PHILOSOPHIE et RELIGIONS

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Une nouvelle page consacrée à la
Franc-Maçonnerie

Nouvelle(s) entrée(s)

 

[ÉRASME (Desiderius)]. HALKIN (Léon-E.) — Érasme parmi nous. Paris, Fayard, 1997. In-8° sous reliure souple d'éditeur, 499 p., illustrations hors texte, cachet ex-libris à la page de garde, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Contemporain de Colomb et de Savonarole, de Luther et de Rabelais, Érasme est à la fois un enfant du Moyen Âge et l'un des fondateurs du monde moderne. Ce Hollandais, né à Rotterdam sans doute en 1469, est mort à Bâle en 1536, après avoir vécu à Paris, à Louvain, à Londres, à Rome. Outre 1'Éloge de la Folie et les Colloques, qui suffiraient à sa gloire, il a écrit de nombreux ouvrages et, par eux, a participé aux grands combats intellectuels et spirituels de la Renaissance : humanisme, pacifisme, réforme religieuse.
   Personnage complexe, inépuisable et passionnant qui toujours et partout a fait front, Érasme nous paraît aujourd'hui d'une étonnante modernité. Sa correspondance – aussi riche que celle de Voltaire – nous montre un épistolier plein de verve, alternant érudition et fantaisie, satire et tendresse. Épris de liberté, il prend volontiers le parti des humbles ou des persécutés. Sa tolérance a choqué ses contemporains : c'est bien pourquoi elle nous ravit.

15 euros (code de commande : 16202 - vendu).

 

HUXLEY (Julian), HADDON (A.C.) et CARR-SAUNDERS (A.M.) Nous Européens. We Europeans. Traduit par Jules Castier. Paris, Minuit, 1947. In-8° broché, 317 p., (collection « Philosophie Étrangère »), bel exemplaire non coupé.
En quatrième de couverture :
   Le grand sociologue anglais, Directeur général de l'U.N.E.S.C.O., a fait de Nous Européens une ample étude sociologique sur tous les peuples continentaux.
   Cette œuvre scientifique et par endroits pittoresque tend à démontrer que les « races » – ce terme dont notre époque a tant usé et qui sert à « justifier les ambitions politiques, les fins économiques, les rancunes sociales, les préjugés de classe » –, que les races humaines n'existent biologiquement pas.
Table des matières :
   Préface.
   I. Introduction.
   II. Histoire et développement récent de la science de l'homme.
   III. Les principes de l'hérédité appliqués à l'homme.
   IV. Fondements de la classification ethnique.
   V. De quelques illusions et de quelques pièges de la classification ethnique.
   VI. Les principaux groupes ethniques de l'Europe.
   VII. Composition ethnique des nations européennes.
   VIII. L'Europe outre-mer (par A. M. Carr-Saunders).
   IX. Conclusion.
   Appendice - Index.

9 euros (code de commande : 16232).

 

JOHNSON (Paul) — Le grand mensonge des intellectuels. Vices privés et vertus publiques. Traduit de l'anglais par Anick Sinet. Paris, Laffont, 1993. In-8° collé, 361 p., cachet ex-libris à la page de garde, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Pourquoi se pencher sur la vie privée des intellectuels qui ont marqué et leur siècle et le nôtre ? N'est-ce-pas leur vie publique qui, seule, devrait attirer notre attention ? Ce serait vrai, nous dit Paul Johnson si, dans l'intimité, ceux qui prétendent diriger nos comportements n'avaient autant de mal à appliquer leurs propres principes.
   Marx ne cesse ainsi de proclamer le caractère « scientifique » de son œuvre. Mais, alors pourquoi triche-t-il avec les chiffres et les textes sinon pour soutenir une argumentation souvent bien fragile ? Tolstoï reste dans les esprits comme l'un des plus sincères partisans de l'abolition de l'esclavage dans la Russie de la fin du siècle passé. Lorsque la mesure est enfin prise par le tsar, il dénonce pourtant une décision « inique et arbitraire » !
   Au fil de cet essai érudit l'auteur n'épargne personne. Ni Rousseau – père indigne comme chacun sait –, ni Sartre – théoricien de la liberté conjugale et de la « franchise », mais compagnon, dissimulateur qui aime finalement les vaudevilles à l'ancienne –, ni Russell – cet apôtre « fanatique » de la paix –, ni Brecht – en révolte contre tous les pouvoirs, sauf contre celui de l'Allemagne de l'Est qui acheté sa conscience en lui confiant la direction d'un prestigieux théâtre...
   Ce livre serait-il un réquisitoire ? Hélas, dans ce procès du grand mensonge des intellectuels qu'instruit l'auteur, ce sont les déclarations mêmes des accusés qui sont leurs plus redoutables témoins à charge !

13 euros (code de commande : 16196 - vendu).

 

LICHTENBERG (Georg Christoph) — Aphorismes. Préface de André Breton. Introduction et traduction de Marthe Robert. Paris, Pauvert, 1966. In-8° broché, 259 p., (collection « Liberté », n° 36), exemplaire en bel état.
Extrait de l'introduction :
   Le nom de Lichtenberg n'évoque guère plus pour le lecteur français que le fameux « couteau sans lame, auquel manque le manche », encore que la paternité de cet objet insolite ne lui soit pas toujours attribuée sans hésitation. La fortune de cette boutade n'est certes pas fondée uniquement sur la réussite d'une formule, d'un tour frappant et concis, dont le ressort comique, pour jouer d'une façon irrésistible, n'en demeure pas moins difficile à saisir. Entre la lame et le manche de ce déconcertant ustensile, il y a plus qu'un éclat de rire, ou plutôt
il y a le grand éclat de rire né du vertige qui envahit l'esprit placé brutalement devant le vide et l'inconsistance des choses. Si l'humour surgit du choc des apparences et du vide subitement démasqué, il faut bien admettre qu'une telle disposition d'esprit pose – et résout à sa manière – des problèmes trop urgents et trop graves pour que leurs prolongements se perdent avec les résonances du rire.
   Sans prétendre réduire Lichtenberg à l'un de ses propres mots, fût-il de génie, et en dépit du caractère léger et insuffisant qu'implique nécessairement une telle association, on peut se demander si le célèbre couteau n'exprime pas la part la plus personnelle, la plus attachante d'un esprit complexe, en dépit de l'admirable clarté de son expression littéraire. Ce trait, on le retrouve en tout cas, sous la variété et l'ingéniosité des formules, à chaque page des « Cahiers d'Aphorismes » qui constituent l'œuvre essentielle de Lichtenberg. On sait que ces Cahiers, sortes de journaux tenus au jour le jour, où l'auteur note, sans aucun souci de composition ou d'architecture, ses pensées et ses méditations les plus intimes à côté d'événements, importants ou non, de sa vie, d'anecdotes littéraires, scientifiques ou historiques, tiennent leur titre, non de Lichtenberg lui-même, mais de son frère Christian Ludwig qui en assura la publication posthume. De titre général, Lichtenberg n'en a pas donné, pas plus qu'il ne s'est soucié d'ordonner son œuvre, de la polir et de l'achever en vue d'une publication qu'il semble n'avoir ni crainte, ni souhaitée. À certains fragments, il donna le titre de « Sudelbuch », Livre-brouillard, par allusion au livre où les comptables inscrivent les premiers éléments de leurs opérations. Que ces cahiers soient bien restés, dans l'esprit de Lichtenberg, des « Sudelbücher » ne leur ôte pas le caractère d'une œuvre véritable, si fan entend par là, moins la création d'un objet bien construit, arrondi et fermé, que la tension constante dans une recherche sans espoir a priori, recherche passionnée que l'esprit impose à l'esprit et dont l'enjeu ri est rien de moins que la possibilité de vivre. Certes, une œuvre ainsi conçue peut ri être pas littéraire, mais en l'absence de cette exigence de l'esprit seul face à lui-même, rigueur impitoyable mitigée de la grâce insondable du Verbe, la poésie ne prend pas corps. Lichtenberg ne se veut pas poète, du moins pas au sens de faiseur de vers (bien qu'il ait écrit quelques méchants poèmes de société dont on imagine qu'il dut fort s'amuser). Pourtant, on trouve dans les « Cahiers » des notes sur le langage qui témoignent à tout le moins de sa passion pour des problèmes qu'il n'a pas eu le temps de résoudre, ni de confronter avec une révolution véritable de l'écriture. Comme tout poète, Lichtenberg souffre à la fois de l'insuffisance et de la facilité du langage. Faute de mieux, ses phrases courtes frappées avec précision et cruauté parfois, saisies en d'audacieux raccourcis qui font penser vite et sans ménagements, lui servent d'instruments de révolte contre la veulerie d'un langage décomposé, avachi par la paresse, l'usure inévitable des mots et l'absence d'imagination. Déjà, Lichtenberg a compris le double aspect du langage, les contradictions insolubles qui inhibent la pensée aussi longtemps que l'esprit ne les a pas identifiées. Déjà, il se venge sur les mots, comme on le fera après lui avec une férocité nécessaire et calculée ; les calembours, jeux de mots, à-peu-près, quiproquos, deviennent une arme efficace en faveur du son, contre le sens des mots. On peut supposer qu'une utilisation plus systématique de ses réflexions sur le langage devait trouver sa place dans les deux ou trois œuvres qui restèrent à l'état de projets et sur lesquelles les « Cahiers » ne donnent que des indications extrêmement vagues. Quoi qu'il en soit, Lichtenberg a laissé quelques pages d'une réelle poésie : ce sont celles où la pensée, à son point culminant d'inquiétude et de doute, fait éclater sous la pression d'interrogations brusques le rythme des phrases volontairement retenues et pudiques. Là, l'humoriste sceptique s'efface derrière l'homme angoissé et douteur. Lichtenberg prévoit-il que sa magnifique prose allemande pourrait bien quelque jour être déchirée, écartelée par la puissance irrésistible d'une vision ? « Celui qui voit Tout dans Tout commence à devenir obscur. Il parle le langage des anges. »

8 euros (code de commande : 16228 - vendu).

 

REVEL (Jean-François) — Pourquoi des Philosophes. 2. La cabale des dévots. Édition augmentée. Paris, Pauvert, 1965. In-8° broché, 301 p., (collection « Libertés », n° 17), bel exemplaire.
Table des matières :
   Introduction : De la dévotion.
   Première partie : Problèmes théoriques.
      1. Lettre à un dévot tolérant.
      2. D'un nouvel éclectisme.
      3. Sociologie et philosophie.
      4. La psychanalyse, les philosophes et le public.
      5. De la psychanalyse à la psychologie.
   Deuxième partie : Problèmes pédagogiques.
      6. Intercesseurs et médiateurs.
      7. La philosophie dans l'enseignement du second degré.
   Conclusion : Du négatisme.
   Appendice : Lévi-Strauss, Merleau-Ponty, Sartre, la fin du baccalauréat.

8 euros (code de commande : 16229).

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ALAIN — Humanités. Paris, Presses Universitaires de France, 1960. In-12 broché, 219 p.

7,50 euros (code de commande : LF/3025).

ALAIN — Propos sur le bonheur. Paris, Club Français du Livre, 1964. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 190 p., exemplaire numéroté, (collection « les Essais », 21).

15 euros (code de commande : 47/63).


[AMIEL]. La jeunesse d'Henri-Frédéric Amiel. Lettres à sa famille, ses amis, ses amies pour servir d'introduction au Journal intime (1837-1849). Publiées avec une préface et des notes par Bernard Bouvier. Paris, Stock, 1935. In-8° broché, 448 p., bel exemplaire.
Préface :
   L'enfance, l'adolescence et la jeunesse d'H. F. Amiel ont duré une trentaine d'années, jusqu'à son retour d'Allemagne à Genève, à la fin de 1848, bientôt suivi de sa nomination de professeur à l'Académie.
   Jeunesse où se manifestent de bonne heure des traits d'une précoce et surprenante maturité spirituelle.
   Jeunesse féconde et heureuse en somme, quoique de bonne heure assombrie par la perte de sa mère, puis bientôt après de son père ; féconde, par une singulière activité d'esprit, une inépuisable avidité de lecture ; heureuse, en dépit des retours mélancoliques, amers même, de certaines pages du Journal intime, puisqu'elle fut entourée d'affections tendres, respectueuses de sa liberté, et de camaraderies enjouées, plus tard d'amitiés loyales et confiantes. Les dons remarquables d'intelligence et de sensibilité d'Henri-Frédéric – Fritz, comme sa mère et ses proches le nommaient – ne furent ni méconnus, ni gênés. Parents et amis fondaient sur ce jeune homme, ouvert à tant de curiosités élégantes et vivaces, de grands espoirs. Malgré l'incertitude de ses ambitions, il y répondait par un constant besoin de se donner aux choses qu'il estimait dignes de son choix, comme à ceux qu'il tenait pour ses supérieurs ou ses égaux.
   Tel est le témoignage que doit rendre le présent recueil de ses lettres à sa famille et à ses amis. Autobiographie morale, spontanée et immédiate, qui précède la longue introspection du Journal intime. Celui-ci, on le sait, après un premier essai qui date de 1838, alors qu'il avait dix-sept ans fut entrepris régulièrement en 1847, pour ne s'achever qu'à la veille de sa mort, trente-quatre ans plus tard.
   Après l'entrée dans la carrière du professorat et l'établissement définitif dans la ville natale, Amiel demeure un épistolier abondant, fidèle à des amitiés et des relations dont le cercle va s'élargissant pendant vingt années, et où les femmes occupent une place prépondérante, puis se resserrant peu à peu en quelques affections plus étroites, intimités qui se reflètent dans des missives rapides et fréquentes, des billets presque journaliers. On y trouve rarement les épanchements, les effusions, les ardentes confidences des lettres d'antan. Disciple, camarade, ami encore désireux de se confier à qui l'accueillerait à cœur ouvert, il est devenu cependant un conseiller, un maître, un homme circonspect, hésitant à se livrer, qui a tourné vers le Journal intime, infatigable correspondance avec lui-même, toute sa liberté de confidence et de jugement, toute la hardiesse et les contradictions, au gré des jours et des heures, d'une pensée qui se regarde, s'analyse et se critique sans repos.
   On voit bien ainsi qu'il est conforme à la diversité, comme à la constance de sa personne morale, de la détacher, dans sa physionomie première, en isolant, pour qu'elles forment un tout vivant et aisément compréhensible, ses lettres de jeunesse.
   Amiel a toujours attaché beaucoup de prix à sa correspondance. À preuve, tout ce qu'il en avait soigneusement gardé, dans des notes ou des brouillons, et surtout le soin qu'il mettait, après la mort d'un parent, d'un ami ou d'une amie, à solliciter qu'on lui rendît, souvent par échange avec leur famille, les lettres qu'ils avaient conservées de lui. Ces ébauches, ces dossiers plus ou moins complets, forment une partie importante de ses papiers. Il les a légués à Fanny Mercier, qui mit une piété minutieuse à les ordonner, avec l'intention d'en détruire, puisque leur auteur l'en avait laissée juge, tout ce qui pût lui paraître soit inutile, soit imprudent d'en laisser à son tour après sa mort. Elle n'a pas procédé à cet ultime triage, pas plus qu'elle n'a rien supprimé, quoiqu'elle en eût le droit, par moments le désir, de l'immense manuscrit du Journal. Elle m'a légué tous les matériaux de cette correspondance, comme elle voulait me léguer le Journal intime. J'ai dit ailleurs ce qu'il m'a paru plus sage, pour en assurer l'intégrité et la conservation protégée, de faire du précieux manuscrit. Mais je possède ces matériaux, dont les éléments d'une valeur durable rejoindront, un jour, le dépôt du Journal à la Bibliothèque publique et universitaire de Genève.
   Le Journal intime a rangé Amiel, après Rousseau et Mme de Staël, parmi les grands écrivains de la Suisse de langue française, et lui a valu une place, non point unique, mais considérable, dans le mouvement général de la littérature européenne d'abord, universelle enfin. C'est ce dont témoignent, dans la plupart des pays civilisés, les études si nombreuses, extrêmement variées, dont l'homme et l'œuvre ont été l'objet, et qui ne cessent de se renouveler, tandis que se multiplient, totales ou partielles, les traductions du Journal publié. On a distingué le philosophe, le moraliste, l'homme religieux, le citoyen, l'écrivain et le poète, l'historien, le critique et le sociologue. Mais, parce que toutes ces tendances de sa pensée s'annoncent déjà dans ses années de jeunesse, sans qu'aucune ne prédomine sur l'autre ni ne les coordonne, le Journal paraîtra et plus riche et plus vrai, dans ses élans et ses hésitations, dans ses tours, détours et retours infinis, dans l'ampleur comme dans les mesquineries de sa méditation, si l'on connaît mieux l'homme jeune, entreprenant, joyeux et ardent, qu'il fut avant de s'y abandonner.
   Comme sa correspondance peut éclairer son Journal, l'inverse est vrai. Pour la suivre plus aisément, les confidences ultérieures du Journal aident à déchiffrer le caractère déjà rare et complexe qu'elle révèle, tandis qu'avant le Journal, elle reprendra mouvement et vie par l'évocation du milieu et des visages familiers, des types d'amis, qui entourent l'adolescent, l'étudiant, le jeune et ondoyant savant. Sans entreprendre ici le récit détaillé de cette jeunesse, je tracerai, en guise d'introduction, les portraits de sa proche parenté, de ses condisciples les plus aimés, et puis son portrait à lui, au moment où il entra dans la carrière de l'homme responsable, du professeur, du citoyen. Et comme j'ai cru mieux faire, toutes les fois que j'ai écrit sur lui, c'est surtout lui-même que je laisserai parler.

13 euros (code de commande : 15474).

[AMIEL (Henri-Frédéric)]. MARANON (Grégorio) — Amiel. Une étude sur la timidité. Traduit de l'espagnol par Louis Parrot. Sixième édition. Paris, Gallimard, 1938. In-8° broché, 225 p., illustrations hors texte.
Table des matières :
   Prologue à l'édition française.
   Chapitre I : Une fenêtre et un intérieur.
   Chapitre II : Biographie - Amiel et l'Espagne - L'éminent professeur - L'apôtre et l'homme - Mort et résurrection.
   Chapitre III : Biographie littéraire et biographie humaine - Degrés de la timidité - Mécanismes de la timidité.
   Chapitre IV : Le timide sur-différencié - Processus de différenciation de l'objet sexuel - Évolution de l'objet sexuel chez l'homme - Monogamie pure et monogamie de groupe - Schéma du processus de différenciation.
   Chapitre V : Progrès, différenciation et famille - Pathologie de la spécification de l'instinct - Donjuanisme et timidité - Le fétichisme de l'idéal.
   Chapitre VI : Diagnostics - L'enfance maladive - La mère et le père - Léonard et Amiel - Aversion envers l'amour physique - L'ambiance puritaine.
   Chapitre VII : Féminité et efféminement - Caractères des deux catégories de timides - Les portraits d'Amiel - Le prestige physique.
   Chapitre VIII : L'obsession et la compagnie féminine - La recherche de l'idéal - Peur de la vie en commun.
   Chapitre IX : La tentation de la chair - La décision de connaître - Sérénité devant la révélation - Le préjugé confirmé - Fin de l'aventure.
   Chapitre X : Le don de la femme - La folie d'amour - L'estomac en « pantoufles ».
   Chapitre XI : Ombres féminines - L'âge critique - Fanny, la vierge veuve - Le serpent entre les fleurs - Berthe, la filleule - Secrétaire et fiancée - Prestidigitation amoureuse.
   Chapitre XII : La muse vengeresse - La tactique déjouée - Années de tempêtes - Le voyageur désillusionné - Révolte et adieu - Yago.
   Chapitre XIII : Le secret de l'attraction - Accord des instincts - Indifférence et irritation du milieu.
   Chapitre XIV : Erreur de l'interprétation donjuanesque - Hostilité des hommes - Amiel et Casanova - Catégorie des femmes d'Amiel - Le confesseur - Le médecin - La préoccupation du temps - Paysage et sexualité.
   Chapitre XV : Le carrefour du narcissisme - La légende de l'efféminement - La femme forte et sa signification - Psychologie du Journal - Journal intime et ménage - La tendresse envers les enfants - Idéal et action.
   Chapitre XVI : Épilogue.

8 euros (code de commande : 15457).


ARISTOTE — Politique. Texte français présenté et annoté par Marcel Prélot et précédé d'une Préface générale à la Bibliothèque de la Science politique par B. Mirkine-Guetzévitch et M. Prélot. Paris, Presses Universitaires de France, 1950. In-8° broché, XXVIII, 243 p., (collection « Bibliothèque de la Science Politique - Deuxième série : Les Grandes Doctrines Politiques »), couverture défraîchie, charnières renforcées avec de l'adhésif, marques d'appartenance à la page de faux-titre.
Extrait de l'avant-propos :
   C'est le propre des grandes œuvres que d'offrir à l'examen des siècles une matière diverse et toujours renouvelée.
   Aussi, peut-on, à l'heure présente, concevoir quatre manières au moins d'aborder et d'approfondir la Politique. La première est philologique et littéraire : elle se propose d'établir un texte aussi exact que possible et d'en donner, dans notre langue, la meilleure version. La seconde est historique : elle restitue le livre à son milieu et l'utilise comme une incomparable contribution à la connaissance de la vie antique. La troisième est philosophique : elle recherche les liens avec la morale et la cosmologie du Stagirite ; elle marque la place de sa conception de la Cité dans sa conception du monde. La quatrième est politique : elle envisage ce traité des gouvernements dans sa signification actuelle; elle le met en relation avec les catégories de la théorie générale de l'État, avec les règles du droit constitutionnel et les acquisitions de la sociologie ; elle a le souci moins de ce que furent Aristote et son ouvrage que de ce qu'ils ont encore à nous dire.
   Point n'est besoin de préciser que, figurant sur le second rayon de la nouvelle Bibliothèque de la Science Politique (série des « Grandes Doctrines »), l'édition que nous présentons procède de cette dernière préoccupation et doit être considérée selon cet angle de vue particulier. Notre propos est, avant tout, de rétablir le contact entre le parlementaire, le publiciste, l'intellectuel ou l'étudiant d'aujourd'hui et une œuvre, essentielle à l'humaniste, que cependant il ne lit plus guère. Notre tâche est donc moins de commenter un texte avec érudition, de l'annoter abondamment, d'en faire l'objet d'exégèses et de disputes linguistiques, que de retrouver une pensée dans son originalité géniale, sans chercher à la moderniser abusivement, mais aussi sans vouloir trop marquer, entre elle et nous, la distance des siècles.
   Peut-être, d'ailleurs, l'espace est-il moindre qu'il ne paraît et est-ce un autre privilège des grandes œuvres que de se comprendre mieux, au fur et à mesure que se déroulent les temps. Le citoyen Champagne, directeur de l'Institut du Collège de l'Égalité, qui fut, en l'an V, le premier contemporain à publier la Politique en français, ajoute, après avoir rendu hommage à ses précurseurs en latin, le Roy et Heinsius, « je déclare que je me serais cru incapable de traduire et d'interpréter après eux la Politique d'Aristote, si je n'avais eu trois grands et profonds commentaires qu'ils n'ont pu consulter : ce sont L'Esprit des Lois, Le Contrat social et notre Révolution, le plus étendu et le plus instructif de tous. » Nous pouvons en dire autant des œuvres que nous a apportées le XIXe siècle, avec Tocqueville, Proudhon ou Marx, et plus encore des événements du XXe. L'ébranlement des deux guerres mondiales, qui a disloqué puis brisé les cadres où l'Europe libérale enfermait et affinait à l'excès sa pensée politique, a ouvert les esprits aux plus vastes confrontations.
   Aussi, est-ce pour plusieurs d'entre nous, dans la nuit de l'invasion, qu'Aristote nous est revenu. Une époque revivait avec lui, en proie à une crise analogue de bouleversement, à un autre tournant du monde. Pour comprendre le présent, une analyse du passé offrait la forte nourriture indispensable en ces temps de dénutrition intellectuelle, mais, en retour, les mœurs antiques, avec leur cruauté et leur luxure, ressuscitaient au contact des tyrannies totalitaires à l'instant victorieuses. Comme aimait à le dire notre ami Henri Focillon qui, à la même heure, s'éteignait à New-York : « l'histoire est une divination inversée ». On ne pénètre bien que les œuvres proches de soi-même ou de son temps, au moins par quelque côté.

13 euros (code de commande : 15733).


ATHENOUX (André) — Le Christ crucifié au pays de Mao. Paris-Colmar, Alsatia, 1968. In-8° broché, 235 p., illustrations hors texte.
Sur la couverture :
« L'abbé Athenoux est un grand voyageur. Dans la préface consacrée à l'un de ses récents ouvrages Vainqueurs de l'alcool à travers le monde, le Dr Champeau, dit de lui : « ce centaure de Dieu moderne qui galope... en avion à travers le monde ».
L'abbé Athenoux publiait en effet en 1963, aux Editions Vitte Au-delà du rideau de fer, suite à un périple en Russie soviétique, suivi de près de Tournée aux U.S.A. (Edit. Dominicaines 1966).
Il s'est passionné en particulier pour les problèmes de l'Église persécutée dans les pays communistes. Après deux voyages en Europe Centrale où il prenait contact avec les diverses « Églises du silence » (Hongrie, Tchécosiovaquie, Roumanie, Bulgarie, etc.), en 1966, il sillonnait la Chine de Mao au moment de l'explosion de la fameuse Révolution culturelle.
D'où le Christ crucifié au pays de Mao. Au centre du livre, le martyrologe chinois. Précédant cette image, la recherche des causes de la persécution chinoise et ses diverses formes minutieusement analysées. L'accompagnant, un témoignage vécu sur la situation actuelle.
Le lecteur accueillera ce témoignage comme de quelqu'un qui ayant entendu « à l'oreille et dans le secret » est poussé par une force irrésistible à crier sur les toits mais aussi de quelqu'un qui s'est plié à un effort patient d'objectivité et d'impartialité.
Dans une lettre élogieuse, Mgr Guerry, ancien Archevêque de Cambrai, félicite l'auteur de « s'attaquer à un problème aussi délicat, complexe et actuel », soulignant son souci très vif d'une information directe et la richesse de sa documentation.
Le R.P. Manteau-Bonamy O.P., docteur en théologie et expert du Concile, jugeant l'ouvrage du point de vue doctrinal, le déclare « irréprochable » et ajoute : « Passionnant ouvrage... Excellent travail, où l'auteur ne craint pas de dire clairement tout le mal, mal sans équivoque diabolique de la persécution en Chine.
En résumé, concernant la Chine éternelle, d'hier et d'aujourd'hui, un thème d'actualité.
Un document attendu – et qui manquait – dans les Annales de notre temps.
Un véritable Dossier, complet, vivant, objectif, passionnant sur l'Église souffrante, au pays de MAO. »

9 euros (code de commande : 10213).


AUVERGNE (Dominique) — Regards catholiques sur le monde. Claudel - Stanislas Fumet - J. Maritain - René Schwob - Gabriel Marcel - Éd. Le Roy - J. Madaule - Emm. Mounier - Fr. Mauriac - Henri Ghéon - R.P. Forestier - Chan. Cardijn - Rob. Garric - P. Doncœur m’ont confié... Paris, Desclée de Brouwer, 1938. In-12 broché, 146 p, bande d'annonce.

7,50 euros (code de commande : 511).


BALIBAR (Étienne) Cinq études du matérialisme historique. Paris, Maspero, 1974. In-8° broché, 295 p., (collection « Théorie »).

10 euros (code de commande : 118/58).


BARTHES (Roland) — L'obvie et l'obtus. Essais critiques III. Paris, Seuil, 1982. In-8° broché, 282 p., illustrations, (collection « Tel Quel »).
En quatrième de couverture :
« Il me semble distinguer trois niveaux de sens. Un niveau informatif, ce niveau est celui de la communication. Un niveau symbolique, et ce second niveau, dans son ensemble, est celui de la signification. Est-ce tout ? Non. Je lis, je reçois, évident, erratique et têtu, un troisième sens, je ne sais quel est son signifié, du moins je n'arrive pas à le nommer, ce troisième niveau est celui de la signifiance.
Le sens symbolique s'impose à moi par une double détermination : il est intentionnel (c'est ce qu'a voulu dire l'auteur) et il est prélevé dans une sorte de lexique général, commun, des symboles : c'est un sens qui va au devant de moi. Je propose d'appeler ce signe complet le sens obvie. Quant à l'autre sens, le troisième, celui qui vient « en trop », comme un supplément que mon intellection ne parvient pas bien à absorber, à la fois têtu et fuyant, lisse et échappé, je propose de l'appeler le sens obtus. »

9 euros (code de commande : 9358).


BAUDRILLARD (Jean) — De la séduction. Paris, Galilée, 1979. In-8° broché, 248 p., (collection « L'Espace critique »).

7,50 euros (code de commande : 4532).


BENDA (Julien) — Belphégor. Essai sur l’esthétique de la présente société française. Sixième édition. Paris, Émile-Paul, 1919. In-12 broché, 214 p.

10 euros (code de commande : 3153).

BENDA (Julien) — Lettres à Mélisande pour son éducation philosophique. Paris, Le Livre, 1925. In-12 broché, 164 p.

10 euros (code de commande : 3155).

[BENDA]. REVAH (Louis-Albert) — Julien Benda. Un misanthrope juif dans la France de Maurras. Paris, Plon, 1991. In-8° collé, 265 p., (collection « Biographique »).
En quatrième de couverture :
   « Au moment où la France s'apprête à célébrer le bicentenaire de l'émancipation des Juifs, le destin contrasté de Julien Benda (1867-1956), le plus assimilé des Juifs français, auteur de la célèbre Trahison des clercs, rappelle toute la complexité de la question juive.
   Le brillant essayiste, l'un des plus en vue des années trente, est, certes, hors normes : l'ancien dreyfusard devient ardent nationaliste, se rapproche de la droite et même de Maurras, avant de déclarer la guerre à la bourgeoisie française et de se comporter, après 1945, en pur stalinien. Mais ce parcours, autant que sa destinée personnelle, illustre les difficultés de la condition juive dans une France qui n'avait pas résisté à l'antisémitisme. »

11 euros (code de commande : 11702).


BENOIST (Jean-Marie) — Tyrannie du logos. Paris, Minuit, 1975. In-8° broché, 187 p., (collection « Critique »), cachet d'appartenance. Épuisé chez l'éditeur.

7,50 euros (code de commande : 6624).


BENOIT (Félix et Bruno) — Hérésies et diableries à Lyon et alentours. Le Coteau/Roanne, Horvath, 1987. In-8° broché, 167 p., illustrations.

15 euros (code de commande : 140/70).


BERGSON (Henri) — La pensée et le mouvant. Essais et conférences. Sixième édition. Paris, Félix Alcan, 1939. In-8° broché, 322 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie Contemporaine »).

9 euros (code de commande : 3161).

[BERGSON (Henri)]. GILLOUIN (René) — La philosophie de M. Henri Bergson. Paris, Grasset, 1911. In-12 broché, 187 p.

5 euros (code de commande : 4997).


