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AGULHON (Maurice)
Pénitents et Francs-Maçons de lancienne
Provence. Essais
sur la sociabilité méridionale. Paris, Fayard, 1984. In-8° broché,
XIII + 454 p., (Ferrer, 1078).
16 euros (code
de commande : 4817).
ALAIN Humanités. Paris, Presses Universitaires de
France, 1960. In-12 broché, 219 p.
7,50 euros
(code de commande : LF/3025).
ALAIN Propos
sur le bonheur.
Paris, Club Français du Livre, 1964. In-8° sous reliure
et Rhodoïd d'éditeur, 190 p., exemplaire numéroté,
(collection « les Essais », 21).
15 euros (code
de commande : 47/63).
ALAIN Propos
sur le bonheur.
Paris, Gallimard, 1962. In-12 broché, 277 p., bel exemplaire
en partie non coupé.
6,50 euros
(code de commande : 9788).
ATHENOUX (André)
Le Christ crucifié au pays de Mao. Paris-Colmar, Alsatia, 1968. In-8°
broché, 235 p., illustrations hors texte.
Sur la couverture :
« L'abbé Athenoux est un grand voyageur. Dans la
préface consacrée à l'un de ses récents
ouvrages Vainqueurs de l'alcool à travers le monde,
le Dr Champeau, dit de lui : « ce centaure de Dieu moderne
qui galope... en avion à travers le monde ».
L'abbé Athenoux publiait en effet en 1963, aux Editions
Vitte Au-delà du rideau de fer, suite à
un périple en Russie soviétique, suivi de près
de Tournée aux U.S.A. (Edit. Dominicaines 1966).
Il s'est passionné en particulier pour les problèmes
de l'Église persécutée dans les pays communistes.
Après deux voyages en Europe Centrale où il prenait
contact avec les diverses « Églises du silence »
(Hongrie, Tchécosiovaquie, Roumanie, Bulgarie, etc.),
en 1966, il sillonnait la Chine de Mao au moment de l'explosion
de la fameuse Révolution culturelle.
D'où le Christ crucifié au pays de Mao.
Au centre du livre, le martyrologe chinois. Précédant
cette image, la recherche des causes de la persécution
chinoise et ses diverses formes minutieusement analysées.
L'accompagnant, un témoignage vécu sur la situation
actuelle.
Le lecteur accueillera ce témoignage comme de quelqu'un
qui ayant entendu « à l'oreille et dans le secret
» est poussé par une force irrésistible à
crier sur les toits mais aussi de quelqu'un qui s'est plié
à un effort patient d'objectivité et d'impartialité.
Dans une lettre élogieuse, Mgr Guerry, ancien Archevêque
de Cambrai, félicite l'auteur de « s'attaquer à
un problème aussi délicat, complexe et actuel »,
soulignant son souci très vif d'une information directe
et la richesse de sa documentation.
Le R.P. Manteau-Bonamy O.P., docteur en théologie et expert
du Concile, jugeant l'ouvrage du point de vue doctrinal, le déclare
« irréprochable » et ajoute : « Passionnant
ouvrage... Excellent travail, où l'auteur ne craint pas
de dire clairement tout le mal, mal sans équivoque diabolique
de la persécution en Chine.
En résumé, concernant la Chine éternelle,
d'hier et d'aujourd'hui, un thème d'actualité.
Un document attendu et qui manquait dans les Annales
de notre temps.
Un véritable Dossier, complet, vivant, objectif, passionnant
sur l'Église souffrante, au pays de MAO. »
9 euros (code
de commande : 10213).
AUVERGNE (Dominique)
Regards catholiques sur le monde. Claudel - Stanislas Fumet - J. Maritain - René
Schwob - Gabriel Marcel - Éd. Le Roy - J. Madaule - Emm.
Mounier - Fr. Mauriac - Henri Ghéon - R.P. Forestier -
Chan. Cardijn - Rob. Garric - P. Doncur mont confié... Paris, Desclée de Brouwer,
1938. In-12 broché, 146 p, bande d'annonce.
7,50 euros (code
de commande : 511).
BAECK
(Leo) L'essence du judaïsme. Traduit de
l'allemand et présenté par Maurice-Ruben Hayoun.
Préface de Francis Kaplan. Paris, Presses Universitaires
de France, 1993. In-8° broché, 371 p., (collection
« Questions »).
En quatrième
de couverture :
« La publication de L'essence
du judaïsme (1905, 1922) par Leo Baeck (1873-1956) marque
un événement dans l'histoire intellectuelle et
religieuse du judaïsme européen : l'auteur a
traversé toutes les époques mouvementées
de l'Allemagne : né sous Bismarck, il connaîtra
la Grande guerre avec la défaite, la République
de Weimar, l'avènement du national-socialisme, les camps
de concentration, notamment celui de Theresienstadt,et enfin
la libéralisation, suivie de peu par la création
de l'État d'Israël.
C'est dire la stature historique d'un tel auteur
et la signification d'une telle uvre. Baeck montre que
la religion juive est principalement une éthique qui véhicule
des enseignements de portée universelle. On distingue
sans peine l'influence du kantisme et de son représentant
majeur, Hermann Cohen dont Baeck méditera les enseignements.
L'essence du judaïsme peut aussi
être considéré comme le testament ou le legs
spirituel des juifs d'Allemagne qui n'ont pas disparu sans laisser
une postérité digne d'eux. »
15 euros (code
de commande : 13890).
BALIBAR
(Étienne) Cinq études
du matérialisme historique. Paris, Maspero, 1974. In-8° broché, 295 p., (collection
« Théorie »).
10
euros (code de commande : 118/58).
BARTHES
(Roland) L'obvie et l'obtus. Essais critiques III. Paris, Seuil, 1982. In-8° broché,
282 p., illustrations, (collection « Tel Quel »).
En quatrième
de couverture :
« Il me semble distinguer trois niveaux de sens. Un niveau
informatif, ce niveau est celui de la communication. Un
niveau symbolique, et ce second niveau, dans son ensemble, est
celui de la signification. Est-ce tout ? Non. Je lis,
je reçois, évident, erratique et têtu, un
troisième sens, je ne sais quel est son signifié,
du moins je n'arrive pas à le nommer, ce troisième
niveau est celui de la signifiance.
Le sens symbolique s'impose à moi par une double détermination
: il est intentionnel (c'est ce qu'a voulu dire l'auteur) et
il est prélevé dans une sorte de lexique général,
commun, des symboles : c'est un sens qui va au devant de moi.
Je propose d'appeler ce signe complet le sens obvie. Quant
à l'autre sens, le troisième, celui qui vient «
en trop », comme un supplément que mon intellection
ne parvient pas bien à absorber, à la fois têtu
et fuyant, lisse et échappé, je propose de l'appeler
le sens obtus. »
9 euros (code
de commande : 9358).
BAUDRILLARD (Jean)
De la séduction. Paris, Galilée, 1979. In-8° broché,
248 p., (collection « L'Espace critique »).
7,50 euros
(code de commande : 4532).
BENDA (Julien) Belphégor. Essai sur lesthétique
de la présente société française. Sixième édition. Paris,
Émile-Paul, 1919. In-12 broché, 214 p.
10 euros (code
de commande : 3153).
BENDA (Julien)
Lettres à Mélisande pour son éducation philosophique.
Paris, Le Livre, 1925.
In-12 broché, 164 p.
10 euros (code de commande : 3155).
[BENDA]. REVAH (Louis-Albert)
Julien Benda. Un misanthrope juif dans la France de Maurras. Paris, Plon, 1991. In-8° collé,
265 p., (collection « Biographique »).
En quatrième
de couverture :
« Au moment où la France
s'apprête à célébrer le bicentenaire
de l'émancipation des Juifs, le destin contrasté
de Julien Benda (1867-1956), le plus assimilé des Juifs
français, auteur de la célèbre Trahison
des clercs, rappelle toute la complexité de la question
juive.
Le brillant essayiste, l'un des plus en vue
des années trente, est, certes, hors normes : l'ancien
dreyfusard devient ardent nationaliste, se rapproche de la droite
et même de Maurras, avant de déclarer la guerre
à la bourgeoisie française et de se comporter,
après 1945, en pur stalinien. Mais ce parcours, autant
que sa destinée personnelle, illustre les difficultés
de la condition juive dans une France qui n'avait pas résisté
à l'antisémitisme. »
11 euros (code
de commande : 11702).
[BENJAMIN
(Walter)]. PULLIERO (Marino) Le désir d'authenticité.
Walter Benjamin et l'héritage de la Bildung allemande.
Paris, Bayard,
2005. In-8° broché, 1054 p.
En quatrième
de couverture :
« Cette biographie intellectuelle
de Walter Benjamin est en même temps un travail d'histoire
de la culture qui s'attache à brosser une fresque de l'Allemagne
wilhelminienne, comme à en dégager une ligne directrice :
le désir d'authenticité. Cet axe dominant résulte
de l'analyse des courants et des conflits philosophiques, esthétiques,
religieux et politiques qui animèrent l'Allemagne au tournant
du XIXe siècle et qui se manifestèrent dans toute
leur ampleur, juste après la fin de la Première
Guerre mondiale, comme un rejet du monde d'avant 1914. Toutes
les grandes thématiques sont abordées par l'ouvrage:
la critique de la culture (puissamment entretenue par l'influence
nietzschéenne), la transformation de la vie et de la sensibilité
au sein des grandes métropoles modernes, les différentes
faces de la refonte de l'identité juive (les sionismes
et les réactions qu'ils déclenchèrent),
les mouvements de jeunesse et leurs idéologies du retour
à la nature et au corps, les conflits religieux autour
de la problématique de la sécularisation et du
désenchantement, les thèmes socio-politiques de
la « communauté » opposée à
la « société », enfin la question de
la philosophie de l'histoire et celle, plus philosophique, de
la conception nouvelle de l'expérience réagissant
au positivisme et au scientisme.
Ce livre est l'histoire d'une formation ; mais
si la figure de Benjamin apparaît à ce point exemplaire,
c'est que les éléments de cette formation ont exercé
leur influence bien au-delà de la Grande Guerre, et jusque
dans la réception contemporaine et, notamment, française,
de cet auteur. L'ouvrage nous propose ainsi un miroir de nos
propres conflits en nous offrant les moyens de retrouver leurs
racines et de reconstituer leur généalogie. »
30 euros (code
de commande : 14260).
BENOIST (Jean-Marie)
Tyrannie du logos. Paris,
Minuit, 1975. In-8° broché, 187 p., (collection «
Critique »), cachet d'appartenance. Épuisé
chez l'éditeur.
7,50 euros (code
de commande : 6624).
BENOIT (Félix et
Bruno) Hérésies et diableries à
Lyon et alentours.
Le Coteau/Roanne, Horvath, 1987. In-8° broché, 167
p., illustrations.
15 euros (code
de commande : 140/70).
BERESNIAK
(Daniel) Le labyrinthe image du monde. Les détours et les contours
du devenir. Paris,
Detrad, 1996. In-8° broché, 195 p., exemplaire
en parfait état.
En quatrième
de couverture :
Tracé d'un parcours fait de détours,
le labyrinthe égare et conduit. Prison, refuge et passage,
il trace les voies sinueuses qui relient la perception au sens,
le désir à l'idée et à l'acte.
L'exploration de l'image commence au palais
des rois Minos avec ses légendes autour de Dédale,
du Minotaure, de Thésée et d'Ariane. Elle se poursuit
en d'autres lieux et en d'autres temps : la préhistoire
et ses labyrinthes de pierre, l'Égypte pharaonique, les
labyrinthes à une seule voie des cathédrales, les
jardins où l'on s'égare, la ville et ses méandres.
Ces constructions illustrent les pérégrinations
du sens. L'étymologie grecque le palais des haches
renvoie à la violence (lab = prendre, saisir)
et, retranscrit en latin au Moyen Âge, le mot donne lieu
à un jeu de mot présenté comme une explication,
labor intus, peiner en dedans, autour de laquelle
se développe l'idée de l'uvre chez les alchimistes.
Puis le mot entre dans la littérature des langues parlées
en Europe pour illustrer les rites sociaux et les parades d'Amour
: c'est le labyrinthe d'amour. C'est aussi la rencontre
avec le maze en Angleterre.
Repris par les conteurs et les poètes,
génération après génération,
la métaphore du labyrinthe porte le sens du monde, de
la réalité dans son ensemble, dans ses ramifications
et ses modalités.
Les détours sur le chemin permettent
à la fantaisie et à l'inattendu de se manifester.
Et c'est l'imprévisible qui fonde la liberté et
la dignité de chacun.
15 euros (code
de commande : 14369).
BERESNIAK
(Daniel) Le sens de l'initiation sacerdotale. Grand Maître Architecte 12ème.
Royal Arche 13ème. Grand Élu de la Voûte
Sacrée 14ème.
Paris, Detrad, (ca 2004). In-8° broché, 49 p.,
illustrations, exemplaire en parfait état.
Avant-propos :
Il faut se montrer indulgent pour tout ce qui
vient au secours de la faiblesse humaine. La plupart des Adeptes
de l'Art Royal se contentent de recevoir les degrés
symboliques, mais ils ne les possèdent jamais efficacement.
Ils détiennent un trésor, mais ils en ignorent
la valeur et n'en tirent aucun parti. Or, les Hauts Grades n'ont
d'autre mission que de faire progressivement saisir l'ésotérisme
des trois degrés fondamentaux de la Franc-Maçonnerie.
Leur ambition est de permettre aux Adeptes de faire effectivement
leur apprentissage, afin qu'ils puissent devenir de réels
Compagnons, capables d'aspirer à la Maîtrise véritable.
(Extrait de Quartier-La-Tente. « Les Grades
et les rites maçonniques », publié par
le Bureau International de relations maçonniques.)
6 euros (code
de commande : 14374).
BERGSON (Henri)
La pensée et le mouvant. Essais et conférences. Sixième édition. Paris, Félix
Alcan, 1939. In-8° broché, 322 p., (collection «
Bibliothèque de Philosophie Contemporaine »).
9 euros (code
de commande : 3161).
[BERGSON (Henri)]. GILLOUIN
(René) La philosophie de M. Henri Bergson.
Paris, Grasset, 1911.
In-12 broché, 187 p.
5 euros (code
de commande : 4997).
BERNAL
(J.D.), HALDANE (J.B.S.), PIRIE (N.W.) et PRINGLE (J.W.S.)
Une discussion sur l'origine de la vie. Traduit de l'anglais par M.T. et V.
Nigon. Introduction de Marcel Prenant. Paris, Union Rationaliste,
1955. In-8° broché, 221 p., exemplaire en partie
non coupé.
Table des matières
:
- Introduction, par Marcel Prenant.
- Les bases physiques de la vie,
par J.D. Bernal (traduction de The physical basis of
Life, publié en 1952).
- Histoires vitales. Compte rendu des
« Bases physiques de la vie » par J.D.
Bernal, par N.W. Pirie (traduction de Vital Blarney,
publié en 1952).
- Défense de marcher sur les
pelouses, par J.D. Bernal (réponse à
Vital Blarney, traduction de Keep off the Grass,
publié en 1952).
- Les origines de la vie, par J.B.S.
Haldane (traduction de The Origins of Life, publié
en 1954).
- L'origine de la vie, par J.D.
Bernal (traduction de The Origin of Life, publié
en 1954).
- De la fabrication et de la définition
de la vie, par N.W. Pirie (traduction de On making
and recognizing life, publié en 1954).
- L'évolution de la matière
vivante, par J.W.S. Pringle (traduction de The
Evolution of living Matter, publié en 1954).
12 euros (code
de commande : 14115).
BERTEAUX
(Raoul) La symbolique de la loge de perfection. 4e au 1e degré du R.E.A.A.
Paris, Éditions
Maçonniques de France, 2003. In-8° collé, 327 p.,
exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
« Après La Symbolique
au Grade de Maître, puis les ouvrages consacrés
aux deux premiers « Grades bleus », voici la Symbolique
de la Loge de Perfection, du 4e au 14e degré du R.E.A.A.
Ébauche de la vaste réflexion
sur le Rite de l'auteur, cet ouvrage met en relief les thèmes
initiatiques, les mythes et les nombres qui sous-tendent les
rituels, complexes et parfois divergents, des premiers hauts
grades d\i Rite Écossais : allant bien au-delà
des « Thuileurs » ou des gloses plus ou moins verbeuses,
Berteaux décompose les éléments symboliques
de chaque degré, et, les replaçant dans le cheminement
initiatique, leur rend clarté et cohérence.
La Symbolique de la Loge de Perfection
devient ainsi un instrument de travail indispensable à
quiconque, en Franc-Maçonnerie, aspire à aller
plus loin... »
15 euros (code
de commande : 14259).
BICKEL (Lothar)
Le dehors et le dedans. Traduit de lallemand par Robert Rovini. Avant-propos
de Henri Thomas. Paris, Gallimard, 1962. In-12 broché,
239 p., (collection « Les Essais », CVI).
9 euros (code
de commande : 3164).
BORREIL
(Jean) La raison nomade. Textes établis par Christine Buci-Glucksmann,
Geneviève Fraisse et Jacques Rancière.
Préface de Jacques Rancière. Paris, Payot,
1993. In-8° broché, 253 p., (collection « Critique
de la Politique »), exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
« Ce livre retrace la trajectoire
de pensée de Jean Borreil, depuis sa participation aux
Révoltes logiques (1975), jusqu'à sa disparition
en 1992.
Trois gestes scandent sa démarche :
- la nomadisation de la raison, ce mouvement
qui par écarts et détours éloigne la raison
de ses repères classiques de ses origines
et de ses fins et qui, congédiant l'idée
de patrie, lui barre du même coup la voie d'un « impossible
retour à Ithaque » ;
- l'attention prêtée à
Diogène le Cynique, qui dévoile ce qu'occulte la
fondation platonicienne et qui dénonce l'ordre politique
et ontologique du philosophe-roi assignant à chaque catégorie
et à chaque fonction sa place ;
- l'insistance sur notre condition d'exilé
qui conduit par des déplacements multiples à la
redécouverte des singuliers ; ces singuliers ordinaires
qui, à tout moment, peuvent devenir extra-ordinaires.
À parcourir « les antinomies
du spécifique », la raison nomade rencontre
le paradoxe d'une singularité non subjective.
Ainsi s'ouvre une voie étroite et fragile,
précieuse dans sa précarité même :
parier contre l'universalisme qui est la traduction d'une arrogance
et pourtant, loin de toute appartenance identitaire, maintenir
le primat de l'égalité des semblables. L'artiste
ou tout autre exemple de vagabond de l'universel
dessine une autre expérience d'humanité :
l'exposition au déracinement. »
10 euros (code
de commande : 11685).
[BOURDIEU].
LESCOURRET (Marie-Anne) Pierre Bourdieu. Vers une économie du bonheur. Paris, Flammarion, 2008. In-8°
collé, 538 p., illustrations hors texte, (collection
« Grandes Biographies »).
En quatrième
de couverture :
« La sociologie, c'est moi » :
ainsi s'exprime Bourdieu dans les années 70. Il vient
pourtant après Durkheim, Aron, pour ne citer que les Français.
Mais c'est pour lui qu'est créée, en 1981, la chaire
de sociologie du Collège de France : en une trentaine
d'ouvrages, il est devenu l'intellectuel français le plus
influent dans le monde, sans successeur depuis sa mort en 2002,
à l'âge de 72 ans.
Fils de postier, normalien, agrégé
de philosophie, c'est un « sociologue né ».
II pratiquera toujours une sociologie de terrain, fût-elle
relayée par les statistiques, dont il sera l'importateur
en sciences sociales.
C'est au milieu des années 60 que se
lève l'étoile « bourdivine »
le mot est une trouvaille d'Aron, qui lui confie
le Centre de sociologie européenne à son retour
d'Algérie. Bourdieu enseigne alors à l'université
de Lille. Il la quitte assez vite pour rejoindre l'EHESS en devenir,
qui, sous la houlette de Braudel, s'honore d'accueillir les cursus
atypiques.
Après la guerre d'Algérie et
la décolonisation, c'est 68, le marxisme, l'anti-marxisme,
le développement des médias, la starisation des
intellectuels... Bourdieu retrouve Foucault pour dénoncer
Jaruzelski, soutient, avec Deleuze et Baudrillard, la candidature
de Coluche aux présidentielles de 81, pourfend l'économie
libérale, la presse, la droite, la gauche... Il ne se
contente pas de démonter les mécanismes qui font
que l'ordre social se pérennise, notamment parce que les
dominés contribuent à leur domination, il entreprend
aussi de « transformer le monde ». L'ouvrage
qu'il dirige en 1993, La Misère du monde, lui vaut
une véritable reconnaissance populaire.
Omniprésent, des cabinets ministériels
aux manifestations de rue, directeur de collection dans de prestigieuses
maisons d'édition, il possède tous les attributs
du pouvoir qu'il dénonce... Certains ne voient en lui
qu'un jeune homme pauvre assoiffé de revanche sociale,
souhaitant supplanter Sartre dans le rôle de maître
à penser. Lui prétend apporter les analyses nécessaires
à la compréhension des problèmes, et utiliser
sa notoriété à leur solution. »
17 euros (code
de commande : 13391).
