettes de Daniel
Giessner, XVIII, 336 p., vignettes, (collection « Merveilles »),
exemplaire numéroté (n° 1224) en très
bonne condition.
Table :
- Introduction.
- Prologue.
- Sainct Andrieu (André) - Sainct
Nicolas - Saincte Luce (Lucie) - Saincte Agnès - Sainct
Vincent - Saincte Julienne - Sainct Jehan (Porte Latine) - Sainctz
Quirice et Julite - Sainct Pierre (Apostre) - Saînct Alexis
- Saincte Marie Magdaleine - Sainct Christophe - Sainct Bernard
- Saincte Marguerite - Les 7 Dormans - Sainct Dominique - Saincte
Marthe - Sainct Jacques - Sainctz Jehan et Pol - Sainct Paul
(Apostre) - Sainct Antoine - Saincte Cristine - Sainct Loup -
Sainct Marc - Les Onze mille vierges - L'assumption de nostre
Dame - Saincte Marine - Sainct Estienne - Sainct Pancrace - Saincte
Marie Égyptienne - Sainct Françoys - Saincte Thays.
- Notes.
- Lexique des noms propres.
- Glossaire.
- Bibliographie.
18 euros (code
de commande : 18181).
WEYSEN
(Alfred) L'Île des Veilleurs. Le message exceptionnel d'une civilisation
supérieure à la nôtre anéantie il
y a des milliers d'années. Saint-Graal et fabuleux trésor
des Templiers dans une ville souterraine des gorges du Verdon. Paris, Arcadie, 1972. In-8°
broché, 540 p., illustrations in et hors texte, une
grande planche à déplier in fine.
En quatrième
de couverture :
L'Île des Veilleurs n'est pas
un Essai, mais le récit de la lente et extraordinaire
découverte en Provence (Gorges du Verdon) du légendaire
Temple du Saint Graal, objet de la fabuleuse Quête des
Chevaliers de la Table Ronde du Roi Arthur.
Ce Temple pythagoricien et celte est « le
Temple Volant d'Hyperborée » révélé
par Platon, caché sous un ahurissant zodiaque de 15 kms
de diamètre aux figures traditionnelles des Constellations.
Celles-ci tracées comme des bandes dessinées
modernes, par le contraste très net des bois et de la
rocaille ou « terre gaste », par les sentiers
et chemins millénaires suivis par les troupeaux, avec
une précision qui déconcerte les savants, ne
peuvent être vues que par voie aérienne.
Ces signes zodiacaux identifié chacun
par un lieu-dit respecté par les siècles, se situent
autour de l'immense figure centrale (5 km) d'un chameau-dromadaire,
symbole d'Apollon-Dromas (Soleil) dans l'Antiquité, sur
la tête duquel se dresse un magnifique rocher taillé
en forme de chameau lui aussi, dominé par les ruines de
la Forteresse solaire Kamelaot du Roi Arthur.
Ce Graal ou Gross Aal ou Grand Temple en celte
pose le problème de connaissance scientifiques et techniques
étonnantes, mais secrètes d'une poignée
de Grands-Prêtres de la Haute Antiquité, Astronomes-Veilleurs
du Monde entier connaissant très bien la précession
des équinoxes, ayant fabriqué et diffusé
les mythologies et les religions, symboles naïfs, mais d'une
profondeur insoupçonnée à l'usage et au
niveau de peuples bergers, cultivateurs ou guerriers, du monde
antique.
Cette Gnose supérieure, paraissant venir
« d'ailleurs », coïncide avec une
Géographie sacrée affirmant une maîtrise
intellectuelle et scientifique du Cosmos, comparable, sinon supérieure
à la Science et à la Technique contemporaines,
et qui calqua religieusement le contour de Jérusalem sur
celui de Rome, celui de Rome sur le tracé de l'Arcadie
grecque, ce dernier sur celui d'Aeria-zodiaque du Verdon, véritable
Jérusalem céleste s'identifiant aux affirmations
de René Guénon.
C'est sous ce Zodiaque, Temple du Graal abritant
la Doctrine secrète de Pythagore ou Aporreta, symbolisée
par le carré magique Sator de Pompéi et des commanderies
templières, qu'un tableau cryptogramme, message Rose-Croix
situe le Grand Trésor des Templiers et la Pierre Philosophale
des Alchimistes, symbole d'une Connaissance secrète, ésotérique
des Lois de l'Univers, cachée sous une cabale phonétique
monumentale, dont la Franc-maçonnerie et les Compagnons
constructeurs des Cathédrales ont détenu quelques
clés.