BERNAL (J.D.), HALDANE (J.B.S.), PIRIE (N.W.) et PRINGLE (J.W.S.) — Une discussion sur l'origine de la vie. Traduit de l'anglais par M.T. et V. Nigon. Introduction de Marcel Prenant. Paris, Union Rationaliste, 1955. In-8° broché, 221 p., exemplaire en partie non coupé.
Table des matières :
   - Introduction, par Marcel Prenant.
   - Les bases physiques de la vie, par J.D. Bernal (traduction de The physical basis of Life, publié en 1952).
   - Histoires vitales. Compte rendu des « Bases physiques de la vie » par J.D. Bernal, par N.W. Pirie (traduction de Vital Blarney, publié en 1952).
   - Défense de marcher sur les pelouses, par J.D. Bernal (réponse à Vital Blarney, traduction de Keep off the Grass, publié en 1952).
   - Les origines de la vie, par J.B.S. Haldane (traduction de The Origins of Life, publié en 1954).
   - L'origine de la vie, par J.D. Bernal (traduction de The Origin of Life, publié en 1954).
   - De la fabrication et de la définition de la vie, par N.W. Pirie (traduction de On making and recognizing life, publié en 1954).
   - L'évolution de la matière vivante, par J.W.S. Pringle (traduction de The Evolution of living Matter, publié en 1954).

12 euros (code de commande : 14115).


BICKEL (Lothar) — Le dehors et le dedans. Traduit de l’allemand par Robert Rovini. Avant-propos de Henri Thomas. Paris, Gallimard, 1962. In-12 broché, 239 p., (collection « Les Essais », CVI).

9 euros (code de commande : 3164).


BONIFACIO (José) — Les clefs de la Parole Perdue. Paris, Télètes, 2002. In-8° collé, 94 p., illustrations, exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Comme l'écrit José Bonifacio «  a réussite dans la magie ne dépend pas seulement de la formule mais surtout de l'homme qui la prononce ». Il invite ainsi le lecteur à « vouloir oser savoir » pour parvenir au centre de lui-même. Cette quête de sa propre connaissance, celle de la véritable Initiation, le conduira peut-être à connaître les dieux et l'univers. Pour cela il nous faut abandonner la vision de l'Homme Profane, mais aussi de l'Homme Véritable, pour parvenir à celle de l'Homme Transcendant qui est celle de l'Homme qui Est. Pour ouvrir la porte de ce troisième degré, l'auteur nous fournit les cinq clefs indispensables qui sont développées dans les thèmes suivants :
      - La Magie initiatique.
      - Les Clefs de la compréhension du troisième degré de la Kabbale.
      - Les Richesses du triangle équilatéral.
      - Structures mathématiques du psychisme : l'Homme Profane, de clef 4 ; l'Homme Véritable de clef 7 ; l'Homme Transcendant, de clef 9.
      - Analyse de la Mort Maweth et de la Vérité Emeth.
      - Aleph-Mem-Shine, les trois Lettres-Mères.
      - L'énigme des 153 poissons.
      - La Parole Perdue, le symbolisme du bijou de Maître, le Cantique des Cantiques.
     - Le Golem.
      - L'Apocalypse de saint Jean, les Nombres au troisième degré.
      - Unité et dualité.
      - Démarche initiatique et Transcendance.
      - La quadrature du cercle, réalisation géométrique.
      - Les dix Lois cosmiques, Loi d'Aleph et de Beith.
      - Au-delà de UN.
      - Le système solaire aux risques de la Kabbale.
   Seize thèmes de réflexion sont abordés dans cet ouvrage qui fait suite à En Quête de la Parole Perdue. Seize car ce nombre est à la fois « une mesure d'homme et une mesure cosmique ».

7 euros (code de commande : 15898).


[BOURDIEU]. LESCOURRET (Marie-Anne) — Pierre Bourdieu. Vers une économie du bonheur. Paris, Flammarion, 2008. In-8° collé, 538 p., illustrations hors texte, (collection « Grandes Biographies »).
En quatrième de couverture :
   « La sociologie, c'est moi » : ainsi s'exprime Bourdieu dans les années 70. Il vient pourtant après Durkheim, Aron, pour ne citer que les Français. Mais c'est pour lui qu'est créée, en 1981, la chaire de sociologie du Collège de France : en une trentaine d'ouvrages, il est devenu l'intellectuel français le plus influent dans le monde, sans successeur depuis sa mort en 2002, à l'âge de 72 ans.
   Fils de postier, normalien, agrégé de philosophie, c'est un « sociologue né ». II pratiquera toujours une sociologie de terrain, fût-elle relayée par les statistiques, dont il sera l'importateur en sciences sociales.
   C'est au milieu des années 60 que se lève l'étoile « bourdivine » – le mot est une trouvaille d'Aron, qui lui confie le Centre de sociologie européenne à son retour d'Algérie. Bourdieu enseigne alors à l'université de Lille. Il la quitte assez vite pour rejoindre l'EHESS en devenir, qui, sous la houlette de Braudel, s'honore d'accueillir les cursus atypiques.
   Après la guerre d'Algérie et la décolonisation, c'est 68, le marxisme, l'anti-marxisme, le développement des médias, la starisation des intellectuels... Bourdieu retrouve Foucault pour dénoncer Jaruzelski, soutient, avec Deleuze et Baudrillard, la candidature de Coluche aux présidentielles de 81, pourfend l'économie libérale, la presse, la droite, la gauche... Il ne se contente pas de démonter les mécanismes qui font que l'ordre social se pérennise, notamment parce que les dominés contribuent à leur domination, il entreprend aussi de « transformer le monde ». L'ouvrage qu'il dirige en 1993, La Misère du monde, lui vaut une véritable reconnaissance populaire.
   Omniprésent, des cabinets ministériels aux manifestations de rue, directeur de collection dans de prestigieuses maisons d'édition, il possède tous les attributs du pouvoir qu'il dénonce... Certains ne voient en lui qu'un jeune homme pauvre assoiffé de revanche sociale, souhaitant supplanter Sartre dans le rôle de maître à penser. Lui prétend apporter les analyses nécessaires à la compréhension des problèmes, et utiliser sa notoriété à leur solution. »

17 euros (code de commande : 13391 - vendu).


BRADEN (Charles Samuel) — Panorama des religions. The World's Religions. Traduit de l'américain par Michel Manoll. Paris, Buchet/Chastel, 1960. In-8° broché, 317 p., (collection « L'Esprit Vivant »).

10 euros (code de commande : 150/63).


BRUN (Jean) Philosophie de l'histoire. Les promesses du temps. Paris, Stock, 1990. In-8° broché, 377 p.
En quatrième de couverture :
   « L'homme a cherché à déchiffrer dans l'histoire la philosophie qui lui permettrait de dévoiler le secret de la légende des siècles et de fabriquer la pierre philosophale capable de métamorphoser le temps impitoyable en guide salvateur. Capter la fuite des ans pour la transformer en progrès prolonge et renforce le rêve de Prométhée demandant à la technique de le rendre maître de la nature.
   L'homme a ainsi travaillé à allumer de nouveaux soleils pour éclairer les voies du devenir; mais nous risquons de ressembler à Phaéton qui, voulant conduire le char solaire, faillit incendier la Terre et embraser les cieux. Car Auschwitz et le Goulag naquirent des délires rationnels de Clio.
   La science et l'histoire ne sont que d'immenses palais cachant un labyrinthe : celui de notre vie où nous quêtons toujours l'issue qui nous libérerait de tous les monstres. Telle est la philosophie que les philosophies de l'histoire permettent de dégager de leur histoire même dont les bruits et les hurlements se font passer pour de joyeux cris de victoire. »

10 euros (code de commande : 12676).

 


Cahiers internationaux de symbolisme
Pour le détail des sommaires, consultez le site

Ciephum

2008 — 119-120-121 : Pour une origyne à venir. Engagements auprès de Claire lejeune.
2008 — Numéro spécial : « Tempo di Roma »
2007 — 116-117-118 : Flore, faune, symbole.
2006 — 113-114-115 : L'inattendue. Genèse de la création dans les essais de Claire Lejeune.
2005 — 110-111-112 : Demain, quelle civilisation ?
2004 — 107-108-109 : Thérories et pratique de la création. II. La création au féminin.
2003 — 104-105-106 : Thérories et pratique de la création. Le génie de la différence nous délivrera-t-il de la tyrannie de l'identité ?
2002 — 101-102-103 : Apocalypse now. Et depuis le 11 septembre 2001 ? Qu'est-ce qui a changé dans le rapport de l'imaginaire avec le réel et le symbolique ?
2001 — 98-99-100 : Utopies du lieu commun II. Les arts: quelles visions nouvelles de leur intégration dans la cité ?
2000 — 95-96-97 : Utopies du lieu commun. Le mythe comme lieu commun de la tradition et de la création. Saint Georges et le dragon.

Chaque volume : 18 euros.

 


CARCOPINO (Jérôme)Le Vatican. Paris, Flammarion/Draeger, 1958. In-folio sous reliure et jaquette d'éditeur, 224 p., reproductions en noir et en couleurs. Bel exemplaire.
Note des frères Draeger :
« De toutes les architectures du Monde, témoignages du génie et de la foi des hommes, combien sont parvenues jusqu'à nous autrement que par la légende !
L'une d'entre elles pourtant est intacte et vivante, épargnée par les invasions, les pilages et les incendies : le Vatican.
L'idée de reproduire par l'image une telle somme de chefs-d'œuvre, nous enthousiasma, nos amis Flammarion et nous. Il fallait en effet beaucoup d'enthousiasme pour vaincre toutes les difficultés qu'une pareille entreprise allait rencontrer.
L'autorisation exceptionnelle que nous avons obtenue du Vatican, nous permettant de faire des photographies, a été, après l'examen de la première épreuve gravée, la plus étendue qui ait été accordée à ce jour.
Les prises de vues terminées, les difficultés ne l'étaient pas pour autant. La gravure, les corrections et l'impression ont demandé tous nos soins ; mais ce sont là des choses auxquelles nos exigences nous ont habitués. »

70 euros (code de commande : 9305).


CASTELLI (Enrico) Les présupposés d'une théologie de l'Histoire. Préface de Henri Gouhier. Paris, Vrin, 1954. In-8° broché, 187 p., (collection « Problèmes et Controverses »), exemplaire non coupé et à l'état de neuf.

10 euros (code de commande : 197/57).


CHARLEVOIX (R.P. [Pierre François Xavier] de)Histoire du christianisme au Japon, où l'on voit les différentes révolutions qui ont agité cette monarchie pendant plus d'un siècle. Nouvelle édition, devant servir de complément aux divers recueils de lettres édifiantes. Tomes I et II (complet). Liège, H. Dessain, 1855. Deux tomes en un volume in-8° sous cartonnage d'éditeur, XXII + 336 et 334 p., chaque tome est précédé d'un frontispice et d'une page de titre gravée, rousseurs.
@ Pierre François-Xavier de Charlevoix (Saint-Quentin, 1682 - La Flèche, 1761) devint jésuite en 1698. Il fit un premier voyage en Nouvelle-France où il fut professeur à Québec de 1705 à 1709. Son second voyage outre-Atlantique, de 1717 à 1722, fut consacré à l'exploration : « il remonta le fleuve Saint-Laurent et les lacs jusqu'à Michillimakinac, fit une excursion dans le pays des Illinois, descendit le Mississipi jusqu'à son embouchure [et] visita Saint-Domingue. » À son retour en France, il collabora pendant vingt-deux années au Journal de Trévoux. L'édition originale de l'Histoire de l'établissement, des progrès et de la décadence du christianisme dans l'empire du Japon fut publiée à Rouen, en 1715.
& Cordier, Bibliotheca Japonica (421-426).

150 euros (code de commande : 17/64).


CLAUDEL (Paul) — Introduction à l'apocalypse. Illustrations de Jean Charlot gravées sur bois par Gérard Angiolini. Paris, Egloff, 1947. In-4° en feuillets, 62 p., exemplaire numéroté sur vélin pur fil Johannot, non coupé.

45 euros (code de commande : 156/70).


COMTE-SPONVILLE (André) — L'amour la solitude. Entretiens avec Patrick Vighetti, Judith Brouste, Charles Juliet. Paris, Albin Michel, 2002. In-8° broché, 154 p.
Avant-propos :
   Ce livre a été publié une première fois en 1992, aux éditions Paroles d'Aube, alors toutes jeunes et qui ne devaient vivre que quelques années. Il était devenu introuvable. C'est ce qui justifie cette nouvelle édition, revue et augmentée. Elle reste fidèle à l'ancienne ; mais elle la complète ou l'éclairé, sur un certain nombre de points, et constitue l'édition définitive.
   Le volume prenait place, chez son premier éditeur, dans une collection tout entière consacrée à des entretiens : un écrivain – le plus souvent un poète – répondait aux questions de quelques-uns de ses lecteurs ou amis. Pourquoi ai-je accepté de participer à l'aventure ? D'abord par sympathie pour ceux qui s'y étaient lancés, qui me demandaient de les rejoindre. Ensuite par goût pour les entretiens, pour ce jeu, à la fois imprévisible et stimulant, des questions et des réponses. Enfin parce que c'était l'occasion d'écrire autrement, et pour un autre public. L'idée était de faire un livre qui ne fût plus tout à fait un livre de philosophie, mais plutôt le livre d'un philosophe, sur ce que la philosophie et la vie lui avaient appris, sur ce qu'il en avait retenu... Je souhaitais m'adresser au lecteur comme on s'adresse à un ami, sans précautions, sans élaboration secondaire, sans érudition, sans masque : juste quelques idées à l'état naissant, ou renaissant, juste quelques souvenirs, comme la trace d'un cheminement, entre confidence et réflexion, entre pensée et récit... «Je n'enseigne point, je raconte », disait Montaigne. C'est un exemple que je voulus suivre, mais de loin. Ce petit livre est le contraire d'un système ou d'un traité, sans être encore un essai. Ce sont des entretiens, ce que Montaigne aurait appelé des conférences (« le plus fructueux et naturel exercice de notre esprit, c'est à mon gré la conférence»), autrement dit des conversations. Art mineur ? Sans doute, et c'est ce qui fait une partie de son charme. La vérité, ici, importe plus que la beauté ; le plaisir, plus que le travail ; la vie, plus que l'œuvre.
   Comment procéder ? Le plus simple eût été de passer par la parole, d'enregistrer nos entretiens, de les transcrire, de les corriger... Mais c'est un travail fastidieux et presque toujours décevant. J'ai pris le parti inverse : commencer par l'écriture, et essayer de retrouver, par elle, en elle, quelque chose de la parole, de sa spontanéité, de sa fragilité, de sa légèreté, de sa liberté... C'est à quoi mes interlocuteurs voulurent bien se plier. Leurs questions m'arrivaient par la poste ; j'y répondais par retour du courrier, écrivant le plus que je pouvais au fil de la plume, sans plan, sans préparation, sans vérifier mes références ni mes citations, presque sans retouches. L'improvisation faisait partie du jeu, d'autant plus imprévisible qu'il se pratiquait à plusieurs. C'était une espèce de correspondance ou de dialogue épistolaire, comme j'aime à en lire, et je pris plaisir aussi, cette fois comme auteur, à m'y risquer.
   Cela n'alla pas sans faute. C'est alors, citant de mémoire, que j'attribuai à Pavese une idée que je n'ai jamais pu retrouver chez lui et qui venait vraisemblablement, je ne l'ai réalisé que bien plus tard, d'Adorno. J'avais lu les Minima moralia de celui-ci plusieurs années plus tôt, presque en même temps que le Journal de celui-là, et ces deux souvenirs avaient fini, avec le temps, par se mêler... Je profite bien sûr de la présente édition pour corriger cette erreur, comme pour préciser ou expliciter quelques idées qui me paraissent, à la relecture, devoir l'être. Mais je n'ai voulu ni tout réécrire ni même changer l'essentiel : ce livre me plaît – et sut plaire aux lecteurs – comme il est, fragile et imparfait. Cette fragilité fait partie de la vie. Pourquoi n'aurait-elle pas sa place, aussi, dans les livres ?
   Il me reste à remercier Judith Brouste, Charles Juliet et Patrick Vighetti, qui voulurent bien m'accompagner dans cette promenade. Ce livre leur doit beaucoup, et plus qu'il n'y paraît. Sans eux, il eût été tout autre, ou plutôt il n'existerait pas.

7 euros (code de commande : 14808).

COMTE-SPONVILLE (André) — Impromptus. Paris, Presses Universitaires de France, 1996. In-8° broché, 191 p., (collection « Perspectives Critiques »).
En quatrième de couverture :
   « Philosopher, c'est penser sa vie et vivre sa pensée. Entre les deux un décalage subsiste pourtant, qui nous constitue et nous déchire. C'est de quoi la philosophie, souvent, n'est que la dénégation. À quoi bon tant penser, si c'est pour vivre si peu ? La paranoïa, disait Freud, est « un système philosophique déformé » ; et un système philosophique, ajouterais-je volontiers, est une paranoïa réussie.
   On voudrait ici essayer autre chose – autre chose que cette paranoïa des systèmes, autre chose, même, que cette réussite : une philosophie à découvert, au plus près de la vie réelle, de ses échecs, de sa fragilité, de sa perpétuelle et fugitive improvisation...
   C'est ce que le mot d'impromptus, emprunté à Schubert, a paru pouvoir désigner à peu près. »

9 euros (code de commande : 13717).


CONDORCET Condorcet. Choix de textes et introduction par J.-B. Séverac. Paris, Société des Éditions Louis-Michaud, [1930]. In-8° broché, 223 p., illustrations, (collection « Les Grands Philosophes Français et Étrangers »).

10 euros (code de commande : 140/62).


DANIEL-ROPS — L'Église de la renaissance et de la réforme. Une réforme religieuse : La réforme protestante. Paris, Fayard, 1961. In-12 broché, 615 p., jaquette.

9 euros (code de commande : 7156).


DANIEL-ROPS — L’Église des Révolutions. Tome I : En face de nouveaux destins. Paris, Arthème Fayard, 1960. Deux volumes in-12 brochés, 1054 p., (collection « Les Grandes Études Historiques »), un des 140 exemplaires numérotés sur Lafuma.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 3190).


DANIEL-ROPS — L’Église des temps classiques. Le Grand Siècle des Ames. Paris, Arthème Fayard, 1958. In-12 broché, 495 p., (collection « Les Grandes Études Histori-ques »), un des 140 exemplaires numérotés sur Lafuma.

25 euros (code de commande : 3191).


DAUZAT (Albert) Philosophie du langage. Nouvelle édition revue et corrigée. Paris, Flammarion, 1948. In-12 broché, 330 p., (collection « Bibliothèque et Philosophie Scientifiques »).

7,50 euros (code de commande : 5291).


DAVY (Marie-Magdeleine) — La connaissance de soi. Paris, Presses Universitaires de France, 1989. In-8° broché, 118 p., (collection « Le Philosophe »), mention manuscrite d'appartenance à la page de faux-titre.
En quatrième de couverture :
   Se connaître, c'est à la fois découvrir sa beauté et sa misère, sa nostalgie d'unité et la pluralité des « moi » opérant dans une constante mobilité. C'est aussi prendre conscience de sa propre singularité, au sein de l'universel, dans l'efficience d'un soi qui ne cesse de s'éveiller à des niveaux successifs. Microcosme, l'homme communie avec le macrocosme ; il fraternise avec les différents éléments qui le composent, depuis la pierre jusqu'à l'homme, en passant par les végétaux et les animaux. Créé à l'image divine, théophore il la rend vivante et s'épiphanise en témoignant de son origine.
   La connaissance de soi est un voyage, une aventure pleine de découvertes. Elle se poursuit jusqu'à l'instant où l'homme, séduit par sa dimension de profondeur, découvre son propre lieu. Celui-ci désigne l'« espace » qui lui convient pour vivre et qui correspond à l'air pour l'oiseau, à l'eau pour le poisson. Ainsi la vraie résidence de l'homme est en lui. C'est pourquoi les sages lui conseillent de se stabiliser dans son intériorité, d'habiter avec soi-même : habitare secum.
   L'étude de « l'humaine condition » a toujours passionné les philosophes. Déjà Philon, juif d'origine et grec de formation, divisait les hommes en trois catégories correspondant à l'état animal, psychique et pneumatique (esprit). Il montrait que devenir homme est une conquête. Comment ne pas l'admettre avec lui ? « O homme regarde-toi, tu es le ciel et la terre », écrivait au douzième siècle Hildegarde de Bingen. Telle est la merveille de l'homme : unir en soi le visible et l'invisible, le temps et l'éternité.

8 euros (code de commande : 15708).


DE BEER (Jean) — L'Aventure chrétienne. Trois siècles sans pouvoir face au pouvoir. Récit. Paris, Stock, 1981. In-8° collé, 417 p., exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Comment quelques centaines d'hommes, voyageurs infatigables, conduits par les douze Apôtres et inspirés par Dieu, ont entrepris la mobilisation du monde, sans autres armes que la fraternité, la paix et l'amour. Pas à pas, une société, la nôtre, allait sortir de tant d'ardeur. Seul, Eusèbe, évêque de Césarée, (265-340 après Jésus-Christ), qui détenait des documents et des témoignages irremplaçables a réuni les éléments de cette histoire des premiers siècles de l'Église, de ce temps où celle-ci n'était que souffrante et sans pouvoir.
   Jean de Béer a suivi son itinéraire pour les hommes d'aujourd'hui. Il nous donne un livre remarquablement documenté, vivant, souvent passionné, toujours passionnant.

9 euros (code de commande : 15564).


DEFRADAS (Jean) — La Grèce. Paris, Bloud & Gay, 1963. Grand in-8° broché, 130 p., illustration, (collection « Religions du Monde »), exemplaire à l'état de neuf, bien complet du feuillet d'errata.
Table des matières :
   - Introduction.
   - Les Dieux olympiens.
   - Divinités subalternes.
   - Les lieux de culte.
   - Hommes et Dieux.
   - La conscience religieuse.
   - Conclusion.

6 euros (code de commande : 12175).


DELFAU (Gérard) — Du principe de laïcité. Un combat pour la République. Préface de Maurice Agulhon. Paris, Les Éditions de Paris, 2005. In-8° collé, 272 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   La laïcité s'Inscrit résolument dans notre modernité et pourtant, dans le monde, partout, l'intégrisme et le fondamentalisme progressent, la pression des églises, des confessions et des sectes sur la vie des peuples ne se relâche pas. Autant de dérives qui bafouent la dignité de la femme et mettent en danger les libertés chèrement acquises, notamment les droits à la contraception, à l'avortement, voire à la mixité et au divorce... En France, le vote de la loi sur « le voile » et son application dans les établissements scolaires ont déchiré les familles politiques, tandis que resurgissait le problème de l'enseignement privé.
Qu'est-ce donc que la laïcité, aujourd'hui menacée ? Essentiellement un principe juridique et politique d'organisation des institutions, le seul qui permette à chaque citoyen le plein exercice de sa liberté de conscience, qu'il soit croyant, athée ou libre penseur. Avancée majeure dans l'histoire de l'humanité. Et encore trop peu partagée.
Mais la laïcité, c'est aussi une ouverture d'esprit devant les interrogations de notre temps. En cela, elle s'inscrit dans le droit fil de la Réforme, de Descartes et des Lumières comme dans celui du libre examen et du rationalisme. Par cette dimension, elle entretient un rapport singulier avec la morale qu'elle veut circonscrite à l'humain, affranchie de tout dogme, de toute parole sacrée. Une morale civique et républicaine qui n'exclut pas mais n'impose pas de références religieuses.
Ce livre est à la fois une histoire de la laïcité et de ses enjeux : de la Révolution française au Concordat de 1801, de l'école laïque de Jules Ferry en 1885 à la loi de Séparation de 1905. Mais cette fresque traite aussi des XXe et XXIe siècles : de l'entrée du principe de laïcité dans la Constitution de 1946 à la loi Debré de 1959 ; de la loi sur le port des signes religieux dans les établissements scolaires de 2004 aux grands débats actuels sur éthique et politique.
Un ouvrage richement documenté qui n'isole pas la laïcité des autres grands combats de la République et qui démontre, plus que jamais, l'urgence d'un principe porteur d'avenir et garant de la paix civile.

14 euros (code de commande : 14363).


DESCARTES — Œuvres choisies de Descartes. Avec un avant-propos et des notes de Louis Dimier. Tome premier : Métaphysique et physique. Tome second : Morale. Paris, Garnier, [1938]. Deux volumes in-8° brochés, XXVIII, 274 et 283 p., (collection « Classiques Garnier »).
Table des matières :
   Tome I :
      - La vie de Descartes.
      - Descartes écrivain.
      - Discours de la Méthode.
      - Méditations métaphysiques.
      - La Dioptrique.
      - Les Météores.
      - Réponse aux sixièmes objections contre les Méditations.

   Tome II :
      - Les passions de l'âme.
      - Correspondance avec la princesse Élisabeth.
      - Lettre sur l'Amour.

Les deux volumes : 15 euros (code de commande : 14133).

[DESCARTES]. DIMIER (Louis) La vie raisonnable de Descartes. Paris, Plon, 1926. In-12 broché, 281 p., (collection « Le Roman des Grandes Existences », n° 5), édition originale numérotée sur pur fil Lafuma.

15 euros (code de commande : 201/68).

[DESCARTES]. Sagesse de Descartes. Choix de textes et présentation par S. De Sacy. Paris, Club des Libraires de France, 1956. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 368 p., (collection « Livres de Sagesse », n° 6), exemplaire numéroté en parfait état.

20 euros (code de commande : 10871).

[DESCARTES]. VALÉRY (Paul) Les pages immortelles de Descartes choisies et expliquées par Paul Valéry. Paris, Corrêa, 1941. In-12 broché, 225 p.

7,50 euros (code de commande : 6460).



DESDOUITS (M.). Les soirées de Montlhéry...
Paris - Lyon, Perisse, 1842.
Deuxième édition.
Pour en savoir plus...

20 euros (code de commande : 16/60).


Dictionnaire des sciences occultes. Suivi d'un Dictionnaire des songes. Astrologie, chiromancie, graphologie, physiognomonie, présage, marc de café, cartes et tarots, alchimie, illuminisme, haute et basse magie, magnétisme, télépathie, cabbale, etc... Publié sous la direction de Frédéric Boutet. Westmount, Desclez, 1979. In-8° broché, 412 p., illustrations, petites traces de pliure à la couverture.
Avertissement :
    « Ce livre aurait aussi bien pu s'intituler : Dictionnaire du Mystère.
   Son but est de présenter une vue d'ensemble, aussi claire et précise que possible, de ce qu'on appelle le Surnaturel, ou bien le Merveilleux, ou bien le Psychisme, – trois mots qui désignent à peu près la même chose selon ses diverses interprétations. Nous avons adopté la forme de dictionnaire qui facilitera recherche.
   Ce livre ne prend pas parti ; il ne plaide pas ; ni dans un sens ni dans l'autre.
   Il n'a pas l'intention – ou la prétention – d'indiquer ce qu'il faut croire, ou ne pas croire, mais seulement, objectivement, ce qu'on a cru, ou ce qu'on croit.
   Il essaye, non pas d'être complet – dix volumes n y suffiraient pas – mais de ne rien négliger qui en vaille la peine, parmi toutes ces choses diverses, singulières, irréelles et réelles à la fois, que la Raison Officielle contemporaine se refuse en bloc et par principes à admettre.
   Dans ce livre, une large part est faite à la Divination, cet « art » multiforme de pénétrer le secret de l'avenir, qui date des temps antiques où l'homme n'osait rien entreprendre sans consulter les dieux et qui, semble-t-il, n'est vraiment pas tombé en désuétude aux jours actuels. Les « Sciences Maudites », les « Sciences Secrètes » sont également exposées aussi nettement que possible.
   Depuis l'étrange et puissante alchimie, depuis les travaux de haute valeur intellectuelle des vrais occultistes anciens ou modernes, depuis les investigations des chercheurs de lois naturelles encore inconnues, jusqu'aux insolites conceptions des illuminés et des magistes, aux lubriques et sanglants offices du satanisme – depuis les poétiques et naïves superstitions du vieux temps jusqu'aux dérisoires pratiques de la basse sorcellerie et de la diablerie – sont évoqués les croyances, les rites, les légendes, les faits, authentiques ou chimériques, les individualités, mythiques ou véritables, les sectes, secrètes ou non, qui constituent ce Monde de l'Au-Delà que tant de pionniers ont exploré et explorent passionnément, mus par cet indéracinable goût du Mystère qui, aux jours que nous vivons. est plus ardent que jamais. »

15 euros (code de commande : 13622).


[DIDEROT]. MORTIER (Roland) — Diderot en Allemagne (1750-1850). Paris, Presses Universitaires de France, 1954. In-8° broché, 464 p., (collection « Université Libre de Bruxelles - Travaux de la Faculté de Philosophie et Lettres », tome XV), exemplaire non coupé et en parfait état.
Table des matières :
   Chapitre I : Diderot et les Allemands.
   Chapitre II : Diderot théoricien du « drame ».
      a. La première révélation.
      b. Consécration de Diderot homme de théâtre.
      c. Le Romantisme contre le drame bourgeois.
   Chapitre III : Diderot encyclopédiste et « penseur éclairé ».
   Chapitre IV : Éclipse et persistance du prestige de Diderot.
   Chapitre V : Diderot romancier.
      a. Le conteur libertin : « Les bijoux indiscrets ».
      b. Le premier inédit : « Jacques le fataliste ».
      c. L'Allemagne protestante face à « La Religieuse ».
      d. Un aspect mineur : « Les Regrets » et les petits contes.
      e. L'éclatante révélation du « Neveu de Rameau » : « joyau » ou « livre indigne » ?
   Chapitre VI : L'esthétique de Diderot.
      a. Le critique d'art.
      b. Le critique littéraire.
      c. Le « Paradoxe sur le comédien ».
   Chapitre VII : Diderot philosophe.
      Première pénétration : les « Pensées philosophiques ».
      La « Lettre sur les aveugles » : philosophie ou psychologie ?
      Faveur surprenante de la « Lettre sur les sourds et muets ».
      Indifférence et malentendus.
      La position du philosophe après 1775.
      Circulation des inédits.
      Après la Révolution : un penseur subversif.
      Derniers remous.

   Chapitre VIII : L'homme et sa légende.
   Conclusions.
   Bibliographie des éditions et des traductions allemandes de Diderot avant 1850.
   Bibliographie - Index.

25 euros (code de commande : 15085).


DOMENACH (Jean-Marie) Le retour du tragique. Essai. Paris, Seuil, 1967. In-8° broché, 301 p., (collection « Esprit - La Condition Humaine »).

9 euros (code de commande : 174/71).