BRADEN (Charles Samuel)
Panorama des religions. The World's Religions. Traduit de l'américain par Michel Manoll.
Paris, Buchet/Chastel, 1960. In-8° broché, 317 p.,
(collection « L'Esprit Vivant »).
10 euros (code
de commande : 150/63).
BRUN (Jean) Philosophie de l'histoire.
Les promesses du temps. Paris, Stock, 1990. In-8° broché, 377 p.
En quatrième
de couverture :
« L'homme a cherché à
déchiffrer dans l'histoire la philosophie qui lui permettrait
de dévoiler le secret de la légende des siècles
et de fabriquer la pierre philosophale capable de métamorphoser
le temps impitoyable en guide salvateur. Capter la fuite des
ans pour la transformer en progrès prolonge et renforce
le rêve de Prométhée demandant à la
technique de le rendre maître de la nature.
L'homme a ainsi travaillé à allumer
de nouveaux soleils pour éclairer les voies du devenir;
mais nous risquons de ressembler à Phaéton qui,
voulant conduire le char solaire, faillit incendier la Terre
et embraser les cieux. Car Auschwitz et le Goulag naquirent des
délires rationnels de Clio.
La science et l'histoire ne sont que d'immenses
palais cachant un labyrinthe : celui de notre vie où
nous quêtons toujours l'issue qui nous libérerait
de tous les monstres. Telle est la philosophie que les philosophies
de l'histoire permettent de dégager de leur histoire même
dont les bruits et les hurlements se font passer pour de joyeux
cris de victoire. »
10
euros (code de commande
: 12676).
Cahiers
du Grand Orient de Belgique. N 1-2. 6e Série. Février
1962. Bruxelles, Grand Orient de Belgique, 1962. In-8 agrafé,
63 p.
Ce
volume est en grande partie consacré aux hommages rendus
à G. Beernaert suite à son décès
survenu en janvier 1962. Il s'agit d'une édition bilingue
français-néerlandais.
4 euros (code
de commande : 5347).
Cahiers internationaux
de symbolisme
Pour le détail des
sommaires, consultez le site
Ciephum
2008 119-120-121 : Pour une
origyne à venir. Engagements auprès de Claire
lejeune.
2008 Numéro spécial : « Tempo
di Roma »
2007 116-117-118 : Flore, faune, symbole.
2006 113-114-115 : L'inattendue. Genèse
de la création dans les essais de Claire Lejeune.
2005 110-111-112 : Demain, quelle civilisation
?
2004 107-108-109 : Thérories
et pratique de la création. II. La création
au féminin.
2003 104-105-106 : Thérories
et pratique de la création. Le génie de la différence
nous délivrera-t-il de la tyrannie de l'identité
?
2002 101-102-103 : Apocalypse now. Et depuis
le 11 septembre 2001 ? Qu'est-ce qui a changé dans
le rapport de l'imaginaire avec le réel et le symbolique
?
2001 98-99-100 : Utopies du lieu commun
II. Les arts: quelles visions nouvelles de leur intégration
dans la cité ?
2000 95-96-97 : Utopies du lieu commun.
Le mythe comme lieu commun de la tradition et de la création.
Saint Georges et le dragon.
Chaque volume : 18 euros.
CARCOPINO
(Jérôme)
Le Vatican. Paris, Flammarion/Draeger, 1958.
In-folio sous reliure et jaquette d'éditeur, 224 p., reproductions
en noir et en couleurs. Bel exemplaire.
Note des frères
Draeger :
« De toutes les architectures du Monde, témoignages
du génie et de la foi des hommes, combien sont parvenues
jusqu'à nous autrement que par la légende !
L'une d'entre elles pourtant est intacte et vivante, épargnée
par les invasions, les pilages et les incendies : le Vatican.
L'idée de reproduire par l'image une telle somme de chefs-d'uvre,
nous enthousiasma, nos amis Flammarion et nous. Il fallait en
effet beaucoup d'enthousiasme pour vaincre toutes les difficultés
qu'une pareille entreprise allait rencontrer.
L'autorisation exceptionnelle que nous avons obtenue du Vatican,
nous permettant de faire des photographies, a été,
après l'examen de la première épreuve gravée,
la plus étendue qui ait été accordée
à ce jour.
Les prises de vues terminées, les difficultés ne
l'étaient pas pour autant. La gravure, les corrections
et l'impression ont demandé tous nos soins ; mais ce sont
là des choses auxquelles nos exigences nous ont habitués.
»
70 euros
(code de commande : 9305).
CASTELLI
(Enrico) Les présupposés
d'une théologie de l'Histoire. Préface de Henri Gouhier.
Paris, Vrin, 1954. In-8° broché, 187 p., (collection
« Problèmes et Controverses »), exemplaire
non coupé et à l'état de neuf.
10
euros (code de commande
: 197/57).
CHARLEVOIX (R.P. [Pierre
François Xavier] de)
Histoire
du christianisme au Japon, où l'on voit les différentes révolutions
qui ont agité cette monarchie pendant plus d'un siècle.
Nouvelle édition, devant servir de complément aux
divers recueils de lettres édifiantes. Tomes I et II (complet). Liège,
H. Dessain, 1855. Deux tomes en un volume in-8° sous cartonnage
d'éditeur, XXII + 336 et 334 p., chaque tome est précédé
d'un frontispice et d'une page de titre gravée, rousseurs.
@
Pierre François-Xavier
de Charlevoix (Saint-Quentin, 1682 - La Flèche, 1761)
devint jésuite en 1698. Il fit un premier voyage en Nouvelle-France
où il fut professeur à Québec de 1705 à
1709. Son second voyage outre-Atlantique, de 1717 à 1722,
fut consacré à l'exploration : « il remonta
le fleuve Saint-Laurent et les lacs jusqu'à Michillimakinac,
fit une excursion dans le pays des Illinois, descendit le Mississipi
jusqu'à son embouchure [et] visita Saint-Domingue. »
À son retour en France, il collabora pendant vingt-deux
années au Journal de Trévoux. L'édition
originale de l'Histoire de l'établissement, des progrès
et de la décadence du christianisme dans l'empire du Japon
fut publiée à Rouen, en 1715.
& Cordier,
Bibliotheca Japonica (421-426).
150 euros (code
de commande : 17/64).
CHATELET
(Sous la direction de François)
La philosophie et l'histoire (1780-1880). Paris,
Hachette, 1973. In-8° broché, 381 p., (« Histoire
de la Philosophie », n° 5), couverture rempliée.
9
euros (code de commande : 170/61).
CHATELET
(Sous la direction de François)
La philosophie du monde scientifique et industriel (1860-
1940). Paris, Hachette, 1973. In-8° broché,
349 p., (« Histoire de la Philosophie », n°
6), couverture rempliée.
9
euros (code de commande : 171/61).
CHEVALLIER
(Pierre)
Histoire de la
Franc-Maçonnerie française. Tome II : La
Maçonnerie : missionnaire du Libéralisme
(1800-1877). Paris, Fayard, 1975. In-8° broché,
556 p., (collection « Les Grandes Études Historiques
»).
12 euros (code
de commande : 5348).
CLAUDEL (Paul) Introduction
à l'apocalypse.
Illustrations de Jean Charlot gravées sur bois
par Gérard Angiolini. Paris, Egloff, 1947. In-4°
en feuillets, 62 p., exemplaire numéroté sur vélin
pur fil Johannot, non coupé.
45 euros (code
de commande : 156/70).
CLEMENS
(Eric) La fiction et l'apparaître. Paris, Albin Michel, 1993. In-8°
collé, 282 p., (collection « Bibliothèque
du Collège International de Philosophie »).
En quatrième
de couverture :
« Ce livre a pour origine le désir
d'unifier une double expérience, littéraire et
philosophique, en une synthèse révélatrice
de leurs enjeux actuels. Eric Clemens, qui enseigne la philosophie
à Bruxelles et collabore depuis sa fondation à
la revue littéraire TXT, montre à la fois
comment, dans l'épreuve du langage, s'engendrent les fictions
et comment la fiction, dans son mouvement d'apparaître,
constitue notre rapport au monde.
Après avoir dégagé les
traits constitutifs d'une langue qui ouvre aux phénomènes,
l'auteur tente de dépasser la conception subjective de
la fiction et les différentes théories de l'imagination.
Il esquisse alors une phénoménologie de la fiction
où le sujet, entre la représentation et l'irreprésentable
du réel, cherche à donner figure, rythme et narration
au monde de la vie.
Alors que les liens entre littérature
et philosophie font l'objet d'une attention de plus en plus soutenue
de la part des philosophes (Deleuze, Derrida, Ricur
),
Eric Clemens apporte une contribution importante à la
compréhension de l'expérience littéraire. »
13 euros (code
de commande : 13954).
COMTE-SPONVILLE
(André) Impromptus. Paris, Presses
Universitaires de France, 1996. In-8° broché, 191
p., (collection « Perspectives Critiques »).
En quatrième
de couverture :
« Philosopher, c'est penser sa vie
et vivre sa pensée. Entre les deux un décalage
subsiste pourtant, qui nous constitue et nous déchire.
C'est de quoi la philosophie, souvent, n'est que la dénégation.
À quoi bon tant penser, si c'est pour vivre si peu ?
La paranoïa, disait Freud, est « un système
philosophique déformé » ; et un
système philosophique, ajouterais-je volontiers, est une
paranoïa réussie.
On voudrait ici essayer autre chose autre
chose que cette paranoïa des systèmes, autre chose,
même, que cette réussite : une philosophie
à découvert, au plus près de la vie réelle,
de ses échecs, de sa fragilité, de sa perpétuelle
et fugitive improvisation...
C'est ce que le mot d'impromptus, emprunté
à Schubert, a paru pouvoir désigner à peu
près. »
9 euros (code
de commande : 13717).
CONDORCET
Condorcet.
Choix
de textes et introduction par J.-B. Séverac.
Paris, Société des Éditions Louis-Michaud,
[1930]. In-8° broché, 223 p., illustrations, (collection
« Les Grands Philosophes Français et Étrangers
»).
10
euros (code de commande : 140/62).
DANIEL-ROPS L'Église
de la renaissance et de la réforme. Une réforme
religieuse : La réforme protestante. Paris, Fayard, 1961. In-12 broché,
615 p., jaquette.
9 euros (code
de commande : 7156).
DANIEL-ROPS
LÉglise des Révolutions. En face de nouveaux destins. Paris, Arthème Fayard, 1960.
Deux volumes in-12 brochés, 1054 p., (collection «
Les Grandes Études Historiques »), un des 140 exemplaires
numérotés sur Lafuma.
Les deux volumes
: 50 euros (code de commande : 3190).
DANIEL-ROPS
LÉglise des temps classiques. Le Grand Siècle des Ames. Paris, Arthème Fayard, 1958.
In-12 broché, 495 p., (collection « Les Grandes
Études Histori-ques »), un des 140 exemplaires numérotés
sur Lafuma.
25 euros (code
de commande : 3191).
DAUZAT
(Albert)
Philosophie du
langage.
Nouvelle édition revue et corrigée. Paris, Flammarion,
1948. In-12 broché, 330 p., (collection « Bibliothèque
et Philosophie Scientifiques »).
7,50 euros (code
de commande : 5291).
DEFRADAS
(Jean) La Grèce. Paris, Bloud & Gay, 1963. Grand in-8° broché,
130 p., illustration, (collection « Religions du Monde »),
exemplaire à l'état de neuf, bien complet du feuillet
d'errata.
Table des matières
:
- Introduction.
- Les Dieux olympiens.
- Divinités subalternes.
- Les lieux de culte.
- Hommes et Dieux.
- La conscience religieuse.
- Conclusion.
6 euros (code
de commande : 12175).
DELFAU
(Gérard) Du principe de laïcité.
Un combat pour
la République.
Préface de Maurice Agulhon. Paris, Les Éditions
de Paris, 2005. In-8° collé, 272 p., exemplaire
en parfait état.
En quatrième
de couverture :
La laïcité s'Inscrit résolument
dans notre modernité et pourtant, dans le monde, partout,
l'intégrisme et le fondamentalisme progressent, la pression
des églises, des confessions et des sectes sur la vie
des peuples ne se relâche pas. Autant de dérives
qui bafouent la dignité de la femme et mettent en danger
les libertés chèrement acquises, notamment les
droits à la contraception, à l'avortement, voire
à la mixité et au divorce... En France, le vote
de la loi sur « le voile » et son application dans
les établissements scolaires ont déchiré
les familles politiques, tandis que resurgissait le problème
de l'enseignement privé.
Qu'est-ce donc que la laïcité, aujourd'hui menacée
? Essentiellement un principe juridique et politique d'organisation
des institutions, le seul qui permette à chaque citoyen
le plein exercice de sa liberté de conscience, qu'il soit
croyant, athée ou libre penseur. Avancée majeure
dans l'histoire de l'humanité. Et encore trop peu partagée.
Mais la laïcité, c'est aussi une ouverture d'esprit
devant les interrogations de notre temps. En cela, elle s'inscrit
dans le droit fil de la Réforme, de Descartes et des Lumières
comme dans celui du libre examen et du rationalisme. Par cette
dimension, elle entretient un rapport singulier avec la morale
qu'elle veut circonscrite à l'humain, affranchie de tout
dogme, de toute parole sacrée. Une morale civique et républicaine
qui n'exclut pas mais n'impose pas de références
religieuses.
Ce livre est à la fois une histoire de la laïcité
et de ses enjeux : de la Révolution française au
Concordat de 1801, de l'école laïque de Jules Ferry
en 1885 à la loi de Séparation de 1905. Mais cette
fresque traite aussi des XXe et XXIe siècles : de l'entrée
du principe de laïcité dans la Constitution de 1946
à la loi Debré de 1959 ; de la loi sur le port
des signes religieux dans les établissements scolaires
de 2004 aux grands débats actuels sur éthique et
politique.
Un ouvrage richement documenté qui n'isole pas la laïcité
des autres grands combats de la République et qui démontre,
plus que jamais, l'urgence d'un principe porteur d'avenir et
garant de la paix civile.
14 euros (code
de commande : 14363).
DESCARTES
uvres choisies de Descartes. Avec un avant-propos et des notes
de Louis Dimier. Tome premier : Métaphysique
et physique. Tome second : Morale. Paris, Garnier,
[1938]. Deux volumes in-8° brochés, XXVIII, 274 et
283 p., (collection « Classiques Garnier »).
Table des matières
:
Tome I :
- La vie de Descartes.
- Descartes écrivain.
- Discours de la Méthode.
- Méditations
métaphysiques.
- La Dioptrique.
- Les Météores.
- Réponse aux
sixièmes objections contre les Méditations.
Tome II :
- Les passions de
l'âme.
- Correspondance avec
la princesse Élisabeth.
- Lettre sur l'Amour.
Les deux volumes
: 15 euros (code de commande : 14133).
[DESCARTES]. DIMIER (Louis)
La vie raisonnable
de Descartes. Paris, Plon, 1926. In-12 broché, 281
p., (collection « Le Roman des Grandes Existences »,
n° 5), édition originale numérotée sur
pur fil Lafuma.
15
euros (code de commande : 201/68).
[DESCARTES]. Sagesse de Descartes. Choix de textes
et présentation par S. De Sacy. Paris, Club des
Libraires de France, 1956. In-8°
sous
reliure et Rhodoïd d'éditeur, 368 p., (collection
« Livres de Sagesse », n° 6), exemplaire numéroté
en parfait état.
20
euros (code de commande : 10871).
[DESCARTES]. VALÉRY
(Paul) Les
pages immortelles de
Descartes choisies et
expliquées par Paul
Valéry. Paris, Corrêa, 1941. In-12
broché, 225 p.
7,50 euros
(code de commande : 6460).
DESDOUITS (M.). Les soirées de Montlhéry...
Paris - Lyon, Perisse,
1842.
Deuxième édition.
Deux
siècles de Rite écossais ancien accepté
en France. 1804-2004. Paris,
Dervy, 2004. Grand in-8° carré broché, 317
p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
En quatrième
de couverture :
« Le siècle avait quatre ans et Bonaparte laissait
place à Napoléon lorsque naquit à Paris,
porté par des « Américains », ces Français
revenus d'outre-Atlantique, un rite maçonnique en trente-trois
grades. Proclamé à Charleston en 1801, il ne s'appelait
pas encore Rite Écossais Ancien (et) Accepté. Grâce
à l'action d'Alexandre de Grasse-Tilly et de Germain Hacquet,
le « Suprême Conseil du 33e degré en France
» ouvrait ses travaux.
En 1815, la majorité des membres de ce premier Suprême
Conseil rallie le Grand Orient de France et y organise le Rite
Écossais Ancien Accepté. Puis en 1826, il prend
le nom de Grand Collège des Rites pour administrer pendant
près de 200 ans les hauts grades de l'Écossisme
au sein du « centre commun de la Maçonnerie française
». Au fil des décennies, diverses modifications
statutaires, notamment celles de 1885, 1924, 1946 et 1948, conduisent
à l'émergence du Grand Collège des Rites,
juridiction écossaise autonome, mais fraternellement liée
au Grand Orient de France. Cette liberté, autant que l'originalité
de la démarche intime des Maçons qui y adhérent,
expliquent probablement son essor, puisque aujourd'hui le Suprême
Conseil, Grand Collège du Rite Écossais Ancien
Accepté du G.·.0.·.D.·.F.·.,
s'est affirmé comme la première « puissance
» continentale maçonnique écossaise de hauts
grades d'Europe à ce titre il constitue aussi un puissant
atout de rayonnement international.
En effet, en un siècle, le Rite Écossais Ancien
Accepté est devenu le système de hauts grades le
plus pratiqué à l'échelle de la planète.
Dans le monde entier comme en France, il connaît des évolutions,
des adaptations et des mutations facilitées par une qualité
intrinsèque, sa plasticité liée à
sa « genèse » dans l'esprit « encyclopédique
» du XVIIIe siècle et une capacité à
s'ouvrir à des courants philosophiques, intellectuels
et spirituels divers, voire apparemment opposés. Et cependant
il s'avère être un facteur de dialogue sans égal.
Est-il aujourd'hui le mode maçonnique le plus apte à
appréhender la modernité ? Se présente-t-il
comme une herméneutique ? Est-il d'abord un « donneur
» de sens ? Ces deux siècles ont montré les
fortes potentialités philosophiques, initiatiques et spirituelles
d'un Rite qui est l'un des joyaux les plus flamboyants et contemporains
du patrimoine maçonnique. C'est pourquoi, il a semblé
normal que le Conseil de l'Ordre du Grand Orient de France et
le Suprême Conseil fassent de 2004, bicentenaire de la
fondation du Suprême Conseil, l'année du Rite Écossais
Ancien Accepté en s'inscrivant dans le prolongement de
ce que les obédiences de la Maçonnerie française
avaient initié ensemble en célébrant le
275e anniversaire de l'Ordre en France. »
25 euros (code
de commande : 11256).
Dictionnaire
des sciences occultes.
Suivi d'un Dictionnaire
des songes. Astrologie, chiromancie, graphologie,
physiognomonie, présage, marc de café, cartes et
tarots, alchimie, illuminisme, haute et basse magie, magnétisme,
télépathie, cabbale, etc... Publié sous
la direction de Frédéric Boutet. Westmount,
Desclez, 1979. In-8° broché, 412 p., illustrations,
petites traces de pliure à la couverture.
Avertissement :
« Ce livre aurait aussi bien
pu s'intituler : Dictionnaire du Mystère.
Son but est de présenter une vue d'ensemble,
aussi claire et précise que possible, de ce qu'on appelle
le Surnaturel, ou bien le Merveilleux, ou bien le Psychisme,
trois mots qui désignent à peu près
la même chose selon ses diverses interprétations.
Nous avons adopté la forme de dictionnaire qui facilitera
recherche.
Ce livre ne prend pas parti ; il ne plaide
pas ; ni dans un sens ni dans l'autre.
Il n'a pas l'intention ou la prétention
d'indiquer ce qu'il faut croire, ou ne pas croire, mais seulement,
objectivement, ce qu'on a cru, ou ce qu'on croit.
Il essaye, non pas d'être complet dix
volumes n y suffiraient pas mais de ne rien négliger
qui en vaille la peine, parmi toutes ces choses diverses, singulières,
irréelles et réelles à la fois, que la Raison
Officielle contemporaine se refuse en bloc et par principes à
admettre.
Dans ce livre, une large part est faite à
la Divination, cet « art » multiforme de
pénétrer le secret de l'avenir, qui date des temps
antiques où l'homme n'osait rien entreprendre sans consulter
les dieux et qui, semble-t-il, n'est vraiment pas tombé
en désuétude aux jours actuels. Les « Sciences
Maudites », les « Sciences Secrètes »
sont également exposées aussi nettement que possible.
