PHILOSOPHIE et RELIGIONS

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Une nouvelle page consacrée à la
Franc-Maçonnerie

Nouvelle(s) entrée(s)

 

ENGELS (Friedrich) — L'origine de la famille, de la propriété privée et de l'État. Sur l'histoire des anciens Germains. L'époque franque. La marche. Paris, Éditions Sociales, 1969. In-8° sous reliure d'éditeur, 358 p., une carte hors texte en couleurs à déplier, exemplaire en très bel état.
Extrait de la note de l'éditeur :
   Ce volume était, primitivement, destiné à présenter L'Origine de la famille, de la propriété privée et de l'État de Friedrich Engels. Tandis qu'il était en cours de préparation, parurent à Berlin, édités pour la première fois dans la langue de l'original, des textes sur l'histoire des anciens Germains et l'époque franque qui complétaient heureusement certaines indications données dans L'Origine de la famille. Nous avons donc décidé de les intégrer à notre volume, qui présente maintenant l'ensemble de la pensée d'Engels sur les problèmes relatifs au développement de la société primitive. Nous y avons également joint un certain nombre d'extraits, pour la plupart inédits en français, qui feront de cet ouvrage un instrument de travail sérieux, tant au point de vue du contenu qu'eu égard aux questions de méthode.

13 euros (code de commande : 18358GL- vendu).

 

KAUTSKY (Karl) — Le chemin du pouvoir. Présentation par Victor Fay, en annexe lettres inédites de Victor Adler, Auguste Bébel, J.H.W. Dietz, Hugo Haase, Joseph Herzfeld, Karl Kautsky, Clara Zetkine. Paris, Anthropos, 1969. In-8° broché, XXIV, 212 p., (collection « Marxisme d'Hier et d'Aujourd'hui »), bel exemplaire.
Table des matières :
   - Présentation.
   - Préface du traducteur.
   I. La conquête du pouvoir politique.
   II. La prophétie de la révolution.
   III. L'évolution vers la société future.
   IV. L'évolution économique et la volonté.
   V. Ni révolution, ni légalité à tout prix.
   VI. La croissance des éléments révolutionnaires.
   VII. L'affaiblissement des antagonismes de classes.
   VIII. L'aggravation des antagonismes de classes.
   IX. Un nouveau siècle de révolutions.
   - Annexes.

18 euros (code de commande : 18360GL).

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[ABÉLARD (Pierre)]. JOLIVET (Jean) — Aspects de la pensée médiévale : Abélard. Doctrines du langage. Paris, Vrin, 1987. In-8° broché, 314 p., (collection « Reprise »).
En quatrième de couverture :
   - Sur quelques critiques de la théologie d'Abélard (Archives d'histoire doctrinale et littéraire du Moyen Âge, Vrin, année 1963, t. XXX, p. 7-51).
   - Abélard et le Philosophe (Revue de l'Histoire des Religions, P.U.F., 1963, CLXIV, p. 181-189).
   - Éléments du concept de nature chez Abélard (La fïlosofia dellia natura nel Medioevo. Atti del III Congresso internationale di filosofia medioevale, Vita e Pensiero, 1966, p. 297-304).
   - Quelques cas de « platonisme grammatical » du VIIe au XIIe siècle (Mélanges offerts à René Crozet, Société d'Études Médiévales, Poitiers, 1966, p. 93-99).
   - Le traitement des autorités contraires selon le Sic et non d'Abélard (J. Berque, J.P. Charnay et autres, L'ambivalence dans la culture arabe, Anthropos, 1968, p. 267-280).
   - Grammaire et langage selon Boèce de Dacie (Le Moyen Âge, 1970, n° 2, p. 307-322).
   - Comparaison des théories du langage chez Abélard et chez les nominalistes du XIVe siècle (Mediaevalia Lovaniensia, Séries I, Studia II, Peter Abélard, Leuven University et Martinus Nijhoff, 1974, p. 163-178).
   - Notes de lexicographie abélardienne (Pierre Abélard, Pierre le Vénérable, C.N.R.S., 1975, p. 531-543).
   - Vues médiévales sur les paronymes (Revue Internationale de Philosophie, 1975, fasc. 3, n° 113 : Grabmann, p. 222-242).
   - L'enjeu de la grammaire pour Godescalc (Jean Scot Erigène et l'histoire de la philosophie, C.N.R.S., 1977, p. 79-87).
   - Abélard entre chien et loup (Cahiers de civilisation médiévale, 1977, XX, n° 4, p. 307-322).
   - Doctrines et figures de philosophes chez Abélard (Petrus Abaelardus (1079-1142). Persan, Werk und Wirkung, hrsg. V. R. Thomas, Trierer Theologische Studien, Band 38, Paulinus Verlag, 1980, p. 103-120).
   - Éléments pour une étude des rapports entre la grammaire et l'ontologie au Moyen Âge (Miscellanea Mediaevalia, Band 13/1, Sprache und Erkenntnis im Mittelalter, hrsg. von A. Zimmermann, Walter de Gruyter, 1981, p. 135-164).
   - Abélard et Guillaume d'Ockham, lecteurs de Porphyre (Cahiers de la Revue de Théologie et de Philosophie, N° 6, Abélard, 1981, p. 31-54).
   - Non-réalisme et platonisme chez Abélard. Essai d'interprétation (Abélard et son temps, Les Belles Lettres, 1981, p. 175-195).
   - L'intellect et le langage selon Radulphus Brito (Preuve et raisons à l'Université de Paris. Logique, ontologie et théologie au XIVe siècle, Z. Kaluza et P. Vignaux, éditeurs, Vrin, 1984, p. 83-95).
   - Rhétorique et théologie dans une page de Gilbert de Poitiers (Communication présentée au 7ème Symposium européen de logique médiévale : Aux origines de la logica modernorum : Gilbert de Poitiers et ses contemporains, Poitiers, 17-22 juin 1985).

20 euros (code de commande : 18272).

 

ALAIN — Propos sur le bonheur. Paris, Club Français du Livre, 1964. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 190 p., exemplaire numéroté, (collection « les Essais », 21).

15 euros (code de commande : 47/63).


ARISTOTE — Politique. Texte français présenté et annoté par Marcel Prélot et précédé d'une Préface générale à la Bibliothèque de la Science politique par B. Mirkine-Guetzévitch et M. Prélot. Paris, Presses Universitaires de France, 1950. In-8° broché, XXVIII, 243 p., (collection « Bibliothèque de la Science Politique - Deuxième série : Les Grandes Doctrines Politiques »), couverture défraîchie, charnières renforcées avec de l'adhésif, marques d'appartenance à la page de faux-titre.
Extrait de l'avant-propos :
   C'est le propre des grandes œuvres que d'offrir à l'examen des siècles une matière diverse et toujours renouvelée.
   Aussi, peut-on, à l'heure présente, concevoir quatre manières au moins d'aborder et d'approfondir la Politique. La première est philologique et littéraire : elle se propose d'établir un texte aussi exact que possible et d'en donner, dans notre langue, la meilleure version. La seconde est historique : elle restitue le livre à son milieu et l'utilise comme une incomparable contribution à la connaissance de la vie antique. La troisième est philosophique : elle recherche les liens avec la morale et la cosmologie du Stagirite ; elle marque la place de sa conception de la Cité dans sa conception du monde. La quatrième est politique : elle envisage ce traité des gouvernements dans sa signification actuelle; elle le met en relation avec les catégories de la théorie générale de l'État, avec les règles du droit constitutionnel et les acquisitions de la sociologie ; elle a le souci moins de ce que furent Aristote et son ouvrage que de ce qu'ils ont encore à nous dire.
   Point n'est besoin de préciser que, figurant sur le second rayon de la nouvelle Bibliothèque de la Science Politique (série des « Grandes Doctrines »), l'édition que nous présentons procède de cette dernière préoccupation et doit être considérée selon cet angle de vue particulier. Notre propos est, avant tout, de rétablir le contact entre le parlementaire, le publiciste, l'intellectuel ou l'étudiant d'aujourd'hui et une œuvre, essentielle à l'humaniste, que cependant il ne lit plus guère. Notre tâche est donc moins de commenter un texte avec érudition, de l'annoter abondamment, d'en faire l'objet d'exégèses et de disputes linguistiques, que de retrouver une pensée dans son originalité géniale, sans chercher à la moderniser abusivement, mais aussi sans vouloir trop marquer, entre elle et nous, la distance des siècles.
   Peut-être, d'ailleurs, l'espace est-il moindre qu'il ne paraît et est-ce un autre privilège des grandes œuvres que de se comprendre mieux, au fur et à mesure que se déroulent les temps. Le citoyen Champagne, directeur de l'Institut du Collège de l'Égalité, qui fut, en l'an V, le premier contemporain à publier la Politique en français, ajoute, après avoir rendu hommage à ses précurseurs en latin, le Roy et Heinsius, « je déclare que je me serais cru incapable de traduire et d'interpréter après eux la Politique d'Aristote, si je n'avais eu trois grands et profonds commentaires qu'ils n'ont pu consulter : ce sont L'Esprit des Lois, Le Contrat social et notre Révolution, le plus étendu et le plus instructif de tous. » Nous pouvons en dire autant des œuvres que nous a apportées le XIXe siècle, avec Tocqueville, Proudhon ou Marx, et plus encore des événements du XXe. L'ébranlement des deux guerres mondiales, qui a disloqué puis brisé les cadres où l'Europe libérale enfermait et affinait à l'excès sa pensée politique, a ouvert les esprits aux plus vastes confrontations.
   Aussi, est-ce pour plusieurs d'entre nous, dans la nuit de l'invasion, qu'Aristote nous est revenu. Une époque revivait avec lui, en proie à une crise analogue de bouleversement, à un autre tournant du monde. Pour comprendre le présent, une analyse du passé offrait la forte nourriture indispensable en ces temps de dénutrition intellectuelle, mais, en retour, les mœurs antiques, avec leur cruauté et leur luxure, ressuscitaient au contact des tyrannies totalitaires à l'instant victorieuses. Comme aimait à le dire notre ami Henri Focillon qui, à la même heure, s'éteignait à New-York : « l'histoire est une divination inversée ». On ne pénètre bien que les œuvres proches de soi-même ou de son temps, au moins par quelque côté.

13 euros (code de commande : 15733).


ARON (Raymond) — Introduction à la philosophie de l'Histoire. Essai sur les limites de l'objectivité historique. Nouvelle édition revue et annotée par Sylvie Mesure. Paris, Gallimard, 1986. In-8° broché, X, 521 p., (collection « Bibliothèque des Sciences Humaines »).
En quatrième de couverture :
   La vérité scientifique se détache de la conscience qui l'a élaborée puisque, à un certain degré d'approximation, elle vaut éternellement. En va-t-il de même pour la reconstitution historique ? L'historien ne s'exprime-t-il pas, lui-même et son époque, dans sa vision du passé ? Est-ce l'homme d'un temps ou un moi transcendantal qui est le sujet de cette science ? Cette dernière est-elle séparable de toute philosophie ? N'est-elle pas solidaire du présent historique et condamnée à changer avec lui ? En d'autres termes la science historique, comme les sciences de la nature, se développe-t-elle selon un rythme d'accumulation et de progrès ou, au contraire, chaque société récrit-elle son histoire parce qu'elle se choisit et recrée son passé ?
   Cette analyse devenue classique de l'historicité conduit Raymond Aron à une philosophie historique qui, s'opposant aux synthèses spéculatives en même temps qu'au positivisme, est aussi une philosophie de l'histoire. « La philosophie de l'histoire, écrit-il, est une partie essentielle de la philosophie, elle en est à la fois l'introduction et la conclusion. Introduction, puisqu'il faut comprendre l'histoire pour penser la destinée humaine, d'un temps et de toujours, conclusion, puisqu'il n'y a pas de compréhension du devenir humain sans une doctrine de l'homme. Double caractère qui serait contradictoire si l'on se représentait la philosophie selon le schéma des théories déductives, mais qui devient intelligible dès qu'on la rattache à la dialectique de la vie et de l'esprit, qui s'achève dans la conscience de soi de l'être qui se situe clans l'histoire et se mesure à la vérité. »
   Près de cinquante ans après sa première parution, cet ouvrage devenu célèbre sans vieillir fait l'objet d'une édition nouvelle, revue et annotée par Sylvie Mesure.

13 euros (code de commande : 18273).


ATHENOUX (André) — Le Christ crucifié au pays de Mao. Paris-Colmar, Alsatia, 1968. In-8° broché, 235 p., illustrations hors texte.
Sur la couverture :
« L'abbé Athenoux est un grand voyageur. Dans la préface consacrée à l'un de ses récents ouvrages Vainqueurs de l'alcool à travers le monde, le Dr Champeau, dit de lui : « ce centaure de Dieu moderne qui galope... en avion à travers le monde ».
L'abbé Athenoux publiait en effet en 1963, aux Editions Vitte Au-delà du rideau de fer, suite à un périple en Russie soviétique, suivi de près de Tournée aux U.S.A. (Edit. Dominicaines 1966).
Il s'est passionné en particulier pour les problèmes de l'Église persécutée dans les pays communistes. Après deux voyages en Europe Centrale où il prenait contact avec les diverses « Églises du silence » (Hongrie, Tchécosiovaquie, Roumanie, Bulgarie, etc.), en 1966, il sillonnait la Chine de Mao au moment de l'explosion de la fameuse Révolution culturelle.
D'où le Christ crucifié au pays de Mao. Au centre du livre, le martyrologe chinois. Précédant cette image, la recherche des causes de la persécution chinoise et ses diverses formes minutieusement analysées. L'accompagnant, un témoignage vécu sur la situation actuelle.
Le lecteur accueillera ce témoignage comme de quelqu'un qui ayant entendu « à l'oreille et dans le secret » est poussé par une force irrésistible à crier sur les toits mais aussi de quelqu'un qui s'est plié à un effort patient d'objectivité et d'impartialité.
Dans une lettre élogieuse, Mgr Guerry, ancien Archevêque de Cambrai, félicite l'auteur de « s'attaquer à un problème aussi délicat, complexe et actuel », soulignant son souci très vif d'une information directe et la richesse de sa documentation.
Le R.P. Manteau-Bonamy O.P., docteur en théologie et expert du Concile, jugeant l'ouvrage du point de vue doctrinal, le déclare « irréprochable » et ajoute : « Passionnant ouvrage... Excellent travail, où l'auteur ne craint pas de dire clairement tout le mal, mal sans équivoque diabolique de la persécution en Chine.
En résumé, concernant la Chine éternelle, d'hier et d'aujourd'hui, un thème d'actualité.
Un document attendu – et qui manquait – dans les Annales de notre temps.
Un véritable Dossier, complet, vivant, objectif, passionnant sur l'Église souffrante, au pays de MAO. »

9 euros (code de commande : 10213).


AUVERGNE (Dominique) — Regards catholiques sur le monde. Claudel - Stanislas Fumet - J. Maritain - René Schwob - Gabriel Marcel - Éd. Le Roy - J. Madaule - Emm. Mounier - Fr. Mauriac - Henri Ghéon - R.P. Forestier - Chan. Cardijn - Rob. Garric - P. Doncœur m’ont confié... Paris, Desclée de Brouwer, 1938. In-12 broché, 146 p, bande d'annonce.

7,50 euros (code de commande : 511).


BALIBAR (Étienne) Cinq études du matérialisme historique. Paris, Maspero, 1974. In-8° broché, 295 p., (collection « Théorie »).

10 euros (code de commande : 118/58).


BARTHES (Roland) — Fragments d'un discours amoureux. Paris, Seuil, 1989. In-8° broché, 280 p., (collection « Tel Quel »), cachet ex-libris et date manuscrite à la page de faux-titre, bel exemplaire.
Avertissement :
   La nécessité de ce livre tient dans la considération suivante : que le discours amoureux est aujourd'hui d'une extrême solitude. Ce discours est peut-être parlé par des milliers de sujets (qui le sait ?), mais il n'est soutenu par personne ; il est complètement abandonné des langages environnants : ou ignoré, ou déprécié, ou moqué par eux, coupé non seulement du pouvoir, mais aussi de ses mécanismes (sciences, savoirs, arts). Lorsqu'un discours est de la sorte entraîné par sa propre force dans la dérive de l'inactuel, déporté hors de toute grégarité, il ne lui reste plus qu'à être le lieu, si exigu soit-il, d'une affirmation. Cette affirmation est en somme le sujet du livre qui commence.

10 euros (code de commande : 16756).

 

BARTHES (Roland) — L'obvie et l'obtus. Essais critiques III. Paris, Seuil, 1982. In-8° broché, 282 p., illustrations, (collection « Tel Quel »).
En quatrième de couverture :
« Il me semble distinguer trois niveaux de sens. Un niveau informatif, ce niveau est celui de la communication. Un niveau symbolique, et ce second niveau, dans son ensemble, est celui de la signification. Est-ce tout ? Non. Je lis, je reçois, évident, erratique et têtu, un troisième sens, je ne sais quel est son signifié, du moins je n'arrive pas à le nommer, ce troisième niveau est celui de la signifiance.
Le sens symbolique s'impose à moi par une double détermination : il est intentionnel (c'est ce qu'a voulu dire l'auteur) et il est prélevé dans une sorte de lexique général, commun, des symboles : c'est un sens qui va au devant de moi. Je propose d'appeler ce signe complet le sens obvie. Quant à l'autre sens, le troisième, celui qui vient « en trop », comme un supplément que mon intellection ne parvient pas bien à absorber, à la fois têtu et fuyant, lisse et échappé, je propose de l'appeler le sens obtus. »

9 euros (code de commande : 9358).


BAUDRILLARD (Jean) — De la séduction. Paris, Galilée, 1979. In-8° broché, 248 p., (collection « L'Espace critique »).

7,50 euros (code de commande : 4532).


BENDA (Julien) — Belphégor. Essai sur l’esthétique de la présente société française. Sixième édition. Paris, Émile-Paul, 1919. In-12 broché, 214 p.

10 euros (code de commande : 3153).

BENDA (Julien) — Lettres à Mélisande pour son éducation philosophique. Paris, Le Livre, 1925. In-12 broché, 164 p.

10 euros (code de commande : 3155).

BENDA (Julien) — La trahison des clercs. Paris, Grasset, 1927. In-8° broché, 306 p., mention de 9e édition à la couverture, achevé d'imprimer daté du 24 novembre 1927, couverture défraîchie, papier jauni.
Avant-propos :
   Tolstoï conte qu'étant officier et voyant, lors d'une marche, un de ses collègues frapper un homme qui s'écartait du rang, il lui dit : « N'êtes-vous pas honteux de traiter ainsi un de vos semblables ? Vous n'avez donc pas lu l'Évangile ? » À quoi l'autre répondit : « Vous n'avez donc pas lu les règlements militaires ? »
   Cette réponse est celle que s'attirera toujours le spirituel qui veut régir le temporel. Elle me paraît fort sage. Ceux qui conduisent les hommes à la conquête des choses n'ont que faire de la justice et de la charité.
   Toutefois il me semble important qu'il existe des hommes, même si on les bafoue, qui convient leurs semblables à d'autres religions qu'à celle du temporel. Or, ceux qui avaient la charge de ce rôle, et que j'appelle les clercs, non seulement ne le tiennent plus, mais tiennent le rôle contraire. La plupart des moralistes écoutés en Europe depuis cinquante ans, singulièrement les gens de lettres en France, invitent les hommes à se moquer de l'Évangile et à lire les règlements militaires.
   Ce nouvel enseignement me semble d'autant plus grave qu'il s'adresse à une humanité qui, de son propre chef, se pose aujourd'hui dans le temporel avec une décision inconnue jusqu'à ce jour. C'est ce que je commencerai par montrer.

10 euros (code de commande : 16741).

[BENDA]. REVAH (Louis-Albert) — Julien Benda. Un misanthrope juif dans la France de Maurras. Paris, Plon, 1991. In-8° collé, 265 p., (collection « Biographique »).
En quatrième de couverture :
   « Au moment où la France s'apprête à célébrer le bicentenaire de l'émancipation des Juifs, le destin contrasté de Julien Benda (1867-1956), le plus assimilé des Juifs français, auteur de la célèbre Trahison des clercs, rappelle toute la complexité de la question juive.
   Le brillant essayiste, l'un des plus en vue des années trente, est, certes, hors normes : l'ancien dreyfusard devient ardent nationaliste, se rapproche de la droite et même de Maurras, avant de déclarer la guerre à la bourgeoisie française et de se comporter, après 1945, en pur stalinien. Mais ce parcours, autant que sa destinée personnelle, illustre les difficultés de la condition juive dans une France qui n'avait pas résisté à l'antisémitisme. »

11 euros (code de commande : 11702).


BENOIST (Jean-Marie) — Tyrannie du logos. Paris, Minuit, 1975. In-8° broché, 187 p., (collection « Critique »), cachet d'appartenance. Épuisé chez l'éditeur.

7,50 euros (code de commande : 6624).


BENOIT (Félix et Bruno) — Hérésies et diableries à Lyon et alentours. Le Coteau/Roanne, Horvath, 1987. In-8° broché, 167 p., illustrations.

15 euros (code de commande : 140/70).


[BERGSON (Henri)]. GILLOUIN (René) — La philosophie de M. Henri Bergson. Paris, Grasset, 1911. In-12 broché, 187 p.

5 euros (code de commande : 4997).


BERNAL (J.D.), HALDANE (J.B.S.), PIRIE (N.W.) et PRINGLE (J.W.S.) — Une discussion sur l'origine de la vie. Traduit de l'anglais par M.T. et V. Nigon. Introduction de Marcel Prenant. Paris, Union Rationaliste, 1955. In-8° broché, 221 p., exemplaire en partie non coupé.
Table des matières :
   - Introduction, par Marcel Prenant.
   - Les bases physiques de la vie, par J.D. Bernal (traduction de The physical basis of Life, publié en 1952).
   - Histoires vitales. Compte rendu des « Bases physiques de la vie » par J.D. Bernal, par N.W. Pirie (traduction de Vital Blarney, publié en 1952).
   - Défense de marcher sur les pelouses, par J.D. Bernal (réponse à Vital Blarney, traduction de Keep off the Grass, publié en 1952).
   - Les origines de la vie, par J.B.S. Haldane (traduction de The Origins of Life, publié en 1954).
   - L'origine de la vie, par J.D. Bernal (traduction de The Origin of Life, publié en 1954).
   - De la fabrication et de la définition de la vie, par N.W. Pirie (traduction de On making and recognizing life, publié en 1954).
   - L'évolution de la matière vivante, par J.W.S. Pringle (traduction de The Evolution of living Matter, publié en 1954).

12 euros (code de commande : 14115).


[BERNHARD (Thomas)]. GARGANI (Aldo G.) — La phrase infinie de Thomas Bernhard. [Titre original : La frase infinita di Thomas Bernhard.] Traduit de l'italien par Jean-Pierre Cometti. [Paris], M'Éclat, 1990. In-8° broché, 49 p., (collection « Tiré à Part »), soulignements.
En quatrième de couverture :
   La phrase infinie de Thomas Bernhard fait suite, d'une certaine manière au diptyque L'étonnement et le hasard et Regard et destin. Il annonce la réconciliation de l'auteur avec le travail de recherche, mais cette recherche cette fois-ci porte justement sur l'auteur irréconciliable par excellence. Par le biais d'une étude sur Thomas Bernhard, Gargani réintègre un certain type de discours philosophique, arborant les blessures de « Regard et destin », mais en partage avec celles de Thomas Bernhard.
   La question est celle du rapport entre éthique et esthétique et Gargani montre comment chez Bernhard cette question est posée au cœur même de la langue et de la structure du récit ; et c'est un portrait quasi « michelstaedterien » que Gargani nous propose de Bernhard, faisant, selon l'expression du jeune philosophe de Gorizia « la guerre aux mots avec les mots ».

6 euros (code de commande : 17709).


BICKEL (Lothar) — Le dehors et le dedans. Traduit de l’allemand par Robert Rovini. Avant-propos de Henri Thomas. Paris, Gallimard, 1962. In-12 broché, 239 p., (collection « Les Essais », CVI).

9 euros (code de commande : 3164).


BLUME (D.-J.) — Le Protestantisme belge pendant et après la guerre. Conférence faite à Hornu le Jeudi 15 Août 1918. Dour, Bauduin, 1918. In-8° broché, 23 p.
Extrait :
   En me donnant pour tâche de traiter devant vous le sujet du Protestantisme belge pendant et après la guerre, mon but est à la fois simple et double. Il est simple, en ce sens qu'il consiste uniquement à vouloir vous intéresser plus que jamais à ce que nous aimons tous du fond de notre cœur, je-veux dire le succès du Règne de Dieu dans notre patrie. Et d'autre part, il est double parce qu'après avoir examiné du point de vue général quelques-uns des éléments qui fondent la valeur historique de la période où nous sommes, je voudrais montrer l'estime que nous en pouvons avoir et en faire une application non plus générale mais particulière à notre pays.
   Les temps que nous vivons sont, sans contredit, de la plus haute importance ; ils constituent une charnière dans la vie de notre humanité. S'ils se résument surtout, à l'heure actuelle en difficultés matérielles et morales de toute sorte, cela ne signifie point qu'ils ne comportent que soucis, chagrins, tristesses et misères. C'est en réalité un monde nouveau qui se forme sous nos yeux ; c'est une société neuve qui éclôt ; et sans que nous puissions en avoir une claire conscience, parce que nous manquons du recul nécessaire à la bonne appréciation des événements, il est permis de penser que l'œuvre dont nous sommes chaque jour les vivants contemporains, marquera comme une renaissance dans les annales de l'histoire.
   C'est qu'en dernière analyse, il est maintenant question de tout autre chose que d'une lutte armée entre plusieurs peuples. La guerre, en tant que conflit militarisé, n'est, en effet, que le premier plan du tableau. Il est vrai, qu'en vertu même de son éclat et de sa primitive importance, c'est ce premier plan qui a d'abord absorbé les forces vives des peuples, comme il absorbe encore aujourd'hui notre attention. Mais il est bien difficile de ne pas voir que, depuis quatre ans, les choses ont grandement changé ; que des facteurs nouveaux sont entrés en ligne de compte, qui ont déplacé le centre de l'attention en déplaçant le centre de l'action mondiale ; et qu'au-delà du premier plan, au-dessus de cette œuvre militaire qu'il faut achever malgré tout, il y a comme une fournaise où bouillonne l'âme des peuples, un chaos ardent où l'on voit surtout s'agiter et s'éclabousser les violentes et définitives revendications des démocraties. – C'est ceci, à proprement parler, qui fait l'âme de notre présente histoire ; ce ne sont pas les faits de guerre, comme on pourrait le croire ! La fournaise en fusion veut se répandre et se cristalliser en des formes neuves ; le chaos ardent des nations veut s'organiser sur un nouveau plan. Et l'une des impressions dont on peut le moins se défendre après la lecture des maigres journaux que nous avons est celle-ci : que les peuples n'aspirent tellement après la fin de la guerre que pour prendre leur revanche, pour commencer ce que j'appellerai volontiers leur guerre à eux, dans laquelle ils exigeront que l'on compte avec eux plus qu'on ne l'a fait jusqu'aujourd'hui.

10 euros (code de commande : 16765).


[BÖHME (Jacob)]. WEHR (Gerhard) et DEGHAYE (Pierre) — Jacob Böhm. Avec des textes de Jacob Böhme traduits par L.C. de Saint-Martin. Paris, Albin Michel, 1991. In-8° collé, 236 p., (collection « Cahiers de l'Hermétisme »).
En quatrième de couverture :
   On a peine à croire que la pensée et l'œuvre de Jacob Böhme n'ont fait l'objet, jusqu'à présent, d'aucune étude en français qui soit à la fois assez générale et assez sérieuse pour intéresser le public cultivé.
   La traduction française du travail de Gerhard Wehr, que l'on trouvera dans ce « Cahier Jacob Böhme », vient combler cette lacune. On y voit apparaître tel qu'il fut, écrivit et pensa, ce théosophe chrétien mort en 1624 qui exerça sur la pensée allemande et européenne une influence dépassant même le seul domaine de l'hermétisme. Aborder Böhme, c'est retourner aux origines de la philosophie moderne, qui procède de lui à travers le cheminement d'un long processus de pensée sécularisante : c'est aussi effectuer un pèlerinage aux sources, car de tous les théosophes occidentaux il n'en est peut-être pas de plus puissant, de plus attachant ni de plus génial.
   Ce « Cahier » contient par ailleurs deux textes rares de Jacob Böhme qui n'ont connu qu'une édition, en 1807, dans nue traduction en français de Louis-Claude de Saint-Martin. Deux textes qui condensent l'essentiel de la pensée de Böhme.
   Un troisième volet s'imposait. Pierre Deghaye, sans nul doute le meilleur spécialiste de Böhme en France, a accepté de se charger du rôle délicat, mais non ingrat, d'exégète.
   Puisse ce « Cahier Jacob Böhme » inciter les lecteurs à méditer sur l'un des aspects fondamentaux, bien que trop longtemps négligé, de notre culture occidentale, et leur offrir, de surcroît et pour leur propre compte, quelques motifs de réflexions spirituelles.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Antoine Faivre et Frédérick Tristan.
   - Jacob Böhme, par Gerhard Wehr.
   - De la base sublime et profonde des six points théosophiques, par Jacob Böhme.
   - Mysterium Pansophicum, par Jacob Böhme.
   - Psychologia Sacra, patr Pierre Deghaye.
   - Bibliographie, par Gerhard Wehr.

18 euros (code de commande : 17543).


BONIFACIO (José) — Les clefs de la Parole Perdue. Paris, Télètes, 2002. In-8° collé, 94 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Comme l'écrit José Bonifacio «  a réussite dans la magie ne dépend pas seulement de la formule mais surtout de l'homme qui la prononce ». Il invite ainsi le lecteur à « vouloir oser savoir » pour parvenir au centre de lui-même. Cette quête de sa propre connaissance, celle de la véritable Initiation, le conduira peut-être à connaître les dieux et l'univers. Pour cela il nous faut abandonner la vision de l'Homme Profane, mais aussi de l'Homme Véritable, pour parvenir à celle de l'Homme Transcendant qui est celle de l'Homme qui Est. Pour ouvrir la porte de ce troisième degré, l'auteur nous fournit les cinq clefs indispensables qui sont développées dans les thèmes suivants :
      - La Magie initiatique.
      - Les Clefs de la compréhension du troisième degré de la Kabbale.
      - Les Richesses du triangle équilatéral.
      - Structures mathématiques du psychisme : l'Homme Profane, de clef 4 ; l'Homme Véritable de clef 7 ; l'Homme Transcendant, de clef 9.
      - Analyse de la Mort Maweth et de la Vérité Emeth.
      - Aleph-Mem-Shine, les trois Lettres-Mères.
      - L'énigme des 153 poissons.
      - La Parole Perdue, le symbolisme du bijou de Maître, le Cantique des Cantiques.
     - Le Golem.
      - L'Apocalypse de saint Jean, les Nombres au troisième degré.
      - Unité et dualité.
      - Démarche initiatique et Transcendance.
      - La quadrature du cercle, réalisation géométrique.
      - Les dix Lois cosmiques, Loi d'Aleph et de Beith.
      - Au-delà de UN.
      - Le système solaire aux risques de la Kabbale.
   Seize thèmes de réflexion sont abordés dans cet ouvrage qui fait suite à En Quête de la Parole Perdue. Seize car ce nombre est à la fois « une mesure d'homme et une mesure cosmique ».

7 euros (code de commande : 15898).


BOURDIEU (Pierre, dir.) — La misère du monde. Paris, Seuil, 1993. In-8° broché, 947 p., jaquette, (collection « Libre Examen - Documents »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   D'un côté les responsables politiques, qui sont souvent très étrangers à l'existence ordinaire de leurs concitoyens. De l'autre, ces hommes et ces femmes qui ont tant de mal à vivre et si peu de moyens de se faire entendre. Les uns ont l'œil fixé sur les sondages d'opinion, les autres protestent en dehors des cadres institués, lorsqu'ils ne s'enferment pas dans leur malheur.    Sous la direction de Pierre Bourdieu, une équipe de sociologues s'est consacrée pendant trois ans à comprendre les conditions de production des formes contemporaines de la misère sociale. La Cité, l'École, le monde des travailleurs sociaux, le monde ouvrier, le sous-prolétariat, L'univers des employés, celui des paysans et des artisans, la famille, etc., autant d'espaces où se nouent des conflits spécifiques, où s'affirme une souffrance dont la vérité est dite, ici, par ceux qui la vivent.
   On lira ce livre comme autant de petites nouvelles, chroniques d'une assistante sociale dans un hôpital à l'abandon, d'un métallo orphelin de la classe ouvrière, d'un fin-de-droit clochardisé, du proviseur d'un lycée en proie à la violence urbaine, d'un policier de base dans une banlieue défavorisée, et de tant d'autres avec eux.
   On comprendra en le lisant pourquoi les gens font ce qu'ils font.
   On aura compris en le refermant que ce livre propose une autre façon de faire de la politique.
Table des matières :
   - Au lecteur, par Pierre Bourdieu.
   - L'espace des points de vue, par Pierre Bourdieu.
      - La rue des jonquilles, par Pierre Bourdieu.
      - Une famille déplacée, par Abdelmalek Sayad.
      - Chacun chez soi, par Rosine Christin.
      - La vision médiatique, par Patrick Champagne.
         - L'ordre des choses, par Pierre Bourdieu.
         - Une famille intégrée, par Patrick Champagne.
         - Un mauvais placement, par Gabrielle Balazs.
         - La réhabilitation, par Gabrielle Balazs.
         - La dernière différence, par Patrick Champagne.
         - Le couperet, par Gabrielle Balazs.
   - Effets de lieu, par Pierre Bourdieu.
      - De l'Amérique comme utopie à l'envers, par Loïc Wacquant.
         - The Zone, par Loïc Wacquant.
         - Homeless in El Barrio, par Philippe Bourgois.
   - La démission de l'État, par Pierre Bourdieu.
      - Une mission impossible, par Pierre Bourdieu.
      - La mauvaise foi de l'institution, par Pierre Bourdieu.
      - Porte-à-faux et double contrainte, par Pierre Bourdieu et Gabrielle Balazs.
      - « L'occupationnel », par Gabrielle Balazs.
      - La vision d'État, par Patrick Champagne.
      - Désordre chez les agents de l'ordre, par Rémi Lenoir.
         - La police des pauvres, par Rémi Lenoir.
         - Femme ou flic, par Rémi Lenoir.
         - Un reproche vivant, par Rémi Lenoir.
   - Déclins.
      - Permanents et temporaires, par Michel Pialoux et S. Beaud.
      - Le vieil ouvrier et la nouvelle usine, par Michel Pialoux.
      - Le rêve de l'intérimaire, par Stéphane Beaud.
      - Travail de nuit, par Rosine Christin.
      - La possession, par Rosine Christin.
      - Une affaire de famille, par Rosine Christin et B. Urlacher.
      - Le souffre-douleur, par Abdelmalek Sayad.
      - La fin d un monde, par Pierre Bourdieu.
         - Le désarroi du délégué, par Michel Pialoux.
         - Vu d'en bas, par Pierre Bourdieu.
         - L'œuvre volée, par Sandrine Garcia.
         - Témoin silencieux, par Rosine Christin.
         - Un équilibre si fragile, par Pierre Bourdieu et Gabrielle Balazs.
         - Suspendue à un fil, par Pierre Bourdieu.
         - Sans feu ni lieu, par Anne-Marie Waser.
         - Une vie perdue, par Pierre Bourdieu.
         - Un avenir incertain, par Patrick Champagne.
         - La chute, par Patrick Champagne.
         - La déception, par Frédérique Matonti.
         - Carrières brisées, par Louis Pinto.
   - Les exclus de l'intérieur, par Pierre Bourdieu et Patrick Champagne.
      - Oh ! Les beaux jours, par Pierre Bourdieu.
      - Un paradis perdu, par Sylvain Broccolichi.
      - L'engrenage, par Sylvain Broccolichi et F. Oeuvrard.
      - Une double vie, par Rosine Christin.
      - La classe de français, par Rosine Christin.
      - Un rapport de force, par Sylvain Broccolichi.
      - La violence de l'institution, par Gabrielle Balazs et Abdelmalek Sayad.
      - Première génération, par Gabrielle Balazs.
   - Les contradictions de l'héritage, par Pierre Bourdieu.
      - Le destin scolaire, par Alain Accardo.
      - Dialogue sur la violence, par Emmanuel Bourdieu.
      - Un succès compromettant, par Charles Soulié.
      - L'esprit de contradiction, par Emmanuel Bourdieu et D. Podalydès.
      - L'impasse royale, par Emmanuel Bourdieu et D. Podalydès.
      - Le rêve des familles, par Pierre Bourdieu.
      - Épouse et collaboratrice, par Jean-Pierre Faguer.
      - La malédiction, par Abdelmalek Sayad.
      - La messagère, par Francine Muel-Dreyfus.
      - L'émancipation, par Abdelmalek Sayad.
      - Le malade-objet, par François Bonvin.
      - Ceux qui restent, par Rosine Christin.
      - La solitude, par Gabrielle Balazs.
   - Comprendre, par Pierre Bourdieu.
   - Post-scriptum, par Pierre Bourdieu.
   - Index.