DUFOURCQ (Elisabeth) — Les aventurières de Dieu. Trois siècles d’histoire missionnaire française. Paris, Lattès, 1993. Fort in-8° sous reliure et jaquette d’éditeur, 539 p., un cahier d’illustrations, (collection « Traversées de l’Histoire »), nom manuscrit sur la garde, épuisé.
Sur la jaquette :
   « Dès 1639 elles partirent conquérir les nouveaux mondes. Par les mers et les océans, elles gagnèrent l'Amérique, le Moyen Orient, l'Afrique et l'Orient Extrême. Embrasées du désir d'apporter « aux sauvages » la lumière et l'amour de Jésus-Christ, elles se firent aventurières, chefs d'entreprises, bâtisseuses...
   Cette épopée court sur trois siècles et demi et embrasse la scène du monde. Elle raconte l'histoire de quelque deux cents congrégations d'origine française et de milliers de sœurs qui, au péril de leur vie souvent, aux prises avec les pires difficultés toujours, essaimèrent à travers les continents.
   On a rarement conjugué avec tant de bonheur les apports de l'histoire et de la géographie, de la démographie et de la sociologie, de la science politique et des recherches religieuses.
   À l'heure du renouveau des spiritualités, c'est avec émotion, et grâce au grand talent de conteur d'Elisabeth Dufourcq, qu'embarquées avec les aventurières de Dieu, nous découvrons les grandes routes missionnaires. »

20 euros (code de commande : 14064).


DUPRÉEL (Eugène) — Traité de Morale. Volumes I et II (complet). Bruxelles, Éditions de la Revue de l'Université de Bruxelles, 1932. Deux volumes in-8° brochés, IX, 705 p., (collection « Travaux de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Bruxelles », tome IV), couverture renforcée avec de l'adhésif, marques manuscrite et cachet d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx aux pages de faux-titre et aux 3e pages de couverture.
Avant-propos :
   Durant le temps qu'on s'occupe de comprendre, on ne doit point se soucier d'édifier. Ce livre veut être œuvre de science, ce n'est pas un cours de morale pratique. L'auteur ne se charge ni d'enseigner les devoirs de l'honnête homme, ni de démontrer que la vertu vaut mieux que le vice, et que celui qui se soumet à ses règles n'est pas la dupe de ses préjugés.
   Les pages qui suivent ne sont destinées qu'à des personnes jugées capables de s'y intéresser, et cette capacité ne va pas sans une conscience morale développée au préalable. Il faut connaître les règles élémentaires et être convaincu de la valeur de leurs commandements. Celui qui ne s'est jamais senti attiré vers aucune sorte de musique ne s'intéressera guère à une philosophie de la musique, et une vive curiosité de savoir ce que c'est que la beauté ne saurait venir qu'à ceux qui ont le bonheur de la sentir. Il n'en va pas autrement pour le sentiment du bien.
   Quant aux gens dépourvus de cette adhésion de la conscience, nous ne les empêchons pas de nous lire, si l'ennui ne les arrête, mais qu'ils ne viennent pas se plaindre ou se vanter de ce que nous ne les aurons pas convertis : ce n'était pas notre but et nous n'écrivons pas pour eux.
   L'objet de notre étude est donc considéré comme donné. Il nous esf fourni par l'expérience externe, l'observation du monde social et des règles de conduite qu'on y trouve suivies ou proclamées, et par l'expérience interne, notre propre sentiment du bien et l'acquiescement que nous ne refusons pas aux règles morales. Notre tâche doit consister à explorer et, si possible, à expliquer un ordre de phénomènes qui, à la réflexion, sont les plus surprenants de tous : Pourquoi y a-t-il et comment peut-il y avoir des êtres moraux, du dévouement, du sacrifice, de la discipline volontaire, un effort pour remonter le courant si énergique de nos impulsions égoïstes ? Pourquoi y a-t-il parfois des héros et des saints, pourquoi beaucoup de gens, comme nous-mêmes, veulent-ils être d'honnêtes gens, pourquoi enfin découvre-t-on des velléités morales jusque chez les plus vils ? Comment expliquer l'opposition des tendances intéressées et de la conscience morale, et la victoire possible de celle-ci sur celles-là ?
   Cette question générale comporte des problèmes complémentaires trop souvent laissés dans l'ombre : pourquoi le degré de moralité est-il si variable ? Prenons garde de justifier si bien la vertu qu'il devienne incompréhensible que son règne ne soit pas universel.
   Pourquoi enfin, problème plus troublant, l'opposition, dans la vie, n'est-elle pas toujours entre le bien et le mal mais quelquefois aussi entre deux bonnes intentions ? Se pourrait-il que nous découvrions des morales contradictoires ? Un tel manque d'unité du bien n'est-il qu'une imperfection susceptible de disparaître et qui serait toute dans des rencontres accidentelles, non dans la nature des choses ?
   Ce parti-pris d'étudier sans justifier, d'expliquer sans choisir, décevra peut-être l'attente de quelques-uns, voire celle du Législateur qui, en instituant dans les Universités des cours de philosophie morale, songeait sans doute à quelque catéchisme supérieur et démonstratif, de même qu'il impose traditionnellement un cours de Logique comme un art de bien penser.
   Il y a des résultats auxquels on parvient mieux en ne les visant pas comme un but.
   Pour le dire à l'avance, à étudier la morale comme un fait, on demeure enfin sur une double impression : D'une part l'ordre moral nous apparaît comme un caractère des sociétés et des consciences, très solide, nullement menacé d'abolition, profondément inscrit dans la nature des choses. En ce qui concerne ses règles élémentaires, tout symptôme de fléchissement est toujours, chez les peuples qui ne meurent point, l'annonce d'un redressement prochain. Mais toute haute valeur morale ou spirituelle nous apparaît toujours fondée sur un complexe de conditions et de circonstances, sur des dispositions de l'âme que rien n'impose absolument et que tout menace, en un mot ce qu'il y a de plus moralement parfait est précaire.
   La moralité sera toujours comme ces plantes des déserts arides, fortement enracinées, bien armées contre la dent des animaux, indéfectiblement vivaces, mais sur les rameaux rocailleux desquelles une fleur éclatante n'apparaît de temps en temps, aux yeux du botaniste émerveillé, que comme un don gratuit, un surcroît de générosité de la nature, sur lequel il n'avait pas à compter.
   Solidité des racines, précarité des fleurs, comment le double sentiment ainsi résumé peut-il retentir sur nos dispositions pratiques ?
   Méphistophélès dirait peut-être : la morale est solide, donc que le monde ne s'inquiète point des écarts que je suggère ; l'excellence morale est fragile, donc ne va pas t'essouffler à la poursuivre !
   Mais ce n'est pas pour le diable qu'on expose la vérité, et des esprits bien disposés raisonneront autrement : Que l'ordre moral et quelque désintéressement soient fondés sur des lois générales, cela me rassure et me confirme dans mes efforts consentis ; mais les perfections désirables sont incertaines et rien n en impose la production ? C'est donc qu'elles sont véritablement, quand nous y atteignons, notre œuvre ; ces valeurs dépendent de nous, et notre sollicitude en sera accrue. On ne s'attache profondément qu'à ce qui laisse de l'inquiétude.
   Tout compte fait l'effort tout objectif du savant sera plus favorable à la moralité qu'au désordre. Sa science n'a d'intérêt que pour ceux qui portent en eux-mêmes le meilleur de ce qu'elle étudie. Chez ceux-là une attention maintenue quelque temps sur l'aspect moral de la vie ne peut que rendre le scrupule plus éclairé et plus constamment présent dans leurs délibérations intérieures.
   La morale n'a rien à craindre de la science morale. Les sources de sa valeur ne sont pas dans l'ignorance. Que ceux-là seuls s'efforcent de la comprendre qui la respectent d'avance: nous garantissons qu'ils pourront dire d'elle, avec Léonard : L'amore è tanto piu fervente che la conoscenza è piu certa.
   Divisions de l'ouvrage. – L'exposé comprend trois parties : I. Introduction historique et critique. – II. La moralité en général. – III. Les formes particulières du mérite moral.
   La deuxième partie est le cœur ou le noyau de notre sujet : Préparée par l'introduction rétrospective, elle étudiera la nature de l'activité morale en général, c'est-à-dire dans son rapport avec l'intégralité de la vie des individus et des groupes sociaux. C'est l'exposé à grands traits de ce que nous concevons comme les principes fondamentaux de la science de la morale, ou comme les cadres de toute recherche de détail.
   La troisième partie est consacrée aux aspects particuliers de la vie morale, aux règles et aux devoirs, aux vertus et aux vices, à certaines variations caractéristiques dans la manière de concevoir et de réaliser le bien. On y classe et on y caractérise ces formes du mérite et du démérite, on marque leurs rapports, leurs raisons d'être instituées, reconnues ou préconisées. C'est une occasion d'éclaircir et de compléter l'exposé des principes, objet de la deuxième partie.
   L'étude des aspects particuliers de la moralité pourrait comporter des développements à l'infini ; d'innombrables questions se posent au sujet des règles et des états de la conscience, des manières de mériter et de démériter. Force est bien de nous en ternir à un choix parmi ces problèmes, et de n'en traiter aucun à fond.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 15242).

 

DUPRÉEL (Eugène) — Sociologie générale. Paris, Presses Universitaires de France, 1948. In-8° broché, 397 p., (collection « Université Libre de Bruxelles - Travaux de la Faculté de Philosophie et Lettres »), couverture plastifiée, marque manuscrite d'appartenance du professeur Jean-Jacques Hoebanx à la couverture.
Table des matières :
   Première partie : Les formes de la vie en société.
      Section I. Les trois notions fondamentales.
         Chapitre I : Le rapport social.
         Chapitre II : Le groupe social.
         Chapitre III : La symbiose sociale.
      Section II : Paléosociologie.
         Chapitre I : Les instincts sociaux.
         Chapitre II : Les instincts sociaux (suite) : instincts d'agrégation.
         Chapitre III : Instincts d'espèce et instincts de groupe.
         Chapitre IV : Paléosociologie et psychologie des foules.
         Chapitre V : Conclusion sur la paléosociologie.
      Section III : La vie des groupes sociaux.
         Chapitre I : Force et structure.
         Chapitre II : Naissance et dissolution des sociétés.
         Chapitre III : La vie en groupe et l'individu.
      Section IV : Rapports entre groupes sociaux : Rapports négatifs.
         Chapitre I : Les antagonismes.
         Chapitre II : Évolution des antagonismes prolongés.
      Section V : Rapports entre groupes sociaux : Rapports positifs.
         Chapitre I : La force, la persuasion et l'échange.
         Chapitre II : Le groupe à base de force - Son rôle dans la symbiose.
         Chapitre III : Les groupes à base de persuasion.
         Chapitre IV : Le droit.
         Chapitre V : La religion - Religion et technique.
         Chapitre VI : La religion - La conscience religieuse.
         Chapitre VII : L'influence par l'échange.
      Section VI : Tableau de la vie en symbiose.
         Chapitre I : L'équilibre social.
         Chapitre II : La hiérarchie sociale.
         Chapitre III : Sentiments liés à la hiérarchie sociale.
         Chapitre IV : La hiérarchie sociale et la hiérarchie des valeurs.
   Deuxième partie : La civilisation.
      
Chapitre I : Constantes et variables.
      Chapitre II : La variable démographique.
      Chapitre III : La variable technique - Le progrès.
      Chapitre IV : La variable technique - Le manque et la pléthore.
   Conclusion.

13 euros (code de commande : 15899).


Écrire l'histoire du XXe siècle. [La politique et la raison.] Paris, Hautes Études - Gallimard - Seuil, 1994. In-8° broché, 267 p., (collection « La Pensée Politique », n° 2), exemplaire en parfait état.
Table des matières :
   Écrire l'histoire du XXe siècle.
      - Présentation
      - La passion révolutionnaire au XXe siècle, par François Furet.
      - Le XXe siècle, la guerre et la paix, par Pierre Hassner.
      - L'historiographie philosophique d'Ernst Nolte, par Hans-Christof Kraus.
      - L'Église catholique et la démocratie, par Alain Besançon.
      - Rousseau et la découverte de la compassion politique, par Clifford Orwin.
      - Des liens accidentés entre progrès politique et progrès économique, par Albert O. Hirschman.
   La politique et la raison.
      - Philosophie du jugement politique, par Vincent Descombes.
      - L'analyse des systèmes bureaucratiques, par Michel Crozier.
      - Vico et la « barbarie de la réflexion », par Alain Pons.
      - La raison dans le droit. Philosophie et Common Law selon Blackstone, par Franck Lessay.
      - Calvin et la raison révélée, par Ralph Hancock.
      - Raison financière et raison politique d'Ancien Régime, par Alain Guéry.
      - La raison politique chez Victor Cousin et Guizot, par Lucien Jaunie.
      - Machiavel : état de la question, par Rémy Freymond.

13 euros (code de commande : 14703).


Écriture et démocratie. Les Francophones s'interrogent. Actes du colloque organisé à Paris les 18 et 19 février 1993 au Centre Wallonie-Bruxelles sous la présidence de Maître Roger Lallemand. Bruxelles, Labor, 1993. In-8° broché, 143 p., (collection « Archives du Futur »).
En quatrième de couverture :
   En réunissant des écrivains francophones venus de dix-huit pays différents, ce colloque, organisé les 18 et 19 février 1993 par le Centre Wallonie-Bruxelles de Paris, contribue à une prise de conscience du caractère pluriel des francophonies.
   Il invite chacun à poser les questions fondamentales liées à l'écriture et à la démocratie dans le respect des différences et des similitudes de chacun.
Table des matières :
   - Avertissement.
   I. Avant-propos de Roger Dehaybe.
   II. Introduction.
      1. Discours de Paul-Henry Gendebien.
      2. Discours de Jean-Louis Roy.
      3. Discours de Roger Lallemand.
   III. « Dessine-moi ta démocratie »
      1. Situation du débat par Jean-Marie Borzeix.
      2. Tierno Monenembo (Guinée).
      3. Sœur BibianeTshibola Kalengayi (Zaïre)
      4. Phan Huy Duong (Vietnam).
      5. Katia Haddad (Liban).
      6. Moncef Ghachem (Tunisie).
      7. Philippe Marthaler (Suisse).
      8. Jacques Godbout (Québec).
      9. Marc Quaghebeur (Communauté française de Belgique).
   IV. « Quelle écriture pour quelle démocratie »
      1. Situation du débat par Antonin Liehm.
      2. Frankétienne (Haïti).
      3. Yves Lapla.ce (Suisse).
      4. Jean Louvet (Communautéfrançaise de Belgique).
      5. Tahar Bekri (Tunisie).
      6. Slimane Benaissa (Algérie).
      7. PiusNgandu Nkashama (Zaïre).
      8. Jean-Luc Raharimanana (Madagascar).
      9. Boris Boubacar Diop (Sénégal).
   V. « Démocratie et après ? »
      1. Situation du débat par Henri Lopes.
      2. Eric Clémens Communauté française de Belgique).
      3. Axelle Kabou (Cameroun-Sénégal).
      4. Moussa Konate (Mali).
      5. Yoshua Kossi Efoui (Togo).
      6. Abdelhak Serhane (Maroc).
      7. Christian Rullier (France).
      8. Anca Visdei (Roumanie).
   VI. Conclusions.
      Discours de clôture, par Roger Lallemand.
   VII. Annexes.
      1. Liste des participants.
      2. Biographies et bibliographies des participants.
      3. Agence de Coopération Culturelle et Technique.

8 euros (code de commande : 14471).


Église et enseignement. Actes du Colloque du Xe anniversaire de l'Institut d'Histoire du Christianisme de l'Université Libre de Bruxelles 22-23 avril 1976. Édités par Jean Préaux. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1977. In-8° broché, 298 p., (collection « Université Libre de Bruxelles - Faculté de Philosophie et Lettres », n° LXVII), couverture soigneusement plastifiée, exemplaire provenant de la bibliothèque du professeur Jean-Jacques Hoebanx.
En quatrième de couverture :
   La nature des relations entre le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel a suscité, souvent imposé, des solutions dont l'Église et l'État ont dû s'accommoder depuis quelque deux mille ans, dans l'Occident chrétien. Le problème particulier de l'enseignement est au milieu de ces eaux de partage dès lors que l'Église catholique romaine vit d'une exigence de fidélité, par essence intransigeante, au Christ, le Maître unique, tandis que l'État est officiellement contraint, par le témoignage que porte cette même Église, à une position de neutralité ou officieusement soucieux de se dégager de cette situation qui aliène sa liberté de pouvoir organisateur public, non pour patronner un enseignement aussi confessionnel que l'enseignement catholique, qui doit être christocentrique, mais pour aménager des structures favorisant la confrontation libératrice des consciences, non leur affrontement ni surtout leur juxtaposition, dans le respect des uns et des autres ainsi que dans l'espérance d'une charité et d'une tolérance vécues non en paroles, mais en actes par le dialogue fécond pour toute recherche authentique et digne du mystère de la personne humaine.
   Seize spécialistes français et belges ont contribué à préciser les données de l'histoire plus que millénaire de ce problème vital dans l'Europe chrétienne, des origines à nos jours, au cours du « Colloque international du Xe anniversaire de l'Institut d'Histoire du Christianisme de l'Université Libre de Bruxelles », qui eut lieu les 22 et 23 avril 1976: ces textes, variés et substantiels, signés par des savants agnostiques, athées ou chrétiens catholiques ou protestants, doivent nourrir la réflexion et préparer l'action de tout citoyen en cette fin du XXe siècle.
   C'est la raison de leur publication dans un volume d'Actes, dont on souhaite la plus large diffusion dans tous les milieux, urbi et orbi.
Table des matières :
   - Allocution prononcée par Paul Foriers.
   - Allocution prononcée par Jean Préaux.
   - Église et enseignement dans l'Orient grec au cours des premiers siècles, par Marguerite Harl.
   - Les Écoles, l'Église et l'État en Occident du Ve au XIe siècle, par Pierre Riché.
   - De Bagdad à Tolède, ou la transmission de la culture arabe à l'Occident latin, par Simone Van Riet.
   - La mobilisation confessionnelle des élèves dans un collège des jésuites au début du XVIIe siècle, par Roland Crahay.
   - École chrétienne et refus du monde (XVIIe et XVIIIe siècles), par Roland Mortier.
   - Du modèle jésuite au modèle oratorien dans les collèges français à la fin du XVIIIe siècle, par Bernard Plongeron.
   - L'Église et l'orthodoxie des manuels scolaires au XIXe siècle, par Jean Stengers.
   - Les libéraux et la fondation de l'Université libre de Bruxelles, par André Uyttebrouck.
   - Les milieux laïques et la liberté de l'enseignement en Belgique au XIXe siècle. Esquisse historique, par John Bartier.
   - La Franc-Maçonnerie belge et la laïcisation de l'enseignement (1830-1914). Un exemple : la loge des « Amis Philanthropes » de Bruxelles, par Roger Desmed.
   - L'enseignement libre vu par les libéraux dans l'enquête scolaire parlementaire de 1880-1884, par Jacques Lory.
   - Saint Augustin et la liberté d'enseignement, par Jean Préaux.
   - La position actuelle de l'Église catholique sur l'enseignement selon Vatican II, par Jean Hadot.
   - L'école catholique dans la société belge d'aujourd'hui, par Jean Gonsette.
   - Église et enseignement. Point de vue d'une laïque, par Lucia De Brouckère.
   - Signification et contenu du pluralisme, par Basile-Jean Risopoulos.

13 euros (code de commande : 14793).


ELLUL (Jacques) — L'empire du non-sens. L'art et la société technicienne. Paris, Presses Universitaires de France, 1980. In-8° broché, 286 p., (collection « La Politique Éclatée »), petit cachet d'appartenance à la page de faux-titre.
En quatrième de couverture :
   L'art moderne est éclaté. Nous vivons art et culture de notre époque sur un mode haletant et contradictoire.
   L'explication de ce phénomène nouveau réside dans le rapport qu'il entretient avec la société technicienne. En effet, refuser la technique, se libérer de ses rigueurs, c'est entretenir une illusion et finalement s'adapter au monde.
   L'accepter, c'est reproduire le processus technicien et en utiliser l'appareil.
   Dans les deux cas, l'art s'évade du sens, jusqu'à constituer un jeu à part, un Empire, celui du Non-Sens.

13 euros (code de commande : 15731).

 

ELLUL (Jacques) — La foi au prix du doute. « Encore quarante jours... » Paris, Hachette, 1980. In-8° broché, 326 p., (collection « Hachette Littérature »), petit cachet et marque manuscrite d'appartenance à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   Nous assistons à un renouveau religieux. Se multiplient les livres sur la croyance et les conversions. On répète partout la formule de Malraux : « Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas »... Et beaucoup de chrétiens se réjouissent ! Mais ne sommes-nous pas en présence d'immenses confusions ? Ce religieux n'est-il pas simple fuite devant la réalité, refuge face à des menaces apocalyptiques ? Et peut-on continuer à identifier la croyance à la foi chrétienne ? La Révélation de Jésus-Christ entre-t-elle dans le cadre des religions ? Certes, il peut y avoir des croyances, des rites, des morales, des politiques dits « chrétiens », mais quel rapport y a-t-il avec la révélation de Dieu en Jésus-Christ, ou avec la foi qui en procède ? Il faut essayer d'être clair : ce qui exprime une liberté implique aussi des risques. Et d'abord un risque prophétique. La foi est porteuse d'une parole dite en un temps donné, à des hommes particuliers, visant des événements présents. Et maintenant elle proclame aux hommes de ce temps la même parole que Jonas disait aux Ninivites : « Encore quarante jours, et Ninive est détruite. » Maintenant, c'est le monde. La parole de Jonas ne s'est pas réalisée parce que les Ninivites l'ont entendue. Que va faire l'homme d'aujourd'hui devant cette même parole qui lui est criée par la foi ?

13 euros (code de commande : 15729).


L'Épopée missionnaire. Aventures et missions au service de Dieu de Saint-Paul à Grégoire XV. Textes choisis, traduits et annotés par René-P. Millot. Paris, Arthème Fayard, 1956. In-12 broché, 454 p., (« Textes pour l'Histoire Sacrée » choisis et présentés par Daniel-Rops).

6 euros (code de commande : 5005).


[ÉRASME]. QUONIAM (Th.) — Érasme. Paris, Desclée de Brouwer & Cie, 1935. In-8° broché, 266 p., illustrations hors texte, (collection « Temps et Visages »), bel exemplaire.
Table des matières :
   Introduction.
   Chapitre I : La formation d'Érasme.
   Chapitre II : Une vocation d'humaniste.
   Chapitre III : L'humanité du Christ fondement de l'humanisme érasmien.
   Chapitre IV : L'humanisme militant.
   Chapitre V : L'âge d'or de l'humanisme.
   Chapitre VI : Dans le sillage de la barque de Pierre.
   Chapitre VII : Le premier ébranlement luthérien.
   Chapitre VIII : L'humanisme dans la tourmente.
   Chapitre IX : Appels sans échos.
   Chapitre X : Le triomphe de l'homme intérieur.
   Ce qui ne saurait périr...
   Appendice.
   Bibliographie.

10 euros (code de commande : 15162).


[FAUST]. Faust. Paris, Albin Michel, 1977. In-8° broché, 221 p., (collection « Cahiers de l'Hermétisme »).
En quatrième de couverture :
   « Un mythe littéraire naît, connaît une apogée, se transforme, puis disparaît. Il correspond à quelques interrogations fondamentales dont la nature nous permet de saisir les aspirations d'une époque et d'une société. Le mythe de Faust, comme ceux de Tristan et Yseult et de Don Juan, porte l'empreinte de quelques-uns des grands archétypes dont se nourrit le mental collectif. Faust, homme de la Renaissance, cristallise ainsi certaines aspirations de l'homme occidental à l'aurore des temps modernes ; mais la transformation de ce mythe, jusqu'à Oswald Spengler et Thomas Mann, aboutit à la représentation de l'« homme faustien » en qui on veut souvent voir, aujourd'hui, le symbole de l'homme du XXe siècle.
   Les articles que l'on trouvera rassemblés ici, écrits spécialement pour ce « Cahier » par d'éminents auteurs, s'efforcent d'explorer les trois aspects essentiels du mythe de Faust. D'abord l'aspect historique : le personnage Faust lui-même et ses œuvres de magie, leur histoire et leur légende ; la naissance et le développement du thème de Faust, du XVIe au XVIIe siècle.
   Ensuite l'aspect philosophique : métamorphoses du thème dans l'histoire de notre culture moderne ; point de vue métaphysique et religieux centré sur l'un des enjeux de la problématique faustienne, à savoir l'alternative du ciel et de l'enfer, telle qu'elle apparaît à la Renaissance, jusque dans l'œuvre de Paul Valéry et à travers celles de Lessing et de Gœthe.
   Enfin l'aspect proprement littéraire : une étude originale sur le Faust de Gœthe propose un niveau d'interprétation fondé sur les catégories de l'alchimie traditionnelle, tandis qu'un autre article présente une interprétation, très neuve elle aussi, du célèbre Docteur Faustus de Thomas Mann, et que le dernier analyse le thème de Faust dans la littérature européenne du romantisme à nos jours.
   Ce « Cahier Faust » se termine sur un indispensable instrument de travail : l'importante bibliographie faustienne établie par André Dabezies.
Table des matières :
   - Avant-propos, par Antoine Faivre et Frédérick Tristan.
   - La Trologie de Faust au seizième siècle et ses suites jusqu'à l'époque de Gœthe, par Hans Henning.
   - Faust magicien et ses œuvres de magie, par André Dabezies.
   - Le Docteur Faust et Marlowe, par Pierre Spriet.
   - Aspects d'une étude culturelle et des métamorphoses d'un thème, par Karl Theens.
   - Le ciel et l'enfer dans la Tradition de Faust, par Günther Mahal.
   - L'alchimie et le Faust de Gœthe, par Yvette Centeno.
   - Faust musicien nécormant, par Pierre Deghaye.
   - Le thème de Faust, par Charles Dédéyan.
   - Bibliographie, par André Dabezies.

10 euros (code de commande : 14157).


[FLAM (Léopold)]. Provocatie en inspiratie. Provocation et inspiration. Liber Amicorum Leopold Flam. Tomes I et II (complet). Antwerpen, 1975. Deux volumes in-8° brochés, XVI, 1181 p., quelques illustrations, textes et articles en français et en néerlandais.
@ Il est impossible de détailler ici le contenu de cette importante publication placée sous la direction de Henny Bijleveld, Urbain Decat, Hubert Dethier, Roger Jacobs, Hubert Vandenbossche et Else Walravens ; pour plus d'information, n'hésitez pas à nous questionner.

Les deux volumes : 40 euros (code de commande : 10874).

 


[FOUCAULD (Charles de)]. LESOURD (Paul) — La vraie figure du Père de Foucauld. Mention de quatrième mille. Paris, Flammarion, 1933. In-12 broché, 284 p., exemplaire non coupé.

7,50 euros (code de commande : 1347).


FOUCAULT (Michel) — Surveiller et punir. Naissance de la prison. Paris, Gallimard, 1990. In-8° broché, 318 p., illustrations hors texte, (collection « Bibliothèque des Histoires »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Peut-être avons-nous honte aujourd'hui de nos prisons. Le XIXe siècle lui, était fier des forteresses qu'il construisait aux limites et parfois au cœur des villes. Il s'enchantait de cette douceur nouvelle qui remplaçait les échafauds. Il s'émerveillait de ne plus châtier les corps, et de savoir désormais corriger les âmes. Ces murs, ces verrous, ces cellules figuraient toute une entreprise d'orthopédie sociale.
   Ceux qui volent, on les emprisonne ; ceux qui violent, on les emprisonne ; ceux qui tuent, également. D'où vient cette étrange pratique et le curieux projet d'enfermer pour redresser, que portent avec eux les Codes pénaux de l'époque moderne ? Un vieil héritage des cachots du Moyen Âge ? Plutôt une technologie nouvelle : la mise au point, du XVIe au XIXe siècle, de tout un ensemble de procédures pour quadriller, contrôler, mesurer, dresser les individus, les rendre à la fois « dociles et utiles ». Surveillance, exercices, manœuvres, notations, rangs et places, classements, examens, enregistrements, toute une manière d'assujettir les corps, de maîtriser les multiplicités humaines et de manipuler leurs forces, s'est développée au cours des siècles classiques, dans les hôpitaux, à l'armée, dans les écoles, les collèges ou les ateliers : la discipline. Le XVIIIe siècle a sans doute inventé les libertés ; mais il leur a donné un sous-sol profond et solide, — la société disciplinaire dont nous relevons toujours.
   La prison est à replacer dans la formation de cette société de surveillance.
   La pénalité moderne n'ose plus dire qu'elle punit des crimes ; elle prétend réadapter des délinquants. Voilà deux siècles bientôt qu'elle voisine et cousine avec les « sciences humaines ». C'est sa fierté, sa manière, en tout cas, de n'être pas trop honteuse d'elle-même : « Je ne suis peut-être pas encore tout à fait juste ; ayez un peu de patience, regardez comme je suis en train de devenir savante. » Mais comment la psychologie, la psychiatrie, la criminologie pourraient-elles justifier la justice d'aujourd'hui, puisque leur histoire montre une même technologie politique, au point où elles se sont formées les unes et les autres ? Sous la connaissance des hommes et sous l'humanité des châtiments, se retrouvent un certain investissement disciplinaire des corps, une forme mixte d'assujettissement et d'objectivation, un même « pouvoir-savoir ». Peut-on faire la généalogie de la morale moderne à partir d'une histoire politique des corps ?

13 euros (code de commande : 15651).

 

[FOUCAULT (Michel)]. DELEUZE (Gilles) — Foucault. Paris, Minuit, 1986. In-8° broché, 141 p., (collection « Critique »), épuisé sous cette forme.
En quatrième de couverture :
   Comment Foucault définit-il « voir » et « parler », de manière à constituer une nouvelle compréhension du Savoir ? Qu'est-ce qu'un « énoncé », à cet égard, dans sa différence avec les mots, les phrases et les propositions ?
   Comment Foucault détermine-t-il les rapports de forces, de manière à constituer une nouvelle conception du Pouvoir ?
   Pourquoi faut-il un troisième axe, qui permette de « franchir la ligne » ? Quelle est cette ligne du Dehors toujours invoquée par Foucault ? Quel en est le sens politique, littéraire, philosophique ?
   En quoi la « mort de l'homme » est-elle un événement qui n'est ni triste ni catastrophique, mais une mutation dans les choses et la pensée ?
   Ce livre se propose d'analyser ces questions et réponses de Foucault, qui forment une des plus grandes philosophies du XXe siècle, ouvrant un avenir du langage et de la vie.

13 euros (code de commande : 15680).

 

[FOUCAULT (Michel)]. ERIBON (Didier) — Michel Foucault (1926-1984). Paris, Flammarion, 1989. In-8° collé, 402 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   « Militant et professeur au Collège de France » disait le titre d'un article à propos de Michel Foucault. Étonnant raccourci pour signifier ce qu'a été ce philosophe, à la fois l'une des figures centrales de la vie intellectuelle française mais également l'homme engagé dans les combats politiques qui ont défrayé la chronique dans les années de l'après soixante-huit.
   Qui était cet homme énigmatique et changeant ? Comment appréhender son œuvre, dont chaque avancée semble avoir ébranlé un pan de nos certitudes ? Et surtout, comment devient-on Michel Foucault ?
   Didier Eribon a mené l'enquête, fouillé les archives, rencontré des dizaines de témoins, professeurs, étudiants, amis, compagnons de lutte. Il retrace ici l'itinéraire qui a conduit Foucault à la renommée que l'on sait et en révèle des visages ignorés. Pour chaque période, il reconstitue ce qu'était l'atmosphère politique et culturelle, les combats et les débats. On croise ceux qui ont compté pour Foucault : Dumézil, Canguilhem, Deleuze, Althusser... Au point-que cette biographie de Michel Foucault pourrait bien être aussi une sorte de biographie collective, une radiographie de la vie intellectuelle française des cinquante dernières années.