Depuis l'étrange et puissante alchimie,
depuis les travaux de haute valeur intellectuelle des vrais occultistes
anciens ou modernes, depuis les investigations des chercheurs
de lois naturelles encore inconnues, jusqu'aux insolites conceptions
des illuminés et des magistes, aux lubriques et sanglants
offices du satanisme depuis les poétiques
et naïves superstitions du vieux temps jusqu'aux dérisoires
pratiques de la basse sorcellerie et de la diablerie
sont évoqués les croyances, les rites, les légendes,
les faits, authentiques ou chimériques, les individualités,
mythiques ou véritables, les sectes, secrètes ou
non, qui constituent ce Monde de l'Au-Delà que tant de
pionniers ont exploré et explorent passionnément,
mus par cet indéracinable goût du Mystère
qui, aux jours que nous vivons. est plus ardent que jamais. »
15 euros (code
de commande : 13622).
[DIDEROT]. LE PICHON (Yann)
Le musée retrouvé de Denis Diderot. Avec la collaboration de Pierre
Tyl. Paris, Stock, 1993. In-4° sous reliure et jaquette
d'éditeur, 238 p., nombreuses illustrations en noir
et en couleurs.
Sur la jaquette :
« Invité par son ami Grimm
à rendre compte, pour sa Correspondance littéraire,
du Salon de 1759, Diderot dira que « la couleur est
dans un tableau ce que le style est dans un morceau de littérature ».
Prenant grand plaisir à ces exercices de style jusqu'au
Salon de 1781, il s'impliquera de plus en plus dans sa relation
avec les arts. Ses critiques et les quelques essais esthétiques
qu'il en tirera sont moins descriptifs que suggestifs et imaginatifs.
Sévère pour les voluptés de Boucher, il
en apprécie pourtant les naïvetés. Il admire
le réalisme pathétique et moral de Greuze, les
« illusions possibles » de Vernet, celles
vraisemblables de Fragonard, les sublimes évocations d'Hubert
Robert et, par-dessus tout, la simplicité si naturelle
de Chardin.
Aidée par son talent de dramaturge,
sa curiosité d'encyclopédiste est vive ; elle nous
offre un large panorama de la peinture et de la sculpture du
XVIIIe siècle. Le naturel qu'il réclame dans l'art,
la culture et l'imagination pleines d'allant de ses écrits,
choisis par Yann le Pichon parmi les plus significatifs et les
plus beaux, mettent en valeur le génie de Diderot, qui
fut le premier à annexer la critique d'art à la
littérature. En témoignant sur les arts de son
temps, il fut surtout le grand témoin de lui-même.
La chronologie très vivante de sa vie et l'index de tous
les artistes cités dans toutes ses uvres, que Pierre
Tyl a établis, font de ce Musée retrouvé
de Denis Diderot, qui succède à ceux de Proust,
de Freud et de Baudelaire, outre un grand livre d'art et de littérature,
un ouvrage de référence. »
35 euros (code
de commande : 13458).
DOMENACH
(Jean-Marie) Le retour du tragique. Essai. Paris,
Seuil, 1967. In-8°
broché,
301 p., (collection « Esprit - La Condition Humaine »).
9
euros (code de commande : 174/71).
DUFOURCQ
(Elisabeth) Les aventurières de Dieu. Trois
siècles dhistoire missionnaire française.
Paris, Lattès, 1993. Fort in-8° sous reliure et jaquette
déditeur, 539 p., un cahier dillustrations,
(collection « Traversées de lHistoire
»), nom manuscrit sur la garde, épuisé.
Sur la jaquette :
« Dès 1639 elles partirent
conquérir les nouveaux mondes. Par les mers et les océans,
elles gagnèrent l'Amérique, le Moyen Orient, l'Afrique
et l'Orient Extrême. Embrasées du désir d'apporter
« aux sauvages » la lumière et l'amour
de Jésus-Christ, elles se firent aventurières,
chefs d'entreprises, bâtisseuses...
Cette épopée court sur trois
siècles et demi et embrasse la scène du monde.
Elle raconte l'histoire de quelque deux cents congrégations
d'origine française et de milliers de surs qui,
au péril de leur vie souvent, aux prises avec les pires
difficultés toujours, essaimèrent à travers
les continents.
On a rarement conjugué avec tant de
bonheur les apports de l'histoire et de la géographie,
de la démographie et de la sociologie, de la science politique
et des recherches religieuses.
À l'heure du renouveau des spiritualités,
c'est avec émotion, et grâce au grand talent de
conteur d'Elisabeth Dufourcq, qu'embarquées avec les aventurières
de Dieu, nous découvrons les grandes routes missionnaires. »
20 euros (code
de commande : 14064).
L'Épopée
missionnaire. Aventures et missions au service de Dieu de Saint-Paul
à Grégoire XV. Textes choisis, traduits et annotés par René-P.
Millot. Paris, Arthème Fayard, 1956. In-12
broché, 454 p., (« Textes pour l'Histoire Sacrée
» choisis et présentés par Daniel-Rops).
6 euros (code
de commande : 5005).
[ÉRASME].
BEAUDUIN (Édouard) Mémoires d'Érasme.
Paris-Gembloux,
Les Amis de Mgr Beauduin - Duculot, 1983. In-8° broché,
382 p., illustrations.
En quatrième
de couverture :
« La personnalité d'Érasme
(1469-1536), étroitement mêlée à la
remise en question fondamentale des idées du Moyen Âge
et aux grands événements de la Renaissance et du
début de la Réforme, suscite un intérêt
grandissant chez combien d'historiens et de philosophes du XXe
siècle !
Merveilleusement lucide et bon juge de son
temps, il a fait le tri entre les conceptions dépassées
des siècles révolus et ce qui est essentiel et
fondamental dans le christianisme, dans le mouvement des idées
et la conception de l'homme dans la société.
Humaniste jusqu'aux moelles de son être,
il croyait que la compréhension et l'intimité avec
les grands esprits de l'antiquité ne pouvaient qu'enrichir
le chrétien et lui permettre de mieux s'ouvrir au grand
message évangélique.
Fondateur du Collège des trois langues
à Louvain (hébreu-grec-latin), il remit en honneur
l'étude des textes sacrés.
En contact avec tous les grands personnages,
Charles Quint, les Papes Jules II, Léon X, Paul III,
Thomas More, Henri VIII, etc., sa correspondance met en
scène une Europe de la Culture traversée par mille
courants mais unie par le grand ciment de la langue latine et
l'admiration des classiques.
Esprit moderne et prophétique, il a
professé des idées révolutionnaires à
l'époque, au sujet de la guerre qu'il rejette fondamentalement,
de l'éducation des enfants ou des femmes, du monachisme,
des conceptions artistiques, etc.
La forme autobiographique que Mgr Beauduin
a donnée très heureusement à l'ouvrage aidera
à comprendre de façon saisissante l'essentiel de
cette personnalité extraordinairement proche de nous. »
13 euros (code
de commande : 13400).
[FAUST].
Faust. Paris,
Albin Michel, 1977. In-8° broché, 221 p., (collection
« Cahiers de l'Hermétisme »).
En quatrième
de couverture :
« Un mythe littéraire naît,
connaît une apogée, se transforme, puis disparaît.
Il correspond à quelques interrogations fondamentales
dont la nature nous permet de saisir les aspirations d'une époque
et d'une société. Le mythe de Faust, comme ceux
de Tristan et Yseult et de Don Juan, porte l'empreinte de quelques-uns
des grands archétypes dont se nourrit le mental collectif.
Faust, homme de la Renaissance, cristallise ainsi certaines aspirations
de l'homme occidental à l'aurore des temps modernes ;
mais la transformation de ce mythe, jusqu'à Oswald Spengler
et Thomas Mann, aboutit à la représentation de
l'« homme faustien » en qui on veut souvent
voir, aujourd'hui, le symbole de l'homme du XXe siècle.
Les articles que l'on trouvera rassemblés
ici, écrits spécialement pour ce « Cahier »
par d'éminents auteurs, s'efforcent d'explorer les trois
aspects essentiels du mythe de Faust. D'abord l'aspect historique
: le personnage Faust lui-même et ses uvres de magie,
leur histoire et leur légende ; la naissance et le développement
du thème de Faust, du XVIe au XVIIe siècle.
Ensuite l'aspect philosophique : métamorphoses
du thème dans l'histoire de notre culture moderne ; point
de vue métaphysique et religieux centré sur l'un
des enjeux de la problématique faustienne, à savoir
l'alternative du ciel et de l'enfer, telle qu'elle apparaît
à la Renaissance, jusque dans l'uvre de Paul Valéry
et à travers celles de Lessing et de Gthe.
Enfin l'aspect proprement littéraire
: une étude originale sur le Faust de Gthe
propose un niveau d'interprétation fondé sur les
catégories de l'alchimie traditionnelle, tandis qu'un
autre article présente une interprétation, très
neuve elle aussi, du célèbre Docteur Faustus
de Thomas Mann, et que le dernier analyse le thème de
Faust dans la littérature européenne du romantisme
à nos jours.
Ce « Cahier Faust » se
termine sur un indispensable instrument de travail : l'importante
bibliographie faustienne établie par André Dabezies.
Table des matières :
- Avant-propos, par Antoine Faivre
et Frédérick Tristan.
- La Trologie de Faust au seizième
siècle et ses suites jusqu'à l'époque de
Gthe, par Hans Henning.
- Faust magicien et ses uvres
de magie, par André Dabezies.
- Le Docteur Faust et Marlowe,
par Pierre Spriet.
- Aspects d'une étude culturelle
et des métamorphoses d'un thème, par Karl
Theens.
- Le ciel et l'enfer dans la Tradition
de Faust, par Günther Mahal.
- L'alchimie et le Faust de Gthe,
par Yvette Centeno.
- Faust musicien nécormant,
par Pierre Deghaye.
- Le thème de Faust, par
Charles Dédéyan.
- Bibliographie, par André Dabezies.
10 euros (code
de commande : 14157).
[FLAM (Léopold)]. Provocatie
en inspiratie. Provocation et inspiration. Liber Amicorum Leopold
Flam. Tomes I et II (complet). Antwerpen, 1975. Deux
volumes in-8° brochés,
XVI, 1181 p., quelques illustrations, textes et articles en français
et en néerlandais.
@ Il est impossible de détailler ici le contenu
de cette importante publication placée sous la direction
de Henny Bijleveld, Urbain Decat, Hubert Dethier, Roger Jacobs,
Hubert Vandenbossche et Else Walravens ; pour plus d'information,
n'hésitez pas à nous questionner.
Les
deux volumes : 40 euros (code de commande : 10874).
[FOUCAULD (Charles de)].
LESOURD (Paul) La vraie figure du Père de Foucauld. Mention
de quatrième mille. Paris, Flammarion, 1933. In-12 broché,
284 p., exemplaire non coupé.
7,50 euros (code
de commande : 1347).
FOUCAULT
(Michel) Les
mots et les choses. Une archéologie des sciences humaines.
Paris, Gallimard, 1969. In-8° broché, 400
p., une planche in fine, (collection « Bibliothèque
des Sciences Humaines »).
Sur la couverture :
« La culture européenne est
sans doute la seule au monde qui ait prétendu faire de
l'être humain l'objet de ses connaissances et de l'humanisme
la forme répétée de ses justifications.
Les sciences humaines d'aujourd'hui sont plus
que du domaine du savoir : déjà des pratiques,
déjà des institutions. Or, le modèle des
sciences exactes les obsède, tandis que l'idée
d'un homme se libérant à mesure qu'il se connaît
mieux passe au rang d'un humanisme usagé. Quel est donc
le destin commun, séparé
de ces sciences humaines et de cette idée d'« homme » ?
Michel Foucault analyse leur apparition, leurs
liens réciproques et la philosophie qui les supporte.
C'est tout récemment que l'« homme »
a fait son apparition dans notre savoir. Erreur de croire qu'il
était objet de curiosité depuis des millénaires
: il est né d'une mutation intérieure à
notre culture. Cette mutation, Michel Foucault l'étudie,
à partir du XVIIe siècle, dans les trois domaines
où le langage classique qui s'identifiait
au Discours avait le privilège de pouvoir
représenter l'ordre des choses : grammaire générale,
analyse des richesses, histoire naturelle. Au début
du XIXe siècle, une philologie se constitue, une
biologie également, une économie politique.
Les choses y obéissent aux lois de leur propre devenir
et non plus à celles de la représentation. Le règne
du Discours s'achève et, à la place qu'il laisse
vide, l'« homme » apparaît un
homme qui parle, vit, travaille, et devient ainsi objet d'un
savoir possible. Dans le rapport nouveau des Mots et des Choses,
l'« homme » trouve le lieu de sa naissance.
Il ne s'agit pas là d'une histoire des
sciences humaines ; mais d'une analyse de leur sous-sol, d'une
réflexion sur ce qui les rend actuellement possibles,
d'une archéologie de ce qui nous est contemporain. Et
d'une conscience critique : car le jour, prochain peut-être,
où ces conditions changeront derechef, l'homme disparaîtra,
libérant la possibilité d'une pensée nouvelle. »
15 euros (code
de commande : 13621).
[FRANÇOIS
DE SALES]. [HAMON (abbé)] Vie de saint François
de Sales évêque et prince de Genève
d'après les manuscrits et les auteurs contemporains par
M. le curé de Saint-Sulpice auteur de la vie du Cardinal
de Cheverus. Troisième édition, corrigée,
augmentée. Enrichie d'un portrait gravé sur acier,
d'une carte de l'ancien diocèse de Genève et d'une
table analytique. Tomes I et II (complet). Paris, Lecoffre,
1858. [Paris. Jacques Lecoffre et Cie, Libraires rue du Vieux-Colombier,
29. L'auteur et l'éditeur se réservent le droit
de traduction. 1858.] Deux volumes in-8° (145 ´ 217 mm.) plein veau d'époque,
dos lisses ornés de fers dorés, pièces de
titre et de tomaison rouges et vertes, tranches marbrées,
reliures frottées (quelques épidermures), t. I :
[3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1 bl.], XV, [1
bl.], 647, [1 bl.] p., bien complet du portrait de François
de Sales gravé par Rebel d'après Marlier
et de la carte dépliante du diocèse de Genève,
t. II : [3 (faux-titre, mention d'imprimeur, titre)], [1
bl.], 584 p., exemplaire peu affecté par les habituelles
rousseurs, quelques mouillures.
@ « L'abbé
André Jean-Marie
Hamon (1795-1874) fut professeur de théologie au séminaire
de Saint Sulpice, sa vie de Saint François de Sales reste
comme une des meilleures et des mieux documentées. »
& Le Quérard.
Archives d'histoire littéraire de biographie et de bibliographie
françaises, deuxième année, 1856, p.
133, n° 586.
Les deux volumes :
45 euros (code de commande : 12957).
FRANEAU
(Jacques) La pensée scientifique. Essai suivi de textes choisis. Deuxième édition revue
et augmentée. Bruxelles, Labor, 1973. In-8° broché,
199 p., (collection « Problèmes »).
En quatrième
de couverture :
« Ce livre retrace d'abord les grandes
lignes de l'évolution des sciences afin de montrer comment
l'« objectif » et le « quantitatif »
ont, difficilement mais définitivement, pris le pas sur
le « subjectif » et le « qualitatif ».
L'étude de cette évolution permet
à l'auteur de mieux dégager les caractères
fondamentaux de la méthode scientifique. Partant des faits
expérimentaux, celle-ci fait appel successivement à
deux formes distinctes de l'intelligence humaine : l'intelligence
inductive qui recherche les hypothèses, puis l'intelligence
déductive qui en trouve les conséquences et établit
une théorie. La vérification expérimentale
de ces conséquences est la critère de validité
d'une telle théorie.
Aujourd'hui, toutes les sciences progressent
suivant la même méthode et, inversement, tout effort
objectif vers un ensemble de connaissances coordonnées
est le début d'une science.
L'auteur nous donne l'image d'une science progressant
comme la construction d'une pyramide qui s'élève
et s'élargit sans cesse, élaborant des théories
de plus en plus générales.
Il attire aussi l'attention sur le fait que
la science n'est, en soi, ni bien ni mal : science est connaissance
et c'est uniquement cela qu'il faut lui demander. »
12 euros (code
de commande : 13462).
FRICKER
(Bernard) Mythologie, philosophie, poésie.
Paris, Les Belles Lettres,1999. In-8° broché,
XI, 167 p., (collection « Vérités des
Mythes »).
En quatrième
de couverture :
« Sur la route à demi »,
« Encore marcher », « Plus loin
que là », « Longue marche »,
ces quelques titres de textes de Bernard Fricker publiés
ici disent bien que cet ouvrage est une quête, une marche,
une recherche. Mais cette marche se déroule à travers
des méditations sur des uvres philosophiques (Présocratiques,
Pascal, Nietzsche, Hegel, Heidegger...), sur des textes mythologiques
(indiens, iraniens, grecs, ossètes ; le cycle du
Graal, Tristan et Iseut...), sur des fulgurances poétiques
(Nerval, Rimbaud, Cendrars...), sur des visions religieuses (Bible,
Évangiles, Jésus, Bouddha...), voire sur des travaux
érudits (Dumézil, Levi-Strauss...). Et ce faisant,
Bernard Fricker, dans un style très personnel, adapté
à son entreprise et se confondant avec elle, sorte de
poésie en prose, compose selon moi une uvre métaphysique
ou plutôt « mythologique », mythologie
vivante, dans une redécouverte, un redéploiement
de ce mode premier de pensée. « Le prisme illuminé
des mythes » est le titre d'un autre de ses textes ;
le style et la pensée de Bernard Fricker façonnent
effectivement un prisme qui illumine le prisme des mythes, lesquels
sous-tendent en définitive toutes les authentiques sagesses,
dont les quelques objets sinon l'unique objet
sont le Temps, l'Histoire, les hommes et les dieux. Imprégnation
du Divin dans le monde, dans toute chose comme dans toute pensée,
ce livre est une sorte de Livre sacré qui fut d'abord
à usage personnel, avant d'avoir vocation universelle,
ce qui est le propre de toute vraie uvre. »
10 euros (code
de commande : 13727).
GADAMER (Hans-Georg)
L'idée du Bien comme enjeu platonico-aristotélicien.
Suivi de Le
savoir pratique. Paris, Vrin, 1994. In-8° broché,
172 p., (collection « Problèmes et Controverses
»).
10 euros (code
de commande : 6474).
[GALILLÉE]. SORTAIS
(Gaston)
Le procès de Galillée. Étude
historique et doctrinale. Paris, Bloud et Cie, [1905]. In-8°
broché, 61 p., (collection « Science et Religion
»).
10 euros (code
de commande : 167/69).
GARAUDY (Roger)
Parole d'homme.
Paris, Laffont, 1975. In-8° broché, 264 p., (collection
« La Vie selon... »).
6 euros (code
de commande : 4537).
GARIN
(Eugenio) Moyen Âge et Renaissance. [Titre
original : Medioevo e Rinascimento.] Traduit de l'italien
par Claude Carme. Paris, Gallimard, 1969. In-8° broché,
272 p., (collection « Bibliothèque des Idées »).
En quatrième
de couverture :
« Des limites antérieures
que les historiens fixent aux débuts de la Renaissance
dépend le sens que prend la première modernité
de l'Europe. Depuis Michelet on n'a cessé d'en discuter,
reculant parfois ces limites jusqu'au XIIIe siècle et
niant du même coup l'originalité du Quattrocento.
Cette suite d'études sur la crise de
la pensée médiévale, la mythologie antique
et le rôle du latin, la place de la magie et de l'astrologie,
le rôle de l'histoire dans la culture italienne de la Renaissance
éclaire la formation, au XVe siècle, d'une éducation
neuve, née en dehors des écoles et dont les tenants
vont maîtriser les exercices d'école.
Voilà l'humanisme campé comme
une activité de penseurs, non de simples philologues ;
mais aussi de condottieri, de marchands, de praticiens des arts,
d'administrateurs et d'hommes d'action qui, notamment dans la
Florence de Marsile Ficin et de Léonard de Vinci, découvrent
dans le désarroi, avec l'infinitude de la nature, la diversité
prodigieuse de l'homme, la volonté, le risque et l'action
; bref la liberté. »
12 euros (code
de commande : 13159).
GAUTHIER
(Marie-Madeleine) Les routes de la foi. Reliques et reliquaires de Jérusalem
à Compostelle.
Fribourg, Office du Livre, 1983. In-4° sous reliure et jaquette
d'éditeur, 219 p., nombreuses illustrations en noir et
en couleurs, exemplaire en parfait état.
Sur la jaquette :
« Le long des pistes de caravanes,
dans le sillage des trajets maritimes, sur les routes de l'Empire
romain, se dessine, parcourant les terres habitées, un
réseau de cheminements que l'on propose ici d'appeler
les « routes de la foi ». De Jérusalem
à Saint-Jacques-de-Compostelle, d'Aix-la-Chapelle à
Salonique, de Cantorbéry à Tolède, de Constantinople
à Rome, à Venise et à Paris, les chrétientés
orientale et occidentale ont jalonné cet koumène
de corps saints, enclos dans de précieux réceptacles.
Gardés non point intacts, mais divisés en fragments,
les restes furent exhumés, partagés et partout
transportés, à partir du IVe siècle de notre
ère et jusqu'à la fin du Moyen Âge. Telles
de miraculeuses semences de vie, ces bribes, enveloppées
dans des linceuls de soie, furent recelées dans l'or,
l'argent, l'ivoire, les émaux, le cristal de roche. Pour
accueillir l'assemblée des fidèles aspirant à
prendre part à leur vertu salutaire, furent édifiés
autour de ces reliques de vastes sanctuaires. Pierre, marbre,
mosaïques, vitraux, statues s'agencèrent, pour rassembler
les foules de pèlerins qui, à rebours, suivirent
les chemins des apôtres et de leurs antiques missions.