18 euros (code de commande : 16677).


BOUTANG (Pierre) — La Source sacrée. Les Abeilles de Delphes II. Monaco, Éditions du Rocher, 2003. In-8° collé, 477 p., pli au second feuillet de couverture.
En quatrième de couverture :
   La source sacrée est celle où les abeilles de Delphes vont puiser quelques gouttes d'une transparence parfaite. C'est à cette même quête que nous convie Pierre Boutang dans ce recueil critique inédit, qui rassemble des articles publiés dans les années cinquante et soixante. Ici encore, il jette sur les poètes, les romanciers et les philosophes de purs traits de lumière, qui définissent à chaque fois un art de penser et un art d'écrire. Une telle puissance de dialogue et de rencontre, sans tabou ni complaisance, a aussi bien suscité l'admiration de Jules Supervielle que de Daniel Halévy, Roger Nimier et Jean Paulhan.
   Méditant tour à tour sur le langage et le style, sur les « bergers » chrétiens de la littérature, mais sondant aussi bien les entrelacs de Rousseau, Montherlant et Proust (le « Champ clos » du moi), Boutang achève cet itinéraire par une réflexion sur la naissance de l'État : on y découvre ses lectures de Tocqueville, Sorel et Aron, rencontrant toujours chaque auteur sur la crête de sa pensée. Parmi les grands morceaux, le lecteur retrouvera la préface aux Possédés de Dostoïevski et l'introduction allègre de la Satire Ménippée. Dans une préface inédite écrite en 1991, Pierre Boutang met en évidence l'unité de sa démarche et de sa quête métaphysique.
   Cet immense voyage dans la littérature, la politique et la philosophie refonde la critique par la rencontre entre le logos et le monde.

12 euros (code de commande : 17974).


BOUYER (Louis) Dictionnaire théologique. Tournai, Desclée de Brouwer, 1963. In-8° étroit sous cartonnage d'éditeur, IX, 653, [14 (lecture synthétique du dictionnaire)] p.
Préface :
   Ce livre n'ambitionne point de rivaliser avec un ouvrage comme le Dictionnaire de théologie catholique, édité par MM. Vacant, Mangenot et Amann. Il s'agit là, en réalité, d'une collection de monographies dont beaucoup ont l'ampleur d'un véritable volume. Ce qu'on a voulu ici est bien plus modeste. On a cherché d'abord à présenter le sens exact des expressions théologiques, dans les termes les plus simples et les plus accessibles à tous. Ensuite, on s'est efforcé de proposer, dans des termes également lisibles pour les non-spécialistes, une synthèse succincte de la doctrine catholique en partant de chacun de ses termes-clés. Par là, on a voulu rendre service d'abord aux prédicateurs et aux catéchistes, en leur fournissant à propos de chaque question capitale un exposé très bref, mais qui contienne l'essentiel de ce qu'il faut savoir pour comprendre et expliquer correctement les doctrines catholiques. On a pensé également qu'on pourrait rendre par là quelques services aux étudiants en théologie, en leur permettant une première vue d'ensemble de chaque question, réduite à ses lignes essentielles, comme une introduction à l'étude détaillée des cours ou des manuels. Peut-être un ouvrage aussi simplifié pourra-t-il aussi éviter à des littérateurs ou des journalistes (même catholiques) de choir en quelque piège en leur permettant de se renseigner d'un simple coup d'œil sur le sens des termes qu'ils emploient quand ils en viennent à parler de ces choses.
   Si brefs que soient nos articles, on s'est efforcé d'y donner toujours les textes bibliques essentiels avec le minimum de commentaire indispensable, ainsi que les textes principaux du magistère. En dehors de cela, nous avons systématiquement limité nos références à saint Thomas d'Aquin, docteur commun par excellence, et, toutes les fois qu'il a donné dans la Somme théologique le plus important de sa pensée sur le sujet, nous nous sommes borné à celle-ci. Nous n'avons introduit de références à d'autres que là où la doctrine considérée est arrivée à sa maturité en dehors du saint Docteur, et en nous bornant à chaque fois, autant que possible, à l'auteur ou au texte fondamental sur la question. Quiconque désire une bibliographie sur le sujet doit naturellement se reporter soit aux grands dictionnaires, soit aux manuels de théologie. Ajoutons que nous n'avons pas traité dans ce volume de la morale chrétienne dans ses détails, nous restreignant aux principes fondamentaux qui appartiennent en propre à la théologie au sens le plus strict, c'est-à-dire la théologie dogmatique. De même en est-il des problèmes historiques : nous n'en avons rappelé que ce qui était essentiel pour comprendre l'évolution d'un problème ou le sens d'une définition de l'Église.

18 euros (code de commande : 18144).


[BRÈS (Guy de)] — La Confession de foi des Églises réformées wallonnes et flamandes. Réimprimée par décision de la Société Évangélique Belge. Bruxelles, Librairie Chrétienne Évangélique, 1850. [Bruxelles, Librairie Chrétienne Évangélique, rue de l'Impératrice, 33. 1850] In-8° débroché, 47, [1 bl.] p.
Préface :
   Guy de Brès, ce noble et courageux apôtre de l'Évangile dans les Flandres et le pays wallon, sentait que quelque chose manquait à ses travaux, malgré leurs rapides succès : une confession de foi lui paraissait absolument nécessaire. Les nombreuses Églises, que Dieu avait suscitées dans les Pays-Bas, rendraient ainsi gloire à Jésus-Christ, Dieu béni éternellement et leur seule espérance. Elles feraient tomber les calomnies que d'impudents adversaires répandaient contre leur religion ; elles éclaireraient les ignorants, et seraient elles-mêmes fortifiées dans leur très-sainte foi. Assisté d'Adrien de Saravia et de trois ou quatre autres pasteurs, Guy de Brès rédigea donc une Confession de la Foi des Églises des Pays-Bas. Cette Confession, d'abord écrite en wallon, mais aussitôt traduite en flamand , il la communiqua aux Églises et aux pasteurs, pour qu'ils y fissent les corrections qu'ils jugeraient nécessaires. Ainsi modifiée, elle parut en 1561 ; elle contenait trente-sept articles opposés à la doctrine de Rome et conformes à la parole de Dieu, telle qu'elle était professée à Genève.
   Les Réformés ou Chrétiens évangéliques envoyèrent cette Confession à Philippe II, et l'accompagnèrent d'une lettre dans laquelle ils disaient entre autres : « Bien que nous soyons plus de cent mille, nous nous comportons pourtant en toute tranquillité. »
   Plus tard, le 5 octobre, en 1571, il fut statué par le premier synode national des Églises wallonnes et flamandes, tenu à Embden, que cette Confession serait signée par tous les membres présents au dit synode et par tous ceux qui seraient admis au saint ministère.
   C'est cette Confession, monument précieux de la pureté des doctrines de nos pères, que nous avons réimprimée telle quelle, sans y rien ajouter ni retrancher : nous ne nous sommes permis que de remplacer quelques mots vieillis par des expressions plus modernes et mieux comprises.

13 euros (code de commande : 16764).


BUTLER (Adam), [traduit par GODESCARD]La Vie des saints d'Alban Butler et Godescard. Avec le Martyrologe romain, un traité de la Canonisation des Saints, le Panégyrique des Saints et Martyrs par le diacre Constantin, un traité des Fêtes mobiles, l'Opuscule de Lactance sur la mort des persécuteurs de l'Eglise, Édition augmentée de notes nouvelles, d'un grand nombre de Vies inédites : J.-B. De La Salle, Jean Grande, Ignace Azevedo, Pierre Claver, Paul de La Croix, Jean de Britto, André Bobola, Les nouveaux martyrs du Tonkin, Germaine Cousin, etc, etc. Par M. l'abbé Tresvaux, chanoine et vicaire-général de Paris, auteur de l'Histoire de la persécution révolutionnaire en Bretagne, etc., de Ram, Chanoine, Recteur de L'université catholique de Louvain, de Réflexions placées après la première Vie de chaque jour, par l'abbé Herbet, chanoine honoraire d'Amiens, membre correspondant de l'académie d'Amiens, auteur de l'Imitation méditée, etc. Entièrement revue par M. Le Glay, correspondant de l'Institut, chevalier des ordres de la Légion d'Honneur et de S.-Grégoire-le-Grand, auteur de l'Histoire ecclésiastique du diocèse de Cambrai. Et approuvée par Mgr l'archevêque de Cambrai, son ém. le cardinal archevêque de Lyon, Mgr l'archevêque de Toulouse, NN. SS. les évêques d'Amiens, de La Rochelle, de Poitiers, de Metz, de Nantes et de Montréal. Tomes I à XII (complet). Lille, Lefort, 1855-1855. Douze volumes in-8° demi-chagrin noir d'éditeur, tome I : CVIII, 580 p., deux gravures, tome II : [1 (faux-titre)], [1 bl.], [2 (titre, mention de droit)], 664 p., tome III : 676 p., tome IV : 650, [2 bl.] p., tome V : 623, [1 bl.] p., tome VI : 644 p., tome VII : 628 p., tome VIII : 639, [1 bl.] p., tome IX : 628 p., tome X : 607, [1 bl.] p., tome XI : 564, LXVIII (appendice) p, tome XII : 519, [1 bl.] p., dos frottés, rousseurs sinon bon exemplaire.
   
Le classement des Saints est effectué par date, donc par jour. Chaque tome contient une table alphabétique. Le tome 12 se termine par une table générale des Saints et des fêtes, une table des matières et une table chronologique.
Avertissement pour cette nouvelle édition :
   On peut dire que l'Histoire des Saints est un code de morale : ou plutôt c'est l'Évangile qui est le code, c'est l'Histoire des Saints qui en forme comme le contexte et le commentaire. En lisant le code, il peut se faire que la perfection qui s'y trouve indiquée effraie et déconcerte ; en lisant les vivantes explications de ce code divin, rendues sensibles dans la conduite des saints, le courage revient, et l'espérance se ranime. Or que faut-il de plus que ces considérations pour nous déterminer, non à offrir au public pieux un nouveau livre de la Vie des Saints (Dieu nous garde de celle présomption), mais à présenter aux fidèles une nouvelle publication d'un travail déjà connu et fort estimé, auquel il s'agit seulement d'apporter les améliorations que le temps et l'expérience ont indiquées ?
   Ici quelques explications de détails sont nécessaires pour bien comprendre ce que nous avons voulu et ce que nous avons tenté.
   Parmi les ouvrages un peu étendus d'hagiographie chrétienne, un de ceux qui tiennent le premier rang après les immenses travaux des Bollandistes, ce sont les Vies des Saints écrites en anglais par Butler et traduites dans notre langue par l'abbé Godescard. Un mot sur ces deux hommes remarquables nous parait ici une dette de reconnaissance et une digression nécessaire pour l'intelligence de tout l'ouvrage.
   Alban Butler, né en 1710, dans le comté de Northampton, d'une ancienne famille, fut envoyé à l'âge de huit ans au Collège des prêtres anglais de Douai. Ses progrès dans les vertus et dans les sciences ecclésiastiques attirèrent l'attention de ses supérieurs, et lui méritèrent avec l'honneur du sacerdoce, celui d'y enseigner successivement les humanités, la philosophie et la théologie.
   Ce fut pendant son séjour dans ce collège, qu'il publia une Discussion, en forme de lettres, sur l'Histoire satyrique des papes, d'Archibald Bower, apostat de la religion catholique. Cet écrit, plein de facilité et d'élégance, annonçait une érudition peu commune et une excellente critique.
   Chargé, en 1745, de servir de mentor à trois jeunes seigneurs anglais catholiques dans leur voyage en France et eu Italie, il composa une description intéressante des monuments des arts qui se trouvent dans ces contrées.
   À son retour en Angleterre, on l'employa dans la mission du comté de Stafford, d'où il fut tiré, quelque temps après, pour accompagner à Paris le fils du duc de Norfolk, premier pair catholique, qui allait y achever son éducation. Le collège du Plessis-Sorbonne, de tout temps renommé pour ses principes et ses bonnes études, fixa le choix des respectables parents et du judicieux instituteur; et ce fut dans cette maison, qui réunissait tant d'hommes rie mérite, que M. Butler, vers l'année 1761, s'associa pour l'instruction de son intéressant élève, les lumières et les talents distingués de MM. Godescard et Marie, auxquels, en retour, il inspira le goût et donna les premières connaissances de la langue anglaise. Ces estimables littérateurs ne tardèrent pas à en acquérir la parfaite intelligence, et la firent servir à la gloire de la religion et des lettres. Telle fut l'origine de l'excellente traduction des Vies des pères, des martyrs, etc., qu'avait composée le savant instituteur et dont ses dignes associés partagent avec lui le mérite et l'utilité.
   Quelques années après, M. Butler fut appelé à la présidence du Collège anglais à Saint-Omer ; il y mérita la confiance intime du digne évêque de ce diocèse, des évêques d'Arras, de Boulogne, de Bruges, et autres personnages distingués.
   Après avoir rempli, avec un zèle et un succès au-dessus de tout éloge, les différents emplois qui lui fuient confiés, il mourut à Saint-Omer, le 15 mai 1773, regretté et vénéré pour ses vertus, sa haute piété et ses profondes connaissances. La religion, l'histoire et les litres lui devront à jamais l'important ouvrage que nous réimprimons, et qui seul immortaliserait sa mémoire.
   Après avoir fait connaître l'auteur des Vies des Saints, il est juste de consacrer également une page à la gloire de son intelligent traducteur.
   Jean-François Godescard naquit le 30 mars 1728 à Rocquemont, diocèse de Rouen. Il était d'une famille honnête, et reçut les premiers bienfaits de l'éducation du curé d'Icquebeuf, sou parent.
   Après avoir achevé ses humanités au collège de Rouen, tenu alors par les Jésuites, il donna en particulier des leçons de langue latine à un grand nombre d'élèves, que sa réputation déjà formée lui avait procurés. Partageant son temps entre ses études personnelles et le soin de ses écoliers, il étudia lui-même, et avec succès, la philosophie et la théologie.
   En 1755 il reçut l'ordre de la prêtrise, et fut nommé précepteur du fils unique de M. d'Acquigny, magistrat célèbre par ses lumières et ses vertus. Il n'avait pas encore achevé l'éducation de son élève, au collège du Plessis à Paris, où il s'était retiré, que, s'étant adonné sérieusement à l'élude de la langue anglaise, il entreprit la traduction des Vies des Saints, composées en anglais par Butler, et fit paraître en 1763 le premier volume de cet excellent ouvrage.
   En 1769, M. de Beaumont, juste appréciateur du mérite, l'appela au secrétariat de l'archevêché de Paris, le nomma d'abord chanoine de Saint-Louis-du-Louvre, et peu de temps après chanoine de Saint-Honoré, pour le dédommager du sacrifice qu'il avait fait d'un riche bénéfice qui lui avait été offert, et pour lui témoigner sa reconnaissance de l'attachement qu'il lui avait montré.
   Sous l'épiscopat de M. de Juigné, qui conserva pour lui la morne estime, devenu supérieur de plusieurs des communautés de religieuses anglaises qui étaient établies à Paris, il obtint aussi une pension du roi, et une gratification du clergé de France, en récompense des importants services qu'il avait rendus à la religion.
   Mais la révolution vint le priver, comme les autres ecclésiastiques, de ses bénéfices et moyens de subsistance. Il fut forcé de vivre de son travail, qui, dans ces moments de désastre, n'offrait pas de grandes ressources. Âgé et infirme, forcé de vendre tous les effets précieux qui lui restaient, cet estimable vieillard fut réduit à corriger des épreuves pour le compte d'un imprimeur. Ses livres, qu'il voulut garder jusqu'au dernier instant de sa vie, étaient les seules consolations de son dénuement et de toutes ses privations. Il mourut à Paris, au collège de Boncourt, le 2l août 1800 , dans la soixante-treizième année de son âge.
   Ce sont donc les Vies des Saints écrites par Butler et traduites par Godescard que nous reproduisons. Seulement Butler, anglais d'origine, a fait entrer dans son cadre un grand nombre de saints de sa nation, dont la vie à peine connue a l'inconvénient de présenter peu d'intérêt pour nous et de grossir démesurément l'ouvrage. Nous avons supprimé, sans crainte de déplaire à nos lecteurs, tout ce qui nous a paru devoir peu les attacher. Quant au travail de Godescard, nous y avons apporté trois importantes modifications.
   Premièrement, nous avons relu avec attention sa traduction, la plume à la main. Des négligences de style, des naïvetés trop crues, des longueurs et quelques inexactitudes ont dû disparaître sans rien toucher au fond.
   Secondement, depuis la mort du pieux traducteur, l'Église, mère toujours si féconde, a continué de décerner les honneurs de la canonisation à plusieurs hommes héroïques que la voix de Dieu, c'est-à-dire celle des miracles, avait proclamés. Or, parmi ces derniers saints, quelques-uns n'étaient pas seulement illustres par l'éclat de leurs vertus : plus rapprochés de nous, ils nous présentaient un intérêt plus vif et plus palpitant : celui d'avoir vécu en quelque sorte sous nos yeux et d'avoir pour ainsi dire été mêlés à notre propre existence. Un pieux et savant chanoine de Notre-Dame de Paris, déjà bien connu par ses écrits hagiographiques, M. Tresvaux, s'est chargé de ce travail, qu'il a continué jusqu'à ce jour.
   Enfin, on a reproché à Godescard un peu de sécheresse dans les réflexions morales qui terminent comme corollaire la Vie principale du Saint de chaque jour. Sans vouloir contester la vérité de ce reproche, on a tenté de faire disparaître ce qui pourrait le justifier, et on a substitué des réflexions neuves à des pensées bonnes qui ne répondaient pas assez peut-être à l'attente des lecteurs.
   Il est aussi une autre objection, adressée au traducteur de Butler, que nous n'avons pas voulu passer sous silence. Plusieurs personnes ont trouvé que Godescard était trop timide et trop circonspect, et que, dans le récit des miracles, il se sert quelquefois, au lieu de l'affirmation, d'une locution douteuse comme celles-ci : on dit, on rapporte, on assure... Nous avons donné à cette observation tout le poids qu'elle comporte : appuyés sur l'autorité d'écrivains judicieux et érudits dont les ouvrages universellement estimés ont, depuis les travaux de Godescard, éclaire bien des points obscurs ou imparfaitement approfondis, nous avons pu, sans compromettre la sagesse de nos devanciers, faire subir à quelques Vies importantes de notables modifications et leur donner de plus amples développements, toujours appuyés sur des documents ou des témoignages irrécusables.
   Quant aux faits pour lesquels il n'a pas été possible de réunir les mêmes conditions d'authenticité, loin de faire un reproche à Godescard de sa réserve, nous y trouvons un titre de plus à son exactitude d'écrivain et à sa fidélité scrupuleuse d'historien. Entre l'extrême simplicité qui admet tout sans examen, et la systématique incrédulité qui rejette tout sans pudeur, il y a un milieu, et ce milieu nous semble avoir été gardé par l'écrivain consciencieux dont nous parlons. Dans le temps où nous vivons, si un excès pouvait être excusé, ce serait plutôt, ce nous semble, celui d'une trop grande prudence, pour ne laisser aucune prise à la malignité railleuse de l'impiété : non que nous voulions faire des concessions à l'esprit sceptique du dernier siècle ; mais nous désirons être sages jusqu'à la sobriété, afin qu'il n'y ait aucun prétexte d'accuser la simplicité de notre foi et les tendances de notre piété.
   Ainsi, rien n'a été omis pour que, dans cette édition nouvelle, la foi chrétienne et l'exactitude historique, l'instruction et l'éducation se trouvent associées et marchent constamment de front : aucun soin n'a été négligé pour conserver aux Vies des Saints leur caractère d'utilité générale, de telle sorte qu'elles puissent s'adresser et convenir à tous, être consultées par tous avec une entière sécurité, et, dans les familles, tomber entre les mains du père et des fils comme en celles de la mère et de ses filles.
   Enfin, pour compléter toutes les garanties, nous avons obtenu, outre le bienveillant concours du savant hagiographe, M. De Ram, recteur de l'université catholique de Louvain, la collaboration de M. Le Glay, auteur du Cameracum christianum et de tant d'autres ouvrages, pleins de fortes études et d'érudition, qui lui ont valu tout récemment une des distinctions les plus honorables de la part de l'auguste pontife Pie IX.

Les 12 volumes : 150 euros (code de commande : 16969).


Cahiers internationaux de symbolisme
Pour le détail des sommaires, consultez le site

Ciephum

2010 — 125-126-127 : La métaphore.
2009 — 122-123-124 : Mémoires.
2008 — 119-120-121 : Pour une origine à venir. Engagements auprès de Claire lejeune.
2008 — Numéro spécial : « Tempo di Roma »
2007 — 116-117-118 : Flore, faune, symbole.
2006 — 113-114-115 : L'inattendue. Genèse de la création dans les essais de Claire Lejeune.
2005 — 110-111-112 : Demain, quelle civilisation ?
2004 — 107-108-109 : Thérories et pratique de la création. II. La création au féminin.
2003 — 104-105-106 : Thérories et pratique de la création. Le génie de la différence nous délivrera-t-il de la tyrannie de l'identité ?
2002 — 101-102-103 : Apocalypse now. Et depuis le 11 septembre 2001 ? Qu'est-ce qui a changé dans le rapport de l'imaginaire avec le réel et le symbolique ?
2001 — 98-99-100 : Utopies du lieu commun II. Les arts: quelles visions nouvelles de leur intégration dans la cité ?
2000 — 95-96-97 : Utopies du lieu commun. Le mythe comme lieu commun de la tradition et de la création. Saint Georges et le dragon.

Chaque volume : 18 euros.


CANNUYER (Christian) — Les Baha'is. Peuple de la Triple Unité. [Turnhout], Brepols, 1987. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 202 p., illustrations hors texte en couleurs, (collection « Fils d'Abraham »), exemplaire dédicacé par l'auteur, en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Issue de courants millénaristes au sein du shi''isme iranien, la Foi baha'ie s'est hissée en un siècle au rang de religion universelle. Par sa prétention à récapituler toutes les révélations antérieures, d'Adam à Mahomet, en passant par Moïse et Jésus, elle s'est attirée de sévères persécutions dans le monde islamique, tandis que son irénisme, la simplicité de ses rites, son engagement en faveur du progrès de l'humanité et un prosélytisme brillamment planifié lui valent de nombreuses conversions dans le Tiers-monde.
   Christian Cannuyer, orientaliste formé à Louvain, signe ici la première synthèse en langue française sur le bahâ'isme, son histoire, courte mais mouvementée, sa théologie, ses pratiques religieuses, ses structures, son art sacré (dont les célèbres monuments de Hayfa) et sa riche littérature, présentée à travers une anthologie raisonnée.

12 euros (code de commande : 18090).

 

CANNUYER (Christian) — Les Catholiques français. [Turnhout], Brepols, 1992. In-8° sous cartonnage d'éditeur, 276 p., illustrations hors texte en couleurs, (collection « Fils d'Abraham »), exemplaire dédicacé par l'auteur, en très bel état.
En quatrième de couverture :
   « France, fille aînée de l'Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » La question solennelle lancée par le pape Jean-Paul II aux Catholiques de France en 1980 résonne de leur histoire. Longtemps, la France – auréolée du souvenir quasi apostolique de saint Irénée (second siècle) – a tenu une place privilégiée dans le concert des nations catholiques, jouant, au fil d'une histoire jalonnée de sainteté, un rôle prépondérant dans l'éclosion du monachisme occidental, la formation de la liturgie « romaine » et du chant « 'grégorien », l'épopée des croisades, le rayonnement des arts roman et gothique, l'essor de la scolastique.
   Depuis 1789, l'Église de France s'est trouvée confrontée à un État souvent laïc voire hostile. La première elle a dû faire face à la modernité et à la déchristianisation. Non sans douleur. Aujourd'hui, quatre Français sur cinq se « disent » Catholiques. Mais s'agit-il seulement d'un héritage culturel ou d'une identité qui engage ? La réponse est nuancée.

12 euros (code de commande : 18091).


CARCOPINO (Jérôme)Le Vatican. Paris, Flammarion/Draeger, 1958. In-folio sous reliure et jaquette d'éditeur, 224 p., reproductions en noir et en couleurs. Bel exemplaire.
Note des frères Draeger :
« De toutes les architectures du Monde, témoignages du génie et de la foi des hommes, combien sont parvenues jusqu'à nous autrement que par la légende !
L'une d'entre elles pourtant est intacte et vivante, épargnée par les invasions, les pilages et les incendies : le Vatican.
L'idée de reproduire par l'image une telle somme de chefs-d'œuvre, nous enthousiasma, nos amis Flammarion et nous. Il fallait en effet beaucoup d'enthousiasme pour vaincre toutes les difficultés qu'une pareille entreprise allait rencontrer.
L'autorisation exceptionnelle que nous avons obtenue du Vatican, nous permettant de faire des photographies, a été, après l'examen de la première épreuve gravée, la plus étendue qui ait été accordée à ce jour.
Les prises de vues terminées, les difficultés ne l'étaient pas pour autant. La gravure, les corrections et l'impression ont demandé tous nos soins ; mais ce sont là des choses auxquelles nos exigences nous ont habitués. »

70 euros (code de commande : 9305).


CASTELLI (Enrico) Les présupposés d'une théologie de l'Histoire. Préface de Henri Gouhier. Paris, Vrin, 1954. In-8° broché, 187 p., (collection « Problèmes et Controverses »), exemplaire non coupé et à l'état de neuf.

10 euros (code de commande : 197/57).


CHARLEVOIX (R.P. [Pierre François Xavier] de)Histoire du christianisme au Japon, où l'on voit les différentes révolutions qui ont agité cette monarchie pendant plus d'un siècle. Nouvelle édition, devant servir de complément aux divers recueils de lettres édifiantes. Tomes I et II (complet). Liège, H. Dessain, 1855. Deux tomes en un volume in-8° sous cartonnage d'éditeur, XXII + 336 et 334 p., chaque tome est précédé d'un frontispice et d'une page de titre gravée, rousseurs.
@ Pierre François-Xavier de Charlevoix (Saint-Quentin, 1682 - La Flèche, 1761) devint jésuite en 1698. Il fit un premier voyage en Nouvelle-France où il fut professeur à Québec de 1705 à 1709. Son second voyage outre-Atlantique, de 1717 à 1722, fut consacré à l'exploration : « il remonta le fleuve Saint-Laurent et les lacs jusqu'à Michillimakinac, fit une excursion dans le pays des Illinois, descendit le Mississipi jusqu'à son embouchure [et] visita Saint-Domingue. » À son retour en France, il collabora pendant vingt-deux années au Journal de Trévoux. L'édition originale de l'Histoire de l'établissement, des progrès et de la décadence du christianisme dans l'empire du Japon fut publiée à Rouen, en 1715.
& Cordier, Bibliotheca Japonica (421-426).

150 euros (code de commande : 17/64).


CLAUDEL (Paul) — Introduction à l'apocalypse. Illustrations de Jean Charlot gravées sur bois par Gérard Angiolini. Paris, Egloff, 1947. In-4° en feuillets, 62 p., exemplaire numéroté sur vélin pur fil Johannot, non coupé.

45 euros (code de commande : 156/70).


COHEN (Hermann) — L'éthique du judaïsme. Présentation, traduction de l'allemand et annotation par Maurice-Ruben Hayoun. Paris, Éditions du Cerf, 1994. In-8° broché, 354 p., (collection « Passages »).
En quatrième de couverture :
   
Fils d'un hazan (chantre synagogal), Hermann Cohen (1842-1918) souhaitait d'abord devenir rabbin. Mais après quelques années d'études au séminaire rabbinique de Breslau, où il fut l'élève de Heinrich Gratz, il se consacra entièrement à la philosophie.
   Devenu célèbre pour avoir fondé l'école de Marbourg, d'où partit le renouveau du kantisme, il milita avec ferveur et intransigeance pour l'intégration des juifs dans la culture moderne, notamment allemande, et devint l'un des défenseurs les plus inspirés du judaïsme. C'est ce qui ressort des études et articles des Jüdische Schriften (Écrits juifs ; préfacés dans l'édition originale par Franz Rosenzweig), réunis dans le présent volume.
   L'éthique du judaïsme – tel est ici le sujet privilégié de la réflexion de Cohen –, porte en elle tous les éléments de la morale à la fois individualiste et universaliste que prône la Critique de la raison pratique. Des prophètes de l'Ancien Testament à leurs exégètes modernes, en passant par les grandes figures du rationalisme juif comme Maïmonide, Cohen trace une ligne de convergence où se rencontrent, sans jamais se confondre, la pensée philosophique et la croyance religieuse. Par ses analyses admirables de la spiritualité juive, plus proches, il est vrai, du protestantisme que du sionisme, il entend avant tout témoigner de la vocation universelle de la religion d'Israël.

12 euros (code de commande : 18136 - vendu).


COMTE-SPONVILLE (André) — L'amour la solitude. Entretiens avec Patrick Vighetti, Judith Brouste, Charles Juliet. Paris, Albin Michel, 2002. In-8° broché, 154 p.
Avant-propos :
   Ce livre a été publié une première fois en 1992, aux éditions Paroles d'Aube, alors toutes jeunes et qui ne devaient vivre que quelques années. Il était devenu introuvable. C'est ce qui justifie cette nouvelle édition, revue et augmentée. Elle reste fidèle à l'ancienne ; mais elle la complète ou l'éclairé, sur un certain nombre de points, et constitue l'édition définitive.
   Le volume prenait place, chez son premier éditeur, dans une collection tout entière consacrée à des entretiens : un écrivain – le plus souvent un poète – répondait aux questions de quelques-uns de ses lecteurs ou amis. Pourquoi ai-je accepté de participer à l'aventure ? D'abord par sympathie pour ceux qui s'y étaient lancés, qui me demandaient de les rejoindre. Ensuite par goût pour les entretiens, pour ce jeu, à la fois imprévisible et stimulant, des questions et des réponses. Enfin parce que c'était l'occasion d'écrire autrement, et pour un autre public. L'idée était de faire un livre qui ne fût plus tout à fait un livre de philosophie, mais plutôt le livre d'un philosophe, sur ce que la philosophie et la vie lui avaient appris, sur ce qu'il en avait retenu... Je souhaitais m'adresser au lecteur comme on s'adresse à un ami, sans précautions, sans élaboration secondaire, sans érudition, sans masque : juste quelques idées à l'état naissant, ou renaissant, juste quelques souvenirs, comme la trace d'un cheminement, entre confidence et réflexion, entre pensée et récit... «Je n'enseigne point, je raconte », disait Montaigne. C'est un exemple que je voulus suivre, mais de loin. Ce petit livre est le contraire d'un système ou d'un traité, sans être encore un essai. Ce sont des entretiens, ce que Montaigne aurait appelé des conférences (« le plus fructueux et naturel exercice de notre esprit, c'est à mon gré la conférence»), autrement dit des conversations. Art mineur ? Sans doute, et c'est ce qui fait une partie de son charme. La vérité, ici, importe plus que la beauté ; le plaisir, plus que le travail ; la vie, plus que l'œuvre.
   Comment procéder ? Le plus simple eût été de passer par la parole, d'enregistrer nos entretiens, de les transcrire, de les corriger... Mais c'est un travail fastidieux et presque toujours décevant. J'ai pris le parti inverse : commencer par l'écriture, et essayer de retrouver, par elle, en elle, quelque chose de la parole, de sa spontanéité, de sa fragilité, de sa légèreté, de sa liberté... C'est à quoi mes interlocuteurs voulurent bien se plier. Leurs questions m'arrivaient par la poste ; j'y répondais par retour du courrier, écrivant le plus que je pouvais au fil de la plume, sans plan, sans préparation, sans vérifier mes références ni mes citations, presque sans retouches. L'improvisation faisait partie du jeu, d'autant plus imprévisible qu'il se pratiquait à plusieurs. C'était une espèce de correspondance ou de dialogue épistolaire, comme j'aime à en lire, et je pris plaisir aussi, cette fois comme auteur, à m'y risquer.
   Cela n'alla pas sans faute. C'est alors, citant de mémoire, que j'attribuai à Pavese une idée que je n'ai jamais pu retrouver chez lui et qui venait vraisemblablement, je ne l'ai réalisé que bien plus tard, d'Adorno. J'avais lu les Minima moralia de celui-ci plusieurs années plus tôt, presque en même temps que le Journal de celui-là, et ces deux souvenirs avaient fini, avec le temps, par se mêler... Je profite bien sûr de la présente édition pour corriger cette erreur, comme pour préciser ou expliciter quelques idées qui me paraissent, à la relecture, devoir l'être. Mais je n'ai voulu ni tout réécrire ni même changer l'essentiel : ce livre me plaît – et sut plaire aux lecteurs – comme il est, fragile et imparfait. Cette fragilité fait partie de la vie. Pourquoi n'aurait-elle pas sa place, aussi, dans les livres ?
   Il me reste à remercier Judith Brouste, Charles Juliet et Patrick Vighetti, qui voulurent bien m'accompagner dans cette promenade. Ce livre leur doit beaucoup, et plus qu'il n'y paraît. Sans eux, il eût été tout autre, ou plutôt il n'existerait pas.

7 euros (code de commande : 14808).

COMTE-SPONVILLE (André) — Impromptus. Paris, Presses Universitaires de France, 1996. In-8° broché, 191 p., (collection « Perspectives Critiques »).
En quatrième de couverture :
   « Philosopher, c'est penser sa vie et vivre sa pensée. Entre les deux un décalage subsiste pourtant, qui nous constitue et nous déchire. C'est de quoi la philosophie, souvent, n'est que la dénégation. À quoi bon tant penser, si c'est pour vivre si peu ? La paranoïa, disait Freud, est « un système philosophique déformé » ; et un système philosophique, ajouterais-je volontiers, est une paranoïa réussie.
   On voudrait ici essayer autre chose – autre chose que cette paranoïa des systèmes, autre chose, même, que cette réussite : une philosophie à découvert, au plus près de la vie réelle, de ses échecs, de sa fragilité, de sa perpétuelle et fugitive improvisation...
   C'est ce que le mot d'impromptus, emprunté à Schubert, a paru pouvoir désigner à peu près. »

9 euros (code de commande : 13717).


CONCHE (Marcel) — Avec des "si". Journal étrange. Paris, Presses universitaires de France, 2006. In-8° collé, 339 p., épuisé au catalogue de l'éditeur.
Avant-propos :
   
J'en étais arrivé au soixante-cinquième chapitre de ce « Journal », qui n'en est pas un, lorsque je me suis interrogé sur ce que j'étais en train de faire, et il m'est apparu que ce n'était rien d'autre qu'« enregistrer » les réflexions qui me venaient à l'esprit certains jours, sans préméditation ni suite, comme Montaigne lui-même avait fait dans ses premiers essais, ceux des livres I et II de l'édition de 1580. Or, il écrit ceci : « Qui ne voit que j'ay pris une route par laquelle, sans cesse et sans travail, j'iray autant qu'il y aura d'ancre et de papier au monde ? » Je puis dire la même chose, si ce n'est que, pour une fois, il est quelque peu oublieux de la mort.