12 euros (code de commande : 15684).

 

[FOUCAULT (Michel)]. Michel Foucault philosophe. Rencontre internationale. Paris, 9, 10, 11 janvier 1988. Paris, Seuil, 1989. In-8° collé, 405 p., (collection « Des Travaux »), ouvrage épuisé au catalogue de l'éditeur.
Table des matières :
   Présentation, par Georges Canguilhem.
   I. Michel Foucault dans l'histoire de la philosophie.
      1. Archéologie et épistémologie, par Roberto Machado.
      2. Note sur la phénoménologie dans Les Mots et les Choses, par Gérard Lebrun.
      3. Foucault et Marx. L'enjeu du nominalisme, par Étienne Balibar.
      4. Michel Foucault et la psychanalyse, par Jacques-Alain Miller.
      5. Hors ou dans la philosophie ?, par François Wahl.
      6. De la mise en ordre des choses, par Hubert L. Dreyfus.
   II. Style et discours.
      1. Sur le concept de discours chez Foucault, par Manfred Frank.
      2. Sur le style philosophique de Michel Foucault, par Miguel Morey.
      3. Le mot de Dieu : « Je suis mort », par Denis Hollier.
      4. Onirocritiques, par Walter Seitter.
      5. Vers la fiction, par Raymond Bellour.
   III. Pouvoir et gouvernement.
      1. Qu'est-ce qu'un dispositif ?, par Gilles Deleuze.
      2. Un pouvoir sans dehors, par François Ewald.
      3. Pour une histoire naturelle des normes, par Pierre Macherey.
      4. Michel Foucault et l'État de police, par Blandine Barret-Kriegel.
      5. Des divers usages de la notion de biopouvoir, par Michael Donnelly.
      6. Foucault et la conception libérale de l'individu, par Alessandro Pizzorno.
   IV. Éthique et sujet.
      1. Foucault : l'éthique et l'œuvre, par John Rajchman.
      2. Réflexions sur la notion de « culture de soi », par Pierre Hadot.
          Constitution du sujet et pratique spirituelle, par Christian Jambet.
      4. Esthétique de l'existence, par Rainer Rochlitz.
      5. Par-delà vie et mort, par James Bernauer.
   V. Rationalités et histoires.
      1. Rationalité, puissance et pouvoir, par Dominique Janicaud.
      2. Foucault, le présent et l'histoire, par Mark Poster.
      3. Foucault, la morale, la critique, par Christian Bouchindhomme.
      4. Identité morale et autonomie privée, par Richard Rorty.
      5. Le nihilisme de Michel Foucault, par André Glücksmann.
      6. Foucault et le dépassement (ou achèvement) du nihilisme, par Paul Veyne.
   Note sur le Centre Michel Foucault.

25 euros (code de commande : 15686).


FRICKER (Bernard) Mythologie, philosophie, poésie. Paris, Les Belles Lettres,1999. In-8° broché, XI, 167 p., (collection « Vérités des Mythes »).
En quatrième de couverture :
   « Sur la route à demi », « Encore marcher », « Plus loin que là », « Longue marche », ces quelques titres de textes de Bernard Fricker publiés ici disent bien que cet ouvrage est une quête, une marche, une recherche. Mais cette marche se déroule à travers des méditations sur des œuvres philosophiques (Présocratiques, Pascal, Nietzsche, Hegel, Heidegger...), sur des textes mythologiques (indiens, iraniens, grecs, ossètes ; le cycle du Graal, Tristan et Iseut...), sur des fulgurances poétiques (Nerval, Rimbaud, Cendrars...), sur des visions religieuses (Bible, Évangiles, Jésus, Bouddha...), voire sur des travaux érudits (Dumézil, Levi-Strauss...). Et ce faisant, Bernard Fricker, dans un style très personnel, adapté à son entreprise et se confondant avec elle, sorte de poésie en prose, compose selon moi une œuvre métaphysique ou plutôt « mythologique », mythologie vivante, dans une redécouverte, un redéploiement de ce mode premier de pensée. « Le prisme illuminé des mythes » est le titre d'un autre de ses textes ; le style et la pensée de Bernard Fricker façonnent effectivement un prisme qui illumine le prisme des mythes, lesquels sous-tendent en définitive toutes les authentiques sagesses, dont les quelques objets – sinon l'unique objet – sont le Temps, l'Histoire, les hommes et les dieux. Imprégnation du Divin dans le monde, dans toute chose comme dans toute pensée, ce livre est une sorte de Livre sacré qui fut d'abord à usage personnel, avant d'avoir vocation universelle, ce qui est le propre de toute vraie œuvre. »

10 euros (code de commande : 13727).


GADAMER (Hans-Georg) — L'idée du Bien comme enjeu platonico-aristotélicien. Suivi de Le savoir pratique. Paris, Vrin, 1994. In-8° broché, 172 p., (collection « Problèmes et Controverses »).

10 euros (code de commande : 6474).


[GALILLÉE]. SORTAIS (Gaston) Le procès de Galillée. Étude historique et doctrinale. Paris, Bloud et Cie, [1905]. In-8° broché, 61 p., (collection « Science et Religion »).

10 euros (code de commande : 167/69).


GARAUDY (Roger) — Parole d'homme. Paris, Laffont, 1975. In-8° broché, 264 p., (collection « La Vie selon... »).

6 euros (code de commande : 4537).


GARIN (Eugenio) — Moyen Âge et Renaissance. [Titre original : Medioevo e Rinascimento.] Traduit de l'italien par Claude Carme. Paris, Gallimard, 1969. In-8° broché, 272 p., (collection « Bibliothèque des Idées »).
En quatrième de couverture :
   « Des limites antérieures que les historiens fixent aux débuts de la Renaissance dépend le sens que prend la première modernité de l'Europe. Depuis Michelet on n'a cessé d'en discuter, reculant parfois ces limites jusqu'au XIIIe siècle et niant du même coup l'originalité du Quattrocento.
   Cette suite d'études sur la crise de la pensée médiévale, la mythologie antique et le rôle du latin, la place de la magie et de l'astrologie, le rôle de l'histoire dans la culture italienne de la Renaissance éclaire la formation, au XVe siècle, d'une éducation neuve, née en dehors des écoles et dont les tenants vont maîtriser les exercices d'école.
   Voilà l'humanisme campé comme une activité de penseurs, non de simples philologues ; mais aussi de condottieri, de marchands, de praticiens des arts, d'administrateurs et d'hommes d'action qui, notamment dans la Florence de Marsile Ficin et de Léonard de Vinci, découvrent dans le désarroi, avec l'infinitude de la nature, la diversité prodigieuse de l'homme, la volonté, le risque et l'action ; bref la liberté. »

12 euros (code de commande : 13159).


GAUCHET (Marcel) — Le désenchantement du monde. Une histoire politique de la religion. Paris, Gallimard, 1994. In-8° broché, XXIII, 306 p., (collection « Bibliothèque des Sciences Humaines »), exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
  Remarquable lacune : depuis les travaux pionniers de Durkheim, Max Weber, Rudolf Otto au début de ce siècle, la religion est restée un domaine pour ainsi dire en friche de la réflexion sur les sociétés. Le but premier de ce livre est de renouer avec la tradition ainsi interrompue et de rendre au sujet la place qu'il mérite. Il s'efforce de montrer en effet que le religieux, bien loin de se réduire à une superstructure, a modelé activement la réalité collective, et en particulier les formes politiques, à une profondeur insoupçonnée dans toutes les sociétés jusqu'à la nôtre, dont l'originalité ne s'explique que par la sortie et l'inversion de l'ancienne économie religieuse. La particularité de notre monde, c'est le désenchantement du monde.
   L'ouvrage s'articule autour de trois thèmes. Il propose d'abord un renversement de perspective. On a voulu voir l'histoire des religions comme un développement. La religion pure est au contraire au commencement. Ce que nous appelons « grandes religions » correspond en fait à autant d'étapes d'une mise en question du religieux dans sa rigueur primordiale. Il s'attache d'autre part à mesurer la spécificité révolutionnaire du christianisme et son rôle à la racine du développement occidental. Il essaie enfin de caractériser le devenir des sociétés contemporaines, depuis l'essor des techniques jusqu'à l'enracinement des procédures démocratiques, comme mouvement vers une société hors religion.
   De la religion radicale du début au retournement du religieux au sein de notre univers, un grand cycle se clôt que nous pouvons désormais appréhender comme histoire.

15 euros (code de commande : 16050).


45 euros (code de commande : 16082).

GAUTIER (E.-F)Mœurs et coutumes des Musulmans. Paris, Club du Meilleur Livre, 1959. In-8° sous reliure en soie verte et Rhodoïd d'éditeur, 244 p., illustrations hors texte, (collection « Historia », XIX), exemplaire numéroté.

13 euros (code de commande : 190/65).


GÉRARD (R.-E.) — Une augmentation de la connaissance humaine réalisée selon le plan prophétique de la Bible. Bruxelles - Liège, Office de Publicité - Thone, 1922. In-8° broché, 283 p.
Extrait de l'avant-propos :
   « La raison d'être de ce travail est le désir que nous avons d'être utile à ceux qui cherchent impartialement la vérité et à ceux qui, la possédant déjà – nous nous adressons ici aux chrétiens personnellement instruits dans les Écritures – veulent s'en assurer invinciblement contre le doute parfois tentateur : nous voulons par là signaler un système d'idées capable, selon nous, d'affermir et de consolider à jamais les convictions des uns et de donner aux autres, même à ceux qui, avec raison, exigent le plus de garanties possible au point de vue de la méthode d'investigation scientifique, les principes de salut tant pour leur sérénité intellectuelle que pour leur sauvegarde morale.
   Cet écrit, vu son caractère succinct, ne peut, sans doute, traiter le sujet que dans ses généralités. C'est un compte-rendu rapide qu'après avoir pénétré personnellement dans la Terre Promise de la certitude nous nous empressons d'adresser à ceux qui nous entourent pour leur annoncer la bonne nouvelle, et les inviter, en leur donnant l'itinéraire à suivre, à aller parcourir eux-mêmes les régions sévères mais grandioses que nous avons vues.
   Le but que nous nous proposons : Indiquer la voie qui mène à la vérité, n'en est pas moins d'une singulière élévation et ne peut manquer de paraître excessif aux vivants d'une époque comme la nôtre où tant de penseurs adulés ont tout fait pour ruiner l'autorité même de la raison humaine et pour éliminer par là du domaine des possibilités l'acquisition de toute certitude. Il faut ramener cela à sa juste portée : la phase, qu'on traverse actuellement, de relativisme, de désagrégation, dans tous les domaines de la connaissance, ne marque nullement un état définitif dans l'orientation de la pensée. Ce désordre maladif de l'esprit humain n'est qu'un fait transitoire faisant partie du développement systématique, prédéterminé, nullement occasionnel de l'Histoire et soumis, comme tout autre phénomène historique, au fonctionnement d'un mécanisme régulateur (Loi de Brück) qui dirige l'Humanité à son insu et sur lequel nous reviendrons plus loin. Si nous éprouvons quelque appréhension en présentant notre témoignage ce ne peut donc être à cause du prestige illusoire et fragile d'une fausse philosophie adverse mais bien à cause de la grandeur incomparable d'un sujet qui, nous le disons en toute humilité mais aussi avec une inébranlable conviction, intéresse au plus profond l'avenir du monde et le sort moral de l'homme.
   Sans doute, les facteurs de connaissance qui seront signalés ici : loi de Brück, système prophétique de la Grande Pyramide de Chéops, descendance Israélite des Anglo-Saxons, Mathématique de l'Histoire et Mathématique Biblique établies par Lagrange, ne peuvent manquer de susciter un sentiment de curiosité intellectuelle. Mais il convient de faire observer que la nature même du sujet interdit de la manière la plus formelle et la plus menaçante de considérer les vérités dont il s'agit présentement comme un simple divertissement de l'esprit. La portée du sujet que nous voulons indiquer dépasse celle d'un simple débat intellectuel : ceux qu'il nous sera permis d'atteindre et qui voudront bien aborder méthodiquement, à leur tour, l'étude suivie des données que nous signalons dans notre court travail, seront sans doute aussi amenés à découvrir par delà des vérités d'ordre purement scientifique, une Vérité d'un ordre encore beaucoup plus haut.
   Le titre lui-même de cet opuscule suffit à faire pressentir la leçon que nous nous proposons de faire accepter. Il y a certainement des esprits impitoyables à qui ce titre sera un véritable scandale et qui nous estimeront du coup trop peu sage pour bien vouloir consacrer quelque temps à l'examen de nos raisons. »

15 euros (code de commande : 14135).


GLUCKSMANN (André) — Les Maîtres penseurs. Paris, Grasset, 1977. In-8° broché, 321 p.

6 euros (code de commande : 4530).


GROETHUYSEN (Bernard) — Introduction à la pensée philosophique allemande depuis Nietzsche. Paris, Stock, 1926. In-12 broché, 126 p., (collection « La Culture Moderne »), édition originale.

15 euros (code de commande : 126/67).


GUATTARI (Félix) — Les trois écologies. Paris, Galilée, 1999. In-8° broché, 72 p., (collection « L'Espace Critique »).
En quatrième de couverture :
   « Le drame écologique dans lequel est engagée la planète humaine a longtemps été l'objet d'une méconnaissance systématique. Cette période est désormais révolue. À travers des médias devenus hyper-sensibles à la répétition des « accidents » écologiques, l'opinion internationale se trouve de plus en plus mobilisée. Tout le monde aujourd'hui parle d'écologie : les politiques, les technocrates, les industriels... Malheureusement toujours en termes de simples « nuisances ».
   Or les perturbations écologiques de l'environnement ne sont que la partie visible d'un mal plus profond et plus considérable, relatif aux façons de vivre et d'être en société sur cette planète. L'écologie environnementale devrait être pensée d'un seul tenant avec l'écologie sociale et l'écologie mentale, à travers une écosophie de caractère éthico-politique. Il ne s'agit pas d'unifier arbitrairement sous une idéologie de rechange des domaines foncièrement hétérogènes, mais de faire s'étayer les unes les autres des pratiques innovatrices de recomposition des subjectivités individuelles et collectives, au sein de nouveaux contextes technico-scientifiques et des nouvelles coordonnées géopolitiques. »

8 euros (code de commande : 13796).


GUDEMANN (M.) — Le judaïsme dans ses traits principaux et d'après ses fondements historiques. Traduit par S. Debré. Paris, Durlacher, 1906. In-8° demi-chagrin rouge, 106 p.
Préface :
   Dans cet opuscule, j'ai le dessein de donner un court exposé du Judaïsme et de ses rapports essentiels avec la religion du peuple d'Israël. Je n'ai pas en vue le Judaïsme « en soi », mais sa place dans l'histoire et dans la vie juive. Je me suis donc borné à l'exposé des éléments constitutifs du Judaïsme, de ceux qui ont apparu tels dans l'histoire des Juifs, sans me perdre dans les particularités. Aux particularités d'autres particularités peuvent toujours être opposées, tandis que ces éléments constitutifs ressemblent à des points culminants du haut desquels le Judaïsme, dans son ensemble, peut être le plus sûrement embrassé et jugé.
   Chaque fait nouveau qui apparaît a le droit d'exiger d'être connu avant d'être jugé. Une religion est tout particulièrement autorisée à formuler cette exigence. Mais le Judaïsme n'a que peu, ou n'a même point de raison de se réjouir de ce droit. On ne se sert habituellement du Judaïsme que comme repoussoir. Pour cet usage, il suffit certainement, il est même avantageux de n'avoir du Judaïsme qu'une connaissance superficielle, voire nulle. Mais la question de savoir si le Judaïsme est obligé de se contenter de ce rôle coutumier, le présent exposé pourrait bien l'éclaircir.
   Je me suis tenu éloigné de toute polémique ! Cet ouvrage n'est pas un ouvrage de controverse. On n'est pas autorisé à l'appeler de ce nom parce que, ça et là, appuyé sur des arguments, je m'inscris en faux contre des opinions émises sur le Judaïsme, et qui, à mon avis, ne sont pas fondées. J'ai tout simplement senti le besoin de dire ce qu'est le Judaïsme, et ce besoin est d'autant plus explicable que le Judaïsme est plus souvent présenté pour ce qu'il n'est point.
   Par égard pour le lecteur, j'ai négligé les accusations frivoles et les calomnies dont le Judaïsme est l'objet. Je n'ai pas voulu descendre dans cette fange qui remplit une bonne partie du lit où se meut – faut-il dire en avant ou en arrière ? – le fleuve de la civilisation de notre temps. On n'en sort que sali. Si, selon l'opinion de l'antique poète des Proverbes hébreux, il est un temps pour répondre aux insensés, il est aussi, d'après le môme poète, un temps pour passer devant eux en silence. Ce dernier parti m'a, au moins dans cet exposé, paru se recommander.

25 euros (code de commande : 15814).


Guide religieux de la France. Paris, Hachette, 1967. Fort in-8° étroit sous reliure d'éditeur, XIV + 1235 p., bien complet de ses cartes et plans, (collection « Bibliothèque des Guides Bleus »), quelques soulignements et traits marginaux crayonnés, peu courant.
@ Ce guide a été établi pour le catholicisme par Louis Chaigne, pour le protestantisme par Jean Balédent, pour le judaïsme par Josy Eisenberg et Georges Lévitte, pour l'islam par Noureddine Ben Mahmoud.

30 euros (code de commande : 7713).


GUILLEBAUD (Jean-Claude) — La refondation du monde. Paris, Seuil, 1999. In-8° broché, 365 p.
En quatrième de couverture :
« Dans l'air du temps, quelque chose sonne faux et nous alarme. Faut-il nous résigner à la fin des pensées universalistes, au règne versatile de la démocratie d'opinion, au nouveau dogmatisme du tout-marché ou de la technoscience, à l'évanouissement définitif des utopies et de l'espérance ? Derrière ce discours, nous devinons des formes nouvelles de domination, des inégalités accentuées, un principe d'humanité qui fait naufrage. Mais ces périls nous trouvent étrangement désarmés. Après un siècle marqué par les tyrannies, les folies et les ruines, nous ne savons plus comment faire face. Nous sommes « revenus de tout » et trop vite désabusés. Rarement, il nous avait semblé plus urgent de retrouver un peu de terre ferme.
C'est à cette nécessaire refondation que nous convie Jean-Claude Guillebaud. Le goût de l'avenir, l'égalité, la raison, l'universel, la liberté, la justice : chacune de ces valeurs est le fruit d'une histoire particulière, enracinée dans la pensée grecque, le judaïsme et le christianisme. Seule la claire conscience de cette histoire permet de comprendre pourquoi ces valeurs sont à la fois plus essentielles et plus fragiles que jamais. Refonder le monde, ce n'est pas seulement résister à la barbarie, c'est redéfinir loyalement ce qui nous rassemble et vers quel futur nous voulons marcher. »

13 euros (code de commande : 8264).


HADDAD (Gérard) — Les biblioclastes. Le Messie et l'autodafé. Paris, Grasset, 1990. In-8° broché, 234 p., (collection « Figures »).
En quatrième de couverture :
« Pourquoi Jésus changea-t-il le nom de l'apôtre Simon en celui de Pierre ? Pourquoi la fureur des ayatollahs contre un livre « satanique » ? Pourquoi Hitler inaugura-t-il son régime par un gigantesque bûcher de livres ? Pourquoi Sabbataï Tsevi entraîna-t-il la totalité des juifs dans sa folie ? Ces questions ont-elles un dénominateur commun ?
Ces énigmes partielles, déchiffrées ici comme autant d'énigmes policières, recouvrent une énigme fondamentale, celle du rapport de l'homme à la destruction des livres – c'est-à-dire à l'autodafé et à la « biblioclastie ».
L'éclairer permet de mieux comprendre les maladies politiques qui frappent ce siècle – totalitarisme, intégrisme – et, peut-être, de mieux s'en protéger.
Cinquante ans après la mort de Freud, un psychanalyste s'attelle à ces questions avec ce résultat inattendu : une mise à jour freudienne du freudisme et du concept central de l'œdipe, trop vite rangé parmi les idées surannées. »

10 euros (code de commande : 10215).


HADDAS-LEBEL (Mreille) — Jérusalem contre Rome. Paris, Cerf, 2003. In-8° broché, 555 p., (collection « Judaïsme »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   «  Ce livre dégage l'image de Rome telle qu'elle ressort des sources juives depuis le temps des Maccabées jusqu'à la fin de l'empire païen, au début du IVe siècle de l'ère courante. Les sources même, dont une faible partie présente un caractère proprement historique, font que ce livre relève de l'histoire des mentalités.
   À la différence des aperçus fragmentaires de la "vision des vaincus" que l'on peut trouver chez d'autres peuples, la vision juive de Rome, de manière originale et cohérente, comporte une triple dimension, politique, morale et eschatologique. »

25 euros (code de commande : 14253 - vendu).


HALÉVY (Daniel) — Décadence de la liberté. Paris, Grasset, 1931. In-12 demi-chagrin brun, 243 p., (collection « Les Écrits »), quelques épidermures.

10 euros (code de commande : 204/63).


HALTER (Marek) — Un homme, un cri. Paris, Robert Laffont, 1990. In-8° broché, 309 p.
En quatrième de couverture :
« Marek Halter, l'auteur de La mémoire dAbraham et Les fils d'Abraham, est aussi un homme engagé dans tous les combats de la fin de ce siècle.
Né à Varsovie en 1936, échappé du ghetto, il traverse Moscou sous les bombes et passe son enfance en Ouzbékistan, en Asie centrale soviétique, son adolescence en argentine et habite, depuis 1950, la France, pays où ses ancêtres, venus d'Espagne, s'étaient installés en 722. Son nom est lié à la recherche de la paix au Proche-Orient et au dialogue israélo-palestinien, aux mères de la place de Mai à Buenos Aires, à Sakharov, Havel, Estrella, Walesa, Chtcharanski... aux dissidents soviétiques et aux refuzniks juifs, aux moudjahedines en Afghanistan, à Solidarnosc en Pologne et à SOS Racisme en France, à la mémoire surtout, comme arme de combat et aussi comme thème d'un livre qui a fait le tour du monde et dans lequel il retrace l'histoire deux fois millénaire d'une famille juive, la sienne.
On s'interroge souvent sur les raisons qui poussent cet enfant du ghetto à se lancer dans tant de batailles. Beaucoup l'admirent, certains le critiquent. Il ne laisse personne indifférent.
Avec Un homme, un cri, Marek Halter se livre enfin. Dans un style rapide et imagé, il dit sa relation à la France, à la langue française, à l'écriture, à la peinture, à Israël, au judaïsme... Avec pudeur et sans complaisance, il explique les raisons de ses engagements, rappelle le contexte politique et culturel où ils s'inscrivaient, et jette en passant un regard nostalgique, souvent critique et parfois étonné, sur ses appels, ses reportages, ses articles...
Un homme, un cri, qui se lit comme un récit, n'est pas seulement un livre pour comprendre un homme, il permet aussi de parcourir et de saisir toute une époque, la nôtre. »

8 euros (code de commande : 8777).


HAMON (Hervé) et ROTMAN (Patrick) — Les Intellocrates. Expédition en Haute Intelligentsia. Paris, Ramsay, 1981. In-8° collé, 331 p., (collection « Document »), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Ils régnent sur l'université, ils dirigent l'édition, ils investissent les médias, et souvent les trois à la fois. Écrivains en vogue, critiques écoutés, éditeurs dans le vent, intellectuels à la page, ils sont les agents de la circulation des idées. Une tribu de quelques centaines de têtes.
   Hervé Hamon et Patrick Rotman, au terme d'une enquête minutieuse, dépeignent les lieux, les rites, les figures de ce monde rétif à l'investigation. Leur livre n'est pas un essai mais un reportage, une promenade fureteuse qui entraîne le lecteur dans les temples universitaires, les grandes maisons d'édition, les salles de rédaction, les studios.
   Comment fonctionne la critique, sont lancés les livres, distribués les prix littéraires ? D'où vient le pouvoir d'Emmanuel Le Roy Ladurie ou de Bernard Pivot, de Raymond Aron ou de Jean Daniel ? Répondre à ces questions, c'est dévoiler des mécanismes, décrire des circuits, explorer des réseaux.
   Sans désinvolture et sans courbettes, avec humour et précision, les auteurs violent un tabou: ils examinent le mode et le train de vie des « intellocrates ».

10 euros (code de commande : 14823).

 


HEGEL (G.W.F.) — Phénoménologie de l'Esprit. Présentation, traduction et notes par Gwendoline Jarczyk et Pierre-Jean Labarrière. Paris, Gallimard, 2001. In-8° broché, 916 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie »), mention manuscrite à la page de titre, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Ancrée dans les travaux d'Alexandre Kojève et de Jean Hyppolite, la tradition hégélienne, en France, s'est principalement attachée, au cours du dernier demi-siècle, à l'étude de la Phénoménologie de l'Esprit, tenue pour l'expression d'une pensée plus concrète, plus existentielle. Cette première des grandes œuvres de Hegel fut ainsi lue et comprise comme un « roman de la culture » foisonnant et insuffisamment maîtrisé, non encore marqué par la systématique des œuvres de la maturité.
   La présente version entend pour sa part honorer la consigne que se donne Hegel lorsqu'il entreprend, en 1831, d'éditer à nouveau cet ouvrage : « Logique derrière la conscience. » Les textes structurels disposés aux moments clés du développement (Introduction à la Religion, Savoir absolu) rendent compte d'une architecture conceptuelle puissante qu'il convient de prendre en compte pour interpréter chacune des figures de la conscience. L'écriture de la Phénoménologie de l'Esprit se présente de la sorte comme un acte logique, et cette dimension des choses commande jusqu'à l'intelligence des termes les plus simples dont elle vient à faire usage. Lecture philosophique, par conséquent, pour cette œuvre qui relève déjà, et de façon éminente, de la pleine maturité hégélienne.

25 euros (code de commande : 15081).


HEIDEGGER (Martin) — Correspondance avec Karl Jaspers 1920-1963. Texte établi par Walter Biemel, Hans Saner, traduit de l'allemand par Claude-Nicolas Grimbert. Suivi de Correspondance avec Elisabeth Blochmann 1918-1969. Traduit de l'allemand par Pascal David. Paris, Gallimard, 1996. In-8° collé, 477 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie »).
En quatrième de couverture :
   Publier ensemble les deux Correspondances de Martin Heidegger – avec Karl Jaspers (1920-1963) et avec Elisabeth Blochmann (1918-1969) – a le mérite très particulier de donner à connaître Heidegger sous deux aspects certes distincts, mais en aucune manière divergents.
   C'est en effet le même homme qui s'adresse, ici à un aîné puis l'un de ses pairs, avant (pie ne se distendent des liens qui ne seront pourtant pas rompus complètement, et là à une jeune étudiante puis pratiquante de pédagogie (au sens le plus noble du terme, où il s'agit d'élever à l'humanité), que l'inhumanité de lois iniques va contraindre à quitter l'Allemagne pour Oxford, avant qu'elle ne revienne après la guerre achever sa carrière à Marbourg, sans que jamais elle ne retire sa confiance à celui en qui elle a reconnu un ami vrai.
   Tout ce (pie la première correspondance met au jour d'incompréhension – incompréhension entre deux hommes et deux personnalités (tout comme Jaspers n'arrivait pas à comprendre le retrait de Heidegger « hors de la sphère de la communication », Heidegger ne pouvait se satisfaire de la place restreinte laissée chez Jaspers à la philosophie proprement dite) –, la seconde correspondance l'a dès le départ surmonté, par un « élan » et une confiance mutuelle qui donnent à l'échange l'inimitable ton de l'amitié.
   S'il n'a pas été donné à Heidegger et à Jaspers de devenir de vrais amis, la correspondance avec Elisabeth Blochmann révèle quelle place éminente pouvait tenir l'amitié dans l'existence et donc, secrètement, dans la pensée de Heidegger.

20 euros (code de commande : 16174).

HEIDEGGER (Martin) — Prolégomènes à l'histoire du concept de temps. Traduit de l'allemand par Alain Boutot. Paris, Gallimard, 2006. In-8° collé, 475 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie »).
En quatrième de couverture :
   Le cours publié sous le titre Prolégomènes à l'histoire du concept de temps a été professé par Heidegger à l'université de Marbourg durant le semestre d'été 1925.
   Il a été prononcé l'année qui a précédé l'achèvement d'Être et Temps, et se tient dans une proximité essentielle avec l'œuvre majeure de Heidegger. L'« histoire du concept de temps » que Heidegger a en vue est en effet tout à fait singulière puisqu'elle doit servir de « prolégomènes pour une phénoménologie de l'histoire et de la nature ». Heidegger entend déployer la question de l'être en général et de l'être de la nature et de l'histoire en interrogeant l'être où le temps peut être aperçu, c'est-à-dire en interrogeant le Dasein lui-même. Non seulement cette problématique est essentiellement semblable à celle d'Être et Temps, mais la partie principale de ce cours se retrouve presque littéralement dans le traité d'ontologie fondamentale au point qu'on peut considérer que nous avons là non seulement une première version, mais même une toute première rédaction du Hauptwerk.
   Une des grandes originalités de ce texte est que Heidegger y engage la question de l'être en la restituant dans un contexte particulier, celui de la phénoménologie du début du XXe siècle. Le cours comporte en effet, dans sa partie préliminaire, une explication décisive avec la phénoménologie husserlienne dont Heidegger montre qu'elle a omis de poser la question de l'être alors même qu'elle avait apporté le sol permettant de la déployer. À travers ce dialogue avec Husserl, le cours apporte ainsi un tout nouvel éclairage sur les rapports essentiels qui unissent phénoménologie et pensée de l'être.

20 euros (code de commande : 15076).

[HEIDEGGER (Martin)]. FRANCE-LANORD (Hadrien)Paul Celan et Martin Heidegger. Le sens d'un dialogue. Paris, Fayard, 2004. In-8° collé, 312 p., (collection « Les Quarante Piliers »).
En quatrième de couverture :
   « La première rencontre entre Paul Celan et Martin Heidegger eut lieu en 1967, à l'occasion d'une lecture publique de Celan en Allemagne. Dès le début des années 1950 pourtant, le poète lit le philosophe et le philosophe lit le poète. Leur correspondance l'atteste, et aussi les notes de lecture que chacun porta sur les écrits de l'autre : ces deux œuvres se sont fécondées.
   Ce livre est un travail de restitution et de mise au point. Il est surtout une réflexion, presque quarante ans après, sur une rencontre dont le sens doit aujourd'hui encore nous requérir. Le dialogue de la poésie et de la pensé prend une résonance étrangement actuelle, en notre temps de deuil et de péril. »

12 euros (code de commande : 13466 - vendu).