Aux Lieux Saints on venait recueillir les baumes, les eaux et
les pierres vénérables. En Asie, en Europe, en
Afrique, autour des parcelles sacrées des corps s'unissaient
des communautés vivantes. Aux jours anniversaires de leur
naissance au ciel, les malades y découvraient la santé,
la concorde sociale renaissait ; on espérait même
y retrouver l'unanimité politique.
L'imagination du peintre et du sculpteur, de
l'orfèvre et de l'architecte fut, durant des siècles,
sans cesse sollicitée de conférer à toutes
ces fugaces espérances une forme durable et digne par
sa beauté.
Cent six ouvrages, monuments ou objets des
plus divers, originaires de cultures lointaines ou chefs-d'uvre
des ateliers romans et gothiques, sont pris ici pour jalonner
la mappemonde médiévale du sacré. Sources
intrinsèques d'une anthropologie historique, ils retracent
les routes anciennes de la vie et dessinent sous nos yeux les
voies de l'art.
L'éditeur et l'auteur voudraient stimuler
la curiosité de l'amateur par l'archéologie et
l'histoire de quelques chefs-d'uvre ; orienter parfois
l'exploration des mythes que convoient les légendes des
saints ; frayer enfin pour l'historien quelques sentiers
nouveaux le ramenant vers une inépuisable source de connaissances
et d'émerveillement : les ouvrages de l'art. »
50 euros (code
de commande : 13505).
GÉRARD
(R.-E.) Une augmentation de la connaissance humaine
réalisée selon le plan prophétique de la
Bible. Bruxelles
- Liège, Office de Publicité - Thone, 1922. In-8°
broché, 283 p.
Extrait de l'avant-propos
:
« La raison d'être de ce travail
est le désir que nous avons d'être utile à
ceux qui cherchent impartialement la vérité et
à ceux qui, la possédant déjà nous
nous adressons ici aux chrétiens personnellement instruits
dans les Écritures veulent s'en assurer invinciblement
contre le doute parfois tentateur : nous voulons par là
signaler un système d'idées capable, selon nous,
d'affermir et de consolider à jamais les convictions des
uns et de donner aux autres, même à ceux qui, avec
raison, exigent le plus de garanties possible au point de vue
de la méthode d'investigation scientifique, les principes
de salut tant pour leur sérénité intellectuelle
que pour leur sauvegarde morale.
Cet écrit, vu son caractère succinct,
ne peut, sans doute, traiter le sujet que dans ses généralités.
C'est un compte-rendu rapide qu'après avoir pénétré
personnellement dans la Terre Promise de la certitude nous nous
empressons d'adresser à ceux qui nous entourent pour leur
annoncer la bonne nouvelle, et les inviter, en leur donnant l'itinéraire
à suivre, à aller parcourir eux-mêmes les
régions sévères mais grandioses que nous
avons vues.
Le but que nous nous proposons : Indiquer la
voie qui mène à la vérité, n'en est
pas moins d'une singulière élévation et
ne peut manquer de paraître excessif aux vivants d'une
époque comme la nôtre où tant de penseurs
adulés ont tout fait pour ruiner l'autorité même
de la raison humaine et pour éliminer par là du
domaine des possibilités l'acquisition de toute certitude.
Il faut ramener cela à sa juste portée : la phase,
qu'on traverse actuellement, de relativisme, de désagrégation,
dans tous les domaines de la connaissance, ne marque nullement
un état définitif dans l'orientation de la pensée.
Ce désordre maladif de l'esprit humain n'est qu'un fait
transitoire faisant partie du développement systématique,
prédéterminé, nullement occasionnel de l'Histoire
et soumis, comme tout autre phénomène historique,
au fonctionnement d'un mécanisme régulateur (Loi
de Brück) qui dirige l'Humanité à son insu
et sur lequel nous reviendrons plus loin. Si nous éprouvons
quelque appréhension en présentant notre témoignage
ce ne peut donc être à cause du prestige illusoire
et fragile d'une fausse philosophie adverse mais bien à
cause de la grandeur incomparable d'un sujet qui, nous le disons
en toute humilité mais aussi avec une inébranlable
conviction, intéresse au plus profond l'avenir du monde
et le sort moral de l'homme.
Sans doute, les facteurs de connaissance qui
seront signalés ici : loi de Brück, système
prophétique de la Grande Pyramide de Chéops, descendance
Israélite des Anglo-Saxons, Mathématique de l'Histoire
et Mathématique Biblique établies par Lagrange,
ne peuvent manquer de susciter un sentiment de curiosité
intellectuelle. Mais il convient de faire observer que la nature
même du sujet interdit de la manière la plus formelle
et la plus menaçante de considérer les vérités
dont il s'agit présentement comme un simple divertissement
de l'esprit. La portée du sujet que nous voulons indiquer
dépasse celle d'un simple débat intellectuel :
ceux qu'il nous sera permis d'atteindre et qui voudront bien
aborder méthodiquement, à leur tour, l'étude
suivie des données que nous signalons dans notre court
travail, seront sans doute aussi amenés à découvrir
par delà des vérités d'ordre purement scientifique,
une Vérité d'un ordre encore beaucoup plus haut.
Le titre lui-même de cet opuscule suffit
à faire pressentir la leçon que nous nous proposons
de faire accepter. Il y a certainement des esprits impitoyables
à qui ce titre sera un véritable scandale et qui
nous estimeront du coup trop peu sage pour bien vouloir consacrer
quelque temps à l'examen de nos raisons. »
15 euros (code
de commande : 14135).
GAUTIER
(E.-F) Murs et coutumes
des Musulmans. Paris, Club du Meilleur Livre, 1959. In-8°
sous reliure en soie verte et Rhodoïd d'éditeur,
244 p., illustrations hors texte, (collection « Historia
», XIX), exemplaire numéroté.
13
euros (code de commande : 190/65).
GLUCKSMANN (André)
Les Maîtres penseurs. Paris, Grasset, 1977. In-8° broché, 321
p.
6 euros (code
de commande : 4530).
GROETHUYSEN (Bernard)
Introduction à la pensée philosophique allemande
depuis Nietzsche.
Paris, Stock, 1926. In-12 broché, 126 p., (collection
« La Culture Moderne »), édition originale.
15 euros (code
de commande : 126/67).
GUATTARI
(Félix) Les trois écologies. Paris, Galilée, 1999. In-8°
broché, 72 p., (collection « L'Espace
Critique »).
En quatrième
de couverture :
« Le drame écologique dans
lequel est engagée la planète humaine a longtemps
été l'objet d'une méconnaissance systématique.
Cette période est désormais révolue. À
travers des médias devenus hyper-sensibles à la
répétition des « accidents »
écologiques, l'opinion internationale se trouve de plus
en plus mobilisée. Tout le monde aujourd'hui parle d'écologie :
les politiques, les technocrates, les industriels... Malheureusement
toujours en termes de simples « nuisances ».
Or les perturbations écologiques de
l'environnement ne sont que la partie visible d'un mal plus profond
et plus considérable, relatif aux façons de vivre
et d'être en société sur cette planète.
L'écologie environnementale devrait être pensée
d'un seul tenant avec l'écologie sociale et l'écologie
mentale, à travers une écosophie de caractère
éthico-politique. Il ne s'agit pas d'unifier arbitrairement
sous une idéologie de rechange des domaines foncièrement
hétérogènes, mais de faire s'étayer
les unes les autres des pratiques innovatrices de recomposition
des subjectivités individuelles et collectives, au sein
de nouveaux contextes technico-scientifiques et des nouvelles
coordonnées géopolitiques. »
8 euros (code
de commande : 13796).
Guide
religieux de la France. Paris, Hachette, 1967. Fort in-8° étroit sous reliure d'éditeur,
XIV + 1235 p., bien complet de ses cartes et plans, (collection
« Bibliothèque des Guides Bleus »), quelques
soulignements et traits marginaux crayonnés, peu courant.
@ Ce guide a été
établi pour le catholicisme par Louis Chaigne, pour le
protestantisme par Jean Balédent, pour le judaïsme
par Josy Eisenberg et Georges Lévitte, pour l'islam par
Noureddine Ben Mahmoud.
30
euros (code de commande : 7713).
GUILLEBAUD
(Jean-Claude) La refondation du monde. Paris, Seuil, 1999. In-8° broché,
365 p.
En quatrième
de couverture :
« Dans l'air du temps, quelque chose sonne faux et nous
alarme. Faut-il nous résigner à la fin des pensées
universalistes, au règne versatile de la démocratie
d'opinion, au nouveau dogmatisme du tout-marché ou de
la technoscience, à l'évanouissement définitif
des utopies et de l'espérance ? Derrière ce discours,
nous devinons des formes nouvelles de domination, des inégalités
accentuées, un principe d'humanité qui fait naufrage.
Mais ces périls nous trouvent étrangement désarmés.
Après un siècle marqué par les tyrannies,
les folies et les ruines, nous ne savons plus comment faire face.
Nous sommes « revenus de tout » et trop vite désabusés.
Rarement, il nous avait semblé plus urgent de retrouver
un peu de terre ferme.
C'est à cette nécessaire refondation que nous convie
Jean-Claude Guillebaud. Le goût de l'avenir, l'égalité,
la raison, l'universel, la liberté, la justice : chacune
de ces valeurs est le fruit d'une histoire particulière,
enracinée dans la pensée grecque, le judaïsme
et le christianisme. Seule la claire conscience de cette histoire
permet de comprendre pourquoi ces valeurs sont à la fois
plus essentielles et plus fragiles que jamais. Refonder le monde,
ce n'est pas seulement résister à la barbarie,
c'est redéfinir loyalement ce qui nous rassemble et vers
quel futur nous voulons marcher. »
13 euros (code
de commande : 8264).
HADDAD
(Gérard) Les biblioclastes. Le Messie et l'autodafé. Paris, Grasset, 1990. In-8°
broché, 234 p., (collection « Figures »).
En quatrième
de couverture :
« Pourquoi Jésus changea-t-il le nom de l'apôtre
Simon en celui de Pierre ? Pourquoi la fureur des ayatollahs
contre un livre « satanique » ? Pourquoi Hitler inaugura-t-il
son régime par un gigantesque bûcher de livres ?
Pourquoi Sabbataï Tsevi entraîna-t-il la totalité
des juifs dans sa folie ? Ces questions ont-elles un dénominateur
commun ?
Ces énigmes partielles, déchiffrées ici
comme autant d'énigmes policières, recouvrent une
énigme fondamentale, celle du rapport de l'homme à
la destruction des livres c'est-à-dire à
l'autodafé et à la « biblioclastie ».
L'éclairer permet de mieux comprendre les maladies politiques
qui frappent ce siècle totalitarisme, intégrisme
et, peut-être, de mieux s'en protéger.
Cinquante ans après la mort de Freud, un psychanalyste
s'attelle à ces questions avec ce résultat inattendu
: une mise à jour freudienne du freudisme et du concept
central de l'dipe, trop vite rangé parmi les idées
surannées. »
10 euros (code
de commande : 10215).
HADDAS-LEBEL
(Mreille) Jérusalem contre Rome. Paris, Cerf, 2003. In-8° broché,
555 p., (collection « Judaïsme »),
exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
« Ce livre dégage l'image
de Rome telle qu'elle ressort des sources juives depuis le temps
des Maccabées jusqu'à la fin de l'empire païen,
au début du IVe siècle de l'ère courante.
Les sources même, dont une faible partie présente
un caractère proprement historique, font que ce livre
relève de l'histoire des mentalités.
À la différence des aperçus
fragmentaires de la "vision des vaincus" que l'on peut
trouver chez d'autres peuples, la vision juive de Rome, de manière
originale et cohérente, comporte une triple dimension,
politique, morale et eschatologique. »
25 euros (code
de commande : 14253).
HALÉVY (Daniel)
Décadence de la liberté. Paris, Grasset, 1931. In-12 demi-chagrin brun, 243
p., (collection « Les Écrits »), quelques
épidermures.
10 euros (code
de commande : 204/63).
HALTER
(Marek) Un homme, un cri. Paris, Robert Laffont, 1990. In-8° broché,
309 p.
En quatrième
de couverture :
« Marek Halter, l'auteur de La mémoire dAbraham
et Les fils d'Abraham, est aussi un homme engagé
dans tous les combats de la fin de ce siècle.
Né à Varsovie en 1936, échappé du
ghetto, il traverse Moscou sous les bombes et passe son enfance
en Ouzbékistan, en Asie centrale soviétique, son
adolescence en argentine et habite, depuis 1950, la France, pays
où ses ancêtres, venus d'Espagne, s'étaient
installés en 722. Son nom est lié à la recherche
de la paix au Proche-Orient et au dialogue israélo-palestinien,
aux mères de la place de Mai à Buenos Aires, à
Sakharov, Havel, Estrella, Walesa, Chtcharanski... aux dissidents
soviétiques et aux refuzniks juifs, aux moudjahedines
en Afghanistan, à Solidarnosc en Pologne et à SOS
Racisme en France, à la mémoire surtout, comme
arme de combat et aussi comme thème d'un livre qui a fait
le tour du monde et dans lequel il retrace l'histoire deux fois
millénaire d'une famille juive, la sienne.
On s'interroge souvent sur les raisons qui poussent cet enfant
du ghetto à se lancer dans tant de batailles. Beaucoup
l'admirent, certains le critiquent. Il ne laisse personne indifférent.
Avec Un homme, un cri, Marek Halter se livre enfin. Dans
un style rapide et imagé, il dit sa relation à
la France, à la langue française, à l'écriture,
à la peinture, à Israël, au judaïsme...
Avec pudeur et sans complaisance, il explique les raisons de
ses engagements, rappelle le contexte politique et culturel où
ils s'inscrivaient, et jette en passant un regard nostalgique,
souvent critique et parfois étonné, sur ses appels,
ses reportages, ses articles...
Un homme, un cri, qui se lit comme un récit, n'est
pas seulement un livre pour comprendre un homme, il permet aussi
de parcourir et de saisir toute une époque, la nôtre.
»
8 euros (code
de commande : 8777).
[HEIDEGGER
(Martin)]. FRANCE-LANORD (Hadrien) Paul Celan et Martin Heidegger. Le sens
d'un dialogue. Paris, Fayard, 2004. In-8° collé,
312 p., (collection « Les Quarante Piliers »).
En quatrième
de couverture :
« La première rencontre entre
Paul Celan et Martin Heidegger eut lieu en 1967, à l'occasion
d'une lecture publique de Celan en Allemagne. Dès le début
des années 1950 pourtant, le poète lit le philosophe
et le philosophe lit le poète. Leur correspondance l'atteste,
et aussi les notes de lecture que chacun porta sur les écrits
de l'autre : ces deux uvres se sont fécondées.
Ce livre est un travail de restitution et de
mise au point. Il est surtout une réflexion, presque quarante
ans après, sur une rencontre dont le sens doit aujourd'hui
encore nous requérir. Le dialogue de la poésie
et de la pensé prend une résonance étrangement
actuelle, en notre temps de deuil et de péril. »
12 euros (code
de commande : 13466).
[HEIDEGGER] STEINER (Georges) Martin Heidegger. Traduit
de l'anglais par Denys de Caprona. Paris, Albin Michel, 1981.
In-8° broché, 211 p., , (collections « Les
Grandes Traductions »), épuisé sous
cette forme.
En quatrième
de couverture :
« À la mort de Martin
Heidegger, le 26 mai 1976, plusieurs philosophes français
affirmèrent que notre siècle serait, dans le domaine
de l'esprit, celui de Heidegger, comme l'on pourrait dire du
dix-septième siècle qu'il fut celui de Descartes
et de Newton.
Mais, selon le point
de vue contraire, les écrits de Heidegger sont un épais
fourré de verbiage impénétrable ; les
questions posées sont de fausses questions ; les
doctrines qu'il avance, pour autant que l'on puisse en faire
quelque chose, sont soit erronées soit triviales.
Comment le désaccord peut-il être
poussé jusqu'à de telles extrémités
? Comment est-il possible à des témoins d'une acuité
et d'une intégrité comparables d'en arriver aux
conclusions antithétiques que Heidegger est un charlatan
prolixe, un empoisonneur du bon sens, ou au contraire un modèle
de vision juste, un philosophe et un maître dont les uvres
peuvent renouveler la condition intérieure de l'homme
? Aucun exemple d'une différence de jugement aussi absolue
ne semble exister dans toute l'histoire de la pensée occidentale
depuis Socrate.
Pour George Steiner, « comprendre »
Heidegger, c'est accepter d'entrer dans un ordre ou espace de
sens et d'être qui est autre. Si nous le saisissions aisément
ou pouvions communiquer son dessein par d'autres mots que les
siens propres, nous aurions déjà effectué
le saut hors de la métaphysique occidentale. Nous n'aurions,
très précisément, plus besoin de Heidegger.
Ce n'est pas la « compréhension »
que son discours sollicite au premier chef. Mais une « expérience »,
l'acceptation d'une étrangeté ressentie, la disponibilité
et la détermination de qui est prêt à suivre
un guide spirituel. »
10 euros (code
de commande : 13620).
HELVETIUS. De l'Esprit.
Paris [Liège],
Durand [Bassompierre], 1759.
Une des éditions clandestines de cet
ouvrage condamné, publiée un an après l'édition
originale.
Histoire de la destruction des jésuites...
Liège,
Duvivier et fils, 1827.
D'après
les Mémoires de l'abbé Georgel.
HUSSERL (Edmund)
HUVELIN (Abbé)
Cours sur l'histoire
de l'église.
Tome 7 : Ombres
et lumières du moyen age. Présenté
et annoté par M.-Th. et Fr. Louis-Lefebvre.
Paris, Éditions Saint -Paul, 1966. In-12 broché,
244 p.
5 euros (code
de commande : 5010).
HUVELIN (Henri)
Cours sur lhistoire
de lÉglise.
Tome 8. Schisme sur lOccident. Paris, Éditions
Saint-Paul, 1966. In-8° broché, 320 p., (collection
« Église et Spiritualité »), exemplaire
non coupé.
12
euros (code de commande
: 208/60).
HUXLEY (Aldous) L'éminence grise.
Études de religion et de politique.
Traduction de Jules Castier. Monaco, Éditions
du Rocher, 1945. In-8° broché, 386 p., (collection
« L'Hippocampe », n° 6), exemplaire numéroté
et en grande partie non coupé.
15 euros (code
de commande : 181/69).
L'Idéologie des Lumières.
Bruxelles, Éditions
de l'Université de Bruxelles, 1971. In-8° broché,
[217] p.
@ Il s'agit du n° 2-3/1972 de la
Revue de l'Université de Bruxelles qui contient
les actes du colloque éponyme organisé par l'Institut
des Hautes Études de Belgique, les 1er et 2 mars 1971,
à l'occasion du bicentenaire de la publication du Système
de la Nature d'Helvétius.
Table des matières :
- Compte-rendu des débats.
- Allocution de A. Jaumotte.
- Allocution de R. Mortier.
- Idéologie ou Philosophie des
Lumières ,, par Chaïm Perelman.
- D'un vieux problème :
Helvétius et Rousseau, par Guy Besse.
- Helvétius - problèmes
de recherches, par D. W. Smith.
- Science et lumières, par
Jacques Roger.
- La tradition malebranchiste au XVIIIe
siècle, par André Robinet.
- Jean-Jacques Rousseau et la pensée
utopique, par Raymond Trousson.
- Condillac et les lumières,
par John-Frédérick Logan.
- Holbach et Diderot : affinités
et divergences, par Roland Mortier.
- Discussion.
Outre ces articles, ce numéro contient
également :
- Robbe-Grillet : hier, la révolution,
par Jean-Claude Raillon.
- Nous pourrions, vous aussi, vous
aimer, par François Van Laere.
12 euros (code
de commande : 13237).
[JÉSUS].
NISIN (Arthur) Histoire de
Jésus.
Paris, Seuil, 1961. In-8° broché, 410 p., cartes hors
texte.
8
euros (code de commande : 190/62).
JULIEN (Claude)
Le suicide des démocraties. Paris, Grasset, 1972. In-8° broché, 316
p.
7,50 euros
(code de commande : 575).
KARST (J.) Littérature
géorgienne chrétienne. Paris, Bloud et Gay, 1934. In-12 broché, 177
p., (collection « La Bibliothèque Catholique des
Sciences Religieuses »).
6 euros (code
de commande : 5013).
KEYSERLING (Comte Hermann
de)
La Révolution mondiale et la responsabilité
de l'Esprit. Lettre-Préface de Paul Valéry.
Paris, Stock, 1934. In-12 broché, 224 p.
7,50 euros
(code de commande : 3526).
KLIBANSKY
(Raymond) Le philosophe et la mémoire du siècle.
Tolérance,
liberté et philosophie. Entretiens avec Georges Leroux. Paris, Les
Belles Lettres, 1998. In-8° collé, XIX, 307 p.,
illustrations hors texte.