15 euros (code de commande : 16743).


CONDORCET Condorcet. Choix de textes et introduction par J.-B. Séverac. Paris, Société des Éditions Louis-Michaud, [1930]. In-8° broché, 223 p., illustrations, (collection « Les Grands Philosophes Français et Étrangers »).

10 euros (code de commande : 140/62).


DANIEL-ROPS — L'Église de la renaissance et de la réforme. Une réforme religieuse : La réforme protestante. Paris, Fayard, 1961. In-12 broché, 615 p., jaquette.

9 euros (code de commande : 7156).


DANIEL-ROPS — L’Église des Révolutions. Tome I : En face de nouveaux destins. Paris, Arthème Fayard, 1960. Deux volumes in-12 brochés, 1054 p., (collection « Les Grandes Études Historiques »), un des 140 exemplaires numérotés sur Lafuma.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 3190).


DANIEL-ROPS — L’Église des temps classiques. Le Grand Siècle des Ames. Paris, Arthème Fayard, 1958. In-12 broché, 495 p., (collection « Les Grandes Études Histori-ques »), un des 140 exemplaires numérotés sur Lafuma.

25 euros (code de commande : 3191).


DAUZAT (Albert) Philosophie du langage. Nouvelle édition revue et corrigée. Paris, Flammarion, 1948. In-12 broché, 330 p., (collection « Bibliothèque et Philosophie Scientifiques »).

7,50 euros (code de commande : 5291).


DAVY (Marie-Magdeleine) — La connaissance de soi. Paris, Presses Universitaires de France, 1989. In-8° broché, 118 p., (collection « Le Philosophe »), mention manuscrite d'appartenance à la page de faux-titre.
En quatrième de couverture :
   Se connaître, c'est à la fois découvrir sa beauté et sa misère, sa nostalgie d'unité et la pluralité des « moi » opérant dans une constante mobilité. C'est aussi prendre conscience de sa propre singularité, au sein de l'universel, dans l'efficience d'un soi qui ne cesse de s'éveiller à des niveaux successifs. Microcosme, l'homme communie avec le macrocosme ; il fraternise avec les différents éléments qui le composent, depuis la pierre jusqu'à l'homme, en passant par les végétaux et les animaux. Créé à l'image divine, théophore il la rend vivante et s'épiphanise en témoignant de son origine.
   La connaissance de soi est un voyage, une aventure pleine de découvertes. Elle se poursuit jusqu'à l'instant où l'homme, séduit par sa dimension de profondeur, découvre son propre lieu. Celui-ci désigne l'« espace » qui lui convient pour vivre et qui correspond à l'air pour l'oiseau, à l'eau pour le poisson. Ainsi la vraie résidence de l'homme est en lui. C'est pourquoi les sages lui conseillent de se stabiliser dans son intériorité, d'habiter avec soi-même : habitare secum.
   L'étude de « l'humaine condition » a toujours passionné les philosophes. Déjà Philon, juif d'origine et grec de formation, divisait les hommes en trois catégories correspondant à l'état animal, psychique et pneumatique (esprit). Il montrait que devenir homme est une conquête. Comment ne pas l'admettre avec lui ? « O homme regarde-toi, tu es le ciel et la terre », écrivait au douzième siècle Hildegarde de Bingen. Telle est la merveille de l'homme : unir en soi le visible et l'invisible, le temps et l'éternité.

8 euros (code de commande : 15708).


DE BEER (Jean) — L'Aventure chrétienne. Trois siècles sans pouvoir face au pouvoir. Récit. Paris, Stock, 1981. In-8° collé, 417 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Comment quelques centaines d'hommes, voyageurs infatigables, conduits par les douze Apôtres et inspirés par Dieu, ont entrepris la mobilisation du monde, sans autres armes que la fraternité, la paix et l'amour. Pas à pas, une société, la nôtre, allait sortir de tant d'ardeur. Seul, Eusèbe, évêque de Césarée, (265-340 après Jésus-Christ), qui détenait des documents et des témoignages irremplaçables a réuni les éléments de cette histoire des premiers siècles de l'Église, de ce temps où celle-ci n'était que souffrante et sans pouvoir.
   Jean de Béer a suivi son itinéraire pour les hommes d'aujourd'hui. Il nous donne un livre remarquablement documenté, vivant, souvent passionné, toujours passionnant.

9 euros (code de commande : 15564).


DEFRADAS (Jean) — La Grèce. Paris, Bloud & Gay, 1963. Grand in-8° broché, 130 p., illustration, (collection « Religions du Monde »), exemplaire à l'état de neuf, bien complet du feuillet d'errata.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Les Dieux olympiens.
   - Divinités subalternes.
   - Les lieux de culte.
   - Hommes et Dieux.
   - La conscience religieuse.
   - Conclusion.

6 euros (code de commande : 12175).

 

 


[DELUMEAU (sous la direction de)]. Histoire vécue du peuple chrétien. Tomes I : De la clandestinité à la chrétienté. Tome II : Vers quel christianisme ? (complet). Paris, Privat, 1979. Deux volumes in-8° pleine toile imprimée sous coffret d'éditeur, 461 et 481 p., illustrations in et hors texte, index général, exemplaire numéroté (n° 003356), en très bel état.
Table des matières :
   Introduction, par Jean Delumeau.
   Première partie : Sur les ruines du paganisme.
      1. Surgissement d'un peuple, par Annie Jaubert.
      2. Les persécutions à l'origine de l'Église, par André Mandouze.
      3. La mort chrétienne : images et vécu collectif, par Paul-Albert Février.
      4. IVe-Ve siècles. Le mariage chrétien à Rome, par Charles Pietri.
      5. Le culte des images dans le monde byzantin, par Gilbert Dagron.
      6. Les Églises orientales, par Jules Leroy.
      7. VIe-XIe siècles. La pastorale populaire en Occident, par Pierre Riché.
   Deuxième partie : L'offensive chrétienne.
      8. XIe-XIIIe siècles. Le mariage chrétien en Occident, par Francesco Chiovaro.
      9. Au XIIIe siècle. Une parole nouvelle, par Jacques Le Goff et Jean-Claude Schmitt.
      10. Dans la campagne florentine au XIVe siècle. Les communautés chrétiennes et leurs curés, par Charles M. de la Roncière.
      11. Xe-XVe- siècles. La religion populaire en Pologne et en Bohême, par Aleksander Gieysztor.
      12. Christianisme et vie quotidienne dans les pays germaniques au XVe siècle. L'empreinte du sacré sur le temps, par Francis Rapp.
      13. XVIe-XVIIe siècles. La religion populaire en Allemagne luthérienne, par Bernard Vogler.
      14. Le Huguenot aux XVIe et XVIIe siècles. « Vivre la vraye religion », par Janine Estèbe.
      15. De la tradition médiévale aux recueils des XVIIe et XVIIIe siècles. Les cantiques en pays tchèques, par Marie-Élisabeth Ducreux.
      16. Les missions des temps modernes au Portugal, par Eugénio Dos Santos.
      17. La prédication des masses au XVe siècle. Facteurs et limites d'une réussite, par Hervé Martin.
      18. Les prédications au XVIIIe siècle, par François Lebrun.
      19. Curés et paroissiens de la Contre-Réforme, par Alain Molinier.
      20. De vendémiaire à fructidor an II. L'autre « déchristianisation », par Michel Vovelle.
      21. Clergé et peuple creusois du XVe au XXe siècle. De l'osmose à l'agressivité, par Louis Pérouas.
      22. Religion populaire et populisme religieux au XIXe siècle, par Michel Lagrée.
      23. La vie religieuse en France pendant la Première Guerre mondiale, par Jean-Marie Mayeur.
      24. Crise et espoirs des catholiques français d'aujourd'hui, par Gérard Defois.
      25. La coexistence confessionnelle. Complicités, méfiances et rupture aux Provinces-Unies, par Willem Frijhoff.
      26. En Espagne catholique de 1479 à 1945. La pastorale militante et ses avatars, par Bartolomé Bennassar.
      27. Dans le Mexique central du XVIe au XVIIIe siècle. Religion populaire et société coloniale, par Serge Gruzinski.
      28. La religion populaire en Amérique latine. Fatalisme traditionnel et agressions particulières, par Charles Antoine.
      29. XVIIe-XIXe siècles. Le christianisme clandestin au Japon, par Junko Stuveras.
      30. 1939-1945. L'Église de Pologne durant la Seconde Guerre mondiale, par Krystyna Debowska.
      31. La vie religieuse actuelle en U.R.S.S., par Bernard Dupire.
      32. Les États-Unis en tant que phénomène religieux, par Edward A. Tiryakian.
   Conclusion d'hier à demain, par Jean Delumeau.
   Index.

30 euros (code de commande : 18156 - vendu).



DERRIDA (Jacques) — Psyché. Inventions de l'autre. Tomes I et II. Nouvelle édition augmentée. Paris, Gallilée, 1998-2003. Deux volumes in-8° brochés, 417 et 304 p., (collection « La Philosophie en Effet »).
En quatrième de couverture :
   La question cette fois ne serait pas : qu'est-ce que l'esprit ? mais qu'est-ce que l'âme ?
   En vérité, Psyché, le nom propre, c'est aussi le nom commun d'un grand miroir mobile et pivotant : invention de l'art pour un Narcisse moderne, nom propre et nom commun, le mythe et la technique, l'image et la spéculation. Conduisant à travers le deuil et le don, cette réflexion projette ici d'une autre manière ce que Freud appelait l'introduction du narcissisme...
   Après la lecture d'une Fable de Ponge (« Par le mot par commence donc ce texte... »), le premier essai de ce recueil analyse l'essence de l'invention, l'histoire de son concept, la possibilité et l'impossibilité de son événement, les principes de sa légitimation. Pourquoi l'invention ne se laisse-t-elle pas réduire à la découverte, à la création, à l'imagination ou à la production de la chose ? Et l'invention de l'autre, est-ce l'initiative absolue dont l'autre est responsable et qui lui revient ? ou bien ce que j'imagine de l'autre encore retenu dans ma psyché, mon âme ou le moi d'un miroir ?
   Ces questions et leur suite servent d'abord de fil conducteur à travers une vingtaine de textes : longues études ou conférences, séries d'aphorismes ou fragments de correspondances. Les premiers destinataires sont parfois, parfois seulement, des amis, hommes ou femmes, connus ou inconnus, vivants ou non, des penseurs, des philosophes de la tradition ou des maîtres de la « théologie négative », des écrivains, des hommes du théâtre ou de la politique, des architectes et des psychanalystes. Mais l'autre qui d'abord et toujours s'invente, n'est-ce pas cela même, le premier destinataire ?

Les deux volumes : 50 euros (code de commande : 16612).


DESCARTES — Œuvres choisies de Descartes. Avec un avant-propos et des notes de Louis Dimier. Tome premier : Métaphysique et physique. Tome second : Morale. Paris, Garnier, [1938]. Deux volumes in-8° brochés, XXVIII, 274 et 283 p., (collection « Classiques Garnier »).
Table des matières :
   Tome I :
      - La vie de Descartes.
      - Descartes écrivain.
      - Discours de la Méthode.
      - Méditations métaphysiques.
      - La Dioptrique.
      - Les Météores.
      - Réponse aux sixièmes objections contre les Méditations.

   Tome II :
      - Les passions de l'âme.
      - Correspondance avec la princesse Élisabeth.
      - Lettre sur l'Amour.

Les deux volumes : 15 euros (code de commande : 14133).

[DESCARTES]. DIMIER (Louis) La vie raisonnable de Descartes. Paris, Plon, 1926. In-12 broché, 281 p., (collection « Le Roman des Grandes Existences », n° 5), édition originale numérotée sur pur fil Lafuma.

15 euros (code de commande : 201/68).

[DESCARTES]. Sagesse de Descartes. Choix de textes et présentation par S. De Sacy. Paris, Club des Libraires de France, 1956. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 368 p., (collection « Livres de Sagesse », n° 6), exemplaire numéroté en parfait état.

20 euros (code de commande : 10871).

[DESCARTES]. VALÉRY (Paul) Les pages immortelles de Descartes choisies et expliquées par Paul Valéry. Paris, Corrêa, 1941. In-12 broché, 225 p.

7,50 euros (code de commande : 6460).



DESDOUITS (M.). Les soirées de Montlhéry...
Paris - Lyon, Perisse, 1842.
Deuxième édition.
Pour en savoir plus...

20 euros (code de commande : 16/60).

 


[DIDEROT (Denis)]. HARTMANN (Pierre) — Diderot, la figuration du philosophe. Paris, Corti, 2003. In-8° broché, 366 p., (collection « Les Essais »).
En quatrième de couverture :
   De Platon à Nietzsche, l'histoire des rapports entre fiction et philosophie repose sur un malentendu auquel le dix-huitième siècle français a tenté d'obvier en inventant ce qu'il est convenu d'appeler une littérature éclairée. Mais alors que de nombreux épigones se contentent de mettre la création au service des idées dans un geste qui suscitera bientôt une rébellion des romantiques allemands, Diderot ne cesse de travailler à leur synthèse dynamique.
   Cette parfaite compénétration de la littérature et de la philosophie, Diderot y parvient par l'invention constamment renouvelée d'une figure de philosophe qui assure la médiation entre la représentation et le concept, la fiction et le logos. C'est du moins l'hypothèse herméneutique dont procède cet essai, qui se propose de relire sous cet angle la plupart des grands textes diderotiens, de la Lettre sur les aveugles à Jacques le fataliste, des Salons au Neveu de Rameau en passant par Le Rêve d'Alembert et le Supplément au voyage de Bougainville. Diderot y apparaît exemplairement comme l'artiste-philosophe dont l'œuvre parvient à conjuguer, sous le signe du comique et pour le plus grand plaisir du lecteur, les exigences contradictoirement impliquées par la notion de littérature éclairée : celles, concomitantes, de la lucidité critique et de l'enchantement poétique.

10 euros (code de commande : 16839).

 

[DIDEROT]. MORTIER (Roland) — Diderot en Allemagne (1750-1850). Paris, Presses Universitaires de France, 1954. In-8° broché, 464 p., (collection « Université Libre de Bruxelles - Travaux de la Faculté de Philosophie et Lettres », tome XV), exemplaire non coupé et en parfait état.
Table des matières :
   Chapitre I : Diderot et les Allemands.
   Chapitre II : Diderot théoricien du « drame ».
      a. La première révélation.
      b. Consécration de Diderot homme de théâtre.
      c. Le Romantisme contre le drame bourgeois.
   Chapitre III : Diderot encyclopédiste et « penseur éclairé ».
   Chapitre IV : Éclipse et persistance du prestige de Diderot.
   Chapitre V : Diderot romancier.
      a. Le conteur libertin : « Les bijoux indiscrets ».
      b. Le premier inédit : « Jacques le fataliste ».
      c. L'Allemagne protestante face à « La Religieuse ».
      d. Un aspect mineur : « Les Regrets » et les petits contes.
      e. L'éclatante révélation du « Neveu de Rameau » : « joyau » ou « livre indigne » ?
   Chapitre VI : L'esthétique de Diderot.
      a. Le critique d'art.
      b. Le critique littéraire.
      c. Le « Paradoxe sur le comédien ».
   Chapitre VII : Diderot philosophe.
      Première pénétration : les « Pensées philosophiques ».
      La « Lettre sur les aveugles » : philosophie ou psychologie ?
      Faveur surprenante de la « Lettre sur les sourds et muets ».
      Indifférence et malentendus.
      La position du philosophe après 1775.
      Circulation des inédits.
      Après la Révolution : un penseur subversif.
      Derniers remous.

   Chapitre VIII : L'homme et sa légende.
   Conclusions.
   Bibliographie des éditions et des traductions allemandes de Diderot avant 1850.
   Bibliographie - Index.

25 euros (code de commande : 15085).


DOMENACH (Jean-Marie) Le retour du tragique. Essai. Paris, Seuil, 1967. In-8° broché, 301 p., (collection « Esprit - La Condition Humaine »).

9 euros (code de commande : 174/71).


DUFOURCQ (Elisabeth) — Les aventurières de Dieu. Trois siècles d’histoire missionnaire française. Paris, Lattès, 1993. Fort in-8° sous reliure et jaquette d’éditeur, 539 p., un cahier d’illustrations, (collection « Traversées de l’Histoire »), nom manuscrit sur la garde, épuisé.
Sur la jaquette :
   « Dès 1639 elles partirent conquérir les nouveaux mondes. Par les mers et les océans, elles gagnèrent l'Amérique, le Moyen Orient, l'Afrique et l'Orient Extrême. Embrasées du désir d'apporter « aux sauvages » la lumière et l'amour de Jésus-Christ, elles se firent aventurières, chefs d'entreprises, bâtisseuses...
   Cette épopée court sur trois siècles et demi et embrasse la scène du monde. Elle raconte l'histoire de quelque deux cents congrégations d'origine française et de milliers de sœurs qui, au péril de leur vie souvent, aux prises avec les pires difficultés toujours, essaimèrent à travers les continents.
   On a rarement conjugué avec tant de bonheur les apports de l'histoire et de la géographie, de la démographie et de la sociologie, de la science politique et des recherches religieuses.
   À l'heure du renouveau des spiritualités, c'est avec émotion, et grâce au grand talent de conteur d'Elisabeth Dufourcq, qu'embarquées avec les aventurières de Dieu, nous découvrons les grandes routes missionnaires. »

20 euros (code de commande : 14064).


DUPRÉEL (Eugène) — Traité de Morale. Volumes I et II (complet). Bruxelles, Éditions de la Revue de l'Université de Bruxelles, 1932. Deux volumes in-8° brochés, IX, 705 p., (collection « Travaux de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Bruxelles », tome IV), couverture renforcée avec de l'adhésif, marques manuscrite et cachet d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx aux pages de faux-titre et aux 3e pages de couverture.
Avant-propos :
   Durant le temps qu'on s'occupe de comprendre, on ne doit point se soucier d'édifier. Ce livre veut être œuvre de science, ce n'est pas un cours de morale pratique. L'auteur ne se charge ni d'enseigner les devoirs de l'honnête homme, ni de démontrer que la vertu vaut mieux que le vice, et que celui qui se soumet à ses règles n'est pas la dupe de ses préjugés.
   Les pages qui suivent ne sont destinées qu'à des personnes jugées capables de s'y intéresser, et cette capacité ne va pas sans une conscience morale développée au préalable. Il faut connaître les règles élémentaires et être convaincu de la valeur de leurs commandements. Celui qui ne s'est jamais senti attiré vers aucune sorte de musique ne s'intéressera guère à une philosophie de la musique, et une vive curiosité de savoir ce que c'est que la beauté ne saurait venir qu'à ceux qui ont le bonheur de la sentir. Il n'en va pas autrement pour le sentiment du bien.
   Quant aux gens dépourvus de cette adhésion de la conscience, nous ne les empêchons pas de nous lire, si l'ennui ne les arrête, mais qu'ils ne viennent pas se plaindre ou se vanter de ce que nous ne les aurons pas convertis : ce n'était pas notre but et nous n'écrivons pas pour eux.
   L'objet de notre étude est donc considéré comme donné. Il nous esf fourni par l'expérience externe, l'observation du monde social et des règles de conduite qu'on y trouve suivies ou proclamées, et par l'expérience interne, notre propre sentiment du bien et l'acquiescement que nous ne refusons pas aux règles morales. Notre tâche doit consister à explorer et, si possible, à expliquer un ordre de phénomènes qui, à la réflexion, sont les plus surprenants de tous : Pourquoi y a-t-il et comment peut-il y avoir des êtres moraux, du dévouement, du sacrifice, de la discipline volontaire, un effort pour remonter le courant si énergique de nos impulsions égoïstes ? Pourquoi y a-t-il parfois des héros et des saints, pourquoi beaucoup de gens, comme nous-mêmes, veulent-ils être d'honnêtes gens, pourquoi enfin découvre-t-on des velléités morales jusque chez les plus vils ? Comment expliquer l'opposition des tendances intéressées et de la conscience morale, et la victoire possible de celle-ci sur celles-là ?
   Cette question générale comporte des problèmes complémentaires trop souvent laissés dans l'ombre : pourquoi le degré de moralité est-il si variable ? Prenons garde de justifier si bien la vertu qu'il devienne incompréhensible que son règne ne soit pas universel.
   Pourquoi enfin, problème plus troublant, l'opposition, dans la vie, n'est-elle pas toujours entre le bien et le mal mais quelquefois aussi entre deux bonnes intentions ? Se pourrait-il que nous découvrions des morales contradictoires ? Un tel manque d'unité du bien n'est-il qu'une imperfection susceptible de disparaître et qui serait toute dans des rencontres accidentelles, non dans la nature des choses ?
   Ce parti-pris d'étudier sans justifier, d'expliquer sans choisir, décevra peut-être l'attente de quelques-uns, voire celle du Législateur qui, en instituant dans les Universités des cours de philosophie morale, songeait sans doute à quelque catéchisme supérieur et démonstratif, de même qu'il impose traditionnellement un cours de Logique comme un art de bien penser.
   Il y a des résultats auxquels on parvient mieux en ne les visant pas comme un but.
   Pour le dire à l'avance, à étudier la morale comme un fait, on demeure enfin sur une double impression : D'une part l'ordre moral nous apparaît comme un caractère des sociétés et des consciences, très solide, nullement menacé d'abolition, profondément inscrit dans la nature des choses. En ce qui concerne ses règles élémentaires, tout symptôme de fléchissement est toujours, chez les peuples qui ne meurent point, l'annonce d'un redressement prochain. Mais toute haute valeur morale ou spirituelle nous apparaît toujours fondée sur un complexe de conditions et de circonstances, sur des dispositions de l'âme que rien n'impose absolument et que tout menace, en un mot ce qu'il y a de plus moralement parfait est précaire.
   La moralité sera toujours comme ces plantes des déserts arides, fortement enracinées, bien armées contre la dent des animaux, indéfectiblement vivaces, mais sur les rameaux rocailleux desquelles une fleur éclatante n'apparaît de temps en temps, aux yeux du botaniste émerveillé, que comme un don gratuit, un surcroît de générosité de la nature, sur lequel il n'avait pas à compter.
   Solidité des racines, précarité des fleurs, comment le double sentiment ainsi résumé peut-il retentir sur nos dispositions pratiques ?
   Méphistophélès dirait peut-être : la morale est solide, donc que le monde ne s'inquiète point des écarts que je suggère ; l'excellence morale est fragile, donc ne va pas t'essouffler à la poursuivre !
   Mais ce n'est pas pour le diable qu'on expose la vérité, et des esprits bien disposés raisonneront autrement : Que l'ordre moral et quelque désintéressement soient fondés sur des lois générales, cela me rassure et me confirme dans mes efforts consentis ; mais les perfections désirables sont incertaines et rien n en impose la production ? C'est donc qu'elles sont véritablement, quand nous y atteignons, notre œuvre ; ces valeurs dépendent de nous, et notre sollicitude en sera accrue. On ne s'attache profondément qu'à ce qui laisse de l'inquiétude.
   Tout compte fait l'effort tout objectif du savant sera plus favorable à la moralité qu'au désordre. Sa science n'a d'intérêt que pour ceux qui portent en eux-mêmes le meilleur de ce qu'elle étudie. Chez ceux-là une attention maintenue quelque temps sur l'aspect moral de la vie ne peut que rendre le scrupule plus éclairé et plus constamment présent dans leurs délibérations intérieures.
   La morale n'a rien à craindre de la science morale. Les sources de sa valeur ne sont pas dans l'ignorance. Que ceux-là seuls s'efforcent de la comprendre qui la respectent d'avance: nous garantissons qu'ils pourront dire d'elle, avec Léonard : L'amore è tanto piu fervente che la conoscenza è piu certa.
   Divisions de l'ouvrage. – L'exposé comprend trois parties : I. Introduction historique et critique. – II. La moralité en général. – III. Les formes particulières du mérite moral.
   La deuxième partie est le cœur ou le noyau de notre sujet : Préparée par l'introduction rétrospective, elle étudiera la nature de l'activité morale en général, c'est-à-dire dans son rapport avec l'intégralité de la vie des individus et des groupes sociaux. C'est l'exposé à grands traits de ce que nous concevons comme les principes fondamentaux de la science de la morale, ou comme les cadres de toute recherche de détail.
   La troisième partie est consacrée aux aspects particuliers de la vie morale, aux règles et aux devoirs, aux vertus et aux vices, à certaines variations caractéristiques dans la manière de concevoir et de réaliser le bien. On y classe et on y caractérise ces formes du mérite et du démérite, on marque leurs rapports, leurs raisons d'être instituées, reconnues ou préconisées. C'est une occasion d'éclaircir et de compléter l'exposé des principes, objet de la deuxième partie.
   L'étude des aspects particuliers de la moralité pourrait comporter des développements à l'infini ; d'innombrables questions se posent au sujet des règles et des états de la conscience, des manières de mériter et de démériter. Force est bien de nous en ternir à un choix parmi ces problèmes, et de n'en traiter aucun à fond.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 15242).

 

DUPRÉEL (Eugène) — Sociologie générale. Paris, Presses Universitaires de France, 1948. In-8° broché, 397 p., (collection « Université Libre de Bruxelles - Travaux de la Faculté de Philosophie et Lettres »), couverture plastifiée, marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la couverture.
Table des matières :
   Première partie : Les formes de la vie en société.
      Section I. Les trois notions fondamentales.
         Chapitre I : Le rapport social.
         Chapitre II : Le groupe social.
         Chapitre III : La symbiose sociale.
      Section II : Paléosociologie.
         Chapitre I : Les instincts sociaux.
         Chapitre II : Les instincts sociaux (suite) : instincts d'agrégation.
         Chapitre III : Instincts d'espèce et instincts de groupe.
         Chapitre IV : Paléosociologie et psychologie des foules.
         Chapitre V : Conclusion sur la paléosociologie.
      Section III : La vie des groupes sociaux.
         Chapitre I : Force et structure.
         Chapitre II : Naissance et dissolution des sociétés.
         Chapitre III : La vie en groupe et l'individu.
      Section IV : Rapports entre groupes sociaux : Rapports négatifs.
         Chapitre I : Les antagonismes.
         Chapitre II : Évolution des antagonismes prolongés.
      Section V : Rapports entre groupes sociaux : Rapports positifs.
         Chapitre I : La force, la persuasion et l'échange.
         Chapitre II : Le groupe à base de force - Son rôle dans la symbiose.
         Chapitre III : Les groupes à base de persuasion.
         Chapitre IV : Le droit.
         Chapitre V : La religion - Religion et technique.
         Chapitre VI : La religion - La conscience religieuse.
         Chapitre VII : L'influence par l'échange.
      Section VI : Tableau de la vie en symbiose.
         Chapitre I : L'équilibre social.
         Chapitre II : La hiérarchie sociale.
         Chapitre III : Sentiments liés à la hiérarchie sociale.
         Chapitre IV : La hiérarchie sociale et la hiérarchie des valeurs.
   Deuxième partie : La civilisation.
      
Chapitre I : Constantes et variables.
      Chapitre II : La variable démographique.
      Chapitre III : La variable technique - Le progrès.
      Chapitre IV : La variable technique - Le manque et la pléthore.
   Conclusion.

13 euros (code de commande : 15899).


EASLEA (Brian) — Science et philosophie 1450-1750. [La chasse aux sorcières. Descartes - Copernic - Kepler.] Paris, Ramsay, 1986. In-8° collé, 336 p., exemplaire en bel état.
En quatrième de couverture :
   En l'an 1500, les Européens cultivés croyaient vivre dans un monde « clos » à la merci de forces surnaturelles incontrôlables, sous la menace permanente de Satan et autres démons.
   Deux siècles plus tard, ils sont convaincus que la petite planète « Terre » tourne autour du soleil; ils ne redoutent plus le diable ni les sorcières; ils ont conscience d'avoir du pouvoir sur leur environnement naturel. Cette révolution scientifique donna lieu à des débats d'une formidable ampleur. Copernic, Newton, Descartes, Leibniz, etc., contestèrent et furent contestés. On se lança dans la chasse aux sorcières.
   Brian Easlea analyse ces débats, étudie les implications historiques et sociales de ces bouleversements scientifiques avec clarté et rigueur. Ses travaux constituent une contribution importante à l'histoire des idées, et sont indispensables à la connaissance de ces mouvements essentiels de notre civilisation.

15 euros (code de commande : 17370).


Écrire l'histoire du XXe siècle. [La politique et la raison.] Paris, Hautes Études - Gallimard - Seuil, 1994. In-8° broché, 267 p., (collection « La Pensée Politique », n° 2), exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   Écrire l'histoire du XXe siècle.
      - Présentation
      - La passion révolutionnaire au XXe siècle, par François Furet.
      - Le XXe siècle, la guerre et la paix, par Pierre Hassner.
      - L'historiographie philosophique d'Ernst Nolte, par Hans-Christof Kraus.
      - L'Église catholique et la démocratie, par Alain Besançon.
      - Rousseau et la découverte de la compassion politique, par Clifford Orwin.
      - Des liens accidentés entre progrès politique et progrès économique, par Albert O. Hirschman.
   La politique et la raison.
      - Philosophie du jugement politique, par Vincent Descombes.
      - L'analyse des systèmes bureaucratiques, par Michel Crozier.
      - Vico et la « barbarie de la réflexion », par Alain Pons.
      - La raison dans le droit. Philosophie et Common Law selon Blackstone, par Franck Lessay.
      - Calvin et la raison révélée, par Ralph Hancock.
      - Raison financière et raison politique d'Ancien Régime, par Alain Guéry.
      - La raison politique chez Victor Cousin et Guizot, par Lucien Jaunie.
      - Machiavel : état de la question, par Rémy Freymond.

13 euros (code de commande : 14703).


Écriture et démocratie. Les Francophones s'interrogent. Actes du colloque organisé à Paris les 18 et 19 février 1993 au Centre Wallonie-Bruxelles sous la présidence de Maître Roger Lallemand. Bruxelles, Labor, 1993. In-8° broché, 143 p., (collection « Archives du Futur »).
En quatrième de couverture :
   En réunissant des écrivains francophones venus de dix-huit pays différents, ce colloque, organisé les 18 et 19 février 1993 par le Centre Wallonie-Bruxelles de Paris, contribue à une prise de conscience du caractère pluriel des francophonies.
   Il invite chacun à poser les questions fondamentales liées à l'écriture et à la démocratie dans le respect des différences et des similitudes de chacun.
Table des matières :
   - Avertissement.
   I. Avant-propos de Roger Dehaybe.
   II. Introduction.
      1. Discours de Paul-Henry Gendebien.
      2. Discours de Jean-Louis Roy.
      3. Discours de Roger Lallemand.
   III. « Dessine-moi ta démocratie »
      1. Situation du débat par Jean-Marie Borzeix.
      2. Tierno Monenembo (Guinée).
      3. Sœur BibianeTshibola Kalengayi (Zaïre)
      4. Phan Huy Duong (Vietnam).
      5. Katia Haddad (Liban).
      6. Moncef Ghachem (Tunisie).
      7. Philippe Marthaler (Suisse).
      8. Jacques Godbout (Québec).
      9. Marc Quaghebeur (Communauté française de Belgique).
   IV. « Quelle écriture pour quelle démocratie »
      1. Situation du débat par Antonin Liehm.
      2. Frankétienne (Haïti).
      3. Yves Lapla.ce (Suisse).
      4. Jean Louvet (Communautéfrançaise de Belgique).
      5. Tahar Bekri (Tunisie).
      6. Slimane Benaissa (Algérie).
      7. PiusNgandu Nkashama (Zaïre).
      8. Jean-Luc Raharimanana (Madagascar).
      9. Boris Boubacar Diop (Sénégal).
   V. « Démocratie et après ? »
      1. Situation du débat par Henri Lopes.
      2. Eric Clémens Communauté française de Belgique).
      3. Axelle Kabou (Cameroun-Sénégal).
      4. Moussa Konate (Mali).
      5. Yoshua Kossi Efoui (Togo).
      6. Abdelhak Serhane (Maroc).
      7. Christian Rullier (France).
      8. Anca Visdei (Roumanie).
   VI. Conclusions.
      Discours de clôture, par Roger Lallemand.
   VII. Annexes.
      1. Liste des participants.
      2. Biographies et bibliographies des participants.
      3. Agence de Coopération Culturelle et Technique.

8 euros (code de commande : 14471).


Église et enseignement. Actes du Colloque du Xe anniversaire de l'Institut d'Histoire du Christianisme de l'Université Libre de Bruxelles 22-23 avril 1976. Édités par Jean Préaux. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1977. In-8° broché, 298 p., (collection « Université Libre de Bruxelles - Faculté de Philosophie et Lettres », n° LXVII), couverture soigneusement plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
En quatrième de couverture :
   La nature des relations entre le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel a suscité, souvent imposé, des solutions dont l'Église et l'État ont dû s'accommoder depuis quelque deux mille ans, dans l'Occident chrétien. Le problème particulier de l'enseignement est au milieu de ces eaux de partage dès lors que l'Église catholique romaine vit d'une exigence de fidélité, par essence intransigeante, au Christ, le Maître unique, tandis que l'État est officiellement contraint, par le témoignage que porte cette même Église, à une position de neutralité ou officieusement soucieux de se dégager de cette situation qui aliène sa liberté de pouvoir organisateur public, non pour patronner un enseignement aussi confessionnel que l'enseignement catholique, qui doit être christocentrique, mais pour aménager des structures favorisant la confrontation libératrice des consciences, non leur affrontement ni surtout leur juxtaposition, dans le respect des uns et des autres ainsi que dans l'espérance d'une charité et d'une tolérance vécues non en paroles, mais en actes par le dialogue fécond pour toute recherche authentique et digne du mystère de la personne humaine.
   Seize spécialistes français et belges ont contribué à préciser les données de l'histoire plus que millénaire de ce problème vital dans l'Europe chrétienne, des origines à nos jours, au cours du « Colloque international du Xe anniversaire de l'Institut d'Histoire du Christianisme de l'Université Libre de Bruxelles », qui eut lieu les 22 et 23 avril 1976: ces textes, variés et substantiels, signés par des savants agnostiques, athées ou chrétiens catholiques ou protestants, doivent nourrir la réflexion et préparer l'action de tout citoyen en cette fin du XXe siècle.
   C'est la raison de leur publication dans un volume d'Actes, dont on souhaite la plus large diffusion dans tous les milieux, urbi et orbi.
Table des matières :
   - Allocution prononcée par Paul Foriers.
   - Allocution prononcée par Jean Préaux.
   - Église et enseignement dans l'Orient grec au cours des premiers siècles, par Marguerite Harl.
   - Les Écoles, l'Église et l'État en Occident du Ve au XIe siècle, par Pierre Riché.
   - De Bagdad à Tolède, ou la transmission de la culture arabe à l'Occident latin, par Simone Van Riet.
   - La mobilisation confessionnelle des élèves dans un collège des jésuites au début du XVIIe siècle, par Roland Crahay.
   - École chrétienne et refus du monde (XVIIe et XVIIIe siècles), par Roland Mortier.
   - Du modèle jésuite au modèle oratorien dans les collèges français à la fin du XVIIIe siècle, par Bernard Plongeron.
   - L'Église et l'orthodoxie des manuels scolaires au XIXe siècle, par Jean Stengers.
   - Les libéraux et la fondation de l'Université libre de Bruxelles, par André Uyttebrouck.
   - Les milieux laïques et la liberté de l'enseignement en Belgique au XIXe siècle. Esquisse historique, par John Bartier.
   - La Franc-Maçonnerie belge et la laïcisation de l'enseignement (1830-1914). Un exemple : la loge des « Amis Philanthropes » de Bruxelles, par Roger Desmed.
   - L'enseignement libre vu par les libéraux dans l'enquête scolaire parlementaire de 1880-1884, par Jacques Lory.
   - Saint Augustin et la liberté d'enseignement, par Jean Préaux.
   - La position actuelle de l'Église catholique sur l'enseignement selon Vatican II, par Jean Hadot.
   - L'école catholique dans la société belge d'aujourd'hui, par Jean Gonsette.
   - Église et enseignement. Point de vue d'une laïque, par Lucia De Brouckère.
   - Signification et contenu du pluralisme, par Basile-Jean Risopoulos.