 HELVETIUS. De l'Esprit.
  
Paris [Liège], Durand [Bassompierre], 1759.

   Une des éditions clandestines de cet ouvrage condamné, publiée un an après l'édition originale.
Pour en savoir plus...

300 euros (code de commande : 11528).


Histoire de la destruction des jésuites...
Liège, Duvivier et fils, 1827.
D'après les Mémoires de l'abbé Georgel.
Pour en savoir plus...

20 euros (code de commande : 7872).


Histoire de la laïcité principalement en Belgique et en France. Direction scientifique Hervé Hasquin. Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1979. In-8° broché, XVII, 333 p., illustrations hors texte.
Table des matières :
   Avant-propos, par Hervé Hasquin.
   Préface, par Georges C. Liénard.
   - Le creux de la vague, Jean Cornec.
   Première partie : L'Ancien Régime : l'omnipotence de l'Église.
      Chapitre I : Les penseurs : crise de conscience et esprit « philosophique », par Roland Mortier.
      Chapitre II : Une lente sécularisation de l'État et de la Société, par Hervé Hasquin.
   Deuxième partie : Depuis la Révolution française : la décadence du cléricalisme.
      Chapitre III : L'Église en Belgique : doctrine et pratique, par Jean Stengers.
      Chapitre IV : Les utopies de la première moitié du XIXe siècle, par John Bartier.
      Chapitre V : La doctrine libérale sur l'État, l'Église et la Société, par Alain Miroir.
      Chapitre VI : Le socialisme, la laïcité et l'État (1865-1958), par Philippe Moureaux.
      Chapitre VII : Les grands combats : l'émancipation politique et la guerre scolaire en Belgique, par Jean Leclercq-Paulissen.
      Chapitre VIII : Déchristianisation et sécularisation en Belgique, par Els Witte.
      Chapitre IX : La franc-maçonnerie et les associations laïques en Belgique, par John Bartier.
      Chapitre X : L'Université libre de Bruxelles et l'enseignement privé non confessionnel, par André Uyttebrouck.
      Chapitre XI : La laïcité en France, par Daniel Ligou.
   Troisième partie : Le pluralisme en Belgique.
      Chapitre XII : Les partis politiques en Belgique : les clivages confessionnels en voie de disparition, par Hervé Hasquin.
      Chapitre XIII : L'affirmation de la laïcité en Belgique, par Robert Hamaide.
   Conclusions.
      Chapitre XIV : Morale antique et morale chrétienne, par Robert Joly.
      Chapitre XV : Le droit naturel, évolution d'une notion, par Paul Foriers.
      Chapitre XVI : Spécificité de la morale laïque, par Henri Janne.

20 euros (code de commande : 14744*).


HUSSERL (Edmund)

 


HUXLEY (Aldous) L'éminence grise. Études de religion et de politique. Traduction de Jules Castier. Monaco, Éditions du Rocher, 1945. In-8° broché, 386 p., (collection « L'Hippocampe », n° 6), exemplaire numéroté et en grande partie non coupé.

15 euros (code de commande : 181/69).


[JÉSUS]. NISIN (Arthur) Histoire de Jésus. Paris, Seuil, 1961. In-8° broché, 410 p., cartes hors texte.

8 euros (code de commande : 190/62).


JULIEN (Claude) — Le suicide des démocraties. Paris, Grasset, 1972. In-8° broché, 316 p.

7,50 euros (code de commande : 575).


KAPLAN (Francis) — La vérité. Le dogmatisme et le scepticisme. Paris, Armand Colin, 1998. In-8° collé, 215 p., (collection « U », série « Philosophie »).
En quatrième de couverture :
   La vérité pose deux problèmes bien distincts : qu'est-ce que la vérité ? et peut-on la posséder ? Ce deuxième problème, celui du dogmatisme et du scepticisme, est classique dans l'histoire de la philosophie. Il est loin d'être purement académique, car lorsque l'on constate, par exemple, qu'en philosophie il n'est pas une seule proposition sur laquelle les philosophes soient d'accord – à la différence de la science –, chacun d'entre eux doit se demander : comment puis-je être sûr que c'est moi qui ai raison et non les autres, à priori aussi intelligents et aussi compétents que moi ?
   Pour répondre à cette question, l'auteur examine successivement et dans un ordre systématique les différentes réponses que la logique et l'histoire nous proposent, appuyant sa réflexion sur la pensée des grands philosophes et penseurs : Sextus Empiricus, Descartes, Spinoza, Leibniz, Hegel ou encore Nietzsche...

13 euros (code de commande : 15215).


KARST (J.) — Littérature géorgienne chrétienne. Paris, Bloud et Gay, 1934. In-12 broché, 177 p., (collection « La Bibliothèque Catholique des Sciences Religieuses »).

6 euros (code de commande : 5013).


KEYSERLING (Comte Hermann de) La Révolution mondiale et la responsabilité de l'Esprit. Lettre-Préface de Paul Valéry. Paris, Stock, 1934. In-12 broché, 224 p.

7,50 euros (code de commande : 3526).


KLEINBERG (Aviad) — Péchés capitaux. Traduit de l'hébreu par Colette Salem. Paris, Seuil, 2008. In-8° collé, 215 p., quelques illustrations hors texte en couleurs, très bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Il n'existe pas de société sans conception du bien et du mal. Pas de société sans péché.
   Nos offenses sont innombrables, mais chaque culture a ses péchés favoris, son catalogue privilégié. L'un d'eux a connu une grande postérité : c'est la liste des sept Péchés capitaux établie par l'Église dans l'Antiquité tardive. Ces péchés mortels – l'orgueil, la paresse, la gourmandise, l'envie, la colère, la luxure et l'avarice – ne sont pas des actions interdites, mais des passions qui nous soumettent à la tentation.
   Avec un humour cinglant, Aviad Kleinberg, l'un des intellectuels les plus en vue en Israël, explore les champs de mines moraux de l'âme. Qu'y a-t-il d'immoral à paresser un peu ? Que serait la grande cuisine sans la gourmandise ? L'économie de marché sans l'avarice ? Ce livre fait défiler prophètes et philosophes, théologiens et poètes, tous prêts à jeter la première pierre : un regard empathique, singulier et amusant sur la fragilité humaine.

12 euros (code de commande : 14982).


KLIBANSKY (Raymond) — Le philosophe et la mémoire du siècle. Tolérance, liberté et philosophie. Entretiens avec Georges Leroux. Paris, Les Belles Lettres, 1998. In-8° collé, XIX, 307 p., illustrations hors texte.
En quatrième de couverture :
   « De Paris à Heidelberg et Hambourg, de Hambourg à Paris et Londres et de Londres à Montréal, la vie de Raymond Klibansky traverse notre siècle et l'entraîne dans des activités qui ne sont pas le lot ordinaire des intellectuels ou des savants. De ces études à Heidelber auprès de Jaspers, en contact étroit avec les disciples du poète Stefan George, R. Klibansky tire son intérêt pour la pensée négative, qui l'amène à Nicolas de Cues, à Maître Eckhart et, par-delà, à la tradition platonicienne. Les premiers chapitres de ces Entretiens, passionnant tableau de la vie intellectuelle en Allemagne dans les années vingt, éclairent la montée du Nazisme.
   Ses premiers travaux aboutiront, dans le sillage de A. Warburg et E. Cassirer, à un livre devenu classique, écrit en collaboration avec E. Panofsky et F. Saxl : Saturne et la mélancolie, dont l'histoire résume un peu celle de R. Klibansky lui-même.
   Durant la seconde guerre, R. Klibansky fut actif au sein du Political Warface Executive en Grande Bretagne. Il nous donne ici un témoignage saisissant d'activités peu communes pour des savants. Devenu en 1946 professeur à l'Université Mc Gill (Montréal), il s'engage dans la vie philosophique internationale et cherche à stimuler les échanges entre intellectuels de l'Est et de l'Ouest, à une époque où cela était un véritable défi, tout en défendant les droits de penseurs comme le philosophe tchèque Jan Patocka, initiateur de la Charte 77, dont il fait ici un vibrant éloge. »

12 euros (code de commande : 13866*).


KOTHEN (Robert) — L'Église et les mouvements de population. Bruxelles, Éditions Universitaires, 1945. In-12 broché, 124 p., (collection « Chrétienté Nouvelle », XI).

9 euros (code de commande : 218/63).


La laïcité est-elle à jeter ? Colloque international des 26 et 27 mai 1973 organisé par le Comité Liégeois d'Action Laïque. Bruxelles, Pierre de Meyere, 1976. In-8° broché, 157 p.
@ Parmi les orateurs de ce colloque, on trouve Claire Cornet, Jean Boets, Henri Janne, Claude Javeau, Raymond Ravar, Elie Richard, Pierre Vanbergen, Jacqueline Marchand, Georges Van Hout, Jean-Marie Lovinfosse, Ernest Denis, Paul Backeljauw, François Caby, Jean Van Crombrugge, Albert Serwy, Lucia De Brouckere, Lucienne Noppens.

15 euros (code de commande : 10886).


[LAMENNAIS] — Le portefeuille de Lamennais 1818-1836. (collection Maurice Bucquet). Publié et annoté par Georges GOYAU. Paris, La Renaissance du Livre, 1930. In-8° broché, VIII + 222 p., (collection « Nouvelle Bibliothèque Romantique »), trace d’humidité sur la couverture.

7 euros (code de commande : 4328).


LE DANTEC (Félix) — De l'Homme à la Science. Philosophie du XXe siècle. Paris, Flammarion, 1930. In-12 relié, VIII + 302 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie Contemporaine »).

9 euros (code de commande : 221/63).


   [LEIBNIZ]. Institutions Léibnitiennes, ou Précis de la Monadologie.
   
Lyon, Perisse, 1767.

    Une curieuse édition attribuable à Louis Dutens ou à l'abbé Pierre Sigorgne.
   Pour en savoir plus...

400 euros (code de commande : 11455/v1).


LEPENIES (Wolf) — Qu'est-ce qu'un intellectuel européen ? Les intellectuels et la politique de l'esprit dans l'histoire européenne. Chaire européenne du Collège de France 1991-1992. Édition établie par Dominique Séglard. Paris, Seuil, 2007. In-8° broché, 440 p., (collection « Traces Écrites »).
En quatrième de couverture :
   « Au début du XXe siècle, un diagnostic s'impose : « ordonner à des fins européennes le reste du monde » (Valéry) n'est plus vraiment possible.
La sympathie que nous éprouvons aujourd'hui encore pour cette « politique de l'esprit », malgré son échec, doit être interrogée. Ce constat lucide reposait sur une distinction rigoureuse entre une Europe de la politique et une Europe de l'esprit. Mais aujourd'hui cette distinction semble brouillée. À la victoire, dans le monde entier, du capitalisme et du libéralisme, issus de notre vieux continent, correspond une responsabilité universelle. Nous, Européens, et plus précisément nous, intellectuels, devons reconnaître qu'il nous faut assumer cette responsabilité, sans chercher à nous cacher derrière l'utopie socialiste des fins, ni derrière l'utopie capitaliste des moyens. Le temps des utopies est peut-être révolu, mais nous ne devons plus trouver refuge dans la mélancolie.
   Existe-t-il une tradition des Lumières qui ne soit pas eurocentrique ? Bien des choses dépendront des réponses que nous apporterons à cette question. »

15 euros (code de commande : 12899).


[LÉVINAS (Emmanuel)]. MALKA (Salomon) — Lire Lévinas. 2e édition. Paris, Cerf, 1989. In-8° broché, 116 p., illustrations hors texte, petit cachet d'appartenance à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   Emmanuel Lévinas, un philosophe français prestigieux, suscite dans le monde un intérêt croissant. Invitation à la lecture, Lire Lévinas est une première tentative pour saisir l'œuvre dans son époque : Lévinas et la phénoménologie, Lévinas et le judaïsme, Lévinas et l'histoire, Lévinas et Sartre, Lévinas et le marxisme, Lévinas et les dissidents (Zinoviev, Grossmann...).
   Penseur de l'autre, il a posé les fondements d'une éthique.
   Penseur juif, il a donné au judaïsme une expression exigeante.
   De cette double dynamique, Lire Lévinas restitue la commune inspiration.
   Parcours de l'œuvre, Lire Lévinas est un portrait intellectuel et humain : un portrait profondément attachant.

8 euros (code de commande : 15385).


[LÉVY (Benny)]. Benny Lévy. Jérusalem, Cahiers d'Étuders Lévinassiennes, 2005. In-8° broché, 313 p., illustrations hors texte, (numéro hors série des Cahiers d'Études Lévinassiennes - août 2005), exemplaire en très bel état.
Table des matières :
   Présentation, par Carine Brenner.
   Itinéraire :
      - Itinéraire, par Benny Lévy.
   Études :
      - Survivant, par Alain Finkielkraut.
      - La Mère et l'universel : sommes-nous tous « fils d'une même mère » ?, par Gilles Hanus.
      - Sur Être juif, par René Lévy.
      - Benny Lévy : le dialogue à l'abri de l'Un, par Éric Marty.
      - Ichnocratie. Pensée du retour et antipolitique chez Benny Lévy et Martin Heidegger, par Jens Mattern.
      - Réflexions sur Primo Levi et Benny Lévy, par Jean-Claude Milner.
      - « Judaïsme et philosophie » : la guerre métaphysique, par Raphaël Sadin.
      - Le nom du Maître. Fragment messianique, par Eli Schonfeld.
   Évocations :
      - Sa boussole et sa splendeur. Benny Lévy in memoriam, par Fernando Arrabal.
      - Benny, espérance paradoxale, par Gérard Bobillier.
      - D'un Lévy l'autre : une amitié paradoxale, par Bernard-Henri Lévy.
      - Apprendre à lire, par Raphaël Nadjari.
      - Ne plus savoir, par José Sahel.
   Benny Lévy :
      - Lévinas et le grec, par Benny Lévy.
      - Vous êtes mes témoins, par Benny Lévy.
      - Seule la pierre de Jérusalem m'apaise, par Benny Lévy.
   Repères biographiques :
      - Biographie de Benny Lévy.
   Bibliographie.

15 euros (code de commande : 15813).


LÉVY (René) — La divine insouciance. Étude des doctrines de la providence d'après Maïmonide. Paris, Verdier, 2008. In-8° broché, 623 p., (collection « Philosophie »).
En quatrième de couverture :
   Maïmonide, dans son maître ouvrage, Le Guide des égarés, pose la question du mal. Chez lui, une solution s'esquisse, qui produit une doctrine intégrale de la providence, fondée sur l'intellect.
   Pour cela, le maître juif use de tous les moyens dont il dispose : outils philosophiques, qu'il cite, ordonne, et parfois dépasse ou contredit ; outils théologiques, scientifiques, talmudiques : toute sa connaissance est convoquée. Mais il ne s'agit pas de référer à l'autorité, ou aux autorités, pas plus qu'il n'est question d'inventer à neuf. Aristote, les péripatéticiens, arabes et grecs, les théologiens arabes : la pensée maïmonidienne use des outils forgés par les autres, mais elle en dispose souverainement.
   L'intelligence, telle que la regarde Maïmonide, ne conduit pas à tout prévoir ; elle n'est pas l'outil suprême du pouvoir, de l'omnipotence. Elle fait écho, ce qui ne sera pas le moindre des paradoxes de cette pensée si libre, à ce qu'Épicure écrit des dieux. Les dieux, dit le Grec, sont insouciants. Voilà pourquoi ils n'ont cure des hommes. Que Dieu n'ait cure, Maïmonide ne le dira pas ; mais que Dieu soit insouciant, l'auteur du Guide en conviendra si fort qu'il affirmera que l'homme intelligent, à l'horizon de son intelligence, reçoit également la condition divine – la divine insouciance.

15 euros (code de commande : 14951).


LIN YU TANG — Du paganisme au christianisme. Traduction de Anne Leroy. Paris, Denoël, 1961. In-8° broché, 302 p., exemplaire non coupé.

10 euros (code de commande : 227/63).


[LOREAU (Max)]. Les Ateliers de Max Loreau. Écrire, tracer, penser. Textes réunis et présentés par Francine Loreau avec la collaboration de Éric Clémens. Bruxelles, Archives et Musée de la Littérature [- Labor], 2005. In-8° broché, 285 p., (collection « Archives du Futur »).
En quatrième de couverture :
   La peinture et les peintres sont les objets principaux du présent recueil d'études qui s'échelonnent de 1962 à 1989. Publiées, inédites voire inachevées, elles constituent les « ateliers » de Max Loreau (Bruxelles, 1928-1990) où se sont tantôt ébauchées et tantôt appliquées une méthode et une écriture travaillées par un projet de mise en question des assises de la pensée occidentale traditionnelle, et donc par le désir de penser autrement le phénomène, le logos et l'origine.
   Loreau, qui n'était pas peintre mais fut trompettiste de jazz, excellent photographe et philologue classique, a toujours suivi simultanément plusieurs voies (poésie, philosophie, réflexion sur le travail du peintre) afin d'arriver à une perpétuelle remise en jeu réciproque de ces catégories. Les écrits philosophiques de Loreau sont poétiques, ses écrits poétiques sont philosophiques et ses textes critiques obéissent à une exigence de rythme qui se veut engendrement du mouvement de la réflexion.
   Professeur de philosophie (de 1964 à 1969) à l'Université libre de Bruxelles, il abandonna sa chaire de philosophie moderne et d'esthétique pour se consacrer entièrement à ses propres recherches. Grand connaisseur de l'humanisme italien de la Renaissance, c'est toutefois la peinture contemporaine – de Cézanne à Picasso, à Dubuffet et à Michaux – qui a servi de révélateur aux questions qui le préoccupaient. On en retrouve ici des traces toujours actives.
Table des matières :
   - Avant-propos.
   -  Essais (Inachevés).
   1. Écrire, tracer, penser — La question de l'apparence.
   2. Le dessin et le renversement de la métaphysique.
   - Articles, commentaires et critiques (Choix).
   1. Les cadres ontologiques de la pensée contemporaine.
   2. Corneille l'arpenteur.
   3. Asger Jorn, vers une peinture péremptoire.
   4. Art et langage.
   5. Effervescence.
   6. Maurice.
   7. La métamorphose de la matière.
   8. Maurice Wijckaert.
   9. Les Théâtres de Mémoire de Jean Dubuffet.
   10. Jean Dubuffet.
   11. Déclinaison du logogramme.
   12. Joseph Noiret et Serge Vandercam. À l'école de l'esprit flottant.
   13. Traduire Roberto Juarroz.
   14. Images du regard fuyant (Eddy Devolder).
   15. Henri Michaux. La poésie à l'épreuve de la mescaline.
   16. Dotremont, esprit de COBRA.
   17. Serge Vandercam. Du fond de la blancheur.
   18. La couleur et son espace propre. Sur les traces de Cézanne.
   19. Les peintures de Gabriel Belgeonne.
   20. Lionel Vinche. La joie songeuse.

8 euros (code de commande : 14470).


LUBAC (Henri de) — Catholicisme. Les aspects sociaux du dogme. 7e édition. Paris, Cerf, 1983. In-8° broché, XIV, 416 p., (collection « Traditions Chrétiennes »), petit cachet d'appartenance et mention manuscrite à la page de garde, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Comment une religion qui se désintéresserait de l'avenir terrestre et de la solidarité humaine offrirait-elle un idéal capable de rallier les hommes du XXe siècle ? Critique lucide des cheminements de l'humanisme athée, le Père de Lubac connaît le sérieux de la question, et il définit dans ce livre, paru en 1938, la réponse que lui a donnée l'Église de Vatican II : l'Évangile est traversé par la recherche primordiale de l'unité de la communauté humaine ; l'Église, au cœur de l'histoire, est le creuset où s'inaugure la réconciliation universelle. Bonheur individuel et salut du genre humain ne peuvent être séparés.
   Cette septième édition offre de nouveau aux lecteurs ce que le Père de Lubac appelle avec modestie « un certain accent de jeune enthousiasme, faible écho de cette allégresse qui se dégage des premiers écrits chrétiens, et dont le miracle se reproduit de siècle en siècle, au sein même des pires calamités. »

13 euros (code de commande : 15386).


[LUTHER]. MÉREJKOVSKI (Dmitri)Luther. Traduit du russe par Constantin Andronikoff. Paris, Gallimard, 285 p., morceau d'adhésif en haut du dos.

9 euros (code de commande : 6138).


MALEBRANCHE — Conversations chrétiennes dans lesquelles on justifie la vérité de la religion et de la morale de Jésus-Christ. Publié par André Robinet. Paris, Vrin, 1959. In-8° broché, XXIII, 255 p., (collection « Bibliothèque des Textes Philosophiques » - Tome IV des « Œuvres complètes de Malebranche »), envoi d'André Robinet, bon exemplaire en grande partie non coupé.
Table des matières :
   Introduction :
      I. Les éditions.
      II. Les circonstances de la publication - Extrait de la Vie du P. Malebranche par le P. André - Extrait du catalogue de J. Lelong - Extrait de la bibliographie de J.-F. Adry.
   Conversations chrétiennes.
   Appendices :
      I. Lettre de Vaugelade à Malebranche.
      II. Compte rendu (Acta Eruditorum).
      III. Compte rendu (Journal des Savants).
      IV. Compte rendu (Mémoires de Trévoux).
      V. V. P. Bayle, article Pyrrhon.
   Index.

18 euros (code de commande : 16160).

MALEBRANCHE Œuvres de Malebranche, Nouvelle édition, collationnée sur les meilleurs textes, et précédée d'une introduction, par M. Jules Simon. Première série : Entretiens Métaphysiques. Méditations. Traité de l'Amour de Dieu. Entretien d'un Philosophe chrétien et d'un Philosophe chinois. Deuxième série : Recherche de la Vérité. Paris, Charpentier, 1842. Deux volumes in-8° demi chagrin brun, XXXIV + 502 et XII + 612 p.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 37/64).

[MALEBRANCHE]. GOUHIER (Henri) — La philosophie de Malbranche et son expérience religieuse. Deuxième édition. Paris, Vrin, 1948. In-8° broché, 440 p., (collection « Bibliothèque d'Histoire de la Philosophie - Histoire Philosophique du Sentiment Religieux en France »), soulignements crayonnés.
Avant-propos :
   « Ce livre appartient à une série d'études qui, tout en restant indépendantes les unes des autres, pourraient être réunies sous le titre général : le Cartésianisme et la pensée religieuse du XVIIe siècle.
   Après avoir défini pour elle-même La pensée religieuse de Descartes, nous avons voulu observer les divers mouvements que son œuvre avait provoqués en tombant dans ce siècle très chrétien ; nous trouvions dans l'histoire de Malebranche l'occasion privilégiée qui nous permettrait d'approcher tout près de ces jours fiévreux où la philosophie de Descartes apparut avec ses promesses et ses menaces. En essayant de comprendre La vocation de Malebranche, nous avons rencontré les cartésiens catholiques qui, dès la mort de leur maître, eurent à défendre ses nouveautés ; nous avons vu alors l'un des plus pieux se lever et, malgré sa répugnance pour les disputes, affirmer sa foi en la valeur chrétienne du cartésianisme. De cette confiance est née La philosophie de Malebranche, que le présent livre expose sous sa forme systématique, en s'efforçant toutefois de ne jamais la séparer de l'expérience religieuse dont elle a vécu. Il resterait donc à accompagner Malebranche jusqu'à sa mort et à montrer comment il s'est imposé à ses contemporains, malgré les résistances d'un aristotélisme solidement enraciné dans les écoles et d'un cartésianisme qui ne se reconnaissait plus dans son image oratorienne.
   Ces études n'auraient pu être entreprises sans de puissants appuis spirituels et matériels. M. Étienne Gilson, professeur à la Sorbonne et directeur d'Études à l'École pratique des Hautes études religieuses, a bien voulu, dès son arrivée à Paris, s'intéresser à nos projets. Que seraient-ils devenus sans son amitié ? Il nous suffit d'y songer pour apprécier ce qu'ils lui doivent. Un remerciement banal ne le dirait pas.
   Nous n'apprendrons rien au lecteur en lui rappelant que le siècle de vient de moins en moins favorable au travail désintéressé. Nous avons pourtant le devoir de refaire, en reconnaissant nos dettes envers les institutions qui nous ont protégé contre la dureté des temps. M. G. Lanson, directeur de l'École normale supérieure, nous a accordé la faveur de passer à la rue d'Ulm l'année qui suivi l'agrégation, en attendant
notre admission à la Fondation Thiers où nous avons trouvé comme directeur M. Alfred Rébelliau, membre de l'Institut, dont le nom est si justement attaché à l'histoire religieuse du grand siècle. La. Fondation Thiers nous a permis de travailler en paix et elle a contribué pour une part importante à la publication de ces volumes.
   Il est inutile de faire un exposé de la méthode suivie dans cette enquête ; nous en avons assez fortement marqué les principes, à mesure
que les faits nous les imposaient.
   Les « milieux », les « courants », les « sentiments collectifs » sont des réalités : mais les individus sont des réalités à la deuxième puissance ; qu'elles soient biographiques ou systématiques, nos études sont toujours des essais psychologiques. Aussi, obéissant au rythme de toute vie en société, nous allons des individus aux courants, puis nous demandons aux courants de nous conduire vers d'autres individus, qui les suivent ou les détournent. Afin de rappeler sans cesse à la pensée du lecteur l'influence insaisissable du milieu oratorien et l'action continue des grands morts à laquelle aucune société n'échappe, nous avons multiplié dans les notes les citations des Bérulle, des Condren, des Senault et des maîtres spirituels dont la Congrégation reconnaissait l'autorité. Peu importe que Malebranche ait lu ou n'ait pas lu précisément ces textes ; il s'agit pour nous d'entendre l'accompagnement régulier auquel sa pensée fut accordée.
   Le même respect du réel nous détourne de la philosophie de l'histoire de la philosophie. Nous concevons avec peine des doctrines qui subsisteraient indépendantes des êtres qui les pensent ; le cartésianisme, l'augustinisme sont des mots qui nous donnent le vertige ; nous avons besoin de nous sentir parmi les hommes. Sans doute de hautes pensées impersonnelles glissent au-dessus du temps, philosophies en quête d'un philosophe qui les accueille et les transforme ; mais l'historien ne lève pas la tête vers le ciel qu'elles habitent ; il les regarde dans les yeux qui les voient...
   Et dans ces yeux, ce ne sont pas elles qu'il contemple ; ce sont leurs images et des couleurs qui ne viennent point du ciel. Remarque banale dont pourtant, dépend toute « l'étude des sources ». Cette recherche ne suit pas le cours du temps, comme on l'a cru parfois ; elle n'ira pas de saint Augustin à Malebranche ou de Descartes à Malebranche, mais de Malebranche à saint Augustin, de Malebranche à Descartes. Installé à côté de Malebranche, son historien n'a pas le droit de le quitter pour explorer le passé et revenir riche d'une expérience que Malebranche n'a pas connue ; il eut une certaine vision du passé ; c'est elle qu'il convient de déchiffrer. Aristote, saint Augustin, Descartes, personnages venus du réel, mais qui s'éveillent à une réalité nouvelle dans le roman métaphysique dont ils deviennent les héros, l'historien de Malebranche a pour tâche de ressusciter la figure passagère dans laquelle Malebranche les a reconnus.
   Il faut donc se mettre en marche avec Malebranche, voir comment il les a rencontrés, dans quels livres, à travers quels commentaires. Dans notre deuxième partie, nous étudions les sources de sa théologie de la grâce dans un chapitre spécial ; dans la troisième partie, au contraire, à mesure que la doctrine de la vision en Dieu se développe, nous essayons de déterminer ce qu'il doit à ses intercesseurs ; mais, si lente et si pesante que soit souvent cette recherche, sa fin est évidemment de faire apparaître l'originalité du philosophe ; elle montre, ce qu'il emprunte pour mieux dégager ce qu'il apporte et c'est au moment même où il emprunte que nous saisissons sa personnalité. Ceux qui demandent à l'étude des sources de réduire une pensée à une juxtaposition d'influences, et ceux qui la condamnent sous prétexte qu'elle tue le penseur pour mieux disséquer sa pensée, tous communient dans la même erreur ; ils oublient que l'idéalisme, suspect dans la connaissance des choses, est peut-être vrai dans la connaissance des âmes ; lorsqu'un Malebranche reçoit une influence, il reste Malebranche et ses maîtres sont déjà des créations de son génie. »

15 euros (code de commande : 13913).


MARCUSE (Herbert) — Raison et révolution. Hegel et la naissance de la théorie sociale. Présentation de Robert Castel et P.H. Gonthier. Paris, Minuit, 1968. In-8° broché, 472 p.

13 euros (code de commande : 6987).


MARITAIN (Jacques) — Pour une philosophie de l'Histoire. Traduit de l'américain par Mgr Charles Journet. Paris, Seuil, 1959. In-8° broché, 189 p.

8 euros (code de commande : 219/65).

MARITAIN (Jacques) Sort de l'Homme. Neuchâtel, La Baconnière, 1943. In-8° broché, couverture rempliée, 155 p., (collection « Les Cahiers du Rhône », n° XVII).

9 euros (code de commande : 6492).

MARITAIN (Jacques) — Théonas ou Les entretiens d'un sage et de deux philosophes sur diverses matières inégalement actuelles. Deuxième édition revue et corrigée. Paris, Nouvelle Librairie Nationale, 1925. In-8° plein chagrin vert, dos lisse passé décorés de filets, pointillés et motifs dorés, filets dorés encadrant les plats, et les coupes, chasses décorées d'entrelacs de feuillages et de fleurons dorés, tête dorée, couverture conservée, étui (reliure signée G. Desnaux), 220 p., (« Bibliothèque Française de Philosophie »), un des 25 exemplaires sur pur fil Lafuma de Voiron, envoi de l'auteur (le nom du dédicataire a été rayé).

95 euros (code de commande : 4344).


MARX (Karl) et ENGELS (Friedrich) — Études philosophiques. Ludwig Feuerbach. Le matérialisme historique. Lettres philosophiques, etc. Paris, Éditions Sociales Internationales, 1935. In-8° broché, 190 p., (collection « Bibliothèque Marxiste », n° 19).
Table des matières :
   - Friedrich Engels : Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande.
      - Préface de l'auteur.
      I. De Hegel à Feuerbach.
      II. Idéalisme et matérialisme.
      III. La philosophie de la religion et l'éthique de Feuerbach.
      IV. Le matérialisme dialectique.
   - Karl Marx : Thèses sur Feuerbach (1845).
   - Friedrich Engels : Fragment de Feuerbach non publié (1886).
   - Karl Marx : Préface à la Contribution à la critique de l'économie politique.
   - Friedrich Engels : Contribution à la critique de l'économie politique de Karl Marx.
   - Friedrich Engels : Le matérialisme historique.
   - Karl Marx : Contribution à l'histoire du matérialisme français.
   - Karl Marx - Friedrich Engels : Lettres philosophiques (extraits) :
      I. Marx à Paul Annenkov.
      II. Marx à Joseph Weydemeyer.
      III. Marx à Engels.
      IV. Marx à Engels.
      V. Engels à Conrad Schmidt.
      VI. Engels à Joseph Bloch.
      VII. Engels à Conrad Schmidt.
      VIII. Engels à Heinz Starkenburg.
      IX. engels à Franz Mehring.
   Index.