En quatrième
de couverture :
« De Paris à Heidelberg et Hambourg,
de Hambourg à Paris et Londres et de Londres à
Montréal, la vie de Raymond Klibansky traverse notre siècle
et l'entraîne dans des activités qui ne sont pas
le lot ordinaire des intellectuels ou des savants. De ces études
à Heidelber auprès de Jaspers, en contact étroit
avec les disciples du poète Stefan George, R. Klibansky
tire son intérêt pour la pensée négative,
qui l'amène à Nicolas de Cues, à Maître
Eckhart et, par-delà, à la tradition platonicienne.
Les premiers chapitres de ces Entretiens, passionnant
tableau de la vie intellectuelle en Allemagne dans les années
vingt, éclairent la montée du Nazisme.
Ses premiers travaux aboutiront, dans le sillage
de A. Warburg et E. Cassirer, à un livre devenu classique,
écrit en collaboration avec E. Panofsky et F. Saxl :
Saturne et la mélancolie, dont l'histoire résume
un peu celle de R. Klibansky lui-même.
Durant la seconde guerre, R. Klibansky fut
actif au sein du Political Warface Executive en Grande
Bretagne. Il nous donne ici un témoignage saisissant d'activités
peu communes pour des savants. Devenu en 1946 professeur à
l'Université Mc Gill (Montréal), il s'engage dans
la vie philosophique internationale et cherche à stimuler
les échanges entre intellectuels de l'Est et de l'Ouest,
à une époque où cela était un véritable
défi, tout en défendant les droits de penseurs
comme le philosophe tchèque Jan Patocka, initiateur de
la Charte 77, dont il fait ici un vibrant éloge. »
12 euros (code
de commande : 13866*).
KOTHEN (Robert)
L'Église et les mouvements de population. Bruxelles, Éditions Universitaires,
1945. In-12 broché, 124 p., (collection « Chrétienté
Nouvelle », XI).
9 euros (code
de commande : 218/63).
La laïcité
est-elle à jeter ? Colloque international des 26 et
27 mai 1973 organisé par le Comité Liégeois
d'Action Laïque. Bruxelles, Pierre de Meyere, 1976. In-8° broché, 157 p.
@ Parmi les orateurs de ce colloque,
on trouve Claire Cornet, Jean Boets, Henri Janne, Claude Javeau,
Raymond Ravar, Elie Richard, Pierre Vanbergen, Jacqueline Marchand,
Georges Van Hout, Jean-Marie Lovinfosse, Ernest Denis, Paul Backeljauw,
François Caby, Jean Van Crombrugge, Albert Serwy, Lucia
De Brouckere, Lucienne Noppens.
15
euros (code de commande : 10886).
[LAMENNAIS] Le
portefeuille de Lamennais 1818-1836. (collection
Maurice Bucquet). Publié et annoté par Georges
GOYAU. Paris, La Renaissance du Livre,
1930. In-8° broché, VIII + 222 p., (collection «
Nouvelle Bibliothèque Romantique »), trace dhumidité
sur la couverture.
7 euros (code
de commande : 4328).
LE DANTEC (Félix)
De l'Homme à la Science. Philosophie du XXe siècle. Paris, Flammarion, 1930. In-12 relié,
VIII + 302 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie
Contemporaine »).
9 euros (code
de commande : 221/63).
[LEIBNIZ]. Institutions Léibnitiennes, ou Précis
de la Monadologie.
Lyon,
Perisse, 1767.
Une curieuse édition attribuable
à Louis Dutens ou à l'abbé Pierre Sigorgne.
LEPENIES
(Wolf) Qu'est-ce qu'un intellectuel européen ?
Les intellectuels
et la politique de l'esprit dans l'histoire européenne.
Chaire européenne du Collège de France 1991-1992.
Édition
établie par Dominique Séglard. Paris, Seuil,
2007. In-8° broché, 440 p., (collection « Traces
Écrites »).
En quatrième
de couverture :
« Au début du XXe siècle,
un diagnostic s'impose : « ordonner à
des fins européennes le reste du monde » (Valéry)
n'est plus vraiment possible.
La sympathie que nous éprouvons aujourd'hui encore pour
cette « politique de l'esprit », malgré
son échec, doit être interrogée. Ce constat
lucide reposait sur une distinction rigoureuse entre une Europe
de la politique et une Europe de l'esprit. Mais aujourd'hui cette
distinction semble brouillée. À la victoire, dans
le monde entier, du capitalisme et du libéralisme, issus
de notre vieux continent, correspond une responsabilité
universelle. Nous, Européens, et plus précisément
nous, intellectuels, devons reconnaître qu'il nous faut
assumer cette responsabilité, sans chercher à nous
cacher derrière l'utopie socialiste des fins, ni derrière
l'utopie capitaliste des moyens. Le temps des utopies est peut-être
révolu, mais nous ne devons plus trouver refuge dans la
mélancolie.
Existe-t-il une tradition des Lumières
qui ne soit pas eurocentrique ? Bien des choses dépendront
des réponses que nous apporterons à cette question. »
15 euros (code
de commande : 12899).
L'HYVER
(Pierrick) Retrouver la parole. Paris, Éditions Maçonniques
de France, 2003. In-8° collé, 282 p., (collection
« Référence »).
En quatrième
de couverture :
« Pour saint Jean comme pour Lacan,
c'est la parole qui est fondatrice du sujet... mais elle a été
perdue dès l'origine. Parce qu'elle développe une
démarche progressive de construction de soi, la Maçonnerie
propose à l'homme une méthode de questionnement
sur le sens et la portée de cette parole perdue. Retrouver
la parole, c'est-à-dire la vérité de soi,
tel est le but et l'enjeu de l'initiation.
Retrouver la parole réunit trois
essais qui analysent chacun un aspect du contenu de « l'enseignement »
maçonnique, tel qu'il est articulé tout au long
du cheminement initiatique, au travers du rituel : existe-t-il
un discours maçonnique ? Qu'est-ce que l'ésotérisme
? Qu'est-ce que la tradition pour les francs-maçons ? »
10 euros (code
de commande : 14060).
LIBERT
(Philippe) Les Vrais Amis de l'Union et du Progrès
réunis. Deux
siècles d'histoire de la plus ancienne loge de Bruxelles. Bruxelles, Éditions du Grand
Orient de Belgique, 2007. In-8° collé, 427 p.,
illustrations, (collection « Histoire d'une Loge »,
n° 1).
En quatrième
de couverture :
« Créée sous le régime
autrichien, une loge bruxelloise a résisté jusqu'à
ce jour à tous les aléas de l'histoire. Elle est
l'ancêtre commun de toute la Franc-Maçonnerie de
cette métropole. Qui sont ces hommes qui y agirent, quelle
influence politique fut la sienne, quels furent ses rapports
avec les mondes catholique, juif et protestant et laïque,
quel est son esprit, quels idéaux défend-elle ?
L'auteur nous invite à le découvrir au fil de deux
siècles d'histoire de cette vénérable institution.
Philippe Libert a puisé aux sources même de l'information
les manuscrits et les riches archives de la Loge
pour nous livrer un document retraçant, avec méthode
et rigueur, l'évolution de cet Atelier. »
13 euros (code
de commande : 13975).
LIN YU TANG Du
paganisme au christianisme. Traduction de Anne Leroy. Paris, Denoël, 1961.
In-8° broché, 302 p., exemplaire non coupé.
10 euros (code
de commande : 227/63).
LOWY (Michael)
La théorie de la révolution chez le jeune Marx. Paris,
Maspero, 1970. In-8° broché, 224 p., (« Bibliothèque
Socialiste », n° 18).
7 euros (code
de commande : 2704).
[LUTHER].
MÉREJKOVSKI (Dmitri)
Luther. Traduit du russe
par Constantin Andronikoff. Paris, Gallimard, 285 p., morceau
d'adhésif en haut du dos.
9 euros (code
de commande : 6138).
[MAINE
DE BIRAN]. Maine de Biran ou le penseur de l'immanence radicale.
Présentation,
choix de textes, lexique, bibliographie par Gilbert Romeyer-Dherbey.
Paris, Seghers, 1974. In-8° broché, 220 p., (collection
« Philosophie »).
En quatrième
de couverture :
« Maine de Biran (1766-1824) dont
on a dit qu'avec Montaigne, Amiel et Proust il était l'écrivain
qui a le mieux saisi la fluidité de la vie intérieure,
trouvera auprès des lecteurs modernes l'écho qu'il
n'avait pas toujours trouvé chez ses contemporains.
Biran trace ses analyses de la structure de
la subjectivité, du statut ontologique du corps propre,
de l'immanence radicale des catégories dans une optique
déjà pleinement phénoménologique.
Son action politique, en conflit avec ses perspectives philosophiques,
ouvre la crise de sa dernière pensée : la
vie de l'homme en société peut-elle trouver un
fondement dans l'immanence égologique. »
7 euros (code
de commande : 11703).
MALEBRANCHE uvres de Malebranche, Nouvelle édition, collationnée sur les
meilleurs textes, et précédée d'une introduction,
par M. Jules Simon. Première série : Entretiens
Métaphysiques. Méditations. Traité de l'Amour
de Dieu. Entretien d'un Philosophe chrétien et d'un Philosophe
chinois. Deuxième série : Recherche de la
Vérité. Paris, Charpentier, 1842. Deux volumes
in-8° demi chagrin brun, XXXIV + 502 et XII + 612 p.
Les deux volumes
: 30 euros (code de commande : 37/64).
[MALEBRANCHE].
GOUHIER (Henri) La philosophie de Malbranche et son
expérience religieuse. Deuxième édition. Paris, Vrin, 1948.
In-8° broché, 440 p., (collection « Bibliothèque
d'Histoire de la Philosophie - Histoire Philosophique du Sentiment
Religieux en France »), soulignements crayonnés.
Avant-propos :
« Ce livre appartient à une
série d'études qui, tout en restant indépendantes
les unes des autres, pourraient être réunies sous
le titre général : le Cartésianisme
et la pensée religieuse du XVIIe siècle.
Après avoir défini pour elle-même
La pensée religieuse de Descartes, nous avons voulu
observer les divers mouvements que son uvre avait provoqués
en tombant dans ce siècle très chrétien ;
nous trouvions dans l'histoire de Malebranche l'occasion privilégiée
qui nous permettrait d'approcher tout près de ces jours
fiévreux où la philosophie de Descartes apparut
avec ses promesses et ses menaces. En essayant de comprendre
La vocation de Malebranche, nous avons rencontré
les cartésiens catholiques qui, dès la mort de
leur maître, eurent à défendre ses nouveautés ;
nous avons vu alors l'un des plus pieux se lever et, malgré
sa répugnance pour les disputes, affirmer sa foi en la
valeur chrétienne du cartésianisme. De cette confiance
est née La philosophie de Malebranche, que le présent
livre expose sous sa forme systématique, en s'efforçant
toutefois de ne jamais la séparer de l'expérience
religieuse dont elle a vécu. Il resterait donc à
accompagner Malebranche jusqu'à sa mort et à montrer
comment il s'est imposé à ses contemporains, malgré
les résistances d'un aristotélisme solidement enraciné
dans les écoles et d'un cartésianisme qui ne se
reconnaissait plus dans son image oratorienne.
Ces études n'auraient pu être
entreprises sans de puissants appuis spirituels et matériels.
M. Étienne Gilson, professeur à la Sorbonne et
directeur d'Études à l'École pratique des
Hautes études religieuses, a bien voulu, dès son
arrivée à Paris, s'intéresser à nos
projets. Que seraient-ils devenus sans son amitié ?
Il nous suffit d'y songer pour apprécier ce qu'ils lui
doivent. Un remerciement banal ne le dirait pas.
Nous n'apprendrons rien au lecteur en lui rappelant
que le siècle de vient de moins en moins favorable au
travail désintéressé. Nous avons pourtant
le devoir de refaire, en reconnaissant nos dettes envers les
institutions qui nous ont protégé contre la dureté
des temps. M. G. Lanson, directeur de l'École normale
supérieure, nous a accordé la faveur de passer
à la rue d'Ulm l'année qui suivi l'agrégation,
en attendant
notre admission à la Fondation Thiers où nous avons
trouvé comme directeur M. Alfred Rébelliau, membre
de l'Institut, dont le nom est si justement attaché à
l'histoire religieuse du grand siècle. La. Fondation Thiers
nous a permis de travailler en paix et elle a contribué
pour une part importante à la publication de ces volumes.
Il est inutile de faire un exposé de
la méthode suivie dans cette enquête ; nous
en avons assez fortement marqué les principes, à
mesure
que les faits nous les imposaient.
Les « milieux », les
« courants », les « sentiments
collectifs » sont des réalités :
mais les individus sont des réalités à la
deuxième puissance ; qu'elles soient biographiques
ou systématiques, nos études sont toujours des
essais psychologiques. Aussi, obéissant au rythme de toute
vie en société, nous allons des individus aux courants,
puis nous demandons aux courants de nous conduire vers d'autres
individus, qui les suivent ou les détournent. Afin de
rappeler sans cesse à la pensée du lecteur l'influence
insaisissable du milieu oratorien et l'action continue des grands
morts à laquelle aucune société n'échappe,
nous avons multiplié dans les notes les citations des
Bérulle, des Condren, des Senault et des maîtres
spirituels dont la Congrégation reconnaissait l'autorité.
Peu importe que Malebranche ait lu ou n'ait pas lu précisément
ces textes ; il s'agit pour nous d'entendre l'accompagnement
régulier auquel sa pensée fut accordée.
Le même respect du réel nous détourne
de la philosophie de l'histoire de la philosophie. Nous concevons
avec peine des doctrines qui subsisteraient indépendantes
des êtres qui les pensent ; le cartésianisme,
l'augustinisme sont des mots qui nous donnent le vertige ;
nous avons besoin de nous sentir parmi les hommes. Sans doute
de hautes pensées impersonnelles glissent au-dessus du
temps, philosophies en quête d'un philosophe qui les accueille
et les transforme ; mais l'historien ne lève pas la tête
vers le ciel qu'elles habitent ; il les regarde dans les
yeux qui les voient...
Et dans ces yeux, ce ne sont pas elles qu'il
contemple ; ce sont leurs images et des couleurs qui ne
viennent point du ciel. Remarque banale dont pourtant, dépend
toute « l'étude des sources ». Cette
recherche ne suit pas le cours du temps, comme on l'a cru parfois ;
elle n'ira pas de saint Augustin à Malebranche ou de Descartes
à Malebranche, mais de Malebranche à saint Augustin,
de Malebranche à Descartes. Installé à côté
de Malebranche, son historien n'a pas le droit de le quitter
pour explorer le passé et revenir riche d'une expérience
que Malebranche n'a pas connue ; il eut une certaine vision
du passé ; c'est elle qu'il convient de déchiffrer.
Aristote, saint Augustin, Descartes, personnages venus du réel,
mais qui s'éveillent à une réalité
nouvelle dans le roman métaphysique dont ils deviennent
les héros, l'historien de Malebranche a pour tâche
de ressusciter la figure passagère dans laquelle Malebranche
les a reconnus.
Il faut donc se mettre en marche avec Malebranche,
voir comment il les a rencontrés, dans quels livres, à
travers quels commentaires. Dans notre deuxième partie,
nous étudions les sources de sa théologie de la
grâce dans un chapitre spécial ; dans la troisième
partie, au contraire, à mesure que la doctrine de la vision
en Dieu se développe, nous essayons de déterminer
ce qu'il doit à ses intercesseurs ; mais, si lente
et si pesante que soit souvent cette recherche, sa fin est évidemment
de faire apparaître l'originalité du philosophe ;
elle montre, ce qu'il emprunte pour mieux dégager ce qu'il
apporte et c'est au moment même où il emprunte que
nous saisissons sa personnalité. Ceux qui demandent à
l'étude des sources de réduire une pensée
à une juxtaposition d'influences, et ceux qui la condamnent
sous prétexte qu'elle tue le penseur pour mieux disséquer
sa pensée, tous communient dans la même erreur ;
ils oublient que l'idéalisme, suspect dans la connaissance
des choses, est peut-être vrai dans la connaissance des
âmes ; lorsqu'un Malebranche reçoit une influence,
il reste Malebranche et ses maîtres sont déjà
des créations de son génie. »
15 euros (code
de commande : 13913).
[MARCEL
(Gabriel)]. TROISFONTAINES (Roger) De l'existence à
l'être. La philosophie de Gabriel Marcel. Lettre-préface de Gabriel
Marcel. Tomes I et II (complet). Namur - Louvain - Paris,
Faculté de Philosophie et Lettres - Nauwelaerts - Vrin,
1953. Deux volumes in-8° brochés, 415 et 431 p., (collection
« Bibliothèque de la Faculté de Philosophie
et Lettres de Namur », fascicule 17), exemplaire
en très grande partie non coupé, avec sa bande
d'annonce.
Extrait de l'introduction
:
« Mon but n'est pas de discuter
ou de juger la philosophie de Marcel, mais de l'exposer. Fidèle
à la mission que je me suis donnée, je plaiderai
au mieux, autant que le permettent les textes, contre les critiques,,
que, cependant, je crois pouvoir formuler. Interpréter
une pensée avec le maximum de sympathie n'implique pas
que l'on prenne à son compte, indistinctement, toutes
ses affirmations ni surtout ses oppositions et négations
je n'avalise pas davantage formules et vocabulaire (notamment
en ce qui concerne les mots -objet», « vérité »,
et autres... ).
Cette remarque, dont la probité me fait
un devoir, n'enlève rien, cela va de soi, à l'amicale
admiration que je porte à Marcel ni à l'importance
que je crois devoir reconnaître à son oeuvre. jamais
son message, qui répondait aux circonstances et que la
polémique a peut-être trop marqué, ne s'est
présenté comme une sagesse intégrale, soucieuse
de dénombrer et d'équilibrer tous les éléments
du réel. Ny aurait-il pas quelque injustice à exiger
d'un penseur ce qu'il n'a pas eu dessein de donner ? Quel
profit considérable déjà que de recueillir,
que de faire germer en nous les plus suggestives des réflexions
qu'il a semées au bénéfice et de notre époque
et sans doute de bien d'autres !... »
Les deux volumes
: 25 euros (code de commande : 12465).
MARCUSE (Herbert)
Raison et révolution. Hegel et la naissance de la théorie
sociale. Présentation
de Robert Castel et P.H. Gonthier. Paris, Minuit,
1968. In-8° broché, 472 p.
13 euros (code
de commande : 6987).
MARITAIN
(Jacques) Pour une philosophie
de l'Histoire.
Traduit
de l'américain par Mgr Charles Journet. Paris, Seuil,
1959. In-8° broché, 189 p.
8
euros (code de commande : 219/65).
MARITAIN (Jacques)
Sort
de l'Homme. Neuchâtel, La Baconnière,
1943. In-8° broché, couverture rempliée, 155
p., (collection « Les Cahiers du Rhône »,
n° XVII).
9 euros (code
de commande : 6492).
MARITAIN (Jacques)
Théonas ou Les entretiens d'un sage et de deux philosophes
sur diverses matières inégalement actuelles. Deuxième édition revue
et corrigée. Paris, Nouvelle Librairie Nationale, 1925.
In-8° plein chagrin vert, dos lisse passé décorés
de filets, pointillés et motifs dorés, filets dorés
encadrant les plats, et les coupes, chasses décorées
d'entrelacs de feuillages et de fleurons dorés, tête
dorée, couverture conservée, étui (reliure
signée G. Desnaux), 220 p., (« Bibliothèque
Française de Philosophie »), un des 25 exemplaires
sur pur fil Lafuma de Voiron, envoi de l'auteur (le nom du dédicataire
a été rayé).
95 euros (code
de commande : 4344).
MARX
(Karl) et ENGELS (Friedrich) Études philosophiques.
Ludwig Feuerbach.
Le matérialisme historique. Lettres philosophiques, etc. Paris, Éditions Sociales
Internationales, 1935. In-8° broché, 190 p., (collection
« Bibliothèque Marxiste », n° 19).
Table des matières
:
- Friedrich Engels : Ludwig Feuerbach
et la fin de la philosophie classique allemande.
- Préface de
l'auteur.
I. De Hegel à Feuerbach.
II. Idéalisme et
matérialisme.
III. La philosophie de
la religion et l'éthique de Feuerbach.
IV. Le matérialisme
dialectique.
- Karl Marx : Thèses sur Feuerbach
(1845).
- Friedrich Engels : Fragment de Feuerbach
non publié (1886).
- Karl Marx : Préface à
la Contribution à la critique de l'économie
politique.
- Friedrich Engels : Contribution à
la critique de l'économie politique de Karl Marx.
- Friedrich Engels : Le matérialisme
historique.
- Karl Marx : Contribution à
l'histoire du matérialisme français.
- Karl Marx - Friedrich Engels : Lettres
philosophiques (extraits) :
I. Marx à Paul
Annenkov.
II. Marx à Joseph
Weydemeyer.
III. Marx à Engels.
IV. Marx à Engels.
V. Engels à Conrad
Schmidt.
VI. Engels à Joseph
Bloch.
VII. Engels à Conrad
Schmidt.
VIII. Engels à
Heinz Starkenburg.
IX. engels à Franz
Mehring.
Index.
12 euros (code
de commande : 13247).