13 euros (code de commande : 14793).

 

ELLUL (Jacques) — La foi au prix du doute. « Encore quarante jours... » Paris, Hachette, 1980. In-8° broché, 326 p., (collection « Hachette Littérature »), petit cachet et marque manuscrite d'appartenance à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   Nous assistons à un renouveau religieux. Se multiplient les livres sur la croyance et les conversions. On répète partout la formule de Malraux : « Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas »... Et beaucoup de chrétiens se réjouissent ! Mais ne sommes-nous pas en présence d'immenses confusions ? Ce religieux n'est-il pas simple fuite devant la réalité, refuge face à des menaces apocalyptiques ? Et peut-on continuer à identifier la croyance à la foi chrétienne ? La Révélation de Jésus-Christ entre-t-elle dans le cadre des religions ? Certes, il peut y avoir des croyances, des rites, des morales, des politiques dits « chrétiens », mais quel rapport y a-t-il avec la révélation de Dieu en Jésus-Christ, ou avec la foi qui en procède ? Il faut essayer d'être clair : ce qui exprime une liberté implique aussi des risques. Et d'abord un risque prophétique. La foi est porteuse d'une parole dite en un temps donné, à des hommes particuliers, visant des événements présents. Et maintenant elle proclame aux hommes de ce temps la même parole que Jonas disait aux Ninivites : « Encore quarante jours, et Ninive est détruite. » Maintenant, c'est le monde. La parole de Jonas ne s'est pas réalisée parce que les Ninivites l'ont entendue. Que va faire l'homme d'aujourd'hui devant cette même parole qui lui est criée par la foi ?

13 euros (code de commande : 15729).


Les encycliques sociales. Introduction générale par Pietro Pavan. Textes pontificaux et table des thèmes présentés par Rémy Munsch. Paris, Bonne Presse, 1962. In-8° broché, 446 p., (collection « Qu'en pense l'Église ? »), exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   - 
Avant-propos
   - Introduction générale.
      - Rerum Novarum.
      - Quadragesimo Anno.
      - L'enseignement social de Pie XII.
      - Mater et Magistra.
   - Rerum Novarum.
   - Quadragesimo Anno.
   - Discours de Pie XII.
   - Mater et Magistra.
   - Table analytique des thèmes.

12 euros (code de commande : 18228).


L'Épopée missionnaire. Aventures et missions au service de Dieu de Saint-Paul à Grégoire XV. Textes choisis, traduits et annotés par René-P. Millot. Paris, Arthème Fayard, 1956. In-12 broché, 454 p., (« Textes pour l'Histoire Sacrée » choisis et présentés par Daniel-Rops).

6 euros (code de commande : 5005).


[ÉRASME]. QUONIAM (Th.) — Érasme. Paris, Desclée de Brouwer & Cie, 1935. In-8° broché, 266 p., illustrations hors texte, (collection « Temps et Visages »), bel exemplaire.
Table des matières :
   Introduction.
   Chapitre I : La formation d'Érasme.
   Chapitre II : Une vocation d'humaniste.
   Chapitre III : L'humanité du Christ fondement de l'humanisme érasmien.
   Chapitre IV : L'humanisme militant.
   Chapitre V : L'âge d'or de l'humanisme.
   Chapitre VI : Dans le sillage de la barque de Pierre.
   Chapitre VII : Le premier ébranlement luthérien.
   Chapitre VIII : L'humanisme dans la tourmente.
   Chapitre IX : Appels sans échos.
   Chapitre X : Le triomphe de l'homme intérieur.
   Ce qui ne saurait périr...
   Appendice.
   Bibliographie.

10 euros (code de commande : 15162).


[FLAM (Léopold)]. Provocatie en inspiratie. Provocation et inspiration. Liber Amicorum Leopold Flam. Tomes I et II (complet). Antwerpen, 1975. Deux volumes in-8° brochés, XVI, 1181 p., quelques illustrations, textes et articles en français et en néerlandais.
@ Il est impossible de détailler ici le contenu de cette importante publication placée sous la direction de Henny Bijleveld, Urbain Decat, Hubert Dethier, Roger Jacobs, Hubert Vandenbossche et Else Walravens ; pour plus d'information, n'hésitez pas à nous questionner.

Les deux volumes : 40 euros (code de commande : 10874).

 


[FOUCAULD (Charles de)]. LESOURD (Paul) — La vraie figure du Père de Foucauld. Mention de quatrième mille. Paris, Flammarion, 1933. In-12 broché, 284 p., exemplaire non coupé.

7,50 euros (code de commande : 1347).


FOUCAULT (Michel) — L'Herméneutique du sujet. Cours au Collège de France (1981-1982). Édition établie sous la direction de François Ewald et Alessandro Fontana, par Frédéric Gros. Paris, Gallimard - Le Seuil, 2001. In-8° broché, XI, 540 p., (collection « Hautes Études »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Dans le cours qu'il consacre en 1982 à L'Herménentique du sujet, Michel Foucault présente une enquête sur la notion de « Souci de soi », qui, bien plus que le fameux « Connais-toi toi-même », organise les pratiques de la philosophie. Il s'agit de montrer selon quelles techniques, quelles procédures et quelles finalités historiques un sujet éthique se constitue, dans un rapport à soi déterminé.
   Ces études débordent le cadre de la stricte histoire de la philosophie. En décrivant le mode de subjectivation antique, Michel Foucault cherche à rendre éclatante la précarité du mode de subjectivation moderne. En relisant les Anciens, il nous permet de nous interroger sur notre identité de sujet moderne. Tout son travail consiste à nous rendre davantage étrangers à nous-mêmes, en montrant l'historicité de ce qui pouvait sembler le plus anhistorique : la manière dont, comme sujets, nous nous rapportons à nous-mêmes.
   Ce qu'aura permis encore ce passage aux Anciens, c'est une reformulation du problème politique : et si les luttes aujourd'hui n'étaient plus seulement des luttes contre les dominations politiques, plus seulement des luttes contre les exploitations économiques, mais des luttes contre des assujettissements identitaires ? Michel Foucault, relisant Platon et Marc Aurèle, Épicure et Sénèque, cherche, non pas de quoi dépasser, mais de quoi repenser la politique.

15 euros (code de commande : 16747).

 

[FOUCAULT (Michel)]. DELEUZE (Gilles) — Foucault. Paris, Minuit, 1986. In-8° broché, 141 p., (collection « Critique »), épuisé sous cette forme.
En quatrième de couverture :
   Comment Foucault définit-il « voir » et « parler », de manière à constituer une nouvelle compréhension du Savoir ? Qu'est-ce qu'un « énoncé », à cet égard, dans sa différence avec les mots, les phrases et les propositions ?
   Comment Foucault détermine-t-il les rapports de forces, de manière à constituer une nouvelle conception du Pouvoir ?
   Pourquoi faut-il un troisième axe, qui permette de « franchir la ligne » ? Quelle est cette ligne du Dehors toujours invoquée par Foucault ? Quel en est le sens politique, littéraire, philosophique ?
   En quoi la « mort de l'homme » est-elle un événement qui n'est ni triste ni catastrophique, mais une mutation dans les choses et la pensée ?
   Ce livre se propose d'analyser ces questions et réponses de Foucault, qui forment une des plus grandes philosophies du XXe siècle, ouvrant un avenir du langage et de la vie.

13 euros (code de commande : 15680).

 

[FOUCAULT (Michel)]. ERIBON (Didier) — Michel Foucault (1926-1984). Paris, Flammarion, 1989. In-8° collé, 402 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   « Militant et professeur au Collège de France » disait le titre d'un article à propos de Michel Foucault. Étonnant raccourci pour signifier ce qu'a été ce philosophe, à la fois l'une des figures centrales de la vie intellectuelle française mais également l'homme engagé dans les combats politiques qui ont défrayé la chronique dans les années de l'après soixante-huit.
   Qui était cet homme énigmatique et changeant ? Comment appréhender son œuvre, dont chaque avancée semble avoir ébranlé un pan de nos certitudes ? Et surtout, comment devient-on Michel Foucault ?
   Didier Eribon a mené l'enquête, fouillé les archives, rencontré des dizaines de témoins, professeurs, étudiants, amis, compagnons de lutte. Il retrace ici l'itinéraire qui a conduit Foucault à la renommée que l'on sait et en révèle des visages ignorés. Pour chaque période, il reconstitue ce qu'était l'atmosphère politique et culturelle, les combats et les débats. On croise ceux qui ont compté pour Foucault : Dumézil, Canguilhem, Deleuze, Althusser... Au point-que cette biographie de Michel Foucault pourrait bien être aussi une sorte de biographie collective, une radiographie de la vie intellectuelle française des cinquante dernières années.

12 euros (code de commande : 15684).

 

[FOUCAULT (Michel)]. Michel Foucault philosophe. Rencontre internationale. Paris, 9, 10, 11 janvier 1988. Paris, Seuil, 1989. In-8° collé, 405 p., (collection « Des Travaux »), ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
Table des matières :
   Présentation, par Georges Canguilhem.
   I. Michel Foucault dans l'histoire de la philosophie.
      1. Archéologie et épistémologie, par Roberto Machado.
      2. Note sur la phénoménologie dans Les Mots et les Choses, par Gérard Lebrun.
      3. Foucault et Marx. L'enjeu du nominalisme, par Étienne Balibar.
      4. Michel Foucault et la psychanalyse, par Jacques-Alain Miller.
      5. Hors ou dans la philosophie ?, par François Wahl.
      6. De la mise en ordre des choses, par Hubert L. Dreyfus.
   II. Style et discours.
      1. Sur le concept de discours chez Foucault, par Manfred Frank.
      2. Sur le style philosophique de Michel Foucault, par Miguel Morey.
      3. Le mot de Dieu : « Je suis mort », par Denis Hollier.
      4. Onirocritiques, par Walter Seitter.
      5. Vers la fiction, par Raymond Bellour.
   III. Pouvoir et gouvernement.
      1. Qu'est-ce qu'un dispositif ?, par Gilles Deleuze.
      2. Un pouvoir sans dehors, par François Ewald.
      3. Pour une histoire naturelle des normes, par Pierre Macherey.
      4. Michel Foucault et l'État de police, par Blandine Barret-Kriegel.
      5. Des divers usages de la notion de biopouvoir, par Michael Donnelly.
      6. Foucault et la conception libérale de l'individu, par Alessandro Pizzorno.
   IV. Éthique et sujet.
      1. Foucault : l'éthique et l'œuvre, par John Rajchman.
      2. Réflexions sur la notion de « culture de soi », par Pierre Hadot.
          Constitution du sujet et pratique spirituelle, par Christian Jambet.
      4. Esthétique de l'existence, par Rainer Rochlitz.
      5. Par-delà vie et mort, par James Bernauer.
   V. Rationalités et histoires.
      1. Rationalité, puissance et pouvoir, par Dominique Janicaud.
      2. Foucault, le présent et l'histoire, par Mark Poster.
      3. Foucault, la morale, la critique, par Christian Bouchindhomme.
      4. Identité morale et autonomie privée, par Richard Rorty.
      5. Le nihilisme de Michel Foucault, par André Glücksmann.
      6. Foucault et le dépassement (ou achèvement) du nihilisme, par Paul Veyne.
   Note sur le Centre Michel Foucault.

25 euros (code de commande : 15686).


FRANÇOIS DE SALES Introduction à la vie dévote de saint François de Sales Evêque et Prince de Genève, Instituteur de l'Ordre de la Visitation de Saint Marie. Postface de Michel Carrouges. Paris, Club Français du Livre, 1952. In-8° sous reliure d'éditeur et réalisé d'après les maquettes de Claude Bonin, [11], 315 p., (collection « Classiques », n° 34), exemplaire numéroté (1215) en très bonne condition.
Table :
   - Oraison dédicatoire.
   - Avis au lecteur.
   - Préface.
   Première partie de l'Introduction contenant les advis et exercices requis pour conduire l'ame des son premier desir de la vie devote jusques a une entiere resolution de l'embrasser.
   Seconde partie de l'Introduction contenant divers advis pour l'eslevation de l'ame a Dieu par l'orayson et les sacremens.
   Troisiesme partie de l'Introduction contenant plusieurs advis touchant l'exercice des vertus.
   Quatriesme partie de l'Introduction contenant les advis necessaires contre les tentations plus ordinaires.
   Cinquiesme partie de l'Introduction contenant des exercices et advis pour renouveller l'ame et la confirmer en la devotion.
   - Postface.
   - Glossaire.

18 euros (code de commande : 18184).


FRICKER (Bernard) Mythologie, philosophie, poésie. Paris, Les Belles Lettres,1999. In-8° broché, XI, 167 p., (collection « Vérités des Mythes »).
En quatrième de couverture :
   « Sur la route à demi », « Encore marcher », « Plus loin que là », « Longue marche », ces quelques titres de textes de Bernard Fricker publiés ici disent bien que cet ouvrage est une quête, une marche, une recherche. Mais cette marche se déroule à travers des méditations sur des œuvres philosophiques (Présocratiques, Pascal, Nietzsche, Hegel, Heidegger...), sur des textes mythologiques (indiens, iraniens, grecs, ossètes ; le cycle du Graal, Tristan et Iseut...), sur des fulgurances poétiques (Nerval, Rimbaud, Cendrars...), sur des visions religieuses (Bible, Évangiles, Jésus, Bouddha...), voire sur des travaux érudits (Dumézil, Levi-Strauss...). Et ce faisant, Bernard Fricker, dans un style très personnel, adapté à son entreprise et se confondant avec elle, sorte de poésie en prose, compose selon moi une œuvre métaphysique ou plutôt « mythologique », mythologie vivante, dans une redécouverte, un redéploiement de ce mode premier de pensée. « Le prisme illuminé des mythes » est le titre d'un autre de ses textes ; le style et la pensée de Bernard Fricker façonnent effectivement un prisme qui illumine le prisme des mythes, lesquels sous-tendent en définitive toutes les authentiques sagesses, dont les quelques objets – sinon l'unique objet – sont le Temps, l'Histoire, les hommes et les dieux. Imprégnation du Divin dans le monde, dans toute chose comme dans toute pensée, ce livre est une sorte de Livre sacré qui fut d'abord à usage personnel, avant d'avoir vocation universelle, ce qui est le propre de toute vraie œuvre. »

10 euros (code de commande : 13727).


GADAMER (Hans-Georg) — L'idée du Bien comme enjeu platonico-aristotélicien. Suivi de Le savoir pratique. Paris, Vrin, 1994. In-8° broché, 172 p., (collection « Problèmes et Controverses »).

10 euros (code de commande : 6474).


[GALILLÉE]. SORTAIS (Gaston) Le procès de Galillée. Étude historique et doctrinale. Paris, Bloud et Cie, [1905]. In-8° broché, 61 p., (collection « Science et Religion »).

10 euros (code de commande : 167/69).


GARAUDY (Roger) — Parole d'homme. Paris, Laffont, 1975. In-8° broché, 264 p., (collection « La Vie selon... »).

6 euros (code de commande : 4537).


GARIN (Eugenio) — Moyen Âge et Renaissance. [Titre original : Medioevo e Rinascimento.] Traduit de l'italien par Claude Carme. Paris, Gallimard, 1969. In-8° broché, 272 p., (collection « Bibliothèque des Idées »).
En quatrième de couverture :
   « Des limites antérieures que les historiens fixent aux débuts de la Renaissance dépend le sens que prend la première modernité de l'Europe. Depuis Michelet on n'a cessé d'en discuter, reculant parfois ces limites jusqu'au XIIIe siècle et niant du même coup l'originalité du Quattrocento.
   Cette suite d'études sur la crise de la pensée médiévale, la mythologie antique et le rôle du latin, la place de la magie et de l'astrologie, le rôle de l'histoire dans la culture italienne de la Renaissance éclaire la formation, au XVe siècle, d'une éducation neuve, née en dehors des écoles et dont les tenants vont maîtriser les exercices d'école.
   Voilà l'humanisme campé comme une activité de penseurs, non de simples philologues ; mais aussi de condottieri, de marchands, de praticiens des arts, d'administrateurs et d'hommes d'action qui, notamment dans la Florence de Marsile Ficin et de Léonard de Vinci, découvrent dans le désarroi, avec l'infinitude de la nature, la diversité prodigieuse de l'homme, la volonté, le risque et l'action ; bref la liberté. »

12 euros (code de commande : 13159).


45 euros (code de commande : 16082).

GAUTIER (E.-F)Mœurs et coutumes des Musulmans. Paris, Club du Meilleur Livre, 1959. In-8° sous reliure en soie verte et Rhodoïd d'éditeur, 244 p., illustrations hors texte, (collection « Historia », XIX), exemplaire numéroté.

13 euros (code de commande : 190/65).


GÉRARD (R.-E.) — Une augmentation de la connaissance humaine réalisée selon le plan prophétique de la Bible. Bruxelles - Liège, Office de Publicité - Thone, 1922. In-8° broché, 283 p.
Extrait de l'avant-propos :
   « La raison d'être de ce travail est le désir que nous avons d'être utile à ceux qui cherchent impartialement la vérité et à ceux qui, la possédant déjà – nous nous adressons ici aux chrétiens personnellement instruits dans les Écritures – veulent s'en assurer invinciblement contre le doute parfois tentateur : nous voulons par là signaler un système d'idées capable, selon nous, d'affermir et de consolider à jamais les convictions des uns et de donner aux autres, même à ceux qui, avec raison, exigent le plus de garanties possible au point de vue de la méthode d'investigation scientifique, les principes de salut tant pour leur sérénité intellectuelle que pour leur sauvegarde morale.
   Cet écrit, vu son caractère succinct, ne peut, sans doute, traiter le sujet que dans ses généralités. C'est un compte-rendu rapide qu'après avoir pénétré personnellement dans la Terre Promise de la certitude nous nous empressons d'adresser à ceux qui nous entourent pour leur annoncer la bonne nouvelle, et les inviter, en leur donnant l'itinéraire à suivre, à aller parcourir eux-mêmes les régions sévères mais grandioses que nous avons vues.
   Le but que nous nous proposons : Indiquer la voie qui mène à la vérité, n'en est pas moins d'une singulière élévation et ne peut manquer de paraître excessif aux vivants d'une époque comme la nôtre où tant de penseurs adulés ont tout fait pour ruiner l'autorité même de la raison humaine et pour éliminer par là du domaine des possibilités l'acquisition de toute certitude. Il faut ramener cela à sa juste portée : la phase, qu'on traverse actuellement, de relativisme, de désagrégation, dans tous les domaines de la connaissance, ne marque nullement un état définitif dans l'orientation de la pensée. Ce désordre maladif de l'esprit humain n'est qu'un fait transitoire faisant partie du développement systématique, prédéterminé, nullement occasionnel de l'Histoire et soumis, comme tout autre phénomène historique, au fonctionnement d'un mécanisme régulateur (Loi de Brück) qui dirige l'Humanité à son insu et sur lequel nous reviendrons plus loin. Si nous éprouvons quelque appréhension en présentant notre témoignage ce ne peut donc être à cause du prestige illusoire et fragile d'une fausse philosophie adverse mais bien à cause de la grandeur incomparable d'un sujet qui, nous le disons en toute humilité mais aussi avec une inébranlable conviction, intéresse au plus profond l'avenir du monde et le sort moral de l'homme.
   Sans doute, les facteurs de connaissance qui seront signalés ici : loi de Brück, système prophétique de la Grande Pyramide de Chéops, descendance Israélite des Anglo-Saxons, Mathématique de l'Histoire et Mathématique Biblique établies par Lagrange, ne peuvent manquer de susciter un sentiment de curiosité intellectuelle. Mais il convient de faire observer que la nature même du sujet interdit de la manière la plus formelle et la plus menaçante de considérer les vérités dont il s'agit présentement comme un simple divertissement de l'esprit. La portée du sujet que nous voulons indiquer dépasse celle d'un simple débat intellectuel : ceux qu'il nous sera permis d'atteindre et qui voudront bien aborder méthodiquement, à leur tour, l'étude suivie des données que nous signalons dans notre court travail, seront sans doute aussi amenés à découvrir par delà des vérités d'ordre purement scientifique, une Vérité d'un ordre encore beaucoup plus haut.
   Le titre lui-même de cet opuscule suffit à faire pressentir la leçon que nous nous proposons de faire accepter. Il y a certainement des esprits impitoyables à qui ce titre sera un véritable scandale et qui nous estimeront du coup trop peu sage pour bien vouloir consacrer quelque temps à l'examen de nos raisons. »

15 euros (code de commande : 14135).


GILSON (Étienne) — La philosophie au Moyen Âge. Des origines patristiques à la fin du XIVe siècle. Deuxième édition revue et augmentée. Paris, Payot, 1944. In-8° demi-toile beige à coins (reliure de Robert Stevens, à Bruxelles),782 p., (collection « Bibliothèque Historique »), reliure défraîchie.
Table des matières :
   Préface.
   Introduction.
   Chapitre I. Les pères grecs et la philosophie.
      1. Les Pères Apologistes.
      2. Le Gnosticisme et ses adversaires.
      3. L'École d'Alexandrie.
      4. Des Cappadociens à Théodoret.
      5. Denys, Maxime, Jean Damascène.
   Chapitre II. Les pères latins et la philosophie.
      1. Des Apologistes à saint Ambroise.
      2. Le platonisme latin du IVe siècle.
      3. De Boèce à Grégoire le Grand.
      4. Église et société.
      5. La culture patristique latine.
   Chapitre III. De l'essor carolingien au Xe siècle.
      1. La transmission de la culture latine.
      2. Jean Scot Erigène.
      3. D'Heiric d'Auxerre à Gerbert d'Aurillac.
   Chapitre IV. La philosophie au XIe siècle.
      1. Dialecticiens et théologiens.
      2. Roscelin et le nominalisme.
      3. Anselme de Cantorbéry.
      4. Chrétienté et Société.
   Chapitre V. La philosophie au XIIe siècle.
      1. L'École de Chartres.
      2. Pierre Abélard.
      3. La mystique spéculative.
      4. Alain de Lille et Nicolas d'Amiens.
      5. L'univers du XIIe siècle.
      6. Sacerdoce et Royauté.
      7. Le bilan du XIIe siècle.
   Chapitre VI. Les philosophies orientales.
      1. La philosophie arabe.
      2. La philosophie juive.
   Chapitre VII. L'influence gréco-arabe au XIIIe siècle et la fondation des universités.
      1. L'influence gréco-arabe.
      2. La fondation des Universités.
      3. L'exil des Belles-Lettres.
   Chapitre VIII. La philosophie au XIIIe siècle.
      1. De Guillaume d'Auvergne à Henri de Gand.
      2. D'Alexandre de Haies à Raymond Lulle.
      3. De Robert Grosseteste à Jean Peckham (Les maîtres d'Oxford - Une Sumna philosophiae du XIIIe siècle).
      4. D'Albert le Grand à Dietrich de Freiberg.
      5. De Thomas d'Aquin à Gilles de Rome.
      6. Du péripatétisme à l'averroïsme.
      7. Sagesse et société.
      8. Le bilan du XIIIe siècle.
   Chapitre IX. La philosophie au XIVe siècle.
      1. Duns Scot et les réalistes du XIVe siècle.
      2. De Jacques de Metz à Gui Terrena.
      3. Guillaume d'Ockham.
      4. Le mouvement ockhamiste.
      5. L'averroïsme philosophique et politique.
      6. Le mysticisme spéculatif.
      7. Jean Gerson et le bilan du XIVe siècle.
   Chapitre X. Le retour des Belles Lettres et le bilan du Moyen Âge.
      1. Le retour des Lettres en Italie.
      2. Le retour des Lettres en France.
      3. Le bilan de la pensée médiévale.
   Table des noms de personnes.

15 euros (code de commande : 18092 - vendu).


GLUCKSMANN (André) — Les Maîtres penseurs. Paris, Grasset, 1977. In-8° broché, 321 p.

6 euros (code de commande : 4530).


[GOMBROWICZ (Witold)]. DE ROUX (Dominique) — Gombrowicz. Paris, Bourgois, 1978. In-8° broché, 187 p.
En quatrième de couverture :
   Mon cher Christian,
   Qu'importe la France. Ce n'est plus que loteries comme le reste. Un an déjà pour nous. J'ai en moi depuis un sentiment de tristesse dans mon ensemble si vivant et si mobile pourtant. Nous avons quand même été séparés. Comme si ma vie de mon côté ne devait être que pertes successives, querelles incompréhensives, injustices réelles. Je pense soudain que je ne serai jamais vu que comme un fils éternel, « le goéland sans pattes », en effet. Gombrowicz m'avait averti. Mais lui aussi s'est éloigné. Reste-t-il même le mot : spirituel au milieu de ces chapelles ardentes.
   Affection.
   Dominique.
   1973.

8 euros (code de commande : 17972).


GROETHUYSEN (Bernard) — Introduction à la pensée philosophique allemande depuis Nietzsche. Paris, Stock, 1926. In-12 broché, 126 p., (collection « La Culture Moderne »), édition originale.

15 euros (code de commande : 126/67).


GUATTARI (Félix) — Les trois écologies. Paris, Galilée, 1999. In-8° broché, 72 p., (collection « L'Espace Critique »).
En quatrième de couverture :
   « Le drame écologique dans lequel est engagée la planète humaine a longtemps été l'objet d'une méconnaissance systématique. Cette période est désormais révolue. À travers des médias devenus hyper-sensibles à la répétition des « accidents » écologiques, l'opinion internationale se trouve de plus en plus mobilisée. Tout le monde aujourd'hui parle d'écologie : les politiques, les technocrates, les industriels... Malheureusement toujours en termes de simples « nuisances ».
   Or les perturbations écologiques de l'environnement ne sont que la partie visible d'un mal plus profond et plus considérable, relatif aux façons de vivre et d'être en société sur cette planète. L'écologie environnementale devrait être pensée d'un seul tenant avec l'écologie sociale et l'écologie mentale, à travers une écosophie de caractère éthico-politique. Il ne s'agit pas d'unifier arbitrairement sous une idéologie de rechange des domaines foncièrement hétérogènes, mais de faire s'étayer les unes les autres des pratiques innovatrices de recomposition des subjectivités individuelles et collectives, au sein de nouveaux contextes technico-scientifiques et des nouvelles coordonnées géopolitiques. »

8 euros (code de commande : 13796).


GUDEMANN (M.) — Le judaïsme dans ses traits principaux et d'après ses fondements historiques. Traduit par S. Debré. Paris, Durlacher, 1906. In-8° demi-chagrin rouge, 106 p.
Préface :
   Dans cet opuscule, j'ai le dessein de donner un court exposé du Judaïsme et de ses rapports essentiels avec la religion du peuple d'Israël. Je n'ai pas en vue le Judaïsme « en soi », mais sa place dans l'histoire et dans la vie juive. Je me suis donc borné à l'exposé des éléments constitutifs du Judaïsme, de ceux qui ont apparu tels dans l'histoire des Juifs, sans me perdre dans les particularités. Aux particularités d'autres particularités peuvent toujours être opposées, tandis que ces éléments constitutifs ressemblent à des points culminants du haut desquels le Judaïsme, dans son ensemble, peut être le plus sûrement embrassé et jugé.
   Chaque fait nouveau qui apparaît a le droit d'exiger d'être connu avant d'être jugé. Une religion est tout particulièrement autorisée à formuler cette exigence. Mais le Judaïsme n'a que peu, ou n'a même point de raison de se réjouir de ce droit. On ne se sert habituellement du Judaïsme que comme repoussoir. Pour cet usage, il suffit certainement, il est même avantageux de n'avoir du Judaïsme qu'une connaissance superficielle, voire nulle. Mais la question de savoir si le Judaïsme est obligé de se contenter de ce rôle coutumier, le présent exposé pourrait bien l'éclaircir.
   Je me suis tenu éloigné de toute polémique ! Cet ouvrage n'est pas un ouvrage de controverse. On n'est pas autorisé à l'appeler de ce nom parce que, ça et là, appuyé sur des arguments, je m'inscris en faux contre des opinions émises sur le Judaïsme, et qui, à mon avis, ne sont pas fondées. J'ai tout simplement senti le besoin de dire ce qu'est le Judaïsme, et ce besoin est d'autant plus explicable que le Judaïsme est plus souvent présenté pour ce qu'il n'est point.
   Par égard pour le lecteur, j'ai négligé les accusations frivoles et les calomnies dont le Judaïsme est l'objet. Je n'ai pas voulu descendre dans cette fange qui remplit une bonne partie du lit où se meut – faut-il dire en avant ou en arrière ? – le fleuve de la civilisation de notre temps. On n'en sort que sali. Si, selon l'opinion de l'antique poète des Proverbes hébreux, il est un temps pour répondre aux insensés, il est aussi, d'après le môme poète, un temps pour passer devant eux en silence. Ce dernier parti m'a, au moins dans cet exposé, paru se recommander.

25 euros (code de commande : 15814).


Guide religieux de la France. Paris, Hachette, 1967. Fort in-8° étroit sous reliure d'éditeur, XIV + 1235 p., bien complet de ses cartes et plans, (collection « Bibliothèque des Guides Bleus »), quelques soulignements et traits marginaux crayonnés, peu courant.
@ Ce guide a été établi pour le catholicisme par Louis Chaigne, pour le protestantisme par Jean Balédent, pour le judaïsme par Josy Eisenberg et Georges Lévitte, pour l'islam par Noureddine Ben Mahmoud.

30 euros (code de commande : 7713).


GUILLEBAUD (Jean-Claude) — La refondation du monde. Paris, Seuil, 1999. In-8° broché, 365 p.
En quatrième de couverture :
« Dans l'air du temps, quelque chose sonne faux et nous alarme. Faut-il nous résigner à la fin des pensées universalistes, au règne versatile de la démocratie d'opinion, au nouveau dogmatisme du tout-marché ou de la technoscience, à l'évanouissement définitif des utopies et de l'espérance ? Derrière ce discours, nous devinons des formes nouvelles de domination, des inégalités accentuées, un principe d'humanité qui fait naufrage. Mais ces périls nous trouvent étrangement désarmés. Après un siècle marqué par les tyrannies, les folies et les ruines, nous ne savons plus comment faire face. Nous sommes « revenus de tout » et trop vite désabusés. Rarement, il nous avait semblé plus urgent de retrouver un peu de terre ferme.
C'est à cette nécessaire refondation que nous convie Jean-Claude Guillebaud. Le goût de l'avenir, l'égalité, la raison, l'universel, la liberté, la justice : chacune de ces valeurs est le fruit d'une histoire particulière, enracinée dans la pensée grecque, le judaïsme et le christianisme. Seule la claire conscience de cette histoire permet de comprendre pourquoi ces valeurs sont à la fois plus essentielles et plus fragiles que jamais. Refonder le monde, ce n'est pas seulement résister à la barbarie, c'est redéfinir loyalement ce qui nous rassemble et vers quel futur nous voulons marcher. »

13 euros (code de commande : 8264).


 

[GUITTON (Jean)]. Jean Guitton. Paris, Revue Montalembert, 1963. In-8° broché, [330 (pp. 13 à 343)] p., (numéro spécial 4 et 5 de la Revue Montalembert).
Table des matières :
   - Approche de Jean Guitton, par L. Chaigne.
   Chapitre I : Les années d'apprentissage.
      
Jean Guiiton et sa volée, par P. Mesnard.
      - Trois maîtres, par P. Belmont.
      - Plazenetarium, par J. Mazodier.
      - Portrait de M. Guitton, par P. O'Reilly.
      - Au 104, par L. Bourgey.
      - Dans la cour du lycée, par A. Fugier.
   Chapitre II : Le maître et sa méthode.
      - Penser en homme d'action, par le général Weygand.
      - L'art de faire penser, par R.P. Golliet.
      - Les davidées, par M. Silve.
   Chapitre III : La captivité ou la nouvelle école.
      - Les captivités, par M. Menanteau.
      - Entretiens, par B. de la Farge.
      - Expérience d'une captivité, par le colonel de Witasse.
      - À Colditz avec les otages, par H.R. Gall.
   Chapitre IV : Présences.
      - Situation d'une pensée, par C. Tresmontant.
      - Jean Guitton et Paul Claudel, par P. Claudel.
      - Jean Guitton et Maurice Blondel, par E. Blondel-Flory.
      - Jean Guitton et Teilhard de Chardin, par C. Cuenot.
      - Rencontres avec Jean Guitton, par A. Maurois.
      - Jean Guitton et Emmanuel Mounier.
      - Jean Guitton et les étudiants, par J.-F. Le Bras et C. Bernard.
      - jean Guitton et la pensée japonaise, par K. Takéno.
   Chapitre I : L'écrivain.
      - Le peintre, par A. Delaunay.
      - Notes de lectures, par A. George.
      - Une voix filiale, par Camille Mayran.
   Chapitre II : Le penseur.
      - L'historien de Jeanne d'Arc
, par R. Aron.
      - L'antibergsonisme de Jean guitton, par E. Borne.
      - L'appel du maître, par E. Detape.
      - Le philosophe, par R. Poirier.
   Chapitre III : Le fils de Monsieur Pouget.
      - L'exégèse biblique, par A. Guillaumont.
      - Un laïc exégète, par M. Vernhet.
      - Pour une apologétique, par R.P. Congar.
   Chapitre IV : Le fils de Monsieur Portal.
      - Un écrivain catholique, par J. Hours.
      - Jean Guitton et lord Halifax, par M. Bulmer-Thomas.
      - Hommage d'un frère séparé, par le pasteur Boegner.
      - Controverse amicale, par A. Miroglio.
   Esquisses :
      - Une amitié, mieux, une vie commune..., par J. Perret.
      - Un philosophe et un chrétien, par mgr Cerejeira.
      - Une voix faible et comme voilée..., par R. d'Harcourt.
      - J'aime Jean Guitton, par J. Cocteau.
      - Jean Guitton m'apparaît..., par E. de La Rochefoucauld.
      - Chanson pour Jean Guitton, par P. de La Tour Du Pin.
      - Au long d'une rue crépusculaire..., par G. Cesbron.
      - Le plus brillamment doué..., par A. Latreille.
      - Le rêve et la ferveur de Fra Angelico, par R. Garric.
      - Une amitié de quarante ans, par J. André.
      - J'ai rencontré Jean Guitton..., par sœur Hosanna.
      - Reliquaire, par P. Chaigne.
      - Dans un siècle ou deux, quand un nouveau brémond..., par M. Légaut.
   Remise de l'épée, par F. Mauriac et Jean Guitton.
   Inédit : Esprit et mentalité, par Jean Guitton.

20 euros (code de commande : 17094).

 


HALÉVY (Daniel) — Décadence de la liberté. Paris, Grasset, 1931. In-12 demi-chagrin brun, 243 p., (collection « Les Écrits »), quelques épidermures.

10 euros (code de commande : 204/63).