12 euros (code de commande : 13247).

MARX (Karl) Lettres à Kugelmann (1862-1874). Préface de Lénine. Introduction de E. Czobel. Paris, Éditions Sociales Internationales, 1930. In-8° broché, 206 p., (collection « Bibliothèque Marxiste », n° 11).

15 euros (code de commande : 186/58).

[MARX (Karl)]. DOMARCHI (Jean) Marx et l'Histoire. Paris, L'Herne, 1972. In-8° broché, couverture rempliée, 271 p., (collection « Essais et Philosophie », n° 7).

12 euros (code de commande : 187/58).


Matérialisme dialectique. [1er-11e] entretien[s] sous la direction de Bob Claessens. 4e édition. (Complet.) Deinze, Cercle d'Éducation Populaire, 1960-1961. Onze fascicules A4 agrafés, 22, 18, 20, 20, 19, 23, 26, 24 + c, 25 + c, 31 et 21 p., peu courant.
@ Il s'agit de la publication des entretiens enregistrés à Bruxelles, le 26 septembre 1956, pour le compte du Cercle d'Éducation Populaire.

Les onze fascicules : 40 euros (code de commande : 9137).


MAT-HASQUIN (Michèle) — Les sectes contemporaines. Deuxième édition revue et augmentée. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1983. In-8° broché, 119 p., (collection « Laïcité » éditée par le Centre d'Action Laïque, série « Documents », n° 1).

6 euros (code de commande : 10214).


MERLEAU-PONTY (M.) — Phénoménologie de la perception. Paris, Gallimard, 1972. In-8° broché, XVI, 531 p., (collection « Bibliothèque des Idées »), dos jauni et ridé.
En quatrième de couverture :
   Dans un rapport sur ses travaux présenté au Collège de France en 1951, Maurice Merleau-Ponty écrivait à propos de la Phénoménologie de la perception :
   « ... Le sujet percevant n'a jamais l'expérience de ses propres perceptions qu'en maniant son corps, qui n'est pas pour lui transparent, et dont l'opération lui échappe dans une large mesure, le résultat seul, la chose, le monde, lui apparaissant en pleine clarté. Le cogito est donc à la fois indubitable et opaque. C'est du monde, c'est de la chose que nous vient premièrement la lumière, et qu'elle rejaillit sur notre perception du monde. C'est dans l'épreuve que je fais d'un corps explorateur voué aux choses et au monde, d'un sensible qui m'investit jusqu'au plus individuel de moi-même et m'attire aussitôt de la qualité à l'espace, de l'espace à la chose et de la chose à l'horizon des choses, c'est-à-dire à un monde déjà là, que se noue ma relation avec l'être. »

13 euros (code de commande : 14948).


MEYER (Michel) — Science et métaphysique chez Kant. Paris, PUF, 1988. In-8° broché, 248 p., (collection « Philosophie d'Aujourd'hui »).

12 euros (code de commande : 5969).


MIGOT (André) — Le bouddha. Bruxelles, Complexe, 1983. In-8° collé, 302 p., (collection « Le Temps & les Hommes », n° 15).
En quatrième de couverture :
   Destinée captivante que celle du Bouddhisme, né sous la forme d'un schisme de l'Hindouisme, et devenu – avec le Christianisme et l'Islam – l'une des trois grandes religions du monde. Enrichi par des affrontements idéologiques dus à son expansion rapide hors des frontières de l'Inde, le Bouddhisme a fermenté et bouleversé toute la pensée orientale. À la source de ce foisonnement d'idées : un homme – en qui certains ont vu un Dieu – le Bouddha.
   Issu d'une famille noble du VIème siècle avant notre ère, le Bouddha quitte son foyer pour mener une longue vie d'errance et d'ascétisme. Un premier sermon prononcé à Bénarès sur les célèbres « Quatre Vérités » lui attire aussitôt des disciples : les bases de sa doctrine étant posées, il fonde la première communauté bouddhiste. Dès ce moment, et jusqu'à sa mort, il ne cesse de convertir les foules qu'il rassemble autour de lui.
   André Migot fait bien plus ici que nous raconter la vie du Bouddha et nous décrire sa pensée. Lumineusement, il révèle à notre rationalisme occidental le rayonnement d'un prophète immortel et amène le lecteur, même le plus critique, à s'intéresser, à méditer, voire à adopter certains aspects de la sagesse bouddhique.
   Considéré tantôt comme une philosophie, tantôt comme une religion, le Bouddhisme est avant tout une règle de vie : posant un regard clairvoyant et révélateur sur la souffrance universelle, le Bouddha a vécu et prêché le détachement, la tolérance et l'indifférence aux contingences matérielles, dans le but de délivrer l'homme du cycle infernal de la transmigration et de le guider vers l'harmonie parfaite du Nirvana.
   Sans commettre d'anachronisme, ne pouvons-nous pas voir dans la « souffrance d'exister » bouddhique, une préfiguration du « mal de vivre » romantique ? Et les adeptes de la non-violence, ne sont-ils pas les lointains disciples de la doctrine du Bouddha ? Le retentissement étonnamment actuel des grands thèmes de la pensée bouddhique ne peut manquer de fasciner le lecteur d'aujourd'hui.

15 euros (code de commande : 15419).


MONOD (Jacques) Le hasard et la nécessité. Essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne. Paris, Seuil, 1970. In-8° broché, 212 p.

8 euros (code de commande : 267/57).


[MONTAIGNE]. LESCHEMELLE (Pierre) — Montaigne ou la mort paradoxe. Paris, Imago, 1993. In-8° collé, 170 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Montaigne se retire de la vie publique à trente-huit ans et, dès lors, va soutenir une longue méditation sur la mort. Confrontant sans cesse les propos et la vie de l'écrivain, Pierre Leschemelle l'observe peu à peu investi par la maladie et la vieillesse, et analyse ses opinions et ses croyances sur les fins dernières de 1'« humaine condition ». Il montre comment Montaigne a imaginé son « Maître-jour », sa mort, et comment il s'y est préparé. Il examine, en outre, les dispositions testamentaires, ainsi que les témoignages que nous avons des derniers instants du grand moraliste.
   Pierre Leschemelle souligne surtout le paradoxe fondamental du repliement précoce et quelque peu morbide de Montaigne sur lui-même. Certes, la mélancolie place la mort et sa cohorte d'appréhensions au centre des préoccupations du philosophe. Pourtant, c'est un goût du plaisir, une véritable sérénité qui, en définitive, se dégagent des Essais. Et c'est pourquoi ce chef-d'œuvre de notre littérature demeure encore pour nous tout à la fois art de mourir et art de vivre.

10 euros (code de commande : 14407).

 

[MONTAIGNE]. LESCHEMELLE (Pierre) Montaigne ou le mal à l'âme. Paris, Imago, 1991. In-8° collé, 216 p.
En quatrième de couverture :
   Sage épicurien, sceptique raisonnable, humaniste bienveillant, conduisant avec maîtrise sa vie publique et littéraire, nous avons de Montaigne une image convenue, façonnée par la gloire et la postérité. Mais cet écran de lumière ne nous cache-t-il pas celui qui fut, avant tout, soucieux de se montrer « tout entier et tout nu ? »
   Répondant à cette invitation expresse à le bien connaître, Pierre Leschemelle scrute les zones d'ombre, se penche sur les aspects les plus intimes, les plus troubles, et parfois les plus négatifs du grand écrivain. Il nous révèle un homme inattendu, à la personnalité nonchalante, fragile, mélancolique. Il souligne l'étonnante pauvreté de sa vie affective – une mère peu aimante, un père incertain, une épouse et une fille peu aimées – et la place majeure tenue par sa grande passion, la sensualité.
   Pierre Leschemelle met surtout en lumière comment à deux reprises – après la mort brutale de La Boétie, puis lors des souffrances engendrées par la « lésion énormissime », son impuissance — Montaigne sombre dans la dépression. Il montre enfin comment une audacieuse franchise, souvent choquante encore aujourd'hui, transformera les désirs et les frustrations, la bile noire, le mal à l'âme de Michel Eyquem en la gaie sagesse de Michel de Montaigne. Car du lent travail de « l'encre et du papier » résulteront les Essais, « seul livre au monde de son espèce, d'un dessein farouche et extravagant », source de la littérature psychologique et de toutes nos lettres modernes.

10 euros (code de commande : 15606).


MONTEIL (Vincent) Le monde musulman. Paris, Horizons de France, 1972. In-4° sous reliure et jaquette d'éditeur, 287 p., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, très bel exemplaire.

25 euros (code de commande : 192/58).


MONTESQUIEU — Cahiers (1716-1755). Textes recueillis et présentés par Bernard Grasset. Entièrement revus sur les manuscrits par André Masson. Paris, Grasset, 1942. In-12 broché, XXXII + 324 p.

9 euros (code de commande : 1619).


MORGAN (Charles)Libertés de l'Esprit. Traduit de l'anglais par Christine Lalou. Paris, Stock, 1951. In-12 broché, 290 p., exemplaire sur Alfa.

12 euros (code de commande : 6148).


MOTIER (Romain) — Traité de l’intolérance. Paris, Éditions de la Couronne, 1948. In-16 broché, 266 p., un portrait de l’auteur en frontispice, illustrations, ex-libris, édition originale.

19 euros (code de commande : 131/60).


MOUTARD-ULDRY (Renée) — Saint Éloi patron des orfèvres. Paris, Henri Lefèbvre, 1944. 2e édition. In-12 broché, 22 p., illustré de 3 bois gravés de Jean Chièze (un frontispice, un bandeau et un grand cul-de-lampe), (collection « Les Saints Patrons », n° 9), exemplaire sur vélin chiffon de Lana, non coupé.

   

12 euros (code de commande : 15608****).

MOUTARD-ULDRY (Renée) — Saint Fiacre, patron des jardiniers. Paris, Henri Lefèbvre, 1943. In-12 broché, 22 p., illustré de 3 bois gravés de Jean Chièze (un frontispice, un bandeau et un grand cul-de-lampe), (collection « Les Saints Patrons », n° 12), exemplaire numéroté sur vélin chiffon de Lana (n° 604), non coupé.

   

12 euros (code de commande : 15609****).

MOUTARD-ULDRY (Renée) — Saint Georges, patron des soldats. Paris, Henri Lefèbvre, 1944. 2e édition. In-12 broché, 22 p., illustré de 3 bois gravés de Jacques Le Chevallier (un frontispice, un bandeau et un grand cul-de-lampe), (collection « Les Saints Patrons », n° 15), exemplaire sur vélin chiffon de Lana, la bande-annonce a insolé la couverture, non coupé.

      

12 euros (code de commande : 15610***).


MUNK (Elie) — La voix de la Thora. Commentaire du Pentateuque. L'Exode. Paris, Fondation Samuel et Odette Levy, 1998. In-8° sous reliure d'éditeur, 457 p.

15 euros (code de commande : 15039).


NELLI (René) Dictionnaire des Hérésies méridionales et des mouvements hétérodoxes ou indépendants apparus dans le Midi de la France depuis l'établissement du christianisme. Toulouse, Privat, 1968. In-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 304 p., illustrations, exemplaire numéroté.

25 euros (code de commande : 193/58).


   [NICOLE (Pierre) et RENAUDOT (Eusèbe)]. La perpetuité de la foy de l'Eglise catholique touchant l'eucharistie...
   
Paris, Veuve Savreux, 1704.

   Bonne édition de cet exemplaire de cet ouvrage connu sous le nom de Grande perpétuité.
   Pour en savoir plus...

Les quatre volumes : 300 euros (code de commande : 11672/v2).


NIETZSCHE La naissance de la tragédie. Traduit de l'allemand par Geneviève Bianquis. Paris, Gallimard, 1949 (mentions de 13e et de 15e éditions). In-8° broché, 238 p., exemplaire non coupé.

10 euros (code de commande : 259/61).


NIZAN (Paul) — Aden Arabie. Nouvelle édition présentée par Jean-Paul Sartre. Paris, Maspero, 1960. In-8° broché, 188, VI p., (collection « Cahiers Libres », n° 8), couverture partiellement insolée
Extrait de l'avant-propos :
   Nizan, c'était un trouble-fête. Il appelait aux armes, à la haine : classe contre classe ; avec un ennemi patient et mortel, il n'y a pas d'accommodements ; tuer ou se faire tuer : pas de milieu. Et ne jamais dormir. Il avait répété toute sa vie, avec sa gracieuse insolence, le regard baissé sur ses ongles : ne croyez pas au père Noël. Il était mort, la guerre venait de finir ; dans toutes les cheminées françaises il y avait des souliers, des bottes et le père Noël les remplissait de conserves américaines. Ceux qui feuilletèrent alors Aden, Antoine Bloyé, je suis sûr qu'ils en interrompirent vite la lecture, avec une noble pitié : « littérature d'avant-guerre ; simpliste et décidément périmée ». Qu'avions-nous besoin d'une Cassandre ? S'il eût vécu, nous pensions qu'il eût partagé notre nouvelle subtilité, autant dire nos compromissions. Qu'est-ce qui avait préservé sa violente pureté ? Une balle perdue, rien d'autre ; il n'y a pas de quoi se vanter. Ce mauvais mort se marrait doucement : il avait écrit dans ses livres qu'un bourgeois français, passés quarante ans, n'est plus qu'une carcasse. Et puis il s'était esquivé. À trente-cinq ans. À présent, nous, ses condisciples, ses camarades, gonflés de cette flatulence que nous appelions notre âme, nous tournions sur les places publiques, distribuant à chacun nos baisers Lamourette. Et nous avions quarante ans. Protéger l'innocence, c'était notre affaire ; justes, nous rendions la Justice. Mais nous laissâmes Aden aux mains des communistes parce que nous abominions ceux qui contestaient nos mérites.

12 euros (code de commande : 15747).

NIZAN (Paul) — Les chiens de garde. Sixième édition. Paris, Rieder, 1932. In-8° broché, 285 p., (collection « Europe »), petit cachet d'appartenance à la page de garde et annotations crayonnées aux pages de garde et de faux-titre, quelques rousseurs.
Extrait :
   Les jeunes gens qui débutent dans la Philosophie, les amateurs qui se tournent vers la Philosophie seront-ils longtemps encore satisfaits de travailler dans la nuit, sans pouvoir répondre à aucune interrogation sur le sens et la portée de la recherche où ils s'engagent ?
   Et encore : quel emploi feront-ils du vocabulaire philosophique ? Que vont-ils tous entendre par le vocable Philosophie ? Mettront-ils dans les vieilles outres le même vin que leurs maîtres ou bien un vin nouveau ? Rejetteront-ils les vieilles outres et le vieux vin pour des outres nouvelles et pour un nouveau vin ?
   Il est grand temps d'offrir à ces nouveaux venus une situation franche, de leur apporter les lumières les plus simples. Beaucoup d'entre eux sont emplis de bonnes intentions, beaucoup d'entre eux se sont engagés dans la Philosophie, ou simplement ont incliné vers elle un certain nombre de leurs pensées, justement parce qu'ils ont été troublés par le désœuvrement de ces bonnes intentions. Ils éprouvent, d'une façon peu claire sans doute, que la Philosophie en général est la mise en œuvre des bonnes intentions à l'égard des hommes, et qu'il suffit de s'enrôler sous la bannière de la Philosophie pour voir fructifier les inclinations généreuses et la paix se répandre parmi les hommes de bonne volonté.
   Mais il faut enfin saisir et enseigner que la Philosophie ne se définit point éternellement comme la réalisation, comme l'opération, comme la victoire spontanées des bonnes volontés. Simplement parce que Socrate serait mort pour elles, que Voltaire aurait défendu Calas, que Kant aurait oublié, à cause de la victoire des Droits de l'Homme, son vieil itinéraire de Kœnigsberg.
   Mais il faut enfin saisir et enseigner que certaines philosophies sont salutaires aux hommes, et que d'autres sont mortelles pour eux, et que l'efficacité humaine de telle sagesse particulière n'est pas un caractère général de la Philosophie.

15 euros (code de commande : 15746).

NIZAN (Paul) — Les matérialistes de l'Antiquité. Démocrite - Épicure - Lucrèce. Nouvelle édition. Plan de Tour, Éditions d'Aujourd'hui, 1975. In-8° collé, 177 p., (collection « Les Introuvables »), exemplaire numéroté (n° 957), mention manuscrite d'appartenance à la page de garde.
En quatrième de couverture :
   « II y a des époques où toutes les possessions humaines, les valeurs qui définissent une civilisation s'effondrent. L'accumulation des richesses économiques à un pôle de la société n'empêche pas l'appauvrissement général. Point de temps que tragique que le temps d'Epicure...
   « Ceux valeurs d'une grande civilisation collective se substituent des valeurs de combat, aux valeurs civiques, des valeurs d'argent. Un capitalisme de crédit se développe et les nouveaux riches étalent leurs nouvelles fortunes, au moment même où les classes moyennes, ces artisans, ces petits propriétaires, ces marchands, qui avaient été le fondement de la démocratie du Ve siècle, disparaissent...
   « Au milieu de cette débâcle, l'homme restait seul, faisant parfois des rêves de socialisme et de communisme utopiques... »
                                                                                                                            Paul Nizan
   Cette étude, peu connue, de Paul Nizan a paru en 1938 dans la collection « Socialisme et culture », publiée sous la direction de Georges Friedmann.

15 euros (code de commande : 15387).

 

[NIZAN (Paul)]. ALTMAN (Thierry) — Paul Nizan. Les conséquences du refus. Préface d'Olivier Todd. Bruxelles, De Boeck, 1993. In-8° collé, 162 p., (collection « Culture & Communication - Série Littérature »), marque d'appartenance à la page de faux-titre.
En quatrième de couverture :
   Le fardeau est pesant qui s'est abattu sur Paul Nizan. L'oubli d'abord, la mode ensuite, les spécialistes enfin se sont emparés de lui pour le soumettre aux pires contorsions. Leurs pouvoirs magiques conjugués ont produit une pluie drue d'étiquettes qui tiennent lieu de sévères épitaphes – relevons parmi les plus courantes du florilège dont est toujours absente la littérature, le traître, le révolté pur et dur, l'idéologue intransigeant, le militant orthodoxe et le « communiste impossible » –.
   Mais Nizan est d'abord un écrivain. Mort à 35 ans, après deux essais et trois romans principalement. C'est donc bien l'inachèvement qui constitue sa marque posthume la plus flagrante. Ce gouffre de toutes les questions et ses livres où elles se multiplient en proportion des tentatives de réponses apportées forment les deux points de départ de cet ouvrage.    Restituer dans un même mouvement le polémiste, le romancier et l'intellectuel engagé dans son temps, voilà l'enjeu de cet essai.

12 euros (code de commande : 15736).


NOCK (A.D.) Christianisme et hellénisme. Traduit de l'américain par A. Belkind. Paris, Éditions du Cerf, 1973. In-8° broché, 271 p., (collection « Lectio Divina », 77).

10 euros (code de commande : 205/62).


NYS (D.) La notion de temps. Troisième édition revue. Louvain, Institut supérieur de Philosophie, 1925. In-8° broché, 312 p., non coupé, ("Cours de Philosophie", volume VII - tome III), rousseurs.

12 euros (code de commande : DN/2).


OLENDER (Maurice) — Les langues du Paradis. Aryens et Sémites : un couple providentiel. Préface de Jean-Pierre Vernant. Paris, Gallimard - Le Seuil, 1989. In-8° broché, 213 p., (collection « Hautes Études »).
En quatrième de couverture :
   Au jardin des origines, Adam et Ève ont parlé une langue sublime. Était-ce l'hébreu ou le grec, le syriaque ou le latin ? Lorsque les savants de l'âge romantique s'enthousiasment pour le sanscrit, ces anciennes questions théologiques se raniment, et les querelles sur les langues se développent en débats à propos de l'âme nationale des peuples.
   Aryens et Sémites forment alors un couple qui oriente les écrits du XIXe siècle. Renan, qui les présente comme des jumeaux, les imagine à l'aube des temps inventant la civilisation. Les uns, Aryens et polythéistes, sont intelligents et dynamiques : l'avenir leur appartient ; les autres, Sémites, sont nomades, incapables de la moindre création : ils ne connaissent ni la politique, ni les arts, ni les sciences. Parmi eux, les Hébreux, un petit peuple obscur mais qui détient un secret sublime : le monothéisme. Enlisé dans les sables d'un désert stérile, ce monothéisme est sauvé par Jésus, l'Homme providentiel, à la fois aryen et sémite.
   Archéologie de l'antisémitisme des temps modernes, histoire des relations tourmentées entre l'Occident et ses « autres », ce livre met en lumière le rôle joué par les notions d'« Aryen » et de « Sémite » dans les sciences humaines naissantes, au siècle dernier. À l'arrière-plan, une question lancinante : quand les savants s'occupent des origines religieuses de l'humanité, font-ils autre chose que d'écrire leurs visions de l'avenir ? Ne jouent-ils pas quelquefois aux prophètes du passé ?

12 euros (code de commande : 15537).


ONIMUS (Jean) — L'écartèlement. Supplice de notre temps. S.l., Desclee De Brouwer, 1979. In-8° broché, 226 p.

7,50 euros (code de commande : 804).


PAPINI (Giovanni) — Histoire du Christ. Traduction française de Paul-Henri Michel. Paris, Payot, 1923. In-8° demi-toile bordeaux très modeste, XXV + 454 p., couverture conservée, papier jauni.

8 euros (code de commande : 146/67).


PARAIN (Brice) — Recherches sur la nature et les fonctions du langage. 2e édition. Paris, Gallimard, 1942. In-8° broché, 196 p., (collection « Bibliothèque des Idées »), bon exemplaire malgré le papier jauni.
Table des matières :
   Introduction : D'une incertitude de nos connaissance : les principes.
   Chapitre I : Du besoin de connaître.
   Chapitre II : La Dénomination.
   Chapitre III :
Pragma et onoma.
   Chapitre IV : Aristote.
   Chapitre V : L'Invention.
   Chapitre VI : La Dialectique ancienne.
   Chapitre VII : Descartes et Pascal.
   Chapitre VIII : La Dialectique moderne.
   Chapitre IX : Leibniz.
   Chapitre X : Hegel.
   Chapitre XI : Le pouvoir des mots.
   Conclusion.

10 euros (code de commande : 12471).


PARAIN-VIAL (Jeanne) La nature du fait dans les sciences humaines. Paris, Presses Universitaires de France, 1966. In-8° broché, 227 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie Contemporaine »).

9 euros (code de commande : 221/71).


PAREYSON (Luigi) — Conversations sur l'esthétique. [Titre original : Conversazioni di estetica.] Traduit de l'italien et préfacé par Gilles A. Tiberghien. Paris, Gallimard, 1992. In-8° collé, 220 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie »).
En quatrième de couverture :
   « Luigi Pareyson est le chef de file de ce que l'on a appelé « l'école de Turin » dont Gianni Vattimo et Umberto Eco sont les plus illustres représentants. Pourtant, si ces deux derniers sont désormais connus en France, Pareyson, lui, n'avait jamais été traduit : Conversations sur l'esthétique est son premier livre publié en français. La « théorie de la formativité » qui sous-tend son œuvre esthétique s'articule sur une herméneutique et une ontologie de la liberté. En réfléchissant sur l'essence de la création artistique, Pareyson relit ici Aristote, Valéry, Gilson, Kierkegaard, Gœthe et Schelling, de sorte que ce livre, tout en exposant la doctrine originale de son auteur, la confronte aux penseurs et aux philosophes qui ont, d'une manière ou d'une autre, repensé la genèse de l'œuvre d'art, une telle entreprise n'ayant de sens pour Pareyson qu'à la lumière d'une théorie de l'interprétation. »

13 euros (code de commande : 13173).


PASCAL — Les Pensées de Pascal. Étude et analyse par Fortunat Strowski. Paris, Mellottée, s.d. In-8° broché, 263 p., (collection « Les Chefs-d'œuvre de la Littérature Expliqués »), exemplaire sur vergé pur fil Outhenin-Chalandre, cachet d'appartenance à la couverture et à la page de faux-titre.

10 euros (code de commande : 240/63).

[PASCAL] Pascal et Port-Royal. Paris, Arthème Fayard, 1962. In-4° sous cartonnage et jaquette d'éditeur, 99 p., illustrations. (6153).
@ Il s'agit d'un album tiré spécialement à l'occasion de la commémoration du tricentenaire de la mort de Pascal et qui réunit, notamment, les contributions de F. Mauriac, J. de Bourbon Busset, Daniel Rops, P. de Boisdeffre, L. Jerphagnon, G. Thibon, etc.

15 euros (code de commande : 4552).

[PASCAL]. CARIOU (Pierre) — Pascal et la casuistique. Paris, Presses Universitaires de France, 1993. In-8° broché, 190 p., (collection « Questions »), épuisé.
En quatrième de couverture :
   « Pascal s'attarde dans les Lettre V à X des Provinciales à l'analyse des procédés des casuistes alors qu'il lui aurait été facile de les englober dans une condamnation de principe. C'est cette fascination des voies de l'immoralité, dans le détail de leur vérité, qui nous a retenu. Du coup, s'imposait l'obligation d'approcher, autant que possible, la conception pascalienne de l'absolu, à la lumière de laquelle il deviendrait possible d'interpréter son intransigeance et sa haine de toute complaisance, fût-elle d'exception. »

15 euros (code de commande : 12592).


[PAUL]. RICCIOTTI (Giuseppe) Saint Paul apôtre. Traduit de l'italien par Fernand Hayward. Paris, Laffont, 1952. In-8° broché, 527 p., illustrations hors texte.

20 euros (code de commande : 246/68).


   PESTEL. Les fondemens de la jurisprudence naturelle.
    
Utrecht, J. van Schoonhoven, 1774.
   
Traduction de Fundamenta jurisprudentiae naturalis, delineata in usum auditorum, publié à Leyde, la même année.
   Pour en savoir plus...

125 euros (code de commande : 6344).


Collection Philosophes.

Cette bonne collection de vulgarisation fut publiée aux Presses universitaires de France, sous la direction d'Émile Bréhier. De format in-12 brochés, ils sont tous en bon état.                                                4 euros le volume.

Claude Bernard. Extraits de son oeuvre par E. Dhurout. Avec un exposé de sa philosophie emprunté à l'œuvre de Henri Bergson. 1939. 136 p.                                                                            (code de commande : 5987).

Auguste Comte. Par Paul Arbousse-Bastide. 1968.117 p.                                                   (code de commande : 5338).

Descartes. Sa vie, son œuvre. Avec un exposé de sa philosophie par André Cresson. 1942. 145 p.
                                                                                                                                                       
(code de commande : 5989).

Montesquieu. Par georges Benrekassa. 1968. 132 p.                                                              (code de commande : 5997).


La philosophie devant la Shoah. Numéro 67 de la revue Philosophie. Paris, Minuit, 2000. In-8° broché, 95 p.

5 euros (code de commande : 6663).


Philosophie et Méthode. [Colloque organisé par l'Institut des Hautes Études de Belgique. 6 et 7 mars 1972.] Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1973. In-8° broché, 208 p., couverture légèrement défraîchie.
   
@ Il s'agit d'un tiré à part du n° 3-4/1973 de la Revue de l'Université de Bruxelles.
Table des matières :
   - Allocution d'ouverture, par Jean Baugniet.
   - Exposé introductif, par Chaïm Perelman.
   - La méthode en histoire de la philosophie, par Martial Gueroult.
   - Intention et déterminations dans la genèse de l'œuvre philosophique, par Ferdinand Alquié.
   - La philosophie et ses publics, par Henri Gouhier.
   - Continu et discontinu en histoire de la philosophie, par Yvon Belaval.
   - La métaphilosophie devant l'histoire de la philosophie, par Henri Lefèbvre.
   - Sur quelques problèmes d'interprétation en histoire de la philosophie grecque, par Jeanne Croissant.
   
Problèmes spécifiques de méthode en histoire de la philosophie médiévale, par Fernand Van Steenberhen.
   - Histoire des sciences et histoire de la philosophie au XIXe siècle, par Michel Serres.
   - Peut-on introduire la quantité en histoire de la philosophie ?, par André Robinet.

10 euros (code de commande : 13251).


[PORT-ROYAL]. Relation écrite par la Mère Angélique Arnauld sur Port-Royal. Publiée pour la première fois conformément au texte original avec une introduction et des notes par Louis Cognet. Paris, Grasset, 1949. In-12 broché, 200 p., (collection « Les Cahiers Verts », n° 2), exemplaire numéroté sur Alfa.

19 euros (code de commande : 272/61).


[PRÉAUX]. Christianisme d'hier et d'aujourd'hui. Hommages à Jean Préaux. Édités par Guy Cambier. Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1979. In-8° broché, 160 p., quelques illustrations hors texte, (collection « Université Libre de Bruxelles - Faculté de Philosophie et Lettres », n° LXX), exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Son vif intérêt pour les auteurs chrétiens de l'antiquité s'inscrivait dans l'inlassable curiosité que Jean Préaux, professeur à l'Université de Bruxelles et directeur, de 1969 à 1976, de l'Institut d'histoire du christianisme, avait du christianisme contemporain. De la « Cité de Dieu » de saint Augustin à la « Cité séculière » de Harvey Cox (1973) et Saint Augustin et la liberté d'enseignement (1977) montrent explicitement Jean Préaux très attentif aux engagements de l'Église à l'âge atomique. Jean Préaux est resté en dehors de toute église. Laïc probe et libre, il rejetait courageusement la condamnation par l'Ecclésiastique (3, 21-23) du libre examen.
   Jean Préaux n'était pas seulement un homme de cabinet : son goût pour l'action était profond. Ainsi il donna force et vigueur aux Problèmes d'histoire du christianisme et assura un grand succès au colloque du Xe anniversaire de l'Institut d'histoire du christianisme consacré au thème Église et Enseignement : il était l'éditeur des premiers et il fut la cheville ouvrière de ces journées d'études d'avril 1976.
Table des matières :
   - Jean Préaux (1920-1978), par Guy Cambier.
   - Bibliographie des travaux de Jean Préaux (1946-1978), par Guy Cambier.
   - Pourquoi le christianisme a réussi, par Robert Joly.
   - Saint Augustin et l'inerrance biblique, par Jean Stengers.
   - Des icônes byzantines aux icônes bulgares, par Charles Delvoye.
   - Les Cathares dans le diocèse de Liège au XIIe siècle. À propos de t'Epistola Leodiensis au pape L(?), par Georges Despy.
   - Sur l'Apocalipsis cum figuris d'Albrecht Dürer, par Henri Plard.
   - Une théologie politique sous la Restauration, par Roland Mortier.
   - Les hommes d'Église et l'anticléricalisme au XIXe siècle, par John Bartier.
   - Une nouvelle apologétique catholique, par Jean Hadot.

12 euros (code de commande : 14792).