MARX
(Karl) Lettres à
Kugelmann (1862-1874). Préface de Lénine. Introduction
de E. Czobel. Paris, Éditions Sociales Internationales,
1930. In-8° broché,
206 p., (collection « Bibliothèque Marxiste »,
n° 11).
15
euros (code de commande
: 186/58).
[MARX
(Karl)]. DOMARCHI (Jean) Marx et l'Histoire.
Paris,
L'Herne, 1972. In-8° broché,
couverture rempliée, 271 p., (collection « Essais
et Philosophie », n° 7).
12
euros (code de commande
: 187/58).
Matérialisme
dialectique. [1er-11e]
entretien[s] sous la direction de Bob Claessens. 4e édition.
(Complet.) Deinze, Cercle d'Éducation Populaire, 1960-1961.
Onze fascicules A4 agrafés, 22, 18, 20, 20, 19, 23, 26,
24 + c, 25 + c, 31 et 21 p., peu courant.
@ Il s'agit de la publication des entretiens enregistrés
à Bruxelles, le 26 septembre 1956, pour le compte du Cercle
d'Éducation Populaire.
Les onze fascicules
: 40 euros (code de commande : 9137).
MAT-HASQUIN (Michèle)
Les sectes contemporaines. Deuxième édition revue et augmentée.
Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles,
1983. In-8° broché, 119 p., (collection « Laïcité
» éditée par le Centre d'Action Laïque,
série « Documents », n° 1).
6 euros (code
de commande : 10214).
MEYER (Michel) Science
et métaphysique chez Kant. Paris, PUF, 1988. In-8° broché, 248 p.,
(collection « Philosophie d'Aujourd'hui »).
12 euros (code
de commande : 5969).
MOLLIER
(Pierre) Le Régulateur du Maçon 1785/« 1801 ».
La fixation
des grandes symboliques du Rite Français : histoire
et documents. Préface
d'Alain Bauer. Paris, À l'Orient, 2004. In-8°
broché, 325 p., illustrations en noir et en couleurs,
(collection « Mémorables »), exemplaire
à l'état de neuf.
En quatrième
de couverture :
Au tout début du XIXe siècle,
un curieux ouvrage paraissait sous le nom de Régulateur
du Maçon. Cette publication imprimait en fait les
rituels de la Franc-maçonnerie tels que fixés par
le Grand Orient de France au milieu des années 1780. Celui-ci
émit d'ailleurs de vives protestations et tenta de limiter
l'audience du livre sacrilège. La vigueur même de
la réaction est un indice sûr de l'importance du
texte. Ouverture et fermeture des travaux maçonniques,
cérémonies de réception aux trois grades
d'apprenti, compagnon et maître, agapes rituelles... tous
les mystères de l'Ordre y étaient décrits.
C'est donc un document essentiel pour comprendre la Franc-maçonnerie
du siècle des Lumières et la nature profonde du
travail des loges dans cette période fondatrice. D'autant
que les sources du Régulateur le rattachent aux commencements
mêmes de la Franc-maçonnerie spéculative
dans les années 1720 et, au-delà, aux usages de
la vieille maçonnerie d'Ecosse.
La redécouverte des sources, de leur
contexte, du complexe processus de fixation des rites est aussi
une tentative exigeante de compréhension du caractère
particulier de la Franc-maçonnerie... et pour
appeler les choses par leurs mots de la dimension
initiatique de l'Ordre. Derrière son appareil scientifique,
l'histoire est fondamentalement une réflexion sur l'identité
et donc une manière de vivre cette identité. Aussi,
refaire par l'esprit le cheminement qui a abouti à la
fixation du Régulateur du Maçon c'est entreprendre
un voyage initiatique au cur de
la tradition maçonnique.
20 euros (code
de commande : 14459*).
MONOD
(Jacques) Le hasard et
la nécessité. Essai sur la philosophie naturelle
de la biologie moderne. Paris, Seuil, 1970. In-8° broché,
212 p.
8
euros (code de commande : 267/57).
[MONTAIGNE].
LESCHEMELLE (Pierre) Montaigne ou la mort paradoxe.
Paris, Imago,
1993. In-8° collé, 170 p., exemplaire en parfait
état.
En quatrième
de couverture :
Montaigne se retire de la vie publique à
trente-huit ans et, dès lors, va soutenir une longue méditation
sur la mort. Confrontant sans cesse les propos et la vie de l'écrivain,
Pierre Leschemelle l'observe peu à peu investi par la
maladie et la vieillesse, et analyse ses opinions et ses croyances
sur les fins dernières de 1'« humaine condition
». Il montre comment Montaigne a imaginé son «
Maître-jour », sa mort, et comment il s'y est préparé.
Il examine, en outre, les dispositions testamentaires, ainsi
que les témoignages que nous avons des derniers instants
du grand moraliste.
Pierre Leschemelle souligne surtout le paradoxe
fondamental du repliement précoce et quelque peu morbide
de Montaigne sur lui-même. Certes, la mélancolie
place la mort et sa cohorte d'appréhensions au centre
des préoccupations du philosophe. Pourtant, c'est un goût
du plaisir, une véritable sérénité
qui, en définitive, se dégagent des Essais.
Et c'est pourquoi ce chef-d'uvre de notre littérature
demeure encore pour nous tout à la fois art de mourir
et art de vivre.
10 euros (code
de commande : 14407).
MONTEIL
(Vincent) Le monde musulman.
Paris,
Horizons de France, 1972. In-4° sous reliure et
jaquette d'éditeur, 287 p., nombreuses illustrations en
noir et en couleurs, très bel exemplaire.
25
euros (code de commande
: 192/58).
MONTESQUIEU Cahiers
(1716-1755). Textes recueillis et présentés
par Bernard Grasset. Entièrement revus sur les
manuscrits par André Masson. Paris, Grasset, 1942.
In-12 broché, XXXII + 324 p.
9 euros (code
de commande : 1619).
MORDILLAT
(Gérard) et PRIEUR (Jérôme) Jésus
après Jésus. L'origine du christianisme.
Paris, Seuil, 2004. In-8° collé, 386 p.
En quatrième
de couverture :
« Après Jésus contre
Jésus, et à l'occasion de leur nouvelle série
démission intitulée L'origine du christianisme,
Jérôme Prieur et Gérard Mordillat ont mené
leurs propres investigations sur la naissance de la religion
chrétienne.
Entre l'an 30 et l'an 150, c'est-à-dire
en un peu plus d'un siècle, le christianisme va se détacher
du judaïsme dont il est issu, au point que les chrétiens
finiront par se revendiquer comme le « véritable
Israël ». Comment en est-on arrivé là ?
Car Jésus est né juif, il a vécu en juif,
il est mort juif. Il n'a donc pas « fondé »
le christianisme, et c'est un abus de langage de le désigner
comme un « fondateur » de religion. Il
est vrai qu'un groupe de disciples s'est réclamé
de lui après sa mort, en proclamant sa résurrection.
Comment ce groupe a-t-il fini par devenir « chrétien » ?
Quel rôle jouèrent ses grandes figures : Marie,
mère de Jésus, Pierre, chef des disciples, Jacques,
frère du Seigneur, et surtout Paul, qui se revendique
« apôtre » alors qu'il n'a jamais
rencontré Jésus ? Au prix de quelles contradictions,
contorsions, illusions est-on parvenu à une nouvelle religion ?
Quelles traces de la fabrication du christianisme peut-on retrouver
dans les textes (évangiles, Actes des Apôtres, épîtres
de Paul) ?
Un livre percutant, sans concessions, sur un
tournant de l'histoire du monde. »
12 euros (code
de commande : 13874).
MORGAN
(Charles)
Libertés
de l'Esprit.
Traduit de l'anglais par Christine Lalou. Paris, Stock, 1951.
In-12 broché, 290 p., exemplaire sur Alfa.
12 euros (code
de commande : 6148).
MOTIER (Romain)
Traité de lintolérance. Paris, Éditions de la Couronne, 1948. In-16
broché, 266 p., un portrait de lauteur en frontispice,
illustrations, ex-libris, édition originale.
19
euros (code de commande
: 131/60).
NELLI
(René) Dictionnaire
des Hérésies méridionales et des mouvements
hétérodoxes ou indépendants apparus dans
le Midi de la France depuis l'établissement du christianisme.
Toulouse,
Privat, 1968. In-8° sous reliure et
Rhodoïd d'éditeur, 304 p., illustrations, exemplaire
numéroté.
25
euros (code de commande
: 193/58).
[NICOLE (Pierre) et RENAUDOT (Eusèbe)].
La perpetuité de la foy de l'Eglise catholique touchant
l'eucharistie...
Paris,
Veuve Savreux, 1704.
Bonne édition de cet exemplaire de cet
ouvrage connu sous le nom de Grande perpétuité.
NIETZSCHE
(Friedrich) Fragments posthumes. Automne 1887 - Mars 1888. Textes et variantes établis
par G. Colli et M. Montinari. Traduits de l'allemand
par Pierre Klossowski et Henri-Alexis Baatsch. Paris, Gallimard,
1976. In-8° broché, 452 p., (collection « uvres
Philosophiques Complètes de Nietzsche », n° 13).
Extrait de la note
des éditeurs :
Dans ce volume sont traduits les fragments
posthumes de la période qui va de l'automne 1887 à
mars 1888. Ces fragments étaient jusqu'ici partiellement
connus par la publication en 1901 et 1906 (1911) de deux compilations
portant le titre : La Volonté de puissance, Essai
d'une inversion de toutes les valeurs. Des fragments rédigés
entre 1883 et 1888 s'y trouvaient ordonnés, au mépris
de toute chronologie, selon un parti pris de systématisation
arbitraire. Ils étaient au nombre de 483 dans l'édition
de 1901, et de 1067 dans l'édition de 1906 (1911). Ces
« montages » prétendaient restituer une uvre
à laquelle Nietzsche avait en réalité renoncé,
comme l'établissent ses manuscrits (sur cette question
voir le tome VIII de la présente édition : Le
Cas Wagner..., pp. 414-423, « Sur la genèse
des uvres et des écrits posthumes de 1888 »).
L'édition de 1901 fut traduite en français
par Henri Albert en 1903. Il n'y eut de cette traduction qu'un
seul tirage d'un nombre d'exemplaires réduit. Il en résulte
que seule est familière au public français, depuis
des décennies, sous le même titre tout à
fait abusif de Volonté de puissance, une troisième
compilation, beaucoup plus arbitraire encore que les deux premières,
celle de Friedrich Wurzbach, publiée d'abord en France
en 1935, et seulement en 1940 en Allemagne, sous le titre d'ailleurs
différent de Das Vermächtnis Friedrich Nietzsches
(Le legs de F.N.). Vaste anthologie de textes posthumes de toutes
dates (de 1870 à 1888) ordonnés selon un système
de regroupement thématique, elle ne contenait pas moins
de 2 393 aphorismes, extraits des volumes IX à XVI de
la grande édition in-octavo (GA), elle-même incomplète
et fautive, et non pas établis d'après les manuscrits,
auxquels Würzbach n'eut jamais accès. Elle ne contenait
donc aucun inédit. Pour toutes ces raisons, il n'était
pas utile d'en faire état dans la Table de concordance
de la fin du présent volume, où se trouvent comparées
entre elles les différentes éditions qui ont successivement
présenté des fragments de l'époque du projet
de Volonté de puissance.
Les fragments posthumes de l'automne 1882 au
début de janvier 1889, dont une part considérable
est restée jusqu'ici inédite, sont publiés
intégralement et selon l'ordre chronologique dans les
tomes IX à XIV de la présente édition. Le
présent volume est d'un intérêt particulier,
du fait qu'il reproduit fidèlement l'unique essai qu'ait
élaboré Nietzsche pour réaliser son projet
d'une Volonté de puissance. C'est alors entre
l'automne 1887 et mars 1888 que Nietzsche numérote
les 372 fragments, dont il établit également l'index,
contenus dans les cahiers que nous publions ici. Cet essai de
Nietzsche, qui n'eut pas de suite, ne fut jamais rendu public
tel quel par l'ancien « Nietzsche-Archiv », et se
trouva en quelque sorte refoulé et dissous dans les compilations
arbitraires que l'on sait.
Tous les manuscrits de Nietzsche sont conservés
dans les Archives Goethe-Schiller de Weimar (République
démocratique allemande) où se trouvent aussi, aujourd'hui,
les fonds des ex-Archives Nietzsche. Outre MM. H. Holtzhauer
et K. H. Hahn, nous remercions M. Hans Henning, directeur de
la « Zentralbibliothek der Deutschen Klassik »
de Weimar, où sont conservées les épreuves
et les premières éditions des uvres de Nietzsche,
ainsi que tout ce qui reste de sa bibliothèque. Nous remercions
aussi Mme Anneliese Clauss, des Archives Goethe-Schiller, qui
nous a aidés à déchiffrer nombre de passages
difficiles.
15 euros (code
de commande : 14351).
NIETZSCHE La naissance de la tragédie.
Traduit de l'allemand par Geneviève Bianquis. Paris, Gallimard,
1949 (mentions de 13e et de 15e éditions). In-8° broché,
238 p., exemplaire non coupé.
10
euros (code de commande : 259/61).
NOCK
(A.D.)
Christianisme et hellénisme.
Traduit de l'américain par A. Belkind. Paris, Éditions
du Cerf, 1973. In-8° broché, 271 p., (collection «
Lectio Divina », 77).
10
euros (code de commande : 205/62).
NYS (D.) La notion de temps. Troisième
édition revue. Louvain,
Institut supérieur de Philosophie, 1925. In-8° broché,
312 p., non coupé, ("Cours de Philosophie",
volume VII - tome III), rousseurs.
12
euros (code de commande : DN/2).
ONIMUS (Jean) L'écartèlement. Supplice de notre temps. S.l., Desclee De Brouwer, 1979. In-8°
broché, 226 p.
7,50 euros (code
de commande : 804).
PAPINI (Giovanni) Histoire du Christ.
Traduction française de Paul-Henri Michel. Paris, Payot,
1923. In-8° demi-toile bordeaux très modeste, XXV
+ 454 p., couverture conservée, papier jauni.
8 euros (code
de commande : 146/67).
PARAIN
(Brice) Recherches sur la nature et les fonctions du
langage. 2e
édition. Paris,
Gallimard, 1942. In-8° broché, 196 p., (collection
« Bibliothèque des Idées »), bon exemplaire
malgré le papier jauni.
Table des matières
:
Introduction : D'une incertitude de nos
connaissance : les principes.
Chapitre I : Du besoin de connaître.
Chapitre II : La Dénomination.
Chapitre III : Pragma et onoma.
Chapitre IV : Aristote.
Chapitre V : L'Invention.
Chapitre VI : La Dialectique ancienne.
Chapitre VII : Descartes et Pascal.
Chapitre VIII : La Dialectique moderne.
Chapitre IX : Leibniz.
Chapitre X : Hegel.
Chapitre XI : Le pouvoir des mots.
Conclusion.
10
euros (code de commande
: 12471).
PARAIN-VIAL
(Jeanne) La nature du fait dans les sciences
humaines. Paris,
Presses Universitaires de France, 1966. In-8° broché,
227 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie
Contemporaine »).
9
euros (code de commande : 221/71).
PAREYSON
(Luigi) Conversations sur l'esthétique. [Titre original : Conversazioni
di estetica.] Traduit de l'italien et préfacé
par Gilles A. Tiberghien. Paris, Gallimard, 1992. In-8° collé,
220 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie »).
En quatrième
de couverture :
« Luigi Pareyson est le chef de
file de ce que l'on a appelé « l'école de
Turin » dont Gianni Vattimo et Umberto Eco sont les plus
illustres représentants. Pourtant, si ces deux derniers
sont désormais connus en France, Pareyson, lui, n'avait
jamais été traduit : Conversations sur l'esthétique
est son premier livre publié en français. La «
théorie de la formativité » qui sous-tend
son uvre esthétique s'articule sur une herméneutique
et une ontologie de la liberté. En réfléchissant
sur l'essence de la création artistique, Pareyson relit
ici Aristote, Valéry, Gilson, Kierkegaard, Gthe
et Schelling, de sorte que ce livre, tout en exposant la doctrine
originale de son auteur, la confronte aux penseurs et aux philosophes
qui ont, d'une manière ou d'une autre, repensé
la genèse de l'uvre d'art, une telle entreprise
n'ayant de sens pour Pareyson qu'à la lumière d'une
théorie de l'interprétation. »
13 euros (code
de commande : 13173).
PASCAL. Pensées de M. Pascal
sur la Religion, Et sur quelques autres sujets...
Amsterdam,
Wetstein, s.d.
Bonne édition dont le Discours
sur les Pensées de M. Pascal est de Filleau de La
Chaise.
PASCAL Les Pensées de Blaise Pascal présentées
dans un ordre nouveau par Marcel Guersant suivies des
Opuscules religieux et philosophiques et d'un choix de correspondance.
Paris, Club Français du Livre, 1963. In-8° sous reliure
plein simili d'éditeur, CL + 1092 p., fac-similés
de 3 pages manuscrites hors textes, (collection « Les Portiques
», n° 32).
19 euros (code
de commande : 7600).
PASCAL Les Pensées
de Pascal. Étude
et analyse par Fortunat Strowski. Paris, Mellottée,
s.d. In-8° broché, 263 p., (collection « Les
Chefs-d'uvre de la Littérature Expliqués
»), exemplaire sur vergé pur fil Outhenin-Chalandre,
cachet d'appartenance à la couverture et à la page
de faux-titre.
10 euros (code
de commande : 240/63).
[PASCAL] Pascal et Port-Royal. Paris, Arthème
Fayard, 1962. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur,
99 p., illustrations. (6153).
@ Il s'agit d'un album tiré spécialement
à l'occasion de la commémoration du tricentenaire
de la mort de Pascal et qui réunit, notamment, les contributions
de F. Mauriac, J. de Bourbon Busset, Daniel
Rops, P. de Boisdeffre, L. Jerphagnon, G.
Thibon, etc.
15 euros (code
de commande : 4552).
[PASCAL].
CARIOU (Pierre) Pascal et la casuistique. Paris, Presses Universitaires de France,
1993. In-8° broché, 190 p., (collection « Questions »),
épuisé.
En quatrième
de couverture :
« Pascal s'attarde dans les Lettre
V à X des Provinciales à l'analyse des procédés
des casuistes alors qu'il lui aurait été facile
de les englober dans une condamnation de principe. C'est cette
fascination des voies de l'immoralité, dans le détail
de leur vérité, qui nous a retenu. Du coup, s'imposait
l'obligation d'approcher, autant que possible, la conception
pascalienne de l'absolu, à la lumière de laquelle
il deviendrait possible d'interpréter son intransigeance
et sa haine de toute complaisance, fût-elle d'exception. »
15 euros (code
de commande : 12592).
[PAUL].
RICCIOTTI (Giuseppe) Saint Paul
apôtre.
Traduit de l'italien par Fernand Hayward. Paris, Laffont, 1952.
In-8° broché, 527 p., illustrations hors texte.
20
euros (code de commande : 246/68).
PESTEL. Les fondemens de
la jurisprudence naturelle.
Utrecht, J. van Schoonhoven, 1774.
Traduction
de Fundamenta jurisprudentiae naturalis, delineata in usum
auditorum, publié à Leyde, la même année.
|
Collection Philosophes.
Cette bonne collection de
vulgarisation fut publiée aux Presses universitaires de
France, sous la direction d'Émile Bréhier. De format
in-12 brochés, ils sont tous en bon état. 4 euros le volume.
Claude Bernard. Extraits de son oeuvre par E. Dhurout.
Avec un exposé
de sa philosophie emprunté à l'uvre de Henri
Bergson. 1939. 136 p. (code de commande : 5987).
Auguste Comte. Par Paul Arbousse-Bastide.
1968.117 p. (code de commande : 5338).
Descartes. Sa vie, son uvre. Avec un
exposé de sa philosophie par André Cresson.
1942. 145 p.
(code de commande : 5989).
Montesquieu. Par georges Benrekassa. 1968. 132
p. (code de commande : 5997). |
La philosophie devant
la Shoah. Numéro
67 de la revue Philosophie. Paris, Minuit, 2000. In-8°
broché, 95 p.
5 euros (code
de commande : 6663).
Philosophie
et Méthode. [Colloque
organisé par l'Institut des Hautes Études de Belgique.
6 et 7 mars 1972.] Bruxelles, Éditions
de l'Université de Bruxelles, 1973. In-8° broché,
208 p., couverture légèrement défraîchie.
@ Il s'agit d'un tiré à
part du n° 3-4/1973 de la Revue de l'Université
de Bruxelles.
Table des matières :
- Allocution d'ouverture, par Jean
Baugniet.
- Exposé introductif, par
Chaïm Perelman.
- La méthode en histoire de
la philosophie, par Martial Gueroult.
- Intention et déterminations
dans la genèse de l'uvre philosophique, par
Ferdinand Alquié.
- La philosophie et ses publics,
par Henri Gouhier.
- Continu et discontinu en histoire
de la philosophie, par Yvon Belaval.
- La métaphilosophie devant
l'histoire de la philosophie, par Henri Lefèbvre.