HALTER (Marek) — Un homme, un cri. Paris, Robert Laffont, 1990. In-8° broché, 309 p.
En quatrième de couverture :
« Marek Halter, l'auteur de La mémoire dAbraham et Les fils d'Abraham, est aussi un homme engagé dans tous les combats de la fin de ce siècle.
Né à Varsovie en 1936, échappé du ghetto, il traverse Moscou sous les bombes et passe son enfance en Ouzbékistan, en Asie centrale soviétique, son adolescence en argentine et habite, depuis 1950, la France, pays où ses ancêtres, venus d'Espagne, s'étaient installés en 722. Son nom est lié à la recherche de la paix au Proche-Orient et au dialogue israélo-palestinien, aux mères de la place de Mai à Buenos Aires, à Sakharov, Havel, Estrella, Walesa, Chtcharanski... aux dissidents soviétiques et aux refuzniks juifs, aux moudjahedines en Afghanistan, à Solidarnosc en Pologne et à SOS Racisme en France, à la mémoire surtout, comme arme de combat et aussi comme thème d'un livre qui a fait le tour du monde et dans lequel il retrace l'histoire deux fois millénaire d'une famille juive, la sienne.
On s'interroge souvent sur les raisons qui poussent cet enfant du ghetto à se lancer dans tant de batailles. Beaucoup l'admirent, certains le critiquent. Il ne laisse personne indifférent.
Avec Un homme, un cri, Marek Halter se livre enfin. Dans un style rapide et imagé, il dit sa relation à la France, à la langue française, à l'écriture, à la peinture, à Israël, au judaïsme... Avec pudeur et sans complaisance, il explique les raisons de ses engagements, rappelle le contexte politique et culturel où ils s'inscrivaient, et jette en passant un regard nostalgique, souvent critique et parfois étonné, sur ses appels, ses reportages, ses articles...
Un homme, un cri, qui se lit comme un récit, n'est pas seulement un livre pour comprendre un homme, il permet aussi de parcourir et de saisir toute une époque, la nôtre. »

8 euros (code de commande : 8777).


HEIDEGGER (Martin) — Sein und Zeit. Neunte unveränderte Auflage. Tübingen, Max Niemeyer, 1960. In-8° sous reliure toilée d'éditeur, XI, 437 p., annotations marginales à l'encre sur les dix premières pages.
Vorbemerkung :   
   Die Abhandlung « Sein und Zeit » erschien zuerst Frühjahr 1927 in dem von E. Husserl herausgegebenen Jahrbuch für Phänomenologie und phänomenologische Forschung Bd. VIII und gleichzeitig als Sonderdruck.
   Der vorliegende, als neunte Auflage erscheinende Neudruck ist im Text unverändert, jedoch hinsichtlich der Zitate und der Interpunktion neu durchgesehen. Die Seitenzahlen des Neudruckes stimmen bis auf geringe Abweichungen mit denen der früheren Auflagen überein.
   Die in den bisherigen Auflagen angebrachte Kennzeichnung « Erste Hälfte » ist gestrichen. Die zweite Hälfte läßt sich nach einem Vierteljahrhundert nicht mehr anschließen, ohne daß die erste neu dargestellt würde. Deren Weg bleibt indessen auch heute noch ein notwendiger, wenn die Frage nach dem Sein unser Dasein bewegen soll.
   Zur Erläuterung dieser Frage sei auf die im gleichen Verlag erschienene « Einführung in die Metaphysik » verwiesen. Sie bringt den Text einer im Sommersemester 1935 gehaltenen Vorlesung.

15 euros (code de commande : 17712).


 HELVETIUS. De l'Esprit.
  
Paris [Liège], Durand [Bassompierre], 1759.

   Une des éditions clandestines de cet ouvrage condamné, publiée un an après l'édition originale.
Pour en savoir plus...

300 euros (code de commande : 11528).


Histoire de la destruction des jésuites...
Liège, Duvivier et fils, 1827.
D'après les Mémoires de l'abbé Georgel.
Pour en savoir plus...

20 euros (code de commande : 7872).


Histoire de la laïcité principalement en Belgique et en France. Direction scientifique Hervé Hasquin. Deuxième édition revue. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1981. In-8° broché, XVII, 333 p., (collection « Centre d'Action Laïque - Série Recherches » n° 3).
Table des matières :
   - Avant-propos, par Hervé Hasquin.
   - Préface, par Georges C. Liénard.
   - Le creux de la vague, par Jean Cornec.
   Première partie. L'Ancien Régime : l'omnipotence de l'Église.
      Chapitre I. Les penseurs : crise de conscience et esprit « philosophique », par Roland Mortier.
      Chapitre II. Une lente sécularisation de l'État et de la Société, par Hervé Hasquin.
   Deuxième partie. Depuis la Révolution française : la décadence du cléricalisme.
      Chapitre III. L'Église en Belgique : doctrine et pratique, par Jean Stengers.
      Chapitre IV. Les utopies de la première moitié du XIXe siècle, par, John Bartier.
      Chapitre V. La doctrine libérale sur l'État, l'Église et la Société, par André Miroir.
      Chapitre VI. Le socialisme, la laïcité et l'État (1865-1958), par Philippe Moureaux.
      Chapitre VII. Les grands combats : l'émancipation politique et la guerre scolaire en Belgique, par Jean Leclercq-Paulissen.
      Chapitre VIII. Déchristianisation et sécularisation en Belgique, par Els Witte.
      Chapitre IX. La franc-maçonnerie et les associations laïques en Belgique, par John Bartier.
      Chapitre X. L'Université libre de Bruxelles et l'enseignement privé non confessionnel, par André Uyttebrouck.
      Chapitre XI. La laïcité en France, par Daniel Ligou.
   Troisième partie. Le pluralisme en Belgique.
      Chapitre XII. Les partis politiques en Belgique : les clivages confessionnels en voie de disparition, par Hervé Hasquin.
      Chapitre XIII. L'affirmation de la laïcité en Belgique, par Robert Hamaide.
   Conclusions.
      Chapitre XIV. Morale antique et morale chrétienne, par Robert Joly.
      Chapitre XV. Le droit naturel, évolution d'une notion, par Paul Foriers.
      Chapitre XVI. Spécificité de la morale laïque, par Henri Janne.
   Postface à la seconde édition, par Hervé Hasquin.

18 euros (code de commande : 17371).


HUSSERL (Edmund)

 


HUXLEY (Aldous) L'éminence grise. Études de religion et de politique. Traduction de Jules Castier. Monaco, Éditions du Rocher, 1945. In-8° broché, 386 p., (collection « L'Hippocampe », n° 6), exemplaire numéroté et en grande partie non coupé.

15 euros (code de commande : 181/69).


HUXLEY (Julian), HADDON (A.C.) et CARR-SAUNDERS (A.M.) Nous Européens. We Europeans. Traduit par Jules Castier. Paris, Minuit, 1947. In-8° broché, 317 p., (collection « Philosophie Étrangère »), bel exemplaire non coupé.
En quatrième de couverture :
   Le grand sociologue anglais, Directeur général de l'U.N.E.S.C.O., a fait de Nous Européens une ample étude sociologique sur tous les peuples continentaux.
   Cette œuvre scientifique et par endroits pittoresque tend à démontrer que les « races » – ce terme dont notre époque a tant usé et qui sert à « justifier les ambitions politiques, les fins économiques, les rancunes sociales, les préjugés de classe » –, que les races humaines n'existent biologiquement pas.
Table des matières :
   Préface.
   I. Introduction.
   II. Histoire et développement récent de la science de l'homme.
   III. Les principes de l'hérédité appliqués à l'homme.
   IV. Fondements de la classification ethnique.
   V. De quelques illusions et de quelques pièges de la classification ethnique.
   VI. Les principaux groupes ethniques de l'Europe.
   VII. Composition ethnique des nations européennes.
   VIII. L'Europe outre-mer (par A. M. Carr-Saunders).
   IX. Conclusion.
   Appendice - Index.

9 euros (code de commande : 16232).


[JÉSUS DE NAZARETH]. NISIN (Arthur) Histoire de Jésus. Paris, Seuil, 1961. In-8° broché, 410 p., cartes hors texte.

8 euros (code de commande : 190/62).

 

[JÉSUS DE NAZARETH]. SIX (Jean-François) — Jésus. Paris, Somogy, 1972. In-8° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 286 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, (collection « Les Fondateurs des Grandes Religions », n° 1).
En quatrième de couverture :
   Professeur de christologie de 1961 à 1966 au Séminaire de la mission de France, puis responsable du Secrétariat pour les non-croyants, Jean-François Six n'a pas cessé d'étudier et d'approfondir toutes les recherches historiques contemporaines sur Jésus, et de dialoguer sur la question « Jésus » avec des chrétiens avertis et des incroyants ouverts. Son livre est le fruit de ces dialogues ; il veut donc mettre en situation le problème de Jésus pour nos contemporains. Il a écrit en croyant sincère, et même, peut-on dire, en croyant qui n'hésite pas à montrer combien il a été et combien il est bouleversé par la personne de Jésus. Mais « histoire » serait-il synonyme de « froideur » ? Cet essai ne prétend donc pas d'abord tout expliquer de Jésus mais rechercher honnêtement où sont les véritables interrogations à son sujet et donner une certaine réponse.
   En seconde partie de cet ouvrage est présentée une iconographie comme une histoire du visage de Jésus à travers l'espace et le temps : comment des artistes de tous pays, reprenant d'ailleurs le visage de l'homme de leur temps, ont reproduit le visage du Fils de l'homme.

12 euros (code de commande : 17206).


JULIEN (Claude) — Le suicide des démocraties. Paris, Grasset, 1972. In-8° broché, 316 p.

7,50 euros (code de commande : 575).


KAPLAN (Francis) — La vérité. Le dogmatisme et le scepticisme. Paris, Armand Colin, 1998. In-8° collé, 215 p., (collection « U », série « Philosophie »).
En quatrième de couverture :
   La vérité pose deux problèmes bien distincts : qu'est-ce que la vérité ? et peut-on la posséder ? Ce deuxième problème, celui du dogmatisme et du scepticisme, est classique dans l'histoire de la philosophie. Il est loin d'être purement académique, car lorsque l'on constate, par exemple, qu'en philosophie il n'est pas une seule proposition sur laquelle les philosophes soient d'accord – à la différence de la science –, chacun d'entre eux doit se demander : comment puis-je être sûr que c'est moi qui ai raison et non les autres, à priori aussi intelligents et aussi compétents que moi ?
   Pour répondre à cette question, l'auteur examine successivement et dans un ordre systématique les différentes réponses que la logique et l'histoire nous proposent, appuyant sa réflexion sur la pensée des grands philosophes et penseurs : Sextus Empiricus, Descartes, Spinoza, Leibniz, Hegel ou encore Nietzsche...

13 euros (code de commande : 15215).

 


KEYSERLING (Comte Hermann de) La Révolution mondiale et la responsabilité de l'Esprit. Lettre-Préface de Paul Valéry. Paris, Stock, 1934. In-12 broché, 224 p.

7,50 euros (code de commande : 3526).


KLEINBERG (Aviad) — Péchés capitaux. Traduit de l'hébreu par Colette Salem. Paris, Seuil, 2008. In-8° collé, 215 p., quelques illustrations hors texte en couleurs, très bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Il n'existe pas de société sans conception du bien et du mal. Pas de société sans péché.
   Nos offenses sont innombrables, mais chaque culture a ses péchés favoris, son catalogue privilégié. L'un d'eux a connu une grande postérité : c'est la liste des sept Péchés capitaux établie par l'Église dans l'Antiquité tardive. Ces péchés mortels – l'orgueil, la paresse, la gourmandise, l'envie, la colère, la luxure et l'avarice – ne sont pas des actions interdites, mais des passions qui nous soumettent à la tentation.
   Avec un humour cinglant, Aviad Kleinberg, l'un des intellectuels les plus en vue en Israël, explore les champs de mines moraux de l'âme. Qu'y a-t-il d'immoral à paresser un peu ? Que serait la grande cuisine sans la gourmandise ? L'économie de marché sans l'avarice ? Ce livre fait défiler prophètes et philosophes, théologiens et poètes, tous prêts à jeter la première pierre : un regard empathique, singulier et amusant sur la fragilité humaine.

12 euros (code de commande : 14982).


KLIBANSKY (Raymond) — Le philosophe et la mémoire du siècle. Tolérance, liberté et philosophie. Entretiens avec Georges Leroux. Paris, Les Belles Lettres, 1998. In-8° collé, XIX, 307 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   « De Paris à Heidelberg et Hambourg, de Hambourg à Paris et Londres et de Londres à Montréal, la vie de Raymond Klibansky traverse notre siècle et l'entraîne dans des activités qui ne sont pas le lot ordinaire des intellectuels ou des savants. De ces études à Heidelber auprès de Jaspers, en contact étroit avec les disciples du poète Stefan George, R. Klibansky tire son intérêt pour la pensée négative, qui l'amène à Nicolas de Cues, à Maître Eckhart et, par-delà, à la tradition platonicienne. Les premiers chapitres de ces Entretiens, passionnant tableau de la vie intellectuelle en Allemagne dans les années vingt, éclairent la montée du Nazisme.
   Ses premiers travaux aboutiront, dans le sillage de A. Warburg et E. Cassirer, à un livre devenu classique, écrit en collaboration avec E. Panofsky et F. Saxl : Saturne et la mélancolie, dont l'histoire résume un peu celle de R. Klibansky lui-même.
   Durant la seconde guerre, R. Klibansky fut actif au sein du Political Warface Executive en Grande Bretagne. Il nous donne ici un témoignage saisissant d'activités peu communes pour des savants. Devenu en 1946 professeur à l'Université Mc Gill (Montréal), il s'engage dans la vie philosophique internationale et cherche à stimuler les échanges entre intellectuels de l'Est et de l'Ouest, à une époque où cela était un véritable défi, tout en défendant les droits de penseurs comme le philosophe tchèque Jan Patocka, initiateur de la Charte 77, dont il fait ici un vibrant éloge. »

12 euros (code de commande : 13866*).


KOTHEN (Robert) — L'Église et les mouvements de population. Bruxelles, Éditions Universitaires, 1945. In-12 broché, 124 p., (collection « Chrétienté Nouvelle », XI).

9 euros (code de commande : 218/63).


La laïcité est-elle à jeter ? Colloque international des 26 et 27 mai 1973 organisé par le Comité Liégeois d'Action Laïque. Bruxelles, Pierre de Meyere, 1976. In-8° broché, 157 p.
@ Parmi les orateurs de ce colloque, on trouve Claire Cornet, Jean Boets, Henri Janne, Claude Javeau, Raymond Ravar, Elie Richard, Pierre Vanbergen, Jacqueline Marchand, Georges Van Hout, Jean-Marie Lovinfosse, Ernest Denis, Paul Backeljauw, François Caby, Jean Van Crombrugge, Albert Serwy, Lucia De Brouckere, Lucienne Noppens.

15 euros (code de commande : 10886).


[LAMENNAIS] — Le portefeuille de Lamennais 1818-1836. (collection Maurice Bucquet). Publié et annoté par Georges GOYAU. Paris, La Renaissance du Livre, 1930. In-8° broché, VIII + 222 p., (collection « Nouvelle Bibliothèque Romantique »), trace d’humidité sur la couverture.

7 euros (code de commande : 4328).


LE DANTEC (Félix) — De l'Homme à la Science. Philosophie du XXe siècle. Paris, Flammarion, 1930. In-12 relié, VIII + 302 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie Contemporaine »).

9 euros (code de commande : 221/63).


   [LEIBNIZ]. Institutions Léibnitiennes, ou Précis de la Monadologie.
   
Lyon, Perisse, 1767.

    Une curieuse édition attribuable à Louis Dutens ou à l'abbé Pierre Sigorgne.
   Pour en savoir plus...

400 euros (code de commande : 11455/v1).


LEPENIES (Wolf) — Qu'est-ce qu'un intellectuel européen ? Les intellectuels et la politique de l'esprit dans l'histoire européenne. Chaire européenne du Collège de France 1991-1992. Édition établie par Dominique Séglard. Paris, Seuil, 2007. In-8° broché, 440 p., (collection « Traces Écrites »).
En quatrième de couverture :
   « Au début du XXe siècle, un diagnostic s'impose : « ordonner à des fins européennes le reste du monde » (Valéry) n'est plus vraiment possible.
La sympathie que nous éprouvons aujourd'hui encore pour cette « politique de l'esprit », malgré son échec, doit être interrogée. Ce constat lucide reposait sur une distinction rigoureuse entre une Europe de la politique et une Europe de l'esprit. Mais aujourd'hui cette distinction semble brouillée. À la victoire, dans le monde entier, du capitalisme et du libéralisme, issus de notre vieux continent, correspond une responsabilité universelle. Nous, Européens, et plus précisément nous, intellectuels, devons reconnaître qu'il nous faut assumer cette responsabilité, sans chercher à nous cacher derrière l'utopie socialiste des fins, ni derrière l'utopie capitaliste des moyens. Le temps des utopies est peut-être révolu, mais nous ne devons plus trouver refuge dans la mélancolie.
   Existe-t-il une tradition des Lumières qui ne soit pas eurocentrique ? Bien des choses dépendront des réponses que nous apporterons à cette question. »

15 euros (code de commande : 12899).

 


[LÉVINAS (Emmanuel)]. MALKA (Salomon) — Lire Lévinas. 2e édition. Paris, Cerf, 1989. In-8° broché, 116 p., illustrations hors texte, petit cachet d'appartenance à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   Emmanuel Lévinas, un philosophe français prestigieux, suscite dans le monde un intérêt croissant. Invitation à la lecture, Lire Lévinas est une première tentative pour saisir l'œuvre dans son époque : Lévinas et la phénoménologie, Lévinas et le judaïsme, Lévinas et l'histoire, Lévinas et Sartre, Lévinas et le marxisme, Lévinas et les dissidents (Zinoviev, Grossmann...).
   Penseur de l'autre, il a posé les fondements d'une éthique.
   Penseur juif, il a donné au judaïsme une expression exigeante.
   De cette double dynamique, Lire Lévinas restitue la commune inspiration.
   Parcours de l'œuvre, Lire Lévinas est un portrait intellectuel et humain : un portrait profondément attachant.

8 euros (code de commande : 15385).


[LÉVY (Benny)]. Benny Lévy. Jérusalem, Cahiers d'Étuders Lévinassiennes, 2005. In-8° broché, 313 p., illustrations hors texte, (numéro hors série des Cahiers d'Études Lévinassiennes - août 2005), exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   Présentation, par Carine Brenner.
   Itinéraire :
      - Itinéraire, par Benny Lévy.
   Études :
      - Survivant, par Alain Finkielkraut.
      - La Mère et l'universel : sommes-nous tous « fils d'une même mère » ?, par Gilles Hanus.
      - Sur Être juif, par René Lévy.
      - Benny Lévy : le dialogue à l'abri de l'Un, par Éric Marty.
      - Ichnocratie. Pensée du retour et antipolitique chez Benny Lévy et Martin Heidegger, par Jens Mattern.
      - Réflexions sur Primo Levi et Benny Lévy, par Jean-Claude Milner.
      - « Judaïsme et philosophie » : la guerre métaphysique, par Raphaël Sadin.
      - Le nom du Maître. Fragment messianique, par Eli Schonfeld.
   Évocations :
      - Sa boussole et sa splendeur. Benny Lévy in memoriam, par Fernando Arrabal.
      - Benny, espérance paradoxale, par Gérard Bobillier.
      - D'un Lévy l'autre : une amitié paradoxale, par Bernard-Henri Lévy.
      - Apprendre à lire, par Raphaël Nadjari.
      - Ne plus savoir, par José Sahel.
   Benny Lévy :
      - Lévinas et le grec, par Benny Lévy.
      - Vous êtes mes témoins, par Benny Lévy.
      - Seule la pierre de Jérusalem m'apaise, par Benny Lévy.
   Repères biographiques :
      - Biographie de Benny Lévy.
   Bibliographie.

15 euros (code de commande : 15813).


LIN YU TANG — Du paganisme au christianisme. Traduction de Anne Leroy. Paris, Denoël, 1961. In-8° broché, 302 p., exemplaire non coupé.

10 euros (code de commande : 227/63).


LUBAC (Henri de) — Catholicisme. Les aspects sociaux du dogme. 7e édition. Paris, Cerf, 1983. In-8° broché, XIV, 416 p., (collection « Traditions Chrétiennes »), petit cachet d'appartenance et mention manuscrite à la page de garde, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Comment une religion qui se désintéresserait de l'avenir terrestre et de la solidarité humaine offrirait-elle un idéal capable de rallier les hommes du XXe siècle ? Critique lucide des cheminements de l'humanisme athée, le Père de Lubac connaît le sérieux de la question, et il définit dans ce livre, paru en 1938, la réponse que lui a donnée l'Église de Vatican II : l'Évangile est traversé par la recherche primordiale de l'unité de la communauté humaine ; l'Église, au cœur de l'histoire, est le creuset où s'inaugure la réconciliation universelle. Bonheur individuel et salut du genre humain ne peuvent être séparés.
   Cette septième édition offre de nouveau aux lecteurs ce que le Père de Lubac appelle avec modestie « un certain accent de jeune enthousiasme, faible écho de cette allégresse qui se dégage des premiers écrits chrétiens, et dont le miracle se reproduit de siècle en siècle, au sein même des pires calamités. »

13 euros (code de commande : 15386).


[LUTHER]. MÉREJKOVSKI (Dmitri)Luther. Traduit du russe par Constantin Andronikoff. Paris, Gallimard, 285 p., morceau d'adhésif en haut du dos.

9 euros (code de commande : 6138).


MALEBRANCHE — Conversations chrétiennes dans lesquelles on justifie la vérité de la religion et de la morale de Jésus-Christ. Publié par André Robinet. Paris, Vrin, 1959. In-8° broché, XXIII, 255 p., (collection « Bibliothèque des Textes Philosophiques » - Tome IV des « Œuvres complètes de Malebranche »), envoi d'André Robinet, bon exemplaire en grande partie non coupé.
Table des matières :
   Introduction :
      I. Les éditions.
      II. Les circonstances de la publication - Extrait de la Vie du P. Malebranche par le P. André - Extrait du catalogue de J. Lelong - Extrait de la bibliographie de J.-F. Adry.
   Conversations chrétiennes.
   Appendices :
      I. Lettre de Vaugelade à Malebranche.
      II. Compte rendu (Acta Eruditorum).
      III. Compte rendu (Journal des Savants).
      IV. Compte rendu (Mémoires de Trévoux).
      V. V. P. Bayle, article Pyrrhon.
   Index.

18 euros (code de commande : 16160).

MALEBRANCHE Œuvres de Malebranche, Nouvelle édition, collationnée sur les meilleurs textes, et précédée d'une introduction, par M. Jules Simon. Première série : Entretiens Métaphysiques. Méditations. Traité de l'Amour de Dieu. Entretien d'un Philosophe chrétien et d'un Philosophe chinois. Deuxième série : Recherche de la Vérité. Paris, Charpentier, 1842. Deux volumes in-8° demi chagrin brun, XXXIV + 502 et XII + 612 p.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 37/64).


MALSON (Lucien) — Animaux et philosophes. Paris, Éditions du Layeur, 2008. In-8° collé, 217 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   
La perception des animaux par l'homme s'est trouvée profondément modifiée à la fin du siècle dernier par les travaux des paléontologues, anthropologues et surtout éthologues, scrutateurs du comportement des bêtes dans leur milieu naturel. L'opposition entre l'être animal et l'être humain s'est nuancée. Les anciens critères distinctifs furent souvent subvertis et ceux qui ont le mieux résisté n'ont pas échappé aux révisions et aux reformulations.
   Une telle évolution des idées et les discussions qu'elle risque parfois de faire naître nous renvoient à l'histoire des rapports qu'à pu entretenir l'homme avec l'animal et à l'examen des arguments que les philosophes, parmi les représentants inévitables de la pensée réfléchie, ont diversement apportés au cours des siècles.
   L'auteur, Lucien Malson, s'attache ici à retrouver les grands classiques et à commenter leurs propos, en un moment où la connaissance renouvelée des espèces et le problème de leur survie méritent l'attention de chacun de nous. De Thalès à Lévi-Strauss, la question des êtres vivants et sensibles est reparcourue pour aboutir à cette conviction, désormais dominante, que l'animal n'est pas un simple objet et ne peut jamais être traité comme tel.

13 euros (code de commande : 17414).


MARITAIN (Jacques) — Pour une philosophie de l'Histoire. Traduit de l'américain par Mgr Charles Journet. Paris, Seuil, 1959. In-8° broché, 189 p.

8 euros (code de commande : 219/65).

MARITAIN (Jacques) Sort de l'Homme. Neuchâtel, La Baconnière, 1943. In-8° broché, couverture rempliée, 155 p., (collection « Les Cahiers du Rhône », n° XVII).

9 euros (code de commande : 6492).

MARITAIN (Jacques) — Théonas ou Les entretiens d'un sage et de deux philosophes sur diverses matières inégalement actuelles. Deuxième édition revue et corrigée. Paris, Nouvelle Librairie Nationale, 1925. In-8° plein chagrin vert, dos lisse passé décorés de filets, pointillés et motifs dorés, filets dorés encadrant les plats, et les coupes, chasses décorées d'entrelacs de feuillages et de fleurons dorés, tête dorée, couverture conservée, étui (reliure signée G. Desnaux), 220 p., (« Bibliothèque Française de Philosophie »), un des 25 exemplaires sur pur fil Lafuma de Voiron, envoi de l'auteur (le nom du dédicataire a été rayé).

95 euros (code de commande : 4344).


MARX (Karl) et ENGELS (Friedrich) — Études philosophiques. Ludwig Feuerbach. Le matérialisme historique. Lettres philosophiques, etc. Paris, Éditions Sociales Internationales, 1935. In-8° broché, 190 p., (collection « Bibliothèque Marxiste », n° 19).
Table des matières :
   - Friedrich Engels : Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande.
      - Préface de l'auteur.
      I. De Hegel à Feuerbach.
      II. Idéalisme et matérialisme.
      III. La philosophie de la religion et l'éthique de Feuerbach.
      IV. Le matérialisme dialectique.
   - Karl Marx : Thèses sur Feuerbach (1845).
   - Friedrich Engels : Fragment de Feuerbach non publié (1886).
   - Karl Marx : Préface à la Contribution à la critique de l'économie politique.
   - Friedrich Engels : Contribution à la critique de l'économie politique de Karl Marx.
   - Friedrich Engels : Le matérialisme historique.
   - Karl Marx : Contribution à l'histoire du matérialisme français.
   - Karl Marx - Friedrich Engels : Lettres philosophiques (extraits) :
      I. Marx à Paul Annenkov.
      II. Marx à Joseph Weydemeyer.
      III. Marx à Engels.
      IV. Marx à Engels.
      V. Engels à Conrad Schmidt.
      VI. Engels à Joseph Bloch.
      VII. Engels à Conrad Schmidt.
      VIII. Engels à Heinz Starkenburg.
      IX. engels à Franz Mehring.
   Index.

12 euros (code de commande : 13247).

MARX (Karl) Lettres à Kugelmann (1862-1874). Préface de Lénine. Introduction de E. Czobel. Paris, Éditions Sociales Internationales, 1930. In-8° broché, 206 p., (collection « Bibliothèque Marxiste », n° 11).

15 euros (code de commande : 186/58).

[MARX (Karl)]. DOMARCHI (Jean) Marx et l'Histoire. Paris, L'Herne, 1972. In-8° broché, couverture rempliée, 271 p., (collection « Essais et Philosophie », n° 7).

12 euros (code de commande : 187/58).


Matérialisme dialectique. [1er-11e] entretien[s] sous la direction de Bob Claessens. 4e édition. (Complet.) Deinze, Cercle d'Éducation Populaire, 1960-1961. Onze fascicules A4 agrafés, 22, 18, 20, 20, 19, 23, 26, 24 + c, 25 + c, 31 et 21 p., peu courant.
@ Il s'agit de la publication des entretiens enregistrés à Bruxelles, le 26 septembre 1956, pour le compte du Cercle d'Éducation Populaire.

Les onze fascicules : 40 euros (code de commande : 9137).


MAT-HASQUIN (Michèle) — Les sectes contemporaines. Deuxième édition revue et augmentée. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1983. In-8° broché, 119 p., (collection « Laïcité » éditée par le Centre d'Action Laïque, série « Documents », n° 1).

6 euros (code de commande : 10214).


MERLEAU-PONTY (M.) — Phénoménologie de la perception. Paris, Gallimard, 1972. In-8° broché, XVI, 531 p., (collection « Bibliothèque des Idées »), dos jauni et ridé.
En quatrième de couverture :
   Dans un rapport sur ses travaux présenté au Collège de France en 1951, Maurice Merleau-Ponty écrivait à propos de la Phénoménologie de la perception :
   « ... Le sujet percevant n'a jamais l'expérience de ses propres perceptions qu'en maniant son corps, qui n'est pas pour lui transparent, et dont l'opération lui échappe dans une large mesure, le résultat seul, la chose, le monde, lui apparaissant en pleine clarté. Le cogito est donc à la fois indubitable et opaque. C'est du monde, c'est de la chose que nous vient premièrement la lumière, et qu'elle rejaillit sur notre perception du monde. C'est dans l'épreuve que je fais d'un corps explorateur voué aux choses et au monde, d'un sensible qui m'investit jusqu'au plus individuel de moi-même et m'attire aussitôt de la qualité à l'espace, de l'espace à la chose et de la chose à l'horizon des choses, c'est-à-dire à un monde déjà là, que se noue ma relation avec l'être. »

13 euros (code de commande : 14948).


MIGOT (André) — Le bouddha. Bruxelles, Complexe, 1983. In-8° collé, 302 p., (collection « Le Temps & les Hommes », n° 15).
En quatrième de couverture :
   Destinée captivante que celle du Bouddhisme, né sous la forme d'un schisme de l'Hindouisme, et devenu – avec le Christianisme et l'Islam – l'une des trois grandes religions du monde. Enrichi par des affrontements idéologiques dus à son expansion rapide hors des frontières de l'Inde, le Bouddhisme a fermenté et bouleversé toute la pensée orientale. À la source de ce foisonnement d'idées : un homme – en qui certains ont vu un Dieu – le Bouddha.
   Issu d'une famille noble du VIème siècle avant notre ère, le Bouddha quitte son foyer pour mener une longue vie d'errance et d'ascétisme. Un premier sermon prononcé à Bénarès sur les célèbres « Quatre Vérités » lui attire aussitôt des disciples : les bases de sa doctrine étant posées, il fonde la première communauté bouddhiste. Dès ce moment, et jusqu'à sa mort, il ne cesse de convertir les foules qu'il rassemble autour de lui.
   André Migot fait bien plus ici que nous raconter la vie du Bouddha et nous décrire sa pensée. Lumineusement, il révèle à notre rationalisme occidental le rayonnement d'un prophète immortel et amène le lecteur, même le plus critique, à s'intéresser, à méditer, voire à adopter certains aspects de la sagesse bouddhique.
   Considéré tantôt comme une philosophie, tantôt comme une religion, le Bouddhisme est avant tout une règle de vie : posant un regard clairvoyant et révélateur sur la souffrance universelle, le Bouddha a vécu et prêché le détachement, la tolérance et l'indifférence aux contingences matérielles, dans le but de délivrer l'homme du cycle infernal de la transmigration et de le guider vers l'harmonie parfaite du Nirvana.
   Sans commettre d'anachronisme, ne pouvons-nous pas voir dans la « souffrance d'exister » bouddhique, une préfiguration du « mal de vivre » romantique ? Et les adeptes de la non-violence, ne sont-ils pas les lointains disciples de la doctrine du Bouddha ? Le retentissement étonnamment actuel des grands thèmes de la pensée bouddhique ne peut manquer de fasciner le lecteur d'aujourd'hui.

15 euros (code de commande : 15419).


MONGIN (Olivier) — Éclats de rire. Variations sur le corps comique. Charlie Chaplin, Buster Keaton, Jacques Tati, les Marx Brothers, Laurel et Hardy, Jerry Lewis, Louis de Funès, Raymond Devos, Rufus, Pierre Desproges, Philippe Caubère et quelques autres. Essai sur les passions démocratiques III. Paris, Seuil, 2002. In-8° collé, 343 p., illustrations hors texte, (collection « La Couleur des Idées »).
En quatrième de couverture :
   Comme on rit beaucoup aujourd'hui sur le petit écran et sur la scène des music-halls, des grands et des moins grands parmi les artistes et les bateleurs contemporains sont passés ici en revue. Mais voici un drôle de renversement de situation : n'a-t-on pas longtemps cru que l'art comique ne se remettrait pas de la disparition des génies du burlesque qui ont occupé le grand écran ? En suivant à la trace Chaplin, Keaton, Laurel et Hardy, les Marx Brothers, puis Tati, Rozier, de Funès, ou Jerry Lewis, ce sont les changements qui affectent le rire, surtout quand celui-ci passe du grand au petit écran, que ce livre cherche à mettre en scène.
   Mais ce voyage chez les rieurs d'hier et d'aujourd'hui n'est pas empreint de nostalgie. Des bêtes de scène sont ici saluées – Raymond Devos, Pierre Desproges, Rufus, Philippe Caubère, Dany Boon... – qui témoignent que le rire ne cède pas à la pente d'une vulgarité qui menace toujours. En mettant en scène des corps comiques, ceux du cinéma, du théâtre, de la scène de music-hall ou de la télévision, ce livre est sous-tendu par une réflexion sur la nature, du rire où le corps du rieur répond à sa manière à celui du créateur de rire. Renouant ainsi avec l'esprit de Molière, mais aussi avec les interrogations de Stendhal ou de Baudelaire, Éclats de rire affirme que le rire ne cesse d'enrouler corporellement le haut et le bas, le petit et le grand, Arlequin et Pantalone, le noble et le vulgaire, mais aussi de mettre en relation le haut et le bas de la scène, le public et l'artiste.

15 euros (code de commande : 16977).


MONOD (Jacques) Le hasard et la nécessité. Essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne. Paris, Seuil, 1970. In-8° broché, 212 p.

8 euros (code de commande : 267/57).


MONTEIL (Vincent) Le monde musulman. Paris, Horizons de France, 1972. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 287 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, très bel exemplaire.

25 euros (code de commande : 192/58).


MONTESQUIEU — Cahiers (1716-1755). Textes recueillis et présentés par Bernard Grasset. Entièrement revus sur les manuscrits par André Masson. Paris, Grasset, 1942. In-12 broché, XXXII + 324 p.

9 euros (code de commande : 1619).


MORGAN (Charles)Libertés de l'Esprit. Traduit de l'anglais par Christine Lalou. Paris, Stock, 1951. In-12 broché, 290 p., exemplaire sur Alfa.

12 euros (code de commande : 6148).


MOTIER (Romain) — Traité de l’intolérance. Paris, Éditions de la Couronne, 1948. In-16 broché, 266 p., un portrait de l’auteur en frontispice, illustrations, ex-libris, édition originale.

19 euros (code de commande : 131/60).


MOUTARD-ULDRY (Renée) — Saint Éloi patron des orfèvres. Paris, Henri Lefèbvre, 1944. 2e édition. In-12 broché, 22 p., illustré de 3 bois gravés de Jean Chièze (un frontispice, un bandeau et un grand cul-de-lampe), (collection « Les Saints Patrons », n° 9), exemplaire sur vélin chiffon de Lana, non coupé.

   

12 euros (code de commande : 15608****).

MOUTARD-ULDRY (Renée) — Saint Fiacre, patron des jardiniers. Paris, Henri Lefèbvre, 1943. In-12 broché, 22 p., illustré de 3 bois gravés de Jean Chièze (un frontispice, un bandeau et un grand cul-de-lampe), (collection « Les Saints Patrons », n° 12), exemplaire numéroté sur vélin chiffon de Lana (n° 604), non coupé.

   

12 euros (code de commande : 15609****).

MOUTARD-ULDRY (Renée) — Saint Georges, patron des soldats. Paris, Henri Lefèbvre, 1944. 2e édition. In-12 broché, 22 p., illustré de 3 bois gravés de Jacques Le Chevallier (un frontispice, un bandeau et un grand cul-de-lampe), (collection « Les Saints Patrons », n° 15), exemplaire sur vélin chiffon de Lana, la bande-annonce a insolé la couverture, non coupé.

      

12 euros (code de commande : 15610***).


NIETZSCHE La naissance de la tragédie. Traduit de l'allemand par Geneviève Bianquis. Paris, Gallimard, 1949 (mentions de 13e et de 15e éditions). In-8° broché, 238 p., exemplaire non coupé.

10 euros (code de commande : 259/61).