Ainsi, le Christianisme se révèle
une religion zodiacale, astronomique, pythagoricienne et grecque,
succédant aux Religions zodiacales du Bélier (Amon)
du Taureau (crête) et des Gémeaux (Colchide), mise
au point par les Veilleurs à l'entrée du Soleil
dans le Signe des Poissons, mais truquée par les politiciens,
les marchands du Temple, et les mauvais Prêtres.
L'Île des Veilleurs est le résultat
des recherches minutieuses de l'auteur, ingénieur universitaire,
spécialiste de l'Automation qui mécanisa et automatisa
les plus importantes usines européennes.
Ce n'est donc l'uvre ni d'un mystique,
ni d'un rêveur, mais c'est en suivant minutieusement, le
fil d'Ariane tendu par les Rose-Croix qu'il est parvenu à
cette découverte dont les dimensions étonnent certains,
et font peur à d'autres.
35 euros (code
de commande : 15989 -
vendu).
WIEVIORKA (Michel)
Sociétés et terrorisme. Paris, Fayard, 1988. In-8° broché,
565 p., (collection « Mouvements » 5), quelques soulignements
crayonnés.
13 euros (code
de commande : 7149).
WITTGENSTEIN
(Ludwig) Recherches philosophiques. Traduit de l'allemand par Françoise
Dastur, Maurice Élie, Jean-Luc Gautero, Dominique Janicaud,
Élisabeth Rigal. Avant-propos et apparat critique d'Élisabeth
Rigal. Paris, Gallimard, 2005. In-8° collé, 367 p.,
(collection « Bibliothèque de Philosophie »),
exemplaire et très bel état.
En quatrième
de couverture :
uvre
maîtresse de la seconde manière wittgensteinienne,
les Recherches philosophiques ont été à
maintes reprises remises sur le métier par leur auteur.
Elles ne constituent pas un texte achevé, mais un work
in progress : la version imprimée de la première
partie est en fait une troisième version de l'ouvrage
(elle fut rédigée pendant l'année universitaire
1945-1946 et il semble bien que Wittgenstein la retravaillait
encore à la veille de sa mort), et la seconde partie provient
d'un manuscrit issu de la réélaboration et de la
réorganisation de matériaux contenus dans différents
textes écrits entre 1945 et 1949.
Publiées en 1953 après la mort
de Wittgenstein par deux de ses exécuteurs littéraires
(G. E. M. Anscombe et R. Rhees) et saluées dès
leur parution par des comptes rendus substantiels et élogieux,
signés de noms célèbres (N. Malcolm, P.
F. Strawson, J. N. Findlay et P. K. Feyerabend), dont l'un présente
Wittgenstein comme « le premier philosophe de l'époque
», les Recherches se sont très vite imposées
non seulement comme un texte de référence en philosophie
du langage, mais aussi comme un classique de la philosophie contemporaine.
Elles ont eu une influence considérable sur divers courants
dominants de la philosophie de la fin du XXe siècle (principalement
outre-Manche et outre-Atlantique, mais aussi en Allemagne à
travers K. O. Apel), et elles sont à la source de bien
des débats actuels qui débordent très largement
le cadre de la philosophie académique.
À vrai dire, elles occupent une position
singulière dans le champ contemporain qui tient notamment
à leur remise en question des sublimités métaphysiques
et des réductionnismes en tout genre et à leur
refus catégorique de toute théorie de la signification
et de toute quête d'une terre ferme de l'origine refus
qui les tient à l'écart, d'une part des ambitions
de la tradition analytique, et d'autre part des présupposés
de la tradition continentale, et qui les conduit sur la voie
d'une analytique de la quotidienneté dont on n'a certainement
pas fini de mesurer la fécondité.
19 euros (code
de commande : 17620).
WITTGENSTEIN
(Ludwig) et ENGELMANN (Paul) Lettres, rencontres, souvenirs.
Sous la direction
d'Ilse Somavilla en collaboration avec Brian McGuinness.
Traduit de l'allemand par François Latraverse. Paris,
Éditions de l'Éclat, 2010. In-8° broché,
251 p., quelques illustrations, (collection « Philosophie
Imaginaire »), bel exemplaire.