- Sur quelques problèmes d'interprétation
en histoire de la philosophie grecque, par Jeanne Croissant.
- Problèmes spécifiques
de méthode en histoire de la philosophie médiévale,
par Fernand Van Steenberhen.
- Histoire des sciences et histoire
de la philosophie au XIXe siècle, par Michel Serres.
- Peut-on introduire la quantité
en histoire de la philosophie ?, par André
Robinet.
10 euros (code
de commande : 13251).
[PORT-ROYAL].
Relation écrite par la Mère Angélique
Arnauld sur Port-Royal. Publiée pour la première fois
conformément au texte original avec une introduction et
des notes par Louis Cognet. Paris, Grasset, 1949. In-12
broché, 200 p., (collection « Les Cahiers Verts
», n° 2), exemplaire numéroté sur Alfa.
19
euros (code de commande : 272/61).
PRIGOGINE
(Ilya) et STENGERS (Isabelle) La Nouvelle Alliance.
Métamorphose de la science. Paris, Gallimard,
1980. In-8° broché, 302 p., (collection « Bibliothèque
des Sciences Humaines »).
En quatrième
de couverture :
« Que la science du XXe siècle
ait renouvelé nos connaissances, c'est presque un lieu
commun : il suffit de penser aux particules élémentaires,
à l'astrophysique ou à la biologie moléculaire.
On sait pçut-être moins que cette science présente
les signes d'un ébranlement qui altère jusqu'aux
idées reçues touchant ce qu'il en est de l'ordre,
de la nature et de la loi. La science classique a fait de la
nature un automate ; l'ère industrielle a équipé
cet automate d'un moteur dont les ressources devaient s'épuiser
tôt ou tard. La nature aujourd'hui a reconquis sa puissance
d'invention. Le temps pénètre tous les niveaux
de la description et, avec lui, la pluralité foisonnante
des phénomènes évolutifs et des processus
d'auto-organisation.
La science classique s'est trouvée associée
à un désenchantement du monde. C'est la leçon
que Jacques Monod entendait tirer des progrès de la biologie :
« L'ancienne alliance est rompue. L'homme sait enfin
qu'il est seul dans l'immensité indifférente de
l'Univers d'où il a émergé par hasard. »
Notre science n'est plus ce savoir classique, nous pouvons déchiffrer
le récit d'une « nouvelle alliance ».
Loin de l'exclure du monde qu'elle décrit, la science
retrouve comme un problème l'appartenance de l'homme à
ce monde. Les théories scientifiques ne peuvent plus supposer
la possibilité d'un savoir omniscient ; nous lisons,
jusque dans leurs principes, les traces d'une activité
d'exploration au sein d'une nature en évolution.
Les métamorphoses de la science concourent
à rétablir la communication entre ce qu'on a appelé
les « deux cultures », scientifique et
humaniste, à un moment où la science et l'avenir
des hommes se trouvent étroitement liés. La science
occidentale du XVIIe siècle appartenait à un contexte
culturel bien déterminé. Aujourd'hui, elle nous
apporte des confins de l'Univers un message qui semble pouvoir
s'intégrer dans un champ culturel plus vaste, un message
plus respectueux d'autres interrogations et d'autres traditions.
Le savoir scientifique se découvre aujourd'hui
« écoute poétique » de la
nature, processus naturel dans un monde ouvert. »
10 euros (code
de commande : 13818).
PROUDHON
(P.J.) Portrait de Jésus. Texte établi
et présenté par Robert Aron. Paris, Pierre
Horay, 1951. In-12 broché, IX, 243 p., (collection « Flore »),
exemplaire non coupé, papier jauni.
Présentation
:
« Le « Portrait de Jésus
» que nous présentons en ce livre tente de reconstituer
la vie de Jésus que Proudhon eut le dessein d'écrire,
mais que sa mort, survenue en 1865, l'empêcha de réaliser.
De ce projet interrompu, nous pouvons retrouver
les éléments ou les indices tout au long de son
uvre, aussi bien dans les volumes qu'il publia lui-même,
que dans les recueils posthumes où ses exécutants
testamentaires ont rassemblé ses fragments et ses notes.
Parmi les ouvrages, publiés de son vivant,
l'Utilité de la célébration du Dimanche,
son premier mémoire, paru en 1838 ; De la création
de l'Ordre dans l'Humanité, premier essai politique,
composé en 1843 ; Les Contradictions Économiques
ou Philosophie de la Misère, qui entraînèrent
en 1846 sa rupture avec Karl Marx ; enfin son uvre
maîtresse, De la Justice dans la Révolution et
dans l'Église (1858), sont ceux qui contiennent les
plus importants développements sur le problème
religieux, considéré en général,
dans l'ensemble de la philosophie proudhonienne.
Parmi les recueils posthumes, composés
de notes préparatoires à la rédaction d'un
ouvrage inachevé, Jésus et les origines du Christianisme,
Les Évangiles annotés, Césarisme
et Christianisme, prouvent qu'à la fin de sa vie le
débat religieux semblait se concentrer pour lui sur la
personne du « prédicateur de Nazareth ».
En utilisant les uns et les autres, en réunissant
les passages essentiels publiés de son vivant ou rassemblés
après sa mort, il devient ainsi possible de pressentir
ce qu'eut été cette vie de Jésus que Proudhon
ne put achever. Peut-être même est-il possible de
la reconstituer en partie.
Pour y parvenir nous avons employé une
méthode, sans doute nouvelle en littérature, mais
correspondant assez bien à ce que, dans le langage cinématographique,
on appelle aujourd'hui « montage ». Elle consiste
à regrouper des éléments existants pour
composer un ensemble neuf. Méthode hasardeuse sans doute
et dont on sait que parfois elle entraîne d'étranges
déformations. Mais, appliquée de bonne foi et avec
soin, pourquoi ne permettrait-elle pas d'opposer au « Jésus
» libéral d'Ernest Renan, publié en 1863,
que Proudhon trouvait trop mondain, au « Jésus »
positiviste de Strauss, publié en 1853 dans la traduction
de Littré, que Proudhon trouvait trop profane et trop
scientiste, un nouveau Jésus, celui de Proudhon et du
socialisme français, qui, tout en considérant la
religion comme périmée, eût affirmé
la permanence du divin en chacun de nous ?
En fait, ce fut une des surprises du travail
ainsi entrepris, que de constater combien naturellement et facilement
s'emboîtaient l'un dans l'autre, les fragments tirés
de tant d'ouvrages différents, et combien leur assemblage
constituait un tout cohérent et continu, qui pouvait se
lire comme une uvre d'un seul tenant.
Dans le texte de deux cents pages, correspondant
à cette reconstitution, un total maximum de deux pages
d'interpolations et de commentaires a été nécessaire
pour marquer les transitions ou les raccords indispensables.
Afin que nul ne les confonde avec le texte de Proudhon, les lignes
ainsi rajoutées sont imprimées en des caractères
italiques gras, nettement distincts des autres. Dans chaque chapitre,
une astérisque marque la séparation entre textes
provenant d'ouvrages différents ou de .chapitres différents
du même ouvrage. En outre, une « table de référence
», qui figure à la page 243, permettra au lecteur
de retrouver l'origine de chacun des morceaux utilisés
dans ce volume.
Certains litres des chapitres reconstitués
sont de Proudhon : la plupart ne sont pas de lui, pas 'plus que
celui de l'ouvrage. Le plan suivi correspond, sinon à
ses projets d'écrivain, que nul ne peut imaginer, du moins
aux articulations logiques de l'idée qu'il voulut défendre
: montrer que, même réduite à ses dimensions
terrestres, à ses coordonnées historiques, la vie
de Jésus constitue une des aventures les plus extraordinaires
et les plus actuelles qu'ait connues l'humanité.
Ainsi, sans prétendre à la reconstitution
parfaite d'une uvre, qui eût certes été
parmi les plus importantes de son temps, peut-on souhaiter avoir
ici rendu perceptible à nos contemporains l'essentiel
du message spirituel que Proudhon fut par la mort empêché
de délivrer. »
13 euros (code
de commande : 14065).
RACHLINE
(François)
Le pari de Don Juan. Paris, Presses universitaires
de France, 2000. In-8° broché, 117 p., (collection
« Perspectives Critiques »).
En quatrième
de couverture :
« Don Juan n'est ni un mythe ni
une figure historique. C'est un « personnage conceptuel »
qui nous permet de penser notre pensée.
Criminel et lâche au XVIIe siècle,
hypocrite et cynique au XVIIIe, le XIXe siècle l'a transformé
en héros triste et malheureux tandis que le XXe siècle
a tenté de le ridiculiser sans parvenir à l'abattre.
Il demeure aujourd'hui un prototype irréel de l'homme
moderne.
Au sein d'un monde occidental marqué
au sceau de l'équilibre, Don juan pratique la rupture
et la béance. Dans ses relations avec autrui ou avec Dieu,
dans ses liens avec la société ou, plus généralement,
dans son rapport au monde qu'il s'agisse alors d'engagement,
d'amour, d'échange, de don, de dette, de mort ,
il ne souscrit jamais au principe de la réciprocité
symétrique. Aventurier de l'impossible, il incarne ce
pari insensé.
Ainsi, dans le même temps où il
nous permet de déchiffrer un imaginaire qui nous attire
et nous repousse, Don Juan ne cesse de nous dire qui nous sommes,
en nous disant ce que nous ne sommes pas. »
7 euros (code
de commande : 13618).
RAUSCHNING (Hermann)
La révolution du nihilisme. Traduit de l'allemand par Paul Ravoux et Marcel
Stora. Paris, Gallimard, 1940. In-8° broché, 323 p.,
(collection « Problèmes et Documents »),
traces de cachets.
15 euros (code
de commande : 229/70).
RENAN (Ernest) Dialogues
et fragments philosophiques. Treizième édition. Paris, Calmann-Lévy,
[1936]. In-8° broché, XXI + 334 p.
15 euros (code
de commande : 252/63).
[ROBERT
(André)].
Mélanges bibliques rédigés en l'honneur
de André Robert. Paris, Bloud & Gay, s.d.
In-8° broché, 580 p., illustrations hors texte, («
Travaux de l'Institut Catholique de Paris », n° 4).
25
euros (code de commande : 216/62).
[ROYÈRE (Jean)].
PIÉRARD (Clovis) Un renouvellement des valeurs
spirituelles. Le Musicisme de Jean Royère. Paris, Blaizot & Fils, 1937. In-8°
broché, 91 p., un portrait en frontispice et quelques
illustrations hors texte, exemplaire non coupé et en parfait
état.
Table des matières
:
Chapitre I : Jean Royère et le Musicisme.
Chapitre II : Le Musicisme poétique.
Boileau, La fontaine, Baudelaire.
Chapitre III : Le Musicisme sculptural.
Une grande artiste américaine : Mme ArcherMilton
Huntington.
Chapitre IV : Le Point de vue de Sirius.
Chapitre V : Illustration du Musicisme par
l'uvre poétique. Orchestration.
Quelques pages de Jean Royère. Poèmes
et Proses.
12 euros (code
de commande : 12480).
La
Sainte Bible.
Traduite en français sous la direction de l'École
biblique de Jérusalem. Présentée par Daniel
Pézeril, Jacques Maury et Rabbin Josy Eisenberg.
Paris, Éditions Lydis, 1973. Trois volumes in-4° sous reliure et étui d'éditeur,
tranches dorées, 1533 p., bel exemplaire numéroté.
@
La
justification du tirage : « De cette édition de
la Sainte Bible, établie sous la direction de Noël
Schumann pour le compte des éditions Lydis, il a été
fait un tirage limité et numéroté sur vergé
bouffant de Soignes, le texte composé en Bembo corps douze
est enrichi de trois cent cinquante cinq miniatures extraites
de la Bible historiale et du manuscrit de Predis conservés
à la Bibliothèque Royale de Turin. La reliure a
été exécutée d'après un original
de 1502 conservé à la Bibliothèque nationale.
»
Le
coffret : 200 euros (code de commande : 230/71).
[SAINT-SIMON].
Études saint-simoniennes. Sous la direction de Philippe Régnier.
Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 2002. In-8° collé,
387 p., illustrations, (collection « Littérature
& Idéologies »).
En quatrième
de couverture :
« Le saint-simonisme nest
pas seulement une « utopie » du XIXe siècle
spectaculaire par ses manifestations romantiques et par ses réalisations
industrielles.
Ce qui fascine aujourd'hui dans ce mouvement
intellectuel, c'est la modernité, la hauteur de vues et
l'efficacité avec lesquelles, au tournant de 1830, il
a traité des problèmes de société
qui redeviennent les nôtres : quels projets collectifs
se fixer après la fin des vieux dogmes ? comment
sortir d'un désordre de choses qui se donne pour le dernier
mot de lHistoire, mais dont les ravages appellent les réformes
les plus radicales ? comment penser et résoudre les
inégalités qui divisent les sociétés,
les ethnies, les sexes, lOrient et lOccident ?
comment s'organiser et par quelles voies s'imposer ou s'infiltrer
pour travailler au changement social ?
En raison même de son actualité,
le patrimoine culturel que constituent les textes saint-simoniens
est un terrain de recherche bien identifié et de plus
en plus actif.
C'est pourquoi l'on a pu intituler « études
saint-simoniennes » un recueil d'articles de spécialistes
de diverses disciplines des sciences humaines et sociales qui
ont accepté de relire ce corpus en profondeur pour en
découvrir et en éclairer des aspects ignorés.
Sont notamment analysés : le fonctionnement
psychologique et la dimension sacrée de la micro-société
saint-simonienne, ses théories linguistiques et sa philologie
religieuse, son rapport à l'histoire et à la révolution
en 1848, son anthropologie politique en matière de « race »
et de métissages, son inscription littéraire chez
Flaubert et chez Maxime Du Camp, son empreinte idéologique
sur le romancier populaire breton Émile Souvestre, sa
participation contrastée aux transferts culturels franco-égyptiens.
Des documents inédits offrent des aperçus
originaux sur la survie du groupe au-delà de sa phase
militante.
Une mise à jour bibliographique dresse
le bilan exhaustif des recherches publiées de 1984 à
2001.
Table des articles :
- Introduction, par Philippe
Régnier.
- Point de vue psychanalytique
sur la « Famille saint-simonienne », par Anne
Levallois.
- L'utopie religieuse des saint-simoniens
: le sémiotique et le sacré, par Serge Zenkine.
- Le problème du langage
dans Le Livre nouveau des saint-simoniens, par Jean-Michel
Gouvard.
- 1848 : des saint-simoniens
dans le mouvement, par Michèle Riot-Sarcey.
- Gustave dEichthal et
l'Allemagne. Critique biblique ou géopolitique, par
Michel Espagne.
- Races et politique dans lHistoire
de France chez Victor Courtet de lIsle(1813-1867). Enjeux
de savoir et luttes de pouvoir au XIXe siècle, par
Loïc Rignol et Philippe Régnier.
- Gustave dEichthal, ou
les ambiguïtés dune ethnologie saint-simonienne
: du racialisme ambiant à l'utopie d'un métissage
universel, par Sandrine Lemaire.
- Saint-Simon, Bouvard et Pécuchet
: représentation dune idéologie, par
Stéphanie Dord-Crouslé.
- Entre la Bretagne et Paris,
la genèse saint-simonienne dun romancier républicain
: Émile Souvestre au tournant de 1830, par Bärbel
Plötner.
- Orient et saint-simonisme
chez Maxime Du Camp. Des récits de voyage aux Mémoires
dun suicidé, par Sarga Moussa.
- LÉgypte contemporaine
dans le Magasin pittoresque entre 1833 et 1870. Les silences
dÉdouard Charton, saint-simonien républicain,
par Marie-Laure Aurenche.
- Léconomie politique
saint-simonienne et les élites techniques de lÉgypte
moderne, par Ghislaine Alleaume.
- Documents inédits,
par Philippe Régnier (Photographies de Charles Lambert
bey, Louis Jourdan, Maxime Du Camp et Prosper Enfantin - Dominique
Tajan-Rogé, « Je suis un enfant perdu du saint-simonisme
»).
- Bibliographie du saint-simonisme
(suite) : de 1984 à 2001, par Philippe Régnier.
15 euros (code
de commande : 12708).
SAL (Meyer) Les Tables de la loi. Principes et rits du judaïsme originel. Paris, La Colombe, 1962. In-8°
broché, 221 p., (collection « Unité »,
n° 5).
10 euros (code
de commande : 229/64).
SALA-MOLINS
(Louis) Le dictionnaire
des inquisiteurs. Valence 1494. Paris, Éditions Galilée,
1981. In-8° broché, 455 p., exemplaire en parfait
état.
16
euros (code de commande
: 293/57).
SARTRE (Jean-Paul) L'imaginaire.
Psychologie phénoménologique de l'imagination.
Paris, Gallimard,
1964. In-8° broché, 246 p., (collection « Bibliothèque
des Idées »), signature d'appartenance sur
la page de titre.
En 1936
Sartre déclare : « En ce qui concerne
le problème de l'image, Husserl ne se contente pas de
nous fournir une méthode : il y a dans les idees
les bases d'une théorie des images entièrement
neuve. » Quatre ans plus tard L'imaginaire
nous offre une description phénoménologique de
ce que Sartre appelle désormais la conscience imageante.
L'imaginaire renvoie alors à l'une des grandes fonctions
de la conscience, qui enveloppe aussi bien le rêve que
l'hallucination, la simple représentation d'un centaure
que la contemplation d'une uvre d'art. La conscience imageante
ne se confond donc plus avec cette simple faculté dont
l'étude relevait de la seule psychologie, et c'est à
l'être même de la subjectivité humaine que
nous conduit l'analyse sartrienne de l'imaginaire, dont la fonction
symbolique est inséparable de la liberté.
13 euros (code
de commande : 13752).
SCHAPIRO (Meyer)
Style, artiste et société. Essais traduits par Blaise Allan,
Daniel Arasse, Guy Durand, Louis Évrard, Vincent de la
Soudière et Jean-Claude Lebensztejn. Paris, Gallimard,
1982. In-8° broché, 443 p., illustrations (collection
« Bibliothèque des Sciences Humaines »),
exemplaire à l'état de neuf et épuisé
sous cette forme au catalogue de l'éditeur.
En quatrième
de couverture :
« Peut-être
l'art de Meyer Schapiro, historien de l'art, est-il finalement
de n'appartenir à aucune école, de n'être
prisonnier d'aucun point de vue. L'il au guet, l'esprit
prodigieusement mobile, le patriarche de Columbia s'est plus,
toute sa vie, dans la détection des problèmes inaperçus,
des filiations souterraines, des interprétations forcées,
des pseudo-certitudes et des préjugés installés.
Freud a-t-il bien fait d'interpréter
comme on sait le « souvenir » de Léonard ?
Heidegger a-t-il lu comme il faut le message mystérieux
de Van Gogh peignant des chaussures ? Fromentin a-t-il été
porteur de modernité ou frappé de timidité
artistique ? De quoi parle le retable de Mérode ?
Que signifient les pommes de Cézanne, et comment ce grand
constructeur a-t-il rêvé ? Le peuple n'a-t-il
pas parlé à Courbet par son imagerie de prédilection ?
Pourquoi, comment l'Amérique a-t-elle découvert
l'art moderne européen ? Et qu'est-ce au fond qu'un
style ?
Autant de questions, autant d'enquêtes,
autant d'occasions d'être intrigué, déconcerté,
puis ramené en terrain ferme par ce guide subtil qui a
formé plusieurs générations d'historiens
d'art et maintenue dans sa rigueur, entre la philosophie, l'érudition
et la psychanalyse, la vocation du « connaisseur. »
16 euros (code
de commande : 12977).
SERRES (Michel)
Le système de Leibniz et ses modèles mathématiques. Tome I : Étoiles.
Tome II : Schémas - Point. Paris, Presses Universitaires
de France, 1968. Deux volumes in-12 brochés, 836 p., («
Collection Épiméthée »), édition
originale.
Les deux volumes
: 30 euros (code de commande : 238/70).
SERTILLANGES (A[ntonin]
D[almace]) De
la Mort. Pensées
inédites de A.D.
Sertillanges o.p. Précédé
de De la Douleur. Présentées
par Maurice Lelong. Le Jas, Robert Morel, 1963.
In-12 carré sous reliure d'éditeur de toile orange,
premier plat décoré d'une composition d'Odette
Ducarre, 185 p., illustrations hors texte, édition
originale.
& Georges Fenoglio-Le
Goff, Essai de bibliographie, n°
714, dans Robert Morel, inventaire.
25 euros (code
de commande : 6516).
SERTILLANGES (A[ntonin]
D[almace]) Pensées
inédites de A.D.
Sertillanges o.p. De
la Vie. Précédé
de De l'Histoire. Présentées
par Maurice Lelong. Le Jas, Robert Morel, 1964.
In-12 carré sous reliure d'éditeur de toile tilleul,
premier plat décoré d'une composition d'Alfred
Manessier, 231 p., illustrations hors texte, édition
originale.
& Georges Fenoglio-Le
Goff, Essai de bibliographie, n°
715, dans Robert Morel, inventaire.
30 euros (code
de commande : 6517).