[NIETZSCHE (Friedrich Wilhelm)]. ANDLER (Charles) — Nietzsche. Sa vie et sa pensée. Tome III : Nietzsche et le transformisme intellectualiste. La dernière philosophie de Nietzsche. Paris, Gallimard, 1979. In-8° broché, 520 p., (collection « Bibliothèque des Idées »).
Table des matières :
      Livre premier : L'évolution de la vie de l'esprit.
         I. La genèse de la liberté de l'esprit.
         II. La vie de l'art.
         III. La vie religieuse.
      Livre deuxième : Genèse d'une morale des libres esprits.
         I. La vie morale.
         II. La vie et la moralité de la femme.
      Livre troisième : La civilisation des libres esprits.
         I. L'évolution de la vie politique.
         II. L'évolution de la vie sociale.
         III. Le système intellectualiste des valeurs.
      La dernière philosophie de Nietzsche.
      Livre premier : La philosophie naissant de la poésie.
         I. L'œuvre d'art du « Zarathoustra ».
         II. La tragédie de « Midi et Éternité ».
         III. Le Retour éternel.
      Livre deuxième : Les valeurs de décadence.
         
I. La science nouvelle de la morale et le fait social primitif.
         II. La première maladie : la conscience et les origines de la responsabilité morale.
         III. La seconde maladie : la religion et les origines du sacerdoce.
         IV. L'épidémie hébraïque ou christianisme.
         V. Les recrudescences de l'épidémie chrétienne : Réforme, Révolution, Démocratie, Socialisme.
         VI. La décadence de la philosophie.
         VII. La décadence de l'art.
         VIII. Le nihilisme européen.
      Livre troisième : Les valeurs de renaissance.
         I. La renaissance du savoir.
         II. L'évolution créatrice de valeurs.
         III. La sélection humaine.
         IV. La renaissance de l'art et de la tragédie.
         V. La philosophie tragique et l'entrée dans la vie surhumaine.

13 euros (code de commande : 17973).


NIZAN (Paul) — Aden Arabie. Nouvelle édition présentée par Jean-Paul Sartre. Paris, Maspero, 1960. In-8° broché, 188, VI p., (collection « Cahiers Libres », n° 8), couverture partiellement insolée
Extrait de l'avant-propos :
   Nizan, c'était un trouble-fête. Il appelait aux armes, à la haine : classe contre classe ; avec un ennemi patient et mortel, il n'y a pas d'accommodements ; tuer ou se faire tuer : pas de milieu. Et ne jamais dormir. Il avait répété toute sa vie, avec sa gracieuse insolence, le regard baissé sur ses ongles : ne croyez pas au père Noël. Il était mort, la guerre venait de finir ; dans toutes les cheminées françaises il y avait des souliers, des bottes et le père Noël les remplissait de conserves américaines. Ceux qui feuilletèrent alors Aden, Antoine Bloyé, je suis sûr qu'ils en interrompirent vite la lecture, avec une noble pitié : « littérature d'avant-guerre ; simpliste et décidément périmée ». Qu'avions-nous besoin d'une Cassandre ? S'il eût vécu, nous pensions qu'il eût partagé notre nouvelle subtilité, autant dire nos compromissions. Qu'est-ce qui avait préservé sa violente pureté ? Une balle perdue, rien d'autre ; il n'y a pas de quoi se vanter. Ce mauvais mort se marrait doucement : il avait écrit dans ses livres qu'un bourgeois français, passés quarante ans, n'est plus qu'une carcasse. Et puis il s'était esquivé. À trente-cinq ans. À présent, nous, ses condisciples, ses camarades, gonflés de cette flatulence que nous appelions notre âme, nous tournions sur les places publiques, distribuant à chacun nos baisers Lamourette. Et nous avions quarante ans. Protéger l'innocence, c'était notre affaire ; justes, nous rendions la Justice. Mais nous laissâmes Aden aux mains des communistes parce que nous abominions ceux qui contestaient nos mérites.

12 euros (code de commande : 15747).

NIZAN (Paul) — Les chiens de garde. Sixième édition. Paris, Rieder, 1932. In-8° broché, 285 p., (collection « Europe »), petit cachet d'appartenance à la page de garde et annotations crayonnées aux pages de garde et de faux-titre, quelques rousseurs.
Extrait :
   Les jeunes gens qui débutent dans la Philosophie, les amateurs qui se tournent vers la Philosophie seront-ils longtemps encore satisfaits de travailler dans la nuit, sans pouvoir répondre à aucune interrogation sur le sens et la portée de la recherche où ils s'engagent ?
   Et encore : quel emploi feront-ils du vocabulaire philosophique ? Que vont-ils tous entendre par le vocable Philosophie ? Mettront-ils dans les vieilles outres le même vin que leurs maîtres ou bien un vin nouveau ? Rejetteront-ils les vieilles outres et le vieux vin pour des outres nouvelles et pour un nouveau vin ?
   Il est grand temps d'offrir à ces nouveaux venus une situation franche, de leur apporter les lumières les plus simples. Beaucoup d'entre eux sont emplis de bonnes intentions, beaucoup d'entre eux se sont engagés dans la Philosophie, ou simplement ont incliné vers elle un certain nombre de leurs pensées, justement parce qu'ils ont été troublés par le désœuvrement de ces bonnes intentions. Ils éprouvent, d'une façon peu claire sans doute, que la Philosophie en général est la mise en œuvre des bonnes intentions à l'égard des hommes, et qu'il suffit de s'enrôler sous la bannière de la Philosophie pour voir fructifier les inclinations généreuses et la paix se répandre parmi les hommes de bonne volonté.
   Mais il faut enfin saisir et enseigner que la Philosophie ne se définit point éternellement comme la réalisation, comme l'opération, comme la victoire spontanées des bonnes volontés. Simplement parce que Socrate serait mort pour elles, que Voltaire aurait défendu Calas, que Kant aurait oublié, à cause de la victoire des Droits de l'Homme, son vieil itinéraire de Kœnigsberg.
   Mais il faut enfin saisir et enseigner que certaines philosophies sont salutaires aux hommes, et que d'autres sont mortelles pour eux, et que l'efficacité humaine de telle sagesse particulière n'est pas un caractère général de la Philosophie.

15 euros (code de commande : 15746).

NIZAN (Paul) — Les matérialistes de l'Antiquité. Démocrite - Épicure - Lucrèce. Nouvelle édition. Plan de Tour, Éditions d'Aujourd'hui, 1975. In-8° collé, 177 p., (collection « Les Introuvables »), exemplaire numéroté (n° 957), mention manuscrite d'appartenance à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   « II y a des époques où toutes les possessions humaines, les valeurs qui définissent une civilisation s'effondrent. L'accumulation des richesses économiques à un pôle de la société n'empêche pas l'appauvrissement général. Point de temps que tragique que le temps d'Epicure...
   « Ceux valeurs d'une grande civilisation collective se substituent des valeurs de combat, aux valeurs civiques, des valeurs d'argent. Un capitalisme de crédit se développe et les nouveaux riches étalent leurs nouvelles fortunes, au moment même où les classes moyennes, ces artisans, ces petits propriétaires, ces marchands, qui avaient été le fondement de la démocratie du Ve siècle, disparaissent...
   « Au milieu de cette débâcle, l'homme restait seul, faisant parfois des rêves de socialisme et de communisme utopiques... »
                                                                                                                            Paul Nizan
   Cette étude, peu connue, de Paul Nizan a paru en 1938 dans la collection « Socialisme et culture », publiée sous la direction de Georges Friedmann.

15 euros (code de commande : 15387).

 

[NIZAN (Paul)]. ALTMAN (Thierry) — Paul Nizan. Les conséquences du refus. Préface d'Olivier Todd. Bruxelles, De Boeck, 1993. In-8° collé, 162 p., (collection « Culture & Communication - Série Littérature »), marque d'appartenance à la page de faux-titre.
En quatrième de couverture :
   Le fardeau est pesant qui s'est abattu sur Paul Nizan. L'oubli d'abord, la mode ensuite, les spécialistes enfin se sont emparés de lui pour le soumettre aux pires contorsions. Leurs pouvoirs magiques conjugués ont produit une pluie drue d'étiquettes qui tiennent lieu de sévères épitaphes – relevons parmi les plus courantes du florilège dont est toujours absente la littérature, le traître, le révolté pur et dur, l'idéologue intransigeant, le militant orthodoxe et le « communiste impossible » –.
   Mais Nizan est d'abord un écrivain. Mort à 35 ans, après deux essais et trois romans principalement. C'est donc bien l'inachèvement qui constitue sa marque posthume la plus flagrante. Ce gouffre de toutes les questions et ses livres où elles se multiplient en proportion des tentatives de réponses apportées forment les deux points de départ de cet ouvrage.    Restituer dans un même mouvement le polémiste, le romancier et l'intellectuel engagé dans son temps, voilà l'enjeu de cet essai.

12 euros (code de commande : 15736).


NOCK (A.D.) Christianisme et hellénisme. Traduit de l'américain par A. Belkind. Paris, Éditions du Cerf, 1973. In-8° broché, 271 p., (collection « Lectio Divina », 77).

10 euros (code de commande : 205/62).


NOUDELMANN (François) — Le toucher des philosophes. Sartres, Nietzsche et Barthes au piano. Essai. Paris, Gallimard, 2008. In-8° collé, 177 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   L'engagement de Sartre dans l'Histoire est connu, ses discussions avec Che Guevara, ses déclarations incendiaires contre la colonisation, ses harangues sur un tonneau de Billancourt... Sait-on qu'en pleine euphorie militante, Sartre réservait chaque jour du temps pour le piano ? Il déchiffrait des partitions de Chopin ou Debussy. L'homme qui incarnait son siècle vivait des intensités et des rythmes secrets.
   Comment la philosophie s'accorde-t-elle à cette pratique en contrebande ? Nietzsche, qui se rêvait compositeur plus que philosophe, adopta le piano comme son diapason, la table d'évaluation de ses idées, l'instrument de ses transfigurations intimes. Combattre Wagner, vaincre la lourdeur, épouser Lou, devenir méditerranéen... il joua sa vie sur le clavier, même pendant sa folie.
   Décider de vivre en musique engage le corps amoureux. Barthes le comprit, à l'écart des codes dont il était devenu le théoricien. Le piano lui offrit une échappée hors des discours savants. Musicien, il découvrit une autre érotique, tantôt berceuse enfantine, tantôt pourvoyeuse de pulsions.
   Le jeu musical transporte une gamme d'affects qui se prolongent dans la vie sociale et intellectuelle, de sorte que la pratique du piano ne laisse pas intact le reste des jours. Doigtés, allures, sensualités, tout se livre sur la touche.

10 euros (code de commande : 18140).


NYS (D.) La notion de temps. Troisième édition revue. Louvain, Institut supérieur de Philosophie, 1925. In-8° broché, 312 p., non coupé, ("Cours de Philosophie", volume VII - tome III), rousseurs.

12 euros (code de commande : DN/2).


ONIMUS (Jean) — L'écartèlement. Supplice de notre temps. S.l., Desclee De Brouwer, 1979. In-8° broché, 226 p.

7,50 euros (code de commande : 804).


ONFRAY (Michel) — Traité d'athéologie. Physique de la métaphysique. Paris, Grasset, 2005. In-8° collé, 281 p., bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   « Les trois monothéismes, animés par une même pulsion de mort généalogique, partagent une série de mépris identiques : haine de la raison et de l'intelligence ; haine de la liberté ; haine de tous les livres au nom d'un seul ; haine de la vie ; haine de la sexualité, des femmes et du plaisir ; haine du féminin ; haine des corps, des désirs, des pulsions. En lieu et place de tout cela, judaïsme, christianisme et islam défendent : la foi et la croyance, l'obéissance et la soumission, le goût de la mort et la passion de l'au-delà, l'ange asexué et la chasteté, la virginité et la fidélité monogamique, l'épouse et la mère, l'âme et l'esprit. Autant dire la vie crucifiée et le néant célébré... » (M.O.)
   En philosophie, il y eut jadis une époque « Mort de Dieu ». La nôtre, ajoute Michel Onfray, serait plutôt celle de son retour. D'où l'urgence, selon lui, d'un athéisme argumenté, construit, solide et militant.

10 euros (code de commande : 17891).


PAPINI (Giovanni) — Histoire du Christ. Traduction française de Paul-Henri Michel. Paris, Payot, 1923. In-8° demi-toile bordeaux très modeste, XXV + 454 p., couverture conservée, papier jauni.

8 euros (code de commande : 146/67).


PARAIN-VIAL (Jeanne) La nature du fait dans les sciences humaines. Paris, Presses Universitaires de France, 1966. In-8° broché, 227 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie Contemporaine »).

9 euros (code de commande : 221/71).


PAREYSON (Luigi) — Conversations sur l'esthétique. [Titre original : Conversazioni di estetica.] Traduit de l'italien et préfacé par Gilles A. Tiberghien. Paris, Gallimard, 1992. In-8° collé, 220 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie »).
En quatrième de couverture :
   « Luigi Pareyson est le chef de file de ce que l'on a appelé « l'école de Turin » dont Gianni Vattimo et Umberto Eco sont les plus illustres représentants. Pourtant, si ces deux derniers sont désormais connus en France, Pareyson, lui, n'avait jamais été traduit : Conversations sur l'esthétique est son premier livre publié en français. La « théorie de la formativité » qui sous-tend son œuvre esthétique s'articule sur une herméneutique et une ontologie de la liberté. En réfléchissant sur l'essence de la création artistique, Pareyson relit ici Aristote, Valéry, Gilson, Kierkegaard, Gœthe et Schelling, de sorte que ce livre, tout en exposant la doctrine originale de son auteur, la confronte aux penseurs et aux philosophes qui ont, d'une manière ou d'une autre, repensé la genèse de l'œuvre d'art, une telle entreprise n'ayant de sens pour Pareyson qu'à la lumière d'une théorie de l'interprétation. »

13 euros (code de commande : 13173).


PASCAL — Les Pensées de Pascal. Étude et analyse par Fortunat Strowski. Paris, Mellottée, s.d. In-8° broché, 263 p., (collection « Les Chefs-d'œuvre de la Littérature Expliqués »), exemplaire sur vergé pur fil Outhenin-Chalandre, cachet d'appartenance à la couverture et à la page de faux-titre.

10 euros (code de commande : 240/63).

 

[PASCAL]. CARIOU (Pierre) — Pascal et la casuistique. Paris, Presses Universitaires de France, 1993. In-8° broché, 190 p., (collection « Questions »), épuisé.
En quatrième de couverture :
   « Pascal s'attarde dans les Lettre V à X des Provinciales à l'analyse des procédés des casuistes alors qu'il lui aurait été facile de les englober dans une condamnation de principe. C'est cette fascination des voies de l'immoralité, dans le détail de leur vérité, qui nous a retenu. Du coup, s'imposait l'obligation d'approcher, autant que possible, la conception pascalienne de l'absolu, à la lumière de laquelle il deviendrait possible d'interpréter son intransigeance et sa haine de toute complaisance, fût-elle d'exception. »

15 euros (code de commande : 12592).

 

 


PERIN (François)Franc-parler. Témoignage sur la double crise du christianisme et du rationalisme. Louvain-la-Neuve, Quorum, 1996. In-8° collé, 191 p., exemplaire en très bon état.
En quatrième de couverture :
   
« La tâche du prochain siècle, en face de la plus terrible menace qu'ait connue l'humanité, va être d'y réintégrer les dieux. »
   Faisant sienne cette parole d'André Malraux, François Perin plaide pour une rénovation de la pensée humaniste, dégagée des gangues du christianisme et du rationalisme. Nulle loi, divine ou autre, ne régit le destin de l'homme !
   À l'appui de sa thèse, François Perin invoque les découvertes de la science sur l'univers et le chaos. Dans le même temps, il prône une réhabilitation des valeurs de la Grèce antique occultées par le christianisme. Tout comme il explore les voies ouvertes par les grands mystiques ainsi que par la philosophie bouddhiste.
   Victime de guerres suicidaires et de délires idéologiques depuis presque vingt siècles, l'Europe n'engendrera, à la fin de ce siècle, qu'un vague marché. Quant à une civilisation, en sera-t-elle capable ?
   À travers cet essai, François Perin lance une bouteille à la mer à destination d'héritiers inconnus... et fait œuvre politique.

12 euros (code de commande : 18198).


   PESTEL. Les fondemens de la jurisprudence naturelle.
    
Utrecht, J. van Schoonhoven, 1774.
   
Traduction de Fundamenta jurisprudentiae naturalis, delineata in usum auditorum, publié à Leyde, la même année.
   Pour en savoir plus...

125 euros (code de commande : 6344).


Collection Philosophes.

Cette bonne collection de vulgarisation fut publiée aux Presses universitaires de France, sous la direction d'Émile Bréhier. De format in-12 brochés, ils sont tous en bon état.                                                4 euros le volume.

Claude Bernard. Extraits de son oeuvre par E. Dhurout. Avec un exposé de sa philosophie emprunté à l'œuvre de Henri Bergson. 1939. 136 p.                                                                            (code de commande : 5987).

Auguste Comte. Par Paul Arbousse-Bastide. 1968.117 p.                                                   (code de commande : 5338).

Descartes. Sa vie, son œuvre. Avec un exposé de sa philosophie par André Cresson. 1942. 145 p.
                                                                                                                                                       
(code de commande : 5989).

Montesquieu. Par georges Benrekassa. 1968. 132 p.                                                              (code de commande : 5997).

 

Philosophes taoïstes. Tome I. Lao-Tseu, Tchouang-Tseu, Lie-Tseu. Avant-propos, préface et bibliographie par Étiemble. Textes traduits, présentés et annotés par Liou Kia-Hway et Benedykt Grynpas relus par Paul Demiéville, Étiemble et Max Kaltenmark. Tome II. Huainan Zi. Teste traduit, présenté et annoté sous la direction de Charles Le Blanc et de Rémi Mathieu. Paris, Gallimard, 2002. Deux volumes in-12 sous reliure, Rhodoïd et étuis d'éditeurs, tome I : CXIV, 776 p., tome II : LXXXIII, 1182 p., (collection « Bibliothèque de la Pléiade », n° 283 et 494), exemplaire à très bel état.
Tables :
   Tome I :

      - Lao-Tseu : Tao-Tö King.
      - Tchouang-Tseu : L'œuvre complète.
      - Lie-Tseu : Le vrai classique du vide parfait.
   Tome II :
      I. Du « dao » originel.
      II. Du commencement du réel.
      III. Des signes célestes.
      IV. Des formes terrestres.
      V. Des règles saisonnières.
      VI. De l'examen des choses obscures.
      VII. Des esprits essentiels.
      VIII. De la chaîne originelle.
      IX. De l'art du maître.
      X. Des évaluations fallacieuses.
      XI. De l'équivalence des mœurs.
      XII. Des résonances du « dao ».
      XIII. De l'inconstance des choses.
      XIV. Des paroles probantes.
      XV. De l'utilisation des armes.
      XVI. Montagne de propos.
     XVII. Forêt de propos.
      XVIII. Du monde des hommes.
      XIX. Du devoir de se cultiver.
      XX. De la synthèse ultime.
      XXI. Sommaire.

Les deux volumes : 70 euros (code de commande : 18139).


La philosophie devant la Shoah. Numéro 67 de la revue Philosophie. Paris, Minuit, 2000. In-8° broché, 95 p.

5 euros (code de commande : 6663).


Philosophie et Méthode. [Colloque organisé par l'Institut des Hautes Études de Belgique. 6 et 7 mars 1972.] Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1973. In-8° broché, 208 p., couverture légèrement défraîchie.
   
@ Il s'agit d'un tiré à part du n° 3-4/1973 de la Revue de l'Université de Bruxelles.
Table des matières :
   - Allocution d'ouverture, par Jean Baugniet.
   - Exposé introductif, par Chaïm Perelman.
   - La méthode en histoire de la philosophie, par Martial Gueroult.
   - Intention et déterminations dans la genèse de l'œuvre philosophique, par Ferdinand Alquié.
   - La philosophie et ses publics, par Henri Gouhier.
   - Continu et discontinu en histoire de la philosophie, par Yvon Belaval.
   - La métaphilosophie devant l'histoire de la philosophie, par Henri Lefèbvre.
   - Sur quelques problèmes d'interprétation en histoire de la philosophie grecque, par Jeanne Croissant.
   
Problèmes spécifiques de méthode en histoire de la philosophie médiévale, par Fernand Van Steenberhen.
   - Histoire des sciences et histoire de la philosophie au XIXe siècle, par Michel Serres.
   - Peut-on introduire la quantité en histoire de la philosophie ?, par André Robinet.

10 euros (code de commande : 13251).


[PORT-ROYAL]. Relation écrite par la Mère Angélique Arnauld sur Port-Royal. Publiée pour la première fois conformément au texte original avec une introduction et des notes par Louis Cognet. Paris, Grasset, 1949. In-12 broché, 200 p., (collection « Les Cahiers Verts », n° 2), exemplaire numéroté sur Alfa.

19 euros (code de commande : 272/61).


[PRÉAUX]. Christianisme d'hier et d'aujourd'hui. Hommages à Jean Préaux. Édités par Guy Cambier. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1979. In-8° broché, 160 p., quelques illustrations hors texte, (collection « Université Libre de Bruxelles - Faculté de Philosophie et Lettres », n° LXX), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Son vif intérêt pour les auteurs chrétiens de l'antiquité s'inscrivait dans l'inlassable curiosité que Jean Préaux, professeur à l'Université de Bruxelles et directeur, de 1969 à 1976, de l'Institut d'histoire du christianisme, avait du christianisme contemporain. De la « Cité de Dieu » de saint Augustin à la « Cité séculière » de Harvey Cox (1973) et Saint Augustin et la liberté d'enseignement (1977) montrent explicitement Jean Préaux très attentif aux engagements de l'Église à l'âge atomique. Jean Préaux est resté en dehors de toute église. Laïc probe et libre, il rejetait courageusement la condamnation par l'Ecclésiastique (3, 21-23) du libre examen.
   Jean Préaux n'était pas seulement un homme de cabinet : son goût pour l'action était profond. Ainsi il donna force et vigueur aux Problèmes d'histoire du christianisme et assura un grand succès au colloque du Xe anniversaire de l'Institut d'histoire du christianisme consacré au thème Église et Enseignement : il était l'éditeur des premiers et il fut la cheville ouvrière de ces journées d'études d'avril 1976.
Table des matières :
   - Jean Préaux (1920-1978), par Guy Cambier.
   - Bibliographie des travaux de Jean Préaux (1946-1978), par Guy Cambier.
   - Pourquoi le christianisme a réussi, par Robert Joly.
   - Saint Augustin et l'inerrance biblique, par Jean Stengers.
   - Des icônes byzantines aux icônes bulgares, par Charles Delvoye.
   - Les Cathares dans le diocèse de Liège au XIIe siècle. À propos de t'Epistola Leodiensis au pape L(?), par Georges Despy.
   - Sur l'Apocalipsis cum figuris d'Albrecht Dürer, par Henri Plard.
   - Une théologie politique sous la Restauration, par Roland Mortier.
   - Les hommes d'Église et l'anticléricalisme au XIXe siècle, par John Bartier.
   - Une nouvelle apologétique catholique, par Jean Hadot.

12 euros (code de commande : 14792).


PRIGOGINE (Ilya) et STENGERS (Isabelle) — La Nouvelle Alliance. Métamorphose de la science. Paris, Gallimard, 1980. In-8° broché, 302 p., (collection « Bibliothèque des Sciences Humaines »).
En quatrième de couverture :
   « Que la science du XXe siècle ait renouvelé nos connaissances, c'est presque un lieu commun : il suffit de penser aux particules élémentaires, à l'astrophysique ou à la biologie moléculaire. On sait pçut-être moins que cette science présente les signes d'un ébranlement qui altère jusqu'aux idées reçues touchant ce qu'il en est de l'ordre, de la nature et de la loi. La science classique a fait de la nature un automate ; l'ère industrielle a équipé cet automate d'un moteur dont les ressources devaient s'épuiser tôt ou tard. La nature aujourd'hui a reconquis sa puissance d'invention. Le temps pénètre tous les niveaux de la description et, avec lui, la pluralité foisonnante des phénomènes évolutifs et des processus d'auto-organisation.
   La science classique s'est trouvée associée à un désenchantement du monde. C'est la leçon que Jacques Monod entendait tirer des progrès de la biologie : « L'ancienne alliance est rompue. L'homme sait enfin qu'il est seul dans l'immensité indifférente de l'Univers d'où il a émergé par hasard. » Notre science n'est plus ce savoir classique, nous pouvons déchiffrer le récit d'une « nouvelle alliance ». Loin de l'exclure du monde qu'elle décrit, la science retrouve comme un problème l'appartenance de l'homme à ce monde. Les théories scientifiques ne peuvent plus supposer la possibilité d'un savoir omniscient ; nous lisons, jusque dans leurs principes, les traces d'une activité d'exploration au sein d'une nature en évolution.
   Les métamorphoses de la science concourent à rétablir la communication entre ce qu'on a appelé les « deux cultures », scientifique et humaniste, à un moment où la science et l'avenir des hommes se trouvent étroitement liés. La science occidentale du XVIIe siècle appartenait à un contexte culturel bien déterminé. Aujourd'hui, elle nous apporte des confins de l'Univers un message qui semble pouvoir s'intégrer dans un champ culturel plus vaste, un message plus respectueux d'autres interrogations et d'autres traditions.
   Le savoir scientifique se découvre aujourd'hui « écoute poétique » de la nature, processus naturel dans un monde ouvert. »

10 euros (code de commande : 13818).


PROUDHON (P.J.) — Portrait de Jésus. Texte établi et présenté par Robert Aron. Paris, Pierre Horay, 1951. In-12 broché, IX, 243 p., (collection « Flore »), exemplaire non coupé, papier jauni.
Présentation :
   « Le « Portrait de Jésus » que nous présentons en ce livre tente de reconstituer la vie de Jésus que Proudhon eut le dessein d'écrire, mais que sa mort, survenue en 1865, l'empêcha de réaliser.
   De ce projet interrompu, nous pouvons retrouver les éléments ou les indices tout au long de son œuvre, aussi bien dans les volumes qu'il publia lui-même, que dans les recueils posthumes où ses exécutants testamentaires ont rassemblé ses fragments et ses notes.
   Parmi les ouvrages, publiés de son vivant, l'Utilité de la célébration du Dimanche, son premier mémoire, paru en 1838 ; De la création de l'Ordre dans l'Humanité, premier essai politique, composé en 1843 ; Les Contradictions Économiques ou Philosophie de la Misère, qui entraînèrent en 1846 sa rupture avec Karl Marx ; enfin son œuvre maîtresse, De la Justice dans la Révolution et dans l'Église (1858), sont ceux qui contiennent les plus importants développements sur le problème religieux, considéré en général, dans l'ensemble de la philosophie proudhonienne.
   Parmi les recueils posthumes, composés de notes préparatoires à la rédaction d'un ouvrage inachevé, Jésus et les origines du Christianisme, Les Évangiles annotés, Césarisme et Christianisme, prouvent qu'à la fin de sa vie le débat religieux semblait se concentrer pour lui sur la personne du « prédicateur de Nazareth ».
   En utilisant les uns et les autres, en réunissant les passages essentiels publiés de son vivant ou rassemblés après sa mort, il devient ainsi possible de pressentir ce qu'eut été cette vie de Jésus que Proudhon ne put achever. Peut-être même est-il possible de la reconstituer en partie.
   Pour y parvenir nous avons employé une méthode, sans doute nouvelle en littérature, mais correspondant assez bien à ce que, dans le langage cinématographique, on appelle aujourd'hui « montage ». Elle consiste à regrouper des éléments existants pour composer un ensemble neuf. Méthode hasardeuse sans doute et dont on sait que parfois elle entraîne d'étranges déformations. Mais, appliquée de bonne foi et avec soin, pourquoi ne permettrait-elle pas d'opposer au « Jésus » libéral d'Ernest Renan, publié en 1863, que Proudhon trouvait trop mondain, au « Jésus » positiviste de Strauss, publié en 1853 dans la traduction de Littré, que Proudhon trouvait trop profane et trop scientiste, un nouveau Jésus, celui de Proudhon et du socialisme français, qui, tout en considérant la religion comme périmée, eût affirmé la permanence du divin en chacun de nous ?
   En fait, ce fut une des surprises du travail ainsi entrepris, que de constater combien naturellement et facilement s'emboîtaient l'un dans l'autre, les fragments tirés de tant d'ouvrages différents, et combien leur assemblage constituait un tout cohérent et continu, qui pouvait se lire comme une œuvre d'un seul tenant.
   Dans le texte de deux cents pages, correspondant à cette reconstitution, un total maximum de deux pages d'interpolations et de commentaires a été nécessaire pour marquer les transitions ou les raccords indispensables. Afin que nul ne les confonde avec le texte de Proudhon, les lignes ainsi rajoutées sont imprimées en des caractères italiques gras, nettement distincts des autres. Dans chaque chapitre, une astérisque marque la séparation entre textes provenant d'ouvrages différents ou de .chapitres différents du même ouvrage. En outre, une « table de référence », qui figure à la page 243, permettra au lecteur de retrouver l'origine de chacun des morceaux utilisés dans ce volume.
   Certains litres des chapitres reconstitués sont de Proudhon : la plupart ne sont pas de lui, pas 'plus que celui de l'ouvrage. Le plan suivi correspond, sinon à ses projets d'écrivain, que nul ne peut imaginer, du moins aux articulations logiques de l'idée qu'il voulut défendre : montrer que, même réduite à ses dimensions terrestres, à ses coordonnées historiques, la vie de Jésus constitue une des aventures les plus extraordinaires et les plus actuelles qu'ait connues l'humanité.
   Ainsi, sans prétendre à la reconstitution parfaite d'une œuvre, qui eût certes été parmi les plus importantes de son temps, peut-on souhaiter avoir ici rendu perceptible à nos contemporains l'essentiel du message spirituel que Proudhon fut par la mort empêché de délivrer. »

13 euros (code de commande : 14065).


RACHLINE (François) Le pari de Don Juan. Paris, Presses universitaires de France, 2000. In-8° broché, 117 p., (collection « Perspectives Critiques »).
En quatrième de couverture :
   « Don Juan n'est ni un mythe ni une figure historique. C'est un « personnage conceptuel » qui nous permet de penser notre pensée.
   Criminel et lâche au XVIIe siècle, hypocrite et cynique au XVIIIe, le XIXe siècle l'a transformé en héros triste et malheureux tandis que le XXe siècle a tenté de le ridiculiser sans parvenir à l'abattre. Il demeure aujourd'hui un prototype irréel de l'homme moderne.
   Au sein d'un monde occidental marqué au sceau de l'équilibre, Don juan pratique la rupture et la béance. Dans ses relations avec autrui ou avec Dieu, dans ses liens avec la société ou, plus généralement, dans son rapport au monde – qu'il s'agisse alors d'engagement, d'amour, d'échange, de don, de dette, de mort –, il ne souscrit jamais au principe de la réciprocité symétrique. Aventurier de l'impossible, il incarne ce pari insensé.
   Ainsi, dans le même temps où il nous permet de déchiffrer un imaginaire qui nous attire et nous repousse, Don Juan ne cesse de nous dire qui nous sommes, en nous disant ce que nous ne sommes pas. »

7 euros (code de commande : 13618).


RAUSCHNING (Hermann) — La révolution du nihilisme. Traduit de l'allemand par Paul Ravoux et Marcel Stora. Paris, Gallimard, 1940. In-8° broché, 323 p., (collection « Problèmes et Documents »), traces de cachets.

15 euros (code de commande : 229/70).


REINACH (Salomon) — L'origine des religions. Bruxelles, Bibliothèque de Propagande, 1906. In-12 agrafé, 41 p., bon exemplaire.
Extrait :
   Ceux qui parlaient il y a cent cinquante ans, ceux qui parlent aujourd'hui encore d'en finir, comme par une mesure de police, avec les religions, ceux-là, qu'ils s'appellent Voltaire ou d'Holbach, qu'ils soient rédacteurs à l'Action ou à la Raison, n'ont jamais médité sur les conditions du progrès intellectuel ni sur la force des survivances qui lui font obstacle. Non seulement les religions, qui se partagent actuellement l'Europe, ont devant elles un avenir indéfini, mais on peut être certain qu'il en restera toujours quelque chose, parce qu'il restera toujours du mystère et de l'inconnaissable dans le monde, parce que la science n'aura jamais accompli toute sa tâche, sans doute aussi parce que les hommes apporteront toujours dans la vie les illusions de l'animisme ancestral. Mais les religions elles-mêmes tendent à se laïciser, comme les sciences aux quelles elles ont donné naissance et dont il leur arrive de s'inspirer à leur tour. Depuis trois siècles à peine, l'alchimie est devenue la chimie, l'astrologie est devenue l'astronomie, le Discours sur l'Histoire universelle de Bossuet à été récrit, dans un esprit laïque, par Voltaire, par Michelet et par d'autres. Un courant invincible vers la laïcisation entraîne la pensée humaine tout entière. Il en était déjà ainsi en Grèce au Ve siècle, du temps d'Hippocrate et d'Anaxagore : il en sera de même encore longtemps après nous.
   Parmi les tâches multiples qui incombent à la science, une des plus importantes est de constituer l'histoire des religions, d'en retracer les origines et d'en expliquer les vicissitudes. Ce sont là des études très fécondes et qui ne datent pour ainsi dire que d'hier. Les vrais fondateurs de la science des religions, Mannhardt, Robertson Smith, Max Millier, sont morts il y a quelques années à peine ; l'enseignement de l'histoire des religions, dans les diverses universités, est encore dans l'enfance. Mais le besoin commence partout à s'en faire sentir, le public s'y porte avec un vit intérêt et l'on peut croire que les pays de langue française ne seront pas les derniers à encourager des études qui se proposent non seulement d'élever et d'instruire, mais de libérer l'esprit humain.

15 euros (code de commande : 17516 - vendu).


RICŒUR (Paul) — Le Juste. Paris, Esprit, 1995. In-8° collé, 221 p., (collection « Philosophie »), petit cachet d'appartenance à la page de garde, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Ces dernières années, j'ai été conduit à penser que le juridique – appréhendé sous les traits du judiciaire, avec ses lois écrites, ses tribunaux, ses juges, et le prononcé de la sentence où le droit est dit – offrait au philosophe l'occasion de réfléchir sur la spécificité du droit, en son lieu propre, à mi-chemin de la morale et de la politique.
   Pour donner un tour dramatique à l'opposition que je fais ici entre une philosophie politique où la question du droit est occultée par la hantise de la présence incoercible du mal à l'histoire, et une philosophie où le droit serait reconnu dans sa spécificité non violente, je propose de dire que la guerre est le thème lancinant de la philosophie politique, et la paix celui de la philosophie du droit.

15 euros (code de commande : 15418).


[ROBERT (André)]. Mélanges bibliques rédigés en l'honneur de André Robert. Paris, Bloud & Gay, s.d. In-8° broché, 580 p., illustrations hors texte, (« Travaux de l'Institut Catholique de Paris », n° 4).

25 euros (code de commande : 216/62).


ROSSET (Clément) — Principes de sagesse et de folie. Paris, Minuit, 1991. In-8° broché, 122 p., (collection « Critique »), ouvrage épuisé sous cette forme au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Sur l'existence (ou sur l'être, pu sur la réalité), les paroles les plus profondes et les plus définitives sont le fait d'un penseur, Parménide, qui passe paradoxalement – et peut-être injustement – pour avoir été le principal inspirateur de l'interminable lignée de philosophes qui, de Platon à Kant et de Kant à Heidegger, nous ont enseigné à suspecter la réalité sensible au profit d'entités plus subtiles :
   II faut dire et penser que ce qui est est, car ce qui existe existe, et ce qui n'existe pas n'existe pas : je t'invite à méditer cela.

8 euros (code de commande : 17012).