PRIGOGINE (Ilya) et STENGERS (Isabelle) — La Nouvelle Alliance. Métamorphose de la science. Paris, Gallimard, 1980. In-8° broché, 302 p., (collection « Bibliothèque des Sciences Humaines »).
En quatrième de couverture :
   « Que la science du XXe siècle ait renouvelé nos connaissances, c'est presque un lieu commun : il suffit de penser aux particules élémentaires, à l'astrophysique ou à la biologie moléculaire. On sait pçut-être moins que cette science présente les signes d'un ébranlement qui altère jusqu'aux idées reçues touchant ce qu'il en est de l'ordre, de la nature et de la loi. La science classique a fait de la nature un automate ; l'ère industrielle a équipé cet automate d'un moteur dont les ressources devaient s'épuiser tôt ou tard. La nature aujourd'hui a reconquis sa puissance d'invention. Le temps pénètre tous les niveaux de la description et, avec lui, la pluralité foisonnante des phénomènes évolutifs et des processus d'auto-organisation.
   La science classique s'est trouvée associée à un désenchantement du monde. C'est la leçon que Jacques Monod entendait tirer des progrès de la biologie : « L'ancienne alliance est rompue. L'homme sait enfin qu'il est seul dans l'immensité indifférente de l'Univers d'où il a émergé par hasard. » Notre science n'est plus ce savoir classique, nous pouvons déchiffrer le récit d'une « nouvelle alliance ». Loin de l'exclure du monde qu'elle décrit, la science retrouve comme un problème l'appartenance de l'homme à ce monde. Les théories scientifiques ne peuvent plus supposer la possibilité d'un savoir omniscient ; nous lisons, jusque dans leurs principes, les traces d'une activité d'exploration au sein d'une nature en évolution.
   Les métamorphoses de la science concourent à rétablir la communication entre ce qu'on a appelé les « deux cultures », scientifique et humaniste, à un moment où la science et l'avenir des hommes se trouvent étroitement liés. La science occidentale du XVIIe siècle appartenait à un contexte culturel bien déterminé. Aujourd'hui, elle nous apporte des confins de l'Univers un message qui semble pouvoir s'intégrer dans un champ culturel plus vaste, un message plus respectueux d'autres interrogations et d'autres traditions.
   Le savoir scientifique se découvre aujourd'hui « écoute poétique » de la nature, processus naturel dans un monde ouvert. »

10 euros (code de commande : 13818).


PROUDHON (P.J.) — Portrait de Jésus. Texte établi et présenté par Robert Aron. Paris, Pierre Horay, 1951. In-12 broché, IX, 243 p., (collection « Flore »), exemplaire non coupé, papier jauni.
Présentation :
   « Le « Portrait de Jésus » que nous présentons en ce livre tente de reconstituer la vie de Jésus que Proudhon eut le dessein d'écrire, mais que sa mort, survenue en 1865, l'empêcha de réaliser.
   De ce projet interrompu, nous pouvons retrouver les éléments ou les indices tout au long de son œuvre, aussi bien dans les volumes qu'il publia lui-même, que dans les recueils posthumes où ses exécutants testamentaires ont rassemblé ses fragments et ses notes.
   Parmi les ouvrages, publiés de son vivant, l'Utilité de la célébration du Dimanche, son premier mémoire, paru en 1838 ; De la création de l'Ordre dans l'Humanité, premier essai politique, composé en 1843 ; Les Contradictions Économiques ou Philosophie de la Misère, qui entraînèrent en 1846 sa rupture avec Karl Marx ; enfin son œuvre maîtresse, De la Justice dans la Révolution et dans l'Église (1858), sont ceux qui contiennent les plus importants développements sur le problème religieux, considéré en général, dans l'ensemble de la philosophie proudhonienne.
   Parmi les recueils posthumes, composés de notes préparatoires à la rédaction d'un ouvrage inachevé, Jésus et les origines du Christianisme, Les Évangiles annotés, Césarisme et Christianisme, prouvent qu'à la fin de sa vie le débat religieux semblait se concentrer pour lui sur la personne du « prédicateur de Nazareth ».
   En utilisant les uns et les autres, en réunissant les passages essentiels publiés de son vivant ou rassemblés après sa mort, il devient ainsi possible de pressentir ce qu'eut été cette vie de Jésus que Proudhon ne put achever. Peut-être même est-il possible de la reconstituer en partie.
   Pour y parvenir nous avons employé une méthode, sans doute nouvelle en littérature, mais correspondant assez bien à ce que, dans le langage cinématographique, on appelle aujourd'hui « montage ». Elle consiste à regrouper des éléments existants pour composer un ensemble neuf. Méthode hasardeuse sans doute et dont on sait que parfois elle entraîne d'étranges déformations. Mais, appliquée de bonne foi et avec soin, pourquoi ne permettrait-elle pas d'opposer au « Jésus » libéral d'Ernest Renan, publié en 1863, que Proudhon trouvait trop mondain, au « Jésus » positiviste de Strauss, publié en 1853 dans la traduction de Littré, que Proudhon trouvait trop profane et trop scientiste, un nouveau Jésus, celui de Proudhon et du socialisme français, qui, tout en considérant la religion comme périmée, eût affirmé la permanence du divin en chacun de nous ?
   En fait, ce fut une des surprises du travail ainsi entrepris, que de constater combien naturellement et facilement s'emboîtaient l'un dans l'autre, les fragments tirés de tant d'ouvrages différents, et combien leur assemblage constituait un tout cohérent et continu, qui pouvait se lire comme une œuvre d'un seul tenant.
   Dans le texte de deux cents pages, correspondant à cette reconstitution, un total maximum de deux pages d'interpolations et de commentaires a été nécessaire pour marquer les transitions ou les raccords indispensables. Afin que nul ne les confonde avec le texte de Proudhon, les lignes ainsi rajoutées sont imprimées en des caractères italiques gras, nettement distincts des autres. Dans chaque chapitre, une astérisque marque la séparation entre textes provenant d'ouvrages différents ou de .chapitres différents du même ouvrage. En outre, une « table de référence », qui figure à la page 243, permettra au lecteur de retrouver l'origine de chacun des morceaux utilisés dans ce volume.
   Certains litres des chapitres reconstitués sont de Proudhon : la plupart ne sont pas de lui, pas 'plus que celui de l'ouvrage. Le plan suivi correspond, sinon à ses projets d'écrivain, que nul ne peut imaginer, du moins aux articulations logiques de l'idée qu'il voulut défendre : montrer que, même réduite à ses dimensions terrestres, à ses coordonnées historiques, la vie de Jésus constitue une des aventures les plus extraordinaires et les plus actuelles qu'ait connues l'humanité.
   Ainsi, sans prétendre à la reconstitution parfaite d'une œuvre, qui eût certes été parmi les plus importantes de son temps, peut-on souhaiter avoir ici rendu perceptible à nos contemporains l'essentiel du message spirituel que Proudhon fut par la mort empêché de délivrer. »

13 euros (code de commande : 14065).


RACHLINE (François) Le pari de Don Juan. Paris, Presses universitaires de France, 2000. In-8° broché, 117 p., (collection « Perspectives Critiques »).
En quatrième de couverture :
   « Don Juan n'est ni un mythe ni une figure historique. C'est un « personnage conceptuel » qui nous permet de penser notre pensée.
   Criminel et lâche au XVIIe siècle, hypocrite et cynique au XVIIIe, le XIXe siècle l'a transformé en héros triste et malheureux tandis que le XXe siècle a tenté de le ridiculiser sans parvenir à l'abattre. Il demeure aujourd'hui un prototype irréel de l'homme moderne.
   Au sein d'un monde occidental marqué au sceau de l'équilibre, Don juan pratique la rupture et la béance. Dans ses relations avec autrui ou avec Dieu, dans ses liens avec la société ou, plus généralement, dans son rapport au monde – qu'il s'agisse alors d'engagement, d'amour, d'échange, de don, de dette, de mort –, il ne souscrit jamais au principe de la réciprocité symétrique. Aventurier de l'impossible, il incarne ce pari insensé.
   Ainsi, dans le même temps où il nous permet de déchiffrer un imaginaire qui nous attire et nous repousse, Don Juan ne cesse de nous dire qui nous sommes, en nous disant ce que nous ne sommes pas. »

7 euros (code de commande : 13618).


RAUSCHNING (Hermann) — La révolution du nihilisme. Traduit de l'allemand par Paul Ravoux et Marcel Stora. Paris, Gallimard, 1940. In-8° broché, 323 p., (collection « Problèmes et Documents »), traces de cachets.

15 euros (code de commande : 229/70).


RENAN (Ernest) — Dialogues et fragments philosophiques. Treizième édition. Paris, Calmann-Lévy, [1936]. In-8° broché, XXI + 334 p.

15 euros (code de commande : 252/63).


RICŒUR (Paul) — Le Juste. Paris, Esprit, 1995. In-8° collé, 221 p., (collection « Philosophie »), petit cachet d'appartenance à la page de garde, exemplaire en très bel état.
En quatrième de couverture :
   Ces dernières années, j'ai été conduit à penser que le juridique – appréhendé sous les traits du judiciaire, avec ses lois écrites, ses tribunaux, ses juges, et le prononcé de la sentence où le droit est dit – offrait au philosophe l'occasion de réfléchir sur la spécificité du droit, en son lieu propre, à mi-chemin de la morale et de la politique.
   Pour donner un tour dramatique à l'opposition que je fais ici entre une philosophie politique où la question du droit est occultée par la hantise de la présence incoercible du mal à l'histoire, et une philosophie où le droit serait reconnu dans sa spécificité non violente, je propose de dire que la guerre est le thème lancinant de la philosophie politique, et la paix celui de la philosophie du droit.

15 euros (code de commande : 15418).


[ROBERT (André)]. Mélanges bibliques rédigés en l'honneur de André Robert. Paris, Bloud & Gay, s.d. In-8° broché, 580 p., illustrations hors texte, (« Travaux de l'Institut Catholique de Paris », n° 4).

25 euros (code de commande : 216/62).


[ROYÈRE (Jean)]. PIÉRARD (Clovis) — Un renouvellement des valeurs spirituelles. Le Musicisme de Jean Royère. Paris, Blaizot & Fils, 1937. In-8° broché, 91 p., un portrait en frontispice et quelques illustrations hors texte, exemplaire non coupé et en parfait état.
Table des matières :
   Chapitre I : Jean Royère et le Musicisme.
   Chapitre II : Le Musicisme poétique. Boileau, La fontaine, Baudelaire.
   Chapitre III : Le Musicisme sculptural. Une grande artiste américaine : Mme ArcherMilton Huntington.
   Chapitre IV : Le Point de vue de Sirius.
   Chapitre V : Illustration du Musicisme par l'œuvre poétique. Orchestration.
   Quelques pages de Jean Royère. Poèmes et Proses.

12 euros (code de commande : 12480).


[SAINT BENOIT]. Saint Benoît père de l'occident. Dom Filips De Cloedt, Préface. Dom Victor Dammertz, Benoît - Patron de toute l'Europe. Père Maur Standaert, La vie et la Règle de saint Benoît. Jan Karel Steppe, Saint Benoît dans les arts plastiques. Jean Décarreaux, Esquisse historique du monachisme bénédictin. Léo Moulin, La vie quotidienne hier et aujourd'hui. Sous la direction de Dom P. Batselier. Anvers, Fonds Mercator, 1980. In-4° sous reliure, jaquette et étui d'éditeur, 477 p., nombreuses héliogravures et autres illustrations en couleurs, exemplaire à l'état de neuf.
Préface :
   « Parmi les nombreuses initiatives qu'a suscitées le quinze centième anniversaire de la naissance de saint Benoît, celle du Fonds Mercator occupera, nous l'espérons une place non négligeable. Pour mériter ce privilège, nous avons essayé d'éclairer de plusieurs points de vue la personnalité de saint Benoît et de suivre la trace de ses moines à travers le temps et l'espace.
   Car telle fut l'ampleur de leur contribution au développement spirituel et temporel du monde occidental que les très riches heures de la civilisation européenne peuvent être lues en filigrane dans l'histoire du monachisme bénédictin. C'est dire que celui qui a conçu le plan de ce livre et qui en a coordonné les textes, Dom Pieter Batselier, a eu à compter avec les dangers qui menacent tout ouvrage tendant à comprimer en un volume quinze siècles d'histoire, dangers dont le moindre n'est pas celui d'une compilation aride. Il a essayé d'y échapper en substituant au schéma chronologique habituel une trame de quatre grands sujets complémentaires qui, tout en étant largement tributaires de la démarche de l'historien, constituent autant d'approches « de l'intérieur » et qui tendent à retracer la vaste réalité de ce qu'ont été et continuent à être saint Benoît et le monachisme bénédictin.
   Ainsi, on pourra lire successivement la Vie et la règle de saint Benoît, expliquées en leur merveilleuse simplicité par Maur Standaert ; la représentation de saint Benoît dans les arts plastiques – le plus vaste ensemble, sans doute, dans le domaine de l'iconographie sacrée de l'Occident – révélée, déployée et ordonnée de main de maître par le professeur Jan Karel Steppe ; une esquisse historique du monachisme bénédictin en Europe, où le professeur Jean Décarreaux nous guide de siècle en siècle à travers les hauts lieux dépositaires de la Règle bénédictine, et enfin la vie quotidienne des moines ressaisie par le sociologue Léo Moulin, dans sa vivante actualité. Cette large fresque aurait sans doute manqué de perspective et de clarté si Victor Dammertz, l'abbé primat, n'avait souligné, dans ce qu'on pourrait considérer comme « l'envoi » du livre, la vocation européenne de saint Benoît et de sa règle. Défenseur de la paix, profondément convaincu de la valeur inaliénable et sacrée de la personne humaine, fondateur de la vie monastique et maître à penser de l'Occident chrétien, saint Benoît a si profondément marqué l'âme de tous les peuples d'Europe qu'au-delà des frontières politiques et économiques, chaque être humain peut reconnaître en celui qui désormais porte le titre de « Père de l'Europe », ses plus hautes aspirations de bonheur et de paix dans le monde, bref la véritable dimension d'une conscience européenne à vocation universelle.
 La place qu'occupe l'iconographie dans cet ouvrage est d'importance égale à celle du texte. Aussi, l'éditeur a tout fait pour la rendre riche, de qualité, et représentative de l'activité artistique de l'Europe. Riche, en ce sens, qu'elle est la plus abondante iconographie bénédictine publiée à ce jour. Car le personnage de saint Benoît a séduit les plus grands artistes de l'Europe. De qualité, dans la mesure où rien n'a été épargné pour assurer l'exactitude et le fini des reproductions. Représentative, car cette iconographie englobe, outre le personnage de saint Benoît, les différents aspects de la vie bénédictine et de l'activité de l'Ordre : l'enluminure, l'architecture, la sculpture, la peinture, etc. Signalons aussi le nombre important de documents inédits.
   L'ensemble est comme un miroir de l'Europe tout entière, ce qui n'a rien d'étonnant quand on sait le rôle de saint Benoît dans la constitution du monde occidental. Cette véritable « somme » iconographique est le résultat de la collaboration de différents scientifiques : citons – outre le professeur Steppe – A. Hoste, E. Persoons et D. Vandemeulebroeke, que nous considérons comme auteurs à part entière de ce monumental ouvrage. »

80 euros (code de commande : 16186).


HOPPENOT (J.)La sainte Vierge. Dans la tradition, dans l'art, dans l'âme des saints et dans notre vie. Lille - Paris, Société St-Augustin - Desclée De Brouwer, [1904]. In-4° sous percaline bleue décorée d'éditeur, tranches dorées, X, 386 p., nombreuses illustrations en noir dans le texte, illustrations hors texte dont cinq chromolithographies, ex-dono à la page de garde, cartonnage bien conservé.
   Ouvrage publié à l'occasion du jubilé de la proclamation de l'Immaculée Conception.
Table des matières :

   Livre I : La sainte Vierge dans la tradition.
      Chapitre I : Marie dans la pensée de Dieu.
      Chapitre II : Marie promise au monde, figurée et prédite.
      Chapitre III : Conception immaculée de Marie.
      Chapitre IV : Naissance de la sainte Vierge.
      Chapitre V : Marie au temple.
      Chapitre VI : Mariage de la sainte Vierge.
      Chapitre VII : L'Annonciation de la sainte Vierge.
      Chapitre VIII : Visitation de la sainte Vierge.
      Chapitre IX : Marie met au monde le Verbe incarné.
      Chapitre X : La purification de la sainte Vierge.
      Chapitre XI : Marie fuit en Égypte.
      Chapitre XII : Marie perd son fils Jésus.
      Chapitre XIII : Vie de Marie à Nazareth.
      Chapitre XIV : Les noces de Cana.
      Chapitre XV : Marie et la Passion de Jésus.
      Chapitre XVI : Marie et la Résurrection de Jésus.
      Chapitre XVII : Marie, de l'Ascension à la Pentecôte.
      Chapitre XVIII : Dormition de la sainte Vierge.
      Chapitre XIX : Assomption de la sainte Vierge.
      Chapitre XX : Couronnement de la sainte Vierge.
   
Livre II : La sainte Vierge dans l'Art.
      Chapitre I : La sainte Vierge et les origines de l'Art chrétien.
      Chapitre II : La sainte Vierge et les Arts au Moyen Âge.
      Chapitre III : La sainte Vierge au siècle de Giotto.
      Chapitre IV : La sainte Vierge et Fra Angelico.
      Chapitre V : La sainte Vierge et le siècle d'Angelico.
      Chapitre VI : La sainte Vierge, Vinci et Michel-Ange.
      Chapitre VII : La sainte Vierge et Raphaël.
      Chapitre VIII : La sainte Vierge au siècle de Murillo.
      Chapitre IX : La sainte Vierge et l'Art au XIXe siècle.
      Chapitre X : Pictura Poesis.
   Livre III : La Sainte Vierge dans l'âme des Saints.
      Chapitre I : Marie, refuge des pécheurs.
      Chapitre II : Marie, reine des Vierges.
      Chapitre III : Marie, reine des Apôtres.
      Chapitre IV : Marie, reine des Docteurs.
      Chapitre V : Marie, reine des Ordres Religieux.
      Chapitre VI : Marie et les saints au Ciel.
   Livre IV : La sainte Vierge dans notre vie.
      Chapitre I : La sainte Vierge, à l'aube de notre vie.
      Chapitre II : La sainte Vierge et la jeunesse.
      Chapitre III : La sainte Vierge, à l'heure des grandes décisions.
      Chapitre IV : La sainte Vierge, au foyer domestique.
      Chapitre V : La sainte Vierge et la vie publique du chrétien.
      Chapitre VI : La sainte Vierge et la souffrance.
      Chapitre VII : La sainte Vierge, la vieillesse et la mort.


[SAINT-SIMON]. Études saint-simoniennes. Sous la direction de Philippe Régnier. Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 2002. In-8° collé, 387 p., illustrations, (collection « Littérature & Idéologies »).
En quatrième de couverture :
   « Le saint-simonisme n’est pas seulement une « utopie » du XIXe siècle spectaculaire par ses manifestations romantiques et par ses réalisations industrielles.
   Ce qui fascine aujourd'hui dans ce mouvement intellectuel, c'est la modernité, la hauteur de vues et l'efficacité avec lesquelles, au tournant de 1830, il a traité des problèmes de société qui redeviennent les nôtres : quels projets collectifs se fixer après la fin des vieux dogmes ? comment sortir d'un désordre de choses qui se donne pour le dernier mot de l’Histoire, mais dont les ravages appellent les réformes les plus radicales ? comment penser et résoudre les inégalités qui divisent les sociétés, les ethnies, les sexes, l’Orient et l’Occident ? comment s'organiser et par quelles voies s'imposer ou s'infiltrer pour travailler au changement social ?
   En raison même de son actualité, le patrimoine culturel que constituent les textes saint-simoniens est un terrain de recherche bien identifié et de plus en plus actif.
   C'est pourquoi l'on a pu intituler « études saint-simoniennes » un recueil d'articles de spécialistes de diverses disciplines des sciences humaines et sociales qui ont accepté de relire ce corpus en profondeur pour en découvrir et en éclairer des aspects ignorés.
   Sont notamment analysés : le fonctionnement psychologique et la dimension sacrée de la micro-société saint-simonienne, ses théories linguistiques et sa philologie religieuse, son rapport à l'histoire et à la révolution en 1848, son anthropologie politique en matière de « race » et de métissages, son inscription littéraire chez Flaubert et chez Maxime Du Camp, son empreinte idéologique sur le romancier populaire breton Émile Souvestre, sa participation contrastée aux transferts culturels franco-égyptiens.
   Des documents inédits offrent des aperçus originaux sur la survie du groupe au-delà de sa phase militante.
   Une mise à jour bibliographique dresse le bilan exhaustif des recherches publiées de 1984 à 2001.
Table des articles :
   - 
Introduction, par Philippe Régnier.
   - Point de vue psychanalytique sur la « Famille saint-simonienne », par Anne Levallois.
   - L'utopie religieuse des saint-simoniens : le sémiotique et le sacré, par Serge Zenkine.
   - Le problème du langage dans Le Livre nouveau des saint-simoniens, par Jean-Michel Gouvard.
   - 1848 : des saint-simoniens dans le mouvement, par Michèle Riot-Sarcey.
   - Gustave d’Eichthal et l'Allemagne. Critique biblique ou géopolitique, par Michel Espagne.
   - Races et politique dans l’Histoire de France chez Victor Courtet de l’Isle(1813-1867). Enjeux de savoir et luttes de pouvoir au XIXe siècle, par Loïc Rignol et Philippe Régnier.
   - Gustave d’Eichthal, ou les ambiguïtés d’une ethnologie saint-simonienne : du racialisme ambiant à l'utopie d'un métissage universel, par Sandrine Lemaire.
   - Saint-Simon, Bouvard et Pécuchet : représentation d’une idéologie, par Stéphanie Dord-Crouslé.
   - Entre la Bretagne et Paris, la genèse saint-simonienne d’un romancier républicain : Émile Souvestre au tournant de 1830, par Bärbel Plötner.
   - Orient et saint-simonisme chez Maxime Du Camp. Des récits de voyage aux Mémoires d’un suicidé, par Sarga Moussa.
   - L’Égypte contemporaine dans le Magasin pittoresque entre 1833 et 1870. Les silences d’Édouard Charton, saint-simonien républicain, par Marie-Laure Aurenche.
   - L’économie politique saint-simonienne et les élites techniques de l’Égypte moderne, par Ghislaine Alleaume.
   - Documents inédits, par Philippe Régnier (Photographies de Charles Lambert bey, Louis Jourdan, Maxime Du Camp et Prosper Enfantin - Dominique Tajan-Rogé, « Je suis un enfant perdu du saint-simonisme »).
   - Bibliographie du saint-simonisme (suite) : de 1984 à 2001, par Philippe Régnier.

15 euros (code de commande : 12708).


SAL (Meyer)Les Tables de la loi. Principes et rits du judaïsme originel. Paris, La Colombe, 1962. In-8° broché, 221 p., (collection « Unité », n° 5).

10 euros (code de commande : 229/64).


SALA-MOLINS (Louis) Le dictionnaire des inquisiteurs. Valence 1494. Paris, Éditions Galilée, 1981. In-8° broché, 455 p., exemplaire en parfait état.

16 euros (code de commande : 293/57).


SARTRE (Jean-Paul) — Critique de la raison dialectique. Précédé de Questions de méthode. Texte établi et annoté par Arlette Elkaïm-Sartre. Tome I : Théorie des ensembles pratiques. Paris, Gallimard, 1985. In-8° sous reliure et jaquette d'éditeur, 921 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie »), bel exemplaire.
Présentation :
   Le lecteur peut se demander pour quelle raison nous avons jugé utile d'« établir » le texte de la Critique de la Raison dialectique, tome I, ouvrage publié pour la première fois en 1960, du vivant de son auteur. Les deux années précédant cette publication avaient été pour Sartre des années de travail intense – sans compter la part qu'il prenait aux événements politiques ; il avait alors en chantier, outre la Critique : L'Idiot de la famille, Les Mots, Les Séquestrés d'Altona, le scénario sur la vie de Freud ; il écrivait dans l'urgence, « contre la montre » : on comprendra peut-être qu'il ait accordé peu d'attention à la correction de ses épreuves, sauf pour quelques modifications de dernière minute.
   Or les erreurs n'étaient pas facilement repérables pour un correcteur dans ce texte difficile : une rédaction impatiente et les exigences propres à l'exposé d'une pensée dialectique ont imposé des phrases de longue haleine, coupées d'incises qui modulent au fur et à mesure la pensée ; restrictions entre virgules, tirets, parenthèses, tirets à l'intérieur de parenthèses y abondent. Ses traducteurs, en allemand et en italien notamment, lui ont signalé des difficultés de détail ; il a en général accepté leurs suggestions, mais assez distraitement, et il n'a jamais trouvé le temps de réviser son texte lors des rééditions.
   En confrontant celui-ci avec le manuscrit, nous avons relevé quelques omissions et un assez grand nombre d'erreurs sur les mots, dont certains sont des lapsus de l'auteur. D'autre part, la ponctuation n'est pas toujours présente, alors qu'elle aurait été particulièrement nécessaire : nous l'avons donc renforcée. Il nous est arrivé de rencontrer d'autres légères imperfections : leur rectification est indiquée par des crochets dans le cours de l'écrit, ou en note, selon le degré d'évidence. Comme la longueur des alinéas ne marquait pas une intention précise et que les articulations de la pensée s'y trouvaient parfois noyées, nous en avons créé quelques-uns. Dans le même souci de respiration, nous avons introduit des divisions secondaires, principalement dans le livre II et sur le modèle du livre I, dont l'auteur semble s'être davantage préoccupé de ce point de vue. Son introduction, notamment le paragraphe 10°) de la partie B, qui annonce la marche de l'expérience critique, nous a inspiré la formulation des titres ; ils sont également entre crochets. Signalons que les notes autour de l'établissement du texte sont suivies de la mention (N.d.E.).
   Une table analytique, rédigée par Juliette Simont et Pierre Verstraeten, est proposée au lecteur enfin de volume, ainsi qu'un index des noms propres.

25 euros (code de commande : 16175).

SARTRE (Jean-Paul) — L'imaginaire. Psychologie phénoménologique de l'imagination. Paris, Gallimard, 1964. In-8° broché, 246 p., (collection « Bibliothèque des Idées »), signature d'appartenance sur la page de titre.
   
En 1936 Sartre déclare : « En ce qui concerne le problème de l'image, Husserl ne se contente pas de nous fournir une méthode : il y a dans les idees les bases d'une théorie des images entièrement neuve. » Quatre ans plus tard L'imaginaire nous offre une description phénoménologique de ce que Sartre appelle désormais la conscience imageante. L'imaginaire renvoie alors à l'une des grandes fonctions de la conscience, qui enveloppe aussi bien le rêve que l'hallucination, la simple représentation d'un centaure que la contemplation d'une œuvre d'art. La conscience imageante ne se confond donc plus avec cette simple faculté dont l'étude relevait de la seule psychologie, et c'est à l'être même de la subjectivité humaine que nous conduit l'analyse sartrienne de l'imaginaire, dont la fonction symbolique est inséparable de la liberté.

13 euros (code de commande : 13752).


SKITTECATE (Lucie-Anne) — Vers une morale du XXIe siècle. Essai sur des rencontres paradoxales. Paris, Imago, 2000. In-8° collé, 188 p., exemplaire en parfait état.
En quatrième de couverture :
   Les philosophies de l'Un – Dieu, esprit, matière, phallus, grand autre – ont fondé notre culture occidentale, mais ont aussi engendré de nombreux désastres. Plutôt que de tout focaliser sur un seul pôle, ne vaudrait-il pas mieux promouvoir une morale qui, jouant sur l'entre-deux de pôles opposés, favoriserait compromis, affrontements et harmonisations passagères ?
   Prôner une valeur en la correlant de son antithèse – raison/intuition, sagesse/fantaisie, créativité/tradition, vie/mort – ne témoigne ni cynisme, ni volonté de neutralisation. Au contraire, seules ces rencontres paradoxales provoquent l'inattendu, voire l'inouï. Dans tous les domaines, cette contestation jubilatoire devrait suggérer de nouveaux modèles de vie, plus proches de la réalité ambivalente et imprévisible : un enseignement alliant connaissances et initiatives, des couples favorisant la complicité entre égaux, une politique en quête de médiations entre libéralisme et révolution, une spiritualité sans dogme, ouverte à de multiples recherches.
   Ces réformes ponctuelles, conciliant expériences vécues, libération de l'imaginaire et contrôle de la raison, pourraient ainsi, par contamination progressive, endiguer les rigidités, les absurdités et les injustices suscitées par la crise actuelle.

12 euros (code de commande : 15673).


SERRES (Michel) — Le système de Leibniz et ses modèles mathématiques. Tome I : Étoiles. Tome II : Schémas - Point. Paris, Presses Universitaires de France, 1968. Deux volumes in-12 brochés, 836 p., (« Collection Épiméthée »), édition originale.

Les deux volumes : 30 euros (code de commande : 238/70).


SERTILLANGES (A[ntonin] D[almace]) De la Mort. Pensées inédites de A.D. Sertillanges o.p. Précédé de De la Douleur. Présentées par Maurice Lelong. Le Jas, Robert Morel, 1963. In-12 carré sous reliure d'éditeur de toile orange, premier plat décoré d'une composition d'Odette Ducarre, 185 p., illustrations hors texte, édition originale.
& Georges Fenoglio-Le Goff, Essai de bibliographie, n° 714, dans Robert Morel, inventaire.

25 euros (code de commande : 6516).

SERTILLANGES (A[ntonin] D[almace]) Pensées inédites de A.D. Sertillanges o.p. De la Vie. Précédé de De l'Histoire. Présentées par Maurice Lelong. Le Jas, Robert Morel, 1964. In-12 carré sous reliure d'éditeur de toile tilleul, premier plat décoré d'une composition d'Alfred Manessier, 231 p., illustrations hors texte, édition originale.
& Georges Fenoglio-Le Goff, Essai de bibliographie, n° 715, dans Robert Morel, inventaire.

30 euros (code de commande : 6517).