IK
(Ota) La troisième voie. La théorie marxiste-léniniste
et la société industrielle moderne. Traduit de l'allemand par Jean-Marie
Brohm et Andreas Streiff. Paris, Gallimard, 1974. In-8° broché,
473 p., (collection « Bibliothèque des Sciences
Humaines »), couverture rempliée.
Aux plis de la couverture
:
« Les antagonismes d'intérêts entre propriétaires
et non-propriétaires, entre détenteurs du capital
et salariés, entre la direction bureaucratique de l'économie
et la masse des travailleurs représentent pour Ota ik
la contradiction fondamentale des sociétés industrielles
modernes, qu'elles appartiennent au camp occidental ou au bloc
des pays de l'Est.
Principal théoricien des expériences de libéralisation
du Printemps de Prague et des réformes de gestion de l'entreprise,
Ota ik se livre à une critique approfondie du système
dirigiste et centraliste imposé par la bureaucratie du
parti et de l'État dans les pays « socialistes ».
En se fondant sur un grand nombre de données chiffrées,
il montre que ceux-ci, loin de représenter un type de
société juste et rationnelle, n'échappent
pas aux contradictions macro et micro-économiques de toute
société de classe.
Il montre d'autre part, en s'inspirant de la méthodologie
marxiste, que la société capitaliste reste, elle
aussi, soumise à un certain nombre de contradictions et
que production, consommation, loisirs, culture y sont subordonnés
à une logique de la croissance qui contrecarre les besoins
de la majorité de la population.
Fort de ces conclusions, Ota ik refuse à la fois
le socialisme bureaucratique d'État et le capitalisme.
Il vise à définir une Troisième Voie
qui combine les fonctions vitales du marché avec une planification
souple afin d'assurer le développement équilibré
des conditions de reproduction macro et micro-économique
de la société. Ce socialisme démocratique,
« à visage humain », doit permettre la participation
institutionnellement garantie des producteurs et des non-producteurs
à la gestion et au contrôle, réintégrer
la société politique dans la société
civile, abolir enfin l'oppression des citoyens par la machine
étatique et administrative. Seul un tel socialisme, affirme
Ota ik, s'appuie sur les intérêts du «
travailleur collectif » et répond de ce fait aux
besoins de la collectivité dans les sociétés
industrielles modernes. »
10 euros (code
de commande : 8441).
SPENLÉ
(Jean-Édouard)
Les
grands maîtres de l'humanisme européen. Préface
de Gaston Bachelard. Paris, Corrêa, 1952. In-12
broché, 188 p., non coupé.
7,50 euros (code
de commande : 5336).
STEINER (George) Grammaires de la création.
Traduit de l'anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat. Paris,
Gallimard, 2001. In-8° broché, 430 p., (collection
« Essais »).
En quatrième de couverture
:
« Ce tournant de siècle est marqué
par une lassitude foncière. Ontologique, dirait-on : la
chronométrie intime, les contrats avec le temps qui déterminent
si largement notre conscience indiquent la fin d'après-midi.
Nous sommes des tard venus. Du moins avons-nous le sentiment
de l'être. Le couvert est débarrassé. Il
y a dans l'air comme un parfum d'adieux. Pareilles appréhensions
sont d'autant plus marquantes qu'elles contrarient l'accroissement
de la durée et de l'espérance de vie individuelles
dans les économies occidentales. Et pourtant, les ombres
s'allongent. On nous dirait ployés vers la terre et vers
la nuit, comme des plantes à la tombée du jour.
Quel impact ces temps couverts ont-ils sur
la grammaire c'est-à-dire l'organisation articulée
de la perception, de la réflexion et de l'expérience,
la structure nerveuse de la conscience lorsqu'elle communique
avec elle-même et les autres ? Que deviennent les temps
verbaux qui organisent notre présence au monde quand les
sciences humaines et les arts, désenchantés par
la glose, ne croient plus possible la création, mais que
les sciences sont, elles, saisies par l'ivresse de la découverte
des commencements, possible dans les temps à venir ? Faut-il
vraiment désormais que du futur la pensée et les
arts fassent table rase ?
Au crépuscule des utopies politiques, théologiques,
philosophiques , qui n'appartiennent plus à notre
syntaxe, George Steiner a écrit le premier in memoriam
pour les futurs perdus. Du temps où la découverte
des origines de la matière n'entendait pas encore tenir
lieu de réflexion sur le néant, donc sur la création.
»
12 euros (code
de commande : 14257).
[STEINER].
Steiner. Sous
la direction de Pierre-Emmanuel Dauzat. Paris, L'Herne,
2003. In-4° collé, 414 p., illustrations hors texte,
(collection « Les Cahiers de l'Herne »,
n° 80).
@ Après les textes d'introduction (Du
Juif errant aux errata, par Pierre-Emmanuel Dauzat
et George Steiner, Grand Seigneur et Luftmensch, par Claudio
Magris) et avant la bibliographie, ce volume est divisé
en neuf parties :
Philosophies
- Steiner et la philosophie, par
Alexis Philonenko ;
- Simone Weil : un « Socrate
devenu fou », par François L'Yvonnet
;
- Correspondance autour de Réelles
présences, par Sebastiano Timpanaro et George
Steiner.
Antinomies
- Steiner l'antinomiste : une
analyse en forme de mémoire, par Jeffrey Mehlman ;
- Dialogue sur le mal, par Pierre
Boutang et George Steiner ;
- Une voix qui surgit de l'ombre,
par George Steiner ;
- « Une rencontre »,
par Lucien Rebatet.
Critique de la culture
- Haute culture et basse morale,
par Roger Scruton ;
- George Steiner : un prophète
de l'abstraction, par Moshe Idel ;
- Sur la significativité littéraire
et la morale, par Georges Molinié ;
- Antigone dans un paysage de cris,
par Linda Lê ;
- Le Clerc de la trahison, par
George Steiner.
Langues
- La langue des hommes et la langue
des anges, par Sylvie Anne Goldberg ;
- L'être du langage, par
Pierre Brunel ;
- Steiner, lecteur de Freud, par
Anne Dufourmantelle ;
- Sur la traduction poétique,
par Yves Bonnefoy ;
- L'inadvertance du Dr. Cottard,
par George Steiner.
Classiques
- Comprendre, par Alain Bentolila ;
- Dans le château de Steiner :
T.S. Eliot et ses problèmes, par Stéphane
Giocanti ;
- À propos de l'uvre,
de la création et des classiques entre George Steiner
et Italo Calvino, par Olivier Mongin ;
- À l'exposition Turner,
par George Steiner.
Fictions
- Un facteur d'icônes iconoclaste :
Steiner romancier, par Georges Nivat ;
- Conrad et Steiner. Autour du Transport
de A.H., par Juan Asensio ;
- Comment taire ?, par George
Steiner ;
- Génie du lieu, lieu du génie,
par Jean-Luc Pouthier.
Théologiques
- Figura Christi, par Marc Ruggeri ;
- Lecture et judéité,
par David Banon ;
- La Discussion de George Steiner avec
Dieu, par Jack Miles ;
- Le Procès du Messie ou l'impossible
espérance, par Jean-François Colosimo ;
- Apophtegmes de la stupeur, par
Gilles-Hervé Masson.
Musique
- La musique ment-elle ?,
par Florence Fabre ;
- Musique et langage : une confusion
séduisante, par Andrei Vieru ;
- Yehudi Menuhin, par George
Steiner ;
- Vos disques sur une île déserte,
par George Steiner.
Leçons de maître
- Éros pédagogue,
par Cécile Ladjali ;
- Le maître déçu,
par Stephen Greenblatt ;
- Un surplus d'exigence, par David
Banon ;
- Une voix de clairon, par Glen
Bowersock ;
- L'hôte ingrat, par Nuccio
Ordine ;
- Memoranda, par George Steiner.
30 euros (code
de commande : 11523).
STEINMANN
(Jean) Le prophète
Ézéchiel et les débuts de l'exil. Paris, Éditions
du Cerf, 1953. In-8° broché, 324 p., (collection «
Lectio Divina », 13).
10
euros (code de commande : 225/62).
TAINE (H.) Philosophie
de l'art. Tomes
I et II (complet). Douzième édition. Paris, Hachette
et Cie, 1906. Deux volumes in-8° brochés, II + 292
et 360 p., cachet d'appartenance aux couvertures et aux pages
de titre.
Les deux volumes
: 20 euros (code de commande : 270/63).
[TEILHARD DE CHARDIN]
Panthéisme, action, oméga chez Teilhard de Chardin.
Par Gabriel
Dussault, Louis Gendron, André Haguette.
Paris - Bruges, Desclée de Brouwer, 1967. In-8° broché,
214 p., (« Essai pour Notre Temps », 7), cachet d'appartenance.
7 euros (code
de commande : 6472).
THÉRIVE (André)
Entours de la foi. Paris, Grasset, 1966. In-12 broché, 313 p.
6 euros (code
de commande : 5018).
TOCQUEVILLE
(Alexis de) Souvenirs dAlexis de Tocqueville. Nouvelle édition conforme
au texte original augmentée de fragments inédits
et précédée dune introduction de Luc
Monnier. 9e édition. Paris, Gallimard, 1944. In-8°
broché, 276 p., (collection « Mémoires du
Passé pour servir au Temps Présent », n°
2).
Extrait de l'introduction
:
« Les Souvenirs d'Alexius de Tocqueville
ne comptent pas parmi ses uvres les plus connues. Aucune,
cependant, n'est plus digne de retenir l'attention. Car elle
nous révèle un Tocqueville très différent
de celui qu'on imagine ordinairement. Qui supposerait que l'auteur
toujours si grave de la Démocratie en Amérique
ou de l'Ancien Régime pût avoir une plume
aussi acérée ?
Ces Souvenirs, Tocqueville les a écrits
pour lui seul, « à bâtons rompus ».
Il ne les destinait pas à la publicité. En les
rédigeant, il ne se proposait pas de faire une uvre
littéraire. Pas un instant il n'a songé à
modérer la vivacité de ses sentiments et à
adoucir les jugements souvent impitoyables qu'il a portés
sur les hommes et les choses. Affranchie de toute contrainte,
sa pensée s'est exprimée librement, en un style
toujours incisif et direct.
Aussi ces pages n'ont-elles rien perdu de leur
vivacité. Écrites, il y a quatre-vingt-dix ans,
elles restent aujourd'hui plus actuelles que jamais. D'emblée
elles classent Tocqueville parmi les grands mémorialistes
du XIXe siècle. Personne, en effet, n'a décrit
d'une manière plus saisissante la révolution de
1848 en France, n'a porté sur cet événement
un jugement plus clairvoyant. Mais en racontant un des moments
décisifs de l'Histoire, Tocqueville s'est encore dépeint
lui-même. Et ce n'est pas là le moindre intérêt
des Souvenirs. Leur témoignage, particulièrement
révélateur, éclaire un aspect peu connu
et pourtant essentiel de la personnalité de Tocqueville,
une qualité qui peut expliquer son caractère et
toute sa conduite : l'esprit civique. »
15 euros (code
de commande : 12249).
TURCK (André)
Évangélisation et catéchèse aux deux
premiers siècles. Paris, Cerf, 1962. In-8° broché, 163 p.,
(collection « Parole et Mission »).
7 euros (code
de commande : 3894).
[VINCENT DE PAUL]. COSTE
(Pierre) Un grand saint du grand siècle, Monsieur
Vincent. Tomes
I, II et III (complet). Paris, Desclée de Brouwer, 1932.
Trois volumes in-8° brochés, 539, 740 et 636 p., illustrations
hors texte, couvertures un peu passées.
30 euros (code
de commande : 3298).
VOLNEY
(Constantin-François)
La
loi naturelle ou catéchisme du citoyen français. Édition
complète et critique (Textes de 1793 et de 1826) par Gaston-Martin.
[Préface de Georges Lefebvre.] Paris, Colin, 1934.
In-8° broché, VIII + 161 p., (collection « Les
Classiques de la Révolution Française »),
exemplaire non coupé.
13
euros (code de commande : 261/65).
[VOLTAIRE]. ORIEUX (Jean)
Voltaire. Paris,
Flammarion, 1966. Fort in-8° sous reliure et Rhodoïd
d'éditeur, 827 p., un cahier d'illustrations.
12 euros (code
de commande : 5668).
WEBER
(Jean-Paul) Genèse de l'uvre poétique.
Paris, Gallimard,
1960. In-8° broché, 563 p., (collection « Bibliothèque
des Idées »).
En quatrième
de couverture :
« Genèse de l'uvre
poétique est d'abord une brillante confrontation de
huit poètes français Vigny, Hugo, Baudelaire,
Mallarmé, Verlaine, Valéry, Claudel, Apollinaire
avec leurs thèmes, c'est-à-dire avec les
grandes hantises qui, diversement symbolisées, pénètrent
toute l'uvre d'un auteur, et en constituent à la
fois le chiffre et la clef. On apprend ainsi, au terme d'analyses
toujours rigoureuses, et d'une parfaite clarté, que la
hantise fondamentale de Vigny est l'Horloge, celle de
Victor Hugo, la Légende de la Tour des Rats, celle
de Baudelaire, le Revenant, celle de Mallarmé,
l'Oiseau chu, celle de Verlaine, la Procession des
pénitents, celle de Valéry, le Noyade parmi
les cygnes, celle de Claudel, une certaine technique de sevrage,
celle d'Apollinaire enfin, la Nourriture adulte.
Mais l'ouvrage que voici thèse
principale de Doctorat ès-lettres récemment soutenue
en Sorbonne offre en même temps une méthode
d'exploration des uvres littéraires entièrement
nouvelle. S'inspirant de la psychanalyse par ses principales
notions, qui sont celles d'enfance et de symbole,
elle lui tourne résolument le dos par son refus de
tout complexe, fût-il celui d'dipe. Ainsi évitera-t-on
à la foi le reproche de demeurer à la surface de
l'uvre, si souvent adressé à la critique
littéraire traditionnelle, et l'objection de la banalité
des résultats auxquels aboutit l'investigation psychanalytique
classique, prisonnière de deux ou trois grands rythmes.
L'analyse thématique de Jean-Paul Weber s'offre
de la sorte comme une psychanalyse de la psychanalyse, comme
une tentative de guérir la psychanalyse de sa grande névrose
obsessionnelle.
Passionnant comme un étincelant essai
de critique littéraire, profond comme un traité
de philosophie, l'ouvrage de Jean-Paul Weber envoûtera
tout ceux qui s'intéressent à la philosophie, à
la psychologie, à l'esthétique, comme aussi à
l'histoire de la littérature. »
12 euros (code
de commande : 13087).
WEBER
(Max) Confucianisme et taoïsme. Traduit
de l'allemand par Catherine Colliot-Thélène et
Jean-Pierre Grossein. Présenté par Jean-Pierre
Grossein. Paris, Gallimard, 2000. In-8° collé,
XXV, 377 p., (collection « Bibliothèque des
Sciences Humaines »), exemplaire en parfait état.
En quatrième
de couverture :
« Confucianisme et taoïsme
est l'un des volets de la grande trilogie consacrée par
Max Weber à « l'éthique économique
des religions mondiales », entre 1915 et 1920, avec
Hindouisme et bouddhisme et Le Judaïsme antique.
Dix ans après L'Éthique protestante
et l'esprit du capitalisme, ces études comparatives
s'efforcent d'éclairer l'originalité occidentale
par le dehors. Elles reprennent le problème du lien entre
le protestantisme ascétique et le développement
d'un capitalisme bourgeois rationnel à partir de configurations
religieuses et sociales profondément différentes.
Chacun de ces cas permet d'interroger la façon dont « la
prise de position pratique à l'égard du monde »
impliquée dans l'action religieuse retentit sur les « conduites
de vie » et, en particulier, sur les comportements
économiques. C'est spécialement vrai de Confucianisme
et taoïsme dont le dernier chapitre, « Confucianisme
et puritanisme », constitue l'un des exposés
les plus vigoureux et les plus aboutis de la thèse wébérienne.
Mais, au-delà de sa problématique
d'origine, Confucianisme et taoïsme reste un modèle
d'analyse de la formation et du fonctionnement d'une mentalité
à l'échelle d'une civilisation. L'examen de la
bureaucratie chinoise et du type de l'État patrimonial
est de premier intérêt pour le politiste, comme
le chapitre dédié au « corps des lettrés »
constitue l'un des textes de base de la sociologie des intellectuels.
C'est dire que, indépendamment de la connaissance de la
Chine et de la science des religions, c'est un authentique classique
des sciences sociales au XXe siècle qui est ici rendu
accessible au lecteur français. »
15 euros (code
de commande : 12918).
WEBER
(Max) Sociologie des religions. Textes réunis, traduits et
présentés par Jean-Pierre Grossein. Introduction
de Jean-Claude Passeron. Paris, Gallimard, 2000. In-8°
collé, 545 p., (collection « Bibliothèque
des Sciences Humaines »).
En quatrième
de couverture :
« Ce volume rassemble dix textes
écrits par Max Weber entre 1910 et 1920 et qui donnent
une vue générale des fondements théoriques
de sa sociologie des religions.
On sait les difficultés d'accès
à une uvre inachevée, en remaniement constant,
difficultés aggravées pour le lecteur français
par le caractère lacunaire et l'incertitude des traductions.
La réunion de ces textes de synthèse,
empruntés pour l'essentiel aux deux grandes entreprises
que mène Weber au cours des années 1910 le
travail d'élaboration des catégories sociologiques
d'Économie et société et les études
comparatives sur L'Éthique économique des religions
mondiales , a été conçue
pour faciliter l'entrée dans une des pensées-source
de la philosophie et des sciences sociales contemporaines. Traduits
avec scrupule par Jean-Pierre Grossein, présentés
dans l'ordre chronologique, ils permettent à la fois de
se faire une idée précise du développement
de la réflexion wébérienne dans le sillage
de L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme
et de prendre la mesure de sa portée systématique.
L'ouvrage n'a d'autre ambition, en un mot,
que de fournir un instrument de travail commode et fiable, à
l'heure où l'interrogation sur le religieux retrouve sa
vigueur et où la pensée de Max Weber révèle
toute son actualité. »
19 euros (code
de commande : 14188).
WIEVIORKA (Michel)
Sociétés et terrorisme. Paris, Fayard, 1988. In-8° broché,
565 p., (collection « Mouvements » 5), quelques soulignements
crayonnés.
13 euros (code
de commande : 7149).
WOLLEH (Lothar) Le Concile. Concile
de Vatican II avec la collaboration du père Emil Schmitz,
Radio Vatican. Introduction de son éminence le Cardinal
Eugène Tisserant. Listes des pères conciliaires.
Genève, Edito-Service/Cercle du bibliophile, 1966. In-folio
sous cartonnage frotté d'éditeur, 120 p.+ XVII,
héliogravures en couleurs.
50 euros
(code de commande : 9303).

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[WOLLEH (Lothar)]. PAUL
VI Apostolorum
limina. La Bulle d'indiction Apostolarum limina de
l'année sainte 1975. Postaface de Richard Mathes. Bruxelles, Arcade, 1975. In-folio sous reliure et
jaquette d'éditeur, 66 feuillets non chiffrés,
reproductions en couleurs. Bel exemplaire.
Ce texte est publié
en latin, anglais, espagnol, allemand, portugais, italien et
néerlandais.
70 euros
(code de commande : 9304).
ZENKOVSKY
(Basile) Histoire de la philosophie russe.
Tomes I et II (complet). Traduit du russe par C. Andronikoff.
Paris, Gallimard, 1992. Deux volumes in-8° collés,
521 et 512 p., (collection « Bibliothèque de
Philosophie »), couverture jaunies.
En quatrième
de couverture :
« En faisant du passé table rase, la révolution
a donné l'illusion que la seule vraie philosophie russe
était le marxisme-léninisme et a laissé
croire que tout ce qui précédait l'avènement
de ces « lumières » n'était
qu'obscure pensée religieuse. En outre, la stature particulière
des grands écrivains du XIXe et du XXe siècle a
indirectement porté ombrage à la tradition théologique
et philosophique.
Or il existe une vie philosophique russe authentique,
dont les racines remontent à l'empire byzantin. Il n'est
pas non plus étonnant de constater que les grands courants
de la pensée européenne depuis la Renaissance ont
exercé une influence réelle en Russie. Mais les
penseurs russes ne se sont pas contentés d'enregistrer
ni de traduire la pensée européenne. Ils ont eux
aussi développé des courants originaux même
si, comme partout ailleurs, on peut aujourd'hui repérer
une période des Lumières, un hégélianisme,
un romantisme, la présence du néo-kantisme, celle
de la phénoménologie, etc.
Ce qui frappe également c'est, malgré
tous les bouleversements politiques, l'extraordinaire continuité
de la réflexion philosophique et l'originalité
des penseurs dont certains comme Berdiaev, Soloviev, Chestov
permettent de donner aux thèmes plus occidentaux un éclairage
neuf, et c'est aussi le fait que l'écrasement de la pensée
libre n'a tout de même pas réussi à complètement
interdire que se maintienne la tradition.
Le volume I couvre la période qui va
de Byzance au XIXe siècle ; le volume II traite des
grands systèmes de la fin du XIXe siècle et de
tout le XXe siècle, y compris la « philosophie
soviétique. »
Les deux volumes
: 25 euros (code de commande : 13830). |