   

ROSSET (Clément) — Le réel. Traité de l'idiotie. Paris, Minuit, 1985. In-8° broché, 155 p., (collection « Critique »).
En quatrième de couverture :
   Le réel est ce qui est sans double : il n'offre ni image ni relais, ni réplique ni répit. En quoi il constitue une « idiotie » : idiotès, idiot, signifie d'abord simple, particulier, unique, non dédoublable. Traiter de l'idiotie est évoquer le réel. Un réel lointain, car à jamais relégable dans le miroir. Un réel voisin, car toujours en vue.
   C'est une tentation inhérente à l'intelligence que de remplacer le réel par son double. Dans L'île de la raison, de Marivaux, tout le monde finit par quitter ses illusions et rendre justice au réel ; tous sauf un, le philosophe. Probablement parce qu'un tel aveu suppose une vertu qu'aucun génie philosophique ne peut, à lui seul, produire ni remplacer : l'art de faire coïncider le désir et le réel, qui est la définition de l'allégresse.

10 euros (code de commande : 17004*).


[ROYÈRE (Jean)]. PIÉRARD (Clovis) — Un renouvellement des valeurs spirituelles. Le Musicisme de Jean Royère. Paris, Blaizot & Fils, 1937. In-8° broché, 91 p., un portrait en frontispice et quelques illustrations hors texte, exemplaire non coupé et en parfait état.
Table des matières :
   Chapitre I : Jean Royère et le Musicisme.
   Chapitre II : Le Musicisme poétique. Boileau, La fontaine, Baudelaire.
   Chapitre III : Le Musicisme sculptural. Une grande artiste américaine : Mme ArcherMilton Huntington.
   Chapitre IV : Le Point de vue de Sirius.
   Chapitre V : Illustration du Musicisme par l'œuvre poétique. Orchestration.
   Quelques pages de Jean Royère. Poèmes et Proses.

12 euros (code de commande : 12480).


SAINT AUGUSTIN — La cité de Dieu de saint Augustin, traduite par G. Combès et précédée d'une étude de Maurice de Gandillac. Lithographies en couleurs de Despierre (tirées sur les presses de Mourlot). Tomes I et II (complet). Paris, Club du Livre - Philippe Lebaud 1976-1977. Deux volumes in-4°sous reliures et étuis d'éditeur, têtes dorées, 328 et 323 p., illustration hors texte, (collection « Grands Textes et Civilisations »), exemplaire numéroté sur vélin de Lana (n° 848), bel exemplaire.
Table des matières :
   Tome I :
   
Le sac de Rome.
   - La corruption des romains par les dieux.
   - Impuissance des dieux à conjurer les malheurs des Romains.
   - Impuissance des dieux pour l'accroissement de l'empire.
   - L'Empire Romain, don du vrai Dieu.
   - Les dieux de la théologie civile et félicité éternelle.
   - Les dieux choisis et le bonheur éternel.
   - La théologie naturelle des philosophes et la vie éternelle.
   - Faux et vrai médiateur : les démons et le Christ.
   - Le rôle des anges et la vraie voie du salut.
   - L'origine des anges.
   - L'origine de l'homme.
   - Notes.
   Tome II :
   
La chute de l'homme.
   - La concupiscence.
   - La préhistoire des deux cités.
   - L'alliance d'Abraham.
   - Le temps des prophètes.
   - Synchronisme des deux cités.
   - Le jugement dernier.
   - Les peines de l'enfer et leur éternité.
   - La résurrection de la chair et le ciel.

   Notes et chronologie.

   
Un des plats de couverture et illustration en regard de la p. 44 du tome II.

Les deux volumes : 100 euros (code de commande : 17084).

[SAINT AUGUSTIN]. BERTRAND (Louis) — Saint Augustin. Photographies de Fred Boissonnas. Paris, Budry & C°, 1925. In-4° broché, IV, 230 p., 156 illustrations dans le texte, XXV planches hors texteen héliogravure avec leurs serpentes, 2 planches en couleurs avec leurs serpentes, un des 100 exemplaires « de grand luxe » numérotés sur Arches (n° 62), couverture salie.
Prologue :
   
Saint Augustin n'est plus guère qu'un nom fameux. En dehors des milieux théologiques ou érudits, on a cessé de le lire. Telle est la vraie gloire : on admire les saints, comme les grands hommes, de confiance. Ses Confessions elles-mêmes, on n'en parle généralement que par ouï-dire.
   Expierait-il, sous cette indifférence, le regain de gloire dont il brilla au XVIIe siècle, lorsque les jansénistes l'associèrent, avec un invincible entêtement, à la défense de leur cause ? Le renom d'austérité chagrine et de contentieuse et ennuyeuse prolixité qui se lie au souvenir des écrivains de Port-Royal, – Pascal excepté, – aurait-il rejailli sur l'œuvre d'Augustin enrôlé malgré lui dans les rangs de ces pieux sectaires ? Pourtant, s'il y a des hommes qui ne lui ressemblent pas et que, probablement, il eût poursuivis de toute son éloquence et de toute sa dialectique, ce sont les jansénistes. Sans doute, il eût dit avec dédain : « le parti de Jansen, » de même qu'autrefois, dans son attachement à l'unité catholique, il disait : « le parti de Donat ».
   Avouons aussi que le seul aspect de ses œuvres épouvante, – qu'il s'agisse des énormes in-folio en deux colonnes de l'édition bénédictine, ou des volumes encore si compacts et beaucoup plus nombreux des éditions récentes. Derrière ce rempart d'imprimé, il est bien défendu contre les curiosités profanes. Il faut du courage, et de la persévérance, pour s'engager dans ce dédale de textes, tout hérissés de théologie, d'exégèse et de métaphysique. Mais, quand on a franchi le seuil de la farouche enceinte, quand on s est accoutumé à l'ordonnance et à la figure de l'édifice, on ne tarde pas a se prendre d'une ardente sympathie, puis d'une admiration grandissante pour l'hôte qui l'habite. Le visage hiératique du vieil évêque s'anime, devient étrangement vivant, presque moderne d'expression. On découvre, sous les textes, une des existences les plus passionnantes, les plus mouvementées, les plus riches en enseignements, que nous offre l'histoire. Ces enseignements s'adressent à nous, répondent à nos préoccupations d'hier ou d'aujourd'hui. Cette existence, le siècle où elle s'est déroulée nous rappellent notre siècle et nous-mêmes. Le retour de circonstances semblables a amené des situations et des caractères semblables : c'est presque notre portrait. Nous sommes tout près de conclure, qu'à l'heure présente, il n'est pas de sujet plus actuel que saint Augustin.
   Il est au moins un des plus intéressants. Quoi de romanesque, en effet, comme cette existence errante de rhéteur et d'étudiant, que le jeune Augustin promena de Thagaste à Carthage, de Carthage à Milan et à Rome, et qui, commencée dans les plaisirs et le tumulte des grandes villes, s'acheva dans la pénitence, le silence et le recueillement d'un monastère ? Et d'autre part, quel drame plus haut en couleur et plus utile à méditer que cette agonie de 1'Empire à laquelle Augustin assista et que, de tout cœur fidèle à Rome, il aurait voulu conjurer ? Quelle tragédie enfin plus émouvante et plus douloureuse que cette crise d'âme et de conscience qui déchira sa vie ? À l'envisager dans son ensemble, on peut dire que la vie d'Augustin ne fut qu'une lutte spirituelle, un combat d'âme. C'est le combat de tous les instants, l'incessante psychomachie, que dramatisaient les poètes d'alors, et qui est l'histoire du Chrétien de tous les temps. L'enjeu du combat, c'est une âme. Le dénouement, c'est le triomphe final, la rédemption d'une âme.
   Ce qui rend la vie d'Augustin si complète et si réellement exemplaire, c'est qu'il soutient le bon combat non seulement contre lui-même, mais contre tous les ennemis de l'Église et de l'Empire. S'il fut un docteur et un saint, il fut aussi le type de l'homme d'action a une des époques les plus découragées. Qu'il ait triomphé de ses passions, cela, en somme, ne regarde que Dieu et lui. Qu'il ait prêché, écrit, remué les foules, agité les esprits, cela peut paraître indifférent à ceux qui rejettent sa doctrine. Mais qu'à travers les siècles son âme brûlante de charité échauffe encore les nôtres, qu'à notre insu, il continue à nous former, et que, d'une façon plus ou moins lointaine, il soit encore le maître de nos cœurs, et, à de certains égards, de nos esprits, voilà qui nous touche les uns et les autres, indistinctement. Non seulement Augustin a toujours sa grande place dans la communion vivante de tous les baptisés, mais l'âme occidentale est marquée à l'empreinte de la sienne.
   D'abord, sa destinée se confond avec celle de l'Empire finissant. Il a vu sinon la disparition totale, du moins l'évanouissement graduel de cette chose admirable que fut l'Empire romain, image de l'unité catholique. Or, nous sommes les débris de l'Empire. D'ordinaire, nous nous détournons avec dédain de ces siècles pitoyables qui subirent les invasions barbares. Pour nous, c'est le Bas-Empire, une époque de honteuse décadence, qui ne mérite que nos mépris. Cependant, c'est de ce chaos et de cette abjection que nous sommes sortis. Les guerres de la République romaine nous touchent moins que les brigandages des chefs barbares qui détachèrent notre Gaule de l'Empire et qui, sans le savoir, préparèrent l'avènement de la France. Que nous font, en définitive, les rivalités de Marius et de Sylla ? La victoire d'Aetius sur les Huns dans les plaines catalauniques nous intéresse bien davantage. Enfin, c'est être injuste pour le Bas-Empire que d'y voir seulement une époque de faiblesse, de lâcheté et clé corruption. Ce fut aussi une époque d'activité effrénée, féconde en aventuriers de grande envergure, dont quelques-uns se montrèrent héroïques. Même les plus dégénérés des derniers empereurs ne perdirent jamais le sentiment de la grandeur et de la majesté romaines. Jusqu'à la fin, ils emploient toutes les ruses de leur diplomatie a empêcher les chefs barbares de se croire autre chose que des serviteurs de l'Empire. Honorius, traqué dans Ravenne, s'obstine à refuser à Alaric le titre de chef de la milice, dût-il, par son obstination, livrer Rome au pillage et risquer sa propre vie.
   Par sa fidélité à l'Empire, Augustin se manifeste déjà l'un des nôtres, un Latin d'Occitanie. Mais des analogies plus étroites le rapprochent de nous. Son siècle ressemble beaucoup à celui-ci. Pour peu que nous entrions dans la familiarité de ses livres, nous reconnaissons en lui une âme fraternelle, qui a souffert, senti, pensé à peu près comme nous. Il est venu dans un monde finissant, à la veille du grand cataclysme qui allait emporter toute une civilisation : tournant tragique de l'histoire, période troublée et souvent atroce, qui dut être bien dure à vivre pour tous et qui dut paraître désespérée aux esprits les plus fermes. La paix de l'Église n'était pas encore établie, les consciences étaient divisées. On hésitait entre la croyance d'hier et la croyance de demain. Augustin fut un de ceux qui eurent le courage de choisir et qui, ayant choisi leur foi, la proclamèrent sans faiblir. Un culte millénaire allait s'éteindre, dépossédé par un culte jeune, à qui l'éternité est promise. Combien d'âmes délicates eurent à souffrir de cette scission, qui les détachait de leurs origines et qui les obligeait, pensaient-elles, à trahir leurs morts avec la religion des ancêtres ! Tous les froissements que les sectaires d'aujourd'hui infligent aux âmes croyantes, beaucoup durent les éprouver alors. Les sceptiques souffraient de l'intransigeance des autres. Mais le pire, – comme aujourd'hui, – ce dut être d'assister au débordement de sottises qui, sous le couvert de la philosophie, de la religion ou de la thaumaturgie, prétendaient à la conquête des esprits et des volontés. Dans cette mêlée des doctrines et des hérésies les plus extravagantes, dans cette orgie d'intellectualisme creux, ils eurent la tête solide, ceux qui surent résister à l'ivresse publique. Au milieu de tous ces gens qui divaguent, Augustin nous apparaît admirable de bon sens.
   Cet intellectuel, ce mystique n'était pas seulement un homme de prière et de méditation. La raison prudente de l'homme d'action et de l'administrateur corrigeait en lui les écarts d'une subtilité dialectique souvent excessive. Comme nous nous en flattons, il avait le sens des réalités, il avait la pratique de la vie et des passions. Comparée à l'expérience d'un Bossuet, combien celle d'un Augustin était plus étendue ! Avec cela, une sensibilité frémissante, qui est encore la nôtre, la sensibilité des époques d'extrême culture, où l'abus de la pensée a multiplié les causes de souffrance, en exaspérant le besoin de la volupté : « L'âme antique était rude et vaine. » Elle était bornée surtout. Celle d'Augustin est tendre et sérieuse, avide de certitudes et de jouissances qui ne trompent point. Elle est vaste et sonore : les moindres ébranlements s'y propagent en vibrations profondes et y rendent le son de l'infini. Augustin, avant sa conversion, a les inquiétudes de nos romantiques, les mélancolies et les tristesses sans cause, les grands élans nostalgiques qui bouleversaient nos pères. Il est très près de nous.
   Il a élargi nos âmes de Latins, en nous réconciliant avec le Barbare. Le Latin, comme le Grec, ne comprenait que lui-même. Le Barbare n'avait pas le droit de s'exprimer dans la langue de l'Empire. Le monde était divisé en deux parts qui voulaient s'ignorer l'une l'autre. Augustin a fait entrer dans notre conscience les régions innommées, les pays vagues de l'âme qui plongeaient autrefois dans les ténèbres de la barbarie. Par lui s'est consommée l'union du génie sémitique et du génie occidental. Il nous a servi de truchement avec la Bible. Les rauques paroles hébraïques se sont adoucies pour nous en passant par sa bouche élégante de rhéteur. Il nous a apprivoisés avec la parole de Dieu. C'est un Latin qui nous parle de l'Éternel.
   D'autres, sans doute, l'avaient fait avant lui. Mais aucun n'y avait mis une pareille onction, un accent de tendresse aussi pénétrant. La violence suave de sa charité emporte l'adhésion des cœurs. Il ne respirait que charité. Après saint Jean, il fut l'Apôtre de l'amour.
   Sa voix infatigable domine tout l'Occident. Le Moyen Âge l'entendra encore. Pendant des siècles, on recopie ses sermons et ses traités, on les répète dans les cathédrales, on les commente dans les sommes théologiques. On adopte jusqu'à sa théorie des arts libéraux. Tout ce que l'on conservera de l'héritage antique, on le tiendra d'Augustin. C'est le grand docteur. Avec lui se précise la définition doctrinale du catholicisme. On pourra dire, pour marquer les trois principales étapes de la doctrine, le Christ, saint Paul, saint Augustin. Le dernier est plus près de notre faiblesse. Il est vraiment notre père spirituel. Il nous a enseigné la langue de la prière. Les formules de l'oraison augustinienne sont encore sur les lèvres pieuses.
   Ce génie universel, qui, pendant quarante ans, fut le porte-voix de la catholicité, a été aussi l'homme d'un siècle et d'un pays. Augustin de Thagaste est le grand Africain.
   Nous pouvons être fiers de lui et l'adopter comme une de nos gloires, nous qui, depuis près d'un siècle, continuons, dans sa patrie, un combat semblable à celui qu'il y a soutenu pour l'unité romaine, nous qui considérons l'Afrique comme un prolongement de la patrie française. Plus qu'aucun écrivain, il a exprimé le tempérament et le génie de son pays. Cette Afrique bariolée, avec son mélange éternel de races réfractaires les unes aux autres, son particularisme jaloux, les contrariétés de ses aspects et de son climat, la violence de ses sensations et de ses passions, la gravité de son caractère et la mobilité de son humeur, son esprit positif et frivole, sa matérialité et son mysticisme, son austérité et sa luxure, sa résignation à la servitude et ses instincts d'indépendance, son appétit de l'empire, tout cela se reflète en traits saisissants dans l'œuvre d'Augustin. Non seulement il a exprimé sa patrie, mais, dans la mesure où il l'a pu, il a réalisé son vieux rêve de domination. Cette suprématie que Carthage avait disputée si longuement et si chèrement à Rome, elle a fini par l'obtenir, grâce à Augustin, dans l'ordre spirituel. Tant qu'il a vécu, l'Église d'Afrique a été la maîtresse des Églises d'Occident.
   Pour moi, si j'ose me citer en un sujet pareil, j'ai eu la joie de saluer en lui, outre le docteur et le saint que je vénère, le type idéal du Latin d'Afrique. Cette image que l'avais vue s'ébaucher autrefois, parmi les mirages du Sud, en suivant les chariots de mes rudes héros, je l'ai vue enfin se préciser, s'épurer, s'ennoblir et grandir jusqu'au ciel, en suivant les traces d'Augustin.
   Et, quand bien même l'enfant de Thagaste, le fils de Monique n'aurait pas mêlé si profondément sa vie à la nôtre, quand il serait, pour nous, un étranger né en pays lointain, il n'en resterait pas moins une des âmes les plus aimantes et les plus lumineuses qui aient lui parmi nos ténèbres et qui aient réchauffé nos tristesses, – une des créatures les plus humaines et les plus divines qui soient passées par nos chemins.

90 euros (code de commande : 17919YB).


HOPPENOT (J.)La sainte Vierge. Dans la tradition, dans l'art, dans l'âme des saints et dans notre vie. Lille - Paris, Société St-Augustin - Desclée De Brouwer, [1904]. In-4° sous percaline bleue décorée d'éditeur, tranches dorées, X, 386 p., nombreuses illustrations en noir dans le texte, illustrations hors texte dont cinq chromolithographies, ex-dono à la page de garde, cartonnage bien conservé.
   Ouvrage publié à l'occasion du jubilé de la proclamation de l'Immaculée Conception.
Table des matières :

   Livre I : La sainte Vierge dans la tradition.
      Chapitre I : Marie dans la pensée de Dieu.
      Chapitre II : Marie promise au monde, figurée et prédite.
      Chapitre III : Conception immaculée de Marie.
      Chapitre IV : Naissance de la sainte Vierge.
      Chapitre V : Marie au temple.
      Chapitre VI : Mariage de la sainte Vierge.
      Chapitre VII : L'Annonciation de la sainte Vierge.
      Chapitre VIII : Visitation de la sainte Vierge.
      Chapitre IX : Marie met au monde le Verbe incarné.
      Chapitre X : La purification de la sainte Vierge.
      Chapitre XI : Marie fuit en Égypte.
      Chapitre XII : Marie perd son fils Jésus.
      Chapitre XIII : Vie de Marie à Nazareth.
      Chapitre XIV : Les noces de Cana.
      Chapitre XV : Marie et la Passion de Jésus.
      Chapitre XVI : Marie et la Résurrection de Jésus.
      Chapitre XVII : Marie, de l'Ascension à la Pentecôte.
      Chapitre XVIII : Dormition de la sainte Vierge.
      Chapitre XIX : Assomption de la sainte Vierge.
      Chapitre XX : Couronnement de la sainte Vierge.
   
Livre II : La sainte Vierge dans l'Art.
      Chapitre I : La sainte Vierge et les origines de l'Art chrétien.
      Chapitre II : La sainte Vierge et les Arts au Moyen Âge.
      Chapitre III : La sainte Vierge au siècle de Giotto.
      Chapitre IV : La sainte Vierge et Fra Angelico.
      Chapitre V : La sainte Vierge et le siècle d'Angelico.
      Chapitre VI : La sainte Vierge, Vinci et Michel-Ange.
      Chapitre VII : La sainte Vierge et Raphaël.
      Chapitre VIII : La sainte Vierge au siècle de Murillo.
      Chapitre IX : La sainte Vierge et l'Art au XIXe siècle.
      Chapitre X : Pictura Poesis.
   Livre III : La Sainte Vierge dans l'âme des Saints.
      Chapitre I : Marie, refuge des pécheurs.
      Chapitre II : Marie, reine des Vierges.
      Chapitre III : Marie, reine des Apôtres.
      Chapitre IV : Marie, reine des Docteurs.
      Chapitre V : Marie, reine des Ordres Religieux.
      Chapitre VI : Marie et les saints au Ciel.
   Livre IV : La sainte Vierge dans notre vie.
      Chapitre I : La sainte Vierge, à l'aube de notre vie.
      Chapitre II : La sainte Vierge et la jeunesse.
      Chapitre III : La sainte Vierge, à l'heure des grandes décisions.
      Chapitre IV : La sainte Vierge, au foyer domestique.
      Chapitre V : La sainte Vierge et la vie publique du chrétien.
      Chapitre VI : La sainte Vierge et la souffrance.
      Chapitre VII : La sainte Vierge, la vieillesse et la mort.


[SAINT-SIMON]. Études saint-simoniennes. Sous la direction de Philippe Régnier. Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 2002. In-8° collé, 387 p., illustrations, (collection « Littérature & Idéologies »).
En quatrième de couverture :
   « Le saint-simonisme n’est pas seulement une « utopie » du XIXe siècle spectaculaire par ses manifestations romantiques et par ses réalisations industrielles.
   Ce qui fascine aujourd'hui dans ce mouvement intellectuel, c'est la modernité, la hauteur de vues et l'efficacité avec lesquelles, au tournant de 1830, il a traité des problèmes de société qui redeviennent les nôtres : quels projets collectifs se fixer après la fin des vieux dogmes ? comment sortir d'un désordre de choses qui se donne pour le dernier mot de l’Histoire, mais dont les ravages appellent les réformes les plus radicales ? comment penser et résoudre les inégalités qui divisent les sociétés, les ethnies, les sexes, l’Orient et l’Occident ? comment s'organiser et par quelles voies s'imposer ou s'infiltrer pour travailler au changement social ?
   En raison même de son actualité, le patrimoine culturel que constituent les textes saint-simoniens est un terrain de recherche bien identifié et de plus en plus actif.
   C'est pourquoi l'on a pu intituler « études saint-simoniennes » un recueil d'articles de spécialistes de diverses disciplines des sciences humaines et sociales qui ont accepté de relire ce corpus en profondeur pour en découvrir et en éclairer des aspects ignorés.
   Sont notamment analysés : le fonctionnement psychologique et la dimension sacrée de la micro-société saint-simonienne, ses théories linguistiques et sa philologie religieuse, son rapport à l'histoire et à la révolution en 1848, son anthropologie politique en matière de « race » et de métissages, son inscription littéraire chez Flaubert et chez Maxime Du Camp, son empreinte idéologique sur le romancier populaire breton Émile Souvestre, sa participation contrastée aux transferts culturels franco-égyptiens.
   Des documents inédits offrent des aperçus originaux sur la survie du groupe au-delà de sa phase militante.
   Une mise à jour bibliographique dresse le bilan exhaustif des recherches publiées de 1984 à 2001.
Table des articles :
   - 
Introduction, par Philippe Régnier.
   - Point de vue psychanalytique sur la « Famille saint-simonienne », par Anne Levallois.
   - L'utopie religieuse des saint-simoniens : le sémiotique et le sacré, par Serge Zenkine.
   - Le problème du langage dans Le Livre nouveau des saint-simoniens, par Jean-Michel Gouvard.
   - 1848 : des saint-simoniens dans le mouvement, par Michèle Riot-Sarcey.
   - Gustave d’Eichthal et l'Allemagne. Critique biblique ou géopolitique, par Michel Espagne.
   - Races et politique dans l’Histoire de France chez Victor Courtet de l’Isle(1813-1867). Enjeux de savoir et luttes de pouvoir au XIXe siècle, par Loïc Rignol et Philippe Régnier.
   - Gustave d’Eichthal, ou les ambiguïtés d’une ethnologie saint-simonienne : du racialisme ambiant à l'utopie d'un métissage universel, par Sandrine Lemaire.
   - Saint-Simon, Bouvard et Pécuchet : représentation d’une idéologie, par Stéphanie Dord-Crouslé.
   - Entre la Bretagne et Paris, la genèse saint-simonienne d’un romancier républicain : Émile Souvestre au tournant de 1830, par Bärbel Plötner.
   - Orient et saint-simonisme chez Maxime Du Camp. Des récits de voyage aux Mémoires d’un suicidé, par Sarga Moussa.
   - L’Égypte contemporaine dans le Magasin pittoresque entre 1833 et 1870. Les silences d’Édouard Charton, saint-simonien républicain, par Marie-Laure Aurenche.
   - L’économie politique saint-simonienne et les élites techniques de l’Égypte moderne, par Ghislaine Alleaume.
   - Documents inédits, par Philippe Régnier (Photographies de Charles Lambert bey, Louis Jourdan, Maxime Du Camp et Prosper Enfantin - Dominique Tajan-Rogé, « Je suis un enfant perdu du saint-simonisme »).
   - Bibliographie du saint-simonisme (suite) : de 1984 à 2001, par Philippe Régnier.

15 euros (code de commande : 12708).


SAL (Meyer)Les Tables de la loi. Principes et rits du judaïsme originel. Paris, La Colombe, 1962. In-8° broché, 221 p., (collection « Unité », n° 5).

10 euros (code de commande : 229/64).


SALA-MOLINS (Louis) Le dictionnaire des inquisiteurs. Valence 1494. Paris, Éditions Galilée, 1981. In-8° broché, 455 p., exemplaire en parfait état.

16 euros (code de commande : 293/57).


SARTRE (Jean-Paul) — L'imaginaire. Psychologie phénoménologique de l'imagination. Paris, Gallimard, 1964. In-8° broché, 246 p., (collection « Bibliothèque des Idées »), signature d'appartenance sur la page de titre.
   
En 1936 Sartre déclare : « En ce qui concerne le problème de l'image, Husserl ne se contente pas de nous fournir une méthode : il y a dans les idees les bases d'une théorie des images entièrement neuve. » Quatre ans plus tard L'imaginaire nous offre une description phénoménologique de ce que Sartre appelle désormais la conscience imageante. L'imaginaire renvoie alors à l'une des grandes fonctions de la conscience, qui enveloppe aussi bien le rêve que l'hallucination, la simple représentation d'un centaure que la contemplation d'une œuvre d'art. La conscience imageante ne se confond donc plus avec cette simple faculté dont l'étude relevait de la seule psychologie, et c'est à l'être même de la subjectivité humaine que nous conduit l'analyse sartrienne de l'imaginaire, dont la fonction symbolique est inséparable de la liberté.

13 euros (code de commande : 13752).


 

SHAFTESBURY (Anthony Ashley-Cooper, 3e comte de) — Essai sur le mérite & la vertu. (Principes de la philosophie morale.) Édition bilingue & préface de Jean-Pierre Jackson. Paris, Alive, 1998. In-8° broché, 205 p., (collection « Textes Philosophiques »), dos insolé.
En quatrième de couverture :
   Shaftesbury (1671-1713) est un philosophe anglais déiste, platonicien et optimiste. Adversaire de Hobbes, son influence fut immense sur le siècle des Lumières, tout honnête homme possédant à cette époque un exemplaire des Characteristics of Men, Manners, Opinions and Times, qui regroupe l'ensemble de son œuvre et dont est extrait An Inquiry concerning virtue, qui influença directement Pope, Hutcheson et Hume en Angleterre, Kant et Leibnitz en Allemagne, Diderot et Voltaire en France.
   L'essai de Shaftesbury, premier texte anglais qui attribue à l'homme un sens moral naturel, qui rejette le dogme religieux et fonde une morale réduite à la pratique de la vertu sur l'organisation naturelle du monde, intéresse évidemment Diderot, convaincu que l'on peut être vertueux sans être catholique, dépravé et croyant.
   La traduction de ce texte va permettre à celui-ci de préciser sa pensée, de commencer à opérer le glissement du déisme à l'athéisme. Il y ajoute un discours préliminaire et de très nombreuses notes qui font de ce texte, comme le dit Pierre Lepape « la première œuvre personnelle de Diderot, le premier état de sa philosophie, le premier exposé de ses convictions morales. Diderot enchâsse le texte de Shaftesbury dans une composition dont le sens et le dynamisme lui appartiennent en propre. »
   Notre édition comporte la traduction de Diderot, reproduite de la seconde édition de 1751 et, à la suite, An Inquiry concerning virtue de Shaftesbury, dans son texte original anglais.

20 euros (code de commande : 17717).


SKITTECATE (Lucie-Anne) — Vers une morale du XXIe siècle. Essai sur des rencontres paradoxales. Paris, Imago, 2000. In-8° collé, 188 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Les philosophies de l'Un – Dieu, esprit, matière, phallus, grand autre – ont fondé notre culture occidentale, mais ont aussi engendré de nombreux désastres. Plutôt que de tout focaliser sur un seul pôle, ne vaudrait-il pas mieux promouvoir une morale qui, jouant sur l'entre-deux de pôles opposés, favoriserait compromis, affrontements et harmonisations passagères ?
   Prôner une valeur en la correlant de son antithèse – raison/intuition, sagesse/fantaisie, créativité/tradition, vie/mort – ne témoigne ni cynisme, ni volonté de neutralisation. Au contraire, seules ces rencontres paradoxales provoquent l'inattendu, voire l'inouï. Dans tous les domaines, cette contestation jubilatoire devrait suggérer de nouveaux modèles de vie, plus proches de la réalité ambivalente et imprévisible : un enseignement alliant connaissances et initiatives, des couples favorisant la complicité entre égaux, une politique en quête de médiations entre libéralisme et révolution, une spiritualité sans dogme, ouverte à de multiples recherches.
   Ces réformes ponctuelles, conciliant expériences vécues, libération de l'imaginaire et contrôle de la raison, pourraient ainsi, par contamination progressive, endiguer les rigidités, les absurdités et les injustices suscitées par la crise actuelle.

12 euros (code de commande : 15673).


SERTILLANGES (A[ntonin] D[almace]) De la Mort. Pensées inédites de A.D. Sertillanges o.p. Précédé de De la Douleur. Présentées par Maurice Lelong. Le Jas, Robert Morel, 1963. In-12 carré sous reliure d'éditeur de toile orange, premier plat décoré d'une composition d'Odette Ducarre, 185 p., illustrations hors texte, édition originale.
& Georges Fenoglio-Le Goff, Essai de bibliographie, n° 714, dans Robert Morel, inventaire.

25 euros (code de commande : 6516).

SERTILLANGES (A[ntonin] D[almace]) Pensées inédites de A.D. Sertillanges o.p. De la Vie. Précédé de De l'Histoire. Présentées par Maurice Lelong. Le Jas, Robert Morel, 1964. In-12 carré sous reliure d'éditeur de toile tilleul, premier plat décoré d'une composition d'Alfred Manessier, 231 p., illustrations hors texte, édition originale.
& Georges Fenoglio-Le Goff, Essai de bibliographie, n° 715, dans Robert Morel, inventaire.

30 euros (code de commande : 6517).


ŠIK (Ota) — La troisième voie. La théorie marxiste-léniniste et la société industrielle moderne. Traduit de l'allemand par Jean-Marie Brohm et Andreas Streiff. Paris, Gallimard, 1974. In-8° broché, 473 p., (collection « Bibliothèque des Sciences Humaines »), couverture rempliée.
Aux plis de la couverture :
« Les antagonismes d'intérêts entre propriétaires et non-propriétaires, entre détenteurs du capital et salariés, entre la direction bureaucratique de l'économie et la masse des travailleurs représentent pour Ota Šik la contradiction fondamentale des sociétés industrielles modernes, qu'elles appartiennent au camp occidental ou au bloc des pays de l'Est.
Principal théoricien des expériences de libéralisation du Printemps de Prague et des réformes de gestion de l'entreprise, Ota Šik se livre à une critique approfondie du système dirigiste et centraliste imposé par la bureaucratie du parti et de l'État dans les pays « socialistes ». En se fondant sur un grand nombre de données chiffrées, il montre que ceux-ci, loin de représenter un type de société juste et rationnelle, n'échappent pas aux contradictions macro et micro-économiques de toute société de classe.
Il montre d'autre part, en s'inspirant de la méthodologie marxiste, que la société capitaliste reste, elle aussi, soumise à un certain nombre de contradictions et que production, consommation, loisirs, culture y sont subordonnés à une logique de la croissance qui contrecarre les besoins de la majorité de la population.
Fort de ces conclusions, Ota Šik refuse à la fois le socialisme bureaucratique d'État et le capitalisme. Il vise à définir une Troisième Voie qui combine les fonctions vitales du marché avec une planification souple afin d'assurer le développement équilibré des conditions de reproduction macro et micro-économique de la société. Ce socialisme démocratique, « à visage humain », doit permettre la participation institutionnellement garantie des producteurs et des non-producteurs à la gestion et au contrôle, réintégrer la société politique dans la société civile, abolir enfin l'oppression des citoyens par la machine étatique et administrative. Seul un tel socialisme, affirme Ota Šik, s'appuie sur les intérêts du « travailleur collectif » et répond de ce fait aux besoins de la collectivité dans les sociétés industrielles modernes. »

10 euros (code de commande : 8441).


[SOJCHER (Jacques)]. MOULIN (Françoise) — Jacques Sojcher ni la mémoire ni l'oubli. Bruxelles, Labor, 1990. In-8° broché, 135 p., (collection « Archives du Futur »).
En quatrième de couverture :
   Ni la mémoire ni l'oubli est la première étude consacrée à Jacques Sojcher.
   Françoise Moulin nous conduit, avec un fil d'Ariane d'initiée, entre la figure maternelle et l'androgyne féminin, l'absence du père et la diaspora, les jeux du langage et la séduction, le fragment et la belgitude, la puérilité et la mort.
   Le « professeur de philosophie » nous apparaît comme le maître de l'incertitude, de l'ironie de soi, d'où naît un texte éclaté, sans début ni fin, sans sujet ni objet, une prière vide dans une langue régressive et flamboyante.

8 euros (code de commande : 14474).

 


[STEINER]. Steiner. Sous la direction de Pierre-Emmanuel Dauzat. Paris, L'Herne, 2003. In-4° collé, 414 p., illustrations hors texte, (collection « Les Cahiers de l'Herne », n° 80).
@ Après les textes d'introduction (Du Juif errant aux errata, par Pierre-Emmanuel Dauzat et George Steiner, Grand Seigneur et Luftmensch, par Claudio Magris) et avant la bibliographie, ce volume est divisé en neuf parties :
   Philosophies
   - Steiner et la philosophie, par Alexis Philonenko ;
   - Simone Weil : un « Socrate devenu fou », par François L'Yvonnet ;
   - Correspondance autour de Réelles présences, par Sebastiano Timpanaro et George Steiner.
   Antinomies
   - Steiner l'antinomiste : une analyse en forme de mémoire, par Jeffrey Mehlman ;
   - Dialogue sur le mal, par Pierre Boutang et George Steiner ;
   - Une voix qui surgit de l'ombre, par George Steiner ;
   - « Une rencontre », par Lucien Rebatet.
   Critique de la culture
   - Haute culture et basse morale, par Roger Scruton ;
   - George Steiner : un prophète de l'abstraction, par Moshe Idel ;
   - Sur la significativité littéraire et la morale, par Georges Molinié ;
   - Antigone dans un paysage de cris, par Linda Lê ;
   - Le Clerc de la trahison, par George Steiner.
   Langues
   - La langue des hommes et la langue des anges, par Sylvie Anne Goldberg ;
   - L'être du langage, par Pierre Brunel ;
   - Steiner, lecteur de Freud, par Anne Dufourmantelle ;
   - Sur la traduction poétique, par Yves Bonnefoy ;
   - L'inadvertance du Dr. Cottard, par George Steiner.
   Classiques
   - Comprendre, par Alain Bentolila ;
   - Dans le château de Steiner : T.S. Eliot et ses problèmes, par Stéphane Giocanti ;
   - À propos de l'œuvre, de la création et des classiques entre George Steiner et Italo Calvino, par Olivier Mongin ;
   - À l'exposition Turner, par George Steiner.
   Fictions
   - Un facteur d'icônes iconoclaste : Steiner romancier, par Georges Nivat ;
   - Conrad et Steiner. Autour du Transport de A.H., par Juan Asensio ;
   - Comment taire ?, par George Steiner ;
   - Génie du lieu, lieu du génie, par Jean-Luc Pouthier.
   Théologiques
   - Figura Christi, par Marc Ruggeri ;
   - Lecture et judéité, par David Banon ;
   - La Discussion de George Steiner avec Dieu, par Jack Miles ;
   - Le Procès du Messie ou l'impossible espérance, par Jean-François Colosimo ;
   - Apophtegmes de la stupeur, par Gilles-Hervé Masson.
   Musique
   - La musique ment-elle ?, par Florence Fabre ;
   - Musique et langage : une confusion séduisante, par Andrei Vieru ;
   - Yehudi Menuhin, par George Steiner ;
   - Vos disques sur une île déserte, par George Steiner.
   Leçons de maître
   - Éros pédagogue, par Cécile Ladjali ;
   - Le maître déçu, par Stephen Greenblatt ;
   - Un surplus d'exigence, par David Banon ;
   - Une voix de clairon, par Glen Bowersock ;
   - L'hôte ingrat, par Nuccio Ordine ;
   - Memoranda, par George Steiner.