En quatrième
de couverture :
Cet
ouvrage rassemble pour la première fois ce qui a été
retrouvé de la correspondance échangée de
1916 à 1937 entre l'architecte Paul Engelmann et Ludwig
Wittgenstein. S'y ajoutent des lettres de quelques proches qui
permettent de reconstituer le cercle d'amis du philosophe au
moment de la Première Guerre mondiale et de la rédaction
du Tractatus logico-philosophicus, dont on peut suivre
ici la genèse. L'ouvrage contient également le
« Mémoire » qu'Engelmann a consacré
à Wittgenstein, ainsi que de nombreuses notes inédites
qui témoignent de l'importance des liens d'amitié
entre les deux hommes et de l'influence qu'ils exercèrent
l'un sur l'autre en ces années difficiles, qui ont vu
l'effondrement de l'Empire austro-hongrois et la naissance d'une
pensée qui allait devenir l'une des plus originales du
XXe siècle.
Paul Engelmann est né en 1891 à
Olmütz (Moravie). Il fut l'élève d'Adolf Loos
et un collaborateur de Karl Kraus, avant de quitter l'Autriche
en 1934 pour s'installer en Palestine, où il a poursuivi
son travail d'architecte jusqu'à sa mort à Tel-Aviv
en 1965.
15 euros (code
de commande : 16166).
WOLLEH (Lothar) Le Concile. Concile
de Vatican II avec la collaboration du père Emil Schmitz,
Radio Vatican. Introduction de son éminence le Cardinal
Eugène Tisserant. Listes des pères conciliaires.
Genève, Edito-Service/Cercle du bibliophile, 1966. In-folio
sous cartonnage frotté d'éditeur, 120 p.+ XVII,
héliogravures en couleurs.
50 euros
(code de commande : 9303).

9303 |
9304 |
[WOLLEH (Lothar)]. PAUL
VI Apostolorum
limina. La Bulle d'indiction Apostolarum limina de
l'année sainte 1975. Postaface de Richard Mathes. Bruxelles, Arcade, 1975. In-folio sous reliure et
jaquette d'éditeur, 66 feuillets non chiffrés,
reproductions en couleurs. Bel exemplaire.
Ce texte est publié
en latin, anglais, espagnol, allemand, portugais, italien et
néerlandais.
70 euros
(code de commande : 9304).
ZENKOVSKY
(Basile) Histoire de la philosophie russe. Tomes I et II (complet). Traduit
du russe par C. Andronikoff. Paris, Gallimard, 1992. Deux volumes
in-8° collés, 521 et 512 p., (collection « Bibliothèque
de Philosophie »), bel exemplaire malgré les
couvertures un peu jaunies.
En quatrième
de couverture :
En
faisant du passé table rase, la révolution a donné
l'illusion que la seule vraie philosophie russe était
le marxisme-léninisme et a laissé croire que tout
ce qui précédait l'avènement de ces « lumières »
n'était qu'obscure pensée religieuse. En outre,
la stature particulière des grands écrivains du
XIXe et du XXe siècle a indirectement porté ombrage
à la tradition théologique et philosophique.
Or il existe une vie philosophique russe authentique,
dont les racines remontent à l'empire byzantin. Il n'est
pas non plus étonnant de constater que les grands courants
de la pensée européenne depuis la Renaissance ont
exercé une influence réelle en Russie. Mais les
penseurs russes ne se sont pas contentés d'enregistrer
ni de traduire la pensée européenne. Ils ont eux
aussi développé des courants originaux même
si, comme partout ailleurs, on peut aujourd'hui repérer
une période des Lumières, un hégélianisme,
un romantisme, la présence du néo-kantisme, celle
de la phénoménologie, etc.
Ce qui frappe également c'est, malgré
tous les bouleversements politiques, l'extraordinaire continuité
de la réflexion philosophique et l'originalité
des penseurs dont certains comme Berdiaev, Soloviev, Chestov
permettent de donner aux thèmes plus occidentaux un éclairage
neuf, et c'est aussi le fait que l'écrasement de la pensée
libre n'a tout de même pas réussi à complètement
interdire que se maintienne la tradition.
Le volume I couvre la période qui va
de Byzance au XIXe siècle ; le volume II traite des
grands systèmes de la fin du XIXe siècle et de
tout le XXe siècle, y compris la « philosophie
soviétique.
Les deux volumes
: 25 euros (code de commande : 17153). |