ŠIK (Ota) — La troisième voie. La théorie marxiste-léniniste et la société industrielle moderne. Traduit de l'allemand par Jean-Marie Brohm et Andreas Streiff. Paris, Gallimard, 1974. In-8° broché, 473 p., (collection « Bibliothèque des Sciences Humaines »), couverture rempliée.
Aux plis de la couverture :
« Les antagonismes d'intérêts entre propriétaires et non-propriétaires, entre détenteurs du capital et salariés, entre la direction bureaucratique de l'économie et la masse des travailleurs représentent pour Ota Šik la contradiction fondamentale des sociétés industrielles modernes, qu'elles appartiennent au camp occidental ou au bloc des pays de l'Est.
Principal théoricien des expériences de libéralisation du Printemps de Prague et des réformes de gestion de l'entreprise, Ota Šik se livre à une critique approfondie du système dirigiste et centraliste imposé par la bureaucratie du parti et de l'État dans les pays « socialistes ». En se fondant sur un grand nombre de données chiffrées, il montre que ceux-ci, loin de représenter un type de société juste et rationnelle, n'échappent pas aux contradictions macro et micro-économiques de toute société de classe.
Il montre d'autre part, en s'inspirant de la méthodologie marxiste, que la société capitaliste reste, elle aussi, soumise à un certain nombre de contradictions et que production, consommation, loisirs, culture y sont subordonnés à une logique de la croissance qui contrecarre les besoins de la majorité de la population.
Fort de ces conclusions, Ota Šik refuse à la fois le socialisme bureaucratique d'État et le capitalisme. Il vise à définir une Troisième Voie qui combine les fonctions vitales du marché avec une planification souple afin d'assurer le développement équilibré des conditions de reproduction macro et micro-économique de la société. Ce socialisme démocratique, « à visage humain », doit permettre la participation institutionnellement garantie des producteurs et des non-producteurs à la gestion et au contrôle, réintégrer la société politique dans la société civile, abolir enfin l'oppression des citoyens par la machine étatique et administrative. Seul un tel socialisme, affirme Ota Šik, s'appuie sur les intérêts du « travailleur collectif » et répond de ce fait aux besoins de la collectivité dans les sociétés industrielles modernes. »

10 euros (code de commande : 8441).


[SOJCHER (Jacques)]. MOULIN (Françoise) — Jacques Sojcher ni la mémoire ni l'oubli. Bruxelles, Labor, 1990. In-8° broché, 135 p., (collection « Archives du Futur »).
En quatrième de couverture :
   Ni la mémoire ni l'oubli est la première étude consacrée à Jacques Sojcher.
   Françoise Moulin nous conduit, avec un fil d'Ariane d'initiée, entre la figure maternelle et l'androgyne féminin, l'absence du père et la diaspora, les jeux du langage et la séduction, le fragment et la belgitude, la puérilité et la mort.
   Le « professeur de philosophie » nous apparaît comme le maître de l'incertitude, de l'ironie de soi, d'où naît un texte éclaté, sans début ni fin, sans sujet ni objet, une prière vide dans une langue régressive et flamboyante.

8 euros (code de commande : 14474).


SPENLÉ (Jean-Édouard) Les grands maîtres de l'humanisme européen. Préface de Gaston Bachelard. Paris, Corrêa, 1952. In-12 broché, 188 p., non coupé.

7,50 euros (code de commande : 5336).


[STEINER]. Steiner. Sous la direction de Pierre-Emmanuel Dauzat. Paris, L'Herne, 2003. In-4° collé, 414 p., illustrations hors texte, (collection « Les Cahiers de l'Herne », n° 80).
@ Après les textes d'introduction (Du Juif errant aux errata, par Pierre-Emmanuel Dauzat et George Steiner, Grand Seigneur et Luftmensch, par Claudio Magris) et avant la bibliographie, ce volume est divisé en neuf parties :
   Philosophies
   - Steiner et la philosophie, par Alexis Philonenko ;
   - Simone Weil : un « Socrate devenu fou », par François L'Yvonnet ;
   - Correspondance autour de Réelles présences, par Sebastiano Timpanaro et George Steiner.
   Antinomies
   - Steiner l'antinomiste : une analyse en forme de mémoire, par Jeffrey Mehlman ;
   - Dialogue sur le mal, par Pierre Boutang et George Steiner ;
   - Une voix qui surgit de l'ombre, par George Steiner ;
   - « Une rencontre », par Lucien Rebatet.
   Critique de la culture
   - Haute culture et basse morale, par Roger Scruton ;
   - George Steiner : un prophète de l'abstraction, par Moshe Idel ;
   - Sur la significativité littéraire et la morale, par Georges Molinié ;
   - Antigone dans un paysage de cris, par Linda Lê ;
   - Le Clerc de la trahison, par George Steiner.
   Langues
   - La langue des hommes et la langue des anges, par Sylvie Anne Goldberg ;
   - L'être du langage, par Pierre Brunel ;
   - Steiner, lecteur de Freud, par Anne Dufourmantelle ;
   - Sur la traduction poétique, par Yves Bonnefoy ;
   - L'inadvertance du Dr. Cottard, par George Steiner.
   Classiques
   - Comprendre, par Alain Bentolila ;
   - Dans le château de Steiner : T.S. Eliot et ses problèmes, par Stéphane Giocanti ;
   - À propos de l'œuvre, de la création et des classiques entre George Steiner et Italo Calvino, par Olivier Mongin ;
   - À l'exposition Turner, par George Steiner.
   Fictions
   - Un facteur d'icônes iconoclaste : Steiner romancier, par Georges Nivat ;
   - Conrad et Steiner. Autour du Transport de A.H., par Juan Asensio ;
   - Comment taire ?, par George Steiner ;
   - Génie du lieu, lieu du génie, par Jean-Luc Pouthier.
   Théologiques
   - Figura Christi, par Marc Ruggeri ;
   - Lecture et judéité, par David Banon ;
   - La Discussion de George Steiner avec Dieu, par Jack Miles ;
   - Le Procès du Messie ou l'impossible espérance, par Jean-François Colosimo ;
   - Apophtegmes de la stupeur, par Gilles-Hervé Masson.
   Musique
   - La musique ment-elle ?, par Florence Fabre ;
   - Musique et langage : une confusion séduisante, par Andrei Vieru ;
   - Yehudi Menuhin, par George Steiner ;
   - Vos disques sur une île déserte, par George Steiner.
   Leçons de maître
   - Éros pédagogue, par Cécile Ladjali ;
   - Le maître déçu, par Stephen Greenblatt ;
   - Un surplus d'exigence, par David Banon ;
   - Une voix de clairon, par Glen Bowersock ;
   - L'hôte ingrat, par Nuccio Ordine ;
   - Memoranda, par George Steiner.

30 euros (code de commande : 11523).


STEINMANN (Jean) Le prophète Ézéchiel et les débuts de l'exil. Paris, Éditions du Cerf, 1953. In-8° broché, 324 p., (collection « Lectio Divina », 13).

10 euros (code de commande : 225/62).


TAINE (H.) — Philosophie de l'art. Tomes I et II (complet). Douzième édition. Paris, Hachette et Cie, 1906. Deux volumes in-8° brochés, II + 292 et 360 p., cachet d'appartenance aux couvertures et aux pages de titre.

Les deux volumes : 20 euros (code de commande : 270/63).


[TEILHARD DE CHARDIN] — Panthéisme, action, oméga chez Teilhard de Chardin. Par Gabriel Dussault, Louis Gendron, André Haguette. Paris - Bruges, Desclée de Brouwer, 1967. In-8° broché, 214 p., (« Essai pour Notre Temps », 7), cachet d'appartenance.

7 euros (code de commande : 6472).


TEUGELS (Jean) — L'Unité. Avec six dessins de Aubin Pasque. Anvers, Ça Ira, 1950. In-8° broché, 176 p., 10 illustrations à pleine page (et non 6 comme l'annonce erronément le titre), un des 1000 exemplaires numérotés (n° 555).
Avertissement de l'éditeur :
   L'Unité est une œuvre posthume qui nous a été laissée par Jean Teugels sous sa forme manuscrite. L'auteur n'ayant pu y mettre la dernière main, l'œuvre présente, à de très rares endroits, certains points obscurs ou mots indéchiffrables. Par crainte d'en modifier le sens, nous avons préféré respecter, sans y rien changer, le manuscrit original.

      
Couverture et illustration de la page 131.

20 euros (code de commande : 15622).


THÉRIVE (André) — Entours de la foi. Paris, Grasset, 1966. In-12 broché, 313 p.

6 euros (code de commande : 5018).


TOCQUEVILLE (Alexis de) — Souvenirs d’Alexis de Tocqueville. Nouvelle édition conforme au texte original augmentée de fragments inédits et précédée d’une introduction de Luc Monnier. 9e édition. Paris, Gallimard, 1944. In-8° broché, 276 p., (collection « Mémoires du Passé pour servir au Temps Présent », n° 2).
Extrait de l'introduction :
   « Les Souvenirs d'Alexius de Tocqueville ne comptent pas parmi ses œuvres les plus connues. Aucune, cependant, n'est plus digne de retenir l'attention. Car elle nous révèle un Tocqueville très différent de celui qu'on imagine ordinairement. Qui supposerait que l'auteur toujours si grave de la Démocratie en Amérique ou de l'Ancien Régime pût avoir une plume aussi acérée ?
   Ces Souvenirs, Tocqueville les a écrits pour lui seul, « à bâtons rompus ». Il ne les destinait pas à la publicité. En les rédigeant, il ne se proposait pas de faire une œuvre littéraire. Pas un instant il n'a songé à modérer la vivacité de ses sentiments et à adoucir les jugements souvent impitoyables qu'il a portés sur les hommes et les choses. Affranchie de toute contrainte, sa pensée s'est exprimée librement, en un style toujours incisif et direct.
   Aussi ces pages n'ont-elles rien perdu de leur vivacité. Écrites, il y a quatre-vingt-dix ans, elles restent aujourd'hui plus actuelles que jamais. D'emblée elles classent Tocqueville parmi les grands mémorialistes du XIXe siècle. Personne, en effet, n'a décrit d'une manière plus saisissante la révolution de 1848 en France, n'a porté sur cet événement un jugement plus clairvoyant. Mais en racontant un des moments décisifs de l'Histoire, Tocqueville s'est encore dépeint lui-même. Et ce n'est pas là le moindre intérêt des Souvenirs. Leur témoignage, particulièrement révélateur, éclaire un aspect peu connu et pourtant essentiel de la personnalité de Tocqueville, une qualité qui peut expliquer son caractère et toute sa conduite : l'esprit civique. »

15 euros (code de commande : 12249).


TURCK (André) — Évangélisation et catéchèse aux deux premiers siècles. Paris, Cerf, 1962. In-8° broché, 163 p., (collection « Parole et Mission »).

7 euros (code de commande : 3894).


URBACH (Ephraïm E.) — Les sages d'Israël. Conceptions et croyances des maîtres du Talmud. Traduit de l'hébreu par Marie-José Jolivet. Paris, Cerf - Verdier, 1996. In-8° sous reliure d'éditeur, 1051 p., (collection « Patrimoines - Judaïsme »), exemplaire à l'état de neuf.
En quatrième de couverture :
   Ephraïm Urbach (1912-1991) est reconnu comme l'un des savants les plus éminents dans le domaine du judaïsme. Nous éditons aujourd'hui la traduction de son ouvrage Hazal, pirqé emounot ve-deot, originellement publié en 1969, qui rassemble et résume ses recherches sur les dires des sages d'Israël. Cette entreprise tenait de la gageure, compte tenu de la richesse et de la rigueur de ses exposés.
   Hazal (« nos sages, de mémoire bénie ») désigne, dans la tradition juive, les maîtres qui apparaissent dans le volumineux corpus de ses sources littéraires : Talmuds de Babylone et de Jérusalem, Tosefta et Midrashim, entre autres. Leur activité s'étend sur plus de neuf cents ans, de la révolte des Maccabées à la conquête des pays méditerranéens par les Arabes. Ce fut une période riche en événements décisifs et en influences diverses et réciproques, qui vit la destruction de l'Empire perse, l'hellénisation et la christianisation des pays orientaux. Au long de son étude, Urbach élabore un panorama exhaustif des notions fondamentales de la pensée des sages dans le cadre des réalités de leur temps. La méthode suivie est philologico-historique, et l'essentiel de l'attention centré sur l'élucidation des sources à partir de l'arrière-plan historique qui les vit surgir et se développer. Ce condensé des conceptions des sages témoigne du combat qu'ils menèrent à différentes époques pour inculquer des idéaux religieux et moraux dans la vie quotidienne des individus tout en préservant la spécificité et l'unité de la communauté, le but étant de l'acheminer vers le monde à venir, absolument parfait.

50 euros (code de commande : 15319).


VIÉNET (René) — Enragés et situationnistes dans le mouvement des occupations. Paris, Gallimard, 1968. In-8° broché, 316 p., illustrations, (collection « Témoins »).
En quatrième de couverture :
   Depuis le mois de mai 1968, tous les commentateurs se sont interrogés sur la part exacte de l'Internationale situationniste dans l'explosion qui a ébranlé la société française.
   À lire les tracts et les inscriptions, à vivre cette révolution d'un nouveau style, chacun sentait que le situationnisme, « théorie d'une révolution apparemment sans théorie », avait donné son génie à la fête et joué dans l'inspiration du mouvement un rôle sans commune mesure avec le petit nombre de ses adhérents. En revanche, depuis le scandale de l'Université de Strasbourg en décembre 1966, où la Dresse notait l'apparition des « figures inquiétantes de l'I. S. », on avait surtout remarqué l'intransigeance avec laquelle ces extrémistes refusaient tout contact avec les formations gauchistes, qualifiées de bureaucratiques, et la véhémence de leur critique du milieu étudiant.
   Ils semblaient vouloir porter le désordre ailleurs ; et l'I.S. avait déjà élaboré la plate-forme commune des ouvriers en lutte contre leurs syndicats et des blousons politisés.
   Au nom du groupe, l'un d'eux, René Viénet, propose l'analyse de cette période et expose ce qu'ont réellement fait « le groupe des Enragés » à Nanterre, le premier « comité d'occupation de la Sorbonne », puis le « conseil pour le maintien des occupations ». Parmi les nombreux documents, souvent inédits, à côté des tracts, chansons, photos, « comics » dont les situationnistes ont fait un genre, on trouvera notamment le déjà célèbre pamphlet, publié à Strasbourg en 1966, De la misère en milieu étudiant.
   Les situationnistes s'étaient fait connaître comme un groupe international de théoriciens qui avaient entrepris une critique radicale de la « société moderne ». Les voici dans l'action.

35 euros (code de commande : 14671).


[VIGÉE (Claude)]. Colloque de Cerisy. La terre et le souffle. Rencontre autour de Claude Vigée. 22-29 août 1988. Sous la direction d'Hélène Péras et Michèle Finck. Paris, Albin Michel, 1992. In-8° collé, 409 p., (collection « Bibliothèque Albin Michel - Idées »), petit cachet ex-libris à la page de faux titre, bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   La voix de Claude Vigée est celle d'un des plus grands poètes de ce siècle, consacré par le Hebel Preis et le Grand Prix de poésie de la Société des gens de lettres. Sa parole n'est à aucun moment séparable d'une écoute exemplaire des autres voix : celle des poètes du passé et d'aujourd'hui dont, comme essayiste, critique et traducteur, il donne à entendre le souffle et la présence ; celle de la terre d'origine et de la terre du devenir, de la Basse-Alsace à Jérusalem, en passant par l'exil aux États-Unis, à travers la diversité des langues, les souvenirs de l'errance et ceux d'une enfance où apparaissent très tôt les signes du destin ; celle enfin d'une Parole sacrée inlassablement lue et méditée dont les souffrances d'un peuple incarnent dans l'histoire la perte et l'espérance.
   Cet ouvrage regroupe les Actes du Colloque consacré à Claude Vigée, réuni à Cerisy-la-Salle en août 1988. Critiques, philosophes, psychanalystes de toutes confessions, parmi lesquels Emmanuel Lévinas, le R.P. Bernard Dupuy, Olivier Clément, Stéphane Mosès, Marc Faessler et Jean-Michel Delacomptée, soulignent les multiples facettes d'une inspiration, d'une écriture et d'une œuvre dont la portée est,"au plus profond de son sens, une ouverture, un passage, offerts à l'écoute réciproque, vers l'unité.
Table des matières :
   Avertissement.
   La rencontre.
      - Une identité pour l'universalité, par Luc Balbont.
      - Surgir, à partir de Claude Vigée, par Betty Rojtman.
      - Rencontre de l'homme, communion de croyants, par Robert Masson.
   L'itinéraire : du lieu aboli à la terre retrouvée.
      - Penser après la Shoah, par Philippe de Saint Cheron.
      - Enracinement ou fidélité : les quatre terres, par Emmanuel Levinas.
      - Sacralisation ou sanctification de la terre, par David Banon.
   Les origines linguistiques.
      - Langue et origine - La poésie alsacienne de Claude Vigée, par Adrien Finck.
      - Le yiddish alsacien dans l'œuvre de Claude Vigée, par Astrid Stark.
   L'errance et l'exil.
      - Figures de l'errance, par Alain-Michel Boyer.
      - Claude Vigée entre L'Exil et le Royaume, par Lionel Cohn.
      - L'exil voulu, par Jean-Michel Delacomptée.
   La parole, l'écriture, le chant.
      - L'écriture de la parole, par Georges-Elia Sarfati.
      - Le poète et le lévite, par Ruth Reichelberg.
      - Parler dans la crainte et la jubilation, par Pascl Riou.
   Formes et sources de la création.
      - L'écriture comme mode de vie juif, par Francine Kaufmann.
      - L'esthétique du judaïsme, par Jean Halpérin.
      - Claude Vigée et la Shoah. Remarques sur l'éthique, par Charlotte Wardi.
   La poésie, la lecture, la mémoire (I).
      - Poésie et critique de la poésie : Claude Vigée et Benjamin Fondane, par Michel Élial.
      - Claude Vigée, lecteur et traducteur de Rilke, par Pascal Culerrier.
      - L'esthétique de la présence, par Stéphane Mosès.
   La poésie, la lecture, la mémoire (II).
      - Exégèse et littérature, par Bernard Dupuy.
      - Le sujet du sacrifice, par Marc Faessler.
      - Claude Vigée et le couple baudelairien, par Edward K. Kaplan.
   Figures et images.
      - Les images élémentaires, par Vincent Wackenheim.
      - Figures de l'ange dans l'œuvre de Claude Vigée, par Hélène Péras.
      - L'exemple du mashal, par David Mendelson.
   La poésie, le son, le souffle.
      - La poétique du son dans l'œuvre de Claude Vigée : de La Vallée des ossements à Noyaux puisants, par Michèle Finck.
      - La poésie, la parole, le vent, par Yves Clair.
      - Approche de L'Été indien, par Arlette Albert-Birot.
   Le centre et le passage.
      - Pâque de la parole : la fécondité d'une notion, par Serge Meitinger.
      - Approches de Dieu dans les ouvrages récents de Claude Vigée, par Olivier Clément.
   Messages.
      - Étincelante unité, par Georges-Emmanuel Clancier.
      - Claude Vigée : la coupure et l'exil, par Anne Clancier.
      - Figures, par Jean-Yves Lartichaux.
      - Vivre, vivre !, par François-René Daillie.
   Entretien avec Claude Vigée.
   Biographie - Bibliographie.

15 euros (code de commande : 15373).


[VINCENT DE PAUL]. COSTE (Pierre) — Un grand saint du grand siècle, Monsieur Vincent. Tomes I, II et III (complet). Paris, Desclée de Brouwer, 1932. Trois volumes in-8° brochés, 539, 740 et 636 p., illustrations hors texte, couvertures un peu passées.

30 euros (code de commande : 3298).


VOLNEY (Constantin-François) — La loi naturelle ou catéchisme du citoyen français. Édition complète et critique (Textes de 1793 et de 1826) par Gaston-Martin. [Préface de Georges Lefebvre.] Paris, Colin, 1934. In-8° broché, VIII + 161 p., (collection « Les Classiques de la Révolution Française »), exemplaire non coupé.

13 euros (code de commande : 261/65).


[VOLTAIRE]. ORIEUX (Jean) — Voltaire. Paris, Flammarion, 1966. Fort in-8° sous reliure et Rhodoïd d'éditeur, 827 p., un cahier d'illustrations.

12 euros (code de commande : 5668).


WEYSEN (Alfred) — L'Île des Veilleurs. Le message exceptionnel d'une civilisation supérieure à la nôtre anéantie il y a des milliers d'années. Saint-Graal et fabuleux trésor des Templiers dans une ville souterraine des gorges du Verdon. Paris, Arcadie, 1972. In-8° broché, 540 p., illustrations in et hors texte, une grande planche à déplier in fine.
En quatrième de couverture :
   L'Île des Veilleurs n'est pas un Essai, mais le récit de la lente et extraordinaire découverte en Provence (Gorges du Verdon) du légendaire Temple du Saint Graal, objet de la fabuleuse Quête des Chevaliers de la Table Ronde du Roi Arthur.
   Ce Temple pythagoricien et celte est « le Temple Volant d'Hyperborée » révélé par Platon, caché sous un ahurissant zodiaque de 15 kms de diamètre aux figures traditionnelles des Constellations.
   Celles-ci tracées comme des bandes dessinées modernes, par le contraste très net des bois et de la rocaille ou « terre gaste », par les sentiers et chemins millénaires suivis par les troupeaux, avec une précision qui déconcerte les savants, ne peuvent être vues que par voie aérienne.
   Ces signes zodiacaux identifié chacun par un lieu-dit respecté par les siècles, se situent autour de l'immense figure centrale (5 km) d'un chameau-dromadaire, symbole d'Apollon-Dromas (Soleil) dans l'Antiquité, sur la tête duquel se dresse un magnifique rocher taillé en forme de chameau lui aussi, dominé par les ruines de la Forteresse solaire Kamelaot du Roi Arthur.
   Ce Graal ou Gross Aal ou Grand Temple en celte pose le problème de connaissance scientifiques et techniques étonnantes, mais secrètes d'une poignée de Grands-Prêtres de la Haute Antiquité, Astronomes-Veilleurs du Monde entier connaissant très bien la précession des équinoxes, ayant fabriqué et diffusé les mythologies et les religions, symboles naïfs, mais d'une profondeur insoupçonnée à l'usage et au niveau de peuples bergers, cultivateurs ou guerriers, du monde antique.
   Cette Gnose supérieure, paraissant venir « d'ailleurs », coïncide avec une Géographie sacrée affirmant une maîtrise intellectuelle et scientifique du Cosmos, comparable, sinon supérieure à la Science et à la Technique contemporaines, et qui calqua religieusement le contour de Jérusalem sur celui de Rome, celui de Rome sur le tracé de l'Arcadie grecque, ce dernier sur celui d'Aeria-zodiaque du Verdon, véritable Jérusalem céleste s'identifiant aux affirmations de René Guénon.
   C'est sous ce Zodiaque, Temple du Graal abritant la Doctrine secrète de Pythagore ou Aporreta, symbolisée par le carré magique Sator de Pompéi et des commanderies templières, qu'un tableau cryptogramme, message Rose-Croix situe le Grand Trésor des Templiers et la Pierre Philosophale des Alchimistes, symbole d'une Connaissance secrète, ésotérique des Lois de l'Univers, cachée sous une cabale phonétique monumentale, dont la Franc-maçonnerie et les Compagnons constructeurs des Cathédrales ont détenu quelques clés.
   Ainsi, le Christianisme se révèle une religion zodiacale, astronomique, pythagoricienne et grecque, succédant aux Religions zodiacales du Bélier (Amon) du Taureau (crête) et des Gémeaux (Colchide), mise au point par les Veilleurs à l'entrée du Soleil dans le Signe des Poissons, mais truquée par les politiciens, les marchands du Temple, et les mauvais Prêtres.
   L'Île des Veilleurs est le résultat des recherches minutieuses de l'auteur, ingénieur universitaire, spécialiste de l'Automation qui mécanisa et automatisa les plus importantes usines européennes.
   Ce n'est donc l'œuvre ni d'un mystique, ni d'un rêveur, mais c'est en suivant minutieusement, le fil d'Ariane tendu par les Rose-Croix qu'il est parvenu à cette découverte dont les dimensions étonnent certains, et font peur à d'autres.

35 euros (code de commande : 15989).


WIEVIORKA (Michel) — Sociétés et terrorisme. Paris, Fayard, 1988. In-8° broché, 565 p., (collection « Mouvements » 5), quelques soulignements crayonnés.

13 euros (code de commande : 7149).


WINOCK (Michel) — Le siècle des intellectuels. Paris, Seuil, 1997. In-8° collé, 695 p. illustrations hors texte, épuisé au catalogue de l'éditeur.
En quatrième de couverture :
   Cette histoire chronologique des intellectuels est moins une histoire des personnes, des idées, des œuvres – mais c'est aussi tout cela – que le récit de leurs affrontements, de leurs amitiés ou de leurs haines. C'est un livre d'action décrivant les empoignades non pas de vieux sages rassis, embaumés par nos manuels, mais de jeunes gens fougueux qui se traitent de « Tartuffe moisi » et font le coup de poing.
   À travers les années Barrés, les années Gide, les années Sartre, on renoue avec la réalité – et la symbolique – des événements, on redécouvre la chair de ces hommes – grands acteurs ou personnages secondaires – qui ont tenté, par leurs idées, d'agir sur le siècle. Perdant leur couleur sépia, ils se rencontrent, déjeunent ensemble, se fâchent; ils sont grippés, amoureux, vachards. Ils créent des revues, les sabordent, s'engueulent. Lucides ou partisans, qu'ils influent ou non sur les événements, à tort ou à raison, ils s'engagent, quitte à se renier ou à être désavoués.
   Au-delà de leur vivante figure, défile l'histoire du siècle depuis l'affaire Dreyfus, qui vit l'émergence du terme d'intellectuel, à la mort de Sartre et d'Aron qui a paru sonner le glas pour les intellectuels. Encore que Michel Winock en doute...

15 euros (code de commande : 15605).


WITTGENSTEIN (Ludwig) et ENGELMANN (Paul) — Lettres, rencontres, souvenirs. Sous la direction d'Ilse Somavilla en collaboration avec Brian McGuinness. Traduit de l'allemand par François Latraverse. Paris, Éditions de l'Éclat, 2010. In-8° broché, 251 p., quelques illustrations, (collection « Philosophie Imaginaire »), bel exemplaire.
En quatrième de couverture :
   Cet ouvrage rassemble pour la première fois ce qui a été retrouvé de la correspondance échangée de 1916 à 1937 entre l'architecte Paul Engelmann et Ludwig Wittgenstein. S'y ajoutent des lettres de quelques proches qui permettent de reconstituer le cercle d'amis du philosophe au moment de la Première Guerre mondiale et de la rédaction du Tractatus logico-philosophicus, dont on peut suivre ici la genèse. L'ouvrage contient également le « Mémoire » qu'Engelmann a consacré à Wittgenstein, ainsi que de nombreuses notes inédites qui témoignent de l'importance des liens d'amitié entre les deux hommes et de l'influence qu'ils exercèrent l'un sur l'autre en ces années difficiles, qui ont vu l'effondrement de l'Empire austro-hongrois et la naissance d'une pensée qui allait devenir l'une des plus originales du XXe siècle.
   Paul Engelmann est né en 1891 à Olmütz (Moravie). Il fut l'élève d'Adolf Loos et un collaborateur de Karl Kraus, avant de quitter l'Autriche en 1934 pour s'installer en Palestine, où il a poursuivi son travail d'architecte jusqu'à sa mort à Tel-Aviv en 1965.

15 euros (code de commande : 16166).

[WITTGENSTEIN (Ludwig)]. BARTLEY III (William W.) — Wittgenstein, une vie. Traduit de l'américain par Paul-Louis van Berg. Bruxelles, Complexe, 1978. In-8° broché, 158 p., (collection « De la Science »), petit cachet d'appartenance à la page de faux-titre.
En quatrième de couverture :
   Peu de philosophes ont sans doute exercé une influence aussi profonde sur la pensée anglo-saxonne du XXème siècle que Ludwig Wittgenstein.
   Sa vie, sa personnalité restèrent longtemps énigmatiques, particulièrement en ce qui concerne la période critique pendant laquelle il formula la deuxième partie de sa pensée.
   Concentrant son attention sur la décennie qui suivit la Première guerre mondiale, William Warren Bartley III éclaire d'un jour nouveau ces « années perdues » de la vie de Wittgenstein et nous apporte des informations inédites.
   Dès le début, nous sommes emportés par la fougue de l'auteur dans la quête de cet homme qui, après avoir publié le Tractatus Logico-philosophicus, livre qui modifia le cours de l'histoire, se fit instituteur et s'en alla enseigner dans trois petits villages autrichiens.
   Le portrait brossé par William Warren Bartley III nous fait partager la vie personnelle tourmentée de Wittgenstein, ses rêves, ses réflexions sur la psychologie, la religion et son milieu familial. Mais Bartley a fait bien plus qu'une biographie intellectuelle : il a fourni une contribution majeure à l'histoire de la pensée philosophique de ce siècle.

12 euros (code de commande : 15740).


WOLLEH (Lothar)Le Concile. Concile de Vatican II avec la collaboration du père Emil Schmitz, Radio Vatican. Introduction de son éminence le Cardinal Eugène Tisserant. Listes des pères conciliaires. Genève, Edito-Service/Cercle du bibliophile, 1966. In-folio sous cartonnage frotté d'éditeur, 120 p.+ XVII, héliogravures en couleurs.

50 euros (code de commande : 9303).


9303

9304

[WOLLEH (Lothar)]. PAUL VIApostolorum limina. La Bulle d'indiction Apostolarum limina de l'année sainte 1975. Postaface de Richard Mathes. Bruxelles, Arcade, 1975. In-folio sous reliure et jaquette d'éditeur, 66 feuillets non chiffrés, reproductions en couleurs. Bel exemplaire.
Ce texte est publié en latin, anglais, espagnol, allemand, portugais, italien et néerlandais.

70 euros (code de commande : 9304).


ZENKOVSKY (Basile) — Histoire de la philosophie russe. Tomes I et II (complet). Traduit du russe par C. Andronikoff. Paris, Gallimard, 1992. Deux volumes in-8° collés, 521 et 512 p., (collection « Bibliothèque de Philosophie »), couverture jaunies.
En quatrième de couverture :
   « 
En faisant du passé table rase, la révolution a donné l'illusion que la seule vraie philosophie russe était le marxisme-léninisme et a laissé croire que tout ce qui précédait l'avènement de ces « lumières » n'était qu'obscure pensée religieuse. En outre, la stature particulière des grands écrivains du XIXe et du XXe siècle a indirectement porté ombrage à la tradition théologique et philosophique.
   Or il existe une vie philosophique russe authentique, dont les racines remontent à l'empire byzantin. Il n'est pas non plus étonnant de constater que les grands courants de la pensée européenne depuis la Renaissance ont exercé une influence réelle en Russie. Mais les penseurs russes ne se sont pas contentés d'enregistrer ni de traduire la pensée européenne. Ils ont eux aussi développé des courants originaux même si, comme partout ailleurs, on peut aujourd'hui repérer une période des Lumières, un hégélianisme, un romantisme, la présence du néo-kantisme, celle de la phénoménologie, etc.
   Ce qui frappe également c'est, malgré tous les bouleversements politiques, l'extraordinaire continuité de la réflexion philosophique et l'originalité des penseurs dont certains comme Berdiaev, Soloviev, Chestov permettent de donner aux thèmes plus occidentaux un éclairage neuf, et c'est aussi le fait que l'écrasement de la pensée libre n'a tout de même pas réussi à complètement interdire que se maintienne la tradition.
   Le volume I couvre la période qui va de Byzance au XIXe siècle ; le volume II traite des grands systèmes de la fin du XIXe siècle et de tout le XXe siècle, y compris la « philosophie soviétique. »

Les deux volumes : 25 euros (code de commande : 13830).

 

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