30 euros (code de commande : 11523).


STEINMANN (Jean) Le prophète Ézéchiel et les débuts de l'exil. Paris, Éditions du Cerf, 1953. In-8° broché, 324 p., (collection « Lectio Divina », 13).

10 euros (code de commande : 225/62).


Synthèses. Revue mensuelle internationale. N° 7 - 3e année - 1948. N° 8 - 3e année - 1949. N° 9 - 3e année - 1949. Bruxelles, Synthèses, 1948. In-8° sous reliure d'éditeur, 398 p., un des cent exemplaires numérotés sur Japon des Papeteries du Pont de Warches (n° 5), exemplaire nominatif imprimé pour Camille Huysmans.
Table des matières :
   N° 7.
   - Liberté et connaissance, par M. L.
   - De la Science à la Philosophie scientifique, par Charles Bodeux.
   - La philosophie française contemporaine, par M.-M. Davy.
   - Visite à Port-Royal, par Henri Perruchot.
   - André Breton, par Pierre Mabille.
   - Les œuvres littéraires ou artistiques : essence, forme, fixation et diffusion, par José Forns.
   - L'Unesco et le Théâtre, par M. Kurtz.
   - De l'histoire de l'art, par Roger Avermaete.
   - La musique et ses synthèses, par Jacques Stehman.
   - Présence d'Edgar Poe dans la poésie moderne, par Jean Weisgerber.
   - Les livres d'histoire, par Marc Varenne.
   - Chronique littéraire. Aspects de l'épaisseur romanesque, par Nelly Cormeau.
   - L'actualité littéraire. En marge de Paul Valéry - André Suarès, par Roger Bodart et Raymond Lenoir.
   - Chronique des revues, par Chr. Thys-Servais.
   - Synthèses de la presse étrangère. Variations espagnoles, par Drogman.
   N° 8.
   - Le Collectif et l'Homme, par M. L.
   - Juvénal, par Émile Henriot.
   - Confrontation socialiste. Le combat de Péguy, par Alexandre Marc et Bernard Voyenne.
   - Technique et vie sociale, par Marcel De Corte.
   - Monnaie et Démocratie, par Marcel van Zeeland.
   - Nihilisme : mot et idée, par Benoît Hepner.
   - De l'art considéré comme une science, par Charles Dekeukeleire.
   - La philosophie française contemporaine, par M.-M. Davy.
   - Les cyprès d'Orlamonde, par Maurice Maeterlinck.
   - L'actualité littéraire. Lin Yutang, Montaigne chinois, par Roger Bodart.
   - Chronique littéraire. Les prix littéraires de décembre, par Nelly Cormeau.
   - Chronique des revues. L'hindouisme à l'honneur - L'U.R.S.S. et l'église, par Chr. Thys-Servais.
   - Synthèses de la presse étrangère. Angleterre-Amérique, par Drogman.
   N° 8.
   - Le Triangle. Europe, États-Unis, Afrique, par M. L.
   - Conscience de l'Europe, par G. de Reynold.
   - L'Europe en danger, par Paul Gaultier.
   - L'Europe, ce « nouveau monde », par Robert Aron.
   - Europe - Occident, par Claude Delmas.
   - Le tricentenaire des traités de Westphalie, par Jacques Kayser.
   - Suez... La cellule de M. de Lesseps, par Charles d'Ydewalle.
   - La renaissance de l'Islam, par André Brissaud.
   - Les frontières dérisoires, par Claude Sylvain.
   - Temps héroïques, par Ève Francis.
   - L'appréhension poétique du réel chez Hofmannsthal, par  Marcel Lecomte.
   - Les livres d'histoire, par Marc Varenne.
   - Synthèses de la presse étrangère. Europe centrale, par Drogman.

25 euros (code de commande : 18285).


[TEILHARD DE CHARDIN] — Panthéisme, action, oméga chez Teilhard de Chardin. Par Gabriel Dussault, Louis Gendron, André Haguette. Paris - Bruges, Desclée de Brouwer, 1967. In-8° broché, 214 p., (« Essai pour Notre Temps », 7), cachet d'appartenance.

7 euros (code de commande : 6472).


Le temps de la réflexion. 1983. IV. Paris, Gallimard, 1983. In-8° broché, 465 p., couverture en partie passée.
Table des matières :
   I. Réflexion : Civilisation.

      - Le mot « civilisation », par Jean Starobinski.
      - Chemins grecs de la civilité, par Françoise Frontisi-Ducroux.
      - La civilisation des cours comme art de la conversation, par Carlo Ossola.
      - Paysages d'une autre civilité, par Augustin Berque.
      - L'ordre du jour, par Jean Starobinski.
      - Civilisation et progrès : Rousseau et Comte, par Henri Gouhier.
      - Bildung et Bildungsroman, par Antoine Berman.
      - Le passé revisité, par François Hartog.
      - La civilisation en la personne du souverain. Byzance, Xe siècle, par Evelyne Patlagean.
      - Le complot vandale, par Bronislaw Baczko.
      - À la recherche du culturel, par Michel Deguy.
      - Héros téléculturels, par Marc Augé.
   II. Recherche.
      - Le sacrifice du taureau, par Julian Pitt-Rivers.
      - Engrammes du pouvoir, par Michel Izard.
      - Remarques sur la question de l'ontologie, par Gérard Jorland.
   III. Critique.
      - L'homme machinal, par André Green.
      - La vengeance de Spengler, par Jacques Bouveresse.
      - Civilisation de l'aube, par Florence Delay.
      - Permanence du Malaise, par J.-B. Pontalis.
   IV. Lecture, par H. Cixous, D. Dammame, B. Gérard, L. Jenny, J. Lévy, C. Vidal.

12 euros (code de commande : 17690).


TEUGELS (Jean) — L'Unité. Avec six dessins de Aubin Pasque. Anvers, Ça Ira, 1950. In-8° broché, 176 p., 10 illustrations à pleine page (et non 6 comme l'annonce erronément le titre), un des 1000 exemplaires numérotés (n° 555).
Avertissement de l'éditeur :
   L'Unité est une œuvre posthume qui nous a été laissée par Jean Teugels sous sa forme manuscrite. L'auteur n'ayant pu y mettre la dernière main, l'œuvre présente, à de très rares endroits, certains points obscurs ou mots indéchiffrables. Par crainte d'en modifier le sens, nous avons préféré respecter, sans y rien changer, le manuscrit original.

      
Couverture et illustration de la page 131.

20 euros (code de commande : 15622).


THÉRIVE (André) — Entours de la foi. Paris, Grasset, 1966. In-12 broché, 313 p.

6 euros (code de commande : 5018).


TOCQUEVILLE (Alexis de) — Souvenirs d’Alexis de Tocqueville. Nouvelle édition conforme au texte original augmentée de fragments inédits et précédée d’une introduction de Luc Monnier. 9e édition. Paris, Gallimard, 1944. In-8° broché, 276 p., (collection « Mémoires du Passé pour servir au Temps Présent », n° 2).
Extrait de l'introduction :
   « Les Souvenirs d'Alexius de Tocqueville ne comptent pas parmi ses œuvres les plus connues. Aucune, cependant, n'est plus digne de retenir l'attention. Car elle nous révèle un Tocqueville très différent de celui qu'on imagine ordinairement. Qui supposerait que l'auteur toujours si grave de la Démocratie en Amérique ou de l'Ancien Régime pût avoir une plume aussi acérée ?
   Ces Souvenirs, Tocqueville les a écrits pour lui seul, « à bâtons rompus ». Il ne les destinait pas à la publicité. En les rédigeant, il ne se proposait pas de faire une œuvre littéraire. Pas un instant il n'a songé à modérer la vivacité de ses sentiments et à adoucir les jugements souvent impitoyables qu'il a portés sur les hommes et les choses. Affranchie de toute contrainte, sa pensée s'est exprimée librement, en un style toujours incisif et direct.
   Aussi ces pages n'ont-elles rien perdu de leur vivacité. Écrites, il y a quatre-vingt-dix ans, elles restent aujourd'hui plus actuelles que jamais. D'emblée elles classent Tocqueville parmi les grands mémorialistes du XIXe siècle. Personne, en effet, n'a décrit d'une manière plus saisissante la révolution de 1848 en France, n'a porté sur cet événement un jugement plus clairvoyant. Mais en racontant un des moments décisifs de l'Histoire, Tocqueville s'est encore dépeint lui-même. Et ce n'est pas là le moindre intérêt des Souvenirs. Leur témoignage, particulièrement révélateur, éclaire un aspect peu connu et pourtant essentiel de la personnalité de Tocqueville, une qualité qui peut expliquer son caractère et toute sa conduite : l'esprit civique. »

15 euros (code de commande : 12249).

 

[TOCQUEVILLE (Alexis-Henri-Charles Clérel, vicomte de)]. JAUME (Lucien) — Tocqueville. Les sources aristocratiques de la liberté. Biographie intellectuelle. Paris, Fayard, 2008. In-8° sous reliure souple d'éditeur, 473 p.
En quatrième de couverture :
   
La question centrale de De la démocratie en Amérique – reprise ensuite dans L'Ancien Régime et la Révolution – est celle des formes nouvelles de l'autorité à l'époque moderne. En nous parlant de l'autorité dans la société, dans la religion, dans la littérature, dans les pouvoirs locaux – et pas seulement dans l'État –, Tocqueville ne nous parle pas uniquement de l'Amérique. En réalité, il ne cesse de parler de la France et de l'avenir de ce qu'il appelle « démocratie » en Europe ; de plus, à travers une stratégie d'écriture, il livre et cache à la fois sa vision de la liberté.
   En restituant l'ensemble du contexte avec lequel Démocratie en Amérique mène un dialogue permanent, y compris grâce à la correspondance inédite, Lucien Jaume donne un portrait intellectuel de l'homme Alexis de Tocqueville : figure romantique et pascalienne, qui traite par l'écriture les conflits intimes de sa classe et de sa personnalité.

18 euros (code de commande : 17763 - vendu).


TRESMONTANT (Claude) — L'enseignement de Ieschoua de Nazareth. Paris, Seuil, 1970. In-8° broché, 262 p.
En quatrième de couverture :
   Ieschoua – tel fut le nom authentique d'un rabbi galiléen qui mourut vers l'an 29 en Judée, et que l'on appelle aujourd'hui Jésus.
   Son enseignement a été rapporté par ses disciples sous la forme d'une « heureuse annonce », ce que l'on a traduit par évangile.
   Sous les traductions, sous les paraphrases, sous le poids des siècles, sous l'habitude, est-il possible de retrouver cette heureuse annonce ? Réduit le plus souvent à une certaine morale dite chrétienne, l'enseignement évangélique n'est guère étudié pour lui-même dans la fraîcheur et la rudesse de son expression originale.
 Ce que tente Claude Tresmontant dans ce livre, c'est d'éclairer ce que fut cet enseignement. Car il s'agit bien ici d'un enseignement, d'une science profonde et pourtant proposée à des hommes simples, et dans leur langage même. Une science portant sur l'être de l'homme et sur les conditions de son développement, de son achèvement.
 Alors peut se poser finalement la question : Qui est cet homme, capable d'enseigner les lois de la genèse de l'être de l'homme ? N'est-il pas, comme l'a pensé l'auteur du quatrième évangile, la Pensée même de l'Absolu ? Et quelles en sont les implications, si son enseignement peut se vérifier ?

10 euros (code de commande : 17146).


TURCK (André) — Évangélisation et catéchèse aux deux premiers siècles. Paris, Cerf, 1962. In-8° broché, 163 p., (collection « Parole et Mission »).

7 euros (code de commande : 3894).


VALOIS (Nicolas) — Les cinq livres ou La clef du secret des secrets. Précédé de Nicolas Grosparmy Le Trésor des trésors. Présentation E. d'Hooghvorst. Introduction, glossaire et notes bibliographiques de Bernard Roger. Paris, La Table d'Émeraude, 1992. In-8° broché, 288 p., épuisé au catalogue de l'éditeur.
Note de l'éditeur :
   Nous avons décidé de republier « l'éditio princeps » des œuvres de Grosparmy et de Nicolas Valois établie par Bernard Roger en 1975 accompagnée de son travail de recherche biobibliographique.
   Ce travail date, mais nous le republions car il a le mérite « d'offrir des textes inédits depuis quatre cents ans et de présenter en outre une liste détaillée de seize manuscrits, ainsi qu'un choix de notices bio-bibliograhiques rédigées par certains des copistes de ces manuscrits qui font de ce travail un outil dont il est aujourd'hui encore difficile de se passer. »
   Depuis 1975 un certain nombre de travaux universitaires ont remis la datation des manuscrits établie par Bernard Roger, en question. Il les date du XVe siècle. Grâce aux travaux de recherche de Didier Kahn nous savons maintenant qu'ils datent du XVIe siècle et nous en savons beaucoup plus sur l'existence réelle de cette « confrérie d'adeptes ».

25 euros (code de commande : 16399).


VIÉNET (René) — Enragés et situationnistes dans le mouvement des occupations. Paris, Gallimard, 1968. In-8° broché, 316 p., illustrations, (collection « Témoins »).
En quatrième de couverture :
   Depuis le mois de mai 1968, tous les commentateurs se sont interrogés sur la part exacte de l'Internationale situationniste dans l'explosion qui a ébranlé la société française.
   À lire les tracts et les inscriptions, à vivre cette révolution d'un nouveau style, chacun sentait que le situationnisme, « théorie d'une révolution apparemment sans théorie », avait donné son génie à la fête et joué dans l'inspiration du mouvement un rôle sans commune mesure avec le petit nombre de ses adhérents. En revanche, depuis le scandale de l'Université de Strasbourg en décembre 1966, où la Dresse notait l'apparition des « figures inquiétantes de l'I. S. », on avait surtout remarqué l'intransigeance avec laquelle ces extrémistes refusaient tout contact avec les formations gauchistes, qualifiées de bureaucratiques, et la véhémence de leur critique du milieu étudiant.
   Ils semblaient vouloir porter le désordre ailleurs ; et l'I.S. avait déjà élaboré la plate-forme commune des ouvriers en lutte contre leurs syndicats et des blousons politisés.
   Au nom du groupe, l'un d'eux, René Viénet, propose l'analyse de cette période et expose ce qu'ont réellement fait « le groupe des Enragés » à Nanterre, le premier « comité d'occupation de la Sorbonne », puis le « conseil pour le maintien des occupations ». Parmi les nombreux documents, souvent inédits, à côté des tracts, chansons, photos, « comics » dont les situationnistes ont fait un genre, on trouvera notamment le déjà célèbre pamphlet, publié à Strasbourg en 1966, De la misère en milieu étudiant.
   Les situationnistes s'étaient fait connaître comme un groupe international de théoriciens qui avaient entrepris une critique radicale de la « société moderne ». Les voici dans l'action.

35 euros (code de commande : 14671).


[VIGÉE (Claude)]. Colloque de Cerisy. La terre et le souffle. Rencontre autour de Claude Vigée. 22-29 août 1988. Sous la direction d'Hélène Péras et Michèle Finck. Paris, Albin Michel, 1992. In-8° collé, 409 p., (collection « Bibliothèque Albin Michel - Idées »), petit cachet ex-libris à la page de faux titre, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   La voix de Claude Vigée est celle d'un des plus grands poètes de ce siècle, consacré par le Hebel Preis et le Grand Prix de poésie de la Société des gens de lettres. Sa parole n'est à aucun moment séparable d'une écoute exemplaire des autres voix : celle des poètes du passé et d'aujourd'hui dont, comme essayiste, critique et traducteur, il donne à entendre le souffle et la présence ; celle de la terre d'origine et de la terre du devenir, de la Basse-Alsace à Jérusalem, en passant par l'exil aux États-Unis, à travers la diversité des langues, les souvenirs de l'errance et ceux d'une enfance où apparaissent très tôt les signes du destin ; celle enfin d'une Parole sacrée inlassablement lue et méditée dont les souffrances d'un peuple incarnent dans l'histoire la perte et l'espérance.
   Cet ouvrage regroupe les Actes du Colloque consacré à Claude Vigée, réuni à Cerisy-la-Salle en août 1988. Critiques, philosophes, psychanalystes de toutes confessions, parmi lesquels Emmanuel Lévinas, le R.P. Bernard Dupuy, Olivier Clément, Stéphane Mosès, Marc Faessler et Jean-Michel Delacomptée, soulignent les multiples facettes d'une inspiration, d'une écriture et d'une œuvre dont la portée est,"au plus profond de son sens, une ouverture, un passage, offerts à l'écoute réciproque, vers l'unité.
Table des matières :
   Avertissement.
   La rencontre.
      - Une identité pour l'universalité, par Luc Balbont.
      - Surgir, à partir de Claude Vigée, par Betty Rojtman.
      - Rencontre de l'homme, communion de croyants, par Robert Masson.
   L'itinéraire : du lieu aboli à la terre retrouvée.
      - Penser après la Shoah, par Philippe de Saint Cheron.
      - Enracinement ou fidélité : les quatre terres, par Emmanuel Levinas.
      - Sacralisation ou sanctification de la terre, par David Banon.
   Les origines linguistiques.
      - Langue et origine - La poésie alsacienne de Claude Vigée, par Adrien Finck.
      - Le yiddish alsacien dans l'œuvre de Claude Vigée, par Astrid Stark.
   L'errance et l'exil.
      - Figures de l'errance, par Alain-Michel Boyer.
      - Claude Vigée entre L'Exil et le Royaume, par Lionel Cohn.
      - L'exil voulu, par Jean-Michel Delacomptée.
   La parole, l'écriture, le chant.
      - L'écriture de la parole, par Georges-Elia Sarfati.
      - Le poète et le lévite, par Ruth Reichelberg.
      - Parler dans la crainte et la jubilation, par Pascl Riou.
   Formes et sources de la création.
      - L'écriture comme mode de vie juif, par Francine Kaufmann.
      - L'esthétique du judaïsme, par Jean Halpérin.
      - Claude Vigée et la Shoah. Remarques sur l'éthique, par Charlotte Wardi.
   La poésie, la lecture, la mémoire (I).
      - Poésie et critique de la poésie : Claude Vigée et Benjamin Fondane, par Michel Élial.
      - Claude Vigée, lecteur et traducteur de Rilke, par Pascal Culerrier.
      - L'esthétique de la présence, par Stéphane Mosès.
   La poésie, la lecture, la mémoire (II).
      - Exégèse et littérature, par Bernard Dupuy.
      - Le sujet du sacrifice, par Marc Faessler.
      - Claude Vigée et le couple baudelairien, par Edward K. Kaplan.
   Figures et images.
      - Les images élémentaires, par Vincent Wackenheim.
      - Figures de l'ange dans l'œuvre de Claude Vigée, par Hélène Péras.
      - L'exemple du mashal, par David Mendelson.
   La poésie, le son, le souffle.
      - La poétique du son dans l'œuvre de Claude Vigée : de La Vallée des ossements à Noyaux puisants, par Michèle Finck.
      - La poésie, la parole, le vent, par Yves Clair.
      - Approche de L'Été indien, par Arlette Albert-Birot.
   Le centre et le passage.
      - Pâque de la parole : la fécondité d'une notion, par Serge Meitinger.
      - Approches de Dieu dans les ouvrages récents de Claude Vigée, par Olivier Clément.
   Messages.
      - Étincelante unité, par Georges-Emmanuel Clancier.
      - Claude Vigée : la coupure et l'exil, par Anne Clancier.
      - Figures, par Jean-Yves Lartichaux.
      - Vivre, vivre !, par François-René Daillie.
   Entretien avec Claude Vigée.
   Biographie - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 15373).


La voix des phénomènes. Contributions à une phénoménologie du sens et des affects. Sous la direction de Robert Brisart et Rapahël Célis. Bruxelles, Facultés Universitaires Saint-Louis, 1995. In-8° collé, 461 p., (collection « Publications des Facultés Universitaires Saint-Louis », n° 70), cachet ex-libris à la page de faux-titre.
Sur la couverture :
   Ce volume est le fruit d'une réflexion menée autour du thème de l'affectivité, des émotions, des passions, du désir, dans l'horizon du sens. La relation vivante à autrui et au monde, la condition charnelle et relationnelle de l'homme, l'infinitude de ses aspirations et la finitude de ses réalisations en constituent tout à la fois les présupposés et les données phénoménologiques de base. Mais ce livre est né avant toute chose de l'amitié que Ghislaine Florival a fait naître autour d'elle, qu'elle a pratiquée sans relâche, dont elle vit et dont elle a fait vivre l'institution qu'elle a servie pendant presque quarante ans. C'est en hommage à son œuvre et à son action au sein du monde universitaire que ces études ont été composées et rassemblées.
Table des matières :
   - Les médiations du sens : langage et existence, par Jean Ladrière.
   - Statut mythique de l'affectivité et dialectique dans le Phèdre, par Lambros Couloubaritsis.
   - La confiance au monde. De l'Ur-doxa husserlienne à la Pistis des Présocratiques, par Pierre Destrée.
   - Amour et mélancolie. L'ontologie du désir chez Platon et les romantiques allemands, par Raphaël Célis.
   - Articulation et communication. L'exemple de la littérature, par Pol Vandevelde.
   - L'essence lyrique de l'art abstrait. Contribution à une esthétique de la Stimmung, par Laurent Van Eynde.
   - L'affectivité de la couleur, par Maria Villela-Petit.
   - « Ce qui se voit en nous ». La peinture et le narcissisme de l'Être dans L'œil et l'esprit de M. Merleau-Ponty, par Mauro Carbone.
   - Le langage et l'expérience corporelle de l'affect, par Eric Clemens.
   - « Pathologia sacra » : les affects de l'Écriture Sainte, par Jean Greisch.
   - Indifférence et philosophie, par Françoise Dastur.
   - La dimension esthétique de la rencontre, par Michèle Gennart.
   - Quelques réflexions à propos du plaisir de (faire) rire, par Regnier Pirard.
   - L'affect et le phénomène. Remarques sur la phénoménologie hylétique, par Daniel Giovannangeli.
   - L'éthique des convictions et le rapport à la vie originaire. Critique de la lecture habermassienne de Husserl, par Marc Maesschalck.
   - La psychologie comme phénoménologie transcendantale : Husserle et au-delà de Husserl, par Marc Richir.
   - Existence, co-existence, affectivité : hypothèses pour une ontologie différente, par Franck Tinland.
   - Référence et traduisibilité chez Husserl. Approche phénoménologique de la commensurabilité du sens, par Robert Brisart.

25 euros (code de commande : 17386).


VOLNEY (Constantin-François) — La loi naturelle ou catéchisme du citoyen français. Édition complète et critique (Textes de 1793 et de 1826) par Gaston-Martin. [Préface de Georges Lefebvre.] Paris, Colin, 1934. In-8° broché, VIII + 161 p., (collection « Les Classiques de la Révolution Française »), exemplaire non coupé.

13 euros (code de commande : 261/65).


[VOLTAIRE]. ORIEUX (Jean) — Voltaire. Paris, Flammarion, 1966. Fort in-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 827 p., un cahier d'illustrations.

12 euros (code de commande : 5668).


VORAGINE (Jacques de) La légende dorée. Introduction, adaptation et notes de Michel Léturmy. Paris, Club Français du Livre, 1956. In-8° sous reliure et jaquette muette d'éditeur et réalisé d'après les maquettes de Daniel Giessner, XVIII, 336 p., vignettes, (collection « Merveilles »), exemplaire numéroté (n° 1224) en très bonne condition.
Table :
   - Introduction.
   - Prologue.
   - Sainct Andrieu (André) - Sainct Nicolas - Saincte Luce (Lucie) - Saincte Agnès - Sainct Vincent - Saincte Julienne - Sainct Jehan (Porte Latine) - Sainctz Quirice et Julite - Sainct Pierre (Apostre) - Saînct Alexis - Saincte Marie Magdaleine - Sainct Christophe - Sainct Bernard - Saincte Marguerite - Les 7 Dormans - Sainct Dominique - Saincte Marthe - Sainct Jacques - Sainctz Jehan et Pol - Sainct Paul (Apostre) - Sainct Antoine - Saincte Cristine - Sainct Loup - Sainct Marc - Les Onze mille vierges - L'assumption de nostre Dame - Saincte Marine - Sainct Estienne - Sainct Pancrace - Saincte Marie Égyptienne - Sainct Françoys - Saincte Thays.
   - Notes.
   - Lexique des noms propres.
   - Glossaire.
   - Bibliographie.

18 euros (code de commande : 18181).


WEYSEN (Alfred) — L'Île des Veilleurs. Le message exceptionnel d'une civilisation supérieure à la nôtre anéantie il y a des milliers d'années. Saint-Graal et fabuleux trésor des Templiers dans une ville souterraine des gorges du Verdon. Paris, Arcadie, 1972. In-8° broché, 540 p., illustrations in et hors texte, une grande planche à déplier in fine.
En quatrième de couverture :
   L'Île des Veilleurs n'est pas un Essai, mais le récit de la lente et extraordinaire découverte en Provence (Gorges du Verdon) du légendaire Temple du Saint Graal, objet de la fabuleuse Quête des Chevaliers de la Table Ronde du Roi Arthur.
   Ce Temple pythagoricien et celte est « le Temple Volant d'Hyperborée » révélé par Platon, caché sous un ahurissant zodiaque de 15 kms de diamètre aux figures traditionnelles des Constellations.
   Celles-ci tracées comme des bandes dessinées modernes, par le contraste très net des bois et de la rocaille ou « terre gaste », par les sentiers et chemins millénaires suivis par les troupeaux, avec une précision qui déconcerte les savants, ne peuvent être vues que par voie aérienne.
   Ces signes zodiacaux identifié chacun par un lieu-dit respecté par les siècles, se situent autour de l'immense figure centrale (5 km) d'un chameau-dromadaire, symbole d'Apollon-Dromas (Soleil) dans l'Antiquité, sur la tête duquel se dresse un magnifique rocher taillé en forme de chameau lui aussi, dominé par les ruines de la Forteresse solaire Kamelaot du Roi Arthur.
   Ce Graal ou Gross Aal ou Grand Temple en celte pose le problème de connaissance scientifiques et techniques étonnantes, mais secrètes d'une poignée de Grands-Prêtres de la Haute Antiquité, Astronomes-Veilleurs du Monde entier connaissant très bien la précession des équinoxes, ayant fabriqué et diffusé les mythologies et les religions, symboles naïfs, mais d'une profondeur insoupçonnée à l'usage et au niveau de peuples bergers, cultivateurs ou guerriers, du monde antique.
   Cette Gnose supérieure, paraissant venir « d'ailleurs », coïncide avec une Géographie sacrée affirmant une maîtrise intellectuelle et scientifique du Cosmos, comparable, sinon supérieure à la Science et à la Technique contemporaines, et qui calqua religieusement le contour de Jérusalem sur celui de Rome, celui de Rome sur le tracé de l'Arcadie grecque, ce dernier sur celui d'Aeria-zodiaque du Verdon, véritable Jérusalem céleste s'identifiant aux affirmations de René Guénon.
   C'est sous ce Zodiaque, Temple du Graal abritant la Doctrine secrète de Pythagore ou Aporreta, symbolisée par le carré magique Sator de Pompéi et des commanderies templières, qu'un tableau cryptogramme, message Rose-Croix situe le Grand Trésor des Templiers et la Pierre Philosophale des Alchimistes, symbole d'une Connaissance secrète, ésotérique des Lois de l'Univers, cachée sous une cabale phonétique monumentale, dont la Franc-maçonnerie et les Compagnons constructeurs des Cathédrales ont détenu quelques clés.
   Ainsi, le Christianisme se révèle une religion zodiacale, astronomique, pythagoricienne et grecque, succédant aux Religions zodiacales du Bélier (Amon) du Taureau (crête) et des Gémeaux (Colchide), mise au point par les Veilleurs à l'entrée du Soleil dans le Signe des Poissons, mais truquée par les politiciens, les marchands du Temple, et les mauvais Prêtres.
   L'Île des Veilleurs est le résultat des recherches minutieuses de l'auteur, ingénieur universitaire, spécialiste de l'Automation qui mécanisa et automatisa les plus importantes usines européennes.
   Ce n'est donc l'œuvre ni d'un mystique, ni d'un rêveur, mais c'est en suivant minutieusement, le fil d'Ariane tendu par les Rose-Croix qu'il est parvenu à cette découverte dont les dimensions étonnent certains, et font peur à d'autres.

35 euros (code de commande : 15989 - vendu).


WIEVIORKA (Michel) — Sociétés et terrorisme. Paris, Fayard, 1988. In-8° broché, 565 p., (collection « Mouvements » 5), quelques soulignements crayonnés.

13 euros (code de commande : 7149).


WITTGENSTEIN (Ludwig) — Recherches philosophiques. Traduit de l'allemand par Françoise Dastur, Maurice Élie, Jean-Luc Gautero, Dominique Janicaud, Élisabeth Rigal. Avant-propos et apparat critique d'Élisabeth Rigal. Paris, Gallimard, 2005. In-8° collé, 367 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie »), exemplaire et très bel état.
En quatrième de couverture :
   Œuvre maîtresse de la seconde manière wittgensteinienne, les Recherches philosophiques ont été à maintes reprises remises sur le métier par leur auteur. Elles ne constituent pas un texte achevé, mais un work in progress : la version imprimée de la première partie est en fait une troisième version de l'ouvrage (elle fut rédigée pendant l'année universitaire 1945-1946 et il semble bien que Wittgenstein la retravaillait encore à la veille de sa mort), et la seconde partie provient d'un manuscrit issu de la réélaboration et de la réorganisation de matériaux contenus dans différents textes écrits entre 1945 et 1949.
   Publiées en 1953 après la mort de Wittgenstein par deux de ses exécuteurs littéraires (G. E. M. Anscombe et R. Rhees) et saluées dès leur parution par des comptes rendus substantiels et élogieux, signés de noms célèbres (N. Malcolm, P. F. Strawson, J. N. Findlay et P. K. Feyerabend), dont l'un présente Wittgenstein comme « le premier philosophe de l'époque », les Recherches se sont très vite imposées non seulement comme un texte de référence en philosophie du langage, mais aussi comme un classique de la philosophie contemporaine. Elles ont eu une influence considérable sur divers courants dominants de la philosophie de la fin du XXe siècle (principalement outre-Manche et outre-Atlantique, mais aussi en Allemagne à travers K. O. Apel), et elles sont à la source de bien des débats actuels qui débordent très largement le cadre de la philosophie académique.
   À vrai dire, elles occupent une position singulière dans le champ contemporain qui tient notamment à leur remise en question des sublimités métaphysiques et des réductionnismes en tout genre et à leur refus catégorique de toute théorie de la signification et de toute quête d'une terre ferme de l'origine – refus qui les tient à l'écart, d'une part des ambitions de la tradition analytique, et d'autre part des présupposés de la tradition continentale, et qui les conduit sur la voie d'une analytique de la quotidienneté dont on n'a certainement pas fini de mesurer la fécondité.

19 euros (code de commande : 17620).

WITTGENSTEIN (Ludwig) et ENGELMANN (Paul) — Lettres, rencontres, souvenirs. Sous la direction d'Ilse Somavilla en collaboration avec Brian McGuinness. Traduit de l'allemand par François Latraverse. Paris, Éditions de l'Éclat, 2010. In-8° broché, 251 p., quelques illustrations, (collection « Philosophie Imaginaire »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Cet ouvrage rassemble pour la première fois ce qui a été retrouvé de la correspondance échangée de 1916 à 1937 entre l'architecte Paul Engelmann et Ludwig Wittgenstein. S'y ajoutent des lettres de quelques proches qui permettent de reconstituer le cercle d'amis du philosophe au moment de la Première Guerre mondiale et de la rédaction du Tractatus logico-philosophicus, dont on peut suivre ici la genèse. L'ouvrage contient également le « Mémoire » qu'Engelmann a consacré à Wittgenstein, ainsi que de nombreuses notes inédites qui témoignent de l'importance des liens d'amitié entre les deux hommes et de l'influence qu'ils exercèrent l'un sur l'autre en ces années difficiles, qui ont vu l'effondrement de l'Empire austro-hongrois et la naissance d'une pensée qui allait devenir l'une des plus originales du XXe siècle.
   Paul Engelmann est né en 1891 à Olmütz (Moravie). Il fut l'élève d'Adolf Loos et un collaborateur de Karl Kraus, avant de quitter l'Autriche en 1934 pour s'installer en Palestine, où il a poursuivi son travail d'architecte jusqu'à sa mort à Tel-Aviv en 1965.

15 euros (code de commande : 16166).


WOLLEH (Lothar)Le Concile. Concile de Vatican II avec la collaboration du père Emil Schmitz, Radio Vatican. Introduction de son éminence le Cardinal Eugène Tisserant. Listes des pères conciliaires. Genève, Edito-Service/Cercle du bibliophile, 1966. In-folio sous cartonnage frotté d'éditeur, 120 p.+ XVII, héliogravures en couleurs.

50 euros (code de commande : 9303).


9303

9304

[WOLLEH (Lothar)]. PAUL VIApostolorum limina. La Bulle d'indiction Apostolarum limina de l'année sainte 1975. Postaface de Richard Mathes. Bruxelles, Arcade, 1975. In-folio sous reliure et jaquette d'éditeur, 66 feuillets non chiffrés, reproductions en couleurs. Bel exemplaire.
Ce texte est publié en latin, anglais, espagnol, allemand, portugais, italien et néerlandais.

70 euros (code de commande : 9304).


ZENKOVSKY (Basile) — Histoire de la philosophie russe. Tomes I et II (complet). Traduit du russe par C. Andronikoff. Paris, Gallimard, 1992. Deux volumes in-8° collés, 521 et 512 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie »), bel exemplaire malgré les couvertures un peu jaunies.
En quatrième de couverture :
   
En faisant du passé table rase, la révolution a donné l'illusion que la seule vraie philosophie russe était le marxisme-léninisme et a laissé croire que tout ce qui précédait l'avènement de ces « lumières » n'était qu'obscure pensée religieuse. En outre, la stature particulière des grands écrivains du XIXe et du XXe siècle a indirectement porté ombrage à la tradition théologique et philosophique.
   Or il existe une vie philosophique russe authentique, dont les racines remontent à l'empire byzantin. Il n'est pas non plus étonnant de constater que les grands courants de la pensée européenne depuis la Renaissance ont exercé une influence réelle en Russie. Mais les penseurs russes ne se sont pas contentés d'enregistrer ni de traduire la pensée européenne. Ils ont eux aussi développé des courants originaux même si, comme partout ailleurs, on peut aujourd'hui repérer une période des Lumières, un hégélianisme, un romantisme, la présence du néo-kantisme, celle de la phénoménologie, etc.
   Ce qui frappe également c'est, malgré tous les bouleversements politiques, l'extraordinaire continuité de la réflexion philosophique et l'originalité des penseurs dont certains comme Berdiaev, Soloviev, Chestov permettent de donner aux thèmes plus occidentaux un éclairage neuf, et c'est aussi le fait que l'écrasement de la pensée libre n'a tout de même pas réussi à complètement interdire que se maintienne la tradition.
   Le volume I couvre la période qui va de Byzance au XIXe siècle ; le volume II traite des grands systèmes de la fin du XIXe siècle et de tout le XXe siècle, y compris la « philosophie soviétique.

Les deux volumes : 25 euros (code de commande : 17153).

 

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